Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

Canada (III) (du 04/01/2019 au ...)

Canada




Voir les articles précédents sur "Canada" (I) et (II)








13/09/19 : Le projet Val-Éo imminent
Attendue depuis 15 ans, la première pelletée de terre associée au projet de parc éolien Belle-Rivière de la Coopérative Val-Éo serait imminente. Les premières démolitions entourant le projet estimé à 70 millions $ sont prévues dans les prochains jours....
https://www.lequotidien.com/affaires/le-projet-val-eo-imminent-10ccc14bdb59852c9d72ced3277cc491

10/09/19 : Voir les éoliennes autrement dans la Péninsule acadienne
Le collectif citoyen Imaginons la Péninsule acadienne autrement veut que la communauté bénéficie équitablement des projets de parcs éoliens.
Le regroupement a eu vent du projet de parc éolien de 20 mégawatts de l'entreprise Naveco, à Anse-Bleue. Or, il s'agit de s'assurer que l'exploitation de l'importante ressource du vent, dans la Péninsule acadienne, entraîne des retombées importantes pour la population locale.
Puisque Anse-Bleue est un district de services locaux (DSL), cela pose une difficulté aux yeux du collectif Imaginons la Péninsule acadienne autrement.
La coprésidente du regroupement, Christine Lemay, est d'avis que les élus de la région doivent étudier cette question et s'exprimer à ce sujet.
"On veut s'assurer que notre communauté soit mieux après que le projet soit réalisé qu'avant, explique-t-elle. On trouve qu'il y a un problème d'interlocuteur en fait. Étant donné que notre territoire est divisé en plein de petits morceaux, ça prend un interlocuteur qui va rassembler tous ces morceaux-là pour pouvoir négocier une entente qui soit intéressante avec les compagnies privées qui veulent installer des éoliennes. On n'a de confirmation qu'il y a une entité qui soit communautaire qui discuterait avec cette entreprise-là pour s'assurer qu'il y ait des retombées positives dans la communauté."
Ainsi, Imaginons la Péninsule acadienne autrement a fait parvenir une lettre au président de la Commission des services régionaux, Oscar Roussel, pour lancer une réflexion et responsabiliser les élus et divers représentants.
La Commission des services régionaux s'occupe notamment d'urbanisme, d'aménagement du territoire.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1294188/voir-les-eoliennes-autrement-dans-la-peninsule-acadienne


30/08/19Encore du retard pour Val-Éo : Les éoliennes seraient annoncées pour 2020
Après des années de retard, la coopérative Val-Éo annoncerait bientôt les paramètres finaux du projet d’éoliennes à Saint-Gédéon. Des modèles plus puissants ont été choisis, mais ils ne seront pas mis en fonction avant 2020.
La coopérative Val-Éo, qui fait la promotion depuis plusieurs d’années de l’installation d’un parc d’éoliennes à Saint-Gédéon, ferait une annonce concernant le projet Belle-Rivière dans quelques semaines. Plusieurs personnes ont laissé entendre au journal Lac-St-Jean que le projet tant attendu comprendrait finalement six éoliennes de puissances supérieures, au lieu des 10 initialement prévues.
Vraisemblement, le modèle E-126 du constructeur allemand Enercon, dont la hauteur est plus élevée, aurait été choisi ; c’était celui préféré par les promoteurs en 2018. Ils avaient alors présenté des échéanciers de construction en séance publique.
Des retards inévitables
Divers intervenants dans le projet, qui requièrent l’anonymat pour éviter de nuire au projet, ne s’attendent plus au respect de ces échéanciers. En supposant que la construction aurait débuté en avril 2019, les promoteurs prévoyaient une entrée en service des éoliennes en novembre 2019, c’est-à-dire dans moins de trois mois.
Lorsque rejoint au téléphone, une personne au fait du dossier a révélé que le processus réglementaire auprès de la Commission de protection du territoire agricole avait suivi son cours, mais que l’autorisation n’aurait été émise qu’en avril dernier. Effectivement, une décision de la CPTAQ, datée du 2 avril, autorise l’aménagement des chemins qui mèneront aux éoliennes et les sites qui les accueilleront. Cependant, elle est assortie d’une garantie de 405 600 $, devant être versée avant le 2 octobre 2019.
Bien qu’il ait été impossible de confirmer si le montant a été payé, une autre source a confirmé que le projet aurait lieu, éventuellement.
Val-Éo muète
En visitant l’un des sites où seront érigées les éoliennes, Le Lac-St-Jean a constaté qu’aucun ne montrait de traces de travaux et que la plupart n’étaient pas accessibles en voiture. Il apparaît donc improbable que Val-Éo puisse livrer des éoliennes de plus de 125 mètres par des routes non aménagées. Dans ces conditions, le projet de Belle-Rivière ne pourrait pas voir le jour avant 2020, ce qui portera le retard à plus de 5 ans.
La MRC Lac-Saint-Jean Est a refusé de commenter publiquement et le représentant de la municipalité de Saint-Gédéon n’a pas retourné nos appels. La coopérative Val-Éo a quant à elle refusé de commenter les informations obtenues. Compendieusement, elle s’est contentée de confirmer qu’une conférence de presse serait convoquée d’ici quelques semaines.

https://lelacstjean.com/non-classe/encore-du-retard-pour-val-eo-les-eoliennes-seraient-annoncees-pour-2020/

28/08/19 : L’éolien pour venir en aide aux municipalités dévitalisées

La MRC de La Côte-de-la-Gaspé va favoriser les municipalités dévitalisées sur son territoire grâce aux revenus provenant des parcs éoliens qui sont propriétés de la Régie intermunicipale de l’énergie de la Gaspésie et des Îles.
Depuis les dernières années, la Régie a réalisé des surplus dans la vente d’énergie éolienne, notamment avec le parc de Nicolas Rioux situé dans le Bas-Saint-Laurent.
Pour la MRC de La Côte-de-Gaspé, qui est partenaire avec la régie, cela va représenter environ 400 000 $ de plus que les 725 000 reçus habituellement, selon le préfet Daniel Côté.
LA MRC a donc décidé de prendre 50 % de ces surplus pour les redistribuer aux municipalités dévitalisées sur son territoire. Daniel Côté explique qu’habituellement, les revenus sont distribués selon la richesse foncière.
Les revenus provenant de la Régie intermunicipale de l’énergie de la Gaspésie et des Îles font suite aux investissements des 42 municipalités qui la compose dans la construction de parcs éoliens en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent.
https://www.radiogaspesie.ca/nouvelles/leolien-pour-venir-en-aide-aux-municipalites-devitalisees/


28/08/19 : Un parc éolien marin inédit au Canada bientôt dans les eaux de Haida Gwaii ?
Un projet d’éoliennes en mer attend la signature d’un accord final pour ériger ses premières turbines dans le détroit d'Hécate, entre Haida Gwaii et Prince-Rupert. Ce secteur de la Colombie-Britannique propice aux vents forts et constants offre les conditions météorologiques idéales au développement de cette énergie marine.
Les gouvernements provinciaux et fédéraux ont déjà donné leur approbation pour la construction d’un parc qui produirait près de 400 MW à partir d’une trentaine de turbines dès la première phase du projet.
Ce parc pourrait alimenter en électricité près de 200 000 foyers de la province.
C’est la première fois qu’un projet d’énergie éolienne verrait le jour en mer, au Canada, alors que l’Europe exploite cette énergie dans ses eaux littorales depuis plus de 25 ans.
Un rapport de l’Office national de l’énergie datant de 2018 dénonce le fait que plusieurs technologies renouvelables n’ont toujours pas réussi à percer le marché au Canada alors qu’elles se sont imposées ailleurs et ont le potentiel de jouer un rôle beaucoup plus important dans le portefeuille énergétique du Canada.
Le projet de l’entreprise NaiKun, établie à Vancouver, a été lancé il y a plus d’une décennie sans toutefois parvenir à se concrétiser. La technologie n’était pas au rendez-vous, mais aujourd’hui elle l’est, justifie le président et PDG de NaiKun, Mike O’Connor.
Ce dernier vante les nombreux atouts environnementaux et économiques de l’éolien marin présenté comme une solution alternative aux énergies fossiles.
Il met également en avant la compétitivité économique de l’éolien marin dont les prix ont presque baissé de moitié en une décennie. Il estime que le prix actuel serait inférieur à 100 $ du mégawattheure (MWh).
"On est compétitif par rapport à tout ce qui se fait, sauf peut-être le gaz naturel, mais je pense qu’au cours des prochaines années, le prix du gaz naturel va augmenter et on deviendra compétitif dans le cadre d’un contrat d’achat à long terme." Mike O’Connor, président et PDG de NaiKun.
La construction du projet dans le détroit d’Hécate pourrait être finalisée en deux mois, avance-t-il.
Mike O’Connor mise sur l’avenir prometteur de l’énergie électrique. Il l'imagine nécessaire pour les voitures, en passant par les énergies plus vertes des habitations et les industries appelées à se détourner des énergies fossiles.
La nation haida réticente au projet
L’ancien chef de la nation haida, Roy Jones Jr., se souvient des premiers échanges avec NaiKun, plutôt froids : Beaucoup de pêcheurs aînés n’ont pas apprécié quand ça a été abordé au début, dit-il. Les chefs héréditaires sont complètement contre.
Ils ont envoyé une délégation de la nation haida en Angleterre (où se situait le siège de la compagnie intéressée), il y avait des conseillers, des citoyens préoccupés, des chefs héréditaires. Ils sont revenus tout enchantés et quand ils ont rencontré la communauté, elle a dit non, se souvient-il.
"Beaucoup de gens ont voté contre, car nous avons beaucoup de biens dans l’océan." Roy Jones Jr., ex-chef de la nation haida entre 2001 et 2003.
Il y a 10 ans, nous n’avons pas bien agi avec la nation haida, reconnaît Mike O’Connor. Nous pensons qu’avec notre nouveau partenaire, qui comprend très bien les choses, la façon dont la nation haida participe au projet est cruciale pour avancer.
Cette fois, les arguments de séduction pour courtiser l’aval de la nation haida ne manquent pas : une participation à la propriété, des redevances, les possibilités d’emplois, énumère le PDG de NaiKun.
Les représentants actuels de la nation haida n'ont pas répondu favorablement à une demande d'entrevue de Radio-Canada.
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1276016/parc-eolien-eaux-haida-gwaii

23/08/19 : Le parc éolien des Îles toujours contesté
La présidente de l’Association madelinienne pour la sécurité énergétique et environnementale, Marianne Papillon, est toujours critique face à la nécessité du projet d’éoliennes.
Jeudi, le projet d’un parc éolien de 6,4 mégawatts a été présenté à la population.
Pour Mme Papillon, le projet n’est plus pertinent dans un contexte où les Îles seront bientôt approvisionnées en énergie par câble sous-marin. Nous on promouvoit essentiellement le raccordement par câble. Maintenant, s’il y a d’autres projets en courts avant ça... Qu’est-ce que vous voulez? C’est ainsi.
"Pour l’instant, on a l’impression d’être devant un fait accompli." Marianne Papillon, présidente, Association madelinienne pour la sécurité énergétique et environnementale
Le directeur général de la Régie intermunicipale de l’énergie Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Gilbert Scantland, répond qu’il s’agit d’un parc nécessaire. Il rappelle que le câble d’Hydro-Québec ne sera pas prêt avant de nombreuses années.
"Ce sont des projets qui sont très compliqués, très complexes. Ils exigent énormément d’études. Hydro-Québec, s’il veut le mettre en place, il doit passer devant la Régie [de l’énergie]", indique Gilbert Scantland. "Alors il y a énormément d’attente par rapport à ça."
"Le câble n’est pas annoncé avant 2025 et on parle même de plus tard en réalité." Gilbert Scantland, directeur général de la Régie intermunicipale de l’énergie Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine
Impacts environnementaux
Le promoteur explique aussi que l’impact environnemental a été grandement diminué avec les modifications imposées par le ministère de l’Environnement entre autres.
Par exemple, il y a eu des mesures pour protéger le corème de Conrad. Pour compenser la perte d’habitat de cette plante protégée, les propriétaires du parc éolien feront l’acquisition de 30 hectares pour les transplanter. Ce nouveau site sera désigné comme zone protégée.
ÉCHÉANCIER
Fin de l'été et automne : préparation du site
Printemps : construction des éoliennes
Juin 2020 : mise en service

Retombées économiques
Des compensations financières seront également versées au ministère de l’Environnement parce que le projet est construit dans un milieu humide.
Gilbert Scantland rappelle que les retombées économiques pour la communauté sont importantes.
Il y a tout d’abord les redevances pour les Îles qui seront de 32 000 $ par an. Il y a aussi les revenus. En tant que copropriétaire du parc, la Régie intermunicipale prévoit recevoir 350 000 $ par an. Une partie de ce montant retournera dans les coffres de la Municipalité.
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1272283/le-parc-eolien-des-iles-toujours-conteste


22/08/19Des retombées de 7 M$ avec les parcs éoliens Nicolas-Riou et Roncevaux
Les parcs éoliens Nicolas-Riou et Roncevaux ont généré des retombées économiques d'un peu plus de 7 millions de dollars pour les six premiers mois de l’année pour les membres de la Régie inter-municipale de l'énergie du Bas-Saint-Laurent. ...
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1271355/parc-eoliennes-roncevaux-nicolas-rioux-bas-saint-laurent

12/08/19GOUVERNEMENT DU QUÉBEC
Le gouvernement autorise Parc éolien de la Dune-du-Nord à construire un parc éolien de 6,4 MW aux Îles-de-la-Madeleine
Parc éolien de la Dune-du-Nord pourra aller de l'avant avec son projet d'implanter et d'exploiter un parc éolien de 6,4 mégawatts (MW. . .https://rimq.qc.ca/article/municipal/categorie/environnement/13/782255/le-gouvernement-autorise-parc-eolien-de-la-dune-du-nord-a-construire-un-parc-eolien-de-6-4-mw-aux-iles-de-la-madeleine.html

09/08/19 : Le gouvernement du Québec autorise le Parc éolien de la Dune-du-Nord à construire un parc éolien de 6,4 MW aux Îles-de-la-Madeleine

https://www.newswire.ca/fr/news-releases/le-gouvernement-du-quebec-autorise-parc-eolien-de-la-dune-du-nord-a-construire-un-parc-eolien-de-6-4-mw-aux-iles-de-la-madeleine-842581779.html


02/08/19Des questions sur les grandes éoliennes aux îles de la Madeleine
Les 10 et 11 juillet dernier, les médias nous apprenaient que le gouvernement autorisait l’implantation et l’exploitation d’un parc éolien de 6,4 mégawatts (MW) dans l’habitat floristique de la Dune-du-Nord.
Sait-on de quoi il s’agit ? On ne connaît pas la version finale du projet, ses impacts sur le milieu dunaire, sur sa végétation et ses milieux humides, les modifications envisagées au statut d’aire protégée et aux terres publiques de l’archipel, etc. Dans le contexte plus qu’affirmé du déclin alarmant des espèces vivantes, est-ce que ce projet garde sa pertinence ? Est-il acceptable ? Ses retombées présumées, les dommages inévitables et irréversibles et le risque de rendre inopérante la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables (LEMV) ne méritent-ils pas une attention plus approfondie, une décision plus conséquente, une action collective plus responsable ?
Dans le Décret 611-2019, 19 juin 2019, publié dans la Gazette officielle du Québec, on apprend que l’autorisation délivrée à Parc éolien de la Dune-du-Nord S.E.C. l’est à la seule condition que le projet soit conforme aux modalités et mesures prévues dans quatre documents, dont la demande d’autorisation présentée le 13 juin 2018 par la société en commandite (S.E.C.) et une lettre datée du 24 mai 2019, modifiant le projet présenté le 13 juin 2018.
Ces documents, le Décret n’en présente pas leur contenu. Pourtant, le projet reformulé et déposé en juin 2018 constitue une toute nouvelle demande en vertu de l’article 19 de la LEMV.
On se souviendra que la demande de mars 2017 concernait un scénario très sommaire d’implantation de trois éoliennes totalisant 6 MW. Le rapport du Bureau d’audience publique en environnement (BAPE) de juillet 2017 indiquait en dernière analyse, si la Régie intermunicipale de l’énergie Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (la Régie) maintenait son élan : « Que soit exigé, de la part de la Régie et de son partenaire d’affaires, de soumettre à une consultation publique, placée sous l’égide d’un organisme crédible et indépendant, le projet qui sera élaboré [et l’ensemble des données d’évaluation, mesures d’évitement, programme de surveillance, etc.]. »
Comment le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) et le gouvernement peuvent-ils passer outre à cette démarche nécessaire d’information et de consultation de la population ?
Le Décret mentionne aussi que le MELCC « a produit, le 22 novembre 2018, un rapport d’analyse qui permet de conclure que les mesures d’atténuation et de compensation exigées, dont l’acquisition à des fins de conservation de 30 hectares de milieux naturels d’une grande intégrité écologique, rendent le projet acceptable d’un point de vue environnemental ». Le Décret ne dit rien non plus sur le contenu de ce rapport d’analyse. De nouvelles interrogations : Quelles sont ces mesures d’atténuation et de compensation exigées ? Où sont situés les 30 hectares ? En quoi ceux-ci sont-ils plus intègres et comment assureront-ils plus la conservation du corème de Conrad et des autres espèces à statut précaire que l’actuel habitat floristique légalement constitué ? Sur quels critères s’appuie le MELCC pour conclure à un « projet acceptable du point de vue environnemental » ? Le MELCC fait-il une distinction entre les concepts de conservation de l’intégrité écologique, d’acceptabilité environnementale et d’acceptabilité sociale ? Comment ceux-ci s’appliquent-ils à un habitat floristique ?
Dans les préambules, le Décret affirme que : « […] sur avis du ministre, le gouvernement estime que la non-réalisation de ce projet entraînerait, pour la collectivité, un préjudice plus grand que l’altération de l’habitat floristique de la Dune-du-Nord ». Ici aussi, des informations manquent.
Comment la balance des préjudices a-t-elle été étalonnée ? S’agit-il d’un premier exercice de ce genre ? Comment compare-t-on cette aire protégée (milieu dunaire vulnérable au simple piétinement et aux bouleversements climatiques) avec l’implantation de deux éoliennes de grande dimension qui, possiblement, pourraient être érigées ailleurs ? Qui plus est, depuis la décision d’Hydro-Québec de relier par câble sous-marin l’archipel au réseau hydroélectrique dès 2025, ces éoliennes paraissent inutilement coûteuses et de peu d’emprise sur le bilan des émissions de gaz à effet de serre (GES) de la centrale thermique de Cap-aux-Meules. Ajoutons que le plan de transition énergétique d’Hydro-Québec aux Îles ne fait plus grand cas de ce projet de parc éolien, remplacé en quelque sorte par le concept de microréseau. Comment la valeur de la conservation de la biodiversité de la planète peut-elle être déclassée par des intérêts de court terme et de valeur pécuniaire relativement modeste pour la municipalité locale ?
Quand on connaît la dynamique écologique des cordons dunaires des îles de la Madeleine, quand on considère leur importance socioéconomique, on a peine à croire ce projet acceptable. N’y a-t-il pas ici une occasion de faire un choix nettement plus éclairé et respectueux des principes du développement durable, et les contraintes de l’insularité ? Le choix du site a été, avant même le début du projet, basé sur une décision arbitraire de la Municipalité des Îles. C’est cette décision sur le site d’implantation qui se doit d’être évaluée avec rigueur avant d’autoriser la réalisation du projet. L’acceptabilité de ce projet, comme celle d’autres grands projets d’infrastructures, doit répondre clairement aux questions de base liées à leur implantation et à leur nécessité pour ensuite arriver, s’il y a lieu, à des compromis positifs dans le détail de leur réalisation.
Avant la course accélérée de sa réalisation, devant le peu d’informations disponibles sur le projet, devant les risques de perturbation irréversibles du cordon dunaire, de ses milieux hydriques et humides, de l’altération de l’habitat floristique qui protège plusieurs espèces vivantes à statut précaire, craignant un dangereux affaiblissement de la LEMV au Québec, bref, avant d’autoriser ce projet en vertu de la Loi sur la qualité de l’environnement (LQE), dernière étape des autorisations attendues par les promoteurs, je crois qu’il est nécessaire de partager l’information et de permettre un examen, en toute transparence, de la pertinence de ce projet de parc éolien sous les angles écologiques, économiques, fonciers, techniques et de gouvernance.

https://www.ledevoir.com/opinion/idees/559917/des-questions-sur-les-grandes-eoliennes-aux-iles-de-la-madeleine#

31/07/19 : Des résidents menacent de poursuites judiciaires afin de mettre un terme au développement de parcs éoliens

Les résidents de l'est du Kings incorporent et engagent un avocat pour s'opposer au nouveau parc éolien de Kings County.
Un groupe de résidents de l'est de Kings, opposés à l'agrandissement d'un parc éolien du gouvernement de l'Île-du-Prince-Édouard, a constitué et embauché un avocat afin d'empêcher le projet de progresser.
La PEI Energy Corporation a proposé d’ajouter sept autres éoliennes d’une capacité de production de 30 mégawatts dans un parc éolien gouvernemental situé dans la région d’Elmira / North Lake.
Nouvel emplacement sur la liste du dernier parc éolien de l'Î.-P.-É.
PEI Energy Corporation vise l'Est de Kings pour la construction d'un nouveau parc éolien
La Eastern Kings Community Association Ltd., une société à but non lucratif nouvellement enregistrée, a engagé un avocat, Peter Ghiz, qui a envoyé cette semaine une lettre à la municipalité rurale de Eastern Kings.
La lettre demande au conseil de mettre fin au processus en cours, en commençant par l'annulation d'une réunion publique prévue mercredi soir.
L'Eastern Kings Community Association "s'inquiète de ce que le conseil se soit engagé dans un processus déficient, car il ne respecte pas la loi et ne traite pas correctement les mérites de ce projet", selon la lettre.

"Certaines personnes ne veulent pas d'éoliennes ou d'éoliennes dans leur jardin. Certaines personnes s'inquiètent de la valeur de leurs propriétés", a déclaré Don Humphrey, qui s'est présenté comme l'un des 14 membres de la Eastern Kings Community Association.
Il a déclaré que certains résidents estimaient que la municipalité n’avait pas été indemnisée équitablement dans les accords précédents autorisant les parcs éoliens remontant à 2007.
Demande de dérogation
La PEI Energy Corporation, qui assistera à la réunion pour informer le public, a demandé un écart de 10% par rapport aux directives de la municipalité en matière d’implantation, afin de permettre aux éoliennes d’être placées plus près des habitations et des entreprises - à moins de 900 mètres 1 000 mètres requis en vertu du règlement municipal.
Cela permettrait aux turbines d'être plus espacées, ce qui augmenterait leur capacité à générer de l'énergie.
La lettre allègue que le conseil a tenu des réunions à huis clos pour discuter de la proposition, alors que ces discussions auraient dû avoir lieu lors de réunions publiques, conformément à la loi sur les administrations municipales.
La lettre affirme également que la mairesse de la municipalité, Grace Cameron, "a continué de participer au processus et a présenté son point de vue sur le projet" après qu'elle et un autre membre du conseil se soient déclarés en conflit d'intérêts et se soient récusés.
Cameron a déclaré qu'elle n'avait aucun commentaire à faire en son nom personnel au sujet des allégations. Un autre porte-parole d'Eastern Kings a déclaré que la municipalité n'avait fait aucun commentaire sur cette lettre, mais que la réunion devait se dérouler comme prévu.
Évaluation 'en cours'
La lettre indique également que le conseil ne peut pas prendre en compte la demande de modification avant la fin de l'évaluation environnementale du projet.
Un porte-parole du ministère de l'Énergie de l'Île-du-Prince-Édouard a déclaré que des évaluations environnementales étaient en cours sur trois sites potentiels ", mais pour le moment, l'Est du Kings a été désigné comme notre objectif" pour le nouveau parc éolien.
Nous n'allons pas laisser faire et laisser un parc éolien être construit sans exprimer notre opposition.- Don Humphrey, Association communautaire Eastern Kings
Les autres sites considérés sont Irishtown, au nord-est de Kensington, et Skinners Pond, à West Prince.
Avant que le développement de l'Est des Rois puisse aller de l'avant, la province a déclaré que la société d'énergie "devait mener à bien l'évaluation de l'impact sur l'environnement et acquérir tous les permis environnementaux requis avant que le permis de développement définitif puisse être délivré".
"Avancer de bonne foi"
Selon une présentation faite par la société d'énergie lors d'une réunion communautaire le 14 mai, le gouvernement avait alors passé un contrat pour des services de gestion de projet et lancé un appel d'offres pour l'acquisition d'éoliennes.
"La société souhaite procéder à une centrale éolienne de 30 MW en 2020", a noté la présentation du 4 mai, mais a ajouté que "le calendrier du projet est si serré qu'il peut s'avérer nécessaire d'aller de l'avant de bonne foi".
La société d'énergie a offert 2,5% de ses revenus - environ un quart de million de dollars par an - aux propriétaires fonciers locaux, et entre 100 000 et 150 000 $ par an à la municipalité, le montant le plus important entrant en jeu si le conseil accepte la demande de la province pour un écart.
Humphrey a déclaré que son groupe avait déjà collecté 7 000 dollars et était prêt à poursuivre son combat en justice si nécessaire.
L'opposition d'un parc éolien à Hermanville
Visite du parc éolien de Hermanville destinée à dissiper les doutes
Mais il a dit espérer que ce débat ne deviendrait pas aussi acrimonieux que celui qui avait débuté en 2012 lorsque la province avait proposé pour la première fois un parc éolien à Hermanville, achevé en 2013.
"C'est un peu un" amour dur "", a-t-il déclaré à propos de la menace de poursuites judiciaires de son association.
"Nous aimons nos voisins et notre conseil et nous apprécions ce qu'ils font. Mais nous n'allons pas rester les bras croisés et laisser un parc d'éoliennes être construit sans exprimer notre opposition."
https://www.cbc.ca/news/canada/prince-edward-island/eastern-kings-pei-wind-farm-legal-1.5230517?fbclid=IwAR3WrJFg8vI4hxdbMPmYjZTF-13PD-8JjglK3iidLXM-z6MaAnRV5aPkyj8
30/07/19 : Recours contre des sociétés éoliennes : « La bataille est loin d’être gagnée »
Selon des experts, il sera difficile de prouver que le ministère et trois compagnies d’énergie verte ont commis une infraction environnementale en permettant le rejet de contaminants par l'installation et l’exploitation d'éoliennes dans la région de Chatham-Kent.
Un juge de paix de la Cour de justice de l'Ontario a déterminé vendrediqu'il existe des "motifs raisonnables et probables" de croire que des infractions environnementales ont été commises par le ministre de l'Environnement de l'Ontario et trois sociétés éoliennes industrielles.
Mais la "bataille est loin d’être gagnée", prédit le professeur émérite en énergie éolienne, Jean-Louis Chaumel. Selon le consultant en énergie verte, plusieurs recours similaires ont été déposés à travers le pays, souvent sans gain de cause.
Malgré tout, la voie des tribunaux est souvent privilégiée par les groupes de pression contre les projets éoliens. Il s’agit, selon le professeur, d’un des derniers recours pour les populations qui ont vu des éoliennes se multiplier sur leur territoire puis ont identifié des conséquences négatives sur leur milieu de vie.
"La racine de ces revendications et de ces frustrations est profonde. En Ontario, ça se manifeste maintenant par des contestations sur la qualité de l’eau. À l’Île-du-Prince-Édouard, ça s’est plutôt manifesté par des déclarations que des personnes devenaient malades [...] mais dans tous les cas, la cause origine [provient] d’une mauvaise concertation avec les populations concernées au tout début du projet", explique-t-il.
D’autant plus que les recours contre les gouvernements pour manque de diligence raisonnable en matière d’environnement sont loin d’être fructueux, avance Lydia Miljan, professeure de science politique à l’Université de Windsor.
"Si cette voie fonctionnait, nous aurions un environnement beaucoup plus propre, parce que les gouvernements seraient plus responsables devant les tribunaux en matière de protection de l’environnement", a-t-elle déclaré en entrevue avec CBC. "Mais tout cela n’a pas été le cas dans le passé."
Mais le présent recours concernant le parc éolien de Chatham-Kent, dans le Sud-Ouest de l’Ontario, se distingue parce qu’il place le gouvernement de Doug Ford en position délicate, croit Lydia Miljan.
"Il est difficile de prédire comment le [gouvernement progressiste-conservateur de l’Ontario] réagira à cela", a déclaré Mme Miljan.
Le gouvernement de Doug Ford s’est ouvertement exprimé contre l’énergie éolienne : bien avant que la campagne électorale ne débute, le leader conservateur Doug Ford décriait déjà les parcs éoliens de la province lors de ses sorties publiques.
"Ce serait peut-être un moyen facile pour eux de s’en sortir en disant simplement : “Oui, vous avez raison, nous sommes d’accord avec vous et nous allons arrêter ces turbines ou nous allons les déclasser”... et blâmer ensuite le gouvernement précédent", croit la professeure.
Une victoire pour les citoyens touchés
Michel Michaud, un ancien habitant de Chatham-Kent, croit que l’eau de son puits a été contaminée par la construction des éoliennes non loin de sa résidence. Il associe aussi les éoliennes à des problèmes de santé qu’il a ressentis dès la construction des premières turbines. C’est pourquoi il a choisi de déménager à 60 km au nord de sa résidence, à Pétrolia, après s’être battu contre les compagnies d’éoliennes pendant plusieurs années.
En apprenant que le gouvernement et trois compagnies de production d’énergie verte seraient traînés en cour à ce sujet, il s’est dit satisfait.
"Je suis content pour les gens, les fermiers", a-t-il lancé en entrevue téléphonique. Selon lui," le gouvernement va avouer que c’était leur faute et que c’est les éoliennes qui causent des problèmes dans les puits."
Le ministère de l'Environnement de l'Ontario et l'Association canadienne de l'énergie éolienne ont tout deux déclaré ne pas vouloir commenter l'affaire.
La décision du tribunal survient environ une semaine après que le ministre du Travail de l’Ontario et député provincial de Lambton-Kent-Middlesex, Monte McNaughton, a annoncé une enquête indépendante sur l’approvisionnement en eau de Chatham-Kent.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1240781/bataille-juridique-infraction-environnementale-eolien-chatham-kent

29/07/19 : Un nouveau modèle pour l'éolien?
(SAINT-VALÉRIEN) - Dans le Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie, des MRC ont fait un partenariat avec le privé, mais aussi entre elles, pour trouver un nouveau type de développement pour l'éolien. Un modèle à suivre ?
Lorsqu'on quitte Saint-Fabien-sur-Mer, un petit village pittoresque entre Rimouski et Trois-Pistoles, pour entrer dans les terres, en s'éloignant du fleuve, on les devine rapidement au loin. Telles des libellules géantes modifiées, elles laissent tourner leurs ailes au gré des vents solides du Bas-Saint-Laurent. Les éoliennes du parc Nicolas-Riou sont à la fois impressionnantes comme une armée de soldats énergétiques sortie de nulle part et rassurantes par leur délicatesse au coeur du paysage sauvage d'arbres, de fermes et de collines. Difficile d'argumenter avec la poésie d'un moulin à vent.
Aujourd'hui, cet immense parc énergétique, inauguré en 2018, ainsi qu'un autre, le parc Roncevaux, situé dans le territoire de Ruisseau-Ferguson plus loin au coeur des terres, en direction de la baie des Chaleurs, en Gaspésie, rapportent de nouveaux revenus cruciaux aux municipalités régionales de comté (MRC). Celles de la région du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie, qui applaudissent à cette nouvelle manne, entre 9 et 10 millions par année, se la partagent - deux tiers au Bas-Saint-Laurent et un tiers à la Gaspésie - pour financer leurs programmes sociaux locaux.
Dans une communauté, les revenus d'électricité aident les démunis à arrondir les fins de mois. Là, on alimente un centre de soins palliatifs. Pas besoin de demander de subventions. Les élus sont fiers de le souligner.
Mais comme c'est le cas dans bien des régions du Québec, le projet d'installer massivement des éoliennes au milieu de si beaux paysages n'a pas été de tout repos.
Depuis 15 ans, les élus et les promoteurs ont dû retourner bien des fois à la planche à dessin pour que les plans satisfassent suffisamment de gens - les investisseurs tant privés que publics, la population et les communautés des Premières Nations - pour pouvoir aller de l'avant.
Des efforts colossaux de consultation, de compréhension, de réflexion, de discussions ont été investis afin que les projets aient un grand niveau d'adhésion.
Mais aujourd'hui, les éoliennes tournent, produisent de l'électricité, apportent de l'argent. Et sont citées en exemple. « On a créé quelque chose d'unique », dit Bruno Paradis, préfet de la MRC de La Mitis, partie prenante au projet.
Sauf que.
Sauf que, depuis 2016, Québec ne souffle plus sur l'éolien. Trop de surplus d'électricité produits avec les structures existantes. Le gouvernement a ni plus ni moins débranché ce type de développement.
Donc, tout ce coin de la province regarde son succès économique, écologique, communautaire, politique et se demande : et puis maintenant, on fait quoi ?
Longue aventure
Toute cette aventure a commencé en 2004, explique Michel Lagacé, maire de Saint-Cyprien depuis 1997 et préfet de la MRC de Rivière-du-Loup depuis 2002.
Une entreprise et Hydro Québec sont arrivées avec un gros projet privé. « Mais les promoteurs avaient mal fait leur travail », raconte M. Lagacé.
Les populations locales étaient réticentes, voulaient être entendues. Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), l'organisme public qui évalue les impacts des projets, a été appelé. Un gros malaise a été mis en lumière : on portait atteinte à l'intégrité d'une région magnifique entourant Cacouna.
La grogne a fini par avoir raison du projet. En 2007, le promoteur l'a retiré.
Mais le vent a tourné.
C'est à ce moment que les communautés locales ont compris que l'idée de faire quelque chose avec leur énergie éolienne n'était pas du tout mauvaise. Sauf qu'il fallait le faire d'une autre façon, à leur manière. En associant privé et public, et en partageant risques et bénéfices.
Yann Fournis, professeur en développement régional et en science politique à l'Université du Québec à Rimouski, estime que ce qui a suivi est un exemple à suivre. « J'en parle tout le temps quand je fais des présentations à l'extérieur », dit-il.
« C'est au printemps 2013 que c'est passé d'orageux à ensoleillé », raconte M. Lagacé.
Ce qui est arrivé, c'est que les élus, les communautés et des investisseurs privés se sont entendus pour faire un projet dans lequel les investissements et les revenus seraient répartis également entre le privé et le public et où les secteurs géographiques ne seraient pas en concurrence, en train de vouloir absolument « tirer la couverte de leur bord ». Ainsi, la moitié des profits sur la vente d'électricité des deux parcs qui ont finalement été construits, Roncevaux en Gaspésie et Nicolas-Riou dans le Bas-Saint-Laurent, sont redistribués à toutes les municipalités qui font partie des deux regroupements de MRC à la base des projets.
Et il y a encore mieux : les deux régions, le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie, ont fait une alliance pour travailler ensemble. Et tout ce monde a inclus dans le projet la nation malécite, qui a dit oui aux revenus potentiels, explique M. Lagacé.
« Aujourd'hui, Nicolas-Riou est le plus grand parc en partenariat égalitaire au Canada. On a le meilleur des deux mondes. »
- Michel Lagacé, maire de Saint-Cyprien et préfet de la MRC de Rivière-du-Loup
Le partenaire privé dans le projet du parc éolien Nicolas-Rioux est EDF Renouvelable, une entreprise française.
À Nicolas-Riou, 59 des 65 éoliennes sont plantées sur des terres de la Couronne. Les autres sur des terrains qui appartiennent au bras financier axé forêt du Fonds de solidarité FTQ, qui est compensé.
« C'est très, très, très important comme revenus », dit le maire de Saint-Cyprien.
Avec ces 9 à 10 millions par an à partager, il est évident que chaque village en profite.
« On a fait le choix de la mise en valeur du territoire pour financer nos programmes sociaux. »
« Avant, au Québec, dès qu'il y avait un appel d'offres, les municipalités se battaient. Maintenant, on partage », note Bruno Paradis, préfet de la MRC La Mitis, qui, en revanche, s'oppose à toute forme d'exploration ou d'exploitation de gaz ou de pétrole sur le territoire. « Ce qu'on a créé c'est porteur, unique. »
Aux yeux de la mairesse de Sainte-Luce, un des villages du Bas-Saint-Laurent engagés dans le projet, il n'y a pas de doute : « L'éolien est un excellent moyen pour développer nos communautés. » L'argent apporté, dit Maïté Blanchette-Vézina, « c'est une immense bouffée d'air frais. »
La jeune élue comprend les réticences face au développement électrique en général, dans un monde où on doit aussi parler d'abord et avant tout de réduction de dépenses énergétiques. « Mais on fait de l'éolien de mieux en mieux », dit-elle. Les coûts de production diminuent. Pour elle, il n'y a pas de doute, c'est de la vraie énergie verte, en circuit court pour la région. Et il faut continuer dans cette direction. « Mais c'est sûr qu'il faut trouver des débouchés pour cette électricité », admet-elle. Des débouchés locaux. L'avenir est-il du côté de l'informatique et de ses besoins en électricité ? De serres pour nourrir le Québec l'hiver ?
C'est à tout ça qu'il faut réfléchir pour planifier la suite verte et durable du développement régional.


26/07/19 : Province, sociétés d'éoliennes accusées en vertu de la Loi sur la protection de l'environnement

Il existe des motifs raisonnables et probables de croire que des infractions environnementales ont été commises.
La Cour de justice de l'Ontario a déterminé qu'il existait "des motifs raisonnables et probables" de croire que des infractions environnementales avaient été commises par le ministre de l'Environnement de l'Ontario, son personnel et trois entreprises éoliennes industrielles de Chatham-Kent.
"Lacunes graves": les habitants de CK se méfient de la nouvelle enquête de PC sur les puits d'eau
L'AUDIO La province annonce une enquête indépendante sur les puits d'eau de Chatham-Kent
Selon les documents judiciaires, les accusations viennent de la loi sur la protection de l'environnement.
Eric Gillespie, un avocat basé à Toronto, représente les plaignants qui ont eu des problèmes avec leurs puits.
"Lorsque quelqu'un pense qu'une infraction a été commise, il peut s'adresser directement aux tribunaux", a déclaré Gillespie. "Un habitant de la localité s'est rendu la semaine dernière devant un juge de paix, qui a entendu des informations et a estimé qu'il y avait des motifs de croire que des infractions avaient été commises."
Christine Burke est l'un des témoins à comparaître devant la Cour. Elle a parlé à la CBC en février 2018 des problèmes liés à son puits.
Burke n'avait plus le droit de parler à CBC maintenant qu'elle avait été nommée témoin dans les procédures judiciaires.
En conséquence, les assignations à comparaître ont été adressées au ministère de l'Environnement, au ministre de l'Environnement et aux trois sociétés.
Selon les documents du tribunal et Gillespie, les accusations concernent des actions en cours depuis 2017.
Dans l'un d'entre eux, Jeff Yurek, ministre de l'Environnement, est accusé d'avoir omis de prendre "toutes les mesures raisonnables pour empêcher l'installation et l'exploitation d'éoliennes au parc éolien d'East Lake St. Clair, géré par Engie Canada, et au North Kent 1. Parc éolien exploité par Pattern Energy Group et Samsung Renewable Energy qui rejettent ou provoquent ou permettent le rejet de contaminants. "
Ces contaminants comprennent le schiste noir et les métaux potentiellement dangereux.
Un député et un groupe de revendication exhortant le gouvernement à tenir ses promesses en matière d'analyse de l'eau de puits
Des buveurs d'eau de puits à Chatham-Kent demandent aux CP d'enquêter sur la découverte de sédiments
Gillespie a déclaré que si les accusés étaient reconnus coupables ou plaidaient coupables, les peines encourues allaient des amendes allant jusqu'à 100 000 dollars ou à des périodes d'incarcération.
"La cour dispose également de nombreuses autres options en termes de types d'ordonnances", a déclaré Gillespie, qui estime que ces accusations sont les premières de leur nature.
CBC News a contacté les entreprises et le ministère de l'Environnement mais n'a pas reçu de réponses.
L'attaché de presse de Yurek a fait une déclaration en son nom, refusant de commenter "comme cette affaire est devant les tribunaux".
Les entreprises et le ministère comparaîtront devant le tribunal de Blenheim le 14 août.
Le professeur UWindsor espère apporter un regard neuf sur le problème des puits d'eau de Chatham-Kent
La municipalité de Chatham-Kent a déclaré qu'elle "ne fera pas de commentaires sur la question car l'affaire est devant les tribunaux".
La décision du tribunal intervient environ une semaine après que le ministre du Travail de l'Ontario - et le député provincial de Lambton-Kent-Middlesex - - Monte McNaughton, a annoncé une enquête indépendante sur l'approvisionnement en eau de Chatham-Kent.
Une enquête indépendante sur l'approvisionnement en eau de la municipalité était un objectif de longue date pour Water Wells First, un groupe de citoyens formé à la suite d'inquiétudes quant à la qualité de l'eau dans la région.
Jessica Brooks, une porte-parole de Water Wells First, s'est dite enthousiasmée par la décision de la cour, ajoutant qu'elle était néanmoins surprise par la nouvelle.
"C’est certains autres membres qui ont pris les devants", a déclaré Brooks. "Nous examinions d'autres questions juridiques, mais il est bon de savoir que tout le monde travaille ensemble sur cette question."
Brooks a ajouté qu'elle n'était pas sûre de l'impact de la décision récente de la cour sur l'enquête récemment annoncée.

26/07/19Le ministre de l'Environnement accusé d'infractions liées à des parcs éoliens
Un juge de paix de la Cour de justice de l'Ontario a déterminé vendredi qu'il existe des « motifs raisonnables et probables » de croire que des infractions environnementales ont été commises par le ministre de l'Environnement de l'Ontario, le personnel du ministère et trois sociétés éoliennes industrielles.
Pattern Energy, Samsung et Engie Canada sont les trois entreprises impliquées dans cette affaire.
Les trois projets éoliens industriels concernés sont à Chatham-Kent.
Selon des documents judiciaires, les accusations concernent des actions qui ont cours depuis 2017.
Le ministre de l'Environnement de l'Ontario, Jeff Yurek, est accusé de ne pas avoir pris "toutes les mesures raisonnables pour empêcher l'installation et l'exploitation d'éoliennes au parc éolien East Lake St. Clair, géré par Engie Canada et au parc éolien North Kent 1 géré par les groupes Pattern Energy et Samsung Renewable Energy qui jettent ou provoquent ou permettent le rejet de contaminants".
Ces contaminants comprennent le schiste noir et des métaux potentiellement dangereux.
Selon l'avocat qui représente les plaignants dans cette affaire, Eric Gillespie, il y a des motifs raisonnables et probables que des infractions à la Loi ontarienne sur la protection de l'environnement ont été commises.
Me Gillespie indique que les accusations ont été portées d'après les renseignements d'une résidente dont l'eau potable a été affectée par ces développements éoliens. "Quand quelqu'un croit qu'une infraction a été commise, il peut s'adresser directement aux tribunaux", a-t-il expliqué.
Eric Gillespie a déclaré que si les accusés étaient reconnus coupables ou plaidaient coupables, les peines encourues pouvaient comprendre des amendes allant jusqu'à 100 000 dollars ou des périodes d'incarcération.
Le groupe de pression Water Wells First reproche depuis des années aux éoliennes du secteur de sécréter du sable, du limon et des fragments de schistes noirs qui se retrouvent ensuite dans l'eau potable des puits.
À lire aussi :
Des opposants aux projets d'éoliennes en Ontario se tournent vers les tribunaux
Les entreprises impliquées n'ont pas répondu aux demandes d'entrevues et le ministère de Jeff Yurek a communiqué que le ministre refuserait de commenter "étant donné que l'affaire se trouvait devant les tribunaux".
Par ailleurs, le gouvernement de l'Ontario a annoncé la semaine dernière qu'il allait mener une enquête au sujet de la qualité de l'eau dans le secteur.
Les entreprises visées et le ministère de l'Environnement comparaîtront devant le tribunal à Blenheim le 14 août.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1237534/infractions-environnementales-eolienne-ministere-environnement-ontario
19/07/19 : Premier anniversaire pour le parc éolien

ÉNERGIE. Pattern Energy et Investissement PSP ont célébré, le 18 juillet, le premier anniversaire de la mise en service du Parc éolien du Mont Sainte-Marguerite. Pour l’occasion, ils ont invité les propriétaires des terrains avoisinants, leurs partenaires et les élus à souligner l’événement sur le toit du mont Sainte-Marguerite, au bunker du Domaine du Radar.
«Il reste encore beaucoup de défis pour l’équipe d’opération. Il y a toujours une période d’adaptation autant sur le plan technique, avec l’équipe d’entretien, que sur le plan de la communauté qui voit pour la première fois des pales qui tournent près d’eux. Fêter le premier anniversaire constitue en soi une preuve que le projet fonctionne comme prévu, en harmonie avec la communauté», a indiqué William Shemie de Pattern Energy.
Pour la municipalité de Saint-Sylvestre, a souligné le maire Mario Grenier,l’implantation et la mise en service du parc éolien permettent d’offrir une meilleure qualité de vie aux citoyens.
«Il faut voir le vent comme une grande richesse. […] Ce projet va donner un souffle de vie économique pour notre petite communauté. J’espère être en mesure de faire croître notre parc industriel, poursuivre notre développement résidentiel, améliorer nos infrastructures et nos ressources.»
Cette opinion est partagée par les maires de Saint-Séverin, Jean-Paul Cloutier et de Sacré-Cœur-de-Jésus, Guy Roy. Les trois municipalités reçoivent des redevances annuelles totalisant 775 000 $. Par ailleurs, Guy Roy a mis l'accent sur l’esprit de collaboration qui a mené à l’aboutissement du projet.
«Nous sommes dans de petits milieux. C’est déjà difficile de rassembler nos gens pour de petits projets pour nos milieux. Là, on avait le défi d’être trois municipalités différentes qui ne se connaissaient pas beaucoup dans trois MRC. C’était un défi au niveau municipal, mais aussi pour les gens qui devaient avoir confiance en l’équipe qui a développé le projet.»
Le Parc éolien du Mont Sainte-Marguerite a été mis en service au printemps 2018. Situé sur les territoires de Saint-Sylvestre, Saint-Severin et Sacré-Cœur-de-Jésus, il est exploité selon les termes d’un contrat d’approvisionnement en électricité de 25 ans conclu avec Hydro-Québec Distribution. L’installation qui compte 46 éoliennes doit fournir 147,2 MW, à 6,3 cents du kilowatt heure, ce qui représente suffisamment d’énergie pour alimenter annuellement près de 28 000 foyers québécois.
http://www.lepeuplelotbiniere.ca/1120/Soci%C3%A9t%C3%A9_.html?id=51260


18/07/19Éoliennes à Anse-Bleue: surprise, joie et inquiétudes
https://www.acadienouvelle.com/actualites/2019/07/18/eoliennes-a-anse-bleue-surprise-joie-et-inquietudes/

18/07/19 : Énergie éolienne: un investissement payant pour les municipalités de l'Est-du-Québec

Vingt ans après le lancement de la filière éolienne au Québec, cette énergie renouvelable ne fait toujours pas l'unanimité. Pourtant, le monde municipal de l'est de la province, lui, y tire son profit.
Concrètement, ça fait à peine quatre ou cinq ans que les municipalités et les MRC du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie ont décidé de s'impliquer dans le développement éolien, de devenir partenaire de grands joueurs privés de cette industrie, bref de conclure des partenariats public-privé.
Par exemple, la MRC de La Mitis est actionnaire dans les parcs éoliens du Lac Mitis, du Lac Alfred, Nicolas-Riou et Roncevaux. Et pour 2018 seulement, elle en a tiré des revenus nets de 2,7 millions $, de l'argent que les municipalités se partagent.
Et dès le départ, les élus de ces municipalités ont décidé que les revenus de l'éolien serviraient à faire du développement économique.
«Nous, avec les revenus qu'on tire de ça, on bâtit des arénas, on aide à la mise en place de marchés publics. Cet argent-là provient de nos revenus, on est autonome et on fait moins appel aux subsides du gouvernement, c'est une bonne chose pour tout le monde», a dit Bruno Paradis, le préfet de la MRC de La Mitis.
Éventuellement, les ententes pour l'achat de l'énergie de ces parcs éoliens par Hydro-Québec vont prendre fin. Et déjà, les élus du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie sont clairs, ils veulent renouveler ces contrats, en faire partie. Du même souffle, ils se disent aussi prêts à s'associer à de nouveaux projets éoliens.
«C'est un choix qui a été fait et que les élus ne regrettent pas. Si c'est à refaire et s'il y a d'autres projets, on prendra le temps d'analyser ça. Parce que les défis sont grands pour les municipalités et le fait d'aller chercher des revenus à l'externe de la contribution des contribuables, c'est toujours un gain positif pour les municipalités», a indiqué Chantale Lavoie, qui est préfet de la MRC de La Matapédia, elle-même partenaire dans trois parcs éoliens.
https://www.journaldequebec.com/2019/07/18/energie-eolienne-un-investissement-payant-pour-les-municipalites-de-lest-du-quebec

10/07/19 : Québec autorise la construction d'éoliennes à la Dune-du-Nord
La construction de deux éoliennes dans le secteur de la Dune-du-Nord, aux Îles-de-la-Madeleine, peut aller de l'avant. Le gouvernement du Québec octroie le permis d'exploitation au promoteur.
La Gazette officielle du Québec indique qu’une "autorisation"  est "délivrée à Parc éolien de la Dune-du-Nord S.E.C. pour l’implantation et l’exploitation d’un parc éolien de 6,4 mégawatts".
Québec exige cependant des compensations écologiques, car le site "est identifié comme l’habitat d’une espèce floristique menacée ou vulnérable", le corème de Conrad.
Pour compenser la perte d'habitat de cette plante protégée, les propriétaires du parc éolien doivent faire l’"acquisition à des fins de conservation de 30 hectares de milieux naturels d’une grande intégrité écologique".
Il s'agit d'une superficie presque 10 fois plus grande que la superficie du parc éolien.
Le gouvernement indique également que la "non-réalisation de ce projet entraînerait, pour la collectivité, un préjudice plus grand que l’altération de l’habitat floristique de la Dune-du-Nord".
Le projet est contesté par des groupes environnementalistes, mais le président de la Régie intermunicipale de l’énergie Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, Simon Deschênes, assure que "ça s'est fait vraiment dans l'harmonie et de concert avec les gens du milieu".
"Il n'y aura pas de surprise. Il n'y aura pas de cachette. Il n'y aura pas de gens qui n’accueilleront pas bien cette nouvelle-là. Tout est le monde est à la même page dans ce dossier-là".

Louise Gratton de Nature Québec se dit toutefois "déçue" de cette annonce. "On va empiéter sur ce qui protège en partie les lagunes des Îles-de-la-Madeleine. Je trouve que c'est pas une bonne idée de faire des éoliennes-là. [...] Aux Îles-de-la-Madeleine, on ne devrait plus toucher aux dunes."
Elle soutient aussi que l'arrivée d'un câble sous-marin qui alimentera l'archipel en électricité rendra ce projet d'éolienne caduc.
"S'il n'y avait pas eu le câble, on aurait peut-être pu se rallier".Louise Gratton, présidente de Nature Québec
Le député des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, est d'avis que dans son ensemble "ça doit être vu comme un projet positif".
"[Ça] va nous montrer ce qu'on est capable de faire, diversifier le portefeuille d'unités de production d'énergie qu'on va utiliser localement. Ce n'est pas une mauvaise chose. Ça rapporte au milieu. Il y a une certaine expertise qui va se développer."
Pour l’instant, les Madelinots dépendent principalement du diesel et d’une centrale thermique pour combler leurs besoins énergétiques.
"Ça va être une réduction de gaz à effet de serre de manière significative." Simon Deschênes, président de la Régie intermunicipale de l’énergie Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine
Une première phase de construction est prévue cet automne, soit la préparation du terrain et des fondations.
L'érection des deux éoliennes doit se faire au printemps pour une mise en service vers le début de l'été 2020.
Avec les informations de Philippe Grenier
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1218015/autorisation-construction-eoliennes-dune-du-nord-iles-madeleine


09/07/19Projet de parc éolien Des Cultures à Saint-Rémi et Saint-Michel - Rappel
Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) invite les représentants des médias à la séance d'information sur le Projet de parc éolien Des Cultures à Saint-Rémi et Saint-Michel par Énergie renouvelable Des Cultures s.e.c. L'objet de celle-ci est de permettre aux citoyens de s'informer sur le projet, sur la procédure d'évaluation et d'examen des impacts sur l'environnement, sur le processus de consultation publique ainsi que sur le rôle du BAPE. La séance sera diffusée, en version audio et en direct, dans le site Web du BAPE. ...
https://www.lelezard.com/communique-18836395.html


08/07/19 : L'Ontario indemnisera les développeurs d'éoliennes de White Pines pour leur contrat annulé
Le gouvernement de l'Ontario a adopté une loi visant à annuler officiellement le projet éolien White Pines dans le comté de Prince Edward et indemnisera l'entreprise à qui le contrat avait été promis par le gouvernement libéral précédent....
https://globalnews.ca/news/5471632/ontario-white-pines-wind-turbine-cancelled/?fbclid=IwAR2z9x5urjeqMN4eXpsbdIgYuk74PlrEZF3tkIHyfa-IKoCggAKnrzUahQE

04/07/19 : Projet éolien Des Cultures: une séance publique d’information se tiendra le 9 juillet

Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) tiendra une séance publique d’information sur le projet éolien Des Cultures, le 9 juillet, à 19 h 30, à la salle Neptune du centre communautaire de Saint-Rémi.
Le BAPE tient cette séance à la demande du ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charrette.
Cette rencontre permettra aux citoyens de s’informer sur le projet, la procédure d’évaluation et d’examen des impacts sur l’environnement, le processus de consultation du public et sur le rôle du BAPE.
Cette séance d’information sera diffusée en direct en version audio, sur le site Internet du BAPE.
Répercussions et mesures d’atténuation
Selon l’étude d’impact de l’initiateur du projet, Énergie renouvelable Des Cultures s.e.c., révèle que le projet éolien entraînera un certain nombre de répercussions, tant dans la phase de construction que dans la phase d’opération du parc éolien.
Lors de la construction du site, certaines nuisances pourraient affecter la qualité de vie des résidents, comme le bruit, les poussières, l’augmentation de la circulation en lien avec le transport par camions et la machinerie.
Pour y remédier, le promoteur s’engage à remettre les routes en état, à mettre en place un plan de transport et de circulation pour informer la population du calendrier et de la durée des travaux, et à limiter les distances parcourues.
La présence des éoliennes pourrait aussi affecter les oiseaux et les chauves-souris, en provoquant des collisions avec les infrastructures.
L’initiateur du projet fera un suivi de la mortalité de ces animaux.
En ce qui concerne les impacts sur le paysage et le bruit, l’initiateur s’engage, «dans la mesure du possible», à ce que l’implantation des éoliennes soit réalisée en lien avec les structures paysagères existantes. Le projet serait aussi conforme avec les limites maximales de bruit selon le zonage.
Retombées
Cette même étude d’impact révèle que ce projet pourrait avoir des retombées sur l’économie locale de l’ordre de 5 M$ à 8 M$.
L’initiateur prévoit l’embauche de 40 à 50 personnes, pendant la phase de construction et le maintien de 2 à 4 emplois permanents tout au long de la phase opérationnelle du parc éolien.
Des redevances seraient aussi versées aux municipalités et aux propriétaires terriens touchés.
Consulter l’étude d’impact
Les citoyens qui veulent consulter l’étude d’impact peuvent le faire à la bibliothèque de Saint-Rémi, située au 25, rue Saint-Sauveur ou au bureau municipal de Saint-Michel, situé au 1700, rue Principale.
Le document est aussi disponible en format électronique dans le Registre des évaluations environnementales sous la responsabilité du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques à l’adresse www.ree.environnement.gouv.qc.ca.
Demande de consultation publique
Rappelons que les citoyens qui veulent exprimer leurs préoccupations ou leurs opinions sur ce projet, peuvent demander la tenue d’une consultation publique ou d’une médiation.
Cette demande doit être transmise, par écrit, au plus tard le 18 juillet, au ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, 675, boulevard René-Lévesque Est, 30e étage, Québec (Québec) G1R 5V7.
Le requérant doit y indiquer les motifs de sa demande et son intérêt par rapport au milieu touché par le projet.
Pour obtenir plus d’information sur ce projet, il faut communiquer avec Julie Olivier, au 1 800 463-4732, poste 539 ou par courrier électronique à l’adresse parc-eolien-des-cultures@bape.gouv.qc.ca.
À propos du projet
L’initiateur du projet, Énergie renouvelable Des Cultures s.e.c., est formé de deux partenaires, soit Kruger Énergie et Énergies durables Kahnawake.
Le site visé pour implanter ce parc éolien est situé sur des terres agricoles privées, à Saint-Rémi et Saint-Michel.
Le projet comprend 6 éoliennes d’une capacité de 4 mégawatts chacune. Le coût du projet est estimé à 70 M$. La mise en service du parc est prévue pour le 1er décembre 2021.
(Avec la collaboration de Laurianne Lussier, stagiaire)
https://www.coupdoeil.info/2019/07/04/projet-eolien-des-cultures-une-seance-publique-dinformation-se-tiendra-le-9-juillet/


28/06/19 : Les turbines près de Goderich vont être ralenties pour réduire le son
On pourrait appeler cela un premier cadeau de la fête du Canada pour certains résidents au nord de Goderich, en Ontario.
Après des années de plaintes, plus de la moitié des 140 éoliennes du parc éolien K2 seront "déclassées" afin d'apaiser les préoccupations de la communauté concernant le bruit et les infrasons.
Le plan visant à "ralentir" les éoliennes dans certaines conditions de vent intervient des semaines après que la ferme éolienne ait dépassé les réglementations en matière de bruit prescrites par le gouvernement.
Le plan de "réduction" volontaire entre en vigueur le 5 juillet et aura une incidence sur 89 des 140 turbines K2.
Un plan de réduction permanente du bruit est toujours en préparation.
https://london.ctvnews.ca/turbines-near-goderich-to-be-slowed-down-to-reduce-sound-1.4487408#_gus&_gucid=&_gup=Facebook&_gsc=69uECFB
19/06/19 : Le Régime de rentes du Mouvement Desjardins fera l'acquisition d'une partie de la participation d'EDF Renouvelables Canada inc. dans le projet éolien Cypress
https://www.lelezard.com/communique-18813304.html

18/06/19 : Projet de parc éolien Des Cultures à Saint-Rémi et Saint-Michel
LE BAPE INFORME LA POPULATION LE 9 JUILLET À SAINT-RÉMI
QUÉBEC, le 18 juin 2019 /CNW Telbec/ - À la demande du ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, M. Benoit Charrette, le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) annonce le début de la période d'information publique sur le Projet de parc éolien Des Cultures à Saint-Rémi et Saint-Michel par Énergie renouvelable Des Cultures s.e.c. Durant cette période, qui s'amorce aujourd'hui pour se terminer le 18 juillet 2019, le BAPE tiendra une séance publique d'information. L'objet de cette rencontre est de permettre aux citoyens de s'informer sur le projet, la procédure d'évaluation et d'examen des impacts sur l'environnement, le processus de consultation du public ainsi que sur le rôle du BAPE. 
DATE : Le mardi 9 juillet 2019 
HEURE : 19 h 30 
ENDROIT : Centre communautaire de Saint-Rémi Salle Neptune 25, rue Saint-Sauveur Saint-Rémi 
C'est durant cette période de 30 jours que tout citoyen, tout groupe, toute municipalité ou tout organisme peut faire la demande d'une consultation publique ou d'une médiation auprès du ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. La séance du 9 juillet 2019 sera diffusée en direct en version audio dans le site Web du BAPE. 
Où consulter la documentation sur le projet ? 
Les citoyens peuvent se renseigner sur le projet en consultant l'étude d'impact réalisée par l'initiateur et les autres documents décrivant le projet et, entre autres, ses répercussions sur l'environnement. À compter d'aujourd'hui et jusqu'au 18 juillet 2019, ces documents peuvent être consultés en format papier dans les centres de consultation régionaux suivants : Bibliothèque municipale de Saint-Rémi, 25, rue Saint-Sauveur, Saint-Rémi ; Bureau municipal de Saint-Michel, 1700, rue Principale, Saint-Michel ; Tewatohnhi'saktha, Commission de développement économique de Kahnawake, 2, rue River, 3e étage, Kahnawake. L'ensemble du dossier est disponible en format papier au bureau du BAPE à Québec, au 575, rue Jacques?Parizeau, bureau 2.10. Il est également disponible en format électronique dans le Registre des évaluations environnementales sous la responsabilité du ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques à l'adresse www.ree.environnement.gouv.qc.ca. 
Le projet 
Le projet est situé sur des terres de tenure privée, majoritairement à vocation agricole, à Saint-Rémi et Saint-Michel, dans la MRC des Jardins-de-Napierville, en Montérégie. Il s'agit d'une solution de rechange à un projet éolien initialement retenu dans le cadre du 3e appel d'offres d'Hydro-Québec octroyé à Énergies Durables Kahnawà:ke. Ce projet n'a pas pu obtenir les autorisations gouvernementales requises. L'initiateur de l'actuel projet est Énergie renouvelable Des Cultures s.e.c. composé de deux commanditaires : Kruger Énergie inc. et Énergies Durables Kahnawà:ke inc. L'initiateur souhaite aménager un parc éolien comprenant 6 éoliennes d'une capacité unitaire de 4 MW pour un total de 24 MW. Outre l'installation d'éoliennes, le projet comprend également la mise en place d'un mât de mesure de vent, la construction de nouveaux chemins d'accès, la réfection de chemins d'accès existants et la mise en place d'un réseau électrique souterrain pour relier chacune des éoliennes au poste de raccordement d'Hydro-Québec. L'interconnexion du poste se fera par l'entremise d'une ligne de distribution de 25 kV sous la responsabilité d'Hydro-Québec. Le coût du projet est estimé à 70 M$. La mise en service du parc éolien est prévue pour le 1er décembre 2021. 
Les répercussions prévues par l'initiateur et les mesures d'atténuation proposées dans l'étude d'impact 
Selon l'étude d'impact, certaines nuisances pourraient affecter la qualité de vie des résidents en phase de construction : le bruit, les poussières, l'augmentation de la circulation en lien avec le transport par camions et la machinerie. Comme mesures d'atténuation, l'initiateur s'engage notamment à remettre en état les routes municipales, à mettre en place un plan de transport et de circulation pour informer la population du calendrier et de la durée des travaux ainsi qu'à limiter les distances parcourues. Par ailleurs, l'étude d'impact mentionne que le projet aurait un effet positif sur l'économie locale avec des retombées de 5 à 8 M$. Sur le plan de la main-d'oeuvre, l'initiateur prévoit l'embauche de 40 à 50 personnes pendant la construction, le maintien de 2 à 4 emplois permanents dans le cadre des activités opérationnelles du projet et le versement de redevances aux municipalités et aux propriétaires terriens concernés. En phase d'exploitation, l'initiateur précise qu'un dérangement dû à la présence d'éoliennes en fonction pourrait affecter les oiseaux et les chauves-souris en provoquant notamment des collisions avec les infrastructures. Un suivi de la mortalité serait effectué. De plus, la présence même du parc éolien affecterait le paysage du secteur et le climat sonore. Comme mesures d'atténuation, et dans la mesure du possible, l'implantation des éoliennes serait réalisée en lien avec les structures paysagères existantes et l'initiateur a choisi de se conformer aux limites maximales de bruit selon le zonage. 
La demande de consultation publique ou de médiation 
Les citoyens, les groupes ou les municipalités qui désirent avoir de l'information supplémentaire sur le projet ou qui veulent exprimer leurs préoccupations ou leurs opinions sur le projet, peuvent demander au ministre la tenue d'une consultation publique ou d'une médiation. Cette demande doit être transmise, par écrit, au plus tard le 18 juillet 2019, au ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, 675, boulevard René-Lévesque Est, 30e étage, Québec (Québec) G1R 5V7. Le requérant doit y indiquer les motifs de sa demande et son intérêt par rapport au milieu touché par le projet. 
Qu'est-ce que le BAPE ? 
Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) est un organisme public et impartial qui relève du ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. Il permet aux citoyens de s'informer et d'exercer leur droit de parole sur des projets qui pourraient avoir des répercussions sur l'environnement et sur leur qualité de vie ainsi que sur toute question relative à l'environnement. Le BAPE permet également aux initiateurs de prendre connaissance des préoccupations des citoyens et d'améliorer leurs projets pour une cohabitation plus harmonieuse avec le milieu. Plus concrètement, le BAPE a pour mission d'éclairer la prise de décision gouvernementale en transmettant au ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques des analyses et des avis qui prennent en compte les seize principes de la Loi sur le développement durable. Pour réaliser sa mission, le BAPE diffuse auprès des citoyens toute l'information pertinente disponible sur un projet ou une question que lui soumet le ministre et prend en compte les préoccupations et les suggestions qui lui sont soumises. Les avis du BAPE sont le fruit d'une analyse et d'une enquête rigoureuses qui intègrent les enjeux environnementaux, sociaux et économiques des projets. Les personnes désireuses d'obtenir plus de renseignements peuvent communiquer avec Mme Julie Olivier, au numéro suivant : 418 643-7447 ou, sans frais, au 1 800 463-4732, poste 539 ou par courrier électronique à l'adresse suivante : parc-eolien-des-cultures@bape.gouv.qc.ca. SOURCE Bureau d'audiences publiques sur l'environnement
https://www.lelezard.com/communique-18810860.html

15/06/19 : Projet éolien Des Cultures: les promoteurs présentent leur étude d’impact

L’étude d’impact du parc éolien Des Cultures est jugée recevable par le ministère de l’Environnement. Son ministre, Benoit Charrette, demande donc au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) d’annoncer le début d’une période d’information publique de 30 jours, qui débutera le 18 juin.
Pendant cette période, l’initiateur du projet, soit le promoteur Énergies renouvelables Des Cultures, un consortium formé par Kruger Énergie et Énergies durables Kahnawake, tiendra une séance publique d’information pour présenter son projet et ses impacts.
Lors de cette soirée, le BAPE décrira la procédure et son rôle, l’initiateur présentera son projet et ses répercussions, et le public pourra poser des questions. Un compte rendu des préoccupations du public sera transmis au ministre de l’Environnement.
Il est possible de consulter le résumé de l’étude d’impact en se rendant à cette adresse: http://www.ree.environnement.gouv.qc.ca/dossiers/3211-12-241/3211-12-241-14.pdf.
Consultation publique
Si un citoyen considère que l’information donnée est insuffisante pour évaluer le projet, il peut demander qu’une consultation publique ou une médiation soit menée par le BAPE.
La demande devra contenir les motifs pour lesquels le citoyen veut obtenir cette consultation ou cette médiation, ainsi que l’intérêt du citoyen qui fait cette demande, pour le milieu touché par le projet.
Cette demande doit être transmise par écrit, au plus tard le dernier jour de la période d’information publique. Il faut faire parvenir la demande en inscrivant le titre du projet à l’adresse suivante:
Cabinet du ministre
Ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques
Édifice Marie-Guyart
675, boul. René-Lévesque Est, 30e étage
Québec (Québec)
G1R 5V7
Le projet en bref
Le parc éolien Des Cultures comptera 6 éoliennes, d’une capacité de 4 mégawatts (MW) chacune, pour un total de 24 MW.
L’évaluation environnementale présentée dans l’étude d’impact a été réalisée dans une zone couvrant une superficie de 24 km2, sur des terres situées à Saint-Rémi et à Saint-Michel.
Le projet prévoit aussi l’installation d’infrastructures nécessaires à l’exploitation du parc éolien, comme des chemins d’accès, un réseau collecteur, un poste de raccordement, un réseau électrique souterrain et un mât de météorologie.
Une superficie maximale de 28,77 hectares pourrait être touchée pour la construction de nouveaux chemins d’accès et la mise en place des infrastructures du parc éolien.
Le coût de réalisation du projet est évalué à plus de 70 M$.
Lors de la phase de construction, qui pourrait débuter dès le printemps 2020, il est prévu que 40 à 50 emplois soient créés pour une période de 12 mois. Il est aussi prévu que deux à quatre emplois permanents soient créés dans le cadre des activités opérationnelles du projet.
La date de mise en service projetée est le 1er décembre 2020 ou le 1er juillet 2021.
Source: Ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

13/06/19 : De nouvelles éoliennes pour le Québec ?
Jean-François Deschênes
Des membres de l'industrie éolienne croient que de nouvelles éoliennes pourraient se construire au Québec d'ici quelques années. Cependant, il faut s’attendre à ce que les demandes en source d'énergie changent.
Le développement éolien sur le territoire québécois a été freiné dans les dernières années.
Le chef de la CAQCoalition avenir Québec reprochait aux précédents gouvernements d’avoir favorisé le développement de cette industrie, alors que les coûts étaient trop élevés et qu’Hydro-Québec avait déjà des surplus d’énergie.
Le directeur général de Nergica, Frédéric Côté, prévoit que les surplus énergétiques seront bientôt chose du passé et qu'il y aura de nouveaux appels d'offres en énergie.

Il avance même que l’industrie pourrait bouger d’ici cinq ans au Québec.
Cependant, il faut oublier des projets construits uniquement avec des éoliennes.
Les prochains projets comprendront plutôt la production d'énergie verte par plusieurs sources, dont les barrages hydroélectriques, les éoliennes et les panneaux solaires. "Quand on regarde et on compare avec ce qui se fait ailleurs, comment le développement de projet se fait à l’extérieur du Québec on voit que c’est un bouquet de solution énergétique qui est proposé" , soutient-il.
Le directeur pour le Québec de l’Association canadienne de l’énergie éolienne, Jean-Frédérick Legendre, est du même avis.
D’ailleurs, l’organisme est en discussion avec l’Association canadienne de l’énergie solaire en vue d'une possible fusion. Une proposition d’entente sera déposée aux membres des deux groupes l’automne prochain.
"C’est une demande de nos membres qui réalisent que l’éolien est une solution et n’est pas la seule solution. Je pense qu’on a beaucoup à gagner de créer de la synergie avec les autres types d’énergie renouvelable."
"Le monde de l’énergie change. Il évolue et je pense que l’industrie doit s’adapter." Jean-Frederick Legandre, directeur pour le Québec, Association canadienne de l’énergie éolienne
Il y a un peu plus d’un an, le Technocentre éolien a changé son nom pour Nergica et du même souffle, a ajouté l’étude de l’énergie solaire à son champ d’expertise.
Prix du kilowattheure
Le prix sera un facteur déterminant dans le choix des projets. Frédéric Côté soutient que le coût de l’énergie éolienne a diminué de 70 % dans les 10 dernières années. Le prix de l’énergie éolienne est sous la barre du 0,04 $ du kilowattheure (kWh). Le barrage hydroélectrique de la Romaine vend son électricité 0,06 ¢ du kWh.
Hydro-Québec
Le président d’Hydro-Québec Distribution, Éric Filion, a rencontré des gens d’affaires de Gaspé la semaine dernière. Il était aussi optimiste concernant l’avenir de la filière éolienne. Il soutenait que l’amalgame des énergies vertes est la solution de l'avenir.
Il soutient que les surplus énergétiques diminuent. Les nombreux projets québécois énergivores qui sont sur la table et contribueront à diminuer rapidement ces surplus.
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1182518/nouveau-type-eoliennes-quebec

12/06/19Changement climatique : étude d'impact du vent et du givre sur les éoliennes
Les données préliminaires d’une étude sur l’impact des changements climatiques sur les éoliennes laissent entrevoir que le vent et le givre n’auraient pas autant d’impact sur les installations que ce qu’anticipait l’industrie.
Selon les données d’Hydro-Québec, par exemple, il devrait y avoir davantage d’épisodes de givre au sud du Saint-Laurent dans le futur, mais les données préliminaires de Nergica soutiennent que les impacts seraient de plus courtes durées sur les installations.
Pour la chargée de projet chez Nergica, Marilys Clément, il s'agit de données intéressantes pour l’industrie. "Chaque fois qu’il y a du givre sur une éolienne, ça change ses caractéristiques, elle produit moins bien. Dans plusieurs cas, lorsqu’il y a du givre de façon trop extrême, l’éolienne devrait être arrêtée, c’est des pertes de productions qui sont engendrées. Si on a une réduction du temps où il y a du givre sur les éoliennes, ça pourrait représenter des pertes moins importantes."
Cependant, l’avenir s’annonce moins encourageant pour les éoliennes du nord.
Les prévisions préliminaires laissent entrevoir que les épisodes de givres seraient plus longs et plus importants.
Il faudra s’adapter dans ce secteur estime le directeur général de Nergica, Frédéric Côté. "Quand on parle du nord, on va plutôt référer, par exemple, à des réseaux autonomes, des communautés isolées. Donc de savoir qu’il va avoir des épisodes de givre plus grands je pense que ça va nous aider à faire des bons choix de bonnes technologies pour l’approvisionnement futur."

Le vent
Les premiers résultats qui concernent la vitesse des vents surprennent : ils devraient demeurer stables au contraire de ce que prévoyait l'industrie.
C’est la constatation de la spécialiste en simulation et analyse climatique de groupe Ouranos, Hélène Côté, qui précise qu’il s’agit de données préliminaires.
Ses prévisions concernent les décennies qui vont de 2031 à 2060.
"C’est intéressant de savoir aussi si on s’en va vers des vents trop faibles pour produire ou s’il y a des de plus en plus d’épisodes trop forts pour produire et si la ressource est plus fluctuante qu’avant." Hélène Côté, spécialiste en simulation et analyse climatique de groupe Ouranos
Le directeur de Nergica se réjouit, mais attend la fin de l’étude avant de conclure quoi que ce soit.
"Comme tout résultat préliminaire, on a certains résultats qui se contredisent et c’est souvent le cas lorsque les marges ou les changements sont relativement modestes. Donc je vous dirais qu’on n’a pas de grandes surprises, ça nous conforte dans ce qu’on pensait." Frédéric Côté, dg, Nergica
La première de trois années de l'étude de l'impact des changements climatiques tire à sa fin.
Divers groupes comme Nergica, Ouranos, Hydro-Québec et des partenaires de l'Ontario et du Manitoba participent à l'étude.
Ces données préliminaires ont été dévoilées lors du colloque de l'industrie éolienne qui a lieu à Matane.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1181018/changement-climatique-etude-vent-givre-eoliennes

11/06/19 : Les défis futurs de la filière éolienne sont grands
13e Colloque de l’énergie éolienne qui rassemble environ 140 participants actuellement au Riôtel Matane pour discuter des enjeux futurs dans le domaine éolien. Dans un monde où la compétition grandissante est confrontée aux changements climatiques et aux nouvelles technologies, l’industrie du vent doit s’ajuster sur l’échiquier mondial.
Le directeur de Nergica,Frédéric Côté se dit fier de cette présence ici précisant que Matane est une ville importante pour l’éolien au Québec. Selon lui, la filière éolienne est en mutation actuellement avec un futur qui se présentera sous l’enseigne de la transition énergétique tenant compte aussi qu’à l’horizon 2025-2026, les premiers parcs éoliens installés ici arriveront au terme de leurs contrats respectifs.

Selon Monsieur Côté on misera alors sur le renouvellement de ces parcs pour soutenir la filière et les défis futurs seront dans l’exportation, la transition énergétique et le remplacement des infrastructures. Le positionnement de nos entreprises sera majeur dans l’avenir du domaine éolien.
Le directeur de Nergica rappelle que des joueurs comme Marmen à Matane, LM Wind Power à Gaspé et des entreprises de services comme Téchéol Inc. dans la Vallée de la Matapédia tirent bien leur épingle du jeu grâce à leur expertise.
Jean-Frédérik Legendre,directeur-Québec de CanWea a parler de transition énergétique et du positionnement actuel du Québec dans le domaine éolien versus les autres joueurs au Canada et à travers le monde. Le colloque de l’industrie éolienne québécoise se termine mercredi.

https://monmatane.com/blog/les-defis-futurs-de-la-filiere-eolienne-sont-grands/

11/06/19 : 
Vent de changement pour l’industrie éolienne québécoise
L'industrie éolienne québécoise est dans une époque charnière de son histoire, 21 ans après l'érection des premières éoliennes dans le ciel de l'Est-du-Québec.
Depuis, une quarantaine de parcs d’éoliennes ont vu le jour ici, mais aussi dans d'autres régions de la province. L'éolien représente aujourd'hui 10 % de la puissance électrique d'Hydro-Québec.
Avec la fin des appels d'offres par le gouvernement québécois en 2015, les entreprises du secteur n'ont toutefois pas eu le choix de trouver de nouveaux marchés pour leurs produits. Elles se sont donc tournées avec succès vers l'exportation, notamment du côté des États-Unis et de l'Europe.
Il y a aussi un autre défi puisque l'industrie doit maintenant composer avec un gouvernement caquiste qui voit l'éolien différemment du Parti québécois et du Parti libéral. Le premier ministre Legault n'est pas contre l'éolien, mais dit plutôt chercher des opportunités d'affaires. C’est un message entendu par l'industrie.

«J'ai le sentiment que le défi c'est toujours de s'assurer qu'on communique bien la valeur ajoutée de cette filière-là et qu'on la voit en complémentarité, a affirmé Frédéric Côté, le directeur général de Nergica, un centre de recherche appliquée qui se consacre à l'énergie éolienne. L'avenir c'est vraiment un bouquet énergétique dans lequel chacune des énergies a des attributs qui lui sont propres.»
L'industrie éolienne devra aussi s'adapter d'ici les prochaines années avec la fin des contrats d'approvisionnement signés avec Hydro-Québec. Les premiers contrats ont été conclus en 2006 pour des durées de 20 ans.
Il faudra renouveler ces ententes et aussi entamer la mise à niveau des parcs éoliens qui commencent à prendre de l'âge. Parallèlement, les grands acteurs de l'éolien ont de plus en plus la volonté de se diversifier. L'énergie solaire en attire plusieurs.
L'éolien fait travailler 5000 personnes dans la province, dont près de 1200 uniquement dans le Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie.
https://www.tvanouvelles.ca/2019/06/11/vent-de-changement-pour-lindustrie-eolienne-quebecoise

08/06/19
Colloque sur l’énergie éolienne à Matane
C’est à partir de lundi que se tiendra la 13e édition du Colloque de l’industrie éolienne québécoise au Riôtel Matane. Du 10 au 12 juin, l’événement rassemblera de nombreux intervenants du domaine qui se veut tourner vers le futur avec en toile de fond l’optimisation, l’intelligence artificielle et les changements climatiques.
Organisé par Nergica,( le centre de recherche appliquée de Gaspé), ce colloque accueillera également une équipe d’experts qui regroupe des membres du consortium de recherche sur la climatologie régionale et l’adaptation aux divers changements climatiques Ouranos, de Nergica et Hydro-Québec qui présenteront les résultats préliminaires d’une importante étude sur l’impact des changements climatiques sur l’éolien.

https://monmatane.com/blog/colloque-sur-lenergie-eolienne-a-matane/

06/06/19 : Eau contaminée : des citoyens se sentent abandonnés par le gouvernement Ford
Des citoyens de Chatham-Kent réclament au premier ministre ontarien Doug Ford une analyse indépendante de l'eau de leur puit artésien, dans laquelle on retrouve des sédiments de schiste. En mai 2018, Doug Ford s'était personnellement engagé à donner suite à leur demande, mais les citoyens dénoncent l'inaction du gouvernement depuis cette promesse.
Les résidents des municipalités de Dover Center et de Chatham s’inquiètent de la présence de schiste dans l’eau de près de 80 puits artésiens de la région.
Les risques liés à l’ingestion de sédiments de ce métal lourd restent incertains et il est nécessaire de procéder dès maintenant à une analyse toxicologique complète selon Joel Gagnon, le directeur du laboratoire de métaux lourds de l’Institut des Grands Lacs pour la recherche environnementale de l’Université de Windsor.
Depuis 2012, les citoyens touchés luttent pour obtenir des réponses du gouvernement, sans résultats.
L’eau de leurs puits est noircie par des sédiments depuis la construction de parcs éoliens industriels près de leur résidence.
Selon les trois analyses qu’ils ont commandées auprès de différents experts en toxicologie et laboratoires en métaux lourds, des particules de schiste sont présentes dans l’eau de 75 % des puits artésiens contrôlés.
Par contre, aucune donnée ne permet de confirmer si l’exposition à de tels sédiments est cancérigène.
En 2018, le ministère de l’Environnement a conclu que les sédiments de schiste ne représentaient pas une menace pour la santé humaine et qu’ils pouvaient se comparer à des dépôts de sable.
Mais Kevin Jakubec, cofondateur de Water Wells First, rejette cette conclusion. Ce dernier affirme que le gouvernement s’est basé sur l’avis du médecin-hygiéniste en chef de Chatham-Kent, Dr David Colby, qui n’a pas les compétences requises pour mener une telle étude.
Selon lui, seuls des experts en toxicologie et en géochimie peuvent effectuer des analyses probantes.
Lors d’un point de presse le mercredi 5 juin 2019, une résidente qui a survécu à un cancer il y a plusieurs années était accompagnée du docteur Joel Gagnon pour interpeller directement le premier ministre Ford afin qu’il commande ce type d’analyse.
"Aurai-je à nouveau le cancer si je bois l’eau de mon puits? ", demande Marilyn St-Pierre à monsieur Ford.
La résidente de Dover Center a fait référence aux conclusions d’un rapport de Santé publique Ontario, publié en 2016, qui confirme ses pires craintes .
"Selon le rapport, les sédiments de schiste contiennent des métaux lourds comme l’arsenic, le mercure, le plomb et l’uranium. Nous savons que les métaux lourds peuvent causer le cancer." Marilyn St-Pierre, résidente de Dover Center
La ministre de la Santé, Christine Elliott, a réitéré la promesse du gouvernement de défendre les familles touchées de Chatham-Kent.
"Tous les Ontariens devraient avoir la certitude que l’eau qu’ils boivent est salubre... Nous avons hâte d’en savoir davantage sur la question." Christine Elliott, ministre de la Santé
Kevin Jakubec mentionne que certains résidents songent à poursuivre en justice North Kent Wind, une des compagnies propriétaires des parcs éoliens, qu’ils considèrent comme responsable de la contamination des puits artésiens.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1173865/eau-puits-cancer-schiste-chatham-kent-gouvernement-ontario-eolienne
04/05/19Hydro-Québec pourrait réclamer 30 M$ à des promoteurs éoliens
Le manque de retombées économiques en Gaspésie au cœur d’une poursuite
Hydro-Québec pourrait réclamer plus de 30 millions $ à des promoteurs d’énergie éolienne, dont le géant allemand Enercon, pour ne pas avoir respecté leurs engagements de retombées économiques découlant d’un gros contrat en Gaspésie.
Dans une poursuite déposée récemment en Cour supérieure du Québec, la division Distribution de la société d’État soutient que le producteur Énergie éolienne Le Plateau (qui appartient maintenant à Boralex et anciennement à Invenergy), le fabricant Enercon Canada et sa maison-mère en Allemagne ont contrevenu aux exigences de contenu local lié à un contrat d’achat d’électricité de 138,6 mégawatts (MW) sur 20 ans (60 éoliennes).
Entre 2012 et 2032, Hydro-Québec paiera en moyenne près de 11 cents du kilowattheure aux promoteurs du parc éolien Le Plateau dans la MRC d’Avignon.
Des calculs effectués par Le Journal à partir des clauses de pénalités financières incluses au contrat indiquent qu’Hydro-Québec pourrait exiger plus de 30 millions $ aux promoteurs à titre de dédommagement.
C’est la première fois qu’Hydro-Québec intente une poursuite contre des promoteurs d’énergie éolienne. Enercon a participé à 18 autres projets au Québec.
Pas de commentaire
Hier, personne chez Hydro-Québec n’a voulu commenter l’affaire.
« Comme c’est un dossier devant les tribunaux, on va s’abstenir de tout commentaire », a fait valoir un porte-parole de la société d’État, Cendrix Bouchard.
Lors de la signature du contrat du parc éolien Le Plateau, les promoteurs s’étaient pourtant engagés à créer un minimum de retombées économiques en contenus local et québécois.
Pour gagner le contrat, les soumissionnaires devaient s’engager à ce qu’au moins 60 % de leurs dépenses soient réalisées au Québec ainsi que 30 % dans la région où serait construit le parc éolien.
En retour, Hydro-Québec avait accepté de payer beaucoup plus cher pour l’électricité produite par les promoteurs du parc alors que l’objectif du gouvernement du Québec était de développer une filière éolienne québécoise.
Les promoteurs, qui avaient promis d’exporter des composantes d’éoliennes, ont construit et exploité une usine à Matane en 2010, avant de la fermer abruptement en 2016.
Or, selon Hydro-Québec, les promoteurs ont contribué à la violation du contrat.
« En agissant ainsi, Enercon Allemagne a commis des fautes civiles extracontractuelles et est responsable in solidum avec Enercon Canada et Énergie Le Plateau d’indemniser Hydro-Québec », peut-on lire dans le document de poursuite.
Absence d’informations
Selon Hydro-Québec, Enercon et Enevergy ont fourni à trois reprises des documents sur leurs dépenses en contenus local et québécois avec des résultats différents.
Chez Enercon Canada, on dit avoir respecté les règles du contrat et que la poursuite porte sur la méthodologie du calcul du contenu régional.
« En raison de la poursuite judiciaire intentée par Hydro-Québec Distribution, nous ne pouvons malheureusement commenter davantage », a fait valoir hier la porte-parole d’Enercon Canada, Eva-Lotta Schmidt.
PARC ÉOLIEN LE PLATEAU 1
Lieu : MRC d’Avignon, Gaspésie
Puissance : 138 MW
Nombre d’éoliennes : 60
Fabricant : Enercon
Prix moyen payé (20 ans) : près de 11 cents du kWh
https://www.journaldequebec.com/2019/05/04/hydro-quebecpourrait-reclamer-30m-a-des-promoteurs-eoliens
30/04/19 : L’énergie éolienne: vecteur de développement économique !😠

POINT DE VUE / Voilà bientôt un an que certains s’acharnent sur la filière éolienne en la rendant responsable de bien des maux. La formule est vieille comme le monde : quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage.
Rappelons d’abord qu’il y a tout un pan de l’histoire qu’on occulte, celui des retombées économiques directes et indirectes, des taxes et des impôts payés par les opérateurs et les travailleurs des usines de composantes qui exportent à plein régime. Il y a les dividendes et remboursements des emprunts versés aux fonds de pension québécois qui sont les premiers bénéficiaires de l’épopée éolienne.
Regardons les deux côtés de la médaille avec attention. Commençons par les revenus, dimension tellement négligée dans cette discussion. Les parcs éoliens s’avèrent une véritable bouffée d’air frais pour l’ensemble des communautés qui ont la chance d’avoir un parc éolien sur leur territoire. Les redevances et le partage des bénéfices d’opération nous permettent de réaliser des travaux sur nos infrastructures que nous n’aurions pu réaliser autrement, tout en diminuant la pression sur nos contribuables. Dans une ville comme Gaspé, ce sont 800 000$ qui sont versés annuellement à la Ville par des parcs éoliens : près de 200 000 $ en redevances pour un parc sur son territoire et plus de 600 000 $ en revenus liés aux parcs communautaires dont elle est partenaire, de l’argent réinvesti à 100 % dans le milieu! Les emplois locaux liés à la construction et à l’entretien des parcs sont également un outil attractif auprès des jeunes adultes. Si le solde migratoire de nos communautés s’est largement amélioré, c’est en grande partie grâce à l’éolien!
Les usines de fabrications de composantes situées dans nos régions exportent et attirent des travailleurs. On a même vu des annonces d’offre d’emploi dans l’éolien pendant les pubs du Bye bye, rappelez-vous! Ces usines fonctionnent à plein régime et stimulent l’activité économique régionale et la construction résidentielle. N’eût été l’éolien, nos régions seraient encore en situation bien plus précaire faute d’alternative de développement. L’usine LM Wind Power à Gaspé, avec ses presque 500 employés, est maintenant le plus grand employeur privé en Gaspésie et exporte présentement 100 % de sa production, générant pour plus de 100 millions $ d’apport dans le PIB québécois. Un succès!
Des alternatives et des occasions d’affaires pour l’énergie d’Hydro-Québec, il y en a. On frappe à nos portes pour obtenir des locaux et de la main-d’œuvre afin de mettre sur pied des centres de calculs permettant de répondre aux besoins de l’industrie bancaire, du secteur des assurances et des autres utilisateurs des technologies liées à la chaîne de blocs. À Matane, les projets de relance du site Rock-Tenn en sont un bon exemple.
Or les promoteurs de ces projets se font répondre qu’Hydro-Québec n’a pas l’énergie suffisante pour les alimenter... Même chose à Baie-Comeau, où un promoteur se fait également répondre que l’énergie disponible n’est pas suffisante! Alors, oui ou non, sommes-nous en situation de surplus? Ne nous répète-t-on pas qu’il faut arrêter de dire que ce ne sont pas de vrais surplus? Avoir de l’énergie disponible devrait être une façon de développer les régions du Québec; pas de freiner leur développement!
Nous apprenions dernièrement qu’Hydro-Québec songeait à bâtir de nouveaux barrages hydroélectriques. Il faut rappeler que la forme d’énergie la plus abordable (6,3¢/kWh lors du dernier appel d’offres d’Hydro-Québec) est l’énergie éolienne, bien en-deçà du dernier projet hydroélectrique.
Gardons à l’esprit qu’au cours de la période 2003 à 2018, près de 4000 MW de production éolienne a été ajouté au réseau d’Hydro-Québec. Au cours de la même période, Hydro-Québec a mis en service et réalisé des travaux ajoutant près de 5000 MW de puissance hydraulique. Ces deux filières sont complémentaires et non en opposition l’une par rapport à l’autre. Si problème il y a, c’est celui de la valorisation de l’énergie propre et verte et non pas d’en avoir. Sans cette énergie, pas de transition énergétique. Sans marge de manœuvre, pas d’attraction d’entreprise de la nouvelle économie. Exporter chez nos voisins, c’est bien, mais projeter notre économie dans l’économie de demain c’est encore mieux. Vivement une politique de développement économique agressive et audacieuse, centrée sur les intérêts de toutes les régions du Québec.
Daniel Côté, maire de Gaspé et préfet de la MRC de La Côte-de-Gaspé Jérôme Landry, maire de Matane
Éric Dubé, maire de New Richmond
Simon Deschênes, maire de Ste-Anne-des-Monts et président de la Régie intermunicipale de l’énergie Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine
Michel Lagacé, maire de St-Cyprien, préfet de la MRC de Rivière-du-Loup et président de la Régie intermunicipale de l’énergie du Bas-St-Laurent
Serge Péloquin, maire de Sorel-Tracy
Yves Montigny, maire de Baie-Comeau
https://www.lesoleil.com/opinions/point-de-vue/lenergie-eolienne-vecteur-de-developpement-economique-20a77cf3565774d32ec2c60b5050ea02
28/04/19 : Surprises et inquiétudes face à la poursuite contre les propriétaires d'Énergie éolienne Le Plateau
Les révélations de Radio-Canada vendredi à l'effet qu'Hydro-Québec Distribution poursuit les entreprises propriétaires d'Énergie éolienne Le Plateau, Boralex et Enercon, surprennent et inquiètent des élus de la Baie-des-Chaleurs.
L'appel d'offre pour construire le parc éolien Le Plateau 1 exigeait 60 % de dépenses au Québec et 30 % en Gaspésie.
Selon la poursuite, Hydro-Québec n'aurait pas pu obtenir la preuve que ces exigences ont été respectées par le promoteur initial, soit Invenergy et son turbinier Enercon.
Le préfet de la MRC d’Avignon, Guy Gallant, est estomaqué d’apprendre cette nouvelle et craint des répercussions. Le propriétaire du parc laisse chaque année près de deux millions de dollars en redevances, en plus de créer des dizaines d'emplois en maintenance.
"C'est encore une tuile qui tombe au sujet de la filière éolienne [pour laquelle] nous, en Gaspésie, on veut qu'il y ait encore du développement." Guy Gallant, préfet de la MRC d’Avignon
Pour sa part, le député de Bonaventure Sylvain Roy se demande ce qui a vraiment poussé Hydro-Québec Distribution dans cette voie.
"Je trouve ça extrêmement grave parce que ça peut être la pointe de l'iceberg et est-ce que ça va attaquer les redevances que les municipalités ont? J'ose espérer que non". Sylvain Roy, député de Bonaventure
M. Roy ajoute que cette nouvelle s’accompagne d’un signal négatif au sujet d’une éventuelle poursuite du développement éolien dans la région.
Il va falloir défendre la filière, il va falloir défendre nos intérêts et voir si il n'y a pas anguille sous roche dans cette action d'Hydro-Québec.
L'affaire se retrouve devant les tribunaux, mais Enercon rappelle qu'elle a construit une usine de tours de béton et de composants électroniques à Matane. Il s’agit d’un investissement de 70 millions de dollars.
Cependant, l'usine matanaise est inopérante depuis 2016.
L'entreprise allemande dit aussi employer 240 personnes au Québec, notamment pour l'entretien et la maintenance des éoliennes.
D'après les informations de Pierre Cotton
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1166729/poursuite-hydro-quebec-hq-eolien-boralex-enercon

27/04/19Énergie éolienne : François Legault persiste et signe
Le premier ministre François Legault estime toujours que les surplus énergétiques d'Hydro-Québec sont trop importants pour investir dans l'industrie éolienne. De passage à New Richmond jeudi, il a été questionné sur ce sujet et, visiblement, il n'a pas changé de position. Le reportage de Bruno Lelièvre.
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1166544/eolien-hydro-quebec-francois-legault-gaspesie

26/04/19 : Hydro-Québec poursuit un producteur d’énergie éolienne
Hydro-Québec poursuit Boralex et Enercon, propriétaires d'Énergie éolienne Le Plateau, pour ne pas avoir respecté les exigences de contenu local et régional imposées dans l'appel d'offres d'énergie éolienne de 2005.
Énergie éolienne Le Plateau opère un parc de 60 éoliennes dans la MRC d'Avignon, en Gaspésie.
Cette poursuite sera analysée par la Cour supérieure du Québec.
Selon ce qu'on peut voir dans la poursuite, Hydro-Québec aurait demandé au promoteur initial, Invenergy, et au turbinier Enercon, des preuves de contenu régional et local, en vain.
Selon les obligations de l'appel d'offres, les entreprises choisies pour développer des parcs devaient engager 60 % de leurs dépenses au Québec et 30 % en Gaspésie.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1166497/hydro-quebec-poursuite-boralex-enercon
26/04/19 : Éoliennes Belle-Rivière : pas pour demain

Il faudra, une fois de plus, s’armer de patience pour le projet d’éoliennes Belle-Rivière, au Lac-Saint-Jean. Le début de la période de construction sera décalé de quelques mois, ce qui repousse les travaux à la fin de l’été ou au début de l’automne prochain.
Contactés par Le Quotidien, les promoteurs n’ont pas souhaité se prononcer davantage quant à l’échéancier du projet. La date officielle du début de construction devrait être annoncée d’ici quelques mois.
La Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) a rendu, le 2 avril, des décisions relatives à sept dossiers concernant le projet de la coopérative Val-Éo.
Les dossiers, dont le demandeur est Éoliennes Belle-Rivière inc., concernent les municipalités de Saint-Gédéon, de Saint-Bruno, d’Hébertville et d’Hébertville-Station. Un autre dossier attribué au nom de Michel Bouchard concerne la municipalité de Saint-Gédéon.
En octobre dernier, les promoteurs se sont retrouvés devant un énième obstacle. L’autorisation de la CPTAQ n’était plus valide, puisque la construction n’avait pas débuté dans un délai de trois ans. La coopérative Val-Éo a été contrainte de soumettre une nouvelle demande d’autorisation à la CPTAQ.
En mai, une résolution de contrôle intérimaire de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est a permis de faire passer la hauteur maximale des éoliennes de 100 à 125 mètres, dans le but d’optimiser les performances du parc éolien. La puissance des nouvelles machines permet l’implantation de seulement six éoliennes, plutôt que de dix, comme le prévoyait le projet initial.
« À notre niveau de compréhension, le parc est toujours en phase de développement. On est en contact régulièrement avec l’entreprise. »
— Cendrix Bouchard, relationniste d’Hydro-Québec
Le maximum de pénalités atteint
Les retards dans la livraison du projet ont déjà coûté 480 000 $ en pénalités au promoteur. Le contrat d’approvisionnement en électricité, qui unit Hydro-Québec à Éoliennes Belle-Rivière, prévoyait une amende de 55 $ par mégawatt pour chaque jour de retard. La somme maximale de 480 000 $ a été atteinte en 2017.L
« Pour chaque jour de retard postérieur à la date garantie de début des livraisons, sauf s’il s’agit d’un retard du transporteur [...] et dans la mesure où ce retard n’a pas été causé par le fournisseur, le fournisseur doit payer au distributeur, un montant de 55 $/MW multiplié par la puissance contractuelle, jusqu’à l’atteinte d’un montant maximal égal au produit de la puissance contractuelle et de 20 000 $ », peut-on lire dans le contrat d’approvisionnement en électricité daté du 29 mars 2011.
Hydro-Québec en attente
Malgré plusieurs années de retard, les liens entre Hydro-Québec et les Éoliennes Belle-Rivière sont toujours d’actualité.
« Il y a un contrat d’approvisionnement qui a été conclu le 29 mars 2011. Ce contrat stipulait que l’entreprise Belle-Rivière devait mettre en service son parc éolien le 1er décembre 2015. À notre niveau de compréhension, le parc est toujours en phase de développement. On est en contact régulièrement avec l’entreprise. Du côté d’Hydro-Québec, on est prêts à raccorder le fournisseur à notre réseau de distribution quand le parc sera terminé. D’ailleurs, on a déjà réalisé des travaux, dont une ligne de quatre kilomètres qui a été remplacée pour accueillir le projet », a confirmé le conseiller aux affaires publiques et aux médias chez Hydro-Québec, Cendrix Bouchard.
https://www.lequotidien.com/actualites/eoliennes-belle-riviere-pas-pour-demain-ca91dc7cd1bab5241de5b51cddc9c415

26/04/19Siemens Gamesa : mise en service de 43 éoliennes au Canada
Extrait : Siemens Gamesa Renewable Energy a annoncé la signature d'un contrat portant sur la fourniture et la mise en service de 43 éoliennes SG 4.5-145 pour un projet éolien au Canada. Le nom du client n'est pas indiqué.
https://www.abcbourse.com/marches/siemens-gamesa-mise-en-service-de-43-eoliennes-au-canada_468848_GAMm.aspx

26/04/19 : Éolien au Québec: les retombées ne sont pas au rendez-vous

Le développement de l'énergie éolienne devait se traduire par des retombées économiques importantes au Québec et dans les régions, notamment en Gaspésie, qui a accueilli le plus grand nombre de parcs éoliens. Mais les retombées attendues ne sont pas au rendez-vous, a constaté Hydro-Québec.
La société d'État poursuit d'ailleurs Énergie éolienne Le Plateau, une entreprise qui appartient aujourd'hui à Boralex, Enercon Canada et sa société mère en Allemagne, pour ne pas avoir respecté les exigences de contenu local prévues au contrat d'une durée de 20 ans qui lui a été accordé en 2012. Des pénalités sont prévues au contrat, et elles pourraient être importantes, mais Hydro-Québec ne les chiffre pas.
Cette action en justice d'Hydro-Québec est une première dans le dossier éolien et elle pourrait faire boule de neige. Enercon Canada a été le fabricant des éoliennes d'au moins 18 autres parcs au Québec.
Énergie éolienne Le Plateau exploite un parc de 60 éoliennes (138,6 mégawatts) sous contrat avec Hydro-Québec jusqu'en 2032. Il a été retenu, avec 14 autres propositions, à la suite du deuxième appel d'offres d'Hydro-Québec lancé en 2005 pour l'achat d'énergie éolienne. Pour être choisis, les soumissionnaires devaient s'engager à ce que 60 % de leurs dépenses soient réalisées au Québec, et 30 % dans la région où serait construit le parc d'éoliennes.
L'objectif de Québec
Dans sa poursuite, Hydro-Québec rappelle l'objectif du gouvernement québécois dans le développement de l'énergie éolienne. « Il est connu que le coût d'achat qui sera payé par Hydro-Québec sera plus important que celui payé pour l'approvisionnement en hydro-électricité. Cependant, cela doit s'accompagner de l'émergence d'une toute nouvelle industrie dans la région admissible. »
De fait, Hydro-Québec a payé l'énergie éolienne trois fois plus cher que ce qu'il lui en coûtait pour en produire elle-même. Des pénalités étaient prévues dans tous les contrats en cas de non-respect des exigences de contenu local.
Le promoteur initial du projet Le Plateau, Invenergy, et son fournisseur Enercon s'étaient qualifiés haut la main pour obtenir le lucratif contrat d'Hydro-Québec, notamment en additionnant des points supplémentaires pour leur contenu technologique et leur engagement à exporter des composants fabriqués dans une usine à construire à Matane. L'usine a été construite, mais elle a été en activité seulement six ans, de 2010 à 2016.
Des questions sans réponses
Les choses se sont compliquées quand est venu le temps pour le promoteur de rendre des comptes sur le contenu local de son projet. Invenergy et Enercon ont produit pas moins de trois rapports finaux, avec des calculs et des résultats différents, peut-on lire dans les documents déposés en cour.
Une vérification par une firme indépendante a été demandée par Hydro-Québec, mais Enercon a refusé de lui fournir les informations nécessaires pour faire son travail.
À la fin de 2018, après plusieurs années de discussions, Hydro-Québec a décidé de s'adresser aux tribunaux pour faire respecter les clauses du contrat.
« Il s'agit d'une poursuite qui porte sur la méthodologie du calcul du contenu régional et une divergence de l'interprétation du contrat », a commenté la porte-parole d'Enercon, Eva Lotta Schmidt, qui souligne que son entreprise a investi au Québec et qu'elle y emploie encore 240 personnes.
« En raison de la poursuite judiciaire intentée par Hydro-Québec Distribution, nous ne pouvons malheureusement commenter davantage. »
https://www.lapresse.ca/affaires/201904/25/01-5223586-eolien-au-quebec-les-retombees-ne-sont-pas-au-rendez-vous.php

24/04/19 : Accidents de transport d’éoliennes : des remorques surchargées et mal retenues
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1165822/accidents-transport-eoliennes-entretien-remorques-surcharge-poids



02/04/19Parc éolien Pierre-De Saurel enregistre une production record en trois mois 😏Les trois premiers mois de l’année ont été productifs pour l’organisme Parc éolien Pierre-De Saurel. Les 12 éoliennes situées à Saint-Aimé, Saint-Robert et Yamaska ont généré, en date du 31 mars, une production de 20 680,648 MWh alors que celle anticipée était de 16 800 MWh, soit une production de 23 % plus élevée que prévu.
« Les résultats plus que conformes de ce premier trimestre sont notamment dus à la présence de vents, évidemment, mais aussi à une meilleure disponibilité des éoliennes grâce à l’optimisation de leur entretien et aux mesures mises en place pour réduire le nombre d’arrêts en période de verglas », peut-on lire dans le communiqué de presse de l’organisme.
24/03/19 : L'importance du dégivrage des éoliennes
Les conditions hivernales empêchent les éoliennes de fonctionner à leur plein potentiel et diminuent, du même coup, les bénéfices financiers que l'on peut en tirer. Certains procédés de dégivrage peuvent toutefois aider à amoindrir l'impact de l'hiver sur le rendement des éoliennes.
"Le givre peut ralentir le tournoiement des pales ou même l'arrêter", selon l’expert en énergie éolienne et solaire et vice-président d’Audace Technologies, Jean-Louis Chaumel.
"Les éoliennes vont presque s'arrêter, ralentir, tant et aussi longtemps qu'on n'a pas dégivré les éoliennes." Jean-Louis Chaumel, expert en énergie éolienne et solaire et vice-président d'Audace Technologies
Pourtant, l’hiver serait particulièrement profitable pour les propriétaires de parcs éoliens.
"On dit souvent dans les parcs éoliens qu'on fait son argent l'hiver. Parce que l'hiver, le vent est plus fort, il est plus dense, et il est plus fréquent," explique M. Chaumel.
Le président de la Régie de l’énergie du Bas-Saint-Laurent, Michel Lagacé, affirme que les inconvénients du givre ont été pris en compte lors de la conception du parc éolien Nicolas-Riou, situé dans la MRC des Basques, et de celui de Ronceveaux, en Gaspésie.
"Dans le cas du projet Nicolas-Riou, vous savez, il y avait de l'intérêt de la part des partenaires publics à agir en prévention. On a convaincu nos partenaires privés d'y aller effectivement sur des technologies de dégivrage", soutient-il.
Différents systèmes de dégivrage
Il existe plusieurs façons de dégivrer les pales d’éoliennes. Certains parcs éoliens utilisent des hélicoptères pour pulvériser du glycol sur les pales. Il s'agit d'un liquide dégivrant qui est aussi utilisé pour dégivrer les avions.
D'autres systèmes sont plutôt installés à même les éoliennes.
"Le premier de ces systèmes s’installe sur la nacelle située au centre des pales. Il souffle de l’air chaud le long de ces dernières pour faire fondre la glace.
[C’est] un genre de sèche-cheveux qui pousse de l'air chaud dans les pales parce que les pales sont creuses"
, illustre Jean-Louis Chaumel.
Michel Lagacé indique que les éoliennes du parc Nicolas-Riou disposent de ce type de système de dégivrage.
"Il y a [aussi] des systèmes qui vont chauffer le bord de la pale qui est souvent là où la glace s'accumule", ajoute M. Chaumel.
L’expert en énergie éolienne souligne enfin que des revêtements spéciaux qui empêchent la glace de se former sur les pales peuvent également être installés sur les éoliennes.
Mieux prévenir le givre pour s’éviter de mauvaises surprises
C'est le deuxième hiver que connaît le parc éolien Nicolas-Riou, mis en service en 2018.
Selon Michel Lagacé, 64 de ses 65 éoliennes sont munies d’un système de dégivrage, ce qui évite que les éoliennes ne soient immobilisées par la glace.
"Il y a des parcs qui ont vécu des épisodes moins intéressants par le productible parce qu'il y avait davantage de givre. [...] C'est des sous qu'on reçoit de moins dans nos poches". Michel Lagacé, président de la Régie de l'énergie du Bas-Saint-Laurent
Il ajoute qu’un système de dégivrage doit être installé au cours des prochains mois sur la dernière éolienne qui n’en possède toujours pas.
"L'investissement vaut assurément le retour parce que [...] la présence d'épisodes de givre a moins d'impact sur le productible", assure M. Lagacé.
Les profits générés par le parc éolien Nicolas-Riou sont redistribués entre la MRC des Basques, la MRC de Rimouski-Neigette, l’Alliance Éolienne de l’Est et le promoteur privé EDF EN Canada.
Selon le préfet de la MRC de la Matanie, Denis Santerre, les parcs éoliens plus anciens des secteurs de la Matanie et de la Haute-Gaspésie ne disposent pas de système de dégivrage.
De son côté, Jean-Louis Chaumel estime qu'avec les changements climatiques, les épisodes de redoux et de givre pourraient être de plus en plus fréquents. L'installation de systèmes de dégivrage sur les éoliennes représenterait donc un investissement profitable à long terme.
Il conclut en disant que le Québec est certainement l’un des meilleurs endroits pour tester ces nouvelles technologies, en raison des conditions hivernales que connait la province.

16/03/19Une éolienne ravagée par les flammes en Nouvelle-Écosse
Une éolienne géante a été vendredi la proie des flammes près d’une municipalité du sud de la Nouvelle-Écosse.
Les pompiers de West Pubnico ont réagi peu après 17h. Ils ont surveillé les pales de l’éolienne afin de s’assurer que des débris enflammés ne déclenchent pas d’autres incendies au sol.
Le chef du service des incendies, Gordon Amiro, a raconté que l’incendie s’était éteint après environ une heure, une fois que tous les matériaux inflammables eurent brûlé.
M. Amiro, qui habite à quelques kilomètres du parc éolien, dit être arrivé environ cinq minutes après l’appel. La tour, qu’il a estimée à plus de 90 mètres de haut, était «en flammes».
«C’est quelque chose que nous n’avions jamais vu, bien sûr. Et nous ne pouvions pas nous en approcher», a-t-il souligné.
Les pompiers ont été incapables de s’approcher suffisamment pour éteindre le feu directement à cause de la hauteur de la turbine et du mouvement des pales.
«C’était trop dangereux de s’en approcher, a indiqué M. Amiro. En raison de leur longueur et de leur vitesse de rotation, on ne pouvait pas prévoir où elles tomberaient.»
Les pompiers sont demeurés à quelques centaines de mètres de l’éolienne. Ils ont surveillé les lieux et contenu les curieux.
Selon M. Amiro, l’incendie aurait été plus grave s’il était survenu en été ou au début de l’automne, car le sol sec est plus facilement inflammable.
Le parc éolien de 17 éoliennes est situé à la pointe sud de Pubnico Point, dans le comté de Yarmouth, en Nouvelle-Écosse.

https://www.lesoleil.com/actualite/insolite/une-eolienne-ravagee-par-les-flammes-en-nouvelle-ecosse-e1ad20512649120776533abcd859ae7f

16/03/19Une éolienne a été ravagée par les flammes en Nouvelle-Écosse
Une éolienne géante a été vendredi la proie des flammes près d’une municipalité du sud de la Nouvelle-Écosse.
Les pompiers de West Pubnico ont réagi peu après 17h. Ils ont surveillé les pales de l’éolienne afin de s’assurer que des débris enflammés ne déclenchent pas d’autres incendies au sol.
Le chef du service des incendies, Gordon Amiro, a raconté que l’incendie s’était éteint après environ une heure, une fois que tous les matériaux inflammables eurent brûlé.
M. Amiro, qui habite à quelques kilomètres du parc éolien, dit être arrivé environ cinq minutes après l’appel. La tour, qu’il a estimée à plus de 90 mètres de haut, était «en flammes».
«C’est quelque chose que nous n’avions jamais vu, bien sûr. Et nous ne pouvions pas nous en approcher», a-t-il souligné.
Les pompiers ont été incapables de s’approcher suffisamment pour éteindre le feu directement à cause de la hauteur de la turbine et du mouvement des pales.
«C’était trop dangereux de s’en approcher, a indiqué M. Amiro. En raison de leur longueur et de leur vitesse de rotation, on ne pouvait pas prévoir où elles tomberaient.»
Les pompiers sont demeurés à quelques centaines de mètres de l’éolienne. Ils ont surveillé les lieux et contenu les curieux.
Selon M. Amiro, l’incendie aurait été plus grave s’il était survenu en été ou au début de l’automne, car le sol sec est plus facilement inflammable.
Le parc éolien de 17 éoliennes est situé à la pointe sud de Pubnico Point, dans le comté de Yarmouth, en Nouvelle-Écosse.

https://lactualite.com/actualites/2019/03/16/une-eolienne-a-ete-ravagee-par-les-flammes-en-nouvelle-ecosse/


16/03/19 : Une éolienne flambe à West Pubnico en Nouvelle-Écosse
Radio-Canada
Une grande turbine a rejeté des pièces au sol, une centaine de mètres sous ses palmes, vendredi.
Selon le chef du service d’incendie de West Pubnico, Gordon Amiro, les pompiers étaient impuissants devant le brasier aérien.
Nous ne pouvions pas nous approcher à cause des palmes qui tournaient, et les pièces se détachaient des palmes, dit-il.
La turbine éolienne a pris en feu à West Pubnico vendredi après-midi. Les pompiers ont été appelés sur les lieux vers 17 h 00. Personne n’a été blessé.
Les pièces suivaient le vent sur une longue distance alors ce n’était pas sécuritaire de s’approcher de la tour, précise le pompier.
Pendant que l’éolienne tourne, les extrémités atteignent plus de 100 mètres dans les airs, trop hautes pour s’attaquer aux flammes depuis la terre ferme.
Il n’y a rien que nous pouvions faire de plus que d’observer ce qui tombait et de s’assurer que le feu ne se répande pas au sol, relate le pompier.
Deux des palmes ont complètement brûlé ainsi que la nacelle, au centre des hélices, où se trouve la boîte de vitesse. La nacelle, « aussi grosse qu’un autobus scolaire », est sérieusement endommagée.
Les pompiers ont assuré un périmètre de sécurité pendant environ une heure. La pluie et la neige accumulée au sol ont aidé à contrôler l’incendie, estime M. Amiro.
Si ça s’était produit en août, nous serions encore là-bas pour éteindre un feu de bois, a-t-il dit samedi matin.
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1158791/eolienne-feu-west-pubnico-nouvelle-ecosse

16/03/19Combien de décibels peut-on tolérer chez soi ?
VICTORIAVILLE | Qu’est-ce qu’une personne raisonnable peut tolérer ? C’est ce que la juge devra trancher dans l’action collective qu’ont intentée des citoyens du Centre-du-Québec contre le promoteur qui a implanté une cinquantaine d’éoliennes dans leurs villages.
Les opposants, qui ont filmé 250 h de vidéos, pris un grand nombre de photographies et noté tous les incidents dérangeants depuis l’implantation d’un parc éolien à Saint-Ferdinand et Sainte-Sophie-d’Halifax, au Centre-du-Québec, se sont fait reprocher de faire de l’espionnage.
Néanmoins, ce travail « titanesque » leur a permis d’exposer les dommages qu’ils auraient subis lors du procès de l’action collective contre Éoliennes de L’Érable, qui se déroule depuis le 4 février au palais de justice de Victoriaville.
« La preuve est accablante, détaillée », a fait valoir l’avocat des demandeurs, David Bourgoin, lors des plaidoiries, cette semaine.
1000 voyages par jour
Par exemple, les représentants de l’action collective, Jean Rivard et Yvon Bourque, ont noté jusqu’à 1000 passages par jour sur les routes longeant leur résidence durant les travaux visant la construction du parc. Les véhicules circulaient parfois dès 5 h 15 le matin.
Le chantier, qui a duré plus de trois ans, a engendré de la poussière et endommagé les routes. Des immeubles ont perdu de la valeur, etc.
Les villages ont été divisés par les tensions sociales qui se sont traduites par des voies de faits, menaces et méfaits.
De plus, l’exploitation des éoliennes fait du bruit qui dérange dans ce coin rural. L’environnement sonore qui pouvait être aussi faible que 22 décibels pondérés A (dba) a parfois presque doublé après la mise en fonction des éoliennes.
Exagération
L’avocat d’Éoliennes de l’Érable, Me Pierre-Paul Daunais, déplore que les opposants se soient braqués devant le projet, avec une attitude négative, et aient cherché toutes les raisons pour justifier leur position.
« Est-ce que c’est le comportement d’une personne raisonnable ? », a questionné le procureur.
Il trouve exagéré de dire que les travaux de construction ont incommodé les résidents pendant plus de trois ans, considérant que le chantier n’était pratiquement pas en opération durant l’hiver et la période de dégel.
Selon son collègue, Me Yves Martineau, le niveau de bruit causé par les éoliennes n’est pas anormal. D’ailleurs, une cinquantaine de résidents ont fait des déclarations à l’effet qu’ils cohabitaient bien avec celles-ci.

https://www.journaldemontreal.com/2019/03/16/combien-de-decibels-peut-on-tolerer-chez-soi
14/03/19Sainte-Luce pleinement réintégrée au Parc éolien La Mitis
ENTENTE. La solidarité qui s’est installée au sein du conseil des maires de la MRC de La Mitis s’est manifestée de façon claire mercredi soir alors que les élus ont accepté à l’unanimité l’intégration à part entière de Sainte-Luce dans le projet éolien La Mitis.
Sainte-Luce était pénalisée de 20 % pour avoir exercé son droit de retrait au tout début du projet éolien. Le conseil des maires de la MRC de La Mitis consent alors à ce que la municipalité augmente sa participation dans le projet éolien à raison de 1,25 % annuellement pour les 16 prochaines années restantes au contrat signé avec Hydro-Québec, dans le but d’atteindre 100 % à terme.
Le dossier a fait l’objet de nombreuses discussions entre les maires lors de rencontres de travail au cours des dernières semaines. Soulagée de l’appui de ses collègues, la mairesse Maïté Blanchette-Vézina est reconnaissante de la concession faite par les autres municipalités de la MRC, qui acceptent de perdre une partie de leurs revenus éoliens au profit de Sainte-Luce.
« C’est un beau message de solidarité pour les citoyens de Sainte-Luce. Il se passe vraiment quelque chose de beau ici (au conseil des maires). Dans le passé, il y avait des enjeux, mais là, on travaille tous dans le même sens. Tout le monde autour de la table comprend qu’on est mieux de s’unir pour travailler et pour mener des projets », soutient Mme Blanchette-Vézina.
« Tout le monde était d’accord avec cette vision qui s’incarne de plus en plus. Chaque problématique est regardée de façon solidaire, où tout le monde est prêt à faire un bout de chemin. C’est une démonstration claire dans ce dossier », poursuit le préfet de la MRC de La Mitis, Bruno Paradis.
S'outiller face à l’érosion
Avec des gains supplémentaires de 1,25 % annuellement, plus de 300 000 $ seront retournés à Sainte-Luce dans les 16 prochaines années. Les sommes supplémentaires obtenues par la réintégration de Sainte-Luce au projet éolien constituent une belle occasion de s’outiller face à d’éventuels problèmes d’érosion des berges. Telle est la volonté des autorités municipales.
« On travaille avec le ministère de la Sécurité publique. Il y a des enjeux qui vont faire en sorte que potentiellement, il y a des citoyens qui devront être relocalisés et que la richesse foncière de la municipalité en soit affectée. Ça nous donne un bon moyen pour remédier à ces problématiques », souligne Maïté Blanchette-Vézina.

https://www.lavantage.qc.ca/article/2019/03/14/sainte-luce-pleinement-reintegree-au-parc-eolien-la-mitis
13/03/19
Recours collectif contre Éoliennes de l’Érable : une décision d’ici six mois
Le recours collectif opposant des riverains du projet éolien de L’Érable contre le promoteur Éoliennes de l’Érable a été entendu au palais de justice de Victoriaville devant la juge Marie-France Vincent.
Amorcé le 4 février dernier en Cour supérieure, le processus a été complété avec la fin des plaidoiries avec l’avocat de la demande, Me David Bourgoin de la firme BGA Avocats, et l’avocat de la défense pour Éoliennes de l’Érable, Me Yves Martineau de la firme Stikeman Elliott, qui se sont déroulées du lundi 11 au mercredi 13 mars. La cause a été prise en délibéré par la juge de la Cour supérieure qui devrait rendre son jugement dans les six mois à venir.
Au cours du processus, de nombreux résidents sont venus exposer leurs inconvénients causés par les travaux reliés au projet éolien de L’Érable et par le fonctionnement des éoliennes et d’autres sont venus témoigner qu’ils étaient favorables au projet.
C’est en octobre 2014 que les requérants Yvon Bourque et Jean Rivard avaient obtenu l’autorisation de la Cour supérieure d’intenter une action en dommages-intérêts contre l’entreprise Éoliennes de l’Érable pour des troubles de voisinage causés par les travaux reliés au projet éolien de L’Érable, situé dans les municipalités de Saint-Ferdinand, de Sainte-Sophie-d’Halifax et de Saint-Pierre-Baptiste, de même qu’en raison de la présence permanente des 50 éoliennes (Enercon) érigées sur le territoire, et ce, au nom de toutes les personnes ayant été propriétaires ou ayant résidé dans un rayon de 1,8 kilomètre du projet depuis le 1er novembre 2009. Cela représente quelque 200 propriétés touchées.
Un étandard lourd à porter
Les deux requérants, Jean Rivard et Yvon Bourque, ont indiqué que la fin des procédures était un soulagement, eux, qui n’ont pas raté une seule journée.
«Il y a beaucoup de poids sur nos épaules qui est tombé après qu’on ait pu démontrer et présenter notre preuve. Mais, je dois avouer que, par moment, ce fut très émotif parce que ça nous a fait revivre tout ce qu’on avait vécu il y a cinq, six, sept et huit ans et plus. Le processus a été plus difficile de ce à quoi je m’attendais. Je n’aurais jamais pensé que cela aurait traîné aussi longtemps. Dans le fond, ce combat on le mène depuis 2009. Dix ans, c’est très long», de faire savoir M. Rivard qui n’habite plus Saint-Ferdinand (secteur Vianney).
M. Rivard précise s’être impliqué dans un tel processus non seulement pour sa famille, mais aussi pour tous les citoyens qui n’étaient pas en mesure de se défendre eux-mêmes ou qui craignaient des représailles s’ils avaient osé se plaindre. «Je pense qu’on a réussi à bien représenter tous ces gens.»
M. Bourque ajoute pour sa part qu’au-delà de demander réparation pour les dommages causés à leur qualité de vie par les éoliennes, leur démarche a pour but de faire changer les choses. «Il y a plusieurs irrégularités qui ont été commises et nous voulons que la réglementation change pour éviter la mise en place de nouveaux parcs éoliens en milieu habité et pour que leurs résidents subissent le même sort que nous avons connu.»
«Il est certes malheureux de constater que nous avons perdu de bons voisins dans toute cette histoire, mais réconfortant qu’il y en a d’autres qui partageaient les mêmes sentiments que nous», a-t-il aussi mentionné.
Pour le coordonnateur du Regroupement pour le développement durable des Appalaches (RDDA), Claude Charron, l’aboutissement du processus représente déjà une victoire pour les requérants.
«Nous espérons maintenant un jugement favorable. C’est important pour les gens impactés par le parc éolien et aussi pour l’avenir de l’éolien en milieu habité. Nous ne souhaitons à personne d’avoir des éoliennes dans leur cour.»
Quant aux compensations qui pourraient être versées, M. Charron affirme qu’il faut qu’elles soient significatives. «Si elles sont trop minimes, cela ne dérangera en rien les compagnies de payer pour des pénalités.» L’indemnisation visée se situe dans les 10 à 15 millions $.
L’avocat de la défense pour Éoliennes de l’Érable, Me Martineau, s’est abstenu d’apporter des commentaires sur le dossier.
C’est la première fois au Québec qu’une firme éolienne fait face à la justice dans une action en recours collectif. Deux autres projets éoliens sont également visés par un recours collectif au Québec, soit le projet éolien Des Moulins et le projet éolien de la Seigneurie de Beaupré.

https://www.courrierfrontenac.qc.ca/2019/03/13/recours-collectif-contre-eoliennes-de-lerable-une-decision-dici-six-mois/
07/03/19
Le projet de parc éolien à St-Bernardin est-il toujours en vie?
Le regroupement Sauvons La Nation a-t-il crié victoire trop rapidement lorsque le gouvernement Ford a annoncé l'annulation de 758 projets d'énergie renouvelable en juillet dernier?
Un texte de Denis Babin
La question se pose, alors que le mouvement citoyen, qui s’oppose à la construction d’un parc éolien à St-Bernardin, vient de découvrir que la Commission de l’énergie de l’Ontario (CEO) avait accordé un permis permettant la production d’électricité au promoteur du projet Champs de l’Est peu de temps avant les fêtes.
Grosse surprise en effet. […] On ne comprend pas tellement. On a fait des suivis. On a envoyé une lettre au ministre de l’Énergie [Greg Rickford], […] J’ai aussi communiqué avec le ministère de l’Environnement. […] On essaie de s’informer là où l’on peut, indique Julie Leroux, porte-parole du mouvement Sauvons La Nation
Le projet de parc éolien à St-Bernardin a-t-il toujours le vent dans les voiles ou, si vous préférez, dans les pales?

Radio-Canada a tenté de contacter la compagnie qui pilote le projet, Renewable Energy Systems (RES), mais personne n’est présentement disponible pour accorder une entrevue.
L’annulation d’un contrat et l’émission d’un permis de production d’électricité : deux processus distincts
Dans un courriel, une porte-parole du ministère de l’Énergie, du Développement du Nord et des Mines de l'Ontario nous a indiqué que « l’annulation des contrats l’été dernier ne couvrait pas les demandes de permis de production d’électricité [que] le processus d’émission de permis incombe à la CEO » qui est un organisme indépendant de réglementation.
"Le fait d’avoir aboli un programme sur l’énergie renouvelable n’a pas une conséquence directe sur le fait qu’un promoteur puisse développer un projet de production d’électricité. La CEO a accordé le permis justement parce que le processus a été respecté, explique le professeur de gestion et de droit de l’Université d’Ottawa", Gilles LeVasseur.
Selon ce dernier, l’obtention de ce permis permet entre autres au promoteur du parc éolien de faire la démonstration que son projet tient la route.
"C’est […] l’idée de base. […] Il faut […] avoir le droit de production et d’être capable de vendre [l’électricité] pour être capable d’avoir des ententes avec d’autres fournisseurs. Parce qu’autrement, les fournisseurs ne prendront pas de risques", ajoute M. LeVasseur.
C’est sans compter qu’une compagnie ayant un permis de production d'électricité en poche peut revenir à la charge dans l’éventualité où des conditions favorables aux énergies renouvelables sont recrées par un autre gouvernement.
Dans le cas de St-Bernardin, le permis de production est valide jusqu’en 2038.
C'est pourquoi les membres du regroupement Sauvons La Nation comptent rester sur leurs gardes.
"On ne s’attendait pas à ce qu’un permis de production d’électricité soit émis pour ce projet-là. Alors, oui, on reste aux aguets", conclut Julie Leroux.
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1157084/le-projet-de-parc-eolien-a-st-bernardin-est-il-toujours-en-vie
04/03/19 : Le recours collectif contre Éoliennes de l’Érable à sa dernière étape

Le recours collectif opposant des riverains du projet éolien de L’Érable contre le promoteur Éoliennes de l’Érable, amorcé le 4 février dernier en Cour supérieure, en est à sa dernière étape au palais de justice de Victoriaville.
Depuis quatre semaines, de nombreux résidents sont venus exposer leurs inconvénients causés par les travaux reliés au projet éolien de L’Érable et par le fonctionnement des éoliennes et d’autres sont venus témoigner qu’ils étaient favorables au projet.
«Pour notre part, nous considérons que la preuve s’est bien déroulée et que les témoignages ont été crédibles. Qu’il s’agisse par exemple du chantier et du camionnage ou du bruit des éoliennes, des paysages défigurés, des lumières clignotantes sur les éoliennes ou des projections d’ombres des pales dans les résidences, tout a très bien été expliqué parfois avec émotion, on l’a senti, et avec spontanéité», a indiqué Me David Bourgoin de la firme BGA Avocats qui porte la cause au nom des requérants Yvon Bourque et Jean Rivard.
«S’agit-il d’inconvénients qui sont anormaux, voilà la question, même si elle peut paraître subjective, que la juge devra trancher», estime Me Bourgoin. La Cour en termine cette semaine avec le témoignage d’experts et ramènera aussi certains témoins à la barre pour répondre à certains points avancés durant les procédures. Deux à trois jours de plaidoiries de part et d’autre seront ensuite nécessaires durant la semaine du 11 mars pour clore le procès en recours collectif. La juge de la Cour supérieure, Marie-France Vincent, prendra ensuite la cause en délibéré et aura six mois pour rendre son jugement.
Rappelons que c’est en octobre 2014 que les requérants Yvon Bourque et Jean Rivard avaient obtenu l’autorisation de la Cour supérieure d’intenter une action en dommages-intérêts contre l’entreprise Éoliennes de l’Érable pour des troubles de voisinage causés par les travaux reliés au projet éolien de L’Érable, situé dans les municipalités de Saint-Ferdinand, de Sainte-Sophie-d’Halifax et de Saint-Pierre-Baptiste, de même qu’en raison de la présence permanente des 50 éoliennes (Enercon) érigées sur le territoire, et ce, au nom de toutes les personnes ayant été propriétaires ou ayant résidé dans un rayon de 1,8 kilomètre du projet depuis le 1er novembre 2009.
Cela représente quelque 200 propriétés touchées. L’indemnisation, si les requérants gagnent sur toute la ligne, pourrait sous toutes réserves aller dans les 10 à 15 millions $. C’est la première fois au Québec qu’une firme éolienne fait face à la justice dans une action en recours collectif. Deux autres projets éoliens sont également visés par un recours collectif au Québec, soit le projet éolien Des Moulins et le projet éolien de la Seigneurie de Beaupré.

https://www.lanouvelle.net/2019/03/04/le-recours-collectif-contre-eoliennes-de-lerable-a-sa-derniere-etape/22/02/19Vers la pleine réintégration de Sainte-Luce dans le Parc éolien La Mitis
Le conseil des maires de la MRC de La Mitis serait prêt à inclure à part entière la participation de la Municipalité de Sainte-Luce dans le Parc éolien La Mitis.
À l’époque, Sainte-Luce avait exercé son droit de retrait, perdant ainsi 20 % des excédents versés aux municipalités. Plus tard, des discussions ont eu lieu au conseil municipal avec l’intention de réintégrer le projet du parc éolien. Au moment de l'adoption de la résolution, le parc n’était toujours pas en fonction, mais la pénalité de 20 % a été maintenue pour Sainte-Luce.
Le conseil des maires de la MRC de La Mitis consentirait donc à ce que Sainte-Luce augmente sa participation dans le projet éolien à raison de 1,25 % annuellement pour les 16 prochaines années restantes au contrat signé avec Hydro-Québec, dans le but d’atteindre 100 % à terme. Lors d’un renouvellement du contrat, il y a lieu de croire que l’ensemble des municipalités mitissiennes auront une pleine participation dans le projet.
La modification au règlement doit être officialisée en mars. « Il semble y avoir unanimité au sein du conseil. On va le voir au moment du vote le mois prochain », observe le préfet de la MRC de La Mitis, Bruno Paradis.
Maires solidaires
Bruno Paradis voit, par l’ouverture exprimée à l’idée de réintégrer pleinement Sainte-Luce dans l’entente, une marque de solidarité de la part des municipalités de La Mitis. « Le 20 % était redistribué aux autres municipalités. C’est un dossier qui vient démontrer la belle solidarité qui s’exprime autour de la table du conseil des maires. Plusieurs municipalités ont accepté de perdre une partie des revenus qui leur était octroyée dans le cadre du projet et de la redonner à Sainte-Luce. »
Avec des gains supplémentaires de 1,25 % annuellement, plus de 300 000 $ seront retournés à Sainte-Luce dans les 16 prochaines années.

https://www.lavantage.qc.ca/article/2019/02/22/vers-la-pleine-reintegration-de-sainte-luce-dans-le-parc-eolien-la-mitis
10/02/19 : Une collectivité déchirée par un parc éolien

(Sainte-Sophie-d'Halifax) « Mon propre cousin, au coin de la route... Je ne lui ai plus jamais reparlé et je ne lui reparlerai plus jamais. Pour moi, c'est fini. »
Les pieds plantés dans la neige, Gervais Marcoux se tient devant les deux gîtes qu'il loue à des touristes et à des chasseurs. Devant s'étendent ses terres - elles font plus de 3 km de long -, sur lesquelles il dit avoir planté 115 000 arbres. Nous sommes à Sainte-Sophie-d'Halifax, à une trentaine de kilomètres de Victoriaville.
Ici, les plaines du Saint-Laurent cèdent la place aux montagnes des Appalaches. Derrière les villages, les rangs montent sur les collines pour redescendre abruptement. L'endroit est quadrillé d'érablières, à travers lesquelles s'insèrent des fermes et des terres à bois. Au bord des routes, on aperçoit parfois des faisans sauvages. Le paysage, rarement vanté dans les brochures touristiques, est magnifique.
Mais des signes que tout ne tourne pas parfaitement rond dans ce petit coin de paradis apparaissent bientôt. « Bienvenue en zone sinistrée », clame une affiche écrite en lettres rouges et noires sur le bord d'un rang. « Quiétude volée, santé affectée », dénonce une autre. « Nos élus coupables de saccage », lit-on plus loin.
L'objet des récriminations est impossible à manquer. Sur les sommets des montagnes, dans une zone qui englobe les territoires de Sainte-Sophie-d'Halifax, de Saint-Ferdinand et de Saint-Pierre-Baptiste, 50 éoliennes exploitées par l'entreprise espagnole Enerfin captent le vent pour le transformer en électricité.
Depuis le moment où on a commencé à envisager l'installation de ces moulins à vent modernes, au milieu des années 2000, la population s'est divisée en deux camps : les proéoliennes et les antiéoliennes. Les premiers sont souvent des propriétaires qui reçoivent des milliers de dollars en redevances chaque année parce qu'ils ont des éoliennes chez eux, ou alors des gens qui vivent dans les villages, loin des éoliennes. Ils vantent leurs retombées économiques et leur aspect écologique.
Les opposants, eux, se plaignent du bruit, de l'altération du paysage et de la dégradation des liens sociaux provoqués par le projet. Gervais Marcoux s'inscrit dans ce camp. Son cousin et lui se sont retrouvés de chaque côté d'un fossé qui semble aujourd'hui infranchissable. Ils sont loin d'être les seuls.
La voie des tribunaux
Dans cette guerre de tranchées, les opposants ont perdu. En 2011, le gouvernement du Québec a autorisé le déploiement du parc éolien de l'Érable. Des routes ont été construites, des camions ont circulé, les mâts ont été érigés. Mais la contestation ne s'est pas arrêtée. Les opposants se sont tournés vers les tribunaux pour obtenir réparation.
« Les compensations, ce n'est pas ce qui est important », dit Claude Charron, l'une des figures de proue du mouvement d'opposition.
« Notre objectif premier est de conscientiser les gens au Québec et de montrer qu'on ne peut pas faire de l'éolien n'importe où et n'importe comment. On ne veut pas qu'on répète les mêmes erreurs ailleurs. »
- Claude Charron, opposant au projet
Lundi matin dernier, au palais de justice de Victoriaville, une action collective menée par deux requérants au nom d'une centaine de citoyens s'est donc ouverte devant la juge Marie-France Vincent.
Vêtu d'un complet gris, crâne lisse et longue moustache blanche, Jean Rivard, un policier de Laval à la retraite, a ouvert le bal. Il a raconté comment il était tombé amoureux de la région et avait acheté une maison ancestrale à Saint-Ferdinand, sur une terre traversée d'un ruisseau rempli de truites. Mais il affirme que son rêve d'y bâtir un chenil et une écurie a été plombé par les éoliennes. « Tout ce qu'on avait imaginé comme mode de vie s'écroulait », a-t-il dit.
Les promoteurs du projet, invoquant le processus juridique en cours, ont refusé notre demande d'entrevue.
Communauté sous tension
S'il y a une chose sur laquelle les pro- et les antiéoliennes s'entendent, c'est que les années qui ont précédé la construction des éoliennes ont été houleuses. Les séances d'information municipales ont été si mouvementées qu'elles se déroulaient sous présence policière. Gervais Marcoux affirme que ses pancartes anti-éoliennes ont été incendiées à plusieurs reprises et même détruites à la scie mécanique. Des poubelles étaient régulièrement renversées.
À Saint-Ferdinand, Pierre Séguin et Sonia Mondor ont bâti un lieu appelé Jardins de vos rêves, avec un étang et des arbres fruitiers, où les visiteurs peuvent relaxer et prendre des photos. Dans un mémoire remis au BAPE en 2009, Pierre Séguin a affirmé que des arbres qu'il avait plantés avaient été coupés et que des sources alimentant son étang avaient été déviées.
« Ils sont venus nous menacer, nous montrer la porte de sortie, ils sont venus en gang montrer leur rage, montrer leurs dents, nous faire comprendre que c'étaient eux, les maîtres des lieux », écrit, en désignant les proéoliennes, celui qui a milité contre le projet.
Roger Marcoux - le nom de famille est courant dans la région - a cinq éoliennes sur ses terres et a fait office de porte-parole de l'autre camp. Il raconte que dans une réunion d'information publique, il s'est fait rudoyer par un citoyen. « Il me donnait des coups de thorax et disait : "Frappe-moi, Marcoux, frappe-moi ! T'es pas game !" Si je l'avais frappé, il serait arrivé quoi, vous pensez ? », lance-t-il à La Presse.
Voyez une intervention de l'opposant André Thivierge lors d'une réunion de la MRC de l'Érable en 2011
Guerre froide

Au-delà des gestes d'intimidation, un froid s'est installé dans les collectivités. Lucie Croteau, coiffeuse, a pris sa retraite l'an dernier. De sa cuisine, on voit toujours une petite pièce peinte en rose, munie d'une chaise de coiffeur et d'un miroir. Elle raconte que lorsque son mari Claude Charron et elle ont commencé à poser des questions sur le projet éolien, elle a perdu clientes et amies.
« Une ne venait plus, puis une autre, puis encore une autre... C'était des gens que je connaissais et qui venaient ici depuis 15, 17, 18 ans », dit-elle. Sa voisine, avec qui elle était très proche, s'est retrouvée dans l'autre camp.
« Quand elle est venue et qu'on a abordé le sujet, on s'est mises à pleurer toutes les deux. On était trop émotives, on n'a jamais pu parler. Les séquelles de ça, c'est que ça reste un sujet tabou pour tout le monde. »
- Lucie Croteau, opposante au projet
Il y a quelques mois encore, son mari a demandé de changer de place à une fête du temps des Fêtes - son voisin de table et lui ne pouvaient même pas se regarder.
Marie-Ève Maillé, aujourd'hui professeure associée à l'UQAM, a consacré sa thèse de doctorat à la division sociale provoquée par le projet éolien de l'Érable. « Savoir avec qui tu peux dire quoi au sujet des éoliennes, ça fait partie du kit de survie au quotidien des citoyens de Saint-Ferdinand et Sainte-Sophie-d'Halifax », observe-t-elle.
Des plaies qui tardent à cicatriser
Certains estiment que ces chicanes sont de l'histoire ancienne. C'est le cas du maire de Saint-Ferdinand, Yves Charlebois, élu en 2017 au terme d'une élection extrêmement serrée - les trois candidats en lice ont obtenu chacun 35 %, 33 % et 32 % des votes.
M. Charlebois s'est déjà occupé des communications pour l'entreprise Enerfin et habite dans le parc éolien. Il n'a pas d'éolienne chez lui, mais dit recevoir environ 480 $ par année de l'entreprise. Il se retire lorsque le conseil municipal discute de questions liées au projet - c'est arrivé une seule fois depuis son élection.
« Les éoliennes sont installées et vont être là au moins jusqu'en 2034. Il n'y a plus d'histoire depuis des années. »
- Yves Charlebois, maire de Saint-Ferdinand
Il ajoute ne pas avoir reçu une seule plainte liée au projet depuis qu'il est en poste.
Il reste que dans ces collectivités tissées serré, on sent que le sujet reste délicat. Plusieurs citoyens ont refusé de nous en parler.
« J'ai un commerce, vous comprenez, je ne peux pas parler de ça », nous a dit quelqu'un. Un autre a dit craindre « des représailles » s'il parlait. « Le climat social est trop tendu. Il y a deux clans et peu importe ce qu'on dit, on finit toujours par se mettre des gens à dos », a expliqué une autre citoyenne.
Roger Marcoux, qui possède 1000 acres dans la région et compte cinq éoliennes sur ses terres, a été le porte-étendard du camp proéolien. Il affirme aujourd'hui vouloir enterrer la hache de guerre.
« J'ai fait quelques remarques, à l'époque... Quand tu te fais dire des choses, à un moment donné, dans le feu de l'action, la langue te fourche. Ce n'était pas nécessaire », convient-il. Il se demande toutefois si les plus farouches opposants sont prêts à faire la paix.
« Quand on parle de division sociale... Ils la cultivent un peu, la division. Les pancartes, sur le bord du chemin, ça fait 10 ans qu'elles sont là. C'est ça qui maintient la division. Ils l'entretiennent parce que ça fait partie du recours collectif », dit-il.
La professeure Marie-Ève Maillé comprend l'argument. « La division sociale sert le discours de victime des opposants, convient-elle. Mais ça ne veut pas dire que cette division n'existe pas. »
Certains, en tout cas, n'ont pour l'instant aucune intention de réconciliation.
« Il y a des gens que je ne salue plus. Ils ont parlé dans notre dos, ils nous ont ignorés, ils ont fait comme si on n'existait pas. Alors on fait la même chose. Ils vont me tendre la main ? Non. Je ne suis pas capable de faire ça. »
- Claude Charron, opposant au projet
Ici, tout le monde convient que l'action collective qui démarre et durera six longues semaines ramène de bien mauvais souvenirs à la surface. Ensuite ? Marie-Ève Maillé, qui a longuement sondé cette collectivité, estime que celle-ci aura besoin d'aide extérieure pour panser ses plaies.
« Le temps peut finir par amener une réparation, mais ça peut prendre 10, 20, 30 ans, dit-elle. Et il y a des gens qui vont regretter sur leur lit de mort de ne pas avoir parlé à leurs voisins. Je pense qu'il faudra qu'un processus de réconciliation accepté par la population soit mis en place. Mais ça peut prendre du temps avant que les conditions soient réunies pour ça. »

08/02/19 : Éoliennes de l'Érable : un résident raconte les impacts sur son quotidien

Au cinquième jour du recours collectif contre le projet Éoliennes de l'Érable, les citoyens se relaient à la barre pour réclamer une compensation au promoteur Enerfin qui a implanté son parc de 50 éoliennes dans leur communauté.
Vendredi matin, un résident a raconté les impacts qu’il affirme subir au quotidien en raison de ce parc éolien.
"L’esprit c’est de faire établir des troubles de voisinage causé par un parc éolien, tant au niveau des travaux de construction que de la présence, le fonctionnement, le bruit, les paysages et la division sociale causés par les éoliennes", a ajouté l’avocat qui pilote le dossier pour les citoyens, David Bourgoin.
La juge Marie-France Vincent va entendre jusqu’à la mi-mars le recours collectif de centaines de résidents de Saint-Ferdinand, Sainte-Sophie-d’Halifax et Saint-Pierre-Baptiste dans la MRC de l’Érable.
Les contribuables à la base du recours, Jean Rivard et Yvon Bourque, avaient vu leur requête autorisée par la Cour supérieure en 2014.
"Enfin après six ans de processus judiciaire on peut entendre la preuve de ce qu’on avance." Claude Charron, porte-parole des requérants et coordonnateur du Regroupement pour le développement durable des Appalaches.
Les requérants maintiennent que de tels projets près de milieux habités ne devraient jamais voir le jour.
L’universitaire Marie-Ève Maillé, qui a étudié l’impact du projet sur la cohésion sociale de cette communauté, sera appelée à la barre lundi prochain.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1151926/eoliennes-erable-justice-recours-collectif-enerfin

29/01/19 : Un voisin bruyant

Quelques citoyens du rang Saint-Frédéric, à Saint-Sylvestre, sont aux prises avec un problème assez gênant. L’une des éoliennes situées à proximité des demeures est plutôt bruyante, à un point où le son perturbe leurs activités quotidiennes.
«Quand ça mène du train quatre jours sur sept, on descend au sous-sol pour dormir. On ne peut pas coucher dans la chambre. Ça se produit les journées où il y a des tempêtes, lorsqu'il vente ou que c’est brumeux. Dans ce cas, on dirait que les pales coupent la brume», a-t-il décrit, Florent Verreault, compare le son à celui d’un hélicoptère en vol stationnaire.
Ce dernier souligne que selon les conditions météorologiques, la situation est plus ou moins agressante.
Du côté de Pattern, on confirme être au fait de la problématique. «Nous prenons très au sérieux les plaintes concernant les niveaux de bruit et avons rencontré les résidents pour discuter de leurs préoccupations. Nous avons lancé une étude approfondie de l’éolienne en question et espérons obtenir des résultats au printemps», a expliqué le directeur des installations, Dominque Tapp.
Ce dernier a d’ailleurs invité les citoyens qui sont incommodés par la situation à entrer en contact avec le bureau des opérations à Saint-Séverin.
Jean-Yves Martineau souhaite que l’entreprise tiendra ses promesses. Dans le cas contraire, il évoque la possibilité d’intenter un recours collectif contre elle.
«On verra ce qui se passera dans les mois à venir, si elle est capable de s’ajuster. Ce sont pas mal les mêmes problèmes qu’au parc de l’Érable. Actuellement, les citoyens sont en recours collectif. Le procès va commencer le 4 février à Victoriaville. C’est une première au Québec.»
La municipalité de Saint-Sylvestre est au fait des doléances des habitants du rang Saint-Frédéric et assure un suivi auprès de Pattern. «On est conscient du problème, on veut améliorer ça», a indiqué le maire Mario Grenier. Ce dernier rappelle que sur le parc de 46 éoliennes, seule celle ciblée par les citoyens du rang Saint-Frédéric semble être problématique.
«Dominique [Tapp] est venu nous rencontrer. Il nous confirme qu’il travaille là-dessus pour trouver une solution. Ils n’ont pas ignoré le problème», a poursuivi M. Grenier.
MRC de l’Érable
Le recours collectif intenté contre le promoteur du Parc éolien de l’Érable, dans le Centre-du-Québec, est le premier du genre à survenir au Québec.
Les citoyens habitant à proximité des installations estiment que la construction du parc a affecté leur qualité de vie. Ces problèmes se sont poursuivis après le début de l’exploitation en novembre 2013. Les requérants mentionnent, entre autres, le bruit, l’impact sur les paysages et une perte de valeur des propriétés avoisinantes.
http://www.lepeuplelotbiniere.ca/1298/%C3%80_la_une_aujourd_hui.html?id=50947

25/01/19 : Premier recours collectif contre un parc éolien
Un recours collectif est autorisé contre le parc éolien de L'Érable au Centre-du-Québec. Selon le Journal de Montréal, il s'agirait d'une première au Canada.
Environ 500 personnes qui demeurent près du parc éolien pourront se faire entendre dès le 4 février au palais de justice de Victoriaville.
Les actionnaires du parc éolien sont Enerfin et le Club Éolectric. Le parc de 50 éoliennes a été créé en 2013 à la suite d'un appel d'offres d'Hydro-Québec. Les éoliennes sont présentes à St-Ferdinand, Ste-Sophie-d'Halifax et St-Pierre-Baptiste.
Le recours collectif réclame entre 10 M$ et 15 M$ en dommages notamment pour les désagréments subis depuis l'implantation des éoliennes. Le bruit et la dévaluation des propriétés seront notamment mis en lumière.
Actuellement, certains propriétaires touchent 487 $ par an en compensation en vertu d'une entente avec les promoteurs du parc éolien.

http://www.iheartradio.ca/energie/energie-gatineau-ottawa/nouvelles/premier-recours-collectif-contre-un-parc-eolien-1.8691984

24/01/19 : Premier recours collectif entendu contre un parc éolien
Des propriétaires du Centre-du-Québec réclament de 10 à 15 millions de dollars en dommages

SAINTE-SOPHIE-D’HALIFAX | Environ 500 personnes qui demeurent près des 50 éoliennes implantées au Centre-du-Québec, en 2013, pourront se faire entendre, dès le 4 février, dans le cadre de leur recours collectif qui réclame entre 10 et 15 millions $ en dommages.
Yvon Bourque, 67 ans, n’habite plus son « coin de paradis » acquis en 1988 à Sainte-Sophie d’Halifax pour y finir ses beaux jours. Depuis l’implantation du parc éolien de L’Érable, il y a cinq ans, il vit dans la maison de son fils.
Sa femme et lui ne pouvaient plus tolérer les 17 éoliennes qui encerclent leur résidence du 4e Rang, à cause du bruit et de toute la chicane qu’elles ont engendrée.
« Ma femme a fait une dépression », partage cet électricien de métier.
Sa maison, qui est à vendre, n’a pas encore trouvé preneur. Un couple avait loué le domaine, mais il a quitté l’endroit après un mois à cause des éoliennes.
Selon M. Bourque, le bruit qu’elles provoquent est pire lorsqu’il vente fort.
« Ça dépend des journées. C’est intermittent », commente-t-il.
Familles et villages divisés
Le recours collectif qu’il a intenté, avec Jean Rivard, contre Éoliennes de L’Érable vise le dédommagement des propriétaires ayant subi des désagréments temporaires et permanents à cause des éoliennes, comme la dévaluation des propriétés.
Leur avocat, Me David Bourgoin, estime les pertes à 10 à 15 millions $ ou plus s’il a gain de cause sur toute la ligne.
Quelque 200 résidences situées à environ 1,8 km des éoliennes seraient touchées. Actuellement, plusieurs propriétaires, surtout de Sainte-Sophie et Saint-Ferdinand, reçoivent une compensation de 487 $ par an, en vertu d’une entente avec le promoteur Enerfin, l’entreprise espagnole qui a implanté ce parc éolien à la suite d’un appel d’offres d’Hydro-Québec.
M. Bourque n’est pas contre les parcs éoliens en zone inhabitée, mais il reproche le manque d’information au début du projet, en 2007, qui a semé la discorde.
Les ententes confidentielles entre le promoteur et des propriétaires, qui ont accepté la présence d’éoliennes sur leur terrain en échange d’argent, ont aussi créé des troubles de voisinage.
« Ça a divisé des villages et des familles », a exprimé sa conjointe, Lise Payeur.
Selon Me Bourgoin, un recours collectif contre un promoteur éolien est une première au Canada.
Le procès se tiendra au palais de justice de Victoriaville du 4 février au 15 mars prochains, devant la juge Marie-France Vincent.
Sébastien Verzeni, directeur d’Enerfin, refuse de commenter le dossier durant les procédures judiciaires.
M. Bourque souhaite que le procès permette de tourner la page.
« Il va falloir faire un effort, mais il faudra en venir à ne plus en parler », conclut le requérant.
https://www.journaldemontreal.com/2019/01/24/premier-recours-collectif-entendu-contre-un-parc-eolien

23/01/19 : Les revenus tirés de l’éolien en hausse dans la Mitis
La MRC de la Mitis est partenaire, en tant que membre de l'Alliance éolienne de l'Est, des parcs Nicolas-Riou et Roncevaux, mais aussi des parcs du Lac-Mitis et du Lac-Alfred. La MRC réalisera cette année 2,3 millions de dollars de revenus nets, ce qui représente sa meilleure année depuis quatre ans.
L’ensemble des quatre parcs génèrent des revenus bruts d’environ 5 millions de dollars, dont une partie sert à rembourser les emprunts qui ont permis à la MRC de la Mitis d’investir, explique le préfet de la MRC, Bruno Paradis.
Environ 10 % des revenus nets de l’éolien demeureront dans les coffres de la MRC. La balance est entièrement redistribuée aux municipalités.
Pour une ville comme Mont-Joli, par exemple, ces revenus peuvent représenter 5 % du budget, selon le directeur de la MRC de la Mitis, Marcel Moreau.
Un des premiers projets de parc éolien communautaire, celui du Lac-Mitis, est le projet qui rapporte le plus, selon le préfet Bruno Paradis. La MRC en tire des revenus nets de près de 1,5 million de dollars.
Cette année, les parcs Nicolas-Riou et Roncevaux, qui tournaient à plein régime, ont rapporté près de 700 000 $ à la MRC.
Faible rentabilité du parc du Lac-Alfred
Curieusement, selon le préfet, l’investissement le moins rentable est celui du parc du Lac-Alfred, un des parcs les plus imposants du Canada. Lac-Alfred a beaucoup de misère depuis le début, à cause d’une situation de givre, mais vient à s’améliorer tranquillement, rapporte le préfet. On sait qu’il y a des entreprises qui travaillent très fort pour que ça devienne rentable parce qu’il y a des partenaires privés qui ont aussi intérêt à ce que ce soit payant.

Une quarantaine d’éoliennes du parc du Lac-Alfred seraient plus exposées au givre en raison de leur emplacement. Le givre apporte plusieurs problèmes, dont certains bris sur les pales. Il y avait des logiciels qui arrêtaient [NDLR les éoliennes] trop vite, trop longtemps, ça faisait en sorte qu’il y avait moins de production qui se faisait avec ces éoliennes-là, détaille M. Paradis.
Ce dernier estime toutefois que la plupart des problèmes sont en voie d’être réglés et que le parc devrait bientôt être une bonne source de revenus pour la MRC.
Les revenus sont d’ailleurs en progression. Cette année, les recettes s’élèveront pour la MRC à 100 000 $.
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1148621/parc-eolien-mrc-mitis

22/01/19 : Éoliennes : un premier promoteur devant les tribunaux

Les éoliennes sont-elles de mauvais voisins qui font diminuer la valeur des maisons ? C'est la question que doit trancher la Cour supérieure qui entendra, dans quelques jours, une première action collective de la part de citoyens qui n'ont jamais accepté le parc éolien construit chez eux à la suite d'un appel d'offres d'Hydro-Québec.
Le parc éolien de l'Érable, dans le Centre-du-Québec, fournit de l'électricité à Hydro-Québec depuis novembre 2013 en vertu d'un contrat de 20 ans. Son promoteur, Enerfin, fait face depuis le début des travaux de construction, en 2011, à l'opposition d'un groupe de résidants de Saint-Ferdinand, Sainte-Sophie-d'Halifax et Saint-Pierre-Baptiste, dans la MRC de l'Érable.
Les résidants se sont d'abord plaints du camionnage intensif, du bruit et de la poussière pendant la période de construction, puis du bruit des 50 éoliennes qui tournent en permanence au-dessus de leurs têtes.
Leur demande d'action collective a été acceptée en 2014 et, plus de quatre ans plus tard, le procès débute le 4 février au palais de justice de Victoriaville.
Au nom du groupe de citoyens, les requérants Jean Rivard et Yvon Bourque plaideront devant le tribunal que la présence permanente d'éoliennes constitue « un trouble de voisinage » qui a causé une forte dévaluation de leurs propriétés dont le promoteur doit être tenu responsable. La cour devra décider si des dommages ont été subis par les résidants et, si oui, à combien ces dommages peuvent être estimés.
Une première
C'est la première fois au Québec qu'un promoteur éolien se retrouve devant la justice pour se défendre d'une action collective. La cause sera suivie avec intérêt puisque deux autres propriétaires de parcs éoliens en activité au Québec - Invenergy et le parc des Moulins, à Thetford Mines, de même que Boralex et le parc de la Seigneurie de Beaupré - font aussi face à des actions collectives.
Enerfin, le promoteur visé par la première des actions, n'a pas voulu commenter l'affaire. Enerfin est une société en commandite dont les commanditaires sont l'entreprise espagnole Enerfin et Club Eolectric, une entreprise québécoise.
Le parc éolien de l'Érable est issu du deuxième appel d'offres d'Hydro-Québec pour l'achat de 2000 mégawatts d'énergie éolienne.
Au total, Hydro-Québec a lancé quatre appels d'offres entre 2003 et 2013 et a signé des contrats à long terme de quelque 4000 mégawatts d'énergie éolienne avec des promoteurs privés.
Cet approvisionnement en énergie éolienne est souvent contesté parce qu'il s'ajoute aux surplus d'électricité d'Hydro-Québec. Selon la vérificatrice générale, l'énergie éolienne a coûté 2,5 milliards aux clients de la société d'État.
https://www.lapresse.ca/affaires/201901/22/01-5211904-eoliennes-un-premier-promoteur-devant-les-tribunaux.php

21/01/19 : Recours collectif contre Éoliennes de l’Érable : début du procès le 4 février
Plus de six ans après le dépôt d’une action en justice, le procès en recours collectif opposant les riverains du projet éolien de L’Érable contre le promoteur Éoliennes de l’Érable (Enerfin) débutera finalement au palais de justice de Victoriaville, district d’Arthabaska, le 4 février 2019.
En octobre 2014, les requérants Yvon Bourque et Jean Rivard avaient obtenu l’autorisation de la Cour supérieure d’intenter une action en dommages-intérêts contre l’entreprise Éoliennes de l’Érable pour des troubles de voisinage causés par les travaux reliés au projet éolien de L’Érable, situé dans les municipalités de Saint-Ferdinand, de Sainte-Sophie-d’Halifax et de Saint-Pierre-Baptiste, de même qu’en raison de la présence permanente des 50 éoliennes (Enercon) érigées sur le territoire, et ce, au nom de toutes les personnes ayant été propriétaires ou ayant résidé dans un rayon de 1,8 kilomètre du projet depuis le 1er novembre 2009.

Les riverains considèrent que la construction du parc a considérablement affecté leur qualité de vie, qu’il s’agisse de bruits, poussières envahissantes, camionnage intensif et vitesse excessive, dégradation et fermeture des chemins ruraux.
Le recours collectif vise également à obtenir réparation pour les préjudices causés par le parc éolien durant sa phase d’exploitation débutée en novembre 2013, en particulier pour le bruit, l’affectation des paysages et la division sociale. Les riverains allèguent également que la présence des éoliennes cause une forte dévaluation des propriétés.
Le procès devait initialement se tenir en mars 2018, mais le promoteur avait pu obtenir un report. Après une tentative infructueuse de repousser à nouveau la date du procès, celui-ci, prévu pour une durée de six semaines, pourra finalement suivre son cours.
Ce sera la première fois au Québec qu’une firme éolienne fera face à la justice dans une action en recours collectif. Deux autres projets éoliens sont également visés par un recours collectif au Québec, soit le projet éolien Des Moulins et le projet éolien de la Seigneurie de Beaupré.
Le promoteur Éoliennes de l’Érable, malmené avec l’affaire Maillé en 2017, issue de la même poursuite en recours collectif, a requis les services d’une nouvelle firme et sera représenté par Me Yves Martineau de la firme Stikeman Elliott. Les requérants Rivard et Bourque seront représentés par Me David Bourgoin de la firme BGA Avocats. C’est la juge Marie-France Vincent, nouvellement nommée à la Cour supérieure du Québec et en remplacement du juge Marc Saint-Pierre, muté dans un autre district, qui présidera les plaidoiries.
https://www.courrierfrontenac.qc.ca/2019/01/21/recours-collectif-contre-eoliennes-de-lerable-debut-du-proces-le-4-fevrier/

18/01/19 : Recours collectif contre Éoliennes de l’Érable : début du procès le 4 février

Plus de six ans après le dépôt d’une action en justice, le procès en recours collectif opposant les riverains du projet éolien de L’Érable contre le promoteur Éoliennes de l’Érable (Enerfin) débutera finalement au palais de justice de Victoriaville, district d’Arthabaska, le 4 février 2019.
En octobre 2014, les requérants Yvon Bourque et Jean Rivard avaient obtenu l’autorisation de la Cour supérieure d’intenter une action en dommages-intérêts contre l’entreprise Éoliennes de l’Érable pour des troubles de voisinage causés par les travaux reliés au projet éolien de L’Érable, situé dans les municipalités de Saint-Ferdinand, de Sainte-Sophie-d’Halifax et de Saint-Pierre-Baptiste, de même qu’en raison de la présence permanente des 50 éoliennes (Enercon) érigées sur le territoire, et ce, au nom de toutes les personnes ayant été propriétaires ou ayant résidé dans un rayon de 1,8 kilomètre du projet depuis le 1er novembre 2009.
Les riverains considèrent que la construction du parc a considérablement affecté leur qualité de vie, qu’il s’agisse de bruits, poussières envahissantes, camionnage intensif et vitesse excessive, dégradation et fermeture des chemins ruraux.
Le recours collectif vise également à obtenir réparation pour les préjudices causés par le parc éolien durant sa phase d’exploitation débutée en novembre 2013, en particulier pour le bruit, l’affectation des paysages et la division sociale. Les riverains allèguent également que la présence des éoliennes cause une forte dévaluation des propriétés.
Le procès devait initialement se tenir en mars 2018, mais le promoteur avait pu obtenir un report. Après une tentative infructueuse de repousser à nouveau la date du procès, celui-ci, prévu pour une durée de six semaines, pourra finalement suivre son cours.
Ce sera la première fois au Québec qu’une firme éolienne fera face à la justice dans une action en recours collectif. Deux autres projets éoliens sont également visés par un recours collectif au Québec, soit le projet éolien Des Moulins et le projet éolien de la Seigneurie de Beaupré.
Le promoteur Éoliennes de l’Érable, malmené avec l’affaire Maillé en 2017, issue de la même poursuite en recours collectif, a requis les services d’une nouvelle firme et sera représenté par Me Yves Martineau de la firme Stikeman Elliott. Les requérants Rivard et Bourque seront représentés par Me David Bourgoin de la firme BGA Avocats. C’est la juge Marie-France Vincent, nouvellement nommée à la Cour supérieure du Québec et en remplacement du juge Marc Saint-Pierre, muté dans un autre district, qui présidera les plaidoiries.
https://www.lanouvelle.net/2019/01/18/recours-collectif-contre-eoliennes-de-lerable-debut-du-proces-le-4-fevrier/

04/01/19 : Étudier la migration des chauves-souris pour les sauver des éoliennes
Plus d'un demi-million de chauves-souris sont tuées chaque année en Amérique du Nord pendant leurs migrations en raison des éoliennes, selon des estimations scientifiques. Pour réduire ce nombre, des chercheurs de l'Université de Regina tentent d'identifier leurs routes migratoires.
« Si on peut trouver les endroits où les chauves-souris vont pendant la migration automnale, on peut peut-être mettre les éoliennes dans de meilleurs endroits pour les chauves-souris », explique Erin Swerdfeger, étudiante à la maîtrise en biologie à l'Université de Regina.
Des études ont démontré que plus de 500 000 chauves-souris seraient victimes des éoliennes chaque année en Amérique du Nord, comme le souligne cette étudiante.
« Elles peuvent être frappées par les pales des éoliennes, explique-t-elle. Aussi, lorsque les chauves-souris passent par les pales, il y a une zone de basse pression qui peut endommager leurs poumons et leurs oreilles. »
Avec son projet de recherche, l’étudiante tente de déterminer quelles sont les routes migratoires des trois espèces de chauves-souris présentes en Saskatchewan. La chauve-souris rousse et la chauve-souris argentée migrent de la Saskatchewan aux États-Unis, tandis que la chauve-souris cendrée se déplace jusqu'au Mexique pour la saison hivernale.
Suivre les cris d’écholocation
Erin Swerdfeger a installé des détecteurs de cris d'écholocation à des endroits clés de la Saskatchewan, comme à proximité des rivières. Les cris enregistrés sont ensuite analysés par l'étudiante.
Ces cris des chauves-souris permettent de mieux connaître les routes migratoires de ces petits animaux nocturnes qui jouent un rôle essentiel dans le contrôle des insectes.
"On essaie, comme chercheurs, de promouvoir l'énergie verte et en même temps de conserver la biodiversité, comme les chauves-souris." Erin Swerdfeger, étudiante à la maîtrise en biologie à l'Université de Regina
Selon les résultats préliminaires de la chercheuse, les chauves-souris se déplaceraient principalement dans des corridors dans l'est de la Saskatchewan, où il y a davantage d'arbres et de cours d'eau.
Erin Swerdfeger espère que ce type de résultats permettra de mettre de l'avant des projets de construction de sites d'éoliennes, éloignés des corridors de migration des chauves-souris.
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