Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

Offshore et éolien flottant (VI) (du 01/07/2019 au ...)

OFFSHORE et EOLIEN FLOTTANT



Voir les articles précédents sur "Offshore et éolien flottant" (I), (II)(III),(IV) et (V)


19/08/19 : Loire-Atlantique : 
Saint-Nazaire dévoile son parc éolien en mer
À partir de 2022, 20% de l'électricité consommée en Loire-Atlantique devrait être assurée par le premier parc éolien en mer français, situé à environ 12 km des côtes.
https://rcf.fr/culture/patrimoine/saint-nazaire-devoile-son-parc-eolien-en-mer

13/08/19Eoliennes en mer : les habitants du littoral donnent leur avis
Alors que l'Etat envisage de lancer au moins un appel d'offres entre 2020 et 2024 pour implanter d'autres éoliennes au large de la Normandie, la commission nationale du débat public va interroger les habitants sur le sujet, cet été 2019.
Après les parcs de Fécamp (Seine-Maritime) et de Courseulles-sur-Mer (Calvados) entérinés le 24 juillet 2019, pourquoi pas de nouveaux projets en Normandie ? L'Etat envisage en effet de lancer entre 2020 et 2024 au moins un appel d'offre pour implanter ces machines qui produisent de l'électricité en mer.
Sur les fêtes, les festivals...
Pour cela un débat public sera nécessaire. Pour en définir les contours, un questionnaire a été lancé sur internet, à destination des citoyens. Des membres de la commission particulière du débat public (CPDP) vont également venir pendant ce mois d'août à la rencontre des habitants du littoral de la Manche, du Calvados et de la Seine-Maritime, sur des festivals, des fêtes locales, des marchés. Il s'agit d'échanger sur les questions, les interrogations, les sujets que le public souhaiterait aborder lors du débat à venir, à l'automne. Un triporteur aux couleurs du débat sera installé :
• Mardi 13 août, jusqu'à 18h30, sur la plage de Ouistreham-Riva Bella
• Samedi 17 août l'après-midi jusqu'à 18h30, sur le port de Saint-Valéry-en-Caux, à l'occasion de la fête de la mer
• Dimanche 25 août, l'après-midi jusqu'à 18h au skate-park du Havre, à l'occasion du week-end de la Glisse
• Vendredi 30 août, à Saint-Vaast-la-Hougue, à l'occasion des Traversées de Tatihou (date à confirmer)
• Samedi 31 août, l'après-midi jusqu'à 18h, place Gauquelin-Despallières à Bayeux, au festival Urban Spaces
• Dimanche 1er septembre, dans la matinée, sur le marché de Port-en-Bessin
Les résultats de cette enquête seront rendus publics en septembre.
https://www.tendanceouest.com/actualite-331223-eoliennes-en-mer-les-habitants-du-littoral-donnent-leur-avis.html

13/08/19 : Nouveau gigantesque projet d’éolien en mer : des rencontres aux quatre coins de la Normandie
Pour le quatrième grand projet d'éolien en mer en Normandie, le gouvernement veut demander l'avis des Normands pour éviter les oppositions. Les démarches démarrent sur les plages.
Après les projets de Courseulles-sur-Mer (Calvados), Fécamp et Le Tréport (Seine-Maritime), le gouvernement impulse un quatrième projet d’éolien en mer pour 2020.
L’idée est de créer un parc d’éoliennes d’un gigawatt, soit le double des trois premiers parcs, et « l’équivalent d’une centrale nucléaire », avait assuré François de Rugy, l’ancien ministre de la Transition écologique, lors d’une visite au Havre, vendredi 11 avril 2019.
Contrairement aux trois premiers projets, qui ont rencontré de nombreuses oppositions, ce quatrième se veut ouvert à la discussion avec les Normands. Missionnée par le gouvernement, la Commission particulière du débat public (CPDP) propose de décider avec les habitants du lieu d’implantation de ces nouvelles éoliennes.
Choisir le lieu avec les Normands
« L’idée avec ce débat public en amont de la décision du site d’implantation, c’est de prendre en compte l’avis des Normands et de trouver un site qui pourrait mettre d’accord tout le monde, que ce soit les pêcheurs, les navigateurs, les électriciens, les habitants… », précisait Jean-Pierre Tiffon, le président de la Commission particulière du débat public dans notre article du 27 juillet 2019.
En plus d’un questionnaire en ligne, lancé le jeudi 25 juillet, les membres de la Commission particulière du débat public (CPDP) seront présents sur la côte normande tout au long du mois d’août pour préparer avec les Normands le débat qui débutera à l’automne. « Cette présence permettra un échange sur les questions, les interrogations, les sujets que le public souhaiterait aborder lors du débat public », précise la CPDP dans un communiqué.
Six rendez-vous
Un triporteur aux couleurs du débat signalera leur présence sur six événements normands :
- mardi 13 août sur la plage de Ouistreham Riva-Bella, à l’occasion du NRJ Summer tour : présence l’après-midi jusqu’à 18h30, boulevard Aristide Briand.
- samedi 17 août sur le port de Saint-Valéry-en-Caux, lors de la fête de la mer : l’après-midi jusqu’à 18h30.
- dimanche 25 août au skatepark de la plage du Havre, pour le week-end de la glisse : l’après-midi jusqu’à 18h, boulevard Albert 1er.
- vendredi 30 août à Saint-Vaast-la-Hougue, lors du festival des traversées Tatihou : l’après-midi et en début de soirée.
- samedi 31 août sur la place Gauquelin-Despallières à Bayeux au festival Urban spaces : l’après-midi jusqu’à 18h.
- dimanche 1er septembre sur le marché de Port-en-Bessin qui se tient sur le port (en matinée)
Les résultats de cette enquête terrain menée par les membres de la CPDP seront rendus publics dans la première quinzaine de septembre. Ils serviront à définir les modalités les plus adaptées pour la bonne tenue du débat public dont la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) fixera, après les avoir approuvées, la date d’ouverture.

02/08/19L'éolien au large de Fécamp et Courseulles : le Conseil d'État valide
Après des années de procédures, le Conseil d'État a validé le 24 juillet 2019 les dernières autorisations administratives des projets de parcs éoliens en mer de Fécamp (Seine-Maritime) et de Courseulles-sur-Mer (Calvados). L'appel d'offres datait de 2012. Les recours se sont enchaînés.
L'appel d'offres de l'État français datait de 2012. Des éoliennes en mer devaient s'implanter au large de Fécamp (Seine-Maritime) et Courseulles-sur-Mer (Calvados). Depuis des procédures étaient en cours et les travaux étaient en attente. Le 24 juillet 2019, le Conseil d'État a validé les dernières autorisations administratives de ces deux parcs éoliens en mer.
Les recours portaient sur les autorisations de concession d'occupation du domaine public maritime. L'arrêt rendu par le Conseil d'État va permettre à EDF Renouvelables, Enbridge et wpd de poursuivre le développement de ces projets avec des travaux qui pourraient commencer d'ici quelques mois. La mise en service est envisagée pour 2022.
Fécamp
Les éoliennes seront localisées entre 13 et 22 km au large de Fécamp. L'électricité produite par l'installation (500 MW) équivaudra à la consommation en électricité de 770 000 personnes, soit plus de 60 % des habitants de Seine-Maritime. La construction des fondations permettra la mobilisation de 600 personnes sur le port du Havre pendant la durée du chantier. En phase d'exploitation, une centaine d'emplois locaux pérennes assureront l'exploitation et la maintenance du parc depuis le port de Fécamp.
Courseulles-sur-Mer
Les éoliennes seront situées à plus de 10 km des côtes du Bessin. L'énergie générée par le futur parc éolien en mer de près de 450 MW couvrira l'équivalent de la consommation en électricité de 630 000 personnes, soit plus de 90 % des habitants du Calvados. L'assemblage des éoliennes, sur le hub logistique qui sera situé à Cherbourg (Manche), ainsi que l'installation en mer mobilisera 200 personnes pendant la durée du chantier. En phase d'exploitation, une centaine d'emplois locaux pérennes assura l'exploitation et la maintenance du parc depuis le port de Caen Ouistreham.

31/07/19 : Europe : Pêcheurs en perte de terrain
Les mers et les océans sont essentiels à la vie humaine à plus d'un titre qu'on pourrait le penser. Depuis bien avant l’histoire, les humains ont utilisé la mer comme source de nourriture, mais un changement se produit actuellement. Les gouvernements et les nouvelles industries émergentes considèrent progressivement les mers comme une source de minéraux et d’énergie, ce qui entraîne une concurrence rude sur l’espace maritime. L'une des activités humaines dont la présence en mer ne cesse de croître est l'éolien offshore, en particulier dans les mers du Nord, d'Irlande et de la Baltique. Le secteur de la pêche affirme que ce processus est en cours de développement sans analyse minutieuse du vaste impact écologique et économique d'une telle utilisation. Dans cette «bataille», l'industrie de la pêche perd de précieuses zones de pêche et l'accès à des stocks en bonne santé. Europêche affirme que les objectifs de l'UE en matière de climat et d'énergie sont favorisés, mais pas pour les raisons honorables; sinon, pourquoi menacer le milieu marin et éventuellement modifier l’écosystème plus rapidement que ne le ferait le changement climatique?
Afin de préserver l'avenir de nos mers et de nos océans, l'Union européenne a adopté en 2014 une directive relative à la planification spatiale maritime et côtière exhortant les États membres à veiller à ce que les activités humaines en mer se déroulent de manière efficace, sûre et durable et à réduire le nombre d'utilisateurs. conflits. Dans le même temps, pour lutter contre le changement climatique, les gouvernements de l'UE sont déterminés à répondre à la contribution déterminée par l'accord de Paris de l'UE au niveau national [1] . À cette fin, certains pays s'efforcent de multiplier par 40 l'énergie éolienne en mer d'ici 2030 en Europe.
Europêche affirme que le secteur de la pêche a investi de nombreux efforts pour prendre soin de l'écosystème marin en cartographiant et en évaluant soigneusement tout impact avant même de commencer toute opération de traitement du poisson. Toutefois, cette approche dite de précaution ne semble pas s’appliquer à la construction de parcs éoliens offshore. Malgré les effets environnementaux estimés énormes sur la vie marine tels que les courants, les niveaux de sel, les schémas de migration du poisson et la croissance des algues, le processus d'expansion prévu ne peut aller assez vite. Europêche insiste sur la nécessité absolue de procéder à des études d'impact écologiques et économiques approfondies avant d'autoriser la construction de parcs éoliens en mer, comme ce serait le cas pour tout autre secteur opérant dans le milieu marin.
Daniel Voces, directeur général d'Europêche, a déclaré: « Les coûts environnementaux et économiques de l'énergie éolienne en mer sont supérieurs à ceux auxquels on peut s'attendre. Cette industrie nécessite une grande quantité de kilomètres carrés, ce qui se traduit par la destruction de l'habitat et la perte directe de zones de pêche en raison de l'interdiction de pêcher dans les parcs éoliens, mais aussi dans les grandes zones tampons environnantes. Les mêmes terrains où les pêcheurs utilisaient les ressources de la mer de la manière la plus durable possible sont maintenant utilisés et subventionnés par les gouvernements pour construire des parcs éoliens offshore. En conséquence, les pêcheurs sont obligés de quitter ces zones et de concentrer leurs efforts de pêche dans l'espace déjà restreint, ce qui accroît les risques pour la sécurité. "
Le secteur de la pêche estime qu'il est impensable de fermer des zones marines, en particulier des zones de pêche importantes, afin de laisser la place aux constructions maritimes nuisibles afin de répondre aux objectifs énergétiques et climatiques. À de nombreuses reprises, des zones marines vulnérables sont fermées pour la pêche tout en restant ouvertes aux industries à fort impact telles que les sociétés pétrolières et gazières. Europêche souligne qu'il ne faut pas s'opposer à d'autres activités économiques se déroulant dans les eaux européennes. Cependant, l'UE doit veiller à ce que toutes les industries respectent des normes environnementales, sociales et de sécurité élevées. Autrement, le non-respect de ces normes menace non seulement la gestion durable de nos mers et de nos océans, mais met également directement en péril la contribution à la sécurité alimentaire de la population mondiale croissante.
M. Voces a poursuivi: « Si l'Europe veut vraiment protéger les écosystèmes marins des menaces extérieures, ce traitement inégal envers les utilisations marines ne peut pas continuer. Le secteur de la pêche ne devrait pas faire l'objet de discrimination par rapport aux autres activités économiques, dont l'impact environnemental et socio-économique est encore inconnu à long terme. En outre, nous appelons à des consultations approfondies et bien informées avec les pêcheurs européens, qui font partie intégrante de ce processus avant d'autoriser la construction de nouveaux parcs éoliens, sachant qu'ils sont les utilisateurs maritimes à subir.
Europêche souligne que, grâce à la faible empreinte carbone de l'industrie de la pêche et au faible impact sur la biomasse marine, les produits de la mer sont la meilleure option en termes de sécurité alimentaire pour lutter contre le changement climatique. Le secteur demande donc à la Commission européenne de reconnaître et de donner la priorité au secteur de la pêche en tant qu'utilisateur clé de l'espace marin, en vue de devenir avant tout un fournisseur de protéines animales de haute qualité et à faible impact.
[1] La contribution déterminée par l'UE au niveau national dans le cadre de l'accord de Paris consiste à réduire les émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40% d'ici 2030 par rapport à 1990, dans le cadre plus large du climat et de l'énergie pour 2030 .
© Source photo: Frans Lemmens via Hollandse Hoogte
* La carte ci-dessous illustre l'emplacement des parcs éoliens dans les mers et les océans européens, telle que fournie par l'Atlas européen des mers de la Commission européenne.
http://europeche.chil.me/post/fishermen-losing-grounds-266098?fbclid=IwAR04UTlh37qXt2nYs-IRjk-6_rREWSaZRZLTKqNNxN-9Sp4KvKIeg2yhAAg

30/07/19 : Calvados : Parc éolien à Courseulles-sur-Mer, le Conseil d’Etat valide les dernières autorisations administratives
Mercredi 24 juillet, le Conseil d'Etat a validé les dernières autorisations administratives pour l'installation d'un parc éolien à Courseulles-sur-Mer (Calvados).
Mercredi 24 juillet 2019, le Conseil d’Etat a rejeté les recours portant sur l’installation des parcs éoliens de Courseulles-sur-Mer (Calvados) et de Fécamp (Seine-Maritime).
Les dernières autorisations administratives pour ces installations ont donc été actées.
Le recours des opposants encore rejeté
Le projet du parc éolien en mer de Courseulles-sur Mer est mené par EDF Renouvelable (filiale du groupe EDF), Enbridge et wpd. Il devrait voir le jour à l’horizon 2023. Les 75 éoliennes seront situées à plus de 10 km des côtes du Bessin.
En mai 2018, le Conseil d’Etat avait déjà rejeté le recours des opposants au projet. Ils craignent l’impact de ces installations sur la faune, la flore, la pêche et la navigation de loisir. Ils s’inquiétaient également de l’impact des éoliennes sur le classement des plages du Débarquement.
Selon EDF Renouvelable, l’énergie générée par le futur parc éolien en mer de près de 450 MW couvrira l’équivalent de la consommation en électricité de près de 630 000 personnes, soit plus de 90% des habitants du Calvados.
L’assemblage des éoliennes se fera à Cherbourg. L’exploitation et la maintenance su parc se fera sur le port de Caen-Ouistreham.
https://actu.fr/normandie/courseulles-sur-mer_14191/parc-eolien-courseulles-sur-mer-conseil-detat-valide-dernieres-autorisations-administratives_26172459.html

29/07/19 : Eolien en mer : la Commission européenne approuve les aides pour les six premiers parcs français
La Commission européenne a donné, le 26 juillet, son feu vert aux dispositifs de soutien français pour les six premiers parcs éoliens en mer. "L'aide a été soigneusement pensée afin d'éviter de fausser la concurrence sur les marchés de l'électricité", a déclaré à cette occasion Margrethe Vestager, commissaire chargée de la concurrence.
Pour rappel, les six parcs, sélectionnés par appels d'offres organisés en 2011 et 2012, bénéficieront de tarifs d'achat sur une période de vingt ans. Ces tarifs ont été renégociés en 2018 par l'Etat, pour prendre en compte la baisse des coûts entre l'attribution des projets et leur réalisation. "C'est ce tarif renégocié qui a été approuvé par la Commission, confirmant ainsi le juste résultat de cette renégociation", se félicite le ministère de la Transition énergétique dans un communiqué.
https://www.actu-environnement.com/ae/news/Eolien-offshore-tarifs-achat-33862.php4

29/07/19 : Côtes d'Armor : Parc éolien en baie de Saint-Brieuc. L’Union européenne valide l’aide publique de la France
La Commission européenne a approuvé, vendredi, le montant de l’aide apportée par l’État pour les six premiers parcs éoliens offshore, dont celui de Saint-Brieuc, développé par le consortium Ailes Marines, mené par Iberdrola.

27/07/19Nouveau gigantesque projet d’éoliennes en mer en Normandie : un débat public est ouvert
Jeudi 25 juillet 2019, un débat public pour décider de l'emplacement d'un quatrième projet d'éolien offshore au large des côtes normandes a démarré, via un questionnaire. Détails.
Un, deux, trois… Et désormais quatre projets d’éoliennes en mer sont prévus au large des 640 kilomètres de côtes de Normandie ! Après les projets de Courseulles-sur-Mer (Calvados), Fécamp et Le Tréport (Seine-Maritime), actuellement embourbés dans de véritables feuilletons judiciaires, le gouvernement impulse un quatrième projet pour 2020.
L’idée est de créer un parc d’un gigawatt, soit le double des trois premiers parcs, et « l’équivalent d’une centrale nucléaire », avait assuré François de Rugy, l’ancien ministre de la Transition écologique, lors d’une visite au Havre, vendredi 11 avril 2019.
Un quatrième parc d’éolien offshore pour 2020
Le hic, c’est de faire accepter le projet aux Normands, qui ont été plutôt réticents à l’émergence des trois premiers parcs. Ces derniers n’ont encore jamais vu le jour et sont toujours en recours, à différents niveaux judiciaires, de la part d’opposants à l’éolien offshore.
L’objectif avec ce nouveau projet est donc de faire autrement pour éviter les oppositions, notamment en organisant un débat public avant de faire le choix du lieu et de lancer un appel d’offre.
Un débat pour réduire le temps de mise en place
Le but, pour le ministère de la Transition écologique, est de « réduire le temps de développement de ces projets, pour passer à cinq ans toutes procédures confondues, alors qu’on est plutôt sur 8-9 ans ces dernières années ».
Le gouvernement a missionné Jean-Pierre Tiffon, le président de la Commission particulière du débat public (CPDP), pour organiser le débat public de ce futur quatrième parc éolien maritime normand. Rencontre avec cet homme qui assure vouloir (vraiment) demander l’avis des Normands.
Normandie-actu : N’avez-vous pas peur qu’avec ce quatrième projet en Normandie, les habitants soient réticents ?
Jean-Pierre Tiffon, président de la Commission particulière du débat public : Si l’on prend la métaphore de la série, on pourrait effectivement rétorquer que voir la saison quatre sans avoir vu les trois premières saisons, cela semble un peu incohérent…
Nous nous attendons évidemment à ces réflexions et nous en avons d’ailleurs déjà eu dans ce sens : « Comment voulez-vous qu’on discute d’un quatrième projet alors que nous n’avons même pas vu la couleur des trois premiers ? »
Cependant, la stratégie du débat public est très différente de celle que les Normands ont pu vivre pour les trois premiers projets, où le site d’implantation des éoliennes était déjà défini et le projet modifiable seulement à la marge.
L’idée avec ce débat public en amont de la décision du site d’implantation, c’est de prendre en compte l’avis des Normands et de trouver un site qui pourrait mettre d’accord tout le monde, que ce soit les pêcheurs, les navigateurs, les électriciens, les habitants…
Comment allez-vous procéder ?
Nous voulons vraiment proposer un débat proche du terrain. Dans un premier temps, depuis le jeudi 25 juillet 2019, nous avons mis un questionnaire en ligne, que nous allons également distribuer physiquement sur les côtes normandes, pour demander l’avis des Normands sur ce débat public. Qu’attendent-ils de ce débat ? Que veulent-ils ? Qu’est-ce qui pourrait les aider à se forger un opinion sur la question ?
Car le public doit pouvoir bien s’informer avant de choisir. Et pour connaître un sujet, je pense que lire une plaquette, ce n’est pas suffisant. L’idéal est de rencontrer des acteurs, des professionnels de la mer, des professionnels de l’énergie éolienne en mer, des scientifiques spécialistes de la mer, des responsables de la sécurité en mer ou encore des responsables associatifs… On s’informe mieux quand on rencontre des gens.
C’est ce que nous souhaitons proposer lors de ce débat, permettre ces rencontres pour que chacun puisse donner son avis.
Comment cela pourra-t-il se traduire sur le terrain ? Par le biais de réunions publiques ?
Non, car je crois que ce format ne fonctionne plus. Après les résultats du questionnaire, nous aurons un peu plus de réponses pour orienter notre débat. Mais à l’heure d’aujourd’hui, j’imagine des rencontres sur le terrain avec le public et des professionnels, sur le port de pêche de Port-en-Bessin par exemple pendant toute une journée.
Après, nous pourrons dégager des ateliers thématiques, selon les questionnements des uns et des autres et nous pourrons discuter carte sur table sur un emplacement, en prenant en compte les intérêts des uns et des autres, mais aussi les contraintes auxquelles nous devons faire face : le rail de la Manche, les zones de tirs de l’armée… Le but étant de clore ce débat public en février 2020, avant le devoir de réserve des élections municipales.
Mais tout cela, c’est si le projet est accepté d’emblée par les Normands. Si dès le début, nous n’observons que des réticences, il est possible que nous alertions le gouvernement et nous lui conseillions une autre l’implantation pour ce projet.
Ce changement de procédure, c’était une volonté du gouvernement ?
Oui, l’objectif affiché étant de ne pas rencontrer les oppositions des projets précédents. Le mouvement des Gilets jaunes a également été très fort en Seine-Maritime et dans le Calvados, nous sommes donc à l’écoute de toutes ces alertes.
Cependant, même si les procédures changent, est-ce que cela suffira pour faire adhérer les Normands au projet ? Je ne sais pas.

26/07/19 : Au large de Fécamp (Seine-Maritime). Le projet de parc éolien validé
L'Etat a rendu son verdict
Mercredi dernier, le Conseil d'Etat a validé les dernières autorisations administratives des projets de parcs éoliens en mer de Fécamp et Courseulles-sur-Mer. Les recours portant sur les autorisations de concession d'occupation du domaine public maritime ont été rejetés.
Cette décision intervient après l'arrêt rendu par le Conseil d'Etat le 7 juin dernier, validant l'autorisation d'exploiter du projet de Saint-Nazaire.
770 000 personnes
Le parc éolien offshore Fécamp produira assez d'électricité pour couvrir l'équivalent de la consommation en électricité de près de 770 000 personnes, soit plus de 60 % des habitants de Seine-Maritime. Un consortium, composé d'EDF Renouvelables et de partenaires, a été désigné lauréat des trois projets éoliens en mer de Courseulles-sur-Mer, de Fécamp et de Saint-Nazaire en 2012, lors du premier appel d'offres organisé par l'Etat français.


26/07/19Le parc éolien en baie de Saint-Brieuc devant la justice 
Le Conseil d'État a rejeté mercredi 24 juillet deux recours déposés contre le projet de parc éolien en baie de Saint-Brieuc mais a cependant condamné l'État à indemniser à hauteur de 2,5 millions d'euros une société "irrégulièrement évincée" de l'appel d'offres, selon l'institution. Le Conseil d'État avait été saisi de deux litiges après un appel d'offres organisé pour la sélection des opérateurs en vue de la création de ce parc éolien d'une capacité totale de 500 MW. Cet appel d'offres avait sélectionné la société Ailes Marines pour la création de ce parc et pour son exploitation.
"Le Conseil d'État a jugé que la procédure de sélection avait été irrégulière, dans la mesure où le choix de l'opérateur pour ce parc éolien avait été fondé sur un critère tenant à ce que la réalisation des cinq parcs éoliens, alors simultanément envisagés sur la Manche et l'Atlantique, ne soit attribués à la même entreprise et que ce critère n'était pas prévu dans l'appel d'offres".
En conséquence, le Conseil d'État a "condamné l'État à indemniser la société Nass § Wind à hauteur de 2,5 millions d'euros en réparation du préjudice causé par l'irrégularité de la procédure d'appel d'offres", précise le texte.
Basée à Lorient, Nass § Wind est une PME spécialisée dans les énergies renouvelables. Cette société, de même qu'une association de protection de l'environnement "Gardez les caps", contestaient devant le Conseil d'État deux décisions gouvernementales portant sur la sélection d'Ailes marines pour créer ce parc et l'exploiter ensuite.
Concernant" Gardez les caps", le Conseil d'État a considéré que l'association, "qui n'est pas directement concernée par la décision de sélectionner la société Ailes Marines plutôt qu'une autre entreprise, ne pouvait demander l'annulation de cette décision de sélection".
Ce parc éolien sera situé à environ 16 km des côtes les plus proches. Il comportera 62 éoliennes de 216 mètres de haut.
https://www.lantenne.com/notes/Le-parc-eolien-en-baie-de-Saint-Brieuc-devant-la-justice_b35931991.html

26/07/19
Eoliennes en mer : vers un 4e projet en Normandie ?
Le jeudi 25 juillet 2019, un questionnaire a lancé le débat public sur une éventuelle installation d'un 4e parc éolien offshore normand.
Mardi 23 juillet 2019, Jean-Pierre Tiffon, président de la commission particulière du débat public (CPDP) sur un projet d'éolien en mer en Normandie, a parcouru la côte normande de Fécamp (Seine-Maritime) à Cherbourg (Manche), pour inspecter les zones susceptibles d'accueillir des éoliennes. Ou plutôt, "pour déterminer celles qui ne peuvent pas en recevoir", préfère-t-il souligner. Car le dossier est épineux.
L'éolien offshore ou en mer est encore à l'état embryonnaire en France. Un appel d'offres pour cinq projets a pourtant été lancé dès 2011, mais aucun d'entre eux n'a été finalisé. 
https://www.lamanchelibre.fr/actualite-746351-eoliennes-en-mer-vers-un-4e-projet-en-normandie

25/07/19 : Calvados : Eolien en mer : le Conseil d'Etat valide les projets de Fécamp et Courseulles-sur-Mer
Le Conseil d'Etat a rejeté, le 24 juillet, les recours contre les projets de parcs éoliens en mer de Fécamp (Seine-Maritime) et Courseulles-sur-Mer (Calvados). Ces recours portaient sur les autorisations de concession d'occupation du domaine public maritime......
https://www.actu-environnement.com/ae/news/Eolien-offshore-fecamp-courseulles-33845.php4


25/07/19 : Calvados : LES PARCS ÉOLIENS EN MER DE FÉCAMP ET COURSEULLES-SUR-MER VALIDÉS PAR LE CONSEIL D’ETAT
Le Conseil d’Etat a rejeté les recours portant sur les autorisations de concession d’occupation du domaine public maritimes des projets de parcs éoliens en mer de Courseulles-sur-mer et de Fécamp. Une décision dont se félicitent EDF renouvelables et ses partenaires (Endbridg et wpd). Elle permet donc de poursuivre le développement de ces projets, attribués après appel d’offres en 2012. Le site de Courseulles-emr dout accueillir 75 éoliennes en mer d’une capacité unitaire de 6MW, qui seront produites en France. Celui de Fécamp prévoit 83 éoliennes de même puissance. Avec quatre projets en développement, le Groupe EDF conforte sa place de leader de l’éolien en mer en France et d’acteur majeur en Europe. Ces projets d’envergure s’inscrivent pleinement dans la stratégie Cap 2030 d’EDF, dont l’objectif est de doubler les capacités installées en énergies renouvelables du Groupe dans le monde d’ici 2030 pour les porter à 50 000 MW », déclare Bruno Bensasson, Directeur Exécutif Groupe d’EDF en charge du Pôle énergies renouvelables et Président-Directeur Général d’EDF Renouvelables. Ces deux projets normands doivent produire l’équivalent de la consommation électrique de 630 00 foyers. 
https://jdlgroupe.com/2019/07/25/les-parcs-eoliens-en-mer-de-fecamp-et-courseulles-sur-mer-valides-par-le-conseil-detat/

25/07/19 : Calvados : EDF : feu vert du Conseil d'Etat pour les projets d'éolien en mer de Fécamp et Courseulles-sur-Mer
L'arrêt rendu par le Conseil d'Etat va permettre à EDF Renouvelables, Enbridge et wpd de poursuivre le développement des projets de Fécamp et Courseulles...
Le Conseil d'Etat a validé les dernières autorisations administratives des projets de parcs éoliens en mer de Fécamp et Courseulles-sur-Mer. EDF Renouvelables, filiale du Groupe EDF et ses partenaires, Enbridge, entreprise nord-américaine spécialisée dans les infrastructures énergétiques, et le producteur d'énergies renouvelables wpd se félicitent de la décision du Conseil d'Etat de rejeter les recours portant sur les autorisations de concession d'occupation du domaine public maritime des projets de parcs éoliens en mer de Courseulles-sur-Mer et de Fécamp.
Les deux projets normands de Courseulles et Fécamp produiront assez d'électricité pour couvrir respectivement l'équivalent de la consommation en électricité de près de 630.000 personnes, soit plus de 90% des habitants du Calvados, et de plus de 770.000 personnes, soit plus de 60% des habitants de Seine-Maritime.

L'arrêt rendu par le Conseil d'Etat va permettre à EDF Renouvelables, Enbridge et wpd de poursuivre le développement des projets de Fécamp et Courseulles. Ces projets s'appuient sur des études environnementales poussées et une large concertation menée depuis plus de 10 ans par le consortium sur le territoire auprès des collectivités, des habitants, des usagers de la mer (en particulier les professionnels de la pêche), des associations environnementales, ainsi que des acteurs locaux du développement économique et social.
Le consortium avait été désigné lauréat des 3 projets éoliens en mer de Courseulles-sur-Mer, de Fécamp et de Saint-Nazaire en 2012, lors du premier appel d'offres organisé par l'Etat français. Cette décision intervient après l'arrêt rendu par le Conseil d'Etat le 7 juin der-nier, validant l'autorisation d'exploiter du projet éolien en mer de Saint-Nazaire.
Avec 4 projets en développement, le Groupe EDF conforte sa place de leader de l'éolien en mer en France et d'acteur majeur en Europe. Ces projets s'inscrivent pleinement dans la stratégie Cap 2030 d'EDF, dont l'objectif est de doubler les capacités installées en énergies renouvelables du Groupe dans le monde d'ici 2030 pour les porter à 50.000 MW.
https://www.boursedirect.fr/fr/actualites/categorie/divers/edf-feu-vert-du-conseil-d-etat-pour-les-projets-d-eolien-en-mer-de-fecamp-et-courseulles-sur-mer-boursier-21fc766b5b5f581e61f21ad36d350d0c694674f5


25/07/19 : Côtes d'Armor : Éolien en mer : le Conseil d'État rejette deux recours contre le projet de la baie de Saint-Brieuc
Le Conseil d'État a rejeté mercredi deux recours déposés contre le projet de parc éolien en baie de Saint-Brieuc, mais il a cependant condamné l'État à indemniser à hauteur de 2,5 millions d'euros la société Nass § Wind "irrégulièrement évincée" de l'appel d'offres. ...
https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/cotes-d-armor/saint-brieuc/eolien-mer-conseil-etat-rejette-deux-recours-contre-projet-baie-saint-brieuc-1703514.html

24/07/19 : Éolien en baie de Saint-Brieuc. L’association Gardez les Caps va saisir la justice européenne
Le Conseil d’État rejette les recours formés contre la création du parc éolien en mer en baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). Voici les réactions après cette décision.
Le Conseil d’État a rendu publique sa décision ce mercredi 24 juillet 2019 : il rejette les recours formés contre la création du parc éolien en mer en baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). Voici les réactions après cette décision.
« La France est dans l’illégalité », dénonce Gardez les Caps
« C’est fou, c’est complètement dingue », réagit Katherine Poujol, présidente de l’association Gardez les Caps, après le rejet de la requête de l’association. Le Conseil d’État a bien joué juridiquement, mais il a été obligé de reconnaître les irrégularités dans l’appel d’offres. Elles ne sont pas contestables. »
L’association costarmoricaine ne dit pas son dernier mot puisqu’elle annonce, ce mercredi soir, qu’elle va saisir la Cour de justice européenne. Le projet de parc éolien en baie de Saint-Brieuc étant subventionné par l’État, « la France a été obligée de notifier cette aide à l’Union européenne. Aujourd’hui, la commission n’a toujours pas rendu sa décision. Le Conseil d’État aurait dû poser une question préjudicielle à la Cour de justice de l’Union européenne. La France est dans l’illégalité. »
Gardez les Caps dénonce toujours l’absence de transparence de l’État sur le prix de rachat de l’électricité. « On connaît les tarifs pour l’éolien flottant et pour le projet de Dunkerque, mais pas pour les cinq projets éoliens offshore issus du premier appel d’offres en 2011. »
La « grande satisfaction » d’Ailes Marines
Ailes Marines, porteur du projet, et ses actionnaires, ont accueilli « avec une grande satisfaction la décision du Conseil d’État. Cette excellente nouvelle pour la filière industrielle renforce la solidité du projet, dont le développement se poursuit suivant le planning annoncé. »
« Une surprise » pour les pêcheurs
« C’est une grande surprise que l’avis du rapporteur public n’ait pas été suivi par le Conseil d’État, s’étonne Alain Coudray, président du comité départemental des pêches maritimes. Le représentant des marins-pêcheurs, qui compte parmi les opposants au projet de parc éolien, attend maintenant « les résultats des études scientifiques en cours. Elles vont dans le sens de la pêche, croit-il savoir. Elles montreront que pas mal d’espèces seront dérangées pendant la période des travaux. Par ailleurs, nous sommes toujours opposés au port de maintenance à Saint-Quay-Portrieux. »
« Une bonne nouvelle » selon Loïg Chesnais-Girard
Pour Loïg Chesnais-Girard, président de la Région, « c’est une bonne nouvelle pour la Bretagne, pour les énergies marines renouvelables, pour la lutte pour le climat. Il est temps maintenant de réaliser ce projet. » Rappelons que la Région a investi une somme colossale pour construire un nouveau polder au port de Brest (220 millions d’euros). Cette plateforme dédiée aux énergies marines doit notamment accueillir l’usine qui fabriquera les fondations des éoliennes pour le projet d’Ailes Marines.
https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/eolien-en-baie-de-saint-brieuc-l-association-gardez-les-caps-va-saisir-la-justice-europeenne-6457748?fbclid=IwAR2MubG00YzMpc0xnX0X_Zs5-CoNOFTh9RF5crsvnT42l8n1NB1eUkDNzjI



24/07/19 : Au large de la Normandie, de nouveaux champs d'éoliennes en mer en projet
Passer des carte à la réalité : à bord du patrouilleur Thémis des Affaires Maritimes, 7 membres de la Commission Particulière du Débat Public sont partis vers le futur champ d’éoliennes de Fécamp. Un losange virtuel de 8 km de côté pour se rendre compte de la dimension de tels projets.
Visibilité depuis la côte, implantation des stations de raccordement et des branchements à terre, les membres de la commission listent toutes les problématiques posées par les chantiers de deux nouveaux champs d’éoliennes dont l’appel d’offre devrait être lancé en 2020 (1 gigawatt) et 2023 ( 1 à 1,5 GW). Partis du Havre, ils ont embarqué vers le mât de mesure du futur champ d'éoliennes offshore au large de Fécamp.
Juriste, ingénieur, fonctionnaires, les membres de la commission sont tous des non spécialistes de l’éolien. Ces dernières semaines, ils ont rencontré les parties intéressées à la création de nouveaux champs d’éoliennes : des pêcheurs, le préfet maritime ou les promoteurs de champs d’éoliennes.
La commission ne prend pas partie, elle garantit que es informations données au public sur les futurs champs d’éoliennes seront les plus exhaustives possibles. Elle va également lister les questions posées par le public. Durant tout le mois d’août, des rendez-vous sont prévus avec les habitants de 7 communes de Dieppe à Cherbourg.
Un questionnaire sera mis en ligne sur dès le jeudi 25 juillet.
Les réunions du débat devraient commencer en octobre pour s’achever en février 2020. Plus de renseignements sur le débat public initié par la CPDP
"Ce que j'ai découvert, c'est la problématique de la sécurité en mer. Ce que peut représenter le temps d'intervention d'un remorqueur. Les choses ne sont pas aussi simples qu'on le croit"
https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/au-large-normandie-nouveaux-champs-eoliennes-mer-projet-1703152.html

24/07/19 : Aude : L’enquête unique valide le projet des éoliennes flottantes du Golfe du Lion
Le projet vise l’installation de 4 aérogénérateurs flottants en 2021.
Extrait : Bonne nouvelle pour Engie. Son projet de ferme éolienne flottante devant être installée, à 16 km au large de Leucate et du Barcares, est jugé favorablement par les commissaires enquêteurs.
http://www.journaldelenvironnement.net/article/l-enquete-unique-valide-le-projet-des-eoliennes-flottantes-du-golfe-du-lion,98725
24/07/19 : Côtes d'Armor : Éolien. Le projet en baie de Saint-Brieuc confirmé, mais l’État devra verser 2,5 millions d’euros
Le Conseil d’État rejette les recours formés contre la création du parc éolien en mer en baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). Il souligne néanmoins l’irrégularité de la procédure d’appel d’offres. Et condamne l’État à verser 2,5 millions d’euros à l’entreprise qui n’avait pas été retenue.
Le Conseil d’État a rendu publique ce mercredi 24 juillet 2019 sa décision concernant le parc éolien en baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). Ce parc de 62 éoliennes, dont la construction est prévue entre 2021 et 2023, était remis en cause par deux recours contre les décisions prises par le gouvernement en 2012, lors de l’attribution à la société Ailes Marines.
Ces recours, demandant une annulation pour excès de pouvoir, avaient été déposés par l’association de protection de l’environnement Gardez les caps et l’entreprise Nass & Wind, candidate malheureuse de l’appel d’offres.
Les recours rejetés
Dans sa décision, le Conseil d’État juge que la procédure de sélection a bien été irrégulière, le choix de l’opérateur ayant été fondé sur un critère non prévu dans l’appel d’offres (le souci que la réalisation des cinq parcs éoliens, simultanément envisagés en Manche et Atlantique, ne soit pas attribuée à la même entreprise).
Mais la juridiction considère que cette « irrégularité de procédure n’a pas d’incidence sur le projet en lui-même ». La création et l’autorisation d’exploiter le parc éolien sont donc validées.
L’État lourdement condamné
S’il ne remet pas en cause le parc éolien attribué à Ailes Marines, le Conseil condamne en revanche l’État à indemniser la société Nass & Wind « en réparation du préjudice causé par l’irrégularité de la procédure d’appel d’offres ».Il devra verser 2,5 millions d’euros à l’entreprise. La requête de l’association « Gardez les caps » a été rejetée. Le Conseil d’Etat estime qu’elle «n’est pas directement concernée par la décision de sélectionner la société Ailes Marines plutôt qu’une autre entreprise, ne pouvait demander l’annulation de cette décision de sélection».
Ailes Marines soulagé
«Ailes Marines et ses actionnaires (Iberdrola, RES et la Caisse des Dépôts) ont accueilli avec une grande satisfaction la décision du Conseil d'Etat concernant le projet de parc éolien en mer de la Baie de Saint-Brieuc, réagit le promoteur dans un communiqué. Cette excellente nouvelle pour la filière industrielle renforce la solidité du projet, dont le développement se poursuit suivant le planning annoncé, avec un début de construction en 2021 et une mise en service en 2023.»
https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/eolien-le-projet-en-baie-de-saint-brieuc-est-confirme-6457470

23/07/19 : L'éolien offshore en France, une accélération indispensable😡😡
https://www.actu-environnement.com/ae/news/eolien-osshore-mer-note-fabrique-ecologique-33833.php4

23/07/19Éoliennes en mer en Normandie : une première consultation citoyenne
Le ministère de la Transition écologique et solidaire envisage de lancer des appels d'offres pour installer des parcs d'éoliennes en mer, au large de la Normandie. Pour étudier la faisabilité du projet, une Commission particulière du débat public a été formée. Les citoyens vont pouvoir donner leur avis et poser toutes leurs questions dès jeudi 25 juillet 2019, via un questionnaire en ligne.
Le ministère de la Transition écologique et solidaire souhaite lancer des appels d'offres pour l'installation de parcs éoliens maritimes, au large de la Normandie. Une Commission particulière du débat public est en place depuis trois mois pour étudier la question des éoliennes en mer en Normandie. Sept personnes consultent les différents acteurs concernés : associations, électriciens, élus, pêcheurs et autres professionnels de la mer… mais aussi les citoyens, et surtout les jeunes.
Pour cela, un questionnaire en ligne va être lancé jeudi 25 juillet 2019. L'objectif ? Définir les questions et les enjeux des éoliennes en mer, pour mettre en place un débat public d'ici début octobre 2019.
Des éoliennes en mer au large de la Normandie
Le ministère de la Transition écologique et solidaire souhaite lancer une procédure de mise en concurrence pour la construction d'éoliennes au large des côtes normandes. Celles-ci seraient raccordées au réseau public d'électricité. Cette perspective pose plusieurs questions, notamment vis-à-vis des impacts environnementaux et sur le trafic maritime. Afin de prendre en compte l'intégralité des enjeux, les sept personnes composant la Commission particulière du débat public, spécialement mise en place, se déplacent pour rencontrer les différents acteurs.
Mardi 23 juillet 2019, ils partaient du Havre (Seine-Maritime) en bateau, naviguant jusqu'à Cherbourg (Manche), pour aller voir les macrozones, où seraient installés les futurs parcs éoliens. "L'idée est de se rendre compte par nous-même des activités présentes", explique Jean-Pierre Tiffon, le président de la Commission.
Un questionnaire en ligne pour les citoyens
Les acteurs ne sont pas les seuls à être consultés. À partir de jeudi 25 juillet 2019, un questionnaire va être mis en ligne pour les citoyens. "Il y a deux objectifs avec cette consultation publique : définir les questions des citoyens et les faire directement participer au débat", détaille le président de la Commission. Pour cela, chacun pourra donner son avis, et proposer des rencontres ou demander à assister aux futures réunions.
Les jeunes sont les principales personnes visées. "Implanter des éoliennes en mer va durer 40 ans. C'est donc surtout les jeunes que ça concerne. Leur avis est important."
La question du Brexit
Après les différentes analyses et rencontres de la Commission, les sept commissionnés décideront si le débat doit avoir lieu ou non. Si la réponse est positive, alors il débutera en octobre 2019, pour une durée de 4 mois.
Il reste néanmoins plusieurs interrogations. Parmi elles, celle du Brexit, selon Jean-Pierre Tiffon : "Nous sommes dans une période tendue et complexe, il faut donc bien nous organiser. Le contexte du brexit est très évolutif et éruptif, et touche particulièrement la Manche, où les éoliennes doivent être implantées".
https://www.tendanceouest.com/actualite-329407-eoliennes-en-mer-en-normandie-une-premiere-consultation-citoyenne.html


23/07/19 : DÉCOUVREZ L’ÉOLIENNE LA PLUS PUISSANTE DU MONDE
L’éolienne Haliade X de General Electric a été présentée à Saint-Nazaire lundi, où elle sera assemblée. Elle permet d’alimenter 16.000 foyers européens.
Les chiffres donnent le tournis. 260 mètres de haut, une lame de 107 mètres (un record), mais surtout une puissance de 12 MW : aucune éolienne au monde n’est plus puissance que la Haliade X. Le "bébé" de l’Américain General Electric a été présenté lundi à Saint-Nazaire, relate Ouest-France. Ou du moins sa turbine, "grosse comme une maison" et qui pèse 700 tonnes, précise LCI.
General Electric affirme que cette éolienne marine peut générer 67 GWh d’énergie chaque année. De quoi permettre d’alimenter 16.000 foyers européens par an (en se basant sur les conditions de vent en mer du Nord en Allemagne) : c’est six fois plus qu’une éolienne terrestre classique et deux fois plus que le précédent modèle le plus puissant. L’entreprise américaine explique que cela permettra d’économiser jusqu’à 42 millions de tonnes de CO2, ce qui correspond aux émissions générées par 9.000 véhicules en un an.
Commercialisée en 2021
"Grâce à l’Haliade-X, nous sommes fiers de préparer l'avenir de l'industrie éolienne offshore de Saint-Nazaire, un site de production de référence pour les projets internationaux d’éolien offshore", s’est félicité Jérôme Pécresse, président de GE Renewable Energy. C’est à Saint-Nazaire que seront assemblées ces éoliennes, dont les pales sont produites à Cherbourg et les mats à Séville en Espagne.
Un prototype sera testé durant un an à Rotterdam, aux Pays-Bas. General Electric annonce vouloir commercialiser ce produit en 2021.

19/07/19 : Futur parc au large de la Normandie : où implanter les éoliennes ?
Un débat public est lancé pour le futur parc éolien au large de la Normandie La commission nationale du débat public a décidé d'organiser un débat public sur l'implantation des futurs projets éoliens au large de la Normandie. Deux grandes questions sont déjà posées. Un questionnaire sera bientôt en ligne.
La France s'est fixée pour objectif d'atteindre 32 % d'énergie renouvelable en 2030 et 40 % d'électricité renouvelable dans le mix électrique. L'éolien en mer doit permettre d'atteindre ces objectifs. Voilà pourquoi la Programmation Pluriannuelle de l'Énergie (PPE) prévoit la désignation en 2020 du lauréat d'une procédure de mise en concurrence pour un projet éolien en mer d'une puissance maximale d'1 GW au large de la Normandie. Ainsi que la désignation en 2023-2024 de lauréat(s) pour un ou des projets éoliens en mer de 1 à 1,5 GW.
François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire, a saisi la commission nationale du débat public (CNDP) pour l'organisation d'un débat sur la localisation de ces projets d'éoliennes en mer.
Deux questions
La vaste zone retenue s'i...


19/07/19 : Seine-Maritime : 
Comme un vent de renouveau sur le parc éolien offshore
La Commission nationale du débat public qui avait émis beaucoup de réserves lors de la concertation sur le parc éolien offshore du Tréport beaucoup trop corsetée à son goût, aborde le prochain débat éolien normand avec nettement plus d’enthousiasme. Il faut dire que, cette fois, le projet n’arrive pas tout ficelé puisque la localisation du futur parc n’est pas encore tranchée, comme prévu dans la loi Essoc. « Nous avons la possibilité de co-identifier les zones d’implantation. C’est une chance pour la démocratie environnementale » s’enflamme Chantal Jouanno, présidente de la CNDP.

17/07/19 : Vendée : Des fouilles archéologiques sous-marines à l'emplacement du futur parc éolien entre Noirmoutier et l'île d'Yeu
Un navire du département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM) scrute les fonds marins entre Noirmoutier et l'île d'Yeu. L'équipage vérifie s'il n'y a pas d'objets archéologiques à l'endroit où se construira le parc éolien.
Avant de planter des éoliennes entre Noirmoutier et l'île d'Yeu, des archéologues sous-marins du ministère de la Culture vérifient que rien ne traîne au fond de l'océan, pendant tout le mois de juillet. L'équipe du département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM) s'est appuyée sur des études pour repérer une trentaine d'anomalies sur la zone.
Une plongée pour chaque aspérité détectée
Christian Péron est commandant du navire André Malraux, nommé d'après le créateur de la DRASSM. Sur la passerelle, il pointe les écrans de contrôle du radar du doigt. "Ici par exemple c'est rouge, donc c'est qu'on est très près de la surface", explique-t-il. "Plus c'est profond, plus la couleur est foncée." Après avoir balayé l'anomalie une dizaine de fois avec le radar, il obtient "une image en trois dimensions".
En plus de l'équipage marin, un groupe de plongeurs, archéologues et photographes, embarque sur le bateau. Pour chaque anomalie, une balise est larguée avec une précision de quelques mètres. Un binôme de plongeurs descend au fond de l'océan, à une trentaine de mètres de profondeur. L'archéologue mesure l'objet sous toutes ses coutures et prend des notes. Le photographe prend quelques clichés avec "un appareil photo avec soit des flashs, soit des lumières continues", précise Frédéric Osola. "C'est plus lourd, c'est un peu plus encombrant, mais comme on plonge souvent, on n'y fait pas très attention."
Un rapport obligatoire pour construire le parc éolien
De retour sur le pont, le travail n'est pas fini. "On compile toutes ces informations sur une fiche qui intégrera un rapport final d'opération", précise Christine Lima, l'archéologue responsable de l'opération. Ce rapport est nécessaire pour entamer la construction du parc éolien. Il sera publié d'ici fin 2020. Les travaux pourraient alors débuter en 2022.
Les anomalies peuvent être naturelles (roches), d'origine humaine (rambarde de bateau, ancre) ou archéologiques. Cette dernière catégorie est encadrée par le code du patrimoine et le code de l'ONU. pour y appartenir, les aspérités doivent avoir plus de 100 ans. Pour l'instant, l'équipe n'a pas relever d'épave.
https://www.francebleu.fr/infos/societe/des-fouilles-archeologiques-sous-marines-a-l-emplacement-du-futur-parc-eolien-entre-noirmoutier-et-l-1563299703

15/07/19 : AUDE / HÉRAULT / PYRÉNÉES-ORIENTALES : Avis favorable pour les éoliennes flottantes du Golfe du Lion
La com­mis­sion d’en­quête pu­blique qui s’est réunie fin juin rend un avis fa­vo­rable au pro­jet du parc (...)

http://www.lalettrem.fr/actualites/avis-favorable-pour-les-eoliennes-flottantes-du-golfe-du-lion

15/07/19
Parc éolien des îles vendéennes. Le navire André-Malraux a commencé les fouilles archéologiques
Le 2 juillet, le navire André-Malraux a débuté des recherches archéologiques sous-marines. Le but ? Voir si des vestiges ne se cachent pas à l’emplacement du futur parc éolien des îles d’Yeu et de Noirmoutier.
À Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique, le navire André-Malraux est à quai le temps de se ravitailler. Il va repartir dès le lendemain direction la côte vendéenne, entre les îles d’Yeu et Noirmoutier, où doit s’implanter un parc éolien en mer porté par la société Emyn. Depuis le 2 juillet, ce bateau de 36 mètres réalise des fouilles archéologiques. Financé par une campagne participative qui s’est arrêtée début juin, le projet devrait coûter entre 800 000 € et 850 000 € sur le million récolté.
Des scientifiques et des photographes à bord
« Pour toute pose d’éolienne en mer, il faut une évaluation archéologique », explique Christine Lima, la chef de projet du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM). Elle fait partie de l’équipe scientifique à bord du navire avec trois autres archéologues et deux photographes. Ils sont accompagnés d’un équipage composé de quatre personnes.
Plusieurs plongées par jour
Leur objectif est de vérifier si aucun vestige archéologique ne se cache sous la zone du futur parc éolien. Pour ce faire, un archéologue et un photographe plongent plusieurs fois par jour pour étudier des « anomalies » repérées au préalable. Parfois, il ne s’agit que de simples rochers.
L’André-Malraux a déjà réalisé une campagne similaire en avril dans le couloir reliant le futur parc éolien au littoral vendéen. Celle de cet été se terminera le 1er août.
https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/parc-eolien-des-iles-vendeennes-le-navire-andre-malraux-commence-les-fouilles-archeologiques-6446016


11/07/19 : Côtes d'Armor : Éoliennes en baie de Saint-Brieuc. Un nouveau pourvoi devant le Conseil d’État
Nouvelle attaque contre l’attribution à Ailes Marines, filiale de l’espagnol Iberdrola, du projet de parc éolien en baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). L’affaire était à nouveau au menu du Conseil d’État ce jeudi 11 juillet 2019.
De chaque côté, les opposants et les partisans retiennent leur souffle. Pour la première fois depuis que les batailles font rage autour des futurs parcs éoliens en mer, l’attribution de l’un des lots est remise en question.
Tout juste huit jours après le recours déposé par l’association Gardez les Caps et la société Nass et Wind Smart Services contre Ailes Marines, le Conseil d’État examinait une nouvelle requête des mêmes acteurs concernant cette fois la convention de concession d’utilisation du domaine public maritime. Une convention conclue le 18 avril 2017 pour une durée de 40 ans.
Ce projet d’implantation de 62 éoliennes à 16 kilomètres au large du cap d’Erquy pour un investissement de 2,4 milliards d’euros interpelle en effet les juges quant aux motifs qui ont conduit le gouvernement alors en place l’attribuer non pas le gagnant de l’appel d’offres, mais le second sur la liste, à savoir Ailes Marines.
« Des points d’irrégularité »
Le rapporteur public en charge du dossier, Louis Dutheillet de Lamothe, a rappelé les étrangetés de cette convention qui « pour ce qui concerne l’environnement, regarde uniquement de ce qui est au-dessus de la mer, c’est-à-dire les oiseaux. »
Il a rappelé que la cour administrative d’appel de Nantes a décidé d’annuler, le 3 avril, l’arrêté approuvant la convention d’utilisation du domaine public maritime délivré à Ailes marines en raison de « l’incompétence du signataire de l’avis conforme », le capitaine de vaisseau Jean-Louis Fournier, agissant « au nom du commandant de la zone maritime de la Manche et de la mer du Nord ».
Le code général de la propriété des personnes publiques prévoit que l’autorité compétente est le commandant de la zone maritime lui-même. « Le pourvoi soulève donc, note le rapporteur public, des points d’irrégularités qui semblent fondés ». Ces moyens devraient, selon lui, être entendus.
Le rapporteur public conclut de façon assez floue, admettant que l’arrêt devrait être annulé car la cour n’a pas répondu à ces points litigieux, mais que dans un souci de frais, la solution la plus appropriée revient à attendre le jugement des affaires étudiées le 3 juillet dernier. À savoir l’annulation ou non des deux arrêtés d’attribution du parc à Ailes Marines. Le suspense reste donc entier…

10/07/19 : Vendée : Noirmoutier. Éoliennes en mer : des réunions avec le public
La campagne de financement participatif pour le parc Éolien en mer s’est clôturée avec succès le 11 juin dernier. Une campagne de recherche archéologique sous-marine du projet a été financée grâce à cette somme.
Éoliennes en Mer îles d’Yeu et de Noirmoutier (Emyn) a clôturé dès le 11 juin sa campagne de financement participatif r après avoir atteint le plafond de collecte, fixé à un million d’euros. 903 investisseurs participatifs ont donc décidé de se joindre à l’aventure en investissant 2 000 € maximum par personne.
Cet argent finance la campagne de recherche archéologique sous-marine du projet se montant à 850 000 €. Le navire André Malraux se déplace actuellement sur la zone du futur parc à la recherche d’éventuels vestiges à intérêt archéologiques. Plusieurs plongées permettront de confirmer ou non la présence de vestiges, qui pourraient être remontés pour être présentés ou restaurés.
Trois journées d’échanges
EMYN ayant récolté un million d’euros de prêt participatif, ce montant pourra être utilisé pour participer au financement d’autres activités de la phase en cours de pré-construction du parc éolien en mer (dispositifs d’information du public, études techniques…).
Trois journées d’échanges sur plusieurs thématiques avec le public sont organisées, dont une à Noirmoutier. L’occasion de rencontrer des représentants d’Emyn, de Siemens Gamesa Renewable Energy, fabricant de turbines qui équipera le parc avec 62 éoliennes de 8 MW, de Réseau de Transport d’Electricité (RTE), gestionnaire du réseau public de transport d’électricité français, en charge des travaux de raccordement entre le parc éolien en mer et le réseau terrestre.
Mardi 16 juillet, de 11 h à 19 h, espace Dr Hubert Poignant, 22 Rue de la Prée aux Ducs, 85330 Noirmoutier-en-l’Île

09/07/19 : Des premiers résultats satisfaisants pour l’éolienne Floatgen
Le projet Floatgen a été lancé en 2013 par un consortium européen composé de 7 partenaires. Véritable démonstrateur technologique, il vise à valider en conditions réelles d’utilisation une éolienne offshore de 2 MW posée sur une fondation flottante en béton baptisée Damping Pool.
L’installation de cette turbine et de son concept de flottaison 100% français a eu lieu au large du Croisic, sur le site d’expérimentation en mer de l’École Centrale de Nantes (SEM-REV), il y a 9 mois. Les premiers résultats viennent d’être publiés par Ideol.
Des résultats conformes aux attentes d’Ideol
Mise en service il y a un an au large des côtes françaises, et entrée en production en septembre 2018, l’éolienne flottante Floatgen vient de livrer ses premiers résultats d’exploitation.
Et de l’avis de la société française Ideol, coordinatrice du projet, la turbine de 2 MW et son flotteur en béton affichent des résultats conformes et même supérieurs aux attentes.
Selon les données publiées par Ideol, la “première éolienne en mer de France” a généré quelques 2,2 GWh d’électricité au cours du premier semestre 2019. Une production que la direction a estimé être “en phase” avec les prévisions.
“La montée en charge du démonstrateur, effectuée dans le respect d’un protocole de mise en service soigneusement élaboré par les équipes d’Ideol, a été progressive, et ce en parallèle de la validation technique étape par étape d’un ensemble de combinaisons de conditions de houle et de vent subies en mer depuis la mise en service du démonstrateur en septembre 2018”.
Des conditions météorologiques particulièrement difficiles
Il faut en effet préciser que les premiers mois en mer de Floatgen n’ont pas été de tout repos. Au début du mois de juin, l’éolienne a en effet dû faire face à la tempête Miguel : un véritable baptême du feu avec notamment des vagues de plus de 8 mètres de haut et des rafales allant jusqu’à 103 km/h.
Grâce à plus d’un millier de capteurs placés sur les différents composants de l’éolienne, les ingénieurs de la plateforme d’essai Sem-Rev ont pu procéder aux mesures nécessaires à la confirmation des potentialités de production de la turbine et du bon comportement de son flotteur en béton.
“La validation progressive de ces différentes combinaisons a permis d’atteindre une disponibilité supérieure à 90% dès le 2ème trimestre 2019 (après une disponibilité de 68% au 1er trimestre 2019), et devrait permettre d’atteindre en fin d’année la disponibilité finale”, a expliqué Ideol. “Ce résultat a été rendu possible par : l’excellente tenue à la mer du brevet Damping Pool ; l’absence d’impact des mouvements induits par le flotteur sur la production de l’éolienne, caractérisée par une courbe de puissance meilleure qu’à terre ; et la facilité d’accès en maintenance du flotteur Ideol, réalisé jusqu’à des cas de houle de 2,3 m de hauteur significative”.
La technologie d’Ideol déployée au Japon et en Méditerranée
En plus de ses essais menés en France, Ideol a déployé un second démonstrateur de son éolienne offshore au Japon.
Les résultats obtenus au cours de cette période, qui a également été marquée par le passage de trois typhons, a permis de valider entièrement les technologies qui composent la Floatgen.
“Nous allons maintenant installer les équipements nécessaires pour permettre la mesure exacte de la courbe de puissance. Les performances pourront être établies par un tiers afin d’obtenir une certification. Cette éolienne est un laboratoire à taille humaine qui nous permet également de tester de nombreuses choses, par exemple des procédures de maintenance”, a expliqué Bruno Geshier, directeur commercial et marketing d’Ideol, aux journalistes de Mer et Marine.
L’éolienne Floatgen devrait donc poursuivre son séjour au large du Croisic pendant encore une année au moins.
En parallèle, Ideol est impliqué dans l’un des projets de parc éolien offshore implantés en Méditerranée. La société fournira en effet les flotteurs nécessaires à la mise à l’eau de 4 éoliennes en mer au large de Gruissan, dans l’Aude.
Ces machines seront installées à plus de 18 kilomètres des côtes, dans une zone de 60 mètres de profondeur.
L’éolien flottant “offre une nouvelle frontière, car il permet de s’affranchir de toute contrainte de profondeur. On peut donc ouvrir le marché de l’éolien en mer à tous les pays du monde, plus seulement quelques zones peu profondes concentrées pour l’essentiel dans les eaux européennes. Le flottant permet aussi d’exploiter au mieux les ressources offertes par le vent, sur les sites plus éloignés des côtes, là où les gisements éoliens sont les meilleurs. Et puisqu’on s’éloigne du littoral, on résout les problèmes liés à la pollution visuelle et aux conflits d’usage, par exemple avec les pêcheurs”, estime Paul de la Guérivière, président d’Ideol.
https://www.lemondedelenergie.com/resultats-satisfaisants-eolienne-flottante-floatgen/2019/07/09/

08/07/19Parc éolien au large de Dunkerque : le port d'Ostende s'inquiète
Les ferrys pourront-ils un jour à nouveau desservir Ostende ? Les autorités belges pensent que le parc éolien prévu à Dunkerque pourrait être un obstacle.
Les Belges sont inquiets. Le projet de parc éolien au large de Dunkerque pourrait, selon eux, perturber le trafic transmanche. Les ferrys pouvant éventuellement relier Ostende au Royaume-Uni seraient menacés.
"Ce parc éolien risque de mettre à mal les services de ferry que le Royaume-Uni entend relancer à la suite du Brexit", explique Dirk Declerck, CEO du port d'Ostende dans De Tijd. "Douvres et Ramsgate seront inaccessibles. Si le projet se poursuit, la route maritime classique, utilisée également par les autres navires, sera complètement bloquée." Actuellement, il n'existe plus de ferry sur cette ligne mais le projet de relance existe.
Horizon 2026
Les responsables du port d'Ostende adressent ce lundi un avis juridique aux autorités françaises. Sans réaction de la part de la France, d'autres démarches juridiques pourraient être lancées.
Le parc éolien de Dunkerque, sera construit à 10 kilomètres au large d'ici 2026. D'une superficie de 70 kilomètres carrés (45 turbines), il se situe à la limite des eaux territoriales belges. Le mois dernier, le groupement EDF renouvelables, Innogy et Enbridge a été retenu pour la construction et l'exploitation de ce parc. Il doit permettre de fournir en électricité 500 000 foyers.
"Les Etats côtiers ne peuvent pas exécuter, dans leur zone de 12 milles, de constructions susceptibles d'entraver l'accès des ports de pays voisins, explique à Belga​​​​, Eric Van Hooydonk, professeur en Droit maritime. C'est inscrit dans la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, signée par la Belgique et la France notamment."
Une bataille juridique France / Belgique va-t-elle s'engager ?
Édouard Philippe s’y est engagé le mercredi 12 juin dans son discours de politique générale et François de Rugy l’a confirmé : le parc éolien offshore de Saint-Nazaire sera mis en service d’ici 2022. Il comportera 80 éoliennes, permettant de fournir l’équivalent de 20 % des besoins en électricité du département de Loire-Atlantique.
Au même moment, le ministre de l’Environnement annonçait que le groupement EDF Renouvelables, Innogy et Enbridge, était retenu pour la construction et l’exploitation du parc éolien offshore au large de Dunkerque. D’une puissance de près de 600 MW, ce parc éolien d’environ 45 éoliennes doit permettre de fournir en électricité 500 000 foyers à partir de 2026, pour un prix inférieur à 50 euros du mégawattheure (MWh). « Il s’agit d’un tarif comparable aux meilleurs résultats européens, qui démontre la compétitivité de la filière française de l’éolien marin » estimait François de Rugy. À titre de comparaison, pour le nouveau réacteur nucléaire de 3e génération (EPR), les estimations varient entre 60 et 90 euros du MWh.
Ces dernières nouvelles marquent-elles un tournant décisif dans le développement des énergies marines en France ?
Un défi pour le système énergétique français
À l’heure où l’énergie solaire connaît un virage sans précédent en France, avec le lancement d’un plan solaire « Place au soleil » qui se veut ambitieux, les énergies marines restent toujours quant à elles dans le domaine de l’abstrait. Aucune installation d’envergure ne marque visuellement le littoral français (hormis le prototype de la société Idéol) alors que la filière éolienne en mer connaît un boom généralisé à l’échelle européenne, comme l’illustre le tableau ci-dessous.
Que ce soit au Royaume-Uni ou aux Pays-Bas, le développement de l’éolien marin est avant tout présenté comme un relais de croissance pour une industrie du pétrole et gaz offshore en perte de vitesse. C’est dans ce cadre qu’un consensus existe dans ces pays sur l’idée que la prochaine vague d’investissements dans le secteur énergétique proviendra des énergies renouvelables, notamment des synergies et des interactions pouvant se réaliser entre l’industrie du pétrole et gaz offshore et celle des énergies marines renouvelables.
L’éolien en mer est de plus présenté comme la solution la plus efficace pour décarboner l’économie, à l’heure où ces pays sont contraints de fermer rapidement leurs centrales à charbon. Au Royaume-Uni, la part du charbon dans la production d’électricité a chuté de 40 % en 2012 à 5 % en 2018.
En France, ces impératifs ne se posent pas. La France ne dispose pas d’une industrie pétrolière qui aurait pu inciter à la « marinisation de son système énergétique » (et l’industrialisation d’un littoral dédié globalement aux activités récréatives), tout en encourageant les transferts entre l’offshore pétrolier et l’éolien en mer. Depuis les barrages hydrauliques de montagne au choix du solaire aujourd’hui, en passant par le lancement du programme nucléaire dans les années 1970, la France s’est construit une trajectoire énergétique qui se veut résolument terrestre.
Hormis pour les liaisons électriques transmanche, le système énergétique français terrestre n’a pas été conçu, organisé et dimensionné pour recevoir de grosses infrastructures électriques. À ce titre, la marinisation du système énergétique nécessite de repenser la configuration du réseau, voire du système – dont le cas des énergies les plus décentralisatrices comme l’hydrolien. Le développement des énergies offshore en France passe par un lent et délicat processus de marinisation de son système énergétique, qui a débuté dès le début des années 2000.
Cette transition est de nature systémique (autant technique que politique, autant culturel que juridique), puisque l’éolien en mer transversalise des politiques publiques et territorialise des enjeux émergents. Pensons ici à la problématique de partage de l’espace maritime, qui est un point clef des politiques maritimes.
S’imposer face au nucléaire
À côté de ça, le nucléaire, énergie peu émettrice de CO2, rend le discours promotionnel moins vendeur, et ceci depuis les années 2000. Le Royaume-Uni et les Pays-Bas sont engagés comme la France dans une transition énergétique mais avec des points de départ différents : 55 % de l’électricité du Royaume-Uni en 2016 est d’origine fossile, et 21 % d’origine nucléaire. Aux Pays-Bas, 70 % des émissions de C02 du secteur de l’électricité provenaient du charbon en 2016.
Pour comparer, 86 % du secteur électrique français était décarboné par l’utilisation du nucléaire et des énergies renouvelables en 2018 (le parc nucléaire assurant 71,1 % de la production de l’électricité française). L’opportunité du changement climatique et du paradigme de la décarbonisation a ainsi servi au nucléaire pour s’affirmer face aux énergies renouvelables sur le même terrain.
C’est à ce titre que le développement des énergies marines (et plus particulièrement de l’éolien offshore), va directement se heurter en France au système énergétique nucléaire. Et à la comparaison entre nucléaire et énergies renouvelables, élément historiquement construit du système énergétique français.
L’un des parcs éoliens les moins chers d’Europe
Présenté comme une vitrine low-cost de l’éolien marin français, l’appel d’offres de Dunkerque devait pouvoir répondre aux exigences économiques de la nouvelle programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), en s’alignant sur les prix compétitifs des autres filières énergétiques.
Les appels d’offres de 2011 et 2013 s’inscrivaient dans un discours technopolitique où les aspects économiques et énergétiques étaient secondaires (les tarifs de rachat de l’électricité des six futurs parcs éoliens offshore ont d’ailleurs été renégociés en 2018, permettant de diminuer de 40 % la subvention publique et d’avoir un ajustement des tarifs de 30 %). Il s’agissait alors d’impulser la construction d’une filière industrielle nationale autour de champions nationaux. Certes, il est toujours plus simple de réécrire l’histoire après coup, mais en tout état de cause, aucun champion national de l’éolien en mer n’a toujours émergé en France. Les deux fabricants de turbines qui devaient devenir la vitrine de l’éolien offshore français à l’international ont été vendus à des multinationales étrangères. D’un côté Alstom, qui devait produire les turbines d’EDF EN, a été rachetée par General Electric en 2015. De l’autre, la société Adwen (la filiale d’Areva pour l’éolien en mer), qui devait fournir les turbines pour Engie et Iberdrola, a été acquise en 2016 par Gamesa, entreprise elle-même détenue par Siemens.
Dunkerque s’inscrit quant à lui dans une logique avant tout économique et budgétaire, dans un modèle qui se veut plus libéral et européen. Et à ce titre, il fut le premier appel d’offres à intégrer le processus dit « de dialogue concurrentiel », censé contribuer à une forte baisse des coûts de production et à sécuriser les projets. Dunkerque marque un saut d’étape technologique qui témoigne d’une trajectoire française singulière. La France n’a toujours pas d’éolienne installée sur son littoral mais elle va probablement obtenir l’un des parcs les moins chers d’Europe, ou du moins l’un des meilleurs rapports qualité-prix.
Outre cette maturité technico-économique, la concurrence entre les opérateurs pour Dunkerque fut l’autre indicateur de ce dynamisme. Huit consortiums se sont positionnés sur le projet (tous ont été notés sur 100 points, dont 80 sur le critère prix), témoignant que les industriels continuent à croire que la France reste une opportunité à saisir pour l’éolien en mer. La présence de grandes multinationales du pétrole (elles étaient absentes lors des appels d’offres de 2011 et 2013) est par ailleurs symbolique de cette rupture dunkerquoise.
Si la phase 2009-2019 semble avoir mis l’éolien offshore dans une impasse, Dunkerque paraît aujourd’hui le remettre sur le droit chemin.
Des prix qui chutent
La trajectoire française n’a pas suivi un enchaînement classique d’étapes de maturation de la filière (celle-ci a débuté dès les années 1990 dans le pays d’Europe du Nord). Ce sont les expériences étrangères et la dynamique européenne (le marché extérieur) qui ont fait maturer l’éolien en France, et non la dynamique interne (le marché national). Dunkerque nous confirme que le processus industriel basé sur les économies d’échelle (l’objectif étant de faire baisser les coûts des technologies par le nombre de projets afin d’aboutir à des prix de l’énergie compétitifs) s’est réalisé à une échelle européenne et non nationale. Le prix reflète à la fois la grande maturité de la filière éolienne en mer, un coût du capital en baisse, la compétitivité sans cesse croissante, mais aussi l’évolution constante des technologies.
Cette baisse des coûts de l’éolien offshore à l’international fut si brutale qu’elle remet aujourd’hui en question la crédibilité des scénarios réalisés il y a seulement quelques mois. Dans son étude « Trajectoires d’évolution du mix électrique 2020-2060 » présentée en décembre 2018, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) tablait sur un coût de 100 euros du MWh pour 2025 et de 60 euros du MWh pour 2040.
Avec des prix annoncés autour de 50 euros du MWh, les professionnels de l’éolien marin ont convaincu le gouvernement de réviser à la hausse les objectifs de la PPE pour cette filière (jugés jusqu’ici défavorables pour un développement harmonieux de l’éolien en meren France), en misant sur le succès de l’appel d’offres de Dunkerque. Les objectifs de déploiement de l’éolien en mer sont revus à la hausse, passant de 750 MW initialement prévus à 1 GW par an. Le lancement d’un prochain appel d’offres éolien en mer au large d’Oléron (Charente-Maritime) témoigne de cette dynamique porteuse post-dunkerquoise.
Prochaine étape, l’éolien flottant
La trajectoire française dans l’éolien s’inscrit jusqu’ici dans une récurrence d’opportunités industrielles manquées. Opportunité manquée en France dans les années 1990 autour de l’éolien terrestre. Opportunité manquée dans les années 2000-2010 autour de l’éolien en mer posé. La question est désormais de savoir si la France prendra la vague de l’éolien offshore flottant dans les prochaines années.
La conquête de la côte par l’éolien posé n’ayant toujours pas été réussie en France, il est déjà opportun d’aller vers le large par des techniques de plus en plus pointues et sophistiquées. Les promesses se porteraient désormais sur l’éolien flottant, technologie émergente capable d’impulser la construction d’une nouvelle filière industrielle française.
L’éolien flottant est de plus une technologie bien adaptée à la façade méditerranéenne, incitant les régions littorales à se positionner sur cette technologie prometteuse à fort potentiel énergétique et marchand (à l’échelle mondiale, 80 % des ressources éoliennes offshore se trouvent dans des mers de plus de 60 mètres de profondeur, de sorte qu’elles ne peuvent être exploitées qu’en utilisant des éoliennes flottantes.)
Il n’y a plus qu’à espérer que cette dynamique de l’éolien flottant ne connaisse pas en France les mêmes difficultés et péripéties qu’a connu son grand frère durant près de 20 ans (raccordement des parcs de production au réseau électrique, délais de traitement des contentieux, problématiques locales d’intégration, notamment liées aux intérêts des pêcheurs et des acteurs du tourisme, etc.).
Il en va de la crédibilité d’un gouvernement qui cherche aujourd’hui à faire de l’écologie un marqueur fort de sa politique.
https://theconversation.com/eolien-marin-la-france-se-jette-enfin-a-leau-119196
05/07/19L’attribution du parc éolien en mer de Saint-Brieuc remis en cause ?
L’attribution du parc éolien en baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) à Ailes Marines a été étudiée le 3 juillet par le Conseil d’État.
Une attribution remise en cause par Stéphane Hoynck. maître des requêtes au Conseil d’Etat, rapporteur public près l’assemblée du contentieux. Le Conseil d’Etat rendra son avis dans quelques semaines.
Ailes Marines avait été désigné lauréat le 6 avril 2012 de l’appel d’offres n°2011/S 126-208873 pour le projet de parc éolien en mer de la Baie de Saint-Brieuc.
Le projet comprend 62 éoliennes Siemens Gamesa en remplacement des turbines Adwen de 8 MW. L’investissement prévu était de 2,4 milliards d’euros.
Ailes Marines qui est en charge du développement, de la construction et de l’exploitation du parc éolien en mer est une société de projet par actions simplifiée (SAS) détenue à 70 % par IBERDROLA, à 30% AVEL VOR (composé de RES et de la Caisse des Dépôts et Consignations).
La mise en service du parc en mer était prévue en 2020 pour alimenter environ 800 000 personnes en électricité et est dorénavant programmée entre 2021 et 2023 suite aux différents recours dont le parc éolien en mer fait l’objet.
Une décision rendue dans les prochaines semaines
L’association Gardez le cap demande l’annulation pour excès de pouvoir de cette décision. Installée à Lorient depuis 2015, Nass et Wind Smart Services s’est associé aux opposants estimant que des irrégularités dans cette procédure s’étaient produites.
Nass et Wind Smart Services était partenaire d’Éolien Maritime France, filiale d’EDF-Energies Nouvelles, dont le projet n’avait pas été retenu lors de l’attribution.
Ses avocats ont rappelé qu’au regard des trois critères (prix de l’énergie, sécurité industrielle et environnement), la Commission de régulation de l’énergie (CRE) n’avait pas sélectionné Ailes Marines.
Le gouvernement avait alors, dans « un souci d’équilibre industriel », désigné non pas le gagnant de l’appel d’offres, mais le second sur la liste, à savoir Ailes Marines.
« Le ministre était tenu de respecter l’appel d’offres et ne pouvait choisir le candidat arrivant second au regard des critères », estiment les avocats de Nass et Wind.
Le rapporteur public, Stéphane Hoynck, s’est rendu à leur avis et a proposé l’annulation des deux arrêtés d’attribution, ce qui permettrait de rouvrir le dossier d’attribution de ce parc.
Points de repères
8/03/2019 – Les recours déposés par les opposants au parc éolien en mer de Saint-Brieuc avaient présentés à la CAA de Nantes à la 5ème chambre Le rapporteur public M. Eric Sacher Magistrat administratif avait la charge d’exposer les conclusions du rapporteur M. Sébastien Degommier à propos du parc éolien en mer de Saint Brieuc dont le consortium Ailes Marines SAS a été lauréate en Avril 2012 de l’appel d’offre lancé par l’Etat le 11 juillet 2011 ICI.
10/01/2018 – Changement de machines autorisé. Après avoir obtenu l’accord de Nicolas Hulot pour changer les éoliennes Adwen AD8-180 préalablement prévues pour le parc éolien en mer de Saint Brieuc, Ailes Marines a reçu l’accord du Préfet des Côtes-d’Armor pour la modification de ses autorisations administratives délivrées en avril 2017.
16/10/2017 – Nass & Wind contre l’Etat
La société lorientaise Nass & Wind Smart Services (ex-Nass & Wind Offshore) conteste le rejet de la candidature de la compagnie Eolien Maritime France (EMF) dont EDF était partenaire, pour l’exploitation du futur parc éolien offshore de Saint-Brieuc et estime avoir été lésée.
Nass & Wind Smart Services a réclamé près de 22 M€ de dédommagements et 30.000€ de frais de justice à l’État, pour avoir été écartée, en avril 2012, lors de la candidature du consortium dont elle faisait partie pour exploiter le parc éolien offshore de la baie de Saint-Brieuc. Les représentants de l’État au conseil d’administration d’EDF, maison mère d’EDF-EN, auraient dissuadé l’énergéticien français de faire appel de cette décision pour ne pas retarder davantage le développement des parcs éoliens en mer.
L’association Gardez les Caps contre le parc de Saint Brieuc
Le second recours était lancé par l’association Gardez les Caps, qui conteste l’installation des éoliennes sur le site de la baie de Saint-Brieuc et a publié de nouveaux arguments sur son site, à lire dans Points de repères.
Dans les deux affaires, le rapporteur public a proposé aux juges de confirmer les jugements de première instance en rejetant les requêtes qui ont été formulées.
18/12/2015 – Nass & Wind et les associations condammées Ibredrola confirmé – Le tribunal administratif de Rennes a rejeté, les demandes des associations environnementales Gardez les caps et du groupement d’intérêt économique « Tourcom Consovoyages » ainsi que celle de la PME Nass & Wind qui contestaient les conditions de l’attribution du marché de l’éolien en mer au large de la baie de Saint-Brieuc au consortium Ailes Marines.
La juridiction a également assorti sa décision d’une condamnation de Nass & Wind à verser 1 500 € à Ailes Marines et de 750 € pour les associations environnementales également à verser au consortium.
https://www.lemondedelenergie.com/attribution-parc-eolien-mer-saint-brieuc/2019/07/05/

04/07/19 : Éolien flottant : la technologie Floatgen fait ses preuves
Dix mois après sa mise en service sur la plateforme d'essai Sem-Rev, au large du Croisic, l'éolienne flottante Floatgen (2 MW) livre de premiers résultats supérieurs aux attentes. "Ils permettent de valider haut la main toutes les innovations de ce projet, indique Centrale Nantes, qui pilote le site d'essai. Sur le premier semestre 2019, l'éolienne flottante - qui est aussi la première éolienne en mer en France - a produit un total de 2,2 GWh". L'éolienne affiche une disponibilité de 68% au premier trimestre 2019 et de plus de 90% au cours du deuxième trimestre.
Elle a également résisté à la tempête Miguel, le 7 juin dernier, et à "une combinaison de houle de 4,4 mètres de hauteur significative (et des vagues allant jusqu'à 8.5 mètres) et de vents de 22 m/s (avec des rafales allant jusqu'à 103 km/h)". La technologie flottante a également résisté à trois typhons au Japon où un démonstrateur est également installé. La particularité du système développé par Ideol repose sur un carré flotteur en béton.
Les tests se prolongeront encore un an. Le flotteur équipera ensuite les éoliennes de la ferme pilote de Gruissan (Eolmed), qui verra le jour à l'horizon 2020-2021.

04/07/19 : Côtes d'Armor : Erquy : le parc éolien a de nouveau du plomb dans l’aile
Nouveau rebondissement dans l'attribution du marché éolien au large du cap d'Erquy à la société Ailes Marines. Le conseil d'Etat pourrait relancer toute la procédure.
Le parc éolien qui doit voir le jour à l’horizon 2021-2023 dans la baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), à 16 km au large du cap d’Erquy, est une nouvelle fois contrarié. Les recours déposés par l’association de protection de l’environnement, Gardez les Caps, et la société Nass & Wind, provoquent des remous au conseil d’Etat.
Verdict d’ici la fin de l’été
Nass & Wind a toujours contesté les conditions d’attribution de ce marché à l’entreprise Ailes Marines, placée en seconde position selon les critères de l’appel d’offres, faisant front commun avec les défenseurs de l’environnement pour contrecarrer une procédure qui prend des airs de serpent de mer.
Le rapporteur public s’en est en tout cas fait le porte-voix mercredi 3 juillet 2019 devant le conseil d’Etat qui rendra sa décision d’ici la fin de l’été. Une décision qui pourrait entraîner l’annulation des arrêtés d’attribution et relancer tout le dossier. Ce qui contredirait les déclarations du président de la République, Emmanuel Macron, lors de sa visite dans les Côtes-d’Armor en juin 2018.
Pour mémoire : ce projet porte sur 62 éoliennes de 200 mètres de hauteur et d’une puissance de 8MW. L’investissement prévu pour Ailes Marines est supérieur à deux milliards d’euros.
Au-delà de la polémique qui porte sur la protection des fonds marins, de la ressource pêche et des aspects paysagers, les enjeux sont très importants : ce parc, qui s’intègre au pacte électrique breton, doit alimenter à terme 800 000 personnes en électricité et induit plusieurs centaines d’emplois (éoliennes fabriquées au Havre, fondations fabriquées à Brest…).


03/07/19 : Normandie. Parcs éoliens en mer : des opposants à nouveau devant le Conseil d’État
Plusieurs associations opposées aux projets de parcs éoliens en mer à Courseulles-sur-Mer (Calvados) et Fécamp (Seine-Maritime) étaient devant le Conseil d’État, ce mercredi 3 juillet 2019.
Huit associations continuent de batailler contre le projet de parc éolien de Courseulles-sur-Mer (Calvados), situé près des plages du Débarquement, et contre celui des Hautes Falaises, à proximité d’Étretat (Seine-Maritime). Les sociétés Éoliennes offshore du Calvados et Éoliennes offshore des hautes falaises ont obtenu leur autorisation d’exploitation. À Courseulles-sur-Mer, il s’agirait de 275 éoliennes de 180 m de haut sur 50 km, et d’un ensemble de 83 éoliennes de 75 m de haut, réparties sur 88 km, pour le parc situé entre Fécamp, Dieppe et Le Tréport.
Respecter « l’intégrité » de ces lieux
Les opposants, qui plaident pour la préservation de l’intégrité de ces paysages, attaquaient ce mercredi 3 juillet, devant le Conseil d’État, les conventions accordées par l’État, en 2017, aux deux filiales d’EDF-Energies Nouvelles (EDF-EN) pour la concession d’utilisation du domaine public maritime au large de Courseulles-sur-Mer et de Fécamp pour une durée de quarante ans. Elles notaient que les enquêtes publiques avaient été insuffisantes et que l’avis du commandant de la zone maritime avait manqué dans le dossier.
« Il faut respecter l’intégrité et l’authenticité de ces lieux qui concernent aussi bien les plages que le cimetière marin, qui font l’objet d’une demande de classement au patrimoine mondial de l’Unesco », soulignait leur avocat, Denis de la Burgade.
Les éoliennes en mer sont « comparables à plusieurs dizaines de tours Montparnasse », a concédé Stéphane Hoynck, le rapporteur public en charge du dossier, mais « elles se trouveront entre 10 et 18 km des côtes » et ne feront pas obstacle à la démarche de classement des plages du Débarquement. Il a donc proposé le rejet de leur pourvoi.

03/07/19 : Côtes d'Armor : Éolien en baie de Saint-Brieuc. L’attribution du parc à Ailes Marines remise en cause
L’attribution du parc éolien en baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) à la société Ailes Marines était étudiée ce mercredi 3 juillet par le conseil d’État. Une attribution remise en cause par le rapporteur.
L’association de protection de l’environnement, Gardez les Caps, et la société Nass et Wind Smart Services, seraient-elles en train de modifier la donne autour du projet de parc éolien dans la baie de Saint-Brieuc ?
C’était en effet la surprise ce mercredi 3 juillet dans la salle des conflits du Conseil d’État, où le rapporteur public a épluché les conditions d’attribution de ce projet phare du pacte électrique breton.
Le 18 avril 2012, le gouvernement Hollande avait autorisé́ la société Ailes Marines à lancer ce projet d’implantation de 62 éoliennes de 207 mètres de hauteur à 16 kilomètres au large du cap d’Erquy. Un investissement de 2,4 milliards d’euros avec des centaines de création d’emplois à la clef.
Sa mise en service était originellement prévue en 2020 pour alimenter à terme 800 000 personnes en électricité. Mais le projet accumule les retards. Sa construction est désormais programmée entre 2021 et 2023.
Décision rendue dans les prochaines semaines
Depuis l’origine, l’association Gardez les Caps demande en effet l’annulation pour excès de pouvoir de cette décision. Installée à Lorient depuis 2015, la société française Nass et Wind Smart Services a uni sa voix aux opposants pour dénoncer des irrégularités dans cette procédure.
Cette société était partenaire d’Éolien Maritime France, filiale d’EDF-Energies Nouvelles, qui avait été écartée lors de l’attribution. Ses avocats ont rappelé qu’au regard des trois critères (prix de l’énergie, sécurité industrielle et environnement), la Commission de régulation de l’énergie (CRE) n’avait pas sélectionné Ailes Marines.
Le gouvernement avait alors, dans « un souci d’équilibre industriel », désigné non pas le gagnant de l’appel d’offres, mais le second sur la liste, à savoir Ailes Marines.
« Le ministre était tenu de respecter l’appel d’offres et ne pouvait choisir le candidat arrivant second au regard des critères », estiment les avocats de Nass et Wind. Le rapporteur public, Stéphane Hoynck, s’est rendu à leur avis.
Et a proposé l’annulation des deux arrêtés d’attribution, ce qui permettrait de rouvrir le dossier d’attribution de ce parc. La décision sera rendue dans les prochaines semaines.
https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/eolien-en-baie-de-saint-brieuc-l-attribution-du-parc-ailes-marines-remise-en-cause-6428930

03/07/19 : Côtes d'Armor : Parc offshore éolien de Saint-Brieuc. Dédommagement en vue ?
Évincée de l’appel d’offres pour l’exploitation du futur parc éolien offshore de la baie de Saint-Brieuc, la société morbihannaise Nass et Wind Smart Services réclame 23 millions d’euros à l’État. Le Conseil d’État rendra sa décision dans trois semaines.
Depuis sept ans et l’attribution de l’autorisation d’exploitation du parc éolien offshore de la baie de Saint-Brieuc – 100 éoliennes géantes qui produiront 500 Mwatts - à la société Aile Marines, une PME morbihannaise se bat pour défendre ses intérêts. La société Nass & Wind Offshore, devenue entre-temps Nass et Wind Smart Services, faisait en effet partie du consortium « Éolien Maritime France », piloté par EDF, dont la candidature pour le lot numéro 4 des parcs éoliens offshore a été refusée au profit de celle d’Ailes Marines.
Nass et Wind Smart Services estime avoir perdu dans l’affaire la somme de 23 millions d’euros, qu’elle cherche à récupérer en tentant d’obtenir l’annulation de la procédure d’attribution de 2012. Le tribunal administratif de Rennes l’avait déboutée une première fois en décembre 2015, de même que la cour administrative d’appel de Nantes, deux ans plus tard, en octobre 2017.
La société Ailes Marines était arrivée deuxième
À chaque fois, les juridictions ont estimé que la PME n’avait pas « d’intérêt à agir » pour une décision ayant retoqué un consortium dont le représentant était Éolien Maritime France. La société bretonne a joué sa dernière chance ce mercredi devant le Conseil d’État, qui a à son tour examiné le dossier. Pour le rapporteur public de la plus haute juridiction administrative, Nass et Wind Smart Services n’était qu’une partie du consortium ayant perdu l’appel d’offres de 2012.
Il a toutefois rappelé que la société Ailes Marines l’avait emporté alors qu’elle n’était arrivée qu’en deuxième position. Il a également tenu compte du fait que le cabinet d’études et d’ingénierie breton, en tant que cocontractant, avait cédé à Éolien Maritime France 100 % des parts de sa filiale en charge du développement du projet éolien dans le cadre de l’appel d’offres.
Une indemnisation de Nass et Wind proposée aux juges
Or, en perdant celui-ci, la société faisait une croix sur un éventuel retour sur investissement. Le rapporteur public a donc demandé aux juges de revoir la copie de la cour administrative d’appel de Nantes, et d’indemniser Nass et Wind Smart Services à hauteur de 2,5 millions d’euros. Il a également suggéré au Conseil d’État de reconnaître l’intérêt à agir de l’association « Gardez le Cap », opposée au projet du parc offshore de Saint-Brieuc. Réponse attendue dans trois semaines.

02/07/19La plus grande éolienne offshore du monde se rend au Royaume-Uni pour des tests
GE Renewable Energy a confirmé que la nacelle Haliade-X de 12 MW et la pale de 107 mètres de long seraient expédiées au Royaume-Uni dans le cadre d’un programme de tests de technologies de pointe axé sur l’amélioration de la plateforme Haliade-X avant son entrée en production en série au 2021.
La nacelle Haliade-X, comparable à six London Double Deckers empilés, ainsi que la plus longue pale du monde seront transportés des installations de production de GE à Saint-Nazaire et Cherbourg aux installations d’essai d’ORE Catapult à Blyth, dans le nord-est de l’Angleterre dans les mois à venir.
Ces équipements seront ensuite soumis à un programme qui reproduira les conditions opérationnelles réelles afin de réduire le temps nécessaire à la validation des performances et de la fiabilité. En outre, la pale LM Wind Power de 107 mètres subira toute une gamme de procédures de test avancées (y compris statique et en fatigue) afin de démontrer pleinement sa capacité à résister aux vents violents et à simuler sa disponibilité pendant des années de fonctionnement en mer.
«Nous souhaitons intégrer l’éolienne offshore la plus puissante du marché et contribuer, avec notre technologie, à la réalisation de l’objectif de l’accord sur le secteur éolien offshore (30 GW d’ici 2030) et à l’ambition du gouvernement britannique de travailler à la réduction des émissions de gaz à effet de serre avec son programme ”Zéro net” d’ici 2050 », a déclaré John Lavelle, président et chef de la direction de l’activité éolienne offshore de GE.
«La vaste expérience acquise dans l’ensemble de l’industrie éolienne britannique en mer nous offre l’occasion de nouer des partenariats avec diverses institutions, telles qu’ORE Catapult, qui nous permettent de tester notre technologie tout en favorisant la compétitivité et en nouant des partenariats avec des acteurs de la chaîne d’approvisionnement locaux qui souhaitent innover avec nous et faire partie de la dynamique de l’éolien offshore au Royaume-Uni. »
https://les-smartgrids.fr/la-plus-grande-eolienne-offshore-du-monde-se-rend-au-royaume-uni-pour-des-tests/

02/07/19 : Comment le port du Havre va accueillir l’usine d’éoliennes en mer de Siemens-Gamesa
https://www.usinenouvelle.com/article/comment-le-port-du-havre-va-accueillir-l-usine-d-eoliennes-en-mer-de-siemens-gamesa.N861520


01/07/19 : «Eolien en mer: une faute financière à 23 milliards d’euros». La tribune de Julien Aubert
« L’électricité en mer produite à Saint-Nazaire et sur les autres projets coûtera trois fois plus cher que celle produite à Dunkerque »
Cherchez l’erreur : le 14 juin 2019, le gouvernement a annoncé l’attribution du parc éolien en mer de Dunkerque – appelé à entrer en fonction en 2026 – à un groupement conduit par EDF Renouvelables sur la base d’un tarif d’achat garanti « notablement inférieur à 50 euros/mégawatts heure » (MWh). Le même jour, François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire, a lancé la phase opérationnelle du parc éolien de Saint-Nazaire, appelé à entrer en fonction en 2022, sur la base d’un tarif d’achat garanti proche de 150 euros/MWh !
L’attribution du parc éolien en mer de Dunkerque (pour une durée de vingt ans) est une opération globalement réussie. Le tarif obtenu est plus favorable que celui de l’éolien terrestre (dont les derniers prix oscillent entre 63 et 65 euros/MWh et le prix moyen s’établit à 89 euros/ MWh). Seul regret : ce parc devrait être proche des côtes et pourrait menacer des activités liées à la pêche. Il sera nécessaire d’être vigilant sur ce point.
Le lancement de la phase opérationnelle du parc éolien en mer de Saint-Nazaire s’apparente, en revanche, à une faute financière. Ce parc, comme cinq autres parcs équivalents situés sur la façade atlantique, a été attribué entre 2011 et 2012 et a fait l’objet d’une renégociation financière en 2018, dont le Président Emmanuel Macron s’est approprié la réussite, en mettant en avant une baisse du coût de 40 % par rapport aux prix initiaux. Au terme de ce processus, l’Etat a conclu des contrats prévoyant un tarif d’achat garanti de 144 euros/MWh pendant une durée de 17 à 18 ans. C’était il y a à peine quelques mois…
Soutien public. Autrement dit, l’électricité en mer produite à Saint-Nazaire et sur les autres projets coûtera trois fois plus cher que celle produite à Dunkerque (144 euros contre « notablement moins » de 50 euros) et bien plus cher que l’électricité nucléaire (dont le coût complet de production est estimé par la Cour des comptes à 62 euros/MWh). Les montants en jeu sont élevés : en mai 2019,la commission de régulation de l’énergie a évalué le coût du soutien public sur les parcs de Saint-Nazaire et sur les autres parcs à venir à 23 milliards d'euros.
Dans un rapport récent rédigé par Julien Aubert, rapporteur spécial sur le budget de l’Energie, et dont nous partageons les conclusions, le gouvernement a été invité à rouvrir les négociations sur ces six premiers parcs éoliens en mer ou à résilier les contrats signés, en indemnisant leurs titulaires avant de relancer ces procédures pour obtenir des tarifs comparables à celui de Dunkerque. Le bon sens et l’intérêt des finances publiques commandent d’agir ainsi.
Quelle que soit son opinion sur les éoliennes, on ne peut accepter qu’à six mois d’intervalle, le Gouvernement surpaye ainsi l’électricité produite en mer, et aggrave sans raison la facture des Français. A quoi bon diminuer les impôts directs d’une main, si c’est pour augmenter le coût de la vie de nos concitoyens de l’autre ?
Ont cosigné cette tribune, Bérengère Poletti, Thibaut Bazin, Josiane Corneloup, Pierre Vatin, Raphaël Schellenberger, Guillaume Peltier, Vincent Descoeur, Bernard Reynès, Nadia Ramassamy, Marie-Christine Dalloz, Jean-Marie Sermier, Eric Woerth, Michel Herbillon, Jean-Jacques Gaultier, Bernard Brochand, Bernard Deflesselles, Valérie Bazin-Malgras, Jean-François Parigi, Didier Quentin, Jean-Louis Masson, Patrick Hetzel, Emmanuel Maquet, Sébastien Leclerc, Jacques Cattin, Damien Abad, François Cornut-Gentille, Valérie Boyer, Jean-Pierre Door, Véronique Louwagie, Eric Straumann.