Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

Offshore et éolien flottant (IV) (du 22/06/2018 au ...)

OFFSHORE et EOLIEN FLOTTANT



Voir les articles précédents sur "Offshore et éolien flottant" (I), (II) et (III)



18/11/18Éolien en mer. « En France, on essuie les plâtres »
Pour Emmanuel Rollin, le directeur d’Ailes Marines, porteur du projet du parc éolien offshore en baie de Saint-Brieuc, les délais pour purger des recours ralentissent l’envol de l’éolien offshore en France. Un problème qui pourrait pousser les acteurs mondiaux à privilégier d’autres pays.
Pour Emmanuel Rollin, le directeur d’Ailes Marines, porteur de projet du parc éolien offshore en baie de Saint-Brieuc, les délais pour purger des recours ralentissent l’envol de l’éolien offshore en France. Un problème qui pourrait pousser les acteurs mondiaux à privilégier d’autres pays.
En Allemagne, les parcs éoliens offshore poussent les uns après les autres. En France, ils ne cessent de prendre du retard. Comment l’expliquez-vous ?
En France, le tout dernier obstacle concernant le parc offshore en baie de Saint-Brieuc, c’est clairement les recours. Actuellement, il reste encore six recours à purger. Nous espérons que ce sera terminé fin 2019 ou début 2020 pour pouvoir lancer la décision finale d’investissement en 2020. Cela repousse la mise en service des 63 éoliennes en 2023. Onze ans après l’appel d’offres.
Vous regrettez cette accumulation de recours ?
Non, car c’est un droit fondamental. C’est normal qu’il y ait des recours pour un projet de ce type. Mais derrière, il faut que la machine agisse. Actuellement, en France, les procédures sont très longues. Je pense que la mise en place des permis enveloppe va permettre d’améliorer les choses.
Est-ce que la volonté d’Emmanuel Macron de renégocier à marche forcée, mi 2017, les tarifs de rachat de l’électricité a porté un coup à la filière éolienne offshore en France ?
Ce que je peux vous dire c’est que nous avons déjà investi 80 millions d’euros dans le projet de parc éolien en baie de Saint-Brieuc. Et que nous n’avons rien mis en suspens pendant les négociations avec le gouvernement. Malgré la diminution du prix du rachat, le projet briochin est toujours viable.
Mais cette pression de l’État a pu refroidir les acteurs de l’éolien offshore comme Iberdrola…
Quand vous avez un marché comme celui de l’éolien offshore qui est en train d’exploser dans le monde entier, il est normal qu’un acteur mondial comme Iberdrola procède à des arbitrages en fonction des projets et des pays où ils sont menés. Quant à savoir si l’entreprise se lancera dans d’autres parcs offshore en France, je ne peux pas répondre. En étant optimiste, on peut se dire que le projet briochin a essuyé les plâtres.


16/11/18 : Aude : Port-la-Nouvelle : Mobilisation autour du projet d'éoliennes flottantes dans l'Aude
«J'ai la niaque sur ce dossier». Et qu'on ne s'y trompe pas, dans la bouche de Carole Delga, cette expression mordante vaut avertissement. La présidente de région ne lâchera rien sur l'arrivée d'éoliennes au large de l'Occitanie, précisément face à Port-la-Nouvelle.
Région et industriels ont fait hier une démonstration de force devant les 400 participants au «Rassemblement de l'éolien flottant en Occitanie» organisé au théâtre de Narbonne. Un vent de lobby souffle depuis l'Occitanie. Force 10, ou plutôt 11, puisque ça se passe dans l'Aude.
«Il faut accélérer et il nous faut le soutien de l'État»
La Région mise gros sur l'éolien flottant. Élément que la présidente Carole Delga juge indispensable pour atteindre l'objectif de «première région à énergie positive d'Europe» à l'horizon 2050, et pour «diviser par deux la consommation d'énergie par habitant». Mais aussi pour développer toute une filière économique et les emplois qui vont avec. Une obsession. Déjà, l'aménagement, à Port-la-Nouvelle, d'un quai éolien et de digues dédiées à l'assemblage de huit éoliennes pilotes, a englouti 210 millions d'euros. Mais générera, selon Carole Delga, «1 700 emplois pendant les quatre ans de travaux de cette première phase. La seconde permettra de devenir le hub des énergies marines renouvelables en Méditerranée, veut-elle croire. Maintenant, il faut accélérer et il nous faut le soutien de l'État». Soutien estimé à 500 millions d'euros par an pour la filière. Mais voilà, le président Macron tarde à présenter la Programmation pluriannuelle de l'énergie, et ses appels d'offres, qui confirmeront, ou non, la pertinence de l'engagement de la Région dans cette aventure offshore. Sans appels d'offres, et Carole Delga en espère «deux pendant le quinquennat, le premier en 2019», les industriels se désengageront. «On a besoin des appels d'offres, des volumes et ainsi d'un premier objectif de puissance (à atteindre, 750 MW sont espérés pour deux régions dont l'Occitanie-NDLR), cela donnera un vrai signal aux industriels, insiste-t-elle. La volonté politique est essentielle».
Ne pas brasser que de l'air
Sur l'estrade, les industriels justement, loue la sienne, de volonté politique. Les dirigeants de Quadran, Engie, SBM Offshore, Siemens Gamesa…, les entrepreneurs régionaux de Biotope, Enerfip, Noveltis… tous impliqués dans le projet éolien bien sûr, se succèdent pour remercier la présidente. Elle, n'hésite pas à prendre pour exemple la mise en place, dans les années 1970, du consortium Airbus (dont le senior vice-président est d'ailleurs «grand témoin» de la journée et du «pacte» signé) : «Cette réussite européenne démontre à quel point la volonté politique est essentielle au développement d'une filière». «On demande à l'État de nous donner les moyens de développer celle-là.
On doit gagner cette bataille de l'énergie et des énergies renouvelables, ajoute la présidente de Région qui, avec ce «Pacte de Narbonne», veut «rappeler à l'État qu'on est volontariste et mobilisé (et que) notre projet est très préparé». Message passé. Entendu ?
Parc éolien flottant : début de la concertation publique dans 9 communes de l'Aude
Eoliennes flottantes à Port-la-Nouvelle : la concertation est lancée
Feu vert aux éoliennes flottantes
On le savait intrépide conseiller municipal de Versailles (Yvelines), Fabien Bouglé met aussi toute son énergie dans la dénonciation de l’implantation des éoliennes en mer. Et ses arguments sont très convaincants. A vous de juger !
Reportage vidéo en ligne
https://www.tvlibertes.com/2018/11/15/26780/fabien-bougle-contre-eoliennes-mer

15/11/18 : Nord : DUNKERQUE - Le Premier ministre annonce un champ éolien de 70 km2
Depuis 9 h ce jeudi 15 novembre matin, une partie du gouvernement est réunie au Grand port maritime de Dunkerque à l’occasion du comité interministeriel de la mer.
À cette occasion, François de Rugy, ministre de l'Écologie, et Édouard Philippe, Premier ministre, ont ratifié les décisions concluant les renégociations des projets d'éoliennes offshores.
Ils en ont profité pour annoncer l'appel d'offre du parc éolien de Dunkerque, à 10 km du large, sa bordure Est sera à la limite de la frontière belge.
Et la frontière Ouest sera située au niveau du phare de Dunkerque.
En tout, le Premier ministre parle d’un parc éolien de 70 km2, avec une puissance de 500 Megawatts.
L’État espère attribuer le marché au second trimestre 2019.
Au total, six champs éoliens doivent être crées en France.
http://www.nordlittoral.fr/110658/article/2018-11-15/le-premier-ministre-annonce-un-champ-eolien-de-70-km2

15/11/18 : Nord : Des éoliennes au large de Dunkerque, c’est confirmé
Delta FM vous avait déjà parlé de ce projet, il a été confirmé par le premier Ministre ce matin, lors du comité Interministériel de la mer, à Dunkerque. Edouard Philippe a signé le lancement d’un appel d’offres concernant la création d’un parc éolien offshore au large de Dunkerque. En détails, il se fera à 10 kilomètres des côtes, d’une taille de 70km², entre la frontière belge et le phare de Dunkerque, d’une puissance 500 mégawatts. On ne connait pas pour l’instant le nombre d’éoliennes. Les candidats ont 4 mois pour déposer leur dossier. Selon nos informations, il y en aurait déjà 9…
Par ailleurs, les pêcheurs du Littoral ainsi que quelques dockers dunkerquois sont reçus en sous-préfecture par des membres des cabinets ministériels. Le premier Ministre visitera le port cet après-midi.
https://www.blogger.com/blogger.g?blogID=6061130258874216730#editor/target=page;pageID=4613180286964693749;onPublishedMenu=pages;onClosedMenu=pages;postNum=9;src=pagename
15/11/18Éolien en mer. L’attribution du parc de Dunkerque repoussée à mi-2019
Le gouvernement a renvoyé à « mi-2019 » le résultat de l’appel d’offres pour un parc éolien au large de Dunkerque. Ce jeudi, il a aussi acté la nette baisse de la contribution financière de l’État aux six premiers projets au large des côtes françaises.
À l’occasion d’un comité interministériel de la mer tenu ce jeudi 15 novembre à Dunkerque, le Premier ministre Édouard Philippe a de nouveau précisé le calendrier du parc éolien prévu au large du port nordiste, d’une puissance de 500 mégawatts, qui devait initialement être attribué avant la fin 2018.
« Les candidats déposeront leurs offres dans quatre mois et nous serons en mesure de désigner le lauréat à la mi-2019 », a annoncé l’ancien maire du Havre, qui doit accueillir des usines d’éoliennes en mer.
La prochaine Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), attendue d’ici à la fin de l’année, « décrira les volumes d’appel d’offres engagés dans les prochaines années », a précisé le Premier ministre. « Le gouvernement est mobilisé pour le développement ultérieur de la filière éolienne offshore en France ».Le gouvernement a transmis ce jeudi le cahier des charges définitif aux candidats présélectionnés.
Pas moins de dix groupements français et étrangers avaient été présélectionnés en mai 2017, dont les deux géants français EDF et Engie, l’espagnol Iberdrola, le norvégien Statoil ou encore le suédois Vattenfall.
Cinq mois après l’accord négocié par Emmanuel Macron et Édouard Philippe avec les industriels, le ministre François de Rugy a également signé jeudi les courriers approuvant les nouveaux tarifs pour les six parcs, qui doivent voir le jour entre 2021 et 2024.
Parmi les six parcs concernés, trois sont développés par EDF, au large de Fécamp (Seine-Maritime), Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et Courseulles-sur-Mer (Calvados), deux par Engie au large du Tréport (Seine-Maritime) et des îles d’Yeu et de Noirmoutier (Vendée), et un par l’espagnol Iberdrola, près de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). Ils représentent chacun une puissance d’environ 500 mégawatts (MW).
L’an dernier, le gouvernement avait décidé de renégocier les financements publics accordés à ces parcs, attribués lors d’appels d’offres en 2012 et 2014, estimant que les tarifs prévus à l’époque, compris entre 180 et 230 euros par mégawattheure durant 20 ans, étaient devenus excessifs étant donné la baisse du coût de l’éolien en mer ces dernières années.
La baisse des tarifs subventionnés de l’ordre de 30 % permet une économie de « 16 milliards d’euros » sur deux décennies pour le consommateur final, a souligné Édouard Philippe.https://www.ouest-france.fr/economie/energie/energie-eolienne/eolien-en-mer-l-attribution-du-parc-de-dunkerque-repoussee-mi-2019-6071862

15/11/18L’autorisation d’exploitation préalable à l’enquête publique passe mal chez les opposants
Une autorisation d’exploiter les éoliennes en mer délivrée avant même l’ouverture de l’enquête publique sur ce dossier controversé ? Les opposants, élus en tête, ne digèrent pas le procédé.
Simple évolution juridique du dossier, comme l’affirme Engie, ou « tartufferie », comme réplique le député PCF Sébastien Jumel ? L’arrêté pris le 12 octobre par François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire, autorisant l’exploitation du parc éolien en mer par la société Éoliennes en mer – Dieppe – Le Tréport (EMDT) alors que l’enquête publique n’avait même pas commencé apparaît, à tout le moins, comme une erreur de communication ou de timing. Une de plus dans ce dossier, dénoncent les opposants, ce qui alimente leur sentiment que les jeux sont déjà faits, et que l’enquête publique ne sert à rien.
Le Courrier picard a sollicité, mercredi 7 novembre, le service de presse du ministère pour qu’il confirme, ou pas, la position d’Engie. À l’heure où nous écrivons ces lignes, mercredi 14 novembre, malgré deux relances, nous n’avons pas la réponse. Pour rappel, la maison mère d’EMDT expliquait : « L’autorisation du 12 octobre 2018 publiée ce jour (NDLR, au Journal officiel du 6 novembre) est délivrée au titre du Code de l’énergie au lauréat dans le cadre de l’attribution par l’État du projet de Dieppe – Le Tréport à la suite des appels d’offres. Cette autorisation d’exploiter est indépendante et ne préjuge pas de l’obtention des autorisations nécessaires à la construction du parc éolien en mer de Dieppe – Le Tréport, en particulier au titre de la loi sur l’eau et des concessions d’utilisation du domaine public maritime (…) en cours d’instruction et (qui) font actuellement l’objet de l’enquête publique en cours. »
« Tartufferie ! », cingle, dans un communiqué, Sébastien Jumel. « L’exploitant et le gouvernement, qui marchent main dans la main, auront beau jeu bien sûr de se retrancher derrière des arguments juridiques. » Et le député PCF de la 6e circonscription de Seine-Maritime, qui comprend notamment Dieppe et Le Tréport, de citer le passif : l’avis négatif du Parc naturel marin, qui aurait pu mettre un terme au projet, a été « chuinté » par celui, positif, de l’Agence française pour la biodiversité, devenue entre-temps l’instance décisionnaire ; le débat public de 2015, au cours duquel les opposants ont eu le sentiment de ne pas avoir été écoutés. Sans compter la déclaration du président de la République, Emmanuel Macron, le 20 juin, confirmant que les projets éoliens en mer se feront bien.
Rebelote, donc, avec cette autorisation d’exploiter délivrée quelques jours avant le début de l’enquête publique, analyse le député Jumel : « On aura roulé le territoire dans la farine jusqu’au bout, piétiné le dialogue républicain… » « À quoi bon participer aux débats et aux enquêtes publiques puisqu’ils sont systématiquement ignorés par l’État et les porteurs de projets, si royalement ignorés que l’on n’attend même pas le déroulement de ces procédures chères à nos concitoyens ? », demande, de son côté, le député LR de la 3e circonscription de la Somme, Emmanuel Maquet, dans sa contribution à l’enquête publique. Et d’ajouter : « L’État avance au rouleau compresseur, comme il l’a déjà fait en ignorant les débats publics de 2010 et 2014. »
Du côté des marins pêcheurs, le syndicat CFDT promet qu’il n’en restera pas là. William Devismes, son président, dénonce « une procédure anormale » et évoque des recours devant le Conseil d’État, voire la cour de justice européenne.
L’enquête publique se termine le 29 novembre.
http://www.courrier-picard.fr/149179/article/2018-11-14/passage-en-force-et-tartufferie

09/11/18Eoliennes en mer : des permanences organisées à Noirmoutier
L'Etat vient d'accorder les premières autorisations pour le projet d'éoliennes en mer entre l'île d'Yeu et Noirmoutier. Des permanences vont être organisées à Noirmoutier.
Alors que l’Etat vient d’accorder les premières autorisations pour le projet d’éoliennes en mer entre l’île d’Yeu et Noirmoutier, des réunions publiques sont organisées.
La société Éoliennes en mer Iles d’Yeu et de Noirmoutier organise des permanences dans les communes de l’Île de Noirmoutier de novembre 2018 à juillet 2019.
• Jeudi 13 décembre – Mairie de Barbâtre – De 9h à 12h et de 14h à 17h.
• Jeudi 10 janvier 2019 – Mairie de L’Épine – De 9h à 12h et de 14h à 17h.
• Jeudi 14 mars 2019 – Mairie de Barbâtre – De 9h à 12h et de 14h à 17h.
• Jeudi 11 avril 2019 – Mairie de La Guérinière – De 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h.
 Jeudi 13 juin 2019 – Mairie de Barbâtre – De 9h à 12h et de 14h à 17h.
• Mercredi 10 juillet 2019 – Mairie de La Guérinière – De 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h.
• Jeudi 11 juillet 2019 – Mairie de L’Épine – De 9h à 12h et de 14h à 17h.
https://actu.fr/pays-de-la-loire/noirmoutier-en-lile_85163/eoliennes-mer-permanences-organisees-noirmoutier_19471152.html
08/11/18Les parcs éoliens du Tréport et de Noirmoutier autorisés par le gouvernement
Carte de l'éolien offshore © Ministère de l'Ecologie

ENERGIES MARINES. Le gouvernement donne le feu vert à Engie pour l'exploitation des parcs éoliens en mer qui seront situés au large des îles d'Yeu et de Noirmoutier (Vendée) et du Tréport (Seine-Maritime). Leur entrée en service intégrale devra intervenir avant juillet 2024.
Le processus de développement des premiers parcs éoliens offshore avance pas à pas. Le gouvernement vient de donner son aval pour l'exploitation de deux sites distincts, au large des îles d'Yeu et de Noirmoutier dans l'Atlantique, et en face du Tréport dans la Manche. Les deux projets sont portés par Engie et devraient développer 496 MW de puissance chacun, soit 62 éoliennes de 8 MW. La décision du ministère de la Transition écologique et solidaire autorise les deux sociétés - Eoliennes en mer îles d'Yeu et Noirmoutier et Eoliennes en mer de Dieppe-Le Tréport - "à exploiter une installation éolienne de production d'électricité en mer (…) localisée sur le domaine public maritime". Ces deux autorisations seraient toutefois suspendues si les installations n'étaient pas mises en service dans leur intégralité au 1er juillet 2024.
Le parc de Noirmoutier avait reçu, fin octobre, les premières autorisations de la préfecture de Vendée, tandis que celui du Tréport avait obtenu le feu vert de l'Agence française pour la biodiversité (sous certaines conditions) au début de 2018. Mais, comme Engie le précise, ces autorisations d'exploiter "ne préjuge(nt) pas de l'obtention des autorisations nécessaires à la construction du parc éolien". Car l'autorisation qui fait l'objet d'un arrêté du gouvernement a été délivrée "au titre du Code de l'énergie". "Les demandes au titre de la loi sur l'Eau et des concessions d'utilisation du domaine public" sont encore en cours d'instruction et "font actuellement l'objet d'une enquête publique", notamment au Tréport.
Le député de Dieppe, Sébastien Jumel (Parti Communiste), opposé au projet de parc du Tréport a déclaré que cette enquête, débutée à la mi-octobre et qui doit s'achever à la mi-novembre, était une "tartufferie" : "Le gouvernement autorise Engie à exploiter un parc éolien au large du Tréport alors que l'enquête publique n'est même pas achevée (…) Le territoire, sa population et ses élus sont véritablement bafoués depuis le premier jour". Le député de Seine-Maritime, qui soutient les pêcheurs locaux, critique le choix de la zone éolienne "avec des arguments économiques et environnementaux irréfutables", selon ses mots.
La mise en service des parcs est prévue pour 2023 à Dieppe-Le Tréport et 2024 à Yeu-Noirmoutier. La production estimée pour chacun oscille entre 1.900 GWh et 2.000 GWh par an, correspondant à la consommation électrique annuelle de plus de 800.000 personnes, soit autant que toute la population de Vendée ou des deux-tiers de celle de Seine-Maritime. Le tarif d'achat de l'électricité éolienne marine, renégocié à la baisse par le gouvernement au cours du printemps 2018, a été fixé à environ 150 €/MWh.
https://www.batiactu.com/edito/parcs-eoliens-treport-et-noirmoutier-autorises-par-54557.php

07/11/18
Feu vert gouvernemental pour l'exploitation de deux parcs éoliens marins
Le Journal officiel de mardi donne son autorisation pour l'exploitation de deux projets éoliens en mer. L'un en Vendée, l'autre en Seine Maritime. Cette décision suscite de vives réactions de la part des opposants.
Le ministre de la Transition écologique, François de Rugy, a donné son feu vert à l'exploitation contestée de deux parcs éoliens en mer dans deux arrêtés publiés ce mardi au Journal officiel (JO). Le premier concerne le projet situé au large des îles d'Yeu et de Noirmoutier, en Vendée ; le second au large du Tréport en Seine-Maritime. «Par arrêté du ministre d'État, ministre de la transition écologique et solidaire, en date du 12 octobre 2018, la société Éoliennes en Mer îles d'Yeu et de Noirmoutier (EMYN) est autorisée à exploiter une installation éolienne de production d'électricité en mer, d'une capacité de production de 496 MW», peut-on lire au JO.
Un second arrêté de François de Rugy autorise également «la société Éoliennes en Mer de Dieppe-Le Tréport (EMDT), à exploiter une installation éolienne de production d'électricité en mer, d'une capacité de production de 496 MW». Toutefois ces autorisations cessent de «produire effet» si les installations ne sont pas mises en service dans leur «intégralité» le 1er juillet 2024, précisent les deux arrêtés. Or les exploitants doivent encore franchir beaucoup d'étapes administratives pour que leurs projets respectifs sortent de mer.
Le projet de Noirmoutier a reçu fin octobre les premières autorisations par la préfecture de Vendée pour son parc de 62 éoliennes, un projet en développement depuis quatre ans qui se heurte à des opposants craignant pour la biodiversité notamment pour des espèces animales protégées en voie de disparition. Pour sa part, le projet de Dieppe Le Tréport qui doit rassembler lui aussi 62 éoliennes a entraîné également la désapprobation des riverains pour des questions de protection de l'environnement mais également celle des pêcheurs.
«Un second passage en force»
Leurs réactions ne se sont pas fait attendre suite à la publication de ces deux arrêtés. «Cette décision inédite tant dans la forme que dans le fonds constitue un second passage en force après l'autorisation du préfet de Vendée fin octobre, dénonce au Figaro Fabien Bouglé du Collectif Touche pas à nos îles (TPANI) à Noirmoutier. Ce n'est juste qu'une étape. C'est un coup de force du promoteur Emyn qui met la charrue avant les bœufs. Il demande une autorisation d'exploitation selon l'article 311-5 du code de l'Énergie avant même d'avoir obtenu ses autorisations pour construire ses éoliennes. Il faut que les voies de recours soient purgées, que le financement soit trouvé et que les installations soient opérationnelles et raccordées au réseau terrestre».
Le projet, développé notamment par Engie (ex-GDF Suez) devrait produire en moyenne 1900 gigawatts heures (GWh) d'électricité par an. Cela correspond à la consommation annuelle de 790.000 personnes, soit plus que le nombre d'habitants de la Vendée (674.000). Pour sa part le projet de Dieppe Le Tréport doit rassembler lui aussi 62 éoliennes. Développé également par Engie, il doit produire en moyenne 2.000 GWh par an, ce qui représente la consommation électrique annuelle d'environ 850.000 personnes, soit environ les deux tiers de la population de Seine-Maritime. Soutenu par le conseil régional de Normandie, présidé par le centriste Hervé Morin, il suscite également de vives critiques de la part des pêcheurs locaux, épaulés par les municipalités PCF de Dieppe et du Tréport. «C'est un gouvernement que l'on reconnaît même plus, il a la main facile et se permet de ne pas suivre les protocoles habituels, met en avant Olivier Becquet, vice-président en charge de l'environnement au Comité régional des pêches (CRPMEM) de Haute-Normandie au Tréport. Le président de la République a le droit de tout faire, les recours se feront dans la rue. Si ce projet voit le jour, c'est 25% de notre chiffre d'affaires qui est en jeu dans un contexte où nos entreprises restent fragiles».
«Cette attitude n'a pas de nom, déplore pour sa part Catherine Boutin du collectif Pulse (Pour Un Littoral Sans Éolienne). L'enquête publique est en cours. C'est un mépris de la population, qui après deux débats publics reste très défavorable à ce projet. Par contre il a fallu peu de temps pour arrêter le projet de parc éolien au Touquet. Est-ce qu'il faut tout casser pour être entendu?», interroge la coordinatrice de Pulse.
Enfin à l'intérieur même du ministère de la Transition écologique deux courants s'affrontent, l'un pour le développement des éoliennes marines comme source de développement de l'électricité verte. L'autre est totalement opposé car il porte fortement atteinte aux espèces avifaunes et marines. Plusieurs parcs éoliens en mer sont en projet en France, mais aucun ne produit pour l'instant de l'électricité.
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018/11/06/20002-20181106ARTFIG00270-feu-vert-gouvernemental-pour-l-exploitation-de-deux-parcs-eoliens-marins.php

07/11/18Eoliennes en mer : pour Sébastien Jumel, “on a roulé le territoire dans la farine de bout en bout”
Le député de Seine-Maritime réagit à l'arrêté du 6 novembre qui autorise la société EMDP à exploiter le futur champ d'éoliennes en mer. L'enquête publique n'est, en effet, pas terminée...
A quoi sert l'enquête publique ? Est-ce un simulacre de consultation démocratique ? La question est posée par Sébastien Jumel. Il parle de "Tartufferie".
... On aura roulé le territoire dans la farine de bout en bout, piétiné le dialogue républicain, empêché coûte que coûte toute évolution... un peu comme jadis on agissait dans un protectorat !
Mardi 6 novembre, l'arrêté autorisant la société "Eoliennes en Mer de Dieppe-le Tréport" (Engie, EDP Renewables, et la caisse des dépôts) à exploiter 62 éoliennes en mer (211 m de hauteur) a été publié au journal officiel.
Il fixe aussi le périmètre ( très contesté par les pêcheurs) de ce champ d'une superficie de 80 km2 à une quinzaine de kilomètres du rivage.
L'enquête publique dure pourtant jusqu'au 29 novembre. (Lire les avis déposés par les habitants)
https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/seine-maritime/dieppe/eoliennes-mer-sebastien-jumel-on-roule-territoire-farine-bout-bout-1570626.html

07/11/18Enquête publique sur le projet éolien en mer du Tréport : une “tartufferie” selon un député PCF
L’enquête publique sur le projet éolien en mer du Tréport (Seine-maritime), qui doit s’achever mi-novembre, est une “tartufferie”, estime mercredi Sébastien Jumel, député PCF de Dieppe, opposant au projet, au lendemain de la publication d’un arrêté ministériel autorisant le projet.
“Le gouvernement autorise Engie à exploiter un parc éolien au large du Tréport alors que l’enquête publique n’est même pas achevée (…) Le territoire, sa population et ses élus sont véritablement bafoués depuis le premier jour”, dénonce le parlementaire dans un communiqué.
Le ministère de la Transition écologique a donné son feu vert à la société Eoliennes en Mer de Dieppe-Le Tréport (EMDT) pour exploiter un parc éolien, d’une capacité de production de 496 MW, “localisé sur le domaine public maritime au large de la commune du Tréport”, selon l’arrêté.
Le député de Seine-Maritime, soutien de longue date des pêcheurs du Tréport opposés au projet, critique vivement “le choix de la zone éolienne”, contesté, selon lui, “avec des arguments économiques et environnementaux irréfutables reconnus par le débat public”.
Les 62 éoliennes de 8 mégawatts (MW) chacune, seraient situées à 17 km de Dieppe et 15,5 km du Tréport, sur une profondeur de fond marin de 14 à 24 mètres, selon le site internet d’EMDT, filiale du groupe d’énergie Engie.
Sa mise en exploitation est prévue pour 2021, selon le site internet d’EMDT. L’autorisation cessera de “produire effet” si les installations ne sont pas mises en service dans leur “intégralité” le 1er juillet 2024.
Le parc produirait l’équivalent de la consommation électrique annuelle d’environ 850.000 personnes, soit environ les deux tiers de la population de Seine-Maritime, selon EMDT. cor-clc/db/it
https://www.lemondedelenergie.com/enquete-publique-treport-eolien/2018/11/07/

06/11/18Parcs éoliens, démat' des autorisations d'urbanisme... Vos textes officiels du mardi 6 novembre 2018
Extrait : Énergies renouvelables
Parcs éoliens. Les sociétés Eoliennes en Mer Iles d'Yeu et de Noirmoutier (Emyn) et Eoliennes en Mer de Dieppe-Le Tréport (EMDT) sont autorisées à exploiter des installations éoliennes de production d'électricité en mer, d'une capacité de production de 496 MW. L'une est localisée sur le domaine public maritime au large des Iles d'Yeu et de Noirmoutier et la seconde sur le domaine public maritime au large de la commune du Tréport. Ces installations doivent être mises en service avant le 1er juillet 2024.
Concernant la seconde, une enquête publique sur le projet a été ouverte mi-octobre et doit s'achever fin novembre.
Arrêté du 12 octobre 2018 autorisant la société [...]
https://www.lemoniteur.fr/article/parcs-eoliens-demat-des-autorisations-d-urbanisme-vos-textes-officiels-du-mardi-6-novembre-2018.2002169

06/11/18 : ÉOLIENNES EN MER - Un arrêté ministériel sème le trouble
La lecture du Journal officiel daté du 6 novembre 2018 a ravivé l’émoi des opposants au projet d’éoliennes en mer au large des côtes picarde et normande.
Un arrêté « du ministre d’État, de la transition écologique et solidaire, en date du 12 octobre », autorise « la société Éoliennes en mer de Dieppe – Le Tréport (EMDT) à exploiter une installation éolienne de production d’électricité en mer, d’une capacité de production de 496 MW », « localisée » au large de la commune du Tréport. L’arrêté précise que l’autorisation cesse si l’installation n’est pas mise en service le 1er juillet 2024.
À se demander si l’enquête publique en cours, qui se terminera le 29 novembre au soir, sert à quelque chose. Eh bien, la réponse serait oui, d’après Engie. Contacté, le service de presse de la maison mère d’EMDT explique : « L’autorisation du 12 octobre 2018 publiée ce jour est délivrée au titre du code de l’énergie au lauréat dans le cadre de l’attribution par l’Etat du projet de Dieppe - Le Tréport à la suite des appels d’offres (NDLR, de 2014). Cette autorisation d’exploiter est indépendante et ne préjuge pas de l’obtention des autorisations nécessaires à la construction du parc éolien en mer de Dieppe Le Tréport, en particulier au titre de la loi sur l’eau et des concessions d’utilisation du domaine public maritime. »
Le 20 juin 2018, Emmanuel Macron lui-même avait ému les opposants au projet. Ce jour-là, le président de la République avait déclaré que les six projets éoliens en mer français se feraient bien, après une renégociation à la baisse des aides publiques et du tarif de rachat de l’électricité qu’ils produiront, alors que l’enquête publique sur le projet de Dieppe - Le Tréport n’avait pas encore commencé. Un peu comme si l’État avait décidé que les jeux étaient faits, dans ce dossier qui suscite pas mal d’oppositions.

06/11/18 : Eolien offshore Dieppe Le Tréport : la plate forme de forage a fait fuir le poisson
La saison de pêche cet été est désastreuse selon les pêcheurs. Une baisse de moitié par rapport à l'année dernière. Tous les petits bateaux s'inquiètent de ne plus aller au large avec l'installation du parc éolien offshore au large de Dieppe-Le Tréport.
Une saison de pêche désastreuse de juin à octobre pour les pêcheurs crotellois et normands basés au Tréport. Des professionnels qui estiment que c'est la plate-forme de forage présente durant cette période qui est à l'origine de cette carence en poissons. Une plate-forme, je vous le rappelle, qui procédait à l'analyse des sols dans le cadre du futur champ éolien maritime Dieppe-LeTréport.
Le futur parc éolien offshore, c'est 62 mâts de 210 mètres de haut à partir de la surface de la mer. Et sous les eaux, un futur chantier colossal d'enfouissement. Le tout, sur la zone la plus poissonneuse de la Manche Est.
«Sur chaque éolienne il y aura quatre pieux enfoncés à 70 mètres de fond, l'ensemble des battages représente 500 000 chocs avec un marteau pneumatique d'une dimension industriel, l'enquête prouve que c'est la destruction des espèces dû aux battages des pieux». Explique Olivier Becquet, le vice-président du comité des pêches de Normandie.
250 emplois seraient ainsi menacées selon le maire (PCF) du Tréport, Laurent Jacques. 

06/11/18Eolien en mer : les parcs des Iles d’Yeu-Noirmoutier et de Dieppe-Le-Tréport sont autorisés
Ce mardi 6 novembre, le gouvernement a donné son feu vert à l’exploitation des parcs éoliens en mer situés au large des Iles d’Yeu et de Noirmoutier (Vendée), ainsi que de Dieppe-Le-Tréport (Seine-Maritime).
Deux arrêtés parus ce mardi 6 novembre au Journal officiel autorisent l’exploitation de deux parcs éoliens en mer : celui des Iles d’Yeu et Noirmoutier, ainsi que celui de Dieppe-Le-Tréport. Les sociétés « Eoliennes en mer Iles d’Yeu et de Noirmoutier » (EMYN) et « Eoliennes en mer de Dieppe-Le-Trépot » (EMDT) sont donc autorisées « à exploiter une installation éolienne de production d’électricité en mer, d’une capacité de production de 496 MW », précisent les arrêtés.
Cependant, si les installations ne sont pas mises en service « dans leur intégralité » au 1er juillet 2024, l’autorisation publiée ce 6 novembre cessera de « produire effet », peut-on lire.
Le parc éolien en mer situé au large des Iles d’Yeu et de Noirmoutier devrait produire 1.900 GWh par an. Celui situé au large de Dieppe-Le-Tréport devrait quant à lui produire en moyenne 2.000 GWh par an. Tous deux seront composés de 62 éoliennes.
Des projets contestés
A noter que fin août dernier, l’Autorité environnementale (Ae) a rendu un avis sur le projet de parc éolien en mer de Dieppe-Le-Tréport. Celui-ci invitait alors l’État à reconsidérer le choix d’emplacement du projet, situé en partie au sein d’un parc naturel marin. L’Ae faisait notamment remarquer que « les études d’impact sont trop cloisonnées, la démarche appliquée à chaque dossier reposant principalement sur certaines mesures d’évitement, de réduction et de suivi importantes sans s’inscrire néanmoins dans une démarche "éviter, réduire, compenser" globale », ou encore que « les analyses et documents qui ont vocation à tirer des conclusions d’ensemble sous-estiment systématiquement l’addition et l’interaction des effets entre eux et les cumuls d’impact, l’option la plus favorable étant retenue en cas d’incertitude ».
Par ailleurs, l’enquête publique (avril-mai 2018) sur le parc situé au large des Iles d’Yeu et de Noirmoutier a révélé que 76 % des personnes ayant participé étaient opposées au projet.
https://www.environnement-magazine.fr/energie/article/2018/11/06/121534/eolien-mer-les-parcs-des-iles-yeunoirmoutier-dieppeletreport-sont-autorises

06/11/18 : Eolien en mer : feu vert à l’exploitation des parcs des îles d’Yeu et de Noirmoutier
En octobre dernier, malgré l’opposition locale, le préfet de Vendée a signé les premières autorisations pour la création d’un parc de 62 éoliennes en mer au large des îles d’Yeu et de Noirmoutier, une décision validée ce mardi par le gouvernement. En effet, dans un arrêté publié ce mardi au Journal Officiel, le ministère de la transition écologique et solidaire a donné son feu vert à l’exploitation contestée du parc.
Dans un arrêté publié ce mardi 6 novembre au Journal Officiel, le ministère de la transition écologique et solidaire autorise la société Eolienne en Mer Iles d’Yeu et de Noirmoutier (EMYN) à exploiter « une installation éolienne de production d’électricité en mer, d’une capacité de production de 496 MW, localisée sur le domaine public maritime au large des Iles d’Yeu et de Noirmoutier ».
Développé notamment par Engie, le projet devrait produire en moyenne 1 900 GWh d’électricité par an, ce qui correspond à la consommation annuelle de 790 000 personnes, soit plus que le nombre d’habitants de la Vendée (674 000).
Si le projet est aujourd’hui validé, il reste très contesté : ses opposants craignent pour la biodiversité. Une enquête publique menée entre avril et mai 2018 a notamment révélé que 76% des personnes interrogées se disent être opposées à l’initiative.
Un parc autorisé au large du TréportLe ministère a également donné son feu vert à la société Eoliennes en Mer de Dieppe-Le Tréport (EMDT) pour exploiter un parc éolien, d'une capacité de production également de 496 MW, « localisé sur le domaine public maritime au large de la commune du Tréport ».
Ce projet qui doit lui aussi rassembler 62 éoliennes est développé par Engie. Il produirait en moyenne 2 000 GWh par an, ce qui représente la consommation électrique annuelle d’environ 850 000 personnes, soit environ les deux tiers de la population de Seine-Maritime.
Les pêcheurs locaux se sont vivement opposés à ce projet, soutenus par les municipalités PCF de Dieppe et du Tréport. Une enquête publique sur le projet a été ouverte mi-octobre et doit s'achever fin novembre.
Les deux arrêtés publiés au Journal Officiel cesseront de produire effet si les installations ne sont pas mises en service dans leur intégralité le 1er juillet 2024, précise enfin le ministère. 

01/11/18Un premier accord de signé pour la création du parc éolien des îles d’Yeu et de Noirmoutier
Le préfet de Vendée a accordé les premières autorisations pour la création d’un parc de 62 éoliennes au large des îles d’Yeu et de Noirmoutier. Ce projet porté par Engie et EDP Renewables fait l’objet d’une forte opposition des riverains et des associations écologistes.
Le projet de parc éolien au large des îles d’Yeu et de Noirmoutier a obtenu le feu vert de l'Etat. « Le préfet de la Vendée vient de signer les première autorisation concernant la prise en compte des incidents du projet sur les milieux aquatiques et accordant une concession d’utilisation du domaine public maritime », a écrit la préfecture. L’autorisation porte sur la concession d’utilisation du domaine maritime public et la demande au titre de l’article L.214-3 du code de l’environnement (Loi sur l’eau), relative à l’impact du projet sur le milieu aquatique.
Le projet, porté par la société Eoliennes en mer îles d’Yeu et de Noirmoutier (EMYN), qui pour actionnaire Engie (47%), EDP Renewables (43%) et le groupe Caisse des Dépôts (10%), vise la production de 1 900 GWh par an en moyenne, l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 790 000 personnes. La Vendée en dénombre 674 000.
750 emplois à la clé
L’autre vocation du parc est de créer une nouvelle filière industrielle avec, à la clé, 750 emplois pour la construction et l’assemblage des éoliennes dans deux usines Siemens Gamesa, partenaire industriel du projet, au Havre.
Dans un communiqué, Engie se félicite de l’autorisation accordée par la collectivité, EMYN peut « désormais préparer la construction du parc (fondations, sous-station électrique…) ou encore la conduite des appels d’offres de sous-traitance pour la fabrication et l’installation de ces composants ».
Une enquête publique défavorable
La création de ce champ offshore de 62 éoliennes se heurte depuis quatre ans à des riverains et associations écologistes craignant une atteinte à la biodiversité marine. Selon une enquête publique réalisée entre le 4 avril et le 23 mai 2018, 76% des personnes interrogées ont affiché leur opposition au projet.
Le 22 juin, le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) a par ailleurs rendu un avis, consultatif, défavorable au projet. En cause : l’impact sur la biodiversité et les risques pour les espèces d’oiseaux protégées.
Pour le collectif « Touche pas à nos îles », la décision de la préfecture témoigne d’un « état de panique » face à des « oppositions populaires et même ministérielles grandissantes », ajoutant que « toutes les voies de recours seront mises en œuvre face à cette décision inique ». Le collectif peut compter sur le soutien de l’association « Non aux éoliennes entre Noirmoutier et Yeu » qui affirme rassembler 250 adhérents et « Yeu Vent Debout », également farouchement opposés à ce parc éolien.
https://www.lemoniteur.fr/article/un-premier-accord-de-signe-pour-la-creation-du-parc-eolien-des-iles-d-yeu-et-de-noirmoutier.2001774



31/10/18 : Éoliennes en mer en Vendée: malgré l'opposition, la préfecture donne son accord
Les premières autorisations administratives viennent d'être délivrées à la société d'exploitation du projet d'éoliennes devant les îles d'Yeu et Noirmoutier, malgré l'opposition locale et les avis écologiques négatifs.
La Vendée n'a pas toujours acquiescé aux décisions de l'État, tant s'en faut. En sera-t-il de même cette fois-ci? La préfecture du département a accordé mardi les premières autorisations pour la création d'un parc de 62 éoliennes au large des îles d'Yeu et de Noirmoutier, un projet en développement depuis quatre ans et qui se heurte à une forte opposition locale. «Le préfet de la Vendée vient de signer les premières autorisations» concernant la prise en compte des «incidences du projet sur les milieux aquatiques» et accordant «une concession d'utilisation du domaine public maritime», a détaillé la préfecture, confirmant une information annoncée par Le Figaro le 10 octobre dernier.
La société Éoliennes en Mer îles d'Yeu et de Noirmoutier (EMYN) peut donc «désormais préparer la construction du parc (fondations, sous-station électrique...) ou encore la conduite des appels d'offres de sous-traitance pour la fabrication et l'installation de ces composants», comme s'est réjoui le groupe Engie, actionnaire à 47%, dans un communiqué. Les autres partenaires sont EDP Renewables (43% des parts) et le Groupe Caisse des Dépôts (10%).
Le parc, avec ses éoliennes de plus de 200 mètres de hauteur, doit théoriquement produire en moyenne 1900 GWh par an, ce qui correspondrait à la consommation électrique annuelle de 790.000 personnes. Il s'agit de consommation directe, sans prendre en compte les besoins industriels, publics et professionnels en énergie. L'électricité produite, plus chère que le prix de marché, est rachetée par EDF, notamment au moyen de la Contribution au service public de l'électricité payée par les foyers français. Les parcs éoliens français doivent également permettre de créer des usines de construction d'éoliennes. Ici, 750 emplois promis dans deux usines Siemens Gamesa, partenaire industriel du projet, au Havre.
Les enquêtes publiques font état de 76% d'opposants au projet
Les décisions du préfet ne font, bien sûr, pas que des heureux. Elles ont été prises après le dépôt de demandes en mai 2017 par EMYN, lesquelles avaient conduit à une enquête publique en avril et mai 2018. Au total, 76% des personnes qui s'étaient exprimées avaient dit être opposées au projet. «La décision du préfet de ce jour, face à un dossier incomplet, exprime un état de panique de la préfecture», estimait hier dans un communiqué le collectif «Touche pas à nos îles». Les décisions préfectorales pour les parcs éoliens sont d'ordinaire «livrées en bloc», et les opposants soulignent donc la «fuite en avant» que représentent ces premières autorisations, qui ne concernent qu'une partie du projet: les travaux de raccordement électrique des éoliennes au réseau terrestre, par exemple, ne sont pas concernés.
L'association souligne que les parcs éoliens font «face des oppositions populaires et même ministérielles grandissantes», évoquant des débats internes au ministère de l'Écologie et dans certains organismes publics. Pour souligner les dissensions au sein de l'administration, «Touche pas à nos îles» cite notamment le Conseil national de la protection de la nature (CNPN), qui avait rendu un avis (consultatif) défavorable au projet le 22 juin dernier. En cause: l'impact négatif sur la biodiversité et les risques pour les espèces d'oiseaux protégées. En tout état de cause, les opposants n'ont pas dit leur dernier mot: «toutes les voies de recours seront mises en œuvre face à cette décision inique». L'association «Non aux éoliennes entre Noirmoutier et Yeu» qui dit compter 250 adhérents et le collectif «Yeu Vent Debout» sont également opposés au projet.

31/10/18Le parc éolien en baie de Saint-Brieuc, un pactole pour cinq communes ?
Le futur parc éolien en baie de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor), porté par Ailes Marines, pourrait rapporter gros à certains territoires. Une taxe de compensation est prévue, dont la moitié des bénéfices irait aux communes littorales.
Certaines communes littorales de la baie de Saint-Brieuc, pourraient toucher un vrai petit pactole si le parc éolien offshore se concrétise à l’horizon 2023. Lorsque le gouvernement a lancé des appels d’offres en 2011 pour réaliser des parcs éoliens au large des côtes de la Manche et de l’Atlantique, il a également prévu une taxe annuelle. Pour Saint-Brieuc, c’est le porteur de projet Ailes Marines, détenu par l’entreprise espagnole Iberdrola, qui devra s’en acquitter, une fois que les 62 éoliennes seront installées et produiront de l’électricité.
« Une compensation »
Le code général des impôts est clair : cette taxe est de « 16 301 € par mégawatt installé » . Le futur parc éolien costarmoricain étant taillé pour produire 496 mégawatts (l’équivalent de la consommation de 835 000 habitants), le montant de la taxe s’élève à plus de 8 millions d’euros. « Il s’agit d’une taxe de compensation qui était prévue dès le départ du projet » , commente laconiquement Ailes Marines.
L’État prévoit que la moitié de cet argent (4 millions d’euros) soit redistribuée aux communes d’où les éoliennes sont visibles. « En l’état actuel, il est prévu que les communes concernées sont celles qui se situent à moins de 12 milles marins (un peu plus de 22 km)de la première éolienne , décrypte Christian Le Buhan, directeur des finances publiques des Côtes-d’Armor. Mais rien ne prouve que le droit ne va pas évoluer, d’ici l’entrée en service des éoliennes. »
Quatre millions répartis entre cinq communes
Dans un compte rendu de l’instance de concertation datant 2016 et mis en ligne sur le site de la préfecture, l’ancien directeur des impôts Stéphane Halbique explique que cinq communes de la côte de Penthièvre toucheraient le produit de cette taxe selon la réglementation actuelle : Erquy, Fréhel Pléneuf-Val-André, Plévenon et Plurien. Les communes du Goëlo, à plus de 25 km de la première éolienne, ne sont donc pas concernées.
Erquy et Pléneuf étant les plus exposés aux éoliennes, elles toucheraient respectivement 1,19 million d’euros et 963 000 € par an. Fréhel toucherait 640 000 €, Plurien 591 000 € et Plévenon 531 000 €.
2,8 millions pour les pêcheurs, 400 000 € pour la SNSM
Les communes depuis lesquelles les éoliennes seront visibles ne seront pas les seules bénéficiaires de cette taxe. Le code des impôts prévoit que les 50 % restants seront répartis de la manière suivante : 35 % (2,8 millions) aux représentants de la pêche maritime (15 % pour le comité national des pêches maritimes, 10 % pour le comité régional et 10 % pour le comité départemental).
Enfin, chacun des organismes suivants touchera 5 % (400 000 €) : la SNSM, l’agence pour la biodiversité, et le « financement de projets concourant au développement durable d’autres activités maritimes ».
Des sommes considérables localement
Du côté des élus, la gêne est perceptible à l’évocation de ces chiffres. « On ne fait pas de plan car on ne sait pas si ce projet va finalement se réaliser , commente Claudine Tadier-Belliard, la maire de Plévenon. Il y a des recours. » Six recours, en effet, dont le résultat est attendu d’ici un an. Ailes Marines a déjà investi 80 millions d’euros dans ce projet. La décision finale d’investissement (2,2 milliards) est attendue pour début 2020.
Pour la maire de Plévenon, sceptique de voir « le fond de la mer bétonné » ce dossier « ne fait pas partie des préoccupations actuelles, il y a trop d’incertitudes. »
Pour les communes, ces recettes seraient pourtant considérables. Notamment pour les plus petites, comme Plurien, 1 500 habitants, où le produit de cette taxe annuelle serait l’équivalent du budget d’investissement !
https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/le-parc-eolien-en-baie-de-saint-brieuc-un-pactole-pour-5-communes-6045445

30/10/18 : Vendée : Parc éolien en mer des îles d'Yeu et de Noirmoutier. Un premier pas de l’État
Le préfet a signé deux arrêtés, le 29 octobre, sur la dizaine d’autorisations en cours. Une étape décisive pour la Société des éoliennes en mer des îles Yeu et Noirmoutier, qui lui permet d’avancer sur le projet.

La Société des éoliennes en mer des îles d’Yeu et de Noirmoutier (Emyn), consortium constitué d’Engie, d’EDP Renewables et la Caisse des dépôts, les attendait. Le préfet a signé, lundi 29 octobre, deux arrêtés suite à une demande...
https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/noirmoutier-en-lile-85330/parc-eolien-yeu-noirmoutier-un-premier-pas-de-l-etat-6044411

30/10/18 : Le préfet de la Vendée autorise le projet de parc éolien en mer: réaction des opposants
Le préfet de la Vendée a signé les 2 premières autorisations concernant le projet de parc éolien entre les îles d‘Yeu et de Noirmoutier. «Un déni de démocratie» pour le collectif d'opposants
Le préfet de la Vendée, Benoit Brocard, vient de signer les deux premières autorisations du projet de parc éolien en mer au large des iles d’Yeu et de Noirmoutier. Un projet qui en comporte une dizaine d’autre. L’arrêté de ce jour [29 octobre] octobre concerne : « les autorisations exigées […] visant à prendre en compte les incidences du projet sur les milieux aquatiques pour le parc et les deux bases de maintenance ». L’arrêté concerne aussi « une concession d’utilisation du domaine public maritime ». Le collectif d’opposants à ce projet n’a pas tardé à réagir.
Fabien Bouglé, porte-parole du collectif Touche pas à nos îles. (écouter en ligne)
Le consortium EMYN, porteur du projet, a lui aussi réagi à cette annonce par voie de communiqué. « Cette décision est l’aboutissement de quatre ans de développement du projet. L’obtention de ces autorisations constitue une étape décisive pour la réalisation du parc éolien en mer. Les équipes d’EMYN vont désormais pouvoir préparer la construction du parc ». Mais selon le collectif Touche pas à nos iles, en prenant en compte les conclusions positives de l’enquête publique, qui avait pourtant recueilli 76% d’opinions opposées à ce projet, le préfet de la Vendée réalise « un passage en force ».
Fabien Bouglé, porte-parole du collectif Touche pas à nos îles. 
(écouter en ligne)
Le collectif d’opposants annonce déjà qu’il a fait appel à un avocat, Maitre Francis Monamy, spécialiste en droit éolien, avocat de la plupart des collectifs d’opposants aux éoliennes en France. Ce qui pourrait les amener devant la cour d’appel administrative de Nantes.
https://rcf.fr/actualite/actualite-locale/le-prefet-de-la-vendee-autorise-le-projet-de-parc-eolien-en-mer-reaction-?fbclid=IwAR07-OTbkSsxWyCdQE22IkEhLNYkbLez1Cm8IWg-uHcJOhiHkpCVB9621jc
30/10/18 : Vendée : Feu vert aux éoliennes en mer au large des îlesd'Yeu et de Noirmoutier😱😱
ENERGIE : La préfecture de Vendée a délivré les premières autorisations pour la création d'un parc de 62 éoliennes...
C'est parti. La préfecture de Vendée a accordé mardi les premières autorisations pour la création d'un parc de 62 éoliennes au large des îles d'Yeu et de Noirmoutier, un projet en développement depuis quatre ans qui se heurte à des opposants craignant pour la biodiversité.
«Le préfet de la Vendée vient de signer les premières autorisations» concernant la prise en compte des «incidences du projet sur les milieux aquatiques» et accordant «une concession d'utilisation du domaine public maritime», a écrit la préfecture.
750 emplois à la clé
Le projet, porté par la société Eoliennes en Mer îles d'Yeu et de Noirmoutier (EMYN), qui a pour actionnaire Engie (47%), EDP Renewables (43%) et le Groupe Caisse des Dépôts (10%), devrait produire en moyenne 1.900 GWh par an. Cela correspond à la consommation électrique annuelle de 790.000 personnes, soit plus que le nombre d'habitants de Vendée (674.000).
L'objectif du parc est aussi de créer une nouvelle filière industrielle avec, à la clé, 750 emplois pour la construction et l'assemblage des éoliennes dans deux usines Siemens Gamesa, partenaire industriel du projet, au Havre.
EMYN peut «désormais préparer la construction du parc (fondations, sous-station électrique…) ou encore la conduite des appels d'offres de sous-traitance pour la fabrication et l'installation de ces composants», s'est réjoui le groupe Engie.
Les opposants ne baissent pas les bras
Pendant 18 mois, les demandes d'autorisations administratives déposées en mai 2017 par EMYN ont été instruites, ce qui a notamment conduit à une enquête publique entre le 4 avril et le 23 mai 2018. Au total, 76% des personnes qui se sont exprimées ont dit être opposées au projet.
Le 22 juin, le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) a par ailleurs rendu un avis, consultatif, défavorable au projet. En cause: l'impact négatif sur la biodiversité et les risques pour les espèces d'oiseaux protégées.
«La décision du Préfet de ce jour, face à un dossier incomplet, exprime un état de panique de la Préfecture face des oppositions populaires et même ministérielles grandissantes», a estimé dans un communiqué le collectif «Touche pas à nos îles», ajoutant que «toutes les voies de recours seront mises en oeuvre face à cette décision inique». L'association «Non aux éoliennes entre Noirmoutier et Yeu» et le collectif «Yeu Vent Debout» sont également opposés au projet.
Plusieurs parcs éoliens en mer sont en projet en France, mais aucun ne produit pour l'instant de l'électricité.
https://www.20minutes.fr/planete/2363571-20181030-vendee-feu-vert-eoliennes-mer-large-iles-yeu-noirmoutier

30/10/18 : Vendée : premières autorisations de la préfecture pour le parc éolien Yeu Noirmoutier 😱
Dans un communiqué, la préfecture de Vendée annonce que les premières autorisations "nécessaires à la réalisation du parc éolien en mer au large des îles d’Yeu et de Noirmoutier" viennent d'être accordées.
Ces décisions prises par arrêtés le 29 octobre 2018, concernent :
Pour le parc et les deux bases de maintenance, les autorisations exigées par les articles L. 2141 et suivant du code de l’environnement (loi sur l’eau), visant à prendre en compte les incidences du projet sur les milieux aquatiques
une concession d’utilisation du domaine public maritime.
La pérfecture précise que ces décisions sont consultables sur le site internet www.vendee.gouv.fr (http://www.vendee.gouv.fr/projet-de-parc-eolien-au-large-des-iles-d-yeu-et-a3022.html)
Le 9 mai 2017, la société Éoliennes en mer îles d’Yeu et de Noirmoutier (EMYN) a déposé auprès de la préfecture de la Vendée un dossier comprenant les demandes d’autorisations administratives nécessaires pour le développement, la construction et l’exploitation d’un parc éolien au large des îles d’Yeu et de Noirmoutier.
Ce projet rencontre une opposition d'une partie de la population et des acteurs socio-économiques des 2 îles vendéennes.
Une pétition est en ligne depuis mars dernier.
En juin dernier, un collège d'experts du Conseil National de la protecion de la nature avait rendu un avis défavorable ( consultatif) sur ce projet porté par le groupe Engie.

29/10/18Parc éolien en baie de Saint-Brieuc : Saint-Quay-Portrieux devra trouver de la place
La baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) devrait accueillir un parc éolien en 2023. Pour cela, il faudra repenser l’espace portuaire, notamment à Saint-Quay-Portrieux. Comme l’a fait le port de Sassnitz, au large des côtes allemandes, où un parc éolien offshore a été inauguré, ce lundi 29 octobre.
En Allemagne, Winkinger est le deuxième parc éolien inauguré en mer Baltique, ce lundi. Un troisième, nommé Arkona, vient tout juste d’être construit par l’entreprise E.ON. Ses 60 éoliennes sont dans la continuité de celles d’Iberdrola, la société espagnole qui mettra en service le par éolien en baie de Saint-Brieuc. L’ensemble des 130 mâts forme un véritable mur dans la mer entre l’Allemagne et le Danemark.
Dans le nord de l’Allemagne, cette grande usine sur l’eau n’est qu’une parmi d’autres. Alors qu’en France, aucun des six projets de parcs éoliens lancés par un appel d’offres en 2011 n’a encore vu le jour.
L’éolien offshore, l’activité principale du port
Sur l’île de Rügen, c’est le port de Mukran, à Sassnitz (Allemagne), qui abrite les centres de maintenance des parcs d’Iberdrola et de ses concurrents. Historiquement, Mukran est un terminal ferry. Le port s’est étendu et a désormais fait de l’éolien offshore son activité principale. « Les éoliennes font travailler 350 personnes ici, dont 150 pour Iberdrola, explique Frank Kracht, maire de Sassnitz. Cela engendre 500 emplois indirects dans notre ville qui compte 10 500 habitants. »
« Il y a une activité touristique l’été, mais l’hiver, il n’y a rien d’autre », confie un salarié de 50Hertz, gestionnaire de l’électricité en Allemagne. En cette fin octobre, la ville voisine de Binz, qui compte de nombreux hôtels, était en effet quasi-déserte. « Le parc a été très bien accepté », poursuit-il.
« Ici, il n’y a pas le même lobby de la pêche »
Le poids économique de la pêche n’a rien de comparable à celui des côtes de la Manche et de l’Atlantique. Cette zone de la Baltique est moins poissonneuse. « C’est sûr qu’ici, il n’y a pas le même lobby que chez vous », poursuit le technicien allemand. « Les pêcheurs ont accepté l’implantation des parcs éoliens », confirme le maire.
Dans les Côtes-d’Armor, c’est Saint-Quay-Portrieux qui devrait être le port d’attache du parc éolien, même si rien ne semble encore officiellement acté selon Ailes Marines. Le contexte local n’est pas du tout le même. Iberdrola devra cohabiter avec des centaines de plaisanciers et de pêcheurs.
« Il y aura des bâtiments, des magasins, des bureaux… La seule différence, c’est qu’à Sassnitz il y a beaucoup de place, le port est vaste, indique Emmanuel Rollin (Ailes Marines). En baie de Saint-Brieuc, il faudra optimiser les espaces. »
Des tractations sont en cours avec les différents partenaires à Saint-Quay-Portrieux. Elles devraient s’achever avant la fin de l’année.

29/10/18
Le futur parc éolien en baie de Saint-Brieuc a un grand frère allemand
Dans cinq ans, la société espagnole Iberdrola devrait mettre en service un gigantesque parc éolien en baie de Saint-Brieuc. Quasiment le même que celui qui a été inauguré, hier, en mer Baltique.
Reportage
À peine quitté le port de Sassnitz, à l’extrême nord-est de l’Allemagne, on voit pointer le bout de leurs pâles, minuscules, qui tournent à l’horizon. Soixante-dix éoliennes de 157 m de hauteur ont été installées à 30 km de l’île de Rügen, à la limite des eaux territoriales du Danemark.
Ce parc éolien offshore, nommé Wikinger, a été conçu par Iberdrola. Le producteur et distributeur d’électricité espagnol (l’équivalent d’EDF en France) est aussi le porteur du parc éolien en baie de Saint-Brieuc, via la société de projet Ailes Marines qu’elle a créé pour l’occasion. Ce lundi 29 octobre, au bord de la mer Baltique, les Espagnols ont inauguré en grande pompe leur premier parc allemand.
Une hauteur impressionnante
Wikinger n’est pas tout à fait le même parc que celui qui se prépare dans les Côtes-d’Armor. Dans les eaux allemandes, les turbines, d’une génération plus ancienne, sont plus petites. Elles produisent 5 MW par heure. Ces dernières années, Siemens Gamesa a développé des turbines plus puissantes de 8MW, qui équiperont le parc briochin. Pour atteindre son objectif de production de 496 MW à Saint-Brieuc, Ailes Marines aura donc besoin de moins d’éoliennes : 62 sont prévues. Mais elles seront plus grandes : 207 m de hauteur.
Le parc de Wikinger permet toutefois d’imaginer à quoi il faut s’attendre, d’ici à 2023, au cœur de la baie de Saint-Brieuc. Lorsque l’on navigue auprès de ces monstres, on paraît minuscule. Rien que les fondations jaunes, nommées « jacket », qui creusent le sol marin à 40 m de profondeur, dépassent largement la taille d’une navette de croisière.
Un silence surprenant
Et ce qui surprend particulièrement, c’est ce silence presque apaisant… Ni les pâles qui tournent, ni les générateurs, ne sont audibles au raz de l’eau. Espacées de 900 m les unes des autres, les éoliennes donnent l’impression d’être au cœur d’une usine véritable usine électrique en pleine mer.
Au milieu de ces moulins à vent, un immeuble en métal tout aussi gigantesque repose sur de gros piliers, à une dizaine de mètres au-dessus de l’eau. Il ressemble à une plateforme pétrolière offshore, avec son héliport et ses bateaux amarrés aux pieux.
Au premier étage, des électriciens sont à l’œuvre. Il s’agit de la sous-station dont le but est de collecter l’électricité produite par les éoliennes, d’élever la tension avec des transformateurs et d’acheminer le courant à terre par des câbles sous-marins sur 70 km.
« Optimiser les espaces »
« Ce parc est comparable à plus d’un titre à celui qui est en projet dans la baie de Saint-Brieuc » , indique Emmanuel Rollin, directeur d’Ailes Marines. Les fondations sont du même type (à Saint-Brieuc elles auront 3 jambes, ici elles en ont 4). Les turbines sont également construites par Siemens Gamesa. Comme ici, il y aura des bâtiments et des bureaux dans le port de maintenance qui aura été choisi. La seule différence, c’est qu’il y a beaucoup de place à Sassnitz. Le port est très vaste. En baie de Saint-Brieuc, les ports seront plus petits. Il faudra optimiser les espaces. »
Iberdrola a investi un milliard et demi d’euros dans ce parc allemand qui doit alimenter 350 000 foyers du land de Mecklenburg-Porémanie-Occidentale. L’entreprise affirme que sa construction a généré 2000 emplois. Elle se revendique « plus grand producteur d’énergie éolienne » sur la planète. Elle poursuit sa conquête du monde, et, entre autres, de la baie de Saint-Brieuc.

29/10/18VIDEO. Fos-sur-Mer: Une ferme d'éoliennes innovante pour que la région soit dans le vent
PLANETE - Un projet d’éolien flottant est en cours d’élaboration au large de Fos-sur-Mer, alors que le gouvernement doit rendre sa feuille de route énergétique…
- A Fos-sur-Mer, un projet pilote pourrait permettre de tester in situ l'éolien flottant.
- Ces éoliennes se trouvent au large des côtes, ce qui rend leur acceptation plus simple.
- La région Paca attend un signal fort du gouvernement pour pouvoir développer cette technologie.
Imaginez : trois éoliennes, hautes de 175 mètres chacune, flottant au large du phare de Famaran, à 17 kilomètres des côtes de Fos-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône. Ce qui peut sembler fantaisiste aujourd’hui pourrait pourtant rapidement sortir de terre, grâce au projet Provence Grand Large, développé depuis plusieurs années par Edf Energies Nouvelles. Selon nos informations, une enquête publique sur ce dossier est en cours jusqu’au 29 octobre.
Alors que la France s’apprête à rendre sa future feuille de route énergétique, le projet Provence Grand Large pourrait constituer une étape clé dans l’objectif d’essor des énergies renouvelables du gouvernement fixée par la loi de transition énergétique de 2015.
« Loin des côtes »
Le projet Provence Grand Large correspond en effet à une ferme pilote. Chaque éolienne est amarrée au fond de la mer, sur des flotteurs, et tenue par des câbles. Ce triptyque d’éoliennes, installé sur un km2, pourrait fournir jusqu’à 28 kilowatts.
L’objectif de cette ferme est de pouvoir tester l’éolien flottant in situ afin de développer ensuite à une plus grande échelle l’exploitation commerciale de ce système encore peu répandu. Le site de Fos-sur-Mer serait idéal pour ce type d’éoliennes, à en croire Philippe Maurizot, conseiller municipal LR de la ville et vice-président de la commission « Industrie, Innovation, Nouvelles technologies et Numérique » au sein du conseil régional.
500 emplois directs
« C’est le deuxième meilleur gisement en Europe en termes de puissance et de régularité de vent », affirme l’élu. Philippe Maurizot ambitionne de faire de la région Paca la première base de l’éolien offshore de Méditerranée, dans la construction comme la maintenance des éoliennes. Outre les caractéristiques météorologiques et topographiques favorables à l’éolien flottant, la région présenterait un écosystème pouvant aider au développement de cette filière, du port de Marseille à certaines grandes écoles de la région formant à ces métiers. Le secteur est de plus porteur d’emplois. Le projet Provence Grand Large vise à créer 500 emplois directs, et autant d’indirects.
Autre avantage : la discrétion de l’installation, qui peut expliquer la faible contestation que cette ferme a connue jusqu’alors, y compris du côté de Daniel Moutet, président de l'association de défense et de protection du littoral du golfe de Fos. « C’est un très bon projet, s’enthousiasme-t-il, car il ne présente aucune nuisance, pas de bruit, pas contrainte, comme il est loin de la côte. Seuls peut-être ceux qui pêchent le thon au large peuvent être un peu gênés, mais c’est une minorité. »
En attente du gouvernement
Désormais, pour développer cette technologie, les regards se tournent du côté du gouvernement et de sa programmation pluriannuelle de l’énergie. La région Paca attend en en effet coup de pouce indispensable. Dans un « appel pour la Méditerranée », qu’elle a cosignée, le conseil régional demande que le littoral méditerranéen « puisse bénéficier d’une programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) ambitieuse – par le biais d’appels d’offres commerciaux réguliers programmés - à hauteur de 3 GW en service à horizon 2030 – et d’un soutien à l’émergence rapide des projets. » D’autant que dans cette course, la région Paca n’est pas la seule sur la ligne de départ : la Bretagne a également fait valoir ses atouts.
« Nous avons tous fait pour faire le forcing devant le gouvernement, explicite Philippe Maurizot. EDF ne va pas s’engager si l’enveloppe n’est pas suffisante ou la politique pas assez ambitieuse, cela ne sera pas rentable. » L’investissement dans ce type de projets reste coûteux : pas moins de 200 millions d’euros ont été déboursés pour que puissent flotter les trois éoliennes de Provence Grand Large. Le début des travaux est annoncé pour 2019.
https://www.20minutes.fr/planete/2359063-20181029-video-fos-mer-ferme-eoliennes-innovante-region-vent
25/10/18 : 
Éolien offshore : le projet de plateforme industrielle au Havre est relancé
En raison de ses 3.500 kilomètres de façades maritimes et du savoir-faire de ses industriels, la France a indéniablement une carte à jouer en matière d’énergies marines renouvelables et, notamment, d’éolien en mer.
La filière éolienne offshore tricolore n’en est qu’à ses balbutiements : six parcs sont actuellement en développement. Trois d’entre eux sont construits par EDF au large de Fécamp (en Seine-Maritime), de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et de Courseulles-sur-Mer (Calvados) ; deux par Engie au large du Tréport (Seine-Maritime) et des îles d’Yeu et de Noirmoutier (Vendée) ; et un par Iberdrola au large de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor).
Pour soutenir le développement de ces parcs, Siemens Gamesa et le Grand Port Maritime du Havre ont décidé de construire deux usines destinées à la production d’éoliennes offshore. Après plusieurs mois d’incertitudes, le projet semble enfin reparti.
La fin de l’incertitude pour les acteurs de la filière
C’est désormais officiel, le Havre accueillera deux usines de fabrication d’éoliennes offshore dans les prochaines années.
Le groupe espagnol Siemens Gamesa et le Grand Port Maritime du Havre ont en effet annoncé début octobre la signature d’un nouvel accord-cadre portant sur le déploiement de deux unités de production industrielle dédiées aux équipements du secteur de l’éolien en mer. Une nouvelle qui lève les doutes qui subsistaient sur ce projet.
“Après plusieurs mois d’incertitudes sur les projets éoliens en mer, cet accord signe une reprise effective des travaux de développement de notre projet. Le but est de créer à partir du Havre une véritable plateforme industrielle européenne, compétitive, innovante et flexible”, se félicite Filippo Cimitan, directeur de la branche française de Siemens Gamesa.
Au printemps dernier, des tensions sont apparues entre l’État et les acteurs de la filière de l’éolien en mer. Le gouvernement a en effet tenté de renégocier à la baisse les tarifs d’achat de l’électricité des six parcs éoliens offshore actuellement en construction.
Une situation qui menaçait la construction des deux usines Siemens Gamesa. Après des semaines de tractation, aucun projet n’est annulé mais le montant de la subvention publique est réduit de 40%. Les tarifs de rachat de l’électricité subissent le même sort et se voient amputés de 30%.
Deux usines de fabrication d’éoliennes offshore
L’objectif de l’accord est de définir un cadre concret pour les prochaines étapes de développement de ce projet de complexe industriel. Il s’agit donc de préparer les travaux d’aménagement de la zone portuaire (comme la réfection des quais pour le traitement des colis lourds) ainsi que le chantier de construction des deux usines de fabrication d’éoliennes au sein du Port du Havre.
Le géant espagnol Siemens Gamesa prévoit donc le déploiement de deux usines sur le quai Johannès Couvert.
La première fabriquera des pales d’éoliennes alors que la seconde se chargera de l’assemblage des nacelles (c’est-à-dire la turbine et le moteur de l’éolienne). Une zone logistique sera également établie au sud du quai de Bougainville.
Ces travaux sont estimés à 57 millions d’euros. Les travaux devraient débuter courant 2020 pour une mise en service du complexe d’ici l’horizon 2021. Les promoteurs du projet estiment que ces usines nécessiteront la création de quelques 750 emplois directs et indirects (sans compter les emplois induits par le chantier).
Cette plateforme industrielle “alimentera les parcs éoliens en mer de Dieppe-Le Tréport, Saint-Brieuc et Yeu-Noirmoutier, ainsi que les futurs projets éoliens en mer en France et en Europe. Ces investissementss’inscrivent dans un cadre d’opportunités industrielles durables pour l’éolien en mer à confirmer dans la prochaine programmation pluriannuelle de l’énergie”, a déclaré la direction de Siemens Gamesa.
Deux enquêtes publiques pour le parc de Dieppe-Le Tréport
Le parc éolien en mer de Dieppe-Le Tréport sera constitué de 62 éoliennes offshore d’une puissance unitaire de 8 MW, posé sur un fond marin situé entre 14 et 24 mètres de profondeur.
Grâce à sa puissance cumulée totale de 496MW, il devrait permettre la production de 2.000 GWh d’électricité renouvelable chaque année. Un volume qui pourrait couvrir les besoins des deux tiers de la population de Seine-Maritime.
La mise en service de ce parc était initialement prévue en 2021. Toutefois, le projet suscite l’inquiétude des pêcheurs locaux qui craignent que le projet vienne perturber leur activité et détruire un écosystème unique.
L’implantation des éoliennes est prévue en partie sur le périmètre d’un parc naturel marin où vivent des mammifères marins et des populations d’oiseaux.
C’est la raison pour laquelle le gouvernement a annoncé la mise en place de deux enquêtes publiques portant sur le projet de construction du parc éolien de Dieppe-Le Tréport.
La première enquête porte sur la construction du parc, la seconde sur son raccordement au réseau électrique terrestre. Portées par la préfecture de Seine-Maritime, ces deux enquêtes se termineront le 29 novembre prochain.

23/10/18 : Eolien flottant : Ideol reçoit une subvention européenne de 2,5 M€
La Commission européenne a accordé une subvention de 2,5 M€ à Ideol pour le projet Leadfloat, dans le cadre du programme Horizon 2020 - Instrument PME. Ce projet porte sur la préparation de la fabrication en série de la fondation flottante Ideol dans la perspective de fermes commerciales, la valorisation des résultats obtenus par l'exploitation de la première éolienne offshore installée au large des côtes françaises (Floatgen) et la poursuite du développement commercial sur les marchés les plus stratégiques, avec notamment l'ouverture d'une filiale au Japon, indique la société française.
Ideol a conçu un flotteur en béton pour limiter les coûts d'une éolienne flottante. Un démonstrateur de 2 MW est entré en production au large du Croisic (Loire-Atlantique) en septembre dernier. Il doit faire l'objet de tests pendant deux ans. Ce flotteur équipera également les éoliennes de la ferme pilote de Gruissan (Eolmed), qui verra le jour à l'horizon 2020-2021.
Par ailleurs, la banque européenne d'investissement a accordé un prêt de 60 M€ à la compagnie portugaise Windplus pour l'installation d'une ferme de trois éoliennes flottantes (2 MW) à 20 kilomètres au large de Viana do Castelo (Portugal).
https://www.actu-environnement.com/ae/news/eolien-flottant-ideol-subvention-2-5-m-euros-32248.php4 22/10/18Permis enveloppe : le projet de décret est en consultation
Le projet de décret précisant l'application du nouveau permis enveloppe pour les énergies renouvelables en mer est en consultation. Les dispositions visent notamment à accélérer le développement des projets éoliens en mer et à réduire les coûts.
Le ministère de la Transition écologique et solidaire a mis en consultation, du 17 octobre au 7 novembre, le projet de décret relatif au permis enveloppe pour les énergies renouvelables en mer. Il s'agit de préciser les conditions d'application de l'article 58 de la loi pour une société de confiance (Essoc), adoptée en juillet dernier, qui a créé le permis enveloppe.
Le public consulté en amont
La consultation du public, pour les projets faisant l'objet d'une procédure de mise en concurrence, devrait désormais être lancée par l'Etat en amont. "Le but est d'améliorer la prise en compte de l'avis du public au plus tôt, notamment pour recueillir ses observations sur la localisation de la zone", explique le ministère. Il n'y aura donc plus de consultation sur le projet désigné mais sur un projet type. "Les modalités de cette participation du public restent identiques à celles s'appliquant actuellement pour tout projet soumis à une obligation de saisine de la CNDP [Commission nationale du débat public]", détaille le ministère.
Les projets lauréats pourront évoluer
Les demandes d'autorisation environnementale et d'occupation du domaine maritime porteront également sur un projet type, avec des caractéristiques variables, pour permettre au porteur de projet d'utiliser les meilleures technologies disponibles au moment de la réalisation du parc. "Le développement d'installations d'énergies renouvelables marines est long et les technologies évoluent rapidement dans ce secteur très dynamique (et en particulier la puissance unitaire des turbines augmente rapidement et régulièrement. Ce qui permet d'installer moins d'éoliennes pour une même production électrique)", souligne le ministère.
Ainsi, l'étude d'impact, l'étude d'incidence environnementale et le dossier d'évaluation des incidences Natura 2000 devront prendre en compte "les effets négatifs notables maximaux sur l'environnement et la santé humaine correspondant à ces caractéristiques variables" et "les effets significatifs dommageables maximaux sur l'état de conservation des habitats naturels et des espèces". Les mesures d'évitement, de réduction et de compensation devront également porter sur les effets négatifs notables maximaux sur l'environnement et la santé. Cependant, elles pourront être déclinées en différentes options selon les caractéristiques que pourrait revêtir le projet. Finalement, "le maitre d'ouvrage [mettra] en œuvre les mesures relatives aux options qu'il a retenues pour la réalisation de son projet".
Dispense d'autorisation d'exploiter
La demande d'autorisation environnementale, la demande de concession et la demande d'autorisation relative à la réglementation applicable aux îles artificielles, aux installations, aux ouvrages et à leurs installations connexes sur le plateau continental et dans la zone économique exclusive devront préciser les caractéristiques variables du projet (hauteur des mâts, puissance unitaire de la turbine, nombre d'éoliennes…). "Les autorisations comporteront dans tous les cas des paramètres maximums afin d'encadrer la flexibilité accordée aux porteurs de projets", précise le ministère.
Par ailleurs, les installations ayant fait l'objet d'une mise en concurrence seront dispensées d'une autorisation d'exploiter, dans la limite d'un gigawatt de puissance installée.
Enfin, l'ensemble des décisions et autorisations nécessaires pour les projets des énergies renouvelables en mer bénéficieront du régime mis en place pour accélérer les contentieux. L'ensemble des recours seront donc dirigés vers la cour administrative d'appel de Nantes.
https://www.actu-environnement.com/ae/news/Permis-enveloppe-projet-decret-consultation-32233.php4
18/10/18 : Le Tréport, Mers-les-Bains, Criel-sur-Mer… Donnez votre avis sur les éoliennes en mer
L'enquête publique sur le projet d'éoliennes en mer Dieppe-Le Tréport a débuté mardi 16 octobre 2018. Vous pouvez donner un avis en ligne ou rencontrer les commissaires enquêteurs.
Ce mardi 16 octobre 2018 au Tréport (Seine-Maritime), les habitants étaient invités à rencontrer les commissaires enquêteurs, pour donner leur avis sur le projet de parc éolien au large du Tréport. En face de la mairie où est organisée la consultation, des banderoles installées par les opposants aux éoliennes accueillent le public.
Cela n’a pas découragé Nadine et Francis, deux habitants du quartier des cordiers, à venir dire leur attachement au projet. « Nous ne voyons pas pourquoi toutes les éoliennes devraient être mises à la campagne. Les enjeux autour de ce projet concernent tout le pays, l’Europe même ». En mairie, le couple est aussi venu prendre des renseignements sur le projet, en consultant les documents mis à disposition des visiteurs : 7 000 pages rectos versos, répartis en une dizaine de dossiers (description du projet, étude d’impact, conclusions du débat public, photomontages montrant l’horizon avec les éoliennes…).
Willy et Sabine, originaires d’Allemagne, viennent au contraire dire leur opposition au projet. « Nous avons beaucoup voyagé en France, à la recherche d’un endroit de rêve et nous l’avons trouvé à Mesnil-Val. Nous y sommes installés depuis 4 ans. Je ne veux pas d’un horizon haché par ces grandes éoliennes. Les falaises et la mer, c’est un patrimoine inestimable » estime Sabine.
Elle aussi pense que les enjeux du parc éolien offshore sont transnationaux, mais elle en arrive à la conclusion inverse : « C’est surtout l’Allemagne qui a besoin de ces éoliennes, parce que les centrales nucléaires vont être fermées. Mais ici, on ne va pas fermer Penly. Les énergies renouvelables sont nécessaires, mais il faut se poser des questions de façon de faire ». Elle pense notamment que les turbines pourraient être installées plus loin du rivage, comme c’est le cas outre-Rhin. Parce qu’elle estime que le parc est un enjeu européen, elle incitera ses amis allemands à participer en ligne à l’enquête publique.
Si les habitants ne se bousculaient pas en mairie pour ce premier jour de consultation, plusieurs d’entre eux avaient déposé un texte sur internet, consultable par tous les internautes. À 10 h, soit une heure après son ouverture, trois avis avaient déjà été déposés.
Tous les habitants peuvent participer à cette consultation, pour donner leur avis ou simplement pour prendre des renseignements. En parallèle de cette enquête, une autre est mise en place concernant le projet de raccordement du parc au continent.
Participez en ligne
Tous les documents mis à disposition pour l’enquête publique peuvent être consultés sur le site internet : www.registre-numerique.fr/eoliennes-Dieppe-Le-Treport
La totalité des dossiers pèse 1,19 giga octets. Les 7 000 pages recto verso de ceux-ci sont disponibles en version papiers dans les 29 lieux du périmètre de l’enquête publique (Le Tréport, Mers-les-Bains, Ault, Criel-sur-Mer, Dieppe, Saint-Quentin-Lamotte, Abbeville, Le Havre…).

Prochaines permanences :
Les cinq commissaires enquêteurs seront présents à 35 permanences en mairie, seuls ou à plusieurs. Les prochaines sont :
– Mers-les-Bains, le 19 octobre de 14 h à 17 h
– Dieppe, le 20 octobre de 8 h 30 à 12 h
– Le Crotoy, le 20 octobre de 10 h à 12 h
– Ault, le 22 octobre de 9 h à 12 h
– Cayeux-sur-Mer, le 24 octobre de 13 h 30 à 16 h 30
– Saint-Quentin-en-Tourmont, le 25 octobre de 15 h 30 à 17 h 30
– Criel-sur-Mer, le 26 octobre de 13 h 30 à 16 h 30
https://actu.fr/normandie/treport_76711/le-treport-mers-bains-criel-sur-mer-donnez-avis-sur-eoliennes-mer_19135270.html

18/10/18Les éoliennes offshore auront bientôt leur cadre juridique
La France ne compte encore aucun parc éolien offshore, contrairement à ses voisins européens, où le marché est en forte progression. Afin de combler ce retard, un projet de décret visant à adapter le cadre juridique des éoliennes marines est mis en consultation.
Un accord a été signé fin septembre pour développer des usines dédiées à l’éolien en mer. Elles alimenteront les trois parcs éoliens marins de Dieppe-Le Tréport, Saint-Brieuc et Yeu-Noirmoutier qui font partie des six projets dont les appels d'offres ont été lancés en 2011...
Le retard français dans l'installation de ces parcs est en partie dû à la réglementation concernant les autorisations et à la longueur des procédures contentieuses de ces projets. Pour combler ce retard par rapport à nos voisins européens, le gouvernement a prévu de nouvelles règles pour les énergies renouvelables en mer à l'article 58 de la loi Confiance du 10 août 2018.
Prévu pour son application, un projet de décret sur les nouvelles procédures d’autorisation des éoliennes en mer est soumis à consultation, jusqu'au 7 novembre.
Une participation du public en amont du projet
La loi Confiance dispose que pour les installations d'éoliennes faisant l'objet d'un appel d'offres, une saisine de la Commission nationale du débat public (CNDP) par le ministre chargé de l'énergie était désormais obligatoire, et ce avant la procédure de mise en concurrence des opérateurs. Elle permettra la participation du public en une seule fois et en amont du projet.
Le futur décret (art.1er) précise que la CNDP est saisie dans les mêmes conditions et critères que pour les autres projets d'aménagement ou d'équipement soumis à une obligation de saisine de la CNDP (I de l'article L. 121-8 du Code de l'environnement). "Le but est d’améliorer la prise en compte de l’avis du public au plus tôt, notamment pour recueillir ses observations sur la localisation de la zone. Le lauréat de l’appel d’offresest ensuite dispensé de saisir la CNDP puisque la participation du public a déjà eu lieu", précise le communiqué accompagnant la consultation publique.
Des autorisations à caractéristiques variables
L'article 2 de ce texte précise les conditions de délivrance de plusieurs autorisations environnementale et d’occupation du domaine maritime pour les projets ayant des caractéristiques variables. En effet, la loi permet à un programme d'éolien offshore, qui peut mettre des années à voir le jour, de pouvoir s'adapter aux évolutions technologiques.
Pour cela, le porteur de projet pourra bénéficier d’autorisations comprenant des caractéristiques variables dans les limites desquelles les projets pourront évoluer postérieurement à la délivrance de l'autorisation. Il ne sera plus nécessaire de faire une nouvelle demande. L'objectif est "de construire des parcs avec les meilleures technologies disponibles pour faire baisser le coût du parc et donc les subventions publiques". Dans ce cadre, le décret liste les documents qui doivent tenir compte de ces caractéristiques variables et les dossiers de demande des autorisations qui doivent les indiquer.
A noter que l’étude d’impact, l’étude d’incidence environnementale et l’arrêté d’autorisation environnementale doivent prendre en compte les effets négatifs notables maximaux sur l’environnement et la santé correspondant à ces caractéristiques variables.
Adaptation de divers codes
Ce projet de décret met également en cohérence les codes de l’énergie et de l’environnement. Ainsi les installations de production d’électricité à partir de sources d’énergie renouvelable jusqu’à 1 gigawatt, ayant fait l’objet d’une procédure de mise en concurrence, seront dispensées de l’autorisation d’exploiter délivrée au titre du Code de l’énergie (art. 4). Ce texte vient s'adapter à l’autorisation environnementale unique créée en 2017 qui vaut autorisation d’exploiter pour les installations de production électricité.
Enfin, il actualise l’article R. 311-4 du Code de la justice créé par décret en 2016 concernant la simplification des procédures contentieuses des énergies renouvelables en mer. Le texte y intègre les autorisations et décisions nécessaires au développement de tels projets qui ont été créées postérieurement à la rédaction de cet article du code (art. 5).
Pour participer à la consultation publique avant le 7 novembre, cliquer ici

https://www.lemoniteur.fr/article/les-eoliennes-offshore-auront-bientot-leur-cadre-juridique.1998349

17/10/18 : Éolien en mer : le volet réglementaire de la réforme en consultation😠😠
Le ministère de la Transition écologique soumet à consultation publique, jusqu’au 7 novembre prochain, un projet de décret réformant le cadre juridique applicable aux énergies renouvelables en mer. En jeu, une meilleure acceptabilité des projets, par l’organisation d’un débat public plus en amont, en particulier sur le choix des zones d’implantation des parcs éoliens offshore.
Le public est invité à formuler ses observations sur un projet de décret simplifiant le processus décisionnel applicable aux énergies renouvelables en mer. Le ministère de la Transition écologique a ouvert à la consultation, jusqu’au 7 novembre prochain, ce texte réglementaire pris en application de l’article 58 de la loi pour un État au service d’une société de confiance (Essoc). Le gouvernement a finalement renoncé au cours de la navette parlementaire de ce texte à vocation simplificatrice à emprunter la voie d’une ordonnance pour réformer les règles d'attribution des projets d'énergies marines renouvelables, préférant en tracer les grandes lignes au sein de la loi elle-même. Cette disposition a rapidement fait consensus, tandis qu’un bras de fer s’engageait sur la renégociation des tarifs d’achat consentis aux six premiers parcs d'éoliennes en mer déjà attribués.
Débat public en amont
Il est d’abord prévu d’organiser la participation du public préalablement à la procédure d’appel d’offres, grâce à un débat public organisé une seule fois par la Commission nationale du débat public (CNDP), et surtout en amont du projet plutôt qu’en aval. Le lauréat de l’appel d’offres étant par la suite dispensé de saisir la CNDP. L’objectif est d’améliorer la prise en compte de l’avis du public "au plus tôt", insiste le ministère, notamment pour recueillir ses observations sur l’emplacement du parc et favoriser ainsi une meilleure acceptabilité des projets.
Cette phase de participation du public sera conduite sous maîtrise d'ouvrage de l'État, en associant le cas échéant "le conseil régional territorialement intéressé", au terme du projet de décret. Cette saisine conjointe de la CNDP et de l’assemblée délibérante régionale sera toutefois à la discrétion du ministre. Sur ce point, le projet de décret s’avère décevant. L’exposé des motifs de la loi Essoc laissait en effet la porte ouverte à une consultation plus large des collectivités locales. Sachant que les modalités de participation restent identiques à celles s’appliquant actuellement pour tout projet soumis à une obligation de saisine de la CNDP.
Caractéristiques variables
Pour accélérer le processus décisionnel, le projet de texte décline par ailleurs la notion de "permis enveloppe", permettant que les diverses autorisations requises pour la réalisation des parcs offshore - autorisations environnementale et d’occupation du domaine maritime - puissent intégrer des caractéristiques variables dans lesquelles les projets pourront évoluer, sans avoir besoin de recourir à des actes modificatifs complémentaires. Aujourd’hui, il faut compter une dizaine d’années entre l’appel d’offres et l’exploitation d’un parc éolien offshore. La longueur des délais accroît d’autant les risques d’obsolescence des systèmes choisis au départ lors de la mise en service. Avec cette flexibilité encadrée, pour tenir compte, en particulier, de l'optimisation techniques des projets tout au long de leur conception, le ministère s’attend à une baisse des coûts, "et donc des subventions publiques de soutien aux énergies renouvelables en mer". Ces variables pourront porter sur des éléments décisifs par exemple, le nombre d’éoliennes ou encore la puissance unitaire de la turbine.
Le projet de décret prévoit enfin des mesures de cohérence avec le code de l’énergie, en dispensant d’autorisation d’exploiter les installations - d’une puissance jusqu’à 1 gigawatt - ayant fait l’objet d’une procédure de mise en concurrence. Un dernier article permet d’intégrer l’autorisation environnementale unique dans le régime contentieux spécial dédié aux énergies renouvelables en mer au sein du code de justice administrative.

16/10/18Saint-Brieuc. Le parc éolien offshore sera bien fabriqué au Havre et à Brest
Siemens Gamesa et Ailes Marines confirment la construction d’usines au Havre et à Brest pour fabriquer les 62 éoliennes géantes qui seront assemblées dans la baie de Saint-Brieuc.
Le groupe Siemens Gamesa a confirmé, lundi, la construction de deux usines de pièces d’éoliennes offshore, avec 750 emplois à la clé, sur le port du Havre (Seine-Maritime). Ce complexe industriel fabriquera les éléments des parcs offshore au large de Dieppe, de Noirmoutier, mais aussi les 62 éoliennes qui constitueront le parc éolien de la baie de Saint-Brieuc.
Les morceaux d’éoliennes seront ensuite acheminés par voie maritime dans la baie de Saint-Brieuc pour y être assemblés. Mais il ne s’agit que de la partie émergée de ces monstres qui mesureront 216 m au-dessus du niveau de la mer. Quid de la partie sous-marine ? Ces fondations de type « jacket » (des treillis métalliques fixés sur le fond par des pieux) seront bien construites à Brest. Ailes Marines, le porteur du projet, nous l’a confirmé hier : « Un appel d’offres est en cours pour la construction des fondations. Les résultats seront connus début 2019. La construction d’une usine à Brest est bien inscrite au cahier des charges. » De nombreux emplois sont à la clé.
La Région a investi 220 millions pour réaménager le port de Brest, avec notamment une avancée en mer, pour permettre l’arrivée d’une telle industrie.
Le parc éolien de la baie de Saint-Brieuc, taillé pour alimenter 850 000 foyers en électricité, est le seul en France à être porté par le fournisseur d’électricité espagnol Iberdrola (les autres sont créés par EDF). Actuellement, 6 recours ont été déposés par des associations d’opposants. Ailes Marines espère que les voies de recours seront épuisées fin 2019, pour une décision finale d’investissement début 2020.. L’installation des éoliennes en mer débuterait en 2021 pour une mise en service en 2023, avec l’installation d’un port de maintenance à Saint-Quay-Portrieux. Coût total du projet ? 2 milliards d’euros.

16/10/18 : LE TRÉPORT - Éoliennes en mer: c’est parti pour 45 jours d’enquête publique
La première permanence de l’enquête publique a eu lieu, mardi 16 octobre, dans la ville symbole de l’opposition au projet mené par Engie.
LES FAITS
2014 : Engie (ex-GDF Suez) remporte le 2e appel d’offres de l’éolien en mer pour un parc au large de Dieppe, du Tréport et de la côte picarde, de 62 éoliennes de 8 MW.
2015 : un débat public de plusieurs mois confirme ce que l’on savait déjà depuis 2005, année où un premier projet éolien avait été imaginé : le choix de la zone est le principal obstacle au projet de Dieppe – Le Tréport, pour les marins pêcheurs, puisque le parc sera situé dans leur zone de travail.
16 octobre 2018 : Après un débat public de plusieurs mois en 2015, un avis défavorable du Parc naturel marin, un avis favorable de l’Agence française pour la biodiversité, une déclaration du président Macron, c’est le début de l’enquête publique, avec une première permanence des commissaires enquêteurs au Tréport.
Le ton est donné, mardi matin, avant même d’entrer dans la mairie du Tréport. En face, sur les grilles d’un bâtiment désaffecté, deux banderoles clament le message « Non aux éoliennes ». Puis, dans le hall de l’hôtel de ville, sur le guichet, bien en évidence, on trouve les tracts de l’association SOS à l’horizon et de la Coopérative des artisans pêcheurs associés (CAPA), toutes deux opposées au projet d’éoliennes en mer mené par Engie, ainsi qu’une pétition.
Ce mardi, la première des trente-cinq permanences de la commission d’enquête publique sur le parc éolien s’est tenue au Tréport, haut lieu de la contestation. La dernière s’y tiendra, le jeudi 29 novembre. « J’ai accueilli les cinq commissaires-enquêteurs ce matin », souffle Laurent Jacques, croisé dans le hall de la mairie. Le maire communiste est lui aussi opposé au projet : « Je vais participer à l’enquête publique en tant que citoyen, en déposant mes observations, et la question sera à l’ordre du jour du prochain conseil municipal, à la fin du mois ».
Dans la salle des commissions, mardi matin, tous les dossiers relatifs au projet sont posés sur la table, soit 7 000 pages, selon la présidente de la commission d’enquête, Marianne Azario. La permanence n’est pas une réunion publique. « Le principe est de recevoir les gens en toute confidentialité », glisse-t-elle à une dame qui s’étonne de devoir attendre son tour. « On peut y déroger : s’il y a trop de monde, on demande aux gens s’ils veulent bien être reçus en même temps. » Les commissaires enquêteurs expliquent les grandes lignes du projet, et leur rôle. Ensuite, les visiteurs peuvent déposer leurs observations, par écrit, par oral, ou, plus tard, via le registre numérique, sur internet. Il est possible de déposer, lors des permanences, une note préalablement écrite.
Gérard Bilon n’est pas arrivé à 8 h 30, à l’ouverture de la permanence. « J’ai voulu d’abord déposer mes observations sur internet », glisse le président de SOS à l’horizon. « Il a été décidé qu’on déposerait un dossier complet un peu avant la fin de l’enquête publique », résume-t-il après l’entrevue avec les commissaires enquêteurs.
Sabine et Willy possèdent une résidence secondaire à Mesnil-Val, hameau de Criel-sur-Mer. Ce couple d’Allemands est opposé au projet. Sabine, qui s’excuse de ne pas parler parfaitement français, s’étonne d’abord des dates de l’enquête publique : « Les touristes ne sont plus là pour donner leur avis. » On lui répond qu’il est possible de le faire sur internet. Sur le fond, « je ne suis pas contre les éoliennes », dit-elle. « Mais pas si près des côtes, et sans forage dans les fonds marins. Il suffirait d’attendre deux ou trois ans, que la technologie des éoliennes flottantes soit au point. »
Suzanne, venue d’Eu, a déposé sa note écrite. Elle aussi est opposée aux éoliennes en mer, préférant une réduction de la consommation électrique : « On s’est créé de faux besoins ».
« On attend une position responsable de la préfecture et des élus du secteur », grince Olivier Becquet, gérant de la coopérative des artisans pêcheurs associés du Tréport (CAPA), venu lui aussi donner ses observations. « On est en train de parsemer la mer d’obstacles à la navigation, à la pêche. On saura se souvenir des préfets qui auront donné leur accord à ce projet qui va tuer notre activité ».
Un accord pour deux usines au Havre
Siemens-Gamesa, le fabricant des éoliennes du projet de Dieppe – Le Tréport, a annoncé, lundi 15 octobre, avoir signé un accord avec le port maritime du Havre pour préparer la construction de ses usines pour l’assemblage de nacelles et la fabrication de pales, ainsi que celle de son unité logistique. « Cette annonce, à la veille de l’ouverture de l’enquête publique, est téléphonée », a cinglé, mardi, Gérard Bilon, président de SOS à l’horizon. « On voudrait décourager les opposants à participer à l’enquête qu’on ne ferait pas autrement, en donnant l’impression que tout est joué. »
Trois enquêtes publiques
La deuxième permanence de l’enquête publique sur le projet d’éoliennes en mer est prévue ce mercredi, à la mairie de Saint-Quentin-Lamotte, de 14 h 30 à 16 h 30. Ensuite, une autre permanence aura lieu à la mairie de Mers-les-Bains, vendredi de 14 heures à 17 heures. Samedi, des permanences seront ouvertes à Dieppe (8 h 30 – 12 heures) et au Crotoy (10 h – 12 h).
Les commissaires enquêteurs ont un délai d’un mois, après la fin de l’enquête publique, pour rendre leur avis motivé, soit le 29 décembre 2018. Un délai supplémentaire pourra être demandé, vu l’ampleur du dossier. La commission fera la synthèse de toutes les observations et propositions du public. Le maître d’ouvrage, la société Éoliennes en mer – Dieppe – Le Tréport (EMDT), filiale d’Engie, pourra y répondre. La préfète de Seine-Maritime prendra la décision finale.
Une autre enquête publique a débuté hier, en Seine-Maritime, et se terminera aussi le 29 novembre. Elle porte sur le raccordement du parc éolien au réseau public de transport d’électricité. Elle a lieu dans cinq communes, dont Penly, non loin de la centrale nucléaire, – le raccordement se fera sur son territoire – et Le Tréport. La commission d’enquête est différente de celle de l’enquête publique sur le parc en lui-même.
Une troisième enquête publique aura lieu du 31 octobre au 29 novembre. Elle portera sur l’installation d’une base des opérations de maintenance du parc éolien, à Dieppe. Les permanences n’auront lieu qu’à Dieppe.
http://www.courrier-picard.fr/142840/article/2018-10-16/eoliennes-en-mer-cest-parti-pour-45-jours-denquete-publique#
16/10/18Eolien off shore au Tréport : comment participer à l'enquête publique qui débute le 16 octobre ?
Du 16 octobre au 29 novembre, les habitants des communes concernées par le projet d'éolien off shore peuvent participer à l'enquête publique menée par la préfecture de Seine Maritime. Modalités, calendrier des permanences des commissaires enquêteurs... Toutes les infos pratiques.
A 9h précises ce mardi 16 octobre s'ouvre l'enquête publique sur le projet d'éolien en mer entre Dieppe et Le Tréport. Deux enquêtes sont simultanément menées : l'une sur l'installation de 62 éoliennes offshore par la société EMDT, l'autre sur leur raccordement au réseau électrique terrestre par RTE (filiale d'EDF).
Pendant 45 jours, jusqu'au 29 novembre 17h, le public peut :
- consulter le projet dans le détail, grace à un dossier d'enquête comportant une étude d'impact et des avis rendus par des institutions.
- faire ses commentaires et ses propositions, en se rendant dans des permanences ou via un site internet.
C'est une consultation obligatoire avant que la préfecture de Seine Maritime ne valide définitivement le projet.
Tout peut se faire en ligne
Pour consulter le dossier d'enquête, voir les commentaires du public ou en poster un vous-même, un site internet dédié est ouvert sur https://www.registre-numerique.fr/eoliennes-Dieppe-Le-Treport.
Les observations et propositions pourront aussi être envoyées par mail à éoliennes-dieppe-le-treport@mail.registre-numerique.fr.
La préfecture assure que toutes les observations publiées sur internet ou envoyées par mail seront "tenues à la disposition du public dans les meilleurs délais au siège de l'enquête", c'est-à-dire en mairie du Tréport.
Car comme d'habitude, il est toujours possible de se déplacer physiquement, dans toutes les (sous-)préfectures et les communes concernées par l'enquête, pour consulter le dossier et participer.
Calendrier des permanences en mairie
Ce projet de parc éolien prévoit l'installation en mer de 62 éoliennes de 8 MégaWattà 16 km au large de Dieppe et 15 km au large du Tréport. Chacune sera raccordée par des câbles électriques sous-marins au réseau terrestre.
https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/debut-enquete-publique-projet-eolien-offshore-au-treport-1547216.html
15/10/18Coup d'envoi de l'enquête publique sur les éoliennes au large de Dieppe
C'est ce mardi 16 octobre que l'enquête publique sur le projet d'éoliennes en mer au large de Dieppe commence. Pendant six semaines, le grand public va pouvoir donner son avis sur ce projet de construction de 62 éoliennes.
Après l'avis favorable rendu en février dernier par l'Agence française de la biodiversité , le projet de parc éolien au large de Dieppe poursuit sur sa lancée. Après 30 mois d'étude du projet, voici venue l'heure de l'enquête publique. Elle va se tenir du 16 octobre au 29 novembre.
Une enquête publique sous quelle forme ?
Le grand public est donc convié à venir s'exprimer sur le projet de construction de 62 éoliennes entre Dieppe et Le Tréport. La commission d'enquête publique est constituée de cinq membres indépendants du porteur du projet. "Les participants pourront s'informer sur le contenu mais surtout donner leur avis soit sur des registres papier soit sur internet", explique Christophe Leblanc, le directeur de projet Eoliennes en Mer Dieppe Le Tréport (EMDT).
Les registres papier seront disponibles dans les 26 mairies qui participent à cette enquête publique :
Préfecture de la Seine-Maritime, sous-préfecture de Dieppe, sous-préfecture du Havre. Communes de Veules-les Roses, Sotteville-sur-Mer, Saint Aubin-sur-Mer, Quiberville, Sainte-Marguerite-sur-mer, Varengeville-sur-mer, Hautot-sur-mer, Dieppe, Petit-Caux et ses communes déléguées, Criel-sur-mer, Flocques, Le Tréport, Mers-les-Bains, Saint-Quentin-la-Motte-Croix-au-Bailly, Ault, Woignarue, Cayeux-sur-mer, Lanchères, Pendé, Saint-Valery-sur-Somme, Boismont, Noyelles-sur-mer, Ponthoile, Favières, Le Crotoy, Saint-Quentin-en-Tourmont
Sur internet : www.seine-maritime.gouv.fr
Une enquête publique pour quoi faire ?
C'est le seul moment où le grand public est amené à donner son avis sur le projet. "Cette enquête publique est un élément très important car les autres sont des éléments d'instruction faits par les services de l'Etat mais l'avis du public est recueilli lors de cette enquête publique", ajoute Christophe Leblanc. Selon EDMT, l'autorisation du projet pourrait être donnée en début d'année prochaine.
https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/coup-d-envoi-de-l-enquete-publique-sur-les-eoliennes-au-large-de-dieppe-1538061625


12/10/18 : Projet éolien Yeu-Noirmoutier : un avis défavorable
Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN), nommé par le
ministère de la Transition écologique a rendu un avis consultatif défavorable à une demande de dérogation qui concerne des espèces protégées.
L’étude d’impact du projet sur des espèces protégées a reçu un avis défavorable du CNPN par onze votes contre, deux pour et deux abstentions. Ce conseil est composé d’experts nommés par le ministère de l’Ecologie.
La dérogation a été présentée par Engie, porteur du projet de parc éolien au large des îles d’Yeu et Noirmoutier en Vendée. Elle concerne des espèces d’oiseaux protégées : goélands, mouettes, sternes, Fou de Bassan, Grand labbe, cormoran huppé, guillemot de Troïl et pingouin torda, mais aussi une chauve-souris, la pipistrelle.
Le CNPN s'interroge : " l’impact cumulé des deux parcs Saint-Nazaire et Yeu-Noirmoutier est certainement minimisé ».Aux yeux des experts, « la réorientation du parc, à la demande des pêcheurs, devrait augmenter les collisions et l’effet barrière pour les oiseaux migrateurs ». Ils ne cautionnent pas « les mesures compensatoires ».Pour le CNPN, le dauphin commun, le marsouin et la tortue luth ont été oubliés par l’évaluation. « Il manque une dérogation au titre de la dégradation de l’habitat du puffin des Baléares (un oiseau en voie d’extinction), l’étude indiquant « une trop faible présence de l’espèce ».
Pas référencé dans l'enquête publique
Le collectif qui s’oppose au projet, Touche pas à nos îles, rebondit sur cet avis défavorable pour en faire « un plaidoyer pour la préservation de la nature et des écosystèmes ». Les opposants, conscients qu’il ne s’agit que d’un avis consultatif en profitent pour signaler que« l’avis a été rendu le 22 juin 2018 ». Mais que « l’enquête publique, achevée en le 9 août,n’en fait absolument pas référence », s’insurge Fabien Bouglé.
Les opposants s’appuient sur une des recommandations de la CNPN qui attend « une présentation globale du projet » à savoir l’implantation des éoliennes mais aussi le raccordement porté par la RTE.Ils en déduisent que la RTE n’a pas fait de demande de dérogation. La préfecture de Vendée reste plus évasive en indiquant « qu’il y a une dizaine de procédures indépendantes » et que ce n’est que « dans le cadre de l’une d’elle » que le CNPN a travaillé.
https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/challans-85300/projet-eolien-yeu-noirmoutier-un-avis-defavorable-6016328
12/10/18 : Aude : Gruissan - Port-La-Nouvelle : Éoliennes dans l'Aude : des câbles de raccordement “ensouillés”
Alors que des fouilles archéologiques sous-marines sont en cours, le bateau du Drassm explore le trajet des 42 km de câbles qui permettront  le raccordement des éoliennes.
L’André-Malraux, le bateau du Drassm (*), vient d’explorer les 6 km² sous la ferme expérimentale d’éoliennes du projet Eolmed, au large de Gruissan et Port-La Nouvelle, pour détecter d’éventuelles épaves. Ce qu’il avait déjà fait pour les 8 km² d’EFGL, l’autre projet d’éolien offshore. Mais aussi et surtout le trajet des 42 km de câbles qui permettront le raccordement des éoliennes.
Pour Eolmed, l’atterrage s’effectuera au sud de Port-La Nouvelle et pour EFGL au cœur du Barcarès. RTE, en charge de l’acheminement de l’électricité, devra mettre en place 24 km de câbles pour Eolmed et 18 pour EFGL. Jean-Marc Baguet, directeur de projet à RTE, affirme qu’en fonction des préconisations, les raccordements s’adapteront, "dans la mesure où les enjeux écologiques et patrimoniaux doivent absolument être pris en compte".
Ne pas nuire à l’activité de pêche
Ce dernier a également présenté le modèle de câble qui sera utilisé. Il s’est montré rassurant, notamment en direction des métiers de la pêche et des chalutiers en particulier. Il a rappelé que les raccordements seront “ensouillés” dans le sable, à une profondeur suffisante pour ne pas nuire à l’activité de pêche.
Le projet Eolmed comprend l’installation de quatre éoliennes d’une puissance de 6,15 MW chacune, qui permettront une production électrique d’environ 106 700 MWh/an, avec un fonctionnement de 4 000 h/an. Celui d’EFGL, de quatre éoliennes également, sera en capacité de produire l’équivalent de la consommation électrique de 50 000 habitants, pour une capacité de 24 KW.
Le préfet de l’Aude doit signer les autorisations, par arrêté, dans les jours à venir, car les deux projets comportent une phase d’agrandissement du port de La Nouvelle.
(*) Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines.


11/10/18 : Morbihan : Erdeven : Parc éolien en mer : des réserves mineures
Extrait : 
Quatre éoliennes flottantes seront-elles installées au large d’Erdeven d’ici à 2020 ? C’est du moins l’avis - favorable - délivré par le conseil municipal, ce mercredi.
Réuni mercredi 10, le conseil d’Erdeven a délivré un avis favorable à la ferme expérimentale de quatre éoliennes flottantes de 24 MW, à réaliser d’ici 2020. Dans le débat, le maire, Dominique Riguidel a rappelé ses points de vigilances, à commencer par le souhait d’un suivi précis de l’érosion, plage de Kerhillio, où est prévu le point d’atterrissage du raccordement électrique. Eric Le Carour, lui, a exprimé ses craintes quant à l’impact visuel. Il a voté contre, de même que Simon Carour. 
Les présidents de quatre régions : Paca, Bretagne, Occitanie et Pays de la Loire, demandent au gouvernement de prendre les décisions nécessaires pour développer l'éolien flottant.
Dans un courrier adressé au premier ministre, quatre régions, Paca, Bretagne, Occitanie et pays de la Loire, demandent au gouvernement de s'engager pour l'éolien flottant.
Les présidents de ces régions expliquent que l'éolien flottant est un "axe majeur du développement industriel de leur territoire". Impliqués en matière de transition énergétique, les quatre disent oeuvrer "pour que l'éolien flottant puisse représenter une part importante du mix énergétique de ces régions".
Ces régions qui ont "déjà investi plusieurs centaines de millions d'euros, dans les aménagements portuaires notamment", attendent du gouvernement qu'"il prenne les décisions nécessaires pour développer la filière française de l'éolien offshore flottant".
Cela passe, selon elles, par l'élaboration d'une Programmation pluriannuelle de l'énergie "ambitieuse, à la hauteur des engagements qui ont été pris pour la protection du climat et de l'enjeu industriel des énergies marines".
Les présidents des quatre collectivités, les socialistes Carole Delga et Loïg Chesnais-Girard, ainsi que les Républicains Christelle Morançais et Renaud Muselier poursuivent et expliquent leur démarche en rajoutant :
"Cela doit passer par le lancement d'appels d'éolien offshore flottant concomitants et équilibrés sur nos façades, Atlantique et Méditerranée. Nos régions sont prêtes. Ne manquons pas ce rendez-vous"
La PPE, la Programmation Pluriannuelle de l'Energie, qui fixe la trajectoire de la transition énergétique, doit être révisée d'ici la fin de l'année.
https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/region-paca-demande-au-gouvernement-s-engager-eolien-flottant-1555956.html

10/10/18En Vendée, le projet éolien offshore tangue
Un parc de 62 mâts entre Noirmoutier et Belle-Île s'apprêterait à être autorisé par le préfet. Or, un avis officiel du ministère de l'Écologie s'y est opposé dès juin en raison d'impacts négatifs sur la biodiversité.
Un pavé dans la mer. Alors que le projet d'un parc de 62 éoliennes offshore, situé au large des côtes de l'île de Noirmoutier et de celles de l'île d'Yeu, pourrait bientôt voir le jour, un avis défavorable d'une instance du ministère de la Transition écologique pourrait le remettre en cause. Publié il y a plus de trois mois, le 22 juin, cet avis du Conseil national de la protection de la nature (CNPN) est curieusement passé inaperçu. Ces experts compétents en matière de biodiversité s'y sont opposés de manière très nette: 11 voix contre, deux pour et deux abstentions.
Pourtant, selon nos informations, le préfet de la Vendée, Benoît Brocart, s'apprêterait à signer l'autorisation d'exploitation de ce parc offshore. «Le préfet commence à signer les autorisations pour poursuivre la procédure jusqu'à son terme et aboutir dans les prochaines semaines», indique-t-on de source proche du dossier. «L'avis du CNPN fait actuellement l'objet d'un examen par le porteur de projet et l'administration afin ...

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/10/10/01016-20181010ARTFIG00352-en-vendee-le-projet-eolien-offshore-tangue.php

08/10/18 : Pays-de-Loire : Île d'Yeu : Projet éolien : des études d'impact trop légères ?
Le Conseil national de la protection de la nature est critique sur les études d'impact sur les populations animales. Les opposants relancent le débat.
Le 22 juin, le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) a rejeté la demande de dérogation présentée par Emyn pour plusieurs espèces animales protégées présentes sur le site du projet d'implantation d'éoliennes en mer. Un rapport passé inaperçu.
Cette instance d'expertise scientifique et technique, rattachée au ministère de la Transition écologique et solidaire, « pointe du doigt le manque de fiabilité des études d'impact réalisées par le consortium, analyse le collectif Yeu vent debout. Les experts ont indiqué des lacunes, l'insuffisance des données collectées, des analyses inabouties, des connaissances incertaines ».
Le collectif monte au créneau : « C'est sans équivoque. Le consortium doit revoir sa copie et suivre les recommandations du CNPN. »
Des « résultats fortement sujets à caution »
Selon le CNPN, l'état des lieux ne reflète pas les situations. Les enjeux et impacts du projet sur plusieurs espèces protégées sont sous-estimés. « Parmi les exemples les plus choquants, il n'y a pas d'évaluation chiffrée des populations d'oiseaux, de mammifères marins, de chauves-souris et de tortues qui fréquentent la zone, souligne Yeu vent debout. L'atteinte auditive des dauphins et des marsouins a été calculée pour des durées d'exposition au bruit d'une seconde, alors que les forages durent des heures. » Des critères « non licites », lit-on dans l'avis.
Le CNPN attend « un état des lieux complémentaire » et détaille de nombreux points méthodologiques à revoir. Il demande notamment une évaluation de l'impact cumulé des six projets éoliens en mer à l'échelle nationale sur les oiseaux.
Il insiste aussi sur la finalité des mesures compensatoires : le maintien et le rétablissement de l'état de conservation des espèces protégées touchées, comme la restauration d'habitats. Or, le consortium se limite à financer des associations sur des sujets connexes, tel le suivi de la reproduction de goélands. Des mesures d'accompagnement insuffisantes, aux yeux du CNPN.
Contactée, Lucile Forget, responsable du développement local chez Emyn, n'a pas souhaité réagir : « Il s'agit d'une procédure en cours et nous n'avons pas à la commenter. »
https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/lile-dyeu-85350/projet-eolien-des-etudes-d-impact-trop-legeres-6010091
08/10/18Éolien flottant. La lettre ouverte de quatre Régions au Premier ministre 😧😨
Provence-Alpes-Côte d’Azur, Occitanie, Bretagne, Pays de la Loire : ces quatre Régions ont adressé un courrier conjoint au Premier ministre pour affirmer leur ambition commune sur l’éolien flottant et rappeler à l’État qu’elles attendent des décisions concrètes pour développer une filière française.
Elles soulignent qu’« aux côtés de l’ensemble des acteurs industriels, environnementaux et des professionnels de la mer », elles ont identifié « des macrozones qui seront versées aux futurs débats publics, pour préciser les périmètres des sites des futures fermes commerciales d’éoliennes offshore en Méditerranée et en Atlantique ».

Pour ces collectivités locales, il s’agit d’« un axe majeur du développement industriel de leurs territoires » et « une solution incontournable pour arriver aux objectifs de l’accord de Paris sur le Climat issu de la COP21 ».
Cette lettre ouverte intervient en pleine préparation de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Une étape jugée « déterminante » pour donner « la visibilité nécessaire pour le développement d’une filière compétitive, créatrice d’emplois et d’activités économiques », en matière d’éolien flottant.
Les présidents des Régions concernées, Carole Delga, Christelle Morançais, Loïg Chesnais-Girard et Renaud Muselier demandent « à l’État de prévoir une PPE ambitieuse, à la hauteur des engagements qui ont été pris pour la protection du climat et de l’enjeu industriel des énergies marines. Cela doit passer par le lancement d’appels d’éolien offshore flottant concomitants et équilibrés sur nos façades, Atlantique et Méditerranée. Nos Régions sont prêtes. Ne manquons pas ce rendez-vous ».
https://www.letelegramme.fr/bretagne/eolien-flottant-la-lettre-ouverte-de-quatre-regions-au-premier-ministre-08-10-2018-12100918.php

07/10/18Et si les éoliennes en mer finançaient la SNSM 😧😨
Confrontée à des moyens vieillissants, la SNSM financée à 80 % par des privés devrait bénéficier à terme d’un financement public « pérenne » grâce à l’éolien offshore.
Et si les 62 futures éoliennes en mer au large de Dieppe-Le Tréport finançaient les activités de la SNSM locale (Société nationale des sauveteurs en mer)… Une certitude, l’État a annoncé à la fin de l’été dernier qu’une taxe spéciale sur les éoliennes en mer allait permettre de financer la SNSM ; laquelle réclame depuis maintenant plusieurs années un accroissement de ses subventions d’État, pour faire face au remplacement de son matériel vieillissant et aux frais accrus de formation. Au total, 5 % du flux de la fiscalité générée par les premiers parcs éoliens offshore de Dieppe, mais aussi de Caen et Fécamp, permettrait à l’État de collecter environ 2 M € reversés à la SNSM, qui répartirait ensuite la somme au gré des besoins.
« Enfin une recette pérenne pour la SNSM », s’est félicité samedi après-midi le député LR de la circonscription, Emmanuel Maquet, à l’occasion de la remise de deux zodiacs financés par les Rotary clubs d’Eu, Abbeville et Rue. Tout en rappelant son opposition au projet éolien offshore du Tréport. Une recette pérenne, publique, en sus des 2,2 M € donnés annuellement déjà par l’État, qui toutefois ne devrait pas tomber avant 2021… date de la mise en service des premiers parcs éoliens.
La SNSM se serre la ceinture et vit plus que jamais un drôle de paradoxe : ses missions de service public sont assurées par des bénévoles et financées à 80 % par des mécènes. Qui ? Des légataires, des donateurs à l’image des trois Rotary d’Eu, Abbeville et Rue qui, en finançant l’acquisition de deux zodiacs pour un montant de 12 000 euros renforcent leur statut de « partenaire historique » de la SNSM : l’association a offert à la délégation Somme plus de 120 000 euros de matériel en l’espace de 20 ans. Quand le budget annuel de la délégation Somme oscille entre 30 000 et 40 000 euros par an.
Les recettes de la délégation Somme, ce sont aussi les cotisations des sauveteurs locaux à l’association loi 1901, qui oscillent entre quelques dizaines et 200 euros par an pour les sauveteurs qui bénéficient de nombreuses formations sur une année. Le reste, 20 % seulement, il s’agit de subventions publiques. Lors de la remise officielle des zodiacs, samedi, le sénateur UDI Daniel Dubois a d’ailleurs mis les pieds dans le plat : « Sans minorer la tâche que vous accomplissez, je trouve toujours surprenant que la sécurité puisse être dévolue à des bénévoles », a-t-il lancé. Sûr qu’à terme, à mesure que « les CRS seront retirés des plages, vos missions vont continuer de s’étendre ».
Localement, avec 120 sauveteurs rattachés au centre de Doullens dont 20 formateurs qui préparent chaque année une trentaine de jeunes, on espère les retombées de cette taxe. « Chaque année, nous faisons part de nos besoins au siège de la SNSM à Paris. Qui nous alloue généralement un pourcentage de l’investissement que nous voulons réaliser. Il y a dix ans, quand on demandait un bateau, un moteur et un ordinateur, on les avait. Aujourd’hui, il faut apporter des financements privés », explique Pascal Potel, trésorier de la SNSM-Somme. Dans le cas des deux Zodiacs offerts par le Rotary club : le siège parisien devrait « payer le moteur » de l’un des deux bateaux.
À quoi vont servir les zodiacs ?
Les deux zodiacs offerts à la délégation Somme de la SNSM vont permettre de remplacer deux vieux bateaux, « qui ont plus de 10 ans » fait savoir l’association. Ils vont être utilisés dans le cadre notamment des formations. Les vieux bateaux vont être déclassés et retournés en mer pour simuler des situations de retournement de canots. La délégation Somme compte cinq zodiacs.
Taxer les bateaux de plaisance
L’autre piste envisagée pour contribuer au financement de la SNSM au niveau national, c’est la taxation des navires de plaisance. « En relevant les droits annuels de francisation et les droits de passeport pour les yachts de plus de 30 mètres, nous devrions pouvoir dégager 10 millions d’euros, qu’il sera possible d’affecter à la SNSM », annonçait il y a quelques jours Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale, dans les colonnes de Ouest-France. La taxe, qui s’appliquerait aux résidants français propriétaires de bateaux de plus de 30 mètres, oscillerait entre 30 000 et 200 000 euros par an.
En 2016, la taxation des éoliennes en mer comme la taxation des navires de luxe faisaient partie des pistes envisagées par la députée du Finistère, Chantal Guittet, dans un rapport remis au ministre Alain Vidalies, pour accroître le financement de la SNSM par l’État. Et fixait comme objectif de relever la participation financière étatique au budget annuel de 30 M € de la SNSM, de 2,2 M € d’aides publiques par an à 7,5 M €. Un surcroît d’aides destiné à compenser les coûts grandissants de la formation.
Au niveau national, la présidence de la SNSM incarnée par Xavier de la Gorce s’était lancée dans une vaste campagne de lobbying en ce sens ; vaste campagne qui s’était soldée par la publication de ce rapport en 2016 ; rapport qui trouve un écho dans les récentes annonces gouvernementales.
http://www.courrier-picard.fr/140790/article/2018-10-07/et-si-les-eoliennes-en-mer-financaient-la-snsm

05/10/18Éolien marin : le SER voit grand
Au moins trois nouveaux parcs éoliens en mer « posés » sur le littoral compris entre les Hauts de France et les Pays de Loire pour une puissance totale de 5 000 MW. C’est ce que le Syndicat des énergies renouvelables souhaiterait voir figurer dans la future Programmation pluri-annuelle de l’énergie qui sera présentée à la fin de ce mois par le ministre de la Transition écologique.
Le SER presse François de Rugy de lancer ces trois...
https://www.paris-normandie.fr/len/environnement/eolien-marin--le-ser-voit-grand-JD13894195#

03/10/18Pour la première fois dans les eaux françaises, une éolienne produit de l'électricité
De la plage, on ne la voit pas. Mais au bout d'une demi-heure de navigation se dessine une grande hélice flottant sur un socle de béton. Pour la première fois en France, au large du Croisic (Loire-Atlantique), une éolienne produit de l'électricité en mer.
"L'éolien flottant va permettre à la France de rattraper son retard en passant directement à l'étape suivante", se réjouit Paul de la Guérivière, PDG d'Ideol, jeune start-up française derrière le projet.
Quelque 4.000 éoliennes dites "posées", c'est-à-dire plantées dans le sous-sol marin, existent déjà en mer du Nord, mais aucune n'est encore installée en France. En revanche, dans le domaine de l'éolien flottant, où la structure n'est reliée au fond de la mer que par un système de câbles et d'ancres, seuls huit démonstrateurs existent dans le monde.
L'éolienne Floatgen d'Ideol, à une vingtaine de km des côtes françaises, est l'une d'elles et depuis le 18 septembre elle produit de l'électricité capable d'alimenter l'équivalent de 5.000 habitants.
"Je crois que nous assistons sur ces technologies-là au même phénomène que celui auquel on pouvait assister dans les années 1830 quand on parlait du chemin de fer", s'enthousiasme Arnaud Poitou, directeur de l’École centrale de Nantes, autre acteur du projet avec le constructeur Bouygues.
Les éoliennes en mer ont l'avantage de bénéficier de vents plus forts que sur terre et leur impact sonore est insignifiant comparé à leurs cousines terrestres.
"Un des gros avantages de l'éolien flottant, c'est que l'on n'a plus de contraintes de profondeur", souligne également Paul de la Guérivière.
A l'inverse de l'éolien posé qui n'est intéressant que jusqu'à environ 40 mètres de profondeur, l'éolien flottant peut fonctionner à grande profondeur, plus loin des côtes et donc s'implanter sur les sites qui bénéficient du meilleur vent et gênent le moins possible le paysage et les pêcheurs.
Enfin, les éoliennes flottantes peuvent être construites à quai, plutôt qu'en mer, limitant ainsi les risques.
- Fort potentiel en Méditerranée -
Elles ont donc un fort potentiel en Méditerranée où la mer est trop profonde près des côtes pour accueillir des éoliennes posées.
Ainsi, quatre projets de fermes pilotes ont déjà été attribués par le gouvernement fin 2016, trois en Méditerranée et un en Bretagne.
"On espère des appels d'offres du gouvernement", insiste par ailleurs Paul de la Guérivière, indiquant que des sites français déjà identifiés pourraient produire l'équivalent d'un dixième de l'énergie produite par le parc nucléaire actuel d'ici 2030.
Pour les porteurs du projet, l'important est de montrer que la technologie fonctionne.
Ainsi après 25 millions d'euros d'investissement et un an de construction au port de Saint-Nazaire, l'éolienne de 80 mètres de diamètre, a été remorquée en moins de 12 heures jusqu'au site où l’École centrale de Nantes avait mis trois semaines à installer les six câbles en nylon nécessaires à la fixation.
Désormais, Floatgen, éolienne de 2 mégawatts, est capable de résister à des vagues de 16 mètres de haut. La technologie est particulièrement innovante au niveau de son flotteur en forme d'anneau. L'eau forme donc une sorte de piscine au centre de ce carré de 36 mètres de côté, ce qui contribue à stabiliser la structure.
De près, l'éolienne au socle peint en jaune et qui s'élève à une centaine de mètres, soit un immeuble de 30 étages, est impressionnante. Elle est fixée sur un des côtés du flotteur, mais son poids est si léger par rapport à celui du socle bétonné de 11 mètres d'épaisseur qu'elle ne risque pas de basculer, explique Arnaud Poitou.
En parallèle, d'autres projet d'éoliennes flottantes se développent en France comme celui de l'Ifremer, Eolink, dont le prototype à l'échelle 1/10ème a fait ses preuves en termes de puissance et de tenue en mer ces derniers mois et doit être ramené à quai le 5 octobre.
Floatgen doit elle fonctionner pendant deux ans au large du Croisic pour permettre un retour d'expérience.
http://www.lavoixdunord.fr/462469/article/2018-10-03/pour-la-premiere-fois-dans-les-eaux-francaises-une-eolienne-produit-de-l

03/10/18 : L’éolienne en mer du Croisic prend son régime de croisière😏
Ce prototype, unique en France, va fonctionner en mode essai pendant deux ans.
Depuis le 18 septembre, l’éolienne flottante Floatgen, arrimée par 33 m de fond à 22 km du Croisic, produit de l’électricité (2 MW de puissance pour 5 000 habitants).
Remorquée sur site, fin avril, depuis le port de Saint -Nazaire où elle a été construite, elle a déjà essuyé que quelques coups de vent. Sans conséquences pour sa mise en fonctionnement.
Pour Paul de la Guériviere, PDG d’Ideol, la start-up marseillaise qui porte le projet avec l’École centrale de Nantes, son partenaire, « le retour d’expérience est concluant. On est même à la fin d’une étape de validation technique technologique et écologique. »
Arnaud Poitou, directeur de l’école Centrale de Nantes et Paul de la Guériviere, PDG d’Ideol ont organisé un déplacement sur le site Sem-rev, au large du Croisic où est implantée l’éolienne Floatgen. | Ouest-France
Ce prototype, unique en France, va fonctionner en mode essai pendant deux ans. Des projets de commercialisation se font jour avec des tarifs de production électrique « compétitifs » , assure Paul de la Geriviere. Notamment à l’étranger, au Japon par exemple, où Ideol vient d’installer un modèle similaire.
Ideol est convaincu que cette technologie à faible impact sur l’environnement est seule capable d’exploiter les meilleurs gisements de vent. L’entreprise table sur quatre projets de fermes éoliennes (une en Bretagne, trois en Méditerranée) pour placer la France en pointe sur cette forme de production électrique.

03/10/18Éolien en mer. Feu vert pour rechercher de nouvelles zones au large de Saint-Nazaire
Le conseil régional des Pays de la Loire a retiré le « moratoire » – controversé – qu’il opposait depuis juin à la recherche de nouvelles zones maritimes, propices à l’implantation de futurs parcs. « Des mois perdus, pour rien », critique le PS...
En baie de Saint-Brieuc, la saison de coquilles Saint-Jacques s’est ouverte le 1er octobre. Elle s’annonce exceptionnelle. L'IFREMER qui assure le suivi scientifique du gisement, a confirmé la remarquable santé de la ressource. Il faut remonter à 1973 pour retrouver un tel niveau de biomasse exploitable. (voir le site)
C'est le résultat d'une remarquable gestion collective raisonnée et volontaire des pêcheurs, qui depuis une quarantaine d’années, ont mis en place des règlementations, des quotas, des engins de pêche, permettant de soutenir cette ressource. 40 années d’efforts qui portent leurs fruits en Baie de Saint-Brieuc comme en Baie de Seine. Notre pêche professionnelle côtière est une pêche responsable encadrée, qui soutient et protège la ressource halieutique. Sur les côtes bretonnes et normandes, il y a du poisson, il y a des coquillages, il y a des grands crustacés, et des marins pêcheurs engagés dans une gestion vertueuse de la ressource.
Pourtant, cette ressource et les milliers d’emplois qui y sont associés, est menacée par les projets d'éolien industriel prévus en baie de Saint-Brieuc et en baie de Seine. Ou encore sur la façade Atlantique, car tous les projets d’éolien en mer français sont aujourd’hui des projets qui viennent s’installer sur la bande côtière en plein milieu des zones de pêche artisanale, seule pêche qui gère durablement la ressource.
Les baies de Saint-Brieuc et de Seine ensemencent toute la Manche en coquilles Saint-Jacques. « Si les gisements les plus étendus géographiquement sont rencontrés en Manche Est (baie de Seine) ; les densités les plus fortes d’Europe sont observées en baie de Saint-Brieuc. » IFREMER
Pourtant, en Baie de Saint-Brieuc, les éoliennes du projet d’Iberdrola-RES (Ailes Marines) sont intégralement envisagées sur le gisement naturel classé de coquilles Saint-Jacques. Elles le coupent en deux, comme on peut le constater sur la carte fournie par le promoteur lui-même. Le raccordement électrique est un maillage dense de 100km de câbles inter-éoliennes, auquel il faut ajouter un faisceau de 50 km à 225 000 volts qui installera une large barrière électromagnétique coupant les couloirs de migration des poissons, crustacés, bivalves.
Il en sera de même en Baie de Seine avec les projets éoliens d'Engie-EDP Renewables au Tréport, d'EDF-WPD à Fécamp, d'EDF-Enbridge-WPD à Courseulles.
Bétonnage et forage des fonds marins benthiques (193 forages de 60m dans le socle océanique en baie de St-Brieuc) ; rejets en mer de milliers de m3 de sédiments carottés qui asphyxieront les poissons, les bivalves, toute la chaîne benthique ; 206 décibels dans l’eau pendant plus de 2 ans qui détruiront les organes auditifs de tout ce qui vit (plus le milieu est dense, plus le son se propage rapidement, 5 fois plus vite dans l’eau que dans l’air, et encore plus vite dans le sous-sol), voilà le cortège des nuisances associées à la construction d’un parc éolien sur la bande côtière, auxquelles s’ajoute l’interdiction de pêche pendant les travaux.
Suivront les interdictions de navigation, les risques de croche (des centaines de km de câbles pas toujours ensouillés), le danger des radars brouillés, les pollutions accidentelles, le bruit chronique dans l'océan, les barrières électromagnétiques, la pollution chronique à l’aluminium de toute la chaîne alimentaire par bio-accumulation (166kg d’aluminium par jour rejetés à Saint-Brieuc).
Première conséquence pour les marins pêcheurs, la destruction des écosystèmes qui ont permis cette ressource abondante et diversifiée, entraînant perte de chiffre d’affaire, perte d’investissement, perte d’emploi, alors qu’ils sont les gestionnaires et les utilisateurs historiques de la bande côtière !
Rappelons qu'en Europe, la France est un pays halieutique majeur. La Bretagne est la deuxième région européenne pourvoyeuse d'emplois dans la pêche. Et aussi, qu'en mer du Nord, la pêche professionnelle artisanale a quasi disparu avec la multiplication des parcs éoliens en mer.
Face à cette situation, il y a 6 mois, des marins pêcheurs actifs dans le golfe normand-breton et dont les armements sont basés dans les ports d’Erquy, de Saint-Cast-le-Guido, de Saint-Quay-Portrieux, de Paimpol, de Saint-Malo et de Granville, ont pris la décision d’introduire une plainte à la Commission européenne. Souhaitons leurs d’être entendus.
Dans les ports des Côtes d'Armor, le Comité des Pêches a installé de grandes banderoles : « NON, les éoliennes ne doivent pas remplacer les pêcheurs. »
CONTACT Association Gardez les Caps, Mairie de Plévenon 22240 Plévenon
Mail gardezlescaps [at] orange.fr
Site (voir le site)
Facebook (voir le site)
Voir aussi :
Mobilisation pour préserver la pêche récréative au bar par Le blog de paul Molac
Réponse – Autorisation expérimentale de la pêche à pied des palourdes dans le Golfe du Morbihan par Le blog de paul Molac
Tribune contre la pêche électrique dans le journal Le Monde par Le blog de paul Molac
Autorisation expérimentale de la pêche à pied des palourdes dans le Golfe du Morbihan par Le blog de paul Molac
Brexit : la pêche bretonne, Paris s’en fout ! par Oui la Bretagne
Yves Lebahy et Nono en dédicace samedi 21 janvier à Vannes par Librairie Lenn ha Dilenn
Parc naturel marin d'Iroise : la politique de la police des pêches remise en cause par Observatoire du Littoral des Îles et de la mer d'Iroise (OLIMI29)
Pétition et soutien au jeune patron pêcheur Cédric Lucas ! par Assemblée de Bretagne des Bonnets Rouges
-  La dramatique situation du jeune patron pêcheur Cédric Lucas interdit de pêche ! par Assemblée de Bretagne des Bonnets Rouges
UN NOUVEL EVENEMENT NAUTIQUE DEBARQUE AU CROUESTY CET ETE : LES MERCURY FISHING DAYS par ENELCO BIO
Vent de fronde et de refus contre les organismes qui gèrent la pêche en Bretagne et la détruisent par Christian Rogel
La France doit avoir une politique moderne et non pénalisante pour la pêche, disent les Bonnets rouges par Christian Rogel
FISH2ECO-ENERGY : Vers le premier chalutier hybride pour impulser la pêche française de demain par COKLICOT
Morbihan - Toxines lipophiles et anmésiantes : pêche interdite ! par Louis Gildas
Livre : Métaphysique de la pêche à la crevette par Philippe Argouarch
Gardez les Caps est une association indépendantes de bénévoles travaillant à la préservation de l'environnement naturel, marin, et littoral des baies de Saint-Brieuc et Saint-Malo, ainsi qu'au maintien et au développement harmonieux de ses activités économiques et culturelles.
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https://abp.bzh/coquilles-saint-jacques-40-ans-d-efforts-pour-les-proteger-45833

27/09/18Le projet éolien de Dieppe - Le Tréport bientôt soumis à enquête publique
La société Éoliennes en mer Dieppe - Le Tréport (EMDT), consortium piloté par Engie, a annoncé, le 27 septembre à Dieppe, le lancement proche de l’enquête publique. Celle-ci se déroulera durant six semaines, du 16 octobre au 29 novembre.
Elle concernera 26 communes du littoral seinomarin, de la baie de Somme au nord à Veules-les-Roses à l’ouest, ainsi que trois préfectures ou sous-préfectures (Abbeville, Le Havre et Rouen). Un dossier déposé par le promoteur – composé notamment d’une vingtaine de documents administratifs ou techniques, d’une étude d’impact de plus de 5 000 pages assortie d’un résumé non technique du programme (RNT) de 190 pages – sera consultable.
Des réactions seront possibles sur papier ou via internet et seront synthétisées ultérieurement par une commission composée de cinq commissaires enquêteurs.
Pour Christophe Leblanc, directeur du développement du projet, « cette enquête publique marquera le point d’orgue de 30 mois de concertation autour du projet, dont une ultime réunion publique thématique à Dieppe le 27 septembre ». Cette période a été placée sous la surveillance d’un garant, Jacques Roudier, désigné par la Commission nationale du débat public (CNDP). EMDT espère un avis favorable de la préfecture de Normandie pour février ou mars, après le bilan tiré par la commission.
http://www.lemarin.fr/secteurs-activites/energies-marines/32478-eolien-le-projet-dieppe-le-treport-bientot-soumis-enquete
27/09/18Lancement de l’enquête publique du parc éolien en mer Dieppe – Le Tréport
Du 16 octobre au 29 novembre, tous les documents relatifs au parc éolien en mer Dieppe – Le Tréport seront accessibles dans le cadre de l’enquête publique
Les échéances se précisent pour le parc éolien en mer de Dieppe – Le Tréport. Une nouvelle étape importante débutera le 16 octobre prochain avec le lancement de l’enquête publique qui se déroulera jusqu’au 29 novembre. Les documents relatifs au projet seront accessibles au public dans les mairies, préfectures et sous-préfectures concernées. On pourra également les consulter sur internet. C’est un gros dossier de 5 000 pages, qui comprend toutes les études et analyses réalisées autour du programme. Le « résumé non technique », et ses 180 pages, permet une approche plus aisée pour des non-spécialistes.
« Ce moment est très important pour le territoire. Le public aura accès à une information exhaustive, et pourra émettre avis et suggestion. C’est la clôture de la période officielle d’interactivité avec les citoyens, même si nous poursuivrons la concertation par la suite, résumé le directeur de développement du projet, Christophe Leblanc.
Les enquêteurs rendront leurs conclusions à la préfecture, avec un avis consultatif (favorable, favorable avec recommandations, défavorable), pour une décision du représentant de l’État qui devrait survenir en février ou mars prochain. Si les conclusions sont bonnes, les travaux pourraient démarrer fin 2019/début 2020, avec les premiers tours de pales prévus pour 2021.
Consulter, aller vers le public, ce n’est rien de nouveau pour la société en charge du développement du parc. Elle a mené trois ans de concertation, qui ont permis d’apporter des évolutions au projet d’origine.
Beaucoup d’échanges
Une des plus essentielles concerne le positionnement des machines, en sachant qu’il était impossible de toucher au périmètre de la zone, défini par l’État. “En 2016, grâce à des études sur les courants, nous avons élargi les couloirs entre deux éoliennes, désormais séparées de 1 000 m. Il y a aussi plus de lisibilité dans le schéma d’implantation des câbles. Nous avons libéré de l’espace pour des zones de pêches importantes”, constate Christophe Leblanc.
Par rapport à la perception visuelle, quelques éoliennes ont été éloignées des rivages, et l’impact de nuit du balisage a été réduit, seules 11 éoliennes sur 62 seront concernées. Évolution également sur la protection des fondations avec l’abandon de l’aluminium, et la mise en place d’un “principe de courant imposé”, un courant électrique de très faible nature, mais qui empêche la formation de rouille. C’est la première fois que cette technologie est employée sur autant d’éoliennes et avec leur type d’ancrage dans le sol. Enfin les bâtiments destinés à abriter la maintenance du parc, pendant les 25 ans de son fonctionnement, seront finalement positionnés sur l’avant-port. “Nous avons souhaité répondre à toutes les interrogations, nous avons recueilli tous les points d’intention. Il y a eu beaucoup de questions, de suggestions, d’échanges”, reconnaît Christophe Leblanc. Jacques Roudier, garant de la concertation, se réjouit “du peu d’incidents, alors que les oppositions étaient parfois marquées”.
Le parc comprendra 62 éoliennes, d’une puissance totale de 496 MW, soit la possibilité d’alimenter 850 000 personnes en électricité. 750 emplois directs seront concernés par la construction des éoliennes, dans les deux usines Siemens Gamesa qui seront implantées au Havre, et 750 autres pour la fabrication des autres éléments comme les fondations les câbles, la sous-station électrique.
www.seine-maritime.gouv.fr
www.registre-numerique.fr/eoliennes-dieppe-le-treport
https://www.ccirezo-normandie.fr/reseau/53107-cci-business-emr
https://www.normandinamik.cci.fr/lancement-de-lenquete-publique-du-parc-eolien-en-mer-dieppe-le-treport/
27/09/18Débat de spécialistes au Havre sur l’éolien en mer !
Quelque 70 personnes ont participé, mercredi 26 septembre, à la réunion publique sur le parc éolien en mer de Dieppe-Le Tréport, organisée au Centre de commerce international du Havre (Seine-Maritime). Ambiance consensuelle.
Peu de monde et une atmosphère consensuelle. Devant seulement 70 personnes, plutôt instruites et d’âge mûr, la société Eoliennes en mer Dieppe-Le Tréport, pilotée par Engie et son client Siemens-Gamesa qui construira les éoliennes au Havre, a présenté, mercredi 26 septembre, au Havre le projet de parc éolien en mer de Dieppe-Le Tréport (Seine-Maritime). Une réunion publique à caractère obligatoire avant le démarrage de l’enquête publique le 16 octobre. C’est à partir du bilan de cette enquête publique, dont le périmètre intègre Le Havre, que la Préfète de Seine-Maritime, Fabienne Buccio, autorisera ou non le projet en 2019.
Certes, Jean-Louis Jegaden, conseiller municipal communiste du Havre, a relayé les "inquiétudes des pêcheurs" du Tréport concernant la zone poissonneuse où ils évoluent avec une question sur les "marges de manœuvre" du porteur de projet. Christophe Leblanc, le directeur du développement du parc éolien, a rappelé les nombreuses discussions avec les pêcheurs et le choix fait de déplacer l’implantation des éoliennes pour répondre à leurs demandes. "Les retours d’expérience sur tous les parcs éoliens montrent qu’il y a un développement de la biodiversité marine - algues, crustacés, poissons - au pied de toutes les fondations, et par analogie sur toutes les structures immergées", a souligné Christophe Leblanc.
Alain Verbecke, président de Normandie Energies (ex directeur de la centrale nucléaire de Penly) a, lui, interrogé le groupe Siemens sur la rentabilité de son dispositif industriel : une usine d’assemblage de nacelles et une usine de fabrication de pales, soit environ 750 emplois. "Deux ou trois parcs, est-ce suffisant ?" A cette question centrale sur le niveau de charge des usines, Filippo Cimitan, président de Siemens Gamesa France, a répondu que les usines étaient bien sûr destinées à fournir les premiers parcs français (Dieppe-Le Tréport, Yeu-Noirmoutier, Saint-Brieuc du consortium Iberdrola) mais aussi d’autres parcs à venir. "Nous sommes très attentifs au programme pluriannuel de l’énergie du gouvernement français."
La formation a été au cœur de plusieurs questions. Xavier Prévotat, directeur de Seine-Maritime Attractivité, a questionné Siemens-Gamesa sur ses éventuelles craintes concernant les métiers en tension. "Le métier le plus tendu est celui de technicien de maintenance machines", a répondu Frédéric Petit, directeur business-développement de Siemens Gamesa France. Et de préciser que le lycée Pablo Neruda de Dieppe a déjà fait remonter cette information. La tension est d’autant plus forte que cette qualification est également recherchée dans l’activité nucléaire, a-t-il indiqué. Or la Seine-Maritime compte deux centrales nucléaires sur son littoral, Paluel et Penly.
Valérie Rai-Punsola, déléguée générale de la filière Normandie Energies, a annoncé que son organisation allait réaliser une "cartographie représentant les différents types de compétences recherchées et l’offre de formation en face" par type d’énergie, c’est-à-dire dans l’éolien, le nucléaire et le photovoltaïque.
Agnès Firmin-Le Bodo, députée (LR) du Havre, a pris la parole en fin de réunion pour constater que le projet avançait pour de bon "après les turpitudes de ce grand projet industriel" pour la région. Les permis de construire pour les usines havraises devraient être déposés début 2019 et les usines de Siemens-Gamesa entrer en production fin 2021. En évoquant des "turpitudes" passées, l’élue faisait sans doute allusion à l’avis négatif en 2017 du Parc naturel marin des estuaires picards et la mer d’Opale suivi du suspense relatif au vote de l’Agence française pour la biodiversité (AFB).
https://www.usinenouvelle.com/article/debat-de-specialistes-au-havre-sur-l-eolien-en-mer.N747659

26/09/18Des éoliennes flottantes sur le Golf du Lion
A Leucate et Port-la-Nouvelle, le grand large accueillera bientôt des éoliennes flottantes. Deux parcs de quatre éoliennes, portés par deux sociétés différentes, vont être installés à l’horizon 2021. Objectif expérimenter la production d’énergie en mer en profitant du climat favorable du secteur.
En tout ce sont donc 100 000 personnes qui pourraient être alimentés en électricité avec ces deux projets. Chaque parc d’éolienne sera raccordée par un câble enfoui sous la mer. Mais avant de débuter la construction et l’installation de ces deux parcs d'éoliennes, va commencer une phase d’analyse archéologique des fonds marins.
Durant deux semaines, des équipes de la Drassm, le département de recherche archéologique subaquatiques et sous marines vont sonder les zones des futurs parcs éoliens. Si des éléments archéologiques sont détectés s’en suivra une deuxième phase de plongée pour les explorer. Les éoliennes flottantes pourraient donc éventuellement être déplacés pour éviter ces vestiges sous marins.
https://viaoccitanie.tv/des-eoliennes-flottantes-sur-le-golf-du-lion/

26/09/18Éolien flottant. « Désormais on nous prend au sérieux… »😏
Après cinq mois passés à Sainte-Anne-du-Portzic, le démonstrateur d’éolienne flottante d’Eolink va prochainement être mis au sec. Prochaine étape : convaincre des investisseurs et réunir quelque 25 millions d’euros pour tester une machine grandeur nature.
« Je porte cette idée depuis 2013 ; la société a été créée en 2015. Au départ, pas grand-monde ne nous prenait au sérieux. Depuis le mois de juillet, on sent que les lignes ont bougé : Eolink a gagné une vraie crédibilité ». Marc Guyot n’en dira guère plus, mais à l’heure de préparer la mise au sec de son bébé, un démonstrateur à l’échelle 1/10 de son projet d’éolienne flottante , l’homme ne cache pas une certaine fierté de voir ses choix, audacieux, confortés par les essais en mer engagés au mois d’avril dernier. Car le pari de sa société tranche avec les modélisations habituelles d’éoliennes flottantes : ici, une grosse turbine est portée par des flotteurs de petite dimension, grâce à une structure pyramidale, qui remplace le mât unique privilégié ailleurs. Un choix stratégique censé limiter les problèmes de vibrations et les efforts mécaniques de la structure. Restait à confirmer les simulations et calculs numériques par des essais en mer. C’est chose faite, selon le patron d’Eolink.
Au sec début octobre
« Notre démonstrateur a très bien tenu face à des vents de 90 km/h. Vu que l’on était à l’échelle un dixième, cela représentait, pour la structure, l’équivalent de rafales à 270 km/h. Autre satisfaction, le bon fonctionnement de la turbine, qui a produit, toujours en vertu des calculs d’échelles, l’équivalent de plus de 12 mégawatts ». Une affirmation qui pourrait étonner les pêcheurs de Sainte-Anne, qui n’ont pas vu souvent la machine tourner… « Il s’agit d’un outil de développement expérimental. On l’a fait tourner en tant qu’éolienne uniquement quand on était derrière les manettes et qu’on n’était pas en train de faire des calculs et de la maintenance », rassure Marc Guyot.
« On a désormais la preuve expérimentale que ça marche et que les courants n’ont pas d’incidence sur le rendement de la machine », conclut l’ingénieur. Le démonstrateur va pouvoir être mis au sec, sous une dizaine de jours. « D’abord pour ne pas prendre de risque inutile, si on devait subir un ouragan du type de celui de 1987 ». Mais aussi pour ouvrir la turbine, et vérifier l’usure des différents composants, avant de lancer une nouvelle campagne d’essais, au printemps prochain. « On a encore des choses à apprendre sur le pilotage et le contrôle commandes ».
Un projet à 25 millions d’euros
Mais l’enjeu, déjà, se situe bien au-delà pour Eolink. L’ambition est désormais de monter un démonstrateur grandeur nature, culminant à 220 mètres de haut, qui serait capable de fournir « entre 4 et 6 mégawattheures », quand la version définitive de l’éolienne serait calibrée pour du 12 MWh. Un projet estimé à 25 millions d’euros au total et qui devrait s’étendre sur cinq ans, dont deux de tests en mer, offshore cette fois.
« On est en phase d’ajustement du projet. On sent des signaux positifs : nos résultats nous permettent d’entrer en discussion pour faire plus gros… Mais on reste prudent tant que rien n’est signé », évoque Marc Guyot. Des discussions sont également engagées avec la Région Bretagne et les Pays de la Loire. « On pense que cela pourrait être un projet fédérateur, tant pour les structures que pour les partenaires industriels et financiers ».
https://www.letelegramme.fr/finistere/brest/eolien-flottant-desormais-on-nous-prend-au-serieux-26-09-2018-12090127.php?vptoken=179436e7b4e8a497313734eb2075ae4ad6072eee


25/09/18MHI Vestas lance une éolienne offshore de 10 MW
Un nouveau cap a été franchi dans l'éolien offshore. MHI Vestas a annoncé, le lundi 24 septembre, lors du sommet mondial de l’éolien à Hambourg, le lancement de la première éolienne disposant d'une capacité « à deux chiffres » disponible dans le commerce : la V164-10.0 MW.http://www.lemarin.fr/secteurs-activites/energies-marines/32443-mhi-vestas-annonce-une-turbine-de-10-mw-de-capacite

25/09/18 : Morbihan : Plouharnel : De nouveaux horaires d’ouverture pour la mairie
Extrait : 
Les élus de Plouharnel se sont réunis lundi soir en conseil municipal. Ils ont eu à se prononcer sur le projet de ferme pilote d’éoliennes flottantes, mais aussi sur divers sujets scolaires et une modification des horaires d’ouverture de la mairie.
Les élus n’avaient pas à voter mais à émettre un avis sur la demande d’autorisation environnementale relative à la ferme pilote d’éoliennes flottantes au large de Groix. L’enquête publique unique est encore ouvert jusqu’au 28 septembre.
Le maire, Gérard Pierre, est revenu sur l’implantation, d’ici 2020, des quatre éoliennes flottantes de 180 mètres (mat de 80 mètres et pales de 75 mètres) fixées sur un flotteur de béton et d’acier, amarré par des lignes de mouillage. Le projet est porté par Eolfi et CGN-EE avec un tiers de participation publique. L’exploitation du parc expérimental de 24 MW (environ 30 000 foyers) est prévue pour 20 ans. Pour le raccordement au réseau, l’atterrissage de la liaison sous-marine se fera à Kerhillio. La liaison vers le poste électrique de Kerhellegant suivra les voiries existantes.


25/09/18 : Morbihan : Belle-Île-en-Mer : Ferme éolienne flottante. Le projet inquiète l’Ubed
Alors que l’enquête publique préalable aux demandes d’autorisation sollicitées par les sociétés Ferme Éolienne Flottante de Groix & Belle-Île (FEFGBI) et Réseau de Transport d’Électricité (RTE) pour démarrer le projet de la ferme pilote d’éoliennes flottantes au large de Lorient, arrive bientôt à terme, l’Union belliloise pour l’environnement et le développement (Ubed) veut faire entendre son point de vue.
« L’enquête publique pour l’implantation de quatre éoliennes au large de Belle-Ile (20 km) et de Groix (13 km) s’achèvera le 28 septembre prochain, expliquent Jean Daumas et Micheline Lockwood-Daumas, respectivement président et secrétaire de l’association. Or, pour l’instant, tous les conseils municipaux n’ont pas encore donné leur avis. Approuver ce plan est très tentant pour les communes, car 50 % de la taxe sur l’éolien en mer leur serait reversés. Mais nous pensons que beaucoup de questions restent floues ».
En 2001 déjà, l’Ubed s’était opposée à l’implantation de six éoliennes, cette fois en pleine terre, dans le centre de Belle-Ile.
Considérant que leur campagne d’information de l’époque avait pesé dans la balance pour décider l’ancien maire de Locmaria, Jean-Yves Banet, et le conseil général, à refuser le projet, l’association entend à nouveau donner de la voix.
« Concernant l’environnement, on est très inquiets, notamment au sujet des anodes, dont le métal va se dissoudre dans la mer ».
« Concernant l’environnement, on est très inquiets, notamment au sujet des anodes, dont le métal va se dissoudre dans la mer. Là-dedans, il y a de l’aluminium, du cuivre, du cadmium, etc. Sans compter le risque accru de marées noires, vu que ça ajoute des obstacles sur la route des tankers ».
Pour ce qui est de l’aspect économique, le couple Daumas s’inquiète de ce que, selon eux, rien n’a été prévu pour le démantèlement des éoliennes en fin de vie, après 20 ans d’usage.
Pour l’heure, seule la commune de Palais a donné son avis, positif, sur le projet. Concernant les trois autres municipalités belliloises, la question figurera à l’ordre du jour des prochains conseils municipaux.
Pratique
Pour toute information concernant le dossier et le déroulement de l’enquête, consulter le site https://www.registre-dematerialise.fr/876 ou s’adresser à sa mairie.
https://www.letelegramme.fr/morbihan/belle-ile-en-mer/ferme-eolienne-flottante-le-projet-inquiete-l-ubed-25-09-2018-12089002.php?vptoken=3267a26070ef9bdf6b52e20cb415650c0a7e114c

25/09/18 : Projet éolien offshore au Tréport : comment participer à l'enquête publique
A trois semaines de l'ouverture de l'enquête publique sur le projet de construction d'un parc d'éoliennes au large de Dieppe et du Tréport, la préfecture de la Seine-Maritime en dévoile les modalités.
Mardi 16 octobre, à 9h, s'ouvrira l'enquête publique sur le projet d'éolien en mer entre Dieppe et Le Tréport. La préfecture de la Seine-Maritime précise que ce seront deux enquêtes simultanées : l'une sur l'installation de 62 éoliennes offshore par la société EMDT, l'autre sur leur raccordement au réseau électrique terrestre par RTE (filiale d'EDF).
Pendant 45 jours, jusqu'au 29 novembre, le public pourra :
- consulter le projet dans le détail, grace à un dossier d'enquête comportant une étude d'impact et des avis rendus par des institutions.
- faire ses commentaires et ses propositions, en se rendant dans des permanences ou via un site internet.
C'est une consultation obligatoire avant que la préfecture valide définitivement le projet.
Tout peut se faire en ligne
Pour consulter le dossier d'enquête, voir les commentaires du public ou en poster un vous-même... un site internet dédié sera ouvert à cette adresse : https://www.registre-numerique.fr/eoliennes-Dieppe-Le-Treport.
Les observations et propositions pourront aussi être envoyées par mail à éoliennes-dieppe-le-treport@mail.registre-numerique.fr.
La préfecture assure que toutes les observations publiées sur internet ou envoyées par mail seront "tenues à la disposition du public dans les meilleurs délais au siège de l'enquête", c'est-à-dire en mairie du Tréport.
Car comme d'habitude, il est toujours possible de se déplacer physiquement, dans toutes les (sous-)préfectures et les communes concernées par l'enquête, pour consulter le dossier et participer.
Calendrier des permanences en mairie
https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/projet-eolien-offshore-au-treport-comment-participer-enquete-publique-1547216.html

24/09/18Éoliennes en mer: le calendrier de l’enquête publique
Le projet mené par Engie au large des côtes picarde et normande est soumis à deux enquêtes publiques, qui débuteront le 16 octobre. Voici les modalités de la consultation, et le calendrier des permanences des commissaires enquêteurs dans les communes concernées.
La préfecture de Seine-Maritime vient de publier les avis d’enquête publique relatifs au projet d’éoliennes en mer au large de Dieppe et du Tréport mené par Engie (ex-GDF Suez), qui pilote le consortium qui a remporté l’appel d’offres en juin 2014.
Après un débat public qui a duré plusieurs mois en 2015, et bien des péripéties (avis négatif du Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale, avis positif par l’Agence française pour la biodiversité, engagement du président Macron sur la poursuite des projets éoliens en cours, etc.), voici une des dernières étapes d’un dossier qui cristallise l’opposition d’associations, et, surtout, des pêcheurs en mer professionnels.
Les deux enquêtes publiques dureront 45 jours, du 16 octobre, à 9 heures, jusqu’au 29 novembre à 17 heures. L’une porte sur le projet de 62 éoliennes en mer proprement dit : elle concerne 26 communes de la Somme (14) et de la Seine-Maritime (12).
L’autre porte sur le raccordement du parc éolien au réseau public de transport d’électricité, qui se fera à hauteur de la commune de Penly. Elle concerne 4 communes de Seine-Maritime.
Chaque enquête publique est menée par une commission d’enquête indépendante et impartiale désignée par le président du tribunal administratif, souligne la préfecture de Seine-Maritime. La préfète de Normandie, préfète de Seine-Maritime, Fabienne Buccio, coordonne les deux enquêtes publiques.
Retrouvez les dates et horaires des permanences (qui auront lieu dans les mairies des communes listées) dans les avis d’enquête publique ci-dessous, au cours desquelles vous pourrez déposer vos observations par écrit et échanger avec les commissaires enquêteurs.
Chacun pourra aussi déposer ses observations en ligne sur les registres dématérialisés disponibles 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 (entre le 16 octobre et le 29 novembre) : le registre sur le projet d’éoliennes, le registre sur le raccordement.
Il sera possible aussi d’envoyer ses observations par courriel : pour le projet d’éoliennes proprement dit ; pour le raccordement.
voir Avis d'enquête publique en ligne
http://www.courrier-picard.fr/137908/article/2018-09-24/eoliennes-en-mer-le-calendrier-de-lenquete-publique

21/09/18L'éolien flottant devient le nouvel enjeu de l'Ouest 😏
Un forum réunit à Brest et en pays de la Loire, les acteurs de la filière des énergies marines renouvelables. Des milliers d'emplois en conception, construction et maintenance sont à la clé.
En quelques années, la technologie des éoliennes flottantes a considérablement progressé. Le FWP Atlantic forum qui a lieu du 19 au 21 septembre à Brest et en Pays de la Loire, leur est entièrement consacré. L'éolien offshore (en mer) est l'énergie marine la plus utilisée dans le monde. Le Danemark pose ses éoliennes de 3e génération. Des projets émergent de la Scandinavie au Japon, de Taïwan au Canada... Sauf en France qui accuse un retard important en la matière.
En Pays de la Loire, les appels d'offres des deux premiers parcs éolien posés, au large de Saint-Nazaire (480 MW) et entre l'île d'Yeu et Noirmoutier (496 MW) datent de 2011 et 2013... « Il suffit de quelques personnes qui déposent un recours pour retarder un projet de trois ans », déplore Loïg Chesnais-Girard, président de la Région Bretagne.
Carte à jouer
« Les conditions de l'Ouest sont représentatives à 80 % de celles qu'on peut retrouver un peu partout dans le monde », estime Laurent Schneider-Maunoury, président de Naval Énergies qui y voit un laboratoire pour développer d'autres projets. Et un enjeu considérable pour la France qui dispose du 2e domaine maritime au monde.
En Bretagne sud, le projet Eolfi de ferme expérimentale d'éoliennes flottantes, entre l'île de Groix et Belle Île, doit être mis en service en 2020. Plus au large, une zone de 500 km2 a été validée le 6 juin lors de la Conférence régionale mer et littoral. Elle est destinée à produire un Gigawatt en 2030, soit la consommation électrique d'un million d'habitants.
La Bretagne nord devra produire 0,5 Gigawatt. Cela représentera en tout 30 % de la consommation électrique de la Bretagne.
De Brest à Saint-Nazaire...
Les enjeux économiques sont considérables. À la hauteur des 220 millions d'euros investis par la Région Bretagne à Brest pour en faire une base pour les EMR (Énergies marines renouvelables). Des travaux en cours sur le polder aménagent une nouvelle zone de 40 ha entièrement dédiée à l'accueil de ces activités industrielles.
Saint-Quay Portrieux (22), Lorient (56), Saint-Nazaire (44) et Noirmoutier (85) sont prévus comme ports de maintenance. Au large du Croisic, l'éolienne expérimentale Floatgen a produit son premier kilowatt il y a trois jours.
Des groupes industriels sont prêts à investir, comme WPD offshore France, producteur d'électricité renouvelable. La filiale française de ce groupe allemand qui gère des parcs éoliens terrestres et maritimes dans dix-huit pays a signé un partenariat avec la région Bretagne lors du forum.
À moyen terme, « les éoliennes produiront de l'énergie pour transformer l'eau de mer en hydrogène que des bateaux viendront chercher pour faire fonctionner des voitures ou chauffer des maisons », détaille Dominique Moniot, directeur d'EMR ENGIE green.
« Pour l'éolien flottant, il s'agit de ne pas reproduire les mêmes erreurs qu'avec l'éolien posé », alerte Loïg Chesnais-Girard.Il est encore temps de prendre le bon cap « pour que nos éoliennes ne soient pas chinoises... »

https://www.ouest-france.fr/economie/energie/energie-eolienne/l-eolien-flottant-devient-le-nouvel-enjeu-de-l-ouest-5978244
20/09/18WPD et la région Bretagne signent un partenariat pour l’éolien flottant
La Bretagne et l’énergéticien allemand WPD ont signé un partenariat pour le développement de l’éolien flottant et le renforcement de la position de la région, au niveau international comme à l’international, le jeudi 20 septembre à Brest, à l’occasion du Floating wind power (FWP) Atlantic forum.
http://www.lemarin.fr/secteurs-activites/energies-marines/32407-wpd-et-la-region-bretagne-signent-un-partenariat-pour

19/09/18Deux navires en plus de la barge Excalibur
Ce sont désormais trois bâtiments qui mènent la campagne géotechnique en mer.
Pour Olivier Becquet, gérant de la Coopérative des artisans pêcheurs associés (CAPA) du Tréport, c’est le signe que le porteur du projet d’éoliennes en mer, Engie, a peu de considération pour la pêche artisanale. « Un navire de 93 mètres arrive ce soir sur la zone, alors que le port du Tréport a déjà bien souffert depuis début juillet », nous annonçait-il mardi soir. Pour Christophe Leblanc, directeur du développement locale d’Éoliennes en mer - Dieppe - Le Tréport (EMDT), c’est la poursuite normale du calendrier du projet : « On a annoncé, dès le début, aux pêcheurs, qu’il y aurait plusieurs navires pour cette campagne géotechnique et les carottages. On a donné le planning en mai. Ce mardi, arrive en effet le Normand Flower, en plus du Fugro Scout et de la barge Excalibur déjà sur place. La campagne géotechnique doit se terminer avant la fin octobre ».
Christophe Leblanc ajoute que sa société a édité une affiche explicative, détaillant les caractéristiques des navires, leur taille, les numéros de téléphone de contacts francophones à bord, etc.
Selon les pêcheurs, la ressource en poissons, dont les seiches, les rougets barbets, a diminué depuis le début de cette campagne géotechnique. « Je n’ai aucun moyen d’objectiver cette information, ni de faire le lien avec nos activités », réplique Christophe Leblanc. « En 2014, nous avions déjà mené des études dans la zone. À l’époque, personne n’avait parlé d’impact sur les poissons. »
Le 3 septembre, 25 bateaux s’étaient approchés de la barge Excalibur, bravant l’interdiction de naviguer dans un périmètre de 500 mètres autour du bâtiment, afin de protester contre le projet d’éoliennes en mer.
Enquête publique en octobre
L’enquête publique sur le projet de 62 éoliennes en mer au large des côtes picarde et normande aura lieu du 16 octobre au 29 novembre, dans 26 communes (14 de la Somme, 12 de la Seine-Maritime). C’est du moins ce qui a été annoncé aux maires des communes concernées. L’arrêté préfectoral n’est pas encore paru. Pendant toute cette période, le porteur de projet, EMDT, interrompra ses réunions d’information et toute communication.
http://www.courrier-picard.fr/136681/article/2018-09-18/deux-navires-en-plus-de-la-barge-excalibur

19/09/18Le Tréport dans l’émission Envoyé spécial
Jeudi 20 septembre 2018, l'émission de France 2 Envoyé spécial consacre l'un de ses reportages aux éoliennes en mer. Des images ont notamment été tournées au Tréport.
Ce jeudi 20 septembre, à 21 h, le magazine d’information « Envoyé spécial », présenté par Elise Lucet sur France 2, diffusera un sujet intitulé : « Éoliennes : le vent de la révolte ». Un reportage signé de Raphaële Schapira, Émilie Gouveia-Vermelho et Frédérique Prigent, et récemment tourné en partie auprès des pêcheurs du Tréport.
Dans son communiqué d’annonce de ce reportage, France 2 explique : « Partout en France, un vent de révolte s’élève contre les éoliennes : jugées bruyantes, trop coûteuses, inutiles, soupçonnées de favoriser la corruption des élus. À Flers, dans les Hauts-de-France, Erik ne les supporte plus : cinq éoliennes de 110 mètres de haut lui gâchent la vue quand il ouvre les fenêtres de son château classé monument historique. Depuis des années, il a tout tenté devant les tribunaux pour se débarrasser de ce qu’il considère comme une verrue dans son paysage »
« Dans la baie de Saint-Brieuc, Julien, pêcheur de homards et de coquilles Saint-Jacques a peur, lui, de perdre son gagne-pain : il se bat contre l’implantation d’un parc de 62 éoliennes géantes en pleine mer, au beau milieu de sa zone de pêche ! ». Et la chaîne de s’interroger à travers ce reportage d’« Envoyé spécial au « Pourquoi tant de haine contre ce symbole de l’énergie propre ? À l’heure où la loi de transition énergétique prévoit de doubler le nombre d’éoliennes d’ici 2023, reportage dans cette France qui n’en veut pas ».
Infos pratiques : Envoyé spécial : vent de révolte autour des éoliennes en mer. Jeudi 20 septembre à 21h sur France 2.
Après Midi en France qui a tourné une semaine d’émissions au Tréport, les Villes Soeurs sont très visibles en ce moment à la télévision.
https://actu.fr/normandie/treport_76711/le-treport-dans-lemission-envoye-special_18661627.html


19/09/18Loire-Atlantique: La première éolienne flottante alimente le réseau électrique
L'engin flottant, situé au large du Croisic, est définitivement entré en production, mardi...
Une ultime série de tests ont été réalisés ces derniers jours, au large du Croisic.
L'événement constitue «le point de départ d'un déploiement en série d'éoliennes en mer»
Elle est unique en son genre. La première éolienne flottante installée sur les côtes françaises, au large du Croisic en Loire-Atlantique, a commencé à alimenter le réseau électrique. « Le raccordement du câble d’export électrique puis une ultime série de tests réalisés ces derniers jours ont permis à l’éolienne Floatgen (…) d’entrer définitivement en production ce mardi », indique un communiqué.
Equipée d’une turbine de deux mégawatts, elle repose sur un flotteur de forme carrée et de couleur jaune, ancré au fond marin par des câbles en nylon, une fibre synthétique élastique et non corrosive. Installée au sein du site d’expérimentation de l’école centrale de Nantes SEM-REV elle permettra d’alimenter l’équivalent de 5.000 habitants, soit la taille du Croisic et ses environs.
Une seconde unité au Japon
Cette annonce constitue « le point de départ d’un déploiement en série d’éoliennes en mer et représente une opportunité unique (pour la France, ndlr) de devenir leader mondial de l’éolien flottant », ajoute le document.
Débuté en 2013, le projet réunit sept partenaires européens dont Ideol, qui a conçu l’ensemble du système flottant et a fourni l’éolienne, l’Ecole centrale de Nantes exploite le site d’expérimentation et Bouygues travaux publics qui a construit la fondation flottante. Il est soutenu par l’Union européenne, l’Ademe et la région Pays de la Loire. Ideol doit installer une seconde unité « dans les prochains jours » au large du Japon, souligne le communiqué conjoint.
Quatre parcs pilotes
Installée par 33 mètres de fond, cette première éolienne flottante préfigure l’installation au cours des prochaines années de fermes éoliennes flottantes pilotes puis commerciales.
Quatre parcs pilotes sont actuellement en développement en France, dans le cadre de la transition énergétique. Trois sont prévus en Méditerranée et un en Bretagne, au large de Groix. Le secteur attend un premier appel d’offres commercial, promis sous la présidence de François Hollande.
https://www.20minutes.fr/planete/2339451-20180919-loire-atlantique-premiere-eolienne-flottante-alimente-reseau-electrique

19/09/18Electricité : la 1ère éolienne flottante en fonction
La première éolienne flottante installée sur les côtes françaises, au large du Croisic (Loire-Atlantique), a commencé à alimenter le réseau électrique, ont annoncé mercredi les porteurs du projet. "Le raccordement du câble d'export électrique puis une ultime série de tests réalisés ces derniers jours ont permis à l'éolienne Floatgen (...) d'entrer définitivement en production ce mardi 18 septembre", indique un communiqué.
» LIRE AUSSI - Parcs, production… La filière éolienne se développe malgré certains freins
Cette annonce constitue "le point de départ d'un déploiement en série d'éoliennes en mer et représente une opportunité unique (pour la France, ndlr) de devenir leader mondial de l'éolien flottant", ajoute le document. Cette première éolienne marine en France, de taille modeste par rapport à celles qui seront amenées à lui succéder, a la particularité d'être flottante. Il s'agit d'une technologie encore émergente. Equipée d'une turbine de deux mégawatts, elle repose sur un flotteur de forme carrée et de couleur jaune, ancré au fond marin par des câbles en nylon, une fibre synthétique élastique et non corrosive.
» LIRE AUSSI - «Les éoliennes : une folie qui mutile la France»
Installée au sein du site d'expérimentation de l'Ecole centrale de Nantes SEM-REV elle permettra d'alimenter en électricité l'équivalent de 5.000 habitants, soit la taille de la ville du Croisic et ses environs. Installée par 33 mètres de fond, cette première éolienne flottante préfigure l'installation au cours des prochaines années de fermes éoliennes flottantes pilotes puis commerciales.
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2018/09/19/97002-20180919FILWWW00185-electricite-la-1ere-eolienne-flottante-en-fonction.php

18/09/18 : 😠 Eolien en mer : la filière retrouve son souffle
La tempête est finalement retombée. Les six premiers parcs éoliens offshore de France pourront bien voir le jour au large de Fécamp, Courseulles-sur-Mer et Le Tréport (Normandie), ainsi que Saint-Brieuc (Bretagne), Saint-Nazaire et les îles d'Yeu et Noirmoutier (Pays de la Loire). Ces projets ont été confirmés par le président de la République Emmanuel Macron au début de l'été, au plus grand soulagement des entreprises de la filière et des élus locaux. Quelques mois plus tôt, le gouvernement menaçait pourtant de renégocier les appels d’offres. Si les industriels ont dû accepter de revoir à la baisse les conditions du marché, la filière, elle, peut reprendre sa marche en avant.😭
https://www.lejournaldesentreprises.com/normandie/eolien-en-mer-la-filiere-retrouve-son-souffle

15/09/18Vidéo. Eolink lève le voile sur son éolienne flottante
De la fabrication aux tests en mer, l’éolienne flottante de la société Eolink, basée à Plouzané, dans le Finistère, se dévoile dans une vidéo. Installée en mer sur le site expérimental de l’Ifremer en rade de Brest depuis le mois d’avril, la structure de 7 mètres de long par 6 de large avec des pales qui culminent à 22 mètres y démontre notamment sa capacité à résister au gros temps.
Il doit ouvrir en février 2019 dans la ville portuaire. Il s’agit du premier centre français qui sera entièrement consacré à l’énergie éolienne marine, pour l’information du public.
Le premier centre français consacré à l’énergie éolienne marine ouvrira au public en février 2019 à Saint-Nazaire. Ce musée, nommé Eol, est le fruit d’une collaboration entre les collectivités et les industriels locaux, champions des EMR (énergies marines renouvelables). Ici, General Electric et les Chantiers de l’Atlantique exportent depuis plusieurs années leurs éoliennes marines et sous-station électriques offshore.
Une énergie gratuite😱😱😱😱😱😱
Le futur musée expliquera de manière ludique les secrets de cette énergie gratuite, avec immersion en réalité virtuelle et panorama, bien réel par contre, sur les monstrueuses éoliennes qui seront en cours de montage dans le port.

12/09/18 : Morbihan : Les éoliennes flottantes de Groix et Belle-Île Maison de l’Agglomération Lorient
Les éoliennes flottantes de Groix et Belle-Île, 1 octobre 2018-13 octobre 2018, Maison de l’Agglomération Lorient .
du lundi 1 octobre au vendredi 12 octobre à Maison de l’Agglomération Les éoliennes flottantes de Groix et Belle-Île Découvrez le projet de la ferme éolienne sur la côte morbihannaise pour comprendre le fonctionnement d’une éolienne flottante l’environnement du projet les enjeux de la transition énergétique. Accessible à tous familles adultes enfants l’exposition permet de découvrir de manière accessible le fonctionnement d’une éolienne flottante l’environnement du projet les enjeux de la transition énergétique. Les thèmes de l’exposition : Les éoliennes flottantes de Groix etBelle-Île Les grandes étapes du projet La concertation La ferme pilote et l’environnement La transition énergétique L’éolien flottant Comment acheminer l’électricité 5 photomontages Maison de l’Agglomération Peristyle Lorient Lorient Entrée libre
https://www.unidivers.fr/rennes/les-eoliennes-flottantes-de-groix-et-belle-ile-2/

11/09/18Éoliennes en mer : les pêcheurs au Tréport sont en colère
JT 13H - Les pêcheurs sont vent debout contre un projet de parc éolien offshore au large de Dieppe et du Tréport.
Un parc de 62 éoliennes en mer doit être construit à l'horizon 2021 au large de Dieppe et du Tréport. Contre cette décision, les pêcheurs ont décidé de manifester. Si les responsables du projet affirment avoir pris les précautions suffisantes, les pêcheurs estiment que les travaux provoquent des bruits et perturbent les poissons.
Ce sujet a été diffusé dans le journal télévisé de 13h du 11/09/2018 présenté par Jacques Legros sur TF1. Vous retrouverez au programme du JT de 13h du 11 septembre 2018 des reportages sur l’actualité politique économique, internationale et culturelle, des analyses et rebonds sur les principaux thèmes du jour, des sujets en régions ainsi que des enquêtes sur les sujets qui concernent le quotidien des Français

https://www.lci.fr/societe/eoliennes-en-mer-les-pecheurs-au-treport-sont-en-colere-2098092.html

11/09/18L’enquête publique sur les éoliennes en mer commencera le 16 octobre
L’enquête publique sur le projet de 62 éoliennes en mer au large de Dieppe – Le Tréport mené par Engie aura lieu du 16 octobre au 29 novembre, a annoncé, lundi après-midi, le sous-préfet de Dieppe (Seine-Maritime), à des maires des communes du littoral normand et picard.
Cette enquête publique, étape obligatoire avant la décision finale, concernera 26 communes : 14 de la Somme et 12 de la Seine-Maritime.
La réunion avec les maires concernés a eu lieu à Saint-Aubin-sur-Scie, à côté de Dieppe, à l’initiative des services de l’État, pour expliquer les modalités de l’enquête publique. Jéhan-Éric Winckler, sous-préfet de Dieppe, avait, selon Sébastien Jumel, député PCF de la circonscription de Dieppe et du Tréport, omis d’inviter les représentants des pêcheurs professionnels, opposés à ce projet depuis des années.
« J’ai exigé et obtenu la présence d’Olivier Becquet, représentant des pêcheurs (NDLR, gérant de la Coopérative des artisans pêcheurs associés du Tréport, la Capa) à cette réunion », a indiqué le député dans un communiqué. Laurent Jacques, maire PCF du Tréport, a insisté également pour qu’Olivier Becquet soit convié. Le sous-préfet d’Abbeville, Benoît Lemaire, participait à cette présentation.
À l’extérieur, des femmes de pêcheurs ont manifesté, pour défendre le travail des entreprises de pêche artisanale, pendant que leurs maris étaient en mer. « Avec le forage en cours au large du Tréport, les poissons ont quitté la zone. La pêche locale en fait durement les frais. Si on veut crédibiliser l’enquête publique, il faut très rapidement une expertise indépendante complète : phonique, économique, environnementale sur l’impact des forages en cours », a ajouté Sébastien Jumel. Lundi 3 septembre, des bateaux de pêche s’étaient approchés de la barge de forage pour protester.
L’enquête publique sera scindée en deux parties : l’une sur le parc éolien, l’autre sur le raccordement au réseau électrique terrestre. Les commissaires-enquêteurs devraient rendre leur rapport au mois de janvier 2019.
http://www.courrier-picard.fr/134932/article/2018-09-10/lenquete-publique-sur-les-eoliennes-en-mer-commencera-le-16-octobre

11/09/18 Éoliennes en mer : l’enquête publique se tiendra du 16 octobre au 29 novembre
Le projet de parc éolien offshore au large de Dieppe et du Tréport poursuit son développement avec la tenue de l’enquête publique du 16 octobre au 29 novembre 2018.
L’enquête publique sur le projet de parc éolien offshore Dieppe Le Tréport se tiendra du 16 octobre au 29 novembre.
C’est ce qui a été annoncé, lundi 10 septembre, aux maires du littoral lors d’une réunion à Saint-Aubin-sur-Scie, près de Dieppe. L’enquête publique se déroulera en Seine-Maritime et dans la Somme.
« J’ai exigé avec les maires du Tréport et de Dieppe, et obtenu, la présence à cette réunion d’Olivier Becquet représentant les pêcheurs. Les femmes des pêcheurs ont manifesté à l’extérieur pour défendre le travail des entreprises de pêche artisanale, alors que leurs maris sont en mer », rapporte Sébastien Jumel, le député de Dieppe.
Les pêcheurs dénoncent les carottages en cours, au large, menés par la barge Excalibur, dans le cadre des études techniques préalables au projet de parc éolien offshore. Ils estiment que les poissons ont quitté la zone de ce fait. « La pêche locale en fait durement les frais, si on veut crédibiliser l’enquête publique, il faut donc très rapidement une expertise indépendante complète : acoustique, économique, environnementale sur l’impact des forages en cours », poursuit Sébastien Jumel.
Le député insiste : « C’est l’autre exigence que j’ai formulée car l’éolien offshore ne doit pas se faire contre l’économie réelle de la pêche et la vie des familles qui en dépendent.»
https://www.paris-normandie.fr/breves/normandie/eoliennes-en-mer--l-enquete-publique-se-tiendra-du-16-octobre-au-29-novembre-GM13682352

06/09/18Une nouvelle éolienne flottante fait ses preuves en Bretagne
Les tests réalisés à Brest ont validé la possibilité de produire de l’électricité. Il ne manque que le financement.
Eolink, start-up novatrice dans le domaine de l’éolien flottant en France et en Europe, vient d’achever une excellente phase de test in situ, dans le goulet de Brest (Finistère). La jeune entreprise, qui compte à ce jour cinq salariés et deux stagiaires, est soutenue depuis ses débuts par la région Bretagne, et surtout par l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer). C’est ce dernier qui avait, en 2016, hébergé dans son bassin un premier prototype à échelle 1/50.
Depuis le 19 avril, la nouvelle phase de test, en mer, cette fois, impliquait une éolienne réalisée à 1/10 de sa taille réelle, et a été « plus que satisfaisante », selon son fondateur et dirigeant, Marc Guyot. « Tout marche comme prévu et des enregistrements le prouvent. Nous allons maintenant pouvoir nous tourner vers des investisseurs. Cette étape était essentielle, d’un point de vue technique, mais aussi dans le cadre de notre stratégie de développement ».
Et maintenant, un prototype à taille réelle
L’éolienne flottante, unique en son genre, est innovante à plus d’un titre. « Elle n’a pas de mât, mais un trépied porté par quatre piliers – un système qui permet de réduire la taille et la masse du flotteur, autrement dit son coût ».
Prochaine étape : un prototype taille réelle, soit de 220 m de haut, prévu au printemps 2021, qui devrait être capable de supporter une turbine 12MW/h. Le public pourra venir étudier le système Eolink au salon français de l’éolien flottant les 19 et 20 septembre, à Brest.
http://www.leparisien.fr/societe/une-nouvelle-eolienne-flottante-fait-ses-preuves-en-bretagne-06-09-2018-7878519.php

05/09/18 : Morbihan : Éoliennes de Groix. Un site pilote pour la recherche
D’ici 2021, quatre éoliennes flottantes auront pris place entre Groix et Belle-Ile (56) et fourniront de l’électricité sur le continent. Un vaste projet de recherche pluridisciplinaire, baptisé Appeal, est mené autour de cette implantation. D’une durée de trois ans, Appeal est piloté scientifiquement par l’Université de Bretagne Occidentale (UBO), à Brest, et coordonné par France Énergies Marines. Il associe dix-sept universités et centres de recherches mais aussi des entreprises privées et des professionnels de la mer.
Jusqu’en 2020, chercheurs en sciences de la nature, mais aussi humaines et sociales, travaillent à mesurer les effets d’une telle insertion sur les écosystèmes côtiers et sur les activités telles que la pêche et le trafic maritime. Outre la définition de l’état de référence environnemental et socio-économique sur le site pilote, Appeal s’attache à établir des scénarios prospectifs sur les impacts de ce parc éolien flottant.
https://www.letelegramme.fr/bretagne/eoliennes-de-groix-un-site-pilote-pour-la-recherche-05-09-2018-12069891.php


04/09/18Le Tréport : 25 bateaux de pêche manifestent contre le projet de parc éolien
Entre 15 et 25 bateaux de pêche ont encerclé lundi 3 septembre 2018 au matin une barge de forage au large du Tréport (Seine-Maritime), pour réclamer l'abandon d'un projet de champ éolien en mer.
La manifestation contre le projet de parc éolien offshore s'est déroulée lundi, en fin de matinée.
"Entre 11 heures et midi, les navires mesurant de 10 à 25 m ont tourné autour de la barge Excalibur arrivée sur zone en juin dernier, en allumant des fumigènes et (en faisant résonner des cornes de brume). L'opération s'est déroulée sans incident", a expliqué Olivier Becquet à l'AFP, gérant de la coopérative des artisans pêcheurs du Tréport.
25 bateaux ont participé à l'opération selon la coopérative des artisans pêcheurs du Tréport ; la préfecture maritime pour la Manche et la mer du Nord en a pour sa part dénombré 15.
Faire pression sur le futur ministre de l'Ecologie
Le projet de parc, porté par l'entreprise Éoliennes en mer Dieppe Le Tréport (EMDT), filiale du groupe Engie, prévoit l'installation de 62 éoliennes d'une puissance de 8 MW chacune. Il sera situé à 17 km de Dieppe et 15,5 km du Tréport, sur une profondeur de fond marin de 14 à 24 mètres. Sa mise en exploitation est prévue pour 2021, selon le site internet d'EMDT.
Nous demandons toujours l'abandon du projet de champ éolien offshore. Ce dernier menace une zone de pêche reconnue comme la plus riche en Manche Est, a affirmé Olivier Becquet à l'AFP . Le gérant de la coopérative des artisans pêcheurs du Tréport veut "faire pression sur le futur ministre de l'Écologie à propos de ce dossier prioritaire".
"Avant même l'installation des éoliennes, l'arrivée de la barge de forage en juillet a déjà produit des conséquences négatives sur l'activité des pêcheurs. Depuis, leur chiffre d'affaires a baissé de 50%. Dans la zone, on ne trouve plus de seiches ou encore de rouget barbet", a en outre rapporté M. Becquet regrettant que le gouvernement n'ait pas abandonné le projet "à l'occasion de l'avis négatif rendu par le parc naturel marin".
Un avis favorable avec réserve
En octobre 2017, le conseil de gestion du parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d'Opale avait rendu un avis négatif poussant Engie à présenter un projet modifié pour réduire l'impact sur l'environnement. En février 2018, l'agence française pour la biodiversité (AFB) avait quant à elle rendu un avis favorable avec réserve entraînant la démission des élus du parc naturel marin.
Avec une puissance totale de 496 MW, le parc devrait produire en moyenne 2 000 GWh par an, ce qui représente la consommation électrique annuelle d'environ 850 000 personnes, soit environ les deux tiers de la population de Seine-Maritime, indique l'entreprise sur son site internet.
https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/seine-maritime/treport/treport-25-bateaux-peche-manifestent-contre-projet-parc-eolien-1535076.html

03/09/18Ils rejettent le parc éolien : les pêcheurs encerclent la barge Excalibur au large du Tréport
Manifestation. Une vingtaine de bateaux de pêche ont encerclé hier matin la barge Excalibur au large du Tréport, pour protester contre le projet de parc éolien.
Les pêcheurs se sont mobilisés, à leur façon, pour marquer leur colère face aux impacts sur le milieu marin et par extension sur leur profession, de la présence de la barge de forage Excalibur. La barge est présente depuis le début de l’été dans la zone du futur parc éolien marin Dieppe-Le Tréport pour effectuer des travaux de carottage. Dès 8 h, hier matin, une douzaine de bateaux sont partis du Tréport. « Nous avons été rejoints par des navires de Dunkerque, de Boulogne-sur-Mer, de Saint-sur-Somme, du Crotoy, du Hourdel, de la coopérative maritime étaploise et aussi de Dieppe : soit environ 25 bateaux de pêche de 10 à 24 m. Depuis l’installation de la barge, début juillet, elle perturbe notre travail », estime Olivier Becquet, le gérant de la coopérative de pêche du Tréport soulignant la forte mobilisation du milieu professionnel. La préfecture maritime pour la Manche et la mer du Nord a mentionné pour sa part la présence de quinze navires. Durant une heure de 11 h à 12 h, les navires ont sillonné autour du site en mer, ont déclenché des fumigènes et fait sonner leurs cornes de brume.
Poissons perturbés
« Nous voulons faire comprendre au gouvernement et au futur ministre de l’Ecologie qu’il faut arrêter les chantiers destructeurs des fonds marins et que nous ne nous laisserons pas marcher dessus. Nous avons toujours manifesté notre opposition dans le respect des règles. Malgré cela, le gouvernement ne tient pas compte de la réalité du milieu. Aujourd’hui on agit » poursuit Olivier Becquet affirmant vouloir « faire pression sur le futur ministre de l’Écologie à propos de ce dossier prioritaire ». Les pêcheurs estiment que depuis l’arrivée de la barge, la migration des rougets barbets et des sèches est perturbée causant selon eux une perte d’exploitation d’environ 50 %. La mobilisation s’est déroulée sous l’œil vigilant de la vedette Yser de la gendarmerie maritime mais aucun incident n’a été à déplorer. Le projet de parc éolien en mer, porté par l’entreprise Éoliennes en mer Dieppe Le Tréport (EMDT), filiale du groupe Engie, prévoit l’installation de 62 éoliennes d’une puissance de 8 MW chacune. Il sera situé à 17 km de Dieppe et 15,5 km du Tréport, sur une profondeur de fond marin de 14 mètres à 24 mètres. Sa mise en exploitation est prévue pour 2021. Le parc devrait produire la consommation électrique annuelle d’environ 850 000 personnes, soit environ les deux tiers de la population de Seine-Maritime, indique l’entreprise sur son site internet. Contactée, EMDT n’a pas été en mesure de nous répondre hier.

03/09/18Les pêcheurs taquinent la barge
Le Tréport : Des bateaux sont allés près de la barge pour dénoncer le projet de parc éolien en mer.
Les faits
62 éoliennes de 8 MW devraient s’ériger en mer, au large des côtés. Aux commandes : Éoliennes en mer Dieppe-Le Tréport, une filiale de la société Engie.
Une campagne géotechnique est en cours depuis le début du mois de juillet aux larges des côtes, sur une zone de 110m2, entre Dieppe et le Tréport.
Les pêcheurs, hostiles depuis le début au projet, vont engager un recours auprès de l’Union Européenne.

S'ils mettent les éoliennes, pour nous, c’est la fin », s’alarme Rémy Anquier, pêcheur sur le Seph’Elle, un petit chalutier d’à peine 10 mètres. Il pêche la sole et la coquille Saint-Jacques depuis 12 ans et déplore que « depuis leur sonde, il n’y a plus de poissons. » Lundi matin, il a fait partie des 25 bateaux qui se sont approchés au plus près de la barge L’Excalibur – qui était située à 13 miles –, effectuant depuis le début du mois de juillet une campagne géotechnique, étape préalable à la construction du parc éolien en mer. La mobilisation des pêcheurs a été bien suivie, avec des bateaux venus des ports de Dunkerque, Dieppe, Boulogne, Le Tréport ou encore de la baie de Somme. Pendant une heure, les chalutiers, qui affichaient des slogans hostiles à l’éolien, ont tourné très près de la barge, klaxonnant et lançant quelques fumigènes. Une barge dont un arrêté interdit de naviguer dans une zone de 500 mètres autour d’elle.
Sous l’œil de la gendarmerie maritime et des employés de l’Excalibur, les navires se sont ensuite dispersés tranquillement. Un rassemblement en mer bon enfant, mais qui pourrait devenir « plus musclé », avertit Olivier Becquet, président de la coopérative des artisans pêcheurs associés (CAPA). Une manifestation symbolique avant l’entrée en scène du prochain ministre de l’Écologie, qui devait être nommé ce mardi. « Avant l’annonce du nom du nouveau ministre de l’Écologie, les pêcheurs ont voulu marquer par cette action que la pression est toujours présente », expliquait-il. Souhaitant surtout voir un « sursaut de raison avec un ministre davantage à l’écoute de ce qui se passe sur le littoral et en mer ».
« une atteinte du milieu »
Les pêcheurs sont, en effet, très inquiets pour leur avenir. Au Tréport, on recense 200 marins, avec pas moins de 800 familles qui vivent de la pêche. « Si les éoliennes s’installent, je vais clairement devoir changer de métier, ce ne sera plus possible », s’inquiète Rémy Anquier, dont le frère est également marin pêcheur. Depuis que la barge l’Excalibur est entrée en action, avec des forages à chaque futur emplacements de mâts, les pêcheurs font grise mine. La pêche est mauvaise, disent-ils. Les impacts dans le sol feraient fuir les poissons.
« La barge provoque une réelle atteinte du milieu, continue le président de la CAPA, il y a une diminution de la présence des maquereaux et elle a cassé la migration de la sèche et du rouget barbet. Plus en aval, à Fécamp, par exemple, ils pêchent du poisson ». Et de déplorer que sur cette ligne des 20 miles (environ 40 km), de la baie de Somme à la pointe d’Ailly, « la pêche continuera à être fortement impactée. » Déjà, la profession fait état « d’une baisse de 50 % de son chiffre d’affaires. »
Florence Merlen
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Les pêcheurs sur France 2
Une équipe de l’émission « Envoyé Spécial » sur France 2 a rencontré les pêcheurs du Tréport dans le cadre d’un reportage sur les éoliennes.
Ce dernier sera diffusé le jeudi 20 septembre à 20 h 30.
http://www.courrier-picard.fr/133418/article/2018-09-03/les-pecheurs-taquinent-la-barge#

03/09/18[vidéo] Le Tréport : des pêcheurs protestent contre les éoliennes
Plus d'une dizaine de bateaux de pêche ont encerclé, lundi 3 septembre 2018, une barge de forage au large du Tréport (Seine-Maritime). Les pêcheurs protestent contre le projet d'implanter 62 éoliennes en mer d'ici 2021.

Plus d'une dizaine de bateaux ont tourné autour de la barge de forage au large du Tréport. © Facebook Bateau Tourville
Entre 15 et 25 bateaux de pêche ont encerclé, lundi 3 septembre 2018, une barge de forage au large du Tréport (Seine-Maritime). Les pêcheurs réclament l'abandon d'un projet de champ éolien en mer.
Une opération "sans incident"
"Entre 11 heures et midi, les navires mesurant de 10 à 25m ont tourné autour de la barge Excalibur arrivée sur zone en juin dernier, en allumant des fumigènes et en cornant. L'opération s'est déroulée sans incident", a déclaré Olivier Becquet, gérant de la coopérative des artisans pêcheurs du Tréport.
La préfecture maritime pour la Manche et la mer du Nord a mentionné la présence de 15 navires, contre 25 d'après Olivier Becquet.
"Nous demandons toujours l'abandon du projet de champ éolien offshore. Ce dernier menace une zone de pêche reconnue comme la plus riche en Manche Est", a indiqué Olivier Becquet affirmant vouloir "faire pression sur le futur ministre de l'Écologie à propos de ce dossier prioritaire".
Activité des pêcheurs en baisse
"Avant même l'installation des éoliennes, l'arrivée de la barge de forage en juillet a déjà produit des conséquences négatives sur l'activité des pêcheurs. Depuis, leur chiffre d'affaires a baissé de 50 %. Dans la zone, on ne trouve plus de seiches ou encore de rouget barbet", a en outre rapporté Olivier Becquet.
• À lire aussi. Dieppe : l'autorité environnementale sceptique sur les éoliennes en mer
Le projet de parc, porté par l'entreprise Éoliennes en mer Dieppe Le Tréport, prévoit l'installation de 62 éoliennes d'ici 2021. Il sera situé à 17 km de Dieppe et 15,5 km du Tréport, sur une profondeur de fond marin de 14 mètres à 24 mètres.
https://www.tendanceouest.com/actualite-290511-video-le-treport-des-pecheurs-protestent-contre-les-eoliennes.html

03/09/18Le Tréport. Des pêcheurs protestent contre un projet de parc éolien
Entre 15 et 25 bateaux de pêche ont encerclé ce lundi matin une barge de forage au large du Tréport (Seine-Maritime), pour réclamer l’abandon d’un projet de champ éolien en mer.
« Entre 11 h et midi, les navires mesurant de 10 à 25 m ont tourné autour de la barge Excalibur arrivée sur zone en juin, en allumant des fumigènes et en cornant. L’opération s’est déroulée sans incident », a déclaré Olivier Becquet, gérant de la coopérative des artisans...

03/09/18Seine-Maritime: des pêcheurs contre un projet de parc éolien
Entre 15 et 25 bateaux de pêche ont encerclé lundi matin une barge de forage au large du Tréport (Seine-Maritime), pour réclamer l'abandon d'un projet de champ éolien en mer, a-t-on appris de sources concordantes.
"Entre 11H00 et midi, les navires mesurant de 10 à 25m ont tourné autour de la barge Excalibur arrivée sur zone en juin dernier, en allumant des fumigènes et en cornant. L'opération s'est déroulée sans incident", a déclaré Olivier Becquet, gérant de la coopérative des artisans pêcheurs du Tréport, auprès d'un correspondant de l'AFP, en évoquant la présence de 25 bateaux. La préfecture maritime pour la Manche et la mer du Nord a mentionné pour sa part la présence de 15 navires.
Une zone de pêche menacée ?
Le projet de parc, porté par l'entreprise Éoliennes en mer Dieppe Le Tréport (EMDT), filiale du groupe Engie, prévoit l'installation de 62 éoliennes d'une puissance de 8 MW chacune. Il sera situé à 17 km de Dieppe et 15,5 km du Tréport, sur une profondeur de fond marin de 14 mètres à 24 mètres. Sa mise en exploitation est prévue pour 2021, selon le site internet d'EMDT.
"Nous demandons toujours l'abandon du projet de champ éolien offshore. Ce dernier menace une zone de pêche reconnue comme la plus riche en Manche Est", a indiqué Olivier Becquet affirmant vouloir "faire pression sur le futur ministre de l'Écologie à propos de ce dossier prioritaire".
"Avant même l'installation des éoliennes, l'arrivée de la barge de forage en juillet a déjà produit des conséquences négatives sur l'activité des pêcheurs. Depuis, leur chiffre d'affaires a baissé de 50%. Dans la zone, on ne trouve plus de seiches ou encore de rouget barbet", a en outre rapporté M.Becquet regrettant que le gouvernement n'ait pas abandonné le projet "à l'occasion de l'avis négatif rendu par le parc naturel marin".
En octobre 2017, le conseil de gestion du parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d'Opale avait rendu un avis négatif poussant Engie à présenter un projet modifié pour réduire l'impact sur l'environnement. En février 2018, l'agence française pour la biodiversité (AFB) avait quant à elle rendu un avis favorable avec réserve entraînant la démission des élus du parc naturel marin.
Avec une puissance totale de 496 MW, le parc devrait produire en moyenne 2 000 GWh par an, ce qui représente la consommation électrique annuelle d'environ 850.000 personnes, soit environ les deux tiers de la population de Seine-Maritime, indique l'entreprise sur son site internet.
Entre 15 et 25 bateaux de pêche ont encerclé, lundi 3 septembre, une barge de forage au large du Tréport (Seine-Maritime), pour réclamer l'abandon d'un projet de champ éolien en mer.
« Entre 11H00 et midi, les navires mesurant de 10 à 25m ont tourné autour de la barge Excalibur arrivée sur zone en juin dernier, en allumant des fumigènes et (en faisant résonner des cornes de brume). L'opération s'est déroulée sans incident », a déclaré Olivier Becquet, gérant de la coopérative des artisans pêcheurs du Tréport, auprès d'un correspondant de l'AFP, en évoquant la présence de 25 bateaux.
La préfecture maritime pour la Manche et la mer du Nord a mentionné pour sa part la présence de 15 navires. Le projet de parc, porté par l'entreprise Éoliennes en mer Dieppe Le Tréport (EMDT), filiale d’Engie, prévoit l'installation de 62 éoliennes d'une puissance unitaire de 8 MW. Il sera situé à 17 km de Dieppe et 15,5 km du Tréport, sur une profondeur de fond marin de 14 à 24 mètres. Sa mise en exploitation est prévue pour 2021.
http://www.journaldelenvironnement.net/article/manif-anti-eoliennes-marines-au-large-du-treport,93418


03/09/18 : Seine-Maritime: des pêcheurs protestent contre un projet de parc éolien en mer
Entre 15 et 25 bateaux de pêche ont encerclé lundi matin une barge de forage au large du Tréport, pour réclamer l'abandon d'un projet de champ éolien en mer.
Lundi matin, entre 15 et 25 bateaux de pêche ont encerclé une barge de forage au large du Tréport, dans le but de réclamer l'abandon d'un projet de champ éolien en mer.
"Entre 11 heures et midi, les navires mesurant de 10 à 25m ont tourné autour de la barge Excalibur arrivée sur zone en juin dernier, en allumant des fumigènes et en faisant résonner des cornes de brume. L'opération s'est déroulée sans incident", a déclaré Olivier Becquet, gérant de la coopérative des artisans pêcheurs du Tréport en évoquant la présence de 25 bateaux. La préfecture maritime pour la Manche et la mer du Nord a mentionné pour sa part la présence de 15 navires.
Le projet de parc, porté par l'entreprise Éoliennes en mer Dieppe Le Tréport (EMDT), filiale du groupe Engie, prévoit l'installation de 62 éoliennes d'une puissance de 8 MW chacune. Il sera situé à 17 km de Dieppe et 15,5 km du Tréport, sur une profondeur de fond marin de 14 à 24 mètres. Sa mise en exploitation est prévue pour 2021, selon le site internet d'EMDT.
"Faire pression sur le futur ministre de l'Écologie"
"Nous demandons toujours l'abandon du projet de champ éolien offshore. Ce dernier menace une zone de pêche reconnue comme la plus riche en Manche Est", a indiqué Olivier Becquet affirmant vouloir "faire pression sur le futur ministre de l'Écologie à propos de ce dossier prioritaire".
En octobre 2017, le conseil de gestion du parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d'Opale avait rendu un avis négatif poussant Engie à présenter un projet modifié pour réduire l'impact sur l'environnement. En février 2018, l'agence française pour la biodiversité (AFB) avait quant à elle rendu un avis favorable avec réserve entraînant la démission des élus du parc naturel marin.
https://www.bfmtv.com/societe/seine-maritime-des-pecheurs-protestent-contre-un-projet-de-parc-eolien-en-mer-1516737.html
03/09/18Parc éolien en mer à Dieppe : l’Autorité environnementale remet en question le choix du site
Le 29 août dernier, l’Autorité environnementale (Ae) a rendu son avis sur le projet de parc éolien en mer de Dieppe – Le Tréport (Seine-Maritime). Celui-ci invite l’État à reconsidérer le choix d’emplacement de ce projet, situé en partie au sein d’un parc naturel marin.
« Situé au large des côtes normandes et picardes, [ce projet de parc éolien en mer] présente la particularité qu’un tiers de sa surface se situe au sein d’un parc naturel marin et que le site est proche de zones d’importance internationale pour les oiseaux et pour les mammifères marins ainsi que de zones à enjeu pour la pêche », soulève l’Ae dans son avis.
Il est rappelé que la demande est composée de trois dossiers distincts préparés par chaque maître d’ouvrage, ce qui « entraîne plusieurs conséquences préjudiciables sur le fond et sur la forme », estime l’Ae. A savoir :
- « les études d’impact sont trop cloisonnées, la démarche appliquée à chaque dossier reposant principalement sur certaines mesures d’évitement, de réduction et de suivi importantes sans s’inscrire néanmoins dans une démarche « éviter, réduire, compenser » globale » ;
- « plusieurs enjeux, effets ou impacts sont appréciés différemment selon les dossiers » ;
- « l’analyse des variantes est partielle » ;
- « les analyses et documents (impacts du programme, évaluation des incidences Natura 2000) qui ont vocation à tirer des conclusions d’ensemble sous-estiment systématiquement l’addition et l’interaction des effets entre eux et les cumuls d’impact, l’option la plus favorable étant retenue en cas d’incertitude ».
Approfondir l’analyse d’impacts sur les espèces animales
De fait, l’Ae « recommande à l’État de rappeler les raisons qui ont conduit à considérer la zone du projet comme propice, à enjeu modéré, pour le lancement d’un appel d’offres pour un parc éolien en mer et de prendre en compte les espèces protégées en tant que telles, en l’absence de demande de dérogation, pourtant nécessaire ». Concernant l’analyse d’impacts, l’Ae recommande de s’intéresser plus précisément au fonctionnement de la chaîne trophique pour les poissons, les mammifères marins et les oiseaux.
Enfin, « le dispositif de suivi, pour tous les effets potentiellement significatifs, doit permettre de définir des mesures additionnelles, y compris relatives aux modalités d’exploitation du parc, en particulier si ses résultats venaient confirmer les hypothèses les plus défavorables », peut-on lire. Selon l’Ae, le dossier actuel ne permet pas de démontrer l’absence « d’incidence significative dommageable » de ce projet de parc éolien offshore, par rapport aux objectifs de conservation des sites Natura 2000.


03/09/18Projet de parc éolien en mer Dieppe / Le Tréport : l’Autorité environnementale pointe des manques dans les études d’impact
Environnement. Dans son avis sur le projet éolien offshore, l’Autorité environnementale pointe des manques dans les études d’impact.
L’avis délibéré rendu par l’Autorité environnementale (Ae) le 29 août dernier est détaillé sur une quarantaine de pages. Saisis par le directeur général de l’énergie et du climat et par la préfète de Seine-Maritime, les membres de cette autorité ont consulté l’ensemble du dossier du projet de parc éolien Dieppe/ Le Tréport.
Le rapport précise d’emblée que ce parc éolien « présente la particularité qu’un tiers de sa surface se situe au sein d’un parc naturel marin ». L’Ae s’interroge légitimement : « Quelles sont les raisons qui ont conduit à définir ce secteur comme zone propice au développement de l’éolien, à enjeu modéré, et, en même temps, à créer un parc naturel marin, un tiers de la surface du parc éolien y étant incluse ? »
Des analyses de risques à préciser
Sur la forme, la demande d’autorisation du projet est composée de trois dossiers distincts préparés par chaque maître d’ouvrage : la société EMDT (éoliennes en mer Dieppe Le Tréport), mais aussi RTE (Réseau et transport d’électricité) pour le raccordement au réseau électrique et, enfin, le syndicat mixte du port de Dieppe pour la zone de maintenance du parc éolien qui serait implantée sur son espace. « Ceci entraîne plusieurs conséquences préjudiciables sur le fond et sur la forme : les études d’impact sont trop cloisonnées ».
L’Ae recommande de préciser l’évolution des règles applicables à la pêche pendant l’exploitation du parc, d’en évaluer les conséquences pour les activités de pêche professionnelle et d’en tenir compte dans l’ensemble de l’analyse des impacts, notamment pour l’écosystème marin.
Sur les risques naturels, les enjeux d’érosion côtière, d’effondrements de falaise et de submersion littorale mériteraient d’être traités de façon homogène dans les trois dossiers « le dossier d’EMDT soulignant un risque moyen dans l’aire d’étude éloignée, le dossier SMPD le présentant à juste titre comme fort pour ce qui le concerne. L’Ae recommande de préciser l’analyse des risques naturels dans le dossier RTE concernant le raccordement au réseau électrique, tout particulièrement au niveau de la falaise de Penly.
Le rapport insiste enfin sur le fait que le ridens de Dieppe (une zone de hauts-fonds marins protégée) n’a pas fait l’objet d’une analyse spécifique des impacts : « quelques points de prélèvement le concernent, mais compte tenu de son importance pour la fonctionnalité de l’écosystème, il aurait été opportun d’envisager un maillage plus serré et une caractérisation plus complète ».
« Une vision plus homogène... »
Enfin, l’évaluation de l’impact visuel a été calculée en croisant la visibilité théorique avec le niveau d’enjeu retenu à l’état initial. Or, la seule mesure présentée pour favoriser l’intégration paysagère des 62 éoliennes prévues, réside dans l’organisation géométrique des éoliennes et leur espacement régulier permettant « une vision plus homogène ». L’Autorité environnementale recommande donc de mieux cibler et caractériser les secteurs présentant les sensibilités paysagères les plus fortes.
https://www.paris-normandie.fr/region/projet-de-parc-eolien-en-mer-dieppe-le-treport--l-autorite-environnementale-pointe-des-manques-dans-les-etudes-d-impact-CG13626433

03/09/18Nouvelle mobilisation des pêcheurs près de la barge au large du Tréport
Plus d’une vingtaine de bateaux – du 10 mètres au 20 mètres – sont allés ce lundi 3 septembre au plus près de la barge, au large du Tréport. La barge qui sonde les fonds marins, en zone de pêche, là où les 62 éoliennes seront installées. Ils ont lancé des fumigènes dans l’eau pour signaler au futur ministre de l’Écologie que ce dossier sera prioritaire.
http://www.courrier-picard.fr/133349/article/2018-09-03/nouvelle-mobilisation-des-pecheurs-pres-de-la-barge-au-large-du-treport#

31/08/18Prysmian câblera trois parcs offshore français
Le câblier italien Prysmian a remporté un appel d’offre portant sur la fourniture de câbles pour trois parcs éoliens offshore français. Ce contrat concerne « la conception, la fourniture, l’installation, de câbles à moyenne tension, reliant entre eux les dizaines de turbines qui constituent l’ensemble du parc », a précisé l’entreprise italienne au Marin. 

31/08/18Parc éolien de Dieppe-Le Tréport : les études d'impacts du projet sont encore "insuffisantes"
L'Autorité environnementale (Ae) a rendu, le 29 août, son avis sévère sur l'étude d'impact du projet de parc éolien en mer de Dieppe-Le Tréport, situé dans la Manche. Son avis intervient après celui rendu en février dernier par l'Agence française pour la biodiversité (AFB). Celle-ci avait délivré un avis favorable avec réserve au projet. Le porteur du projet - la société Eoliennes en mer Dieppe-Le Tréport (EMDT) - avait en effet renforcé ses études d'impacts, après le vote défavorable au projet, le 20 octobre 2017, par le conseil de gestion du parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d'Opale.
L'Autorité environnementale s'est penchée sur trois dossiers distincts préparés par chaque maître d'ouvrage (EMDT, Réseau de transport d'électricité (RTE) et le syndicat mixte du port de Dieppe (SMPD)) complétés par une appréciation des impacts du programme de travaux. Elle constate des "insuffisances importantes" à différentes étapes. L'Ae estime que les impacts résiduels sont "jugés forts pour plusieurs espèces". Or, les dossiers ne proposent que des mesures de suivi ou d'accompagnement, "voire des « engagements », alors que seraient attendues des mesures d'évitement, de réduction ou de compensation complémentaires", pointe l'Autorité.
Plusieurs enjeux, effets ou impacts sont appréciés différemment selon les dossiers. "L'analyse des variantes est partielle ; les analyses et documents (impacts du programme, évaluation des incidences Natura 2000) qui ont vocation à tirer des conclusions d'ensemble sous-estiment systématiquement l'addition et l'interaction des effets entre eux et les cumuls d'impact", énumère-t-elle. En l'"état actuel", l'absence d'incidence "significative dommageable" du projet vis-à-vis des objectifs de conservation des sites Natura 2000 "ne peut être démontrée". Une analyse commune au parc et au raccordement, le cas échéant par modélisation, aurait également été "justifiée" pour certains impacts (turbidité et effets vis-à-vis des d'oiseaux notamment), ajoute l'Ae. Elle recommande par ailleurs de préciser l'analyse des risques naturels dans le dossier RTE, en particulier au niveau de la falaise de Penly.
Le projet fera l'objet d'une enquête publique, cet automne, et concernera notamment les communes riveraines de l'estuaire de la Somme. La mise en service du parc est prévue à partir de 2021.
https://www.actu-environnement.com/ae/news/parc-eolien-dieppe-treport-etudes-impact-insuffisantes-31915.php4

31/08/18 : Dieppe : l'autorité environnementale sceptique sur les éoliennes en mer
Les études sur le projet d'éoliennes en mer au large de Dieppe et du Tréport (Seine-Maritime) se poursuivent. Mercredi 29 août 2018, l'Autorité environnementale s'est prononcée avec plusieurs réserves sur l'implantation des 62 éoliennes.

Un nouvel avis dans le projet d'implanter 62 éoliennes en mer au large de Dieppe et du Tréport (Seine-Maritime). Cette fois, c'est l'Autorité environnementale, rattachée au ministère de la Transition écologique et solidaire qui s'est prononcée mercredi 29 août 2018.
Questions sur les impacts
Cet avis vise à "permettre au maître d'ouvrage d'améliorer son projet, à éclairer la décision d'autorisation, au regard des enjeux environnementaux des projets, plans et programmes". Plusieurs remarques sont formulées à l'encontre du porteur du projet.
Notamment la question qui a fait débat depuis la présentation de l'implantation des éoliennes : elles se situeront en partie dans un parc naturel marin. L'Autorité environnementale "recommande à l'État de rappeler les raisons qui ont conduit à considérer la zone du projet comme propice".
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Dans son compte rendu, l'instance critique le fait que trois dossiers distincts ont été déposés par chaque maître d'ouvrage du dossier ce qui a pour conséquence un manque d'appréciation des impacts entre chacun d'entre eux. "Les analyses et documents [...] qui ont vocation à tirer des conclusions d'ensemble sous-estiment systématiquement l'addition et l'interaction des effetsentre eux et les cumuls d'impact."
"L'absence d'incidence significative dommageable [...] ne peut être démontrée", affirme l'Autorité.
"L'option la plus favorable étant retenue en cas d'incertitude", souligne aussi l'Autorité environnementale qui se montre préoccupée par les conséquences sur les poissons, les mammifères marins et les oiseaux. "En l'état actuel du dossier, l'absence d'incidence significative dommageable du projet vis-à-vis des objectifs de conservation des sites Natura 2000 ne peut être démontrée", conclut l'Autorité environnementale.
Après avoir reporté son avis, l'Agence française pour la biodiversité avait finalement donné un avis favorable au projet d'éoliennes en mer. Ici, l'Autorité environnementale se montre plus sceptique, mais son compte rendu ne bloquera pas le projet qui doit voir le jour en 2021. L'enquête publique doit, elle, démarrer avant la fin de l'année 2018.
https://www.tendanceouest.com/actualite-290089-dieppe-l-autorite-environnementale-sceptique-sur-les-eoliennes-en-mer.html


30/08/18 : Éoliennes, le vent de la révolte : enquête diffusée dans Envoyé spécial. (pas plus d'info : à suivre ... V&T)
Un reportage de Raphaële Schapira, Émilie Gouveia-Vermelho et Frédérique Prigent, dont la diffusion est prévue le jeudi 20 septembre en première partie de soirée. Lors du magazine Envoyé spécial présenté par Elise Lucet.
Partout en France, un vent de révolte s’élève contre les éoliennes : jugées bruyantes, trop coûteuses, inutiles, soupçonnées de favoriser la corruption des élus.
À Flers, dans les Hauts-de-France, Erik ne les supporte plus : cinq éoliennes de 110 mètres de haut lui gâchent la vue quand il ouvre les fenêtres de son château classé monument historique. Depuis des années, il a tout tenté devant les tribunaux pour se débarrasser de ce qu’il considère comme une verrue dans son paysage.
Dans la baie de Saint-Brieuc, Julien, pêcheur de homards et de coquilles Saint-Jacques a peur, lui, de perdre son gagne-pain : il se bat contre l’implantation d’un parc de 62 éoliennes géantes en pleine mer, au beau milieu de sa zone de pêche !
Pourquoi tant de haine contre ce symbole de l’énergie propre ? À l’heure où la loi de transition énergétique prévoit de doubler le nombre d’éoliennes d’ici 2023, reportage dans cette France qui n’en veut pas.
http://www.leblogtvnews.com/2018/08/eoliennes-le-vent-de-la-revolte-enquete-diffusee-dans-envoye-special.html

29/08/18 : Seine-Maritime : Recours des pêcheurs du Tréport contre les éoliennes en mer
Les pêcheurs engagent un recours auprès de l’Europe contre le projet d’éoliennes en mer. Ils disent déjà ressentir un impact négatif sur leur activité avec les premiers tests.
Les faits
62 éoliennes de 8 MW doivent être construites en mer, au large de nos côtes par Éoliennes en mer Dieppe-Le Tréport (EMDT), filiale de la société Engie. Le projet date de 2005.

Le projet suscite l’opposition d’une majorité d’habitants, des élus et des pêcheurs, qui dénoncent une implantation dans leur zone de travail.
Les tests pour la mise en place des mats auraient déjà un impact sur le milieu marin.
Un recours va être engagé par les pêcheurs auprès de l’union européenne.
Dans le port de pêche du Tréport, l’opposition reste vive contre le projet de parc éolien en mer, validé par le président de la République malgré l’hostilité locale. « Le 10 septembre, le préfet réunit les maires, les députés, les sénateurs, pour préparer l’enquête publique. Nous, nous ne sommes pas invités, alors que nous sommes les premiers concernés », regrette Olivier Becquet, président de la coopérative des artisans pêcheurs associés (Capa). Mercredi, il avait appelé ces derniers à se rassembler devant la Capa, pour exposer les actions entreprises. Tout récemment, a-t-il annoncé, les présidents des comités des pêches de Normandie et des Hauts-de-France ont adressé un courrier commun au préfet de Normandie, pour rappeler leur refus.
Retarder le dossier
Sur le plan juridique, un recours va être engagé auprès des instances européennes : « Un avocat spécialisé va se déplacer pour faire passer le message. » Mais la procédure ne peut être menée par une structure représentative (comme le comité des pêches), elle doit l’être par les pêcheurs eux-mêmes, a précisé le responsable. Il leur demande donc de s’engager individuellement : « Plus il y en aura, plus ce sera porteur. Le but est de retarder le dossier. » Et qu’il soit peut-être un jour abandonné. « On va faire des campagnes d’affichage, distribuer des tracts dans les villes sœurs et bien au-delà. C’est aussi à vous de vous mobiliser », a lancé le porte-parole.
Car les professionnels craignent pour leur avenir. Le Tréport compte 200 marins et 45 navires, essentiellement côtiers. La zone retenue pour l’implantation des 62 mats est celle qu’ils fréquentent le plus, « la plus riche », entre le rivage et la ligne des 20 miles, de la baie de Somme (au nord), à la pointe d’Ailly (au sud). « Elle sera directement impactée par les bruits générés par le chantier pendant deux ou trois ans. » L’onde sonore se diffuse sous l’eau et ferait fuir les poissons.
Les pêcheurs affirment en ressentir déjà les effets négatifs. Depuis deux mois, une barge effectue des tests géotechniques, avec des forages sur chaque emplacement. « Cela a cassé la migration des sèches et des rougets barbets,dénonce Olivier Becquet. Tout ce que nous disons depuis douze ans se confirme. Les études le montrent aussi. Avant, on pouvait avoir une tonne de sèches par bateau, et maintenant on n’a plus rien. »
Les patrons des petites unités hésitent à sortir, pour ne pas dépenser du carburant inutilement. « Nos charges restent les mêmes », note l’un d’eux, évaluant à 50 % la perte de chiffre d’affaires : « Avant le mois de juillet, on travaillait bien sur ce secteur. Mais on ne voit plus de maquereaux, plus de soles. » Un autre s’alarme : « La nature du fond est en train de changer, c’est la destruction de tout un écosystème. » Même la ressource en coquilles Saint-Jacques pourrait être touchée. Vincent Lamidel, patron de l’Héraclès, un chalutier de 16 mètres, imagine les conséquences avec les 62 éoliennes : « C’est affolant. »
Pour Olivier Becquet, le projet menace « l’économie du littoral, et principalement du port du Tréport », évaluant « à 10 millions d’euros par an » le chiffre d’affaires généré localement par la pêche. Il remarque d’ailleurs que le métier attire encore des jeunes. Comme Matthieu Dovergne qui, à 20 ans seulement, a décidé de se lancer à son compte, à la barre de Mattelo, chalutier-crevettier de 7,80 m. Et il s’inquiète forcément.
Le président de la Capa a demandé aux pêcheurs présents s’il fallait engager des discussions avec le porteur de projet pour obtenir des compensations. « Non », ont-ils répliqué. « C’est de la poudre aux yeux », a-t-il approuvé. Ils veulent vivre de leur travail, avant tout. Le combat continue.
Contre « le lobby éolien »
Au lendemain de la démission de Nicolas Hulot, le représentant des pêcheurs, Olivier Becquet, n’a pas vraiment regretté ce départ, critiquant l’action du ministre de l’Écologie sur ce dossier. Les opposants au projet remarquent que celui-ci n’a pas supporté le lobby des chasseurs mais estiment qu’il a cédé au « lobby de l’éolien ». Ils font le même reproche au président de la République, Emmanuel Macron, dénonçant aussi le fait qu’il ait validé le 20 juin dernier la création de six parcs éoliens offshore le long des côtes de la Manche et de l’Atlantique, « sans qu’il y ait eu concertation ». A contrario, Olivier Becquet a noté avec ironie que le projet de parc au large du Touquet, où la famille d’Emmanuel Macron possède une résidence, avait été abandonné. « On l’invite à prendre une villa au Tréport ou à Mers. Il faut qu’il fasse autre chose que d’écouter le lobby des industriels. »
http://www.courrier-picard.fr/132456/article/2018-08-29/recours-des-pecheurs-du-treport-contre-les-eoliennes-en-mer

27/08/18Bientôt la plus grande éolienne du monde dans le port de Cherbourg ?
Si l'hydrolien a pris un sérieux coup dans l'aile cet été, l'éolien, lui, semble encore dans le vent à Cherbourg. Le projet, d'envergure, a été présenté fin juin aux conseillers municipaux. Il est, depuis le mardi 21 août, soumis à l'avis de la population. General Electric, dont l'usine de pales d'éoliennes est en cours de construction dans le port de la ville (démarrage programmé début 2019), compte tester le fer de lance de sa filiale (GE Renewable energy) dédiée aux énergies renouvelables.
Baptisée Haliade-X 2 MW, cette éolienne de nouvelle génération est présentée comme la plus puissante au monde. Elle est censée produire 45% d'énergie supplémentaire par rapport aux turbines actuelles et pourrait alimenter 16.000 foyers en électricité. Autre particularité: elle est aussi la plus grande du monde. Son mât culmine à 145 mètres de haut et ses pâles de 107 mètres de long grattent le ciel à 260 mètres.
Ce géant, fabriqué à Saint-Nazaire et Cherbourg, est destiné à équiper les futurs parcs offshores. Mais avant de prendre le large, l'Haliade-X fera ses "premiers pas" sur la terre ferme. Cherbourg est l'un des trois sites pressentis pour expérimenter cette éolienne. Le prototype pourrait être implanté sur le port de commerce de la ville pour une durée de cinq ans, de 2019 à 2024. L'enquête publique, débutée le 21 août dernier, doit s'achever le 22 septembre prochain. La décision doit être rendue cet automne.
https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/nord-cotentin/cherbourg-cotentin/bientot-plus-grande-eolienne-du-monde-port-cherbourg-1531128.html

23/08/18 : Morbihan : Plouharnel : Eoliennes flottantes. Enquête publique jusqu’au 28 septembre
Une enquête publique unique sur le projet de construction d’une ferme pilote d’éoliennes flottantes en mer au large des îles de Groix et Belle-Ile, et le raccordement électrique de la ferme au poste électrique de Kerhellégant, à Plouharnel, est ouverte jusqu’au vendredi 28 septembre. L’enquête est ouverte à la mairie de Lorient (siège de l’enquête) et dans les mairies de Groix, Le Palais, Erdeven et Quiberon. La commune de Plouharnel est un lieu d’information, mais n’est pas un lieu d’enquête. Un ordinateur est mis à disposition du public en mairie durant toute la période de l’enquête. Un lien permet d’accéder aux documents liés au dossier ainsi qu’au registre dématérialisé.
https://www.letelegramme.fr/morbihan/plouharnel/eoliennes-flottantes-enquete-publique-jusqu-au-28-septembre-23-08-2018-12058639.php

23/08/18 : L'île d'Yeu : Le projet d'éoliennes inquiète les habitants
Lundi 13 août, le collectif anti-éolien Yeu vent debout a organisé une réunion à Saint-Sauveur, la première en période de vacances scolaires.
Ils étaient plus de 160, lundi 13 août, à assister une réunion organisée par Yeu vent debout, collectif anti-éolien pour aborder le sujet d'une centrale éolienne qui en regrouperait une soixantaine. L'inquiétude était palpable dans la salle. Avant d'aborder les modalités d'action, le projet a été présenté. « Nous sommes ici pour décortiquer tous les éléments de ce dossier, afin de sensibiliser et de mobiliser », a expliqué Olivier Voisin, fondateur et administrateur de Yeu vent debout.

Pour l'occasion, un conférencier était présent pour préciser les risques de ce projet : « Nuisances sonores, catastrophe maritime (à cause du passage rendu étroit, pour les pétroliers, entre Saint-Nazaire et l'Île d'Yeu), dégâts sur la faune et la flore... Des risques pris en compte puisque des compensations sont d'ores et déjà prévues. »
Présents, Sébastien Arnaud, patron pêcheur du Bad boy et Bernard Martin, ancien président du comité local des pêches, ont d'ailleurs témoigné : « 68 marins-pêcheurs de l'île ont signé la pétition pour faire cesser le projet. Ils craignent la perte de leur territoire, la cessation de leurs activités. »
Enjeux politiques et financiers
L'État souhaite porter la part des énergies renouvelables à 32 % de la consommation en 2030. Or, « prendre en compte les retours sur expériences, comme celle des Allemands qui abandonnent aujourd'hui l'éolien, favoriserait des solutions, moins coûteuses et plus efficaces, d'un point de vue écologique », a remarqué un intervenant. En effet, cette énergie secondaire fonctionne par intermittence. Impossible à stocker, elle doit être complétée par des énergies fossiles émettant du CO2 et ne remplace pas les centrales nucléaires.
La volonté de la municipalité de créer des emplois (60 à 80 postes promis) a été relevée, mais le conférencier « s'est interrogé sur les qualifications requises et si elles ne sont pas trop drastiques pour le recrutement des Islais ».
Les recettes représenteraient un bénéfice non négligeable : 680 000 € par an. La taxe éolienne rapportera également de l'argent au comité régional des pêches (20 %), au comité national des pêches (15 %), à des associations oeuvrant pour la biodiversité (10 %) et à la SNSM nationale (5 %).
Alternatives et recours
Enfin, un organisateur a déploré « la totale négation de la parole citoyenne ». Avant même de revenir sur le climat tendu de l'enquête, les voix se sont justement élevées dans l'assistance pour demander les alternatives. Parmi celles évoquées : un parc éolien flottant.
Depuis, le résultat de la commission d'enquête publique est tombé : favorable. En attendant la décision du préfet, les anti-éoliens vont suivre les travaux de la commission d'enquête parlementaire et multiplier les recours.
Renseignements : www.neny-stop-offshore.com

22/08/18Éoliennes en mer : des archéologues sous-marins ont exploré les eaux au large de Dieppe 😏😕
Mission. Une équipe d’archéologues sous-marins a travaillé deux semaines au large dans le cadre du projet de parc éolien. Ils ont exploré la zone du futur couloir de raccordement électrique.
Les bouteilles de plongée sont alignées sur le pont... Les bandes jaunes et vertes signalent qu’elles sont alimentées en Nitrox, un air enrichi en oxygène, appauvri en azote. Les plongeurs de l’Hermine-Bretagne ont utilisé ce procédé durant deux semaines, au large de Dieppe, pour leur campagne d’exploration.
« Ça permet notamment de diminuer la fatigue », résume Anne Hoyau-Berry, archéologue sous-marine à l’Adramar. L’association pour le développement et la recherche en archéologie maritime, basée à Saint-Malo, a été mandatée conjointement avec la société coopérative Ipso Facto, opérateur agréé d’archéologie préventive subaquatique installé à Marseille. C’est le Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm) du ministère de la Culture qui avait lancé l’appel d’offres.
« Ni trésor, ni épave... »
À bord d’un ancien navire ostréicole reconverti, huit plongeurs ont travaillé dans un périmètre long de 18 km et large de 300 m, au large de Penly. Un secteur qui correspond au futur couloir de raccordement électrique dans le cadre du projet de parc éolien Dieppe-Le Tréport. Cette mission est le prolongement de l’étude géophysique menée en juin afin de relever la présence d’objets sous-marins présentant un intérêt archéologique potentiel sur la zone du projet.
« Au printemps, un bateau équipé d’un sonar et d’un magnétomètre a relevé les masses sous-marines que nous devons, nous, explorer visuellement en plongée, explique Mourad El Amouri, responsable de l’opération et directeur d’Ipso Facto. Il y en avait 28, correspondant à autant de plongées. Des plongées rapides, de trente minutes, entre 4 m et 25 m de profondeur. »
Un archéologue et un photographe descendent sur la cible. Ils doivent établir un rapport pour chacune d’entre elles et le transmettre au Ministère de la culture. « Nous plongeons lors de l’étale, le moment entre deux marées durant lequel le courant est nul, poursuit Anne Hoyau-Berry. Lors des grandes marées, ce créneau était très court mais avec un coefficient 49, nous avons presque deux heures devant nous. »
Les archéologues-plongeurs ont trouvé, lors de leurs recherches, beaucoup de matériel de pêche, des pierres naturelles, mais aussi une bombe de 1,60 m qui devait être désamorcée en début de semaine. « Dans ce cas, l’exigence c’est de ne pas toucher, de photographier, de mesurer et d’alerter la préfecture maritime. » Pas de trésor ni d’épave... Pour cette partie du projet de parc éolien, les promoteurs n’auront donc pas à revoir leur plan. Les fonds sous-marins ne seront pas un obstacle à l’aménagement du couloir de raccordement.
L’Hermine-Bretagne, qui était amarrée dans le bassin Ango depuis le 6 août, a repris la mer, direction la Bretagne, en début de semaine. « Pendant quinze jours, nous avons travaillé avec un restaurant du quai Henri-IV qui nous a livré nos repas, souligne l’archéologue de l’Adramar. Nous avons, d’une façon générale, été bien accueillis et soutenus par la capitainerie, mais nous avons aussi essuyé quelques remarques de plaisanciers qui devaient se dire que ce gros rafiot qui sent un peu mauvais n’avait pas sa place ici ! »
Vieilles rivalités entre Normands et Bretons ? Quoi qu’il en soit, ces quelques grincheux n’ont pas empêché l’équipage du bateau malouin de mener à bien sa mission. Un dernier coup d’œil sur le port dieppois... Cap à l’Ouest pour l’Hermine...
Des études géophysiques
Le projet de parc en mer de Dieppe - Le Tréport prévoit l’installation de 62 éoliennes d’une puissance de 8 MW chacune. Il sera situé à 17 km de Dieppe et 15,5 km du Tréport.
L’étude géophysique a été menée en juin, en coopération avec le Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm) dans le but d’étudier la présence d’objets sous-marins présentant un intérêt archéologique.
Cette campagne géophysique a permis de détecter la présence éventuelle d’engins explosifs dans le secteur, en amont du lancement de la campagne géotechnique qui a débuté en juillet et des explorations sous-marines menées par l’Hermine-Bretagne.
« La cartographie de ces objets permet de les éviter lors des études géotechniques en cours, puis lors de la phase de construction du parc éolien en mer », indique le promoteur Éoliennes Dieppe Le Tréport. Les études géotechniques permettent, elles, de mieux connaître le sous-sol marin sur lequel les éoliennes seront implantées. Cette campagne prévoit une série de 63 forages pouvant aller jusqu’à environ 70 mètres de profondeur.
https://www.paris-normandie.fr/actualites/economie/maritime/eoliennes-en-mer--des-archeologues-sous-marins-ont-explore-les-eaux-au-large-de-dieppe-DA13573044
















































































































22/08/18Cherbourg : Donnez votre avis sur la plus grande éolienne du monde
Cherbourg figure parmi les villes susceptibles d'accueillir le prototype de la plus grande éolienne du monde. Une enquête publique est lancée en mairie et votre avis compte.
C’est un projet d’envergure, de très grande envergure : le prototype de l’Haliade X, la plus grande éolienne du monde pourrait être installé sur le port de Cherbourg. La ville figure parmi les potentiels sites pouvant tester cet appareil de 260 mètres de haut, durant une durée de cinq ans. Seule ville française Cherbourg est en concurrence avec plusieurs sites européens.
A LIRE AUSSI : La plus grande éolienne offshore bientôt installée à Cherbourg ?
Jusqu’au 22 septembre
La décision finale n’a pas encore été rendue et durant un peu plus d’un mois, les Cherbourgeois sont invités à venir consulter l’enquête publique présentant le projet, et son impact sur l’environnement. Les données sont également consultables en ligne. Depuis le mardi 21 août et jusqu’au samedi 22 septembre, il sera possible non seulement de consulter les données relatives au projet de General Electric, mais aussi donner son avis, poser des questions, aux heures d’ouverture des mairies de Tourlaville et de Cherbourg.
Enquête publique accessibles dans les mairies de Cherbourg-en-Cotentin et dans la mairie déléguée de Tourlaville. Le commissaire-enquêteur sera présent sur place le 29 août , de 14h30 à 17h30, à la mairie de la commune déléguée de Tourlaville.



22/08/18Éoliennes en Provence : l'exploitation de la force du vent voit son avenir en mer
Un parc éolien flottant verra le jour dans le golf de Fos
On l’a presque oublié, mais c’est à Port-la-Nouvelle qu’en 1991, fut raccordée au réseau électrique la première éolienne terrestre française. Juchée en haut d’un pylône et non d’un mât comme aujourd’hui, il fallut attendre 1993 pour que la Compagnie du Vent, à présent détenue par le groupe Engie, se lance dans la réalisation d’un parc de 15 machines que le public peut visiter.
Depuis, la maîtrise de l’énergie éolienne a enregistré bien des progrès, donnant naissance en France, à 1230 parcs terrestres, soit 7 300 éoliennes raccordées au réseau électrique. Six de ces parcs sont dans notre région, totalisant une puissance globale de 50 mégawatts, le plus important étant celui de Port-Saint-Louis-du-Rhône, récemment acquis par la Compagnie Nationale du Rhône. Les autres sont opérationnels à Saint-Martin-de-Crau, Fos, Aix et Bollène.
Globalement, la part de l’éolien français reste cependant médiocre en regard des résultats de nos voisins. La faute aux contraintes réglementaires et surtout, aux oppositions grandissantes de riverains et d’élus qui contestent la pertinence d’éoliennes à terre. Mais aujourd’hui, alors que le gouvernement veut avoir doublé leur nombre en 2023, c’est vers la mer, perçue tel un formidable gisement, que les ambitions se tournent. Avec pour moteur, l’éolien flottant. Trois projets pilotes ont été validés en Méditerranée, dont celui de Faraman, dans le golfe de Fos. Une perspective qui mobilise les Régions Sud et Occitanie ainsi que les acteurs de la filière, lesquels ont lancé "l’Appel de la Méditerranée pour l’éolien flottant". Tous entendent démontrer que s’éclairer grâce au mistral ou la tramontane, ce n’est pas du vent.

"L'appel des 72 pour la Méditerranée" est lancé
Maurice Wolff, vice-président de la chambre de Commerce et d'Industrie de Marseille Provence (CCIMP) où il est en charge des filières et des grands projets métropolitains, est convaincu que les éoliennes flottantes sont un mode de production d'avenir. Il explique le pourquoi de cet appel.
Pourquoi avoir signé, avec 72 autres acteurs, un "Appel de la Méditerranée pour l'éolien en mer flottant" ?
Maurice Wolff : Parce qu'il s'agit de dire que la production d'énergie renouvelable est un enjeu majeur, qu'il faut pour cela des fermes de production marines et que nous voulons porter à l'État ce message que nous sommes prêts. Que les Régions, Occitanie et Provence Alpes Côte d'Azur, sont prêtes. Elles se sont concertées et agissent la main dans la main. Les chambres de commerce ont fait de même, ainsi que le Pôle Mer et les acteurs économiques de la filière. L'état doit savoir que nous avons besoin de ces fermes et doit en tenir compte pour le lancement, fin 2019, des premiers appels d'offres commerciaux éoliens en mer.
Il y a donc un réel potentiel chez nous...

Maurice Wolff : Oui, la Méditerranée offre un potentiel important, parmi les plus importants, il n'y a pas que la façade Atlantique pour l'éolien flottant. J'ajoute qu'il faut aussi des infrastructures pour mener à bien les projets de fermes et que grâce au Grand Port Maritime, nous les avons. Et puis il y a un écosystème d'entreprises qui se mobilise et attend. N'oubliez pas non plus, que trois projets pilotes ont été validés en Méditerranée, dont celui de Provence Grand Large porté par EDF (voir par ailleurs) sur le site de Faraman, dans le golfe de Fos. Les mises en service sont prévues pour 2020 et 2021.
Il n'y a donc plus de réticences pour que des fermes éoliennes voient le jour en mer ?
Maurice Wolff : Non, et c'est d'ailleurs l'autre objet de l'Appel de la Méditerranée. Nous voulons aussi faire savoir qu'il y a eu concertation avec les populations, que, dans le cas du projet Provence Grand Large, il y a eu débat public et que tout le monde a contribué à une acceptation. Nous avons besoin de cet éolien flottant. Mais c'est une évolution et il faut donc expliquer et être pédagogue, car l'un des freins est effectivement la question de l'acceptation du mix énergétique par les populations. Si on veut qu'en 2030, ainsi que l'a souhaité le Président, 32 % de nos ressources en énergie soient renouvelables et propres, il faut avancer. Et encore une fois, nous sommes prêts. Nous voulons que les appels d'offres tombent aussi sur la Méditerranée. Cela donnerait la visibilité commerciale dont nous avons besoin. L'Appel demande que la façade méditerranéenne bénéficie d'une programmation pluriannuelle de l'énergie qui soit ambitieuse. À hauteur de 3 gigawatts en service à l'horizon 2030".
Port-Saint-Louis-du-Rhône : un reprenant 25 machines terrestres, la CNR est devenue le premier producteur de la région

Vingt-cinq éoliennes terrestres constituent le parc que la CNR a acquis en juin dernier. Des 6 sites éoliens que compte notre région, il est le plus important.
Au début des années 2000, ce qui était alors le Port Autonome de Marseille regardait déjà vers les énergies nouvelles. Au premier rang desquelles, l'éolien. Détenteur d'une zone industrialo-portuaire de 10 000 hectares limitrophe de la Camargue, l'idée était d'utiliser une partie de ce territoire balayé par le vent, afin de produire une énergie qui serait revendue ou utilisée pour des besoins propres. Ainsi naquit le projet Opale, dont la réalisation des premières éoliennes débuta en 2005, le long du canal du Rhône, au nord du salin de Caban. Un ensemble pionnier de 25 machines hautes de 50 mètres et dotées d'un rotor au diamètre de 52 mètres, développé par Mistral Énergie.
D'une capacité de 21,2 mégawatts suffisante pour répondre à la demande annuelle des villes de Port-Saint-Louis et Fos-sur-Mer, les concepteurs auraient aimé pousser le projet plus avant. Mais très vite, ils se sont heurtés aux plaintes des militaires de la base aérienne d'Istres, lesquels accusaient les éoliennes de générer des perturbations.
Les années ont passé et l'obligation de rachat de l'électricité produite est parvenue à son terme. Ou presque, car devant être renouvelée en 2020. C'est cette proche échéance qui a suscité l'intérêt de la Compagnie Nationale du Rhône (CNR), partenaire de longue date de l'établissement portuaire, à présent Grand Port Maritime de Marseille-Fos. Une opportunité confortée par le fait que la CNR est aujourd'hui le premier producteur français d'énergie exclusivement renouvelable et qu'elle exploite également, toujours sur le domaine portuaire mais à Fos cette fois, un parc éolien d'une puissance de 10 mégawatts composé de quatre machines de grande taille.
Pour Mistral Énergie, l'heure était aussi venue de passer la main. D'où la cession du parc, négociée par l'entremise d'un cabinet spécialisé dans l'ingénierie financière au service des projets d'énergie renouvelable : GreenFee. Un acte consommé le 27 juin dernier, avec la signature par les dirigeants de la CNR, de l'acte l'acquisition du parc éolien de Port-Saint-Louis-du-Rhône. Un investissement dont le montant n'a pas été révélé, mais dont il est certain qu'il fait de la CNR le nº1 de l'énergie éolienne dans la région Provence Alpes-Côte d'Azur.
Ce faisant, la Compagnie Nationale du Rhône qui possède aussi un parc à Bollène dans le Vaucluse, confirme sa foi en l'éolien provençal. Une filière dont beaucoup regrettent qu'elle ne se développe pas davantage. Le parc qui sera exploité par sa filiale CN'Air, va donc être valorisé. Et son énergie, dans les deux ans qui viennent, sera directement vendue sur le marché, sans soutien public. C'est-à-dire sans l'actuelle obligation de rachat qui s'impose à EDF. Un modèle de gestion liée à la mise en concurrence, appelé à se développer et apprécié de la CNR.
La compagnie va également exploiter les synergies avec ses autres éoliennes portuaires et entamer une étape de modernisation en concertation avec les collectivités, souci de l'environnement oblige. D'autres projets pourraient aussi voir le jour dans le golfe de Fos, dont le potentiel reste sous exploité. Dans ses cartons, des idées novatrices au service de projets flottants, éoliens ou photovoltaïques. L'acquisition de son 43e parc éolien n'est donc qu'une étape.
Projet Provence Grand Large : l'enquête d'utilité publique débutera en septembre Il n'est encore qu'un projet, mais sa concrétisation n'est plus si éloignée. Mûri depuis la fin de 2013, Provence Grand Large piloté par EDF Énergies Nouvelles et lauréat en 2015 d'un appel lancé par l'Ademe dans le cadre du programme des investissements d'avenir, doit en effet aboutir au terme de 2020, à la mise en service de trois éoliennes flottantes dans le golfe de Fos, sur la zone dite de Faraman, a 17 kilomètres de la plage Napoléon, au large de Port-Saint-Louis-du-Rhône.
Depuis, l'étape de la Commission du débat public a été franchie et le projet a reçu le feu vert de l'Autorité environnementale. Et en septembre prochain, débutera l'enquête d'utilité publique qui doit aboutir à une déclaration d'utilité publique. Une fois celle-ci obtenue, le chantier pourra alors être lancé en 2019 avec deux phases distinctes. L'une dédiée à un assemblage des machines à terre ; l'autre consacrée à leur remorquage jusque sur le site de Faraman. Viendra ensuite leur raccordement au réseau électrique haute tension.
Provence Grand Large, société filiale d'EDF Énergies Nouvelles et maître d'ouvrage, porte un projet évalué à 200 millions d'euros. Composé de trois éoliennes flottantes alignées, dont le poids unitaire global sera proche de 3 000 tonnes, chacune affichera une puissance de 8 mégawatts. Soit 24 mégawatts au total, de quoi répondre aux besoins en électricité d'une ville de 40 000 habitants. La vitesse du vent nécessaire au démarrage des machines est de 3 mètres à la seconde. La vitesse d'exploitation nominale a été fixée à 17 mètres seconde. Celle maximale étant de 25 mètres seconde.
Deux partenaires ont été choisis par EDF Énergies Nouvelles pour mener à bien son projet de ferme éolienne pilote. Le premier de ce type sur ce territoire. Deux autres, portés par les sociétés Quadran et Engie, ont été confirmés dans le Golfe du Lion. Sur Faraman, Siemens fournira les turbines, SBM Offshore les flotteurs qui assureront aussi l'immersion du support. Les machines dont les rotors posséderont trois pales d'une envergure de 75 mètres chacune (elles balaieront ainsi une surface proche de 19 000 m²), seront ancrées sur des fonds de 100 mètres. C'est cette profondeur qui rend ici impossible tout autre système de fixation sur le plateau.
Le raccord à la côte pour assurer la récupération de l'énergie produite dans le réseau, se fera via un câble long d'une trentaine de kilomètres, enfoui dans les sédiments à une profondeur de 1,5 mètre, comme pour les câbles de télécommunication. L'opération nécessitera d'ailleurs le recours à un navire câblier. RTE se chargera de l'opération de raccordement à terre, le câble suivant ensuite les infrastructures existantes.
Enfin, EDF Énergies Nouvelles a confié au Bureau Veritas les opérations de certification. Une première en France.
https://www.laprovence.com/article/economie/5118114/eoliennes-en-provence-lexploitation-de-la-force-du-vent-voit-son-avenir-en-mer.html


21/08/18 : Vers une taxation des éoliennes en mer pour financer la SNSM
Sébastien Lecornu, secrétaire d’État à la Transition écologique, a annoncé, lundi 20 août, qu’une partie de la fiscalité générée par les parcs éoliens offshore servirait à financer la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM). Une solution déjà évoquée, mais jamais adoptée.
Les premiers parcs éoliens en mer « vont arriver à l’horizon 2021 et on va dédier 5 % du flux de la fiscalité de ces éoliennes en mer à la SNSM. À terme sur les six parcs, ça représentera deux millions d'euros de fiscalité dédiée chaque année pour la SNSM », a déclaré Sébastien Lecornu, lors d’un déplacement sur l’île de Ré.
En 2015, déjà, un rapport commandé par Alain Vidalies, alors secrétaire d’État à la Mer du gouvernement de Manuel Valls, recommandait de taxer les futurs parcs éoliens offshore pour financer la société de sauvetage. Une taxe qui aurait pu rapporter 4 millions d’euros, estimait à l’époque la SNSM. Mais qui n’a jamais vu le jour étant donné les retards pris par la filière et les changements de majorité.
Les éoliennes en mer plutôt que les yachts
Aujourd’hui, alors que les premiers parcs éoliens offshore français sont confirmés pour 2021, l’idée est ressortie du placard, dans un contexte où le financement de la SNSM par la « taxe yacht » est très loin des objectifs de départ.
En octobre dernier, Richard Ferrand annonçait en effet une taxation des yachts en remplacement de l’impôt sur la fortune immobilière, dont une partie servirait à financer la SNSM. « En relevant les droits annuels de francisation et les droits de passeport pour les yachts de plus de 30 mètres, nous devrions pouvoir dégager 10 millions d’euros, qu’il sera possible d’affecter à la SNSM », soulignait alors le président du groupe LREM à l’Assemblée nationale.
Pourtant, fin juillet, le bilan du rapporteur du Budget, exhumé par Les Échos, indiquait que la taxation des yachts n’avait rapporté que 82 500 euros et ne concernait que sept navires…
http://www.lemarin.fr/secteurs-activites/energies-marines/32153-vers-une-taxation-des-eoliennes-en-mer-pour-financer-la

20/08/18L’éolien offshore au secours des finances de la SNSM
LE TRÉPORT (NORMANDIE). Une partie de la fiscalité générée par les futurs parcs éoliens en mer servira à augmenter le financement de la Société nationale du sauvetage en mer (SNSM), a annoncé lundi 20 août 2018 le secrétaire d’État à la Transition écologique, Sébastien Lecornu.
Le président Emmanuel Macron s’était engagé en juin à pérenniser à 6 millions d’euros, contre 4 millions précédemment, la subvention que l’État accorde chaque année à l’association aux 7 000 bénévoles. 

Mais l’État veut aussi « réfléchir à de nouveaux modèles de financement pour la SNSM », a déclaré Sébastien. Lecornu lors d’un déplacement à l’île de Ré pour dire « merci » aux sauveteurs de l’organisation qui dépend principalement de la générosité des donateurs privés.
Deux millions d’euros sur les six parcs
Les premières éoliennes marines « vont arriver à l’horizon 2021 et on va dédier 5 % du flux de la fiscalité de ces éoliennes en mer à la SNSM. À terme sur les 6 parcs, dont trois en Normandie (Dieppe-Le Tréport, Fécamp et Courseules-sur-Mer), ça représentera 2 millions d’euros de fiscalité dédiée chaque année pour la SNSM », a ajouté le secrétaire d’État.
Son ministère a précisé qu’à terme cette somme s’ajouterait à la subvention de l’État de 6 millions. Les futures taxes seront mises en place au fur et à mesure du raccordement au réseau électrique de ces parcs dont les premiers ne doivent pas voir le jour avant 2021.
Le gouvernement a confirmé en juin les six premiers projets de parcs éoliens marins qu’il avait menacé d’annuler, estimant que les tarifs prévus au moment de l’attribution des appels d’offres en 2012 et 2014 étaient devenus excessifs étant donné la baisse du coût de l’éolien en mer ces dernières années.
https://www.paris-normandie.fr/breves/normandie/l-eolien-offshore-au-secours-des-finances-de-la-snsm-DB13562573


19/08/18 : Morbihan : Erdeven :  Éoliennes flottantes. L’enquête publique ouverte
D’ici 2020, une ferme éolienne flottante expérimentale de 24 MW doit être installée au large d’Erdeven, entre Groix et Belle-Ile, et raccordée au niveau de la plage de Kerhillio. Depuis vendredi 17, l’enquête publique sur ce projet est ouverte en mairie. Elle porte sur les demandes d’autorisation sollicitées par la société exploitante (FEFGBI) pour la construction, l’implantation et l’exploitation de cette ferme-pilote, et sur le raccordement du câble sous-marin par RTE à Kerhillio, afin d’assurer une liaison vers le poste de Kerhellegant, en Plouharnel, en longeant les voiries existantes (Boulevard de l’Atlantique, etc.).
Depuis les côtes d’Erdeven, les éoliennes de 180 m (mât de 80 m et pales de 75 m) devraient apparaître à l’horizon, à peine plus grandes que la silhouette d’un bateau au large.
L’enquête se tient jusqu’au vendredi 28 septembre, à 17 h. Deux permanences de la commission d’enquête sont annoncées pour le vendredi 31 août, de 14 h à 17 h et le samedi 15 septembre, de 9 h à 12 h.
Pratique
Le dossier d’enquête publique et le registre dématérialisé en version numérique, sont également accessibles depuis le site Internet : www.registre-dematerialise.fr/876

https://www.letelegramme.fr/morbihan/erdeven/eoliennes-flottantes-l-enquete-publique-ouverte-19-08-2018-12056111.php?vptoken=67a8a9c11cfd9dd1d9acfcf4439becb61cdd1fe1
16/08/18 : Vendée : ÉOLIEN OFFSHORE EN VENDÉE : UN « OUI » SOUS CONDITIONS
Éolien offshore en Vendée : un « oui » sous conditions. Le rapport de la commission d'enquête sur le projet visant à l'implantation de 62 éoliennes au large des îles d'Yeu et Noirmoutier, en Vendée vient d'être publié. Un feu vert sous conditions. Entre autres, la commission demande « la redéfinition des droits et usages des métiers de la pêche » sur le lieu d'implantation des éoliennes. Elle espère ainsi répondre à l'une des principales craintes des opposants.
https://hitwest.com/news/eolien-offshore-en-vendee-un-oui-sous-conditions-31084

16/08/18 : Vendée : Enquête publique sur les éoliennes Yeu-Noirmoutier : 76 % d’oppositions
Au cours de l’enquête publique sur le projet de parc éolien au large des îles d’Yeu et de Noirmoutier, qui s’est déroulée du 4 avril au 23 mai 2018, 1 658 personnes se sont exprimées une ou plusieurs fois, dans une ambiance parfois tendue, selon la commission d’enquête. Au final, 76 % des opinions exprimées sont opposées au projet.
Pendant la durée de l’enquête, en outre, six pétitions d’opposants ont été diffusées. Et le 27 avril une manifestation d’opposants a mobilisé quelque 500 personnes.
Selon le rapport des commissaires enquêteurs, rendu public mardi 13 août, les oppositions à ce projet touchent notamment aux potentielles nuisances environnementales (poissons, oiseaux), touristiques et économiques (conséquences pour la pêche, atteinte à la valeur du patrimoine immobilier sur place). Les opposants attaquent aussi le coût du projet ainsi que, selon eux, son obsolescence alors que les premières éoliennes flottantes sont en phase de test.
« La commission d’enquête, au travers de sa connaissance des dossiers, fait le constat que les six zones propices arrêtées par l’État, ont toutes fait l’objet de contestations plus ou moins affirmées. Les arguments principaux généralement avancés concernent l’impact visuel et l’éloignement jugé insuffisant des parcs par rapport au littoral », soulignent les rapporteurs.
Avis favorable sous réserves
Et, en dépit des oppositions majoritaires à ce projet, la commission rend un avis favorable aux autorisations nécessaires au projet, sous plusieurs réserves.
Pour la demande d’autorisation d’usage du domaine public maritime, l’avis est favorable sous réserve d’une meilleure prise en compte des intérêts socio-professionnels liés à la pêche et à la conserverie de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Les commissaires enquêteurs proposent à cet effet la mise en place, avant la mise en exploitation du parc, d’une médiation avec tous les acteurs locaux concernés, sous l’égide de l’État.
La demande d’autorisation au titre de la loi sur l’eau reçoit, de même, un avis favorable mais sous réserve que soit imposé au porteur de projet la mise en place de compensation en cas de mortalité élevée de certaines espèces.
Le collectif « Touche pas à nos îles » (Tpani), très actif, a aussitôt vivement critiqué ce rapport d'enquête.
En février, l'Autorité environnementale (AE) avait aussi rendu un avis favorable à ce projet sous quelques réserves.
http://www.lemarin.fr/secteurs-activites/energies-marines/32126-enquete-publique-sur-les-eoliennes-yeu-noirmoutier-76

14/08/18 : Vendée : Saint-Gilles-Croix-de-Vie : Éolien offshore en Vendée. Ce qu’il faut retenir du rapport de la commission d’enquête😠
La préfecture de Vendée a publié le rapport de la commission d’enquête sur le projet de parc éolien au large d’Yeu et Noirmoutier. Elle émet des avis favorables, accompagnés de recommandations et de certaines réserves.
C’est une nouvelle étape dans le projet de 62 éoliennes, au large des îles d’Yeu et Noirmoutier. Le 13 août, la préfecture de Vendée a mis en ligne les conclusions de la commission de l’enquête publique, menée du 4 avril au 23 mai 2018. Que faut-il en retenir ?
1 820 observations
En 50 jours d’enquête, 1 820 observations ont été recueillies par la commission, composée de cinq commissaires. Ce rapport revient sur le fond du dossier, mais aussi sur le climat tendu de l’enquête. La renégociation par l’État des tarifs de rachat de l’éolien en mer, en avril, a fait planer le doute sur le maintien du projet. Jusqu’à ce qu’un prix à 150 €/MWh soit décidé.
À cela, se sont ajoutées les tensions avec les anti-éoliens. Elles sont montées d’un cran après l’envoi d’un mail très critique d’un des membres de la commission aux opposants, transmis par erreur.
76 % défavorables
C’est le chiffre à retenir, communiqué dans le rapport. « 76 % des personnes qui se sont exprimées sont défavorables au projet, alors que 21 % y sont favorables », est-il écrit. Principales causes du rejet : les impacts sur le cadre de vie et ceux sur les activités professionnelles, à savoir le tourisme et la pêche.
Pour autant, la commission émet « à l’unanimité, un avis favorable à la demande de concession d’utilisation du domaine public maritime, formulée par la société Éoliennes en mer des îles d’Yeu et de Noirmoutier. » Le feu vert est donné, à condition d’avoir « une redéfinition des droits et usages des métiers de la pêche circonscrite au plateau des Bœufs », lieu d’implantation des éoliennes.
Un suivi demandé
La commission émet quelques réserves. Notamment, elle demande la création d’un Groupement d’intérêt scientifique (GIS) qui viendra superviser l’ensemble des suivis environnementaux. Son « oui » est donc conditionné "à la création de ce GIS. Il devra être force de proposition de mesures éventuelles de compensations à financer par le porteur de projet", poursuivent les enquêteurs. Ils demandent dans ce cadre d’accorder une "juste place aux associations environnementales."
https://larochesuryon.maville.com/actu/actudet_-eolien-offshore-en-vendee.-ce-qu-il-faut-retenir-du-rapport-de-la-commission-d-enquete_fil-3509454_actu.Htm

14/08/18 : Morbihan : Des scientifiques se mouillent pour l’éolien
Une équipe scientifique brestoise, du projet APPEAL, va prendre la mer le 17 août. Direction Belle- Île et Groix, futur lieu d’implantation d’une ferme pilote d’éoliennes flottantes. Elle étudiera leur potentiel impact sur la faune marine.
Qu’est-ce que le projet APPEAL ?
Il a été créé pour accompagner le projet de ferme éolienne pilote, au large de Groix. Quatre éoliennes flottantes doivent y être installées d’ici 2020. Le projet APPEAL, dirigé par l’université de Bretagne occidentale et France Energies Marines, vise à « construire une approche intégrée à l’échelle de l’écosystème », c’est-à-dire à limiter l’impact environnemental des éoliennes, et à les intégrer du mieux possible dans le milieu marin.
Pourquoi une campagne à la mer ?
Les dernières études sur la faune marine vivant dans la zone retenue pour l’implantation des éoliennes datent des années 1960. L’expédition scientifique, qui va partir de Brest le 17 août prochain, va donc permettre de connaître l’évolution de la faune, de savoir quelles espèces sont présentes.Les scientifiques vont aussi étudier les liens qui existent entre les animaux, et les équilibres alimentaires. Tout cela pour réduire au maximum l’impact des éoliennes sur le milieu marin, et déterminer le tracé du câble sous-marin qui les reliera à la terre ferme. La campagne prendra fin le 30 août.
Où en est le développement de l’éolien flottant en France ?
Actuellement, la ferme pilote de Groix et Belle-Île est le seul projet d’éolien flottant en France. Mais les attentes sont fortes : les éoliennes flottantes, placées loin des côtes, profitent de vents forts et réguliers. Les 4 éoliennes de Groix et de Belle Île pourraient à elles seules fournir 30 000 foyers en électricité. Du côté des politiques, on se tourne résolument vers l’éolien en mer : lors de sa dernière visite en Bretagne en juin dernier, Emmanuel Macron confirme la création de sept parcs éoliens maritimes, dont celui de Groix et Belle-Île.
https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/des-scientifiques-se-mouillent-pour-l-eolien-5922479

10/08/18 : Aude : Campagne géotechnique pour les futures éoliennes flottantes du golfe du Lion
Cette campagne géotechnique se situe sur la future zone d’implantation de la ferme pilote de 4 éoliennes flottantes à 16 km au large de Leucate et Le Barcarès et le long du tracé du câble de raccordement.
La collecte de données de sol est indispensable pour déterminer, avec précision, les paramètres géotechniques nécessaires à l’ingénierie des systèmes d’ancrage et des câbles électriques inter-éoliennes et du câble de raccordement électrique.
Cette campagne se déroulera durant une quinzaine de jours, sauf aléas météorologiques, à compter de la deuxième quinzaine d’août. Elle consiste à réaliser plusieurs prélèvements de type « sondage carotté » et « essai de pénétration statique » au droit des ancres et au niveau des câbles inter-éoliennes et le long du câble de raccordement électrique. Ces sondages seront réalisés depuis Le Castor 02, un navire de 45 mètres battant pavillon français, équipé pour les investigations et travaux en mer.
Une seconde phase, limitée à quelques jours, aura lieu vers la fin septembre. Elle permettra l’acquisition de données géotechniques au niveau du tracé de raccordement électrique le plus proche de la côte.
Le projet EFGL
Le projet pilote Eoliennes Flottantes du Golfe du Lion (EFGL) porté par ENGIE, EDPR et la Caisse des Dépôts, prévoit l’installation de 4 éoliennes au large de Leucate et du Barcarès à l’horizon 2021. Cette ferme-pilote sera en capacité de produire l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 50 000 habitants pour une capacité installée de 24 MW. Pour raccorder ce parc éolien au réseau existant, RTE va créer une liaison électrique sous-marine et souterraine sur environ une vingtaine de kilomètres. Gestionnaire du réseau de transport d’électricité, RTE est maître d’ouvrage du projet. Après deux années d’études environnementales et d’ingénierie associées à une phase de concertation publique réalisée en 2017, les demandes d’autorisations administratives ont été déposées fin avril. L’enquête publique est prévue pour l’automne prochain.
Communiqué de presse d'EFGL du 8 août 2018
https://www.meretmarine.com/fr/content/campagne-geotechnique-pour-les-futures-eoliennes-flottantes-du-golfe-du-lion

09/08/18 : Aude : Éoliennes flottantes : campagne géotechnique au large de Leucate
Carottier à piston, vibro-carottier… des études de sols sous-marins vont se dérouler au large de Leucate et du Barcarès au cours de la deuxième quinzaine d’août.
http://www.lemarin.fr/secteurs-activites/energies-marines/32091-eoliennes-flottantes-campagne-geotechnique-au-large-de


06/08/18En Normandie, la barge Excalibur fait trembler le Tréport
La barge de forage destinée à valider un projet de parc éolien en mer est bien visible depuis le port de Seine-Maritime. Elle aurait déjà fait fuir plusieurs espèces de poissons.
Excalibur est là, et bien là, appuyé sur ses huit jambes au fond de la mer. Depuis la mi-juillet, ce mastodonte de 60 x 32 m, pesant 1 000 t et équipé d’une flèche de 62 m, est installé au large du Tréport (Seine-Maritime). Jusqu’en octobre, la barge de forage de la société Fugro France, dotée d’un moteur hydraulique de 300 chevaux, va sonder les sols marins sur 110 km2 pour tester la viabilité du projet de parc éolien en mer entre Dieppe et Le Tréport.
Et justement, depuis la plage du Tréport, Excalibur et les navires qui l’accompagnent se distinguent bien. De quoi raviver la colère et l’inquiétude des pêcheurs, qui ont jeté des œufs et du poisson sur le trottoir lors de l’inauguration du point d’information sur les éoliennes, près du funiculaire, le 11 juillet.
Selon eux, certaines espèces comme le rouget barbet auraient déjà déserté la zone de pêche à cause des carottages : « Ce n’est plus un projet, estime Olivier Becquet, gérant de la Coopérative des artisans pêcheurs associés (CAPA) du Tréport. Ils disent qu’ils font des études, mais c’est le chantier qui commence. Le matériel est impressionnant. Les pêcheurs ne peuvent se rendre à moins de 500 m de la barge. Toutes les espèces vont déserter ! » La zone d’implantation testée est très nourricière pour les poissons. Malgré des contre-propositions des pêcheurs, elle n’a pas été modifiée.
Le maire du Tréport « écœuré »
Selon la profession, 900 emplois directs et indirects seraient menacés, sans compter les répercussions sur le tourisme : « Les habitants ont vraiment l’impression qu’on leur a menti, assure Laurent Jacques, le maire du Tréport. Il a été assuré que les éoliennes ne se verraient pas. Or, la barge Excalibur se voit déjà bien. Imaginez 62 éoliennes sept fois plus hautes ! Je suis écœuré. »
Le parc éolien offshore représente deux milliards d’euros d’investissements. Porté, après un appel d’offres de l’État, par la société Éoliennes en mer Dieppe-Le Tréport (EMDT, filiale d’Engie), il permettrait d’alimenter annuellement en électricité 850 000 personnes. Il se situerait à 17 km de Dieppe et 15,5 km du Tréport.
De son côté, Christophe Leblanc, directeur du développement de la société EMDT, argumente : « Les pêcheurs passent 7 % de leur temps dans cette zone. Nous avons toujours dit que tout impact avéré serait compensé. Les études le montrent : il n’y en a pas sur le tourisme ou l’immobilier. Les parcs offshore vont créer 750 emplois au Havre (Seine-Maritime) pour la construction des machines. Une centaine est prévue sur ce parc pour la maintenance et la supervision. »
Les touristes sont partagés
En balade sur l’estacade, les touristes semblent partagés : « Je suis contre, ça va abîmer le paysage ! » s’emporte Jacques, retraité venu de Dreux (Eure-et-Loir). « C’est sûr, ça va dénaturer les lieux mais les énergies nouvelles deviennent incontournables », commente Stéphanie, 33 ans, de Maubeuge (Nord). « À partir du moment où c’est démontable, ce n’est pas grave. On s’habitue à tout », assurent Élisabeth et Jacques, deux retraités de Paris.
Après les études, l’enquête publique est prévue pour l’automne. Si le lieu d’implantation est acté, comme le redoute déjà le maire du Tréport, les autorisations devraient intervenir en début d’année, pour une construction prévue dès 2019 et une exploitation à partir de 2021.


06/08/18ÉOLIENNES OFFSHORE - Les pêcheurs en mer continuent le combat
Le projet d’éoliennes en mer d’Engie, au large du Tréport, se poursuit, conforté par le président Macron lui-même. Les pêcheurs professionnels, opposants de toujours, tiennent bon.

LES FAITS
2014 : Engie (ex-GDF Suez) remporte le 2e appel d’offres de l’éolien en mer pour un parc au large de Dieppe, du Tréport et de la côte picarde, après un autre projet au large des îles d’Yeu et de Noirmoutier (Vendée). Chacun comptera 62 éoliennes de 8 MW.
2015 : un débat public de plusieurs mois confirme ce que l’on savait déjà depuis 2005, année où un premier projet éolien avait été imaginé : le choix de la zone est le principal obstacle au projet de Dieppe - Le Tréport, pour les marins-pêcheurs, puisque le parc sera situé dans leur zone de travail.
20 octobre 2017 : le Parc naturel marin (PNM) des estuaires picards et de la mer d’Opale rend un avis négatif sur le projet d’Engie, mais, à la faveur d’un changement législatif, cet avis ne s’impose plus au porteur du projet.
20 février 2018 : l’Agence française pour la biodiversité émet un avis favorable, contredisant celui du Parc naturel marin.
20 juin 2018 : le président Macron confirme les six projets éoliens en mer français, dont celui de Dieppe - Le Tréport, après renégociation à la baisse des aides publiques et du tarif de rachat de l’électricité, alors que l’enquête publique n’a pas encore eu lieu.
"Rien n’est perdu", affirme Gérard Montassine, membre de la commission environnement du comité régional des pêches des Hauts-de-France. « L’opposition au projet d’éoliennes en mer est toujours là », renchérit Olivier Becquet, vice-président du comité des pêches de Normandie. Et pourtant, les deux représentants des pêcheurs professionnels, opposés aux éoliennes en mer depuis 13 ans (lire « Les faits »), auraient pu perdre le moral.
En effet, les signaux n’ont jamais été aussi favorables pour Engie et sa filiale Éoliennes en mer - Dieppe - Le Tréport (EMDT). En février, l’Agence française pour la biodiversité a rendu, après des mois de tergiversations et de reports de la décision, un avis positif à son projet de 62 éoliennes, dont la mise en service est prévue en 2022. Et, le 20 juin, le président de la République lui-même, excusez du peu, est entré dans la danse. Emmanuel Macron a affirmé que les six projets éoliens offshore en cours sur le littoral français se feront bien, après que le gouvernement eut négocié 15 milliards d’économies pour l’État, par la baisse des aides publiques aux projets, et une diminution du tarif de rachat de l’électricité.
De quoi être amer, du côté des pêcheurs. « Il y a eu deux débats publics, sur le premier projet, en 2010, puis sur celui-ci, en 2015 », rappelle Olivier Becquet. « À chaque fois le «non» l’a emporté mais l’État est passé outre. L’Agence française pour la biodiversité n’a pas tenu compte de l’avis du Parc naturel marin, alors qu’un tiers des éoliennes sont prévues dans son périmètre. Et le président Macron a fait son annonce alors que l’enquête publique n’a pas eu encore lieu ! »
Après cinq mois de carence, le Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale a retrouvé une gouvernance, début juillet. Son président, Dominique Godefroy, et ses vice-présidents, ont décidé de repartir pour cinq ans, alors qu’ils avaient démissionné à cause de la décision de l’Agence française pour la biodiversité. Le comité des pêches des Hauts-de-France a dépêché un représentant, devenu vice-président du Parc, pour ne pas faire la politique de la chaise vide. Gérard Montassine et Olivier Becquet ont fait le choix inverse. « Les pêcheurs, localement, ne sont plus représentés dans le Parc, et j‘estime qu’il ne sert plus à rien pour eux », assène Olivier Becquet. « Nous nous battrons, avec les associations SOS à l’horizon et Scopa, en déposant des recours après la fin de l’enquête publique », promet Gérard Montassine. Car les deux hommes ne se font pas d’illusions sur les conclusions de cette enquête, qui devrait avoir lieu à l’automne. « L’État veut ce projet, mal placé, alors que nous avions proposé une zone qui aurait satisfait tout le monde », regrette Gérard Montassine. Le choix de la zone, toujours et encore.
Emploi : l’exemple des hydroliennes ?
Engie promet 1 500 emplois directs pour ses projets éoliens en mer, notamment 750 dans des usines de fabrication de nacelles et pales au Havre. « De la poudre aux yeux », selon Gérard Montassine et Olivier Becquet. Qui citent un exemple tout récent : le groupe Naval Énergies a annoncé, fin juillet, l’abandon de ses investissements dans l’hydrolien en mer, un mois et demi tout juste après avoir inauguré une usine dédiée à Cherbourg. Un abandon justifié par l’absence d’appels d’offres de l’État français, alors que la société avait investi 250 millions d’euros dans la filière, depuis 2008. Naval Énergies avait reçu seulement deux commandes fermes d’hydroliennes, pour le Japon et le Canada. Même si l’on voit mal Engie abandonner ses projets éoliens alors que la situation lui est favorable, Olivier Becquet ne croit pas à ces emplois au Havre : « Tout viendra d’Allemagne ». Ce qu’Engie a toujours démenti.
http://www.courrier-picard.fr/128230/article/2018-08-06/les-pecheurs-en-mer-continuent-le-combat



03/08/18 : Manche : Cherbourg : une enquête publique va être lancée pour l’implantation de la plus grande éolienne du monde
Une enquête publique débute le 21 août 2018 à Cherbourg-en-Cotentin pour l'exploitation et l'implantation de la plus grande éolienne du monde.
Une enquête publique va être lancée pour l’implantation et l’exploitation d’un prototype d’éolienne offshore de General Electric sur le terre-plein des Flamands, sur le port de Cherbourg-en-Cotentin.
Elle doit durer 33 jours consécutifs, du mardi 21 août 2018 au samedi 22 septembre 2018, dans la mairie de Cherbourg-en-Cotentin, et dans la mairie de la commune déléguée de Tourlaville.
L’entreprise avait déposé à la fin du mois de mai une demande d’autorisation environnementale, un préalable aux nombreuses requêtes administratives.
Décision à l’automne
En avril, General Electric a annoncé que Cherbourg figurait parmi les différents sites à l’étude pour recevoir le prototype de l’Haliade-X, la plus grande éolienne du monde. La plus grande commune du Cotentin est la seule ville française retenue par le géant américain.
Cherbourg est en concurrence avec plusieurs villes européennes, sur lesquelles GE ne souhaite pas communiquer.
La décision est attendue « entre octobre et novembre », commente General Electric.
https://actu.fr/normandie/cherbourg-en-cotentin_50129/cherbourg-une-enquete-publique-va-etre-lancee-limplantation-la-plus-grande-eolienne-monde_18061134.html


02/08/18Eolien en mer : le permis unique est créé
Le projet de loi "confiance", adopté fin juillet, crée le permis enveloppe, très attendu par la filière. Il devrait simplifier les procédures et réduire les coûts des futurs parcs. Le texte sécurise aussi les tarifs d'achat renégociés des premiers parcs.
L'Assemblée nationale a définitivement adopté, le 31 juillet, le projet de loi pour une société de confiance. Ce texte crée le permis enveloppe pour les futurs parcs éoliens offshore, très attendu par la filière. Ce dispositif doit simplifier les procédures et les accélérer. In fine, le coût des parcs devrait être largement réduit, car de nombreux risques seront levés pour les porteurs de projets. Les pouvoirs publics prendront à leur charge un certain nombre d'études préalables et lanceront la concertation sur la zone d'implantation du futur projet, et non sur le projet lui-même. Lorsqu'un lauréat sera désigné, il obtiendra toutes les autorisations nécessaires.
Le projet de loi sécurise également la négociation ouverte par le gouvernement sur les tarifs d'achats des lauréats des deux premiers appels d'offres pour l'éolien offshore, retenus en 2012 et 2014.
Les détails du permis enveloppe
Désormais, en amont du lancement de la procédure de dialogue concurrentiel, le gouvernement saisira la Commission nationale du débat public (CNDP) qui déterminera les modalités de participation du public au processus de décision du lancement de la procédure de mise en concurrence. Le public sera dorénavant concerté "sur le choix de la localisation de la ou des zones potentielles d'implantation des installations envisagées", en amont de la désignation des lauréats, et non plus sur les projets portés par les lauréats comme c'est le cas aujourd'hui. Le public se prononcera donc sur le zonage, et un projet type défini par les pouvoirs publics (hauteur des mâts, emprise maritime…).
Le gouvernement prendra également à sa charge tout ou partie de l'étude d'impact, qui était jusqu'ici réalisée par les maîtres d'ouvrage. Ainsi, lorsque les lauréats seront désignés, ils obtiendront une autorisation unique, qui définira "des caractéristiques variables (…) dans les limites desquelles ces projets sont autorisés à évoluer postérieurement à la délivrance de l'autorisation". Cette autorisation englobera la concession d'utilisation du domaine public maritime, l'autorisation environnementale et l'autorisation d'exploiter. "Les prescriptions des autorisations susmentionnées, portant notamment sur les mesures d'évitement, de réduction et de compensation, sont établies en tenant compte des caractéristiques non variables et des caractéristiques variables dans les limites desquelles le projet d'installation est autorisé à évoluer", précise le texte.
Le permis enveloppe ne pourra être délivré qu'aux projets pour lesquels aucune demande d'autorisation n'a encore été déposée, et ce, jusqu'à six mois après la publication de la loi. Ainsi, les lauréats des premiers appels d'offres ne pourront pas en bénéficier. En revanche, pour le futur projet de Dunkerque, tout dépendra de la date à laquelle il est désigné… La décision devrait intervenir d'ici la fin de l'année.
A noter également : le projet de loi lance une expérimentation de trois ans, dans quelques régions, sur la participation du public par voie électronique, en lieu et place de l'enquête publique, dans le cadre de l'autorisation environnementale.
Révision du tarif d'achat des premiers parcs
Le gouvernement souhaitait également sécuriser, dans ce projet de loi, les résultats de la renégociation des tarifs d'achat avec les lauréats des deux premiers appels d'offres. Pour rappel, le gouvernement a obtenu une baisse de 30% des tarifs d'achat fixés au moment des résultats de ces appels d'offres, pour les adapter à la baisse des coûts de la filière de ces dernières années. En cas d'échec des négociations, le gouvernement souhaitait tout simplement pouvoir mettre fin aux projets.
Ainsi, le texte précise que les candidats désignés avant le 1er janvier 2015 "et pour lesquelles les contrats [d'achat] n'ont pas encore été conclus à la date de publication de la présente loi, le ministre chargé de l'énergie peut demander, préalablement à la conclusion desdits contrats, au candidat retenu d'améliorer son offre". Cela peut se faire en diminuant le montant du tarif d'achat, en modifiant les modalités de révision ou de versement de ce tarif ou en réduisant la puissance initiale du parc. Le projet de loi désigne le Conseil d'Etat comme juridiction compétente en cas de recours.
Si la négociation n'aboutit pas, un décret peut abroger la décision de désignation des candidats. Et, dans la foulée, l'autorisation d'exploiter et la concession d'utilisation du domaine public maritime. Le lauréat devra remettre aux pouvoirs publics "l'ensemble des études menées afin de réaliser son projet, ainsi que l'ensemble des données collectées sur le site ou relatives au site, en particulier les données météorologiques et de vent, météocéaniques, géotechniques et géophysiques et l'ensemble des données à caractère environnemental" pour permettre à d'autres projets de voir le jour sur la même zone. En effet, le texte prévoit, en cas d'abandon d'un projet, le lancement d'une nouvelle procédure de mise en concurrence, dans les six mois, pour un parc "d'une puissance au moins égale et sur la même zone géographique ou sur une zone géographique à proximité".
En cas d'abandon, le lauréat sera indemnisé de l'ensemble des frais engagés et des coûts liés à la rupture des contrats conclus par le candidat retenu pour la réalisation du projet.
Enfin, le projet de loi prévoit que les coûts de raccordement soient désormais supportés par le gestionnaire du réseau de transport RTE, que le projet soit maintenu ou abandonné. "Le gestionnaire du réseau public de transport rembourse au candidat retenu, dans un délai de trois mois à compter de l'entrée en vigueur de la présente loi, l'intégralité des sommes perçues au titre du raccordement". Logiquement, la composante du prix de l'électricité correspondant au coût du raccordement au réseau public de transport est supprimée de l'offre du candidat retenu et du tarif d'achat de l'électricité.
L’article du 25 juin sur la construction de nouvelles et puissantes éoliennes en Grande-Bretagne est clair et instructif. Il manque cependant une donnée importante : le facteur de charge. C’est-à-dire le nombre de jours par an où elles sont censées fonctionner à leur puissance nominale. C’est une mesure de l’intermittence, donc de la disponibilité. Sur les côtes françaises, on admet qu’il est de 30 % au maximum, soit à peu près deux jours par semaine en moyenne. 
Qu’en est-il en Grande-Bretagne ?
Si le vent ne souffle pas en permanence, il ne sert à rien que le vent soit plus fort et les éoliennes très puissantes. Quand le vent ne souffle pas (cinq jours sur sept ?), comment les 34 000 foyers seront-ils approvisionnés en électricité ? Avec les moyens traditionnels (charbon, gaz, nucléaire). Les éoliennes ne pourront jamais se substituer à ces derniers, seulement s’y ajouter. En clair, elles ne servent à rien. On répondra : le stockage permet de pallier l’intermittence. Sauf que dans le projet de Blyth qui nous intéresse, on ne souffle mot du moyen de ­sto­ckage. En fait il n’y a pas de sto­ckage !
Que la France soit en retard dans le déploiement d’une énergie intermittente et non pilotable paraît être un avantage plus qu’un inconvénient. L’économie de 15 milliards sur le projet français prouve bien l’irréalisme de l’appel d’offres initial.
Quand Lionel Jospin a signé le décret d’arrêt en 1997 du réacteur Superphénix, il s’est justifié sobrement : « On n’en a pas besoin… » La même réflexion conviendrait pour tous les projets de construction d’éoliennes en mer ou sur terre.
https://www.la-croix.com/Debats/Courrier/Eolien-mer-2018-08-02-1200959344?from_univers=lacroix#

01/08/18LE TRÉPORT : Le Vent du mensonge souffle déjà sur le port
Pascal Yernaux tourne actuellement un documentaire fiction dans plusieurs villes du littoral, en particulier au Tréport. Il est sur place jusqu’au 20 août.
Le vent souffle sur les côtes du Tréport. Ce vent qui vient de la mer est en ce moment teinté de colère. Mais selon Pascal Yernaux, réalisateur belge, c’est aussi « le vent du mensonge », titre du documentaire fiction qu’il tourne sur les côtes normandes et picardes. Dans le contexte de protestations menées par les pêcheurs contre le projet de parc éolien au large du Tréport et de Dieppe, le réalisateur s’intéresse de près à ceux qu’il dit être « méprisés » par le gouvernement.
Vous arrivez au Tréport alors que la colère gronde contre le projet de parc éolien. Est-ce volontaire de votre part ?
J’ai ce projet de docufiction en tête depuis déjà deux ans. Je me sens très proche de la Normandie, où j’ai des racines familiales ; mais aussi de la mer. Je navigue très souvent, j’aime la richesse maritime française, qui est gigantissime. Alors, quand je vois tous ces projets de privatisation d’espaces maritimes, qui menacent à la fois le milieu naturel marin et les petits pêcheurs qui y travaillent, je me dis qu’il ne faut pas se laisser faire. Il faut en parler, se défendre ! Au Tréport, on veut privatiser l’espace marin avec un parc éolien, ailleurs c’est avec la proximité de centrales nucléaires par exemple. Peu importe, au final, ce n’est qu’un prétexte qui me sert de base à la discussion que je veux mener. Au fond, ce qui m’intéresse le plus, ce sont les artisans pêcheurs. À travers leur histoire, je veux mettre en avant la difficulté de leur métier.
Pourquoi êtes-vous si attaché au métier d’artisan pêcheur ?
Ils exercent le métier le plus dangereux du monde ! Nous devrions tous énormément respecter les pêcheurs. D’une certaine façon, ils sont les derniers aventuriers de notre ère. Et puis, en mer, pas d’imposteurs, elle prend ou elle donne, mais c’est elle qui décide… Les pêcheurs nous nourrissent, mais parfois cela leur coûte la vie. Il faut un énorme courage pour vivre comme cela. Sans oublier que ce sont eux les vrais détenteurs du savoir maritime. On devrait peut-être les écouter avant de prendre des décisions…
Vous êtes donc contre la construction de ce parc éolien. Pourquoi ?
Au fil de nos premiers jours de tournage, j’ai déjà pu faire trois constats, que je développerai dans le docufiction. D’abord, il y a la démocratie bafouée. La mer doit être accessible à tous, elle est nourricière. C’est un droit maritime très ancien, que le gouvernement nous refuse aujourd’hui. Ensuite, l’État prétend que ce projet de parc éolien est d’utilité publique, mais c’est tout le contraire, il nous ment. La France a une activité maritime gigantissime, pourtant l’État la fragilise. Enfin, le gouvernement est en train de mener une véritable catastrophe écologique ! Alors oui, les éoliennes sont une énergie renouvelable, mais sûrement pas verte ! L’extraction de certains de ses éléments de construction, comme le néodyme, est une catastrophe humaine ! Et leur installation en pleine mer va fortement perturber tout ce qui vit dans l’eau ! Il peut même y avoir un risque létal pour certaines espèces… Alors, on est en droit de se le demander : à quoi joue l’État ?! Il ne pense que business, mais en affaiblissant ainsi l’écosystème et les secteurs artisanaux, il commet un vrai crime ! On va devenir inféodés à un système d’alimentation totalement industriel… Il faut que les gens comprennent cela, c’est extrêmement grave. L’humanité court à sa perte !
Quel format devrait prendre le film, et quand devrait-il sortir ?
Dans l’idéal, j’aimerais que Le Vent du mensonge soit un long-métrage de 90 minutes. Il devrait sortir en 2019. Mais c’est encore incertain, pour l’instant je suis en auto production, en attente de sponsors. Mais le projet est concret, et déjà bien riche. Les gens du Tréport - qui sont les vrais personnages du film, pas d’acteurs ! - ont beaucoup de choses à apporter, et la région est magnifique. J’aime bien ce que j’y découvre, on s’attache très vite à cette petite ville. Je vais tourner en mer, mais aussi sur la terre ferme, avec les pêcheurs, les élus, les habitants, les artistes locaux... Il y a de quoi donner aussi une belle image du littoral !
Pascal Yernaux en quelques mots
Originaire de la Belgique mais amoureux des côtes françaises, Pascal Yernaux est un réalisateur « engagé et libre ». Ecologiste convaincu, il cherche à mettre en avant la richesse maritime de la France. En dehors de ce documentaire, il a le projet d’une chaînte télévisée qui s’intéresserait à tous les domaines reliés à la mer sur le territoire maritime français. Homme d’images, il a également d’autres projets de longs-métrages purement fictionnels. Pour suivre son actualité : sa page facebook Pascal Yernaux ou le groupe consacré au docu-fiction « Le Vent du Mensonge »

https://www.facebook.com/100009440120017/videos/2337045463286768/?fref=gs&dti=203780613744044&hc_location=group&fb_dtsg_ag=AdxHcX51Yc8ALcJWwRiWJAco2gMro0cYjEoOZer4C9T6rg%3AAdwsYoslEOjchsHMWhupGjIaiLcXjGhO8vEDsReue1bhKA
http://www.courrier-picard.fr/127266/article/2018-08-01/le-vent-du-mensonge-souffle-deja-sur-le-port

27/07/18 : Eolien offshore: un radar holographique à l’étude
ScottishPower Renewables va tester un nouveau type de radar, dit «holographique», afin de résoudre les problèmes d’interférence posés par ses éoliennes offshore sur la surveillance des côtes par les radars.
Extrait : C’était un point potentiel de blocage du développement de l’éolien offshore. Du fait de leur taille toujours plus grande, les pales, dont l’extrémité peut culminer à 250 mètres de hauteur, peuvent interférer avec la...

http://www.journaldelenvironnement.net/article/eolien-offshore-un-radar-holographique-a-l-etude,93070

24/07/18 : Bientôt des éoliennes offshore sur la côte Méditerranée ?😠
Les régions Sud et Occitanie viennent de signer un manifeste affirmant leur volonté de développer l'éolien dans le golfe du Lion.
Le Mistral et la Tramontane bientôt amenés à remplacer la centrale nucléaire de Tricastin ? Nous n'en sommes pas encore là, mais l'énergie issue de l'éolien semble bel et bien vouée à s'imposer aux abords de la Méditerranée française. La région Sud-Provence-Alpes-Côte d’Azur vient de publier, aux côtés de la région Occitanie/Pyrénées-Méditerranée, "L'Appel de la Méditerranée pour l'éolien offshore flottant". Ce manifeste, co-signé par leurs présidents respectifs, Renaud Muselier et Carole Delga, appuie la volonté des deux collectivités d’ancrer la Méditerranée comme un territoire de développement de l’éolien offshore flottant. "La Méditerranée est prête à accueillir le premier appel d’offres commercial éolien en mer flottant dès 2019" affirme le texte.
3 gigawatts installés à l’horizon 2030
Les deux Régions considèrent cette technologie comme "un axe majeur du développement industriel de leurs territoires et comme une solution incontournable pour le développement des énergies renouvelables". Voilà pourquoi elles souhaitent, aux côtés de l’ensemble des acteurs industriels, environnementaux et des professionnels de la mer, favoriser la mise en place de macro-zones propices à l’éolien flottant en Méditerranée, dans le Golfe du Lion, avec un objectif de 3 gigawatts installés à l’horizon 2030.
Et pour satisfaire à cette ambition, les deux Régions demandent le soutien de l’Etat et l'inscription de volumes-cibles significatifs pour l’éolien flottant dans la future programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Ceci "afin de donner la visibilité nécessaire pour le développement d’une filière compétitive, créatrice d’emplois et d’activités économiques". Dans la droite ligne de ce manifeste, la région Occitanie a annoncé qu'elle accueillera en avril 2019 le FOWT (Floating Offshore Wind Turbine), le plus grand événement mondial de l’éolien en mer flottant.
https://tribuca.net/collectivites_36140663-bientot-des-eoliennes-offshore-sur-la-cote-mediterranee

24/07/18Développement de l’éolien offshore flottant : Déclaration commune des Régions SUD Provence Alpes Côte d’Azur - Occitanie / Pyrénées-Méditerranée
A travers un "Appel de la Méditerranée pour l’éolien offshore flottant", véritable manifeste destiné à ancrer la Méditerranée comme un territoire de développement de l’éolien offshore flottant, les Régions SUD - Provence-Alpes-Côte d’Azur et Occitanie / Pyrénées-Méditerranée affirment leur volonté commune de développer la filière dans le golfe du Lion.
Elles ont, aux côtés de l’ensemble des acteurs industriels, environnementaux et des professionnels de la mer, participé, sous l’égide de la DIRM (Direction Interrégionale de la Mer Méditerranée), à proposer des macro-zones méditerranéennes qui serviront à l’organisation des futurs débats publics, destinés à préciser le périmètre définitif des appels d’offres des futures fermes commerciales d’éoliennes offshore.
Ces macro-zones propices à l’éolien flottant en Méditerranée permettront de répondre à l’objectif de 3 GW installés à l’horizon 2030, objectif qui sera inscrit dans les Schémas régionaux d’aménagement et de développement durable et d’égalité des territoires des deux Régions.
Les Régions SUD - Provence-Alpes-Côte d’Azur et Occitanie / Pyrénées-Méditerranée considèrent l’éolien flottant comme un axe majeur du développement industriel de leurs territoires et comme une solution incontournable pour le développement des énergies renouvelables, conformément au Plan climat régional de la Région SUD - Provence-Alpes-Côte d’Azur et à la démarche « Région à énergie positive » de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée.
Les Présidents unissent leurs voix afin que l’Etat inscrive dans la future programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) des volumes-cibles significatifs pour l’éolien flottant afin de donner la visibilité nécessaire pour le développement d’une filière compétitive, créatrice d’emplois et d’activités économiques.
« Nous demandons à l’Etat de prévoir à travers la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) le lancement d’appels d’offres pérennes qui devront concerner concomitamment les trois régions des fermes pilotes, SUD – Provence-Alpes-Côte d’Azur, Occitanie / Pyrénées-Méditerranée et Bretagne » ont expliqué Carole DELGA et Renaud MUSELIER.
Symbole de l’ambition collective de la filière et des territoires, les Régions SUD - Provence-Alpes-Côte d’Azur et Occitanie / Pyrénées-Méditerranée annoncent, aux côtés du Pôle Mer Méditerranée, de la Chambre de Commerce et d’Industrie Marseille-Provence et de France Energie Eolienne, la tenue du plus grand événement mondial de l’éolien en mer flottant - FOWT - en Occitanie, en avril 2019.
https://www.petitesaffiches.fr/actualites,069/economie,045/developpement-de-l-eolien-offshore,12835.html

24/07/18Une éolienne flottante testée pour la première fois en France
Au large du Croisic, la société Ideol teste une éolienne flottante capable de produire de l’électricité en plein océan. Une première en France.
Vingt-deux kilomètres, 45 mn de traversée. Quand on est sujet au mal de mer, cela peut paraître long. Mais pourquoi diable est-on allé installer une éolienne marine aussi loin, au large du Croisic (Loire-Atlantique) ? « C’est tout l’intérêt de l’éolien flottant, explique Paul de la Guérivière, le PDG et fondateur d’Ideol, la PME (65 salariés) à l’origine de la construction de cette éolienne. Cela permet d’exploiter des zones de plus grandes profondeurs, jusqu’à 200 m, contre 20 à 25 mètres seulement pour une éolienne classique. »
Autre avantage : du fait de leur flottaison, ces éoliennes d’un nouveau genre peuvent être ancrées à des distances supérieures à 15 km des côtes. Loin des yeux donc, mais également là où les vents sont plus constants. D’où cette traversée pour rejoindre la première éolienne flottante installée en France. Un gros câble sous-marin (10 cm de diamètre) la raccorde au réseau électrique. « La voici, droit devant », indique le capitaine du bateau. Avec son mât de 60 mètres de haut, et ses trois pales de 40 m chacune, cette éolienne d’une puissance de deux mégawatts (MW) s’aperçoit de loin.
L’arrivée réserve une autre surprise. L’engin repose sur un flotteur hors norme : « En béton ! », s’exclame le patron d’Ideol. On pense avoir mal entendu, probablement à cause du bruit du vent et de la mer. « Mais le béton, ça coule ? » Eh bien non. Archimède et sa fameuse poussée fait des prouesses : 35 m de côté, 7 m de tirant d’eau, 5 000 t, sans compter les 400 t supplémentaires de l’éolienne plantée dessus, et pourtant ça flotte.
« Un trou est percé au milieu du flotteur, comme une piscine sans fond, reprend Paul de la Guérivière. Les vagues qui s’y forment à l’intérieur permettent de compenser la houle à l’extérieur. De quoi donner à l’ensemble une grande stabilité. » Vue du bateau, l’éolienne semble en effet immobile. Comme si elle était posée, à l’instar de ses grandes sœurs, au fond de l’océan.

Cette éolienne pilote s’inscrit dans le cadre du projet Floatgen, porté par Ideol en partenariat avec Bouygues, et soutenu par le Programme d’investissements d’avenir (PIA) à hauteur de 7,2 millions d’euros (sur un total de 22 millions d’euros). Malgré un premier appel d’offres éolien en mer en 2011, la France s’est complètement laissée distancer par ses voisins, Danemark, Pays-Bas, Belgique, Royaume-Uni et Allemagne en tête. « Sept ans plus tard, pas une seule éolienne n’a encore été posée en mer », déplorait récemment Jean-Louis Bal, le président du Syndicat des énergies renouvelables. Les éoliennes flottantes pourraient offrir l’opportunité de rattraper ce retard en sautant une étape technologique.
« L’éolien flottant est sans doute, à terme, la technologie la plus pertinente pour exploiter l’énergie du vent. Nous avons donc une carte à jouer », souligne Arnaud Leroy, président de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). Il estime entre 15 et 30 gigawatts (GW), soit l’équivalent de 15 à 30 réacteurs nucléaires, le potentiel offert par l’espace maritime hexagonal pour installer des éoliennes flottantes. Prochaine étape : la construction d’une première ferme de 500 MW (soit une cinquantaine d’éoliennes de 10 MW chacune) au large de nos côtes. « De quoi faire perdurer notre savoir-faire dans le maritime, espère Paul de la Guérivière. Et assurer quelque 2 000 emplois locaux par projet. »
http://www.leparisien.fr/economie/une-eolienne-flottante-testee-pour-la-premiere-fois-en-france-24-07-2018-7831431.php


23/07/18Projet de parc éolien en mer : premiers sondages au large de Dieppe
Le projet de parc éolien en mer, au large de Dieppe et du Tréport, avance. Et c’est une nouvelle étape qui vient de débuter avec la campagne géotechnique actuellement en cours au large de Dieppe
Difficilement repérable en cas de légère brume de mer, simple point noir à l’horizon par temps dégagé, la barge Excalibur prend ses quartiers d’été au large des côtes normandes. Il s’agit d’une plateforme auto-élévatrice qui va permettre de réaliser une série de sondages du sous-sol marin afin d’en connaître précisément la nature.
« Après la campagne géophysique qui vient de s’achever, et au cours de laquelle nous avons principalement recherché les anomalies magnétiques, pouvant révéler la présence d’anciens engins explosifs, nous nous intéressons désormais à la nature des fonds marins. Sur chaque zone destinée à accueillir les fondations d’une éolienne, nous devons tester la composition du sous-sol et en déterminer la résistance afin de valider le design des fondations », explique Christophe Leblanc, directeur du développement du projet éolien en mer Dieppe-Le Tréport.
Ce sont au total 78 forages qui seront réalisés par la barge Excalibur, mais aussi par 4 autres navires qui vont se relayer jusqu’à la mi-octobre, car en plus des fondations elles-mêmes, sont également étudiées les caractéristiques du sol pour l’enfouissement des câbles électriques.
Campagne géotechnique au large de Dieppe et du Tréport
Prouesse technique
« Cette barge, longue de 60 mètres, est composée de 8 « jambes » qui reposent au sol et qui permettent de surélever la barge jusqu’à 10 mètres au-dessus du niveau de l’eau en fonction de l’état de la mer, tout en réalisant des opérations de forage. Celles-ci peuvent être réalisées jusqu’à 70 mètres de fond pour des « carottes » d’1,5 mètres et de 10 cm de diamètre », détaille Stanislas Po, directeur du département marin en France de la société Fugro, chargée suite à l’appel d’offres des opérations de forage.
Si calendrier et échéances réglementaires sont respectés, la mise en chantier de ce parc, composé de 62 éoliennes et d’un poste électrique en mer situés entre 15 et 17 kilomètres de côtes, pourrait intervenir entre la fin de l’année 2019 et le début de l’année 2020 pour une mise en service 2 ans plus tard. D’une puissance de 496 MW, le parc dispose d’une production de 2 000 GWh par an, soit la consommation annuelle de 850 000 personnes*.
*850 000 personnes, soit les 2/3 de la population de Seine-Maritime ou l’intégralité du département de la Somme.
https://www.normandinamik.cci.fr/projet-de-parc-eolien-en-mer-premiers-sondages-au-large-de-dieppe/
19/07/18Parc éolien : opération de carottage au large de Dieppe
Depuis début juillet la plate-forme Excalibur effectue des opérations de carottage au large de Dieppe. Objectif connaître précisément la nature du sous-sol marin du futur parc éolien offshore au large de Dieppe et du Tréport.
A 17 km au large de Dieppe, l'impressionnante plateforme de Forage Excalibur est bien ancrée sur ses 8 jambes de 60 mètres de long. Elle poursuit son minutieux travail d'analyse. Sa mission est de forer et prélever des échantillons des sols où doivent être implantées 62 éoliennes et leur poste de transformation électriques. Ce parc éolien off-shore devrait produire annuellement 2 000 GWh, l'équivalent de la consommation annuelle de 850 000 personnes.
Étude indispensable pour l'obtention de l'autorisation de construction
Essentiellement composé, de sables et de craie, le sous-sol marin de cette zone ne présente pas de difficulté particulière. Mais ces opérations vont permettre de dimensionner précisément les fondations de chaque éolienne, c'est-à-dire la largeur de leur base et la profondeur de leur ancrage. Cette phase est indispensable avant l'autre grande étape de ce projet : Les demandes d'autorisation de construction
Cette campagne dite géotechnique prendra fin courant octobre. Le porteur de projet espère une mise en service du parc éolien à l'horizon 2021 pour une durée de 20 ans.
Le reportage de Félix Bollez et Stéphane L'Hôte :
Intervenants :
Stanislas Po, Directeur du Département Marine chez Fugro
Christophe Leblanc, Directeur du développement du Projet de Parc Eolien en Mer Dieppe - Le Tréport


19/07/18 : L’Excalibur prépare le terrain des éoliennes au large de la côte picarde
La barge de forage mène une campagne scientifique pour sonder les sols marins.
Les bateaux sont interdits dans une zone de 500 mètres autour d’elle. Depuis le début du mois de juillet, la barge l’Excalibur, de la société néerlandaise Fugro, est visible au large du Tréport. Elle fait partie des navires mobilisés (il y en aura cinq) pour mener jusqu’en octobre une campagne géotechnique sur cette zone de 110 km2, entre Dieppe et le Tréport. Une étape préalable à toute construction de parc éolien en mer. « Il s’agit, sur cette zone d’implantation des futures éoliennes, de mener des essais de forages et d’analyser des carottes », explique Christophe Leblanc, directeur du développement de la société Éoliennes en mer Dieppe – Le Tréport (EMDT). Dans le jargon, les carottes sont des prélèvements de sédiments. Des échantillons qui détermineront les caractéristiques du sol marin, sur lequel viendront se planter, lorsque le projet obtiendra le feu vert, les 62 éoliennes (ainsi que le poste de fondation électrique).
La qualité de ce sol déterminera ce que Stanislas Po, le directeur du département marin de Fugro France, nomme « le design de leurs fondations », soit la longueur des pieux. Enjeu : « qu’elles tiennent dans le temps », dit-il. « Un début d’analyse qui se passe bien », précise Christophe Leblanc. Peut-on imaginer une situation inverse, contrariant le projet ? « On s’adapterait, signale Stanislas Po, ce qui pourrait changer, ce sont simplement les longueurs. »
Des analyses sur l’Excalibur
Ce jeudi 19 juillet, nous avons pu nous approcher au plus près de la barge. Avec ses 60 mètres de long, ses huit jambes qui prennent appuis sur les fonds marins, et ses 1 000 tonnes, la plate-forme non motorisée peut sonder jusqu’à 70 mètres, sur 20 cm de diamètre. Sa sondeuse est entraînée par un moteur hydraulique de 300 chevaux. Chaque sondage peut occuper l’équipage entre deux à six jours.
« Nous ne cherchons pas du destructif, mais des échantillons intacts, pour avoir toutes les qualités techniques, », note le directeur du département marin de Fugro France. Ce qui explique ce laps de temps entre chaque prélèvement. Sur l’Excalibur, 29 personnes s’activent : foreurs, ingénieurs géotechniciens, géologues… Une fois la carotte récupérée dans le tubage, les analyses peuvent déjà commencer sur la plate-forme, qui dispose d’un laboratoire de mécanique des sols. Elles se poursuivront à terre.

15/07/18Le vent tourne au Parc naturel marin des estuaires picard et de la mer d’Opale
Les élus avaient démissionné à cause des éoliennes en mer. Ce vendredi, le Parc naturel marin a retrouvé un président - le même - et des vice-présidents.
LES FAITS
2005 : La Compagnie du Vent présente un premier projet visant à implanter quelque 150 éoliennes entre Criel-sur-Mer (Seine-Maritime) et Le Hourdel (Somme). Il sera rejeté. Comme le second.
2014 : Engie (ex-GDF Suez) remporte le 2e appel d’offres de l’éolien en mer, notamment pour un parc au large de Dieppe et du Tréport, mais aussi de la côte picarde. Il comptera 62 éoliennes de 8 MW chacune.
2015 : un débat public de plusieurs mois confirme ce que l’on savait déjà depuis 2005 : le choix de la zone est le principal obstacle au projet, pour les marins-pêcheurs.
20 octobre 2017 : Le Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale rend un avis négatif sur le projet d’Engie.
20 février 2018 : l’Agence française pour la biodiversité émet un avis favorable. Les élus du Parc naturel marin démissionnent de leur poste en guise de protestation.
20 juin 2018 : le président Macron confirme les six projets éoliens en mer français, dont celui de Dieppe – Le Tréport.
13 juillet 2018 : le Parc naturel marin réélit son président démissionnaire, et élit 4 vice-présidents.
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Démission en février, réélection le 13 juillet. Vendredi, à Saint-Valery-sur-Somme, le Parc naturel marin (PNM) des estuaires picards et de la mer d’Opale a retrouvé une gouvernance qu’il n’avait plus depuis cinq mois. Dominique Godefroy, le président, les quatre vice-présidents et des membres du bureau avaient démissionné, pour protester contre l’avis favorable de l’Agence française pour la biodiversité (AFB) sur le projet de 62 éoliennes en mer mené par Engie au large des côtes picarde et normande… et, en partie, dans le périmètre du Parc naturel marin.
Une démission qui s’expliquait par le fait que le PNM avait lui-même rendu un avis négatif, en octobre 2017, sur le projet. Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts, ou, plutôt, du vent a soufflé : le 20 juin, Emmanuel Macron a annoncé que les six projets éoliens en mer français en cours se feront bien, dont celui de Dieppe - Le Tréport. Le résultat de plusieurs mois de négociations entre le gouvernement et les industriels de l’éolien en mer. Le premier menaçant les seconds d’annuler purement et simplement les appels d’offres qu’ils avaient remportés, s’ils ne consentaient pas à faire des efforts sur le tarif de rachat de l’électricité qui sera produite par leurs parcs éoliens. Au final, donc, 15 milliards d’économies, pour l’État, sur toute la durée d’exploitation des six parcs, selon le président Macron.
« C’est plié »
« Bref, c’est plié », a reconnu vendredi Dominique Godefroy, président démissionnaire réélu à son poste. Lui et ses vice-présidents assurent que la démission de février n’a pas servi à rien, même si elle n’a pas fléchi la position de l’État sur le projet d’Engie. « Toutes les réserves qu’on avait émises, après de longs mois d’études du dossier, ont été prises en compte par l’Agence française pour la biodiversité », a justifié le président Godefroy. « Ce projet est imposé et va se faire, mais on va suivre le chantier. On apportera nos expertises et notre exigence restera la même. »
Par ailleurs, les Parcs naturels marins ont retrouvé, en partie, la faculté de rendre des avis conformes sur les projets en cours dans leur périmètre. Ces avis s’imposent et peuvent signifier la mort d’un projet. C’est précisément cette faculté qu’avaient perdue, en 2017, les PNM au profit de l’AFB. Un décret du 2 juillet 2018 leur rend ce pouvoir, pour les projets dont le coût est inférieur à 150 millions d’euros en zone portuaire, et à 300 millions dans les autres zones. Autant dire que pour un projet d’éoliennes en mer tel que celui d’Engie, estimé à 2 milliards d’euros, là encore, cela n’aurait rien changé.
Les pêcheurs sont divisés
« Il y a eu une discussion pour savoir si l’on revenait ou pas », a reconnu vendredi Antony Viera, secrétaire général du comité des pêches des Hauts-de-France, et nouveau vice-président du Parc naturel marin. « La confiance a été cassée dans ce dossier des éoliennes en mer. Le choix de la zone est le problème, depuis le début ». Pourtant, le comité a décidé de continuer à jouer le jeu. « La politique de la chaise vide n’est pas une bonne chose », justifie Antony Viera. A contrario, d’autres représentants des pêcheurs ont décidé de confirmer leur démission : Olivier Becquet, vice-président du comité des pêches de Normandie, qui a encore clamé mercredi, au Tréport, lors d’une manifestation, que le projet d’Engie « allait tuer la mer », et Gérard Montassine, membre du comité des pêches des Hauts-de-France. « Je n’ai rien contre les élus du Parc naturel marin », lâche Olivier Becquet, joint au téléphone vendredi. « Mais sur les éoliennes, le travail fait par le Parc naturel marin n’a servi à rien. On n’a pas été respecté par le gouvernement et je n’ai plus de temps à perdre ».
Un bureau élu pour cinq ans
Le président Dominique Godefroy a été réélu pour cinq ans. Le bureau compte quatre vice-présidents : Emmanuel Maquet (député LR de la Somme et ancien maire de Mers-les-Bains), premier vice-président, qui n’était jusqu’alors que membre du bureau ; Thierry Ruellet, du Gemel (groupe d’étude des milieux estuariens et littoraux), vice-président (il l’était déjà) ; Bernard Florin, ancien sous-préfet de Montdidier, qui était vice-président aussi ; Antony Viera, secrétaire général du comité des pêches des Hauts-de-France, élu vice-président pour la première fois.
http://www.courrier-picard.fr/123943/article/2018-07-15/le-vent-tourne-au-parc-naturel-marin-des-estuaires-picard-et-de-la-mer-dopale

14/07/18 : Pêcheurs VS Éoliennes en mer : Une manifestation devant le point d’informations
Éoliennes en mer Dieppe-Le Tréport, a ouvert un point d'informations. Lors de l'inauguration, mercredi 11 juillet 2018 vers 11 h, les pêcheurs ont manifesté leur colère.

Christophe Leblanc, directeur développement du projet d’éoliennes en mer Dieppe-Le Tréport (Seine-Maritime), explique :
"Nous avons ouvert un point d’informations […] parce que c’est un projet qui concerne les habitants du Tréport. Nous souhaitons répondre à leurs questions et leurs interrogations. Nous sommes là pour leur donner des informations notamment sur le calendrier et recueillir leurs avis qu’ils soient favorables ou défavorables."
Mercredi 11 juillet 2018 vers 11 h, les pêcheurs ont manifesté devant le local, pour partager leur avis plutôt défavorable…
Des discours…
Pour montrer leur opposition, les pêcheurs ont tout d’abord réalisé quelques discours à propos de leurs réclamations devant le local. D’après eux, les éoliennes en mer pourraient avoir des impacts sur les espèces marines, et donc sur leur travail.
La mise en place d’un parc de la taille de Paris, avec des éoliennes deux fois plus grandes que les falaises du Tréport, ne peut pas avoir aucun impact sur les espèces. […] On veut nous dévitaliser, nous réduire à néant,
s’irrite Olivier Becquet, responsable de la coopérative de pêche du Tréport.
…des œufs et des carcasses de poissons
Discours, qui ont été ponctués de jets d’œufs et de carcasses de poissons sur les vitres du local.
"Nous prenons note de cette manifestation, ils ont tout à fait le droit d’être opposants. Mais, jeter des œufs et des carcasses de poissons, je pense que ce n’était pas forcément nécessaire. Nous aurions pu discuter dans le local et j’espère qu’on pourra le faire par la suite", assure Christophe Leblanc.
Les emplois
Alexis Maheut, représentant de la CFDT Normandie Pêche soulève un premier point :
"Ils nous ont promis des emplois au Havre pour la création de ce parc, mais il n’y a pas d’usine en construction. "
Ce à quoi Christophe Leblanc répond :
"Lors de la signature avec notre fournisseur de turbine Siemens-Gamesa, une société allemande, il s’est engagé à ce que les éoliennes soient fabriquées dans une usine construite au Havre et va employer 750 personnes."
Une promesse qui n’enchante toujours pas les pêcheurs qui s’alarment d’« une promesse de milliers d’emplois le temps d’un chantier, contre la mort des emplois pérennes du territoire maritime. »
À savoir que la pêche au Tréport représente 800 emplois, dont 200 pêcheurs et 600 emplois indirects (poissonnerie, réparateur de bateau, entretien des filets…)
L’ensablement
Gérard Montassine, expert au Comité Régional des Hauts-de-France explique que l’installation de ces éoliennes pourrait nuire aussi aux côtes de la baie de Somme.
D’après lui, elles pourraient provoquer « un ensablement des côtes et seraient nuisibles pour les coquillages se qui poserait problème à au moins 300 pêcheurs à pied. »
Un point qui a été analysé lors de l’étude d’impact, qui sera dévoilée lors de l’enquête publique. Le directeur du projet déclare :
"Il y aura des mouvements de sédiments effectivement remis en suspension lors de la construction. Mais ces sédiments ne sont pas fins, ils retomberont très près du parc éolien."

11/07/18Seine-Maritime : La mobilisation contre la zone d’implantation du projet éolien ne faiblit pas au Tréport
Le Tréport. Une centaine de personnes ont de nouveau manifesté leur opposition à la zone d’implantation du parc éolien.
Toutes les occasions sont bonnes à prendre pour les opposants à l’implantation du parc éolien au large du Tréport. Mercredi 11 juillet, ils étaient une bonne centaine à manifester à l’appel de l’association Sans offshore à l’horizon, devant le local d’information de la société Éoliennes en mer Dieppe-Le Tréport fraîchement ouvert rue de l’Amiral-Courbet.
« Il y a trois semaines, nous avons constaté l’ouverture de cet espace. C’est une façon de prendre pied dans la ville. Ce quartier est symbolique, c’est celui historique des pêcheurs. Ce n’est pas de la provocation mais presque », estime le président, Gérard Bilon. La manifestation avait pour but de motiver les troupes et de sensibiliser les touristes aux inquiétudes des pêcheurs sur leur activité dans la cité portuaire. « Actuellement, une barge fore au large en plein sur la zone de pêche sur autorisation du préfet maritime. Mais aucune autorisation n’est officialisée pour le démarrage du parc. L’enquête publique n’a pas été lancée », ajoute-t-il. Effectivement, le projet est encore en phase d’études et la barge au large ne procède depuis le 2 juillet dernier qu’à des carottages, pour analyser le sous-sol marin. L’enquête publique n’est programmée que dans quelques mois.
« Nous défendrons nos emplois »
Le maître mot des manifestants est un refus net : « nous n’en voulons pas, c’est clair ». Car le projet est implanté dans une zone de pêche très riche en ressources halieutiques qui, selon les pêcheurs, sera saccagée et entraînerait la disparition de leur activité de pêche côtière. « Nous défendons nos emplois. Nous voulons être respectés. Nous ne sommes pas entendus par le gouvernement et par la société Éoliennes en mer. Ils campent sur leur position sans prendre en compte nos arguments. Ils nous narguent. Nous nous battrons jusqu’au dernier jour » poursuivent-ils.
Le local d’information de la société Éoliennes en mer Dieppe/Le Tréport (EMDT) a été installé en plein cœur du quartier des Cordiers. Pour Christophe Leblanc, directeur du développement du projet EMDT, « il est important que les habitants du territoire y aient accès. Nous sommes là pour recueillir les avis sur le projet afin d’alimenter notre bilan. Nous sommes ouverts tous les mercredis de 10 h à 17 h ». Il se défend de toute provocation. « Nous avons cherché un lieu très passant au pied du funiculaire. Nous ne narguons personne. Le projet est toujours en instruction. La prochaine étape, l’enquête publique est prévue pour la fin d’année. » Côté municipalité, la position ne change pas. « Il n’y a eu aucun point de convergence entre le promoteur, l’État et notamment les pêcheurs. Nous ne sommes pas contre l’éolien en mer, nous sommes contre cette implantation sur cette zone de pêche» dénonce le maire, Laurent Jacques.

11/07/18 : Pêcheurs et opposants perturbent l’inauguration du point info sur les éoliennes en mer
Entre 120 et 160 manifestants ont perturbé, mercredi matin au Tréport (Seine-Maritime), l’inauguration du point info sur le projet d’éoliennes en mer au large des côtes picarde et normande. La vitrine du local a été la cible de jets d’œufs, et du poisson a été déversé sur le trottoir. La Société Éoliennes en mer Dieppe – Le Tréport, filiale d’Engie qui a remporté l’appel d’offres pour ce projet de 62 éoliennes en mer, ouvre ce point info tous les mercredis depuis trois semaines. Les pêcheurs en mer et les opposants ont dénoncé « une provocation », ce local étant situé dans le quartier des Cordiers, traditionnellement habité par les pêcheurs. Les pêcheurs ont décidé d’ouvrir leur propre point info, quasiment en face de celui d’Engie, dans un garage d’une maison d’un des leurs. La manifestation a duré environ deux heures, sous la surveillance de la gendarmerie.
Les pêcheurs sont opposés à ce projet, principalement pour sa localisation, en pleine zone de pêche et de reproduction des poissons, à une quinzaine de km au large des côtes. La présence d’une barge qui effectue des forages sur la zone pour déterminer précisément la nature des sols cristallise aussi la colère des opposants, tout comme celle du maire PCF du Tréport, Laurent Jacques. L’enquête publique devrait commencer à la fin de l’année, alors qu’Emmanuel Macron a déclaré, le 20 juin, que les six projets d’éoliennes en mer en cours en France se feraient bien. Le gouvernement a en effet obtenu une renégociation, à la baisse, du tarif de rachat de l’électricité qu’elles produiront, ainsi qu’une diminution des aides publiques, ce qui ferait 15 milliards d’économies pour l’État, selon le président de la République.

http://www.courrier-picard.fr/123155/article/2018-07-11/pecheurs-et-opposants-perturbent-linauguration-du-point-info-sur-les-eoliennes

11/07/18Eolien offshore les 15 milliards d’économie d’Emmanuel Macron sont du vent
L’annonce du Président Macron de 15 milliards d’euros d’économie sur les éoliennes en mer n’est qu’une supercherie supplémentaire de communication.
Le 20 juin 2018 le président Macron et le ministre Nicolas Hulot ont annoncé à grand renfort de médiatisation une économie de 15 Md€ sur le coût d’installation des éoliennes en mer. À un moment où le gouvernement proclame vouloir boucler son budget en réalisant d’importantes économies budgétaires de l’État, une telle annonce est évidemment flatteuse. Elle résiste toutefois difficilement à la réalité des faits.
De quoi parle-t-on réellement dans ces projets d’éoliennes en mer ? Un bref retour en arrière s’impose pour rappeler que les gouvernements précédents ont décidé de donner corps à la transition énergétique de façon idéologique, sans la moindre analyse du potentiel des ressources ni de leur faisabilité économique. Dans le plus grand désordre et en l’absence de réflexion sur ce que devrait être l’intérêt général, ils se sont lancés dans des politiques opportunistes sous la pression immédiate de groupes de pression alliant spéculateurs et prétendus écologistes.
POUR MASQUER LE FIASCO DE L’ÉOLIEN TERRESTRE LE GOUVERNEMENT LANCE L’ÉOLIEN OFFSHORE ENCORE PLUS COÛTEUX
Les subventions aux éoliennes terrestres assurant une rentabilité incomparable à tout autre investissement, aux frais du contribuable, il a fallu corriger une image promise à être désastreuse lorsqu’il a commencé à être public le fait que le secteur éolien ne créerait pas d’emploi en France(les machines sont toutes importées) et que cette énergie intermittente serait à l’origine d’un prochain triplement du prix de l’électricité pour le consommateur.
L’idée fut donc vite vendue, par quelques industriels, de créer une filière d’énergie éolienne dite « marine » (en réalité littorale) permettant de tenir un discours franco-français sur la création d’emplois compatible avec le discours politique ambiant. On sait quelle fut la suite, avec l’arrêt ou la cession des projets (Siemens, General Electric) dans des conditions de décisions encore mal élucidées.
ÉLECTRICITÉ OFFSHORE PLUS DE 7 FOIS LE PRIX NORMAL
C’est dans ces circonstances que furent hâtivement lancés des appels à projets d’éolien marin, sans étude préalable autre que celles des promoteurs les portant dans leurs cartons, assorties d’exigences de rémunération sans précédent.
Alors qu’EDF est tenu de vendre à ses concurrents 25% de sa production d’électricité à 49 € le MWh dans les conditions imposées par la loi Nome, et que les éoliennes terrestres lui vendaient déjà la leur au double de ce prix, le premier projet de Veulette proposait un prix d’achat imposé à EDF de 110 € le MWh.
Profitant d’une volonté politique défaillante et de la légèreté de Mme Ségolène Royal, les projets suivants ont ensuite vu leurs offres acceptées à des prix exorbitants atteignant jusqu’à 230 € le MWh. Il n’est pas non plus inutile de comparer ce prix à celui du marché spot de l’électricité qui oscille souvent aux alentours de 30 € le MWh et qui est même quelquefois négatif lorsqu’il faut délester le réseau allemand de la surproduction erratique de ses propres éoliennes.
DES OPPOSANTS DÉTERMINÉS
Seule l’action des opposants aux projets regroupés dans des associations locales et nationales a permis d’attirer l’attention sur des pratiques choquantes ayant pour objet de bénéficier de la manne publique au détriment du citoyen. C’est à eux qu’on doit la contestation juridique et médiatique des projets d’énergie marine.
En acceptant que les projets soient maintenus avec des tarifs de 150 € le MWh, certes en baisse, mais toujours très supérieurs à des tarifs normaux, le Président Macron vient de donner son feu vert à un gâchis de subventions de l’ordre de 20 Md€ que paieront les contribuables pour faire vivre une filière déficitaire.
UNE SUPERCHERIE DE COMMUNICATION
C’est peu dire qu’en proclamant une économie de 15 Md€, le Président ne fait que dissimuler de moindres déficits. Il use en fait d’une posture de communication en contradiction avec la réalité, à l’image de son ministre Hulot qui annonce que les projets d’usines éoliennes en mer sont l’équivalent de deux centrales nucléaires en oubliant de dire que, par l’intermittence de leur production, ces gisements électriques ne produiront au mieux que le tiers de leur capacité et porteront préjudice à des pans entiers de l’économie des littoraux français.
UN MÉPRIS DES LOIS ET DE LA DÉMOCRATIE
Emmanuel Macron et Nicolas Hulot ont méprisé la démocratie en annonçant des décisions comme celle de construire le parc eolien du Tréport alors que le maire, les élus, la population et les associations de pêcheurs sont depuis des années totalement opposés à ce projet.
En prime, ils ont bafoué le 20 juin 2018 toutes les lois et les fondements de la participation citoyenne, l’enquête publique du Tréport n’étant même pas encore faite.
Ce véritable Ukase a obligé le maire de la ville à réagir pour exprimer sa colère . Voici le texte de sa lettre ouverte du 5 juillet 2018
Depuis lundi un bateau barge travaille sur le futur chantier du parc éolien offshore, visible de notre plage ils auront du mal maintenant à nous dire que nous ne verrons pas les moulins à vent. Ce qui me pose problème aujourd’hui c’est l’interdiction de pêche sur le secteur, l’économie de la pêche Tréportaise en est mise en danger, j’adresse aujourd’hui un courrier au préfet maritime pour trouver des solutions.
Monsieur le Préfet,
Depuis quelques jours, je perçois la présence au large du Tréport d’un navire dont la mission serait de préparer l’installation éventuelle des ancrages des 62 éoliennes du projet mené par la société «Éoliennes en mer Dieppe Le Tréport». Je suis consterné par la présence de ce bateau dont l’action me semble prématurée (voir photo ci-dessous).
Même si le Président de la République a assuré que ce parc verrait le jour, vous n’êtes pas sans savoir que l’enquête publique n’est, pour le moment, pas encore programmée, que l’issue n’est donc pas connue et que, dans l’éventualité où un avis favorable serait donné, des recours seraient encore possibles.
Au-delà de la consternation, c’est surtout l’indignation qui m’étreint. En effet, j’ai été alerté par les pêcheurs du Tréport. Ils ont été avisés de l’interdiction qui leur était faite de travailler dans la zone où se trouve ce navire. Alors que la période de la pêche du rouget-barbet et de la seiche débute, cela est fort préjudiciable et aucune compensation n’a été prévue, ni même envisagée.
De plus, les répercussions sur cette action risquent d’être plus lourdes encore. En effet, les bateaux de pêche les plus conséquents pourront se rendre sur d’autres secteurs, mais cela aurait pour conséquence de les dérouter vers d’autres ports pour décharger leur pêche et s’approvisionner. L’activité de la CAPA (Coopérative des Artisans Pêcheurs Associés) qui commercialise le carburant et la glace s’en trouverait impactée.
J’en appelle donc à vous, Monsieur le Préfet, pour mettre bon ordre dans cette situation et faire en sorte que les droits des professionnels de la mer ne soient plus bafoués.
Recevez, Monsieur le Préfet, l’expression de mes salutations distinguées.
Laurent JACQUES
Maire du Tréport
Jean-Louis Bultré est l’auteur de Éolien, une catastrophe silencieuse, paru aux éditions de l’Artilleur en 2017.
Jean-Louis Bultré est président et Arnaud Casalis est administrateur de la Fédération Environnement Durable.
https://www.contrepoints.org/2018/07/11/320057-eolien-offshore-les-15-milliards-deconomie-demmanuel-macron-sont-du-vent?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=5273ca3070-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-5273ca3070-113970649&mc_cid=5273ca3070&mc_eid=7562c94020

07/07/18Éoliennes en mer : Les forages pour tester le sol inquiètent les pêcheurs du Tréport
La campagne de test du sol, menée par la société Éoliennes en mer Dieppe - Le Tréport, a commencé au large. Elle devrait durer trois mois. Les pêcheurs s'en inquiètent.
Depuis début juillet 2018, la société Éoliennes en mer Dieppe – Le Tréport (EMDT) procède à des essais de forage et de pénétration dans le sol au large des côtes.
Christophe Leblanc, directeur de développement du projet de parc offshore, en résume l’objectif :
« Cette campagne consiste à faire des essais de forage et de pénétration dans le sol à l’aide de différents outils pour mieux caractériser le comportement du sol et du sous-sol pour définir les besoins techniques pour les fondations ».
Ainsi, 63 positions seront testées jusqu’à fin septembre : 62 pour les éoliennes et 1 pour le poste de transformation en mer,par l’intervention d’une barge. En pratique, le navire passe d’une position à l’autre tous les trois ou quatre jours.
« Trop important pour le milieu »
Olivier Becquet, responsable de la coopérative de pêche du Tréport, tire la sonnette d’alarme. « C’est trop important pour le milieu pour dire que ce n’est qu’une étude », s’exclame-t-il.
Pour lui, les forages réalisés à 70 mètres de profondeur vont gêner les gisements de coquilles, les seiches, les rougets barbets et les vives. « Au moment de la seiche et du rouget barbet, ce sont 80 bateaux qui sortent du port. S’ils font ces forages, personne ne pourra travailler. »
Ce n’est pas le cas de Christophe Leblanc qui ne relève « pas de perturbation sur le milieu ni sur l’activité de pêche car la pêche reste autorisée sur toute la zone du projet en dehors de la zone d’exclusion du navire ».
De plus, Olivier Becquet estime que le protocole d’accord n’a pas été respecté concernant le délai d’information de 72 heures avant la mise en route du bateau. « Ils ont prévenu le matin pour le soir ! »
Protocole de 72 heures
Christophe Leblanc indique de son côté : « Nous avons établi un protocole d’accord avec le comité des pêches pour qu’un délai d’information indicatif de 72 heures soit en effet respecté pour leur transmettre les informations sur les mouvements des navires. Bien évidemment, comme toutes les opérations en mer, ces plannings sont soumis aux aléas météo. La mobilisation de la barge Excalibur a été confirmée vendredi 29 juin et nous avons informé le comité dans la foulée. »
LIRE AUSSI : Éoliennes en mer Dieppe Le Tréport : le projet avance et informe le public
Zone de 500 m autour de la barge
Olivier Becquet rapporte également que des menaces d’amendes ont été lancées envers les pêcheurs qui s’approcheraient trop près de la barge. « EMDT n’a pas le pouvoir de dresser des amendes », note Christophe Leblanc. Toutefois, un arrêté émis par les autorités précise qu’il y a une zone d’exclusion de 500 m à respecter autour du navire. Ces dernières sont en charger de faire appliquer cet arrêté et de prendre les mesures éventuellement nécessaires s’il y a des contrevenants.
Les pêcheurs ont alerté le Département au cours d’un conseil portuaire et attendent un rendez-vous avec le préfet maritime. « 800 familles arrivent à se nourrir au Tréport avec la pêche, nous connaissons la mer. Les scientifiques le disent : ce projet, c’est la fin de la pêche côtière. Et là, ils mettent la charrue avant les bœufs », conclut Olivier Becquet.
https://actu.fr/normandie/treport_76711/eoliennes-mer-forages-tester-sol-inquietent-pecheurs-treport_17634195.html
06/07/18 : Parcs éoliens en mer : un “ouf de soulagement” au goût amer 😠
La mise en chantier de six parcs éoliens en mer a récemment été confirmée par Emmanuel Macron … avec 15 milliards d’argent public en moins.
Les acteurs de la filière des Energies Marines Renouvelables sont-ils vraiment satisfaits de cette annonce ?
Eléments de réponse avec Hélène Gelas, avocate spécialisée en énergie, environnement et urbanisme.
L’annonce du président Macron n’est-il pas un « ouf de soulagement » un peu amer ?
Exactement ! Si la France va enfin pouvoir commencer à avoir des parcs éoliens offshore, il reste un goût un peu amer.
Amer, car sur la méthode, dire « on va renégocier et si on n’y arrive pas, on retire les autorisations », c’est un peu singulier ! C’est justement le sens de l’amendement qui avait été déposé devant le Sénat et redéposé devant l’Assemblée nationale.
Amer, parce que négocier avec un pistolet sur la tempe n’est jamais très agréable.
Mais c’est un grand ouf de soulagement quand même puisque nous n’allons pas stopper net plus de dix années de développement de projets éoliens en mer, alors que le premier appel d’offres en France a été lancé en 2004.
En Europe, on est presque à parler de repowering d’éolien offshore (NDLR : rénovation) alors qu’en France nous n’avons toujours pas posé la « première pierre » du premier parc !
Une annulation pure et simple aurait-elle été possible ?
Une abrogation, oui et elle est toujours possible. Nous sommes sur des autorisations délivrées par l’Etat, notamment la concession d’occupation du domaine public maritime.
Ces décisions sont précaires et révocables. L’argument principal de l’Etat dans cette renégociation étant fondé sur le coût de ces projets pour les finances publiques ce qui aurait pu être considéré comme un motif d’intérêt général.
Mais une abrogation aurait très sûrement abouti à ce que ces décisions soient portées devant le juge notamment pour ce qui concerne le montant des indemnisations qui en aurait découlé.
Outre l’exemple désastreux notamment pour les investisseurs étrangers, une abrogation aurait été un drame économique, pour les consortiums et les territoires, mais aussi humain pour toutes les équipes qui ont travaillé pendant près de dix ans sur ces projets de développement qui sont extrêmement lourds et pour l’ensemble de la chaîne de valeur de ces projets.
Selon les spécialistes, il y a quand même 15 000 emplois en jeu.
A propos de l’hydrolien, la filière a-t-elle bon espoir de percer en France ?
Il y a du potentiel en France mais aussi à l’étranger. L’idée de départ était justement aussi d’exporter la technologie française.
L’hydrolien, contrairement à l’éolien qui a fait ses preuves depuis de nombreuses années, est au début de son développement technologique et a des contraintes techniques fortes.
Nous sommes, je pense, à un moment charnière pour une filière qui a besoin d’un soutien politique.
Les annonces de l’Etat interviennent en plein débat sur la PPE. Un autre bon signe selon vous ?
L’objectif pour la filière notamment éolienne, posée ou flottante, en mer, est d’avoir de la visibilité sur les volumes annoncés et en fonction du rythme d’appels d’offres qui sera fixé.
Nous attendons de voir quels seront les scénarios retenus à l’issue du débat public et de la réflexion gouvernementale.
S’agira-t-il d’un ou plusieurs appels d’offres par an ? Un appel d’offres par an par façade ou avec plusieurs façades ?
Si vous faites un appel d’offres par an de 50 MW, je caricature, vous ne développez pas une filière. En revanche, si vous faites un appel d’offres par an avec 1 500 MW, là il y aura du volume. Le rythme et le volume sont donc essentiels.
https://www.lemondedelenergie.com/eolien-offshore-france-macron-gelas-interview/2018/07/06/


05/07/18La Méditerranée, théâtre privilégié de l’expérimentation de l’éolien flottant
L’imposante capsule jaune, équipée de mini-éoliennes et de panneaux photovoltaïques, se balance au gré des vagues, au large de Gruissan (Aude): depuis quelques semaines, un lidar mesure la vitesse des vents, les courants et le régime de houles, prologue à l’installation d’un parc pilote d’éolien flottant en Méditerranée.
Le lidar, tracté depuis Port-la-Nouvelle, se trouve aujourd’hui à quelque 17 kilomètres des côtes, dans le golfe du Lion, là où la société Quadran Energies Marines prévoit d’installer une ferme pilote, baptisée EolMed, de quatre éoliennes de 6,12 mégawatts (MW) chacune.
EolMed est l’un des 4 lauréats d’un appel à projets de parcs pilotes d’éolien flottant lancé par le gouvernement en 2016, dans le cadre de la transition énergétique.
L’un, de 4 éoliennes de 6 MW, se situe en Bretagne, au large de Groix. Mais c’est encore en Méditerranée que doivent être ancrés les deux autres projets.
Dans le golfe de Fos-sur-mer, EDF Energies nouvelles pilote le projet «Provence Grand Large» de 3 éoliennes de 8 MGW, à 17 km du rivage.
Enfin, au large de Leucate, le projet «Les éoliennes flottantes du golfe du Lion» (EFGL), est porté par l’énergéticien Engie, qui prévoit 4 turbines de 6 MW. Son promoteur a lui aussi installé un lidar sur le site, en mai dernier.
Chaque porteur de projet s’est adjoint des partenaires distincts, tant pour la partie éoliennes, que pour le flotteur de plusieurs dizaines de mètres de côté --en béton ou en acier-- ou pour le raccordement et le couplage réseau.
L’installation des fermes pilotes prendra un peu de temps: études sur la levée des risques, autorisations environnementales, d’occupation du domaine maritime et d’exploitation, montage, tractage et ancrage à plusieurs dizaines de mètres de profondeur de l’ensemble flotteur/éoliennes... à Fos, la mise en service de la ferme est envisagée fin 2020. Les deux projets du golfe du Lion visent l’horizon 2021.
-«Compétition à l’échelle mondiale»-
La phase d’expérimentation pour chaque projet en Méditerranée est de 20 ans. Elle permettra de répondre à cette question résumée par Olivier Guiraud, le directeur général de Quadran Energies Marines : Sachant que les sites choisis se montrent généreux en terme de vents, «est-ce qu’on sait produire de l’énergie en pleine mer, sur des flotteurs» ?
Avec la ferme pilote, «on est en condition réelle» de production, explique de son côté Jean-Mathieu Kolb, le directeur du Projet EFGL. «Cette étape va nous permettre de prouver et éprouver la viabilité technique et économique de cette technologie, et démontrer la compétitivité de la filière», ajoute-t-il.
Pour l’instant, les retours d’expérience dans l’éolien flottant, technique novatrice qui permet notamment de se libérer des contraintes des profondeurs, sont limités: «Des démonstrateurs ont été installés au Japon, au Portugal et en Ecosse», souligne Olivier Guiraud. En France, seule une éolienne sur flotteur équipée d’une turbine de 2 MW a été installée fin avril au large du Croisic.
Mais l’objectif, tant pour le gouvernement que pour les industriels, est bien de se projeter dans les fermes commerciales, sachant que ces derniers devront se priver des aides liées à l’expérimentation --subventions à l’investissement, achat de l’électricité produite à un tarif spécial. «C’est sur l’énergie produite qu’on serait rétribué», explique Olivier Guiraud.
L’enjeu est important: «Il y a une compétition à l’échelle mondiale dans l’éolien flottant», souligne Jean-Mathieu Kolb.
«On en est au démarrage de la filière dans le monde», explique Matthieu Monnier, responsable Industrie et Offshore chez France Energie Eolienne, l’association française qui représente les industriels du secteur. Et la France, qui a pris du retard dans le développement de l’éolien posé en mer, «est dans les starting-blocks pour être un des leaders mondiaux», poursuit Matthieu Monnier.
Les appels d’offres pour des fermes commerciales pourraient être lancés dès 2019, dans la continuité du développement des fermes pilotes, selon M. Monnier.
Six ans s’écouleraient alors entre l’attribution d’appels d’offres et la mise en service de fermes commerciales, le temps pour les industriels de se positionner en s’appuyant sur les retours d’expérience tirés des fermes pilotes.
«Notre objectif est bien de transformer le projet pilote en commercial et pouvoir un jour nous exporter», assure Olivier Guiraud.

L’apparition d’une barge au large du Tréport, sur le futur site des 62 éoliennes, provoque la colère des opposants au projet, particulièrement des pêcheurs (voir notre édition de jeudi). Le maire du Tréport, Laurent Jacques, se fait leur porte-parole dans une lettre adressée au préfet maritime. Cette plateforme doit réaliser des études géotechniques, conformément à son calendrier. Mais l’édile écrit : « Je suis consterné par la présence de ce bateau dont l’action me semble prématurée. » Il rappelle que « l’enquête publique n’est, pour le moment, pas encore programmée », et donc que « l’issue n’est donc pas connue ». De toute façon, même si l’avis est favorable, insiste-t-il, « des recours seraient encore possibles » Laurent Jacques se dit indigné car les pêcheurs ont l’interdiction de travailler dans la zone de la barge, « alors que la période de la pêche du rouget-barbet et de la seiche débute ». Le maire appelle le préfet à « mettre bon ordre dans cette situation ».
De son côté, la société Éoliennes en Mer Dieppe Le Tréport (EMDT) rappelle que cette campagne d’études, qui se prolongera jusqu’à la mi-octobre, est bien autorisée. Elle évoque « 63 forages (pouvant aller jusqu’à environ 70 mètres de profondeur) sur l’emplacement prévu de chacune des 62 éoliennes et du poste électrique en mer. 15 autres prélèvements seront également réalisés jusqu’à 5 mètres de profondeur sur le futur emplacement des câbles reliant les éoliennes. » La société assure que « la zone du projet reste accessible aux usagers de la mer », en dehors d’une zone d’exclusion de 500 mètres autour des navires d’études géotechniques. « Un affichage a été déployé dans les capitaineries et l’information quant à la localisation des navires d’études est partagée avec les professionnels de la pêche 72 heures en amont. Des messages radios VHF sont également diffusés. »
http://www.courrier-picard.fr/121921/article/2018-07-05/le-maire-du-treport-indigne-par-la-barge-pour-les-eoliennes-en-mer

03/07/18 : Une manifestation au Tréport le 11 juillet
L’annonce du président Macron, le 20 juin, sur les économies que fera l’État (15 milliards d’aides publiques en moins contre l’assurance, pour les industriels, de la poursuite des six projets éoliens en mer actuellement en cours) a scandalisé les opposants. À l’appel de l’association « Sans offshore à l’horizon », une manifestation est prévue le 11 juillet, à partir de 11 h 15, pendant l’inauguration du point info, au 9, rue de l’Amiral-Courbet, que la société EMDT a ouvert le 27 juin au Tréport. Ce point info accueille le public chaque mercredi.

03/07/18La barge qui énerve les pêcheurs
CÔTE PICARDE :: Une barge sonde les fonds marins, en zone de pêche, là où les 62 éoliennes seront installées.
La société Éoliennes en mer Dieppe - Le Tréport, filiale d’Engie, poursuit son calendrier d’études préalables à la construction de son parc éolien en mer de 62 mâts. Après une phase d’études géophysiques, voici celle des études géotechniques, qui va durer jusqu’à la fin septembre.
La barge Excalibur, de la société néerlandaise Fugro, vient de gagner la future zone d’implantation, grâce à un remorqueur. « Il s’agit de mener des essais de forages dans les fonds marins pour déterminer les fondations de chaque éolienne », résume Christophe Leblanc, directeur du développement d’EMDT. « On teste le comportement du sous-sol ». La barge Excalibur, qui ne ressemble pas à un navire, prend appui sur les fonds marins grâce à « des jambes qui se posent sur le fond », précise Christophe Leblanc. « Il faut qu’elle soit très stable pour réaliser les forages et les prélèvements de sédiments ».
La présence de cette barge dans la zone prisée par les pêcheurs professionnels fait bondir Olivier Becquet, vice-président du Comité régional des pêches de Normandie. « Ces forages ont lieu en même temps que la migration des seiches, des rougets barbets, des vives », s’indigne le pêcheur. « C’est une atteinte au milieu ». « Ces études sont évidemment autorisées et se font dans le respect de la réglementation », répond Christophe Leblanc. « Cela n’empêche pas l’activité des pêcheurs, sauf dans la zone d’exclusion de 500 mètres autour de la barge, et l’impact est très limité. ».

http://www.courrier-picard.fr/121434/article/2018-07-03/la-barge-qui-enerve-les-pecheurs

03/07/18 : Calvados : Courseulles-sur-Mer. Un projet éolien en mer confirmé
Le projet se compose de 75 éoliennes en mer d'une capacité unitaire de six mégawatts. Elles seront localisées à plus de 10 km des côtes du Bessin.
Le projet des éoliennes en mer a été validé mercredi 20 juin. Après plusieurs années de discussions, de concertation et de travail préparatoire, le feu vert est lancé et la mise en service est attendue pour 2021. La décision finale d'investissement qui permettra le démarrage des travaux pourra être prise une fois que les autorisations obtenues pour ces parcs auront été purgées de tout recours. Le consortium attend ces décisions dans les tout prochains mois. Un recours émanant de...
https://www.lamanchelibre.fr/actualite-545157-un-projet-eolien-en-mer-confirme


28/06/18 : Bouches-du-Rhône : EOLIEN FLOTTANT
Vents porteurs pour la Compagnie nationale du Rhône dans le golfe de Fos
La Compagnie nationale du Rhône a signé l'acquisition des 25 éoliennes développées en 2005 par Mistral Energie à Port-Saint-Louis-du-Rhône sur la zone industrialo-portuaire. D'autres projets pourraient y voir le jour.
« Nous disposons aujourd'hui en Provence-Alpes-Côte d'Azur de la plus grosse puissance installée en matière d'énergie éolienne avec 39 MW entre Port-Saint-Louis-du-Rhône, Fos-sur-Mer et Bollène. Pour la Compagnie nationale du Rhône, investie depuis 15 ans dans la diversification de son mix d'énergies renouvelables, cette zone présente des opportunités considérables », explique Nicolas Gay, responsable du développement éolien à la CNR. Le groupe a en effet signé ce 27 juin l'acquisition des 25 éoliennes implantées par Mistral Energie* au milieu des années 2000 (21,25 MW) à Port-Saint-Louis-du-Rhône, avant que la CNR ne positionne ses quatre machines à Fos-sur-Mer (10 MW).
A l'époque, le Grand port maritime de Marseille (GPMM) affichait de grandes ambitions sur l'éolien auxquelles il n'a pu donner suite en raison, entre autres, de la proximité de la base aérienne d'Istres. Le parc de Mistral Energie et Reen* est situé sur ses terrains. L'obligation d'achat de l'électricité produite arrivait à son terme en 2020. Désormais propriétaire de la ferme, la filiale de la CNR, CN'Air, vendra dans deux ans la production directement sur le marché, sans soutien public.
Vision long terme
L'investissement pour cette acquisition reste confidentiel mais il signe la volonté de la compagnie de se déployer durablement sur le site et en région. « Ces éoliennes ont rempli leurs objectifs depuis leur mise en service, tournant par tous les secteurs de vent. Elles peuvent durer encore une dizaine d'années, poursuit Nicolas Gay. Nous pouvons ensuite envisager la modernisation du parc avec des machines de nouvelle génération, plus puissantes, en étroite concertation avec les collectivités locales, les militaires et tous les acteurs de la préservation du milieu naturel ».
Avec ses deux parcs, proches l'un de l'autre, la CNR peut mettre en œuvre des synergies opérationnelles en termes de maintenance. Elle se projette à plus long terme sur le golfe de Fos. « Il reste un fort potentiel à examiner sur des zones déjà marquées par la diversité des activités humaines pour de nouveaux projets éoliens ou solaires, par exemple par des centrales photovoltaïques au sol ou en ombrières ou flottantes sur des plans d'eau. Nous recherchons une maîtrise de l'aléa climatique par un pilotage intelligent des différentes énergies », conclut Nicolas Gay.
* Groupements d'intérêt économique
https://www.tpbm-presse.com/vents-porteurs-pour-la-compagnie-nationale-du-rhone-dans-le-golfe-de-fos-2402.html

28/06/18 : Une éolienne plus haute que la Tour Montparnasse bientôt installée à Cherbourg?
General Electric est venu présenter son projet au conseil municipal de Cherbourg. Réponse dans quelques semaines.

Elle serait plus haute que la tour Montparnasse. Si elle venait à être vraiment installée en France, seule la Tour Eiffel (hors émetteur et centre de transmission) dépasserait en France l'éolienne que General Electric (GE) envisage de construire à Cherbourg.
Des représentants du groupe ont présenté le projet lors du conseil municipal qui s'est tenu mercredi 27 juin et que La Manche libre relate ce jeudi. "Il y a tout d'abord ici de très bonnes conditions de vent, une infrastructure portuaire adaptée avec des réseaux électriques et nous ne sommes pas trop proches des habitations", a expliqué Emmanuel Charlopain, responsable du projet cité par le site Actu.fr.
Il s'agirait de la plus grande et plus puissante éolienne en mer du monde (elle pourrait alimenter 16.000 foyers en électricité), qui serait testée pendant cinq ans au bout du port de Cherbourg. C'est l'un des six sites qu'Emmanuel Macron a récemment confirmé.
Cherbourg est le seul candidat en France mais d'autres sites en Europe sont aussi à l'étude. GE donnera une réponse à la fin de l'été pour une mise en service courant 2019. Seule certitude pour le moment: les pales qui mesurent plus de 100 mètres seront bien fabriquées dans le Cotentin.
https://www.huffingtonpost.fr/2018/06/28/cette-eolienne-pourrait-devenir-le-plus-haut-edifice-de-france-apres-la-tour-eiffel_a_23470038/

28/06/18Ailes Marines. Feu vert pour l’éolien en mer😡
Le président de la République a profité de son passage en Baie de Saint-Brieuc pour confirmer l'engagement de l'Etat dans le projet local de parc éolien.
Ailes Marines peut souffler… Son projet de parc éolien en baie de Saint-Brieuc, comme les cinq autres en France, semblait avoir du plomb dans l’aile ces derniers mois. Mais, l’annonce d’Emmanuel Macron, mercredi 20 juin au cap Fréhel, a balayé tout doute, malgré le brouillard ambiant.
Le président de la République a en effet confirmé :
"La finalisation et l’accord obtenu pour ce projet et pour les cinq autres en France."
Dans un tweet, le jour même, il écrit :
"Nous allons faire plus vite et moins cher pour l’énergie renouvelable : les projets sont confirmés, leur subvention publique réduite de 40 % et les engagements industriels tenus."
Une excellente nouvelle pour Emmanuel Rollin, directeur d’Ailes Marines :
"Avec une symbolique forte. Le président a choisi les Côtes-d’Armor pour confirmer à l’échelle nationale le soutien de l’Etat à la filière. C’est gratifiant pour la Bretagne, le département et Ailes Marines. Jamais une telle impulsion n’a été donnée."
Négociation serrée
La partie n’était pourtant pas gagnée d’avance, comme le reconnaît Emmanuel Rollin :
"Au printemps, suite à un amendement « surprise » qui a fait l’effet d’une massue, l’État a mis une pression très forte avec une menace d’annuler le projet si on ne trouvait pas ensemble des pistes pour baisser le prix de rachat de l’électricité produite. "
Pour baisser de 30 % le tarif de rachat et de 15 milliards le montant de subventions aux six projets, l’État a négocié séparément et serré avec les trois porteurs de projets : EDF (trois parcs au large de Fécamp, Saint-Nazaire et Courseulles-sur-Mer), Engie (deux parcs au Tréport et à Noirmoutiers), et Ailes Marines. Et jusque tard dans la nuit, la veille de la visite du président en Bretagne.
Emmanuel Rollin reste discret sur l’accord trouvé pour Saint-Brieuc tant qu’aucune communication officielle n’a été donnée.
"Avec une prise de risque plus importante pour nous."
"Chacun a fait un pas vers l’autre, c’est un accord gagnant-gagnant."
Renégociation du financement avec des taux d’intérêt plus bas qu’en 2012, année de l’appel d’offres, optimisation des coûts technologiques et prise en charge par RTE des coûts de raccordement au réseau terrestre (200 M€) font partie des ingrédients de la négociation.
Emmanuel Rollin poursuit :
"Mais, nous avions une ligne rouge que nous ne voulions pas franchir, C’est-à-dire pas de changement sur les caractéristiques du projet, sur le plan industriel et les emplois, sur les plannings."
En 2023
Le projet de la baie de Saint-Brieuc reste le même qu’avant : 62 éoliennes Siemens-Gamesa de 8MW fabriquées au Havre, des fondations fabriquées à Brest, un début de construction début 2021 pour une mise en service du parc en 2023. Trois recours sont encore actifs sur le projet mais Ailes Marines estime qu’ils seront purgés en 2019.
Malgré les turbulences des derniers mois, Ailes Marines n’a jamais changé de cap pour avancer sur son projet.
Les campagnes géotechniques en mer sont presque terminées (reste 6 forages sur 43) et selon Bertrand Guidez, responsable du développement :
"Elles se sont bien déroulées avec une bonne cohabitation en mer avec les marins-pêcheurs."
Ailes Marines souhaitent aussi pleinement les associer aux campagnes scientifiques, ces trois prochaines années, sur la ressource halieutique.
https://actu.fr/bretagne/saint-quay-portrieux_22325/ailes-marines-feu-vert-leolien-mer_17481790.html


28/06/18 : Morbihan : Piétons à Vannes, Jean Dumoulin, parc éolien. Les infos du soir [...]
Parc éolien : Saint-Pierre-Quiberon dit « oui ». L’ensemble du conseil municipal de Saint-Pierre-Quiberon a donné un avis favorable à la demande de concession d’utilisation du domaine public maritime dans le cadre du projet de ferme d’éoliennes flottantes. Quatre éoliennes flottantes devraient être installées sur un site de 17 km², situé entre l’île de Groix et Belle-Ile. Les conseils municipaux des communes du littoral concernées sont sollicités pour exprimer un avis. [Compte-rendu du conseil] [...]https://www.letelegramme.fr/morbihan/vannes/pietons-a-vannes-jean-dumoulin-parc-eolien-les-infos-du-soir-27-06-2018-12010038.php

27/06/18 : Morbihan :
 Conseil. Avis favorable au projet de ferme éolienne
Les élus se sont réunis, mardi soir, en conseil municipal. L’ordre du jour était varié avec des sujets dépassant les limites de la commune comme le projet de ferme éolienne. La création d’un accueil de loisirs extrascolaire a également été examinée ainsi que le nouveau plan de financement des travaux de l’école Tabarly. L’ensemble du conseil municipal a donné un avis favorable à la demande de concession d’utilisation du domaine public maritime dans le cadre du projet de ferme pilotes éoliennes flottantes. Le maire, Laurence Le Duvehat, est revenu sur les demandes exprimées lors de la réunion en préfecture : « Les maîtres d’ouvrage, Eolfi et RTE, ont expliqué que le nombre d’éoliennes resterait bien à quatre. Il n’est en effet pas possible d’en installer davantage sur ce site. C’est une réponse financière que les spécialistes ont avancée face aux demandes de certaines associations d’éloigner les éoliennes. Un km de câble supplémentaire, c’est un million d’euros en plus ! ».

[...]
https://www.letelegramme.fr/morbihan/saint-pierre-quiberon/conseil-avis-favorable-au-projet-de-ferme-eolienne-27-06-2018-12009737.php

26/06/18 : 80 éoliennes installées à 12 km du Croisic et de La Baule😡
Le projet de ferme offshore avance. Mais à quoi ressemblera en 2022 ce parc de 80 machines ?
Quel est le projet ?
Un consortium d’entreprises mené par EDF énergie nouvelle prévoit d’implanter 80 éoliennes en mer à plus de 12 km du Croisic et de La Baule sur une surface globale de 78 km² (un kilomètre en chaque).
Chaque machine aura une capacité de 6 mégawatts, soit une puissance totale de 480 MW ce qui correspond à la consommation domestique en électricité de 720 000 habitants, environ la moitié des habitants de Loire-Atlantique.
A quoi ressemblent ces machines ?
Il s’agit d’éoliennes posées au fond de la mer par 7 m de profondeur et qui s’élèveront à 175 m au-dessus de l’eau Les pâles longues de 75 m seront fabriquées dans la nouvelle usine General electric de Cherbourg.
La nacelle et les rotors, placés en haut d’un mât culminant 100 m au-dessus de l’eau, sortiront du site GE de Saint-Nazaire. Cette autre usine General electric inaugurée en 2014 à Saint-Nazaire tourne en sous-régime et attend avec impatience les marchés offshore français pour embaucher, comme prévu, quelque 300 personnes.
Quels sont les autres parcs français ?
Cinq autres projets sont sur les rails en France.
62 éoliennes à 11 km de l’île de d’Yeu (16,5 km de Noirmoutier) pour 496 MW. 62 machines à 17 kilomètres devant Saint-Brieuc (496 MW) ; 75 à 10 kilomètres de Courseulles-sur-Mer dans le Calvados (450 MW) ; 83 pour Fécamp à 13 km de la côte (498 MW) ; et enfin 62 éoliennes à 15 km au large du Tréport (496 MW) et 16 km de Dieppe en Seine-Maritime.
https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/saint-nazaire-44600/80-eoliennes-installees-12-km-du-croisic-et-de-la-baule-5847458

26/06/18Le non des Ligériens aux zones d'éolien flottant proposées par les bretons
Les propositions du comité régional des pêches maritimes de Bretagne sur les zones propices à l’éolien flottant sont jugées « inacceptables » par les Ligériens.
Cette ferme de 80 éoliennes devrait être la première du pays à entrer en service. Seules deux étapes restent à valider avant le lancement des travaux.
Entretien : Béatrice Buffon, directrice générale adjointe EDF énergies nouvelles.
Quand les éoliennes offshore de Saint-Nazaire produiront-elles leurs premiers mégawatts ?
Notre objectif est de mettre le parc en service en 2022. Le démarrage se fera par tranche avec trois tranches en tout. A l’origine, les premiers travaux auraient dû commencer dès cet été.
Quelles incertitudes restent à lever ?
Nous sommes très heureux de l’annonce du Président de la République mais il nous faut maintenant formaliser le résultat des discussions avec l’Etat. Cela prendra plusieurs semaines. Nous avons besoin d’un cadre juridique très clair pour présenter le projet aux financeurs.
Nous attendons aussi le jugement du dernier recours devant le Conseil d’Etat avant de mobiliser les fonds nécessaires aux lancements des travaux.
Quels sont vos partenaires industriels ?
Les éoliennes sont fournies par Alstom/General electric, à savoir les génératrices à Saint-Nazaire et les pales à Cherbourg.
Pour les autres lots, nous avons mené des appels d’offres et préselectionnés plusieurs fournisseurs : Eiffage pour les monopieux des éoliennes, Louis Dreyfus Travocean pour les câbles inter-éoliennes et STX pour la sous-station électrique en mer qui sera posée sur une structure de type treillis. On attend juste de finaliser le contrat. C’est maintenant une question de quelques mois.
Combien coûte un tel projet et qui paie ?
L’ordre de grandeur est deux milliards d’euros pour 500 mégawatts en mer. Il s’agit d’investissements privés. Les actionnaires sont EDF Energies nouvelles et notre partenaire canadien Enbridge. Ils financent les fonds propres nécessaires pour emprunter auprès des banques. C’est ce dernier processus de financement qui avait été suspendu.
Avec ses coûts d’installation, l’offshore est-il vraiment compétitif face au terrestre ?
Avec un vent marin plus fort et plus stable qu’à terre, une éolienne en mer est capable de produire quasiment deux fois plus d’énergie.
Ce qu’on espère c’est que, d’ici une dizaine d’années, on atteigne des prix compétitifs car les technologies évoluent et les prix sont amenés à baisser. A terme, ces deux filières auront leur place pour atteindre l’objectif des 50 % de renouvelables.
Saint-Nazaire sera le premier parc français, peut-on dire que la filière est relancée ?
Au-delà des milliers d’emplois créés, cela représente un savoir-faire industriel des supply chain (1) que les entreprises ont commencé à développer, y compris les PME.
On n’est pas en avance et le processus est lourd à lancer mais on peut s’attendre à des retombées importantes d’ici 5 à 10 ans.
Aujourd’hui, l’Europe domine avec plus de 4 000 éoliennes installées en mer et des perspectives de développement important. La Chine et l’Amérique du Nord lancent aussi des programmes pour leurs grosses mégalopoles situées sur la côte comme New York ou Shangaï.
18 gigawatts sont installés aujourd’hui dans le monde. En 2030, et au vu des programmes des différents pays, les experts tablent 100 gigawatts.
(1) réseau logistique
https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/saint-nazaire-44600/saint-nazaire-cap-2022-pour-le-parc-eolien-offshore-5847456

25/06/18Le coup de poker (anti-nucléaire) de Nicolas Hulot dans l'éolien offshore 😠
Pari gagné pour Nicolas Hulot. Après neuf mois de difficiles négociations, le gouvernement a réussi à réduire de 15 milliards d’euros le coût pour l’Etat de la mise en services des six premiers parcs éoliens en mer français, dont trois portés par EDF Energies Nouvelles. De quoi faciliter la réduction du nucléaire en faveur des énergies renouvelables marines en France.
C’était osé, en pleine révision de la programmation pluriannuelle de l’énergie ou PPE. Renégocier à la baisse les aides publiques et les prix d’achat de l’électricité des six futurs parcs éoliens en mer, qui peinent tant à émerger sur les côtes françaises, risquait de torpiller définitivement une filière industrielle naissante. Le gouvernement a, semble-t-il, bien manœuvré.
Les acteurs semblent prêts à maintenir leurs investissements. Et face aux détracteurs d’une politique de transition énergétique qui menace les emplois du nucléaire, l’opération lui permet de dynamiser une filière qui créera 15 000 emplois et d’afficher une économie de 15 milliards sur vingt ans. Ce qui évite "de faire payer aux Français des coûts qui ne correspondent plus aux réalités d’aujourd’hui", se félicite Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique et solidaire.
Sur le même thème: Combiner énergies renouvelables et nucléaire en France, c'est possible selon un rapport européen
Motiver EDF à lâcher le nucléaire
C’est aussi un bon coup vis-à-vis d’EDF, avec lequel le gouvernement cherche à rétablir des relations matures et équilibrées. Trois des six projets de parcs éoliens en mer sont portés par un consortium mené par EDF Énergies Nouvelles. Certes, l’éolien en mer n’est pas la priorité d‘EDF en matières d’énergies renouvelables en France. Il a décidé de miser le plus gros de ses forces sur le photovoltaïque, avec un plan solaire de 30 GW d’ici à 2035.
Reste à persuader EDF de décentrer sa stratégie du nucléaire qui l’emmène "dans une dérive" selon Nicolas Hulot, pour qui il est temps que le groupe public accélère dans sa transition énergétique. Pour cela, il faut aussi lui donner de nouvelles perspectives industrielles. L’éolien offshore, posé mais aussi flottant pour lequel la France a quatre fermes pilotes et détient une réelle avance technologique au niveau mondial, est une piste. Il pourrait représenter 10 % du mix électrique français en 2030.

23/06/18Eoliennes en mer : l’écologie peut-elle ignorer le vivant ?
Un parc éolien prévu en baie de Saint-Brieuc risque de nuire gravement à la biodiversité marine de cette zone exceptionnelle.
Depuis des mois , en tant que membre de la confrérie de la coquille Saint-Jacques, je défends la nécessité de vérifier les conséquences sur la faune et la flore marine d’un parc éolien prévu en baie de Saint-Brieuc en bordure de la merveille de la nature qu’est le Cap Fréhel. On devrait y installer 62 éoliennes en effectuant 3 à 4 forages par unité à 70 m de profondeur dans le sol marin ! J’ai fait effectuer suffisamment de forages en mer pour savoir qu’il n’est pas désirable pour la faune de les multiplier et les pétroliers, fort décriés par ailleurs, ont toujours veillé à ne pas le faire.
Les décisions prises sur la poursuite du programme français de construction des éoliennes en mer étaient prévisibles compte tenu du lobbying effréné des promoteurs, mais ce qui est ahurissant c’est que ceci se fasse au nom de l’écologie. Du point de vue économique c’est délirant : cette énergie est intermittente, les installations à terre nous coûtent déjà un tiers de notre note d’électricité, on va y rajouter un nouveau tiers ! Continuer à nous raconter que les prix s’améliorent ne tient pas compte du caractère intermittent et c’est donc un mensonge. Un mensonge de gens qui ont la « foi », et donc un péché véniel, avec le résultat est que l’on enfume la population. Les 15 milliards d’économies annoncés jeudi en Bretagne sont de la même veine, aussi difficiles à montrer que toutes les autres affirmations, des vérités incertaines à usage de politique de communication pour célébrer les victoires… Il y a trop à dire sur ce sujet et on finirait par lasser puisqu’il faut contrer des centaines d’articles dérivés du même émissaire.
Je vais donc changer d’angle de vue et vous parler de la faune aquatique. L’écologie, c’est d’abord la défense du vivant, et, dans la mer, il y a beaucoup de vie qu’il nous appartient de préserver tout en y trouvant des nourritures exceptionnelles que des professionnels nous permettent de goûter. J’ai écrit un "Guide de la pêche à pied en Bretagne" dont je poursuis la diffusion à chaque occasion de contacts avec mes lecteurs plus habitués à ce que je leur parle d’autres sujets. La coquille Saint-Jacques est un trésor de la nature dont un des lieux préférés est la Baie de Saint-Brieuc (la moitié de la production nationale). Ce don du ciel doit être préservé par les « écologistes » puisque c’est dans leur feuille de route : parler de biodiversité c’est bien, la préserver c’est mieux. La pêche, comme on le sait, fait l’objet de contrôles, en ce qui concerne les coquilles de périodes et de quantités permises par bateau, la France et l’Europe étudient la ressource et la maintiennent… jusqu’à ce que les éoliennes arrivent et préparent la dévastation de ce fragile équilibre. Les pêcheurs s’indignent, veulent avertir le pouvoir politique et se faire entendre dans les médias, des associations de défense se créent et veulent avertir les pouvoirs publics des dangers d’une implantation à la lisière du parc naturel… mais les idéologues écologistes veillent, balaient ce menu fretin qui ne comprend rien à leur croisade : le bien ce sont les éoliennes, le mal c’est tous les autres ! Que comptent quelques coquilles Saint-Jacques à coté du sauvetage de l’humanité définie une fois pour toutes par la « foi « dans les énergies nouvelles !Car le vent pour ces nouveaux Savonaroles, c’est gratuit et c’est « propre », c’est « vert », c’est pur, et tout le reste est sale et impur.
Eh bien non, l’industrie du vent est un business comme un autre avec ses bons et ses mauvais cotés, ni pire ni meilleur que les autres. Ce n’est pas parce que Greenpeace possède des champs d’éoliennes que ceux-ci sont bénis à tout jamais. Il y a investissement, rentabilité et composants industriels, comme toutes les autres installations de production d’électricité, il y a même de mauvais rendements parce que le vent est discontinu, et il y a de la maintenance : en mer on ne l’organise pas avec des bateaux à voile, mais à moteur.
Revenons à l’écologie, la vraie, celle qui essaie de responsabiliser les acteurs de la vie sur terre à la protection de notre milieu naturel . Le Cap Fréhel est un trésor que nous devons laisser à nos enfants, la baie de Saint-Brieuc avec ses ports d’Erquy et de Saint Quay-Portrieux, ceux de Paimpol et de Loguivy de la Mer, l’ile de Bréhat, la faune et la flore qui s’y sont installées depuis des siècles, il est de notre devoir d’en tenir compte lorsque nous souhaitons modifier la côte. Les pêcheurs nous disent que les forages de sondage effectués ce printemps ont eu des conséquences désastreuses sur la coquille, inutile de les empêcher de parler comme cela a été fait mercredi , l’avenir de nos territoires ce sont eux qui l’anticipent , pas les marchands de vent .

http://www.atlantico.fr/decryptage/eoliennes-en-mer-ecologie-peut-elle-ignorer-vivant-loik-floch-prigent-3432475.html

23/06/18 : Les marins-pêcheurs des Hauts-de-France inquiets après le maintien des six parcs éoliens offshore
Le gouvernement a confirmé mercredi les six premiers projets de parcs éoliens qu'il menaçait d'annuler, mais en réduisant considérablement l'aide financière de l'Etat de 40%. Mauvaise nouvelle pour les marins-pêcheurs, ils ont déposé un recours auprès de l'Union européenne.
Les six premiers parcs d'éolien offshore sont maintenus mais avec moins d'aide publique. Parmi les six parcs concernés, trois sont développés par EDF, au large de Fécamp (Seine-Maritime), Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et Courseulles-sur-Mer (Calvados), deux par Engie au large du Tréport (Seine-Maritime) et des
îles d'Yeu et de Noirmoutier (Vendée), et un par l'espagnol Iberdrola, près de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor). Ils représentent chacun une puissance d'environ 500 mégawatts (MW).
Dans un communiqué, le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a réitéré son intention de "poursuivre" le développement de l'éolien en mer dans le cadre de la feuille de route énergétique de la France actuellement en cours d'élaboration.
"Soulagement pour la filière", a réagi sur Twitter la directrice générale des énergies renouvelables en France d'Engie, Gwenaëlle Huet, tandis que Bruno Bensasson, nouveau directeur exécutif d'EDF en charge des énergies renouvelables s'est dit "heureux" de cette décision.
Pour les marins-pêcheurs, cette décision menace leur profession. Nous sommes allés au Tréport là où les patrons pêcheurs amarent leur bateau depuis qu'ils n'ont de port de pêche sur la côte picarde. Ils ne veulent toujours pas de ces éoliennes. Pour eux l'éolien ofshore est une menace pour la biodiversité dans une mer qui est très poissonneuse. 

22/06/18 : Baie de Saint-Brieuc. Parc éolien : un nouvel arrêté signé par le préfet
Initié en 2012, le projet de parc éolien en mer de la baie de Saint-Brieuc, porté par Ailes Marines, nécessite avant sa phase de construction et d’exploitation l’approbation de la convention d’utilisation du domaine public maritime. Cette approbation, qui prend la forme d’un arrêté préfectoral, permet à la société Ailes Marines d’occuper le sous-sol marin de la baie de Saint-Brieuc pour une durée de 40 ans. L’arrêté du...
https://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/saint-brieuc/parc-eolien-un-nouvel-arrete-signe-par-le-prefet-22-06-2018-12004393.php?vptoken=c5f569fef5dabab759bca2c00a712a9579bf77ee