Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

mercredi 31 janvier 2018

A Vervins dans le nord du département de l'Aisne




L’éolien, pompe à fric

http://www.bvoltaire.fr/leolien-pompe-a-fric/


Par Claude Brasseur, mathématicien astronome, chercheur et fondateur d’un centre de recherche sur les énergies renouvelables — brasseurvossen@skynet.be

Certains citoyens ordinaires peuvent s’enrichir sur le dos de tous les autres, et ce, « grâce » à une source d’énergie qui n’en est pas une si elle n’est pas stockée pour la plus grande part. Qui a parlé d’escroquerie ?

Oui, l’éolien peut rapporter gros ! Certains citoyens ordinaires peuvent s’enrichir sur le dos de tous les autres, et ce, « grâce » à une source d’énergie qui n’en est pas une si elle n’est pas stockée pour la plus grande part. Qui a parlé d’escroquerie ?

Prenons l’exemple d’une usine de 10 éoliennes de 3 000 kW de puissance nominale. Elle ne donne pratiquement jamais sa puissance nominale mais elle tourne presque tout le temps en produisant un peu d’électricité. L’illusion est parfaite. L’investissement est de l’ordre de 30 millions d’euros. Le promoteur investira, par exemple, 300 000 €. Il réunira, via les actionnaires, 3 millions d’euros et garantira, sous réserve de bénéfices de l’entreprise, un rendement annuel de 4,5 % par exemple. Ce promoteur empruntera les 26,7 millions restants à une banque qui lui demandera 6 %.

Si l’on sait que l’État garantit le revenu de base de 8 centimes par kWh, les banques ne prennent pas de risque, sauf si le promoteur a choisi un site vraiment peu venteux – ce qui arrive depuis qu’il faut installer des éoliennes partout… Si la puissance fournie par l’éolienne varie, de seconde en seconde, de tout à rien dans la réalité, c’est comme si elle avait fonctionné 18 % du temps à sa pleine puissance. Ici, les 30 000 kW de puissance fourniront environ 50 millions de kWh par an, soit 4 millions d’euros (en Belgique, les revenus des éoliennes sont des revenus nets !). Sur les 15 ans de tarif garanti par l’État, cela représente 60 millions d’euros. Cette somme est à comparer avec les 30 millions investis, auxquels il faut ajouter quelques frais d’entretien et de réparation. Il n’est pas étonnant de trouver des comptabilités où le promoteur double sa mise. (1)

Mais, en fait, que valent réellement ces 750 millions de kWh pour EDF sur 15 ans ? Pour EDF, ils valent un peu moins de 30 millions d’euros. Ainsi, donc, ce sont les citoyens qui payent le tarif double offert aux promoteurs, et cela dans leurs factures.

Il ne faut pas être grand clerc pour pouvoir estimer que, lorsque la France sera couverte d’éoliennes, le kWh ne coûtera plus les 10 centimes actuels + 5 centimes pour les énergies renouvelables, mais 30 centimes comme en Allemagne ou au Danemark. 30 centimes que tous les citoyens devront payer ! Et je ne parle pas, ici, de la pollution monstrueuse générée en Allemagne par le nécessaire ajout – 100 % du temps – de centrales polluantes. Ces centrales polluantes, il faut les payer aussi…

L’ingénieur Jancovici s’est « amusé » à imaginer une France couverte d’éoliennes et de barrages de remontée d’eau – les barrages évitant les centrales thermiques polluantes comme celles en Allemagne – pour assurer le volant de puissance nécessaire. Il faut 400 millions de kW installés sous forme d’éoliennes (400 milliards d’euros) et autant de dépenses pour créer les barrages. Ajoutons que le tout impose un réseau de haute, moyenne et basse tension d’interconnexion du même prix et on arrive à la dépense de 1 200 milliards d’euros !

L’EDF actuelle, que toute la planète envie à la France, a coûté le dixième de cette somme…

En conclusion, et vu l’expérience belge avec les panneaux photovoltaïques, je puis certifier que si on dit aux citoyens qu’ils peuvent s’enrichir par un placement consistant, en fin de compte, à prendre l’argent des voisins – à travers leurs factures d’électricité –, peu résisteront. La majorité ne résistera même pas si on explique que, généralisé comme prévu, le procédé sera mortel pour l’économie de tout le pays. L’éolien n’est pas un investissement dans le développement du pays mais dans son pillage. Ce n’est pas parce que quelques citoyens pourraient bénéficier d’une escroquerie que cette escroquerie cesse d’être une escroquerie !

Note :

(1) J’ai pu consulter des chiffres comptables sur Internet et, avec l’aide d’un spécialiste en ce domaine, ai pu calculer que certains promoteurs gagnent… 500 % PAR AN !


Indre-et-Loire : Bridoré et les éoliennes




➽ 24/01/18 : Indre-et-Loire : Bridoré, porte d’entrée des éoliennes ?
https://www.lanouvellerepublique.fr/actu/bridore-porte-d-entree-des-eoliennes
Cinq éoliennes pourraient voir le jour à Bridoré. A l’étude, le projet vient d’être dévoilé dans ses grandes lignes.

On en sait un peu plus sur le parc éolien en projet à Bridoré. Le maire de cette commune, Christian Baritaud, l’a présenté lors de ses vœux, samedi 20 janvier. Le parc, prévu au niveau du lieu-dit « Terres de Pèle-Joue », comprendrait cinq éoliennes de 2,5 à 3 MW. Il est porté par la société Soleil du Midi Développement, basée dans l’Aude.
Christian Baritaud défend bec et ongle ce « beau projet, qui, cependant, provoque peurs et angoisses irraisonnées de la part de certains habitants. Ils ont tort, car dans sa mise en œuvre, il est respectueux des normes, nombreuses et contraignantes. Respectueux, aussi, d’un autre projet proche dont nous espérons la réussite (1) et que le nôtre a de beaucoup précédé ».
Théoriquement, les cinq éoliennes permettraient d’alimenter environ la moitié des habitants de la communauté de communes. Désireux de rassurer, le maire de Bridoré a indiqué que la hauteur des machines serait, « à la demande du conseil municipal, la plus basse possible » pour atténuer son impact sur le paysage.
Économiquement, assure Christian Baritaud, il n’y aura que des gagnants : « La fiscalité est intéressante pour l’ensemble des habitants de la communauté de communes, car on table sur environ 10.000€/MW/an, soit 125.000 € de retombées fiscales par an à répartir entre les différentes collectivités ». Le loyer proposé aux propriétaires et exploitants est de 3.000 €/MW/an. C’est donc 37.500 € qui leur seront reversés directement chaque année.

Les habitants pourront investir
Le financement du projet reste à établir entre Soleil du Midi Développement et la commune. « La possibilité sera offerte aux habitants de la commune et des communes voisines d’investir dans le projet éolien (soit sous la forme de prêt pour financer les études, soit directement en prise de parts dans le capital du futur parc éolien), a expliqué Christian Baritaud. Ceci permettra à chacun de s’approprier le parc et ainsi de bénéficier des retombées économiques liées à son exploitation ».
Il est également annoncé que la commune et ses habitants pourront (idem pour les communes voisines) souscrire auprès du parc éolien pour l’achat de l’électricité, produite à des tarifs préférentiels. Actuellement, le projet est dans la phase des études de développement qui serviront à constituer la demande d’autorisation environnementale unique.
(1) Référence à un projet déposé à Fléré-la-Rivière.

repères
> Information du public. Lundi 29 janvier, les responsables de la société Soleil du Midi Développement propose une permanence d’information du public à la mairie de Bridoré, de 13 h à 19 h, pour présenter leur projet éolien. Avant cette permanence, un porte-à-porte à destination des riverains de la future zone d’implantation aura lieu ce mercredi 24 janvier.



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30/01/18 : Éoliennes : concerter pour déminer
https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/eoliennes-concerter-pour-deminer?queryId%5Bquery1%5D=57cd2206459a452f008b4594&queryId%5Bquery2%5D=57c95b34479a452f008b459d&page=6&pageId=57da5ce9459a4552008b4796
Lundi, la PME qui veut développer un parc éolien à Bridoré a rencontré la population. Les machines pourraient sortir de terre d’ici trois ans.

Objectif : fin 2020. Ou 2021

C’est à cette échéance que le parc de cinq éoliennes maximum envisagé à Bridoré (NR du 24 janvier) entrera en fonctionnement si tout se passe comme la société Soleil du Midi Développement l’espère. Lundi après-midi, ses représentants ont tenu une permanence d’information dans la mairie de la commune. Dès 13 h, des habitants sont arrivés, petit groupe par petit groupe. Pour se faire une idée plus précise du projet. S’inquiéter de ses effets sur la vente d’une maison à moins d’un kilomètre de la zone retenue. Ou faire part d’une opposition plus radicale.« Les éoliennes, de 2,5 à 3 MW, ne dépasseront pas 135 m de haut en bout de pale. C’est avant tout un souhait de la municipalité mais aussi une conséquence des contraintes liées à la circulation aérienne », explique Adrien Hébrard, chef de projet au sein de la PME du Sud-Ouest, qui développe des parcs éoliens et solaires.

Chauves-souris
Si une zone d’implantation des éoliennes a été définie (voir ci-contre) en fonction de diverses contraintes (distance de 500 m des habitations, présence de zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique…), le lieu exact n’est pas encore connu. Il dépendra du résultat des études d’impact qui seront conduites (*). D’ores et déjà, un pré-diagnostic paysager et une pré-étude sur l’impact sur les chauves-souris ont été réalisés l’an dernier. Leurs conclusions ont incité la société à poursuivre les études sur la faune ou encore la flore depuis octobre dernier. Une phase qui s’étalera au total sur au moins un an. « Il y a une problématique autour des chauves-souris et des oiseaux qui pourrait éventuellement faire évoluer le projet », note Cyril Darnis, directeur technique chez Soleil du Midi Développement. Ce n’est qu’à l’issue des études que l’on connaîtra précisément le degré de visibilité du parc éolien depuis des monuments comme le donjon de Loches ou le château de Bridoré.
Fin mars, un mât de mesure, équipé d’un enregistreur de l’activité des chauves-souris, va être posé, là aussi pour une année minimum. « On va mesurer le vent, pour avoir des données précises, conclut Adrien Hébrard. Mais nous n’avons pas de doute quant au site de Bridoré à ce sujet : on sait que des éoliennes pourront tourner. »
(*) Une étude acoustique sera notamment menée.


repères


Et l’opposition de la com com ?

> « Un avis parmi tant d’autres ». Le président de la communauté de communes, Gérard Hénault, ne fait pas mystère de son opposition aux éoliennes. Les représentants de la société Soleil du Midi Développement admettent que c’est « un contexte un peu délicat. Mais l’avis de la communauté de communes n’est qu’un avis parmi la trentaine de ceux qui sont rendus sur un projet éolien. Un avis parmi tant d’autres ». Ils vont néanmoins, expliquent-ils, solliciter un rendez-vous auprès de Gérard Hénault et des maires des communes limitrophes de Bridoré « dès que le projet sera plus développé ». Et de conclure : « On est au début de la concertation ».

> A Verneuil, c’est non. A l’origine, la zone définie pour accueillir des éoliennes empiétait sur la commune voisine de Verneuil-sur-Indre. Après une discussion avec le maire de Verneuil, les porteurs du projet ont exclu le tronçon qui concernait cette commune.


> La suite. Soleil du Midi Développement espère déposer la demande d’autorisation administrative à la fin de cette année. 2019 serait ensuite consacrée à l’instruction du dossier. Après enquête publique, c’est le préfet qui donnera ou non son feu vert au parc éolien de Bridoré.


Tout a commencé en 2016. Soleil du Midi Développement a repéré la zone identifiée à Bridoré pour son projet éolien à l’automne 2016. Depuis le feu vert donné par le conseil municipal en mars 2017, Soleil du Midi Développement a rencontré la dizaine de propriétaires de terres agricoles concernés par l’implantation des éoliennes. « On sait que l’on a suffisamment d’accords de propriétaires pour envisager le projet », poursuit Adrien Hébrard.


➽ 30/01/18 : Indre-et-Loire : Bridoré : un projet d'implantation de parc éolien fait débat
https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/bridore-un-projet-d-implantation-de-parc-eolien-fait-debat-1517311525
La municipalité de Bridoré veut installer cinq éoliennes sur le lieu-dit "Terres de pèle-joue". Ce projet génère des levers de boucliers dans la population locale. Esthétisme, qualité de vie, valeurs des biens immobiliers et manque de démocratie : les riverains ont évoqué ce lundi leurs inquiétudes.
Cinq éoliennes de 135 mètres de haut : voilà le nouveau projet de la municipalité de Bridoré. Le maire Christian Baritaud l'a dévoilé lors de ces voeux le 20 janvier. Le promoteur a déjà été trouvé : il s'agit de Soleil du Midi, une entreprise énergétique basée à Toulouse.

De multiples inquiétudes
L'entreprise promet de respecter les normes en vigueur. Les éoliennes ne pourront pas être installées à moins de 500 mètres d'une habitation. Mais déjà à cette distance, Jean-Luc, qui habitera tout prêt, n'en veut pas : "Tout le monde ne veut pas forcément une éolienne de 150 mètres de haut à sa fenêtre". En cause, le bruit que pourrait provoquer les éoliennes. Un argument entendu par Christian Baritaud : "Je suis allé au pied d'une éolienne pour savoir si c'est possible de faire une sieste. Eh bien figurez-vous que c'est totalement possible!"


Un parc éolien d'ici 2021 ?
Autre inquiétude, celle d'Olivier : "On sait très bien que les maisons situées à côté du parc éolien vont perdre 30 %, 40 %, 50 % de leurs valeurs." Si Soleil du Midi nie cet effet néfaste sur les prix de l'immobilier, le maire lui a conscience du problème : "Oui, ça peut avoir un impact. Mais je pense que ça ne dure pas longtemps et que les prix retrouvent rapidement leur valeur de l'avant-parc."
Normalement, le parc éolien verra le jour "au mieux" en 2021. "Au mieux", comme le dit Soleil du Midi. Car si un recours contre la construction est déposé, le projet passera pas le tribunal administratif. Il faudra alors pousser jusqu'à 2023 après jugement.


➽ 31/01/18 : Indre-et-Loire - Ambiance électrique sur les éoliennes de Bridoré
https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/ambiance-electrique-sur-les-eoliennes-de-bridore?queryId%5Bquery1%5D=57cd2206459a452f008b4594&queryId%5Bquery2%5D=57c95b34479a452f008b459d&page=12&pageId=57da5ce9459a4552008b4796
Les éoliennes prévues à Bridoré n’existent pas qu’elles génèrent déjà de l’électricité dans l’air, avec comme source d’énergie le maire de Bridoré.
Le maire (LREM) de Bridoré, Christian Baritaud, est-il allé trop loin dans ses propos à l’encontre de l’association AEST (Association environnementale du sud Touraine) ? C’est ce que pense Michel Bernard, président de ladite association.
En amont de la réunion publique sur le projet d’implantation d’un parc éolien tenue lundi après-midi par la société Le Soleil du Midi Développement à la mairie de Bridoré (lire NR d’hier), Christian Baritaud a adressé un courriel à la gendarmerie de Loches sans équivoque le 25 janvier. Il y qualifie AEST de «secte des écologistes intégristes».


Propos “ diffamatoires et méprisants ”
Il sollicitait alors la gendarmerie de prendre des mesures pour «veiller à pallier d’éventuels désordres et intervenir […] lors de possible atteintes à l’ordre public». Lui-même annonce qu’en tant que maire, « (je) ne manquerai pas d’exercer mon pouvoir de police en cas de problèmes ». En gage de « grande transparence », il a adressé également son courriel à AEST, à la société d’éoliennes ainsi qu’à La Nouvelle République à Loches.
Attendue sur place, l’AEST ne s’est pas déplacée à cette réunion publique.
« L’AEST ne peut pas se placer dans ce cadre policier délirant, explique Michel Bernard à la NR. Le dialogue entre les associations et les maires n’est possible que dans le respect de la légalité républicaine et de la considération réciproque. Nous avons choisi de ne pas donner prise à la provocation et de ne pas aller en tant qu’association à la permanence du promoteur tenue à la mairie de Bridoré ce 29 janvier. »


La préfète informée
Michel Bernard a informé dès lundi la préfète d’Indre-et-Loire de cette situation « particulièrement grave : la prédiction de troubles à l’ordre public et la désignation de notre association comme à l’origine d’une sédition ce 29 janvier sur sa commune ».
Il parle d’une « dénonciation d’une conspiration imaginaire, abracadabrante, fomentée par notre association,(qui) porte gravement atteinte à notre réputation. Elle transgresse les obligations de lucidité, de distanciation, d’impartialité et d’esprit de responsabilité d’un édile. »
Dans son courrier, l’AEST, créée en 1979, indique contribuer « pacifiquement » à une information des habitants et de leurs élus sur les questions environnementales du Sud Touraine. Elle intervient sur des dossiers comme les éoliennes, et avait soutenu le préfet au tribunal administratif d’Orléans contre la firme Volkswind. Elle participe aussi à la réflexion sur la gestion des déchets au sein de la commission de suivi de site de la Coved, à La Baillaudière, à Chanceaux-près-Loches.
Elle qualifie les propos du maire d’« inappropriés », « diffamatoires et méprisants ». Dans cette affaire, c’est, selon elle, le maire qui « crée une situation conflictuelle ».



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Communiqué AEST 
 Pourquoi des éoliennes privées à Bridoré et pourquoi faire ?

Annonce étonnante, dans le bulletin municipal, du lancement d'un projet privé d'usines éoliennes d'électricité porté par la firme Soleil du Midi très proche de la firme allemande ABOWIND qui a déposé un projet jumeau sur Fléré la Rivière.

Pourquoi des financiers et des développeurs industriels choisissent-ils de produire, à titre privé, de l'électricité dans une région qui produit déjà plus d'électricité qu'elle n'en consomme ?
C'est aussi absurde que de prétendre vendre des glaces aux Esquimaux.

Pourquoi avoir ciblé une région peu ventée avec des déventes totales lors des Hautes Pressions d'été et d'hiver ?
La production sera intermittente et aléatoire alors que la consommation doit être assurée de façon stable, invariable.

Comment des élus peuvent-ils décider sans information contradictoire et sans consultation des habitants de leur faire subir des nuisances et des pertes de valeur de leurs biens partout constatées chez les riverains d'aérogénérateurs ?

Comment une municipalité peut-elle faire « cavalier seul » en lançant un projet qui est antagonique avec les choix de développement économique et en particulier touristique de la Communauté de Communes Loches Sud Touraine et sans accord avec les communes voisines qui vont-être « impactées » ?

Comment une municipalité peut-elle aller à contre courant des appréciations des maires frontaliers tant du 36 que du 37 qui dans un courrier collectif au Préfet de Région écrivaient le 6 juin 2014 :

« Élus de la Touraine du Sud, du Boischaut-Nord, de la Brenne, nous nous tournons vers vous pour que nos territoires, dont la richesse naturelle et culturelle est l'un des principaux atouts, ne soient pas sacrifiés à la spéculation éolienne aveugle qui est en train de prendre une ampleur chaque jour plus inquiétante…...nos politiques locales ont toujours consisté à préserver, d'une part, et à mettre en valeur, d'autre part, ces richesses héritées de la nature et des hommes à des fins économiques, comme en témoignent les efforts conduits pour la promotion de la Touraine du sud, autour de Loches, ceux du PNR de Brenne où ceux du Département de l'Indre, « pays des harmonies ».
Nous estimons que ces exceptionnelles richesses et que les efforts conduits jusqu'à maintenant pour les valoriser se trouvent aujourd'hui gravement compromis par l'irruption anarchique d'installations industrielles dont la prégnance et le gigantisme sont totalement incongrus par rapport aux caractéristiques de nos communes rurales. »

Dans une lettre du 5 octobre 2017 que nous avons adressée à toutes les municipalités de notre communauté de communes LST, l'Association Environnementale du Sud Touraine proposait que toutes les communes soient solidaires face aux projets privés éoliens dont elle donnait les réelles motivations:

« Dans toutes les régions de France et dans tous leurs documents publicitaires, les nombreux promoteurs des usines dites aérogénérateurs d'électricité, surjouent leur dévouement au sauvetage de la planète et à la préservation des générations futures en reprenant les discours les plus alarmistes sur le réchauffement climatiques dont ils seraient les remparts désintéressés… hélas cet engagement est datable : 8 juin 2001 après les arrêtés du Secrétaire d'État à l'industrie Christian PIERRET et du secrétaire d'État à l'environnement Yves COCHET qui créent l'effet d'aubaine pour les industriels et financiers allemands et hollandais implantant des usines électriques mues par l'énergie mécanique du vent : les capitaux étrangers récoltent la manne des tarifs subventionnés et lancent le mythe de la pureté du vent donc de leurs usines parées des mêmes vertus.»

Les projets industriels éoliens n'ont pas un but caritatif ou humanitaire. Leur but n'est pas la bienfaisance mais l'opportunité de profiter de « l'effet d'aubaine » du rachat prioritaire de leur électricité et des tarifs subventionnés et autres avantages fiscaux variés : « une poule aux œufs d'euros » dont le surcoût est assumé par les consommateurs.

Comme tous les financiers et vendeurs du monde, les promoteurs ont élaboré un discours commercial qui pare leur marchandise de toutes les vertus :

- l'éolien n'émettrait pas de gaz à effet de serre mais comme il ne produit que lorsqu'il y a un vent adapté, son facteur de charge (rapport entre la puissance nominale installée et la production réelle) ne correspond qu'à 22 % de l'annonce. Il faut donc des centrales thermiques émettrices de CO2 pour compenser l'intermittence.

- l'éolien pourrait remplacer le nucléaire :

la substitution aux centrales nucléaires est une mystification qui surfe sur les angoisses générées par les catastrophes passées = pour équivaloir en puissance installée celle de Chinon-Avoine, il faudrait 7500 aérogénérateurs de 2 MW répartis sur une surface de 18 000 km2 , soit un carré de 45 km de côté : où trouver une telle surface ? Ou encore une ligne d'aérogénérateurs, espacés au minimum de 500 m, d'une longueur de 2500 km ! Comme la production éolienne est intermittente et aléatoire combien faudrait-il construire de centrales à gaz (polluantes) et où les mettre ?

L'alternative reposant sur les éoliennes implique un scénario = nucléaire (pour la production de base) plus les éoliennes (quand il y a un vent adapté) plus les centrales thermiques (pour pallier les intermittences) plus les lignes à Haute Tension diffuses (pour le raccordement au réseau), plus les postes-transformateurs ( de connexion au réseau) = un massacre des paysages.

Le Président de la République a recadré ces fantasmes le 18-12-2017 : « Si je ferme demain une centrale nucléaire, ce n’est pas vrai que l’on peut développer tout de suite du renouvelable »

L'avis de l'Académie des Sciences confirme :

« On peut de ce point de vue noter qu’en Allemagne la croissance de l’offre intermittente d'électricité d’origine renouvelable a nécessité l’ouverture de nouvelles capacités de production thermiques à charbon (13 GW) ainsi que le développement de l’exploitation du lignite conduisant à des émissions accrues de CO2 et surtout de polluants (oxydes d’azote et de soufre à l’origine des pluies acides…)» ( Académie des Sciences française - Avis sur la transition énergétique)

L'opinion publique mieux informée sur la nature spéculative de l'éolien et sur les nuisances tant sur les paysages et l'économie touristique que sur la santé des habitants refuse cette invasion industrielle du cadre de vie. Alors les pro-éoliens élaborent des plans ce communication pour « favoriser l'acceptabilité » :

- le leurre du financement participatif repose sur cette constatation = les habitants acceptent plus facilement les inconvénients et les nuisances quand ils paient = la tactique est de leur promettre qu'ils tireront un profit en investissant pour une partie infime du capital investi et durant seulement 4 ou 5 ans.

- la promesse de « travaux annexes compensatoires » pour la commune complètent la portion congrue des retombées financières. Avec des pertes de revenus et de subventions pour la commune.

L'implantation d'aérogénérateurs de plus en plus gigantesques non seulement provoque la zizanie entre les habitants qui louent leurs terres et ceux qui subissent les nuisances visuelles, auditives, sanitaires ...mais elle entraîne une perte de valeurs des biens reconnue par de nombreux tribunaux mais autre facteur négatif pour le tourisme comme vient de le démontrer l'étude de l'association AHTI de l'Indre qui a interrogé 1280 touristes= si des éoliennes étaient à 2 km de leur hébergement 97 % changeraient de destination et 95 % entre 2 à10 km et encore 72 % entre 10 km et l'horizon. Or les collectivités territoriales ont fait du tourisme une priorité et de nombreux gîtes, hôtels-restaurants en vivent.

Le danger est que l'implantation aboutie d'éoliennes soit suivie, comme partout, d'autres projets avec une augmentation de la taille des machines et des nuisances : les modèles récents dépassent 200 mètres en bout de pale.

L'annonce d'une présentation du projet en mairie le 29 janvier indique que la municipalité fait « cavalier seul » par rapport aux communes voisines qui subiront les nuisances et par rapport aux choix de la Communauté de Communes.

Pour informations complémentaires vous pouvez contacter l'AEST 37

L'Association Environnementale du Sud Touraine 
41 rue de la Varenne 37600 Beaulieu lès Loches 
02 47 59 56 63

Adresse mail aest37@orange.fr le 17 janvier 2018

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Lettre à Mme la Préfète à propos du mail du maire de Bridoré 

Association Environnementale du Sud Touraine (AEST) 
Adresse siège : Hôtel de Ville - 37600 LOCHES
Adresse postale : 41 rue de la Varenne - 37600 BEAULIEU-LÈS-LOCHES
Adresse mail : aest37@orange.fr


A Madame la Préfète d'Indre et Loire

Copie à Monsieur le sous-Préfet de Loches,

Objet : mail de Monsieur le maire de BRIDORÉ à la gendarmerie impliquant l'AEST

Madame la Préfète,

Nous vous informons d'une situation particulièrement grave : la prédiction de « troubles à l'ordre public » et la désignation de notre association comme à l'origine d'une sédition ce 29 janvier sur sa commune.

Voici le courriel, invraisemblable, envoyé par le maire de BRIDORÉ à l'adresse mail de notre association : il s'agit d'un mail adressé à la gendarmerie :

« Bonjour Mon Adjudant,

Pour information et comme promis voici la version numérique de l’article de la Nouvelle République d’hier et le reste des informations que je possède : celle de la société Le Soleil Du Midi Développement, comme les contre vérités ( fichier Word en pièces jointes: ils ne connaissent pas les fichiers PDF, pas plus que le progrès d’ailleurs) propagées par la secte des écologistes intégristes de l’association AEST , de façon à ce que vous puissiez vous faire une idée du contexte.

Je vous remercie de votre attention, des mesures que vous pourrez prendre pour veiller à palier à d’éventuels désordres et intervenir le Lundi 29 janvier 2018 13h00-19h00 lors de possible atteintes à l’ordre public. Je serai moi-même vigilant au bon déroulement de la transmission de l’ information sur notre projet éolien. et ne manquerai pas d’exercer mon pouvoir de police en cas de problèmes. Cette information aura lieu dans la salle de la mairie de Bridoré. Ce courriel est mis en copie à la mairie de Bridoré, à nos partenaires du Soleil du Midi Développement et à l’association AEST gage je l’affirme , d’une grande transparence.

Cordialement,

Christian BARITAUD Maire de Bridoré »


Cette dénonciation d'une conspiration imaginaire, abracadabrante fomentée par notre association porte gravement atteinte à notre réputation. Elle transgresse les obligations de lucidité, de distanciation, d'impartialité et d'esprit de responsabilité d'un édile.

Depuis sa création en 1979, notre association contribue pacifiquement, dans le respect de ses statuts Loi 1901 et dans le respect de la législation de la République, à une information des habitants et de leurs élus sur les questions environnementales du Sud Touraine. Nous contribuons à une opinion publique informée et critique par des dossiers scientifiques et des conférences animées par des intervenants exposant des points de vue différents et parfois contradictoires.

Nous participons depuis des années à la réflexion sur la gestion des déchets au sein de la Commission de Suivi de Site de la Baillaudière. Nous exprimons les critiques que nous jugeons fondées et nécessaires et nous les accompagnons de préconisations adaptées, judicieuses pour l'amélioration des installations et la protection de la santé publique, en particulier pour la protection des riverains contre les nuisances olfactives et chimiques.

Depuis le premier projet éolien en 2004, nous nous informons sur cette technologie industrielle et sur ses nuisances auprès des deux fédérations nationales auxquelles nous adhérons et auprès des associations de défense du patrimoine et de l'environnement ruraux. Nous apportons aux habitants et aux élus des informations scientifiques fiables pour contribuer à une réflexion contradictoire, complète et lucide.

Nous les accompagnons par des documentations fiables dans leur refus des usines éoliennes en milieu rural et nous avons soutenu, en tant qu'intervenant volontaire, Monsieur le Préfet au Tribunal Administratif d'Orléans contre la firme Volkswind.

Comme vous pouvez le constater, nous n'avons jamais été initiateurs de « troubles à l'ordre public » ni porteurs d'une idéologie sectaire : nous agissons en toute transparence dans le cadre de la légalité.

Nos deux dossiers qui font partie des six pièces jointes au mail du maire, ne contiennent, comme d'habitude, que des éléments informatifs et aucun élément séditieux.

Nous considérons que les propos inappropriés du maire de BRIDORÉ sont diffamatoires et méprisants.

Par l'évocation de potentiels « troubles à l'ordre public » et de son « pouvoir de police en cas de problèmes » il crée une situation conflictuelle en désignant notre association pacifique comme un facteur de déstabilisation de la vie communale.

De tels propos outranciers sont alarmants de la part d'un représentant de l'autorité publique.

Sans doute en ciblant et dénigrant notre association, le maire vise-t-il à disqualifier par avance les arguments des habitants de sa commune et des communes voisines elles aussi « impactées », qui refuseraient de sacrifier leur droit à la tranquillité, à la qualité de leur environnement pour le projet privé pour lequel il s'engage avec détermination.

Madame la Préfète, nous tenions à porter à votre connaissance cette attitude en rupture avec la mission d'un maire qui est de protéger les conditions d'un échange démocratique et convivial entre les citoyens, les collectivités territoriales et les associations qui contribuent à l'enrichissement de la société civile.

Nous vous présentons, Madame la Préfète, nos salutations respectueuses.

Pour l'Association Environnementale du Sud Touraine, le 28 janvier 2018.

Michel BERNARD



Suisse : A La Praz, là où le vent a tourné contre les éoliennes

https://www.24heures.ch/vaud-regions/nord-vaudois-broye/praz-vent-tourne-eoliennes/story/29366588

Le 18 janvier dernier, le Conseil général disait «non» au projet éolien du Mollendruz, à la surprise générale. 

Sur place les élus se disent déçus. Les habitants sont divisés.

Bien malgré elle, La Praz est devenue célèbre. 

Le 18 janvier dernier au soir, par un coup de théâtre dans la salle du battoir de Mont-la-Villeune poignée de villageois ont refusé le plan d’affectation des douze éoliennes du Mollendruz et ainsi, pour le moment, fait capoter ce projet vieux de dix ans et lourd de 85 millions.

Pour les anti-éoliens d’ici et d’ailleurs, La Praz est ainsi devenue un symbole de résistance. Un opposant a parlé l’autre jour de «Notre-Dame-du-Mollendruz», en référence au défunt projet d’aéroport breton de Notre-Dame-des-Landes. C’est dire. C’est dire aussi que La Praz risque de devenir un cas d’école. Une école où l’on s’emploierait à comprendre ce qui se passe dans un village qui se retrouve face aux enjeux et aux machines monstres de la transition énergétique.


Une douzaine de jours plus tard, La Praz est toujours sous le choc. Dans ce village de 160 habitants perché sur le Jura, même le brouillard et le va-et-vient de tracteurs ont un goût étrange. «Je n’ai pas digéré la soupe, c’est encore trop frais», mâche devant son garage Fredy Schnyder. Ancien syndic, il était l’un des premiers convaincus du projet éolien. «C’est notre devoir de faire ce qu’on peut pour notre pays. Les autres ont fait des barrages, nous, on a du vent, énumère-t-il avec son accent alémanique. Pourquoi est-ce qu’on ne devrait pas participer avec nos éoliennes? La transition énergétique, c’est l’affaire de tous. Maintenant, on devra expliquer à nos petits-enfants pourquoi on n’a rien fait.»


Passant par la Grand-Rue, la syndique actuelle, Anni Sordet, le rejoint et embraie. «Notez bien qu’on ne l’a pas fait pour ça. Mais ce projet, c’était 60'000 francs par année dans les caisses. Un quart d’impôt en plus. De quoi souffler pour terminer le séparatif des eaux. Ceux qui ont voté non ne connaissant pas nos comptes.» Elle poursuit, amère. «Bien sûr que c’est la démocratie. Mais qu’ils votent au moins après avoir lu le dossier.»


Ce dossier, c’est 130 pages et 1,105 kg d’études. Ce «ils», c’est la dizaine de citoyens qui s’est fait assermenter le 18 janvier et qui a en partie fait pencher le vote. Car La Praz fonctionne avec un Conseil général, une assemblée de citoyens où chacun peut s’assermenter en route. Pour un tel village, un Conseil communal avec listes, possibilité de référendum, partis et élections, est simplement trop lourd. Du coup, jeudi, plus de dix citoyens ont participé pour la première fois au Conseil. «Ils ont posé des questions pour le principe, glisse une habitante. Une chasseuse voulait connaître les effets des éoliennes sur les cerfs. Sur les cerfs! En réalité ils étaient déterminés à voter non.»


Si l’ambiance a changé depuis? «On sent un malaise, reprend la syndique. Mais je ferais tout mon possible pour qu’en plus on ne perde pas notre vie villageoise. Déjà qu’on n’a pas beaucoup d’occasions de se croiser…» Il y avait bien l’auberge, mais elle a fermé suite au décès de la tenancière («24 heures» de samedi dernier).


Le petit oublié

À entendre les élus, rien ne permettait de suspecter ce non à 20 voix contre 11. «Des opposants ont fait du porte-à-porte. Ils sont bien organisés, assure un membre du collège. Même à l’enterrement de la tenancière de l’auberge ils en parlaient.» La syndique va dans le même sens. «On s’attendait peut-être à ce que les Conseils de Juriens ou de Mont-la-Ville (ndlr: les deux autres communes partenaires) se posent des questions. Mais pas ici. Personne n’a pensé au petit village, silencieux au milieu.»


Deux rues plus haut, à la déchetterie du village, les éoliennes trouvent leur place dans les discussions entre deux bennes. Samanta Herrero, installée au village depuis trois ans, est l’une des nouvelles assermentées: «Au début je n’étais ni pour ni contre. Je trouvais même ça beau une éolienne. Puis j’ai trouvé une étude sur Twitter. On ne nous répondait pas vraiment, alors je me suis renseignée. Et puis je me suis rendu compte que ça polluait, la production de ces machines. Et puis ça a quoi comme effet sur les sources? On sait ça?» En face d’elle, le municipal des Eaux, Pierre Haussener, fulmine.
«Mais enfin, je peux même te montrer où elles sont les sources. On a tout regardé durant dix ans. Et pourquoi tu n’es pas venue avant l’assemblée du 18?» Réponse: «J’ai essayé je te signale. Aux dernières élections, je suis arrivée dernière. J’ai vite compris. Ici on parle peu et on reste dans son coin. Mais bon. Tu passeras quand même à l’occasion à la maison, hein?» dit-elle en remontant dans son 4x4.


À deux pas, l’époux de la présidente du Conseil, Philippe Salzmann. Tous deux ont voté non. Lui aussi se méfie des études des promoteurs. Ces gens de Zurich. «J’ai vu une étude de l’EPFL. Ce n’est pas des manches, l’EPFL tout de même. L’éolien est rentable à hauteur de mer. Pas chez nous!» Le retraité poursuit, ému. «J’ai beaucoup voyagé, mais mon coin de Mollendruz, j’y tiens.»
Le municipal Haussener soupire, et remet son casque de vélomoteur. «De toute manière, elles se feront ces éoliennes, avec ou sans nous. Mais la question c’est : est-ce que les nouveaux conseillers viendront à la prochaine séance? Sinon, on n’aura pas le quorum.» Il sait de quoi il parle. La même chose s’était déjà produite il y a quelques années. Le conseil avait soudainement gagné des membres le jour où on parlait d’un projet contesté. À l’époque c’était l’extension de la porcherie. Aujourd’hui vide. (24 heures)


Le parc éolien du Mollendruz

Si vous avez manqué le début...


Ce n’est pas le moindre des projets éoliens du canton qui est remis en question avec le départ de l’une des trois communes territorialement concernées. Le parc du Mollendruz, c’était 12 éoliennes et 50 à 90 GWh annuels, soit le plus important projet arrivé à maturité à ce jour. Il devait rivaliser avec Provence et Grandsonnaz (17 mâts chacun), dont on est sans nouvelles. Récapitulons l’affaire. 
2007 Après un an de tractation en coulisses, Juriens, La Praz, Mont-la-Ville, Vaulion, Yverdon et EWZ officialisent le projet du Mollendruz, en partie sur des alpages de la cité thermale. 
2009 Création de la société Énergie naturelle du Mollendruz SA, au capital de 1,5 million de francs, avec 50% de fonds zurichois. Le permis de construire est attendu pour 2011. 
2011 Dans son premier examen des 35 projets situés sur le canton, l’État retoque le Mollendruz. Le parc fait l’objet d’études et mesures de vent supplémentaires. 
2012 Le parc est finalement retenu sous condition vu son impact paysager. L’implantation est revue. 
2014 La SA augmente son capital à 6,5 millions pour financer la suite des opérations. Retour au canton. 
2015 Mise à l’enquête du projet. Il reçoit 210 lettres d’oppositions. 800 signatures, disent les détracteurs. 
2016-2017 Le parc disparaît des radars. Il fait l’objet d’études complémentaires (effets sur les radars et l’avifaune notamment). Les mesures de compensations pour l’alouette lulu sont âprement négociées avec les agriculteurs. 
2018 Le Conseil de Mont-la-Ville accepte le plan par 35 oui et 25 non, Juriens par 34 oui et 13 non. La Praz refuse par 20 non contre 11 oui. Formellement, le plan d’affectation tel quel en reste là. Le conseil d’administration fera le point d’ici mars.

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Lire sur ce blog
parution en date du 21/01/2018 : Suisse : Pas d'éoliennes au parc du Mollendruz

mardi 30 janvier 2018

Appel général aux associations de la Fédération Environnement Durable.

http://fed-info.org/index.php?option=com_acymailing&ctrl=archive&task=view&mailid=520&key=nDkt1Mqq&subid=120384-OLxQt5Jz5DUxPt&tmpl=component

Une réunion extraordinaire du conseil d'administration de la fédération s'est tenue le 27 janvier 2018. ( ci-joint le CR)
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Vous trouverez en annexe la motion définitive d’orientation de la FED approuvée à l’unanimité par le CA.

Le principal sujet à l'ordre du jour était l’examen de toutes les actions à entreprendre suite aux déclarations de la « commission Lecornu » du Ministère de la Transition écologique et solidaire qui vient de proposer 10 mesures pour accélérer le processus d'implantation d'éoliennes industrielles.

La FED considère les propositions de cette commission comme une véritable déclaration de guerre.

La mesure la plus scandaleuse de cette commission inféodée totalement aux promoteurs, consisterait à supprimer les recours devant les TA (tribunaux administratifs), donc pratiquement enlever la possibilité aux associations de lutter contre des permis accordés par les préfets. En effet les TA sont des juridictions de proximité, accessibles même sans avocats, à toutes les associations sans frais majeurs.

Il s'agirait d'une mesure historiquement inique de régression du droit et d’une injustice sociale flagrante.

Le CA de la FED a donc décidé d'utiliser tous les moyens légaux pour lutter contre ces décisions proposées par la commission Lecornu.

Une réunion avec la Fédération Vent de Colère va être organisée début mars avec éventuellement la tenue d’une conférence de presse commune.

Les actions suivantes de la FED sont lancées ou vont l’être :

❖ Au niveau national

❖ Etude d'une plainte concernant d'éolien terrestre français devant les instances européennes.
❖ Préparation recours juridiques devant toutes les instances nationales et morales et notamment le conseil d'État, la constitution, droits de l'homme, etc..).
❖ Courriers aux dirigeants de l’état et aux élus nationaux
❖ Pétition internet nationale
❖ Proposition de création d’un « collectif de maires anti-eolien »
❖ Soutien d’une plainte concernant la sécurité des éoliennes suite à l’accident de Bouin

Aux niveaux des associations : 

❖ Manifestations départementales et régionales
❖ Courriers à tous les élus nationaux et locaux 
❖ Courriers aux instances administratives et notamment aux autorités préfectorales
❖ Utilisation de tous les moyens internet disponibles pour informer et alerter
❖ Envoi massif de mails aux députés, sénateurs, préfets etc.
❖ Envoi massif de tweets 

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Annexe :

Motion d’orientation de la FED

(C.A du 27 janvier 2018)


« Pas d'usines éoliennes ici ou ailleurs »


La FED réaffirme son opposition totale à l'implantation d'usines éoliennes tant sur terre que le long des côtes.

La FED s'oppose par tous les moyens légaux à sa disposition aux arrêtés ministériels et aux directives européennes qui conduisent à une industrialisation des espaces ruraux et accordent des avantages réglementaires et financiers, des effets d'aubaine indus, sans résultats réels sur la diminution des gaz à effet de serre. Elle utilise tous les moyens juridiques nationaux et européens pour combattre le programme du gouvernement français éolien terrestre et offshore.

La FED soutient tous ses adhérents.

Elle apporte ses conseils aux habitants et à leurs associations anti-éoliennes, en particulier dans leurs recours juridiques et si nécessaire judiciaires contre les projets éoliens.

Elle mettra tout en en œuvre pour que le code de la santé publique et le bien être des riverains soient respectés.

Elle défend toutes associations petites ou grandes situées dans toutes les régions de France depuis les plus beaux sites emblématiques à la plus petite commune d’une zone défavorisée.

La FED considère que tous ceux qui luttent contre les éoliennes sont égaux.

Quand la FED est invitée à des rencontres avec le gouvernement, en accord avec son bureau, elle exprimera les raisons officielles de son opposition à l’éolien.

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Cordialement
Jean-Louis Butré
Président Fédération Environnement Durable
http://environnementdurable.net
contact@environnementdurable.net

Indre : Les anti-éoliens en Brenne continuent le combat

https://www.lanouvellerepublique.fr/actu/les-anti-eoliens-en-brenne-continuent-le-combat

Des éoliennes à Argenton, Celon et Vigoux ? Les membres de l’association Pas de vent chez nous, n’en veulent pas et le font savoir.


Plusieurs membres du bureau de l’association Pas de vent chez nous, qui lutte contre le projet de parc éolien des Portes de la Brenne, sur les communes d’Argenton-sur-Creuse, Celon et Vigoux, ont fait le point, samedi dernier, suite à l’enquête publique clôturée il y a quinzaine de jours par des commissaires enquêteurs. « Maintenant, nous attendons l’avis des commissaires et la décision du préfet, qui suivra », a indiqué Jean Panel, président.

En attente de la décision du préfet


« L’année 2017 a été marquée par de nombreux évènements, entre la réunion publique à Argenton, qui a rassemblé plus de cent participants ; la manifestation Bocage en péril, au mois de juin, qui a mis, dans les rues d’Argenton, plus de deux cents militants anti-éolien ; le dépôt du dossier relatif au projet éolien des portes de la Brenne ; le recueil de plus de 1.300 signatures suite à notre pétition ; l’avis défavorable de la Communauté de communes Éguzon - Argenton - Vallée de la Creuse et l’enquête publique de fin d’année demandée par le préfet, a énuméré Jean Panel. Les enjeux pour l’avenir de la vallée de la Creuse et le Parc naturel régional de la Brenne sont considérables. C’est le message que nous avons voulu faire passer. Je note au passage que le préfet a refusé ou rejeté de nombreux projets impactant le Boischaut-Sud : ceux de Montchevrier, Sauzelles, Parnac, Saint-Gilles, La Châtre-Langlin et Beaulieu. C’est dire combien ce territoire, emblématique pour sa biodiversité et sa valeur patrimoniale, mérite mieux que de devenir une vaste zone industrielle. »

L’association reste pour l’heure vigilante et attentive à l’avis que les commissaires enquêteurs vont prochainement donner et à la décision du préfet. Cette rencontre avait aussi pour but de définir une stratégie d’actions pour l’année 2018. « Il est clair que notre association ne lâchera rien et continuera à s’opposer, dans un esprit constructif et professionnel », a conclu Jean Panel.

Deux-Sèvres : Nouvelles frictions autour d’un projet de parc éolien

https://www.lanouvellerepublique.fr/actu/nouvelles-frictions-autour-d-un-projet-de-parc-eolien

Six éoliennes pourraient être implantées le long de l’A 83, non loin du château de Cherveux et de la forteresse du Coudray-Salbart. L’opposition s’organise.

Du donjon du château de Cherveux, apercevra-t-on un jour des éoliennes hautes comme la tour Montparnasse ? Nouveau projet éolien dans les Deux-Sèvres et nouvelles craintes du côté des riverains. Cette fois, c’est un projet dans la vallée de Piémont, le long de l’autoroute A 83 (Nantes-Niort), entre Échiré, Saint-Gelais et Cherveux, qui commence à faire parler. 3D Énergies, filiale du Sieds (syndicat d’électrification des Deux-Sèvres) étudie l’implantation d’un parc de six éoliennes de 200 mètres de haut, trois sur Échiré, trois sur Saint-Gelais.

L’opposition de la maire de Cherveux

« On n’est pas là pour tenir une réunion politique ou faire le procès du promoteur, mais pour faire une réunion la plus informative et la moins passionnelle possible » : il est un peu plus de 19 h vendredi dernier à la salle des fêtes de Cherveux et Bernard Molard ouvre une réunion publique convoquée sur le sujet. Secrétaire de l’association des Amis du château de Cherveux, il est la cheville ouvrière de la contestation qui monte. Les Amis du château organisent la soirée avec l’association Environnement Échiré et alentours. Dans la salle, une centaine de personnes, et Marie-Pierre Missioux, la maire de la commune, qui a choisi son camp : « Le sujet n’est pas “ oui ou non à l’éolien ” mais “ oui ou non ” à ce projet dans ces conditions. » Le 22 janvier, le conseil municipal s’est prononcé contre le projet par 15 voix et deux abstentions.

“ Des conséquences colossales ”

Que redoutent les opposants ? Une pollution visuelle, les éoliennes étant à portée de vue de plusieurs monuments historiques, le château de Cherveux bien sûr, mais aussi la forteresse du Coudray-Salbart. Ou le château de la Taillée : « Il est indispensable de nous unir pour informer un maximum de gens. La plupart d’entre eux se sont installés sur Saint-Gelais, Échiré ou Cherveux pour le cadre de vie. Les conséquences vont être colossales, ils n’en ont pas conscience », estime Anne-Laure de Bonneville, propriétaire du château de la Taillée.

Il n’y a pas que les châteaux et les routes pittoresques. Certaines maisons d’habitations sont proches du futur parc éolien. Bernard Molard met en cause le bruit : « Ce n’est pas le volume du bruit qui compte seulement, c’est le bruit sournois comparable à celui d’un moustique, et qu’aggrave le vent. »


Les six éoliennes seront tout de même implantées dans un paysage déjà balafré par une autoroute qui fait du bruit. Mais Bernard Molard estime que l’A 83 n’est rien à côté de ce qui attend les riverains avec les éoliennes. Autre argument avancé : l’impact sur la faune, en particulier les chauves-souris. La vallée a été de tout temps un lieu de passage pour certaines espèces. Pour preuve, dans la salle des trésors du château, témoigne son propriétaire, François Redien, figure une sculpture de chauve-souris. Une espèce protégée. « Ce sont peut-être les chauves-souris qui nous sauveront. »

Archives :

25/01/18 : Deux-Sèvres : Vent debout contre le projet éolien
https://www.lanouvellerepublique.fr/actu/vent-debout-contre-le-projet-eolien
Le conseil municipal de Cherveux vient de se prononcer au sujet du projet éolien du Piémont programmé sur les communes de Saint-Gelais et Échiré et à la frontière de Cherveux. Il a voté à 15 voix contre et 2 pour. Les associations Environnement Echiré et Alentours et l’association des Amis du château de Cherveux ont décidé d’unir leurs efforts pour informer en toute transparence de ce qui se prépare afin de rétablir une communication démocratique. Le dossier de construction sera déposé en préfecture fin décembre.
Le Sieds a donné des informations au sujet de l’implantation de six éoliennes géantes de 200 m de hauteur, visibles à 25 km à la ronde. Ce projet, porté par la CAN, s’est développé sans concertation des citoyens concernés « sous prétexte que les maires des communes d’Echiré et de Saint-Gelais étaient d’accord ». Les deux associations précisent : « Ce projet entraînera une profonde dégradation de notre environnement, aura un impact négatif sur notre santé, fera fuir les touristes et dévalorisera les biens immobiliers de 20 à 40 %. Il n’y a pas pire endroit pour installer six énormes éoliennes au beau milieu de trois magnifiques monuments historiques classés et à proximité de la Sèvre niortaise ! Nous subissons déjà l’image des éoliennes de Champdeniers. Celles qui sont prévues seront deux fois plus proches et 50 % plus hautes ! La Cour des Comptes dénonce les montages financiers de ces installations que le contribuable paye finalement au travers de la CSPE (Contribution au service public de l’électricité). De plus, EDF est tenu de racheter l’électricité produite par les éoliennes au triple du coût normal de production ! On nous ment quand on nous dit qu’une éolienne de 2 MW peut alimenter 2.000 maisons, hors chauffage. En réalité, une éolienne ne produit, en moyenne, que 25 % de la puissance installée. Dans le meilleur des cas, les analystes sérieux prévoient une éolienne de 2 MW pour 500 maisons. Ne nous laissons pas imposer un cadre de vie dégradé par ceux qui ne voient que leurs intérêts financiers à court terme ! ».
Réunion d’information vendredi 26 janvier, à 19 h, à la salle des fêtes de Cherveux. Pour rejoindre l’association, tél. 07.67.79.78.45 ou sur association.eea@laposte.net ou la page Facebook ventilator79



11/01/18 : Deux-Sèvres : Deux associations contre le projet éolien
https://www.lanouvellerepublique.fr/actu/deux-associations-contre-le-projet-eolien
Si les éoliennes tournaient grâce au vent de la protestation, elles seraient vite rentabilisées à Cherveux ! En fin d’année 2017, la population a été informée presque par hasard d’un projet de six éoliennes que 3D Energie (une émanation du Syndicat intercommunal d’énergie des Deux-Sèvres - SIEDS) développe avec les communes d’Echiré et de Saint-Gelais qui font partie de la communauté d’agglomération de Niort (CAN) tandis que Cherveux fait partie de la communauté de communes du Haut Val-de-Sèvre,écrivent les deux associations « Les amis du château de Cherveux » et « Environnement Echiré et Alentours ».
« Alors que les éoliennes géantes que 3D Energie envisage d’installer seront toutes proches de la limite communale de Cherveux, la concertation intercommunale n’a pas eu lieu et la population de Cherveux s’en étonne à deux titres. D’abord, parce que ces six éoliennes sont prévues pour être implantées au cœur d’une zone encadrée par trois châteaux classés (le château de Cherveux, celui de Coudray-Salbart et celui de la Taillée) qui font la fierté de notre territoire et le bonheur des visiteurs. Mais aussi parce que ces éoliennes seront des éoliennes géantes de 200 mètres de hauteur, presque la taille de la tour Montparnasse à Paris, et que l’impact visuel et sonore de ces “ moulins à vent ” sera énorme ! »
Les deux associations ont décidé d’unir leurs efforts « pour qu’un tel projet ne voie pas le jour car il serait désastreux de laisser pousser de tels engins à cet endroit-là ». Selon elles, « la quiétude et la santé des habitants, le tourisme local et la valeur des biens immobiliers seraient fortement dégradés ».
Une réunion d’information est prévue vendredi 26 janvier, à 19 h, à la salle de fêtes de Cherveux.

10/01/18 : Deux-Sèvres - Le projet d'éoliennes qui révolte les châtelains
http://www.courrierdelouest.fr/actualite/deux-sevres-le-projet-deoliennes-qui-revolte-les-chatelains-10-01-2018-345981
Les propriétaires du château de Cherveux, d'Echiré et de Saint-Gelais sont vent debout contre un projet de six éoliennes à proximité de leur bâtisse. Ils organisent une réunion publique le vendredi 26 janvier à 19 heures à Cherveux.

lundi 29 janvier 2018

Pyrénées-Orientales : Les Aspres/ Collectif Le Vent Tourne 66 : vent debout contre les éoliennes


Dans ce début d’année 2018 la colère enfle dans les Aspres.

« Dans son arrêt en date du 10 novembre, la cour administrative d’appel de Marseille a annulé le Schéma Eolien Régional, disant « qu’aucune évaluation environnementale n’a été réalisée préalablement à la décision du 24 avril 2013 du préfet de la région Languedoc-Roussillon arrêtant le schéma régional du climat, de l’air et de l’énergie et son volet relatif à l’énergie éolienne ». Elle ajoute « qu’une telle omission est susceptible d’avoir exercé une influence sur le sens de l’arrêté contesté et a privé tant le public que les collectivités territoriales concernées d’une garantie », ce qui constitue « une irrégularité de nature à justifier son annulation ».

Le Conseil Départemental de Pyrénées Orientales dans sa séance du 18 décembre s’est prononcé en faveur d’un moratoire sur les projets éoliens mettant en avant l’intérêt collectif du paysage.

Les 64 communes du syndicat Canigou Grand Site, se sont prononcées contre les projets éoliens dans une motion commune.

L’intégralité des communes des Aspres et du Vallespir excepté celles qui portent un projet se sont prononcées contre ces éoliennes, mettant en avant les nuisances de telles ICPE.

La Maison de la Viticulture des P-O et l’Institut National des Appellation d’Origine (INAO), manifestent également une vive opposition à la dégradation des terroirs concernés.

Pourtant la société Elément soutenue par le maire de Passa persiste à vouloir transformer les espaces naturels des Aspres en zone industrielle, face à la chapelle St Luc. Les habitants n’en veulent pas, c’est ce que disent les pétitions signées et le succès des manifestations et réunions publiques.

Pourtant EDF EN, continue à avancer avec le maire de Caixas dans un projet sur les crêtes des Aspres, face au Canigou et au prieuré de Serrabona.

Nous n’avons pas le droit de dégrader notre patrimoine paysagé et culturel du piémont du Canigou. Par respect pour des générations de Catalans, Roussillonnais ou d’adoption, nous n’avons pas le droit de saccager l’héritage qu’ils nous ont légué, matériel et immatériel, il est en tout point remarquable et remarqué de partout en France. C’est notre force, notre caractère, nos racines.

Le projet de territoire que la société Eléments et le maire de Passa, veulent faire passer va à l’encontre de toutes les associations et syndicats qui se battent pour la préservation des sites remarquables de notre département. 

Et pourquoi ? de quoi parle-t-on dans les argumentaires ? D’argent ! Fric Fric Fric, c’est le bruit des éoliennes qui continuent d’arriver dans notre pays… La société Eléments, partie du groupe franco-belge Noria, holding Belge Noria Invest, nous entraîne sur un terrain ou elle joue « à domicile » celui de la rentabilité, mais pour qui ?

Avant d’aborder le sujet, nous voudrions parler d’environnement parce que partout on tente de nous culpabiliser quand on refuse l’éolien industriel, on nous dit que c’est l’avenir, une « énergie renouvelable ». Pourtant l’éolien n‘est pas une énergie c’est un mode de production d’électricité, qui produit peu et surtout qui produit mal.

Les 6 machines du projet de Passa, ce sont environ 27 600 tonnes de C02 émis pour la fabrication, 9 000 tonnes de béton coulé et 240 tonnes de ferraillages, des aimants permanents à base de terres rares, des centaines de litres d’huile qui en cas de fuite polluent les nappes phréatiques…

Fabriquées en Allemagne au plus près ou en Chine au moins cher, leurs convois exceptionnels traversent toute la France pour arriver chez nous, les routes et pistes d’accès doivent être agrandies, consolidées et des défrichages ont commencé déjà sur Caixas (qui va les payer au fait ?)… On calcule que 750 rotations de camion en moyenne sont nécessaires par machine…avec les nuisances que cela implique pour nous et pour la faune et la flore !

Ce bilan carbone désastreux ne sera jamais compensé par cette production pseudo-vertueuse. Aussi quand elles tournent, les vitesses en bout de pales peuvent atteindre les 300 km/ heure ce qui génère des « courants de fuite » dont on nous a dit qu’ils ont capables d’assécher les abords et faire fuir les orages (témoignages en Lozère), les chauves-souris sont les premières victimes innocentes, ce qui favorisera la prolifération de moustiques et donc les risques de maladies tropicales. Les espèces d’oiseaux souvent protégées, cigognes ou rapaces sont également décimées, ce qui favorise la prolifération de rongeurs en tous genres… Où est le respect de l’environnement dans tout ça ? Ils nous parlent d’emploi, mais à part couler le béton des socles, quels emplois ? pour monter les machines la main d’œuvre spécialisée viendra de l’étranger, comme nous l’avons vérifié sur d’autres chantiers…mais combien d’emplois perdus dans le tourisme ? Les études le montrent, les éoliennes n’attirent pas grand monde, et près de nous, dans les zones industrielles éoliennes de Calce Baixas, on ne voit pas beaucoup de fréquentation touristique…

Les gîtes de France et tous les acteurs du tourisme dans le département sont contre ce désastre programmé. Cette zone de Calce Baixas nous démontre aussi que ces machines de 130 mètres de haut se voient depuis tout le département et clignotent en blanc et rouge la nuit au pied des Corbières. Celles de Passa seront au pied du Canigou et des Albères ! et inversement depuis les cimes de ce massif, labellisé grand site de France, notre montagne sacrée du Roussillon, des rangées de lumières blanches et rouges clignoteront dans la plaine et sur le piémont. Comment défendre nos terroirs et notre tourisme avec de telles perspectives ?

L’académie de médecine préconise un éloignement minimum de 1,5 Km pour la santé des riverains, celles-ci seront à 950m des premières habitations, voire moins pour certains mas…. A l’étranger les distances de sécurité sont bien plus importantes que chez nous. Si on parle de l’étranger, nous avons l’exemple de nos voisins Catalans Espagnols, où on ne voit pas une seule machine, c’est parce qu’ils préservent leur culture de cette gangrène.
L’Espagne, qui s’est rendu à l’évidence, a renoncé à subventionner lourdement les énergies pseudo-vertes, ce qui a ruiné de nombreux épargnants qui, alléchés par des taux de rentabilité intéressants, s’étaient laissé convaincre du temps de la « bulle économique » dans laquelle nous sommes encore en France avec le « participatif » mis en avant par les vendeurs de vent.

L’Allemagne également abandonne les subventions à partir de 2018… ils commencent à comprendre que plus ils mettent d’éoliennes, plus ils doivent construire des centrales à charbon.
En ce moment chez nous ces subventions sont tellement élevées qu’elles risquent tout simplement de ruiner Edf, et pour éviter cette catastrophe, une taxe qui pèse près de 20% de notre facture sert à compenser ces avantages, cette taxe va continuer à augmenter, au fur et à mesure du montage de nouvelles machines. Quant à l’auto consommation, on se rend vite compte de l’évidence, la moyenne de temps de production d’une éolienne est de 23% dans nos régions…tout est dit, comment faire descendre nos factures de 15% (c’est ce que propose la société Elément à Passa) avec une production irrégulière estimée en accumulé à un jour sur cinq ? finalement la société Eléments a un problème de crédibilité, toutes ces propositions faramineuses sont plutôt « fumeuses » et peu réalisables…nous sommes face à des vendeurs de vent, dans tous les sens du terme !


Et pour aller plus loin sur l’impact économique, pour tous les habitants, pas seulement les chasseurs ou viticulteurs qui sont potentiellement gratifiés de quelques miettes du gâteau en échange de leur terres et de leur patrimoine paysagé, c’est la dévalorisation du patrimoine pour tous : -20 à -40% c’est ce que vont perdre les Passanencs et les habitants des communes aux alentours, sur la valeur de leurs biens immobiliers, et suivant l’emplacement, impossible de vendre un bien avec de telles nuisances visuelles, nuisances sonores, de nuit comme de jour, imaginez votre villa au milieu de la zone de Calce-Baixas… Vous achèteriez ?
En revanche nous comprenons la pression des vendeurs de vent, il se dit qu’une seule machine rapporte environ 400 000 € par an au promoteur et c’est un minimum, donc on parle de 2 400 000 € de gains annuels minimums, pour un investissement de 18.000.000 € (une machine revenant à 3 000 000 € montée) l’amortissement se fait en 9-10 ans, pas mal…ensuite c’est un business très juteux sur le dos des subventions et taxes que nous payons.


Pour finir, nous voudrions lancer un avertissement aux propriétaires qui se sont laissé convaincre de signer les baux de location, c’est vrai que 5.000 à 8.000€ brut par an c’est dur de refuser, surtout quand on travaille la terre qui est parfois ingrate. Mais une réflexion s’impose, si tout va bien, on sait que la durée de vie moyenne d’une machine est de 15 ans, 8×15= 120 000€ on sait que la machine sera l’entière propriété du propriétaire de la parcelle, qui sera soumise aux taxes foncières sur les biens industriels bâtis, et l’argent gagné sera imposable… mais surtout, en cas de défaillance du promoteur, le propriétaire sera aussi redevable des obligations de démantèlement cette installation industrielle, qui coute dans les 500.000€. On a une provision légale de 50 000€.

Le calcul est vite fait, 500-60-120 = 320.000€ restent à charge du propriétaire, au résultat, ses enfants devront renoncer à l’héritage, l’état récupérera les parcelles et paiera avec nos impôts les remises en état. Les Etas Unis on plusieurs sites de « cimetière d’éoliennes » ou les machines n’ont jamais été démontées et pourrissent sur pied…c’est cet avenir que nous voulons ?

Scandaleux : en annexe des photos du mât de mesure du même projet d’il y a 10 ans en arrière, qui avait été refusé, ces piliers de ferraille gisent encore au sol 10 ans après, pourtant ce sont en partie les mêmes acteurs qui recommencent maintenant, nous laisseront-il encore leurs déchets sur nos terres et dans nos paysages ?

Les projets de Passa et Caixas avancent à grands pas, et les porteurs de projets se comportent comme si tout était déjà acquis en leur faveur, ils ignorent l’avis négatif majoritaire de tout le monde autour d’eux. N’est-ce pas un déni de démocratie ?

Ce type de projet serait désastreux pour notre économie locale, et dénué de sens dans la logique de développement de notre département. La côte et l’arrière-pays sont intimement liés dans un mix-économique qui fait le succès grandissant des P-O. Projets s’appuyant sur le terroir, l’authenticité de nos traditions, éco-tourisme, œnotourisme, agrotourisme. L’arrière-pays encore préservé du piémont du massif du Canigou conserve encore un potentiel de développement important au travers d’initiatives respectant l’environnement, mettons-les en œuvre ! C’est grâce au patrimoine que nos ancêtres nous ont confié, sauvegardons-le !

Nous avons besoin de l’aide et de l’appui de chacun face à ces industriels déterminés à saccager notre pays ».

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