Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

samedi 30 septembre 2017

Haute-Loire : Ils n'ont pas les mêmes éoliennes en projet, mais ils ont la même opposition

http://www.lacommere43.fr/actualites/item/10670-ils-n-ont-pas-les-memes-eoliennes-en-projet-mais-ils-ont-la-meme-opposition.html
Samedi matin, une centaine de personnes venues de Haute-Loire et d'Ardèche se sont retrouvés sur un site symbolique, la Croix de Boutières, qui fait la frontière entre les deux départements.

Cette centaine de manifestants étaient réunis parce qu'ils nourrissent une opposition commune à l'éolien. Ils représentaient le combat mené par six projets en cours en Haute-Loire et en Ardèche : à Valprivas-Bas-en-Basset, les Vastres, Riotord, Issarlès, Saint-Jean-de-Nay et Ally-Mercoeur.

Tous se rejoignent pour dénoncer, pêle mêle, "la grande opacité sur ces projets menés par des promoteurs privés", "les nuisances sonores", "la destruction des paysages", "l'impact sur la valeur immobilière", "l'atteinte à la biodiversité".


Les Vastres
Trois éoliennes sont en projet. Parmi les opposants, on retrouve les maires des Estables et de Fay-sur-Lignon. "Dans le Mézenc, on ne devait jamais voir une seule éolienne. On va arriver à 70 mâts. Il faudra être très fort dans ce combat car on a à faire à des multinationales", estime Philippe Brun, maire des Estables.

A Fay-sur-Lignon, on est vent debout contre les éoliennes des Vastres. "On en aura deux en face du village, des gigantesques à 150 mètres de haut. Ce n'est pas comme ça que je conçois le travail intercommunal", témoigne Christian Chorliet, maire de Fay.

Vendredi à 17 heures, une exposition sera inaugurée en mairie de Fay. Il s'agit de photo-montages pour représenter les futures éoliennes. L'exposition sera visible le samedi et le dimanche


Taillard
Depuis dix ans, un projet d'une centrale de 25 éoliennes est développé à cheval sur la Loire, la Haute-Loire et l'Ardèche. "On est sur un massif qui est le château d'eau d'une série de villages. En injectant des milliers de mètres cubes de béton pour chaque socle, je redoute l'impact sur les sources", avance Henri Delolme, président de Protégeons Taillard.

Saint-Jean-de-Nay
On parle de 8 à 12 éoliennes. Les opposants estiment avoir déjà fait reculer le projet grâce à un travail de terrain. "ça commence à se réveiller", estime Franck Mouilhade, président de l'association Regards sur la Durande. "On a des milans royaux sur le secteur, ça va être un saccage. On est sur une zone d'entraînement à basse altitude de l'armée de l'air, les promoteurs ça ne les dérange pas visiblement. Un comité de suivi existe mais se compose de gens favorables. Ce n'est pas une concertation, ou alors une concertation en monologue. Enlevez l'argent que les éoliennes produisent et vous verrez que ça n'intéresse plus."

Issarlès
De 9 à 12 éoliennes sont envisagées à 3 km du lac et 6 km du Mont Mézenc. "On a 36 habitations concernées dans un rayon de 500 m à 1 km et 140 hectares de terres agricoles spoliées", chiffre Gérard Thévenon, président de l'Association de défense du plateau d'Issarlès.

Ally-Mercoeur
En plus des 26 machines, un projet de 11 nouvelles éoliennes a été déposé en préfecture. Une riveraine se retrouve démunie : "Quoi faire ? Les affaires s'aggravent, on se demande où on va. C'est infernal."

Valprivas-Bas-en-Basset
"Comme on a peu de vent, il faut compenser. Alors, on aura 7 éoliennes de 180 m de haut. Il ne faut pas raconter n'importe quoi sur l'éolien, la production reste faible. Je ne suis pas pro-nucléaire, je suis favorable aux énergies renouvelables mais quand elles sont sérieuses. On ne va pas remplacer une énergie continue par une énergie discontinue", s'énerve Dominique Ravel, trésorier de l'association Protection du patrimoine paysager de Valprivas et Bas-en-Basset.

La manifestation de samedi

Cantal : Parlan : les habitants se sont majoritairement prononcés contre l’implantation d’éoliennes

https://actu.fr/societe/parlan-habitants-se-sont-majoritairement-prononces-contre-limplantation-deoliennes_12754890.html

L'association Stop Eole Parlan - Roumégoux, qui milite contre l'implantation de quatre éoliennes à Parlan, a réalisé un sondage auprès de la population. Le résultat vient d'être divulgué. Une grande majorité des habitants serait contre ces éoliennes.


« Tout est fait en catimini », dénonce Jean-Claude Montillet, président de l’association Stop Eole Parlan – Roumégoux (SEPR). Fin 2016, celui-ci décide de monter une association pour protester contre un projet d’implantation d’éoliennes sur les communes de Parlan, Roumégoux et Saint-Saury. En 2015, la société Abo Wind a en effet jugé cette zone favorable à l’implantation d’éoliennes. « On nous a prévenus par lettre en juillet 2016 qu’il allait y avoir une étude. Deux mois plus tard, un mât de mesure a été installé. Il n’y a eu aucune information auprès de la population », regrette Jean-Claude Montillet. C’est ainsi que ce dernier a souhaité créer son association, afin de tenir informé les habitants. « Nous avons fait des actions de tractage, puis nous avons décidé de lancer le processus démocratique puisque le conseil municipal refusait de le faire ». C’est ainsi que l’association SEPR est passée en avril dernier « dans chaque maison de la commune de Parlan pour faire un sondage ». Auprès de la population, ceux-ci ont simplement demandé aux habitants s’ils étaient « pour ou contre le projet, ou bien neutre ». Les conclusions ont été divulguées lors d’une réunion publique, fin août dernier et le résultat est sans appel. « Sur 357 adultes recensés, 265 se sont exprimés, soit plus de la moitié de la population », souligne d’abord Jean-Claude Montillet. Au total, 23 personnes seraient pour le projet, et 148 personnes s’y opposeraient. « Nous avons demandé que le Conseil Municipal prenne en compte ces résultats », indique Claude Montillet. Le maire de Parlan, Michel Teyssedou, a assuré qu’il délibérerait en conseil municipal, suite à une prochaine réunion publique organisée par l’association SEPR le 3 octobre prochain. Mais l’association reste prudente, « jusqu’à maintenant, tout était caché et personne n’a demandé l’avis de la population. Les élus ont privilégié l’argent plutôt que l’avis de leurs administrés », regrette le président.


« Une escroquerie financière »

Car pour Jean-Claude Montillet, tout est « une histoire d’argent ». « Avec ce projet, la commune toucherait 15 000 € à 17 000 € et la Communauté de communes, 90 000 € à 100 000 € ». Celui-ci dénonce « une escroquerie financière énorme. Le mégawatt produit par les éoliennes est racheté trois fois le prix qu’on nous le revend. C’est une plus-value pour les promoteurs, cela n’a plus rien à voir avec l’écologie. Je ne suis pas contre les énergies renouvelables, mais je ne veux pas laisser nos campagnes à des promoteurs sans scrupule ». Michel Teyssedou, contacté en avril dernier (lire notre édition du 27 avril 2017), affirmait alors que le projet « constituerait un quart des recettes fiscales de la commune ».

Sept éoliennes d’une hauteur de 180 mètres

Si au départ le projet prévoyait 6 éoliennes sur les communes de Parlan, Roumégoux et Saint-Saury, il en prévoit aujourd’hui une supplémentaire, soit 7 éoliennes, « et leur hauteur passerait de 150 mètres à 180 mètres », indique Jean-Claude Montillet. La commune de Saint-Saury, qui compte déjà un parc éolien, a tenu quant à elle à demander l’avis de sa population, qui a finalement rejeté le projet, craignant d’être « entourée d’éoliennes ». Une décision saluée par l’association SEPR, mais qui ne change cependant pas la finalité du projet. « Les éoliennes prévues sur Saint-Saury vont tout simplement être déplacées sur Roumégoux », confie Jean-Claude Montillet. Ce sera donc 4 éoliennes prévues à Parlan, et 3 à Roumégoux.

Impacts sanitaires et immobiliers ?

L’association, qui milite depuis maintenant près d’un an contre ce projet, alerte notamment sur le côté néfaste des éoliennes sur la santé et notamment au niveau du bruit. Celle-ci aimerait qu’elles soient placées à « au moins 1 500 mètres des habitations, comme le préconise l’Organisation Mondiale de la Santé. Mais la loi française autorise une distance de 500 mètres, sous pression des lobbies », informe le président de SEPR. Celui-ci s’inquiète également de la dévaluation immobilière qu’engendrerait l’implantation d’un parc éolien près des habitations. « C’est environ 20 % à 40 % de valeur en moins, indique-t-il. Beaucoup de personnes font le choix de vivre à la campagne pour le cadre et le calme. Sans compter que les terrains qui vont être exploités abritent une faune et une flore riche, ainsi que des espèces protégées », ajoute Jean-Claude Montillet.

Le compte rendu du sondage réalisé par l’association sera remis aux élus le 3 octobre prochain, en attendant une délibération du Conseil Municipal. Les éléments ont également été envoyés au Préfet du Cantal qui prendra la décision finale, après avoir demandé un avis consultatif du Conseil.

vendredi 29 septembre 2017

Manifestation à Passa (66) : les habitants des Aspres se mobilisent contre les éoliennes

Photo/Arnaud Andreu


Les habitants des Aspres restent mobilisés contre les parcs éoliens en projet sur le secteur. Ce jeudi soir, une centaine de personnes ont manifesté devant la salle des fêtes de Passa, où se tenait une réunion de co-construction organisée par la société Elements, qui compte implanter entre quatre et six aérogénérateurs sur le territoire communal.

" Nous sommes pour les énergies renouvelables et la transition énergétique, mais nous nous opposons à l'éolien, qui fournit une énergie intermittente et non stockable ", a précisé Marie-Noëlle Moly, la présidente du collectif Le Vent tourne, à l'initiative du rassemblement.


Treize maires entrent en résistance

Le maire de Terrats, Etienne Maso, faisait notamment partie des manifestants. " Ce qui me gêne le plus dans ces projets, c'est la pollution visuelle qu'ils pourraient engendrer,explique l'édile. Nous comptons organiser la semaine prochaine une réunion avec les treize autres maires de la communauté de communes opposés à l'implantation d'éoliennes pour réfléchir aux actions que nous pourrions mener. "

Selon le collectif Le Vent tourne (leur page Facebook Collectif Le Vent tourne 66), la pétition contre les projets éoliens des Aspres a d'ores et déjà récolté plus de 3 000 signatures (en ligne et sur papier).


Consultez leur site ici.



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FRANCE 3 : Actu du 29/09/2017 : commence à 4mn05
http://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/emissions/jt-local-1920-pays-catalan


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Photo/Arnaud Andreu
Photo/Arnaud Andreu

Photo/Alexandre Gonzalès

Voir cette vidéo

jeudi 28 septembre 2017

L’éolien, on le paie QUATRE fois !


http://fr.friends-against-wind.org/realities/l-eolien-on-le-paie-4-fois

« Puisqu’en France, l’électricité est quasi totalement décarbonée, on paie quatre fois pour l’éolien sans enlever de pollution à l’environnement. »



Extrait de l’intervention de Bruno Comby, ingénieur atomiste, polytechnicien, dans l’émission Libre journal du droit et des libertés de Radio Courtoisie du 26 septembre 2017.

mercredi 27 septembre 2017

Aude : Destruction environnementale (XXXIII)

Eoliennes Bouriège/Tourreilles


Et le 2ème arrêté d’alignement est arrivé au pont du Gourga. 


Il privatise une autre partie de la RD52 en spoliant 4 autres propriétaires. Valéco va tenter de passer sur l'autoroute octroyée par le conseil départemental de l'Aude.... D’ailleurs vendredi quand le nouvel arrêté est arrivé, il était très important pour le conseil départemental de signifier devant un camion que l'on avait obligé à monter... pour ne pas passer ...que "les bons élèves" avaient fait leur travail et qu'en l'absence des propriétaires, l’arrêté ne pouvait pas être mis en place ce jour-là... Pour des gens qui sont sensés participer aux économies d'énergie , ça laisse songeur ... le témoignage de Bruno Ladsous de TNE qui était présent ce jour là est parfaitement édifiant.

Ce qui l'est aussi, c'est à la fois le gaspillage des deniers publics pour faciliter le passage d'une compagnie privée -qui a toujours dit qu'elle n'avait aucun problème avec les voies d'accès !- .... et l’attitude des responsables politiques , administratifs et judiciaires dont aucun n'a le courage de dénoncer la gabegie de ce projet en reconnaissant que ce permis n'aurait jamais du être octroyé ....

Y aura-t-il un courageux / une courageuse pour venir témoigner que les projets, comme celui-ci qui sont sensés participer à la réduction du CO2 tout en faisant le contraire et en faisant reculer la démocratie et la république, sont une gifle pour toute la démarche écologique ? 
Une courageuse / un courageux pour dire que l'aide à la liberté d'entreprendre s’arrête où le mépris des citoyens et les abus de pouvoir commencent. 
Parce qu'il va falloir un courageux ou une courageuse pour mettre un terme à ce projet ou ... participer, ensemble et complices, à une honte républicaine ! 

Nous en sommes à cette phase cruciale où les uns et les autres sont "embarrassés" ... Ne le soyez pas... l'affaire est claire. Les compagnies ont menti les unes après les autres en se passant la "patate chaude". Depuis le début elles savaient ne pas avoir les voies d'accès dont Valéco, la dernière, que nous avions informée par courrier de cette impossibilité. 
Y-a-il eu des personnes qui ont pu l'induire en erreur ou lui faire croire qu'elle pourrait néanmoins passer ? Avec la cohorte de techniciens en tous genres et d'avocats "payés au mois" : nous avons du mal à imaginer que cette compagnie y soit allée sans aucune assurance... 
Il est temps de savoir lesquelles et pourquoi ? La compagnie savait qu'elle ne passait pas ... elle ne passe pas. Il est peut-être temps de définir les responsables des manquements de ce projet .

Mesdames et messieurs les élus, si vous pensez qu'en autorisant des projets comme celui-ci vous participez à la transition énergétique, vous vous trompez. Vous ne faites que la freiner puisque les vieilles méthodes refont surface et les citoyens guettent autant "les passe droit" que" les passe pont"... 
Au contraire une victoire citoyenne sur la RD52 serait un très bon signe pour tous ceux qui sont convaincus, comme nous, que la transition énergétique ne peut pas se faire en bafouant la démocratie mais au contraire en agissant d'une autre façon, dans la transparence, dans la concertation et dans le respect des citoyens. C'est une chance, à ne pas laisser passer, de démontrer qu'une nouvelle démocratie est, peut être, en marche en se servant du projet de Bouriège pour ne pas accepter ... l'inacceptable. 
Il serait bon d'ailleurs de remercier les citoyens qui se battent depuis plus de 100 jours pour le respect de la loi, de l'environnement et de la propriété privée plutôt que d'en faire des "boucs émissaires" pour mieux s'en débarrasser... A ce jour nous demandons au législateur une loi anti-bâillon et à tous ceux qui ont les compétences pour l'élaborer à participer à un groupe de travail. 

Nous appelons également à une grande manifestation le samedi 7 octobre à partir de 10h30 , place Carnot à Carcassonne .

Nous comptons sur chacun et sur tous. Nous devons être nombreux 
Le Collectif des Résistants du Pont du Rec 

« Toute lutte qui réussit crée un nouveau possible, toute résistance crée de nouvelles possibilités d’émancipation et de vie, créant donc une jurisprudence au sens où cela devient faisable. » , Miguel Benassayag et Angélique Del Rey, De l’engagement dans une époque obscure, Le passager clandestin, 2011

Nous appelons à une manifestation pacifique le samedi 7 octobre à partir de 10h3O sur la place Carnot à Carcassonne . Nous tenons à informer d'autres audois sur ce qui se passe quant à l'invasion éolienne dans l'Aude et comment notre département est entrain d’être "vendu" aux marchands de vent -les biens nommés !-

A cette occasion nous distribuerons des tracts d'explication. Nous parlerons de ce qui se passe sur la RD 52 entre Bouriège et St Sernin et comment des citoyens "résistent" depuis plus de 100 jours.

Nous vous raconterons l'histoire des ponts du Rec et du Gourga.
Nous vous demanderons de soutenir la demande d'une loi "anti baillon" 

L'Aude est belle et généreuse, elle mérite d’être défendue.
Nous comptons sur la présence de tous.  
Nous avons besoin de chacun . 
Relayer ce message au plus grand nombre 

La loi N°76-629 du 10 7 1976 dit : " Il est du devoir de chacun de veiller à la sauvegarde du patrimoine naturel dans lequel il vit. Les activités publiques ou privées d'aménagement, d'équipement et de production doivent se confronter aux mêmes exigences ... "

Exprimer votre citoyenneté 

Pour que cette manifestation soit l'expression d'un nouveau possible en terre d'Aude et en Occitanie nous vous demandons de nous signaler sur ce mail votre présence -ou non- à cette action.

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PRESSE

29/09/17 : Aude : André Viola répond aux zadistes
Dans l'affaire qui oppose les habitants de Bouriège à Valéco, promoteur d'un parc éolien sur le terrain de cette commune, qui fait couler beaucoup d'encre, depuis plusieurs mois, le président du conseil départemental de l'Aude vient d'écrire aux responsables du comité de défense afin de répondre aux critiques exprimées contre l'institution. «La teneur de vos propos… laisse à penser que vous faites de l'institution que je préside l'une des parties prenantes actives de ce dossier et, en l'espèce, un allié de la société Valeco, titulaire du permis de construire dudit parc éolien, écrit André Viola. Je ne peux que m inscrire en faux contre cette assertion…». Dans les lignes qui suivent, le président du conseil départemental rappelle que le Département n'avait pas la compétence légale dans l'instruction du permis de construire en 2006. À cette époque la gestion des routes départementales, et l'expertise des gabarits, était assurée par la Direction de l'Equipement, service déconcentré de l'Etat.
«Il ne m'appartient pas aujourd'hui, de juger si les services de l'Etat d'alors, ont instruit en toute clairvoyance ce dossier mais sachez, cependant, que depuis cette prérogative échue au Département, à compter de 2008, il nous est arrivé d'exprimer des réserves formelles lorsque la route ne permettait vraisemblablement pas la circulation, prenant ainsi nos responsabilités, sans céder à de quelconques intérêts privés», poursuit André Viola. Le patron de l'exécutif précise, donc, que le rôle du Département, à la marge du permis de construire à Bouriège reconnu exécutoire par la justice, se borne à la délivrance d'arrêtés individuels d'alignement «lorsque la situation le nécessite pour faire appliquer le droit en matière de délimitation entre le domaine public et les propriétés privées le bordant». Ces arrêtés ont été délivrés à deux reprises par le Département. Dans ce dossier, André Viola oppose aux zadistes le respect du droit et la neutralité de l'institution départementale. «Ainsi, je ne peux laisser dire que c'est contre les habitants et pour les intérêts de la société que nous avons œuvré», conclut-il.

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29/09/17 : Bouriège : André Viola répond aux opposants des éoliennes
POLÉMIQUE. Le président rappelle la loi et remonte le fil de l’histoire.
Alors que le vendredi 30 juin, onze opposants au parc éolien de Bouriège étaient assignés en référé au tribunal de Carcassonne par la société Valeco, audience renvoyée au 7 juillet, le conseil départemental de l’Aude dans la foulée prenait un arrêté d’alignement. Arrêté qui n’était pas du goût des riverains du hameau de Saint-Sernin. Pour les opposants, le président du département André Viola « prenait cette position pour favoriser une compagnie ».
Un reproche non recevable pour le président du conseil départemental. « La teneur de vos propos à l’encontre du département de l’Aude laisse à penser que vous faites de l’institution que je préside l’une des parties prenantes actives de ce dossier et, en l’espèce, un allié de la société Valeco, titulaire du permis de construire dudit parc éolien. Je ne peux que m’inscrire en faux contre cette assertion. »
En évitant soigneusement de se laisser embourber dans un quelconque imbroglio juridique, André Viola répond aux opposants des éoliennes de Bouriège en rappelant les faits, et la loi. Les opposants arguaient également que les services du département, dans une conversation informelle, les avaient assurés dix jours plus tôt qu’aucun arrêté d’alignement ne serait pris, préférant laisser les services de l’État démêler cette question épineuse. Un argument étayé par le président du conseil départemental reprenant le fil de l’histoire des éoliennes de Bouriège, sans toutefois, affirme-t-il : « Émettre de jugement sur la clairvoyance des services de l’État dans ce domaine. » Il remet à jour les responsabilités de chacun chronologiquement : « Lors de l’instruction du permis de construire en 2006, le département n’avait pas vocation à instruire le dossier au titre de la gestion des routes départementales. En effet à cette époque c’était à la DDE, service de l’État qui assurait cette mission et était sollicité sur les gabarits. Sachez que depuis 2008, où nous incombe cette prérogative, il nous est arrivé d’exprimer des réserves formelles lorsque la route ne permettait vraisemblablement pas la circulation, prenant ainsi nos responsabilités, sans céder à de quelconques intérêts privés. »
Et le président du département de poursuivre en soutenant : « Concernant la situation de Bouriège, alors que le permis de construire est parfaitement exécutoire et reconnu comme tel par la justice, la compétence du Département ne se situe que dans la gestion du domaine public routier départemental. Ceci implique la délivrance d’arrêté individuel d’alignement lorsque la situation le nécessite pour faire appliquer le droit en matière de délimitation entre le domaine public routier et les propriétés privées le bordant. Par deux fois le Département l’a fait dans le cas qui nous préoccupe. Le Département l’a fait sur la base de constats établis par des agents publics assermentés, en fonction des relevés effectués sur le terrain et sans tenir compte du gabarit des véhicules utilisés par la société Valéco. »


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mardi 26 septembre 2017

Aude : Destruction environnementale (XXXII)

Eoliennes Bouriège/Tourreilles

Comme prévu, puisque les convois éoliens ne peuvent passer légalement sur la RD 52 trop étroite, le Département récidive et prend un deuxième arrêté d’alignement individuel, cette fois à l’encontre des propriétaire riverains du pont du Gourga.

Et ceci malgré les termes très durs de la juge du TGI de Carcassonne qui écrit sur son ordonnance à propos du premier arrêté d’alignement en juillet 2017 : « des irrégularités grossières ont été constatées afin d’agrandir le domaine public dans le but de faciliter le transport d’éléments éoliens...la fixation de la limite a été établie sur le haut du talus et non sur le bas...alors même que le talus appartient aux époux X ».

Un arrêté d’alignement individuel quand il est imposé aux riverains a pour but de délimiter la chaussée carrossable.

Le Département est un service public pour les citoyens qui paient ce service avec leurs impôts et non au profit d’une société industrielle, holding internationale qui prétend depuis le début avoir le passage …

Le deuxième arrêté d’alignement prend jusqu’à 6,85 mètres chez les riverains, inclut le pont du Gourga qui est un ouvrage d’art et ne peut être agrandi sans l’accord des riverains, ainsi que tous les talus.




Et ce n’est pas tout ! Les limites de la chaussée passent en haut du talus, dans les fondations d’une maison en pierre, au risque de voir le mur en ruines s’écrouler sur la chaussée et blesser les usagers.

Et tout ceci pour fournir à la société Valéco une autoroute de plus de 13 mètres de large à certains endroits ! Du jamais vu sur une RD ! Bouriège peut entrer dans le guiness book des records avec sa route départementale la plus large de France !

Comme le dit l’un des membres du Collectif TNE Occitanie Environnement en visite sur le site : « Pour quelles raisons vraies ou obscures le Président du Conseil Départemental continue-t-il de soutenir ces intérêts privés ? »

Les questions que les riverains spoliés se posent :
- Qui pourra mettre un frein à ces abus de pouvoir répétés ? 
- Quels droits les citoyens de ce pays possèdent-ils encore à part celui de se taire ?



Article dans la presse : 

Le département prend un nouvel arrêté d'alignement
Après le pont du Rec, c'est le pont du Gourga qui empêche les convois de monter sur le site éolien du parc de la Bruyère.

Vendredi, le conseil départemental a pris un nouvel arrêté d'alignement sur la désormais célèbre RD 52, devant permettre à la société Valeco de faire, enfin, passer, ses éoliennes et de les dresser dans le ciel de Bouriège. 
Si le premier arrêté d'alignement ne visait qu'un seul propriétaire riverain de la route départementale, celui qui a été signifié vendredi, concerne 5 propriétaires dont les terrains bordent le pont du Gourga. 
Cet ouvrage d'art reste, pour le moment, infranchissable aux camions devant acheminer les longs éléments des aérogénérateurs. L'enjeu de ce nouvel arrêté d'alignement est donc capital pour la société Valeco, le promoteur du parc de la Bruyère. Mais il fait grincer les dents des opposants. En juillet dernier, la présidente du tribunal de grande instance, saisie à deux reprises par Valeco, avait notamment souligné dans l'une de ses ordonnances que «des irrégularités grossières ont été constatées dans la fixation de la limite par le conseil départemental».

«La route départementale la plus large de France»

Reste que le juge judiciaire n'est pas compétent pour statuer sur la régularité ou non d'un acte administratif, sauf à considérer que l'arrêté soit considéré comme une voie de fait à l'encontre des propriétaires.

Du côté des opposants on ne décolère, d'autant que, selon eux, les élargisse-ments de la RD 52 ont été pris sur des mesures situées à hauteur des talus et non au bas de ceux-ci. Et d'ironiser : «Tout ceci pour fournir à la société Valéco, une autoroute de plus de 13 mètres de large à certains endroits (…) Bouriège peut entrer dans le Guiness Book des avec sa route départementale la plus large de France !»
Le feuilleton du parc de la Bruyère s'éternise chaque jour un peu plus.

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jeudi 21 septembre 2017

Le gaspillage des énergies renouvelables en France

http://www.economiematin.fr/news-le-gaspillage-des-energies-renouvelables-en-france
par LUDOVIC GRANGEON19/09/2017


Il est de bon ton de montrer systématiquement une éolienne à hélice comme symbole des énergies renouvelables, alors qu’elle en est le pire exemple.

La création d’une manne financière à base d’aide d’Etat aveugle et systématique a attiré dans ce secteur cabinets de défiscalisation, fonds de pension et avocats d’affaire pour exploiter à fond cette tirelire financée à perte par le contribuable, avec l'appui de nombreuses officines d'influence.

Cette avidité à court terme a exclu depuis dix ans toute recherche développement digne de ce nom pour privilégier des machines à bas coût, largement amorties. Les éoliennes de grande hauteur à hélice en sont le procédé le moins performant. Elles ne représentent que le plus faible pourcentage des énergies renouvelables en France. L'hydraulique est la force française sur ce point et représente environ 75 % de nos ressources. Une éolienne de 3 millions € ne dessert que l'équivalent d'un petit village et de façon aléatoire.

Hyundai annonce pour 2018 la commercialisation de véhicules électriques sans recharge, équipés de pile active à combustible d’une autonomie de 800 km avec évolution probable à 3000 km. L'Air Liquide, RWE, Michelin, ou Daimler Chrysler exploitent en révolution silencieuse des installations propres d’énergies renouvelables qui tournent toute l’année alors que nos éoliennes ne fournissent que 90 jours d’énergie par an à un tarif triple du marché. D'ailleurs, l'Observatoire des energies renouvelables nous apprend que l'Union Européenne a confirmé depuis Bruxelles que l'énergie éolienne française n'est plus prioritaire depuis 2016, et ne peut plus bénéficier de son système de financement privilégié, pour manque de performances. Les éoliennes urbaines modernes, silencieuses, intégrées, comme le stade olympique de Londres, ou Essen soulagent la facture de l'usager en soulageant sa consommation. A l'inverse,les opérations éoliennes en rase campagne aggravent la facture puisque leur production est facturée sur l'ensemble des usagers, qu'ils s'en servent ou non.

Début de prise de conscience en 2017 : chute de 13% de l'activité éolienne au premier semestre

Imposer de tels modèles d’éoliennes est aussi un gâchis écologique moins innocent qu’il n’y parait. Sous prétexte que le vent est gratuit, il n’y a aucune raison de le gaspiller et en plus de le rendre payant. Après les autoroutes à péage, voici maintenant le vent et le soleil à péage. 20% des terres agricoles impactées pour un résultat dérisoire de 4% d'électricité intermittente, et pendant seulement l'équivalent de 90 jours par an.

Une éolienne est loin d’être inoffensive comme on le prétend. Un professeur de mathématiques a eu la bonne idée de donner quelques exercices appliqués à ses élèves sur ce thème. On y apprend d’énormes surprises :

En une seconde, par vent très modéré, simplement 18 km/h, une seule éolienne déplace 38 tonnes d’air, soit 6 éléphants. L’équivalence de la masse d’air déplacée en une seule seconde par une éolienne est encore d’un gros semi remorque par seconde, soit deux fois plus qu’une grosse autoroute (Une autoroute à 2x3 voies n’absorbe que 0.5 semi remorque à la seconde en trafic intense). C’est aussi la comparaison avec un Airbus toutes les deux secondes pour une seule éolienne. (poids A320 = 60 tonnes). La ventilation produite par cette masse d’air a un impact jusqu’à 12 kilomètres (étude australienne Alfredson – Dahlberg 2009).

L’étude australienne a été déclenchée par une alerte accident aérien après qu’un avion a failli être plaqué au sol par les turbulences d’une éolienne. On comprend mieux le danger pour un avion, face à 200 tonnes de turbulences d'air par seconde, jusqu'à 12 et 14 km, dans le cas d'une ferme éolienne de 6 à 8 machines.. Il est curieux que ces impacts ne soient pas traités par les autorités, et on pense avec inquiétude aux nouveaux projets prévus en mer, dont les impacts sont encore plus forts sur la navigation maritime et aérienne.

On notera l’astuce des promoteurs éoliens à dire qu’une éolienne ne fait pas de bruit alors qu’elle émet un niveau sonore supérieur à 100 décibels, soit un avion au décollage. Simplement elle émet ce niveau au moment où la pale de 50 m passe devant le mât, ce qui donne un bruit de machine à laver et non une émission constante. L’astuce consiste à diviser ce bruit en une heure. Avec ce procédé, il ne passe aucun train sur le réseau ferré d’Ile de France, puisqu’un train ne passe que brièvement devant un immeuble.

Là est le gâchis d’énergies naturelles : pour un coût énorme d'investissement global de 3 millions €, à 18 km/h de vent, (moyenne courante en France) l’éolienne ne fournit que l’énergie de faire tourner les machines à laver d’un seul village de 300 maisons, à condition de ne faire sa lessive qu'un jour sur cinq. Des études plus nombreuses sur l’écologie montrent que les vieilles éoliennes à hélice ont à leur tour une influence non négligeable sur le changement climatique par leur nombre important, comme le cite Energeek.

mercredi 20 septembre 2017

La Haute-Marne

Il y a trop d’éoliennes en Haute-Marne
http://puissanceplay.fr/actualites/il-y-a-trop-deoliennes-en-haute-marne

La préfecture de Haute-Marne a interdit le déploiement de nouvelles éoliennes, qui, selon elle, dénaturent le paysage du département.

Alors que les éoliennes se sont de plus en plus développées ces dernières années, depuis un an, les projets éoliens sont au point mort en Haute-Marne. La préfecture a en effet annoncé que les éoliennes sont trop nombreuses dans le département, et interdit donc le déploiement de nouveau appareils jusqu’en 2019.

Le Grand Est, première région de France dans le domaine de l’éolien, a dépassé depuis près de 3 ans les objectifs donnés par les anciennes régions. En Haute-Marne, ce sont 220 éoliennes qui sont en fonctionnement, et produisent en tout 500 Megawatts.

Mais à Vignory, les habitants ne sont pas contents. Ils s’étaient en effet cotisés, à hauteur de 70 000 euros, pour permettre à la ville d’installer 5 éoliennes, projet qui aura en tout fait débourser 15 millions d’euros…pour rien, puisque les machines, si elles sont installées, ne le seront pas avant deux ans…

La préfecture explique cette décision par le fait que les paysages haut-marnais sont dénaturés par toutes ces éoliennes qui viennent s’ajouter chaque année.

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Trop d'éoliennes en Haute-Marne ? Les projets sont suspendus (03/07/2017)


En Haute-Marne, les projets éoliens sont à l'arrêt. Depuis l'an dernier, la préfecture a annoncé qu'elle ne souhaitait plus autoriser de nouvelles installations dans le département jusqu'en 2019. Une décision qui freine notamment le projet participatif de Vignory.

Le vent serait-il en train de tourner en ce qui concerne l'éolien ? Le Grand-Est est la première région de France dans ce secteur. Trop d'installations, très vite... jusqu'à saturation notamment dans le paysage haut-marnais. La Préfecture a pris ses dispositions. Les autorités ont décidé de ne plus autoriser de nouveaux projets jusqu'en 2019. Le département a déjà dépassé, avec 3 ans d'avance, les objectifs fixés (à l'époque par la Champagne-Ardenne), en terme de production d'énergie éolienne.

A Vignory, ce coup d'arrêt est une mauvaise nouvelle. 5 éoliennes doivent être déployées sur la commune. Un projet à 15 millions d'euros, très attendu. Un projet également participatif à hauteur de 70 000 euros auprès des habitants du Grand-Est. L'idée étant d'associer la population à cette installation.


"En moins de 24 heures, la moitié des 70 000 euros ont été souscrits"

La Haute-Marne compte 220 éoliennes
pour une production de 500 MegaWatts.

Les projets sont donc stoppés jusqu'au prochain schéma régional éolien de 2019. A Vignory, c'est une manne annuelle estimée à 15.000 euros qui est en suspens.

"Il y a beaucoup d'éoliennes, il y a des endroits remarquables comme Langres ou Colombey qui ont été un petit peu abîmés." 😠😠😠
(Voir la vidéo en ligne)


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Oui, mais .....   

Haute Marne : Joinville : 12 éoliennes de 150 m autorisées à Osne le Val 

https://augustinmassin.blogspot.fr/2017/09/haute-marne-joinville-12-eoliennes-de.html

👉👉 Voir le blog "Les Vues Imprenables" : 



mardi 19 septembre 2017

Aude : Destruction environnementale (XXXI)

http://www.lengadoc-info.com/5570/environnement/eoliennes-departement-de-laude-soutient-societe-valeco-contre-habitants-de-bouriege/


Éoliennes. Le Département de l’Aude soutient la société Valeco contre les habitants de Bouriège

Dans l’Aude, le Conseil départemental vient de prendre un nouvel arrêté en faveur de la société de construction Valeco qui souhaite installer des éoliennes sur la commune de Bouriège. Les habitants, largement opposés à ce projet, sont furieux.

Quand le Département de l’Aude viole le droit à la propriété privée
C’est un nouveau coup dur pour les habitants du village de Bouriège où la société Valeco souhaite installer des éoliennes. Après un été très chaud sur le terrain et dans les tribunaux, les villageois doivent, une nouvelle fois, faire face à une nouvelle attaque du président du Conseil Départemental de l’Aude, André Viola (PS). Celui-ci a décidé de prendre un arrêté d’alignement sur des parcelles privées le long de la D 52 entre Bouriège et le hameau de Saint-Sernin à hauteur du pont du Gourga.
Cet arrêté permettra désormais aux gigantesques convois de la société Valeco et de ses prestataires, de traverser en toute légalité les propriétés privées des habitants de Bouriège sur ce secteur. Il faut dire que la route à cet endroit n’est pas très large et pour passer, les camions devaient empiéter sur les terrains privés. Face à l’opposition des habitants, plusieurs convois ont du faire marche arrière.



A Bouriège, le Département et Valeco n’en sont pas à leur coup d’essai
Cet arrêté d’André Viola en faveur de la société Valeco n’est pas une première. En juin dernier déjà, le Conseil Départemental avait pris un premier arrêté similaire pour un autre pont sur la D52, le pont du Rec.
Cet arrêté avait fait suite à des tentatives de passage en force de la part des transporteurs. Certains opposants avaient même été agressés.
Le projet de construction d’éolienne date, désormais, d’une douzaine d’années. Plusieurs grosses entreprises, dont Alstom, se sont cassées les dents sur ce petit village gaulois de Bouriège.

Nouvelle énigme
Mercredi 13 septembre
La Sous-Préfète de Limoux se rend sur l’aire de stationnement des convois transportant les éléments éoliens à Bouriège afin de s’entretenir avec ? 
Coïncidence, le lendemain, le personnel du Département vient effectuer un piquetage pour délimiter la chaussée. 
Dans quel but ? Pour qui ?
Si c’est dans le but de promulguer un autre arrêté individuel d’alignement dont la décision unilatérale est motivée par la délimitation de la chaussée, nous vous invitons à contempler cette magnifique photo qui montre la future chaussée à l’intérieur d’une maison en pierre dont les fondations sont proprement ignorées.
Quid de la sécurité des usagers qui passeraient sur cette route, dans la ruine en pierre, au risque de voir l’édifice s’écrouler sur eux ? 
Question : mais alors si ce n’est pas pour la sécurité des usagers pourquoi ou pour qui donc serait pris cet arrêté d’alignement ?
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CONTACT : colldesresistantsdupontdurec@gmail.com



👉 Voir tous les autres articles sur ce blog (Aude : Destruction environnementale I, II, III, ..., XXX)

lundi 18 septembre 2017

Oh rage, Oh désespoir !

Je reçois de plus en plus de messages de riverains -ou non riverains- de zones éoliennes industrielles. Un sentiment de ras-le-bol et surtout d'impuissance anime tous ces courriers. 
Que sommes-nous pour ces monstres bonimenteurs vendeurs de sornettes ? 
Qui êtes-vous Mesdames et Messieurs les édiles pour décider le l'avenir de vos riverains, de leur bien-être quotidien, de votre commune, de votre région ? 
Que faites-vous face à leur mal-être quand ils n'en peuvent plus de souffrir de la proximité des ces satanées machines ?


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STOP STOP STOP ! J'ai écrit à Mr Xavier BERTRAND qui se dit "défavorable" à cette hémorragie d'éoliennes. Pourquoi, Mr le Préfet ne répondez-vous pas à nos réactions ? nos angoisses ? pourquoi ne prenez-vous pas en compte toutes ces inégalités qui montent les personnes les unes contre les autres uniquement pour de "l'argent" ? Car il faut se rendre à l'évidence, l'éolien n'est pas rentable, il fait augmenter notre facture d'électricité, à nous, simple citoyen, il dévisage complètement notre paysage et ce qui nous inquiète pour nos petits-enfants, que deviendront ces machines infernales ou "gracieuses" selon certains, après leur durée de vie ? Cela n'a guère d'importance à vos yeux pourvu que certains gros propriétaires et locataires terriens touchent de l'argent. La honte, Mr le préfet, la honte à mes yeux, pauvre petite citoyenne, vous n'avez aucun respect de notre pensée pour nous en laisser installer autant. Je suis écoeurée.........impuissante et je vous rassure nullement pro-nucléaire. Je pense que des personnes suffisamment intelligentes et instruites peuvent nous offrir d'autres solutions. Merci.
......
Alors que faisons-nous ? ? ? Nous nous croisons les bras ? ? ? Ce n'est guère mon intention, je n'ai pas envie de demeurer inactive, bien que certaines personnes me regardent déjà comme une "extra-terrestre" ! Je ne suis pas la seule à penser ainsi. Nous nous faisons "moquer" par ces gros bonnets, ils rigolent bien ! eux, vont toucher de l'argent sans rien faire, c'est normal ? ? ? "on serait bien (con) de ne pas en profiter" ai-je entendu ! Ceci ne vous choque pas ?..............

L'écologie, "OUI" mais pas à notre détriment, s'il vous plaît ?

Merci de me lire et de transmettre le plus loin possible.


Cordialement,
M.


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Ici en Berry dans un paysage verdoyant parmi les châteaux et musées et villages médiévaux 285 éoliennes Industriels à charbon à 700 m des habitations risquent d'émerger chez nous. 27 associations se sont créées et regroupér en collectif; pour lutter contre les effets néfastes que nous aurons avec els infrasons. Nos maisons ne vaudront plus rien alors qu'allons nous devenir !

Cordialement,
D.



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Nous allons être envahis par 254 éoliennes dans le Parc Naturel de la Brenne. Comment faire pour éviter ce scandale et désastre de notre patrimoine.

Cordialement,
C.



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Bonjour,
êtes-vous au courant du projet Les Camélias, qui propose l'implantation de 6 éoliennes sur la commune de Reboursin ?
Si non, je vous invite à prendre connaissance du dossier lors de l'enquête publique, en mairie de Reboursin,qui finit le 20 juillet
.......
C'est donc un projet de 6 éoliennes de 180 mètres de haut, pour l'instant. Visiblement, il se prolongera sur Graçay et Saint-Outrille par la suite. Il est urgent de relayer l'information au plus tôt car cela va être un vrai saccage.

Bien cordialement
B.


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Dans le Périgord nous luttons aussi contre les promoteurs, contre les HMM, les hypocrites, menteurs, manipulateurs.
Bravo pour votre lutte qui servira d'exemple je l'espère.

Cordialement,

le CTP


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Bonjour
Nous sommes des habitants de la commune de La Baume Cornillane (26120) et avons lu un entrefilet dans le bulletin municipal d'une réflexion sur un parc éolien aux pieds du contrefort du parc naturel du Vercors. Les réponses du maire sur le sujet restent évasive: 'en réflexion'. Pourriez nous nous conseiller sur les personnes à contacter dans la Drôme ou en Rhône-Alpes pouvant nous aider à contrer ce genre de projet dans un domaine naturel, vierge de toute pollution industrielle. Merci par avance de votre retour,
bien cordialement


Cordialement,
D.



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Suite à une réunion à la salle des fêtes de Courtempierre le 26 avril, nous (les habitants, environ une centaine) avons appris que 12 éoliennes de 120m de h seraient implantées entre Treilles en Gâtinais et le lieu-dit des Houys à Courtempierre. Hors nous somme apparemment une majorité d'habitants à rejeter ce projet surtout qu'entre ces deux lieux il n'y a pas 3000 m à vol d'oiseaux! C'est monstrueux! Nous voudrions savoir quel recours avons-nous pour nous opposer à ce projet. En fait nos ne sommes pas contre l' éolien vu le défi climatique, mais nous demandons que les 500 m de distance des habitations soit doublés voir triplés comme le font plusieurs pays européens . Merci pour l'aide que vous pourriez nous apporter, cordialement

Cordialement,
G.


......................

samedi 16 septembre 2017

Aude : Destruction environnementale (XXX)

Je pense que nous sommes partis pour une longue série d'articles ... Nous ne pouvons qu'être admiratifs devant autant de pugnacité et de solidarité ! Tenez bon ! V&T


BOURIEGE ... Pont du Rec, Pont du Gourga ... même combat ! suite ...


Vendredi 15 septembre tentative de passage en force








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16 septembre 2017 :

Situation dramatiquement ubuesque à Bouriège, dans l'Aude, où administrations, pouvoirs publics et entreprises privées accumulent les déboires en tentant de passer en force sur des ponts dont la plupart des habitants disaient qu'ils n'étaient absolument pas accessibles à des engins gigantesques pour amener les éoliennes industrielles de Valéco ! Avertissement qu'ils avaient aussi donné au commissaire enquêteur, lequel s'était effectivement inquiété des problèmes d'accès ! 

Après les déboires du pont du Rec, place à la folie au pont du Gourga :

La semaine dernière un convoi portant notamment une nacelle était resté bloqué au pont du Gourga et avait dû faire marche arrière (voir les photos jointes). Mercredi 13 septembre, un autre convoi est arrivé aux environs de 9h avec la même nacelle, partiellement réduite ainsi qu'un camion grue. Le pont s’avérant être trop étroit, le 1er camion n'a pas pu passer bloquant ainsi le second et les autres camionnettes qui suivaient !! Le tout pesant plusieurs tonnes a donc fait marche arrière et des encombrements ont eu lieu sur le pont de Bouriège, etc. etc. Le collectif est tous les jours un peu plus inquiet puisque les sous-traitants semblent être exaspérés par la situation ce que nous pouvons comprendre ; mais les habitants leur expliquent qu'on les a induits en erreur quant aux mesures des ponts et que c'est de ce coté là qu'ils doivent exprimer leur ressentiment et non vis à vis des citoyens qui ne demandent que l'application du droit et de la loi.

Quand va-t-on prend en compte ce que les gens de bon sens et qui connaissent leur territoire disent ? 

Qui va avoir le courage et l’honnêteté de reconnaître que, les voies d'accès n'y étant pas, ce permis a été acquis de façon frauduleuse ? 

Qui va évaluer le gaspillage des deniers publics pour une compagnie privée qui tente de passer, avec le soutien du Conseil départemental, alors qu'elle sait très bien depuis le début qu'elle n'a pas les voies d'accès ? 

Merci de contacter directement le Collectif des Résistants du Pont du Rec et de Gourga - 06 08 66 53 97 - colldesresistantsdupontdurec@gmail.com - 

En vous remerciant de l'écho que vous pourrez faire sur une situation ubuesque qui pourrait nous faire sourire si elle n'était pas aussi grave de conséquences et révélatrice du mépris que les autorités et les industriels ont pour ces "lanceurs d'alerte". 

Michèle Solans, pour le collectif régional TNE Occitanie Environnement - http://toutesnosenergies.fr/

15 septembre 2017 :

Nous avons eu aujourd'hui mardi 15 septembre un scénario semblable quoique un peu différent de celui que vous voyez sur cette vidéo.

En effet l'un des camions sachant qu'il ne passait pas, a néanmoins tenté le passage ... . Il ne lui restait plus qu'à faire demi-tour comme hier. 
Conseillé vraisemblablement par des responsables - très imbus de leur pouvoir !! - le chauffeur du camion est resté sciemment sur la chaussée. 
Le créneau horaire s’arrêtant à 11h30 ce camion a bloqué la route de 9h30 à 13h45 interdisant toute circulation sur la RD52, en violation de l’arrêté de circulation du CD et sans tenir compte de l'intervention de 3 gendarmes vers midi. 
Après information au procureur et arrivée de 4 gendarmes à 13h30, le camion a fait marche arrière. 
C'est le 4e camion qui fait marche arrière, un quatrième rappel de la fraude avérée quant aux voies d'accès ! 
A quoi jouent Valéco et ses sous-traitants alors que le conseil départemental "mitonne" un 2e super arrêté d'alignement qui devrait sortir la semaine prochaine et qui va favoriser, une fois de plus ,le constructeur éolien, au mépris des citoyens et dans l'accompagnement de la fraude quant aux voies d'accès ????...
Les qualificatifs manquent quant à la situation que nous vivons. Mardi, mercredi ??? devrait arriver le nouvel arrêté d'alignement, nous appelons toutes les personnes disponibles à nous rejoindre sur le pont du Gourga, à 8h30 - si vous voulez arriver avant la fermeture de la route ou son blocage - pour participer à une chaîne humaine, dans le respect de la légalité mais afin de signifier notre désaccord. 

Nous engageons également chacun à téléphoner à Mr Viola - président du conseil départemental - pour signifier son désaccord quant à ce qui se passe sur la RD52 et son opposition quant à ce 2e arrêté d'alignement qui va spolier la propriété privée de 3 personnes au profit d'une compagnie privée et avec l'aide du conseil départemental . Tel 04 68 11 68 11. Il serait souhaitable que dès lundi matin le standard croule sous les appels .....

Merci d'avance et bon W.E à tous 

PS : Pour nous rejoindre, à Limoux prendre la route de Chalabre D620 prendre à gauche vers Digne d'Amont, ensuite à droite vers Castelreng.

A Castelreng, à l'entrée du village prendre à gauche vers Bouriège et St Sernin. Arrivé à St Sernin, si la route vers Bouriège est ouverte prenez la pour accéder aux ponts du Rec ou du Gourga. Si la route est fermée, laisser la voiture devant St Sernin et suivez le sentier qui s'amorce devant le Hameau, il vous conduira tout près du pont du Rec. 
La route est ouverte avant 9h et entre 11h30 et 14h. Il faut donc arriver avant 9h ou après 11h30 si vous souhaitez venir au Pont en voiture où l'on vous signalera où vous garez. 

Vous pouvez nous joindre au 06 08 66 53 97 

Le Collectif des Résistants des Ponts du Rec et du Gourga 

Voici la vidéo d'hier après midi... 
Zone contenant les pièces jointes 
Prévisualiser la vidéo YouTube Mercredi 13 septembre tentative de passage en force.

Message :

Eoliennes Bouriège/Tourreilles 
Du nouveau sur le 101 collectif (101 parce que 101 Tour-reillois sur 125 villageois ont signé la lettre au Préfet pour protester contre l'implantation des six éoliennes indus-trielles lorsque Valéco a racheté et redynamisé le projet en 2015).
Nombre d'entre vous suivent les évènements qui se dérou-lent en ce moment sur la RD52 au niveau du pont du Gourga. Nous avons donc décidé de diffuser en direct les vidéos de ce qui se produit sur le terrain afin que vous soyez avec nous pour voir et entendre les choses hallucinantes aux-quelles nous sommes confrontées au quotidien sur le ter-rain. Rendez-vous du lundi au vendredi aux heures de pas-sage "forcé" des camions hors gabarit de Valéco soit de 9h à 11h30 et 14h à 16h30 dans la mesure où l'action nous permet de filmer. 
Pour ceux qui sont intéressés voici les liens :  

 Page facebook avec les vidéos qui ont été faites en DIRECT (pas besoin de compte facebook pour y accéder) : https://fr-fr.facebook.com/101collectif-403581056508249/
Chaîne youtube avec des vidéos de la résistance et l'historique de la lutte https://www.youtube.com/channel/UCBs7tGPXSiOfUjj5Ja_PbAA

Collectif Tourreillois


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Presse :


Opposants : une lettre au Département
Circulation - Déplacements - Bouriège : parc éolien


Les habitants de Bouriège opposés à l'implantation d'un parc éolien sur la commune ne se résignent pas. Ce vendredi 15 septembre ils ont adressé une lettre de protestation au président du conseil départemental de l'Aude. Dans cette missive ils se plaignent d'un nouvel arrêté de circulation par l'institution. «Le Conseil départemental a émis un arrêté d'alignement sur des parcelles privées le long de la D 52 entre Bouriège et le hameau de Saint-Sernin à hauteur du pont du Rec en juin de cette année et vient de récidiver au pont du Gourga sur la même route, écrivent les opposants. Outre que ces arrêtés sont entachés d'illégalité, ils pénalisent des citoyens respectueux des lois au profit d'une société et de sous-traitant qui le s ont enfreints à plusieurs reprises et ont été condamnés pour cela». Les opposants au parc éolien ne lâchent rien dans leur combat contre la société Valéco chargée de transporter des pièces d'éoliennes géantes qui posent des problèmes de circulation sur des routes jugées trop étroites.

http://www.ladepeche.fr/article/2017/09/18/2647414-opposants-une-lettre-au-departement.html

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CONTACT : colldesresistantsdupontdurec@gmail.com



🖍 Pétition : http://s579467944.onlinehome.fr/sauvons-le-village-de-stsernin-dun-massacre-a-leolienne

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