https://www.leberry.fr/ids-saint-roch/environnement/travaux-urbanisme/2018/03/10/la-construction-du-parc-eolien-stoppee-a-ids-saint-roch-et-a-touchay_12766872.html
Lâinstallation du parc Ă©olien dans les communes dâIds-Saint-Roch et Touchay doit ĂȘtre stoppĂ©e. Le tribunal administratif dâOrlĂ©ans (Loiret) annule les autorisations de construction et dâexploitation.
Lâinstallation du parc Ă©olien dans les communes dâIds-Saint-Roch et Touchay doit ĂȘtre stoppĂ©e. Le tribunal administratif dâOrlĂ©ans vient dâannuler les autorisations de construction et dâexploitation.
Alors que les travaux de construction dâun parc Ă©olien Ă Ids-Saint-Roch et Touchay ont dĂ©jĂ commencĂ©, le tribunal administratif dâOrlĂ©ans vient dâannuler les deux arrĂȘtĂ©s prĂ©fectoraux autorisant la construction et lâexploitation de ce parc. Une dĂ©cision qui contraint le promoteur, la SAS Ferme Ă©olienne de Ids, Ă cesser totalement les travaux.
Une annulation totale
Une victoire pour lâassociation Boischaut Marche Environnement qui est Ă lâorigine de ces deux recours. « Nous sommes trĂšs satisfaits de ce jugement qui conduit Ă une annulation totale du projet, dĂ©clare Philippe Rey, membre du conseil dâadministration. Il est tout de mĂȘme regrettable que le promoteur ait dĂ©cidĂ© dâattaquer la construction du parc malgrĂ© les recours. »
Ces derniers portaient sur le permis de construire six Ă©oliennes et sur lâautorisation dâexploiter les installations classĂ©es pour la protection de lâenvironnement (ICPE).
Pour le premier recours, ce sont essentiellement les atteintes portĂ©es aux monuments historiques classĂ©s ou inscrits prĂ©sents sur la zone qui ont Ă©tĂ© mises en avant par le tribunal administratif. Ce dernier a notamment pointĂ© que les documents joints au dossier des demandes de permis de construire ne «[permettaient] pas dâapprĂ©cier lâimpact visuel des Ă©oliennes ».
En ce qui concerne lâarrĂȘtĂ© ICPE, plusieurs points ont Ă©tĂ© Ă lâorigine de son annulation par le tribunal. Ă commencer, lĂ aussi, par une Ă©tude dâimpact visuel jugĂ©e comme ayant « insuffisamment Ă©tudiĂ© les enjeux patrimoniaux ». Lâavis de lâautoritĂ© environnementale a Ă©galement Ă©tĂ© pointĂ© du doigt car « Ă©mis dans des conditions irrĂ©guliĂšres » notamment car cet avis « Ă©mane de la mĂȘme autoritĂ© qui a pris la dĂ©cision dâautorisation dâexploiter, Ă savoir le prĂ©fet de la rĂ©gion Centre ».
Cessation totale des travaux
Le tribunal a aussi prĂ©cisĂ© que « la dĂ©cision dâautoriser la dĂ©livrance de lâautorisation dâexploiter avait Ă©tĂ© prise avant que la situation ait fait lâobjet de lâexamen particulier qui Ă©tait requis ». Le prĂ©fet de RĂ©gion sâest en effet engagĂ© par un Ă©crit Ă la sociĂ©tĂ© pĂ©titionnaire, sans pour autant prendre dâarrĂȘtĂ©, « alors que lâautoritĂ© environnementale nâavait pas encore rendu son avis et que lâenquĂȘte publique nâavait pas encore dĂ©butĂ© ».
Enfin, le montage financier du projet a fait pencher la balance en sa dĂ©faveur, le tribunal estimant que la « SAS Ferme Ă©olienne de Ids nâa pas apportĂ© suffisamment dâĂ©lĂ©ments de nature Ă dĂ©montrer sa capacitĂ© financiĂšre ».
En plus dâune cessation totale des travaux, la sociĂ©tĂ© et lâĂtat devront verser la somme de 3.000 euros Ă BME.
« Câest une trĂšs mauvaise nouvelle, dĂ©clare Bertrand Badel, directeur gĂ©nĂ©ral de la SAS Ferme Ă©olienne de Ids. AprĂšs sept annĂ©es de travail et prĂšs de 30 millions dâeuros investis, nous trouvons que la dĂ©cision est sĂ©vĂšre. Câest mĂȘme ubuesque, nous Ă©tions Ă seulement deux mois de la mise en service du parc. »
Le porteur de projet veut faire appel
Le porteur de projet compte bien faire appel de ces dĂ©cisions. « Nous allons rĂ©gulariser la situation et Ă©valuer toutes les possibilitĂ©s afin de ne nous fermer aucune option juridique. Nous ne sommes pas au bout de la course, nous irons jusquâau bout et nous restons convaincus de lâaboutissement du projet. »
De son cĂŽtĂ©, Laurent Maisonneuse, sous-prefet de lâarrondissement de Saint-Amand-Montrond, prend acte de la dĂ©cision du tribunal administratif. « Nous restons attentifs pour appliquer immĂ©diatement la dĂ©cision du tribunal administratif pour arrĂȘter les travaux en court et pour nous assurer que le site est mis en sĂ©curitĂ©. »
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