Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

Nouvelle Aquitaine (V) (du 01/07/2019 au ...)

 Nouvelle Aquitaine



Voir les articles précédents sur "Nouvelle Aquitaine" (I)(II)(III) et (IV)


09/08/19 : Charente : LE PROJET DE PARC ÉOLIEN À CELLEFROUIN RETOQUÉ
La préfète de la Charente vient de refuser l’implantation d’un parc éolien sur la commune de Cellefrouin.Ce projet porté depuis trois ans par le groupe EDF Énergies Nouvelles, qui prévoyait d’implanter…
https://www.charentelibre.fr/2019/08/09/le-projet-de-parc-eolien-a-cellefrouin-retoque,3469829.php

09/08/19 : Vienne : Champigny-en-Rochereau : Spectaculaire réparation sur une éolienne du Rochereau
Agé de onze ans, le parc éolien du Rochereau, exploité par Sergies, commence à présenter quelques petits signes de fatigue, sans gravité, mais qui nécessitent de spectaculaires interventions pour être réglés. Jeudi, la société General Electric, constructeur des aérogénérateurs, a ainsi dû déposer une pale dont une pièce lui permettant de s’orienter par rapport au vent était défectueuse.
A l’aide des grues de la société SE Levage de Lyon, les sept salariés français et espagnols de GE ont déposé, au sol, 80 mètres en dessous de l’axe de rotation, la pale d’un poids de 11,5 tonnes. La réparation était censée être terminée dans la soirée.

https://www.lanouvellerepublique.fr/vienne/commune/champigny-en-rochereau/spectaculaire-reparation-sur-une-eolienne-du-rochereau

08/08/19 : Haute-Vienne : Avis « défavorable » pour les six éoliennes de Dompierre-les-Eglises et Villefavard
Manque d’information et modèle économique incertain : le projet d’éoliennes de Dompierre et Villefavard en Haute-Vienne n’a pas reçu l’aval de la commission d’enquête.
Les opposants du projet d’éoliennes « Moulin à vent » n’ont plus rien de Don Quichotte démunis. Depuis ce début de semaine, ils peuvent s’appuyer sur les conclusions et l’avis « défavorable » de la commission d’enquête contre ce parc de six aérogénérateurs répartis entre Dompierre-les-Eglises et Villefavard, pouvant monter jusqu’à 165 mètres et produire près de 38.000 Mégawatts annuels. « La fin de l’omerta », espère l’association ETHER 87, qui a porté l’information, disponible sur le site de la préfecture, à la connaissance du Populaire.
« Insuffisance d’information »
Car plus encore que le sens des recommandations des enquêteurs, qui ont œuvré 4 juin au 6 juillet, ce sont leurs motivations qui trouvent une résonance particulière auprès des associations d’opposants. Leur rapport pointe en effet (page 6/16) « l’insuffisance d’information de la population pendant la phase d’élaboration du projet de 2015 à 2018 ».
Le processus s’est en effet limité, note le document, à « deux permanences d’information d’une petite dizaine de personnes dont certaines d’une même famille, un encart d’un quart de page dans le bulletin municipal de l’année 2017 de Dompierre et un article dans le Populaire du Centre le 14 décembre 2017 ».
Des défauts qui recoupent les témoignages récupérés par nos soins, lors de l’enquête publiée, mercredi dernier, sur le site du Populaire : « En fait, nous expliquait un propriétaire concerné par un autre projet éolien, les promoteurs avancent masqués, ils démarchent à bas bruit et une fois qu’ils ont ferré quelques propriétaires, ils peuvent avancer ».
« Concertation systématique »
En « conclusion », les enquêteurs font valoir quatre propositions « à l’attention des services de l’Etat ». « Pour améliorer l’acceptabilité sociale » des éoliennes, ils suggèrent « une mise à la concertation préalable systématique » pour tout projet supérieur à 5 M€ et « un traitement spécifique des parcs éoliens [avec] la mise en place d’une commission de suivi de l’implantation des parcs éoliens. »
Autres suggestions, « la mise en cohérence des parcs éoliens à l’échelle interrégionale » et le développement « d’études sanitaires » sur le sujet. Des mots qui trouvent un écho local, avec la volonté du président du département, Jean-Claude Leblois de « remettre à plat », le développement de l’éolien en Haute-Vienne.
Quel modèle économique??
Au-delà des traditionnelles interrogations paysagères et de « l’étude acoustique rédhibitoire », le rapport dévoilé cette semaine sur le cas des éoliennes de Dompierre et Villefavard, portées par Néon éoliennes, s’intéresse également de très près à son modèle économique.
« Le plan de financement est établi sur une production de 37.800 MWh/an, une durée de production à plein régime de 2.100 h annuelles et un coût de rachat de l’électricité de 72 €/MWh, notent les enquêteurs. Ce plan montre un retour à équilibre financier de Centrale Eolienne du Moulin à vent après 16 années d’exploitation. Pour un tarif de rachat à 69 €/MWh on arrive à 23 ans, durée supérieure à la durée de vie du parc. Pour la commission d’enquête cette approche constitue un risque pour le Centrale Éolienne du Moulin à Vent et sa maison mère NEOEN. »
https://www.lepopulaire.fr/dompierre-les-eglises-87190/actualites/avis-defavorable-pour-les-six-eoliennes-de-dompierre-les-eglises-et-villefavard_13620405/

02/08/19 : Vienne : Saint-Savin : 
Éolien : la délimitation de la zone tampon en débat
Le Collectif anti-éolien de la Vienne demande à la préfète à ce que le périmètre de protection autour de l’abbaye de Saint-Savin soit l’objet d’une concertation.
C’est à trois, Patrick Kawala, porte-parole du Collectif anti-éolien de la Vienne (CAEV), Philippe Bernard, président de l’association Journet Bocage (1) et Benoît Véron, président de l’association Vent de raison (2), qu’ils ont rencontré le 24 juillet dernier, à Lussac-les-Chateaux, Annie Lagrange, Giséle Jean et Alain Martin, respectivement présidente, vice-présidente et conseiller délégué de la communauté de communes Vienne et Gartempe (CCVG).
Vienne et Gartempe favorable au périmètre élargi
« Il nous était apparu nécessaire de solliciter une clarification de la position de cette collectivité, après la délibération prise le 24 juin dernier par le conseil communautaire (lire notre édition du 30 juin) au sujet de l’agrandissement du périmètre de protection paysagère autour de Saint-Savin et de son abbaye, destiné à protéger l’édifice du voisinage d’éoliennes », commente le Maillois Patrick Kawala. Actuellement cette zone tampon couvre une surface de 147 hectares qui s’avère insuffisante pour protéger l’abbaye de l’implantation d’éoliennes. La covisibilité entre la flèche gothique et les aérogénérateurs pourrait, redoutent certains élus, faire perdre à l’abbaye son label. La nouvelle zone tampon en cours de validation, proposée par la préfecture (3), s’étendra sur 4.142 hectares, soit un rayon de 2,5 à 5 km autour de Saint-Savin, allant grosso modo de Nalliers au nord à Antigny au sud. « Ce qui est encore insuffisant, reprend Patrick Kawala. Nous regrettons que le périmètre envisagé ne corresponde pas à celui réalisé par la Direction régionale des affaires culturelles dans l’étude de sensibilité paysagère en 2015. Elle préconise une zone s’étendant des abords de Chauvigny à l’ouest jusqu’à Montmorillon au sud, débordant dans l’Indre à l’est et incluant au nord les villages de Saint-Pierre-de-Maillé et de la Bussière. Cette zone “ d’exclusion d’élément de grande hauteur ” complétée d’une ” zone de vigilance ” d’environ 8.000 ha, protège à la fois l’abbaye de Saint-Savin du projet éolien de La Bussière (4) mais aussi le futur Institut Robuchon de celui des “ Grand buissons ” à Journet ou l’installation de six aérogénérateurs est envisagée. »
Un courrier à la préfète le 26 juillet
Un avis que partagent donc les élus de la CCVG, qui se sont officiellement positionnés auprès du collectif le 24 juillet. « Dans ces conditions, nous avons adressé le 26 juillet un courrier à la préfète, afin de lui demander de continuer ou de reprendre la procédure prévue par le code du patrimoine, qui prévoit que la délimitation de la zone tampon est le fruit de la concertation et du travail commun de l’État et des collectivités territoriales. Nous espérons ainsi aboutir à un résultat admissible par tous. » Un vœu pieu dont Patrick Kawala espère qu’il ne fera pas que brasser de l’air. « En cas de non-respect de cette phase de concertation, nous sommes prêts à attaquer au tribunal administratif. » Affaire à suivre…
(1) L’Association Journet bocage s’oppose au projet éolien dit des « Grands buissons » à Journet. (2) L’association Vent de raison s’oppose au projet éolien de Thollet et Coulonges. (3) Zone tampon envisagée suite à une nouvelle étude paysagère datée de 2018, rédigée par le même auteur que celle de 2015. (4) Qui a fait l’objet en janvier dernier d’un avis défavorable du commissaire enquêteur.
https://www.lanouvellerepublique.fr/vienne/commune/saint-savin/eolien-la-delimitation-de-la-zone-tampon-en-debat

01/08/19 : Vienne : Jouhet : Parc éolien de Cabarette dans le Montmorillonnais : RES jette l’éponge
La société RES annonce l’abandon de son projet de parc éolien à Jouhet, Journet et Montmorillon, à la suite de revers administratifs et judiciaires.
Il n’y aura pas d’éoliennes au nord de Montmorillon, aux limites de Jouhet et Journet : la société RES a annoncé qu’elle abandonne le projet de sept aérogénérateurs sur lequel elle travaillait depuis 2012. Plus précisément qu’elle ne fait pas appel de la dernière décision du tribunal administratif de Poitiers, qui ne lui était pas favorable.
“ Malgré les atouts du projet les conditions n’étaient pas réunies ”
Les juges avaient confirmé une décision de la préfecture de juillet 2017, qui refusait la demande d’autorisation du projet. Pour la préfète, l’érection d’éoliennes à Cabarette « aurait pour effet de porter atteinte de façon irrémédiable à la vue panoramique accessible depuis le site classé de la Vallée de la Gartempe ». La protection du patrimoine bâti (chateau de Prunier, centre historique de Montmorillon notamment la Maison Dieu) et de la faune sauvage (oiseaux, chauves-souris) était aussi mise en avant.
« Convaincue de l’intérêt du projet du point de vue environnemental et de sa pertinence pour le territoire », RES avait formé un recours en annulation qui n’a donc pas abouti en sa faveur : « Considérant que malgré les atouts de ce projet, les conditions nécessaires à sa poursuite n’étaient pas réunies, la société RES a pris la décision de ne pas faire appel de ce jugement, indique-t-elle dans un communiqué, dans lequel elle remercie les personnes, élus et habitants, ayant soutenu le projet depuis son initiation, et espère à l’avenir avoir l’opportunité de développer de nouveaux projets contribuant à la transition énergétique du Montmorillonnais. »
La fin de ce projet est une perte sèche pour RES, qui indiquait en 2017 avoir investi « entre 750 et 800.000 € depuis trois ans. C’est l’un des projets les plus complexes que nous avons menés, avec des enjeux paysagers et patrimoniaux importants ».
Le projet de Cabarette n’a pas donné lieu à une enquête publique, puisque le refus de la préfecture est intervenu avant même cette étape. Cependant, la réunion publique organisée à Jouhet en juin 2016 avait montré la forte hostilité d’une partie des habitants.
https://www.lanouvellerepublique.fr/vienne/commune/jouhet/parc-eolien-de-cabarette-res-jette-l-eponge

31/07/19 : Creuse : VERS UN AGRANDISSEMENT DU PARC ÉOLIEN DE CHAMBONCHARD ?
Le parc éolien de Chambonchard, à la frontière entre Creuse et Allier, pourrait s’agrandir. Installées depuis 2012 ce qui en faisaient les toutes premières dans le secteur, les 6 éoliennes font désormais partie du paysage…
Et bien, le secteur pourrait accueillir 6 machines supplémentaires d’ici 2021…. Les études environnementales et paysagères ont été faites. Le dossier de demande d’autorisation environnementale devrait être déposé d’ici la fin de l’année…
Le projet était présenté à la population, il y a quelques jours…

Et comme souvent pour ce type d’initiatives, il y a des réticences du côté des riverains.
http://www.rjfm.net/news/vers-un-agrandissement-du-parc-eolien-de-chambonchard-4909

30/07/19Comment les promoteurs éoliens mettent « la pression » sur les propriétaires de Haute-Vienne
Enjeu d'intérêt général, l'implantation des éoliennes en Haute-Vienne débute par le démarchage mené par les promoteurs. Une pratique encadrée mais qui se transforme parfois en jeu de poker menteur entre habitants, élus et industriels.
« Au départ, l'éolien, j'étais plutôt pour. » Propriétaire dans le sud de la Haute-Vienne, Michel n'a rien d'un écolo velléitaire. Mais sa rencontre avec les promoteurs éoliens, désireux d'implanter des éoliennes sur un de ses terrains, « l'a un peu refroidi », dit-il. Il leur reproche « la pression, leurs méthodes », assure-t-il. « Des méthodes de voyous. »
L'histoire commence en « avril 2014 », se remémore le retraité. « Le promoteur est arrivé dans sa grosse voiture, comme un maquignon », décrit-il. « Il est venu avec une lettre qui expliquait l'intérêt des énergies renouvelables, leur nécessité, se souvient Michel. Franchement, j'étais d'accord. Il m'a expliqué que je pouvais avoir une compensation en argent. Il a étalé sa carte du cadastre, m'a lu vaguement le pré-bail. Il a en revanche bien insisté sur le chèque de 200 € qu'il pourrait me donner si je signais tout de suite. Mais un tel contrat ne se signe pas comme ça. »

« Les promoteurs avancent masqués »
Au départ, il ne s'agit que d'un simple passage sur son terrain. Michel se renseigne, appelle la compagnie concernée. « Là où j'ai commencé à douter, c'est quand j'ai demandé à la personne qui me renseignait s'il y aurait une réunion d'information. J'ai perçu un silence très bref. Çam'a interpellé. » Finalement, un deuxième rendez-vous physique a lieu, deux mois après le premier. « Je voulais qu'on aille sur le terrain pour voir les particularités, les sources présentes, précise le propriétaire. Le chef de projet est venu très tard et c'est là qu'il m'a proposé une éolienne. »
Confronté à ce choix difficile, Michel demande un rendez-vous en mairie. « J'ai même demandé une concertation, mais personne ne m'a répondu, poursuit-il. J'ai finalement eu une rencontre avec un conseiller municipal. Et surprise : le chef de projet était présent. » L'entretien ne donnera rien. « En fait, les promoteurs avancent masqués, ils démarchent à bas bruit et une fois qu'ils ont ferré quelques propriétaires, ils peuvent avancer. » L'argument financier est un atout de poids : « Ils leur promettent entre 6 et 12.000 € de rente annuelle. Ça forme un bloc favorable, où les gens vont se transformer en adjoint du shérif. »
Les promoteurs promettent de l'emploi, des retombées fiscales et les élus locaux plongent sans réfléchir.
Les relations sociales entre voisins s'en ressentent. « Quand j'en ai parlé à la fête des voisins, ça a jeté un froid, explique Jean (prénom modifié), dont la maison récemment construite est située à 600 mètres d'un projet éolien. Ce qui complique tout et que je dénonce, c'est cette opacité. Certains propriétaires agricoles acceptent car ça leur rapporte de l'argent, mais la plupart ne vit pas sur place. Et les dommages collatéraux sont pour les autres. »
Alors que 130 à 200 éoliennes pourraient couvrir le territoire de la Haute-Vienne, dans les années qui viennent, selon un dossier que nous proposons dans l'édition papier du Populaire du Centre, ses pratiques ne constituent pas des cas isolés. « Je connais une mamie qui a signé, mais il faut comprendre, dans son champ, elle avait plus l'occasion de voir des cailloux que des billets de 10 », avance Michel. « Ils arrivent à harceler les gens, analyse Vincent Malige, coordinateur de l'association Robin de vents. Ils font la même chose avec les maires. Ils promettent de l'emploi, des retombées fiscales et les élus locaux plongent sans réfléchir. »
Maire de Chateauneuf-la-Forêt, Jean Bariaud le reconnaît sans ambages. « Comme toujours, on est à la recherche de financements et bien sûr, ça offre des retombées économiques. » Opposant déclaré au projet de cinq éoliennes encore au stade d'études sur cette commune de l'est de la Haute-Vienne, Clément Mathieu regrette cette prédominance financière. « En fait, nuance ce spécialiste de l’étude des sols, une éolienne, on voit bien ce que ça rapporte, mais moins ce que ça coûte. Et ça engage sur de longues années. On veut faire du fric avant d’avoir une réflexion intelligente. »
Nouvelle-Aquitaine : 1.000 emplois dans l'éolien
La question de l'emploi revient également fréquemment. « Alors que la plupart des emplois sont en Allemagne ou ailleurs », analyse Vincent Malige. Faux, rétorque Simon Grandcoin, délégué général adjoint de l'association France énergie éoliennes. « Entre les promoteurs, l'entretien, les bureaux d'études, l'éolien crée quatre emplois par jour en moyenne en France, décompte le lobbyiste. Aujourd'hui, en Nouvelle-Aquitaine, il y a 1.000 emplois dans cette filière. »
Vincent Malige, citoyen engagé, rêve du grand débat... sur l'éolien
Globalement, l'implantation des éoliennes souffre d'un manque de transparence. « Il y a beaucoup de méconnaissance, un perte de clarté et de communication, analyse Simon Grandcoin. Mais tout est affiché en mairie et quand on contacte 40 à 50 propriétaires, on ne peut pas dire qu'on le fait dans le dos des gens. » Mais parfois, les promoteurs jouent de ce manque de communication entre les élus et leur population, mais aussi entre leurs habitants eux-même. « Quand ils sont venus me voir, ils m'ont dit qu'un de nos voisins avaient déjà signé, explique Michel. On l'a appelé et évidemment, c'était faux. » Du poker menteur.
Une charte éthique et onze engagements
La procédure pour les promoteurs est pourtant claire : « Il faut d'abord qu'ils contactent la mairie, explique Simon Grandcoin. Puis, les propriétaires, l'administration et ensuite, seulement, on lance les études. C'est impossible de développer un projet si les propriétaires fonciers ne sont pas favorables. » « S'il y a des mauvais comportements, c'est un peu étrange, mais c'est aux promoteurs d'y faire attention. »
France énergie éolienne dispose également d'une « charte éthique », visible sur le site Internet de l'association, dont les membres représentent 9 éoliennes sur 10. Le document recense 11 engagements, parmi lesquels « la participation et la transparence » ou « l’information et la communication ». « Nous nous engageons à organiser, dès le début et tout au long du projet, une communication régulière auprès des élus locaux, des associations et des riverains concernés par nos projets éoliens », assurent les entreprises éoliennes.
"La concertation, elle se limite à savoir si on veut l'éolienne verte, rouge ou bleue. C'est totalement cosmétique." VINCENT MALIGE (Coordinateur de l'association Robin des Vents)
« Lors de la conception de tout nouveau projet, précise également la charte, nous réalisons en partenariat avec des experts indépendants une étude d’impact très détaillée portant sur le patrimoine naturel. Nous mettons ces résultats à disposition des parties prenantes du projet de parc éolien dans le cadre de l’enquête publique. » « Mais les enquêteurs publics sont défrayés par les promoteurs », croit savoir Michel.
Face à l'opposition - ou au scepticisme - de certains élus, les promoteurs se sont également adaptés, si l'on en croit Michel Chevallier, représentant de l'association ETHER qui oeuvre sur l'est du département. « Avant, raconte-t-il, ils allaient voir le maire, lui vanter les rentrées financières, qui compenseraient la baisse de la taxe d'habitation (...). Puis les élus votaient en Conseil municipal le libre accès qui autorise les promoteurs à démarcher les propriétaires. Forts de ça, ils ont toute latitude pour le faire. Mais comme des maires ont commencé à vouloir se renseigner avant d'aller plus loin, ils ont changé de stratégie. »
Les promoteurs démarchent désormais les propriétaires en priorité. « Et une fois qu'ils ont plusieurs accords, ils vont voir les élus, qui se retrouvent pieds et poings liés, souligne Michel Chevallier. Mais ils ne peuvent quasiment rien faire, c'est un bail privé... » L'attrait financier joue à plein, mais constitue parfois un miroir aux alouettes. « On promet aux propriétaires 6 à 9.000 €, explique le responsable d'ETHER. Pour un agriculteur, c'est intéressant. Mais il faut faire attention, avec les formules de révisions des prix, ça descend vite, à peine 1.000 €. »
« Il ne faut pas sacrifier la Haute-Vienne pour des intérêts privés »
C'est également la nature même des concertations qui est mise en cause. « Les photomontages qu'on nous montre sont totalement faux la plupart du temps, confie Michel. Ils minimisent l'impact visuel. » « Il y a toute une rhétorique qui se met en place, souligne Vincent Malige. On parle de concertation, de projets participatifs, d'adhésion des habitants, mais tout ça, c'est de la poudre aux yeux. La concertation, elle se limite à savoir si on veut l'éolienne verte, rouge ou bleue. C'est totalement cosmétique. »
Comme dans tout sujet politique, tout est question d'intérêt général. « Pour atteindre 37 mégawatt en 2030, il y a un vrai cap à franchir, il faut aller vite », préconise Simon Grandcoin. « Nous, ce qu’on demande, c’est un moratoire, avance Vincent Malige. Il ne faut pas sacrifier la Haute-Vienne pour des intérêts privés. »
Les projets éoliens mobilisent les habitants
Jean-Claude Leblois, le président du Département, demande lui aussi « une remise à plat rapide, sur l’efficacité, la rentabilité. Je ne suis pas un opposant systématique, mais il faut un dialogue. J’ai écrit une lettre au Préfet en ce sens et il est d’accord pour travailler de cette façon. » En 2017 et 2018, la Région a également lancé des « appels à projet participatif et citoyen », explique Françoise Coutant, vice-président en charge de la transition écologique. Une trentaine de collectifs ont été créés en Nouvelle-Aquitaine. C'est plutôt bien. L'objectif, c'est d'impliquer les citoyens. On n'est pas dans une démarche où on impose. On encourage au contraire les territoires à construire leur mix énergétique. »
Mais l'appel aux citoyens est une arme à double tranchant. En mars, la mairie de Champnétery a adressé un questionnaire aux foyers de la commune : 148 ont répondu dont 122 défavorables au projet éolien, soit 82,5 % d’opposants. Pour convaincre les propriétaires, l'argent peut aider. Mais pour convaincre tous les citoyens, la tâche s'annonce plus ardue.
https://www.lepopulaire.fr/limoges-87000/actualites/comment-les-promoteurs-eoliens-mettent-la-pression-sur-les-proprietaires-de-haute-vienne_13608830/

29/07/19 : Vienne : Monthoiron : conseil municipal
Extrait : > Révision allégée du plan local d’urbanisme. Le conseil municipal de Monthoiron a décidé de procéder à la révision allégée du PLU afin de répondre aux objectifs suivants : faire évoluer les règles d’urbanisme sur les parcelles du projet éolien des Brandes de l’Ozon Sud afin de lui permettre d’être réalisé ...
https://www.lanouvellerepublique.fr/vienne/commune/monthoiron/revision-du-plan-local-d-urbanisme-16


26/07/19Les éoliennes déchaînent une tempête en Creuse
Qu'elles soient à Bussière-Saint-Georges, ou à Chambonchard et Evaux-les-Bains, les éoliennes ont mauvaise presse actuellement chez les Creusois. Plusieurs expositions ont été organisées dans ces communes par la société Aalto power, qui en a pris pour son grade, en même temps que les élus locaux.
À Chambonchard tout d'abord, le projet d’extension du parc éolien déchaîne les passions. Jeudi 18 juillet, pros et anti-éoliens se sont écharpés à la mairie, devant des représentants d’Aalto power et un maire visiblement désabusés.
Trop chères, pas si écologiques, mauvaises pour la santé et bruyantes… Le rayon habituel d’arguments des détracteurs à l’éolien est resté anecdotique dans beaucoup de discussions, récemment à Chambonchard.
La société Aalto power, qui a récupéré les compétences d’exploitation sur le parc éolien existant (six ouvrages) sur la commune, tenait une permanence d’information à la mairie pour le public, dans le cadre de son étude préliminaire.
Un manque de transparence??
Et finalement, ce n’est pas tant l’éolienne, ce gros moulin à vent, qui a déchaîné les passions, mais bien « la manière dont la société et la mairie ont organisé les choses », protestent des riverains.
En effet, beaucoup regrettent d’avoir été prévenus « trop tard », ou même pas du tout pour certains. Ces derniers sont principalement de la commune d’Évaux-les-Bains, où l’une des futures éoliennes doit être érigée
Devant plusieurs personnes passablement excédées, le maire de Chambonchard, Bernard Tourand, a essuyé des tirs nourris. Il l’assure, il a fait passer l’information dans les boites aux lettres « dès qu’il l’a reçue?! ». « Mais pourquoi n’avons-nous pas été prévenus », ont protesté les habitants d’Evaux. « Je suis maire de Chambonchard, pas d’Évaux-les-Bains », s’est défendu laconiquement Bernard Tourand. Et c’est bien ce défaut de circulation de l’information qui exaspérait les Creusoisprésents. « On est à deux pas, on est tous impactés, c’est dingue que l’information reste cloisonnée de cette manière?! », s’est énervé un habitant.
"Nous n'avons pas eu de nouvelles d'Aalto Power pendant 18 mois, et nous avons appris sur le tard que le projet d'extension de Chambonchard était maintenu" BRUNO PAPINEU (Maire d'Evaux-les-Bains)
Pas un défaut d'information, pour le maire d'Evaux-les-Bains, ou en tous cas pas de la part de sa municipalité. « Nous avions reçu, il y a environ 18 mois, les représentants d'Aalto power. Ils nous avaient parlé de ce projet, et nous les avions accueilli, comment dire... Froidement. » Le maire explique avoir pensé, n'ayant eu aucun autre retour de la société depuis, que le projet avait été abandonné.
« Puis, nous avons reçu une délégation le 11 juin 2019, où ils nous ont dit qu'en fait le projet était maintenu et en bonne voie ». Le conseil municipal, qui a adopté une mesure interdisant la construction d'éoliennes à moins de 1.000 mètres des habitations (contre 500 prévus par la réglementation),doit encore délibérer pour savoir si, oui ou non, il autorisera la construction de trois ouvrages supplémentaires sur sa commune : un faisant partie du parc de Chambonchard, et deux autres construits par la société RES. « De toutes manières, tient à rappeler Bruno Papineau, c'est la préfète qui aura le dernier mot, que nous ayons autorisé le projet ou non. »
« Rien n’est figé »
Amandine Bugli, qui porte le projet pour Aalto power, l’a affirmé haut et fort : « Nous n’en sommes qu’à la phase d’étude, nous pouvons encore faire bouger les lignes, et bien sûr nous le ferons si le besoin s’en ressent pour les habitants ». Et d’ajouter : « Nous ne sommes pas tenus d’envoyer des bulletins d’information, nous ne sommes pas tenus de tenir une permanence pour expliquer le projet ».
À l’intérieur de la mairie de Chambonchard, devant les panneaux explicatifs, quelques habitants se sont écharpés verbalement. Notamment des agriculteurs, montrés du doigt par d’autres riverains : « Vous, ça vous arrange bien?! ». « Eh bien oui, répondent-ils avec force, si vous connaissez la réalité du métier d’agriculteur, bien sûr que ça nous arrange. Nous aussi on veut avoir une retraite plus tard et arrêter de nous inquiéter constamment pour finir le mois. Donc s’il y a 6.000, 15.000 ou même 20.000 euros à prendre par an pour une location de terrain, on les prendra. »
Pour le moment, si le principe de l’étude a été approuvé par le conseil municipal (une délibération n’est pas nécessaire pour l’étude), le maire de Chambonchard se défend d’avoir autorisé quelque projet que ce soit. « Nous n’avons pas délibéré, nous n’avons pas voté. »
Le dossier de demande d’autorisation environnementale devrait être déposé en préfecture à l’issu de l’étude, en septembre. La construction, elle, - si construction il y a -, adviendrait entre 2021 et 2022. Les opposants, qui se sont rapprochés d’un avocat, comptent bien utiliser ce temps pour parvenir à bloquer ce qu’ils considèrent comme « un abus, une histoire de copinage ».
Ca gueule à Bussière-Saint-Georges
Jeudi soir, c’était à Bussière-Saint-Georges que la société Aalto power était venue répondre aux questions des habitants. Toujours dans le cadre d’une nouvelle extension. La commune compte déjà sept ouvrages sur son territoire - le parc mis en service en 2012 en compte un total de neuf -. L’extension prévoit de rajouter cinq nouveaux ouvrages. Et cette fois-ci, c’est un front commun d’habitants auquel maire et porteurs de projets ont dû faire face.
« Vous le voyez, nous sommes là, nous ne voulons pas de votre nouveau projet. Des éoliennes, on en a bien assez. Qu’est-ce que vous allez faire maintenant?? »
Rassemblés dans une annexe de la mairie, des habitants du village de Couchardon, sur la commune de Bussière-Saint-Georges, sont venus demander à la société Altopower de retirer purement et simplement son projet d’extension du parc éolien.
« Ce n’est pas à nous de décider, a rétorqué Amandine Bugli d’Aalto power. Nous sommes ici pour vous expliquer le projet, recueillir vos avis et les faire remonter. »
« Mais qui prend les décisions alors?? », demandent des habitants excédés.
Tentant d’intervenir en médiateur, Gérard Thomazon, maire de la commune, a finalement dû essuyer des tirs nourris. Il n’aurait prévenu les habitants de ce projet d’extension au moment où la société lui en a parlé, c’est-à-dire « aux alentours de 2017 », a-t-il lui même estimé. Et de relativiser néanmoins : « La cérémonie des vœux, à laquelle vous étiez tous invités, a été en grande partie occupée par cette question. Personne n’a émis d’objection. C’était il y a cinq mois. »
Andrée Rouffet-Pinon, vice-présidente de France Nature Environnement 23, et résidente à Montluçon et en Creuse, avait fait le déplacement. Elle en a profité pour annoncer qu’une avocate du barreau Clermont-Ferrand avait bien été contactée à ce sujet. « C’est maintenant qu’il faut faire quelque chose, nous devons les bloquer avant la fin de la phase d’étude », a-t-elle assuré.
Entre la présidente de France Nature Environnement 23 et le maire de Bussière-Saint-Georges, le ton est très vite monté.
« Un petit maire sous-fifre »
Et comme souvent dans ces circonstances, le sujet de départ est passé à la trappe pour que le dialogue ne se limite finalement qu’à une joute verbale émaillée d’insultes. Quand Gérard Thomazon s'exclame devant la présidente de FNE 23 « Ici c'est moi qui commande », la rupture est consommée. « Moi j’ai rencontré le président de la République, ce n’est pas devant un “petit maire sous-fifre” que je vais m’incliner?! », rétorque Andrée Rouffet-Pinon à grand renfort de gestes et de cris.
Certains habitants ont fini par croire qu’on en viendrait aux mains, tant et si bien que ce sont finalement les salariés d’Aalto power qui ont séparé les belligérants et calmé le jeu. Situation cocasse.
« C’est vrai que le dialogue est mort, ça fait de la peine à voir », admet un habitant, désabusé par une scène qu’il qualifie de « triste ».
Le sujet des éoliennes devrait être au menu du prochain conseil municipal de Bussière-Saint-Georges. France Nature Environnement 23 annonce son intention de faire barrage.
https://www.lamontagne.fr/gueret-23000/actualites/les-eoliennes-dechainent-une-tempete-en-creuse_13614241/

25/07/19 : Creuse : Bussière-Saint-Georges : des habitants disent non aux nouvelles éoliennes

Une quarantaine d'habitants de Bussière-Saint-Georges ont manifesté devant la mairie, jeudi 25 juillet, pour crier leur opposition au projet d'agrandissement du parc éolien. Des représentants de la société AALTO POWER étaient présents. La discussion a été houleuse.
Un vent de colère souffle sur Bussière-Saint-Georges. Une partie des habitants s'oppose à un projet d'extension du parc éolien de la commune. Jeudi 25 juillet, la société AALTO POWER, qui exploite déjà les premières éoliennes, a organisé une exposition afin d'informer la population de son nouveau projet. Une quarantaine de citoyens ont manifesté leur mécontentement avec des banderoles et des clairons, avant d'entamer une discussion musclée.
Cinq éoliennes de plus
En 2012, AALTO POWER a mis en service un parc composé de 9 éoliennes. 7 sont implantées sur le territoire de Bussière-Saint-Georges. Les deux autres sont sur la commune voisine de Saint-Marien. Début juin, AALTO POWER a rendu public un projet d'agrandissement. La société souhaiterait construire 5 nouvelles éoliennes dans le secteur.
Parmi ces nouvelles éoliennes, 4 pourraient être construites à Bussière-Saint-Georges, au lieu-dit Couchardon. Les habitants de ce hameau ont réagi au quart de tour. Ils s'estiment déjà pénalisés par les premières éoliennes et refusent d'en voir s'implanter de nouvelles sous leurs fenêtres. 90% des habitants du lieu-dit ont signé une pétition pour signaler leur opposition.
Les habitants dénoncent des nuisances et un manque d'information
Au cours de la réunion d'information, les habitants n'ont pas manqué de faire remonter leur mécontentement. D'après eux, le parc d'éoliennes tel qu'il est actuellement génère déjà de nombreuses nuisances. Ils évoquent le bruit, la dévaluation du prix de l'immobilier sur la commune, ainsi qu'une dégradation des paysages. "Les premières éoliennes on s'en accommode, mais les nouvelles on n'en veut pas", voilà le mot d'ordre de ces citoyens révoltés.
Ils estiment aussi que le projet d'agrandissement a été monté en catimini : "La population n'a pas été consultée", assure Claude Deschamps, le porte-parole de ces habitants en colère, "le projet a été monté dans notre dos, sans aucune prise en compte de ce que l'on ressentait suite au premier projet éolien"assure-t-il.
Le maire assure qu'il en a parlé pendant ses vœux
Visé par plusieurs critiques, le maire, Gérard Thomazon se défend d'avoir caché ce projet à ses administrés. Il reconnait que la société avait évoqué son envie d'agrandir le site dès 2017, mais d'après lui, il n'y avait alors rien de concret. Le maire assure avoir abordé cette question publiquement, lors de ses vœux en début d'année 2019.
Le projet n'ayant été officialisé par AALTO POWER que début juin, le maire estime que toute forme de communication plus poussée n'avait pas lieu d'être jusqu'à cette date : "Communiquer sur quoi? Un projet qui n'existe pas ? demande-t-il avant de poursuivre, on est arrivé au stade où le projet est connu maintenant. Aujourd'hui nous avons les éléments pour dire où seront les éoliennes, quelles seront les nuisances. Tout est encore à décider. Il n'y aura pas de décision avant le 2e semestre 2020, alors il ne faut pas s'énerver comme ça".
Pourquoi agrandir ce site-là?
Amandine Bugli est la responsable développement du projet d'agrandissement du parc d'éoliennes de Bussière-Saint-Georges pour AALTO POWER. Elle a été surprise par la forte contestation qui s'est exprimée ce jeudi 25 juillet. La jeune femme explique que ce parc "fonctionne bien et qu'il y a la place pour rajouter des éoliennes".
Elle précise aussi que l'extension des parcs déjà existants serait une pratique courante pour éviter l'étalement des éoliennes sur un territoire. Elle assure également que le projet peut encore être légèrement modifié, en fonction des requêtes des habitants.
Encore beaucoup d'étapes avant la construction de nouvelles éoliennes
Le projet d'agrandissement du parc éolien de Bussière-Saint-Georges a encore plusieurs étapes à passer avant de se concrétiser. AALTO POWER n'a pas encore déposé sa demande d'autorisation de permis de construire à la préfecture.
Au cours du 2e semestre 2020 une enquête publique se déroulera dans la commune. Ce n'est qu'après, que la préfète accordera, ou non, le permis de construire.
Si le projet va jusqu'au bout, les nouvelles éoliennes pourraient être mises en service en 2022
https://www.francebleu.fr/infos/societe/bussiere-saint-georges-des-habitants-disent-non-aux-nouvelles-eoliennes-1564085074

25/07/19 : Vienne : Un nouveau conseiller municipal à Savigné
Extrait : 

> Projet éolien du « Cerisou ». Le conseil municipal autorise le maire à signer une convention de servitude technique, d’accès, de survol et de passage de câbles avec la Cepe Cerisou, en vue de la construction du parc éolien et de son exploitation. 
https://www.lanouvellerepublique.fr/vienne/commune/savigne/un-nouveau-conseiller-municipal-a-savigne


24/07/19 : Deux-Sèvres : Availles-Thouarsais : Volkswind justifie son nouveau projet éolien
L’entreprise envisage d’installer six nouvelles éoliennes dans le parc déjà en fonctionnement d’Availles-Thouarsais et Irais, qui en compte dix.
La société allemande, spécialisée dans l’éolien, a organisé des permanences d’information dans la salle des associations d’Availles-Thouarsais, en compagnie de trois de ses représentants. Les six nouvelles éoliennes vont être implantées près de la commune, sur deux lignes de part et d’autre des dix déjà existantes. D’une hauteur de 150 mètres, elles seront installées à 700 mètres des habitations. L’objectif avancé par l’entreprise est d’éviter le mitage du territoire en optimisant une zone favorable à l’implantation d’éoliennes et en limitant l’impact sur le paysage.
Expliquer le projet au public

La mise en service est prévue pour 2021 avec pour objectif la production d’électricité équivalente à la consommation de 21.700 foyers (hors chauffage et eau chaude). Le parc éolien s’inscrit dans le projet politique de transition énergétique pour la croissance verte.
Selon un représentant de Volkswind, présent lors de la permanence, « le Thouarsais est une région très favorable aux énergies renouvelables et le potentiel de vent est plus important, contrairement au sud de la Nouvelle-Aquitaine où les contraintes sont plus nombreuses ».
Mais de nombreuses voix se sont élevées contre le projet. Certains conseils municipaux, comme celui d’Availles, ont voté contre. Les opposants reprochent le manque de communication autour du nouveau projet. Des flyers ont été distribuées dans les boîtes aux lettres des communes concernées.
« L’objectif de la permanence est d’inviter les gens à échanger afin d’expliquer les mesures, explique l’une de ses collègues, être au plus proche des gens pour discuter par petits groupes. » Un autre argument avancé par le groupe est l’implication d’entreprises locales et régionales pour l’installation des éoliennes, notamment dans le domaine du terrassement, du génie civil et du raccordement électrique.
Parmi les inquiétudes, les conséquences des éoliennes sur la faune et la flore. Le secteur abrite une avifaune très diversifiée avec des espèces protégées comme le busard saint-Martin, l’œdicnème et différentes chauves-souris. Volkswind affirme avoir entrepris des études naturalistiques et acoustiques.
Des points à éclaircir
Un suivi écologique du chantier sera assuré. L’entreprise ne réalise aucuns travaux pendant la période de nidification. Les 85 mètres de haies supprimés pendant l’installation seront doublés et un kilomètre de haies paysagères sera planté dans les principaux bourgs et chez les riverains qui en font la demande.
Le 30 avril dernier, la Mission régionale d’autorité environnementale (MRAE) de la Nouvelle-Aquitaine a publié un avis concernant le projet. Ce rapport, bien que favorable, a toutefois demandé des précisions sur certains points concernant le niveau d’impact sur la biodiversité et le bruit.
Contacts Volkswind : 05.55.48.38.97 ou limoges@volkswind.fr
https://www.lanouvellerepublique.fr/deux-sevres/commune/availles-thouarsais/volkswind-justifie-son-nouveau-projet-eolien

23/07/19 : Deux-Sèvres/Charente : Montalembert : Premier bilan pour Eostress

L’association Eostress nord Charente, fondée le 16 juin 2018, a tenu sa première assemblée générale, ouverte au public, en présence d’une cinquantaine de membres, de sympathisants, d’élus et de représentants d’autres associations partageant l’objectif de lutte contre la saturation éolienne dans le nord Charente et le sud Deux-Sèvres. Ont été rappelées les principales actions menées lors des 12 mois écoulés, à savoir une mobilisation à l’encontre notamment des trois projets de parcs éoliens situés sur les communes de Londigny-Montalembert, La Chèvrerie-La Faye et Ruffec. Le but étant d’informer les habitants et les élus locaux de l’existence de ces projets d’implantation d’aérogénérateurs industriels géants dans les territoires ruraux et de leurs conséquences, lors d’innombrables rencontres sur le terrain et de trois réunions publiques d’information qui ont été organisées le 8 décembre 2018, le 31 janvier et le 16 février 2019 et qui ont regroupé 280 participants. Concrètement, de multiples démarches ont été entreprises, notamment des pétitions et des enquêtes publiques. Les projets sont toujours en cours d’instruction et doivent passer en Commissions départementales de la nature, des paysages et des sites, préalable aux décisions des préfètes de Charente et des Deux-Sèvres. En fin de séance, il a été procédé à l’élection du bureau comme suit : président Yves de La Meslière, vice-présidente Marie-Claude Delfau, secrétaire Grégory Desmazières, secrétaire adjointe Yolaine Merle, trésorier Bernard Delfau et trésorier adjoint Bruno Bassot.
https://www.lanouvellerepublique.fr/deux-sevres/commune/montalembert/premier-bilan-pour-eostress


23/07/19 : Deux-Sèvres : Lezay : Contre la prolifération d’éoliennes
Extrait : Projets éoliens et photovoltaïques. La communauté de communes Mellois en Poitou mène un sondage sur la position des conseils municipaux. Actuellement, deux projets sont en cours : 6 éoliennes proposées par la société RES sur Lezay et Saint-Vincent-la-Châtre, installation photovoltaïque sur un élevage d’oies pondeuses à la Grande-Foye. Le conseil souhaite que la communauté de communes propose de ne pas franchir le plafond d’implantation de 100 éoliennes prévu au départ, les décisions étant prises en préfecture.
https://www.lanouvellerepublique.fr/deux-sevres/commune/lezay/contre-la-proliferation-d-eoliennes

23/07/19Deux-Sèvres : Prailles-la-Couarde : conseil municipal
Extrait : Convention de servitudes de parc éolien. Le maire présente au conseil municipal la demande concernant une promesse de servitudes du parc éolien sur la commune de Prailles-La Couarde avec la société JP Energie Environnement (JPEE) qui souhaite conclure avec la commune une promesse de constitution de servitudes sur les chemins ruraux suivants appartenant au domaine privé de la commune : CR 126, 129, 131, 132 et 133.
https://www.lanouvellerepublique.fr/deux-sevres/commune/prailles-la-couarde/les-decisions-du-conseil-municipal-442

18/07/19 : Deux-Sèvres : Melle : Éoliennes de Saint-Vincent : l’opposition continue
Si les opposants au projet éolien de Saint-Vincent-la-Châtre sont loin d’avoir gagné la guerre, ils ont depuis quelques jours des raisons d’espérer.
Avec une liste de signataires qui s’approche des 250 au bas de leur pétition et des riverains qui se rangent peu à peu à leurs côtés, les membres du collectif s’opposant au projet conduit par la société Epuron ont retrouvé le sourire. Un peu. Ce sont surtout deux rendez-vous qui leur ont récemment redonné satisfaction et ont éloigné leur sentiment d’être un peu seuls. Le premier s’est déroulé dans les locaux du conseil départemental où des membres du collectif ont été reçus par le président Gilbert Favreau. « Le président Favreau parle plutôt de transaction financière que de transition écologique. Il condamne aussi le mitage du territoire. »
“ Un simulacre de concertation ”
Quelques heures après le rendez-vous au conseil départemental, neuf membres du collectif se sont présentés au conseil municipal de Saint-Vincent-la-Châtre. Les conseillers étaient invités à répondre au questionnaire de la communauté de communes quant aux projets éoliens, photovoltaïque et méthanisation. « Le conseil a tenu à différencier les trois types de projets et les votes se sont déroulés à bulletin secret. » Il ressort de ces votes un avis défavorable pour l’éolien mais favorable pour les deux autres types d’installation. « Nous avons appris à cette occasion que la commune est concernée par deux autres projets éoliens, en commun avec Lezay et Clussais-la-Pommeraie. » Au final la société Epuron semble s’orienter vers l’installation de trois éoliennes de 200 mètres de haut pour une puissance nominale de 4,5 mégawatts. Plus hautes et plus puissantes que toutes celles installées jusqu’à présent dans la région. « Nous avons participé aux ateliers du promoteur, ils nous ont montré des photomontages qui ne sont absolument pas réalistes et ils n’ont répondu à aucune de nos interrogations. C’est un simulacre de concertation. » Idem pour les mesures du bruit. « Ils ont fait des mesures parfois près de pompes à chaleur ou derrière des maisons, mais pas chez les riverains immédiats. Les éoliennes seront à 640 mètres des maisons. » Seule promesse, la possibilité de stopper les machines la nuit pour protéger les chauves-souris. A se demander si la production d’énergie n’est pas finalement secondaire. « Chail semble avoir disparu du projet qui devait se faire sur les deux communes », explique le collectif. « On pense aussi que Mellois en Poitou a un rôle à jouer notamment par son Plui qui pourrait limiter le nombre de constructions dépassant 50 mètres de haut. On sait que la préfecture ne peut pas s’opposer aux projets si les élus ne font pas groupe. »
Par ailleurs, le collectif dit toujours attendre une réponse à ses courriers adressés à Delphine Batho et Fabrice Michelet. En attendant, le collectif a bien l’intention de continuer à afficher son opposition.
https://www.lanouvellerepublique.fr/deux-sevres/commune/melle/eoliennes-de-saint-vincent-l-opposition-continue

17/07/19 : Gironde : Éoliennes : le scandale du Blayais
ÉDITO. EDF veut implanter des éoliennes de 180 m de haut sur la rive droite de la Gironde en zone protégée, où transitent les oiseaux migrateurs.
Après avoir, au nom du progrès et du bien-être pour tous, construit une centrale nucléaire non loin de la splendide citadelle de Blaye, classée au patrimoine mondial de l'Unesco, EDF, au nom d'une tardive conversion écologique, veut en toute discrétion ériger 30 à 40 éoliennes « plus plus » (180 mètres de haut) sur la rive droite de l'estuaire de la Gironde. Une vitrine formidable pour EDF (rebaptisée pour ces opérations EDF-R, comme renouvelable), qui mettrait en évidence, avec l'ancien (le nucléaire) et le nouveau (les éoliennes), son inaltérable capacité à détruire les paysages. Sans compter les dégâts annexes : baisse de la fréquentation touristique et chute des prix de l'immobilier.
Broutilles ! Il y a pire, comme l'explique Jean-Loup Revérier, ancien journaliste d'investigation à L'Express et au Point et animateur de l'Association pour la défense des marais de l'estuaire (DDME) : « L'inventaire de la Nouvelle-Aquitaine classifie cette rive droite comme une zone humide d'importance majeure et d'une sensibilité environnementale forte. L'un des tout premiers couloirs d'oiseaux migrateurs d'Europe, il est emprunté chaque année par des myriades d'oiseaux. Une donnée essentielle, relevée par le Muséum national d'histoire naturelle, l'Office national de la chasse et de la faune sauvage et la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO). Cela explique que ce site soit classé zone Natura 2000, mais aussi zone de protection spéciale (ZPS) depuis 2004, après avoir été inscrit en zone d'intérêt communautaire pour les oiseaux (Zico) au titre de la directive européenne n° 79-409. Il est, de plus, placé sous la protection de la loi littoral. »
En toute discrétion
Qu'importe. Une loi, ça se modifie, a répondu un des représentants d'EDF à Jean-Loup Revérier, qui n'est pas seul à être « vent debout » contre ce projet. La zone concernée se trouve juste en face de « la route des châteaux », sur l'autre rive, le défilé des grands crus classés en 1855 qui s'ouvrent à l'oenotourisme et accueillent chaque année des milliers de touristes. La Gironde, son estuaire, le phare de Cordouan du XVIe siècle qui vient lui aussi d'être classé au patrimoine mondial, la Cité du vin et la ville de Bordeaux rénovée qui attirent de plus en plus les bateaux de croisière, tout cela ne semble rien peser face à la volonté du géant de l'électricité, qui trouve impeccable la zone visée car justement, étant protégée, « il y a de l'espace » et « de la disponibilité foncière ». Alors, en toute discrétion, EDF a envoyé ses sbires relever les cadastres et rendre visite aux propriétaires de terrains, souvent de petits agriculteurs à qui l'on fait miroiter des revenus substantiels sans leur préciser que, s'il fallait démonter un jour, les travaux seraient à leur charge.
D'ordinaire, sur des sols stables, chaque éolienne demande un peu plus de 1 000 tonnes de béton et 40 tonnes de ferrailles au pied. Mais là, sur ces sols marécageux, et compte tenu de la hauteur des engins, il faudra compter bien davantage… Quant au coté écologiste, là non plus ça ne tient pas puisque leur implantation représente une emprise supplémentaire pratiquement indestructible sur les terres agricoles. Ces énormes blocs de béton armé et vibré resteront définitivement dans les sols et ce n'est pas en les recouvrant de 50 cm de terre qu'on rendra à ces parcelles leur vocation agricole (surtout avec le réchauffement climatique qui provoque de la sécheresse). « Des tonnes de terres rares, des milliers de tonnes de béton, des dizaines de tonnes de pales en matériaux composites que nul ne sait éliminer, des centaines d'hectares de terres irrémédiablement dévastées et la biodiversité sacrifiée », ajoute Jean-Loup Revérier. Sans compter que le rendement en électricité des éoliennes est de plus en plus contesté par des spécialistes.

Épouvantails
La DDME, l'association de Jean-Loup Revérier, a été rejointe par le Comité interprofessionnel des vins de Bordeaux, le Conseil des grands crus classés 1855, les communautés de communes concernées et environnantes, le conseil régional Nouvelle-Aquitaine et des dizaines d'élus. Dominique Bussereau, ancien ministre, président du conseil départemental de Charente-Maritime et président de l'Assemblée des départements de France, dénonce « une atteinte inacceptable à un secteur tout à la fois très sensible et exceptionnel ». Pour l'instant, tout cela n'ébranle en rien la détermination d'EDF, qui maintient son projet et rassure les amis des oiseaux en affirmant que des subterfuges seront placés pour les écarter. Sans doute des épouvantails de 180 mètres de haut…

17/07/19 : Deux-sèvres : Fontivillié : En faveur du projet éolien
Extrait : La commune historique de Chail avait émis en 2017 un avis favorable, les élus de la commune nouvelle se déclarent également, à l’unanimité, en faveur de ce projet éolien. Les élus ont également répondu à l’enquête menée par Mellois en Poitou à propos de projets étiquetés énergie renouvelable. Sans surprise, le conseil se dit favorable aux projets sur sa commune et dit ne pas vouloir intervenir dans les projets des communes voisines.
https://www.lanouvellerepublique.fr/deux-sevres/commune/fontivillie/en-faveur-du-projet-eolien

11/07/19 : Gironde : Libourne : Ferme éolienne : Abo Wind n’abdique pas
Suite à l’arrêté préfectoral de refus sur le volet environnemental, les porteurs du projet d’éoliennes comptent déposer un recours contentieux devant la cour d’appel.
Pour ceux qui trépignent de voir des éoliennes fleurir dans le Libournais, il faudra se montrer encore très patients. Le projet de la Petite Valade à Maransin, porté par la société Abo Wind, a officiellement reçu il y a quelques…
https://www.sudouest.fr/2019/07/11/ferme-eolienne-abo-wind-n-abdique-pas-6323409-2966.php


11/07/19 : Deux-Sèvres : Augé - Cherveux : Le futur espace commercial de Cherveux est sur les rails
Extrait : 
Elle (La maire, Marie-Pierre Missioux) a rappelé : « Nous ne pouvons pas accepter un parc éolien aussi près de la commune et en face du château qui détruirait tout ce qui se met en place ».
https://www.lanouvellerepublique.fr/deux-sevres/commune/auge/le-futur-espace-commercial-de-cherveux-est-sur-les-rails

11/07/19 : Gironde : 
Les vins de Bordeaux mettent un vent au projet d’éoliennes
Comme les élus locaux et associations de protection de l’environnement, le vignoble bordelais s’oppose au projet d’établissement d’un parc éolien sur l’estuaire de la Gironde.
Vents contraires pour l’idée d’un parc éolien situé sur le marais de Blaye et porté par EDF Renouvelables (filiale du groupe EDF). Alors que s’achève ce 12 juillet la période de consultation préalable au projet d’implantation de 30 à 40 éoliennes, la filière viticole vient d’exprimer sa « ferme opposition » à cette implantation dans l’estuaire girondin. Dans une lettre envoyée ce 24 juin à la préfecture de Gironde, Allan Sichel, le président du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux (CIVB), affirme la volonté des « vignobles prestigieux du Médoc et du Blayais » de préserver « une renommée reposant notamment sur un patrimoine paysager viticole exceptionnel ».

Avec des éoliennes hautes de 180 mètres (au bout des pâles), l’effet d’un mur blanc d’hélices serait catastrophique sur les touristes estime la filière bordelaise, misant sur l’œnotourisme (y compris fluvial). En l’état, ce projet engendrerait « un changement radical de vision paysagère de l'estuaire de la Gironde qui serait ainsi proposé en vis-à-vis des AOC communales du Médoc et de ses Grands Crus Classés, mais également depuis les vignobles du Blayais et du site UNESCO de la citadelle de Blaye » pointe Allan Sichel. Qui souligne qu’avec « la centrale nucléaire du Blayais […] la filière estime déjà payer un lourd tribut en termes d’image et d’économie, pour ne pas devoir subir une nouvelle atteinte avec ce projet éolien. »
+10 % de production électrique
Pour EDF Renouvellement, reçu ce 10 juillet au CIVB, ces arguments ne tiennent pas la route face à la diversification attendue du mix énergétique. « La création du parc éolien du Blayais permettrait à elle seule d’accroître la puissance éolienne en région Nouvelle-Aquitaine de plus de 10 % par rapport à 2018 » estime le fournisseur d’énergie. Qui précise qu’« avec une capacité de 100 à 120 MW, le parc éolien du Blayais n’a bien évidemment pas vocation à remplacer la production de la centrale nucléaire de Braud-et-Saint-Louis (4 tranches nucléaires d’une puissance de 900 MW chacune. ». Et le promoteur du projet d’égrener les avantages d’une implantation dans le Blayais : « il y a du vent*, le réseau électrique est déjà adapté [NDLA : avec la proximité de la centrale nucléaire], de l’espace et de la disponibilité foncière ».
"Vierge et sauvage"
« Et pour cause si le terrain est vierge et sauvage, c’est parce qu’il a été soigneusement préservé » s’emporte Jean-Loup Reverier, animateur de l’Association pour la Défense Des Marais de l’Estuaire (revendiquant 500 membres). Le militant s’oppose à cette implantation le long de l’estuaire, dont il rappelle les classements en zone Natura 2000 et zone de protection spéciale en raison de ses zones humides et de son couloir d’oiseaux migrateurs. « C’est une chose incroyable, la Ligue de Protection des Oiseaux et les fédérations de chasse sont côte à côte » souligne Jean-Loup Reverier. Qui précisé que les élus de la zone sont mobilisés contre le projet, des huit communes concernées au conseil régional de Nouvelle-Aquitaine.
Pour défendre ses paysages viticoles, la filière des vins de Bordeaux se positionne durablement contre le projet de parc éolien. « Aujourd'hui, nous sommes dans la phase de concertation. Aucun dossier n'a été déposé en préfecture et il n'y a pas eu d'ouverture d'enquête publique » conclut, vigilant, Franck Jullion, le président du syndicat viticole de l'appellation Blaye Côtes de Bordeaux.
* : Du moins en hauteur, "la vitesse du vent est en moyenne de 22 km/h (6,14 mètres par seconde) à 100 mètres du sol et de 23 km/h (6,4 mètres par seconde) à 150 mètres" précisent les diagnostics réalisés par EDF en 2016-2017.

https://www.vitisphere.com/actualite-89935-Les-vins-de-Bordeaux-mettent-un-vent-au-projet-deoliennes.htm

10/07/19 : Gironde : Libournais : Abo Wind ne renonce pas au projet d’éolienne

Maransin : Suite à l’arrêté préfectoral de refus sur le volet environnemental, les porteurs du projet d’éoliennes comptent déposer un recours contentieux devant la cour d’appel
Pour ceux qui trépignent de voir des éoliennes fleurir dans le Libournais, il faudra se montrer encore très patients. Le projet de la Petite Valade à Maransin, porté par la société Abo Wind, a officiellement reçu il y a quelques jours un refus de la Dreal (Direction régionale de l’environnement …
https://www.sudouest.fr/2019/07/10/libournais-abo-wind-ne-renonce-pas-au-projet-d-eolienne-6320647-2984.php

10/07/19 : Charente-Maritime : Jonzac : Concert de huées contre le projet éolien d’EDF
L’idée d’implanter de 30 à 40 mâts d’éoliennes sur la rive droite du plus vaste estuaire d’Europe, en plein marais, a soulevé une bronca massive à la réunion publique, lundi.
La réunion publique de concertation organisée au Centre de congrès de Jonzac, lundi soir, par le porteur de projet, EDF-Renouvelables a duré trois heures. Un temps insuffisant pour qu’il puisse aller au bout de ses arguments et convaincre l’assistance de la nécessité de ce projet industriel d’éolien terrestre.

Cinq cents personnes se sont déplacées de toute la Charente-Maritime et de la Haute Gironde : parlementaires, conseiller régional, conseillers départementaux, maires, conseillers municipaux et responsables communautaires de tous bords, membres des fédérations de chasse, des sauvaginiers, des groupement des chasseurs du Blayais Cubzaguais, de l’association de Défense des marais de l’estuaire, de Stop Éoliennes 17, de la Ligue de protection des oiseaux, du Conservatoire du littoral et de l’estuaire, de Vigi Eole. Mais aussi des représentants du tourisme, du commerce, de l’artisanat. Et de simples habitants. Tous ont fait front commun contre le projet d’EDF.
Les uns et les autres ont saisi la moindre occasion pour se faire entendre. Dire leur opposition à l’implantation de trente à quarante mâts d’éoliennes sur la rive droite de l’Estuaire de la Gironde, de Saint-Androny à Saint-Dizant-du-Gua en passant par Anglade, Braud-et-Saint-Louis, Saint-Ciers-sur-Gironde, Saint-Bonnet-sur-Gironde, Saint-Sorlin-de-Conac et Saint-Thomas-de-Conac. Ils n’en veulent pas dans ce milieu naturel préservé, comptant des secteurs classés Natura 2000, et même, à l’intérieur de cette classification, en Zone de protection spéciale (ZPS). Ils seront nombreux sur le terrain si on le leur impose, n’ont-ils pas manqué de préciser.
Réunion houleuse
Cette réunion fut houleuse. Le concert des avis et des questions, remarques, récriminations, invectives, protestations et mises en doute sur la méthode, l’intérêt environnemental, les chiffres avancés, les arguments techniques, a démarré dès les premières prises de parole des porteurs du projet. Pour mémoire, cette réunion publique était la dernière après deux autres du même type à Bordeaux et Braud-et-Saint-Louis, les 3 et 4 juin(1).

Le porteur de projet l’a rappelé, « la concertation s’achèvera le 12 juillet, après six semaines qui ont aussi proposé des ateliers thématiques et des permanences dans les communes » (2). Martin Leÿs, délégué régional EDF de Nouvelle-Aquitaine, David Augeix, directeur développement région Sud pour EDF-R et Antoine Hantz, directeur du projet du Blayais pour EDF-R, n’ont pas eu la partie facile, même s’ils ont précisé plusieurs fois que « rien n’est décidé. À l’issue de la concertation, le projet peut se poursuivre, être amendé ou abandonné ».
Motion de rejet
Parmi les très nombreuses prises de parole allant dans le même sens du refus du projet, on retiendra celles d’Eddie Puyjalon, conseiller régional et président du mouvement Chasse, pêche, nature et traditions (CPNT) qui est parvenu à réunir 28 conseillers régionaux, y compris des écologistes, autour d’une motion de rejet et qui a rappelé la longue liste de tous les opposants : « On veut nous vendre pour du vert ce qui ne l’est pas ». Et celle de Lionel Quillet, premier vice-président du Conseil départemental de Charente-Maritime, instance qui a voté la création d’un Observatoire de l’éolien et demandé au préfet un moratoire de deux ans : « On n’arrive pas à comprendre comment vous avez pu choisir une telle implantation, sur le plus bel estuaire d’Europe, le jardin même de l’environnement durable, les zones humides, un secteur aussi fragile. Votre concertation repose seulement sur du démarchage commercial ».
Seules trois personnes ont levé la main quand un représentant d’EDF-R a rappelé que des pro-éolien il y en a « mais qu’ils ont peur de s’exprimer ». Une Jonzacaise a profité de l’occasion pour dire tout le bien qu’elle en pensait, en son nom propre et « pas au nom de France Nature environnement 17 » dont elle est membre. Bronca, là encore.
(1) « Sud Ouest » des 31 mai et 6 juin.(2) Un espace de contribution reste ouvert pour quelques jours encore sur www.parc-eolien-blayais.fr
https://www.sudouest.fr/2019/07/10/concert-de-huees-contre-le-projet-eolien-d-edf-6318618-1368.php

09/07/19 : Puymangou (24), turbulences autour du projet éolien

En dépit de nombreux projets, le Département reste vierge de ces éoliennes déjà implantées un peu partout ailleurs sur le territoire. Ici les associations préconisent le recours à d'autres ressources renouvelables. A Puymangou, le vent de révolte est particulièrement fort contre le projet local.
L'opposition au projet s'était manifestée par ce tag anonyme sur l'affichage légal de la société Abo Wind à Puymangou
Abo Wind, Soleil du Midi Développement, Eole Res : ces noms ne vous disent peut-être rien, et pourtant leurs réalisations sont d'ordinaire bien visibles dans le paysage. A elles trois, ces sociétés allemandes, françaises et britaniques ont dans leurs cartons les projets d'implantation de plusieurs dizaines d'éoliennes dans le secteur de la forêt de la Double, au centre d'un triangle Barbezieux - Périgueux - Libourne.
La centrale électrique éolienne de Puymangou et Parcoul (Les Grands Clos) est un projet de 5 éoliennes initié en 2012 par Abo Wind sous le nom de "Ferme éolienne des Grands Clos". Un projet qui avait le vent en poupe à l'époque, les élus périgourdins votant en 2013 en faveur de ce parc semblable à celui de la Charente voisine. 
Mais si le Poitou-Charentes avec ses plus de 300 éoliennes accueille favorablement ces projets, localement l'idée suscite une véritable rebellion de la part de particuliers, d'associations de riverains et même d'élus. Première crainte, la dévalorisation foncière et touristique des lieux. Viennent ensuite l'atteinte à l'environnement, la gêne visuelle et auditive, l'impact sur la faune et la flore locale.
Les pro-éoliens avancent pourtant des arguments qui peuvent s'entendre, tout d'abord la nécessité d'une conversion rapide au renouvelable voulu par le Grenelle de l'environnement, mais aussi un argument financier. En 2016 Abo Wind annonçait 600 MgW installés en éoliens pour la grande région, représentant 1 milliard d'investissement et 6 millions de fiscalité annuels... Et pour les communes, un petit complément d'environ 5 000 €uros par éolienne et par an. 
De son côté, en début de mois la préfecture de Dordogne diffusait un communiqué de la Commission Départementale de la Nature, des Paysages et des Sites qui s'était prononcée favorable (4 voix pour dont celle du président, prépondérante, 4 contre et 2 abstentions) à ce projet sur Saint-Aulaye Puymangou et Parcoul-Chenaud.
Un avis favorable du CDPNS qui n'est qu'une étape dans le long processus nécessaire à la réalisation du projet. Il faudrait en effet à la société Abo Wind obtenir de la part de la préfecture une autorisation d'exploitation d'installation classée pour la protection de l'environnement (ICPE), une dérogation à la destruction d'espèces protégées, et une nouvelle autorisation de défrichement ( la précédente ayant été annulée par le Tribunal Administratif de Bordeaux)... Autant de pièces qui n'ont pas encore été accordées par la préfecture.
Nul doute que les services de l'Etat qui n'ont toujours pas fini de subir les retombées du dossier de Beynac seront très pointilleux sur ces autorisations pour des projets impliquant l'environnement et dans lesquels souffle un fort vent de contestation. 
L'association Asso 3 D (Défense du Val de Dronne et de la Double) montre l'ampleur de l'opposition au projet éolien autour de Parcoul-Chenaud dans cette carte qu'ils diffusent... En rosé : les conseils municipaux qui se sont opposés à des projets éoliens - dont la Roche-Chalais : vote contre le secteur éolien de La Roche-Chalais dans le PLU (2015), vote contre le projet de Puymangou-Parcoul (2016) - dont Saint-Aulaye-Puymangou : vote contre le projet de Saint-Aulaye (La Latière), position défavorable du maire sur le projet de Puymangou-Parcoul Ces conseils encerclent le conseil municipal de Parcoul-Chenaud, qui reste le dernier à défendre ce projet derrière son maire / © ASSO 3 d

09/07/19 : Gironde : Libournais : le parc éolien de Maransin retoqué sur le volet environnemental
Le projet de ferme éolienne de la Petite Valade vient d’essuyer un refus des services de l’Etat concernant la protection des espèces
Le projet de ferme éolienne de la Petite Valade à Maransin, porté par la société Abo Wind, a officiellement reçu un refus de la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) concernant sa "demande de dérogation au régime de protection des espèces", ce qui ne lui permet pas l’implantation et l’exploitation de cinq éoliennes là-bas.
Le projet présente notamment trop de risques, selon les services de l’Etat, pour plusieurs espèces d’oiseaux et de chauves-souris présentes sur place.
https://www.sudouest.fr/2019/07/09/libournais-le-parc-eolien-de-maransin-retoque-sur-le-volet-environnemental-6316355-2966.php


06/07/19 : Deux-Sèvres : Saint-Hilaire-la-Palud : conseil municipal
Extrait : Parc éolien. La Société centrale éolienne des Chagnasses a déposé une demande d’autorisation unique d’exploiter une installation classée pour la protection de l’environnement, concernant le projet d’implantation d’un parc éolien de six machines sur la commune de Cram-Chaban. L’avis du conseil de Saint-Hilaire-la-Palud est demandé. Par 11 voix pour et 2 abstentions, le conseil émet un avis favorable.
https://www.lanouvellerepublique.fr/deux-sevres/commune/saint-hilaire-la-palud/le-syndicat-des-marais-mouilles-conte

05/07/19 : Valorem investit 28 millions d'euros dans un parc éolien en Creuse

Le groupe Valorem basé à Bègles (Gironde) finalise l'installation des dix éoliennes du parc de Bois Chardon implantées sur les communes d'Azérables et Saint-Sébastien (Creuse) pour une mise en service envisagée en août ou septembre 2019. L'ensemble a nécessité un investissement de 28 millions d'euros.
Il aura fallu quinze ans à l'opérateur indépendant en énergies vertes Valorem pour concrétiser ce projet de parc éolien lancé en 2004 dans le Nord de la Creuse, l'un des plus anciens projets initiés en Limousin situé près de l'autoroute A20. La construction de ces dix éoliennes de 150 mètres de haut, six à Azérables et quatre à Saint-Sébastien dans la Creuse, représente un investissement de 28 millions d'euros pour une puissance de 22 MW.
La production électrique est estimée à environ 50 GWh par an, l’équivalent de la consommation annuelle de 17 800 foyers (hors chauffage) ce qui générera une économie de 48 000 tonnes d'émissions de CO2 par an. Les collectivités locales à savoir, le département, la communauté de communes et les deux communes de 650 et 800 habitants, se partageront les 235 000 euros de recettes fiscales attendues par an.
Le chantier a débuté en 2018 après le lancement d'une campagne de financement participatif qui a attiré 155 contributeurs permettant ainsi de collecter 111 640 euros grâce à la plateforme de crowdfunding Enerfip. L’opération était réservée aux habitants de la communauté de communes Monts et Vallées Ouest Creuse et aux habitants des départements limitrophes, un succès salué par Valorem. "Nous sommes heureux de voir ce projet enfin aboutirassure Jean-Yves Grandidier, président du groupe, c’est dans l’ADN de Valorem de développer des projets d’énergies renouvelables populaires avec le financement participatif, les riverains bénéficient directement des retombées économiques de la centrale. Les citoyens trouvent du sens à investir dans des parcs d’énergies renouvelables situés près de chez eux."
Pionnier du financement participatif, Valorem a récolté plus de 8 millions d'euros de participation citoyenne depuis neuf ans.
Fondée en 1994, le groupe compte 220 salariés pour un chiffre d'affaires de 75 millions d'euros en 2018 et il a prévu 35 recrutements en 2019. Présent sur le territoire national aux travers de ses agences situées à Amiens (Somme), Carcassonne (Aude), Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), Nantes (Loire-Atlantique) et en Guadeloupe, le groupe a également réalisé des parcs éoliens dans les Caraïbes, en Amérique Latine, Europe du Nord et du Sud mais aussi en Afrique du Nord.

03/07/19 : Deux-Sèvres : Saint-Georges-de-Rex : conseil municipal
Extrait : 
Secteur éoliennes. Alain Liaigre, en qualité de premier magistrat, mentionne qu’une enquête publique est lancée par la commune voisine de Cram-Chaban : la commune acquiesce et n’y voit aucun inconvénient.
https://www.lanouvellerepublique.fr/deux-sevres/commune/saint-georges-de-rex/des-degats-suite-au-passage-d-un-camion

02/07/19 : Deux-Sèvres : Coulonges-sur-l'Autize : Le projet éolien vu par Vent d’Autize Gâtine
Une soirée d’information a été organisée par l’association Vent d’Autize Gâtine, créée en mai 2019, pour évoquer le projet éolien Coulonges-Saint-Maixent-de-Beugné-Ardin. Les 6 éoliennes de 150 m de hauteur au mât seraient placées sur la ligne de crête entre Saint-Maixent-de-Beugné et Faurs, à proximité de la route de Bressuire. Les études liées à la compatibilité de ces installations industrielles ont été réalisées et la concrétisation se ferait en 2021. L’objet de cette toute jeune association est la défense du cadre de vie, de l’environnement, de la propriété, de la santé, de la sécurité des habitants des territoires des communes concernées. A ce titre, Catherine Bonamy, la présidente, après avoir présenté le projet, a sollicité l’intervention de Michel Castellan, notaire, Alain Naudin, notaire honoraire et le général Bernard Molard, membre de l’Académie de l’air et de l’espace. Risques de dévaluation immobilière des biens situés près d’un champ éolien, remise en cause des baux emphytéotiques qui laisseraient le démantèlement des aérogénérateurs à la charge du propriétaire du terrain, questionnements quant au devenir des socles en béton après l’arrêt, inexistence actuelle des possibilités de stockage de l’énergie, intermittence de la production dépendante des vents, nuisances sanitaires dont risques d’acouphènes, dégradation des paysages, manque de retombées économiques et mauvaise orientation de l’argent public… Tous ces arguments étaient en défaveur du projet et il n’y avait pas de partisans de l’éolien parmi les intervenants. Très vite cependant, un débat s’est instauré avec des personnes de l’assemblée plus favorables aux éoliennes et au cours duquel des solutions proposées et des opinions contradictoires sont apparues, opposant souvent les énergies renouvelables et le nucléaire. Progrès possible en matière de stockage, faisabilité de stockage en micro-production, gravité des accidents nucléaires type Tchernobyl, Fukushima… longévité des déchets, financement envisageable par participation collaborative ou municipale, urgence pour mettre en place des énergies vertes pour réduire drastiquement le réchauffement climatique, révision à la baisse de la consommation d’énergie, ont pu largement être évoqués. Un témoin coulongeois, habitant près d’un parc éolien, a infirmé l’idée d’une gêne acoustique mais a évoqué une pollution lumineuse. Le sujet sensible a même suscité des réactions d’émotion intense principalement lors de la remise en cause de la compétence et de la probité des maires, ce qui a entraîné le départ de quelques personnes du public. Soixante personnes étaient présentes, dont beaucoup de membres d’associations anti-éoliennes des environs.
https://www.lanouvellerepublique.fr/deux-sevres/commune/coulonges-sur-l-autize/le-projet-eolien-vu-par-vent-d-autize-gatine

01/07/19Le projet des "grands clos" : les éoliennes qui divisent les élus du Nord-Ouest de la Dordogne
La commission départementale de la nature, des paysages et des sites a rendu un avis favorable au projet "des grands clos" jeudi 27 juin. L’installation de cinq éoliennes de 182 mètres de haut dans le secteur de Saint-Aulaye-Puymangou et Parcoul-Chenaud divise les élus des communes concernées.
Certains sont pour, d'autres suivent l'avis de la population : "Je ne peux pas soutenir un projet qui est rejeté massivement et qui provoque autant de polémiques et de controverses. Les opposants sont très mobilisés. Ils défendent farouchement la forêt de La Double et l'environnement." affirme Yannick Lagrenaudie, le maire de la commune de Saint-Aulaye-Puymangou, où quatre éoliennes doivent être implantées.
Après des années de tractations, la commission départementale de la nature, des paysages et des sites (CDNPS) a rendu un avis favorable au projet des "grands clos". Un projet qui consiste en l’installation de cinq éoliennes de 182 mètres de haut dans le secteur de St Aulaye-Puymangou et Parcoul-Chenaud par la société Abowind.
"Je ne peux pas soutenir un projet qui est rejeté massivement et qui provoque autant de polémiques et de controverses."
Des associations telles que "Vents contraires 24" sont vent debout contre l'implantation de ces éoliennes et elle est loin d'être la seule.
C'est la raison pour laquelle le maire de Saint-Aulaye-Puymangou a essayé de faire entendre la voix de la population : "J'ai demandé au préfet d'organiser une consultation citoyenne sur la commune de Saint-Aulaye. Il m'a répondu que c'était une affaire de l'Etat et que je ne pouvais pas organiser ça. J'ai dit ok mais il faudrait quand même qu'il y ait une meilleure consultation avec les élus. Je ne comprends pas pourquoi les maires des communes concernées n'ont pas été conviés à cette commission départementale des sites et des paysages. La démocratie doit être respectée." ajoute Yannick Lagrenaudie.
Un projet pour l'environnement 

Corinne de Almeida, adjointe au maire de Parcoul-Chenaud, lieu d'implantation de la cinquième éolienne du parc "des grands clos", demande aux opposants de se raisonner : "Je les comprends mais il faudrait qu'ils soient un peu moins virulents déjà lors des discussions. Il faut qu'ils arrêtent de penser à leur propre intérêt et qu'il pense à l'environnement et surtout à nos enfants. Le projet est bien ficelé, c'est une bonne chose pour notre territoire."
Pour que le projet soit validé, il ne manque plus que l'autorisation de la préfecture.
D'après nos informations le projet devrait être validé ou non dans quelques semaines.
https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/le-projet-des-grands-clos-les-eoliennes-qui-divisent-les-elus-du-nord-ouest-de-la-dordogne-1561990732

01/07/19 : Dordogne : Des pistes énergétiques dans le Grand 
Périgueux, mais sans éoliennes
Le plan climat en cours d’élaboration au Grand Périgueux recense les sources d’énergies renouvelables sur le territoire. Malgré un potentiel éolien, les élus n’en veulent pas.
L’évocation d’installation d’éoliennes est un sujet qui déclenche vite des tempêtes locales. En Dordogne, quelques pages de la préparation du plan climat air énergie territorial du Grand Périgueux ont fait bondir des associations d’opposants qui ont appelé leurs adhérents à donner des…
https://www.sudouest.fr/2019/07/01/des-pistes-energetiques-mais-sans-eoliennes-6279484-4637.php

01/07/19 : Deux-Sèvres : Thouarsais. Bientôt six éoliennes de plus dans le paysage ?
Jean-Louis Chanson ne veut pas du projet éolien près de chez lui, à Thiors. Ni de celui envisagé à Availles-Thouarsais et Irais.
La société Volkswind souhaite agrandir son parc éolien d’Availles-Thouarsais et Irais. Déjà opposé au projet de Luzay, Jean-Louis Chanson veut alerter.
C’est en découvrant un petit prospectus distribué dans les boîtes aux lettres des habitants d’Irais et Availles-Thouarsais que Jean-Louis Chanson a décidé de (re) monter au créneau. Président de l’association Notre environnement à Luzay, qui compte une quarantaine d’adhérents, et membre de Nord Deux-Sèvres Force 10, qui rassemble dix associations opposées aux éoliennes, il veut que toute la population sache que la société Volkswind* envisage d’installer six nouvelles éoliennes sur les communes d’Availles-Thouarsais et Irais.
“ La frénésie... Une véritable catastrophe ”
Selon ce fameux prospectus, le projet de « ferme éolienne » des Terres Lièges viendra compléter la « ferme éolienne » d’Availles-Thouarsais et Irais, en fonctionnement depuis deux ans et qui compte dix éoliennes de 130 m de haut. Concrètement, il est prévu d’ajouter six mâts de 150 m de haut en bout de pale : trois au nord et trois au sud de ceux déjà érigés. La mise en service est annoncée pour 2021.
« La frénésie de l’éolien est une véritable catastrophe en Thouarsais, s’insurge Jean-Louis Chanson. Il faut aussi ajouter le projet qui a vu le jour à Boussais, avec quatre méga-éoliennes de 240 m de haut… On se doit d’être alarmiste car on se considère comme encerclé. Il y a déjà un trop-plein et on continue à en rajouter. Le territoire est massacré au nom de l’éolien financier. Pourtant, le président du Département, Gilbert Favreau, a alerté la Région sur le fait que les Deux-Sèvres étaient déjà saturées. Et l’ancien ministre Dominique Bussereau a lancé un moratoire en Charente-Maritime. Même les pro-éoliens se posent des questions. On va droit dans le mur, mais il y a du fric à faire et des voix “ écolo ” à gagner… »
Dans le Thouarsais et ses environs proches, 83 éoliennes en service ou en projet étaient recensées en 2018. Les dix nouvelles machines mises sur les rails ces derniers mois à Availles et à Boussais, et celles qui ne manqueront pas de suivre, n’ont donc pas fini de faire débat.
Permanences d’information de la société Volkswind à la salle des associations d’Availles-Thouarsais, mercredi 3 juillet de 14 h à 17 h et mercredi 10 juillet de 16 h à 19 h. Contacts : 05.55.48.38.97 ou limoges@volkswind.fr (*) Fondée en Allemagne en 1993, Volkswind a développé, via sa filiale française, 39 parcs éoliens depuis 2001 dans l’Hexagone.

https://www.lanouvellerepublique.fr/thouars/thouarsais-bientot-six-eoliennes-de-plus-dans-le-paysage