Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

mercredi 28 février 2018

Somme : Manifestation à Péronne le 31 mars 2018



Lire sur ce blog :

Compétence judiciaire pour ordonner la démolition d’une éolienne


par Rémi Grand

Le juge judiciaire peut ordonner la démolition d’une éolienne dont le permis de construire a été annulé par la juridiction administrative, quand bien même cette démolition fera obstacle à la poursuite de l’activité de cette installation classée pour la protection de l’environnement.

L’article L. 480-13 du code de l’urbanisme, dans sa rédaction issue de la loi portant engagement national pour le logement (ENL) du 13 juillet 2006 (et avant sa réécriture par la loi Macron, v. ci-dessous), prévoit que, dans l’hypothèse où une construction a été édifiée conformément à un permis de construire, le propriétaire ne pourra être condamné par le juge judiciaire à la démolir que si le permis de construire a été préalablement annulé pour excès de pouvoir par le juge administratif. Par ailleurs, le propriétaire ne pourra être condamné au paiement de dommages-intérêts que si le permis de construire a été annulé ou son illégalité constatée par le juge administratif. Par dérogation à la prescription de cinq ans de l’article 2224 du code civil, l’action en responsabilité civile de l’article L. 480-13 doit être engagée au plus tard deux ans après l’achèvement des travaux (cette date s’appréciant in concreto comme celle où la construction « est en état d’être affectée à l’usage auquel elle est destinée », v. not. Civ. 3e, 6 janv. 1999, n° 96-18.197, Constr.-Urb. 1999, n° 229).

Contrairement au Tribunal des conflits (T. confl., 16 mars 1994, Muller, n° 2911, Lebon 📃; D. 1994. 238 📃), la Cour de cassation a jugé que l’action en démolition de l’article L. 480-13 du code de l’urbanisme ne trouvait à s’appliquer qu’aux constructions soumises à la délivrance préalable d’un permis de construire, de sorte que le juge judiciaire était compétent pour ordonner la démolition d’une construction soumise au régime de la déclaration, sans que le juge administratif ait eu préalablement à se prononcer sur la légalité de cette autorisation (Civ. 3e, 2 oct. 1996, n° 92-13.724, D. 1996. 236 📃; AJDI 1997. 39 📃; ibid. 40, obs. H. Fabre-Luce 📃).


La démolition d’une installation classée pour la protection de l’environnement


Dans l’espèce ayant donné lieu à l’arrêt commenté, le préfet du Morbihan avait, par arrêté du 8 avril 2005, délivré à une société un permis de construire quatre éoliennes et un poste de livraison sur le territoire de la commune de Guern (sur la compétence de l’État pour la délivrance d’un tel permis de construire, v. C. urb., art. L. 422-2).


Et, depuis l’intervention de la loi « Grenelle II » du 12 juillet 2010 (v. C. envir., art. L. 553-1) et de son décret d’application n° 2011-984 du 23 août 2011, les éoliennes sont soumises à la législation sur les installations classées pour la protection de l’environnement. Conformément à ces nouvelles dispositions, l’exploitant avait été autorisé à poursuivre l’exploitation de ses éoliennes en sollicitant une autorisation dans l’année suivant la publication du décret précité.
Parallèlement, plusieurs requérants ont sollicité et obtenu du juge administratif l’annulation définitive de l’arrêté du préfet du Morbihan du 8 avril 2005 (v., pour le rejet du pourvoi contre l’arrêt de la CAA de Nantes, CE 28 sept. 2012, n° 340285).


Les requérants se sont alors tournés vers le juge judiciaire afin qu’il ordonne, sur le fondement des dispositions de l’article L. 480-13 du code de l’urbanisme, la démolition des éoliennes dont le permis de construire avait été définitivement annulé.


Une question délicate était toutefois soumise au juge judiciaire : si la non-conformité du projet de parc d’éoliennes aux règles d’urbanisme avait bien été sanctionnée par le juge administratif, cette exploitation demeurait légalement autorisée au titre de la police administrative spéciale des installations classées pour la protection de l’environnement. Or le Tribunal des conflits a été amené à juger que le juge judiciaire ne pouvait, dans l’exercice de ses compétences juridictionnelles, prendre des mesures susceptibles de contrarier « les prescriptions édictées par l’administration dans l’intérêt de la société et de la salubrité publique » (T. confl., 13 oct. 2014, n° 3964, Lebon 📃; AJDA 2014. 2398 📃). Le juge judiciaire peut ainsi condamner l’exploitant d’une installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE) à indemniser les troubles anormaux de voisinage (not., Civ. 1re, 15 mai 2001, n° 99-20.339, D. 2001. 2242 📃; RDI 2001. 360, obs. M. Bruschi 
📃 ; ibid. 2002. 370, obs. Y. Jégouzo et F. G. Trébulle 📃) ou ordonner la suspension d’une installation régulièrement autorisée afin de supprimer les nuisances résultant de son exploitation, « dès lors qu’il n’est pas soutenu que cette mesure contrarierait les prescriptions de l’administration » (Civ. 1re, 13 juill. 2004, n° 02-15.176, AJDA 2005. 1235 📃, note M. Moliner-Dubost 📃; D. 2004. 2349 📃 ; AJDI 2004. 917 📃 ; RDI 2005. 40, obs. F. G. Trébulle 📃).

Se fondant sur ces précédents, la cour d’appel de Rennes avait décliné sa compétence pour connaître de l’action en démolition des éoliennes au motif que, quand bien même le juge administratif a reconnu l’irrégularité de la construction au regard des règles d’urbanisme, le juge judiciaire ne peut en ordonner la démolition dès lors que celle-ci aurait pour effet de remettre en cause la poursuite de l’activité de ces installations, qui relèvent, pour leur exploitation, de la législation relative aux ICPE.

Ce raisonnement est censuré par la Cour de cassation, qui reproduit ici un raisonnement qu’elle avait précédemment retenu (Civ. 3e, 22 mai 1997, n° 93-20.957, D. 1998. 61 
📃, obs. A. Robert 📃 ; AJDI 1998. 114 📃, obs. H. Fabre-Luce 📃) : le principe de la séparation des autorités administratives et judiciaires s’oppose seulement à ce que le juge judiciaire substitue sa propre appréciation à celle de l’autorité administrative titulaire des pouvoirs de police spéciale des ICPE. Et, s’il appartient au seul juge administratif de se prononcer sur la légalité des autorisations délivrées au titre de cette législation (par application des critères fixés par le code de l’environnement), en revanche, dès lors que le permis de construire autorisant la construction d’une telle ICPE a été annulé par la juridiction administrative, le juge judiciaire est compétent pour ordonner la démolition de l’éolienne érigée en méconnaissance des règles d’urbanisme.

La nouvelle action en démolition après la loi Macron


Il est à noter que la loi n° 2015-990 du 6 août 2015 pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, dite « loi Macron », a totalement réformé l’action en démolition de l’article L. 480-13 du code de l’urbanisme (sur l’entrée en vigueur de cette réforme, v. Civ. 3e, 23 mars 2017, n° 16-11.081, AJDA 2017. 653 📃 ; D. 2017. 762 📃 ; RSC 2017. 322, obs. J.-H. Robert 📃).
L’étude d’impact de ce projet de loi soulignait qu’eu égard notamment aux risques que faisait peser l’action en démolition sur la sécurité des projets de construction, « le groupe de travail dirigé par M. Labetoulle a proposé de recentrer l’action en démolition sur son objet premier, à savoir permettre la démolition des immeubles construits dans des zones protégées et dont le permis a été annulé, ce recentrage permettant également de remettre en valeur l’utilisation d’un outil spécifique privilégié par les requérants de bonne foi : le référé suspension qui permet de traiter le problème en amont et d’éviter la démolition ».


Cette réécriture de l’article L. 480-13 du code de l’urbanisme est toutefois loin de faire l’unanimité (v., sur ce sujet, not. RDI 2015. 560, obs. B. Busson 📃 ; H. Périnet-Marquet, Macron Démolition ! Non, au contraire…, Constr.-Urb. 2015. Repère 2).


L’affaire des éoliennes du Tréport

https://www.climato-realistes.fr/eoliennes-parc-industriel-treport/

Par Rémy Prud’homme, Professeur des Universités.

L’affaire du projet d’éoliennes industrielles au large du Tréport, en Normandie, est bien plus qu’une anecdote. Cette triple absurdité en dit long sur la façon dont la France est gérée.

De quoi s’agit-il ? En 2013, le gouvernement a lancé un appel d’offre pour la création d’un parc industriel de 60 éoliennes en mer au large du Tréport. Cet appel d’offre a été gagné par GDF-Suez, maintenant Engie, associé à Areva. Mauvaise pioche : Areva a depuis liquidé son activité dans les éoliennes ; Engie fait maintenant affaire avec la Caisse des Dépots et un grand groupe hispano-portugais. On s’est ensuite aperçu que le parc en question empiète sur le territoire d’un parc naturel marin (le Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale), une zone environnementale fragile et protégée ; et qu’un avis conforme du conseil d’administration de ce parc naturel était indispensable. Fin 2017 ledit conseil a donné son avis : négatif, c’est-à-dire mis son veto à la réalisation du projet. Qu’à cela ne tienne, le ministère de la Transition Energétique avait pris la précaution de mettre les parcs naturels sous la tutelle d’une Agence Française pour la Biodiversité à sa main. Elle vient de donner son avis : positif[1]. C’est un veto au veto. Le parc industriel se fera.

Ce parc industriel est un scandale environnemental. 
Ce sont les spécialistes du parc naturel, les élus locaux, les marins pêcheurs au gagne-pain menacé qui le disent. Ils invitent à considérer le choc des quelques 500.000 tonnes de béton des fondations des éoliennes sur les fragiles équilibres biologiques de la zone. A imaginer les paysages d’Eugène Boudin avec 60 mâts d’acier de 120 mètres de haut. A penser aux milliers d’oiseaux et de chauve-souris [2]hachés ou éclatés par les pales des turbines (en évoquent l’émotion suscitée par les oiseaux mazoutés des vieilles marées noires).

Ce parc industriel est un scandale économique. 
Si ces dommages environnementaux étaient le prix à payer pour une électricité propre, pratique, et bon marché, on pourrait – peut-être – s’en accommoder. Mais il n’en est rien. Ce parc industriel produira peu d’électricité : 1 TWh par an, pendant 20 ans seulement, à comparer aux 12 TWh par an des centrales de Fessenheim que l’on va fermer sans raison. Il produira une électricité de bien moins bonne « qualité », en ce sens que le parc ne fonctionnera que lorsque le vent soufflera, 30% des heures de l’année[3], et pas forcément aux heures où on en a besoin. Et cette électricité sera chère et lourdement subventionnée : EDF sera par la loi obligé de l’acheter à un prix supérieur à 200 euros le MWh (le chiffre exact est un secret d’Etat), alors que le prix de gros, ainsi que le prix auquel EDF est obligé de vendre une partie de son électricité nucléaire, sont inférieurs à 50 euros. La différence (150 euros) est remboursée à EDF au moyen d’un impôt sur l’ensemble de la production électrique qui figure (sous le nom de CSPE) sur votre facture d’électricité, et qui augmente d’autant le prix de l’électricité que nous payons. Sur 20 ans, cette subvention représentera environ 7 milliards d’euros[4]. On ne peut même pas trouver une justification industrielle à ce gaspillage : les turbines seront toutes fabriquées en Allemagne ou au Danemark. Au cœur de l’Afrique, on baptise « éléphants blancs » les investissements de ce type.

Un scandale démocratique enfin. 
Le propre site du ministère l’avoue : « le cahier des charges a reçu de bons échos de la part de la filière. Il avait d’ailleurs été établi en concertation avec l’ensemble des acteurs ». Traduction en bon français : les industriels en ont dicté les conditions. Les procédures légales prévoient pour tout investissement public de cette ampleur étude d’impact, analyse coûts-bénéfices, et débat public. Elles ont ici été ignorées ou court-circuitées. Le consortium sélectionné le dit sans vergogne sur son site : « [en ayant été désignée lauréate, notre société] a ainsi obtenu l’autorisation de développer puis, après l’obtention des permis nécessaires, de construire et d’exploiter le parc ». L’incise sur « l’obtention des permis » est clairement superfétatoire. On l’a vérifié lors de l’épisode de l’avis du Parc naturel. Par un accident inattendu, cet avis a été négatif. Le ministère a promptement fait monter au créneau son l’Agence Française pour la Biodiversité. Les intérêts privés se sont mobilisés. Dans la discrétion ? Même pas. Quelques jours avant la délibération de l’Agence, la Directrice Générale d’Engie a publiquement déclaré : « un avis défavorable serait un signal très négatif pour la filière éolienne en mer ». L’avis de l’Agence a évidemment été favorable. Un an plus tôt, la ministre concernée avait pris ses précautions, en remplaçant à la tête de l’Agence un directeur compétent (Polytechnicien, Ingénieur du Génie Rural et des Eaux et Forêts, spécialiste de la biodiversité) par un directeur militant (instituteur, puis apparatchik d’ONG), sans doute plus obéissant.
Deux petites touches, pour compléter ce tableau assez édifiant. Primo, les parcs éoliens en mer payent une redevance à l’Etat qui les subventionne (une sorte de rétro-commission en somme), dont 10% est affecté à l’Agence Française pour la Biodiversité qui autorise ces mêmes parcs. Dans la plupart des pays, on appelle cela un conflit d’intérêt. Secondo, le prix d’achat de l’électricité éolienne de notre parc (au moins 200 €/MWh) date de 2013. Depuis cette date, les coûts ont beaucoup baissé, comme les industriels ne cessent de le répéter dans leur propagande. Le bon sens et le sens de l’Etat suggèrent que, pour un investissement non encore engagé, une révision à la baisse du prix d’achat serait justifiée, pour ne pas dire nécessaire. Rien de tel n’est prévu. La baisse des coûts ne bénéficiera pas aux finances publiques ni au consommateur d’électricité : elle augmentera toute entière la rente du lauréat.
Cette histoire ne se passe pas dans la Pologne d’Ubu Roi, c’est-à-dire nulle part, comme dit Jarry, mais dans la France d’aujourd’hui. On y voit une mode, ou un vocable (transition énergétique), qui domine et bouscule tout, à commencer par le souci de l’environnement (le mot a d’ailleurs disparu du titre du ministère en charge). Transformée en « pompe à phynance », elle appauvrit le pays, et ses habitants, en particulier les plus pauvres. Elle sert les intérêts du « big business », même lorsqu’il n’est pas français. Et ce rouleau compresseur écrase au passage l’administration, la fonction publique, l’expertise, les élus locaux, et le droit des gens.

[1] L’accord a été donné avec réserves. Mais il ne faudrait pas confondre un accord avec réserves avec un accord sous conditions. Les conditions doivent être réunies pour que l’accord soit valide, les réserves n’affectent pas la validité de l’accord. L’une des “concessions” faites par le promoteur pour obtenir l’accord de l’Agence consiste à financer un “centre d’études scientifique” qui suivra le déroulement du projet. Rien ne garantit la scientificité dudit centre et l’on peut parier qu’il ne dira guère de mal de ses financeurs.
[2] Un rapport de l’ADEME, une institution pourtant très favorable à l’éolien et qui déplore vigoureusement la lenteur de son développement, évalue à 1,6 million le nombre des chauve-souris victimes des éoliennes en France sur la période 2002-2015, soit plus de 130 000 par an (ADEME. 2017. Etude sur la filière éolienne française : bilan, prospective et stratégie – Rapport final. p. 167).
[3] Les éoliennes en mer au large des côtes du Royaume-Uni, exposés à bien plus de vent que les éoliennes du Tréport, fonctionnent 34% des heures de l’année.
[4] La très officielle et très sérieuse CRE (Commission de Régulation de l’Energie) évalue à 40,7 milliards la subvention publique de l’éolien en mer pour une puissance de 3 GW ; la puissance du parc du Tréport est de 0,5 GW ; la subvention dont elle bénéficie peut donc être évaluée à environ 6,8 milliards.

mardi 27 février 2018

Des articles de "Reporterre"




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➤ Le débat sur l’énergie s’ouvre en oubliant le nucléaire et la baisse de la consommation (19/03/2018)
Ce lundi 19 mars est lancé le débat public sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), qui doit définir la politique énergétique de la France jusqu’en 2023. Mais les ONG alertent sur un débat biaisé qui escamote la question centrale de la sortie du nucléaire et oublie les scénarios de forte réduction de la consommation énergétique.

➤ C’était mieux avant ? Pour la nature, certainement (05/03/2018)
L’idéologie du progrès, dit l’auteur de cette tribune, disqualifie toute référence au passé sur le registre du « retour à la bougie ». Pourtant, la nature se portait mieux avant, quand l’homme ne possédait pas les moyens techniques de la détruire à grande échelle.


➤ Dans les Hauts-de-France, Xavier Bertrand fait la chasse aux écologistes (02/03/2018)
Le conseil régional des Hauts-de-France, dirigé par Xavier Bertrand, a réduit drastiquement les subventions aux associations écologistes locales. La raison : la susceptibilité des chasseurs, soutiens de la première heure du président de région.


➤ Un parc éolien en mer oppose l’Agence pour la biodiversité et le Parc naturel de la mer d’Opale (01/03/2018)

La direction du Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale avait rejeté un projet d’éoliennes en mer à cause d’un dossier environnemental jugé trop faible. Mais l’Agence française pour la biodiversité l’a validé. Sous pressions, dénoncent certains.

➤ Les énergies renouvelables : pour la croissance plus que pour l’écologie (12/02/2018)
Que s’agit-il de sauver, la croissance ou le climat ? À entendre le colloque du Syndicat des énergies renouvelables, on comprenait que le chiffre d’affaires et le profit comptent bien plus que l’environnement. Quand le renouvelable sert simplement le capitalisme vert.


➤ Les métaux rares, le visage sale des technologies « vertes » (10/02/2018)
La transition énergétique vers les « technologies vertes » dépend de l’exploitation de matériaux indispensables au fonctionnement des éoliennes, panneaux solaires ou autres batteries électriques. Dans « La guerre des métaux rares », le journaliste Guillaume Pitron révèle l’envers de cette « révolution ».


➤ Énergies renouvelables : les citoyens débordent les pouvoirs publics (08/02/2018)
En plein essor, les coopératives d’énergies citoyennes inventent d’autres manières de gérer les ressources. Mais cette « gouvernance citoyenne » doit aussi jongler avec les pouvoirs publics. Le Syndicat des énergies renouvelables, qui se réunit ce jeudi 8 février en colloque, devrait se pencher sur cette question, afin d’accélérer la transition énergétique.


➤ L’éolien industriel, faussement écolo mais vraiment répressif (02/02/2018)

L’éolien industriel s’appuie sur un mensonge majeur, affirme l’auteur de cette tribune : il serait une énergie parfaitement « verte », « propre », « renouvelable ». Les mécanismes de ce discours écoblanchissant ont été analysés par les militants de l’Amassada, lieu emblématique de l’opposition à l’éolien industriel. Ils sont exposés à une vive répression.

➤ La répression se durcit contre les opposants à l’éolien industriel en Aveyron (29/01/2018)
Une nouvelle procédure judiciaire est lancée contre des opposants à l’éolien industriel en Aveyron. Elle fait suite au blocage d’un chantier éolien en décembre dernier et à la lutte contre le projet de transformateur électrique de Saint-Victor-et-Melvieu, notamment prévu pour les éoliennes.

➤ Le gouvernement annonce des mesures pour lever les freins à l’éolien terrestre (19/01/2018) 
Après plusieurs mois de consultations, le gouvernement a dévoilé jeudi 18 janvier des mesures pour accélérer le déploiement de l’éolien terrestre en France, alors que le pays est en retard sur ses objectifs d’après les industriels du secteur, globalement satisfaits de ces annonces. L’objectif est « de gagner du temps » et d’« apaiser les relations entre les porteurs de projets, les collectivités locales et les riverains », a défendu Nicolas Hulot, cité dans un communiqué du ministère de la Transition écologique et solidaire.

➤ En Aveyron, le blocage par l’Amassada d’un chantier d’éoliennes se poursuit (10/01/2018)
En Aveyron, une lutte continue contre la création d’un parc d’éoliennes à Crassous. Le chantier est bloqué depuis fin décembre.


➤ Nicolas Hulot présente ses mesures pour développer les énergies renouvelables (09/01/2018)
Lundi 8 janvier, le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot, a précisé les trois grands axes de son plan pour développer les énergies renouvelables : « simplification, développement de la production et innovation».


➤ Reporterre sur France inter : le réchauffement va affaiblir le vent (23/12/2017)
Le changement climatique devrait affecter le régime des vents sur la planète. Et affaiblir leur force dans l’hémisphère nord, enlevant de l’énergie aux éoliennes. Mais va l’augmenter au Brésil ou en Afrique.

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 L’éolien en France : la grande enquête, en 5 volets (18/12/2017) 


⓵ L’éolien signe la fracture entre deux visions de l’écologie (27/11/2017)
Emblème de la transition énergétique ou avatar vert du capitalisme ? L’énergie éolienne divise les écologistes. Reporterre a mené une grande enquête, en cinq volets, pour examiner en détail les questions soulevées par le développement de cette industrie et les enjeux qui l’accompagnent.

⓶ Les éoliennes : pourquoi si hautes ? comment ça marche ? combien sont-elles ? (28/11/2017)
Vitesse du vent, puissance installée, stockage de l’énergie produite… les questions techniques liées aux éoliennes sont nombreuses. Reporterre se plonge dans la mécanique et le vent pour tout vous expliquer.
Cet article est le deuxième d’une série en cinq volets. 
Il suit « L’éolien signe la fracture entre deux visions de l’écologie ».


⓷ L’économie de l’éolien, de plus en plus concentrée, n’est pas alternative (29/11/2017)
https://reporterre.net/L-economie-de-l-eolien-de-plus-en-plus-concentree-n-est-pas-alternative
Le secteur de l’énergie éolienne concerne de multiples acteurs aux rôles bien spécifiques, du « turbinier » à l’exploitant en passant par le développeur et l’« agrégateur ». Avec la dérégulation du marché de l’énergie, le secteur n’échappe pas non plus à la concentration et à la financiarisation.
Cet article est le troisième d’une série en cinq volets.
. volet 1 : « L’éolien signe la fracture entre deux visions de l’écologie »
. volet 2 : « Les éoliennes : pourquoi si hautes ? comment ça marche ? combien sont-elles ? »

⓸ Quel est l’impact des éoliennes sur l’environnement ? Le vrai, le faux (30/11/2017) 
Énergie renouvelable, l’éolien a, comme toute énergie, un impact sur l’environnement. Mortalité des oiseaux et des chauves-souris, besoin en matières premières, infrasons, bruit,... Reporterre fait le point sur ce qui pose problème ou pas.
Cet article est le quatrième d’une série en cinq volets.
volet 1 : « L’éolien signe la fracture entre deux visions de l’écologie » ;
volet 2 : « Les éoliennes : pourquoi si hautes ? comment ça marche ? combien sont-elles ? ») ;
volet 3 : « L’économie de l’éolien, de plus en plus concentrée, n’est pas alternative ».


⓹ Les paysages de l’éolien : on ne peut plus faire sans les citoyens (01/12/2017)
https://reporterre.net/Les-paysages-de-l-eolien-on-ne-peut-plus-faire-sans-les-citoyens
L’impact paysager des éoliennes et l’industrialisation des campagnes qu’elles représentent soulèvent de nombreuses oppositions. La querelle pose une question politique : l’éolien peut-il être autre chose que la poursuite du monde industriel, fondé sur la croissance, la consommation et la marchandisation du bien commun ?
Cet article est le dernier d’une série en cinq volets.
volet 1 : « L’éolien signe la fracture entre deux visions de l’écologie » ;
volet 2 : « Les éoliennes : pourquoi si hautes ? comment ça marche ? combien sont-elles ? ») ;
volet 3 : « L’économie de l’éolien, de plus en plus concentrée, n’est pas alternative » ;
volet 4 : « Quel est l’impact des éoliennes sur l’environnement ? Le vrai, le faux ».

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➤ L’Allemagne peine à poursuivre sa transition énergétique (07/11/2017) 
Hôte de la COP23, et souvent citée en modèle de transition énergétique, l’Allemagne risque pourtant de rater ses objectifs climatiques. La faute à sa dépendance au charbon et au manque d’ambition politique.

➤ VIDEO - L’abbaye Notre-Dame-des-Neiges s’oppose à un projet d’éoliennes en Lozère (23/10/2017)
En Lozère, l’opposition aux projets d’éoliennes se poursuit. Le père Hugues, supérieur de l’abbaye Notre-Dame-des-Neiges, a pris position contre le projet d’éoliennes des Taillades, en Lozère.
« L’éolien c’est plutot bon », déclare-t-il dans cette vidéo, « si c’est une énergie renouvelable qu’on produit à bon escient. Mais si on produit de l’électricité alors qu’on n’en a pas besoin, si on n’éduque pas les gens à utiliser moins d’électricité, et si en plus, on dénature le don qu’est la nature et la montagne qui est encore belle ici, alors tout le monde va en mettre n’importe où, on ne pourra plus vivre tranquille, ni dans des paysages de beauté qui participent à la construction de l’homme. »


➤ Eoliennes et infrasons : voilà les réponses pour s’entendre (19/10/2017)
Parmi les nombreux débats au sujet des nuisances supposées ou fondées des éoliennes figure celui sur les infrasons. L’auteur de cette tribune, s’appuyant sur les données scientifiques disponibles, fait le point sur les questions soulevées par cette caractéristique acoustique.

➤ Pour fermer 25 réacteurs nucléaires, il faudra réduire la consommation d’électricité (15/09/2017)
Depuis 2014, l’État a admis la possibilité de fermer des réacteurs nucléaires, fermeture réaffirmée par le ministre Hulot, rappelle l’auteur de cette tribune. Un changement qui appelle une transformation profonde de la politique énergétique.

➤ Le développement des énergies renouvelables implique toujours plus d’activité minière, souligne la Banque mondiale (31/07/2017)
Les énergies renouvelables sont dangereuses pour l’environnement, c’est la Banque Mondiale qui le dit ! Son nouveau rapport, intitulé (en anglais) « Le rôle croissant des minéraux et des métaux pour un rapport sur le carbone », montre que les outils technologiques des énergies « propres », éolien, solaire, hydrogène et systèmes électriques, nécessitent beaucoup plus de ressources rares, que les ­systèmes d’alimentation en énergie traditionnelle.

➤ La justice annule le projet de parc éolien industriel de Lanouée, dans le Morbihan (12/07/2017)
En achetant la forêt de Lanouée en 2007, la multinationale Louis-Dreyfus est devenue le premier propriétaire forestier privé en Bretagne. Son but ? Un parc éolien industriel. Mais la justice a annulé l’autorisation.


➤ L’éolien industriel et les abeilles ne vont pas bien ensemble (28/06/2017)
https://reporterre.net/L-eolien-industriel-et-les-abeilles-ne-vont-pas-bien-ensemble
L’éolien est une énergie renouvelable et écolo, pensaient les deux auteurs de cette tribune, apiculteurs biologiques dans l’Indre. Pourtant, quand ils ont pris conscience des conséquences pour le bocage de l’installation d’engins de 200 m de hauteur, ils ont changé d’avis.

➤ Une éolienne tue de 0,3 à 18 oiseaux par an, d’après la LPO (20/06/2017)
La Ligue de protection des oiseaux (LPO) a publié mardi 20 juin une étude approfondie de la mortalité des oiseaux imputables aux éoliennes à l’échelle nationale. Durant un an la LPO a compilé et analysé 197 rapports de suivis réalisés sur un total de 1 065 éoliennes réparties sur 142 parcs français.

➤ Les énergies « renouvelables » ne font que continuer la civilisation industrielle (21/02/2017)
https://reporterre.net/Les-energies-renouvelables-ne-font-que-continuer-la-civilisation-industrielle
Les énergies « renouvelables » semblent faire consensus. Voix dissonante dans ce concert enthousiaste, l’auteur de cette tribune réfute le caractère « renouvelable » desdites énergies et critique l’illusion progressiste qui préside à leur développement.

➤ Éolien industriel : un vent frondeur souffle sur l’Aveyron (27/01/2017)
Le 21 janvier dernier, une constellation d’associations a manifesté à Rodez, dans l’Aveyron, son opposition aux multiples projets d’éolien industriel prévus dans la Région.

➤ Areva abandonne l’éolien, industrie de l’avenir (15/09/2016)
En vendant ses parts de la société Adwen, spécialisée dans l’éolien offshore, Areva met un terme à ses investissements dans l’énergie éolienne en mer, une industrie largement subventionnée. Cette décision sonne aussi le glas de l’éolien français.

➤ Les paysages de Lozère sous la pression des éoliennes industrielles (23/05/2016)
Dans le département le moins peuplé de France, les projets d’implantation d’éoliennes industrielles se multiplient. Les opposants s’inquiètent des dégâts paysagers dans un territoire où le tourisme est une ressource essentielle, mais certaines communes, en mal de financement, se laissent tenter.

➤ Éolien : une nouvelle charte éthique (05/10/2015)
La fédération France énergie éolienne (FEE) et l’association Amorce ont présenté, vendredi 2 octobre, une nouvelle charte concernant l’exploitation des parcs éoliens.

➤ L’éolien industriel en Périgord : une fausse bonne idée (29/09/2015)
Les projets éoliens sont nombreux dans les zones rurales et forestières du Périgord, le plus souvent dans l’ignorance de populations qui n’en recueilleront qu’un avantage minime, selon les auteurs de cette tribune.

➤ En Aveyron, alternatifs et citoyens s’opposent aux éoliennes industrielles (31/08/2015)
Alors que l’éolien, comme les autres énergies renouvelables, commence à prendre une place notable dans la production électrique, des voix s’élèvent dans les zones rurales du pays pour contester l’implantation de ces nouvelles industries. En Aveyron, un projet de transformateur électrique cristallise les débats.

➤ En Seine-Maritime, les éoliennes marines passent mal l’épreuve du débat public (30/07/2015)
Le projet d’éoliennes marines en Seine-Maritime suscite une forte hostilité des pêcheurs et des riverains. Qui l’ont exprimée mardi 28 juillet lors du débat public. Une solution alternative existe, mais il faut reprendre toute la procédure à zéro.

➤ Le parc éolien offshore de Fécamp nécessitera 190 000 m3de béton et 460 000 m3 de granulats (27/06/2015)
L’Autorité environnementale a rendu son avis sur le projet de parc éolien offshore de Fécamp.
Il indique (p. 10) que le ballastage des fondations nécessitera au total 190 000 m3 de béton, 460 000 m3 de granulats, 140 000 m3 de roche anti-affouillement et 220 000 m3 de tout venant anti-affouillement.


➤ « La “croissance verte” est une mystification absolue » (16/06/2015)
Auteur de L’âge des Low Tech. Vers une civilisation techniquement soutenable, l’ingénieur Philippe Bihouix alerte sur l’épuisement croissant des ressources de métaux. Et souligne que, en raison de leur besoin de métaux rares, les énergies nouvelles ne sont pas la panacée : une énergie illimitée et propre est un mythe, il faut... économiser, recycler, relocaliser. Un entretien énergisant.

➤ Le marché de l’éolien en France est susceptible de corruption (10/09/2014)
Les cas d’élus locaux impliqués dans des prises illégales d’intérêt durant les attributions de parcs éoliens se multiplient, constate le Service central de prévention de la corruption. La mafia pourrait aussi être impliquée dans le phénomène, comme c’est le cas dans d’autres pays européens.

➤ Dans le sud-ouest, les éoliennes, c’est le capitalisme (23/06/2014)
Loi sur la transtion énergétique ou pas, les éoliennes soulèvent l’opposition dans beaucoup d’endroits. Que se profile-t-il derrière le développement fulgurant de cette source d’énergie qui industrialise les paysages ? Enquête dans le Tarn, en Ariège et en Aveyron.

➤ Le débarquement des éoliennes ne plait pas à tout le monde (06/06/2014)
https://reporterre.net/Le-debarquement-des-eoliennes-ne-plait-pas-a-tout-le-monde
Depuis les plages du débarquement on pourra bientôt observer des dizaines d’éoliennes en mer. Et ce, malgré les doutes techniques et financiers qui s’ajoutent aux impacts environnementaux et à l’absence de concertation, que dénonce l’association Robin des Bois.

➤ L’éolien offshore bénéficie aux industriels, pas à l’écologie (05/06/2014)
https://reporterre.net/L-eolien-offshore-beneficie-aux

Sous les vivats de la presse et des politiques, deux nouveaux parcs éoliens en mer ont été attribués. Problème : ce secteur n’est pas rentable, il représente un surcoût important qui se répercutera sur la facture des consommateurs. Mais l’opération se fait au bénéfice des grands industriels.

➤  Centrale éolienne en baie de Saint-Brieuc : l’enfumage continue (31/05/2014)
Quelles fondations ? Quelles machines ? A quel prix de rachat de l’électricité ? Le projet d’une centrale éolienne dans la baie de Saint-Brieuc, en Bretagne, est rempli d’incertitudes et d’approximations. Les associations dénoncent un projet destructeur et les nombreuses irrégularités qui l’accompagnent.


Éoliennes en mer. Les pêcheurs de la baie de Saint-Brieuc haussent le ton

ERQUY. Quelques rares pêcheurs professionnels
exposent ouvertement leur opposition au projet
comme Julien Tréhorel qui l’affiche sur son bateau,
l’Intrépide, depuis plusieurs mois. (©DR)

https://actu.fr/bretagne/erquy_22054/eoliennes-mer-pecheurs-la-baie-saint-brieuc-haussent-ton_15607649.html

Jusque-là discret, le comité départemental des pêches accuse les porteurs du projet éolien de ne pas respecter toutes les règles.
Rares sont les pêcheurs professionnels à s’opposer frontalement au projet éolien de la baie de Saint-Brieuc. La concertation, prônée par le comité départemental des pêches, qui fédère les professionnels, avait, jusque-là, sa raison d’être.

62 éoliennes dans la zone
« On est parti du principe que le projet se ferait. Avec ou sans nous. Et on a décidé que ce serait avec », détaille Grégory Le Droumaguet, chargé de mission pêche et éolien au comité,
« Tout ce qu’on veut, c’est pouvoir continuer de pêcher dans le parc éolien. »
Ce parc prévoit 62 éoliennes situées au bout de la baie de Saint-Brieuc. Une zone de pêche, pratiquée par de nombreux professionnels, aussi bien pour les coquillages que pour le poisson ou les crustacés.
D’où la nécessaire concertation avec le porteur du projet éolien, Ailes Marines. Qui s’est déroulée dans des conditions optimums jusqu’en 2016. Mais, depuis, les couacs sont nombreux.


Une concertation qui prend l’eau
Le dernier en date impose aux pêcheurs une campagne géotechnique à une date qui ne leur est pas favorable. Un bateau doit bientôt arpenter une zone fortement pêchée en mars alors que l’été était jusque-là privilégié. Car les professionnels doivent alors enlever tout leur matériel, comme les casiers par exemple.
Les interférences entre Ailes Marines et les professionnels semblent bien ancrées. Dans un département où la pêche reste un enjeu économique, les professionnels souhaitent s’entourer de garanties.


Etude d’impact
Ils ont notamment demandé une étude d’impact sur la faune marine du bruit et de la turbidité (l’eau qui se trouble.)
La seule chose qui rassure les professionnels aujourd’hui, c’est l’inscription de certaines obligations à respecter dans les arrêtés préfectoraux. Notamment celle de la concertation et de l’étude d’impact.
Ce premier coup de canif dans la belle harmonie qui semblait régner jusque-là entre professionnels de la pêche et porteur de projet éolien pourrait donner le coup de feu d’une bataille rangée. Après l’abandon de certains projets ailleurs en France, les opposants semblent plus que jamais mobilisés. Et pourraient profiter de cette brèche pour remuer le couteau dans la plaie de la discorde.

Les énergies renouvelables : pour la croissance plus que pour l’écologie

https://reporterre.net/Les-energies-renouvelables-pour-la-croissance-plus-que-pour-l-ecologie

Maxime Lerolle

Que s’agit-il de sauver, la croissance ou le climat ? À entendre le colloque du Syndicat des énergies renouvelables, on comprenait que le chiffre d’affaires et le profit comptent bien plus que l’environnement. Quand le renouvelable sert simplement le capitalisme vert.

« Accélérons la croissance des énergies renouvelables » clamait haut et fort le 19e colloque annuel du Syndicat des Énergies Renouvelables (SER), organisé à l’UNESCO jeudi 8 février. Pourtant, à entendre les dirigeants, les industriels et les élus réciter le credo libéral à la sauce énergies renouvelables, on se demande si un autre titre n’eût pas mieux convenu : « Accélérons la croissance, grâce aux énergies renouvelables ».

Une brève formule du PDG de Direct Énergie, Xavier Caïtucoli, suffit à résumer l’idéologie des invités de la journée : « La croissance, ça donne le sourire ». Car des spécificités des énergies renouvelables, finalement, on parle peu. Presque rien sur leur impact – positif et négatif - sur l’environnement. Ce qui importe, c’est le nouveau marché qu’elles représentent, et dans lequel investissent massivement les grandes entreprises les plus polluantes : EDF, Engie, Total, General Electric, Siemens…


Sur scène, le gratin des capitaines d’industrie européens fanfaronne. Invités à la deuxième table ronde de la journée, intitulée « Énergies renouvelables : une ambition industrielle et sociale pour l’Europe », les dirigeants de Total, Siemens, Dalkia ou encore Direct Énergie égrènent les chiffres d’affaires et le nombre d’emplois créés… Derrière eux, des photos en contre-plongée et grand format, présentent des gigantesques pales et réacteurs d’éoliennes que construit General Electric dans le Nord de la France.

Pour Philippe Rocher, fondateur et directeur du cabinet Metrol et animateur de la table ronde, les énergies renouvelables servent d’abord à « maximiser les retombées industrielles ». Autrement dit : on prend les mêmes acteurs que pour les énergies fossiles, et on recommence, en plus vert.

L’idéologie et le vocabulaire restent ceux des énergies fossiles. Le maître-mot demeure : « la compétitivité ». Et le deuxième : « la performance ». Ainsi, pour Filippo Cimitan, président de la branche française de Siemens Gamesa Renewable Energy, « il faut viser la création non pas d’un éléphant, mais d’un cheval de course pour répondre aux exigences du marché mondial ».

Dès lors, à quoi bon des pouvoirs publics dans un marché des énergies renouvelables soumis aux ambitions des industries privées ? La dernière table ronde de la journée, « Énergies renouvelables : les territoires, premiers acteurs de la transition », fournit les éléments de réponse. Les deux premiers invités, le député LREM Jean-Charles Colas-Roy et Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, conçoivent l’action publique en matière d’énergies renouvelables comme strictement exécutive. Pécresse défend une intervention autoritaire, grâce à des « mini-ordonnances sur des projets, pour aller beaucoup plus vite ». Proposition saluée par force applaudissement de la salle. Colas-Roy louvoie plus, mais son propos demeure sensiblement identique : « La transition dans les territoires se fera entre les acteurs économiques et les pouvoirs publics », ces derniers se réduisant aux élus, qui eux-mêmes n’ont d’autre fonction que de « servir au dialogue avec le gouvernement et le Parlement ». Soit des courroies de transmission entre l’exécutif présidentiel et les réalités locales.

Quelle place pour les citoyens dans une conception aussi verticale de la politique des énergies renouvelables ? Jean-Charles Colas-Roy détaille le rôle qu’il leur dévolue : « Avec les habitants, il faut jouer la sensibilisation, pour pallier leur tendance à l’oubli des catastrophes écologiques, et la concertation.» Par « concertation », il faut entendre « simplification administrative pour accélérer la transition », un point que partage Valérie Pécresse.

Les trois invités qui suivent ne changent guère la donne. Maryse Etzol, maire de Grand-Bourg (île de Marie-Galante, Guadeloupe), Jean-Édouard Lemasson, maire de Jullié (Sarthe) et Patrick Sabin, maire d’Escource (Landes) portent tous trois des projets d’énergies renouvelables à l’échelle de communes peu peuplées. Ils intègrent pleinement les « acteurs endogènes », comme le dit Patrick Sabin, aux énergies renouvelables. À Jullié, la mairie a organisé un partenariat avec la coopérative agricole de Loué, principal actionnaire des éoliennes municipales. Et à Escource, les citoyens détiennent à 20 % le capital de la Société d’Économie Mixte qui s’occupe des énergies renouvelables. Mais les questions que leur pose Philippe Roger se désintéressent absolument de l’aspect démocratique de ces projets, pour privilégier exclusivement les « retombées locales », c’est-à-dire économiques.

Un débat un peu plus tôt dans l’après-midi entre Jean-François Carenco, président de la Commission de Régulation de l’Énergie, et François Brottes, président du Réseau de Transport d’Électricité (RTE), résumait on ne peut mieux la dépolitisation des énergies renouvelables par les agences d’État, se rangeant sans barguigner au service des grandes entreprises. La discussion s’enflamme au sujet de l’autoconsommation et des énergies citoyennes. Jean-François Carenco les accuse de briser l’homogénéité nationale du réseau électrique : «L’autoconsommation, c’est bien pour réduire l’empreinte écologique, pas pour se méfier du voisin. Il faut d’abord sauver le réseau». François Brottes va plus loin, en accusant indirectement les coopératives citoyennes d’élitisme : « Ceux qui n’ont pas les moyens de pratiquer l’autoconsommation ne doivent pas payer pour ceux qui la pratiquent ».


Dans une dernière pirouette rhétorique, Carenco renverse la donne, et condamne les énergies citoyennes – jamais directement mentionnées - …. d’être anti-démocratiques. « Attention au populisme et au communautarisme énergétiques ! s’emporte-t-il. Je me méfie des ‘auto’ ceci et cela… On ne peut pas être isolé dans la vie. On ne peut pas sauver la planète en défendant sonbackyard [jardin privé, NDLR] dans un monde interconnecté. Il nous faut convaincre les citoyens, dans leur Moi personnel, et surtout pas collectif, des vertus de la transition énergétique. » Gare à qui s’écarte de l’État – et de la croissance !

lundi 26 février 2018

Articles de Loïk Le Floch-Prigent

Loïk Le Floch-Prigent
ancien dirigeant de Elf Aquitaine et Gaz de France, et spécialiste des questions d'énergie.
Ingénieur à l'Institut polytechnique de Grenoble, puis directeur de cabinet du ministre de l'Industrie Pierre Dreyfus (1981-1982), il devient successivement PDG de Rhône-Poulenc (1982-1986), de Elf Aquitaine (1989-1993), de Gaz de France (1993-1996), puis de la SNCF avant de se reconvertir en consultant international spécialisé dans les questions d'énergie (1997-2003).
Son nom est apparu dans l'affaire Elf en 2003. Il est l'auteur de La bataille de l'industrie aux éditions Jacques-Marie Laffont.



Publié le 16 octobre 2018

➽ Vers une pénurie d’électricité cet hiver : les leçons d’une histoire belge
Publié le 29 septembre 2018
http://www.atlantico.fr/decryptage/vers-penurie-electricite-cet-hiver-lecons-histoire-belge-loik-floch-prigent-3518544.html

➽ Loïk Le Floch-Prigent : "L’écologie, c’est le respect du vivant, pas une doctrine avec des gourous"
Publié le 21 juillet 2018
Dans son nouveau livre, ""Il ne faut pas se tromper : Pour en finir avec les idées reçues sur l'énergie et l'industrie", Loïk Le Floch-Prigent plaide pour que les enjeux industriels liés à l'énergie soient remis dans les mains des ingénieurs, pas des économistes ou des responsables politiques.
Atlantico : Vous venez de publier "Il ne faut pas se tromper : Pour en finir avec les idées reçues sur l'énergie et l'industrie" (Elytel Editions). Selon vous, la France souffrirait aujourd'hui selon vous d'aboulie en matière de politique industrielle et énérgétique. Quel est la nature de ce mal qui nous touche ?
Loïk Le Floch-Prigent : L’aboulie c’est une inaptitude à prendre une décision puis à passer à l’acte. Nous avons passé cinq années à souffrir de cette maladie, et elle dure encore… Si nous désirons disposer d’une industrie solide, il faut le décider et le faire, et, en premier lieu, lors des orientations énergétiques du pays, s’assurer de la provenance nationale des matériels préconisés. On se sépare de notre industrie hydraulique, on achète du matériel chinois et l’on déclare vouloir promouvoir les énergies renouvelables… ainsi on déclare soutenir l’industrie française tout en la détruisant.
Vouloir quelque chose et son contraire, c’est le propre de l’aboulique.
Afin de comprendre quels sont les enjeux industriels liés à l'énergie pourquoi affirmez-vous qu'il vaut mieux être ingénieur qu'économiste ?
En matière d’énergie les économistes se trompent régulièrement car ils ne veulent pas s’astreindre à comprendre les réalités de la production. Ainsi on n’arrête pas de dire que les coûts des énergies « nouvelles » baissent, ce qui est vrai, mais on veut ignorer qu’elles ne fonctionnent que de façon intermittente tandis que le consommateur, lui, en a besoin quel que soit le temps ! Ils affichent ensuite des espoirs sur le stockage électrique qui ne sont que des hypothèses et en déduisent la possibilité de satisfaire la demande dans de bonnes conditions sans faire appel aux énergies fossiles. C’est ignorer, entre autres, les lois de la thermodynamique, les lois de l’électricité, les réalités de la production et de la maintenance, tout ce que les ingénieurs et les techniciens vivent tous les jours. Heureusement, la numérisation va accélérer les possibilités de simulation du fonctionnement électrique et les économistes vont devoir assimiler comment fonctionne l’électricité et ce que recouvre leur concept de « marché de l’électricité » européen.
"Vouloir absolument considérer le changement climatique comme la priorité pour tous les habitants de la planète est aberrant", fustigeant une "foi" irrationnelle dans la doxa écologiste. L'énergie renouvelable est irréaliste selon vous, le nucléaire est indispensable. Pourtant le fait qu'un pays très industrialisé comme la Chine se sente obligé de changer radicalement de cap ou une grande puissance comme l'Allemagne ou le Japon tourne le dos au nucléaire ne vous semble pas au contraire un indice marquant d'une vraie nécessité d'adaptation de nos économies à une forme plus écologique ?
Ma position est plus nuancée, heureusement ! Je veux revenir aux sources de l’écologie, « penser globalement et agir localement ! » Le fait d’avoir un objectif mondial n’implique pas que tous les pays doivent coller à un fonctionnement unique qui serait le « bien » opposé au « mal ». Chaque pays doit réaliser son compromis lui permettant de se développer tout en minimisant la portée « carbone » de ses décisions. Avec le nucléaire en France nous sommes les bons élèves du point de vue carbone, mais nous estimons que nous polluons trop nos villes, tandis que d’autres redoutent les pièges actuels et futurs du nucléaire… On voit que la situation est compliquée chez nous, elle l’est dans tous les pays, mais différemment. Cette diversité de problèmes et donc de solutions il faut l’accepter. L’Afrique a une nécessité vitale de s’électrifier, elle peut intégrer la nécessité bas carbone, elle ne peut pas en faire la priorité. C’est une évidence que les idéologues ont du mal à accepter. L’Allemagne a condamné le nucléaire et a favorisé le charbon et la lignite, donc le carbone, le Japon a souffert du nucléaire, mais a encore plus peur de la dépendance énergétique, donc revient au nucléaire, la Chine veut diminuer la pollution des villes, elle pousse toutes les solutions autres que le charbon, en particulier le nucléaire… tout en maintenant la production électrique à base de charbon hors des villes, mais en faisant des progrès techniques qui en limitent les émissions. Chacun fait ses choix, il n’y a pas de gouvernement de la planète, et dans certains pays il n’y a pas de gouvernement unique. Tous les pays ne fonctionnent pas comme le notre. L’écologie c’est le respect du vivant, ce n’est pas une doctrine avec des gourous.
Vous affirmez que la réindustrialisation, indispensable, ne se fera pas sans s'appuyer sur les territoires. Que voulez-vous dire ? Selon vous, le déficit industriel de la France est en premier lieu imputable à une centralisation excessive ?
J’observe, comme d’autres, une désindustrialisation du pays qui conduit à une souffrance économique et sociale que traduisent bien les chiffres du chômage. Parmi les causes il est incontestable que la distance prise dans notre pays entre les "élites" parisiennes et les territoires est d’importance majeure. L’industrie s’est éloignée de Paris et Paris s’est éloigné de l’industrie ! On retrouve la volonté de produire, d’entreprendre, de bâtir, en dehors des cercles de la capitale et c’est ainsi que l’on peut espérer un renouveau de l’industrie française, la création des « places financières régionales » à l’initiative des professionnels montre bien cette évolution tandis que Paris ne s’intéresse qu’à la précaution, à la mesure du risque, et cherche à dissuader les épargnants de remettre leur argent dans le secteur productif national.
L’humus du renouveau industriel se trouve dans les territoires.
"Il ne faut pas se tromper" titrez-vous. Cependant, il semble que très nombreux sont ceux qui aujourd'hui poussent dans le sens inverse du votre. Que signifierait la victoire de vos adversaires ?
Je ne dis pas que j’ai raison, je dis qu’il faut réfléchir avant de prendre des décisions dont on traîne les conséquences pendant cinquante ans et plus. L’idéologie, la mode, les fantasmes sont de mauvais conseil, de même l’ignorance des réalités scientifiques, techniques et industrielles nous conduisent forcément à l’échec. Notre situation est très préoccupante, je donne souvent l’exemple de l’hydraulique française, c’est une énergie renouvelable, nous en étions les promoteurs mondiaux, nous étions l’excellence en termes de recherches et d’industrie. Nous l’avons cédé dans des conditions rocambolesques aux Américains qui se sont empressés de diminuer les marchés et les effectifs. Mais nous poursuivons le discours quotidien sur les énergies renouvelables, aucune cohérence, aucun examen responsable, de l’incantation de la posture et finalement du malheur à la fois pour notre pays et ses techniciens. Si l’on ne revient pas aux réalités l’industrie française va continuer à décliner malgré les efforts d’industriels talentueux, déterminés… et souvent décriés. Il faut retrouver notre fierté d’avoir une industrie florissante et la soutenir sans œillères, sans idéologie, sans anathèmes, je ne me résigne pas à l’idée que les idées stupides puissent gagner.
http://www.atlantico.fr/decryptage/loik-floch-prigent-ecologie-c-est-respect-vivant-pas-doctrine-avec-gourous-3458965.html?yahoo=1

➽ Eoliennes en mer : l’écologie peut-elle ignorer le vivant ?

Publié le 23 juin 2018
Un parc éolien prévu en baie de Saint-Brieuc risque de nuire gravement à la biodiversité marine de cette zone exceptionnelle.
http://www.atlantico.fr/decryptage/eoliennes-en-mer-ecologie-peut-elle-ignorer-vivant-loik-floch-prigent-3432475.html

➽ Energie : ce déni de réalité désarmant dans lequel s’enferme la France
Publié le 14 mars 2018
A vouloir professer une certaine idéologie écologiste, le débat sur l’énergie se retrouve depuis quelques années dans un déni de réalité désarmant.
http://www.atlantico.fr/decryptage/energie-deni-realite-desarmant-dans-lequel-enferme-france-3333636.html

➽ Y-a-t-il un Ministre de l’Ecologie pour les coquilles Saint-Jacques de la baie de Saint-Brieuc ?
Publié le 06 mars 2018
On sait qu’il existe un ministre de l’Ecologie en France, mais il s’occupe des éoliennes, pas des coquilles Saint-Jacques !
http://www.atlantico.fr/decryptage/t-ministre-ecologie-pour-coquilles-saint-jacques-baie-saint-brieuc-3325474.html

➽ ENERGIE ELECTRIQUE : LE MONDE NOUVEAU, CELUI DE LA VÉRITÉ ET DU RÉALISME
Publié le 05 mars 2018
Tandis que le froid a mis à mal le 28 février 2018 notre système électrique et obligé notre pays à importer de l’ordre de 10% de notre consommation, le monde ancien continue à nous servir ses rengaines sur la sortie du nucléaire, des énergies fossiles et le potentiel des énergies renouvelables.
Des communiqués lénifiants et souvent louangeurs veulent cacher la vérité des chiffres, nous sommes passés tout près d’un délestage ravageur et il est de la responsabilité des autorités et des commentateurs de présenter dans la plus grande clarté la matinée du 28 et la soirée à la population française.

➽ Pourquoi l’Europe de l’énergie est un fiasco
Publié le 13 Février 2018
Parmi les grands fiascos qui ont marqué la politique européenne avec un savant mélange d’idéologie et de bureaucratie, on peut mettre l’énergie en bonne place. Et tandis que les grandes sociétés électriques se démènent avec leurs financiers pour cantonner leurs productions structurellement déficitaires, les chevaux-légers des renouvelables caracolent en tête engrangeant des bénéfices confortables sans risques avec l’argent des consommateurs. Dans le secteur électrique où régnait l’ordre des grandes reconstructions nationales, la libéralisation, « l’unbundling », le « découpage », couplée avec le poids des anti-nucléaires et des idéologues des « nouvelles énergies » ont mené à un désordre incroyable dont il parait désormais indispensable et difficile de sortir.
http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-europe-energie-est-fiasco-3306751.html


➽ Les énergies renouvelables sont-elles toujours propres ?
Publié le 26 Janvier 2018
Pour les gens interrogés dans la rue par les tv-trottoirs il est clair désormais que les énergies renouvelables sont propres, vertes et représentent l’avenir de l’humanité. J’ai déjà parlé de la religion qui s’est installée, avec ce que toute idéologie recèle d’intolérance et d’anathèmes. On a peut-être encore la liberté de penser autrement, mais de moins en moins de l’exprimer. Ceux qui ont la « foi » commencent par essayer de convertir les autres, puis les vouent aux gémonies s’ils ne cèdent pas.
http://www.atlantico.fr/decryptage/energies-renouvelables-sont-elles-toujours-propres-3291227.html


➽ NDDL : un exemple à suivre pour Fessenheim et les éoliennes de mer en baie de Saint-Brieuc
Publié le 20 Janvier 2018
Si la population des régions concernées par Notre-Dame-Des-Landes avait été unanimement enthousiaste pour la construction de l'aéroport, celle-ci aurait eu lieu et on n’aurait pas attendu plus de quarante ans pour fermer le projet. Une leçon à méditer.
http://www.atlantico.fr/decryptage/nddl-exemple-suivre-pour-fessenheim-et-eoliennes-mer-en-baie-saint-brieuc-loik-floch-prigent-3285636.html


➽ Vieille et nouvelle industrie : faut-il vraiment choisir ?
Publié le 10 Janvier 2018
Depuis que les commentateurs ont (enfin !) compris qu’il se passait quelque chose avec les nouvelles technologies, je vois apparaitre des jugements définitifs sur des entreprises qui sentent le « vieux » tandis que les start-ups sont déifiées.
http://www.atlantico.fr/decryptage/vieille-et-nouvelle-industrie-faut-vraiment-choisir-3275511.html

➽ Y-a-t-il vraiment une rationalité à interdire la recherche et l’exploitation des hydrocarbures en France en 2040 ?
Publié le 7 Janvier 2018
La loi sur la fin de la recherche et de l’exploitation des hydrocarbures en France en 2040. Quelle utilité ?
http://www.atlantico.fr/decryptage/t-vraiment-rationalite-interdire-recherche-et-exploitation-hydrocarbures-en-france-en-2040-loik-floch-prigent-3272661.html



➽ L’ÉNERGIE DU VENT :IL NE FAUT PAS SE TROMPER
Publié le 26 Décembre 2017
Lors de chacun de mes déplacements -conférences, après plus d’une heure passée à expliquer comment notre industrie va se sauver du marasme dans laquelle l’ont plongée quelques dirigeants incompétents et des politiciens irresponsables, la première question qui m’est posée porte sur les éoliennes ! Les sondages ont beau dire que les Français adorent leurs éoliennes, moi je constate l’inverse, et ma réponse à la question qui tient compte des localités dans lesquelles j’interviens déclenche beaucoup d’applaudissements auxquels je ne m’attendais pas toujours.
http://loikleflochprigent.com/?p=612

➽ Energies marines renouvelables : attention aux pièges dans lesquels l’idéologie peut si facilement nous jeter
Publié le 23 Décembre 2017
Science et politique ne font pas bon ménage : le développement des énergies marines en France en sont une nouvelle illustration.
Publié le 19 Décembre 2017
Depuis « One Planet Summit » on voit les annonces d’initiatives se multiplier dégoulinant de bons sentiments , on s’y laisserait volontiers prendre si nous n’avions pas en tête l’adage « l’enfer est pavé de bonnes intentions »
http://www.atlantico.fr/decryptage/futur-climatique-absurde-criminalisation-energies-fossiles-3258428.html

➽ Pourquoi la transition énergétique ne se doit pas se faire au détriment des filières classiques de l’industrie française
Publié le 28 Novembre 2017
Au nom des énergies renouvelables on ne devrait pas pouvoir faire n’importe quoi !

➽ Avoir une "foi absolue dans les énergies renouvelables" suffit-il vraiment à définir une politique de l'énergie crédible ?
Publié le 24 Juillet 2017
J’ai appris à la lecture du journal (16 Juillet 2017) que le nouveau Ministre en charge de l’écologie et de l’énergie avait « une foi absolue dans les énergies renouvelables », cela a enthousiasmé la presse mais m’a laissé perplexe. Qu’est-ce que la religion a à faire là-dedans ?

➽ QUAND LE CONTRIBUABLE FRANÇAIS FINANCE L’INDUSTRIE ÉTRANGÈRE
Publié en septembre 2016

La grandiose performance de notre « Etat stratège » conduira le contribuable français à subventionner General Electric et Siemens pour fabriquer des éoliennes, dont, par ailleurs, il n’existe aucune certitude sur la faisabilité …