Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

Occitanie (V) (du 01/07/2019 au ...)

OCCITANIE



Voir les articles précédents sur "Occitanie" (I)(II)(III) et (IV)




12/10/19 : Ariège : Projet éolien : le non catégorique des élus
Quinze machines, entre les hauteurs de Foix et les abords de Saurat, c'est le projet esquissé hier devant les élus.
Tout doute a été levé sur la position des maires concernés par le projet éolien de quinze machines sur les hauteurs de Ganac, Brassac et Saurat, ce vendredi, lors d'une réunion du «pôle énergies renouvellables», une instance de concertation et de dialogue organisée par la préfecture de l'Ariège. Les élus ont clairement dit leur opposition à ce projet élaboré par la société ABO Wind : des éoliennes installées sur une ligne de crête entre le Cap du Touron, sur la commune de Saurat et le Prat d'Albis, près de Foix, mais hors des limites de la ville et dont le maire, Norbert Meler, n'a pas été invité à cette instance de concertation. On imagine la colère de l'élu, qui pourrait d'ailleurs l'exprimer dans les tout prochains jours. Lors de cette réunion, Frédérique Massat, qui représentait le Syndical départemental d'Energie de l'Ariège comme Mathieu Cruege, directeur du Parc Naturel Région, ont également clairement énoncé leur opposition à ce projet.
https://www.ladepeche.fr/2019/10/12/le-non-categorique-des-elus,8474787.php


11/10/19 : Ariège : Après le Prat d’Albis, des éoliennes sur le château de Foix ?
LA NOUVELLE FAIT GRAND BRUIT DEPUIS QUELQUES JOURS DANS LES MÉDIAS ET SUR LE RÉSEAUX SOCIAUX : LA SOCIÉTÉ ABO WIN A UN PROJET D’INSTALLATION DE 15 ÉOLIENNES SUR LE PRAT D’ALBIS (VOIR LE COMMUNIQUÉ DE NORBERT MELER)
Devant la fronde, des élus et des citoyens ariégeois, provoquée par ce projet, l’opérateur contre attaque avec un projet plus ambitieux qui « fera l’unanimité » ou pas !
Des éoliennes sur le Château de Foix ? ça a de la « gueule » quand même !
Rappelons que L’Ariège est un des rares départements de France qui n’a pas encore d’éoliennes sur son territoire.
https://www.azinat.com/2019/10/apres-le-prat-dalbis-des-eoliennes-sur-le-chateau-de-foix/
11/10/19 : Aveyron : La préfète aux champs
Par une belle matinée d’automne, sous le couvert de 150 gardes mobiles, de véhicules blindés et d’un hélicoptère, dans un cadre bucolique Mme la préfète de l’Aveyron a mis en place la concertation et le dialogue prôné par sa secrétaire d’État à la transition écologique à Rullac-Saint-Cirq le 27 août dernier.
Effectivement on s’aperçoit que la concertation état, par le biais des forces de l’ordre, est à son maximum quand il s’agit d’imposer la voie libérale d’Enedis et des industriels de la désertification du territoire. C’est à grands coups d’argent public et au détriment des populations locales, qui à St Victor se sont massivement et démocratiquement opposé à la construction d’un énième méga transformateur électrique sur leur commune, que se fait cette « acceptabilité » tant ventée par le secrétaire d’Etat.
Depuis des années, les habitants les associations de St Victor ont épuisé tous les recours pour faire face à l’implantation de ce méga transformateur servant le réseau éolien et développé contre l’avis des populations locales. Cette opposition largement partagée, y compris par le président de la chambre d’agriculture qui émet les plus profondes réserves, a été partagée et rappelée lors du débat de Rullac-Saint-Cirq le 27 août où la ministre avait pourtant dit avoir entendu ces oppositions.
Face au manque de clarté des politiques énergétique, doit-on traiter les opposants à ce projet en « terroristes » ? Pauvre démocratie et triste usage de la force publique à l’encontre de l’opposition et du débat.
Madame la Préfète, nous avons pourtant essayé de vous rencontrer en vain ! L’impartialité des représentants de l’état n’est-elle pas plus que jamais d’actualité ? Partout, de l’Amassada aux gilets jaunes, des forces de propositions émanent de citoyens conscients des enjeux à venir. Ayez le courage d’être à l’écoute.
La confédération paysanne est pour une transition écologique au service de tous et non au bénéfice d’une minorité. « La violence est le premier recours de l’incompétence », disait Isaac Asimov. Mais quand elle s’applique à la démocratie locale, ne devient-elle pas dictature ? En votre conscience…
Jean-Marie Roux
Secrétaire départemental de la Confédération Paysanne de l’Aveyron
https://www.millavois.com/2019/10/11/la-prefete-aux-champs/

11/10/19 : Ariège : Projet éolien au Prat d'Albis : les Ariégeois "n'ont pas le goût de la prostitution", dit le maire de Foix
Le maire de Foix, Norbert Meler, a réagi ce vendredi sur France Bleu Occitanie au projet de parc éolien au Prat d'Albis en Ariège. L'élu parle de "méthodes colonisatrices" et déclare que les Ariégeois n'ont pas "le goût de la prostitution".
Norbert Meler ne mâche pas ses mots. Le maire de Foix a réagi ce vendredi au projet de parc éolien au Prat d'Albis en Ariège. Une étude est en cours pour implanter des éoliennes sur ce plateau des Pyrénées. Le maire de Foix assure que le projet ne verra jamais le jour.
"C'est un projet complètement délirant et les méthodes colonisatrices employées par cette société sont absolument insupportables" — Norbert Meler, maire de Foix
La société toulousaine ABO Wind envisage d'implanter 15 éoliennes qui pourraient atteindre 240 mètres de haut. Elle a approché les maires des trois communes concernées (Brassac, Saurat et Ganac) et doit leur présenter un projet plus concret ce jeudi à Foix.
Norbert Meler assure que la société n'a prévenu personne lors de la reconnaissance du terrain : "C'est un projet complètement délirant et les méthodes colonisatrices employées par cette société sont absolument insupportables. Ils ont l'habitude d'arriver avec de l'argent, de faire en sorte que les gens courbent l'échine et mettent le genou à terre et bien nous les Ariégeois on est pas prêts à ça et on a toujours eu notre dignité".
"Une véritable agression de l'argent " — Norbert Meler, maire de Foix
L'Ariège est un des rares départements de France qui n'a pas encore d'éoliennes sur son territoire. Norbert Meler répond que les Ariégeois "n'ont pas le goût de la prostitution, on veut garder notre nature pour les générations futures parce qu'on a hérité de nos aînés et on a une dignité, une morale et une éthique ce qui n'est pas le cas des gens qui balancent comme ça des millions et qui surfent sur des milliards. On a rien à voir avec ces gens-là, qu'ils restent chez eux".
"Les Ariégeois n'ont pas le goût de la prostitution"— Norbert Meler, maire de Foix
Norbert Meler veut tout faire pour empêcher ce projet : "S'il faut attaquer une guerre des Demoiselles, on attaquera une guerre des Demoiselles". 
https://www.francebleu.fr/infos/environnement/projet-eolien-au-prat-d-albis-les-ariegeois-n-ont-pas-le-gout-de-la-prostitution-dit-le-maire-de-1570786619
11/10/19 : Ariège : Prat-d'albis : le PNR contre le projet d'éoliennes... et des élus manipulés ?
Décidément, le projet d'éoliennes sur le Prat-d'Albis, que nous révélions dans notre édition d'hier, n'en finit pas de s'attirer les foudres des élus locaux, y compris lorsqu'ils ont pu donner le sentiment (à l'insu de leur plein gré) d'être pour.Au maire de Brassac qui s'appuyait sur la page 8 du projet éolien pour indiquer qu'il était question de la «présentation en conseil municipal de Saurat le 5 novembre 2018 avec un avis de principe favorable à l'étude d'un projet éolien de Saurat», son maire Anne-Marie Basseras a répliqué ceci : «Le conseil municipal de Saurat n'a jamais donné un avis de principe au projet d'ABO Wind d'implanter des éoliennes entre le Prat d'Albis et le Col de Port. (…) Deux représentants de cette société sont venus le présenter à un groupe de conseillers en réunion de travail. Aucun avis n'a été donné, ni positif ni négatif ; on ne peut pas empêcher une étude préliminaire. Il est facile à la responsable de projet junior d'affirmer aux deux autres maires qu'elle rencontre ensuite que le conseil municipal (1er mensonge) a donné un avis positif à ce projet (2e mensonge).» Elu sauratois très présent, Jean-Luc Rouan confirme qu'aucun feu vert des élus de la commune n'a été donné à ce projet éolien. Et que lors du débat qui s'est engagé, ce lundi, autour d'une motion qu'il avait déposée pour rejter ce projet, il y a eu très peu de positions en faveur d'un parc éolien. Y aurait-il donc eu une tentative de manipulation du porteur de projet pour tenter d'influencer les autres élus ? Quoi qu'il en soit, c'est une fin de non-recevoir catégorique qu'a tenu hier à signifier le président du Parc naturel des Pyrénées ariégeoises que Kamel Chibli : «Je savais qu'un groupe privé faisait le tour du territoire pour aller charmer les maires et leur vendre de façon un peu cachée le projet. Maintenant qu'il est sur la place publique, je me dois d'intervenir. On n'est pas contre l'énergie renouvelable, bien au contraire insiste le président. Nous avons toujours défendu la biomasse et le photovoltaïque, en concertation avec la population. Mais là, c'est différent. Ce groupe propose des contreparties alléchantes, mais ça ne peut pas se faire au détriment du paysage et de la faune, je pense notamment aux oiseaux. Le 14 octobre, au bureau syndical du PNR, je proposerai une motion pour délibérer contre ce projet. Il y a des choses qui se font et peuvent se faire en matière d'énergie renouvelable, mais pas contraire à l'éthique et au paysage.»
https://www.ladepeche.fr/2019/10/11/le-pnr-contre-le-projet-deoliennes-et-des-elus-manipules,8472410.php

10/10/19Des élus d'Ariège s'opposent à un parc éolien en pleine montagne, au Prat d'Albis
Une étude est en cours pour implanter quinze éoliennes sur ce plateau des Pyrénées, à 1.000 mètres au-dessus de Foix. Mais déjà, les élus des villages concernés s'opposent à ce projet, qui pourrait défigurer la montagne, avec des mâts de 200 mètres de haut.
Ça commence à s'agiter dans la montagne ariégeoise, contre un projet d'éoliennes au dessus de Foix. Le parc pourrait être installé sur le Prat d'Albis, entre 1.100 et 1.400 mètres d'altitude. Ce grand plateau est désormais connu du grand public, car il a accueilli une arrivée d'étape du Tour de France 2019, en juillet dernier.
Sur un kilomètre et demi de long, sur la crête, ce parc comprendrait 15 éoliennes qui pourraient atteindre 240 mètres de haut, avec la pale à la verticale (160 mètres de mât + 80 mètres de pale).
La société toulousaine ABO Wind a approché les maires des trois communes concernées : Brassac, Saurat et Ganac. Elle doit leur présenter un projet plus concret ce jeudi à Foix, lors d'une réunion avec l'ONF (qui possède la majeure partie des terres du secteur), et les services de l'État.
"Le Prat d'Albis n'est pas à vendre" - le maire de Foix
Pour l'instant, rien de fait, mais les villages concernés s'agitent. Le maire de Foix a aussi tapé du poing sur la table, avec un communiqué envoyé mercredi soir : "Le Prat d'Albis n'est pas à vendre" tempête l'élu socialiste, qui assure qu'il se battra "sans aucune concession" contre ce projet, "avec force et vigueur". Norbert Meler s'en prend aussi aux méthodes d'ABO Wind, "ces gens là" qui sont selon lui "drapés dans un insupportable mépris du monde rural".
Les maires des communes concernées sont inquiets
Les maires des trois villages se sont aussi opposés au projet. À Saurat, on est d'accord pour une étude, mais on ne cautionne pas du tout l'idée d'implanter à terme des éoliennes. "Oui ça m'inquiète, et ça nous inquiète tous" s'emporte Anne-Marie Basséras, la maire du village, surtout que sa commune est déjà impactée par un projet de parc photovoltaïque porté par l'ONF. Elle ne veut pas d'une "artificialisation de la montagne". "C'est un lieu de randonnées, très touristique, et d'estives pour les animaux. Ces implantations posent problème autant pour le tourisme que pour l'agriculture".
"Oui ça m'inquiète, et ça nous inquiète tous" - la maire de Saurat
À Brassac, même son de cloche de la part de Serge Maury, le maire, qui ne "voit vraiment pas pourquoi" on voudrait implanter des éoliennes dans ce secteur pas assez venteux. Selon lui, "certes, il y a des vents en haut, mais ce n'est pas du continu (...) Je pense que c'est aléatoire, cette étude là".
Des mâts très hauts pour capter le moindre souffle dans une zone peu venteuse
Un professionnel du secteur (en l'occurrence David Augeix, représentant en Occitanie du syndicat des énergies renouvelables) explique justement que c'est parce que ces vents sont peu soutenus qu'il faut installer des mâts très hauts pour capter le moindre courant d'air. "Passer les 200 mètres, ça fait partie des modèles les plus grands qu'on puisse trouver. Probablement que le gisement éolien repéré par l'opérateur est de qualité, mais à partir d'une certaine hauteur. Il va donc chercher le vent régulier. Plus vous montez, plus vous allez récupérer un gisement exploitable pour la production", explique-t-il. En tout cas si ce projet se concrétise, il devrait produire de 4 à 8 GWh d'électricité par an, soit la consommation de 2.000 à 5.000 personnes.
L'opérateur ABO Wind de son côté, ne souhaite pas s'exprimer de façon "prématurée" sur une simple étude, qui est encore à travailler. Car il ne s'agit bien pour l'instant que d'un projet, et pas du tout sûr qu'il se concrétise, car ces hauteurs de mâts devraient faire réagir les habitants... L'Ariège est un des rares départements de France qui n'a pas encore d'éoliennes sur son territoire.

https://www.francebleu.fr/infos/environnement/des-elus-d-ariege-s-opposent-a-un-parc-eolien-en-pleine-montagne-au-prat-d-albis-1570734032
10/10/19 : Tarn : Mazamet. TNE Occitanie Environnement soutient l'Amassada
«Le matin du 8 octobre, appuyés par des blindés et des engins de chantier, 150 gardes mobiles ont expulsé les occupants de l'Amassada. Ils luttent depuis quatre ans contre la construction d'un énorme transformateur sur la plaine de Saint-Victor-et-Melvieu, en Aveyron. Ce transformateur va occuper plusieurs hectares de terres agricoles et servira de relais à l'électricité produite par les centaines d'éoliennes industrielles. «Elles défigurent nos territoires, menacent la biodiversité et créent des nuisances pour tous les habitants, communique le collectif TNE Occitanie Environnement. Symbole d'un système qui ne recule devant rien pour imposer – au nom de la transition énergétique – des solutions coûteuses et inefficaces au détriment des citoyens, ce transformateur ne doit pas se faire». Le collectif apporte son soutien à l'Amassada et participera à deux rassemblements : vendredi 11 octobre à 10 h devant la mairie de Saint Afrique et samedi 12 octobre à 14 h à Saint-Victor. «Nous invitons toutes celles et tous ceux qui sont attachés à une transition respectueuse des habitants, des territoires et de la biodiversité à s'y joindre».
https://www.ladepeche.fr/2019/10/10/tne-occitanie-environnement-soutient-lamassada,8470488.php

10/10/19 : Ariège : Foix. Norbert Meler : «Le Prat-d'Albis n'est pas à vendre»
Le projet d'installation de quinze mâts éoliens entre le Prat-d'Albis et le col de Port ne passe pas auprès des élus de l'agglomération fuxéenne.
Y aura-t-il bientôt des éoliennes sur le Prat-d'Albis ? C'est ce que laisse entendre le maire de Foix, Norbert Meler, dans un communiqué diffusé ce mardi soir.
Dans ce texte, le premier magistrat fuxéen dénonce «les émissaires d'une société internationale, probablement financière», qui «viennent en cachette sur notre territoire», qui «y nouent des contacts ciblés afin d'installer des éoliennes sur le Prat-d'Albis». «Depuis plusieurs semaines, ils avancent à pas de loup, dans l'ombre la plus inquiétante, promettant monts et merveilles au gré de leurs rendez-vous», écrit-il.
«Ils font du pognon pour des fonds de pension»
«Cela fait plus de six mois que je suis au courant de ce projet», assure Norbert Meler ce mercredi matin. «Voilà quelques mois, je me suis agité, mais pas de façon publique, et ils ont disparu des écrans radars. Mais j'ai appris que les porteurs de ce projet — des gens qui disent faire de l'écologie mais qui, en réalité, font du pognon pour des fonds de pension — étaient revenus sur le territoire voilà quelques jours. Cette fois, c'en est trop : j'estime que la population doit être informée de ce qui se trame», explique-t-il à propos de son communiqué.
Car dire que Norbert Meler est opposé à ce projet est un doux euphémisme : «Cela mutilerait définitivement le formidable écrin de nature qu'est le Prat-d'Albis. Nous nous mobiliserons énergiquement pour arracher des griffes de la cupidité l'héritage que nous tenons de nos aînés et que nous léguerons aux jeunes générations», écrit-il en dénonçant «le manque d'éducation et de politesse de ces gens-là qui entrent en Ariège masqués, sans frapper à la porte et sans dire bonjour, drapés dans un insupportable mépris du monde rural».
Quinze éoliennes entre le Prat-d'Albis et le col de Port
Reste que si le premier magistrat de Foix n'a pas été contacté par les porteurs de ce projet éolien, c'est parce que la commune n'est pas concernée par le projet. Car les maires dont le territoire est concerné par ces éventuelles implantations ont été informés du projet. Il s'agit des communes de Brassac, Ganac et Saurat ; le périmètre retenu pour le parc s'étendant du Prat-d'Albis jusque vers le col de Port.
«Des représentants de la société ABO Wind sont, en effet, venus à la mairie pour nous présenter leur projet. Mais c'était seulement pour une étude», assure Anne-Marie Basseras, la maire de Saurat. «Sauf qu'elle oublie de dire que son conseil municipal a donné un avis de principe positif à ce projet», tacle Serge Maury, le maire de Brassac. «C'est, en tout cas, dans le dossier qui m'a été remis lorsque, voilà un mois et demi, j'ai reçu une dame de chez ABO Wind», ajoute-t-il en précisant que, «pour la commune de Brassac, l'avis est négatif».

Car, aux yeux de Serge Maury, l'implantation de ces «immenses battoirs»- il s'agit de quinze mâts de 100 mètres de haut, auxquels s'ajoutent des pâles de 80 mètres — sur les crêtes «ne sera pas très esthétique». «En plus, connaissant bien le coin, je peux vous dire que le vent ne souffle pas très fort sur ce secteur, et n'est, surtout, pas assez régulier pour que des éoliennes fonctionnent correctement», estime le maire de Brassac.
A cela s'ajoute, selon lui, des éléments faunistiques (des oiseaux migrateurs emprunteraient le secteur) et aéronautiques (des avions de chasse volent régulièrement à très basse altitude au-dessus de la commune) qu'ABO Wind n'a pas pris en compte.
Autant d'arguments que Serge Maury compte présenter, vendredi matin, lors de la réunion du pôle des énergies renouvelables (lire encadré) au cours de laquelle ABO Wind présentera son projet aux services de l'Etat.
Seulement une présentation
Ce vendredi se déroulera une réunion du pôle des énergies renouvelables (PENR) à laquelle participeront les services de l'Etat, les maires et représentants des intercommunalités concernées par les dossiers devant être examinés. Parmi les projets figure donc celui des éoliennes sur les communes de Brassac, Ganac et Saurat. «Mais ce n'est qu'une présentation qui doit nous permettre de préciser, en amont, quels sont les enjeux auxquels doit se soumettre le porteur du projet avant de déposer son dossier. Ce n'est absolument pas une réunion de validation», assure Stéphane Defos, directeur départemental des territoires (DDT).
https://www.ladepeche.fr/2019/10/10/norbert-meler-le-prat-dalbis-nest-pas-a-vendre,8470234.php

10/10/19 : Ariège : Parc éolien – Pour Norbert Meler : « Le Prat d’Albis n’est pas à vendre … »
CONCERNANT UN PROJET D’INSTALLATION DE QUINZE EOLIENNES ENTRE LE PRAT-D’ALBIS ET LE COL DE PORT, NORBERT MELER MAIRE DE FOIX COMMUNIQUE :
« Nos concitoyens Fuxéens et Ariégeois doivent le savoir, les émissaires d’une société internationale, probablement financière, viennent en cachette sur notre territoire, y nouent des contacts ciblés, afin d’installer des éoliennes sur le Prat d’Albis. Depuis plusieurs semaines, ils avancent à pas de loup dans l’ombre la plus inquiétante, promettant monts et merveilles au gré de leurs rendez-vous.
Que les choses soient limpides :
Nous nous opposons sans aucune concession, avec force et vigueur, à ce funeste projet qui mutilerait définitivement le formidable écrin de nature qu’est le Prat d’Albis.
Nous nous mobiliserons énergiquement, tous ensemble, pour arracher des griffes de la cupidité l’héritage que nous tenons de nos aînés et que nous lèguerons aux jeunes générations.
Nous sommes révoltés par le manque d’éducation et de politesse de ces gens-là qui entrent en Ariège masqués, sans frapper à la porte et sans dire bonjour, drapés dans un insupportable mépris du monde rural.
Le Prat d’Albis n’est pas à vendre … »

https://www.azinat.com/2019/10/parc-eolien-pour-norbert-meler-le-prat-dalbis-nest-pas-a-vendre/

10/10/19 : Tarn : Lacaune. Le parc éolien inauguré
Le parc éolien de Lacaune, réalisé par la société Enertrag, a été inauguré. Sur le site des Puech d'Embuel et de l'Escournadouyre, en présence de Jorg Muller, fondateur d'Enertrag, de Vincent Masureel, directeur de France Enertrag et de Guillaume Guémard, responsable développement Sud France, Robert Bousquet a coupé le ruban traditionnel par un temps gris et de brouillard. Ensuite, la cérémonie s'est poursuivie dans les locaux du Relais de Fusiès. Robert Bousquet a retracé l'historique de l'aventure commencée en 2002 et projetée par l'ancienne municipalité d'André Cabrol. En 2009, obtention des permis de construire et en 2017 réalisation du premier parc éolien avec la mise en service de 6 éoliennes. En cette année 2019, réalisation de 5 éoliennes supplémentaires qui seront mises en service en fin d'année. Après les remerciements de la direction d'Enertrag soulignant la bonne entente entre son groupe et les collectivités territoriales et les entreprises locales, Guillaume Guémard a expliqué que ces 11 éoliennes, d'une hauteur totale de 90 m, produiront annuellement 63,25 millions de KWh, soit l'équivalent de la consommation de 38 500 personnes, sachant que Lacaune compte environ 2 500 habitants. Ce parc éolien lacaunais comporte plusieurs particularités : il aura mis 17 ans à voir le jour, il est localisé en milieu montagneux et boisé, à plus de 1 000 m d'altitude, ce qui lui permet de se classer parmi les parcs avec la meilleure production en France. Robert Bousquet rappela que le projet n'avait connu aucune opposition, qu'il avait permis la création de deux emplois et que la recette fiscale s'établira à 250 000 €/l'an pour la Région, le Département et la Communauté de communes (environ 185 000 € pour cette dernière), ce qui permettra de réaliser de nouveaux projets. Enfin, avant d'offrir aux invités un apéritif dînatoire, la société Enertrag annonça que 10 nouveaux emplois de différents techniciens seraient à pourvoir très prochainement en Occitanie, ce qui ne peut être qu'une bonne nouvelle.
https://www.ladepeche.fr/2019/10/10/le-parc-eolien-inaugure,8470125.php

10/10/19 : Tarn : Lacaune : Un parc éolien sous haute surveillance
Inaugurées le 4 octobre dernier par un repas à l’hôtel Fusiès à Lacaune devant une petite centaine de personnes, les 11 éoliennes du parc Lacaunais vont rentrer en service avant la fin de l’année. 17 ans de travail auront été nécessaires avant d’arriver au but.
« Nous avons, explique Robert Bousquet, imposé au développeur un certain nombre de critères, comme l’esthétique, il fallait que les éoliennes se fondent dans le paysage, et nous avons surtout mis l’accent sur la préservation du bruit et des risques pour la santé, imposant un site éloigné de toute habitation. Personne n’a présenté de réticence à ce projet. Deux emplois ont été créés sur place. Nous allons pouvoir bénéficier de revenus conséquents: 300 000€ vont ainsi intégrer les caisse de l’intercommunalité, alors que chaque année, 90 000€ de taxes cumulées et 83000€ de loyer nous permettront de financer nos projets Lacaunais. »Des études ont été menées très sérieusement sur un cortège d’espèces sensibles. « Les machines s’arrêtent quand les chauves-souris entrent en activité, soit à la tombée du jour et tôt le matin, explique Frédéric Roch, responsable des études environnementales chez Enertag. Nous avons suivi leurs déplacements grâce à des capteurs d’ultrasons placés dans la canopée à hauteur des pales. Pendant trois ans maintenant, nous allons suivre les oiseaux qui habitent dans le parc et transmettre les résultats des observations à la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement), nous nous devons d’être vigilants sur leur adaptation à leur nouveau milieu».
Du côté de l’ONF (Office National des Forêts), Pierre Roque, technicien forestier à Brassac, et Jeoffrey Gayraud, technicien à Lacaune, expliquent : « Nous avons participé aux premières études d’impact en 1995, au niveau du défrichement. Une partie du site est situé dans les forêts domaniales, le reste est communal et appartient à Lacaune. Nous avons suivi la commercialisation des bois au profit de la commune, servi de lien entre la société et Lacaune, tout en suivant les préconisations de la DREAL. Nous nous sommes également occupés des mesures compensatoires dues au défrichement. Nous avons trouvé le moyen de palier à l’impact, c’est à dire à la perte écologique et environnementale, en tenant compte de la biodiversité perdue. Nous avons ainsi créé une réserve protégée de l’exploitation forestière. Ce sont trois zones de 4 à 5 hectares qui comportent de grands arbres présentant des cavités, abris idéals pour les oiseaux, les chiroptères, les insectes… »
https://www.lejournaldici.com/actualite/a-la-une/un-parc-%C3%A9olien-sous-haute-surveillance

09/10/19 : Aveyron : Et au lever du jour, l'Amassada avait rendu les armes…
Environ 150 gendarmes mobiles ont procédé, dans la nuit de lundi à mardi, à l'évacuation, par la force, de la Zone à défendre (Zad) de Saint-Victor-et-Melvieu. Le site a été entièrement détruit.
C'est très certainement l'épilogue d'un long feuilleton entre l'État et les militants anti-éoliens de Saint-Victor-et-Melvieu. La nuit dernière, les gendarmes mobiles ont procédé à l'expulsion de près de 150 militants écologistes et activistes de l'Amassada. Le site était devenu, depuis plus de quatre ans, une Zone à défendre (Zad), espace de ralliement contre le projet d'installation d'un méga-transformateur électrique par RTE (Réseau transport d'électricité). Un projet d'une puissance de 400 000 volts, sur cinq hectares de parcelles agricoles. «Un cadeau de l'État au lobby de l'électricité», «une industrialisation du territoire», pour «une Europe de l'argent et du capitalisme vert», pouvait-on encore entendre, mardi matin, chez les militants. Un groupe de tous âges, composé d'activistes écologistes, de Zadistes expérimentés, d'anticapitalistes, de militants agricoles, ou encore de résidents des alentours.
Échanges de pierres et de gaz lacrymogènes
D'Amassada, il ne reste désormais plus rien. Peu après 9 h, les pelles mécaniques se sont chargées d'effacer de la carte les constructions de fortune et autres installations écologiques habitées continuellement depuis plus d'un an. La conclusion d'une nuit et d'une matinée particulièrement agitées. Prévenus de l'intervention de la gendarmerie, les militants s'étaient préparés à faire front et à défendre, coûte que coûte, leur “commune libre”. Sous un mercure dépassant à peine les 7° C, une centaine de militants a d'abord tenté de bloquer l'arrivée des forces de l'ordre avec des barrages et des barricades enflammées positionnées sur la D50, à la sortie du village. Peu après 5 h 30, dans une nuit noire simplement éclairée par la mise à feu de pneumatiques, ordre a été donné à la gendarmerie, agissant sur décision de justice (lire par ailleurs), de charger. Dissuasives, les digues successives n'ont fait que freiner les gendarmes et les deux blindés dans leur progression. L'affrontement entre militants et gendarmerie a été musclé, émaillé d'échanges de pierres et de grenades lacrymogènes. Alors que les manifestants ont été contraints de battre en retraite, les forces de l'ordre, elles, ont continué leur inexorable marche en avant. À 6 h, elles étaient postées à quelques dizaines de mètres de la Zad, les spots géants braqués vers l'Amassada et ses manifestants.
Retranchés sur les toits, les militants ont retardé l'échéance
L'assaut final a été donné au lever du jour, peu avant 7 h 45. Organisée en colonnes, la gendarmerie, après sommation, a progressé sous les invectives et les chants des militants, munis de drapeaux, de banderoles et de fumigènes. L'expulsion ne s'est pas faite sans heurts. Coups de matraque sur le bas du corps et lancers de grenades lacrymogènes ont fini par faire reculer les quelque 150 activistes qui défendaient le site. En une heure, les militants étaient encerclés, repoussés et dispersés sur les champs alentour. «Aucun blessé n'est à signaler», se félicitait dans la foulée, sur les réseaux sociaux, la préfecture. Laquelle a également confirmé deux interpellations.
Une quinzaine d'occupants, retranchés sur les toits des bâtiments, n'ont fait que retarder un scénario écrit à l'avance. Leur immobilisation, dans le calme, suivie de leur expulsion, a débuté à 9 h, deux heures durant. Pendant ce laps de temps, les pelles mécaniques sont entrées en action, démarrant leur entreprise de destruction, lente et inéluctable, des bâtiments. Un grillage, autour de la zone dans laquelle les travaux de construction doivent désormais démarrer, a été installé. «Nous ne les laisserons pas travailler en paix», a fait savoir, dès hier après-midi, les militants de l'Amassada. Comme pour faire comprendre qu'ils ne lâcheraient pas le combat. Depuis mardi matin, ils savent néanmoins que l'état a mis la main sur leur “commune libre”.
«Professionnalisme des gendarmes»
La préfète de l'Aveyron, Catherine Sarlandie de La Robertie, présente sur place hier en fin de matinée, a tenu une conférence de presse à 17 h 30.
Elle a loué le «professionnalisme des gendarmes».
«L'État a apporté le concours de la force publique à l'exécution d'une décision de justice en présence d'huissiers mandatés par RTE.
À 11 h 30, l'expulsion était terminée et les opérations de déconstruction des bâtiments illégalement implantés ont été conduites sans délai. Les travaux de sécurisation du site ont commencé.
La zone est gardée par des effectifs de la gendarmerie. Toute personne qui entendrait retourner sur les parcelles évacuées s'exposerait à des poursuites judiciaires (jusqu'à 7 ans de prison et 100 000 € d'amende).
L'objectif d'un retour à l'État de droit, par la mise en œuvre des décisions de justice, est donc pleinement atteint.»
Dix ans de rebondissements
Dès 2009, un projet de mégaposte électrique est envisagé dans un champ aux portes de Saint-Victor, sur 10 ha.
Les inquiétudes suscitées par cette perspective contribuent à la création, en 2010, de l'association Plateau survolté.
En janvier 2015, les opposants au projet porté par RTE érigent la première structure en bois de l'Amassada.
En mars, le maire Jean Capel se prononce contre le projet.
Fin août, le collectif célèbre, sur place, la première fête du vent, rendez-vous militant contre la promotion, notamment, des éoliennes industrielles.
L'enquête d'utilité publique sur le projet de transfo démarre en novembre 2017, pendant un mois.
Le 8, l'Amassada refoule de la mairie le commissaire enquêteur.
En février 2018, la société Théolia, qui réalise le parc éolien de Crassous, à Saint-Affrique, est déboutée de ses requêtes à l'encontre de cinq personnes du collectif de l'Amassada opposées entre autres, à la réalisation de ce parc.
En septembre 2018, les membres de l'Amassada décident d'une occupation du site au quotidien.
Le 28 décembre, le TGI de Rodez ordonne la levée de l'occupation du site, assortie d'une importante astreinte financière (2 000 € d'amende par personne et par jour de présence).
En février, cinq militants y sont interpellés pour occupation illégale.
Le TGI de Rodez annulera, en avril dernier, l'ordonnance d'expulsion du 28 décembre.
Le 4 juillet, les cinq prévenus interpellés en février seront condamnés à un mois de prison avec sursis, et 150 € d'amende avec sursis.

https://www.ladepeche.fr/2019/10/09/et-au-lever-du-jour-lamassada-avait-rendu-les-armes,8468255.php


09/10/19 : Aveyron : Expulsée, la Zad de l’Amassada n’abandonne pas la bataille contre le méga transformateur
Pressentie depuis plusieurs jours, l’opération d’expulsion du hameau de l’Amassada s’est déroulée dans la matinée du mardi 8 octobre. Maintenant que les cabanes sont détruites, le chantier, déjà retardé de deux ans, pourrait bientôt commencer. Pour les opposants, c’est surtout le début d’une nouvelle bataille.
Saint-Victor-et-Melvieu (Aveyron), reportage
Le jour n’était pas encore levé qu’ils étaient déjà là. Dès 5 heures du matin, mardi 8 octobre, une dizaine de fourgonnettes de gendarmerie mobile prenait position aux abords du lieu-dit La Plaine, sur la commune de Saint-Victor-et Melvieu. C’est là que depuis cinq ans s’est installé un lieu collectif d’occupation, d’abord temporaire puis, depuis plus d’un an, permanent, contre un projet de transformateur électrique géant, sur une emprise de cinq hectares de terres agricoles. Un projet porté par RTE, une filiale à 51 % d’EDF, qui souhaite désengorger ses grands axes de distribution d’électricité, selon elle saturés par la mise en service de nombreux parcs éoliens et photovoltaïques dans le sud du Massif central [1]
6 h : le moment des premiers feux de barricades et des premiers gaz lacrymogènes, donnant à la nuit étoilée des couleurs étonnantes. Déjà, on pouvait se douter que l’équilibre des forces allait rapidement se rompre entre la soixantaine de manifestants ayant dormi sur place ou à proximité et près de quatre-vingts pandores en tenue et casqués, soutenus par deux blindés. Des véhicules autrefois exceptionnels qui deviennent de plus en plus banals dans le contexte sécuritaire actuel.
Mais, ce qui s’annonçait comme une journée sous haute tension s’est avéré finalement plus calme que prévu. Une quinzaine de manifestants ayant gagnés les toits des habitations du hameau de l’Amassada (l’« assemblée », en occitan), impossible de les déloger de nuit. Pendant deux heures, c’était dans une relative bonne humeur que les soixante résistants ont attendu et chanté avec chœur leur répertoire habituel, du plus traditionnel « RTE, dégage de notre paysage », au patrimonial « pas res nos arresta » (« rien ne nous arrête ») en utilisant souvent beaucoup d’humour : « N’oubliez pas, c’est nous les gentils ! »
Vers 8 h, un huissier est venu briser la relative joie ambiante en notifiant aux occupants le démarrage de l’expulsion. Rejoints par un autre escadron de gendarmerie mobile, près de 150 militaires étaient prêts à prendre possession des lieux. Au terme d’une bousculade musclée avec les premières lignes, donnant lieu à deux arrestations, la plupart des manifestants ont rapidement été écartés sauf la quinzaine d’occupants perchés sur les toits. Parmi eux, des militants de la Confédération paysanne, syndicat agricole qui appelle à soutenir les paysans dont les terres agricoles sont menacées, ainsi que les habitants de Saint-Victor-et-Melvieu opposés au projet.
Vers 9 h 30, les machines de chantier sont arrivées sur place. Pas moins de quatre pelles mécaniques et une broyeuse se sont mises en action autour des bâtiments principaux tandis que d’autres machines ont remorqué les caravanes des occupants. Un à un, les irréductibles perchés ont été délogés par une équipe de gendarmes spécialisés et ont été conduits fermement en dehors du périmètre pour y être finalement relâchés. Les autres manifestants, après quelques rapides tentatives de revenir sur les lieux en contournant le dispositif policier, sont vite arrivés au terme de leurs moyens et se sont repliés dans un vallon voisin. La suite n’a été qu’un ballet peu gracieux, celui des machines de chantier. Une par une, chaque habitation a été démolie, en gardant néanmoins le soin d’un « tri » entre bois, métaux et compostables. Jusqu’au moment presque absurde de l’abattage de l’éolienne artisanale, bâtie par ces occupants « contre l’éolien industriel ». Un an plus tôt, des actions contre des projets éoliens voisins avaient déjà fait dire aux opposants que, « désormais, cette transition [écologique] a besoin de l’ordre policier pour avancer ».
Les faits du jour n’ont fait que renforcer cette impression amère chez eux, même s’il faut noter que les gendarmes, arrivés des régions voisines, ont gardé un comportement plutôt calme et peu agressif.
« Ils ont gagné la première manche, mais la partie est loin d’être finie »
Il était midi quand les machines ont mis à terre la cabane emblématique de la lutte, inaugurée en janvier 2015 autour de laquelle tout le hameau s’était construit. Mais seuls les gendarmes et les ouvriers du chantier déjà à pied d’œuvre pour poser des clôtures étaient encore là pour observer le spectacle de la destruction. Car les opposants, fatigués de leur trop courte nuit et de leur intense matinée s’étaient rassemblés au village, le temps de souffler un peu. Aucun blessé majeur n’a été à déplorer. Les deux interpellés, après une garde à vue à Rodez, ont été libérés dans la soirée. Les plus énervés se sont révélés finalement être les propriétaires des parcelles voisines, ulcérés d’avoir attendu toute la matinée sans pouvoir demander aux officiels pourquoi les gendarmes « n’ont pas été fichus de se garer sur les parcelles de RTE ». Ils auraient ainsi évité de détruire une partie des semis tout frais de ray-grass. Ces voisins ont été indemnisés 6.000 euros l’hectare, bien que l’argent soit pour l’instant entre les mains de la Caisse des dépôts et consignations, sachant que des hectares supplémentaires sont temporairement occupés par RTE pendant quatre ans, le temps (estimé) de la mise en place du transformateur.
Au soir, alors qu’il ne restait plus rien du hameau de l’Amassada, la préfète de l’Aveyron, Catherine Sarlandie de La Robertie, s’est félicitée « qu’aucun blessé ne soit à déplorer, tant du côté des forces de l’ordre que des occupants ». Venue au cours de la journée sur place suivre les opérations, elle a estimé que « l’objectif du retour à l’état de droit est pleinement atteint ». Elle est restée ainsi parfaitement dans son rôle, dans cette tragédie si commune des opérations policières pour le compte d’intérêts privés sous couvert d’un « intérêt public » de plus en plus largement contesté.
« Ils ont gagné la première manche, mais la partie est loin d’être finie », ont répondu pourtant avec un peu de défi les opposants. Le soir même, face à des gendarmes plus fatigués et en équipe plus réduite, les « anti-transfo » sont partis à l’assaut pour jouer à « touche grillage » aux abords du site, histoire de bien montrer que rien n’est terminé. Et tant pis pour les risques juridiques « d’occupation illégale avec destruction délictuelle du bien d’autrui en réunion ». Ils ont été renforcés par l’arrivée de nouveaux militants, malgré le blocage persistant des routes, et un appel a été lancé pour un rassemblement vendredi matin dans la ville voisine de Saint-Affrique. Un premier pas avant une plus franche réoccupation déjà envisagée d’ici à quatre semaines. Et les militants de rappeler dans un communiqué : « L’Amassada est une idée, elle ne peut pas disparaître. Elle trouvera d’autres cabanes où s’incarner. »
https://reporterre.net/Expulsee-la-Zad-de-l-Amassada-n-abandonne-pas-la-bataille-contre-le-megatransformateur

08/10/19Aveyron : Expulsion de l’Amassada dans l’Aveyron : Pas rès nos arrèsta !

08/10/19 : Aveyron : L'armée verte à l'assaut de nos possibles
Aujourd'hui, 8 octobre 2019, des expulsions policières on eu lieu à Saint-Victor et Melvieux, sur le lieu-dit de La Plaine, espace de résistance contre un projet de transformateur électrique géant.
Aujourd'hui, 8 octobre 2019, des expulsions, des arrestations et des destructions d'habitats on eu lieu dans l'Aveyron, à Saint-Victor-et-Melvieux, sur le lieu-dit de La Plaine, espace de résistance contre un projet de transformateur électrique de 6 hectares mené par RTE.
Énième grand projet inutile, ce transformateur rencontre depuis longtemps la résistance farouche d'une population qui ne se laisse pas faire et a décidé de s'organiser face au mirage de l'écologie industrielle incarnée par l'éolien, vecteur économique du territoire aveyronnais. En construisant, en cultivant, en occupant un territoire, une Zone A Défendre, les habitants ont repris en mains le cours du temps, n'ont rien cédé à l'abjection d'un gouvernement qui, tout en faisant ses leçons de conscience au fascisme brésilien, rivalise de verve avec celui-ci en sommant la jeunesse d'aller "manifester en Pologne".
On le sait depuis le début : l'écologie gouvernementale promue par le macronisme prétend moins dépasser le capitalisme et retrouver un rapport non-destructeur avec le monde que de réformer la catastrophe, de la maquiller et de faire payer notre société pour ce qu'elle mériterait : vous voulez continuer avec l'électricité, eh bien, plantons partout des éoliennes ! On aurait donc le paysage qu'on mérite, les "solutions" qui s'imposent. Mais qui mérite d'entendre le vrombissement migraineux d'une éolienne à 1 km de chez soi ?... Quel oiseau mérite de se faire happer à mort par l'aile mécanique de cette "énergie verte" ?... Qui considère comme un dû le cancer qui s'installe chez chaque habitant des cités d'extractions minières d'où sont recueillis les précieux métaux indispensable à la "transition écologique" ?... Ici, le qui est d'importance : à qui la faute, ce ne sont certainement pas aux peuples et aux bêtes touchées par ce ravage, il faudrait remonter le cours de la rivière, chercher ce qui coule jusqu'à l'origine de ce reflet, de ce mirage : à QUI sert cette destruction du vivant, gérée, programmée sous couvert de transition énergétique ? Aux filiales d'EDF, Vinci, Total, Areva... Car il s'agit, pour elles, de compenser la nocivité de leur entreprise par des crédits carbone et des "investissements à haute rentabilité" qui, tout le monde le sait désormais, servent moins à transformer l'industrie qu'à l'enrichir en lui accordant encore plus de pouvoir sur nos vies.
Ce pouvoir, et nous le constatons tous les jours, au moindre pas de côté, au moindre empêchement, semble comme touché et mutilé dans son essence. C'est pourquoi il n'est pas exagéré de dire que les agents du capitalisme sont présent aujourd'hui à Saint-Victor, commune qui a eu l'audace, grâce à la ténacité lucide des habitants et de certains élus locaux, de refuser. Or il semble aujourd'hui que refuser, c'est frustrer l’État et ses grands copains en affaires comme on frustrerait un gamin en lui retirant son jouet. Rien de moins. Il faut considérer cette frustration armée, totalitaire, cet "archaïsme techniquement équipé" comme un grand danger, mais aussi comme leur plus grande faiblesse. Que des êtres humains se rassemblent et décident de vivre ensemble à égalité avec la terre, qu'ils inventent de nouvelles formes de vies, de nouvelles possibilités de puissance face à l'annihilation quotidienne de la pensée, que ces personnes ne se considèrent justement pas comme des personnes, mais comme des écorchures indissociables d'une force qui fait la vie, qu'ils portent des masques joyeux pour masquer la tristesse d'être identifié par l'autorité, qu'il rient, qu'ils habitent un lieu, qu'ils ne voyagent pas, voilà ce qui fait horreur au pouvoir actuel, voilà ce qui est un pêché aux yeux de la religion capitaliste.
Il est possible de suivre des informations sur ce blog : douze.noblogs.org
Et de soutenir les gardé-e-s à vue, le lieu, la lutte en venant sur place.
Un désespéré plein d'espoir


05/10/19 : Gard : Coup de frein pour les éoliennes de Saint-Gervais
Le conseil municipal a voté, jeudi soir, contre la signature de la promesse de bail emphytéotique avec la société porteuse du projet, RES.
La décision a été largement applaudie, jeudi soir. La cinquantaine de personnes présentes au conseil municipal de Saint-Gervais a laissé exploser sa joie après l’annonce du vote des élus : sept voix contre et cinq voix pour la signature de la promesse de bail emphytéotique avec la société porteuse du projet d’éoliennes sur la commune.
La réunion s’annonçait animée avec la présence de nombreux opposants accueillis par des forces de gendarmerie.
Finalement, les débats ont été très courts. "Je présente cette promesse de bail, annonce le maire, Didier Delpi, afin de continuer les études et les concertations." L’élu assure qu’un article de cette promesse permet d’arrêter le projet. "Cela permet de laisser le choix à la prochaine équipe municipale de poursuivre ou non."
Jean-Guy Charbonnel, adjoint, poursuit, lui que l’avocat à qui la promesse a été envoyée note que la promesse "engage de façon ferme et définitive". "La teneur du projet ne sera connue qu’après la levée d’option, au 30 septembre 2020", ajoute-t-il.
"C’est normal puisqu’un tel projet prend de nombreuses années à être élaboré", répond Marie-Trinité Becle, première adjointe.
Le vote s’est ensuite tenu à bulletins secrets. Lors de l’annonce de la septième voix pour, les opposants au projet n’ont pu contenir leur joie.
"La démocratie a parlé, le prochain épisode se jouera le 15 mars [premier tour des élections municipales NDLR], réagit Raymond Chapuis, président de l’association Le Vent tourne, opposé depuis le départ. Même si aujourd’hui c’est un échec pour eux, ils reviendront." Selon les opposants, "c’était un projet trop important et impactant pour la commune." Raymond Chapuis précise qu’il réfléchit à des alternatives de transition énergétique en impliquant les habitants.
Reste à savoir maintenant si l’entreprise RES abandonne totalement le projet ou si elle poursuit les études en attendant l’élection d’un prochain conseil municipal…
https://www.midilibre.fr/2019/10/05/coup-de-frein-pour-les-eoliennes-de-saint-gervais,8459338.php

04/10/19 : Aveyron : Saint-Victor-et-Melvieu. L'expulsion guette les militants de l'Amassada
Les militants anti-éoliens de l'Amassada qui s'opposent aux travaux du grand transformateur à Saint -Victor de RTE, lancent un appel au rassemblement aujourd'hui pour défendre le site de Saint-Victor.
C'est une épée de Damoclès qui flottait au-dessus de leur tête. L'attente longue de voir les bataillons de CRS encercler la «commune libre» de l'Amassada et d'expulser un à un les militants, pourrait prendre fin dans les jours, voire les prochaines heures. «Selon nos sources proches, on a des informations précises sur un avis d'expulsion par la préfecture, explique Jules (*), un des membres de l'Amassada. Cette opération pourrait avoir lieu dans les prochains jours, on pense à lundi notamment.»
Cela fait plus de quatre ans que les militants anti-éoliens militent pour la préservation de cet espace à Saint-Victor.
Ils demandent l'annulation des travaux liés au grand transformateur et souhaitent que RTE cesse ses activités sur le Sud-Aveyron. Ils prônent une écologie qui va dans le sens du social, modeste et à échelle humaine. «Ce qui est aberrant, c'est qu'ils viennent raser l'Amassada, qui prône l'humain et l'artisanat face à l'écologie capitaliste et productiviste. Malgré leur promesse d'énergie verte, les installations de masse d'éoliennes sont une catastrophe environnementale.»
Réunion au village ce dimanche
Pour rappel, 168 éoliennes sont installées dans le département, principalement dans le Sud-Aveyron, ce qui en fait le plus gros réseau dans toute la Région Occitanie.
Même s'ils se sont toujours préparés à cette éventualité, difficile pour les militants d'avoir des certitudes : «On défendra jusqu'au bout notre cause, celle de la défense d'une écologie humaine et raisonnée, mais on ne sait pas comment on réagira si on doit se faire expulser, rappelle Jules. Ce n'est pas simple de vivre dans l'urgence, le fait de savoir que tout peut se finir d'un coup, c'est stressant. D'autant plus qu'on a construit des choses, des amitiés, un modèle de société. C'est pour ça qu'on appelle tous ceux qui y tiennent à venir le défendre.»
S'ils appellent les Sud-Aveyronnais et même «la France entière» à se rassembler sur le site de l'Amassada dès aujourd'hui, ils organisent également un rassemblement au centre du village de Saint-Victor-et-Melvieu ce dimanche.
L'objectif : permettre aux riverains de participer à une réflexion autour de la zone à défendre et, s'ils le souhaitent, soutenir l'action militante. «On sait que certaines personnes âgées sont de notre côté mais ne peuvent pas forcément se déplacer. C'est l'occasion de discuter avec elles.»
Les militants, qui se sentent tout de même «écoutés» dans leur combat, pourront a minima compter sur le maire de Saint-Victor qui est l'un des seuls élus à soutenir ouvertement les activistes de l'Amassada.
(*) Le prénom a été modifié.
https://www.ladepeche.fr/2019/10/04/lexpulsion-guette-les-militants-de-lamassada,8457809.php

04/10/19Gard rhodanien : à Saint-Gervais, les élus donnent un coup de frein au projet d'éoliennes
Le conseil municipal de Saint-Gervais a voté contre la signature de la promesse de bail emphytéotique du projet d'éoliennes, jeudi soir. Une décision qui a fait la joie des anti-éoliens présents lors de la réunion.
La décision a été applaudie par la cinquantaine de personnes venues assister au conseil municipal de Saint-Gervais, jeudi soir. Par sept voix contre et cinq pour, les élus ont dit leur opposition à la signature de la promesse de bail emphytéotique du projet d'éoliennes prévu sur la commune. Cette promesse de bail devait permettre à la société de poursuivre les études sur le terrain.
Les anti-éoliens, réunis au sein d'une association, Le Vent tourne, se sont réjouis de cette décision. "C'était trop important et impactant pour la commune", réagit Raymond Chapuis, président de l'association. Ce dernier se dit ouvert à une transition énergétique mais en impliquant la population. "On réfléchit à des alternatives", ajoute-t-il.
https://www.midilibre.fr/2019/10/04/gard-rhodanien-a-saint-gervais-les-elus-donnent-un-coup-de-frein-au-projet-deoliennes,8457853.php

03/10/19 : Pyrénées-Orientales : Conseil municipal de Tresserre: "Non aux éoliennes !"
Lors de sa dernière réunion, le conseil municipal de Tresserre, réuni autour du maire, Jean Amouroux, a été, entre autres sujets, amené à se prononcer sur le projet éolien de la commune voisine de Passa.
L’élu a tout d’abord rappelé les débats qui ont été menés lors de la réunion du 8 septembre 2019 sur l’ensemble des projets éoliens.
Il a indiqué que la collectivité a été informée de la tenue d’une enquête publique concernant un projet de construction d’un parc de six éoliennes à Passa, premier projet dans le territoire des Aspres.
Le maire souhaite faire connaître au commissaire enquêteur "l’inquiétude des habitants concernant les effets induits par de telles constructions, notamment occasionnés par le va-et-vient incessant des camions qui traverseront le village de Tresserre dans les deux sens". Précisant que dans le dossier d’étude d’impact, il n’est fait aucun cas des axes routiers d’accès au chantier et aucune concertation avec la municipalité n’a eu lieu. Rappelant qu’il convient également de prendre en compte les impacts visuel et sonore sur le village, Jean Amouroux a proposé qu’un avis des membres du conseil municipal soit donné sur ce projet. Les élus du conseil municipal ont donné un avis majoritairement négatif : contre le projet 11 voix, abstentions 2 voix, et pour le projet 1 voix.
Cette décision sera déposée au registre de l’enquête publique qui se tient dans la commune de Passa.
https://www.lindependant.fr/2019/10/03/conseil-municipal-de-tresserre-non-aux-eoliennes,8456457.php

03/10/19 : Tarn : Mazamet. Toutes nos Energies-Occitanie Environnement échange avec le CESER
https://www.ladepeche.fr/2019/10/03/toutes-nos-energies-occitanie-environnement-echange-avec-le-ceser,8454774.php

02/10/19 : Gard : Saint-Gervais : les éoliennes invitées du prochain conseil municipal
Ce jeudi, la signature de la promesse de bail emphytéotique pour l’implantation d’un parc éolien est à l’ordre du jour. Un projet très décrié dans la commune.
Le conseil municipal de ce jeudi à Saint-Gervais s’annonce animé. À l’ordre du jour figure la signature de la promesse de bail emphytéotique, prévue d’abord en juillet mais reportée, concernant le projet éolien porté par la société RES.
"La signature de ce document engage la commune auprès de l’opérateur", précise le maire Didier Delpi. Une façon de les réconforter pour poursuivre leurs investissements dans les diverses études qu’ils ont lancées. La société RES travaille sur ce projet depuis le mois de mars et doit couvrir les quatre saisons. Pour l’instant, aucun élément technique ou environnemental n’empêche l’aboutissement de ce projet.
Depuis le lancement du dispositif d’information et de concertation autour du futur parc, certains habitants sont très inquiets de voir des éoliennes être implantées sur la commune. "Le sujet principal qui ressort notamment du porte à porte est l’impact sur le paysage, précise Jean-Paul Pin, ingénieur nouveaux projets chez RES. Forcément, des éoliennes de 150 m de haut, ça se voit."
Après la prise en compte de ces considérations, il a été décidé, en accord avec le conseil municipal, de supprimer les éoliennes prévues sur le domanial, sur la zone Est, du côté du hameau des Célettes.
Les maires des alentours sont contre
Une décision qui n’a pas rassuré les opposants au projet, réunis au sein d’une association, Le Vent tourne. "On sera présent au conseil municipal comme la fois précédente. On attend avec impatience le vote", précise Raymond Chapuy, mobilisé contre ce projet depuis décembre 2018. La pétition portée par l’association a réuni 1 500 signatures, sur papier et en ligne.
Les maires des communes environnantes sont également opposés à ce projet. À Saint-Michel-d’Euzet et à Carsan, des délibérations ont été votées en ce sens. La lecture de la promesse de bail lors du dernier conseil municipal, en juillet, avait soulevé des inquiétudes parmi certains élus, notamment concernant la clause de résiliation. "On s’est assuré de pouvoir sortir du projet purement et simplement, sans contrepartie", ajoute le maire afin de laisser "la main à la prochaine municipalité".
Didier Delpi s’inquiète cependant du vote du conseil municipal. "S’il est contre en majorité, je crains que l’entreprise soit plus frileuse à investir dans le projet." Une question évacuée par l’ingénieur de RES : "Le conseil municipal a toutes les informations pour prendre une décision. On verra leur vote et, après, on pourra parler avec précision de la suite du projet."
https://www.midilibre.fr/2019/10/02/saint-gervais-les-eoliennes-invitees-du-prochain-conseil-municipal,8451786.php

01/10/19Gard rhodanien : les éoliennes au programme du conseil municipal de Saint-Gervais
La signature de la promesse de bail emphytéotique pour le projet d'éoliennes à Saint-Gervais est à l'ordre du jour du prochain conseil municipal. La réunion s'annonce animée tant le projet est décrié.
"On sera présent, comme la dernière fois", annonce Raymond Chapuy, membre de l'association Le Vent tourne, créée pour s'opposer à un projet d'implantation d'éoliennes à Saint-Gervais. Jeudi soir, figure à l'ordre du jour du conseil municipal la signature de la promesse de bail emphytéotique. Un document qui engage la commune dans ce projet et qui inquiète les opposants, d'où leur mobilisation.
Le projet prévoyait l'implantation de six ou sept éoliennes sur la commune, du côté du hameau des Célettes. Il a été revu à la baisse, prenant en compte les préoccupations des habitants lors de la concertation publique menée au printemps.
"Tout est affaire de compromis, précise Jean-Paul Pin, ingénieur nouveaux projets chez RES, la société porteuse du projet. Le dispositif d'information et de concertation continue, d'autres actions seront mises en place."
Le maire, Didier Delpi, craint que si le vote de jeudi n'est pas favorable, l'entreprise mette un coup d'arrêt au projet. "On ne fait pas de scénario pour l'instant", explique Jean-Paul Pin qui attend de voir l'issue du conseil municipal.
https://www.midilibre.fr/2019/10/01/gard-rhodanien-les-eoliennes-au-programme-du-conseil-municipal-de-saint-gervais,8451014.php

01/10/19Tarn-et-Garonne : Castelsarrasin. Anti-éoliennes : «Nous voulons protéger notre cadre de vie»
L'association Vents à contre-courant s'oppose aux projets d'éoliennes, à Cordes-Tolosannes et Labourgade. Ils ont voulu rappeler l'impact des éoliennes sur les paysages et le patrimoine en se rassemblant à Castelsarrasin.
Les opposants aux projets d'éoliennes à Cordes-Tolosannes et Labourgade, réunis dans l'association Vent à contre-courant, se sont récemment retrouvés sur la place de la Liberté face à la mairie de Castelsarrasin, après avoir tenu leur assemblée générale un peu plus tôt dans l'après-midi. «Nous sommes en zone de vents faibles. La société Nordex espère produire 29 Gigawatts avec une installation de quatre éoliennes de 180 mètres de haut. Cela représente moins d'un jour de production sur cinq par an. Or le relais doit être pris par des centrales à charbon, à fioul ou à gaz, ce qui augmente sensiblement les effets de carbonisation dont nous voulons nous débarrasser», explique Konrad Burchardt, le président de l'association. «La France est un pays déjà fortement décarbonisé. Une décarbonisation supplémentaire doit se faire non pas à travers la production d'énergie, mais en priorité par un changement de comportement et une diminution de la consommation» ajoute-t-il. «Mais si nous sommes là aujourd'hui, c'est pour rappeler l'impact de ces éoliennes sur le patrimoine», annonce le président. Aujourd'hui, la loi autorise l'implantation des générateurs à 500 m des monuments.
Préserver le patrimoine
«Il faut que l'on adapte la réglementation à au moins dix fois la hauteur totale des aérogénérateurs et que la compatibilité avec le paysage et le patrimoine soient considérés sérieusement au cas par cas», demande Konrad Burchardt, soucieux de préserver le paysage rural du secteur de Cordes-Tolosannes, son petit patrimoine. «Ces éoliennes seront visibles de très loin. Or il y a à proximité l'abbaye de Belleperche, la vallée de la Garonne, le château de Terrides. Nous aimons notre paysage et notre qualité de vie, nous ne voulons pas qu'ils soient sacrifiés pour un projet dont la rentabilité est douteuse», plaide-t-il.
L'association a reçu le soutien de la fédération départementale des chasseurs du Tarn-et-Garonne, de la Ligue protectrice des oiseaux et de l'association site et monuments qui œuvre à la protection des paysages et de l'esthétique en France. Le rassemblement s'est conclu par une marche vers la sous-préfecture.
https://www.ladepeche.fr/2019/10/01/anti-eoliennes-nous-voulons-proteger-notre-cadre-de-vie,8449564.php

25/09/19 : P.-O. - Projet éolien géant de Passa : biodiversité en danger ?
Entamée fin août, l'enquête publique autour du projet de la société Elements, qui souhaite implanter six éoliennes de 130 à 150 mètres de haut sur la commune de Passa, se terminera ce vendredi 27 septembre. Les opposants pointent du doigt l'impact du projet sur plus d'une centaine d'espèces protégées. Le promoteur assure avoir pris ses précautions.
Quel sera l'impact du projet éolien de Passa sur l'environnement ? Sur ce point, les études se contredisent. Cependant, les experts sont d'accord sur un point. La biodiversité reste importante sur le site. La société Elements a déposé un dossier de dérogation aux interdictions concernant 119 espèces protégées à différents niveaux. Une simple "mesure de précaution" destinée à "encadrer toute mortalité accidentelle", tempère la directrice des projets éoliens d'Elements, Amandine Kim Lan.
Un terrain de chasse pour l'aigle de Bonelli ?
Les cabinets d'études mandatés par l'entreprise ont notamment noté des passages de circaètes Jean-le-Blanc, d'un milan royal ou encore d'un aigle botté. La zone est par ailleurs incluse dans le zonage "domaine vital de l'aigle royal". Cependant, Amandine Kim Lan assure qu'aucun spécimen de cette espèce n'a été observé sur le site durant l'étude commandée par l'entreprise.
Par contre, l'étude réalisée par le biologiste et naturaliste Pascal Médard mentionne bien le passage d'un couple d'aigles royaux... Et l'expert, qui a effectué, entre 2010 et 2018, plusieurs sessions d'observations sur le secteur (d'abord de son propre chef, puis pour le compte d'habitants), ne s'arrête pas là. "Entre fin février et fin mars, j'ai parfois pu y observer des pics à plus de mille circaètes Jean-le-Blanc par jour, assure-t-il. J'y ai aussi vu des percnoptères d'Egypte en février-mars, ainsi qu'un couple d'aigles de Bonelli aux printemps 2017 et 2018."
Un dispositif d'effarouchement prévuDe leur côté, les études mandatées par Elements n'évoquent ni la présence de l'aigle de Bonelli, ni celle du percnoptère. Amandine Kim Lan reconnaît cependant que le site n'est pas exempt d'enjeux. "Sur ce site, ils restent modérés, précise-t-elle. Le cortège le plus sensible à l'éolien est celui des rapaces patrimoniaux (circaètes, aigles, milans, etc.). Cependant, sur les Aspres, 85 % de ces oiseaux volent à environ 300 mètres de haut, bien au-dessus des pales. En ce qui concerne les 15 % qui restent, nous allons mettre en place un système de détection, d'effarouchement et d'arrêt des machines (si l'oiseau ne change pas sa trajectoire). "
Il y aura de la casse...
Pascal Médard est nettement moins optimiste. "Avec les éoliennes, il va y avoir de la casse, prédit-il. Par vent de nord-ouest (tramontane, vent dominant dans le secteur, NDLR), de nombreux migrateurs passent le Perthus et tombent dans la vallée du Tech. La plupart du temps, ils se retrouvent à très faible hauteur (entre 40 cm et 200 m) en arrivant sur le plateau de Vivès et sur Passa."
Le collectif local d'opposants aux éoliennes Le Vent tourne est sur la même ligne. "Les effaroucheurs ne marchent pas, s'énerve ainsi l'un des membres de l'association, Jérôme Riera de Castell. Sur le plateau du Larzac et dans l'Hérault, des oiseaux ont été déchiquetés, parfois malgré ce genre de dispositifs."
L'enquête publique autour du projet éolien de Passa, qui représente un investissement d'environ 22 millions d'euros, se termine ce vendredi. Le commissaire enquêteur aura ensuite jusqu'au 27 octobre pour rendre son avis. La décision du préfet devrait tomber d'ici deux à six mois.
Des chauves-souris protégées détectées sur le site
Les études commandées par Elements ont également permis de mettre en évidence la présence sur le site de plusieurs espèces de chauves-souris protégées. Dont notamment le molosse de Cestoni ou le minioptère de Schreibers. Afin d'éviter que les rotors des éoliennes n'aspirent les animaux, le porteur du projet prévoit de mettre en place un bridage spécifique durant toute la période l'année où les chauves-souris n'hibernent pas (d'avril à novembre) de la tombée de la nuit au lever du jour. "Ce bridage permet de couvrir 80 à 90 % de l'activité des chauves-souris enregistrée sur le site durant les deux années d'étude, assure Amandine Kim Lan. On va perdre de la production pour ça. Mais on pense que ce sera vraiment efficace." À noter : le bridage ne s'enclenchera que lorsque les conditions de température et de vitesse du vent favorable au vol des chauves-souris seront réunies (moins de 5,5 mètres/secondes de vent et plus de 13 degrés).
Pour participer à l'enquête publique, envoyer sa contribution à l'adresse suivante : pref-EPeolienpassa@pyrenees-orientales.gouv.fr. Pour avoir accès à tous les éléments du dossier, c'est par ici. Plus de détails concernant les arguments des deux parties sur le site officiel du projet (mis en ligne par Elements) et sur le blog du collectif Le Vent tourne.

https://www.lindependant.fr/2019/09/20/projet-eolien-de-passa-biodiversite-en-danger,8427318.php

24/09/19 : P.-O. - Soupçon de conflit d’intérêt autour des 6 éoliennes industrielles de Passa !
Autour du projet d’éoliennes industrielles à Passa, dans les Pyrénées Orientales le Travailleur Catalan (dans son n°3798, du 30/08 au 5/09/2019) soulève la question d’un possible conflit d’intérêt.
Le promoteur – l’entreprise SAS Éléments – se propose de construire 6 éoliennes de 150m en bout de pale, au mépris du refus de la plupart des municipalités, d’une menace sérieuse sur la biodiversité (le territoire est un couloir migratoire pour les rapaces notamment), et en dépit du moratoire voté par le conseil départemental.
Sur la question des demandes de dérogations pour les espèces protégées, la MRAE (Mission Régionale d’Autorité Environnementale) a remis en cause les conclusions de la DREAL avec des critiques « pointues, importantes et argumentées » selon l’association le Vent tourne. Pourquoi la DREAL – service de la préfecture – continue-t-elle de soutenir le projet ?
Le journaliste du Travailleur Catalan nous donne peut-être la réponse : Le directeur de la DREAL est le père du « jeune ingénieur trentenaire embauché chez Éléments, qui pilote et organise l’ensemble des démarches à effectuer » ! Laissons la conclusion à Michel Marc : « Dans ce cas précis, le responsable d’une administration publique a émis un avis favorable à propos d’un projet, porté par un responsable privé, qui n’est autre que son fils, contesté par ailleurs par l’organisme indépendant MRAE. A minima, le doute est permis. »
Le collectif TNE-Occitanie Environnement a de son côté, écrit une lettre au Préfet des Pyrénées Orientales pour évoquer un ensemble de faits préoccupants autour de la gestion de ce dossier par la DREA et demander que soit suspendue le projet.


21/09/19 : Lozère : les éoliennes du parc des Taillades enfin inaugurées
Avec neuf éoliennes, le parc des Taillades, fruit de vingt ans de travail, contribue au développement du territoire.
"Jusqu’à présent la Lozère exportait du bois et des produits agricoles, désormais, elle exportera aussi de l’énergie", s’exclame David Augeix, directeur régional sud, EDF Renouvelables, lors de l’inauguration de la ferme éolienne des Taillades, ce vendredi 20 septembre.
Sur le massif de la Gardille, à cheval sur les communes de Chasseradès et La Bastide-Puylaurent, à 1 400 m d’altitude, neuf éoliennes de 3 MW chacune, fournies par Enercon, sont opérationnelles depuis le début de l'été.
De l'énergie pour la moitié de la Lozère
Elles délivreront une énergie équivalente aux besoins en électricité de 30 000 habitants, soit la moitié de la Lozère. Réalisé dans des conditions difficiles, ce chantier s’est échelonné sur plus de 20 mois, mobilisant jusqu’à une centaine d’emplois pour un montant de marché de 7,4 M€ dont 4,8 M€ ont bénéficié à des entreprises lozériennes.
Vingt ans de dossiers
Opposition et recours, contraintes environnementales et météo, ces vingt ans furent loin d’être un long fleuve tranquille, comme l’ont rappelé les élus locaux, d’autant plus heureux ce vendredi que le projet ait enfin abouti, avec à la clé des retombées fiscales conséquentes pour leurs collectivités.
https://www.midilibre.fr/2019/09/21/lozere-les-eoliennes-du-parc-des-taillades-enfin-inaugurees,8429210.php


20/09/19EDF Renouvelables inaugure le parc éolien des Taillades de 27 MW en Lozère
EDF Renouvelables poursuit son développement en France avec la mise en service du parc éolien des Taillades, d’une capacité installée de 27 MW dans le département de la Lozère. Cette nouvelle installation s’inscrit dans la stratégie du Groupe EDF, Cap 2030, qui vise à doubler les capacités renouvelables d’EDF en France et dans le monde pour les porter à 50 GW nets en 2030
Sur les hauteurs des Taillades, à 1 400 m d’altitude, ce nouveau parc compte 9 éoliennes de 3 MW chacune. Situé sur le Massif de la Gardille, au nord du Mont Lozère et des Cévennes, il s’étend sur les communes de Chasseradès et de la Bastide-Puylaurent. L’énergie produite par ce parc équivaut à la consommation annuelle électrique de 30 000 habitants, soit près de 40 % de la population de la Lozère.
La charte d’engagement social et environnemental 1 mise en place par EDF Renouvelables a permis à plusieurs entreprises locales de contribuer au chantier de construction. Ce chantier a mobilisé jusqu’à 100 personnes sur le site et s’est échelonnée sur plus de 20 mois. Les élus locaux ont d’ailleurs salué l’engagement du Groupe EDF et de sa filiale EDF Renouvelables en faveur du développement économique et de la transition énergétique du territoire.
Tout au long du projet, les enjeux environnementaux et territoriaux ont été pris en compte pour une intégration réussie du parc. Ainsi, un projet de territoire qui sera prochainement signé entre EDF Renouvelables et la Communauté de Communes Mont-Lozère a pour objectif de dynamiser et valoriser le patrimoine local (paysager, architectural et touristique). 
EDF Renouvelables dispose de 528,5 MW de capacité installée (483,4 MW en éolien et 45,1 MWc en solaire) en Occitanie, participant ainsi activement à la transition énergétique de la Région et de la France.
https://www.cahiers-techniques-batiment.fr/article/edf-renouvelables-inaugure-le-parc-eolien-des-taillades-de-27-mw-en-lozere.42019

19/09/19 : Aude : L’avis défavorable de Coursan pour le parc éolien de Cuxac-d’Aude
Extrait : 
Le point suivant portait sur l’avis de création d’un parc éolien au lieu-dit Prat de Raïs sur la commune de Cuxac-d’Aude (situé à 1 340 m de cette commune et à 600 m de 3 habitations de Prat de Raïs, 1 420 m du domaine d’Arminis et 1 710 m du domaine de Pinpin, situés eux sur la commune de Coursan). Ce site est trop près de Coursan et le conseil suivant l’avis de la commission environnement qui avait voté contre, a lui aussi émis un avis défavorable.

19/09/19 : Tarn : Mazamet. Projets éoliens : le point avec le collectif Toutes nos énergies
Des associations tarnaises membres du collectif régional Toutes nos énergies-Occitanie Environnement (notamment Jacques Biau, pour Nòstra Montanha Le Rialet, et Emmanuel Forichon, pour Caleh Brassac), ont réagi à la suite du feu de forêt qui a ravagé plus de 12 hectares dans la Montagne Noire, sur la commune d'Arfons, le week-end dernier (lire nos éditions des 15 et 16 septembre).
A travers un communiqué, ils déclarent notamment : «S'il se confirmait que l'incendie de cette fin de semaine à Arfons est d'origine criminelle, nous ne pouvons que réprouver cet acte. S'il s'avérait que son ou ses auteurs l'ont commis dans un mouvement irraisonné de colère contre la présence d'un site éolien industriel en pleine nature, nous rappellerons l'alerte que nous avons lancée, avec les 150 associations de la région membres du collectif TNE-OE : les excès et nuisances de tous ordres liés au développement incontrôlé de l'éolien industriel dans les territoires ruraux et le déni de leurs effets sur une part croissante de la population, font courir des risques de débordement. Les autorités doivent en prendre la mesure.»
Plus de 80 éoliennes en Montagne Noire
Les associations se félicitent des réflexions en cours au plus haut niveau, annoncées récemment par Emmanuelle Wargon, secrétaire d'Etat à la Transition écologique et solidaire, «en faveur des changements de méthode souhaitables pour que la transition énergétique soit comprise et acceptée par les citoyens, dans le respect des territoires et de leurs habitants».
Si tous les projets d'éoliennes industrielles se concrétisaient dans la Montagne Noire, un périmètre qui suit une ligne allant horizontalement d'Arfons à Pradelles-Cabardes (Aude) et verticalement d'Escoussens à Brousses (Aude), il y aurait selon l'association Vent mauvais jusqu'à 145 à 155 éoliennes.
Patrice Lucchini, le président de l'association Vent mauvais, explique : «Sur ce périmètre, nous comptons 84 éoliennes qui tournent pour 8 centrales, ainsi que 8 éoliennes en construction et 53 éoliennes en projet à différents stades, sachant qu'il est très difficile de connaître tous les projets et que l'administration ne les considère que lorsqu'il y a une demande d'autorisation déposée ou un passage devant les commissions énergies des départements. Il existe aussi un projet de repowering, celui de la centrale du Haut-Cabardes.»
Le 12 septembre, Patrice Luchini a été reçu par le secrétaire général de la préfecture de l'Aude, accompagné de responsables de la DREAL et de la DTM. Il a remis une pétition de 8 735 signatures exprimant le refus d'une éolienne de plus sur la Montagne Noire. «L'ensemble des projets du territoire ont été abordés dans une atmosphère constructive et une écoute attentive, qu'il s'agisse du retour des éoliennes de la Braquette avec le développeur RES, du projet Ostwind-Alquier sur les Martys, des nuisances de la centrale du Sambres et plus généralement des projets inquiétants de densification soutenus par la communauté de communes Montagne Noire et la région Occitanie, qui conduiraient à transformer la Montagne Noire en vaste centrale éolienne industrielle… Nous espérons que cette entrevue aura permis aux services de l'Etat de prendre la mesure du mécontentement d'une partie toujours plus importante des habitants des villages de la Montagne Noire et, au-delà, du département de l'Aude.»
https://www.ladepeche.fr/2019/09/19/projets-eoliens-le-point-avec-le-collectif-toutes-nos-energies,8423827.php

18/09/19Incendie d’Arfons dans le Tarn : forte présomption d’un feu volontaire, les anti-éoliens se dédouanent
Les pompiers luttent toujours contre le feu à Arfons dans le sud du Tarn. Un feu qui a pris le 14 septembre tout près d’un parc éolien et qui pourrait être volontaire. Les anti-éoliens réprouvent l'acte mais expliquent qu’ils ne sont pas surpris.
Depuis samedi matin, le 14 septembre, les pompiers du Tarn se battent contre un feu à Arfons. Un feu qui a détruit douze hectares de végétation dans le secteur du parc éolien de construit par Valorem. Une enquête a été confiée à la brigade de gendarmerie de Castres. Et selon la Procureur de la République de la zone, il y a de fortes présomption pour que le feu soit d’origine volontaire. Toutefois l’enquête est loin d’être terminée. Des relevés et des survols hélicoptère doivent encore avoir lieu ce jeudi 19 septembre. 
"Risque de débordements"
Le collectif "Toutes nos énergies" dit réprouver cet acte délictuel . Mais dans un communiqué, les membres de l'assocaition explique qu’ils avaient prévenu que ce genre de geste pouvait arriver : "S'il s'avère que son ou ses auteurs l'ont commis dans un mouvement irraisonné de colère contre la présence d'un site éolien industriel en pleine nature, nous rappellerons l'alerte que nous avions lancée : les excès et nuisances de tous ordres liés au développement incontrôlé de l'éolien industriel dans les territoires ruraux et le déni de leurs effets sur une part croissante de la population, font courir des risques de débordement, et les autorités doivent en prendre la mesure."
"On est pas heureux mais on comprend"
Une des portes paroles Michèle Solans rappelle qu'il y a des mois, une lettre avait été écrite à la préfecture de Toulouse pour "prévenir des risques de radicalisation contre les éoliennes" si le dialogue n'était pas rétabli. "Il y a une colère qui monte. Un moment donné on savait que ça pouvait péter. On n'est pas heureux mais on comprend et ça risque de ne pas être la dernière."
https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/incendie-d-arfons-forte-presomption-d-un-incendie-volontaire-les-anti-eoliens-se-dedouanent-1568823365

17/09/19 : Tarn : Depuis 10 ans, les éoliennes d'Arfons brassent l'air de la Montagne Noire
Pour fêter les dix ans de l'ouverture du parc éolien d'Arfons, la société Valorem avait invité samedi un champion de highline. Mais l'anniversaire a été troublé par les deux incendies survenus au pied des éoliennes ce week-end.
Voilà dix ans maintenant que le parc formé de onze éoliennes, situé au-dessus d'Arfons, brasse l'air de la Montagne Noire et produit de l'électricité. La société Valorem, qui les a érigées sur un projet largement soutenu par la mairie d'Arfons, a souhaité marquer le coup autour d'un anniversaire qui s'est déroulé sur place samedi.
Troublante coïncidence
Mais les deux incendies, survenus l'un samedi au lever du jour de faible importance et surtout celui de dimanche sur une dizaine d'hectares de forêt situés pratiquement au pied des éoliennes et ayant nécessité de très gros moyens de secours (voir notre édition de lundi et ci-dessous), sont d'une troublante coïncidence. Le maire Alain Couzinié ne cachait d'ailleurs pas dès samedi son inquiétude : «A la construction de ces éoliennes, il n'y a eu aucune contestation du projet. Mais depuis deux ans environ, beaucoup de rumeurs circulent, notamment autour du projet d'extension et de son implantation. Mais ce ne sont que des rumeurs. Pas de menaces directes.»
Highline entre deux éoliennes à 70 m de haut
Pour autant, l'anniversaire du parc n'a pas vraiment été perturbé par le sinistre de samedi. Valorem avait même invité un sportif performeur, Laurent Cantier, qui a pratiqué une traversée en highline, marchant en équilibre sur un câble tendu entre deux éoliennes sur une distance de 170 mètres à 70 mètres de hauteur.
Au cours de la cérémonie, Alain Couziné a rappelé les gros projets municipaux permis par les nouveaux revenus financiers tirés des éoliennes. À l'époque de la construction, la consultation faite par le maire pour demander à ses administrés leurs préférences pour utiliser cette manne avait d'ailleurs fait grand bruit : «Nous avons pu, entre autres, étendre le réseau d'assainissement collectif, rénover le réseau d'adduction d'eau potable qui datait de 1937, préparé l'arrivée future de la fibre optique.» Aux côtés de Jean-Yves Grandidier, président de Valorem, le maire s'est aussi félicité que ce parc ait été le tout premier à être mis en place avec un investissement participatif ayant permis aux habitants qui le souhaitaient de profiter eux aussi directement de cette réalisation.
Six nouvelles éoliennes en projet
Mis en service en 2009 avec une puissance totale de 22 MW, le parc a aussi apporté à ses exploitants beaucoup de satisfaction. Le vent attendu a même été supérieur aux prévisions. D'où l'idée de Valorem de proposer une extension de six nouveaux mâts appuyée elle aussi sur un financement participatif qui «apportera une rémunération attractive». Mais pour Jean-Yves Grandidier, il a rappelé l'essentiel de la philosophie de sa société : «Nous avons l'ambition de relever, à notre humble niveau, le défi d'un avenir énergétique durable en y associant populations et collectivités locales. Nous voulons que les riverains puissent continuer de bénéficier directement, indépendamment de tout aléa fiscal, de la richesse générée par leur parc. L'énergie éolienne est un bien commun que nous entendons partager.»
À ses côtés se trouvait aussi Agnès Langevine, vice-présidente de la région Occitanie chargée de la transition énergétique, qui a expliqué comment la Région entendait accompagner les habitants dans un processus coopératif pouvant aller jusqu'à leur participation dans la gestion du parc.
L'avenir dira si, comme il y a dix ans, la population adhérera au projet.
Les sapeurs-pompiers toujours en surveillance
Une quarantaine de sapeurs-pompiers était encore mobilisée hier et devait passer une nuit supplémentaire sur le secteur d'Arfons touché par un violent incendie depuis dimanche matin. 14 hectares de forêts au pied des éoliennes (voir ci-dessus) ont été détruits par les flammes. Une centaine de soldats du feu et des canadairs ont été mobilisés toute la journée de dimanche pour maîtriser l'incendie qui a fini par être «circonscrit et fixé» dans la soirée. Mais pour éviter des reprises de feux qui peuvent couver, une surveillance accrue du secteur a été mise en place. En fonction des conditions météorologiques, et notamment le vent, le dispositif pourrait être allégé aujourd'hui.
En attendant, une enquête est en cours pour déterminer les causes de cet incendie. La coïncidence avec la cérémonie des 10 ans des éoliennes est plus que troublante. D'autant qu'un premier incendie s'était déclaré le samedi matin et aurait pour origine une intervention humaine. Accidentelle ou volontaire ? On ne sait pas encore. Quant à celui de dimanche, les pompiers semblent exclure une reprise de l'incendie de la veille. Et certains évoquent plusieurs départs de feu. Ce que ne confirme pas encore l'enquête des gendarmes de la brigade de recherche de Castres saisis de l'affaire. Des techniciens d'investigation criminelle de la section de recherche de Toulouse spécialisés dans les incendies doivent venir faire des constatations et relevés pour prêter main-forte à ceux du Tarn qui sont intervenus dès ce week-end.
https://www.ladepeche.fr/2019/09/17/depuis-10-ans-les-eoliennes-darfons-brassent-lair-de-la-montagne-noire,8419516.php

16/09/19 : Aude : Roquefère. L'association Vent mauvais reçue par le secrétaire général de la préfecture
Patrice Lucchini, président de l'association Vent mauvais devant la préfecture de Carcassonne.
Le jeudi 12 septembre Patrice Lucchini, président de l'association Vent mauvais, a été reçu par le secrétaire général de la préfecture de l'Aude accompagné de responsables de la DREAL (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement) et de la DTM (Direction des territoires et de la mer), à qui il a remis la pétition « Pas une éolienne de plus sur la Montagne noire » signée par 8 735 personnes entre le 16 juillet et le 11 septembre 2019, directement ou sur internet.
Au programme de la rencontre, les projets éoliens qui explosent dans la Montagne noire. L'ensemble de ces projets et leurs inconvénients pour les populations ont été abordés dans une atmosphère constructive et une écoute attentive, qu'il s'agisse du retour des éoliennes de la Braquette avec le développeur RES, du projet OSTwind/Alquier sur Les Martys, des nuisances de la centrale du Sambres (RES encore), et plus généralement des projets de densification soutenus par la CdC Montagne Noire et la région. À cet égard, le scénario alternatif de TNE-OE pour la région – Reposta, en réponse au programme Repos – a également été remis au secrétaire général de la préfecture.
Une rencontre qui, selon l'association Vent mauvais, aura permis aux services du préfet nouvellement nommé de prendre la mesure du mécontentement d'une partie des habitants des villages de la Montagne noire.
https://www.ladepeche.fr/2019/09/16/lassociation-vent-mauvais-recue-par-le-secretaire-general-de-la-prefecture,8416618.php
16/09/19 : Tarn : Les éoliennes d'Arfons cernées par les flammes
Tout au long de la journée, les pompiers ont repoussé un front de feu attisé par un vent d'Autan soutenu.
Une centaine de pompiers combattait encore, hier soir, un incendie sur 14 ha de forêt au pied des éoliennes d'Arfons. Canadairs et bulldozer sont venus épauler les soldats du feu avant une longue nuit de lutte.
Le vent, c'est l'ennemi du sapeur-pompier. Les soldats du feu du Tarn, aidés de leurs collègues de l'Aude et de Haute-Garonne l'ont une nouvelle fois vécu hier, confrontés à l'incendie dans la forêt de Ramondens au pied des éoliennes d'Arfons très probablement dû à un geste criminel.
Samedi déjà, un premier départ de feu avait été maîtrisé rapidement sur une petite surface, pratiquement au même endroit. Mais hier avant le lever du jour vers 5 heures, c'est un brasier que les pompiers ont découvert au Plo de las Gineste, juste en contrebas du parc éolien Arfons-Sor qui compte 11 mâts sur la crête.
Quatre Canadairs en action
Très vite, les pompiers encadrés par le commandant Eric Heberlé, chef du groupement sud, ont pris la mesure du risque élevé face à un vent d'Autan qui n'a pas cessé de la journée, oscillant entre 20 et 50 km/h. Du coup, ce sont pratiquement tous les centres de secours du Tarn sud et au-delà qui ont été mobilisés pour rassembler une centaine d'hommes qui ont réussi à contenir le sinistre sur une quinzaine d'hectares. Quatre groupes spécifiques de lutte contre les feux de forêts (Giff) ont été déployés en encerclant le site, un terrain domanial accidenté géré par l'ONF (office national des forêts) constitué de jeunes cèdres et douglas plantés il y a une dizaine d'années et d'un vieux carré de chênes et châtaigniers.
En fin de matinée, le dispositif a été mis en retrait pour permettre l'intervention de quatre avions Canadairs de la Sécurité Civile de Nîmes qui ont effectué quatre rotations en allant se remplir au lac de la Raviège. «On a pu ainsi réinvestir les lieux et bien circonscrire et fixer le sinistre» indiquait, hier soir, le commandant Heberlé qui a aussi reçu l'appui d'une section Sécurité Civile dotée d'un bulldozer afin de tracer une piste au milieu du site afin que les soldats du feu à pied puissent mieux approcher et noyer le terrain.
Une longue nuit annoncée
Alors que le départ de feu se trouvait en bord de piste à quelques dizaines de mètres des éoliennes gérées par la société Valorem, celles-ci sont restées sous surveillance sans être trop menacées puisque le vent d'Autan poussait les flammes en sens inverse.
L'incendie était donc «circonscrit et fixé» en début de soirée mais toujours aussi dangereux. Les pompiers ont régulièrement dû affronter des «sautes de feu», à savoir des particules enflammées portées par le vent en avant du front, tout en espérant qu'enfin l'Autan se pose avant la tombée de la nuit.
Ils se préparaient donc à une longue nuit de lutte et de veille gérée depuis l'imposant poste de commandement déployé à quelques centaines de mètres du front.
Troublante coïncidence
Le premier départ de feu samedi juste avant que se tienne sur place le dixième anniversaire de la mise en service des éoliennes suivi du second départ beaucoup plus violent hier, pose évidemment de nombreuses questions. Une troublante coïncidence même si le maire d'Arfons, Alain Couzinié qui ne cache pas sa position «pro éolien» n'a reçu ni menaces ni avertissement : «Seulement des rumeurs infondées autour du projet d'extension de 6 nouvelles éoliennes sur le parc». Les gendarmes de la brigade des recherches de Castres ainsi que les techniciens d'identification criminelle d'Albi ont effectué des relevés dès samedi après-midi et hier. Ces faits graves dont l'origine criminelle fait peu de doute, sont pris très au sérieux et font donc l'objet d'une enquête approfondie.

https://www.ladepeche.fr/2019/09/16/les-eoliennes-darfons-cernees-par-les-flammes,8416603.php


15/09/19 : Tarn : Arfons (81). 7 hectares de forêt détruits par le feu non loin d'un parc d'éoliennes
Extrait : Dixième anniversaire des éoliennes
Samedi, est survenu l'incendie le jour où était organisée une fête pour célébrer le dixième anniversaire de l'installation du champ d'éoliennes au-dessus du village d'Arfons.
La survenue de l'incendie le jour de la fête interroge. Simple coïncidence ou acte délibéré ? Les gendarmes ont ouvert une enquête et n'excluent aucune piste.
https://www.ladepeche.fr/2019/09/15/arfons-81-7-hectares-de-foret-detruits-par-le-feu-non-loin-dun-parc-deoliennes,8415203.php

13/09/19 : Aude : 
Roquefère. Journée de mobilisation contre l'énergie éolienne en Montagne noire
Malgré une météo peu clémente, la journée de sensibilisation aux projets éoliens en Montagne noire a connu une affluence non négligeable. Près d'une centaine de personnes, habitants des fermes, villages et hameaux impactés par les centrales éoliennes industrielles implantées en Montagne noire s'est rassemblée sur le champ de Saint-Martin, qui surplombe le hameau de Cubserviès, à Roquefère.
Scénario alternatif
Face à la centrale éolienne du Sambres, ils ont dit «non» à la densification des centrales éoliennes, prônée par la Région et la communauté de communes de la Montagne noire, et en ont dénoncé les supposées nuisances, acoustiques et paysagères et les effets négatifs sur la santé.
Une randonnée, très appréciée par la quarantaine de participants, était organisée le matin en empruntant les sentiers forestiers vers les crêtes de la Cahussière et ses mégalithes et pierres à cupules datant du néolithique et permettait de découvrir les ruines de l'ancienne ferme de Bafignac et ses châtaigniers centenaires.
Après un repas pris en commun, préparé et servi par le Gaec Lassalle et Happy Bruc, l'après-midi était consacrée au débat et à l'intervention de responsables associatifs de Nostra Montanha (Le Rialet – Tarn), du Collectif citoyen pour des Corbières vivantes, du collectif régional Toutes nos énergies – Occitanie – environnement (TNE-OE) regroupant 160 associations, et de Vent mauvais, association organisatrice de cette journée.
Les projets en cours et futurs à Escoussens (Fontbruno), aux Martys, à Lacombe, Arfons, etc. ont été évoqués, ainsi que les alternatives au développement éolien envisagé par la Région pour 2050, dans son scénario Repos.
Petite hydraulique
Celui-ci prévoit le quintuplement de la production électrique d'origine éolienne terrestre (près de 2 000 éoliennes en Occitanie). À l'inverse, la démarche Reposta, proposée par TNE-OE préconise un moratoire immédiat sur l'éolien terrestre et la mise en œuvre d'une «politique véritablement écologique», faisant appel à la petite hydroélectricité, à la géothermie et à la réduction de la consommation, respectueuse du cadre de vie et de travail des populations rurales et montagnardes.
Une journée qui a permis de renforcer la motivation et d'aller plus loin vers la mise en œuvre d'une solidarité des luttes au niveau local et régional.

13/09/19 : Aude : Carcassonne. Éoliennes de la montagne noire : le vent tourne, la lutte s'organise
Des discussions animées entre les responsables des différentes associations anti-éoliennes.
De plus en plus de voix s'élèvent contre le développement anarchique de parcs éoliens en France. Dans la Montagne Noire, une première mobilisation a rassemblé dimanche dernier une centaine d'opposants qui s'inquiètent pour leur cadre de vie, leur santé, la biodiversité...
«C'est moche et ça fait beaucoup de bruit, même si pour certains les éoliennes ont une bonne image, sauf pour les gens qui vivent à côté», se plaint une convive lors du repas pris en commun. Sur les hauteurs de Cubserviès, près de Roquefère, une centaine d'habitants de la Montagne Noire se sont mobilisés afin de marquer leur désaccord quant à la prolifération non contrôlée des éoliennes sur leur lieu de vie, leurs nuisances acoustiques, visuelles et autres. Une journée avait été organisée par l'association Vent Mauvais, qui associait le caractère ludique avec une randonnée le matin, et le sérieux l'après midi avec une plateforme de discussion.
D'entrée, le cadre était tracé. Avec 700 éoliennes, l'Occitanie veut devenir la première région à énergie positive d'Europe. Mais, selon les opposants à l'éolien industriel, les promoteurs d'éolien semblent guidés par le profit, la rentabilité plutôt que par la transition énergétique.
Dominique Boury, secrétaire du collectif TNE-OE (Toutes Nos Energies Occitanie Environnement) faisait état de l'avancée des opposants à l'énergie éolienne terrestre : «Il existe à ce jour 1300 associations en France, dont 160 en Occitanie, regroupées sur TNE et qui veulent faire entendre leurs voix auprès des pouvoirs publics. Dans notre région, la lutte anti-éolien a pris de l'ampleur comme dans l'Aveyron, dans les P.-O., en Tarn-et-Garonne avec un premier front. Il y a quatre ou cinq ans on prêchait dans le désert, aujourd'hui il y a une lueur d'espoir. L'essor de l'éolien est une affaire de gros sous, les promoteurs se sont rués sur ce marché pour le prix du kw/h payé. En Allemagne, le secteur de l'éolien s'effondre, 26 000 emplois ont été supprimés lorsque l'on a supprimé la carotte de l'argent».
Patrice Lucchini, au nom de Vent Mauvais, recentrait ses propos sur la Montagne Noire, qui compte déjà huit centrales pour 86 éoliennes et qui demain, avec les constructions et les projets à venir, pourrait atteindre le chiffre de 150. Plusieurs de ces projets sont dans son viseur : «A Laprade, sept sont envisagés près du Mémorial de la Résistance de Fontbruno, alors que la totalité de ses habitants ont voté contre. à Pradelles-Cabardès, au lieu-dit La Braquette, le tribunal administratif de Montpellier a retoqué l'avis défavorable émis par le Préfet concernant trois éoliennes. Dans le secteur de Pradelles/Cabrespine encore, un repowering prévoit de remplacer 16 éoliennes par neuf de nouvelle génération avec des hauteurs de 200 mètres en bout de pâles et des puissances triplées. Dans le village des Martys, sur le plateau du Sambrès déjà pourvu de 26 éoliennes, six autres sont prévues».
D'autres interventions, comme celle de Jacques Biau, un Tarnais à la tête de Nostra Montanha à Rialet-sur-Tarn, et celle de Thierry Farion, du Collectif Citoyen pour des Corbières Vivantes autour de Davejean-Dernacueillette, appuyaient encore un peu plus le trait à travers des épisodes récents. Tous s'accordent à dire qu'il n'existe aucune politique de planification et que chaque projet était assujetti à la volonté ou non d'élus locaux, sachant qu'en dernier lieu l'aval du représentant de l'état est obligatoire : «Le maire ouvre la porte, le préfet décide». Dans ce cadre-là, le président de Vent Mauvais était reçu ce jeudi 12 septembre à la préfecture pour la première fois en vue d'évoquer la situation dans la Montagne Noire. Les représentants des différentes associations demandent un moratoire d'un an. Dans cette attente, une pétition signée via internet par plus de 9000 citoyens a été remise par la même occasion au préfet par intérim du département de l'Aude, Claude Vo-Dinh.
Un témoignage poignant
Originaire d'Afrique du Sud, Cathy Jackson a toujours été attirée par la nature sauvage. En 2003, elle fait l'acquisition d'une maison forestière bordant le lac de La Galaube, à Lacombe. Le montant de la vente et de nombreux travaux, dont l'électricité et l'eau, font monter la note de ce qui devait être un paradis pour sa retraite à pas moins de 500 000€. Lorsqu'en 2015 elle a vu s'implanter onze éoliennes tout près de sa demeure, pour une puissance totale de 22MW, Cathy doit pourtant déchanter. «C'est horrible, je vis avec les fenêtres fermées en plein été, entre le bruit incessant et la nuit des phares rouges clignotant. Je n'ai pas dépensé tout cet argent pour habiter dans une zone industrielle. Qui plus est, mon bien est aujourd'hui invendable». Depuis trois ans, notre Sud Africaine se bat pour faire valoir ses droits auprès du promoteur, de la DREAL et de la Préfecture, du sénateur Roland Courteau, contacté, mais rien n'a bougé à ce jour. Un cadre de vie détruit, Cathy Jackson ne passe guère plus de deux mois par an en France, elle qui souhaitait en faire son havre de paix.
https://www.ladepeche.fr/2019/09/13/eoliennes-le-vent-tourne-la-lutte-sorganise,8411124.php

12/09/19 : Lot : Laurence Tur, nouvelle sous-préfète de Figeac : «Ce territoire, c'est une très bonne surprise»
Extrait :
Sur le territoire, certains sujets comme la méthanisation ou encore l'éolien font débat.
Pour la méthanisation, j'ai rencontré les porteurs de projet. C'est vrai qu'il y a beaucoup de contentieux en cours. C'est un peu dommage dans le cadre d'une méthanisation où on voit que beaucoup de travail a été fait. Je suis aussi très attentive sur l'éolien. J'ai rencontré tous les services de l'Etat. C'est important de comprendre les points de friction dans ces dossiers et d'essayer encore une fois de mettre tout le monde autour de la table.
https://www.ladepeche.fr/2019/09/12/laurence-tur-ce-territoire-cest-une-tres-bonne-surprise,8408476.php

10/09/19 : Aude : Au fil du dernier conseil d’Armissan
Extrait : Le conseil municipal s’est réuni le mardi 3 septembre. Parmi les dossiers à l’ordre du jour : création et exploitation d’un parc éolien à Cuxac : une partie de la commune se trouvant dans un rayon de 6 km, il fallait l’accord du conseil.
.... Toutes les décisions ont reçu l’unanimité moins une voix concernant l’emprunt.
https://www.lindependant.fr/2019/09/10/au-fil-du-dernier-conseil-darmissan,8405631.php

04/09/19Energies renouvelables en Occitanie : arnaque ou Eldorado ?
Le soleil, le vent et la mer : 3 ressources qui valent de l’or et que l'on trouve à profusion en Occitanie. Pourrait-elle devenir la première région à énergie positive d’Europe ? Mais attention aux arnaques. Décryptage mercredi 11 septembre dans Enquêtes de région.
Elles sont l’un des symboles de la transition énergétique. Stop ou encore pour les éoliennes ? Près de 200 sites ont poussé en Occitanie et les partisans du vent veulent maintenant conquérir la mer. Une énergie propre qui cristallise aussi beaucoup de colère et attire les opportunistes. Nous avons enquêté dans l’Aude et le Tarn sur la face cachée des éoliennes.
Rencontre avec des citoyens qui ont décidé de prendre leur énergie en main en créant leur propre parc photovoltaïque à Aubais, dans le Gard. Comment ont-ils fait ? Et quels sont les résultats ?
Les dossiers noirs de l’énergie verte
C’est l’expression à la mode : « Faire des économies d’énergie ». Le gouvernement français en a fait un axe fort de sa politique avec le projet de loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV). Isolation des combles et chaudière à 1 euros, panneaux photovoltaïques, certificats d’économie d’énergie, autoconsommation et autoproduction. Les dispositifs et les financements publics ne manquent pas pour aider les particuliers. Mais cette manne financière attire également des entrepreneurs peu scrupuleux aux méthodes commerciales souvent illégales et qui profitent souvent du manque de contrôle de la part des collectivités.
Nous sommes nombreux à vouloir faire un geste pour l’environnement mais comment ne pas se décourager quand on apprend que certaines sociétés proposent des travaux qui peuvent se révéler au final très couteux . Alors pour ne pas se faire arnaquer, nous avons demandé conseil à Michèle Bernarda, juriste pour l'Association CLCV de de Montpellier (Association Consommation Logement cadre de Vie).
Actuellement, 40 000 ménages en France ont installé des panneaux photovoltaïques sur les toits de leur maison. L’engouement remonte à la fin des années 2000, lorsqu’EDF a proposé d’acheter l’électricité produite par les particuliers. De nombreuses entreprises se sont engouffrées sur ce marché. Mais 10 ans plus tard, où en est-on ?
Frédéric Caussil qui a créé la société Urgence-Solaire en 2007 (conseil et installation photovoltaïque) répond à nos questions.
L’éolien en Occitanie : bilan et perspectives 30 ans après
C’est dans le département de l’Aude que les toutes premières éoliennes ont été installées, il y a 30 ans. L’idée, bien sûr transformer un handicap, le vent, en véritable ressource verte. Aujourd'hui, dans la région nous produisons avec l’éolien autant qu’un petit réacteur nucléaire : 700 machines ont pris place sur les collines d’Occitanie, et ce n’est pas fini. Mais ces installations suscitent beaucoup de rejet et de reproches : bruit, pollution visuelle, appât du gain. Les opposants se multiplient. Alors faut-il continuer à déployer des éoliennes ? Quel est le bilan pour les communes qui ont fait ce choix ? La solution peut-elle venir de la mer avec le offshore ?
Va-t-on reproduire avec les parcs photovoltaïques les mêmes erreurs qu’avec l’éolien ? Des projets très ambitieux soulèvent déjà de fortes inquiétudes. L’une des solutions, c’est de prendre les projets en main au niveau local. C’est ce qu’ont fait des habitants du Gard à Aubais en créant leur propre parc photovoltaïque. Antoine Rousseau, président de l’association Le Watt Citoyen nous en parle.
Grégoire Souchay, journaliste et auteur du livre « Les mirages de l’éolien » Ed du Seuil
Enquêtes de région est préparée et présentée par Anne-Sophie Mandrou et Léo Lemberton.
Réalisation : Daniel Call
Diffusée mercredi 11 septembre sur France 3 Languedoc-Roussillon et France 3 Midi-Pyrénées
https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/emissions/enquetes-de-regions-1/energies-renouvelables-occitanie-arnaque-eldorado-1703162.html

03/09/19Le futur parc éolien des Aspres dans les Pyrénées-Orientales divise
Un parc éolien devrait être prochainement installé sur les communes des Aspres, dans les Pyrénées-Orientales. De nombreux habitants s’opposent à ce projet et veulent profiter de l’enquête publique lancée le 26 août dernier pour faire abandonner le projet.
Les éoliennes ne sont pas les bienvenues dans les Pyrénées-Orientales. Six éoliennes devraient être installées entre les communes de Brouilla et Banyuls dans les Pyrénées-Orientales. Mais déjà 11 des 19 communes des Aspres ont signé une motion pour s’opposer à cette installation. Ils demandent une concertation collective.
Faire abandonner le projet
Une enquête publique vient d’être lancée le 26 août dernier pour recueillir l’avis des habitants concernant ce projet éolien. L’enquête devrait durer jusqu’au 27 septembre prochain, et les habitants veulent profiter de cette enquête pour montrer leur désaccord et faire abandonner le projet.
A la mairie, les habitants affluent et attendent patiemment leur tour pour pouvoir rencontrer le commissaire de l'enquête publique et déposer leur avis. Certains ont fait le déplacement et ne cachent pas leur agacement à l’image de Christian Dehane, un habitant de Banyuls-dels-Aspres :
"Pour moi c’est complètement aberrant quand vous avez autant de communes concernées et que vous avez un enquêteur public sur les 23 ce n’est pas logique."
Après un bon quart d'heure d’entretien, Perinne Bailbe une autre habitante sort déçue.
Les propos du commissaire enquêteur ne l'ont pas vraiment rassuré :
"Je veux développer des chambres d’hôtes et ils se trouvent que les éoliennes sont à 500 mètres de mon mas, donc je sais que ce projet-là ne se fera jamais à cause des éoliennes, et je suis triste car je veux faire des choses, développer le petit village de Passas et là ça ne va pas être possible."
Selon le collectif "le vent tourne", 80 % de la population des Aspres s'opposent à ce projet.
Le reportage de Dorothée Berhault et Joan Lopez
https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/pyrenees-orientales/futur-parc-eolien-aspres-pyrenees-orientales-divise-1716973.html
01/09/19 : Tarn : Mazamet. Une journée de sensibilisation en Montagne Noire
L'association «Vent Mauvais» propose le dimanche 8 septembre 2019 une journée de sensibilisation sur les projets éoliens de la Montagne Noire. «Cette zone est malheureusement sacrifiée à l'éolien, dénonce Jacques Biau du collectif TNE-Occitanie environnement, depuis Arfons jusqu'à Pradelle Cabardes, ce seront plus d'une centaine d'éoliennes qui vont défigurer totalement la ligne d'horizon.
L'association «Vent Mauvais» se bat contre les anomalies constatées dans les projets et particulièrement sur le bruit et les écarts à la réglementation déjà très favorable à l'éolien». La journée se passe sur les hauteurs de la montagne entre Tarn et Aude. « Nous nous devons à nous soutenir entre associations pour mieux atteindre nos objectifs. Je vous encourage donc à aller découvrir cette belle montagne même si elle n'est plus comme avant».
Le programme
8 h 30 : rendez-vous au-dessus du village de Cubservies, sur le plateau de Saint Martin pour le petit-déjeuner. 9 h 30 : départ pour la randonnée accompagnée (2 h 30, niveau facile). Découverte de la cascade de Cubservies, puis passage au dolmen et des pierres à Cupules. 12 heures, retour sur le plateau de Saint Martin et apéritif. 12 h 30 : repas champêtre avec assiette de grillades, gratin de pommes de terre, dessert maison de chez Happy Bruc et le GAEC Lassalle. 14 heures, table ronde d'infos sur les projets éoliens d'aujourd'hui et de demain en Montagne Noire.
Les tarifs. Adulte : petit-déjeuner, randonnée, apéritif, déjeuner : 15 €. Sans randonnée : 10 €. Enfant - 12 ans : petit-déjeuner, randonnée, apéritif, déjeuner : 10€. Sans randonnée : 8 €.
Réservation obligatoire avant le mercredi 4 septembre au 06 10 66 54 00. Buvette sur place. L'intégralité des bénéfices seront réservés à l'association «Vent mauvais».
https://www.ladepeche.fr/2019/09/01/une-journee-de-sensibilisation-en-montagne-noire,8387142.php
29/08/19 : Aude : Montbrun-des-Corbières revotera cet automne
Politique. Trois opposants ont fait annuler une élection partielle. Le maire dément toute fraude.
La petite commune de Montbrun-des-Corbières, située sur les hauteurs du territoire Lézignanais, compte un peu plus de 300 résidents et connaît des rebondissements municipaux depuis plusieurs mois. Trois habitants, Bernard Fraiche, Isabelle Marcq et Philippe Bonnal ont souhaité détailler leur vision de la situation : tous trois se sont présentés aux dernières élections partielles complémentaires du 25 novembre et 2 décembre 2018, qui viennent d’être annulées par le Conseil d’Etat par une décision du 17 juillet dernier.
Deux projets contestés
Leur liste d’opposition portait la voix d’habitants qui s’étaient auparavant mobilisés à travers une association, "Montbrun Environnement et Patrimoine", créée en 2016 afin de contrer plusieurs projets d’envergure. "Des propriétaires fonciers locaux, avec le consentement de la municipalité, veulent réaliser deux grands équipements qui vont fortement impacter notre cadre de vie et notre paysage de proximité. Le premier est une méga centrale photovoltaïque sur 100 ha, essentiellement des vignes, représentant 512 000 panneaux solaires. C’est énorme. Le second projet concerne cinq éoliennes de 125 mètres de haut chacune, aux portes du village côté Moux, tout juste à la distance réglementaire de 500 m".
Sur ces deux projets impulsés il y a plusieurs années, des contentieux ont déjà eu lieu. Contre le premier (photovoltaïque) par deux habitants d’une commune voisine : "Les permis de construire délivrés depuis 2012, contestés devant le juge administratif, ont été néanmoins validés. Deux autres permis pour le même projet, l’un sur Montbrun, l’autre sur St-Couat, n’ont pas été prorogés par le préfet en juin 2018, ils sont aujourd’hui caducs".
Un recours a également été introduit contre le deuxième projet (éolien) : "Ce projet a été lancé il y a deux ans. Nous l’avons contesté avec l’association et fait annuler une délibération de la mairie prise pour le réaliser. Mais depuis cinq à six mois, la majorité municipale a de nouveau réactivé le projet. Pour être entériné, il faut qu’un conseil municipal se réunisse et vote à la majorité".
Face à ces projets, les trois anciens colistiers dénoncent un manque de communication auprès de la population : "La municipalité n’a fait aucune réunion publique pour les expliquer, alors que le maire s’y était engagé publiquement. Aucune consultation citoyenne. Il faut savoir que les personnes directement intéressées, notamment financièrement, sont aussi des élus locaux, maire, adjoint et conseillers municipaux. Sur les cinq éoliennes projetées, trois seraient implantées sur des vignes, propriété des élus, et deux sur des communaux, mais là encore aucune communication publique. Sur le photovoltaïque, c’est essentiellement des terrains en vigne. Les élus sont aussi propriétaires".
En somme, Bernard Fraiche, Isabelle Marcq et Philippe Bonnal parleraient bien de conflits d’intérêts.
Pourquoi des élections ?
"Pour conforter le projet éolien jusque-là balbutiant, l’ancien nouveau maire, Claude Boutet, devait disposer d’une majorité au sein de son conseil municipal, explique-t-on. Exercice difficile quand on sait que la plupart des élus de sa majorité était intéressée financièrement à ce projet. Sa seule voie fut de démissionner de sa fonction de maire, tout en restant conseiller municipal, pour provoquer des élections partielles en vue d’élire trois nouveaux conseillers bien sûr non intéressés au projet".
Ce fut chose faite lors des élections qui se sont déroulées en novembre et décembre derniers, où trois conseillers de la majorité municipale ont été élus face à une liste d’opposition composée, donc, de Bernard Fraiche, Isabelle Marcq et Philippe Bonnal. Claude Boutet, maire démissionnaire, fut réélu premier magistrat de la commune. Cependant, le Conseil d’État, saisi par les trois candidats d’opposition, allait annuler ces élections dans sa décision du 17 juillet dernier.
Vers un conseil au complet
"Le Conseil d’Etat a jugé contraire à la loi de diffuser, comme l’ont fait les candidats de la majorité municipale, la veille du scrutin, de la propagande électorale ayant un caractère polémique, détaille-t-on. Pour la Haute juridiction, ce seul motif était suffisant sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens de la requête."
Les opposants dénoncent en effet également "une fraude par substitution de bulletins intervenue après la clôture du scrutin, pour maquiller devant la juridiction administrative deux bulletins valides illégalement écartés". Et d’aller même plus loin : "Il a été constaté que la signature de l’assesseur représentant la liste d’opposition et de la vice-présidente du bureau de vote, conseillère municipale d’opposition, au verso de ces faux bulletins, avait été falsifiée".
Bernard Fraiche, Isabelle Marcq et Philippe Bonnal disent par ailleurs "s’étonner de la décision de M. le Préfet de l’Aude, chargé de l’exécution de l’arrêt du Conseil d’État, qui a maintenu Claude Boutet au poste de maire, alors que ce dernier avait démissionné de ses fonctions pour provoquer des élections ensuite annulées par le Conseil d’État".
En raison de ladite annulation, de nouvelles élections se tiendront prochainement (la date sera bientôt communiquée), en vue d’élire, à nouveau trois conseillers supplémentaires. Et d’avoir enfin un conseil municipal au complet.La liste soutenue par la municipalité aux élections novembre et décembre derniers était composée de Guy Audemard-d’Alançon, Jean-Pierre Biard et Stéphane Fabra.
Claude Boutet : "Ramener de l’argent à la commune"
Point par point. Maire de Montbrun, Claude Boutet répond sans détour à toutes les accusations que les trois opposants portent à son encontre et à sa majorité, tout en affirmant l’enjeu des projets contestés pour l’avenir du village.
Sur l’annulation de l’élection
"Je me demande bien comment on aurait pu s’y prendre pour substituer des bulletins", s’exclame le premier magistrat. "D’ailleurs, lorsque nous avons amené les bulletins en sous-préfecture à l’issue du dépouillement, les résultats ont été déclarés conformes". Mais surtout, Claude Boutet rappelle que le Conseil d’Etat a "mis de côté ce motif et n’a pas statué dessus", fondant uniquement l’annulation des élections de novembre 2018 sur la diffusion de tracts à la veille du scrutin.
Sur ce point, le maire admet son erreur. Mais plaide la bonne foi. "L’arrêté du préfet précisait que la campagne s’achevait le samedi minuit, et non le samedi à 00 h 00." La majorité sortante pensait donc être autorisée à faire campagne jusqu’au samedi soir… et non jusqu’à 23 h 59 le vendredi. "Le tribunal administratif avait d’ailleurs rejeté la requête des opposants, mais le Conseil d’Etat a estimé que le code électoral prévaut sur l’arrêté préfectoral." Bref : dont acte.
Sur les projets
Qu’il soit question de l’éolien ou du photovoltaïque, Claude Boutet insiste sur le caractère "collectif" de ces projets, associant plusieurs communes du secteur ainsi que des caves coopératives. Autrement dit : point d’intérêt particulier à l’œuvre derrière ces démarches.
"Il faut bien comprendre que ce n’est ni la commune, ni ses élus qui décide de l’endroit où de telles infrastructures doivent s’implanter, insiste Claude Boutet. Un premier projet éolien était d’ailleurs prévu en garrigue, sur des terrains communaux, mais il a été bloqué par la DGAC en raison de la proximité d’un aérodrome. La seule zone qu’il restait, c’était celle proposée ! Je n’ai pas de terrain là-bas, en revanche, je me retrouve effectivement au milieu du secteur concerné par le projet photovoltaïque. Comme beaucoup d’autres viticulteurs !" Du reste, Claude Boutet rassure quant à d’éventuelles collusions avec les intérêts de la cave coopérative : "Je suis bien adhérent… mais je prends ma retraite à la fin de l’année !"
Mais par-dessus tout, l’édile s’attache à souligner la finalité impérieuse de ces deux dossiers. "L’objectif, c’est de ramener de l’argent à la commune ! On sait tous que les dotations de l’Etat ne vont pas progresser vers le haut, et je ne veux surtout pas augmenter les impôts. En termes de retombée financière annuelle, le projet éolien rapportera à Montbrun 15 à 20 % de son budget. Quant au projet photovoltaïque, il permettra à la commune de percevoir 73 000 euros à titre de mesure compensatoire. De surcroît, ces réalisations consolideront à moyen terme le secteur viticole, soumis aux aléas économiques et climatiques, en constituant une base de revenus fixe."
Et maintenant ?
Avant de s’exprimer sur la situation politique de Montbrun, Claude Boutet revient sur les circonstances qui l’ont poussé à démissionner en novembre dernier, provoquant de nouvelles élections. "Le projet éolien implique de voter au préalable une modification du PLU, et c’est seulement après cette étape qu’une réunion publique pourra être organisée. Or le conseil municipal ne comptait que huit membres au lieu de onze, et plusieurs élus, liés à ces dossiers au plan foncier, ne pouvaient prendre part au vote. Pour débloquer la situation et obtenir le quorum, il fallait compléter le conseil."
Ce qui fut fait en fin d’année 2018… avant que le Conseil d’Etat n’annule le tout. Retour à la case départ, avec seulement huit élus et Claude Boutet maintenu à son poste de premier magistrat. "Si j’avais choisi de ne conserver qu’un ou deux adjoints, je n’avais pas à convoquer à nouveau des élections partielles. Mais je souhaite continuer de travailler avec trois adjoints car ça fonctionne très bien ainsi, chacun disposant de son propre champ d’action."

https://www.lindependant.fr/2019/08/29/montbrun-des-corbieres-revotera-cet-automne,8383152.php

29/08/19P.-O. : Pique-nique dans les Aspres contre la lutte contre les éoliennes
Alors qu'une enquête publique a débuté le 26 août, les opposants au projet d'éoliennes sur Passa pique-niquaient ce jeudi à Llauro. Les conséquences sur la santé et l'économie locale sont au cœur de la contestation.
Depuis début 2017, le collectif Le Vent Tourne lutte pour "la préservation de son environnement" soutenu par des habitants de toutes les communes des Aspres. Leur principale cible est la société SAS Eléments qui projette d'implanter six éoliennes à Passa d’une hauteur de 132 à 152 mètres. L'enquête publique a été lancée ce lundi 26 août. Elle durera jusqu'au 27 septembre. "Ces éoliennes vont détruire les économies locales, qui tournent autour de l'agriculture et du tourisme, explique la présidente de l'association Marie-Noëlle Moly. Les ondes qu'elles émettent sont mauvaises pour la santé. De plus, ce n'est même pas réellement la forme d'énergie renouvelable la plus efficace".
Le collectif est soutenu par 11 des 19 maires des Aspres. Jean-Jacques, originaire de Camélas, milite pour l'abandon de ce projet. "La France est un pays exportateur d'énergie, ce qui veut dire qu'on en a assez pour la population du pays. La présence de ces choses n'est donc pas utile. S'ils veulent continuer à faire du profit sur l'énergie, pourquoi ne pas encourager les méthodes qui permettent plutôt de consommer moins ?".
Le tourisme et l'agriculture : principales victimes ?
La possible arrivée des aérogénérateurs inquiète aussi les agriculteurs. "On a une région qui est fertile. On pourrait y planter plein de variétés de fruits, de légumes ou d'arbres et on préfère y mettre des éoliennes, se désolent Monique et Christian. Même pour les éleveurs, et pour la biodiversité, la présence de ces machines n'est pas souhaitable. Les ondes qu'elles émettent provoquent les décès d'animaux dans plusieurs régions de France, en plus des cancers qu'elles peuvent engendrer chez les humains".
Un autre secteur pourrait être affecté : le tourisme. "Nous sommes dans une région qui accueille beaucoup de vacanciers. Des éoliennes casseraient le charme du paysage, affirme Claude de Llauro. Elles ne sont pas du tout discrètes et attirent l'œil, de jour comme de nuit. Évidemment que cela jouerait sur la venue de visiteurs".
Les opposants aux éoliennes l'ont fait savoir ce jeudi 29 août, lors d'un pique-nique à Llauro organisé à l'occasion de la venue du commissaire enquêteur.

https://www.lindependant.fr/2019/08/29/p-o-pique-nique-dans-les-aspres-contre-la-lutte-contre-les-eoliennes,8382687.php
29/08/19P.-O. : l'enquête publique sur le projet éolien à Passa est lancée
Alors que des éoliennes sont sur le point d'être mises en place dans le secteur de Passa, de nombreux habitants des Aspres s'opposent au projet. Dans l'optique de se faire entendre, une grande enquête publique a été lancée ce lundi 26 août jusqu'au 27 septembre.
Depuis début 2017, le collectif Le Vent Tourne lutte pour la préservation de son environnement soutenu par des habitants venus de toutes les communes des Aspres. Leur principal ennemi est l'implantation d'éolienne par la société SAS Eléments. Dans leur objectif de continuer le combat et de se faire entendre pour que le projet soit définitivement abandonné, une grande enquête publique a été lancée ce lundi 26 août. Ouverte à tous les publics, elle durera jusqu'au 27 septembre.
"Ces éoliennes vont détruire les économies locales, qui tournent autour de l'agriculture et de tourisme, explique la présidente de l'association Marie-Noëlle Moly. Les ondes qu'elles émettent sont mauvaises pour notre santé. De plus ce n'est même pas réellement la forme d'énergie renouvelable la plus efficace". Dans cette démarche, le collectif est soutenu par 11 des 19 maires des Aspres. 
https://www.lindependant.fr/2019/08/29/p-o-lenquete-publique-sur-le-projet-eolien-a-passa-est-lancee,8382623.php

28/08/19 : Aveyron : Rullac-Saint-Cirq : Emmanuelle Wargon livre sa vision de l'éolien
En visite durant deux jours en Aveyron, la secrétaire d'Etat auprès du ministère de la Transition écologique et solidaire participait, mardi 27 août, à un débat autour des énergies renouvelables, à Rullac-Saint-Cirq.
Emmanuelle Wargon, secrétaire d'Etat auprès du ministère de la transition écologique et solidaire, a livré mardi 27 août, lors d'un débat autour des énergies renouvelables, sa vision de l'éolien.
En substance, elle prone l'équilibre des territoires et la concertation locale. Un discours plutôt bien perçu par les représentants du collectif des associations aveyronnaises de défense de l'environnement, CO-27-XII, lequel continue de réclamer un moratoire sur l'implantation à venir d'éoliennes.
https://www.centrepresseaveyron.fr/2019/08/28/rullac-saint-cirq-emmanuelle-wargon-livre-sa-vision-de-leolien,8380790.php

28/08/19Sud-Aveyron : Emmanuelle Wargon défend l'énergie éolienne
Emmanuelle Wargon échangeait sur l’écologie, à Rullac-Saint-Cirq ce mardi 27 août.
La secrétaire d’État à la Transition écologique et solidaire, Emmanuelle Wargon, croit en l’échange. Et les échanges ont été particulièrement nourris, mardi matin, dans la salle des fêtes du village de Rullac-Saint-Cirq, où la représentante du gouvernement a pris part à un débat sur les énergies renouvelables.
"Vous êtes ici au cœur de la ruralité", lui a adressé Patrick Robert, le maire de cette commune de 370 habitants, qui vit essentiellement de l’agriculture et qui s’est de nouveau opposée à un projet d’implantation d’éoliennes, déjà retoqué une première fois, en 2007, mais qui possède une unité de méthanisation.
"On a besoin de débattre"
"On a besoin de débattre. Il est très important de ne pas fabriquer des politiques à Paris, déconnectées de la réalité. Il faut être capable d’avoir une vraie discussion sur des sujets qui provoquent des contradictions", a prévenu la secrétaire d’État, en guise de préambule. Durant le débat, de nombreux sujets ont ainsi été évoqués : la méthanisation et ses lourdeurs administratives, l’importance de l’hydroélectricité, le photovoltaïque, qui ne doit pas supprimer des surfaces agricoles, l’impact sur la biodiversité ou bien encore la continuité écologique des rivières…
Et chacun y est allé de son ressenti. "Il n’existe pas d’énergie parfaite, a précisé la secrétaire d’État, mais on a besoin de l’éolien dans le mix énergétique. L’éolien doit avoir sa place mais il faut retravailler ses conditions de succès en respectant l’équilibre des territoires." Comprenez, "la transition ne doit pas se faire à n’importe quel prix".
"Notre pays est bousillé. Le Lévezou est une vitrine brisée qui démontre qu’il y a mieux à faire que l’éolien", avait auparavant dénoncé Jean Marty, au nom du collectif associatif qui s’oppose à de nouvelles implantations d’éoliennes. Quand on introduit l’éolien, on introduit la division", a-t-il insisté, prenant pour exemple l’Aubrac, qui a su rester protégé, grâce à "la prévention des élus". "L’équilibre est fragile. Il faut travailler sur l’acceptabilité, en étant acteur de ce mix énergétique", a résumé le président du PNR des grands causses, Alain Fauconnier, jugeant indispensable un "retour de considération du monde urbain pour ces territoires producteurs qui font des sacrifices."
Peu favorable à une planification pure et dure, Emmanuelle Wargon favorisera cette concertation locale. Répondant à Dominique Fayel, de la FNSEA, affirmant que "les politiques environnementales sans paysans ne marcheront pas", la secrétaire d’État a assuré que "la transition agricole, on va la faire avec les agriculteurs, et ça vaut aussi pour le stockage de l’eau." https://www.midilibre.fr/2019/08/28/sud-aveyron-emmanuelle-wargon-defend-lenergie-eolienne,8379680.php

28/08/19 : Aveyron : Rullac-Saint-Cirq. Emmanuelle Wargon, secrétaire d'État à la transition écologique, en Aveyron : «La transition ne doit pas se faire à n'importe quel prix»
La secrétaire d'État à la transition écologique, Emmanuelle Wargon, a participé, hier à Rullac, à un pertinent débat sur les énergies renouvelables.
La secrétaire d'État à la Transition écologique et solidaire, Emmanuelle Wargon, croit à l'échange. Et les échanges ont été particulièrement nourris, hier matin, dans la salle des fêtes du village de Rullac-Saint-Cirq, où la représentante du gouvernement a pris part à un débat sur les énergies renouvelables. «Vous êtes ici au cœur de la ruralité», lui a adressé Patrick Robert, le maire de cette commune de 370 habitants, qui vit essentiellement de l'agriculture et possède une unité de méthanisation mais qui s'est de nouveau opposée à un projet d'implantation d'éoliennes déjà retoqué une première fois, en 2007. Et le premier élu rullacois de nous confier qu'en 1995, alors qu'il n'était qu'un simple adjoint, le village avait reçu Guy Drut, alors ministre des Sports, sur son site d'escalade. Non sans rappeler, avec humour, que la communauté de communes du Réquistanais compte moins de 5 500 habitants pour 75 000 brebis… Histoire de bien planter le décor.
«On a besoin de débattre»
«On a besoin de débattre. Il est très important de ne pas fabriquer des politiques à Paris, déconnectées de la réalité. Il faut être capable d'avoir une vraie discussion sur des sujets qui génèrent des contradictions», a prévenu la secrétaire d'État, en guise de préambule. Et le débat a bien eu lieu, durant plus de deux heures. Dans cette région du Lévezou qui donne l'impression d'accuser un trop-plein d'éoliennes… Des interventions, pour la plupart, pertinentes. Parfois légèrement enflammées, tout en restant dans la limite du raisonnable. Un exercice toujours délicat dont Emmanuelle Wargon s'est acquittée avec une certaine aisance. De nombreux sujets ont ainsi été évoqués : la méthanisation et ses lourdeurs administratives, l'importance majeure de l'hydroélectricité, le photovoltaïque, qui «ne doit pas supprimer des surfaces agricoles», l'impact sur la biodiversité ou bien encore la continuité écologique des rivières… Et chacun y est allé de son ressenti. «Il n'existe pas d'énergie parfaite, a précisé la secrétaire d'État, mais on a besoin de l'éolien dans le mix énergétique. L'éolien doit avoir sa place mais il faut retravailler ses conditions de succès en respectant l'équilibre des territoires.» Comprenez, «la transition ne doit pas se faire à n'importe quel prix.»
«Notre pays est bousillé, Le Lévezou est une vitrine brisée qui démontre qu'il y a mieux à faire que l'éolien», avait auparavant dénoncé Jean Marty, au nom du collectif associatif qui s'oppose à de nouvelles implantations. Une «écologie de façade», selon lui qui entraîne une «perte du cadre de vie et de la valeur d'une maison.» «Quand on introduit l'éolien, on introduit la division», a-t-il insisté, prenant l'exemple de l'Aubrac, qui a su rester protégé, grâce à «la prévention des élus.» Le militant a été fortement applaudi, alors que la responsable de France Énergie Éolienne et le représentant d'un producteur d'énergie renouvelable, ont essuyé une salve de huées. Avec des mots plus durs, le conseiller départemental Régis Cailhol, qui n'entendait pas qu'on lui coupe la parole, a dénoncé les «méthodes de voyous» de certains promoteurs d'éoliens. Dans ce contexte parfois tendu, la communauté de communes de Lévezou-Pareloup a décidé de «mettre un terme à ce développement tous azimuts», en limitant à dix le nombre de nouvelles éoliennes. «L'équilibre est fragile. Il faut travailler sur l'acceptabilité, en étant acteur de ce mix énergétique», a résumé le président du PNR des Grands Causses, Alain Fauconnier, jugeant indispensable un «retour de considération du monde urbain pour ces territoires producteurs qui font des sacrifices.»
Peu favorable à une planification pure et dure, Emmanuelle Wargon favorisera cette concertation locale. Répondant à Dominique Fayel, de la FNSEA, affirmant que «les politiques environnementales sans paysans ne marcheront pas», la secrétaire d'État a assuré que «la transition agricole, on va la faire avec les agriculteurs, et ça vaut aussi pour le stockage de l'eau.» Et elle a définitivement rassuré les opposants au projet éolien de Rullac, en certifiant que l'État ne reviendrait pas en arrière. Le village peut dormir tranquille.
Et le diesel ?
Des élus Sud et CFE-CGC de l'usine Bosch de Rodez ont rencontré un conseiller de la secrétaire d'Etat pour exprimer leurs inquiétudes sur l'avenir de l'entreprise. Ils ont notamment dénoncé «l'acharnement antidiesel de certains membre du gouvernement, particulièrement écolos…»«C'est un sujet très important en Aveyron. Avec le ministère de l'Economie, nous travaillons, nous avons lancé une étude. Nous attendons le résultat de cette étude pour avoir une position claire sur le diesel», s'est contentée de nous répondre Emmanuelle Wargon, lorsque nous l'avons interrogé sur les graves menaces qui pèsent sur les équipementiers de l'automobile.

https://www.ladepeche.fr/2019/08/28/emmanuelle-wargon-secretaire-detat-a-la-transition-ecologique-en-aveyron-la-transition-ne-doit-pas-se-faire-a-nimporte-quel-prix,8380429.php


27/08/19 : Aveyron : 
Rullac-Saint-Cirq : la secrétaire d'Etat, Emmanuelle Wargon, ouvre le débat sur les énergies renouvelables
La secrétaire d'Etat à la Transition écologique a participé, ce mardi matin
27 août, à Rullac-Saint-Cirq, à un débat sur les énergies renouvelables. En présence notamment des représentants d'associations qui s'opposent au tout éolien.
Après une première journée de lundi, qu'Emmanuelle Wargon a partagé entre les berges du Lézert, un affluent du Viaur de la région du ségala, et les bureaux de la préfecture ruthénoise, la secrétaire d'Etat a poursuivi son périple aveyronnais, ce mardi matin, à Rullac-Saint-Cirq, au "cœur de la ruralité", où elle a participé à un débat citoyen sur les énergies éoliennes. Un exercice toujours délicat dont la représentante du gouvernement s'est acquittée avec une certaine aisance. "On a besoin de débattre car il est très important de ne pas fabriquer à Paris des politiques déconnectées de la réalité. Il faut être capable d'avoir une vraie discussion sur des sujets qui provoquent des contradictions", a-t-elle prévenu en guise de préambule. Et le débat fut particulièrement nourri par les nombreux intervenants. Un débat riche, intéressant, souvent pertinent. Et comme l'on pouvait s'y attendre, le ton est parfois monté, notamment lorsque le conseiller départemental, Régis Cailhol, a vertement critiqué "les méthodes de voyous" de certains promoteurs d'éolien. Ou bien encore quand, Bernard Gauvain, le porte-parole de l'association de Salles-la-Source "Ranimons la cascade" s'est invité dans le débat pour dénoncer "l'opacité et la fraude qui règnent autour de ce dossier" et fustiger l'attitude de "la préfète de l'Aveyron qui a toujours refusé de nous recevoir." Bref, on s'est dit les choses...
https://www.centrepresseaveyron.fr/2019/08/27/transition-ecologique-la-secretaire-detat-emmanuelle-wargon-ouvre-le-debat-sur-les-energies-renouvelables,8378920.php
27/08/19 : Aude : Énergie : le groupe coopératif agricole Maïsadour verdit son approvisionnement
https://objectif-languedoc-roussillon.latribune.fr/economie/environnement/2019-08-27/energie-le-groupe-cooperatif-agricole-maisadour-verdit-son-approvisionnement-826493.html

22/08/19 : P. O. : Enquête sur le projet éolien de Passa – Les Aspres finiront-elles en champs d’éoliennes ?
Alors que l’enquête publique s’ouvre ce 26 août pour 4 petites semaines, nous avons enquêté sur le dossier de ces 6 éoliennes qui doivent s’implanter à Passa. Un projet qui s’inscrit dans une volonté politique. Celle d’être la première région à énergie positive. Avec pour objectif de multiplier par 4 la puissance éolienne installée d’ici 2030. Alors qui héritera des 200 à 300 prochaines éoliennes prévues dans les Pyrénées-Orientales ?
Les Aspres semblent avoir tiré le ticket gagnant. Les sociétés Éléments, Engie et EDF-EN lorgnent sur les communes de Passa, Terrats, Vivès, Saint-Jean-Pla-De-Corts, Le Boulou, Banyuls-dels-Aspres, Brouilla, et Caixas. Pour l’instant, place à Passa et au millier de pages du dossier que nous avons décortiqué.
♦ Vous avez dit “parc éolien” ?
“Le projet consiste en l’implantation de 2 alignements de 3 aérogénérateurs (soit, 6 éoliennes), d’un réseau électrique inter-éoliennes et de 2 postes de livraisons“. Description faite par la Mission Régionale d’Autorité Environnementale (MRAe). La MRAe, créée en 2016, est la carte “indépendance” de la DREAL* en matière de décision notamment dans le domaine éolien. La DREAL étant l’organisme régional en charge de l’environnement et de l’aménagement du territoire.
Une implantation donc sur la commune de Passa dans les Aspres. Cette zone du département est l’un des trois contreforts du Canigou et s’étale sur 40km, à l’Ouest de Thuir. Elle comprend, notamment, la commune de Passa ou de Castelnou. Le type d’éolienne envisagé sur le site varie d’une hauteur maximale en bout de pale de 132m, pour 5 d’entre elles, à 152m pour la dernière.
Ces éoliennes seraient donc les plus hautes implantées sur les Pyrénées-Orientales. Des mastodontes comparés aux éoliennes de Rivesaltes dont la hauteur oscille entre 40 et 64 mètres. Loin des 100 mètres des parcs d’Opouls-Périllos ou des Fenouillèdes. Et finalement plus proche des 35 éoliennes de 125m de Baixas, Calce, Villeneuve-le-Rivière et Pézilla la Rivière.
La SAS Éléments, société basée à Montpellier et créée en 2015, est le porteur du projet. Avec la SARL Noria France, ils ont créé la SAS Parc Éolien de Passa qui sera, in fine, le représentant légal du parc éolien. Dans notre lecture du dossier fourni par Éléments, certains détails interrogent. Notamment une implantation avec un impact sur la biodiversité de 119 espèces. 119 espèces qui conduisent la société à demander des dérogations à la DREAL.
Le dernier rapport de l’UNESCO sur la biodiversité alerte sur la perte grandissante d’espèces. Ces dérogations questionnent sur la réelle volonté des pouvoirs publics de défendre cette biodiversité.
♦ 119 espèces sacrifiées au nom de “l’intérêt public”
Car le code de l’environnement (art L411-1) interdit entre autres, toute atteinte, destruction, perturbation ou dégradation de l’habitat pour les espèces de faune ou de flore protégées. Mais il faut regarder de plus près. Car il est possible de déroger légalement à la protection de ces espèces animales ou végétales. En effet, la loi (art 411-2) prévoit 3 cas de dérogations possibles dont celui retenu pour ce dossier.
“Dans l’intérêt de la santé et de la sécurité publiques ou pour d’autres raisons impératives d’intérêt public majeur, y compris de nature sociale ou économique, et pour des motifs qui comporteraient des conséquences bénéfiques primordiales pour l’environnement”. En clair, la DREAL précise dans son courrier au ministère de l’Écologie du 10 mars 2019 que “le projet répond à un intérêt majeur dans le cadre de la politique énergétique française”.
Dans le cadre des politiques nationale et européenne de lutte contre le changement climatique et de diversification des sources d’énergie, la France s’est engagée dans un programme ambitieux de développement des énergies renouvelables. Ce programme prévoit notamment que la part de consommation assurée par les énergies renouvelables soit portée à 23% en 2020, 32% en 2030.
Comme le précise la DREAL, le projet concernera donc 119 espèces protégées. 23 chiroptères (chauves-souris), 81 oiseaux (tels l’aigle royal, le milan noir, le faucon crécerelle, etc.), 2 mammifères terrestres, 7 reptiles (dont le lézard ocellé, le lézard vert catalan), 4 amphibiens, 1 insecte, et 1 espèce de flore.
♦ Sur l’autel d’une politique régionale “à énergie positive”
Comme argumente Éléments, “la Région Occitanie, depuis le 6 février 2017, a pour ambition de devenir une « Région à énergie positive » (RéPos). […] la démarche vise à couvrir 100 % des besoins en énergie du territoire par des énergies renouvelables locales à l’horizon 2050″.
“La Région a mobilisé plus de 100 experts réunis dans le cadre de 7 groupes de travail pour valider les hypothèses à partir desquelles a été élaboré le scénario RéPos. L’objectif est donc de multiplier la puissance éolienne installée par 4 d’ici 2030” souligne Éléments dans son étude d’impact. Une course effrénée dans laquelle il va falloir tenir des objectifs courts.
Sans oublier la pression sur le bassin occitan de l’emploi, l’éolien pourvoyant 1.310 emplois sur la région. Les choix politiques en matière d’énergie ont été actés, et les Pyrénées-Orientales devront suivre, de gré ou de force.
Enfin pas toutes les Pyrénées-Orientales … Car le Nord de la plaine du Roussillon est trop contraignant à cause de l’aéroport et du radar météo d’Opoul. Le littoral ? Hors de question car trop protégé. Et la montagne est, quant à elle, difficile d’accès. De la même façon, Éléments évite les secteurs réputés de forte sensibilité écologique, tout comme les lieux de vie principaux. Alors certains territoires comme les Aspres seront-ils abandonnés aux champs d’éoliennes pour tenir les engagements énergétiques ?
♦ Plier le genou, sauf si …
Car la citation “Éviter, Réduire et Compenser les impacts” se termine bien par le mot … “Impact“. Et au fond de la pièce, une petite voix consultative du dossier s’élève à l’évocation de ce terme.
La MRAe qui juge que : “l’étude d’impact évalue très succinctement les enjeux sur la faune terrestre… Et qu’il faut que les mesures compensatoires soient mieux décrites.” Contrairement à la DREAL, la MRAe, estime “que les effets du projet en fonctionnement apparaissent sous-évalués. Elle préconise que les impacts sur l’avifaune soient réévalués. Et, par précaution, elle recommande également que “la mise en œuvre du système d’effarouchement prévu sur chacune des éoliennes prévoit aussi l’arrêt des machines”.
D’ajouter que “dans l’ensemble, l’étude d’impact sur les aspects naturalistes conclut à des impacts faibles, or elle n’apparait pas suffisamment aboutie pour l’affirmer. En particulier, “le périmètre de l’aire d’étude rapprochée, devrait être élargi de manière à intégrer l’ensemble des incidences sur l’habitat et la faune”.
♦ Un ciel sans battement d’ailes
Car les inventaires de l’avifaune réalisés par Calidris, prestataire pour Éléments, ont été menés durant “un cycle complet avec 20 sorties du 30/08/2016 au 07/11/2017. Sept sorties ont été consacrées à l’étude de la migration prénuptiale, huit à l’étude de la nidification, neuf à la migration postnuptiale et deux aux hivernants”. Sorties dont les résultats laissent présager au porteur de projet des “impacts bruts” le plus souvent nuls ou négligeables.
“Ainsi les effets du projet n’auront pas, sur les populations d’oiseaux, d’impact biologiquement significatif, susceptible de remettre en cause la dynamique de la population de l’espèce, tant à l’échelle local, départemental ou régional. […] les effets sont jugés faibles à nuls sur l’ensemble des espèces”.
En clair, on évite de trop déranger les bestioles à plumes pendant les travaux, et on remet gentiment les nids en place après. Pour le reste, comme se plaît à le souligner Éléments, les différentes “causes anthropiques” feront le reste. Comprendre par là que les oiseaux finiront plus probablement dans la gueule d’un chat, contre le pare-brise d’une voiture, ou dans la ligne de mire d’un chasseur. Alors à quoi bon s’en soucier !
Tout de même, par mesure de précaution et pour faire plaisir à la DREAL, “Éléments a demandé l’octroi d’une dérogation espèce protégée pour l’Aigle royal, le Circaète-Jean-le-Blanc, le Busard cendré, la Bondrée apivore, le Milan noir, l’Alouette lulu, l’Engoulevent d’Eutope et la Pie-grièche à tête rousse”. Sans manquer d’ajouter, qu’en qualité de grand chevalier blanc, “le pétitionnaire aurait pu s’affranchir de cette procédure”.
♦ Vous reprendrez bien quelques euros ?
Un département sinistré par le chômage. Des dotations de l’État aux collectivités sont en chute libre. Les mots “loyers, taxes, fiscalités, retombées” brillent telle la lumière au bout du tunnel ? En tout cas, ils figurent en bonne place dans le dossier d’Éléments. Quelques pages après le paragraphe dédié à la “perception et l’acceptation de l’éolien”.
Passa serait-elle une commune facile à convaincre pour Éléments ? Selon eux, démographiquement, “c’est la commune qui marque la hausse la plus modérée du secteur, inférieure à celle de la communauté de communes”. Économiquement, “aucune des principales entreprises du département ne se trouve sur les communes de l’aire d’étude intermédiaire”. Alors une telle manne financière ne saurait se refuser pour un petit village catalan.
Mais de quelles sommes parle-t-on exactement ? Environ 180.000 €/an de taxes. Une somme répartie comme suit : 65 % pour le bloc communal (env. 117.000 €), 30 % pour le département (env. 54.000 €), 5% pour la région (env. 9.000 €). “Bloc communal”, et non “commune de Passa” qui ne touchera donc que le pourcentage d’un pourcentage.
Côté retombées, du fait des travaux, 97.500€ sont prévus pour les hôtels et restaurants du secteur. Sachant qu’il n’y a aucun hôtel, un mas-restaurant et un bar sur la commune, le jackpot est assuré. Pour le secteur du bâtiment, le parc éolien de Passa garantira 3,6 Millions d’€ de chiffre d’affaires. Pour de l’emploi 100% local, à coup sûr…
Et que faire pour Passa de toutes ces recettes selon Éléments ? “Des travaux d’assainissement, d’adduction d’eau potable ou encore d’amélioration globale du cadre de vie (crèche, bibliothèque, salle de sport, …)”.
♦ Quels enjeux environnementaux ?
Cependant, malgré la “verdisation” de l’éolien, celle qui met en avant l’absence “d’effets négatifs” sur la nature (déchets et rejets), de nombreuses voix s’élèvent aujourd’hui pour rappeler les pollutions induites à l’utilisation de métaux rares. Ainsi que les coûts engendrés par l’extraction de ces métaux et leur recyclage en fin d’exploitation des parcs éoliens.
Bien loin de l’idéologie, dans le cadre de Passa, les enjeux de l’éolien sur l’environnement sont locaux. Des enjeux liés aux modifications du paysage, aux effets du projet sur les habitats naturels, la faune et la flore, mais aussi au risque incendie.
Codes, lois, arrêtés autorisations, ordonnances, et autres décrets … Comme elle l’indique elle-même, la société Éléments applique à la lettre le petit “guide de l’étude d’impact sur l’environnement des parcs éoliens (MEEDTL, 2016)“. “[…] Conformément aux lignes directrices nationales sur la séquence Éviter, Réduire et Compenser les impacts”.
La société Éléments est dans la posture du chevalier blanc écologique qui ne fait qu’appliquer les préconisations nationales. Et de brandir son étude d’impact sur l’environnement de 627 pages en guise de faire-valoir. Les Aspres devront donc plier le genou devant ce rouleau compresseur juridique. Sauf si …
♦ Plier le genou, sauf si …
Car la citation “Éviter, Réduire et Compenser les impacts” se termine bien par le mot … “Impact“. Et au fond de la pièce, une petite voix consultative du dossier s’élève à l’évocation de ce terme.
La MRAe qui juge que : “l’étude d’impact évalue très succinctement les enjeux sur la faune terrestre… Et qu’il faut que les mesures compensatoires soient mieux décrites.” Contrairement à la DREAL, la MRAe, estime “que les effets du projet en fonctionnement apparaissent sous-évalués. Elle préconise que les impacts sur l’avifaune soient réévalués. Et, par précaution, elle recommande également que “la mise en œuvre du système d’effarouchement prévu sur chacune des éoliennes prévoit aussi l’arrêt des machines”.
D’ajouter que “dans l’ensemble, l’étude d’impact sur les aspects naturalistes conclut à des impacts faibles, or elle n’apparait pas suffisamment aboutie pour l’affirmer. En particulier, “le périmètre de l’aire d’étude rapprochée, devrait être élargi de manière à intégrer l’ensemble des incidences sur l’habitat et la faune”.
♦ Un ciel sans battement d’ailes
Car les inventaires de l’avifaune réalisés par Calidris, prestataire pour Éléments, ont été menés durant “un cycle complet avec 20 sorties du 30/08/2016 au 07/11/2017. Sept sorties ont été consacrées à l’étude de la migration prénuptiale, huit à l’étude de la nidification, neuf à la migration postnuptiale et deux aux hivernants”. Sorties dont les résultats laissent présager au porteur de projet des “impacts bruts” le plus souvent nuls ou négligeables.
“Ainsi les effets du projet n’auront pas, sur les populations d’oiseaux, d’impact biologiquement significatif, susceptible de remettre en cause la dynamique de la population de l’espèce, tant à l’échelle local, départemental ou régional. […] les effets sont jugés faibles à nuls sur l’ensemble des espèces”.
En clair, on évite de trop déranger les bestioles à plumes pendant les travaux, et on remet gentiment les nids en place après. Pour le reste, comme se plaît à le souligner Éléments, les différentes “causes anthropiques” feront le reste. Comprendre par là que les oiseaux finiront plus probablement dans la gueule d’un chat, contre le pare-brise d’une voiture, ou dans la ligne de mire d’un chasseur. Alors à quoi bon s’en soucier !
Tout de même, par mesure de précaution et pour faire plaisir à la DREAL, “Éléments a demandé l’octroi d’une dérogation espèce protégée pour l’Aigle royal, le Circaète-Jean-le-Blanc, le Busard cendré, la Bondrée apivore, le Milan noir, l’Alouette lulu, l’Engoulevent d’Eutope et la Pie-grièche à tête rousse”. Sans manquer d’ajouter, qu’en qualité de grand chevalier blanc, “le pétitionnaire aurait pu s’affranchir de cette procédure”.
♦ Les experts se volent dans les plumes
Les inventaires naturalistes font débat dans ce dossier. Calidris pour Éléments, CNPN** pour la DREAL, ENE*** pour le collectif anti-éolien. Chacun produit son rapport d’experts. Et difficile de ne pas y perdre son latin avec tous ces noms d’espèce et leurs classifications. Une chose est sûre, le volet “naturaliste” du premier dossier d’Éléments datant de 2017 avait été rétoqué par la DREAL en 2018. Et des prospections complémentaires ont été nécessaires.
Le Conseil National de la Protection de la Nature émet un avis “favorable sous conditions“. “Si le secteur retenu pour l’implantation de ces six éoliennes n’occupe pas d’aires remarquables, il recèle une richesse floristique et faunistique de grand intérêt dont le pétitionnaire doit tenir compte”. Un avis conditionné au bridage des éoliennes selon les vents, à des dispositifs d’effarouchement des oiseaux, à des dates spécifiques de travaux, et à des suivis de migrations.
Espace Nature et Environnement a effectué 54 jours d’observation à différentes périodes de 2016 à 2018 (3 fois plus que Calidris). Même si le nombre de sorties ne saurait constituer le seul critère. Pour ENE, le secteur de Passa “présente une grande richesse faunistique, dont aviaire, et est survolé par un flux d’oiseaux migrateurs important à la fois en termes de nombre d’individus que d’espèces concernées”.
D’ajouter, le projet “entraînera une gêne considérable à la phénologie des déplacements migratoires de l’avifaune en période prénuptiale (voir en période de migration postnuptial) et constitue un facteur élevé de mortalité sur ces migrateurs“.
♦ Ligue de Protection des Oiseaux et Aigle de Bonelli
Et une autre petite voix se fait entendre. Alors que l’étude du porteur de projets indique ne pas avoir noté la présence de cette espèce lors de son comptage, la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) précise qu’un des 34 derniers couples d’Aigle de Bonelli est présent dans le département. 14 couples dans toute la région Occitanie. Or, cet aigle fait partie des 38 espèces considérées comme “menacées d’extinction en France”(cf arrêté du 9 juillet 1999).
Selon la ligue, “l’Aigle de Bonelli fait partie des rapaces les plus menacés de France. Il bénéficie ainsi d’un Plan National permettant de suivre l’évolution des populations et agir sur les nombreuses menaces qui contribuent à leur déclin”.
Même constat du côté de l’enquête privée de l’Espace Nature Environnement . “La zone est un terrain de ressources pour un couple d’Aigles de Bonelli qui venant du secteur sud du Vallespir, vient chasser sur la commune de Vives, Passa et Fourques, (obs : printemps 2017 et 2018)“.
♦ Un paysage qui perd sa virginité
L’un des autres enjeux environnementaux est l’impact sur le paysage d’un secteur à fort attrait touristique. Le projet se situe aux pieds du Canigou, surnommée la “montagne sacrée des Catalans”. Une jurisprudence qui pourrait donner le coup d’envoi d’une série d’implantations au cœur des Aspres. La société Éléments ayant demandé des avis sur les communes de Fourques, Terrats, Vivès, Saint-Jean-Pla-De-Corts et Le Boulou à la Direction Générale de l’Aviation Civile.
Et, sur ce point l’avis, de la MRAe est sans appel. “Le projet s’implante dans un secteur actuellement vierge de toute éolienne. L’étude n’évalue pas le risque de mitage du paysage. La MRAe recommande que ce point soit étudié. Ainsi, ce projet peut marquer l’ouverture d’un nouveau secteur à l’implantation d’autres projets industriels éoliens, et ce, à plus ou moins grande proximité du périmètre du Grand Site de France du Canigou. La MRAE relève, de plus, que par sa nature, son échelle et la visibilité de ses installations, le projet induit une modification importante du paysage.”
Innocente petite voix … Ils existent déjà des projets en cours sur d’autres communes du secteur, certes non portés par Éléments. Banyuls-dels-Aspres et Brouilla développés par ENGIE, et Caixas par le groupe EDF-EN.
♦ Adieu le tourisme vert ?
Et puis quel attrait a vraiment ce territoire des Aspres ? Négligeable selon Éléments qui ne manque pas de pointer du doigt “qu’hormis le musée d’art moderne de Céret qui avec ses 71.680 visiteurs en 2015 se classe au 12ème rang pour la fréquentation, ces sites [NDLR ceux du territoire de l’aire d’étude intermédiaire] ne figurent pas parmi les sites les plus fréquentés des Pyrénées-Orientales”. Vues de Montpellier, les fermes pédagogiques, thermes, églises et autres chapelles en ruines font pitié.
Le tourisme vert, de l’oenotourisme, de l’agritourisme, et du thermalisme ne seraient-ils donc qu’un vœu pieu ? “Les éléments d’intérêt présentent un faible rayonnement en dehors du Monastir del Camp” selon Éléments. Et, quand bien même le touriste quitterait la grande majorité de ses congénères du littoral (82%) pour une randonnée dans les Aspres, “un parc éolien ne génère que peu d’impacts sur le contexte touristique en secteur rural” selon le porteur.
À la lecture de ces lignes, les responsables du Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) Littoral Sud se sentiront sûrement rassurés… L’objectif visé par le SCOT ? Un meilleur équilibre entre un tourisme littoral et estival. Ainsi que le potentiel offert par un tourisme vert, tourné vers l’authenticité et la qualité. Un projet d’aménagement et de développement durable du tourisme « d’arrière-pays ».
Et puis de toute façon, “63% des touristes considèrent qu’on pourrait en mettre davantage”. Selon un sondage produit par Éléments, 56% déclarent que « c’est beau » et 51% considèrent que « ça apporte quelque chose d’intéressant au paysage ». 23% affirment que « lors d’une excursion, ils pourraient réaliser un détour pour aller les voir ». Finalement, il est peut-être là le tourisme de demain ? Visiter des parcs éoliens plutôt que des vieilles pierres…
♦ L’impact sur le risque incendie
Concernant le risque incendie, le SDIS**** a été consulté dans le cadre de cette étude. Cette autre petite voix évoque le fort risque incendie sur le sud de l’aire d’étude. Et souligne que la présence d’éoliennes sur la commune de Passa génère un handicap à la lutte aérienne contre les incendies de forêt. Le DSIS prescrit des aménagements de nature à compenser ce handicap en améliorant les conditions de la lutte terrestre.
Un risque calculé selon Éléments. Car “l’aire d’étude est concernée par ce risque qui reste faible cependant sur sa majeure partie pour devenir élevé au sud. En lien logique avec l’occupation forestière des sols”. À moins d’un caprice de la nature, comme le feu des Aspres de juillet 1976. Ce dernier avait parcouru tout le massif des Aspres, de Corbères à Vivès, sur 6.600 ha.
La même société reconnaît pourtant que “le feu de Port-Vendres du 27 août 2000 a mis en évidence l’intérêt […] de l’utilisation des moyens aériens devenus aujourd’hui un outil indispensable de la lutte contre les feux de forêt.” Choix sera fait d’aménager légèrement une piste existante en grappillant sur quelques pieds de vigne et quelques branches d’olivier.
♦ Les AOC et un risque de déclassement ?
Nouvelle petite voix opposée au parc éolien, l’Institut National de l’Origine et de la Qualité (INAO). L’institut rappelle fermement son opposition au projet d’implantation des éoliennes de Passa. L’INAO rappelle que dès 2017, il avait écrit au préfet du département en exprimant son avis défavorable. Cet avis défavorable, basé sur le fort risque de déclassement de l’aire géographique AOC, a été renouvelé et porté au dossier du projet en cours.
En effet, l’emprise du projet de parc éolien de Passa (5,18 hectares) est située dans une aire viticole classée AOC. L’institut qui définit l’ensemble des appellations d’origine contrôlée en France rappelle que le simple fait de modifier la nature du sol par une implantation quelconque peut conduire au déclassement.
“S’il aboutissait, ce projet présenterait une nuisance visuelle importante sur une commune située dans le site remarquable des Aspres, piémont du massif du Canigou, commune encore préservée des effets négatifs de la spéculation foncière empêchant la mobilité viticole”. Il motive également son “avis défavorable dans la mesure où il présente une incidence directe sur les signes de qualité concernée et en dégradant considérablement l’image”.
♦ Les vignobles voués à mourir selon Éléments
L’INAO rappelle le travail de labélisation et de montée en gamme réalisés depuis de nombreuses années par les acteurs locaux du vin. Un travail qui risquerait d’être totalement anéanti par le risque qu’engendre le déclassement du fait de ces 6 éoliennes. L’INAO pointe que la commune de Passa se situe dans l’aire géographique des AOP “Abricots rouges du Roussillon”. Mais aussi “Languedoc”, “Côte du Roussillon”, “Grand Roussillon”, ou “Muscat de Rivesaltes”…
Un argument balayé d’un revers de la main par la société montpelliéraine qui lit dans le marc de raisin. En substance, les vins catalans disparaîtront bientôt faute de vocations, d’eau, de qualité suffisante. Si ce n’est de maladie…
“Les tendances montrent que les surfaces agricoles tendent à diminuer, délaissées ou abandonnées au profit de l’étalement urbain. D’après le SRCAE, du fait du changement climatique, les AOP pourraient être amenées à évoluer sous la combinaison de plusieurs phénomènes : déplacement géographique des cépages et des aires de cultures, modification des modalités de production (besoin accru d’irrigation), baisse de la qualité des vendanges concernant le niveau d’alcool (sucre) et le goût (acidité). L’exposition à certaines maladies et parasites pourrait être accentuée (eudémis, cochylis).”
Malgré nos sollicitations, le président du Syndicat des Vins du Roussillon ne s’est pas exprimé sur le sujet.
♦ Les autres voix de la contestation locale
Acteur historique du département, le collectif “Le vent tourne 66” a commencé très tôt sa lutte contre l’implantation de “champs d’éoliennes industrielles“. Leur combat a abouti en 2009 à l’interdiction d’un projet éolien sur les Aspres par le préfet de l’époque. En 2017, à la connaissance des projets d’Éléments sur plusieurs communes du secteur, le collectif est sorti de son sommeil.
Ceux que Éléments n’a su convertir s’expriment aussi régulièrement. Comme Frédérique du Domaine Vaquer et son cri du coeur. “J’aime mon terroir, celui des Aspres, ce terroir qui vous fait aussi vibrer au travers de mes vins”. Ou Stéphanie et Dominique Keller du Mas Natura à Banyuls Des Aspres qui mobilisent leurs concitoyens contre les impacts du projet.
Des maires, tels que Bernard Caillens à Caramany dans les Fenouillèdes, s’opposent eux aussi à l’éolien. Ce maire avait été contacté par Abo Wind dans le cadre d’un projet commun à Trilla. Il déclarait dans l’Indépendant que “le parc éolien nous semble en contradiction avec le développement touristique maîtrisé qui apporterait un supplément d’économie à la vallée. L’avant-projet de charte du Parc Naturel Régional vient d’être voté à l’unanimité. Il place ce secteur en zone de sensibilité forte. Les programmes ne pourront porter atteinte à des intérêts paysagers, patrimoniaux, biodiversité.”
Du côté du département, Hermeline Malherbe reste dans la déclaration de principe. Elle a notamment été interpellée sur le sujet lors de la restitution d’Imagine PO. “Nous allons conditionner, sur l’ensemble du département, le développement de l’éolien à la préservation des paysages. […] Ce moratoire permettra d’avoir un poids significatif face à ceux qui portent les projets”. Poids plume ou poids lourd ? L’équilibre du budget, l’apport de l’éolien en taxes, l’influence de politique nationale le détermineront.
♦ Notes sur l’enquête
La consultation publique démarre à partir du 26 août. Elle sera accessible sur le site de la préfecture.
*DREAL : Direction Regionale de l’Environnement de l’Aménagement et du Logement d’Occitanie.
**CNPN : Conseil National de la Protection de la Nature
***ENE : Espace Nature et Environnement
****SDIS : Service Départemental d’Incendie et de Secours.
Extrait : 
Enquête publique parc éolien
Le maire informe qu’un arrêté interpréfectoral a été ordonné en date du 17 juin prescrivant l’ouverture de l’enquête publique relative à la demande d’autorisation environnementale présentée par la société SARL " Cuxac Énergies " développée par " vents d’Oc énergies renouvelables et Valorem ", représentée par son président, consistant en la création d’un parc éolien sur le territoire de la commune de Cuxac-d’Aude, au lieu-dit le Prat du Raïs. Un exemplaire du dossier ainsi qu’un registre d’observations sont mis à la disposition du public (du 9septembre au 8 octobre) en mairie, au service urbanisme, du lundi au vendredi de 8 h 30 à 12 heures. Le commissaire enquêteur accueillera le public et recevra les observations, propositions ou contre-propositions aux dates et lieux suivants : à Cuxac, lundi 9septembre de 8 h 30 à 12 heures, mercredi 25 septembre de 13 h 30 à 17 h 30, mardi 8octobre de 13 h 30 à 17 h 30 ; à Coursan, mercredi 2 octobre, de 13 h 30 à 17 h 30.

https://www.lindependant.fr/2019/08/21/les-petites-infos-de-coursan,8370590.php

18/08/19 : L’éolien ne représente que 9 % de la production énergétique en Occitanie
Électricité. Malgré un plan climat 2030 ambitieux, la part de cette énergie renouvelable reste encore faible en France.
L’éolien produit de l’énergie, c’est certain. Déjà, chez tous ceux qui militent pour son développement en tant qu’énergie renouvelable sans production de Co2, ce qui souffle dans le vent de l’histoire. Et presque tout autant chez ceux qui s’opposent...
https://www.midilibre.fr/2019/08/17/leolien-ne-represente-que-9-de-la-production-energetique-en-occitanie,8364090.php

12/08/19 : Dans l'Aude, les mâts de la discorde
Une ruelle tout juste assez large pour laisser passer un tracteur traverse l'ancien village. Dans le hameau de Saint-Sernin, à Bouriège, une trentaine d'âmes vivent. Ici, les portes des maisons donnent directement sur la chaussée. Les fabrications datent d'une époque où elles n'étaient guidées que par les contraintes du terrain, vallonné à souhait, fait de montées abruptes et de crêtes ciselées. Nous sommes dans les contreforts des Pyrénées audoises, à quelques dizaines de kilomètres de Limoux. Une région où la topographie est idéale pour laisser aux éoliennes toute la liberté de profiter des vents qui slaloment entre les collines. L'Homme ne s'y est pas trompé, et a depuis plus de deux décennies commencé à en exploiter les hauteurs. Pour transformer les vents en électricité.
Six nouvelles éoliennes en début d'année
Depuis les flancs de Saint-Sernin, on s'est ainsi habitué à voir tournoyer au loin la grosse vingtaine d'éoliennes qui viennent barrer l'horizon vers l'Est. Elles sont sur les terres de la commune voisine, Roquetaillade, à quelques kilomètres seulement. Les plus vieilles ont 20 ans passés. L'une d'elles a carrément perdu une de ses pâles l'hiver dernier, mais pas de quoi trop faire jaser, même au sein de la commune qui se frotte les mains d'avoir bien négocié à l'époque le loyer à faire régler aux promoteurs.
Ce qui n'est pas le cas pour Bouriège, en tout cas d'après les quelques habitants du hameau de Saint-Sernin. Beaucoup plus près des habitations, ont été installées en début d'année six nouvelles éoliennes, le tout après de longues années de batailles juridiques avec les opposants au projet.
Deux d'entre elles ont été érigées sur les terres de communes voisines, trois sur des terrains privés de Bouriège, et la dernière sur une parcelle appartenant à la commune.
«Elles n'embêtent pas ceux du bas, donc ils sont plutôt contents que ce projet ait abouti. Ils ont l'impression d'y avoir gagné au change, parce que la commune en tire un loyer, mais eux n'ont pas à subir la présence de ces éoliennes, contrairement à nous», indique André Calvet, un historique de Saint-Sernin, ancien conseiller municipal de Bouriège, avant que le projet d'éoliennes n'y soit lancé.
Rupture entre ceux d'en bas et ceux d'en haut
Car à Bouriège, il y a «ceux d'en haut», au hameau Saint-Sernin, et «ceux d'en bas». Un peu moins d'une centaine d'habitants qui constituent le cœur de la commune, situé à quelques centaines de mètres plus profondément dans la vallée, protégé par la végétation et les méandres de ce décor de moyenne montagne.
Entre les deux groupes, la rupture est consommée. «On ne se fréquente plus depuis des années», confirme une habitante de Saint-Sernin. De chez elle, on ne peut pas passer à côté de la présence de ces grands mâts fraîchement élevés sur la colline d'en face. Visuellement, ils imposent leur silhouette. La nuit, ils imposent leur volume sonore, «constant et omniprésent».
Mais ça ne s'arrête pas là : «J'ai des murs en pierre, pourtant, quand je suis dans ma chambre, je sens leurs vibrations, c'est impressionnant.»
Des années durant, les occupants du hameau ont tenté de faire échouer le projet, évoquant des raisons tant écologiques qu'économiques, démontant les arguments présentés en faveur de l'implantation des éoliennes : de moins en moins de touristes, des habitants qui fuient les lieux, aucune création d'emploi… Même si des actions ont été entreprises, face au temps judiciaire, les éoliennes ont fini par voir le jour. Elles sont plus de 30 à désormais parsemer le décor du hameau, une par habitant…

https://www.ladepeche.fr/2019/08/12/dans-laude-les-mats-de-la-discorde,8357447.php

12/08/19 : Occitanie : Les éoliennes terrestres continuent de susciter la polémique, la région mise sur l'éolien flottant
La France poursuit le développement de l'éolien terrestre dans le «mix» de la production d'énergies renouvelables. Mais l'implantation des mâts comme l'efficacité de la technique suscitent de vives polémiques sur le terrain. Dans ce contexte, l'éolien marin émergeant veut jouer sa carte.
L'éolien produit de l'énergie, c'est certain. Déjà, chez tous ceux qui militent pour son développement en tant qu'énergie renouvelable sans production de Co2, ce qui souffle dans le vent de l'histoire. Et presque tout autant chez ceux qui s'opposent vent debout à de nouvelles installations au nom de la défense de l'environnement et d'une efficacité relative de la technique. Un Lunien fraîchement débarqué sur terre (pas de vent sur le satellite) aurait du mal à identifier l'enjeu et les éléments de la polémique : faut-il insuffler une nouvelle dynamique à la production d‘énergie éolienne en France ? En 2018, cette énergie forte de ses 8 000 mâts répartis sur tout le territoire ne représentait que 28 Twh (térawatt-heure), soit… 5,5 % de la consommation énergétique nationale (4,5 % en 2017).
Marge de progression
En Occitanie, 2e région de France pour la production d'électricité «renouvelable», comme en France, l'éolien a du mal à s'extirper du peloton dans le grand Tour de la production énergétique régionale. Loin derrière les deux échappés, le nucléaire, incontestable maillot jaune en 2018 (17,2 Twh, 45 %), suivi de l'hydraulique (14 Twh, 37 %. L'éolien est certes sur le podium en troisième position, mais ne représente que 9 % de la production (3,3 Twh) avec une progression de 4 % par rapport à 2017 contre… + 48,7 % pour l'hydraulique (cf. infographie page 3).
Au niveau national, la marge de progression est importante et la progression plutôt lente depuis la mise en place du premier programme éolien français en 1996, peu suivi d'effets. Il a fallu dix ans pour que la production dépasse 1000 MW (megawatt) et quinze ans pour que la production éolienne couvre pour la première fois plus de 10 % de la consommation électrique française… pendant 1 h 30 le dimanche 17 juillet 2011. Et puis il y a eu le coup de mou de 2012 avec une filière ralentie avant le retour à une croissance plus rythmée à partir de 2016. Une évolution peu lisible au gré des vents politiques favorables ou contraires.
La France n'en possède pas moins aujourd'hui le quatrième parc européen derrière l'Allemagne très loin devant, l'Italie et l'Espagne. Dans le cadre du plan climat, le gouvernement souhaite par ailleurs atteindre 32 % d'énergies renouvelables dans le mix énergétique en 2030 contre environ 21 % en 2018. S'agissant de l'éolien, le nombre de mâts passerait de 8 000 fin 2018 à environ 14 000 en 2028.
Un objectif ambitieux qui ne fait pas que des heureux dans la population, y compris dans la mouvance écologiste. De quoi multiplier les polémiques. Les recours aussi. La Société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France pointe ainsi de nouvelles implantations qui ne se feront «évidemment pas sans dégâts pour le patrimoine et les paysages, les sites d'implantation les moins contestables et les plus ventés ayant déjà été épuisés».
Loin des yeux, loin des oreilles
Les éoliennes saccagent le paysage et sont bruyantes pour le voisinage, résument les uns. Ecolos et dans le vent, relèvent d'autres, mais loin des yeux. Et surtout loin des oreilles. Le «problème de l'acceptation» de l'éolien terrestre a été bien identifié par les pouvoirs publics ce qui donne le vent en poupe aux projets d'éolien marin, lesquels suscitent beaucoup d'espoirs, notamment en Occitanie maritime, et forcément de nouvelles interrogations. Un sujet inépuisable. Comme le vent…
Éolien flottant : l'Occitanie veut jouer un rôle européen
L'éolien flottant ? On y est bientôt. Car pour l'heure, même muni de jumelles, impossible d'apercevoir la moindre pale à l'horizon sur les côtes françaises, Manche, Atlantique ou Méditerranée. Mais la région Occitanie fait partie de celles qui pressent le gouvernement d'accélérer, ce qu'il a fait récemment en prenant la décision, saluée par la présidente Carole Delga, de revoir à la hausse les objectifs des énergies marines renouvelables.
Premiers tours de pales en 2021
Parmi les projets de «fermes éoliennes marines» retenus, deux sites pilotes concernent en effet a Région Occitanie l'un au large de Gruissan et l'autre de Leucate-Port-Barcarès, avec, rappelle-t-on au Conseil régional, «le port de Port-la-Nouvelle comme cœur névralgique et stratégique de l'éolien flottant en Méditerranée».
Explications de Didier Codorniou, premier vice-président de la Régionet maire de Gruissan : «On en parle depuis des années mais c'est parti, se félicite l'élu audois. A partir de 2021, les deux fermes pilotes composées de deux fois quatre éoliennes produiront chacune l'équivalent de 50 mégawatt, de quoi approvisionner en électricité deux villes comme Narbonne». Ces deux parcs seront situés à 16 kilomètres des côtes, «là où il y a du vent» forcément ce qui permettra aussi de transformer un inconvénient en avantage. Mais surtout, avance Didier Codorniou, la concertation en amont s'est bien déroulée avec tous les acteurs concernés, notamment les pêcheurs, réunis au sein du Parlement de la Mer qu'il préside.
Du côté des collectivités locales, les élus de Gruissan et Port-Barcarès ont voté le projet à l'unanimité, ceux de Leucate l'ont approuvé avec des réserves sur une éventuelle pollution paysagère, vu de la côte par temps clair… Pas de quoi grimper au mât cependant, l'acceptabilité du projet marin expérimental, paraissant largement supérieure aux projets terrestres (lire ci-dessus).
D'autant que ces éoliennes ne tomberont pas du ciel. Elles s'accompagnent d'un projet industriel avec la revitalisation de Port-La-Nouvelle engagée par la Région (230 M€ dès cette année) pour la construction et l'assemblage sur place des éoliennes, avec à la clé de 400 à 600 emplois créés. «Nous nous sommes positionnés pour devenir leader sur le marché européen», rappelle Carole Delga. Un souffle supplémentaire pour la croissance bleue et la grande ambition qui l'accompagne : «Nous voulons devenir la première Région européenne à énergie positive à l'horizon 2050».
https://www.ladepeche.fr/2019/08/12/eoliennes-polemiques-et-vents-contraires,8357443.php

06/08/19 : P-O : un parc éolien dans les Aspres ne fait pas l’unanimité
Une enquête publique au sujet de l’installation de six éoliennes sur le territoires de la commune Passa vient d’être prescrite par le préfet des Pyrénées. Le « Collectif Le Vent Tourne » s'oppose fermement à ce projet. ....
http://www.centpourcent.com/les-infos-10/p-o-un-parc-eolien-dans-les-aspres-ne-fait-pas-l%C3%A2-unanimite-11005

27/07/19 : Aude : Castelnaudary. Le projet éolien du Mas refusé par la préfecture
La demande de EDF-EN de créer et exploiter un parc de six éoliennes au Mas Saintes Puelles a été rejetée par le préfet de l'Aude. Le dossier déposé en préfecture a été refusé «au stade de l'autorisation environnementale d'exploiter».
L'association Natura Piège Lauragais qui s'est battue contre ce projet est satisfaite : «Mais nous restons mobilisés car le promoteur a encore la possibilité de contester en justice la décision préfectorale. Vu la solidité des arguments un recours en justice n'est pas l'hypothèse la plus probable.»
Les arguments préfectoraux justifiant ce rejet sont :
La proximité particulièrement dangereuse de l'aérodrome de Castelnaudary et du canal du midi et de ses sites emblématiques, classé Unesco avec un impact fort le long du canal jusqu'à Castelnaudary. Situé en pleine zone ZPS Natura 2 000 visant la préservation des oiseaux sauvages. Et sur le territoire des «collines de la Piège» encore préservé de tout développement éolien. L'éolien industriel, pour des raisons d'échelle, n'est pas adapté à ce territoire de la Piège au «paysage rural authentique». Et au-delà de la Piège, le rapport d'échelle est aussi incompatible avec les éléments constitutifs du paysage du sillon Lauragais et du canal du midi.
Ces arguments de la préfecture sont tout autant valable pour le projet siamois (et mitoyen) de Ecopower à Payra-sur-l'Hers. L'association Natura Piège-Lauragais va continuer à veiller sur l'évolution de la situation.
https://www.ladepeche.fr/2019/07/27/le-projet-eolien-du-mas-refuse-par-la-prefecture,8333638.php

25/07/19 : Aude : "Le vent Tourne" ce dimanche à Villerouge-Termenès
Comme chaque année, le CCCV (collectif citoyen pour des Corbières vivantes) organise, ce dimanche 28 juillet, une journée pour réfléchir sur les énergies renouvelables. CCCV est une association créée, en janvier 2017, pour combattre le projet de parc éolien (encore à l’étude), avec transformateur, des Hautes Corbières. Le CCCV n’a pas pour seul but de s’opposer, mais souhaite aussi alerter sur l’urgence écologique et la nécessité de réfléchir à des alternatives aux modes de production et de consommation des énergies. Au programme, entre autres, dès 8 h 30, une balade botanique et géologique, des informations sur l’éolien industriel en Occitanie, toute la journée des stands, de 15 à 17heures, " Autonomie et partage des énergies ", table ronde et partage d’expériences sur l’autonomie et le partage des énergies, conférence sur la modernité électrique et ses dangers par Alain Gras, professeur émérite d’université et sociologue, membre de l’institut Momentum. Le CCCV proposera, dès 20 heures, des assiettes paysannes bio et locales, suivi à 21 h 30 du concert de Kalune. L’ensemble de ces rendez-vous est en participation libre !
https://www.lindependant.fr/2019/07/25/le-vent-tourne-ce-dimanche-a-villerouge-termenes,8331291.php


24/07/19 : Aude : L’enquête unique valide le projet des éoliennes flottantes du Golfe du Lion
Le projet vise l’installation de 4 aérogénérateurs flottants en 2021.
Extrait : Bonne nouvelle pour Engie. Son projet de ferme éolienne flottante devant être installée, à 16 km au large de Leucate et du Barcares, est jugé favorablement par les commissaires enquêteurs.

24/07/19 : Hérault : Le difficile comptage des éoliennes
Extrait : Le comité syndical du Parc vient de se pencher sur divers sujets, dont les éoliennes.
Même si, en plein cœur de l’été, l’ambiance est généralement au farniente, les élus du Parc naturel régional du Haut-Languedoc ont été appelés à se pencher sur plusieurs points inscrits à l’ordre du jour d’un conseil syndical, réuni à Courniou. Parmi ceux-ci, l’examen du dispositif de comptage du nombre d’éoliennes érigées sur son territoire. Si le seuil de 300 mâts inscrit dans la charte est clair, il est difficile de jongler avec le cumul d’éoliennes installées, les sites avec permis de construire – soumis ou pas à des recours en justice – et une nouvelle donnée : le repowering. Comprenez le fait de démanteler un parc existant pour remplacer les éoliennes par des nouvelles, plus performantes, mais souvent plus grandes et plus puissantes. Une analyse juridique réalisée en 2016 par le ministère de l’Environnement confirme la légalité du plafond fixé, et les préfets du Tarn et de l’Hérault ont indiqué l’an dernier par courrier à l’ensemble des développeurs que "tout projet qui entraînerait potentiellement un dépassement du plafond fera désormais l’objet d’un refus". Ce qui est en revanche moins évident c’est de savoir au juste combien de machines seront au final installées. Selon les cas, plusieurs hypothèses sont avancées : 271 ? 268 ? 298 ? En tout état de cause pas plus de 300.
https://www.midilibre.fr/2019/07/24/le-difficile-comptage-des-eoliennes,8327823.php

22/07/19 : Aude : 
Narbonne : la société spécialisée dans les éoliennes, Enercon, se déploie
En pleine croissance, le constructeur, installateur et mainteneur d'éoliennes, Enercon, installé à Narbonne depuis 10 ans, s'agrandit dans les anciens locaux de la CCI. Il devrait créer 15 emplois avant la fin 2019.
"Narbonne est géographiquement bien placée. Il y a un gisement éolien énorme. Le dynamisme se trouve en Occitanie. Nous sommes installés ici depuis près de 10 ans. Nous fabriquons des turbines qui sont bien adaptées au vent violent de la région. Et de 2015 à 2018, nous avons enregistré de nombreuses installations." Emmanuel Fayat, responsable commercial pour le sud de la France d'Enercon, accompagné de Stéphane Barthes, superviseur service Sud d'Enercon, a présenté dernièrement les projets de développement de l'entreprise allemande à Narbonne. "On sent qu'il y a une prise de conscience du bien-fondé de l'énergie éolienne. Parfois les gens sont réfractaires à la nouveauté. Mais on construit des machines qui produisent de l'électricité propre", indique-t-il. Le siège régional Enercon service France sud est basé à Narbonne, avenue Gustave-Eiffel, dans la zone de la Coupe. En raison de la croissance enregistrée par l'entreprise - dernièrement installation de 10 éoliennes de 23 mégawatts aux Martys - un projet d'agrandissement des installations narbonnaises est en préparation pour 2019."On est bien accueilli par la Ville et le Grand Narbonne", confirme Emmanuel Fayat. D'ici la fin de l'année, Enercon quittera ses bureaux actuels (200 m2) pour investir près de 600 m2 de nouveaux bureaux dans les locaux de la CCI de l'Aude.
L'éolien crée de l'emploi et de l'activité
Par ailleurs "un projet de création d'un bâtiment technique de 1700 m2 a été signé courant mars 2019", indique Emmanuel Fayat. Ce bâtiment regroupera un stock logistique permettant de fournir en pièces détachées l'ensemble des bases de maintenance régionales, un centre de formation relatif à la sécurité pour le travail en éolienne et une nouvelle base de maintenance locale. Actuellement en travaux, ce bâtiment sera opérationnel pour le quatrième trimestre 2019. Conséquence : "On a prévu d'embaucher 15 personnes d'ici fin 2019. L'éolien crée de l'emploi et de l'activité. Et Enercon continuera son déploiement et ses embauches en fonction des projets locaux et régionaux qui verront le jour dans les prochaines années", a précisé Stéphane Barthes. Les projets d'Enercon ont été présentés au député Alain Perea. Celui-ci "se bat" pour la structuration d'une filière de l'éolien au niveau local. "Pour que la valeur ajoutée se réalise chez nous et se répercute dans le territoire."
Enercon, fer de lance de l'industrie éolienne
Avec 430 éoliennes installées dans le sud de la France (Occitanie, PACA, Auvergne Rhône-Alpes et le sud de la Nouvelle-Aquitaine) représentant une puissance de 887 mégawatts, Enercon est le premier constructeur d'éoliennes dans cette zone. 95 salariés sont répartis dans huit bases de maintenance et un centre de coordination à Narbonne. De plus, un bureau commercial à Valence regroupe, lui, 20 salariés. Enercon est aujourd'hui un des plus grands employeurs de la filière éolienne avec 900 salariés dans l'ensemble du pays.

https://www.lindependant.fr/2019/07/16/narbonne-la-societe-specialisee-dans-les-eoliennes-enercon-se-deploie,8315866.php

19/07/19Pyrénées-Orientales : 
18/07/19 : Gard : 

18/07/19 : Gard : Saint-Gervais : le projet d'éoliennes revu à la baisse
Le maire de Saint-Gervais, Didier Delpy, a annoncé lors du conseil municipal la proposition de la société RES d'enlever trois éoliennes du projet, celles qui se situaient sur le domanial.
Une cinquantaine de personnes sont venues assister au conseil municipal de Saint-Gervais, mercredi soir. À l'ordre du jour était prévue la signature de la promesse de bail emphytéotique du projet d'éoliennes.
Ce projet est décrié depuis le départ, par une partie de la population, dont certains sont réunis en association, Le Vent tourne. De nombreux opposants étaient donc présents mercredi soir pour accueillir les élus.
Report du vote
Mais l'ordre du jour a été perturbé par une annonce du maire. "Ce matin, j'ai reçu un appel de RES, société porteuse du projet, qui m'a fait une proposition, celle de supprimer les éoliennes dans le cône de vision des Celettes." Il s'agit des trois installations prévues sur le domanial, il resterait les quatre du foncier communal.
"Parce qu'il y a eu cette modification et qu'on doit prendre le temps d'analyser le bail, je propose de reporter le vote en septembre", poursuit l'édile.
La décision a été votée, après des débats, par 8 voix pour, une abstention et 3 contre.
https://www.midilibre.fr/2019/07/18/saint-gervais-le-projet-deoliennes-revu-a-la-baisse,8319096.php

18/07/19 : Lot : Les anti-éoliens réunis à Comiac
Samedi 13 juillet, à Sousceyrac-en-Quercy, une cinquantaine de personnes ont assisté à une réunion proposée par l'Association de la protection du patrimoine des Gorges de l'Escaumels (APPGE) sur les thèmes : conséquences de l'installation d'un parc éolien sur l'ex-commune de Comiac. Les intervenants ont donné des informations sur les nuisances que subiraient les habitants et les mammifères. Des responsables d'associations du Cantal (Vents d'Amarugue et Stop Éole Parlan) étaient présents. Le témoignage d'un agriculteur du Cantal qui a perdu 26 vaches laitières depuis la mise en service des éoliennes de La Luzette, a éclairé les témoignages recueillis par madame Sioux Berger. Celle-ci a commenté l'information du maire de Montcornet indiquant que dans son village, «des habitants souffrent de diverses pathologies depuis que les éoliennes tournent et que des vaches meurent, des poules ne pondent plus, des agneaux naissent mal formés, montrant des dangers que les promoteurs veulent ignorer»…
La réunion s'est achevée sur le constat de l'inutilité de l'éolien pour lutter contre le CO2 : l'État dépense 8 milliards par an pour les éoliennes et 800 millions pour isoler les habitations. Or, ont expliqué les intervenants, isoler les logements permettrait de faire 30 % d'économie et de fermer 6 à 8 réacteurs nucléaires. Des auditeurs ont été inquiets en apprenant qu'à Comiac, des éoliennes seraient installées dans la forêt, dans une zone protégée (ZNIEFF type 2) avec le risque qu'un appareil prenne feu.
Les participants sont repartis convaincus que les éoliennes sont une mauvaise réponse à l'urgence climatique. Que ce soit à Siran, Parlan, Comiac, ou Camps, les actions seront les mêmes : défendre un patrimoine rural inestimable, défendre les hommes et les espèces protégées.
https://www.ladepeche.fr/2019/07/18/les-anti-eoliens-reunis-a-comiac,8318426.php


16/07/19 : Gard : 
Un nouveau projet d'éolienne contesté
A Saint-Gervais, dans le Gard, au coeur de l'appellation Côtes-du Rhône villages, des habitants et des vignerons se battent contre le projet d'implantation d'un parc éolien par la mairie.
https://www.vitisphere.com/actualite-89894-Un-nouveau-projet-deolienne-conteste.htm

15/07/19
AUDE / HÉRAULT / PYRÉNÉES-ORIENTALES : Avis favorable pour les éoliennes flottantes du Golfe du Lion
La com­mis­sion d’en­quête pu­blique qui s’est réunie fin juin rend un avis fa­vo­rable au pro­jet du parc (...)

http://www.lalettrem.fr/actualites/avis-favorable-pour-les-eoliennes-flottantes-du-golfe-du-lion

11/07/19 : Hérault : Les Rives : 
Trois éoliennes en projet sur le site de Combelandes 😡
Il est porté par la SAS Escandorgue Énergies Éoliennes
Sur le site de Combelandes au-dessus du domaine de Tapies et tout près de la limite communale des Rives (Hérault) avec Cornus (Aveyron), l’association SAS Escandorgue Énergies Éoliennes (SAS EEE), en liaison avec l’association Causses Énergies Propres et la communauté de communes Larzac et Vallées, a organisé un repas partagé, fin juin, avec les actionnaires et les sympathisants de la SAS EEE implantée à Cornus.
Un mât déjà vandalisé
L’objectif des 96 actionnaires est d’installer trois éoliennes sur Combelandes. Leurs slogans : un projet associatif, une dimension citoyenne, produire de l’énergie verte, respecter notre environnement. Cette soirée festive avait pour but l’accueil et la présentation de ce projet aux potentiels futurs associés. Un mât a été installé pour faire des mesures en continu durant un an, mais il a été vandalisé par deux fois en mai et novembre 2018. Un actionnaire confiait : " Qu’on soit contre le projet, c’est admissible mais qu’on vandalise les installations, c’est intolérable ".
L’apéritif et le repas se sont déroulés dans une ambiance très amicale. Michel Pons, membre de la SAS, a remercié Causses Énergies Propres qui surveillent le mât le soir, tâche pénible en hiver. Le président Jean-Louis Vidal a évoqué le projet, lauréat de l’appel à projets de la région Occitanie qui peut donc mobiliser une aide de la région et de l’Adème. Puis, il a remercié ceux qui ont participé à l’organisation de la soirée et souhaité la venue de nouveaux actionnaires. Christophe Laborie, conseiller départemental de l’Aveyron a détaillé la politique énergétique de son département, de la communauté de communes Larzac et Vallées, et encouragé la SAS EEE à réaliser le projet.
Plusieurs associations ont enfin fait le point sur leurs projets participatifs d’énergies : Causses Énergies Propres (méthanisation agricole collective), Les amis de Saint-Martin à Nant (transformation d’un moulin en microcentrale hydroélectrique), Lum del Larzac (toitures solaires sur des bâtiments agricoles ou habitations du territoire de la SCTL, Société des Terres Civiles du Larzac), Bois du Larzac (production de plaquettes forestières pour le chauffage à partir d’un bois de médiocre qualité).
https://www.midilibre.fr/2019/07/11/trois-eoliennes-en-projet-sur-le-site-de-combelandes,8306692.php

10/07/19 : Aveyron : Naucelle : 
La commune opposée à l'implantation d'un champ d'éoliennes
Extrait : Le conseil naucellois tenait mercredi soir une réunion publique, après approbation de compte rendu de la séance du 16 mai, Karine Clément ouvrait la séance.
Intervention volontaire de la commune suite à l'appel formé par la Société Raz Énergie 7. Après avoir donné les différentes étapes des recours rendus par les différents tribunaux (administratif de Toulouse 13 novembre 2018 contre l'arrêté du préfet de l'Aveyron du 8 juin 2019).
Une requête d'appel a été faite à l'encontre de ce jugement rendu par le tribunal administratif de Bordeaux en date du 28 janvier 2019.
La commune étant opposée à l'implantation d'un champ d'éoliennes sur son territoire dans l'entité paysagère dite du «Ségala». Le projet recueillait bon nombre de mécontents sur Naucelle. Karine Clément demandait un vote, à bulletin secret, afin de donner pouvoir à la commune à intervenir volontairement dans le cadre de la procédure d'appel du 28 janvier 2019 engagée par la Sté Raz Energie 7. Résultat du vote : oui 13, non 4, blanc 2.
Pierre Cluzel, soulignait «que la commune aurait pu aussi s'honorer d'avoir implanté une énergie renouvelable, qui aurait amené un subside non négligeable sur le territoire entre 80 000 et 120 000 € / an). Une implantation à la fois écologique et économique.»
https://www.ladepeche.fr/2019/07/10/la-commune-opposee-a-limplantation-dun-champ-deoliennes,8305219.php

09/07/19Gard : à Valliguières, le projet éolien tombe à l'eau
La préfecture a rendu un avis défavorable pour l'édification de 5 éoliennes de 90 mètres de haut à moins de 10 kilomètres du pont du Gard.
Dans un récent arrêté préfectoral, la préfecture du Gard a rejeté la demande d'autorisation déposée par le promoteur EDF Energies Nouvelles pour la création d'un parc éolien sur la commune de Valliguières.
Le préfet Didier Lauga s'est opposé à l'implantation de 5 éoliennes de 90 mètres de haut au motif de la "co-visibilité des aérogénérateurs" avec le Pont du Gard, classé Monument Historique et inscrit au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco. Un projet "de nature à affecter l'image du territoire ainsi que la perception par les habitants et les visiteurs en raison de la rupture d'échelle de ces équipements dans le paysage et de leur caractère industriel". 
Une bonne nouvelle pour les opposants à ce mode d'énergie nouvelle, après un décret similaire rendu en janvier 2018 pour un projet éolien dans la commune mitoyenne de Saint-Victor-la-Coste.
Vers un éventuel recours ?
L'association Présent de Garrigue, qui lutte contre l'implantation d'éoliennes à Valliguières depuis 2015, a salué une "sage décision". "Nous avons beaucoup travaillé auprès de l'Unesco, des architectes de France, rendu une pétition de 336 signatures en 2016... Mais notre crainte est que le promoteur, appuyé par la mairie, conteste la décision de la préfecture en allant au tribunal administratif de Nîmes comme pour le projet de Saint-Victor-la-Coste qui est toujours en recours auprès de la Cour de justice de Marseille", indique Alain Coulet, membre du collectif.
De son côté, le maire de Valliguières Thierry Perez reste amer face à ce verdict. "Nous sommes mécontents de cette décision et envisageons d'effectuer un recours hiérarchique. Pour nous, le dossier n'a pas été assez instruit, il n'y a pas eu d'enquête publique. Cela fait quatre ans que l'on travaille sur ce projet, que nous menons des études environnementales. C'est un coût énorme pour le promoteur, le minimum aurait été de se pencher sérieusement sur ce dossier ou que la préfecture nous informe dès le départ. Le gouvernement ne parle que de la transition écologique et énergétique, mais le Gard est très en retard sur les autres régions".
https://www.midilibre.fr/2019/07/09/gard-a-valliguieres-le-projet-eolien-tombe-a-leau,8303886.php

08/07/19 : Eoliennes : le fabricant allemand Enercon renforce son implantation en Occitanie
Le fabricant d’éoliennes allemand Enercon, bien implanté dans le sud de la France du fait du nombre d’éoliennes qu’il y a installées, renforce sa présence sur le Grand Narbonnais. Il s’apprête à doubler ses effectifs administratifs, à recruter une dizaine de techniciens et à déménager dans des locaux plus grands.
Le groupe allemand Enercon conçoit, construit, commercialise des éoliennes terrestres et en assure la maintenance. Il revendique à ce jour 29 000 éoliennes installées dans 44 pays (soit 50 GW), dont 2 000 éoliennes en France (4 000 MW).
Implantée sur le territoire français depuis 2003, Enercon emploie aujourd'hui 900 salariés sur l'ensemble du pays, dont 95 sur le sud de la France (Occitanie, Sud-PACA, Auvergne-Rhône-Alpes et le sud de la Nouvelle-Aquitaine) où sont installées quelque 430 éoliennes (887 MW) pour les principaux développeurs de parcs éoliens. Sur cette zone géographique, l'entreprise compte 8 bases de maintenance, un centre de coordination à Narbonne (11), et un bureau commercial à Valence (26).
Une vingtaine de recrutements à venir
Le siège régional « Enercon Service France Sud » du fabricant et installateur d'éoliennes est situé sur le territoire du Grand Narbonne depuis plus de dix ans. Il y concentre l'ensemble de ses activités « indoor » pour la réalisation et le suivi des activités de maintenance régionales (coordination technique, santé sécurité, relation clientèle, administratif, direction).
« Le siège France d'Enercon est situé dans l'Oise, mais aujourd'hui, avec les installations d'éoliennes qui se développent - nous serons à 450 éoliennes d'ici la fin de l'année sur le grand sud -, nous sommes dans une logique de décentralisation, explique Stéphane Barthès, responsable de la filière Sud chez Enercon. Nous avons donc décidé de renforcer notre présence sur le Grand Narbonnais. De 15 emplois au siège régional, nous allons monter à 25, en recrutant des coordinateurs, des spécialistes de pâles, des spécialistes de haute tension, etc., ainsi que des personnes pour les Départements ventes et projets. Par ailleurs, nous allons également augmenter les équipes de techniciens. Onze postes sont actuellement à pourvoir en Occitanie. Nous comptons aujourd'hui cinq bases de maintenance en Occitanie, et notre objectif est d'ouvrir de nouvelles bases au plus près des futurs parcs d'éoliennes afin de favoriser les interventions de proximité. Cela se fera évidemment en fonction des projets d'implantation. »
Stockage, maintenance et formation
D'ici la fin de l'année, l'entreprise quittera donc ses bureaux actuels (220 m2) pour investir près de 600 m2 de nouveaux bureaux dans les locaux de la CCI de l'Aude.
Elle porte en parallèle un projet d'agrandissement de ses installations actuelles sur la ZI de la Coupe, un bâtiment de 1 700 m2 qu'elle va réhabiliter et aménager pour y regrouper une zone de stockage logistique (permettant de fournir en pièces détachées l'ensemble des bases de maintenance régionales), une nouvelle base de maintenance locale, ainsi qu'un centre de formation (relative à la sécurité pour le travail des techniciens en éolienne). Le site sera opérationnel au 4e trimestre 2019. 
La ville de Mazamet avait opéré un rapprochement avec le Parc Naturel Régional du Haut Languedoc dans le cadre d'une Convention cadre de partenariat entre les deux structures et l'Office de tourisme. Ce partenariat a permis à la ville de Mazamet de bénéficier d'actions sur son territoire.
Cette convention arrivée au terme des trois ans, une nouvelle convention a été établie entre la ville et le Parc. Deux nouvelles opérations ont été ajoutées :
- Le projet «Forrecast», dans le cadre d'un programme européen qui travaille à l'adaptation de la forêt au changement climatique avec des tests réalisés chez un propriétaire forestier de la commune;
- Le plan de paysage Vallée du Thoré Montagne noire qui réfléchit aux orientations pour la gestion et la mise en valeur des paysages.
Ce secteur a été retenu pour sa valeur patrimoniale notamment sur le plan paysager.
Ce projet de convention a été approuvé à l'unanimité par le Conseil municipal.
Les éoliennes compatibles avec la montagne noire ?
La valeur patrimoniale sur le plan paysager de la Montagne noire a toutefois fait resurgir le problème des éoliennes avec trois interventions :
Philippe Bancal : «Comment peut-on arrêter l'implantation d'éoliennes. C'est devenu fou, et en plus elles sont toutes tournées vers chez nous».
Le maire Olivier Fabre a lui aussi déploré cet état de fait : «Elles se développent sur le côté audois sur des communes non intégrées dans le parc. De plus elles sont implantées en limite de ces communes et ce sont les communes limitrophes qui en ont les inconvénients et pas les recettes financières».
Luc Picard de son côté a rappelé qu'il avait été toujours favorable à ce que Mazamet reste dans le Parc : «Je salue cette collaboration. Je suis cependant favorable aux éoliennes qui produisent une énergie renouvelable. Mais je suis d'accord avec ce qui a été dit. Leur répartition et les recettes qu'elles génèrent doivent être revues.»

https://www.ladepeche.fr/2019/07/08/mazamet-ne-souhaite-pas-acquerir-plus-deoliennes,8301462.php

08/07/19 :  Tarn-et-Garonne : Cordes-Tolosanes : un projet de parc éolien déposé en préfecture
C'est un lourd dossier. Ses 1 600 pages en format A3 regroupent toutes les études environnementales, paysagères, acoustiques, réalisées par des bureaux d'études indépendants spécialisés pour Nordex France, constructeur et développeur de parcs éoliens. Le dossier du projet de la Croix-Blanche, qui pourrait être implanté à Cordes-Tolosanes, a été déposé en préfecture le 27 juin.
Sa mission ? Procéder à des analyses pour trouver des lieux d'implantation réglementairement possibles à des parcs éoliens. «Et c'est difficile dans le Tarn-et-Garonne, avoue Pablo Mena, chef de projets développement éolien de Nordex. L'habitat est très diffus. Très peu de zones peuvent accueillir un projet éolien.» Il en identifie une, en 2015, à Cordes-Tolosanes, à proximité du lieu-dit Les Places. À 500 mètres des premières habitations comme l'exige la réglementation. «Et avec un impact environnemental minimal.» Il contacte Patrick Dellac, le maire, pour obtenir un accord de principe.
Une visite convaincante
Avec l'envie de «préserver la planète» et sachant «que le nucléaire est dangereux et appelé à disparaître», l'élu reçoit la société. «Nordex me semblait respectueuse du règlement, rigoureuse et m'inspirait confiance.» Cependant, il demande à visiter un parc éolien. Il découvre, accompagné d'une trentaine de riverains, un parc implanté en Charente-Maritime. «Nous avons constaté qu'il y avait peu de nuisances notamment sonores, que tout se passait bien. Nous étions convaincus.» En mars 2016, le conseil municipal décide donc d'autoriser Nordex à sillonner le territoire pour réaliser des études puis, en 2017, à installer un mât de mesure de vent. Pablo Mena et Simon Vandenbunder, responsable concertation de Nordex, se lancent à la rencontre des riverains, les informent du projet. Ils obtiennent la promesse de location des propriétaires des terres, des parcelles de 20 ares, sur lesquelles pourraient être construites les éoliennes. «Nous avons associé les riverains à ce projet, explique Simon Vandenbunder. L'installation d'un parc éolien est toujours source de questionnement, d'inquiétude.» Des ateliers sont organisés à la médiathèque.
Le projet prévoit un parc de quatre éoliennes d'une hauteur de 108 mètres et pouvant produire 29 Giga wattheures, «soit l'équivalent de la consommation annuelle de 14 200 habitants, chauffage compris», précise Pablo Mena.
Le parc achevé, Nordex en vendrait l'exploitation, «et ne conserverait que la maintenance du parc jusqu'à son démantèlement.» Ce parc serait soumis à des impôts et taxes et générerait des bénéfices annuels pour le territoire : 32 450 € pour la commune, 93 100 € pour la communauté de communes, 59 700 € pour le département.
«La commune pourrait récupérer la valeur de 50 % de sa masse fiscale, assure Patrick Dellac. Nous pourrions garantir aux Cordois de ne pas augmenter leurs impôts malgré les baisses de dotations. Nous pourrions entretenir les bâtiments communaux, la voirie et lancer des projets plus ambitieux. Ce projet est avantageux et présente peu d'inconvénients.»
Des bénéfices pour tous
Nordex promet également des mesures compensatoires et d'accompagnement. Un fonds de 50 000 € sera attribué aux riverains du parc. Quelle que soit la commune dans laquelle ils habitent, dans un périmètre d'un kilomètre, la société les aidera dans leurs projets de rénovation énergétique, d'achat d'un véhicule propre... Le périmètre s'élargira tous les deux ans jusqu'à épuisement du fonds. La société proposera aussi aux habitants des plants d'arbres pour favoriser la biodiversité (10 000 €).
Elle prendra en charge l'enfouissement des lignes électriques dans la commune (40 000 €) et installera des luminaires publics basse consommation. «Cela nous permettrait de réduire le budget éclairage de deux tiers», souligne le maire. Enfin, Nordex aménagera et balisera un sentier de randonnée dans le territoire (55 000 €). La société a proposé un partenariat culturel à l'Abbaye de Belleperche (10 000 €) mais n'a pas encore reçu le consentement du Conseil départemental.
Quatre mois d'instruction seront nécessaires avant qu'un avis ne soit rendu par la préfecture. S'il est positif, une enquête publique sera lancée. «Chacun, qu'il soit pour ou contre le projet, pourra s'exprimer», note Simon Vandenbunder. À l'issue de ces démarches, le Tarn-et-Garonne pourrait accueillir un second parc éolien. Les travaux commenceraient, au plus tôt, en 2021.
Des opposants
Un autre projet de parc éolien est en cours d'étude à Labourgade. L'association Vents à contre-courant, avec le soutien de la Fédération départementale des chasseurs et de la Ligue de protection des oiseaux, avait appelé à s'opposer à ses projets «nuisibles à la biodiversité», «aux flux migratoires des oiseaux» et qui pourrait impacter «la chasse». 200 personnes avaient manifesté en avril.
https://www.ladepeche.fr/2019/07/08/cordes-tolosanes-un-projet-de-parc-eolien-depose-en-prefecture,8301518.php

06/07/19 : Aveyron : La bataille de l’Amassada contre les éoliennes industrielles continue-t-elle ?
https://reporterre.net/La-bataille-de-l-Amassada-contre-les-eoliennes-industrielles-continue-t-elle?fbclid=IwAR1c6IkcwsOSNfx-cuBpwACzuIuki1RTtwb4V73axQV_C5wsk-erlLeIq_k

05/07/19 : Aveyron : Les juges de Rodez assomment les opposants à l’éolien industriel
Mercredi 4 juillet, les juges du tribunal de Rodez ont lourdement sanctionné les opposants au projet d’implantation d’un méga transformateur électrique, porté par RTE(Réseau de transport d’électricité). Leur délit : l’occupation d’un terrain privé, surnommé l’Amassada, au sommet d’une colline dominant le village de Saint-Victor-et-Melvieu (Aveyron).
Rodez (Aveyron), reportage
Un coup de poing dans la figure : c’est ainsi que les membres de l’Amassada, groupés dans l’étroite salle d’audience du palais de justice de Rodez, ont reçu le verdict prononcé par le juge Alexandre Lainé et ses deux collègues magistrats, mercredi 4 juillet. Les cris ont fusé : « pourris », « justice de classe », « vendus », « justice de capitalistes »… Car les juges ont choisi des sanctions plus lourdes que ce que demandait la procureure, infligeant aux cinq prévenus un mois de prison avec sursis et une amende de 150 € pour refus de prélèvement génétique. Le délit motivant une telle peine ? S’être trouvés, le 7 février, sur le site d’occupation de l’Amassada, au sommet d’une colline dominant le village de Saint-Victor-et-Melvieu (Aveyron), lorsque des dizaines de gendarmes sont intervenus pour interpeller celles et ceux qu’ils pourraient trouver là. Ou plutôt, en termes juridiques, « occuper un terrain privé sans être en mesure de justifier d’autorisation pour y établir une habitation ». Pourquoi étaient-ils là, dans ces constructions de bois édifiées depuis 2015 avec l’autorisation du propriétaire, avant que celui-ci soit exproprié au profit de RTE (Réseau de transport d’électricité) ? Les juges n’ont pas voulu le savoir, ne démordant pas d’un délit initialement prévu pour les gens du voyage : « Occupation sans titre pour établir une habitation. » Et bing ! un mois de prison avec sursis.

La matinée avait commencé tôt, sous le soleil de plomb s’abattant sur la capitale de l’Aveyron. Une quarantaine de personnes étaient venues au palais de justice, car si cinq étaient jugées, plus de trente se sont déclarées « comparants volontaires ». Une fois passé le portique de détection sous le regard de policiers surarmés, la petite foule s’est retrouvée dans la salle d’audience.
Le premier set du procès a porté sur la comparution volontaire : « Les prévenus ont la force du nombre et de la conviction, alors que RTE a la force de l’argent », a plaidé Me Nicolas Gallon, l’avocat des accusés. Car si ceux-ci se trouvaient sur le site de l’Amassada (qui signifie « assemblée », en occitan), c’est dans une démarche politique et collective : il s’agit d’empêcher la construction d’un transformateur électrique de plusieurs hectares, destiné à convertir le courant fourni par des centaines d’éoliennes industrielles en projet dans les environs. Une lutte qui implique une occupation durable, et concernant bien plus que les quelques personnes qui se trouvent, à un moment ou à un autre, sur le site. « Ne pas accepter les comparants volontaires, a poursuivi Me Gallon, briserait le principe d’égalité devant la loi. » Arguments réfutés par la procureure, qui rappela que « seul le ministère public a le pouvoir de poursuivre », et s’appuyant sur une décision de la Cour de cassation de 2016. Il y a « trois infractions, cinq personnes », point. L’audience était suspendue, les juges revenaient un quart d’heure plus tard : « Le tribunal considère que les comparants volontaires ne pourront pas être jugés. » Fin du premier set.
On venait alors sur les faits du 7 février. Me Guillaume Gosset, défenseur d’une des prévenus, contestait le fait que l’interpellation se soit faite dans le cadre d’une enquête de flagrance, « dont la raison d’être est d’assouplir les règles de procédure » — notamment en permettant des gardes à vue. Or, la flagrance a ses propres règles juridiques. Mais, « on n’était pas du tout dans ce cadre-là. Donc, l’ensemble de l’enquête est entachée de nullité ». Une des personnes interpellées, Marijane H., l’a été sur une parcelle qui n’appartenait pas à RTE. Aucun élément ne justifiait la garde à vue. Me Gallon enchérissait, rappelant qu’une enquête préliminaire était en cours depuis plusieurs mois, bien avant que le parquet reçoive la plainte de RTE le 1er février. « Comment se fait-il qu’une plainte reçue le 1er février donne lieu à une enquête approfondie en six jours et à une interpellation le 7 pour un délit assez mineur ? » Et de poursuivre : « Le choix d’une enquête de flagrance était inadapté, il avait pour seul but de conférer des pouvoirs non autorisés dans une enquête préliminaire. » À quoi la procureure répondait qu’il s’agissait bien d’un cas de flagrance, et que par ailleurs « les gardes à vue sont valables, qu’on soit en enquête préliminaire ou en enquête de flagrance ». Le président du tribunal concluait : « Il y a donc demande d’une exception de nullité. On y reviendra dans le jugement. »
Il appelait ensuite les prévenus, faisait un rappel sommaire des faits, et les interrogeait un à un, sommairement. On parlait de faits précis — profession, la voiture était-elle ici ou là, pourquoi être venu, y avait-il ou non des effets personnels sur place, etc. Lucas F. s’expliquait : « J’ai entendu parler de cette lutte par internet. Je suis venu par solidarité : approcher les personnes qui étaient là, comprendre pourquoi elles se battent. — Le juge : Êtes-vous militant ? — Luca F. : Qu’est-ce ça veut dire ? — Le juge : Défendre quelque chose. — Luca F. : Je veux empêcher que la planète devienne un peu plus pourrie qu’elle n’est. » Bref moment où l’on aurait pu commencer à parler du fond. Mais le juge refermait la porte. Ses questions aux uns ou aux autres : « Le terrain appartenait-il à RTE ? Aimeriez-vous retourner sur le site ? Où avez-vous dormi cette nuit ? »
Il n’avait plus de question. Alors, Me Gallon : « Les véhicules » — garés en contrebas du site, à une bonne distance, et qui servent de fondement aux gendarmes, qui les ont observés des jours précédents le 7 février, pour affirmer que les prévenus s’étaient installés sur les lieux —, « les véhicules étaient-ils garés sur les terres de RTE ou ailleurs ? » Le président : « Pas sur les parcelles de RTE. Les gendarmes disent… » — il consultait le procès-verbal — « … “non loin des parcelles” ». MeGallon : « Donc, pas sur les lieux appartenant à RTE. » Fin du 3e set.
On appelait ensuite les témoins. Trois, qui allaient tenter d’expliquer pourquoi il y avait occupation. C’était d’abord Harold Van Lent, auteur d’Être forêt, signé Jean-Baptiste Vidalou. Il tentait d’expliquer le fond du dossier : « Avec les éoliennes, on tente de faire croire à une transition énergétique. Mais, en fait, la transition est lestory telling de l’époque : il n’y pas eu dans l’histoire de transitions énergétiques, mais à chaque fois une énergie qui s’ajoutait aux autres, des additions énergétiques : le charbon, puis le pétrole, le nucléaire, et maintenant les énergies renouvelables. Aujourd’hui, on n’a jamais consommé autant de pétrole. Il faut recontextualiser cette lutte. Le problème du réseau, dont le transformateur de Saint-Victor-et-Melvieu est une pièce, est qu’on consommera de plus en plus d’énergie, alors qu’il faudrait en consommer moins. » Mais le juge : « Le débat sur l’énergie est intéressant. Mais la question est que les personnes étaient sur le terrain d’autrui. » Le témoin suivant, Bruno Ladsous, du collectif Toutes les énergies Occitanie, n’avait pas plus de succès en tentant de parler d’énergie. Le juge : « Ce que vous dites est intéressant, mais ce n’est pas l’objet. Que pensez-vous de l’installation et de la personnalité des prévenus ? » M. Ladsous : « Ils ont participé à plusieurs réunions, ils ont fait des propositions, ce qu’ils défendent me paraît profondément juste. »
Le troisième témoin était Jean-Marie Roux, secrétaire départemental de la Confédération paysanne. Celle-là s’est engagée depuis quelques mois dans la lutte contre le projet de transformateur et les éoliennes industrielles. « Notre combat est que les terres restent agricoles. J’ai été sur place, j’ai vu une résistance pacifique, démocratique, en contact avec les habitants du coin, organisant des débats. » Le juge : « 10-15 hectares, ce n’est pas très grand. » M. Roux : « C’est conséquent. » Fin du 4e set.
On passait alors aux plaidoiries. Me Laura Soulier représentait RTE, qui veut construire le transformateur, et qui est donc propriétaire du terrain à la suite de la déclaration d’utilité publique du 18 juin 2018 et à l’ordonnance d’expropriation du propriétaire. Celui-ci, opposé au projet, comme d’ailleurs le conseil municipal de Saint-Victor-et-Melvieu, avait donné son accord pour l’installation de l’Amassada en 2015. « RTE est propriétaire des parcelles en cause à l’issue d’un long processus, dit Me Soulier. On a réduit l’emprise, qui sera de 4,8 hectares, et RTE fait des efforts pour limiter l’impact paysager. RTE est empêchée de lancer le chantier, alors qu’elle a une mission de service public. » La procureure prenait ensuite la parole : « Le Conseil constitutionnel a rappelé en 1982 que le droit de propriété a un caractère constitutionnel. C’est un principe fondateur de la démocratie. Qu’est-ce qui est reproché aux personnes ? De s’installer en réunion en vue d’une habitation sur le terrain d’autrui. » Elle revenait alors sur le cas de chaque prévenu, en avançant des faits qui, selon elle, confirmaient ce qui leur est reproché. Et ajoutait que le prélèvement génétique était permis « s’il y a menace d’atteinte aux biens ». Ses réquisitions ? 300 ou 500 € d’amende selon les cas, et 300 € d’amende pour ceux ou celles qui avaient refusé en garde à vue le prélèvement génétique.
Après ces deux brèves interventions, M. Gallon développait une plaidoirie plus longue, une demi-heure à peu près. Trop longue, selon le président du tribunal, qui lui demandait d’abréger, pendant que la procureur regardait une bonne partie du temps son téléphone portable. Me Gallon rappelait d’abord que « ces citoyens engagés dans un combat contre un projet illégitime n’ont commis aucune violence, outrage, rébellion. Alors, on a été chercher un délit d’occupation ». Il rappelait l’enjeu : « Leur message est : “Nous ne voulons pas vivre dans un paysage industriel”. Ici, c’est un saccage : car il n’y a pas seulement un mégatransformateur, mais aussi l’implantation de lignes à haute tension, alors que la commune est déjà traversée par une ligne à 400.000 volts. La population dit stop. Les populations rurales n’ont pas à voir leurs territoires massacrés pour que les citadins puissent consommer vert. On ne résoudra rien tant que la consommation d’énergie continuera à augmenter. Sur le parc naturel régional du Haut-Languedoc, qui compte déjà 300 éoliennes, on en prévoit mille : on le transforme en zone industrielle. »
Quant au droit de propriété, « il est à géométrie variable », puisque le propriétaire originel a été exproprié pour un projet dont l’utilité est contestable.
Me Gallon venait ensuite sur le prélèvement génétique, soulignant l’absurdité du fait que « les prévenus encourent par leur refus une peine supérieure à celle du délit principal ». Puis, il analysait les faits, démontrant que le délit n’était pas caractérisé, puisque les prévenus n’étaient pas là le 7 février « en vue d’établir une habitation ». Me Guillaume Gosset abondait dans ce sens : le texte sur lequel s’appuie la poursuite « a été voté à l’intention de gens du voyage, pour le cas de terrains vides, puis occupés. Là, il y a des constructions depuis quatre ans ». Et les avocats de demander la relaxe.
Il était environ midi et demi. Le président annonçait que la décision serait rendue dans la journée. L’audience reprenait à 13 h 25. Le juge énonçait les peines : un mois de prison avec sursis. Bien au-delà de ce qu’avait demandé la procureure. Et 150 € d’amende pour refus de prélèvement génétique. Le tribunal rejetait aussi l’exception de nullité.
Après la colère, prévenus et comparants volontaires se retrouvaient dans le jardin jouxtant le tribunal. Encaissant le choc, et se remobilisant pour la suite. Faire appel ? Ce sera décidé, ou non, dimanche lors de l’assemblée à l’Amassada. Élargir la lutte, en faisant comprendre que lutter contre les éoliennes industrielles a un sens dans la bataille climatique. Maintenir l’occupation, et préparer la Fête du vent en septembre. Et se préparer à une expulsion toujours possible, maintenant. Mais l’ordonnance d’expulsion doit être jugée à Montpellier en septembre, et un recours sur le fond le sera à Toulouse dans les mois qui viennent. En tout cas, la lutte de l’Amassada est à un tournant.
https://reporterre.net/Les-juges-de-Rodez-assomment-les-opposants-a-l-eolien-industriel


04/07/19 : Tarn : Le collectif TNE-Occitanie environnement : Le collectif auditionné à l'Assemblée nationale
Le 20 juin à l'Assemblée nationale, la commission d'enquête parlementaire présidée par le député LR du Vaucluse, Julien Aubert, a auditionné trois cosecrétaires du collectif régional Toutes Nos Energies – Occitanie Environnement : l'élu tarnais du Rialet, Jacques Biau, Bruno Ladsous, de l'Aveyron, et l'Audois Patrice Lucchini.
Les deux premiers intervenants, neuf minutes imparties à chacun, Jacques Biau et Bruno Ladsous ont parlé de la démarche Reposta, une alternative au projet de la Région Occitanie Repos qui renonce à cinq fois plus de production électrique éolienne d'ici 2050, alors que la volonté du Président de la République est de la tripler. Le collectif TNE Occitanie Environnement a proposé à la Région Occitanie de discuter projet contre projet mais il n'a pas été entendu. Cette démarche n'a pas été retenue et la région a lancé uniquement sur Internet une concertation publique, le Sraddet (schéma régional aménagement – développement durable – égalité des territoires) qui s'achevait à la fin du mois.
La dernière intervention, celle de Patrice Lucchini pour «Vent mauvais», traitait de la centrale éolienne du Sambres (au nord de l'Aude). Il met en cause les études d'impact. «Le dossier acoustique de la centrale est aujourd'hui devant la DGPR (direction générale de la prévention et des risques) car les contrôles de l'exploitant sont biaisés ; les nuisances sonores continuent ; le paysage est effectivement massacré au-dessus du hameau pourtant inscrit au Patrimoine et trois éoliennes sont implantées sur le périmètre de protection rapprochée du captage qui alimente les hameaux». Patrice Luchini constate que le développement de l'éolien programmé par la communauté de communes de la Montagne Noire (densification et repowering) ne pourra qu'aggraver la situation tandis que les élus locaux se trouvent piégés par la baisse des dotations de l'Etat et voient dans l'éolien le «sauveur suprême». L'association peut s'appuyer sur les administrations (signalement à la DREAL et la DDTM) avant de faire un recours en justice. «L'échange qui a suivi et les questions posées par Julien Aubert ont permis de développer des points essentiels et informer plus précisément la commission de ce qu'il se passe sur le terrain, de la pression des promoteurs et d'un manque réel d'une vraie concertation citoyenne».
Plus d'infos et voir la vidéo :
http://videos.assemblee-nationale.fr/video.7849326_5d0b7574e977c.impact-des-energies-renouvelables--auditions-diverses-20-juin-2019
https://www.ladepeche.fr/2019/07/04/le-collectif-auditionne-a-lassemblee-nationale,8294823.php


03/07/19 : Sud-Aveyron : cinq occupants de l'Amassada condamnés à des peines de prison avec sursis
Ils étaient convoqués devant la justice, ce mercredi, à Rodez.
Ils étaient cinq convoqués à comparaître. Trente-cinq autres voulaient se présenter volontairement devant les juges pour appuyer leur cause, mais la demande a été refusée par les magistrats.
Devant le tribunal de Rodez, ce mercredi matin, ils étaient plusieurs dizaines à avoir fait le déplacement depuis Saint-Victor-et-Melvieu pour défendre leurs compagnon de lutte. Les cinq personnes mises en accusation devaient répondre d'occupation illégale du terrain propriété de RTE qui, dans le village sud-aveyronnais, souhaite installer un transformateur électrique depuis de longues années. Un "saccage" contre lequel s'insurgent les militants de l'Amassada, notamment en occupant le terrain.
Sous les cris du public
L'audience, suivie par nos confrères de Centre Presse, a duré plusieurs heures. A l'issue de celle-ci, les cinq prévenus, également mis en cause pour avoir refusé de se soumettre à la prise d’empreintes génétiques, ont été condamnés à un mois de prison avec sursis, et à 150 € d’amende avec sursis. Sauf pour l'un d'entre eux, qui écope d’une peine d’amende ferme.
La décision a été accueillie par des cris de colère venant du public de la salle d’audience : "Vendus", "pourris", "RTE dégage". L’avocate de RTE a été chahutée à la sortie du tribunal. L’avocat des prévenus n’exclut pas de faire appel de cette décision.
Compte-rendu d'audience à lire jeudi 4 juillet dans Midi Libre Millau.
https://www.midilibre.fr/2019/07/03/sud-aveyron-cinq-occupants-de-lamassada-condamnes-a-des-peines-de-prison-avec-sursis,8293936.php?fbclid=IwAR0I4LFEkYETVQ6hLeSauyg1gM58dmBX5TwxlbNZPj4083Ds_9QRBPzucys

01/07/19 : P. O. : Engie Green et catEnR signent un accord pour le codéveloppement d’un projet éolien citoyen à Banyuls-dels-Aspres et Brouilla

Gouvernance partagée entre Engie Green et catEnR pour une transition énergétique associant étroitement les acteurs locaux au projet de développement industriel du territoire. On appelle “citoyen” un projet de production d’énergie renouvelable piloté avec les acteurs locaux et qui ouvre son capital au financement participatif afin de permettre aux habitants et actrices du territoire d’investir dans un projet local en faveur de la transition énergétique et de profiter de ses retombées financières.
L’accord signé entre Engie Green et catEnR prévoit la constitution d’un comité de décision
avec une voix pour chaque entité qui conduit les aspects administratifs et les phases de
développement, de construction et d’exploitation. Le projet éolien est ainsi codéveloppé entre l’industriel et la société coopérative locale. Engie Green est une entreprise de référence des énergies renouvelables en France. Son siège social est implanté en Occitanie où elle exploite 9 parcs éoliens pour près de 112 MW installés.

Engie Green développe l’éolien participatif depuis de nombreuses années et selon différents modèles qui permettent aux citoyens de participer à l’essor des énergies renouvelables. Elle apporte ainsi au projet de Banyuls-dels-Aspres et Brouilla son expérience, son expertise technique et son ingénierie financière.
catEnR, coopérative d’énergies participatives aménage et finance des centrales de production d’énergie renouvelable dans le département des Pyrénées-Orientales pour une transition énergétique réussie au profit du territoire. Les deux parties prenantes s’accompagnent ainsi mutuellement pour une transition citoyenne cohérente.
Un projet éolien citoyen mais aussi solidaire, d’intérêt collectif et d’utilité sociale
Un-e habitant-e émet en moyenne 10 tonnes de gaz à effet de serre pour ses activités et 15 tonnes par son épargne ; il est donc primordial de placer son épargne dans la transition énergétique. Produire ensemble une énergie renouvelable dans l’intérêt du territoire et de ses habitants et la consommer judicieusement, voilà le défi. Outre les retombées économiques pour le territoire, il est possible aujourd’hui de relocaliser de fortes valeurs ajoutées locales. La transition énergétique permet de créer de nombreux emplois non délocalisables et de maîtriser les consommations d’énergie par des initiatives d’efficacité et de sobriété.

Les habitants peuvent amorcer le mouvement vers une société décarbonée et se
réapproprier leur territoire, son potentiel énergétique au travers de modèles décentralisés
innovants et porteurs de développement local.
Éléments de contexte :
Conformément au scénario Repos adopté par la Région Occitanie / Pyrénées – Méditerranée, atteindre cet objectif nécessite de multiplier par 3 la production d’énergie d’origine renouvelable et diviser par deux la consommation d’énergie par habitant.
Il faut rappeler que chaque jour et en dépit de ses ressources exceptionnelles en vent et en soleil, près de 2 millions d’€ quittent le département des Pyrénées-Orientales pour importer l’énergie que nous consommons donc que nous nous ne produisons pas.

En France, plusieurs projets éolien citoyen sont déjà en exploitation comme Le Haut des Ailes*, Bégawatts, La Citoyenne (Haute-Vienne)*, Les Ailes des Crêtes, Isac-Watts, Avessac, La Jacterie, Champs Chagnots, la luzette*, certains en développement comme le parc de l’Hyrôme, Aganagues* et d’autres encore.
*projets codéveloppés
A propos de catEnR
La gestion coopérative de catEnR est régie par le principe « une personne = une voix ». La coopérative structure la coconstruction avec les habitant-e-s et les acteurs du territoire. Aujourd’hui catEnR est la propriété de 200 associé-e-s : 170 citoyen-ne-s, 7 bénéficiaires des 12 installations en service (3 paysans, 1 crèche, 2 collectivités et 1 voisin), 20 partenaires privés (13 sociétés et 7 associations) et 3 partenaires publics.
Face à une crise systémique (sociétale, écologique, économique et sociale) chaque jour plus profonde, Banyuls-dels-Aspres et Brouilla initient une démarche exemplaire qui concilie des activités économiques, créatrices de nombreux emplois, avec les enjeux climatiques modernes tout en renforçant la cohésion sociale. Les deux communes sont lauréates de l’appel à projets « Collectivités pilotes pour le développement de projets d’énergie renouvelable territoriaux » de la Région Occitanie et de l’ADEME, ce qui favorise des conditions idéales pour l’animation et la concertation de ce projet éolien citoyen ainsi que d’autres projets de production d’énergie renouvelable, solaires notamment.
A propos d’Engie Green
Acteur de référence en France de l’éolien, du solaire photovoltaïque, des énergies marines et de la méthanisation. Engie Green réunit plus de 400 collaborateurs et réalise avec les acteurs locaux des projets adaptés et ambitieux qui révèlent les potentialités de chaque territoire. Engie Green a développé une expertise unique dans les domaines du développement, de la construction et de l’exploitation des parcs éoliens et solaires. Elle totalise 1 479 MW éoliens et 934 MW* solaires installés soit une production annuelle d’énergie verte injectée sur le réseau équivalente à la consommation d’environ 1 800 000 habitants. ENGIE Green est également engagée dans les énergies marines avec l’installation d’une ferme pilote de 4 éoliennes flottantes au large de Leucate-Le
Barcarès, prévue à l’horizon 2021. Elle développe par ailleurs 40 projets en méthanisation via sa filiale

Engie Biogaz. Avec Engie Green, le développement des énergies renouvelables s’accompagne d’une démarche sociétale, responsable et durable. Engie Green est une filiale d’Engie, leader français de la production éolienne, solaire, et biométhane, pionnier de la transition énergétique, engagé dans la construction d’un monde plus harmonieux, basé sur la production d’énergies renouvelables et de services innovants.
*Chiffres à jour au 31/12/2018

https://www.le-journal-catalan.com/engie-green-et-catenr-signent-un-accord-pour-le-codeveloppement-dun-projet-eolien-citoyen-a-banyuls-dels-aspres-et-brouilla/71230/

01/07/19 : P. O. : Ansignan : vide-greniers et marché de production

Extrait : 
Des chalands habituels, au « Non aux éoliennes industrielles »
Mais des militants de l’association « Non aux éoliennes industrielles dans le Fenouillèdes » étaient également présents. Et de nombreuses discussions s’en sont suivies sur ce problème dont le risque est, dirons-nous, de figer les esprits, alors que de l’avis de militants, des situations qui peuvent rencontrer l’accord d’un grand nombre, sont envisageables.