Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

EOLIEN : Divers : politique, économie, technologie, ....(IV) (du 07/04/18 au 13/09/18)

Divers : politique, économie, technologie, .....



Pièces à conviction : Eoliennes : le vent du scandale
https://www.youtube.com/watch?v=VZQJHu2N17E&noredirect=1



Voir les articles précédents sur "EOLIEN : Divers : politique, économie, technologie, ...." (I)(II) et (III)


Voir la suite sur "EOLIEN : Divers : politique, économie, technologie, ....." (V)


13/09/18
Leclerc se lance dans l'électricité : "Le marché ne fait que démarrer" 😏
INVITÉ RTL - Le géant de la grande distribution Leclerc se lance dans l'électricité, avec des offres entre 10 et 20% moins cher que le reste du marché et la fourniture d'électricité verte. Michel-Edouard Leclerc s'en explique au micro de Yves Calvi.
Le groupe Leclerc se lance dans l'électricité. Leclerc propose aujourd'hui des offres d'électricité pour les particuliers. EDF, Engie, Direct énergie, Total, CDiscount, beaucoup d'acteurs sont déjà sur ce marché encombré.
"Le marché ne fait que démarrer. C'était un marché de monopole (...) aujourd'hui le législateur a voulu qu'il y ait, comme pour la téléphonie, la possibilité d'avoir de la concurrence", commente Michel-Édouard Leclerc, le PDG du groupe.
"La concurrence ne joue pas trop sur la manière de produire, mais quand même on peut acheter groupé, on peut mieux acheter. Si on ne peut pas renégocier les taxes et pour cause on peut négocier la marge de distribution", explique Michel-Édouard Leclerc.
Leclerc s'engage à être le moins cher du marché. "On va être 10% moins cher par rapport aux tarifs réglementés d'EDF, pour ceux qui voudraient nous aider à grandir plus vite et moins cher, nous irons jusqu'à moins 20%".
De l'électricité verte
"Comme lorsqu'on s'est lancé dans les carburants, c'était la même chose, on a commencé avec quelques stations-services, on ne pouvait négocier que la marge du commerçant en quelque sorte, ça vous montre d'abord qu'il y a des grosse marges en face", détaille le PDG.
Surtout "c'est une prise de position sur un marché qui va grandir parce que l'énergie va devenir de plus en plus cher parce qu'on va lui demander de devenir de plus en plus propre".
"Nous allons en acheter en amont des lignes à hautes tensions de électricité verte, soit de l'électricité issue de l'énergie hydraulique soit de l'électricité alternative : éolienne ou solaire", annonce Michel-Édouard Leclerc.
Le PDG explique qu'il n'y aura pas de délocalisation du service client, la centrale d'appel se situe à Tourcoing. Leclerc se fixe pour objectif 3 millions de clients en trois ans.
https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/leclerc-se-lance-dans-l-electricite-le-marche-ne-fait-que-demarrer-7794765309
11/09/18
Entretien des éoliennes, une opportunité d'emplois ?😏😏
Par Article partenaire - Enedis
Bénéficiant du boom des énergies renouvelables, l’éolien représente désormais un secteur dynamique et qui recrute. Chaque année, quarante candidats décrochent leur certificat de technicien en maintenance éolienne et trouvent aussitôt un emploi.
Fin 2017, la France disposait d'un parc de plus de 6 000 éoliennes terrestres, pour une puissance installée de 13 760 mW. Afin d'entretenir et de gérer un tel parc, ce sont plusieurs centaines de techniciens qui sont nécessaires : la maintenance de vingt machines requiert deux techniciens à plein temps.
Lire aussi : Quel potentiel pour l'éolien offshore ?
Actuellement, la filière éolienne recrute donc en continu, 80% des futurs techniciens se voyant proposer un poste avant même la fin de leur formation.
Quel profil ont-ils ?
Globalement, ce sont des personnes capables :
de grimper au sommet des machines ;
de résoudre une panne à 100 mètres d'altitude ;
de remplacer une pale suspendues dans le vide ;
d'intervenir à tout moment en urgence.
Où se former ?
En France, il existe sept instituts techniques dispensant une formation en maintenance éolienne. Celle-ci dure sept mois, dont deux de stage en entreprise. Il est conseillé d'être titulaire d'un Bac +2 en électronique, électricité, mécanique ou électromécanique, même si cela n'est pas obligatoire.
Cette formation aboutit à un certificat professionnel validé par BZEE (BildungsZentrum für Erneuerbare Energien), institut allemand faisant référence dans le secteur éolien et disposant de 29 centres de formation répartis dans le monde.
Le fait d'être diplômé de l'éolien terrestre ouvre la voie à une formation complémentaire permettant d'opter pour une carrière dans l'offshore.
Vers une évolution des compétences
La France disposant d'un parc éolien vieillissant, les responsables de l'entretien et de la maintenance actuels vont devoir s'adapter. Le but ? Passer d'une maintenance de prévention, telle qu'une inspection visuelle, à une maintenance curative : remplacement des pièces mécaniques, réparation des pales, etc.
Un changement qui demandera des remises à niveau et spécialisations pour les équipes déjà en place.
https://www.latribune.fr/entreprises-finance/la-tribune-de-l-energie-avec-enedis/entretien-des-eoliennes-une-opportunite-d-emplois-790077.html


11/09/18
 : Appel d'offres éolien : la seconde vague est décevante😊
Pas d'annonce en grande pompe pour les résultats du second appel d'offres éolien. Le ministère de la Transition écologique a mis en ligne la liste des lauréats sans plus de précision. Et pour cause. Alors que l'appel d'offres devait attribuer 500 MW de projets éolien, seuls 118,2 MW ont été retenus. Cinq parcs pourront se construire ou se renouveler en Auvergne-Rhône-Alpes (35,35 MW), Grand-Est (13,8 MW), Hauts-de-France (14 et 31,05 MW) et Occitanie (24 MW). Un résultat décevant qui n'étonne guère la filière. "C'est exactement ce qu'avait prédit France Energie Eolienne en juillet dernier", explique Pauline Le Bertre la déléguée générale de la fédération.
La prudence des développeurs est due à l'incertitude juridique qui perdure pour l'instruction des dossiers. De nombreuses autorisations ont été octroyées selon une procédure administrative qui n'était pas conforme. Selon le Conseil d'Etat, le préfet ne pouvait pas être compétent à la fois pour réaliser les évaluations environnementales des projets et pour les autoriser. Pour les parcs dont l'autorisation est purgée de tout recours, pas de problème. Mais pour tous les parcs dont l'autorisation est en cours d'instruction ou ceux pour lesquels l'autorisation est attaquée, la situation est corsée. Les développeurs de parcs éoliens de plus de six mâts, soumis à appel d'offres, n'ont pas osé postuler pour la deuxième vague.
L'Etat a mis en consultation le projet de décret qui donnera aux missions régionales d'autorité environnementale (MRAe) la compétence pour se prononcer sur la qualité des études d'impacts à la place des préfets. Mais il n'est toujours pas publié : "Pour que les projets avancent, il est urgent de signer ce décret", estime Pauline Le Bertre. Le troisième volet des appels d'offres se clora en mars-avril prochain.

06/09/18Coup de mou sur l'éolien
Moins d'un quart des capacités proposées au dernier appel d'offres ont été attribuées. En cause, une décision du conseil d'Etat et un changement du cahier des charges.
Trou d'air sur les éoliennes. Le dernier appel d'offres pour développer des projets de parcs éoliens terrestres en France n'a trouvé preneur que pour moins d'un quart de la puissance proposée, indiquent les résultats publiés ce jeudi par le ministère de la Transition écologique et solidaire.
Alors que 500 mégawatts (MW) étaient éligibles à un soutien public, seuls 118 MW ont été attribués, répartis sur cinq projets. Les développeurs rescapés de cette deuxième tranche de l'appel d'offres national, qui concernait des parcs d'au moins sept éoliennes, sont le français Engie, le canadien Boralex, le belge Elicio et le britannique RES.
Autorité environnementale
Cette faible allocation de projets n'est pas une surprise pour le secteur. Défini par le ministère, le cahier des charges de l'appel d'offres, d'abord, était plus restrictif que pour la tranche précédente. « Pour pouvoir candidater, il fallait un projet autorisé par le préfet de département ou de région », note Marion Lettry, en charge de l'éolien au sein du Syndicat des énergies renouvelables (SER). La fois précédente, le cahier des charges avait été assoupli : il suffisait d'avoir engagé l'enquête publique.
Surtout, une décision du conseil d'Etat pèse sur le développement des projets. En décembre l'an dernier, la juridiction administrative a annulé un décret créant l'Autorité environnementale, estimant que celle-ci n'était pas suffisamment indépendante du Préfet de Région, qui délivre in fine l'autorisation de création de tout nouveau parc éolien. « On pensait avoir un nouveau décret au premier trimestre, mais les discussions ont duré plus longtemps que prévu », indique Marion Lettry.
Prochaines mises en concurrence
Lancé en mai 2017, l'appel d'offres éolien terrestre, qui propose un complément de rémunération par rapport aux prix de marché pendant vingt ans, est réparti en six périodes sur trois ans, pour une capacité totale de 3 gigawatts. Pour la première période de mise en concurrence des projets, le prix moyen octroyé aux projets était de 65,40 euros par mégawattheure (MWh). Pour cette deuxième tranche, le ministère de la Transition écologique n'a pas publié le prix moyen des projets retenus. Les conditions devraient être assouplies sur les prochaines mises en concurrence.
En juin, un appel d'offres solaire sur les toitures des centres commerciaux et les ombrières de parking avait lui aussi eu un très faible nombre de projets lauréats, notamment en raison de règles sur les autorisations en matière d'urbanisme.
https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/0302217974943-coup-de-mou-sur-leolien-2202989.php


06/09/18Eolien : seulement 118 mégawatts attribués lors d'un appel d'offres national
Paris - Seuls 5 projets de parcs éoliens terrestres, représentant une capacité de 118 mégawatts (MW), ont été attribués lors de la seconde tranche d'un appel d'offres national, bien en dessous de l'objectif initialement affiché de 500 MW, selon les résultats publiés jeudi par le gouvernement.
Les lauréats de cet appel d'offres, qui concernait les parcs constitués d'au moins 7 éoliennes, sont le groupe canadien Boralex, le belge Elicio, le britannique RES et le français Engie.
Dans le détail, Boralex a remporté deux projets, l'un de 35,35 MW dans la région Auvergne-Rhône-Alpes et un de 14 MW dans les Hauts-de-France. Dans cette même région, Elicio construira un parc de 31,05 MW, tandis qu'Engie-Green a remporté un parc de 13,8 MW dans la région Grand-Est et RES un parc de 24 MW en Occitanie, selon la liste publiée sur le site du ministère de la Transition écologique et solidaire.
Parmi ces projets, un consiste en une opération de "repowering", c'est-à-dire de remplacement d'éoliennes sur un parc existant, et un autre consiste en une extension d'un parc.
En revanche le gouvernement ne publie par le prix moyen associé à ces projets.

Lors de la première tranche, dont les vingt-deux lauréats avaient été dévoilés en février, il s'élevait à 65,40 euros le mégawattheure, quand le dernier tarif d'achat, défini en 2017 et ne concernant que les petites installations, avait été fixé à 72 euros/MWh.
Avant la publication de ces résultats, les industriels du secteur avaient prévenu qu'ils seraient décevants. En cause, un imbroglio réglementaire qui a empêché de nombreux candidats de déposer leurs offres.
En décembre 2017, le Conseil d'Etat a annulé un décret, ce qui a bloqué la délivrance de l'autorisation environnementale indispensable pour le dépôt des candidatures.
Selon France énergie éolienne (FEE), qui réunit les entreprises du secteur, 3.000 MW en cours d'instruction ont été gelés, et 2.000 MW qui avaient été autorisés pourraient être annulés au moindre recours.
Pour face à cette situation, les troisième et quatrième tranches de l'appel d'offres ont été décalées de trois mois et les conditions de candidature ont été assouplies.
L'enjeu est particulièrement important pour la filière dans la perspective des objectifs fixés à horizon 2018 (14.300 mégawatts) et 2023 (21.800 à 23.300 mégawatts).
A la fin du premier semestre, le parc français atteignait près de 14.000 MW, mais seuls 400 MW nouveaux avaient été raccordés entre le 1er janvier et le 30 juin.
https://lexpansion.lexpress.fr/actualites/1/actualite-economique/eolien-seulement-118-megawatts-attribues-lors-d-un-appel-d-offres-national_2034058.html

05/09/18 : Vienne : 
"De Rugy à l'écologie, le nucléaire c'est fini !"
Alain Fouché, Sénateur de la Vienne et Vice-président de la commission du développement durable, se dit «très inquiet de la nomination de l'ex-écologiste Francois de Rugy, très hostile à la filière nucléaire, en remplacement de Nicolas Hulot. Ses propos agressifs récents à l'égard du PDG d'EDF au sujet de l'avenir énergétique de notre pays sont graves. La France doit travailler sur des énergies nouvelles sans défigurer le paysage et pas à n'importe quel prix, mais elle ne peut se passer du nucléaire, qui reste une énergie propre et garante de notre indépendance énergétique.»
https://www.centre-presse.fr/article-624202-de-rugy-a-l-ecologie-le-nucleaire-c-est-fini.html

04/09/18
François de Rugy, le parcours sinueux d'un écologiste converti au macronisme
Après une ascension au sein d'Europe Ecologie-Les Verts, le député de Loire-Atlantique, rallié à Macron, a décroché la présidence de l'Assemblée. Il est désormais chargé de la lourde mission de succéder à Nicolas Hulot.
● 1997-2015: l'ascension à la droite des écologistes
François de Rugy est élu pour la première fois à l'Assemblée en 2007, sous l'étiquette les Verts. Il s'était déjà présenté à la même élection en 1997 et 2002, mais sans succès. Avant d'entrer chez Les Verts en 1997, il militait au parti Génération écologie alors qu'il n'avait même pas 20 ans. Réélu député en 2012, il profite de la percée du nouveau parti Europe Ecologie Les Verts (EELV) pour prendre la tête du groupe écologiste à l'Assemblée. Il partage alors la présidence du groupe avec Barbara Pompili. À la suite de désaccords au sein d'EELV, il quitte le parti fin août 2015. Il s'oppose alors à la direction du parti, menée par Cécile Duflot. L'ancienne ministre de François Hollande, était favorable à une ligne dure, contre le virage social-libéral du gouvernement socialiste. François de Rugy jugeait au contraire cette prise de position comme «une dérive gauchiste».
● 2015-2016: l'aventure personnelle dans le sillage de l'exécutif
Avec le sénateur Jean-Vincent Placé, lui aussi démissionnaire d'EELV, il fonde le Parti écologiste en septembre 2015. Ils sont rejoints par Emmanuelle Cosse et Barbara Pompili, elles aussi partisanes du soutien au président de la République. En février 2016, il est le seul à ne pas être récompensé de sa fidélité au chef de l'État. Cosse, Pompili et Placé entrent au gouvernement, tandis qu'il reste dans son siège de député. En mai 2016, il intègre le groupe socialiste et gravit un nouvel échelon. Il devient vice-président de l'Assemblée nationale, grâce à la démission de Denis Baupin. Il se déclare ensuite, dès octobre 2016, candidat à la primaire de la gauche. Il s'attache alors à incarner l'écologie et propose notamment la fin de voitures non-électriques ou non-hybrides. Il ne recueille que 3,88% des suffrages, mais la primaire lui permet de gagner en notoriété.
● 2017: la conversion au macronisme
Quelques semaines seulement après la victoire de Benoît Hamon, il se rallie à Emmanuel Macron, dans un souci de «cohérence», justifie-t-il. Ce partisan de la ligne sociale-libérale affiche son désaccord avec les propositions du candidat socialiste, comme le revenu universel. C'est sous l'étiquette La République En Marche, qu'il se représente aux législatives en juin. Réélu, il fait immédiatement part de ses ambitions pour le perchoir. François de Rugy se présente alors comme un candidat désireux de mener la refonte de l'Assemblée nationale, pour répondre au désir de renouvellement de la société française. Il propose de réduire le nombre de députés et de limiter le cumul des mandats dans le temps, des idées que l'on retrouve dans le programme d'Emmanuel Macron. Le député de Loire-Atlantique s'impose dans la course face à deux femmes, Sophie Errante et Brigitte Bourguignon, récoltant ainsi les fruits de son engagement au côté d'Emmanuel Macron.
● 2018: le défi du Perchoir
À la présidence de l'Assemblée nationale, François de Rugy s'engage à «remettre à la fin de [son] mandat une Assemblée nouvelle». Mais les divergences avec le premier questeur, le «cost killer» Florian Bachelier polluent sa première année au perchoir. Ce député proche du président de groupe Richard Ferrand multiplie les sorties pour dénoncer le coût de fonctionnement de la chambre basse. Les rappels au règlement récurrents de Rugy dans un hémicycle souvent agité irritent l'opposition et notamment Jean-Luc Mélenchon, qui a dénoncé à maintes reprises son «autoritarisme». Comme François Bayrou, François de Rugy plaide pour l'introduction d'un quart de proportionnelle dans le cadre de la réforme des institutions. Sans succès.
● Ministre pour la première fois
Le parlementaire de Loire-Atlantique a mal vécu que, sous le précédent quinquennat, François Hollande ne l'ait jamais nommé ministre. Le jour de la formation du premier gouvernement d'Édouard Philippe, Emmanuel Macron avait appelé François de Rugy. «Il m'a dit que j'aurais été légitime pour être ministre, mais qu'on ferait d'autres choses», avait confié l'ex-Vert au Figaro, en novembre. Après la démission surprise de Nicolas Hulot, c'est désormais son tour.
http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2018/09/04/25001-20180904ARTFIG00126-francois-de-rugy-le-parcours-sinueux-d-un-ecologiste-converti-au-macronisme.php

01/09/18
Jean-Pierre Chevènement : «L’écologie politique est un fonds de commerce»
Extrait : Nicolas Hulot sait très bien qu’Emmanuel Macron, à juste titre, juge totalement irréaliste l’objectif de ramener à 50 % la part du nucléaire dans l’électricité produite en France en 2025. L’objectif en question a été fixé dans le programme du PS de 2011. C’est François Hollande qui l’a fait passer dans la loi, en 2015. Cet objectif est complètement démagogique, purement électoraliste et contraire à l’intérêt du pays.
Le solaire et l’éolien sont des énergies intermittentes qui rendent nécessaire de maintenir le nucléaire, source permanente, la moins chère et la moins polluante.
On voit ce que coûte aux Allemands la décision de Madame Merkel, en 2011, de renoncer au nucléaire : ils doivent recourir au charbon et acquitter, s’agissant des particuliers, une facture d’électricité près de deux fois supérieure à celle payée par les ménages français. S’engager dans cette voie serait, de surcroît pour notre pays, un terrible gâchis industriel ! Voit-on que la Chine, l’Inde, la Russie, la Grande-Bretagne, le Japon, même après Fukushima, ont renoncé au nucléaire ?
Tout au contraire ! Rosatom en Russie a, à l’exportation, un carnet de commandes de 33 projets de centrales. Tout cela était à notre portée, si la main n’avait pas tremblé sous la pression du lobby écologiste.
Depuis des décennies, notre industrie nucléaire s’étiole. Elle perd ses savoir-faire. Il faut dire que la dernière centrale construite, celle de Civaux a été décidée en 1981 et inaugurée en 1999, il y a vingt ans !
Voilà le mal français : depuis des décennies nos élites ont fait le choix de « laisser partir » nos industries. ...

http://www.leparisien.fr/politique/jean-pierre-chevenement-bonnes-vacances-monsieur-hulot-01-09-2018-7872783.php

31/08/18Eolien : baisse des raccordements au premier semestre 2018 par rapport à 2017
La puissance raccordée des nouvelles installations éoliennes, au cours du premier semestre 2018, s'élève à 400 mégawatts (MW) contre 558 MW à la même période en 2017, selon les derniers chiffres communiqués par le ministère de la Transition écologique. Quarante-deux parcs ont été mis en service, précise le tableau de bord éolien du deuxième trimestre 2018, paru ce 31 août par le Service de l'observation et des statistiques du ministère. 250 MW ont été raccordés au cours du deuxième trimestre, "plus dynamique qu'en 2017 (209 MW)", souligne le ministère. En revanche, la puissance totale raccordée est en baisse de 28% au 30 juin 2018 par rapport à celle enregistrée l'an dernier.
Au total, le parc éolien atteint 14 gigawatts (GW) au 30 juin 2018. La puissance des projets en cours d'instruction s'élève à 12 GW, dont 2,3 GW correspondent à des projets avec une convention de raccordement signée.
La production éolienne atteint 14,2 térawattheures (TWh), soit 5,7% de la consommation électrique nationale, sur le premier semestre 2018. "C'est la production la plus importante constatée sur un semestre pour la filière", indique le ministère. Celle-ci s'explique notamment par des conditions météorologiques très favorables au cours du premier trimestre 2018 et, "dans une moindre mesure", par le développement du parc.
Ces premiers résultats sont provisoires et seront révisés les trimestres suivants. Fin juillet dernier, France énergie éolienne (FEE) avait annoncé 606,65 MW de nouvelles capacités raccordées au 1er semestre 2018, représentant 48 nouveaux parcs.
https://www.actu-environnement.com/ae/news/eolien-baisse-raccordements-2018-31919.php4

30/08/18 : Éoliennes, le vent de la révolte : enquête diffusée dans Envoyé spécial. 
(pas plus d'info : à suivre ... V&T)
Un reportage de Raphaële Schapira, Émilie Gouveia-Vermelho et Frédérique Prigent, dont la diffusion est prévue le jeudi 20 septembre en première partie de soirée. Lors du magazine Envoyé spécial présenté par Elise Lucet.
Partout en France, un vent de révolte s’élève contre les éoliennes : jugées bruyantes, trop coûteuses, inutiles, soupçonnées de favoriser la corruption des élus.
À Flers, dans les Hauts-de-France, Erik ne les supporte plus : cinq éoliennes de 110 mètres de haut lui gâchent la vue quand il ouvre les fenêtres de son château classé monument historique. Depuis des années, il a tout tenté devant les tribunaux pour se débarrasser de ce qu’il considère comme une verrue dans son paysage.
Dans la baie de Saint-Brieuc, Julien, pêcheur de homards et de coquilles Saint-Jacques a peur, lui, de perdre son gagne-pain : il se bat contre l’implantation d’un parc de 62 éoliennes géantes en pleine mer, au beau milieu de sa zone de pêche !
Pourquoi tant de haine contre ce symbole de l’énergie propre ? À l’heure où la loi de transition énergétique prévoit de doubler le nombre d’éoliennes d’ici 2023, reportage dans cette France qui n’en veut pas.
http://www.leblogtvnews.com/2018/08/eoliennes-le-vent-de-la-revolte-enquete-diffusee-dans-envoye-special.html

29/08/18
Écolo-fascisme : pouvons-nous sortir de leur nuisible hystérie CO2 ?
La « transition écologique » est une folie économique et écologique aberrante. Elle nous entraine dans une ineptie de dépenses inutiles qui pèsent sur nous, les générations suivantes et engendrera pour l’Europe un grand recul. Région où ils ont pourri de leur lobby une grande majorité de nos politiciens.
Les écolos-fascistes nous annoncent un « réchauffement climatique » qui au fil du temps est devenu dans le langage courant et le lobbying des écolos-fascistes un « changement climatique ».
1-Le point de départ de l'idéologie anti-CO2.
Tout a commencé réellement en 2006 avec un film documentaire à succès. Un fondateur d'un fond d'investissement spécialisé en investissements à long terme dans l'économie durable, L’Américain Al Gore, à la recherche de l'argent des fonds de pension américains, pour son fond d'investissement a utilisé son influence et une stratégie pour faire effet levier et trouver des clients.
Ancien candidat à la présidentielle Américaine il commente un film documentaire d'anticipation An Inconvenient Truth (Une vérité qui dérange) qui démontrerai les effets dramatiques d'un réchauffement climatique sur la planète, et présenté cela comme une affirmation appuyé par les justification d'un groupe d'influence orienté, le GIEC. Depuis son film, le fond de Al ,Gore a plus que doublé d'investisseurs, il est passé d'une gestion de 4,4 Giga$ à 9,8 Giga$. Ce fut le point de départ de la démagogie médiatique du CO2.
2-L'ennemi horrible, le CO2
Pourquoi les écologistes ont désigné le CO2 comme ennemi ?
C'est en fait la conjonction de 2 choses factuelles et d'une conclusion très empirique.
Factuel a) Au cours des deux derniers siècles, l’économie mondiale a quasiment doublé, le monde est sorti de la misère pure. Cette expansion a été alimentée par des combustibles fossiles, dont la combustion a contribué à faire passer le niveau de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère de 0,0284% en 1820 à 0,0407% en 2017.
Factuel b) Des relevés de température sur terre ont montré un réchauffement sur quelques années de la température. Données à prendre avec des pincettes, à l'échelle de la terre, l'assiette est très faible, les thermomètres digitaux et l'informatisation et la compilation sur des données fiables sont en fait sont très récentes. En fait un réchauffement ponctuel a plus à voir avec les erreurs ou fiabilité des mesures dans le passé qui sert de base aux calculs, ou l'instabilité structurelle du soleil, qui est le principal générateur de chaleur que l'agrégat à 0,02% du CO2.
Voici leur manière de voir le problème :
1- La génération du CO2 a augmenté
2- La température sur quelques années a varié vers le plus beau.
C'est gens ont conclu que le CO2 modifie le climat et le réchauffe.
De la même manière, si on faisait le même raisonnement avec des lapins :
1- Les lapins mangent des carottes.
2- Les lapins ne portent pas de lunettes
Et que l'on conclue que les carottes modifient la vue et donne une bonne vue.
Le documentaire Al Gore, le GIEC, et le fait de la faillite du communisme, les gauchistes des pays occidentaux en panne de modèle a considérer les gens comme des masses a asservir, ont trouvé un idéal de remplacement bienvenu et donc ont adhéré à l'écologie idéologique par la planification et la soumission collective ou collectiviste qu'implique cette idée.
3-L’énergie renouvelable :
a) La surface disponible n'est pas suffisante. Le passage à l'énergie renouvelable est une absurdité logique. Si l'énergie éolienne ou solaire produisait autant d'énergie que le nucléaire ou les combustibles fossiles, il faudrait couvrir d'éoliennes et de panneaux plus d'hectares de terre et de côtes que disponible sur tout le territoire.
b) Un autre inconvénient de l'énergie verte est le manque de fiabilité de l'approvisionnement. Les éoliennes ont besoin de vent pour faire tourner les pales, les panneaux solaires ont besoin de soleil. Lorsque la nature ne coopère pas, l'énergie verte devient est imprévisible et incohérente. En plein jour, on n’a pas besoin d'éclairage là ou le soleil produit de l’énergie, et pas la nuit là ou le panneau solaire ne produit rien. L'énergie intermittente n'est pas compatible avec les besoins réels de la société.
c) Pour compliquer encore les choses, l'énergie renouvelable est beaucoup plus chère que les sources d'énergie plus conventionnelles. Les éoliennes et les panneaux solaires font de l'énergie « zombie », qui n'existe que par le subventionnement. Une éolienne ou des panneaux solaires ont une vie de 10 et 20 ans et nécessiteront un réinvestissement perpétuel non négligeable. L’État actuellement achète de deux fois plus cher que le prix du marché de l’électricité l'énergie éolienne.
d) Le rendement est faible par rapport aux vrais besoins. L'énergie renouvelable est loin de produire suffisamment d'électricité pour remplacer les combustibles fossiles ou nucléaires.
e) L'impact de nuisance écologique est loin d'être négligeable. Pour implanter 20 000 éoliennes, il faut 300 millions de tonnes de béton, qu'il faudra un jour démanteler du sol. Pour une seule éolienne, 60 camions-toupies de 25 tonnes de béton chacun sont nécessaires pour la réalisation d'un socle plein armé de 10m par 1,5m de profondeur. Des blockhaus immondes en zones souvent vierges ou naturelles. Plantées généralement dans des lieux sauvages, elles nécessitent la pose de pylônes pour acheminer leur électricité.
f) Elles pèsent sur le pouvoir d'achat et la compétitivité. Les factures d'électricité sont augmentées par des taxes qui supportent les subventions et pèsent sur le pouvoir d'achat de chacun de manière non négligeable. L'électricité est responsable de la perte de plusieurs points de croissance. Prix sur le bidjet de la consommation, c'est l'équivalent de milliers d'emplois non crées.
En résumé, l'énergie renouvelable est un fantasme romantique. C'est beau dans l'image l'énergie de l'air et du soleil. Mais dans la réalité, c'est juste idéaliste. Ces fous écolo-fascistes nous entraînent dans la folie furieuse d'une hérésie.
Ce n’est pas rentable, ce n’est pas fiable, il n'y a pas assez de place pour la mettre, c'est cher, c'est de la dépense récurrente et en plus ce n’est pas écologique.
On a même découvert au hasard d'un pont qui s'écroule en Italie et du dernier rapport sur les routes dégradées, que les sommes ne sont pas votées pour améliorer le réseau routier, mais transférées pour payer des rentes aux producteurs d’énergie intermittentes, structurellement déficitaires.
Devrions-nous, par conséquent, limiter notre consommation énergétique globale au détriment de la productivité et limiter la croissance du niveau de vie des populations dans le processus ?
4-Le CO2 :
Le CO2 n'est pas un polluant. Chaque fois que vous expirez du CO2, vous augmentez la concentration de ce minuscule gaz dans l'atmosphère. Si vous êtes un écologiste convaincu, et souhaitez avoir un impact positif sur l'environnement, retenez votre souffle. Mais attention, vous risquez l'étouffement et mourir dans d'atroces souffrances. :-)). Ne vous chauffez pas l’hiver. Mais là encore vous risquez la pneumonie et mourir dans d’affreuses souffrances. Mieux vaut ne pas haïr totalement le CO2 pour rester vivant.
Si vous êtes un libéral, L'augmentation du dioxyde de carbone dans l'atmosphère nous rappelle que l’homme a réussit à accroître l'offre mondiale pour répondre à une demande croissante. L’augmentation passée du CO2 est la signature d’un succès qui a conduit en définitive à une amélioration du niveau de vie mondial et à une réduction de la vulnérabilité aux aléas sociaux et aussi climatiques des peuples.
Paraît-il que la terre verdit grâce au CO2. La terre selon les données comparées entre 1980 et 2016 par les satellites, plus de régions sont vertes. Des gens comme moi qui ne se laissent pas acheter sur des stat globales, vous diront que la relation de cause a effet n'est peut être pas là. Les OGM qui produisent des semences capables de résister aux conditions extrêmes ou autre chose y sont peut être aussi pour quelque chose.
Mais néanmoins, le CO2 est indispensable à la photosynthèse des arbres et des plantes. Le CO2 n'est pas un polluant, mais au contraire un élément indispensable à la vie.
5-Pourquoi c’est une hystérie et qu’il ne faut pas s’affoler ?
Relevez vos manches et promouvez la liberté et la libre entreprise, le marché libre car, par habitant, ce sont les pays libres du monde qui ont les environnements les plus propres et ceux qui ont les gouvernements socialistes ou sociaux-démocrates les plus mauvais.
Comme le montrent les données, les forces du marché sont en réalité plus efficaces pour réduire la quantité d'énergie utilisée dans la production.
La plupart des gens supposent que les entreprises, livrées à elles-mêmes, ne sont pas dignes de confiance. Principalement en France, ou la mainmise sur les sciences sociales, humaines et économiques sont monopolisées par un monopole propagandiste de socialistes. Et, à proprement parler, il est vrai que les entreprises sont principalement concernées par leurs résultats. La consommation d'énergie représente cependant une part importante des dépenses des entreprises. Les entreprises sont donc fortement incitées à réduire leur consommation d'énergie.
Prenons, par exemple, l’industrie automobile. Selon une étude, « la quantité d’énergie utilisée à différents stades de la production automobile (presse, carrosserie, peinture et assemblage) est de près de 700 kWh par véhicule et le coût de l’énergie représente 10 à 12% du coût total de production. (Ce qui est vrai pour les grands fabricants est également vrai pour les petites entreprises). L’énergie est un coût non négligeable, supérieur aux salaires, aux matières premières dans cette industrie. C’est aussi elle qui a réalisé le plus de réduction d’émissions de CO2. Les nouvelles technologies continuent à émerger, notamment un meilleur stockage des batteries, des centrales nucléaires plus sûres.
En d'autres termes, il est dans l'intérêt des producteurs de réduire leurs coûts énergétiques. C'est l'une des raisons pour lesquelles les émissions mondiales de CO2 par dollar de production sont passées de 2,14 kilogrammes en 1960 à 0,74 kilogramme en 2014, soit une diminution de 65%.
En d'autres termes, la motivation du profit ajoutée aux améliorations technologiques réduit la consommation d’énergie par dollar de production et, par conséquent, de réduit les émissions de CO2.
Au fur et à mesure de l’enrichissement des individus, le besoin de bien respirer et vivre dans un environnement propre saint et meilleur se fait naturellement. Il en découle une production plus parcimonieuse de CO2 inversement proportionnelle à son enrichissement.
Parce que le capitalisme, contrairement au socialisme, déteste le gaspillage. Il fait donc tout son possible pour être efficace. Cela signifie utiliser le moins d'énergie possible pour fabriquer des choses.
Et cela est antérieur à l’hystérie actuelle du CO2.
6-La preuve par l’exemple :
Quel pays réduit le plus ses émissions de gaz à effet de serre ?
Le Canada ? La Grande-Bretagne ? La France ? L'Inde ? L'Allemagne ? Le Japon ? Non, non, non, non, non et non. Ce sont les USA.
Cela doit être une faute de frappe ? Une Fake-news ?
Comment est-ce possible ?. L'Amérique n'a jamais ratifié le Traité de Kyoto il y a deux décennies. N’a jamais adopté la taxe sur le carbone et la ribambelle de taxes et coercitions de ses habitants. Pas de programme d’émission de carbone, pas de plafonnement d’échange. Ce devrait être les méchants environnementaux.
Imaginez donc, ils sont sortis de l’accord sur le climat de Paris signé par presque tout le reste du monde civilisé.
Pourtant, le dernier rapport mondial sur le climat publié par BP Statistical Review of World Energy constate qu'en 2017, les États-Unis ont réduit leurs émissions de carbone de 0,5%, soit le pourcentage le plus élevé de tous les principaux pays. Cela est particulièrement impressionnant étant donné que l’économie a progressé de près de 3%. Plus de croissance, moins de pollution et la technologie et l’absence d’écolos-faschistes. Eux qui ont ouvert la révolution du pétrole et du gaz de schiste qui transforme le monde en gaz naturel bon marché et propre pour la production d’électricité.
En France on est pas à une contradiction écolo et l'interdiction de tout en permanence. Les écolos jouent à domicile avec les 95% de journalistes de gauche qui chaque matin à la radio vous présentent la dernière stat bidonnée d’une ONG écolo-fasciste qui vous vous est compté comme une vérité et sera même reprise par les média. Evidemment du même bord, aucun journaliste ne pose une question de viabilité. Vous ne le savez pas ? Vous êtes tous mort par l'épuisement des ressources en août. Ce genre de conneries sont répétées, répétées et répétées chaque année. Remarquez plus c'est gros, plus c'est con, plus c'est écolo-anxiogène, plus ça passe.
Pendant ce temps, là ou les taxes, les contraintes et moults programmes CO2 de voitures électriques, LED et remboursement de cloisons pour les opportunistes fleurissent, les niveaux de pollution CO2 ont augmenté et dans une plus grande mesure que les années précédentes.
Qu’importe que la France réduise ses gaz à effet de serre. Dire qu’il y a des Enarques qui pensent vider la mer à la petite cuillère et qu’ils aident à sauver la planète en achetant une voiture électrique ou en installant un panneau solaire sur leur toit. Vaste blague pour attirer les votes à bobos. Chaque gouvernement a son écolo-faschiste dans sa musette a présenter.
7-Les écolos-fascistes :
Les écolo-fascistes visent plus la destruction du capitalisme et l’avènement du directivisme par l’excuse idéologique que la nature comme hier ils imposaient l’excuse sociale à toutes les sauces pour imposer leur vues. Aujourd’hui ils imposent réglementations, taxes et contraintes contradictoires.
C’est un lobby puisant qui se nourrit de subventions. De nombreuses ONG se sont transformées en voies écolo-fascistes. Elles permettent à des politiciens de justifier les taxes, coercitions et utilité. Parlement européen. Enarques, fonctionnaires, rentiers de l’état qui vivent de la caisse de l’état y trouvent un son sympathique. Leurs idées étant de taxer les nuages, ils savent que la pluie de taxe ira indirectement dans leur poche.
Ecoutez leurs mots « révolution, changement, transformation ». Les écolos-fascistes ont dans la tête une transformation de la société. Ce n’est pas moins de pollution ou de verdure qu’ils cherchent. C’est le collectivisme. Le directivisme.
Les écolos ont sombré dans une nouvelle forme de socialisme tyrannique. On retrouve les écolo-fascistes dans les anciens socialo-communistes reconvertis, conscient que le directivisme à l’excuse « sociale » est en faillite, et qui sont passés à l’excuse « écologique ». Leurs cibles et arguments se rejoignent, le capitalisme, la jalousie des autres et la demande de vivre aux crochets des autres en considérant tous les gens comme des beaufs ou des masses à asservir par des idéologies.
L'écolo fasciste, c'est celui qui interdirait le feu à l'homme des cavernes, pour se chauffer et cuire ses aliments sous prétexte que c'est pas écologique. Il est irrationnel.
La transformation écologique n’amènera que du malheur, des taxes, des réglementations, les contraintes ne luttent pas contre le CO2, elles nourrissent les bureaucrates.
Mais une chose est sûre. L’écologie a un problème, c’est qu’elle n’a pas besoin d’écologistes. Elle a besoin d'une société libre...
Pour aller plus loin :
Vidéo : Les modèles climatiques peuvent-ils prédire le changement climatique ?
Video : Les prédictions écologistes de passé et la réalité d'aujourd'hui
Vidéo Mea-culpa du fondateur de Greenpeace Patrick Moore : Pourquoi j'ai quitté Greenpeace ?
https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/ecolo-fascisme-pouvons-nous-sortir-207189
28/08/18Comment les énergies renouvelables pèsent sur votre facture
Vous l’ignorez peut-être, mais les éoliennes qui poussent un peu partout en France, c’est vous qui les avez – en partie – financées.
Pour bien comprendre, revenons-en à la genèse du développement de l’éolienne en France. Des raisons écologiques et stratégiques ont poussé la France – comme la plupart des grandes nations du monde – à décider il y a une dizaine d’années d’augmenter très fortement la part de sa production d’énergies renouvelables (au détriment du nucléaire, technologie peu émettrice en CO2, mais jugée dangereuse).
Prix garanti
Or, changer le système d’approvisionnement électrique coûte cher. L’État subventionne donc très généreusement le secteur du renouvelable. Et comme l’État c’est nous, l’argent est ponctionné sur les factures d’électricité. Si vous regardez au dos de votre facture EDF (ou d’un des concurrents), vous y verrez au chapitre « Taxe et contribution », une Contribution au service public de l’électricité (CSPE). C’est cet argent qui in fine sert, notamment, à financer l’éolien.
La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a récemment publié l’addition : en 2018, la CSPE va rapporter 7,8 milliards d’euros. Sur ce montant, 68 % serviront au soutien des énergies renouvelables, dont 19 % pour l’éolien. Soit une note de 1,3 milliard d’euros pour les géants d’acier. Cet argent sert notamment à racheter l’électricité à un prix garanti.
Mais les défenseurs du nucléaire, que cette démonstration pourrait exaspérer, apprendront que le montant collecté au titre de la CSPE augmentera dans les années à venir en raison du coût de remplacement du parc nucléaire, vieillissant. Là encore, les contribuables payeront pour accompagner l’évolution du système productif national. Ce qui, rappelons-le, est logique puisque l’État, c’est nous…

https://c.dna.fr/environnement/2018/08/28/les-energies-renouvelables-pesent-sur-votre-facture

23/08/18Autorisation unique versus autorisation environnementale : le Conseil d’État apporte des précisions procédurales
Saisi de plusieurs questions émanant du tribunal administratif de Lille, le Conseil d’État éclaire le juge du fond quant à l’applicabilité des dispositions issues de l’ordonnance n° 2017-80 du 26 janvier 2017 mettant en place le nouveau dispositif de l’autorisation environnementale et entrées en vigueur le 1er mars 2017.
Non rétroactivité de l’ordonnance du 26 janvier 2017
Aux termes de l’article 15 de l’ordonnance susvisée, il est bien précisé que « les demandes d’autorisation […] régulièrement déposées avant le 1er mars 2017 sont instruites et délivrées selon les dispositions législatives et réglementaires dans leur rédaction antérieure à l’entrée en vigueur de la présente ordonnance », cet article ajoutant qu’une fois les autorisations délivrées le nouveau régime leur est applicable.
S’agissant d’un litige concernant une autorisation unique délivrée sous l’empire de l’ordonnance n° 2014-355 du 20 mars 2014, le tribunal administratif de Lille n’a donc pas à apprécier sa légalité au regard des règles de procédure relatives aux autorisations environnementales bien qu’il statue après leur entrée en vigueur. « L’ordonnance du 26 janvier 2017 n’a ni pour objet, ni pour effet de modifier rétroactivement les dispositions régissant la procédure de délivrance des autorisations uniques prévue par l’ordonnance du 20 mars 2014 », résume en effet le Conseil d’État.
Persistance des effets de l’autorisation unique en tant que permis de construire
Par ailleurs, la Haute juridiction rappelle le régime de plein contentieux applicable en l’espèce, sous réserve toutefois du respect des règles d’urbanisme qui s’apprécie au regard des circonstances de fait et de droit applicables à la date de l’autorisation. Cette précision est d’importance dans le cadre d’une contestation contre une autorisation unique délivrée pour un projet d’installations éoliennes terrestres valant permis de construire.
Rappelons, sur ce point, qu’aux termes de l’article R. 425-29-2 du Code de l’urbanisme, un tel permis n’est plus requis pour de ce type d’installations depuis le 1er mars 2017. Cependant, le Conseil d’État souligne qu’alors même que l’autorisation unique doit désormais être regardée comme une autorisation environnementale, ces dispositions sont sans incidence sur sa légalité et elle continue à produire ses effets en tant qu’elle vaut permis de construire. Ainsi, le juge administratif peut être saisi de moyens dirigés contre l’autorisation unique en tant qu’elle vaut permis de construire et se place alors en juge de l’excès de pouvoir sur cette partie de l’autorisation.
Modalités du contrôle des capacités techniques et financières de l’exploitant
Pour mémoire, les règles relatives aux capacités techniques et financières de l’exploitant ont été modifiées par l’ordonnance du 26 janvier 2017 précitée. Selon le nouveau régime applicable, l’exploitant ne doit plus nécessairement, au stade du dépôt de la demande d’autorisation, constituer ses capacités techniques et financières, mais peut simplement préciser les modalités prévues pour les établir et les justifier ultérieurement, à savoir jusqu’à la mise en service de l’installation.
Par conséquent, avant cette mise en service, le rôle du juge administratif saisi de la légalité d’une autorisation quant aux capacités techniques et financières de l’exploitant, consiste à « vérifier la pertinence des modalités selon lesquelles le pétitionnaire prévoit de disposer de capacités financières et techniques suffisantes […] ». Lorsqu’il se prononce après cette mise en service, il lui appartient de vérifier leur réalité et leur caractère suffisant.
En réponse à l’inquiétude exprimée par le juge administratif sur la possibilité pour les tiers de contester sur ce point l’autorisation une fois la mise en service de l’installation au regard des dispositions des articles R. 181-50 et R. 181-52 du Code de l’environnement, le Conseil d’État se veut rassurant et expose les différents garde-fous prévus par les textes. À ce titre, il rappelle que l’autorisation ne peut être délivrée qu’à la condition que les mesures qu’elle comporte assurent la prévention des dangers et inconvénients pour les intérêts mentionnés aux articles L. 211-1 et L. 511-1, selon les cas.
En outre, « postérieurement à la délivrance de l’autorisation, le préfet peut à tout moment, […], prescrire, par arrêté complémentaire, la fourniture de précisions ou la mise à jour des informations relatives aux capacités techniques et financières de l’exploitant ».
Enfin, l’article R. 181-52 précité, aux termes duquel « les tiers intéressés peuvent déposer une réclamation auprès du préfet, à compter de la mise en service du projet autorisé, aux seules fins de contester l’insuffisance ou l’inadaptation des prescriptions définies dans l’autorisation », ne fait en rien obstacle à ce que les tiers puissent contester les capacités techniques et financières de l’exploitant ainsi que l’éventuel refus du préfet de prendre les mesures nécessaires.
Cet avis rendu dans un contexte particulier de transition législative et réglementaire donne également l’occasion au Conseil d’État de livrer son interprétation sur des dispositions nouvelles auxquelles le juge administratif devrait être régulièrement confronté à l’avenir.
https://www.actualitesdudroit.fr/browse/environnement-qualite/environnement/15269/autorisation-unique-versus-autorisation-environnementale-le-conseil-d-etat-apporte-des-precisions-procedurales

23/08/18Eolien : la loi société de confiance clarifie le régime juridique des aérogénérateurs existants
Les permis de construire des éoliennes terrestres délivrés avant le 1er mars 2017, date d'entrée en vigueur de la réforme de l'autorisation environnementale unique, valent autorisation à ce dernier titre. Cette régularisation résulte de l'article 60 de la loi pour un Etat au service d'une société de confiance(Essoc) promulguée le 10 août dernier.
Cette disposition "donne ainsi plein effet à la suppression du permis de construire pour les installations d'éoliennes terrestres depuis l'entrée en vigueur de l'ordonnance n° 2017 80 du 1er mars 2017 et évite que deux régimes juridiques distincts ne continuent à coexister", a précisé le député Modem Philippe Bolo, à l'origine de l'amendement.
"Cette disposition permet de résoudre des difficultés importantes relatives à la modification de projets éoliens", explique Florian Ferjous du cabinet Gossement Avocats. "Si un projet éolien doit évoluer et que celui-ci ne bénéficie que d'un permis de construire, ou d'une autorisation ICPE et d'un permis de construire, cette évolution entrera désormais dans le champ d'application des dispositions relatives aux modifications des projets relevant d'une autorisation environnementale", explique l'avocat. Ce qui exclut toute demande de permis de construire modificatif.
https://www.actu-environnement.com/ae/news/eolien-loi-essoc-regime-juridique-31876.php4
18/08/18Electricité : ce que cache la bataille des « offres vertes »
Les fournisseurs d’électricité proposent désormais d’acheter de l’électricité produite à partir d’énergies renouvelables. Mais le dispositif est peu transparent pour les consommateurs.
Tous au vert ! Depuis deux ans, les fournisseurs d’électricité rivalisent de publicités alléchantes promettant une électricité « propre ». En lançant son offre, Total Spring, il y a près d’un an, le groupe pétrolier Total a assuré que toute l’électricité fournie à ses clients serait d’origine renouvelable. Chez Engie, tous les nouveaux clients sont automatiquement passés à l’offre verte, qui compte plus de 1,5 million d’abonnés. Ces propositions sont présentées comme inférieures aux tarifs réglementés de vente, commercialisés par EDF.
Même EDF, qui a longtemps été réticent à cette idée, propose depuis quelques mois deux offres vertes. L’une permet de faire des économies en décalant une partie de sa consommation électrique le week-end, l’autre certifie que l’électricité est verte, mais avec un tarif plus cher que le Tarif bleu d’EDF, celui du tarif réglementé.
S’agit-il d’un argument commercial ou d’une véritable alternative ? Il faut d’abord comprendre que cette promesse est généralement indirecte.Certificats de compensation
Concrètement, l’électricité qui arrive au consommateur n’est pas produite directement par des éoliennes, des barrages ou des panneaux solaires. Le fournisseur achète leur électricité à des producteurs (en France, principalement EDF) puis compense l’équivalent en achetant des certificats de garantie d’origine d’une électricité produite à partir de sources renouvelables. Même si elle concerne le marché français, cette compensation peut être effectuée au niveau européen.
C’est d’ailleurs l’un des reproches faits à ce système de certificats de garanties d’origine : des consommateurs qui voudraient contribuer à la transition énergétique en France et choisir une offre verte achèteraient indirectement leur électricité à des barrages norvégiens et/ou suisses. Certains fournisseurs, comme Total, s’engagent à acheter des certificats correspondant à de la production en France. Mais le groupe vient de...
https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/08/18/electricite-ce-que-cache-la-bataille-des-offres-vertes_5343754_3234.html

17/08/18 : Lettre envoyée à toutes les mairies qui veulent installer des éoliennes
Lettre à l’attention de tout le Conseil de la Commune/Mairie:
Madame, Monsieur,
Mathématicien, j’étudie les sources d’énergie renouvelable, j’en connais de satisfaisantes mais sais que les éoliennes promettent la ruine à nos enfants et la pollution immédiate. Elle ne promettent pas seulement la ruine: leurs sons et infrasons spécifiques empêchent de dormir. Grâce aux travaux du Dr.R.Leproult, nous savons que l’insomnie crée dépressions et morbidités. Aux USA, Eric Y.Zou a pu mener une recherche objective où les nuisances éoliennes seules sont mises en cause.
Depuis 2 ans, je propose de mesurer facilement les pertes en vies humaines au fil du temps (cfr. texte joint) mais les responsables de l’Etat – en France comme en Belgique – me refusent l’accès à l’information.
Un avantage de la non-installation d’éoliennes est donc la santé de nos enfants, particulièrement sensibles aux nuisances des infrasons. Précisons que la nocivité extrême des éoliennes tient au fait qu’elles créent des vibrations de fréquence quasi constante, en cas de vent, et blessent les organes internes… très légèrement mais toujours de la même façon, contrairement à des « soupes » de bruits beaucoup moins dangereuses, par exemple le long des autoroutes.
Un autre avantage de la non-installation est le fait que nos enfants n’auront pas à payer nos dettes liées à l’investissement éolien.
Un troisième avantage est d’éviter les centrales thermiques polluantes nécessaires aux éoliennes. Les éoliennes sont installées pour éviter la pollution, nous dit-on, pour lutter contre le CO2! J’ignore dans quelle mesure ceux qui affirment cela sont honnêtes et correctement informés mais sais avec certitude que les éoliennes sont une source de pollution: quand il n’y a pas de vent utile (85% du temps en moyenne dans beaucoup de régions), il faut mettre en mouvement des turbines au gaz perpétuellement en stand-by, turbines assez souples pour pouvoir changer de régime d’une minute à l’autre… centrales dont le rendement est faible, centrales polluantes!!
Je précise que des centrales moins souples, turbine-vapeur, qui ne démarrent pas au quart de tour, ont un rendement de 60% au lieu de 40% et que, fonctionnant seules, elles donnent une énergie nettement plus propre que le couple éoliennes + turbines souples.
J’ai fait les calculs utiles et suis effaré devant la pollution créée « pour être vert »! En voulant éviter de produire du CO2, on en produit beaucoup. En 40 ans de recherches, j’ai acquis des connaissances que j’aime partager et je propose de répondre aux questions que vous voudrez me poser.
Un scientifique écologiste convaincu,
Claude Brasseur
Etude statistique : éoliennes et santé
Une méthode objective permettant d’évaluer les effets possibles des éoliennes sur la santé humaine.
Les éléments importants :
La toxicité des éoliennes est prouvée pour les animaux.
D’après, entre autres, les études du Docteur Rachel Leproult (ULB), ne pas dormir assez pendant longtemps raccourcit la vie.
La présence d’éoliennes semble empêcher un nombre croissant de personnes de dormir.
Toutes choses étant égales par ailleurs, si les chiffres enregistrés par les maisons du 3e âge proches d’éoliennes montrent une rotation plus rapide après l’installation d’éoliennes qu’avant, si le renouvellement est statistiquement moins grand au même moment dans des maisons éloignées des éoliennes, ces chiffres sont une preuve objective de la nocivité des éoliennes pour les humains indépendamment de tout témoignage.
Le raisonnement suivi :
Imaginons le cas théorique d’une résidence du 3e âge qui aurait le même nombre d’occupants depuis 10 ans. Il existe une liste d’attente et, aussitôt qu’un lit devient vacant suite au décès de son occupant, un nouveau résident l’occupe. On peut imaginer un taux de mortalité de 10 % par an dans cette résidence classique.
Supposons, une certaine année, l’installation d’éoliennes à proximité. Les années suivantes, la mortalité augmente. Elle monte à 11 % la première année, à 11,5 % la deuxième, à 12 % la troisième… jusqu’à établir un nouveau taux de mortalité.
Si, comme indiqué dans l’introduction, toutes les autres données sont restées les mêmes – pas de changement de nourriture, d’environnement, de température, pas d’épidémie et pas de changement significatif dans la pyramide des âges des résidents ou dans leur état de santé – cette évolution de la mortalité peut signifier que la présence d’éoliennes raccourcit la vie de personnes vivant à proximité.
Bien évidemment, toutes les autres données ne sont jamais à 100 % identiques et cela peut causer des distorsions. Le niveau de changement d’occupation peut varier pour d’autres raisons, avec ou sans éoliennes. Mais ces raisons, ces variables, peuvent être éliminées de l’étude statistique puisque nous disposons en masse de données assez loin dans le temps avant l’installation d’éoliennes. Nous pouvons établir une échelle de variations de ces données. Elle peut être comparée à l’échelle obtenue après l’installation des éoliennes.
De toute façon, on ne peut obtenir une valeur statistique qu’avec un grand nombre de données. En d’autres termes, si nous étudions le taux de mortalité d’un grand nombre de personnes âgées, des variations locales vers le haut ou vers le bas finissent par s’annuler. Et c’est précisément ce qui rend cette idée intéressante : dans mon petit pays, la Belgique, il y a des centaines de maisons du 3e âge à moins de 10 km d’éoliennes. Des différences statistiques peuvent facilement être obtenues.
Un autre avantage de cette étude est que les données qui lui sont nécessaires sont disponibles dans chaque institution et probablement aussi au niveau des administrations publiques locales. Le seul problème consiste à obtenir l’autorisation de les demander. Il faudra, bien sûr, les exploiter correctement mais cela est le travail des statisticiens. Ils savent éliminer les distorsions créées par des éléments particuliers et aussi tenir compte de la distance comme de la puissance des éoliennes proches ou éloignées des homes.
L’idée de cette étude m’est venue en entendant un membre du personnel d’un home dire : « Depuis l’installation d’éoliennes, nos pensionnaires meurent comme des mouches. » Il peut, bien sûr, s’agir d’une coïncidence et c’est aussi pour cette raison qu’il est indispensable de pouvoir disposer du plus grand nombre de données possible.
Mathématicien ayant enseigné « Probabilités et Statistique », j’ai imaginé un modèle pouvant traiter les données et éliminer tout ce qui n’est pas objet de la recherche. L’exemple théorique qui suit est un cas simplifié. La méthode « Anova » sera utilisée avec les vraies mesures.
Un exemple type :
Le but de ce qui suit est de décrire la procédure à suivre pour traiter statistiquement les données recueillies avec un exemple imaginaire.
Il s’agit d’un seul home où le nombre de places mises à la disposition des personnes âgées est resté le même au fil des années. Ce qui signifie que le nombre de lits n’a pas changé et nous savons qu’aucun lit ne reste vide car la liste d’attente est en permanence surchargée.
Supposons que nous connaissons le nombre de nouveaux résidents pour les 10 années qui précèdent 2005, alors qu’il n’y avait pas d’éoliennes, et pour les 10 années après 2005 où un parc éolien a été installé à proximité de la maison du 3e âge.
Les données :
Nombre de nouveaux résidents chaque année avant 2005 :
93, 105, 115, 82, 75, 110, 75, 98, 101, 120
Nombre de nouveaux résidents chaque année après 2005 :
104, 98, 125, 132, 117, 89, 131, 115, 122, 117
Le nombre moyen de nouveaux résidents avant 2005 est :
M1 = 97,4 chaque année
Le nombre moyen de nouveaux résidents après 2005 est :
M2 = 115,0 chaque année
L’écart-type relatif à M1 est S1 avec
S1² = {(93² + 105² +….)/10} – M1² = 231,04
S1 = 15,2
L’écart-type relatif à M2 est S2 avec
S2² = {(104² + 98² +….)/10} – M2² = 178,8
S2 = 13,4
Supposons pour le moment que nos deux listes de mesures proviennent de la même « population » (au sens statistique, c’est-à-dire l’ensemble des nombres de nouveaux résidents disponible). Dans cette hypothèse temporaire, les différences entre les deux listes de mesures seraient dues au hasard et cela signifierait que les éoliennes n’ont pas d’effet sur la santé des personnes âgées et qu’en moyenne le nombre de nouveaux résidents reste stable durant les 20 ans. En statistique, cela s’appelle l’hypothèse nulle. Voyons si cela se confirme.
L’écart-type de la différence des moyennes M1 et M2 : S
1/2
S de M1 – M2 = {(15,2/10) + (13,4/10)} = 1,7
Pour être capables de comparer des distributions de mesures entre elles, nous calculons la variable centrée réduite Z :
Z = (97,4 – 115)/1,7 = – 10
Avec un test unilatéral de signification de 0,05 (5 % de risque de se tromper), l’hypothèse nulle est refusée.
Z = – 10 est plus petit que – 1,645 fourni par la loi normale. Ce n’est donc pas par hasard que les deux listes de mesures diffèrent.
Les parcs éoliens sont donc nocifs et nous pouvons alors nous intéresser à découvrir par quels processus ils raccourcissent la vie des habitants. En particulier, la piste des effets des infrasons est à suivre car il y a moyen de se protéger du bruit des éoliennes mais pas des infrasons. Par de nombreuses études scientifiques indépendantes, nous savons que les basses fréquences, les infrasons et les variations d’amplitude sont coupables de beaucoup de problèmes (et c’est bien pour cette raison que les gouvernements refusent de les prendre en compte).
Disons, en conclusion, que cet exemple est uniquement « de principe ». Les vraies mesures dont on peut disposer viendront de plusieurs maisons du 3e âge et même d’un nombre aussi élevé que possible pour éviter toute influence autre que les éoliennes (épidémies, nutrition, hasard…). Certaines de ces maisons seront à l’abri des éoliennes (10 km ?) et serviront à étalonner les résultats des mesures faites pour les maisons à proximité des parcs éoliens.
La méthode statistique d’analyse ANOVA sera alors mise en application pour mettre en évidence, s’ils existent, les effets nocifs des éoliennes géantes.
Claude Brasseur
Mathématicien
Quelques références :
1/NASA Technical Memorandum 83288, Guide to the evaluation of human exposure to noise from large wind turbines, March, 1982
2/NASA Contractor Report 172482 Response measurements for two building structures excited by noise from a large horizontal axis wind turbine generator, November, 1984
3/ N.D. Kelley, Solar Energy Research Institute, Colorado 1987 – A proposed metric for assessing the potential of community annoyance from wind turbine low-frequency noise emissions.
4/D.S.Nussbaum, S.REINIS, Some individual differences in human response to infrasound, Institute for Aerospace Studies, University of Toronto, January, 1985
5/Acoustic Noise Associated with the MOD-1 Wind Turbine: its Source, Impact and Control, Prepared for the U.S. Department of Energy, February, 1985
6/J.Chatillon,Limites d’exposition aux infrasons et aux ultrasons, INRS, 2006
7/Nina Pierpont, MD, PhD, Wind Turbine Syndrome: a report on a natural experiment,December, 2009
8/Shepherd Daniel and alter. Evaluating the impact of wind turbine noise on health related quality of life – Noise and Health – 7-10-2011
9/Carl V. Phillips, Properly Interpreting the Epidemiologic Evidence About the Health Effects of Industrial Wind Turbines on Nearby Residents, Bulletin of Science, Technology and Society, 2011
10/Nissenbaum Michael A and alter, Effects of industrial wind noise on sleep and health – noise and health. 7-10-2012, vol. 14, p. 243
11/Rand Acoustics, Brunswick, ME, A Cooperative Measurement Survey and Analysis of Low Frequency and Infrasound at the Shirley Wind Farm in Brown County, Wisconsin,December, 2012
12/Steven Cooper, Cape Bridgewater Wind Farm Acoustic Study, January, 2014
13/Steltenrich Nate. Wind Turbines. A different Breed of noise? Environmental Health Perspectives, vol. 122 – number 1, 1-2014
14/Dr. Mariana Alves Pereira, How to test for the effects of low-frequency turbine noise, Lusofona University, Portugal, February, 2014
15/Robert Y McMurtry, Carmen ME Krogh, Diagnostic criteria for adverse health effects in the environs of wind turbines, JRSM Open, October, 2014
16/Denise Wolfe, Review of the Health Canada Wind Turbine Noise and Health Study, November, 2014
17/ Final report – Parliament of Australia. Senate Select Committee on Wind Turbines. Australian Federal MP Alby Schultz said that wind farms are the « biggest government sponsored fraud in the history of our country ». http://parlinfo.aph.gov.au/parlInfo/search/display/display.w3p;db=CHAMBER;id=chamber%2Fhansardr%2F5e3b7f89-dcdf-4e27-919a-1183ececfed8%2F0104;query=Id%3A%22chamber%2Fhansardr%2F5e3b7f89-dcdf-4e27-919a-1183ececfed8%2F0000%22
https://ripostelaique.com/lettre-envoyee-a-toutes-les-mairies-qui-veulent-installer-des-eoliennes.html
14/08/18 : 7 projets de parcs éoliens sur 10 font l'objet d'un recours en France
La fronde contre les installations éoliennes prend de l'ampleur en France. En cause, les nuisances visuelles, sonores, électromagnétiques, voire une dépréciation des habitations situées à proximité.
Le rejet est massif. Sept projets d'installations d'éoliennes sur dix font aujourd'hui l'objet d'un recours des riverains, selon le rapporteur d'un projet de décret visant à accélérer les procédures devant la justice administrative. Des contestations qui allongent les constructions de 7 à 9 ans. A Vermelles, dans le Pas-de-Calais, comme dans beaucoup de communes hexagonales, les oppositions se multiplient. Depuis cinq ans, la commune se bat contre le projet d'installations d'un parc. En décembre 2017, le tribunal administratif de Lille a, rapportait La Voix du Nord, tranché en faveur de la société promotrice du parc.
Les opposants, dont Alain de Carrion, le maire de cette bourgade d'un peu plus de 4.000 habitants, ne baissent pourtant pas les bras. "Je considère qu'il y a des endroits adaptés pour ça et ici, ça ne l'est pas", tranche l'édile. "Déjà, on parle du principe de précaution pour la santé, de la l'influence sur la faune et la flore, du fait que notre territoire est un territoire de mémoire (important cimetière militaire de la 1re Guerre mondiale, NDLR)", argumente-t-il encore. "Les habitations sont à 700 mètres", s'indigne Grégory François, riverain d'Auchy-les-Mines et chef de file de l'opposition au projet. Pour lui, la réduction du nombre de turbines prévues à cet endroit est encore insuffisante. En plus des nuisances, il pointe aussi une possible dépréciation des biens immobiliers situés aux alentours. "Qui achètera une maison avec une éolienne qui se voit du jardin?", s'interroge-t-il.
Quels troubles sur la santé?
Si l'impact visuel est indéniable, les troubles de santé auditif ou nerveux engendrés par les éoliennes sont pourtant moins évidents. Tant pour ce qui concerne les problèmes d'acouphènes, les pertes auditives, ou des perturbations résultant des infrasons, l'Anses a conclu dans un rapport de 2017 "que si les éoliennes sont des sources d’infrasons et de bases fréquences sonores, aucun dépassement des seuils d’audibilité dans les domaines des infrasons et basses fréquences jusqu’à 50HZ n’a été constaté".
De nombreux témoignages de riverains contredisent cette version. Ils font état de fatigue, de troubles du sommeil, d'inflammation des articulations, de crises d'épilepsie... L'académie de médecine regroupe ces maux sous l'expression de "syndrome des éoliennes" et y voit surtout la marque d'une subjectivité. Si les troubles visuels et sonores sont reconnus, ils ne seraient cependant pas de nature à provoquer de quelconques pathologies. Le débat n'est pas encore tranché dans un sens, ni dans l'autre en l'absence de consensus scientifique, notamment concernant le problème des infrasons.
"Foutez-nous la paix avec les éoliennes"
Des politiques, comme Xavier Bertrand, Président du conseil régional des Hauts-de-France, ont également un avis catégorique sur le problème. "Foutez-nous la paix avec les éoliennes", déclarait-il mardi sur BFMTV. "C'est en train de détruire nos paysages et le gouvernement laisse faire. Les Hauts-de-France sont la première région productrice d'énergie éolienne. C'est un record dont je me passerais bien. (...) Je dis au gouvernement: 'Il y en a marre'. (...) Soixante-dix pour cent de recours contre les projets éoliens ça veut bien dire quelque chose. Je dis au gouvernement: 'On arrête l'éolien, laissez-nous développer le solaire et la méthanisation, vos kilowatts en énergie renouvelable, on vous les propose, mais autrement."
Reste la question de l'éolien en mer. "Quand il est très au loin des côtes, il ne gêne ni le tourisme, ni les flux commerciaux, ni les pêcheurs. Dans ces conditions-là, les choses se regardent mais pas aux tarifs qui sont proposés. Mais les promoteurs pour ce faire plus d'argent, que font-ils? Et bien, ils voulaient mettre tout près des côtes et l'avis des élus, l'avis des populations, ils s'en foutent", lâche-t-il.Selon EDF, l'éolien représente (production de 2014) 5,7% de la production totale d'énergie électrique. Et 77% pour le nucléaire. La France se classe au 7e rang mondial et au 4e européen sur cette énergie, derrière la Chine, les Etats-Unis, l'Allemagne, l'Inde, l'Espagne, le Royaume-Uni. Dans les Hauts-de-France, quelque 9,5% de la consommation d'électricité était en 2016 couverte par l'énergie éolienne, juste derrière la région Grand-Est avec 10,7%. Suivent le Centre-Val-de-Loire (8,7%), et la Bretagne (6,6%). La fronde antiéolienne ne semble pour autant pas corrélée à ces chiffres, mais à des conflits locaux. Ainsi en juin dernier, deux éoliennes ont été incendiées en dans la Drôme, alors qu'en Auvergne-Rhône-Alpes, la part énergétique de l'éolien est de 1,3%.

10/08/18L’exemple de l’Allemagne doit nous alerter
Dans une tribune parue dans le journal Le Monde , l'ancien ministre de l'environnement Brice Lalonde encourage les écologistes à s'affranchir des "dogmes" du militantisme vert.
"Beaucoup sautent comme des cabris en réclamant des énergies renouvelables comme si elles étaient la panacée. En réalité, il faut développer celles qui produisent de la chaleur : solaire thermique, géothermie, pompes à chaleur, récupération de la « chaleur fatale » [dissipée lors des processus de production]. Celles-ci se substituent directement aux hydrocarbures. Le besoin est moins urgent aujourd’hui des renouvelables électriques, particulièrement des éoliennes terrestres qui contribuent à l’artificialisation des sols, puisque l’électricité est déjà décarbonée en France. Pourtant, ce sont presque toujours les électriques qui sont citées quand on parle des renouvelables.
L’exemple de l’Allemagne doit nous alerter. Elle a vaillamment développé les renouvelables électriques, mais quand il n’y a ni vent ni soleil, elle produit son électricité avec les pires polluants, charbon et lignite. Résultat : elle émet près de deux fois plus de CO2 par habitant que la France. Dans l’état actuel de la transition, en l’absence de stockage d’électricité, il faut conserver les moyens de production classiques quand les renouvelables ne fournissent pas d’énergie. En France, ce sont les centrales nucléaires qui deviennent ainsi, avec l’énergie hydraulique, les supplétifs des renouvelables. Ceux qui font passer le développement des renouvelables avant la préservation du climat s’imaginent-ils qu’ils vont pouvoir truffer la France d’éoliennes géantes et les suppléer par des turbines à gaz ? Mais le gaz, il faut l’importer, et sa combustion émet du CO2. Si elle porte cette vision, l’apologie des renouvelables devient contre-productive."
https://vent-des-bois.blogspot.com/2018/08/lexemple-de-lallemagne-doit-nous-alerter.html


09/08/18ÉOLIENNES: UN CHAMP DE MINES À RETARDEMENT
Les Français vivent désormais sans le savoir au milieu d’un champ de 8000 mines à retardement. L'opinion publique a basculé cet été 2018 vers le rejet franc et massif de ce procédé. Les sondages encore cette semaine dans Le Figaro virent de bord vers une majorité de sceptiques sur le caractère pseudo « écologique » de la filière des promoteurs éoliens, financiers repeints en vert.
Ils ont raison. On ne peut tromper la population éternellement. Les conséquences d’une installation anarchique sur l’ensemble du territoire se font palpables et très négatives, voire menaçantes pour l’avenir. Désormais, l’insupportable est atteint après des années de propagande médiatique très intéressée. Plusieurs conseils régionaux et départementaux et non des moindres, comme les Hauts de France ou l’Allier, viennent de voter des motions d’arrêt d’un éolien inefficace, très pénalisant pour les territoires et super spéculatif.
Des milieux de pression très bien financés, des maires isolés dociles ou cyniques, des réseaux de financement pas toujours très clairs, comme l’a démontré l’enquête de la Commission de régulation de l’énergie, ont contribué à miner le territoire français. Ces éoliennes n’ont pas été implantées là où existait le besoin, près des villes ou des concentrations industrielles. Elles ont été placées là où c’était facile de le faire, du moment qu’on trouve un endroit isolé, avec peu d’opposants et des propriétaires complaisants, et beaucoup d’amis dans les cabinets ministériels. 50 milliards d’efforts, sur dix ans, payés par le contribuable, un tiers du territoire français concerné, pour à peine 4 à 5% de l’électricité nationale, et seulement un jour sur cinq d’assuré en production. Quel désastre... sauf pour quelques fortunés, y compris les quelques fondateurs d’EDF Énergies Nouvelles, dont les centaines (oui ! centaines…!) de millions d’euros sont bien au chaud au Luxembourg, même pas en France.
Ces installations, souvent implantées en rase campagne dans des sites isolés, sont théoriquement classées ICPE, c’est-à-dire installation industrielle à risque, mais leur surveillance est hasardeuse. Il suffit de fréquenter un site éolien pour constater qu’il n’y a personne et pas un seul emploi sur place, ni aucune précaution particulière de surveillance. Pourtant, ces installations industrielles présentent plus de risques que les discours lénifiants ne le laissent entendre. La plupart du temps, c’est un simple artisan électricien qui est chargé de venir jeter un coup d’œil de temps en temps. La télésurveillance est faite par des robots et de l’étranger, quand ils marchent. On sait que les profits les plus juteux sont faits à la construction des éoliennes, jusqu’à un million et plus par éolienne. La suite n’est donc pas étonnante. On trouve aujourd'hui en Allemagne ou en Grande-Bretagne des éoliennes d'occasion à 200 000 euros alors que ces opérations sont facturées jusqu'à 3 million par éolienne... Où est la vérité? Y compris pour les banques ?
Un récent incendie d'éolienne dans le Jura a failli embraser un massif forestier entier, évité de justesse par plus de 30 pompiers. Il n’existe aucun plan d’urgence pour toutes les opérations à proximité de forêts, aucune précaution des incidents de promeneurs aucune assurance sur les dispositidfs anti-pollution théoriques. De nombreuses rave parties utilisent les sites d'éoliennes isolés, devenus des hypermarchés de stupéfiants, et visibles de loin avec leurs clignotants. Une pale de plusieurs tonnes est tombée à quelques mètres de l’autoroute A10, mais l’opérateur, pourtant filiale d’EDF, a mis plusieurs jours à réagir. L'érosion des sols commence à se voir à l'oeil nu sur les nombreuses opérations implantées en plein champ en Beauce ou ailleurs. Un accident d’avion sur un vol sans histoire vient de se produire par hasard à proximité d’un important champ d’éoliennes vers Issoire. On attend l’enquête avec inquiétude sur les pressions éventuelles. Déjà un accident mortel de montgolfière a fait naitre de nombreux doutes à proximité d’un champ d’éoliennes vers Château-Thierry, selon les termes des autorités préfectorales. Qu’en sera-t-il si les éoliennes en mer sont implantées à proximité des côtes avec de multiples aérodromes à proximité ? Une éolienne moyenne brasse 30 tonnes d’air à la seconde par simple vent de 18 km/h. La sécurité aérienne australienne émet des recommandations d’évitement jusqu’à 12 km des éoliennes, beaucoup moins inoffensives qu’il n’y parait, après plusieurs accidents évités de justesse, y compris un gros appareil d'un modèle utilisé par le Président des USA.
Les massifs de béton enfouis dans le sol ont été discrètement évacués de la réglementation mais ils restent à la charge des propriétaires, qui souvent l'ignorent. Ce sont autant de bombes à retardement qui les ruineront en centaines de milliers d’euros de dépollution à la moindre alerte d’atteinte du sous-sol, des eaux souterraines, et sur simple demande d’une association de protection de la nature. Le coût de démantèlement des éoliennes est officiellement chiffré à 50 000 euros alors que tous les devis de professionnels atteignent au moins 450 000 euros, socle de béton en plus. Les lanthanides, matériaux magnétiques largement utilisés dans les alternateurs des éoliennes, polluent plus à l’extraction que les minerais radioactifs, et leur dispersion par usure est au moins aussi dangereuse que l’amiante.
La revue American Thinker rappelle qu’il existe 14 000 éoliennes rouillées aux USA, cyniquement abandonnées par leurs propriétaires dont les nombreuses filiales financières empêchent de retrouver la trace. Or ce système de filiales complexes est exactement le même en France et on peut supposer que les arrières pensées ne sont pas très loin. Une mystérieuse banque égyptienne inconnue en Europe, pourtant impliquée dans des scandales de corruption selon le Financial Times, est devenue propriétaire de l’un des opérateurs connus en France. Qu’en sera-t-il tôt ou tard des autres ?
http://www.economiematin.fr/news-eoliennes-un-champ-de-mines-a-retardement

08/08/18 : Une « canicule » bien commode pour continuer la propagande sur le réchauffement
Selon la météo, la vague de chaleur de 2018 se termine. Elle fut du pain béni pour les climato-alarmistes. Les techniques de Propaganda, de Bernays, se sont perfectionnées et ils ont eu l’idée géniale d’évoquer la consommation des conditionnements d’air, même s’il y en a très peu en France et même s’ils ne représentent presque rien en comparaison avec la puissance électrique consacrée au chauffage en hiver.
Les faiseurs de propagande comptent sur notre faible capacité à relativiser, sur notre faible mémoire, notre « enseignement » de l’Histoire, pour nous culpabiliser… nous faire accepter des énergies « vertes » qui n’ont de « vert » que le nom, qui nous polluent et nous ruinent en remplissant les éternelles poches déjà bien pleines. Le conditionnement d’air est une cible habile et beaucoup de gens se sentiront coupables de s’en servir…
Il reste que nous avons eu droit à une fameuse canicule… moins chaude que quelques canicules précédentes. Celles des années trente, par exemple, étaient bien pires que celle de l’été 2018. Durant les années trente, le gaz carbonique (CO2) était à son minimum ! Mais qui le sait ?
Pour faire face au froid en hiver – le froid reste notre principal souci thermique –, les habitations sont progressivement isolées. On construit des maisons « passives » qui ne consomment que très peu d’énergie, qui disposent d’un « puits provençal » 1 pouvant fournir les 1.500 watts de fraîcheur que doivent procurer les climatiseurs. On vous en parle ? Une maison passive ou simplement bien isolée ne rapporte pas des fortunes au lobby éolien !
Et si le soleil a pu produire l’électricité nécessaire à nos climatiseurs à certaines heures de la journée, les éoliennes, elles, étaient à l’arrêt durant les deux derniers mois ! Elles ont bien démontré leur rôle d’« amulette » pour sauver le climat… leur utilité aussi grande que l’utilité des indulgences au Moyen Âge. Le climat se moque bien des amulettes, mais ces amulettes sont d’un grand intérêt pour ceux qui nous ruinent avec notre consentement.
Rappelons que, s’il y a un consensus de 97 % de scientifiques en faveur de la thèse climato-alarmiste du GIEC, il y a, parmi ces scientifiques, 0 % (zéro !) de physiciens ayant étudié le rôle climatique du CO2. Bien au contraire, 100 % des physiciens qui ont étudié la question ont démontré, comme déjà Maxwell au XIXe siècle, que le CO2 n’a pas de rôle dans le climat. Le GIEC s’est basé sur le travail d’Arrhenius (XIXe siècle), vite contredit mais tellement « intéressant » pour ceux qui y trouvent leur intérêt…
Mieux : depuis vingt ans, l’observation faite il y a deux siècles par l’astronome William Herschel, le découvreur d’Uranus, comme quoi la densité des taches solaires influence fortement le climat a été comprise et quantifiée. Et personne n’ignore que les éruptions de volcans et autres phénomènes naturels peuvent aussi avoir une grande importance… mais c’est si émouvant de pouvoir se croire « responsable du climat » au XXIe siècle comme on pouvait se croire « responsable de la vie éternelle » au Moyen Âge !
À ceux qui auraient un doute sur la puissance de la propagande des climato-alarmistes, je suggère de taper « réchauffement climatique » sur Google ! Wikipédia vous étalera les bobards du GIEC, ne laisse aucune place à l’origine solaire des changements climatiques à court terme que nous vivons. Il est vrai que la Propaganda du GIEC permettant culpabilisation et pillage de l’Occident a commencé avant la compréhension et la mesure scientifique des effets des taches solaires…
Notes:
1- Le puits provençal, ou tunnel canadien, est un conduit de 20 centimètres de diamètre sur 50 m de long à 2 mètres de profondeur. Il peut faire le tour de la maison, il réchauffe en hiver, rafraîchit en été. 
http://www.bvoltaire.fr/une-canicule-bien-commode-pour-continuer-la-propagande-sur-le-rechauffement/
































07/08/18Fabien Bouglé : « Plus le gouvernement développe ses projets d’éoliennes, plus il cristallise la résistance ! »
Fabien Bouglé analyse les raisons de la montée en puissance de la fronde anti-éoliennes, qui rassemble des personnes de toutes tendances y compris des zadistes. Il revient aussi sur les différentes pollutions produites par les éoliennes et la véritable catastrophe que représenterait l’éolien côtier.
Interview
La fronde anti-éolienne prend de l’ampleur et revient dans la presse. Qui sont les anti-éoliennes ?
Le combat éolien regroupe une sociologie très diverse, de l’extrême gauche à l’extrême droite et de la droite à la gauche. On retrouve, à gauche, des anarchistes et des mélenchonistes, et à droite, des châtelains et des personnes qui souhaitent préserver les paysages et le patrimoine architectural.
Plus le gouvernement développe ses objectifs en matière d’éolien, plus il cristallise la résistance à l’éolien, qui devient une véritable guerre.
Les éoliennes profitaient, jusqu’ici, d’une image écologique. Y a-t-il une prise de conscience sur la réalité de l’empreinte écologique des éoliennes ?
En réalité, derrière les éoliennes, il y a une véritable pollution.
La fabrication des éoliennes nécessite des terres rares qui sont ponctionnées en Chine.
Le recyclage des fibres de carbone des éoliennes est impossible. Les déchets des éoliennes allemandes sont balancés dans des décharges en Afrique.
Concernant le fonctionnement lui-même des éoliennes, cela génère de la pollution. On croit souvent que les éoliennes fonctionnent tout simplement avec le vent. C’est totalement faux. L’éolienne fonctionne en moyenne 20 à 25 % du temps. On est donc obligé de compenser l’intermittence du vent pendant les 75 % restant par de l’énergie thermique, gaz, pétrole ou charbon. C’est pour cette raison que plus l’Allemagne a fabriqué d’éoliennes, plus elle a produit de gaz à effet de serre. En France, c’est exactement la même chose. Depuis la mise en place de la politique de l’éolien, la France continue d’augmenter sa production de gaz à effet de serre.
L’image de l’éolien écologique est totalement écornée. La notion de « pollution éolienne » était jusqu’à présent maîtrisée par quelques initiés de polytechniciens et d’ingénieurs qui en connaissaient le fonctionnement. Cette notion de pollution éolienne est désormais démocratisée, dans les villes comme dans les campagnes, tout milieu socioculturel confondu, grâce notamment au développement de la littérature sur le sujet. C’est la raison pour laquelle on constate désormais une augmentation de la contestation et une forte résistance face à l’éolien en France.
Cela fait dix ans que les éoliennes sont installées en France. La pollution sonore et visuelle est assez évidente. Cette autre pollution peut-elle également expliquer le regain de contestation actuel ?
Lorsqu’on est un bobo parisien, qu’on se balade en France et qu’on voit une éolienne à 20 km, on peut trouver cela joli une fois de temps en temps.
Je vous rappelle que la distance limite légale entre une éolienne et une habitation en France est de 500 mètres seulement, alors que d’autres pays ont prévu des limites bien plus importantes.
Lorsqu’on habite dans un village et qu’on a une éolienne à 500 mètres de son habitation, on subit de plein fouet la gêne qu’induisent ces monstres d’acier de 200 mètres de haut, pâles comprises, qui émettent des infrasons. Les nuisances pour la santé ont d’ailleurs été démontrées au travers du syndrome de l’éolien particulièrement documenté en Allemagne. Les gens des champs, ceux qui subissent de plein fouet l’installation des éoliennes, commencent à être saturés.
L’effet de saturation des éoliennes a d’ailleurs été souligné par dix députés, toutes tendances confondues (La République en marche, UDI et Les Républicains). Ils ont contesté cette politique à outrance d’installation des éoliennes.
C’est la raison pour laquelle on constate une résistance accrue de cette lutte contre la pollution éolienne. Cette pollution visuelle extrêmement importante vient en effet s’ajouter à la pollution technique due à l’intermittence du vent. Et elle aurait une part encore plus importante si les éoliennes côtières venaient à être effectivement installées au bord de notre magnifique littoral français. En effet, monsieur Macron veut faire construire six centrales éoliennes côtières de plus de 200 mètres de haut à quelques kilomètres des côtes. J’espère que le projet ne se fera pas, mais si c’était le cas, cela dégraderait de façon épouvantable le littoral français et aurait sans aucun doute un impact extrêmement négatif sur le tourisme. C’est un très grand danger.
http://www.bvoltaire.fr/fabien-bougle-plus-le-gouvernement-developpe-ses-projets-deoliennes-plus-il-cristallise-la-resistance/

06/08/18
Parcs, production… La filière éolienne se développe malgré certains freins
7300 éoliennes étaient recensées sur l'ensemble de la France fin mars.
La filière éolienne terrestre connaît un fort déploiement depuis 2015, sous l'impulsion politique. La loi de transition énergétique pour la croissance verte prévoit de porter la part des énergies renouvelables à 23 % de la consommation finale brute d'énergie en 2020 et à 32 % en 2030. Si une grande majorité de l'énergie renouvelable reste aujourd'hui produite par nos quatre cents barrages hydrauliques, la part de l'éolien terrestre dans le mix énergétique croît chaque année. La Fédération Énergie éolienne (FEE) recense à fin mars 1 230 parcs éoliens, soit 7300 éoliennes réparties sur l'ensemble du territoire.
Mais c'est en Occitanie, dans le Grand Est, les Hauts de France et le Centre-Val de Loire que l'on retrouve la puissance installée la plus forte: aujourd'hui, elles regroupent plus de 60 % de la production nationale, selon le Syndicat des énergies renouvelables (SER). Résultat: l'énergie éolienne terrestre représente, au premier semestre, 6,3 % de la consommation nationale ...
Le plan du gouvernement pour favoriser leur expansion fédère et remodèle la contestation, de plus en plus composite et ardente.
Après les McDonald's et les champs d'OGM, la prochaine cible des écologistes ou des zadistes sera-t-elle l'éolien? En juin, un feu criminel détruisait une éolienne et en endommageait une autre à Marsanne, dans la Drôme. L'attaque a été revendiquée mi-juin par un site libertaire précisant «s'attaquer aux dominations». Du bourgeois au militant mélanchoniste en passant par l'anarchiste, le pêcheur et le châtelain, l'opposition à l'éolien est «de plus en plus composite», affirme Fabien Bouglé, porte-parole du collectif d'opposants Touche pas à nos îles! en guerre contre le projet de parc éolien au large de l'île de Noirmoutier, en Vendée.

Certes, cette opposition a historiquement débuté chez des pronucléaires situés bien à droite, «mais ça change», souligne cet élu versaillais, spécialiste du marché de l'art, qui témoigne avoir assisté à une lecture sur le sujet dans une «librairie anar de gauche» à Paris, et qui prophétise «une grande révolte populaire anti-éoliennes». D'autant que semble s'opérer une mutation: la contestation, jusque-là cantonnée aux citoyens et aux associations anti-éoliennes, trouve désormais des voix et des relais dans le monde politique pour porter le combat.
LIRE AUSSI - «Stop aux nouvelles éoliennes!», le cri d'alarme de dix députés
Ainsi Xavier Bertrand, ancien ministre du Travail et actuel président de la région des Hauts-de-France, qui a lancé fin juin un observatoire de l'éolien afin de mieux contrôler l'expansion des parcs dans sa région, qui «défigure complètement les paysages» et «coûte les yeux de la tête». Ou encore ces dix députés, tant de la majorité que de l'opposition, qui ont signé une tribune, «Stop aux nouvelles éoliennes!», dans nos éditions du 20 juin dernier.
Projet «antidémocratique»?
La France constitue aujourd'hui le quatrième parc d'Europe derrière l'Allemagne, l'Espagne et la Grande-Bretagne. Sa proportion d'électricité éolienne représente moins de 5 % de sa consommation mais, d'ici à 2023, les éoliennes terrestres devraient doubler, passant de 7300 à quelque 15.000. «C'est le deuxième gisement de vent d'Europe et la deuxième façade maritime. Le potentiel est considérable», selon Pauline Le Bertre, déléguée générale de France Énergie éolienne (FEE).
On compte 70 % de recours contre les permis de construire devant les tribunaux administratifs, contre 50 % il y a cinq ans.
Si l'Allemagne a depuis longtemps compris «la nécessité impérative d'avoir une transition énergétique, en France, de nombreuses associations jouent sur les angoisses des gens, propageant des idées reçues». Le degré d'opposition à l'éolien serait, selon elle, unique en Europe, lié à notre historique avec le nucléaire.
De fait, malgré le discours politique français très volontariste sur le sujet, malgré les sondages favorables à l'éolien menés auprès des Français, l'installation des éoliennes suscite de plus en plus d'opposition. On compte 70 % de recours contre les permis de construire devant les tribunaux administratifs, contre 50 % il y a cinq ans. Une perte de temps pour les promoteurs: la mise en route d'un parc est désormais d'environ neuf ans, contre quatre pour l'Allemagne.
Pour accélérer le processus, le gouvernement a décidé de supprimer le premier degré de juridiction, le tribunal administratif, pour passer directement à la cour administrative d'appel. Un projet de décret est actuellement en consultation devant le Conseil d'État. Cela se pratique déjà pour les projets éoliens en mer, les multiplexes de cinéma et les supermarchés. Un projet «antidémocratique» pour Fabien Bouglé, et qui, ces derniers mois, mobilise et durcit plus encore le front anti-éolien.
Biodiversité
Les associations d'opposants s'offusquent aussi d'un décret paru le 11 juillet qui permet de moderniser les parcs existants sans reprendre de zéro toutes les études d'impact. Que reprochent ces opposants à l'éolien? Sa laideur, sa proximité avec des habitations et des monuments historiques, ses nuisances sonores, ses lumières «aveuglantes», des installations entachées de multiples prises illégales d'intérêt de la part des élus. Les arguments sont multiples. Et parfois écoutés.
Des éoliennes ne seront ainsi pas installées en arrière-plan du paysage du Mont-Saint-Michel, pas plus que du côté du pont du Gard. Pauline Le Bertre, elle, indique qu'en France «les restrictions d'installation sont les plus élevées d'Europe. On multiplie les études d'impact liées à la biodiversité, le patrimoine, les habitations.» À l'entendre, une éolienne implantée à 500 mètres d'une habitation, le minimum réglementaire, «fait un bruit semblable à celui d'un frigidaire». Elle vante la compétitivité du mégawatt éolien, 64 euros contre 110 pour le nucléaire dernière génération. Inversement, Karine Poujol, à la tête de l'association Gardez les caps, considère que les 64 éoliennes prévues en baie de Saint-Brieuc provoqueront la mort de la biodiversité sous-marine, alors même que la zone est protégée Natura 2000. Elle anticipe un bruit «semblable à celui d'un décollage d'avion».
LIRE AUSSI - À Noirmoutier, des antiéoliens taxés de «géraniums»
Loïk Le Floch-Prigent, ancien PDG d'Elf Aquitaine, défend les coquilles Saint-Jacques du cap Fréhel, qui pourraient être «très affectées» par ces installations fixées par 42 mètres de fonds. L'ancien industriel se défend de jouer pour le camp des pronucléaires, lui qui a «toujours défendu le fait qu'il fallait diversifier», rapporte-t-il au Figaro. Il met en doute cette politique qui «pénalise notre compétitivité en augmentant nos importations de matériel: 95 % des investissements de l'éolien viennent d'Allemagne, du Danemark, d'Inde ou de Chine, tandis que deux tiers des exploitants viennent d'ailleurs». Ce printemps, la Cour des comptes affirmait que «le tissu industriel français a peu profité du développement des énergies renouvelables». Malgré des moyens considérables, qui se sont élevés en 2016 à 5,3 milliards d'euros. La prévision de dépense publique en 2023, elle, est de 7,5 milliards d'euros.
http://www.lefigaro.fr/politique/2018/08/06/01002-20180806ARTFIG00210-la-france-vent-debout-contre-les-eoliennes.php


03/08/18La transition énergétique face au principe de réalité
LE CERCLE/POINT DE VUE - La transition énergétique, telle qu'elle est envisagée aujourd'hui, est impossible à mettre en oeuvre au regard des moyens techniques dont nous disposons.
La lutte contre le réchauffement climatique n'est plus seulement une priorité, mais une urgence. Les eaux montent, les coraux disparaissent, les grandes tempêtes se lèvent. On applaudit les nations vertueuses, comme le Portugal ou la Norvège, en citant leurs performances dans les énergies alternatives. On nous parle aussi de réseaux intelligents, censés gérer les intermittences des énergies renouvelables et nous amener à un monde post-fossile et post-nucléaire.
Pourquoi, alors, le Japon, hôte du protocole de Kyoto, et l'Allemagne, pionnière de la réflexion environnementale, se tournent-ils vers le charbon comme substitut de l'énergie nucléaire ? Pourquoi les Etats-Unis relancent-ils la production de ce combustible ? Pourquoi la France repousse-t-elle son objectif de 50 % d'énergie électrique en renouvelable ? Nos dirigeants manquent-ils de discernement ?
La réponse est non. Ces atermoiements sont le fruit d'un principe incontournable, auquel le gouvernement allemand lui-même a finalement dû se résigner : le principe de réalité. Les énergies alternatives, telles qu'investies en ce moment, ne permettent pas de se substituer aux énergies fossiles et nucléaires : c'est mathématiquement impossible !
Faux-semblantsComment expliquer, alors, que le Portugal parvienne à produire plus d'énergie verte qu'il n'en consomme ? En réalité, ce record ne porte que sur sa filière d'énergie électrique (soit à peine 13 % de sa consommation), dont la part belle du renouvelable reste l'hydraulique, en bénéficiant d'un facteur de charge éolien maximal dans un pays essentiellement côtier, et sans possibilité de stockage du surplus.
Et la Norvège et ses 50 % d'énergies alternatives ? Elles proviennent essentiellement de l'hydroélectricité, dans un pays de fjords, de lacs et de montagnes dont la superficie est comparable à la nôtre, mais avec une population douze fois moindre.

"Il faudrait planter intégralement tout le littoral métropolitain d'éoliennes."
Ces deux exemples sont des faux-semblants. Car si l'on applique les calculs les plus simples pour la France, on aboutit pour notre consommation électrique actuelle (570 TWh) à la construction de 50.000 kilomètres carrés de parc éolien, ou de 5.000 kilomètres carrés de panneaux photovoltaïques. Le double en prenant en compte la consommation énergétique totale en vue de l'arrêt des énergies fossiles.
Autrement dit, il faudrait planter intégralement tout le littoral métropolitain d'éoliennes sur une largeur de plusieurs dizaines de kilomètres, ainsi que la totalité des sommets montagneux. Ou alors recouvrir jusqu'au moindre brin d'herbe plusieurs départements. A titre de comparaison, la totalité du parc nucléaire français occupe environ 60 kilomètres carrés seulement.
Tout cela semble absurde et c'est bien la preuve que la transition énergétique, telle qu'elle est envisagée, est impossible avec les techniques actuelles. Faut-il pour autant renoncer aux énergies alternatives ? Certainement pas ! Ce choix ne représente pas un avenir durable.
Capter l'énergie naturelle
La virginité relative des énergies douces, la vision trop lointaine de la saturation des sites, la spécialisation des experts et la concurrence des acteurs scientifiques et économiques conduisent à un manque total de synergie sur les lieux même de production du renouvelable à grande échelle.
Or, c'est justement sur la récolte simultanée de ces énergies qu'il faut travailler. Ainsi les rendements augmentent, les intermittences sont lissées, les coûts baissent ainsi que les emprises nécessaires. Car l'énergie brute est bien là et en abondance. Le rayonnement solaire sur terre représente dix mille fois les besoins énergétiques humains ! Il crée de la biomasse et de la chaleur. La chaleur génère le vent, les nuages, la pluie. L'énergie ne se perd pas, elle se diversifie.
Il faut donc apprendre à capter l'énergie naturelle. La transition énergétique ne peut aboutir que par une multidisciplinarité à longue échéance. Cela implique une constante volonté politique en ce sens. Il est urgent de casser les silos, d'écouter les idées transverses et de soutenir les approches « synergétiques » !
https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/0302009399680-la-transition-energetique-face-au-principe-de-realite-2196145.php

02/08/18 : Éolien en mer
L’article du 25 juin sur la construction de nouvelles et puissantes éoliennes en Grande-Bretagne est clair et instructif. Il manque cependant une donnée importante : le facteur de charge. C’est-à-dire le nombre de jours par an où elles sont censées fonctionner à leur puissance nominale. C’est une mesure de l’intermittence, donc de la disponibilité. Sur les côtes françaises, on admet qu’il est de 30 % au maximum, soit à peu près deux jours par semaine en moyenne. Qu’en est-il en Grande-Bretagne ?
Si le vent ne souffle pas en permanence, il ne sert à rien que le vent soit plus fort et les éoliennes très puissantes. Quand le vent ne souffle pas (cinq jours sur sept ?), comment les 34 000 foyers seront-ils approvisionnés en électricité ? Avec les moyens traditionnels (charbon, gaz, nucléaire). Les éoliennes ne pourront jamais se substituer à ces derniers, seulement s’y ajouter. En clair, elles ne servent à rien. On répondra : le stockage permet de pallier l’intermittence. Sauf que dans le projet de Blyth qui nous intéresse, on ne souffle mot du moyen de ­sto­ckage. En fait il n’y a pas de sto­ckage !
Que la France soit en retard dans le déploiement d’une énergie intermittente et non pilotable paraît être un avantage plus qu’un inconvénient. L’économie de 15 milliards sur le projet français prouve bien l’irréalisme de l’appel d’offres initial.
Quand Lionel Jospin a signé le décret d’arrêt en 1997 du réacteur Superphénix, il s’est justifié sobrement : « On n’en a pas besoin… » La même réflexion conviendrait pour tous les projets de construction d’éoliennes en mer ou sur terre.


31/07/18 : Nord : Garanties financières des parcs éoliens : l'ordonnance de 2017 n'est pas rétroactive
Le Conseil d'Etat a été saisi par le tribunal administratif de Lille au sujet d'une demande d'annulation d'autorisation unique d'exploiter pour le parc éolien Le Bois de Saint-Auber, par l'association "Non au projet éolien de Walincourt-Selvigny et Haucourt-en-Cambrésis". La question était de savoir si l'autorisation, délivrée par arrêté préfectoral du 26 janvier 2016, tombait de manière rétroactive sous les dispositions de l'ordonnance du 26 janvier 2017, qui institue une nouvelle autorisation environnementale unique. Et notamment sur l'exigence de garanties techniques et financières que cette nouvelle ordonnance a instituée.
La réponse du Conseil d'Etat, rendue le 26 juillet, est non. L'autorisation du parc éolien reste sous les dispositions de l'ordonnance du 20 mars 2014. Le juge doit donc se prononcer sur le respect des règles de procédure qui étaient en vigueur au moment de la délivrance de l'autorisation.

30/07/18Contentieux : le Conseil d’État se prononce sur le financement des parcs éoliens
Soulagement pour les développeurs de parcs éoliens. Jeudi 26 juillet, le Conseil d’État a décidé que l’autorisation environnementale de 2017 les obligeant à assurer qu’ils disposent de moyens suffisants pour mettre en oeuvre leur projet, ne serait pas rétroactive. L’avis, publié le 29 juillet dans le Journal Officiel, fait suite à la saisine du Tribunal administratif de Lille en décembre 2017, lui-même saisi le mois d’avant par l’association « Non au projet éolien de Walincourt-Selvigny et Haucourt-en-Cambrésis ». La structure protestait contre la mise en place du parc du Bois de Saint-Aubert, à cheval sur les deux communes du Nord. Les six éoliennes de 2 MW avaient été validées par la préfecture de l’ex-région Nord-Pas-de-Calais-Picardie en janvier 2016.
Pour arrêter le projet de la SAS Vents du Sud Cambrésis, ...
https://www.greenunivers.com/2018/07/contentieux-le-conseil-detat-se-prononce-sur-le-financement-des-parcs-eoliens-186095/

30/07/18Julien Aubert : “On fait de l’éolien une religion”
Spécialiste des questions industrielles et énergétiques, le député (LR) du Vaucluse Julien Aubert appelle le gouvernement à cesser cette politique irresponsable sur le plan technique et méprisante pour les citoyens.
Que pensez-vous de la volonté affichée par le gouvernement de se lancer dans l’éolien côtier ?
Le gouvernement ne tire jamais les conséquences des leçons du passé. Ainsi, Emmanuel Macron, sans d’ailleurs s’embarrasser d’un moindre débat budgétaire au Parlement, a annoncé qu’il conservait les six concessions éoliennes en mer, en diminuant de 40 % le coût. On parle ici de plus de 20 milliards d’euros financés par le contribuable pour une production de 18 à 22 % de l’année de l’électricité. En d’autres termes, Emmanuel Macron a fait un jugement de Salomon, mais la facture reste aussi salée que l’eau de mer.
Comment expliquez-vous cette obstination alors que l’éolien rencontre désormais une opposition civique massive ?
L’éolien terrestre et l’éolien posé en mer créent une opposition sociale car personne n’a envie d’avoir des pylônes hauts d’une centaine de mètres dans son horizon. La méthode à la hussarde, qui fait fi des inquiétudes locales de nuisances sonores ou d’avenir des terrains utilisés, est mal comprise car elle ne correspond pas au discours politique qui accompagne les énergies renouvelables [ENR, NDLR]. Alors qu’on explique que les ENR sont des énergies de proximité, ancrées territorialement, elles sont déployées contre la volonté populaire.
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Après les campagnes, le littoral : éoliennes, le choix du toujours plus
Vous affirmez que la lutte contre le gaz carbonique est un prétexte. Qu’entendez-vous par là ?
Le nucléaire est une énergie décarbonée. Ne disons pas que l’on cherche à améliorer le bilan carbone de la nation en développant des énergies renouvelables qui fonctionnent seulement 20 % du temps. Sortir du nucléaire, qui est une énergie qui emploie 220 000 personnes, fait vivre des territoires, ne produit pas de carbone, offre à la France un avantage industriel et fournit aux Français une électricité à bas coût, est une décision inconséquente.
Quelle est selon vous l’influence exacte de Nicolas Hulot ?
En soutenant le rapport parlementaire inutilement alarmiste et tendancieux de Barbara Pompili, issu de la commission d’enquête sur la sécurité et la sûreté nucléaires, Nicolas Hulot scie la branche de la filière nucléaire dans un silence assourdissant. Et en interdisant la production d’hydrocarbures en 2040, il nous a résolument condamnés à devenir à 100 % importateurs d’énergies fossiles. Je considère que Nicolas Hulot doit aujourd’hui assumer une politique responsable ou démissionner. Il serait d’ailleurs plus sage que l’énergie revienne à un ministre de l’Industrie spécifique.
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Eoliennes, les campagnes au bord de la crise de nerfs
Vous avez cosigné une tribune avec une dizaine de parlementaires de tous bords. Pensez-vous que l’éolien puisse devenir une question véritablement politique ?
Je suis inquiet car le dogme des ENR a pénétré une partie de la classe politique, même à droite. Or, si l’éolien flottant est une énergie acceptable, tout n’est pas à prendre dans les énergies renouvelables. On fait de l’éolien une nouvelle religion, ce qui coupe court à tout débat. Ce déni de démocratie se vérifie par le refus du pouvoir politique d’écouter les Français qui s’opposent à l’apparition de nouveaux projets éoliens terrestres près des habitations. Alors que le nucléaire est régulièrement pointé du doigt, les ENR, peu créatrices d’emploi, ne font jamais l’objet d’un tel traitement. Voilà pourquoi je viens de déposer une proposition de création de commission d’enquête sur le financement des énergies renouvelables afin de faire toute la lumière sur cette question.
https://www.valeursactuelles.com/politique/julien-aubert-fait-de-leolien-une-religion-97669

28/07/18Après les campagnes, le littoral : éoliennes, le choix du toujours plus
Ecologie ? Après avoir soumis les campagnes, les marchands de vent s’attaquent au littoral. Cette nouvelle offensive, qui n’a rien d’écologique, nourrit une colère dont le gouvernement ferait bien de se méfier.
Les noms tombent, les uns après les autres, comme le récit d’une bataille, d’un bombardement : Le Tréport, Fécamp, Courseulles-sur- Mer, Arromanches, Saint-Brieuc, Saint-Nazaire, Yeu, Noirmoutier… C’est en face de ces sites admirables que se fixeront les parcs éoliens en mer dont le président de la République et le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, o...

27/07/18ENTRE APPELS D’OFFRES ET RECOURS EN JUSTICE, L’AVENIR DE L’ÉOLIEN EN QUESTION
Si les éoliennes se multiplient en France à un rythme croissant (la filière a battu un nouveau record de raccordement en 2017), elles peuvent être parfois mal acceptées voire rejetées par les populations locales qui y voient une source de pollution visuelle et sonore. Certaines installations mises en service sans concertation aucune des riverains sont même aujourd’hui complétement bloquées du fait de recours à répétition, et laissent planer le doute sur la capacité de la filière à jouer pleinement son rôle dans la transition énergétique. Explications.
Une filière éolienne en pleine croissance
Plébiscitées par le gouvernement, les filières éoliennes terrestre et offshore peuvent être rassurées. Elles bénéficient aujourd’hui du soutien total du ministère de la Transition écologique et solidaire qui y voit le moyen de diversifier à long terme nos sources énergétiques et de compenser la fermeture des centrales à charbon et la baisse programmée de la part du nucléaire dans le mix électrique national. Avec un parc de 13 700 mégawatts (MW) de capacité installée, et entre 2 000 et 5 000 MW de projets en cours selon les professionnels, la France serait sur la bonne voie pour atteindre ses objectifs en la matière (entre 21 800 MW et 26 000 MW pour l’éolien terrestre d’ici 2023).
Les six premiers projets de parcs éoliens en mer ont finalement été confirmés par Nicolas Hulot au mois de juin suite aux renégociations entreprises avec les exploitants sur la question des tarifs d’achat. 22 lauréats se partagent depuis mars 2018 (et le résultat du dernier appel d’offres en date) un total de 500 MW à un prix moyen pondéré de 65,40 euros le mégawattheure, et la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) doit rendre publics les résultats d’un nouvel appel d’offres de 500 MW dans les jours à venir. Mieux encore, le gouvernement prévoit de publier d’ici la rentrée un arrêté destiné à simplifier les procédures administratives applicables à la filière et à accélérer encore davantage le déploiement de l’éolien dans l’Hexagone, à la suite des conclusions rendues par le groupe de travail sur l’éolien. Bref, un scénario idyllique pour les professionnels du secteur chargés d’atteindre entre 10% et 12% de la consommation électrique française d’ici à 2023, contre seulement 4% aujourd’hui.
Un développement à outrance qui inquiète
Problème, si le ciel semble dégagé et l’avenir plein de promesses pour les acteurs de la filière, certaines voix commencent à s’élever pour dénoncer la multiplication des turbines dans nos campagnes et les dérives d’un développement à outrance de l’énergie éolienne. Dix parlementaires de La République En Marche et des Républicains ont même demandé mercredi 20 juin un moratoire au gouvernement pour stopper purement et simplement la construction d’éoliennes en France, au motif qu’elles défigureraient le paysage. Si cette requête avait peu de chance d’aboutir compte tenu des orientations choisies par le gouvernement, elle est le signe que la politique du « tout éolien » est loin de faire l’unanimité dans les territoires et que la question de son développement n’est pas réglée.
Dans le Larzac par exemple, au cœur du Parc Naturel Régional des Grands Causses, une zone protégée classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, cinq turbines installées à un kilomètre du village de La Bastide-Pradines (Larzac-Sud) concentrent les critiques. Accusées de défigurer le paysage et de massacrer des oiseaux migrateurs et autres espères protégées (un aigle royal notamment), ces éoliennes avaient été installées sans concertation et sont aujourd’hui bloquées suite à un recours de la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux). L’appel déposé en réponse par l’exploitant fait craindre une bataille judiciaire de longue durée durant laquelle les turbines continueront de diviser les populations locales… sans produire aucune énergie.
Une énergie intermittente insuffisante ?
De manière générale, les recours juridiques à l’encontre des projets de parcs éoliens terrestres ou marins ne cessent de se multiplier et dénotent de la fragilité d’une énergie que tout le monde soutient tant qu’elle ne vient pas s’installer près de chez soi. « Plus de la moitié des projets éoliens sont ralentis ou bloqués avec succès par des recours juridiques, et parce que les règles de construction, pourtant très permissives, souvent ne sont pas respectées », explique Bruno Comby, Président de l’AEPN (Association des Ecologistes Pour le Nucléaire).
Source de pollution sonore et visuelle, les éoliennes ne seraient pas non plus la solution tant espérée dans le cadre de la transition énergétique, du fait de leur caractère intermittent. En effet, malgré un développement croissant et des tarifs de plus en plus compétitifs, l’énergie éolienne (à l’instar de l’énergie solaire) ne pourra assumer à elle seule les exigences de notre alimentation électrique sans l’aide d’aucune énergie de complément. Les énergies renouvelables restent liées au développement de nouvelles technologies efficientes en matière de stockage de l’électricité, et l’état actuel des connaissances ne permet pas de dépasser les conséquences de cette intermittence sur la stabilité et la sécurité du réseau d’approvisionnement. « Une source d’énergie variable, voire intermittente (éolienne) ne peut techniquement pas remplacer une énergie permanente et pilotable à volonté (nucléaire et hydraulique). La France ferait donc mieux de suivre sa voie en restant basée sur le nucléaire et l’hydraulique pour produire une électricité décarbonée, abondante, propre, souple (à la demande) et bon marché », conclut Bruno Comby.
https://lenergeek.com/2018/07/27/entre-appels-doffres-et-recours-en-justice-lavenir-de-leolien-en-question/

26/07/18Le juge judiciaire peut ordonner le démontage d’une 
éolienne installée en méconnaissance des règles d’urbanisme
Par une décision retentissante rendue le 14 février 2018, la Cour de cassation rappelle que le propriétaire d’une éolienne peut être condamné à la démolition de cette installation par le juge judiciaire, à la condition que le permis de construire l’ayant autorisée ait été préalablement annulé pour excès de pouvoir par le juge administratif.
Au cas d’espèce, le préfet du Morbihan avait autorisé la construction de quatre éoliennes et d’un poste de livraison par un arrêté de permis de construire délivré le 8 avril 2005. Trois des quatre éoliennes autorisées avaient ensuite été mises en exploitation.
Toutefois, la cour administrative d’appel de Nantes, par une décision du 7 avril 2010 devenue définitive à la suite du rejet du pourvoi par le Conseil d’Etat, a annulé ce permis de construire au motif qu’il méconnaissait l’article R. 111-2 du Code de l’urbanisme, les éoliennes autorisées étant, par leur situation et leurs dimensions, de nature à porter atteinte à la sécurité publique.
Une association agissant contre le projet de parc éolien, accompagnée de quatorze autres riverains dudit projet, a par la suite assigné la société exploitante du parc éolien devant le juge judiciaire sur le fondement de l’article L. 480-13 du Code de l’urbanisme et de l’ancien article 1382 (désormais 1240) du Code civil pour voir ordonner le démontage des éoliennes et du poste de livraison, et obtenir le versement de dommages et intérêts.
En appel, la cour d’appel de Rennes avait jugé, en se fondant notamment sur le principe de séparation des pouvoirs, que le juge judiciaire ne pouvait ordonner la démolition d’éoliennes édifiées de manière illicite mais régulièrement exploitées, dès lors qu’une telle mesure aurait pour effet de remettre en cause la poursuite de l’activité de ces installations, qui relèvent, pour leur exploitation, de la législation relative aux installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE).
Cette argumentation a été écartée par la Haute juridiction judiciaire. Celle-ci a tout d’abord rappelé que le principe de séparation des autorités administratives et judiciaires s’opposait à ce que le juge judiciaire substitue sa propre appréciation sur les dangers ou inconvénients que peuvent présenter des ICPE à celle que l’autorité administrative a retenue, dans le cadre de ses pouvoirs de police spéciale. Puis, la Cour a retenu in fine la compétence du juge judiciaire.
Aux termes d’un attendu de principe particulièrement éloquent, la Cour de cassation a en effet jugé que, lorsque le permis autorisant la construction d’une telle ICPE est annulé par la juridiction administrative, le juge judiciaire est compétent pour ordonner la démolition de l’éolienne implantée en méconnaissance des règles d’urbanisme.
La Cour de cassation vient ainsi préciser l’office du juge judiciaire au risque de fragiliser un peu plus le principe de séparation des juridictions.
Cass. 3e civ., 14 février 2018, n°17-14.703

Céline Cloché-Dubois, avocat counsel, droit de la construction et droit de l’urbanisme
Clotilde Laborde, avocat, droit des énergies renouvelables, urbanisme, environnement
Article paru dans la Lettre Construction-Urbanisme de juin 2018
http://www.lexplicite.fr/le-juge-judiciaire-peut-ordonner-le-demontage-dune-eolienne-installee-en-meconnaissance-des-regles-durbanisme/

26/07/18L’éolien sur terre, c’est de la folie ; l’éolien en mer, de la folie furieuse
Le débat public sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) de 2018 à 2028 vient de se terminer. Cette PPE, on l’a vu très clairement au cours du débat, aura comme conséquences le développement au forceps de l’électricité éolienne en France. Car on nous l‘a sans arrêt répété, quelle que puisse être la valeur des arguments des opposants qui se sont manifestés, la loi (Loi sur la transition énergétique et la croissance verte, LTECV) est la loi, et elle sera appliquée telle quelle, aussi irrationnelle et contradictoire qu’elle puisse être ! Pourquoi un débat alors ?
Résumons ce qu’au cours de ce débat ont dit d’un tel développement de très nombreux ingénieurs et scientifiques connaissant bien la question, comme par exemple des membres des groupes «Energie» de l’Académie des Sciences et de l’Académie des Technologies.
Cela sans que leurs mises en garde aient semble-t-il le moins du monde ébranlé les « convictions » de la puissance publique. La République, on le vérifie de plus en plus en ce moment, n’a pas besoin de savants. Tout comme ses élus, elle sait, un point c’est tout !
Les arguments des ingénieurs et scientifiques
- il n’y a aucun besoin en France d’électricité éolienne, car chacun, sauf quand les lignes électriques sont détruites par le vent, est déjà correctement approvisionné. Et on en aura encore moins besoin si comme le voudrait notre gouvernement, notre consommation d’électricité doit diminuer.
D’autre part l’électricité éolienne ne peut :
- ni faire diminuer significativement les émissions de CO2 de notre production d’électricité, car celle-ci n’en émet déjà que très peu (la France est dans ce domaine le champion des grands pays industrialisés), grâce à nos réacteurs nucléaires et à nos centrales hydroélectriques.
- ni permettre par elle-même de fermer des réacteurs nucléaires, car ceux-ci sont pilotables, c’est-à-dire gouvernés par la volonté humaine et non seulement par la météo, comme l’est l’éolien. Il est donc indispensable d’en conserver la puissance totale pour faire face aux jours sans vent, bien plus nombreux qu’on ne le dit, et cela à l’échelle de l’Europe toute entière. Pour fermer des réacteurs nucléaires, il faudrait pour l’essentiel les remplacer par d’autres centrales pilotables, à gaz ou à charbon comme en Allemagne, et donc augmenter nos émissions de CO2 et notre pollution atmosphérique.
Même si son prix à la production diminuait encore avec le temps, son développement en France, comme d’ailleurs celui du solaire photovoltaïque, n’en ferait pas moins inévitablement beaucoup augmenter le prix de l’électricité pour les ménages, comme cela est déjà depuis longtemps le cas en Allemagne, et comme cela a commencé en France dès la mise en œuvre du programme éolien du Grenelle de l’Environnement de 2007*. En effet, la nécessité de conserver la même puissance totale de centrales pilotables pour faire face aux jours sans vent en Europe, fait que la puissance installée d’éolien (et de solaire PV) s’ajoute à celle des centrales pilotables et ne peut pas la remplacer. Il y a donc double investissement pour produire la même quantité d’électricité. Cela restera le cas tant que l’on ne saura pas stocker d’énormes quantités d’électricité, ce qui n’arrivera peut-être jamais.
Et si stockage il y a un jour, son prix s’ajoutera à celui de l’éolien.
Il faut construire des lignes électriques supplémentaires, et renforcer le réseau électrique pour résister aux énormes variations de puissance de l’électricité éolienne, plus grandes encore que celles de la vitesse du vent. Et il faut même subventionner les centrales pilotables : en effet, elles doivent partager la production d’électricité française avec l’éolien (et aussi le solaire PV). Elles deviennent donc beaucoup moins rentables, faute d’une production suffisante, et sans ces subventions elles devraient mettre la clef sous la porte, alors même qu’elles sont indispensables.
Tout cela a un coût, qui s’ajoute au coût de production. Mais les médias sont muets à ce sujet !
Une électricité en fait non renouvelable et incapable d’assurer la sécurité électrique d’une nation
Contrairement à la croyance « populaire », si le vent est renouvelable, l’électricité éolienne ne l’est pas puisqu’elle ne peut être utilisée sans le soutien de centrales pilotables utilisant des énergies non renouvelables (principalement combustibles fossiles en Allemagne, et énergie nucléaire en France). La fin de ces énergies non renouvelable signifiera aussi la fin de l’éolien. Elle ne peut donc à elle seule, ni garantir la consommation d’électricité, ni la sécurité à long terme de l’approvisionnement électrique, que ce soit en France ou ailleurs en Europe.
- pour les mêmes raisons elle ne peut à elle seule assurer l’autonomie électrique d’un territoire ou d’une région, ni a fortiori son autonomie énergétique, puisque l’électricité ne représente qu’environ 25 % des besoins énergétiques d’une communauté.
Une énergie antisociale
Le développement des électricité intermittentes est antisocial, car leur mécanisme de financement par des taxes sur la consommation d’électricité et maintenant sur celle de carburants appauvrit les pauvres pour enrichir les riches!
L’importance de la place qui est nécessaire à l’éolien pour produire des quantités significatives d’électricité fait que son développement entraînera l’inhabitabilité de surfaces très importantes, des conflits d’usages et d’intérêts croissants, des destructions de l’environnement et la défiguration des paysages ruraux de régions entières.
Un mensonge d’Etat
Ces observations contrastent fortement avec son image idyllique actuellement imposée avec insistance par tous les moyens d’information, qui véhiculent jour après jour ce qui ressemble fort à un mensonge d’Etat.
Nos élus, préoccupés à juste titre par l’amélioration du quotidien de leurs administrés, sont motivés exclusivement par les subventions qui leur sont octroyées par les promoteurs, sans réaliser qu’ils entraînent ainsi notre pays dans une impasse, celle justement où vient de se fourvoyer l’Allemagne. Et les subventions en question sont en fait payées par leurs électeurs, qui commencent seulement à le réaliser.
Notre gouvernement en la matière se conduit également de manière irresponsable, en s’accrochant malgré tous les avertissements donnés par les milieux scientifiques à une loi, la Loi pour la Transition Energétique et la Croissance Verte (LTECV), dont les objectifs affichés sont irréalistes et contradictoires. C’est de l’autisme !
La folie éolienne
Oui, c’est de la folie ! L’éolien en mer, c’est même de la folie furieuse ! Comment qualifier autrement le fait de payer des sommes astronomiques, bien supérieures à celle de l’EPR à production d’électricité équivalente*, pour produire une électricité inutile, et même inutilisable sans le soutien de centrales pilotables, et en même temps dégrader l’environnement dans des zones Natura 2000, ou dans des parcs naturels marins qui devraient être des sanctuaires environnementaux. Le plus scandaleux est que cela se fait avec le soutien des grandes ONG qui se réclament de la défense de l’environnement : FNE, WWF, Greenpeace ! De plus, les 2/3 des sommes dépensées iront à l’étranger. Il n’y aura pratiquement pas d’emplois permanents en France, et même les installateurs viendront en majorité de l’étranger **.
Tout cela contribuera à la déconsidération de l’action publique dans notre pays, mais aussi à élargir le fossé qui se crée actuellement en France entre les milieux politiques et les milieux scientifiques ! Mais surtout, persister dans cette voie, c’est dépenser des fortunes pour quelque chose qui ne sert à rien, dégrade l’environnement, et met en danger le système électrique français et européen, alors qu’il y a d’énormes besoins ailleurs ! Il est grand temps de se ressaisir !
* Voir https://www.sauvonsleclimat.org/fr/presentation/etudes-scientifiques/3375-electricite-renouvelable-intermittente-europe
** Voir http://www.eolien-oleron.fr/constats-collectif-nemo-limplantation-dune-centrale-eolienne-mer-pres-doleron
http://www.atlantico.fr/decryptage/eolien-terre-c-est-folie-eolien-en-mer-folie-furieuse-3463338.html?yahoo=1

25/07/18La justice européenne ouvre la porte au remboursement de la CSPE 🤔🤔
Dans un arrêt rendu ce mercredi 25 juillet, la Cour de justice de l’Union européenne ouvre la porte au remboursement de la Contribution au service public de l’électricité (CSPE). Une décision qui pourrait coûter plus cher à la France que le dernier incident survenu sur le chantier de l’EPR.
L’affaire débute il y a 6 ans. En juillet 2012, le tribunal administratif de Paris rejette la demande de la société Praxair. L’industriel soutient que la CSPE est incompatible avec la directive européenne sur la taxation de l’électricité. En toute logique, le producteur de gaz carbonique réclame sa restitution pour les années 2005 à 2009.
Deux ans plus tard, le Conseil d’Etat, saisi par l’association anti-éolienne Vent de colère, juge illégal le tarif d’achat éolien financé par la CSPE. La France avait bêtement oublié de notifier à la Commission européenne cette aide d’Etat, pourtant légale au regard du droit communautaire.
S’ensuit un contentieux de masse. En quelques mois, 60.000 demandes de remboursement de CSPE sont adressées à l’administration. Les avocats se fondent sur un principe bien établi par la jurisprudence communautaire: l’illégalité d’une aide entraîne celle de la taxe perçue pour son financement dès lors que la taxe fait partie intégrante de la mesure d’aide. Si les plaignants obtenaient gain de cause, Bercy pourrait devoir leur rembourser quelque 5 milliards d’euros.
60.000 DEMANDES DE REMBOURSEMENTS
Il leur faudra patienter. Faisant suite à une décision du Conseil constitutionnel sur une question prioritaire de constitutionnalité, puis d’un avis du Conseil d’Etat, la cour administrative d’appel de Paris rejette toute demande de remboursement. Fin de l’histoire? Pas tout à fait.
DROIT EUROPÉEN
Car le dossier Praxair suivait parallèlement son cours avant d’atterrir au Conseil d’Etat. Comme ils l’avaient fait en 2012 sur les tarifs d’achat, les magistrats français bottent en touche. Dans un arrêt du 22 février 2017, ils demandent à la Cour de justice de l’Union européenne de se prononcer, finalement, sur la compatibilité entre la CSPE et la directive de 2003 sur la taxation de l’électricité.
«AUTRE IMPOSITION INDIRECTE»
Rendu ce mercredi 25 juillet, l’arrêt de la Cour de Luxembourg donne partiellement raison au demandeur. Le tribunal estime en effet que le tarif d’achat d’électricité d’origine renouvelable, financé par la CSPE, constitue une «autre imposition indirecte frappant l’électricité». En clair, le financement de l’électricité produite par les éoliennes et les centrales solaires s’ajoute à celui de la péréquation tarifaire, des tarifs sociaux: les missions premières de la CSPE.
REMBOURSEMENT PARTIEL
A ce titre, estiment les magistrats, les contribuables concernés peuvent «prétendre à un remboursement partiel». Dans leur sagesse, les magistrats de l’UE plafonnent le remboursement «à proportion de la part des recettes tirées de cette dernière affectée à des finalités non spécifiques». Autre condition: que les contribuables ‘surtaxés’» n’aient pas répercuté sur leur prix de vente. L’application de cet arrêt par les autorités françaises promet d’être passionnante.

D’un recours, l’autre. Dans un communiqué publié ce 25 juillet, Enerplan indique avoir adressé à la Commission de régulation de l’énergie (CRE) un recours gracieux tendant au retrait de sa délibération fixant le tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (Turpe). Pour le syndicat Enerplan, ce Turpe entrave le développement de projets d’autoconsommation collective.
http://www.journaldelenvironnement.net/article/la-justice-europeenne-ouvre-la-porte-au-remboursement-de-la-cspe,92992

25/07/18TRANSITION ÉNERGÉTIQUE : QUELLE EST LA DURÉE DE VIE D’UNE ÉOLIENNE ? 🤔🤔
Les éoliennes sont encore relativement récentes dans le paysage énergétique hexagonal : le premier programme éolien français date de 1996. Pourtant, compte tenu de la durée de vie moyenne d’une éolienne, la question de leur démantèlement et de leur recyclage se pose dès maintenant …
Une durée de vie estimée entre 20 et 25 ans
La durée de vie d’une éolienne est estimée à une vingtaine d’années. La durée de vie peut toutefois varier d’un parc à un autre en raison de plusieurs facteurs comme les caractéristiques du site d’implantation, les conditions d’exploitation, voire d’éventuelles faiblesses structurelles présentes dès la conception.
L’usure des matériaux et des mécanismes est notamment liée à l’impact des conditions climatiques. Le rotor de l’éolienne peut ainsi être endommagé par la foudre ou la corrosion.
Le vieillissement d’une éolienne influe sur ses performances et ses conditions de sécurité. Une maintenance rigoureuse est donc une condition indispensable au bon fonctionnement d’une éolienne dans la durée.
En 2014, une étude britannique montrait que les premières éoliennes installées au début des années 90′ avaient un rendement équivalent à 75% du rendement initial après 19 ans d’activité. Leur durée de vie maximale était estimée à 25 ans.
Des éoliennes entièrement recyclables
D’ici 2020, près de 30% des éoliennes installées en Europe auront plus de 15 ans d’activité. La question du recyclage des éoliennes va donc prendre de plus en plus d’importance.
Le démantèlement et la remise en état du site d’un parc éolien, dans le cas où de nouvelles éoliennes ne viennent pas remplacer les anciennes, sont à la charge de l’exploitant.
Les composants d’un aérogénérateur (de l’acier pour la majeure partie, et du plastique) sont entièrement recyclables, un avantage évident à mettre au crédit de l’énergie éolienne. Le recyclage des panneaux solaires, dont certains contiennent des substances nocives comme le tellure de cadmium, est par exemple plus complexe.
Le socle en béton sur lequel repose l’éolienne est en revanche en général laissé en l’état. Il peut servir à l’implantation d’une future éolienne. De plus, le coût environnemental lié au transport du béton serait supérieur au gain obtenu par son recyclage.
Comment entretenir une éolienne domestique ?
Le cas des éoliennes domestiques est quelque peu différent : leur durée de vie peut atteindre 30 ans, à condition qu’un entretien régulier soit assuré. Si ce n’est pas le cas, tablez plutôt sur une durée de vie similaire aux éoliennes de taille industrielle, à savoir 20 ans.
Il est donc conseillé de faire vérifier son éolienne par un professionnel une fois par an. Cet examen doit normalement comprendre la vérification des mécanismes ainsi que le nettoyage des principaux éléments (pales, générateur, multiplicateur).
Le coût de cette intervention annuelle fluctue entre 200 euros et 1000 euros selon la puissance et le modèle de l’éolienne (un coût que vous n’aurez pas à débourser si vous avez souscrit un contrat de maintenance). Le coût moyen d’une intervention sera également plus élevé si l’entretien n’a pas été effectué tous les ans auparavant.
Après plusieurs années d’usage, il est possible que votre éolienne subisse des pannes et que vous soyez dans l’obligation de remplacer certaines pièces. Cette probabilité est renforcée si votre éolienne a été exposée à des conditions météorologiques extrêmes et notamment des vents violents.
Après un épisode météorologique violent, il est recommandé de faire inspecter son éolienne avant de la remettre en service. Rappelons qu’avant l’arrivée d’une tempête il est fortement conseillé de bloquer les pales grâce à un système de freins mécaniques, ou de modifier l’orientation des pales afin de limiter au maximum leur prise au vent.
https://lenergeek.com/2018/07/25/transition-energetique-eolienne/

19/07/18Pour en finir avec l’alarmisme climatique, inutile et coûteux
Tribune. Alors que l’Assemblée nationale vient de donner son feu vert pour que la préservation de l’environnement et la lutte contre les changements climatiques soient inscrits à l’article 1 de la Constitution, des scientifiques s’élèvent contre une mise sous tutelle idéologique de la pensée rationnelle.
Depuis une trentaine d’années il nous est demandé de croire que nous vivons un épisode de réchauffement planétaire inquiétant causé par les émissions humaines de gaz carbonique (CO2). Chaque événement météorologique est désormais pesé à l’aune de cette prétendue menace, au prix d’exagérations qui seraient vite dénoncées si leur contexte n’était parfois si tragique. Ainsi de l’ouragan Irma sur lequel des chercheurs persuadés de l’apocalypse climatique ont cédé à l’affirmation de la culpabilité humaine, coupant court à toute réflexion sur ces événements qui ne sont pourtant ni nouveaux ni statistiquement plus nombreux ou intenses qu’aux siècles passés.
Niveau des océans, températures, sécheresses, inondations, événements extrêmes, état de la banquise… Les données chiffrées précises sur l'état de la planète sont à la fois récentes et nombreuses. Il sera donc facile encore de nombreuses années de s’alarmer ici d’un « niveau jamais atteint », là d’une « conjoncture inédite ». Le tableau d’ensemble montre pourtant que nous ne vivons pas un épisode climatique si remarquable en regard d’une histoire dont l’échelle minimale est celle des siècles ou des millénaires.
Déjà modeste au siècle dernier, le réchauffement de la planète a considérablement ralenti depuis vingt ans, contrairement aux prévisions des modèles et malgré le triplement de nos émissions de CO2 ces cinquante dernières années. Seule la survenue en 2015 d’un phénomène météorologique (et non climatique) parfaitement naturel, El Niño, dont le pouvoir réchauffant est maintenant dissipé, a permis encore une fois aux marchands de peur de vendre leurs frissons de « records de température globale ».
Il faut se souvenir des prévisions d’Al Gore, formulées lors de sa réception du prix Nobel de la Paix en 2007, selon lesquelles la banquise arctique aurait dû fondre en totalité moins de dix ans plus tard. L’étendue de celle-ci a pourtant été de plus de 4,6 millions de kilomètres carrés lors de son minimum estival de septembre 2017, confirmant une tendance redevenue assez stable ces dernières années.
Des analyses satellitaires publiées en 2016 confirment par ailleurs un important verdissement de notre planète, essentiellement grâce à l’accroissement de la teneur atmosphérique en CO2. En trente ans, les feuilles des arbres et des plantes ont colonisé 18 millions de kilomètres carrés supplémentaires, l’équivalent de deux fois le Sahara. Une excellente nouvelle qui n’avait rien d’inattendu : il est connu depuis longtemps que, via le cycle de la photosynthèse, le gaz carbonique est le gaz de la vie.
Les « solutions » proposées par l’orthodoxie dominante ont en commun leur coût pharaonique pour la société, leur aberration économique et, triste paradoxe, leurs effets délétères sur l’environnement.
On pourrait multiplier les exemples à l’envi. Face à un climat qui varie comme il a toujours varié, tout indique que la politique la plus sage est celle de la simple adaptation progressive. Or les « solutions » proposées par l’orthodoxie dominante ont en commun leur coût pharaonique pour la société, leur aberration économique et, triste paradoxe, leurs effets délétères sur l’environnement.
La transition énergétique proposée en France a tout d’une impasse, qui va renchérir le prix de l’électricité au profit de sources d’approvisionnement intermittentes, donc instables et coûteuses. Les exemples de l’Australie (dont la vigoureuse politique d’énergies intermittentes a récemment conduit à plusieurs blackouts) et de l’Allemagne (dont l’électricité est deux fois plus chère que chez nous suite à l’Energiewende tandis que les émissions de CO2 par habitant y sont deux fois plus élevées) montrent que l’enthousiasme actuel pour la transition énergétique relève d’une pensée magique et non rationnelle.
Quel défenseur de l’environnement peut se satisfaire de ce que la loi sur la préservation de la biodiversité ne s’applique pas à l’installation d’éoliennes ? Comment justifier qu’un permis de construire soit nécessaire pour un abri de jardin de 6 m2, alors qu’il ne l’est pas pour une éolienne de 150 m de hauteur — trois fois l’Arc de triomphe ?

Enfin, selon les propres critères de ses promoteurs, les ambitieuses « politiques climatiques » n’ont aucune chance d’aboutir. Les efforts les plus coûteux de l’Union Européenne sous l’impulsion de son plan climat (au moins 20% du budget communautaire 2014-2020 !) ne peuvent avoir qu’un impact dérisoire compte-tenu de la part modeste des émissions de l’UE, même en prenant pour argent comptant les scénarios et modèles climatiques en vogue. Un pays comme la Chine, qui émet autant que l’UE et les États-Unis réunis, aura d’ailleurs tôt fait de noyer nos malheureux efforts : rappelons que ce pays devenu le plus gros émetteur de gaz carbonique s’est, bon prince, engagé lors de l’Accord de Paris à limiter l’augmentation de ses émissions à partir… de 2030.
La planète en général, et nos pays en particulier, ont assez à faire avec de nombreux et graves problèmes bien réels pour que l’on évite de se focaliser sur une question encore scientifiquement si incertaine.
Il est donc temps de donner de la voix pour que cesse enfin l’alarmisme actuel. Le « consensus » proclamé est loin d’être démontré par la science. La planète en général, et nos pays en particulier, ont assez à faire avec de nombreux et graves problèmes bien réels pour que l’on évite de se focaliser sur une question encore scientifiquement si incertaine.
Chaque citoyen ne peut donc être qu’effaré autant qu’inquiet en constatant que l’affolement irrationnel ambiant a conduit la commission des lois de l’Assemblée nationale à proposer l’inscription de la lutte « contre les changements climatiques » dans l’emblématique article premier de la Constitution. Illustrant la triste confusion entre scientifique et politique qui s’est installée au sujet du climat, ce projet de réforme doit sans tarder être combattu par tous ceux pour qui la Constitution n’a pas pour fonction de servir à afficher sa vertu, ni de se faire le réceptacle des peurs du moment. Il nous revient à tous d’interpeller le pouvoir législatif pour que ne soit pas défiguré ainsi le fronton de notre loi fondamentale.
Signataires
Jean-Claude Bernier (chimiste, professeur émérite à l’université de Strasbourg)
Pierre Darriulat (physicien, membre de l'Académie des sciences)
Reynald Du Berger (géophysicien, professeur titulaire retraité de l’université du Québec à Chicoutimi)
Jacques Duran (physicien, directeur honoraire des études à l’École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris)
François Gervais (physicien, professeur émérite à l’université de Tours)
Richard Lindzen (physicien de l’atmosphère, membre de l'Académie américaine des sciences, ancien titulaire de la chaire Alfred Sloan au Massachusetts Institute of Technology)
Henri Masson (spécialiste en gestion et technologies environnementales et énergétiques, professeur émérite à l’université d’Anvers)
Jean-Robert Pitte (géographe, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences morales et politiques)
Jean-Claude Pont (historien et philosophe des sciences, professeur honoraire à l’université de Genève)
Alain Préat (géologue, professeur à l’université libre de Bruxelles)
Rémy Prud’homme (économiste, professeur émérite à l’université Paris-Est)
Benoît Rittaud (mathématicien, maître de conférences à l’université Paris-13 Sorbonne Paris Cité)
Isabelle Rivals (statisticienne, maître de conférences à l’École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris)

https://www.valeursactuelles.com/sciences/pour-en-finir-avec-lalarmisme-climatique-inutile-et-couteux-97469

19/07/18 Eolien terrestre : c'est parti pour le repowering
Les Préfets et les gestionnaires de parcs éoliens connaissent désormais les règles du repowering et notamment la définition d'une "modification substantielle". Reste encore à simplifier les procédures pour ne pas démanteler des parcs qui tournent encore.
C'est une des premières mesures concrètes du groupe de travail éolien. C'est aussi l'une des plus complexes à formaliser. Le ministère de la Transition écologique vient de transmettre à ses services déconcentrés ses consignes en matière de repowering éolien. Cette instruction, parue le 17 juillet, fixe les règles d'évaluation des projets de modification des parcs. D'ici 2020, de nombreux parcs vont sortir de leur contrat d'achat. Théoriquement, cette fin de contrat va de pair avec la fin de l'exploitation. Mais les gestionnaires peuvent aussi décider de la poursuivre moyennant une remise à niveau technologique ou tout autre modification nécessaire à l'optimisation de la production : déplacement ou ajout d'éoliennes, remplacement par une turbine plus puissante...
"Une circulaire n'est pas aussi solide qu'un texte réglementaire ou législatif. Or, la décision du Préfet de juger qu'une modification est substantielle ou pas sera basée sur une simple instruction. "
Paul Duclos, SER
Jusqu'à présent, les parcs en repowering devaient refaire toute la procédure de demande d'autorisation comme s'il s'agissait d'un nouveau parc. Certains l'ont déjà fait mais d'autres ne s'y sont pas risqué. Car, en 15 ans, les exigences ont fortement évolué. Pas sûr que le parc obtiendrait aujourd'hui le précieux sésame. D'où une forte attente pour une clarification des procédures à mettre en place. C'est – quasiment - chose faite.
Harmonisation des décisions préfectorales
La réglementation prévoit qu'en cas de "modification substantielle" des installations qui relèvent de l'autorisation environnementale, dont fait partie l'éolien, une nouvelle autorisation doit être délivrée. L'instruction gouvernementale vient donc définir ce qu'est une "modification substantielle" dans le cadre d'un projet de repowering. Elle fournit des critères de jugement afin d'harmoniser le traitement des dossiers par les Préfets. Ainsi, si le renouvellement du parc se réalise à l'identique (même type de machines et mêmes emplacements), il s'agit d'une modification non substantielle. En revanche, sont d'office considérés comme modification substantielle l'ajout d'une éolienne de plus de 50 mètres de hauteur (mât) et une augmentation de la puissance installée au-delà de 20 MW.
Entre ces deux extrêmes, l'instruction laisse une marge aux Préfets pour juger de l'importance de la modification et demander des éléments supplémentaires au développeur. "Cette circulaire donne une plus grande visibilité sur l'instruction des dossiers. Les développeurs savent désormais que pour certaines modifications il va falloir, par exemple, présenter un suivi de l'avifaune de moins de trois ans. Une donnée importante car un projet de ce type se prépare quatre à cinq ans à l'avance", explique Hélène Gelas, avocat associée au cabinet LPA-CGR avocats. "Cela va débloquer des dossiers en attente", se satisfait l'avocate.
Une autorisation simplifiée toujours en attente
"C'est une bonne première étape, commente Paul Duclos, responsable de la filière éolienne du Syndicat des énergies renouvelables (SER). C'est la première fois qu'est mise en place une réglementation spécifique au repowering". Mais le responsable reste perplexe sur la nature juridique du texte. "Une circulaire n'est pas aussi solide qu'un texte réglementaire ou législatif. Or, la décision du Préfet de juger qu'une modification est substantielle ou pas sera basée sur une simple instruction. Ce n'est pas assez solide juridiquement", estime-t-il. Si ce dernier consent que l'instruction a le mérite d'harmoniser les décisions des Préfets, il doute que cela rassure suffisamment les porteurs de projets pour qu'ils se lancent. Pourtant, il va falloir que les services instructeurs et les gestionnaires se fassent la main sur ces nouvelles règles. En attendant, le SER demande d'ores et déjà d'envisager une traduction réglementaire ou législative de cette circulaire.
Et c'est sans oublier le fond de la réforme. Quid des cas où la procédure d'autorisation doit être refaite depuis le départ ? Les nouvelles contraintes qui se sont ajoutées au cours des dernières années doivent-elles s'appliquer à la nouvelle procédure alors que le parc est déjà existant ? "Il faut une autorisation simplifiée et entamer une réflexion sur les contraintes apparues à postériori de l'installation des éoliennes pour bénéficier du potentiel offert par le renouvellement", répond sans hésitation Paul Duclos, qui rappelle que le repowering représentera une part importante des nouvelles capacités éoliennes installées à l'avenir. Selon le scénario PPE du SER sur l'éolien terrestre, le potentiel du renouvellement s'élève à plus de 5.000 MW à l'horizon 2030. De son côté, l'association Wind Europe estime que le potentiel du renouvellement en Europe est compris entre 5.500 MW/an et 8.500 MW/an à partir de 2027.
https://www.actu-environnement.com/ae/news/eolien-terrestre-repowering-instruction-prefet-31723.php4

18/07/18Renouvellement du parc éolien français : les consignes gouvernementales édictées
Une instruction du Gouvernement diffusée par le ministère de la Transition écologique et solidaire le 11 juillet dernier relative à l’appréciation des projets de renouvellement des parcs éoliens terrestres permet d’établir les critères et seuils d’appréciation dans le but de juger du caractère substantiel de la modification afin de décider de la nécessité d’une nouvelle autorisation ou non. Celle-ci permet ainsi de clarifier les règles pour les projets de renouvellement et de donner aux exploitants une meilleure visibilité dans le choix des solutions techniques à retenir pour la poursuite de l’exploitation de leurs installations.
Le tout s’inscrit dans l’objectif de maintien, voire d’augmentation, des installations déjà en activité pour répondre aux objectifs français en matière de production d’énergie électrique d’origine renouvelable.

Instruction du 11 juillet 2018, publiée le 17 juillet 2018 :http://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2018/07/cir_43787.pdf
http://www.lagazettedescommunes.com/574791/renouvellement-du-parc-eolien-francais-les-consignes-gouvernementales-edictees/

16/07/18Le coût du soutien aux énergies renouvelables augmentera en 2019
Le gendarme de l'énergie a évalué à 7,78 milliards d'euros pour 2019, en hausse de 4% par rapport à la prévision pour 2018, le montant des charges qui permettent de financer le soutien public aux énergies renouvelables.
Ces charges de service public de l'énergie (CSPE) sont évaluées par la Commission de régulation de l'énergie (CRE), et doivent servir à couvrir les missions de service public assurées par l'opérateur historique EDF, dont celles liées au rachat à un prix bonifié de l'électricité d'origine renouvelable, et à la péréquation tarifaire en outre-mer.
Dans sa délibération, la CRE, note aussi que ce montant de 7,78 milliards d'euros représente une hausse de 12% du montant constaté au titre de l'année 2017.
Dans le détail, 68% du total correspond au soutien aux énergies renouvelables, dont 33% pour le solaire photovoltaïque et 17% pour l'éolien, 20% correspond à la péréquation tarifaire dans les zones non interconnectées (outre-mer, etc.), 9% au soutien à la cogénération (production de chaleur et d'électricité), 2% au soutien à l'injection de biométhane dans les réseaux de gaz, 1% à l'effacement et 0,5% pour les dispositifs sociaux.
Anticipation du développement des fiières des énergies renouvelables
La hausse du soutien aux énergies vertes résulte surtout "d'une anticipation du développement des filières photovoltaïques et cogénération", mais elle est limitée par l'augmentation des prix de marché de l'électricité et du gaz qui induit un besoin de soutien public complémentaire moins important pour le courant produit par les énergies renouvelables, explique la CRE.
Par ailleurs, elle table sur un "doublement" des charges liées au biométhane, du fait de la progression attendue des raccordements d'installations. En revanche, la partie de la CSPE finançant jusqu'à présent le soutien aux ménages précaires est attendue en forte baisse.
Le chèque énergie, qui remplace les tarifs sociaux, n'est en effet pas financé via la CSPE. A ce montant doit aussi s'ajouter la régularisation de charges avancées par EDF par le passé, et non encore remboursées par l'Etat, ainsi que diverses actualisations.
Au total, la CRE évalue donc à 8,970 milliards d'euros le montant total des charges à compenser en 2019.C'est au Parlement, dans le cadre de la loi de Finances, de déterminer à quelle hauteur ce montant sera effectivement financé via une taxe appliquée sur la facture d'électricité des consommateurs.
Source : batirama.com
https://www.batirama.com/article/20757-le-cout-du-soutien-aux-energies-renouvelables-augmentera-en-2019.html


16/07/18Pause des investissements dans les énergies propres (😕)
Les sources renouvelables de production d'électricité comme l'éolien ou l'hydroélectricité ont moins attiré les investisseurs en 2017, comparé aux années précédentes. Ceux-ci ont préféré investir dans les énergies fossiles.
L'année 2017 a connu une "pause" dans le basculement des investissements vers des sources de production d'énergie plus propres, avec une reprise des dépenses dans l'exploration et la production d'hydrocarbures, selon un rapport publié mardi par l'Agence internationale de l'énergie (AIE).
Les investissements dans les énergies fossiles (gaz, pétrole, charbon) ont ainsi représenté 59% des investissements mondiaux dans les sources de production d'énergie, un chiffre en "légère hausse" sur un an, une première depuis 2014, a constaté l'AIE dans son rapport annuel sur les investissements.
Le segment de l'amont pétrolier et gazier (+2%) a notamment vu s'achever le déclin des dépenses entamé avec la chute des prix du brut en 2014. En parallèle, les investissements dans les centrales à charbon ont fortement reculé (-13%), tout comme ceux dans le nucléaire (-44%) et les énergies renouvelables (-7%), détaille le rapport.
"Même s'il est trop tôt pour juger" de la pérennité de ces évolutions, ces données "suggèrent que les énergies fossiles conserveront un rôle significatif dans les années qui viennent", estime le bras énergétique des pays de l'OCDE.
Par ailleurs, l'AIE relève que le solaire photovoltaïque a encore battu un record à près de 150 milliards de dollars, tandis que les autres sources renouvelables de production d'électricité (éolien, hydroélectricité, etc.) ont moins attiré les investisseurs que l'année passée.
Plus globalement, le secteur électrique a attiré la majeure partie des investissements pour la deuxième année consécutive, "illustrant l'électrification en cours de l'économie mondiale", via les énergies renouvelables et l'adaptation des réseaux électriques (+1%).
Ce phénomène est notamment visible dans les transports et la production de chaleur, avec une "croissance exponentielle" même si les volumes restent encore faibles et n'ont pas réellement d'impact sur la demande de pétrole.
Toutes énergies confondues, les investissements ont reculé pour la troisième années consécutive à 1.800 milliards de dollars (-2%).
Par géographie, la Chine reste le premier pays d'accueil des investissements (environ 20%), devant les Etats-Unis, grâce au rebond des dépenses dans les hydrocarbures de schiste, les centrales à gaz et les réseaux électriques, puis l'Europe, où les efforts d'efficacité énergétique ont eu le vent en poupe.
A noter, pour la première fois, que l'Inde a vu les investissements dans des capacités de production d'électricité renouvelable dépasser ceux dans les capacités à base d'énergies fossiles.(awp)
http://www.agefi.com/home/suisse-economie-politique/detail/edition/online/article/les-sources-renouvelables-de-production-delectricite-comme-leolien-ou-lhydroelectricite-ont-moins-attire-les-investisseurs-en-2017-compare-aux-annees-precedentes-ceux-ci-ont-prefere-479950.html

15/07/18Les projets éoliens bloqués en France
Aucun nouveau projet éolien en France ne peut obtenir de permis suite à une décision judiciaire prise à la fin de l’année 2017, ce qui signifie que le prochain appel d’offres gouvernemental devrait être annulé.
Contestation judiciaire
Jusqu’à 5 GW de projets éoliens terrestres en France sont menacés à la suite d’une décision de justice rendue en décembre 2017, qui a annulé le système d’autorisation environnementale.
Au moins 3GW de projets en attente de consentement sont gelés et 2GW de projets autorisés font face à “un risque élevé d’annulation par les tribunaux administratifs”, a prévenu FEE, l’association française de l’énergie éolienne.
Le blocage résulte d’une contestation judiciaire menée par l’organisation non-gouvernementale France Nature Environnement (FNE), qui a été confirmée par la plus haute instance administrative de France.
Le tribunal a jugé que les autorités régionales ne pouvaient pas agir à la fois en tant qu’autorité environnementale requise pour évaluer l’étude d’impact sur l’environnement et délivrer l’autorisation finale.
Par conséquent, aucun permis environnemental n’a été accordé depuis décembre et aucun projet n’a pu obtenir un consentement total.
Étant donné que seuls les projets entièrement autorisés sont éligibles au nouveau système d’appel d’offres pour les éoliennes terrestres, la FEE a estimé que seuls moins de 300 MW d’offres ont été soumises au second tour, qui a pris fin le 1er juin.
https://www.planete-business.com/2018/07/15/les-projets-eoliens-bloques-en-france/

12/07/18La filière éolienne ralentie en France par un imbroglio juridique
Une décision du Conseil d’Etat prive d’autorité compétente l’étude d’impact de dizaines de projets éoliens.
Déjà en retard sur ses voisins dans le développement de l’éolien, la France ajoute un imbroglio juridique aux difficultés de la filière. A la suite d’une décision du Conseil d’Etat, des dizaines de projets éoliens pourraient être annulés ou retardés. Avec un parc de 13 700 mégawatts de capacité installée, ces décisions pourraient menacer entre 2 000 et 5 000 mégawatts de projets en cours, selon les professionnels.
Le Conseil d’Etat a en effet annulé, en décembre 2017, un décret qui désigne le préfet de région comme autorité environnementale, avec pour compétence de valider les études de nombreux projets ayant un impact sur l’environnement. Ce qui concerne, entre autres, les projets éoliens.
Mais le Conseil n’a pas prévu de période de délai, le temps de désigner une nouvelle autorité apte à décider. Résultat : il n’y a plus d’autorité compétente, ce qui bloque des projets en cours, mais permet aussi aux opposants d’attaquer de manière rétroactive des projets déjà autorisés.
« Totalement à l’arrêt »
Cette situation ubuesque aurait pu prendre fin rapidement avec la publication d’un nouveau texte, mais celui-ci s’est perdu dans les limbes administratifs et ne devrait pas être en vigueur avant l’automne prochain. « Nous demandons au gouvernement de traiter ce dossier en urgence et qu’il mette en place une procédure de régularisation des projets bloqués », s’alarme Olivier Perot, président de l’association France Energie Eolienne (FEE).
Le paradoxe ne s’arrête pas là : ce ralentissement intervient alors que la France n’a jamais autant installé d’éoliennes sur son territoire. « La filière risque d’être totalement à l’arrêt au moment même où nous sommes en train d’atteindre les objectifs qu’a fixés le gouvernement, et tout ça pour des problèmes administratifs », se désole Pauline Le Bertre, déléguée générale de FEE. L’éolien représente aujourd’hui 4 % de la consommation électrique française, mais doit atteindre entre 10 %...
https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/07/12/la-filiere-eolienne-ralentie-en-france-par-un-imbroglio-juridique_5330403_3234.html

11/07/18 : Le dossier autorité environnementale plombe l’appel d’offres éolien
La filière éolienne entrevoit une lueur au bout du tunnel. Le projet de décret portant réforme de l’autorité environnementale a été mis en consultation publique. « Un premier élément de sortie de crise » selon Olivier Perot, président de France Energie Eolienne (FEE). Mais les dégâts sont déjà là. Selon l’association professionnelle, la décision en décembre 2017 du conseil d’Etat de supprimer l’autorité environnementale plombe mécaniquement le 2èmeappel d’offres éolien comme GreenUnivers l’avait annoncé fin juin.
300 MW déposés
France Energie Eolienne a réalisé un recensement auprès de ses adhérents et les résultats sont logiquement décevants. « Les volumes déposés lors du 2ème appel d’offres éolien terrestre seront en-dessous de 300 MW », indique FEE. Un chiffre à comparer aux 500 MW attribués en mars dernier lors de la première session. « Pour candidater, les projets devaient avoir obtenus leurs autorisations. Or, en l’absence d’autorité environnementale, les projets ne pouvaient pas obtenir d’autorisation, ils ne pouvaient donc pas candidater », explique simplement l’association éolienne.
Une situation ...
https://www.greenunivers.com/2018/07/le-dossier-autorite-environnementale-plombe-lappel-doffres-eolien-185078/

11/07/18
L'éolien terrestre prend lui aussi du retard 😊
ENERGIES RENOUVELABLES.
Les résultats du 2nd appel d'offres éolien ne sont pas encore publiés mais France Energie Eolienne estime déjà que les volumes attribués seront bien inférieurs aux prévisions. En cause, un blocage administratif depuis la fin de 2017, que le gouvernement tarde à résoudre. Explications.
Malgré les annonces du secrétaire d'Etat à la Transition écologique et solidaire en janvier dernier, l'éolien terrestre français semble tourner au ralenti. Alors que Sébastien Lecornu prévoyait de "libérer" cette énergie par des mesures de simplification au point d'arriver à doubler les capacités installées d'ici à 2023, le rythme des raccordements devrait au contraire se tasser, selon France Energie Eolienne (FEE). L'association, qui regroupe 330 membres et représente plus de 85 % des turbines exploitées sur le territoire, note que le développement de projets éoliens terrestres subit depuis huit mois une situation de blocage liée à l'annulation partielle, par le Conseil d'Etat, de décrets spécifiques sur l'autorité environnementale des préfets. Selon FEE, environ 2.000 MW de projets déjà autorisés seraient sujets à un risque d'annulation par des tribunaux administratifs en cas de recours, et 3.000 MW supplémentaires, en phase d'instruction, seraient suspendus.
Pas de déblocage avant la fin de l'année au mieux ?
Olivier Perot, le président de l'association, explique : "Le projet de décret portant réforme de cette autorité environnementale, soumis, vendredi dernier (6 juillet 2018, NdlR) à la consultation du public par le gouvernement, constitue un premier élément de sortie de crise. Néanmoins, au regard des délais qui s'annoncent, il est impératif que l'exécutif permettre en outre d'accélérer le traitement des dossiers bloqués pour lesquels un nouvel avis de l'autorité environnementale sera nécessaire". Un véritable problème au moment où les résultats du second appel d'offres doivent être rendus, car au lieu d'attribuer 500 MW de nouvelles capacités comme prévu, le gouvernement ne pourrait compter que sur moins de 300 MW de dossiers déposés… FEE déplore : "En l'absence d'autorité environnementale, les projets ne pouvaient pas obtenir d'autorisation, ils ne pouvaient donc pas candidater". La France risque donc de rater son objectif de puissance installée de 15 GW à la fin de 2018, puisque +1,2 GW de capacités devaient être raccordées cette année (après +1,6/1,7 GW en 2016 et 2017).
Même une fois que le texte correctif, conférant aux missions régionales d'autorité environnementale la capacité de donner leur aval aux projets éoliens, sera publié (probablement à l'automne), "la situation va mettre du temps à se résorber", ajoute Olivier Perot. Pour lui, le troisième appel d'offres, prévu pour le mois de décembre 2018, ne sera pas non plus à la hauteur des espérances de la filière. Des retards en cascade qui auront un impact sur les volumes installés en 2020-2021.
https://www.batiactu.com/edito/eolien-terrestre-prend-lui-aussi-retard-53569.php

10/07/18 : Le gel des projets de parcs éoliens suscite la colère dans la filière
Depuis décembre, l'avalisation des projets est impossible pour des raisons réglementaires. Un décret est attendu.
À l'heure où le politique prône à tout-va le développement des énergies renouvelables, l'association France Énergie Éolienne (FEE) qui regroupe 330 professionnels de l'éolien terrestre ne décolère pas: «On marche sur la tête, il faut que le gouvernement réagisse rapidement et mette en cohérence volonté politique et réalité réglementaire», a interpellé hier son président, Olivier Perot. Il propose dix mesures en janvier pour soutenir la filière mais met des mois pour déposer enfin ce ...
http://www.lefigaro.fr/societes/2018/07/10/20005-20180710ARTFIG00299-le-gel-des-projets-de-parcs-eoliens-suscite-la-colere-dans-la-filiere.php

10/07/18Eolien terrestre : les professionnels dénoncent une situation de blocage administratif
L’association porte-parole des professionnels de l’énergie éolienne, France énergie éolienne (FEE), interpelle le gouvernement autour d’un blocage administratif des projets éoliens.
« L’annulation partielle par le Conseil d’Etat (décisions des 6 et 28 décembre 2017) des décrets des 28 avril 2016 et 11 août 2016 portant réforme de l’autorité environnementale constitue un coup de frein massif à l’instruction des projets éoliens », déclare FEE dans un communiqué en date du mardi 10 juillet. Ainsi, d’après les adhérents de l’association, 3000 MW de projets en instruction seraient suspendus (environ 170 projets) et 2000 MW de projets autorisés risquent d’être annulés par les tribunaux administratifs.
Remettre en cohérence volonté politique et réalité réglementaire
« Alors que les résultats du second appel d’offre éolien terrestre sont sur le point d’être rendus publics, le développement des projets éoliens sur le territoire subit depuis maintenant 8 mois une situation de blocage désastreuse », ajoute FEE. De fait, l’association demande au gouvernement de « prendre toutes les mesures nécessaires pour remettre en cohérence volonté politique et réalité réglementaire ».
Le président de FFE, Olivier Pérot souligne néanmoins que « le projet de décret portant réforme de cette autorité environnementale, soumis, vendredi dernier, à la consultation du public, par le gouvernement, constitue un premier élément de sortie de crise ». Mais il ajoute qu’ « au regard des délais qui s’annoncent, il est impératif que l’exécutif permette en outre d’accélérer le traitement des dossiers bloqués pour lesquels un nouvel avis d’autorité environnementale sera nécessaire ».
Besoin de visibilité et de stabilité
Par ailleurs, FEE considère que le deuxième appel d’offres gouvernemental est « saboté » et estime que « les volumes déposés lors du deuxième appel d’offre éolien terrestre seront en dessous de 300 MW », du fait de l’absence d’autorité environnementale pour délivrer les autorisations nécessaires à la candidatures des projets supérieurs à 300 MW. Olivier Pérot regrette cette situation, « d’autant plus que lors du premier appel d’offres dont le succès a été salué par le gouvernement, la filière éolienne a fait la preuve de sa capacité à assimiler rapidement les nouveaux mécanismes d’attribution et de sa maturité économique ». Selon le président de l’association, « la filière éolienne a besoin de visibilité et de stabilité pour assurer les objectifs de la France et continuer à se développer, créant activité économique, nouveaux emplois et innovations ».
http://www.environnement-magazine.fr/energie/article/2018/07/10/120044/eolien-terrestre-les-professionnels-denoncent-une-situation-blocage-administratif.php

10/07/18Eolien: le deuxième appel d'offres sera décevant, selon les professionnels 😊
Les résultats du deuxième appel d'offres national pour des parcs éoliens terrestres s'annoncent décevants, ont indiqué mardi les professionnels du secteur, qui pointent un blocage administratif et les lenteurs du gouvernement.
Ce deuxième appel d'offres doit en principe prochainement attribuer 500 mégawatts (MW) de projets, mais les volumes déposés "seront en dessous de 300 MW", a assuré Olivier Pérot, président de France énergie éolienne (FEE), lors d'une conférence de presse.
En cause, l'annulation en décembre 2017 par le Conseil d'Etat d'un décret, ce qui a bloqué la délivrance de l'autorisation environnementale, indispensable pour le dépôt des candidatures.
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2018/07/10/97002-20180710FILWWW00236-eolien-le-deuxieme-appel-d-offres-sera-decevant-selon-les-professionnels.php

10/07/18Les représentants de l'éolien vent debout contre un vide juridique 😡
En attente d'une décision du gouvernement, les acteurs de ce secteurs alertent sur le blocage que subissent actuellement des projets d’éoliennes et espèrent qu'un nouveau décret verra rapidement le jour.
L’éolien terrestre n’a pas le vent dans les pâles ces temps-ci en France. Suite à l’annulation partielle d’un décret par le Conseil d’Etat en décembre dernier, la filière connaît une sérieuse baisse de régime. Sur un parc d’environ 14 000 mégawatts, 3 000 mégawatts de projets en cours d’autorisation sont suspendus et 2 000 autres déjà autorisés risqueraient une annulation administrative, selon France Energie Eolienne (FEE), l’association qui représente le secteur. «Ces projets sont bloqués depuis huit mois», se désole son président, Olivier Perot. Le second appel d’offres public portant sur 500 mégawatts d’éolien terrestre s’est clôturé fin juin avec seulement 300 mégawatts proposés, selon ses estimations.
«C’est l’effet direct de la situation de blocage», dénonce le lobby du vent. Son président poursuit : «Cette situation est d’autant plus regrettable que, lors du premier appel d’offres [bouclé fin 2017, avant l’annulation partielle, ndlr] dont le succès a été salué par le gouvernement, la filière éolienne a fait la preuve de sa capacité à assimiler rapidement les nouveaux mécanismes d’attribution et de sa maturité économique.»
Plus personne pour signer
Sur le papier, l’énergie éolienne a pourtant le vent en poupe car c’est l’un des principaux moteurs de la transition énergétique visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, responsable du réchauffement climatique. Le gouvernement vient ainsi de valider six projets de parc éoliens maritimes, et la filière assure être sur la voie des objectifs hauts prévus en 2016 dans la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), dont la nouvelle mouture est en cours de bouclage.
Mais alors, pourquoi ce blocage ? En décembre, le Conseil d’Etat a annulé un décret désignant le préfet de région comme autorité environnementale, celle qui doit valider les études d’impact de nombreux projets, notamment éoliens. Autrement dit, tout projet de construction d’éoliennes est suspendu à des autorisations qui ne peuvent pas être délivrées : il n’y a plus personne pour signer. Les opposants à l’éolien se sont depuis engouffrés dans cette faille juridique pour faire suspendre des projets qui n’étaient pas encore finalisés : plusieurs tribunaux administratifs leur ont donné raison. Cette absence de réglementation, disent les avocats de l’éolien, bloque la filière depuis la décision du Conseil d’Etat.
Projets gelés
S’ils assurent avoir bataillé avec les différents ministères pour pousser à un rapide correctif, c’est seulement la semaine dernière qu’un projet de décret a vu le jour. Il prévoit de nommer les missions régionales d’autorité environnementale comme instance de validation des études d’impact, en lieu et place des préfets de régions, qui ne prennent désormais que la décision finale d’autorisation. Ce transfert de compétence, déjà effectif dans d’autres domaines, «aurait pu se régler du jour au lendemain», dit France Energie Eolienne. «Nous avions prévenu le gouvernement de ce risque dès 2016, déplorent-ils, mais ils nous ont répondu "on verra bien, il n’y a pas le feu"». Ils demandent désormais à l’exécutif de «traiter en urgence» la publication de ce décret et de prévoir des procédures de régulations accélérées pour les projets gelés, qui risquent de se bousculer au portillon une fois le décret publié. Et s’ils se félicitent de Nicolas Hulot qui souhaite «lever les freins», les exploitants de parcs éoliens demandent au gouvernement de «mettre en cohérence les grandes orientations françaises en termes d’énergies renouvelables avec la réalité administrative et réglementaire sur le terrain».

http://www.liberation.fr/france/2018/07/10/les-representants-de-l-eolien-vent-debout-contre-un-vide-juridique_1665500

06/07/18 : Fin de l'incertitude juridique pour les études d'impact en région
Le ministère de la Transition écologique a enfin mis en consultation le décret organisant l'autorité environnementale en région. Depuis six mois, les projets soumis à étude d'impact sont affaiblis juridiquement pour cause de procédures non-conformes.
On l'attendait. La voilà. L'architecture que le Gouvernement souhaite mettre en place pour l'autorité environnementale en région est soumise à consultation jusqu'au 28 juillet prochain. Elle prend la forme d'un projet de décret pour répondre à la décision du Conseil d'Etat de décembre 2017. Cette instance a estimé que le préfet de région ne pouvait pas être l'autorité environnementale des projets, surtout pour ceux qu'il élabore ou qu'il doit autoriser. L'autorité environnementale doit être suffisamment indépendante. Depuis six mois, il n'y a plus officiellement d'autorité environnementale en région. Les dossiers sont traités provisoirement par les missions régionales d'autorité environnementale (MRAe) alors qu'elles n'en ont pas l'attribution.
Une insécurité juridique depuis six mois
"L'un des enjeux de ce projet de décret est d'adopter une organisation de l'autorité environnementale qui soit conforme aux exigences européennes en termes de « séparation fonctionnelle » entre cette autorité et l'autorité décisionnaire", rappelle le Gouvernement dans sa notice. Pour cela, le ministère de la Transition écologique n'a pas cherché bien loin. Il reprend l'architecture choisie pour les plans et programmes depuis mai 2016. Le projet de décret prévoit donc que les avis sur les études d'impact qui étaient rendus par les préfets de région le seront désormais par... les missions régionales d'autorité environnementale (MRAe). Ce modèle garantit cette "séparation fonctionnelle" puisque le Conseil d'Etat a estimé dans sa décision de décembre que les MRAe disposaient d'une réelle autonomie. Pour les projets soumis au cas par cas, le préfet statuera sur la nécessité ou non de réaliser l'étude d'impact. Les MRAe évalueront ces études.
"Cette nouvelle organisation favorisera la sécurité juridique indispensable aux projets sans alourdir ni ralentir les procédures", argumente le ministère. Un argumentaire bienvenu sachant que depuis six mois, la validation des projets par les MRAe peut être remise en cause. Les acteurs de l'éolien, par exemple, constatent un ralentissement du nombre de projets. Les développeurs de parcs sont dans l'attente de visibilité. Ils ne veulent pas prendre le risque des recours, sachant que la filière y est systématiquement exposée. Cela devrait donc rapidement évoluer si le décret est publié à l'issue de cette consultation.
La question des moyens des MRAe reste entière
D'ici quelques semaines, l'instruction des dossiers sera officiellement entre les mains des MRAe en plus des plans et programmes. Une charge de travail croissante qui inquiète, car elle ne va pas de paire avec un renforcement des effectifs. Plus de 1.000 évaluations de projets, jusque là examinées par les préfets, sont en effet susceptibles de leur être soumises.
En mars dernier, en présentant son rapport annuel, l'Autorité environnementale nationale a dressé un portrait de la situation en région. Il s'avère que les membres des MRAe ne sont pas tous experts en termes de projets puisqu'ils se penchaient jusque-là quasi-exclusivement sur des plans, en grande majorité des documents d'urbanisme. "Les MRAe tirent la langue", expliquait Philippe Ledenvic, président de l'Autorité environnementale nationale (Ae).
Pour l'Ae, cette nouvelle mission dévolue aux MRAe doit s'accompagner d'experts compétents, de moyens, de délais minimaux pour rendre les avis. "Il en va de la compatibilité des plans/programmes et projets avec les politiques publiques, y compris les engagements internationaux de la France, notamment en matière de lutte contre le changement climatique et l'érosion de la biodiversité", explique l'Ae.
Trois nouveaux points pour la participation du public
Le projet de décret prévoit aussi de nouvelles dispositions pour la participation du public :
· Introduction d'un seuil maximal de 5 M€ pour déclencher le droit d'initiative permettant de demander l'organisation d'une concertation préalable au préfet,
· Obligation d'une réponse écrite du maître d'ouvrage à l'avis de l'autorité environnementale,
· Lors de l'enquête publique, obligation de mettre à disposition sur un site internet les commentaires parvenus par voie dématérialisée. L'obligation de numériser l'ensemble des commentaires papier disparaît.
https://www.actu-environnement.com/ae/news/autorite-environnementale-region-incertitude-juridique-consultation-31641.php4

06/07/18 : EMPLOI : Le renouvelable permet-il de créer plus d’emplois que le nucléaire ?
Selon Julien Bayou, le porte-parole d'Europe Ecologie les Verts, le renouvelable permet de créer 4 à 6 fois plus d'emplois que le nucléaire. C'est faux.
Vrai-Faux : l’excès d’optimisme des écologistes.
Alors que le développement des énergies renouvelables sera au cœur de la feuille de route énergétique que Nicolas Hulot doit bientôt présenter, le porte-parole d’Europe Écologie Les Verts le presse d’accélérer la sortie du nucléaire. Pour Julien Bayou, des dizaines de milliers d’emplois seraient créés.
"Il y a beaucoup plus d’emploi dans les renouvelable que dans le nucléaire, mais c’est jusqu’à 4, 5, 6 fois plus d'emplois !"
Le renouvelable crée 4 à 6 fois plus d’emplois que le nucléaire. Vrai ou faux ?
C’est faux. Monsieur Bayou recycle une vielle étude que tous les spécialistes ont abandonnée : des chercheurs américains avaient tenté d’établir, en 2010, le nombre d’emplois créés pour chaque gigawatt-heure d'électricité produite. Il en fallait 14 dans le nucléaire, 17 dans l’éolien terrestre, et 87, donc 6 fois plus, dans le photovoltaïque. Sauf QUE : ils prenaient tout en compte. La construction, comme l'exploitation. Ils ne se demandait pas où se trouveraient ces emplois, et les coûts des énergies renouvelables depuis, ont considérablement baissé, de même que le nombre d’emplois qui leur sont associés. Les chercheurs se sont tellement trompés que peu se risquent, aujourd'hui, à des prévisions.
Ce qu’on peut regarder, c’est une photographie des emplois aujourd’hui. Le nucléaire fait travailler 125.000 personnes en emplois directs, pour une production de 380 000 gigawatt-heures l’an dernier : le ratio est donc de 3 emplois pour 100 gigawatts produits. Le renouvelable lui, toutes filières confondues, employait 82 000 personnes en 2015 (pour 94 700 GWh produits cette année-là) selon l'Ademe. Le ratio est donc plus favorable : 9 emplois pour 100 GWh. Mais la moitié sont liés aux phases de construction, d’installation des systèmes, qui par définition, ne vont pas durer. Si l’on ne retient que le travail de maintenance, d'exploitation, quand les parcs seront installés, on arrive environ au même niveau que le nucléaire, et il est difficile de prédire l’avenir.
Parce qu'il dépend de trop de paramètres.
Les professionnels de la filière photovoltaïque, par exemple, promettaient 100.000 emplois d’ici 2020. Il y a eu moins de 4.000. Parce que la France n’a pas développé d’industrie, on achète nos modules en Chine. Et pour l’éolien, c’est pareil : l’Allemagne, qui a su développer une vraie filière, compte deux fois plus d’emplois que la France par mega-watt installé.
Alors certes, l’Ademe a calculé que 900.000 emplois nets pourraient être créés d’ici 2050 grâce au développement des énergies renouvelables, en incluant la construction, le transport. Cela reste posible. Mais c'est là qu’on se souvient des 230.000 jobs promis en 2007 au moment du grenelle de l’environnement. On le sait aujourd'hui : il y en a eu 10 fois moins. Faut-il le déplorer ? Le choix se porte vers les énergies propres. Parce qu’elles sont propres, justement. Pas parce qu’elles sont plus rentables, ou productives.
http://www.europe1.fr/emissions/le-vrai-faux-de-l-info2/le-renouvelable-permet-il-de-creer-plus-demplois-que-le-nucleaire-3702938


04/07/18Renouvellement des parcs éoliens : les cas où une nouvelle autorisation est nécessaire
Un projet d'instruction sur les opérations de repowering des parcs éoliens terrestres détaille les cas où une nouvelle autorisation environnementale sera exigée et les critères de traitement des dossiers au cas par cas par les Préfets.
Le projet d'instruction relative au renouvellement des parcs éoliens terrestres a été présenté le 26 juin par l'administration. Il vise à définir ce qu'est une modification substantielle dans le cadre d'un projet de repowering et à fournir des critères de jugement des projets, afin d'harmoniser le traitement des dossiers par les Préfets. Pour rappel, la réglementation prévoit qu'en cas de modification substantielle des installations qui relèvent de l'autorisation environnementale, une nouvelle autorisation doit être délivrée. Tandis qu'en cas de modification notable, un porter-à-connaissance suffit. Celui-ci peut néanmoins conduire le Préfet à imposer des prescriptions supplémentaires.
Attendue depuis longtemps par les professionnels, cette clarification distingue plusieurs cas de renouvellement d'un parc. Si le renouvellement du parc se réalise à l'identique (même type de machines et mêmes emplacements), il s'agit d'une modification non substantielle. Le porter-à-connaissance doit néanmoins préciser les dispositions prises pour la réalisation des travaux et les conditions de remise en état. Les travaux pourront faire l'objet de prescriptions.
En revanche, sont d'office considérés comme modification substantielle l'ajout d'une éolienne de plus de 50 mètres de hauteur (mât) et une augmentation de la puissance installée supérieure à 20 MW.
Un porter-à-connaissance pour évaluer le projet
Les autres modifications conduisent à une étude au cas par cas par les autorités : hauteur des mâts identique mais pâles plus longues, mêmes emplacements mais hauteur de mâts supérieure au parc initial, remplacement et déplacement des éoliennes. Dans ces cas, un dossier de porter-à-connaissance doit être constitué, avec un contenu "proportionné" aux enjeux du territoire d'implantation (nuisances sonores, perturbations des radars et de la navigation aérienne, paysage, patrimoine, biodiversité) et aux nouveaux impacts potentiels du projet de modification. Le dossier doit comporter un suivi environnemental du parc existant de moins de trois ans et une analyse des résultats au regard du parc en exploitation et du projet de modification.
Si les nouvelles machines sont prévues à un autre emplacement, le dossier devra également préciser les dispositions prévues pour la remise en état et les conditions de remise en état des nouvelles parcelles, ainsi que la conformité du projet aux documents d'urbanisme et une attestation de révision du document d'urbanisme. L'avis des collectivités concernées sur le projet de renouvellement est également demandé.
Les critères de traitement des dossiers
Dans le cas du renouvellement d'un parc avec les mêmes hauteurs de mâts mais des pâles plus longues, l'opération sera considérée comme non substantielle s'il n'y a pas d'augmentation des perturbations des radars, des nuisances sonores, si le site est situé hors Natura 2000 et le suivi environnemental est à jour, et enfin si le ratio hauteur des mâts/diamètre du rotor est similaire. Si les trois dernières conditions ne sont pas remplies, le caractère substantiel de la modification sera apprécié par le Préfet en fonction de la nature et de l'ampleur des impacts nouveaux.
Dans le cas où les éoliennes sont prévues au même emplacement mais qu'elles sont plus hautes (inférieures cependant à 50 m), le porteur de projet devra présenter les mêmes justificatifs que pour le cas précédent et y ajouter une étude paysagère et patrimoniale comparative. A titre indicatif, l'instruction précise qu'une augmentation de la hauteur inférieure à 10% est considérée comme une modification notable, tandis qu'un doublement de la taille des éoliennes est considéré comme une modification substantielle. Entre les deux, l'appréciation se fera au cas par cas.
Un remplacement et un déplacement des éoliennes (sans augmentation du nombre de mâts) nécessiteront les mêmes justificatifs que précédemment, ainsi qu'une étude comparative des impacts sur la biodiversité. L'instruction indique qu'un déplacement du mât à l'intérieur de la surface de survol des pales de l'éolienne en plaine agricole sera considéré comme une modification notable. En revanche, un déplacement nécessitant un défrichement non prévu par l'autorisation initiale ou en dehors du polygone constitué par le parc éolien initial constituera une modification substantielle.
Dans tous les cas, la réponse des autorités doit intervenir dans un délai de deux mois après la remise du dossier complet. Le silence vaut décision implicite de rejet.

04/07/18Autorité environnementale : l’éolien entre en « rupture de charge »
Défi du mois : discuter avec un développeur éolien français sans que ne soit évoqué tout de suite le sujet « autorité environnementale ». Suite à l’annulation de cette instance par le Conseil d’Etat en décembre 2017, la filière éolienne – comme tous les secteurs concernés par les autorisations environnementales – attend un décret sur le sujet, préparé par la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC). Mais celui-ci pourrait ne pas paraître avant l’automne.
L’équivalent d’une année de projets bloqués
Les organismes représentatifs des développeurs EnR n’ont en tout cas pas ...
03/07/18PPE : accélérer la transition énergétique et en faire ruisseler les bénéfices
« Transition écologique et solidaire » : l’intitulé du ministère sonne particulièrement juste, à l’issue du débat public sur la programmation pluriannuelle de l’énergie. La société civile exprime son attachement à l’esprit de la loi de transition énergétique de 2015. Tout comme l’attente de retombées an faveur des classes populaires.
Il faudra attendre septembre pour lire le bilan du débat public sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). D’ores et déjà, Chantal Jouanno salue « la maturité et la force politique »de la société civile. Le débat engagé mi-mars s’est clos le 30 juin au Conseil économique, social et environnemental (CESE), où la présidente de la Commission nationale du débat public a célébré la « parole citoyenne » : « Elle ose », a-t-elle déclaré face à Nicolas Hulot, qui signait en 2015 le manifeste « Osons ».
Le président de la Commission particulière du débat public (CPDP) dédiée à la PPE, Jacques Archimbaud, résume la note dominante : « Il faut améliorer très fortement les conditions d’application de la loi (de transition énergétique, NDLR) dans la prochaine PPE, sans toucher à l’esprit qui avait présidé à son élaboration en 2015 ». Des quelque 11.400 réponses au questionnaire diffusé lors du débat, ressortent cinq
aspirations :
1/ Intensifier la transition …
Le retard du pays au regard des objectifs fixés par la loi de 2015 est patent. Les politiques de l’Etat n’apparaissent ni cohérentes, ni compréhensibles et les actions régionales (mobilité, économies d’énergie, renouvelables), pas à la hauteur. « Même les territoires réputés les plus actifs sont perçus comme n’en faisant pas assez (…) pour aller au-delà des effets de prototypes ou de petites séries », relève Jacques Archimbaud.
Bonnes pratiques et formations (à la rénovation thermique en particulier) percolent au compte-goutte. L’expertise fait parfois défaut chez les acteurs financiers et bancaires, l’ingénierie publique est lacunaire. Le consommateur-usager est insuffisamment informé pour agir. Au nom du CESE, Guillaume Duval recommande le passage de 20 à 35 mds € des fonds alloués à la transition par le grand plan d’investissement 2018-2022.
2/ … au bénéfice de tous
Les efforts demandés aux habitants sont jugés injustement répartis. La transition concerne « moins les locataires que les propriétaires, moins les classes populaires que les classes moyennes, moins les anciens que ceux qui peuvent investir sur le plus long terme », observe Jacques Archimbaud. La concurrence sur la fourniture d’électricité et de gaz ne profite qu’à ceux qui savent démêler le maquis des offres. L’achat de produits de consommation courante peu énergivores devrait faire l’objet d’incitations économiques. La fiscalité écologique suscite une « inquiétude majeure » quant au risque de pénalisation des « plus captifs aux énergies fossiles ». L’affirmation selon laquelle la transition créera plus d’emplois qu’elle n’en supprimera se heurte à « fort scepticisme ».
3/ Développer la plupart des renouvelables
L’accélération est attendue en matière de géothermie, d’éolien en mer, de photovoltaïque et de biogaz – « La campagne pour 30 % de biogaz en 2030 a rencontré un fort écho », selon Jacques Archimbaud. L’hydroélectricité est en revanche clivante et l’éolien terrestre fait débat. « Par rapport aux objectifs 2020, la France est le deuxième pays européen le plus en retard, après les Pays-Bas », pointe Guillaume Duval.
4 / Répondre aux questions posées par le nucléaire
Combien coûteront le grand carénage des centrales et les nouveaux EPR, dont les chiffrages varient du simple au double ? Quels investissements requiert la gestion des déchets ? EDF peut-il à la fois maintenir une part élevée d’électricité nucléaire et investir massivement dans les renouvelables ? Son endettement préserve-t-il sa capacité financière à mener de front tous ces chantiers ? Jacques Archimbaud alerte le gouvernement : « Des signaux (…) déséquilibrés (…) ou le report sine die des 50 % (part à laquelle doit descendre l’électricité d’origine nucléaire, NDLR) seraient perçus comme extrêmement négatifs. » Il ressort du débat une demande d’échéancier de fermeture de réacteurs, assorti de mesures d’accompagnement des salariés du nucléaire, ébranlés dans leur « fierté ouvrière ». Nicolas Hulot assure que la PPE fixera « une date » pour le seuil de 50 %, qui sera atteint par « tranches », en intégrant les « contraintes économiques, sociales et de sécurité ».
5 / Renforcer l’action territoriale
Les collectivités devraient voir leur poids renforcé, estiment les participants. Des élus locaux et régionaux présents au CESE rappellent la revendication d’un retour vers les territoires d’une partie du produit de la contribution climat-énergie. Le CESE plaide pour un financement (à hauteur de 3 €/hab.) du service public de la performance énergétique de l’habitat.
http://www.environnement-magazine.fr/energie/article/2018/07/03/119938/ppe-accelerer-transition-energetique-faire-ruisseler-les-benefices.php

02/07/18Difficultés liées au démantèlement des éoliennes
Article "abonnés" incomplet ... 😥
Le Ministère de la Transition écologique et solidaire apporte des précisions sur les enjeux liés au démantèlement des éoliennes en fin de vie.
Le 1er mars 2018, le sénateur Antoine Lefèvre a interrogé le ministre de la Transition écologique et solidaire pour savoir quelles mesures le gouvernement comptait prendre concernant le démantèlement des éoliennes en fin de vie. En effet, même si l’éolienne qui ne peut plus être utilisée est démontée, le socle en béton qui accueillait le mat est en partie laissé dans la terre et n’est pas réutilisé pour la mise en place d’une nouvelle éolienne. Avec le développement massif des parcs éoliens, les cultures et la forêt sont menacés car le béton empêche le cycle naturel de la terre. Dans une réponse du 10 mai 2018, le ministère de la Transition (...)
https://www.lemondedudroit.fr/public/284-environnement/58719-difficultes-liees-au-demantelement-des-eoliennes-.html

02/07/18 : Europe : Essor des énergies renouvelables : coopératives et citoyens semblent plus efficaces que les logiques de marchés 😨
Où en est la France dans le développement de ses énergies renouvelables ? La loi adoptée en 2015, censée donner l’impulsion, fixe un objectif de 40% dans la production d’électricité d’ici 2030. Nous en sommes encore loin ! Seulement 20% de l’électricité hexagonale est actuellement issue des « renouvelables ». D’autres pays européens font pourtant bien mieux, grâce à des politiques volontaristes ou à l’encouragement d’une plus forte participation citoyenne, via des coopératives notamment. Ce modèle est pourtant mis à mal par l’idéologie du marché.
« Make our planet great again » : du slogan présidentiel à la réalité, il reste encore un monde. Car la France reste à la traîne dans la mise en œuvre d’une véritable transition énergétique. À ce jour, seulement 16% de la production énergétique française provient des énergies renouvelables, une proportion qui monte à 20 % en ce qui concerne l’électricité [1]. Les quelques mesures annoncées ce 29 juin en faveur du photovoltaïque ne suffiront pas à rattraper l’immense écart qui se creuse avec nos voisins européens.
La moyenne européenne est bien au-dessus, à 30 % d’énergies renouvelables. Dans le détail, la France n’est que le quatrième pays d’Europe en matière d’éoliennes (plus de 10 000 mégawatts de puissance installée), derrière l’Allemagne (44 000 MW), l’Espagne (23 000 MW), et la Grande Bretagne (13 000 MW). En matière d’électricité photovoltaïque, la France arrive aussi quatrième du continent [2]. En Allemagne, plus de 36 % de l’électricité consommée en 2017 provenait des énergies renouvelables, un taux qui dépasse les 50% au Danemark, le champion européen de l’énergie éolienne qui vise le 100 % renouvelable pour l’électricité en 2035. Le Portugal, quant à lui, vient d’atteindre les 66 % d’électricité issue des renouvelables. En Autriche, ce taux atteignait les 70 % dès 2013, notamment grâce à l’hydroélectrique.
L’Agence française de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) relevaitpourtant il y a plusieurs années qu’une fourniture électrique composée à 80 % ou 100 % d’énergies renouvelables était envisageable à l’horizon 2050 pour la métropole française, y compris en cas de conditions météorologiques défavorables. Pourquoi la France est-elle à la traîne ? « Il y a des pays où les choses vont plus vite, c’est certain. Mais en France le développement des renouvelables, en particulier de l’éolien, a l’avantage d’être constant dans la durée, observe Paul Neau, membre de l’association Négawatt et gérant d’un bureau d’études dédié aux énergies renouvelables. En Espagne, en Pologne, leur développement a été rapide, mais suivis d’un arrêt presque complet. » Il a suffi que les politiques de soutien aux renouvelables soient modifiées pour que leur développement cesse brusquement.
En France, un soutien public en recul au profit du marché
En France, comme dans de nombreux pays européens, les installations d’énergies renouvelables ont longtemps été soutenues par les pouvoirs publics, essentiellement par le biais de tarifs d’achat de l’électricité produite, garantis sur dix à vingt ans [3]. En avril dernier, la Cour des comptes a vertement critiqué le coût de ce soutien : « En France, la somme des dépenses publiques de soutien aux énergies renouvelables est estimée pour 2016 à 5,3 milliards d’euros. » Une somme jugée trop importante au regard des résultats. « Le rapport de la Cour des comptes critique surtout les mécanismes de soutien au photovoltaïque de la période Sarkozy, durant laquelle les tarifs d’achat étaient très élevés, avec des engagements très longs de 15 à 20 ans, tempère Paul Neau. Et puis, le rapport mesure le surcoût des énergies renouvelables par rapport aux prix du kilowattheure sur le marché, alors que l’Europe est en surproduction. S’il y avait moins d’électricité nucléaire en France, ce prix serait bien plus élevé. Les installations nucléaires sont déjà amorties, et leur démantèlement n’est pas pris en compte dans le calcul du coût de l’électricité. »
Ce n’est pas le seul grief de l’expert vis-à-vis du rapport : « Le raisonnement de la Cour des comptes est, de surcroît, purement économique. Il ne prend en compte ni les territoires, ni l’indépendance énergétique de la France. Les énergies renouvelables, c’est de l’argent injecté dans les territoires, pas en Ukraine ou ailleurs en achetant du gaz. Leur raisonnement considère les énergies renouvelables comme de simples kilowattheures, équivalents à ceux issus du charbon ou du nucléaire. »
Mais c’est bien cette logique qui est de plus en plus suivie. Depuis 2016, les plus grandes installations d’électricité renouvelable (au dessus de 500 kWh de puissance installée) ne bénéficient plus en France du système des tarifs d’achat garantis. Tous les projets au dessus de ce seuil doivent dorénavant se faire par le biais d’appels d’offre concurrentiels. C’est la Commission de régulation de l’énergie qui émet les appels d’offre. Ensuite, l’électricité produite par les installations n’est plus vendue comme auparavant à EDF, à un tarif fixe pendant dix ou vingt ans, mais cédée sur le marché de gros de l’électricité. Le producteur bénéficie toujours d’un prix garanti, mais seulement par le biais d’une prime dont le montant est variable, en fonction des écarts avec le prix du marché.
Des aides en demi-teinte pour les projets participatifs
Privilégier la logique de marché à celle du soutien public, c’est la ligne préconisée aujourd’hui par l’Union européenne, même pour les énergies renouvelables. « Historiquement, le développement des énergies renouvelables en France s’est fait grâce aux directives européennes, rappelle Paul Neau. Désormais, la manière d’aborder le sujet est très néolibérale. La logique est d’abord comptable. On privilégie le moins-disant, le kilowattheure le moins cher possible. Alors qu’on pourrait avoir des approches de valorisation territoriale, de valorisation des projets participatifs », regrette-t-il.
La France a toutefois mis en place en 2016, pour la première fois, un « bonus participatif » pour le nouveaux projets d’installations d’énergies renouvelables. Les projets qui associent les citoyens ou les collectivités locales à leur financement reçoivent ainsi un avantage financier. C’est le signe d’une reconnaissance progressive de la famille des projets participatifs », se réjouit à Justine Peullemeulle, coordinatrice de l’association Énergie partagée, qui promeut les projets énergétiques citoyens. Elle juge cependant les règles d’attribution peu contraignantes : le projet doit être financé à 40 % ou plus par au moins 20 investisseurs différents, personnes physiques habitant dans les environs ou collectivités locales. Ces investisseurs participatifs doivent s’engager sur au moins trois ans.
[« Au bout de trois ans, les porteurs privés du projet peuvent le reprendre en main intégralement, développe Justine Peulleumeulle. Et ce bonus ne fait pas la différence entre un simple financement participatif, qui peut être un recueil de fond type crowdfunding, et un véritable investissement participatif, qui implique une participation à la gouvernance du projet. » En résumé, le « bonus » n’est pas un soutien pensé pour promouvoir spécifiquement les coopératives de production énergétique, dans lesquelles les citoyens seraient les plus engagés, à l’exemple de ce parc éolien citoyendans le Morbihan.
En Allemagne, 1000 coopératives citoyennes face à une libéralisation en cours
Pourtant, coopératives et projets citoyens peuvent jouer un rôle moteur dans la transition énergétique. L’Allemagne, où plus d’un tiers de l’électricité produite en 2017 vient des énergies renouvelables, compte près d’un millier de coopératives citoyennes, qui regroupent 200 000 coopérateurs [4]. Néanmoins, ce modèle est lui aussi mis à mal par la nouvelle orientation plus « concurrentielle » prise par l’Allemagne dans le développement des énergies renouvelables. Outre-Rhin, la première loi de soutien aux énergies renouvelables (Erneuerbaren energien gesetz, EEG) date de 2000. C’est elle qui a mis en place les tarifs d’achat garantis de l’électricité issue du solaire, de l’éolien, ou de la biomasse. Ce principe a favorisé le développement des énergies alternatives. L’énergie éolienne y compte aujourd’hui pour plus de 13 % de l’électricité consommée, contre seulement 0,01 % en 1990. Le photovoltaïque représentait 0,001 % de la production électrique en 1992, 6,5 % en 2015.
Le tarifs d’achat garanti par la loi a d’abord été régulièrement baissé depuis 2000. Puis, en 2016, le gouvernement allemand a amendé ces mécanismes en vue de mettre la loi EEG en accord avec les nouvelles lignes directrices de la Commission européenne concernant les installations les plus importantes. Aujourd’hui, toutes les installations éoliennes, et toutes les installations photovoltaïque conséquentes – plus de 750 kWh de puissance installée – se font sur appels d’offres concurrentiels, qui aboutissent généralement à des décisions prises selon le principe du moins-disant. Un avantage pour les grosses entreprises, au détriment des petites coopératives.
Au Danemark, des installations éoliennes obligatoirement « participatives »
L’exemple le plus intéressant serait-il à rechercher du côté du Danemark ? Dans le royaume scandinave, les coopératives citoyennes font aussi partie intégrante du modèle de transition vers une électricité sans charbon et sans nucléaire. Déjà en 1996, le pays comptait plus de 2000 coopératives citoyennes d’énergies renouvelables. Une loi adoptée en 2008 oblige même à ouvrir au moins 20 % des parts des installations éoliennes en priorité aux citoyens habitant à moins de 4,5 kilomètres des turbines. Au Danemark, une subvention à l’investissement dans l’éolien a été mise en place au tout début des années 80, en même temps qu’une véritable politique de planification de l’approvisionnement énergétique prenant en compte dès cette époque les possibilités offertes par les énergies renouvelables [5]. En 2016, plus de 40 % de l’électricité produite dans le pays provenait déjà de l’éolien, essentiellement en mer. L’objectif danois est d’atteindre 100 % d’électricité renouvelables d’ici 2035.
En Suède, 65 % de l’électricité consommée vient des renouvelables. Un système de certificats attribués en soutien aux producteurs d’énergies renouvelables existe depuis quinze ans. En 2009, le gouvernement suédois a aussi lancé un programme de subvention aux installations photovoltaïques, encore peu développées dans le pays. L’actuel budget prévoit plus de 320 millions d’euros d’aides à la filière pour la période 2017-2020 (3,34 milliards de couronnes suédoise) [6].
Au Portugal, une austérité fatale pour la transition ?
Au Portugal, où c’est également le vent qui porte la transition énergétique, la première loi soutenant les producteurs d’énergies renouvelables date d’il y a trente ans. Elle ne s’appliquait alors qu’aux installations hydroélectriques de petite taille, avant d’être étendue aux autres sources renouvelables, dont l’éolien. Ce soutien s’est poursuivi jusqu’à la crise du début des années 2010, qui a touché le Portugal comme les autres pays sud-européens. En pleine cure d’austérité imposée alors par la « Troïka » (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international), le Portugal a coupé net dans les aides au développement des renouvelables. « Depuis 2012, il n’existe plus aucun soutien », affirme aujourd’hui à Basta ! l’Association portugaise des énergies renouvelables (Apren).
Cet abandon du soutien public pourrait freiner à terme la transition portugaise. D’autant que la principale compagnie du pays, l’ancien entreprise publique EDP – qui détient un cinquième de la puissance totale d’électricité renouvelable installée au Portugal – est aujourd’hui détenue par une kyrielle d’investisseurs en tous genres. C’est la compagnie chinoise China Three gorges (active principalement dans les immenses barrages hydroélectriques chinois) qui en est l’actionnaire principale, avec 21 % du capital. À ses côtés, le fonds d’investissements états-unien BlackRock, ou encore un fonds d’investissement qatari. Il est peu probable que ces acteurs financiers soient les mieux placés pour porter la transition énergétique portugaise.
Rachel Knaebel
Photo : Ferme éolienne de Walney, dans la mer d’Irlande (David Dixon - licence CC 2.0).
Notes
[1] Voir les données correspondantes ici.
[2] Avec plus de 7000 MW de puissance installée. Dans ce domaine, l’Allemagne arrive encore en tête avec plus de 41 000 MW installés, suivie de l’Italie (19 000 MW) et de la Grande Bretagne (11 000 MW).
[3] Et par des aides à l’investissement en ce qui concerne les installations d’énergies renouvelables de production de chaleur.
[4] Outre-Rhin, seulement 5 % de la puissance globale des installations d’électricité renouvelable est entre les mains des grands groupes énergétiques traditionnels. Source : Europäische Energieatlas 2018, Heinrich-Böll-Stiftung].
[5] Sur le Danemark, plus de détails ici.
[6] Voir ici.
https://www.bastamag.net/Essor-des-energies-renouvelables-cooperatives-et-citoyens-semblent-plus

29/06/18La visibilité des éoliennes ne suffit plus pour contester un permis
Le Conseil d'Etat adopte une grille de lecture incluant la distance et la configuration des lieux pour apprécier l'intérêt à agir des requérants.
La décision rendue le 16 mai par le Conseil d'Etat signe la fin de l'hégémonie du critère de la visibilité pour apprécier l'intérêt à agir des tiers contre les autorisations d'urbanisme (
CE, 16 mai 2018, n° 408950). Elle réduit de fait le champ du contentieux en matière d'urbanisme éolien.
Un permis de construire cinq éoliennes et un poste de livraison délivré à une société est attaqué par deux châtelains. La société conteste leur intérêt à agir devant la cour administrative d'appel (CAA), qui accueille leur demande et annule le permis. Le Conseil d'Etat est saisi.
Restriction des possibilités de recours. La décision de la Haute juridiction s'inscrit dans le mouvement de restriction des recours contre les autorisations d'urbanisme, initié avec l'
ordonnance n° 2013-638 du 18 juillet 2013 relative au contentieux de l'urbanisme et traduit à l'
article L. 600-1-2 du Code de l'urbanisme. Cette disposition limite le recours [...]
https://www.lemoniteur.fr/article/la-visibilite-des-eoliennes-ne-suffit-plus-pour-contester-un-permis.1979519

28/06/18Projet de loi Confiance : les députés valident le permis de déroger et retouchent le volet environnemental
Les députés ont adopté en un temps record le projet de loi « pour un Etat au service d’une société de confiance ». Les dispositions concernant l’environnement focalisent l’attention.
Après l’échec en avril dernier de la commission mixte paritaire, le projet de loi pour un Etat au service d’une société de confiance a été voté en nouvelle lecture à l’Assemblée nationale, mardi 26 juin. Symboliquement, les députés sont revenus au titre initial du texte (1), mais tout le travail élaboré par les sénateurs et intégré au texte n’a pas été rejeté : un tiers a été conservé.
Autorisation environnementale
Une expérimentation est prévue, dans un nombre limité de régions à fixer par décret et pour trois ans à compter de la promulgation de la future loi, pour remplacer l’enquête publique par une participation électronique. Son champ est étendu, au-delà des activités agricoles, à tous les projets requérant une autorisation environnementale. A noter que le dispositif proposé n’exclut pas, pour les citoyens éloignés du numérique, la mise à disposition dans les préfectures et sous-préfectures pour consultation sur support papier ainsi que la possibilité d’adresser ses observations par voie postale. L’expérimentation sera évaluée et le rapport au Parlement sera transmis au plus tard six mois avant son terme.
Enfin, l’ordonnance n° 2017‑80 du 26 janvier 2017 relative à l’autorisation environnementale sera ratifiée (art. 33).
Evaluation environnementale
L’article 35 du projet de loi simplifie les règles relatives à l’évaluation environnementale en cas de modifications ou d’extensions d’installations, ouvrages ou travaux. Les députés précisent que l’autorité, à qui est confiée la décision de soumettre au cas par cas une installation, un ouvrage ou des travaux à évaluation environnementale, est l’autorité de police de l’installation, dans la plupart des cas le préfet de département.
Un cadre pour l’éolien offshore
Après la bronca des acteurs de la filière et des élus bretons, normands et des Pays de la Loire, le gouvernement a renoncé à procéder par ordonnances pour légiférer sur les projets de production d’énergie renouvelable en mer et pour leurs ouvrages de raccordement aux réseaux publics d’électricité (art. 34). En cas d’appel d’offres, est prévue une saisine de la Commission nationale du débat public (CNDP) par le ministre chargé de l’énergie, pour déterminer les modalités de participation du public au processus de décision. S’il a lieu, le débat public ou la concertation préalable en amont de l’appel d’offres dispenseront le lauréat de l’appel d’offres et le gestionnaire du réseau de transport en charge du raccordement de saisir la CNDP sur leur projet.
Une nouvelle procédure de saisine de la CNDP, spécifique aux installations de production d’énergie renouvelable en mer faisant l’objet d’un appel d’offres et pour leur raccordement, qui ne relèvent ni de plans et programmes, ni de projets, au sens de l’article L. 121‑8 du Code de l’environnement, sera créée. L’État pourra, dans ce cadre, réaliser tout ou partie de l’étude d’impact ainsi que les études techniques préalables, en vue de les transmettre aux candidats en amont de la phase de dépôt des offres. Il est prévu diverses dispositions en vue de favoriser l’innovation et la flexibilité des projets, notamment par une procédure de « porter à connaissance » des caractéristiques du projet finalement réalisé. Ces dispositions ne seront applicables qu’aux demandes d’autorisations déposées postérieurement à l’entrée en vigueur de la loi et des sanctions sont prévues.
Enfin, des dispositions relatives à certains appels d’offres « éolien en mer » viennent régler les conditions de la renégociation avec les lauréats des appels d’offres sur les énergies marines renouvelables de 2011 et 2013, notamment pour revoir à la baisse les tarifs d’achat et, le cas échéant, annuler les six premiers projets.
Des dispositions supprimées
Sur le volet environnemental, les députés ont notamment rayé du texte :
- l’article 26ter, qui prévoyait d’expérimenter pour trois ans un référent unique du maître d’ouvrage pour les projets d’activité, d’installation, d’ouvrage et de travaux soumis à autorisation ou à déclaration ;
- les articles 34bis A à D, qui prévoyaient de faciliter la prévention des inondations et d’exclure de l’autorisation environnementale ou de l’enquête publique certaines procédures relatives aux digues de défense contre la mer ;
- les articles 35bis A à C, qui prévoyaient le cadre juridique d’une régularisation par un exploitant de bonne foi d’une installation, d’un ouvrage, de travaux, d’une activité ou d’un aménagement, n’ayant pas fait l'objet d’une autorisation, d’un enregistrement, d’un agrément, d’une homologation, d’une certification ou d’une déclaration obligatoire ;
- l’article 35bis, qui réduisait à deux mois les délais de recours contre les décisions relatives aux installations classées pour la protection de l’environnement ;
- l’article 35ter qui restreignait les possibilités de recours des associations environnementales en revoyant les critères définissant leur intérêt à agir.
Permis de faire
Exemple de consensus entre députés et sénateurs, en revanche : la nécessité d’adopter la disposition qui prévoit de réécrire le Code de la construction et de l'habitation (CCH) en objectifs de résultats. Le projet de loi vise à habiliter le gouvernement à légiférer par voie de deux ordonnances. D’une part, dans les trois mois suivant la promulgation de la loi, pour permettre aux maîtres d’ouvrage de déroger aux normes de construction à condition d’« apporter la preuve » de « résultats équivalents à ceux découlant de l'application des règles auxquelles il est dérogé ». D’autre part, dans un délai que les députés ont rétabli à dix-huit mois, pour réécrire les normes en objectifs de résultats grâce au retour d'expérience des maîtres d'ouvrage ayant recouru au permis de faire ou permis de déroger (art. 26).
Rescrit limité pour l’urbanisme et l’archéologie
Après l’extension par le Sénat et la commission spéciale de la procédure du rescrit aux domaines des taxes d’urbanisme et de la redevance d’archéologie préventive, les députés ont prévenu les « risques de demandes de masse ou d’instrumentalisation par des phénomènes de demandes itératives multiples pour des projets non finalisés ». Il est proposé dans ces deux domaines de ne conserver les rescrits que pour les opérations de plus de 50 000 m² de surface taxable et de limiter à un seul, le nombre de rescrits possibles par opération (art. 10).
Le texte sera de retour au Sénat le 25 juillet.
1 - Le Sénat l’avait rebaptisé en première lecture « projet de loi renforçant l'efficacité de l'administration pour une relation de confiance avec le public ».
https://www.lemoniteur.fr/article/projet-de-loi-confiance-les-deputes-retouchent-le-volet-environnemental.1979799

27/06/18Transition énergétique : inscrire les renouvelables dans le paysage pour éviter l'opposition
La multiplication de petites installations de production d'électricité renouvelable modifie les paysages. Des collectivités s'emparent du sujet pour encadrer leur déploiement et planifier les zones d'implantation selon leur projet de territoire.
Qui dit décentralisation et transition énergétiques, dit également multiplication de petites unités de production. Ici et là fleurissent centrales photovoltaïques et parcs éoliens. Au risque de dénaturer les paysages. Certains projets font déjà l'objet de vives oppositions de la part de riverains. Pour faciliter leur acceptation et les inscrire dans le territoire, certaines collectivités s'emparent de la question et planchent sur la dimension paysagère de la transition énergétique. "Il ne s'agit pas de sacraliser le paysage. C'est utopique de vouloir le mettre sous cloche. Le paysage doit plutôt être un outil pour questionner la manière de mettre en œuvre la transition énergétique", explique Auréline Doreau, chef de projet de la chaire Paysage et Energie, à l'Ecole nationale supérieure de paysage de Versailles.
"Le paysage doit plutôt être un outil pour questionner la manière de mettre en œuvre la transition énergétique." 
Auréline Doreau, Ecole nationale supérieure de paysage de Versailles
Si, au premier abord, la rencontre entre paysagistes et énergéticiens n'est pas évidente, elle est finalement source de richesse : "Cela suppose de croiser les disciplines, mais aussi de questionner les activités sur le territoire : économie, loisirs, agriculture, mobilité, solidarité entre les territoires… Ce travail ouvre un champ de réflexion beaucoup plus large, au delà de la question initiale de la transition énergétique".
Anticiper l'arrivée des projets renouvelables
Le parc naturel régional des Préalpes d'Azur s'est saisi du sujet à l'occasion de l'installation d'un poste source électrique de 80 MW. Ce projet démultiplie les possibilités d'installer des énergies renouvelables sur ce territoire : environ 200 hectares de centrales photovoltaïques seront raccordables. Cette future infrastructure attire d'ores et déjà les porteurs de projets, au risque de conduire à des spéculations sur les terres, notamment agricoles. Le parc a donc souhaité anticiper, en élaborant des préconisations sur les futures centrales, voire en planifiant leur implantation. "L'idée est d'éviter de miter le territoire comme cela s'est fait avec les zones pavillonnaires. Il était donc nécessaire de prendre le projet très en amont", explique Joris Masafont, étudiant paysagiste chargé de mener la réflexion sur l'intégration paysagère des énergies renouvelables dans le parc. "En règle générale, les collectivités agissent en réaction à l'arrivée d'opérateurs privés. Il n'y a donc pas d'ambition paysagère. Nous souhaitions anticiper, afin d'éviter d'avoir une juxtaposition de centrales qui dénaturent le territoire", justifie Eric Mele, président du parc. D'autant qu'à terme, la capacité du poste source pourrait être triplée.
Des analyses cartographiques et des études de terrain ont permis de mieux connaître le territoire dans un périmètre de 15 km autour du futur poste source. Des critères paysagers, mais aussi des critères techniques, élaborés avec des énergéticiens, ont permis d'établir une grille de lecture du territoire.
Ce travail a permis d'identifier les lieux potentiels d'installation des parcs, en accord avec le projet de territoire. Ainsi, les plaines fertiles devraient être protégées des grands projets. Les zones ayant un intérêt patrimonial, écologique ou agricole ont été exclues d'office. En revanche, les plateaux calcaires, "lieux assez pauvres en termes de biodiversité, assez fermés, pourraient servir à la fois pour le pâturage et l'installation de centrales photovoltaïques", explique Joris Masafont. Et pourquoi pas multiplier les usages sur ces plateaux, en créant des réserves d'eau de pluie ? Au niveau des villages, des serres photovoltaïques pourraient être installées, en continuité de l'urbanisme actuel, pour alimenter les cantines ou les habitants.
Une démarche qui porte ses fruits
Ce travail, qui va être poursuivi, doit permettre au parc de se positionner sur les futurs projets. "L'avis du parc reste consultatif, mais c'est une aide à la décision pour les maires et le Préfet. Il s'agit d'inscrire ce travail d'expertise dans un ensemble d'enjeux", explique Eric Mele.
Le parc naturel régional du Verdon s'est lancé dans cette démarche il y a quelques années. Une charte, adoptée en 2010, définit des principes d'implantation pour les centrales solaires : éviter les terres agricoles, les zones naturelles à enjeux et privilégier le foncier communal afin de garantir l'intérêt général du projet. Les porteurs de projets doivent également présenter une simulation paysagère et privilégier les solutions qui optimisent l'emprise au sol.
Depuis 2007, le parc a émis 23 avis sur des projets photovoltaïques : cinq favorables, quatre avec réserves et 14 défavorables. Huit projets ont finalement été réalisés : quatre avaient reçu un avis favorable, deux un avis défavorable (car implantés sur des terrains privés) et deux des réserves. "Tous les projets sur des paysages emblématiques ont été abandonnés, souligne Dominique Imburgia, chargé de projet Energie du parc. Depuis 2011, il n'y a plus de projets en zone agricole et les deux-tiers sont sur des terrains publics".
Ce travail de longue haleine a permis d'ouvrir les discussions avec les élus et les opérateurs privés. Pour autant, la démarche se confronte parfois à des intérêts économiques : les communes sont tentées de donner leur feu vert à des projets qui dénaturent le paysage, afin de bénéficier de retombées économiques. Difficile de renoncer à une nouvelle manne financière en ces temps de disette budgétaire…
"Demain, avec le développement des intercommunalités, les projets de territoires seront plus facilement réalisables", espère Luc Courtil, chargé de mission Développement du parc. D'autant que l'objectif n'est pas de s'opposer à tous les projets mais de privilégier ceux qui s'inscrivent dans le paysage : "On engage les communes à s'approprier la question et à inverser les démarches, en utilisant les plans locaux d'urbanisme (PLU)", explique-t-il. Par exemple, la commune de Moissac-Bellevue a travaillé à l'élaboration d'un cahier des charges, avec le parc et Energie partagée. Une pré-étude environnementale a été réalisée sur le site identifié et le public a été consulté sur le projet d'implantation d'une centrale photovoltaïque. Ce n'est qu'après ces étapes qu'un opérateur a été retenu par appel d'offres pour mener à bien le projet, qui est encore en cours de montage.
A Manosque, l'hydrogène crée une bulle spéculative sur le foncier
Anticiper et s'approprier les projets, c'est également ce que comptent faire les élus de la communauté d'agglomération de Manosque (Durance-Luberon-Verdon agglomération). Un projet de production d'hydrogène, à partir de photovoltaïque, et de stockage dans les cavités salines du territoire, suscite des inquiétudes. "Ce projet nécessite l'installation de 1.500 hectares de panneaux photovoltaïques. Les opérateurs sont en train de se positionner. Nous devons être très vigilants. Ils proposent des loyers de 8.000 à 10.000€/an/ha aux propriétaires forestiers. Cela crée une bulle spéculative. Or, nous tenons à la carte postale de notre territoire, qui est très touristique", raconte le maire de Manosque, Bernard Jeanmet-Péralta. L'agglomération planche donc, avec le parc du Verdon, sur une cartographie de favorabilité ou d'exclusion des projets, en fonction des enjeux de biodiversité, de paysage, d'agriculture et de pastoralisme. Mais "il faut aller vite", prévient Luc Courtil.
https://www.actu-environnement.com/ae/news/transition-energetique-renouvelables-paysage-integration-31567.php4#xtor=ES-6


27/06/18 : ČEZ LANCE UNE « OFFENSIVE ÉOLIENNE » EN FRANCE😡
La compagnie d'électricité tchèque ČEZ, dont l'Etat est actionnaire à hauteur de 70%, lance une « offensive éolienne » en France, pays où la filière vent ne cesse de se renforcer depuis le milieu des années 2000. « La France bénéficie d'un fort potentiel de croissance en sources renouvelables. Mon impression est que nous sommes là à un moment opportun, celui d'une transition énergétique », a indiqué Martin Pacovský, responsable chez ČEZ des énergies renouvelables. « Il est bon d'être présent », insiste-t-il alors que la France s'est fixé pour objectif d'élever la part des énergies vertes dans le mix énergétique global à 23% en 2020 puis à 32% en 2030.
La société ČEZ, premier électricien tchèque, a fait en juin 2017 l'acquisition en France d'un ensemble de neuf projets d'éoliennes en phase de préparation avancée, à la société allemande ABO Wind. La compagnie tchèque a déjà obtenu les feux verts nécessaires pour quatre de l'ensemble des neuf projets de centrales éoliennes en France, d'une puissance installée totale de 42,4 mégawatts. La construction de la première éolienne CEZ en France commencera fin 2018 à Aschères-le-Marché, dans le Loiret, pour être achevée au second semestre 2019. Les cinq autres projets se trouvent "à différentes étapes d'autorisation", constate M. Pacovský avant de relever que le processus d'octroi de permis "n'est pas des plus simples" en France. Si tous les neuf projets sont réalisés, la puissance installée des éoliennes ČEZ en France atteindra 100 MW d'ici cinq ans.
http://www.radio.cz/fr/rubrique/infos/cez-lance-une-offensive-eolienne-en-france

26/06/18«Les éoliennes : une folie qui mutile la France»
Les grandes éoliennes se multiplient, et ce n'est qu'un début. Agissons avant qu'il ne soit trop tard, s'alarme l'inspecteur général des finances*.
L'actuelle politique de l'éolien aboutit à une mutilation de la France, sans raison valable.
Laissons de côté l'éolien en mer, qui donne lieu à une bataille entre gouvernement et promoteurs. Concentrons-nous sur l'éolien terrestre. De belles régions comme la Bourgogne et le Languedoc sont déjà gravement atteintes. Si la loi sur la transition énergétique, votée dans l'inconscience durant la législature précédente, est appliquée, près de la moitié des habitations de la France rurale se trouveront à moins de 3 kilomètres d'une grande éolienne. Au mont des Quatre Faux (Ardennes), le préfet a autorisé 63 engins de 200 mètres de haut, pale comprise - soit deux fois et demie la hauteur de la cathédrale de Reims, située non loin de là. La vingtaine d'éoliennes proposées dans le Haut-Armançon (Yonne) 
atteindraient 220 à 250 mètres et approcheraient donc de la hauteur de la tour Eiffel (300 mètres). Les promoteurs éoliens s'attaquent maintenant au Mont-Saint-Michel (projet de Bazouges-la-Pérouse, Ille-et-Vilaine). Nos paysages sont donc en train de subir leur plus importante mutation depuis les grands défrichements médiévaux. Nos campagnes vont cesser d'être des campagnes.
«Nos paysages sont donc en train de subir leur plus importante mutation depuis les grands défrichements médiévaux. Nos campagnes vont cesser d'être des campagnes.»
Ces perspectives sont inacceptables pour un pays soucieux de son image, fier de son histoire, et qui prétend rester la première destination mondiale en nombre de touristes. Le grand public tarde à en prendre conscience, car la moitié des éoliennes déjà décidées ne sont pas encore visibles et, parmi celles qui fonctionnent, beaucoup, d'un modèle ancien, ne dépassent guère la centaine de mètres. Quand tout ce qui est décidé ou prévu sera sorti de terre, un sursaut se produira. Mais il sera trop tard.
«En raison de ce mariage forcé avec le gaz ou diverses sortes de charbon, l'éolien est une fausse énergie propre, une fausse énergie renouvelable.»
Les naïfs croient que les éoliennes contribuent à la défense du climat. Rien de plus faux. En 2015, les sources d'énergie polluantes (charbon, fioul, gaz) n'ont fourni que 6 % de notre production électrique. En 2019, ce sera encore moins. Au-delà, la réduction ne pourra se poursuivre, car il faut un fort appoint de gaz pour lisser l'extrême irrégularité du courant éolien: dans notre pays, une éolienne terrestre ne fonctionne en moyenne qu'à 23 % de sa puissance, car l'insuffisance de vent provoque son arrêt, et l'excès de vent aussi. La poursuite de l'expansion éolienne imposerait donc de rouvrir des centrales à gaz et même d'en créer de nouvelles (au risque d'accroître la dépendance envers le fournisseur russe). Au lieu d'être un remède, l'éolien deviendrait une source de pollution supplémentaire. C'est ce qu'on voit en Allemagne, où sont ouvertes de nouvelles mines de lignite, combustible particulièrement nocif. En raison de ce mariage forcé avec le gaz ou diverses sortes de charbon, l'éolien est une fausse énergie propre, une fausse énergie renouvelable.
De toute façon, nous avons déjà trop d'électricité. En année normale, notre pays exporte le dixième de sa production. Contrainte par l'État, EDF achète le courant éolien terrestre à un prix qui atteint aujourd'hui, en moyenne, 82 euros le mégawattheure et le revend moitié moins cher sur les marchés extérieurs ; la perte est financée par consommateur et contribuable. Un supplément d'éoliennes ne pourrait qu'aggraver ce gaspillage.
Mais alors, où se trouve notre avenir énergétique? Le solaire thermique (celui des chauffe-eau) est une bonne carte à jouer, car la chaleur, contrairement à l'électricité, se conserve sans recourir à des batteries d'un coût prohibitif. Celle des égouts devrait également pouvoir être captée de manière massive. À terme, nous bénéficierons sans doute de surgénérateurs, créant plus de combustible nucléaire qu'ils n'en consomment ; des chercheurs américains et russes y travaillent. Dommage que la France ait arrêté ses propres recherches.
En tout cas, pour les deux ou trois décennies qui s'annoncent, la solution de loin la plus rationnelle et la moins coûteuse consiste à prolonger les centrales nucléaires en service. Les États-Unis le font de façon systématique. Pourquoi la France s'en priverait-elle? L'un des avantages de cette formule est qu'elle évite de mettre en place de nouvelles lignes à haute ou moyenne tension.
«Les nouveaux projets éoliens n'ont d'autre raison d'être que de satisfaire le groupe de pression des promoteurs et de faire plaisir aux écologistes qui sont bien mal informés.»
La loi sur la transition énergétique prévoit au contraire de remplacer le tiers de la production nucléaire actuelle par celle d'éoliennes et accessoirement de capteurs photovoltaïques, d'ici à 2025. Échéance irréaliste, qu'il est question de repousser de cinq ou dix ans, mais l'objectif de réduction d'un tiers paraît maintenu. Si on veut vraiment l'atteindre, il faudra supporter, d'après mes calculs, un surcoût de 93 milliards d'euros par rapport aux dépenses de sécurité qu'implique la prolongation des centrales en cause, pour une production équivalente. Encore doit-on ajouter à ces milliards le coût financier et psychologique du réseau serré de nouvelles lignes à moyenne et haute tension qui desservirait ces engins nouveaux dispersés sur tout le territoire.
Bref, les nouveaux projets éoliens n'ont d'autre raison d'être que de satisfaire le groupe de pression des promoteurs et de faire plaisir aux écologistes qui sont bien mal informés. Écartons-les avant qu'ils n'aggravent encore l'état des finances publiques et ne détruisent l'identité des paysages français.
* Ancien directeur de la législation fiscale.
Cet article est publié dans l'édition du Figaro du 27/06/2018.
La rédaction vous conseille : «On ne bâtit pas une politique énergétique sur des non-dits» Denis de Kergorlay: «Très chères éoliennes!» Éoliennes, le scandale
PATRICE CAHART
http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/06/26/31003-20180626ARTFIG00242-les-eoliennes-une-folie-qui-mutile-la-france.php

25/06/18Energies: une "offensive éolienne" de CEZ en France😡😱
La compagnie d'électricité tchèque CEZ, dont l'Etat est actionnaire à hauteur de 70%, lance une "offensive éolienne" en France, pays où la filière vent ne cesse de se renforcer depuis le milieu des années 2000.
"La France bénéficie d'un fort potentiel de croissance en sources renouvelables. Mon impression est que nous sommes là à un moment opportun, celui d'une transition énergétique", a indiqué à l'AFP Martin Pacovsky, responsable de la CEZ en charge d'énergies renouvelables. "Il est bon d'être présent", insiste-t-il alors que la France s'est fixé pour objectif d'élever la part des énergies vertes dans le mix énergétique global à 23% en 2020 puis à 32% en 2030.
La CEZ, premier électricien tchèque, a fait en juin 2017 l'acquisition en France d'un ensemble de neuf projets d'éoliennes en phase de préparation avancée, à la société allemande ABO Wind.
"Le processus de développement d'un projet, depuis l'idée jusqu'à la réalisation, est relativement compliqué. Au début, il est bon d'avoir un partenaire qui connaît les conditions locales telles que la force du vent ou la situation autour de la propriété des terrains", explique M. Pacovsky.
"Nous aspirons à rejoindre un projet au moment où il nécessite un savoir-faire industriel. Dès cette phase-là nous sommes prêts à le financer, le réaliser et l'exploiter", ajoute-t-il, sans toutefois vouloir se prononcer sur la rentabilité attendue de l'expansion dans l'Hexagone.
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2018/06/25/97002-20180625FILWWW00227-energies-une-offensive-eolienne-de-cez-en-france.php


25/06/18Energies vertes : Chasseurs de vent (et de soleil)😡😱
ENQUÊTE EXCLUSIVE La chasse au bon foncier est devenu l'un des grands enjeux du développement des énergies vertes. Surtout depuis qu'EDF doit trouver 40.000 terrains de football dans l'Hexagone pour son plan solaire.
Comme dans l'industrie pétrolière ou minière, ils parlent de « prospection » et de « gisements ». Mais ces chercheurs d'or ne sont pas en quête de gaz ou de métaux : ils chassent le vent et le soleil. En annonçant, cet hiver, un « plan solaire » de 30 gigawatts (GW) d'ici à 2030 - soit 40.000 terrains de football à trouver dans l'Hexagone - EDF a mis en lumière l'un des défis du secteur des énergies renouvelables : trouver les meilleurs terrains.
L'accès au foncier est d'ailleurs l'un des thèmes du groupe de travail lancé en avril par le secrétaire d'Etat auprès de Nicolas Hulot, Sébastien Lecornu, qui doit rendre ses conclusions le 28 juin. Alors que l'éolien ne représente que 4,5 % de la production d'électricité française et le solaire 1,7 %, les ambitions qui seront affichées dans la prochaine feuille de route de l'Etat pour les dix prochaines années (la « Programmation pluriannuelle de l'énergie », ou PPE) nécessiteront un développement rapide de l'éolien et du solaire.
« Atlas éoliens »
Dans la besace de tout prospecteur, il y a toujours eu des cartes géographiques, auxquelles s'ajoutent désormais des bases de données et un usage intensif de Google Earth. Pour trouver les premiers terrains propices dans l'éolien, l'Ademe avait aussi commandé des « atlas éoliens régionaux » aux quelques acteurs du secteur - notamment la Compagnie du Vent -, qui se sont à l'époque fondés sur les données des aérodromes à proximité et sur quelques mâts de mesure plantés ici et là.
"Les meilleurs sites, ceux à 10 mètres de vent par seconde, ont été pris par ceux qui ont fait les atlas."
« Aujourd'hui, on se base sur la carte de Météo-France à 100 mètres d'altitude, mais à l'époque il n'y avait pas grand monde et les meilleurs sites, ceux à 10 mètres de vent par seconde, ont été pris par les opérateurs qui ont fait les atlas », explique Jean-Yves Grandidier, le patron de Valorem , basé à Bègles (Gironde).
La course à la vitesse du vent (en altitude où la densité de l'air est plus forte et sur les crêtes qui créent des effets de survitesse) a toutefois vite trouvé ses limites. « Aujourd'hui, on va moins chasser la vitesse, parce que cela peut casser les machines », raconte ce vétéran du secteur. La proximité du réseau, pour évacuer l'électricité, ou l'innovation technologique, qui permet d'améliorer la productivité de sites moins ventés, ont ouvert des opportunités.
Jusqu'à 1 million le mégawatt
Surtout, le secteur a rapidement dû composer avec les zones d'exclusion imposées par le ministère des Armées pour les radars ou l'entraînement à très basse altitude. Il faut aussi éviter les zones écologiquement protégées, les périmètres historiques, et construire à plus de 500 mètres des habitations - en Bretagne où l'habitat est dispersé, seul 4 % du territoire est ainsi éligible à l'éolien, évalue un développeur.
Au final, ce foncier vaut parfois de l'or. Un bon terrain muni d'un permis de construire pouvait il y a encore quelques années se négocier auprès de « chasseurs de vent » jusqu'à 500.000 euros voire 1 million d'euros le mégawatt (chaque éolienne en « pèse » 2, voire 3 désormais).
« On l'a fait pour notre premier parc dans l'Aube, mais cela n'a pas d'intérêt économique aujourd'hui, le coût d'achat nous paraît trop élevé », estime Paul-François Croisille, directeur général adjoint de Neoen . « On n'achète plus de cette manière, parce que cette recherche est notre coeur de métier », explique aussi Jérôme Loriot, directeur général adjoint d'Engie Green, en charge du développement.
Explorer les meilleures bases de données
Dans le solaire, la ressource est plus facilement identifiable - « 1.000 heures de soleil par an au nord, 1.400 au sud », résume à grands traits EDF - mais la quête de terres disponibles nécessite aussi d'explorer les meilleures bases de données, celles qui n'ont pas déjà été trop « travaillées ».
Neoen est ainsi allé fouiller le programme Mimausa de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), qui recense 250 anciens sites miniers d'uranium en France. « Un terrain intéressant, c'est une taille minimum, une orientation, mais aussi une distance au raccordement cohérente », explique Paul-François Croisille.
"Les règles des derniers appels d'offres ont donné des bonifications aux terrains anthropisés et sans conflit d'usage."
La PME détenue par le fonds Impala de Jacques Veyrat a signé pour 150 hectares avec l'ex-Areva, en 2014 puis en 2017, avec déjà trois projets lauréats d'un appel d'offres. « Les règles des derniers appels d'offres ont donné des bonifications à ces terrains anthropisés et sans conflit d'usage, ce qui leur a donné un regain d'intérêt », poursuit le développeur.
Une démarche désormais usuelle. Le montpelliérain Urbasolar vient ainsi de construire une ferme solaire sur un « délaissé » aéroportuaire, tandis qu'Engie vient de signer un partenariat avec Suez pour installer jusqu'à 1 GW de solaire dans ses centres de stockage de déchets - le premier projet est prévu cette année à Drambon (Côte-d'Or).
Le foncier, seul poste de coûts constants
Parfois, des particuliers mettent aussi directement des terrains sur le marché, comme celui de Cestas (Gironde), devenu la plus grande centrale solaire en France (300 MW sur 260 hectares). Un importateur de carottes à la retraite avait acheté ce terrain dans les Landes, déboisé par la grande tempête de 1999. « Il avait de l'entregent et de la surface, et un goût pour les projets. Il a fait une bonne opération mais il a pris des risques parce qu'il l'a gardé des années », poursuit Paul-François Croisille.
Quand un site est identifié, une promesse est signée pour sécuriser l'accès foncier et l'investissement dans les études. Et quand le projet se concrétise, les propriétaires de terrain optent « majoritairement »pour la location, note un acteur du secteur. Un bail est paraphé pour une trentaine d'années, autour de 1.500 à 2.000 euros l'hectare par an.
Un prix qui peut grimper si le site est très bien placé, proche d'un raccordement ou s'il est très convoité. Alors que le coût des nouveaux projets solaires et éoliens baisse fortement, « le foncier représente quelques points de pourcentage du prix de l'électricité, mais c'est le seul poste qui ne baisse pas dans la structure de coûts, avec les impôts », note un développeur.
Ouvrir de nouveaux espaces
L'objectif pour le secteur est aujourd'hui d'ouvrir de nouveaux espaces. « L'armée a libéré des zones d'entraînement au parachutage, mais cela n'a rien changé pour l'éolien parce qu'elles étaient sous d'autres contraintes comme les radars », explique Maxime Hoorens, directeur du développement de wpd France, qui vient tout de même de mettre en service trois éoliennes sur une ancienne base d'entraînement militaire, près de Laval (Mayenne).
"L'armée a 270.000 hectares de surface à disposition. On imagine facilement pouvoir mobiliser quelques milliers d'hectares."
Alors que le secteur attend la mise en service d'un logiciel (Dempere) censé affiner les avis de l'Armée sur les possibilités de cohabitation avec les éoliennes, le secteur mise plutôt sur les vastes terrains de l'Armée, propices au développement de parcs solaires. « On a 270.000 hectares de surface à notre disposition. On imagine facilement pouvoir mobiliser quelques milliers d'hectares », annonce le colonel Jacques Massot, en charge du sujet au ministère des Armées. La SNCF recense aussi ses anciennes gares de triage et bases de travaux. « On a démarré fin 2017 une étude d'opportunité pour produire et auto-consommer là où ce sera pertinent », indique Olivier Menuet, président de SNCF Energie.
Dans le cadre de la révision de la PPE, le cabinet d'expertise publique Cerema a évalué à 775 gigawatts le potentiel photovoltaïque mobilisable au sol ou sur des parkings dans la moitié sud de la France - soit près de 100 fois les capacités solaires aujourd'hui installées en France. Un chiffrage qui doit désormais se confronter au réel.
Le secteur redoute une mainmise d'EDF
« On voit beaucoup de grands projets sur du foncier public dans le monde. On peut imaginer des mises à disposition de terrains avec une sélection du développeur en fonction du prix de l'énergie qu'il proposera », plaide Jérôme Loriot, d'Engie Green. « C'est bien que le foncier s'ouvre, mais nous serons très vigilants pour que cela ne soit pas réservé à un oligopole », prévient Richard Loyen, délégué général d'Enerplan, l'un des syndicats professionnels. « Il ne faut pas que les projets poussés par la CRE soient ceux poussés par EDF », renchérit l'Ademe.
"EDF fait tourner ses réseaux locaux pour trouver des terrains. Cela réveille des propriétaires fonciers qui ne se feront pas avoir."
EDF, qui pousse pour des appels d'offres dédiés à de très grandes fermes solaires, a déjà obtenu du gouvernement qu'il relève la taille des projets ouvrant droit à soutien public, en la passant de 17 à 30 MW. L'électricien a noué des liens avec le ministère des Armées, et il discute avec la FNSEA et l'INRA pour mener des expérimentations. « EDF fait tourner ses réseaux locaux pour trouver des terrains. Les délégués régionaux commencent à sonder. Le contrecoup, c'est que cela réveille des propriétaires fonciers qui ne se feront pas avoir », craint un syndicaliste d'EDF.
Avec la baisse des prix du solaire, des projets de grande taille pourraient aussi voir le jour dans quelques années sans avoir besoin de subvention. C'est le pari de plusieurs développeurs qui ont commencé à sécuriser du foncier dans le massif des Landes pour un projet géant de 1,2 gigawatt sur plus de... 1.500 hectares.
Collectivités locales à l'affût
« Quelques particuliers nous proposent des terrains, mais la lame de fond désormais, ce sont les collectivités locales qui demandent si leurs terrains ont du potentiel », assure de son côté Francis Audigier, directeur d'EDF EN pour la région Rhône-Alpes. A Susville près de Grenoble (Isère), la Compagnie Nationale du Rhône et GEG (Gaz Electricité de Grenoble) viennent ainsi de mettre en service, sur 8 hectares de terrains communaux, un parc solaire sur les anciens terrils miniers.
"On a un stock de friches industrielles et agricoles invraisemblable ! Et quand vous portez une friche inerte comme moi à Vernon, c'est lourd".
« On a un stock de friches industrielles et agricoles invraisemblable ! Et quand vous portez une friche inerte comme moi à Vernon, c'est lourd », abonde le secrétaire d'Etat Sébastien Lecornu, élu en Normandie. L'Ademe doit d'ailleurs publier cette année une étude sur le potentiel solaire et la compétitivité des sites dégradés.
Le modèle à suivre en débat
Des débats émergent : faut-il adopter un mode de développement intensif du solaire comme à Cestas, moins consommateur d'espace mais où les panneaux sont à touche-touche ? Ou un modèle plus extensif, avec des panneaux qui pourraient servir d'ombrières à du pâturage ? « Les chèvres bouffent tout mais pas les moutons, défend Jean-Yves Grandidier. Et avec les problèmes de feu, cela peut redorer le modèle économique de l'éleveur. »
"Dans le Nord, l'éolien a aidé l'agriculture, il faut faire pareil dans le Sud avec le solaire."
« Il y a moyen de faire du moins dense avec de la co-activité agricole, plaide aussi Neoen. Dans le Nord, l'éolien a aidé l'agriculture, il faut faire pareil dans le Sud avec le solaire. Il faut mettre des garde-fous parce qu'il y a la crainte d'un déplacement d'activité, mais cela ouvrirait des centaines de milliers d'hectares. » Depuis mi-2017, le cahier des charges des appels d'offres interdit l'installation dans les zones à défricher, un point que le secteur souhaiterait assouplir.
Dans une note publiée en février, l'Ademe estimait toutefois que « les modèles en toiture doivent être privilégiés, pour éviter d'occuper des sols agricoles et de nuire à l'image de cette ENR ». Du solaire flottant à la route solaire en passant par les bords de route, les réflexions bourgeonnent, avant de passer au tamis de la compétitivité et de la réglementation.


21/06/18 : La Société Générale met la main sur un pionnier du financement participatif vert 😡😱
La banque de la Défense fait l'acquisition de la plate-forme Lumo. Elle doit venir compléter sa palette d'outils de financement des énergies renouvelables.
Le « crowdfunding » et les géants bancaires ont décidément des intérêts communs. Ce jeudi, la Société Générale a annoncé l'acquisition de Lumo, une plate-forme de financement participatif qui se donne pour objectif d'aider à monter des projets d'énergie renouvelable. Créée en 2012, celle-ci revendique 5 millions d'euros levés pour une quarantaine de projets dans l'énergie solaire, éolienne ou hydraulique. Ce type d'acquisition n'est pas une première en soi, mais elle marque un tournant en intégrant cette offre dans le grand bain de la banque de financement : l'opération a été menée à l'initiative des équipes de financement de projets des énergéticiens de la Société Générale.
« Historiquement, notre activité se concentre sur des projets d'envergures, mais face à la demande croissante de nos clients énergéticiens, en recherche de solutions de financement participatif (crowdfunding), nous avons décidé d'innover » , explique Pierre Palmieri, responsable mondial des activités de financement de la banque. De fait, la loi de transition énergétique de 2015 a introduit dans les cahiers des charges des appels d'offres de l'Etat pour le développement des projets renouvelables une valorisation du recours au financement participatif au moyen de bonus sur le prix de rachat de l'électricité produite.
Des offres pour les particuliers
Pour la Société Générale, ce n'est qu'un début : « Associer économiquement les riverains aux projets proches de chez eux renforce l'acceptabilité locale et favorise l'ancrage territorial de ces projets. Le secrétaire d'Etat, Sébastien Lecornu, l'a encore réaffirmé en début d'année en préconisant de systématiser le recours au financement participatif dans les appels d'offres. En Europe, l'Irlande et l'Allemagne pourraient aussi adopter une réglementation similaire », estime Jérôme Deflesselles, responsable Europe des énergies renouvelables de la banque. En intégrant l'offre de Lumo, désormais filiale à 100 % de la banque, dans sa palette de produits, la Société Générale espère donc s'équiper pour faire face à cette nouvelle tendance de marché et défendre ses positions dans le renouvelable.
Concrètement, Société Générale offrira les services de la plateforme Lumo à ses clients énergéticiens pour promouvoir leurs projets localement. Et en parallèle, la banque proposera à ses clients particuliers de ses réseaux Société Générale, Crédit du Nord et Boursorama d'investir dans ces projets.
Cette initiative s'inscrit dans une tendance déjà bien installée. En 2017, la plate-forme Enerfip et le Crédit Agricole du Languedoc-Roussillon avaient déjà noué un partenariat de distribution.
https://www.lesechos.fr/finance-marches/banque-assurances/0301857425111-societe-generale-met-la-main-sur-un-pionnier-du-financement-participatif-vert-2186141.php

21/06/18Le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité en France condamné par le régulateur à une amende de 03 millions EUR
La sanction d’Enedis, pour non-respect d’une décision de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) dans un litige lié à un raccordement de parc éolien, a été rendue publique le 18 juin
Enedis, gestionnaire du réseau de distribution d’électricité en France, devra payer une amende de 3 millions d’euros pour ne pas avoir respecté une décision de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) dans un litige lié à un raccordement de parc éolien, a indiqué la CRE lundi 18 juin.
Cette sanction financière infligée à la filiale d’EDF est la première jamais édictée par le Comité de règlement des différends et des sanctions (Cordis) du gendarme de l’électricité, créé en 2006, a précisé sa porte-parole. Le litige remonte à 2014, lorsque la société Parc Eolien Lislet 2 avait saisi le Cordis pour réclamer qu’Enedis modifie certaines clauses du contrat de raccordement du parc.
Enjoint en novembre 2015 par le Cordis de proposer un nouveau contrat dans un délai de six mois, Enedis n’a pas respecté cette obligation, et se voit donc condamné par le gendarme de l’électricité. “Enedis instruit un recours contre cette décision devant le Conseil d’Etat en s’appuyant sur des moyens relatifs à la procédure suivie devant le Cordis ainsi qu’au fond du dossier”, a toutefois indiqué un porte-parole du gestionnaire du réseau à l’AFP.
https://energies-media.com/gestionnaire-reseau-electricite-condamne-par-regulateur-03-millio/


21/06/18"L'éolien oblige à construire des réseaux à prix exorbitant. On en a 8000 on va en mettre 20 000 de plus, on en a pas en offshore et on va en mettre sur les plus belles côtes de France"
https://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/l-eolien-oblige-a-construire-des-reseaux-a-prix-exorbitant-on-en-a-8000-on-va-en-mettre-20-000-de-plus-on-en-a-pas-en-offshore-et-on-va-en-mettre-sur-les-plus-belles-cotes-de-france-1084601.html

21/06/18Dix députés réclament l'arrêt de la construction d'éoliennes en France
Dix parlementaires de La République En Marche et des Républicains ont demandé mercredi 20 juin un moratoire au gouvernement pour arrêter de construire des éoliennes qui, selon eux, défigurent les paysages.
"Les éoliennes, c'est moche", disent ces députés. "Il y en a déjà plus 6.000 installées dans les campagnes françaises, arrêtons !", demandent ces parlementaires. "Autant les construire en mer. Mais alors très loin des côtes, au moins on ne les verra pas", poursuivent-ils. Ils proposent de mettre les moyens pour développer une nouvelle technologie : celle de l'éolienne flottante, qui permet d'aller installer de mats à plus de 50 kilomètres au large.
Mercredi 20 juin, le président de la République a confirmé que les six projets de parc au large des côtes bretonnes et normandes se feraient bien. Il y avait un doute. Il a simplement réussi à renégocier les prix avec les entreprises comme EDF qui vont les exploiter.

Le gouvernement précédent s'était engagé à racheter l'électricité de ces parcs à un prix très élevé pour les subventionner. "C'était beaucoup trop cher", a estimé le ministère de Nicolas Hulot, qui a fait baisser le tarif.
Pas question de stopper l'éolien !
Tous les pays du nord de l'Europe ont des parcs en mer qui tournent et qui sont rentables. La France est la seule pour l'instant à n'en avoir aucun. Et bien, elle en aura. Et sur terre aussi : il n'y aura pas de moratoire, comme le demandent les députés.
L'éolien, c'est l'un des moyens de diversifier nos sources énergétiques et de réduire le nucléaire. Cet été, le gouvernement va même publier un arrêté pour que les procédures soient deux fois plus rapides.
Tout de même, quand le patrimoine (un château, un beau paysage) sera menacé, l'État promet de faire attention. Mais il n'est pas question d’arrêter le développement de l'éolien en France.
http://www.rtl.fr/actu/debats-societe/dix-deputes-reclament-l-arret-de-la-construction-d-eoliennes-en-france-7793829069

21/06/18Faut-il continuer à développer le parc éolien en France?😠
Le parc éolien va être renforcé en mer, 6 projets ont été validés par le gouvernement. Mais des associations de défense de l'environnement et de pêcheurs ne sont pas convaincues.
Le gouvernement a confirmé le développement de 6 projets de parcs éoliens en mer, le fruit de longs mois de négociation pour réduire le coût de ces installations. 15 milliards d’euros ont été économisés par rapport à la facture qui avait été fixée lors des appels d’offre de 2012 et 2014.
L’Etat versera donc 40% de subventions en moins aux industriels qui construiront ces éoliennes. De Dunkerque à Oléron, 360 éoliennes de plus de 200 mètres de haut seront installées au large des côtes. Il était temps. La France ne compte aucune éolienne en mer alors que ses voisins anglais, allemand et néerlandais sont en pointe. Jean-Louis Bal est le président du syndicat des énergies renouvelables.
15 000 emplois directs et indirects créés
"Il faut le développer d'abord car on a gisement de vent intéressant en France. Dire que c'est coûteux, c'est faux. C'est une énergie du présent et de l'avenir."
D’ailleurs, 15.000 emplois directs et indirects seront créés. L’Etat a en plus obtenu une ristourne de 30% sur les tarifs de l’électricité produite par ces éoliennes off-shore. 150€ le mégawattheure au lieu des 200 prévus. Ça reste plus cher que le nucléaire (120€), plus cher que l’éolien sur Terre (80€) et plus cher que le solaire (80€).
Les paysages abîmés ?
Mais en diversifiant les sources d’énergie, l’objectif est bien sûr de faire baisser la part du nucléaire dans le mix énergétique français, la ramener à 50%. Belle ambition. Sauf que de nombreuses voix s'élèvent contre, dont Pierre Morel-à-l’Huissier, député UDI de Lozère, qui dénonce le manque d'efficacité de l'éolien pour la production d'énergie.
"Il faudrait des milliards d'éoliennes pour arriver à la capacité de ce que représente aujourd'hui l'énergie nucléaire. Deuxièmement, il faut la construire, ce n'est pas une énergie verte dans la construction. Et troisièmement, la pression des industriels et le nombre d'éoliennes fait que l'on a aujourd'hui des paysages abîmés"
Et ce n’est pas parce que ces éoliennes en mer seront moins visibles qu’elles ne détruisent pas les paysages. Associations de défense de l’environnement et pêcheurs ont déjà déposé des recours contre ces projets off-shore. Ils dénoncent une atteinte au paysage, à la biodiversité marine et au conditions de pêche.
https://rmc.bfmtv.com/emission/faut-il-developper-le-parc-eolien-en-france-1475304.html

19/06/18Éolien: l'allemand EnBW convoite le marché français
L'énergéticien allemand EnBW vient de créer une filiale en France pour se lancer sur le secteur en développement de l'éolien terrestre, visant d'ici à 2020 au moins une centaine de mégawatts installés, a indiqué mardi à l'AFP son directeur général, Philippe Vignal.
Le marché français fait désormais preuve de "maturité et reste un des plus intéressants en Europe", a-t-il affirmé, alors qu'EnBW a également amorcé un développement dans l'éolien en Suède, à Taïwan ou aux États-Unis.
Le groupe allemand veut investir 5 milliards d'euros d'ici à 2025 dans les énergies renouvelables au niveau mondial et atteindre une capacité installée de 1 000 mégawatts (MW) dans l'éolien terrestre, contre plus de 400 MW actuellement. En France, il vise "au moins la centaine (de mégawatts), voire plus" d'ici à 2020, quand les leaders du marché, EDF et Engie, disposent chacun d'un parc installé dépassant les 1 000 mégawatts.
"On n'exclut pas de faire aussi de la croissance qui ne soit pas organique, d'aller chercher des partenaires à l'extérieur pour accélérer notre pénétration sur le marché français", a ajouté M. Vignal, précisant qu'il était encore "un peu tôt pour parler de choses concrètes" en termes d'acquisitions.
Malgré les lenteurs et freins administratifs dénoncés régulièrement par les industriels, le dirigeant de la nouvelle entité française d'EnBW, ancien directeur général de WPD SAS, autre acteur du secteur, estime que "le marché français présente beaucoup de points positifs et une attractivité importante". Il a toutefois estimé qu'il fallait "rendre l'éolien beaucoup plus compétitif en le rendant plus facile et plus rapide" à développer en France.
Fin 2017, la France disposait d'un parc éolien de près de 14 000 mégawatts et vise entre 21 800 et 26 000 MW d'ici à 2023.
https://www.connaissancedesenergies.org/afp/eolien-lallemand-enbw-convoite-le-marche-francais-180619

19/06/18«Stop aux nouvelles éoliennes !», le cri d'alarme de dix députés
TRIBUNE - L'implantation de nouvelles éoliennes aux quatre coins de France se heurte à l'hostilité massive des habitants, s'inquiètent les parlementaires signataires, qui appartiennent tant à la majorité qu'à l'opposition.
L'Assemblée étudie actuellement l'article 34 du projet de loi dit «confiance», qui vise à permettre à l'État de renégocier le tarif de rachat des six centrales éoliennes côtières dont le principe avait été arrêté en 2011 et 2013, voire à annuler ces projets si les tarifs proposés restent trop élevés. En pareil cas, le projet de loi prévoit que des appels d'offres sont relancés «sur la même zone géographique ou sur une zone géographique à proximité».
Nous nous réjouissons de cette renégociation en cours qui aura un impact réel sur la facture d’électricité des consommateurs et la fiscalité des contribuables. C’est du bon sens.
Mais nous exprimons notre forte inquiétude concernant la possibilité, en cas d’annulation, que des projets éoliens côtiers soient situés dans les mêmes zones que celles initialement prévues alors que le ministre Nicolas Hulot avait, dans une interview dans Le Figaro du 9 mars dernier, précisé que « ces projets n’ont pas été bien « zonés » » et que « les résistances ont été peu prises en compte. »
Effectivement, la France connaît une véritable crise de saturation de l’implantation des éoliennes. En tant que représentants du peuple, nous constatons que partout la colère gronde lorsqu’il s’agit d’installation de centrales éoliennes terrestres ou plantées au bord des côtes. L’acceptabilité sociale est tellement faible qu’on arrive à un niveau de taux de recours de l’ordre de 70% sur toute la France. Lors de la récente enquête publique concernant la centrale éolienne entre Yeu et Noirmoutier, qui a suscité une forte mobilisation, 80% de la population s’est déclarée opposée à ce projet, ainsi que la presque totalité des acteurs économiques de la mer et de la pêche.
Il n’est pas concevable de mettre en place une politique de transition énergétique sans un minimum d’acceptation et de consensus de la population concernée. Deux députés, deux sénateurs et le président du conseil départemental de la Somme ont écrit à Nicolas Hulot pour demander un moratoire concernant le développement de l’éolien dans leur département. Et la tension monte dans tous les territoires.
C’est pourquoi l’actuelle discussion concernant les projets de centrales éoliennes aux bords des côtes nous semble le moment opportun pour lancer une réflexion sur la réorientation des projets d’installation d’éoliennes, en mettant la priorité absolue sur l’éolien flottant à un minimum de 50 kilomètres des côtes.
Il y a quelques mois, le secrétaire d’Etat Sébastien Lecornu a inauguré la première éolienne flottante au large de Saint Nazaire. Cette technologie française présente de très nombreux avantages. Elle supprime les problèmes d’acceptabilité dans la mesure où elles peuvent être installées loin des côtes, et préserve le potentiel touristique et les économies locales. Elle évite des travaux considérables dans les sous-sols marins, et protège la biodiversité. En outre cette technologie permet un raccordement simplifié aux fonds marins avec un entretien facilité et un enlèvement aisé en cas d’avaries importantes.
Les gisements de vents étant beaucoup plus importants dans la haute mer que sur la terre ou la côte, la production réelle attendue de telles centrales éoliennes se rapproche des 60%, là où elle atteint difficilement en moyenne 25% pour le terrestre. L’énergie électrique produite par ces éoliennes est beaucoup moins intermittente. Elle permet une utilisation bien moindre d’énergie fossile (charbon ou gaz) en compensation des moments non productifs d’électricité.
Des réflexions ont déjà été entamées sur le sujet, mais nous nous interrogeons fortement sur l’intérêt de maintenir des projets éoliens terrestres ou au bord des côtes, tel que l’article 34 de la loi en discussion le laisse entendre. Pourquoi ne pas profiter de cette renégociation pour envisager la mise en œuvre d’une technologie française d’avant-garde au travers des éoliennes flottantes à 50 km des côtes, plaçant la France en avance du fait de sa capacité à développer cette technologie innovante et à l’exporter dans le monde ?
C’est pourquoi, nous demandons au président de la République de décider un moratoire sur les éoliennes terrestres et au bord des côtes, et de réfléchir de manière urgente au développement des éoliennes flottantes non visibles des côtes.

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/06/19/31003-20180619ARTFIG00340-stop-aux-nouvelles-eoliennes-le-cri-d-alarme-de-dix-deputes.php

19/06/18Eolien : un contrat d’accès réseau contesté vaut 3 M€ d’amende à Enedis
C’est une première : le « tribunal » de la Commission de régulation de l’énergie a infligé une amende de 3 M€ à Enedis pour ne pas avoir respecté l’une de ses décisions. Appelée Comité de règlement des différends et des sanctions » (Cordis) et créée en 2006, l’instance avait été saisie en 2014 par une société de projet appartenant à Eurowatt. Ce développeur et exploitant éolien estimait que l’un de ses parcs (la société Parc Eolien Lislet 2) subissait des interruptions excessives (dues à des travaux, des raccordements d’autres parcs éoliens…) de la part du gestionnaire de réseau. Le producteur contestait donc le contrat d’accès permanent au réseau – qui n’a rien à voir avec celui de raccordement – au motif qu’il ne correspondait pas du tout à la réalité sur le terrain.
En 2015, le Cordis a accepté la réclamation d’Eurowatt et demandé à Enedis un contrat plus transparent. Ce qu’a produit le gestionnaire de réseau l’année suivante. Problème : pour ...
https://www.greenunivers.com/2018/06/eolien-un-contrat-dacces-reseau-conteste-vaut-3-me-damende-a-enedis-183647/

18/06/18Éolien : le gendarme de l'électricité inflige une amende inédite de 3 millions d'euros à Enedis
La filiale d'EDF n'a pas respecté une décision de la Commission de régulation de l'énergie.
C'est la première fois que le Comité de règlement des différends et des sanctions (Cordis) inflige une amende depuis sa création en 2006. Le gestionnaire du réseau de distribution d'électricité Enedis, filiale d'EDF, devra payer une amende de 3 millions d'euros pour ne pas avoir respecté une décision de la Commission de régulation de l'énergie (CRE) dans un litige lié à un raccordement de parc éolien, a indiqué la CRE lundi 18 juin.
Le litige remonte à 2014, lorsque la société Parc Eolien Lislet 2 avait saisi le Cordis pour réclamer qu'Enedis modifie certaines clauses du contrat de raccordement du parc.
DEPOS D'UN RECOURS
Enjoint en novembre 2015 par le Cordis de proposer un nouveau contrat dans un délai de six mois, Enedis n'a pas respecté cette obligation, et se voit donc condamné par le gendarme de l'électricité.
"Enedis instruit un recours contre cette décision devant le Conseil d'Etat en s'appuyant sur des moyens relatifs à la procédure suivie devant le Cordis ainsi qu'au fond du dossier", a toutefois indiqué un porte-parole du gestionnaire du réseau à l'AFP.
https://www.boursorama.com/bourse/actualites/eolien-le-gendarme-de-l-electricite-inflige-une-amende-inedite-de-3-millions-d-euros-a-enedis-d6c10da995ab809da98c8e86c0add180

18/06/18Un projet d’installation d’éoliennes soumis à autorisation environnementale est dispensé de permis de construire
Aux termes de l’article R. 425-29-2 du code de l’urbanisme : « Lorsqu'un projet d'installation d'éoliennes terrestres est soumis à autorisation environnementale en application du chapitre unique du titre VIII du livre Ier du code de l'environnement, cette autorisation dispense du permis de construire ».
Cette disposition est issue de l’article 11 du décret n°2017-81 du 26 janvier 2017, décret contesté devant le Conseil d’Etat par d’eux associations : l'association Fédération environnement durable et l'association Vent de colère ! Fédération nationale.
Ces associations invoquaient notamment le principe de non-régression défini à l’article L. 110-1 du code de l’environnement en faisant grief au décret de faire échapper les installations d’éoliennes terrestre à l’application des règles d’urbanisme.
L’article L. 110-1 du code de l’environnement dispose en effet que « Le principe de non-régression, selon lequel la protection de l'environnement, assurée par les dispositions législatives et réglementaires relatives à l'environnement, ne peut faire l'objet que d'une amélioration constante, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment ».
Néanmoins, pour le Conseil d’Etat, si l'article R. 425-29-2 du code de l’urbanisme dispense les projets d'installation d'éoliennes terrestres soumis à autorisation environnementale de l'obtention d'un permis de construire, il n'a, ni pour objet ni pour effet de dispenser de tels projets du respect des règles d’urbanisme qui leurs sont applicables.
C’est pourquoi les articles L. 421-5, L. 421-6 et L. 421-8 du code de l’urbanisme et le 12° du I de l'article D. 181-15-2 du code de l'environnement mettent à la charge de l'autorité administrative, à l'occasion de l'instruction de la demande d'autorisation environnementale, l'examen de la conformité des projets d'installation d'éoliennes aux documents d’urbanisme applicables.
En conséquence, l'article R. 425-29-2 ne méconnaît pas le principe de non-régression posé par l'article L. 110-1 du code de l'environnement au motif qu'il dispenserait ces projets du respect des règles d’urbanisme qui leurs sont applicables.
CE, 14 juin 2018, n°409227
Cette décision est à rapprocher de l’arrêt rendu par le Conseil d’Etat le 8 décembre 2017 aux termes duquel il était rappelé le principe selon lequel une réglementation soumettant certains types de projets à l'obligation de réaliser une évaluation environnementale après un examen au cas par cas effectué par l'autorité environnementale alors qu'elles étaient auparavant au nombre de celles devant faire l'objet d'une évaluation environnementale de façon systématique ne méconnaît pas, par là-même, le principe de non-régression de la protection de l'environnement énoncé au II de l'article L. 110-1 du code de l'environnement dès lors que, dans les deux cas, les projets susceptibles d'avoir des incidences notables sur l'environnement doivent faire l'objet, en application de l'article L. 122-1 du même code, d'une évaluation environnementale.
CE, 8 décembre 2017, n°404391
https://www.juritravail.com/Actualite/permis-construire/Id/285754

15/06/18Eoliennes : la dispense de permis de construire ne viole pas le principe de non-régression 😡
Par une décision du 14 juin 2018, le Conseil d'Etat a rejeté le recours des associations Fédération environnement durable (FED) et Vent de colère visant à faire annuler le décret du 26 janvier 2017 relatif à l'autorisation environnementale.
Pour les associations anti-éolien, ce texte méconnaissait le principe de non-régression posé par l'article L. 110-1 du code de l'environnement du fait qu'il dispense ces installations de permis de construire. Le Conseil d'Etat leur donne tort. La disposition contestée n'a en effet "ni pour objet ni pour effet de dispenser de tels projets du respect des règles d'urbanisme qui leurs sont applicables". Plusieurs dispositions du code de l'environnement et du code de l'urbanisme mettent en effet à la charge du préfet, à l'occasion de l'instruction de la demande d'autorisation, l'examen de la conformité des projets aux documents d'urbanisme applicable.
Par cette décision, le Conseil d'Etat précise sa toute récente jurisprudence sur le principe de non-régression introduit par la loi de reconquête pour la biodiversité. En décembre dernier, il a en effet annulé deux dispositions du code de l'environnement définissant les projets soumis à évaluation environnementale en se fondant pour la première fois sur ce principe.
Le 12 juin, les députés de la commission du développement durable ont voté un amendement au projet de loi de réforme de la Constitution visant à inscrire le principe dans la Charte de l'environnement en vue de lui conférer une valeur constitutionnelle. Ce projet de loi ne fait toutefois que débuter son parcours parlementaire.


14/06/18Ne pas écouter les anti-éoliens est une erreur
La multiplication de petites associations de défense du patrimoine environnemental témoigne d’une opposition toujours très forte contre l’installation d’éoliennes. Si sur le principe l’énergie propre séduit, une grande structure blanche qui décime les oiseaux et gâche le paysage n’est jamais très bien reçue par les riverains. Considérer d’instinct que leurs revendications ne sont pas légitimes est une erreur stratégique.
Oui pour l’éolien mais pas chez moi. On pourrait, en grossissant le trait, résumer ainsi la position des Français sur cette énergie renouvelable. Alors que la transition énergétique compte beaucoup sur cette filière, l’opposition des populations concernées par de nouvelles constructions ne faiblit pas. Un article du « Monde » revient sr ce phénomène en partant d’une manifestation à la Rochelle contre « les affairistes éoliens » et en défense du « patrimoine rural ». Des slogans qui résument à eux seul la situation à l’échelle nationale. « Ici, comme dans de nombreuses régions, l’opposition aux éoliennes est virulente et se traduit en particulier par une bataille juridique dès qu’un projet est annoncé. Les associations locales sont soutenues la plupart du temps par la Fédération environnement durable (FED), créée en 2007, qui annonce clairement sur la page d’accueil de son site : « Non à l’éolien en France » » écrit le quotidien.
Sur le constat et le soutien des populations, la FED marque des points en rappelant quelques chiffres. De 7 000 éoliennes aujourd’hui, l’objectif est d’en compter 20 000 d’ici quelques années. De quoi, mathématiquement, augmenter le nombre d’associations et de groupes opposés à cette énergie. Inratables dans un paysage, ces grandes structures sont déjà disgracieuses sur le bord de l’autoroute alors dans un estuaire ou un lieu de tourisme, on peut comprendre l’agacement des riverains. D’autant que certaines associations de défense des animaux ont également fait entendre leur voix à propos des dégâts considérables des éoliennes sur les populations d’oiseaux.
En revanche, sur ses conclusions, la FED risque de ne pas faire l’unanimité en plaidant pour le nucléaire comme avenir et solution pour la décarbonisation. Une position qui rebute France Nature Environnement par exemple qui explique que son premier combat est la transition énergétique. Une réaction qui manque de profondeur puisque la transition a besoin d’un soutien populaire pour être mieux portée par le politique. Or, en ne donnant pas la parole à ceux, cités par « Le Monde », qui perdent leur label Gîte de France ou voient leurs biens perdre de leur valeur, le gouvernement fait une erreur stratégique. En simplifiant les démarches d’installation l’exécutif cherche à montrer qu’il accélère la cadence écologique. Il aurait peut-être été plus fin de chercher à classer d’un côté les lieux protégés ou touristiques et ceux plus adaptés à des grands champs d’éoliennes de l’autre. Après tout, une centrale nucléaire aussi c’est moche, mais personne n’a jamais voulu en installer une petite dans les jardins ou les zones touristiques.
https://www.rse-magazine.com/Ne-pas-ecouter-les-anti-eoliens-est-une-erreur_a2769.html

14/06/18LE CONTRIBUABLE, VACHE À LAIT DES ÉOLIENNES
Si on annonçait à un ménage français qu’on augmente ses impôts de 10% sans contrepartie, et même d’une somme fixe de 200 euros, quels que soient ses revenus, même pour les ménages non imposables, ce serait une très mauvaise nouvelle. C’est pourtant ce qui se passe avec l’éolien.
Un ménage moyen français paie environ 2 200 euros d’impôt sur le revenu par an. Ce même ménage consomme environ 4700 kwh d’électricité par an. Chaque opération d’éolienne bénéficie depuis dix ans d’un prix subventionné au double du prix moyen du marché de l’électricité. Chaque opération éolienne prive les ménages français d’environ un million d'euros de pouvoir d’achat via la facture obligatoire de cette énergie, incorporée à la CSPE, taxe sur les factures d’électricité. Et en plus cette taxe est payée par les ménages non imposables !...les 20% de ménages les plus pauvres consacrent à l’énergie une part de budget 2,5 fois plus élevée que les 20 % les plus riches (source ADEME).
Alors que l’époque est à la concurrence, les promoteurs privés éoliens jouissent depuis dix ans de l’achat obligatoire de leur énergie, fait unique et désormais incompréhensible. Imaginez que quelqu’un vienne creuser un puits devant chez vous, que vous soyez obligé d’acheter son eau à prix d’or, même si elle ne vous sert à rien et que vous avez déjà l’eau potable.
Pour comprendre cette mécanique, il suffit d’en connaitre les termes. Une opération moyenne d’éoliennes fait environ 15 Mwh installés . Elle ne tourne qu’un jour équivalent sur cinq sur l’année en raison du vent faible en France. Sa production est donc de cette puissance multipliée par 365 jours, par 24 heures, puis divisée par cinq (un jour sur cinq) soit en moyenne 26 000 Mwh/an.
La production électrique de cette installation éolienne bénéficie d’un privilège étonnant : sa production est rachetée à prix d’or n’importe où et n’importe quand, tout cela depuis dix ans. Alors que la production d’une installation éolienne standard ne vaut qu’un million sur le marché de l’électricité, un dispositif « temporaire » depuis dix ans oblige le consommateur à l’acheter au double, soit deux millions. Bien entendu, ce surcoût est répercuté au consommateur via la CSPE, mais bénéficie uniquement à des promoteurs privés, contrairement à tout le marché de l'électricité.
Le marché de gros de l’électricité est à environ 40 euros/Mwh les meilleurs jours, mais l’éolien terrestre encaisse un prix garanti invariable de 82 euros/Mwh, légèrement modulé ces derniers temps. Ce tarif doublé profite à des promoteurs privés qui affichent une santé financière insolente grâce à ce dispositif, ainsi que l’a démontré la Commission de Régulation de l’Energie: des rendements de rêve jusqu’à 20% annuels, souvent peu transparents, et tout cela payé par l’impôt. Les soi disant emplois créés ne sont confirmés par aucun chiffre officiel et apparaissent notoirement gonflés par leur aspect théorique.
50 milliards d’efforts depuis dix ans pour quelques centaines d’emplois CDI majoritairement logés dans des officines de sociétés étrangères ou des cabinets financiers, c’est beaucoup. Beaucoup d’emplois équivalents correspondent en fait à des sous-traitances temporaires de chantiers qui ne durent que quelques mois sans lendemain. D’éminents sénateurs ont rappelé en séance publique depuis 2009 que les méthodes du Syndicat des énergies renouvelables étaient « discutables ».(loi de finances 2010). La Cour des Comptes dénonce ce dispositif aberrant depuis plusieurs années en des termes très durs.
Pendant ce temps, au moment des vacances ou de Noël, le ménage français cherche à comprendre pourquoi il manque 200 euros et plus dans son budget loisirs ou cadeaux. Depuis l’introduction de ce dispositif, l’augmentation mécanique de l’électricité atteint 35%. Elle est devenue insupportable pour les ménages les plus modestes qui contribuent à ce subterfuge de façon disproportionnée à leurs revenus.
La précarité énergétique touche désormais 12 millions de Français. C’est une forme de double peine : les 20 % de ménages les plus pauvres consacrent à l’énergie une part de budget 2,5 fois plus élevée que les 20 % les plus riches (source ADEME). Les observatoires de la précarité constatent : les impayés d’énergie, en constante augmentation, ne sont que la partie émergée de l’iceberg : les diagnostics effectués au domicile des ménages en difficulté révèlent souvent que les ménages pauvres se privent pour ne pas générer de trop grosses factures.

13/06/18 : Éolien en mer. Tarifs de rachat de d’électricité : des appels d’offres pourront être annulés
En commission, les députés ont adopté un amendement permettant d’annuler six projets de parcs éoliens en mer si les négociations pour renégocier les tarifs de rachat de d’électricité n’aboutissaient pas.
Les députés ont donné leur feu vert en commission à la possibilité d’annuler les six premiers projets de parcs éoliens en mer, en cas d’échec des renégociations en cours sur les tarifs de rachat de l’électricité, dans la nuit de mardi à mercredi.
Lors de l’examen en nouvelle lecture du projet de loi « pour une relation de confiance avec le public », les députés ont pour l’essentiel rétabli leur propre version, revenant sur des votes du Sénat. Ce texte sur le « droit à l’erreur » reviendra dans l’hémicycle le 26 juin.
Les députés ont adopté un amendement du gouvernement qui réécrit complètement un article qui autorisait à prendre des ordonnances sur l’éolien en mer. Ainsi, il sera permis d’arrêter des projets issus d’appels d’offres « si les négociations n’aboutissaient pas à des conditions suffisamment favorables pour l’État ».
Revoir les tarifs à la baisse
L’objectif est de revoir à la baisse les tarifs accordés en 2012 et 2014, compris « entre 180 et 230 € » par mégawattheure et « entraînant des rémunérations excessives » des lauréats, du fait de la baisse constatée des coûts de l’éolien en mer ces dernières années, explique le gouvernement dans l’exposé des motifs.
Le député communiste Sébastien Jumel a défendu en vain un sous-amendement, similaire à un amendement LR, demandant que la renégociation du prix ne remette pas en cause les engagements pris auprès des acteurs locaux. Il entendait « faire en sorte que les contreparties ne soient pas le parent pauvre des négociations », estimant que cela ouvre la voie à de « l’éolien offshore low cost ».
Parmi les autres retouches en commission, un amendement du gouvernement doit permettre aux administrations d’échanger des informations utiles lors des contrôles d’entreprises dans le cadre d’une expérimentation, mise en place par le texte.
Et un amendement du rapporteur Stanislas Guérini (LREM) revient sur l’exclusion totale du registre des représentants d’intérêts des élus locaux, qui avait été votée au Sénat, au profit d’un report de trois ans de l’entrée en vigueur de cette disposition.

13/06/18 : Les députés autorisent Nicolas Hulot à torpiller les éoliennes offshore
Un amendement au projet la loi «pour une relation de confiance avec le public» permet au gouvernement de mettre un terme aux projets éoliens qu’il juge trop cher.
L’Appel de Cherbourg n’aura pas suffit. Comme l’on pouvait s’y attendre, les députés ont adopté, ce mercredi 13 juin, l’amendement au projet de loi «pour une relation de confiance avec le public», autorisant le gouvernement à annuler les projets éoliens marins, retenus dans le cadre des deux premiers appels d’offres.
RÉMUNÉRATION JUGÉE EXCESSIVE
L’administration juge, en effet, très excessive, la rémunération prévue pour financer les six premiers parcs éoliens offshore (entre 180 et 230 €/MWh). Il mène depuis plusieurs mois des négociations avec leurs opérateurs (EDF, Engie et Ibredrola) pour qu’ils diminuent leur coût de production. Les services de Nicolas Hulot ont toutefois indiqué qu’ils arrêteraient ces projets en cas d’issue défavorable des négociations. Ce que lui permet désormais l’amendement.
PARENT PAUVRE
Le député communiste Sébastien Jumel a défendu en vain un sous-amendement, similaire à un amendement LR, demandant que la renégociation du prix ne remette pas en cause les engagements pris auprès des acteurs locaux. Il entendait «faire en sorte que les contreparties ne soient pas le parent pauvre des négociations», estimant que cela ouvre la voie à de «l'éolien offshore low-cost», rappelle l’AFP.
12/06/18Environnement : ces belles arnaques écologiques
Elles font désormais partie du paysage et de nos habitudes : éoliennes, liseuses numériques ou encore maisons en bois sont partout. Pourtant, devenues arnaques techniques ou financières, toutes sont loin d’être irréprochables sur le plan environnemental. Loin s’en faut.
C’est une tendance de fond : les Français réclament toujours plus d’authenticité, dénoncent le gaspillage énergétique et revendiquent un retour à la nature. Que ce soit dans leur carrière professionnelle à laquelle ils veulent « donner du sens » en s’investissant dans le développement durable ou dans leur consommation électrique, les Français font des choix forts, et accueillent favorablement les politiques incitatives mises en place. Mais ils sont aussi souvent victimes de leur appétence pour l’écologie.
Les éoliennes, vraie fausse bonne solution
Elles ont poussé partout dans les campagnes françaises, ces vingt dernières années. Hautes de 70 à 180m et armée de trois pales, ces éoliennes sont prévues pour produire un maximum potentiel de 2 mégawatts (MW) par an. Le calcul des concepteurs est simple : pour remplacer une centrale nucléaire qui produit annuellement 1000MW, il faudrait 500 éoliennes tournant à plein régime. Sur le terrain, la réalité est tout autre. Une éolienne ne commence à produire de l’électricité qu’avec un vent de 30km/h, atteignant sa puissance maximale qu’au-delà de 60km/h. Concrètement, une éolienne ne produit qu’à hauteur de 15 à 20% de sa puissance potentielle. Il ne faudrait donc pas 500 installations pour remplacer une centrale nucléaire, mais plutôt 3000. Outre la quantité d’électricité produite se pose la question de son stockage puisque la production est hachée dans le temps, contrairement aux centrales classiques qui fonctionnent en continu. Et, pour les riverains, se pose également la question de santé publique liée aux infrasons émis par ces grandes éoliennes. « Les infrasons sont des armes de guerre, avance Alain Belime, expert en prévention des risques, dans le documentaire L’éolien, un ami qui vous fait du mal, en 2017. Des armes qui figurent dans la panoplie de nos armées. Ils se forment au niveau des aérogénérateurs. » Ils se traduisent par des vertiges et des traumatismes au système nerveux. Certaines voix parlent ici de scandale sanitaire national, étouffé par des intérêts économiques et politiques évidents.
Mais l’éolien, ce ne sont pas que ces grandes turbines blanches plantées en plein champ. Cela concerne également de petites unités que des particuliers peuvent installer sur le toit de leur maison ou dans leur jardin. Et dans ce domaine, les arnaques sont devenues monnaie courante. C’est vrai, l’idée est tentante : produire sa propre électricité et voir diminuer sa facture, quitte à revendre l’éventuel surplus produit à EDF. Le retour sur investissement promis par les installateurs est de dix ans. Seulement dans les faits, ceux qui se sont laissés tenter déchantent. « On m’a promis la baisse de ma facture électrique de 30 à 50%, se souvient une acheteuse, au micro de BFMTV, soit entre 700 et 800 euros d’économie par an. L’installation : 8000 euros, avec le crédit d’impôt. Mais la nôtre est tombée sur la toiture au bout d’un mois. » Les arnaques sont en effet nombreuses. Ce type d’éoliennes domestiques ne tient pas longtemps, ou demande beaucoup de frais en maintenance. Ces machines sont également dangereuses en tombant, et consomment parfois plus d’énergie qu’elles n’en produisent. Selon l’Agence nationale pour l’information sur le logement (ADIL), « les services après-vente sont inexistants, seules les batteries étant couvertes par la garantie ». Entre les lignes, l’organisme souligne que les acheteurs sont souvent victimes de leur crédulité et de leur goût sincère pour les énergies vertes. Mauvais investissement. ........
https://www.legrandsoir.info/environnement-ces-belles-arnaques-ecologiques.html

11/06/18Eolien offshore : le gouvernement propose une nouvelle procédure pour renégocier les appels d'offres
Le gouvernement a déposé un nouvel amendement à l'Assemblée nationale afin de pouvoir renégocier le volet financier des offres retenues dans le cadre des appels d'offres éolien offshore de 2012 et 2014.
Comme attendu, le gouvernement ne renonce pas à revoir les conditions, notamment financières, des projets d'éolien en mer retenus par appel d'offres en 2012 et 2014. Il a déposé un amendement au projet de loi "société de confiance", dont le passage en seconde lecture débute à l'Assemblée nationale le 12 juin en commission spéciale, avant un passage en séance à partir du 26 juin. Cet amendement permet la renégociation a posteriori des résultats des deux appels d'offres, voire l'abrogation des décisions désignant les lauréats. "Le tarif accordé à ces installations est très élevé (entre 180 et 230 euros par mégawattheure) et ne correspond plus aux prix actuels de l'éolien en mer, entrainant des rémunérations excessives pour les candidats retenus", justifie l'exécutif, précisant qu'il a engagé des négociations avec les porteurs de projet pour réduire le coût du soutien public. En mars dernier, le gouvernement avait déjà déposé un tel amendement lors du passage du projet de loi devant le Sénat. Toutefois, les sénateurs avaient rejeté une tentative dont la forme était qualifiée de "brutale".
Le nouvel amendement propose de reprendre l'article 34 du projet de loi afin, notamment, d'introduire de nouvelles procédures pour les projets d'éolien offshore. Le gouvernement veut abandonner l'habilitation à légiférer par ordonnance, au profit de dispositions législatives. Le texte proposé prévoit que la Commission nationale du débat public soit saisie en amont de l'appel d'offres pour déterminer la zone d'implantation des éoliennes. Il prévoit aussi que l'Etat puisse réaliser tout ou partie de l'étude d'impact. Il rend aussi possible la modification des projets après leur sélection en assouplissant l'attribution des diverses autorisations. "Cette flexibilité permettra en particulier au producteur de bénéficier des dernières innovations technologiques", justifie l'exécutif. L'amendement prévoit enfin un régime de sanctions si le lauréat ne réalise pas le projet sans motif valable.
Tarif et puissance de l'installation
Le gouvernement veut que les projets d'éolien en mer retenus par appel d'offres avant le 1er janvier 2015 puissent faire l'objet d'une amélioration. La renégociation des conditions validées lors de la désignation des lauréats se ferait à la demande du ministère en charge de l'énergie, dès lors que le contrat d'achat de l'électricité produite n'a pas encore été signé le jour de la promulgation de la loi Société de confiance. Ces dispositions reprennent le cœur du premier projet présenté en mars par le gouvernement. La principale différence est la rédaction plus précise qui lève l'ambiguïté sur le périmètre de la procédure : celle-ci s'applique à l'éolien en mer et ne vise pas les autres projets d'énergies renouvelables attribués par appel d'offres.
L'amélioration vise essentiellement le volet financier du projet. Elle peut être atteinte "notamment en diminuant le montant du tarif d'achat, en modifiant les modalités de révision ou de versement de ce tarif ou en réduisant la puissance de l'installation". En contrepartie, le texte prévoit explicitement la possibilité de déroger à certaines dispositions du cahier des charges initial, puisque la nouvelle offre retenue entraîne, si besoin, la mise à jour du cahier des charges.
L'amendement prévoit aussi que la décision du ministère puisse être contestée devant le Conseil d'Etat.
Remboursement des frais engagés
La logique du précédent amendement est maintenue : si un porteur de projet refuse de renégocier les conditions initialement validées par les pouvoirs publics à l'issue de l'appel d'offres, ou si la renégociation échoue, la décision d'attribution peut être abrogée par décret. Cette abrogation entraine aussi la perte de l'autorisation d'exploiter et de la convention de concession d'utilisation du domaine public maritime.
Si le projet est abrogé, le candidat retenu perçoit une indemnisation qui s'apparente plutôt à un remboursement des frais engagés : elle correspond à "l'ensemble des frais, dument justifiés et en relation directe avec le projet, exposés entre la date d'adoption de la décision désignant le candidat retenu et la date d'entrée en vigueur du décret d'abrogation mentionné aux alinéas précédents, après déduction des éventuelles subventions publiques versées". A cela s'ajoutent "les coûts raisonnables et dûment justifiés" liés à la rupture des contrats conclus par le candidat pour la réalisation du projet. Cette indemnité exclut tout autre indemnité complémentaire, notamment l'indemnité contractuelle prévue en cas de résiliation de la convention de concession d'utilisation du domaine public maritime.
Une nouvelle procédure de mise en concurrence sous six mois
Enfin, avec l'abrogation, le porteur du projet perd aussi l'exclusivité sur les études qu'il a réalisées. Il "remet au ministre chargé de l'énergie l'ensemble des études menées afin de réaliser son projet, ainsi que l'ensemble des données collectées sur le site ou relatives au site, en particulier les données météorologiques et de vent, météocéaniques, géotechniques et géophysiques et l'ensemble des données à caractère environnemental", précise l'amendement.
Enfin, le texte prévoit que le gouvernement relance une nouvelle procédure de mise en concurrence dans les six mois qui suivent. Cette nouvelle procédure devra porter sur une puissance au moins égale à celle du projet abrogé et sur la même zone géographique ou sur une zone géographique à proximité. Le gouvernement présente ce point comme une condition impérative à l'annulation d'un projet.
https://www.actu-environnement.com/ae/news/eolien-offshore-procedure-renegocier-appel-offre-tarif-achat-electricite-31448.php4


11/06/18Le gouvernement maintient la pression sur la filière éolienne offshore
ENERGIES MARINES. L'exécutif a déposé un nouvel amendement visant à renégocier à la baisse les tarifs d'achat des six futurs parcs éoliens en mer, attribués en 2012 et 2014. Une première manœuvre similaire avait été repoussée par le Sénat au mois de mars 2018.
Le gouvernement n'a pas abandonné l'idée de renégocier les tarifs d'achat de l'électricité qui sera produite par les futures éoliennes marines des six parcs attribués entre 2012 et 2014, en deux vagues d'appels d'offres. Il avait essuyé un premier échec au mois de mars dernier, lorsque le Sénat avait rejeté un amendement allant en ce sens. Mais un nouveau texte a été déposé dans le cadre de la nouvelle lecture à l'Assemblée du projet de loi "Renforcement de l'efficacité de l'administration pour une relation de confiance". Un intitulé qui ne manque pas d'irriter les professionnels de la filière en raison de la remise en cause unilatérale d'accords passés par l'Etat.
Le ministère de la Transition écologique et solidaire souhaite revoir à la baisse le prix du mégawattheure, fixé à l'époque entre 180 et 230 euros. Un niveau qui aurait entraîné "des rémunérations excessives" des lauréats au vu des baisses de coûts de production constatées depuis. Cette seconde mouture du texte concerne spécifiquement les "installations de production d'énergie renouvelable en mer dont le candidat retenu a été désigné avant le 1er janvier 2015 et pour lesquelles les contrats(…) n'ont pas encore été conclus". Soit uniquement les six parcs en mer attribués à EDF (trois parcs), Engie (deux) et Iberdrola (un). Des industriels qui avaient pourtant annoncé être ouverts aux discussions avec le gouvernement. Dans le cas d'un échec des négociations, le ministère pourrait annuler les marchés moyennant des compensations afin de couvrir certaines études réalisées par les consortiums (conditions météorologiques, gisement de vent, analyses géotechniques). Une nouvelle procédure serait alors lancée "dans un délai ne pouvant excéder six mois", précise l'amendement, afin de remettre en jeu les zones de développement éolien offshore en les modifiant si nécessaire, compte tenu de l'augmentation de la puissance unitaire des machines. Le ministère ajoute que l'objectif est de "se laisser toutes les options ouvertes dans le cadre de la négociation" et qu'un "point sera fait d'ici l'été" sur l'avancement de ces discussions houleuses.
"La filière ne pourrait continuer à se mettre en place dans ces conditions", Marion Lettry (SER)
Contactée par Batiactu, Marion Lettry, délégué générale adjointe du Syndicat des Energies Renouvelables (SER), nous explique : "Nous avons encore découvert avec surprise cet amendement. L'annulation de projets attribués par l'Etat serait dévastatrice et déstabilisatrice pour les investisseurs et les industriels de toutes les filières. La remise en cause ne profitera à personne". Le SER n'est pas associé aux discussions, menées en privé, entre les services du Premier ministre et chacun des industriels séparément. La représentante du SER ajoute : "Ils font peser cette menace d'annulation pour que les négociations aboutissent 'favorablement'. Mais il y a un risque énorme à annuler ces projets : les délais seraient alors intenables et la filière ne pourrait pas continuer à se mettre en place en France dans ces conditions". Interrogée sur les montants en jeu dans le cas où l'Etat devrait se dédire et verser des compensations financières pour les frais engagés, Marion Lettry répond que des négociations spécifiques devraient alors être menées sur ces questions, pour chacun des six parcs, et que cette étape prendrait aussi du temps. Il est en tout cas prévu que le chef du gouvernement prenne une décision à la fin du mois de juin ou au début du mois de juillet. Une situation critique qui sera largement commentée dans le cadre des 5es Assises nationales des énergies marines renouvelables qui se tiennent à Cherbourg, ce mardi 12 juin 2018.
https://www.batiactu.com/edito/gouvernement-maintient-pression-sur-filiere-eolienne-53240.php


11/06/18 : Eolien en mer. Tarifs de rachat de l’électricité : le Parlement tranchera
Le gouvernement maintient son intention d’annuler les six premiers projets de parcs éoliens en mer, en cas d’échec des renégociations en cours sur les tarifs de rachat de l’électricité qui sera produite par ces parcs.
Le gouvernement a déposé un nouvel amendement en ce sens dans le cadre de la nouvelle lecture à l’Assemblée nationale du projet de loi « Renforcement de l’efficacité de l’administration pour une relation de confiance », a-t-on constaté sur le site internet de l’Assemblée lundi.
L’objectif est de revoir à la baisse les tarifs accordés en 2012 et 2014, compris « entre 180 et 230 € » par mégawattheure et « entraînant des rémunérations excessives » des lauréats, du fait de la baisse constatée des coûts de l’éolien en mer ces dernières années, explique le gouvernement dans l’exposé de ses motifs.Il souhaite ainsi « réduire le coût de soutien public » à ces projets.
Point dans l’été
Une première version de cet amendement avait été rejetée très largement en mars par le Sénat, face à une levée de boucliers en Bretagne, Normandie et Pays de la Loire, les trois régions où est prévue la construction de ces parcs.
Les industriels, via le Syndicat des énergies renouvelables (SER) mettaient aussi en garde contre une décision qui « fragiliserait lourdement et durablement la confiance des industriels et investisseurs ».
Contrairement à la première mouture du texte, qui ciblait potentiellement tous les projets d’énergies renouvelables, la nouvelle version concerne précisément les « installations de production d’énergie renouvelable en mer dont le candidat retenu a été désigné avant le 1er janvier 2015 et pour lesquelles les contrats […] n’ont pas encore été conclus », soit six parcs.
Et elle fixe le cadre des renégociations en cours avec les entreprises concernées, en particulier EDF (trois parcs), Engie (deux parcs) et l’espagnol Iberdrola (un parc), à la tête des consortiums développant ces projets. Ces discussions se sont tenues ces derniers mois individuellement entre le gouvernement et chacun des consortiums.Le texte prévoit que si elles échouent, le gouvernement peut annuler le projet correspondant, moyennant des indemnités versées pour les études réalisées (météos, géotechniques, vent, etc.) et pour les coûts liés à la rupture des contrats conclus pour ce projet.
Par ailleurs, il s’engage à lancer « dans un délai ne pouvant excéder six mois », une nouvelle procédure d’appel d’offres sur la zone concernée ou une zone voisine et pour une puissance au moins similaire.L’objectif est de « se laisser toutes les options ouvertes dans le cadre de la négociation », a réagi le ministère de la Transition écologique et solidaire. « Un point sera fait d’ici l’été » sur ces discussions, a-t-il ajouté.

11/06/18Tensions sur l'éolien
Un parc d'éoliennes deviendra-t-il un jour une nouvelle zone à défendre emblématique de la cause altermondialiste ? Selon Grégoire Souchay, « il est probable qu'après la lutte contre des aéroports, des méga-scieries ou des Center Parcs, les grands projets d'énergie renouvelable, notamment éoliens, soient un des prochains champs d'affrontement pour les luttes environnementales », écrit-il.
Pour quelles raisons une énergie renouvelable en plein essor, comme le vent, risque-t-elle de devenir une cible des zadistes ? L'auteur des « Mirages de l'éolien » en dresse une liste ébouriffante. Au-delà des critiques souvent entendues sur les nuisances provoquées par les turbines et les pales (bruit, lumières nocturnes, transformation des paysages, etc.), Grégoire Souchay met en cause tout le modèle de développement de l'éolien en France : trop industriel, de plus en plus consumériste et non démocratique.
Progressivement, décrit-il, l'énergie éolienne se retrouve dans les mains de multinationales de type EDF. Or ces grands groupes inciteraient les particuliers à s'adapter à leur offre au lieu de répondre à la demande, et ce, tout en réaménageant l'espace naturel à leur profit. Pour éviter de futures tensions, suggère Grégoire Souchay, les citoyens concernés devraient pouvoir s'approprier davantage ces projets éoliens, voire participer à leur financement.
La citation. « Pour certains opposants à l'éolien industriel, l'implantation d'éoliennes en zone rurale pour satisfaire des nouveaux besoins urbains s'apparente à la logique de colonisation économique qui s'est mise en place par le passé entre l'Europe et les autres continents. »
Les Mirages de l'éolien
Grégoire Souchay (Seuil, 124 pages, 12 EUR)


08/06/18 : Le fiasco de l’Europe électrique
Par aveuglement dogmatique, l’Union européenne et tous les gouvernements français qui se sont succédés depuis 20 ans ont sous-estimé les particularités du marché de l’électricité au point que, selon un ancien président d’EDF (Marcel Boiteux) : «On avait ouvert l’électricité à la concurrence pour baisser les prix et il faut aujourd’hui les élever pour permettre la concurrence».
Idéologie et dérégulation
Un savant mélange d’idéologie et de bureaucratie appuyé par le doux rêve des énergies renouvelables a conduit à un incroyable désordre. Le dogme de l’écologie libérale l’a emporté sur la raison.
La Commission européenne s’est intéressée à l’énergie au début des années 1990 après la mise en place du grand marché intérieur. Elle déclarait en 2001 que “l’ouverture totale du marché de l’énergie est un facteur clé de l’amélioration de la compétitivité de l’Europe et du bien être de ses habitants“.
Les Européens n’ont rien gagné à cette dérégulation du marché de l’électricité. Ils y ont perdu leur argent par le biais de leurs factures d’électricité et de leurs impôts.
Au contraire de ce qui était annoncé en 2001, “l’ouverture totale” a rogné la compétitivité de l’Europe et a diminué le “bien être” de ses habitants.
La logique du “marché subventionné” n’est pas celle du service public
Le marché vise d’abord à réaliser des bénéfices et ensuite, éventuellement, à fournir un service à la collectivité s’il vient conforter le “business”. Un bon moyen de garantir la rentabilité est d’organiser une pénurie, car tout ce qui est rare est cher.
Si le monopole ne conduit généralement pas à l’optimum des coûts, un marché artificiellement construit à coups de soutiens financiers et de subventions peut conduire au pire, c’est-à-dire au “black-out” (coupure générale d’électricité par effondrement du réseau).
Le bazar actuel dans le système électrique européen aboutit à des prix de marché trop bas pour permettre d’investir dans les nécessaires moyens pilotables du futur, et même à des prix de ventes négatifs !
Cette situation ubuesque résulte aussi de l’attitude de l’Allemagne qui a décidé unilatéralement en 2011 l’arrêt définitif de toutes ses centrales nucléaires en 2020, et d’accélérer sa fuite en avant dans l’aventure folle de la production d’électricité à partir de sources d’énergies renouvelables intermittentes.
C’est à cette époque que toute l’Europe a perdu ses repères.
L’électricité a deux particularités :
1) Elle correspond à un besoin vital qui rend le consommateur captif, quel que soit le prix. Qui se passerait de l’ascenseur pour monter au dixième étage ? Qui resterait dans le noir, sans internet, sans télévision et surtout sans chauffage l’hiver ?
Remarque : toutes les chaudières (bois, fuel, gaz) font appel à l’électricité pour fonctionner.
2) C’est une énergie non stockable. Sa production doit correspondre en permanence à la demande variable au fil des minutes, des semaines, et des saisons.
Cette variation de la consommation peut être atténuée par une contrainte “vertueuse” ou “vicieuse”.
L’option vertueuse consiste à pratiquer des tarifs incitant à un étalement de la consommation, comme procédait EDF avec ses tarifs heures creuses / heures pleines incluant des effacements les jours de pointe de consommation.
L’option “vicieuse” mise en œuvre aujourd’hui consiste à ne rien faire et à augmenter les tarifs pour tous afin d’absorber l’explosion des coûts de production due principalement aux énergies renouvelables éoliennes et photovoltaïques.
Une prétendue libre concurrence vivant largement de subventions publiques sur le dos des contribuables et des consommateurs s’est substituée aux prix réglementés.
Acharnement idéologique
Dans son acharnement idéologique à vouloir sauver la planète, la commission européenne a (volontairement ?) sous-estimé les conséquences de l’intermittence des productions renouvelables solaires et éoliennes qui nécessitent d’être secondées par des centrales électriques disponibles à tout moment.
En France, le parc “pilotable” est adapté à la production globale annuelle d’électricité (il est même exportateur), mais il est déjà sous adapté pour répondre à la demande de puissance lors des pointes de consommation l’hiver.
En 2022, les dernières centrales à charbon seront fermées sans mettre de nouveaux outils pilotables en service. La puissance garantie disponible de 84 gigawatts (GW) sera alors inférieure de plus de 10 GW au besoin de pointe qui varie de 94 GW en 2018 à plus de 100 GW en 2016.
Les appels à l’importation peuvent rapidement se révéler impossible. Tous les pays qui nous entourent vont devenir sous adaptés à la pointe de consommation, et notamment l’Allemagne qui prévoit d’arrêter 22 GW de nucléaire dans… 2 ans.
Plaque de cuivre et flexibilité
Ainsi, vers 2022, aucun des voisins de la France ne pourra plus la soutenir en apportant la puissance manquante à la pointe de consommation car ils assureront leurs propres besoins nationaux au même moment. Il ne sert donc à rien de renforcer les interconnexions et de parler de “plaque de cuivre” s’il n’y a rien à y faire transiter les nuits sans vent.
Dans ces conditions, la flexibilité d’un parc pilotable (conventionnel ou nucléaire) censée compenser l’intermittence du vent et du soleil est une fumisterie destinée à flouer les citoyens français (contribuables et consommateurs). Ces derniers ne pourront que constater le fiasco d’un processus délibéré qui abouti à lui faire payer plus cher un système de plus en plus fragile et moins disponible ! Mais cet argent ne sera pas perdu pour tous ceux qui auront su profiter de cette scandaleuse aubaine financière.
Les mêmes qui, en Europe et au gouvernement, ont fait le choix délirant de déréguler le marché et de donner, en même temps, la priorité aux énergies renouvelables par de gigantesques subventions s’étonnent aujourd’hui du rejet d’une certaine Europe.
N’aurait-il pas été préférable de soutenir la prolongation du parc nucléaire jusqu’à 60 ans comme aux Etats-Unis5 (dont 84 des 99 réacteurs ont obtenu cette prolongation, et une réflexion est en cours pour 80 ans…), ou en Suède ?
Pour aboutir à un tel fiasco dans le domaine de l’électricité, il faut croire qu’un idéalisme béat a tenu lieu de jugeote à la Commission européenne, car personne n’oserait imaginer que tout cela pourrait être une affaire de “gros sous” entre divers lobbies affairistes, gaziers et antinucléaires, au détriment des Européens.

08/06/18 : Livre : 
Éoliennes, un scandale d'État de Alban d'Arguin
Du littoral vendéen, aux plaines du nord, jusqu’aux vallées rhodaniennes, aucune parcelle de notre pays n’est épargnée par les poussées hideuses et hirsutes de ces monstres d’acier.
Tandis que la plupart des pays occidentaux s’avisent de tourner progressivement le dos à l’énergie éolienne, à commencer par les États-Unis, la France fait, elle, le choix inverse, au risque de fragiliser sa stratégie (et donc, son indépendance) énergétique. C’est, en substance la thèse défendue par Alban d’Arguin dans son livre, Eoliennes, un scandale d’Etat, qui met toute sa verve ironique, parfois non dénuée d’une froide colère, pour conspuer la nouvelle mode écologique des éoliennes.
Au préalable, il fait choir un certain nombre d’« idées pures débranchées du Réel », toutes forgées par les zélotes de « l’écologie citoyenne mondialisée » ainsi qu’il dénomme la gigantesque entreprise planétaire de sidération et de rééducation des masses.
Au premier rang de ces idées éthérées, le réchauffement climatique (à plus forte raison du fait de l’homme) dont il souligne l’imposture, attendu que « personne ne peut en apporter la preuve à ce jour » et « que l’observation du climat démontre que celui-ci change sans cesse, ce qui incline à l’humilité compte tenu de la faiblesse des connaissances humaines sur ce point à ce jour ». L’auteur ne nie pas que le climat soit soumis à certains bouleversement, mais, affirme-t-il, s’il y a changement climatique, « celui-ci est permanent [car] il a commencé à la création du monde ».
Outre la fin imminente des énergies fossiles – argument que l’auteur balaye d’un revers de main, observant que si le pétrole s’épuisera bien un jour, nul ne connaît encore les énergies qui s’y substitueront demain – l’autre pilier sur lequel s’adossent les chantres de l’éolien et, plus généralement, des énergies renouvelables, serait l’impérieuse nécessité d’abandonner le nucléaire. Notre essayiste y voit la main invisible du « parti de l’étranger » dont le franco-allemand Cohn-Bendit serait le héraut emblématique, non sans avoir relevé à la fois la spécificité et l’excellence française en matière de traitement, confinement et stockage des déchets nucléaires.
Bref, le décor était planté pour que se déploie l’hystérique « story telling » de l’éolien, du « Grenelle de l’environnement » de 2010 et l’institution des « schémas régionaux éoliens » à l’escroquerie de la COP 21 en 2015. Les collectivités locales se voyaient, dès lors, enrégimentées dans cette folle opération, fallacieusement écologique, d’enlaidissement durable et planifié de nos paysages. Résigné, Alban d’Arguin assène : « il faut nous préparer à vivre longtemps avec l’irréparable », d’autant que d’ici à 2020, la France pourrait compter 15.000 éoliennes sur son territoire !
Du littoral vendéen, aux plaines du nord, jusqu’aux vallées rhodaniennes, aucune parcelle de notre pays n’est épargnée par les poussées hideuses et hirsutes de ces monstres d’acier aux redoutables pales assassines pour nos oiseaux (dont la principale association protectrice se déclare « par principe » favorable à l’énergie éolienne !) et aux intenables effets stroboscopiques et sonores.
Dans la perspective du Bien commun, délibérément ignoré par les décideurs mais aussi et surtout par les opérateurs économiques (souvent d’origine étrangère) aveuglément alléchés par les profits juteux et rapides que procure cette manne éolienne, l’auteur s’insurge contre ce qu’il qualifie de véritable scandale d’État. Il pointe le fait qu’en ce domaine, en dépit de rapports sanitaires et parlementaire circonstanciés plutôt alarmants, les pouvoirs publics s’évertuent curieusement à ne jamais faire application du principe constitutionnel de précaution, lors même que la proximité de ces moulins à vent engendre localement des effets notoires sur la santé des riverains – sans parler des animaux – et participent, corrélativement, d’une dépréciation – souvent judiciairement sanctionnée – des biens immobiliers alentours.
Qui a dit que les éoliennes, c’était du vent ?
http://www.bvoltaire.fr/livre-eoliennes-scandale-detat-alban-darguin/

08/06/18
Faut-il répartir uniformément l’IFER entre toutes les communes accueillant un parc éolien ?
Réponse du ministère de la Transition écologique et solidaire : L’électricité d’origine éolienne constitue avec l’hydroélectricité et le solaire photovoltaïque une des composantes majeures du mix électrique décarboné et renouvelable dont la France a choisi de se doter à l’horizon 2030. Avec 12,33 GW raccordés au 30 juin 2017 et un objectif fixé par la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) entre 21,8 et 26 GW en 2023, le développement éolien est donc appelé à s’accélérer fortement dans les années à venir.
La révision de la PPE qui aura lieu en 2018 confirmera les ambitions de la France en la matière et permettra une visibilité à long terme (2028) pour les acteurs de la filière. L’an passé, le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, a réuni un groupe de travail afin de proposer des mesures pour accélérer le développement de l’éolien terrestre. Ce groupe de travail a ainsi réuni entre le 20 octobre 2017 et le 18 janvier dernier un très large panel d’acteurs liés à la filière : parlementaires, administrations, représentants d’élus, associations environnementales, professionnels, etc. Le ministre lui a confié la mission de libérer la filière éolienne terrestre pour permettre une accélération de son rythme de développement, et ce, tout en garantissant la protection de l’environnement des éoliennes : paysages, biodiversité mais aussi, et avant tout, son acceptabilité auprès des populations riveraines.
La fiscalité éolienne est un enjeu majeur pour le développement de l’éolien en ce qu’il constitue un attrait pour les communes susceptibles d’héberger de l’éolien. Elle est également source de questions et de tensions récurrentes et c’est pourquoi elle a constitué un des sujets de discussions principaux du groupe de travail national éolien. Parmi les différents impôts concernés, l’imposition forfaitaire pour les entreprises de réseaux (IFER), qui représente la plus grande part de cette fiscalité, a concentré les débats.
Les conclusions du groupe ont été annoncées le 18 janvier et une des mesures retenue consiste donc à modifier la répartition de l’IFER et à attribuer à la commune d’implantation une part minimale de 20 % de cet impôt. Cette mesure sera proposée dans la prochaine loi de finances afin de permettre aux communes faisant le choix d’accueillir une installation éolienne de se voir garantir légitimement une part minimale des revenus fiscaux générés.
RÉFÉRENCES
Question écrite de Eric Alauzet, n° 4440, JO de l'Assemblée nationale du 13 mars 2018

07/06/18Energie : Sébastien Jumel redoute un éolien « low cost »
Repoussé par le Sénat, l’amendement sur la renégociation des prix de l’électricité issue de l’éolien offshore revient à l’Assemblée. Sébastien Jumel réclame des garanties pour la région.
Il avait été retoqué au Sénat en mars dernier, il revient. Cette fois-ci par l’Assemblée nationale. Dans le cadre du projet de loi « Pour un état au service d’une société de confiance », le gouvernement va soumettre à l’examen des députés - en commission le 12 juin, puis en séance le 26 juin - l’amendement l’autorisant à renégocier les prix de rachat de l’électricité issue des éoliennes en mer.
Pas d’éolien « low cost »
Mi-mars, les sénateurs avaient fait le choix de repousser ce texte, estimant que son adoption aurait pu faire peser des menaces sur l’avenir des projets éoliens, dont trois sont situés en Normandie. En filigrane, c’est toute une filière qui pourrait être concernée d’autant que le texte prévoyait qu’en cas de refus des producteurs de baisser les prix, les appels d’offres pourraient être relancés.
Le ministre de la Transition énergétique, Nicolas Hulot, vient de réunir les parlementaires concernés par ces projets pour leur annoncer que l’amendement, source d’inquiétude, serait donc à nouveau mis à l’étude. En jeu, la structuration d’une véritable filière en Normandie, dont les balbutiements remontent à une petite dizaine d’années. Mais pas question, pour Sébastien Jumel, qui assistait à cette réunion, d’aboutir à des projets d’éoliens « low cost » dont le corollaire serait de « précipiter par-dessus bord les contreparties promises aux territoires ». Le député PCF de Dieppe entend donc « sous-amender » le texte du gouvernement pour garantir qu’une baisse des prix du rachat de l’électricité d’origine éolienne ne gomme pas « les promesses en matière d’emplois au Havre pour structurer une filière industrielle (deux usines éoliennes pour 750 emplois au total) ».
Sébastien Jumel redoute aussi que le gouvernement ne cherche à « revenir sur les contreparties financières dues à la pêche, sur les engagements pour les formations maritimes, sur l’engagement d’une base de maintenance avec plus de cent emplois ».
Interrogé mi-mai sur le sujet, le Premier ministre, Édouard Philippe, affirmait dans Paris-Normandie sa volonté que la renégociation avec les opérateurs « se traduise par une présence industrielle sur l’ensemble de la France et singulièrement au Havre qui constitue, de l’avis des opérateurs, un très bon site ».
Déplacement
Une remise à plat des appels d’offres, faute d’accord de renégociation, constituerait-elle un effet d’aubaine dans le cas de Dieppe-Le Tréport ? Sébastien Jumel prévoit de déposer un sous-amendement stipulant qu’en cas de nouvel appel d’offres avec un délai d’instruction de six mois, il deviendrait possible de déplacer de « plusieurs miles nautiques » un projet.
http://www.paris-normandie.fr/actualites/economie/energie--sebastien-jumel-redoute-un-eolien-low-cost-DF13162441

07/06/18Intérêt à agir : voir ne suffit plus pour contester un permis éolien
Avec la nouvelle grille de lecture « distance / configuration des lieux » adoptée par le Conseil d’Etat, le propriétaire d’un château distant de 2,5 kilomètres d’un parc éolien ne dispose d’aucun intérêt pour en contester le permis de construire.
La décision rendue par le Conseil d’Etat le 16 mai 2018 signe la fin de l’hégémonie du critère de la visibilité. De ce fait, elle réduit le champ du contentieux en matière d’urbanisme éolien et restreint l’intérêt à agir.
En l’espèce, un permis de construire cinq éoliennes et un poste de livraison délivré à une société est attaqué par deux châtelains. La société conteste leur intérêt à agir devant la cour administrative d’appel (CAA) qui accueille leur demande et annule le permis. Le Conseil d’Etat est saisi.
Restriction des possibilités de recours
La décision de la Haute juridiction s’inscrit dans le mouvement de restriction des recours contre les autorisations d’urbanisme, initié avec l’ordonnance n° 2013-638 du 18 juillet 2013 relative au contentieux de l’urbanisme et traduit à l’article L....
https://www.lemoniteur.fr/article/interet-a-agir-voir-ne-suffit-plus-pour-contester-un-permis-eolien-35594837


06/06/18La fronde anti-éolienne ne faiblit pas en France
ENERGIE « Des associations de lutte contre les projets éoliens se créent quasi toutes les semaines », assure-t-on à la Fédération environnementale durable. Au point de mettre en péril une filière souvent perçue comme l’un des piliers de la transition énergétique ?
- En France, 70 % des projets éoliens sont l’objet de recours juridique au motif, le plus souvent, que ces longues tiges en métal coiffées de pales dégradent le paysage.
- Cette fronde anti-éolienne freine le développement de la filière. En France, un projet voit le jour au bout de sept à neuf ans quand il en faut trois à quatre ans en Allemagne.
- Pour autant, la France garde des objectifs ambitieux sur l’énergie éolienne, considérée comme l’un des piliers de la transition énergétique. Aux 6.000 existantes pourraient s’ajouter 4.000 de plus à l’horizon 2023. Une étape seulement.
Marsanne, dans la Drôme, la forêt des Colettes dans l’Allier, Mazinghien dans le Nord, Saint-Julien-en-Bauchêne en Hautes-Alpes… Remonter la page Facebook de laFédération environnementale durable (FED), c’est faire un drôle de tour de France : celui des oppositions aux projets de parcs éoliens.
Articles de presse, appels à signer une pétition ou à participer à la prochaine manifestation… La FED ne manque jamais de relayer les actualités des 1.500 associations luttant contre l’éolien en France qu’elle fédère. Vents de colère, sa cousine, fait exactement de même.
Une injure à nos paysages ?
Cela donne des fils d’actualité bien remplis et une certaine idée de la fronde anti-éoliennes. « Le mouvement prend beaucoup d’ampleur, des associations se créent pratiquement toutes les semaines, assure Jean-Louis Bultré, président de la FED, qui enchaîne les manifestations les week-ends. « Montmorillon, Chartes et La Rochelle pour les dernières, précise-t-il. Début 2010, moins de 40 % des projets de parc éolien terrestre étaient l’objet d’un recours. C’est 70 % aujourd’hui. » Sébastien Lecornu, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique, donnait le même ratio dans une interview aux Echos en janvier dernier.
Bien souvent, c’est à « la sauvegarde du patrimoine » que crient les « anti », ces longues tiges en métal coiffées de pales étant dépeintes comme des verrues au milieu de la campagne française. « C’est du vandalisme sur nos paysages, un scandale incroyable », s’insurge ainsi Michel Rousseau, président de l’association PPEBP (Protection des paysages environnement entre Beauce et Perche) vent debout contre un projet de parc éolien à la limite de la commune de Saint-Denis-des-Puits (Eure-et-Loir). « Les éoliennes seraient à 25 km à vol d’oiseau de la cathédrale de Chartes de l’édifice classé au patrimoine mondial de l’Unesco, poursuit-il. Vous imaginez cette cathédrale au milieu de ces mâts de 150 mètres de haut ? »
Une opposition « quasi-systématique »
Au fil de la discussion, Michel Rousseau égrène aussi d’autres nuisances remontées par ceux qui vivent déjà à proximité d’éoliennes : « le bruit des pâles », « le clignotement perturbant des lumières sur les mâts la nuit », les « impacts sur les oiseaux », les « risques sur la santé »… Il ne se dit pas pour autant fermé aux énergies renouvelables et ne s’oppose pas avec la même vigueur aux parcs éoliens qui ont poussé ces dernières années non loin de là, le long de l’autoroute qui mène à Orléans ou de la ligne TGV. « Il n’y a pas d’habitations là-bas », indique-t-il.
Jean-Louis Bultré, lui, est plus radical. La FED qu’il préside demande un moratoire immédiat sur l’éolien en France et multiplie les recours juridiques. Sur son site Internet, la fédération met d’ailleurs en ligne le kit complet pour lutter contre les projets éoliens.
La posture a le don d’agacer France Energie éolienne (FEE) et le Syndicat des énergies renouvelables (SER), deux fédérations d’entreprises du secteur des énergies renouvelables. « Tout est attaqué, observe Marion Lettry, déléguée générale adjointe de la SER. Les projets de parcs comme les textes réglementaires qui organisent la filière au niveau national voire européen. »
« Ce dogmatisme est peu propice à la discussion, regrette Mattias Vandenbulcke, responsable de la communication à la FEE. Les projets éoliens sont pourtant très encadrés en France, et heureusement. On ne peut pas implanter une éolienne à moins de 500 mètres d’une habitation par exemple et les normes accoustiques sont très sévères. » La FEE reconnaît malgré tout qu’il y a parfois des mauvais projets et que des recours sont justifiés. « Mais pas tous », reprend Mattias Vandenbulcke qui reproche alors à la FED de ne jamais faire le tri.
Sept à neuf ans pour faire aboutir un projet en France
La stratégie n’a pas permis à ce jour de sonner le glas des éoliennes en France. On en compte aujourd’hui 6.000 éparpillées sur le territoire pour une capacité installée de 12.000 mégawatts (MW). « Après un ralentissement entre 2011 et 2013, le rythme des installations a repris pour atteindre aujourd’hui 1.500 mégawatts installés chaque année, indique Marion Lettry. Cela représente un peu moins d’un millier de nouvelles éoliennes par an. »
En revanche, ces recours à la pelle freinent le développement de la filière. « En France, un projet voit le jour au bout de sept à neuf ans quand il en faut trois à quatre ans en Allemagne », explique Mattias Vandenbulcke.
Un pilier de la transition énergétique ?
Or, bien que très en retard sur d’autres pays européens, la France garde des objectifs ambitieux sur l’éolien. La loi de transition énergétique de 2015 fixe le cap d’au moins 22.000 MW de capacité installé en éolien terrestre à atteindre à l’horizon 2023. Il faudrait alors ajouter 4.000 éoliennes aux 6.000 existantes. Négawatt, une association d’experts indépendants de l’énergie, voit plus loin encore dans son « scénario 2017-2050 » qui fixe la trajectoire à suivre pour arriver à une France fonctionnant à 100 % aux énergies renouvelables au milieu du siècle. Dans ce scénario, la production éolienne devient la première source d’électricité en 2050 et le parc terrestre est multiplié par 3,1. « Soit un total d’environ 18.000 éoliennes… à comparer aux 26.000 éoliennes déjà implantées en Allemagne fin 2015 », précise le rapport.
Mattias Vandenbulcke invite à la prudence sur ces estimations en nombre de mâts. « Les progrès technologiques devraient nous permettre d’augmenter la capacité de production d’une éolienne et donc de produire plus d’énergie avec moins de mâts », assure-t-il. Il retient en revanche que « tous les scénarios prédictifs font de l’éolien l’un des piliers de la transition énergétique. » C’est que la France dispose de l’un des meilleurs gisements en Europe et le prix de l’électricité éolienne devient de plus en plus compétitif. Jusqu’à devenir meilleur marché que celle générée par les futurs réacteurs EPR.
Des mesures dans les tuyaux pour « libérer l’éolien »
En janvier dernier, Sébastien Lecornu a présenté une série de mesures pour « libérer l’éolien » en France. L’objectif affiché était alors de diviser par deux le temps moyen des procédures juridique engagées contre les projets éoliens en supprimant notamment un niveau de juridiction pour le traitement des contentieux. Les recours seront traités directement par les cours d’appel, sans plus passer par la première étape du tribunal administratif. « Le décret est en ce moment en relecture interministérielle, la dernière ligne droite donc », indique-t-on ce mardi au cabinet de Sébastien Lecornu.
Mais Jean-Louis Bultré n’a pas dit son dernier mot contre « la mesure la plus rétrograde depuis 1789 ». Là encore, il prévient : « Si les arrêtés sortent, nous attaquerons ».
https://www.20minutes.fr/planete/2284267-20180606-fronde-anti-eolienne-faiblit-france

05/06/18 : "Aujourd'hui, l'atome n'est plus la seule option" Sébastien Lecornu
Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat auprès de Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, détaille pour La Tribune sa vision de l’articulation entre les évolutions respectives du nucléaire et des énergies renouvelables. Selon lui, fermer les centrales nucléaire de façon brutale et unilatérale coûte cher alors qu'il faut développer en parallèle les ENR. Sur le solaire, plusieurs pistes nouvelles sont à l’étude, des toits de la grande distribution aux friches militaires, et un appel d'offre "ENR et patrimoine" va être lancé.
La programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) pour les périodes 2019-2023 et 2024-2028 est actuellement en cours de discussion. Dans quel contexte se déroule ce débat ?
SÉBASTIEN LECORNU - L'objectif est d'aboutir à une PPE fiable et sincère. Élaborer une PPE qui ne serait pas tenable, notamment sur le plan industriel, conduirait à tuer la transition énergétique dans l'oeuf. On ne va pas reculer en permanence la date d'atterrissage à 50% de nucléaire dans la production d'électricité : à cet égard, la clé c'est l'accélération du développement des énergies vertes.
Après, il y a plusieurs intangibles qui déterminent en partie cette PPE.
D'abord, la sécurité d'approvisionnement qui est assurée par des énergies pilotables (gaz, nucléaire) y compris pour faire face aux pics de consommation et en complément d'énergies intermittentes telles que les énergies renouvelables. Le stockage est en devenir, mais on recherche encore un modèle économique. On devrait tout de même voir apparaître dans ce quinquennat des applications de stockage significatives grâce au plan hydrogène de Nicolas Hulot et aux travaux sur les batteries.
Deuxièmement, notre objectif pour le climat et donc la réduction de nos émissions de gaz à effet de serre est une priorité. Les centrales à fioul auront donc disparu d'ici la fin du quinquennat, tout comme les centrales à charbon situées en métropole. Compte tenu de l'Accord de Paris et de l'action d'Emmanuel Macron, qui est à la pointe du combat pour le faire vivre à l'international, personne ne comprendrait que l'on fasse des choix contraires à cet impératif climatique.
Troisièmement, sur le plan des coûts de l'électricité, que ce soit pour le contribuable ou pour le consommateur, le nucléaire a été la meilleure réponse apportée par EDF au pouvoir gaullo-communiste d'après-guerre pour avoir une électricité peu chère. Aujourd'hui, l'atome n'est plus la seule option. Et ce n'est pas faire injure à cette industrie que de le dire. D'ailleurs, notre horizon en la matière est raisonnable : nous visons 50% de nucléaire dans le mix électrique français, pas zéro !
Enfin, dernier point, l'impact économique et social, aussi bien sur les territoires que sur les entreprises, notamment Orano et EDF. Nous aurons une solution d'accompagnement pour les territoires quelles que soient les décisions qui seront prises.
Comment s'articulent les évolutions des énergies renouvelables et du nucléaire et comment se présente la fermeture de Fessenheim - dossier dont vous avez la charge - dans le contexte des derniers défauts constatés sur l'EPR de Flamanville?
Quand on prend en compte l'ensemble des paramètres cités, il est évident que l'objectif de 50% de nucléaire d'ici 2025 n'était pas réaliste. Il faut déjà évaluer ce qu'on est capables de faire en matière d'énergies renouvelables pour savoir comment réduire la trajectoire du nucléaire. Ce qui compte, c'est le « comment », plus que le « combien ». Mais à l'inverse, du rythme de fermeture du nucléaire dépend aussi le développement des énergies renouvelables. En effet, fermer les centrales de façon brutale et unilatérale coûte cher. Or, on a besoin d'argent pour soutenir les énergies vertes. À titre d'exemple, le soutien public au solaire revient à 3 milliards d'euros par an, c'est-à-dire la moitié du soutien public à l'électricité d'origine renouvelable. Ce coût provient essentiellement désormais du soutien aux premiers investissements historiques, les nouvelles installations étant beaucoup moins couteuses.
Pour passer de 75 à 50% d'électricité nucléaire, il faut nécessairement fermer certains réacteurs. Toute la question est de savoir à quel rythme, sur quelle pente, et donc à quelle date. A l'issue du débat public en cours sur la PPE, entre cet été et septembre, nous allons déterminer un nombre de réacteurs, une pente de décroissance du nucléaire et une date à laquelle nous atteindrons 50%. Mais probablement pas la liste des réacteurs, car il n'est pas pertinent de fragiliser les territoires avec des annonces politiques. Le choix des réacteurs fermés dépendra de plusieurs critères, dont le coût des travaux de grand carénage demandés par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) pour chaque réacteur.
Concernant Fessenheim, la fermeture est actée, irréversible et c'est désormais à EDF de préciser le calendrier et de communiquer en toute transparence. Le moment venu, c'est l'ASN qui décidera de l'ouverture de Flamanville. Le plafond d'électricité nucléaire prévu par la loi s'appliquera.
Le projet de territoire auquel nous travaillons pour Fessenheim et sa région se poursuit, sans aucun changement. Le temps de l'après-centrale a commencé en janvier dernier quand le Premier ministre m'a dépêché sur place pour élaborer avec les élus locaux un projet de développement économique durable du territoire. Notre gouvernement s'y investit de manière inédite.
Sur quelles énergies renouvelables misez-vous en particulier ?
La situation est très contrastée selon les énergies. L'éolien terrestre souffre d'un problème d'acceptabilité locale. Il faut élaborer une stratégie territoriale, en évitant le phénomène de mitage. Nous souhaitons libérer ce secteur, mais pas n'importe comment. Notre ministère est aussi celui de la protection des paysages, en liaison avec les architectes des bâtiments de France. L'avis des préfets reste déterminant dans la décision d'implantation d'un projet. Les différentes mesures adoptées à l'issue du groupe de travail éolien doivent permettre d'abaisser de 8 ou 9 ans à 4 ou 5 ans le délai nécessaire pour faire sortir un projet de terre.
Quant à l'éolien en mer, c'est le coût du lancement de cette filière qui est en question. Elle ne peut se construire à contre-courant des intérêts des contribuables et des consommateurs. Ce secteur a souffert d'une réglementation totalement inadaptée, mais la loi ESSOC (pour un État au service d'une société de confiance) doit y remédier. Contrairement à ce qui était imposé jusqu'à présent, les nouveaux projets éoliens (terrestres et maritimes, Ndlr) pourront recourir aux technologies les plus récentes au moment de la construction.
Par ailleurs, on parle beaucoup d'électricité, mais la PPE, c'est aussi le gaz, qui sera indispensable aussi bien à la mobilité qu'au chauffage. Surtout, il présente le grand avantage de pouvoir se verdir, par méthanisation industrielle, agricole ou à partir de déchets ménagers, ce qui participe de l'économie circulaire et bénéficie aux collectivités locales. C'est un moyen moderne, et compétitif à terme, de diversifier les revenus des agriculteurs et de créer de la richesse dans les territoires. Nous avons annoncé en mars plusieurs mesures attendues par les agriculteurs à la demande du Président de la République : élévation du niveau des seuils d'autorisation ICPE (installations classées pour la protection de l'environnement), mise en place d'un guichet unique, aide à l'investissement initial, révision à la hausse des tarifs de rachat... Le traitement de choc élaboré à l'issue du groupe de travail méthanisation semble efficace puisque la filière commence à se structurer. Il existe aujourd'hui 500 méthaniseurs en France, je pense qu'on peut en attendre au moins deux fois plus en construction d'ici un an.
Le groupe de travail sur le solaire que vous avez mis en place en avril doit rendre ses recommandations prochainement. Sur quoi portent-elles ?
C'est sur le photovoltaïque que les marges de manœuvre sont les plus importantes. Grâce à des efforts de massification bien calibrés, il est possible d'atteindre bientôt un modèle économique sans subvention. Dans les derniers appels d'offres, le tarif demandé atteint 55 euros le mégawattheure pour les grandes centrales au sol. A ce niveau, on tutoie le prix de marché de l'électricité. Un doublement des appels d'offres à 1 gigawatt (GW) a été annoncé lors du One Planet Summit de décembre 2017, et les raccordements devraient également quasiment doubler en 2018 (de 875 MW en 2017, ils devraient s'établir entre 1200 à 1.500 MW en 2018).
Le groupe de travail actuellement en place recherche des solutions pour dégager le foncier nécessaire à cette massification. Pour y parvenir, il faut cesser d'être généralistes et spécialiser les acteurs par type de solaire. Par exemple, les magasins de la grande distribution, qui disposent de surfaces importantes et dont les horaires de consommation (pour le froid et la climatisation, ndlr) coïncident avec la production solaire, sont de parfaits candidats à l'autoconsommation. D'ailleurs, les résultats des derniers appels d'offres, dont 70% ont été remportés par la grande distribution, prouvent que le solaire est devenu rentable pour ce segment de marché.
Nous allons encore libérer son développement, par exemple en assouplissant les règles d'implantation au sein des zones d'activité commerciales, sans exclure à terme des mesures normatives imposant l'équipement en panneaux solaires sur certains bâtiments.
Autre segment encore vierge que nous souhaitons explorer : le patrimoine. Nous travaillons avec Stéphane Bern, qui pilote la Mission patrimoine, afin de lancer d'ici à la fin de l'année le premier appel d'offres « énergies renouvelables et patrimoine ». Petite hydroélectricité pour les cours d'eau, tuiles solaires pour les dépendances, méthanisation à partir des exploitations agricoles ou des haras souvent présents sur les domaines... Le développement des énergies propres constitue pour les propriétaires une piste supplémentaire pour diversifier leurs sources de revenus. Pour la première fois, nous travaillons avec les associations patrimoniales qui étaient jusqu'ici plutôt en froid avec les acteurs des énergies renouvelables. Cette collaboration doit permettre de limiter les contentieux.
Enfin nous allons réaliser un énorme travail sur les friches, aussi bien industrielles que militaires, car nous ne voulons pas déroger à notre principe, qui est de ne pas être en conflit d'usage avec les terres agricoles.
Nous allons systématiser ce qui a déjà été fait autour de certaines bases aériennes (comme à Toul, en Meurthe-et-Moselle, Ndlr). Pour des raisons de sécurité, les bases aériennes sont en effet entourées de grandes surfaces de foncier inerte. Ce programme gouvernemental porte autant sur des projets décentralisés que sur de grandes centrales.
Vous avez annoncé les premiers contrats de transition énergétique (CTE), quels seront les prochains ?
Ces contrats n'ont pas seulement un enjeu de transition sociale et de réparation de territoires dévitalisés. Ils doivent aussi permettre d'innover. Bien sûr, ils concernent des territoires tels que ceux où se situent les quatre centrales à charbon métropolitaines qui ont vocation à fermer d'ici à la fin du quinquennat : Cordemais (Loire-Atlantique) et Le Havre (Seine-Maritime) pour les centrales opérées par EDF, Saint-Avold (Moselle) et Gardanne (Bouches-du-Rhône) pour celles du groupe allemand Uniper.
A Aramon (Gard), où EDF a fermé sa centrale au fioul, le CTE concerne un projet de « cleantech valley » qui associe tous les partenaires locaux dans le développement des filières éco-industrielles (énergies et transports propres, chimie verte, économie circulaire, recyclage, etc.).
A Arras, qui se positionne comme territoire-pilote en matière de transition énergétique dans le cadre de la dynamique régionale « rev3 » (troisième révolution industrielle, Ndlr), l'expérimentation porte sur la méthanisation et les bus verts ; autre territoire choisi, la Corrèze, qui mène de front des projets porteurs en matière d'énergies renouvelables et de circuits courts. Dans le nord de la Côte d'Or, un territoire mi-industriel, mi-agricole, cela porte sur les usages agricoles, la mise en œuvre de circuits courts dans les cantines...
Nous sommes encore dans un mode laboratoire. Les territoires identifiés bénéficient d'un accompagnement financier, mais aussi de normes simplifiées et de procédures accélérées.
Pour le moment les contrats de transition énergétique sont financés par des crédits de droit commun, ainsi que, et c'est la nouveauté, par des fonds privés comme c'est le cas avec EDF à Aramon.
https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/aujourd-hui-l-atome-n-est-plus-la-seule-option-sebastien-lecornu-780432.html

03/06/18 : Transition énergétique : l’Europe en route vers la catastrophe économique ?
Par Michel Gay et Hervé Machenaud.
Le point sur une politique désastreuse qui a berné les Européens.
La foi absolue dans les énergies renouvelables d’idéologues à la Commission européenne, sous couvert d’écologie et d’énormes intérêts financiers, conduit l’Europe dans une impasse.
LE VENT ET LE SOLEIL, AVENIR DE L’ÉLECTRICITÉ ?
Pour le moment et probablement pour longtemps encore, l’électricité n’est pas stockable à grande échelle au niveau des besoins d’une nation. La production d’un pays doit donc être ajustée en temps réel (et en permanence) à la consommation d’électricité qui fluctue en fonction des activités des habitants.
Or, malheureusement, le vent et le soleil peuvent être absents quand la demande d’électricité est maximale les soirs d’hiver (notamment pour le soleil). Durant ces périodes, tous les moyens (nucléaire, charbon, gaz et hydraulique) doivent être disponibles.
Lorsqu’il y a du vent ou du soleil, la surcapacité de production « fatale » oblige parfois le gestionnaire à vendre à perte, voire à prix négatifs, l’électricité produite malgré la mise au ralenti et l’arrêt des centrales qui peuvent l’être. Des consommateurs institutionnels sont alors payés pour consommer l’électricité éolienne et solaire subventionnée et superflue !
Pendant que l’Allemagne brûle sa lignite, « l’éolien allemand déferle sur la France(…). Cela balaye toute l’économie du secteur » déclare Jacques Percebois.
Dans ces conditions économiques ubuesques, les moyens de production permanents indispensables pour couvrir les pointes de consommation ne peuvent plus être amortis.
UNE INDUSTRIE SUBVENTIONNÉE TRÈS PROFITABLE… POUR CERTAINS
En France, les coûts de production de l’éolien et du solaire sont entre deux et dix fois plus élevés que celui du nucléaire installé.
D’où deux merveilleux paradoxes :
1) Le client accepte de payer cher une électricité inutile puisqu’elle ne permet pas de répondre à la demande de pointe en hiver,
2) Plus le coût global de production (avec les subventions) de l’électricité augmente, plus son prix de vente sur le marché diminue… jusqu’à fragiliser l’avenir des moyens traditionnels nécessaires à l’équilibre du réseau qui deviennent non rentables.
Alors pourquoi pousser au développement de l’éolien et du solaire photovoltaïque ?
Parce que les industries de l’éolien et du solaire sont extrêmement profitables pour certains qui savent capter les gigantesques subventions payées par les consommateurs : plus de 55 milliards d’euros (Md€) en 2016 en Europe, dont 25 Md€ pour la seule Allemagne.
Les conséquences prévisibles et désastreuses que sont la faillite d’un secteur industriel entier, les pertes d’emplois et les risques de black-out, ne semblent émouvoir personne.
Serait-ce une arme dans la guerre sainte contre le réchauffement climatique ?
Même pas ! La France émet dix fois moins de gaz carbonique (environ 50 grammes de CO2 par kilowattheure (kWh)) que la moyenne des pays européens. Elle est pourtant accusée d’un coupable retard par rapport à l’Allemagne dans le développement des énergies renouvelables (EnR). Mais cette dernière, toujours présentée comme un modèle en matière d’écologie, émet plus de… 500 grammes de CO2 par kWh malgré un « kolossal » investissement dans l’éolien et le solairesur son sol.
Serait-ce donc pour créer « une filière d’excellence » des EnR made in France ?
Trois fois hélas ! Les champions français ont fondu. Alstom a été vendu à l’américain General Electric, et AREVA a jeté l’éponge. Notre « filière d’excellence » éolienne est maintenant germano-américaine, et les panneaux photovoltaïques sont importés… de Chine.
LES ÉNERGIES ÉOLIENNES ET SOLAIRES CONDUISENT L’EUROPE À UNE CATASTROPHE ÉCONOMIQUE
Cette dérive de la politique énergétique résulte de l’union improbable entre des promoteurs dopés aux subventions et des idéologues qui inoculent leur poison antinucléaire dans les veines d’une population mal informée ou désinformée.
D’ici 2021, la France va fermer près de 4 gigawatts (GW) de centrales thermiques à flamme et l’Allemagne plus de 20 GW de nucléaire (alors que des centrales au charbon ont été récemment construites). Le gestionnaire français ne pourra plus compter sur les importations en provenance de ce pays les soirs sans vent.
En France, en février 2012, le pic de consommation a atteint 102 GW, et il n’y avait aucune contribution de l’éolien à la production.
Le 28 février 2018, le pic de consommation a été de 95 GW. Pour y répondre, il a fallu mobiliser tous les moyens disponibles : 51 GW de nucléaire, 15 GW d’hydraulique, 9 GW de gaz, 4 GW de charbon et de fioul. Par chance, l’éolien a contribué pour presque 10 GW.
Malgré des « effacements » (c’est-à-dire des coupures acceptées d’électricité), il a fallu importer 5 GW des pays voisins. Sans ce vent aléatoire accidentel (mais providentiel), il aurait fallu recourir à des coupures forcées (délestages).
Entre 15 et 20 GW vont bientôt manquer. Si l’effondrement généralisé du réseau est évité (« black-out »), c’est donc près de 20% de la consommation qu’il faudra « effacer ».
Dans les trois ans à venir, l’Europe connaîtra une crise électrique de grande ampleur dont les coûts économique, social et financier seront énormes.
Les responsables de cette politique aveugle vont-ils ouvrir les yeux ?
L’HYPOCRISIE DE LA POLITIQUE ÉNERGÉTIQUE EUROPÉENNE ET LES RAVAGES DE LA DÉRÉGULATION
La dérégulation animée par l’idéologie de la concurrence a été introduite par l’Union Européenne à la fin des années 90. Elle a contribué à déstabiliser le système électrique européen.
Si elle avait vraiment voulu promouvoir une concurrence équitable dans la production d’électricité, elle aurait imposé la construction d’un grand réseau interconnecté européen. Mais les électriciens européens… s’y sont opposés, craignant (à juste titre) la concurrence du nucléaire français d’EDF dont les coûts sont les plus bas.
Alors, au nom du principe de la concurrence, la Commission européenne s’est attaquée au « pseudo-monopole » d’EDF. En effet, si EDF est bien un monopole en France (pour le plus grand bien des Français), il ne l’est pas au niveau européen ! Personne ne l’a remarqué à la Commission européenne ?
DES « FOURNISSEURS ALTERNATIFS » POUR AFFAIBLIR EDF ?
Les autres producteurs d’électricité européens (E.On, RWE, EnBW ou Engie,..) sont toutes des entreprises privées habituées à la concurrence. Pourtant, celles-ci s’approvisionnent sur le marché pour vendre à leurs clients (détournés de la clientèle traditionnelle des « véritables » producteurs) une électricité qu’elles n’ont pas produite.
Les « fournisseurs alternatifs » (non producteurs) se multiplient tandis qu’EDF a perdu un million de clients en 2017. Lorsqu’en période de pointe, les prix de marché remontent, la loi NOME (Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité du 7 décembre 2010), donne à ces étranges concurrents la possibilité de s’approvisionner auprès… d’EDF à un prix fixé par le gouvernement et… inférieur son coût de revient. La loi leur épargne ainsi la pénible obligation d’avoir à produire eux-mêmes !
La dérégulation a-t-elle apporté des avantages ?
Les prix de l’électricité ont augmenté de 50% entre 2007 et 2014 tandis que l’inflation était de 11,4%. Pourtant, à « l’époque du Service Public« , le prix de l’électricité était resté stable (en franc courant) pendant plus de 25 ans alors que le prix du gaz augmentait de 30%, le coût de la vie et des carburants de 66%, et le prix du pain doublait.
LES SOINS PALLIATIFS (OU LES « MÉCANISMES DE CAPACITÉ »)
Aujourd’hui, aucun producteur d’électricité ne peut plus investir ni maintenir en exploitation les centrales les moins rentables sans subventions. Aussi, tous, y compris EDF, ferment leurs centrales thermiques à combustibles fossiles. Environ 60 GW ont déjà été fermées en Europe et autant devraient l’être d’ici 2020. Mais ce sont justement ces centrales thermiques pilotables qui seront nécessaires les jours de grand froid, sans vent et sans soleil.
La sécurité énergétique européenne est tous les jours un peu plus menacée. Un prochain soir d’hiver, la France sera dans le noir.
Devant cet échec du marché, les stratèges européens ont inventé le « marché de capacité ». Ce joli concept prend en compte (pour une fois) la distinction entre la capacité à répondre à l’appel au moment du besoin et celle de produire n’importe quand. Il consiste à obliger les fournisseurs d’électricité à maintenir disponibles des moyens de production pour répondre à la pointe de consommation de leurs clients.
Comme la plupart d’entre eux n’en ont pas du tout, ou pas assez, ils peuvent acheter des « capacités » auprès des « vrais » producteurs. Cela suppose que ces derniers disposent de moyens excédentaires à mettre en route au bon moment. Les productions éoliennes et solaires étant exclues par les conditions météorologiques, le nucléaire allemand étant arrêté, l’hydraulique ne couvrant qu’à peine 15% des besoins, il restera à mobiliser le gaz (russe, norvégien, algérien,…), le charbon allemand, et aussi ce qui aura été sauvé de la « casse » programmée du nucléaire français.
Il est certain que ce ne sera pas suffisant .
Qu’arrivera-t-il alors ?
Les entreprises les plus fragiles déclareront forfait. Le régulateur devra alors redistribuer leur clientèle. Cette situation, qui peut paraître théorique, devient probable. Elle s’est déjà produite au Royaume-Uni et ses conséquences douloureuses ne seront pas théoriques.
Grâce à quelques grands politiciens visionnaires, la France a mis 50 ans pour construire le parc de production d’électricité le plus économique et le plus efficace d’Europe, insensible aux variations du prix des matières premières, et émettant très peu de gaz à effet de serre. Dans un gigantesque effort, elle a su créer ce magnifique outil industriel. Au nom de quoi, et au bénéfice de qui, les gouvernants actuels accompagnent-ils sa destruction ?
De nombreuses voix s’élèvent (1) contre cette politique énergétique désastreuse qui a berné les Européens. Pour le moment, elles crient dans le désert, et l’arrogante caravane des énergies renouvelables passe, imperturbable et méprisante pour le petit peuple « taillable et corvéable » qui découvrira tardivement la ruineuse supercherie.
(1)- L’Académie des Sciences, l’Académie des Technologies, l’Institut Montaigne, des économistes, des serviteurs de l’Etat, comme Marcel Boiteux, qui dès les années 90 a tenté de prévenir « contre la foi trop aveugle accordée … au libéralisme par les autorités de Bruxelles », des écologistes comme Jean-Marc Jancovici et Michael Shellenberger (conférence TEDx Berlin), des universitaires comme Rémy Prud’homme, professeur émérite à l’Université de Paris XIII : « La concurrence voulue par Bruxelles a mené les électriciens dans l’impasse », et aussi quelques (trop rares) journalistes comme Eric Le Boucher : « EDF, ou l’aveuglement de l’Etat » Les Echos, 15 janvier 2016, et encore Martine Orange dans Libération du 26 février 2016 : « Qui veut tuer le service public de l’électricité ? ».


01/06/18 : 😡😡De nouveaux objectifs de transition énergétique pour la France😡😡
Deux principaux objectifs ont été proposés mardi 22 mai 2018 à la France par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) : une réduction de sa consommation d’énergie et une augmentation de sa production d’énergies renouvelables.
Ces objectifs ont été fixés dans le contexte du débat actuel sur la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). La PPE a été créée par la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte, votée en 2015 et sa révision est prévue pour fin 2018. Cette loi contient des objectifs tels qu’une baisse de la part du nucléaire et des émissions de gaz à effet de serre. Le débat concerne les périodes 2019-2023 et 2024-2028 et devra se concrétiser d’ici la fin de l’année par un texte définitif.
Afin d’inciter les ménages à rénover leurs logements, il existe de nombreuses aides accessibles selon l’efficacité des travaux. Découvrez à quelles aides vous êtes éligibles.
Une réduction de la consommation d’énergie
La France doit premièrement réduire sa consommation d’énergie de 30% en 2035, par rapport aux chiffres de 2016. Pour atteindre ces objectifs, l’Ademe a mis en avant 3 enjeux majeurs :
- Une amélioration des technologies et de l’efficacité énergétique, plus particulièrement dans l’industrie
- Une évolution progressive des comportements de mobilité des personnes et du transport de marchandises
- Un plan de rénovation du parc de bâtiments
Une augmentation de la production d’énergies renouvelables
La France doit aussi augmenter sa production d’énergies renouvelables de 70% en 2028. L’énergie renouvelable représentant actuellement 15% de la consommation finale d’énergie, l’objectif est d’atteindre 32% en 2030. La production d’énergies renouvelables passerait donc de 290 térawatts-heure (TWh) à presque 490 TWh en 2028 entre 2016 et 2028. Pour atteindre cet objectif, il faudrait intégrer le prix du carbone aux énergies fossiles. L’attention doit être portée sur les énergies vertes telles que l’hydroélectricité, l’éolien😡, le solaire, la biomasse ou encore le biogaz.
Des bénéfices
😏
Si l’enjeu de la transition énergétique est fort, une atteinte des objectifs aura aussi un impact économique et social important. En effet, cela permettrait d’améliorer la compétitivité du pays. Le déficit commercial de la France, importatrice d’énergie, pourrait diminuer de 60%. Quant au revenu des ménages français, il devrait augmenter de 7,5% grâce aux énergies renouvelables 
😏 et donc à une baisse de la consommation totale d’énergie. Enfin, cette évolution permettrait la création de 340 000 emplois d’ici 2035.😏
https://www.quelleenergie.fr/magazine/actu-environnement/nouveaux-objectifs-transition-energetique/

01/06/18Échec patent dans la réduction des émissions de GES ! Mais nous trompons-nous de bonne foi ?
Les résultats sont calamiteux, mais à quoi d’autre fallait-il s’attendre en regardant, sans œillères idéologiques, la manière dont on prétend traiter la question ? La France, en recopiant servilement des modèles qui ailleurs ont montré leurs limites, voire leur inanité, ne pouvait guère espérer autre chose ; une bonne raison pour en changer.
Pour une France qui s'affiche volontiers allante en matière de réduction des émissions de GES, les résultats ne sont pas au rendez-vous, les rejets ayant même augmenté régulièrement et significativement depuis la signature de l'Accord de Paris.
Au regard du battage politico-médiatique fait autour d'efforts dédiés très conséquents pour la pénétration des renouvelables électriques (éoliennes et solaire PV), c'est une information dérangeante. Mais est-ce vraiment une surprise ?
Certes, les tenants de ces politiques soutiennent à raison que Paris ne s'est pas édifié en un jour, et que, transposant l'adage, l'effort produit n'est pas encore assez intense pour que les résultats soient déjà visibles. Propos rassurants qui devraient aisément convaincre, d'autant que la solution se trouve logiquement dans l'accélération des programmes engagés. Quant aux suspicieux, à supposer qu'il en reste dans une opinion si largement acquise aux vertus renouvelables, il serait pourtant bien utile à tous qu'ils poussent plus avant leur questionnement.
Le triste pot aux roses apparaît en considérant la contribution des différents secteurs émetteurs. Transports, bâtiments, agriculture et industrie, dans l'ordre décroissant, sont en gros responsables de 85 % des rejets de GES, or l'essentiel de l'effort national est consacré au secteur électrique pourtant déjà particulièrement vertueux en matière d'émission, quelques % tout au plus, grâce à l'hydraulique, au nucléaire. On se trompe donc grossièrement de cible.
De plus, le développement à très grande échelle des parcs éoliens et des champs solaires PV vient en substitution d'une part de la production nucléaire, laquelle n'émet pas de GES. En résumé, une action blanche sur un axe qui n'est pas le bon garantit l'absence de résultat.
Le bon sens doit évidemment mener vers un autre schéma où les sommes considérables qui s'investissent dans les électro-renouvelables seraient consacrées à lutter efficacement contre l'émission de GES avec deux secteurs qui s'imposent : le conditionnement des bâtiments et les transports.
Au-delà d'un accroissement de l'efficacité énergétique (isolation du bâti, rendement des moteurs...), il faut chercher à diminuer la part des combustibles fossiles utilisés en leur substituant, quand cela fait sens, une électricité qu'on sait produire en France sans émission de GES.
Dans un tel schéma, la demande d'électricité pourrait croître significativement par transfert des usages et le parc de production électrique devrait donc s'agrandir. Il faudrait alors considérer l'addition nette des moyens de production (nucléaire+hydraulique+renouvelables) et non, comme actuellement, leur substitution, laquelle ne garantit aucun gain en matière d'émission de GES, c'est même l'inverse en y regardant de plus près.
Resterait à imaginer un schéma pratique permettant une contribution à droits devoirs et rémunérations justes des différentes sources et services, bien loin de la situation actuelle où l'iniquité prévaut, les sources renouvelables prépayées et prioritaires contraignant techniquement et économiquement l'outil nucléaire.
Si par comparaison avec les autres pays, la France est globalement vertueuse s'agissant des émissions de GES, grâce à une production électrique quasiment décarbonée, il est patent qu'elle ne fait pas d'efforts suffisants dans les secteurs lourdement émetteurs.
L'installation à très grande échelle d'éoliennes et de panneaux solaires est abusivement présentée comme la voie choisie pour lutter contre le dérèglement climatique alors qu'il s'agit en fait de stratégies industrielles parfaitement opportunistes. Celles-ci ne soutiennent pas ou peu l'activité nationale, cellules éoliennes et panneaux solaires étant quasi intégralement importés.
Mais présentées comme également capables de faire reculer un nucléaire honni, ces stratégies possèdent là un atout maître et s'imposent donc facilement dans l'opinion, laquelle en demande encore davantage, convaincue sans beaucoup d'interrogations que le pays est en retard par rapport à ses voisins.
En retard, la France l'est pourtant clairement si on considère ce qu'elle pourrait faire en investissant utilement et significativement dans les secteurs fortement émetteurs. Si l'effort financier était à la hauteur de ce qui est actuellement consacré aux renouvelables électriques, les résultats deviendraient rapidement visibles.
On s'engagerait alors dans une véritable transition énergétique, certes plus laborieuse, plus difficile et moins visible que les altières éoliennes ou les impressionnants champs solaires. Une transition qui bousculerait des habitudes culturelles en impliquant davantage les acteurs qui aujourd'hui ont bien légèrement donné procuration aux renouvelables.
L'absence de résultats et surtout de perspectives crédibles nous dit clairement que nous nous trompons. Compte tenu des informations accessibles à tout honnête homme, ils nous disent aussi que nous nous trompons à l'insu de notre plein gré.
https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-183471-echec-patent-dans-la-reduction-des-emissions-de-ges-mais-nous-trompons-nous-de-bonne-foi-2180602.php

29/05/18La France reste le pays des opposants des gens qui sont contre tout
Dans de nombreuses régions, l'opposition aux éoliennes est virulente et se traduit en particulier par des batailles juridiques dès qu'un projet est annoncé et c'est ainsi qu'aucun projet d'éolienne en mer n'a pu recevoir un commencement d'exécution.
Il en va ainsi dans tous les domaines, mais ici, ce sont les éoliennes qui nous intéressent.
Les associations locales, qui se forment à toute occasion, ont soutenu la plupart du temps par la Fédération environnement durable, la FED, crée en 2007, qui en ont les moyens et l'expérience et qui dit, par principe « Non à l'éolien en France ». ...
https://www.riskassur-hebdo.com/actu01/actu_auto.php?adr=2905181107

29/05/18La nouvelle géographie de l’éolien français
En France, les zones d'implantation des éoliennes changent et le marché se transforme. Dans son ouvrage Les Mirages de l’éolien, dont Mediacités publie ici un extrait, le journaliste Grégoire Souchay se penche sur les ambiguïtés de ce secteur en pleine croissance.
Il n’est pas nécessaire d’habiter à un kilomètre d’installations pour se sentir quotidiennement entouré d’éoliennes. Télévision, publicité, magazines, les représentations du « motif éolien » sont partout. Certains artistes à succès en font même des chansons. L’apparition la plus inattendue à mes yeux fut peut-être de retrouver leur image sur les parois de la cabine de toilettes d’un TGV. « Tout cela est en concordance avec la montée des enjeux environnementaux », explique Yann Castanier, photojournaliste et conseiller en stratégie de communication. « Pour que s’opère cette prise de conscience, il a fallu changer les représentations. L’éolien n’est plus seulement une solution technique à une problématique environnementale, mais est devenu un signifiant du fait que l’être humain peut vivre en harmonie avec la nature. »
Et par là, l’image d’une éolienne est devenue valorisante pour des entreprises qui n’ont rien à voir avec la production d’électricité. Une manière de dire : « Faites-nous confiance, nous prenons soin de vous en prenant soin de votre environnement. » D’ailleurs, ces éoliennes ne forment-elles pas des « parcs », s’inscrivant dans leur « écosystème » en répondant aux « besoins durables » ?
En certains lieux, cette parenté entre éoliennes d’hier et d’aujourd’hui est exploitée à des fins touristiques. Ainsi, sur le plateau d’Ally, en Haute-Loire, vingt-cinq turbines sont installées depuis 2005. Alors que le projet a fait parler de lui du fait d’accusations de prises illégales d’intérêts – les élus concernés ont été relaxés en appel en 2017 –, c’est aujourd’hui un symbole de la résonance entre plusieurs époques industrielles. L’association de promotion du patrimoine local a ainsi intégré la visite des éoliennes dans son parcours touristique entre moulins à vent et ancienne mine d’argent. Une curiosité qui a permis de tripler le nombre de touristes sur le secteur. Et voici que depuis 2014 certains parcs, en Seine-Maritime ou en Alsace, proposent des événements dédiés à l’éolien lors des journées du patrimoine !
Un affront pour Jean-Louis Butré, responsable de la Fédération environnement durable, qui dénonçait alors « une opération marketing ». Pour lui, l’éolien représente « la plus grande transformation paysagère de toute l’histoire du pays ». Si les impacts négatifs sur la fréquentation de chambres d’hôtes à proximité d’éoliennes sont souvent pris en exemple, il est difficile d’établir des statistiques fiables, permettant de mesurer l’effet spécifique de l’éolien sur la fréquentation touristique. En attendant, certains préparent un projet de « sentier des énergies » dans l’Aude, avec la première éolienne en Europe proposant une plateforme panoramique pour les visiteurs, à l’image de celle de Vancouver, au Canada.
Géographie de l’éolien en France métropolitaine
Loin de concerner une infinité de paysages, l’éolien n’est pas présent partout en France. Les grandes régions propices ont été depuis longtemps identifiées : « La France bénéficie de gisements éoliens importants, avec trois régimes de vent, océanique, continental et méditerranéen », expose Stéphane Chatelin, directeur de l’association négaWatt ; « nous avons également de vastes zones peu peuplées, qui permettent l’installation de machines ». Des zones disponibles certainement, mais à tempérer : « La France a un bon gisement vu d’Europe, mais beaucoup de pays ont des gisements bien meilleurs dans le monde », précise David Corchia, cofondateur du groupe Eren. Qu’en est-il ?
Il suffit d’ouvrir un atlas des parcs éoliens en France pour découvrir de très importantes zones du pays sans aucune éolienne. Dans le grand quart sud-ouest du pays, les installations ont été édifiées dans les départements proches de la Méditerranée (Tarn, Aude, Hérault, Aveyron), mais quasiment aucune ne se trouve dans l’ancienne région Aquitaine, au Pays basque, ou dans la partie centrale de la chaîne des Pyrénées ainsi qu’en Gascogne. Idem dans le Sud-Est : en Savoie et dans toute la région PACA, ne se trouvent qu’une trentaine d’éoliennes, concentrées près de la zone industrielle de Fos-sur-Mer. Quant à l’Île-de-France, les implantations démarrent tout juste avec quelques parcs en projet dans le sud de l’Essonne et de la Seine-et-Marne. À l’inverse, l’éolien se développe
intensivement dans les piémonts de la Méditerranée, les grandes plaines des Hauts-de-France et de Champagne, mais aussi en Beauce, en Bretagne et, de manière importante, en Normandie et dans le Poitou.
C’est qu’à la contrainte technique du vent s’ajoutent des limitations réglementaires liées aux activités humaines : aéroports, radars météos et militaires, et, depuis 2010, la distance minimale de cinq cents mètres des premières habitations. Il faut encore y ajouter les réglementations environnementales : massifs montagneux, zones protégées pour la faune et la flore, couloirs migratoires, etc. Ce qui fait dire à Jean-Yves Grandidier, PDG de Valorem, que « l’ensemble des contraintes cumulées réduit les territoires paysages de l’éolien autorisés pour l’implantation d’éoliennes à la taille de confettis ». Des espaces résiduels, déjà occupés par des concurrents, ou des zones qui ne sont pas suffisamment venteuses.
Si les promoteurs ne sont pas avares en alertes sur les tentatives d’étouffement de leur filière, c’est que, pour eux, le vent et l’autorisation réglementaire ne sont pas des données suffisantes. Dès le début des années 2000, la direction de l’Évaluation environnementale planchait sur la notion de « gisement éolien » et faisait le constat suivant : la rentabilité d’un gisement éolien dépend avant tout de la valeur qu’aura le kilowattheure qui y sera produit. Les éoliennes sont donc implantées sur les gisements de vent quand ceux- ci sont rentables.
Cet équilibre économique et géographique est en pleine mutation. Alors que, d’un côté, le fonctionnement du marché éolien se transforme, de l’autre, de nombreuses innovations techniques permettent d’accroître la taille des pales, la hauteur des mâts et la puissance des turbines, pour des coûts limités. Une course au gigantisme ? Pas seulement. En rehaussant une même installation de dix ou vingt mètres, la fréquence de fonctionnement à pleine puissance s’accroît nettement. Et si, en sus, les pales sont allongées, l’effet sur la production est quadruplé. C’est cette « révolution éolienne silencieuse », selon l’expression de l’économiste Bernard Chabot, qui « a permis de mettre des éoliennes dans des endroits moins venteux, jusqu’ici non exploitables », évalue Cédric Philibert, de la division des énergies renouvelables à l’Agence internationale de l’énergie. En conséquence, l’éolien se développe désormais dans de nouvelles régions, comme le nord de la Bourgogne ou la Provence, que les opposants craignent désormais de voir « envahies ».
Mais surtout, selon Cédric Philibert, ces innovations conduisent à « augmenter le facteur de charge en remplaçant des anciens modèles dans des endroits plus venteux ». Une manière de rendre ces parcs plus performants et d’atténuer la critique sur l’efficacité de l’éolien.
“Les Mirages de l’éolien”, du journaliste Grégoire Souchay, collaborateur régulier de Mediacités, est paru aux éditions Seuil-Reporterre en mai 2018. L’ouvrage renvoie dos à dos les pro et anti-éoliennes : si le développement de cette énergie renouvelable a pu donner l’illusion d’un monde meilleur, le secteur reste marqué, comme les autres industries, par un univers capitaliste prédateur et par une logique d’appropriation économique d’un espace commun pour servir des intérêts privés, nous explique l’auteur. Grégoire Souchay a déjà publié dans la même collection “Sivens, le barrage de trop” (2015).
https://www.mediacites.fr/enquete/2018/05/29/la-nouvelle-geographie-de-leolien-francais/


29/05/18Intérêt à contester pour excès de pouvoir un permis de construire des éoliennes
Dans un arrêt rendu le 16 mai 2018, le Conseil d'État examine une contestation de permis de construire concernant des éoliennes par les propriétaires d’un château situé à 2,5 km de l'implantation prévue.
Un requérant dont la propriété est distante de 2,5 kilomètres des cinq éoliennes prévues dans la demande de permis de construire ne dispose pas d’un intérêt à contester pour excès de pouvoir ce permis. Telle est la solution dégagée par le Conseil d'État dans un arrêt rendu le 16 mai 2018.
La propriété des consorts X est distante d'environ 2,5 kilomètres des cinq éoliennes prévues dans la demande de permis de construire dont la hauteur totale sera de 116 mètres. Même si, selon l'étude d'impact, le parc éolien sera visible à partir du deuxième étage de l'édifice, les requérants ne justifient pas, au regard tant de la distance qui sépare le château du site retenu pour l'implantation du projet éolien que de la configuration des lieux, d'un intérêt leur donnant qualité pour agir.
Dès lors, ils n'étaient pas recevables à demander l'annulation de l'arrêté du 23 janvier 2012 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a délivré à la société P un permis de construire cinq éoliennes et un poste de livraison.
https://www.actualitesdudroit.fr/browse/public/urbanisme/13767/interet-a-contester-pour-exces-de-pouvoir-un-permis-de-construire-des-eoliennes

28/05/18Eoliennes : le Conseil d'Etat précise sa jurisprudence sur l'intérêt à agir
Par une décision du 16 mai 2018, le Conseil d'Etat vient préciser dans quels cas les riverains souhaitant contester le permis de construire d'un parc éolien ont un intérêt à agir.
La précision se fait toutefois a contrario puisque la Haute juridiction juge que ne disposent pas d'un tel intérêt les propriétaires d'un château distant de 2,5 kilomètres d'un projet de parc de cinq éoliennes d'une hauteur de 116 mètres. "Même si, selon l'étude d'impact, le parc éolien sera visible à partir du deuxième étage de l'édifice, les [requérants] ne justifient pas, au regard tant de la distance qui sépare le château du site retenu pour l'implantation du projet éolien que de la configuration des lieux, d'un intérêt leur donnant qualité pour agir", juge le Conseil d'Etat.
Cette décision vient préciser la jurisprudence déjà établie par la Haute juridiction dans ce domaine. Par un arrêt du 15 avril 2005, le Conseil d'Etat avait jugé que ne justifiaient pas d'un intérêt pour agir les propriétaires situés à une distance inférieure à 1 kilomètre d'éoliennes qui ne seraient pas visibles de leur propriété. En revanche, il reconnaissait un tel intérêt à un propriétaire situé en bordure d'agglomération, face à un paysage agricole plat offrant une vue dégagée, à une distance d'environ 900 mètres d'éoliennes destinées à s'élever à 120 mètres de hauteur. "Alors même que ces machines ne [devaient pas causer]de nuisances sonores au-delà d'un rayon de 400 mètres."
https://www.actu-environnement.com/ae/news/eoliennes-permis-construire-interet-pour-agir-riverains-jurisprudence-Conseil-Etat-31350.php4

28/05/18Programmation pluriannuelle de l’énergie : l’Ademe publie son cahier d’acteur
Alors que le débat public sur la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) bat son plein, l’Ademe formule une série de propositions pour une transition énergétique réussie. Pour atteindre les objectifs de la loi dans les délais souhaités, l’agence estime nécessaire de baisser de 30% les consommations d’ici 2035 et de doubler la part de production renouvelable d’ici 2028. Elle rappelle en outre que la transition énergétique est créatrice d’emplois et de valeurs sur les territoires.
Dans le cadre du débat public sur la PPE, l’Ademe analyse les grands enjeux de la transition énergétique et propose des pistes d’évolution pour les années à venir.
L’agence préconise de baisser la demande énergétique de 30% d’ici 2035 grâce notamment à l’amélioration progressive des technologies et l’efficacité énergétique, à la massification de la rénovation du parc de bâtiments et à une évolution progressive des comportements de mobilités des personnes et de transport de marchandises.
« Les gains d’efficacité énergétique permettront de réduire les consommations d’électricité et de gaz, tout en augmentant la part relative de l’électricité dans le mix énergétique total par transfert de certains usages (pompes à chaleurs pour la chauffage, véhicules électriques) », souligne l’Ademe.
Une production EnR plus importante

L’entité préconise également d’augmenter de 70% la production renouvelable d’ici 2028 : « Les énergies renouvelables s’affirment comme les énergies du XXIe siècle. La France a donc tout intérêt à se positionner comme une acteur majeur ».
Actuellement 15% de la consommation finale d’énergie en France est produite par des énergies renouvelables, souligne l’Ademe. Or, la loi de transition énergétique pour la croissance verte prévoit un objectif de 32% d’EnR en 2030. L’agence se veut cependant confiante : l’atteinte des objectifs « est possible en développant massivement un large panel de ressources renouvelables pour couvrir les besoins de chaleur/froid, d’électricité et de carburant, tout en diminuant nos consommations d’énergie ».
5 filières présentent un fort potentiel de développement et devront faire face à des enjeux particuliers ces prochaines années : la filière bois-énergie, les pompes à chaleur, l’éolien, le solaire photovoltaïque et la méthanisation.
Pour les accompagner dans leur développement, l’Ademe recommande de :
- Maintenir les signaux économiques favorables à l’efficacité énergétique et au développement des renouvelables, notamment en augmentant notablement le niveau de la fiscalité carbone en 2030 ;
- Maintenir une visibilité des objectifs pour faciliter la structuration des filières renouvelables ;
- Faciliter l’appropriation territoriale des EnR et le financement participatif.
La transition énergétique, source d’emplois et de valeurs sur les territoires

L’Ademe rappelle enfin que la transition énergétique présente de nombreux bénéfices pour l’économie. Elle pourrait créer 340 000 emplois à l’horizon 2035, dont une part croissante d’emplois non délocalisables liés à l’exploitation des EnR et des opportunités de développement industriel.
La baisse des consommations associée au développement des renouvelables se traduirait « par une augmentation du revenu disponible des ménages (+7,5%). »
Répondre aux objectifs de la transition énergétique permettrait en outre aux territoires de valoriser les ressources énergétiques locales plutôt que dépendre massivement des importations d’énergie fossile.
La transition énergétique « c’est également définir un cadre qui permettra de faciliter la réappropriation de la question de l’énergie au plus près des territoires ». L’Ademe se réfère notamment à l’autoconsommation « qui connaîtra sans doute un très fort développement dans les années à venir ».
« Au regard de la désinformation qui peut exister lorsque que l’on veut débattre de l’énergie dans notre pays, l’Agence est ici totalement dans son rôle d’expert au service de la transition énergétique, en soulignant que la baisse de la consommation d’énergie est à la fois une nécessité pour réussir la transition et une opportunité pour améliorer notre compétitivité et augmenter le revenu disponible des ménages, et en montrant que des évolutions du mix énergétique sont possibles, parce que les énergies renouvelables sont techniquement envisageables, économiquement viables et socialement souhaitables », précise enfin Arnaud Leroy, Président de l’Ademe.



28/05/18 : La Rochelle : En France, la fronde anti-éoliennes ne faiblit pas
Le gouvernement veut limiter les recours juridiques qui bloquent de nombreux projets terrestres et offshore.
« Non à l’invasion par des éoliennes inefficaces », « Ne touchez pas à l’estuaire [de la Gironde] », « Défendons notre patrimoine rural contre les affairistes éoliens », les banderoles agitées sur le port de La Rochelle, samedi 26 mai, ne font pas dans le détail. Les slogans, « promoteurs imposteurs », exigent aussi la « démission » de Sébastien Lecornu, le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire.
Ici, comme dans de nombreuses régions, l’opposition aux éoliennes est virulente et se traduit en particulier par une bataille juridique dès qu’un projet est annoncé. Les associations locales sont soutenues la plupart du temps par la Fédération environnement durable (FED), créée en 2007, qui annonce clairement sur la page d’accueil de son site : « Non à l’éolien en France. »« Nous conseillons les associations locales avec une assistance juridique, car notre seul moyen, c’est le harcèlement », dit Jean-Louis Bultré, président de la FED
« Il y a 7 000 éoliennes en France et on veut en mettre 20 000, truffer le littoral d’éolien offshore », s’indigne le président de la FED, Jean-Louis Bultré, qui soutient le nucléaire pour sortir des énergies fossiles. « Nous conseillons les associations locales avec une assistance juridique car notre seul moyen, c’est le harcèlement : le temps joue contre l’industriel, il a emprunté de l’argent et plus cela traîne, plus il en perd », explique-t-il.
Cette stratégie conduit le moindre projet à devoir patienter de sept à neuf ans là où, en Allemagne, il aboutit en trois ou quatre. « La fédération de M. Bultré ne cache pas ses objectifs, bloquer ou retarder tous les projets, ils sont bien organisés,analyse Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables. On y trouve aussi bien les Vieilles Maisons françaises que les pêcheurs qui peuvent...

25/05/18 : Le repowering, objet d’une attention de plus en plus soutenue
Très attendue par les propriétaires des parcs, la prochaine note du ministère de la Transition écologique et solidaire sur le renouvellement éolien va commencer à défricher un sujet des plus touffus, voire confus. Sans portée réglementaire, mais précieuse instruction sur un sujet qui en manque totalement, elle est issue d’un atelier technique du groupe de travail éolien et sera adressée en priorité aux directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal), pour leur donner des indications sur l’appréciation des projets et sur la notion de « modification substantielle ».
Une fourchette, basée sur l’augmentation de la hauteur des turbines pales comprises, devrait être proposée : en deçà de 10%, la DGEC devrait recommander de demander seulement un porté à connaissance. Entre 10% et ...
https://www.greenunivers.com/2018/05/le-repowering-objet-dune-attention-de-plus-en-plus-soutenue-182168/

25/05/18Energies renouvelables : la Cour des comptes montre que c’est le bazar !Eoliennes By: OliBac - CC BY 2.0
La Cour des comptes écrit que la politique de soutien aux énergies renouvelables s’est parfois écartée ces dernières années de la rationalité économique et du bon usage des deniers publics.
Le rapport de la Cour des comptes publié en mars 2018 s’alarme en termes feutrés des dépenses publiques incontrôlées versées en soutien aux énergies renouvelables (EnR), et notamment aux éoliennes et panneaux photovoltaïques.
Elle dénonce l’incohérence (l’incompétence ? l’aveuglement idéologique ?) des promoteurs de cette politique énergétique dispendieuse.
A la lecture de ce rapport, le citoyen est en droit de se demander qui a bien pu décider et laisser se développer cette dérive financière extravagante et ruineuse à long terme pour la majorité des Français.
En substance, la Cour des comptes écrit que la politique de soutien aux EnR s’est parfois écartée ces dernières années de la rationalité économique et du bon usage des deniers publics.
Elle montre que les subventions aux EnR, notamment électriques, coûtent très chères (plusieurs milliards d’euros chaque année), qu’elles vont coûter de plus en plus chères mais qu’il est difficile d’en avoir une idée précise tant les organismes étatiques impliqués sont épars et ne semblent pas eux même le savoir.
En somme, c’est « table ouverte » aux frais de tous les contribuables.
LA COUR DES COMPTES ÉCRIT NOTAMMENT :
Page 7 (P7) : « Malgré les efforts entrepris dans le déploiement des énergies renouvelables, la Cour constate, comme en 20131, un décalage persistant au regard des objectifs affichés. Elle note également que, faute d’avoir établi une stratégie claire et des dispositifs de soutien stables et cohérents, le tissu industriel français a peu profité du développement des EnR.
Une clarification des ambitions industrielles françaises en matière d’EnR s’impose donc.
P8 : Ce bilan industriel décevant doit être mis en regard des moyens considérables qui sont consacrés au développement des énergies renouvelables, en particulier aux EnR électriques.
En France, la somme des dépenses publiques de soutien aux EnR est estimée pour 2016 à 5,3 milliards d’euros (Md€). Cette mobilisation financière va connaître une progression forte : si la France réalise la trajectoire qu’elle s’est fixée, les dépenses relatives aux EnR électriques pourraient ainsi atteindre 7,5 Md€ en 2023.Les EnR électriques bénéficient de l’essentiel de ces dépenses publiques avec, en 2016, 4,4 Md€ contre 567 M€ pour les EnR thermiques.
Les soutiens octroyés par l’État se sont aussi avérés disproportionnés par rapport à la contribution de certaines filières aux objectifs de développement des EnR : pour le photovoltaïque par exemple, les garanties accordées avant 2011 représenteront 2 Md€ par an jusqu’en 2030 (soit 38,4 Md€ en cumulé) pour un volume de production équivalent à 0,7 % du mix électrique.
Ainsi, la pleine réalisation des appels d’offres de 2011 et 2013 sur l’éolien offshore coûterait aux finances publiques 2 Md€ par an pendant 20 ans (soit 40,7 Md€ en cumulé) pour un volume équivalent à 2 % de la production électrique.
Afin d’éclairer les décisions publiques prises à l’avenir, la Cour considère désormais indispensable de calculer et révéler le coût complet du mix énergétique programmé et les soutiens publics induits, et d’asseoir les décisions de programmation énergétique sur ces informations.
P21 : Les objectifs français en matière d’EnR électriques sont d’autant plus ambitieux que la France se distingue parmi ses voisins européens par la place qu’occupent déjà les sources d’énergies non carbonées dans son mix énergétique. La prépondérance de l’énergie de source nucléaire conduit en effet à ce que l’électricité française produite soit décarbonée à 98 % et que les émissions de gaz à effet de serre françaises du fait de la production d’énergie soient donc limitées comparativement aux autres pays de l’UE.
P22 : Telle qu’elle a été construite en 2016, la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) n’a pas permis de rendre compatibles l’objectif de réduire la part du nucléaire à 50 % du mix électrique à horizon 2025 et la montée en puissance simultanée des énergies renouvelables électriques.
P24 : Faute de cohérence, la crédibilité de l’intégration des EnR à la politique de l’énergie française s’est trouvée remise en cause par cet exercice de programmation conduit en 2016. Les acteurs du monde de l’énergie – même au sein des administrations intéressées – sont nombreux à ne pas avoir cru dans les objectifs et la trajectoire définis par la PPE. Ce faisant, cet outil a failli à l’objectif qu’il s’était donné, celui d’offrir un cadre prévisible et consolidé de l’évolution de la politique énergétique jusqu’en 2023.
La PPE doit également être objectivée par des considérations économiques et reposer sur une analyse des coûts des différentes filières de production d’énergie, pour pouvoir mieux objectiver les choix de politique de soutien mis en œuvre au regard des objectifs à atteindre.
P43 : Les soutiens publics sont nécessaires en raison de l’absence, à ce jour, de compétitivité des EnR. Les montants concernés sont très importants, en particulier s’agissant des EnR électriques, et sont appelés à croître significativement du fait des ambitions françaises.
Les engagements pris jusque fin 2017 représenteront 121 Md€ – en euros courants – entre 2018 et l’échéance des contrats (la plus tardive intervenant en 2046).
P47 : le poids des engagements antérieurs à 2011 aura encore pendant de longues années un impact majeur sur les dépenses de soutien. Selon la Commission de régulation de l’énergie (CRE), les arrêtés antérieurs au moratoire de 2010 auront engendré un coût pour les finances publiques de 38,4 Md€, pour un productible annuel de 4 térawattheures (TWh), soit environ 0,7 % de la production électrique française. Cela représente un coût du soutien de l’ordre de 480 €/MWh2. Ces arrêtés pèseront encore à hauteur de 2 Md€ par an jusqu’en 2030, soit 30 % de l’ensemble des charges liées aux énergies renouvelables en 2018.
P50 : L’analyse du poids des décisions passées dans les charges futures conduit à s’interroger sur la place de l’évaluation préalable de l’impact sur les volumes de soutien des différents mix de production envisagés à court, moyen et long termes. Jusqu’à présent cette démarche n’a pas été au cœur de l’exercice de planification du mix énergique : la PPE se limite ainsi, pour l’évolution des dépenses, à un horizon relativement rapproché (2018-2023), alors que les soutiens engagés auront des répercussions sur les finances publiques pendant au moins 20 ans.
Le poids des dispositifs de soutien à la production d’électricité renouvelable ne cesse de croître. Ce montant est passé de 1,5 Md€ au titre des charges de 2011, à 4,4 Md€ au titre des charges de 2016, soit une multiplication par trois en l’espace de cinq ans.
D’après les estimations initiales réalisées dans le cadre de la PPE, ces charges devaient atteindre en 2023 entre 9,7 Md€ et 10,4 Md€ (fourchettes basse et haute).
P52 : Les impacts du mix retenu par la PPE en termes de besoin de soutien ne se limiteront pas aux cinq prochaines années : les soutiens engagés aujourd’hui auront des répercussions sur les finances publiques pendant au moins 20 ans. Il semble dès lors nécessaire d’étendre l’exercice de projection financière à des horizons beaucoup plus lointains que celui de la PPE (2023). Ces projections permettraient de réaliser des arbitrages énergétiques qui tiennent véritablement compte de la contrainte durable de moyens pesant sur les finances publiques.
P69 : La politique de soutien à la filière du solaire intégré au bâti (IAB), qui se voulait être une stratégie d’excellence technologique et d’innovation française, n’a quant à elle pas connu les résultats escomptés.
Dès sa mise en œuvre, la prime IAB a créé un fort appel d’air chez les producteurs qui a essentiellement profité aux entreprises existantes, la plupart allemandes. L’effet d’aubaine subi par le dispositif de soutien au bâti a eu pour conséquence une explosion des volumes financiers supportés par l’État.
L’IAB a ainsi créé des obligations d’achat pour l’État pour vingt ans, dont le montant total a été estimé par la Cour à 8,6 Md€ (dont 7,4 Md€ pour les engagements pris avant 2011). De nombreuses fraudes ont également été constatées dans l’attribution de la prime IAB et aucune évaluation de son efficacité économique ou énergétique n’a été établie.
Ces principes ne pourront être pleinement appliqués sans un cadre de gouvernance repensé. Le Parlement doit être mieux associé à la définition des objectifs de développement des énergies renouvelables (EnR) et des volumes financiers de soutien aux EnR. La définition de la programmation énergétique ne peut se faire que dans un cadre interministériel renforcé sous l’égide du Premier ministre, apportant ainsi la légitimité nécessaire à la prise de décisions stratégiques et garantissant l’alignement des ministères dans leur mise en œuvre. Ce cadre renouvelé permettra également de mieux asseoir les critères de succès de la politique conduite et de clarifier les ambitions associées à sa mise en œuvre.
LES RECOMMANDATIONS DE LA COUR DES COMPTES
La Cour formule les recommandations suivantes :
– créer, à l’image du Conseil d’orientation des retraites (COR) et en remplacement d’autres instances existantes, un comité chargé d’éclairer les choix gouvernementaux relatifs à l’avenir de la politique de l’énergie ;
– mettre en place une instance de pilotage interministériel de la politique énergétique placée auprès du Premier ministre ».
Il reste à espérer que ce rapport circonstancié, précis et constructif qui dénonce les dysfonctionnements ruineux des soutiens aux EnR, notamment à l’éolien et au photovoltaïque, ne finira pas simplement au fond d’un placard comme son prédécesseur en 2013 qui n’a pas été suivi d’effet (ou peu).
Post-scriptum : Pour ceux qui n’ont pas le temps ou ne souhaitent pas lire les 117 pages du rapport mais qui veulent cependant en savoir davantage, une compilation plus complète d’extraits essentiellement centrés sur les EnR électriques est fournie dans l’annexe de 7 pages à cet article ici (les références et les sources figurent dans le rapport. Les caractères gras sont de l’auteur).
1 - Cour des comptes, rapport public thématique, la politique de développement des énergies renouvelables, juillet 2013.
2 - Pour mémoire, le prix de vente moyen de l’électricité sur le marché est d’environ 40€/MWh (Remarque de Michel Gay)
https://www.contrepoints.org/2018/05/25/316731-energies-renouvelables-la-cour-des-comptes-montre-que-cest-le-bazar?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=d9e1024b2d-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-d9e1024b2d-113970649&mc_cid=d9e1024b2d&mc_eid=7562c94020

23/05/18ÉOLIENNES : L'HONNEUR PERDU DES COMMISSAIRES ENQUÊTEURS !
C’est une affaire grave, très grave, qui vient de se dérouler en particulier à Noirmoutier et qui jette un véritable discrédit sur l’ensemble de la fonction de commissaire enquêteur en France et en particulier dans le domaine éolien terrestre et maritime.
Nous avions déjà dans ces lignes dévoilé le scandale du commissaire enquêteur chargé de donner un avis sur un projet de parc éolien porté par une filiale d’ENGIE en Côte-d’Or et qui était également gérant et associé d’une société spécialisée dans l’électronique prestataire d’ENGIE …
À l’époque nous avions dévoilé que certains commissaires enquêteurs étaient formés par les promoteurs éoliens eux-mêmes. Des documents de journées de formation de commissaires enquêteurs siglés de promoteurs éoliens avaient été découverts et l’information avait d’ailleurs été diffusée sur France Inter.
Encore tout récemment, nous avons évoqué le fait que l’enquête publique entre Yeu et Noirmoutier était totalement discréditée en raison de l’attitude de certains commissaires enquêteurs. Ces derniers n’hésitaient pas à distribuer les flyers du consortium industriel tout en « décorant » les permanences de posters avec le logo du promoteur éolien. Le registre dématérialisé comportait également le logo du promoteur éolien, ce qui est une atteinte grave au devoir de neutralité des commissaires enquêteurs.
Mais là, le scandale est devenu incroyable et apporte la preuve confondante d’un manque total de neutralité et d’impartialité de la part des commissaires enquêteurs dans l’exercice de leurs fonctions, en particulier dans le domaine éolien.
Jusqu’à présent les résistants à la pollution éolienne industrielle pouvaient constater dans le cadre des permanences concernant les projets de centrales éoliennes l’attitude désagréable, méprisante, voire hautaine des commissaires enquêteurs, et d’ailleurs une grande partie des dossiers éoliens faisaient l’objet d’un avis favorable de ces derniers.
Jamais les anti-éolien n’avait eu la preuve tangible et indiscutable de leur défaut de neutralité, d’impartialité et de dignité. C’est à Noirmoutier qu’un commissaire enquêteur du nom de Jacques TURPIN a commis une erreur incroyable en envoyant un email aux opposants qu’il croyait n’envoyer qu’aux autres commissaires enquêteurs. Il y écrit :
« Bonjour à tous, aucune trêve pour le clan x qui continue à distiller médisance et accusations grossières : voir l'observation n° 406 du registre. On est face à des personnes sans scrupules et au QI qui n’est pas celui du géranium. De quoi alimenter notre rencontre avec ce clan si la rencontre a lieu... »
Cet incroyable courriel envoyé aux opposants a eu l’effet d’une véritable bombe tant les propos de cet auxiliaire de l’État sont méprisants et injurieux. Le plus grave dans l’affaire, c’est que Jacques TURPIN, qui porte ainsi atteinte à toutes les règles du code de déontologiques des commissaires enquêteurs, n’a pas daigné présenter sa démission immédiatement au tribunal administratif ou au préfet.
Pire, Brigitte CHALOPIN, la présidente de la Compagnie nationale des commissaires enquêteurs, également membre de cette commission d’enquête, ne lui a en aucun cas, dans un email de réponse également parvenu aux opposants, rappelé les règles déontologiques des commissaires enquêteurs en se contentant de lui dire : « rien de nouveau à l’Ouest ».
Quant à l’ancien élève de Saint-Cyr Arnold SCHWERDORFFER, président de la commission d’enquête, il ne semble avoir tiré aucune conséquence de ces actes et accepte sans scrupules et sans états d’âme de siéger en compagnie d’un homme qui a insulté des citoyens et qui a exprimé un profond mépris de ceux qu’ils sont censés faire mine d’écouter.
Ni la préfecture, ni le tribunal administratif ni le conseil d’État saisi par les opposants n’ont estimé nécessaire de demander la démission de ces commissaires enquêteurs qui ont perdu tout sens de l’honneur dans cette affaire, cautionnant ainsi cet acte scandaleux et révélateur.
Jacques TURPIN continue inlassablement sa mission de commissaire enquêteur dans le cadre d’une enquête qui a perdu tout crédit et qui ne ressemble plus qu’à une mascarade.
Lorsqu’on sait que les indemnités des commissaires enquêteurs sont à la charge des porteurs de projets en vertu de l’article R123-10 du code de l’environnement, on ne peut pas être surpris de ce type d’attitude qui est très grave dans notre démocratie et insupportable pour les citoyens.
L’enquête publique de Noirmoutier a porté un coup sévère à l’image et à la légitimité des commissaires enquêteurs dans notre pays. Pour ainsi dire et compte tenu des acteurs de cette affaire, il s’agit là de l’affaire de l’honneur perdu des commissaires enquêteurs qui pourrait même conduire à la suppression de ce statut d’« intouchables de la République ».
En effet, par l’article 7 de la Charte environnementale, la population concernée par une décision ayant un impact sur son environnement est en droit de participer à l’élaboration de la décision. Or, et on le voit avec cette affaire, le rôle des commissaires enquêteurs, sorte d’intermédiaires entre le peuple et l’administration, n’est plus d’être des auxiliaires de l’Etat au service de la population mais plutôt de se comporter comme des avocats des promoteurs au service de leurs intérêt financiers.
Dès lors la fonction de commissaire enquêteur apparaît comme totalement dépassée et n’a plus de raison d’exister dans la mesure où elle ne répond plus au droit constitutionnel d’expression des citoyens exprimé par la charte environnementale.
http://www.economiematin.fr/news-eoliennes-yeu-noirmoutier-commissaires-enqueteurs-corruption-arrangement

22/05/18PPE: l’Ademe entre dans le débat 😡😡
L’agence présidée par Arnaud Leroy présente un ambitieux scénario couplant maîtrise de la demande et développement des énergies renouvelables. Hélas, faute de financement et de plan national de rénovation des bâtiments, ce programme pourrait rester lettre morte.
Deux mois après son lancement officiel, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) fait son entrée dans le très confidentiel débat sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Ce mardi 22 mai, Arnaud Leroy a présenté à quelques journalistes le cahier d’acteur de l’agence qu’il préside.
«Il a deux entrées, souligne l’ancien député socialiste[1], d’une part la baisse de la consommation d’énergie, sujet rarement mis en avant et qui est essentiel; d’autre part, un fort développement des énergies renouvelables et pas seulement électriques.»
MDE ET ENR
Reprenant les fondamentaux de ses trois scénarios Visions 2035-2050, électricité et gazrenouvelables, le bras séculier du ministère de la transition écologique préconise de baisser d’un tiers les consommations d’énergie et d’accroître de 70% la production d’énergies d’origine renouvelable. Le premier objectif devant être atteint en 2035, contre 2028 pour le second.
«C’est la seule façon pour assurer le découplage entre l’économie et les émissions de gaz à effet de serre. La neutralité carbone [objectif fixé pour 2050 par le gouvernement, ndlr], il faut y aller de façon construite et sérieuse», poursuit l’ancien écologiste.
LES 5 FILIÈRES DE LA SAGESSE
Peu à l’aise, sans doute, sur sa capacité à «accompagner la baisse de la demande énergétique à 2035», l’Ademe se fait relativement discrète sur le sujet. Sans surprise, le cahier d’acteur annonce que la baisse d’un tiers de la demande de kilowattheures (kWh) sera le fruit conjugué de la rénovation du parc de bâtiments et d’une évolution des habitudes de déplacement des Français. Il n’y a plus qu’à!
L’arsenal ‘Renouvelables’ est plus consistant. Cinq filières font l’objet de toutes les attentions: bois-énergie, pompes à chaleur, éolien, photovoltaïque et méthanisation. Dans des conditions idéales, cette dream team pourrait accroître de 182 térawattheures par an[2] la production d’énergies vertes d’ici 2028, estime l’Ademe. «A elles 5, ces filières remplissent 90% de l’objectif renouvelable de la PPE», complète David Marchal, directeur adjoint du service Productions et énergies durables.


FILIÈRES ÉLECTRIQUES
PRODUCTION FIN 2016 (TWH/AN)
PRÉVISION PPE 2023 (TWH/AN)
PROPOSITION ADEME 2028 (TWH/AN)
Hydraulique
51,4
52
50,8
Eolien terrestre
20,7
46,7
55,1
Eolien marin
0
10
37,2
Photovoltaïque
8,3
24,4
40,8
Cogénération
9,7
13,9
16,4
Energies marines
0
0,43
0,64
Géothermie
0,012
0,4
0,4
Cette vision de la PPE ne sera pas un long fleuve tranquille. Si l’on prend l’exemple du bois énergie (de loin la plus importante des énergies renouvelables françaises!), faute de soutien suffisant, le rythme d’installation des chaudières à bois reste insuffisant pour atteindre les objectifs (même minimal) de la PPE. Il faudrait doubler, voire tripler, le nombre d’inaugurations pour être dans les clous.
DU NOUVEAU POUR LE FONDS CHALEUR?
Autre écueil: la gestion de la forêt. Malgré des tombereaux de discours gouvernementaux en faveur d’une meilleure gouvernance de la forêt française, il reste impossible (en partie du fait de son morcellement) d’extraire des massifs tricolores les volumes de bois nécessaires pour décarboner la production d’énergie thermique. Pour accélérer le tempo, Arnaud Leroy ne désespère pas d’obtenir de ses tutelles une revalorisation du fonds Chaleur: «Nous allons demander plusieurs dizaines de pourcents d’augmentation, lors de notre conseil d’administration de juillet», confirme-t-il. Il n’est pas certain d’avoir gain de cause.


FILIÈRES CHALEUR
PRODUCTION FIN 2016 (TWH/AN)
PRÉVISION PPE 2023 (TWH/AN)
PROPOSITION ADEME 2028 (TWH/AN)
Biomasse solide
130
151
157
Biogaz
2,8
13,8
18,8
Pompes à chaleur
19,8
34,9
41
Géothermie profonde
2,4
5,5
5
Solaire thermique
1,2
3,9
2,9
UIOM
8,5
11,4
12,5
Chaleur fatale industrielle
0,52
1
2,7
Les conditions ne sont pas réunies non plus pour quadrupler la production d’électricité d’éolienne le temps de deux quinquennats. Solutions préconisées par l’Ademe: suivre les recommandations du groupe de travail présidé par Serge Lecornu, élaborer une nouvelle méthodologie d’appel d’offres pour l’éolien en mer et convaincre les territoires de soutenir les projets de parcs. «Les collectivités locales doivent s’impliquer au plus tôt dans ces projets, notamment dans le cadre de la planification énergétique régionale et paysagère», indique David Marchal, responsables des énergies renouvelables à l’Ademe.


BIOCARBURANTS
PRODUCTION FIN 2016 (TWH/AN)
PRÉVISION PPE 2023 (TWH/AN)
PROPOSITION ADEME 2028 (TWH/AN)
Biodiesel (1 G)
30,7
27,5
30,2
Biocarburants Essence (1 G)
5,3
4,2
5,5
Biodiesel (2 G)
0
6,4
5,1
Biocarburants Essence (2 G)
0,23
2,7
2,3
Biogaz restant de l’injection
0,09
3,2
8,4
De la planification, il en faudra aussi pour assurer le quintuplement de la puissance photovoltaïque installée. Une dizaine de gigawatts crête (GWc) pourraient être installés sur les toitures (grandes, de préférence). D’un autre côté, une quinzaine de GWc seraient posés au sol. «Ce qui ne manquera pas de poser quelques problèmes de foncier», reconnaît Arnaud Leroy. Parmi les pistes explorées: les terrains dégradés (camps militaires, anciennes décharges, sites pollués, parcelles forestières dévastées par les tempêtes, voire terrains appartenant à EDF).

FILIÈRES RÉSEAUX
PRODUCTION FIN 2016 (TWH/AN)
PRÉVISION PPE 2023 (TWH/AN)
PROPOSITION ADEME 2028 (TWH/AN)
Total injection biogaz
0,2
8
20-22
Energies de récupération livrées par les réseaux de climatisation
13
24
36

L’Ademe n’en démord pas: pour atteindre les objectifs fixés, il faudra investir plus d’argent qu’aujourd’hui et maintenir l’effort dans la durée. «On ne peut déconnecter la PPE de la stratégie nationale bas carbone [dont l’horizon se situe au milieu du siècle]», souligne Arnaud Leroy. La conjoncture ne s’y prête guère. Le gouvernement est prêt à sacrifier les premiers parcs éoliens marins sur l’autel d’une Contribution au service public de l'électricité (CSPE) maîtrisée. Une évaluation qui ne tient pas compte des bénéfices collatéraux des renouvelables. «Si l’on prend l’exemple de l’éolien: le soutien par la CSPE coûte 3 milliards d’euros. Mais si l’on prend en compte les bénéfices climatiques et de qualité de l’air, nous enregistrons un gain de 3 à 6 Md€. En outre, cette filière a créé 130.000 emplois, directs et indirects», comptabilise Fabrice Boissier, directeur général délégué de l’institution basée à Angers. Une nouvelle pierre au débat.
[1] Arnaud Leroy a, par la suite, rallié le mouvement En marche.
[2] 38 % de cette nouvelle production sera le fait d’installations thermiques (chaudières bois, pompes à chaleur), 62 % de sources de production d’électricité (éolien, photovoltaïque).
http://www.journaldelenvironnement.net/article/ppe-l-ademe-entre-dans-le-debat,91750


21/05/18EDF POURRAIT CÉDER CERTAINES ACTIVITÉS ÉOLIENNES AU ROYAUME-UNI
Selon des informations du Financial Times, EDF serait actuellement en phase de négociations pour vendre une partie de son portefeuille de parcs éoliens en Grande-Bretagne.
49 % du portefeuille à céder ?
Après avoir signé plusieurs contrats au début du mois, EDF pourrait à l'inverse aujourd'hui céder certaines de ses activités. Alors que l'on apprenait début mai que le groupe français venait officiellement de se lancer dans les énergies renouvelables aux Émirats arabes unis et qu'il venait de signer un contrat important en Écosse, c'est un autre genre d'actualité qui met aujourd'hui le groupe fondé en 1946 et actuellement dirigé par Jean-Bernard Lévy en lumière : selon des dires relayés par le Financial Times notamment, le premier producteur et distributeur d'électricité en France envisagerait aujourd'hui de céder une partie de son portefeuille éolien au Royaume-Uni.
Plus précisément, EDF serait actuellement en négociations en vue de céder une participation de 49 % dans ce catalogue, pour un montant qui pourrait atteindre 600 millions de livres (soit plus de 680 millions d'euros).
Des offres attendues d'ici la fin du mois
Toujours selon les informations diffusées par le Financial Times, l'entreprise française aurait mandaté la banque britannique Barclays pour la guider et lui fournir des conseils afin de réaliser du mieux possible cette opération.
En tout cas, la cession semble bien être dans le viseur du principal producteur d'énergies bas carbone au monde, puisque le groupe attend de potentielles offres de rachat dès la fin de ce mois de mai, qui se termine dans un peu plus d'une semaine. Selon des rumeurs à traiter avec précaution, Greencoat UK Wind pourrait être sur les rangs pour une reprise. À l'heure actuelle, EDF Energy Renewables, la filiale britannique d'EDF spécialisée dans les énergies renouvelables, détient et gère 23 parcs éoliens onshore ainsi qu'un parc éolien offshore.


17/05/18Contentieux éolien : pourquoi le ministère doit revoir sa copie
Pour accélérer les recours contentieux dans l'éolien, le ministère de la Transition écologique prévoyait la suppression d'un degré de juridiction et une cristallisation des moyens. Il doit revoir sa copie après de fortes oppositions manifestées en CSPRT.
Suite aux conclusions du groupe de travail éolien présentées en janvier, le ministère de la Transition écologique avait rédigé un projet de décret prévoyant des mesures pour accélérer les contentieux relevant de cette filière. Ce texte visait en particulier à supprimer un degré de juridiction et à cristalliser dans le temps les moyens présentés par les requérants à l'appui de leur demande d'annulation.
Le texte a été soumis à la consultation du public entre le 16 février et le 8 mars dernier et a recueilli près de 2.777 réactions. La grande majorité d'entre elles sont défavorables au développement de l'éolien et certaines visent directement la question de la cristallisation des moyens. Le Conseil supérieur de la prévention des risques technologiques (CSPRT) a, quant à lui, examiné le projet de décret le 13 mars dans un climat peu consensuel, qui a conduit à la nécessité de procéder à des votes séparés sur différentes parties du texte et au rejet de la partie dédiée à la cristallisation des moyens. Les avis du CSPRT étant suivis de très près par le ministère, même s'il ne s'agit pas juridiquement d'avis conforme, ce dernier est contraint de revoir sa copie sur ces sujets.
"La fin du droit de l'environnement"
"Près de 70% des autorisations délivrées font actuellement l'objet de recours devant les tribunaux administratifs. La fonction de filtre de la juridiction de premier degré n'est pas efficiente puisqu'une immense majorité des recours est ensuite portée en appel devant la cour administrative d'appel. La conséquence directe est l'allongement des projets éoliens avec une durée moyenne de 7 à 9 ans en France, contre 3 à 4 ans en Allemagne", a justifié David Torrin, rapporteur du texte devant le CSPRT, relayant ainsi les conclusions du groupe de travail. Quant à la proposition de cristallisation des moyens, le représentant du ministère l'a expliquée par "la multiplication des mémoires remis et des moyens invoqués par les parties en cours d'instruction", entravant ainsi les projets.
Les propositions ont reçu le soutien du Medef mais aussi de certains inspecteurs des installations classées (ICPE). Ainsi, l'inspecteur Olivier Lagneaux estime perdre "une énergie folle à répondre à des sollicitations inutiles et à des avis médiocres émis par des non-spécialistes, qu'il serait préférable de pouvoir consacrer à des actions de contrôle sur les éoliennes".
Mais ce soutien s'est révélé très limité. Les propositions ont en effet subi un tir croisé de plusieurs membres du CSPRT dont les associations de protection de l'environnement et des personnalités qualifiées. "FNE n'est nullement favorable à la possibilité de limiter les recours à la seule cour administrative d'appel dans la mesure où la possibilité d'exercer un droit de recours pour les associations, est primordiale", a ainsi réagi Solène Demonet, qui représentait la fédération des associations de protection de l'environnement. "Une entorse franche à la règle des doubles juridictions constituerait la fin du droit de l'environnement", a même déclaré l'avocat Jean-Pierre Boivin. Un avis partagé par le président du CSPRT Jacques Vernier selon qui "le double degré de juridiction est un principe fondamental auquel on ne peut déroger".
"Il ne faut pas se placer dans une posture qui serait le contraire de l'efficience en accablant les juges de moyens idiots auxquels ces derniers se trouveraient contraints de répondre", a également fait valoir Jean-Pierre Boivin concernant la cristallisation des moyens.
Sagement, le représentant de la CGT Jean-Pierre Brazzini a jugé "plus pertinent de tenter d'identifier les causes de la multiplication des contentieux sur l'éolien, plutôt que de préconiser un passage direct en cours d'appel pour réduire le nombre de ces contentieux".
"Boîte de pandore"
Les représentants du ministère de la Transition écologique ont tenté de rassurer les opposants à ces mesures en précisant qu'"elles ne s'appliqueraient pas à d'autres secteurs que l'éolien, où le niveau de contentieux est particulièrement élevé". Une justification qui ne les a pas convaincus. "On est en train de créer des spécificités pour l'éolien, ce qui revient à ouvrir la boîte de Pandore", estime l'avocate Marie-Pierre Maître, alors que d'autres filières commencent à réclamer un traitement identique.
Au final, la disposition relative à la saisine de la cour administrative d'appel en première instance a recueilli une courte majorité de 16 voix, alors que 15 membres du Conseil se sont prononcés contre ou se sont abstenus. Quant à la disposition relative à la cristallisation des moyens, elle n'a recueilli que 7 votes favorables. De quoi faire réfléchir le ministère contraint de poursuivre sa réflexion sur les meilleurs moyens de simplifier la filière éolienne.
https://www.actu-environnement.com/ae/news/eolien-contentieux-simplification-projet-decret-avis-CSPRT-31280.php4

16/05/18"L’énorme problème des énergies renouvelables ce sont les arnaques", observe Delphine Batho
A l’occasion des Trophées de la transition énergétiques 2018 remis le 15 mai à Paris, la députée des Deux-Sèvres et ancienne ministre de l’environnement Delphine Batho a répondu aux questions de L'Usine Nouvelle.
L'Usine Nouvelle - Vos successeurs sont-ils mieux lotis que ce que vous ne l’avez été ?
Delphine Batho - Nicolas Hulot a sûrement plus de marge de manœuvre que je ne pouvais en avoir moi-même du fait de son poids politique. Mais la situation à laquelle sont confrontés dans les gouvernements les ministres de l’écologie et de l’énergie est comparable en termes de résistances. Il faut faire connaitre davantage ce que vous faites au grand public et à un certain nombre de hauts fonctionnaires qui ne voient pas à quel point le monde change vite et qui restent prisonniers de visions qui sont celles de modèles dominants.
Vous avez dénoncé le poids des lobbys qui freine la transition énergétique. Est-ce en train de changer ? Assiste-t-on à une remise en cause du modèle énergétique français ?
La difficulté vis-à-vis des lobbys, c’est que le monde de l’entreprise est considéré comme un tout homogène. Je l’ai vécu lors du débat national sur la transition énergétique. On souffre de l’absence d’une sorte de Medef des entreprises qui ont intérêt à la transition énergétique, celles qui veulent aller chercher une compétitivité par la transformation liée aux enjeux écologiques. Ces entreprises-là ne se font pas suffisamment entendre face à celles qui ont un poids certain et qui freinent des quatre fers. On a auditionné EDF à la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale. Je ne vais pas dire que rien ne bouge. Mais sur certains sujets, j’avais l’impression d’entendre les mêmes discours qu’il y a six ans voire dix ans.
Quel bilan tirez-vous de l’action du gouvernement actuel ou du moins des attentions affichées ?
Le grand rendez-vous de la transition énergétique, c’est la programmation pluriannuelle de l’énergie. Mais je regrette que l’on ait un débat public sur la PPE sans avoir le projet du gouvernement. Ensuite, il faudrait aller au bout de la compréhension de ce qui n’a pas fonctionné avec le Grenelle de l’environnement et avec la Loi de transition énergétique. Chaque fois que l’on se contente de mettre des législations qui fixent à la France comme objectif d’atteindre x % d’énergies renouvelables ou x % d’économies d‘énergie à des horizons 2020 ou 2025, on est sur des dispositions qui n’ont rien de normatives et sans mises en œuvre concrètes. Ma crainte aujourd’hui, c’est que le gouvernement actuel soit dans une trop grande continuité par rapport à ce qui a été fait dans le passé. Et que l’on se contente d’énoncer des objectifs sans s’attaquer à ce que l’on fait entre maintenant et 2022.
Nicolas Hulot annonce que la PPE actera la fermeture des centrales à charbons en 2022...
Définir comme objectif numéro un la sortie des énergies fossiles me parait une clarification utile. Si l’objectif numéro deux est la diversification, il faut baisser la part du nucléaire. Et la seule question qui vaille, c’est le nombre de fermetures de réacteurs entre maintenant et 2022, mais aussi les transitions sociales. Tant que l’on ne traite pas la question de la faisabilité économique et sociale de choix qui consistent à détruire volontairement de la valeur d’un côté pour en créer volontairement d’un autre, on se retrouve face à des blocages que l’on n’est pas en situation de résoudre et qui expliquent un certain statu quo.
Faut-il renationaliser EDF ?
Oui, mais pas à l’ancienne. Je suis favorable depuis longtemps à un changement de statut de l’entreprise EDF. J’étais inquiète des idées de séparer l’activité nucléaire du reste. Je suis inquiète des débats au niveau européen, qui s’acheminent vers la suppression complète de toutes formes de tarifs réglementés, alors que le bilan des processus de libéralisation n’a toujours pas été tiré. Il y a une question de souveraineté énergétique pour la nation. Pour EDF, il faudrait que les capitaux des acteurs privés soient détenus par les salariés et les consommateurs.
Y-a-t-il des modèles étrangers inspirants pour la France ?
L’enjeu est d’inventer un modèle français. La France et l'Europe doivent lier les enjeux de transformation des modèles énergétiques avec le développement de nouvelles industries. Il parait capital que l’on développe une industrie de la batterie en Europe et en France. C’est stratégique. La France compte des constructeurs mondiaux et des équipementiers à la pointe des technologies. Nous avons donc tout l’écosystème pour prendre une place de leader dans le véhicule zéro émission.
Dans votre département rural, la priorité des citoyens reste-t-elle le coût de l’énergie ?
Il y a un élan de la population vers les énergies renouvelables et l’autoconsommation. Mais l’énorme problème ce sont les arnaques aux énergies renouvelables, dont on parle très peu. Des banques entretiennent ce système d’installateurs peu recommandables, qui entrainent des litiges sans solution. C’est un frein considérable à ce qui devrait être l’explosion en France des renouvelables. Il faut que le secteur fasse le ménage. Il faudrait un label de garantie et un guide pratique. L’autre frein dans un territoire agricole comme celui des Deux-Sèvres est vis-à-vis de la méthanisation. On a un potentiel considérable, des projets formidables, mais on se heurte à des problèmes d‘acceptabilité locale. Concernant le coût de l’énergie, la question première est celle des transports, de la taxe carbone et de la fiscalité sur le diesel. Je pense qu’il y a urgence à étendre le chèque énergie à la mobilité.
Avez-vous rencontré des problèmes avec le compteur Linky ?
Il y a des questions sur Linky à chacune des réunions publiques. Ce qui se passe est lié à deux choses. D’abord il y a eu un arbitrage, que je n’avais pas gagné, contre l’afficheur déporté qui était demandé par UFC-Que choisir. Cela aurait permis à chaque consommateur de se rendre compte de ce que cet outil lui apportait. S’il y avait eu consensus avec les associations de consommateurs au départ cela changeait beaucoup les choses. Le deuxième problème est un déficit de portage politique. Quand on n’explique pas, des questions et des inquiétudes même infondées, comme celles sur les ondes, surgissent. Il n’y a pas eu, pour le compteur Linky, de grande campagne de communication comme pour le passage à la TNT.
Stéphane Bern et Sébastien Lecornu, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, veulent prouver que la protection de l'environnement et la préservation du patrimoine ne sont pas incompatibles.
La rencontre a lieu dans le vaste parc du manoir d’Heudreville-sur-Eure. D’un côté, Monsieur Patrimoine, Stéphane Bern; de l’autre, Sébastien Lecornu. Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire a choisi la petite centrale à vis hydroélectrique, installée sur la rivière, pour démontrer, ce 19 avril, que la guerre n’était pas forcément déclarée entre partisans de la planète et des vieilles pierres: «Notre investissement de 1,2 million d’euros sera rentabilisé d’ici huit ans, et les 140 000 euros annuels que nous rapporte la centrale permettent d’entretenir le manoir et de payer nos trois salariés», explique Roger d’Orglandes, maître des lieux. «Du gagnant-gagnant pour tout le monde! approuve le toujours enthousiaste Stéphane Bern. Avec une même volonté de protéger les sites que la nature et l’Histoire nous ont laissés.»
Grâce à la présence de l’animateur, Lecornu a pu organiser une rencontre entre associations patrimoniales, services de l’Etat et entreprises spécialisées dans les énergies renouvelables. Les mesures présentées en janvier pour accélérer le développement de l’éolien — dont celle visant à empêcher les recours abusifs — comptent ici de fervents adversaires. «Ne nous trahissez pas!» met ainsi en garde Jean de Lambertye, président de l’association La demeure historique qui rappelle qu’il ne cautionne pas du tout «le développement anarchique de l’éolien». Et Bern d’avouer : «Je ne suis pas partisan de l’éolien, je le dis franchement…»
Des projets qui réconcilieront les deux camps
Sébastien Lecornu n’entre pas dans le débat. Il préfère renouveler son appel pour des projets qui réconcilieront les deux camps. «Pendant longtemps, les solutions, c’étaient des fonds propres, les avantages fiscaux, les subventions et l’ouverture au public… Là, on ajoute une piste supplémentaire, produire de l’énergie.» Ce peut être grâce à l’hydraulique, au photovoltaïque, à la méthanisation (production d’électricité par les matières organiques). Nouvelle démonstration avec le méthaniseur inauguré en 2017 à Saint-Pierre-du-Mesnil, à quelque 60 kilomètres. Il rapporte 35 000 euros par mois à Etienne Adeline, éleveur de vaches laitières et à son père, céréalier et permet de chauffer le château du Blanc-Buisson. «Une source de profits pour eux et d’économies pour nous», constate la propriétaire, Maïté de la Fresnaye.
http://www.parismatch.com/Actu/Politique/Ecologie-patrimoine-operation-reconciliation-1517597


14/05/18 :
 
Industrie éolienne : optimiser les mécanismes pour allonger la durée de vie des éoliennes et gagner en performance
Par Tony Fierro, ingénieur d'applications The Timken Company, le 14 mai 2018
Cette semaine, Tony Fierro, ingénieur d’applications pour la société The Timken Company, spécialisée dans les mécanismes de puissance, développe son point de vue technique sur la durée de vie des éoliennes. Selon lui, "des solutions de roulements peuvent être apportées afin de répondre aux demandes de l’industrie pour un fonctionnement optimal et diminuer les dépenses d’exploitation et de maintenance au cours du cycle de vie de la turbine".
Avec la croissance de l’industrie éolienne et l’introduction de turbines de plus de 1 MW, l’augmentation des efforts affecte la durée de vie des roulements de l’arbre principal et des réducteurs. Des défaillances se produisent plus tôt que prévu et, pour de nombreux exploitants de parcs éoliens, les coûts de réparations s’accumulent. Des solutions de roulements peuvent être apportées afin de répondre aux demandes de l’industrie pour un fonctionnement optimal et diminuer les dépenses d’exploitation et de maintenance au cours du cycle de vie de la turbine.
Des réparations coûteuses pour les exploitants
Un des premiers constats dans ce marché est la nécessité de mettre en place une reconstruction de la turbine tous les 7 ans, impliquant une charge financière importante supplémentaire pour les exploitants de parcs éoliens. En effet, on part du principe que la durée de vie moyenne d’une turbine est de 30 ans et qu’en conséquence l’arbre principal et le réducteur exigeront quatre reconstructions pendant le cycle de vie de l’éolienne.
Une réparation de l’arbre principal et du réducteur coûtant près de 245.000 euros (Frais de grue inclus), le coût total peut alors s’élever jusqu’à 1 million d’euros sur le cycle de vie de la turbine. La mise en place d’une solution plus performante peut permettre aux opérateurs de diviser ce chiffre par deux, soit une économie de 500.000 euros par éolienne. Ainsi, pour un parc typique exploitant 100 éoliennes, on estimera des économies d’exploitation et de maintenance approchant les 50 millions d’euros sur 30 ans.
Roulements à rouleaux sphériques standards : des problèmes de conception
Les turbines modulaires sont conçues généralement avec des roulements à rouleaux sphériques à deux rangées afin de soutenir et porter les charges de l’arbre principal. Les roulements à rouleaux sphériques dominent le marché des turbines modulaires, proposant deux configurations différentes : à trois ou quatre points de montage.
Dans la conception à trois points, l’arbre principal est soutenu par le bras de suspension du réducteur et un unique palier à roulement à rouleaux sphériques situé à l’avant. Ce montage permet un châssis de nacelle plus court, une réduction de la masse de la turbine, mais en contrepartie une déflexion et un défaut d’alignement élevés du système.
Si cette conception présente des avantages financiers avec des coûts de conception inférieurs, elle présente aussi des faiblesses au niveau du fonctionnement. Le roulement doit non seulement supporter une réaction radiale, mais aussi des charges axiales sur la rangée de rouleaux exposée au vent. D’autre part, en raison de l’augmentation du jeu interne causé par l’usure du roulement, la déflexion axiale et les charges sont transférées sur les roulements des planétaires du réducteur. Cette charge supplémentaire peut nuire à l’engrènement correct des satellites et affecter les charges sur les roulements.
Dans une conception à quatre points, l’arbre principal est soutenu par le bras de suspension du réducteur et deux paliers à roulements placés à l’avant. Ces paliers à roulements sont souvent équipés de roulements à rouleaux sphériques, mais d’autres types, notamment des roulements à rouleaux cylindriques et coniques, sont également utilisés. Ce montage permet d’obtenir un châssis de nacelle plus long, entrainant une augmentation de la masse de la turbine, une rigidité plus élevée du système et une réduction de la déflexion et du défaut d’alignement du système d’entraînement.
Les performances des roulements d’arbre principal sont généralement supérieures dans les turbines de conception à quatre points par rapport à celles à trois points, mais certains modèles connaissent tout de même des problèmes, en particulier lorsqu’un roulement à rouleaux sphériques est utilisé en position arrière.
Des défaillances courantes
L’usage d’un seul roulement à rouleaux sphériques sur l’arbre principal de turbines de classe MW a longtemps été le concept privilégié par les opérateurs, cependant des dommages prématurés étaient constatés à cause du micro-pitting caractérisé par une usure au niveau de la surface. Bien qu’il n’existe aucune limite maximale officielle, des ingénieurs ont estimé acceptable, pour un roulement à rouleaux sphériques à deux rangées, un rapport de 25 % entre la charge axiale et la charge radiale. Dans la plupart des turbines, les charges axiales réelles sont élevées et créent des inquiétudes (répartition anormale des charges entre les rangées, inclinaison des rouleaux, contraintes sur les cages, chaleur excessive ou encore grippage des rouleaux). Seule la rangée de rouleaux coté générateur (DW) supporte les charges radiale et axiale, tandis que la rangée coté moyeu (UW), complètement déchargée, crée des conditions de fonctionnement peu optimales.
Une lubrification inadéquate peut également être source de défaillance. Les conditions de fonctionnement du roulement de l’arbre principal ne permettent pas la production d’un film de lubrifiant suffisant. Avec une vitesse maximale de fonctionnement d’environ 20 tr/min, la production de film de lubrifiant est souvent insuffisante pour conserver la séparation entre les aspérités du chemin de roulement. En outre, les changements de pas des pales et d’orientation modifient constamment l’emplacement et l’orientation de la zone de charge, quasiment instantanément, interrompant la formation du film lubrifiant. Cette situation est souvent accélérée avec un roulement à rouleaux sphériques dans une turbine de conception à trois points. Comme les roulements à rouleaux sphériques fonctionnent avec un jeu radial, le risque de micro-pitting ou de grippage est alors augmenté.
Optimiser la durée de vie des éoliennes existantes avec des roulements mis à niveau
Pour un échange direct dans les parcs d’éoliennes existants, Il est fortement recommandé d’installer un roulement à rouleaux sphériques résistant à l’usure. Utilisant une technologie de surface réalisée en combinaison avec des finitions de surface améliorées, ces roulements protègent les chemins de roulements contre le micro-pitting en réduisant considérablement les contraintes de cisaillement et les interactions entre les aspérités. Leur revêtement deux à trois fois plus dur que l’acier et d’une épaisseur d’un à deux micromètres engendrent de faibles coefficients de frottement lors du glissement entre les surfaces en l’acier. En effet, avec une surface à topographie améliorée, le revêtement des rouleaux est conçu pour polir et réparer les chemins de roulement endommagés pendant le fonctionnement par des débris. D’autre part, une finition de surface améliorée permet d’épaissir le film de lubrification, ce qui signifie une séparation plus efficace des aspérités. En combinant ces améliorations, les exploitants peuvent ainsi réduire les contraintes de cisaillement responsable de l’usure.
Un roulement à rouleaux coniques préchargé, caractérisé par une bague intérieure double en une seule pièce et deux bagues extérieures simples, peut être utilisé à des positions fixes sur des arbres en rotation en remplacement direct des roulements à rouleaux sphériques des arbres principaux, installés à l’origine. La conception de ces roulements permet aux deux rangées de rouleaux de partager les charges radiales et axiales de manière uniforme, et en conséquence, de réduire les charges transmises vers le réducteur planétaire. Les roulements à rouleaux coniques ont démontré, lors de tests, une réduction de l’usure, une charge réduite dans le réducteur planétaire et une augmentation de la rigidité du système. Ce type de roulement atténue le grippage des rouleaux et assure la répartition de la charge sur les deux rangées, tout en tolérant un plus grand défaut d’alignement du système par rapport à un roulement à bague extérieure double.
Alors que les roulements s’acquittent de leur fonction essentielle à l’intérieur des turbines, les contraintes dynamiques entraînent des réparations inopportunes et coûteuses. Pour aider l’industrie éolienne à aller de l’avant, la fiabilité des roulements des arbres principaux doit être améliorée. La demande du marché stimule le développement de nouvelles solutions innovantes permettant de gagner en performance et d’éviter les dysfonctionnements techniques qui peuvent nuire au bon fonctionnement du moteur d’une éolienne.
http://www.environnement-magazine.fr/energie/article/2018/05/14/119131/tribune-industrie-eolienne-optimiser-les-mecanismes-pour-allonger-duree-vie-des-eoliennes-gagner-performance.php

14/05/18 : Biomimétisme : les pales d'éoliennes imitent les nageoires des baleines à bosse 😏😏
Le biologiste américain Frank Fish, l'ingénieur aéronautique américano-canadien Philip Watts et le vidéaste, inventeur et entrepreneur canadien Stephen Dewar ont développé des pales rotatives inspirée des nageoires des baleines à bosse. Ils sont finalistes du Prix de de l'inventeur européen 2018 dans la catégorie Pays non membres de l'OEB.
Des pales rotatives plus puissantes, plus économes et plus silencieuses pour les éoliennes et les ventilateurs, telle est l'invention du trio formé par Stephen Dewar, Philip Watts et Frank Fish. Grâce à leur turbine biomimétique inspirée des nageoires des baleines à bosse, les parcs éoliens peuvent produire jusqu'à 20 % d'énergie supplémentaire par vent plus faible. Un progrès d'important puisque les pales équipent de nombreux mécanismes allant des éoliennes aux ventilateurs industriels en passant par les ordinateurs. 
Une utilisation en constante augmentation, et pourtant, la science aérodynamique qui les a fait naître a très peu évolué depuis les années 1930. Il était communément admis que le bord d'attaque de ces pales devait être droit et lisse. Il a fallu l'alliance d'un biologiste américain, Frank Fish, d'un ingénieur aéronautique américano-canadien, Philip Watts, et d'un entrepreneur canadien, Stephen Dewar, pour bousculer ce principe. Leur nouvelle turbine s'inspire des bosselures situées sur le bord antérieur des nageoires pectorales des baleines à bosse.
Les bosses sur les pales améliorent le rendement et diminuent le bruit
Malgré une masse d'environ 30 tonnes, les baleines à bosse font preuve d'une agilité surprenante et peuvent atteindre une vitesse de 15 noeuds (28 km/h). Fasciné par la puissance et l'efficacité de leurs nageoires, le biologiste Frank Fish a présumé que celles-ci étaient dues à leurs protubérances ou tubercules. « Contrairement à d'autres baleines, la baleine à bosse se déplace rapidement pour capturer ses proies. Les tubercules sur ses longues nageoires permettent un meilleur écoulement de l'eau lui offrant ainsi plus de portance et réduisant la traînée », explique le biologiste.
Après plusieurs calculs confirmant ses observations, Frank Fish publie un article scientifique qui retient l'attention de l'ingénieur aéronautique Philip Watts. Ils s'associent pour évaluer de possibles applications pratiques et découvrent que, non seulement les tubercules améliorent l'hydrodynamisme des nageoires, mais ces dernières présentent un profil spécifique permettant de minimiser les turbulences génératrices de bruit. La nageoire à bord lisse se comportant approximativement comme une aile d'avion, cette découverte peut s'appliquer en aéronautique, notamment pour les pales des turbines et des hélices.
Les résultats des premiers prototypes le prouvent : la présence de bosses tridimensionnelles, arrondies et optimisées, en modifiant les flux d'air, augmente la portance maximale d'une pale. Une éolienne équipée de pales à tubercules se révèle presque 20% plus efficace, tout en étant plus silencieuse. 
Des ventilateurs d'ordinateur aux éoliennes
Pour commercialiser leur découverte, Frank Fish et Philip Watts sont rejoints par le vidéaste, inventeur et entrepreneur canadien Stephen Dewar. C'est en écoutant une émission scientifique à la radio canadienne que ce dernier découvre les travaux des deux scientifiques. Celui qui a écrit, réalisé et produit des centaines de documentaires pour la radio et la télévision canadienne ainsi que des drames et des comédies au cours de ses trente années de carrière, rejoint l'équipe pour créer en 2005 la société WhalePower afin de développer, breveter et commercialiser ce tout nouveau type de pales.
Au début, l'entreprise se contente de concéder des licences à d'autres sociétés qui souhaitent utiliser le procédé dans leurs domaines respectifs. WhalePower élargit ensuite la gamme de produits bénéficiant de sa technologie, l'étendant aux pales de ventilateurs industriels et de ventilateurs d'ordinateurs. Le premier ventilateur industriel, le Tubercle Blade HVLS est lancé sur le marché par une entreprise canadienne. Disponible en plusieurs tailles dans 38 pays, ce produit fonctionne sans entretien pendant 20.000 heures et sa consommation ne dépasse pas celle d'un sèche-cheveux, tout en propulsant 25 % d'air en plus que les ventilateurs traditionnels.
Dans le secteur des ordinateurs, les ventilateurs pour cartes graphiques développés par WhalePower affichent une performance de 20 % supérieure à celle des meilleurs modèles actuels. Le potentiel de développement est considérable. Les ventes mondiales d'éoliennes devraient représenter 66 milliards d'euros en 2019 tandis que marché mondial des ventilateurs industriels est estimé à 8,5 milliards d'euros d'ici à 2022. En espérant que d'ici là, les baleines à bosse à qui l'on doit cette invention, n'aient pas disparu de la planète.

https://www.lesechos.fr/thema/0301674170269-biomimetisme-les-pales-deoliennes-imitent-les-nageoires-des-baleines-a-bosse-2175657.php

10/05/18 : Renouvelables : les emplois français reposent sur la biomasse et les agrocarburants
La biomasse et les agrocarburants sont les premiers employeurs du secteur des renouvelables en France. Au niveau mondial, comme au niveau européen, les emplois dans l'éolien et le solaire se concentrent dans une poignée de pays.
La France est le troisième employeur européen dans le secteur des énergies renouvelables. La biomasse et la production d'agrocarburants totalisent un tiers des emplois. Ce constat vaut plus globalement pour l'ensemble de l'Europe. C'est ce qui ressort du bilan annuel de l'emploi dans le secteur des énergies renouvelables publié par l'Agence internationale des énergies renouvelables (Irena), mardi 8 mai.
A l'échelle mondiale, le secteur des énergies renouvelables (y compris l'hydraulique de grande taille) a créé plus de 500.000 emplois en 2017, portant le total à 10,3 millions (soit une hausse de 5,3%). La Chine, le Brésil, les Etats-Unis, l'Inde, l'Allemagne et le Japon restent les principaux acteurs du secteur, avec plus de 70% des emplois mondiaux. Le rapport montre que le photovoltaïque est le plus créateur d'emplois (3,4 millions). Il progresse de 9% sur l'année écoulée, dopé par le record d'installation de panneaux photovoltaïques enregistré en 2017. L'éolien emploie 1,15 million de travailleurs dans le monde, en légère baisse sur un an (-0,6%).

05/05/18 : La face cachée de l’économie « verte » est terrifiante...
Ordinateurs, smartphones, tablettes, écrans tactiles, voitures électriques, capteurs solaires, éoliennes : tous ces objets qui nous environnent sont fabriqués avec des terres rares...
Sans terres rares, impossible de produire tous ces outils technologiques dont on ne pourrait plus se passer.
Sans terres rares, pas de modernité...
Les terres rares ont ainsi une importance cruciale dans notre économie et pourtant, nous n'en avons pas conscience.
Samarium, europium, lutécium, prométhium, indium : qui connaît le nom de ces substances ?
Tous ces métaux rares sont indispensables dans les technologies modernes...
Or, l'extraction de ces métaux est une activité particulièrement énergivore et polluante : la purification passe par des acides, il faut aussi utiliser de l'eau qui va se charger en métaux lourds et infester les nappes phréatiques, les fleuves, les rivières...
En Chine, cancers, accidents vasculaires, hypertension, ostéoporose, malformations osseuses se multiplient dans certaines régions minières. L’exploitation des terres rares se fait dans des conditions sanitaires et environnementales déplorables et scandaleuses.
La voiture électrique est-elle vraiment une panacée, comme on veut nous le faire croire ?
En fait, on ne fait que délocaliser la pollution... Bien sûr, les Chinois profitent économiquement de l'exploitation de ces métaux, mais subissent aussi les effets délétères de cette industrie... des effets terribles sur la santé.
Ainsi, les énergies renouvelables fonctionnent grâce à l'utilisation de matières premières qui ne sont pas renouvelables.
La transition énergétique est donc bel et bien une catastrophe écologique, une façon de délocaliser la pollution dans des pays où sont exploités les métaux rares...
C'est d'autant plus grave que souvent les Chinois ne se soucient guère d'écologie pour l'extraction de ces ressources.
Non, la voiture électrique n'est pas vraiment écologique...
Non, les énergies vertes ne sont pas exemptes de pollution... On ne fait que déplacer le problème et l'exporter vers des pays où les conditions d'extraction des métaux rares sont déplorables et font fi de la santé des populations.
C'est profondément immoral et indigne.
Derrière les énergies vertes, on découvre une réalité terrible : celle des peuples qui sont sacrifiés au nom du profit et de la croissance économique.
La face cachée de l'économie "verte" est terrifiante.
Le blog :
http://rosemar.over-blog.com/2018/05/la-face-cachee-de-l-economie-verte-est-terrifiante.html
Sources :
https://www.franceculture.fr/oeuvre/la-guerre-des-metaux-rares
http://partage-le.com/2015/02/eoliennes-terres-rares-et-desastre-environnemental-une-verite-qui-derange/
https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-face-cachee-de-l-economie-verte-204041

05/05/18 : Tribune libre. Le cancer de l’éolien et du photovoltaïque
Les ramifications des lobbies éoliens et photovoltaïques se propagent au sein de la société française comme des métastases assoiffées d’argent et de pouvoirs au détriment du corps social et de l’intérêt général.
Les sociétés de production d’électricité (incluant EDF) se sont engouffrées dans l’aubaine que représente la loi sur la tarification entre opérateurs. Elle impose à EDF (Enedis) d’acheter à un prix élevé toute l’électricité produite par les éoliennes (9,2 c€/kWh), et les panneaux photovoltaïques (de 13 c€/kWh à plus de 50 c€/kWh). Pour mémoire, le nucléaire produit aujourd’hui à environ 4 c€/kWh, et le nucléaire futur produira à environ 7c€/kWh, démantèlement et gestion des déchets inclus
Ces investissements « politiquement corrects » mais inutiles, et même nuisibles, pénalisent les coûts de production et renchérissent la facture d’électricité des consommateurs.
Par exemple, pour ne pas apparaître directement, la société Engie, issue de Suez, a créé une filiale, la Compagnie du Vent, qui sait habilement approcher les élus locaux à travers les activités de proximité de sa maison mère dans le domaine de l’eau.
Ces sociétés sont souvent un moyen de compromission subtile en utilisant astucieusement la loi au profit d’intérêts particuliers tout en revêtant les aspects de la légalité. Des élus locaux, ou leurs affiliés, sont présents dans leurs conseils d’administration, ou à des postes opérationnels, pour promouvoir les énergies du vent et du soleil au détriment de l’intérêt général.
Dans les faits, les décisions à caractère technique sont prises par la Compagnie du vent, mais les autres intervenants sont rémunérés en jetons de présence, ou en salaire, ou en réseau d’influence.
Certains maires ont été condamnés lorsque c’était illégal, mais ils sont de plus en plus prudents et bien conseillés.
Pour parfaire cette organisation, les marchés de construction sont conclus avec des entreprises locales. Tout ceci permet d’impliquer (de compromettre ?) un ensemble de décideurs locaux. Le consommateur final (qui a bon dos) paiera le coût supplémentaire d’une énergie dont il n’a pas besoin. La France est exportatrice nette de près de 10% de sa production d’électricité.
De plus, ces investissements inutiles nécessitent un double investissement dans une capacité équivalente pilotable et souple d’emploi (généralement une centrale électrique au gaz).
Cet argent public manquera ensuite pour des développements plus utiles (santé, éducation, sécurité,…).
Le problème fondamental est que les représentants de la Nation (dont le rôle est de défendre l’intérêt général) ont autorisé légalement la spoliation de tous les Français au profit d’une minorité commerciale qui vend des éoliennes et des panneaux photovoltaïques, notamment en votant la Loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) d’août 2015.
La Cour régionale des comptes n’y voit-elle aucun conflit d’intérêt ?
Jusqu’à quand perdurera cet aveuglement (volontaire ?) d’une majorité d’élus (et d’une partie de leurs électeurs) qui préfèrent aller dans le sens de leurs propres intérêts à court terme plutôt que de combattre le cancer éolien et photovoltaïque dans le sens de l’intérêt général ?
Précision : les points de vue exposés n’engagent que l’auteur de ce texte et nullement notre rédaction. Média alternatif, Breizh-info.com est avant tout attaché à la liberté d’expression. Ce qui implique tout naturellement que des opinions diverses, voire opposées, puissent y trouver leur place.
https://www.breizh-info.com/2018/05/05/95084/le-cancer-de-leolien-et-du-photovoltaique

04/05/18Deux acteurs du financement participatif « vert » unissent leurs forces
Les plateformes Wiseed et Lendosphere ont décidé de faire équipe pour sécuriser et simplifier le financement « par la foule » de certains projets d'énergies renouvelables.
Deux acteurs français du financement participatif ont décidé d'avancer groupés pour profiter du développement des énergies renouvelables dans l'Hexagone. A la fin du mois d'avril, les plateformes Wiseed et Lendosphere, ont ainsi officialisé un partenariat en faveur de porteurs de projets de production d'électricité se lançant dans les panneaux photovoltaïques ou les éoliennes.
Dans le détail, les lauréats des appels d'offres que lance l'Etat en faveur de ces énergies renouvelables pourront financer un même projet auprès des particuliers via les deux plateformes, en même temps, ou successivement.
Un bonus pour les projets financés via du crowdfunding
Ils pourront ainsi toucher la communauté d'investisseurs de Wiseed, plateforme finançant aussi des start-up et des projets immobiliers, tout comme celle de Lendosphere, acteur spécialisé sur le développement durable. Pour simplifier les levées de fonds (en obligations convertibles), les partenaires s'engagent par ailleurs à avoir la même documentation juridique et à se coordonner en matière de relations avec les investisseurs.
Ces actions concertées doivent garantir aux porteurs de projets qu'ils pourront aisément lever de l'argent auprès de « la foule ». Pour les spécialistes de l'énergie éolienne ou solaire le recours au financement participatif peut-être attractif. En effet, la Commission de Régulation de l'Energie (CRE) a promis de majorer le prix de rachat de l'électricité pour ceux qui s'engagent à ce qu'une certaine partie du financement de leur projet soit apportée par un groupe de particuliers.
Des perspectives de développement alléchantes
Du côté du « crowdfunding », ce cahier des charges est une aubaine . « Ces projets vont devenir notre principal objet de collecte », souligne Amaury Blais, président de Lendosphere. Les lauréats des appels d'offres de la CRE devraient lever par le biais des plateformes des dizaines de millions d'euros par an dans les prochaines années. Et a priori beaucoup plus que le montant collecté pour le financement des énergies renouvelables par le crowdfunding l'année dernière. Celui-ci s'est établi à 20,5 millions d'euros, selon un baromètre publié par le média GreenUnivers avec le soutien de l'association Financement Participatif France.
Reste pour le secteur du financement participatif à transformer ces perspectives alléchantes en réalité. L'exercice n'est pas aisé car les conditions fixées par la CRE pour permettre aux développeurs de bénéficier du bonus sur le tarif de rachat de l'électricité sont non seulement évolutives mais aussi strictes. Entre autres, les levées de fonds auprès des particuliers doivent être réalisées dans le département d'implantation du projet ou dans les départements limitrophes.
Des stratégies variables
Dans ces conditions, Wiseed et Lendosphere veulent éviter un assèchement du financement par la foule en répartissant avec les développeurs les collectes dans l'espace et dans le temps. Sans coordination, « le risque était de se retrouver tous en concurrence frontale sur des secteurs géographiques où il y a beaucoup de projets de développeurs à financer », explique Jean-Marc Clerc, en charge des énergies renouvelables chez Wiseed.
Tous les acteurs n'ont pas la même stratégie. « A part dans certaines zones, telles que les Pyrénées-Orientales ou la Moselle qui n'ont pas beaucoup de départements limitrophes ce qui limite le bassin de population concerné, le potentiel de collecte auprès des particuliers est bien plus conséquent que ce que l'on aura à aller chercher », assure Julien Hostache cofondateur de la plateforme Enerfip. Soutenue par le groupe bancaire Crédit Agricole, celle-ci mise sur des partenariats avec des caisses régionales du groupe pour convaincre les citoyens de financer des projets d'énergies renouvelables.
WISEED AJUSTE SA POLITIQUE TARIFAIRE
La plateforme de financement participatif Wiseed a annoncé à la fin du mois d'avril à ses investisseurs qu'à partir du 21 mai, chaque investissement dans un nouveau projet lancé sera facturé à hauteur de 0,9 % du montant souscrit. Et ce, alors qu'aujourd'hui la majorité des investisseurs bénéficient des services de Wiseed gratuitement. « Bien qu'attractif, nous pensons que ce modèle n'est pas viable à moyen et long terme pour l'investissement participatif », justifie la société sur son blog.
https://www.lesechos.fr/finance-marches/banque-assurances/0301633364050-deux-acteurs-du-financement-participatif-vert-unissent-leurs-forces-2174089.php


04/05/18VEILLE JURIDIQUE - Éoliennes, filière bois, Ademe… Vos textes officiels du vendredi 4 mai 2018
La rédaction du « Moniteur » vous propose une sélection quotidienne des textes officiels intéressant le secteur. Le concept : du lundi au vendredi, un article d’alerte par jour, avec les textes BTP-centrés, résumés en quelques lignes. Au menu : droit de la construction, urbanisme, commande publique et privée, réglementation technique, logement, social…
Eoliennes
Balisage des éoliennes. Un arrêté fixe les exigences pour la réalisation du balisage des obstacles à la navigation aérienne, notamment des éoliennes terrestres et maritimes (annexe 2). Il abroge et remplace trois arrêtés : l’arrêté du 13 novembre 2009 modifié relatif à la réalisation du balisage des éoliennes situées en dehors des zones grevées de servitudes aéronautiques (NOR : DEVA0917931A), l’arrêté du 8 mars 2010 modifié relatif à la réalisation du balisage des éoliennes situées en dehors des zones grevées de servitudes aéronautiques et installées sur les îles Wallis-et-Futuna, en Polynésie française ou en Nouvelle-Calédonie (NOR : DEVA1004063A) et l’arrêté du 7 décembre 2010 relatif à la réalisation du balisage des obstacles à la navigation aérienne (NOR : DEVA1022990A).
Le texte entrera en vigueur le 1er février 2019.
Arrêté du 23 avril 2018 relatif à la réalisation du balisage des obstacles à la navigation aérienne (NOR :TRAA1809923A)
[...]https://www.lemoniteur.fr/article/eoliennes-filiere-bois-ademe-vos-textes-officiels-du-vendredi-4-mai-2018-35512357

04/05/18
Les fausses bonnes idées en matière de développement durable
On découvre trop souvent avec retard qu’on a investi du temps et de l’argent de façon contreproductive dans la recherche du développement durable.
Nombre d’initiatives en matière de développement durable partent d’un bon sentiment. Mais une analyse en terme de coûts et de bénéfices montre que l’efficacité n’est pas toujours au rendez-vous.
Changer de voiture, bannir l’huile de palme, choisir la voiture électrique, privilégier les biocarburants, autant d’actions qui au cours des dernières années ont été promues dans le débat public comme des actes citoyens favorisant le développement durable. Seulement, voilà, les choses ne sont jamais aussi simples. Comme le répète à l’envie Nicholas Nassim Taleb dans ses ouvrages, il est plus facile d’identifier ce qui ne marche pas que ce qui marche, ce qui est faux plutôt que ce qui est vrai, ce qui est mauvais plutôt que ce qui est bon. C’est l’application de l’idée que le fait d’avoir vu un million de cygnes blancs ne prouve pas que l’affirmation » tous les cygnes sont blancs » est juste. Mais un seul cygne noir suffit à prouver qu’elle est fausse.
TOUTES LES PROPOSITIONS VISANT À RÉDUIRE LE CO2 NE SONT PAS JUDICIEUSES
Appliquée aux questions écologiques, cette idée signifie qu’il ne suffit pas de savoir que les émissions de CO2 peuvent-être nuisibles pour l’environnement pour savoir ce qu’il convient de faire. D’une part, on sait qu’il n’est pas possible ou même souhaitable de supprimer toutes les émissions de CO2. D’autre part, toutes les propositions visant à réduire le CO2 ne sont pas judicieuses. En matière d’environnement, le diable se cache souvent dans les détails comme j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire à maintes reprises.
Par exemple, dans les années 2010 le bonus-malus ou primes à la casse en matière d’automobile continuaient d’être en vogue en dépit de leurs travers. Il a fallu montrer que la démarche consistant à se féliciter d’économies de CO2 au kilomètre en occultant les émissions suscitées par le rajeunissement prématuré du parc automobile n’avait aucun sens. Les émissions de CO2 liées à la production de véhicules sont très significatives par rapport aux émissions liées à leur utilisation. Par conséquent, inciter les consommateurs à changer leur véhicule plus fréquemment en vertu de prétendus apports écologiques pouvait être un non-sens.
Plus récemment, nous avons eu l’occasion de discuter du cas de l’huile de palme qui a fait l’objet de très nombreuses attaques au point d’inciter nombre de producteurs à labelliser leur produit sans huile de palme. L’Union européenne l’a bannie de sa politique de développement durable. Pourtant, là encore, les choses sont plus complexes que ce qu’il n’y paraît car le palmier à huile est le plus productif. Fabriquer des biocarburants à partir d’huile de palme exige moins de terre et d’input. Pour produire la même quantité d’huile à partie du soja ou du colza, il faut 5 fois plus de terre et d’inputs. Réduire la part de l’huile de palme, c’est accentuer les effets déjà négatifs de la production de ces biocarburants en mettant la pression sur les terres agricoles et les forêts.
ÉVITER DE CÉDER AUX SIRÈNES ET AUX EFFETS DE MODE
Etablir le bilan carbone d’une activité est une vraie gageure et avant de céder aux sirènes et aux effets de mode, il est judicieux d’analyser les tenants et les aboutissants. C’est ce à quoi nous invite le journaliste Guillaume Pitron dans son livre La guerre des métaux rares : La face cachée de la transition énergétique et numérique (Les liens qui libèrent, 2018). Vous pourrez en retrouver un extrait dans le Challenges du 26 avril, centré sur les voitures électriques.
Qui parmi les amateurs ne connaît pas la marque américaine Tesla dont le créateur, Elon Musk, ne cesse de défrayer la chronique avec des projets toujours plus ambitieux et une communication parfois tapageuse. Pour autant, selon Pitron, le bilan carbone de la voiture électrique n’est pas nécessairement compatible avec une approche « développement durable ». Il rappelle que des chercheurs de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) ont mis en évidence que l’« industrialisation d’une voiture électrique consomme trois à quatre fois plus d’énergie que celle d’un véhicule conventionnel ». La voiture électrique génère dans sa phase de conception des surcoûts écologiques, qu’il faut ensuite compenser pas des économies de CO2. Si aujourd’hui le bilan carbone est positif sur le cycle complet de vie du véhicule, l’auteur montre que plus les capacités des voitures électriques augmenteront, plus la donne risque de changer. La fabrication des batteries augmentant l’autonomie des véhicules conduit à consommer plus d’énergies et de ressources. Un constat qui rappelle celui de l’Ademe, écrit l’auteur. En 2016, l’agence constatait que la consommation énergétique d’un véhicule électrique était proche de celle d’un véhicule diesel et peut-être même supérieur dans le cas d’électricité produite par une centrale à charbon.
AVOIR LE COURAGE DE REGARDER LES ALTERNATIVES AVEC OBJECTIVITÉ
Ainsi en matière de développement durable, il est impératif de ne pas céder aux sirènes des apparences et des émotions. Au contraire, il faut avoir le courage de regarder les alternatives avec objectivité, de se hâter lentement de les subventionner ou les privilégier de façon réglementaire. Faute de quoi on risque trop souvent de découvrir avec retard qu’on a investi du temps et de l’argent de façon contreproductive, tout en s’abusant et se décrédibilisant au nom du développement durable.

02/05/18 : Eolien : pour l'exploitant agricole, miracle ou arnaque ?
Une rentrée d’argent régulière en échange de quelques m2. L’agriculteur accueille souvent une éolienne dans son champ à bras ouvert, mais elle peut s’avérer ennuyeuse si les termes du contrats ne sont pas vérifiés.
Des milliers d’euros contre une signature ouvrant la voie à l’implantation d’une éolienne dans son champ. De quoi séduire ! Mais les agriculteurs doivent prendre des précautions avant de s’engager, car un contrat éolien peut s’avérer contraignant s’il n’est pas correctement rédigé.
Pour sécuriser les conventions, la FNSEA, l’Apca (Association permanente des chambres d’agriculture) et le Syndicat des énergies renouvelables ont signé un protocole d’accord en juin 2006. Il définit un cadre juridique précis. «Les propriétaires et exploitants doivent bien étudier cet aspect juridique du contrat et ne pas s’attarder uniquement sur l’aspect économique», explique Caroline Prevost, juriste à la FDSEA de la Somme.
Le contrat est tripartite, associant le propriétaire, le fermier et l’éolien à conclure dès le début de la période de faisabilité. Le protocole fixe les engagements des uns et des autres durant la phase d’étude. Autrement dit, les parties s’obligent dès le départ à signer les contrats finaux répondant à la période d’exploitation des éoliennes. Il s’agit d’un contrat avec trois actions : la résiliation du bail rural entre le bailleur et le fermier, le bail de droit commun entre le propriétaire et l’éolien, et la convention d’indemnisation entre le fermier et l’éolien. Le protocole prévoit un bail emphytéotique ou de construction. La nature du bail est envisagé selon le cas. Ces trois contrats seront signés de manière définitive si le projet se réalise.
Quelles indemnités ?
Les indemnités financières doivent y apparaître. Le protocole suggère une indemnité entre 600 € et 830 € par an et par MW. Le fermier a d’ailleurs la faculté de céder la convention d’indemnisation à son successeur. Pour le propriétaire, les signataires du protocole suggèrent la fixation d’un loyer compris entre 1 200 et 1 670 € par an et par MW. Ces prix sont un minimum à accepter, car certaines sociétés proposent bien plus, parfois jusqu’à 3 ou 4 000 € par MW et par an. Ces indemnités seront reversées à 50 % au propriétaire du terrain, et à 50 % à l’exploitant de la parcelle. Caroline Prevost ajoute que «le propriétaire peut aussi demander une indemnité d’immobilisation, à hauteur de 800 € par exemple, en contrepartie de la clause d’exclusivité accordée au promoteur éolien pendant toute la durée de l’étude.»
Des indemnités sont aussi à prévoir pour un éventuel poste de livraison (au moins 1 000 €/an, pour une surface de 300 m2 environ), pour le passage des câbles (au moins 3 €/m2 linéaire en une fois), pour le surplomb (au moins 300 €/an, pour les pales qui passent au-dessus de la parcelle), pour le chemin d’accès (exemple : 1 €/m2/an) et pour l’impossibilité de construire sur cette parcelle (100 €/an).
Pendant la période de travaux, là encore, des indemnités peuvent être réclamées en cas de dégâts. Pour référence, la Chambre d’agriculture de la Somme a fixé un barème d’indemnisation aux cultures par mètre carré (0,271 € pour le blé, 0,293 € pour le maïs grain ou fourrage, 0,504 € pour les betteraves sucrières ou encore 0,727 € pour les pommes de terre de consommation).
Autre question d’importante : quid de l’éolienne en fin de vie, soit vingt ans après son installation ?
«En plus de l’obligation de démantèlement mieux vaut demander l’excavation totale des fondations, conseille Caroline Prevost. Sinon, une fois le bail arrivé à échéance, l’agriculteur se retrouve propriétaire de l’éolienne.» En d’autres termes, propriétaire d’une friche industrielle coûteuse à démonter.
La remise en état du site doit aussi être précisée. D’après le protocole, il doit être réalisé au plus tard un an après la cessation d’activité de l’opérateur. Les fondations doivent être remises en état au moins à 1,20 m de profondeur, «mais mieux vaut demander la remise en état totale». De même, il faut s’assurer que la qualité de la terre sera aussi bonne, pour ne pas se retrouver avec un trou comblé de gravats. Les garanties financières prises par la société pour cette remise en état doivent figurer dans le contrat.
Enfin, l’exploitant doit s’assurer que l’éolienne construite dans son champ apporte le moins de contraintes possibles. «L’emplacement peut parfois se négocier. Il faut privilégier un endroit où le chemin d’accès sera le moins long, par exemple.»
Que cache un contrat éolien ?
Avant de signer, mieux vaut aussi être au courant des aspects moins rémunérateurs d’une éolienne dans son champ. La surface occupée par une éolienne - 1 000 m2 environ - reclassée en foncier bâti et fiscalisée comme tel, fait l’objet d’une nouvelle parcelle cadastrale classée en établissement industriel. Les frais de géomètre et d’enregistrement sont dans la plupart des cas pris en charge par le promoteur.
Le chemin nécessaire pour la construction d’une éolienne (largeur de 5 m stabilisés), et l’emplacement de l’éolienne (1 000 m2 environ) représentent des surfaces importantes prises sur les terres agricoles, qui devront être déduites de la surface déclarée pour les primes annuelles (DPU, ICHN, etc.). Les loyers perçus sont soumis à l’impôt, notamment la CSG et la CRDS. Leur incidence sur l’impôt sur le revenu, variable selon les situations, ne saurait être ignorée.
Les propriétaires agricoles en désaccord
Le fermier n’a pas à être associé à la conclusion du contrat avec l’éolien. C’est en tout cas ce qu’estime la Fédération nationale des propriétaires agricoles (FNPA), qui s’oppose au protocole mis en place en 2006, et en propose un autre. «Pour nous, les éléments du protocole sont source d’insécurité juridique», expliquait le Syndicat des propriétaires ruraux de la Somme, que préside Bernard d’Avout, lors d’une assemblée générale. Tout d’abord, elle préconise de procéder à une résiliation amiable du bail pour les parties de parcelles dans lesquelles les éoliennes seront implantées. Cette résiliation doit intervenir dès la phase de faisabilité. Le locataire perçoit une indemnisation versée une fois pour toutes par le propriétaire au moment de la résiliation du bail et le montant des fermages est diminué. Lorsque les parcelles sont libres, le propriétaire se retourne vers l’éolien et lui consent un bail dit «à construction». La FNPA souhaite que le propriétaire puisse négocier le loyer sur une base oscillant entre 2 000 et 2 500 € par an et par MW. Comme le protocole de 2006, celui de la FNPA prévoit l’obligation pour l’éolien de remettre le site en état après la fin de l’exploitation.
02/05/18 : L’éolien en France (1/2) : état des lieux, enjeux et cadre réglementaire actuel 😡😠😰
Le groupe de travail missionné par le gouvernement pour accélérer le développement de l’éolien a rendu ses conclusions en janvier 2018 : si le potentiel français reste important, un effort reste à faire pour permettre à la filière de décoller.
Le 20 octobre 2017, Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat au ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, a lancé un groupe de travail « Eolien », pour répondre à deux objectifs essentiels et complémentaires : d’abord libérer la filière, en faisant évoluer le cadre réglementaire et législatif pour accélérer son développement ; ensuite protéger les paysages, la qualité de vie des riverains, améliorer l’acceptabilité locale des projets.
Deux grands freins : lourdeur législative et recours de riverains
En creux, ces deux objectifs racontent les principaux freins au déploiement de l’éolien en France : les projets de centrales éoliennes se heurtent souvent, dans un premier temps, à la lourdeur législative pour faire valider un appel d’offre, qui peut retarder, voire enliser un projet ; une fois cet obstacle franchi, ces projets font souvent face à des associations de riverains, opposés à l’installation d’éoliennes pour des raisons variées (bruits, impact sur le paysage ou sur les éco-systèmes…), qui multiplient les recours, retardant les installations – jusqu’à en annuler certaines.
Les écarts entre les objectif de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) et la puissance éolienne effectivement installée s’expliquent essentiellement par ces deux causes de retard, qui ralentissent considérablement l’essor de la filière – alors que le potentiel français est particulièrement fort, notamment grâce à des façades maritimes profitant de vents forts et réguliers.
Un groupe de travail pour accélérer l’essor de la filière
Pour trouver des solutions concrètes et réglementaires à ces freins, ce groupe de travail, composé d’élus, d’associations d’élus, d’ONG, de représentants des professionnels de l’éolien et de l’électricité, de juristes et des administrations des ministères concernés, a travaillé entre le 20 octobre 2017 et le 18 janvier 2018, date de rendu de son rapport.
Ce rapport présente d’abord un état des lieux de la filière, ainsi que ses objectifs généraux. Il pointe l’augmentation régulière de la production éolienne à partir du milieu des années 2000 : elle a atteint, en 2016, 20,7 TWh, soit 3,9% de la production d’électricité en France.
D’un point de vue géographique, le nord du pays se taille la part du lion : la Somme, le Pas de Calais, la Marne et l’Aube disposent de la puissance installée la plus élevée. Globalement, le pourtour de la région parisienne, la façade atlantique, de Dunkerque à Nantes, et l’ancienne région Languedoc-Roussillon concentrent la majorité des installations.
Des objectifs élevés pour réussir la transition énergétique
Le Plan Climat, présenté en juillet 2017 par Nicolas Hulot, donne l’objectif à la France d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050. La loi de transition énergétique pour la croissance verte de 2015 prévoyait que la part de renouvelables en France devait atteindre, en 2030, 32% de la consommation brute d’énergie et 40% de la consommation d’électricité.
En 2016, la puissance installée en éolien terrestre en France s’élevait à 11 700 MW ; la PPE fixait pour 2018 l’objectif de 15 000 MW (qui ne devrait pas être atteint), et pour 2023 entre 21 800 et 26 000 MW.
Atteindre ces objectifs est bien entendu l’enjeu principal de la filière éolienne en France. Pour ce faire, la France peut s’appuyer sur le deuxième gisement éolien d’Europe, après le Royaume-Uni.
Retombées économiques
Mais cette réussite de la transition énergétique s’accompagne, comme le souligne le groupe, de retombées économiques importantes, non négligeables pour les zones rurales où s’installent le plus souvent les fermes éoliennes. En terme d’emplois, la filière générait en 2015 18 000 emplois, dont 10 000 emplois direct et 8 000 emplois indirects.
Elle génère également d’importants revenus fiscaux, via les taxes foncières, la Cotisation Foncière des Entreprises, la Cotisation sur le Valeur Ajoutée des Entreprises et l’Imposition Forfaitaire sur les Entreprises de Réseaux : des revenus que le groupe de travail estime entre 10 000 et 15 000 euros par MW installé, redistribués entre les différentes collectivités.
Enquête publique pour les riverains, étude d’impact pour l’environnement
Le rapport du groupe de travail rappelle également que le cadre juridique soumet chaque projet éolien terrestre à une enquête publique, ouverte à tous, permettant aux habitants à plusieurs kilomètres à la ronde de s’informer et d’exprimer leurs avis et suggestions. Cette enquête est ensuite prise en compte dans la demande d’autorisation transmise au Préfet.
Ce dernier peut, dans sa décision sur le projet, fixer des prescriptions complémentaires et compensatoires (éloignement, niveau de bruit, contrôles réguliers, plantations d’écran…), qui s’ajoutent aux prescriptions nationales, en fonction de cette enquête.
Le rapport rappelle enfin que la France a ratifié la Convention Européenne du Paysage, et que le pays veille à ce que l’éolien se déploie dans le respect des paysages français. Un examen approfondi de l’intégration des éoliennes dans l’environnement est réalisé pour chaque projet de parc, ainsi qu’une étude de leurs impacts sur l’environnement – acoustiques, visuels et sur la faunes volantes (oiseaux et chauve-souris).
Ce cadre général posé, le groupe peut présenter ses dix propositions, concrètes, précises, pensées pour être immédiatement efficaces. Nous les étudierons dans la seconde partie de notre étude, dès demain.
http://les-smartgrids.fr/eolien-france-etat-lieux-enjeux-cadre/
27/04/18 : Erg continue de croître en France 😡😠
La société a signé un accord avec Global Wind Power France pour l'acquisition auprès de Wind 1019 GmbH de 100% du capital de WP France Sas, propriétaire des droits, permis et autorisations d'un projet de parc éolien de 6,9 ​​MW. L'investissement estimé pour la construction du parc est de 10 millions d'euros, y compris le montant payé pour l'achat du projet
Erg est toujours en croissance en France. Grâce à la filiale Erg Eolienne France, le groupe a finalisé hier un accord avec Global Wind Power France, société du groupe Global Wind Power Europe et Fred Olsen Renewables, pour l'acquisition auprès de Wind 1019 GmbH de 100% du capital de WP France Sas, société propriétaire des droits. , permis et autorisations pour un projet de parc éolien de 6,9 ​​MW.
Le projet a déjà obtenu toutes les autorisations nécessaires pour la construction. La connexion au réseau est prévue au quatrième trimestre de 2021 et sa mise en service d'ici décembre 2021. Le parc sera situé dans le nord de la France, à proximité d'autres parcs éoliens d' Erg. et bénéficiera du taux d'incitation pour 15 ans (Fip 2016). La production attendue est d'environ 15 GWh / an.
L'investissement estimé pour la construction du parc est d'environ 10 millions d'euros, y compris le montant payé pour l'achat du projet. "L'opération", a expliqué l'entreprise, "permet à Erg continuer à développer son portefeuille sur le territoire français, en ligne avec les objectifs de croissance fixés par le business plan, en créant des synergies avec le projet de construction adjacent de 13 MW de la Vallèe de l'Aa, dont il représente une extension " .
L'opération, selon les analystes, fait partie des lignes de croissance externe annoncées par le groupe dans le plan stratégique et à Piazza Affari le titre Erg sel de 0,61% à 19,90 €.


27/04/18 : Cette écologie gouvernementale si bien gérée
Ce dimanche passé, c’était le Jour de la Terre, une excellente occasion de rappeler à ceux qui en douteraient encore qu’une fois récupérée par les institutions, les politiciens et l’État en général, l’écologie devient une belle fumisterie dont la facture, aussi lourde que handicapante, est constamment adressée au contribuable.
Ce dernier pourra toujours se consoler en se disant qu’ainsi, entre deux ponctions fiscales particulièrement vigoureuses, la morale est sauve et qu’il participe à protéger des petits pingouins, de gros ours mignons et les coraux du Pacifique avec ces tombereaux d’argent déversés dans des mécanismes de plus en plus subtils.
Malheureusement, certaines institutions ne jouent pas vraiment le jeu citoyen, festif et enfumatoire puisqu’elles prennent quasiment un malin plaisir à rappeler, une fois de temps en temps, à quel point tout ceci est fort mal géré et qu’il n’y a pas plus d’écologie dans ces actes fiscaux que de beurre en branche. Si l’on n’est pas complètement de mauvaise foi ou en pleine succion des tétons publics distributeurs de subventions, c’est en tout cas la conclusion qu’on se doit de tirer en lisant le dernier rapport de la Cour des comptes : poussée sous le nez du public à grands renforts d’idées écologiques et de préservation de l’énergie et du climat, la gestion des énergies renouvelables serait en pratique catastrophique.
Oui, catastrophique, le mot n’est pas trop fort puisque le rapport des sages de la rue Cambon ne peut s’empêcher de fustiger les choix politiques réalisés cette dernière décennie, en dépit du bon sens. Pour eux, les objectifs choisis en matière d’énergies renouvelables sont « difficilement atteignable » et ce rapport vient en pratique s’ajouter au précédent d’il y a cinq ans qu’ils avaient déjà pondu, entre deux autres productions bien vite coincées sous une armoire républicaine.
Il faut dire que tout, depuis les interventions de la Reine des GlacesSégolène Royal, indiquait qu’on allait droit au casse-pipe : alors que l’Union européenne fixait un objectif de 27% d’énergies renouvelables à l’horizon 2030, le « gold plating » et l’ego surdimensionné de la ministre aidants, la France a écopé d’une loi de transition énergétique la poussant à 32% pour le même horizon, avec en plus la nécessité de baisser de 75 à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité d’ici à 2025 (sachons garder le sens du défi).
Pour la Cour des comptes, ceci ne tient pas la route : la baisse de la part du nucléaire dans le mix énergétique français « n’est pas compatible avec la trajectoire d’augmentation des capacités d’énergies renouvelables ». Autrement dit, ces objectifs sont totalement impossibles à atteindre parce que les capacités hydrauliques, éoliennes ou solaires ne seront pas suffisantes et que leur augmentation actuelle ne tient qu’à leur énormes subventions qui finissent par gréver très lourdement les finances publiques : pour la seule année 2016, la somme des dépenses publiques consacrées aux énergies renouvelables s’établit à 5,3 milliards d’euros. À effort constant, en 2023, on atteindra 7,5 milliards.
Cela en fait, des piscines d’argent public…
Et pour quoi, exactement ? Si l’on regarde, par exemple, l’énergie solaire, on constate que l’État paye 2 milliards d’euros pour en produire, ce qui représente 0,7 % du mix électrique français. D’ici 2030, près de 40 milliards d’euros seront ainsi dépensés pour une proportion ridicule d’énergie. Ce n’est pas tenable, et même des carbo-réchauffistes rabiques comme l’inénarrable Sylvestre Huet sont arrivés à cette conclusion consternante.
Aucun doute : l’écologie est devenue un prétexte pour l’État et ses administration pour faire absolument n’importe quoi qui puisse, politiquement, se traduire en suffrages, dans l’assentiment de citoyens pourtant tous les jours plus matraqués par ces décisions hasardeuses.
Cette tendance qui consiste à tout considérer sous l’angle écologique, à tous propos et hors de propos au point d’en devenir carrément contre-productif, est maintenant finement tressée dans tout ce que font ces administrations, sans plus aucun recul. Tel un bulldozer aplanissant tout de façon écoconsciente, l’écologie politique à la sauce étatique décide de tout et son contraire.
De façon très concrète, il suffit d’écumer les petites notules sur le sujet pour découvrir, très régulièrement, des histoires à dormir debout dont nos administrations, appliquant avec un zèle impeccable nos lois invraisemblables, sont largement responsables.
J’avais dans le passé noté par exemple les dérives de l’application des lois anti-gaspillage. Dernièrement, c’est le chapitre « récupération et recyclage » qui déclenche la même avalanche de facepalms bien vigoureux.
Yumi est une jeune entreprise qui fabrique des jus de légumes et qui peut donc immédiatement se placer dans le camp du Bien, vitaminé et plein de ces fibres qui favorisent un transit intestinal que les syndicalistes jalousent. Ne faisant pas les choses à moitié, notre jeune pousse a décidé il y a quelques mois de conditionner ses produits dans des bouteilles en bioplastique, le PLA (acide polyactique), qui présentent l’avantage éco-compatible (et marketing) évident d’être entièrement compostables.
L’application stricte et pointilleuse du Grenelle de l’environnement impose que ces bouteilles, totalement recyclables, soient effectivement recyclées et qu’en conséquence, l’entreprise reverse une partie de sa recette dans le cadre de l’éco-contribution. Manque de bol : c’est bien joli, ces petites bouteilles bio-compatibles truc machin, mais c’est surtout un « perturbateur de recyclage » ce qui entraînera donc un malus de 100% (pourquoi faire les choses à moitié ?) sur l’éco-racket pardon l’éco-contribution. Concrètement, au lieu de reverser un demi-centime par bouteille d’écotaxe à Citéo (anciennement Eco-emballage), la PME se retrouve à lui payer 1 centime.
Eh oui : comme il n’existe aucun moyen de recycler ces bouteilles recyclables, on va « taxbasser » la PME pour faire bonne mesure. Comme incitatif, on aura connu mieux.
Le fait qu’aucune filière n’existe en France, que Citéo soit en situation de monopole et que tout soit ainsi fait pour décourager les initiatives innovantes allant pourtant dans le bon sens ne devrait plus surprendre personne : le recyclage est aussi bien géré que le reste, à l’instar du mix énergétique dont les paramètres seront copieusement manipulés par les politiciens afin de transformer durablement un pays qui s’en sortait très bien en catastrophe industrielle et économique évidente.
Et de la même façon que la Cour des comptes écrit maintenant des rapports aux conclusions navrantes que tout le monde connaissait déjà, on peut parier que, dans cinq ans, la maîtrise du recyclage aboutira au même fiasco.
La loi sur la Transition énergétique prévoit qu’en 2025, plus aucun déchet organique et/ou biodégradable ne finisse enfoui ou incinéré. À l’évidence, d’ici là et vu comme c’est parti, tout sera prêt.

26/04/18 : Si le solaire et l’éolien sont si bon marché, pourquoi rendent-ils l’électricité si chère ?
Entre 2009 et 2017, le prix des panneaux solaires a diminué de 75% alors que le prix des éoliennes a diminué de 50%. Et pourtant, pendant la même période, le prix de l’électricité dans les pays a augmenté de façon spectaculaire.
L’année dernière, les médias ont publié de belles histoires sur la baisse du prix des panneaux solaires et des éoliennes. Ceux qui lisent ces histoires ont naturellement l’impression que plus nous produisons d’énergie solaire et éolienne, plus les prix de l’électricité baisseront.
Et pourtant ce n’est pas ce qui se passe.
En fait, c’est le contraire.
Entre 2009 et 2017, le prix des panneaux solaires (par watt installé) a diminué de 75% alors que le prix des éoliennes (par watt installé) a diminué de 50%.
Et pourtant, pendant la même période, le prix de l’électricité dans les pays ou régions qui ont déployé des quantités importantes d’énergies renouvelables a augmenté de façon spectaculaire.
SI LES PANNEAUX SOLAIRES ET LES ÉOLIENNES SONT DEVENUS TELLEMENT MOINS CHERS, POURQUOI LE PRIX DE L’ÉLECTRICITÉ A-T-IL AUGMENTÉ AU LIEU DE DIMINUER ?
Les prix de l’électricité ont augmenté de :
- 51% en Allemagne lors de l’expansion de l’énergie solaire et éolienne de 2006 à 2016
- 24% en Californie pendant la construction de son énergie solaire de 2011 à 2017
- plus de 100% au Danemark depuis 1995, date à laquelle ce pays a commencé à déployer des énergies renouvelables (principalement issues du vent).
Une hypothèse pourrait être que au fur et à mesure que l’électricité solaire et éolienne devenait moins chère, d’autres sources d’énergie comme le charbon, le nucléaire et le gaz naturel devenaient plus chères, éliminant ainsi toute économie et augmentant le prix global de l’électricité.
Mais, encore une fois, ce n’est pas ce qui est arrivé.
Le prix du gaz naturel a baissé de 72% aux États-Unis entre 2009 et 2016 en raison de la révolution des gaz de schiste.
En Europe, les prix du gaz naturel ont baissé d’un peu moins de la moitié au cours de la même période.
Le prix du nucléaire et du charbon dans ces régions durant la même période était globalement stables.
Les prix de l’électricité ont augmenté de 24% en Californie au cours de la construction de l’énergie solaire de 2011 à 2017.
Une hypothèse pourrait être que la fermeture des centrales nucléaires a entraîné une hausse des prix de l’énergie. En effet, les leaders de l’énergie nucléaire (Illinois, France, Suède et Corée du Sud) bénéficient de l’électricité la moins chère au monde.
L’électricité en Illinois est 42% moins chère que l’électricité en Californie tandis que l’électricité en France est 45% moins chère que l’électricité en Allemagne alors que le prix des principaux carburants de remplacement, le gaz naturel et le charbon, est resté bas, malgré une demande accrue pour ces deux carburants en Californie et en Allemagne.
Le solaire et le vent restent les principaux suspects derrière les prix élevés de l’électricité.
MAIS POURQUOI DES PANNEAUX SOLAIRES ET DES ÉOLIENNES MOINS CHERS RENDRAIENT L’ÉLECTRICITÉ PLUS CHÈRE ?
La raison principale semble avoir été prédite par un jeune économiste allemand en 2013. Dans un document sur la politique énergétique, Lion Hirth a estimé que la valeur économique de l’énergie éolienne et de l’énergie solaire diminuerait de manière significative à mesure que leur production augmenterait.
La raison ? Leur nature fondamentalement peu fiable. Le solaire et le vent produisent trop d’énergie quand les sociétés n’en ont pas besoin, et pas assez quand elles en ont besoin.
Le solaire et le vent exigent donc que des centrales au gaz naturel, des barrages hydroélectriques, des batteries, ou toute autre forme d’énergie fiable soient prêts à un moment donné pour commencer à produire de l’électricité lorsque le vent cesse de souffler et que le soleil cesse de briller.
Et le manque de fiabilité exige que des pays comme l’Allemagne, la Californie et le Danemark payent des États voisins pour qu’ils prennent leur énergie solaire et éolienne lorsqu’ils en produisent trop.
Lion Hirth a prédit que la valeur économique du vent sur le réseau européen diminuerait de 40% une fois qu’il atteindrait 30% de l’électricité, tandis que la valeur de l’énergie solaire baisserait de 50% si elle atteignait seulement 15%.
En 2017, la part de l’énergie éolienne et solaire dans l’électricité était de 53% au Danemark, de 26% en Allemagne et de 23% en Californie.
Le Danemark et l’Allemagne ont la première et la deuxième électricité la plus chère en Europe.
LE COÛT DES « INGRÉDIENTS » BAISSE MAIS LE PRIX DU « SERVICE » AUGMENTE
En signalant la baisse des coûts des panneaux solaires et des éoliennes, mais pas la façon dont ils augmentent les prix de l’électricité, les journalistes trompent – intentionnellement ou non – les décideurs politiques et le public à propos de ces deux technologies.
Le Los Angeles Times a rapporté l’année dernière que les prix de l’électricité en Californie étaient en hausse, mais n’a pas réussi à relier la hausse des prix aux énergies renouvelables, provoquant une forte réfutation de l’économiste James Bushnell : « L’histoire de l’état actuel du système électrique californien est longue et sanglante« , et « le principal responsable dans le secteur de l’électricité est sans conteste le développement de sources renouvelables de production d’électricité« .
Une partie du problème est que de nombreux journalistes ne comprennent pas l’électricité. Ils la considèrent comme une marchandise alors qu’il s’agit, en fait, d’un service – comme manger dans un restaurant. Le prix que nous payons n’est pas seulement le coût des ingrédients dont la plupart, comme les panneaux solaires et les éoliennes, ont diminué pendant des décennies.
Au contraire, le prix des services comme les repas et l’électricité reflète le coût non seulement de quelques ingrédients mais aussi de leur préparation et de leur livraison.
Mais c’est aussi un problème de partialité, et pas seulement d’analphabétisme énergétique. Les journalistes sceptiques accordent systématiquement un blanc-seing aux énergies renouvelables. Ils savent pourtant comment faire un rapport critique sur l’énergie – ils le font régulièrement quand il s’agit de sources d’énergie non renouvelables – mais ils ne le veulent pas.
Cela pourrait – et devrait – changer.
Les journalistes ont l’obligation de rendre compte avec exactitude et équité de toutes les questions qu’ils traitent, en particulier celles qui sont aussi importantes que l’énergie et l’environnement.
Un bon départ serait pour eux d’étudier pourquoi, si le soleil et le vent sont si bon marché, ils rendent l’électricité si chère.
Traduction par Michel Gay d’un article de Michael Shellenberger, »Héros de l’environnement » selon Time Magazine, Président de « Environnemental Progress ».
https://www.contrepoints.org/2018/04/27/315021-si-le-solaire-et-le-vent-sont-si-bon-marche-pourquoi-rendent-ils-lelectricite-si-chere
26/04/18Énergies renouvelables : les coopératives citoyennes gagnent du terrain 😡😡😡😡
De plus en plus de citoyens européens décident de rejoindre des coopératives pour produire eux-mêmes leur électricité à partir des énergies renouvelables. Se connecter pour entrer en contact. Par Benjamin Huybrechts, EM Lyon
Dans le domaine des énergies renouvelables, les coopératives citoyennes connaissent un véritable boom en Europe. Elles se comptent par centaines en Allemagne et au Danemark, et se développent aussi par dizaines en France (avec par exemple Enercoop), en Belgique (Ecopower), au Royaume-Uni (Energy4All), en Italie et aux Pays-Bas.
De nouvelles initiatives très prometteuses commencent également à voir le jour en Europe du Sud et de l'Est. Pour peser davantage dans les débats sur l'énergie, ces coopératives se sont regroupées au sein de la fédération européenne Rescoop.eu (l'acronyme Rescoop signifiant Renewable Energy Source Cooperative).
Les facteurs d'émergence
Plusieurs facteurs expliquent l'émergence et le développement de ces coopératives.
S'y exprime notamment la volonté de nombreux citoyens de choisir une exploitation locale plutôt qu'une appropriation privée par des entreprises déconnectées du territoire concerné, pour ces sources d'énergie renouvelable vues comme des « biens communs ».
Elles incarnent ainsi une forme de résistance envers les nombreux projets d'énergies renouvelables qui ne prennent pas en compte le point de vue des riverains, ou alors uniquement en tant que partie prenante à dédommager. Elles répondent à une volonté de transparence plus grande quant à la qualité verte de l'énergie produite, rendue souvent problématique par une traçabilité aléatoire. Enfin, elles parviennent à mobiliser une partie de l'épargne des citoyens, en encourageant ceux-ci à opter pour des projets locaux et porteurs de sens.
De nombreux citoyens ne se contentent plus aujourd'hui d'être de simples consommateurs passifs, laissant la production et l'approvisionnement énergétique aux seules mains des grandes entreprises. En cela, l'action des coopératives rejoint un mouvement plus large qui propose de passer de la revendication à l'action économique, via des initiatives d'économie sociale et solidaire.
Les freins
Pour autant, en dehors de pays comme l'Allemagne et le Danemark, les coopératives d'énergie renouvelable rencontrent des résistances importantes qui freinent leur déploiement.
Dans la plupart des pays, le système de production énergétique est très centralisé. La législation est adaptée aux grandes entreprises et ne permet pas toujours à des groupements citoyens de s'investir dans la production, et surtout dans la fourniture d'énergie. Et il s'avère souvent compliqué de rassembler du capital auprès d'une multitude de citoyens.
De nombreux acteurs, au premier rang desquels les distributeurs d'énergie, les banques et les pouvoirs publics, peinent à comprendre et à reconnaître ces nouvelles formes organisationnelles « hybrides », tenant à la fois de l'entreprise et du groupement citoyen.
Les bénéfices de la mise en réseau
Les coopératives citoyennes sont encore marginales dans le marché énergétique européen, en dépit de leur croissance et de performances notables dans certains pays comme l'Allemagne où leur part dans la production d'énergie éolienne est estimée à 16 %. C'est pour renforcer et promouvoir leur modèle organisationnel au niveau européen que les coopératives ont créé la fédération Rescoop.eu. En collaboration avec d'autres acteurs, les actions de Rescoop.eu parviennent à bouger un certain nombre de lignes dans le débat énergétique européen pour repositionner le citoyen comme un acteur économique à part entière.
En à peine quelques années, Rescoop.eu est parvenue à fédérer plus de 1 300 coopératives et à devenir un interlocuteur majeur sur les questions de « démocratie énergétique ». À ce titre, elle a renforcé la prise en compte des citoyens dans l'élaboration des directives européennes, qu'il s'agisse du « Winter Package » ou des nouvelles directives et régulations sur l'électricité actuellement en préparation (notamment au sein du comité Industrie, recherche et énergie).
Comment expliquer qu'un réseau très récent, constitué d'organisations elles-mêmes nouvelles, soit parvenu à faire de la place pour ce modèle économique centré sur le citoyen ? Dans cette perspective, notre étude a identifié trois grands rôles remplis par Rescoop.eu.
Une influence devenue tangible
Le réseau a permis, en premier lieu, de renforcer la réflexivité collective de ses membres face aux problématiques du secteur des énergies renouvelables. Les membres fondateurs se sont régulièrement réunis pour y définir leur place et affirmer leur valeur ajoutée. Ils ont commencé par dénoncer les contradictions du secteur - et tout particulièrement l'appropriation privée des « biens communs » que sont les sources d'énergie renouvelable (soleil, vent, biomasse, etc.) -, ainsi que les fortes barrières à l'entrée qui portent préjudice aux petits acteurs ; des barrières en contradiction avec le discours de libre marché prôné par la Commission européenne.
Plutôt que de remettre en cause cette logique du libre marché, les membres de Rescoop.eu l'ont utilisée pour dénoncer la situation oligopolistique des marchés de l'énergie. Le réseau a milité pour la reconnaissance du citoyen dans les textes législatifs européens, se présentant comme un acteur capable de porter un projet économique.
Notre étude montre que la mise en exergue du citoyen au cœur de la transition énergétique, coordonnée par Rescoop.eu, a eu une influence réelle sur les orientations de la Commission européenne, qui pouvait difficilement s'opposer à cette vision.
Un espace d'expérimentation
Une fois ce travail de sensibilisation entamé, Rescoop a concentré ses efforts sur la codification de son modèle organisationnel, s'appuyant sur le modèle coopératif pour rassembler une série de structures et de pratiques disparates. Il a enrichi ce modèle en y intégrant une composante environnementale et une dimension citoyenne.
Grâce à une réflexion collective et à l'échange de pratiques, le réseau a servi d'espace d'expérimentation pour concevoir et communiquer le schéma directeur de la coopérative d'énergie renouvelable. Le réseau a développé autour de ce modèle une charte et une série de bonnes pratiques permettant aux nouvelles initiatives de s'y identifier et de l'assimiler rapidement.
Au-delà de l'échelle locale
Dernier axe de travail : la promotion du modèle Rescoop, avec la création d'alliances au niveau européen et un argumentaire commun, a permis de dépasser la résonance régionale ou nationale développée par chaque coopérative.
Le réseau a fédéré un grand nombre d'acteurs, insatisfaits par la politique énergétique européenne et sensibles à l'approche citoyenne (les communities). Parmi ces soutiens, des mouvements de protection de l'environnement et des acteurs de la transition écologique (comme Greenpeace et les Amis de la Terre), le mouvement coopératif et les réseaux d'économie sociale et solidaire (comme Cooperatives Europe), les réseaux de pouvoirs publics locaux (à l'image du Covenant of Mayors) ou encore des associations de consommateurs...
Grâce à cette voix collective, ils sont désormais reconnus comme des interlocuteurs majeurs du secteur.
Un exemple pour d'autres secteurs
Le développement rapide et fructueux de Rescoop.eu constitue un exemple intéressant, non seulement dans le cadre de son apport spécifique à la démocratisation du marché européen de l'énergie, mais également en tant que source d'inspiration pour d'autres secteurs d'activité.
Illustration de nouvelles formes de réseaux d'économie sociale et solidaire, le développement de Rescoop.eu montre comment citoyens et collectifs, initialement disparates et économiquement faibles, peuvent s'allier pour s'affirmer comme des acteurs économiques au niveau international.
Dépassant la logique de la contestation ou du plaidoyer, Rescoop.eu incarne de nouvelles modalités d'action économique citoyenne en vue de lutter contre la concentration du pouvoir aux mains des grandes entreprises et de réorienter le marché vers le service à la collectivité.
https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/energies-renouvelables-les-cooperatives-citoyennes-gagnent-du-terrain-776348.html
24/04/18LE SCANDALE DE L’ÉLECTRICITÉ VERTE : 134 MILLIARDS EXTORQUÉS AUX FRANÇAIS
La Cour des comptes vient de dévoiler un vol honteux, une escroquerie qui a impacté tous les Français, notamment les plus modestes.
La Cour des comptes vient de dévoiler un vol honteux, une escroquerie qui a impacté tous les Français, notamment les plus modestes. Pourtant, les médias n’en parlent pas ou peu, alors qu’il devrait faire les grands titres des journaux. Une telle mansuétude s’explique par l’escroquerie écologique, car ce qui est en cause est la gestion de l’électricité dite verte, une fumisterie qui ruine nos compatriotes au nom de la lutte contre un réchauffement climatique dont les effets sont surévalués.
Ceux qui installent des éoliennes ou des panneaux solaires sont assurés d’un prix de revente supérieur au prix du marché et EDF est tenu d’acheter toute l’électricité produite, même si elle n’en a pas besoin. Quiconque veut mettre des panneaux solaires sur son toit doit déposer une déclaration de travaux à la mairie, qui accepte presque toujours (?) sauf si les bâtiments se trouvent dans des zones classées. Les éoliennes sont simplement tenues d’obtenir un permis de construire. Selon la Cour des comptes, EDF s’est engagée à acheter pour 134 milliards d’euros de cette prétendue électricité verte sur vingt ans, soit près de sept milliards par an. Et ce sont les Français qui financent cette dispendieuse folie par l’intermédiaire d’une taxe sur la consommation d’électricité qui ne cesse – et pour cause – de s’alourdir. Tout le monde paye, y compris nos compatriotes les plus modestes, une centaine d’euros par ménage et par an. Effrayant ! Et cette manne n’a pas servi à créer des emplois en France, car les panneaux solaires proviennent, dans leur grande majorité, de Chine et les éoliennes sont souvent allemandes. Nous enrichissons l’étranger, alors que notre commerce extérieur est gravement déficitaire.
Si, encore, ces sept milliards annuels extorqués aux Français étaient écologiquement utiles… Or, il n’en est rien ! Même si le réchauffement climatique sera probablement plus faible que ce qu’on nous annonce régulièrement, il est normal que l’État veuille fermer des centrales thermiques et inciter à produire de l’électricité qui n’émette pas de gaz carbonique (simple principe de précaution). Mais la France n’est pas l’Allemagne. Avec nos centrales nucléaires, nous étions le pays d’Europe qui émettait le moins de CO2 en produisant son électricité. Notre bilan carbone était exemplaire (même si on ne peut nier le danger de fuites radioactives comme au Japon).
Qu’avions-nous besoin de faire appel à des filières dont le bilan écologique est mauvais (fabriquer des panneaux solaires ou des éoliennes n’est pas très bon pour l’environnement). Et, surtout, qu’avions-nous besoin de subventionner la production d’une électricité superfétatoire. Certes, on a décidé en haut lieu de limiter la part du nucléaire à 50 % (pourquoi ce chiffre ? Pourquoi pas 60 % ou 40 % ?), mais cette stratégie suicidaire est une erreur gravissime.
Il aurait mieux valu continuer à exploiter à fond nos centrales (en prenant toutes les précautions possibles) afin de les rentabiliser au maximum et de jouir de notre avantage indéniable sur les autres nations. Serions-nous le pays le plus bête au monde ?
http://www.bvoltaire.fr/scandale-de-lelectricite-verte-134-milliards-extorques-aux-francais/

23/04/18Vers une éolienne transformable de 50 MW
Une équipe américaine travaille actuellement à la conception d’une éolienne géante de 50 MW qui pourraient être déployée dès 2025. Ceci fracasserait le record actuel, celui d’une éolienne de 8,8 MW déployée au début d’avril dans un parc situé au large de l’Écosse. En plus d’être plus haut que la tour Eiffel, le nouvel appareil se distinguera par un système de pales à la voilure transformable, réduisant automatiquement sa voilure par vent trop violent ou lors d’ouragans.
Le projet, mené par une équipe de l’Université de la Virginie, essaie de faire évoluer le design des éoliennes de manière à réduire leur coût de revient – ce qui en éolien, passe par des appareils de plus grande taille. Mais pour construire plus grand, il faut aussi réduire le poids des pièces, faciliter leur transport et trouver de meilleurs moyens de ralentir les pales lorsque le vent souffle trop fort.
C’est ici qu’intervient le concept de rotor transformable ultraléger segmenté (Segmented Ultralight Morphing Rotor, ou SUMR). Alors que l’éolienne de base mesure environ 70 mètres de hauteur pour un rotor d’environ 50 mètres de diamètre, le SUMR de 50 MW ferait 430 mètres de hauteur (plus que la tour Eiffel) et son rotor ferait près de 500 mètres de diamètre. Ce serait aussi un design à deux pales plutôt que trois.
Une autre grande différence avec une éolienne ordinaire sera la position des pales et de la nacelle, qui feront face au vent plutôt que de lui faire dos. Les pales, qui feront 200 mètres de long, seront divisées en 5 à 7 segments assemblés sur place, ce qui facilitera le transport de ces éléments géants. L’éolienne géante récemment déployée en Écosse avait des pales de 107 mètres de longueur, ce qui représentait un énorme défi logistique.
Mais la grande innovation, c’est que ces pales segmentées seront flexibles et repliables dans le sens du vent pour réduire leur voilure totale. Les chercheurs ont développé cette approche pour permettre le déploiement d’éoliennes au large de la côte est américaine, régulièrement frappée par des ouragans et devrait leur permettre de résister à des vents dépassant 250 km/h. Cette approche replace le classique frein sur l’axe de rotation, qui serait soumis à un stress excessif lors de vents aussi violents. Cette forme repliable s’inspire de la manière dont les palmiers résistent au vent.
Après avoir testé le concept sur de petites pales de 20 mètres, l’équipe prévoit déployer d’ici peu un prototype de 13,2 MW, à l’échelle 1:5. Les essais sur des pales de 105 mètres de longueur doivent commencer vers la fin de l’été. Le design de l’engin pleine grandeur de 50 WM pourrait être terminé au printemps 2019. Ce genre de projet technologique comporte toujours une part de risque, mais si le succès est au rendez-vous, l’éolien offshore pourrait devenir une réalité sur la côte est américaine.
Sources :
Scientific American, World’s Largest Wind Turbine Would Be Taller Than the Empire State Building
Segmented Ultralight Morphing Rotor
https://energieetenvironnement.com/2018/04/23/vers-une-eolienne-transformable-de-50-mw/

23/04/18Soutien aux énergies renouvelables : très cher et peu efficace ?
Un rapport de la Cour des comptes étrille la politique de soutien aux énergies renouvelables, la jugeant dispendieuse et incohérente. L’éolien et le photovoltaïque sont dans le viseur
La Commission des finances du Sénat n’a pas dû être déçue. La lecture du rapport qu’elle a commandé à la Cour des comptes sur « Le soutien aux énergies renouvelables » n’a rien de soporifique. Rendu public la semaine passée, cet épais document étrille la stratégie énergétique de l’État – s’il faut appeler « stratégie » un tel tissu d’incohérences – et en établit la note pour le contribuable et l’abonné au réseau électrique. Elle est salée.....

20/04/18Projets à impact environnemental : localisez-les près de chez vous !
Le ministère de la Transition écologique et solidaire a lancé, jeudi 19 avril, une plateforme fournissant des informations sur tous les projets susceptibles d’avoir un impact sur l’environnement.
Y a-t-il un projet en cours près de chez vous qui serait de nature à avoir un impact, positif ou négatif, sur l'environnement ? Qu'il s'agisse de l'installation d'un parc éolien, de l'aménagement d'une zone d'activité ou encore de l'exploitation d'une chaufferie urbaine, il est maintenant possible de le savoir. Jeudi 19 avril, le ministère de la Transition écologique et solidaire a mis en ligne la plateforme "Projets-environnement.gouv.fr", qui fournit des informations sur tous les projets en France susceptibles d’avoir un impact sur l’environnement.
L'objectif ? Faire bénéficier au public d'un "accès facilité aux études d’impact sur son territoire et aux consultations du public en matière d’évaluation environnementale, organisées par les préfectures". Pour ce faire, chaque fiche contiendra une fiche descriptive du projet, son étude d'impact ainsi que le dossier de consultation publique.
Une initiative qui répond, rappelle Actu-environnement, à plusieurs obligations, dont celle, pour les porteurs de projet tenus de produire une étude d'impact, de la "mettre à disposition du grand public (...) accompagnée des données brutes environnementales utilisées dans l'étude"
Capture d'écran du site officiel
https://www.linfodurable.fr/environnement/projets-impact-environnemental-localisez-les-pres-de-chez-vous-3436
20/04/18
Énergies renouvelables : une mise en place problématique
Énergies renouvelables : un plan d’action à revoir d’urgence.
La Cour des comptes critique depuis plusieurs années la mise en place des mesures visant à développer en France les énergies renouvelables. Elle les juge en effet trop coûteuses, peu efficaces, et soutenues par des budgets consentis de manière incohérente.
Son précédent rapport consacré aux « politiques publiques de soutien aux énergies renouvelables » jugeait déjà de façon très sévère le développement de ces énergies, présentées comme plus écologiques.
Pour la Cour des Comptes, les initiatives menées actuellement en faveur des installations de panneaux solaires et d’éoliennes, attribuées par l’État, s’accompagnent d’engagements financiers trop élevés.
Les magistrats se montrent même inquiets, n’hésitant à pointer du doigt des risques financiers qui pourraient apparaître dans les prochaines années.
Le dernier rapport de la Cour des comptes, publié ce mercredi, aboutit aux mêmes conclusions et à des critiques similaires à celles émises il y a cinq ans. Ce nouveau texte réclame donc sans détour de définir une stratégie énergétique plus cohérente.
La France souhaiterait aller plus loin que la politique énergétique de l’Union Européenne. Pour cela, elle s’est fixée l’objectif, sous l’impulsion précédente de Ségolène Royale, d’atteindre 32 % d’énergies renouvelables pour l’année 2030.
Cette décision doit cependant cohabiter, d’ici à 2025, avec la nécessité de baisser de 75 à 50 % la part d’électricité produite par le nucléaire. Ce choix a été celui fait par François Hollande lors de sa présidence.
Problème : cette baisse d’apport fourni par le nucléaire inquiète beaucoup la Cour des comptes, qui considère cette pratique incompatible avec « […] la trajectoire d’augmentation des capacités d’énergies renouvelables. »
La stratégie actuelle est donc, selon la Cour, impraticable, car les énergies vertes ne seront pas capables de compenser assez vite le manque énergétique causé par l’abandon du nucléaire. Par conséquent, il faut maintenant redéfinir une autre approche, et réévaluer le rôle que peuvent véritablement jouer les énergies renouvelables dans le pays.
Il faut dès à présent revoir la part attribuée au solaire et à l’éolien, en recalculant les dépenses publiques qui seront par la suite destinées à ce secteur. En 2023, si la stratégie initiale était maintenue, la somme allouée pourrait avoisiner les 7,5 milliards d’euros.
Une facture excessive pour la Cour des comptes, qui met en garde contre une dynamique qu’elle juge irréaliste. Les résultats ainsi obtenus pourraient selon elle être très décevants.
La récente révision à la baisse de plusieurs appels d’offres concernant l’installation de futures éoliennes prévues en mer illustre bien la position du dernier rapport de la Cour. Ces projets, présentés en 2011 et 2013, risquent de coûter près de 41 milliards d’euros. En fait, ils ne produiront environ que 2 % de la production électrique globale du pays.
https://bulletindescommunes.net/energies-renouvelables-un-plan-daction-a-revoir-durgence/


19/04/18
L’Italien ERG acquiert deux parcs éoliens et une société de développement en France
ERG a signé un accord avec Impax New Energy Holding Cooperatief WA, une société néerlandaise détenue par Impax New Energy Investors II, pour l’acquisition de deux parcs éoliens et d’une société de développement en France.
La SAS Parc Eolien du Melier possède un parc éolien de 8 MW, avec une production attendue d’environ 23 GWh. Le parc éolien a le droit de bénéficier du tarif d’achat 2014 pour une période de 15 ans.
La SAS du parc Eolien de la Vallée de Torfou possède un parc éolien de 18 MW actuellement en construction, avec une production moyenne estimée à 48 GWh, dont la mise en service est prévue pour la fin 2018. Le parc éolien bénéficiera du FIT 2014 pour une période de 15 ans.
Epuron Energies Renouvelables SAS possède un pipeline d’environ 750 MW, composé de Vague I, qui comprend cinq projets à un stade avancé de développement d’une capacité totale de 101 MW ; Vague II, qui comprend cinq projets à un stade intermédiaire de développement, d’une capacité totale de 143 MW ; et Vague III, qui comprend des projets « à un stade précoce » d’une capacité totale de plus de 500 MW.
http://les-smartgrids.fr/litalien-erg-acquiert-deux-parcs-eoliens-et-une-societe-de-developpement-en-france/

19/04/18La Cour des comptes alerte sur le coût des EnR
Voulez vous frémir ? Devant une somme d’argent faramineuse. D’argent public. Dont la finalité est fortement controversée ? En voici une, piochée dans le dernier rapport de la Cour des comptes. Un rapport sur «le soutien aux énergies renouvelables». Ce chiffre ? 121 milliards d’euros. Il est inéluctable. Il représente en effet uniquement le montant du soutien public auquel s’est engagé l’Etat par les contrats signés avant 2017 au bénéfice des producteurs d’électricité d’origine éolienne et photovoltaïque (plus un chouïa de biométhane).
Les dépenses publiques inéluctables de soutien aux EnR
dues aux contrats signés avant 2017 : 121 milliards d’euros (valeur 2018).
Ces 121 milliards seront distribués à un rythme annuel qui va passer par un pic à 7,179 milliards en 2025. Ils proviennent, selon les magistrats de la Cour des comptes dont le vocabulaire est fort poli, de «mécanismes de soutien dont les conséquences financières ont été mal appréciées». Une autre de leurs formules en réalité assassines : «Des charges importantes, durables et mal évaluées». C’est un titre de chapitre, en gros caractères et en gras, histoire de bien enfoncer le clou.
Un éclair de lucidité
Dans un éclair de lucidité, la Cour y appelle à «asseoir la politique énergétique sur des arbitrages rationnels fondés sur la prise en compte du coût complet des différentes technologies». Il est certain que ne pas se ficher complètement du coût des différents moyens de production d’énergie, en particulier pour l’électricité puisque c’est l’essentiel du rapport, semble une idée raisonnable.
Partie avec cette idée pour le moins respectable, la Cour des comptes fait d’incroyables découvertes dans notre politique énergétique dont l’un des paramètres clés est officiellement la volonté de maîtriser les émissions de gaz à effet de serre afin de ne pas trop bousculer le climat.
Parmi ces découvertes, le coût faramineux du soutien à l’électricité photovoltaïque, pour un résultat minable. Ainsi les seuls contrats signés avant 2010 pèseront, au total lorsqu’ils seront arrivés à terme, pas moins de «38,4 milliards d’euros pour les finances publiques», pour… 0,7% de la production d’électricité (1), note la Cour. Ces contrats représenteront encore 2 milliards par an en 2030 et représentent une subvention de 480 € par MWh.
L’éolien est un peu moins dispendieux. Mais les chiffres sont, là aussi, cruels. Des contrats de l’éolien vont coûter «40,7 milliards d’euros en 20 ans» pour… «2% de la production française», précise le rapport. Récemment, les appels d’offres pour l’éolien offshore flottant de 2015 pourraient se traduire par un coût de 1,7 milliards pour moins de 100 MW de puissance installée, et 390 gWh par an, soit… 0,07% de la production nationale, notent les magistrats.
Climatologiquement dérisoire
Ces dépenses publiques massives, pour l’essentiel prélevées sur les consommateurs via la facture d’électricité sous la forme de la CSPE auraient pu avoir deux objectifs raisonnables et justifiés. D’une part agir pour maîtriser les émissions de gaz à effet de serre, dans le cadre de l’action pour diminuer la menace du changement climatique. Et d’autre part contribuer à nourrir des filières industrielles générant de l’emploi sur le territoire national.
Le soutien public aux EnR électriques via la CSPE va pour l’essentiel au solaire et à l’éolien.
L’ennui, c’est que le rapport de la Cour confirme sur le premier point l’analyse d’un post du blog intitulé « Politique climatique : erreur française et fraude des mots ». En résumé : le résultat est climatologiquement parlant dérisoire par erreur sur la cible de l’action, visant l’électricité au lieu de viser les secteurs les plus émetteurs de gaz à effet de serre, comme le chauffage ou les transports routiers. Or, comme le système électrique français, dont le socle est constitué du nucléaire et de l’hydro-électricité, est déjà décarboné à près de 95%, il ne peut constituer une cible efficace pour l’action climatique. On peut donc lire, page 22 du rapport : «Ainsi, compte tenu de son profil énergétique peu carboné, si la France avait voulu faire de sa politique en faveur des EnR un levier de lutte contre le réchauffement climatique, elle aurait dû concentrer prioritairement ses efforts sur le secteur des EnR thermiques qui se substituent principalement à des énergies fossiles émissives de CO2. De ce fait, la place consacrée aux énergies renouvelables électriques dans la stratégie française répond à un autre objectif de politique énergétique, consistant à substituer les énergies renouvelables à l’énergie de source nucléaire.»
Pourtant, la Cour s’y prend de manière bizarre. Afin de poser son raisonnement, le rapport commence par rappeler la base du problème reliant production d’électricité et émissions de gaz à effet de serre avec un graphique qu’elle pense éloquent :
Selon la Cour des comptes, les émissions de GES par habitant liées à la consommation d’énergie en 2015. L’image du graphique trompe le lecteur par un axe des ordonnées déplacé du zéro et se trompe de sujet en ne se concentrant pas sur l’électricité.
Déjà, le journaliste dit aux magistrats qu’il est fatigué de devoir rappeler qu’un graphique de ce type doit se construire avec un axe des ordonnées débutant à 0 et non à une autre valeur qui va déformer le rapport entre les quantités comparées. Sinon, on fabrique de l’illusion. Le texte du graphique de la Cour dit que les émissions de chaque Allemand sont environ le double de celles d’un Français (plus de 9 tonnes contre environ 4,8), tandis que l’image du même graphique induit l’idée qu’elles sont environ dix fois plus importantes relativement. Un tel écart entre texte et image n’est pas raisonnable ni pédagogique. Ensuite, c’est bien gentil de comparer ces émissions totales, mais comme le rapport ne parle pour l’essentiel que de l’électricité, ce serait mieux de d’en fournir un sur le sujet. En voici un :
Le système électrique allemand est environ six fois plus émetteur de carbone donc de CO2 que le système français au kWh produit.
Mais la Cour propose aussi d’excellents graphiques pour illustrer son raisonnement. En voici un qui compare utilement les dépenses publiques en faveur des EnR électriques et thermiques en 2015 et 2016 :
En résumé ? Agir pour les EnR thermiques qui permettent de réduire directement des usages massifs de gaz et fioul pour le chauffage serait vraiment efficace pour les objectifs climatiques… et on y consacre presque rien de l’effort public. A l’inverse, le soutien aux EnR électriques n’a pratiquement aucun effet climatique mais accapare l’essentiel de l’effort financier public.
La clé du problème ? Alors qu’il est présenté sous le chapitre de l’action climatique, le soutien aux EnR électriques n’a comme seul résultat pratique que de contribuer à une diminution de la part du nucléaire dans la production d’électricité. Pourquoi pas (chacun peut garder son avis à ce sujet), mais il n’est pas certain que si l’on avait dit aux Français « vous allez dépenser au moins 121 milliards d’euros juste pour diminuer de quelques pourcents la part du nucléaire dans le système électrique », ils auraient sauté de joie.
Filières industrielles
Au moins, cette manne publique se traduit-elle par des emplois en masse ? A la hauteur des sommes engagées ? La Cour produit deux graphiques à ce sujet. Le premier signale clairement qu’une part de cet argent est parti à l’étranger pour financer les importations de panneaux solaires, avec un record de près de 3 milliards d’euros de déficit en 2010, parti en Chine pour l’essentiel (2) :
Le déficit de la branche culmine l’année de la plus massive importation de panneaux solaires chinois en 2010.
Côté emplois, le graphique ci-dessous montre certes un pic transitoire de l’activité au moment de l’installation des panneaux solaires, mais il montre surtout qu’en concentrant la dépense publique sur les EnR thermiques (bois, géothermie, réseaux de chaleur, pompes à chaleur), on aurait pu faire coup double : beaucoup d’émissions de GES en moins et des emplois durables en plus.
Ce rapport de la Cour des Comptes va t-il déclencher une discussion salutaire, dans le cadre du débat public sur la programmation pluriannuelle de l’énergie organisé par la Commission nationale du débat public à la demande du gouvernement ? Ce serait utile. Surtout si les différents acteurs de ce débat acceptent enfin de laisser tomber propagande et publicité pour désigner les choses par des mots dont l’objectif sera la clarté et la sincérité et non la duperie généralisée (lire ici un post sur ce sujet).
Opération vérité des coûts
Parmi les sujets de débat exigeant cette opération vérité, celui sur les prix des différents moyens de production d’électricité s’impose. Sous pression de l’opinion publique, la filière nucléaire a depuis longtemps fait ce travail de transparence, en interne, ou soumis à des audits externes comme les différents rapports de la Cour des Comptes sur le coût complet du nucléaire, déchets et démantèlement compris, mais aussi recherches publiques. Or, la filière des EnR est totalement exempte d’une telle démarche.
Comme l’indiquent ici deux économistes de la Toulouse School of Economics, ce coût doit comprendre les dépenses liées à la compensation de l’intermittence des énergies solaires et éoliennes. J’ajouterai qu’il faut aussi compter les dépenses de réseaux liées à leur introduction, l’Allemagne prévoit ainsi de dépenser 40 milliards d’euros pour que son réseau haute tension s’adapte à l’installation des EnR. Or, la prise en compte de ces coûts – dont le montant est spécifique à chaque système électrique et à la part de ces énergies – change radicalement la donne. Elle montre que les calculs fondés sur le prix d’installation et de fonctionnement d’un moyen de production (quel qu’il soit) isolément du système sont très éloignés du réel.
(1) Les mauvais esprits ne manqueront pas de rapprocher ces presque 40 milliards d’euros de la somme quasi identique annoncée par EDF pour mettre ses réacteurs nucléaires en état de produire durant 20 ans de plus… 75% de l’électricité dont nous avons besoin.
(2) Les mauvais esprits ne manqueront pas de rapprocher ce déficit commercial du solde positif de notre balance exports/imports d’électricité, dû au nucléaire, qui nous permet d’acheter… des panneaux solaires chinois.
http://huet.blog.lemonde.fr/2018/04/19/la-cour-des-comptes-alerte-sur-le-cout-des-enr/ 19/04/18 : Énergies renouvelables : la Cour des comptes pointe l’inefficience des politiques de soutien
En pleine révision de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), un rapport de la Cour des comptes, rendu public le 18 avril, relève le coût et surtout l’inefficacité du soutien public aux énergies vertes, que ce soit pour atteindre les objectifs nationaux ou pour développer des filières industrielles nationales. Les sages de la rue Cambon préconisent plus de transparence et plus de concertation, notamment avec le Parlement.
De 9,2% en 2005, la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique français est passée à 15,7% en 2016. Sans être anecdotique, cette progression reste insuffisante pour mettre la France sur la trajectoire qui doit lui permettre d'atteindre les objectifs qu'elle s'est fixés, d'abord dans la transposition d'une directive européenne puis dans le cadre de la loi pour la transition énergétique et la croissance verte. Il est de notoriété publique que les 23% prévus pour 2020 ne seront pas atteints, et il faudrait un sérieux coup d'accélérateur pour respecter les 32% en 2030.
Ce n'est pourtant pas faute d'avoir beaucoup dépensé. Trop selon la Cour des comptes. Et surtout mal. Depuis l'instauration des tarifs d'obligation d'achat en 2005, ce sont 5,3 milliards d'euros qui ont été dépensés en 2016, un montant qui passera à 7,5 milliards en 2023 si rien ne change.
Les deux-tiers des dépenses engagées avant 2011
L'essentiel des dépenses aujourd'hui engagées l'a été avant 2011, date du moratoire imposé aux tarifs de rachat dans le solaire. Depuis, les appels d'offres remplacent peu à peu les tarifs d'achat, et les prix se rapprochent petit à petit des prix de marché. Comme l'a rappelé le Syndicat des énergies renouvelables (SER) en réaction à ce rapport, les investissements consentis dans les premières années ont permis d'importants progrès et baisses de prix. Les derniers appels d'offres ont en effet été remportés à 55 euros/MWh pour le solaire et 65 euros/MWh pour l'éolien terrestre.
« Il convient de noter qu'à partir de 2025, le "poids des engagements antérieurs" commencera à diminuer », a souligné Jean-Louis bal, président du le Syndicat des énergies renouvelables (SER), auditionné le 18 avril par la Commission des finances du Sénat.
En plus de résultats globalement insatisfaisants en termes de volumes installés, ces dépenses ont été faites de façon très déséquilibrée. Ainsi, alors qu'elles représentent 60% de la production française, les EnR thermiques n'ont bénéficié que d'un dixième des subventions distribuées, quand l'électricité en mobilisait les neuf-dixièmes. À lui seul, le solaire photovoltaïque devrait absorber 2 milliards d'euros par an d'ici à 2030, alors qu'il ne représente que 0,7% du mix énergétique français.
En réaction, SER s'est réjoui d'un constat qu'il partage et a réitéré, « sa demande de doubler le Fonds chaleur pour porter la part de la chaleur renouvelable de 20% à 38% d'ici à 2030, conformément aux objectifs fixés par la Loi de transition énergétique. »
Aucun industriel national champion des énergies vertes
La Cour déplore en outre qu'en dépit des sommes englouties par les énergies vertes, la France ne soit parvenue à faire naître aucun grand champion national dans aucune des technologies explorées.
L'éolien offshore est l'archétype de ces dysfonctionnements. Aux tarifs accordés en 2012 et 2014, les six parcs d'ores et déjà attribués au large des côtes françaises devraient coûter 2 milliards d'euros par an sur 20 ans, soit un montant total de 40,7 milliards, pour une part de 2% du mix énergétique. Alors que les parcs ne verront pas le jour avant 2020 ou 2021, ces tarifs (de 190 euros/MWh en moyenne) apparaissent aujourd'hui exorbitants au regard des prix proposés ces derniers mois par les développeurs de nouveaux projets en mer du Nord.
Les lauréats de ces premiers appels d'offres français (EDF, Engie, mais aussi Iberdrola et WPD) ont beau justifier cet écart par la progression des technologies dans l'intervalle et des situations géographiques incomparables, une partie du surcoût est liée aux exigences des pouvoirs publics en termes de création d'emplois et de valeur sur le sol français. Las ! Depuis, les deux principaux fabricants d'éoliennes ont soit, pour Alstom, été racheté par un groupe étranger (GE, qui en l'espèce honore pour l'heure les engagements pris à l'époque par le français) soit, pour Areva, disparu totalement de cette industrie après son absorption par Gamesa ensuite marié à Siemens.
L'État essaie d'ailleurs de renégocier les tarifs, y compris en faisant planer la menace d'une annulation pure et simple des projets et le lancement d'un nouvel appel d'offres. Ce fiasco est également lié aux délais nécessaires à l'obtention des différentes autorisations nécessaires et aux nombreux recours déposés contre les projets, un sport dans lequel la France excelle.
D'où la proposition de la rue Cambon de simplifier et d'accélérer les procédures d'appels d'offres et d'autorisations administratives ainsi que les procédures de recours.
Mieux associer le Parlement
Tout en reconnaissant la nécessité de soutenir les énergies renouvelables, d'autant plus en période baissière sur le pétrole et les énergies fossiles, et en saluant la réforme de la contribution au service public de l'électricité (CSPE) et la création du CAS (compte d'affectation spécial), la Cour des comptes suggère plus de transparence et de coordination sur l'élaboration de la politique énergétique française et de son coût, et notamment d'y associer le Parlement.
Regrettant que la définition de la politique énergétique française relève aujourd'hui de la seule Direction de l'énergie et du climat (DGEC) du ministère de l'Énergie, le rapport suggère, par exemple, la création d'un comité regroupant l'ensemble des parties prenantes concernées, sur le modèle du Conseil d'orientation des retraites (COR), et la création d'une instance interministérielle associant notamment la recherche et l'industrie, une proposition à laquelle le Premier ministre se serait montré réceptif.
Il recommande également que soient publiés les coûts et des prix de production de toutes les composantes du mix énergétique ainsi que leur évolution, et insiste pour que les décisions prises soient cohérentes, estimant au passage que tel n'était pas le cas de la baisse du nucléaire à 50% du mix énergétique en 2025.
200.000 emplois d'ici 2030
Les réactions des professionnels des énergies renouvelables sont partagées. Un point cependant fait consensus : le bilan industriel décevant. Aux yeux des professionnels relayés par le SER, « avec une politique énergétique stable et ambitieuse, inscrite dans une programmation pluriannuelle, la France peut encore structurer des filières industrielles. » Aussi bien veut croire le SER, dans l'éolien et le solaire photovoltaïque, que dans des technologies en phase de déploiement telles que la méthanisation ou les énergies marines renouvelables.
« D'une manière générale, cet engagement ne peut être apprécié du seul point de vue du coût pour la puissance publique, a souligné le syndicat. En effet, cet investissement a déjà créé de nombreux emplois et permettra d'en créer encore plus de 200.000 d'ici 2030. Les bénéfices environnementaux et sanitaires, si on les monétarise, peuvent par ailleurs dépasser les coûts du soutien public comme le montre l'Ademe dans une étude sur l'éolien terrestre. »
Pain béni pour les promoteurs du nucléaire ?
Tout en reconnaissant que le rapport de la Cour des comptes va dans le bon sens, Emmanuel Soulias, directeur général de la coopérative d'énergie verte Enercoop, regrette pour sa part qu'il ne reconnaisse pas « l'importance de la dynamique territoriale et démocratique à mettre en place pour faciliter la transition énergétique et de meilleures retombées locales ». Il craint par ailleurs que « le recours aux appels d'offres, recommandé par la Cour des comptes, fragilise les petits producteurs et l'énergie citoyenne. » Enfin, il regrette que le rapport fasse « l'impasse sur l'utilité des fournisseurs d'énergie verte et de l'ouverture de l'obligation d'achat dans le développement de ces énergies. »
Et conclut :
« En continuant ainsi, la France risque de rester engluée dans le piège nucléaire et de rater l'opportunité d'une réelle transition énergétique porteuse de valeurs économique, environnementale et sociale. »
Il est vrai que l'impact de ce rapport en pleine révision de la PPE, et alors que la filière nucléaire fait feu de tout bois pour faire la preuve de sa compétitivité, ne sera probablement pas anodin.
https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/energies-renouvelables-la-cour-des-comptes-pointe-l-inefficience-des-politiques-de-soutien-776049.html

18/04/18
Réchauffement climatique : que fait-on de notre argent ?
Quel usage fait-on de notre argent pour combattre le réchauffement climatique ? Si l’on accepte sans trop rechigner le prédicat selon lequel les gaz à effet de serre d’origine anthropique sont la cause principale du dérèglement climatique rapide à l’échelle de la planète, alors les mesures envisagées doivent être à la hauteur des conséquences potentielles, et mises en œuvre par tous les pays.
Ainsi, il existe plus de 1200 lois dans 164 pays pour lutter contre le réchauffement climatique. [À noter que l’hiver rigoureux en Europe cette année ne doit pas faire oublier, au même moment, les 25 degrés au-dessus de la moyenne dans la zone polaire nord]
La France a, elle aussi, intégré à son dispositif législatif diverses mesures dont la loi n° 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte.
Au passage, cette loi devait permettre la création de 100 000 emplois en trois ans. Hélas, force est de constater que cet aspect a échoué avec à peine un quart des emplois créés.
Revenons à l’essentiel, c’est à dire à l’utilisation de nos sous !
D’abord nous devons identifier ce dont nous parlons : l’argent qui est mis en œuvre dans le cadre de la loi n° 2015-992, de la lutte contre le réchauffement climatique et de la mise en œuvre de l’accord de Paris est constitué de plusieurs contributions essentiellement laissées à la libre convenance de la chambre des députés.
Nous retiendrons les deux principales que sont :
La Contribution du Service Public de l’Électricité (CSPE) (5,6 Md€ en 2017, une taxe sur la consommation électrique). Le fonctionnement consiste à faire subventionner les Énergies Renouvelables Intermittentes (ENRI, solaire et éolienne) pour la production d’électricité principalement par EDF qui récupère alors la mise via cette taxe.
Toutefois, la CSPE qui est versée à l’État français en premier lieu, n’est pas suffisante pour compenser la différence entre le prix d’achat fixé par contrat et le prix de vente au tarif du marché. L’État doit donc actuellement la modique somme de 5 Md€ à EDF.
La Contribution Climat Énergie (CCE) (5.5 Md€ en 2017, estimation : 7 Md€ en 2018, essentiellement une taxe sur les produits fossiles payée par les consommateurs) est elle aussi utilisée principalement pour la production d’électricité par les Énergies Renouvelables Intermittentes.
À ceci s’ajoutent des dépenses au budget régulier de l’État et le coût de l’effort demandé aux organismes tels que l’ADEME pour ce même objectif, soit approximativement 2 Md€ annuels supplémentaires.
Selon la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) 69% des dépenses publiques dans le cadre mentionné précédemment vont à l’électrique d’origine éolienne et solaire (ENRI).
Est-ce bien raisonnable ?
La réponse, pour un pays qui dépendrait presque exclusivement des énergies fossiles pour son électricité, serait tout à fait positive… mais pour la France ?
La France produit trois quarts (77%) de son électricité grâce aux réacteurs nucléaires qu’elle a construit suite aux deux chocs pétroliers des années 1970 et encore 13% grâce aux installations hydrauliques, soit 90% d’électricité dé-carbonée au total (un record mondial).
La production d’électricité représente 25% de notre consommation énergétique totale.
Autrement dit, près de 70% des investissements sont dédiés à 2.5% de notre consommation totale d’énergie et seulement 30% au reste (dont 75% de notre consommation énergétique qui est essentiellement due au chauffage non électrique et au transport et qui est quasiment 100% fossile).
On peut donc, à juste titre, se poser la question de l’adéquation des moyens en fonction des objectifs pour la décarbonation de notre énergie, la réduction des gaz à effet de serre et, plus généralement, pour le climat.
http://www.lemondedelenergie.com/rechauffement-climatique-argent-contribuable/2018/04/18/

18/04/18Energies renouvelables : la Cour des comptes critique les dispositifs de soutien public
Dans un rapport rendu public mercredi, l’institution s’inquiète du coût des mécanismes destinés à soutenir l’éolien et le solaire et propose un meilleur contrôle démocratique sur la politique énergétique.
Trop cher, pendant trop longtemps, pour un impact inférieur aux objectifs souhaités : la Cour des comptes s’est penchée, à la demande du Sénat, sur le soutien public aux énergies renouvelables.
Dans un rapport rendu public mercredi 18 avril, la Cour estime que la France doit renforcer la cohérence, l’efficience et la transparence de sa politique de soutien au développement des énergies renouvelables. Si les magistrats reconnaissent que la transition énergétique est un exercice difficile à mettre en œuvre, ils estiment que les pouvoirs publics devraient être plus vigilants sur la « rationalité économique » des décisions prises et sur le « bon usage des deniers publics ».
Un coût élevé, loin des objectifs affichés
« Malgré les efforts » entrepris pour assurer le déploiement des énergies renouvelables, la Cour des comptes note « un décalage persistant au regard des objectifs affichés ». Les moyens financiers mobilisés par l’Etat sont pourtant « conséquents », selon la Cour, qui estime les dépenses publiques de soutien au secteur (essentiellement le solaire et l’éolien) à 5,3 milliards d’euros en 2016, dont 4,4 milliards pour les éoliennes électriques.
Pour favoriser le développement de la filière, l’Etat a mis en place un système de soutien public, en partie payé par les consommateurs sur leur facture d’électricité, qui consiste à racheter l’électricité à un tarif décidé à l’avance. Or ce tarif est très supérieur au prix du marché, et les engagements courent sur vingt ans. La Cour des comptes s’inquiète donc de coûts qui vont continuer à augmenter au fur et à mesure du développement de la filière... et persister dans la durée.
A titre d’exemple, les garanties accordées avant 2011 pour le solaire photovoltaïque représenteront 2 milliards d’euros par an jusqu’en 2030, pour une production qui équivaut à 0,7 % du mix électrique.
La part des renouvelables dans la consommation d’énergie est certes passée de 9,2 % en 2005 à 15,7 % en 2016, mais l’objectif de la France est de porter à cette part à 23 % dès 2020. Un objectif qui a très peu de chances d’être atteint.

Une focalisation trop importante sur l’électricité
La Cour souligne que ce soutien public bénéficie essentiellement aux énergies renouvelables électriques, au détriment de leurs homologues thermiques. Elle recommande ainsi de mieux soutenir ces énergies, en augmentant les moyens du fonds chaleur, qui permet de financer les projets de gaz et de chaleur verte par les collectivités et les entreprises.
A titre de comparaison, le soutien aux renouvelables électriques a coûté 4,4 milliards d’euros en 2016, contre 689 millions pour les renouvelables thermiques. Or, souligne la Cour, c’est précisément ce type de soutien qui pourrait avoir un impact significatif sur la réduction des émissions de CO2 de la France.
La Cour souligne ainsi la difficulté pour la France de courir deux lièvres à la fois dans sa politique énergétique : remplacer une partie de la production nucléaire par des renouvelables électriques et par ailleurs lutter contre le changement climatique en soutenant les renouvelables thermiques.
Un besoin de transparence démocratique
Les magistrats soulignent également la nécessité d’une « stratégie énergétique plus concertée et cohérente ». Le Parlement devrait être « mieux associé à la définition des objectifs de développement des énergies renouvelables et des volumes financiers de soutien », selon la Cour. Elle propose de « calculer le coût du mix énergétique programmé et les soutiens publics induits » afin d’asseoir les décisions de programmation énergétique sur ces informations.
Enfin, la Cour préconise également de créer un comité sur le modèle du conseil d’orientation des retraites chargé « d’éclairer les choix » du gouvernement concernant la politique énergétique.
http://www.lemonde.fr/economie/article/2018/04/18/energies-renouvelables-la-cour-des-comptes-critique-les-dispositifs-de-soutien-public_5287343_3234.html

18/04/18 : Programmation de l'énergie : la Cour des comptes veut parler finances
Sous la houlette du Sénat, la Cour des comptes pointe les moyens considérables consacrés aux ENR. Elle préconise que cette question soit clairement posée à l'heure de la révision de la PPE. Le Parlement veut s'inviter dans les discussions.
A la demande du Sénat, la Cour des comptes a sorti sa calculette et a enquêté sur les soutiens financiers publics mobilisés pour développer les énergies renouvelables. Tarif d'achat d'électricité, complément de rémunération, crédit d'impôt, subventions d'investissement... Ces soutiens prennent plusieurs formes. Pour 2016, la somme de ces dépenses a atteint 5,3 milliards d'euros. Deux tiers de ce budget correspondent à des charges contractées avant 2011, date du moratoire sur le photovoltaïque. Les contrats de tarifs d'achat courent en effet sur 15 voire 20 ans. Si la France atteint son objectif de 23% d'ENR dans son mix énergétique en 2020, cette enveloppe passera à 7,5 milliards en 2023 dont 6,5 milliards rien que pour les ENR électriques. Même si pour l'instant la trajectoire française n'est pas orientée favorablement pour atteindre cet objectif, les estimations budgétaires inquiètent la Cour des comptes.
Surtout qu'elle constate, en regard, que "le tissu industriel français à peu profité des ENR". "Contrairement à d'autres Etats européens, la France n'est en effet pas parvenue à se doter de champions dans ce secteur". En cause ? "Le manque de stratégie claire et de dispositifs de soutien stables et cohérents". Les retombées économiques sont réelles puisque le chiffre d'affaires réalisé dans toutes les activités a plus que doublé depuis 2006 en passant de 10,4 à 21,3 milliards d'euros en 2016. Mais seuls quelques industriels ont su tiré leur épingle du jeu en se positionnant sur des marchés spécifiques : chaudières biomasse de grande puissance, panneaux solaires hydrides ou éoliennes résistantes aux cyclones... Et c'est sans oublier les impacts sur la balance commerciale de la France. Les filières les plus importatrices d'équipements sont le solaire et l'éolien, les deux filières sur laquelle la France s'appuie le plus pour modifier son mix énergétique.
Préparer une PPE cohérente financièrement
A ce constat, la Cour des comptes associe des recommandations. Et notamment, alors que la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) est en révision, elle appelle à plus de cohérence entre objectifs et budget. Selon elle, le coût des ENR doit être connu de tous et faire parti du débat. "Les coûts de production et les prix, actuels et prévisionnels de l'ensemble du mix énergétique programmé dans la PPE doivent être utilisés pour contenir le volume des soutiens publics associés aux objectifs". Une approche que ne partage par Fabrice Boissier, délégué général de l'Ademe : "L'incertitude est énorme donc la prospective doit être prudente. La maîtrise de la demande en énergie sera un facteur déterminant et notamment au niveau européen. Il ne faut pas regarder que les coûts mais aussi les bénéfices sociaux et environnementaux de ces filières".
Un dixième des soutiens pour la chaleur
Concernant les ENR, cette réflexion budgétaire pourrait bénéficier à la chaleur renouvelable qui aujourd'hui doit être multipliée par cinq d'ici 2030 mais à qui le gouvernement n'octroie qu'un dixième des soutiens. Selon l'Ademe, le ratio moyen de soutien via le fonds chaleur est de 30€ par tonne équivalent pétrole (tep), alors que le soutien aux centrales solaires photovoltaïques au sol représente aujourd'hui environ 140€/tep. "Ces charges ne sont ainsi pas proportionnelles au poids des filières dans la production énergétique actuelle ou programmée : en 2016, les EnR thermiques représentaient 60% de la production d'énergie renouvelable (hors transport) et seulement 10% des charges de soutien." Le doublement du fonds chaleur est ainsi une évidence pour la Cour des comptes. Surtout que, selon Fabrice Boissier de l'Ademe, "la hausse de la taxe carbone dans les années à venir diminuera les besoins en subventions pour les projets. Pour 2020 on aurait besoin de 300-350 millions d'euros".
Pour les ENR électriques, le ton de la Cour des comptes est plus contraignant. Elle défend l'outil des appels d'offres pour contenir les prix et préconise que les parcs de six turbines y soient soumis. Aujourd'hui seuls les parcs de plus de six mâts passent par appel d'offres. Une proposition défendue par la Commission de régulation de l'énergie (CRE) mais à laquelle le Syndicat des énergies renouvelables (SER) n'est pas favorable.
Vers un plafond de dépenses annuelles de soutien ?
En matière de gouvernance, la Cour des comptes préconise de mieux associer le Parlement à la définition des objectifs et aux volumes financiers de soutien aux ENR. Une préconisation à laquelle le sénateur Jean-François Husson adhère totalement : "Le Parlement n'a pas voix au chapitre pour la préparation de cette PPE, qui se fait par décret. C'est une anomalie démocratique au regard des budgets que cela induit", estime-t-il, "alors que depuis la réforme de la CSPE [charge pour le servive public de l'électricité] les parlementaires sont amenés à se prononcer sur l'enveloppe budgétaire via la loi de finances." Sur ce point Laurent Michel, directeur général de l'énergie et du climat, auditionné par les sénateurs, a expliqué que "nous envisageons un mécanisme qui permettrait de présenter dans le budget voté chaque année non seulement les crédits nécessaires pour les engagements de l'année à venir mais aussi la traduction pluriannuelle des engagements, comme par exemple les calendriers d'appel d'offres".
Nombre de sénateurs prônent toutefois l'écriture d'une loi de programmation. Une option malvenue pour Jean-François Carenco, président de la CRE. "Il faut éviter de se fixer des choses dans une loi alors qu'on est sur un sujet qui évolue énormément. Dès que l'on voudra sortir des clous, on sera confronté au tribunal. Il faut que ça reste évolutif", estime-t-il. Mais Jean-Francois Husson n'exclut pas de proposer une telle loi en ce sens. Elle pourrait être l'occasion de modifier la loi de transition énergétique pour acter du recul de l'objectif nucléaire de 50% et pour intégrer de nouveaux objectifs de déploiement ENR. Mais ces objectifs seront-il choisis en fonction des objectifs que la France se fixe ? Ou en fonction du budget qu'elle est prête à y consacrer ?
https://www.actu-environnement.com/ae/news/programmation-energie-ppe-cout-renouvelable-cour-comptes-31098.php4
18/04/18Énergies renouvelables : la Cour des comptes réitère ses (sévères) critiques
Les politiques publiques en faveur des énergies renouvelables sont constituées de dispositifs extrêmement coûteux et peu efficaces, tancent les Sages de la rue Cambon. Un constat déjà formulé dans son précédent rapport, datant de 2013.
La France s’est fixé pour objectif de porter la part des énergies renouvelables (EnR) à 23% dans les consommations domestiques dès 2020. Mais à quel prix et en soutenant quelles filières ? Dans un rapport publié ce mercredi 18 avril, la Cour des comptes estime que les pouvoirs publics doivent « renforcer la cohérence, l’efficience et la transparence de [leur] politique de soutien au développement des énergies renouvelables ». Le constat des Sages de la rue Cambon n’est pas nouveau : il était peu ou prou identique voilà 5 ans, dans un rapport qu’elle avait consacré au sujet, déjà.
Et depuis ? La Cour a noté un déploiement « significatif » des EnR au cours de la dernière décennie, qui ont permis de porter leur part dans la consommation d’énergie de 9,2% en 2005 à 15,7% en 2016. Mais « malgré les efforts » entrepris pour assurer le déploiement des EnR, elle a constaté « un décalage persistant au regard des objectifs affichés », indique-t-elle dans ce rapport réalisé à la demande de la commission des finances du Sénat.
Le tissu industriel français n’en profite pas
« Faute d’avoir établi une stratégie claire et des dispositifs de soutien stables et cohérents, le tissu industriel français a peu profité du développement des énergies renouvelables », souligne également le rapport. Les moyens financiers mobilisés par l’Etat sont pourtant « conséquents », selon la Cour, qui estime les dépenses publiques de soutien au secteur à 5,3 milliards d’euros en 2016.
Ils bénéficient essentiellement aux énergies renouvelables électriques, au détriment de leurs homologues thermiques, précise la Cour des comptes. Elle recommande ainsi de mieux soutenir ces énergies, en augmentant notamment les moyens du fonds chaleur, qui permet de financer les projets de gaz et de chaleur verte.
« Les objectifs en matière d’énergies renouvelables pour 2020 seront très difficiles à atteindre en l’absence notamment d’une refonte indispensable de nos procédures de recours contre certaines installations, victimes d’une opposition systématique, afin de raccourcir les délais entre la conception d’un projet et sa mise en service », a réagi de son côté le sénateur Jean-François Husson (Les Républicains – Meurthe-et-Moselle. Une allusion, sans doute, aux projets de développement de l’éolien marin, toujours dans les limbes en raison de multiples recours. Et dont l’équilibre économique pourrait se trouver bouleversé par la volonté de l’Etat de renégocier les tarifs de rachat de l’électricité produite par les futurs géants des mers.
Comité interministériel
Dans son rapport, La Cour des comptes estime aussi que l’actualisation de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), débattue actuellement, doit permettre « l’émergence d’une stratégie énergétique plus concertée et cohérente ».
Elle a formulé à cet effet une série de recommandations, parmi lesquelles de « calculer le coût du mix énergétique programmé et les soutiens publics induits » afin d’asseoir les décisions de programmation énergétique sur ces informations.
Elle préconise également de créer un comité chargé « d’éclairer les choix » du gouvernement concernant la politique énergétique et de mettre en place une « instance de pilotage interministériel ».
https://www.lemoniteur.fr/article/energies-renouvelables-la-cour-des-comptes-reitere-ses-severes-critiques-35479562
18/04/18Energie verte : la Cour des comptes dresse un bilan très critique
Les magistrats pointent un « bilan industriel décevant ». Ils recommandent de « calculer et révéler le coût complet du mix énergétique programmé et les soutiens publics induits ».
A quoi servent les énergies renouvelables ? Pas à développer l'industrie en France, regrette la Cour des comptes. « Faute d'avoir établi une stratégie claire et des dispositifs de soutien stables et cohérents, le tissu industriel français a peu profité du développement des énergies renouvelables », constatent les magistrats dans un rapport sur le soutien aux énergies vertes publié mercredi.
Ce « bilan industriel décevant » l'est d'autant plus « en regard des moyens considérables qui sont consacrés au développement des énergies renouvelables », pointe la Cour. En 2016, ils se sont élevés à 5,3 milliards d'euros, selon ses calculs. Et la montée en puissance devrait se poursuivre, avec une prévision de dépense publique de 7,5 milliards d'euros en 2023.
Alors que la feuille de route pour développer les énergies vertes ces dix prochaines années doit être adoptée d'ici la fin de l'année par le gouvernement, les auteurs du rapport préconisent notamment de favoriser davantage les énergies vertes thermiques (par exemple les chauffe-eau solaires) plutôt qu'électriques (solaire photovoltaïque et éolien).
« Révéler le coût du mix »
Les subventions actuelles sont très largement le fruit des politiques passées. Ainsi, les premiers contrats pour développer l'énergie solaire, qui bénéficiaient d'un tarif d'achat de l'électricité garanti pendant vingt ans, représenteront « 2 milliards d'euros par an jusqu'en 2030 pour un volume de production équivalent à 0,7 % du mix électrique », note la Cour des comptes.
Une pratique que le gouvernement veut aujourd'hui éviter de reproduire dans l'éolien en mer, en renégociant les prix accordés aux lauréats des appels d'offres. A défaut, « la pleine réalisation des appels d'offres de 2011 et 2013 sur l'éolien offshore coûterait aux finances publiques 2 milliards d'euros par an pendant vingt ans pour un volume équivalent à 2 % de la production électrique », note la Cour.
Pour mieux contrôler la politique de développement des énergies vertes, la Cour des comptes veut élargir le cercle des décisionnaires. Elle recommande ainsi de « calculer et révéler le coût complet du mix énergétique programmé et les soutiens publics induits », afin de conforter la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE). Et juge que le Parlement devrait être « mieux associé à la définition des objectifs de développement des énergies renouvelables et des volumes financiers de soutien ».
https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/0301583092139-energie-verte-la-cour-des-comptes-critique-2170176.php
18/04/18
France-L'aide aux énergies renouvelables à nouveau épinglée
* La Cour des comptes réclame une stratégie plus cohérente * Des insuffisances déjà épinglées dans le passé 
* Des aides jugées disproportionnées pour certaines énergies 
* L'Etat incité à adopter une stratégie plus concertée PARIS, 18 avril (Reuters) - La Cour des comptes appelle à une plus grande cohérence dans le coûteux soutien public aux énergies renouvelables (EnR) déplorant que, malgré les efforts entrepris, il y ait "un décalage persistant" au regard des objectifs affichés. Dans un rapport publié mercredi pour le compte de la commission des Finances du Sénat, la Cour prolonge les critiques de ses précédentes études sur le sujet, la dernière en 2013. Les aides de l'Etat en faveur des EnR, sous forme de subventions ou avantages fiscaux, se sont élevées à 5,3 milliards d'euros en 2016, un montant qui pourrait monter jusqu'à 7,5 milliards en 2023 si les objectifs de hausse de production sont atteints, souligne-t-elle. Leur part dans la consommation finale d'énergie s'élevait à 15,7% fin 2016 contre 9,2% en 2005. Le Grenelle de l'environnement de 2008 s'est donné pour ambition de la porter à 23% en 2020 puis la loi de Transition énergétique à 32% pour cette fois 2030, avec une part du nucléaire qui reviendrait entre temps à 50% en 2025, un objectif que le gouvernement a reconnu depuis inatteignable . Face à ces évolutions, la Cour estime qu'il conviendrait "de définir une stratégie énergétique cohérente entre les objectifs de production d'EnR et l'objectif de réduction de la part de l'énergie nucléaire dans le mix énergétique." Au passage, elle déplore que "faute d'avoir établi une stratégie claire et des dispositifs de soutien stables et cohérents", le tissu industriel français ait peu profité du développement des EnR et que la France ne soit pas parvenue à se doter de champions européens dans ce secteur. La Cour des comptes met en cause également la cohérence des aides de l'Etat, concentrées pour l'essentiel (4,4 milliards d'euros) sur les EnR électriques, alors que 567 millions seulement vont vers les EnR thermiques, qui représentent pourtant 60% de la production nationale. DES TARIFS GARANTIS TRÈS COÛTEUX "Le soutien à ces énergies est d'autant plus nécessaire que leur développement est obéré par des freins importants, en particulier la tendance baissière des prix des énergies fossiles, qui crée un écart des compétitivité que le niveau actuel de la taxe carbone ne compense pas", juge-t-elle. S'agissant des EnR électriques, elle relève que le choix initial de l'Etat de recourir à des tarifs garantis a coûté cher : les charges contractées à la suite de décisions prises avant 2011 représentent près des deux tiers du volume annuel de soutien supporté aujourd'hui par les finances publiques. Les aides de l'État se sont avérées en outre "disproportionnées" par rapport à la contribution de certaines filières aux objectifs de développement des EnR. C'est le cas du photovoltaïque, pour lequel les garanties accordées avant 2011 représenteront 2 milliards d'euros par an jusqu'en 2030, "pour un volume de production équivalent à 0,7% du mix électrique." Le rapport de la Cour des comptes a été préparé avant que l'Etat ne décide de renégocier les contrats des éoliennes en mer . Il souligne que la "pleine réalisation" des appels d'offres lancés en 2011 et 2013 aurait coûté aux finances publiques deux milliards d'euros chaque année pendant 20 ans pour un volume de seulement 2% de la production électrique. Pour éclairer les décisions publiques à l'avenir, la Cour des comptes considère "indispensable de calculer et révéler le coût complet du mix énergétique programmé et les soutiens publics induits, et d'asseoir les décisions de programmation énergétique sur ces informations." Elle appelle de ses voeux "une stratégie de développement plus concertée", associant plus le Parlement, et juge souhaitable que les choix gouvernementaux "soient éclairés par les travaux d'un comité associant l'ensemble des parties prenantes à la stratégie énergétique et qui, à l'image du Conseil d'orientation des retraites, pourrait réaliser des scenarii prospectifs." Le rapport de la Cour des comptes https://bit.ly/2HIK0Op
https://www.boursorama.com/bourse/actualites/france-l-aide-aux-energies-renouvelables-a-nouveau-epinglee-ec194932369919af9527856c5ef637b1


18/04/18Énergies renouvelables : la charge sévère de la Cour des comptes
Les magistrats de la Rue Cambon publient un rapport sur la politique en faveur des énergies renouvelables. Un dispositif extrêmement coûteux et peu efficace.
La Cour des comptes n'aime sans doute pas se répéter. Or, il y a cinq ans, ses magistrats avaient déjà fait les gros yeux. Dans un rapport consacré aux « politiques publiques de soutien aux énergies renouvelables », ils jugeaient sévèrement les pratiques gouvernementales en la matière. La Cour des comptes fustigeait le caractère « difficilement atteignable » des objectifs de la France en matière d'implantation d'éoliennes, panneaux solaires et autres dispositifs de production d'énergie verte, ainsi que le « montant très élevé des engagements financiers consentis par l'État ». Plutôt inquiets, les magistrats allaient jusqu'à mettre en garde contre des « risques budgétaires » dans les années à venir.
Cinq ans après, le constat est le même et les magistrats, qui ont sans doute la désagréable impression de ne pas avoir été écoutés, n'y vont pas par quatre chemins. Dans un rapport publié mercredi 18 avril, ils fustigent une politique qui reste incohérente, inefficace et extrêmement coûteuse.
"Il conviendrait donc [...] de définir une stratégie énergétique cohérente."
La France, il est vrai, est allée vite, et fort. En 2013, rappelle la Cour des comptes dans son rapport, l'Union européenne fixe un objectif de 27 % d'énergies renouvelables en 2030 dans la production d'électricité. La France va plus loin. En 2015, Ségolène Royal, alors ministre de l'Environnement, impose dans la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte un objectif de 32 %. L'ennui, c'est qu'il faut bien se donner les moyens de l'atteindre, avec des étapes. C'est le rôle de la Programmation pluriannuelle de l'énergie, qui est en cours de discussion pour les périodes 2018-2023 et 2024-2028. Mais il s'y ajoute une difficulté : la nécessité de baisser de 75 à 50 % la part du nucléaire dans la production d'électricité d'ici à 2025. Ainsi en a décidé François Hollande lors du précédent quinquennat, ainsi l'a redit Emmanuel Macron. Les énergies vertes doivent donc compenser cette décrue de l'atome.
Problème, selon les sages de la Rue Cambon : « Ce dernier objectif [la baisse du nucléaire, NDLR] n'est pas compatible avec la trajectoire d'augmentation des capacités d'énergies renouvelables. » En clair : on n'arrivera pas à réduire si rapidement la part du nucléaire en si peu de temps, parce que les capacités hydrauliques, éoliennes ou solaires ne seront pas suffisantes. D'où la leçon administrée par la Cour des comptes : « Il conviendrait donc [...] de définir une stratégie énergétique cohérente »...
Lire aussi Transition énergétique : le cauchemar des antiéoliens
Goutte d'eau énergétique
L'argent coule pourtant à flots. Les gouvernements successifs n'ont pas lésiné afin de soutenir, principalement, l'éolien et le solaire. Pour la seule année 2016, la Cour des comptes estime la somme des dépenses publiques consacrée aux énergies renouvelables à 5,3 milliards d'euros. En 2023, si l'effort se poursuit, cette somme pourrait atteindre 7,5 milliards. Une facture qui s'explique par le soutien financier de l'État. Surtout avant 2011, il a mis en place des aides, comme des tarifs garantis de rachat de l'électricité ou des subventions. Autant d'engagements pour le futur, pour des résultats qui ne sont pas à la hauteur, dénonce la Cour des comptes : l'État doit ainsi payer chaque année 2 milliards d'euros pour produire par le solaire... 0,7 % du mix électrique français. Soit, d'ici à 2030, la bagatelle de 38,4 milliards d'euros, pour une goutte d'eau énergétique.
Cette addition commence à faire peur. Plusieurs appels d'offres pour des éoliennes implantées en mer sont remis en cause par le gouvernement actuel, tant les conditions tarifaires étaient avantageuses. Deux projets lancés en 2011 et en 2013 pourraient, par exemple, coûter 40,7 milliards d'euros pour « un volume équivalant à 2 % de la production électrique ».
Errements
La leçon de la Cour des comptes est d'autant plus rude que, malgré ces ambitions gouvernementales, aucune filière de poids n'a été créée. « Contrairement à d'autres États européens, la France n'est pas en effet parvenue à se doter de champions dans ce secteur. Une clarification des ambitions industrielles françaises en matière d'énergies renouvelables s'impose donc », notamment dans le stockage et les réseaux intelligents. Les atermoiements de l'État touchent d'ailleurs les industriels : la remise en cause des deux appels d'offres pour l'éolien offshore risque de frapper les entreprises voisines, qui espéraient se développer grâce à ces marchés.
Pour en finir avec ces errements, la Cour des comptes suggère au gouvernement de faire preuve d'un peu de bon sens. Il devrait établir une stratégie de développement « plus concertée » en s'aidant d'un comité formé des différents acteurs de l'énergie. « À l'image du Conseil d'orientation des retraites, [il] pourrait réaliser des scenarii prospectifs », écrit la Cour. Le marché de l'électricité s'est ainsi effondré ces dernières années, ce qui a aggravé la situation, mais les experts gouvernementaux ne l'ont pas vu venir. La Cour des comptes demande aussi plus de concertation entre les ministères, et un peu plus de transparence sur l'argent public engagé. Les magistrats ne le disent pas, mais ils espèrent aussi, sans doute, que cette fois ils seront un peu plus entendus qu'en 2013...
http://www.lepoint.fr/economie/energies-renouvelables-la-charge-severe-de-la-cour-des-comptes-18-04-2018-2211765_28.php

18/04/18
Electricité : Total rachète Direct Energie
Le pétrolier français reprend le premier fournisseur d'énergie alternatif dans l'Hexagone. Il déboursera 1,4 milliard d'euros pour 74 % du capital et lancera une offre sur le solde des actions.
La consolidation du marché français de l'électricité et du gaz est en marche. Total annonce ce mercredi l'acquisition de Direct Energie, le numéro un des fournisseurs d'énergie alternatifs dans l'Hexagone . Le pétrolier français va débourser 1,4 milliard d'euros pour acheter 74 % du capital auprès des principaux actionnaires de l'entreprise, dont le fonds Impala de Jacques Veyrat qui détient le tiers du capital. Il lancera ensuite une offre sur le solde des actions cotées à la Bourse de Paris, valorisant la totalité de l'entreprise quelque 1,9 milliard.
Total est déjà présent dans la distribution de gaz et d'électricité en France depuis l'acquisition du belge Lampiris en 2016. Il a rebaptisé son offre « Total Spring » à l'automne dernier. En intégrant Direct Energie, il frappe un grand coup et creuse très nettement l'écart avec ses principaux concurrents dans l'électricité comme Engie ou ENI.
Il compte déjà 1,5 million de clients et passera la barre des 4 millions d'un coup en France et en Belgique, électricité et gaz confondus, en reprenant les 2,6 millions de Direct Energie. Total annonce viser maintenant « plus de 6 millions de clients en France » à l'horizon 2022 et un million en Belgique. « Ce projet s'inscrit dans la stratégie du groupe d'intégration sur l'ensemble de la chaîne de valeur du gaz - électricité », déclare dans un communiqué Patrick Pouyanné, le PDG.
Une prime de 30 %
L'opération se fait au prix de 42 euros par action, ce qui représente une prime de 30 % par rapport au dernier cours coté de Direct Energie à la veille de l'annonce. L'entreprise est valorisée 12,5 fois son excédent brut d'exploitation prévisionnel de 2018, souligne Total.
Avec Direct Energie, Total acquiert aussi des capacités de production d'électricité. L'entreprise fondée par Xavier Caïtucoli et Fabien Choné dispose d'une capacité de génération de 1,35 gigawatt (800 mégawatts de centrale à gaz et 550 mégawatts d'électricité renouvelable). Ces capacités viennent s'ajouter aux 900 mégawatts de Total.
https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/0301580125519-total-frappe-un-grand-coup-sur-le-marche-de-lelectricite-2170054.php#xtor=EPR-7-%5Bmatinale%5D-20180418-%5BProv_%5D-2763695

17/04/18
Le Conseil d'Etat rejette les recours contre les dispositifs de soutien aux énergies renouvelables 😠😠
Le Conseil d'Etat a rejeté, le 13 avril 2018, les recours formés par la Fédération environnement durable (FED) et Vent de Colère contre les décrets et arrêtés relatifs au tarif d'achat et au complément de rémunération pour les énergies renouvelables, et notamment l'éolien terrestre. La haute juridiction a rejeté les arguments des deux associations qui portaient sur la notification préalable des aides d'Etat à la Commission européenne et sur le respect des lignes directrices européennes sur les aides d'Etat.
https://www.actu-environnement.com/ae/news/dispositif-soutien-renouvelables-eolien-tarif-achat-complement-remuneration-31081.php4

12/04/18Éolien, CO2 : une politique énergétique absurde (Tribune)
Tribune de Jean-Pierre Bardinet, Ingénieur ENSEM Nancy (École Nationale Supérieure d’Électricité et de Mécanique).
Il y a quelque temps, le Ministère de la Transition écologique et solidaire a lancé une consultation publique concernant un projet de décret relatif aux éoliennes terrestres et portant diverses dispositions de simplification et clarification du droit de l’environnement :
Que de manière jésuistique ces choses-là sont dites, car il s’agit en fait de supprimer toute possibilité de recours aux associations de riverains et/ou aux associations nationales telle la FED.
Bref, ce projet de décret, émanant de la Commission Lecornu, a pour seul objectif de supprimer toute entrave juridique ou administrative à l’implantation d’usines éoliennes partout en France et à laisser les promoteurs avides faire ce qu’ils veulent.
Bien évidemment, comme de coutume, sous couvert de démocratie participative, les conclusions de cette consultation sont déjà connues et ne subiront très vraisemblablement aucun amendement.
J’ai néanmoins participé, sans me faire aucune illusion, en déposant deux commentaires (le premier pour rappeler que leur politique énergétique est totalement incohérente et catastrophique pour notre pays, et le second pour me défouler face à la lourde machinerie techno-bureaucratique, adepte inconditionnelle des thèses du GIEC/IPCC).
Qu’est-ce-qu’une politique énergétique efficace ?
1-Les politiques énergétiques privilégient en principe les émissions bas carbone et elles sont censées, en outre, de fournir des moyens de production conformes aux standards d’une production rationnelle d’énergie électrique, à savoir :
2-Elle doit être pilotable, adaptable en temps réel aux fluctuations de la demande. En particulier, elle doit être capable de gérer les heures de pointe (HP) et de réduire la production en fonction de la baisse de la demande en heures creuses (HC).
3-Elle doit être indépendante des caprices d’Eole et des cycles de Phébus.
4-Elle doit avoir un impact mineur sur l’environnement et la biodiversité
5-Le réseau de transport ne doit pas être soumis à des fluctuations brutales et aléatoires
6-Le prix du kWh doit être compétitif
7-La sécurité d’approvisionnement doit être garantie
8-Elle doit avoir un bilan carbone vertueux
Contrairement à ce qui nous est affirmé péremptoirement, le bilan carbone des éoliennes intermittentes est mauvais, de manière indirecte, car la gestion de l’intermittence en temps réel nécessite des centrales thermiques en soutien permanent, obligées de fonctionner en régime discontinu, ce qui dégage encore plus de CO2.
Donc, pour sauver la planète, on met en place des filières qui vont à l’encontre de ce qui est souhaité. Comprenne qui pourra !
Un développement des éoliennes injustifié
Plus généralement, il est facile de vérifier que les éoliennes intermittentes ne satisfont à aucun des standards d’une production rationnelle d’énergie électrique : non pilotables, soumises aux caprices des vents, massacreuses de biodiversité ailée (ce qui perturbe gravement l’équilibre des écosystèmes locaux), sources de nuisances pour les riverains (infrasons), sources de variation brutales du réseau de transport, prix du kWh non compétitif, aucune sécurité d’approvisionnement en HP hivernale du soir, bilan carbone non vertueux, et … racket institutionnalisé des ménages (taxe CSPE), ce qui fait que l’on se demande quelle est la justification de leur développement inconsidéré.
Les profits pharaoniques des promoteurs, aux frais des ménages ? Une politique volontariste de décroissance, engendrant misère et graves mouvements sociaux ?
Un torpillage en règle du tourisme dans nos belles régions, défigurées par les usines d’éoliennes ? Le soutien dogmatique d’une énergie « verte », alors qu’elle ne l’est pas ?
Pour tuer le nucléaire, combat historique des Verts, alors même que son bilan carbone est particulièrement vertueux, ce qui est une seconde incohérence ?
Pour toute personne sensée, les EnR intermittentes, à la technologie du passé, adulées par les chantres de l’écologisme, n’auraient jamais dû voir le jour, car les filières de la surgénération, sur lesquelles travaillent et avancent plusieurs pays, sont bien plus intéressantes.
A quoi sert l’éolien ?
Bref, l’éolien ne sert à rien et les propositions de la Commission Lecornu, dont l’objectif est de favoriser les implantations d’usines éoliennes en bafouant les droits des citoyens, sont néfastes pour notre pays.
Cela étant, n’oublions pas que, selon le rapport AR5 du GIEC/IPCC, nos émissions de CO2 ne sont que de 4 à 6% du total des émissions.
On nous dit que le CO2 d’origine anthropique s’accumule dans l’atmosphère, son temps de séjour étant estimé par le GIEC/IPCC à une centaine d’années (notons que cette estimation, curieusement, est la seule, 40 autres, provenant de publications scientifiques, mais négligées par le GIEC/IPCC, l’estimant à 8 ans en moyenne).
En fait, le temps de séjour du CO2 dans l‘atmosphère, quelle que soit son origine, naturelle ou anthropique, n’est que de 5 à 6 ans environ, et la part de CO2 anthropique dans l’air n’est que d’environ 6% (delta C13).
Donc, même si le CO2 avait une action mesurable sur la température, notre politique climat-énergie, sensée agir sur 1% environ du total des émissions mondiales, n’aurait aucun effet, si ce n’est procurer des avantages déraisonnables aux promoteurs de l’éolien (et du solaire), d’augmenter la précarité énergétique, de détruire de l’emploi et de réduire le pouvoir d’achat des ménages. Faire plus absurde, est-ce possible ?
http://www.lemondedelenergie.com/eolien-co2-politique-energetique-absurde-tribune/2018/04/12/

09/04/18
EDF remporte un projet éolien au Brésil
EDF Energies Nouvelles, filiale d'EDF dédiée aux énergies renouvelables, a annoncé mardi avoir remporté un contrat de fourniture d'électricité de long terme pour un projet éolien de 114 mégawatts (MW) au Brésil. EDF EN a remporté ce projet éolien dans le cadre d'une enchère fédérale brésilienne dans l'Etat de Bahia (est du pays), selon un communiqué. "La future installation bénéficie de nouveaux contrats d'achat d'électricité sur 20 ans signés avec 17 distributeurs d'électricité brésiliens", indique le document, sans préciser les modalités financières de ces contrats.
La mise en service de ce projet est prévue en 2021. "Il générera assez d'électricité pour alimenter l'équivalent de la consommation électrique annuelle d'environ 290.000 foyers brésiliens", décrit le communiqué. EDF EN, présent au Brésil depuis trois ans, possède dans le pays 700 MW de capacités de projets éoliens et solaires, en construction ou en exploitation.
Courant 2018, l'entreprise finalisera notamment la construction d'un parc éolien de 117 MW ainsi que la construction d'un complexe solaire de près de 400 MW. Le groupe EDF ambitionne de doubler ses capacités d'énergies renouvelables d'ici à 2030, en France comme à l'international.

09/04/18
Engie : beau contrat dans l'éolien en Inde
A contre-courant, Engie cède 0,2% à 14 euros en ce début de semaine à Paris. Le groupe a annoncé vendredi soir avoir remporté un projet éolien de 200 MW dans l'Etat de Tamil Nadu en Inde, le deuxième succès dans cet Etat après le gain d'un projet éolien de 50 MW le mois dernier. Début 2018, Engie avait remporté son premier projet éolien en Inde, d'une capacité de 30 MW, dans l'Etat de Gujarat. Ces succès permettent au groupe français de franchir dans le pays le cap d'1 GW de capacités de production d'électricité renouvelable, installées ou en construction. Le projet éolien de 200 MW a été remporté par Engie au prix de 2,51 NR/kWh (soit environ 39$/MWh), dans le cadre d'un appel d'offres portant sur un total de 2 000 MW, organisé par Solar Energy Corporation of India (SECI). Un contrat d'achat d'électricité a été signé sur 25 ans.
Présent depuis plus de 20 ans en Inde, Engie y exploite une capacité solaire totale installée de 810 MWc2 (mégawatt-crête) et une capacité éolienne de 280 MW (en cours de construction). Le Groupe y compte environ 1.000 employés, dans la production d'électricité mais aussi l'ingénierie et les services à l'énergie
https://www.boursier.com/actions/actualites/news/engie-beau-contrat-dans-l-eolien-en-inde-761825.html
09/04/18
ERG grandit dans l’éolien français
Le producteur d’énergies renouvelables italien ERG acquiert deux actifs éoliens et la société Epuron, avec son pipe de 750 MW, à différents stades de développement. Ils appartenaient au fonds de private equity britannique Impax, via son fonds Impax New Energy Investors II, en activité depuis 2011. Impax avait lui-même acheté Epuron en 2010 à l’allemand Conergy, sa maison-mère.
Intégration d’Epuron
De 8 et 18 MW respectivement, les deux parcs éoliens sont ou vont entrer en service cette année. ERG, qui s’approche de 300 MW de capacité installée dans l’Hexagone, reprend aussi et même surtout ...
https://www.greenunivers.com/2018/04/erg-grandit-dans-leolien-francais-179617/

07/04/18Futuren (éolien) voit son résultat opérationnel 2017 divisé par deux malgré un chiffre d'affaires en hausse
Certes, le producteur d'électricité renouvelables a augmenté en 2017 son chiffre d'affaires de 9%, mais il affiche dans le même temps une perte nette de plus de 5 millions d'euros et le résultat opérationnel a chuté de moitié par rapport à 2016. Parmi les raisons de cette perte d'exploitation - non récurrente, précise le groupe-, les frais liés aux opérations sur le capital de la société (3,8 millions) et une dépréciation complémentaire de la valeur de turbines acquises en 2008 et stockées depuis (1,4 million).
A 61,76 millions d'euros, le chiffre d'affaires du producteur d'électricité d'origine éolienne Futuren (ex-Theolia) a progressé de 9%, grâce à la mise en service de deux nouveaux parcs éoliens fin 2016 et début 2017, dixit le communiqué publié ce vendredi 6 avril par l'énergéticien.
Cependant, le spécialiste de l'éolien, détenu désormais à 87,5% par EDF, annonce également avoir enregistré en 2017 une perte nette de 5,2 millions d'euros, notamment en raison de charges exceptionnelles et non récurrentes. Le résultat opérationnel se voit divisé par près de deux, à 6,4 millions d'euros, s'affichant en baisse de 49% par rapport à 2016 (12,3 millions d'euros).
L'énergéticien explique cette chute qui a affecté l'exercice 2017, notamment par une charge exceptionnelle de 3,8 millions d'euros "liée aux opérations sur le capital".
Les conséquences de la prise de contrôle par EDF EN
Au titre de ces "opérations sur le capital", Futuren énumère la prise de participation majoritaire par EDF EN, mais aussi l'offre publique d'achat menée ensuite par l'électricien, et enfin, une augmentation de capital, précise le groupe dans un communiqué.
S'agissant de cette prise de participation majoritaire, le communiqué rappelle que "le groupe EDF Energies Nouvelles a acquis, le 9 juin 2017, auprès du concert d'actionnaires majoritaires, 61,6 % des actions (au prix unitaire de 1,15 euros) et 96,0 % des OCEANEs (au prix unitaire de 9,37 euros coupon détaché) de Futuren, représentant 67,2 % du capital de la société sur une base pleinement diluée après conversion des OCEANEs."
A noter, l'"obligation convertible en actions nouvelles ou existantes" (OCEANEs) constitue une des solutions offertes à son détenteur pour maîtriser le risque d'une dilution de son capital.
Sortie du capital des porteurs d'OCEANEs
Futuren explique que, suite à ce changement de contrôle, "les porteurs d'OCEANEs avaient la possibilité de demander le rachat anticipé de tout ou partie de leurs OCEANEs du 6 juillet 2017 au 20 juillet 2017. A la demande de leurs porteurs, Futuren a racheté 48.081 OCEANEs au prix unitaire de 6,322 euros [soit une somme de 303.968 euros, Ndlr] majoré des intérêts échus au titre de la période courue depuis le 1er juillet 2017, et annulé les obligations correspondantes."
L'énergéticien éolien détaille comment le résultat opérationnel de l'exercice 2017 a été impacté par plusieurs éléments non-récurrents, dont principalement :
les frais liés aux opérations sur le capital de la société (3,8 millions)
une dépréciation complémentaire de la valeur de turbines acquises en 2008 et stockées depuis (1,4 million)
d'autres pertes de valeur nettes, notamment sur des parcs en exploitation en France (0,4 million)
... soit un impact négatif cumulé de 5,6 millions d'euros sur le résultat opérationnel.
Par ailleurs, ce changement de contrôle de Futuren, a créé un certain remue-ménage dans le management, notamment au conseil d'administration :
"Le Conseil d'administration de Futuren du 9 juin 2017 a pris acte des démissions de leur fonction d'administrateur de Michel Meus, jusqu'alors président du Conseil, de Fady Khallouf et de Jérôme Louvet, et a pourvu à leur remplacement en cooptant trois administrateurs sur proposition d'EDF Energies Nouvelles : Bruno Fyot, qui assume également la fonction de Président du Conseil, Denis Rouhier, qui assume également la fonction de Président du Comité d'audit, et Bénédicte Gendry."
Des changements ont également eu lieu au sein de la direction générale:
"Le Conseil d'administration de Futuren, réuni le 5 juillet 2017, a nommé Alexandre Morin au poste de Directeur Général Délégué du Groupe FUTUREN à compter du 1er janvier 2018. Alexandre Morin remplace Fady Khallouf dont le mandat a pris fin le 31 décembre 2017."
Poursuite du développement
Futuren développe, construit et exploite des parcs éoliens dans quatre pays (Allemagne, France, Maroc, Italie). Il exploite au total 620 mégawatts pour son propre compte et pour le compte de tiers.
Le groupe "poursuit sa politique de développement qui vise à mettre en service des parcs éoliens pour son compte propre afin de renforcer sa principale activité de vente d'électricité", ajoute le texte.
En France, début 2018, le groupe a signé un contrat d'achat de 6 éoliennes pour la construction de son projet de Faydunes, situé sur la commune de Saint-Affrique, dans le département de l'Aveyron. Par ailleurs, Futuren poursuit la construction des parcs éoliens de Courant-Nachamps en Charente-Maritime et de Demange dans la Meuse.