Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

EOLIEN : Nuisances, Santé, Environnement, Infrasons, Bruit, Immobilier, ... (II) (du 11/10/2018 au ...)


Nuisances, Santé, Environnement,
Infrasons, Bruit, Immobilier, ...




Voir les articles précédents sur "EOLIEN : Nuisances, Santé, Environnement, Infrasons, Bruit, Immobilier, ... " (I)




07/06/19Nuisances sonores : «On s’est intéressé à l’hormone du stress»
En raison de l’insuffisance de données sur les effets du bruit sur la santé, l’épidémiologiste Anne-Sophie Evrard reste prudente.
Anne-Sophie Evrard, épidémiologiste, spécialiste des questions sanitaires relatives au bruit, est chargée de recherche à l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux. Elle coordonne le programme de recherche Debats (Discussion sur les effets du bruit des aéronefs touchant la santé).
Nos capacités auditives ont-elles baissé ?
Les niveaux sonores qui seraient préjudiciables à notre audition ne sont pas atteints par le bruit environnemental, notamment à proximité des infrastructures de transport, sauf de manière accidentelle. Mais l’exposition au bruit amplifié, par les casques et écouteurs sur les oreilles par exemple, constitue un véritable problème de santé publique en termes d’audition, notamment chez les jeunes qui écoutent de la musique trop fort et trop longtemps.
Certains bruits sont-ils plus nocifs pour la santé ?
On manque de données. Prochainement, nous allons nous intéresser aux effets sanitaires du bruit émis par les éoliennes. Les niveaux sonores sont a priori faibles, mais les éoliennes produisent également des infrasons, comme les poids lourds, les pompes à chaleur, le vent…
Des études ont montré que le bruit pouvait provoquer de l’hypertension, voire des AVC ?
A ce jour, une unique étude a montré un lien entre le bruit et la survenue d’un AVC. Cela ne suffit pas pour conclure. Concernant l’hypertension, la plupart des travaux montrent un risque, notamment chez les hommes. Des hypothèses mettent en avant le système hormonal.
Qu’en est-il des troubles psychologiques ?
Il existe peu de travaux sur ce sujet. Mais une étude menée en Grande-Bretagne indique que les enfants exposés au bruit présentent des troubles d’apprentissage, des retards difficiles à combler. On peut aussi noter qu’en Asie, une étude a porté sur la croissance fœtale chez des femmes enceintes. Elle a révélé un poids de naissance plus faible chez celles qui étaient les plus exposées au bruit. Enfin, dans certaines circonstances, le sommeil peut être perturbé. Ce lien a pu être établi via des questionnaires mais aussi par des méthodes objectives. Nous nous sommes aussi intéressés au cortisol, l’hormone du stress. Schématiquement, notre taux est maximum le matin et plus bas le soir. Or, chez les personnes les plus exposées, ce taux a l’air de moins baisser le soir. Mais là encore, ce résultat ne repose que sur une seule étude.
https://www.liberation.fr/france/2019/06/07/nuisances-sonores-on-s-est-interesse-a-l-hormone-du-stress_1732536

30/05/19Les éoliennes sont-elles dangereuses pour la santé ?😡😡
Migraines, nausées, tachycardie… Depuis plusieurs années, des personnes vivant à proximité de parcs éoliens rapportent des symptômes inexpliqués. Selon des associations de riverains et certains politiques, la responsabilité des éoliennes ne fait aucun doute. Qu’en est-il vraiment ?
Doit-on craindre les éoliennes ? La France en comptait plus de 7 000 en 2018, et ce nombre devrait doubler d’ici 2030. Mais selon des associations de riverains, ces sources d’énergie poseraient des risques pour la santé humaine. La problématique s’est invitée sur la scène politique, notamment grâce à des élus du Rassemblement national, comme Jordan Bardella.
Cette préoccupation existe cependant depuis près d’une décennie. C’est en 2009 qu’une chercheuse américaine, la Dre Nina Pierpont, publie une étude sur ce qu’elle est la première à nommer « syndrome éolien ». Vivement critiqué pour ses biais par la communauté scientifique, le travail de Nina Pierpont a tout de même été largement repris par les détracteurs de l’éolien.
Depuis, des personnes habitant près d’éoliennes rapportent divers symptômes parmi les nombreux que regroupe le « syndrome éolien » : nausées, migraines, anxiété, acouphènes, troubles de la vue, etc. Les souffrances sont bien réelles, et ont été constatées par diverses études scientifiques, mais l’existence d’un lien de causalité n’est pas établie, et les recherches doivent se poursuivre.
Sources :
- Avis de l’Anses, Rapport d’expertise collective, mars 2017, Edition scientifique - https://tinyurl.com/yyhllysg
- Rapport du groupe permanent pour la sécurité électrique en milieu agricole (GPSE) dans deux élevages situés à proximité d’un parc éolien, en Loire-Atlantique - https://tinyurl.com/yxm99c8d
- Lignes directrices de l’OMS de 2018 (en anglais)- https://tinyurl.com/y4zl8jde
- Etude publiée en 2015 par Fiona Crichton sur l’effet nocebo appliqué aux infrasons des éoliennes (en anglais) - https://tinyurl.com/y2yvjsea
- Etude de l’Université de Sidney sur la propagation des symptômes du « syndrome éolien » en Australie (en anglais) - https://tinyurl.com/y59lebdw
https://www.lemonde.fr/planete/video/2019/05/30/les-eoliennes-sont-elles-dangereuses-pour-la-sante_5469580_3244.html

30/05/19Vertiges, troubles du sommeil, maux de tête... Les éoliennes mettent-elles notre santé en danger ?
POLÉMIQUES - Le nombre d'éoliennes sur le territoire français s'accroît depuis quelques années, pour atteindre 7.370 aujourd'hui. Une augmentation qui suscite des inquiétudes concernant les effets de ces installations sur la santé. Nous avons cherché à connaître leur bien-fondé.
"Il paraît que le bruit des éoliennes provoque des cancers", lançait Donald Trump le 2 avril dernier devant le Comité national républicain. Ce n'est pas un secret, ce fervent défenseur du charbon n'aime pas les éoliennes. Et il n'est pas le seul. Cinq jours après l'allocution du président américain, la tête de liste RN pour les élections européennes Jordan Bardella déclarait sur le plateau du Grand Rendez-vous Europe 1-Les Echos-CNews que "les ondes qui sont dégagées [par les éoliennes] sont extrêmement nocives pour la santé". Dans le même temps, son parti lançait une campagne "Stop éoliennes".
Mais si cette vague de critiques à l'égard des éoliennes semble avant tout motivée par des ambitions politiques, les éoliennes cristallisent bel et bien, sur le terrain, les inquiétudes des principaux concernés : les citoyens. Dans le Centre-Val de Loire, des habitants de deux villages du Cher se mobilisent ainsi depuis plusieurs mois contre l'implantation de six éoliennes près de leurs habitations, qui n'est pour l'instant qu'à l'état de projet. Ils craignent notamment de subir les soucis de santé (céphalées, vertiges...) dont font actuellement l'expérience les habitants de Nozay, en Loire-Atlantique, où un parc éolien a été installé en 2012.
Des éoliennes presque aussi hautes que la tour Eiffel à 540 mètres des villages
"La société Nordex a l'intention d'implanter six éoliennes en bordure des communes de Menetou-Râtel et Sens-Beaujeu. Or ces installations sont absolument monstrueuses !", s'inquiète auprès de LCI Laurent Fauroux, vice-président de l’association des Moulins à vent du Sancerrois, qui se bat contre ce projet avec l'aide de deux avocats. "Elles vont mesurer plus de 200 mètres de haut, soit les deux tiers de la tour Eiffel, et les pales sont longues de 132 mètres, soit la largueur d'un Boeing 747".
Au-delà de la taille de ces gigantesques moulins à vent, c'est surtout leur proximité avec les habitations qui inquiète le militant. Nordex France prévoirait en effet d'installer l'éolienne la plus proche à 540 mètres des premières maisons. "L'implantation que nous proposons est le résultat d'un an et demi d'études et de concertation avec les habitants", assure à LCI l'un des employés de la société. Malgré le mécontentement toujours présent de certains riverains, comme Laurent Fauroux, il est selon lui difficile de modifier les plans en raison d'un lot important de contraintes, "comme les distances vis-à-vis des haies pour protéger les oiseaux et les chauves-souris".
Bien que les 540 mètres qui doivent séparer la première éolienne des habitations respecte la distance minimale réglementaire, fixée en France à 500 mètres depuis 2012, elle reste pour autant très faible si l'on en croit les recommandations de l'Académie nationale de médecine. Celle-ci avait demandé en 2006 "de suspendre à titre conservatoire la construction d’éoliennes d’une puissance supérieure à 2,5 MW à moins de 1500 mètres des habitations", puis réitéré ces recommandations dans un rapport de 2017. Or ici, les éoliennes en question doivent avoir une puissance de 3,6 MW.
Contacté par LCI.fr, le rapporteur Patrice Tran-Ba-Huy affirme que malgré l'insistance de l'Académie pour revoir cette distance réglementaire, le gouvernement fait pour l'heure la sourde oreille. En réalité, le Sénat avait bien, en 2015, augmenté cette distance à 1.000 mètres dans le cadre du projet de loi de transition énergétique, avant que l'Assemblée nationale ne revienne sur la décision. Elle considérait que le relèvement du seuil minimal ne pouvait "constituer une solution proportionnée" aux inquiétudes des riverains pour leur santé et pour les paysages.
Au Danemark et au Royaume-Uni pourtant, la distance entre l'éolienne et les premières habitations doit être quatre fois supérieure à la hauteur du mât, rapporte l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Aux États-Unis, elle doit être au minimum de deux kilomètres. "Avec sa règle des 500 mètres, la France a établi l'une des distances les plus faibles du monde", regrette le vice-président de l’association des Moulins à vent du Sancerrois.
Si le gouvernement refuse pour l'heure de bouger, c'est selon lui pour la simple raison qu'un accroissement de la distance minimale ne lui permettrait pas d'installer autant d'éoliennes qu'il est en train de le faire. C'est effectivement ce qu'argumentait l'Assemblée nationale le 14 avril 2015 lors de la révision de la distance minimale réglementaire de 1.000 mètres : "Cette règle 'aveugle' ne prend pas en compte les spécificités de chaque territoire et réduit considérablement le potentiel de développement de l’éolien en France. Par exemple, en région Centre (devenue depuis Centre-Val-de-Loire, ndlr), avec le seuil actuel de 500 mètres, la surface pouvant accueillir un projet éolien représente 33 % de la surface totale régionale. Avec un seuil fixé à 1.000 mètres, la surface résiduelle serait de 3 %, soit une division par dix. Le ratio serait quasi-identique en région Picardie (4,9 % contre 47 %)."
Des cas de vertiges, céphalées et troubles du sommeil rapportés
Si Laurent Fauroux s'oppose formellement à une distance aussi faible entre son village et les éoliennes, c'est avant tout pour une question sanitaire. "À Nozay, 200 vaches sont mortes depuis l'installation de six éoliennes en 2012 et 15 sont mortes exactement au même endroit. C'est aussi le cas de deux chevaux. L'éleveur concerné affirme qu'il s'agit du lieu où sont enterrés les câbles électriques des éoliennes, même s'il faut pour l'instant parler avec précaution car une enquête est en cours. Mais en consultant les documents qui restituent les discussions qui ont eu lieu au Sénat le 28 février 2019 dans le cadre de la quinzième législature sur l'impact des éoliennes terrestres sur la santé, on apprend aussi que la population y est malade", rapporte-t-il. Céphalées, vertiges, troubles du sommeil ou encore saignements de nez sont en effet cités par l'élu LR des Pays de la Loire Christophe Priou. Des troubles qui pourraient s'expliquer, selon Laurent Fauroux, par les infrasons émis par les éoliennes.
D'après le site indépendant Officiel Prévention, spécialisé sur les questions de sécurité au travail, "l’exposition assez intense et répétitive à des infrasons en milieu industriel (machines tournantes, ventilateurs)" peut effectivement avoir "des répercussions néfastes sur la santé, en provoquant des symptômes physiologiques et psychiques (inconfort, fatigue, irritabilité, céphalées, vertiges, nausées …), variables selon la sensibilité des individus". Or en 2006, l’Académie nationale de médecine avait réclamé à ce que les parcs éoliens soient classés en "zone industrielle", comparant leur impact sonore à celui des usines.
"Cela met en jeu le problème de la susceptibilité individuelle, d'autant que parmi les riverains, tous ne sont pas sensibles." Patrice Tran-Ba-Huy, membre de l'Académie nationale de médecine
Pourtant, Patrice Tran-Ba-Huy ne croit pas du tout à l'incidence des infrasons dans ces troubles. "Les personnes qui habitent, par exemple, le long d'un métro aérien ont, toutes les cinq minutes, des infrasons infiniment plus puissants que les éoliennes. Et il n'y a pas de syndrome du métro aérien. Cela met en jeu le problème de la susceptibilité individuelle, d'autant que parmi les riverains, tous ne sont pas sensibles", fait-il remarquer. Selon lui, il s'agirait plutôt de symptômes "subjectifs" qui "entrent dans ce que l'on appelle les intolérances idiopathiques environnementales", déjà décrites dans le cas, par exemple, de la perception olfactive d'odeurs de carburants. "Quant aux allégations de Trump concernant le cancer, c'est du pipeau", assène-t-il.
Mais s'il considère donc, qu'à l'heure actuelle, il est impossible de lier scientifiquement les éoliennes aux troubles que subissent certaines personnes, Patrice Tran-Ba-Huy concède néanmoins que selon la définition de la santé faite par l'OMS [La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, ndlr], ces installations peuvent bien nuire aux riverains en raison des perturbations psychologiques et sociales qu'elles engendrent (baisse de la valeur immobilière des biens, divisions au sein d'une même commune sur le sujet...). Et d'ajouter : "Dans cette mesure, il est admissible de penser que les éoliennes sont indirectement responsables de ce qu'on appelle le 'syndrome de l'éolienne'". Celui-ci, décrit dans le rapport de l'Académie nationale de médecine de 2017, regroupe plus de 150 symptômes dont le stress, la fatigue et l'anxiété. "Mais les gens qui habitent près des centrales nucléaires pourraient somatiser aussi, tout comme ceux qui habitent près des usines", rétorque Laurent Fauroux.

Le poids des lobbies
Malheureusement, indique le membre de l'Académie nationale de médecine, il n'est pour l'heure pas possible de trancher le débat grâce à des preuves scientifiques tangibles. "Toutes les études dont nous disposons actuellement sont faites à l'étranger et il est nécessaire de les analyser avec beaucoup de finesse en raison des nombreux conflits d'intérêts." En France, l'institution milite depuis de nombreuses années pour la mise en place d'une étude épidémiologique, qui n'a toujours pas eu lieu. "Cela s'explique par deux choses. La première, c'est que méthodologiquement c'est très long, très difficile et très coûteux. La deuxième, c'est que le lobby des éoliennes ne milite évidement pas pour que l'on effectue ce type d'étude en France."
En attendant, Laurent Fauroux et les autres membres de son association vont continuer de se battre pour que le projet de Sens-Beaujeu et Menetou-Râtel ne puisse pas aboutir en l'état. Une pétition a été mise en ligne dans ce but. "Les éoliennes sont posées pour 20 ans. Il faut 400.000 euros pour en démanteler une. Donc une fois qu’elles seront installées, personne ne va les démonter. Car qui paierait alors l’addition ?"

20/05/19Éoliennes : le recyclage en question
Le recyclage des éoliennes, notamment des pales, n’a pas été suffisamment anticipé en France. Les experts plaident pour la mise en œuvre d’une filière dédiée.
Une petite musique se fait entendre depuis quelques mois, affirmant que les éoliennes ne se recyclent pas. Et que nous nous retrouverons d’ici peu au milieu de gigantesques cimetières de ces moulins à vent des temps modernes. « Le sujet fait actuellement polémique, confirme Raphaël Gerson, chef adjoint du service Énergies renouvelables à l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). Ce n’est pas forcément une mauvaise chose car il faut anticiper. »
Les 7 000 éoliennes, soit 16 gigawatts (GW) de puissance installés, qui composent le parc français (selon le baromètre Observ’ER), ont été construites pour la plupart depuis les années 2000. Or une éolienne a une durée de vie de vingt-cinq ans environ.
Les premiers démantèlements interviendront donc dans les toutes prochaines années. Avec une règle : pour chaque éolienne de taille industrielle construite, environ 50 000 € sont provisionnés pour son démantèlement. Le problème est qu’aucune disposition n’a pour le moment été prise par les pouvoirs publics pour mettre en place une filière dédiée. Les Allemands, eux, démantèlent déjà plus de 1 000 machines par an.
Comment ? Une éolienne est constituée à 90 % d’acier et de béton, deux matières facilement recyclables. Les 10 % restants proviennent des pales, constituées de matières composites, essentiellement du plastique. Aujourd’hui, elles ne sont pas recyclables, ou alors à des coûts très élevés. Résultat : ­elles sont utilisées comme combustible pour produire la chaleur indispensable à certains procédés industriels. Le parc français actuel en compte 100 000 t. Et à partir de 2025, 10 000 t à traiter viendront s’ajouter par an.
Sachant que le flux ne pourra aller qu’en augmentant. La prochaine Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) devrait fixer un objectif de 35,6 GW terrestre et 5,2 GW en mer (dont 1 GW flottant) d’ici à 2028. Autant dire demain. La France est en effet le deuxième gisement européen en vent, selon l’Agence européenne de l’environnement.
« Nous n’avons pas trente-six solutions, reprend Raphaël Gerson. Soit nous apprenons à recycler ces matières, soit nous faisons de l’écoconception en fabriquant des pales à partir d’autres matières, recyclables cette fois-ci. Ce qui représente une formidable opportunité économique, fortement créatrice d’emplois. »
http://www.leparisien.fr/economie/eoliennes-le-recyclage-en-question-20-05-2019-8075565.php

13/05/19VIDEO. Les courants électriques à l'origine des mystérieuses morts de vaches ?
C’est un mal étrange qui frappe les vaches dans certaines campagnes françaises. Des animaux en bonne santé meurent subitement. Des installations électriques seraient-elles en cause ? Dans les prés, nous avons mené l’enquête, et fait d’éclairantes découvertes.
En Loire-Atlantique, à 30 kilomètres de Nantes, l’exploitation de Didier Potiron est en danger, son cheptel décimé. Il a perdu 300 vaches en 6 ans. Les services vétérinaires sont formels, il n'y a pourtant aucun problème sanitaire dans son troupeau.
Des morts inexpliquées, qui surviennent depuis qu’un parc éolien a été installé à proximité de sa ferme. Les autorités s'interrogent sur des fuites de courant provenant des câbles souterrains par lesquels transitent des dizaines de milliers de volts. Ils pourraient être à l’origine des troubles du comportement des vaches.
Elles évitent par exemple de s’approcher des structures métalliques dans la salle de traite, comme nous l'explique Didier Potiron : "Vous voyez, là elle hésite, elle fait demi-tour, donc là le robot va se retrouver sans vaches, sans traite. C’est le syndrome éolien ça."
Sa voisine a elle aussi perdu une quarantaine de vaches depuis que les éoliennes dominent ses prés. Les deux éleveurs ont saisi le tribunal de grande instance pour obtenir réparation. A la Préfecture de la Loire-Atlantique, des expertises sont en cours pour comprendre s’il y a un lien entre les troubles observés et les éoliennes. Les résultats seront connus en juin.
"Dans l’intérêt des personnes et des animaux, nous utiliserons la solution qui permettra de mettre un terme aux symptômes et aux désordres rencontrés aujourd’hui, y compris à travers l’arrêt des éoliennes si cela s'avère nécessaire", explique Serge Boulanger, secrétaire général de la Préfecture.
EDF, via le groupement pour la sécurité électrique, appelle ce phénomène "courants électriques parasites". Les bovins y seraient particulièrement sensibles. D’autres cas ont été recensés dans la Sarthe et les Côtes d’Armor. Près de Saint-Brieuc, Patrick Le Néchet, éleveur de vaches charolaises pourtant éloigné des éoliennes, fait le même constat : 140 bêtes sont mortes en cinq ans de manière inexpliquée.
Pour tenter de comprendre, il a fait appel à un consultant spécialiste des courants électriques parasites. Pascal Delplanque a mesuré dans son exploitation du courant... dans les abreuvoirs. "On a une perturbation en haute fréquence, pointe-t-il à l'aide de son oscilloscope. Dans l’installation, ici il n'y a pas d’électronique particulière, donc on ne devrait pas retrouver ce signal dans un abreuvoir."
A ce jour, impossible de savoir d’où viennent ces courants parasites. Sont-ils à l’origine des pertes en bétail de Patrick Le Néchet ? Ce matin encore, un veau de 4 jours, né avec des malformations, est mort subitement : "Je l’ai trouvé comme ça, témoigne ce dernier. Avant il y en a eu d’autres malformés, les articulations toutes de travers, six sont morts la semaine dernière".
Ces pertes en bétail ne sont pas couvertes par les assurances. L’éleveur souhaiterait maintenant que les autorités mènent des études pour comprendre d’où viennent les courants parasites qui perturbent son exploitation.
https://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/video-les-courants-electriques-a-l-origine-des-mysterieuses-morts-de-vaches_3441895.html

11/05/19Sites classés : le gouvernement veut ouvrir la voie au béton
Un projet de décret pourrait faciliter grandement les travaux dans les « sites classés », les zones parmi les plus protégées et riches en biodiversité du territoire français. Une nouvelle contradiction entre les actions du gouvernement et les annonces faites lundi 6 mai par Emmanuel Macron en faveur de la protection de la biodiversité.
En même temps qu’Emmanuel Macron annonçait lundi dernier des mesures en faveur de la biodiversité, son gouvernement préparait un décret qui pourrait laisser libre cours aux appétits des bétonneurs dans les sites les plus préservés de France.
Ces « sites classés » sont par exemple la dune du Pilat, les calanques de Marseille, le massif du Mont-Blanc, les gorges du Tarn, les plages du Débarquement, etc. Ces lieux exceptionnels doivent présenter « un intérêt général au point de vue artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque » pour être ajoutés à la liste des sites classés. Il y en a désormais 2.700, couvrant environ 2 % du territoire national.
Depuis plus de 100 ans, la politique à leur égard est simple : les préserver au maximum de toute dégradation. Une politique plutôt rare, quand on sait qu’en France l’équivalent de la surface d’un département disparaît tous les 7 à 10 ans sous les bulldozers et le béton. Cette protection fait de beaucoup de sites classés des conservatoires de biodiversité, des refuges pour les espèces menacées.
Actuellement, tous les travaux conséquents sur ces sites — un agrandissement notable d’un bâtiment, une construction, un belvédère ou une passerelle, un défrichage — doivent recevoir une autorisation ministérielle. Mais, un décret en préparation, que Reporterre a pu consulter, prévoit que l’ensemble des autorisations de travaux concernant les sites classés seront désormais délivrées à un niveau bien plus local, par les préfets de département.
Un arbitrage de Matignon
« On ne s’y attendait pas du tout », relate David Couzin, président de l’Association des inspecteurs des sites. Alors que les services du ministère travaillaient en interne depuis de longs mois à un projet de décret ne déléguant que les travaux les moins « impactants » aux préfets, Matignon est arrivé en décembre en imposant sa version lors d’une réunion interministérielle.
« Il n’y a jamais eu d’attaque aussi importante du dispositif, les inspecteurs à la retraite qui m’appellent me disent que c’est la fin des sites classés », alerte David Couzin. Cette mesure « risque de vider de sa substance une politique importante de protection du patrimoine naturel et culturel », soutient le Syndicat national de l’environnement-FSU, dans une lettre au ministre de la Transition écologique.
Cette déconcentration de la décision au niveau départemental fait craindre le pire aux défenseurs des sites. « Le préfet de département a beaucoup moins de moyens de résister que le ministère à un hôtelier qui veut faire une exploitation commerciale des lieux, ou quelqu’un d’important qui veut construire une villa. Il connaît les notables locaux », observe Julien Lacaze, vice-président de l’association Sites et Monuments. Cette institution plus que centenaire avait porté la première loi de protection des sites en 1906, et soutient les inspecteurs des sites dans leur mobilisation contre le projet de décret. « On va créer de l’activité en déprotégeant, alors qu’un site bien protégé rapporte de l’argent », reprend-il. « C’est une politisation extrême des arbitrages via le préfet, où domineront les intérêts électoraux et du Medef [Mouvement des entreprises de France] », dénonce Francis Combrouze de la CGT Environnement.
Le Conseil national de protection de la nature (CNPN), instance clé pour la protection des espèces sauvages et des espaces naturels, s’est également saisi du sujet. Il souligne dans un avis du 21 mars dernier que les préfets de département sont « fortement soumis aux pressions aménagistes locales, notamment à des fins touristiques », ajoutant qu’« une déconcentration totale des autorisations de travaux remettrait en cause les efforts accomplis pendant plus d’un siècle pour la protection des sites les plus remarquables de France, qui font par ailleurs l’objet d’un intérêt croissant par le grand public, et elle constituerait un danger pour la protection de la biodiversité ».
À ce cœur unanime, s’ajoutent également des voix d’élus. Les maires de Carquefou et Sucé-sur-Erdre, dont les communes sont situées sur le site classé de la vallée de l’Erdre, près de Nantes (Loire-Atlantique), ont écrit à François de Rugy pour lui demander d’abandonner la mesure. Le sénateur radical Éric Gold a déposé une question écrite au gouvernement sur le sujet. La députée Modem Sarah El Haïry prépare une question orale au gouvernement pour le 21 mai afin « de comprendre la volonté du gouvernement », explique-t-elle.
« Cette déconcentration va aussi mettre à mal la cohérence de la politique nationale, ajoute Julien Lacaze. Au niveau du département, certains préfets peuvent protéger quand d’autres veulent exploiter. Il suffit d’un préfet ayant cette vision-là pour compromettre un joyau. » « Il y a des préfets qui veulent des aménagements et d’autres, comme dans le Var, qui trouvent que c’est très bien que la décision soit prise à Paris car ils ne pourraient pas résister localement à tous les projets qu’on leur présente chaque semaine », témoigne un inspecteur préférant rester anonyme.
Des aménageurs attendraient la publication du décret avec impatience
« Et puis, les moyens des préfets de département ont déjà été considérablement réduits », souligne de son côté Élodie Martinie-Cousty, représentante de FNE (France Nature Environnement) à la commission supérieure des sites, perspectives et paysages. « Ils ont parfois du mal à juste exercer le contrôle de légalité, alors on a du mal à imaginer qu’ils vont résister aux pressions des gros opérateurs. »
Plusieurs attendraient la publication du décret avec impatience, redoute-t-elle : « Par exemple, à Chamonix, sur le Mont-Blanc, de gros opérateurs voulaient installer des retenues collinaires afin de faire des réserves d’eau pour produire de la neige artificielle. Jusqu’ici, le maire et l’inspecteur des sites locaux ont résisté parce que les inspecteurs généraux [c’est-à-dire nationaux, au ministère] ont dit non. » « Il y a des projets combattus depuis cinq, dix ans, qui risquent de ressurgir », redoute également David Couzin.
« J’ai des dossiers de projets d’aménagement qui vont être débloqués dès la publication du décret », assure à Reporterre un inspecteur local. « Sur un secteur viticole, un hôtel cinq étoiles avec héliport, par exemple. » Un autre évoque un projet d’éoliennes sur l’île de Chauzey, ou un champ de panneaux photovoltaïques sur l’île d’Yeu. Plus généralement, la pression pourrait être plus forte sur les sites en zone périurbaine — comme la perspective du Grand Canal du château de Versailles — ou pour les lieux convoités, tels que les sites du littoral.
Un train de mesures de « simplification »
Côté gouvernement, la justification en préambule du décret se résume en un mot : « simplification ». Un garde-fou est mis en place via ce qui est appelé le « pouvoir d’autorisation ministérielle », à savoir que le ministre « chargé des sites » (aujourd’hui celui de la transition écologique) peut se saisir s’il le souhaite d’un dossier. Un garde-fou bien trop léger selon les opposants au projet de décret.
Ce texte vient s’ajouter à la liste — toujours plus longue — de mesures de « simplification » du droit de l’environnement :
- Début mars, Reporterre faisait le bilan de ces mesures depuis le début du quinquennat ;
- Fin avril, nous révélions que le projet de loi relatif à l’énergie et au climat entend retirer une compétence à l’Autorité environnementale (relativement indépendante) pour la donner aux préfets dans le but de limiter le nombre d’études d’impact environnemental. Études essentielles pour connaître l’état de la biodiversité d’une zone avant un projet d’aménagement ;
- Lundi 6 mai, Mediapart dévoilait qu’un autre projet de décret visait là aussi à transférer les compétences du Conseil national de protection de la nature (CNPNque nous évoquions plus haut) vers des instances régionales soumises « aux pressions des responsables politiques et économiques locaux », précisait le journal en ligne.
« Il y a un parallélisme complet entre le projet de décret sur les sites classés et celui concernant le CNPN, estime David Couzin. Ce sont deux wagons du même train. »Pourtant, lundi 6 mai Emmanuel Macron, après un entretien avec des scientifiques de l’IPBES — l’équivalent du Giec pour la biodiversité — annonçait notamment son souhait d’étendre la surface des aires marines et protégées jusqu’à 30 % de la surface du territoire français. Une lutte accrue contre la bétonisation était aussi affirmée. Julien Lacaze, de Sites et Monuments, insiste : « Les déclarations du président de la République nous ont fait tristement sourire. Il y a des effets d’annonce alors que, dans le même temps, des mesures très techniques vont dans l’autre sens, tout est comme ça dans notre expérience du gouvernement actuel. »
https://reporterre.net/Sites-classes-le-gouvernement-veut-ouvrir-la-voie-au-beton

10/05/19Rien ne va plus chez les « Grands sites de France » : vent de fronde à l’égard du gouvernement
Le réseau des Grands Sites de France est particulièrement remonté à l'égard du gouvernement depuis l'annonce du décorsetage des autorisation de chantiers en sites classésCe n’est pourtant pas du tout dans les habitudes des instances telles que le Réseau des Grands Sites de France (RGSF) que de mener une fronde publique et médiatique à l’égard d’un ministère ou plus largement du gouvernement… Mais clairement il semble que le projet de texte de loi régissant les travaux en site classé a franchi le Rubicon…
Dans un communiqué daté de mars dernier, RGSF explique : « Le Réseau des Grands Sites de France (RGSF) et ses membres ont été informés d’un projet de
déconcentration totale au niveau des préfets de département des autorisations de travaux en site classé, autorisations relevant à ce jour pour l’essentiel du Ministre en charge de la transition écologique et solidaire. Les élus du RGSF réunis en CA le 20 mars 2019 ont souhaité faire part de leur inquiétude au Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire« .
Décorseter les autorisations pour lancer des chantiers dans les zones classées

En substance, désormais ce sont les préfectures de département qui donneront quitus – ou pas – aux chantiers, travaux d’aménagements urbanistiques… privés et publics, alors que par le passé, ces mêmes autorisations étaient très scrupuleusement dispensées par le ministère en charge de la protection des sites.
Un principe centenaire qui, toujours selon le communiqué de RGSF, « a prouvé son efficacité pour sauvegarder et garantir la qualité et la pérennité des paysages les plus exceptionnels de la nation, bien commun contribuant à l’identité, à la reconnaissance de la France sur le plan international« .
« La protection de ce patrimoine paysager, naturel et culturel est ainsi assurée depuis la création de la loi du 21 avril 1906, renforcée par celle du 2 mai 1930. Cette politique a permis le classement de plus de 2 700 sites classés
 » , « Par ailleurs, la politique des sites classés et celle des Grands Sites de France contribuent à la mise en œuvre des engagements internationaux de la France sur la conservation, la protection, la mise en valeur et la transmissionaux générations futures du patrimoine culturel et naturel » .
Une concertation qui n’a servi à rien
En 2018, un projet de loi visait à « déconcentrer » ces autorisations, et permettre davantage « d’instructions locales » afin d’alléger les procédures pour les particuliers « sans mettre en péril l’esprit de la loi et l’intégrité des sites (aménagements forestiers, modification de permis…). Cet équilibre a permis d’aboutir à un texte consensuel« .
Sauf que de cette concertation, le gouvernement semble avoir fait fi, et c’est vers une déconcentration totale des instructions qu’on semble se diriger aujourd’hui. Autant, dire que les instances tels que RGSF n’auront plus aucun droit de regard sur des périmètres dont elles sont pourtant garantes de la qualité environnementale et patrimoniale…
« Une déconcentration totale, supprimerait le niveau de contrôle unique à plus-value nationale requis pour l’essentiel des travaux en site classé et de ce fait la gestion cohérente de ce patrimoine national sur l’ensemble du territoire » martèle RGSF.
Et de poursuivre : « Dans des sites dont la qualité paysagère exceptionnelle a justifié une protection au niveau national, soumis à des pressions importantes du fait de leur notoriété et de leur attractivité et dont l’équilibre est souvent fragile, l’équité de traitement et la protection que garantit le niveau national est nécessaire pour éviter les convoitises et des projets d’aménagement de plus en plus nombreux fragilisant leur pérennité et leur évolution qualitative« .
Le souvenir des parcs naturels marins face aux éoliennes en mer
Un peu à l’instar des parcs naturels marins (PNM) qui se sont vu retirer purement et simplement la conformité de leur avis, autrement dit leur droit de véto sur l’implantation des éoliennes en mer, RGSF se voit en quelque sorte désavoué dans sa mission publique.
Parmi les sites concernés par ce « décorsetage » de la réglementation des sites classés : la baie de Somme. Obtenu en 2011 le label Grand Site de France en baie de Somme a été renouvelé en 2018 pour six ans.

La baie de Somme concernée
Un sésame porté par le syndicat mixte baie de Somme – Grand littoral picard, présidé par le maire de Saint-Valery-sur-Somme Stéphane Haussoulier. Ce dernier dans un communiqué en date de ce vendredi 10 mai 2019 au soir attire l’intention des médias sur la position de RGSF certes, mais aussi la pétition en ligne d’une citoyenne marseillaise qui fait son chemin contre ce projet de loi.
"Imaginez, si ce projet de décret était adopté, de sublimes sites classés comme les Calanques de Marseille ou le canal du Midi rongés par la spéculation immobilière"
Sandrine Rolengo explique dans sa pétition : « Sous couvert de simplification, le Gouvernement entend mettre fin de manière précipitée à cette politique patrimoniale en confiant aux seuls préfets de départements l’ensemble du dispositif d’autorisation des projets. Un décret en ce sens est actuellement en préparation pour une publication au mois de juin« .
« Or, la décision ministérielle est la seule garante d’un arbitrage équitable entre les enjeux locaux et nationaux, entre l’intérêt général et les intérêts particuliers. Sa disparition mettra en péril une politique de protection efficace depuis plus d’un siècle« .
Et l’auteure de la pétition de marteler : « A l’heure où le Gouvernement se mobilise pour faire face aux conséquences de l’incendie de Notre-Dame, il prépare en même temps un projet qui menace notre patrimoine paysager et nos monuments naturels. Imaginez, si ce projet de décret était adopté, de sublimes sites classés comme les Calanques de Marseille ou le canal du Midi rongés par la spéculation immobilière…«
Le texte en ligne propose même de consulter le manifeste de l’association des inspecteurs des sites, elle aussi vent debout contre le projet de loi du gouvernement.
Rien ne va plus donc au pays des sites remarquables…
https://actu.fr/societe/rien-ne-va-plus-chez-grands-sites-france-vent-fronde-legard-gouvernement_23679355.html

10/05/19Paroles de lecteurs : Vent débout contre les éoliennes
Un vent d'indignation souffle parmi les lecteurs de Web-agri à propos des éoliennes. Ils déplorent leurs effets néfastes sur les vaches, et ceux liés aux antennes-relais, lignes à très haute tension, transformateurs, etc. , qui entraînent des baisses de production et une surmortalité. Mais surtout, ils reprochent aux groupements de défense sanitaire, aux syndicats agricoles et aux pouvoirs publics leur inaction et leur indifférence, voire leur mépris, face à ces nuisances.
Steph72 : « Merci à Web-agri de donner la parole aux éleveurs victimes des champs magnétiques car ils sont de plus en plus nombreux à être impactés par les éoliennes, les transformateurs, les lignes à très haute tension, les antennes-relais, etc. Déjà que les élevages subissent les crises, les aléas climatiques... »
Stéphane : « Même chose pour une ferme laitière dans la Somme, celle de Yann Joly à Le Boisle. Dès qu'il pleuvait, ses vaches ne buvaient plus et la production de lait chutaitfortement. Il est en procès avec la société d'éoliennes, a arrêté le lait et demande une indemnité pour déménager. »
Extraits des commentaires de l'article : Chez Murielle et Didier Potiron (44) − « Un champ d'éoliennes met à mal notre santé et celle de notre troupeau »
MM50 : « On compte 9 000 éoliennes actuellement sur le territoire français et le gouvernement veut passer à 24 000. Les paysans vont devenir des volticulteurs ! »
« UNE VACHE N'EST NI ANTI-ÉOLIENNE, NI POUR NON PLUS »
BelledesChamps : « Éoliennes = infrasons + radioguidage, par Wifi ou radiofréquences, ceci en permanence, avec plus ou moins de nuisances liées aux antennes-relais. Les Wifi domestiques sont un univers artificialisé pour lequel les mammifères n'ont pas été programmés. Il faut impérativement que le cas de ces animaux, malades ou morts à cause des champs magnétiques, soit reconnu, puisque l'on refuse de prendre en compte la souffrance humaine qu'ils entraînent. Pour décrédibiliser les humains, on répond : "Ce sont des anti-éoliennes" Et basta, la messe est dite, on se débarrasse vite fait du problème ! Quand on ne rit pas dans leur dos !! Mais une vache n'est ni anti-éolienne, ni pour non plus, elle ne comprend rien à la politique et n'adhère à aucun parti. Et voilà qu'elle peut tomber malade et mourir en raison de la présence d'éoliennes ! Une chance pour les mammifères humains, qui eux ne représentent pas un capital, que ces vaches, soudain, réagissent !! »
Voir aussi : Lu sur le forum et dans les commentaires − Des élevages pertubés par des nuisances électromagnétiques
Steph72 : « Quand on voit l'indifférence des autorités et des organisations agricoles, c'est lamentable... On monte des éoliennes, des transformateurs, des antennes-relais, n'importe où ! Sur des sols ferreux, des veines d'eau, des failles. Des éleveurs ont tout perdu ou vont tout perdre !! Alors il serait temps de réagir et d'arrêter de ne pas vouloir voir les évidences !! Tous les problèmes observés en élevage sont mis sur le dos des éleveurs alors que, eux, sont au contact de leurs bêtes tous les jours et savent quand elles ne vont pas bien. Les producteurs, qui ont des soucis récurrents de santé dans leur troupeau malgré la prévention, ne doivent pas rester seuls et parler à des collègues qui ont les mêmes soucis. »
BELLEDESCHAMPS EST TRÈS REMONTÉ(E)
BelledesChamps : « Indifférence ? Vous ne me ferez pas croire que les 5 000 énarques grassement payés, qui nous gouvernent, sont assez sots pour ignorer que les infrasons sont une arme qui peut devenir létale ! Les infrasons ont été utilisés par les nazis pour torturer leurs prisonniers. Leurs effets délétères ont été prouvés par Gavreau en 1966 et par la Nasa en 1968. Comme le Wifi pilote ces éoliennes, il y a double nuisance. Les lignes THT, qui devraient doubler pour faire circuler ces nouvelles énergies, sont aussi reconnues néfastes à la santé. Les antennes-relais sont de plus en plus puissantes et bientôt nous aurons la 5G puisque le Sénat a donné son aval. Qui accorde ces permis à polluer ? Qui en engrange les bénéfices ? Un général français, Jean-Paul Siffre, a écrit en 2002 : "Maître des ondes, maître du monde !" Nous sommes notre propre ennemi ! La France autorise ces ondes contre sa propre population ! Il n'y a jamais eu d'enquêtes épidémiologiques. L'Anses, qui a reçu plus de 500 témoignages de personnes souffrant des infrasons, refuse toute investigation. Il faut se tourner vers l'étranger pour trouver des scientifiques compétents. Au Portugal, Mariana Alves-Pereira travaille depuis des dizaines d'années sur les infrasons. En Angleterre, c'est le Dr Rapley et en Australie, le Dr Cooper. Aux USA, le syndrome éolien est reconnu et classé comme maladie (VAD). Mais en France, rien, tout va pour le mieux, n'en déplaise aux vaches de Murielle et Didier Potiron ! Ces braves bêtes ont décidé de se suicider, sans raison, ou de manifester leur spleen en produisant du lait caillé (et bientôt peut-être des yaourts en pots ?). Il faut beaucoup de courage le matin à ces éleveurs lorsqu'ils vont travailler. Combien de bêtes seront mortes pendant la nuit ? Qu'importe, ce qui est à la mode ce sont les énergies renouvelables, les téléphones portables, les tablettes... (...) Alors les ploucs des cambrousses et leurs bestioles, on s'en moque éperdument ! »
INDIFFÉRENCE OU MÉPRIS GÉNÉRAL ?
Terminé : « Les agriculteurs ne peuvent plus se défendre de rien ! L'agriculture fait les frais de la modernisation, de l'urbanisation, du changement climatique. Et en retour, elle est critiquée de toutes parts, une honte ! (...) »
BelledesChamps : « Il ne pas confondre indifférence et mépris ! Ceux qui nous gouvernent se moquent comme de leur première culotte des paysans ! Un mépris total !! (...). Il faudrait que ces derniers cessent d'alimenter les marchés, les épiceries, les supermarchés. (...) Ce pays a perdu tous ses repères, toutes ses valeurs !!! »
Lire également : Géobiologie − Attention, vaches sous tension !
Steph72 : « Des éleveurs victimes se sont réunis en association pour se défendre. Ils vont porter plainte devant le tribunal. On sait pourquoi rien ne bouge : chez les animaux, il n'y a pas d'effet placebo et si l'incidence des champs magnétiques est prouvée, il y aura un nouveau scandale sanitaire. Tout le monde est concerné, ruraux comme urbains. Des antennes-relais sont installées sur des châteaux d'eau, près des écoles et les enfants ont des difficultés de concentration... (...) Le mépris est aussi du côté des opérateurs téléphoniques, d'Enedis et des exploitants d'éoliennes, qui prennent les ruraux de haut, notamment ceux qui ont des soucis. Nos syndicats ne font rien, pourtant il y a de plus en plus d'éleveurs impactés. »
QUI DOIT AGIR ? LES SYNDICATS, LES GDS, LES ÉLEVEURS ?
Jean : « Les GDS se sont-ils saisis du problème et agissent-ils ? Ce sont eux qui doivent monter au créneau pour la profession. La disparition des éleveurs et des agriculteurs est bien plus grave que la diminution de biodiversité. (...). Nous sommes méprisés par tous ces penseurs "escrologues" (ou "escroc-écolologues") qui pilotent un très grand nombre de listes aux élections européennes. »
mjr : « Tous vos commentaires sont très vrais et compréhensibles par le grand public. Parlez-leur de tout ça, n'attendez pas qu'un quelconque syndicat ou groupement le fasse pour vous. Sur les sujets agricoles, les paysans sont les meilleurs communicants. »
COMPARER LES CHAMPS MAGNÉTIQUES AU GLYPHOSATE ?!
jpland : « Combien d'années a-t-il fallu pour qu'on commence enfin à reconnaître les dégâts du glyphosate ? »
Steph72 : « Le danger des champs magnétiques est bien plus grand ! On accuse les pesticides de diminuer la biodiversité mais jamais les ondes électromagnétiques dues aux antennes-relais, aux éoliennes... Suite à leurs conséquences sur les animaux, certains éleveurs sont ruinés et doivent arrêter l'élevage, ou même le métier. »

http://www.web-agri.fr/conduite-elevage/sante-animale/article/paroles-de-lecteurs-eoliennes-1184-147980.html

06/05/19Electricité et CO2 : le tableau européen
http://huet.blog.lemonde.fr/2019/05/06/electricite-et-co2-le-tableau-europeen/

02/05/19 : Déchets nucléaires vs industriels : quelle différence de traitement et de recyclage ?
Depuis l’avènement des centrales nucléaires, le traitement et le recyclage des matières et déchets nucléaires ont énormément évolué. Moins exposés que l’atome, les autres secteurs industriels gèrent-ils aussi bien leurs déchets ?
Alors que le débat public sur le PNGMDR s’est ouvert le 17 avril 2019 pour cinq mois, le traitement et le recyclage des matières et déchets nucléaires fait l’objet en France d’un processus aussi bien huilé que méconnu. Depuis plus de 40 ans, l’industrie nucléaire française applique, en amont comme en aval du cycle du combustible, des principes savamment étudiés pour la réutilisation des matières valorisables et la minimisation des déchets ultimes. Sur l’ensemble des atomes d’uranium et de plutonium utilisés pour créer une réaction nucléaire, 96 % de la matière peut être recyclée pour fabriquer de nouveaux combustibles. Une fois réenrichi, le stock d’uranium appauvri devrait représenter un gisement d’environ 60 000 tonnes, soit l’équivalent de huit années des besoins actuels du parc nucléaire français. De cette manière, 25 % de l’uranium naturel peut être économisé. Un gramme de plutonium ou 100 grammes d’uranium créent ainsi autant d’énergie qu’une tonne de pétrole, 1,5 tonne de charbon ou 2,5 tonnes de bois. Mais contrairement aux sources fossiles très polluantes pour l’environnement, l’électricité produite par l’atome présente l’avantage d’être décarbonée à plus de 95 %. Fruit de la recherche de l’industrie nucléaire française, l’assemblage de combustibles usés et d’autres à l’état naturel permet également de produire un mélange d’oxydes connu sous le nom de MOX. Ce procédé désormais exporté à l’étranger fournit en moyenne plus de 7 % de l’électricité consommée dans le pays.
Pour ce qui est des 4 % de matières non-valorisables, le savoir-faire français est là aussi particulièrement développé. Les déchets nucléaires ont ainsi vu, année après année, leur volume divisé par cinq et leur radioactivité divisée par dix. Chaque année, cela représente moins de 2 kilos par habitant. 90 % du volume de déchets produits présente un faible niveau de radioactivité à durée de vie courte. En attendant leur décroissance, ils sont conditionnés et stockés dans un des trois centres gérés par l’Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) sur les sites d’Orano La Hague (Manche), Soulaines-Dhuys et Morvilliers (Aube). Les 10 % restants, ceux présentant une radioactivité moyenne ou élevée à longue durée, doivent être entreposés à plus de 500 m sous la surface dans le futur centre industriel de stockage géologique (Cigéo) qui devrait voir le jour à Bure (Meuse) d’ici 2035. Après plus de 25 ans d’études et de concertation, l’État français a en effet retenu cette solution à la fois sûre et réversible pour éviter aux générations futures d’avoir à s’occuper du problème des déchets nucléaires. Là encore, les volumes sont infimes puisque les résidus à haute activité et à vie longue ne représentent que 0,2 % des déchets radioactifs produits en France…
Plastique et éoliennes : quid du recyclage de ces déchets ?
Tandis que le secteur nucléaire s’est depuis longtemps saisi de la question, d’autres types de déchets industriels continuent de proliférer sans que rien ou presque ne soit prévu pour les recycler. C’est le cas des éoliennes, dont les composants en béton, fibre de verre et aluminium sont très difficiles, voire impossible à réutiliser. Or d’ici à 2030, le gouvernement veut tripler leur nombre en France pour les porter à 18 000… Les pâles, et notamment l’aluminium qui les composent, posent particulièrement problème d’un point de vue sanitaire car elles ne respectent pas les normes européennes en matière de transition énergétique. « Si on le[s] brûle, cela peut donner des déchets vraiment toxiques, voire des dioxines ou des choses comme ça, et si on le[s] broie, cela peut être aussi très toxique [et] donner des nanoparticules pas du tout saines », dénonce Jean-Louis Butré, président de la Fédération environnementale durable. En Allemagne, 50 000 tonnes de pâles installées à la fin des années 90 devront être démontées en 2020, selon Veolia. Le groupe envisage de les brûler, mais craint que les résidus de matériaux n’endommagent les filtres de ses incinérateurs. « Nous sommes confrontés à un énorme problème », admettait en 2017 le porte-parole d’une société de recyclage allemande.

Plus connu, le cas des déchets plastiques reste néanmoins très problématique. Ce matériau produit en quantité astronomique pollue déjà les terres et mers du monde entier, dont les rejets forment des surfaces flottantes de plusieurs km2 sur les océans de la planète. Les morceaux de plastique seront d’ailleurs bientôt plus nombreux que les poissons… Si une filière de recyclage commence à voir le jour, elle n’en est toutefois qu’à ses balbutiements. Dans le monde, seul 9 % du plastique produit est recyclé, même si la solution à terme consiste à ne plus en produire et à privilégier d’autres matières comme le verre. Coca Cola, qui fabrique chaque année plus de 120 milliards de bouteilles, n’utilise ainsi que 7 % de plastique recyclé. Là aussi, le risque sanitaire est élevé pour les humains comme pour la biodiversité, le plastique contenant des polluants organiques persistants (POP). Il peut également être contaminé par le brome, un élément chimique particulièrement toxique… Les dégâts causés par la pollution ont poussé la Chine à diviser par 20 ses importations de plastique. En passant de 600 000 à 30 000 tonnes par mois entre 2016 et 2018, Pékin a affaibli encore plus une industrie plastique qui produit plus de déchets qu’elle ne peut recycler. Soit à des années lumières du nucléaire et de son cycle fermé…
https://www.enviro2b.com/2019/05/02/dechets-nucleaires-industriels-traitement-recyclage/



30/04/19Le gouvernement veut encore affaiblir la protection de l’environnement
Le gouvernement souhaite affaiblir l’Autorité environnementale, qui évalue la conformité avec l’environnement de nombreux petits projets d’infrastructures. Ce sont les préfets - aux ordres - qui se verraient confier cette tâche. La disposition est discrètement enfouie dans le projet de loi climat-énergie, présenté ce mardi 30 avril en Conseil des ministres.
Un parking de plus de 50 places, un petit barrage, un aérodrome dont la piste fait moins de deux kilomètres, un défrichage ou un déboisement, un élevage de moins de 400 vaches laitières ou moins de 2.000 porcs… Cette liste à la Prévert a un sens pour l’administration. Ces projets et installations — ni énormes ni minimes — relèvent d’une même catégorie, celle du « cas par cas ». Ce qui signifie qu’il n’est pas légalement obligatoire d’étudier leurs conséquences sur la santé des habitants alentour, la biodiversité, les sols, l’air, le climat ou encore le paysage (alors que ça l’est pour les plus gros projets). Le choix de réaliser ce que la loi appelle une « évaluation environnementale » revient à une instance administrative, logiquement nommée « Autorité environnementale ».
Mais le projet de loi relatif à l’énergie et au climat présenté en Conseil des ministres ce mardi 30 avril pourrait modifier la donne. La décision de réaliser — ou pas — une étude des effets d’un projet pourrait être retirée à l’Autorité environnementale pour revenir à une instance bien plus maîtrisable par le gouvernement, à savoir, tout simplement, les préfectures.
Alors que tous les regards étaient concentrés sur l’article 1er du projet de loi et l’ambiguïté du terme de « neutralité carbone » (Reporterre vous l’a raconté ici), France nature environnement (FNE) a levé cet autre loup, tapi dans l’article 4. Morgane Piederrière, juriste à la fédération d’associations, s’alarme :
Le préfet n’est pas indépendant. Si sa priorité, c’est le développement économique, il sera tenté de ne pas prendre en compte l’environnement. »
« Les évaluations environnementales sont très importantes, explique Corinne Lepage, avocate en droit de l’environnement. Moins il y en a, plus on réduit la possibilité de protéger et de mener des recours. Si l’on ne sait pas qu’il y a des espèces protégées, on ne sait pas qu’on les détruit ! »
L’instance qui fait office d’autorité environnementale doit avoir une « autonomie réelle », selon le Conseil d’État
Le gouvernement décrit la mesure comme une « simplification en faveur du développement des énergies renouvelables », afin de la faire passer dans cette loi normalement centrée — comme son titre l’indique — sur les questions d’énergie et de climat. Morgane Piederrière y voit plutôt une énième passe d’armes dans la bataille juridique qui oppose FNE et le gouvernement sur la question des évaluations environnementales.
La législation actuelle ne convient déjà pas à FNE. En effet, aujourd’hui l’Autorité environnementale n’est pas une instance parfaitement indépendante qui aurait sa propre organisation et son personnel, mais a été créée à moindre coût : la fonction est incarnée selon les circonstances par différents services de l’État. Et dans certains cas par les préfets de région.
Une disposition que l’association a contestée devant le Conseil d’État, en arguant du manque d’indépendance des préfets. « Il nous a donné raison quatre fois ! » indique Morgane Piederrière. Ainsi, le Conseil d’État a notamment indiqué dans ses décisionsque l’instance qui fait office d’autorité environnementale doit avoir une « autonomie réelle », avec des « moyens administratifs et humains qui lui sont propres » afin de donner « un avis objectif sur le projet concerné ». Il a également annulé plusieurs dispositions dans différents décrets qui donnaient aux préfets de région le pouvoir d’autorité environnementale.
À cela, l’Union européenne a ajouté une nouvelle injonction. Le 5 mars dernier, elle envoyait à la France une mise en demeure, soulignant que trop de projets étaient exclus du champ de l’évaluation environnementale.
« On sait que l’État et les préfets ne sont pas contents de perdre cette compétence,indique la juriste. Car si c’est une instance plus indépendante qui décide de l’utilité ou pas d’une évaluation environnementale, leur nombre risque d’augmenter. Alors qu’aujourd’hui, c’est loin d’être systématique. » En effet, selon les chiffres obtenus par FNE, moins de 10 % des projets soumis au « cas par cas » sont soumis à une évaluation environnementale.
Ce serait bien le préfet de région qui hériterait de l’examen des projets soumis au régime du cas par cas
C’est là qu’on en revient à l’article 4 du projet de loi examiné aujourd’hui par le gouvernement. « Il vise à empêcher une augmentation du nombre d’évaluations environnementales », estime Morgane Piederrière. Dans le détail, il indique que ce ne sera plus l’« Autorité environnementale » qui décidera si une évaluation est nécessaire, mais une « autorité chargée de l’examen au cas par cas ». Celle-ci sera définie par décret. Or, ce décret existe déjà sous la forme de projet. C’est celui que le gouvernement doit prendre pour se conformer aux décisions du Conseil d’État. « Il a été mis en consultation publique en ligne en juillet dernier, et n’a toujours pas été publié depuis », indique Florian Ferjoux, avocat en droit de l’environnement du cabinet Gossement avocats. Ce projet de décret indique que ce serait bien le préfet de région qui hériterait de l’examen des projets soumis au régime du cas par cas.
Ainsi, le tour est joué. En perdant le statut d’autorité environnementale par le Conseil d’Etat, les préfets ont perdu la possibilité d’influer sur les évaluations environnementales. Le projet de loi leur rendrait cette compétence, en la retirant à l’Autorité environnementale.
« C’est une erreur, car cela risque d’être très facilement contesté devant les tribunaux, estime Morgane Piederrière. Cela crée une insécurité juridique pour tout le monde, y compris les porteurs de projets. » « Il y a une incertitude juridique. Mais on a seulement des projets — de loi, de décret. Cela peut encore évoluer », tempère Florian Ferjoux.
LOI ÉNERGIE : CE QUI CHANGE DANS LA NOUVELLE VERSION
Le projet de loi sur l’énergie a évolué depuis sa présentation au Conseil économique, social et environnemental (Cese), le 7 février dernier. Pour rappel, ce projet vise à remplacer la loi sur la transition énergétique (LTE) de 2015 en y intégrant les nouveaux objectifs du gouvernement, par exemple le report de la baisse de la part du nucléaire dans le mix électrique à 2035 au lieu de 2025. Une étape indispensable pour que la prochaine programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), dont il est prévu qu’elle intègre ces nouveaux objectifs, ne se retrouve pas « hors-la-loi ».
Outre l’article 4 sur l’examen des projets au cas par cas, voici ce qui change par rapport à la première version :
La consommation énergétique finale sera bien réduite de 20 % en 2030 par rapport à 2012 (cet objectif avait été réduit à 17 % de baisse dans la précédente version) ;
Pour mettre fin à la polémique autour de la « neutralité carbone » en 2050 (au lieu de la division par quatre des émissions de gaz à effet de serre prévue dans la LTE), cet objectif a été assorti d’une « division par six, au moins » des émissions de gaz à effet de serre à cette échéance.
Il est désormais prévu un plafonnement des émissions de gaz à effet de serre des centrales électriques thermiques (charbon, fioul et gaz) à 500 grammes d’équivalent CO2 par mégawattheure (MWh), à compter de 2022. Ce plafond déterminera le nombre d’heures de fonctionnement maximal de chaque centrale, chaque année. Selon le ministère, l’instauration de ce plafond devrait diviser par cinq voire par sept la durée annuelle de fonctionnement des centrales à charbon, sapant leur rentabilité et entraînant leur fermeture.
D’autres modifications confèrent des pouvoirs élargis à la Commission de régulation de l’énergie (CRE) et encadrent davantage l’accès des fournisseurs à l’électricité nucléaire historique (accès régulé à l’électricité nucléaire historique, Arenh).
Ce qui ne change pas :
La réduction de la part du nucléaire à 50 % du mix électrique, auparavant prévue en 2025, est toujours reportée à 2035 ;
La consommation énergétique primaire des énergies fossiles baissera toujours plus vite que prévu, de 40 % en 2030 par rapport à 2012 au lieu de 30 %.
https://reporterre.net/Le-gouvernement-veut-encore-affaiblir-la-protection-de-l-environnement?fbclid=IwAR1vUzozWrB4cGhOtAF_juocZFurWpLfvxeiQA1QgU1DDn6PqaBcRryPmyQ



28/04/19 : La mort mystérieuse de bovins en Bretagne inquiète des éleveurs
Réunis au sein du collectif «Animaux sous tension», ils pointent du doigt les champs électromagnétiques.
Les champs électromagnétiques, à l’origine de troubles du comportement voire de la mort de plusieurs milliers de bovins en France? Des cheptels en mauvaise santé, des vaches retrouvées sans vie… Des dizaines d’éleveurs sont concernés par des comportements anormaux de leurs bêtes, non seulement dans l’ouest du pays où sont concentrés la majeure partie des élevages tricolores mais aussi dans d’autres régions de l’Hexagone. Point commun à toutes ces exploitations: la proximité d’une ligne à haute tension, d’un parc éolien, d’une antenne relais ou de panneaux photovoltaïques.
«Après l’installation en 2013 d’un parc éolien situé à 600 mètres de notre bâtiment d’élevage, le taux de mortalité de nos animaux a été multiplié par trois, se désole Murielle Potiron, co-exploitante avec son mari à Puceul, au nord de Nantes. Nos vaches ne veulent plus retourner dans le bâtiment pour se faire traire. La qualité du lait a baissé à tel point que nous avons eu quatre menaces d’arrêt de collecte par notre ...
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/la-mort-mysterieuse-de-bovins-inquiete-des-eleveurs-20190428



26/04/19 : Sarthe : "Animaux sous tension" : l'association relancée au Mans
Des poules qui ne pondent plus, des vaches infertiles et des malformations. Plusieurs éleveurs se sont réunis au Mans ce vendredi pour relancer l'association "Animaux sous tension". Ils mettent en cause les antennes relais et les lignes à haute tension.
Pour ces éleveurs, pas de doute, leurs bêtes souffrent des champs électromagnétiques liés aux antennes relais et aux lignes à haute tension. Ils sont une dizaine réunis à la Maison des Paysans au Mans en ce vendredi pour relancer l'association "Animaux sous tension". 
Tous constatent des anomalies dans leurs élevages. C'est le cas d'Isabelle, qui élève avec son mari des poulets et des vaches à Noyen-sur-Sarthe. "Nos vaches ont des problèmes d'infertilité. L'année dernière, sur 25 vaches, une vingtaine n'a pas eu de veau. L'inséminateur n'avait jamais vu ça", explique-t-elle. Après l'incompréhension, le couple d'éleveurs a mis en cause l'antenne relais présente à une centaine de mètres.
Des poules qui ne pondent plus
Parfois, les pertes sont énormes. Hubert a connu deux liquidations judiciaires dans l'Orne.En cause : les poules élevées par sa compagne ne pondaient plus. "C'était en 2012. On avait 1600 poules. Elles sont passées de 1300 œufs par jour à une centaine", calcule-t-il.
Après plusieurs mois de recherches et d'expertises, il s'est rendu compte que le sol de son exploitation dégageait des courants électriques au delà de la normale. "Mais on s'est ensuite confronté au silence d'Enedis", assure-t-il.
Des actions en justice
Aujourd'hui, ces éleveurs veulent faire bloc et mener des actions groupées. C'est pourquoi ils veulent relancer l’association "Animaux sous tension" créée en 1993 par Serge Provost. "Cette association est en sommeil depuis les années 2000", explique cet ancien agriculteur de la Manche, lui même confronté au phénomène des champs électromagnétique.
"Nous ne nous battons pas contre le progrès. Mais les lobbys de l'énergie électrique ont tout fait pour éviter que la vérité sorte. Cela je ne l'accepterai jamais", lance-t-il, en promettant des actions de terrain et d'éventuels recours en justice. 


26/04/19 : Côtes d'Armor : Morts mystérieuses de vaches : des éleveurs préparent une plainte contre l’Etat
Des éleveurs, qui imputent les nombreux décès de leurs bêtes aux champs électromagnétiques, se réunissent ce vendredi afin d’attaquer l’Etat en justice sous la bannière de l’association Animaux sous tension.
Le veau gît à même le sol dans une arrière-cour en attendant l’équarrisseur. « Je l’ai découvert mort près de sa mère jeudi. Il avait huit jours », confie Patrick Le Néchet. Parfois il y en a trois d’un coup. Quand on se lève, on ne sait pas ce qu’on va trouver. » En cinq ans, cet éleveur sexagénaire de La Prénessaye (Côtes-d’Armor) a perdu 120 bovins.

À 30 km de là, un autre éleveur a de son côté perdu 200 bêtes en trois ans et va mettre la clé sous la porte. Stéphane Le Béchec, 51 ans, a identifié plusieurs sources de nuisances dont un transformateur, des antennes relais et éoliennes dont les courants électriques seraient captés par les failles passant dans le sol de son exploitation. « J’ai constaté que le voltmètre réagissait fortement lorsque je le piquais dans la terre et dans l’eau », explique-t-il dans la plainte contre X qu’il a adressée l’année dernière au procureur de la République.
« On a aussi eu des veaux aveugles, avec des trous dans le crâne, des membres mal formés, qui se mettent à tourner en rond et à se cogner la tête dans les murs », explique Patrick Le Néchet. Des bêtes qui n’arrivent plus à se lever, refusent la traite, ne boivent plus et produisent très peu de lait, des taurillons qui ne grandissent pas… Le vétérinaire n’ayant pas d’explication, la chambre d’agriculture a orienté l’éleveur vers un géobiologue qui a mesuré un taux important d’électricité dans l’eau. Patrick Le Néchet pointe du doigt l’installation photovoltaïque d’un de ses voisins. Le maire de la Prénessaye qui a fait constater une « charge électrique anormale dans le réseau de distribution de l’eau » de la commune a alerté les autorités.
«On laisse crever des éleveurs»
Ces deux cas sont loin d’être isolés. La Chambre d’agriculture de Bretagne fait état d’une dizaine de signalements problématiques en deux ans. Deux exploitations sont aussi concernées à Puceul (Loire-Atlantique), depuis l’implantation d’éoliennes en 2012. Sur arrêté préfectoral, une campagne de tests a débuté en janvier afin de réaliser des mesures à proximité des équipements.
Des cas sont signalés aussi en Normandie et dans la Sarthe où un collectif d’agriculteurs qui s’estiment victimes des rayonnements électromagnétiques a vu le jour. « On laisse crever des éleveurs à petits feux alors qu’on connaît le problème depuis 25 ans et que cela va en s’aggravant, dénonce Serge Provost, ex-agriculteur touché à la fin des années 1990. Lors de l’implantation d’antennes relais, d’éoliennes, de lignes basse ou haute tension, on ne tient pas compte de la géologie des sols qui peuvent être conducteurs.
Décision a été prise de se réunir avec d’autres éleveurs concernés ce vendredi au Mans (Sarthe) afin d’attaquer l’Etat en justice sous la bannière de l’association Animaux sous tension. « Nous avons assez de preuves pour déposer une plainte collective. »
«Il faut lancer un programme de recherche»
L’influence des champs électromagnétiques sur les élevages avait déjà fait l’objet d’un rapport du ministère de l’Agriculture en 1998. Il est reconnu que les animaux sont beaucoup plus sensibles que les humains aux phénomènes électriques, en particulier les bovins. Un groupe de travail a été créé, le GPSE, composé des pouvoirs publics, des éleveurs et des acteurs du monde de l’énergie (RTE, Enedis, France énergie éolienne…) À la demande des chambres d’agriculture, le GPSE est intervenu dans une vingtaine d’exploitations depuis trois ou quatre ans.
Problème : c’est au seul bon vouloir des acteurs de l’énergie qui sont aujourd’hui les seuls à financer le dispositif, l’Etat s’étant désengagé. Les études ont été mises en suspens. « Il y a là un vrai problème dont il faut se préoccuper. Notre méconnaissance justifie de dégager des crédits pour lancer un programme de recherches », appuie Claude Allo, président du GPSE.

25/04/19 Les agriculteurs français se lancent dans les paiements pour services environnementaux
Extrait
"Nous aidons déjà les porteurs de projets dans l'éolien à compenser leurs impacts en concevant avec eux le mode de gestion des deux hectares mis en jachère de manière systématique pour chaque éolienne implantée. Par la mise en place de buissons ou autres, cette surface peut servir la biodiversité", explique Hervé Lapie, président de l'association marnaise Symbiose, membre du réseau d'Imagin'rural.
19/04/19Cancers, troubles du sommeil, vertiges... Les éoliennes sont-elles vraiment dangereuses pour la santé ?
POLÉMIQUES - Depuis quelques années, le nombre d'éoliennes sur le territoire français s'accroît, pour atteindre 7.370. Une augmentation qui suscite les inquiétudes concernant les effets de ces installations sur la santé. Nous avons cherché à connaître leur bien-fondé.
"Il paraît que le bruit des éoliennes provoque des cancers", lançait Donald Trump le 2 avril devant le Comité national républicain. Ce n'est pas un secret, ce fervent défenseur du charbon n'aime pas les éoliennes. Et il n'est pas le seul. Cinq jours après l'allocution du président américain, la tête de liste RN pour les élections européennes Jordan Bardella déclarait sur le plateau du Grand Rendez-vous Europe 1-Les Echos-CNews que "les ondes qui sont dégagées [par les éoliennes] sont extrêmement nocives pour la santé". Dans le même temps, son parti lançait une campagne "Stop éoliennes".
Mais si cette vague de critiques à l'égard des éoliennes semble avant tout motivée par des ambitions politiques, les éoliennes cristallisent bel et bien, sur le terrain, les inquiétudes des principaux concernés : les citoyens. Dans le Centre-Val de Loire, des habitants de deux villages du Cher se mobilisent ainsi depuis plusieurs mois contre l'implantation de six éoliennes près de leurs habitations, qui n'est pour l'instant qu'à l'état de projet. Ils craignent notamment de subir les soucis de santé (céphalées, vertiges...) dont font actuellement l'expérience les habitants de Nozay, en Loire-Atlantique, où un parc éolien a été installé en 2012.
Des éoliennes presque aussi hautes que la tour Eiffel à 540 mètres des villages
"La société Nordex a l'intention d'implanter six éoliennes en bordure des communes de . Or ces installations sont absolument monstrueuses !", s'inquiète auprès de LCI Laurent Fauroux, vice-président de l’association des Moulins à vent du Sancerrois, qui se bat contre ce projet avec l'aide de deux avocats. "Elles vont mesurer plus de 200 mètres de haut, soit les deux tiers de la tour Eiffel, et les pales sont longues de 132 mètres, soit la largueur d'un Boeing 747".
Au-delà de la taille de ces gigantesques moulins à vent, c'est surtout leur proximité avec les habitations qui inquiète le militant. Nordex France prévoirait en effet d'installer l'éolienne la plus proche à 540 mètres des premières maisons. "L'implantation que nous proposons est le résultat d'un an et demi d'études et de concertations avec les habitants", assure à LCI l'un des employés de la société. Malgré le mécontentement toujours présent de certains riverains, comme Laurent Fauroux, il est selon lui difficile de modifier les plans en raison d'un lot important de contraintes, "comme les distances vis-à-vis des haies pour protéger les oiseaux et les chauves-souris".
Bien que les 540 mètres qui doivent séparer la première éolienne des habitations respecte la distance minimale réglementaire, fixée en France à 500 mètres depuis 2012, elle reste pour autant très faible si l'on en croit les recommandations de l'Académie nationale de médecine. Celle-ci avait demandé en 2006 "de suspendre à titre conservatoire la construction d’éoliennes d’une puissance supérieure à 2,5 MW à moins de 1500 mètres des habitations", puis réitéré ces recommandations dans un rapport de 2017. Or ici, les éoliennes en question doivent avoir une puissance de 3,6 MW.
Contacté par LCI.fr, le rapporteur Patrice Tran-Ba-Huy affirme que malgré l'insistance de l'Académie pour revoir cette distance réglementaire, le gouvernement fait pour l'heure la sourde oreille. En réalité, le Sénat avait bien, en 2015, augmenté cette distance à 1.000 mètres dans le cadre du projet de loi de transition énergétique, avant que l'Assemblée nationale ne revienne sur la décision. Elle considérait que le relèvement du seuil minimal ne pouvait "constituer une solution proportionnée" aux inquiétudes des riverains pour leur santé et pour les paysages.
Au Danemark et au Royaume-Uni pourtant, la distance entre l'éolienne et les premières habitations doit être quatre fois supérieure à la hauteur du mât, rapporte l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Aux États-Unis, elle doit être au minimum de deux kilomètres. "Avec sa règle des 500 mètres, la France a établi l'une des distances les plus faibles du monde", regrette le vice-président de l’association des Moulins à vent du Sancerrois.
Si le gouvernement refuse pour l'heure de bouger, c'est selon lui pour la simple raison qu'un accroissement de la distance minimale ne lui permettrait pas d'installer autant d'éoliennes qu'il est en train de le faire. C'est effectivement ce qu'argumentait l'Assemblée nationale le 14 avril 2015 lors de la révision de la distance minimale réglementaire de 1.000 mètres : "Cette règle 'aveugle' ne prend pas en compte les spécificités de chaque territoire et réduit considérablement le potentiel de développement de l’éolien en France. Par exemple, en région Centre (devenue depuis Centre-Val-de-Loire, ndlr), avec le seuil actuel de 500 mètres, la surface pouvant accueillir un projet éolien représente 33 % de la surface totale régionale. Avec un seuil fixé à 1.000 mètres, la surface résiduelle serait de 3 %, soit une division par dix. Le ratio serait quasi-identique en région Picardie (4,9 % contre 47 %)."
Des cas de vertiges, céphalées et troubles du sommeil rapportés
Si Laurent Fauroux s'oppose formellement à une distance aussi faible entre son village et les éoliennes, c'est avant tout pour une question sanitaire. "À Nozay, 200 vaches sont mortes depuis l'installation de six éoliennes en 2012 et 15 sont mortes exactement au même endroit. C'est aussi le cas de deux chevaux. L'éleveur concerné affirme qu'il s'agit du lieu où sont enterrés les câbles électriques des éoliennes, même s'il faut pour l'instant parler avec précaution car une enquête est en cours. Mais en consultant les documents qui restituent les discussions qui ont eu lieu au Sénat le 28 février 2019 dans le cadre de la quinzième législature sur l'impact des éoliennes terrestres sur la santé, on apprend aussi que la population y est malade", rapporte-t-il. Céphalées, vertiges, troubles du sommeil ou encore saignements de nez sont en effet cités par l'élu LR des Pays de la Loire, Christophe Priou. Des troubles qui pourraient s'expliquer, selon Laurent Fauroux, par les infrasons émis par les éoliennes.
D'après le site indépendant Officiel Prévention, spécialisé sur les questions de sécurité au travail, "l’exposition assez intense et répétitive à des infrasons en milieu industriel (machines tournantes, ventilateurs)" peut effectivement avoir "des répercussions néfastes sur la santé, en provoquant des symptômes physiologiques et psychiques (inconfort, fatigue, irritabilité, céphalées, vertiges, nausées …), variables selon la sensibilité des individus". Or en 2006, l’Académie nationale de médecine avait réclamé à ce que les parcs éoliens soient classés en "zone industrielle", comparant leur impact sonore à celui des usines.
"Cela met en jeu le problème de la susceptibilité individuelle, d'autant que parmi les riverains, tous ne sont pas sensibles." Patrice Tran-Ba-Huy, membre de l'Académie nationale de médecine
Pourtant, Patrice Tran-Ba-Huy ne croit pas du tout à l'incidence des infrasons dans ces troubles. "Les personnes qui habitent, par exemple, le long d'un métro aérien ont, toutes les cinq minutes, des infrasons infiniment plus puissants que les éoliennes. Et il n'y a pas de syndrome du métro aérien. Cela met en jeu le problème de la susceptibilité individuelle, d'autant que parmi les riverains, tous ne sont pas sensibles", fait-il remarquer. Selon lui, il s'agirait plutôt de symptômes "subjectifs" qui "entrent dans ce que l'on appelle les intolérances idiopathiques environnementales", déjà décrites dans le cas, par exemple, de la perception olfactive d'odeurs de carburants. "Quant aux allégations de Trump concernant le cancer, c'est du pipeau", assène-t-il.
Mais s'il considère donc, qu'à l'heure actuelle, il est impossible de lier scientifiquement les éoliennes aux troubles que subissent certaines personnes, Patrice Tran-Ba-Huy concède néanmoins que selon la définition de la santé faite par l'OMS [La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, ndlr], ces installations peuvent bien nuire aux riverains en raison des perturbations psychologiques et sociales qu'elles engendrent (baisse de la valeur immobilière des biens, divisions au sein d'une même commune sur le sujet...). Et d'ajouter : "Dans cette mesure, il est admissible de penser que les éoliennes sont indirectement responsables de ce qu'on appelle le 'syndrome de l'éolienne'". Celui-ci, décrit dans le rapport de l'Académie nationale de médecine de 2017, regroupe plus de 150 symptômes dont le stress, la fatigue et l'anxiété. "Mais les gens qui habitent près des centrales nucléaires pourraient somatiser aussi, tout comme ceux qui habitent près des usines", rétorque Laurent Fauroux.
Le poids des lobbies
Malheureusement, indique le membre de l'Académie nationale de médecine, il n'est pour l'heure pas possible de trancher le débat grâce à des preuves scientifiques tangibles. "Toutes les études dont nous disposons actuellement sont faites à l'étranger et il est nécessaire de les analyser avec beaucoup de finesse en raison des nombreux conflits d'intérêts." En France, l'institution milite depuis de nombreuses années pour la mise en place d'une étude épidémiologique, qui n'a toujours pas eu lieu. "Cela s'explique par deux choses. La première, c'est que méthodologiquement c'est très long, très difficile et très coûteux. La deuxième, c'est que le lobby des éoliennes ne milite évidement pas pour que l'on effectue ce type d'étude en France."
En attendant, Laurent Fauroux et les autres membres de son association vont continuer de se battre pour que le projet de Sens-Beaujeu et Menetou-Râtel ne puisse pas aboutir en l'état. Une pétition a été mise en ligne dans ce but. "Les éoliennes sont posées pour 20 ans. Il faut 400.000 euros pour en démanteler. Donc une fois qu’elles seront installées, personne ne va les démonter. Car qui paierait alors l’addition ?"
https://www.lci.fr/bien-etre/cancers-troubles-du-sommeil-vertiges-les-eoliennes-sont-elles-vraiment-dangereuses-pour-la-sante-energie-2118595.html

16/04/19EnR : pourquoi leur développement doit être “irréprochable”
Le directeur de l’Ademe vient de l’affirmer avec justesse dans une rencontre avec le SER : pour qu’elles soient pleinement acceptées par la population, le développement des EnR doit “se faire de manière irréprochable”. La transition énergétique ne peut se passer d’un soutien des citoyens, et des efforts de transparence et de pédagogie sont indispensables.
Début février 2019 avait lieu le vingtième colloque annuel du Syndicat des Energies Renouvelables (SER). Dans ce cadre, Arnaud Leroy, président de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) a pris la parole, et a rappelé à quel point les positions de son agence étaient proches de celles du SER, tout en réaffirmant l’importance des défis à relever dans les mois à venir.
Ne pas occulter les questions qui fâchentDans un contexte troublé par la crise des gilets jaunes et le rôle de bouc émissaire parfois donné aux énergies renouvelables, alors que des voix défendant les combustibles fossiles trouvent de plus en plus d’écho, l’Ademe doit occuper le terrain médiatique, et faire œuvre de pédagogie pour défendre la transition énergétique. Dans le même temps, Arnaud Leroy a affirmé avec force que « le développement des EnR doit se faire de façon irréprochable », pour ne pas prêter le flanc aux critiques.
Et, pour cela, les défenseurs des EnR ne doivent pas occulter les questions qui fâchent, mais au contraire, y faire face. Arnaud Leroy a évoqué quelques sujets sur lesquels les responsables ne doivent pas se cacher.
Renouvelables et biodiversité : une question à prendre à bras-le-corps
La question de la biodiversité, et de l’impact qu’ont sur elle les éoliennes et les panneaux photovoltaïques, doit être prise à bras-le-corps, et plus largement intégré dans les choix des sites et des politiques énergétiques.
Le président de l’Ademe le reconnaît sans peine, il faut que l’agence se penche sur « l’apparition de nouveaux enjeux, dont le risque de conflit d’usage des sols avec l’agriculture et l’élevage, et la nécessité de revoir certaines doctrines établies par le passé. ».
Le recyclage des éoliennes, point noir de la transition énergétique ?
Autre sujet qui pose problème : le recyclage. L’Ademe souligne avec justesse, rejoignant là aussi le SER, que des progrès ont été fait dans le recyclage des panneaux photovoltaïques usagés, notamment, en France, via l’association PV Cycle, qui collecte et traite ces panneaux.
En revanche, sur le front de l’éolien, le difficile recyclage des pales risque de devenir un vrai point noir de la transition énergétique. Aucune méthode n’est aujourd’hui convaincante pour traiter ce mélange de fibres de verre et de résine de polyester. Et, avec la fin de vie des éoliennes mises en service dans les années 1990, un pays comme l’Allemagne se retrouve avec « un énorme problème», comme le reconnaît un porte-parole d’une grande entreprise de recyclage allemande. Nos voisins d’Outre-Rhin vont devoir gérer 50 000 tonnes de pales d’éoliennes usagées dès cette année.
Au-delà, le démantèlement d’une éolienne a un coût très important… qui n’a souvent pas été pris en compte dans le plan de financement des parcs éoliens allemands. Avec, à la clé, un vrai scandale national. L’Ademe milite pour que ces coûts soient anticipés dès les appels d’offre, d’autant qu’ils n’empêcheraient pas une majorité de parcs éoliens d’être rentables.
Faire des promesses que l’on peut tenir, notamment sur les emplois
Autre pomme de discorde : les promesses d’emplois dans le secteur des énergies renouvelables n’ont jamais été tenues. Entre optimisme béat, confusion entre emploi temporaire et durable, voire falsification pure et simple, les erreurs de communication ont été nombreuses.
Si bien que quand, aujourd’hui, un communicant met en avant des chiffres d’emploi dans les EnR, il déclenche une véritable levée de bouclier : « on paie aujourd’hui le prix de déclarations passées sur le sujet » déplore Arnaud Leroy. L’Ademe milite ainsi pour des études solides des besoins réels en emplois des différentes filières d’EnR en France, afin de faire des promesses qui seront, cette fois, tenues. Pour restaurer la confiance – et le SER a un rôle à jouer dans cette entreprise.
Défendre les énergies renouvelables négligées par le gouvernement
En revanche, quand les responsables politiques manquent d’ambition ou de courage, le patron de l’Ademe est également prompt à monter au créneau. Il rejoint ainsi la franche déception du SER sur les faibles ambitions de la PPE en matière d’énergies marines (balbutiantes, mais prometteuses, surtout dans un pays bordés de mers comme la France) et de biogaz.
Sur ce dernier sujet, l’Ademe estime que les débouchés du gaz vert dans la mobilité et le transport lourd sont de réelles opportunités, et que la France ne doit pas rater ce virage. Elle est en cela proche des vues de GRDF, qui estime que la part de biogaz dans les réseaux français pourraient être de 30% en 2030 – alors que la PPE ne défend qu’un très modeste 7%.
De la même façon, Arnaud Leroy pointe le manque d’unité des acteurs industriels, réglementaires et gouvernementaux sur la défense des EnR, notamment au niveau européen : le patron de l’Ademe recommande de « continuer à aller à Bruxelles, et à y aller ensemble. Cela fait parfois défaut à la France, et nous risquons de le payer cher au moment des choix sur des normes et des standards. »
Créer (enfin) un consensus social pour l’efficacité énergétique
Mais le point sur lequel le dirigeant de l’Ademe est le plus offensif reste la sobriété et l’efficacité énergétique. L’Agence Internationale de l’Energie estime en effet que ces deux points doivent être les plus gros contributeurs à la baisse des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050, devant le développement des énergies renouvelables.
Consommer moins et mieux l’énergie, éviter le gaspillage, lutter contre les passoires énergétiques : autant de chevaux de bataille qui peinent à se réaliser, faute de volonté politique, de moyens, de faisabilité technique et de consensus social. En la matière, les déclarations d’intention et les mesures incitatives inefficaces doivent appartenir au passé, et là aussi, un effort de communication est crucial.
Il faut faire de cette question un enjeu de société, en usant de pédagogie positive, mais, aussi, en refusant de se laisser faire par les amateurs de raccourcis. Arnaud Leroy le sait, qui se dit prêt à « employer les mêmes armes que ceux qui nous expliquent qu’on ne pourra jamais se passer de pétrole ». Une combativité nécessaire, devant l’ampleur du défi qui attend la France – et le monde – sur cette question.
https://les-smartgrids.fr/enr-developpement-irreprochable/

14/04/19FACTUEL - Les éoliennes ont-elles vraiment des effets nocifs sur la santé ? 😡😡😡😡
JT 20H - Ce samedi 13 avril 2019, notre journaliste Antoine de Précigout a affirmé qu'"il n'y a, à l'état actuel des connaissances scientifiques, pas assez de cas documentés et de preuves pour affirmer que les éoliennes sont nocives pour la santé".
Les parcs éoliens provoquent régulièrement des polémiques et la contestation des riverains. La thématique est encore revenue au cœur des débats cette semaine. Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement national, a affirmé que les ondes sonores émises par ces infrastructures sont extrêmement nocives pour la santé. Plus grave encore, elles pourraient provoquer des cancers selon le président américain. Ces affirmations sont-elles vraies ou pas ? Que disent les scientifiques ?
Ce sujet a été diffusé dans le journal télévisé de 20H du 13/04/2019 présenté par Anne-Claire Coudray sur TF1. Vous retrouverez au programme du JT de 20H du 13 avril 2019 des reportages sur l'actualité politique économique, internationale et culturelle, des analyses et rebonds sur les principaux thèmes du jour, des sujets en régions ainsi que des enquêtes sur les sujets qui concernent le quotidien des Français.
https://www.lci.fr/population/factuel-les-eoliennes-ont-elles-vraiment-des-effets-nocifs-sur-la-sante-2118327.html

13/04/19Infrasons insidieux: des gouvernements aveugles aux habitants victimes de la torture dans l'industrie éolienne
S'il y a une chose pire que l'industrie éolienne à mentir au sujet des effets du bruit incessant des éoliennes et des infrasons, ce sont les gouvernements qui les aident à le faire.
Au cours des dix dernières années, l’industrie éolienne a violé le droit des citoyens respectueux des lois de vivre en paix dans leur propre maison. La bataille qui a suivi prouve que la valeur de tout droit est déterminée par la détermination des bénéficiaires à se battre pour l'obtenir.
Les éoliennes industrielles géantes génèrent une cacophonie de bruits et infrasons pulsés, pratiquement incessants. Un tribunal australien a jugé qu'une loi australienne était propice à la maladie: l'exposition au bruit des éoliennes est une "voie vers la maladie": la fondation Waubra se défend
Alors que les conséquences pour les personnes impliquées dans des installations éoliennes subventionnées de subventions sont une tragédie, la vraie tragédie est que ceux qui sont payés généreusement pour les protéger ignorent non seulement leur sort, mais se rangent du côté du secteur éolien, le protégeant de toute tentative par leurs victimes pour réguler ou contrôler les émissions sonores des éoliennes.
Dans notre publication chronologique - Trois décennies de tromperie de l’industrie éolienne: une chronologie d’une conspiration mondiale du silence et du subterfuge - nous avons expliqué le fait que, à partir de 1995, l’industrie éolienne a réuni une équipe triée sur le volet chargée d’écrire des règles de bruit avec absolument aucune pertinence pour le bruit des éoliennes; et donc, aucun avantage pour les voisins de parcs éoliens (avec des résultats prévisibles et destructeurs).
Les preuves attestant des dommages inutiles causés aux voisins du parc éolien par le bruit généré par les éoliennes géantes montent de jour en jour: l’institut allemand Max Planck a identifié les infrasons sous-audibles comme étant la cause du stress, des perturbations du sommeil et bien plus encore (voir notre post ici ); et un groupe suédois ont montré que c’est la nature pulsionnelle du bruit des éoliennes basse fréquence («modulation d’amplitude») qui est responsable des problèmes de sommeil chez ceux qui sont forcés de vivre avec (cf. notre post ici ).
Roy Harvey aborde le sujet du point de vue de ceux qui sont traités comme des tueurs de la route par ceux qui devraient mourir dans un fossé pour les protéger.
Atténuer les dangers liés aux infrasons
Observateur
Roy Harvey
24 mars 2019
Le code de Nuremberg (1947) est la réglementation universellement acceptée en matière d’expérimentation humaine. Chacune des 10 stipulations du code s'applique à l'expérience en cours à Arkwright où les résidents sont soumis à des infrasons. Personne, pas même ceux qui ont signé des contrats avec l'industrie éolienne, n'a été informé des dangers potentiels des infrasons.
Les éoliennes industrielles produisent des infrasons. Ceci est un fait entièrement documenté. Il est produit par les pales gigantesques passant le pôle. Il y a du vent. Dans un arc d'environ 180 degrés. Plus le pôle est haut, plus la bande d'infra-sons est grande. Le son audible est le «whoosh» que nos voisins d'Arkwright entendent constamment et qui peut constituer une nuisance terrible - mais c'est le son que nous n'entendons pas qui a les effets négatifs connus sur la santé des organismes vivants, y compris nous-mêmes.
Chaque organe de notre corps a sa propre résonance acoustique dans la gamme infrasonique, moins de 20 hertz. L'œil humain résonne à 18 hertz, juste en dessous du seuil de l'audition humaine. Les perturbations des yeux et des oreilles causées par les infrasons sont bien documentées. Il est largement reconnu que des résonances infrasons spécifiques dirigées vers le cerveau peuvent générer de la peur, de l’anxiété, de la colère, etc.
Les infrasons ont été reconnus et utilisés comme une arme par l'armée américaine. On a constaté qu’il produisait une vaste gamme d’effets néfastes: privation de sommeil jusqu’à la torture, lésions aux poumons et au cœur. L'infrason, cependant, n'était pas une arme fiable et a été abandonné. Cela n'a pas eu les mêmes effets pervers sur tout le monde. Il en va de même pour les infrasons produits par les éoliennes industrielles. Certaines personnes sont plus touchées que d'autres.
De nombreux habitants d'Arkwright, ainsi que leurs animaux, souffrent d'infrasons. Ils présentent les symptômes classiques largement documentés dans les documents déclassifiés CIA / DIA sur les infrasons, ainsi que dans des études scientifiques contemporaines: manque de sommeil, nausée, irritabilité, sifflement des oreilles, mal de tête, irrégularités cardiaques, fatigue, dépression, pensées suicidaires.
L'industrie éolienne ignore les infrasons générés par ses turbines et se concentre uniquement sur les sons audibles. L’État de New York s’associe à cette déception, oubliant les effets néfastes de l’infrason lorsque ses dangers sont documentés de manière exhaustive. L'action (ou l'inaction) de l'État équivaut à tolérer l'utilisation d'habitants comme cobayes, des personnes privées du consentement éclairé.
La poursuite de l’acceptation, de l’installation et du fonctionnement des turbines à infrasons géantes constitue un crime contre l’humanité à moins que le consentement éclairé ne soit obtenu spécifiquement en ce qui concerne une explication complète des infrasons.
Bien que les 10 points du code soient pertinents pour l'expérience Arkwright, apparemment non contrôlée, il s'agit du premier point:
«Le consentement volontaire du sujet humain est absolument essentiel. Cela signifie que la personne concernée devrait avoir la capacité juridique de donner son consentement: elle devrait être située de manière à pouvoir exercer son libre choix sans l'intervention d'aucun élément de force, de fraude, de tromperie, de contrainte, de débordement ou de toute autre forme de contrainte ultérieure ou la coercition et devrait avoir une connaissance et une compréhension suffisantes des éléments de la matière en cause pour lui permettre de prendre une décision compréhensive et éclairée. Ce dernier élément nécessite qu'avant l'acceptation d'une décision affirmative par le sujet expérimental, il soit informé de la nature, de la durée et du but de l'expérience; la méthode et les moyens par lesquels il doit être conduit; tous les inconvénients et les dangers auxquels on peut raisonnablement s'attendre; et leurs effets sur sa santé ou sur sa personne, qui pourraient éventuellement résulter de sa participation à l'expérience. Le devoir et la responsabilité de vérifier la qualité du consentement incombe à chaque personne qui initie, dirige ou participe à l’expérience. C'est un devoir et une responsabilité personnels qui ne peuvent pas être délégués à un autre en toute impunité. "
https://stopthesethings.com/2019/04/13/insidious-infrasound-governments-blind-to-residents-suffering-from-wind-industry-torture/?fbclid=IwAR0z2bF1iaU87pX8hZs9URYv8Yk3qgdgyRISCnaM3MDxRcIwQy4c1xAl5hI

11/04/19VIDEO. Quels sont les arguments des anti-éoliens ?
Dans plusieurs petites communes de France, la colère monte contre les éoliennes. Voici les principales critiques évoquées.
"Ce n'est pas aussi écologique qu'on ne le pense"
L'éolien est un des piliers de l'énergie renouvelable mais certains soulignent qu'il n'est pas si écologique qu'il ne le prétend. Plusieurs experts mandatés par le ministère de l'Agriculture ont notamment souligné la concomitance de l'installation d'un champ éolien avec des troubles observés chez des animaux d'élevage. Et ce n'est pas le seul défaut majeur relevé.
Le recyclage difficile des éoliennes est également pointé par ses détracteurs. Certains doutent que ces structures, dont la durée de vie est de 20 ans, puissent être recyclées ou éliminées de manière saine.
"Ça coûte cher et ça enrichit surtout le promoteur"
"L'éolien industriel n'est là que (…) pour enrichir les promoteurs", lance un opposant avant qu'un autre ne souligne : "Il y a effectivement des gens qui gagnent beaucoup d'argent là-dedans mais ce n'est pas nous !" En effet, l'éolien est souvent considéré comme une activité particulièrement dépensière. Rien qu'en 2018, les charges du service public liées au soutien de l'éolien terrestre en France s'élevaient à 1,39 milliard d'euros.
"Ce n'est pas esthétique"
"On n'a clairement plus un paysage rural et bucolique", déplore un villageois français qui dénonce l'allure devenue trop industrielle des territoires de sa région. Malheureusement pour lui, ces grandes pales d'acier n'ont pas fini d'orner nos panoramas. Près de 8000 éoliennes tournent chaque jour en France et Emmanuel Macron souhaite tripler la production du parc éolien terrestre d'ici 2030.
Les images de l'enquête ont été diffusées par l'émission C Politique ce dimanche 7 avril sur France 5.
https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/video-quels-sont-les-arguments-des-anti-eoliens_3283351.html


09/04/19 : Les ondes des éoliennes sont-elles nocives pour la santé, comme l’affirme Jordan Bardella ?
Selon la tête de liste du Rassemblement national aux élections européennes, les ondes des éoliennes sont « extrêmement nocives pour la santé. »
Haro sur les éoliennes au Rassemblement national. Invité, dimanche 7 avril, dans l’émission Le Grand Rendez-vous (Europe 1/CNews), Jordan Bardella, tête de liste aux élections européennes, a revendiqué l’engagement du parti de Marine Le Pen contre cette forme d’énergie renouvelable : « On a lancé une campagne contre les éoliennes parce qu’elles sont un drame pour l’environnement. »
Parmi les différents points soulevés dans son argumentaire, Jordan Bardella a particulièrement insisté sur une question médicale - dans la foulée d'une sortie remarquée de Donald Trump sur le sujet : « C’est dangereux pour la santé […] Les ondes qui sont dégagées sont extrêmement nocives pour la santé. On a supprimé les commissions d’enquête publique là-dessus pour faire fi de l’avis des populations et de l’avis des Français ».
Si ces affirmations font écho aux inquiétudes et aux troubles physiques – nausées, vertiges… – relayés par certains groupes de riverains opposés aux éoliennes, elles sont contredites par les conclusions des deux études publiées sur ce sujet en 2017 : l’évaluation des effets sanitaires des basses fréquences sonores et infrasons dus aux parcs éoliens, réalisée par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) et le rapport sur les nuisances sanitaires des éoliennes terrestres signé de l’Académie nationale de médecine.
FAKE OFF
« Il est complètement faux d’affirmer que les ondes dégagées par les éoliennes sont extrêmement nocives pour la santé » dénonce Patrice Tran Ba Huy, ORL et rapporteur de l’étude réalisée par l’Académie nationale de médecine. « Médicalement, il n’est pas possible d’affirmer la nocivité des infrasons produits par les éoliennes à l’heure actuelle, mais il faut rester très prudent. On ne peut pas dire qu’il n’y en a pas, mais on ne peut pas le démontrer, car c’est méthodologiquement très difficile à mesurer. »
« Notamment parce que les éoliennes tournent un tiers du temps seulement. L’influence des conditions météorologiques joue beaucoup également : si le vent souffle dans le sens opposé, il diminue les infrasons, et, à l’inverse, il y expose dans l’autre sens », précise-t-il.
L’Anses arrivait à la même conclusion dans son avis de 2017 : « Il est très difficile d’isoler, à l’heure actuelle, les effets sur la santé des infrasons et basses fréquences sonores de ceux du bruit audible ou d'autres causes potentielles qui pourraient être dues aux éoliennes ».
Patrice Tran Ba Huy ajoute : « Schématiquement, l’oreille humaine capte les sons dont la fréquence est comprise entre 20 Hz et 20.000 Hz : au-delà, il s’agit d’ultrasons, et en dessous d’infrasons. Les éoliennes produisent des infrasons, c’est indiscutable. L’intensité émise par les éoliennes installées à distance règlementaire des habitations, soit 500 mètres, est très faible. Elle est par exemple nettement inférieure à celle produite par le bruit du métro près du boulevard de Grenelle [une ligne aérienne]. »
En outre, contrairement à ce qu’affirme Jordan Bardella, une commission d’enquête travaille bien à l’Assemblée nationale « sur l’impact économique, industriel et environnemental des énergies renouvelables, sur la transparence des financements et sur l’acceptabilité sociale des politiques de transition énergétique », sous la présidence du député (LR) Julien Aubert.
« Effet Nocebo »
Pour Jean-Louis Butré, président de Fédération environnement durable (FDE), qui regroupe plus de mille associations opposées aux éoliennes, une enquête nationale plus poussée s’impose : « On a reçu environ 500 cas de personnes témoignant de problèmes de santé, certaines résidant environ 1.500 mètres autour d’éoliennes. Sans compter la mystérieuse disparition des vaches de Nozay [Loire-Atlantique]. Est-ce que c’est dû aux infrasons ? Je ne sais pas, mais la question mérite d’être traitée sérieusement et de ne pas être politisée. »
Ces cas de troubles physiques figurent bien dans l’étude de l’Académie nationale de médecine, comme le rappelle Patrice Tran Ba Huy : « Les infrasons des éoliennes peuvent-ils être à l’origine de perturbations physiques? On entre dans des facteurs très durs à quantifier, qui relèvent de ce qu’on appelle des intolérances environnementales idiopathiques. Ca peut aller du vertige aux nausées en passant par le mal-être et les troubles du sommeil, des troubles très répandus. »
Le rapport de l’Académie évoque plus spécifiquement « l’effet Nocebo » : « Une récente étude néo-zélandaise [...] a comparé les effets d’une exposition de 10 minutes soit à une stimulation placebo (c’est-à-dire au silence), soit à des infrasons, sur des sujets recevant préalablement une information soulignant soit les méfaits, soit l’innocuité de ces derniers. Seuls les sujets ayant reçu les informations négatives rapportèrent des symptômes, qu’ils aient été ou non soumis à l’exposition aux infrasons ! […] En d’autres termes, la crainte de la nuisance sonore serait plus pathogène que la nuisance elle-même ».
Une conclusion là encore partagée dans l’avis de l’Anses : « Parmi les riverains [affirmant ressentir des troubles dus aux infrasons] des situations de réels mal-être sont rencontrées, et des effets sur la santé parfois constatés médicalement, mais pour lesquels la causalité avec l’exposition aux infrasons et basses fréquences sonores produits par les éoliennes ne peut pas être établie de manière évidente. »
Pour Patrice Tran Ba Huy, un travail de grande ampleur s'impose afin de pouvoir y voir plus clair : « Il faudrait réaliser une étude épidémiologique autour des infrasons des éoliennes, ce que nous réclamons depuis 2006 au sein de l’Académie nationale de médecine ». Tout en restant conscient des difficultés pratiques d'un tel projet : « Elle nécessiterait au moins trois ans d’études et des millions d’euros, avec une méthodologie très compliquée à mener ».
09/04/19La Commission des alertes en santé-environnement lance un portail internet qui recueille les signalements
Riverains, usagers, consommateurs, salariés, associations… La Commission nationale de déontologie et des alertes (CNDASPE) ouvre un site internet qui facilite la remontée des signalements en matière de santé publique et d'environnement.
La Commission nationale de la déontologie et des alertes en matière de santé publique et d'environnement (CNDASPE) a lancé, mardi 9 avril, via son site internet, une plateforme "sécurisée" visant à faciliter le dépôt et la remontée des signalements émis par la société civile.
Pour rappel, cette commission indépendante, a été créée par la loi du 16 avril 2013 relative à la protection des lanceurs d'alerte, portée par l'ex-sénatrice écologiste Marie-Christine Blandin. La mise en place de cette instance a pris du temps. Il aura fallu attendre le mois d'octobre 2016 pour voir ses 22 membres nommés par arrêté : des députés, des sénateurs, des membres du Conseil d'Etat, de la Cour de cassation, du Conseil économique, social et environnemental (Cese), des personnalités qualifiées dans les domaines de l'éthique, du droit du travail, du droit de l'environnement, du droit de la santé publique, etc. Sa composition et son fonctionnement avaient été précisés par le décret du 26 décembre 2014.
La Commission a été officiellement installée, le 26 janvier 2017, par l'ex-ministre de l'Environnement Ségolène Royal. Cette installation s'était faite en présence d'Irène Frachon, médecin pneumologue, qui avait révélé le scandale du médicament Médiator. L'institution a pour mission de veiller aux règles déontologiques s'appliquant à l'expertise scientifique et technique. Elle suit la mise en œuvre des procédures d'enregistrement des alertes par 37 établissements et organismes publics.
Menaces ou atteintes pour l'environnement ou la santé
La Commission nationale est aussi chargée de définir les critères de recevabilité d'une alerte en matière de santé et d'environnement, de transmettre les alertes aux ministres concernés. Les associations, riverains, usagers, consommateurs, salariés d'une entreprise peuvent entamer la procédure. La Commission facilite ainsi l'accès des lanceurs d'alerte à l'institution compétente, en leur permettant de dénoncer, via son site, des risques et atteintes à la santé publique et à l'environnement. Tout "en garantissant la confidentialité des données et de l'identité pour protéger les lanceurs d'alerte", a répété devant la presse, le président de la Commission, Denis Zmirou-Navier, professeur de médecine et spécialiste de santé publique. L'alerte déposée signale une situation pouvant constituer une menace de dommages pour l'environnement ou la santé. L'alerte peut aussi rendre compte d'une atteinte, qu'elle soit constatée ou suspectée, de l'environnement ou de la santé. La menace ou l'atteinte peut concerner l'environnement de travail, les milieux de vie, les produits de consommation (dont les médicaments ou procédures de soins).
Transmission des alertes "plausibles"
Le signalement de l'alerte peut être directement transmis à la Commission nationale en cas d'urgence. C'est-à-dire en cas d'un danger grave et imminent ou en présence d'un risque de dommages irréversibles pour les milieux de vie ou la santé de personnes. A l'instar, par exemple, de la mise sur le marché frauduleuse de produits de consommation contenant des substances classées "cancérogènes avérées", ou d'un dépôt sauvage de matériaux contenant de l'amiante ou d'autres produits dangereux.
En cas d'urgence, les lanceurs d'alerte peuvent aussi saisir directement le Défenseur des droits, l'autorité judiciaire, l'autorité administrative compétente, etc. Dans les autres cas, les lanceurs d'alerte peuvent déposer leur signalement sur le site de la Commission nationale, après un délai de trois mois, s'ils sont sans réponse de leur employeur, si c'est une entreprise qui est concernée par le signalement. Les dépositaires de l'alerte devront aussi attendre trois mois, avant d'adresser leur signalement à la Commission nationale, s'ils sont sans réponse de la part de l'autorité administrative compétente (procureur de la République du département concerné, préfet, directeur général de l'Agence régionale de la santé (ARS), etc.).
La Commission nationale instruit et évalue les cas des signalements "plausibles" (une source de signalement identifiable et crédible, des données scientifiques disponibles, une situation précisément décrite, etc.) et les transmet aux ministres. Cette étape franchie, "notre principal défi sera de faire en sorte que tous les signalements, évocateurs de véritables alertes, ne restent pas sans suite", a souligné M. Zmirou-Navier. La Commission assure le suivi des réponses données par les ministres. Elle peut aussi s'auto-saisir du dossier et remonter le signalement de l'alerte auprès des autorités.
Le 12 mars dernier, l'Union européenne a trouvé un accord sur une directive protégeant les lanceurs d'alerte qui dénonceront des infractions.
https://www.actu-environnement.com/ae/news/Commission-alertes-sante-environnement-portail-internet-signalements-33262.php4#xtor=ES-6
08/04/19
Les éoliennes auraient-elles des impacts négatifs sur la santé des animaux ?
Les énergies renouvelables présentent un double intérêt : améliorer la qualité de vie des êtres humains et préserver l’environnement. Cependant, des évènements impliquant la mort d’animaux se trouvant à proximité du parc éolien de Nozay remettent en question le danger que pourrait représenter ce type de structure.
Des éleveurs pointent du doigt les éoliensSelon les déclarations des agriculteurs qui élèvent leurs animaux près du parc éolien de Nozay, leurs bêtes seraient tombées malades et d'autres sont mortes depuis l'installation de cette structure.
D'après l'explication d'un éleveur dans cette région du nord de la Loire Atlantique, les éoliennes sont les principales responsables des maladies qui ont décimé son cheptel.
Après la pose de ce parc éolien en 2013 à proximité de la ferme de cet agriculteur, « ses bêtes vont de plus en plus mal ». Il affirme qu'environ 300 d'entre eux ont perdu la vie en l'espace de 6 ans, alors qu'ils n'avaient aucun problème de santé.
Selon cet éleveur,
"cette structure provoque également du stress aux animaux, qui ont du mal à mettre bas ou présentent des anomalies lors du vêlage."
L'existence d'une onde basse fréquence perçue par le bétail serait la cause de ces phénomènes.
Une enquête pour éclaircir ce mystère
Pour connaitre la véritable origine de la mort de ces animaux, les associations pour le développement de l'éolienne proposent d'ouvrir une enquête. Selon leur représentant,
aucun phénomène de ce genre n'a été constaté depuis la mise en place des éoliennes.
L'État va également débloquer 30 000 € pour financer une enquête sur ce phénomène. En attendant, les agriculteurs peuvent souscrire à une assurance animaux pour garantir leur investissement.
Un problème qui affecte également la santé humaine
D'après toujours les témoignages de l'éleveur qui vit à proximité du parc éolien de Nozay, "cette structure impacte également la qualité de vie des habitants dans cette zone."
Ce dernier affirme que "les éoliennes ont des effets néfastes sur lui et sa famille."
Allant de l'insomnie aux douleurs articulaires, en passant par des inflammations musculaires, ils souffriraient de nombreux symptômes.
Pour appuyer son analyse sur les méfaits du parc éolien, l'éleveur a expliqué que "lorsqu'il part ailleurs avec ses proches, ils ne présentent aucune de ces pathologies."
Cependant, dès qu'ils se trouvent à proximité des éoliennes, les douleurs reviennent.
https://www.lecomparateurassurance.com/6-actualites-assurance/111010-eoliennes-auraient-elles-impacts-negatifs-sante-animaux

07/04/19
Les éoliennes sont "un drame pour l’environnement", estime Jordan Bardella
Alors que son parti lance une campagne "Stop éoliennes", la tête de la liste RN pour les européennes estime qu'elles sont "extrêmement nocives" pour la santé des riverains, dimanche du Grand Rendez-vous sur Europe 1.
INTERVIEW
Le Rassemblement national a lancé samedi en Bretagne un mouvement "Stop éoliennes". Le parti de Marine Le Pen réclame un "moratoire sur l’éolien", mettant notamment en avant le côté le côté inesthétique de ces éoliennes, qui "défigureraient nos paysages français".
"On a lancé une campagne contre les éoliennes parce qu’elles sont un drame pour l’environnement", a déclaré Jordan Bardella, tête de la liste RN pour les européennes, dimanche au micro du Grand Rendez-vous sur Europe 1.
Une pollution sonore et visuelle. "Toutes les habitations qui sont autour […] sont invendables parce que ça fait énormément de bruit, ça crée une pollution sonore et visuelle, une pollution pour la santé aussi parce que les ondes qui sont dégagées sont extrêmement nocives", assure le candidat, estimant que le nucléaire "en tout cas est une énergie propre".
"On a supprimé les commissions d’enquête publique là-dessus pour faire fi de l’avis des populations et des Français", s’agace encore Jordan Bardella, qui veut également pointer le coût de tels équipements. "Lorsqu’elles ne tournent pas, elles coûtent beaucoup d’argent, et lorsqu'elles tournent trop, quand il y a trop de vent, elles nous font perdre de l’argent", s’agace-t-il.
Un surplus d'électricité. "Le 14 mars, ont a perdu 11 millions d’euros parce qu’ils y avaient tellement de vent que les éoliennes ont tourné, l’énergie n’était pas stockable et on a dû vendre notre surplus à bas coût", rapporte encore Jordan Bardella. Ce jour-là, à 14h30, la France a battu son record de production éolienne, a indiqué RTE, le transporteur d’électricité, dans un communiqué. Le parcs éolien a alors représenté 18% de la production d’électricité en France, se plaçant en deuxième position juste après le nucléaire.
"Il y a d’autres choix en matière écologique : investir dans l’hydrogène, développer les énergies maritimes", conclut ce proche de Marine Le Pen, invoquant notamment l’importance de la façade maritime française.
https://www.europe1.fr/politique/la-rn-lance-une-campagne-stop-eoliennes-elles-sont-un-drame-pour-lenvironnement-estime-jordan-bardella-3887738

05/04/19Eolien : le besoin d'acceptabilité fait émerger un nouveau métier
La concertation se professionnalise. Les développeurs de parcs éoliens terrestres créent des postes dédiés en interne. Une tendance en lien avec les attentes des populations et les objectifs gouvernementaux.
Face à la fronde des riverains vis-à-vis des projets éoliens, les développeurs comment à créer des postes de spécialistes de l'acceptabilité. "C'est un sujet que les développeurs prennent de plus en plus au sérieux", confirme-t-on à France Energie Eolienne. Des chargés de concertation, aussi appelés "chargés d'études concertation" ou encore "responsables dialogue territorial et concertation" commencent ainsi à être intégrés aux équipes de développeurs.
Les développeurs créent des postes en interne
Fabienne Leymarie occupe le poste de "responsable dialogue territorial/concertation" chez Enertrag depuis quelques semaines. "C'est une création de poste", précise-t-elle. Sa mission ? "Soutenir les chefs de projets dans l'acceptabilité sociétale des projets, en accord avec le cadre réglementaire qui régit l'information et la participation du public", indique-t-elle. En somme, "il s'agit d'amorcer la concertation, de développer les relations avec les acteurs impliqués dans les projets, d'identifier les points de convergence pour construire un projet intégré territorialement."
De plus en plus de travail de concertation à mener
Jusque-là, la mission de concertation était entièrement prise en charge par les chefs de projet, parfois épaulés par des bureaux d'études spécialisés. Mais, "il y a de plus en plus de réunions, de permanences d'information, constate Laure Verhaeghe, co-fondatrice de la plateforme de financement participatif dédiée à la transition énergétique Lendosphère. La demande des territoires de participer aux projets est de plus en plus forte et les développeurs sont amenés à s'impliquer de plus en plus."
Une offre de formation qui se développe
Le besoin de chargés de concertation chez les développeurs devrait s'accentuer à l'avenir. Le gouvernement veut multiplier par 2,5 les capacités de production d'électricité par des éoliennes terrestres. Certaines formations commencent à se spécialiser. "Des masters 2, ayant comme spécialité le dialogue et la participation, la responsabilité sociétale des entreprises et le développement durable, peuvent mener vers cette voie", indique Fabienne Leymarie.

04/04/19Alexandre Gady : «Les paysages exceptionnels et classés bientôt sous la menace des promoteurs»
Les autorisations de travaux dans les sites classés ne seront plus, désormais, examinées par le ministre de l’Écologie, mais par le préfet de chaque département. Or les services déconcentrés de l’État sont beaucoup plus exposés aux pressions des appétits fonciers locaux, s’alarme le professeur d’histoire de l’art à la Sorbonne Paris-IV*.
Les calanques, l’île de Bréhat, le canal du Midi, la dune du Pilat, le Mont-Saint-Michel… tout le monde connaît ces lieux magnifiques: ces paysages consubstantiels à notre histoire commune sont le visage de la France. Si leur beauté a été forgée par la nature, parfois aussi par l’homme, elle n’est pas arrivée jusqu’à nous par le hasard. La volonté de protéger ces sites exceptionnels est en effet à l’œuvre depuis 1906, date de la première loi sur les paysages, que porta alors le député Charles Beauquier. En mai 1930 était votée la loi qui en organise depuis lors la sauvegarde: ce texte majeur dispose deux niveaux de protection, sur le modèle de la loi sur les monuments historiques, classé et inscrit, le second étant moins fort. Il a permis en moins d’un siècle le classement de 2700 sites naturels, couvrant à peine 2 % du territoire (1,1 million d’hectares) ; par leur qualité et leur homogénéité, ces sites classés concourent à la beauté de notre pays et à son ...
http://www.lefigaro.fr/vox/economie/alexandre-gady-les-paysages-exceptionnels-et-classes-bientot-sous-la-menace-des-promoteurs-20190404?fbclid=IwAR25yVvP5fWw2zHd2_GNj54j5G8m8YFGS0MO7DUAnjSRNF1JO7Za9zo-TY0
04/04/19
LES ÉOLIENNES ONT-ELLES UNE EFFET NÉFASTE SUR LES ANIMAUX ET LES HUMAINS ?
Plusieurs éleveurs bovins sont confrontés à la mort inexpliquée de centaines de leurs veaux et de leurs vaches. Ils suspectent des taux d'électricité anormalement élevés dans le sol et dans l'eau. Des cas à Nozay prés de Nantes, dans les Côtes d'armor aussi.
Chronique dans la Matinale : à écouter en ligne
Plusieurs éleveurs bovins sont confrontés à la mort inexpliquée de centaines de leurs veaux et de leurs vaches. Ils suspectent des taux d'électricité anormalement élevés dans le sol et dans l'eau. Des cas à Nozay prés de Nantes, dans les Côtes d'armor aussi. Ces éleveurs mettent en cause les parcs éoliens non loin. Didier et Murielle Potiron sont agriculteurs depuis 30 années à Puceul, entre Nantes et Rennes. En 2013, un parc de 8 éoliennes a été construit sur la commune, depuis ils retrouvent régulièrement des vaches mortes, plus de 300 en 6 ans, avec une diminution de la production de lait, problème de vêlage, perte de bétail... En plus s'ajoute une perte d'argent sur l'exploitation mais surtout des conséquences sur la santé humaine aussi, des maux de têtes, les jambes lourdes, des difficultés à dormir.
Didier et Murielle Potiron demandent l'arrêt des éoliennes, ils doivent se rendre début avril au CHU de Nantes pour une étude épidémiologique complète.
Deux autres fermes sur le secteur de Nozay sont concernées. Ainsi que 30 particuliers qui rencontrent les mêmes problème de santé. Emmanuel Raffray habite Saffré avec sa femme et ses 3 enfant, à 800 mètres d'une éolienne.
Didier, Murielle et Emmanuel ne se disent pas “anti-éolien.”
Pour répondre à toutes les questions, les services de l'Etat ont débloqué 30 000 euros. La mairie de Puceul n'a pas encore réagit. La municiplité recoit 83 000 euros par an par l'exploitant de l'éolienne. Des forages ont débuté le 26 février dernier au pied des éoliennes. Un rapport d'expertise doit être remis à la mi-juin. Des problèmes pour l’instant inexpliqués et finalement un dossier compliqué sur la table des services de l’Etat depuis des années.
https://www.hitwest.com/news/les-eoliennes-ont-elles-une-effet-nefaste-sur-les-animaux-et-les-humains-33261

27/03/19
Les turbines ne vont pas arrêter le nucléaire alors pourquoi défigurer la France?
Géochimiste pétrolier et membre du groupe d'action scientifique Collectif STA Bernard Durand a parlé à Selma Daddi de ses craintes concernant la propagation des parcs éoliens.
De plus en plus d'éoliennes font leur apparition partout en France afin de réduire le nombre de centrales nucléaires et les émissions de carbone.
Aujourd'hui, il y en a 8 000, principalement dans le nord et l'est de la France. À la fin de 2030, il y en aura 15 000. A l'instar de l'Allemagne et du Royaume-Uni, la France tente d'améliorer sa production d' énergie éolienne pour atteindre 35 gigawatts d'ici 2030.
Bien que le Royaume-Uni ait produit plus d'énergie l'année dernière, la France est le premier pays à en installer davantage avec 649 nouvelles turbines, contre 485 au Royaume-Uni.
Bernard Durand, ancien directeur de l'Institut França ...
https://www.connexionfrance.com/Comment/Columnists/Turbines-won-t-stop-nuclear-so-why-disfigure-France

27/03/19
Installation de parcs éoliens en France: "Un scandale paysager et écologique!"
Des projets éoliens continuent de fleurir en France, comme en Charente-Maritime, qui a pour la première fois décidé de dire stop. Une bonne chose pour Pierre Dumont, auteur de "Éoliennes, chronique d'un naufrage" et invité des Grandes Gueules.
Le conseil départemental de Charente-Maritime, présidé par l’ancien ministre, Dominique Bussereau, a voté le principe d'un moratoire de deux ans, gelant l’implantation de toute éolienne sur son territoire.
A l’origine de la colère de l’élu: une filière d’EDF propose la construction de 40 nouveaux mâts sur l’estuaire de la Gironde. Les détracteurs du projet s’inquiètent de voir leur paysage dénaturé par des mâts éoliens.
Selon les services préfectoraux ou le département, le territoire abrite entre 71 et 81 mâts actifs, cependant on estime entre 300 et 475 mâts potentiels à venir dans les prochaines années.
"Le grand scandale de ce début de 20ème siècle"
Une fronde qui n’étonne pas Pierre Dumont, auteur de "Éoliennes, chronique d'un naufrage". Pour lui, la France n’aurait jamais dû en premier lieu, opter pour la solution de l’éolien.
"C’est un naufrage qui s’annonce dans la France entière. L'éolien est le fruit des amours coupables entre l'utopie écologiste et des spéculateurs financiers! C’est une mayonnaise qui a très bien prise. Elle repose sur un postulat qui est une immense erreur stratégique de la politique énergétique de la France. Après des années de massacre, l’éolien va très rapidement apparaître comme le grand scandale de ce début de 20ème siècle".
"140 milliards d'euros, c’est ce que les Français vont devoir payer"
"Un scandale paysager et écologique!", dénonce Pierre Dumont. Selon lui, on ne sait pas ce qui se cache derrière l’installation de parcs éoliens.
"On ne parle pas des milliers de tonnes de béton et de ferraille qui artificialisent les sols agricoles de la France. On ne parle absolument pas du coût du démantèlement. On ne parle pas du scandale de ces hachoirs à oiseaux (…) 140 milliards d'euros, c’est ce que les Français vont devoir payer pour assurer l’exécution des contrats qui ont été souscris au profit des promoteurs éoliens".
https://rmc.bfmtv.com/emission/installation-de-parcs-eoliens-en-france-un-scandale-paysager-et-ecologique-1660628.html

24/03/19 : Côtes d'Armor : L'électricité ferait-elle mourir des vaches en centre-Bretagne ?
En Centre Bretagne, plusieurs éleveurs bovins sont confrontés à la mort inexpliquée de centaines de leurs veaux et de leurs vaches. Ils suspectent des taux d'électricité anormalement élevés dans le sol et dans l'eau.
Dans les Côtes d'Armor, en plein cœur de la Bretagne, depuis plusieurs années des centaines de vaches périssent de manière assez incompréhensible. En 3 ans, Stéphane, installé à Allineuc a perdu près de 200 vaches. Des morts inexpliquées, mais des comportements anormaux sont également constatés chez ces bovins. Certaines bête ne produisent presque plus de lait. "Une bête qui fait 20 litres de lait par jour elle tombe à 3-4 litres une dizaine de jours après, avec la même alimentation, du maïs et des céréales et surtout elles sont ankylosées." explique l'éleveur. A 50 km de là, le même mal touche les vaches de Gauthier. Ce jeune agriculteur installé en bio depuis 5 ans à Glomel a perdu 70 bêtes. Dès la naissance, ces veaux perdent l’appétit, il précise ainsi que "normalement à 6 mois, on peut leur faire ingérer 15 l de lait et là c'est 3 l de lait seulement, expliqué par les courants électriques."
L'électricité serait en cause 
Les éleveurs sont désemparés face à cette mortalité, d'autant qu'ils sont régulièrement mis en cause ou pris pour fou. Ils ont essayé de comprendre ce qui pouvait bien en être la cause. Pour Stéphane c'est le courant électrique qui passe dans le sol et dans l’eau, qui est en cause. Après de multiples examens sur les animaux, audit dans les exploitations, le courant électrique, et les ondes électro-magnétiques sont bien mises en cause. Est-ce en raison de la proximité d’antennes relais, d’éoliennes, ou encore des panneaux solaires ? C'est ce que tous cherchent à comprendre. Stéphane Le Béchec a déposé une plainte contre X en 2018.
Le Préfet des Côtes d'Armor et l'ARS saisisPrès de Loudéac, un maire se mobilise. Dans sa commune, un agriculteur a lui, perdu 120 vaches. Alors l’édile a organisé une réunion avec les exploitants du réseau d’eau et d’électricité. Un expert a réalisé des contrôles. "Nous avons constaté qu'il y avait de l'électricité dans l'eau à des taux anormaux" indique le maire, qui attend "que l'on trouve la source réelle du phénomène". Il a saisi l’Autorité régionale de Santé et le Préfet des Côtes d'Armor. il attend leur réponse.
Le reportage de Jérémy Armand, Lionel Bonis et Richard Gurgand

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/cotes-d-armor/electricite-ferait-elle-mourir-vaches-centre-bretagne-1643718.html

23/03/19 : Les voitures électriques sont "néfastes pour l'environnement", alerte Amnesty International
Jeudi 21 mars, Amnesty International a dénoncé les pratiques des constructeurs de véhicules électriques.
Selon l'ONG, la fabrication des batteries serait néfaste pour l'environnement et encore à des années-lumière de constituer le système vertueux que tendent à démontrer la plupart des constructeurs.
Des droits de l'Homme bafoués
L'ONG de défense des droits de l'homme estime en effet que les constructeurs de voitures électriques ont recours à un discours fallacieux sur le plan écologique, mettant en avant leur manque d'éthique et le recours systématique à d'importantes ressources fossiles pour la fabrication de leurs véhicules.
Dans un communiqué, Kumi Naidoo, secrétaire général d'Amnesty International, appelle à la réflexion quant aux véhicules électriques. Selon lui : « Trouver des solutions efficaces à la crise climatique est un impératif absolu, et les voitures électriques ont un rôle important à jouer à cet égard ». Et d'ajouter : « Sans changements radicaux, les batteries qui alimentent les véhicules écologiques continueront d'être entachées d'abus des droits de l'homme ».
Amnesty International dénonce notamment les conditions d'extraction de minerais utilisés dans la fabrication des batteries lithium-ion. L'ONG a déclaré avoir connaissance de graves violations des droits de l'Homme en République démocratique du Congo liés à l'extraction du cobalt, elle y dénonce l'exploitation du travail des enfants ainsi que leur exposition à des éléments toxiques éminemment dangereux pour la santé.
En Argentine, la situation ne serait pas vraiment acceptable non plus. Les communautés autochtones ne seraient en effet pas suffisamment informées sur les projets d'exploitation minière (en particulier du lithium) sur leurs terres ainsi que de leur impact potentiel sur les ressources en eau.
Un constat amer qui balaye l'image « écolo » des véhicules électriques
Mais l'ONG ne s'est pas arrêtée aux violations des droits de l'Homme. Amnesty International pointe du doigt la pollution générée par la fabrication des batteries de voitures électriques, qui finalement aurait le résultat inverse que de trouver une alternative fiable pour sortir de la crise climatique.
« DANS LES PAYS ASIATIQUES LA PRODUCTION D'ÉLECTRICITÉ RESTE TRIBUTAIRE DU CHARBON ET D'AUTRES SOURCES D'ÉNERGIE POLLUANTES »
En effet, avec des chaines de production globalement situées en Asie dans des pays comme la Chine, le Japon et la Corée du Sud, l'impact environnemental de la fabrication des batteries reste néfaste pour la simple raison que dans ces pays « la production d'électricité reste tributaire du charbon et d'autres sources d'énergie polluantes ».
En outre, l'exploitation minière en haute mer porte elle aussi un très mauvais coup à l'image écolo des fabricants de voitures électriques. Alors que l'Autorité internationale des fonds marins (UICN) a octroyé 29 nouveaux contrats d'exploitation de gisement en 2018, des scientifiques ont déjà souvent mis en cause la probable libération d'éléments toxiques susceptibles d'aggraver la disparition de nombreuses espèces marines.
Amnesty International a toutefois reconnu les efforts de certaines entreprises, dont font partie Renault, Daimler, BMW, mais aussi Apple, qui ont rendu publiques les données concernant leur chaîne d'approvisionnement. Les mauvais élèves, quant à eux, sont invités à revoir leur copie.
SANTÉ. Le sénateur Christophe Priou (Les Républicains) a posé, ce 19 mars 2019, une question au gouvernement concernant les impacts sanitaires d'un parc éolien en Loire-Atlantique. C'est le secrétaire d'Etat auprès de la ministre de la Santé qui a répondu que de nouvelles études seraient menées, les précédentes n'ayant rien décelé. Extraits de ces échanges.
En Loire-Atlantique, le parc éolien dit "des quatre seigneurs" implanté sur les communes de Puceul, Suffré, Nozay et Abbaretz compte huit machines, exploitées depuis 2013. Certains riverains rapportent des effets sur leur santé ou celle de leurs bêtes. Le sénateur Christophe Priou s'en est ému et a lancé une question au gouvernement lors de la séance publique du 19 mars 2019. L'élu Les Républicains raconte : "Différentes observations effectuées par les exploitants agricoles sont inquiétantes. En septembre 2012, avec l'installation du site éolien sont observés les premiers symptômes comportementaux des élevages, avec une aggravation en 2013, liée à la mise en service : diminution de production de lait, problèmes de vêlage, perte de bétail". La presse locale fait état du décès de plus de 200 têtes de bétail en six ans. Le sénateur poursuit : "Des témoignages vétérinaires précis font la relation avec la mise en service du parc éolien. Des symptômes ont également été signalés par les habitants et riverains du site : céphalées, vertiges, saignements de nez, brûlures aux yeux, troubles du sommeil…".
Deux rapports de l'Anses et aucun impact sanitaire établi
Le secrétaire d'Etat auprès de la ministre de la Santé, Adrien Taquet, répond : "Les ministères chargés de la Santé et de l'Environnement ont saisi, à deux reprises, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) à ce sujet. En 2008, l'agence a conclu que les émissions sonores des éoliennes ne sont pas suffisantes pour générer des conséquences sanitaires directes en ce qui concerne les effets auditifs. A l'extérieur, les bruits peuvent néanmoins être à l'origine d'une gêne parfois exacerbée par des facteurs autres que sonores, tels que l'impact visuel par exemple de l'installation". Le responsable cite ensuite le rapport de 2017, portant cette fois sur l'état des connaissances scientifiques sur les basses fréquences et les infrasons, rappelant que, là non plus, aucun argument ne mettait en évidence l'existence d'effets sanitaires autres qu'une gêne liés à des bruits audibles, soulignant au passage la difficulté de distinguer les effets des sons dans le bas du spectre. Adrien Taquet avance également l'existence d'un effet "nocebo" pouvant "contribuer à expliquer l'existence de symptômes liés au stress réellement ressenti par des riverains". Selon ses explications, l'impact visuel des éoliennes serait ainsi un meilleur moyen de prédiction des gênes ressenties que le niveau de bruit des machines.
La piste de la mise à la terre ?

Le sénateur évoque, pour sa part, des échanges avec les services préfectoraux en 2014 et 2015, ayant entraîné des rapports d'expertises et des études complémentaires dans deux élevages proches des huit turbines incriminées. Des documents qui feraient apparaître "une corrélation entre les anomalies relevées par le robot de traite et la production du site éolien". D'autres investigations ont été diligentées afin de déterminer l'incidence de câbles souterrains servant à la liaison équipotentielle - la mise à la terre - des éoliennes. Une bande de cuivre, posée sur le sol, relierait en effet les engins entre eux et pourrait engendrer un champ magnétique. La préfecture a ordonné que des tests soient menés sur ces liaisons sur des durées de deux semaines, en les neutralisant toutes simultanément puis en les remettant en service de façon séquentielle, tout en étudiant les conditions météorologiques du jour (direction et vitesse du vent). Le secrétaire d'Etat à la Santé soutient : "Des études locales reposant sur le recueil de données de santé et de perception de pollution déclarée sonore et visuelle paraissent de nature à apporter des éléments d'information importants, et la réalisation préalable d'enquêtes qualitatives pour appréhender les inquiétudes des riverains et leurs attentes (…) Les résultats pourraient faciliter ainsi la caractérisation de l'impact sanitaire éventuel de ces installations et le lien avec la perception des pollutions ressenties par la population".
Le sénateur de Loire-Atlantique conclut son intervention en annonçant qu'il serait vigilant sur ce dossier et qu'il était, comme la majorité actuelle, convaincu de l'intérêt des énergies renouvelables. S'il n'est pas totalement hostile aux turbines, il préfèrerait voir les éoliennes déployées plus loin, au large : "J'en profite d'ailleurs pour inciter le gouvernement à accélérer fortement sur l'implantation des champs éolien en mer. C'est une forte attente pour la filière industrielle". Et il souhaite que le principe de précaution et d'évaluation soit appliqué dans l'éventualité du constat d'une défaillance électrique et de désordres subsistants. Les résultats d'études de forages entreprises en février 2019 seront connus à la mi-juin.
https://www.batiactu.com/edito/eoliennes-inquietent-toujours-certaine-frange-population-55866.php
19/03/19Infrasons des éoliennes comme une arme
Description: L’infrason des éoliennes industrielles n’est pas la meilleure des armes, mais c’est une arme. Cette vidéo allemande documente les effets nocifs des infrasons produits par des éoliennes de taille industrielle. Les dangers des infrasons sont connus depuis les années 1980, lorsque l'armée américaine investissait massivement dans les infrasons (inférieurs à 20 Hz) en tant qu'arme.


16/03/19 : Eolien terrestre : trop, c’est trop !
La Fédération Environnement Durable dénonce une fois encore l’installation massive d’éoliennes.
Après les déclarations récentes sur France3 (1) et BFMTV (2) de Xavier Bertrand président de la région des Hauts de France, « Foutez- nous la paix avec les éoliennes, ça coûte les yeux de la tête, ça ne crée pas d’emploi et ça détruit nos paysages », c’est au tour de Dominique Bussereau Président du Conseil départemental de la Charente-Maritime et de l’Assemblée des départements de France d’exprimer dans le journal Sud-ouest (3) « son ras le bol » et de condamner les Promoteurs éoliens « qui sont des gens sans foi ni loi ». Il demande lui aussi « un moratoire de deux ans sur l’éolien terrestre en Charente maritime par le ” risque sur nos paysages que fait courir la foultitude de projets éoliens ». Il évoque notamment un danger pour l’image touristique de la Charente-Maritime, un secteur économique clé pour le territoire.
Système abusif
La Fédération Environnement Durable (FED) qui regroupe 1387 associations alerte le gouvernement sur une montée rapide du refus de l’éolien terrestre sur l’ensemble du territoire. Elle constate que la situation devient incontrôlable socialement et rejaillit lourdement sur l’image de l’ensemble de la classe politique.
La FED estime que les actions des centaines de promoteurs qui écument les communes les unes après les autres sont contraires à l’intérêt général et qu’ils manipulent l’opinion en profitant depuis plus de 15 ans d’un système subventionné abusif qui détruit l’économie et les emplois.
Elle demande aux responsables de l’Etat de se libérer de l’emprise des industriels de cette filière énergétique et de prendre des mesures par décret pour arrêter le plus vite possible le programme éolien terrestre français.
(1)https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/foutez-nous-paix-eoliennes-xavier-bertrand-president-region-hauts-france-1526168.html
(2)https://www.bfmtv.com/planete/7-projets-de-parcs-eoliens-sur-10-font-l-objet-d-un-recours-en-france-1506074.html
(3)https://www.sudouest.fr/2019/03/11/video-eoliennes-en-charente-maritime-dominique-bussereau-en-a-ras-le-bol-5888377-1391.php
https://infodujour.fr/environnement/22201-eolien-terrestre-trop-cest-trop

02/03/19 : Loire-Atlantique : Des vaches laitières troublées par des éoliennes
Entre Rennes et Nantes, huit éoliennes sont mises en cause par des agriculteurs. Leurs vaches, qui paissent non loin de là, ont adopté depuis une dizaine d'années des troubles comportementaux inquiétants. Le journaliste Thibault Dumas nous raconte.
En 2009, une petite dizaine d'éoliennes sont installées autour de la commune de Nozay (Loire-Atlantique), sur des parcelles agricoles où pâturent des vaches. Les agriculteurs accueillent favorablement cette installation. Mais des problèmes apparaissent dès la construction du site d'exploitation, avant même la mise en service des turbines. Le journaliste Thibault Dumas a enquêté pour le site Mediacités.
Surmortalité des vaches
"Au moment des travaux puis de la mise en route des éoliennes, les vaches ont commencé à adopter un comportement chaotique, explique Thibault Dumas. Elles refusent d'aller dans certains champs, elles se créent des barrières invisibles, la traite se passe mal, le lait est caillé, il y a même une surmortalité importante des vaches les plus faibles." Très vite, les agriculteurs subissent de lourdes pertes financières, et décident de porter plainte contre l'exploitant et le constructeur du parc.
Au fil des années, plus de 20 études sur le parc éolien de Nozay confirment ces troubles. En 2015, l'une d'entre elles met en évidence "une concordance entre la mise en service des éoliennes et les effets dévastateurs sur les bêtes" explique le journaliste. Les dernières sont formelles : les exploitations agricoles ne sont pas en cause. D'où proviennent ces troubles ?
Champ magnétique
Même si la relation entre le parc et les effets indésirables n'est pas établie à jour, l'explication la plus plausible aujourd'hui résiderait dans la liaison entre ces éoliennes, via le circuit électrique, qui créerait un champ magnétique indésirable. "Depuis le mois de janvier 2019, des tests sont effectués, raconte Thibault Dumas. Chaque éolienne est arrêtée aléatoirement, sans prévenir les agriculteurs pour qu'ils ne changent pas leur manière de travailler."
La préfecture de Loire-Atlantique évoque d'autres hypothèses, comme la présence d'un faisceau radar ou de lignes à haute-tension.
Troubles du sommeil
Des riverains se disent aussi concernés par des troubles du sommeil et l’accélération de certaines pathologies. "Il n'y a pas eu d'étude globale sur l'impact sur la santé humaine", indique Thibault Dumas. Pour l'instant, il n'y a aucune certitude scientifique.
Thibault Dumas est l'invité de Jacques Monin dans Secrets d'info.
► ALLER PLUS LOIN | Santé : l’inquiétant mystère des éoliennes de Nozay, une enquête de Thibault Dumas pour le site d’investigation Mediacités (article réservé aux abonnés)
https://www.franceinter.fr/emissions/l-interview/l-interview-02-mars-2019?fbclid=IwAR0OFMAgBO8fn91wEwrzfxdF_8F54rFDvWFlAcM6CoOH1LBZ-2HnMO0QZ2Y

01/03/19 : REPOWERING ÉOLIEN : UNE SOLUTION 100 % ÉCOLOGIQUE ?
Le terme de repowering apparaît de plus en plus dans le vocabulaire du monde de l’énergie. Ce mot n’est pas nouveau puisqu’il désigne de manière générale, le remplacement d’une installation énergétique pour la rendre plus performante. Le repowering (redonner de la puissance), évoque désormais de plus en plus les parcs éoliens. Les premiers implantés en France l’ont été dans les années 1990 et arrivent aujourd’hui en fin de vie. Selon une estimation relayée par L’Usine Nouvelle le 20 février 2019, “à partir de 2020, plusieurs centaines de machines devront être démantelées chaque année”…
Le repowering nouveau passage obligé de la filière éolienne
Avec le progrès technique, la filière éolienne offre des perspectives attractives. Du chemin a été parcouru depuis le premier programme éolien lancé en France en 1996 : Eol. Aujourd’hui, une éolienne bénéficie d’une puissance comprise entre 1,8 et 3 MW, soit bien plus que les éoliennes pionnières. À noter, une éolienne de 2 MW produit en moyenne 4 200 MW par an, « soit la consommation électrique moyenne de plus de 800 ménages français », selon le ministère de la Transition écologique et solidaire. Les parcs éoliens ont donc intérêt à être équipés d’éoliennes plus modernes. L’arrivée en fin de vie de ces parcs constitue une occasion unique de produire plus avec moins, c’est le repowering.
Cette formule est avantageuse pour plusieurs raisons :
– Le site existe déjà et suscite moins la fronde de riverains hostiles au projet.
– Plus puissantes, les éoliennes sont moins nombreuses pour obtenir la même quantité d’énergie.
– La réduction du nombre d’éoliennes entraîne une baisse de l’effet de trainée, c’est-à-dire la baisse de rendement due à l’alignement des éoliennes.
– Plus fiables, les nouvelles éoliennes nécessitent moins de travail de maintenance et donc une diminution des coûts.
– Enfin, avoir des parcs plus performants signifie des revenus plus élevés pour les producteurs, et plus de recettes fiscales.
Les avantages sont donc nombreux, mais les projets de repowering ont été confrontés jusqu’à il y a plusieurs mois à un labyrinthe administratif. Finalement, l’Etat a publié une circulaire le 17 juillet 2018 qui fait la distinction entre les projets de repowering nécessitant une nouvelle autorisation et ceux qui n’en ont pas besoin. Désormais, précise Florian Ferjoux, du cabinet Gossement Avocats : « la réponse à donner sur le caractère substantiel ou non de la modification doit être apportée dans un délai maximal de deux mois à réception d’un dossier complet ».
C’est seulement en cas de « modification substantielle » qu’une nouvelle demande d’exploitation est nécessaire. Un concept jusque-là assez flou que le ministère de la Transition écologique et solidaire s’est chargé de définir. Les préfets sont appelés à se prononcer sur d’autres modifications d’importance qui pourraient nécessiter une nouvelle autorisation. Rien n’est écrit dans le marbre et les professionnels appellent de leurs vœux une vraie loi encadrant les règles du repowering.
Éviter le downcycling, pour une fin de vie plus écologique… 
Dans l’article de Laurent Rousselle publié sur L’Usine Nouvelle, Didier Evano, le président de Net-Wind – PME spécialisée dans la maintenance éolienne située en périphérie de Nantes, estime “qu’à partir de 2020, plusieurs centaines de machines devront être démantelées chaque année“. Or, si le repowering est une solution d’avenir, le sort des éoliennes en fin de vie reste peu enviable. Le marché de seconde main est peu développé, alors qu’on assiste à un saut technologique entre les différentes générations d’éoliennes.
Les pâles, la principale partie difficilement recyclable et qui représente 8 % du poids de l’éolienne, sont donc souvent broyées puis brûlées pour devenir une source d’énergie ou alors elles sont tout simplement enfouies dans le sous-sol de déchetteries. Dans cette deuxième hypothèse on parle de downcycling. Deux solutions peu économiques et pas très écologiques pour les monstres de 300 tonnes d’acier, 840 tonnes de béton, 25 tonnes de composites que sont les éoliennes de 2MW.
Avec le démantèlement programmé de plusieurs centaines d’éoliennes chaque année en France, c’est un véritable défi écologique qui se pose. Selon l’Ademe, ce sont 15 000 tonnes de matières composites issues des pâles qui devront être solutionnées rien qu’en 2029. En Europe « d’ici à 2030, il y aura 375 000 tonnes de pales issues du démantèlement des éoliennes » qu’il faudra traiter selon Christophe Magro, responsable de projets au sein du centre en recherche et développement spécialisé en formulation et procédés de fabrication pour le développement de composites et matériaux avancés (Canoe). Les études se portent donc sur le recyclage des matières composites comme la fibre de verre dont les propriétés mécaniques se perdent au cours de ce processus. Ainsi, une éolienne peut-être convertie en mur anti-bruit ou du mobilier urbain. Le recyclage en vue de la fabrication de nouvelles éoliennes est lui aussi visé, mais bien plus compliqué.
L’enjeu est de taille avec un éolien terrestre en France qui a lui seul va connaître un renouvellement supérieur à 5 000 MW par an à l’horizon 2030 d’après France Energie Eolienne. En 2017, une étude du Commissariat général au développement durable (CGDD) évoquait la création de près de 15 000 emplois en France, avec une hausse de 15 % par an. « Cette dynamique devrait se poursuivre dans les années à venir, à la fois du fait de la mise en activité de nouveaux parcs et des travaux de maintenance lourde sur les parcs les plus anciens », indiquait le document. En Europe il s’agit « d’une opportunité technico-économique extrêmement intéressante » précise Pauline Le Bertre, déléguée générale de FEE ; en Allemagne par exemple, le marché du repowering est en forte croissance.


28/02/19 : Aisne : Beaurevoir : la proximité d'un parc éolien provoque des effets d'ombres sur son habitation
La famille Sailly habite à La Sablonnière un petit hameau de Beaurevoir. Le jeune couple est propriétaire d'une maison qui se trouve aujourd'hui à 580 mètres d'un parc de 33 éoliennes. Thibaud et sa famille doivent vivre au quotidien avec les effets d'ombres projetées par les pales.


https://youtu.be/pwA9g-Blt1s
Thibaud Sailly et son épouse ont acheté une longère dans le paisible hameau de Sablonnière près de Beaurevoir dans l'Aisne. Ils ont consacré du temps à restaurer leur bien. En 2013 lors de leur installation, il n'y avait aucune éolienne à proximité. Mais depuis elles ont fleuri à 580 mètres de leur habitation.
"Lorsque nous avons acheté notre bien, on n'a pas eu connaissance d'un projet éolien à l'époque. Nous étions en plein dans les travaux de restauration de la maison", le couple n'est pas anti-éolien. "On en avait au loin, qui ne nous dérange pas. Mais lorsque on a vu l'installation des mâts, on s'est dit qu'elles étaient vraiment trop proches. Et personne n'est venu nous voir" s'étonne Thibaud.
La société propriétaire de la ferme éolienne n'a pas encore contacté le couple
"Elles ont été mises en route au mois de janvier et par temps de grand vent, on les entend fenêtres fermées. On attend toujours les tests acoustiques qui doivent être réalisés chez nous". Une autre nuisance est apparue. Avec l'arrivée des beaux jours, quand il fait plein soleil, entre 8 h 15 et 8 h 45, les pales des éoliennes provoquent des projections d'ombres, qui entraînent un désagrément visuel surtout pour son épouse sensible à ce phénomène depuis son AVC. Comme le montre les vidéos que Thibaud a posté sur Internet.

La rotation des pales entraîne une interruption périodique de la lumière du soleil (dit effet stroboscopique) qui peut être désagréable. 

24/02/19 : Pyrénées-Orientales : Éoliennes et tourisme, compatibles ?
Caramany et Trilla.
L’un est plutôt contre, l’autre pour. Les deux maires des communes concernées s’expliquent.
Depuis octobre dernier, un mât de mesure du vent et un lidar* ont été installés à l’ouest de Caramany, en préalable du projet éolien de Trilla. Dès 2022, un parc éolien devrait être implanté à quelques mètres de la limite de Caramany sur le territoire de Trilla.
À Caramany, c’est non
La municipalité de Caramany avait été contactée par l’entreprise Abo wind qui souhaitait unir Trilla et Caramany dans ce programme. Le conseil municipal s’est prononcé de manière négative.
Pour le maire, Bernard Caillens, et le conseil municipal, la décision a résulté des prises en considération et constatations suivantes : "Deux zones d’éoliennes existent déjà dans le Fenouillèdes. Non visibles du village, elles le deviennent sur les hauteurs, notamment la nuit où l’on voit les clignotants rouges. Une nouvelle ligne de clignotants à l’ouest nuirait à l’authenticité du site. L’implantation d’éoliennes, dans un milieu aussi sauvage et isolé, va nécessiter la réalisation de larges pistes et détruira des écosystèmes. En cas de gros incendies, la commune est située pleine tramontane. Or, les canadairs ne pourraient intervenir en amont, à l’ouest puisqu’ils ne peuvent s’approcher des éoliennes. Le parc éolien nous semble en contradiction avec le développement touristique maîtrisé qui apporterait un supplément d’économie à la vallée, après la viticulture. L’avant-projet de charte du Parc naturel régional (PNR) vient d’être voté à l’unanimité. Il place ce secteur en zone de sensibilité forte. Les programmes ne pourront porter atteinte à des intérêts paysagers, patrimoniaux biodiversité... Nos atouts, dans la rédaction de la charte, résident dans les sites naturels et préservés, un tourisme convivial et mesuré, basé sur des activités de plein air, randonnées...
Administrativement, le conseil municipal ne peut que refuser cette installation, en raison du PLU (Plan local d’urbanisme) où figure l’interdiction d’implantation d’éoliennes en zone nature. Ces éoliennes viendraient se placer entre deux crêtes protégées, proche d’un monument historique (le clocher) et du lac qui constitue la plus grande retenue d’eau du futur PNR. Le PLU intercommunal, en cours d’élaboration, indique que le développement éolien doit être concerté et répondre à des projets collectifs de la communauté. Ces textes restent préparatoires comme pour le PNR ".
À Trilla, c’est oui
Pour le maire de Trilla, Didier Fourcade, et le conseil municipal, le choix résulte des éléments suivants. "Nous avions déjà tenté l’expérience, il y a 10 ans, retoquée par le préfet, précise le maire. L’entreprise Abo wind nous a contactés. Le conseil municipal était d’accord, excepté une personne. Toutes les parties concernées par l’implantation ont été informées et ont signé pour cette étude. Je ne prendrai pas part au vote car des propriétaires sont de ma famille. Laurence Billon, conseillère municipale gère ce dossier. Quatre ou cinq éoliennes maximum doivent être installées sur trois hectares de parcelles communales et privées. Nous refusons des éoliennes en crête principale, sur la carte du PNR. Le site choisi se situe sur les terrains abordables et nous resterons en conformité avec les services de l’État. En début de mandat, le maire de Caramany ne nous a pas dit qu’il s’opposait à cette étude. Il n’est jamais venu s’entretenir avec nous, alors que nous avons organisé plusieurs réunions d’information. Trilla est enclavé. Notre unique route mène du village à Caramany. Nous payons le goudronnage pour disposer d’un accès sur la vallée d’Ille et nous avons réglé 17 000 euros sur la partie de Caramany. Nous sommes riverains du barrage avec 4 hectares d’eau. J’approuve la création de la base nautique. J’ai signé la pétition pour qu’elle se réalise. Un tiers de notre budget provient du tourisme, avec gîtes communaux, chambres et tables d’hôtes. Nous devons nous débrouiller par nous-mêmes. Alors, si nous pouvions obtenir une amélioration de la route de Trévillach avec le projet, ce serait un plus. Pourquoi autant de virulence contre les éoliennes ? À qui profite le crime ? Une seule produit autant que 4 hectares de panneaux photovoltaïques. Avec ceux de notre bergerie et un parc éolien, nous pouvons en financer une et devenir autonomes en énergie. Si Caramany et la communauté de communes viennent discuter, la porte et le dialogue sont ouverts. Ce n’est pas la peine de mettre le feu au lac pour le moment. Attendons la fin des études. De toute manière, c’est l’État qui décide. 25 avis sont soumis, dont le directeur des monuments historiques et sept ou huit ne peuvent être contestés. Ils restent souverains pour trancher. C’est avant tout politique. On veut sortir du nucléaire, mais nous ne nous en donnons pas les moyens. Être écologiste suppose aussi de faire des efforts ".
* Lidar : matériel de mesure qui permet de déterminer la vitesse du vent à différentes altitudes.
Éoliennes et tourisme sont-ils compatibles ?
Depuis octobre dernier, un mât de mesure du vent et un lidar* ont été installés à l’ouest de Caramany, en préalable du projet éolien de Trilla. Dès 2022, un parc éolien devrait être implanté à quelques mètres de la limite de Caramany, sur le territoire de Trilla. La municipalité de Caramany avait été contactée par l’entreprise privée Abo Wind qui souhaitait unir Trilla et Caramany dans ce programme. Le conseil municipal s’est prononcé de manière négative.
Pour le maire, Bernard Caillens, et le conseil municipal, leur décision a résulté des prises en considération et constations suivantes :
"Deux zones d’éoliennes existent déjà dans le Fenouillèdes. Non visibles du village, elles le deviennent sur les hauteurs, d’où la nuit l’on voit les clignotants rouges. Une nouvelle ligne de clignotants à l’ouest nuirait à l’authenticité du site.
L’implantation d’éoliennes, dans un milieu aussi sauvage et isolé, va nécessiter la réalisation de larges pistes et détruira des écosystèmes. En cas de gros incendie, la commune est située pleine tramontane. Or, les canadairs ne pourraient intervenir en amont, à l’ouest puisqu’ils ne peuvent s’approcher des éoliennes.
Le parc éolien nous semble en contradiction avec le développement touristique maîtrisé qui apporterait un supplément d’économie à la vallée, après la viticulture. L’avant-projet de charte du Parc Naturel Régional (PNR) vient d’être voté à l’unanimité. Il place ce secteur en zone de sensibilité forte. Les programmes ne pourront porter atteinte à des intérêts paysagers, patrimoniaux, biodiversité, etc. Nos atouts, dans la rédaction de la charte, résident dans les sites naturels et préservés, un tourisme convivial et mesuré, basé sur des activités de plein air, randonnées, etc.
Administrativement, le conseil municipal ne peut que refuser cette installation, en raison du PLU (plan local d’urbanisme) où figure l’interdiction d’implantation d’éoliennes en zone nature, depuis nos prédécesseurs.
Ces éoliennes viendraient se placer entre deux crêtes protégées, proche d’un monument historique (clocher) et du lac qui constitue la plus grande retenue d’eau du futur PNR.
Le PLU intercommunal, en cours d'élaboration, indique que le développement éolien doit être concerté et répondre à des projets collectifs de la communauté. Ces textes restent préparatoires comme pour le PNR."

23/02/19 : Côtes d'Armor : Parc éolien. Pendant deux ans, on ne verra plus beaucoup de dauphins en baie de Saint-Brieuc
Certaines associations s’inquiètent de l’installation des 62 éoliennes en baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) entre Bréhat et le cap Fréhel, à partir de 2021. Notamment l’association Al Lark, qui étudie de près les cétacés sur nos côtes.
Des photos ou vidéos prises au large de Plérin, de Saint-Quay-Portrieux ou de l’Île-de-Bréhat fleurissent sur internet. On y voit des dauphins sauter autour des embarcations. ...
https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/parc-eolien-pendant-deux-ans-ne-verra-plus-beaucoup-de-dauphins-en-baie-de-saint-brieuc-6233639


22/02/19 : Côtes d'Armor : Parc éolien en baie Saint-Brieuc. Les dauphins seront scrutés pendant les opérations
Ailes Marines a mis en place plusieurs dispositifs afin de réduire l’impact du bruit du forage sur les dauphins durant l’implantation des 62 éoliennes en baie de Saint-Brieuc. Explications de Bertrand Guidez, responsable du développement chez Ailes Marines.
Comment réagissez-vous à l’inquiétude de certains spécialistes sur les dauphins ?
L’impact acoustique est quelque chose que nous avons parfaitement appréhendé. Avec ses prestataires et ses observations, Ailes Marines apporte d’ailleurs son concours à l’amélioration des connaissances sur les différents comportements des espèces. Des mesures de réduction du bruit et des mesures compensatoires ont été prises.
Si des dauphins sont présents dans la zone des battages, le risque de blessure est réel. Comment comptez-vous vous y prendre ?
Il y aura des observateurs marins qui seront présents dans la zone sur des bateaux pour vérifier la présence de dauphins. La nuit, un suivi acoustique passif sera mis en place avec des micros. C’est très simple à mettre en place. Nous utiliserons le principe du « soft start » pour le battage. Il s’agit d’un démarrage progressif des opérations pour éloigner les mammifères et éviter les risques de blessures. Concernant la technique du rideau de bulles, qui a été utilisée pour le parc Wikinger en mer Baltique afin d’atténuer les sons : malheureusement les conditions de mer sont différentes ici avec un courant plus fort. Mais nous allons peut-être le tester, ou bien d’autres dispositifs expérimentaux.
Dans les « mesures compensatoires » approuvées par le préfet, il y a la création d’une « zone de quiétude ». De quoi s’agit-il ?
Il s’agit d’une zone définie à proximité du parc où les usages sont réglementés pour ne pas perturber les mammifères. es mesures peuvent concerner la vitesse des embarcations ou l’ancrage. La surveillance de cette zone n’est pas du ressort d’Ailes Marines mais des services de l’Etat.
https://saint-brieuc.maville.com/actu/actudet_-parc-eolien-en-baie-saint-brieuc.-les-dauphins-seront-scrutes-pendant-les-operations_une-3654758_actu.Htm

21/02/19 : Loire-Atlantique : « Les éoliennes ont détruit notre élevage»
Didier, éleveur à Puceul (Loire-Atlantique)
«Depuis sept ans, notre vie est empoisonnée par des éoliennes. Tout a commencé en 2006, quand un promoteur nous a contactés. Au départ, ma femme et moi, producteurs de lait et de viande, étions plutôt pro-éolien. Nous avons accepté, et l’une des turbines a été construite sur nos terres. En 2012, les huit ouvrages, de 150 mètres de haut, ont été mis en route. Six se situent à moins...
http://www.lafranceagricole.fr/loisirs/les-eoliennes-ont-detruit-notre-elevage-1,6,1804834436.html



20/02/19 : Et si on arrêtait d'enfouir les pales d'éoliennes?
En France, la fin de vie de la première génération d’éoliennes pose la question de leur recyclage. Des solutions émergent pour les pales en composite, élément le moins bien valorisé.
Huit cent quarante tonnes de béton, 300 tonnes d’acier et 25 tonnes de composites, c’est à peu près ce que représente une éolienne de 2 MW. Quelques dizaines seulement de ces moulins à vent ont été démantelées en France depuis l’installation du premier parc en 1996. Dans cinq ans, ils seront 1 500 à laisser la place à des modèles plus puissants. 
Un nombre qui va inévitablement augmenter compte tenu de l’accélération des investissements en matière d’énergie renouvelable prévus par la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). "À partir de 2020, plusieurs centaines de machines devront être démantelées chaque année", prévient Didier Evano, le président de Net-Wind, une PME spécialisée dans la maintenance éolienne située en périphérie de Nantes, à La Chevrolière (Loire-Atlantique). Un démantèlement qui pose un nouveau défi, celui de la valorisation des composants des éoliennes.
Une préoccupation récente
Une question dont on se préoccupe depuis peu dans l’Hexagone. "On commence juste à se saisir du sujet", indique Paul Duclos, le responsable de la filière éolienne au Syndicat des énergies renouvelables. De son côté, l’association France énergie éolienne a créé, début janvier, un groupe de travail consacré au recyclage. Dans ce paysage, le projet D3R, porté par Net-Wind, fait figure de pionnier. Son objectif est de créer une filière dédiée au recyclage et au réemploi des composants d’éoliennes.
Si un marché de seconde main se met en place, c’est surtout l’avenir des matériaux qui focalise les attentions. "Quelque 90 % sont recyclés dans les filières", affirme Sébastien Billeau, ingénieur à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), faisant référence au poids total. Il parle en fait du mât et des fondations. Les 10 % restants, les rotors, se révèlent plus problématiques. Essentiellement conçues à partir d’un mélange de résine époxy ou de polyesters et de fibre de verre (60 % à 70 % des éoliennes), les pales les plus récentes intègrent aussi de la fibre de carbone, pour raidir des longueurs de plus en plus importantes. En quarante ans, le diamètre des rotors est passé de 17 à 160 mètres avec des perspectives à 250 mètres pour l’offshore. En outre, chaque pale contient de l’électronique, du fil antifoudre, du balsa, de l’adhésif… Une masse hétérogène qui représente 5 à 10 tonnes et présente pour l’instant des perspectives limitées de valorisation.

Rarement brûlées en cimenterie, souvent enfouies
En l’absence de marché aval, les pales terminent au mieux, valorisées énergétiquement, au pire enfouies en décharge. Dans le premier cas, elles sont déchiquetées et éventuellement broyées avant d’être introduites dans un four de cimenterie en remplacement du mazout. Les broyats peuvent entrer dans la constitution de combustibles solides de récupération (CSR), mais à un coût dissuasif. Résultat, les morceaux sont enfouis dans "la majorité des cas", affirme Delphine Garnier, la responsable ingénierie du projet D3R. À l’instar de ce qui se passe dans l’industrie nautique qui utilise, elle aussi, une grande quantité de composites en fibre de verre. "Il n’y a pas encore de filière de valorisation matière", reconnaît Ivana Lazarevic, chargée de mission pour la Fédération des industries nautiques, qui pointe un gisement éparpillé et compte sur l’union des secteurs pour massifier les flux et justifier la création d’une filière de recyclage.

Peu de débouchés pour les composites
Valoriser le carbone
L’initiative aurait du sens. "Le recyclage est freiné par des coûts de collecte et de traitement élevés", observe Mathieu Schwander, le responsable du programme smart composite à IPC, le centre de recherche de la plasturgie. Et lorsque recyclage il y a, le downcycling reste largement privilégié. "Une fois broyée et tamisée, la fibre de verre longue peut être réutilisée dans la composition du béton, indique Mathieu Schwander. Une réincorporation de fibres courtes ou de poudre est également possible en vue d’une reformulation plastique." Les applications restent limitées, mais on en trouve quelques-unes dans la production de mobiliers urbains (structures d’aires de jeux pour enfants, bancs, abribus), les murs antibruit ou encore des enrobés routiers. Et pour cause. "Une fois la séparation des composés effectuée, la fibre de verre recyclée perd une grande partie de ses propriétés mécaniques", précise Xavier?Py, chercheur au laboratoire des procédés, matériaux et énergie solaire de l’université de Perpignan (Pyrénées-Orientales).

Le carbone change la donne
L’une des mutations des éoliennes qui pourrait justifier d’aller vers de l’upcycling (un retour à une matière équivalente) est la part grandissante de fibre de carbone. Ce composé fait l’objet d’une attention grandissante de la part des recycleurs. Coûteuse, cette fibre est pourtant de plus en plus utilisée. De 58 000?tonnes en 2015, la demande mondiale est passée à 78 500?tonnes en 2018 et devrait atteindre les 120 500?tonnes en 2022, selon un rapport sur le marché mondial des composites réalisé par AVK, la fédération allemande des plastiques renforcés. L’éolien en représente l’un des principaux marchés, après l’aéronautique et l’automobile. "Le recyclage d’une pale se justifie même s’il n’y a que 10 à 15 % de fibre de carbone dedans", assure Franck?Glowacz, expert composite de JEC Group.
Plusieurs sociétés y travaillent en Europe. Parmi elles, le gestionnaire de déchets Veolia. L’industriel étudie différentes solutions pour récupérer une fibre avec des caractéristiques quasi identiques à celles de la fibre vierge. L’une d’entre elles, la solvolyse, utilise l’eau. Une fois portée en condition supercritique, c’est-à-dire à la limite entre l’état solide et gazeux, le liquide se comporte comme un solvant. Il dégrade la résine et la sépare de la fibre. Veolia expérimente aussi la pyrolyse, un procédé utilisant une action thermique à haute température (entre 400 ° et 750 °C). "Ce procédé a l’avantage d’être moins énergivore que de produire de la fibre vierge", précise Mathieu?Schwander. L’entreprise gestionnaire de déchets reste encore très discrète sur l’avenir de ces technologies. Elle indique juste se situer à une échelle pilote en laboratoire et évoque des pistes de développement en cours en Europe pour un passage à l’échelle du démonstrateur industriel cette année.
L’écoconception entre en jeu
Son concurrent Suez Environnement investit depuis plusieurs années dans le recyclage des composites. Le groupe a développé en partenariat avec XCrusher, une start-up située à Strasbourg, un procédé éponyme. Derrière ce nom aux airs de science-fiction se cache une technologie de rupture reposant sur l’utilisation de puissances pulsées. Initialement destinée à valoriser le composite de carbone des avions, la solution peut séparer les éléments contenus dans des objets complexes tels les produits électriques et électroniques. Aucun contact n’est pour cela nécessaire. De très fortes puissances électriques broient et fragmentent les matériaux. Les différents éléments, comme la résine et la fibre, sont alors séparés selon leur conductivité électrique.
"D’ici à 2030, il y aura 375 000?tonnes de pales issues du démantèlement des éoliennes en Europe", alerte Christophe?Magro, le responsable des projets R &D de la plate-forme Canoe, le centre de R &D spécialisé en formulation et procédés de fabrication pour le développement de composites et matériaux avancés. De quoi stimuler l’innovation. La plate-forme travaille depuis 2015 sur l’écoconception des pâles. Un mot "oublié", au même titre que le recyclage, par les fabricants, considère le responsable. Canoe participe au projet Effiwind, financé par l’Ademe, qui regroupe des entreprises comme Arkema, Plastinov, Bernard et Bonnefond… Il vise à remplacer la résine thermodurcissable par une résine thermoplastique. Un défi relevé par l’Elium, une résine acrylique produite par Arkema. Ainsi constituée, la pale pourra, une fois broyée, être dépolymérisée selon un procédé de cracking.
En outre, cette résine "polymérise à température ambiante, économisant un cycle de cuisson lors de la fabrication, explique Patrice?Gaillard, le directeur de Canoe. On peut utiliser les mêmes outils industriels que les procédés classiques pour les résines thermodurcissables, comme l’infusion qui consiste à déposer sur un moule des tissus et à infuser sous vide". Autre atout, sa réparabilité. Elle facilite le soudage, bien utile en cas d’impact de foudre. En mai, trois pales de 23 mètres seront testées en Bretagne durant un an.
Face aux enjeux environnementaux, la question n’est plus seulement de savoir produire une énergie propre. Cette production doit aussi limiter les transferts de pollution tout au long du cycle de vie. L’industrie de l’éolien, challengée sur ses composites, pourrait bien entraîner avec elle d’autres filières confrontées au même questionnement sur la recyclabilité de leurs matières comme l’auto, le naval et l’aéro.
Un nouveau type de brique pour stocker l’énergie solaire
Les centrales solaires thermodynamiques utilisent les sels de nitrates pour stocker la chaleur. Ce produit très utilisé par l’agroalimentaire commence à manquer. Xavier Py, chercheur au laboratoire des procédés, matériaux et énergie solairede l’université de Perpignan (Pyrénées-Orientales), travaille sur une autre voie : « Cela fait deux ans que nous utilisons les composites des pales pour produire une solution de stockage haute température. » Actuellement en phase laboratoire, ces travaux sont issus de précédentes recherches ayant abouti à la fabrication de briques en céramique réfractaire. Utilisées par Eco-Tech Ceram, ces briques servent à stocker la chaleur émanant des cheminées avant d’alimenter des fours industriels. Le chercheur mise sur la forte conductivité thermique des déchets organiques et inorganiques contenus dans le mélange pour créer un nouveau type de brique qui pourrait, d’ici quelques années, remplacer les sels de nitrate. « Nous augmentons la quantité thermique stockée (jusqu’à 1 000?°C) et accélérons les transferts de chaleur », résume le scientifique. Une solution à la fois écologique et économique pour les centrales du futur.
Les rotors, une mine de composites
Les pales pèsent 8 % du poids total de l’éolienne
Le parc français comptait 100 000 tonnes de pales en composite en 2014
Le flux de matières composites des pales sortant du parc français atteindra 15 000 tonnes en 2029
Sources : Ademe
19/02/19Un arrêté stoppe enfin la pollution lumineuse
L’arrêté « Nuisances lumineuses » est enfin paru au Journal officiel, suite à une longue bataille depuis la loi votée lors du Grenelle de l’environnement le 12 juillet 2010.
Le ciel nocturne va enfin être protégé par la loi ! En novembre 2018, nous vous informions d’une consultation citoyenne, mise en place par le ministère de la Transition écologique et solidaire, afin de définir les contours de l’arrêté associé à la loi de 2010. Car celle-ci, faute de texte la délimitant précisément, restait sans application possible. Dans cette dernière ligne droite, le processus a été rapide car les deux arrêtés (consultables ici et ici) ont été publiés dès le 28 décembre 2018. « Ils sont le résultat du recours devant le Conseil d’État portée par la FRAPNA, soutenu par France Nature Environnement (FNE), auquel s’est associée l’ANPCEN, pour non-parution de l’Arrêté des prescriptions techniques, annoncé dans le Décret 2011-810 », explique Pierre Brunet, membre de l’association FNE et militant de longue date contre la pollution lumineuse.
« La portée des prescriptions techniques de l’arrêté, nous la devons à FNE, par son implication de tous les instants dans l’élaboration des prescriptions jusqu’à leur parution », ajoute Pierre brunet.
Des avancées majeures sur le type de luminaire
Dans l’ensemble, le texte validé est une victoire, malgré les amendements de nombreux interlocuteurs impliqués dans cette décision. « L’arrêté diffère du projet soumis à consultation publique par bien des aspects. Il est le résultat de négociations de dernière heure entre nombre de parties prenantes, mais il est sans précédent », souligne Pierre Brunet.
Parmi les aspects les plus importants à retenir, la puissance lumineuse au sol est limitée à 35 lumens/m² en ville, et 25 lm/m² dans les parcs et jardins, les bâtiments non résidentiels et les parkings. Des seuils encore plus bas sont définis hors agglomération (voir article 3). La pratique actuelle est de 50lm/m². C’est donc une avancée significative, qui suit les recommandations de FNE portées par Pierre Brunet.
L’autre point essentiel est la couleur des luminaires utilisés, qui est limitée à 3000 K, c’est-à-dire une lumière relativement jaune limitant les émissions dans le bleu nocives pour la faune et la santé humaine. Le seuil est encore plus bas dans les parcs nationaux : 2700 K en ville et 2400 K hors agglomération. Là aussi, la FNE a été suivie. C’est une grande victoire, vue la prolifération récente des LED, avec souvent un éclairage trop bleu.
Extinctions nocturnes imposées
Pour de nombreux lieux, il est prévu que la loi oblige à éteindre la lumière entre 1 h et 7 h du matin, sauf en cas d’activité justifiant cet éclairage. Dans ce cas, il doit être éteint au plus tard une heure après fin de l’activité et au plus tôt une heure avant sa reprise.
Le texte définit l’ensemble des infrastructures concernées : les lieux liés à une activité économique et situés dans un espace clos non couvert ou semi-couvert ; les parcs et jardins ; les éclairages des bâtiments non résidentiels ; les intérieurs des locaux à usage professionnels ; les vitrines des magasins et commerces ; les parkings liés à une zone d’activité et des chantiers extérieurs.
Protection renforcée des sites astronomiques
Une liste définie avec plusieurs associations indique les sites bénéficiant d’une protection renforcée. Autour d’eux, aucun luminaire ne doit éclairer au-dessus de l’horizon dans un rayon de 10 km.
Ci-dessous la liste des sites retenus :
- le site d'observation de la Ferme des étoiles - observatoire du Pic du Midi de Bigorre ;
- l'observatoire de Haute-Provence (OHP) ;
- l'observatoire du plateau de Calern (observatoire de la Côte d'Azur) ;
- le centre d'astronomie Jean-Marc Salomon ;
- l'observatoire de la Couyère ;
- l'observatoire Les Makes, à la Réunion ;
- l'observatoire de Château-Renard ;
- le site d'observation du Parc national des Cévennes - observatoire des Pises ;
- l'observatoire des Baronnies provençales ;
- le site Planète Mars - Observatoire Hubert Reeves ;
- le centre d'astronomie de Saint-Michel-l'observatoire.
Les anomalies que nous avions constaté dans cette liste au moment de la consultation sont toujours présentes. À savoir que seulement onze sites pouvaient être choisis. Celui de la Ferme des étoiles a un statut pour le moins ambigu dans la formulation, puisque le Pic du Midi est désigné comme étant son site d’observation, alors que le gros des activités a lieu à Moroux et à Fleurance, dans le Gers, avec en particulier le Festival d’astronomie de Fleurance, l’été.
Par ailleurs, le centre d’astronomie de Saint-Michel-l’observatoire et l’OHP, distants de seulement quelques kilomètres,,;n’ont pas été regroupés dans la formulation. Le ministère a pourtant été alerté sur ces deux points lors de la consultation citoyenne.
Emparez-vous de la loi
Pour les défenseurs du ciel noir, il est important de prendre connaissance de ces textes car il n’y aura pas de service de l’État chargé de veiller au bon respect de cette loi. Il incombe donc aux citoyens s’emparer de ce cadre juridique pour signaler les abus en mairie ou en préfecture, de telle sorte que les pratiques dans ce domaine évoluent progressivement.
JL Dauvergne, Publié le 19 février 2019, Modifié le 21 février 2019

https://www.cieletespace.fr/actualites/un-arrete-stoppe-enfin-la-pollution-lumineuse?fbclid=IwAR1PZRNGp9o_EjoBpim8FhfJVwrcmoea3ggiGggQjqQ51YE2-q-1zOeOVlM

18/02/19 : Le démantèlement et le recyclage des éoliennes😏😕😱
La durée de vie d’une éolienne est de 20 à 30 ans. Mais depuis quelques temps d’anciens parcs sont démantelés avant d’atteindre cet âge. La technologie dans ce domaine ayant fort évolué, le remplacement d‘anciennes machines par des éoliennes plus puissantes et plus productives est rentable et permet aussi de produire plus d’énergie renouvelable. Mais que fait-on alors des éoliennes démantelées ? Leur recyclage est-il possible ?
C’est à Tvind au Danemark qu’a été construite en 1975 la première grande éolienne européenne. Elle tourne toujours et produit de l’électricité pour un centre scolaire. Mais c’est dans les années ’80 et ’90 que les parcs éoliens ont commencé à se multiplier sur notre continent. Aujourd’hui, après plus de 20 ans de bons services, ces machines sont démantelées pour être le plus souvent remplacées par des éoliennes plus puissantes. En France, on estime à 1.500 le nombre de turbines à démonter dans les cinq ans à venir. Cette perspective est à l’origine de la création d’une filière française pour le démantèlement des éoliennes en fin de vie. Dénommée D3R elle vise la Déconstruction des parcs éoliens, le Reconditionnement des gros composants, le Recyclage des pales et la Revente des métaux, des matériaux recyclés et des composants. A terme, plusieurs centaines d’emplois seront créés.
Démontage et remise en état du site
Il existe un marché de l’occasion pour les anciennes éoliennes. Elles prennent parfois le chemin de la Pologne ou de la Russie pour y poursuivre une seconde vie. Mais, le plus souvent elles sont mises au rebut. Les turbines sont alors démontées. Si le site n’est plus utilisé pour l’exploitation du potentiel éolien, il est débarrassé de tous les équipements liés au projet et le terrain restitué à son usage initial ou à une autre destination approuvée.
En France, la règlementation précise, dans un article du Code de l’environnement, que l’exploitant est responsable de la remise en état du site. A cet effet, les promoteurs doivent, au moment de la construction d’un parc, provisionner une somme de 50.000 € pour son futur démantèlement. Les premiers démontages effectués en France ont montré que ce montant correspond au coût réel. Un arrêté ministériel impose l’enlèvement des câbles électriques enterrés, l’excavation des fondations sur une profondeur minimale de 1 mètre (dans le cas de terrains agricoles) et leur remplacement par des terres dont les caractéristiques sont comparables au sol en place. Les aires de grutage et les chemins d’accès doivent aussi être déconstruits sauf si le propriétaire du terrain souhaite les conserver. L’avis de celui-ci sur la remise en état du site est une des pièces qu’il faut annexer à la demande d’autorisation. Dans le cadre de la location de son bien à l’exploitant éolien ce propriétaire peut d’ailleurs fixer, dans une convention de droit privé, des conditions de remise en état plus contraignantes que celles prévues par les textes législatifs, par exemple l’enlèvement complet des fondations.
En Belgique la réglementation prévoit des règles similaires. La provision à constituer pour le démantèlement est toutefois plus importante et varie en fonction de la puissance de la turbine.
Recyclage
Les parties métalliques comme le mât et le rotor constituent plus de 90 % du poids des aérogénérateurs et se recyclent sans problème dans les filières existantes. La valeur marchande de ces ferrailles font d‘ailleurs souvent du démontage d’une éolienne une opération rentable. Le béton armé des fondations peut aussi être facilement valorisé : trié, concassé et déferraillé il est réutilisé sous la forme de granulats dans le secteur de la construction. La vidéo ci-dessous illustre une opération de démolition et de recyclage de la fondation d’une éolienne.
Que fait-on des pales ?
Les pales d’une éolienne sont constituées de matériaux composites à base de fibres de verre ou de carbone difficiles à recycler. On estime pourtant que d’ici 2020 plus de 50.000 tonnes de pales d’éoliennes seront déclassées. L’industrie s’est donc mobilisée pour trouver des solutions. Le problème est d’ailleurs plus vaste que celui du recyclage des éoliennes puisque ces mêmes matériaux sont utilisés pour de nombreuses autres applications, comme par exemple les coques de bateaux et de kayaks, les planches à voiles, des réservoirs, des éléments de carrosserie dans la construction automobile, des pièces pour l’aéronautique, etc.
Une première difficulté réside dans l’encombrement de ces pales dont la longueur peut varier entre 20 et 50 mètres. Leur transport en une pièce vers les usines de recyclage serait une opération coûteuse et fastidieuse. C’est la raison qui a incité la multinationale française Veolia à mettre au point une grande scie à pales d’éoliennes qui permet de les découper en morceaux, directement sur place, rendant leur transport plus aisé.
Elles peuvent alors être broyées et valorisées comme combustible dans les cimenteries, en remplacement des carburants fossiles traditionnellement utilisés. Les cendres servent ensuite de matière première dans la fabrication du ciment. Cette technologie évite donc la production de déchets.
Une autre possibilité consiste à utiliser le broyat de pales pour fabriquer de nouveaux matériaux composites. C’est notamment la solution mise au point par l’Université de Washington en collaboration avec General Electrics (GE) et Global Fiberglass Solutions Inc (GFSI) de Seattle. Le produit baptisé Ecopolycrete obtenu à partir du broyage des pales serait aussi résistant que les composites à base de bois. De très nombreux usages peuvent être envisagés comme des dalles de sol, des glissières de sécurité le long des axes routiers, des plaques d’égout, des skateboards, des meubles ou des panneaux pour le bâtiment. En moins d’un an, GFSI a recyclé 564 pales selon cette méthode, et l’entreprise estime qu’elle pourrait transformer en produits utiles plus de 20.000 tonnes de déchets de matériaux composites dans les deux années à venir.
Une seconde vie pour les pales
A Rotterdam, aux Pays-Bas, un bureau d’architectes a imaginé une utilisation plus originale et ludique pour les anciennes pales d’éoliennes. Elle a conçu une aire de jeux en utilisant des morceaux de pales d’anciennes turbines pour aménager des tunnels, des tours, des toboggans, des rampes, des glissières et des obstacles qui font le bonheur des enfants. Ces éléments ont été fixés au sol et peints en blanc avec des bandes de couleurs vives.
Sur la Willemsplein, la municipalité a également installé des bancs publics fabriqués avec des morceaux de pales d’éoliennes. Quant à la ville hollandaise d’Almere, elle a créé des abribus en utilisant ces mêmes déchets de pales. Selon les estimations, si seulement 5% de la production annuelle de mobilier urbain aux Pays-Bas, tels que les aires de jeux, les bancs publics et les abribus étaient fabriqués avec des pales de turbines déclassées, on pourrait recycler utilement les 400 pales démantelées chaque année dans le pays.
https://www.revolution-energetique.com/le-demantelement-et-le-recyclage-des-eoliennes/



14/02/19 : Loire-Atlantique : Santé : l’inquiétant mystère des éoliennes de Nozay
Des animaux qui meurent, des hommes malades, deux agriculteurs au bord de l’asphyxie financière. Depuis l'implantation d'un parc éolien en 2012 à Nozay, entre Nantes et Rennes, les services de l’État semblent désemparés face à des effets secondaires aussi alarmants qu’inexpliqués. Une situation qui préoccupe jusqu’au ministère de la Transition écologique.
Dans un vrombissement régulier, les pales des éoliennes fendent l’air, une centaine de mètres en surplomb des pâturages. Le vent d’ouest souffle et le ciel s’anime en ce mercredi d’hiver, aux alentours de Nozay (Loire-Atlantique), en bordure de la N137 qui relie Nantes à Rennes. Au pied des huit turbines qui tournent à pleine vitesse, les arrêtés préfectoraux s’amoncellent, cloués sur des poteaux en bois. « C’est sûr que notre histoire, c’est une histoire de fous », soupire, en regardant droit dans les yeux, un agriculteur du coin. Du côté de la préfecture de la Loire-Atlantique, on concède, par la voix de son secrétaire général, Serge Boulanger, « [qu’]on est devant une situation atypique, pour laquelle on se doit de trouver des explications ».
Cette « histoire de fous » affecterait aujourd’hui des dizaines d’habitants de quatre communes voisines (Nozay, Abbaretz, Puceul, Saffré) et frappe surtout durement deux exploitations agricoles, installées autour des éoliennes. « On va crever dans tous les sens du terme, financièrement ou au niveau de notre santé », s’alarme l’éleveuse Céline Bouvet, 44 ans, aussi déterminée qu’épuisée par cinq années d’un combat kafkaïen mené au côté de son homologue Didier Potiron, 50 ans. Aucun des deux ne se décrit pourtant comme "anti-éolien". Ils ont même décliné toutes les offres de service de collectifs d'opposants
Tout débute fin 2009 quand l’entreprise toulousaine ABO Wind vend aux deux exploitants un projet (ancien) de champ éolien, exploité par KGAL, un énorme fond d’investissements allemand qui en possède une soixantaine. L’argumentaire est tentant : « Ça sera tout bénéfice pour vous ». La promesse ? Respectivement 2000 et 4000 euros annuels pour le fonctionnement d’une partie du parc éolien des Quatre seigneurs, mis en route en septembre 2012. Le début des ennuis pour ces deux exploitants du cru qui ont repris des fermes familiales.
« Le parc éolien le plus étudié de France »
« Chez nous, cela a commencé par des problèmes de mammites [inflammation de la mamelle des vaches, ndlr]. On est obligé de jeter le lait, car il est rempli de caille et de grumeaux. Après ça a été l’explosion, les vaches refusent parfois de monter dans les salles de traite où font demi-tour à l’approche des éoliennes, comme s’il y avait une barrière électrique invisible. Au niveau fécondité c’est aussi devenu une catastrophe », liste-t-elle, dans une étable, au milieu de sa trentaine de vaches laitières.
La synthèse de la dizaine d’expertises réalisées dans le cadre du GPSE (Groupe permanent pour la sécurité électrique en milieu agricole) confirme le tout, au printemps 2015. « La coïncidence chronologique avec les travaux de construction puis la mise en route de l’éolienne est suffisamment troublante pour justifier des investigations complémentaires (…) Elles sont absolument indispensables pour essayer de comprendre ce qui se passe dans ces élevages », y conclut son auteure, la professeure émérite Arlette Laval de l’Oniris (école vétérinaire de Nantes), pourtant sceptique au départ. Une alerte que l’on retrouve quasiment mot pour mot dans les longs rapports vétérinaires et médicaux concernant les deux exploitations, dont les équipements ont été définitivement mis hors de cause par les experts.
La préfecture veut « continuer à explorer »
Sur celle de Didier Potiron, où pâturent près de 75 bêtes, la perte financière a été évaluée par un cabinet indépendant : 93 000 euros sur une seule année, pour une entreprise agricole qui affiche 300 000 euros de chiffre d’affaires. En cause : la surmortalité des vaches, notamment les plus jeunes, avec une cinquantaine de décès par an. « Il faut une gestion extrêmement rigoureuse pour arriver à s’en sortir. On fait zéro investissement, on est toujours à la limite. C’est révoltant par ce que depuis le début on est transparents et au bout de six ans, on en est toujours au stade des expertises. Pour moi le dossier a été bâclé par les services de l’État », lance-t-il. Cette accumulation de problèmes a poussé les deux agriculteurs – et une dizaine de riverains, nous y reviendrons – à déposer plainte contre la ferme éolienne des Quatre seigneurs dès l’été 2014 puis, à nouveau, en 2017. Tout en privilégiant le dialogue et la collaboration, pour l’instant…
Selon notre décompte, pas moins de 20 études de tous ordres ont déjà été réalisées sur place. « Je crois que c’est le parc éolien qui a été le plus étudié en France », glisse Patrick Bessière, PDG d’Abo WIND, qui indique au passage que « la discussion avec les exploitants n’est pas toujours sereine ». Un même géobiologue, décontenancé, est venu des dizaines de fois. Un haut-fonctionnaire de la DREAL (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement, qui chapeaute l’éolien) a lui eu beaucoup de mal à cacher son irritation devant ces problèmes inexpliqués. « Pour le moment, sur le plan scientifique, ces études n’ont pas permis de faire le lien entre le parc éolien et les symptômes constatés chez l’être humain et l’animal. Ça ne veut pas dire qu’il y en a pas, mais ça ne veut pas dire qu’il y en a un. On se doit de continuer à explorer les choses », note Serge Boulanger, le numéro 2 de la préfecture de Loire-Atlantique. La piste de la relocalisation des exploitations n’est néanmoins plus tabou. Dans un courrier que nous nous sommes procuré, la préfecture écrit qu’elle y travaille avec la Chambre d’agriculture du département.
Conséquence d’un arrêté préfectoral pris en urgence l’été dernier, une inédite campagne de tests a débuté mi-janvier, sous l’égide d’Oniris et de cabinets spécialisés : « On met l’ensemble du parc à l’arrêt, puis on va rebrancher les éoliennes une par une pour voir si cela a un impact sur le comportement animal et les êtres humains, détaille Serge Boulanger. Cela n’avait jamais été fait jusqu’ici ». La perte liée à l’arrêt du parc se fait sans compensation pour l’exploitant, KGAL, et les tests sont financés à hauteur de 25 000 euros par une enveloppe publique du ministère de l’Écologie, une première – jusqu’ici constructeur et exploitant privés réglaient la facture, alimentant des soupçons de partialité des études.
L’intervention de Nicolas Hulot
Car l’affaire a pris une tournure politique. « L’été dernier, une vache pisse le sang, morte au pied d’une éolienne. C’est le quatrième décès dans la journée », relate un agriculteur. Nicolas Hulot, alors ministre de la Transition écologique, est alerté, par le parlementaire LREM (ex PS) de la circonscription, Yves Daniel, lui-même issu du monde agricole. « Au nom de l’application du principe de précaution dans l’éolien pour lequel je me bats depuis des années » (il avait posé une question écrite sur le sujet dès l’automne 2014), explique ce dernier, qui souhaite néanmoins rester discret sur ce « dossier sensible ». Dans la foulée d’un entretien informel avec le parlementaire, le ministère de l’Écologie prend les choses en main depuis Paris. Il est vrai que localement les maires des communes concernées préfèrent ne pas évoquer l’affaire. La Communauté de Communes de la Région de Nozay compte deux parcs éoliens et d’autres projets attendent dans les cartons. Quant à celui des Quatre seigneurs, il rapporte à lui seul pas loin de 84 000 euros par an à la collectivité, dont les élus n’ont jamais donné suite à nos demandes d’interview.
Pourtant, le temps presse. Outre les animaux, les riverains se plaignent aussi de « troubles du sommeil importants », ce qui a conduit une dizaine d’entre eux à se joindre au combat des exploitants. À l’image de Renate, une retraitée franco-allemande venue s’installer ici il y a 30 ans : « C’est simple, je me réveille toutes les nuits à deux du matin sans pouvoir me rendormir. Quand je dors ailleurs par contre, tout va bien ». Un témoignage recoupé par de nombreux autres que nous avons recueillis.
Certaines pathologies sont encore plus préoccupantes : kyste qui ne se résorbe pas chez un adolescent, cancer qui s’accélère chez un riverain, crises d’épilepsies, inflammations musculaires, etc. La fatigue ou l’anxiété fragilisent-elles les corps ? Ou s’agit-il d’un effet nocebo (l’inverse de l’effet placebo) ? « Quand vous allez aux urgences, on vous dit que le problème c’est vous », soupire une habitante. En attendant, les boites de médicaments s’accumulent dans les cuisines et les placards des riverains des éoliennes, qui réclament depuis plusieurs années une étude d’impact sur la santé humaine. « Quelque chose se fera dans les mois à venir sous l’égide de l’Agence régionale de santé (ARS) », annonce-t-on du côté de la préfecture, sans plus de précisions sur un calendrier ou sur un périmètre.
Sols humides, câble en cuivre et bactéries
En attendant, les autorités butent sur la question que tout le monde se pose : d’où vient exactement le problème avec ces éoliennes ? Si le mouvement des pales fait l’objet d’un certain nombre de travaux – et aussi de fantasmes – c’est le champ électromagnétique généré par les câbles de 20 000 volts enterrés pour raccorder les huit éoliennes au réseau EDF qui concentre les investigations. Surtout que les sols humides des environs de Nozay sont drainés par des rivières souterraines : une importante quantité d’eau a été pompée pendant les travaux d’installation.
Cette hypothèse est défendue par Allain Lamy, 71 ans, ancien cadre d’EDF : « Des bactéries dites magnétotactiques s’en serviraient pour proliférer dans l’ensilage des fermes [l’alimentation des animaux, ndlr], dont la température est déjà montée 20 degrés au-dessus de la température ambiante. Pour en avoir le cœur net, il faudrait pousser de vraies investigations sur le sujet », ajoute ce Nantais qui soutient depuis trois ans les exploitants du parc éolien des Quatre Seigneurs.
Serge Boulanger, secrétaire général de la préfecture de Loire-Atlantique le reconnaît : « il y a une particularité dans ce parc éolien: chaque éolienne est reliée aux autres par un câble en cuivre. On appelle ça une liaison équipotentielle, pour une mise à la terre commune, alors que sur d’autres parcs on a une mise à la terre par éolienne. Mais il peut y avoir aussi, sans liens avec l’éolien, l’influence d’un faisceau radar aéronautique, la proximité d’une ligne à haute tension, etc. »
Si l’exploitant allemand KGAL, n’a jamais répondu à nos sollicitations et semble ralentir toutes les procédures, le fabriquant du parc, la société toulousaine Abo WIND, s’explique, elle, par courriel : « Nous avons toujours porté une attention particulière aux problèmes évoqués par les riverains. Ceci est toujours le cas durant la phase de développement, mais également durant la phase post-implantation. Ce n’est pas pour autant que le parc éolien n’est pas conforme aux normes et réglementations en vigueur… »
Une fin de non-recevoir qui ne satisfait évidemment personne. Tandis que les investigations se poursuivent, la FNSEA 44 et les Jeunes agriculteurs 44, qui suivent l’affaire de près, ont monté un groupe de travail pour recenser les problèmes inexpliqués et élaborer une charte d’implantation des éoliennes. En regardant leurs pales tourner, l’éleveuse Céline Bouvet ne peut retenir un soupir : « Si par bonheur on trouvait de quoi ça provient… Mais il y a tellement d’enjeux financiers… A côté, nous on est des merdes ».

13/02/19 : Éoliennes : un danger pour le patrimoine ? L'avis de Julien Lacaze
Cyrille Vanlerberghe, rédacteur en chef Sciences et Médecine, Pauline Le Bertre, déléguée générale de France Energie Eolienne, et Julien Lacaze, vice-président de Sites & Monuments, décryptent le développement du parc éolien en France.http://video.lefigaro.fr/figaro/video/eoliennes-un-danger-pour-le-patrimoine-l-avis-de-julien-lacaze/6001153417001/?fbclid=IwAR18UK8YTO_zXKNoFZhIBHWcyE9QoDRLMtYUwrUYfzJTvvoBYq_aBjSi0YQ

12/02/19 : Éoliennes : le défi du recyclage
Trois fois plus d'éoliennes d'ici à 2030, c'est le projet du gouvernement pour réduire notre empreinte carbone. Mais les éoliennes ne sont pas éternelles.
Au bout de 15 à 25 ans, les éoliennes doivent être remplacées. Jean-Louis Butré, président de la Fédération Environnement Durable, redoute que ces machines soient abandonnées sur le territoire. Il a porté plainte contre l'État. Pour lui, on est en train de créer les friches industrielles de demain. L'enjeu, c'est de pouvoir recycler les éoliennes vieillissantes, mais cela a un coût.
"92 à 98% d'une éolienne est recyclable"
Une éolienne, c'est un socle en béton de 1 500 tonnes, un mât de 900 tonnes en acier ou en béton, une nacelle en acier de 70 à 170 tonnes, des pâles de 30 à 40 tonnes composées d'un mélange de plastique et de fibre de verre qu'on ne sait pas recycler et des terres rares très polluantes à l'extraction.
"92 à 98% d'une éolienne est recyclable", assure Raphaël Gerson, de l'Ademe, agence environnementale rattachée à l'État. L'éolien est une énergie propre, mais qui va poser des problèmes de recyclage.
Reportage en ligne
https://www.francetvinfo.fr/sante/environnement-et-sante/eoliennes-le-defi-du-recyclage_3187053.html


07/02/19 : Éoliennes: le tabou du recyclage et du coût du démantèlement
Selon la Fédération environnement durable, les sommes et les structures prévues pour le démantèlement et le recyclage des matériaux éoliens sont largement insuffisantes.
C'est un énorme chantier, mais dont personne ne parle. Aujourd'hui, quelque 8000 éoliennes fonctionnent sur le territoire français. D'ici quelques années, de premières opérations de démantèlement vont être engagées, concernant plusieurs centaines de machines à moyen terme.
La durée de vie d'une installation est fixée à quinze ans, correspondant à la période pendant laquelle elle est soutenue financièrement par les pouvoirs publics. Cela n'empêche pas les éoliennes de fonctionner au terme de cette échéance, mais les matériaux s'usent, comme le rappellent volontiers les anti-éolien. Parmi eux, la Fédération environnement durable (FED) envisage déjà la déconstruction de 14.500 unités d'ici à 2050 - soit le nombre total d'éoliennes prévues dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE).
Guerre des chiffres
«Nous nous sommes appuyés sur les notices des fabricants d'équipements, souligne Jean-Louis Butré, le président de la FED. Nous allons ainsi abandonner dans le sol ...


19/01/19 : Comment recycler les éoliennes 
Le démontage d'éoliennes pose de gros problèmes – leurs fondations sont profondes et l'opération libère une poussière toxique. Une entreprise allemande offre aujourd'hui des solutions pour recycler les pales du rotor.
Voir vidéo en ligne
https://www.dw.com/fr/comment-recycler-les-%C3%A9oliennes/av-47147837

17/01/19 : Eolien. Le problème vient de la distance éolienne - habitation
(…) La dérégulation, en matière d’éoliennes, des décrets Lecornu est une honte. On veut bâillonner près de 1 500 associations ! Il suffirait pour régler 80 % du problème d’étendre la distance éolienne/habitation de 500 m à au moins 1 000 m, sinon – plus logique – dix fois la hauteur des éoliennes en haut de pale. Car ne pas vouloir respecter cette distance minima d’acceptabilité sociale revient à nier contre toute évidence les nuisances insupportables de ces machines. Qui le reconnaît au ministère de l’écologie, qui se dit solidaire ? Pourquoi rayer de la carte les petits villages et les multiples hameaux, donc leurs habitants, souvent modestes, réduits à tout supporter ? À cette question lancinante à l’Assemblée nationale, Nicolas Hulot en son temps s’était contenté de dire que la distance de 500 m était fixée par la loi ! Ses prédécesseurs et successeurs sont à l’unisson. Sur ce critère, la France est une exception, les autres pays exigeant une distance minimale de 1 500 m. Où est le souci de l’acceptabilité sociale ? Ne voyez-vous pas la révolte de la ruralité ? Pourquoi des propriétaires et des élus (parfois les mêmes) égoïstes infligent à leurs voisins ce qu’ils ne voudraient pas qu’on leur inflige ? Où est l’État régulateur ? (…)
https://www.la-croix.com/Debats/Courrier/Eolien-Le-probleme-vient-distance-eolienne-habitation-2019-01-17-1200996053

29/12/18Les infrasons émis par les éoliennes ont-ils un impact sur la santé ? 😡😡😡😡😡😡😡
De nombreux riverains se plaignent de troubles divers qu’ils associent avec la présence d’éoliennes. Ces dernières générèrent en effet des sons de basse fréquence inaudibles, appelés infrasons. Ces derniers peuvent-ils vraiment provoquer des maladies ?
Outre le bruit qu’elles génèrent par leur fonctionnement, les éoliennes sont à l’origine d’infrasons, des sons de basse fréquence, inférieurs à 20 Hz, et inaudibles par l’oreille humaine mais qui se propagent sur de longues distances (plus de 10 km). Ils sont accusés de provoquer divers troubles « vibro-acoustiques » (VAD, en anglais, Vibro Acoustic Disease). Une étude de 2004 relie ces troubles à l’exposition aux infrasons et basses fréquence qui, selon ses auteurs, pourrait conduire à l’apparition d’une large diversité d’effets sanitaires (fibroses, atteintes du système immunitaire, effets respiratoires, modification morphologique d’organes, etc). D’autres études ont décrit un « syndrome éolien » ressenti par les riverains, se traduisant par des troubles du sommeil, des maux de tête, des acouphènes, des troubles de l’équilibre ou des saignements de nez.
Risques liés aux infrasons : ce qu’en dit la science
En 2017, l’Anses a émis un rapport qui évalue le véritable risque. Elle a surtout constaté… une énorme disproportion entre le grand nombre d’articles à ce sujet en comparaison du faible nombre d’études scientifiques, elles-mêmes, contradictoires. La plupart porte sur des souris et des expositions bien plus élevées que celles auxquelles sont exposés des riverains. D’autres comportent des biais statistiques ou ne permettent pas de relier spécifiquement les symptômes aux infrasons. Si l’agence reconnaît effectivement de possibles effets physiologiques des infrasons, « rien de permet de les relier à un effet sanitaire », note-t-elle.
L’effet nocebo des éoliennes
Un deuxième rapport de l’Académie de médecine publié en 2017 vient corroborer ces conclusions, mettant en cause « l’effet nocebo » des éoliennes. Une récente étude néo-zélandaise, menée en double aveugle, a ainsi montré que, seuls, les sujets ayant reçu des informations négatives sur les éoliennes ont rapporté des symptômes, qu’ils aient été ou non soumis à l’exposition aux infrasons. « En d’autres termes, la crainte de la nuisance sonore serait plus pathogène que la nuisance elle-même », constate l’Académie de médecine, qui reconnaît toutefois que « le caractère intermittent et aléatoire des pales, interdisant toute habituation, peut indubitablement perturber l’état psychologique de ceux qui y sont exposés ».

À noter que de nombreuses autres activités quotidiennes émettent des infrasons, comme lorsqu’on voyage en voitures, les vitres ouvertes, ou que l’on fait du jogging. Les ventilateurs, les éléphants, ou même la houle de l’océan et le vent dans les arbres sont aussi émetteurs d’infrasons. Sans que cela n’entraîne a priori de mal de tête.
https://www.futura-sciences.com/sante/questions-reponses/sante-infrasons-emis-eoliennes-ont-ils-impact-sante-10459/

20/12/18Nouvelle coupe dans la liste des associations agréées pour la protection de l'environnement
Une nouvelle liste des associations agréées par le ministère de la Transition écologique est publiée. En six ans, le nombre d'associations agréées a été divisé par plus de cinq. De grands noms manquent à l'appel.
Ce jeudi 20 décembre, le ministère de la Transition écologique a publié un arrêté portant publication d'une liste d'associations agréées au titre de la protection de l'environnement dans le cadre national. Pour l'instant, de grandes associations généralistes ou spécialisées ne figurent plus sur la liste officielle. Cette situation n'est pas sans conséquence.
Une liste réduite d'associations
En 2012, l'Etat avait réformé l'agrément des associations de protection de l'environnement en remplaçant un agrément perpétuel par un agrément limité à cinq ans. La réforme était critiquée par des associations qui y voyaient "[une attaque] aux modestes contre-pouvoirs que notre pays compte encore, élargissant par là même les moyens d'action d'autres groupes de pression déjà très puissants". Les critères d'agrément retenus permettaient, selon elles, d'"[exclure] nombre d'associations (…) plus particulièrement toutes les associations d'experts". En l'occurrence, fin 2012 et fin 2013, le gouvernement Ayrault ne s'est pas privé de réduire la liste des associations. Seules 29 associations ont conservé leur agrément sur les 110 associations reconnues avant la réforme. Certaines avaient pointé le "zèle" excessif de l'administration. A ces 29 associations se sont ajoutées 12 supplémentaires agréées au fil de l'eau entre 2014 et 2016, portant la liste à 41.
La nouvelle liste publiée au JO, ce jeudi, semble poursuivre le grand ménage. Elle ne contient plus que 20 associations dont des nouvelles, telle que Priartem. Un doute subsiste toutefois sur la complétude de la liste. L'arrêté rend publique "une liste" d'associations agréées qui pourrait être différente de "la liste" complète. En outre, d'autres agréments pourraient être accordés. Interrogé, le ministère de la Transition écologique n'est pas en mesure de répondre à ces questions. Pour l'instant, Les Amis de la Terre, FNE, Générations futures, la LPO et le Réseau sortir du nucléaire figurent sur la liste. Apparaissent aussi les représentants des chasseurs (la Fédération nationale des chasseurs) et une association connue pour s'opposer à l'éolien au motif de la protection des paysages (l'association Patrimoine Environnement).
De grands noms manquent à l'appel
En l'état quelques associations reconnues de longue date ne sont plus agréées. C'est le cas notamment de la fédération des parcs naturels régionaux dont l'agrément n'est plus valable depuis le 1er janvier 2018. Manquent surtout à l'appel une liste d'associations qui ne seront plus agréées à compter du 1erjanvier 2019, parmi lesquelles l'Aspas, le Cler, la Criirad, Ferus, Greenpeace, Humanité et biodiversité, le RAC, Robin des Bois, ou encore Zero Waste France.
Interrogée par Actu-Environnement, Greenpeace explique que le renouvellement de son agrément est en cours : "le dossier est en cours d'instruction au ministère", explique un porte-parole. L'association explique que les pouvoirs publics ont fait une erreur en indiquant une mauvaise adresse d'envoi des dossiers. Le dossier envoyé en temps et en heure en juin n'est arrivé au bon service qu'en novembre. Quant à Zero Waste France, elle découvre avec étonnement la liste sur laquelle elle ne figure plus. Elle a envoyé son dossier cet été et est sans nouvelle des pouvoirs publics depuis. Elle ajoute qu'une association locale avec laquelle elle collabore vient de se voir notifier un refus d'agrément, le préfet la jugeant "militante".
Un outil pour aller en justice
La perte de l'agrément n'est pas sans conséquence pour les associations, en particulier lorsqu'il s'agit de défendre une cause devant les tribunaux. Une association agréée peut s'opposer à une décision publique qui porte atteinte à l'environnement en déposant un recours devant les juridictions administratives. Sans agrément, elle doit faire la preuve de son intérêt et de sa qualité à agir. Ce n'est pas insurmontable, mais il y a toujours un risque de rejet de la démonstration. Surtout, cela ajoute un travail formel au travail de fond qui concerne le recours à proprement parler.
L'agrément permet aussi à une association d'obtenir réparation d'un préjudice, lorsqu'elle ne l'a pas subi directement. C'est le cas lorsqu'une association nationale se porte partie civile dans un recours local. A ce titre le procès de l'Erika est exemplaire et illustre l'importance de la démarche : FNE, Greenpeace, Les Amis de la Terre ou encore Robin des Bois figuraient parmi les parties civiles. Faute d'agrément, une association ne peut se constituer partie civile que dans des recours portant sur l'eau ou les installations classées. Une association agréée peut aussi mener une action de groupe.
Enfin, au-delà des réparations, certains juristes considèrent comme indispensable l'action des associations devant les tribunaux. Là encore, le procès de l'Erika est exemplaire : il a fait avancer le droit de l'environnement en aboutissant à la reconnaissance par le droit français du préjudice écologique.

07/12/18 : Des zones d'exclusion de l'éolien peuvent être instaurées autour des sites Unesco
Des zones de vigilance renforcée vis-à-vis du développement de l'éolien, voire des zones d'exclusion, peuvent être créées autour de certains sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. C'est ce qu'a indiqué le ministère de la Transition écologique dans une réponse à une question parlementaire publiée début novembre.La création de ces zones peut résulter de la définition d'une aire d'influence paysagère autour des biens ayant "une valeur universelle exceptionnelle...

22/11/18Le totalitarisme vert
La « transition énergétique » vire au totalitarisme, elle en a toutes les caractéristiques : mensonge, désinformation, oppression, intolérance, gabegie et volonté de créer un « homme nouveau ».
Premier mensonge : la confusion qui est faite entre la pollution de la basse atmosphère et le réchauffement climatique attribué à l’augmentation par les activités humaines des « gaz à effet de serre » dans la haute atmosphère. Ces deux phénomènes demandent un traitement différent.
La pollution est un phénomène urbain qui ne concerne pas les campagnes ni les petites villes. Elle doit être traitée localement et non au niveau de l’État.
Il n’y a aucune raison d’imposer les mêmes contraintes aux zones agricoles et de faible densité, aux petites villes qu’aux grandes.
Le GIEC affirme que le monde va devenir invivable dans les décennies qui viennent : il faut limiter l’émission des « gaz à effet de serre ». Les écologistes veulent développer les « énergies renouvelables », l’installation de dizaines de milliers d’éoliennes et d’hectares de panneaux solaires qui ne produisent que de façon intermittente.
La France est le pays le moins polluant dans sa production d’électricité, qui provient, à 75 %, des centrales nucléaires. On a réussi à convaincre que l’énergie nucléaire était dangereuse. Désinformation : la production de charbon a tué des centaines de milliers de personnes, et la rupture de barrages hydrauliques, en particulier en France, des centaines. Les exemples de Tchernobyl et Fukushima ne sont pas significatifs en France.
Il faut relancer la construction de centrales nucléaires pour remplacer celles qui arrivent en fin de vie ; le problème des « gaz à effet de serre » sera résolu.
L’origine du problème est d’avoir chargé des idéologues écologistes de la gestion de l’énergie en France. La loi prévoit de réduire à 50 % la part du nucléaire dans notre production d’électricité, il est donc nécessaire de compenser les 25 % par d’autres sources : vive les énergies renouvelables, principalement les éoliennes allemandes et les panneaux solaires chinois ! Nous voilà ramenés au rôle d’installateur. Pour financer le tout, on augmente les taxes sur les produits pétroliers, on impose à l’électricité une taxe progressive qui représente, déjà, 16 % de la facture. La transition énergétique est, pour les Français, une augmentation continue des taxes, l’obligation pour beaucoup de changer de voiture et de chaudière, sans compter l’imposition possible d’éoliennes de 200 m de haut à 500 m de chez eux.
Les gourous du GIEC, des centaines de climatologues autoproclamés, souvent financièrement intéressés, des idéologues et des idiots utiles s’appuient sur des modèles mathématiques dont on ne connaît pas l’exactitude.
La gabegie est constante : on encourage les voitures au diesel pour les interdire maintenant, on décourage le chauffage électrique et, maintenant, on veut interdire le fioul. Le déficit commercial français provient, pour les deux tiers, de l’achat de produits pétroliers, M. Hulot interdit toute prospection alors que les eaux françaises de la Guyane et du canal du Mozambique sont prometteuses. Ce n’est pas à la production de pétrole qu‘il faut s’en prendre mais à la consommation. En plus, on est en train de démanteler notre industrie nucléaire exportatrice pour acheter éoliennes et panneaux solaires fabriqués à l’étranger.
Comme tout totalitarisme, l’écologie veut créer un homme nouveau. L’homme écologique commence à apparaître clairement : il vit dans un cocon mal chauffé par des granulats de bois, il éteint les ampoules LED en sortant, il se déplace en groupe ou alors à bicyclette, en trottinette électrique ou en voiture électrique pour les plus riches. Pour nourrir les multitudes africaines, l’homme nouveau doit se limiter, manger très peu de viande, d’autant que les ruminants produisent du méthane. L’homme nouveau se nourrit de lentilles et de soja, de fruits et de légumes au moins cinq fois par jour, il condamne l’huile de palme, n’achète que des produits locaux vendus en vrac, a un composteur sur son balcon. L’homme nouveau boit avec modération, ne fume pas.
Il se préoccupe de la disparition de la biodiversité et du sort funeste de nos cousins gorilles et orangs-outans.
Quand viendra la fin de cette vie exaltante, il se fera immerger pour être recyclé par les crabes et les homards du prochain Noël.
http://www.bvoltaire.fr/le-totalitarisme-vert/

19/11/18 : L'éolien au coeur de notre santé : Colloque du 16 novembre 2018 à Paris : 
Des scientifiques réunis en colloque cette semaine demandent aujourd’hui une étude épidémiologique sérieuse et indépendante.
18/11/18La dévalorisation des biens immobiliers 
à proximité des parcs éoliens est inéluctable. Vos habitations vont perdre entre 20 et 40% de leur valeur, et pour certaines invendables. Ci-dessous le lien de l'étude de la Fédération de l'Environnement Durable sur la question.
https://environnementdurable.net/documents/depreciation-immo-couv-annexes-def.pdf?fbclid=IwAR2yCIP2VR_9GVSpbN75k7nTorcSAEc9oZ-GUIbV8Gmj-MWRwnInRfx660g

16/11/18« La taxe carbone est sans effet sur les émissions de CO2 »
Dans une tribune collective, plusieurs anciens élèves de Polytechnique et HEC remettent en cause le calcul actuel de la taxe carbone. Selon lui, si celle-ci ne sert qu'à financer l'arrêt du nucléaire, alors elle restera sans effet sur les émissions de CO2.
Daniel Fischer, Henri Prévot, Rémy Prud'homme, Pascal Remy, Daniel Reydellet, Frédéric-Georges Roux, Hervé Soufflet, Brieuc du Halgouët, Jean-Michel Yolin sont d'anciens élèves de Polytechnique et HEC.
La hausse des prix du carburant, du fioul et du gaz, la façon de calculer la taxe CO2
Quand le prix du pétrole a baissé, l'augmentation de la taxe CO2 n'a pas empêché une baisse des prix et une augmentation de la consommation de carburant ; aujourd'hui, la brutalité de la hausse du prix payé par les consommateurs est choquante et l'on s'interroge: la taxe CO2 continuera-t-elle à augmenter si le prix du pétrole augmente (on a connu un prix de 150 $/bbl)?
On est généralement d'accord pour réduire la consommation française de carburant pétrolier, fioul et gaz, que ce soit pour diminuer nos émissions de CO2, pour diminuer notre dépendance à l'égard des pays arabes et de la Russie ou pour nous prémunir contre une hausse du prix du pétrole. Il nous faut donc, massivement, faire des travaux d'isolation thermique, utiliser des pompes à chaleur et des véhicules électriques ou hybrides rechargeables et produire du biocarburant de seconde génération. Les niveaux de prix du fioul, du gaz et du carburant qui rendront cela économiquement intéressant ne dépendent pas du prix du pétrole. Pour le carburant, ce prix serait atteint en 20 ans selon une trajectoire indépendante du prix du pétrole avec une hausse annuelle du prix à la pompe de 2 ou 3 c€ par litre. Pour cela, la taxe CO2 serait fixée chaque année selon le prix du pétrole, sans être négative car les caisses de l'État sont vides. Les ménages dont les revenus sont faibles recevraient une aide au titre de la solidarité nationale.
La taxe CO2 serait alors beaucoup mieux acceptée car sa raison d'être sera clairement affichée (rendre économiquement intéressantes des décisions qui réduisent nos émissions de CO2) et elle atténuerait l'effet des fluctuations du prix du pétrole, ce qui diminuerait l'incertitude.
"On est généralement d'accord pour réduire la consommation française de carburant pétrolier."
Elle serait mieux acceptée également si le produit de l'impôt était entièrement utilisé pour aider au financement d'actions qui diminuent effectivement les émissions de CO2. Or une partie de la taxe CO2 sert déjà et servira de plus en plus à financer des éoliennes et du photovoltaïque qui, en remplaçant du nucléaire, n'ont aucun effet sur les émissions de CO2.
L'arrêt d'une centrale nucléaire comme celle de Fessenheim augmente les émissions de CO2
La centrale nucléaire de Fessenheim a une capacité de 1,7 GW (gigawatt) et produit 11,1 TWh (des millions de mégawattheures) par an. Après son arrêt, les exportations d'électricité diminueront mais, pour répondre à chaque heure à la consommation, la production à partir de gaz augmentera de 3,2 TWh . Dans les pays voisins, la baisse des exportations françaises sera remplacée par une production à partir de gaz ou de charbon. En tout, une hausse des émissions de 6 millions de tonnes de CO2 par an. Le coût du CO2 (50 à 100 € par tonne à l'avenir) et le manque à gagner dû à la baisse des exportations, c'est plus de 500 millions d'euros par an.
Le Président de la République a dit que l'arrêt de réacteurs nucléaires ne doit pas causer de hausse des émissions françaises de CO2. En conséquence, avec l'arrêt de 1,7 GW nucléaire, pour pouvoir répondre à chaque instant à la demande, il faudra 7,5 GW d'éoliennes ou 18,5 GW de panneaux photovoltaïques. Sur toute l'année, ils pourront produire plus que ce dont on a besoin en France mais pas toujours au bon moment. On pourrait donc en exporter beaucoup, mais ce serait à des moments où il y aura partout en Europe abondance de soleil ou de vent. Il ne sera donc pas possible de tout exporter et les prix seront bas. Au total, l'arrêt de 1,7 GW nucléaire, comme à Fessenheim, sans augmentation ni diminution des émissions de CO2 coûterait 800 à 900 millions d'euros par an.
Il appartient aux élus de veiller au bon usage des fonds publics.
Or il est question de réduire à 50 % la part du nucléaire, c'est-à-dire de réduire la capacité nucléaire de plus de 20 GW. La hausse de la taxe CO2 sur le carburant, le fioul ou le gaz servira alors à financer par milliards d'euros des opérations qui ne diminuent pas les émissions. Nous nous adressons à vous au moment où s'élabore la PPE (programmation pluriannuelle de l'énergie) car il appartient aux élus de veiller au bon usage des fonds publics.
http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2018/11/16/31001-20181116ARTFIG00135--la-taxe-carbone-est-sans-effet-sur-les-emissions-de-co2.php

10/11/18Environnement : les éoliennes contribuent au réchauffement climatique

Les résultats d'une étude menée par des scientifiques de Harvard sont pour le moins surprenants. En effet, il apparaît que les éoliennes favorisent le réchauffement climatique. Qu'en est-il réellement ?
Si les éoliennes sont censées contribuer à la protection de la planète, elles favorisent l'effet inverse. Ce sont les résultats mis en avant par des chercheurs américains. Voici les autres risques liés à l'utilisation des éoliennes.
Des résultats inattendus
Le monde commence petit à petit à migrer vers les énergies renouvelables et les énergies limitées en carbone. Cependant, elles ne sont pas sans impact sur notre environnement. C'est dans le but d'élucider ce problème que deux chercheurs de Harvard ont mené l'enquête sur les éoliennes aux États-Unis. L'implantation de ces structures conduit au réchauffement de la température au sol : 0,54 °C sur leurs lieux d'implantation et 0,24 °C dans le reste du pays. La nuit, cette hausse de la température peut grimper jusqu'à 1,5 °C. Ces chiffres inattendus sont validés par des observations satellites. Si l'éolienne est préférable au charbon, elle n'est pas exempt d'effets pervers. Toutefois, David Keith, professeur à Harvard, souligne que ces chiffres ne doivent pas être interprétés comme une critique radicale de l'énergie éolienne. Dans les dix prochaines années, cette énergie renouvelable impactera davantage le climat que ne le feraient le gaz et le charbon. Au-delà de ce laps de temps, cet impact va diminuer. Dans cette perspective, éolienne ou panneau solaire ?
Comment cela est-il possible ?
En brassant l'atmosphère, les hélices des éoliennes font redescendre l'air chaud qui augmentera la température au sol. Cette hausse est heureusement localisée et ne concerne pas le réchauffement climatique qui résulte de l'accroissement de l'effet de serre. De plus, ces structures ne font que brasser l'air et ne provoquent pas de chaleur supplémentaire. À ce titre, la planète n'est pas réchauffée dans son ensemble. Dans les faits, les recherches menées par ces scientifiques américains montrent simplement qu'il faut connaître tous les aspects positifs et négatifs des différentes technologies renouvelables, et ce, tant sur le plan local que global. Par exemple, il faut éviter d'installer une ferme éolienne dans une zone où la faune est très sensible aux élévations de température. Il serait aussi prudent de ne pas en installer sur les plages labellisées Pavillon bleu.
Les effets sur la végétation
En réduisant la vitesse des vents, les éoliennes modifient les interactions entre la terre et l'air. Cela augmentera les précipitations et favorisera le développement de la végétation. L'effet est identique avec les panneaux solaires. Ils sont plus sombres que le sable et l'énergie solaire réfléchie vers le ciel est moindre, provoquant ainsi la hausse de la température au sol. Ici aussi, les précipitations augmenteront, et par la même occasion, la végétation aux alentours.
https://www.pratique.fr/actu/environnement-les-eoliennes-contribuent-au-rechauffement-climatique-6370367.html

10/11/18 : Les effets indésirables et catastrophiques des éoliennes sur nos paysages, nos territoires et nos monuments historiques
Pierre Dumont et Denis de Kergolay se sont intéressés au développement de l'énergie éolienne en France. Ils viennent de publier "Eoliennes : chronique d'un naufrage annoncé" aux éditions François Bourin. Ils abordent notamment dans cet ouvrage l'opposition croissante de la part des riverains contre les éoliennes qui menacent leur environnement et leur santé. De plus en plus de citoyens sont en effet révoltés par le saccage de leurs paysages et le gaspillage des deniers publics. Extrait 1/2.
Le choc est brutal lorsque l’on constate l’indifférence de nos dirigeants de tous bords face à la question de la destruction des paysages. À entendre les responsables politiques discourir à l’envi sur les atouts de la France et évoquer, en tête de liste, ses paysages et la beauté et l’authenticité de ses territoires, on ne peut qu’être pris de vertige devant cette contradiction flagrante : ceux-là mêmes qui mettent en avant la diversité des paysages français et le capital qu’ils représentent pour notre industrie touristique sont aussi les promoteurs de l’énergie éolienne, et donc les fossoyeurs de ce capital naturel, culturel et économique.
Le silence assourdissant, sur cette question essentielle, des ministres de la Culture qui se sont succédés depuis l’élection de François Hollande en 2012, est stupéfiant !
Sauf à considérer que les paysages et les monuments de la France ne font pas partie de notre culture…
Pourtant, selon la Convention européenne du paysage ratifiée par la France en 2006, « le paysage non seulement constitue une composante essentielle du bien-être individuel et social, mais il est aussi l’expression de la diversité du patrimoine naturel et culturel des populations, tout comme le fondement même de leur identité ».
Récemment, Emmanuel Macron confiait, opportunément, à Stéphane Bern, une mission d’évaluation et de propositions visant à sauvegarder les monuments et les sites de la France. Mais, au même moment, Nicolas Hulot déployait son plan de prolifération des éoliennes terrestres et Jacques Ménard, ministre de la Cohésion des territoires, lançait sa loi « Elan », au terme de laquelle les maires pourraient s’affranchir de l’avis des architectes des bâtiments de France, derniers remparts contre la destruction du patrimoine bâti.
Quand on présente l’objection que ces éoliennes ont pour effet d’altérer nos paysages, nos sites et nos monuments historiques, on se heurte à plusieurs types de réponses.
La première est le déni. On vous fait valoir que les considérations de protection du paysage sont déjà prises en compte. Les promoteurs insistent sur le cadre réglementaire qu’ils estiment déjà très contraignant : la distance de cinq cents mètres entre une éolienne et les habitations, l’enquête publique, les avis des différentes administrations…
Le deuxième type de réponse, c’est la reconnaissance partielle… En privé, certains, dans les cercles du pouvoir, ont l’honnêteté de ne pas nier l’impact des éoliennes sur les paysages, les sites et les monuments. Mais ils utilisent l’argument archi-usé de la résignation : « On ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs… »
Toutes proportions gardées, c’est l’argument que l’un des auteurs de ce livre se voyait déjà opposer, quand, diplomate à Bangkok en 1977, il entendait des membres éminents du Quai d’Orsay et des personnalités politiques lui répondre, lorsqu’il les alertait sur le génocide qui se déroulait au Cambodge, à quelques kilomètres de là : « C’est logique, c’est une révolution. On ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs. » Plus tard, un rescapé de ce génocide, Pin Yathay, a donné comme titre à son témoignage, L’Utopie meurtrière…
Donc, puisque l’objectif prioritaire de la transition énergétique est de « sauver la planète », tant pis s’il doit y avoir quelques dégâts collatéraux…
Cette indifférence à l’égard de nos paysages, de nos sites et monuments, bref de tout ce qui fait l’identité de la France, est une expression du cynisme et de l’inculture.
Au nom de la modernité, nous avons déjà défiguré les abords de nos villes, truffés de zones commerciales certes utiles mais pour lesquelles aucun effort d’intégration n’a jamais été fait, contrairement à d’autres pays d’Europe, comme l’Angleterre.
Et nous nous acheminons tranquillement vers un massacre du même type dans nos campagnes.
Extrait de "Eoliennes : chronique d'un naufrage annoncé", de Pierre Dumont et Denis de Kergorlay, aux éditions François Bourin
Dans quelques semaines a lieu à Paris un colloque sur l’énergie éolienne.
La journée entière est consacrée à cette question. Les organisateurs m’ont demandé de diffuser cette information. J’ai accepté de le faire parce que c’est un colloque sérieux et parce que le sujet est très important.
C’est aussi une question sensible qui demande de prendre un peu de recul.
Le débat autour de l’implantation d’éoliennes sur l’ensemble du territoire français soulève cinq grandes discussions :
- la protection de l’environnement ;
- la santé des citoyens, autrement dit la question des ondes ;
- la gestion des ressources naturelles ;
- la gestion de la mise en place des éoliennes et le respect des habitants des zones concernées ;
- l’harmonie et l’équilibre des territoires concernés.
Le sujet est économique, sanitaire, environnemental et local.
C’est un grand enjeu de société. Bref, c’est un sujet politique.
Une histoire de vaches…
Lorsqu’un débat citoyen sur les éoliennes est lancé, on aborde plutôt les questions économiques (la rentabilité) et écologiques (la transition énergétique).
La question de la santé des habitants est peu traitée.
Elle n’est pas neutre pourtant.
Il y a quelques années, lors d’une conférence à Toulouse, j’ai entendu un vétérinaire expliquer qu’il avait vu des troupeaux de vaches devenir fous à cause des éoliennes.
Voici l’histoire qu’il nous a racontée.
Un fermier trouve que ses vaches ont un comportement bizarre depuis qu’une éolienne a été implantée à proximité.
Avec le vétérinaire et un ami scientifique, et en accord avec l’exploitant de l’éolienne, ils tentent une expérience.
Le vent souffle. L’éolienne est en mouvement.
L’exploitant coupe la machine qui cesse son activité.
Le fermier déplace la mangeoire des vaches. Il l’oriente selon un certain angle par rapport à l’éolienne.
D’après le scientifique, les ondes de l’éolienne produites par le mouvement des pales doivent parvenir à hauteur de la mangeoire.
La mangeoire est approvisionnée. Les vaches viennent se nourrir.
L’éolienne est relancée. Les pales se mettent à tourner. Et soudain, à la surprise générale, c’est la panique générale.
Les bovins meuglent d’angoisse et se mettent à courir dans tous les sens. Les vaches sont devenues folles !
L’exploitant de l’éolienne, sidéré, fait arrêter sa machine.
Les vaches se sont retirées à l’autre bout du champ. Elles n’osent plus aller à la mangeoire. Le fermier devra la déplacer à nouveau pour leur redonner confiance.
J’ai entendu ce témoignage il y a plusieurs années. Je ne sais pas quelle est la suite de cette histoire.
À l’époque, cela m’avait surpris mais je n’y avais pas prêté davantage attention.
Aujourd’hui, c’est différent. D’autres témoignages sont venus s’ajouter à celui-ci, d’autres scientifiques commencent à dénoncer l’usage massif des éoliennes.
J’ai envie d’en savoir plus. C’est la raison pour laquelle je me rendrai à ce colloque.
Et la transition énergétique alors ?
Je vous entends déjà bondir. Et la transition énergétique alors ? On ne peut tout de même pas continuer à dépendre des énergies fossiles !
C’est certain. Je suis bien d’accord avec vous.
Il y a en effet plusieurs problèmes :
- le réchauffement climatique ;
- la pollution des villes, des rivières et des océans ;
- la question des ressources naturelles.
D’après Jean-Marc Jancovici (1), un ingénieur et chef d’entreprise, spécialisé dans les questions d’énergies, les réserves en ressources fossiles s’épuisent. Et nous n’avons pas prévu l’après-pétrole.
Dans cinquante ans, il est possible qu’il n’y ait plus de pétrole disponible. Le seul recours fossile crédible sera alors le charbon…
Vous me direz, “Augustin, vous voyez bien que nous avons besoin des éoliennes ”!
Je vous répondrai : “Peut-être, mais à condition que cela ne mette pas nos vies et celles de nos écosystèmes en danger ! »
Sans doute est-il nécessaire de discuter du nombre de machines à installer, de leur taille, des effets qu’elles peuvent avoir sur la santé etc,.
Ainsi, pour savoir si ces éoliennes représentent un danger, je me rendrai à la conférence du 16 novembre prochain afin d’écouter des équipes de scientifiques ayant travaillé sur le sujet.
Je réserve donc ma réponse définitive et vous en ferai part dans les semaines qui viennent !
Mais n’hésitez pas à vous joindre à nous.
Cela vous donnera de bons arguments pour vos prochains débats ! Surtout, cela pourrait vous donner des indications utiles sur votre santé ou celles de vos proches concernés par le problème. C’est précieux.
Vous trouverez le programme définitif et les modalités d’inscriptions ici.
Naturellement vôtre,
Augustin de Livois

01/11/18New Medical Research: Wind Turbines Pose Health Risks
Nouvelle Recherche Médicale: Les Éoliennes Présentent Des Risques Pour La Santé
Alors que les activistes allemands sont de plus en plus hystériques face aux émissions de particules fines provenant des véhicules diesel relativement plus propres, l’allemand allemand Allgemeine Zeitung rapporte que les chercheurs ont déterminé que les infrasons à basse fréquence d’éoliennes avaient effectivement un impact négatif sur le cœur humain.
Il a été prouvé que les éoliennes convertissent 40% de l'énergie éolienne en énergie et 60% en infrasons, ce qui constitue une menace pour la santé humaine.
Mais aucun tribunal ou organisme de réglementation allemand ne semble du tout concerné par ce problème.
Récemment, un groupe de travail spécialisé dans les chirurgies cardiaques, thoraciques et vasculaires du centre médical universitaire de Mayence a surpris les résultats de leurs travaux de recherche concernant l'impact de l'infrason sur le muscle cardiaque.
Impact sur la santé humaine
Les infrasons ont une fréquence inférieure à 20 Hz et ne sont donc pas audibles à l'oreille humaine. H outefois le son basse fréquence est physiquement perceptible à haute pression acoustique et entraîner des conséquences sur la santé, un chercheur médical allemand a dit.
Les éoliennes convertissent 40% de l'énergie éolienne en énergie et 60% en infrasons, ce qui en fait une menace potentielle pour la santé humaine.
Le problème des éoliennes est que l'exposition aux infrasons est de longue durée et peut parcourir de grandes distances.
Le journaliste Michael Bermeitinger a interrogé le professeur Christian-Friedrich Vahl , du département de chirurgie cardiothoracique et vasculaire (HTG) du centre médical universitaire de Mayence, sur le sujet.
Le professeur Wahl a commencé à s'intéresser aux infrasons et à leur impact sur la santé après qu'un ami vivant à proximité d'un parc éolien se soit plaint de se sentir continuellement malade. On sait que partout dans le monde, les habitants des parcs éoliens ont souvent des problèmes de santé, parfois graves.
Le groupe dirigé par le professeur Vahl a mené une expérience pour déterminer si les infrasons ont un effet sur la force du muscle cardiaque. Dans les conditions de mesure, la force développée par le muscle cardiaque isolé était inférieure de 20%.
La force du muscle cardiaque est importante dans le cas où la valvule aortique serait collée et donc plus étroite. Selon le Dr Vahl: "Cela modifie le débit sanguin et le bruit du débit."
Les chercheurs discutent maintenant de la possibilité que ces changements posent un risque supplémentaire pour la fonction cardiaque, a rapporté l’ Allgemeine Zeitung .
Citant les résultats, le professeur Vahl a déclaré: «La question fondamentale de savoir si les infrasons peuvent affecter le muscle cardiaque a été résolue."
Infrasound un "brouilleur de coeur"
La prochaine étape pour les chercheurs consistera à effectuer des mesures sur l'homme, a déclaré le Dr Vahl à l'Allgemeine Zeitung .
Les chercheurs concluent: «Nous sommes au tout début, mais nous pouvons imaginer qu'un impact à long terme de l'infrason cause des problèmes de santé. Le bruit silencieux des infrasons agit comme un brouilleur de cœur.
https://principia-scientific.org/new-medical-research-wind-turbines-pose-health-risks/?fbclid=IwAR0eUEgVvbwGjsXqYCf1rck9lChEWjnxc2y4-owa8r8CAB35qAphcLSXcVU


31/10/18 : Géobiologue-éleveurs : le courant passe dans le Cantal
Vétérinaire dans le Lot, Christophe Bonal a senti le besoin de se former et de s’informer sur la géobiologie, dont il a expliqué les principes aux producteurs de lait cantaliens.
L’expérience proposée par le vétérinaire géobiologue devant la grosse centaine d’éleveurs laitiers présents à la journée technique organisée par Cantal conseil élevage (CCE) fait son petit effet. Ce praticien lotois demande au directeur de CCE de résister à la pression qu’il exerce pour faire baisser son bras tendu à l’horizontale. Il renouvelle le test après que Joël Guillemin a tenu quelques instants un téléphone portable dans son autre main. Le bras s’abaisse cette fois quasi immédiatement, preuve de l’effet des ondes électromagnétiques émises par votre plus fidèle compagnon. Des ondes haute fréquence (comme celles du Wifi, du bluetooth, de la 3 ou 4 G...) qui vont particulièrement perturber l’organisme car elles sont pulsées et non délivrées en continu.
Tout sauf du paranormal
Champs électriques générés par les lignes haute tension, ondes magnétiques induites par une bobine, un transformateur, les onduleurs de panneaux photovoltaïques, les pulsateurs de la salle de traite, les antennes téléphoniques, les éoliennes, courants vagabonds, de fuite, nuisances telluriques, effet de faille... : depuis 2011, Christophe Bonal étudie ces phénomènes - tout sauf paranormaux - pour apporter des solutions à des éleveurs démunis face à des mammites récalcitrantes, à des animaux nerveux en salle de traite, à des chutes de production inexpliquées, à du cannibalisme en élevage porcin... “Face à des situations très délicates en élevage, ne trouvant pas de solutions alors que tout devait fonctionner, je me suis intéressé à la géobiologie afin de comprendre les fondements de cette science, et ce qu’on pouvait en attendre. J’étais aussi interpellé par des éleveurs qui me demandaient ce que je pensais des risques éventuels liés aux panneaux photovoltaïques, à l’implantation de nouvelles antennes,... ou qui avaient entendu parler d’un phénomène de faille. Je me suis formé et informé et maintenant, c’est moi qui informe”, explique le docteur vétérinaire. Tout en prévenant : cette science n’a rien de magique et doit s’intégrer dans une approche globale. “Il faut écarter les autres causes possibles : l’alimentation - est-ce que la ration est équilibrée ? -, l’eau, l’hygiène, les bâtiments... On ne règle pas tous les problèmes en deux heures même si on étudie en amont, à distance, la situation. Et puis, on fait un état des lieux à un moment donné. Par exemple, sur place, l’influence d’une veine d’eau à sec parce que c’est l’été peut passer inaperçue”, précise celui qui collabore avec la chambre d’agriculture du Lot, tout en regrettant qu’une bonne partie de ses collègues vétérinaires restent hermétiques à ces mécanismes énergétiques.
Connaissances intuitives
Dans la stabulation du Gaec élevage Merle, revisitée en grande salle de réunion, son intervention ne suscite en revanche aucun sarcasme dans les rangs des producteurs de lait. Certains reconnaissent sans réticence avoir déjà eu recours à des radiesthésistes, ou géobiologues, pour trouver une source ou expliquer pourquoi les laitières “refusent d’entrer d’un côté de la salle de traite”, témoigne Sébastien Plantecoste, de Leucamp. “Le géobiologue a identifié qu’il y avait une faille dessous, il a mis des fils de laiton et des plaques pour rééquili-brer la circulation.” Même chose pour le Gaec Pascal Mallet, de Villedieu : “On trouvait que les vaches hésitaient à entrer au roto, le géobiologue a trouvé une onde parasite. Il a placé un parpaing, on a trouvé que ça y avait fait. C’est quelque chose qu’il faudrait faire tous les quatre-cinq ans ou à chaque modification de bâtiment”, estime l’agriculteur. Dans le public, beaucoup ont une anecdote et soulignent que sans poser de nom sur ces phénomènes, les anciens avaient déjà conscience de tel ou tel effet. “On avait beaucoup de questions là-dessus, avance Jean-Marc Brunhes, président de CCE, pour expliquer le choix de cette intervention. On souhaitait un professionnel reconnu, qui ne se réfugie pas derrière ces phénomènes pour tout expliquer et qui présente les grands principes sans noyer les gens, en restant sur des choses logiques, qui parlent à tous.” Du concret, comme le bon positionnement de la prise de terre, la mise à la terre de tous les éléments métalliques de la stabulation,... qui ont apporté du grain à moudre aux éleveurs à l’issue de cette matinée suivie de plusieurs ateliers destinés à rappeler les règles d’or d’une ambiance favorable dans les bâtiments d’élevage.

https://www.pleinchamp.com/actualites-generales/actualites/geobiologue-eleveurs-le-courant-passe-dans-le-cantal

28/10/18 : Canada : Les Ontariens vivant trop près d'éoliennes en proie à une instabilité cardiaque
À: Christine Elliott, ministre de la Santé et des Soins de longue durée
CC: Doug Ford, premier ministre, Greg Rickford, ministre de l'Énergie
Chère Christine Elliott,
Le 7 octobre 2018, j'ai reçu une lettre alarmante d'un citoyen de l'Ontario rural. Le titre était: "Instabilité cardiaque causée par le rayonnement infrason des éoliennes industrielles".
Cette lettre a été envoyée aux représentants du gouvernement de l’Ontario, y compris à vous-même, sans réponse. J'inclus un extrait de la lettre ci-dessous avec la permission de l'auteur.
Je vous écris pour demander une rencontre urgente avec vous, le premier ministre Ford et le ministre de l'Énergie, Rickford, afin de discuter des risques pour la santé connus et documentés des éoliennes industrielles.
Mon parcours, mes recherches et ma correspondance sur les éoliennes sont documentés sur ma page Web.
J'ai également posté des documents, y compris la lettre de citoyen du 7 octobre 2018, dans la section Commentaires des articles suivants.
Santé Canada et les éoliennes: trop peu, trop tard?
L'Ontario a gaspillé plus de 1 milliard de dollars d'énergie propre en 2016
Richard Mann
Université de Waterloo
Pièce jointe: Extrait de la lettre du 7 octobre 2018
Sujet: instabilité cardiaque causée par le rayonnement infrason des éoliennes industrielles…
À: doug.ford@pc.ola.org, rickford.Greg@pc.ola.org, colt.manson@ontario.ca, Nina.Chiarelli@ontario.ca , rod.phillips@pc.ola.org, christine.elliott@pc.ola.org
Cc: monte.mcnaughtonco@pc.ola.org, lisa.thompsonco@pc.ola.org, bill.walker@pc.ola. org
DÉBUT DE DEVIS:
Au cours des deux dernières semaines, quatre Ontariennes et Ontariens ont offert de fournir leurs dossiers d’investigation médicale qui excluent les facteurs de causalité typiques des épisodes d’instabilité cardiaque traumatique qu’ils ont connus à leur domicile.
Les quatre maisons de ces personnes ont été entourées d'éoliennes industrielles et, dans deux de ces cas, des sous-stations ont été installées trop près de chez elles.
Cette situation est une urgence et une violation prouvable des droits de l'homme.
Cela confirme les dommages cumulés que la Dre Mariana Alves-Pereira étudie depuis des décennies. Elle a récemment présenté son travail en Slovénie à un groupe de professionnels.
Dans cette présentation, ainsi que dans son entretien le plus récent en Finlande, elle parle de la LFN et du rayonnement infrason, ainsi que des dommages causés au système nerveux et au cœur. Dans l'interview en Finlande, elle déclare que, sachant ce qu'elle sait, elle ne vivrait pas à moins de 20 km d'une éolienne.
Pouvez-vous imaginer ce que ressentent les habitants des régions rurales de l’Ontario qui n’ont pas consenti à ce que leurs maisons soient entourées d’éoliennes alors que leurs demandes de protection n’ont pas permis au gouvernement de prendre des mesures efficaces?
Les quatre personnes qui souhaitent que leurs enquêtes de santé pertinentes soient utilisées pour montrer qu'elles subissent actuellement les dommages cumulés des rayonnements infrasons sont toutes des personnes qui ont subi un préjudice et ont essayé de le signaler aux agents du gouvernement libéral au sein du MOECC et du MS. . Aucune protection opportune ni efficace n’a été mise en place sous leur direction et la vie de ces personnes est maintenant en danger, les turbines trop proches de leur domicile fonctionnant toujours au moment où je tape cette lettre.
Ce sont quatre personnes qui se sont confiées à moi et sont maintenant disposées à vous laisser voir leurs preuves médicales. Combien d'autres personnes dans les régions rurales de l'Ontario subissent des dommages à différents stades des dommages neurologiques et cardiaques que le Dr Mariana Alves-Pereira dit irréversibles. Combien de personnes, en raison du manque d'informations correctement transmises, n'ont toujours pas fait la distinction entre leurs symptômes et les turbines situées près de chez elles?
Avec des vies d'innocents menacées de cette manière et des dommages cumulatifs survenant pour tous ceux qui vivent à moins de 20 km d'éoliennes - des dommages qui ne peuvent être annulés - votre gouvernement doit faire de cette horrible réalité une très haute priorité.
Les turbines situées à proximité ou à proximité des habitations doivent être éteintes maintenant.
Avec respect et gratitude pour votre volonté de prendre des décisions éthiques difficiles au nom de la population de l'Ontario¦.
FIN DE DEVIS
https://ontario-wind-resistance.org/2018/11/12/ontarians-living-too-close-to-wind-turbines-experiencing-cardiac-instability/?fbclid=IwAR1SMBVR-wO2ySbROb2sp_bpf-YjARmwpflfssd2GgWe2nrPapRGyfoiEps

21/10/18
L’augmentation du nombre de parcs éoliens induirait un réchauffement significatif des températures de surface selon une nouvelle étude
Selon une étude publiée ce 4 octobre dans la revue Joule, l’augmentation du nombre de parcs éoliens induirait une élévation significative des températures près de la surface, surtout visible en cours de nuit. Le papier se base sur l’observation et la modélisation des paramètres environnementaux à proximité des parcs éoliens installés aux États-Unis. Ces résultats n’ont pas vocation à ralentir la transition vers des énergies renouvelables, comme le précise l’auteur principal. Ils participent au contraire à l’évaluation des aspects positifs et négatifs propres à chaque mode de production énergétique, afin d’éclairer les décisions et projets futurs.
Pour limiter l’amplitude du réchauffement global autant que faire se peut, l’humanité doit transiter le plus rapidement possible vers une économie sobre en carbone – que l’on appelle aussi parfois de façon abusive une économie décarbonée. Cet objectif passe notamment par l’abandon total ou partiel des énergies fossiles – pétrole, gaz, charbon entre autres -, encore grandement utilisées à l’heure actuelle, au profit d’énergies alternatives. Ces dernières incluent par exemple les renouvelables, dont l’éolien et le solaire sont celles qui viennent le plus souvent à l’esprit.
L’éolien est souvent mis en avant, car c’est un moyen relativement peu coûteux et assez efficace pour produire de l’électricité. Toutefois, chaque type de production possède ses avantages et ses inconvénients. En ce qui concerne l’éolien, des chercheurs ont observé et modélisé les variables météorologiques autour des parcs installés aux États-Unis. Ils rapportent que ceux-ci conduisent globalement à un réchauffement local de l’air près de la surface. Cet effet est tout particulièrement perceptible la nuit. Ainsi, si la demande en électricité des États-Unis était totalement fournie par la production éolienne*, cela pourrait conduire à un réchauffement moyen et quasi-immédiat des températures de 0,24 °C à l’échelle du pays – et près du double dans les zones situées à proximité des systèmes éoliens. C’est une valeur significative, mais bien moins élevée que le réchauffement de plusieurs degrés attendu d’ici la fin du siècle en cas de poursuite du mode de production actuel. Cette modulation de l’environnement thermique aurait par ailleurs des répercussions sur la saison de croissance des végétaux, en raison de la diminution des nuits de gel et l’allongement subséquent de la période végétative.
Mais comment des éoliennes peuvent-elles mener à un réchauffement de l’air près de la surface ? En fait, contrairement aux énergies fossiles qui conduisent à une accumulation nette de chaleur dans l’ensemble du système climatique – via l’émission de gaz à effet de serre -, les éoliennes provoquent une simple redistribution de la température consécutive au brassage de l’air par les pales. L’air le plus proche de la surface, au pied de l’éolienne, a en effet tendance à être plus froid que celui situé à son sommet, surtout en cours de nuit où le sol se refroidit plus vite que l’air au-dessus. Le mouvement des pales induit un mélange entre ces deux niveaux, et augmente finalement la température près du sol – mais la refroidit en altitude. Bien qu’ayant des implications comme nous l’avons vu plus haut, cet effet local et sans production nette de chaleur n’a donc rien de comparable avec le réchauffement global provoqué par les rejets de gaz à effet de serre.
Toutefois, dans l’optique d’une économie décarbonée, l’analyse précise de l’impact environnemental lié aux différentes énergies alternatives permettra peut-être d’en privilégier certaines. Par exemple, choisir une perspective préférentiellement orientée vers le solaire plutôt que vers l’éolien – pour le même taux de production d’énergie, le solaire photovoltaïque a près de dix fois moins d’impact sur les variables climatiques que les systèmes éoliens. Ou alors, simplement modifier le fonctionnement des turbines associées à ces derniers, en privilégiant leur fonctionnement en cours de journée plutôt qu’en cours de nuit afin de minimiser l’effet sur la température.
En tout cas, il convient d’insister sur le fait que même si les énergies renouvelables auront sans nul doute des conséquences environnementales, cela n’est en aucun cas une raison pour continuer à utiliser massivement les combustibles fossiles (bien plus problématiques) ou à retarder voire rejeter la transition vers les énergies alternatives. À ce sujet, l’auteur principal de l’étude, Lee M. Miller, craint que ces résultats soient mal interprétés voire détournés par les négateurs du changement climatique ou dans l’intérêt des groupes industriels impliqués dans la production d’énergies carbonées. « Je n’ai aucun doute sur le fait que ces résultats seront mal interprétés », indique-t-il.
* Cela nécessiterait une production éolienne près de 16 fois supérieure à la production actuelle.
https://sciencepost.fr/2018/10/laugmentation-du-nombre-de-parcs-eoliens-induirait-un-rechauffement-significatif-des-temperatures-de-surface-selon-une-nouvelle-etude/

15/10/18 : L’évaluation de l’exposition au bruit liée aux éoliennes pose de graves problèmes – Directives de l’OMS sur le bruit 2018
Guide européen du bruit de l’OMS-10-10-2018
Directives de l’OMS sur le bruit ayant une incidence sur les éoliennes (titres)
Nouvelles directives de l’OMS sur le bruit pour l’Europe ( communiqué de presse):
«Par rapport aux précédentes directives de l’OMS sur le bruit, cette version contient cinq évolutions majeures:
- preuves plus solides des effets cardiovasculaires et métaboliques du bruit ambiant;
- l’inclusion de nouvelles sources de bruit, à savoir le bruit des éoliennes et le bruit des loisirs, en plus du bruit des transports (trafic aérien, ferroviaire et routier);
- utilisation d’une approche standardisée pour évaluer les preuves;
- un examen systématique des données probantes, définissant la relation entre l’exposition au bruit et le risque d’effets néfastes sur la santé;
- l’utilisation d’indicateurs d’exposition au bruit moyens à long terme pour mieux prévoir les résultats néfastes pour la santé. «
«Ces lignes directrices ont été élaborées à partir des preuves de plus en plus nombreuses dans le domaine de la recherche sur le bruit dans l’environnement», conclut le professeur Stephen Stansfeld, président du groupe de développement des lignes directrices. «Ils visent à soutenir une politique de santé publique qui protégera les communautés contre les effets néfastes du bruit et encouragera la poursuite des recherches sur les effets sur la santé de différents types de bruit.»
Guide européen du bruit de l’OMS-10-10-2018.pdf Références importantes et connexes aux éoliennes
Références très importantes sélectionnées ci-dessous. Tous les extraits des directives de l’OMS sur le bruit dans l’environnement pour la région européenne 2018 en italiques ( gras et souligné, je souligne)
Synopsis des directives de l’OMS sur le bruit concernant les éoliennes
Références de grande importance (titres)
Page 85:
Les éoliennes peuvent générer des infrasons ou des fréquences sonores inférieures aux sources de trafic. Cependant, peu d’études établissant une relation entre l’exposition à ce bruit provenant d’éoliennes et ses effets sur la santé sont disponibles. On ignore également si les basses fréquences du son généré à l’extérieur sont audibles à l’intérieur, en particulier lorsque les fenêtres sont fermées.
Le bruit émis par les éoliennes présente d’autres caractéristiques, notamment le caractère répétitif du son des pales en rotation et l’influence atmosphérique conduisant à une variabilité de la modulation d’amplitude pouvant être une source de gêne supérieure à la moyenne (Schäffer et al., 2016). Cela le différencie du bruit provenant d’autres sources et n’a pas toujours été correctement caractérisé. Les méthodes standard de mesure du son, comprenant généralement la pondération A, peuvent ne pas capturer le son à basse fréquence et la modulation d’amplitude caractéristiques du bruit des éoliennes (Conseil des académies canadiennes, 2015)
Page 86:
Sur la base de tous ces facteurs, on peut conclure que la description acoustique du bruit des éoliennes au moyen de L den ou de L night peut être une mauvaise caractérisation du bruit des éoliennes et peut limiter la capacité d’observer les associations entre le bruit des éoliennes et les résultats pour la santé. .
Équilibre des avantages par rapport aux inconvénients et aux inconvénients
Des travaux supplémentaires sont nécessaires pour évaluer pleinement les avantages et les inconvénients de l’exposition au bruit des éoliennes provenant de l’environnement et pour préciser si les avantages potentiels liés à la réduction de l’exposition au bruit dans l’environnement des personnes vivant à proximité d’éoliennes l’emportent sur l’impact sur le développement de l’énergie renouvelable. politiques énergétiques dans la Région européenne de l’OMS.
Considérations supplémentaires ou incertitudes
L’évaluation de l’exposition au bruit liée aux éoliennes pose de graves problèmes.
Page 100:
4.2 Implications pour la recherche sur les impacts sur la santé du bruit des éoliennes
Des recherches supplémentaires sur les impacts du bruit des éoliennes sur la santé sont nécessaires pour que des preuves de meilleure qualité puissent éclairer correctement les futures recommandations de santé publique. Pour évaluer les effets sur la santé des éoliennes, les preuves étaient soit indisponibles, soit jugées de qualité faible / très basse.
Exposition d’intérêt : Une exposition au bruit dans une large gamme de niveaux et de fréquences (y compris le bruit à basse fréquence), avec des informations sur les niveaux de bruit mesurés à l’extérieur et à l’intérieur(particulièrement pertinentes pour les effets sur le sommeil) de la résidence est nécessaire . L’exposition au bruit devrait être mesurée de manière objective et des protocoles communs d’exposition au bruit des éoliennes devraient être établis, en tenant compte de diverses caractéristiques sonores spécifiques au bruit des éoliennes.
Page 103:
Les études devraient utiliser des mesures d’exposition, y compris l’exposition au bruit dans une large gamme de niveaux et de fréquences ( y compris le bruit à basse fréquence ), avec des informations sur les niveaux de bruit à l’extérieur et à l’intérieur (particulièrement pertinentes pour les effets sur le sommeil).
Page 106:
Le quatrième principe consiste à informer et à impliquer les communautés susceptibles d’être touchées par un changement d’exposition au bruit.
Page 110: 5.6 Voie de mise en œuvre: politique, collaboration et rôle du secteur de la santé
promouvoir les lignes directrices auprès des praticiens de la santé et des médecins, en particulier au niveau communautaire (par le biais d’associations de médecins, de cardiologues, etc., dans le cadre du groupe de parties prenantes);
Le bruit est un problème de santé publique important. Il a des effets négatifs sur la santé et le bien-être humains et constitue une préoccupation croissante. Le Bureau régional de l’OMS pour l’Europe a élaboré ces directives en s’appuyant sur la compréhension croissante de ces effets sur la santé de l’exposition au bruit de l’environnement. Le but principal de ces directives est de fournir des recommandations pour protéger la santé humaine de l’exposition au bruit de l’environnement provenant de diverses sources: bruit des transports (trafic routier, ferroviaire et aérien), des éoliennes et des loisirs. Ils fournissent de solides conseils en matière de santé publique, étayés par des données factuelles, qui sont essentielles pour mener une action politique protégeant les communautés des effets néfastes du bruit. Les lignes directrices sont publiées par le Bureau régional de l’OMS pour l’Europe.En ce qui concerne leurs incidences sur la santé, les niveaux d’exposition recommandés peuvent être considérés comme applicables dans d’autres régions et adaptés à un public mondial.
Document OMS
http://morventencolere.org/levaluation-de-lexposition-au-bruit-liee-aux-eoliennes-pose-de-graves-problemes-directives-de-loms-sur-le-bruit-2018/?fbclid=IwAR0CdK9l82cozvUL-C_60-egUG64L30H2oMq2Rnu9viRHF6kzlE7ANHbEZg

15/10/18
L’OMS Europe fixe de nouvelles lignes directrices sur le bruit
Le 10 octobre dernier, la direction régionale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Europe a publié de nouvelles lignes directrice sur le bruit dans l’environnement.
Les nouvelles lignes directrices publiées le 10 octobre dernier, « établissent clairement que le bruit est l’un des risques environnementaux majeurs pour la santé physique et mentale et le bien-être dans la Région européenne », peut-on lire sur le site de la direction régionale de l’OMS pour l’Europe.
La nouvelle version du rapport de l’OMS Europe sur le bruit contient cinq nouveautés principales : des preuves des effets du bruit ambiant sur l’appareil cardiovasculaire et le métabolisme ; l’inclusion de nouvelles sources de bruit (éoliennes, loisirs), en plus du bruit dû aux trafics aérien, ferroviaire et routier ; le recours à une méthode normalisée pour évaluer les bases factuelles ; une analyse systématique des données scientifiques, définissant le lien entre l’exposition au bruit et le risque d’effets nocifs pour la santé ; ainsi que l’emploi d’indicateurs à long terme de l’exposition moyenne au bruit, afin de mieux prévoir les effets nocifs pour la santé.
Des effets nocifs sur la santé
« Ces nouvelles lignes directrices de l’OMS définissent des niveaux d’exposition au bruit à ne pas dépasser pour limiter au maximum les effets nocifs sur la santé ; nous demandons instamment aux décideurs européens de faire bon usage de ces lignes directrices, dans l’intérêt de tous les Européens », explique la directrice régionale de l’OMS pour l’Europe, Zsuzsanna Jakab. L’OMS s’est fondée sur des rapports scientifiques et sanitaires selon lesquels les nuisances sonores peuvent avoir des effets sur l’appareil cardiovasculaire et le métabolisme ou sur le sommeil, mais peuvent également détériorer la fonction cognitive, provoquer des troubles de l’audition et acouphènes, ou encore perturber les grossesses ainsi que la qualité de vie et la santé mentale.
Les premières lignes directrices pour le bruit des éoliennes
La direction régionale de l’OMS pour l’Europe a ainsi formulé des recommandations de deux types – fortes ou conditionnelles – en fonction du niveau de preuve scientifique. Il est par exemple recommandé de manière conditionnelle – et pour la première fois – de réduire les niveaux de bruit produits par les éoliennes, en dessous de 45 dB Lden (1). « Au-dessus de ce niveau, le bruit des éoliennes est associé à des effets néfastes sur la santé », précise le rapport. Pour les réduire, il est recommandé aux décideurs de « mettre en œuvre des mesures appropriées pour réduire l’exposition des populations au bruit des éoliennes ». Toutefois, les preuves scientifiques restent encore assez faibles.
Des préconisations précises à destination des décideurs
Concernant les bruits des transports, de nouveaux indicateurs sont fixés : pour le bruit routier, l’OMS recommande fortement de réduire le bruit routier à 53 dB Lden et 45 dB Ln (2) ; le bruit ferroviaire à 54 dB Lden et 44 dB Ln ; et le bruit aérien à 45 dB Lden et 40 dB Ln.
Le président de Bruitparif, Didier Gonzalès, souligne que ce rapport « fixe clairement pour la première fois les niveaux d’exposition recommandés pour protéger la santé des riverains, et ce, source par source, et selon les indicateurs Lden et Ln rendus obligatoires par la Commission européenne pour évaluer le bruit dans l’environnement. Les préconisations de l’OMS sont ainsi désormais plus précises et plus opérationnelles, ce qui est une excellente nouvelle ».
1 : L’indicateur Lden (Level day-evening-night) représente le niveau de bruit moyen pondéré au cours de la journée en donnant un poids plus fort au bruit produit en soirée (+5 dB(A)) et durant la nuit (+10 dB(A)) pour tenir compte de la sensibilité accrue des individus aux nuisances sonores durant ces deux périodes. (Source : Bruitparif)
2 : L’indicateur Ln (Level night) correspond au niveau de bruit moyen durant la période de nuit (22-6h). (Source : Bruitparif)

http://www.environnement-magazine.fr/pollutions/article/2018/10/15/121196/oms-europe-fixe-nouvelles-lignes-directrices-sur-bruit

12/10/18 : 
Trafic routier, ferroviaire, aérien, éolien : l'OMS fixe de nouveaux seuils sonores en Europe
Le 10 octobre, le bureau régional de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l'Europe a publié de nouvelles lignes directrices relatives au bruit dans l'environnement. Il a défini des nouveaux seuils d'exposition en ce qui concerne les bruits du trafic routier, ferroviaire et aérien, des éoliennes et des loisirs afin de protéger la santé des populations.
Fondées sur des preuves scientifiques, ces lignes directrices réactualisées "procurent aux Etats membres des orientations compatibles avec les indicateurs de bruit" mentionnés dans la directive européenne 2002/49/CE, souligne l'OMS. Les sources de bruit prises en compte par l'OMS sont les bruits des transports mais aussi, pour la première fois, les éoliennes et les loisirs (boîtes de nuit, pubs, événements sportifs, concerts, musique à un volume élevé sur des appareils d'écoute personnels, etc.). L'OMS a utilisé deux indicateurs : une exposition moyenne mesurée par le Lden (level day, evening, night) et une exposition nocturne (22-6h)mesurée par le Lnight (level night).
L'OMS recommande de réduire les niveaux sonores produits en moyenne par le trafic routier à moins de 53 décibels (dB) Lden, et un seuil d'exposition au bruit nocturne à moins de 45 dB Lnight. Elle préconise aussi de réduire les niveaux sonores moyens produits par le trafic ferroviaire à moins de 54 dB Lden, et ceux nocturnes à moins de 44 dB Lnight. Pour le trafic aérien, les valeurs limites sont fixées à 45 dB Lden et 40 dB Lnight.
Concernant le bruit des éoliennes, l'OMS considère que la qualité des données scientifiques relatives aux effets sur la santé est encore faible et propose, de manière conditionnelle, une valeur d'exposition moyenne 45 dB Lden. Aucune recommandation n'est faite quant à l'exposition au bruit nocturne Lnight produit par les éoliennes. Enfin, s'agissant du bruit lié aux loisirs, l'OMS adopte une approche préventive et recommande de limiter les expositions aux sources de bruit à une moyenne annuelle de 70 dB en LAeq, 24h (niveau sonore équivalent).
https://www.actu-environnement.com/ae/news/Trafic-routier-ferroviaire-aerien-eolien-OMS-fixe-nouveaux-seuils-sonores-en-Europe-32181.php4

11/10/18 : Bruit : l’OMS fixe des valeurs seuils
Moins de bruit pour les Européens: dans des recommandations publiées mercredi 10 octobre, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) propose des seuils sonores à ne pas dépasser. Pour la première fois, elle fixe un seuil pour les éoliennes, malgré le peu d’études sur l’impact sanitaire de leurs émissions sonores.
Extrait : C’est une pollution dont les effets sur la santé ne sont plus à démontrer: facteur de stress et de troubles du sommeil, le bruit serait responsable de maladies cardiovasculaires, d’hypertension, de stress, de dépression et...


Document en anglais : à partir de la page 77 pour l'éolien :
http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0008/383921/noise-guidelines-eng.pdf?ua=1