Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

jeudi 31 mai 2018

Aspect sanitaire des EnR sur les riverains de centrales éoliennes

http://fr.friends-against-wind.org/health/aspect-sanitaire-des-eoliennes

Les maux sont bien connus : d’abord c’est le sommeil qui est perturbé, les maux de tête qu’aucun médicament ne guérit, puis viennent les nausées accompagnées d’un mouvement de panique, provoquant l’urgence de fuir, n’importe où, en n’importe quelle tenue, mais fuir le plus loin possible, comme dans le cas d’un tremblement de terre, d’une inondation, d’un incendie.

Question n° 429 de Ghislaine Siguier concernant l’aspect sanitaire des EnR sur les riverains de centrales éoliennes dans le débat sur la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) :

Au ministère de la Santé — À l’ADEME — À la DREAL — À l’ARS — À l’ANSES

Torture : souffrance morale ou physique intolérable. Tourment, supplice. Souffrance imposée, tenace, répétée.

La torture de tous temps a connu diverses métamorphoses. La plus anodine, la goutte d’eau tombant à intervalles réguliers était capable de venir à bout des plus coriaces. Une simple goutte d’eau, naturelle et inoffensive pouvait conduire à la folie.

Sachant que pendant la seconde guerre mondiale, les Allemands utilisaient les infrasons, les sons de basses fréquences pour torturer leur prisonniers, comment l’État français et les services sus-mentionnés, ont-ils pu omettre de se pencher sur la question des nuisances dites inaudibles des éoliennes à savoir les infrasons. (sans oublier les radiofréquences).

Les nuisances sonores étaient connues, puisque l’on savait qu’il fallait modifier la loi sur les émergences sonores pour que tout « rentre dans l’ordre » ! (triplement de la norme acceptable, de ce fait autorisée !).

Les nuisances infrasonores toutes aussi connues, ont été éludées au motif que : inaudibles ! Du moins prétendument tant que l’on ne cherchera pas à prouver le contraire.

Pourtant certains sujets y sont sensibles, et ce, où que ce soit dans le monde, sans qu’il puisse y avoir entente, conspiration.

Les maux sont bien connus : d’abord c’est le sommeil qui est perturbé, les maux de tête qu’aucun médicament ne guérit, puis viennent les nausées accompagnées d’un mouvement de panique, provoquant l’urgence de fuir, n’importe où, en n’importe quelle tenue, mais fuir le plus loin possible, comme dans le cas d’un tremblement de terre, d’une inondation, d’un incendie.

Puis viennent les oppressions, le cœur qui serre. Ensuite ce sont les vertiges, les jambes qui se dérobent soudain. Les chutes. Puis ce sont les vibrations.

Tous ces phénomènes peuvent coexister.

Dans les pays civilisés on nomme ces dysfonctionnements : le syndrome éolien.

Pas en France. On ne nomme pas. On ricane, on se gausse, on ironise ! (« Tiens, vous êtes une Jeanne d’Arc ! »).

On laisse les gens souffrir dans leur coin, sans aucune solution. Tout juste s’ils ne sont pas responsables ! C’est là que vous entendez le commentaire suivant : effet nocébo ! (oh que c’est pratique !) Et le chapitre est clos ! Ce n’est rien, ce n’est qu’une idée que ces gens entretiennent !

Mes questions sont les suivantes : les futurs riverains de centrales éoliennes ont-ils été avertis sérieusement de ces nuisances qui leur seront imposées ? (avec en simultané, l’information qu’ils seront spoliés et ruinés sur leur bien immobilier ?).

Dans le cas d’éoliennes tournant presque 100 % du temps (Enercon en particulier), quel temps de repos reste-t-il aux riverains ? Quid de la chronicité de ces effets sur leur santé ? (à calculer sur 20 ans - 24 h/24, 365 j/an ? En attendant bien sûr le Repowering qui leur apportera encore plus de nuisances sur un temps plus long encore !

Un travailleur (donc salarié) de l’éolien ne doit pas dépasser la "dose" de 8 h/j d’exposition.

Pourquoi les mesures de protection des uns (salariés je le répète) ne s’appliquent-elles pas aux riverains ? Arrêt des machines après 8 h de fonctionnement, arrêt du système d’alimentation en électricité et des radiofréquences ?

Où en est la reconnaissance de cette pathologie émergente ? Constatée par les médecins généralistes, mais impuissants à apporter le moindre remède ou autre conseil que : « Déménagez le plus vite et le plus loin possible. »

Pourquoi avoir placé ces machines aussi près des habitations ? Y a-t-il une intention malveillante ? Torture volontaire des populations ? S’agit-il de rendre ces gens rapidement malades ?

Une autre explication ne peut se concevoir lorsque l’on voit des champs à perte de vue, où ne poussent aucune de ces machineries inutiles à quoi que ce soit, coûteuses, laides, allant à l’encontre même de l’idée d’écologie : massacre de la faune aviaire (perte de biodiversité), enlaidissement des campagnes et pour boucler la boucle, ruine, spoliation et torture de l’Humain !

Question n° 429 de Ghislaine Siguier — Commission nationale du débat public (CNDP) — 25 mai 2018

Articles de Michael Shellenberger

Michael Shellenberger est un auteur américain, expert en politique environnementale , cofondateur de Breakthrough Institute et fondateur de Environmental Progress . Il a été nommé un temps magazine Heroes of the Environment (2008) , [1] lauréat du Prix Livre vert 2008, [2] co-rédacteur en chef de l' amour de vos monstres (2011) et co-auteur de Break Through (Houghton Mifflin 2007) et La mort de l'environnementalisme(2004). [3] Lui et son co-auteur Ted Nordhaus ont été décrits comme "modernistes écologiques" [4]et "eco-pragmatistes". [5] En 2015, Shellenberger s'est joint à 18 autres écomodernistes auto-décrits pour co- écrire un Manifeste Ecomodernist . [6]

Comment le glamour de l’énergie nucléaire dans les années 1950 s’est-il transformé en craintes aujourd’hui ?

➤ Oui, le solaire et l’éolien augmentent vraiment les prix de l’électricité
10 mai 2018
Le coût élevé de l’énergie solaire et éolienne découle de leurs contraintes physiques et environnementales. Elles sont diffuses, diluées, non fiables et non pilotables.....
Traduction par Michel Gay d’un article de Michael Shellenberger, « Héros de l’environnement » selon Time Magazine, Président de « Environnemental Progress ».



➤ Si le solaire et l’éolien sont si bon marché, pourquoi rendent-ils l’électricité si chère ?
27 avril 2018
https://www.contrepoints.org/2018/04/27/315021-si-le-solaire-et-le-vent-sont-si-bon-marche-pourquoi-rendent-ils-lelectricite-si-chere
Entre 2009 et 2017, le prix des panneaux solaires a diminué de 75% alors que le prix des éoliennes a diminué de 50%. Et pourtant, pendant la même période, le prix de l’électricité dans les pays a augmenté de façon spectaculaire....
Traduction par Michel Gay d’un article de Michael Shellenberger, »Héros de l’environnement » selon Time Magazine, Président de « Environnemental Progress ».

➤ Why I changed my mind about nuclear power TEDxBerlin (vidéo)
17 novembre 2017

➤ « NOUS VIVONS UNE CRISE DE L’ÉNERGIE PROPRE » SELON MICHAEL SHELLENBERGER
17 octobre 2016
Pour le co-fondateur du Breakthrough Institute, Michael Shellenberger, la transition énergétique à l’échelle mondiale n’est pas à l’ordre du jour. En effet, il affirme que lors des dix dernières années, la part des énergies propres a diminué tandis que celle des énergies fossiles a progressé.

➤ Comment la peur de l'énergie nucléaire nuit à l'environnement
Juin 2016 - Conférence
« Nous ne vivons pas la révolution de l'énergie propre, mais la crise de l'énergie propre, » dit Michael Shellenberger, expert en politiques climatiques. Sa solution surprenante : le nucléaire. Lors de cette conférence passionnée, il explique pourquoi il est temps de dépasser de vieilles peurs envers la technologie et pourquoi lui et d'autres environnementalistes pensent qu'il est plus que temps d'embrasser le nucléaire en tant que source d'énergie propre viable et désirable.

mercredi 30 mai 2018

Yonne : Association Paysages et forêts de l'Armançon : réunion d'information


Indre : Mâron : L’association milite contre le projet éolien

https://www.lanouvellerepublique.fr/indre/commune/maron/l-association-milite-contre-le-projet-eolien

Un projet de parc éolien sur les communes de Mâron et Sassierges-Saint-Germain est en cours. Des opposants ne voient pas d’un bon œil cette implantation. C’est le cas de l’association Pour la sauvegarde du visuel extérieur : «C’est une association loi 1901 qui a son siège à Rezay, sur la commune de Mâron», précise Isabelle de Gontaud-Biron. « Je suis la présidente, Solange de Tilly est la secrétaire, et Mauricette Lumet, la trésorière. Nous sommes conscientes de la nocivité engendrée par les éoliennes prévues sur notre territoire et contre l’implantation de celles-ci dans la commune. »

Pour expliquer sa position, Isabelle de Gontaud-Biron évoque notamment « la gêne occasionnée pour la migration annuelle des oiseaux comme les oies, la peur que cela engendre chez les animaux, mais aussi le bruit, la nuisance visuelle, les massifs de béton, les chemins de service que l’on ne voit pas, etc. »


Son fils, Jeraud, qui exploite les terres du domaine de Rezay, ne voit dans cette implantation « qu’une affaire financière. Aucune machine n’est fabriquée en France. Il n’y a pas de mesures. Pourquoi ne pas développer le photovoltaïque ? En tout cas, chez nous, la société JP2E a essuyé un refus et, à ce que je sais, aucun propriétaire foncier et aucun chasseur n’ont donné leur accord pour des implantations. »



Archives :
04/05/18 : Indre : Mâron : Parc éolien : le projet se précise
https://www.lanouvellerepublique.fr/indre/commune/maron/parc-eolien-le-projet-se-precise
Baisse des dotations de l’État, suppression de la taxe d’habitation, disparition des réserves parlementaires, etc. Dominique du Crest et Jean-Claude Ballon, maires des communes de Sassierges-Saint-Germain et Mâron, s’interrogent. « Sur le budget communal, c’est une baisse qui se chiffre entre 50.000 et 70.000 €, constatent-ils, alors que, dans le même temps, les charges augmentent. » Avec leur conseil municipal respectif, ils cherchent des solutions pour combler cette baisse de ressources. « Un parc éolien est une possibilité, estiment-ils. Une éolienne, c’est 20.000 € de revenus par commune, chaque année. Ce qui représente 6 % du budget de fonctionnement. A la livraison, les communes concernées se voient également attribuer une somme non négligeable destinée à financer des projets liés à l’énergie électrique. De plus, pour les propriétaires-exploitants des terrains sur lesquels sont implantées les éoliennes, c’est 9.000 € annuels assurés. L’implantation nécessite un quart d’hectare. Et tout cela est assorti d’un bail de 41 ans, avec remise en état du terrain, à la fin de l’exploitation. »
La construction d’un parc éolien rejoindrait la volonté de Châteauroux Métropole de s’inscrire dans une politique énergétique ambitieuse. Les élus se sont d’ailleurs prononcés favorablement sur le projet des deux communes.
Première éolienne en 2023 ?

L’étude a été confiée à société JP Énergie Environnement (JPEE). Le nombre d’éoliennes n’est pas encore arrêté mais « pratiquement l’intégralité » de la commune de Mâron est éligible alors que seule la partie Nord de Sassierges est concernée.
Le calendrier se précise. « JPEE rencontre actuellement les propriétaires exploitants, plus certains riverains et voisins, révèlent les deux maires. Les négociations sont en cours et certains accords sont déjà intervenus. Ensuite, en fonction des accords, sera lancée l’étude technique qui devrait durer un an. » Un plan de communication sera ensuite élaboré pour les deux communes et un cabinet indépendant sera mandaté. « Nous voulons associer la population jusqu’à la décision finale qui, dans tous les cas, sera prise par les conseils municipaux. »
Puis viendra le temps de l’enquête publique, suivie de la décision du préfet. Si celle-ci est positive, la première éolienne du parc Mâron - Sassierges-Saint-Germain pourrait être mise en service, en 2023.


27/03/18 : Indre : Deux projets éoliens à Mâron et Sassierges-Saint-Germain
https://www.lanouvellerepublique.fr/indre/commune/maron/deux-projets-eoliens-a-maron-et-sassierges-saint-germain
Le conseil communautaire de l'agglomération de Châteauroux, qui se réunira vendredi 30 mars, devrait approuver les deux projets de cinq éoliennes sur les communes de Mâron et Sassierges-Saint-Germain.
Dans sa présentation du conseil communautaire qui se tiendra vendredi 30 mars à l'hôtel de ville de Châteauroux, le président Gil Avérous a annoncé que la communauté d'agglomération donnerait un avis favorable à l'implantation d'un parc éolien sur les communes de Mâron et de Sassierges-Saint-Germain. "Deux communes qui sont en dehors de l'espace aérien de l'aéroport Marcel-Dassault", souligne le président.
Dix éoliennes de trois mégawatts
C'est la société JP Energie Environnement (JPEE), spécialisée dans le développement des projets éoliens et photovoltaïques, qui a réalisé un diagnostic technique sur ces deux communes, avec une étude de faisabilité en cours. Le projet porte sur l'implantation de cinq éoliennes de trois mégawatts sur chacune de ces communes.
Il sera donc proposé aux élus communautaires de donner leur aval pour l'étude, avec les communes concernées, d'un montage financier permettant à ces dernières de bénéficier de retombées fiscales liées à ces implantations. Ce projet est soumis à la décision du préfet de l'Indre : en octobre dernier, celui-ci avait en effet refusé le projet d'un parc éolien à Montchevrier.

Intérêt à contester pour excès de pouvoir un permis de construire des éoliennes

https://www.actualitesdudroit.fr/browse/public/urbanisme/13767/interet-a-contester-pour-exces-de-pouvoir-un-permis-de-construire-des-eoliennes

Dans un arrêt rendu le 16 mai 2018, le Conseil d'État examine une contestation de permis de construire concernant des éoliennes par les propriétaires d’un château situé à 2,5 km de l'implantation prévue.

Un requérant dont la propriété est distante de 2,5 kilomètres des cinq éoliennes prévues dans la demande de permis de construire ne dispose pas d’un intérêt à contester pour excès de pouvoir ce permis. Telle est la solution dégagée par le Conseil d'État dans un arrêt rendu le 16 mai 2018.

La propriété des consorts X est distante d'environ 2,5 kilomètres des cinq éoliennes prévues dans la demande de permis de construire dont la hauteur totale sera de 116 mètres. Même si, selon l'étude d'impact, le parc éolien sera visible à partir du deuxième étage de l'édifice, les requérants ne justifient pas, au regard tant de la distance qui sépare le château du site retenu pour l'implantation du projet éolien que de la configuration des lieux, d'un intérêt leur donnant qualité pour agir.

Dès lors, ils n'étaient pas recevables à demander l'annulation de l'arrêté du 23 janvier 2012 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a délivré à la société P un permis de construire cinq éoliennes et un poste de livraison.

28/05/18 : Eoliennes : le Conseil d'Etat précise sa jurisprudence sur l'intérêt à agir
https://www.actu-environnement.com/ae/news/eoliennes-permis-construire-interet-pour-agir-riverains-jurisprudence-Conseil-Etat-31350.php4
Par une décision du 16 mai 2018, le Conseil d'Etat vient préciser dans quels cas les riverains souhaitant contester le permis de construire d'un parc éolien ont un intérêt à agir.
La précision se fait toutefois a contrario puisque la Haute juridiction juge que ne disposent pas d'un tel intérêt les propriétaires d'un château distant de 2,5 kilomètres d'un projet de parc de cinq éoliennes d'une hauteur de 116 mètres. "Même si, selon l'étude d'impact, le parc éolien sera visible à partir du deuxième étage de l'édifice, les [requérants] ne justifient pas, au regard tant de la distance qui sépare le château du site retenu pour l'implantation du projet éolien que de la configuration des lieux, d'un intérêt leur donnant qualité pour agir", juge le Conseil d'Etat.
Cette décision vient préciser la jurisprudence déjà établie par la Haute juridiction dans ce domaine. Par un arrêt du 15 avril 2005, le Conseil d'Etat avait jugé que ne justifiaient pas d'un intérêt pour agir les propriétaires situés à une distance inférieure à 1 kilomètre d'éoliennes qui ne seraient pas visibles de leur propriété. En revanche, il reconnaissait un tel intérêt à un propriétaire situé en bordure d'agglomération, face à un paysage agricole plat offrant une vue dégagée, à une distance d'environ 900 mètres d'éoliennes destinées à s'élever à 120 mètres de hauteur. "Alors même que ces machines ne [devaient pas causer]de nuisances sonores au-delà d'un rayon de 400 mètres."


07/06/18 : Intérêt à agir : voir ne suffit plus pour contester un permis éolien
https://www.lemoniteur.fr/article/interet-a-agir-voir-ne-suffit-plus-pour-contester-un-permis-eolien-35594837
Avec la nouvelle grille de lecture « distance / configuration des lieux » adoptée par le Conseil d’Etat, le propriétaire d’un château distant de 2,5 kilomètres d’un parc éolien ne dispose d’aucun intérêt pour en contester le permis de construire.

La décision rendue par le Conseil d’Etat le 16 mai 2018 signe la fin de l’hégémonie du critère de la visibilité. De ce fait, elle réduit le champ du contentieux en matière d’urbanisme éolien et restreint l’intérêt à agir.
En l’espèce, un permis de construire cinq éoliennes et un poste de livraison délivré à une société est attaqué par deux châtelains. La société conteste leur intérêt à agir devant la cour administrative d’appel (CAA) qui accueille leur demande et annule le permis. Le Conseil d’Etat est saisi.
Restriction des possibilités de recours
La décision de la Haute juridiction s’inscrit dans le mouvement de restriction des recours contre les autorisations d’urbanisme, initié avec l’ordonnance n° 2013-638 du 18 juillet 2013 relative au contentieux de l’urbanisme et traduit à l’article L....

Deux-Sèvres : Cherveux - Les éoliennes mobilisent toujours

https://www.gralon.net/tourisme/tourisme
/tourisme-chateau-de-cherveux-6867.jpg
https://www.lanouvellerepublique.fr/deux-sevres/commune/cherveux/les-eoliennes-mobilisent-toujours

La salle des fêtes de Cherveux a été de nouveau un lieu de réflexions et de débats au sujet du projet d’implantation de 6 éoliennes géantes entre Echiré, Saint-Gelais et Cherveux. La société 3D Energies, une entité du Syndicat intercommunal d’énergie des Deux-Sèvres, n’a finalement pas tenu compte de la vague de protestation de la population intercommunale concernée et a décidé de déposer le dossier de demande d’autorisation environnementale en préfecture des Deux-Sèvres le 13 mars dernier. 

Sans attendre les résultats de la première phase d’examen préalable du dossier par les services de l’État, Marie-Pierre Missioux, maire de Cherveux, et les deux associations les Amis du château de Cherveux et Echiré Environnement et Alentours ont conjugué leurs efforts pour informer la population des avancées de ce projet. « Les conséquences en seraient terribles pour le devenir de la commune de Cherveux, clairement la plus impactée par le visuel de ces engins gigantesques. » Une présentation sur le thème de l’énergie et du climat, réalisée par Bernard Molard, membre de l’Académie de l’air et de l’espace, a permis de replacer le sujet des éoliennes du Piémont dans un contexte énergétique global en France, au niveau européen et au niveau mondial.

Marie-Pierre Missioux, en présence de Daniel Jollit, président de la communauté de communes du Haut Val de Sèvre, a expliqué que le projet de développement d’une zone d’activités nouvelle (commerces, maison médicale, pharmacie, maison de retraite et habitations) pourrait être totalement anéanti par ces éoliennes « dont l’intérêt énergétique et économique est très discutable ». « Cherveux reste une petite commune sympathique et attrayante dans laquelle la population augmente de 2 % chaque année depuis 10 ans. Cherveux est aussi une commune classée pauvre puisque bénéficiaire de la Dotation de solidarité rurale. Ce projet pourrait aussi impacter le devenir des modestes activités touristiques de la commune (le château de Cherveux, le centre équestre, le plan d’eau en cours de rénovation et les initiatives privées de chambres d’hôtes ou d’animations paysagères). » En fonction de la décision de la préfète attendue pour cet été, les organisateurs ont annoncé une nouvelle réunion prochaine et ils ont invité les participants à signer le registre de pétition qui reste disponible en mairie de Cherveux.


Contacts : association.eea@ laposte.net ou page Facebook, ventilator79 ou bien le 07.67.79.78.45. Association des Amis du château de Cherveux, 2, place de l’Eglise, 79410 Cherveux.


mardi 29 mai 2018

La nouvelle géographie de l’éolien français

https://www.mediacites.fr/enquete/2018/05/29/la-nouvelle-geographie-de-leolien-francais/

En France, les zones d'implantation des éoliennes changent et le marché se transforme. Dans son ouvrage Les Mirages de l’éolien, dont Mediacités publie ici un extrait, le journaliste Grégoire Souchay se penche sur les ambiguïtés de ce secteur en pleine croissance.

Il n’est pas nécessaire d’habiter à un kilomètre d’installations pour se sentir quotidiennement entouré d’éoliennes. Télévision, publicité, magazines, les représentations du « motif éolien » sont partout. Certains artistes à succès en font même des chansons. L’apparition la plus inattendue à mes yeux fut peut-être de retrouver leur image sur les parois de la cabine de toilettes d’un TGV. 

« Tout cela est en concordance avec la montée des enjeux environnementaux », explique Yann Castanier, photojournaliste et conseiller en stratégie de communication. « Pour que s’opère cette prise de conscience, il a fallu changer les représentations. L’éolien n’est plus seulement une solution technique à une problématique environnementale, mais est devenu un signifiant du fait que l’être humain peut vivre en harmonie avec la nature. »

Et par là, l’image d’une éolienne est devenue valorisante pour des entreprises qui n’ont rien à voir avec la production d’électricité. Une manière de dire : «Faites-nous confiance, nous prenons soin de vous en prenant soin de votre environnement. » D’ailleurs, ces éoliennes ne forment-elles pas des « parcs », s’inscrivant dans leur « écosystème » en répondant aux « besoins durables » ?

En certains lieux, cette parenté entre éoliennes d’hier et d’aujourd’hui est exploitée à des fins touristiques. Ainsi, sur le plateau d’Ally, en Haute-Loire, vingt-cinq turbines sont installées depuis 2005. Alors que le projet a fait parler de lui du fait d’accusations de prises illégales d’intérêts – les élus concernés ont été relaxés en appel en 2017 –, c’est aujourd’hui un symbole de la résonance entre plusieurs époques industrielles. L’association de promotion du patrimoine local a ainsi intégré la visite des éoliennes dans son parcours touristique entre moulins à vent et ancienne mine d’argent. Une curiosité qui a permis de tripler le nombre de touristes sur le secteur. Et voici que depuis 2014 certains parcs, en Seine-Maritime ou en Alsace, proposent des événements dédiés à l’éolien lors des journées du patrimoine !

Un affront pour Jean-Louis Butré, responsable de la Fédération environnement durable, qui dénonçait alors « une opération marketing ». Pour lui, l’éolien représente « la plus grande transformation paysagère de toute l’histoire du pays ». Si les impacts négatifs sur la fréquentation de chambres d’hôtes à proximité d’éoliennes sont souvent pris en exemple, il est difficile d’établir des statistiques fiables, permettant de mesurer l’effet spécifique de l’éolien sur la fréquentation touristique. En attendant, certains préparent un projet de « sentier des énergies » dans l’Aude, avec la première éolienne en Europe proposant une plateforme panoramique pour les visiteurs, à l’image de celle de Vancouver, au Canada.

Géographie de l’éolien en France métropolitaine
Loin de concerner une infinité de paysages, l’éolien n’est pas présent partout en France. Les grandes régions propices ont été depuis longtemps identifiées : « La France bénéficie de gisements éoliens importants, avec trois régimes de vent, océanique, continental et méditerranéen », expose Stéphane Chatelin, directeur de l’association négaWatt ; « nous avons également de vastes zones peu peuplées, qui permettent l’installation de machines ». Des zones disponibles certainement, mais à tempérer : « La France a un bon gisement vu d’Europe, mais beaucoup de pays ont des gisements bien meilleurs dans le monde », précise David Corchia, cofondateur du groupe Eren. Qu’en est-il ?
Il suffit d’ouvrir un atlas des parcs éoliens en France pour découvrir de très importantes zones du pays sans aucune éolienne. Dans le grand quart sud-ouest du pays, les installations ont été édifiées dans les départements proches de la Méditerranée (Tarn, Aude, Hérault, Aveyron), mais quasiment aucune ne se trouve dans l’ancienne région Aquitaine, au Pays basque, ou dans la partie centrale de la chaîne des Pyrénées ainsi qu’en Gascogne. Idem dans le Sud-Est : en Savoie et dans toute la région PACA, ne se trouvent qu’une trentaine d’éoliennes, concentrées près de la zone industrielle de Fos-sur-Mer. Quant à l’Île-de-France, les implantations démarrent tout juste avec quelques parcs en projet dans le sud de l’Essonne et de la Seine-et-Marne. À l’inverse, l’éolien se développe intensivement dans les piémonts de la Méditerranée, les grandes plaines des Hauts-de-France et de Champagne, mais aussi en Beauce, en Bretagne et, de manière importante, en Normandie et dans le Poitou.

C’est qu’à la contrainte technique du vent s’ajoutent des limitations réglementaires liées aux activités humaines : aéroports, radars météos et militaires, et, depuis 2010, la distance minimale de cinq cents mètres des premières habitations. Il faut encore y ajouter les réglementations environnementales : massifs montagneux, zones protégées pour la faune et la flore, couloirs migratoires, etc. Ce qui fait dire à Jean-Yves Grandidier, PDG de Valorem, que « l’ensemble des contraintes cumulées réduit les territoires paysages de l’éolien autorisés pour l’implantation d’éoliennes à la taille de confettis ». Des espaces résiduels, déjà occupés par des concurrents, ou des zones qui ne sont pas suffisamment venteuses.

Si les promoteurs ne sont pas avares en alertes sur les tentatives d’étouffement de leur filière, c’est que, pour eux, le vent et l’autorisation réglementaire ne sont pas des données suffisantes. Dès le début des années 2000, la direction de l’Évaluation environnementale planchait sur la notion de « gisement éolien » et faisait le constat suivant : la rentabilité d’un gisement éolien dépend avant tout de la valeur qu’aura le kilowattheure qui y sera produit. Les éoliennes sont donc implantées sur les gisements de vent quand ceux-ci sont rentables.

Cet équilibre économique et géographique est en pleine mutation. Alors que, d’un côté, le fonctionnement du marché éolien se transforme, de l’autre, de nombreuses innovations techniques permettent d’accroître la taille des pales, la hauteur des mâts et la puissance des turbines, pour des coûts limités. Une course au gigantisme ? Pas seulement. En rehaussant une même installation de dix ou vingt mètres, la fréquence de fonctionnement à pleine puissance s’accroît nettement. Et si, en sus, les pales sont allongées, l’effet sur la production est quadruplé. C’est cette « révolution éolienne silencieuse », selon l’expression de l’économiste Bernard Chabot, qui « a permis de mettre des éoliennes dans des endroits moins venteux, jusqu’ici non exploitables », évalue Cédric Philibert, de la division des énergies renouvelables à l’Agence internationale de l’énergie. En conséquence, l’éolien se développe désormais dans de nouvelles régions, comme le nord de la Bourgogne ou la Provence, que les opposants craignent désormais de voir « envahies ».

Mais surtout, selon Cédric Philibert, ces innovations conduisent à « augmenter le facteur de charge en remplaçant des anciens modèles dans des endroits plus venteux ». Une manière de rendre ces parcs plus performants et d’atténuer la critique sur l’efficacité de l’éolien.

“Les Mirages de l’éolien”, du journaliste Grégoire Souchay, collaborateur régulier de Mediacités, est paru aux éditions Seuil-Reporterre en mai 2018. L’ouvrage renvoie dos à dos les pro et anti-éoliennes : si le développement de cette énergie renouvelable a pu donner l’illusion d’un monde meilleur, le secteur reste marqué, comme les autres industries, par un univers capitaliste prédateur et par une logique d’appropriation économique d’un espace commun pour servir des intérêts privés, nous explique l’auteur. Grégoire Souchay a déjà publié dans la même collection “Sivens, le barrage de trop” (2015).




Attention ! N'avalez pas n'importe quoi !


Tarn : Mazamet : «Toutes Nos Energies» : le collectif labellisé va mener le débat mercredi


Mercredi 30 mai, à 19 heures, le Palais des congrès de Mazamet abritera un grand débat public et régional visant à recueillir l'avis des citoyens quant à la stratégie à mener en matière de transition énergétique.

La transition énergétique se veut au cœur des discussions jusqu'au 30 juin, date à laquelle s'achèvera le débat national souhaité par la commission nationale du débat public (CNDP) et visant à recueillir l'avis des citoyens sur cet enjeu majeur.

Créé il y a deux ans, «essentiellement pour donner un écho régional aux associations», le collectif Toutes Nos Energies-Occitanie environnement organise un grand débat public et donc régional ce mercredi 30 mai, à 19 heures, au Palais des congrès de Mazamet. Ce rendez-vous a reçu le label de la CNDP. Toutes Nos Energies (TNE) regroupe 165 associations sur le territoire d'Occitanie issues de 10 départements, dont une quinzaine pour le seul départemental du Tarn. Pour les représenter, trois Tarnais rejoints par un Audois : Jacques Biau, président de Nostra Montanha, créée il y a trois ans et regroupant 70 adhérents des secteurs du Rialet, Boissezon, Cambounès et plateau sud d'Anglès) ; Dominique Boury, de Nostra Montanha, contact pour le site Web toutesnosenergies.fr ; Emmanuel Forichon, président du collectif Calelh («petite lampe» dans la langue d'Oc), entre 100 et 130 adhérents, créé il y a dix ans et implanté en Pays brassagais-lacaunais ; Patrice Lucchini, président de l'association audoise Vent mauvais, créée fin 2016, lors de la mise en service du parc éolien de Sambrès (une quarantaine de riverains).

«Sortir de l'impasse de l'éolien industriel»

D'une voix, les représentants de Toutes Nos Energies affirment : «Notre principale réalisation est la rédaction d'une démarche alternative en matière d'énergie au scénario de la Région Occitanie, où il est prévu de multiplier par cinq le nombre d'éoliennes. Notre principale revendication vise à faire valoir une démarche citoyenne économiquement fiable et écologiquement responsable !» 

Le grand débat de ce mercredi ambitionne de démontrer que «TNE n'est pas dans l'opposition simpliste mais des partenaires responsables capables de réfléchir. Nous avons mis en place des groupes de travail qui ont produit des propositions que l'on va présenter à Mazamet. La transition énergétique doit être une décision publique, il fallait associer les citoyens à cet événement. Quant à ce débat labellisé, pour nous, c'est le signe d'une reconnaissance. Un intérêt des pouvoirs publics qui reconnaissent aussi qu'il y a un problème !»
Problème majeur pour TNE : les parcs éoliens. «A travers ce débat, on veut être entendus et compris. Il faut sortir de l'impasse de l'éolien industriel ! En Occitanie, il y a assez d'éolien. Les opérateurs prospectent toujours alors qu'on a atteint la limite ! Ils se moquent des mises en garde ! La population doit reprendre le problème car elle est concernée à tous points de vue. Elle doit exiger des pouvoirs publics qu'ils reprennent le contrôle sur les énergies. C'est une bataille de longue haleine car on démarre avec le vent contre nous…»

Un débat ouvert à tous

Le grand débat public et régional se déroulera au Palais des congrès de Mazamet, de 19 h 30 à 22 heures (entrée libre, ouverte à tous). Il sera animé par Frédéric Denhez, écrivain, conférencier, assisté par un garant désigné par la CNDP. Le débat sera précédé de divers ateliers, de 15 h 30 à 18 heures, animés par des personnalités qualifiées (spécialistes de l'environnement, d el'énergie, juristes, etc.). Plusieurs thèmes seront abordés : les énergies et environnement (écosystèmes, eau, biodiversité), énergies et société (choix énergétiques et alternatives sociales), énergies et territoire (démocratie, citoyenneté), énergies et droit (contexte juridique et réglementaire). Pour participer à l'un de ces ateliers, s'inscrire sur le site Internet toutesnosenergies.fr ou téléphoner au 04.67.97.51.27 ou 06.63.68.22.86.

«Parlons de l'éolien et des autres possibilités!»

Le président du Parc naturel régional du Haut-Languedoc Daniel Vialelle assistera au débat de mercredi, dès 19 h 30, tandis que deux techniciens du PNRHL interviendront lors des ateliers de l'après-midi. Le parc du Haut-Languedoc s'étend à cheval sur une partie du Tarn et une partie de l'Hérault. Soit 119 communes sur une superficie de plus de 300 000 hectares. Concernant l'implantation des projets éoliens, Daniel Vialelle rappelle : «L'Aude ne figure pas dans le Parc. Nous avons créé un outil désignant les endroits où sont implantés ou pas les projets éoliens. Cette charte stipule que le territoire n'acceptera que 300 éoliennes, pas davantage. Ceci est mis en œuvre jusqu'en 2027, l'État nous suit, et je peux affirmer que l'on ne dépassera pas les 300 éoliennes ! Mais les énergies renouvelables, ce ne sont pas que les éoliennes. Il y a tout un processus d'énergies renouvelables, où figurent aussi la géothermie, le photovoltaïque, le solaire, également la méthanisation vers laquelle se tournent de plus en plus d'agriculteurs. Lors du débat, je rappellerai nos positions ! Parlons de l'éolien, mais parlons aussi des autres possibilités pour faire du développement durable sur notre territoire !»

Autre article de presse
29/05/18 : Les propositions citoyennes d'Occitanie Environnement
«Toutes nos énergies, Occitanie Environnement», collectif qui regroupe pas moins de 160 associations ayant trait à l'environnement et sa préservation, a mené pendant plusieurs mois une réflexion sur la transition énergétique qui a débouché sur la rédaction de plusieurs propositions visant à réussir ce challenge. Pour ce collectif, «il est indispensable de préserver et d'améliorer l'environnement avec des réalisations compatibles avec la vie des territoires et de leurs acteurs», et notamment le secteur du tourisme dont vivent 90 000 personnes.
Le collectif souhaite que «la Région s'engage dans une étude de faisabilité pour montrer comment elle compte faire chuter de 50 % la consommation énergétique polluante des habitants d'ici 2050».
Toutes nos énergies, Occitanie Environnement, qui s'oppose «au tout éolien, technologie défigurant le paysage et ne profitant pas financièrement à la région,» propose des pistes énergétiques «éprouvées et élaborées avec la population». Les représentants du collectif aimeraient rencontrer les élus de la Région pour leur soumettre leurs idées et propositions mais les «demandes de rendez-vous sont jusque-là restées lettres mortes», déplorent-ils. Demain, au palais des congrès de Mazamet, le collectif invite toutes les personnes intéressées à venir découvrir ses propositions. Le soir, à 19 h 30, un grand débat clôturera la journée.

Indre-et-Loire : les projets d’éoliennes divisent au pays des châteaux

http://www.leparisien.fr/societe/indre-et-loire-les-projets-d-eoliennes-divisent-au-pays-des-chateaux-28-05-2018-7739901.php

Le département est l’un des derniers en France à ne compter aucune éolienne. Mais plusieurs projets sont à l’étude au grand dam d’élus locaux.

Les éoliennes de Bridoré pourraient bien être les premières dans le sud de la Touraine, qui compte moult châteaux et parcs. Si le département d’Indre-et-Loire est sans doute celui qui abrite le plus de monuments au mètre carré, c’est aussi l’un des derniers en France à ne compter aucune éolienne.


« On peut pourtant mêler l’ancien et le moderne, clame Christian Baritaud, maire de Bridoré, fervent défenseur des énergies renouvelables. A Paris, la tour Eiffel a bien été implantée en vue de monuments classés ! »


Un projet de 5 machines porté par la société Soleil du midi devrait voir le jour prochainement dans un bois de sa commune.


Non loin de là, à Brizay, le conseil municipal a validé un autre projet compris entre 4 et 8 éoliennes.


«On ne peut pas brader notre paysage pour des impôts»

Dans le département limitrophe de la Vienne, c’est le projet de Nueil-sous-Faye qui fait bondir Hervé Novelli, maire de Richelieu et ancien secrétaire d’Etat au Tourisme : « Conçue au XVIIe, ma ville compte 103 monuments classés intra-muros. Si les éoliennes se font, on les verra depuis le parc. Qui viendra encore le visiter ? Je ne souhaite pas un encerclement de ce patrimoine.»

L’élu, qui a porté l’affaire en justice, craint surtout un « appel d’air » pour d’autres, d’autant plus que les investisseurs promettent des retombées fiscales substantielles aux élus locaux.



« Je ne suis pas contre les énergies renouvelables, au contraire, mais il faut un cadre, poursuit l’ancien ministre. On ne peut pas brader notre paysage pour des impôts. »

dimanche 27 mai 2018

Rassemblement le 3 juin 2018 à Argenton-sur-Creuse (Indre)


Éoliennes : le vent du scandale


http://www.lelibrepenseur.org/eoliennes-le-vent-du-scandale/

ARCHIVES :

Pas de surprise, de toute façon en France quel que soit le business, il est entouré de magouilles imaginées par des vautours qui ne respectent pas la loi, voire la méprise. On apprend dans ce reportage que des élus signent des baux emphytéotiques à des promoteurs d’éoliennes, ce qui les a fait condamner par la justice pour prise illégale d’intérêts. Les pratiques de ses promoteurs sont également plus que discutables puisqu’ils n’hésitent pas à harceler et à tromper les propriétaires terriens.

Concernant le business, la situation est encore plus scandaleuse puisque cette énergie renouvelable est subventionnée par l’État et payée largement par le consommateur, sachant que chaque foyer pour chaque compteur paye 20 € de taxe par an. Ensuite, le prix de vente du mégawatt/heure est de plus de 88 €, deux fois le prix du marché et de surcroît garanti 15 ans ; ce qui va bien sûr faire exploser la facture d’électricité. En clair, le système économique moderne nous explique que l’État ne doit pas gérer le secteur de l’énergie et que le privé s’en chargera beaucoup mieux sauf qu’in fine on se rend compte que les bénéfices substantiels réalisés par ces entreprises privées ne sera possible que grâce aux subventions de l’État et donc du contribuable ! Nous apprenons également que celui qui en tira le plus gros profit sera Monsieur Pâris Mouratoglou qui a vendu ses parts à EDF pour plus d’un milliard d’euros qui ont atterri dans un paradis fiscal, au Luxembourg ! Vous comprendrez donc que le Trésor public français a ura littéralement perdu 1,2 milliard d’euros, gracieusement offerts !

Nous sommes dirigés par des parasites, des vautours qui vivent du sang du contribuable grâce également à la trahison des élites politiques. Bien sûr, la majorité des personnes impliquées dans ces scandales refusent systématiquement d’être interviewées dans ce documentaire.
 Pièces à conviction – Éoliennes : le vent du scandale
L’émission : La France compte désormais 5000 éoliennes, et leur nombre devrait encore tripler d’ici cinq ans. Patricia Loison s’intéresse à ce nouveau marché de l’énergie verte. Car derrière ces éoliennes se cache surtout un business très lucratif. Il a permis à certains de bâtir des fortunes colossales, en revendant à EDF l’électricité produite par les éoliennes, alors qu’une partie de cette somme est payée par les consommateurs. L’émission se penche sur le combat mené par des riverains pour empêcher l’implantation d’éoliennes et qui se heurtent à la puissance de promoteurs français et étrangers. Elle dénonce aussi les méthodes douteuses de certains vendeurs d’électricité propre, qui ne reculent devant rien pour contraindre propriétaires et élus à implanter des éoliennes sur leurs terres.
Diffusé le mer. 06-05-15 à 23h15 Magazine | 70′ | Tous publics Avec P. Loison, F. Lanoë et F. Bouglé.


Côtes-d’Armor. Nouveau recours contre le parc éolien « off-shore »

http://www.letelegramme.fr/bretagne/cotes-d-armor-nouveau-recours-contre-le-parc-eolien-off-shore-25-05-2018-11971018.php?vptoken=0e920827e96a8ece57f8f2ea3f3e00f79c610e9e

Un agriculteur a demandé ce vendredi à la cour administrative d’appel de Nantes d’annuler l’arrêté préfectoral qui avait approuvé, en avril 2017, la création d’une liaison électrique à 225 000 volts entre le futur parc éolien off-shore de la baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) et le continent.

La ligne sera sous-marine sur 33 km et souterraine sur 16 km : une fois à terre, elle passera par les communes d’Erquy et Saint-Alban (Côtes-d’Armor), avant d’être raccordée au réseau électrique au lieu-dit « La Doberie », à Hénansal

Le requérant - qui exploite un élevage bovin à Saint-Querreuc, sur la commune d’Erquy - estime que l’étude d’impact du projet n’a pas tenu compte des conséquences « acoustiques » de la ligne électrique. Un point qui a laissé circonspect le rapporteur public, dont les avis sont la plupart du temps suivis par les juges administratifs.

Le magistrat considère aussi que l’agriculteur ne présente « aucun élément scientifique rendant crédibles » ses craintes sur l’exposition de ses vaches laitières aux champs électromagnétiques. « La ligne électrique sera enterrée à plusieurs mètres de profondeur », a insisté sur ce point le rapporteur public dans ses conclusions.

Enfin, le rapporteur public a écarté toute « erreur manifeste manifestation » du préfet des Côtes-d’Armor pour ce qui concerne l’impact de la liaison sous-marine sur la pêche à la coquille Saint-Jacques. Il a préconisé en conséquence de rejeter le recours, et de condamner le requérant à verser 1 500 € à Réseau transport d’électricité (RTE) pour ses frais de justice. 😡😡

La cour administrative d’appel de Nantes rendra son arrêt sous trois à quatre semaines. C’est le cinquième recours relatif au projet éolien off-shore de Saint-Brieuc qu’elle a à examiner ces derniers mois.



Autre article de presse :
26/05/18 : Côtes d'Armor : Éolien en baie de Saint-Brieuc. Un agriculteur dépose un nouveau recours
https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/eolien-en-baie-de-saint-brieuc-un-agriculteur-depose-un-nouveau-recours-5783989
La cour administrative de Nantes étudiait ce vendredi un recours déposé par un agriculteur d’Erquy, contre le futur par éolien de la baie de Saint-Brieuc. Dans la ligne de mire du requérant : les conséquences acoustiques et électromagnétiques du projet.
La cour administrative d’appel de Nantes (Loire-Atlantique) examinait vendredi la requête d’un opposant à la liaison sous-marine (33 km) et souterraine (16 km) à deux circuits de 225 000 volts, entre le futur parc éolien de la baie de Saint-Brieuc et le continent.
Également dans sa ligne de mire, le plan de contrôle et de surveillance des ondes électromagnétiques de l’ouvrage autorisé le 18 avril 2017 par le Préfet des Côtes-d’Armor.
Cinquième recours examiné par la cour administrative
Le rapporteur public, qui était sollicité dans le dossier du parc éolien pour la… cinquième fois, a successivement écarté les arguments déployés par le requérant, un agriculteur résidant d’Erquy.
L’impact acoustique l’a d’abord intrigué avant de le faire sourire. Écarté, la ligne étant sur toute sa longueur sous l’eau ou sous terre.
L’exposition au champ électromagnétique ? Insuffisamment documentée scientifiquement. Il a certes jugé « opérant », « le principe de précaution » notamment applicable aux conséquences de la proximité d’un élevage de bovin, sur la santé animale ou la qualité du lait. Mais, là encore, la science n’est pas venue à l’appui du plaignant.

Quant à l’atteinte à l’activité de pêche, précisément de coquilles Saint-Jacques, l’ensouillage (enfouissement dans le fond marin) entre 1,45 m et 2 m selon les portions, lui a paru suffisant pour écarter l’erreur manifeste d’appréciation du Préfet. Délibéré dans une quinzaine de jours.

Côtes d'Armor : Erquy. Une nouvelle association de marins pêcheurs

Pendant près d’une heure et demie,
le président a exposé le but de
cette association créée fin mars. | Ouest-France
https://www.ouest-france.fr/bretagne/erquy-22430/erquy-une-nouvelle-association-de-marins-pecheurs-5782138

Environ 70 personnes ont assisté, vendredi à Erquy, à la réunion d’information de l’association des marins pêcheurs : l’Adeppa-GNB, Association de défense de l’environnement et de promotion de la pêche artisanale dans le golfe normand breton.

Julien Tréhorel, patron armateur, en est à l’origine. « J’ai entendu les inquiétudes et le cri d’alerte des autres pêcheurs qui n’ont pas l’impression d’avoir été compris. Membre de l’association Gardez les caps, j’ai décidé de créer cette association. »


Le projet de parc éolien ne fait pas l’unanimité. « Nous ne voulons pas de ce parc de 62 éoliennes offshore ici, dans la baie de Saint-Brieuc. Nous voulons préserver les ressources. Ce métier, c’est notre vie. »


« Il y aura des actions »

Forages, parc de maintenance, câbles… Le président a égrené le projet d’Ailes marines. « On veut industrialiser notre littoral. Ce mot nous scandalise. »
Selon lui, la baie de Saint-Brieuc est en « bonne » santé. « L’implantation des éoliennes se fera intégralement sur le gisement de coquilles du large, qui sera coupé en deux »,affirme-t-il.


L’exposé se poursuit. « Écosystème bouleversé, asphyxie de la vie marine, bioaccumulation d’aluminium… » Dans le public, on s’indigne. L’association estime qu’il y a « deux poids, deux mesures ».« Nous allons être chassés d’une zone de pêche où on travaille depuis longtemps, regrette le président. On a donné le droit à Ailes marines de détruire les espèces marines. »


Le président conclut : « Nous sommes une jeune association. Notre structure se met en place. Il y aura des actions. Nous avons besoin que vous, habitants, consommateurs, croyiez en nous. Nous devons garder nos pêcheurs, nos plaisanciers. » La salle applaudit.



Autre article de presse :
28/05/18 : Côtes d'Armor : Erquy - Artisans pêcheurs. Une nouvelle association
http://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/erquy/artisans-pecheurs-une-nouvelle-association-28-05-2018-11972938.php?vptoken=1b4a10605f6e3318077065c4908bc9932ebd1b1c
Suite aux nombreuses inquiétudes liées à l'implantation des éoliennes, une réunion était organisée à la salle des fêtes, vendredi 25 mai, devant une centaine de personnes. L'occasion de présenter une nouvelle association de défense de l'environnement et de promotion de la pêche artisanale dans le golfe normand-breton (ADEPPA-GNB). Julien Tréhorel, artisan pêcheur et président de l'association, est l'instigateur de ce rendez-vous d'informations à propos du projet éolien. « Ce qui fait la richesse d'Erquy, c'est la pêche artisanale centrée sur la coquille. Là ou les parcs sont installés, la pêche artisanale a disparu. Même si, en théorie, les marins pourront pêcher dans le parc éolien, en pratique il n'y aura plus rien à pécher », a-t-il expliqué.
Déjà une cinquantaine d'adhérents
Il y a quelques mois, cet adhérent de l'association « Garder les caps » souhaitait prendre une direction différente de celle du comité des pêches.
« J'ai profité des erreurs d'Ailes Marines qui avait avancé sa campagne géo-technique de trois mois et n'avait pas respecté ses engagements auprès des professionnels de la mer. Il fallait lancer le mouvement et faire prendre conscience de l'enjeu de ce parc éolien sur l'activité de la pêche ». Parmi les personnes présentes à la réunion, Daniel et Christiane, originaires de la Sarthe, qui confient : « L'intervention était émouvante. La vie de marin pêcheur est très dure. Il faut trouver le temps de s'occuper de son métier et de le défendre, ce qui requiert beaucoup d'énergie. Nous avions découvert le projet éolien il y a cinq ans et nous n'avons pas compris pourquoi les marins pécheurs n'ont pas réagi de suite à ce projet ». « Je me sens concerné et j'ai peur pour mon avenir et celui de mon métier », souligne de son côté Benjamin, matelot. « Il faut éclaircir les zones d'ombres. La zone du projet éolien est un coin réputé pour le poisson et les coquillages. S'il se réalise, on a du souci à se faire pour l'avenir de la profession et pour nos enfants », s'inquiète un patron pêcheur, souhaitant garder l'anonymat. Une cinquantaine de personnes ont adhéré, dès vendredi soir, à l'ADEPPA.
Contact 
julien.trehorel@orange.fr ou ADEPPA-GNB, 9, rue Maurice-Bernard, 22430 Erquy.

samedi 26 mai 2018

Charente-Maritime : Samedi 26 mai 2018 succès de la manifestation contre les éoliennes à la Rochelle

Communiqué de la FED : 

350 manifestants "selon la police" 

De nombreuses bannières, des manifestants pacifiques et determinés.

NON à l'éolien ! 

Acceptablité de l'éolien : une mascarade!

A titre de comparaison la "France insoumise" qui defilait aussi à la Rochelle au même moment sur un autre parcours, aurait rassemblé 600 manifestants

En attente des articles voici une première photo:


Cordialement
Jean-Louis Butré
Président
Fédération Environnement Durable
26/05/18 : Charente-Maritime - La Rochelle : 150 personnes manifestent contre l'installation d'éoliennes
https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/charente-maritime/la-rochelle/rochelle-150-personnes-manifestent-contre-installation-eoliennes-1482461.html
Samedi matin, 150 personnes étaient rassemblées au pied de la Tour de la Chaîne, dans le vieux port de La Rochelle pour protester contre le développement de l'éolien en Charente-Maritime.
Rassemblés au pied de la Tour de la Chaîne, dans le vieux port de La Rochelle, 150 manifestants ont répondu présents, samedi matin, à l'appel de plusieurs collectifs anti-éoliens.
Ils dénoncent la "prolifération" des éoliennes en Charente-Maritime, jugées inefficaces.
"Aujourd'hui, 81 éoliennes tournent dans le département et environ 250 sont en cours d'instruction à la préfecture. On dit 'ça suffit', et allons vers des énergies réellement renouvelables", s'insurge Bertrand Vincent, vice-président de l'association Stop éolien 17.
Leur mouvement intervient alors que neuf nouvelles éoliennes étaient inaugurées vendredi dans le pays d'Aunis.
La Charente-Maritime, qui compte une douzaine de parcs éoliens, a pris du retard dans le développement de ce mode de production d'électricité par le vent par rapport au reste de la France.

28/05/18 : Charente-Maritime : pour eux, l’énergie éolienne ce n’est que du vent
https://www.sudouest.fr/2018/05/28/pour-eux-l-energie-eolienne-ce-n-est-que-du-vent-5093312-1339.php
350 personnes ont défilé samedi à La Rochelle. Ils s’opposent au déploiement d’éoliennes mais se disent favorables aux énergies renouvelables.
Alors, vive le nucléaire et le pétrole !" Les mots éructés par ce passant hostile au cortège rochelais qu’il croisait, samedi matin sur le Vieux Port, résume le dilemme des anti-éoliens. En s’opposant aux éoliennes, ils passent pour des anti-énergies renouvelables.
Jean-Louis Butré (président national de la Fédération environnement durable – FED) s’en défend d’emblée depuis le pied de la tour de la Chaîne, point de départ de la manifestation rochelaise :
"Nous ne sommes pas hostiles aux énergies renouvelables. Mais l’éolien est une énergie stupide car intermittente, à faible rentabilité et qui massacre nos territoires."
Pour celui dont la fédération qu’il préside réunit 1 350 associations dans toute la France, il s’agit d’empêcher le gouvernement de faire "une erreur historique" en encourageant le déploiement des éoliennes. "De 8 000 actuellement, ils en veulent 25 000 en 2025 !"
Alors que le cortège avance sur le cours des Dames, Michel Broncard (vice-président FED et administrateur de Stop éolien 17) s’époumone : "Non aux affairistes de l’éolien en Charente-Maritime !", "M. Macron, la Charente-Maritime n’est pas à vendre !" Entre deux slogans lancés dans son mégaphone, le retraité retrouve son calme souriant pour confirmer le dilemme de la cause qu’il épouse :La rédaction vous conseilleGironde et Charente-Maritime : des éoliennes dans les marais, ce n’est pas du vent
La Région lance un cluster "croissance bleue" pour créer 50 000 emplois d’ici 2030
"En effet, on tente de nous faire croire que l’éolien est un enjeu écologique. Or, ce n’est surtout pas une affaire d’écologie mais une question d’argent."
Ce samedi matin, ils ne sont que 350 à être venus de toute la Charente-Maritime pour s’opposer au déploiement – qu’ils assurent massif – d’éoliennes dans le département. Bertrand Vincent (vice-président du collectif Stop éolien 17) estime qu’actuellement, "il y a 80 éoliennes actives en Aunis et en Vals de Saintonge et que 250 sont en instruction dans tout le département. Le problème va s’étendre aux Pays de la Saintonge romane, de la Haute-Saintonge et du Royannais. Sans compter le projet d’éolien offshore au large de l’île d’Oléron…"
"Des décisions opaques"
Dans le cortège qui quitte maintenant le Vieux Port direction la préfecture, les griefs sont redondants mais argumentés. Dominique Bruchet (président d’Épargnes mon village et de Stop éolien 17) pointe "l’opacité des décisions politiques. À Épargnes, c’est confus. Nous n’avons pas d’information relative à la hauteur ou à la puissance des éoliennes en projet." À ses côtés, Stéphane Loth (le maire de Talmont-sur-Gironde) cible un triple écueil en tant que membre actif de l’association des maires ruraux :
"Quid du coût du démantèlement futur des éoliennes pour les collectivités ? De plus, les éoliennes représentent une menace pour le patrimoine rural. Enfin, le prix de l’immobilier des zones concernées par l’implantation d’éoliennes risque de chuter."
Beaucoup plus discrète puisqu’elle ne s’est pas fait connaître des organisateurs, l’élue régionale du Front national (Séverine Werbrouck) est également là. Mais c’est "en Oléronnaise et à titre personnel" qu’elle s’attaque au projet d’éolien offshore dont elle doute des créations d’emplois induites : "C’est du pipeau !"
Outre les nuisances liées au bruit, aux infrasons ou à la pollution visuelle qu’il évoque aussi, Bertrand Vincent insiste sur la philosophie générale qui guide, selon lui, les anti-éoliens.
"L’éolien étant une énergie intermittente et nos réseaux électriques ayant besoin de stabilité, le recours à l’éolien nécessite de facto des centrales thermiques ou nucléaires en capacité de compenser les aléas du vent. En défendant l’éolien, on favorise le recours au nucléaire. C’est d’ailleurs pour ça que les poids lourds de l’énergie voient d’un bon œil le recours aux éoliennes."


28/05/18 : Ils disent non aux éoliennes dans l'Estuaire de la Gironde, en Haute-Saintonge, à Epargnes, Varzay, en Charente-Maritime et Gironde
• Dominique Bussereau, président du Conseil Départemental, écrit au Préfet
Manifestation anti-éoliennes samedi 26 mai à la Rochelle. Plus de 350 personnes ont exprimé leur détermination pour dire « Stop, ça suffit ! L’éolien est inefficace, il contribue à l’augmentation des émissions de gaz carbonique et à la poursuite du nucléaire. L’éolien détruit nos paysages, notre patrimoine rural et culturel, la biodiversité, notre santé et réduit la valeur de nos maisons quand celles-ci restent vendables, car l’éolien rend incommercialisables les maisons situées à 500 mètres de ces énormes machines ». Les promoteurs clament le contraire malgré les jurisprudences, les rapports des Académies des Sciences, de Médecine et des Beaux-Arts.
Aujourd’hui, une centaine d’éoliennes tournent en Charente Maritime et 400 sont à venir dont 250 déjà en instruction en Préfecture. Le comité anti-éolien demande que cesse cette prolifération pour proposer de vraies énergies renouvelables.
Les conséquences sur le tourisme rural sont également révélatrices : même les « Gîtes de France » refusent leur label aux gîtes proches d’un parc éolien...
Motifs exprimés par les manifestants du Comité anti-éolien : 
« L'éolien augmente indirectement les émissions de CO2. L’intermittence du vent exige que la capacité de production d’énergie éolienne soit doublée d’une capacité de production d’énergie très souple, rapide à mettre en marche et à arrêter, donc par des centrales thermiques brûlant du gaz, voire du charbon comme en Allemagne. L’éolien est inutile contre le réchauffement climatique.
Quant à sortir du nucléaire, il faut penser à autre chose que l’énergie éolienne. Vu la puissance de chaque machine et l’intermittence du vent qui donne un rendement annuel entre 20 et 25 %, il faudrait couvrir toute la France d’éoliennes et, dans le même temps, on aura défiguré le pays, détruit la qualité de vie des Français, une partie de notre économie sans créer d’emplois.
Par contre, les gains financiers de l’éolien profiteront aux promoteurs. Ces promoteurs qui s’accrochent à toutes les causes nationales et planétaires pour nous faire avaler la pilule, en maniant la désinformation et en jouant sur les mots "réduction du CO2, créations d’emplois, suppression du nucléaire".
L’éolien est en vogue dans les milieux urbains qui nous accusent de protéger notre intérêt au détriment de l’intérêt général. Si cette industrie est si utile et inoffensive, alors pourquoi ne pas mettre d’éoliennes dans les grandes villes, pourquoi pas au bois de Boulogne et au bois de Vincennes? La réponse est évidente et témoigne d’un énorme mépris envers la population rurale »...


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Photos de la manif prises par Christian Collas