Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

Occitanie (V) (du 01/07/2019 au ...)

OCCITANIE



Voir les articles précédents sur "Occitanie" (I)(II)(III) et (IV)



18/08/19L’éolien ne représente que 9 % de la production énergétique en Occitanie


Électricité. Malgré un plan climat 2030 ambitieux, la part de cette énergie renouvelable reste encore faible en France.
L’éolien produit de l’énergie, c’est certain. Déjà, chez tous ceux qui militent pour son développement en tant qu’énergie renouvelable sans production de Co2, ce qui souffle dans le vent de l’histoire. Et presque tout autant chez ceux qui s’opposent...
https://www.midilibre.fr/2019/08/17/leolien-ne-represente-que-9-de-la-production-energetique-en-occitanie,8364090.php

12/08/19 : Dans l'Aude, les mâts de la discorde
Une ruelle tout juste assez large pour laisser passer un tracteur traverse l'ancien village. Dans le hameau de Saint-Sernin, à Bouriège, une trentaine d'âmes vivent. Ici, les portes des maisons donnent directement sur la chaussée. Les fabrications datent d'une époque où elles n'étaient guidées que par les contraintes du terrain, vallonné à souhait, fait de montées abruptes et de crêtes ciselées. Nous sommes dans les contreforts des Pyrénées audoises, à quelques dizaines de kilomètres de Limoux. Une région où la topographie est idéale pour laisser aux éoliennes toute la liberté de profiter des vents qui slaloment entre les collines. L'Homme ne s'y est pas trompé, et a depuis plus de deux décennies commencé à en exploiter les hauteurs. Pour transformer les vents en électricité.
Six nouvelles éoliennes en début d'année
Depuis les flancs de Saint-Sernin, on s'est ainsi habitué à voir tournoyer au loin la grosse vingtaine d'éoliennes qui viennent barrer l'horizon vers l'Est. Elles sont sur les terres de la commune voisine, Roquetaillade, à quelques kilomètres seulement. Les plus vieilles ont 20 ans passés. L'une d'elles a carrément perdu une de ses pâles l'hiver dernier, mais pas de quoi trop faire jaser, même au sein de la commune qui se frotte les mains d'avoir bien négocié à l'époque le loyer à faire régler aux promoteurs.
Ce qui n'est pas le cas pour Bouriège, en tout cas d'après les quelques habitants du hameau de Saint-Sernin. Beaucoup plus près des habitations, ont été installées en début d'année six nouvelles éoliennes, le tout après de longues années de batailles juridiques avec les opposants au projet.
Deux d'entre elles ont été érigées sur les terres de communes voisines, trois sur des terrains privés de Bouriège, et la dernière sur une parcelle appartenant à la commune.
«Elles n'embêtent pas ceux du bas, donc ils sont plutôt contents que ce projet ait abouti. Ils ont l'impression d'y avoir gagné au change, parce que la commune en tire un loyer, mais eux n'ont pas à subir la présence de ces éoliennes, contrairement à nous», indique André Calvet, un historique de Saint-Sernin, ancien conseiller municipal de Bouriège, avant que le projet d'éoliennes n'y soit lancé.
Rupture entre ceux d'en bas et ceux d'en haut
Car à Bouriège, il y a «ceux d'en haut», au hameau Saint-Sernin, et «ceux d'en bas». Un peu moins d'une centaine d'habitants qui constituent le cœur de la commune, situé à quelques centaines de mètres plus profondément dans la vallée, protégé par la végétation et les méandres de ce décor de moyenne montagne.
Entre les deux groupes, la rupture est consommée. «On ne se fréquente plus depuis des années», confirme une habitante de Saint-Sernin. De chez elle, on ne peut pas passer à côté de la présence de ces grands mâts fraîchement élevés sur la colline d'en face. Visuellement, ils imposent leur silhouette. La nuit, ils imposent leur volume sonore, «constant et omniprésent».
Mais ça ne s'arrête pas là : «J'ai des murs en pierre, pourtant, quand je suis dans ma chambre, je sens leurs vibrations, c'est impressionnant.»
Des années durant, les occupants du hameau ont tenté de faire échouer le projet, évoquant des raisons tant écologiques qu'économiques, démontant les arguments présentés en faveur de l'implantation des éoliennes : de moins en moins de touristes, des habitants qui fuient les lieux, aucune création d'emploi… Même si des actions ont été entreprises, face au temps judiciaire, les éoliennes ont fini par voir le jour. Elles sont plus de 30 à désormais parsemer le décor du hameau, une par habitant…

https://www.ladepeche.fr/2019/08/12/dans-laude-les-mats-de-la-discorde,8357447.php

12/08/19 : Occitanie : Les éoliennes terrestres continuent de susciter la polémique, la région mise sur l'éolien flottant
La France poursuit le développement de l'éolien terrestre dans le «mix» de la production d'énergies renouvelables. Mais l'implantation des mâts comme l'efficacité de la technique suscitent de vives polémiques sur le terrain. Dans ce contexte, l'éolien marin émergeant veut jouer sa carte.
L'éolien produit de l'énergie, c'est certain. Déjà, chez tous ceux qui militent pour son développement en tant qu'énergie renouvelable sans production de Co2, ce qui souffle dans le vent de l'histoire. Et presque tout autant chez ceux qui s'opposent vent debout à de nouvelles installations au nom de la défense de l'environnement et d'une efficacité relative de la technique. Un Lunien fraîchement débarqué sur terre (pas de vent sur le satellite) aurait du mal à identifier l'enjeu et les éléments de la polémique : faut-il insuffler une nouvelle dynamique à la production d‘énergie éolienne en France ? En 2018, cette énergie forte de ses 8 000 mâts répartis sur tout le territoire ne représentait que 28 Twh (térawatt-heure), soit… 5,5 % de la consommation énergétique nationale (4,5 % en 2017).
Marge de progression
En Occitanie, 2e région de France pour la production d'électricité «renouvelable», comme en France, l'éolien a du mal à s'extirper du peloton dans le grand Tour de la production énergétique régionale. Loin derrière les deux échappés, le nucléaire, incontestable maillot jaune en 2018 (17,2 Twh, 45 %), suivi de l'hydraulique (14 Twh, 37 %. L'éolien est certes sur le podium en troisième position, mais ne représente que 9 % de la production (3,3 Twh) avec une progression de 4 % par rapport à 2017 contre… + 48,7 % pour l'hydraulique (cf. infographie page 3).
Au niveau national, la marge de progression est importante et la progression plutôt lente depuis la mise en place du premier programme éolien français en 1996, peu suivi d'effets. Il a fallu dix ans pour que la production dépasse 1000 MW (megawatt) et quinze ans pour que la production éolienne couvre pour la première fois plus de 10 % de la consommation électrique française… pendant 1 h 30 le dimanche 17 juillet 2011. Et puis il y a eu le coup de mou de 2012 avec une filière ralentie avant le retour à une croissance plus rythmée à partir de 2016. Une évolution peu lisible au gré des vents politiques favorables ou contraires.
La France n'en possède pas moins aujourd'hui le quatrième parc européen derrière l'Allemagne très loin devant, l'Italie et l'Espagne. Dans le cadre du plan climat, le gouvernement souhaite par ailleurs atteindre 32 % d'énergies renouvelables dans le mix énergétique en 2030 contre environ 21 % en 2018. S'agissant de l'éolien, le nombre de mâts passerait de 8 000 fin 2018 à environ 14 000 en 2028.
Un objectif ambitieux qui ne fait pas que des heureux dans la population, y compris dans la mouvance écologiste. De quoi multiplier les polémiques. Les recours aussi. La Société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France pointe ainsi de nouvelles implantations qui ne se feront «évidemment pas sans dégâts pour le patrimoine et les paysages, les sites d'implantation les moins contestables et les plus ventés ayant déjà été épuisés».
Loin des yeux, loin des oreilles
Les éoliennes saccagent le paysage et sont bruyantes pour le voisinage, résument les uns. Ecolos et dans le vent, relèvent d'autres, mais loin des yeux. Et surtout loin des oreilles. Le «problème de l'acceptation» de l'éolien terrestre a été bien identifié par les pouvoirs publics ce qui donne le vent en poupe aux projets d'éolien marin, lesquels suscitent beaucoup d'espoirs, notamment en Occitanie maritime, et forcément de nouvelles interrogations. Un sujet inépuisable. Comme le vent…
Éolien flottant : l'Occitanie veut jouer un rôle européen
L'éolien flottant ? On y est bientôt. Car pour l'heure, même muni de jumelles, impossible d'apercevoir la moindre pale à l'horizon sur les côtes françaises, Manche, Atlantique ou Méditerranée. Mais la région Occitanie fait partie de celles qui pressent le gouvernement d'accélérer, ce qu'il a fait récemment en prenant la décision, saluée par la présidente Carole Delga, de revoir à la hausse les objectifs des énergies marines renouvelables.
Premiers tours de pales en 2021
Parmi les projets de «fermes éoliennes marines» retenus, deux sites pilotes concernent en effet a Région Occitanie l'un au large de Gruissan et l'autre de Leucate-Port-Barcarès, avec, rappelle-t-on au Conseil régional, «le port de Port-la-Nouvelle comme cœur névralgique et stratégique de l'éolien flottant en Méditerranée».
Explications de Didier Codorniou, premier vice-président de la Régionet maire de Gruissan : «On en parle depuis des années mais c'est parti, se félicite l'élu audois. A partir de 2021, les deux fermes pilotes composées de deux fois quatre éoliennes produiront chacune l'équivalent de 50 mégawatt, de quoi approvisionner en électricité deux villes comme Narbonne». Ces deux parcs seront situés à 16 kilomètres des côtes, «là où il y a du vent» forcément ce qui permettra aussi de transformer un inconvénient en avantage. Mais surtout, avance Didier Codorniou, la concertation en amont s'est bien déroulée avec tous les acteurs concernés, notamment les pêcheurs, réunis au sein du Parlement de la Mer qu'il préside.
Du côté des collectivités locales, les élus de Gruissan et Port-Barcarès ont voté le projet à l'unanimité, ceux de Leucate l'ont approuvé avec des réserves sur une éventuelle pollution paysagère, vu de la côte par temps clair… Pas de quoi grimper au mât cependant, l'acceptabilité du projet marin expérimental, paraissant largement supérieure aux projets terrestres (lire ci-dessus).
D'autant que ces éoliennes ne tomberont pas du ciel. Elles s'accompagnent d'un projet industriel avec la revitalisation de Port-La-Nouvelle engagée par la Région (230 M€ dès cette année) pour la construction et l'assemblage sur place des éoliennes, avec à la clé de 400 à 600 emplois créés. «Nous nous sommes positionnés pour devenir leader sur le marché européen», rappelle Carole Delga. Un souffle supplémentaire pour la croissance bleue et la grande ambition qui l'accompagne : «Nous voulons devenir la première Région européenne à énergie positive à l'horizon 2050».
https://www.ladepeche.fr/2019/08/12/eoliennes-polemiques-et-vents-contraires,8357443.php

06/08/19 : P-O : un parc éolien dans les Aspres ne fait pas l’unanimité
Une enquête publique au sujet de l’installation de six éoliennes sur le territoires de la commune Passa vient d’être prescrite par le préfet des Pyrénées. Le « Collectif Le Vent Tourne » s'oppose fermement à ce projet. ....
http://www.centpourcent.com/les-infos-10/p-o-un-parc-eolien-dans-les-aspres-ne-fait-pas-l%C3%A2-unanimite-11005

27/07/19 : Aude : Castelnaudary. Le projet éolien du Mas refusé par la préfecture
La demande de EDF-EN de créer et exploiter un parc de six éoliennes au Mas Saintes Puelles a été rejetée par le préfet de l'Aude. Le dossier déposé en préfecture a été refusé «au stade de l'autorisation environnementale d'exploiter».
L'association Natura Piège Lauragais qui s'est battue contre ce projet est satisfaite : «Mais nous restons mobilisés car le promoteur a encore la possibilité de contester en justice la décision préfectorale. Vu la solidité des arguments un recours en justice n'est pas l'hypothèse la plus probable.»
Les arguments préfectoraux justifiant ce rejet sont :
La proximité particulièrement dangereuse de l'aérodrome de Castelnaudary et du canal du midi et de ses sites emblématiques, classé Unesco avec un impact fort le long du canal jusqu'à Castelnaudary. Situé en pleine zone ZPS Natura 2 000 visant la préservation des oiseaux sauvages. Et sur le territoire des «collines de la Piège» encore préservé de tout développement éolien. L'éolien industriel, pour des raisons d'échelle, n'est pas adapté à ce territoire de la Piège au «paysage rural authentique». Et au-delà de la Piège, le rapport d'échelle est aussi incompatible avec les éléments constitutifs du paysage du sillon Lauragais et du canal du midi.
Ces arguments de la préfecture sont tout autant valable pour le projet siamois (et mitoyen) de Ecopower à Payra-sur-l'Hers. L'association Natura Piège-Lauragais va continuer à veiller sur l'évolution de la situation.
https://www.ladepeche.fr/2019/07/27/le-projet-eolien-du-mas-refuse-par-la-prefecture,8333638.php

25/07/19 : Aude : "Le vent Tourne" ce dimanche à Villerouge-Termenès
Comme chaque année, le CCCV (collectif citoyen pour des Corbières vivantes) organise, ce dimanche 28 juillet, une journée pour réfléchir sur les énergies renouvelables. CCCV est une association créée, en janvier 2017, pour combattre le projet de parc éolien (encore à l’étude), avec transformateur, des Hautes Corbières. Le CCCV n’a pas pour seul but de s’opposer, mais souhaite aussi alerter sur l’urgence écologique et la nécessité de réfléchir à des alternatives aux modes de production et de consommation des énergies. Au programme, entre autres, dès 8 h 30, une balade botanique et géologique, des informations sur l’éolien industriel en Occitanie, toute la journée des stands, de 15 à 17heures, " Autonomie et partage des énergies ", table ronde et partage d’expériences sur l’autonomie et le partage des énergies, conférence sur la modernité électrique et ses dangers par Alain Gras, professeur émérite d’université et sociologue, membre de l’institut Momentum. Le CCCV proposera, dès 20 heures, des assiettes paysannes bio et locales, suivi à 21 h 30 du concert de Kalune. L’ensemble de ces rendez-vous est en participation libre !
https://www.lindependant.fr/2019/07/25/le-vent-tourne-ce-dimanche-a-villerouge-termenes,8331291.php


24/07/19 : Aude : L’enquête unique valide le projet des éoliennes flottantes du Golfe du Lion
Le projet vise l’installation de 4 aérogénérateurs flottants en 2021.
Extrait : Bonne nouvelle pour Engie. Son projet de ferme éolienne flottante devant être installée, à 16 km au large de Leucate et du Barcares, est jugé favorablement par les commissaires enquêteurs.

24/07/19 : Hérault : Le difficile comptage des éoliennes
Extrait : Le comité syndical du Parc vient de se pencher sur divers sujets, dont les éoliennes.
Même si, en plein cœur de l’été, l’ambiance est généralement au farniente, les élus du Parc naturel régional du Haut-Languedoc ont été appelés à se pencher sur plusieurs points inscrits à l’ordre du jour d’un conseil syndical, réuni à Courniou. Parmi ceux-ci, l’examen du dispositif de comptage du nombre d’éoliennes érigées sur son territoire. Si le seuil de 300 mâts inscrit dans la charte est clair, il est difficile de jongler avec le cumul d’éoliennes installées, les sites avec permis de construire – soumis ou pas à des recours en justice – et une nouvelle donnée : le repowering. Comprenez le fait de démanteler un parc existant pour remplacer les éoliennes par des nouvelles, plus performantes, mais souvent plus grandes et plus puissantes. Une analyse juridique réalisée en 2016 par le ministère de l’Environnement confirme la légalité du plafond fixé, et les préfets du Tarn et de l’Hérault ont indiqué l’an dernier par courrier à l’ensemble des développeurs que "tout projet qui entraînerait potentiellement un dépassement du plafond fera désormais l’objet d’un refus". Ce qui est en revanche moins évident c’est de savoir au juste combien de machines seront au final installées. Selon les cas, plusieurs hypothèses sont avancées : 271 ? 268 ? 298 ? En tout état de cause pas plus de 300.
https://www.midilibre.fr/2019/07/24/le-difficile-comptage-des-eoliennes,8327823.php

22/07/19 : Aude : 
Narbonne : la société spécialisée dans les éoliennes, Enercon, se déploie
En pleine croissance, le constructeur, installateur et mainteneur d'éoliennes, Enercon, installé à Narbonne depuis 10 ans, s'agrandit dans les anciens locaux de la CCI. Il devrait créer 15 emplois avant la fin 2019.
"Narbonne est géographiquement bien placée. Il y a un gisement éolien énorme. Le dynamisme se trouve en Occitanie. Nous sommes installés ici depuis près de 10 ans. Nous fabriquons des turbines qui sont bien adaptées au vent violent de la région. Et de 2015 à 2018, nous avons enregistré de nombreuses installations." Emmanuel Fayat, responsable commercial pour le sud de la France d'Enercon, accompagné de Stéphane Barthes, superviseur service Sud d'Enercon, a présenté dernièrement les projets de développement de l'entreprise allemande à Narbonne. "On sent qu'il y a une prise de conscience du bien-fondé de l'énergie éolienne. Parfois les gens sont réfractaires à la nouveauté. Mais on construit des machines qui produisent de l'électricité propre", indique-t-il. Le siège régional Enercon service France sud est basé à Narbonne, avenue Gustave-Eiffel, dans la zone de la Coupe. En raison de la croissance enregistrée par l'entreprise - dernièrement installation de 10 éoliennes de 23 mégawatts aux Martys - un projet d'agrandissement des installations narbonnaises est en préparation pour 2019."On est bien accueilli par la Ville et le Grand Narbonne", confirme Emmanuel Fayat. D'ici la fin de l'année, Enercon quittera ses bureaux actuels (200 m2) pour investir près de 600 m2 de nouveaux bureaux dans les locaux de la CCI de l'Aude.
L'éolien crée de l'emploi et de l'activité
Par ailleurs "un projet de création d'un bâtiment technique de 1700 m2 a été signé courant mars 2019", indique Emmanuel Fayat. Ce bâtiment regroupera un stock logistique permettant de fournir en pièces détachées l'ensemble des bases de maintenance régionales, un centre de formation relatif à la sécurité pour le travail en éolienne et une nouvelle base de maintenance locale. Actuellement en travaux, ce bâtiment sera opérationnel pour le quatrième trimestre 2019. Conséquence : "On a prévu d'embaucher 15 personnes d'ici fin 2019. L'éolien crée de l'emploi et de l'activité. Et Enercon continuera son déploiement et ses embauches en fonction des projets locaux et régionaux qui verront le jour dans les prochaines années", a précisé Stéphane Barthes. Les projets d'Enercon ont été présentés au député Alain Perea. Celui-ci "se bat" pour la structuration d'une filière de l'éolien au niveau local. "Pour que la valeur ajoutée se réalise chez nous et se répercute dans le territoire."
Enercon, fer de lance de l'industrie éolienne
Avec 430 éoliennes installées dans le sud de la France (Occitanie, PACA, Auvergne Rhône-Alpes et le sud de la Nouvelle-Aquitaine) représentant une puissance de 887 mégawatts, Enercon est le premier constructeur d'éoliennes dans cette zone. 95 salariés sont répartis dans huit bases de maintenance et un centre de coordination à Narbonne. De plus, un bureau commercial à Valence regroupe, lui, 20 salariés. Enercon est aujourd'hui un des plus grands employeurs de la filière éolienne avec 900 salariés dans l'ensemble du pays.

https://www.lindependant.fr/2019/07/16/narbonne-la-societe-specialisee-dans-les-eoliennes-enercon-se-deploie,8315866.php

19/07/19Pyrénées-Orientales : 
18/07/19 : Gard : 

18/07/19 : Gard : Saint-Gervais : le projet d'éoliennes revu à la baisse
Le maire de Saint-Gervais, Didier Delpy, a annoncé lors du conseil municipal la proposition de la société RES d'enlever trois éoliennes du projet, celles qui se situaient sur le domanial.
Une cinquantaine de personnes sont venues assister au conseil municipal de Saint-Gervais, mercredi soir. À l'ordre du jour était prévue la signature de la promesse de bail emphytéotique du projet d'éoliennes.
Ce projet est décrié depuis le départ, par une partie de la population, dont certains sont réunis en association, Le Vent tourne. De nombreux opposants étaient donc présents mercredi soir pour accueillir les élus.
Report du vote
Mais l'ordre du jour a été perturbé par une annonce du maire. "Ce matin, j'ai reçu un appel de RES, société porteuse du projet, qui m'a fait une proposition, celle de supprimer les éoliennes dans le cône de vision des Celettes." Il s'agit des trois installations prévues sur le domanial, il resterait les quatre du foncier communal.
"Parce qu'il y a eu cette modification et qu'on doit prendre le temps d'analyser le bail, je propose de reporter le vote en septembre", poursuit l'édile.
La décision a été votée, après des débats, par 8 voix pour, une abstention et 3 contre.
https://www.midilibre.fr/2019/07/18/saint-gervais-le-projet-deoliennes-revu-a-la-baisse,8319096.php

18/07/19 : Lot : Les anti-éoliens réunis à Comiac
Samedi 13 juillet, à Sousceyrac-en-Quercy, une cinquantaine de personnes ont assisté à une réunion proposée par l'Association de la protection du patrimoine des Gorges de l'Escaumels (APPGE) sur les thèmes : conséquences de l'installation d'un parc éolien sur l'ex-commune de Comiac. Les intervenants ont donné des informations sur les nuisances que subiraient les habitants et les mammifères. Des responsables d'associations du Cantal (Vents d'Amarugue et Stop Éole Parlan) étaient présents. Le témoignage d'un agriculteur du Cantal qui a perdu 26 vaches laitières depuis la mise en service des éoliennes de La Luzette, a éclairé les témoignages recueillis par madame Sioux Berger. Celle-ci a commenté l'information du maire de Montcornet indiquant que dans son village, «des habitants souffrent de diverses pathologies depuis que les éoliennes tournent et que des vaches meurent, des poules ne pondent plus, des agneaux naissent mal formés, montrant des dangers que les promoteurs veulent ignorer»…
La réunion s'est achevée sur le constat de l'inutilité de l'éolien pour lutter contre le CO2 : l'État dépense 8 milliards par an pour les éoliennes et 800 millions pour isoler les habitations. Or, ont expliqué les intervenants, isoler les logements permettrait de faire 30 % d'économie et de fermer 6 à 8 réacteurs nucléaires. Des auditeurs ont été inquiets en apprenant qu'à Comiac, des éoliennes seraient installées dans la forêt, dans une zone protégée (ZNIEFF type 2) avec le risque qu'un appareil prenne feu.
Les participants sont repartis convaincus que les éoliennes sont une mauvaise réponse à l'urgence climatique. Que ce soit à Siran, Parlan, Comiac, ou Camps, les actions seront les mêmes : défendre un patrimoine rural inestimable, défendre les hommes et les espèces protégées.
https://www.ladepeche.fr/2019/07/18/les-anti-eoliens-reunis-a-comiac,8318426.php


16/07/19 : Gard : 
Un nouveau projet d'éolienne contesté
A Saint-Gervais, dans le Gard, au coeur de l'appellation Côtes-du Rhône villages, des habitants et des vignerons se battent contre le projet d'implantation d'un parc éolien par la mairie.
https://www.vitisphere.com/actualite-89894-Un-nouveau-projet-deolienne-conteste.htm

15/07/19
AUDE / HÉRAULT / PYRÉNÉES-ORIENTALES : Avis favorable pour les éoliennes flottantes du Golfe du Lion
La com­mis­sion d’en­quête pu­blique qui s’est réunie fin juin rend un avis fa­vo­rable au pro­jet du parc (...)

http://www.lalettrem.fr/actualites/avis-favorable-pour-les-eoliennes-flottantes-du-golfe-du-lion

11/07/19 : Hérault : Les Rives : 
Trois éoliennes en projet sur le site de Combelandes 😡
Il est porté par la SAS Escandorgue Énergies Éoliennes
Sur le site de Combelandes au-dessus du domaine de Tapies et tout près de la limite communale des Rives (Hérault) avec Cornus (Aveyron), l’association SAS Escandorgue Énergies Éoliennes (SAS EEE), en liaison avec l’association Causses Énergies Propres et la communauté de communes Larzac et Vallées, a organisé un repas partagé, fin juin, avec les actionnaires et les sympathisants de la SAS EEE implantée à Cornus.
Un mât déjà vandalisé
L’objectif des 96 actionnaires est d’installer trois éoliennes sur Combelandes. Leurs slogans : un projet associatif, une dimension citoyenne, produire de l’énergie verte, respecter notre environnement. Cette soirée festive avait pour but l’accueil et la présentation de ce projet aux potentiels futurs associés. Un mât a été installé pour faire des mesures en continu durant un an, mais il a été vandalisé par deux fois en mai et novembre 2018. Un actionnaire confiait : " Qu’on soit contre le projet, c’est admissible mais qu’on vandalise les installations, c’est intolérable ".
L’apéritif et le repas se sont déroulés dans une ambiance très amicale. Michel Pons, membre de la SAS, a remercié Causses Énergies Propres qui surveillent le mât le soir, tâche pénible en hiver. Le président Jean-Louis Vidal a évoqué le projet, lauréat de l’appel à projets de la région Occitanie qui peut donc mobiliser une aide de la région et de l’Adème. Puis, il a remercié ceux qui ont participé à l’organisation de la soirée et souhaité la venue de nouveaux actionnaires. Christophe Laborie, conseiller départemental de l’Aveyron a détaillé la politique énergétique de son département, de la communauté de communes Larzac et Vallées, et encouragé la SAS EEE à réaliser le projet.
Plusieurs associations ont enfin fait le point sur leurs projets participatifs d’énergies : Causses Énergies Propres (méthanisation agricole collective), Les amis de Saint-Martin à Nant (transformation d’un moulin en microcentrale hydroélectrique), Lum del Larzac (toitures solaires sur des bâtiments agricoles ou habitations du territoire de la SCTL, Société des Terres Civiles du Larzac), Bois du Larzac (production de plaquettes forestières pour le chauffage à partir d’un bois de médiocre qualité).
https://www.midilibre.fr/2019/07/11/trois-eoliennes-en-projet-sur-le-site-de-combelandes,8306692.php

10/07/19 : Aveyron : Naucelle : 
La commune opposée à l'implantation d'un champ d'éoliennes
Extrait : Le conseil naucellois tenait mercredi soir une réunion publique, après approbation de compte rendu de la séance du 16 mai, Karine Clément ouvrait la séance.
Intervention volontaire de la commune suite à l'appel formé par la Société Raz Énergie 7. Après avoir donné les différentes étapes des recours rendus par les différents tribunaux (administratif de Toulouse 13 novembre 2018 contre l'arrêté du préfet de l'Aveyron du 8 juin 2019).
Une requête d'appel a été faite à l'encontre de ce jugement rendu par le tribunal administratif de Bordeaux en date du 28 janvier 2019.
La commune étant opposée à l'implantation d'un champ d'éoliennes sur son territoire dans l'entité paysagère dite du «Ségala». Le projet recueillait bon nombre de mécontents sur Naucelle. Karine Clément demandait un vote, à bulletin secret, afin de donner pouvoir à la commune à intervenir volontairement dans le cadre de la procédure d'appel du 28 janvier 2019 engagée par la Sté Raz Energie 7. Résultat du vote : oui 13, non 4, blanc 2.
Pierre Cluzel, soulignait «que la commune aurait pu aussi s'honorer d'avoir implanté une énergie renouvelable, qui aurait amené un subside non négligeable sur le territoire entre 80 000 et 120 000 € / an). Une implantation à la fois écologique et économique.»
https://www.ladepeche.fr/2019/07/10/la-commune-opposee-a-limplantation-dun-champ-deoliennes,8305219.php

09/07/19Gard : à Valliguières, le projet éolien tombe à l'eau
La préfecture a rendu un avis défavorable pour l'édification de 5 éoliennes de 90 mètres de haut à moins de 10 kilomètres du pont du Gard.
Dans un récent arrêté préfectoral, la préfecture du Gard a rejeté la demande d'autorisation déposée par le promoteur EDF Energies Nouvelles pour la création d'un parc éolien sur la commune de Valliguières.
Le préfet Didier Lauga s'est opposé à l'implantation de 5 éoliennes de 90 mètres de haut au motif de la "co-visibilité des aérogénérateurs" avec le Pont du Gard, classé Monument Historique et inscrit au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco. Un projet "de nature à affecter l'image du territoire ainsi que la perception par les habitants et les visiteurs en raison de la rupture d'échelle de ces équipements dans le paysage et de leur caractère industriel". 
Une bonne nouvelle pour les opposants à ce mode d'énergie nouvelle, après un décret similaire rendu en janvier 2018 pour un projet éolien dans la commune mitoyenne de Saint-Victor-la-Coste.
Vers un éventuel recours ?
L'association Présent de Garrigue, qui lutte contre l'implantation d'éoliennes à Valliguières depuis 2015, a salué une "sage décision". "Nous avons beaucoup travaillé auprès de l'Unesco, des architectes de France, rendu une pétition de 336 signatures en 2016... Mais notre crainte est que le promoteur, appuyé par la mairie, conteste la décision de la préfecture en allant au tribunal administratif de Nîmes comme pour le projet de Saint-Victor-la-Coste qui est toujours en recours auprès de la Cour de justice de Marseille", indique Alain Coulet, membre du collectif.
De son côté, le maire de Valliguières Thierry Perez reste amer face à ce verdict. "Nous sommes mécontents de cette décision et envisageons d'effectuer un recours hiérarchique. Pour nous, le dossier n'a pas été assez instruit, il n'y a pas eu d'enquête publique. Cela fait quatre ans que l'on travaille sur ce projet, que nous menons des études environnementales. C'est un coût énorme pour le promoteur, le minimum aurait été de se pencher sérieusement sur ce dossier ou que la préfecture nous informe dès le départ. Le gouvernement ne parle que de la transition écologique et énergétique, mais le Gard est très en retard sur les autres régions".
https://www.midilibre.fr/2019/07/09/gard-a-valliguieres-le-projet-eolien-tombe-a-leau,8303886.php

08/07/19 : Eoliennes : le fabricant allemand Enercon renforce son implantation en Occitanie
Le fabricant d’éoliennes allemand Enercon, bien implanté dans le sud de la France du fait du nombre d’éoliennes qu’il y a installées, renforce sa présence sur le Grand Narbonnais. Il s’apprête à doubler ses effectifs administratifs, à recruter une dizaine de techniciens et à déménager dans des locaux plus grands.
Le groupe allemand Enercon conçoit, construit, commercialise des éoliennes terrestres et en assure la maintenance. Il revendique à ce jour 29 000 éoliennes installées dans 44 pays (soit 50 GW), dont 2 000 éoliennes en France (4 000 MW).
Implantée sur le territoire français depuis 2003, Enercon emploie aujourd'hui 900 salariés sur l'ensemble du pays, dont 95 sur le sud de la France (Occitanie, Sud-PACA, Auvergne-Rhône-Alpes et le sud de la Nouvelle-Aquitaine) où sont installées quelque 430 éoliennes (887 MW) pour les principaux développeurs de parcs éoliens. Sur cette zone géographique, l'entreprise compte 8 bases de maintenance, un centre de coordination à Narbonne (11), et un bureau commercial à Valence (26).
Une vingtaine de recrutements à venir
Le siège régional « Enercon Service France Sud » du fabricant et installateur d'éoliennes est situé sur le territoire du Grand Narbonne depuis plus de dix ans. Il y concentre l'ensemble de ses activités « indoor » pour la réalisation et le suivi des activités de maintenance régionales (coordination technique, santé sécurité, relation clientèle, administratif, direction).
« Le siège France d'Enercon est situé dans l'Oise, mais aujourd'hui, avec les installations d'éoliennes qui se développent - nous serons à 450 éoliennes d'ici la fin de l'année sur le grand sud -, nous sommes dans une logique de décentralisation, explique Stéphane Barthès, responsable de la filière Sud chez Enercon. Nous avons donc décidé de renforcer notre présence sur le Grand Narbonnais. De 15 emplois au siège régional, nous allons monter à 25, en recrutant des coordinateurs, des spécialistes de pâles, des spécialistes de haute tension, etc., ainsi que des personnes pour les Départements ventes et projets. Par ailleurs, nous allons également augmenter les équipes de techniciens. Onze postes sont actuellement à pourvoir en Occitanie. Nous comptons aujourd'hui cinq bases de maintenance en Occitanie, et notre objectif est d'ouvrir de nouvelles bases au plus près des futurs parcs d'éoliennes afin de favoriser les interventions de proximité. Cela se fera évidemment en fonction des projets d'implantation. »
Stockage, maintenance et formation
D'ici la fin de l'année, l'entreprise quittera donc ses bureaux actuels (220 m2) pour investir près de 600 m2 de nouveaux bureaux dans les locaux de la CCI de l'Aude.
Elle porte en parallèle un projet d'agrandissement de ses installations actuelles sur la ZI de la Coupe, un bâtiment de 1 700 m2 qu'elle va réhabiliter et aménager pour y regrouper une zone de stockage logistique (permettant de fournir en pièces détachées l'ensemble des bases de maintenance régionales), une nouvelle base de maintenance locale, ainsi qu'un centre de formation (relative à la sécurité pour le travail des techniciens en éolienne). Le site sera opérationnel au 4e trimestre 2019. 
La ville de Mazamet avait opéré un rapprochement avec le Parc Naturel Régional du Haut Languedoc dans le cadre d'une Convention cadre de partenariat entre les deux structures et l'Office de tourisme. Ce partenariat a permis à la ville de Mazamet de bénéficier d'actions sur son territoire.
Cette convention arrivée au terme des trois ans, une nouvelle convention a été établie entre la ville et le Parc. Deux nouvelles opérations ont été ajoutées :
- Le projet «Forrecast», dans le cadre d'un programme européen qui travaille à l'adaptation de la forêt au changement climatique avec des tests réalisés chez un propriétaire forestier de la commune;
- Le plan de paysage Vallée du Thoré Montagne noire qui réfléchit aux orientations pour la gestion et la mise en valeur des paysages.
Ce secteur a été retenu pour sa valeur patrimoniale notamment sur le plan paysager.
Ce projet de convention a été approuvé à l'unanimité par le Conseil municipal.
Les éoliennes compatibles avec la montagne noire ?
La valeur patrimoniale sur le plan paysager de la Montagne noire a toutefois fait resurgir le problème des éoliennes avec trois interventions :
Philippe Bancal : «Comment peut-on arrêter l'implantation d'éoliennes. C'est devenu fou, et en plus elles sont toutes tournées vers chez nous».
Le maire Olivier Fabre a lui aussi déploré cet état de fait : «Elles se développent sur le côté audois sur des communes non intégrées dans le parc. De plus elles sont implantées en limite de ces communes et ce sont les communes limitrophes qui en ont les inconvénients et pas les recettes financières».
Luc Picard de son côté a rappelé qu'il avait été toujours favorable à ce que Mazamet reste dans le Parc : «Je salue cette collaboration. Je suis cependant favorable aux éoliennes qui produisent une énergie renouvelable. Mais je suis d'accord avec ce qui a été dit. Leur répartition et les recettes qu'elles génèrent doivent être revues.»

https://www.ladepeche.fr/2019/07/08/mazamet-ne-souhaite-pas-acquerir-plus-deoliennes,8301462.php

08/07/19 :  Tarn-et-Garonne : Cordes-Tolosanes : un projet de parc éolien déposé en préfecture
C'est un lourd dossier. Ses 1 600 pages en format A3 regroupent toutes les études environnementales, paysagères, acoustiques, réalisées par des bureaux d'études indépendants spécialisés pour Nordex France, constructeur et développeur de parcs éoliens. Le dossier du projet de la Croix-Blanche, qui pourrait être implanté à Cordes-Tolosanes, a été déposé en préfecture le 27 juin.
Sa mission ? Procéder à des analyses pour trouver des lieux d'implantation réglementairement possibles à des parcs éoliens. «Et c'est difficile dans le Tarn-et-Garonne, avoue Pablo Mena, chef de projets développement éolien de Nordex. L'habitat est très diffus. Très peu de zones peuvent accueillir un projet éolien.» Il en identifie une, en 2015, à Cordes-Tolosanes, à proximité du lieu-dit Les Places. À 500 mètres des premières habitations comme l'exige la réglementation. «Et avec un impact environnemental minimal.» Il contacte Patrick Dellac, le maire, pour obtenir un accord de principe.
Une visite convaincante
Avec l'envie de «préserver la planète» et sachant «que le nucléaire est dangereux et appelé à disparaître», l'élu reçoit la société. «Nordex me semblait respectueuse du règlement, rigoureuse et m'inspirait confiance.» Cependant, il demande à visiter un parc éolien. Il découvre, accompagné d'une trentaine de riverains, un parc implanté en Charente-Maritime. «Nous avons constaté qu'il y avait peu de nuisances notamment sonores, que tout se passait bien. Nous étions convaincus.» En mars 2016, le conseil municipal décide donc d'autoriser Nordex à sillonner le territoire pour réaliser des études puis, en 2017, à installer un mât de mesure de vent. Pablo Mena et Simon Vandenbunder, responsable concertation de Nordex, se lancent à la rencontre des riverains, les informent du projet. Ils obtiennent la promesse de location des propriétaires des terres, des parcelles de 20 ares, sur lesquelles pourraient être construites les éoliennes. «Nous avons associé les riverains à ce projet, explique Simon Vandenbunder. L'installation d'un parc éolien est toujours source de questionnement, d'inquiétude.» Des ateliers sont organisés à la médiathèque.
Le projet prévoit un parc de quatre éoliennes d'une hauteur de 108 mètres et pouvant produire 29 Giga wattheures, «soit l'équivalent de la consommation annuelle de 14 200 habitants, chauffage compris», précise Pablo Mena.
Le parc achevé, Nordex en vendrait l'exploitation, «et ne conserverait que la maintenance du parc jusqu'à son démantèlement.» Ce parc serait soumis à des impôts et taxes et générerait des bénéfices annuels pour le territoire : 32 450 € pour la commune, 93 100 € pour la communauté de communes, 59 700 € pour le département.
«La commune pourrait récupérer la valeur de 50 % de sa masse fiscale, assure Patrick Dellac. Nous pourrions garantir aux Cordois de ne pas augmenter leurs impôts malgré les baisses de dotations. Nous pourrions entretenir les bâtiments communaux, la voirie et lancer des projets plus ambitieux. Ce projet est avantageux et présente peu d'inconvénients.»
Des bénéfices pour tous
Nordex promet également des mesures compensatoires et d'accompagnement. Un fonds de 50 000 € sera attribué aux riverains du parc. Quelle que soit la commune dans laquelle ils habitent, dans un périmètre d'un kilomètre, la société les aidera dans leurs projets de rénovation énergétique, d'achat d'un véhicule propre... Le périmètre s'élargira tous les deux ans jusqu'à épuisement du fonds. La société proposera aussi aux habitants des plants d'arbres pour favoriser la biodiversité (10 000 €).
Elle prendra en charge l'enfouissement des lignes électriques dans la commune (40 000 €) et installera des luminaires publics basse consommation. «Cela nous permettrait de réduire le budget éclairage de deux tiers», souligne le maire. Enfin, Nordex aménagera et balisera un sentier de randonnée dans le territoire (55 000 €). La société a proposé un partenariat culturel à l'Abbaye de Belleperche (10 000 €) mais n'a pas encore reçu le consentement du Conseil départemental.
Quatre mois d'instruction seront nécessaires avant qu'un avis ne soit rendu par la préfecture. S'il est positif, une enquête publique sera lancée. «Chacun, qu'il soit pour ou contre le projet, pourra s'exprimer», note Simon Vandenbunder. À l'issue de ces démarches, le Tarn-et-Garonne pourrait accueillir un second parc éolien. Les travaux commenceraient, au plus tôt, en 2021.
Des opposants
Un autre projet de parc éolien est en cours d'étude à Labourgade. L'association Vents à contre-courant, avec le soutien de la Fédération départementale des chasseurs et de la Ligue de protection des oiseaux, avait appelé à s'opposer à ses projets «nuisibles à la biodiversité», «aux flux migratoires des oiseaux» et qui pourrait impacter «la chasse». 200 personnes avaient manifesté en avril.
https://www.ladepeche.fr/2019/07/08/cordes-tolosanes-un-projet-de-parc-eolien-depose-en-prefecture,8301518.php

06/07/19 : Aveyron : La bataille de l’Amassada contre les éoliennes industrielles continue-t-elle ?
https://reporterre.net/La-bataille-de-l-Amassada-contre-les-eoliennes-industrielles-continue-t-elle?fbclid=IwAR1c6IkcwsOSNfx-cuBpwACzuIuki1RTtwb4V73axQV_C5wsk-erlLeIq_k

05/07/19 : Aveyron : Les juges de Rodez assomment les opposants à l’éolien industriel
Mercredi 4 juillet, les juges du tribunal de Rodez ont lourdement sanctionné les opposants au projet d’implantation d’un méga transformateur électrique, porté par RTE(Réseau de transport d’électricité). Leur délit : l’occupation d’un terrain privé, surnommé l’Amassada, au sommet d’une colline dominant le village de Saint-Victor-et-Melvieu (Aveyron).
Rodez (Aveyron), reportage
Un coup de poing dans la figure : c’est ainsi que les membres de l’Amassada, groupés dans l’étroite salle d’audience du palais de justice de Rodez, ont reçu le verdict prononcé par le juge Alexandre Lainé et ses deux collègues magistrats, mercredi 4 juillet. Les cris ont fusé : « pourris », « justice de classe », « vendus », « justice de capitalistes »… Car les juges ont choisi des sanctions plus lourdes que ce que demandait la procureure, infligeant aux cinq prévenus un mois de prison avec sursis et une amende de 150 € pour refus de prélèvement génétique. Le délit motivant une telle peine ? S’être trouvés, le 7 février, sur le site d’occupation de l’Amassada, au sommet d’une colline dominant le village de Saint-Victor-et-Melvieu (Aveyron), lorsque des dizaines de gendarmes sont intervenus pour interpeller celles et ceux qu’ils pourraient trouver là. Ou plutôt, en termes juridiques, « occuper un terrain privé sans être en mesure de justifier d’autorisation pour y établir une habitation ». Pourquoi étaient-ils là, dans ces constructions de bois édifiées depuis 2015 avec l’autorisation du propriétaire, avant que celui-ci soit exproprié au profit de RTE (Réseau de transport d’électricité) ? Les juges n’ont pas voulu le savoir, ne démordant pas d’un délit initialement prévu pour les gens du voyage : « Occupation sans titre pour établir une habitation. » Et bing ! un mois de prison avec sursis.

La matinée avait commencé tôt, sous le soleil de plomb s’abattant sur la capitale de l’Aveyron. Une quarantaine de personnes étaient venues au palais de justice, car si cinq étaient jugées, plus de trente se sont déclarées « comparants volontaires ». Une fois passé le portique de détection sous le regard de policiers surarmés, la petite foule s’est retrouvée dans la salle d’audience.
Le premier set du procès a porté sur la comparution volontaire : « Les prévenus ont la force du nombre et de la conviction, alors que RTE a la force de l’argent », a plaidé Me Nicolas Gallon, l’avocat des accusés. Car si ceux-ci se trouvaient sur le site de l’Amassada (qui signifie « assemblée », en occitan), c’est dans une démarche politique et collective : il s’agit d’empêcher la construction d’un transformateur électrique de plusieurs hectares, destiné à convertir le courant fourni par des centaines d’éoliennes industrielles en projet dans les environs. Une lutte qui implique une occupation durable, et concernant bien plus que les quelques personnes qui se trouvent, à un moment ou à un autre, sur le site. « Ne pas accepter les comparants volontaires, a poursuivi Me Gallon, briserait le principe d’égalité devant la loi. » Arguments réfutés par la procureure, qui rappela que « seul le ministère public a le pouvoir de poursuivre », et s’appuyant sur une décision de la Cour de cassation de 2016. Il y a « trois infractions, cinq personnes », point. L’audience était suspendue, les juges revenaient un quart d’heure plus tard : « Le tribunal considère que les comparants volontaires ne pourront pas être jugés. » Fin du premier set.
On venait alors sur les faits du 7 février. Me Guillaume Gosset, défenseur d’une des prévenus, contestait le fait que l’interpellation se soit faite dans le cadre d’une enquête de flagrance, « dont la raison d’être est d’assouplir les règles de procédure » — notamment en permettant des gardes à vue. Or, la flagrance a ses propres règles juridiques. Mais, « on n’était pas du tout dans ce cadre-là. Donc, l’ensemble de l’enquête est entachée de nullité ». Une des personnes interpellées, Marijane H., l’a été sur une parcelle qui n’appartenait pas à RTE. Aucun élément ne justifiait la garde à vue. Me Gallon enchérissait, rappelant qu’une enquête préliminaire était en cours depuis plusieurs mois, bien avant que le parquet reçoive la plainte de RTE le 1er février. « Comment se fait-il qu’une plainte reçue le 1er février donne lieu à une enquête approfondie en six jours et à une interpellation le 7 pour un délit assez mineur ? » Et de poursuivre : « Le choix d’une enquête de flagrance était inadapté, il avait pour seul but de conférer des pouvoirs non autorisés dans une enquête préliminaire. » À quoi la procureure répondait qu’il s’agissait bien d’un cas de flagrance, et que par ailleurs « les gardes à vue sont valables, qu’on soit en enquête préliminaire ou en enquête de flagrance ». Le président du tribunal concluait : « Il y a donc demande d’une exception de nullité. On y reviendra dans le jugement. »
Il appelait ensuite les prévenus, faisait un rappel sommaire des faits, et les interrogeait un à un, sommairement. On parlait de faits précis — profession, la voiture était-elle ici ou là, pourquoi être venu, y avait-il ou non des effets personnels sur place, etc. Lucas F. s’expliquait : « J’ai entendu parler de cette lutte par internet. Je suis venu par solidarité : approcher les personnes qui étaient là, comprendre pourquoi elles se battent. — Le juge : Êtes-vous militant ? — Luca F. : Qu’est-ce ça veut dire ? — Le juge : Défendre quelque chose. — Luca F. : Je veux empêcher que la planète devienne un peu plus pourrie qu’elle n’est. » Bref moment où l’on aurait pu commencer à parler du fond. Mais le juge refermait la porte. Ses questions aux uns ou aux autres : « Le terrain appartenait-il à RTE ? Aimeriez-vous retourner sur le site ? Où avez-vous dormi cette nuit ? »
Il n’avait plus de question. Alors, Me Gallon : « Les véhicules » — garés en contrebas du site, à une bonne distance, et qui servent de fondement aux gendarmes, qui les ont observés des jours précédents le 7 février, pour affirmer que les prévenus s’étaient installés sur les lieux —, « les véhicules étaient-ils garés sur les terres de RTE ou ailleurs ? » Le président : « Pas sur les parcelles de RTE. Les gendarmes disent… » — il consultait le procès-verbal — « … “non loin des parcelles” ». MeGallon : « Donc, pas sur les lieux appartenant à RTE. » Fin du 3e set.
On appelait ensuite les témoins. Trois, qui allaient tenter d’expliquer pourquoi il y avait occupation. C’était d’abord Harold Van Lent, auteur d’Être forêt, signé Jean-Baptiste Vidalou. Il tentait d’expliquer le fond du dossier : « Avec les éoliennes, on tente de faire croire à une transition énergétique. Mais, en fait, la transition est lestory telling de l’époque : il n’y pas eu dans l’histoire de transitions énergétiques, mais à chaque fois une énergie qui s’ajoutait aux autres, des additions énergétiques : le charbon, puis le pétrole, le nucléaire, et maintenant les énergies renouvelables. Aujourd’hui, on n’a jamais consommé autant de pétrole. Il faut recontextualiser cette lutte. Le problème du réseau, dont le transformateur de Saint-Victor-et-Melvieu est une pièce, est qu’on consommera de plus en plus d’énergie, alors qu’il faudrait en consommer moins. » Mais le juge : « Le débat sur l’énergie est intéressant. Mais la question est que les personnes étaient sur le terrain d’autrui. » Le témoin suivant, Bruno Ladsous, du collectif Toutes les énergies Occitanie, n’avait pas plus de succès en tentant de parler d’énergie. Le juge : « Ce que vous dites est intéressant, mais ce n’est pas l’objet. Que pensez-vous de l’installation et de la personnalité des prévenus ? » M. Ladsous : « Ils ont participé à plusieurs réunions, ils ont fait des propositions, ce qu’ils défendent me paraît profondément juste. »
Le troisième témoin était Jean-Marie Roux, secrétaire départemental de la Confédération paysanne. Celle-là s’est engagée depuis quelques mois dans la lutte contre le projet de transformateur et les éoliennes industrielles. « Notre combat est que les terres restent agricoles. J’ai été sur place, j’ai vu une résistance pacifique, démocratique, en contact avec les habitants du coin, organisant des débats. » Le juge : « 10-15 hectares, ce n’est pas très grand. » M. Roux : « C’est conséquent. » Fin du 4e set.
On passait alors aux plaidoiries. Me Laura Soulier représentait RTE, qui veut construire le transformateur, et qui est donc propriétaire du terrain à la suite de la déclaration d’utilité publique du 18 juin 2018 et à l’ordonnance d’expropriation du propriétaire. Celui-ci, opposé au projet, comme d’ailleurs le conseil municipal de Saint-Victor-et-Melvieu, avait donné son accord pour l’installation de l’Amassada en 2015. « RTE est propriétaire des parcelles en cause à l’issue d’un long processus, dit Me Soulier. On a réduit l’emprise, qui sera de 4,8 hectares, et RTE fait des efforts pour limiter l’impact paysager. RTE est empêchée de lancer le chantier, alors qu’elle a une mission de service public. » La procureure prenait ensuite la parole : « Le Conseil constitutionnel a rappelé en 1982 que le droit de propriété a un caractère constitutionnel. C’est un principe fondateur de la démocratie. Qu’est-ce qui est reproché aux personnes ? De s’installer en réunion en vue d’une habitation sur le terrain d’autrui. » Elle revenait alors sur le cas de chaque prévenu, en avançant des faits qui, selon elle, confirmaient ce qui leur est reproché. Et ajoutait que le prélèvement génétique était permis « s’il y a menace d’atteinte aux biens ». Ses réquisitions ? 300 ou 500 € d’amende selon les cas, et 300 € d’amende pour ceux ou celles qui avaient refusé en garde à vue le prélèvement génétique.
Après ces deux brèves interventions, M. Gallon développait une plaidoirie plus longue, une demi-heure à peu près. Trop longue, selon le président du tribunal, qui lui demandait d’abréger, pendant que la procureur regardait une bonne partie du temps son téléphone portable. Me Gallon rappelait d’abord que « ces citoyens engagés dans un combat contre un projet illégitime n’ont commis aucune violence, outrage, rébellion. Alors, on a été chercher un délit d’occupation ». Il rappelait l’enjeu : « Leur message est : “Nous ne voulons pas vivre dans un paysage industriel”. Ici, c’est un saccage : car il n’y a pas seulement un mégatransformateur, mais aussi l’implantation de lignes à haute tension, alors que la commune est déjà traversée par une ligne à 400.000 volts. La population dit stop. Les populations rurales n’ont pas à voir leurs territoires massacrés pour que les citadins puissent consommer vert. On ne résoudra rien tant que la consommation d’énergie continuera à augmenter. Sur le parc naturel régional du Haut-Languedoc, qui compte déjà 300 éoliennes, on en prévoit mille : on le transforme en zone industrielle. »
Quant au droit de propriété, « il est à géométrie variable », puisque le propriétaire originel a été exproprié pour un projet dont l’utilité est contestable.
Me Gallon venait ensuite sur le prélèvement génétique, soulignant l’absurdité du fait que « les prévenus encourent par leur refus une peine supérieure à celle du délit principal ». Puis, il analysait les faits, démontrant que le délit n’était pas caractérisé, puisque les prévenus n’étaient pas là le 7 février « en vue d’établir une habitation ». Me Guillaume Gosset abondait dans ce sens : le texte sur lequel s’appuie la poursuite « a été voté à l’intention de gens du voyage, pour le cas de terrains vides, puis occupés. Là, il y a des constructions depuis quatre ans ». Et les avocats de demander la relaxe.
Il était environ midi et demi. Le président annonçait que la décision serait rendue dans la journée. L’audience reprenait à 13 h 25. Le juge énonçait les peines : un mois de prison avec sursis. Bien au-delà de ce qu’avait demandé la procureure. Et 150 € d’amende pour refus de prélèvement génétique. Le tribunal rejetait aussi l’exception de nullité.
Après la colère, prévenus et comparants volontaires se retrouvaient dans le jardin jouxtant le tribunal. Encaissant le choc, et se remobilisant pour la suite. Faire appel ? Ce sera décidé, ou non, dimanche lors de l’assemblée à l’Amassada. Élargir la lutte, en faisant comprendre que lutter contre les éoliennes industrielles a un sens dans la bataille climatique. Maintenir l’occupation, et préparer la Fête du vent en septembre. Et se préparer à une expulsion toujours possible, maintenant. Mais l’ordonnance d’expulsion doit être jugée à Montpellier en septembre, et un recours sur le fond le sera à Toulouse dans les mois qui viennent. En tout cas, la lutte de l’Amassada est à un tournant.
https://reporterre.net/Les-juges-de-Rodez-assomment-les-opposants-a-l-eolien-industriel


04/07/19 : Tarn : Le collectif TNE-Occitanie environnement : Le collectif auditionné à l'Assemblée nationale
Le 20 juin à l'Assemblée nationale, la commission d'enquête parlementaire présidée par le député LR du Vaucluse, Julien Aubert, a auditionné trois cosecrétaires du collectif régional Toutes Nos Energies – Occitanie Environnement : l'élu tarnais du Rialet, Jacques Biau, Bruno Ladsous, de l'Aveyron, et l'Audois Patrice Lucchini.
Les deux premiers intervenants, neuf minutes imparties à chacun, Jacques Biau et Bruno Ladsous ont parlé de la démarche Reposta, une alternative au projet de la Région Occitanie Repos qui renonce à cinq fois plus de production électrique éolienne d'ici 2050, alors que la volonté du Président de la République est de la tripler. Le collectif TNE Occitanie Environnement a proposé à la Région Occitanie de discuter projet contre projet mais il n'a pas été entendu. Cette démarche n'a pas été retenue et la région a lancé uniquement sur Internet une concertation publique, le Sraddet (schéma régional aménagement – développement durable – égalité des territoires) qui s'achevait à la fin du mois.
La dernière intervention, celle de Patrice Lucchini pour «Vent mauvais», traitait de la centrale éolienne du Sambres (au nord de l'Aude). Il met en cause les études d'impact. «Le dossier acoustique de la centrale est aujourd'hui devant la DGPR (direction générale de la prévention et des risques) car les contrôles de l'exploitant sont biaisés ; les nuisances sonores continuent ; le paysage est effectivement massacré au-dessus du hameau pourtant inscrit au Patrimoine et trois éoliennes sont implantées sur le périmètre de protection rapprochée du captage qui alimente les hameaux». Patrice Luchini constate que le développement de l'éolien programmé par la communauté de communes de la Montagne Noire (densification et repowering) ne pourra qu'aggraver la situation tandis que les élus locaux se trouvent piégés par la baisse des dotations de l'Etat et voient dans l'éolien le «sauveur suprême». L'association peut s'appuyer sur les administrations (signalement à la DREAL et la DDTM) avant de faire un recours en justice. «L'échange qui a suivi et les questions posées par Julien Aubert ont permis de développer des points essentiels et informer plus précisément la commission de ce qu'il se passe sur le terrain, de la pression des promoteurs et d'un manque réel d'une vraie concertation citoyenne».
Plus d'infos et voir la vidéo :
http://videos.assemblee-nationale.fr/video.7849326_5d0b7574e977c.impact-des-energies-renouvelables--auditions-diverses-20-juin-2019
https://www.ladepeche.fr/2019/07/04/le-collectif-auditionne-a-lassemblee-nationale,8294823.php


03/07/19 : Sud-Aveyron : cinq occupants de l'Amassada condamnés à des peines de prison avec sursis
Ils étaient convoqués devant la justice, ce mercredi, à Rodez.
Ils étaient cinq convoqués à comparaître. Trente-cinq autres voulaient se présenter volontairement devant les juges pour appuyer leur cause, mais la demande a été refusée par les magistrats.
Devant le tribunal de Rodez, ce mercredi matin, ils étaient plusieurs dizaines à avoir fait le déplacement depuis Saint-Victor-et-Melvieu pour défendre leurs compagnon de lutte. Les cinq personnes mises en accusation devaient répondre d'occupation illégale du terrain propriété de RTE qui, dans le village sud-aveyronnais, souhaite installer un transformateur électrique depuis de longues années. Un "saccage" contre lequel s'insurgent les militants de l'Amassada, notamment en occupant le terrain.
Sous les cris du public
L'audience, suivie par nos confrères de Centre Presse, a duré plusieurs heures. A l'issue de celle-ci, les cinq prévenus, également mis en cause pour avoir refusé de se soumettre à la prise d’empreintes génétiques, ont été condamnés à un mois de prison avec sursis, et à 150 € d’amende avec sursis. Sauf pour l'un d'entre eux, qui écope d’une peine d’amende ferme.
La décision a été accueillie par des cris de colère venant du public de la salle d’audience : "Vendus", "pourris", "RTE dégage". L’avocate de RTE a été chahutée à la sortie du tribunal. L’avocat des prévenus n’exclut pas de faire appel de cette décision.
Compte-rendu d'audience à lire jeudi 4 juillet dans Midi Libre Millau.
https://www.midilibre.fr/2019/07/03/sud-aveyron-cinq-occupants-de-lamassada-condamnes-a-des-peines-de-prison-avec-sursis,8293936.php?fbclid=IwAR0I4LFEkYETVQ6hLeSauyg1gM58dmBX5TwxlbNZPj4083Ds_9QRBPzucys

01/07/19 : P. O. : Engie Green et catEnR signent un accord pour le codéveloppement d’un projet éolien citoyen à Banyuls-dels-Aspres et Brouilla

Gouvernance partagée entre Engie Green et catEnR pour une transition énergétique associant étroitement les acteurs locaux au projet de développement industriel du territoire. On appelle “citoyen” un projet de production d’énergie renouvelable piloté avec les acteurs locaux et qui ouvre son capital au financement participatif afin de permettre aux habitants et actrices du territoire d’investir dans un projet local en faveur de la transition énergétique et de profiter de ses retombées financières.
L’accord signé entre Engie Green et catEnR prévoit la constitution d’un comité de décision
avec une voix pour chaque entité qui conduit les aspects administratifs et les phases de
développement, de construction et d’exploitation. Le projet éolien est ainsi codéveloppé entre l’industriel et la société coopérative locale. Engie Green est une entreprise de référence des énergies renouvelables en France. Son siège social est implanté en Occitanie où elle exploite 9 parcs éoliens pour près de 112 MW installés.

Engie Green développe l’éolien participatif depuis de nombreuses années et selon différents modèles qui permettent aux citoyens de participer à l’essor des énergies renouvelables. Elle apporte ainsi au projet de Banyuls-dels-Aspres et Brouilla son expérience, son expertise technique et son ingénierie financière.
catEnR, coopérative d’énergies participatives aménage et finance des centrales de production d’énergie renouvelable dans le département des Pyrénées-Orientales pour une transition énergétique réussie au profit du territoire. Les deux parties prenantes s’accompagnent ainsi mutuellement pour une transition citoyenne cohérente.
Un projet éolien citoyen mais aussi solidaire, d’intérêt collectif et d’utilité sociale
Un-e habitant-e émet en moyenne 10 tonnes de gaz à effet de serre pour ses activités et 15 tonnes par son épargne ; il est donc primordial de placer son épargne dans la transition énergétique. Produire ensemble une énergie renouvelable dans l’intérêt du territoire et de ses habitants et la consommer judicieusement, voilà le défi. Outre les retombées économiques pour le territoire, il est possible aujourd’hui de relocaliser de fortes valeurs ajoutées locales. La transition énergétique permet de créer de nombreux emplois non délocalisables et de maîtriser les consommations d’énergie par des initiatives d’efficacité et de sobriété.

Les habitants peuvent amorcer le mouvement vers une société décarbonée et se
réapproprier leur territoire, son potentiel énergétique au travers de modèles décentralisés
innovants et porteurs de développement local.
Éléments de contexte :
Conformément au scénario Repos adopté par la Région Occitanie / Pyrénées – Méditerranée, atteindre cet objectif nécessite de multiplier par 3 la production d’énergie d’origine renouvelable et diviser par deux la consommation d’énergie par habitant.
Il faut rappeler que chaque jour et en dépit de ses ressources exceptionnelles en vent et en soleil, près de 2 millions d’€ quittent le département des Pyrénées-Orientales pour importer l’énergie que nous consommons donc que nous nous ne produisons pas.

En France, plusieurs projets éolien citoyen sont déjà en exploitation comme Le Haut des Ailes*, Bégawatts, La Citoyenne (Haute-Vienne)*, Les Ailes des Crêtes, Isac-Watts, Avessac, La Jacterie, Champs Chagnots, la luzette*, certains en développement comme le parc de l’Hyrôme, Aganagues* et d’autres encore.
*projets codéveloppés
A propos de catEnR
La gestion coopérative de catEnR est régie par le principe « une personne = une voix ». La coopérative structure la coconstruction avec les habitant-e-s et les acteurs du territoire. Aujourd’hui catEnR est la propriété de 200 associé-e-s : 170 citoyen-ne-s, 7 bénéficiaires des 12 installations en service (3 paysans, 1 crèche, 2 collectivités et 1 voisin), 20 partenaires privés (13 sociétés et 7 associations) et 3 partenaires publics.
Face à une crise systémique (sociétale, écologique, économique et sociale) chaque jour plus profonde, Banyuls-dels-Aspres et Brouilla initient une démarche exemplaire qui concilie des activités économiques, créatrices de nombreux emplois, avec les enjeux climatiques modernes tout en renforçant la cohésion sociale. Les deux communes sont lauréates de l’appel à projets « Collectivités pilotes pour le développement de projets d’énergie renouvelable territoriaux » de la Région Occitanie et de l’ADEME, ce qui favorise des conditions idéales pour l’animation et la concertation de ce projet éolien citoyen ainsi que d’autres projets de production d’énergie renouvelable, solaires notamment.
A propos d’Engie Green
Acteur de référence en France de l’éolien, du solaire photovoltaïque, des énergies marines et de la méthanisation. Engie Green réunit plus de 400 collaborateurs et réalise avec les acteurs locaux des projets adaptés et ambitieux qui révèlent les potentialités de chaque territoire. Engie Green a développé une expertise unique dans les domaines du développement, de la construction et de l’exploitation des parcs éoliens et solaires. Elle totalise 1 479 MW éoliens et 934 MW* solaires installés soit une production annuelle d’énergie verte injectée sur le réseau équivalente à la consommation d’environ 1 800 000 habitants. ENGIE Green est également engagée dans les énergies marines avec l’installation d’une ferme pilote de 4 éoliennes flottantes au large de Leucate-Le
Barcarès, prévue à l’horizon 2021. Elle développe par ailleurs 40 projets en méthanisation via sa filiale

Engie Biogaz. Avec Engie Green, le développement des énergies renouvelables s’accompagne d’une démarche sociétale, responsable et durable. Engie Green est une filiale d’Engie, leader français de la production éolienne, solaire, et biométhane, pionnier de la transition énergétique, engagé dans la construction d’un monde plus harmonieux, basé sur la production d’énergies renouvelables et de services innovants.
*Chiffres à jour au 31/12/2018

https://www.le-journal-catalan.com/engie-green-et-catenr-signent-un-accord-pour-le-codeveloppement-dun-projet-eolien-citoyen-a-banyuls-dels-aspres-et-brouilla/71230/

01/07/19 : P. O. : Ansignan : vide-greniers et marché de production

Extrait : 
Des chalands habituels, au « Non aux éoliennes industrielles »
Mais des militants de l’association « Non aux éoliennes industrielles dans le Fenouillèdes » étaient également présents. Et de nombreuses discussions s’en sont suivies sur ce problème dont le risque est, dirons-nous, de figer les esprits, alors que de l’avis de militants, des situations qui peuvent rencontrer l’accord d’un grand nombre, sont envisageables.