Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

EOLIEN : Divers : politique, économie, technologie, ....(VII) (du 03/06/2019 au ...)

Divers : politique, économie, technologie, .....


Pièces à conviction : Eoliennes : le vent du scandale
https://www.youtube.com/watch?v=VZQJHu2N17E&noredirect=1



Voir les articles précédents sur "EOLIEN : Divers : politique, économie, technologie, ...." (I)(II)(III),(IV),(V) et (VI)




19/07/19 : Après le rachat de Valeco, quelle stratégie pour l'allemand EnBW en France ?
Rachetée en juin dernier par l’Allemand EnBW, l’entreprise montpelliéraine Valeco, développeur et exploitant de projets éoliens et solaires, prend un virage. Le nouveau dirigeant de la filiale, Philippe Vignal, présente les ambitions du groupe EnBW Energies Renouvelables en France.
Votre groupe, EnBW (énergéticien allemand, 21 000 salariés, 5,5 millions de clients), a racheté l'entreprise montpelliéraine Valeco (créée en 1998 par la famille Gay, 50 M€ de chiffre d'affaires 2018) en juin dernier. Quelle est votre stratégie d'implantation en France ?
Philippe Vignal, directeur général de EnBW Energies Renouvelables : L'engagement de EnBW dans les énergies renouvelables a surtout démarré en 2012, après Fukushima. Notre nouveau CEO a mis en place un Plan EnBW Enérgies Renouvelables 2020. Aujourd'hui, sur les six réacteurs nucléaires du groupe, quatre sont à l'arrêt et les deux autres s'arrêteront en 2022. C'est une reconversion qui vient de l'intérieur... Je suis entré dans le groupe EnBW justement pour créer la filiale EnBW Energies Renouvelables et en vue de faire une acquisition qui nous permettrait d'entrer directement sur le marché français. Nous nous sommes intéressés à Valeco, dont les équipes sont pointues et qui dispose d'un portefeuille intéressant. Par ailleurs, Valeco est très bien implantée dans les territoires et nous sommes convaincus que le succès des projets ENR passe par une association forte avec les territoires. Nous n'hésiterons pas à faire du financement participatif si besoin. C'est dans notre ADN d'ouvrir aux communes et habitants. Nous apportons une solidité financière qui donne le souffle quand on développe des projets, notamment éoliens qui se font toujours sur des délais très longs.
Quelle est votre ambition ?
P. V. : Nous voulons nous hisser dans le Top 5 de l'éolien et du solaire en France et compter parmi les leaders européens. Aujourd'hui, nous ciblons deux marchés en Europe pour atteindre nos objectifs : tout d'abord la France, car il y a des objectifs importants en matière d'énergies renouvelables, une volonté affichée qui s'est notamment traduite par la loi de transition énergétique tout en ayant une stabilité réglementaire intéressante. L'autre marché sur lequel nous misons, c'est la Suède.
Que devient Valeco dans cette opération ?
P. V : Nous conservons le nom, et nous avons la volonté de garder toutes les équipes (135 salariés, ndlr). Nous nous sommes engagés dans un non-licenciement pendant trois ans. J'en ai pris la direction générale et l'ancien DG, François Daumard, devient président. Le siège de EnBW Énergies Renouvelables est désormais à Montpellier, qui devient une place forte de EnBW. D'ailleurs, le siège de EnBW Énergies Renouvelables, qui se situait à Boulogne-Billancourt, devient une agence. Et nous conservons les implantations des agences de Valeco à Nantes, Toulouse et Amiens.
Des recrutements sont-ils prévus ?
P. V. : Nous allons recruter 20 à 30 personnes dans les prochains mois pour accompagner notre croissance, sur des postes aux siège, dans les équipes de développement. La majorité d'entre eux sera à pourvoir à Montpellier.
Quels sont les actifs de Valeco et de EnBW Énergies Renouvelables à ce jour ?P. V. : Valeco dispose d'une puissance installée de 388 MW, dont 306 MW dans l'éolien, 70,4 MW dans le solaire, 11.6 MW en biomasse (électrique et thermique), auxquels s'ajoutent 3,6 MW de projets à venir dans l'hydraulique puisqu'ils ont été lauréat du dernier appel d'offres pour un projet de 2,5 MW sur la Morge à Saint-Gingolphdonnant, à la frontière franco-suisse. Concernant EnBW Énergies Renouvelables, nous comptons 3,3 GW de production d'énergies renouvelables, dont 540 MW en éolien terrestre, 336 MW en éolien en mer, 54 MWen photovoltaïque, et 2 361 MW en hydraulique, au fil de l'eau et turbinage-pompage. Sur l'année 2019, Valeco mettra en service 121,5 MW dont 71,3 MW en Occitanie, représentant quatre parcs, 29 éoliennes et une centrale solaire au sol, 40,5 MW représentant trois parcs et 18 éoliennes dans les Hauts de France, et 9,7 MW représentant une centrale solaire au sol en Pays de la Loire. EnBW Énergies Renouvelables avait pour objectif d'atteindre les 1 000 MW sur l'éolien, et nous les atteindrons quasiment avec Valeco.
https://objectif-languedoc-roussillon.latribune.fr/economie/environnement/2019-07-19/apres-le-rachat-de-valeco-quelle-strategie-pour-l-allemand-enbw-en-france-824124.html

19/07/19Le Sénat adopte le projet de loi énergie et climat en première lecture
Le texte prévoit d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050, une baisse de 40% de la consommation d’énergies fossiles d’ici 2030, contre 30% précédemment, et la fermeture des dernières centrales à charbon en 2022.
Le Sénat à majorité de droite a adopté dans la nuit de jeudi à vendredi, en première lecture, après l’avoir sensiblement modifié, le projet de loi énergie et climat, qui prévoit d’atteindre la "neutralité carbone" à l’horizon 2050, face à "l’urgence écologique et climatique".
Le texte, déjà adopté par l’Assemblée nationale, a été voté par 227 voix pour (LR, centristes, majeure partie du groupe RDSE à majorité radicale, Indépendants) et 16 contre (CRCE à majorité communiste). PS et LREM se sont abstenus, ainsi que 4 sénateurs RDSE. Députés et sénateurs tenteront jeudi prochain de se mettre d’accord sur une version commune, mais l’adoption définitive a été repoussée après l’été. 

Neutralité carbone
Ce projet de loi actualise les objectifs de la politique énergétique de la France, notamment en prévoyant d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050, une baisse de 40% de la consommation d’énergies fossiles d’ici 2030, contre 30% précédemment, et la fermeture des dernières centrales à charbon en 2022. Il décale de 2025 à 2035 la réduction à 50% de la part du nucléaire dans la production électrique. 
Il pérennise le Haut conseil pour le climat, prévoit des dispositifs de lutte contre les fraudes aux certificats d’économies d’énergie (CEE), ainsi qu’un dispositif progressif de rénovation énergétique des "passoires thermiques". Les sénateurs ont introduit des objectifs supplémentaires : au moins 27,5 GW d’hydroélectricité en 2028, notamment issue de la "petite hydroélectricité", développement d’au moins 1 GW par an d’éolien en mer jusqu’en 2024 et 8% de biogaz en 2028.
Divisions sur les passoires thermiques
Le Sénat s’est divisé sur le dossier des passoires thermiques, ces logements énergivores qui concernent quelque sept millions de ménages. Le rapporteur Daniel Gremillet (LR) a privilégié l’information et l’incitation, rendant certaines obligations plus progressives. Mais la gauche, ainsi que des sénateurs centristes et Indépendants, ont obtenu l’adoption d’amendements définissant un seuil de consommation énergétique maximale au-delà duquel un logement serait considéré comme indécent.
La chambre haute a par ailleurs conditionné le relèvement du plafond de l’accès régulé à l’électricité nucléaire historique (Arenh) à la révision de son prix. Une disposition qui devrait constituer "un point dur" dans la recherche d’un accord avec les députés.
"Il y a des divergences, mais malgré tout je pense qu’il y a aussi des convergences qui permettent une base de discussion intéressante", a estimé Elisabeth Borne, pour qui c’était le baptême du feu en tant que ministre de la Transition écologique.

https://www.sudouest.fr/2019/07/19/le-senat-adopte-le-projet-de-loi-energie-et-climat-en-premiere-lecture-6355696-706.php


18/07/19Le Sénat supporter de l’hydroélectricité et de l’éolien en mer
L’examen du projet de loi Energie-Climat poursuit son bonhomme de chemin en séance et en première lecture au Sénat. La haute Assemblée en était à l’article 5 à 18 heures, ce jour. Parmi les nombreux amendements adoptés, on retiendra que le Sénat soutient plus que jamais l’hydroélectricité et l’éolien marin. L’objectif d’au moins 27 GW de capacité hydroélectrique en 2028 est confirmé en séance et un quart de l’augmentation des capacités installées de production entre 2016 et 2028 doit porter sur des installations dont la puissance est inférieure à 4,5 MW. Confirmé également l’objectif d’augmentation des capacités installées d’au moins 1 GW par an d’ici 2024 pour l’éolien offshore, ce que le gouvernement considère comme impossible.
Pour l’outre-mer, les sénateurs sont tout aussi volontaristes et souhaitent que l’autonomie énergétique soit fixée pour 2030 et non pas ...

https://www.greenunivers.com/2019/07/le-senat-supporter-de-lhydroelectricite-et-de-leolien-en-mer-207941/

18/07/19 : Recyclage et remise en état des sites : les sénateurs pointent du doigt les éoliennes
Lors de l'examen du projet de loi énergie climat mercredi 17 juillet, les sénateurs ont souhaité enrichir le contenu de la future loi quinquennale de programmation énergétique. Outre les objectifs climatiques et énergétiques, cette loi devra fixer les objectifs et les moyens mis en oeuvre pour recycler les installations renouvelables arrivées en fin de vie ou obsolètes. "Une politique écologique et climatique de long terme, compatible avec les exigences de préservation, de protection et...
https://www.actu-environnement.com/ae/news/Recyclage-demantelement-energies-renouvelables-eoliennes-fondations-33812.php4?fbclid=IwAR3NhFPSueF1knKtVjQQFo4NZL6clbjIYbTTJ-GeSojbvfH4U7vx76JBqWU

17/07/19Vortex Bladeless : des éoliennes sans pales qui ne tuent pas les oiseaux
Plus économiques et plus durables que leurs aînées, voici de nouvelles éoliennes pour le moins surprenantes. Leur particularité ? Elles sont dépourvues de pales ! Leur secret ? Elles produisent de l’électricité grâce à des oscillations. Images et explications.
La Vortex Bladeless, c’est son nom, ressemble à un très grand bâton souple qu’on aurait planté dans la terre. Le vent la fait trembler et c’est ainsi que naît l’électricité. Avantages d’une telle éolienne ? Elle est plus discrète que le modèle à pales, plus silencieuse et, en plus, elle préserverait la vie des oiseaux. De plus, la Vortex Bladeless diviserait par deux les coûts de construction et de fonctionnement.

https://positivr.fr/bladeless-vortex-eolienne-sans-pales/

17/07/19Hausse du coût à prévoir pour le soutien aux énergies renouvelables en 2020 selon la CRE
La CRE (Commission de régulation de l’énergie) a estimé à 7,916 milliards d’euros le montant des charges permettant le soutien public aux énergies renouvelables pour l’année 2020 ce mardi 16 juillet, soit une hausse de 1,75% par rapport à la prévision de 2019, et de 11% par rapport à 2018. Une augmentation qui s’explique en partie par le développement des filières de production d’énergies renouvelables.
Dans une délibération publiée ce mardi 16 juillet, la CRE a évalué à 7,916 milliards d’euros le montant prévisionnel des charges de service public de l’énergie (CSPE) pour 2020. Ces charges de service public de l’énergie servent à couvrir les missions de service public assurées essentiellement par EDF. Le montant estimé pour l’année 2020 devrait se répartir de la façon suivante :
65 % pour le soutien aux énergies renouvelables dont 33 % pour le photovoltaïque et 14 % pour l’éolien en métropole ;
- 21 % pour la péréquation tarifaire dans les zones non interconnectées (outre-mer notamment) ;
- 9 % pour le soutien à la cogénération ;
- 3 % pour le soutien à l’injection de biométhane ;
- 1 % pour le soutien à l’effacement ;
- 0,4 % pour les dispositifs sociaux.
Une augmentation de 11% par rapport à 2018
D’après la CRE, la hausse de 11% du montant des charges par rapport à 2018 résulte principalement dudéveloppement, en métropole, de filières de production renouvelables, du développement de filières de production électrique à partir d'énergies renouvelables, et d'une augmentation de la cogénération au gaz naturel. « La hausse en moyenne des prix de marché de gros de l’électricité et de la capacité permet toutefois d’atténuer l’augmentation des charges en métropole », ajoute la CRE.
Le CRE évoque également un doublement annuel du volume de biométhane injecté, ainsi que l'augmentation des surcoûts de péréquation en zones non interconnectées, du fait de la mise en service de nouveaux moyens de production renouvelable et d'une hausse des prix des combustibles fossiles et du CO2. « Ces facteurs de hausse sont en partie contrebalancés par la diminution des charges liées aux dispositifs sociaux », note la CRE, du fait de la substitution de deux tarifs sociaux par le chèque énergie(qui n'est pas financé via les CSPE).
La commission ajoute en revanche qu’il faudra ajouter la régularisation de charges avancées par EDF en 2018 et 2019, encore non remboursées par l’Etat. Elle estime ainsi à 8,398 milliards d’euros le montant des charges à compenser en 2020.
Le Parlement devra ensuite statuer, dans le cadre de loi de Finances, sur le montant qui sera effectivement pris en charge par le budget de l’Etat.

https://www.batiweb.com/actualites/vie-des-societes/hausse-du-cout-a-prevoir-pour-le-soutien-aux-energies-renouvelables-en-2020-selon-la-cre-2019-07-17-35003#null

17/07/19
Les vastes chantiers qui attendent Elisabeth Borne

17/07/19
Loi énergie : le Sénat donne son feu vert à « l'urgence écologique et climatique »
Le Sénat à majorité de droite a adopté mercredi en première lecture l'article phare du projet de loi énergie et climat qui définit les objectifs de la politique énergétique du pays, en décrétant « l'urgence écologique et climatique ».
Cet article 1er, dont l'examen avait démarré mardi soir, a été adopté à main levée. « Il fixe l'ambition du gouvernement », a déclaré la secrétaire d'Etat Emmanuelle Wargon qui avait remplacé le ministre de la Transition écologique démissionnaire François de Rugy. Mercredi, c'est la nouvelle ministre en titre Elisabeth Borne qui a pris le relais.
Parmi les objectifs fixés, l'article 1er prévoit d'atteindre « la neutralité carbone » à l'horizon 2050. Ce principe suppose de ne pas émettre plus de gaz à effet de serre que le pays ne peut en absorber via notamment les forêts ou les sols. Pour ce faire, la France devra diviser ses émissions de gaz à effet de serre par un facteur supérieur à six par rapport à 1990. Le texte prévoit une baisse de 40% de la consommation d'énergies fossiles d'ici à 2030, contre 30% précédemment.
Des sénateurs PS et communistes ont tenté en vain d'obtenir des objectifs plus ambitieux, préconisant que la France divise par 8 ses émissions de gaz à effet de serre. Malgré l'opposition du gouvernement, les sénateurs ont validé des objectifs supplémentaires introduits en commission : au moins 27,5 GW d'hydroélectricité en 2028, notamment issue de la « petite hydroélectricité », développement d'au moins 1 GW par an d'éolien en mer, posé et flottant, jusqu'en 2024 et 8% de biogaz en 2028 pour s'assurer que l'objectif des 10% en 2030 sera bien tenu.
Nucléaire et éolien offshore : frein du gouvernement
Le gouvernement est favorable au développement de l'éolien en mer, mais l'objectif visé par le Sénat n'est pas « accessible à court terme », selon Elisabeth Wargon. En réponse à une interrogation du sénateur PS de l'Aude Roland Courteau, elle a indiqué qu'un parc était prévu en Bretagne du sud et « deux nouveaux parcs » en région Sud et en région Occitanie.
Concernant la petite hydroélectricité, la ministre a indiqué que le gouvernement avait lancé un appel d'offres pour débloquer 350 mW et promis un « travail » avec le Parlement sur le dossier. La petite hydroélectricité « donne une énergie locale verte », a plaidé Angèle Préville (PS).
Le projet de loi entérine également le report de 2025 à 2035 de l'objectif de ramener à 50%, contre plus de 70% aujourd'hui, la part du nucléaire dans la production d'électricité française.
https://www.cbanque.com/actu/75034/loi-energie-le-senat-donne-son-feu-vert-a-urgence-ecologique-et-climatique
16/07/19Le projet de loi énergie et climat examiné au Sénat sans François de Rugy
La démission du ministre de l’Écologie ce mardi 16 juillet en début d’après-midi n’a pas empêché le Sénat de se saisir, comme prévu, du projet de loi énergie et climat. Le texte vise, entre autres, à atteindre la neutralité carbone en 2050.
La démission de François de Rugy n’a pas chamboulé l’examen du projet de loi énergie climat, entamé comme prévu mardi 16 juillet au Sénat, où la secrétaire d’État Emmanuelle Wargon a remplacé au pied levé le ministre de l’Écologie.
« J’assurerai la continuité de l’État et la représentation du ministère de la Transition écologique et solidaire pour que les débats sur ce texte important puissent se passer dans les meilleures conditions possibles », a assuré Emmanuelle Wargon devant les sénateurs, seulement quelques heures après l’annonce de la démission de François de Rugy.
Baisse de 40 % de la consommation d’énergies fossiles d’ici 2030
En préambule à la discussion générale, Sophie Primas (LR), présidente de la commission des Affaires économiques, a interpellé le gouvernement sur les délais très contraints imposés pour l’examen d’un texte « qui engage la politique énergétique de la France pour le demi-siècle qui vient ».
La démission du ministre est « le pompon et l’apothéose », a-t-elle estimé, saluant « une forme d’héroïsme » d’Emmanuelle Wargon, à reprendre ainsi un texte au pied levé.
Le projet de loi fixe plusieurs objectifs ambitieux face à « l’urgence écologique et climatique » : il prévoit d’atteindre la « neutralité carbone » à l’horizon 2050, une baisse de 40 % de la consommation d’énergies fossiles d’ici 2030, contre 30 % précédemment, la fermeture des dernières centrales à charbon en 2022…
Il entérine également le report de 2025 à 2035 de l’objectif de ramener la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50 % contre plus de 70 % aujourd’hui. Il pérennise le Haut conseil pour le climat, instauré en novembre par Emmanuel Macron, et prévoit des dispositifs de lutte contre les fraudes aux certificats d’économies d’énergie (CEE).
Il prévoit encore un dispositif progressif sur la rénovation énergétique des logements et les « passoires thermiques ».
L’opposition dénonce un « manque d’ambition »
« Il y a urgence car tous les signaux passent au rouge », a souligné Emmanuelle Wargon, citant le récent épisode de canicule, ou encore l’actuelle situation de sécheresse. « Ce qui se joue, c’est bien l’avenir de la planète », a-t-elle déclaré, affirmant que « ce texte constitue une étape décisive dans la transition écologique ». Mais pour le rapporteur LR Daniel Gremillet, il « manque de vision à long terme », tandis que pour Jean-Pierre Moga (centriste), « il aurait pu être un peu plus ambitieux ».
« Ce texte répond-il à la situation d’urgence, ne manque-t-il pas d’envergure ? », a interrogé Roland Courteau (PS). « Nous en partageons l’ambition, mais nous cherchons les moyens mis sur la table », a déclaré Fabien Gay (CRCE à majorité communiste).
« Cette loi est d’abord une loi de décalage des objectifs », elle peut « donc être vue comme une incapacité française à s’engager résolument dans la transition énergétique », a attaqué l’écologiste Ronan Dantec (RDSE à majorité radicale),
« L’incitation » plutôt que la « contrainte »
En commission, les sénateurs ont « cranté » des objectifs chiffrés supplémentaires pour le développement des énergies renouvelables, avec « un accent significatif sur la partie hydraulique » et un objectif « plus offensif sur l’éolien en mer » : au moins 27 GW d’hydroélectricité en 2028, développement d’au moins 1 GW par an d’éolien en mer, posé et flottant, jusqu’en 2024 et 8 % de biogaz en 2028 pour s’assurer que l’objectif des 10 % en 2030 sera bien tenu.
Comme à l’Assemblée, le dossier des « passoires thermiques » devrait donner lieu à des débats animés.Le programme du candidat Macron prévoyait que ces logements énergivores seraient interdits de location à compter de 2025. Mais le sujet était absent du projet de loi initial et après des discussions enflammées, les députés ont opté pour un dispositif en trois temps : information et incitation jusqu’en 2023, puis obligation de travaux, mais avec la mise en place de sanctions seulement à partir de 2028.
En commission, les sénateurs ont adopté plusieurs amendements pour renforcer encore l’information des locataires et des acheteurs et pour rendre certaines obligations plus progressives, le rapporteur plaidant pour « l’incitation » plutôt que « la contrainte ».

https://www.ouest-france.fr/environnement/climat/le-projet-de-loi-energie-et-climat-examine-au-senat-sans-francois-de-rugy-6447587


16/07/19Hausse du coût à prévoir en 2020 pour le soutien aux énergies renouvelables
Le gendarme français de l’énergie a évalué à 7,916 milliards d’euros pour 2020 le montant des charges permettant notamment le soutien public aux énergies renouvelables, une hausse de 1,75% par rapport à la prévision pour 2019.
Ce montant représente aussi une augmentation de 11% par rapport à celui constaté au titre de 2018, souligne la Commission de régulation de l’énergie (CRE) dans sa délibération publiée mardi.

Ces «charges de service public de l’énergie» (CSPE) servent à couvrir les missions de service public assurées essentiellement par l’opérateur historique EDF, dont celles liées au rachat à un prix bonifié de l’électricité d’origine renouvelable, et à la péréquation tarifaire en outre-mer.
Le montant prévu pour 2020 concernera pour 65% le soutien aux énergies renouvelables (dont 33% pour le photovoltaïque et 14% pour l’éolien en métropole).
Quelque 21% iront à la péréquation tarifaire dans les zones non interconnectées (outre-mer notamment), 9% au soutien à la cogénération (production de chaleur et d’électricité), 3% au soutien à l’injection de biométhane dans les réseaux de gaz.
Selon la CRE, la hausse de 11% résulte principalement du développement en métropole de filières de production électrique à partir d’énergies renouvelables et d’une augmentation de la cogénération au gaz naturel. La hausse moyenne des prix de marché de gros de l’électricité et de la capacité permettent toutefois d’atténuer l’augmentation des charges, ajoute la CRE.
La Commission évoque aussi un doublement annuel du volume de biométhane injecté, ainsi que l’augmentation des surcoûts de péréquation en zones non interconnectées du fait de la mise en service de nouveaux moyens de production renouvelable et d’une hausse des prix des combustibles fossiles et du CO2.
«Ces facteurs de hausse sont en partie contrebalancés par la diminution des charges liées aux dispositifs sociaux», note la CRE, du fait de la substitution de deux tarifs sociaux par le chèque énergie (qui n’est pas financé via les CSPE).
En revanche devra s’ajouter la régularisation de charges avancées par EDF en 2018 et 2019 et non encore remboursées par l’Etat, ainsi que diverses actualisations. La CRE évalue ainsi le montant des charges à compenser en 2020 à 8,398 milliards d’euros.
Il reviendra au Parlement, dans le cadre de la loi de Finances, de déterminer à quelle hauteur ce montant sera effectivement pris en charge par le budget de l’Etat.

https://www.liberation.fr/depeches/2019/07/16/hausse-du-cout-a-prevoir-en-2020-pour-le-soutien-aux-energies-renouvelables_1740273
10/07/19Projet de loi énergie et climat : ce qu’a modifié le Sénat en commission
Les sénateurs de la commission des Affaires économiques ont amendé le projet de loi énergie et climat, adopté par l’Assemblée nationale. Il était caractérisé, selon eux, par « une absence de vision stratégique à long terme ».
Dernier texte notoire qui sera examiné au Sénat avant l’interruption estivale, le projet de loi relatif à l’énergie et au climat (adopté le 28 juin à l’Assemblée nationale) laisse des sénateurs désappointés, n’hésitant pas à le qualifier de « petite loi ». Le texte soumis aux parlementaires propose de poser un cadre à la politique climatique de la France, en accélérant le déploiement des énergies renouvelables et en améliorant la performance des logements, en luttant contre les passoires énergétiques. L’objectif de neutralité carbone en 2050 sera fixé dans le marbre de la loi : autrement dit, les émissions de gaz à effet de serres émis par la France ne pourront pas être supérieures à ce qu’elle est en capacité d’absorber.
Mais l’essentiel de l’ambition portée par le gouvernement reposera toutefois sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Ce bras armé de la politique climatique échappera au Parlement car il s’agit d’un décret. « On demande au législateur d’entériner des décisions prises par décret, de faire de la technique alors que les choix stratégiques pour l’énergie et le climat ne sont pas à l’intérieur », regrette le sénateur (LR) Daniel Gremillet, rapporteur de ce projet de loi.

À l’avenir, le projet de loi énergie et climat redonne une marge de manœuvre plus importante au Parlement, qui sera amené à se prononcer sur une loi de programmation quinquennale pour le climat. Le rapporteur Daniel Gremillet estime avoir renforcé cet outil ce 10 juillet, au cours de l’examen du texte par la commission des Affaires économiques. « Nous allons vraiment nous emparer de cette dimension absolument stratégique », souligne-t-il.
Les sénateurs ont notamment souhaité que ces futures lois quinquennales fixent le volume des obligations à réaliser dans le cadre des certifications d’économies d’énergie. Afin d’encourager le développement de filières françaises dans les énergies vertes, ils ont également rajouté de nouveaux objectifs à atteindre, des signaux pour le monde industriel.
Encourager le développement de l’hydroélectricité et du biogaz
L’hydroélectricité est la première citée : les capacités de production devront être portées à 27 gigawatts en 2028 (contre 25,5 actuellement). Le dispositif prévu pour faciliter l’augmentation de la puissance des centrales est d’ailleurs facilité, par rapport à l’Assemblée nationale. Si le concessionnaire n’a pas obtenu de réponse dans un délai de trois mois de la part de l’administration, le projet sera considéré comme accepté (et non plus refusé).
L’éolien en mer devra, lui, progresser d’un gigawatt par an jusqu’en 2024. Sur ce point, les sénateurs n’ont fait que reprendre un objectif affiché par le Premier ministre lors de son discours de politique générale. La part du biogaz, dans la part des énergies produites en France, devra atteindre 8 % en 2028, un palier intermédiaire introduit par les sénateurs, pour être certain que l’objectif de 10 % en 2030 soit atteint.
Autre modification sénatoriale : tous les dispositifs de soutien à l’électricité et au gaz renouvelables devront inclure un bilan carbone. La notion d’empreinte carbone (les émissions qui ne relèvent pas directement du territoire national), définie par le projet de loi, est en revanche assouplie. Les sénateurs veulent en faire un outil seulement « indicatif ». L’Outre-mer n’est pas oublié par la chambre des territoires : parmi les objectifs des futures lois quinquennales devra figurer la recherche de l’autonomie énergétique pour les départements ultramarins.
La commission des Affaires économiques répond également au défi que constituera la fermeture des dernières centrales à charbon en 2022. La copie sénatoriale précise que les mesures d’accompagnement des salariés devront être assumées par l’État.
Le Sénat desserre les sanctions
Du côté de l’énergie solaire, les sénateurs encadrent davantage ce qui était prévu dans le texte, tel qu’adopté à l’Assemblée. Le projet de loi autorisait la construction de panneaux solaires aux abords d’autoroutes et routes express. Pour que ces projets ne portent pas atteinte aux surfaces agricoles, les sénateurs ont précisé que les futurs panneaux devraient être posés sur des voies inutilisées, des aires de repos ou de stationnement. La commission des Affaires économiques a également souhaité que les permis de construire puissent continuer de s’opposer à l’installation de dispositifs d’énergies renouvelables sur des immeubles, même si ces derniers dépassent les besoins des habitants. « Retirer ce pouvoir aux maires risque d'entraîner une installation désordonnée et massive de tels dispositifs », s’est inquiété Daniel Gremillet.
Le volet de la lutte contre les passoires énergétiques (logements en classes F et G) a également été revu par les sénateurs, préférant l’incitation à la sanction. Le projet de loi prévoit une régénération en trois étapes : après une phase incitative et une phase d’obligation de travaux doit intervenir une phase de mécanisme contraignant. « Imposer des sanctions trop brutales aux propriétaires serait contre-productif et risquerait de sortir des centaines de milliers de logements du marché », a averti Sophie Primas, présidente de la commission des Affaires économiques.
Un article introduit par les députés a par ailleurs été supprimé. Il imposait aux entreprises de plus de 500 salariés de présenter un plan de transition pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, sous peine d’une amende pouvant atteindre 50.000 euros en cas de manquement. Actuellement, elles sont tenues à ne présenter qu’un bilan de leurs émissions, sous peine de se voir infliger une amende pouvant atteindre 1500 euros. « L'ampleur du déplafonnement de l'amende est excessive et difficilement justifiable sans étude d'impact ou éléments valables », ont souligné les sénateurs issus du groupe LR.
Le texte sera débattu par le Sénat en séance publique à partir du mardi 16 juillet.
https://www.publicsenat.fr/article/parlementaire/projet-de-loi-energie-et-climat-ce-qu-a-modifie-le-senat-en-commission-143480

10/07/19
Les centrales éoliennes et photovoltaïques de RES se dotent d’une super 4G
Suite à l’arrêt des réseaux RTC par Orange, le producteur d’énergie renouvelable a souhaité piloter ses sites à distance sans enfouir de nouveaux liens dans des tranchées. Mais comment capter un réseau mobile loin des émetteurs ?
Qu’importe leur éloignement de zones urbaines. Les parcs d’éoliennes et de panneaux photovoltaïques ont besoin de connectivité pour remonter leurs informations de production, leurs alarmes, ou encore pour récupérer les commandes qui optimisent à distance l’orientation des voilures et des panneaux selon la météo. Mais comment acheminer en haut d’une falaise ou dans une vallée les 2 à 4 Mbits/s de débit nécessaire, quand le point de raccordement le plus proche se trouve à 20 km ?
« Initialement, Enedis (ex-ERDF) nous demandait de raccorder nos centrales d’énergie renouvelable par un réseau RTC dédié. Comme le RTC passe uniquement par des câbles, nous creusions des tranchées jusqu’au relai pour passer des lignes de cuivre, ce qui pouvait nous coûter de 15 à 100.000 €, selon la distance », raconte Christophe Da Costa, Ingénieur d’Etudes Electriques chez RES France, l’un des principaux constructeurs de parc éolien et photovoltaïque en France.
« Puis, Orange a pris la décision de ne plus fournir de lignes RTC dès 2019 et Enedis a fini par valider l’utilisation de réseaux numériques. L’opportunité d’économiser le coût des tranchées s’est alors présentée, à la condition toutefois de parvenir à trouver un réseau numérique aérien accessible depuis nos sites reculés. »
Le satellite ? Trop instable
RES relie chaque année entre deux et trois sites au réseau Enedis. La décision de passer au numérique étant prise en 2018 pour le lancement des premiers chantiers dès 2019, le constructeur a redoublé d’efforts pour trouver une solution rapidement.
« Nous avions spontanément pensé au satellite, mais nous souhaitions évaluer une alternative car cette solution posait des problèmes de latence. Nos tests ont ainsi montré que l’instabilité du signal perturbait certains équipements, voire les empêchait de communiquer, ce qui n’est pas envisageable sur un site de production. »
Christophe Da Costa et son équipe se mettent alors en quête d’un réseau capable de maintenir au débit d’au moins 2 Mbits/s constant avec, prudence oblige, un signal redondant. Les opérateurs de téléphonie mobile 4G sont consultés, et même des méta-opérateurs capables de proposer deux connexions 4G depuis des fournisseurs différents, pour pallier une panne éventuelle d’infrastructure chez l’un ou l’autre.
Une antenne qui amplifie la 4G pour garantir 8 à 20 Mbits/s malgré l’éloignement
Icow, le prestataire finalement retenu, est justement l’un de ces acteurs capables de constituer une offre à partir de plusieurs réseaux. Sa solution repose sur une box reliée à une antenne, laquelle capte et d’amplifie les signaux mobiles les plus faibles. Ce dispositif lui permet de garantir un débit de 8 Mbits/s sur les sites éloignés de plusieurs dizaines de kilomètres d’un émetteur. Sur une distance plus courte, la bande passante peut grimper jusqu’à 20 Mbits/s.
« Icow a surtout eu notre faveur car ils vont au-delà d’un simple fournisseur de carte SIM. Ils nous livrent un routeur-passerelle préconfiguré et une antenne à installer à 3,5m de haut sur un mat qu’ils pré-percent en usine. En amont du déploiement, ils travaillent avec nous sur la topologie pour calibrer la puissance de l’antenne. Et le jour de l’installation, ils nous guident à distance pour orienter l’antenne », décrit Christophe Da Costa.
Fournisseur d’accès à Internet, Icow revendique travailler avec les quatre opérateurs mobiles français et retenir sur chaque site les deux meilleurs selon la qualité du signal offert. Le routeur-passerelle proposé à RES est la version Expert, qui bascule automatiquement entre l’opérateur principal et le secondaire en cas d’incident. Il existe une autre version, plus adaptée au besoin de débit qu’à celui de fiabilité, qui répartit la charge entre les deux connexions.
« Ce système à double opérateur nous permet de fournir à nos clients un service managé. Les flux de nos clients transitent par nos datacenters et nous pouvons prendre la main à distance sur nos boîtiers, équipés d’un firmware développé en interne, pour reconfigurer à la volée l’opérateur, la bande de fréquence, etc. afin de maintenir la meilleure connexion possible. Tout ceci est transparent pour nos clients », explique au MagIT Davoir Coiron, le PDG d’Icow.
Surtout, le système Icow apporte un élément essentiel au pilotage distant des éoliennes et panneaux photovoltaïques : des IP fixes. « Aucun opérateur mobile n’est aujourd’hui capable d’en fournir directement ! Elles sont pourtant nécessaires pour réaliser des connexions privées par VPN », lance-t-il.
Deux parcs photovoltaïques déjà déployés
Depuis le début de l’année, deux centrales photovoltaïques ont déjà été installées avec la connectique d’Icow.
Les équipements d’Icow sont déployés au niveau du poste de distribution, un bâtiment en béton de 19m2, surmonté du mat où est fixé l’antenne. Ce local contient d’une part les onduleurs chargés de réguler la production avant de l’envoyer sur le réseau national de distribution d’électricité. Les paramètres de ces onduleurs sont renseignés en temps réel par Enedis, via la connexion d’Icow. D’autre part, on y trouve les systèmes informatiques de RES, chargés de surveiller et d’orienter les pales des éoliennes comme les panneaux solaires. Ils sont eux aussi reliés au boîtier d’Icow, lequel communique avec l’antenne via un câble coaxial dans le mât.
« L’installation de l’antenne et du boîtier Icow est très rapide, elle n’a duré qu’une heure à chaque fois. En revanche, la configuration de notre partie informatique, qui suppose le paramétrage de nos accès VPN, comme celui de nos automates, prend deux jours. Icow est d’ailleurs venu nous épauler pour adapter notre firewall à leur routeur », témoigne Christophe Da Costa.
Selon des informations que LeMagIT a pu obtenir, Icow facture par mois 99€ la double connexion, plus 7,50€ pour chacune des deux adresses IP fixes demandées par son client. La configuration du routeur en usine et l’assistance à l’installation - de l’orientation de l’antenne au paramétrage du firewall de RES - sont comprises dans ce prix.
Une connexion moins chère, plus fiable et plus facile à dédoubler
Comparativement, RES payait précédemment 400€/mois pour un débit de seulement 2 Mbits/s en SDSL, sur la ligne cuivre d’Orange qui servait aussi à véhiculer les commandes RTC d’Enedis.
« Outre l’économie réalisée, je constate que la connexion 4G fournie par les équipements d’Icow est aussi fluide et constante qu’avec nos précédentes lignes SDSL. Ce qui est une excellente nouvelle car nous redoutions une grande variabilité sur le signal mobile », observe Christophe Da Costa.
« Je me félicite également de la stabilité du système. Sur nos lignes SDSL/RTC, nous avions pris l’habitude de passer le premier mois à ouvrir des tickets de support chez Orange, car leurs routeurs se déconnectaient régulièrement. Et même lorsque leurs techniciens finissaient par trouver la configuration optimale, ces systèmes perdaient par la suite des paquets de données de temps en temps. Avec Icow, la solution a parfaitement fonctionné dès le départ », dit-il, après plus d’un trimestre de mise à l’épreuve.
Le contrat passé entre RES et Icow prévoit la connexion de deux autres parcs, éoliens cette fois-ci, d’ici à la fin de l’année. « Ces chantiers seront plus complexes car les automates qui contrôlent les éoliennes nécessitent le transfert de fichiers plus volumineux lorsque nous devons les reconfigurer ou visualiser leur production. »
Dernier avantage, la facilité d’installation de la solution Icow ouvre la voie au déploiement d’une seconde antenne sur les sites. « Si d’aventure Enedis nous demande d’augmenter la puissance de nos centrales, nous pourrions très facilement installer un second point d’accès pour assurer la communication des données supplémentaires sans pénaliser les flux déjà existant », conclut-il.
https://www.lemagit.fr/etude/Les-centrales-eoliennes-et-photovoltaiques-de-RES-se-dotent-dune-super-4G

06/07/19
Fabien Bouglé : « Il y a une invasion voulue par le gouvernement de ces monstres d’acier qui polluent notre environnement »
Un entretien choc !
Les grandes vacances commencent ; l’occasion, pour les Français, de découvrir les éoliennes qui poussent comme des champignons sur le territoire national. Par ailleurs, la commission des finances de l’Assemblée nationale se penche actuellement sur le coût de l’éolien.
L’occasion, pour Fabien Bouglé, qui lutte depuis dix ans contre l’implantation des éoliennes, de dénoncer la volonté du gouvernement d’imposer brutalement la transition énergétique – passant par la multiplication par trois du nombre de ces monstres d’acier – liée à d’importants enjeux financiers. Coût pour le contribuable, pollution, recyclage, effets sur la santé… Fabien Bouglé évoque, au micro de Boulevard Voltaire, tous les sujets tabous et angles morts de ce dossier très polémique.
https://www.bvoltaire.fr/fabien-bougle-il-y-a-une-invasion-voulue-par-le-gouvernement-de-ces-monstres-dacier-qui-polluent-notre-environnement/

05/07/19Éolien : deux fédérations nationales déposent plainte contre l’État pour pollution
La Fédération Environnement Durable (FED) et Sites & Monuments (SPPEF) déposent un recours devant le tribunal administratif de Paris relatif aux déchets de l’industrie éolienne.
La Fédération Environnement Durable (FED), association d’intérêt général, et la Société pour la Protection des Paysages et de l’Esthétique de la France (SPPEF * Sites & Monuments) agréée au plan national pour la protection de l’environnement, attaquent l’État devant le Tribunal administratif de Paris en raison de la pollution croissante du territoire générée par les éoliennes industrielles.
Instruites par la multiplication des friches éoliennes à l’étranger, la Fédération Environnement Durable (FED) et Sites & Monuments (SPPEF) déposent un recours devant le tribunal administratif de Paris relatif aux déchets de l’industrie éolienne.
Ce recours vise à engager la responsabilité de l’État du fait de l’illégalité de sa réglementation applicable aux déchets éoliens, laquelle autorise leur abandon dans les sols, néglige la hiérarchie de leurs modes de traitement et n’impose aucune garantie financière crédible en matière de remise en état des sites.
Le tribunal administratif est saisi du préjudice issu de cette réglementation inopérante, nouvelle faveur faite à des promoteurs déjà coupables d’une atteinte fondamentale à la biodiversité, d’une rupture sociale et de la destruction de nombreux paysages ruraux français pour une production électrique anecdotique ruineuse et dépourvue de fiabilité.
Le 19 juin 2019, la Fédération Environnement Durable avait déposé au Conseil d’État un premier recours pour excès de pouvoir contre le ministère de la Transition Écologique et Solidaire demandant notamment l’abrogation de l’arrêté du 26 août 2011 relatif à la remise en état et à la constitution de garanties financières pour les installations de production d’électricité utilisant l’énergie mécanique du vent.
Annexe
Selon le calendrier de la programmation pluriannuelle de l’énergie, (PPE) annoncé par le gouvernement (3), environ 14 500 éoliennes seront installées à l’horizon 2028, ce qui correspondra à une artificialisation massive des sols ruraux, puis à la constitution d’une colossale déchetterie industrielle.
La situation de l’Allemagne (1) confrontée à ses premiers démantèlements d’éoliennes, nous révèle qu’aucune précaution à la hauteur des enjeux n’a été prise par l’État français (2) pour protéger l’environnement.
Le démantèlement de multiples éoliennes géantes est en effet illusoire compte tenu de son coût, pour une consignation de seulement 50 000 euros. Le territoire de la France, lorsque la perfusion de deniers publics cessera, sera couvert de friches industrielles disséminées sur tout le territoire et de lignes de très haute tension devenues inutiles.
Après avoir détruit des haies, rasé des chemins ruraux historiques et construit des routes en plein champ pour acheminer des éoliennes atteignant aujourd’hui 250 mètres de haut, les industriels de l’éolien dont les structures financières sont volontairement insuffisantes, vont abandonner une quantité gigantesque de matériaux polluants non recyclables, voire non traitables : (4)
- 36 millions de tonnes de béton armé pour fabriquer les socles à tout jamais enterrés soit l’équivalent de 1,8 million de camions-toupies représentant une file de 18 000 km.
- 435 mille tonnes de plastiques spéciaux pour les pales fabriquées à base de polymères, de fibre de verre et de carbone, très difficilement traitables voire non recyclables. Si ces pales de 55 mètres étaient mises bout à bout, elles couvriraient 2800 km.
- 8 millions de tonnes d’acier ordinaire, d’aciers spéciaux à base de manganèse, de chrome, de nickel, de molybdène pour les mâts, les rotors etc.
- des centaines de milliers de tonnes de cuivre pour les génératrices d’électricité, les câbles électriques, les milliers de transformateurs constituant les postes sources, sans compter les milliers de km de nouvelles lignes à HT pour raccorder les 14 500 éoliennes au réseau et distribuer leur courant intermittent.
- 6 mille tonnes de terres rares dont principalement le néodyme, un produit chimique stratégique pour fabriquer les aimants des nouveaux alternateurs, difficilement recyclable et produit en Chine dans des conditions écologiques et humaines toxiques défrayant la chronique depuis des années. (4)
- 15 mille tonnes par an d’huile de vidange par an dont une partie s’écoule dans les sols, polluant durablement les nappes phréatiques.

(1) Le (polluant) recyclage des vieilles éoliennes allemandes : article du Figaro publié le 29 janvier 2019. De nombreux sites subventionnés pendant des années ne sont plus compétitifs au prix actuel de l’électricité. Leur démantèlement implique des investissements que n’ont pas prévus les exploitants, et risque de poser de vrais problèmes écologiques…
(2) Provisions actuelles pour démantèlement d’une éolienne : 50 000 euros.
(3) Renouvelables-La France vise un rythme soutenu d’appels d’offres PARIS, 25 janvier (Reuters)
La France prévoit un rythme soutenu d’appels d’offres dans l’éolien terrestre et le solaire photovoltaïque afin de doubler ses capacités de production d’électricité renouvelable en dix ans, selon le projet de programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) publié vendredi.…
Selon le calendrier prévu de développement des renouvelables, des appels d’offres représentant près de deux gigawatts (GW) de capacités d’éoliennes terrestres seront lancés chaque année sur la période 2019-2024… Pour multiplier par environ 2,5 les capacités installées d’éoliennes terrestres. En dix ans, environ 14 500 mâts seraient installés sur le territoire métropolitain à horizon 2028, contre 8000 à fin 2018.
(4) Évaluation de la quantité totale de matériaux du parc éolien français constitué de 14 500 mâts, chiffre issu des brochures techniques de constructeurs allemands et danois d’éoliennes.
(5) La guerre des métaux rares : La face cachée de la transition énergétique et numérique.

https://www.contrepoints.org/2019/07/05/348379-eolien-deux-federations-nationales-deposent-plainte-contre-letat-pour-pollution?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=e39c823014-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-e39c823014-113970649&mc_cid=e39c823014&mc_eid=7562c94020
03/07/19L'éolien peine à recruter pour assurer la maintenance des parcs en région
https://www.emploi-environnement.com/news/eolien-peine-recruter-maintenance-parcs-region-eole-industrie-2019-407.html

02/07/19
De l’inutilité des éoliennes
Selon la Fédération de l’environnent durable (FED) les éoliennes seraient incapables d’alimenter les climatiseurs en France !
« Le 28 juin à 15h, alors que la barre des 40°C a été localement dépassée sur une large partie sud du pays, les éoliennes destinées à produire de l’électricité au réseau n’ont fourni que 1.529 MW », affirme Jean-Louis Burté, président de la FED qui lutte contre le développement des éoliennes dans notre pays.
Elles n’ont même pas réussi à faire tourner le cinquième (17%) du parc des climatiseurs présents dans les 981.000 logements français qui en sont équipés et dont la puissance installée est estimée à 8.745 MW.
Ces chiffres montrent l’inutilité congénitale de ces de ses grands ventilateurs et l’erreur de vouloir poursuivre contre « vents et marées » leur implantation alors qu’elles ne sont même pas d’assurer le fonctionnement d’un parc des petits ventilateurs d’un pays qui pourtant est considéré comme sous équipé.
La production intermittente des éoliennes dépend uniquement du bon vouloir du vent et elles ne peuvent faire face ni aux vagues de froid, ni aux vagues de chaleur, c’est-à-dire au moment critique ou l’électricité d’un pays devient vitale.
L’obstination de François De Rugy ministre de l’Environnement à vouloir poursuivre ces implantions devient suspecte. Il privilégie ainsi des intérêts privés par rapport à l’intérêt général et met en danger la sécurité et la santé des citoyens, poursuit Jean-Louis Burté.
(1) Climatisation
En France, on compte selon l’ADEME, 961.000 logements équipés, d’une climatisation soit un taux de 3,1%.
Selon l’Insee, en avril 2015, la surface moyenne des logements français était de 91 m².
On considère aujourd’hui qu’il faut une puissance de 100 W au m2* pour rafraîchir une pièce en été ou un salon/séjour d’une trentaine de m2, vous aurez donc besoin d’un climatiseur d’une puissance supérieure à 3 000 W. (Engie)
L’ordre de grandeur du parc français de climatiseurs serait donc évalué à 91m² x 961.000 x 100W = 8745 MW
MW= MegaWatt (= 1000KW)
(2) Production électricité par filière

Détail par filière de la production d’électricité française pour la journée du 28 juin 2019 (RTE)
https://infodujour.fr/economie/24398-de-linutilite-des-eoliennes
27/06/19
ÉCOLOGIE : LE HAUT CONSEIL POUR LE CLIMAT ÉPINGLE LA FRANCE POUR SA MAUVAISE POLITIQUE 😏😏
Mis en place en novembre 2018 par Emmanuel Macron, le Haut Conseil pour le climat (HCC) vient de rendre son tout premier rapport annuel. Et ses conclusions ne sont pas vraiment bonnes. Explications.
"Les actions engagées restent insuffisantes, alors que l'ensemble des politiques climatiques devrait dès maintenant être renforcé" : les premiers mots du premier rapport annuel du Haut conseil pour le climat (HCC), intitulé "Agir en cohérence avec les ambitions", donnent le ton. Et il n’est pas vraiment bon. Les experts invitent même la France à revoir rapidement sa politique de lutte contre le réchauffement climatique.
Les onze experts qui composent l’instance dénoncent notamment le fait que le climat n’ait pas encore été mis "au cœur de l’action publique". Ils saluent tout de même la décision du pays d’inscrire dans la loi l’objectif de neutralité carbone d’ici à 2050. Mais ils estiment que la trajectoire de la France est incompatible avec la plupart de ses ambitions écologiques. Corinne Le Quéré, climatologue et présidente du HCC, considère qu’au "rythme actuel, les engagements de la France ont peu de chance d’être tenus". "Tant que l'action en réponse au changement climatique restera à la périphérie des politiques publiques, la France n'aura aucune chance d'atteindre la neutralité carbone en 2050. Pour cela il faut que les mesures pour réduire les émissions deviennent une priorité nationale, au cœur des décisions des acteurs publics et privés", poursuit-elle.
Ces quatre dernières années, la France n’a en effet pas du tout tenu ses objectifs. En cause : les transports, responsables de 31% des émissions CO2, les budgets carbones mal définis et surtout, peu respectés, ou encore le chauffage des bâtiments qui génère à lui seul 20% des émissions de gaz à effet de serre. Dans la ligne de mire du Haut Conseil pour le climat également, la consommation de gaz en hausse entre 2015 et 2018, et une diminution deux fois trop lente de celle de pétrole. Selon eux, seule celle de charbon a réellement diminué de manière satisfaisante. Concernant les énergies renouvelables, l’objectif fixé ne pourra pas être totalement atteint. "Les retards les plus importants concerneraient le solaire et l'éolien en mer pour l'électricité, ainsi que la biomasse et le solaire thermique pour la chaleur renouvelable", détaillent les experts.
Une mauvaise gestion climatique donc qui, selon Corinne Le Quéré, explique les vagues de chaleur auxquelles la France fait face actuellement. "On voit des impacts au niveau de la France. Par exemple, les vagues de chaleur qu'on voit en ce moment et qui augmentent en nombre, en durée, en intensité. Si on ne fait rien, cela va juste empirer", estime-t-elle. Des nouvelles inquiétantes et un bilan toujours aussi négatif dont devra répondre le gouvernement dans un délai de six mois maximum.
https://www.glamourparis.com/planete/articles/ecologie-le-haut-conseil-pour-le-climat-epingle-la-france-pour-sa-mauvaise-politique/75361
25/06/19La fin des chimères vertes : l'édito d'Eric Meyer
"Les énergies vertes sont-elles vraiment propres ?", s'interroge Eric Meyer, rédacteur en chef de GEO.
Un voyage en Bolivie, sur le miroir du salar d'Uyuni, est l’occasion d’admirer une merveille mondiale de la nature mais aussi d’enterrer une chimère écologique. Là-bas, les Boliviens exploitent le lithium enfoui sous la croûte de sel. Ce minerai est en effet la matière première des batteries, nécessaires pour alimenter les millions de véhicules électriques que les constructeurs, notamment chinois, ont prévu de lancer sur les routes du monde. Autour des salars de Bolivie apparaît la part d’ombre de ce projet : cours d’eau asséchés, paysans floués, tourisme menacé. L’or blanc devient très sale… Au-delà du cas bolivien, le bilan écologique du véhicule électrique, qui commence à être connu aujourd’hui, montre que la sympathique notion «d’électromobilité» crée autant de problèmes qu’elle n’en résout*. Le remplacement d'une dépendance (au pétrole) par une autre (au lithium), entre autres.
Voilà une triste nouvelle de plus pour qui s’imaginerait encore qu’il suffit d’un peu de volonté pour passer de l’ancien monde «sale» (celui des énergies fossiles), au nouveau, «propre». Le concept de transition énergétique dissimule parfois sous sa brume sémantique des rêves flous et fous : transformer nos villes bruyantes et polluées en havres de silence grâce à la voiture électrique ; décarboner la planète en douceur, grâce à l’énergie éternelle du soleil et du vent. Mais au fur et à mesure que les expériences avancent, la réalité se fait jour, plus nuancée, avec les inconvénients, les problèmes techniques, les factures aussi. Les Allemands s’aperçoivent que leur vaste programme de transition énergétique lancé en 2011 après Fukushima leur a coûté des sommes astronomiques (160 milliards d’euros ces cinq dernières années) sans que les émissions de CO2 n’aient baissé franchement. Parmi leurs 30 000 éoliennes, beaucoup sont en panne, mal reliées au réseau de distribution, et posent un cruel dilemme aux amateurs de nature, qui voudraient en même temps protéger le milan royal et les jolis paysages.
En France aussi, on sait maintenant que l’arbitrage n’est pas simple entre la volonté de sortir du pétrole et la nécessité de payer une taxe pour cela. Et l’honnêteté oblige à dire que l’excellent classement (deuxième) de notre pays dans le récent palmarès mondial de la performance environnementale, établi par l’université de Yale, est dû principalement au fait que nous avons perdu beaucoup d’usines et conservé nos centrales nucléaires. Quant aux exemples marquants de transitions énergétiques réussies, ils sont localisés dans des zones peu peuplées, des lieux (des îles par exemple) où le soleil ou le vent sont généreux. Ou alors ordonnés par des gouvernements qui ne laissent pas le choix à leurs citoyens (la Chine). La nécessité de rompre notre addiction aux énergies fossiles n’est bien entendu pas contestable, ne serait-ce que pour la raison – physique – que les stocks de pétrole, de gaz et de charbon ont une fin. Mais ne nous cachons pas qu’elle nécessitera la mise en place de solutions techniquement difficiles à mettre en œuvre, politiquement risquées et qui exigeront une analyse précise des coûts et des avantages. Ce sera long, cher, voire pénible. Très loin des chimères vertes.

https://www.geo.fr/environnement/la-fin-des-chimeres-vertes-ledito-deric-meyer-196071

25/06/19Installation de 150 nouvelles éoliennes terrestres sur le territoire
« Le développement de l’éolien terrestre est un pilier de la stratégie française pour l’énergie et le climat et un levier clé pour décarbonner la production énergétique et atteindre l’objectif de zéro émission de gaz à effet de serre nette d’ici 2050. Je me réjouis de soutenir une nouvelle fois le développement de la filière à travers la sélection de 21 nouveaux projets qui permettront d’installer 150 nouvelles éoliennes sur le territoire » a déclaré François de Rugy, ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire.
Dans l’optique de l’atteinte des objectifs fixés par la Programmation Pluriannuelle de l’Energie et conformément à l’objectif annoncé dans le Plan climat d’atteindre 32 % d’énergies renouvelables dans le mix énergétique en 2030, François de RUGY, ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire désigne 21 lauréats pour développer et exploiter 516 MW d’éolien terrestre.

Lancé en mai 2017 au moment de la refonte du dispositif de soutien à la filière, l’appel d’offres éolien terrestre se poursuit et atteint sa troisième vague de désignation. Les lauréats de la troisième période se voient attribuer un contrat de complément de rémunération d’une durée de 20 ans.
Cette troisième vague de lauréats permettra l’implantation d’environ 150 éoliennes au cours des prochaines années pour une production d’électricité estimée à 1,34 TWh/an, soit l’équivalent de la consommation de 268 000 foyers français. Ces éoliennes généreront environ 5 millions d’euros par an de retombées fiscales pour les collectivités.
Suite à une seconde période perturbée par une instabilité relative à l’autorité environnementale, la filière éolienne fait à nouveau preuve de sa capacité d’adaptation, de sa résilience et de sa compétitivité : cette troisième mise en concurrence aboutit à un prix moyen pondéré de 63,0 €/MWh pour l’ensemble des lauréats. Pour les deux premières périodes ce niveau s’établissait respectivement à 65,4 €/MWh et 68,7 €/MWh.
En 2018, les 15,1 GW d’éolien français ont produit 27,8 TWh, soit 6 % de la consommation électrique nationale. C’est autant que les centrales à gaz et près de 5 fois plus que les centrales à charbon. Le gouvernement a placé de fortes attentes dans le développement de l’éolien pour l’atteinte des objectifs de transition énergétique. Il réaffirme ainsi son engagement à accompagner la filière et à permettre une montée en compétence de l’ensemble des acteurs et une prise en compte optimale de tous les enjeux.
La quatrième période de candidature à l’appel d’offres, dont la clôture aura lieu le 1er août prochain, portera également sur une puissance de 500 MW.
https://www.enerzine.com/installation-de-150-nouvelles-eoliennes-terrestres-sur-le-territoire/28024-2019-06

24/06/19Engie Green prévoit de dépasser les 3 GW solaires et éoliens d’ici 2020
Engie Green, filiale dédiée aux énergies renouvelables du groupe Engie, annonce accélérer sa croissance et ambitionne de dépasser les 3 GW solaires et éoliens installés d’ici 2020.
En décembre 2017, l'énergéticien Engie Green rassemblait l'ensemble de ses activités d'énergies renouvelables sous la même bannière en fusionnant avec la Compagnie du Vent et en intégrant les activités de Solaire Direct. Engie Green, dont le siège est basé à Montpellier, annonce employer aujourd'hui 400 collaborateurs.
Au 31 décembre 2018, l'entreprise affiche un total de « 1 479 MW éoliens et 934 MW solaires installés soit une production annuelle d'énergie verte injectée sur le réseau équivalente à la consommation d'environ 1 800 000 habitants ».
Une croissance de 40 %
« D'ici 2020, elle aura augmenté de près de 40 % sa puissance installée, écrit le groupe dans un communiqué du 24 juin. Engie Green va réaliser en 2019 un programme de construction de près de 250 MW éoliens et solaires, auxquels s'ajouteront, au regard du volume de projets remportés, 300 MW supplémentaires en 2020. La société dépassera alors les 3 GW d'énergie verte installés. »
Parmi les projets à venir en éolien : Pays Haut (54), 4 MW, novembre 2019 ; Parc Le Caudresis (59), 25,2 MW, fin 2019 ; Mont de la Grevière (08), 27,6 MW, fin 2019 ; Mont d'Origny (02), 38 MW, printemps 2020.
Pour le solaire photovoltaïque, Engie Green évoque les parcs de Lauterbourg (67), 10 MWc, octobre 2019 ; de l'ancienne décharge Col de la Dona (66), 5 MWc, été 2019 ; du Parc des expositons de Toulouse (31), 4,6 MWc, août 2019 ; du Villeraze (11), 12 MWc, octobre 2019 ; et du Prieur (31), 22 MWc, août 2020.
Biogaz et éoliennes flottantes
Selon le directeur général d'Engie Green, Jean-Claude Perdigues, « les résultats et perspectives de croissance d'Engie Green soulignent notre ambition et la capacité de nos équipes à proposer aux territoires des projets originaux et porteurs de développement local ».
Les activités d'Engie Green sont complétées par le développement d'unités de méthanisation et la production de biométhane, portés par sa filiale Engie Biogaz (co-détenue avec Storengy).
Engie Green est également engagée dans les énergies marines : elle installera, à horizon 2021, une ferme-pilote de 4 éoliennes flottantes (24 MW) au large de Leucate-Le Barcarès (11), un projet porté aux côtés de EDP Renewables et la Banque des territoires. 
https://objectif-languedoc-roussillon.latribune.fr/economie/environnement/2019-06-24/engie-green-prevoit-de-depasser-les-3-gw-solaires-et-eoliens-d-ici-2020-821498.html

19/06/19 :
 Energies renouvelables : 60 % des emplois se trouvent... en Asie
Pour trouver un emploi dans les énergies renouvelables, mieux vaut se diriger... vers l'Asie. Le continent regroupe 60 % des emplois du secteur, selon les dernières analyses publiées par l'Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), le 13 juin 2019.
39 % des emplois en Chine
La Chine compte à elle seule 4,1 millions d'emplois dans les énergies renouvelables, soit 39 % des 11 millions d'emplois dans le secteur recensés pour l'année 2018 par l'IRENA. Les filières qui emploient le plus dans ce pays sont : le solaire photovoltaïque (2,2 millions d'emplois), le solaire thermique (670.000 emplois) et l'éolien (510.000 emplois).
Emergence de la Malaisie, de la Thaïlande et du Vietnam sur le photovoltaïque
La concentration des emplois en Asie s'est accentuée avec l'arrivée sur le marché des pays d'Asie du Sud-Est, comme la Malaisie, la Thaïlande et le Vietnam, qui se sont positionnés sur le photovoltaïque. En conséquence, l'Asie regroupe, au total, près de 85 % des emplois mondiaux recensés dans le photovoltaïque (3 millions d'emplois en 2018).
Quid des emplois dans les entreprises françaises basées en Asie ?
L'étude ne précise pas le nombre d'emplois dans les entreprises françaises basées en Asie. Depuis 2017, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) et l'ADEME font la promotion des entreprises françaises des EnR à l'international. Ils ont publié une cartographie de leurs réalisations. Un bon début pour apprécier la dynamique du secteur à l'export. En 2018, cette plateforme recensait 3.000 emplois dans 44 pays sur 80 projets, dont 7 situés en Asie. À suivre...
L'emploi dans les énergies renouvelables dans le monde (IRENA)

18/06/19L’éolien : les limites écologiques d’une énergie renouvelable
https://www.connaissancedesenergies.org/tribune-actualite-energies/leolienne-les-limites-ecologiques-dune-energie-renouvelable

18/06/19 : L’interdiction du véhicule thermique en 2040, une bien mauvaise loi (Première partie)

Cet article est la première partie d’une triple publication qui analyse en profondeur l’interdiction du véhicule thermique.
IntroductionLes députés ont adopté, le 12 juin dernier, un amendement déjà validé en commission le 29 mai, prévoyant l’interdiction de «la vente des voitures particulières et des véhicules utilitaires légers neufs utilisant des énergies fossiles, d’ici à 2040 ». Autrement dit, les véhicules 100% thermiques, mais aussi hybrides avec un moteur thermique, ne pourront plus être vendus ou revendus à partir de cette date. Pour l’instant, les poids lourds semblent épargnés par la mesure.
Cette interdiction semble assez bien vécue par une grande partie de l’opinion publique, qui semble croire, comme une majorité de parlementaires, que des véhicules à propulsion alternative, principalement électriques, pourront parfaitement se substituer au moteur thermique d’ici 21 ans, tout en réduisant certaines émissions, jugées polluantes. Mais cette supposition est-elle réaliste ?
Points forts et gros points faibles du véhicule électrique
Sur le papier, la voiture électrique, c’est génial, mais…
Toute personne ayant eu le plaisir de conduire une voiture électrique voudrait que ce soit vrai, mais nous verrons que rien n’est moins sûr, et que la voie de l’interdiction législative du véhicule à moteur thermique (en abrégé : VMT) est sûrement la pire des façons d’orienter l’industrie vers le développement de voitures moins gourmandes en énergies fossiles.
Sur le papier, le véhicule électrique (VE) est séduisant : son moteur n’émet aucun gaz sur le lieu du déplacement, il est silencieux, son couple constant en fait un régal à conduire, le moteur est mécaniquement d’une simplicité incomparable face aux “usines à gaz” thermiques actuelles, et il sera plus facile à entretenir dès qu’assez de mécanos seront formés. Tous ceux qui ont essayé un véhicule électrique sont unanimes à louer les sensations à son volant.
De surcroît, le rendement à la roue d’un ensemble moteur-boîte électrique est compris entre 60 et 75%, alors qu’un ensemble moteur-boîte thermique a un rendement global compris entre 15 et 20%. En termes plus pédagogiques, cela signifie que pour déplacer le même poids sur la même distance à la même vitesse, il faut apporter 3 à 4 fois plus d’énergie à un VMT qu’à un VE. Voilà qui paraît séduisant si on se contente d’une analyse superficielle des deux modes de propulsion.
Mais la réalité est bien plus nuancée. Tant du point de vue du véhicule lui-même, que du système de production et de distribution d’énergie, les inconvénients de l’électrique surpassent ses avantages, et le rythme d’amélioration prévisible de ces technologies ne permet pas d’être certains que tous ces handicaps auront disparu en 2040.
Le talon d’Achille de la propulsion électrique : la batterie !
Si le groupe motopropulseur du VE est imbattable par rapport au moteur thermique, le VE a un énorme point faible : son réservoir d’énergie !
La “densité énergétique” des carburants actuels est de l’ordre de 45 Mégajoules (ou 12,5 kWh) par kg. En comparaison, les meilleures batteries Lithium/ion actuelles (la meilleure technologie disponible à ce jour) ont une densité énergétique de 0,5 à 0,6 MJ/kg (valeurs respectives pour la Renault Zoe et la version la plus chère de la Tesla S). Cela veut dire qu’un kilogramme de batterie est capable de délivrer 75 à 100 fois moins d’énergie qu’un kilogramme de carburant. Si l’on s’intéresse au volume plutôt qu’au poids (les deux critères sont importants dans la conception des automobiles), le rapport est un peu moins défavorable à l’électrique, de l’ordre de 1 à 40.
Même en tenant compte du rendement 3 à 4 fois supérieur du groupe moteur-boîte électrique, un réservoir de carburant fossile permet de délivrer 20 à 25 fois plus d’énergie à la roue d’une voiture qu’un même poids de batterie convenablement chargée. Voilà pourquoi une Tesla, championne de l’autonomie des véhicules électriques, doit embarquer plus de 600 kg de batteries pour afficher 400 km d’autonomie réelle (l’autonomie réelle et l’autonomie publicitaire sont 2 choses différentes…), et affiche plus de 2,6 tonnes sur la balance.
Une batterie, un composant au fonctionnement pas si simple !
Mais les problèmes des batteries ne s’arrêtent pas à leur capacité énergétique totale. Tout d’abord, toute l’électricité de la batterie n’est pas utilisée pour faire tourner le moteur électrique. Comme dans toute voiture, il faut aussi faire tourner le chauffage, la ventilation, etc. Le VE ne subit pas ici de désavantage par rapport au VMT, mais à temps d’utilisation égal, vu la faiblesse de sa capacité de stockage, ces fonctions sont plus pénalisantes pour l’autonomie du VE que du VMT.
Les systèmes de batteries actuels sont complexes. Ce schéma montre comment on passe d’un composant individuel à un système de batterie :



Pour qu’une batterie fonctionne bien, il faut que chaque composant travaille en harmonie, que les cellules se vident à des vitesses à peu près identiques, être capable de connaître son niveau de charge, etc… Le management de cet équilibre est si complexe qu’une batterie doit embarquer un “Battery Management System” ou BMS, qui s’assure que toutes les cellules de batteries se déchargent ou se rechargent à peu près au même rythme, que les batteries ne chauffent pas trop, etc… Ce BMS alourdit la batterie, donc réduit sa densité massique. Il auto-consomme une partie de l’électricité stockée, quoique le rendement des meilleurs BMS ait fait semble-t-il de gros progrès ces toutes dernières années.
Les BMS sont mis à rude épreuve en maintes occasions. Ainsi, les cycles de décharge-recharge de la batterie réduisent sa capacité dans le temps. Tesla estime à 30% la perte de capacité de ses systèmes de batterie au bout de 5 ans, malgré le soin que le BMS apporte à “lisser” les cycles de charge, en fonction notamment de la qualité plus ou moins grande des bornes de chargement. Pire, un style de conduite “appuyé” accroît cette tendance des batteries à l’usure prématurée.
Également ennuyeux, l’usage fréquent de la recharge “rapide” (mais malgré tout bien plus longue que le remplissage d’un réservoir) dégrade aussi la capacité de la batterie dans le temps ! Autrement dit, “faire son plein en quelques minutes” avec un VE ne sera pas de sitôt un geste du quotidien, ce qui est, avec le prix, le principal frein à l’acceptation du VE par les clients.
Autre souci : tous les conducteurs ont constaté que par temps froid, l’autonomie de leur véhicule diminue : non seulement il faut chauffer le véhicule, mais en plus, les réactions chimiques permettant à la batterie de fonctionner sont étouffées. Autre handicap, le VE est à volume égal environ 50% plus lourd que son équivalent thermique, ce qui réduit un peu son avantage en termes de rendement.
En clair, la réduction de performance de l’ensemble moteur électrique-batterie est bien plus importante dans le temps que dans le cas du moteur thermique, qui certes perd un peu en rendement en vieillissant, même s’il est bien entretenu, mais dont le réservoir d’énergie a, quant à lui, des performances constantes !
La batterie : des coûts directs et indirects énormes !
L’usage de matériaux rares utilisés par les batteries et les moteurs électriques à haute performance est régulièrement mis en avant par les médias. Le journaliste Guillaume Pitron a écrit un ouvrage (lien) bien documenté sur le sujet, montrant que l’extraction de ces matériaux provoque des désastres écologiques et sociaux importants… Mais très localisés et loin de chez nous.
La rareté de ces matériaux a un autre effet particulièrement problématique : les batteries sont très coûteuses. Un pack de batterie avec son BMS complet a aujourd’hui un prix de revient supérieur à 200 euros par Kwh (Il est difficile de trouver des chiffres fiables, car certaines publications pro-VE évoquent des coûts plus faibles mais en intégrant uniquement le coût des cellules, ce qui est inapproprié pour un calcul économique digne de ce nom). Malgré une baisse continue de ce prix ces dernières années, une batterie de 40 kWh (comme la Zoe) revient donc toujours à plus de 8 000 euros, ce qui explique le prix très élevé à l’achat de ce véhicule, et le fait que tous les Etats qui veulent promouvoir le véhicule électrique doivent lourdement le subventionner. Et malgré ces aides d’État, la part de marché des véhicules électriques reste négligeable, de l’ordre de 1,5% en France.
Le véhicule électrique n’est pas le seul problème. le réseau et la production aussi !
La situation n’est pas meilleure du côté de la production et de la distribution d’électricité. Dans les pays où l’électricité est faiblement nucléarisée, c’est à dire presque partout, la hausse de rendement du groupe motopropulseur électrique est compensée par le rendement assez faible des centrales thermiques, soit environ 40% pour une centrale moderne et bien entretenue. Ce chiffre risque d’être notablement inférieur dans un pays où les producteurs d’énergie ne disposent pas de la capacité d’investir dans les dernières technologies.
Par conséquent, le carburant qui n’est pas brûlé par le VMT l’est en amont, à la centrale. Si on réintègre les coûts de production et distribution de l’électricité et des carburants dans l’équation du rendement de la chaîne de propulsion, l’avantage du Véhicule électrique diminue. L’American Physical Society indique qu’en terme d’usage d’énergie primaire pour rouler (non compris sa fabrication), le VE est 1,6 fois plus efficace que le VMT, ce qui est honorable, mais pas aussi excitant.
Aurons-nous assez de centrales ?
Et quid de la quantité d’électricité nécessaire pour alimenter tous ces VE ? Si demain, d’un coup de baguette magique, tous les VMT étaient remplacés par des VE, pour accomplir le même service de mobilité (13000 km/an par véhicule plus déplacement du Fret routier), un calcul grossier montre qu’il faudrait augmenter la production électrique d’environ 30%, soit un ordre de grandeur d’environ 160 Twh supplémentaires.
En effet, la France consomme 50 Millions de M3 de carburants routiers annuellement, soit 50 milliards de litres, soit environ 490 TWh pour déplacer passagers et fret. En tenant compte du meilleur rendement à la roue du système électrique d’un facteur 3, 160 TWh de besoin en alimentation des VE sont nécessaires si on remplace tout le parc. La France a produit 550 TWh d’électricité en 2018, il faudrait donc passer cette production à 710 TWh toutes choses égales par ailleurs.
Bien sûr, en 2040, il restera encore beaucoup de VMT en service, donc le besoin en TWh électriques supplémentaires ne sera pas aussi élevé. Par contre, la demande de déplacement, elle, risque d’augmenter, simplement du fait de l’augmentation de la population. En tout état de cause, une augmentation importante de la production électrique sera nécessaire.
Or, nos gouvernants ne veulent pas AUGMENTER mais DIMINUER notre production d’énergie et parlent de ne pas renouveler notre parc nucléaire, et en tout cas de ramener à 50% sa part dans notre mix énergétique, pour laisser 30% de la production à des énergies renouvelables intermittentes ! Et bien sûr, si le besoin d’électricité se manifeste de nuit, il ne faudra pas compter sur le solaire pour y répondre.
Quant à l’éolien, et bien… en cas d’absence de vent, absence pas si rare la nuit, il faudra des centrales (fossiles, puisque le nucléaire sera réduit !) pour assurer le back up… Ou des batteries ! Mais les insuffisances de ces technologies, déjà criantes pour propulser des véhicules, le seraient encore plus pour stocker des gigawatts.heure de production en heures ventées et les restituer dans de bonnes conditions en période de faibles vents. L’impasse technologique est criante.
Il y a donc contradiction, voire incohérence, entre plusieurs décisions récemment inscrites ou en voie d’inscription dans la loi française. Dans ces conditions, on ne voit pas comment l’approvisionnement nécessaire pour alimenter un parc de VE pourrait par miracle être assuré d’ici à 2040.
Tous les désavantages ci-avant énoncés concernent le véhicule électrique tel qu’il est aujourd’hui. Mais peut on espérer que d’ici à 2040, le VE ait fait suffisamment de progrès pour remplacer totalement le VMT ? Cette question sera évoquée en deuxième partie.
Deuxième partie à suivre demain.
https://www.europeanscientist.com/fr/opinion/linterdiction-du-vehicule-thermique-en-2040-une-bien-mauvaise-loi-premiere-partie/


16/06/19 : EnBW acquiert le spécialiste français des énergies renouvelables VALECO
Le repreneur le plus approprié
EnBW a déclaré que l’acquisition renforçait ses activités à long terme dans le secteur des énergies renouvelables «en tant que domaine d’activité clé pour l’avenir» tout en garantissant des opportunités de croissance en France qui, selon elle, constituait «l’un des marchés les plus importants pour les énergies renouvelables en Europe».
«L’acquisition de VALECO marque une étape importante dans le développement rigoureux d’EnBW dans les énergies renouvelables et en fait l’un des principaux piliers de la société», a déclaré Frank Mastiaux, directeur général d’EnBW.
«Avec VALECO, nous avons à nos côtés l’un des acteurs les plus expérimentés du marché français des énergies renouvelables. Nous exploiterons ensemble les opportunités de croissance et deviendrons l’un des cinq principaux acteurs sur le marché français de l’énergie éolienne et solaire à moyen terme en tant que partenaires puissants.»
VALECO est basé à Montpellier et emploie environ 135 personnes dans les secteurs éolien et solaire onshore. Avec une capacité installée de 276 MW d’énergie éolienne terrestre et de 56 MW d’énergie solaire, ainsi qu’un pipeline de projets de 1 700 MW, VALECO a réalisé un chiffre d’affaires annuel de 50 millions d’euros.
VALECO était auparavant la propriété de Holding Gay et de la banque Caisse des dépôts et consignations (CDC). Le président de Holding Gay, Erick Gay, a déclaré qu’EnBW était «le repreneur le plus approprié pour que VALECO puisse continuer son histoire en tant qu’acteur indépendant et intégré sur le marché français».
https://www.actu-economie.com/2019/06/16/enbw-acquiert-le-specialiste-francais-des-energies-renouvelables-valeco/


13/06/19 : François de Rugy annonce l'installation de 150 nouvelles éoliennes
ÉNERGIE. Ce mercredi 12 juin 2019, le Ministre de la Transition écologique et solidaire a annoncé avoir retenu 21 projets d'installation d'éoliennes sur le territoire. Au total, ces 150 nouvelles éoliennes devraient fournir en énergie l'équivalent de 268.000 foyers.
"Le développement de l'éolien terrestre est un pilier de la stratégie française pour l'énergie et le climat et un levier clé pour décarboner la production énergétique et atteindre l'objectif de zéro émission de gaz à effet de serre nette d'ici 2050", se réjouit François de Rugy, dans un communiqué. Le mercredi 12 juin 2019, le Ministre de la Transition écologique et solidaire a annoncé l'installation de 150 nouvelles éoliennes. Au total, ce sont 21 projets qui ont été sélectionnés lors de la troisième vague de lauréats de l'appel d'offres pour développer et exploiter 516 MW d'éolien terrestre. La production de ces nouvelles éoliennes est estimée à 1,34 Twh/an, soit l'équivalent de la consommation de 268.000 foyers. D'un point de vue économique, le prix moyen du mégawatt par heure proposé par les lauréats est de 63 €, en baisse par rapport aux deux premières vagues d'offres, qui culminaient respectivement à 65,4 €/MWh et 68,7 €/MWh. De plus, ces éoliennes généreront environ cinq millions d'euros par an de retombées fiscales pour les collectivités.
En 2018, 27,8 TWh ont été produit par les 15,1 GW d'éolien en France, soit 6 % de la consommation électrique nationale. "C'est autant que les centrales à gaz et près de cinq fois plus que les centrales à charbon", indique le ministère. L'appel d'offres de la quatrième période de candidature est déjà lancée. Elle porte également sur une puissance d'environ 500 MW et se clôturera le 1er août prochain.
https://www.batiactu.com/edito/francois-rugy-annonce-installation-150-nouvelles-eoliennes-56675.php

13/06/19 : Où sont situés les 21 nouveaux parcs éoliens sélectionnés par le gouvernement ?
Le ministère de la Transition écologique et solidaire a attribué mercredi 12 juin 21 projets de parcs éoliens terrestres pour une capacité de 516 mégawatts (MW). Les candidats ont été sélectionnés dans le cadre de l'appel d'offres national lancé en 2017. Retrouvez ci-dessous les lieux des 21 projets.
Mercredi 12 juin 2019, le ministère de la Transition écologique et solidaire a attribué 21 projets de parcs éoliens terrestres pour 150 nouvelles éoliennes en France. Ils représentent au total une capacité de 516 mégawatts (MW) et devraient alimenter en électricité l’équivalent de 268 000 foyers français. Ils ont été sélectionnés dans le cadre de la troisième tranche de l’appel d’offres national lancé en 2017.
Le prix moyen de l’électricité en baisse
“Suite à une seconde période perturbée par une instabilité relative à l’autorité environnementale, la filière éolienne fait à nouveau preuve de sa capacité d’adaptation, de sa résilience et de sa compétitivité”, fait valoir le cabinet de François de Rugy. “Cette troisième mise en concurrence aboutit à un prix moyen pondéré de 63,0 €/MWh pour l’ensemble des lauréats. Pour les deux premières périodes ce niveau s’établissait respectivement à 65,4 €/MWh et 68,7 €/MWh”, indique le ministère.
Une quatrième période de candidature pour l’appel d’offres doit se clôturer le 1er août. Elle permettra d’attribuer à nouveau 500 MW de puissance à différents candidats. Dans le cadre du plan climat, le gouvernement souhaite atteindre 32% d’énergies renouvelables dans le mix énergétique en 2030 contre environ 21% en 2018. En 2018, l’éolien représentait 6% de la consommation électrique nationale.
Les 21 projets attribués
Région Bretagne
- À Monterfil (Ille-et-Vilaine), le projet “Ferme éolienne de Monterfil” porté par Ferme éolienne de Monterfil pour une puissance de 10,8 MW.
- À Noyal-Muzillac (Morbihan), le projet “Parc éolien des Landes de Cambocaire” porté par EE Noyal SARL pour une puissance de 10,5 MW.
Région Centre-Val-de-Loire
- À Louville-la-Chenard (Eure-et-Loir), le projet “Bois des Fontaines” porté par le parc éolien du Bois des Fontaines pour une puissance de 25,2 MW.
- À Guillonville, Cormainville et Courbehaye (Eure-et-Loir), le projet “Ferme éolienne du Bois Elie” porté par Ferme éolienne du Bois Elie SASAU pour une puissance de 22 MW.
- À Réclainville et Moutiers (Eure-et-Loir), le projet “Parc éolien des Épinettes 2” porté par Beauce Énergie pour une puissance de 16,5 MW.
Région Grand-Est
- À Champfleury et Plancy-l’Abbaye (Aube), le projet “Parc éolien des Puyats” porté par Parc éolien des Puyats pour une puissance de 28,8 MW.
- À Biesles et Bourdons-sur-Rognon (Haute-Marne), le projet “Haut Chemin 2” porté par le groupement RES et CEPE du Haut Perron pour une puissance de 42,9 MW.
Région Hauts-de-France
- À Caumont et Chériennes (Pas-de-Calais), le projet “Caumont-Chériennes” porté par Boralex Caumont Chériennes pour une puissance de 23 MW.
- À Helfaut (Pas-de-Calais), le projet “Helfaut” porté par Boralex Helfaut pour une puissance de 20 MW.
- À Cagnicourt, Haucourt et Villers-les-Cagnicourt (Pas-de-Calais), le projet “Parc éolien des Quintefeuilles” porté par Parc éolien des Quintefeuilles pour une puissance de 47,4 MW.
- À Laires, Febvin-Palfart et Fléchin (Pas-de-Calais), le projet “Parc éolien du Pays à Part” porté par Parc éolien du Pays à Part pour une puissance de 18 MW.
- À Lagnicourt-Marcel et Noreuil (Pas-de-Calais), le projet “Parc éolien du Sentier de l'Hirondelle) porté par Energie Lagnicourt pour une puissance de 25,2 MW.
- À Any-Martin-Rieux, Leuze et Martigny (Aisne), le projet “éolien de la Vallée du Ton” porté par CE Trois Rivières pour une puissance de 47,6 MW.
- À Etricourt, Equancourt, Manancourt, Moislains, Fins et Sorel (Somme), le projet “Éolien Tortille” porté par Éole de la Tortille pour une puissance de 34,2 MW.
Région Île-de-France
- À Beaumont-du-Gâtinais et Gironville (Seine-et-Marne), le projet “Énergie du gâtinais 2” porté par Énergie du gâtinais 2 pour une puissance de 21 MW.
- À Argenteuil (Val-d’Oise), le projet “Parc éolien d'Argenteuil” porté par SAS parc éolien d'Argenteuil pour une puissance de 23,8 MW.
Région Nouvelle-Aquitaine
- À La Chapelle-Bâton (Vienne), le projet “Ferme éolienne de La Chapelle-Bâton” porté par Ferme éolienne de La Chapelle-Bâton SAS AU pour une puissance de 21,6 MW.
- À Airvault, Glenay et Tessonnière (Deux-Sèvres), le projet “Ferme éolienne du Pâtis aux chevaux” porté par Ferme éolienne du Pâtis aux chevaux SASAU pour une puissance de 25,2 MW.
- À Londigny (Charente) et Montalembert (Deux-Sèvres), le projet “Parc éolien de Londigny Energies” porté par SARL Londigny Energies pour une puissance de 14,4 MW.
Région Occitanie
- À Cuxac-Cabardès et Caudebronde (Aude), le projet “Bois de l’Aiguille” porté par le groupement RES et CEPE Bois de l’Aiguille pour une puissance de 14,4 MW.
Région Pays-de-la-Loire
À Derval (Loire-Atlantique), le projet “Croix Guingal” porté par Enertrag Pays de Loire pour une puissance de 24 MW.


13/06/19 :  Allocution d'Edouard Philippe : le Premier ministre promet "une accélération écologique"
https://www.linfodurable.fr/environnement/allocution-dedouard-philippe-le-premier-ministre-promet-une-acceleration-ecologique


12/06/19 : Edouard Philippe promet une « accélération écologique » qui reste à concrétiser

12/06/19 : La Commission Européenne donne ses ordres au régime Macron !
Extrait : 
les ordres détaillés de la Commission Européenne traduits en langage courant
Énergie : “Des investissements supplémentaires dans les interconnexions, en particulier avec la péninsule ibérique, pourraient contribuer à une plus grande intégration du marché intérieur européen de l’énergie, tout en renforçant la concurrence et en facilitant le déploiement des énergies renouvelables”. Traduisons-les. Pour parachever la libéralisation et la privatisation de l’énergie, il est urgent de réaliser les lignes à très haute tension pour permettre à l’Allemagne d’obliger l’Espagne à acheter son surplus de pic de production éolien…
https://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/la-commission-europeenne-donne-ses-215794


12/06/19 : Eolien terrestre : 21 projets retenus pour une puissance de 516 MW
François de Rugy a annoncé ce mercredi le lancement de 150 projets d’éoliennes qui alimenteront l’équivalent de 268 000 foyers en électricité.
« Le développement de l’éolien terrestre est un pilier de la stratégie française pour l’énergie et le climat et un levier clé pour décarboner la production énergétique et atteindre l’objectif de zéro émission de gaz à effet de serre nette d’ici 2050. Je me réjouis de soutenir une nouvelle fois le développement de la filière à travers la sélection de 21 nouveaux projets qui permettront d’installer 150 nouvelles éoliennes sur le territoire » a déclaré le ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire.
https://www.enviscope.com/eolien-terrestre-212-projets-retenus-pour-une-puissance-de-516-mw/

11/06/19 : Le député Julien Aubert passe à l’attaque contre l’éolien
Il n’avait pas caché ses intentions : en lançant une commission d’enquête parlementaire sur la transition énergétique, Julien Aubert comptait dénoncer le soutien public aux énergies renouvelables. Un soutien au montant « exorbitant », estimait le député Les Républicains (LR) dans une interview accordée à GreenUnivers. L’élu du Vaucluse n’aura pas attendu les conclusions de cette commission pour tirer ses premières cartouches. Et il a ciblé la filière éolienne. « Une folie budgétaire », assène-t-il à propos des...
https://www.greenunivers.com/2019/06/le-depute-julien-aubert-passe-a-lattaque-contre-leolien-205321/

10/06/19 : 
 Hausse des prix de l’électricité : merci qui ?
L’augmentation du prix de l’électricité (6% en juin, 1 ou 2% de plus en août) est un petit crime. Elle ampute le pouvoir d’achat environ 2 milliards par an, d’une façon régressive (plus pour les pauvres que pour les riches en proportion du revenu).....

08/06/19 : 
Julien Aubert : "Comme le montre le fiasco financier des éoliennes, nous avons besoin de moins de vert et plus d’écologie"
Le député du Vaucluse publie un rapport qui démontre que l’éolien coûte plus que le nucléaire.

Atlantico.fr : Vous publiez un rapport très critique sur l'éolien, dont vous critiquez l'efficacité économique des dépenses allouées par l'État à ce type d'énergies renouvelables. À quel point l'éolien coûte-t-il trop cher aujourd'hui aux Français ?
Julien Aubert : Le rapport en question se concentre uniquement sur le coût économique de l'éolien, plus exactement le coût du subventionnement à l'éolien (terrestre et maritime) qui passe soit par des appels d'offre (mise en compétition pour acheter des prix au moins cher), soit par les tarifs de rachat (acheter son électricité à un certain prix). Depuis dix-quinze ans générale, nous avons déjà dépensé neuf milliards d'euros pour produire quelques pourcents d'électricité et nous avons déjà engagé environ quarante milliards d'euros qui se décomposent entre le terrestre et le maritime. Les engagements futurs porteront, avec les engagements présents, à un coût total évalué entre soixante-dix et quatre-vingt milliards. Un élément de comparaison : le parc nucléaire historique a coûté quatre-vingt milliards d'euros (en euros 2019). Cela veut dire que pour produire soixante-quinze pourcents de l'électricité pendant quarante ans, nous avons donc dépensé autant que pendant vingt ans pour produire trois fois moins. Cependant, cela n'a pas d'influence sur la lutte contre les gaz à effet de serre. On va donc dépenser entre 70 et 90 milliards pour n'avoir aucun résultat sur le réchauffement climatique.
Même écologiquement, l'éolien n'est pas à la hauteur. Quels sont ses principaux défauts sur ce point ?
La thématique du réchauffement climatique a été portée par les écologistes qui ont réussi à faire croire aux gens que c'était la priorité, mais en réalité leur véritable agenda n'est pas l'avenir de la planète mais la dénucléarisation. En voici une preuve : lors de l'audition d'hier où j'ai présenté au Ministre de Rugy les chiffres, ce dernier m'a immédiatement attaqué, non pas pour contester les chiffres de l'éolien, mais pour dire que le nucléaire était beaucoup plus cher. Prenons le au mot : en incluant le démantèlement des centrales etc., on ajoute trente milliards d'euros : la somme s'élève à 135 milliards d'euros pour 75% pendant 40 ans, contre les 80 milliards d'euros pour 15% pendant vingt ans. Par année, ca fait 45 millions le % de nucléaire contre 266 millions pour l’éolien !
La seule manière d'augmenter le potentiel électrique des éoliennes terrestre, ce serait d'avoir des moteurs plus gros etc... Donc des mats plus hauts... Cela ne sera pas accepté. Surtout, on prend un risque majeur : on nous affirme les yeux dans les yeux qu'il est possible de gérer sur le réseau cet afflux d’électricité intermittente, ce qui n'est pas vrai. Il y a eu des passages l'an dernier où, faute de vents dans l'Europe en général, on a eu un manque subit d'électricité que les centrales nucléaires françaises arrivent à compenser car elles sont pilotables. En diminuant les nucléaires on diminue la capacité de pilotage européenne et en cas de black-out, cela nous coûtera des milliards d'euros.
Quand on produit trop d'éolien, on est même contraint parfois de payer les gens pour qu'ils en achètent, ce qui fait qu'il y a des coûts cachés. Sans parler des cadeaux faits aux promoteurs, dans le cadre de la renégociation du parc éolien en mers. On a triomphé en expliquant aux gens qu'on avait a baissé le prix d'achat. Ce qu'on n'a pas dit aux Français, c'est qu'on avait consenti dans le même temps à payer sur les fonds publics les raccordements de ces éoliennes en mer. Les prix ont baissé mais les coûts du réseau ont compensé. Tout ceci se retrouve dans la facture d'électricité qui a bondi de 40% en dix ans à cause du financement des énergies renouvelables, et désormais depuis 2016 à la pompe. De plus, quand on est forcément subventionné, lorsqu’il y a une très forte production intermittente, les prix baissent et cela tue les industries non-subventionnées et fragilise celui qui est le moteur du circuit : le nucléaire. Qui plus est, le gouvernement veut mettre en concurrence les barrages hydro-électriques : il se trouve que ces barrages nous servent pour redémarrer le parc électrique en cas de black out. Que le secteur privé s'occupe de cela est un vrai problème.
Comment proposer une vision plus pragmatique de l'énergie aujourd'hui sans oublier les impératifs environnementaux ?
Dans le cadre de mon mouvement, je publierai un livret à l'automne sur une autre vision de l'écologie qui répondra plus amplement à cette question. Il devrait y avoir un moratoire sur l'éolien terrestre, quand on considère les coûts. On devrait aussi plafonner le soutien aux énergies renouvelables et voter tous les ans au parlement ce plafond d’aide. Sur l'éolien, j'ai eu des réponses pitoyables du ministre de l'écologie : je lui ai montré qu'il avait renégocié un contrat à deux cent et quelques euros du mégawatt/heure pour les 6 premiers parcs. Je lui ai dit que, six mois plus tard sur le parc de Dunkerque, les chiffres sortent à cinquante euros et qu'il s'est donc fait avoir. Premièrement, il n'a pas cru le chiffre des Échos ; deuxièmement, il prétend que les marchés ne sont pas comparables parce que ce ne sont pas les mêmes zones. Dans ce cas là, mieux valait tout construire là où c’est le moins cher ! Cet argument ne tient pas : il a simplement subventionné l'industrie éolienne.
Valérie Pécresse déclarait dans son annonce de départ qu'il fallait une "écologie positive". Peut-on considérer que l'écologie soit un vrai sujet sur lequel peuvent se fonder les Républicains ?
Valérie Pécresse avait affirmé qu'elle ne voulait pas de nucléaire en Ile-de-France mais semble oublier que le nucléaire permet d’électrifier sa région. Il faut moins de vert et plus d'écologie.
Le 24 juin j'organiserai à l'Assemblée Nationale un colloque avec des personnes qui travaillent sur ce sujet-là, en prévision du livret publié à l'automne.
https://www.atlantico.fr/decryptage/3573971/-comme-le-montre-le-fiasco-financier-des-eoliennes-nous-avons-besoin-de-moins-de-vert-et-plus-d-ecologie-eolien-environnement-electricite-lr-rapport-julien-aubert

07/06/19 : 
L’UE pointe la France sur ses retards dans sa production d’énergies vertes
Dans son dernier rapport, la Cour des comptes européenne a distribué ses mauvais points aux 6 pays membres de l’Union européenne, dont la France, jugés comme les moins susceptibles d’atteindre leurs objectifs de production d’énergies renouvelables d’ici 2020.
« Pour la moitié des Etats membres de l’UE, la réalisation des objectifs de 2020 sera un véritable défi ». C’est avec ces mots que la Cour des comptes européenne a pointé du doigt 6 pays membres, en retard sur leurs objectifs en termes d’énergies renouvelables. Il s’agit ici de la France, des Pays-Bas, de l’Irlande, de la Grande-Bretagne, du Luxembourg et de la Pologne.
En effet, la France s’est engagée à produire 23% d’électricité d’origine renouvelable d’ici l’année prochaine, alors que cette part n’était que de 16,3% en 2017. Cependant, 11 Etats membres ont d’ores et déjà rempli leurs objectifs fixés pour 2020.
32% d’énergies renouvelables dans l’UE en 2030
« Les Etats membres ont encouragé les investissements dans l’énergie éolienne et solaire, mais la diminution des aides a dissuadé les investisseurs potentiels et freiné le déploiement », précise la Cour. Elle demande donc à la Commission européenne de mettre en place des mesures concrètes pour accompagner le développement de ces productions.
Pour rappel, chaque Etat membre avait fixé librement ses objectifs à atteindre à l’horizon 2020. La Cour des comptes européenne souhaite donc ici assurer la réalisation de ces intentions afin de réaliser l’objectif commun de l’UE. Il consiste à ce que la part d’énergie renouvelable représente 32% de la production totale d’ici 2030.
https://www.lelynx.fr/energie/guide-energie/types-energies/energies-renouvelables/ue-france-retards-production/


06/06/19 : Énergies renouvelables : comment soutenir efficacement les projets citoyens et participatifs en France ?
Le déploiement des énergies renouvelables nécessite une forte implication des communautés locales. Par Andreas Rüdinger, Sciences Po – USPC
Le développement des énergies renouvelables (ENR) représente l'un des piliers de la stratégie française de transition énergétique. Afin d'atteindre les objectifs ambitieux fixés à l'horizon 2030 - soit 32 % d'énergie renouvelable dans la consommation finale d'énergie, 40 % pour l'électricité -, la nouvelle Programmation pluriannuelle de l'énergie indique qu'il faudra doubler les capacités d'énergies renouvelables électriques installées entre 2017 et 2028 dans l'Hexagone.
Au-delà du défi technique et économique, ce développement soulève un enjeu important en matière d'acceptation locale des projets. Dans ce cadre, les projets participatifs d'énergies renouvelables représentent un modèle particulièrement innovant et dynamique, porté par deux approches complémentaires. Ces initiatives ont fait l'objet d'une toute récente étude de l'Iddri dont nous reprenons ici les principaux enseignements.
Une niche dans le marché français
Il y a tout d'abord l'émergence de projets citoyens, fondés sur une implication durable des habitants et collectivités locales dans la gouvernance et le financement des projets. Ces initiatives sont pour la plupart soutenues par l'association Énergie partagée qui comprend à la fois un fonds d'investissement citoyen et une activité d'aide au montage des projets. En dépit de l'accélération observée ces dernières années - 300 projets recensés en 2018 en France, contre 160 en 2015 -, ils représentent pour l'instant une niche de faible ampleur dans le marché national.
Selon une étude de l'Ademe, l'éolien citoyen représentait environ 3 % des capacités totales installées en France jusqu'en 2016, et 1 % pour le photovoltaïque. Des chiffres encore très éloignés de l'Allemagne, où 43 % des capacités totales d'ENR électriques sont détenus par les citoyens (32 %) et les agriculteurs (11 %).
Il faut également noter la multiplication des opérations de financement participatif pour des projets ENR de grande envergure, portés par des développeurs industriels via les plates-formes de financement participatif (crowdfunding).
Plus simple à mettre en œuvre, ce modèle connaît aujourd'hui une croissance importante (39 millions d'euros collectés en 2018 contre 21 millions en 2017). Un essor qui s'explique par l'introduction du « bonus participatif » dans les appels d'offres nationaux depuis 2016. Ce bonus octroie un soutien public additionnel (compris entre 1 et 3 euros par MWh) au porteur de projet si celui-ci s'engage à respecter des seuils conséquents en matière de financement participatif (10 % du financement total ou 40 % des fonds propres apportés par des citoyens et collectivités locales) pour une durée minimale de 3 ans. Son attractivité n'est plus à démontrer : toutes filières confondues, 36 % des projets lauréats se sont engagés au bonus, taux qui monte à plus de 70 % pour la filière des centrales photovoltaïques au sol.
Jouer la complémentarité des approches
Si les deux approches du financement participatif et des projets citoyens s'inscrivent dans la même finalité d'implication des acteurs locaux dans les projets de leur territoire, leurs fonctionnements, vertus et contraintes restent toutefois différents.
En raison de sa simplicité, le financement participatif constitue un outil facilement généralisable pour flécher massivement l'épargne locale vers les projets ENR, tout en permettant de favoriser l'acceptation des projets. Il faut néanmoins reconnaître que la participation exclusivement financière (sans aucune influence sur la prise de décision) et généralement limitée dans la durée (quatre à cinq ans pour la majorité des projets) n'apporte pas la même valeur ajoutée en matière d'appropriation locale des projets.
À l'inverse, les projets citoyens, bien que plus longs et complexes à monter, s'inscrivent dans une réelle démarche de maîtrise locale des projets en cohérence avec le territoire, générant une dynamique sociale et une valeur ajoutée locale que le financement participatif ne peut que difficilement reproduire.
Mais plutôt que de les opposer, c'est bien leur complémentarité qu'il faut valoriser. Les motivations et attentes des citoyens en matière d'implication dans les projets sont multiples, allant du placement éthique de son épargne jusqu'à l'engagement dans un collectif local en vue de développer un projet coopératif. La diversité de modèles constitue donc une richesse pour répondre à ces attentes.
Le bonus participatif à la croisée des chemins
C'est en partie dans cet esprit de rapprochement des modèles que s'est inscrit la réforme du bonus participatif intervenue en 2018 ; elle vise à systématiser le lien entre l'investissement participatif et la participation des acteurs à la gouvernance des projets.
Partant d'une l'intention louable, cette réforme risque néanmoins de générer beaucoup de déceptions.
Tout d'abord pour les développeurs industriels (en général peu enclins à ouvrir leurs projets à une gouvernance partagée), faute de s'être familiarisés avec cette approche plus complexe ; pour les plates-formes de crowdfunding ensuite, les levées de fonds en actions étant bien plus complexes que celles réalisées jusque-là (principalement sous la forme d'obligations simples ou convertibles), induisant des coûts et un risque d'échec bien plus importants.
Pour une large partie des investisseurs citoyens enfin, qui privilégient des outils d'investissement simples (comportant un taux de rentabilité fixé d'avance et une durée de placement limitée à quelques années) à la possibilité de participer activement à la gouvernance des projets, au prix d'un investissement en actions plus complexe et risqué.
De façon paradoxale, les acteurs de l'énergie citoyenne pourraient également se retrouver perdants : l'évolution des critères du bonus participatif constitue en effet l'arbre qui cache la forêt. Le développement futur de ces initiatives citoyennes dépend avant tout du maintien des mécanismes de soutien en guichet ouvert, qui tendent à disparaître progressivement au profit de la généralisation des appels d'offres.
Or il est désormais admis que la mise en concurrence profite en premier lieu aux grands acteurs industriels, risquant par conséquent de freiner brutalement le développement des projets citoyens, ne pouvant résister à cette concurrence sur des critères purement économiques.
La nécessité d'une stratégie nationale
Comment sortir de cette situation ?
En saisissant les opportunités fournies par la nouvelle directive européenne aux énergies renouvelables, qui encourage les États à se doter d'un véritable cadre stratégique pour développer les projets participatifs. Elle autorise également les États membres à réserver des mécanismes de soutien sur mesure aux projets citoyens - que ce soit via la préservation de tarifs d'achat en guichet ouvert, d'appels d'offres réservés ou encore de conditions préférentielles pour faciliter leur participation aux appels d'offres.
Plutôt que d'essayer de soutenir l'ensemble des modèles participatifs au travers d'un seul outil (en l'occurrence, le bonus participatif), il pourrait ainsi être judicieux de développer deux approches complémentaires.
D'un côté, il faudrait définir un objectif ambitieux pour le développement des projets citoyens ENR, à l'image de l'objectif de 15 % pour 2030, proposé par le Collectif pour l'énergie citoyenne... à condition de leur préserver un cadre favorable (notamment via le maintien des tarifs d'achat en guichet ouvert). Et, à plus long terme, en définissant des mesures préférentielles pour permettre l'intégration progressive des projets citoyens dans les appels d'offres (en veillant à ne pas reproduire les erreurs commises par l'Allemagne).
De l'autre côté, il s'agirait de généraliser au mieux le financement participatif pour les projets soumis aux appels d'offres, via la simplification des modalités du bonus participatif. À terme, l'incitation économique pourrait même être remplacée par une obligation réglementaire d'ouverture du capital des projets aux acteurs locaux (à l'image de ce que pratique le Danemark pour l'éolien).
Une telle vision stratégique permettrait non seulement de concrétiser enfin l'adage d'une « transition par tous et pour tous », qui avait émergé du débat national sur la transition énergétique en 2013. Mais elle semble surtout indispensable dans le contexte actuel pour mener à bien ce projet de transition dans le cadre d'un nouveau contrat social et écologique, assurant l'implication de tous et une répartition équitable des retombées dans les territoires.
Par Andreas Rüdinger, Chercheur associé, pôle énergie-climat, Iddri, Sciences Po - USPC
La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation
https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/energies-renouvelables-comment-soutenir-efficacement-les-projets-citoyens-et-participatifs-en-france-819689.html

06/06/19 : La Cour des comptes européenne demande plus d'éolien et de solaire aux États membres
UNION EUROPÉENNE. La Cour des comptes européenne réclame à l'UE de "prendre d'importantes mesures pour produire davantage d'électricité d'origine éolienne et solaire et atteindre ses objectifs concernant les énergies renouvelables".
Dans un rapport spécial de soixante-seize pages publié jeudi 6 juin 2019, l'institution basée au Luxembourg note un ralentissement dans le déploiement de ces technologies depuis 2014 après une forte croissance enregistrée depuis 2005. Les auditeurs attribuent ce recul aux régimes d'aides initiaux qui ont "parfois permis des subventionnements excessifs, avec pour effet une augmentation des prix de l'électricité et des déficits publics". Après 2014, ces aides ont baissé provoquant la diminution de la confiance des investisseurs et un ralentissement du marché, constate-t-ils.
Selon les auditeurs de la Cour des comptes européenne - qui ont enquêté en Grèce, en Espagne, en Allemagne et en Pologne -, "la Commission (européenne) devrait inciter les États membres à soutenir la poursuite du développement, en organisant des enchères pour augmenter la capacité d'énergie renouvelable, en promouvant la participation citoyenne et en améliorant les conditions de déploiement". Pour la moitié des pays de l'UE, "la réalisation des objectifs de 2020 concernant les énergies renouvelables sera un véritable défi", prévient la Cour. Leur rapport se veut très clair : "l'UE ne parviendra peut-être pas à atteindre l'objectif qu'elle s'est fixé pour 2020".
8,8 mrds d'aides européennes aux projets liés aux énergies renouvelables
Les principales technologies renouvelables et leur application aux secteurs de l'électricité, du chauffage et du refroidissement ainsi que des transports (source : Cour des comptes européennes, sur la base du manuel SHARES, Eurostat, 2018)
L'Union européenne s'est donnée comme objectif de produire un cinquième de son énergie à partir de sources renouvelables pour les secteurs de l'électricité, du chauffage et du refroidissement ainsi que des transports.
Pour que l'UE puisse atteindre les 20% en 2020, la directive EnR a fixé des objectifs nationaux spécifiques quand à la part de consommation finale brute d'énergie provenant de sources renouvelables. Ils sont compris entre 10 et 49% selon les pays. Si un État membre n'arrive pas à atteindre le chiffre déterminé d'ici 2020, la Commission européenne peut engager une action en justice en lançant une procédure d'infraction.
Bruxelles a accordé quelque 8,8 mrds € à des projets liés aux énergies renouvelables au titre du Fonds européen de développement régional (Feder) et du Fonds de cohésion (FC) sur les deux périodes de programmation 2007-2013 et 2014-2020.
Entre 2005 et 2017, la production d'électricité à partir d'énergie renouvelable est passée de 15 à 31%, principalement grâce à l'éolien (+400% sur la même période) et au solaire photovoltaïque (+ 8 000%).
https://www.econostrum.info/La-Cour-des-comptes-europeenne-demande-plus-d-eolien-et-de-solaire-aux-Etats-membres_a25682.html

06/06/19 : Julien Aubert : “Il faut d'urgence faire moins de vert et plus d'écologie”
Le député (LR) du Vaucluse présente aujourd’hui un rapport très critique sur l’éolien, écologiquement nuisible et financièrement ruineux et appelle à mettre “ moins de Vert ” dans l’écologie.
Valeurs actuelles. Dans quel cadre avez-vous mené le travail que vous publiez aujourd’hui ?
Julien Aubert. Je suis membre de la commission des finances et un certain nombre d’entre nous sont « rapporteurs spéciaux » sur une partie du budget. A ce titre, je suis les crédits relatifs à la transition énergétique. Depuis l’an dernier, les rapporteurs spéciaux choisissent de faire une étude sur un sujet en particulier, qui rentrent dans leur champ de compétence. Après les certificats d’économie d’énergie en 2018, j’ai choisi le modèle économique de l’éolien et le coût en termes de finances publiques.
"C’est votre facture d’électricité et de carburant qui paye tout ceci !"
Moratoire sur l’éolien, fin de toute subvention publique : vos recommandations sont sans appel. L’éolien est-il vraiment une si mauvaise solution ?
Il faut différencier l’éolien terrestre, très critiqué par les riverains, de l’éolien en mer, qui pose moins de problèmes d’acceptabilité sociale. Néanmoins, en France, notre particularité est que nos émissions de gaz à effet de serre proviennent de la partie fossile de notre consommation énergétique (transports, chauffage) et non de la part électrique puisque le nucléaire est décarboné. Substituer à grand frais de l’éolien décarboné à du nucléaire décarboné est sans effet sur le réchauffement climatique. Quand je vois que d’ici à la fin de la PPE [programmation pluriannuelle de l’énergie, NDLR] on pourrait avoir dépensé 70 à 90 milliards d’euros pour produire 15 % de notre électricité, sans impact carbone, et que cela correspond au coût du parc nucléaire actuel capable de nous alimenter à 75 %, je crois rêver. C’est votre facture d’électricité et de carburant qui paye tout ceci. Je milite donc pour qu’on limite au maximum les aides publiques sur l’industrie éolienne au profit d’autres dépenses plus utiles. La commission d’enquête que je préside actuellement rendra son rapport en juillet sur ce sujet plus large. A titre personnel, Je crois que seul l’éolien flottant, loin des côtes, a un avenir industriel.
Vous faites état de résistances rencontrées au Ministère de la transition écologique… C’est à dire ?
J’ai envoyé des questionnaires pour récupérer certaines données et personne ne s’était donné la peine de me répondre. Contrôler l’action du gouvernement, ça n’est pas un vain mot. J’ai donc débarqué sur place, comme me le permet la loi, une première sous ce mandat et sans doute depuis dix ans. Un vieux réflexe d’ancien magistrat de la Cour des comptes que je suis.
"J’ai eu la désagréable surprise d’être menacé par la société RES de représailles judiciaires, car j’avais posé des questions sur son modèle économique"
Pourquoi - et depuis quand - l’Etat a-t-il ainsi sacrifié l’équilibre budgétaire aux éoliennes, comme en témoigne, dites-vous, une note du Premier ministre ?
Dans cette note adressée au Premier ministre au moment de la renégociation du dispositif d’aide publique des premiers parcs éoliens de Dunkerque, le négociateur a esquissé deux options : renégocier au meilleur prix ou « toper » sur un prix plus élevé (et donc un coût budgétaire plus important) afin quelque part d’aider l’industrie éolienne offshore à mieux vivre dans les premières années. Si je donne un ordre de grandeur, on avait négocié une maison à 220 000 euros il y a quelques années, le prix du marché était de 50 000 et le gouvernement a préféré acheter à 150 000. Le delta est un discret cadeau. Ça n’est pas stupide en soi, mais ce que je regrette, c’est que mis bout à bout cela fait beaucoup de zéros après la virgule. Or, cela n’a pas créé beaucoup d’emplois en France. Je crois que ce choix de guichet « sans compter » est ancien. Du temps de Nicolas Sarkozy, face à une bulle photovoltaïque, le gouvernement avait eu le courage d’arrêter tout. Dans le cas d’espèce, Emmanuel Macron s’est vanté d’avoir réduit de 40 % la note, mais sans doute aurait-il pu faire beaucoup mieux… Il y a beaucoup d’argent en jeu et pas mal de lobbies, ceci explique peut-être cela. J’ai eu aussi la désagréable surprise d’être menacé par la société RES de représailles judiciaires, car j’avais posé des questions sur son modèle économique en commission d’enquête. Maladresse ou volonté de me faire reculer, qu’importe : je suis là pour protéger le pouvoir d’achat des Français.
Pensez-vous que la tendance puisse s’inverser alors que l’écologie politique et ce qu’elle recouvre (dont l’éolien reste un symbole) semble n’avoir jamais été si puissante ?
On se trompe d’écologie. La véritable écologie, c’est de préserver la biodiversité et lutter contre le réchauffement climatique. L’éolien dans ce pays n’a pas de plus-value carbone. Quant à la biodiversité, on coupe des arbres et on fait des études sur les chiroptères mais pas sur les « mammifères humains » qui vivent non loin et qui ont tout autant le droit à un environnement sain. C’est le monde à l’envers : planter des mâts de métal dans le sol, ça n’est pas spontanément la première idée qui vient quand on imagine sauver la planète. En novembre, je publierai un livret vert dans le cadre de mon mouvement « Oser la France » pour apporter ma vision sur une véritable écologie.
Finalement, comment qualifieriez-vous en quelques mots cette « Transition écologique et solidaire » en passe de devenir l’alpha et l’oméga de toute politique ?
Je dirais qu’elle coûte très cher, qu’elle est payée essentiellement par les moins riches de ce pays (et donc anti solidaire), et qu’elle ne bouge aucun gramme de CO2 (et donc anti écologique). Il faut d’urgence faire « moins de Vert » et plus d’écologie dans ce pays…

https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/politique/julien-aubert-il-faut-durgence-faire-moins-de-vert-et-plus-decologie-107839


06/06/19 : Éolien, clap de fin ?
Un rapport parlementaire présenté par le député (LR) Julien Aubert se montre très critique envers cette source d'énergie et appelle à mettre fin à toute subvention publique.
C’est un grand art que de vendre du vent, écrivait voilà trois siècles le philosophe Baltasar Gracián. Si les promoteurs de l’éolien ont certainement fait preuve de beaucoup d’habileté, ils ont pu aussi compter sur le soutien sans faille d’un État français que l’idéologie écologiste a rendu aveugle aux faiblesses de cette technologie. Un rapport de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire, présenté le 6 juin, raconte, chiffres à l’appui, l’histoire d’un scandale d’État. Extraits.
Un gouffre financier
“Neuf milliards d’euros ont été dépensés par le budget de l’État depuis le début des années 2000 au titre du soutien direct à l’éolien (sous la forme des charges de service public de l’énergie) ; le montant prévisionnel des charges imputables à l’éolien étant estimé à 1,4 milliard d’euros en 2018 (contre 0,3 milliard en 2010) ; 45 milliards d’euros supplémentaires correspondent à des dépenses relatives à des contrats en cours d’exécution (éolien terrestre, 23 milliards) ou conclus mais non encore honorés (éolien en mer posé, 22 milliards) ; de 18,7 à 36 milliards supplémentaires correspondent à l’impact budgétaire des engagements à souscrire pour atteindre les objectifs du projet de PPE [programmation pluriannuelle de l’énergie] .
L’addition de ces différents soutiens directs représente de 72,7 à 90 milliards d’euros. À titre de comparaison, le rapporteur rappelle que la Cour des comptes a estimé, en 2012, le coût de construction de l’ensemble du parc nucléaire français à 72 milliards (valeur 2010), soit environ 80 milliards (valeur 2019). La comparaison est saisissante : d’un côté de 72 à 80 milliards d’euros ont été investis dans la construction d’un parc nucléaire ayant assuré 71,7 % de la production électrique en 2018. De l’autre, de 72,7 à 90 milliards d’euros vont être investis pour une filière appelée à représenter 15 % au maximum de la production électrique en 2028.”
Un soutien purement idéologique…
“Le rapporteur dénonce le choix du gouvernement de privilégier le développement de la filière à l’équilibre des finances publiques. Dans sa note au cabinet du Premier ministre, le président du groupe de travail a ainsi écrit que « le gouvernement, s’il conserve pour priorité de faire évoluer le mix énergétique, décidera logiquement de confirmer les six projets […]. S’il privilégie sa politique de redressement des finances publiques et de stabilisation de la dette publique, le gouvernement assumera la responsabilité politique d’annuler les appels d’offres et de relancer la procédure en escomptant de meilleurs prix » .
Le gouvernement a donc fait son choix : oui aux éoliennes, non à la politique de redressement des finances publiques.
Le rapporteur dénonce cette orientation et ce, d’autant plus que l’efficacité du soutien apporté depuis 2001 aux éoliennes est, en bien des points, peu efficace. ”
… fait au détriment d’autres renouvelables
« La compétitivité actuelle de l’énergie éolienne est moins favorable que celle d’autres énergies renouvelables bénéficiant également d’un soutien public. Ainsi, en 2018, le ministère de la Transition écologique et solidaire a organisé, pour la première fois, un appel d’offres bi-technologique reposant sur le seul critère du prix. Cette consultation a mis en concurrence (pour une puissance de 200 mégawatts) de grandes centrales solaires au sol et des projets éoliens terrestres. Le résultat de cet appel d’offres est sans appel puisque les seize projets lauréats (d’un prix moyen de 54,94 euros par mégawatt) sont tous des projets photovoltaïques. En raison de leur coût plus élevé, aucun projet éolien n’a été retenu. »
Une opposition de plus en plus vive…
“Les interrogations relatives aux éoliennes sont également de plus en plus relayées par des parlementaires. Depuis l’engagement de la quinzième législature, trois propositions de loi relatives aux éoliennes ont été déposées et des députés de tous bords ont posé plus de soixante-dix questions écrites. Une commission d’enquête sur l’impact économique, industriel et environnemental des énergies renouvelables, sur la transparence des financements et sur l’acceptabilité sociale des politiques de transition énergétique a par ailleurs été constituée en mars 2019 et traitera de certains aspects de ce sujet. À l’initiative de la conférence des présidents, l’Assemblée nationale a également créé, en juillet 2018, une mission d’information commune sur les freins à la transition énergétique. Cette mission d’information a engagé une consultation électronique citoyenne dont la proposition la plus soutenue s’intitule « Fin des éoliennes en France ! » .
… malgré les manœuvres de l’État
“Le rapporteur dénonce deux décisions récentes ayant conduit à aménager un cadre juridique favorable au développement éolien en portant atteinte aux droits des tiers. Deux décrets publiés en 2018 sont en cause.
Le décret no 2018-1054 du 29 novembre 2018 [… ] a ainsi indûment porté atteinte au droit au recours. En application de ce texte, le contentieux des décisions relatives aux parcs éoliens et aux ouvrages connexes pour leur raccordement ne sera plus jugé par les tribunaux administratifs mais, en premier et dernier ressort, par les cours administratives d’appel avec une possible cassation devant le Conseil d’État. Un degré de juridiction a été supprimé pour accélérer le développement éolien terrestre, comme cela est déjà le cas, depuis 2007, en matière d’éolien en mer. Ce décret a également introduit une modification procédurale substantielle en matière de contentieux administratif en imposant aux parties de cristalliser les moyens dans les deux mois suivant la communication du premier mémoire en défense. Autrement dit, les requérants ne pourront plus soulever de nouveaux arguments devant le juge administratif dans un délai de deux mois suivant la communication du premier mémoire en défense. Cette nouvelle règle porte également atteinte au droit au recours surtout quand on sait qu’un dossier d’installation d’éoliennes excède régulièrement 1 500 pages. Imposer à des associations, composées de bénévoles, de cristalliser les moyens dans un délai aussi court complexifie leur tâche. ”

https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/economie/eolien-clap-de-fin-107743

04/06/19 : Valeco intègre officiellement le groupe allemand EnBW
Le groupe énergétique EnBW a annoncé, le 4 juin, qu'il a finalisé l'acquisition de Valeco. L'entreprise familiale, basée à Montpellier, va gonfler de près d'un tiers le portefeuille d'activités de l'Allemand dans les énergies renouvelables.
Après plusieurs semaines de négociations, le groupe énergétique allemand EnBW annonce qu'il vient d'obtenir les dernières autorisations administratives préalables au rachat de Valeco, développeur et exploitant de projets éoliens et solaires basé à Montpellier. Le montant de l'opération n'est pas communiqué.
Comptant parmi les dix principaux acteurs français des énergies renouvelables, Valeco dispose d'une puissance installée de 276 MW pour l'éolien offshore et de 56 MW pour les centrales photovoltaïques, ainsi que d'un portefeuille de projets représentant 1 700 MW. L'intégration du groupe montpelliérain représente un bond de 31 % des actifs détenus par EnBW dans le secteur.
"L'acquisition de Valeco est un pas supplémentaire important pour atteindre notre objectif de faire des énergies renouvelables un des piliers centraux du groupe. Par ailleurs, l'objectif des 1 000 mégawatts de puissance installée pour 2020 dans le secteur éolien onshore est désormais presque atteint. Avec Valeco, nous avons à présent à nos côtés l'un des acteurs les plus expérimentés du marché français des énergies renouvelables. Ensemble, nous exploiterons les opportunités de croissance qui s'offriront. Notre objectif commun avec Valeco est à moyen terme de nous hisser dans le top 5 en France du secteur éolien et solaire", affirme Franck Mastiaux, CEO du groupe allemand.
Fondée en 1998 à Montpellier, Valeco était, jusqu'à cette vente, la propriété de la famille Gay (dirigeant de la holding : Erick Gay) et de la Banque des Territoires. L'entreprise, qui développe un chiffre d'affaires de 50 M€, emploie 135 salariés et s'appuie sur des agences implantées à Toulouse, Amiens et Nantes.
"EnBW était le candidat le plus approprié pour que Valeco puisse continuer son histoire en tant qu'acteur indépendant et intégré sur le marché français. La croissance constante de Valeco nécessitait une mise à niveau des processus et des fonds pour soutenir l'impressionnant pipeline développé au cours des dernières années", complète Erick Gay.
Le groupe EnBW, avec 21 000 salariés et 5,5 millions de clients, compte parmi les principaux acteurs du marché des ENR en Europe. Il a installé plus de 1 200 MW au cours des dernières années.


04/06/19 : Avec le Voltaire, Jan de Nul se positionne sur la pose de très grandes éoliennes
Si l’éolien offshore est en plein développement, la taille croissante des turbines pose de vrais défis en matière d’installation. Avec l’émergence de machines de plus de 10 MW, qui seront équipées de pales allant jusqu’à 120 mètres de long, pour des hauteurs culminant en position verticale à plus de 250 mètres au-dessus de la mer, les premiers navires de pose actuellement en service vont rapidement trouver leurs limites. Il faut donc concevoir et réaliser de nouvelles unités capables de manutentionner et installer en mer la nouvelle génération d’éoliennes de fortes puissances.
Or, si le marché semble devoir rapidement croître dans ce domaine, avec un inévitable manque de moyens adaptés, les commandes sont pour l’heure limitées. Les armateurs hésitent en effet à faire construire de tels navires, car ils nécessitent de très lourds investissements devant être amortis dans la durée, et que la polyvalence de ces plateformes n’est pas forcément évidente si d’aventure le marché de la pose d’éoliennes finit par se tasser et qu’il faut leur trouver un autre emploi.
Ceux qui font le choix d’investir aujourd’hui sont en revanche assurés de voir leurs bateaux très sollicités dans les années qui viennent. C’est le cas du groupe luxembourgeois Jan de Nul, qui a commandé en avril un troisième navire de pose d’éoliennes. Il s’ajoutera aux deux unités dont il dispose déjà, le Vole au Vent (2013) d’une capacité de levage de 1500 tonnes, et le Taillevent (2011) capable de soulever des charges de 1000 tonnes.
Prévu pour entrer en service en 2022, le futur Voltaire sera réalisé en Chine par le groupe COSCO Shipping Heavy Industries. De type jack-up, comme ses aînés, il sera nettement plus imposant, avec une capacité de levage allant jusqu’à 3000 tonnes. Pour donner un ordre d’idée, lorsque le navire aura ses jambes déployées sur des fonds de 60 mètres, la flèche de sa grue principale pourra culminer à 325 mètres (dont 265 au-dessus de la surface), soit un mètre de plus que la hauteur de la tour Eiffel.
Long de 169.3 mètres pour une largeur de 60 mètres et un port en lourd de 21.500 tonnes, le Voltaire sera doté de quatre jambes de 130 mètres lui permettant d’opérer dans des fonds allant jusqu’à 80 mètres. Sa surface de pont sera de 7000 m², soit quasiment le double des Vole au Vent et Taillevent, avec la possibilité d’embarquer 14.000 tonnes de cargaison. De quoi accueillir les pièces des plus grandes éoliennes et leurs fondations qui elles-aussi seront amenées à voir leur taille augmenter. La grue principale, on l’a vu, pourra soulever des charges allant jusqu’à 3000 tonnes, avec en portée une capacité de 250 tonnes à 135 mètres.
Equipé d’un helideck pouvant recevoir des hélicoptères de plus de 10 tonnes, comme un EH-101, le navire pourra loger 100 personnes en cabines individuelles. Côté énergie/propulsion, il sera équipé de huit générateurs principaux (4 x 3535 kW et 4 x 2650 kW), quatre propulseurs azimutaux de 3000 kW chacun, deux propulseurs rétractables de 2600 kW et deux propulseurs d’étrave de même puissance. Doté d’un système de positionnement dynamique (DP2), sa vitesse maximale est prévue pour atteindre 11.5 nœuds.
En dehors de la pose d’éoliennes, le futur navire de Jan de Nul a été conçu pour pouvoir travailler sur d’autres marchés, notamment dans l’Oil&Gas, par exemple pour la déconstruction de champs offshore.
https://www.meretmarine.com/fr/content/avec-le-voltaire-jan-de-nul-se-positionne-sur-la-pose-de-tres-grandes-eoliennes

04/06/19 : L’ÉOLIEN : DES MOULINS À VENT QUI POUSSENT COMME DES CHAMPIGNONS 😠😡
Le 15 juin prochain, ce sera la journée internationale du vent. Une journée où l’éolien sera mis à l’honneur. L’éolien d’ailleurs, énergie renouvelable d’aujourd’hui et de demain ?
Selon l’Inera (Agence internationale des énergies renouvelables), l’éolien et le solaire coûteront moins cher que les fossiles en 2020. D’après son rapport publié mercredi 29 mai, les énergies renouvelables constituent aujourd’hui la source d’électricité la moins chère dans de nombreuses parties du monde. Mais lorsque l’on parle d’éolienne, on parle tout de même d’une immense tour composée de pales qui brasse le vent. Comment fonctionne-t-elle concrètement ? Question posée à Vincent Vignon, porte-parole de France Energie Eolienne en Nouvelle-Aquitaine :
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L’énergie produite actuellement par les éoliennes ne sert pas uniquement à éclairer nos logements. A terme, elle sera aussi utilisée pour faire fonctionner l’ensemble des transports en commun du pays :
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Aujourd’hui, l’éolien ne plaît pas à tout le monde. Certains « anti-éoliennes » déclarent que les machines défigurent le paysage ou encore que vivre à proximité est un calvaire. Des plaintes pas forcément justifiées :
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Aujourd’hui, l’utilisation d’éoliennes permet à la France de rester indépendante vis-à-vis de ses voisins et n’a donc plus besoin d’importer de matières fossiles qui ont un impact sur l’environnement et le voisinage des pays en voie de développement. Pour conclure, en quoi l’éolien peut-il être l’énergie renouvelable d’aujourd’hui mais aussi de demain ?
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Ce 15 juin sera célébré la journée internationale du vent. A cette occasion, France Energie Eolienne et ses membres se mobiliseront pour proposer partout en France des ouvertures de parcs éoliens et des activités de découverte pour mieux comprendre l’énergie éolienne. Chez nous, des visites seront au programme durant le mois de juin en Centre-Val de Loire (parc éolienne du Bois Louis à Tournoisis, parc éolien du Bois Clergeons à Janville et Poinville, inauguration du parc éolien de la Vallée de Torfou) et en Nouvelle-Aquitaine (parcs éoliens de Saint-Pierre-de-Maillé et inauguration de celui de Lusseray-Paizay).
https://www.vibration.fr/news/l-eolien-des-moulins-a-vent-qui-poussent-comme-des-champignons-20866

03/06/19 : Denis de Kergorlay : le business des éoliennes
Le Grand Témoin – Louis Daufresne reçoit Denis de Kergorlay, président du Cercle de l’Union interalliée et co-auteur avec Pierre Dumont de « Éoliennes : chronique d’un naufrage annoncé » aux éditions François Bourin.
Denis de Kergorlay reçoit à déjeuner des personnalités accueillies le matin même à l’Élysée. Charles de Gaulle considérait le Cercle de l’Union interalliée comme « l’ambassade de France à Paris », à ceci près que l’ex-maire de Canisy en assure l’indépendance. D’autant plus que l’ancien trésorier de Médecins sans frontières reconnaît l’aspect politique des éoliennes en tant que membre de la société civile et du monde associatif.
Business et idée reçue
L’auteur suppose que son livre a déplu aux profiteurs du système, les financiers. Denis de Kergorlay dénonce le business immoral fait d’impositions supplémentaires des contribuables français au profit d’investisseurs internationaux, tous hors de France, avec les écologistes pour complices. Le président de la French Heritage Society casse aussi l’idée reçue de la vertu écologique des éoliennes : c’est l’un des procédés les moins efficients et les plus dispendieux pour produire de l’électricité du fait de l’intermittence du vent.