Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

EOLIEN : Divers : politique, économie, technologie, ....(V) (du 14/09/18 au ...)

Divers : politique, économie, technologie, .....


Pièces à conviction : Eoliennes : le vent du scandale
https://www.youtube.com/watch?v=VZQJHu2N17E&noredirect=1



Voir les articles précédents sur "EOLIEN : Divers : politique, économie, technologie, ...." (I)(II)(III) et (IV)






22/11/18 : L’ADEME dit enfin la vérité sur les véhicules électriques
L’ADEME a publié son bilan sur les impacts environnementaux des véhicules électriques (1).La voiture électrique réduit très peu les émissions de CO2 - à moins d’être alimentée en électricité nucléaire ; elle consomme beaucoup de ressources rares : le résultat est loin du miracle annoncé.
Pas de gaz d’échappement toxiques pour le véhicule électrique certes, mais sa fabrication consomme beaucoup plus de ressources fossiles et rares que celle d’un véhicule essence ou diesel. A elle seule, la batterie consomme le plus de ressources minérales et représente la moitié de l’énergie consommée. Les progrès techniques ne devraient guère changer ce bilan à l’horizon 2020…
Un véhicule électrique et un diesel consomment au total autant d’énergie primaire l’un que l’autre (un peu plus pour une voiture à essence) : ainsi, pas d’économie d’énergie à attendre de la voiture électrique. La fabrication du véhicule représente 20 % du total dans le cas du diesel, et 37 % pour l’électrique.
Et l’impact sur le climat ? Tout dépend de la source d’électricité
Avec l’électricité allemande, issue à plus de 40 % du charbon, un véhicule électrique émet à peu près autant de CO2 qu’un véhicule diesel sur 100 000 km, ou 10 % de moins s’il roule 150 000km, en admettant qu’il n’y ait pas besoin de changer de batterie entre-temps (ce qui reste douteux).
Le bilan est un peu meilleur pour le véhicule électrique dans d’autres pays d’Europe, vu la nature de leur électricité. Mais pour trouver une vraie différence, il faut venir en France. Avec 76,5 % d’électricité nucléaire en 2012 (74 % en 2020, selon le scénario de l’ADEME), le véhicule électrique émettra 55 % de CO2 en moins sur 150 000 km. Le véhicule électrique ne vaut donc que par le nucléaire. Mais pourquoi pas les énergies renouvelables ? Parce qu’il est déjà très difficile de remplacer l’électricité existante par des renouvelables, comme le montre l’exemple allemand, sans avoir en sus de nouveaux usages à couvrir.
Pour les Amis de la Terre, la voiture électrique appuyée sur le nucléaire n’est pas une solution acceptable. Les risques du nucléaire, le problème de ses déchets, l’impact sur les pays producteurs d’uranium sont absents de l’étude de l’ADEME.
De plus, la "solution de mobilité" offerte par le véhicule électrique ne tient pas la route. Selon le scénario de base de l’ADEME, une voiture électrique est un véhicule urbain (compte tenu de l’autonomie limitée des batteries), qui roule 150 000 km en 10 ans de vie, soit 40 km par jour parcourus en voiture en ville. Ce n’est pas un usage efficace et cela relève en soi du gaspillage. La vraie solution existe : les transports en commun et les circulations actives.
D’un côté, il doit y avoir des véhicules partagés, auxquels chacun peut recourir de façon épisodique quand une voiture est vraiment utile : taxis, autopartage. Pour un usage urbain quotidien, les transports en commun et le vélo sont la seule solution soutenable. Ils permettent, sans innovation technologique majeure, sans prise de risque sur l’environnement et la santé, de réduire les impacts de nos déplacements d’un facteur 4 dans les délais rapides exigés par la transition écologique.
JEAN-FRANÇOIS PATINGRE
1/ Analyse du cycle de vie comparative véhicule électrique, véhicule thermique.
L’étude a été réalisée en 2011 et 2012, mais publiée seulement en novembre 2013, peut être parce qu’elle ne va pas dans le sens souhaité par certains.
http://www.amisdelaterre.org/L-ADEME-dit-enfin-la-verite-sur.html?fbclid=IwAR2GiraE0zJewjn-qC4QQPz_ekf16RnCKf0uBxodRgDODJbNj51CDq_CKZo#.Wf9yQ5kOV9B.facebook
21/11/18 : L’électromobilité à l’hydrogène : ça coûte cher et ça consomme 3 fois plus d’électricité😡😡😠
Pour sortir au plus vite du nucléaire et des énergies carbonées, il est urgent d’investir massivement dans les énergies renouvelables 😱😱, et dans le stockage [1] or, le choix de l’hydrogène comme stockage de l’électricité, conduit à des problèmes techniques, environnementaux, de sécurité, à des coûts prohibitifs, et à un gaspillage de fonds publics.
L’argument communément entendu en faveur de l’hydrogène est qu’un plein, qui se fait en quelques minutes, permet de parcourir jusqu’à 600 kilomètres... Malheureusement, cet avantage doit être reconsidéré, face aux nombreux problèmes que posent cette filière :
 Le prix d’une Hyundai i x35 est de 66 000 €, et celui d’une Toyota Mirai frôle les 80 000 €.
 Ces voitures consomment en moyenne un kilogramme d’hydrogène aux 100 km, d’un coût de 10 €, alors qu’il est de 2,5 €/100km pour une Zoé.
 Le stockage de l’hydrogène, atome très léger, sous 350 ou 700 bars, conduit à une fuite permanente à travers la paroi du réservoir, qui se vide en quelques jours à quelques semaines selon les modèles.
 La pile à combustible alimentée à l’hydrogène, insuffisante pour assurer à elle seule l’alimentation du moteur électrique, et ne permettant pas la récupération d’énergie au freinage, nécessite le complément d’une batterie tampon.
 L’électrolyse de l’eau, la compression de l’hydrogène et l’utilisation d’une pile à combustible, conduisent à un rendement global de seulement 15 à 30 % selon les applications, contre 80 % pour le stockage avec des batteries au lithium. L’utilisation de l’hydrogène nécessite donc de consommer au moins trois fois plus d’électricité, donc de réaliser trois fois plus d’installations éoliennes et photovoltaïques.
 La pile à combustible utilise du platine, or il n’y en a pas assez sur terre pour généraliser cette solution à grande échelle sur les voitures. [2]
 On estime que si 500 millions de véhicules étaient équipés avec des piles à combustible, les pertes de platine (par dissipation dans les gaz d’échappement) suffiraient à épuiser toutes les réserves mondiales de platine en quinze ans. [3]
 La dissipation du platine dans l’environnement produirait une pollution à l’échelle de la planète.
 Il faudrait quinze fois plus de camions-citernes pour transporter l’hydrogène que pour l’essence. [4]
 Le poids élevé de la pile à combustible conduit à des voitures pesant au minimum 1800 kg.
 Si l’on utilise simplement l’hydrogène dans un moteur à explosion, d’une efficacité moindre que celle de la pile à combustible, le rendement chute à moins de 15 %.
 L’hydrogène est un gaz dangereux, qui s’enflamme et explose très facilement lorsqu’il est présent dans l’air, avec la simple électricité statique. Son utilisation n’est donc pas sans risques.
Aussi on peut se demander pour quelles raisons nos élus, les médias et les constructeurs automobiles vantent tant les vertus de l’électromobilité à l’hydrogène… Le plan hydrogène de juin 2018 de Nicolas Hulot prévoit d’investir 100 millions d’euros, et les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Normandie investiront chacune 15 millions d’euros dans la mobilité à l’hydrogène !
par Jean-Louis Gaby
https://www.facebook.com/jeanlouis.gaby
Novembre 2018

Notes
[1] L’utilisation de stations de transfert d’énergie par pompage (STEP) est, selon l’auteur, la seule possibilité permettant de stocker massivement l’électricité pour des utilisations journalières et hebdomadaires, et nos barrages peuvent être utilisés pour multiplier par 22 notre potentiel existant (cf http://goo.gl/xu9Hcz).
[2https://www.youtube.com/watch?v=9lt...
[3] Cohen, David. “Earth’s natural wealth : an audit.” New Scientist, 23 May 2007 : 34-41.
[4] Nanotechnology, climate and energy : over-heated promises and hot air ? Friends of the Earth, 2010
Sources
 l’Auto-journal de juin 2017 : https://news.autojournal.fr/news/15...
 http://www.industrializedcyclist.co...
 https://www.moniteurautomobile.be/a...
 Elon Musk : « Oh God, fuel cell is so bullshit. ». En Français, cela nous donne : « Oh mon Dieu, la pile à combustible est une telle connerie. »

21/11/18
Taxe sur les carburants : « Le gouvernement aurait dû utiliser l’argent supplémentaire dans la transition énergétique »
Albéric de Montgolfier, rapporteur LR de la commission des finances, réagit à la réaffectation des 600 millions d’euros générés par la TICPE au budget général, prévue dans le projet de loi de finances rectificative.
Selon le sénateur, ces 600 millions ne sont « pas forcément des euros en moins pour l’environnement. Ce sont des euros qui, si le gouvernement l’avait décidé, auraient pu être affectés à la transition énergétique. » Il explique les origines de cet excédent : « Lorsque les Français payent l’essence ou le fioul, une part va au budget de l’État et l’autre part, au compte d’affectation spécial transition énergétique ». Ce compte finance les énergies renouvelables photovoltaïques et éoliennes. Au mois de juillet, la Commission de régulation de l'énergie a « constaté qu’il y avait besoin de moins d’argent pour ces postes ». Ainsi, l’excédent de 600 millions était « connu de tous depuis six mois ». Que cet argent soit reversé au budget général n’a, pour lui, « rien de choquant ». Mais il considère que, sur le plan politique, « le gouvernement pouvait dire : une partie de la fiscalité est payée par les Français, donc le surplus doit aller aux Français. » Il y a une nécessité « d’accompagner les Français dans la transition, surtout ceux qui en ont le plus besoin ». Pour lui, la mesure fait débat pour deux raisons : « À cause du cours de l’énergie et car il y a peu de mesures d’accompagnement ». Il considère que « les mesures d’accompagnement sont moindres que l’année dernière » et prend l’exemple du crédit d'impôt transition énergétique, qui « bénéficie de moins de moyens qu’il y a deux ans ».
« La fiscalité énergétique a bon dos »
Albéric de Montgolfier rappelle l’origine des 600 millions : ils viennent de la TICPE, la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques, payée par le carburant et le fioul domestiques. Que l’État consacre moins à l’énergie solaire et éolienne, « c’est un constat, une décision qui appartient à la Commission de régulation de l’énergie ». Le gouvernement peut, par contre, décider « d’utiliser l’argent supplémentaire pour accompagner les Français dans la transition énergétique ». Or, le sénateur a l’impression que l’argent « vient comme une recette de plus, pour combler le déficit ou assurer des recettes de poche ». Il se désole que « la fiscalité énergétique [ait] bon dos » et pointe les contradictions de ceux qui veulent « à la fois accompagner la transition, mais aussi payer les écoles, les routes, les infirmières ». Il se déclare contre une fiscalité affectée mais considère que « quand on a une hausse aussi importante, il faut des mesures d’accompagnement pour les Français ».
https://www.publicsenat.fr/article/parlementaire/taxe-sur-les-carburants-le-gouvernement-aurait-du-utiliser-l-argent

20/11/18Les taxes sur l’essence financent les méga-profits des consortiums éoliens !
L’actuelle révolte des gilets jaunes est le révélateur du fossé qui s’agrandit entre la France périphérique et celle des beaux quartiers « écolo-bobo » de Paris et de la région parisienne.
Elle met aussi en relief l’énorme scandale du racket que le gouvernement met en œuvre en prenant toujours plus d’argent au peuple de France pour alimenter les énormes bénéfices des entreprises qui profitent des subventions de l’État dans le cadre de la transition énergétique.
Ce n’est pas un hasard si c’est François de Rugy qui a été chargé de répondre au mouvement des gilets jaunes par un méprisant « en matière de fiscalité écologique, nous poursuivrons la trajectoire prévue ».
L’écolo-business est au cœur de cette crise fiscale et politique.
Car derrière cette pseudo-transition énergétique, le gouvernement cache un énorme détournement de fonds prélevés sur les Français et redistribués aux différents consortiums industriels éoliens qui touchent une manne financière gigantesque au travers d’un tarif de rachat de l’électricité bien supérieur au tarif brut habituel de l’ordre de 55 euros le mégawattheure.
En effet, la France achète au travers d’EDF l’électricité éolienne au prix de 80 euros le mégawattheure pour l’éolien sur terre et 170 euros le mégawattheure (raccordement compris) pour les six seules centrales en mer.
La différence entre le prix habituel et les prix subventionnés mentionnés ci-dessus se monte à un total de 150 milliards d’euros rien que pour les projets déjà engagés pour les vingt ans à venir (sources : délibération Commission de régulation de l’énergie de juillet 2018 et rapport de la Cour des compte d’avril 2018).
Ce coût de 150 milliards d’euros est entièrement à la charge des consommateurs et des contribuables, sachant que l’État a, en plus, déjà une dette à l’égard d’EDF de neuf milliards d’euros à ce titre.
Or, la Commission de régulation de l’énergie nous dévoile, en juillet 2018, que c’est par la TICPE (la fameuse taxe sur l’essence qui augmente) que seront financés les tarifs subventionnés des promoteurs éoliens pour payer la dette que l’État a à l’égard d’EDF, mais également les 150 milliards d’euros de subventions déjà engagées. Sans compter que l’État veut multiplier par trois les éoliennes en France…
En bref, l’augmentation de la fameuse taxe sur l’essence TICPE payée par les citoyens sert à financer le surcoût du rachat de l’éolien au profit exclusif des actionnaires des consortiums industriels éoliens… qui sont, pour certains, sous contrôle chinois.
Les Français, en allant s’approvisionner en essence, contribuent donc à l’augmentation exponentielle des bénéfices déjà considérables des sociétés de production d’électricité d’origine éolienne avec la complicité active du gouvernement qui participe de ce véritable racket.
Dans cette mesure, si le gouvernement français ne stoppe pas sans délai cette politique éolienne débridée au travers de cette transition énergétique, nous allons assister, dans les mois qui viennent, à une explosion fiscale et à une augmentation déjà préparée de l’essence génératrices de mouvements populaires jusque-là inégalés et dont l’issue reste, à ce jour, inconnue.
Point-de-vue. « Contre le pouvoir macronien que vienne une insurrection populaire » plaide Gérard Charollois dans sa lettre hebdomadaire.
Ceux qui gouvernent, ici et ailleurs, souffrent d’un esprit sectaire et obsessionnel. Leur unique dessein est l’argent et le service de ceux qui le détiennent. Tout le reste les indiffère et sert de prétexte à de juteuses spéculations et à des manipulations antisociales et anti-écologiques.
Ils n’invoquent la santé publique, la défense de « l’environnement » que pour créer des occasions de profits et même les Droits de l’Homme deviennent les « droits de l’homme d’affaires ».
Jeu de dupes
L’opinion est souvent abusée par ce jeu de dupes. Ainsi, naguère, les affairistes promurent les « biocarburants » qui n’étaient que des agro-carburants.
Nombre de gens furent abusés par ce projet qui devait libérer les peuples du pétrole, en oubliant que pour produire des huiles végétales de substitution, il faut cultiver, donc déboiser, amender les sols, épandre force nitrates et pesticides, grands consommateurs de pétrole, d’énergie et motorisation.
Désormais, le mirage s’est dissipé et tous ont compris la nocivité des agro-carburants chers à la FNSEA et aux filières.
Puis, vinrent la mode des « énergies renouvelables », terminologie prometteuse derrière laquelle se cachent d’autres filières en mal de spéculation.
Les gaz à effets de serre menacent le climat et le nucléaire produit des déchets encombrants que la science maîtrise mal et qui doivent être stockés dans l’attente de la mise au point d’une hypothétique technique de neutralisation.
L’industrie du vent
Il suffit, pour la prestidigitation mercantile, de remplacer les centrales électriques au charbon, au gaz et au nucléaire par d’inoffensives éoliennes.
Le vent, c’est sympathique, n’est-ce pas ?
Double duperie. Les champs d’éoliennes ne remplaceront pas les centrales thermiques et leur implantation, consommatrice d’espaces naturels, exigent des milliers de tonnes de béton et divers métaux.
Surtout, ces géantes barrant les paysages deviennent des hachoirs à oiseaux et à chauves-souris qui ne nous demandaient rien.
Les partisans des éoliennes se partagent en deux groupes fort différents. D’un côté, de vrais militants antinucléaires croient de bonne foi supprimer le péril de la radioactivité en produisant de l’électricité grâce à Éole.
D’un autre côté, de cyniques et cupides spéculateurs voient dans cette vertueuse opportunité l’occasion de réaliser de très juteuses opérations financières. La soif du profit les anime et ils sont actionnaires dans ce créneau comme ils auraient pu l’être dans l’extraction de l’amiante, dans l’industrie du tabac, de l’armement ou des pesticides.
La peste et le choléra
Qu’importe le poison pourvu qu’ils aient l’ivresse du lucre !
Or, fournir 10% d’agro carburants dans un plein d’essence ou alimenter le réseau électrique par 30% d’énergie peinte en vert n’empêcheront ni les pollutions, ni la persistance du recours au pétrole et au nucléaire.
On ne fait qu’ajouter la peste au choléra.
On abat des forêts, transforme des couloirs de migration des oiseaux en cimetières pour enrichir des industriels sans éliminer les autres périls. Vous aurez partout des éoliennes et toujours du nucléaire et du thermique d’hydrocarbures.
Le choix n’est pas entre l’un ou l’autre.
Ce que veulent les dirigeants, c’est faire marcher les affaires.
Prenons un autre exemple d’actualité. Le gouvernement « Macronien » taxe lourdement le diesel au nom de la lutte contre la pollution de l’air et pour inciter les mauvais citoyens qui roulent « sale » à moins produire de particules hautement toxiques.
Très bien, voilà qui semble conforme à la défense de la santé publique ! Mais alors, pourquoi ne pas taxer le carburant du trafic aérien, du trafic maritime ? Pourquoi ne pas imposer le ferroutage en mettant les camions sur des trains pour les transports sur de grandes distances ?
Pourquoi ne pas majorer la prime au changement de véhicule en refusant ladite prime aux acquéreurs de voitures diesel ?
Bien sûr, pour les adorateurs du Marché, il ne faut pas nuire aux affaires et on peut même encourager l’achat de nouvelles voitures diesel.
Écologie, tu es bonne fille.
Un Dieu : l’argent
Que d’occasions de profits tu offres aux oligarques !
D’ailleurs, si ce gouvernement se souciait rien qu’un peu de la mort de la nature, il abolirait la chasse loisir et sauverait la faune sauvage qui se meurt.
Il s’opposerait aux projets de déménagements des sites promus par les élus locaux en mal de routes nouvelles, de zones artisanales, de lotissements.
Ne soyez plus dupes, la secte n’a qu’un dieu : l’argent.
Contre la suppression de l’impôt sur la fortune, contre la majoration de la CSG, contre le blocage des salaires, contre la constante réduction de l’opportune dépense publique, contre la veulerie en face des « chascistes », en une idée, contre le pouvoir « macronien » que vienne une insurrection populaire.
Quand l’injustice fait loi
Je n’ai pas soutenu les bonnets rouges qui exhalaient le poujadisme, la râlerie de « beaufs » ringards.
Aujourd’hui, j’approuve toute initiative contre un pouvoir funeste, au service du Marché, des banques et de la finance et donc, je considère avec sympathie le mouvement des gilets jaunes.
Le peuple ne peut plus subir des régressions sectorielles.
Il est absurde un jour de manifester pour l’hôpital, le lendemain pour l’école, pour la poste, pour la justice, pour la police, pour les retraités, pour les étudiants, pour les automobilistes, pour les animaux et la nature, pour les chômeurs, pour les travailleurs pauvres, pour les cheminots, pour les classes moyennes sacrifiées.
Quand l’injustice fait la loi, le peuple doit entrer en insurrection et peu importe que les opposants bottent les fesses du pouvoir du pied gauche ou du pied droit.
Partout dans le monde, le pouvoir du Marché joue des divisions des strates sociales et des égotismes des chefs de partis.
La révolution socialiste-libertaire et écologiste passe par l’union de tous y compris de ceux qui peuvent sembler aux antipodes mais qui nous rejoignent dans la condamnation d’un système d’inégalités et de violences.
Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
UNE FORCE POUR LE VIVANT

https://infodujour.fr/environnement/19376-les-paravents-ecologiques-des-impostures

16/11/1851 députés LR défendent une autre politique énergétique
51 députés LR ont signé ce texte rédigé par le député du Vaucluse, Julien Aubert, président du mouvement Oser la France et président du groupe d'études "Enjeux économiques de la filière industrielle énergétique". Un texte qui remet l'industrie nucléaire au coeur du jeu et propose un moratoire sur l'éolien en cas de contentieux local.
Cette tribune a été écrite par le député LR Julien AUBERT, député de Vaucluse, président d'Oser la France, rapporteur spécial des crédits " Environnement/Energie " pour la Commission des Finances et président du groupe d'études " Enjeux économiques de la filière industrielle énergétique ".
Mi-Novembre, le gouvernement annoncera ses arbitrages pour la future programmation pluriannuelle de l'énergie. Les Républicains espèrent que ce sera l'occasion de rompre avec les errements de l'ère Hollande, qui par leur aveuglement idéologique ont conduit à copier la transition énergétique à l'Allemande. Devant nous, il y a en effet 12 Chantiers d'Hercule. Les cinq premiers chantiers sont liés à la définition des objectifs et de la conduite d'une politique de transition qui, présentée comme une urgence absolue, se fait dans le désordre et au prix d'une fiscalité écologique qui devient étouffante, comme le montre la grogne sur les carburants.
Le premier chantier doit donc d’être de définir très précisément nos objectifs. Pour les Républicains, l’objectif numéro 1 doit être de réduire notre dépendance au carbone fossile, qui nous coûte cher, et de le faire en minimisant le coût pour le contribuable de la tonne d’émission de CO2. C’est un impératif de souveraineté, d’indépendance et de compétitivité. Cela suppose d’écarter d’autres objectifs comme celui de la dénucléarisation, voulue par les écologistes notamment : le nucléaire ne produit pas de CO2 et est consubstantiel de la dissuasion nucléaire française. Cela signifie aussi de mener une transition énergétique qui privilégie la substitution d’énergies décarbonées au fossile, en privilégiant celles qui maximisent nos emplois industriels, minimisent notre coût budgétaire et notre dépendance aux métaux rares.
Conserver un potentiel nucléaire
Le second chantier est donc de remettre à plat nos différentes politiques de soutien, en les auditant de manière globale et sur des éléments chiffrés comparables. Il faut certainement réfléchir en coût complet pour le nucléaire (démantèlement, déchets) mais aussi pour les énergies intermittentes (moindre taux de charge, moindre durée, impact sur le réseau) ou la biomasse et introduire des éléments de paramètre comme la dépendance aux métaux rares, l’existence d’une industrie nationale, la nature des emplois créés. CITE, Certificats d’économie d’énergie (CEE), éco-prêts, la taxe carbone… les outils sont devenus nombreux et incompris. Afin de mieux piloter la coordination des objectifs nationaux et des initiatives locales, il est urgent pour cela de créer un commissariat de la planification énergétique, chargé de conclure des contrats d’objectifs et de moyens avec les collectivités territoriales pour éviter le doublonnage des moyens publics et le gaspillage, notamment au niveau du financement des études préalables. Cela veut dire arrêter de parler de programmation – politique, volontariste et souvent irréaliste – et faire une véritable planification – scientifique mais aussi budgétaire, avec une vue d’ensemble des territoires, des enjeux, des objectifs et des énergies.
Le chantier numéro 3 suppose de rester humble devant les incertitudes techniques et la variabilité des prix du marché : nous devons bâtir une transition énergétique flexible, c’est-à-dire capable d’encaisser les à-coups et d’être réorientée au besoin. Ceci tranche avec l’approche digne du Gosplan retenue par les présidents Hollande, puis Macron, consistant à fixer des objectifs extrêmement ambitieux dans des délais très courts, en négligeant la résistance sociale ou les coûts engendrés. Sous forme de slogan - -30% en 2030, - 40% en 2040 – le politique produit du chiffre rond comme s’il s’agissait d’un problème théorique, et non d’un sujet concret et essentiel pour les besoins des Français. Le gouvernement oublie que nous pesons 1 % des émissions, et qu’il ne sert à rien de commettre un hara-kiri économique pour obtenir un impact mondial proche de zéro, car nous sommes déjà un pays peu producteur de CO2. De la même manière, il faut arrêter avec des choix définitifs comme le tout-électrique – ce qui exclut les formidables potentialités du biogaz ou de la filière hydrogène, qui bénéficieront d’un moindre accompagnement en termes d’infrastructures de support et ne pourront pas se développer de manière libre – ou la lente asphyxie de la filière nucléaire, au prétexte qu’elle serait finie.
Il résulte de ces trois constats deux chantiers qui en découlent logiquement : premièrement, il nous faut déployer l’énergie électrique dans les usages (véhicules électriques, chauffage) uniquement si elle est décarbonée, ce qui suppose d’éviter l’écueil allemand qui jumelle ses éoliennes avec des centrales thermiques et de penser la production avec l’utilisation. Ensuite, il nous faut investir massivement dans la recherche sur le stockage électrique et sur la gestion des réseaux, qui demain devront arbitrer entre des modes de production centralisés descendants (de type hydro-électricité) et des modes de production décentralisés remontants (de type photovoltaïque).
Concernant l’électrique, nous refusons d’opposer nucléaire et énergies renouvelables. Plusieurs chantiers méritent d’être ouverts : notre sixième chantier est de préserver le cycle nucléaire de retraitement des déchets en combattant la politique actuelle du gouvernement qui cherche à étouffer le projet de 4ème génération ASTRID. Sans cette quatrième génération, le problème du retraitement des déchets va devenir ingérable, et c’est bien ce qu’espèrent les adversaires du nucléaire : faute de solution pour transmuter les déchets, on devra entreposer du plutonium au fond des galeries du laboratoire souterrain CIGEO de Bure, contrairement à ce qui avait été promis aux populations locales en 1991. Alors que certains pays comme la Chine veulent investir dans la 4ème génération, nous allons sacrifier plusieurs années de recherche en organisant une impasse ? Ce serait criminel.
Notre septième chantier est bel et bien de conserver un potentiel nucléaire, c’est-à-dire nos capacités industrielles, nos emplois, nos savoir-faire. Plutôt que de décréter la mort des centrales les plus anciennes, au risque de provoquer une catastrophe sociale dans les départements concernés, et de tuer Orano, car ces centrales sont « moxées » c’est-à-dire qu’elles nourrissent l’usine de retraitement de La Hague, il convient de donner de la visibilité au secteur avec un plan, site par site prévoyant la fermeture prévisionnelle des tranches, les budgets de démantèlement fléchés, les déchets les moins dangereux pouvant être stockés sur place, et les tranches nouvelles devant être construites. Il ne s’agira pas forcément d’EPR et la France gagnerait à réfléchir à des modules plus petits, en travaillant notamment avec le Japon.
Notre huitième chantier doit être de planifier le déploiement du photovoltaïque dans une logique d’aménagement du territoire. Les recettes tirées de ces panneaux peuvent être un complément bien utile pour faire face aux variabilités de l’activité agricole par exemple. Voilà pourquoi, il faut encourager les agriculteurs à se doter de tels panneaux, en créant un fonds spécifique capable de descendre sur de petits investissements car le réseau bancaire et même la BPI sont trop frileux.
Un moratoire sur l'éolien
A l’inverse, sur l’éolien terrestre et maritime, qui fait face à une véritable fronde du fait de l’atteinte portée aux paysages ou au fond des mers, il nous apparaît préférable de déclarer un moratoire pour les projets où aucun consensus local n’est constaté. Ce neuvième chantier supposera de réévaluer le coût réel de cette technologie, disproportionné par rapport à ses avantages. Seul l’éolien flottant, plus loin des côtes, échapperait à ce moratoire.
Coté fossile, notre objectif devant être de réduire notre dépendance, nous devons agir au niveau des transports et du logement, mais en ciblant spécifiquement certains points. Notre dixième chantier est de structurer des filières nationales de biogaz, énergie essentielle de la transition énergétique, en obligeant la conversion de certaines flottes captives (taxis, poids-lourds, ambulances, véhicules de l’administration) pour créer un marché et une demande capable de tirer tous les atouts de cette filière. Coté logement et économies d’énergie, nous devons engager un plan ciblé sur les centres-villes anciens en demandant à la Poste de former ses agents au diagnostic énergétique, car c’est la seule manière de rentrer chez l’habitant, et en concentrant les aides sur la rénovation énergétique des logements chauffés au fossile, avec une prime à la casse des vieilles chaudières.
Le dernier et douzième chantier est le plus compliqué : il s’agit de remettre l’Homme au cœur de la transition énergétique et sortir de l’obscurantisme écologique qui sous couvert de catastrophisme cherche à imposer un modèle économique basé sur la décroissance ou le malthusianisme. Faire moins d’enfants, dégrader la qualité de vie des français, leur imposer des pylônes hideux ou des taxes absurdes ne les convaincront jamais de la nature des efforts. Aujourd’hui, la transition énergétique parle d’environnement mais oublie l’Homme. Elle est antisociale en taxant les pauvres et les ruraux pour les punir de leur mauvaise consommation. Elle se gausse de la science et du bon sens en refusant de regarder les rentabilités des énergies et en accusant le nucléaire d’avoir la rage pour mieux le noyer. C’est bel et bien une certaine idée de la place de l’Homme que les Républicains entendent porter dans le débat public.
Les signataires de la tribune :
-Thibault BAZIN, député de Meurthe-et-Moselle
-Valérie BEAUVAIS, députée de la Marne
-Emilie BONNIVARD, députée de la Savoie
-Valérie BOYER, députée des Bouches-du-Rhône
-Xavier BRETON, député de l’Ain
-Bernard BROCHAND, député des Alpes-Maritimes
-Fabrice BRUN, député de l’Ardèche
-Gilles CARREZ, député du Val-de-Marne
-Jacques CATTIN, député du Haut-Rhin
-Gérard CHERPION, député des Vosges
-Dino CINIERI, député de la Loire
-Pierre CORDIER, député des Ardennes
-Olivier DASSAULT, député de l’Oise
-Bernard DEFLESSELLES, député des Bouches-du-Rhône
-Vincent DESCOEUR, député du Cantal
-Julien DIVE, député de l’Aisne
-Charles de la VERPILLIERE, député de l’Ain
-Jean-Pierre DOOR, député du Loiret
-Annie GENEVARD, députée du Doubs et vice-présidente de l’Assemblée nationale
-Philippe GOSSELIN, député de la Manche
-Michel HERBILLON, député du Val-de-Marne
-Patrick HETZEL, député du Bas-Rhin
-Valérie LACROUTE, députée de Seine-et-Marne
-Guillaume LARRIVE, député de l’Yonne
-Marc LE FUR, député des Côtes-d’Armor et vice-président de l’Assemblée nationale
-David LORION, député de la Réunion
-Véronique LOUWAGIE, députée de l’Orne
-Emmanuel MAQUET, député de la Somme
-Olivier MARLEIX, député d’Eure-et-Loir
-Jean-Louis MASSON, député du Var
-Jérôme NURY, député de l’Orne
-Jean-François PARIGI, député de Seine-et-Marne
-Bérengère POLETTI, députée des Ardennes
-Didier QUENTIN, député de Charente-Maritime
-Nadia RAMASSAMY, députée de la Réunion
-Robin REDA, député de l’Essonne
-Frédéric REISS, député du Bas-Rhin
-Jean-Luc REITZER, député du Haut-Rhin
- Raphaël SCHELLENBERGER, député du Haut-Rhin
-Jean-Marie SERMIER, député du Jura
-Eric STRAUMANN, député du Haut-Rhin
-Jean-Charles TAUGOURDEAU, député de Maine-et-Loire
-Guy TEISSIER, député des Bouches-du-Rhône
-Jean-Louis THIERIOT, député de Seine-et-Marne
-Isabelle VALENTIN, députée de Haute-Loire
-Patrice VERCHERE, député du Rhône
-Arnaud VIALA, député de l’Aveyron
-Michel VIALAY, député des Yvelines
-Stéphane VIRY, député des Vosges
-Eric WOERTH, député de l’Oise et président de la Commission des Finances
https://www.challenges.fr/tribunes/51-deputes-lr-defendent-une-autre-politique-energetique_626236


15/11/18Electricité: une période sous tension s’ouvre pour RTE
Confronté à de nombreuses incertitudes sur l’arrêt et le raccordement de moyens de production et sur la disponibilité du parc nucléaire, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité appelle à relancer les économies d’énergie, à accroître la mise en service d’énergies renouvelables et à ne pas fermer tout de suite les centrales au charbon.
Les rédacteurs de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) auront-ils le temps d’intégrer à leur projet les dernières réflexions des ingénieurs de RTE? Il faut l’espérer. Car il en va de notre fourniture d’électricité.
Ce jeudi, RTE publiait son diagnostic pour la sécurité d’approvisionnement, un exercice de prospective portant jusqu’à 2023. Exercice complexe qui consiste, à partir d’une multitude de données pas toujours arrêtées (l’évolution de la consommation d’électricité, par exemple) à esquisser l’image du système électrique tricolore dans les prochaines années.
En se basant sur ses propres scénarios, les annonces du gouvernement et des opérateurs, des informations diverses (visites décennales des réacteurs d’EDF, mise en œuvre des champs éoliens), le gestionnaire du réseau de transport d’électricité a tiré des bilans prévisionnels à court (cet hiver), moyen (jusqu’en 2020) et un peu plus long terme (2023).
ASSEZ D'EAU POUR L'HIVER
A moins d’un hiver particulièrement rigoureux, le responsable de l’équilibre du réseau est confiant. «Le stock hydraulique des centrales hydroélectriques est bon, la disponibilité du parc nucléaire devrait être meilleure que lors de l’hiver dernier et la consommation reste stable», résume Jean-Paul Roubin. Si les températures ne sont pas trop fraîches, le système électrique passera l’hiver sans encombre. En revanche, si le thermomètre plonge trop longtemps sous les normales saisonnières, la situation se tendra. «Nous passerons alors d’une consommation de 85.000 à 100.000 mégawatts (MW)», explique le directeur d’exploitation de RTE.
ACTIONS ‘POST-MARCHÉ’
Un saut qu’il faudra assurer, surtout entre février et mars, période durant laquelle 4 à 5 réacteurs (contre trois l’an dernier) subiront des opérations de maintenance. Et il ne faudra plus compter sur tout le parc de pointe: l’un des groupes de la centrale de Cordemais (700 MW) ayant été définitivement arrêté en mars dernier. Fort heureusement, l’entreprise peut en pareil cas engager quelques actions ‘post-marché’, de l’appel aux consommateurs à réduire leur consommation, à l’effacement des entreprises interruptibles, en passant par la baisse de la tension. Dernière mesure avant les ‘coupures ciblées’.
PAS ASSEZ DE RENOUVELABLES
C’est pourtant après cet hiver que les choses devraient se corser. Pour décarboner son parc de production, EDF a cessé d’exploiter ses unités carburant au fioul lourd. «Cette diminution du parc n’a pas été compensée par les énergies renouvelables, dont le déploiement est plus lent que prévu, ni par la mise en service de l’EPR de Flamanville», regrette Olivier Grabette, directeur général adjoint. Ce n’est pas tout.
EN ATTENDANT L'EPR
Avec l’accumulation des problèmes de fabrication, la mise en service du premier EPR tricolore reste incertaine. D’ici à 2023, EDF et l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) ont aussi programmé 32 visites décennales de réacteurs. Etape indispensable à l’allongement de la durée de vie des réacteurs, ces grands chantiers (trois à quatre mois par tranche) sont toujours plus longs que prévu, notamment depuis 2014. Une moindre disponibilité annoncée du parc nucléaire, couplée à la faible montée en puissance du photovoltaïque et de l’éolien (marin notamment) ouvre une plage d’incertitudes pour la période 2019-2023.
FERMETURE PROGRESSIVE DU CHARBON
Le passage de ce goulet ne se fera sans douleur qu’à de nombreuses conditions. A commencer par la mise en service de l’EPR et de la centrale au gaz de Landivisiau. La filiale d’EDF attend aussi beaucoup de la multiplication des parcs solaires et éoliens. RTE table ainsi sur le raccordement de 1.400 MW éoliens supplémentaires par an et 1.800 MWc de photovoltaïques. Soit un accroissement de 17% par an pour l’éolien et de 100% pour le solaire, par rapport au rythme moyen d’installation observé ces dernières années. Un effort jugé indispensable: «Le développement des énergies renouvelables n’est pas uniquement une question de verdissement du mix: il s’agit d’un impératif de sécurité d’approvisionnement», souligne un document du GRT. En attendant, RTE demande une fermeture très progressive des centrales au charbon.
ÉCONOMIES D'ÉNERGIE
La France devrait bénéficier de trois nouvelles interconnexions électriques, deux avec le Royaume-Uni et une avec l’Italie à l’horizon 2021. De quoi soulager le réseau français à certaines périodes, mais ce ne sera pas suffisant. Raison pour laquelle François Brottes entend pousser les mesures de maîtrise des consommations: «C’est l’un des principaux leviers pour nous redonner des marges de manœuvre», estime le président du directoire du gestionnaire des lignes à haute tension. Reste aux opérateurs à proposer à leurs millions de clients des offres tarifaires plus attractives.
RTE travaille aussi avec les agrégateurs, ces entreprises qui font commerce des capacités d’effacement de certains industriels. «Certaines années, une entreprise sur deux que nous contactions pour qu’elle réduise sa demande en période de pointe le faisait effectivement», explique Olivier Grabette. Pas simple, décidément, d’équilibrer un réseau.
Dunkerque. A l'occasion d'un comité interministériel de la mer à Dunkerque, le Premier ministre Edouard Philippe a précisé le calendrier du parc éolien prévu au large du port nordiste, d'une puissance de 500 mégawatts. «Les candidats déposeront leurs offres dans 4 mois et nous serons en mesure de désigner le lauréat mi-2019», a annoncé l'ancien maire du Havre. Initialement, les lauréats auraient dû être sélectionnés avant la fin 2018. Dix groupements français et étrangers ont été présélectionnés en mai 2017, dont EDF et Engie, l'Espagnol Iberdrola, le Norvégien Statoil ou encore le Suédois Vattenfall. Le cahier des charges de l’appel d’offres leur a été transmis ce jeudi 15 novembre.

15/11/18Le solaire bat l'éolien
Bonne nouvelle pour l’énergie solaire, déconvenue pour la filière éolienne. Le 6 novembre, le ministère de la Transition écologique et solidaire a annoncé les lauréats de son appel d’offres expérimental, qui mettait en concurrence des grandes centrales solaires au sol avec des projets éoliens terrestres, comme le demande de plus en plus l’Europe. Jugées plus compétitives que les éoliennes, les centrales solaires photovoltaïques ont été préférées pour l’ensemble des projets. Au total, 16 projets de centrales solaires photovoltaïques ont été sélectionnés pour une puissance de 200 mégawatts. Les projets lauréats de cet appel d’offres valoriseront l’électricité produite à un prix moyen de 54,94 euros par mégawattheure, selon le ministère de la Transition écologique et solidaire.
https://www.usinenouvelle.com/article/le-solaire-bat-l-eolien.N768149

13/11/18 : LA FILIÈRE ÉOLIENNE EN MARCHE CONTRE LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE 😡😡😡
Partenaire de la 9ème édition du Colloque National Éolien, L’EnerGeek est allé à la rencontre d’une filière qui représente près de 17 000 emplois et qui contribue activement à la densification du réseau énergétique français. Découvrez ainsi comment Tanguy Levesque (Vestas), Julien Suillerot (RES), Frédéric Petit (Siemens Gamesa) participent à l’innovation dans notre pays pour « Make Our Planet Great Again ».
Comment vous positionnez vous sur le marché de l’éolien en France (quelle puissance installée, combien d’emplois…) ?
Tanguy Levesque (Vestas) : après 16 ans en France, nous sommes leader du marché éolien avec environ 25% des parts de marché. Au total, cela représente 4 GW de puissance installée, soit 1900 machines et l’équivalent de la consommation électrique de 3,2 millions de ménages, hors chauffage. Le secteur de l’éolien est vraiment créateur d’embauches avec plus de 17 000 emplois en France, dont 430 chez Vestas France, dans un groupe qui compte un total de 24 400 personnes. Sur les 430 personnes, on compte 300 techniciens qui réalisent la maintenance de nos turbines. La disponibilité des machines devant être maximale, nous implantons des équipes en région, au plus proche de nos éoliennes. Ces équipements peuvent être exploités jusqu’à 25 ans après leur mise en service, voire plus en cas de repowering. En 2019, nous pensons réaliser au moins 100 embauches supplémentaires. Vestas est aussi leader sur le marché mondial de l’éolien, nous allons atteindre 100 GW de puissance installée cette année, dans 79 pays différents.
Julien Suillerot (RES) : RES en France c’est l’histoire d’une fusion entre Eol technologie et RES le groupe britannique pionnier dans le développement des énergies renouvelables. Nous disposons d’une solide expertise au sein d’une entreprise qui s’appuie sur 35 années d’expérience. Aujourd’hui, nous sommes implantés un peu partout dans le monde : aux Etats-Unis, en Australie, en France, en Allemagne et évidemment en Angleterre… On développe principalement des projets éoliens, mais aussi et de plus en plus, des projets solaires. Nous conduisons des opérations depuis nos bases de Montpellier, Dijon, Béziers, Paris, Bordeaux ou encore à Lyon. Au total, nous avons développé plus de 720 mégawatts nous avons conservés. Nos territoires de prédilection : la Montagne noire avec la Tramontane, les vallées du Rhône avec le Mistral, se partagent les plus nombreuses installations mais nous développons des puissances significatives dans d’autres régions comme en Bourgogne, Grand Est, Nouvelle Aquitaine…
Frédéric Petit (Siemens Gamesa) : La fusion entre Siemens Wind Power et Gamesa en avril 2017 a été imaginée pour devenir leader sur le marché éolien. Nous sommes par ailleurs le seul acteur en France à être présent sur la totalité des segments du marché de l’éolien, et nous sommes un acteur 100% européen. Au niveau mondial, nous sommes numéro 2 en termes de parts de marché sur l’éolien terrestre, et nous sommes numéro 1 pour l’éolien en mer. Nous avons une base installée sur tous les continents. En France, nous disposons d’une base installée dans l’éolien terrestre supérieure à 1500 mégawatts avec plus d’une centaine d’employés. En plus du projet industriel au Havre pour l’éolien en mer, nous avons également un centre de Recherche et Développement à Rouen. Grâce à cette bonne implantation, sur la seule année 2017, nous avons raccordé 184 MW d’éolien terrestre sur le réseau national. Nous étions donc numéro 4 sur le marché en France.
Quelles sont vos perspectives de développement ? Et pour les éoliennes offshore ?
Tanguy Levesque (Vestas) : Nous suivons avec attention les démarches du gouvernement, notamment dans le cadre de la publication de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) en novembre 2018. Au sein de Vestas, nous travaillons sur différentes technologies et on observe une baisse drastique des coûts de l’énergie, au cours des 5 dernières années. C’est pourquoi il nous semble logique de poursuivre cette démarche, afin que l’on puisse atteindre l’objectif des 23% d’EnR en 2020. En l’état pourtant, l’objectif semble difficile à atteindre, il faudrait que l’on puisse au moins être en mesure d’installer 2000 MW par an, contre 1700MW aujourd’hui.
Au-delà de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), ce qu’on aimerait obtenir c’est avant tout des procédures de développement un peu plus courtes. Pour installer une éolienne en France il faut compter au minimum 7 ans, entre le moment ou vous démarrez les premières études et où vous voyez les turbines montées.
En France, nous n’avons pas participé aux premiers appels d’offres, mais nous restons attentifs aux futurs projets qui seront menés sur la très vaste façade maritime française. Toutefois, là encore, on peut souligner les importants délais avant la mise en service d’un parc éolien offshore en France. Nous installons en effet quotidiennement des parcs en Europe du Nord.
Julien Suillerot (RES) :Si on doit parler de la PPE ou du marché français de l’éolien en général, il faut rappeler qu’environ 1700 mégawatts ont été raccordés l’année dernière, ce qui est significatif. Toutefois, de nombreux freins demeurent. Prenons un cas concret, si l’on écoute l’armée, une immense partie du territoire ne pourrait pas accueillir d’éoliennes… Seulement de telles restrictions sont pourtant inenvisageables si l’on souhaite sérieusement atteindre les objectifs de la transition énergétique. Par ailleurs, en France, nous installons des éoliennes d’environ 150 mètres, car nous ne pouvons pas opter pour les dernières technologies disponibles sur le marché… Si nous améliorons l’ensemble de ces points perfectibles nous atteindrons très rapidement la parité réseau ; les énergies renouvelables et les éoliennes en particulier sont dans cette dynamique afin de lutter contre le réchauffement climatique à faible coût. RES a d’ailleurs une vision très ambitieuse : un avenir où chacun aura accès à une énergie compétitive et sobre en carbone. . C’est dans cette optique que nous avons lancé le développement de 200 mégawatts de nouveaux projets en 2018, que nous avons demandé les autorisations pour 140 mégawatts et que nous avons obtenus les permis pour 90 mégawatts. Pour 2019, on espère pouvoir augmenter notre capacité installée de plus de 35 mégawatts. Et à l’avenir, nous visons l’installation de 100 mégawatts par an en France.
Frédéric Petit (Siemens Gamesa) : Nous avons des objectifs aussi bien sur le marché terrestre, que sur celui de l’offshore. Dans une perspective de développement, nous espérons avec France Énergie Éolienne que les raccordements atteignent les 2 gigawatts par an sur l’éolien terrestre et surtout que l’on conserve au minimum une stabilité réglementaire pour l’ensemble de la profession. Nous espérons que nous pourrons être proche de cet objectif pour la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). En revanche, sur l’éolien en mer nous restons très attentifs sur les prochains arbitrages de la PPE, qui seront cruciaux pour les professionnels alors que nous avons réussi à démontrer la compétitivité de la filière partout ailleurs en Europe. Si on garde en tête la tendance de nos voisins européens et compte-tenu de l’importante façade maritime métropolitaine française, l’éolien en mer (posé ou flottant) pourrait s’intensifier à rythme d’au moins 1 GW raccordé par an, voire 1500 MW ! A l’échelle du globe, Siemens Gamesa a installé un parc de 11GW depuis l’inauguration de la première ferme d’éoliennes posées en mer, à Vindeby au Danemark en 1991. On est donc leader sur un marché en pleine accélération, et donc en consolidation, notamment du fait de notre présence aussi bien en Europe qu’en Asie, en Chine ou à Taïwan.
Sur l’éolien flottant, nous avons également démontré notre capacité d’innovation. En effet, Siemens Gamesa a été le premier en 2009 à installer un prototype avec Equinor (ex-Statoil) de 2,3 mégawats en Norvège. Nous avons également installé la première ferme pilote à l’été 2017, de 5 éoliennes de 6 mégawatts en Écosse ; il s’agit respectivement des projets Hywind 1 et Hywind 2. En France, nous sommes par ailleurs engagés dans un projet innovant avec EDF Renouvelables. Au large de Fos-sur-Mer, avec le projet Provence Grand Large, nous allons installer prochainement avec EDF Renouvelables 3 éoliennes de 8 mégawatts. Enfin, nous sommes aussi impliqués dans un projet avec Shell et Innogy. Ce qu’il faut comprendre, c’est que les technologies de l’éolien flottant bénéficient du retour d’expérience de l’éolien en mer posé. En revanche, il existe plusieurs options pour les flotteurs ; par exemple les projets Hywind mettent en oeuvre un système SPAR, tandis que pour le projet Provence Grand Large, notre client a opté pour un système de « Tension Late Platform » (TLP) proposé par SBM Offshore. Sur l’éolien en mer posé, nous avons aussi été sélectionnés dans le cadre de trois appels d’offres, 2 via le consortium Les Eoliennes en Mer à savoir pour celui de Dieppe Le Tréport ainsi que sur celui de l’île d’Yeu et de Noirmoutier et enfin à Saint-Brieuc, au sein du consortium Ailes Marines. Nous sommes ainsi impliqués actuellement dans 4 chantiers en France.
Que répondez-vous à vos détracteurs qui vous reprochent votre impact sur la biodiversité ou sur la variabilité de votre production ?
Tanguy Levesque (Vestas) : Je vous invite à consulter le sondage qui a été réalisé par Harris Interactive à l’occasion du Colloque National Éolien. D’après ses conclusions, près de 9 Français sur 10 estiment que la transition énergétique est un enjeu prioritaire pour le pays et la planète. Encore récemment, on assistait à la marche citoyenne pour le climat lancée sur Facebook : nous vivons une époque inédite ! Par ailleurs, 73% des Français indiquent avoir une bonne image de l’éolien. Les chiffres sont éloquents si vous me permettez d’en citer quelques-uns : le grand public comme les riverains y voient ainsi d’abord une énergie « propre » (91% des riverains, 87% du grand public) et « inépuisable » (88% vs 84%), « moderne » (86% vs 77%), (…) « permettant de produire de l’énergie toute l’année » (80% vs 72%).
En ce qui concerne la variabilité de la production, la France bénéficie tout d’abord d’un foisonnement de ressources de vent, assurant une constance dans la production, qui représente en moyenne 5% de notre mix électrique.
D’autre part, nous sommes en train de mettre en place des solutions technologiques, qui nous permettront de traiter ce point : citons notamment, les réseaux intelligents, les solutions hybrides, qui regrouperont éoliennes, solaire et stockage, qui apparait comme une composante clé dans cette évolution. Nous installons ainsi un projet en Australie, qui inclut 43MW d’éolien, 15MW de solaire et 2MW de batteries Tesla.
Julien Suillerot (RES) : concernant les critiques qui sont faîtes à l’éolien, après 15 années à exercer dans le secteur, il me semble que la réglementation est suffisamment stricte, et que les contrôles sont suffisamment réguliers afin de préserver l’environnement de nos installations. De plus, avant d’obtenir des autorisations il faut réaliser des études d’impacts. Les projets doivent impérativement respecter un certain nombre de normes environnementales ! Mais si on s’intéresse vraiment à la biodiversité, à la faune et à la flore, on doit bien se résoudre à admettre que les éoliennes qui contribuent à décarboner notre économie, présentent bien plus de bénéfices que de risques.
Par ailleurs, plus nous serons en mesure de déployer des énergies dîtes variables sur le réseau, plus il va falloir développer les réseaux intelligents et le stockage, pour équilibrer la production et la consommation d’électricité. Toutefois, ces défis techniques sont largement à la portée de nos ingénieurs aujourd’hui. Cependant, il est vrai que notre outil de transport de l’électricité à originellement été pensé pour une production centralisée. Or en ce moment, de nouvelles technologies se déploient un peu partout, et il faut que le réseau s’adapte.
Frédéric Petit (Siemens Gamesa) : Comme nous avons une base installée assez significative, nous pouvons tirer des enseignements sur nos parcs éoliens en mer actuellement en prodction. Comme le confirme d’ailleurs de nombreux rapports, en matière de réserves halieutiques, les parcs offshores créent ce qu’on appelle « un effet récif », favorisant le développement des ressources. C’est ce qu’on observe sur les parcs des autres pays d’Europe. Pour la question des oiseaux, il faut évidemment regarder les zones les plus favorables. En France, la décision revient toujours en définitive au préfet maritime, qui peut notamment apprécier les différentes études d’impact. Par ailleurs, nous favorisons toujours le dialogue entre tous les acteurs, y compris avec les comités des pêches ou les riverains.
Par nature, une éolienne va produire s’il y a du vent, tout comme un panneau photovoltaïque va produire s’il y a du soleil. Toutefois, il faut commencer par rappeler que l’éolien a gagné la bataille des coûts. Aujourd’hui, elle est devenue une énergie compétitive ; au-delà de la France, on a déjà vu des appels d’offres attribués à moins de 30 euros le mégawattheure pour l’éolien terrestre. La bataille des prix a donc été gagné par l’éolien. Ensuite, si on parle de variabilité, on doit immédiatement penser aux prévisions. Nous sommes capables d’obtenir 24 heures à l’avance une vision précise de la capacité de production effective. Par ailleurs, nous travaillons également sur un troisième levier : celui du stockage. Siemens Gamesa dispose actuellement d’un prototype installé en Espagne, adapté entre autres au offgrid, c’est-à-dire aux Zones Non Interconnectées à un réseau électrique. En complément, nous testons un autre prototype qui vise à utiliser l’électricité pour produire de la chaleur, qui sera ensuite stockée dans des matériaux réfractaires, en l’occurrence de la roche de lave, pour soit alimenter un réseau de chaleur, soit à produire de la vapeur pour faire tourner un groupe turbo-alternateur afin de générer de l’électricité. Tous les principaux acteurs impliqués dans le secteur de l’énergie travaillent sur la question du stockage, et nous aurons donc inévitablement des solutions toujours plus attractives à l’avenir. De plus, au niveau européen, il existe différents régimes de vent, de telle sorte qu’il arrive que lorsqu’un anticyclone recouvre la France, d’autres pays peuvent contribuer. Et même à un niveau micro, en France, ce ne sont pas les mêmes régimes de vent entre l’Est et le Sud-Ouest de la France. Enfin, il est intéressant de noter que les situations anticycloniques arrivent souvent l’été, autrement dit quand la demande en électricité est moindre et lorsque la production solaire est la plus importante.
https://lenergeek.com/2018/11/13/eolienne-rechauffement-climatique-vestas-res-siemens-gamesa/
13/11/18 : Energie éolienne : halte aux caricatures !😠
Le pamphlet contre l'énergie éolienne de Pierre Dumont et Denis de Kergorlay "Éoliennes : chroniques d'un naufrage annoncé" (éditions François Bourin) a reçu un bon accueil dans la presse. Pourtant il caricature son sujet. Les enjeux de la transition énergétique, qui sont multiples et doivent être traités avec un minimum de probité intellectuelle, méritent mieux. Par Geoffroy de Clisson, président de l'Institut Walden pour la Transition énergétique.
Depuis quelques semaines, une partie de la presse relaye avec intérêt les thèses d'un livre présenté comme « accablant », dans lequel Pierre Dumont et Denis de Kergorlay dénoncent la multiplication des éoliennes qui « défigurent nos paysages et plombent notre économie ». Les auteurs reprochent aux pouvoirs publics leur « faiblesse coupable » et dénoncent avec vigueur le cynisme du « lobby éolien ». Nous trouvons dans la presse écrite de larges extraits de ce « réquisitoire à lire d'urgence » tant il brille, lit-on, par « la rigueur de sa logique » et par ses « enchaînements implacables ».
Nous réagissons d'abord sur le fond du livre de Pierre Dumont et Denis de Kergorlay, si tant est que nous puissions parler de fond tant les arguments avancés par les deux auteurs sont de la banale platitude que nous laissait craindre un titre sans nuance : Eoliennes, chronique d'un naufrage annoncé.
Comme trop souvent, malheureusement, dans les ouvrages qui tentent d'emporter l'adhésion en pariant sur l'indignation du lecteur, la partialité des auteurs se dissimule péniblement derrière une logique argumentative qui relève la plupart du temps de la pure improvisation scientifique. L'argumentation s'articule de la manière suivante : (i) les éoliennes sont une atteinte grave au paysage et à la préservation du patrimoine français, (ii) leur implantation procède d'une logique arbitraire (si ce n'est délibérément destructrice du paysage) et anti-démocratique (iii) la colère gronde et l'opposition des riverains monte, (iv) les éoliennes sont des aberrations techniques et économiques (v) leur développement sur le territoire français est dû au très puissant lobby éolien qui influence le gouvernement et corrompt les élus.
Convenons en préambule que la question de l'esthétique des éoliennes et de leur intégration dans le paysage mérite d'être débattue. Le problème, cependant, ne s'applique pas uniquement aux éoliennes mais aux infrastructures en général : routes, ponts, antennes, pilonnes, centrales électriques... Il est vrai, toutefois, que les éoliennes dépassent aujourd'hui souvent les 150 mètres de hauteur et sont par conséquent visibles à plusieurs kilomètres à la ronde. Il ne s'agit donc pas ici d'écarter la question de leur intégration dans le paysage mais, au moins faut-il signaler qu'en la matière, des progrès significatifs ont été fait depuis les débuts de l'éolien. De fait, Pierre Dumont et Denis de Kergorlay se gardent bien de signaler, par exemple, que les éoliennes situées sur « les belles falaises calcaires du pays de Caux si chère à Maupassant » ont été développées et mises en service en 2006 par EDF - qu'on ne peut soupçonner d'appartenir aux lobbys éoliens‒ dans un contexte où l'éolien, alors très peu développé en France, ne faisait pas encore l'objet d'une réglementation très stricte des services de l'Etat. Rappelons que le processus de développement d'un projet éolien mobilise les riverains et les élus locaux pendant plusieurs années, fait l'objet d'une enquête publique, nécessite l'accord des autorités environnementales et la consultation de plusieurs commissions paysagères (commission départementale nature paysages et sites, architectes et bâtiments de France, commission régionale du patrimoine et de l'architecture...). Le développement d'un projet éolien s'étale aujourd'hui en moyenne sur plus de dix années en France, contre environ quatre ans en Allemagne. Par ailleurs, moins de 10 % du territoire français est éligible aux critères d'implantation de l'éolien terrestre. On est donc bien loin de la profusion anarchique que dénoncent Pierre Dumont et Denis de Kergorlay. On s'interroge d'ailleurs sur la probité intellectuelle des auteurs lorsque, faisant preuve d'une indignation à géométrie variable, ils dénoncent le massacre paysager que constituent selon eux les parcs éoliens d'Honfleur et de la Veulettes-sur-Mer, en omettant de mentionner la présence quelques kilomètres plus loin de la centrale nucléaire de Paluel, qui surplombe ces mêmes falaises « sauvages ».
Faire « gronder la colère »
L'objectif, on l'aura compris, est de susciter le mécontentement, de faire « gronder la colère », celles des riverains, d'abord, qui, à en croire les auteurs, manifestent une opposition croissante contre les éoliennes qui « menacent leur environnement et leur santé », mais aussi celles de Français en général, « révoltés par le saccage de leurs paysages et le gaspillage des deniers publics ». Rien, malheureusement, ne vient étayer ce discours. En 2016, un sondage Ifop commandé par la France Energie Eolienne indiquait que 75 % des riverains et 77 % des Français avaient une image positive de l'éolien. En 2018, dans un sondage Harris interactive également commandé par la FEE, nous apprenons encore que 80 % des riverains et 73 % des Français ont une bonne image de l'énergie éolienne. On arguera peut-être que ces études, commandées par un syndicat professionnel éolien n'ont aucune valeur. A supposer que ce soit le cas, cela n'autorise pas pour autant les détracteurs de l'éoliens à affirmer l'inverse de ce qu'elles démontrent.
Intéressons-nous désormais à la partie « technique » de l'analyse. L'éolien est, selon Pierre Dumont et Denis de Kergorlay une aberration économique, couteuse et inefficace. Ainsi déclarent-ils par exemple que l'éolien terrestre produit une électricité à 82 €/MWh, soit deux fois le coût de production du nucléaire amorti. Signalons d'emblée que la Cour des Comptes, qui n'est pas connue pour sa partialité, estime en 2016 que le coût réel de l'énergie nucléaire se situe aux alentours de 60 €/MWh pour le nucléaire amorti, cette estimation ne tenant que très partiellement compte des coûts de démantèlement (dont personne aujourd'hui, pas même EDF, n'est capable d'estimer le montant) et des coûts de traitements de la filière déchets. Signalons encore que le parc nucléaire français est vieillissant et qu'en dépit des prolongations successives de la durée de vie des réacteurs, des tranches entières finiront par sortir du mix énergétique français pour obsolescence dans les dix à vingt prochaines années. En dépit de l'amélioration continue de l'efficacité énergétique des bâtiments et du développement concomitant des réseaux intelligents, ces tranches devront être remplacées par d'autres capacités de production, nucléaires, renouvelables ou fossiles. Aujourd'hui, les nouvelles centrales nucléaires développées par EDF (Flamanville en France, Hinkley Point en Angleterre, Olkiluotto en Finlande) accusent près de dix ans de retard (Flamanville et Olkiluotto), ont couté en moyenne près de trois fois leur budget initial et produiront une électricité dont le coût de revient sera supérieur à 120 €/MWh, soit près de deux fois le tarif moyen de l'éolien terrestre lors du dernier appel d'offres (65,4 €/MWh). Certes, dans un scénario 100 % renouvelable il faudrait, pour répondre à l'intermittence des énergies renouvelables, prévoir des capacités de stockage. Le coût au MW de ces capacités cependant s'effondre en suivant un rythme comparable à celui de l'effondrement des coûts de production de l'énergie solaire durant ces dix dernières années (le coût moyen de l'énergie solaire au sol supérieur à 300 €/MWh il y a 10 ans était de 52,1 €/MWh lors du dernier appel d'offres). L'énergie éolienne est donc très loin d'être une « aberration économique » défendue par quelques illuminés écologistes dogmatiques et relève d'un choix stratégique de politique énergétique dont les objectifs sont actuellement débattus dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE). Quant à l'argument « choc » selon lequel l'éolien ne produirait en moyenne qu'à 24 % de sa capacité, il doit être mis en perspective avec les 12,5 % du solaire photovoltaïque (qui n'a pas l'air de déranger les auteurs) ou encore avec les 30 % d'efficacité électrique du cycle nucléaire ou des centrales au gaz. De fait, près des deux tiers de l'énergie produite par une centrale nucléaire est perdue. La pertinence économique des énergies doit être mesurée par leur coût global de production et non par la comparaison entre leur production effective et leur capacité ou à l'efficacité énergétique de leur cycle.
Que faire du risque sanitaire?
Admettons. Mais alors que faire du risque sanitaire ? Les éoliennes, nous assure-t-on sont dangereuses pour la santé. On compare d'ailleurs volontiers, en l'absence de toute étude sérieuse sur le sujet, leur supposée nocivité à celle du tabac ou des OGM. Certes, 7 % des riverains se disent gênés par le bruit des éoliennes, mais là encore, des progrès ont été faits et les bridages acoustiques deviennent de plus en plus systématiques. Selon un arrêté de 2011, les éoliennes ne doivent pas rajouter au bruit ambiant si ce dernier est supérieur à 35 décibels (dB), plus de 5 dB le jour et 3 dB la nuit, à une distance de 500 mètres. Aujourd'hui, une éolienne à distance minimum obligatoire d'une habitation produit environ 30 dB ce qui équivaut au bruit existant dans une chambre à coucher.
Enfin vient l'argument financier, celui qui souvent s'intègre dans une théorie plus générale du complot. L'énergie éolienne, affirme-t-on d'un ton péremptoire, « donne lieu à des montages financiers souvent opaques qui ne profitent qu'à un petit nombre d'initiés ». Voilà qui assurément aiguise notre curiosité. Des montages financiers opaques ? Des dessous de table ? Un nouveau terrain de pétanque pour la mairie ? Une salle des fêtes flambant neuve ? Et tout ça sur le dos des Français qui, nous dit-on, supportent le coût de cette politique irresponsable « par leurs impôts et par les taxes perçues sur les factures d'électricité » ? Que les Français se rassurent, ils payeront aussi le prix du démantèlement des centrales nucléaires, et fort cher. Cela n'aura rien à voir avec le « lobby » éolien dont l'influence, au même titre que celle du « lobby » solaire, est au demeurant très exagérée. Cette dénonciation très virulente, pour ne pas dire outrancière de ces « lobbys » (qui sont en réalité des syndicats professionnels), est d'ailleurs curieuse de la part de Denis de Kergorlay, président du Cercle de l'Union de l'interalliée, club parisien très fermé dans lequel on retrouve notamment les dirigeants de la plupart des grandes entreprises françaises et des personnalités politiques de premier plan. Nul doute, par conséquent, que le Comte de Kergorlay s'y connaisse en lobby.
Entendons-nous bien, il ne s'agit pas ici de faire le procès de l'énergie nucléaire ou d'opposer les énergies les unes aux autres. Nous sommes aujourd'hui engagés dans un processus de transition dont les enjeux sont multiples et complexes et qui ne peuvent en tout état de cause se réduire aux visions caricaturales et aux contre-vérités relayées par le livre de Pierre Dumont et Denis de Kergorlay. Qu'une certaine presse se fasse l'écho de ce genre d'ouvrage sans aucune précaution oratoire ni recul critique doit nous interpeller et nous inquiéter. La transition énergétique est un sujet trop important pour être abandonné aux querelles idéologiques et aux conceptions féodales de l'aménagement du territoire. Les enjeux de la transition énergétique sont multiples et doivent être traités avec l'objectivité et la probité intellectuelle dont nous sommes collectivement capables. Nous espérons que la France sera à la hauteur de ce défi !
https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/energie-eolienne-halte-au-caricatures-797317.html
12/11/18
Energie éolienne : « les coûts de production augmenteront sous les effets de la guerre commerciale… »
La guerre commerciale et la fin du financement « bon marché » mettront sous pression l’industrie éolienne en 2019. Les fabricants européens d’éoliennes devraient conserver leur position de leaders pour les dix prochaines années a précisé la Coface dans un communiqué.
A l’instar des autres énergies renouvelables, l’énergie éolienne a connu une forte croissance depuis le milieu des années 2000 dans le monde entier, grâce au fort soutien des gouvernements, à sa « compétitivité-coût » avantageuse (par rapport aux centrales nucléaires ou au charbon) et à un moindre impact environnemental.
Contrairement à l’industrie solaire, la Chine n’a pas été en mesure de surpasser l’Europe dans le domaine de l’énergie éolienne car les fabricants chinois sont très dépendants du marché local et donc des changements dans le soutien public. La qualité réputée des fabricants européens repose sur un vaste écosystème où l’innovation et la concurrence sont encouragées ainsi que sur un développement global des ventes. Coface s’attend à ce que l’Europe continue à dominer au cours de la prochaine décennie, en raison de son avance technique et du fort soutien financier national et européen.
L’énergie éolienne connaît une croissance rapide du fait de la baisse des prix de vente des éoliennes, mais cet avantage s’avère être un problème pour les fabricants car cela réduit leur rentabilité et peut impacter les investissements potentiels. De plus, les prix des matières premières sont orientés à la hausse et les coûts de production augmenteront en conséquence, car l’industrie est confrontée à de nombreux autres défis :
La guerre commerciale en cours
Les éoliennes étant principalement fabriquées en acier, l’industrie souffrira des mesures protectionnistes mises en œuvre depuis juin 2018. Les coûts supplémentaires induits par la guerre commerciale en cours ne se feront pas sentir cette année, grâce notamment aux contrats de couverture des risques et ceux négociés préalablement avec les fournisseurs, mais en 2019, les prix des matières premières devraient augmenter. Les coûts plus élevés ne se traduiront pas dans les prix de vente, mais auront une incidence sur les résultats nets des fabricants.
Le financement bon marché semble terminé
Jusqu’à présent, le développement des parcs éoliens a reposé sur des subventions publiques et un accès facile au financement. Compte tenu du durcissement de la politique monétaire américaine, de la fin de l’assouplissement quantitatif de la BCE prévue pour la fin de l’année et de l’arrêt des subventions par certains gouvernements, l’accès aux liquidités devrait devenir plus difficile. Cette situation intensifierait la concurrence entre les fabricants d’éoliennes, ce qui entraînerait une nouvelle baisse des prix. Coface prévoit plusieurs fusions au sein de l’industrie qui permettraient aux industriels d’atteindre une taille suffisante pour faire baisser les coûts des matières premières et des équipements.
http://www.enerzine.com/energie-eolienne-les-couts-de-production-augmenteront-sous-les-effets-de-la-guerre-commerciale/25892-2018-11
11/11/18 : La duperie financière sur laquelle est fondée et prospère l'énergie éolienne en France
Pierre Dumont et Denis de Kergolay se sont intéressés au développement de l'énergie éolienne en France. Ils viennent de publier "Eoliennes : chronique d'un naufrage annoncé" aux éditions François Bourin. L'essor des éoliennes en France, destructrices du patrimoine et de notre potentiel touristique, n’obéit à aucune logique climatique ou économique. Il donne lieu à des montages financiers souvent opaques qui ne profitent qu’à un petit nombre d’initiés, alors que c’est l’ensemble des Français qui, par leurs impôts et les taxes perçues sur les factures d’électricité, supportent le coût insensé de cette politique irresponsable. Extrait 2/2.
Dès 2008, Valéry Giscard d’Estaing dénonçait, à propos de l’éolien, « un gaspillage inacceptable des fonds publics, un discours officiel trompeur, un “business” souvent douteux ».
Déjà, tout était dit !
Rappelons la duperie financière sur laquelle est fondée et prospère l’énergie éolienne en France. À l’origine du « système » figure l’obligation faite à EDF d’acheter l’électricité éolienne à un prix très supérieur au prix du marché.

Ce dispositif était le prix à payer pour convaincre les opérateurs de se lancer dans l’aventure. Sans lui, il n’y aurait pas d’éoliennes en France.
Début 2017, à la suite d’un recours d’opposants auprès de la Cour de justice de l’Union européenne, la France fut contrainte d’abandonner ce modèle de subvention.
Mais qu’à cela ne tienne : il suffit de le remplacer par un autre système de soutien.
Ainsi, désormais, les producteurs d’électricité d’origine éolienne doivent vendre eux-mêmes leur énergie sur le marché de gros, mais perçoivent une prime dans le cas où la différence entre le tarif de référence et le prix du marché est positive. Dans le cas où cette différence est négative, ce qui n’arrive évidemment jamais, ils sont censés reverser le surplus perçu. La décision de la Cour de justice de l’Union européenne a donc été contournée. L’attrait financier pour le promoteur reste le même.
Cette obligation d’achat est renforcée par la loi NOME (Nouvelle organisation des marchés de l’électricité) du 7 décembre 2010, qui oblige EDF à revendre à ses concurrents 25 % de sa production à 42 euros le MWh alors qu’elle est contrainte de l’acheter 85 euros aux producteurs éoliens.
Depuis lors, un arrêté du 13 décembre 2016 a fixé le tarif de référence pour l’éolien terrestre à 82 euros le MWh pour les dix premières années du contrat, ce tarif variant selon la durée annuelle de fonctionnement pour les cinq années suivantes. Ce dispositif s’applique aux installations comprenant au maximum six éoliennes de moins de trois MW chacune. Au-delà, le niveau de rémunération est déterminé par une mise en concurrence dans le cadre d’un appel d’offres. Dans la pratique, les promoteurs se sont immédiatement adaptés à cette « contrainte » apparente, en développant des parcs de six éoliennes maximum – juste en deçà du seuil de l’appel d’offres –, favorisant le mitage du territoire. Alors que le prix de gros de l’électricité en France est passé de 60 euros le MWh en 2011 à 35 euros le MWh en 2017…
Ce système est à ce point tentant qu’il est à l’origine de la « bulle » de l’éolien qui s’est créée au milieu des années 2000 lorsque, sous la pression des États, les grands producteurs d’énergie ont commencé à s’intéresser aux énergies renouvelables.
De grandes institutions telles que le Crédit Agricole, la Caisse des Dépôts, Engie, EDF Énergies Nouvelles, mais aussi des entreprises étrangères, comme Ikea ou Abo Wind, ont développé des filiales spécialisées dans la promotion éolienne.
D’où l’« écumage » systématique du territoire français, commune après commune, par des prospecteurs à l’affût du moindre terrain disponible.
Comme nous le confiait récemment un avocat sollicité par des opposants aux éoliennes, « il est difficile de s’opposer aux éoliennes. Il y a trop d’argent à gagner »…
Mais il y a aussi les perdants du système : ceux qui le financent– à leur insu –, à savoir les ménages français et tous les consommateurs d’électricité.
Extrait de "Eoliennes : chronique d'un naufrage annoncé", de Pierre Dumont et Denis de Kergorlay, aux éditions François Bourin

http://www.atlantico.fr/decryptage/duperie-financiere-laquelle-est-fondee-et-prospere-energie-eolienne-en-france-pierre-dumont-denis-dekergolay-3555446.html


10/11/18 : Les effets indésirables et catastrophiques des éoliennes sur nos paysages, nos territoires et nos monuments historiques
Pierre Dumont et Denis de Kergolay se sont intéressés au développement de l'énergie éolienne en France. Ils viennent de publier "Eoliennes : chronique d'un naufrage annoncé" aux éditions François Bourin. Ils abordent notamment dans cet ouvrage l'opposition croissante de la part des riverains contre les éoliennes qui menacent leur environnement et leur santé. De plus en plus de citoyens sont en effet révoltés par le saccage de leurs paysages et le gaspillage des deniers publics. Extrait 1/2.
Le choc est brutal lorsque l’on constate l’indifférence de nos dirigeants de tous bords face à la question de la destruction des paysages. À entendre les responsables politiques discourir à l’envi sur les atouts de la France et évoquer, en tête de liste, ses paysages et la beauté et l’authenticité de ses territoires, on ne peut qu’être pris de vertige devant cette contradiction flagrante : ceux-là mêmes qui mettent en avant la diversité des paysages français et le capital qu’ils représentent pour notre industrie touristique sont aussi les promoteurs de l’énergie éolienne, et donc les fossoyeurs de ce capital naturel, culturel et économique.
Le silence assourdissant, sur cette question essentielle, des ministres de la Culture qui se sont succédés depuis l’élection de François Hollande en 2012, est stupéfiant !
Sauf à considérer que les paysages et les monuments de la France ne font pas partie de notre culture…
Pourtant, selon la Convention européenne du paysage ratifiée par la France en 2006, « le paysage non seulement constitue une composante essentielle du bien-être individuel et social, mais il est aussi l’expression de la diversité du patrimoine naturel et culturel des populations, tout comme le fondement même de leur identité ».
Récemment, Emmanuel Macron confiait, opportunément, à Stéphane Bern, une mission d’évaluation et de propositions visant à sauvegarder les monuments et les sites de la France. Mais, au même moment, Nicolas Hulot déployait son plan de prolifération des éoliennes terrestres et Jacques Ménard, ministre de la Cohésion des territoires, lançait sa loi « Elan », au terme de laquelle les maires pourraient s’affranchir de l’avis des architectes des bâtiments de France, derniers remparts contre la destruction du patrimoine bâti.
Quand on présente l’objection que ces éoliennes ont pour effet d’altérer nos paysages, nos sites et nos monuments historiques, on se heurte à plusieurs types de réponses.
La première est le déni. On vous fait valoir que les considérations de protection du paysage sont déjà prises en compte. Les promoteurs insistent sur le cadre réglementaire qu’ils estiment déjà très contraignant : la distance de cinq cents mètres entre une éolienne et les habitations, l’enquête publique, les avis des différentes administrations…
Le deuxième type de réponse, c’est la reconnaissance partielle… En privé, certains, dans les cercles du pouvoir, ont l’honnêteté de ne pas nier l’impact des éoliennes sur les paysages, les sites et les monuments. Mais ils utilisent l’argument archi-usé de la résignation : « On ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs… »
Toutes proportions gardées, c’est l’argument que l’un des auteurs de ce livre se voyait déjà opposer, quand, diplomate à Bangkok en 1977, il entendait des membres éminents du Quai d’Orsay et des personnalités politiques lui répondre, lorsqu’il les alertait sur le génocide qui se déroulait au Cambodge, à quelques kilomètres de là : « C’est logique, c’est une révolution. On ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs. » Plus tard, un rescapé de ce génocide, Pin Yathay, a donné comme titre à son témoignage, L’Utopie meurtrière…
Donc, puisque l’objectif prioritaire de la transition énergétique est de « sauver la planète », tant pis s’il doit y avoir quelques dégâts collatéraux…
Cette indifférence à l’égard de nos paysages, de nos sites et monuments, bref de tout ce qui fait l’identité de la France, est une expression du cynisme et de l’inculture.
Au nom de la modernité, nous avons déjà défiguré les abords de nos villes, truffés de zones commerciales certes utiles mais pour lesquelles aucun effort d’intégration n’a jamais été fait, contrairement à d’autres pays d’Europe, comme l’Angleterre.
Et nous nous acheminons tranquillement vers un massacre du même type dans nos campagnes.
Extrait de "Eoliennes : chronique d'un naufrage annoncé", de Pierre Dumont et Denis de Kergorlay, aux éditions François Bourin


07/11/18François de Rugy préfère le solaire à l'éolien pour un appel d'offres expérimental de 200 MW
Centrales solaires contre éolien terrestre. Un appel d'offres expérimental pour une puissance de 200 MW mettait en concurrence les deux énergies renouvelables. Le 6 novembre, le ministère de la Transition écologique et solidaire a annoncé les lauréats. Il a privilégié l'énergie solaire pour l'ensemble des projets. Découvrez les.
Bonne nouvelle pour l’énergie solaire, déconvenue pour la filière éolienne. Mardi 6 novembre, le ministère de la Transition écologique et solidaire a annoncé les lauréats de son appel d’offres qui mettait en concurrence des grandes centrales solaires au sol avec des projets éoliens terrestres. Jugées plus compétitives que les éoliennes, les centrales solaires photovoltaïques ont été préférées pour l’ensemble des projets.
Ce format inhabituel d’appel d’offres était “expérimental”. Il visait à “évaluer la compétitivité relative des filières photovoltaïque au sol et éolien terrestre” et à matérialiser “l’engagement de la France auprès de la Commission européenne qui souhaite mettre les technologies en concurrence”, précise le ministère français dans un communiqué.
Est-ce que les résultats de l’appel d’offres vont orienter la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) ? Dans le même document, le ministre de la Transition écologique François de Rugy estime que cette sélection démontre “la nécessité de développer un mix électrique renouvelable équilibré et diversifié grâce à des appels d’offres permettant de jouer la complémentarité des énergies, nécessaires au mix global”.
16 projets sélectionnés pour 200 MW
Au total, 16 projets de centrales solaires photovoltaïques ont été sélectionnés pour une puissance de 200 mégawatts (MW). Les trois plus gros projets sont situés dans le Gard (18 MWc pour la centrale photovoltaïque de Beaucaire 2 porté par PLM Solaire), en Sarthe (17,993 MWc pour 408 Engergy) et en Meuse (17,985 MWc pour la centrale solaire de Goussaincourt Nord).
“Les projets lauréats de cet appel d'offres valoriseront l'électricité produite à un prix moyen de 54,94 euros par mégawattheure”, précise le ministère.
Retrouvez la liste complète des lauréats
Voir en ligne
https://www.usinenouvelle.com/article/francois-de-rugy-prefere-le-solaire-a-l-eolien-pour-un-appel-d-offres-experimental-de-200-mw.N766014

06/11/18 : L’autorisation environnementale : s'approprier la réforme pour sécuriser ses projets
Véritable symbole de la modernisation du droit de l’environnement, l’autorisation environnementale vise à simplifier la vie des entreprises sans diminuer le niveau de protection de l’environnement.
Ce dispositif, qui concerne principalement les installations classées (ICPE) et les projets Loi sur l’eau (IOTA) soumis à autorisation, intègre plus d’une dizaine d’autorisations différentes, en fusionne les procédures et dispense même de permis de construire les éoliennes terrestres concernées.
Phase amont renforcée, instruction réduite, interlocuteur unique, administration en mode projet, régime contentieux rénové… les évolutions pratiques sont nombreuses. Elles sont, de surcroît, intervenues en même temps que les réformes relatives à l’évaluation environnementale et à la participation du public, auxquelles elles sont indiscutablement liées.
Pour autant, si l’autorisation environnementale se veut un dispositif simplifié, son décryptage et sa mise en œuvre ne s’avèrent pas si simples.
Cet ouvrage offre donc les clefs pour s’approprier la réforme et identifier les nombreuses modifications qui ont été apportées, de la demande d’autorisation jusqu’aux aspects contentieux. Il fait l’objet de commentaires détaillés d’avocats et de juristes spécialisés dans la matière, enrichis de points de vue d’experts, de schémas récapitulatifs, de tableaux de synthèse ainsi que d’une check-list des pièces constitutives du dossier de demande d’autorisation, pour mieux comprendre et mieux agir.
Cet ouvrage s’adresse aux entreprises et collectivités exploitant des ICPE et/ou IOTA, aux DREAL, DD(CS)PP et DDT, aux préfectures de département, aux bureaux d’études, aux CCI, aux fédérations professionnelles et associations de protection de l’environnement.
Ouvrage collectif
2018 – Format 15 x 24 cm – 258 pages – 35 €
Editions législatives - http://www.editions-legislatives.fr
Dans son dernier ouvrage, le journaliste français Guillaume Pitron explique que la transition énergétique et numérique comporte une face cachée liée aux terres rares. Selon lui, la pollution ne serait pas éliminée, mais déplacée.
Rappelons tout d’abord que les terres rares sont des minerais (et métaux) présents en très faible quantité dans la croûte terrestre. Mélangés à d’autres matériaux plus communs et abondants, les métaux rares nécessitent l’extraction de tonnes de terres pour en obtenir quelques kilos.
Ces métaux rares tels que le zirconium, le béryllium, le vanadium ou encore le lithium – pour ne citer qu’eux – servent à l’industrie de la haute technologie (smartphones, ordinateurs, fibre optique, etc.). Mais ils sont également utilisés pour fabriquer les panneaux solaires, les éoliennes et autres voitures électriques que nous souhaitons mettre en avant pour effectuer une importante transition écologique.
Le journaliste Guillaume Pitron a été interrogé par Libération dans un article du 1er février 2018, à l’occasion de la parution de son ouvrage. Intitulé La guerre des métaux rares, La face cachée de la transition énergétique et numérique, il est le fruit d’une enquête ayant duré six années. L’intéressé y explique que la Chine contrôle désormais 95 % de la production mondiale de terres rares. Depuis son leadership acquis dans ce domaine au début des années 2000, la Chine mise désormais beaucoup sur les technologies vertes et le numérique – au point d’en faire de nouveaux moteurs de la croissance – et inonde le monde de ses produits.
Alors que la consommation de terres rares continue d’augmenter, les dérives environnementales sont bien visibles :
« En Mongolie intérieure, la principale région minière chinoise, c’est un enfer de Dante. Aucune réglementation n’est appliquée. Les usines rejettent leurs effluents toxiques directement dans les sols. La population paye un lourd tribut avec un taux de cancer très élevé.
Le problème c’est que le recyclage coûte plus cher que l’extraction. Piégés par une logique du moindre coût, les industriels préfèrent renvoyer leurs déchets en Chine et s’approvisionner directement en nouveaux minerais », explique Guillaume Pitron.
En somme, ce genre de transition énergétique et numérique a pour façade un aspect écologique. C’est cet aspect qui est qualifié de leurre par le journaliste, dont le but est de déconstruire la pensée – déjà bien ancrée – visant à dire que les énergies renouvelables sont vertes. Ces activités génèrent des pollutions qui seraient seulement déplacées à l’autre bout du monde.
https://sciencepost.fr/2018/11/la-transition-energetique-aurait-bien-une-face-cachee/

06/11/18Ecologie : l'Assemblée valide la hausse du budget 2019
Extrait : Parmi les autres mesures phares du budget 2019, 7,3 milliards d'euros (+ 1,3 %) seront investis pour financer le développement de l'éolien, du solaire ou du biogaz.
https://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/0600094668843-ecologie-lassemblee-valide-la-hausse-du-budget-2019-2219315.php

06/11/18Inesthétiques ou incontournables : faut-il résister aux éoliennes ?
DISSENSUS. Alexandre Gady, de l'association Sites et Monuments, et Stéphane Chatelin, directeur de négaWatt, s'opposent sur cette énergie nouvelle.
La France est le pays d'Europe, et peut-être du monde, qui connaît la plus forte résistance à l'installation d'éoliennes. Près de 70% des projets sont ainsi bloqués à cause de recours juridiques intentés par des associations d'"anti". Au point que le gouvernement a dû récemment toiletter la législation pour permettre à la justice de classer plus vite ces affaires, ce qui épargne aux chantiers éoliens des millions d'euros de pertes.
Paradoxe : notre pays est idéalement configuré pour accueillir ces hautes machines à vent – énormes surfaces agricoles, immenses littoraux, deuxième surface maritime mondiale… –, mais il montre toujours un retard préoccupant sur les objectifs qu'il s'est fixés : 32% d'énergies renouvelables dans sa consommation finale brute en 2030. Soit rien de moins que le double de la situation actuelle dans les douze prochaines années !
Les "Gaulois" qu'on dit "réfractaire(s) aux changements" boudent-ils vraiment les énergies nouvelles ? De nombreuses associations accusent l'éolien d'enlaidir les paysages, de pourrir l'existence de ceux qui vivent dans son voisinage, voire de rendre malade le bétail.
En réalité, les résistances riveraines pèsent moins que celles des grands acteurs institutionnels – notamment EDF – qui n'ont jamais cessé de croire que le nucléaire était la seule énergie digne de l'"excellence française". Malgré Fukushima, malgré l'enlisement des chantiers EPR, malgré ...

04/11/18Opinion | Les taxes "écologiques" ne diminuent pas les émissions de CO2
Les taxes dites écologiques, CSPE et CCE, collectent annuellement environ 20 milliards d’euros auprès des consommateurs d’électricité et des consommateurs de carburants. Contrairement à ce que croient une grande majorité de nos compatriotes, elles n’ont pratiquement pas d’influence sur nos émissions de CO2.
L'augmentation des taxes sur les carburants est mal reçue par de nombreux Français. S'agit-il d'une manifestation supplémentaire de la phobie habituelle de nos concitoyens à l'égard des taxes et impôts, accompagnée paradoxalement d'exigences supplémentaires de dépenses publiques ?
Les augmentations actées par le Gouvernement sont les conséquences des options prises par Madame Ségolène alors qu'elle était ministre de l'Environnement dans le gouvernement Valls.
Conformément aux promesses du candidat Macron reprenant une option de Madame Royal, une partie de l'augmentation (2,6 centimes d'euros par litre de gazole) de la TICPE (Taxe Intérieure de consommation sur les Produits énergétiques, ex TIPP) vise à aligner le prix du Diesel sur celui de l'essence. Remarquons que dans les mêmes conditions d'utilisation, le diesel émet moins de CO2 que l'essence, mais qu'il émet davantage de gaz toxiques et de particules fines.
La composante carbone (la Contribution Climat Énergie, CCE, créée par Ségolène Royal) de la TICPE va augmenter, passant de 8 Mds à 11,7 Mds d'euros par an en 2018. En principe, la CCE a été instituée comme une taxe croissant de façon prévisible et régulière pour inciter les automobilistes à faire le choix de véhicules faisant de moins en moins appel aux combustibles fossiles, le revenu de la taxe devant servir essentiellement au financement de la CICE (Crédit d'Impôt pour la Compétitivité et l'Emploi), ce qui ne semble pas directement lié à la lutte contre le réchauffement climatique.
En réalité, une partie de la CCE est utilisée pour participer au financement de la construction d'éoliennes et de panneaux photovoltaïques (les fameuses énergies renouvelables intermittentes, ENRi). En effet, jusqu'en 2016, ce financement était entièrement financé par une taxe sur l'électricité, la Contribution au Service Public de l'Électricité (CSPE). Le montant de cette taxe devenant insupportable pour de nombreux consommateurs d'électricité, il fut décidé de la limiter à 22,5 EUR/MWh. Toutefois, de façon prévisible, les dépenses de soutien aux ENRi ont continué à augmenter de 1,36 Mds d'euros entre 2016 et 2018 pour atteindre 8 Mds d'euros par an. Faute de grive, on mange les merles et faute de taxation additionnelle de l'électricité on décida de taxer les carburants. Ainsi, environ 1/3 de la hausse de la CCE a permis de faire face à l'augmentation du soutien aux ENRi.
On a fait croire aux Français que leurs contributions à la CSPE et à la CCE, pour un montant d'environ 20 Mds d'Euros, permettaient de lutter contre le réchauffement climatique, et donc, de limiter l'usage des combustibles fossiles. En réalité, ces contributions servent à augmenter le nombre d'éoliennes et la surface des panneaux photovoltaïques en France, sans effet sur les émissions de CO2, ainsi que l'a démontré le rapport de la Cour des comptes sur le financement des énergies renouvelables intermittentes. Elles visaient essentiellement à diminuer de façon intermittente la production d'une électricité nucléaire, elle-même non-émettrice de CO2. Une lutte cohérente et efficace contre les émissions de CO2 consisterait plutôt à diminuer le soutien aux ENRi que de l'augmenter sans limites.
La CCE serait mieux acceptée par les Français si son revenu était clairement affecté à des actions diminuant de façon indiscutable nos émissions de CO2 comme, par exemple, en subventionnant davantage leur équipement en voitures électriques ou hybrides-électriques, ou en remplaçant le chauffage au gaz par des pompes à chaleur.

https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-188346-opinion-les-taxes-ecologiques-ne-diminuent-pas-les-emissions-de-co2-2218790.php

02/11/18Ces compagnies étrangères qui ont choisi la France [Dossier]
Le marché français des énergies renouvelables a attiré de nombreuses entreprises étrangères ces derniers mois. Parti à rebours d’autres pays européens, la France offre de bonnes opportunités à des groupes ayant déjà capitalisé de l’expérience sur leur marché domestique. GreenUnivers a interrogé certains d’entre eux.
Multiplication des acteurs
Solaire, éolien, biogaz, concessions hydrauliques, ou encore fourniture d’électricité, la libéralisation du marché français de l’énergie s’accélère et les entreprises se multiplient dans le secteur. Les acteurs étrangers n’en sont pas dupes et ont commencé à s’implanter dans le pays sur le segment de la production d’énergies renouvelables, mais aussi de la fourniture d’électricité, d’abord BtoB, puis aux particuliers (Eni, Vattenfall).
Soucieux de croître rapidement dans l’Hexagone, ces nouveaux entrants multiplient les opérations de croissance externe, participant à la dynamique de concentration du secteur, avec parfois des effets d’inflation sur les prix des actifs. Pour autant, l’attrait de la France ne faiblit pas. Les acteurs vantent son potentiel en matière d’EnR et la politique de simplification administrative engagée par le gouvernement. Mais tous attendent avec impatience la publication de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) pour confirmer (ou non) les ambitions françaises en matière d’énergies renouvelables.
https://www.greenunivers.com/2018/11/ces-compagnies-etrangeres-qui-ont-choisi-la-france-dossier-190758/

31/10/18Eolien : deux parcs sortent du tarif d'achat pour gagner en rentabilité
Le développeur et gestionnaire d'actifs RES a signé, pour le compte du groupe d'investissement dans les énergies renouvelables Trig, deux accords d'achat (power purchase agreements, PPA) à prix fixe avec l'agrégateur Uniper. Ces PPA ont été signés pour trois ans à partir du 1er janvier 2019 et concernent les parcs de Haut Cabardès (Aude) et de Haut Languedoc (Hérault), pour un total de 18,2MW. L'originalité de cette annonce tient au fait que les deux parcs étaient encore sous tarif d'achat avec...
https://www.actu-environnement.com/ae/news/Eolien-deux-parcs-sortent-tarif-achat-32300.php4


31/10/18Les éoliennes, une « utopie écologique »
Le livre « Éoliennes : chronique d'un naufrage annoncé » dresse un constat accablant et sans nuances de la politique française en faveur de l'éolien.
La charge est sévère. Dans un ouvrage de 150 pages (1), Pierre Dumont et Denis de Kergorlay (ce dernier ayant longtemps œuvré dans diverses associations environnementales) annoncent un « désastre culturel, environnemental, sanitaire et financier ». Rien que ça ! Tout y passe, donc. Les éoliennes ne seraient qu'une « utopie écologique », un gouffre financier subventionné à coups de milliards d'euros, une impasse environnementale obligeant les centrales à charbon à compenser leur intermittence, une blessure visuelle, sans oublier leur impact sur la santé du voisinage. Les deux auteurs ne s'opposent pas à la transition écologique, mais ils jugent que l'emballement pour le vent est en France exagéré parce qu'il empêche d'autres moyens de production d'énergie propre de prospérer – en premier lieu, le nucléaire, dont l'impact sur l'air est neutre. La critique est souvent juste, même si l'on regrette que la passion l'emporte parfois sur les arguments rationnels. Extraits.
Le pour et (surtout) le contre
Le développement de l'éolien va-t-il permettre de réduire la part de notre électricité produite par des sources fossiles polluantes ? Cette part est déjà très faible. En 2016, elle était tombée à 6 %. Le chiffre de 2019 sera encore plus bas. Ensuite, on ne pourra l'abaisser encore davantage ; il faut en effet un minimum de production thermique afin de compenser l'extrême irrégularité des productions éolienne et photovoltaïque. Pour cette raison, le développement de l'éolien risque même de contraindre à la réouverture de centrales au gaz, actuellement arrêtées. Or le gaz est polluant, et non renouvelable. Du fait de son mariage forcé avec le gaz, l'éolien est donc une fausse énergie renouvelable, une fausse énergie propre.
L'électricité d'origine éolienne reviendrait-elle moins cher au consommateur ? Loin de là. EDF est contrainte d'acheter ce courant à un prix qui, en moyenne, atteint actuellement 82 euros le mégawattheure (MWh). Elle le revend nettement moins cher sur les marchés européens. D'où un gaspillage financier que le développement de l'éolien ne peut qu'accroître et qui sera à la charge du consommateur.
L'énergie éolienne constituerait-elle une filière industrielle et technologique indispensable à la France, en termes de création de richesse et d'emplois ? Pas davantage : nous ne produisons plus de grandes éoliennes depuis plusieurs années déjà. Les machines installées aujourd'hui en France sont toutes importées et creusent donc notre déficit commercial, déjà abyssal.
La production d'électricité en France serait-elle insuffisante, au point qu'il serait vital pour nous chauffer et nous éclairer de recourir aux sources d'énergie alternatives ? Encore non : même avec plusieurs tranches nucléaires à l'arrêt, et malgré des périodes de froid intense, la France a continué d'exporter de l'électricité au cours de l'hiver 2017-2018. En année normale, elle exporte 10 % de son électricité.
La technologie de l'éolien serait-elle écologique, révolutionnaire ou d'une efficacité redoutable ? Certes pas, elle est l'une des façons les moins efficaces et les plus onéreuses de produire de l'électricité, du fait de l'intermittence du vent. Une éolienne ne fonctionne en réalité qu'aux alentours de 25 % de sa puissance annoncée. (...)
Et pourtant, au nom de la loi sur la transition énergétique votée en août 2015, le gouvernement s'est engagé dans un programme irréaliste de développement de la capacité de production d'énergie éolienne en France d'ici à 2023, pour la faire passer d'environ 13 640 MW aujourd'hui à 26 000 MW pour les scénarios les plus ambitieux. Le pays compte aujourd'hui environ 8 000 éoliennes, il en abriterait plus de 20 000 dans les toutes prochaines années. Il en faudrait plus de 50 000 en 2050 pour que la France parvienne à remplacer sa production d'électricité d'origine nucléaire par les énergies renouvelables.
Le « cadeau » fait au renouvelable
Comment la France a-t-elle déployé sa politique dans le domaine des énergies renouvelables ? En septembre 2000, Yves Cochet, alors député (écologiste), remettait au Premier ministre Lionel Jospin un rapport sur le développement des énergies renouvelables au travers d'un système de prix garantis. Pour mettre en pratique les préconisations contenues dans ce rapport, Dominique Voynet, alors ministre de l'Environnement, imposa à EDF des prix de rachat de l'électricité compris entre 35 et 55 euros le MWh pour les parcs de moins de 12 MW, rompant ainsi avec le principe des appels d'offres en vigueur auparavant. Yves Cochet, qui lui succède en 2001, fera alors un cadeau hors de prix aux promoteurs de l'éolien en fixant le prix de rachat garanti à 83,50 euros le MWh sur quinze ans, alors que les prix de marché en Europe étaient de l'ordre de 35 euros... !
On peut s'étonner d'un prix aussi élevé, qui a certainement été négocié avec les producteurs d'énergie de l'Hexagone. Mais, en le fixant à ce niveau, le gouvernement s'attirait la bonne volonté des professionnels du secteur, sans évaluer l'ampleur des engagements financiers inconsidérés qu'il prenait sur les quinze années à venir.
Le coût écologique caché
Une éolienne « consomme » environ 1 500 mètres carrés de terrain, mais il faut y ajouter les surfaces nécessaires à la construction des routes d'accès et à l'implantation de divers équipements industriels qui donnent lieu, dans la plupart des cas, à un véritable saccage des chemins, haies et arbres environnants. Une « ferme » de 10 éoliennes, par exemple, nécessite la libération de plusieurs hectares, en fonction de l'emplacement des machines et de la distance existant entre elles. Sauf dans les cas où les éoliennes sont érigées sur des sites industriels déclassés, leur implantation dans les zones rurales, qui va mathématiquement se multiplier, ne peut donc se faire qu'aux dépens des terres agricoles. Or, selon la Fédération nationale des sociétés d'aménagement foncier et d'établissement rural (FNSafer), la réduction des surfaces agricoles connaît depuis quelques années une accélération préoccupante. En 2016, dernière année étudiée par cette fédération, entre 50 000 et 60 000 hectares de foncier agricole ont été détruits par l'urbanisation et la construction d'infrastructures. À ce rythme, la France perdra l'équivalent de la surface agricole d'un département tous les cinq ans. (...)
Les promoteurs de l'éolien oublient évidemment d'évoquer les quantités de béton nécessaires pour implanter une machine dans le sol : entre 800 et 2 000 tonnes ancrées parfois à plus de 20 mètres de profondeur, et qui y resteront pour l'éternité puisqu'en cas de démantèlement il est prévu de ne décaper ce bloc que sur un mètre de hauteur environ. C'est un béton hautement ferraillé qui engendre des pollutions à long terme, notamment sur les ressources en eau, dont le propriétaire du terrain risque d'être tenu pour seul responsable à terme.
Un problème de distance...
Référons-nous au travail effectué par l'Académie nationale de médecine, publié en mai 2017. À la pollution visuelle (dont les effets stroboscopiques) s'ajoute le bruit. Des sénateurs ont, à plusieurs reprises, en invoquant notamment les travaux de l'Académie de médecine, essayé d'obtenir par amendement une distance minimale de 1 000 mètres entre les éoliennes et les habitations. En février 2015, le sénateur socialiste Jean Germain déposait en ce sens un amendement au projet de loi de transition énergétique. Voté par le Sénat, cet amendement a été rejeté par l'Assemblée nationale, sous la pression du gouvernement et des promoteurs. Dans un rapport de 2006, cette même Académie de médecine recommandait pourtant de porter cette limite à 1 500 mètres et de réaliser une enquête épidémiologique approfondie sur les dommages sanitaires, notamment auditifs, causés par les éoliennes. Non seulement l'État n'a jamais satisfait à cette dernière demande, mais, de plus, la loi du 12 juillet 2010, dite Grenelle 2, a entériné cette distance de 500 mètres entre une éolienne et une habitation.
La CSPE : discrète mais coûteuse
Qui prend le temps de lire les lignes, à dessein minuscules, figurant au verso de ses factures d'électricité ? Si davantage de Français avaient la curiosité de le faire, ils constateraient que, parmi les taxes prélevées sur leur facture, figure une très discrète, à défaut d'être anodine, « CSPE », qui ne représente pas moins de 15 %, en moyenne, du montant total de la facture. L'électricité d'origine éolienne n'est pas rentable. Le dispositif d'obligation de rachat, par EDF, de cette électricité à un tarif hors norme risque de mettre en péril notre producteur national. Il fallait donc trouver la source de financement. D'où la CSPE, taxe instituée en 2003 et destinée à compenser les surcoûts liés aux charges de service public de l'électricité supportée par EDF et les autres concessionnaires des réseaux publics d'électricité. Elle a été complétée récemment par des prélèvements sur les autres sources d'énergie.
Les Français pourraient comprendre qu'il faille financer les surcoûts liés à la production ou à l'achat de l'électricité dans les parties de notre territoire non interconnectées au continent. (...) Ils comprendraient moins, s'ils savaient que la CSPE a augmenté de 35 % entre 2015 et 2017, qu'elle représente 15 % de leur facture d'électricité, qu'elle montera à 7,9 milliards d'euros en 2018, dont 5,45 milliards iront au soutien aux énergies renouvelables, dont l'énergie éolienne dont nous avons démontré les supposés bienfaits.
Cette hausse s'explique par l'augmentation considérable des charges liées au développement des énergies renouvelables qui vont croître de 13,1 % en 2018 (soit 5,4 milliards d'euros contre 4,3 milliards en 2016) en raison du développement de ces énergies mais aussi de la baisse du marché de gros de l'électricité qui augmente encore les compensations versées à l'éolien. Selon les calculs de la Commission de régulation de l'énergie (CRE), une baisse d'un euro par MWh des prix du marché de gros se traduit par une hausse des surcoûts de plus de 50 millions d'euros. Entre 2016 et 2018, la charge de soutien aux énergies renouvelables a donc progressé d'un milliard d'euros.
(1) Éoliennes : chronique d'un naufrage annoncé, de Pierre Dumont et Denis de Kergorlay. Éditions François Bourin. 16 euros.
https://www.lepoint.fr/economie/les-eoliennes-une-utopie-ecologique-31-10-2018-2267633_28.php

31/10/18
La grande escroquerie de la fiscalité écologique
Les chiffres non contestables de la production de gaz carbonique mettent en évidence l’escroquerie gouvernementale, la fiscalité punitive sur le carburant n’a pas de finalité écologique… La France émet 40% de CO2 de moins qu’en 1980. Le transport routier en France représente 0,1% de l’émission mondiale de CO2 et l’essence en produit plus que le diésel .Particules fines : l’essence autant que le diésel mais les véhicules électriques sont aussi responsables
Y aurait-il urgence à augmenter les taxes pour sauver la planète ?.
La production de gaz carbonique ou co2 est indéniablement liée à l’ activité humaine, personne ne le conteste. Depuis 1960 elle a été multipliée par huit ce qui est étroitement indissociable du développement.
Oui il y a urgence mais aux Etats Unis ou en Chine :à pékin l’air contient vingt fois plus de particules fines qu’à Paris et la production de CO2 est trente fois supérieure à la notre
La France n’émet pas plus de CO2 qu’en 1960 , la baisse est de 40% depuis 1980
La France sauvera-t-elle la planète ? Elle représente …0 ,8% de la production mondiale de CO2 ; même si Jupiter nous appelle au sacrifice suprême notre disparition n’aura aucun impact.
Le tableau ci-dessous démontre que notre pays ne produit pas plus de CO2 qu’en 1960…

Renchérir le coût de l’énergie dans notre pays relève du sado masochisme, car elle entraine une perte de compétitivité de nos entreprises et tout cela pour rien …
Le problème est ailleurs :
La Chine fabrique nos panneaux solaires, elle s’est fortement industrialisée, les Chinois le paient au prix fort avec une pollution délirante. L’émission de CO2 a été multiplié par 15 depuis 1960 et ce seul pays représente près du tiers du total mondial..

Peu peuplés les pays du golfe représentent neuf fois plus d’émission que la France.

Les Etats Unis, la Chine et les pays du golfe représentent la moitié de l’émission mondiale de CO2
Et Daniel Cohn Bendit en plein naufrage sénile félicite les Etats-Unis pour avoir inventé une file réservée au covoiturage…
Pourquoi faire du massacre des automobilistes français la solution pour la planète ?
Le transport routier en France représente 0,1% de l’émission mondiale de CO2 et l’essence en produit plus que le diésel
Les transports ne représentent que 13% de la production de CO2 deux fois moins que l’électricité et le chauffage domestique.
Le bilan Carbone de la production d’un kilo de tomates est le même que 20km en voiture diésel. Produire un ordinateur a les mêmes effets que parcourir 1500km en voiture
Tout dépend de la source d’énergie utilisée et nos amis allemands dont des choix surprenants
Emission de CO2 moyenne pour la fabrication et l’installation d’un panneau solaire rapport avec les autres sources d’énergie :
Panneaux solaires : 20 à 150 grammes de CO2 par kilowattheure produit (cela dépend de l’énergie utilisée lors de la fabrication.) et en Chine on utilise du charbon.
Eolien : 3 à 22 grammes
Nucléaire : 6 grammes
Hydraulique : 4 grammes
Charbon : 800 à 1050 grammes
Faut-il changer de voiture ?
La voiture électrique est-elle la solution ?
Sa fabrication et celle de ses batteries ont un bilan catastrophique, surtout si l’on utilise du charbon pour produire de l’électricité.
La comparaison essence diésel révèle des surprises :
https://www.challenges.fr/automobile/dossiers/le-diesel-emet-il-plus-de-co2-que-l-essence_500390
L’explication est à trouver, selon les experts, dans le basculement du marché de l’essence vers le diesel. En 2017, les ventes de diesel ont baissé de 5 points et représenté 47,3 % du marché.La motorisation diesel émet 20% de CO2 en moins par rapport aux moteurs à essence.
Pour le CCFA (Comité des constructeurs français d’automobiles), l’urgence est avant tout d’ »éradiquer les véhicules de plus de quinze ans, qui représentent le tiers du parc roulant en France, ce qui permettrait de faire baisser de 50 % les émissions de particules« .
La pollution liée au diesel n’est pas supérieure à celle des moteurs essence.
Particules fines : l’essence autant que le diésel mais les véhicules électriques sont aussi responsables
Contrairement aux idées reçues, les véhicules diesel ne sont pas les seuls émetteurs de particules fines à la sortie du pot d’échappement ; les nouveaux véhicules essence à injection directe contribuent également à ces émissions.
De leur côté, les véhicules essence étaient traditionnellement très faiblement émetteurs de particules. Mais l’introduction des technologies d’injection directe en essence (IDE) à partir de 2007, destinées à réduire la consommation de carburant, a changé la donne.
Ces véhicules émettent en effet davantage de particules fines, en particulier à froid et lors de fortes accélérations.
Or en 2016, les véhicules essence à injection directe représentaient 43 % des ventes de véhicules essence en Europe, affichant une nette progression. Et ces modèles se généralisent sur les gammes essence, une évolution qui explique en partie le nombre croissant de particules fines présentes dans notre atmosphère.
En 2015, la norme Euro 6b a étendu cette limitation aux moteurs essence, dont le seuil pour les émissions de particules en nombre devient donc identique à celui des véhicules diesel.
En fait, ce sont tous les véhicules, quel que soit leur système de propulsion, qui génèrent de telles particules ; tout simplement parce qu’une bonne part d’entre elles provient de l’abrasion des pneumatiques et des freins. Celles-ci représentent ainsi près de la moitié du total des émissions liées au transport routier dans les zones urbaines.
En 2015, l’Observatoire de la qualité de l’air en Île-de-France estimait que 41 % des particules fines en suspension émises par le trafic routier francilien provenaient de ces émissions hors échappement. Et, contrairement aux particules à l’échappement diesel, ces émissions de particules liées à l’abrasion n’ont diminué que de 5 % sur la période 2000-2012.
Ces niveaux dépendent de nombreux facteurs : caractéristiques du véhicule (masse, pressions de pneumatiques, etc.), profil de la route (sinuosité, pente, dévers), style de conduite (intensité des freinages et accélération, vitesse en courbe), conditions ambiantes (températures, pluie, neige, etc.) ou encore type de revêtement de la route.
https://theconversation.com/pollution-de-lair-diesel-essence-ou-electrique-tous-les-vehicules-emettent-des-particules-fines-95336
En décembre 1952, la ville de Londres fut touchée par une très forte pollution atmosphérique – « The big smoke » – provoquée par les fumées industrielles, les logements chauffés au charbon, et favorisée par le froid et l’absence de vent. Cet épisode, qui provoqua la mort de 4 000 personnes, déclencha une prise de conscience sur les dangers réels de l’air pollué.
Depuis une vingtaine d’années, les pays les plus riches mènent des actions pour réduire les sources de pollution en remplaçant le charbon par d’autres combustibles moins polluants, en réglementant les rejets industriels, automobiles, chimiques, agricoles, en se dotant d’outils de mesure et en informant la population. Si l’on note une baisse non négligeable de certaines substances chimiques en Europe, la qualité de l’air de certaines régions et grandes villes reste pourtant insatisfaisante.
En revanche, la pollution de l’air ne cesse de s’accroître dans les pays les plus pauvres et ceux en développement. Le niveau de particules fines en milieu urbain à l’échelle de la planète a progressé de 8 % au cours des cinq dernières années. La carte interactive de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) nous montre que les régions les plus polluées se situent en Afrique, au Proche et Moyen-Orient et en Asie. Les villes les plus polluées se trouvent au Pakistan (Peshawar et Rawalpindi) et au Nigeria (Kaduna et Onitsha), avec des niveaux dépassant 500 microgrammes par mètre cube. Par comparaison, le niveau est de 28 microgrammes par mètre cube à Paris.
https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-grande-escroquerie-de-la-209104

31/10/18 : Le climat et la planète sont en danger…
Extrait :
Les énergies :
Vous pouvez en avoir entendu parler, mais sans savoir que cela cache un mensonge d’Etat, car l’essentiel de ce que l’on ne vous dit pas, c’est le pourquoi des choses, le prix, et les pratiques malhonnêtes, sachant que :
1 – Les énergies renouvelables, si vantées et si encouragées, sont les plus coûteuses et les moins efficaces par rapport à nos besoins, avec :
– Le voltaïque à………………. : 180-200 € le MWh
– L’éolien terrestre à………….. : 90-120 € le MWh
– L’éolien en mer à……………. : 180-300 € le MWh
alors que :
L’hydraulique est à………….. : 20-40 € le MWh
Le nucléaire est à……………. : 40-60 € le MWh
Et, l’électricité provenant de la combustion du charbon sera de 40 à 60 €, quant à celle du gaz à 60-80 €. Quant à la biomasse qui serait si utile, nos faux écologistes en parlent avec l’idée de tout saboter; c’est un autre scandale d’Etat.
2 – Les pratiques de notre Etat dans cette affaire « Eoliennes » sont inqualifiables, ignobles et couvertes par des mensonges :
EDF est obligée d’acheter prioritairement cette énergie à un prix de 90 € le MWh pour nous le revendre à 35 € (une véritable histoire de fous!). La différence sera rattrapée par des « magouilles » sur nos factures ou par des « tripatouillages » dans les comptes d’EDF.



29/10/18POURQUOI FABRIQUE-T-ON DES ÉOLIENNES DE PLUS EN PLUS GRANDES ?
Les plus hautes éoliennes de France ont été inaugurées fin septembre 2018 dans le Jura. Les quatre géantes reposent sur des mats de 135 mètres et culminent à 193 mètres en bout de pales. Sur ce site où les vents près du sol ne sont pas très intéressants pour l’exploitation énergétique, seules des éoliennes de très grande taille permettent d’atteindre les vents plus forts et réguliers qui soufflent en hauteur. L’implantation d’éoliennes aussi grandes n’est plus exceptionnelle, les fabricants cherchant à exploiter au mieux le potentiel d’une énergie renouvelable qui a fait ses preuves.
De plus en plus d’éoliennes “géantes”
Le projet mis en oeuvre à Chamole dans le Jura n’est pas un cas isolé. En 2017, l’exploitant Volskwind avait inauguré un parc éolien dans le Cher dont les aérogénérateurs Vestas culminent à 175 mètres en bout de pales. En Champagne-Ardenne, le futur parc du Mont des Quatre Faux devrait prochainement lui aussi accueillir des éoliennes « format XXL ».
La France ne fait pas exception en la matière. Les plus grandes éoliennes terrestres se trouvent chez le voisin allemand. Le parc de Gaildorf, inauguré en 2017, est composé de quatre éoliennes dont la plus petite mesure quand même 155 mètres de hauteur. A ses côtés, perchée sur un réservoir d’eau, se trouve la plus haute éolienne terrestre du monde, avec une hauteur de 246,50 mètres en bout de pales.
Le principal intérêt de ces éoliennes géantes est de pouvoir exploiter l’énergie du vent même dans des régions où les gisements éoliens sont relativement faibles. En effet, la puissance moyenne des vents n’est pas le seul critère retenu pour implanter une éolienne. La constance des vents est un facteur très important, et de très grandes éoliennes permettent d’atteindre une zone où les vents sont plus réguliers et moins sujets aux turbulences que près du sol. Le fabricant de la plus haute éolienne terrestre du monde, Max Bögl Wind, estime que le rendement annuel moyen d’une éolienne augmente de 0,5 à 1% pour chaque mètre supplémentaire gagné en hauteur.
Des éoliennes encore plus puissantes pour le offshore
Un autre facteur jouant en faveur des éoliennes de très grande taille est leur envergure. Plus le diamètre des pales est grand, plus la capacité de production de la turbine sera importante. L’Haliade-X, qui sera la plus grande et puissante éolienne offshore, possèdera des pales de 107 mètres de long qui couvriront 17.000 mètres carrés en mouvement.
D’une puissance unitaire de 12 MW, l’Haliade-X sera produite dans les usines françaises de Cherbourg et de Saint-Nazaire. Selon son fabricant General Electric, chacune de ces géantes atteignant 260 mètres en bout de pales sera en mesure de répondre aux besoins en électricité de 16.000 foyers. L’Haliade-X permettra de produire 45% d’énergie en plus que les modèles actuels.
L’enjeu pour les fabricants d’éoliennes offshore est donc d’être capable de concevoir et d’installer à un coût acceptable de grandes machines capables de résister à des vents puissants mais aussi à la corrosion et à l’environnement marin (courant, vagues…). En dépit de ses contraintes supplémentaires par rapport au milieu terrestre, produire de l’énergie éolienne au large des côtes présente des avantages évidents. En effet, les vents sont plus puissants et réguliers en mer, où ils soufflent sur une surface quasiment plane.

https://lenergeek.com/2018/10/29/enr-eoliennes-environnement/

26/10/18EnBW veut grandir en France, mais pas à n’importe quel prix
EnBW vient de lancer sa première obligation verte (green bond) de 500 M€. Cette somme servira à développer des projets renouvelables, notamment en France, un marché sur lequel l’électricien s’est officiellement positionné en juin dernier. Très ambitieux le numéro 3 allemand de l’énergie a confié à Philippe Vignal, l’ancien directeur général de WPD France, le soin de mener à bien son entrée dans l’Hexagone. Une mission qui passe par la constitution d’un portefeuille d’actifs, notamment via des acquisitions de parcs en exploitation ou en projets. Une tâche ardue sur un marché où les prix se sont envolés.
Un marché de vendeur
EnBW Energies Renouvelables SAS, la filiale du groupe allemand en France, compte bien profiter de la croissance du marché éolien. L’entreprise souhaitait initialement atteindre rapidement une taille critique grâce à ...
Dans un livre accablant, Pierre Dumont et Denis de Kergorlay dénoncent la multiplication de ces moulins à vent qui défigurent nos paysages et plombent notre économie. Ils accusent les pouvoirs publics d'une faiblesse coupable, et le lobby éolien de cynisme. Le Figaro Magazine publie quelques extraits de ce réquisitoire à lire d'urgence.
C'est ce qui s'appelle se prendre une sacrée soufflante! Dans un ouvrage mené comme une charge de cavalerie, Pierre Dumont et Denis de Kergorlay, deux hommes réputés pour leur modération, respectivement entrepreneur et président du Cercle de l'Union Interalliée, se livrent à un réquisitoire accablant contre l'un des mirages les plus répandus de notre époque: celui des éoliennes. Avec la rigueur de la logique et des enchaînements implacables, ils démontrent le coût insensé pour la collectivité de ces moulins à vent d'un nouveau genre.
Dénis de démocratie
Ces deux ardents défenseurs de notre patrimoine et de nos paysages expliquent comment quelques écolos dogmatiques sont parvenus à imposer ces grandes machines dans l'opinion. Or le prix à payer de cette utopie est exorbitant - sur notre culture, notre environnement, notre santé et nos finances publiques. Les passages sur l'impéritie des pouvoirs publics et sur la corruption des élus locaux ...
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018/10/26/20002-20181026ARTFIG00001-eoliennes-le-grand-vent-de-la-colere.php
L'article du Figaro en entier : le grand vent de la colère
http://www.asso3d.fr/Le-FigMag20181026-p48-Le-grand-vent-de-la-colere.pdf?fbclid=IwAR3of2vcKD6Dsrw-8qhbO-vwFOsIocAMzVibOwYvqOMSF2nOsdxaC6Is-ZU

24/10/18Macron prépare les esprits au maintien du nucléaire
Le Président de la République a réuni les dirigeants d’EDF, Engie, Total et Orano (ex-Areva) pour parler de transition énergétique. Energies renouvelables, véhicule électrique, isolation, tous les sujets seront abordés… sauf le nucléaire. Tout est pourtant fait pour justifier son maintien.
Il faut préparer le terrain. Dans les prochaines semaines, Emmanuel Macron doit annoncer les grandes lignes de la politique énergétique des dix prochaines années. La date du 30 octobre, longtemps évoquée, serait finalement repoussée à mi-novembre.
D’ici là, l’Elysée tâche d’habiller les lourdes décisions qui seront prises sur le nucléaire. Emmanuel Macron a reçu ce mercredi les patrons d'EDF (Jean-Bernard Levy), de Total (Patrick Pouyanné) ou d'Engie (Isabelle Kocher). La fermeture de réacteurs, ou le maintien du parc, est dans tous les esprits. Pour faire diversion, il s’agit de parler de toutes les autres problématiques énergétiques. D’abord, du développement des énergies renouvelables. La France est déjà en retard sur ses objectifs du Grenelle de l’Environnement en 2020 et loin de la trajectoire qui doit l’emmener vers 32% en 2030. L’Elysée assure vouloir pousser leur essor mais les subventions sont limitées. Le temps de les développer nécessitera une transition qu’EDF propose de réaliser grâce au nucléaire.
D’autant qu’il fixe déjà une contrainte forte : que les énergies renouvelables prennent en compte le « Made in France ». Un obstacle quasiment impossible à franchir. Pour le solaire, la quasi-totalité des panneaux sont fabriqués en Chine. La filiale d’EDF, Photowatt, végète depuis six longues années. Les énergéticiens assurent que seuls les systèmes d’exploitation peuvent rester français. Quant à l’éolien, la filière française a été décimée ces dernières années. Les turbines d’Areva ont été revendues au duo germano-espagnol Siemens-Gamesa et Alstom souffre depuis son rachat par General Electric. A l’inverse, le nucléaire reste une filière industrielle française complète que Bercy souhaite prolonger.
Une question de souveraineté et de pouvoir d'achat
L’exécutif justifie son choix par la nécessité de préserver sa souveraineté énergétique. « Il faut éviter de développer une nouvelle dépendance technologique comme le lithium par exemple » assure-t-on dans l’entourage d’Emmanuel Macron. La sécurité d’approvisionnement, dans un contexte de tension russo-américaine sur le gaz, reste un argument de taille brandi par EDF pour maintenir son parc nucléaire le plus longtemps possible.
Enfin, l’Elysée met en avant le pouvoir d’achat des Français, assurant que les énergies renouvelables devront être accessibles à tous. Leurs subventions vont coûter 8 milliards d’euros en 2018. Le gouvernement est bien décidé à les raboter alors qu’elles sont désormais rentables sans aides publiques. Là encore, on voit pointer le discours habituel du nucléaire « bon marché », l’énergie « la moins chère d’Europe ». Sauf que le coût dévoilé par EDF -32€/mégawatt moins cher que l’électricité allemande- est un coût de production. Il ne tient pas compte du démantèlement de tous les réacteurs -54€/mégawatt d’après la Cour des Comptes- et encore moins de la gestion des déchets. Les experts estiment qu’il atteint 70 voire 80 euros/mégawatt, soit plus que les énergies renouvelables aujourd’hui. Quant au « nouveau nucléaire », les EPR, son prix est si élevé -110€/megawatt qu’il nécessite d’être garanti sur plusieurs décennies pour être rentabilisé.
Autant d’argument que l’Elysée ne manquera pas de mettre en avant pour justifier le maintien du parc nucléaire jusqu’en 2029.
https://bfmbusiness.bfmtv.com/france/macron-prepare-les-esprits-au-maintien-du-nucleaire-1551346.html

24/10/18Macron convoque les patrons de l'énergie mais repousse la feuille de route (PPE) à novembre
À deux semaines de la présentation de la "programmation pluriannuelle de l'énergie" (PPE), l'ordre du jour de cette "réunion de travail" à l'Élysée portera, entre autres, sur "la réduction des émissions de CO2, la maîtrise de la facture énergétique des Français, les enjeux de souveraineté"... Outre les producteurs d'énergie (EDF, ENgie, Orano, Total), de grands industriels (Vinci, Bouygues), ainsi que de puissants organismes de recherche (CEA, CNRS, Inra...) seront autour de la table. Mais aucune ONG.
Emmanuel Macron réunit dans l'après-midi du mercredi 24 octobre une trentaine d'entreprises et organismes de recherche pour les mobiliser sur les questions énergétiques, a indiqué l'Élysée, à deux semaines de la présentation de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) allant jusqu'en 2028.
Cette "séance de travail", à laquelle sont notamment conviées des grandes entreprises ainsi que le CNRS, l'INRIA (Institut national de recherche en informatique et automatique), le CEA ou encore l'INRA, portera sur "la réduction des émissions de CO2 liées à la consommation d'énergie, la maîtrise de la facture énergétique des Français, le 'made in France' des nouvelles solutions énergétiques bas-carbone et les enjeux de souveraineté liés à l'énergie", précise la présidence.
Macron promet "des annonces fortes dans la stratégie énergétique"
Selon Les Echos, le chef de l'État a notamment convié Patrick Pouyanné (Total), Jean-Bernard Lévy (EDF), Isabelle Kocher (Engie), Philippe Varin (Orano, ex-Areva), Xavier Huillard (Vinci) ou encore Martin Bouygues (Bouygues).
Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, avait indiqué mercredi que les grandes lignes de la PPE seraient présentées en conseil des ministres "fin octobre-début novembre".
Le gouvernement pourrait notamment annoncer la fermeture de certaines centrales nucléaires alors qu'il souhaite à terme réduire sa dépendance à l'atome.
Devant son gouvernement remanié, le chef de l'État a promis le 17 octobre "des annonces fortes dans la stratégie énergétique". La veille, dans son allocution télévisée post-remaniement, il avait également annoncé qu'il prendrait des "décisions structurantes et historiques" en la matière.
Les grandes orientations seront annoncées "plutôt courant novembre"
La présentation des grandes orientations du gouvernement pour le secteur de l'énergie (PPE) est de nouveau repoussée à "courant novembre", a annoncé ce mercredi la nouvelle secrétaire d'État à la Transition écologique, Emmanuelle Wargon.
"Si le président a annoncé des décisions, a annoncé qu'il allait prendre des décisions, évidemment il portera cette annonce. Cette annonce sera plutôt courant novembre", a-t-elle dit sur RMC. "L'annonce ne sera pas le 30 octobre, ce sera courant novembre", a-t-elle ajouté.
Le gouvernement doit présenter sa programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) pour les années 2019-2023 et 2024-2028. Initialement prévue pour fin juin, cette présentation avait dernièrement été repoussée à la fin octobre.
Vers un renouveau du nucléaire ?
Elle doit notamment aborder la délicate question de la baisse de la part du nucléaire dans la production d'électricité mais aussi l'essor des renouvelables.
"Est-ce que nous réinvestissons dans des vieilles centrales nucléaires, dans un vieux système, ou est-ce qu'au contraire nous menons une transformation ? Avec (le président) Emmanuel Macron nous avons été élus pour conduire une transformation", a fait valoir le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, sur LCI.
Et d'ajouter :
"S'il y a un jour un nouveau nucléaire, quel sera-t-il ? Est-ce que c'est l'EPR, qui aujourd'hui n'a pas encore fait la démonstration de sa fiabilité en termes de sécurité ou sa compétitivité en termes économiques ? Eh bien, c'est cela qu'il faudra travailler dans les années qui viennent."
"Contre-réunion" des ONG
Non conviées, des associations écologistes, notamment Greenpeace et la Fondation pour la nature et l'homme, ou encore la fédération des entreprises de l'éolien (FEE), ont décidé d'organiser une "contre-réunion" au même moment près de l'Élysée.
https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/macron-convoque-les-patrons-de-l-energie-mais-repousse-la-feuille-de-route-ppe-a-novembre-795163.html

24/10/18Le SER appelle l’État à capitaliser sur les énergies renouvelables
Alors que la publication de la révision de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) sera publiée avant fin 2018, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) appelle l’État à déployer une politique industrielle des énergies renouvelables ambitieuse.
Ce mercredi 24 octobre, « le président de la république réunit de grands acteurs du monde de l’énergie, du bâtiment et de la construction automobile pour identifier les principaux objectifs en matière d’innovation technologique et d’industrialisation à l’horizon 2030, qui accompagneront la PPE », rappelle le SER. L’occasion pour le syndicat de marteler les opportunités représentées par les énergies renouvelables.
Le SER souligne ainsi que les énergies renouvelables ont atteint une certaine compétitivité, notamment grâce à des actions engagées par le gouvernement : simplifications administratives, lancement d’appels d’offres pluriannuels, définition de prix plafonds, accompagnement des collectivités, ou encore révision de mise en concurrence. « Sans cette collaboration, les gains de compétitivité observés ces dernières années n’auraient pas pu être accomplis aussi rapidement », estime le SER. Il rappelle que l’éolien terrestre et le solaire photovoltaïque « ont atteint une zone de prix située autour de 60 €/MWh ». Une compétitivité qui devrait également concerner l’éolien en mer, la chaleur renouvelable et le gaz renouvelable. « Le développement du gaz renouvelable connaît une dynamique forte avec d’importantes perspectives de baisse des coûts, de l’ordre de 30% d’ici 5 à 10 ans », souligne d’ailleurs le syndicat.
Un prix cible de 60€/MWh à l’horizon 2030
Alors que les énergies renouvelables génèrent plus de 100.000 emplois, le SER estime qu’il est « indispensable de capitaliser sur les opportunités industrielles » qu’elles représentent.
Le président du SER, Jean-Louis Bal, ajoute qu’« à quelques jours de la publication de la PPE, les acteurs des énergies renouvelables encouragent le Gouvernement à définir des trajectoires ambitieuses pour chaque filière ainsi qu’un programme industriel précis, associant grands groupes et PME, organismes de recherche, Pouvoirs publics et collectivités locales, qui permettra de sécuriser un prix cible de 60 €/MWh à l’horizon 2030 pour l’ensemble des technologies et de créer de nombreux emplois ».
https://www.environnement-magazine.fr/energie/article/2018/10/24/121326/ser-appelle-etat-capitaliser-sur-les-energies-renouvelables


23/10/18Les énergies vertes dans le piège budgétaire
ANALYSE - Plus question de subventionner sans compter les énergies renouvelables. A l'heure de présenter sa feuille de route énergétique, l'Etat privilégie désormais le rapport coût/efficacité. Au risque d'inquiéter les industriels des technologies émergentes.
Conférences de presse, question au gouvernement à l'Assemblée nationale... Ces dernières semaines, les industriels du solaire, de l'éolien et du gaz ont mobilisé pour se rappeler au bon souvenir de l'exécutif avant qu'il ne dévoile sa feuille de route énergétique pour les dix ans à venir. Les arbitrages, qui seront détaillés courant novembre avec la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), diront à quel rythme l'Etat prévoit de soutenir leurs projets pour porter la part des énergies renouvelables à 32 % dans la consommation énergétique finale en 2030, et à 40 % de la production électrique au même horizon.
La nervosité de ces industriels est liée, pour une bonne part, à la montée en puissance des enjeux budgétaires et de pouvoir d'achat. Avant 2016, les subventions publiques nécessaires pour développer les énergies vertes étaient calculées par le régulateur (la CRE, commission de régulation de l'énergie) et financées directement par une taxe sur la facture d'électricité (la CSPE, contribution au service public de l'électricité), sans jamais passer par le contrôle du Parlement. Une dette avait en outre été contractée par l'Etat auprès d'EDF pour étaler dans le temps les soutiens publics.
« Plus transparent »
Or, depuis trois ans, ces montants de subventions et cette créance d'EDF, en cours de remboursement, transitent désormais chaque année par le projet de loi de finances, et sont donc inscrites noir sur blanc dans le budget de l'Etat, via un « compte d'affectation spéciale » examiné par les parlementaires. Ces derniers ne peuvent pas modifier les subventions prévues pour l'année à venir, mais ils peuvent désormais, avec ces chiffres sous les yeux, s'interroger et débattre des montants à venir. « La budgétisation change tout, parce que les choses deviennent plus transparentes », résume un expert.
Pour l'année 2019, le soutien public aux énergies renouvelables électriques s'élève ainsi à 5,2 milliards d'euros, pour une production prévue d'environ 60 térawattheures (soit autour de 11 % de la production d'électricité). Il faut, en outre, y ajouter un chèque de 1,8 milliard de remboursement à EDF.
Transfert vers le gaz et les carburants
Depuis deux ans, cette transparence s'est doublée d'un transfert d'une partie du financement des énergies vertes vers les consommateurs d'énergie carbonée (gaz et carburants), via la contribution climat énergie. Cette « taxe carbone », qui était indolore au début de sa mise en oeuvre, monte rapidement en puissance et se cumule désormais à la remontée des cours du pétrole (et du gaz) ainsi qu'à un euro plus fort.
Résultat, la facture énergétique des ménages s'alourdit, et s'invite depuis quelques semaines dans le débat sur le pouvoir d'achat des Français, que le gouvernement ne veut visiblement pas amplifier avec un soutien public sans contrôle pour les énergies vertes. En réponse à une question d'un député le 16 octobre, le ministre de la Transition écologique François de Rugy a ainsi prévenu que les arbitrages sur la PPE tiendront compte de « la maîtrise du juste prix pour le consommateur et pour le producteur ».
Favoriser les filières matures
Le gouvernement a déjà commencé à freiner. Au premier semestre, de longues négociations ont eu lieu sous la pression du Premier ministre pour revoir à la baisse le coût des six projets éoliens en mer attribués au début des années 2010. Sur les 40 milliards d'euros que devaient coûter ces projets sur vingt ans, les discussions ont ainsi permis à l'Etat d'« économiser » 15 milliards . De même, alors que plusieurs acteurs - EDF, Engie, Naval Group - avaient commencé à investir dans l'hydrolien (des turbines utilisent le courant des marées pour produire de l'électricité), le gouvernement a mis le holà cet été, en ne lançant pas d'appel d'offres pour de premières fermes commerciales, jugées trop coûteuses.
L'Etat pourrait ainsi être tenté, dans la PPE, de favoriser les filières déjà matures : pourquoi faire de l'éolien flottant quand on peut faire deux fois plus d'éolien terrestre pour le même montant ? « Le rapport efficacité/coût est très différent selon les énergies renouvelables. Il faut aller vers celles ayant le meilleur rapport », entend-on d'ailleurs à Bercy.
Les industriels des filières émergentes, comme l'éolien en mer flottant ou le gaz vert, l'ont bien compris : « Il ne faut pas s'enfermer dans un mix avec seulement du nucléaire, du solaire photovoltaïque et de l'éolien terrestre », plaide ainsi Engie.
Un débat temporaire ?
Le débat budgétaire pourrait n'être que temporaire : à production égale, le soutien public dégonflera dans quelques années, quand les premiers contrats négociés au tournant des années 2010 pour quinze ou vingt ans à des tarifs garantis très élevés (dix fois les prix de marché actuels !) s'éteindront. Les prix de marché de l'électricité, par ailleurs, remontent , réduisant mécaniquement la subvention publique (qui est l'écart entre un tarif garanti donné au producteur et le prix de marché).
C'est pour cela que les industriels des niches vertes plaident a minima pour la préservation d'appels d'offres, même sans grands volumes, le temps d'amorcer des filières industrielles pourvoyeuses d'emplois futurs. Dans ce registre, le passé n'est pas l'exemple à suivre : parce que la France avait un mix électrique ultra-nucléaire, elle n'a pas développé les énergies vertes, qu'elle a finalement subventionnées trop tard et trop fort, sans en tirer beaucoup d'avantages industriels. La France a certes vu naître quelques belles entreprises, et de toutes tailles , dans le développement de projets (Neoen, EDF renouvelables...) mais peu d'usines, comparé à son voisin allemand.
Pour le prochain appel d'offres éolien en mer à Dunkerque, le gouvernement a d'ailleurs acté la préférence du choix budgétaire sur le choix industriel : le cahier des charges, qui était attendu à la rentrée, ne devrait pas obliger les industriels à assurer un contenu local dans la production des équipements. Avec la maturité croissante de la technologie et des procédures, les pouvoirs publics peuvent ainsi espérer des tarifs de soutien deux fois moins élevés que ceux des premiers appels d'offres.
https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/0302419177925-les-energies-vertes-dans-le-piege-budgetaire-2216020.php

23/10/18Le Toulousain Epsiline améliore la production des éoliennes
Alors que les parcs éoliens ne cessent de se multiplier, une startup toulousaine s’est penchée sur la question de leur rendement. Grâce à un lidar (laser radar) associé à un logiciel, Epsiline parvient à améliorer la productivité de chaque éolienne équipée par sa technologie. Une innovation qui est parvenue à convaincre de grands groupes de l’énergie. L’entreprise veut désormais internationaliser sa commercialisation avec une levée de fonds.
À l'origine, ce n'était qu'un projet étudiant. Au cours des années 2000, Christian Lepaysan est étudiant au sein de l'Institut d'optique à Paris et intègre la filière...
Pour éviter une opposition systématique aux futurs projets, la prise en compte du paysage est primordiale. Mais comment appréhender et quantifier une notion si subjective ? L'Ademe va accompagner des collectivités volontaires sur ce sujet.
Le fort développement de l'éolien ces dernières années a fait naître, dans certains territoires, une opposition de plus en plus vive. Chef de file des contestataires : Xavier Bertrand, président du Conseil régional des Hauts-de-France. Sa région est championne de l'éolien en France, avec 3.367 MW installés fin 2017, et plus de 2.000 MW de projets dans les cartons. Un titre loin de faire sourire l'élu, bien au contraire. Fin juin, il a lancé un observatoire de l'éolien, pour “mieux contrôler” le développement de projets dans la région. Cette énergie “défigure complètement les paysages” et “coûte les yeux de la tête”, déclarait-il alors. La direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal) des Hauts-de-France envisagerait d'ailleurs de prendre en compte la notion de “saturation des paysages” lors de l'examen des demandes d'autorisation de parcs éoliens, en plus des notions de covisibilité et d'effets cumulés qui figurent déjà dans le volet paysager de l'étude d'impact d'un parc éolien. Cet argument risque-t-il de devenir récurrent ? En janvier 2017, le Conseil d'Etat a confirmé une décision de la préfecture du Pas-de-Calais, qui avait refusé d'autoriser l'implantation de six éoliennes dans un secteur déjà très prisé, au motif d'un risque de saturation visuelle du paysage...
Distinguer grand paysage et paysage du quotidien
La notion de saturation n'est pas nouvelle. Mais elle peut être difficile à appréhender, sujette à différentes subjectivités. La direction régionale de l'environnement (Diren) de la région Centre a réalisé, en 2007, une étude de cas qui fait référence depuis : “La multiplication des projets éoliens dans des paysages de grande plaine où ces installations se voient jusqu'à 15 km, comme la Beauce ou la Champagne berrichonne, provoque un risque de saturation visuelle. En Beauce d'Eure-et-Loir, quel que soit le point d'observation, on peut théoriquement voir au moins un parc éolien à moins de 10 km”, indiquaient les auteurs en préambule de l'étude. Et de proposer “une méthode d'objectivation des effets de saturation visuelle des horizons et d'encerclement des villages, fondée sur l'étude de situations réelles”. L'idée : définir des critères les moins subjectifs possibles pour évaluer l'impact visuel d'un ou plusieurs parcs.
Trois villages “menacés d'encerclement” sont étudiés : Tournoisis dans le Loiret, Guillonville et Poinville en Eure-et-Loir. “La saturation visuelle peut être évaluée depuis deux points de vue : celui d'une personne traversant un secteur donné ou celui des habitants d'un village. Ainsi, à Tournoisis, la saturation visuelle se ressent davantage depuis l'intérieur du bourg que dans le grand paysage, tandis qu'à Poinville, l'intérieur du village est relativement préservé en comparaison de la saturation évidente du paysage avoisinant”, analysent les auteurs.
Définir des critères objectivés
De cette analyse ressortent des critères d'évaluation de la “pollution” visuelle. Pour les habitants, la saturation “doit se mesurer sur les lieux de la vie quotidienne (espaces publics et sorties du village). S'il est évidemment impossible de supprimer les vues dynamiques sur des éoliennes dans les paysages ouverts, l'enjeu est d'éviter que la vue d'éoliennes s'impose de façon permanente et incontournable aux riverains, dans l'espace plus intime du village”. Pour le grand paysage, l'étude propose de prendre en compte plusieurs indices : étendue occupée sur l'horizon, densité sur les horizons occupés, espace de respiration (sans éoliennes)… “Le champ de vision humain correspond à un angle de 50 à 60°, mais il va de soi que cet angle est insuffisant compte tenu de la mobilité du regard. Un angle sans éolienne de 160 à 180° (correspondant à la capacité humaine de perception visuelle) paraît souhaitable pour permettre une véritable « respiration » visuelle”.
La position qu'occupe le parc dans l'espace est également primordiale. Le rapport d'échelle entre les éoliennes et le relief est-il équilibré ? Les éoliennes épousent-elles les lignes de force du paysage ? Ainsi, des éoliennes installées de manière irrégulière le long d'une infrastructure routière peuvent perturber la lisibilité du paysage, tandis qu'une ligne soulignant l'axe de la route peut créer un espace plus harmonieux.
Une aide à l'assistance paysagère pour les collectivités
Conscient du risque croissant d'opposition aux projets renouvelables, le gouvernement a présenté, dans le cadre du plan de libération des énergies renouvelables, des mesures pour accompagner les territoires qui souhaiteraient travailler sur une approche paysagère de la transition énergétique. “Le déficit d'assistance à maîtrise d'ouvrage est un obstacle pour des territoires qui souhaiteraient se lancer dans une réflexion sur la transition énergétique. Les structures aptes à accompagner les territoires existent (les paysagistes concepteurs ou les écoles de paysages par exemple), mais les difficultés de mise en œuvre tiennent à la mobilisation des financements”, soulignait le ministère. L'Ademe va donc financer les démarches de collectivités volontaires, constituer un réseau de professionnels et relayer les retours d'expérience. En parallèle, la direction générale de l'aménagement, du logement et de la nature (DGALN) prépare une feuille de route qui recensera les méthodologies éprouvées, les bonnes expériences, travaillera à l'émer-gence d'un réseau d'animateurs, à la sensibilisation aux évolutions des paysages et à l'accompagnement de projets de territoire.

Quid du paysage nocturne ?
Les éoliennes sont plus ou moins visibles de jour, selon la clarté du temps. En revanche, la nuit, en l'absence de relief ou d'obstacle visuel, leurs flashs clignotants sont visibles à des kilomètres. Obligatoire pour des raisons de sécurité aérienne, ce balisage lumineux va cependant évoluer pour limiter les nuisances visuelles. L'arrêté du 23 avril 2018 redéfinit les exigences. Il impose une synchronisation des balisages lumineux pour limiter la gène. Il ouvre également la possibilité d'un “balisage circonstancié” des parcs, limité à leur périphérie (les éoliennes situées à l'intérieur d'un parc pourraient en être dépourvues), mais aussi d'un balisage fixe. En parallèle, dans le cadre du plan de libération des énergies renouvelables, un groupe de travail a été lancé pour évaluer différentes solutions technologiques. Il est piloté par la direction générale de l'aviation civile (DGAC) et le ministère de la Défense.

17/10/18Thierry Coste : comment la taupe d'EDF-EN pousse les projets d'éoliennes chez les chasseurs
Fidèle à sa réputation de mercenaire, Thierry Coste, le lobbyiste des chasseurs et conseiller d'Emmanuel Macron, infiltre les fédérations de chasse et repère les ONG environnementales opposées aux projets de parcs éoliens pour le compte d'EDF Energies Nouvelles.
https://www.lalettrea.fr/action-publique_lobbying/2018/10/17/thierry-coste--comment-la-taupe-d-edf-en-pousse-les-projets-d-eoliennes-chez-les-chasseurs%2C108328418-eve?utm_source=LLA&utm_medium=email&utm_campaign=PROS_EDIT_RUB&did=10844869&eid=388945&fbclid=IwAR2ayw1sC88-CStWImQDPfHtcqXrjFh8tVxB4zIG9MmxI7Twf66IOw4imNQ

17/10/18La transition énergétique reste en panne de modèle
LE CERCLE/POINT DE VUE - Aucun Etat ne semble réussir à promouvoir un modèle duplicable de transition énergétique, pas même l’Allemagne ni la Chine, des pays pourtant perçus comme des acteurs de premier plan.
Deux degrés de plus au thermomètre. C’est ce qu’il faudra pour déstabiliser l’ordre mondial. D’après le dernier rapport du GIEC , un tel scénario pourrait se produire à l’horizon 2080 si rien n’est fait pour enrayer les émissions de gaz à effet de serre.
Dans ce paysage un brin apocalyptique, il serait de bon ton de se demander si la transition énergétique aussi plébiscitée que désirée porte ses fruits. Eu égard aux chiffres avancés par le BP Statistical Review of World energy publié en juin 2018 , les fanfaronnades devront attendre. En 2017, les émissions de carbones dues à la consommation d’énergie ont atteint le chiffre record de 33.444 millions de tonnes, soit une hausse de 1,6% par rapport à 2016.
Ni l'Allemagne ni la Chine
Les deux principales causes sont la reprise de la croissance économique qui a stimulée l’activité industrielle et la hausse de la consommation de charbon. Il n’est pas étonnant que les émissions carbone aient monté en flèche, malgré les efforts réalisés en matière d’efficience énergétique et de développement des énergies renouvelables (EnR).
Ce n’est pourtant pas faute d’avoir vanté les initiatives de l’Allemagne, souvent mise en avant grâce à l’Energiewende qui est devenue partie intégrante du nation-branding depuis 2011, et de la Chine qui ne lésine pas sur les investissements en matière d’énergies renouvelables.
En 2017, Pékin a dépensé pas loin de 127 milliards de dollars dans les énergies "vertes" , soit 45% des investissements mondiaux. Toutefois, ni l’un ni l’autre n’ont réussi à s’imposer sur la scène internationale comme modèle.
À l’instar de nombreux pays, l’Allemagne et la Chine misent sur les énergies renouvelables et le "tout électrique" à commencer par la mobilité. Cependant, cela repose sur l’extraction de métaux (communément appelés " terres rares ") pour la plupart localisés en Chine, Russie, Inde et Brésil. La production se révèle dévastatrice tant pour l’environnement que pour l’homme.
Les procédés hydrométallurgiques et les bains d'acides nécessaires au traitement de ceux-ci génèrent des métaux lourds, de l’acide sulfurique, mais aussi des éléments radioactifs tels que l’uranium et le thorium. La question est donc la suivante : la transition devrait-elle se faire au détriment des écosystèmes et des populations locales ailleurs dans le monde ?
L'éolien n'est pas la solution miracle
La dernière étude publiée par l’université Harvard a jeté un énième pavé dans la marre. Qu’on le veuille ou non, le développement de l’énergie éolienne contribuera au réchauffement climatique .
L'énergie éolienne aura, à certains égards, plus d'impact sur le climat que le charbon ou le gaz naturel si l’on se concentre sur la prochaine décennie. En revanche, l’impact du parc éolien sera moindre que celui des énergies fossiles si l’on prend en considération les 1.000 prochaines années. À bon entendeur, salut !
De plus, le charbon a été largement utilisé pour répondre à la demande croissante d’électricité (le déploiement des énergies renouvelables étant trop lent). Le modèle allemand a montré les limites de l’équation "tout électrique – énergies renouvelables". Cela a mené à l’explosion du budget carbone de Berlin questionnant ainsi la capacité de l’Allemagne à remplir ses engagements dans le cadre de l’Accord de Paris sur le climat. Certains experts ne manquent pas de rappeler que le mix énergétique le plus "prometteur" en matière de décarbonisation serait une production d’électricité reposant sur les énergies renouvelables et l’hydrogène (ce dernier étant essentiellement obtenu après reformage du gaz naturel à la vapeur d’eau).
Quant à la Chine, la transition énergétique menée d’une main de fer sans participation de la société civile s’inscrit, entre autres, dans la lutte contre les pollutions massives dans les centres urbains. Néanmoins, Pékin mise sur le "green boom" à des fins géopolitiques puisque son espoir – à peine voilé – serait d’acquérir la même marge de manoeuvre que celle obtenue par les États-Unis au lendemain du "shale boom".
L’un des derniers espoirs pour l’Europe de s’imposer comme leader de la transition énergétique réside certainement dans une "révolution" culturelle qui consisterait à améliorer les connaissances nécessaires à une consommation responsable, promouvoir de nouvelles attitudes, inculquer des valeurs qui pourraient à terme remettre en question les partis populistes souvent climato-sceptiques, etc. Une fois de plus, ce seront les Lumières qui redonneront sa superbe au vieux continent.
Aurélie Bros est post-doctorante au Davis Center for Russian and Eurasian Studies à Harvard
https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-187783-opinion-a-la-recherche-de-la-success-story-du-21e-siecle-2214454.php
17/10/18Feuille de route énergétique : François de Rugy s’engage pour le développement de l’éolien
Toujours en poste après le remaniement ministériel de ce 16 octobre, François de Rugy, à la Transition écologique, est revenu ce mardi sur les objectifs de la future Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Celle-ci doit en effet être prochainement présentée par le gouvernement, en adéquation avec les ambitions de la loi sur la transition énergétique de 2015.
« Nous voulons (…) une stratégie énergétique pour la France qui repose sur la loi de transition énergétique de 2015, donc le cadre est posé », assurait, ce mardi, François de Rugy, ministre de la Transition écologique, lors d’une séance d’échanges à l’Assemblée nationale.
Si la feuille de route énergétique pour les années à venir (2019-2023, puis 2024-2028) ne devrait pas être présentée avant fin octobre, le remplaçant de Nicolas Hulot en a d’ores et déjà révélé les grandes lignes.
Les objectifs de la PPE (Programmation pluriannuelle de l’énergie) seront très clairs : « C’est bien sûr de réduire la dépendance au nucléaire, de lutter contre le dérèglement climatique, mais aussi de diversifier grâce aux énergies renouvelables », a rappelé François de Rugy.
Des objectifs à tenir… et d’autres retardésPour rappel, la loi de transition énergétique pour la croissance verte, défendue en son temps par Ségolène Royal, vise notamment à développer de 40% la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité à horizon 2030. « C’est l’objectif que nous allons tenir en donnant une déclinaison mode de production par mode de production », a confirmé le ministre de la Transition écologique et solidaire.
« Bien évidemment l’éolien terrestre, l’éolien offshore, l’éolien flottant, et même l’hydrolien – plutôt dans une logique de niche pour les îles, pour des endroits isolés – tout cela trouvera sa place dans cette stratégie énergétique pour la France », a-t-il ajouté, précisant par ailleurs que la nouvelle PPE tiendrait compte de « la sécurité d’approvisionnement électrique » et de « la maîtrise du juste prix pour le consommateur et pour le producteur ».
Un autre objectif fixé par la loi de transition énergétique pourrait cependant être plus problématique : la diversification de la production d’électricité et la réduction de 50% de la part du nucléaire d’ici à 2025. Peu optimiste, le gouvernement est revenu sur cette échéance en la repoussant à 2030, voire 2035.
Une révision loin d’être du goût du Syndicat des énergies renouvelables (SER), qui craint que ce report ne soit « l’occasion pour certains de revoir les objectifs d’énergies renouvelables ».

http://www.batiweb.com/actualites/eco-construction/feuille-de-route-energetique-francois-de-rugy-sengage-pour-le-developpement-de-leolien-17-10-2018-33473.html

17/10/18PPE : F. DE RUGY CONFIRME LES OBJECTIFS RENOUVELABLES DE LA LOI DE 2015
A seulement quelques jours de la publication officielle de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) prévue pour la fin du mois d’octobre, le ministre de la Transition écologique et solidaire François de Rugy s’est voulu rassurant envers les professionnels des filières renouvelables. La nouvelle feuille de route énergétique prévue pour les périodes 2019-2023 et 2024-2028 respectera selon lui les objectifs définis dans la loi de 17 août 2015 en matière de développement des énergies vertes.
Élaborée par le ministère de la Transition écologique et solidaire en concertation avec l’ensemble des parties prenantes, la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) est l’outil de pilotage de la politique énergétique créé par la loi de transition énergétique pour la croissance verte votée en 2015. Elle exprime les orientations et priorités d’action des pouvoirs publics pour la gestion de l’ensemble des formes d’énergie sur le territoire, et fixe filière par filière (énergie fossiles, nucléaire, éolien, etc.) les grands objectifs de la loi de transition énergétique et la composition du bouquet énergétique français à l’horizon 2023, puis 2028
40% d’électricité renouvelable d’ici 15 ans
Critiqué pour son manque de cohérence entre ses différents volets (consommation et production d’énergie), ce texte est aujourd’hui encore en cours de révision. Sa nouvelle version, qui doit être arrêtée d’ici la fin du mois d’octobre, inclura de nouveaux objectifs de développement des énergies renouvelables ou de réduction des gaz à effet de serre sur lesquels François de Rugy s’est voulu rassurant. Interrogé mardi 16 octobre devant l’Assemblée le ministre a en effet confirmé que les filières renouvelables resteraient dans les priorités de développement du gouvernement et respecteraient les objectifs fixés dans la loi du 17 août 2015.
Interrogé par le député Didier Le Gac (LREM, Finistère) sur l’hydrolien, François de Rugy a ainsi déclaré : « Nous voulons (…) une stratégie énergétique pour la France qui repose sur la Loi de transition énergétique de 2015, donc le cadre est posé ». La loi de 2015 fixait « un objectif de 40% d’électricité renouvelable d’ici 15 ans et c’est l’objectif que nous allons tenir en donnant une déclinaison mode de production par mode de production ». « Bien évidemment l’éolien terrestre, l’éolien offshore, l’éolien flottant, et même l’hydrolien – plutôt dans une logique de niche pour les îles, pour des endroits isolés – tout cela trouvera sa place dans cette stratégie énergétique pour la France», a-t-il conclu.
Pour rappel, la loi de transition énergétique pour la croissance verte visait une part des énergies renouvelables à 32% de la consommation finale d’énergie en 2030 et à 40% de la production d’électricité. Elle prévoyait aussi de diversifier la production d’électricité et de baisser à 50% la part du nucléaire à l’horizon 2025. Ce dernier objectif devrait quant à lui être repoussé à 2030 ou 2035.
https://lenergeek.com/2018/10/17/ppe-rugy-confirme-objectifs-renouvelables-2015/

14/10/18 : L’éolien veut plus que doubler son parc français d’ici à 2028
L’énergie éolienne, ce n’est pas du vent : ce secteur espère atteindre les 37 gigawatts installés en France, dont 10 GW en mer, d’ici 10 ans. En 2017, l’éolien a créé 1 230 emplois en France.
À la fin de l’année, l’éolien devrait atteindre en France une capacité installée de 15 gigawatts (GW). Quasiment cinq fois plus qu’il y a dix ans. Et ce n’est qu’un début. Le secteur veut porter son parc à 37 GW d’ici à 2028, en y incluant 10 GW d’éolien en mer (posé et flottant), selon les propositions défendues par la profession, dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) que le gouvernement devrait présenter à la fin octobre.« L’éolien, c’est le choix de la raison. Il s’agit d’une énergie compétitive, à la technologie sûre et propre, avec des emplois non délocalisables et souvent dans des territoires où il... 

14/10/18Réchauffement climatique : que fait-on de notre argent ?
A quoi sert exactement l’argent public engagé pour combattre le réchauffement climatique ?
Quel usage fait-on de notre argent pour combatte le réchauffement climatique ? Si l’on accepte sans trop rechigner le prédicat selon lequel les gaz à effet de serre d’origine anthropique sont la cause principale du dérèglement climatique rapide à l’échelle de la planète, alors les mesures envisagées doivent être à la hauteur des conséquences potentielles, et mises en œuvre par tous les pays.
Ainsi, il existe plus de 1200 lois dans 164 pays pour lutter contre le réchauffement climatique. [À noter que l’hiver rigoureux en Europe cette année ne doit pas faire oublier, au même moment, les 25 degrés au-dessus de la moyenne dans la zone polaire nord]
La France a, elle aussi, intégré à son dispositif législatif diverses mesures dont la loi n° 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte.
Au passage, cette loi devait permettre la création de 100 000 emplois en trois ans. Hélas, force est de constater que cet aspect a échoué avec à peine un quart des emplois créés.
REVENONS À L’ESSENTIEL : L’UTILISATION DE NOS SOUS !
D’abord nous devons identifier ce dont nous parlons : l’argent qui est mis en œuvre dans le cadre de la loi n° 2015-992, de la lutte contre le réchauffement climatique et de la mise en œuvre de l’accord de Paris est constitué de plusieurs contributions essentiellement laissées à la libre convenance de la chambre des députés.
Nous retiendrons les deux principales que sont :
La Contribution du Service Public de l’Électricité (CSPE) (5,6 milliards d’euros en 2017, une taxe sur la consommation électrique). Le fonctionnement consiste à faire subventionner les Énergies Renouvelables Intermittentes (ENRI, solaire et éolienne) pour la production d’électricité principalement par EDF qui récupère alors la mise via cette taxe. Toutefois, la CSPE qui est versée à l’État français en premier lieu, n’est pas suffisante pour compenser la différence entre le prix d’achat fixé par contrat et le prix de vente au tarif du marché. L’État doit donc actuellement la modique somme de 5 milliards d’euros à EDF.
La Contribution Climat Énergie (CCE) (5,5 milliards d’euros en 2017, estimation : 7 milliards d’euros en 2018, essentiellement une taxe sur les produits fossiles payée par les consommateurs) est elle aussi utilisée principalement pour la production d’électricité par les Énergies Renouvelables Intermittentes.
À ceci s’ajoutent des dépenses au budget régulier de l’État et le coût de l’effort demandé aux organismes tels que l’ADEME pour ce même objectif, soit approximativement 2 milliards d’euros annuels supplémentaires.
Selon la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) 69 % des dépenses publiques dans le cadre mentionné précédemment vont à l’électrique d’origine éolienne et solaire (ENRI).
EST-CE BIEN RAISONNABLE ?
La réponse, pour un pays qui dépendrait presque exclusivement des énergies fossiles pour son électricité, serait tout à fait positive… mais pour la France ?
La France produit trois quarts (77 %) de son électricité grâce aux réacteurs nucléaires qu’elle a construit suite aux deux chocs pétroliers des années 70 et encore 13 % grâce aux installations hydrauliques, soit 90 % d’électricité dé-carbonée au total (un record mondial).
La production d’électricité représente 25 % de notre consommation énergétique totale.
Autrement dit, près de 70 % des investissements sont dédiés à 2,5 % de notre consommation totale d’énergie et seulement 30 % au reste (dont 75 % de notre consommation énergétique qui est essentiellement due au chauffage non électrique et au transport et qui est quasiment 100 % fossile).
On peut donc, à juste titre, se poser la question de l’adéquation des moyens en fonction des objectifs pour la dé-carbonisation de notre énergie, la réduction des gaz à effet de serre et, plus généralement, pour le climat.
Article initialement publié en mars 2018.
https://www.contrepoints.org/2018/10/14/312429-rechauffement-climatique-que-fait-on-de-notre-argent?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=cf179f835e-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-cf179f835e-113970649&mc_cid=cf179f835e&mc_eid=7562c94020

12/10/18Energie : l'éolien s'inquiète de la feuille de route de la France
La filière redoute une trajectoire de croissance lente dans l'éolien en mer posé et flottant. Le solaire et les considérations budgétaires pourraient prévaloir.
Les arbitrages pour fixer la feuille de route énergétique des dix années à venir suscitent décidément beaucoup d'inquiétudes. Après les industriels du gaz, ce sont ceux de l'éolien qui redoutent de voir leur croissance limitée à l'occasion de la publication du projet de Programmation pluriannuelle de l'énergie, fin octobre. « La filière demande au gouvernement de confirmer dans la PPE sa volonté de développer l'énergie éolienne », dit la fédération du secteur, France Energie Eolienne.
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Ses craintes sont modérées pour l'éolien terrestre, qui devrait atteindre la fourchette haute des ambitions déjà fixées pour 2023 (de 21,8 à 26 gigawatts). Elles sont plus importantes pour l'éolien en mer, qui tarde à faire sortir de nouveaux appels d'offres - le cahier des charges pour le projet de Dunkerque n'a pas encore été publié -, et surtout pour l'éolien flottant naissant.
L'éolien se défend d'être en concurrence avec les autres énergies renouvelables mais il apparaît, dans les faits, bousculé par le solaire. Ces derniers mois, EDF et Total ont fait part de grands projets photovoltaïques, avec respectivement 30 GW à l'horizon 2035 et 10 GW dans les dix ans à venir. Rien de tel dans l'éolien, qui fait face à trop d'oppositions locales, estime EDF. De fait, il faut environ sept ans pour développer un projet éolien, ce qui peut décourager des investisseurs.
LIRE AUSSI : Vent de fronde contre l'éolien
La FEE, qui s'attache à montrer, sondage à l'appui, la bonne acceptabilité de l'éolien en France, attend désormais la concrétisation des mesures annoncées en janvier par le secrétaire d'Etat, Sébastien Lecornu. Il s'agissait notamment de supprimer un niveau de juridiction pour le traitement des contentieux .
Si l'industrie éolienne s'inquiète, c'est aussi pour des raisons budgétaires. Le gouvernement a montré ces derniers mois qu'il était dorénavant très sensible au coût de développement des énergies vertes : il a gelé les projets dans l'hydrolien , au grand dam de Naval Group. Il a aussi imposé une renégociation des deux premiers appels d'offres d'éoliennes en mer, afin de réduire les subventions publiques prévues pour durer vingt ans. A cet égard, l'éolien flottant nécessiterait des tarifs garantis entre 100 et 150 euros par mégawattheure, indique la FEE. « Il y a différentes écoles de pensée au gouvernement mais certains veulent ne rien faire », redoute Olivier Perot, président de FEE.
https://www.lesechos.fr/amp/94/2213194.php
11/10/18Opinion - L’engouement vert est-il vertueux ?
Et si ce chromatiquement correct s’apparentait à une martingale dont "Le Grand Robert" donne la définition suivante : "manière de jouer qui consiste à miser à chaque coup le double de ce qu'on a perdu sur le coup précédent" ?
L'opinion semble définitivement acquise à tout ce qui est coloré en vert (a fortiori les daltoniens qui voient aussi en vert d'autres couleurs) et pour faire de bonnes affaires il suffit de verdir les offres industrielles et commerciales de toute nature, parfois un peu, souvent beaucoup, sans trop de vergogne ni surtout d'égard pour les prix, tant il est désormais admis que l'on doive payer plus cher un produit dit "vert".
Par exemple, altruiste ou gogo c'est selon, le client qui souscrit un contrat "vert" auprès de son fournisseur d'électricité paye même deux fois son soutien à la cause, d'abord par le surcoût inhérent au choix de ce contrat par rapport à une offre standard, puis, comme chacun, par les taxes (CSPE...) grevant lourdement toutes les factures et qui servent en grande partie à soutenir les renouvelables.
Cet essor vert reçoit aussi le soutien quasi inconditionnel des élus de tous niveaux pour chaque projet dit "éco-responsable", tous ces édiles ou presque affichant l'habit vert. Certes, le label "grand teint" n'est pas forcément garanti pour ceux qui ont pris le costume récemment, mais à leur avantage, les zélotes sont souvent les convertis de la dernière heure, capables même de rappeler les vieux croyants à l'orthodoxie.
La dernière campagne présidentielle a ainsi été le théâtre de ces verdissements précipités et radicaux certains ayant, par exemple, cru trouver le Saint Graal dans l'éolien offshore, présenté comme la vraie alternative à un nucléaire honni. La pêche aux voix avec des filets verts n'étant pas originale, tous les prétendants y ayant eu recours, il leur a fallu pour se différencier outrer le trait et promettre "plus vert que vert", figurant ainsi un champ des possibles dangereusement illusoire.
Et c'est ainsi non "ce qui fait que votre fille est muette", mais qu'un cercle vert vertueux s'est fabriqué, une approche tautologique certes, mais peu importe, l'essentiel étant que marche la machine, l'efficacité se mesurant mal et la finalité, bien qu'affichée ostensiblement (sauver la planète, pas moins) n'important pas vraiment.
Cette frénésie verte rappelle en plus intense l'engouement pour l'Europe autour de l'an 2000 : Pressing de l'Europe, Tour de l'Europe, Jardin de l'Europe, Épicerie de l'Europe.... fleurissaient partout, manifestations tant d'optimisme que d'opportunisme. Il fallait en être, fut-ce bien artificiellement, restent aujourd'hui encore quelques buttes-témoins de cette période bleue, mais l'esprit n'y souffle plus guère.
D'une expérience l'autre, il est bon de se demander si cette verte sensibilité de l'opinion, sans cesse cultivée, au point qu'elle a gagné depuis longtemps le statut de doxa (le Grand Robert, croisé à nouveau, dit qu'il s'agit "de l'ensemble des opinions reçues sans discussion, comme une évidence naturelle, dans une civilisation donnée"), vaut pour servir de fondement à un schéma industriel et commercial viable et durable. D'aucuns y reconnaissent la "croissance verte" que la loi de 2015 voulait instituer, même si l'attelage des deux mots apparaît de plus en plus problématique.
Que l'on doive s'occuper sérieusement de la planète, il n'est que temps, mais cette juste cause se réifie en un "politiquement et économiquement correct" qui confine à la caricature et souvent aux injonctions contradictoires.
La perspective de pouvoir avancer collectivement et avec conviction vers des lendemains plus verts qui ne compteront que des gagnants, à commencer par le climat, a certes quelque chose de grisant, comment s'en désintéresser ! De même, balayer les obstacles pratiques et les arguties qui vont avec n'apparaît pas moins exaltant.
Il existe pourtant quelques esprits chagrins qui, s'agissant en particulier de la dimension énergétique de cette coulée verte, avec appui massif sur les renouvelables électriques et bannissement du nucléaire, se disent que les lois de la physique comme de l'économie n'y trouveront pas forcément leur compte. Quant à prescrire un remède de cheval pour notre planète malade, qui en a grand besoin, mieux vaut en effet ne pas se tromper de fiole.
Se soucier de la rationalité des choix et chercher à en mesurer l'impact et surtout l'efficacité est essentiel. Mais l'objectivité et l'esprit critique ont été débarqués du processus de décision depuis longtemps déjà, les choix politiques faisant d'abord écho aux sensibilités sociétales, dans un mécanisme auto-entretenu.
S'ensuivent des orientations lourdes comme le choix profus et univoque des EnR, freiné uniquement par des résistances locales affaiblies à dessein par les évolutions réglementaires ad hoc. Tout peut donc s'emballer, et c'est bien ce qu'on observe.
Il y a pourtant déjà matière à douter fortement, les contre-performances en matière de GES étant notoires et bien suffisantes pour établir des corrélations négatives. Mais gageons que suivant fidèlement la martingale, dans l'acception précitée, nous nous tromperons à nouveau, mais à plus grande échelle cette fois.
https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-187444-opinion-lengouement-vert-est-il-vertueux-2212903.php

11/10/18Eolien : 1.230 emplois créés en 2017😲👀
Le secteur de l'éolien a créé 1.230 emplois en 2017, essentiellement dans le secteur des études et du développement. Toutes les régions sont concernées, avec une prééminence de l'Île-de-France qui regroupe les sièges sociaux.
En 2017, l'éolien a créé 1.230 emplois en France, rapporte France Energie Eolienne (FEE), ce jeudi 11 octobre. La fédération professionnelle précise que le secteur compte 17.100 emplois. Un chiffre en croissance de 18% depuis 2015. "[Ce] dynamisme bénéficie directement aux territoires, puisque ces emplois sont non-délocalisables", souligne FEE. Les professionnels de l'éolien mettent en avant que pour une même production électrique, l'éolien crée plus d'emplois que le nucléaire.
Des métiers diversifiés
"La filière est porteuse de nombreuses opportunités sur des métiers diversifiés, le génie et la construction, ainsi que les bureaux d'études et de développement rassemblant le plus d'emplois", explique FEE. Les emplois se répartissent à parts quasiment égales dans quatre grands secteurs : 5.032 emplois dans l'ingénierie et la construction, 4.884 emplois dans le secteur des études et du développement, 3.799 pour la fabrication des composants et 3.384 pour l'exploitation et la maintenance des parcs. En 2017, le secteur des études et du développement a été le plus dynamique avec 844 emplois créés. Cette diversité des métiers "[renforce] une industrie française qui favorise l'implantation durable et sécurisée de l'éolien sur les territoires et l'exportation d'un savoir-faire Made in France", estime FEE
La fédération professionnelle souligne aussi que "chaque région française est impliquée dans le développement de l'éolien, grâce à des atouts géographiques, techniques ou historiques". Les régions Grand Est et Hauts-de-France, deux territoires où la filière éolienne connait un très fort développement des parcs éoliens. Elles totalisent respectivement 1.759 et 1.597 emplois. Le Grand Ouest va bénéficier de l'implantation de l'éolien sur la façade maritime. La Bretagne compte 771 emplois, les Pays de la Loire 1.712 et la Nouvelle Aquitaine 978. Les régions industrielles anciennes, comme les régions Auvergne-Rhône-Alpes (1.748 emplois) et Bourgogne-Franche-Comté (799 emplois), diversifient leurs activités dans la fabrication de composants éoliens. La Méditerranée est un "berceau de l'industrie éolienne et de plusieurs de ses acteurs historiques" : régions Sud-Provence-Côte-d'Azur et Occitanie totalisent respectivement 674 et 1.694 emplois. Enfin, l'Île-de-France (4.290 emplois), le Centre-Val de Loire (476 emplois) et la Normandie (522 emplois) "[regroupent] traditionnellement une part importante des sièges sociaux d'entreprises".
Le relais de l'éolien offshore
Aujourd'hui, l'éolien en mer ne s'est pas encore concrétisé par la création de parcs. Mais les industriels ont déjà investi en France, à l'image de General Electric qui a construit une usine à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).
A l'avenir, FEE espère voir monter en puissance l'emploi dans le secteur. Avec la construction des six parcs actés en 2012 et 2014 à l'issue des deux appels d'offres, "plus de 10.000 emplois locaux sont attendus des plans industriels liés aux deux premiers appels d'offres éolien offshore de 2012 et 2014", explique FEE.

11/10/18 : Eolien : les professionnels défendent l'avenir de la filière😡😡😡😡😡😡😡😡😡😡
France Energie Eolienne veut que le gouvernement vise un objectif de 47 GW d'éolien pour 2028. Les professionnels mettent en avant les avantages de la filière en termes de compétitivité, d'emploi et de fiscalité locale.
Ce jeudi 11 octobre, France Energie Eolienne (FEE) a fait part de ses ambitions et des objectifs de la filière pour les dix prochaines années. Alors que le projet de programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) devrait être présenté à la fin du mois, les acteurs de l'éolien craignent une PPE "sans réelle ambition" pour leur secteur. FEE a bien conscience que la futur PPE constituera un moment clé pour l'avenir énergétique français. A priori, la France ne cherche pas une énergie dominante pour les prochaines décennies, comme ce fut le cas du nucléaire, mais certaines technologies pourraient être plus favorisées que d'autres.
La simplification se fait attendre
FEE attend toujours la mise en œuvre complète des mesures de simplification validées en janvier par le groupe de travail mandaté par Sébastien Lecornu. Une mesure est particulièrement attendue : la suppression d'un niveau de juridiction pour accélérer le traitement des contentieux.
Aujourd'hui, le décret est finalisé et le CSPRT a rendu un avis positif d'une courte majorité. Mais pour l'instant, rien n'est publié. FEE espère qu'il le sera "dans les semaines à venir".
La fédération préconise de relever de 32 à 45% la part d'énergies renouvelables dans le mix électrique français à l'horizon 2030, dont 23% pour l'éolien. Les professionnels estiment que pour 2023, le secteur est en mesure d'atteindre le haut de la fourchette fixée dans la PPE, soit 26 gigawatts (GW) pour l'éolien terrestre. En effet, 1,7 GW a été raccordé en 2017, portant le total à 15 GW. En augmentant le rythme à 2 GW par an, les 26 GW seront atteints. Pour la prochaine période, ils demandent à l'Etat de fixer un objectif de 37 GW d'éolien terrestre. Et pour l'éolien en mer ? Ils souhaitent d'abord que les 3,2 GW engagés se concrétisent d'ici 2023 (3 GW pour les six appels d'offres d'éolien posé et 0,2 GW de fermes pilotes pour le flottant). Pour 2028, ils réclament de 6 à 10 GW.
Emplois et recettes fiscales non délocalisables
Pour se faire entendre, la filière avance quatre arguments. Aujourd'hui, l'éolien est une filière compétitive, font valoir les acteurs du secteur. "Le prix moyen de l'éolien en France est moitié moins cher que celui du nouveau nucléaire", expliquent-ils. Les résultats du premier appel d'offres pour l'éolien terrestre, annoncés en janvier dernier, ont établi un prix moyen de 65,4 euros par mégawattheures (MWh). C'est aussi le cas de l'éolien offshore : le futur appel d'offres pour la zone de Dunkerque (Nord) devrait être lancé avec un prix de soutien garanti de 60 euros par MWh. Ce critère de compétitivité est essentiel alors que Bercy semble plus que jamais focalisé sur les coûts de production des différentes filières. Pour l'éolien flottant, un coût de l'ordre de 60 à 80 euros par MWh est envisageable à l'horizon 2030, contre 100 à 150 euros actuellement.
Le second argument concerne l'emploi. La filière compte aujourd'hui 17.000 emplois. Elle a créé 1.230 emplois en 2017. "Plusde10.000 emplois locaux sont attendus des plans industriels liés aux deux premiers appels d'offres éolien offshore de 2012 et 2014", ajoute FEE. Les professionnels de l'éolien font aussi valoir que, pour une même production électrique, l'éolien crée plus d'emploi que le nucléaire.
Dans le même esprit, la fédération professionnelle explique que l'éolien bénéficie directement aux territoires, puisque ces emplois ne sont pas délocalisables. Aujourd'hui la filière revendique aussi 800 entreprises en France. En outre, les parcs apportent des retombées fiscales aux territoires. Sur ce dernier point, FEE rappelle qu'un mégawatt (MW) installé rapporte chaque année environ 7.000 euros à la commune d'implantation, 3.000 euros au département et 1.000 euros à la région. Un parc "moyen" de 7 turbines de 3,5 MW rapporte donc un peu plus de 170.000 euros à la commune. En 2017, l'ensemble des recettes fiscales versées aux collectivités se sont élevées à 151,4 millions d'euros.
La popularité insoupçonnée de l'éolien
Le dernier argument concerne l'apport de l'éolien au système électrique français. Ajouter de nouvelles capacités permet de sécuriser les marges d'approvisionnement en électricité jusqu'en 2020, explique FEE. Cela permet aussi au territoire de faire face aux variabilités saisonnières d'offre et de demande. Enfin, cela permet de s'assurer "la mise à l'arrêt des centrales de production", estime FEE. "Les facteurs de charge de l'éolien en France étant à peu près constants sur les cinq dernières années, l'augmentation de la puissance éolienne installée implique l'augmentation du taux de couverture de la consommation électrique du pays", ajoute le syndicat.
Reste l'opposition des Français à l'éolien. Celle-ci est factice, estime FEE qui met en avant un sondage réalisé par Harris Interactive sur la perception de l'éolien par les Français (1.091 personnes interrogées) et les riverains (1.001 personnes). Premier constat : l'éolien a une bonne image auprès des Français (73% en ont une bonne ou très bonne image). Surtout, 80% des personnes habitant à moins de cinq km d'un parc ont une opinion favorable. Pourquoi les opposants se font-ils autant entendre ? "Ils sont très bien organisés", déplore Olivier Perot, ce sont "des associations quasiment professionnelles". Celles-ci "agitent des inquiétudes" et parviennent à se faire entendre des pouvoirs publics et des citoyens concernés par les projets de parcs éoliens.
https://www.actu-environnement.com/ae/news/Eolien-professionnels-defendent-avenir-filiere-32165.php4

11/10/18L'éolien veut montrer qu'il est dans le vent 😡😡😡😡😡😡
Sondage à l'appui, la principale organisation professionnelle assure que la majorité des Français soutient l'énergie éolienne. Avis au gouvernement !
Le monde de l'énergie ressemble un peu ces jours-ci à celui de la politique : à l'image du remaniement, où les candidats à un ministère se poussent du col, la plupart des acteurs de l'énergie, d'EDF à Engie en passant par les professionnels du solaire et de l'éolien, tentent de faire valoir leurs atouts. À la fin du mois, le gouvernement dévoilera en effet la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), un document qui tracera les priorités, énergie par énergie, jusqu'en 2028. Chacun défend donc ses couleurs. L'éolien vient de le faire, sondage à l'appui. Ses résultats sont assez étonnants. Selon une enquête (*), 73 % des Français ont « une bonne image » de l'énergie éolienne, un ratio qui monte à 80 % pour les riverains habitant dans un rayon de 5 kilomètres d'une éolienne. À l'inverse, 9 % des voisins d'un projet se déclaraient opposés aux éoliennes, mais la moitié de ces « anti » ont changé d'avis une fois que les pâles ont commencé à tourner.
On pourra sans doute gloser sur le fait que les subsides qui accompagnent l'implantation d'éoliennes adoucissent les opposants, ou que les Français aiment ces grands mâts tant qu'ils ne sont pas sous leur nez, il n'empêche : ce résultat contredit l'impression selon laquelle les Français rejettent l'éolien. « Il n'y a pas de problème d'acceptabilité. L'éolien, c'est le choix de la raison, il est plébiscité par les Français », assure Olivier Perot, président de France Énergie Éolienne. À quelques jours de la révélation de la PPE, la principale organisation professionnelle du secteur avance d'autres atouts : sa compétitivité (le vent produit de l'électricité à 65 euros par MW/h, soit selon la FEE une énergie moitié moins chère que le nucléaire), sa capacité à créer des emplois (17 100 en tout, dont plus de 1 000 en 2017), sa maîtrise du cycle industriel (comprendre : plus que le nucléaire, qui va vieillissant), et évidemment son respect de l'environnement.
Hausse de la part du nucléaire
C'est pourquoi la FEE a proposé, dans le cadre de la PPE, de fixer un objectif ambitieux : passer de 15 GW installés aujourd'hui à 37 GW en 2028. Un effort qui demanderait d'accélérer le rythme d'implantation d'éoliennes (de 1,7 GW par an aujourd'hui à 2 GW). L'éolien off-shore, c'est-à-dire en mer, devrait quant à lui atteindre une capacité de 8 à 10 GW en 2028, grâce notamment à six projets au large des côtes françaises confirmés il y a peu par l'État.
Les professionnels du vent comprendraient mal que le gouvernement ne favorise pas cette énergie. « En France, on a fait le choix d'être leader dans certaines technologies, explique Pauline Le Bertre, déléguée générale de l'association, en référence à la filière nucléaire. On pourrait le faire avec la nôtre. » La PPE doit donc marquer, selon son président, « un tournant stratégique » en faveur de l'éolien et des autres énergies renouvelables, comme le solaire. « On est à l'heure des choix, observe Pauline Le Bertre. Soit le gouvernement développe les énergies renouvelables, soit on fait ce qui a toujours été fait [en faveur du nucléaire, NDLR]. »

L'ennui, c'est que les experts du Giec ne l'entendent pas exactement de cette oreille. Dans le rapport qu'ils viennent de publier, ils estiment que la part du nucléaire dans le monde doit fortement augmenter pour maintenir l'augmentation de la température du globe à + 1,5 degré au maximum. Mais la part du nucléaire dans le mix énergétique français est déjà très élevée (près de 75 %). Elle pourrait donc baisser à la faveur du solaire et de l'éolien. D'autant qu'on le sait maintenant : les Français semblent en grande majorité favorables au vent.
(*) Sondage Harris Interactive réalisé en ligne du 25 au 27 septembre auprès d'un échantillon de 1 091 personnes représentatif des Français âgés de 18 ans et plus selon la méthode des quotas. Enquête « riverains » réalisée par téléphone du 24 septembre au 2 octobre auprès d'un échantillon de 1 001 personnes habitant à proximité d'une éolienne (moins de 5 km) selon la méthode des quotas.


11/10/18Éolien : le Conseil d’État œuvre pour débloquer les procédures administratives 😡
De plus en plus dynamique, la filière éolienne française a un rôle important à jouer dans le cadre de notre transition énergétique.
Pourtant de nombreux projets font face à un blocage administratif et ne peuvent aboutir. Alors que les plus hautes éoliennes de France viennent d’être inaugurées dans le Jura, le Conseil d’État vient d’annoncer l’instauration d’une nouvelle mesure visant à simplifier la procédure d’autorisation d’implantation des éoliennes. Explications.
La MRAE pour délivrer l’autorisation environnementale
En décembre 2017, le Conseil d’État décide d’annuler un décret donnant au Préfet de région la responsabilité de délivrer l’autorisation environnementale nécessaire au développement d’un projet de parc éolien.
Dans l’instruction d’un dossier, le Préfet assume déjà le rôle d’autorité administrative : il délivre en effet l’autorisation finale du projet, une mission que le Conseil d’État estime incompatible avec celui d’autorité environnementale.
Depuis l’annulation de ce décret, aucun nouveau texte de loi n’a été publié afin d’attribuer à une autre instance étatique la compétence de délivrer cette autorisation environnementale.
Une décision rendue jeudi 4 octobre vient enfin de débloquer la situation : c’est aux Missions Régionales d’Autorité Environnementale (MRAE) que le Conseil d’État souhaite confier la responsabilité d’accorder cette autorisation environnementale.
La proposition du Conseil d’État a bien évidemment été accueillie avec beaucoup de soulagement par les professionnels du secteur éolien français.
Selon France Énergie Éolienne (FEE), le vide juridique créé en décembre 2017 aurait entrainé l’arrêt de 3.000 MW de projets éoliens en cours d’instruction et 2000 MW de projets autorisés mais soumis à des recours.
“Nous sommes très satisfaits de cette décision qui est une réponse très pragmatique à la situation que connaît le secteur depuis dix mois”, a déclaré Antoine Guiheux, secrétaire général de FEE, aux journalistes de l’AFP.
Il s’est notamment félicité de la décision de ne pas lancer de nouvelle enquête publique pour les projets approuvés par la MRAE et par le Préfet.
Les plus hautes éoliennes de France inaugurées dans le Jura
Alors que les procédures administratives semblent se simplifier pour les porteurs de projets éoliens, la France a célébré le lancement de ses plus hautes éoliennes.
C’est dans la commune de Chamole, située dans le Jura, qu’ont été inaugurées six turbines éoliennes culminant à 193 mètres de hauteur en bout de pale.
Lancé en 2007, le projet éolien de Chamole réunit l’énergéticien Intervent et le fabricant d’éoliennes Enercon mais également des collectivités locales et des investisseurs privés. “Il n’y a pas eu d’opposition. On a pris les devants, échangé avec les riverains et on les a intégrés au projet”, explique Jean-Louis Dufour, maire de Chamole.
Ce ne sont pas moins de 630 personnes qui ont décidé de participer au financement de ce projet renouvelable. Pour un résultat des plus satisfaisants : la mobilisation citoyenne a permis de réunir la somme d’un million d’euros, soit de quoi financer intégralement la construction et l’exploitation d’une des éoliennes du parc.
La construction de l’ensemble des équipements du parc jurassien a nécessité une enveloppe budgétaire de 32 millions d’euros.
Grâce à un contrat de rachat d’électricité signé avec l’électricien français EDF, ce financement devrait être remboursé d’ici quinze ans.
Du côté de son exploitation, le parc devrait générer annuellement 33 millions de kilowattheures d’électricité 100% renouvelable : un volume suffisant pour couvrir l’ensemble des besoins électriques de 12.000 foyers français.
Et, surtout, permettre d’éviter le rejet de 2.300 tonnes de dioxyde de carbone dans l’atmosphère.
https://www.lemondedelenergie.com/eolien-conseil-etat/2018/10/11/

06/10/18 : Autorisation environnementale : le Conseil d'Etat trace la voie de la régularisation
A la suite de l’arrêt du 6 décembre 2017, FNE et de l’avis du 22 mars 2018, Novissen, le Conseil d’Etat rend un avis déterminant sur la question de la régularisation des procédures viciées par des avis des préfets intervenus en tant qu’autorité environnementale.
Dernière éclairage en date du Conseil d’Etat, suite logique de ses récentes décisions (CE, 6 déc. 2017, n° 400559, FNE, voir Dutheillet de Lamothe L., BDEI n° 73, n° 2295 ; CE, 22 mars 2018, n° 415852, Novissen, voir Dutheillet de Lamothe L., BDEI n° 75, 2328), cet avis intervient à la demande du TA d’Orléans, qui, avant de statuer sur une requête tendant à l'annulation d’un arrêté autorisant cinq éoliennes et un poste de livraison, lui a transmis le dossier de cette requête.
Le Conseil rappelle d’abord le principe même de la possible régularisation de la procédure par l’adoption, par l’autorité compétente d’une autorisation modificative.
Il s’interroge ensuite sur les moyens de cette régularisation, sachant que le 6 décembre il a annulé le décret portant réforme de l'autorité environnementale en tant qu'il maintenait le préfet de région en qualité d'autorité compétente de l'Etat en matière d'environnement.
Le Conseil conclut que :
- ce vice de procédure peut être réparé par la consultation, sur le projet en cause, à titre de régularisation, d'une autorité présentant les garanties d'impartialité requises ;
- à cette fin, si de nouvelles dispositions réglementaires ont remplacé les dispositions annulées, le juge peut s'y référer ;
- à défaut, pour fixer des modalités de régularisation permettant de garantir que l'avis sera rendu par une autorité impartiale, le juge peut notamment prévoir que l'avis sera rendu par la mission régionale de l'autorité environnementale du Conseil général de l'environnement et du développement.
Il complète sa réponse en précisant les modalités de consultation du public dans le cadre de cette régularisation. « La régularisation implique non seulement que la procédure de consultation soit reprise, mais aussi que le nouvel avis soit porté à la connaissance du public. Il revient au juge, lorsqu'il sursoit à statuer en vue de la régularisation, de rappeler ces règles et de fournir toute précision utile sur les modalités selon lesquelles le public devra être informé et, le cas échéant, mis à même de présenter des observations et des propositions, une fois le nouvel avis émis et en fonction de son contenu. » Il conviendra notamment de tenir compte d'éventuels changements significatifs des circonstances de fait, pour adapter cette consultation.
Voir aussi, Le Lamy Environnement - Installations classées, étude 224
L’homme consomme beaucoup d’énergie fossile ! Depuis la guerre de 39-45, en gros, presque toute l’énergie consommée est de l’énergie fossile (80 %). Pétrole, gaz, lignite, charbon polluent si on laisse ces carburants brûler comme on brûle par exemple le bois en Afrique… et c’est ce qu’on fait : peu de filtrages sont appliqués, aucune précaution n’est prise pour préserver notre santé et nous devons bien constater que les maladies liées à la pollution se multiplient…
On a trouvé une « solution » dans les énergies dites « vertes ». La gigantesque escroquerie des énergies intermittentes qui a coûté plus de 3 mille milliards, mène à la mort des économies occidentales à cause du prix à payer… et elle n’évite en rien les vraies pollutions, les augmente même, comme en Allemagne où le manque de vent qui actionne les éoliennes est compensé par des centrales thermiques au lignite. Le gaz, moins polluant que le lignite, a été jugé trop cher…
Cette « solution » convient à merveille à ceux qui bénéficient des avantages que se font offrir les énergies « vertes » ! Les 3000 milliards n’ont pas été perdus pour tout le monde….
La vraie solution eût été un accord international – l’ONU aurait pu se rendre utile – prévoyant un contrôle sur le filtrage réel des gaz produits par les cheminées. Ce filtrage eût coûté entre 1 à 10 % de l’escroquerie éolienne et… la planète pouvait bénéficier de ce gaz carbonique bénéfique (CO2) qui la verdit, gaz carbonique qu’elle n’avait plus eu en aussi bonne quantité (400 ppm) depuis longtemps, gaz carbonique qui ne joue aucun rôle dans la température de la planète !
Non, les escrocs qui ont le pouvoir ne l’ont pas voulu : eux auraient dû investir dans l’installation de filtres qui ne rapportent pas assez d’argent, alors que, maintenant, eux gagnent des milliards en investissant dans la crédulité, la peur, la soumission de leurs concitoyens en multipliant les éoliennes.
Pour être complet en ce qui concerne les cheminées industrielles, rappelons que le panache blanc des centrales n’est, tout simplement, que de l’eau. Elle se voit, la vapeur d’eau… tandis que la pollution qui nous détruit ne se voit pas… on n’en parle donc pas ou si peu.
Actuellement, la Chine est le pays le plus polluant de la planète. Elle ne fait pas fonctionner les filtres, son industrie se développe à une vitesse vertigineuse, sa pollution augmente en proportion ! Une mesure utile eût été de décider que la Chine – comme d’autres – ne pourrait commercer avec l’Occident que si ses produits étaient propres… propres grâce à des centrales propres. L’électricité deviendrait un peu plus chère en Chine, et donc nos délocalisations seraient moins intéressantes. Par contre, elle serait nettement moins chère en Allemagne qui cesserait de polluer toute l’Europe occidentale !
Bref, faire du bienfaiteur chimique de l’humanité, le CO2, l’ennemi public n°1 est la tromperie géniale qui empêche de consacrer les moyens disponibles à la lutte indispensable contre les pollutions. La lutte contre le CO2 réserve tous nos moyens à ceux qui ont l’intelligence, le manque de conscience, la convoitise nécessaires pour se remplir les poches. On ne nous en parle guère mais il y a toujours une source d’énergie renouvelable plus économique et moins polluante que les énergies dites « vertes » ! ?
http://www.bvoltaire.fr/le-co2-pour-masquer-les-vraies-pollutions/


04/10/18Véhicules électriques : l'Ademe invite à limiter leur usage à des distances limitées, "type trajet domicile-travail, par exemple"
Alors que le salon de l'Automobile ouvre ses portes au public, Maxime Pasquier, chef adjoint au service transports et mobilités à l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, revient sur le bilan environnemental des technologies des véhicules électriques.
"Le véhicule électrique a les impacts environnementaux les plus importants à la fabrication", a expliqué sur franceinfo jeudi 4 octobre Maxime Pasquier, chef adjoint au service transports et mobilités à l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), alors que le salon de l'Automobile ouvre ses portes au public. Cela s'explique notamment par "l'extraction des matières actives de la batterie, qui génère des impacts environnementaux". L'Ademe préconise donc d'utiliser un véhicule électrique en remplacement d'un véhicule thermique en usage intensif mais pas pour des longues distances.
franceinfo : Les voitures électriques sont partout au salon de l'Automobile mais on en voit très peu sur nos routes aujourd'hui. Est-ce que le marché reste marginal ?
Maxime Pasquier : Il est vrai que le marché peine à décoller. Ceci étant, les signaux sont très positifs. Les constructeurs proposent désormais tous des versions électriques donc la gamme s'étoffe. A l'Ademe, nous avons étudié les freins et les leviers de croissance du véhicule électrique pour avoir une analyse un peu plus fine du marché. On s'intéresse également au bilan environnemental des technologies des véhicules de manière à pouvoir identifier leurs bonnes conditions de déploiement, c'est-à-dire quelles sont leurs bonnes conditions d'utilisation afin d'avoir une pertinence environnementale.
Comment étudiez-vous ce "bilan environnemental" des véhicules ?
Quand on cherche à dresser le bilan environnemental de ces technologies (électrique, hybride, hybride rechargeable ou thermique), on considère toutes les phases du cycle de vie du véhicule, c'est-à-dire pas seulement l'usage du véhicule mais aussi sa fabrication et sa fin de vie. On parle d'une analyse du berceau à la tombe, en prenant en considération, pour le véhicule électrique, la production et la distribution d'électricité et, pour le véhicule thermique, les impacts environnementaux liés à l'élaboration des carburants. C'est donc une vision très complète.
Que révèle cette analyse pour les véhicules électriques ?
On constate que le véhicule thermique a les impacts les plus importants à l'usage, notamment en raison des émissions de polluants à l'échappement. En revanche, le véhicule électrique a les impacts environnementaux les plus importants à la fabrication, notamment en raison de la fabrication des batteries. Dans le détail, c'est l'extraction des matières actives de la batterie qui génère des impacts environnementaux. Il y a d'ailleurs différentes technologies de batteries (...) et il y a donc une grande variation des impacts environnementaux de ces batteries. Ça nous amène à deux constats : le premier, c'est que, quitte à être fabriqué, un véhicule électrique doit se substituer à un véhicule thermique en usage intensif. Deuxièmement, plus la batterie est grosse, plus son impact environnemental va être important. On est donc dans un paradoxe, avec un véhicule électrique qui doit se substituer au véhicule thermique sur des usages intensifs mais pas sur des grandes distances parce qu'on doit maîtriser la taille de la batterie. Il faut donc des recharges quotidiennes et des usages du type trajet domicile-travail, par exemple.
https://mobile.francetvinfo.fr/economie/automobile/vehicules-electriques-l-ademe-invite-a-limiter-leur-usage-a-des-distances-limitees-type-trajet-domicile-travail-par-exemple_2969773.html#xtor=RSS-3-[economie/automobile&xtref=http://m.facebook.com/

04/10/18 : Epsiline optimise le rendement des éoliennes avec son radar optique😲
La société toulousaine a conçu un petit radar optique, peu coûteux, qui est capable de mesurer avec précision le vent pour mieux guider les éoliennes et améliorer leur rendement. Il est quatre fois moins cher qu'un lidar classique.
A Toulouse, Epsiline a conçu un petit lidar (laser radar), qui mesure avec précision le vent pour orienter de manière optimale les éoliennes. L'appareil, placé sur la tête de l'éolienne, détermine la vitesse et le sens du vent, qui souffle 10 mètres devant les pales, et non derrière comme un anémomètre classique. « Ce guidage plus précis augmente le rendement électrique de l'éolienne de 2 à 5 % et apporte un gain de 5.000 à 20.000 euros par an », affirme Christophe Lepaysan, président d'Epsiline, qu'il a fondé en 2009 après ses études à l'Institut d'optique de Paris-Saclay. Autre avantage : la bonne orientation des pales diminue les vibrations et accroît la durée de vie de l'éolienne.
Mais les lidars sont chers à produire. Pour baisser leur coût, Epsiline a développé avec le Laboratoire d'architecture et d'analyse des systèmes (Laas) du CNRS, à Toulouse, une technologie plus simple avec moins de composants, qu'il a brevetée. Son radar optique, baptisé « YawAdvisor », utilise des semi-conducteurs qui émettent la lumière à travers la lentille, à la place des sources laser plus onéreuses. Le fonctionnement est semblable à un lidar classique : le laser envoie un faisceau lumineux et les particules dans l'air réfléchissent une partie de la lumière vers l'appareil, qui calcule ainsi la vitesse du vent.
Quatre fois moins cher
« Vendu 25.000 euros, notre appareil coûte quatre fois moins cher que les lidars existants et peut être amorti en un an et demi », explique Christophe Lepaysan. La société sous-traite la fabrication des composants et effectue l'assemblage, les tests et la livraison. Depuis le début de la commercialisation en 2016, elle en a vendu une quinzaine en France, en Grèce, au Portugal et en Inde, notamment à Engie Green et Total Eren. Après avoir levé plus de 2 millions d'euros entre 2012 et 2017, Epsiline prévoit un nouveau tour de table dans un an pour commercialiser ses appareils aux Etats-Unis et en Chine, grands pays utilisateurs d'éoliennes.

02/10/18
Renouvelables : le groupe canadien Boralex annonce 1 000 MW de capacités installées en France à l'horizon 2020 😡
https://www.connaissancedesenergies.org/afp/renouvelables-boralex-aura-1000-mw-installees-en-france-en-2020-181002

01/10/18 : France : le Conseil d’Etat autorise les MRAE à délivrer l’autorisation environnementale des projets éoliens

La décision rendue le 27 septembre devrait permettre aux Missions régionales d’autorité environnementale (MRAE) de délivrer l’autorisation environnementale indispensable à la poursuite de plusieurs projets en cours d’instruction
De nombreux projets de parcs éoliens en France, actuellement en suspens du fait d’un blocage administratif, pourraient être relancés grâce à une décision rendue jeudi dernier, 27 septembre, par le Conseil d’État. Cette décision devrait permettre aux Missions régionales d’autorité environnementale (MRAE) de délivrer l’autorisation environnementale indispensable à la poursuite de ces projets, selon l’avis consulté par l’AFP.
Le problème remonte à décembre 2017 lorsque le Conseil d’État a annulé le décret qui donnait jusqu’alors au préfet de région l’autorité de délivrer cette autorisation environnementale. L’instance avait alors estimé que, dans la mesure où c’est aussi le préfet qui décide de l’autorisation finale des projets, il ne pouvait exercer en même temps le rôle d’autorité environnementale.
Depuis, le gouvernement n’a toujours pas publié de nouveau décret visant à réorganiser la procédure de délivrance de cette autorisation. France énergie éolienne (FEE) qui réunit les entreprises du secteur, a estimé à environ 3 000 MW les projets en cours d’instruction gelés à cause de cette décision, et à 2 000 MW les projets qui avaient été autorisés, mais pourraient être annulés au moindre recours.
Le 27 septembre, le Conseil d’État a estimé que pour régulariser les dossiers qui auraient subi un tel recours, « le juge pouvait notamment prévoir que l’avis serait rendu (…) par la mission régionale de l’autorité environnementale ». « Cette mission est en effet une entité administrative de l’État séparée de l’autorité compétente pour autoriser un projet » et elle « dispose d’une autonomie réelle la mettant en mesure de donner un avis objectif », précise encore la décision du Conseil d’État.
« Nous sommes très satisfaits de cette décision qui est une réponse très pragmatique », à la situation que connaît le secteur depuis dix mois, a réagi auprès de l’AFP Antoine Guiheux, secrétaire général de FEE, même si le processus de régularisation prendra encore du temps, selon lui. Il se réjouit notamment que le Conseil d’État estime que si l’avis de la mission régionale est le même que celui qu’avait précédemment donné le préfet, il ne sera pas nécessaire de mener de nouveau une enquête publique. Dans le cas contraire, une enquête publique complémentaire devra être organisée.
https://energies-media.com/conseil-etat-autor-mrae-delivr-aut-environne-eoliens/
01/10/18Le suédois Vattenfall se lance sur le marché français de l’électricité
Après Leclerc, le groupe détenu en totalité par l’Etat suédois veut à son tour séduire les particuliers et concurrencer EDF.
Un nouveau poids lourd débarque sur le marché français de l’électricité. Après Leclerc, en septembre, le suédois Vattenfall veut à son tour séduire les particuliers et rivaliser avec EDF, ont annoncé ses dirigeants, lundi 1er octobre. Une grande campagne de publicité à la télévision, à la radio et en ligne débutera le 8 octobre, avec un argument-choc : le courant sera vendu « 12 % moins cher que le tarif réglementé d’EDF ».
De quoi aiguiser encore la compétition sur un marché extrêmement disputé. Pas moins de 25 groupes proposent désormais de l’électricité aux Français, là où EDF était encore seul début 2007. « Il y aura des morts », prédisent déjà certains professionnels.
Vattenfall entend bien être de ceux qui survivront. Mieux : de ceux qui remporteront la mise. « Nous espérons conquérir 500 000 clients avant cinq ans, et figurer ainsi parmi les 5 principaux fournisseurs dans l’Hexagone »,avance Henri Reboullet, le PDG de Vattenfall en France.
Fondé il y a plus de cent ans, l’« EDF suédois » fait partie des dix principaux industriels du secteur en Europe. Il est très présent en Allemagne et en Scandinavie. En France, il ne produit pas encore le moindre électron, mais l’envisage à court terme. En alliance avec la Caisse des dépôts et le développeur allemand WPD, il aimerait installer des éoliennes au large de Dunkerque. Reste à gagner l’appel d’offres qui doit être lancé sous peu.« On est dans le peloton »
Vattenfall est déjà très actif sur le terrain commercial. Le groupe, détenu à 100 % par l’Etat suédois, a été parmi les premiers à s’implanter en France, lorsque le marché de l’électricité pour les grands groupes et les industriels a été ouvert à la concurrence, en 2000. Puis il a élargi son offre à tous les clients professionnels, ainsi qu’au gaz. Aujourd’hui, avec un volume d’affaires d’environ 600 millions d’euros, il estime avoir pris 5 % du marché professionnel français....

28/09/18 : Noël approche. attention danger (V&T)
Insolite : Une éolienne Vestas en plastique d'origine végétale, est-ce possible ?
Je suis originaire du Danemark, je suis juchée sur un mât et je possède une hélice tripale, je suis blanche et composée de matériaux plastiques d'origine végétale ? Qui suis-je ?
Les enfants vont désormais pouvoir se prendre pour des ingénieurs des énergies renouvelables et construire, eux-mêmes, leur ébauche de ferme éolienne. Comment ? En assemblant les 826 pièces du tout dernier modèle de chez Lego Creator : l'éolienne Vestas miniature, qui dépasse toutefois les 1 mètre de haut !
La collaboration entre les deux groupes danois semble être toute naturelle, puisque le géant des jouets en plastique annonce investir dans l'énergie éolienne et couvrir 100 % de sa consommation électrique industrielle grâce à des sources renouvelables. Autre initiative environnementale : les briques qui composent ce tout nouveau modèle de maquette seront produites à partir de matières plastiques issues de canne à sucre. Il s'agit d'un premier pas avant la généralisation la généralisation de matériaux verts à toutes les gammes en 2030 et l'adoption de packagings plus écologiques dès 2025.
Outre la turbine, d'un diamètre de 72 cm, le modèle inclut un petit pavillon (avec lumière fonctionnelle sous le porche), et plusieurs petits personnages Lego, dont trois en tenue de technicien Vestas. Ultime raffinement, les balises d'aviation de l'éolienne sont, elles-aussi, lumineuses et les pales sont motorisées. En revanche, l'alimentation électrique ne sera pas véritablement assurée par le rotor… Une petite déception.
Le modèle sera commercialisé dans les magasins Lego et sur la boutique en ligne à partir de la fin du mois de novembre 2018, juste à temps pour les fêtes de Noël.
https://www.batiactu.com/edito/eolienne-vestas-plastique-origine-vegetale-est-ce-possible-54147.php


27/09/18 : Autorisation environnementale: une décision du Conseil d'État pourrait débloquer des projets éoliens
De nombreux projets de parcs éoliens, actuellement en suspens du fait d'un blocage administratif, pourraient être relancés grâce à une décision rendue jeudi par le Conseil d'État. Cette décision devrait permettre aux Missions régionales d'autorité environnementale (MRAE) de délivrer l'autorisation environnementale indispensable à la poursuite de ces projets, selon l'avis consulté par l'AFP.
Le problème remonte à décembre 2017 lorsque le Conseil d'État a annulé le décret qui donnait jusqu'alors au préfet de région l'autorité de délivrer cette autorisation environnementale. L'instance avait alors estimé que, dans la mesure où c'est aussi le préfet qui décide de l'autorisation finale des projets, il ne pouvait exercer en même temps le rôle d'autorité environnementale.
Depuis, le gouvernement n'a toujours pas publié de nouveau décret visant à réorganiser la procédure de délivrance de cette autorisation. France énergie éolienne (FEE) qui réunit les entreprises du secteur, a estimé à environ 3 000 MW les projets en cours d'instruction gelés à cause de cette décision, et à 2 000 MW les projets qui avaient été autorisés, mais pourraient être annulés au moindre recours.
Jeudi, le Conseil d'État a estimé que pour régulariser les dossiers qui auraient subi un tel recours, "le juge pouvait notamment prévoir que l'avis serait rendu (...) par la mission régionale de l'autorité environnementale". "Cette mission est en effet une entité administrative de l'État séparée de l'autorité compétente pour autoriser un projet" et elle "dispose d'une autonomie réelle la mettant en mesure de donner un avis objectif", précise encore la décision du Conseil d'État.
"Nous sommes très satisfaits de cette décision qui est une réponse très pragmatique", à la situation que connaît le secteur depuis dix mois, a réagi auprès de l'AFP Antoine Guiheux, secrétaire général de FEE, même si le processus de régularisation prendra encore du temps, selon lui. Il se réjouit notamment que le Conseil d'État estime que si l'avis de la mission régionale est le même que celui qu'avait précédemment donné le préfet, il ne sera pas nécessaire de mener de nouveau une enquête publique. Dans le cas contraire, une enquête publique complémentaire devra être organisée.
https://www.connaissancedesenergies.org/afp/eolien-une-decision-du-conseil-detat-pourrait-debloquer-des-projets-180927
27/09/18Engie rachète le développeur éolien français Sameole
Engie a annoncé jeudi le rachat de la société Sameole, qui développe des parcs éoliens en France, mettant ainsi la main sur un portefeuille de projets de 500 mégawatts (MW).
Engie met la main sur un autre français: Sameole, spécialiste de l'éolien. "Cette acquisition vient renforcer la position de leader d'Engie sur le marché éolien terrestre avec 1900 MW de capacités installées en France",indique Engie dans un communiqué. Aucun élément financier n'a été dévoilé.
Créée en 2005, Sameole était détenue jusqu'ici par la société d'investissement Samfi-Invest. L'entreprise a développé un portefeuille de projets essentiellement dans l'Ouest de la France.
Il s'agit du deuxième rachat cette année pour Engie dans les énergies renouvelables en France, après celui de la société bretonne Langa en juin dernier. Engie veut développer près de 3 GW d'éolien et près de 2,2 GW de solaire à horizon 2021.
Le secteur des énergies renouvelables connaît une période de consolidation en France, marquée notamment par le rachat en avril par Total de Direct Energie, principal fournisseur alternatif d'énergie en France, qui lui-même avait mis la main sur Quadran en 2017. L'an dernier, EDF avait également racheté le développeur éolien Futuren.
https://www.bfmtv.com/economie/engie-rachete-le-developpeur-eolien-francais-sameole-1532396.html

27/09/18 : Éolien. Une décision du Conseil d’État pourrait débloquer des projets
De nombreux projets de parcs éoliens sont actuellement à l’arrêt. En cause, un blocage administratif qui pourrait être supprimé grâce à une décision rendue ce jeudi par le Conseil d’État.
De nombreux projets de parcs éoliens, actuellement en suspens du fait d’un blocage administratif, pourraient être relancés grâce à une décision rendue jeudi par le Conseil d’État. Cette décision devrait permettre aux Missions régionales d’autorité environnementale (MRAE) de délivrer l’autorisation environnementale indispensable à la poursuite de ces projets, selon l’avis du Conseil d’État.

En attente d’un décret
Le problème remonte à décembre 2017 lorsque le Conseil d’État a annulé le décret qui donnait jusqu’alors au préfet de région l’autorité de délivrer cette autorisation environnementale. L’instance avait alors estimé que, dans la mesure où c’est aussi le préfet qui décide de l’autorisation finale des projets, il ne pouvait exercer en même temps le rôle d’autorité environnementale. Depuis, le gouvernement n’a toujours pas publié de nouveau décret visant à réorganiser la procédure de délivrance de cette autorisation.
Jeudi, le Conseil d’État a estimé que pour régulariser les dossiers qui auraient subi un tel recours, « le juge pouvait notamment prévoir que l’avis serait rendu […] par la mission régionale de l’autorité environnementale ».
« Cette mission est en effet une entité administrative de l’État séparée de l’autorité compétente pour autoriser un projet » et elle « dispose d’une autonomie réelle la mettant en mesure de donner un avis objectif », précise encore la décision du Conseil d’État.
Pas de nouvelles enquêtes publiques
« Nous sommes très satisfaits de cette décision qui est une réponse très pragmatique », à la situation que connaît le secteur depuis dix mois, a réagi Antoine Guiheux, secrétaire général de France Énergie Éolienne, même si le processus de régularisation prendra encore du temps, selon lui.Il se réjouit notamment que le Conseil d’État estime que si l’avis de la mission régionale est le même que celui qu’avait précédemment donné le préfet, il ne sera pas nécessaire de mener de nouveau une enquête publique. Dans le cas contraire, une enquête publique complémentaire devra être organisée.
France énergie éolienne (FEE) qui réunit les entreprises du secteur, a estimé à environ 3 000 mégawatts les projets en cours d’instruction gelés à cause de cette décision, et à 2 000 mégawatts les projets qui avaient été autorisés, mais pourraient être annulés au moindre recours.
https://www.ouest-france.fr/economie/energie/energie-eolienne/eolien-une-decision-du-conseil-d-etat-pourrait-debloquer-des-projets-5989307

24/09/18Le dossier de demande d’autorisation environnementale est clarifié
Un décret paru au « Journal officiel » du 20 septembre modifie le contenu des pièces complémentaires à joindre aux dossiers de demande d’autorisation environnementale des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) et des installations, ouvrages, travaux et activités (Iota) soumis à la loi sur l’eau.
Simplifier encore et toujours… Dix-huit mois après l’entrée en vigueur de la réforme de l’autorisation environnementale, adoptée notamment pour simplifier les procédures, le ministère de la Transition écologique et solidaire apporte, dans un décret du 18 septembre 2018, quelques retouches au Code de l’environnement, dans le but de « simplifier et clarifier le contenu du dossier de demande d’autorisation ».
Le décret ne touche pas au contenu du dossier commun à toutes les autorisations (art. R. 181-13 du Code de l’environnement) mais vise seulement les éléments spécifiques à chaque catégorie de projets. Est ainsi remaniée la liste des pièces devant composer le dossier de demande d’autorisation de plusieurs catégories d'Iota et d’ICPE.
Exit la constitution effective des capacités techniques et financières des ICPE à la mise en service de l'installation
Pour les Iota, sont notamment modifiés les dossiers de demande d’autorisation des barrages et ouvrages assimilés, des installations utilisant l’énergie hydraulique, des digues et des ouvrages hydrauliques (art. D. 181-15-1 du C. env.)
Les évolutions les plus conséquentes concernent les ICPE. En premier lieu, le texte supprime l’obligation, pour le pétitionnaire, de transmettre les éléments justifiant la constitution effective des capacités techniques et financières à la mise en service de l’installation. Dorénavant, lorsque ces capacités ne sont pas constituées au dépôt de la demande d’autorisation, l'exploitant devra présenter dans son dossier « les modalités prévues pour les établir au plus tard à la mise en service de l’installation ». Exit également l’obligation de préciser la nature et les délais de constitution des garanties financières. Seul le montant doit être précisé.
Réalisation d’une étude des impacts cumulés dans les zones de radars météo
Le texte modifie par ailleurs plusieurs dispositions relatives aux éoliennes terrestres. D’une part, est explicitement indiquée la liste des documents d’urbanisme au regard desquels la conformité du projet doit être justifiée par le pétitionnaire au moment de l’instruction.
D’autre part, le porteur de projet éolien devra fournir en plus des pièces déjà requises, « une étude des impacts cumulés sur les risques de perturbation des radars météorologiques, lorsqu'il est prévu d'implanter les aérogénérateurs dans ces zones". Un arrêté ministériel fixera la distance en deçà de laquelle l'étude d'impact est nécessaire.
Enfin, pour les installations classées soumises à enregistrement, l’exploitant doit joindre à son dossier un « document justifiant du respect des prescriptions générales » applicables à l’installation.
Décret n° 2018-797 du 18 septembre 2018 relatif au dossier de demande d’autorisation environnementale
https://www.lemoniteur.fr/article/le-dossier-de-demande-d-autorisation-environnementale-est-clarifie.1993564

21/09/18Le gouvernement ment aux Français, l'énergie éolienne pollue et nous coûte trop cher!
Il n’est plus possible de voir la France défigurée de la sorte par des éoliennes coûteuses qui aggravent nos problèmes écologiques sans offrir la moindre solution!
En diffusant sur Envoyé spécial un reportage intitulé: "Éoliennes: le vent de la révolte", France 2 a dévoilé au grand jour l'exaspération généralisée des Français face à la politique agressive et coûteuse du gouvernement en matière d'installation d'éoliennes.
L'installation des aérogénérateurs est un échec écologique, une gabegie financière et un scandale démocratique. De plus en plus de dirigeants, en particulier à droite, découvrent que les lois qu'ils avaient votées après le Grenelle de l'Environnement et que nous avions combattues n'ont absolument pas tenu leurs promesses, bien au contraire.
Tout d'abord le coût financier de l'énergie éolienne s'est avéré exorbitant! Les subventions envisagées pour les seules six centrales éoliennes côtières, "offshore", ont été évaluées par la Commission de régulation de l'énergie (CRE) en 2017 à 40 milliards d'euros. Ces révélations ont contraint le gouvernement à une mauvaise renégociation avec les industriels maintenant le niveau considérable de subventions à 25 milliards d'euros sur 20 ans et 50 milliards sur 40 ans. A titre de comparaison, le projet d'EPR de Flamanville, décrié à juste titre pour sa mauvaise gestion, restera néanmoins bien plus rentable, en produisant à lui tout seul plus d'électricité pour 11 milliards d'euros sur 60 ans.
La Cour des comptes, dans un rapport de mars 2018, a souligné la faible efficacité du soutien à l'éolien terrestre tout en alertant sur son coût financier astronomique évalué à 4,4 milliards d'euros rien qu'en 2016 et anticipant un essor de ce montant compte tenu des engagements envisagés.
Toutes ces subventions cumulées contribuent pour une grande part à l'explosion de la facture d'électricité des Français qui a progressé de plus de 150 euros en dix ans à cause de la contribution au service public de l'électricité (CSPE) devenue hors de contrôle pour subventionner les énergies éolienne et photovoltaïque. En 2017, son montant total atteint 7 milliards d'euros et passera à plus de 10 milliards d'euros en 2022 pour produire moins de 10% de la consommation électrique!
Avec de tels niveaux de subventions il n'est pas surprenant que la mise en œuvre de la politique éolienne s'accompagne d'un fort développement de la corruption dans le domaine avec des condamnations d'élus pour prise illégale d'intérêt. Le Service central de prévention de la corruption (SCPC) avait déjà officiellement alerté les pouvoirs publics en 2014 sur ce phénomène massif. Espagne, Italie, Belgique, Hollande... aucun pays européen n'échappe à la corruption généralisée dans ce domaine.
Pire encore, ces projets s'imposent à des populations dont l'opinion défavorable est systématiquement bafoué. Or, non seulement les éoliennes détruisent le paysage, ruinent toute possibilité de développement touristique, fragilisent les métiers de la pêche, mais elles dévaluent du jour au lendemain l'ensemble de la valeur des biens immobiliser des habitants, injustement spoliés.
Dans de telles conditions, comment accepter que la France se soit donnée pour objectif de multiplier par trois son parc éolien quitte à supprimer les voies de recours des riverains?
Enfin, les éoliennes aggravent nos principaux problèmes écologiques.
Utilisation de terres rares extraites dans des conditions déplorables en Chine, déchets des éoliennes désinstallées non recyclables, bétonnage des sols et des mers, dégradation massive des paysages, les éoliennes dégradent notre environnement et le cadre de vie de nos concitoyens.
Les caprices du vent et l'impossibilité de stocker l'énergie éolienne obligent les fournisseurs d'électricité à compenser ces graves défauts par des centrales à charbon et à gaz très polluantes!
Ainsi la baisse de la production nucléaire en France depuis trois ans et la hausse de la production éolienne ont fait augmenter les émissions de CO2 du système électrique français de 20%!
Contrairement à ce qu'affirme la propagande gouvernementale, les éoliennes aggravent donc le réchauffement climatique alors que la France avait le mix électrique le plus décarboné des grands pays industriels, un comble!
Nous sommes très loin de l'image sympathique et écologique que tente de diffuser le marketing des industriels et des lobbies du vent en lien avec les partis politiques dits "écologistes" qui se sont transformés en représentants de l'écolo-business.
Et désormais, un énorme doute gagne la population et les institutions. Les différents sondages montrent une très forte opposition qui a d'ailleurs été mise en avant par Nicolas Hulot pour justifier sa démission sur France Inter.
Il n'est plus possible de voir la France défigurée de la sorte par des éoliennes coûteuses qui aggravent nos problèmes écologiques sans offrir la moindre solution!
Le budget du ministère de la Transition écologique et solidaire atteindra 34,2 milliards d'euros en 2019 soit 3,1% de plus qu'en 2018. L'augmentation doit servir à mettre en oeuvre l'ensemble des feuilles de route annoncées depuis un an, en matière de climat, de biodiversité, de qualité de l'air et d'économie circulaire.
Un milliard d'euros : c'est la hausse des crédits sur laquelle pourra compter le ministère de la Transition écologique et solidaire en 2019 soit une augmentation de 3,1 % du budget qui lui avait été attribué pour 2018, déjà plus élevé que l'année précédente. Même si la récente démission de Nicolas Hulot a jeté des doutes sur l'efficacité de son action, Roquelaure - du nom de l'hôtel du boulevard Saint-Germain où il est installé - bénéficiera de 34,2 milliards d'euros consacrés à l'environnement.
Ces augmentations bénéficieront à l'ensemble des politiques environnementales, notamment à la mise en oeuvre des feuilles de route déjà annoncées depuis l'élection d'Emmanuel Macron, a expliqué le ministère ce vendredi 21 septembre face à la presse : c'est le cas des plans climat, biodiversité, qualité de l'air, et de la feuille de route sur l'économie circulaire.
Les aides directes aux renouvelables augmentées de 1,3 %
Avec 7,279 milliards d'euros consacrés au compte d'affectation spéciale pour la transition énergétique (CAS TE) - en hausse de 1,3 % par rapport à 2018 -, les aides directes aux énergies renouvelables constitueront le poste le plus important en termes de dépenses. Puisqu'elles prennent la forme de compléments de prix payés aux producteurs sur la base du prix de marché de l'électricité, la baisse des coûts de production des renouvelables couplée à la hausse des prix permettront de démultiplier les effets de l'investissement croissant de l'Etat, souligne le ministère.
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« La systématisation des appels d'offres, en remplacement des dispositifs de rachat ou de compensation », participe également de cette recherche d'efficacité des dépenses, estime-t-il. Ainsi, la hausse de la puissance d'éolien terrestre et de solaire installée en 2018 (+ 14 %) « est largement supérieure à la hausse de la dépense publique y afférente ». L'objectif global est celui fixé par la loi de transition énergétique: 40 % d'énergies renouvelables dans le mix français en 2030. Or, pour l'heure, la France n'est même pas sur la trajectoire qui lui permettrait de respecter ses engagements pris en 2008 dans le cadre du paquet climat énergie : 23 % d'énergies vertes.
Le chèque énergie en hausse d'une cinquantaine d'euros
Le gouvernement compte également continuer de recourir à la fiscalité incitative en matière de lutte contre le changement climatique et de pollution. L'évolution de la taxe carbone, fixée l'année dernière pour l'ensemble du quinquennat, se poursuivra au rythme prévu. Les prix du diesel et de l'essence à la pompe continueront de se rapprocher. La partie imputable à la fiscalité des prix de l'essence (indépendamment de l'évolution des cours du pétrole) augmentera donc encore de 2,9 centimes TTC par litre en 2019, après une augmentation de 4 centimes en 2018. Pour le diesel, cette hausse de 7 centimes en 2018 sera de 6,5 centimes en 2019, précise le ministère.
Afin de limiter l'impact de cette fiscalité sur les dépenses des ménages, notamment des plus précaires, le ministère prévoit toutefois aussi d'amplifier un ensemble de dispositifs déjà en place visant à les aider à réduire leur consommation énergétique. Satisfait du succès des primes à l'achat de véhicules moins polluants, le gouvernement a ainsi décidé d'augmenter de 47 % les crédits qui y seront alloués en 2019 (570 millions d'euros), tout en en « verdissant » de plus en plus les critères.
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Le chèque énergie - qui s'est substitué en 2018 aux tarifs sociaux du gaz et de l'électricité, et dont bénéficient 3,7 millions de ménages - passera entre 2018 et 2019 de 150 à 200 euros par an en moyenne pour un effort global de 710 millions d'euro. Le crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE) et le taux réduit de TVA à 5,5 % qui soutiennent les travaux de rénovation énergétique seront maintenus, alors que l'éco-prêt à taux zéro (EcoPTZ) sera simplifié. Une approche « pas très novatrice, mais assumée puisque les objectifs étaient établis », résume le ministère.
2,4 milliards d'euros alloués à l'eau et à la biodiversité
Deuxième chapitre de dépenses, la mobilité, avec 6,99 milliards d'euros, dont 60 % consacrés au fonctionnement et 40 % aux investissements. C'est surtout ce deuxième volet qui va augmenter - « de plus de 300 millions d'euros » -, atour de deux priorités : l'entretien des infrastructures et les transports du quotidien. 80 millions d'euros supplémentaires seront notamment consacrés au renouvellement des rames de TET et TER. Un fonds national « mobilités actives », d'un montant de 350 millions d'euros sur 7 ans, verra aussi le jour afin d'amplifier la création d'axes cyclables.
2,4 milliards d'euros seront en outre consacrés à l'eau et à la biodiversité - deuxième pilier de la politique environnementale dessinée par Nicolas Hulot. Le ministère continue notamment de compter sur « une partie importante » des moyens des agences de l'eau, dont le 11e programme consacre 12,6 milliards d'euros à la préservation de la biodiversité, à la solidarité territoriale et à l'adaptation au changement climatique. 15 millions d'euros supplémentaires seront aussi alloués au ministère pour renforcer ses moyens d'intervention dans ce domaine.
La composante déchets de la TGAP augmentera dès 2021
Enfin, 1,2 milliard d'euros devront servir la prévention des risques, notamment en matière de qualité de l'air (avec l'incitation à la création de zones à faibles émissions), d'alimentation, d'adaptation au changement climatique et de déchets. Dans ce dernier domaine aussi, le gouvernement souhaite que la fiscalité incitative joue un rôle majeur. Afin d'atteindre l'objectif d'une réduction par deux de la mise en décharge en 2025, il annonce dès à présent une « augmentation sensible » de la composante « déchets » de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) en 2021.
L'objectif est de « renchérir progressivement le coût de la mise en décharge et de l'incinération des déchets, de façon à ce qu'à terme leur coût soit supérieur de 10 euros la tonne à celui du recyclage, ce qui n'est actuellement pas le cas », explique le ministère.
Afin de limiter les effets que cette augmentation de la TGAP pourrait avoir sur les budget des collectivités, il prévoit de l'accompagner d'un ensemble de mesures censées faciliter dès 2019 une diminution des déchets mis en décharge: notamment une réduction à 5,5% de la TVA sur les activités de collecte, de tri et de recyclage, ainsi qu'une baisse temporaire des frais de gestion perçus par l'Etat lorsque les collectivités locales mettent en place la tarification incitative.
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Comme l'année dernière, le ministère de la Transition écologique et solidaire continuera toutefois aussi de contribuer à la diminution des effectifs de l'Etat. En 2019, les équivalents temps plein baisseront de 2% par rapport à 2018.
https://www.latribune.fr/economie/france/environnement-francois-de-rugy-pourra-compter-sur-un-budget-encore-en-hausse-791260.html


21/09/18Le permis de construire peut être refusé pour des contraintes radioélectriques
Parc éolien -
Un préfet a rejeté 17 demandes de permis de construire déposées en vue de la construction de 14 aérogénérateurs et de trois postes de livraison, composant un parc éolien situé sur les territoires de quatre communes. Il s'est appuyé sur l'avis du ministre de la Défense qui avait refusé son autorisation, en raison de contraintes radioélectriques et aéronautiques. Contestant ces décisions, les communes ont fait valoir que le préfet n'était pas tenu par l'avis négatif du ministre en tant que celui-ci estimait que le projet se heurtait à des contraintes radioélectriques.
Question
De telles contraintes peuvent-elles justifier un refus de permis de construire pour un parc éolien ?
Réponse
Oui. En l'absence d'accord du ministre de la Défense qui avait été saisi et s'était prononcé au titre des
articles R. 425-9 du Code de l'urbanisme et R. 244-1 du Code de l'aviation civile, dès lors que le terrain d'implantation du parc éolien se situait dans des zones de protection des radars de la Défense et du radar d'atterrissage de précision d'une base aérienne, le préfet était tenu de refuser les permis de construire sollicités. De plus, les contraintes radioélectriques liées à la navigation aérienne peuvent être légalement prises en considération pour l'application de ces dispositions.
CE, 9 juillet 2018, n° 414419.


20/09/18Le Maroc exporte ses premières pales d’éoliennes
Une première au Maroc. L’usine Siemens-Gamesa de Tanger vient d’exporter ses premières pales d’éoliennes que va recevoir prochainement un client en Suède.
Cette opération a été effectuée via le port Tanger Med, seul port capable de transporter de telles charges dans toute la région, rapporte le journal l’Economiste.
L’usine bâtie sur 13 hectares pour un milliard de dirhams avait été inaugurée en octobre 2017 à Tanger Automotive City et dispose d’une capacité de production de 650 pales par an.
La production est destinée avant tout au Maroc dans le cadre de son plan de politique énergétique, mais une partie sera dédiée à l’export et des pays sont déjà ciblés, notamment l’Italie, l’Allemagne et l’Afrique du Sud.
A noter que Siemens fait partie d’un consortium sélectionné pour la construction de plusieurs parcs éoliens au Maroc.

20/09/18Autorisation environnementale : le contenu du dossier de demande touché par plusieurs modifications
Un décret, publié jeudi 20 septembre, modifie le contenu du dossier de demande d'autorisation environnementale en vue de le "simplifier et le clarifier" selon le ministère de la Transition écologique. Ces modifications ne touchent pas le tronc commun à toutes les demandes d'autorisations environnementales mais les pièces et informations spécifiques liées aux législations auxquelles le projet est soumis.
Les modifications portent en premier lieu sur le contenu du dossier des installations, ouvrages, travaux ou activités (Iota) relevant de la loi sur l'eau. Sont impactés les barrages de retenue relevant de la rubrique 3.2.5.0 de la nomenclature, les ouvrages construits ou aménagés en vue de prévenir les inondations relevant de la rubrique 3.2.6.0, ainsi que les ouvrages utilisant l'énergie hydraulique.
Le contenu du dossier est également modifié en ce qui concerne les installations classées (ICPE). Ces modifications portent sur la description des capacités techniques et financières, les garanties financières, la conformité des éoliennes aux documents d'urbanisme ainsi que l'impact de ces installations sur les radars météorologiques. Sur ce dernier point, un arrêté ministériel doit venir préciser la distance en deçà de laquelle une étude des impacts cumulés est nécessaire. Le décret prévoit, par ailleurs, que lorsque le projet nécessite l'enregistrement d'installations, le dossier de demande d'autorisation doit comporter un document justifiant du respect des prescriptions générales applicables.
Enfin, le décret supprime la nécessité de fournir un plan d'opération interne (POI) dans le dossier de demande d'autorisation dans le cas d'utilisation d'organismes génétiquement modifiés (OGM).
La réforme de l'autorisation environnementale a été mise en œuvre par une ordonnance et deux décrets publiés en janvier 2017 avec pour ambition de simplifier les procédures et d'accroître la stabilité juridique pour les porteurs de projets. Elle est entrée en vigueur le 1er mars 2017.
https://www.actu-environnement.com/ae/news/autorisation-environnementale-decret-32042.php4


20/09/18La révolte gronde contre les éoliennes dans «Envoyé spécial» sur France 2
Résumé de Envoyé spécial
Au sommaire : «Éoliennes : le vent de la révolte». Partout en France, la révolte gronde contre les éoliennes, jugées bruyantes, trop coûteuses, inutiles, et soupçonnées de favoriser la corruption des élus. Pourquoi tant de haine contre ce symbole de l'énergie propre ? À l'heure où la loi de transition énergétique prévoit de doubler le nombre d'éoliennes d'ici 2023, reportage dans cette France qui n'en veut pas - «Maisons de retraite : derrière la façade». Nourriture rationnée, soins bâclés, personnels insuffisants : les patients sont-ils maltraités dans les Ehpad, ces maisons de retraite médicalisées ? - «Les virtuoses de Vicente».
https://www.ladepeche.fr/article/2018/09/20/2872502-revolte-gronde-contre-eoliennes-envoye-special-tf1.html


20/09/18Arrêtons cette transition énergétique
Le stockage de l'électricité serait bien sûr la solution, mais il reste incroyablement coûteux.
En tant que citoyen, père, malade potentiel et médecin, la question écologique est au coeur de mes préoccupations. C'est pourquoi la réalité derrière les slogans de la transition énergétique m'inquiète et me révolte.
Les écologistes travaillent - souvent en toute bonne foi - à augmenter non seulement les émissions de CO2 mais aussi de particules fines, lesquelles sont cancérigènes et néfastes pour nos poumons, notre coeur et notre cerveau. Le solaire (45 grammes de CO2 produits par kilowattheure) et surtout l'éolien (11 g de CO2 par kWh) sont en apparence aussi verts que le nucléaire (12 g de CO2 par kWh) ou l'hydraulique (24 g de CO2 par kWh). Ce sont les chiffres mis en avant par les écologistes et les industriels du renouvelable.
En réalité, si l'on ferme les centrales nucléaires, dès que le soleil faiblit, que la nuit tombe ou que le temps est calme avec peu de vent, il faut allumer des centrales à charbon (820 g de CO2 par kWh), au fioul (650 à 1 515 g de CO2 par kWh), au gaz (420 g de CO2 par kWh) ou à la biomasse (jusqu'à 950 g de CO2 par kWh).
Les éoliennes et le solaire augmentent la pollution
L'Allemagne en fait déjà l'amère expérience. Le parc éolien et solaire allemand (105 000 mégawatts) se rapproche du double de l'immense parc nucléaire français (63 000 mégawatts), mais il produit beaucoup moins : 140 térawattheures par an contre 400 ! Le taux de charge moyen des panneaux solaires est de 11 % en Allemagne et de 13 % en France : nous ne sommes pas au Maroc !
Le stockage de l'électricité serait bien sûr la solution, mais cela reste incroyablement coûteux en investissement et en métaux rares dont une poignée de pays ont le monopole. Pour des résultats encore très décevants : Mercedes vient de créer un gigantesque centre de stockage ; il n'absorbe que la production d'une seule centrale électrique pendant une minute. Et nous sommes au maximum de notre potentiel hydroélectrique de stockage-pompage.
Lorsqu'il n'y a ni vent ni soleil et qu'on a démantelé les centrales nucléaires, il n'y a que trois solutions : soit on importe du courant, soit on allume les centrales à charbon et à gaz, soit on coupe le courant ! L'opinion est sincèrement convaincue que les éoliennes et panneaux solaires diminuent le CO2 et la pollution ; la vérité est qu'ils les augmentent considérablement.
Énergies intermittentes et ayatollahs verts
Les Français pensent faire des sacrifices pour la bonne cause tant les écologistes les ont convaincus du bienfait des renouvelables. Ce faisant, ils ne voient pas non plus que nos marges de manoeuvre budgétaires sont gaspillées à subventionner la production chinoise de panneaux solaires. Les subventions aux énergies "vertes" vont atteindre 10 milliards d'euros par an, soit trois fois le budget du CNRS. Les Allemands ont déjà dépensé plus de 200 milliards d'euros. Pour un triste résultat : l'Allemagne produit dix fois plus de gaz à effet de serre par kilowattheure que la France.
L'affreuse réalité, c'est que, aujourd'hui encore, les énergies intermittentes ne sont vertes que quelques heures par jour et sont indirectement des énergies noires la plupart du temps. Noires comme le charbon, le gaz et le fioul. Nous gaspillons des milliards pour augmenter nos émissions de CO2, renforcer la dépendance au gaz de Poutine et bousiller nos poumons.
Pour accepter une situation aussi folle, il faut être cynique, idéologue ou n'avoir juste pas regardé les chiffres. Tout le monde sur www.electricitymap.org ! Vous serez fascinés par notre bêtise collective... alimentée par une stratégie de communication mali(g)ne des industriels "verts". Les ayatollahs verts veulent nous amener dans l'impasse allemande : posons-nous et réfléchissons à l'avenir de nos enfants.
https://www.lexpress.fr/actualite/societe/environnement/arretons-cette-transition-energetique_2035217.html

18/09/18 : Le portugais EDPR rachète neuf projets de parcs éoliens en France
EDPR, filiale de l’énergéticien portugais EDP spécialisée dans les énergies renouvelables, a annoncé mardi avoir conclu un accord avec l’autrichien RP Global pour lui racheter neuf projets de parcs éoliens en France, représentant une capacité de 142 mégawatts.
Ces projets, à différents stades de développement, sont situés dans les Hauts de France, en Nouvelle Aquitaine, en Normandie et en Lorraine, détaille EDPR dans un communiqué.
Le montant de l’opération n’a pas été précisé.
Avec cette acquisition, EDPR détient désormais un portefeuille de projets de près de 1.000 MW en France, tandis qu’il a déjà installé 410 MW dans le pays. Il est aussi partenaire d’Engie dans deux projets de parcs éoliens en mer.
“EDPR (…) poursuit sa croissance sur l’un des marchés européens les plus prometteurs”, indique Patrick Simon, directeur général d’EDPR France et Belgique, cité dans le communiqué.
De son côté, RP Global, spécialiste des énergies renouvelables présent en France depuis 10 ans, affirme développer dans le pays un portefeuille de projets éoliens de plus de 800 MW. Il compte également étendre ses activités au solaire.
https://www.lemondedelenergie.com/edpr-neuf-projets-eolien-france/2018/09/18/

14/09/18 : NON LES EOLIENNES NE FONT PAS PARTIE DU PATRIMOINE
Emploi. Technicien éolien, un métier dans le vent😡😡😡
L’association du moulin de la Garenne et la société Boralex (éoliennes), s’associent, ce week-end, pour la fête du patrimoine : le patrimoine des savoir-faire, deux métiers dépendant du vent. Rencontre avec Stéphane Bouron.
« Notre métier, c’est produire de l’électricité. Il a deux volets, l’exploitation et la maintenance. Une éolienne doit tourner jour et nuit », explique Stéphane Bouron, technicien éolien. Les machines sont surveillées en temps réel. Un écran super vision, permet de voir à
distance, celles qui tournent et celles qui ne tournent pas. « Il faut être très réactif, aller sur site pour réparer. » Il faut vérifier la disponibilité des machines, comptabiliser la production, comparer, analyser, améliorer. « Pour répondre aux demandes de protection des chauves-souris, les éoliennes qui sont sur leur passage sont bridées une heure avant le coucher du soleil et une heure après le lever. »
Formation et compétences
C’est un travail en hauteur à l’intérieur de la machine ou à l’air libre, qui consiste parfois à manipuler de grosses pièces au bout d’une corde. « Il faut garder la tète froide. »L’évacuation d’urgence est une notion à intégrer. « Accrocher le collègue et même descendre avec lui. Tous les ans, nous avons des sessions de formations sauveteur, secouriste du travail. »
Il faut aussi une formation technique, des connaissances en mécanique, hydraulique, électronique, informatique, au moins dans un domaine, et une habilitation électrique. « Personnellement, j’ai de bonnes connaissances en mécanique, pas en électricité. Mais je sais utiliser un vérificateur d’absence de tension si un moteur est en panne et le remplacer. »
Un travail et un milieu atypiques
La première qualité, c’est l’esprit d’équipe, avoir confiance en son collègue, être flexible, autonome, s’adapter à la situation, savoir prendre des décisions et les bonnes. « C’est un travail motivant, sans rengaine, qui demande de la polyvalence. » Le mauvais coté : un planning au jour le jour, dimanches et jours fériés. La machine est prioritaire. « Le 25 décembre, l’éolienne n° 5 était en panne. J’étais là de 6 h à 10 h. Ce sont nos éoliennes, on en prend très soin. Notre activité dépend du vent. » Quand il n’y a pas de vent, c’est du temps au bureau, à l’atelier pour réparer et gérer les pièces détachées.
Dimanche 16 septembre, visite d’une éolienne .
Quand ça souffle, le meunier se fait du blé gratis
Depuis le Moyen Âge, le meunier utilise le vent pour produire de la farine. Sébastien Collin, le meunier du moulin de la Garenne, perpétue ce savoir-faire : « C’est un patrimoine à conserver, à transmettre , confie-t-il. Je travaille quand il y a du vent, au moins à 30 km/h, pour avoir un débit intéressant. »
Le meunier pousse le guivre, pour faire tourner la coiffe et mettre les ailes face au vent. Grâce au système Berthon, il va les ouvrir et le vent va faire son travail. « C’est gratuit, rapide écologique. » Il va, alors, être à l’écoute de son moulin. « Le bruit du babillard sur l’auget est le battement de cœur du moulin. » Il faudra jouer sur la surface de voilure (51 m2 maximum), ouvrir, fermer les ailes, varier l’orientation, un équilibrage permanent. Avec une formation d’ingénieur en mécanique, Sébastien est devenu meunier un peu par hasard, attiré par « la beauté du mécanisme  ».
Dimanche 16 septembre, de 10 h à 18 h, visites gratuites à la Bourdinière du moulin, exposition : les blés d’hier et d’aujourd’hui et d’une éolienne, vidéo sur le métier (parcours fléché à partir du moulin). Crêpes et galettes faites avec la farine bio du moulin.

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/pannece-44440/pannece-technicien-eolien-un-metier-dans-le-vent-5966827