Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

lundi 30 avril 2018

Hommage à Hans G. Barsczus


Je me joins à Jean-Pierre Riou et Jean-Louis Butré pour rendre hommage à Hans Barsczus.
C'est en recevant et lisant ses "Revues de Presse" que l'idée m'est venue de créer mon blog.
Merci Hans pour toutes ces infos quotidiennes. Vous resterez à jamais dans notre mémoire et notre coeur.

Véronique
Vents et Territoires

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Pendant plus de 15 ans, Hans G. Barsczus a publié quotidiennement une revue de presse détaillée sur le développement éolien.Rares ont été les jours où des difficultés informatiques en lui en interdisaient la diffusion. 

Chaque fois, le retard était rapidement comblé, sans qu'aucun jour ne manque.
Sa revue de presse était le lien incontournable qui unissait les personnes révoltées par l'ineptie du développement de l'éolien industriel. 

Ce lien en a fait une véritable communauté.

Il a permis de prendre conscience que nous n'étions pas seul, mais que partout en France, comme dans le monde entier, des milliers de personnes partageaient nos idées.

Son véritable travail de romain a permis à chacun de s'exprimer. Tant pour appeler à l'aide que pour partager une expérience ou une information.
Hans veillait scrupuleusement à son contenu, afin d'éviter d'induire ses lecteurs en erreur et, pire encore, de risquer de fragiliser ce lien autour de valeurs communes.


Depuis un moment déjà, Hans attendait la relève, car ce travail épuisant lui fatiguait énormément les yeux. 


Jusqu'au bout, pourtant, il aura tenu son poste, demandant même qu'on lui apporte son ordinateur sur son lit d’hôpital.


Ceux qui ont eu la chance d'échanger avec lui ont pu apprécier sa droiture, sa rigueur et ses grandes qualités humaines.

Hans vient de s'éteindre. Son départ a suscité d'innombrables témoignages d'affection.


Retenons en un :

"Il n'est pas parti, il est seulement passé de l'autre côté, ne meurs que ceux qu'on oublie"

Aujourd'hui nous sommes tous orphelins.

Mais, Hans, nous ne t'oublierons pas !

Jean-Pierre Riou

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Hans a publié pendant plus de 15 ans, sans interruption, une revue de presse quotidienne extraordinaire et emblématique qui a été pour la Fédération Environnement Durable, une aide incalculable permettant de lutter efficacement contre le fléau éolien qui ravage toutes les régions de France. 

Hans était notre lien, il permettait à chacun de s'exprimer démocratiquement dans un monde ou les médias pratiquent de plus en plus la censure et l’omerta.

Il a montré durant toutes ces années un engagement personnel sans faille et un désintéressement total pour défendre une cause nationale que nous croyions juste, face à des adversaires puissants et à une époque où l’affairisme, l’individualisme et la recherche du profit gagné sans se fatiguer devient la norme dans un système corrompu qui pourri les structures de la France.

Nous avons tous apprécié quotidiennement son dévouement, sa rigueur et sa gentillesse totale. Son action sur le terrain fut également très appréciée.

Il restera pour nous tous un modèle, démontrant qu’il est possible à des personnes d’exception de mener un combat redoutable.
Jean-Louis Butré
Président de la Fédération Environnement Durable
et 
le bureau de la FED au nom de tous les adhérents

NOTRE LITTORAL ATLANTIQUE MENACÉ PAR LES ÉOLIENNES

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Les éoliennes sont de belles mécaniques qui brassent sans doute plus de fric que de vent…

Par Floris de Bonneville, journaliste, ancien directeur des rédactions de l’Agence Gamma

Les éoliennes sont de belles mécaniques qui brassent sans doute plus de fric que de vent et profitent à de puissants lobbies. Leur rapport qualité-prix est très discutable. Le prix exorbitant de chaque éolienne ne sera remboursé qu’après des dizaines d’années ventées. Leurs énormes hélices produisent des infrasons que certains organismes humains ne supportent pas. Et si l’Europe impose une distance de 1.500 mètres entre l’éolienne et la première habitation, ce n’est sans doute pas que pour succomber à sa passion des réglementations tatillonnes. La France, elle, a réduit cette distance à 500 mètres.

On sait tout cela, et pourtant, ces éoliennes envahissent chaque jour davantage nos magnifiques paysages dont elle gâchent, à jamais, la vue et la tranquillité.

Dernier en date de partir en guerre contre ces ventilateurs géants, Philippe de Villiers, dont le Puy du Fou est menacé de l’implantation voisine d’un parc éolien. Si le projet du maire de la commune des Landes-Genusson voyait le jour, l’ancien président du conseil général de Vendée menace d’arrêter sa célèbre et magique Cinéscénie®. Il avait déjà fustigé, en 2016, l’imposture économique du parc éolien projeté entre les îles de Noirmoutier et d’Yeu, qui va défigurer le littoral. « Faut-il que les élus aient perdu la tête pour imposer de telles inepties ? » avait-il alors écrit aux îliens.

Mais le vent de folie éolienne souffle plus au sud du littoral atlantique : le long de l’estuaire de la Gironde, entre Royan et Blaye. Là, c’est un patrimoine naturel et culturel unique qui est menacé. L’une des réserves ornithologiques les plus emblématiques qui soient, établie sur une zone humide, où des millions d’oiseaux migrateurs viennent se reposer ou choisissent d’hiverner et de nidifier, profitant d’un climat exceptionnel. Et que veut-on imposer à ce peuple migrateur ? Cinquante éoliennes de 180 mètres de haut, qui découperaient en charpie passereaux, grues, cigognes, rapaces, bécasses, limicoles, canards, hirondelles.

En Allemagne, l’ornithologue Bernd Koop avait estimé la mortalité annuelle entre 60 et 100.000 oiseaux par gigawatt de capacité éolienne installée, ce qui, à l’échelle des 39 gigawatts produits par les Allemands, donne une mortalité de près de quatre millions d’oiseaux. Et cela, chaque année !

Alors, les élus, les protecteurs de la nature et Dominique Bussereau, président du conseil départemental de Charente-Maritime, partent en guerre contre ce projet aberrant à plusieurs titres. Eddie Puyjalon, président du CPNT (Chasse, pêche, nature et traditions) et conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine, a interpellé Alain Rousset, président de la région, sur ce sujet : « Aujourd’hui, le mercantilisme associé au jacobinisme parisien vient menacer cet équilibre naturel par idéologie. C’est une absurdité environnementale. »

On peut tout craindre de la puissance qu’ont, auprès des autorités politiques, les fabricants de ces aérogénérateurs pour qui la faune, la flore, le tourisme, l’élégance d’un paysage ne représentent probablement que des avatars financiers. Qu’en pense la Ligue de protection des oiseaux ? Nicolas Hulot peut-il encore avoir un mot à dire pour sauver ce monument de la biodiversité, rare s’il en est ?

Lorsque l’on sait que chaque éolienne rapporte aux communes, en général plutôt démunies, un revenu non négligeable, il faut un caractère indestructible pour résister aux offres alléchantes des industriels de cette nouvelle énergie qui rapporte si peu et détruit beaucoup…

Seine-Maritime : Près de Neufchâtel : Stop éolien Bray Eaulne veut rallier tous les mécontents des parcs éoliens

Lydia Soulier et Henri Magnier souhaitent que les opposants aux parcs éoliens brayons et de la vallée de l’Eaulne rejoignent les rangs de Stop éolien Bray Eaulne. (©Le Réveil de Neufchâtel)
https://actu.fr/normandie/vatierville_76724/pres-neufchatel-stop-eolien-bray-eaulne-veut-rallier-tous-mecontents-parcs-eoliens_16512017.html

Les anti-éoliens se mobilisent à Vatierville. Lydia Soulier, présidente de Stop éolien Bray Eaulne et le trésorier, Henri Magnier, veulent rallier tous les mécontents des environs.

Ils ne veulent pas être cernés par les éoliennes. À Vatierville, près de Neufchâtel-en-Bray (Seine-Maritime), Henri Magnier, ancien maire (1995 – 2005) de la commune, et Lydia Soulier portent la parole de la jeune association, Stop éolien Bray Eaulne (Sebe). Elle a été créée le 23 mars après avoir pris connaissance d’un projet d’installation de deux nouvelles éoliennes, près de l’église.« C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase », affirme Lydia Soulier.
Elle craint « que ce soit le début d’un nouveau parc » et refuse de vivre dans ce qu’elle appelle « une usine d’éoliennes ». Elle souhaite être en contact avec un maximum d’opposants.

« On a un sentiment d’intrusion »

Avec Henri Magnier, ils sont désormais une vingtaine au sein de l’association à vouloir défendre leur cadre de vie.

« On a un sentiment d’intrusion dans notre cadre de vie. C’est la menace d’une gêne au quotidien », martèle notamment Lydia Soulier.

Ils ne défendent pas seulement le patrimoine, paysages et église du village. Ils s’intéressent aux villages voisins et plus largement à l’ensemble du territoire de la Communauté de communes Bray Eawy.

« Notre objectif est d’être plus nombreux au sein de l’association et de rallier les mécontents des communes voisines qui ont aussi des projets éoliens qui leur pendent au nez », souffle Lydia Soulier.

Organiser une réunion publique

Stop éolien Bray Eaulne
entend bien grossir ses rangs. Elle est persuadée que d’autres personnes partagent le même avis qu’eux.

« On espère qu’il y aura des réactions dans les communes des environs », lance Henri Magnier.

« On veut rallier tous les mécontents et organiser une réunion publique », ajoute la présidente de l’association.

dimanche 29 avril 2018

LETTRE GÉOPOLITIQUE DE L’ÉLECTRICITÉ n°82

Lettre n°82- 29 mars 2018

Energie et climat Les politiques européenne et française : le doute

L’Agence Internationale de l’Energie vient d’annoncer que les émissions européennes de gaz carbonique liées à l’énergie avaient augmenté en 2017, « effaçant les progrès des années précédentes ». La politique européenne climatique liée à l’énergie a cessé d’apporter une contribution à la lutte contre le réchauffement climatique depuis trois ans. Or elle implique de gigantesques investissements qui atteindront, d’après le Cour des Comptes Européenne, 1 125 milliards d’euros par an de 2020 à 2030.


« Nous avons constaté que la planification et la mise en oeuvre [des mesures prises] n’avaient pas pour principe le rapport coût-efficacité ». Cette phrase est tirée du dernier Rapport de la Cour des Comptes européenne.
L’UE et la France doivent maintenant ajouter à l’enthousiasme militant une démarche rationnelle dont une certaine absence provoque, au-delà du ralentissement des baisses d’émissions prévues par la Commission, une augmentation de celles-ci, donc l’échec de leurs politiques climatiques.
...

Cette écologie gouvernementale si bien gérée

Comment l’écologie et les énergies renouvelables sont devenues le champ d’expérimentation d’un grand n’importe quoi gouvernemental.

Dans un rapport publié le 18 avril dernier, la Cour des comptes alerte sur le coût et le manque d’efficacité des dépenses publiques en soutien aux énergies renouvelables.

https://www.contrepoints.org/2018/04/27/315057-cette-ecologie-gouvernementale-si-bien-geree

Ce dimanche passé, c’était le Jour de la Terre, une excellente occasion de rappeler à ceux qui en douteraient encore qu’une fois récupérée par les institutions, les politiciens et l’État en général, l’écologie devient une belle fumisterie dont la facture, aussi lourde que handicapante, est constamment adressée au contribuable.

Ce dernier pourra toujours se consoler en se disant qu’ainsi, entre deux ponctions fiscales particulièrement vigoureuses, la morale est sauve et qu’il participe à protéger des petits pingouins, de gros ours mignons et les coraux du Pacifique avec ces tombereaux d’argent déversés dans des mécanismes de plus en plus subtils.


Malheureusement, certaines institutions ne jouent pas vraiment le jeu citoyen, festif et enfumatoire puisqu’elles prennent quasiment un malin plaisir à rappeler, une fois de temps en temps, à quel point tout ceci est fort mal géré et qu’il n’y a pas plus d’écologie dans ces actes fiscaux que de beurre en branche. Si l’on n’est pas complètement de mauvaise foi ou en pleine succion des tétons publics distributeurs de subventions, c’est en tout cas la conclusion qu’on se doit de tirer en lisant le dernier rapport de la Cour des comptes : poussée sous le nez du public à grands renforts d’idées écologiques et de préservation de l’énergie et du climat, la gestion des énergies renouvelables serait en pratique catastrophique.


Oui, catastrophique, le mot n’est pas trop fort puisque le rapport des sages de la rue Cambon ne peut s’empêcher de fustiger les choix politiques réalisés cette dernière décennie, en dépit du bon sens. Pour eux, les objectifs choisis en matière d’énergies renouvelables sont « difficilement atteignable » et ce rapport vient en pratique s’ajouter au précédent d’il y a cinq ans qu’ils avaient déjà pondu, entre deux autres productions bien vite coincées sous une armoire républicaine.


Il faut dire que tout, depuis les interventions de la Reine des Glaces Ségolène Royal, indiquait qu’on allait droit au casse-pipe : alors que l’Union européenne fixait un objectif de 27% d’énergies renouvelables à l’horizon 2030, le « gold plating » et l’ego surdimensionné de la ministre aidants, la France a écopé d’une loi de transition énergétique la poussant à 32% pour le même horizon, avec en plus la nécessité de baisser de 75 à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité d’ici à 2025 (sachons garder le sens du défi).


Pour la Cour des comptes, ceci ne tient pas la route : la baisse de la part du nucléaire dans le mix énergétique français « n’est pas compatible avec la trajectoire d’augmentation des capacités d’énergies renouvelables ». Autrement dit, ces objectifs sont totalement impossibles à atteindre parce que les capacités hydrauliques, éoliennes ou solaires ne seront pas suffisantes et que leur augmentation actuelle ne tient qu’à leurs énormes subventions qui finissent par gréver très lourdement les finances publiques : pour la seule année 2016, la somme des dépenses publiques consacrées aux énergies renouvelables s’établit à 5,3 milliards d’euros. À effort constant, en 2023, on atteindra 7,5 milliards.

Cela en fait, des piscines d’argent public…


Et pour quoi, exactement ? Si l’on regarde, par exemple, l’énergie solaire, on constate que l’État paye 2 milliards d’euros pour en produire, ce qui représente 0,7 % du mix électrique français. D’ici 2030, près de 40 milliards d’euros seront ainsi dépensés pour une proportion ridicule d’énergie. Ce n’est pas tenable, et même des carbo-réchauffistes rabiques comme l’inénarrable Sylvestre Huet sont arrivés à cette conclusion consternante.

Aucun doute : l’écologie est devenue un prétexte pour l’État et ses administration pour faire absolument n’importe quoi qui puisse, politiquement, se traduire en suffrages, dans l’assentiment de citoyens pourtant tous les jours plus matraqués par ces décisions hasardeuses.


Cette tendance qui consiste à tout considérer sous l’angle écologique, à tous propos et hors de propos au point d’en devenir carrément contre-productif, est maintenant finement tressée dans tout ce que font ces administrations, sans plus aucun recul. Tel un bulldozer aplanissant tout de façon écoconsciente, l’écologie politique à la sauce étatique décide de tout et son contraire.
De façon très concrète, il suffit d’écumer les petites notules sur le sujet pour découvrir, très régulièrement, des histoires à dormir debout dont nos administrations, appliquant avec un zèle impeccable nos lois invraisemblables, sont largement responsables.


J’avais dans le passé noté par exemple les dérives de l’application des lois anti-gaspillage. Dernièrement, c’est le chapitre « récupération et recyclage » qui déclenche la même avalanche de facepalms bien vigoureux.
Yumi est une jeune entreprise qui fabrique des jus de légumes et qui peut donc immédiatement se placer dans le camp du Bien, vitaminé et plein de ces fibres qui favorisent un transit intestinal que les syndicalistes jalousent. Ne faisant pas les choses à moitié, notre jeune pousse a décidé il y a quelques mois de conditionner ses produits dans des bouteilles en bioplastique, le PLA (acide polyactique), qui présentent l’avantage éco-compatible (et marketing) évident d’être entièrement compostables.

L’application stricte et pointilleuse du Grenelle de l’environnement impose que ces bouteilles, totalement recyclables, soient effectivement recyclées et qu’en conséquence, l’entreprise reverse une partie de sa recette dans le cadre de l’éco-contribution. Manque de bol : c’est bien joli, ces petites bouteilles bio-compatibles truc machin, mais c’est surtout un « perturbateur de recyclage » ce qui entraînera donc un malus de 100% (pourquoi faire les choses à moitié ?) sur l’éco-racket pardon l’éco-contribution. Concrètement, au lieu de reverser un demi-centime par bouteille d’écotaxe à Citéo (anciennement Eco-emballage), la PME se retrouve à lui payer 1 centime.
Eh oui : comme il n’existe aucun moyen de recycler ces bouteilles recyclables, on va « taxbasser » la PME pour faire bonne mesure. Comme incitatif, on aura connu mieux.


Le fait qu’aucune filière n’existe en France, que Citéo soit en situation de monopole et que tout soit ainsi fait pour décourager les initiatives innovantes allant pourtant dans le bon sens ne devrait plus surprendre personne : le recyclage est aussi bien géré que le reste, à l’instar du mix énergétique dont les paramètres seront copieusement manipulés par les politiciens afin de transformer durablement un pays qui s’en sortait très bien en catastrophe industrielle et économique évidente.


Et de la même façon que la Cour des comptes écrit maintenant des rapports aux conclusions navrantes que tout le monde connaissait déjà, on peut parier que, dans cinq ans, la maîtrise du recyclage aboutira au même fiasco.


La loi sur la Transition énergétique prévoit qu’en 2025, plus aucun déchet organique et/ou biodégradable ne finisse enfoui ou incinéré. À l’évidence, d’ici là et vu comme c’est parti, tout sera prêt.

samedi 28 avril 2018

Vendée : 500 manifestants (😊) à Noirmoutier contre la centrale éolienne

https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/a3fb8c364d0785dd359eb8a1d6a39ede-noirmoutier-500-manifestants-contre-la-centrale-eolienne_0.jpg?width=1260&height=712&fill=0&focuspoint=50%2C25&cropresize=1
La contestation grondait dans les rues de Noirmoutier ce vendredi 27 avril 2018. 500 personnes ont manifesté dès 14 h 30 contre l’installation de 62 éoliennes entre Noirmoutier et l’île d’Yeu.

Les organisateurs pariaient sur un minimum de 500 participants à Noirmoutier, ce vendredi, à 14 h 30. Ils étaient bien là. Des centaines d’opposants au projet de centrale éolienne entre Yeu et Noirmoutier ont crié leur "colère profonde", explique une manifestante. " Les gens sont très en colère car cela a un impact sur leur patrimoine commun et leur métier", justifie Fabien Bouglé, porte-parole du collectif Touche pas à nos îles.

" Pour Noirmoutier, c’est la première grande manifestation contre ces éoliennes qui sont un scandale écologique et financier", poursuit-il. Il faut dire que la conserverie Gendreau avait mis les moyens : quatre bus ont déversé près de 200 salariés vêtus de noirs et très remontés par "crainte de perdre, à terme, des emplois", témoigne l’un d’eux.


500 personnes ont défilé dans les rues de Noirmoutier. | Ouest-France
https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/56c24b3823a8916e71bf16febf7d5a5b-noirmoutier-500-manifestants-contre-la-centrale-eolienne_1.jpg?width=940&height=0&fill=0&focuspoint=50%2C25&cropresize=1

Les manifestants sont venus en famille à Noirmoutier. | Ouest-France
https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/1f71175c812bac832c09b3e061efeb40-noirmoutier-500-manifestants-contre-la-centrale-eolienne.jpg?width=940&height=0&fill=0&focuspoint=50%2C25&cropresize=1



Les lacs de Champagne auront-ils le vent en poupe ?

http://www.lest-eclair.fr/66563/article/2018-04-27/les-lacs-de-champagne-auront-ils-le-vent-en-poupe

Présentation des potentielles zones d’implantation du parc éolien. - RP-Global
Photographe: RP-Global
Intercommunalité. Un projet de parc éolien, qui n’en est encore qu’à ses débuts, a été présenté aux élus. Ses acteurs s’expliquent et annoncent une rente non négligeable pour les collectivités.


Vous avez présenté le projet d’implantation d’un parc éolien aux élus de la communauté de communes des lacs de Champagne (CCLC) lors de la dernière réunion du conseil communautaire, lundi 23 avril. Pouvez-vous détailler ce projet ?

Sébastien Vouillon, ingénieur projet chez RP-Global: 
« Nous préférons parler d’une «étude» plutôt que d’un «projet». Notre objectif était de présenter aux élus de la communauté de communes les secteurs qui seraient éligibles au développement d’un projet éolien.
RP-Global a réalisé une cartographie des contraintes du secteur, comme, par exemple, la présence d’habitations ou de réseaux de transport. Cette cartographie intègre les enjeux que l’on connaît sur ce territoire, qu’ils soient écologiques, patrimoniaux ou militaires. Ce secteur potentiel se situe entre Jasseines, Balignicourt, Chavanges et le sud de Braux. Les communes de Val-d’Auzon et de Pel-et-Der sont également concernées. Si la CCLC et les communes acceptent de lancer une étude de faisabilité, d’autres enquêtes suivront pour définir une zone d’implantation. »

Un chiffre sur le nombre d’éoliennes envisagées ?
« On nous le demande toujours ! Mais nous ne pouvons y répondre à ce stade de l’étude. Si on implantait des éoliennes partout et n’importe comment dans ce secteur, on pourrait en installer une trentaine. Il n’y en aura pas trente. Mais RP-Global doit respecter un minimum, qui dépend du lieu de raccordement, du montant des investissements et des mesures compensatoires consacrées. Tous ces coûts vont nous donner le nombre minimum de machines et ainsi obtenir une certaine rentabilité. Peut-être que ce minimum sera fixé à quatre, six ou dix… Une phase de discussion avec les élus et la population s’engagera alors. »

Plutôt quatre ou trente éoliennes aujourd’hui ?
« Un projet «moyen» sur ce territoire se situe plutôt entre cinq et quinze éoliennes. Il faut également prendre en compte le fait que ce secteur détient déjà beaucoup d’éoliennes et nous souhaitons éviter l’effet de saturation visuelle. Cela demandera un important travail de cohérence paysagère dans ce secteur. »

Vous annonciez une possible mise en service à l’horizon 2022 lors de votre présentation aux élus. N’est-ce pas un calendrier un peu ambitieux ?

« 2022, dans le meilleur des cas ! Je suis d’accord que c’est très ambitieux. Il faut toujours partir d’un planning ambitieux, au plus court, en prenant le temps minimum pour chaque étape. Nous essayons de nous calquer sur ce planning. Mais nous ne connaissons pas encore les obstacles de ce large territoire, et il nous faudra les intégrer petit à petit. Concernant cette étude de préfaisabilité, nous en avons jusqu’à la fin de l’année 2018, au mieux. »

Claude Lorphelin, maire de Braux

Claude Lorphelin est membre d’un groupe de travail regroupant des élus des quatorze communes.
Convaincu par la présentation RP-Global ?
C’est ce que nous présentent tous les opérateurs de marché. Ces acteurs nous promettent que les communes toucheront le foncier bâti. À Braux, ça tourne, en gros, à 1 800 € par éolienne. En ce qui concerne l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER), qui est redistribuée entre les collectivités (communes, intercommunalité, Département et Région) et qui est calculée à partir de la puissance de l’installation, elle représenterait, pour Braux, un apport de 6 500 €, soit 10 % de notre budget.
La CCLC toucherait, quant à elle, un peu plus de 15 000 € par an et par éolienne.
Une opportunité pour le territoire, donc…
Un atout de développement, qui peut permettre la création de nouvelles infrastructures dont tous les usagers du territoire pourraient bénéficier. Je pense également à la rénovation du patrimoine présent dans les communes ou au tissu associatif.
Des conditions imposées par les élus ?
On souhaiterait que pour 1euro versé aux communes, 2 le soient à l’intercommunalité. La commission locale d'évaluation des charges transférées (CLECT) doit vraisemblablement se prononcer sur le sujet d’ici à une quinzaine de jours.


Aveyron : La terre des tourbières contre le fer des éoliennes

https://www.ladepeche.fr/article/2018/04/27/2787720-la-terre-des-tourbieres-contre-le-fer-des-eoliennes.html

Le collectif Agissons autrement pour le Lévézou déplore l'implantation de parcs éoliens sur et en amont des tourbières. À terme, selon eux, ces espaces sensibles disparaîtront, faute d'être alimentés en eau.

Les tourbières, écosystème typique et sensible du Lévézou, sont en sursis. Tout du moins, celles concernées par l'implantation de parcs éoliens à proximité.
C'est ce que pensent les membres du collectif Agissons autrement pour le Lévézou, qui se disent «non opposés aux éoliennes mais pas dans ces endroits». Hier, ils faisaient le tour des parcs à Ségur, Arques et Laissac, des chantiers validés par la préfecture et construits par l'entreprise Quadran.

Première étape à Arques, au puech du Milieu, où les travaux ont débuté pour y installer cinq éoliennes. «C'était une tourbière ici mais le promoteur a tout décapé avec un bulldozer. Quand la police de l'eau est venue constater la présence d'une zone humide, elle ne pouvait plus rien voir. Et il faut savoir que cette terre déblayée a été vendue», raconte un membre du collectif, composé d'agriculteurs et d'habitants du Lévézou. En contrebas, ils pointent le débit du petit ruisseau. «En ce moment, il a un débit de 15 à 20 m3 par heure, mais comme ils ont drainé le terrain pour les éoliennes, bientôt le débit va diminuer et le ru n'alimentera plus la zone humide. Elle va donc s'assécher».

Sauver la tourbière de Galan
Une perte écologique car les tourbières abritent de nombreuses espèces d'oiseaux et de plantes. «Elles agissent aussi comme des éponges et retiennent l'eau en cas d'inondation». Une incompréhension de plus pour ceux qui sont agriculteurs car «on dit à notre profession de protéger l'environnement et là, on y fait des travaux. Si les agriculteurs nettoient des ruisseaux sans le demander, ils prennent des amendes. Il y a deux poids deux mesures », critique Thierry Contastin, coprésident de la commission environnement à la FDSEA.

Jugeant qu'il est trop tard pour intervenir au puech du Milieu, le collectif compte agir pour sauver la tourbière du Galan, à Ségur, où trois éoliennes doivent être implantées sur les hauteurs de la colline. «Comme ils vont créer des voies d'accès, ils vont devoir drainer le sol et donc, le parc éolien étant en amont de la tourbière, celle-ci ne sera plus irriguée. Sans compter qu'elle peut être polluée par des matériaux du chantier alors que l'eau de la tourbière doit être pure», s'indigne Jean Marty, qui précise : «la tourbière de Galan a 5 000 ans».

Les axes de lutte
- Le collectif va alerter la LPO sur la levée de l'interdiction du chantier pendant les périodes de nidification des oiseaux, validée par la préfecture. Une mesure plutôt inhabituelle car «en règle générale, la législation est respectée. D'autant qu'un recours devant le tribunal peut être exercé si quelqu'un porte plainte», note la LPO Tarn. Quant aux effets sur la faune, «ça dépend des espèces mais, de façon générale, cela a un impact. Les oiseaux ont besoin de tranquillité pour nicher et se nourrir».
- le collectif a prévu de rencontrer la préfète afin de l'interpeller sur le drainage des zones humides, le respect du cahier des charges environnemental et sur l'absence d'arrêtés officialisant les modifications des projets éoliens.

La préfecture a indiqué répondre à nos sollicitations le plus tôt possible.

Autres articles de presse :
27/04/18 : Aveyron : Parc éolien d’Arques-Ségur : « On saccage des zones humides »
http://www.centrepresseaveyron.fr/societe/parc-eolien-d-arques-segur--on-saccage-des-zones-humides-IY643930
Les membres d’Agir pour le Lévezou pointent du doigt les travaux annexes de la deuxième tranche du parc éolien d’Arques-Ségur.
En première ligne depuis 2008 pour la défense du Lévezou face, notamment, à la réalisation de nombreux parcs éoliens, le collectif Agir pour le Lévezou monte une nouvelle fois au créneau pour dénoncer « le saccage de zones humides ».
C’est sur le site de construction de la 2e tranche, soit 5 éoliennes, du parc d’Arques-Ségur, au lieu-dit du Moulinou (Laissac) que ce saccage a été constaté. Et ceci, alors même qu’une des prescriptions du permis de construire interdisait au promoteur du projet (EVO et Juwy, rachetée par la société Quadran en 2016, puis rachetée par Direct Energie qui vient elle-même d’être rachetée à hauteur de 73 % par Total) d’y toucher.
« Une étude d’incidence Loi sur l’eau aurait dû être réalisée »
« Les travaux de terrassement ont fortement impacté la zone humide qui se situe en amont immédiat du ruisseau de l’Altou, résume un membre du collectif, Jean Marty. Or, ces travaux n’étaient pas prévus dans le projet. Une étude d’incidence Loi sur l’eau aurait dû être réalisée et portée à la connaissance de l’administration avant d’obtenir le permis de construire. Une étude d’impact a bien été réalisée - par un cabinet mandaté par le promoteur -, précise encore Jean Marty, mais la présence des zones humides n’apparaît pas. »
Le collectif a bien tenté d’alerter les agents de l’Onema (police de l’eau), par rapport au saccage de la zone, mais lorsqu’ils sont arrivés sur place la zone humide de 5 000 m² avait été raclée et recouverte de pierres. « Difficile dans ce cas de dresser un quelconque constat », analyse le collectif. Sur place, en effet, impossible d’imaginer que, quelques semaines plus tôt, une tourbière pleine de vie jouait encore son rôle d’éponge et de piège à carbone.
« Deux poids, deux mesures »
Des drains enfouis sous des tonnes de pierres canalisent désormais l’eau 500 mètres plus bas. Si zone humide il y avait, elle a, aujourd’hui, totalement disparu. « Si cela avait été le fait d’agriculteurs, ils auraient été sanctionnés, et c’est normal », estime à ce propos Thierry Contastin, vice-président de la section environnement à la FDSEA.
Un « deux poids deux mesures » en faveur des promoteurs de l’éolien particulièrement « irritant » pour les membres d’Agir pour le Lévezou. Aussi, si un retour à la normale semble désormais fortement compromis pour la zone humide du Moulinou, en revanche, pour celle de Galan. « il est encore temps d’inverser la tendance », estiment les membres du collectif.
« Zone à défendre »
Située à quelques centaines de mètres du Moulinou, la tourbière de Galan est encore intacte. « Pour combien de temps », interrogent les membres du collectif. C’est en effet à proximité de Galan (Ségur) que la 3e tranche de ce projet éolien de 14 mâts au total est prévue. « Il est encore temps d’inverser la tendance », concluent les membres du collectif en plantant une nouvelle pancarte sur laquelle on peut lire cette fois : « Tourbière de Galan = zone à défendre ».


27/04/18 : Sud-Aveyron : le Lévézou dit stop aux futurs projets éoliens
http://www.midilibre.fr/2018/04/27/sud-aveyron-le-levezou-dit-stop-aux-futurs-projets-eoliens,1662891.php
Le conseil communautaire a voté jeudi soir une motion pour limiter l'installation de mâts.
Les élus de la communauté de communes Lévézou-Pareloup ont adopté jeudi soir une motion mettant un fin au développement de futurs projets éoliens sur le territoire. Déjà bien pourvu en la matière, le Lévézou est actuellement démarché par de nombreux promoteurs. Pour ne pas mettre en danger les paysages, les élus, qui ont reçu l'appui de la préfecture, seule autorité compétente en la matière, ont décider d'adopter un texte mettant fin au développement de projet supplémentaires.
Encore dix mâts possibles, sous condition
Dans leur texte, les élus communautaires ont choisi d'autoriser encore dix éoliennes supplémentaires (😡), sous conditions. En effet, pour que cela se réalise, il faudra que ce soit en agrandissement de parcs existants mais aussi que la collectivité, les propriétaires fonciers et les habitants soient partis prenantes du projet.


Sarthe : Saint-Calais - Projet de parc éolien : c’est non

http://www.francebalade.com/maine/stcalgrav1.jpg
http://www.lemainelibre.fr/actualite/saint-calais-projet-de-parc-eolien-c-est-non-26-04-2018-218340

Ni une, ni deux, ni trois éoliennes, comme il a été évoqué dans plusieurs projets, et encore moins un parc : les élus de Saint-Calais se sont prononcés, mercredi soir en conseil municipal, contre leur implantation dans la commune.

Ce vote à bulletins secrets (18 voix contre et deux voix pour) est la réponse à la question que pose la communauté de communes des vallées de l’Anille et de la Braye à toutes les communes de son territoire, dans le cadre du Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUI).

Si le solaire et l’éolien sont si bon marché, pourquoi rendent-ils l’électricité si chère ?

https://share.america.gov/fr/5-mythes-sur-lenergie-eolienne/
https://www.contrepoints.org/2018/04/27/315021-si-le-solaire-et-le-vent-sont-si-bon-marche-pourquoi-rendent-ils-lelectricite-si-chere



Traduction par Michel Gay d’un article de Michael Shellenberger, «Héros de l’environnement » selon Time Magazine, Président de « Environnemental Progress ».

Entre 2009 et 2017, le prix des panneaux solaires a diminué de 75% alors que le prix des éoliennes a diminué de 50%. Et pourtant, pendant la même période, le prix de l’électricité dans les pays a augmenté de façon spectaculaire.

L’année dernière, les médias ont publié de belles histoires sur la baisse du prix des panneaux solaires et des éoliennes. Ceux qui lisent ces histoires ont naturellement l’impression que plus nous produisons d’énergie solaire et éolienne, plus les prix de l’électricité baisseront.
Et pourtant ce n’est pas ce qui se passe.
En fait, c’est le contraire.
Entre 2009 et 2017, le prix des panneaux solaires (par watt installé) a diminué de 75% alors que le prix des éoliennes (par watt installé) a diminué de 50%.
Et pourtant, pendant la même période, le prix de l’électricité dans les pays ou régions qui ont déployé des quantités importantes d’énergies renouvelables a augmenté de façon spectaculaire.

SI LES PANNEAUX SOLAIRES ET LES ÉOLIENNES SONT DEVENUS TELLEMENT MOINS CHERS, POURQUOI LE PRIX DE L’ÉLECTRICITÉ A-T-IL AUGMENTÉ AU LIEU DE DIMINUER ?


Les prix de l’électricité ont augmenté de :
- 51% en Allemagne lors de l’expansion de l’énergie solaire et éolienne de 2006 à 2016
- 24% en Californie pendant la construction de son énergie solaire de 2011 à 2017
- plus de 100% au Danemark depuis 1995, date à laquelle ce pays a commencé à déployer des énergies renouvelables (principalement issues du vent).


Une hypothèse pourrait être que au fur et à mesure que l’électricité solaire et éolienne devenait moins chère, d’autres sources d’énergie comme le charbon, le nucléaire et le gaz naturel devenaient plus chères, éliminant ainsi toute économie et augmentant le prix global de l’électricité.
Mais, encore une fois, ce n’est pas ce qui est arrivé.

Le prix du gaz naturel a baissé de 72% aux États-Unis entre 2009 et 2016 en raison de la révolution des gaz de schiste.
En Europe, les prix du gaz naturel ont baissé d’un peu moins de la moitié au cours de la même période.
Le prix du nucléaire et du charbon dans ces régions durant la même période était globalement stables.
Les prix de l’électricité ont augmenté de 24% en Californie au cours de la construction de l’énergie solaire de 2011 à 2017.


Une hypothèse pourrait être que la fermeture des centrales nucléaires a entraîné une hausse des prix de l’énergie. En effet, les leaders de l’énergie nucléaire (Illinois, France, Suède et Corée du Sud) bénéficient de l’électricité la moins chère au monde.
L’électricité en Illinois est 42% moins chère que l’électricité en Californie tandis que l’électricité en France est 45% moins chère que l’électricité en Allemagne alors que le prix des principaux carburants de remplacement, le gaz naturel et le charbon, est resté bas, malgré une demande accrue pour ces deux carburants en Californie et en Allemagne.
Le solaire et le vent restent les principaux suspects derrière les prix élevés de l’électricité.

MAIS POURQUOI DES PANNEAUX SOLAIRES ET DES ÉOLIENNES MOINS CHERS RENDRAIENT L’ÉLECTRICITÉ PLUS CHÈRE ?


La raison principale semble avoir été prédite par un jeune économiste allemand en 2013. Dans un document sur la politique énergétique, Lion Hirth a estimé que la valeur économique de l’énergie éolienne et de l’énergie solaire diminuerait de manière significative à mesure que leur production augmenterait.
La raison ? Leur nature fondamentalement peu fiable. Le solaire et le vent produisent trop d’énergie quand les sociétés n’en ont pas besoin, et pas assez quand elles en ont besoin.
Le solaire et le vent exigent donc que des centrales au gaz naturel, des barrages hydroélectriques, des batteries, ou toute autre forme d’énergie fiable soient prêts à un moment donné pour commencer à produire de l’électricité lorsque le vent cesse de souffler et que le soleil cesse de briller.
Et le manque de fiabilité exige que des pays comme l’Allemagne, la Californie et le Danemark payent des États voisins pour qu’ils prennent leur énergie solaire et éolienne lorsqu’ils en produisent trop.


Lion Hirth a prédit que la valeur économique du vent sur le réseau européen diminuerait de 40% une fois qu’il atteindrait 30% de l’électricité, tandis que la valeur de l’énergie solaire baisserait de 50% si elle atteignait seulement 15%.
En 2017, la part de l’énergie éolienne et solaire dans l’électricité était de 53% au Danemark, de 26% en Allemagne et de 23% en Californie.
Le Danemark et l’Allemagne ont la première et la deuxième électricité la plus chère en Europe.

LE COÛT DES « INGRÉDIENTS » BAISSE MAIS LE PRIX DU « SERVICE » AUGMENTE


En signalant la baisse des coûts des panneaux solaires et des éoliennes, mais pas la façon dont ils augmentent les prix de l’électricité, les journalistes trompent – intentionnellement ou non – les décideurs politiques et le public à propos de ces deux technologies.


Le Los Angeles Times a rapporté l’année dernière que les prix de l’électricité en Californie étaient en hausse, mais n’a pas réussi à relier la hausse des prix aux énergies renouvelables, provoquant une forte réfutation de l’économiste James Bushnell : « L’histoire de l’état actuel du système électrique californien est longue et sanglante » , et « le principal responsable dans le secteur de l’électricité est sans conteste le développement de sources renouvelables de production d’électricité » .


Une partie du problème est que de nombreux journalistes ne comprennent pas l’électricité. Ils la considèrent comme une marchandise alors qu’il s’agit, en fait, d’un service – comme manger dans un restaurant. Le prix que nous payons n’est pas seulement le coût des ingrédients dont la plupart, comme les panneaux solaires et les éoliennes, ont diminué pendant des décennies.

Au contraire, le prix des services comme les repas et l’électricité reflète le coût non seulement de quelques ingrédients mais aussi de leur préparation et de leur livraison.


Mais c’est aussi un problème de partialité, et pas seulement d’analphabétisme énergétique. Les journalistes sceptiques accordent systématiquement un blanc-seing aux énergies renouvelables. Ils savent pourtant comment faire un rapport critique sur l’énergie – ils le font régulièrement quand il s’agit de sources d’énergie non renouvelables – mais ils ne le veulent pas.

Cela pourrait – et devrait – changer.
Les journalistes ont l’obligation de rendre compte avec exactitude et équité de toutes les questions qu’ils traitent, en particulier celles qui sont aussi importantes que l’énergie et l’environnement.
Un bon départ serait pour eux d’étudier pourquoi, si le soleil et le vent sont si bon marché, ils rendent l’électricité si chère.

vendredi 27 avril 2018

Vienne : La justice donne son feu vert au projet éolien de Thollet et Coulonges 😡😡

http://www.centre-presse.fr/article-598957-la-justice-donne-son-feu-vert-au-projet-eolien-de-thollet-et-coulonges.html

Le tribunal administratif de Poitiers a cassé mercredi un arrêté préfectoral refusant l'implantation de 19 éoliennes à Thollet et Coulonges. La justice donne donc raison à EDF Énergie Nouvelles, qui avait déposé un recours en août 2016.

« C'est une très grosse et une très mauvaise surprise, nous indiquait hier Philippe Guinard, président de l'association Vent de raison, qui regroupe les habitants opposés au projet. Nous sommes estomaqués. Le président du tribunal administratif n'a pas suivi les conclusions du commissaire enquêteur, ce qui est peu courant. Nous n'avons pas encore pu consulter le jugement écrit, nous l'attendons pour l'étudier et en faire éventuellement appel. C'est une douche froide après notre réunion publique de samedi dernier à Montmorillon qui avait été un succès. » 


Très contesté localement, le projet de parc éolien avait reçu un avis favorable du commissaire enquêteur et bénéficie du soutien des maires des deux communes concernées. En août 2016, la préfète de la Vienne avait refusé de délivrer le permis de construire, estimant que le bruit subi par les riverains, les incidences sur le paysage (bocage), le patrimoine (colombier de Saint-Martin-le-Mault) et la faune sauvage (oiseaux et chauve-souris) seraient excessifs.



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Le Président du Tribunal Administratif de Poitiers n'a pas suivi les conclusions du rapporteur public :

- L'arrêté de REFUS préfectoral du 21 juillet 2016 est annulé

- L'autorisation d'exploiter un parc de 19 éoliennes est accordée à la Sté Parc éolien de Thollet-Coulonges 😡

- La Sté Parc éolien... est renvoyée devant la Préfète de la Vienne pour la fixation des conditions nécessaires à la protection des intérêts mentionnés à
l'article L 511-1du code l'environnement qui devront comprendre la mise en oeuvre d'un plan de bridage dés l'installation des éoliennes jusqu'à son réexamen éventuel au vu du bilan d'une année de suivi de l'activité chiroptérologique !!!

......

Merci à tous les adhérents, amis et sympathisants de VENT de RAISON
Merci aux "contributeurs" et rédacteurs de la contre étude remise à la fin de l'enquête publique en décembre 2015
Merci aux 1850 signataires de la pétition contre ce projet éolien et les projets alentours
Merci aux intervenants volontaires et rédacteurs des mémoires en soutien à Madame la Préfète contre le recours d' EDF/EN
Merci aux collectifs Brandes & Bocages et Sud Vienne SOS Éoliennes, ainsi qu'à La FETEM et ses adhérents
Merci aux adhérents des associations voisines
Merci aux personnalités qui ont accepté de nous écouter puis nous ont soutenu
MERCI à tous, pour votre aide et de votre soutien, tout au long de ces 5 années de lutte contre ce projet démesuré et gigantesque.

L'association VENT de RAISON va encore avoir PLUS besoin de votre aide et de votre soutien dans les semaines et mois à venir.

L'association VENT de RAISON va POURSUIVRE et CONTINUER son opposition à ce projet gigantesque


Autre article de presse
28/04/18 : Vienne : Parc éolien à Thollet et Coulonges : le tribunal administratif de Poitiers donne son accord 😡😡
https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/vienne/poitiers/parc-eolien-thollet-coulonges-tribunal-administratif-poitiers-donne-son-accord-1466841.html
La justice a tranché, en cassant ce mercredi l'arrêté préfectoral qui refusait l'implantation de 20 éoliennes entre les communes de Thollet et Coulonges, dans la Vienne.
Une vingtaine d'éoliennes sera bel et bien implantée prochainement à Thollet et Coulonges, dans la Vienne. Le tribunal administratif de Poitiers a en effet donné cette semaine son feu vert au projet, cassant un arrêté préfectoral datant d’août 2016 qui s’y opposait. A l’époque, EDF Energie Nouvelles avait tout de suite déposé un recours.
Si les maires des deux communes concernées sont favorables à ce projet, il est en revanche contesté par une bonne partie de la population.
"Une rangée d'éoliennes au-dessus des arbres sur une distance de 3 kilomètres. Dans le bocage tel qu'il est préservé aujourd'hui, c'est inimaginable", nous expliquait il y a quelques jours Dominique Carré, cofondateur de l’association Vent de raison.
Le 21 avril dernier, plusieurs associations s’étaient mobilisées contre le projet, lancé en 2012, en se rassemblant à Montmorillon pour une réunion publique d’information. 500 personnes y avaient assisté.


Les magiciens de l’éolien

https://www.contrepoints.org/2018/04/26/314945-les-magiciens-de-leolien?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=682667a1a5-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-682667a1a5-113970649&mc_cid=682667a1a5&mc_eid=7562c94020

Par Michel Gay, publié le 26 avril 2018
Les magiciens de l’éolien excellent à donner l’illusion de l’urgente nécessité du développement des éoliennes au détriment des populations et de l’harmonie des paysages.

Les principales techniques des magiciens telles que le détournement d’attention, la réduction du champ visuel, la mise en condition mentale (subjectivité), et l’escamotage sont utilisées par les promoteurs des éoliennes. Ils excellent à donner l’illusion de l’urgente nécessité du développement des éoliennes au détriment des populations et de l’harmonie des paysages.

LE DÉTOURNEMENT D’ATTENTION

Il est impossible de contester les dimensions gigantesques des machines éoliennes de plus de 180 mètres de haut. Les promoteurs ont renoncé à prétendre dissimuler leurs constructions dans les sites où elles sont installées. Mais ils proposent de créer un nouveau paysage « hybride », mi-industriel, mi-naturel…

Le détournement d’attention est, par exemple, le suivant : « Une éolienne n’est pas plus laide qu’un pylône électrique ou, surtout, qu’une centrale nucléaire » . L’affirmation détourne l’observation hors du sujet. Ce n’est pas parce qu’un pylône est laid qu’une éolienne ne l’est pas.

De plus, « comparaison ne vaut pas raison » : une centrale nucléaire produit en continu et à la demande beaucoup plus qu’une éolienne, et même que 10.000 éoliennes soumises aux caprices du vent.

L’attention doit porter sur les éoliennes, et non sur un autre « objet » rapproché artificiellement.

LA RÉDUCTION DU CHAMP VISUEL

« Une éolienne n’est pas laide ». Chacun ses goûts. Sa conception moderne confère à l’éolienne une forme de beauté relative.

Mais c’est réduire l’observation car il ne s’agit pas d’UNE éolienne mais de dizaines, et mêmes de milliers de machines tournantes de plus de 150 mètres de haut, parfois juchées sur des collines et des montagnes (et non d’un « parc » ou d’une « ferme », mots choisis à dessein pour leur connotation bucolique). Elles se présentent toujours comme un ensemble et non comme un objet isolé.

« Une éolienne n’est pas plus haute que la Tour Eiffel. »

Oui, mais cette dernière est un objet d’art, unique, avec une histoire et un nom propre. Serait-il imaginable d’en voir 10 000 sur notre territoire ?

Leur élégance supposée ne prend pas en compte le lieu qui les reçoit. Une série de machines colossales visibles du Mont St-Michel, ou depuis la Montagne Sainte-Victoire, ou de tous les sites constitutifs de notre richesse culturelle, oblige à dénoncer au minimum leur incongruité, voire leur laideur.


LA SUBJECTIVITÉ COMME ARME DE MANIPULATION MENTALE

« La beauté du paysage est affaire de subjectivité » , ce qui rend tout jugement inutile. La subjectivité donne effectivement le droit d’affirmer son choix esthétique dans les limites floues du jugement commun et… de la loi.

Chacun peut aligner des nains de jardin sur sa pelouse. Ce choix artistique personnel respectable sera cependant difficile à comparer à la valeur des créations du sculpteur Rodin.

Sauf à cultiver le paradoxe provocateur, une décharge sauvage sur le bord de la route n’a pas la même puissance sublime que la Pointe du Raz ou du Mont Blanc.

Le concept de subjectivité de la beauté ne définit pas le bon goût et n’en garantit pas la valeur. Il peut être fondé de l’évoquer pour refuser de dénaturer un site quand un industriel prétend imposer une dizaine de machines de plus de 150 mètres de haut sur un territoire jusqu’alors préservé.

La nécessité d’établir des règles s’est imposée pour maintenir une qualité des espaces publics. Au nom de la subjectivité de la beauté, nul ne peut bâtir une chaumière normande dans le massif des Ecrins. Réciproquement, un chalet suisse ne sera pas autorisé en Bretagne.

La législation du goût l’emporte sur les choix individuels et en corrige les aléas.

Etrangement, en ce qui concerne les éoliennes cette règle se voit battue en brèche par une réglementation complaisante soutenue par le syndicat des énergies renouvelables et le monde politique souvent complice.

Même si l’environnement souffre de perturbations, l’éolien « doit » se développer selon les écologistes-promoteurs convaincus du bien-fondé de cette industrie : « Il faut développer, construire, massifier les parcs solaires et éoliens, dans un calendrier qui s’impose comme une évidence » . L’urgence de l’utilité teintée d’une certaine idéologie écologiste l’emporte sur toute autre vision de la société et de ses valeurs esthétiques ou affectives.

ESCAMOTAGE ET STIGMATISATION

Certains magiciens escamotent l’objet « du délit » (l’éolienne) en le cachant derrière les contestataires qualifiés d’égoïstes atteints par le syndrome « NIMBY » (not in my backyard / pas dans mon jardin). Refuser un équipement qualifié d’’indispensable par un promoteur éolien ou un élu local ne peut s’expliquer que par un égocentrisme méprisable, une vision myope de l’intérêt public, et par un manque inadmissible de sens civique.

Qui n’adhère pas à la vision technocratique portée par des politiques acquis à la cause écologiste, se voit frappé du sceau infâme de l’incivisme !

Le « nimby », par son expérience locale, pourrait bientôt accéder au statut supérieur de « lanceur d’alerte » si prisé par les médias. En attendant, les promoteurs se montrent toujours cyniquement décidés à mettre le paysage français en coupe réglée.

Selon la vision dogmatique et financière des thuriféraires de l’éolien, la contestation ne peut venir que de personnes ne comprenant rien à l’importance du réchauffement climatique et à l’urgence de sauver nos enfants de ce péril imminent alors que les éoliennes n’économisent pas ou peu de CO2).

Elles ne comprennent rien non plus à l’incidence positive des retombées financières des éoliennes (acquittées par les impôts des autres Français), ni à l’activité locale et aux (pseudos) emplois bientôt engendrés qui permettront la renaissance des villages soumis à l’exode rural.

Le projecteur se focalise ainsi sur celui qui conteste, et non plus sur les raisons profondes de son mécontentement. Le procédé est connu depuis les rhéteurs antiques.

Stigmatiser les opposants permet de masquer les sujets de fond comme, par exemple, l’intérêt économique des éoliennes ou leurs effets bénéfiques sur la réduction des gaz à effet de serre.

En décembre 2017, il y avait en France près de 7000 éoliennes (!) pour produire à un coût élevé, et surtout de manière erratique, environ 5% de notre électricité.

Les dérives qui accompagnent le développement des éoliennes deviennent de plus en plus insupportables aux citoyens pris pour des pigeons dans cette triste foire où apparaissent de plus en plus les ficelles des illusionnistes du vent.




Vienne : Les Savignois vent debout contre un projet éolien

https://www.lanouvellerepublique.fr/vienne/commune/savigny-levescault/les-savignois-vent-debout-contre-un-projet-eolien

Invités à participer à une réunion de concertation, une cinquantaine de riverains ont dit leur opposition au projet éolien de Savigny-Levescault.

Ça devait être un atelier de concertation… Ce fut un vif débat de plus de deux heures. Mardi soir à la salle des Grassinières de Savigny-Levescault, les sociétés Epuron et Sergies (1) invitaient les savignois à une réunion de concertation sur le thème « Quelle est la meilleure implantation pour notre parc éolien ? ». Une rencontre animée par Dominique Druge et Delphine Claux de la société Résonances (2) qui proposait aux riverains, après une réunion de présentation, de définir sur plans les implantations qu’ils imaginaient les plus souhaitables pour le projet éolien de la commune (lire ci-dessous). « Parce que nous démarrons dans ce projet la phase de concertation avec la population afin de réfléchir ensemble à la manière de le concevoir, détaillait en préambule Dominique Druge. Les riverains ont une connaissance du territoire qui est un vrai plus pour le porteur de projet. Et nous leur proposons de travailler et d’échanger sur la façon de le co-construire. »

“ Nous ne voulons pas de vos éoliennes ”


« Vous partez donc du postulat que nous sommes d’accord avec ce projet », s’élève une première voix. « Cet atelier ne nous intéresse pas. C’est votre projet, pas le nôtre ! », continue un autre, de la cinquantaine de riverains présents. « Vous n’avez pas tous les éléments pour juger, et si nous sommes là ce soir… » reprend Dominique Druge, bientôt interrompu. « Si nous sommes là ce soir, c’est que nous vivons à Savigny, et que nous ne voulons pas de vos éoliennes. C’est nous qui allons subir ! » Le ton est vif. Chacun y va de son commentaire dans un brouhaha indescriptible. Certains regrettent de n’être au courant du projet que depuis quelques jours.
Toutefois, le débat reprend peu à peu ses droits et les participants posent des questions relatives à l’éolien en général ou au projet en particulier. « Quels impacts environnementaux et médicaux ? Quels avantages à l’énergie renouvelable ? Quelles conséquences sur le prix de l’immobilier ? Pourquoi ce schéma éolien ? Quelle réglementation ? Quelles procédures ? » Car à la quasi-unanimité (à l’exception de deux personnes présentes qui indiquent y être favorables), l’assistance rejette ce projet d’implantation d’aérogénérateurs.

La création d’un collectif


« Je voulais souligner ma déception et le manque de confiance qui sera désormais le mien face à l’absence, ce soir, de notre maire Guy Andrault », ajoute une Savignoise qui rappelle que ce projet éolien a été voté en conseil municipal en 2015. « Le maire était retenu par une autre réunion (3) et, en 2015, nous n’avions donné un avis favorable que pour une étude », se défend François Palau, un des trois conseillers municipaux présents.

Peu après 21 h 30, les échanges s’étiolent. Ne reste que l’idée pour les riverains présents de s’unir contre ce projet via la création d’un collectif ou d’une association « pour informer la population et porter nos voix auprès du conseil municipal et, pourquoi pas, à la préfecture. » 

(1) Epuron est une société française de développement de projets éoliens. Sergies est une filiale de la Société d’économie mixte Soregies. 
(2) Résonances est une société spécialisée dans la conception et l’animation de concertation sur les projets d’aménagement du territoire, notamment dans le domaine des énergies renouvelables et de l’énergie éolienne en particulier. 
(3) Une réunion Grand Poitiers.