Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

Occitanie (II) (du 01/10/2017 au 13/06/2018)

OCCITANIE





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13/06/18 : Aude : CASTELNAUDARY - Éoliennes : réunion publique, jeudi
Bernard Tailland, président de l'association Natura Piège Lauragais, communique :
Le territoire des collines de la Piège : transition entre deux milieux, la plaine lauragaise et le piémont, mais aussi entre les climats océanique et méditerranéen, sur les premiers contreforts du massif pyrénéen. Sa singularité : Ses paysages extrêmement vallonnés aux sols cultivés, entrecoupés de bandes boisées. L'alternance de ces milieux cultivés et sauvages fait la diversité et la spécificité de l'avifaune de cette zone, certains oiseaux nichant au sol dans les cultures, tandis que d'autres évoluent dans les espaces boisés que constituent les crêtes, les fonds de vallons et les haies. Ces mots nous parlent, n'est-ce pas ? Ce sont ceux utilisés dans les documents d'introduction du site Natura 2000 : Piège et collines du Lauragais.
Nous sommes ici aux portes de Castelnaudary, en surplomb du sillon Lauragais, aux confins de la Ganguise, avec le canal du Midi en contrebas. Le long de la ligne de partage des eaux, la ligne de crêtes, avec ses courants ascendants, est le territoire des rapaces. Magnifique spectacle pour les amoureux de nature. Guère étonnant, dès lors, que, précisément dans cette zone, les enjeux de préservation Natura 2000 aient été cartographiés à «exceptionnels». C'est le niveau d'enjeu de préservation maximal en Europe. C'est une grande chance pour la biodiversité, ainsi que pour notre territoire, qui s'appuie sur ce label pour développer le tourisme de pleine nature, en plein essor. Faut-il construire, justement dans cette zone, deux sites éoliens géants, jusqu'à dix-huit éoliennes de 130 à 150 m de haut ? Des promoteurs ont ce projet. Pourtant, éoliennes et rapaces sont ennemis mortels. Une éolienne, c'est mieux qu'une centrale nucléaire. Bien entendu. Mais faut-il faire n'importe quoi, n'importe où ? Non, bien entendu. Veut-on que notre territoire : le Lauragais audois, devienne en France le modèle peu enviable de ce qu'il ne faut pas faire ? La transition énergétique est un sujet passionnant et complexe. Quels projets vertueux, ici dans la ZPS Natura 2000 de la Piège ?
Pour en débattre, nous organisons une réunion publique, le jeudi 14 juin, à 18 h 30, à la salle des fêtes de Villeneuve-la-Comptal.
Plus d'information, sur le site de l'association :
http://naturapiegelauragais.fr
https://www.ladepeche.fr/article/2018/06/13/2816932-eoliennes-dans-la-piege-reunion-publique-jeudi.html

07/06/18 : Aude : CHALABRE : Le Cri du vent, défenseur du patrimoine naturel
L’association le Cri du vent tenait, dernièrement, son assemblée générale annuelle à Courtauly. Dans son rapport moral, le président Jean Baudeuf rappelait que « les associations sont le seul rempart contre la rapacité des promoteurs éoliens. Sans les actions solidaires et concertées du Cri du vent et des associations de la proche Ariège, les quelque 80 éoliennes géantes envisagées depuis près de dix ans dans le Kercorb et le Pays-d’Olmes, auraient certainement vu le jour, et cette belle région serait aussi massacrée que la plaine de Lézignan, ou certains secteurs de la Montagne noire ». Et de conclure : « En défendant nos paysages, ça n’est pas nos petits intérêts que nous défendons, c’est le bien commun, les paysages audois font partie du patrimoine collectif et ils méritent d’être défendus au même titre que le canal du Midi, la Cité de Carcassonne ou les châteaux cathares, et nous sommes déterminés à continuer le combat ».
[...] Éolien industriel dans la Piège. Les échéances préfectorales approchent pour le premier des deux projets éoliens (celui en surplomb de Mas-Saintes-Puelles). Le dépôt du dossier en préfecture pourrait avoir lieu en juillet. Quant au second projet siamois, à Payra, en surplomb de Villeneuve, il est officiellement lancé. L’association opposée au projet organise une réunion publique, le jeudi 14 juin, à 18 h 30, à la salle des fêtes de Villeneuve-la-Comptal.[...]
https://www.lindependant.fr/2018/06/06/aux-quatre-vents-du-cugarel,3996951.php

06/06/18 : Hérault : Futuren : met en service un parc éolien et obtient une nouvelle autorisation
Futuren a obtenu un nouveau permis de construire, purgé de tout recours, pour installer 7 éoliennes dans le département de l'Hérault...
Futuren annonce la mise en service d'un nouveau parc éolien situé sur le territoire des communes de Courant et de Nachamps, dans le département de la Charente-Maritime. Le parc éolien de Courant-Nachamps comprend 7 éoliennes qui délivrent une puissance unitaire de 3 MW, soit une capacité totale de 21 MW.
Les travaux de construction avaient débuté en mars 2017 et la mise en service a été réalisée en mai 2018. Le parc de Courant-Nachamps produit dorénavant de l'électricité verte, qui couvrira les besoins en électricité de près de 24 000 foyers chaque année. Cette mise en service porte à 408 MW la capacité brute exploitée pour compte propre par Futuren.
De plus, Futuren a obtenu un nouveau permis de construire, purgé de tout recours, pour installer 7 éoliennes dans le département de l'Hérault. Ce futur parc, d'une capacité estimée à 6,3 MW, produira de l'électricité verte qui couvrira les besoins en électricité de près de 6.000 foyers chaque année. Cette nouvelle autorisation vient renforcer la croissance programmée du Groupe et porte à environ 75 MW la capacité purgée de tout recours détenue par Futuren en France, incluant notamment :
- les projets de Faydunes et de Demange, actuellement en construction respectivement dans l'Aveyron et dans la Meuse ; ainsi que
- la 2e tranche du projet Les Monts composé de 11 éoliennes dans l'Aube.

05/06/18 : Hérault : Une éolienne prend feu à Aumelas, dans la vallée de l'Hérault
Le feu s'est déclaré sur la partie haute, au niveau du moteur de l'éolienne, et sur la partie basse, au niveau du convertisseur.
Les sapeurs-pompiers de l'Hérault intervenaient ce mardi 5 juin en début de soirée sur une éolienne du parc situé sur le massif d'Aumelas, dans la vallée de l'Hérault. En fin de journée, de la fumée suspecte a été repérée sur l'édifice, entraînant l'intervention de deux véhicules, d'un ravitailleur d'eau et du Groupe Milieu Périlleux (GMP). 
Le feu s'est déclaré sur la partie haute, au niveau du moteur de l'éolienne, et sur la partie basse, au niveau du convertisseur. Un périmètre de sécurité de 150 m a été mis en place. 
http://www.midilibre.fr/2018/06/05/une-eolienne-prend-feu-a-aumelas-dans-la-vallee-de-l-herault,1681904.php

05/06/18 : Hérault : Aumelas : Une éolienne en feu.
Ce mardi, vers 18h45, les sapeurs-pompiers de l’Hérault sont intervenus sur le parc éolien du massif d’aumelas pour un éolienne en feu.
Les sapeurs-pompiers des centres de secours de Cournonterral, de Mèze, de Paulhan, et de Montagnac ainsi que le groupe en milieu perilleux de Montpellier ont été engagés. Concernant le feu, il s’agit d’une éolienne de 60 à 70 m de haut qui a pris feu de l’intérieur en partie basse et en haut de celle-ci au niveau du moteur.
Un témoin du départ de feu a joint la rédaction : » J’ai vu une grosse boule de feu qui s’est formée au niveau des hélices et cela a fait littéralement exploser les hélices qui sont parties en morceaux puis un gros panache de fumée s’est formé »
Un périmètre de sécurité a été mis en place et les techniciens de direct énergie sont arrivés sur les lieux pour isoler l’éolienne et finaliser l’extinction avec les sapeurs-pompiers dans un premier temps et sécuriser les installations pour éviter une chute de la structure.
https://infosproherault.wordpress.com/2018/06/05/aumelas-une-eolienne-en-feu-du-parc/


05/06/18 : Hérault : Plateau d’Aumelas : une éolienne est en feu
DERNIÈRE MINUTE. Un incendie spectaculaire et rarissime mobilise actuellement les sapeurs-pompiers du Sdis 34 dans le parc éolien du plateau d’Aumelas, non loin de Saint-Pargoire, où une éolienne est en feu.
Les flammes font rage au sommet de l’éolienne, selon nos informations. Les casernes de Mèze, Montagnac et Paulhan sont engagées, ainsi qu’une équipe des spécialistes du groupe en milieu périlleux -GMP- venus de Montpellier.
Les gendarmes de la compagnie de Pézenas sont sur les lieux.
https://e-metropolitain.fr/2018/06/05/plateau-daumelas-eolienne-feu/

03/06/18 : Tarn : Mazamet : Transition énergétique : un débat ouvert et engagé
Le débat sur l'énergie est ouvert et la parole est donnée au public qui peut s'exprimer dans des réunions publiques jusqu'en juin 2018.
Le collectif TNE OC tenait mardi soir un débat public devant 300 personnes au palais des congrès sur la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) qui doit définir la politique énergétique de la France jusqu'en 2023.
Transition énergétique
La loi relative à la transition énergétique adoptée en 2015 prévoit de diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre du pays d'ici 2050, de réduire la consommation énergétique de 50 % en 2050, la hausse des énergies renouvelables de 32 % en 2030 et la réduction de la part du nucléaire dans la production d'électricité à 50 % en 2025.
Label CNDP
Ce débat public était labellisé CNDP (commission nationale du débat public). Il était arbitré impartialement par Frédéric Denhez, chroniqueur de France Inter à CO² mon amour et 8 citoyens indépendants (ADEME, ATTAC, enercoop, FNE...). Cette commission recueille les avis et confronte les points de vue. Elle publie un compte rendu dans les deux mois suivant le débat.
Un débat correct
Le débat correct malgré quelques sifflets et engagé a abordé de nombreux sujets suite aux ateliers (énergies et environnement/société/territoire et droit) s'agissant du développement des énergies renouvelables, la sobriété énergétique, la rénovation performante des logements, la place du nucléaire, de l'éolien (262 éoliennes autorisées actuellement dans le Parc du Haut Languedoc) et surtout de favoriser l'engagement de tous les acteurs : les collectivités territoriales, les entreprises, les associations et les citoyens. Le public peut s'exprimer en donnant son avis sur la plateforme (ppe.debatpublic.fr) mise en place par la CNDP.
PPE
La PPE sera établie fin 2018 par le ministre de la transition économique et solidaire. Elle rassemblera les orientations et les moyens d'actions des pouvoirs publics pour atteindre les objectifs de la loi votée en 2015. Il s ‘agit de lutter contre le réchauffement climatique et d'atteindre la neutralité carbone en 2050.
https://www.ladepeche.fr/article/2018/06/03/2810247-transition-energetique-un-debat-ouvert-et-engage.html

02/06/18 : Aude : Éoliennes de Saissac : vers une annulation du permis
Le projet de construction de onze éoliennes sur un terrain privé de la commune de Saissac, défendu depuis 2011 par la Compagnie du vent, pourrait ne jamais voir le jour.
Les conclusions rendues jeudi matin par le rapporteur Jean-Baptiste de Froment devant la 6e chambre, section du contentieux, du Conseil d’État laissent peu de place à une probable exploitation. « On s’oriente vers un rejet du recours », note un habitué de la Haute juridiction. « Même si, ajoute-t-il, le magistrat s’est dit troublé par une partie de l’argumentation du pourvoi, avec la présence d’autres parcs éoliens dans le secteur dit touristique ».
Zone protégée
Il est vrai que pour la société requérante l’annulation du permis par la cour administrative d’appel de Marseille en juin 2015, obtenu notamment par l’association de défense de l’environnement du piémont de la Montagne noire, « la Farigoule », et qui avait été confirmée en juillet 2017, peut paraître surprenante à la lecture du plan de gestion des paysages audois vis-à-vis des projets éoliens de 2005. Il validait en effet l’implantation de nouveaux mâts sur la montagne Noire. De plus, dans cette zone protégée, 65 éoliennes sont en exploitation dans un rayon de 20 kilomètres, 23 dans un rayon de 6 kilomètres. « Oui, on pouvait hésiter » explique le magistrat, « car le développement d’éolien implique par définition que des éoliennes soient visibles dans des paysages particulièrement ouverts et exposés au vent. Mais la question de savoir quels sont les paysages qui peuvent ou non les accueillir, n’est pas contrôlée en cassation ».
Paysage « non adapté »
Aussi, s’appuyant sur le caractère exceptionnel du site classé et sa vocation touristique, le rapporteur s’interroge sur l’exigence d’insertion de construction dans ce paysage. D’autant que dans le plan de gestion des paysages audois, les auteurs affirment que le paysage retenu « était non adapté à l’éolien ». Sur ce versant de la Montagne noire, « la silhouette de Saissac constitue un repère immanquable » rappelle le rapporteur, avant de proposer le rejet du recours. La décision a été mise en délibérée. Elle pourrait être connue vers le 20 juin. Et surtout elle devrait mettre un terme à un long feuilleton judiciaire.
https://www.lindependant.fr/2018/06/02/eoliennes-de-saissac-vers-une-annulation-du-permis,3995759.php

30/05/18
Un collectif dénonce "l'invasion de l'industrie éolienne" dans les campagnes d'Occitanie
Alors que la Région Occitanie veut augmenter de 250% la production d'énergies renouvelables d'ici 2050, le collectif TNE rassemblant 160 associations dénonce notamment l'impact de la multiplication des éoliennes dans certaines zones rurales. Les habitants proposent à Carole Delga un plan alternatif qui donnerait plus d'importance par exemple à la géothermie. Des critiques réfutées par la Région qui annonce de nouvelles aides financières pour réaliser des études d'impact à l'échelle des communes.
Y aura-t-il bientôt trop d'éoliennes dans les campagnes d'Occitanie ? C'est l'inquiétude du collectif TNE (Toutes nos énergies-Occitanie Environnement). Née à Albi fin 2016, cette formation...
https://toulouse.latribune.fr/politique/territoires/2018-05-29/un-collectif-denonce-l-invasion-de-l-industrie-eolienne-dans-les-campagnes-d-occitanie-779954.html

30/05/18 : Tarn : Transition énergétique et éolien en débat
Le collectif régional Toutes Nos Energies – Occitanie Environnement qui rassemble 160 associations pour la protection de l'environnement, du patrimoine et de la qualité de vie des habitants et pour une politique énergétique respectueuse des territoires ruraux organise un débat public demain mercredi 30 mai à 19h30 au Palais des congrès de Mazamet. Cet événement a reçu le label de la commission nationale du débat public : le collectif régional Toutes Nos Energies – Occitanie Environnement invite chacun à venir exprimer ses avis et propositions pour que la transition énergétique se réalise dans le respect des gens et des territoires qu'ils habitent et qu'ils font vivre.
Les méthodes inacceptables employées pour imposer l'éolien industriel conduisent à une impasse : la transition énergétique doit-elle obéir aux seules logiques du profit, porter atteinte à la qualité de vie des habitants et au patrimoine naturel, culturel et paysager ? Est-il normal d'affecter des avantages financiers aussi énormes à l'industrie éolienne au détriment des mesures d'économie d'énergie et des techniques de production d'énergie plus respectueuses des territoires ? Peut-on imposer des compteurs intelligents, au prix d'un énorme gaspillage matériel, d'une mise en danger des personnes et d'une intrusion dans la vie privée ? Le débat sera précédé d'ateliers l'après-midi : inscriptions sur le site toutesnosenergies.fr.
Plus d'infos au 04 67 97 51 27 ou au 06 63 68 22 86

29/05/18Les propositions citoyennes d'Occitanie Environnement
«Toutes nos énergies, Occitanie Environnement», collectif qui regroupe pas moins de 160 associations ayant trait à l'environnement et sa préservation, a mené pendant plusieurs mois une réflexion sur la transition énergétique qui a débouché sur la rédaction de plusieurs propositions visant à réussir ce challenge. Pour ce collectif, «il est indispensable de préserver et d'améliorer l'environnement avec des réalisations compatibles avec la vie des territoires et de leurs acteurs», et notamment le secteur du tourisme dont vivent 90 000 personnes.
Le collectif souhaite que «la Région s'engage dans une étude de faisabilité pour montrer comment elle compte faire chuter de 50 % la consommation énergétique polluante des habitants d'ici 2050».
Toutes nos énergies, Occitanie Environnement, qui s'oppose «au tout éolien, technologie défigurant le paysage et ne profitant pas financièrement à la région,» propose des pistes énergétiques «éprouvées et élaborées avec la population». Les représentants du collectif aimeraient rencontrer les élus de la Région pour leur soumettre leurs idées et propositions mais les «demandes de rendez-vous sont jusque-là restées lettres mortes», déplorent-ils. Demain, au palais des congrès de Mazamet, le collectif invite toutes les personnes intéressées à venir découvrir ses propositions. Le soir, à 19 h 30, un grand débat clôturera la journée.https://www.ladepeche.fr/article/2018/05/29/2806958-les-propositions-citoyennes-d-occitanie-environnement.html

29/05/18 : Tarn : Mazamet : «Toutes Nos Energies» : le collectif labellisé va mener le débat mercredi
Mercredi 30 mai, à 19 heures, le Palais des congrès de Mazamet abritera un grand débat public et régional visant à recueillir l'avis des citoyens quant à la stratégie à mener en matière de transition énergétique.
La transition énergétique se veut au cœur des discussions jusqu'au 30 juin, date à laquelle s'achèvera le débat national souhaité par la commission nationale du débat public (CNDP) et visant à recueillir l'avis des citoyens sur cet enjeu majeur.
Créé il y a deux ans, «essentiellement pour donner un écho régional aux associations», le collectif Toutes Nos Energies-Occitanie environnement organise un grand débat public et donc régional ce mercredi 30 mai, à 19 heures, au Palais des congrès de Mazamet. Ce rendez-vous a reçu le label de la CNDP. Toutes Nos Energies (TNE) regroupe 165 associations sur le territoire d'Occitanie issues de 10 départements, dont une quinzaine pour le seul départemental du Tarn. Pour les représenter, trois Tarnais rejoints par un Audois : Jacques Biau, président de Nostra Montanha, créée il y a trois ans et regroupant 70 adhérents des secteurs du Rialet, Boissezon, Cambounès et plateau sud d'Anglès) ; Dominique Boury, de Nostra Montanha, contact pour le site Web toutesnosenergies.fr ; Emmanuel Forichon, président du collectif Calelh («petite lampe» dans la langue d'Oc), entre 100 et 130 adhérents, créé il y a dix ans et implanté en Pays brassagais-lacaunais ; Patrice Lucchini, président de l'association audoise Vent mauvais, créée fin 2016, lors de la mise en service du parc éolien de Sambrès (une quarantaine de riverains).
«Sortir de l'impasse de l'éolien industriel»
D'une voix, les représentants de Toutes Nos Energies affirment : «Notre principale réalisation est la rédaction d'une démarche alternative en matière d'énergie au scénario de la Région Occitanie, où il est prévu de multiplier par cinq le nombre d'éoliennes. Notre principale revendication vise à faire valoir une démarche citoyenne économiquement fiable et écologiquement responsable !» Le grand débat de ce mercredi ambitionne de démontrer que «TNE n'est pas dans l'opposition simpliste mais des partenaires responsables capables de réfléchir. Nous avons mis en place des groupes de travail qui ont produit des propositions que l'on va présenter à Mazamet. La transition énergétique doit être une décision publique, il fallait associer les citoyens à cet événement. Quant à ce débat labellisé, pour nous, c'est le signe d'une reconnaissance. Un intérêt des pouvoirs publics qui reconnaissent aussi qu'il y a un problème !»
Problème majeur pour TNE : les parcs éoliens. «A travers ce débat, on veut être entendus et compris. Il faut sortir de l'impasse de l'éolien industriel ! En Occitanie, il y a assez d'éolien. Les opérateurs prospectent toujours alors qu'on a atteint la limite ! Ils se moquent des mises en garde ! La population doit reprendre le problème car elle est concernée à tous points de vue. Elle doit exiger des pouvoirs publics qu'ils reprennent le contrôle sur les énergies. C'est une bataille de longue haleine car on démarre avec le vent contre nous…»
Un débat ouvert à tous
Le grand débat public et régional se déroulera au Palais de s congrès de Mazamet, de 19 h 30 à 22 heures (entrée libre, ouverte à tous). Il sera animé par Frédéric Denhez, écrivain, conférencier, assisté par un garant désigné par la CNDP. Le débat sera précédé de divers ateliers, de 15 h 30 à 18 heures, animés par des personnalités qualifiées (spécialistes de l'environnement, d el'énergie, juristes, etc.). Plusieurs thèmes seront abordés : les énergies et environnement (écosystèmes, eau, biodiversité), énergies et société (choix énergétiques et alternatives sociales), énergies et territoire (démocratie, citoyenneté), énergies et droit (contexte juridique et réglementaire). Pour participer à l'un de ces ateliers, s'inscrire sur le site Internet toutesnosenergies.fr ou téléphoner au 04.67.97.51.27 ou 06.63.68.22.86.
«Parlons de l'éolien et des autres possibilités!»
Le président du Parc naturel régional du Haut-Languedoc Daniel Vialelle assistera au débat de mercredi, dès 19 h 30, tandis que deux techniciens du PNRHL interviendront lors des ateliers de l'après-midi. Le parc du Haut-Languedoc s'étend à cheval sur une partie du Tarn et une partie de l'Hérault. Soit 119 communes sur une superficie de plus de 300 000 hectares. Concernant l'implantation des projets éoliens, Daniel Vialelle rappelle : «L'Aude ne figure pas dans le Parc. Nous avons créé un outil désignant les endroits où sont implantés ou pas les projets éoliens. Cette charte stipule que le territoire n'acceptera que 300 éoliennes, pas davantage. Ceci est mis en œuvre jusqu'en 2027, l'État nous suit, et je peux affirmer que l'on ne dépassera pas les 300 éoliennes ! Mais les énergies renouvelables, ce ne sont pas que les éoliennes. Il y a tout un processus d'énergies renouvelables, où figurent aussi la géothermie, le photovoltaïque, le solaire, également la méthanisation vers laquelle se tournent de plus en plus d'agriculteurs. Lors du débat, je rappellerai nos positions ! Parlons de l'éolien, mais parlons aussi des autres possibilités pour faire du développement durable sur notre territoire !»
https://www.ladepeche.fr/article/2018/05/29/2806942-toutes-energies-collectif-labellise-va-mener-debat-mercredi.html

26/05/18 : Aveyron : Des solutions pour éviter l'afflux des éoliennes
Soucieux du développement durable mais opposé à l'implantation de nombreuses éoliennes en Aveyron, le collectif TNE propose à la Région d'autres solutions pour la transition énergétique.
Il y a deux manières de combattre l'afflux des implantations d'éoliennes en Aveyron : combattre par la force et la justice tout nouveau projet ou proposer d'autres moyens pour produire de l'énergie renouvelable. C'est cette seconde option qu'a choisie le collectif TNE, via la voix du collectif aveyronnais Co-27-XII. «Nous en avons assez d'être vus comme des anti-éoliens même si nous ne voulons pas que l'Aveyron soit couvert d'éoliennes. Alors, nous avons réfléchi à d'autres solutions pour produire de l'énergie renouvelable et faisons part à la Région de notre scénario alternatif», raconte Bruno Ladsous.
Leur démarche a pris le nom de Repòsta, soit Région à énergie positive territorialement adaptée, en réponse au plan de la Région pour 2050 intitulé Repos (Région à énergie positive). «Nous avons réuni un groupe d'experts et conçu Repòsta avec un cahier des charges», détaille Bruno Ladsous, qui ajoute : «Nous sommes d'accord avec la Région sur l'objectif de diviser par deux la consommation d'énergie pour 2050 et de recourir aux énergies renouvelables. Mais cela veut dire, par exemple, de multiplier par cinq l'énergie éolienne». Ce qui, forcément, n'est pas au goût des collectifs. «En plus, nous avons estimé que cela coûtera 1 000 € par an et par ménage pendant 32 ans. Notre scénario coûtera, lui, 550 € par an et par ménage». Un coût notamment prélevé via la CSP, la Contribution au service public de la facture d'électricité.
L'Aveyron propice à de multiples alternatives
Concrètement, que ce soit pour l'autoconsommation ou la production, TNE veut s'appuyer sur la géothermie, le photovoltaïque, la biomasse, la méthanisation, le bois énergie, la petite hydraulique, l'hydrolien, l'éolien flottant. En Aveyron, Co-27-XII mise sur «le mix énergétique. La géothermie est très bien adaptée pour 95 % du territoire. Elle sert à récupérer la chaleur pour l'autoconsommation», note Alain Angles. Au regard des nombreux cours d'eau qui parsèment l'Aveyron, la petite hydraulique s'avère également possible. «Il y a des petits équipements que l'on pose sur une rivière et qui ne font pas de bruit. Mais il faut que ce soit en accord avec les fédérations de pêche», assure Bruno Ladsous. Le bois énergie est une autre solution pour notre département très agricole. «Certains agriculteurs se sont équipés de chaudières à plaquette de bois. Quand ils débroussaillent, au lieu de jeter une allumette, ils broient le bois et l'exploitent ainsi», illustre Jean Marty. Quant au photovoltaïque, les membres des collectifs ne craignent-ils pas de voir de tels champs ? «Ce n'est pas possible, la chambre d'agriculture veille à garder des terres pour les agriculteurs», reprend Alain Angles. «On pourrait les installer sur des friches industrielles, des carrières, des délaissés de routes comme près de l'autoroute à Sévérac-le-Château», explique Bruno Ladsous. Jean Marty, lui, réfute la nuisance visuelle : «Quand on les pose dans un bas-fond, on ne les voit pas».
Et tous de citer le Parc naturel régional de l'Aubrac, qui fait figure d'exemple à suivre pour eux. «La charte prévoit qu'il n'y aura pas d'éoliennes mais du bois énergie, du petit hydraulique et de la méthanisation. Ils arrivent à préserver leur capacité touristique et le développement économique», s'enthousiasme Bruno Ladsous.
Un entrain que semble ne pas partager la Région, sollicitée par le collectif à plusieurs reprises pour exposer leurs solutions. L'entité a d'ailleurs été invitée le 30 mai, à Mazamet, à participer à un grand débat public régional.
Un feu d'artifice depuis le square Bonnafé de Rodez
Avis aux amateurs de feu d'artifice. Depuis le square Bonnafé de Rodez, il est possible d'en voir un en continu jour et nuit. Par temps maussade et de nuit, les illuminations sont inratables. En se repérant sur la table d'orientation, il semblerait que ce joyeux feu d'artifice blanc et rouge provienne d'Arques, là où des éoliennes ont été mises en service en début d'année. Le hic, c'est qu'elles sont très éloignées de Rodez, on ne distingue ni le mât ni les pales, mais elles éclipsent celles de Flavin bien visibles sur la côte est. Selon le maire d'Arques, bien échaudé par les anti-éoliens, ce serait un problème de réglage qui causerait autant de lumières. «À ce que j'ai compris, ils seraient en train de tester les commandes par internet. C'est d'ailleurs pour ça que, parfois, on ne les a plus vues être éclairées». Selon ses dires, «personne de la commune n'est venu m'en parler». Marcelle Arguel, membre du collectif Co-27-XII et élue à Curan, habite entre deux parcs éoliens : «la nuit, les flashs sont gênants, on doit tout fermer sinon ça ressemble à une discothèque». La société Quadran et l'entreprise qui gèrent le site d'Arques ont été sollicitées. Elles devraient fournir une réponse la semaine prochaine.

25/05/18 : ACTUALITÉS : TARN - MAZAMET TRANSITION ENERGETIQUE : GRAND DEBAT PUBLIC ET REGIONAL A MAZAMET LE 30 MAI
30-05-18 : TARN - MAZAMET TRANSITION ENERGETIQUE : GRAND DEBAT PUBLIC ET REGIONAL A MAZAMET LE 30 MAI
LE SEUL GRAND DEBAT PUBLIC SUR LA TRANSITION ENERGETIQUE EN OCCITANIE ORGANISE PAR UN COLLECTIF REGIONAL DE CITOYENS
A MAZAMET (81) LE MERCREDI 30 MAI
La transition énergétique pour être réussie passe par une transition écologique et citoyenne globale, s’appuyant sur un changement de nos modes de production et de consommation d’énergie. Elle engage les générations futures. A ce titre elle passe par des solutions techniquement efficientes tenant compte des êtres humains et de leur environnement.
Or les méthodes employées pour imposer l’éolien industriel conduisent à une impasse : la transition énergétique doit-elle obéir aux seules logiques du profit, porter atteinte à la qualité de vie des habitants et au patrimoine naturel, culturel et paysager ? Est-il normal d’affecter des avantages financiers aussi énormes à l’industrie éolienne au détriment des mesures d’économie d’énergie et des technologies de production plus respectueuses des territoires ?
Par ailleurs, aucun bilan n’a été fait sur les impacts de cette EnR qui se développe en Occitanie depuis 20 ans.
Après avoir présenté – aux journalistes le 22 mai à Toulouse - sa démarche alternative « Reposta » face au scénario de la Région « Repos », le collectif Toutes Nos Energies – Occitanie Environnement (*) organise un grand débat public sur ces questions qui concernent notre avenir, le mercredi 30 mai de 19h30 à 22 h, au Palais des Congrès de Mazamet (81)
Cet événement a reçu le label de la commission nationale du débat public.
Entrée libre, il est ouvert à tous et à toutes et recommandé par 160 associations d’Occitanie.
Le débat sera précédé dans l’après-midi par des ateliers (inscription gratuite) :
THEMES DES ATELIERS DE 15h30 à 18h - salles du palais des Congrès
Énergies et environnement (écosystèmes, biodiversité, paysages, santé)
Énergies et société (choix énergétiques et alternatives sociales)
Énergies et territoire (démocratie, citoyenneté)
Énergies et droit (contexte juridique et réglementaire)
Entre autres personnalités invitées aux ateliers et débat public
Jacqueline Balvet, spécialiste de la transition énergétique au sein de Attac France ; Loïc Blanc, chargé de gestion, coopération et communication, Enercoop ; Marie-Laure Cambus, directrice de la Fédération Nationale de l’Environnement Midi-Pyrénées ; Jean Huillet, maire de Camon (Ariège), président de la fédération Pyrénées cathares ; Me Morvan Le Berre, avocat aux barreaux de Bruxelles et Varsovie, conseil en droit européen et procédures européennes ; Jérôme Llobet, responsable du Pôle Territoires durables, Ademe Occitanie ; Danièle Pellier, ancienne administratrice d’Anticor national ; Thierry Rutkowski, vice-président LPO Aude ; Daniel Steinbach, président de la fédération nationale Vent de Colère ; Jacques Thomas, écologue, SCIC Rhizobiome…
Plus d’info et inscription aux ateliers sur le site toutesnosenergies.fr
Pour nous écrire : contact@toutesnosenergies.fr
(*)Toutes Nos Energies - Occitanie Environnement rassemble 160 associations d’Occitanie pour la protection de l’environnement, du patrimoine et de la qualité de vie des habitants et pour une politique énergétique respectueuse des territoires ruraux.
http://www.occitanie-tribune.com/articles/7674/tarn-mazamet-transition-energetique-grand-debat-public-et-regional-a-mazamet-le-30-mai/

23/05/18 : Aude : Et si vous financiez un parc éolien offshore ?😡💣😰
C'est une réalité depuis hier. Le département de l'Aude accueille le premier projet éolien offshore (au large de la mer) de France financé en partie par du financement participatif.
Concrètement, les habitants d'Occitanie peuvent depuis ce 22 mai investir une partie de leur épargne dans ce projet éco-responsable. Baptisé Eolmed et porté par Quadran Energies MArines, ce projet «unique au monde» selon ses promoteurs permettra au territoire de l'Occitanie de produire annuellement, à terme, «plus de 100 millions de kWh, soit la consommation annuelle d'électricité de plus de 50 000 personnes».
Situé au large de Gruissan et de Port-la-Nouvelle, Eolmed «met en œuvre une technologie flottante unique au monde» précise Enerfip, la plateforme de financement participatif montpelliéraine, spécialisée dans les projets dédiés à la transition énergétique.
Actuellement en phase de développement, le projet Eolmed représentera une puissance de 24,6MWc dans sa première tranche pilote, avec 4 premières éoliennes. Eolmed a été lauréat de l'appel à projets lancé par le gouvernement en 2015 et organisé par l'ADEME pour développer la filière offshore flottant en Méditerranée.
Le montant du financement participatif attendu est de 400 000 €.
https://www.ladepeche.fr/article/2018/05/23/2803227-et-si-vous-financiez-un-parc-eolien-offshore.html

22/05/18 : Aude : Cuxac-Cabardès : Présentation du projet éolien du Bois de l'Aiguille 😡💣😰
Mercredi s'est déroulée une réunion publique concernant le projet du parc éolien du Bois de l'Aiguille. Cette réunion a été organisée par la société Res, un des leaders mondiaux dans le domaine des projets d'énergies renouvelables. Elle était représentée par Damien Cousin, ingénieur projets France et par Marie Galvain, stagiaire ingénieur territoriale.
Le projet du Bois de l'Aiguille est mené en concertation avec les communes de Cuxac-Cabardès, Caudebronde, Les Martys ainsi qu'avec l'ONF.
Le choix du site s'inscrit dans une logique de densification que prônait le plan paysager Audois vis-à-vis des projets éoliens ; les 4 machines implantées respectent l'alignement des projets existants ; les 4 machines ne sont pas positionnées en crête pour éviter une visibilité trop importante ; l'implantation choisie évite les zones humides et les habitats les plus favorables à la biodiversité. Le projet comporte l'implantation de 4 éoliennes de 14MW maximum et d'une hauteur de 150 mètres bout de pale.
14100 tonnes de CO2/an évitées, équivalent de la consommation de 26 600 habitants.
Ce projet respecte la Loi sur la transition énergétique et est une source de revenus non négligeables pour les communes. Le projet a été déposé en 2017. Au cours de l'été 2018 va débuter une enquête publique d'une durée de 1 mois.
Le préfet de l'Aude rendra son avis et les travaux devrait commencer en 2020.
On pourra suite tout l'actualité du projet sur le site internet :
www.projeteolien-boisde laiguille.fr
https://www.ladepeche.fr/article/2018/05/22/2802297-presentation-du-projet-eolien-du-bois-de-l-aiguille.html

20/05/18 : Tarn : Mazamet - Pour sortir de l'impasse de l'éolien industriel
Débat public
Mercredi 30 mai à Mazamet à 19 h au palais des congrès, le collectif Toutes Nos Énergies, TNE Occitanie Environnement, qui regroupe 160 associations, s'adressera directement aux habitants. Ce collectif entame une démarche baptisée Reposta, en réponse au scénario Repos de la Région Occitanie qui vise d'ici 2050 de réduire d'un quart la consommation énergétique du secteur résidentiel. Dans un communiqué, TNE considère que d'autres options sont possibles. «La transition énergétique est indispensable, comme peut l'être la sortie du nucléaire, mais l'éolien industriel est une fausse solution ; pourtant la Région Occitanie persiste dans cette impasse avec un slogan très tchatchérien : «il n'y a pas d'alternative» - mais aussi : «il faut multiplier par 5 le nombre d'éoliennes industrielles».
Les habitants des territoires ruraux et un certain nombre d'élus se rendent compte aujourd'hui des limites et des effets catastrophiques de l'éolien industriel. Ainsi le Conseil départemental des Pyrénées Orientales a voté une motion demandant un moratoire sur le développement de ces usines à vent et de nombreuses communautés de communes de la région s'opposent à l'implantation de ces machines».
Le scénario Repos en bref
Cet événement régional a été labellisé par le Conseil national du débat public (TNE-OE). C'est le seul collectif de citoyens en France, avec son homologue breton, à avoir obtenu ce label.Il sera précédé de travaux en ateliers à partir de 15 h 30. D'ici 2050, l'Occitanie veut réduire d'un quart la consommation énergétique du secteur résidentiel. Dans le tertiaire, la demande devra baisser de 28 %, en minimisant notamment les besoins en climatisation. L'industrie et l'agriculture devront également fournir des efforts importants. La région prévoit une baisse significative de 46,9 TWh à 18,4 TWh des besoins énergétiques dans les transports (développer le télétravail, les transports doux, les véhicules électriques ou au gaz naturel (GNV). Côté production, la région mise sur 200 MW d'éolien terrestre supplémentaires par an, une multiplication par 12 de la puissance installée en photovoltaïque d'ici 2050 et 3 GW d'éolien offshore au même horizon.
https://www.ladepeche.fr/article/2018/05/20/2801234-pour-sortir-de-l-impasse-de-l-eolien-industriel.html

17/05/18 : Hautes-Pyrénées : Le courant passe bien en Bigorre
1,5 Tera Wattheure (TWh). Un chiffre électrisant correspondant à la production annuelle des Hautes-Pyrénées sur l'année 2017. Un rendement équivalent à 4,3 % de la production régionale. Dans le détail, c'est l'hydroélectricité qui abonde le plus le réseau (1,4 TWh). Le thermique et le solaire ne représentant qu'une infime partie du rendement, respectivement 0,04 et 0,03 TWh. Du côté de la consommation, le compteur atteint 1,6 TWh. Un bilan électrique qui pourrait sembler équilibré. «En réalité, contrairement à d'autres sources d'énergie, l'électricité ne se stocke pas. En fonction des heures, des saisons, il y a une fluctuation de la demande qui entraîne un excédent ou un déficit. Comme en janvier 2017 ; lors de la vague de froid qui s'est abattue sur la France», explique Erick Pharabod, délégué RTE pour le Sud-Ouest. L'entreprise gestionnaire du réseau de transport d'électricité doit donc en permanence ajuster les pics et creux en fonction des besoins.
Des travaux d'envergure
Dans le cadre du schéma régional de raccordement aux énergies renouvelables, un grand chantier de rénovation est en cours. «Le réseau haut-pyrénéen a été construit en même temps que les centrales hydroélectriques. Nous devons donc moderniser les équipements et sécuriser l'alimentation électrique dans un souci de transition énergétique.» Les travaux de réfection qui s'achèveront à l'horizon 2020 sont principalement localisés sur les zones montagneuses des vallées de la Neste, du Louron et d'Aure. Pylônes et transformateurs obsolètes ou ayant souffert des intempéries climatiques bigourdanes seront remplacés. «Si des liaisons nouvelles doivent être créées, nous favoriserons autant que possible l'enfouissement.»
Au-delà de la réhabilitation, une adaptation du réseau sera déployée afin de permettre l'acheminement d'électricité issue de productions propres et renouvelables : éolien, solaire, bioénergie et biomasse. «Nous accompagnons les volontés politiques en travaillant en partenariat avec les élus et les entreprises dans le but de favoriser le tissu économique local. Un partenariat a été noué avec l'IUT de Tarbes pour proposer des collaborations avec les futurs ingénieurs».
Un avenir lumineux qui rayonne dans tous le département.

12/05/18 : Le dessin de SEB - L'Occitanie vers l'autosuffisance énergétique?
Énergie. Malgré le développement de l'éolien et du solaire, la production d'électricité a baissé en 2017 en Occitanie. Une baisse dûe en grande partie par l'arrêt pour maintenance d'un réacteur à la centrale nucléaire de Golfech. L'éolien est en hausse mais rajouté à l'hydraulique, il ne suffit pas à compenser la perte. La région maintient cependant son objectif d'être numéro 1 dans le secteur des énergies positives. 😢
D'après le dernier rapport de RTE (réseau de transport d'électricité), l'Ariège, grâce à ses barrages hydroélectriques, produit suffisamment d'électricité pour se suffire à elle-même.
«Pour nous, il n'y a pas de bons ou de mauvais élèves», avance Érik Pharabod, délégué RTE pour le sud-ouest. Certes, mais tout de même, le département ariégeois peut s'enorgueillir de cette «réussite» : il produit plus d'électricité qu'il n'en consomme grâce aux 14 barrages hydroélectriques répartis sur son territoire.
Bilan : 1,5 TWh (Térawatt-heure) en production, quand la population ariégeoise ne consomme qu'environ 1 TWh par an. Sur les 13 départements que compte la région Occitanie, seule la Lozère a besoin de moins d'électricité (0,5 TWh), mais en termes de production, l'Ariège se place sur le podium, à égalité avec les Hautes-Pyrénées et l'Aude et ce malgré une baisse globale de la production hydroélectrique sur la région en 2017 (-15 % à 9,4 TWh) à cause de la faible pluviométrie enregistrée. L'Aveyron produit davantage (3,5 TWh) avec un nombre de barrages équivalent, et surtout une quantité d'éoliennes beaucoup plus importante (92 en 2016 et elles pourraient être… 250 si tous les projets lancés à cette période aboutissaient), contre… aucune en Ariège où la population reste très réticente à ce genre de projets. Loin devant, le Tarn-et-Garonne a produit 18,2 TWh en 2017, majoritairement par le biais de la centrale nucléaire de Golfech (17,8 Twh), malgré une baisse de sa production (- 10,3 %) à cause des nombreux travaux de maintenance effectués.
«L'Occitanie est une belle région de production, détaille Érik Pharabod. En termes d'énergie renouvelable, c'est même celle qui en produit la plus grande part par rapport à ce qu'elle consomme au total (35,6 %). Autre chose : malgré une démographie qui continue de croître, sa consommation reste constante (environ 35 TWh). Outre l'amélioration des installations et des appareils électroménagers, cela s'explique aussi parce que les habitudes de consommation ont changé.»
Le chiffre : 16 %
Part de l'Ariège > dans la production d'hydroélectricité de la région. Elle représente 1,5 TWh sur les 9,4 TWh produits en 2017.
[...] Et aussi : Tous les autres points inscrits à l'ordre du jour ont été votés à l'unanimité. Projet de cinq éoliennes à Sousceyrac-en-Quercy : conditions de remise en état du parc, pris en compte dans le PLU, au terme de son exploitation.
https://www.ladepeche.fr/article/2018/05/10/2795025-un-conseil-communautaire-tres-charge.html

09/05/18
ACTUALITÉS : OCCITANIE - TRANSITION ÉNERGÉTIQUE : SORTONS DE L'IMPASSE DE L'ÉOLIEN INDUSTRIEL - PRÉSENTATION DU COLLECTIF MARDI 22 MAI
Transition énergétique : sortons de l'impasse de l'éolien industriel
Les habitants des territoires ruraux (sur lesquels les parcs se construisent) et un certain nombre d'élus se rendent compte aujourd'hui des limites et des effets catastrophiques de l'éolien industriel. Ainsi le Conseil départemental des Pyrénées Orientales a voté une motion demandant un moratoire sur le développement de ces usines à vent et de nombreuses communautés de communes dans notre région s'opposent à l'implantation de ces machines.
Bien sûr la transition énergétique est indispensable, comme peut l'être la sortie du nucléaire, mais l'éolien industriel est une fausse solution ; pourtant la Région Occitanie persiste dans cette impasse avec un slogan très tchatchérien : " il n'y a pas d'alternative" - mais aussi : "il faut multiplier par 5 le nombre d'éoliennes industrielles".
Le collectif TOUTES NOS ENERGIES / OCCITANIE ENVIRONNEMENT, qui regroupe 160 associations, démontre dans sa démarche Reposta (en réponse au scénario Repos de la Région) que d'autres options sont possibles mais Mme Delga ne veut ni l'entendre ni a fortiori en discuter.
Nous nous adresserons directement à la population, le mercredi 30 mai à Mazamet (Tarn), lors d'un événement régional labellisé par le Conseil National du Débat Public (TNE-OE est le seul collectif de citoyens en France avec un homologue breton à avoir obtenu ce label).
Nous avons donc le plaisir de vous inviter le mardi 22 mai au cinéma Cosmograph à Toulouse à 11h30 pour vous présenter notre collectif, vous faire part de nos critiques sur le schéma régional et les propositions de notre démarche citoyenne Reposta et bien sûr vous expliquer les raisons de cette journée de réflexion et de mobilisation du 30 mai.
Il y a, pour nous, d'autres alternatives sérieuses à une transition énergétique respectueuse des écosystèmes dont les humains font partie !
Plus d'infos : toutesnosenergies.fr
TOUTES NOS ENERGIES / OCCITANIE ENVIRONNEMENT = 160 associations pour la protection de l’environnement, du patrimoine et de la qualité de vie des habitants, pour une politique énergétique respectueuse de la vie des territoires ruraux d’Occitanie contre l’invasion de l’industrie éolienne dans les milieux naturels et les espaces à protéger
TOUTES NOS ENERGIES : Michèle Solans et Jean Pougnet co-secrétaires du collectif (09-05-18)
http://www.occitanie-tribune.com/articles/7476/occitanie-transition-energetique-sortons-de-l-impasse-de-l-eolien-industriel-presentation-du-collectif-mardi-22-mai/

08/05/18 : Haute-Garonne : 
Cardeilhac - Le projet d'éoliennes arrêté par l'armée
Le schéma régional Midi Pyrénées climat air énergie approuvé en juin 2012 définit les zones et communes pouvant accueillir des éoliennes. Les collectivités sont démarchées par des porteurs de projets privés ou publics. Pour un élu, la proposition peut être alléchante et incitatrice, une perspective de rentrées annuelles qui pourraient bien améliorer les finances des petites communes.
La commune de Cardeilhac, sur la liste du schéma, avait été démarchée par un industriel privé en 2013. Celui-ci avait abandonné très vite ses études en raison du véto de l'armée de l'air, le territoire communal se trouvant sur un couloir aérien, en zone de contrainte moyenne comme indiqué sur la carte régionale. En juillet 2016, EDF ENR (Energies nouvelles réparties), après une déclaration préalable, dressait un mât de mesure de 48 mètres dans la forêt communale, une installation destinée à juger le potentiel éolien de la zone. Il ne clignote plus depuis quelques jours dans la nuit cardeilhacaise. Comme l'avait annoncé EDF ENR, il vient d'être déposé après quelques mois de mesures.
Le service communication de l'industriel public vient de confirmer l'impossibilité d'installation d'éoliennes sur le territoire de Cardeilhac en raison des avis négatifs des services de l'armée de l'air et de la direction régionale de l'aviation civile.
Les éoliennes, qui soulevaient de nombreuses interrogations au sein de la population (notre édition du 23 décembre dernier), ne tourneront donc pas au-dessus du massif forestier, même «si le gisement observé aurait permis une exploitation satisfaisante», précise le porteur de projet.
Pour le maire, Raymond Boyer, le projet n'est pas encore officiellement à l'arrêt : «Les enquêtes sont suspendues pour l'instant. Nous n'avons pas reçu de veto de l'armée de l'air, le projet peut encore reprendre. Que l'on sache officiellement si oui ou non le projet peut continuer. Moi aujourd'hui, je n'ai rien qui me prouve que le projet a été arrêté». Il ajoute à propos du mât de mesure : «Le mât a été démonté car l'étude concernant la puissance des vents est terminée. Elle montre que le gisement est satisfaisant pour mettre en place des éoliennes.»

08/05/18 : Lot : Comiac - Éoliennes : l'APPGE rencontre la députée
Vendredi 27 avril, des responsables de l'Association pour le patrimoine des gorges de l'Escaumels (APPGE Comiac-Calviac-Lamativie) ont rencontré Huguette Tiegna, députée du Lot, sur le thème du projet éolien qui concerne Comiac. L'association a indiqué que le projet devrait être abandonné, car c'était une fausse bonne idée pour l'environnement local. Très au fait de la loi de transition énergétique, la députée a écouté avec la plus grande attention les arguments des intervenants. Elle a affirmé la nécessité de préserver le caractère écologique de cette loi à Comiac, comme ailleurs. Elle a conscience que ce type de projet peut diviser les habitants et elle propose d'organiser le dialogue entre les habitants, les élus et le promoteur. Sensible aux arguments de l'association reposant sur la préservation d'un territoire à vocation agricole et touristique, elle travaillera à favoriser une perception juste du projet éolien de Comiac et elle s'est engagée à répondre par écrit aux questions et inquiétudes présentées par les représentants de cette association. 
Pour en savoir plus : http ://appgecomiac.for-lac.com
https://www.ladepeche.fr/article/2018/05/08/2793816-eoliennes-l-appge-rencontre-la-deputee.html

04/05/18 : Aude : Le projet éolien n’était pas enterré
Nouveau rebondissement dans le dossier des éoliennes du Somail. Alors que le conseil municipal avait voté contre le projet, situé au nord de la commune, en juin 2016, EDF-Énergies nouvelles semblait ne plus s'intéresser à cette zone.
Il n'en est rien : l'entreprise revient à la charge avec un projet remanié qui prévoit 8 éoliennes au lieu de 11.
Dans un dépliant, distribué dans les boîtes aux lettres, EDF-EN fait état de ce nouveau projet, photos à l'appui. Son argumentaire tend à démontrer que les problèmes du précédent dossier ont bien été pris en compte.
Cette brochure a provoqué l'étonnement des habitants et la colère des opposants.
Dans un communiqué de presse, les associations Protection Somail, Aspic et Païsans d'Amont dénoncent “une tromperie au niveau des images, des concertations qui n'ont pas eu lieu et des impacts du projet”. Le bras de fer ne fait que continuer.
http://www.midilibre.fr/2018/05/04/le-projet-eolien-n-etait-pas-enterre,1665804.php

04/05/18 : Hérault : Une pale d'éolienne détruite par la foudre lors d'un orage dans l'Hérault
Dans la nuit du 10 au 11 avril une tempête s'est abattue sur la commune de Dio-et-Valquières près de Lodève (Hérault). Une pale d'éolienne s'est brisée en morceaux sous l'effet combiné du vent et de la foudre. Elle sera remplacée dans un ou deux mois.
C'est un incident rarissime qui s'est produit le mois dernier sur la commune de Dio-et-Valquières près de Lodève. Lors des intempéries de la nuit du 10 au 11 avril, une pale d'éolienne du parc de Lou Pioch est tombée.
"Une pale en fibre de carbone de 30 mètres de long pesant près de six tonnes"
Ces éoliennes font partie du paysage depuis 2006 année de leur installation. Il y en a 7. Cette nuit là un gros orage s'est abattu sur le plateau: pluie, grêle, du vent mesuré à plus de 100 km/h par Météo France mais il a pu souffler davantage en réalité .
"La pale a explosé , éparpillant des morceaux au sol. C'est semble t-il l'effet conjugué du vent et de la foudre même si les éoliennes sont équipées de paratonnerres" raconte Evelyse Descamps la maire.
Une nouvelle pale est attendue
Depuis l'éolienne ne brasse plus l'air. L'entreprise Dio Energie qui gère le parc a mis en place un périmètre de sécurité. Elle avait une pale de rechange en stock, celle ci va donc être changé mais cela va prendre un peu de temps, d'ici un mois ou deux car il faut des autorisations administratives.
Cette nuit là la croix (emblème de Dio-et-Valquières) qui surplombe le village était elle aussi tombée. Elle a été remise en place le 1er mai.

04/05/18 : Hérault : Biterrois : une éolienne perd une de ses pales à Dio-et-Valquières
Une éolienne a perdu une de ses pales. Un incident rarissime qui serait lié à une tempête qui a frappé la commune de Dio-et-Valquières.
C'est un incident rarissime. Mais parfois, il arrive qu'une éolienne perde une de ses pales. C'est ce qui s'est produit dernièrement sur le plateau au-dessus de la commune de Dio-et-Valquières.
Un pale brisée
Evelise Descamps, maire du village, explique : "C'est une véritable tempête qui s'est abattue sur la commune durant cette nuit du mois d'avril. Même la croix de Dio est tombée à cause des intempéries. Sur le plateau, il y avait des rafales énormes. Une pale s'est complètement brisée sur l'une des éoliennes du parc de Lou Pioch."
L'incident n'aurait été repéré que quelques jours après les coups de boutoir de la météo car la ferme éolienne est implantée sur les hauteurs de la commune, dans un lieu isolé, et les responsables du site n'ont pu que constater les dégâts.
"Des morceaux éparpillés partout"
"On dirait que la pale a fondu, ajoute encore Evelyse Descamps. Il y a des morceaux éparpillés un peu partout. Du coup, il a fallu mettre en place un périmètre de sécurité pour que personne n'aille se blesser en se promenant. Et on ne sait pas si des morceaux risquent encore de tomber... Mais la société qui entretient les éoliennes est venue faire les premiers constats. Il leur reste à réparer leur matériel s'ils veulent poursuivre leur production."
Y aura-t-il réparation ?
C'est là que le bât blesse. Selon nos informations, les éoliennes implantées sur le site sont obsolètes. Leur production a été stoppée et personne ne sait dire s'il y aura un remplacement de la pale brisée.
"Nous ne savons pas si ce sera possible pour la société qui entretient le site de changer ce matériel. S'ils doivent déposer l'éolienne je ne sais pas encore s'ils auront le droit de la remplacer. Peut-être faut-il un nouveau permis de construire pour changer tout cela. J'avoue que je ne suis pas très au fait de ce qui va se passer. C'est une partie qui incombe à l'entreprise Dio énergie et a pour opérateur Alstom service. Nous pouvons donc nous attendre à voir cette éolienne dans cet état pour un petit moment encore."
#Malgré nos tentatives, nous ne sommes pas parvenus à joindre les gestionnaires du site éolien pas plus que l'entreprise chargée de l'entretien.
L'éolienne est en berne.

03/05/18 : Aveyron : Vezins-de-Lévezou : le collectif anti-éolien "kidnappe" le conciliateur d'un projet
Le projet d'implantation de 5 à 7 mâts éoliens, porté par l'entreprise Res, concerne la commune de Séverac à la lisière de Vezins-de-Lévezou.
Le projet n'a pas encore été déposé en préfecture. C'est un questionnaire, remis à des habitants de la commune de Séverac-d'Aveyron, concernée par le projet, qui a mis la puce à l'oreille du collectif Agir pour le Lévezou, engagé depuis dix ans pour l'environnement.
eudi, ce même collectif a été informé de la venue d'un conciliateur, mandaté par le promoteur éolien Res, pour effectuer une "enquête de perception". Ce projet, qui n'en est qu'à un stade préliminaire, concernerait l'implantation de "cinq à sept mâts" éoliens, sur la commune de Sévérac-d'Aveyron.
Pas entendus, ni respectés
Inquiets de voir l'extension de cette future installation atteindre leur Lévezou, les membres du collectif s'étaient ainsi donné rendez-vous pour "accueillir" et"kidnapper gentiment" le conciliateur, venu de Paris. Ils ont interpellé ce dernier dans l'entreprise de sellerie Mercier, sur la commune de Vezins-de-Lévezou, où il était reçu. Ils ont ensuite bloqué la sortie du parking de l'entreprise pour demander à ce conciliateur d'embarquer avec eux pour "voir" la réalité du terrain.
S'il a refusé de monter à bord du véhicule des militants, l'enquêteur a été bloqué près d'une heure, "contraint" d'écouter ce qu'avait à dire le collectif et à prendre bonne note. Les anti-éoliens n'ont pas caché leur déception quant à la "superficialité" d'une enquête dans laquelle ils se sentent, "comme d'habitude", "pas entendus", ni "respectés". Ils ont promis de ne rien lâcher.
http://www.midilibre.fr/2018/05/03/vezins-de-levezou-le-collectif-anti-eolien-kidnappe-le-conciliateur-d-un-projet,1665285.php

03/05/18 : Aude : BARBAIRA - « Vent debout », un collectif contre les éoliennes
Ce projet d'implantation d'éoliennes court depuis plusieurs années, sans trop savoir où il en est. Mais voilà qu'il y a quelques semaines, le dossier ressurgit au grand dam de la population barbairanaise et des villages environnants. Sept éoliennes de 74 m de haut seraient implantées dans la plaine entre Barbaira et ...
https://www.lindependant.fr/2018/05/02/vent-debout-un-collectif-contre-les-eoliennes,3984261.php

03/05/18 : Hérault : la pale d'une éolienne se brise à cause d'un vent trop fort à Dio-et-Valquières
L'incident est assez rare pour être signalé. Dans la nuit du 10 au 11 avril dernier, le vent qui soufflait entre 120 et 150km/h a cassé la pale d'une éolienne située sur la commune de Dio-et-Valquières, dans l'Hérault. L'hélice de 6 tonnes est brisée en 2.
Le vent souffle parfois très fort dans les Hauts-Cantons, entre Bédarieux et Lodève.
Pour preuve, cette événement assez rare à Dio-et-Valquières, dans un champ éolien de 7 machines.
La pale d'une éolienne s'est tordu jusqu'à cassé sous l'effet d'un orage de pluie et de grêle avec un vent violent. C'était dans la nuit du 10 au 11 avril dernier, les rafales de vent sur le plateau de Lou Pioch soufflaient entre 120 et 150km/h
Une enquête technique est ouverte pour déterminer les causes de l'incident qui dans ce site désert n'a eu aucune conséquence. Vent très fort ? Foudre ? Ou bien les 2 conjugués.
L'éolienne endommagée sera réparée mais il va falloir du temps car il s'agit d'un modèle de fabrication espagnole déjà ancien, qui n'est plus produit. Le rotor et le mât n'ont subi aucun dégât.
Cette machine, comme les 6 autres, produit 1 mégawatt a été mise en service et donc en production en mars 2006.
Ce parc éolien est géré par l'entreprise Holding Dio Energie qui fait partie d'un groupe basé à Decazeville, en Aveyron. La maintenance du site est assurée par Alstom énergie.
Reportage en ligne
https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/herault-pale-eolienne-se-brise-cause-vent-trop-fort-dio-valquieres-1469481.html


02/05/18 : Hérault - Rarissime : une hélice d’une éolienne arrachée à Dio-et-Valquières
EXCLUSIF. L’incident -car l’hypothèse d’un sabotage est exclue par les gendarmes chargés de l’enquête- est rarissime : une hélice -on dit aussi un rotor ou une pale- s’est complètement brisée sur l’une des sept éoliennes du parc implanté sur le site isolé de Lou Pioch, à Dio-et-Valquières, une petite commune rurale située au sud-ouest de Lodève, entre le lac du Salagou et Bédarieux, dans les hauts cantons de l’Hérault.
Selon nos informations, l’incident serait survenu ces derniers jours et n’aurait pas été repéré immédiatement, vu que ce parc éolien est implanté dans une zone montagneuse reculée. Un orage de pluie et de grêle avec de violentes rafales de vent ayant pu atteindre les 120 km/h, voire les 150 km/h aurait frappé cette zone, ce qui peut expliquer que cette hélice de 12 tonnes ait été tordue et brisée.
À moins qu’un impact de foudre ait eu raison de l’hélice. Les investigations techniques sont en cours, mais aucun impact de foudre n’a été relevé.
Ce type d’éolienne ne se construit plus
Reste qu’il n’est pas exclu que ce rotor ait subi une avarie technique, avant l’orage et le vent fort qui a entraîné la destruction a forte vitesse. L’enquête qui est ouverte devrait faire la lumière sur cet incident, qui n’arrive qu’une fois sur 10’000 cas. Avec une grande difficulté : aucune date de remplacement n’est pour l’heure prévue pour cette hélice endommagée et pour cause : ce type d’éoliennes -Ecotecina 74- ne se construit plus et leurs fabrications sont d’origine espagnole.
Ces sept machines alimentées par le vent sont en production depuis mars 2006, sur ce site des hauts cantons de l’Hérault. La durée de vie de ce modèle qui a été endommagé est de 20 à 23 ans maximum. Une confirmation : l’arrachage du rotor d’une éolienne est une première dans les parcs de l’Hérault. À Dio-et-Valquières, c’est la Holding Dio Énergie qui gère le parc, dont la maintenance est assurée par le groupe Alstom Energie.
Deux nouveaux permis de construire refusés
Cet incident rarissime sur des éoliennes survient alors que le tribunal administratif de Montpellier vient de refuser le projet d’implantation de deux nouveaux parcs dans la commune de Dio-et-Valquières. Par deux jugements du 5 avril dernier, le tribunal administratif de Montpellier a, en effet rejeté les recours dirigés contre deux arrêtés du 4 avril 2016 par lesquels le préfet de l’Hérault avait refusé de délivrer un permis de construire de deux parcs de cinq éoliennes et de quatre aéro-générateurs.
Les juges estiment que le préfet de l’Hérault a, de bon droit, refusé ce projet, en se fondant légalement sur l’article L.122-9 du code de l’urbanisme qui prévoit que, « les documents et décisions relatifs à l’occupation des sols comportent les dispositions propres à préserver les espaces, paysages et milieux caractéristiques du patrimoine naturel et culturel montagnard ».
Les juges relèvent ainsi que les zones d’implantation des deux projets sont incluses dans le territoire de chasse de l’aigle royal et font donc partie intégrante de son domaine vital, ainsi que de celui de l’aigle de Bonelli, qui est une espèce en danger et faisant l’objet d’une protection maximale. Il considère en outre que les projets portent une atteinte effective à plusieurs espèces de chauve-souris, avec un risque avéré de mortalité.
Le jugement retient également que les deux projets seraient visibles depuis le site classé du Salagou, la vallée de l’Orb et visibles simultanément avec la chapelle de Saint-Amans, inscrite à l’inventaire des monuments historiques.
>> Le reportage vidéo d’Anthony Montardy
https://e-metropolitain.fr/2018/05/02/rarissime-helice-dune-eolienne-brisee-a-dio-valquieres/

01/05/18 : ÉOLIEN : DÉTRUIRE LA NATURE POUR PROTÉGER LA NATURE ?
Allô, Nicolas, pourquoi tu tousses ?
Le Lévézou est un haut plateau situé en plein cœur de l’Aveyron. Une terre qui culmine à plus de 1.000 mètres d’altitude. De nombreuses rivières alimentent des barrages hydroélectriques construits dans les années 50. Ces barrages avaient englouti des vallées entières, souvent les meilleures terres, recouvrant quelques hameaux et détruisant des écosystèmes. Mais la production d’électricité était une priorité nationale à l’époque, un projet d’intérêt public.
Les habitants avaient dû l’accepter et ceux dont les terres avaient été noyées furent indemnisés ou relocalisés. Par ailleurs, de nouvelles activités, touristiques étaient nées grâce à ces lacs.
Terre ventée, également, ce qui a attiré l’avidité des promoteurs de centrales éoliennes. Dès le début des années 2000, les premiers mâts se sont dressés. Au début, personne ne s’est opposé. Ces éoliennes amenaient des revenus à quelques agriculteurs, des rentrées fiscales aux communes, et l’image de ces machines était positive.
Mais dès qu’elles furent dressées, les nuisances apparurent. Vrombissement permanent certains jours, effet stroboscopique, malaises peut-être dus aux infrasons, hécatombe d’oiseaux et de chauves-souris, flashs lumineux qui transforment le plateau en boîte de nuit, etc. Surtout, modification profonde du paysage. Aujourd’hui, c’est une centaine de mâts qui se dressent et certains villages, comme Bouloc, sont cernés, installés sur d’autres communes, qui n’en subissent pas les nuisances mais en perçoivent les revenus.
Mais l’appétit des promoteurs n’est pas rassasiée pour autant et de nouvelles centrales sont en construction. Par exemple à Arques. Pour installer ses machines, le promoteur a décapé une zone humide de 5.000 m2. La police de l’eau appelée pour constater sa présence « omise » par l’étude d’impact est arrivée trop tard. La couche superficielle qui aurait permis de juger de la présence d’une zone à protéger a disparu et la tourbe vendue. Il n’y a pas de petit profit.
Un peu plus loin, dans la commune de Ségur, les travaux d’une autre centrale nécessiteront de drainer le terrain. La tourbière, vieille de 5.000 ans, située en aval ne serait donc plus alimentée et mourra petit à petit. On attend une réaction de la préfecture pour protéger ce qui peut l’être encore.
Ces zones humides, on le sait, sont des pièges à carbone. Elles accueillent une faune et une flore endémique exceptionnelle, rare et fragile. Elles ont mis des milliers d’années à se former. Et l’avidité de groupes financiers et industriels, soutenus par l’État, vient les détruire en une journée.
Au prétexte de lutter contre les gaz à effet de serre, on détruit des zones de stockage de ces gaz, alors même que, lorsqu’elles fonctionnent, ces machines remplacent l’électricité produite par des centrales nucléaires qui n’émettent pas de gaz à effet de serre… Et quand le vent s’arrête (le facteur de charge peine à dépasser les 20 % en 2017), ce sont des centrales thermiques, émettrices de gaz carbonique, qui doivent prendre le relais.
Au nom de l’écologie on injecte des tonnes de béton dans le sol, on défigure les paysages de France, on permet le massacre d’oiseaux et de chiroptères, et maintenant on détruit des tourbières.
Allô, Nicolas, pourquoi tu tousses ?

30/04/18 : L'Occitanie 1ère région française pour l'utilisation d'électricité à base d'énergie renouvelable
35,6% de la consommation électrique d'Occitanie a été couverte en 2017 par de la production électrique renouvelable de la région, selon un bilan présenté par Réseau Transport d'Electricité qui fait de l'Occitanie la 1ère région française à utiliser ses énergies renouvelables.
Selon le bilan électrique 2017 de l’Occitanie communiqué par Réseau de Transport d'Electricité (RTE), il apparaît que la région maintient sa 1ère place en France pour son taux de couverture de sa consommation d’électricité par sa production à base d’énergies renouvelables.
35,6% de la consommation électrique régionale a en effet été couverte en 2017 par de la production électrique renouvelable de la région, dont la consommation reste stable par rapport à 2016.
Les parcs de production d’électricité éolienne et solaire se sont respectivement développés de + 20% et + 10% en 2017 en Occitanie pour atteindre 1 400 MW et 1 600 MW.
Avec ces nouvelles installations et des conditions de vent et d’ensoleillement favorables, la hausse de production éolienne et solaire augmente au total de + 40%. La production d’électricité éolienne et solaire continue donc sa progression et atteint un record de contribution à la production régionale. Malgré cela, la production d’électricité de la région baisse sensiblement.
Toutes filières confondues, la production d’électricité en Occitanie a couvert 95% de la consommation régionale en 2017. Les énergies renouvelables ont à elles seules couvert 35,6% de la consommation : c’est le taux le plus élevé de France.
RTE a réalisé 120 millions d’euros d’investissements dans la région en 2017 et prévoit près d’un milliard d’euros sur la période 2018-2022. Ces investissements portent principalement sur l’adaptation du réseau au développement des énergies renouvelables, notamment grâce à l’utilisation croissante de technologies numériques sur le réseau.
https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/occitanie/occitanie-1ere-region-francaise-utilisation-electricite-base-energie-renouvelable-1467913.html

30/04/18Hérault : les éoliennes de Bernagues pointées du doigt
Samedi 28 avril, les opposants se sont rassemblés sur le site de Bernargues à Lunas.
Pour eux, c'est sûr, les sept éoliennes du parc de Bernagues qui culminent à près de 90 m de hauteur, à Lunas, au nord-ouest de Lodève, fonctionnent de façon illégale. Et sans que les pouvoirs publics, qu'ils ont alertés, ne fassent quelque chose. À l'appel du Collectif de protection des paysages et de la biodiversité 34-12 (Hérault-Aveyron), une trentaine de personnes a réaffirmé sa détermination ce samedi matin, devant le site, à deux pas du radar de l'aviation civile installé au lieu-dit La Quille sur la commune des Plans, ou du centre Bouddhiste Lerab Ling à Roqueredonde.
Une première en France
Avec un seul but, faire démonter les machines qu'exploite la société ERL-Groupe Valeco, ce qui serait une première en France. Faire respecter la loi "suite à plusieurs recours, le permis de construire a été annulé en 2012, ce qu'a confirmé le Conseil d'État en novembre 2017, nous avons alerté le préfet mais, visiblement, l'Escandorgue est une zone de non-droit", résume Marjolaine Villey-Migraine, porte-parole du collectif, sous les yeux de Bruno Ladsous, co-secrétaire de Toutes nos Energies (TNE)-Occitanie Environnement, venu soutenir l'action.
Après avoir installé banderoles et panneaux rappelant, notamment, la présence d'un couple d'aigles royaux sur le territoire, tous entonnaient un Vive le vent de colère revisité, puis procédaient au démontage symbolique de deux éoliennes en bois, avant de finir tous ensemble autour d'un pique-nique convivial.
http://www.midilibre.fr/2018/04/30/les-eoliennes-de-bernagues-pointees-du-doigt,1663614.php


28/04/18Ils reprennent "Vive le vent" pour dénoncer un parc d'éoliennes "illégales" à Lunas (Hérault)
Une quarantaine de personnes se sont rassemblées samedi à Lunas, près de Lodève, pour réclamer le démantèlement d'un parc de sept éoliennes jugées "illégales" suite à l'annulation du permis de construire par le Conseil d'Etat.
Bâties sans permis de construire, les sept éoliennes du plateau de Bernagues dans le massif de l'Escandorgue mesurent 93 mètres de hauteur et sont visibles depuis la cité médiévale de Lodève. Une quarantaine de riverains et de militants d'associations environnementales se sont réunis samedi au pied de ces éoliennes qui tournent alors même que le Conseil d'Etat a annulé le permis de construire.
"Ce qui me choque le plus c'est l'illégalité du projet; si nous avions construit une cabane dans notre jardin sans permis de construire, les huissiers seraient déjà passés, ici le préfet ne fait rien ! "
Aigle royal et gypaète barbu
Les éoliennes de Bernagues ont été construites sur le territoire de chasse d'un couple d'aigles royaux, au beau-milieu de couloirs de migrations de nombreux autres rapaces et vautours, "et ça n'a pas été documenté dans l'étude d'impact", explique Marjolaine Villey-Migraine, porte-parole du collectif pour la protection des paysages et de la biodiversité du Nord Hérault et du Sud Aveyron.
"En 2012, le Conseil d'Etat a d'abord annulé le permis de construire accordé en 2004. Le promoteur Valéco a alors déposé un recours et a profité du délai juridique pour lancer les travaux. Le permis de construire a ensuite été définitivement annulé en 2017 par un deuxième arrêt du Conseil d'Etat. Donc aujourd'hui, nous avons des éoliennes illégales et les autorités font la sourde oreille."
"Nous sommes face à un déni de droit"
Bruno Ladsous, du collectif Toutes nos Energies Occitanie et Environnement, basée dans l'Aveyron, dénonce "un déni de droit. L'Etat n'a pas la volonté de faire respecter l'arrêt du Conseil d'Etat qui a annulé le permis de construire de ces éoliennes".
Alors que ses courriers au Préfet de l'Hérault restent sans réponse, le collectif d'opposants annonce avoir écrit une lettre au ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot. 
https://www.francebleu.fr/infos/societe/ils-reprennent-vive-le-vent-pour-denoncer-un-parc-d-eoliennes-illegales-a-lunas-herault-1524935538

28/04/18 : Hérault : Lunas : 50 personnes réunis pour une action contre le fonctionnement d’éoliennes industrielles
Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées ce samedi pour une action symbolique de démantèlement d’éoliennes industrielles sur le site de Bernargues, dans le massif de l’Escandorgues dans l'Hérault où sept éoliennes fonctionnent sans permis de construire.
A Lunas, une commune située au nord-ouest de Lodève dans l'Hérault, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées ce samedi 28 avril pour une journée de mobilisation contre le fonctionnement d'une centrale de 7 éoliennes à Bernagues, dans le massif de l'Escandorgue. 
Nos reporters Jean-Michel Escafre et Marianne Cazaux étaient sur place : reportage en ligne
Selon le collectif à l'origine de la mobilisation, Collectif pour la protection des paysages et de la biodiversité Hérault-Aveyron, ce parc éolien fonctionne malgré une annulation définitive de son permis de construire par le Conseil d'Etat le 8 novembre 2017.
Ce permis a été annulé pour la deuxième fois en novembre 2017. La société ERL ( Énergie renouvelable du Languedoc ) n'aurait jamais dû construire ces sept éoliennes pour plusieurs raisons :
Car, ce permis viole le Plan Local d'Urbanisme, il ne tient pas non plus compte de la présence d'animaux protégés en l'occurrence un coupe d'aigles royaux qui risque la mort par collision, il occulte l'existence d'un couloir de migration des grands rapaces et vautours, et il y a un peu plus de deux ans maintenant la construction de ces éoliennes a été faite de nuit allant à l'encontre de la décision du tribunal administratif.
Malgré cette deuxième annulation, les sept éoliennes fonctionnent toujours. Plusieurs collectifs réclament “l'arrêt total de ces éoliennes illégales en attendant leur démontage.” Ils ont donc décidé un “démontage symbolique” et un accueil en chanson avec un “Vive le vent très spécial”.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/montpellier/lunas-50-personnes-reunis-action-contre-fonctionnement-eoliennes-industrielles-1466927.html

28/04/18 : Hérault : 
Lunas : une trentaine de personnes manifestent contre les éoliennes
Une trentaine de personnes sont venues manifester ce matin devant le parc éolien de Bernagues, construit à Lunas sur l'Escandorgue, au nord-ouest de Lodève pour dénoncer l'exploitation illégale selon eux de 7 machines installées par la société ERL-Groupe Valeco.
Après une annulation de permis en 2012, confirmée en 2017 par le Conseil d'Etat et face au silence des pouvoirs publics et du préfet qu'ils ont interpellés, le collectif pour la Protection des Paysages et de la Biodiversité 34-12 (Hérault-Aveyron) soutenu par Toute nos énergies (TNE) Occitanie environnement organisait ce rassemblement pacifique, avec banderoles et panneaux.
Rassemblement au cours duquel les manifestants ont entonné un chant de colère et de protestation sur le ton de Vive le vent, avant de procéder symboliquement aux démantèlement de deux éoliennes en bois et cartons qu'ils avaient installé devant la grille d'entrée. Puis de terminer par un pique-nique partagé devant le site.

27/04/18Sud-Aveyron : le Lévézou dit stop aux futurs projets éoliens
Le conseil communautaire a voté jeudi soir une motion pour limiter l'installation de mâts.
Les élus de la communauté de communes Lévézou-Pareloup ont adopté jeudi soir une motion mettant un fin au développement de futurs projets éoliens sur le territoire. Déjà bien pourvu en la matière, le Lévézou est actuellement démarché par de nombreux promoteurs. Pour ne pas mettre en danger les paysages, les élus, qui ont reçu l'appui de la préfecture, seule autorité compétente en la matière, ont décider d'adopter un texte mettant fin au développement de projet supplémentaires.
Encore dix mâts possibles, sous condition
Dans leur texte, les élus communautaires ont choisi d'autoriser encore dix éoliennes supplémentaires, sous conditions. En effet, pour que cela se réalise, il faudra que ce soit en agrandissement de parcs existants mais aussi que la collectivité, les propriétaires fonciers et les habitants soient partis prenantes du projet.
http://www.midilibre.fr/2018/04/27/sud-aveyron-le-levezou-dit-stop-aux-futurs-projets-eoliens,1662891.php

27/04/18 : Aveyron : Parc éolien d’Arques-Ségur : « On saccage des zones humides »
Les membres d’Agir pour le Lévezou pointent du doigt les travaux annexes de la deuxième tranche du parc éolien d’Arques-Ségur.
En première ligne depuis 2008 pour la défense du Lévezou face, notamment, à la réalisation de nombreux parcs éoliens, le collectif Agir pour le Lévezou monte une nouvelle fois au créneau pour dénoncer « le saccage de zones humides ».
C’est sur le site de construction de la 2e tranche, soit 5 éoliennes, du parc d’Arques-Ségur, au lieu-dit du Moulinou (Laissac) que ce saccage a été constaté. Et ceci, alors même qu’une des prescriptions du permis de construire interdisait au promoteur du projet (EVO et Juwy, rachetée par la société Quadran en 2016, puis rachetée par Direct Energie qui vient elle-même d’être rachetée à hauteur de 73 % par Total) d’y toucher.
« Une étude d’incidence Loi sur l’eau aurait dû être réalisée »
« Les travaux de terrassement ont fortement impacté la zone humide qui se situe en amont immédiat du ruisseau de l’Altou, résume un membre du collectif, Jean Marty. Or, ces travaux n’étaient pas prévus dans le projet. Une étude d’incidence Loi sur l’eau aurait dû être réalisée et portée à la connaissance de l’administration avant d’obtenir le permis de construire. Une étude d’impact a bien été réalisée - par un cabinet mandaté par le promoteur -, précise encore Jean Marty, mais la présence des zones humides n’apparaît pas. »
Le collectif a bien tenté d’alerter les agents de l’Onema (police de l’eau), par rapport au saccage de la zone, mais lorsqu’ils sont arrivés sur place la zone humide de 5 000 m² avait été raclée et recouverte de pierres. « Difficile dans ce cas de dresser un quelconque constat », analyse le collectif. Sur place, en effet, impossible d’imaginer que, quelques semaines plus tôt, une tourbière pleine de vie jouait encore son rôle d’éponge et de piège à carbone.
« Deux poids, deux mesures »
Des drains enfouis sous des tonnes de pierres canalisent désormais l’eau 500 mètres plus bas. Si zone humide il y avait, elle a, aujourd’hui, totalement disparu. « Si cela avait été le fait d’agriculteurs, ils auraient été sanctionnés, et c’est normal », estime à ce propos Thierry Contastin, vice-président de la section environnement à la FDSEA.
Un « deux poids deux mesures » en faveur des promoteurs de l’éolien particulièrement « irritant » pour les membres d’Agir pour le Lévezou. Aussi, si un retour à la normale semble désormais fortement compromis pour la zone humide du Moulinou, en revanche, pour celle de Galan. « il est encore temps d’inverser la tendance », estiment les membres du collectif.
« Zone à défendre »
Située à quelques centaines de mètres du Moulinou, la tourbière de Galan est encore intacte. « Pour combien de temps », interrogent les membres du collectif. C’est en effet à proximité de Galan (Ségur) que la 3e tranche de ce projet éolien de 14 mâts au total est prévue. « Il est encore temps d’inverser la tendance », concluent les membres du collectif en plantant une nouvelle pancarte sur laquelle on peut lire cette fois : « Tourbière de Galan = zone à défendre ».
http://www.centrepresseaveyron.fr/societe/parc-eolien-d-arques-segur--on-saccage-des-zones-humides-IY643930

27/04/18 : Aveyron : La terre des tourbières contre le fer des éoliennes
Le collectif Agissons autrement pour le Lévézou déplore l'implantation de parcs éoliens sur et en amont des tourbières. À terme, selon eux, ces espaces sensibles disparaîtront, faute d'être alimentés en eau.
Les tourbières, écosystème typique et sensible du Lévézou, sont en sursis. Tout du moins, celles concernées par l'implantation de parcs éoliens à proximité. C'est ce que pensent les membres du collectif Agissons autrement pour le Lévézou, qui se disent «non opposés aux éoliennes mais pas dans ces endroits». Hier, ils faisaient le tour des parcs à Ségur, Arques et Laissac, des chantiers validés par la préfecture et construits par l'entreprise Quadran.
Première étape à Arques, au puech du Milieu, où les travaux ont débuté pour y installer cinq éoliennes. «C'était une tourbière ici mais le promoteur a tout décapé avec un bulldozer. Quand la police de l'eau est venue constater la présence d'une zone humide, elle ne pouvait plus rien voir. Et il faut savoir que cette terre déblayée a été vendue», raconte un membre du collectif, composé d'agriculteurs et d'habitants du Lévézou. En contrebas, ils pointent le débit du petit ruisseau. «En ce moment, il a un débit de 15 à 20 m3 par heure, mais comme ils ont drainé le terrain pour les éoliennes, bientôt le débit va diminuer et le ru n'alimentera plus la zone humide. Elle va donc s'assécher».
Sauver la tourbière de Galan
Une perte écologique car les tourbières abritent de nombreuses espèces d'oiseaux et de plantes. «Elles agissent aussi comme des éponges et retiennent l'eau en cas d'inondation». Une incompréhension de plus pour ceux qui sont agriculteurs car «on dit à notre profession de protéger l'environnement et là, on y fait des travaux. Si les agriculteurs nettoient des ruisseaux sans le demander, ils prennent des amendes. Il y a deux poids deux mesures », critique Thierry Contastin, coprésident de la commission environnement à la FDSEA.
Jugeant qu'il est trop tard pour intervenir au puech du Milieu, le collectif compte agir pour sauver la tourbière du Galan, à Ségur, où trois éoliennes doivent être implantées sur les hauteurs de la colline. «Comme ils vont créer des voies d'accès, ils vont devoir drainer le sol et donc, le parc éolien étant en amont de la tourbière, celle-ci ne sera plus irriguée. Sans compter qu'elle peut être polluée par des matériaux du chantier alors que l'eau de la tourbière doit être pure», s'indigne Jean Marty, qui précise : «la tourbière de Galan a 5 000 ans».
Les axes de lutte
- Le collectif va alerter la LPO sur la levée de l'interdiction du chantier pendant les périodes de nidification des oiseaux, validée par la préfecture. Une mesure plutôt inhabituelle car «en règle générale, la législation est respectée. D'autant qu'un recours devant le tribunal peut être exercé si quelqu'un porte plainte», note la LPO Tarn. Quant aux effets sur la faune, «ça dépend des espèces mais, de façon générale, cela a un impact. Les oiseaux ont besoin de tranquillité pour nicher et se nourrir».
- le collectif a prévu de rencontrer la préfète afin de l'interpeller sur le drainage des zones humides, le respect du cahier des charges environnemental et sur l'absence d'arrêtés officialisant les modifications des projets éoliens.
La préfecture a indiqué répondre à nos sollicitations le plus tôt possible.
https://www.ladepeche.fr/article/2018/04/27/2787720-la-terre-des-tourbieres-contre-le-fer-des-eoliennes.html

26/04/18
Lozère : Châteauneuf en quête d'un médecin
Le maire Bruno Durand évoque ses fonctions et ses décisions face à une diminution des aides publiques. [...] 
Des éoliennes pour augmenter la capacité d'investissements 😠😠
Alors, pour contrer ces baisses de dotations, Bruno Durand a opté pour un projet qu'il “assume” pleinement : l'implantation de cinq éoliennes, qui - si elle fait rarement l'unanimité auprès des citoyens - a requis la majorité au sein de son conseil municipal. Il en va de l'avenir de sa commune car “si on veut investir, il faut trouver des solutions. Quatre éoliennes rapportent en moyenne 30 000 € par an à la commune.
Cela signifie que l'on pourra investir 150 000 € de plus par an !” Et si cette somme peut paraître un détail pour certaines grosses communes, c'est finalement beaucoup pour Châteauneuf-de-Randon qui a 635 000 € en budget de fonctionnement cette année et 379 000 € en budget d'investissement. Concernant l'endettement, il s'élève à 327 € par habitant, soit une capacité d'endettement de 1,7 an.
“Le permis pour les éoliennes va bientôt être déposé”, poursuit l'élu, et tant pis si certains habitants vont grincer des dents. “Le paysage ne fait pas vivre une commune, se justifie Bruno Durand. Et puis, ce n'est pas un parc éolien, cela ne va pas dénaturer les paysages.”
Car, la commune a beau être petite, elle offre, en plus de commerces divers, de nombreux services à ses administrés, et cela a un prix. Et Bruno Durand veut continuer sur cette lancée. “On est bien situé, sur la RN 88, c'est un atout, et on se trouve à un carrefour de routes”, explique-t-il. Aussi, la chocolaterie Secret de cacao, gérée par Sylvie Faucher, va quitter Langogne pour la zone artisanale de Châteauneuf-de-Randon, avec l'objectif de développer son activité, et donc “de créer de l'emploi”, espère le maire. La laiterie Rissoan aurait également un projet sur la commune, avec à la clé “entre 15 et 20 postes supplémentaires”.
[...] 
http://www.midilibre.fr/2018/04/26/lozere-chateauneuf-en-quete-d-un-medecin,1662324.php

26/04/18Aude Barbaira «vent debout» contre un projet éolien
Une réunion publique a rassemblé une grosse centaine d'habitants de Barbaira, ainsi que des maires et élus du canton, en vue de dénoncer l'implantation de sept éoliennes dans la plaine de l'Aude. Un collectif, «Vent Debout», a été créé, et une pétition a déjà recueilli 300 signatures.
Mardi soir, une population mobilisée – plus d'une grosse centaine de Barbairanaises et Barbairanais auxquels s'étaient joints des maires et élus du canton (Capendu, Douzens, Floure, Comigne, Trèbes, Badens) – sont venus assister à la réunion publique mise sur pied par le collectif «Vent Debout», récemment créé par Christian Taillefer. Tous unanimes en vue de dénoncer l'implantation de sept éoliennes dans la plaine de l'Aude entre Barbaira et Marseillette. Philippe Gouze, le président puichéricois de l'association Protection du Paysage du Minervois et des Corbières, a animé cette rencontre avant qu'un débat ne s'instaure avec le public.
«C'est avant tout une question de sous...»
Aujourd'hui, si l'éolien dans le cadre des énergies renouvelables compte nombre de partisans, tous s'accordent pour dénoncer le projet sur ce site à la vue de tous, qui dénaturerait un paysage pour l'instant préservé malgré de nombreux aménagements (rocade, autoroute, voie ferrée), même si la société Quadran, le promoteur, assure que les sept éoliennes de 74m en bout de pale sont les plus petites du marché hors éoliennes domestiques. Philippe Gouze déplorait les aspects mercantiles présidant selon lui à ce projet : «C'est avant tout une question de sous, de gagner le maximum d'argent le plus rapidement possible, et tous les moyens sont bons : séduction, lobby, corruption, intimidation... afin d'arriver à ses fins».
L'Aude championne régionale de l'énergie éolienne avec 33 champs dénombrés, le Puichéricois mettait en garde également sur les nuisances sonores, néfastes pour l'écosystème, la santé, le tourisme, l'immobilier, et voulait prévenir une cassure du schéma départemental : «Si la plaine lézignanaise reste un territoire privilégié pour ces implantations, ici nous sommes dans une zone de respiration et il ne faudrait pas faire jurisprudence avec l'installation de ces éoliennes».
Des prises de parole des maires des villages environnants rappelaient d'une part les projets tous avortés dans le passé, ainsi que le travail d'argumentation nécessaire en vue de faire retravailler les services de l'état sur la décision prise par le tribunal administratif. A ce jour, le véto du précédent préfet a été rejeté par ce dernier, et la balle est dans le camp d'Alain Thirion, préfet en place qui souhaite se donner le temps de la décision.
Une pétition lancée il y a quelques jours a recueilli déjà quelques 300 signatures, preuve pour le maire Jacques Fabre que la poplulation était derrière le conseil municipal ayant émis un avis défavorable, tout comme le Conseil départemental, l'ARS ( Agence régionale de santé), et le syndicat du cru Minervois entre autres. En fin de réunion, un des viticulteurs pro-éolien, devant abriter sur son terrain quatre d'entre elles, émettait le souhait de voir programmer à son tour une réunion avec Quadran. Affaire à suivre.
Le projet selon quadran
Il permettra la production d'électricité d'origine renouvelable de 14 000MKWh, équivalent à la consommation de 12 000 personnes. Les sept éoliennes occuperont une surface de 7 700m2 en phase d'exploitation. Les retombées économiques du parc éolien seront estimées à plus de 80 000€ pour la commune. Il n'y aura pas de champs magnétiques néfastes pour la santé, d'après l'ANSES (Agence de sécurité sanitaire, de l'alimentation , de l'environnement et du travail), aucune maladie ou infirmité ne peuvent être imputées aux éoliennes.

23/04/18 : Hérault : Biterrois : ils manifestent contre des éoliennes jugées illégales
Un collectif organise, ce samedi, une action de démontage symbolique.
Décidément, le champ éolien de Bernagues, près de Lunas, sur le massif de l'Escandorgue, n'a pas fini de faire couler de l'encre. Depuis le lancement des premiers projets d'installation en 2001, les Hauts-Cantons sont sujet à des vents contraires. De recours en annulations, de chantiers en manifestations, Bernagues cristallise les luttes contre l'éolien industriel. Ce samedi 28 avril, à 10 h 45, à l'appel du Collectif pour la protection des paysages et de la biodiversité Hérault-Aveyron, une nouvelle manifestation est prévue devant la “centrale de 7 éoliennes qui fonctionne malgré la deuxième annulation définitive de son permis de construire par le Conseil d'état, le 8 novembre 2017, et sans plus aucune autorisation d'exploiter valide”, fustigent les écologistes.
Vive le vent...
En effet, la société ERL n'aurait jamais dû construire ces sept éoliennes. Le 9 novembre dernier, le pourvoi d'énergie renouvelable du Languedoc avait été rejeté par la plus haute juridiction de l'état, mettant théoriquement terme à une bataille juridique menée pendant plusieurs années. Le rapporteur public ayant relevé un dossier entaché “d'une série de contentieux malheureux”. La présence avérée d'aigles royaux, espèce protégée, sur le secteur avant la délivrance du permis de construire aurait dû être prise en compte dans l'étude d'impact. Celle-ci “comportant des inexactitudes, des omissions, des insuffisances...” Depuis la décision du Conseil d'état et alors que “les promoteurs ont osé construire avant la fin de la procédure”, plusieurs collectifs réclament “l'arrêt total de ces éoliennes illégales en attendant leur démontage.” Ils annoncent donc un “démontage symbolique” ce samedi et un accueil en chanson avec un “Vive le vent très spécial”.
Une victoire grâce au faucon

Le collectif OEL des opposants aux éoliennes de Lespignan, par la voix de Philippe Dabin, se réjouit d’une “première victoire. Le préfet a émis un avis négatif à la demande d’autorisation de construire cinq éoliennes sur la commune, au titre de des installations classées pour l’environnement. Notamment par rapport à la proximité du canal du Midi et du projet Grand site de France, et à cause de la présence du faucon crécerellete, un oiseau protégé”.
http://www.midilibre.fr/2018/04/23/biterrois-ils-manifestent-contre-des-eoliennes-jugees-illegales,1660968.php

23/04/18Conseil municipal : le budget a été voté
Un nouveau local, plus grand et plus fonctionnel prévu pour le Tennis-club.
Le conseil municipal s'est réuni le 10 avril et a débattu de plusieurs sujets dont voici les principaux.  
Projet éolien. La commune soutien le recours introduit par la  société La Part du vent, devant le tribunal administratif de Nîmes contre la décision du préfet du Gard.  
[...]
http://www.midilibre.fr/2018/04/23/conseil-municipal-le-budget-a-ete-vote,1660568.php


20/04/18 : Ariège : Troye-d'Ariège : 
Encore non pour les éoliennes 😊
Pour la deuxième fois, la préfecture de l'Ariège a rejeté le projet de parc éolien que la société Saméole (anciennement RAZ Énergie) souhaitait implanter à Troye-d'Ariège. L'entreprise se dit «méprisée».
C'est un non qui en dit long. «À ce compte-là, autant annoncer clairement qu'il n'y aura jamais d'éoliennes en Ariège, ça nous aurait évité de perdre 300 000 € d'investissement dans ce projet sur une période de 10 ans de travail.» C'est peu dire que Dominique Triboulat, chef de projet à Saméole, est amer. Pour la deuxième fois, sa société se heurte au refus de la préfecture de laisser s'implanter un parc éolien à Troye-d'Ariège
Ariège, irréductible
«Notre refus se base sur le rapport fourni par la DREAL (direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement) qui s'appuie sur différents éléments, parmi lesquels un avis de la CNPN (conseil national de la protection de la nature) qui rappelle que des espèces seraient menacées par l'apparition de ces éoliennes sur leur habitat naturel. C'est le cas notamment des chauves-souris et des grands rapaces.»
L'argument est loin de convaincre l'entrepreneur «éolien» : «À ma connaissance, par principe, le CNPN n'a jamais donné d'avis favorable à ce genre de projets, ça ne nous a pas empêchés pour autant de finaliser d'autres parcs éoliens ailleurs en France, mais en Ariège, c'est un non systématique.»
L'Ariège est en effet un des derniers départements français qui ne compte aucune éolienne. De nombreux projets ont été rejetés ces dernières années. Jean Huillet, maire de Camon, une commune voisine, qui était opposé au projet, s'en félicite : «Personnellement, je ne suis pas contre les énergies renouvelables, mais l'éolien est trop aléatoire. Dans une zone sinistrée comme la nôtre, on ne peut que miser sur le tourisme. Des éoliennes dans le paysage, ce ne serait pas bon pour nous.» Un argument qu'a visiblement choisi aussi de retenir la préfecture.
«Dommage, car ce projet, s'il s'était concrétisé, aurait représenté un investissement de 12 millions d'euros dans le département, avec des retombées fiscales de 125 000 €», regrette Dominique Triboulat, qui ne sait pas encore si Saméole va déposer un recours, revenir à la charge pour une troisième tentative, ou abandonner l'idée de s'implanter en Ariège.
https://www.ladepeche.fr/article/2018/04/21/2784172-encore-non-pour-les-eoliennes.html

17/04/18
L'Occitanie reste la première région productrice d'électricité éolienne et solaire en France😡😡
RTE a présenté, ce 12 avril, son bilan électrique de l’année 2017 pour la région Occitanie, première en France à couvrir majoritairement sa consommation par de l’énergie renouvelable. L’an dernier, le responsable du réseau de transport de l’électricité avait investit une somme de 120 millions d’euros sur l’ensemble du territoire. Erik Pharabod, délégué RTE dans le Sud-Ouest, a annoncé prés d’un milliard d’euros d’investissements d’ici 2022.
RTE (Réseau de transport d'électricité) vient de publier son bilan électrique 2017 pour l'Occitanie. Pas de surprise pour la région qui se stabilise avec une consommation de 35 TWh (térawatt-heure) au cours de l'année 2017, comme en 2016.
Cet équilibre est dû notamment à "des consommateurs plus attentifs aux appareils et modes de chauffage qu'ils utilisent", explique Erik Pharabod, délégué RTE dans le Sud-Ouest. À cela il faut ajouter l'absence de pics de froid en 2017. Derrière cette stabilité se cache tout de même une disparité entre les départements : les plus grands consommateurs se situent dans les zones d'activités telles que la Haute-Garonne ou encore l'Hérault.
"Si la consommation est déséquilibrée entre les différents départements, les lieux de production d'électricité, eux, se situent uniformément sur l'ensemble de la région Occitanie", assure Erik Pharabod.
Les énergies renouvelables représentent 35,6% de la production
Malgré une production en baisse de - 3,2% (33,4 TWh) par rapport à l'année 2016, il faut tout de même noter une grande amélioration des parts de production d'électricité éolienne et solaire. Elles se sont respectivement développées de + 21,3% (3,1 TWh) et + 12,6% (2,1 TWh) pour atteindre 9,3% et 6,2% de la couverture de la production.
Les autres parcs ont quant à eux vu leur production baisser : le thermique de - 15,6% (0,2 TWh), l'hydraulique de - 15,1% (9,4 TWh), le nucléaire de - 10,3% (17,8 TWh) et les bioénergies de -1,2% (0,8 TWh).
Tous réseaux confondus, la production de la région Occitanie a couvert 95% de sa consommation en 2017. Les énergies renouvelables représentent 35,6%, soit le taux le plus élevé de France même si ce chiffre a baissé en 2017, puisque les années précédentes il se situait autour de 40%. Cela s'explique par les épisodes climatiques (vent, soleil, pluie) que le réseau de transport d'électricité ne peut contrôler. Mais aussi car "contrairement aux centrales nucléaires, les installations solaires et éoliennes doivent être beaucoup plus nombreuses pour être performantes. Ce ne sont pas des aménagements 1 pour 1", explique le délégué RTE dans le Sud-Ouest.
Un investissement d'1 milliard d'euros d'ici 2022
"Ces chiffres sont annuels, il y a des jours où l'on a consommé plus que ce que l'on a produit et d'autres où l'on a produit bien plus que ce que nous avons consommé", atteste Erik Pharabod.
La région a donc, au cours de l'année 2017, été tantôt importatrice et tantôt exportatrice d'électricité. En effet, l'Occitanie a importé 35,5 TWh depuis les régions Auvergne, Rhône-Alpes, Centre Val-de-Loire et Nouvelle-Aquitaine ; et exporté 28,4 TWh vers la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et l'Espagne. "La région reste en générale très nettement exportatrice de son électricité", assure le délégué RTE.
Pour une meilleure utilisation du réseau en place, le développement des énergies renouvelables, et l'utilisation croissante des technologies numériques, RTE prévoit d'investir une somme d'un milliard d'euros d'ici 2020. Elle compte notamment se lancer dans les énergies marines. Pour l'instant, en Occitanie, RTE alimente 32 clients industriels, 111 sites de production et 3 réseaux de distribution.

https://toulouse.latribune.fr/entreprises/2018-04-17/l-occitanie-reste-la-premiere-region-productrice-d-electricite-eolienne-et-solaire-en-france-775146.html

17/04/18
Tarn-et-Garonne : Cordes-Tolosannes - Le projet éolien à Cordes-Tolosannes fait débat..
La société Nordex a tenu à Labourgade et Cordes-Tolosannes ses permanences d'information de la population, ce samedi.
Le matin à Labourgade prés d'une quarantaine de personnes sont venues s'informer et discuter du projet avec les responsables de Nordex.
L'après-midi à Cordes c'est une cinquantaine de personnes qui sont intervenues. En arrivant sur la commune il était impossible de ne pas voir les nombreux panneaux placés par les opposants au projet, on pouvait y lire «Non aux éoliennes à Cordes» ce qui pourrait laisser penser que les auteurs de ce texte ne veulent pas d'éoliennes sur le territoire de leur commune. Les anti-éoliens cordois appuyés par quelques personnes de Montech ont fait savoir leur désaccord avec le projet, lequel entraînerait une baisse de l'immobilier, une mauvaise réception TV, Le massacre des migrateurs, et des infrasons néfastes pour la population. Les discussions furent nombreuses, par petits groupes, chacun y allant de sa théorie. Ce qui fait que tous sont repartis sur leur position de départ. Quand les études sur le mat donneront les informations attendues une nouvelle réunion d'information sera faite. Il faut souhaiter qu'à ce moment la salle soit organisée de manière à pouvoir tenir un débat constructif ou chacun pourra écouter et intervenir dans le respect de l'autre.
https://www.ladepeche.fr/article/2018/04/17/2781579-le-projet-eolien-a-cordes-tolosannes-fait-debat.html
15/04/18
Une éolienne à quai à Brest
Une éolienne flottante de 22 mètres de haut est arrivée au port de Brest, quai de la Douane. Il s’agit d’un prototype, au 1/10ème, développé par la startup Eolink, basée à Plouzané, dans la banlieue de Brest. Elle devrait prochainement être installé à l’anse de Sainte-Anne du Portzic, sur un site expérimental d’IFREMER, pour y passer l’hiver.
Un concept spécifique
L’éolienne repose sur quatre bras au lieu d’un mat classique. C’est un concept breveté qui vise à améliorer la distribution des contraintes sur l’ensemble de la structure ainsi qu’à réduire les vibrations. Cela permet de réduire les coûts. De même, Eolink vise à produire l’électricité la moins chère du marché, dans son secteur d’activité. L’objectif est judicieux, dans un contexte où le gouvernement continue de vouloir renégocier les tarifs de rachat de l’électricité produite en mer. L’état met ainsi la pression sur les projets de grands parcs éoliens non-flottants.
Après l’hydrolienne Sabella D10, le démonstrateur Eolink est une source d’espoir pour l’avenir de l’économie brestoise. Le port est éloigné des 6 parcs éoliens envisagés sur fonds marins. Pourtant 220 millions d’euros ont été investis, sous l’égide de la Région, pour y créer un polder Énergies Marine Renouvelables (EMR), non loin du centre Océanopolis. Les travaux sont déjà bien avancés. Mais il reste à savoir quoi en faire. Car si ce n’est que pour un belvédère, cela ferait cher le bol d’air.
https://7seizh.info/2018/04/15/une-eolienne-a-quai-a-brest/

13/04/18Réseau de Transport d’Électricité va investir 1 milliard d'euros en Occitanie
Réseau de transport d'électricité (RTE) a publié hier le bilan électrique 2017 pour l'Occitanie. Présenté par Eric Pharabod, le directeur Sud Ouest, ce bilan est intéressant car il permet de mesurer la production d'énergie renouvelable (EnR) dans une région qui ambitionne d'être d'ici 2050 la première à «énergie positive en Europe». En 2017, les EnR ont couvert 35,6 % de la consommation régionale, soit le taux le plus élevé de toutes les régions de France. Les productions éolienne et solaire ont progressé respectivement de 20 % et de 9,2 %. À l'inverse, la production hydraulique a enregistré une baisse de 15 % liée à une pluviométrie moins abondante. La production nucléaire a également baissé de 10,3 % en raison d'une moindre disponibilité du parc. «En 2017, RTE a poursuivi ses investissements à hauteur de 120 millions d'euros en Occitanie pour adapter le réseau aux enjeux de la transition énergétique et prévoit près d'un milliard d'euros sur la période 2018-2022 en faveur notamment de la transition énergétique» a souligné M. Pharabod.
https://www.ladepeche.fr/article/2018/04/13/2779467-reseau-transport-electricite-va-investir-1-milliard-euros-occitanie.html

12/04/18 : Aude : Un collectif, vent debout, contre le projet de sept éoliennes
Le sillon audois entre Montagne Noire et Pyrénées du littoral jusqu'au Lauragais est l'une des régions les plus ventées de France. Aussi, rien d'étonnant qu'il fasse l'objet de nombreuses convoitises en vue de l'implantation de parcs éoliens. Aujourd'hui, 30 % des éoliennes de la région Occitanie sont audoises (environ 250), et les projets poussent comme des champignons. Sur l'autel des énergies renouvelables, la société Quadran, rachetée par Direct Énergie, a instruit un dossier de construction d'un parc, depuis plus de dix ans.
Au départ, le projet portait sur quatre éoliennes, puis huit, quelques années plus tard, et enfin, dernier projet, sept. Lorsque la nouvelle équipe municipale, autour du maire Jacques Fabre, s'est mise en place, celle-ci a émis un avis défavorable, tout comme le conseil départemental et l'ARS (Agence régionale de santé). Le préfet Jean-Marc Sabathé, en poste en 2016, a lui-même pris un arrêté, le 29 janvier de cette année-là, afin de rejeter ce projet.
Depuis, plus de nouvelles… Jusqu'à ce début 2018 où la société Quadra a fait appel auprès du tribunal administratif. Lequel a été recevable, contestant l'arrêté du représentant de l'État. Étonnés de voir resurgir ce dossier, les élus barbairanais, lors de réunions de quartier, ont interrogé leurs administrés quant à la réalisation de ce champ de sept éoliennes de 75 m de hauteur chacune, situé entre Barbaira et Marseillette, dans cette plaine à la vue de tous, à portée de fusil de l'Aude, du canal du Midi et des axes routiers et ferroviaires traversant déjà le village. La population est déterminée : point d'éoliennes qui dénaturerait le paysage. Dès lors, un collectif, sous la baguette d'un sage Christian Taillefer, a vu le jour pour dénoncer l'avis du tribunal administratif. Collectif mettant en avant non seulement l'aspect inesthétique, mais aussi les nuisances sonores, celles auprès de la faune et la flore (classé Natura 2000, le site est un couloir migratoire des oiseaux), celles des champs magnétiques sur la santé. La baisse du patrimoine est un réel problème, lorsqu'on sait que les biens immobiliers, avec vue sur les éoliennes, ont un impact de 30 à 50 % sur la baisse des prix. Le caractère touristique des lieux serait bien évidemment impacté, tout comme l'effort des viticulteurs sur le remembrement des vignes et la plantation de nouveaux cépages avec l'aide de fonds européens. Dernier point : si dans un schéma départemental, le littoral jusqu'au Lézignanais et la Montagne Noire sont des secteurs à privilégier, le site de Barbaira ne l'est nullement.
Une pétition remise au préfet
Dès cette fin de semaine, le collectif va sillonner le territoire, afin de faire signer une pétition remise ensuite au préfet. Les maires des villages voisins, contactés, sont tous derrière ce «non» aux éoliennes (Marseillette, Douzens, Capendu, Trèbes, Montlaur…). Une réunion publique avec Philippe Gouze se tiendra le mardi 24 avril, à 18 h 30, salle André-Laborie. Si Charles Trenet a écrit (même si c'est à vérifier) : «On verra les tours de Carcassonne se profiler à l'horizon de Barbaira», il ne faudrait pas, à présent, que l'on y voie également ces échassiers géants, dotés de pales.
https://www.ladepeche.fr/article/2018/04/12/2778641-un-collectif-vent-debout-contre-le-projet-de-sept-eoliennes.html#

11/04/18 : Aude : Tensions au sujet des éoliennes
Le Collectif Citoyen pour des Corbières vivantes communique : «Plusieurs maires des Hautes-Corbières ont décidé de faire appel à EDF Énergies Nouvelles pour développer un très gros projet éolien dans les Hautes-Corbières. L'industriel est en train de finaliser ses études. Le projet initial prévoyait quatre sites d'implantation et 40 machines. Depuis, deux sites ont été retirés : Mouthoumet et Quintillan. Les sites restant sont : Laroque-de-Fa, Davejean, Dernacueillette, Massac et Villeneuve -Cascatel des Corbières. Il y aurait donc 30 machines de 125 m de haut (mât de 80 m et pales de 45 m). C'est le double de la taille des éoliennes qui dénaturent aujourd'hui le mont Tauch. Ce projet nécessite également la création d'un transformateur électrique qui sera sans doute situé à Palairac. Le coût d'un tel équipement est faramineux (25 millions d'euros) et entraînerait nécessairement le développement d'autres projets éoliens ou photovoltaïques industriels dans des communes jusqu'ici préservées… Face à tout cela, il y a lieu de s'interroger fortement sur l'obsession dont font preuve les maires et la société EDF-EN. Est-ce simplement de l'orgueil ou prévoient-ils, par des pressions sur les ministères et sur des politiques, de faire passer en force leur projet ? Si tel était le cas, le Collectif Citoyen pour des Corbières Vivantes fera tout ce qui est en son pouvoir dans le cadre de moyens légaux, notamment du contentieux juridique, pour que ce projet destructeur des paysages, de la biodiversité et de la paix sociale de nos villages n'aboutisse pas». Le départ sera donné devant le foyer de Roquetaillade, il aura lieu à 16 h 30 pour les marcheurs, 17 h 15 pour les coureurs et vététistes. Un ravitaillement et une collation seront offerts à tous les participants.
https://www.ladepeche.fr/article/2018/04/11/2777510-hautes-corbieres.html

11/04/18 : Aude : 
Hautes Corbières : la tension monte contre le projet éolien
30 machines de 125 mètres de haut sont prévues dans ce projet éolien.
Le Collectif pour des Corbières Vivantes se dit prêt à faire tout ce qui est « en son pouvoir dans le cadre de moyens légaux contre ce projet destructeur des paysages, de la biodiversité et de la paix sociale de nos villages ». Au cœur du litige, se trouve le projet d’implantation d’un projet éolien sur les sites de Laroque-de-Fa-Davejean-Dernacueuillette-Massac et Villeneuve-Cascastel des Corbières.
Le collectif dénonce l’installation de 30 machines de 125 m de haut avec un mât de 80 m et des pales de 45 m. Pourtant, « il y a un an, le préfet de l’Aude a fait parvenir aux maires concernés les refus d’autorisation d’autres parcs éoliens », rappelle dans un communiqué le collectif qui indique également : « Les promoteurs continuent avec l’aval des maires ».
En mars dernier, des routes ont été taguées et « à l’issue d’une réunion, les pneus d’un directeur d’EDF-EN ont été crevés. Le mât de mesure a été abattu ». La tension ne fait que monter dans les villages concernés. Le collectif reste vigilant pour que ce « projet ne pas passe en force ».
http://www.lindependant.fr/2018/04/10/hautes-corbieres-la-tension-monte-contre-le-projet-eolien,3914923.php

09/04/18Gard : un accueil houleux pour les responsables du projet éolien
Le projet de 18 M€ pour implanter six éoliennes à Saint-Félix-de-Pallières fait débat.
"On ne vous veut pas”, attaquent d'emblée les opposants. Rassemblées dans la salle polyvalente voisine de la mairie du village, près de 70 personnes sont réunies. La majeure partie d'entre elles est opposée au projet. Les responsables de l'entreprise Volkswind, en charge du projet d'implantation de six éoliennes, pour un investissement de 18 M €, sur la commune de Saint-Félix-de-Pallières, n'ont donc pas été surpris de la tournure des événements. “On s'attendait à cet accueil un peu hostile, mais il était nécessaire de pouvoir présenter notre projet. Au final, on aura fait que la moitié de la présentation. C'est dommage.”
Les responsables spécialisés dans le montage de projet, la construction d'éoliennes et leur exploitation, doivent faire face à un feu roulant de questions de la part des contestataires. L'un deux, conducteur de travaux de formation, développe d'intéressants arguments techniques qui vont au-delà du simple positionnement idéologique : “Comment vont se dérouler les travaux sachant que les sols sont pollués ? Quel sera le suivi de la terre excavée ? Comment acheminer les matériels ? Où en sont les études environnementales…”
Chronologie du projet éolien
2012 : Premiers échanges entre l’entreprise et l’ancienne municipalité.
Janvier 2016 : Lancement des études naturalistes pendant un an.
Février 2016 : Présentation du projet en mairie.
Avril 2016 : Présentation du projet au conseil municipal et, en novembre, à la Dreal et à la communauté de commune du Piémont cévenol.
Décembre 2016 : Délibération défavorable au projet par le conseil municipal de Saint-Félix-de-Pallières.
"Vous vendez du vent, mais sans vent"
À chaque diapositive affichée à l'écran, les questions, remarques ou quolibets fusent. Les opposants souhaitent avoir des réponses précises sur des éléments concrets et techniques. Le responsable avoue que l'étude de la carte des vents n'est pas finalisée. La réaction du public est cinglante : “Vous vendez du vent, mais sans vent. On peut donc s'interroger sur la pertinence du projet. Et le risque incendie, il a été pris en compte ?”
Alors que le ton monte, le responsable de Volkswind résume la procédure : “Nous, nous développons des projets éoliens. On avance sur différents projets, qui sont à différents stades d'avancement. Ensuite, on analyse les risques, et on prend en compte les éléments qui nous remontent : études, consultations avec la population. Ce n'est qu'après tout cela que l'on présente un projet pour la préfecture.”
À ce jour, dans le Gard, un seul site exploite des éoliennes. Il est situé à Beaucaire. Les 30 autres projets montés ces dernières années, à divers endroits du département, ont tous été retoqués. Celui de Saint-Félix-de-Pallières paraît bien mal engagé. Une nouvelle étude de l'Agence nationale de santé publique concernant les terrains pollués lors des anciennes activités minières, devrait être livrée aux autorités d'ici quelques mois. On imagine mal que des travaux soient ordonnés au risque de remuer de fortes quantités de poussières contenant des métaux lourds.
http://www.midilibre.fr/2018/04/09/gard-un-accueil-houleux-pour-les-responsables-du-projet-eolien,1653255.php

06/04/18 :
Hérault : Biterrois : il n'y aura pas d'éoliennes à Dio-et-Vaquières
Le tribunal a tranché : les éoliennes réparties sur deux parcs ne verront pas le jour à Dio-et-Valquières.
Le tribunal administratif de Montpellier a validé les refus de permis de construire de deux parcs éoliens sur le territoire de la commune de Dio-et-Valquières
"Par deux jugements du 5 avril 2018, le tribunal a rejeté les recours dirigés contre deux arrêtés du 4 avril 2016 par lesquels le préfet de l'Hérault avait refusé de délivrer un permis de construire de deux parcs de cinq éoliennes et de quatre aérogénérateurs sur le territoire de la commune de Dio-et-Valquières."
Le domaine de vie de l'aigle royal impacté
Le tribunal considère que le préfet a pu légalement fonder ses refus sur l'article L. 122-9 du code de l'urbanisme, qui prévoit que "les documents et décisions relatifs à l'occupation des sols comportent les dispositions propres à préserver les espaces, paysages et milieux caractéristiques du patrimoine naturel et culturel montagnard".
71 aérogénérateurs depuis 2006
Le tribunal, souligne par ailleurs que 71 aérogénérateurs ont été autorisés dans le secteur depuis 2006. Il prend, à ce titre, en compte les impacts cumulés de l'ensemble des éoliennes implantées au sein du domaine vital du couple d'aigles royaux, impliquant une multiplication des risques de collision.
Il relève ainsi que les zones d'implantation des deux projets sont incluses dans le territoire de chasse de l'aigle royal et font donc partie intégrante de son domaine vital, ainsi que de celui de l'aigle de Bonelli, qui est une espèce en danger et faisant l'objet d'une protection maximale. Il considère en outre que les projets portent une atteinte effective à plusieurs espèces de chauve-souris, avec un risque avéré de mortalité.
Des projets trop visibles
Le tribunal retient enfin que les deux projets seraient visibles depuis le site classé du Salagou et la vallée de l'Orb et visibles simultanément avec la chapelle Saint-Amans, inscrite à l'inventaire des monuments historiques.
Le tribunal a estimé que les arrêtés de refus contestés n'étaient pas entachés d'erreurs dans l'appréciation des atteintes cumulées aux paysages et milieux caractéristiques du patrimoine naturel et culturel et ceci en dépit des mesures compensatrices envisagées. C'est dans ces conditions qu'il a rejeté les requêtes dont il était saisi.
http://www.midilibre.fr/2018/04/06/biterrois-il-n-y-aura-pas-d-eoliennes-a-dio-et-vaquieres,1652085.php

06/04/18 : Lozère : 
mobilisation contre les éoliennes des Taillades
Ce jeudi 5 avril, à Mende, devant les grilles de la préfecture, une dizaine de personnes ont redit leur hostilité à l'installation de neuf éoliennes au-dessus de Chasseradès.
Des banderoles clamant l'opposition aux éoliennes des Taillades et réclamant "Préservons nos paysages" avaient été déployées, ce jeudi matin 5 avril, devant la préfecture, à Mende. Une dizaine de personnes étaient réunies pour dire leur hostilité à l'installation de neuf machines au-dessus de Chasseradès, sur le massif de la Gardille ; un projet porté par EDF Énergies nouvelles.
"Des nuisances" selon les manifestants
Le collectif des Robins des bois de la Margeride, l'association Urgence nature ainsi que des particuliers avançaient plusieurs arguments, parmi lesquels : l'impact sur les sources, sur les paysages dans ce secteur traversé par le chemin de Stevenson et visible depuis l'abbaye de Notre-Dame des Neiges, sur les infrastructures routières empruntées par des engins de chantier, sur l'avifaune, également, alors que les travaux, débutés l'an dernier, nuisent, selon les opposants, à la nidification. Et de dénoncer "l'ouverture d'une carrière sans autorisation valable".
"On a des paysages grandioses, il faut les défendre et se battre en amont", prônait Alain Galvier, concerné lui par le projet d'éoliennes dans le secteur de Bourgs-sur-Colagne.
Les travaux se poursuivent
Les opposants avaient à ce sujet saisi le tribunal de Nîmes en première instance. Une démarche qui n'avait pas été suivie de l'effet attendu par les anti-éolien, qui ont donc déposé un recours auprès de la cour d'appel de Marseille.
À la délégation reçue notamment par Thierry Olivier, secrétaire général de la préfecture, il a donc été demandé de "respecter le droit", et d'attendre la décision de la cour d'appel. Sachant que ce recours n'est pas suspensif, les travaux, pendant ce temps, se poursuivent sur le site. "D'ici là, le chemin sera fait", s'inquiète Michel Cogoluègnes.
http://www.midilibre.fr/2018/04/05/lozere-mobilisation-contre-les-eoliennes-des-taillades,1651609.php


06/04/18 : Aveyron : Rullac-Saint-Circq : 
Vent et Tempête mobilise contre l'éolien
L'association Vent et Tempête en Réquistanais avait invité, mercredi soir, la population des communes de Rulhac-Saint-Cirq et La Selve à une réunion d'information concernant le projet de parc éolien industriel sur les deux communes.
Environ deux cents personnes (riverains du projet, habitants des deux communes et communes voisines, élus) du territoire étaient présentes. Un film réalisé par des personnes entourées d'éoliennes a été présenté, chacun a pu se rendre compte des nuisances apportées, notamment les nuisances sonores et visuelles (les professionnels de santé préconisent 1 500 m pour la distance entre éolienne et habitation) alors qu'elles sont généralement implantées à 500 m des habitations, division de la population, perte de la valeur de l'immobilier, impact sur la santé, etc.
Des riverains des parcs éoliens du Lévézou ont témoigné et échangé avec les participants, chacun a bien compris que ce projet va dégrader le paysage et la qualité de vie pour de nombreuses années.
Les deux municipalités de La Selve et de Rulhac-Saint-Cirq sont contre le projet, un grand nombre d'habitants a signé une pétition contre, le président de la CCR, les deux conseillers départementaux et le député soutiennent le collectif contre.
https://www.ladepeche.fr/article/2018/04/06/2774655-vent-et-tempete-mobilise-contre-l-eolien.html

04/04/18 : Aveyron : 
Saint-Affrique : le chantier éolien arrêté pour protéger l’avifaune
Les plates-formes et les trous préparatoires aux fondations des six éoliennes sont terminés.
Les premiers travaux préparatoires de débroussaillage préalables à l'implantation de six éoliennes sur le plateau de Crassous, diligentés par l'entreprise Théolia France, ont débuté début décembre. Ils ont été stoppés un temps par des opposants à la mi-décembre qui ont bloqué le chantier.
Une nouvelle organisation a été mise en place entre le porteur du projet, la préfecture et la gendarmerie pour assurer la sécurité des biens et des personnes. S'est ensuivi le mauvais temps hivernal. Les opérations de débroussaillage, sur environ un hectare, se sont terminées fin janvier, début février.
Permettre l'accès aux éoliennes
Ont alors suivi les travaux de terrassement avec la création des voies d'accès. L'une est temporaire, parallèle à la route communale entre Crassous et Boussac. Les autres seront permanentes. Elles serviront à accéder aux éoliennes pour les opérations de maintenance et d'exploitation. “Pour chaque éolienne, il y a une plate-forme permanente d'environ 1 500 à 2 000 m² et une autre temporaire d'environ 2 000 à 3 000 m², explique Fabien Viard, responsable du développement chez Théolia France pour le parc des Faydunes.
Les temporaires serviront durant la phase de chantier au stockage des pales et au montage des rotors. À la fin du chantier, elles seront remises en état.” Les plates-formes sont maintenant réalisées ainsi que les trous préparatoires aux fondations des six éoliennes. Les travaux de terrassement ont été réalisés par des entreprises locales.
“Depuis le 31 mars, le chantier est momentanément arrêté pour la protection de l'avifaune et des chauves-souris en période de nidification, précise Fabien Viard. C'est une prescription mentionnée dans le permis de construire. À partir de l'été, le chantier reprendra pour la phase de génie civil.” Les fondations de chaque éolienne auront une profondeur de 3,5 m à 4 m et un diamètre de 20 m. Le fond de fouille sera en gravier. Puis, le ferraillage sera posé.
Enfin, environ 400 m3 de béton seront coulés par socle. Parallèlement, sera réalisé le réseau électrique enterré reliant les éoliennes entre elles et le poste de livraison situé à côté de l'éolienne numéro 2. Poste qui centralisera la production électrique produite par le parc et l'enverra sur le réseau électrique d'Enedis.
Durant l'hiver prochain, en fonction de la météo, les éoliennes arriveront sur le site via le port de Sète. Elles seront alors montées. De modèle Enercon E82, elles sont fabriquées en Allemagne. La hauteur au moyeu est de 84 m et de 125 m en bout de pale. Chaque pale mesurant 41 m de long. La puissance injectée sur le réseau sera de 2,3 MW par machine, soit 13,8 MW pour le parc.
“C'est l'équivalent de la consommation annuelle d'électricité de 13 000 habitants, indique Fabien Viard. Puis, viendra la phase de raccordement au réseau et les tests, avec comme objectif une mise en service du parc au printemps 2019.” À titre de comparaison, la ville de Saint-Affrique compte environ 9 000 habitants. “Le parc éolien est attendu par les collectivités locales et il s'inscrit dans le plan climat énergie du territoire” souligne Fabien Viard.
http://www.midilibre.fr/2018/04/04/saint-affrique-le-chantier-eolien-arrete-pour-proteger-l-avifaune,1650521.php

04/04/18 : Aude : 
Hautes Corbières : Esprits échauffés et dégradations autour du projet éolien
Le projet de parc éolien dans les Hautes-Corbières est matière à discussion depuis plusieurs mois. De nombreuses réunions d’informations ont régulièrement lieu sur les communes concernées avec un débat obligatoire entre ceux qui sont pour l’implantation et ceux qui s’y opposent. Un échange constructif et essentiel entre les deux parties. Les maires de Davejean et de Dernacueillette se sont retrouvés face à des faits qu’ils qualifient de «condamnables». Des actes de vandalisme qui entourent ce projet ont été constatés.
Mercredi dernier à Davejean, lors d’une réunion organisée par EDF, le directeur des énergies nouvelles a été contraint de rester plus longtemps que prévu dans ce village en raison de deux pneus crevés.
Le mat de mesure servant à recueillir des informations sur la faune à Dernacueillette a également été détérioré, plusieurs câbles ayant été coupés. Des constats de gendarmerie ont été effectués et une plainte a été déposée. Maires respectivement de Davejean et Dernacueillette, Guy Jouin et Claude Cros, regrettent ce climat de tension : « Il doit y avoir un échange entre les différentes parties et le débat est présent lors des réunions où tout le monde peut s’exprimer et avancer ses idées, mais nous désapprouvons ces actes qui sont condamnables. Il y a d’autres façons de se faire entendre. »
http://www.lindependant.fr/2018/04/04/hautes-corbieres-esprits-echauffes-et-degradations-autour-du-projet-eolien,3913451.php

26/03/18 : Pyrénées-Orientales : 
L’actualité hebdomadaire du député Sébastien Cazenove (LREM)
[...]Transition énergétique :
Vendredi 23 mars, invité par le Collectif le Vent tourne sous la présidence de Marie-Noelle Moly, Sébastien Cazenove a participé à la réunion de mobilisation d’opposition à l’implantation d’éoliennes dans les Aspres. Dans le contexte de lutte contre le réchauffement climatique, Sébastien Cazenove a exprimé l’importance d’orienter le mix énergétique en cohérence avec l’économie locale du territoire, et de favoriser une solution de production d’énergie génératrice d’emploi dans le département détenant un des plus forts taux de chômage en France.
[...]
https://www.le-journal-catalan.com/lactualite-hebdomadaire-du-depute-sebastien-cazenove-lrem-3/52853

23/03/18 : Pyrénées-Orientales : 
vent de contestation contre les éoliennes des Aspres
Une réunion publique doit avoir lieu ce vendredi soir à Thuir. Les associations sont sur la brèche.
Hyperactifs. Depuis quelques semaines, les opposants aux parcs éoliens en projet dans les Aspres (à Passa, Fourques, Caixas, Banyuls ou Brouilla) tractent sans relâche. Ils ont également placardé des affiches jusque dans le Vallespir. Objectif : rameuter le plus de monde possible à la réunion publique qu’ils organisent ce vendredi soir, à partir de 18 h 30, à la maison des jeunes de Thuir.
Objectif avoué de l’événement : mobiliser les troupes. « Lors de cette réunion, on pourra se rendre compte que des gens de tous bords sont opposés à l’implantation d’éoliennes, assure Bernard Faux, le secrétaire adjoint de l’association Le Vent tourne, qui fédère le mouvement. Des représentants des secteurs du tourisme et de l’agriculture prendront notamment la parole. »
Le député Cazenove sera présent à la réunion
Des élus seront aussi de la partie. Le député En Marche de la circonscription, Sébastien Cazenove, devrait notamment monter à la tribune. « J’ai discuté du sujet avec des élus des Aspres, des collègues parlementaires et des opérateurs du secteur, confie le député. Je suis encore en train de travailler mon discours et d’éclaircir un certain nombre de points pour présenter une position qui ne varie pas d’un jour à l’autre. » En clair : pour savoir ce que le marcheur pense des éoliennes, il faudra assister à la réunion de ce soir… La présidente de l’association Le Vent tourne, Marie-Noëlle Moly, est moins circonspecte. «L’éolien n’est pas adapté aux Aspres, martèle-t-elle. La population n’en veut pas. D’autres énergies renouvelables (solaire, géothermie) seraient mieux acceptées.»
Le vice-président de la structure, Jean-François Girbaut, se charge d’enfoncer le clou : « Ces projets éoliens vont à l’encontre de nos atouts touristiques et agricoles. » Pour mémoire, les services de l’état sont en train d’étudier le dossier du projet le plus avancé, celui de Passa, qui prévoit l’implantation de six éoliennes de 130 mètres de haut près de la chapelle St-Luc.
Inquiétudes et espoirs
Certaines déclarations du préfet inquiètent tout particulièrement les opposants aux éoliennes. L’homme s’est en effet à plusieurs reprises déclaré plutôt favorable à l’implantation d’aérogénérateurs. Par contre, Le Vent tourne entrevoit une lueur d’espoir dans la motion sur le sujet récemment votée par le conseil départemental. Dans le texte, adopté en décembre, la collectivité réclame un moratoire sur l’implantation d’éoliennes. Considérant que « la multiplication de projets éoliens dans les Pyrénées-Orientales, couplée à l’absence de document-cadre de planification fait courir le risque d’une implantation anarchique de ces implantations aux dépens de la qualité des paysages et des sites remarquables ». Entre inquiétudes et espoirs, l’association Le Vent tourne ne compte cependant pas baisser sa garde. D’où l’importance à ses yeux de la réunion de ce soir.
http://www.lindependant.fr/2018/03/22/p-o-vent-de-contestation-contre-les-eoliennes-des-aspres,3910273.php

22/03/18 : Aveyron : Flavin : 
Le parc éolien de la commune est lancé😪
Après l'identification des zones favorables à l'implantation des éoliennes, le choix de ces terrains prenant en compte les différentes contraintes (techniques, environnementales, paysagères, patrimoniales), l'installation d'un mât de mesure afin de réaliser une étude de vent approfondie et évaluer le gisement éolien de la zone… le chantier est maintenant lancé.
Vendredi 16 mars, des élèves du lycée Carnus BTS section électrotechnique dans un premier temps, puis des élèves du bac professionnel maintenance option éolienne du lycée Jean-Jaurès de Saint-Affrique, se sont rendus à Flavin où ils ont pu observer de très près les pièces des cinq éoliennes appartenant à la société EDPR France, actuellement en construction. Les principaux composants de ces éoliennes acheminés sur le site depuis le début du mois de mars ont commencé à être assemblés. Les étudiants ont pu observer pales, tronçons de mâts et nacelles conservés au sol avant d'être montés à la grue. Responsables d'exploitation, de la sécurité, de l'environnement et de la construction d'EDPR étaient présents pour échanger avec les élèves.
L'Occitanie est déjà la 3e région en nombre de parcs éoliens, représentant 10 % de la puissance éolienne installée en France. Le parc de Flavin, dont la mise en service est prévue à l'automne, permettra de produire l'électricité nécessaire à la consommation de près de 20 000 personnes (hors chauffage). Une énergie locale propre et inépuisable gérée depuis des équipes de Rodez. Avec le parc éolien de Flavin, EDPR portera sa capacité de production en Occitanie à 59 MW répartie sur cinq sites en Aveyron et en Lozère.
https://www.ladepeche.fr/article/2018/03/22/2764511-le-parc-eolien-de-la-commune-est-lance.html

18/03/18 : Tarn - Gaillac - Ciné-débat : territoires en lutte
Jeudi 29 mars, Imagin'Cinémas projette le documentaire de «l'Amassada* Pas res nos arresta». L'histoire se passe à l'ère de la transition énergétique où pour la soi-disant croissance verte, RTE tente de s'approprier les terres de deux jeunes agriculteurs, à Saint Victor dans le Sud-Aveyron, pour implanter un transformateur électrique de sept hectares. Ce transformateur redistribuerait sur le réseau international du commerce de l'énergie, la production de 1 000 éoliennes en construction sur les crêtes de la région.
Alors que la municipalité de Saint-Victor et la majorité des habitants sont contre le projet, les machines invasives de TRE et des promoteurs avancent, appuyés par les services de l'État.
Une cabane de résistance
Au premier jour de l'hiver 2014, une cabane nommée l'Amassada se dresse sur les terres convoitées. Les rencontres, les liens, les résistances s'étendent et s'intensifient.
Le chantier de construction de l'Amassada a débuté en 2014-2015, sur le lieu-dit la plaine à Saint-Victor. Rapidement, elle va devenir au fil des années le lieu incontournable de lutte contre le méga-transformateur et ses mille éoliennes.
Depuis, de nouveaux bâtiments ont été construits et une université rurale s'est installée dans le voisinage de l'Amassada.
Soirée organisée par REP TSC (Réseau d'éducation populaire - Travail social et culturel) et Parti communiste du Tarn, en partenariat avec Imagin'Cinémas et l'association Les 400 coups.
*Amassada mot occitan signifiant : assemblée
https://www.ladepeche.fr/article/2018/03/18/2761831-cine-debat-territoires-en-lutte.html

17/03/18 : Aude : 
Mas-Saintes-Puelles : Journée d'informations sur les éoliennes
Le 3 mars dernier s'est tenue en mairie de la commune de Mas-Saintes- Puelles une permanence d'information sur le projet éolien à laquelle étaient conviés tous les habitants du village. Ce temps d'échange s'est inscrit dans la continuité de la concertation réalisée par EDF Énergies Nouvelles en partenariat avec les élus communaux dans le cadre des études de faisabilité du projet. Au final, plus d'une trentaine de personnes se sont succédée lors de cette journée afin d'échanger avec le porteur de projet.
Cette permanence avait pour objectif de présenter aux Massogiens et Massogiennes les différentes variantes d'implantations des éoliennes, et les éventuelles co-visibilités depuis plusieurs points de vue notamment depuis Montferrand, depuis les hauteurs du Canal du Midi, depuis l'entrée du village de Mas-Saintes-Puelles, depuis Molleville et depuis le hameau de La Grange au sud-est de la zone d'étude. En présence de l'équipe projet d'EDF Énergies Nouvelles, les riverains ont donc pu poser leurs questions et donner leur avis sur les différentes options étudiées.
Les remarques de la population ont d'ores et déjà permis au porteur de projet d'écarter plusieurs variantes et permettront de faire évoluer l'implantation vers le projet définitif. Cette journée a également été l'occasion pour certains habitants de venir poser des questions plus globales sur le projet. Des échanges ont donc eu lieu entre les habitants et l'équipe projet concernant principalement les enjeux environnementaux et les aspects techniques du projet comme la réalisation de l'étude acoustique, les accès envisagés, et le raccordement du projet. Des panneaux et supports d'informations reprenant les éléments présentés lors de cette permanence sont disponibles en Mairie pour une durée de trois semaines. Une dernière réunion d'information sera organisée dans les prochains mois afin de présenter le projet définitif à la Municipalité et à la population avant qu'il soit proposé aux services de l'État.L'équipe projet reste disponible pour toute question ou remarques sur les sujets que vous souhaiteriez aborder à l'adresse suivante : projet.mas-saintes-puelles@edf-en.com
https://www.ladepeche.fr/article/2018/03/17/2761272-journee-d-informations-sur-les-eoliennes.html

16/03/18 : Tarn : Pierre Paillas : «Il faut des retombées financières suffisantes» - Environnement - À Milhars
Après un projet avorté il y a quelques années, l'installation d'un parc éolien sur la commune de Milhars ressurgit. Il est porté par EDF Énergies nouvelles. C'est un groupement forestier du secteur qui a été sollicité. Il pourrait mettre à disposition ces parcelles pour accueillir des éoliennes. De son côté, la mairie a délibéré en conseil municipal durant l'été sur la pertinence d'accueillir un tel projet sur la commune. Selon son maire, les élus ont validé à l'unanimité le principe d'accueillir une telle installation. «Mais il faut que les retombées financières soient à la hauteur», précise également Pierre Paillas. Il a rencontré à plusieurs reprises le technicien d'EDF Énergies nouvelles. Un mât de mesures est installé. Il doit recueillir des données techniques durant un an pour apprécier l'intérêt du projet. À l'origine, il devait concerner la commune de Milhars et celle de Marnaves. Mais les conseillers municipaux de cette collectivité voisine ont choisi de s'y opposer.
Un projet qui sera critiqué
Ce dossier n'est pas encore à l'instruction dans les services de l'Etat. Néanmoins, l'information a circulé sur la commune et les premières oppositions se font entendre. L'association «Qui ne manque pas d'airrrr» organisait, jeudi soir, une réunion d'information sur le sujet. Pierre Paillas sait qu'il est attendu au tournant. «Tout est critiquable. Mais si demain, nous ne trouvons pas de nouvelles ressources, nous deviendrons une zone rurale en friche. Nous sommes une commune défavorisée. Ce projet peut mettre du beurre dans les épinards. Apporter un peu plus de confort. Ici, on n'a même plus de boulangerie. Les jeunes s'en vont et les dotations de l'État baissent. Depuis que Ciments Lafarge est parti il y a vingt ans, c'est la misère qui s'est installée. Même le nombre d'agriculteurs diminue. Alors si cela peut nous aider financièrement et en plus être un mode d'énergie renouvelable… Après, le handicap, c'est ce problème de visibilité dans le paysage.»
Pierre Paillas a discuté avec le maire de Fitou, commune où plusieurs éoliennes sont implantées. «Il m'a prévenu que j'aurais une forte opposition mais qu'il fallait tenir ; qu'après quelques années, les habitants changeaient d'avis. On verra bien. Si on est d'accord sur le principe, il faut qu'il y ait des contreparties financières suffisantes.»
Responsable pour l'Occitanie de la société Valorem, spécialisée dans la production d'énergies propres
Frédéric Petit : «La réglementation française est très stricte»
La société française Valorem est spécialisée dans la construction et la gestion de parc éolien, mais aussi dans l'hydroélectricité et le solaire. Frédéric Petit, directeur Occitanie de la société, répond aux critiques d'opposants.
Valorem est très présent dans le Tarnb pour la construction et la gestion de Parc éolien ?
Absolument. Ce sont près de 70 millions d'euros que nous avons investis dans le Tarn, entre Arfons et Albine. Pour Saint-Amans-Valtoret, le recours des opposants a été rejeté par le tribunal administratif en première instance. On attend la décision en appel. Mais nous sommes confiants. Enfin, nous travaillons sur un nouveau parc à Boissezon.
Vous comprenez les arguments des anti-éoliens.
Évidemment que nous savons qu'il y a des impacts contraignants avec les parcs, comme pour toutes les structures énergétiques. Le mouvement des pales génère automatiquement du bruit.
Mais grâce à ces éoliennes, on produit local. Cette énergie ne peut pas être délocalisée. On veut quoi ? Positionner les mats dans les pays émergents avec une réglementation laxiste et loin de nos yeux . Importer de l'énergie propre. Je ne crois pas que ce soit la bonne solution. Produisons local, consommons moins d'électricité. Mais tout cela passe en effet par le fait d'accepter des éoliennes dans les collines proches.
La réglementation française est-elle stricte ?
C'est l'une, voire la plus stricte du monde. Tout est vérifié, analysé. Aucune éolienne ne peut se trouver à moins de 500 m d'une habitation. Il y a des réglementations sur les hauteurs. Le bruit est vérifié chaque année. Nous devons mener des études complexes pour protéger au maximum les chauves-souris et les rapaces. Non, rien n'est laissé au hasard. Vraiment rien.
Président du Parc naturel régional du Haut-Languedoc
Daniel Vialelle : «L'éolien doit être encadré»
Daniel Vialelle est depuis de nombreuses années, président du Parc naturel régional du Haut-Languedoc, terre de 300 000 ha entre le Tarn et l'Hérault. C'est ici que l'on trouve le plus d'éoliennes. Mais depuis 2011, tout est réglementé grâce à la signature d'une charte. «L'éolien, pour moi, c'est ni noir ni blanc. Je ne peux pas être contre cette énergie propre, mais elle doit être réglementée comme nous l'avons fait. Aujourd'hui, il y a 260 éoliennes sur le Parc. La charte, en accord avec les services de l'État, a décidé qu'il y en aurait 300 maximum. Il n'y en aura pas 301», appuie Daniel Vialelle. «De plus, la hauteur des mâts est limitée e à 125 mètres. C'est dans ce cadre que nous travaillons et uniquement dans ce cadre, en concertation avec les communes. Vous savez, quand la charte a été signée, les anti-éoliens étaient vent debout contre moi. Aujourd'hui, alors que l'on approche des 300 mâts, ce sont les pros qui sont contre nous. Vous voyez. Avec l'éolien, ce n'est jamais ou tout blanc ou tout noir».

https://www.ladepeche.fr/article/2018/03/16/2760887-pierre-paillas-il-faut-des-retombees-financieres-suffisantes.html

16/03/18 : Tarn : Assac s'est habituée à ses 10 Mâts
Impossible de louper les 10 immenses mâts qui surplombent la vallée du Tarn à Assac. Ce village tranquille de 150 habitants est situé sur la route de Trébas. Une église, une petite mairie, plusieurs fermes, des champs à perte de vue et surtout un parc de deux fois cinq éoliennes à proximité de la commune.
Ici, depuis 2012, la population s'est habituée à cette présence. C'est ce qu'assure Myriam Vigroux, la maire élue lors des dernières municipales : «Quand c'était en chantier, il y avait des curieux qui regardaient. 
Cela faisait parler dans le village mais il n'y a pas eu de mouvement d'opposition». Géré par la société Abowind pour le compte du groupe CGN Europe, le parc rapporte à la commune 30 000 € par an. Mais c'est surtout la Communauté de communes Val 81 qui en profite le plus avec 70 000 € de retombées. «On est un peu déçu forcément car ce sont les habitants qui ont le plus de contraintes qui ont le moins de retombées, reconnaît l'édile. Mais 30 000 €, c'est quand même intéressant, cela représente l'équivalent en investissement de notre budget voirie». Reste la question des nuisances sonores qui semble ne pas faire trop polémique. «Cela ne fait pas tant de bruit que ça. Il y a eu quelques petits soucis au début car cela faisait caisse de résonance mais Abowind a pris les mesures nécessaires. Nous avons des contacts réguliers avec eux». Paradoxalement, ce sont les habitants qui vivent en contrebas du village qui entendraient le plus les éoliennes. «J'habite dans la vallée et c'est vrai qu'on les entend mais ce n'est pas insupportable», indique le maire.
Dans le village, le voisinage avec ces immenses mâts ne suscite pas d'hostilité. Au cœur d'Assac, Christine Barthe, originaire de la commune, propose à la ferme de Bontemps la vente directe de porcs et agneaux. Elle assure que les éoliennes se sont fondues dans le paysage : «Je n'y fais même plus attention. Il y a des habitants qui sont contre mais je crois que la majorité est indifférente. De toute façon, il y a eu une enquête publique et puis, on ne peut pas dire que ça fait du bruit.» À la sortie de la bourgade, Natacha et son mari viennent d'emménager avec leurs enfants, il y a huit mois, dans une grande maison. Face à eux, la nature et cinq éoliennes situées à 200 mètres à vol d'oiseau. «Je crois qu'on est les moins embêtés parce qu'on n'entend rien. Il y a plus de bruit avec le vent dans les arbres. On vient de la région Paca et on préfère ça plutôt qu'une centrale», sourit Natacha en regardant les fameuses éoliennes. «Quand on a acheté, c'était en toute connaissance. On s'inquiétait du bruit. Mais finalement, ça va, poursuit la maman. Ce sont les gens dans la vallée qui sont le plus embêtés.» On ne peut pas parler pour autant d'une population conquise. Une retraitée qui préfère rester anonyme est très sceptique : «Les propriétaires qui louent les terrains sont bien contents de percevoir un loyer. Nous, on entend le sifflement et puis on s'inquiète pour le prix de nos maisons.»
Fataliste, cette dame n'en perd pas son sens de l'humour : «L'avantage, c'est que le matin, ça nous fait une girouette. Il suffit de les regarder, on sait si ça souffle fort ou pas.»

https://www.ladepeche.fr/article/2018/03/16/2760885-assac-s-est-habituee-a-ses-10-mats.html

16/03/18Tarn - Le Rialet ne veut pas des projets de ses voisins
«C'est quand même un comble. Il faudrait que l'on supporte les pollutions sonores et visuelles des éoliennes que veulent installer les communes voisines. On est contre, même si au sein de notre association, nous ne sommes pas réfractaires à l'éolien. Mais pas comme cela. Pas sans concertation, sans démocratie participative». Jacques Biau ne veut rien céder. À la tête de l'association Nostra Monthana, qui comptabilise plus d'une soixantaine d'adhérents, il multiplie les manifestations. «Il faut bien que l'on se fasse entendre. Car ici, dans nos montagnes, on n'est pas souvent écouté.»
«Tant que je serai maire, je ferai tout pour que ces deux projets sur les communes de Boissezon (avec Valorem, 6 éoliennes) et de Cambounès (EDF Énergies nouvelles pour 7 mats) ne voient pas le jour», appuie Michel Castan, maire du Rialet. «C'est facile pour eux. Les parcs sont situés très loin de leur village. Ils ne verront jamais la pâle d'une éolienne de leur maison. Nous si. C'est un manque de respect.»
Michel Castan , les éoliennes, il connaît. Depuis un an, il est président de la communauté de communes de la Haute Vallée du Thoré. Un territoire venteux et peu peuplé, idéal pour le déploiement des grands mâts.
«Sauf que nous sommes certainement la seule communauté avec une fiscalité non simplifiée. Il a été voté il y a quelques années le fait que ce sont les communes qui ont des éoliennes sur leur territoire qui encaissent l'argent. Je peux le comprendre. Mais ce n'est pas très solidaire. Surtout que les communautés récupèrent de plus en plus de compétences . Du coup, on manque cruellement d'argent.»
Revenons au Rialet et au conflit qui l'oppose à Boissezon et Cambounès. «Je ne vois pas pourquoi on subirait les nuisances des autres. Et puis dans notre parc , je pense qu'il y a assez d'éoliennes, alors que nous avons énormément de ruisseaux où des turbines de production électriques pourraient voir le jour. Mais bizarrement, ces projets-là sont bloqués. Comme si l'État avait décidé de jouer la carte du tout éolien», s'interroge Jacques Biau. De l'autre côté de la colline, sur le territoire de Boissezon, le son est différent.
«Sincèrement, c'est une bataille de clochers. C'est vrai que ce projet de parc géré par la société Valorem est au bout de notre commune. Mais les études ont montré que les impacts sur Le Rialet étaient faibles», confirme le maire Jacqueline Cabrol. Elle ajoute : «Et que je sache, ce projet est porté sur un terrain privé. Je ne vois pas pourquoi je refuserais toutes les initiatives sur notre commune. Il faut aller de l'avant. Pourquoi il n'y aurait pas d'éoliennes à Boissezon, alors qu'il y en a dans toutes les communes autour.»
Et l'argent dans tout ça ? «C'est vrai que la commune pourrait toucher une partie de l'imposition sur ce parc. Ce ne serait pas un luxe pour une petite commune (404 habitants) comme la nôtre. Et puis à Boissezon, nous n'avons quasiment aucune opposition. Ce sont uniquement les habitants du Rialet qui font du bruit».
Un projet bien avancé. On annonce une finalisation pour 2020.
La fracture est consommée. Et au Rialet, l'intention n'est pas de se laisser faire, municipalité en tête.
« Arrêtons de parler de transitions énergétiques avec ces parcs qui poussent comme des petits pains. C'est juste une question d'argent pour les communes qui les accueillent et les entreprises qui font des bénéfices énormes. Et pourquoi faire ? Refaire des trottoirs pour des maisons vides. Des luminaires pour éclairer les rues sans vie. Ce n'est pas ma conception», affirme le premier magistrat du Rialet.
«Vous savez, avec mon équipe municipale, on est là depuis dix ans. Dix ans où on se bat pour repeupler notre commune. Une auberge a ouvert ses portes. Deux agriculteurs de plus sont venus s'installer. Nous réfléchissons à un outil pour valoriser la production des producteurs locaux» appuie avec force Michel Castan. C'est avec fierté qu'il passe aux chiffres. «En une décennie, on est passé de 40 à 62 habitants. On a six enfants qui vivent sur la commune. On pense même à investir dans une aire de jeu. Ah, j'allais oublier. Nous avons eu une naissance. 36 ans que ce n'était pas arrivé.»
Dans ces lieux où la forêt est reine, l'arrivée de ces grands mâts brise la sérénité. Deux camps, deux philosophies avec pour chacun, des arguments solides. Entre Le Rialet, Cambounet et Boissezon, les vents portants apportent les nuages de la division.

https://www.ladepeche.fr/article/2018/03/16/2760888-le-rialet-ne-veut-pas-des-projets-de-ses-voisins.html

16/03/18 : Tarn : Éolien : la poule aux œufs d'or de nos campagnes
Le Tarn et les éoliennes. Une longue histoire peuplée de projets, de refus, de manifestations, d'antis, de pros, d'argent pour les petites communes rurales. Aujourd'hui, ce sont 105 mâts qui peuplent les montagnes du département. 32 sont en instruction. Et un peu partout, des projets voient le jour.
L'éolien dans le Tarn n'a jamais été un long fleuve tranquille. Des projets, beaucoup. Des réussites, évidemment. L'énergie du vent progresse dans le département, plus spécifiquement dans le Sud, terre idéale , car ventée, vallonnée et peu peuplée. Aujourd'hui, on compte 105 mats et 32 en instruction. Ces parcs avaient tous les atouts pour ravir la majorité, insufflée par les gouvernements dans une loi de programmation énergétique pour sortir pas à pas de la dépendance nucléaire.
Et pourtant. Des oppositions nombreuses ont vu le jour, avec la création d'associations, des combats longs et usants, des recours encore et toujours, pour bloquer les projets. Elles se sont organisées pour contrer cette marche en avant. Le discours est toujours le même. Ces mâts détruisent une partie de la biodiversité (chauves-souris, rapaces), polluent la beauté des sites, génèrent des bruits pour les habitations les plus proches des parcs. On a même connu une «mini ZAD» à Albine.
A contrario, on comprend ces petites communes rurales qui voient dans l'éolien, la fin des soucis financiers, même si aujourd'hui, ce sont les communautés de communes qui perçoivent les taxes avant de les répartir. N'oublions pas que ces élus doivent chaque jour un peu plus, lutter contre la baisse des aides de l'État, le manque d'activités économiques, la désertisation de ses territoires . Et c'est vrai qu'à Arfons, Assac, Sauveterre, Murat-sur-Vèbre, Barre, Serviès, Sauveterre, politiques et population ne se plaignent pas trop de ces rentrées d'argent inespérées qui permettent de réaliser des travaux de voirie, restaurer une école, aménager le bourg, embaucher un employé communal. Aujourd'hui, beaucoup de maires osent l'avouer, comme celui de Milhars qui a un projet sur sa commune (lire ci-dessous) mais aussi à Boissezon. L'éolien est une source (la seule?) de revenus pour redynamiser ces petites communes laissées à l'abandon.
Notre infographie le montre clairement. L'immense majorité des mâts tarnais sont situés dans le sud du département. À titre d'exemple, le Parc naturel régional du Haut-Languedoc dont le territoire est positionné sur le Tarn et l'Hérault, en possède 260 (N.D.L.R. , une charte a été signée pour limiter le nombre à 300.) L'éolien, poule aux œufs d'or des communes rurales tarnaises ? Beaucoup le pensent. D'autres sont plus réticents, préférant le solaire ou l'hydroélectricité. Mais le soir venu, derrière les fenêtres des petites mairies du bout du Tarn , on cogite. On pense à cet argent tombé du vent qui pourrait tout changer. Enfin. Qui pourrait leur en vouloir ?
Combien ça rapporte aux collectivités ?
Faisons un petit point sur les taxes dont sont assujettis les parcs éoliens.
Il y a la cotisation foncière des entreprises (CFE) reversée à 100 % au bloc communal (communes et communauté de communes.)
La cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) reversée à 27 % au bloc communal, à 48 % au département et à 25 % à la région. Elle dépend de l'exploitation du parc.
Notons aussi l'imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER), reversée à 70 % au bloc communal et à 30 % au département. Son montant dépend du nombre de mégawatt (MW) installé.
Enfin, la taxe foncière sur les propriétés bâties.
Les sommes récoltées
D'une façon générale, le bloc communal reçoit du centre des impôts 7.000 euros par an par MW installé. Il en va ainsi pour le département également. Pour information, les éoliennes installées actuellement en France ont une puissance de 2 à 3 MW.
N'oublions pas la location des terrains qui est une source de revenus supplémentaires. Elle est perçue par la commune s'il s'agit d'un terrain communal ou par le propriétaire du terrain s'il s'agit d'un terrain privé. Le tarif moyen est de l'ordre de 2 000 à 3 000 euros par MW et par an.

https://www.ladepeche.fr/article/2018/03/16/2760883-eolien-la-poule-aux-oeufs-d-or-de-nos-campagnes.html

14/03/18 : Hérault : 
Le bilan positif des résultats budgétaires
[...] Un collectif citoyen d'opposition aux éoliennes qui sont à l'étude sur le site de Puissalicon a demandé à la municipalité un soutien pour son opposition. Après un débat, les membres du conseil ont décidé de les soutenir, à l'unanimité.[...]
http://www.midilibre.fr/2018/03/14/le-bilan-positif-des-resultats-budgetaires,1639895.php

13/03/18 : Lozère : 
L’éolien au menu du conseil
Des associations ont argumenté contre les installations.
Un conseil municipal un peu particulier a eu lieu ce jeudi 8 mars, puisqu'en début de séance, plusieurs associations anti-éoliennes ont présenté leurs arguments contre cette technologie et le projet d'implantation d'un parc au truc de Rambals par EDF-Énergies nouvelles.
Si l'aspect esthétique de ces machines de plus de 150 m de haut est discutable, surtout à proximité du Parc national des Cévennes et au début du futur Parc régional de l'Aubrac, les arguments avancés par ces associations ont laissé dubitatifs plusieurs élus, puisque mettant entre autres en cause l'intégrité du SDEE sur la destruction d'une canalisation d'eau, à proximité du parc éolien de Lou Praou à Servières, laissant entendre que ce serait lié à une politique pro-éolien du syndicat départemental.
Robins des bois de Margeride, Vent de Lozère et le collectif Terre de Peyre ont, pendant une heure, développé des arguments juridiques, oubliant que l'État, très favorable à l'éolien, est en train de simplifier les procédures pour limiter les risques de recours abusifs. Les associations annoncent une guerre juridique sans merci contre tous les projets éoliens, quels que soient les avis des élus locaux et de la population.
Henri Boyer, maire de la commune et vice-président du Département, a posé plusieurs fois la question de comment se fournir en électricité si aucune solution n'est bonne, le nucléaire posant notamment le souci du traitement des déchets ultimes. La Région Occitanie a en revanche pour ambition de devenir la première région produisant en son sein la totalité de sa consommation électrique, cela uniquement par énergie renouvelable, contre 38 % en 2017. À la fin de l'exposé, Henri Boyer a annoncé que le conseil municipal prendrait le temps de la réflexion, avant toute décision, dans deux mois.

http://www.midilibre.fr/2018/03/13/l-eolien-au-menu-du-conseil,1639249.php

09/03/18EDPR organise des ateliers pour associer les riverains au projet de parc éolien en Aveyron😠😠
Dans un communiqué, la société EDPR (Energias de Portugal renewables) indique qu’elle étudie l’opportunité de développer un parc éolien sur les communes de Rullac-St-Cirq et de La Selve. Celle-ci rappelle également que ce projet rejoint l’ambition de la région Occitanie de devenir la première région à énergie positive d’Europe.
L’entreprise précise qu’elle souhaite « développer le projet avec une démarche de concertation volontaire en amont ». Elle souligne : « Toutes parties prenantes (élus, riverains, associations, entreprises, …) souhaitant s’impliquer pour mieux comprendre ce projet et participer à sa conception sont les bienvenues ».
Des ateliers ouverts à tous
Pour ce faire, il est prévu « des ateliers ouverts à tous qui permettront l’expression et la prise en compte des propositions de chacun ».
Le premier de ces ateliers est programmé au 14 mars, avec pour objectifs : d’apporter des réponses aux différentes questions exprimées ; de présenter la zone d’étude et les différentes phases prévues pour le développement du projet.
Il se tiendra à la salle de réunion de La Selve, de 19h30 à 21h30. Pour des raisons logistiques, l’inscription gratuite est obligatoire et s’effectue par mail auprès de Madame Marie Guichaoua (marie.guichaoua@alteretgo.fr). 
Pas d'autorisation avant 2019
L’entreprise rappelle que seule la zone d’étude est connue aujourd’hui pour ce projet qui n’est pas encore défini. Cette zone d’étude « répartie sur les deux communes, et, à l’échelle du territoire Réquistanais, elle est la seule envisageable car située loin des contraintes règlementaires. La décision d’autoriser ou non ce nouveau projet n’interviendra pas avant 2019, après les différents avis émis par les services de l’État et l’enquête publique ».

06/03/18Lozère : le rapporteur public dit non à l'implantation d'éoliennes en Margeride
Le tribunal administratif de Nîmes a mis son jugement en délibéré, concernant les projets d'éoliennes sur les communes du Born et de Pelouse.
Feutré dedans, houleux dehors. Le débat sur l'implantation des éoliennes s'est tenu ce mardi matin devant le tribunal administratif de Nîmes. Quatre associations contestaient un arrêté préfectoral qui permettait l'exploitation d'éoliennes sur les territoires des communes du Born et Pelouse.
Visibles depuis le lac de Charpal
Ainsi ce mardi, le rapporteur public a livré ses conclusions à la juridiction administrative et a préconisé l'annulation de l'arrêté du préfet de la Lozère du 25 août 2015. Le rapporteur a notamment évoqué les conséquences de l'installation des éoliennes et leur visibilité depuis le lac de Charpal. Sans totalement se prononcer sur le fond, “le représentant de la société” a estimé que l'arrêté préfectoral était entaché « d'une erreur de droit ».
De leur côté, les associations (Margeride Environnement, Robins des bois de la Margeride) qui sont à l'origine de la procédure ont naturellement abondé dans le sens de l'avis du rapporteur. Pour eux, les éoliennes constituent une atteinte au paysage, a soutenu en substance Me Guillaume Grisel.Le préfet de la Lozère n'était pas représenté. Quant aux porteurs du projet d'installation, ils considèrent que l'implantation des éoliennes ne dénaturera pas le site, soulignant au passage que les maires du secteur étaient favorables au projet, a plaidé Me François Versini. L'avocat parisien a aussi indiqué que l'enquête publique a validé cette installation d'éoliennes. Pour lui, la visibilité des machines ne veut pas dire qu'elles défigurent le site. L'avocat a demandé au tribunal de ne pas retenir l'avis du rapporteur public dans son jugement qui a été mis en délibéré.
À l'extérieur du tribunal administratif, opposants et porteurs du projet ont échangé quelques “amabilités” sur le dossier. Le maire du Born a rappelé les retombées fiscales de ces implantations. Face à lui, un représentant associatif était plus que jamais vent debout contre les éoliennes.
http://www.midilibre.fr/2018/03/06/lozere-le-rapporteur-public-dit-non-a-l-implantation-d-eoliennes-en-margeride,1636201.php

05/03/18 : Gard : St-Victor-la-Coste : le projet éolien refusé
Le conseil municipal s'est réuni le mardi 20 février 2018 à 20 h 30, salle du conseil municipal en session ordinaire avec de nombreux points à l'ordre du jour dont voici quelques uns ci-dessous.
Le maire a donné une information sur le projet éolien "La Part du vent" et a informé le conseil municipal qu'en date du 22 janvier 2018, le préfet a refusé la demande d'autorisation environnementale de la SAS "La Part du vent". Ce refus est motivé par le paysage et par la visibilité des éoliennes depuis le Pont du Gard. Face à cette situation, la SAS "La Part du vent" va déposer un recours auprès du tribunal administratif. L'arrêté préfectoral est affiché en mairie. Le dossier est en préfecture.
Autre point abordé, l'adhésion de la commune à la Fondation du Patrimoine ; le conseil municipal reconnaît l'intérêt pour la commune d'adhérer à la Fondation du Patrimoine.
A été aussi présentée la démarche de création de "La Participation citoyenne". C'est un nouveau dispositif gratuit à l'initiative de la préfecture diligenté par la gendarmerie qui consiste à associer la population à la prévention de la délinquance par la nomination de référents qui seront formés par la gendarmerie. En cas de fait avéré, celle-ci informera le maire. La population sera consultée et en cas de retour positif de celle-ci la commune enclenchera le dispositif en collaboration avec la gendarmerie.
http://www.midilibre.fr/2018/03/05/st-victor-la-coste-le-projet-eolien-refuse,1635502.php


01/03/18 : Tarn : Lacaune : Conseil municipal : un nouvel élu et des décisions
[...] Un avis favorable est donné au projet éolien de l'Escur commune de Murat et promesse de convention de servitude sur la parcelle H 293 «Mourodre».[...]
https://www.ladepeche.fr/article/2018/03/01/2750900-conseil-municipal-un-nouvel-elu-et-des-decisions.html

27/02/18 : Aude : Jérôme Blanc, projet éolien des Martys dans l'Aude
Le 8 mars 2018, OSTWIND, entreprise familiale indépendante qui développe, conçoit, construit et exploite des parcs éoliens de haute qualité à l'échelle européenne, lancera une collecte citoyenne pour le parc éolien des Martys.
Avec pour ambition d’associer tous les citoyens qui le souhaitent et notamment les riverains à ce projet éolien par le biais du financement participatif sous forme de placements éthiques, la société Ostwind s’appuie sur l’expertise d’Enerfip, plateforme de crowdfunding spécialisée dans les projets d’énergies renouvelables. Objectif : 60.000€ pour financer l’installation d’un mât de mesure.
https://rcf.fr/actualite/jerome-blanc-projet-eolien-des-martys-dans-laude


25/02/18 : Gard : Saint-Côme-et-Maruéjols - Un projet d’installation d’éoliennes sur le plateau
Concernant les énergies renouvelables, Michel Verdier, a rappelé que le projet initié, dès 2009, de ferme photovoltaïque sur 6 ha était opérationnel depuis 2016, et rapportait à la commune 13 000 €, par an, ce qui permet de compenser, en partie, les baisses de dotation de l'État.
La municipalité a été contactée par une société qui a présenté un projet d'implantation de cinq à sept éoliennes sur des terrains communaux. Ce projet présente plusieurs intérêts : limiter la consommation d'énergie fossile, avec un volet financier important pour le budget de 102 000 €, de recettes annuelles pour un budget communal de 650 000 €, avec une enveloppe supplémentaire au départ de 
150 000 €.
Vincent Allier a précisé que la zone d'implantation, compte tenu des nombreuses contraintes, se situerait sur le plateau au-dessus du village.
Aucune décision n'est prise, les Saint-Cômois seront consultés.
Une nouvelle réunion sera organisée dans un mois, ce qui laisse le temps de la réflexion.

Pour ceux qui le souhaitent, la municipalité organisera une visite d'un parc éolien car plusieurs personnes ont posé la question du bruit et de la garantie de la rentabilité.
http://www.midilibre.fr/2018/02/25/un-projet-d-installation-d-eoliennes-sur-le-plateau,1632329.php

24/02/18 : Aude : Des éoliennes et des arbres fruitiers
Depuis de nombreuses années, la commune de Cruscades s’est engagée dans la transition énergétique et a augmenté pour cela son parc éolien. Le dernier chantier en date s’est achevé fin 2017 avec la construction de 8 éoliennes qui permettront d’injecter dans le réseau l’équivalence de la consommation électrique de 40 000 foyers (hors chauffage). Avec ce chantier, la société Sameole porteuse du...
http://www.lindependant.fr/2018/02/24/des-eoliennes-et-des-arbres-fruitiers,3097703.php

24/02/18 : Aude : Fronde en Montagne Noire
Le projet de la société Soleil du Midi d'implanter cinq éoliennes sur les communes de Fraïsse-Cabardès et Brousses-et-Villaret soulève un vent de fronde.
Un espace naturel à protéger pour les uns, un formidable terrain de jeux pour les autres. Entre les opposants aux aérogénérateurs et les promoteurs de cette énergie, le projet de la société Soleil du Midi illustre aujourd'hui les limites du développement éolien dans le département. Dans la Montagne Noire, les maires de Fraïsse-Cabardès et Brousses-et-Villaret qui sont prêts à accueillir le promoteur vont désormais devoir faire face à une fronde locale. Et pour les opposants, les arguments défendus par Soleil du Midi, sont tous plus ou moins fallacieux. Et comme à chaque fois, les riverains évoquent les nuisances visuelles, sonores ou l'atteinte au patrimoine naturel. A contrario, les promoteurs font miroiter des retombées fiscales. L'association Environnement, territoires et paysages entend donc être le porte-parole de la contestation. Une fronde bien réelle, visible et soutenue par plusieurs pétitionnaires qui ne veulent pas d'éoliennes sous leurs fenêtres.
Président du cru Minervois, Jean-Louis Poudou estime que ce nouveau projet «est une escroquerie totale. La seule vraie richesse, c'est notre patrimoine et l'impact est pour tous». Et d'enfoncer le clou : «Notre dernier luxe, c'est le paysage et il est gratuit».
Mobilisés pour l'heure autour du débat sociétal, les adhérents de l'association espèrent faire plier les élus locaux avant que ceux-ci ne franchissent le Rubicon. «Nous ne ferons aucun compromis», tonne Gérard Solier, le président de ETP, qui estime que ce projet va «en appeler d'autres». De son côté, André Durand, le directeur du Moulin à papier de Brousses, affirme que les deux communes sont situées en dehors de la zone de développement éolien. Si c'était vrai en 2005, la situation a dorénavant changé.
Une chose est sûre les opposants ont décidé de montrer les dents bien avant que ne soient lancées les procédures administratives. Et à en croire l'association, un avocat est d'ores et déjà prêt à saisir la justice au moindre battement d'ailes.
Le chiffre : 5
éoliennes > Sur deux communes. La société Soleil du Midi espère installer 5 aérogénérateurs sur les flancs de la Montagne Noire. Le projet est soutenu par les élus qui y voient une rentrée financière importante. Le promoteur estime même que les retombées seraient de 200 000 euros pour l'économie locale. Un chiffre que les opposants estiment surréaliste et majoré. 6000 personnes auraient déjà signé une pétition en ligne contre ce projet.
https://www.ladepeche.fr/article/2018/02/24/2748212-fronde-en-montagne-noire.html


23/02/18 : Aude : Éoliennes dans la Montagne noire : l’association ETP sur le qui-vive
Nous sommes pour les énergies renouvelables mais pas n’importe comment. On craint que le projet de cinq éoliennes sur Fraïsse-Cabardès et Brousses-et-Villaret en entraîne d’autres, et que ça cause le mitage de la ligne médiane de la Montagne noire », explique Gérard Solier, président de l’association Environnement, Territoires et Paysages (ETP), créée pour marquer la désapprobation face à ce nouveau projet.
Les membres de l’association, et notamment le propriétaire du camping de Brousse, s’inquiètent de l’impact des éoliennes sur l’activité touristique : « Le camping est situé à 1 km de la première éolienne. Selon les études officielles, à partir de 500 m, on n’a pas de nuisance les fenêtres fermées. Mais j’ai peur que les gens du camping entendent les éoliennes, sans compter la lumière la nuit », souligne le propriétaire du camping.
Pour justifier leur appréhension au sujet de l’impact sur le tourisme, les membres d’ETP s’appuient sur une enquête de l’association des hébergeurs touristiques de l’Indre (AHTI), auprès de 1 280 touristes accueillis en gîtes et chambres d’hôtes en 2017 : « Selon cette enquête, si les éoliennes sont visibles depuis le lieu d’hébergement, entre 0 et 2 km, 97 % des sondés changent de destination. 71 % changent de destination si les éoliennes sont visibles lors des activités touristiques », annonce l’association ETP.
« On n’a pas besoin d’une nacelle panoramique pour voir les Pyrénées »
Pour répondre à cette inquiétude quant aux conséquences sur le tourisme, le développeur du projet, la société Soleil du Midi, envisage d’équiper l’une de ses éoliennes d’une nacelle panoramique. Un projet « ubuesque » selon les membres d’ETP : « On n’a pas besoin d’une nacelle panoramique pour voir les Pyrénées : il suffit de se mettre sur ses pieds. Et en ce qui concerne les sentiers des énergies, notre association a déjà balisé 40 km de sentiers, des randonnées valorisées par la communauté de communes », ajoute André Durand, membre de l’association ETP et directeur du Moulin à papier de Brousses.
Une pétition contre le projet« Nous avons lancé une pétition en ligne, qui a récolté 6 029 signatures jusqu’à ce matin. On pourrait dire que la signature de personnes qui ne sont pas des locaux ne compte pas vraiment, mais ce sont des personnes qui sont venues, viennent ou veulent venir faire du tourisme dans notre département », appuie Bernard Vessière, vice-président de l’association.
Une autre pétition, physique celle-là, a circulé dans le village : « On peut dire que 70 % des 90 habitants du village l’ont signée », ajoute-t-il.
Des suites « sans compromis »
Le dossier pour le projet de cinq éoliennes, porté par Soleil du Midi, sur les deux communes de Fraïsse-Cabardès et Brousses-et-Villaret, n’a pas encore été déposé en préfecture, mais l’association ETP est sur le qui-vive : « Nous nous sommes déjà attaché les services d’un avocat pour nous appuyer. Et on ira au contentieux administratif s’il faut y aller », souligne Gérard Solier.
« Nous sommes très vigilants en ce qui concerne les documents déposés et signés par les deux mairies. Les suites seront sans compromis », ajoute Michel Deblaize, vice-président d’ETP.
http://www.lindependant.fr/2018/02/23/eoliennes-dans-la-montagne-noire-l-association-etp-sur-le-qui-vive,3097524.php


23/02/18 : Aude : Projet d'éoliennes dans la Montagne Noire : les opposants se mobilisent
Alors que cinq nouveaux projets d'installation d'éoliennes sont à l'étude pour les communes de Fraïsse-Cabardès et de Brousse-Villaret, les opposants sont montés au créneau, ce vendredi.
L'association Environnement, territoires et paysages (ETP) a été créée pour l'occasion. 
"Nous sommes pour les énergies renouvelables mais pas n'importe comment. On craint que le projet de cinq éoliennes sur Fraïsse-Cabardès et Brousse-Villaret en entraîne d'autres et que ça cause le mitage de la montagne Noire", explique Gérard Solier, président d'ETP.
Des pétitions circulent sur Internet et dans les territoires concernés.
http://www.lindependant.fr/2018/02/23/projet-d-eoliennes-dans-la-montagne-noire-les-oppposants-se-mobilisent,3097515.php

22/02/18 : Aude : Les citoyens invités à soutenir le projet éolien des Martys
Associer directement les riverains à un projet qui s’implante sur leur territoire. C’est la philosophie du futur projet de parc éolien, situé à Les Martys (Aude) et actuellement en phase de développement, qui est porté par la société Ostwind. Les élus du territoire ont ainsi souhaité mettre en place un financement participatif afin d’impliquer les riverains concrètement dans la transition énergétique de leur commune.
Le 8 mars 2018, Ostwind, entreprise familiale indépendante qui développe, conçoit, construit et exploite des parcs éoliens de haute qualité à l’échelle européenne, lancera une collecte citoyenne pour le parc éolien des Martys, situé dans le département de l’Aude. Avec pour ambition d’associer tous les citoyens qui le souhaitent et notamment les riverains à ce projet éolien, par le biais du financement participatif sous forme de placements éthiques.
Il s’agit aussi de convaincre les plus fermes opposants à l’installation d’éoliennes, qui craignent la « dégradation du paysage » et des effets néfastes sur la qualité de vie… Une charte morale d’engagement a d’ailleurs été signée en janvier dernier, en mairie des Martys pour définir les conditions de partenariat. La société Ostwind s’appuie sur l’expertise d’Enerfip, plateforme de crowdfunding spécialisée dans les projets d’énergies renouvelables. Objectif : 60 000€ pour financer l’installation d’un mât de mesure.
Evaluer l’activité des chauve-souris
Tous les citoyens qui le souhaitent et, en premier lieu, les habitants des communes concernées, peuvent ainsi prendre part à ce projet. Cette collecte citoyenne qui vise à lever 60 000€, permettra de financer l’installation d’un mât de mesure dont la « mission » sera de relever et d’analyser le potentiel éolien du site et d’évaluer l’activité des chauve-souris en altitude (environ 950 m). Les études ainsi réalisées permettront de choisir le modèle d’éoliennes le plus adapté. Afin de faire bénéficier en priorité les habitants du territoire sur lequel s’implante ce projet, un système de phases a été mis en place leur garantissant une « primeur d’investissement. »
Des réunions d’information à Les Martys
Ainsi, du 8 au 15 mars, seuls les habitants des 14 communes concernées (*) pourront investir. Du 15 au 27 mars, la collecte sera réservée aux habitants des Communautés de Communes Montagne Noire et Castres-Mazamet. Du 27 mars au 3 avril, la collecte sera étendue aux habitants des départements de l’Aude et du Tarn puis, du 3 au 16 avril, sera finalement ouverte à tous.
Le projet éolien de la commune Les Martys comprendra entre 3 et 5 éoliennes. Ce futur parc pourrait produire en moyenne environ 24 GWh, soit 24 millions de kWh par an, ce qui correspond à la consommation électrique moyenne d’environ 10 000 personnes vivant en France (hors chauffage, source RTE), soit plus que la consommation de la communauté de communes de la Montagne Noire et presque la totalité de la consommation des habitants de la ville de Mazamet.
C’est en 2015 qu’ont débuté les réflexions autour de ce projet éolien ainsi que les études de faisabilité et le choix de la zone d’implantation par délibération du conseil municipal. Aujourd’hui se mettent en place les différentes études environnementales et, notamment, à l’issue de cette collecte courant avril 2018, se déroulera donc l’installation du mât de mesure de 85 mètres maintenu en place durant toute la période d’étude soit durant une à deux années.
Afin d’informer les citoyens sur le financement participatif en général et sur cette démarche associée au projet éolien de la commune des Martys, deux rendez-vous d’information seront organisés : vendredi 2 marsde 15h à 19h (mairie des Martys) et samedi 3 mars 2018 de 9h à 12h. Afin d’accompagner les citoyens dans leur démarche d’investissement, une permanence sera également organisée, toujours à la mairie des Martys, le vendredi 9 mars de 13h à 19h. (Pour pouvoir investir, une copie de la pièce d’identité ainsi qu’un justificatif de domicile sont nécessaires. Les chèques seront acceptés le 9 mars aux Martys)
(*) Les Martys, Cuxac-Cabardès, Caudebronde, La Tourette-Cabardès, Miraval-Cabardès, Mas-Cabardès, Roquefère, Labastide-Esparbairenque, Pradelles-Cabardès, Mazamet, Aiguefonde, Aussillon, Labruguière et Laprade

https://dis-leur.fr/aude-citoyens-invites-a-soutenir-projet-eolien-martys/

21/02/18 : Tarn-et-Garonne : Montech : Éoliennes : un communiqué de Jacques Moignard
Le conseil municipal de Montech s'est majoritairement (16 voix contre, 12 pour) prononcé vendredi dernier (lire nos éditions de dimanche et de mardi) contre le projet d'implantation d'éoliennes porté par la société Valorem. Le maire jacques Moignard nous prie d'insérer ce communiqué :
«Un projet d'implantation d'un parc éolien sur le territoire de l'ancienne communauté de communes Garonne et Canal est à l'étude depuis 2012. En mai 2014 un décret relatif à l'expérimentation d'une autorisation unique en matière d'installations classées pour la protection de l'environnement a été pris par l'État.
En décembre 2016 la société «Garonne et Canal Énergies» filiale du groupe «Valorem» a présenté une demande en vue d'obtenir l'autorisation d'exploiter un parc éolien composé de 6 éoliennes et de 2 postes de livraison sur les communes de Finhan, Montbartier et Montech. Cette demande a été jugée recevable le 23 octobre 2017 par Monsieur l'Inspecteur des Installations Classées. Monsieur le Préfet de Région Occitanie a émis un avis favorable le 13 novembre 2017.Une enquête publique a été ouverte du 3 janvier 2018 au 5 février 2018.
Les sujets de société et, à plus forte raison les sujets ayant trait aux considérations relatives aux énergies qui nous permettent de vivre en situation confortable, occasionnent des débats et permettent des prises de conscience. Il en est ainsi des sources d'énergie qui, en ces jours, mettent en avant des postures divergentes.Il y a donc bien lieu de prendre en considération les réflexions censées qui posent les débats de façon objective et les opportunismes de tous crins qui dévoient les honnêtetés assumées. Sur un sujet pour lequel l'État a la mainmise ne laissant aux collectivités que la faculté non obligatoire d'émettre un avis il est de ma compétence et de ma responsabilité de favoriser le débat des élus ayant à se prononcer en conseil municipal. Toute personne qui entend insinuer que le maire doit outrepasser cette compétence et cette responsabilité est une personne désireuse d'exploiter à des fins tendancieuses, la situation.
L'exercice de la démocratie se mesure aux échelons des responsabilités dans le souci du respect des institutions et des individus. Le conseil municipal de la ville de Montech a donc délibéré en toute sérénité et en son âme et conscience ce vendredi 16 février 2018».
https://www.ladepeche.fr/article/2018/02/21/2746662-eoliennes-un-communique-de-jacques-moignard.html

20/02/18 : Lozère : Bourgs-sur-Colagne : non à l’éolien industriel
“Malheureusement, l'éolien industriel en Lozère n'est pas mort. Nous entendons régulièrement parler de projets de centrales éoliennes en Lozère. Sur la commune, ce sont six machines de 150 m de haut qui devraient être plantées sur des terrains privés, autour du Truc de Rambals”, écrit un collectif anti-éolien.
Et de poursuivre : “L'argent a-t-il tous les droits ? Va-t-on assister à un mauvais remake de la célèbre fable, le pot de terre contre le pot de fer ? En effet, simples citoyens, nous sommes scandalisés par l'immobilisme et l'indifférence qui entour ces machines ! Il faut savoir, qu'en plus de la pollution visuelle qui va nous être imposée et de la destruction qui menace les sources aux alentours, une éolienne industrielle, ce n'est pas moins de 40 tonnes de ferraille, et entre 800 et 1 500 m3 de béton ; sans parler de la dévalorisation du foncier qui accompagne systématiquement les implantations de ces machines. Tous ces arguments dont ne parlent jamais les promoteurs…
“Notre département est reconnu pour ses paysages grandioses, pour sa qualité de vie et son patrimoine exceptionnel. Et nombreux sont ceux qui ont investi et travaillent quotidiennement pour faire vivre la Lozère : professionnels du tourisme, de l'hôtellerie, de la restauration, des campings, associations sportives et culturelles, etc. Pourtant, à l'heure où le Département cherche à capitaliser sur la beauté de nos paysages pour inverser la courbe démographique, nos élus laissent aux promoteurs le droit d'acheter notre beau pays pour mieux le détruire.
Mais que sont les citoyens de Lozère face au pouvoir de l'argent et aux décisions stratégiques prises à Paris, sans aucune considération pour la réalité économique et sociale en milieu rural ? Aujourd'hui le Parc naturel régional de l'Aubrac est en train de voir le jour, les causses et les Cévennes sont classés au patrimoine mondial de l'Unesco, et pourtant, au cœur de ces territoires d'exception, un promoteur veut planter six machines. Et ça ne choque aucun de nos responsables politiques ?
“Réagissons ! Maintenant, il faut dire non à de tels projets, néfastes pour notre département !”
Contacts : stopeolienbsc@gmail.com.
http://www.midilibre.fr/2018/02/20/bourgs-sur-colagne-non-a-l-eolien-industriel,1630304.php#sGixQyCIjYy5oDXi.99


20/02/18 : Tarn-et-Garonne : Avis de vents contraires sur l'implantation des éoliennes
Montech, Finhan, Montbartier
Le conseil municipal de Montech vient de se prononcer défavorablement (16 voix contre, 12 pour) sur le projet d'implantation d'un parc éolien sur la commune. Pour les élus communistes montéchois dont le vote semble avoir été déterminant sur l'issue de la consultation, «la bataille n'est pas terminée contre ce projet que nous jugeons néfaste tant d'un point de vue économique que politique». Rappelons que les communes de Montbartier et Fihnan se sont elles positionnées en faveur de ce projet qui envisage en effet l'implantation de trois éoliennes à Fihnan, deux à Montech et une à Montbartier. Rappelons encore que les délibérations des conseils municipaux et communautés de communes ne sont en rien déterminantes sur l'issue du projet qui vient d'être soumis à une enquête d'utilité publique dont l'avis, favorable ou non, sera suivi d'un arrêté préfectoral qui donnera, ou non, le feu vert au projet. Lors de ce vote à bulletin secret survenu vendredi en mairie de Montech, les opposants au projet ont évoqué l'impact des éoliennes sur le tourisme, l'écologie et la qualité de vie. Les élus favorables au projet ont pour leur part évoqué l'avenir.
Les chasseurs contre l'éolien
De son côté, la fédération départementale des chasseurs vient de rappeler sa position (arrêtée lors de son assemblée générale) vis-à-vis d'un projet «qui aura inévitablement un impact résiduel sur nos activités de chasse et sur les continuités écologiques de la biodiversité. En conséquence, la Fédération des Chasseurs s'inscrit contre le développement de l'énergie éolienne dans le Tarn-et-Garonne… nous nous employons à ce que les enjeux de nos adhérents soient pris en compte et soient suivis d'effets par des mesures d'évitement, de réduction et de compensation, dans l'hypothèse où le projet se concrétiserait… Nos services sont particulièrement vigilants à ce que les mesures prévues par les porteurs de projets, intègrent nos attentes». Thierry Cabanes le président de la FDC 82 assure : «Je me tiens prêt à agir si nous n'étions pas entendus»…
La Fédération a produit et rendu une expertise technique de la situation locale pour qu'un volet «enjeux et impacts cynégétiques» figure dans l'étude d'impact et intègre des mesures à mettre en place… « Certains malintentionnés ou mal informés, s'emploient à contester ou à tenter de salir notre démarche, poursuit Thierry Cabanes. Je les invite à ne pas se tromper de cible. Comme toujours, nous privilégions en ce qui nous concerne, la réflexion, l'anticipation et l'action, aux gesticulations. Notre unique objectif est d'assurer la pérennité de l'activité cynégétique, quelle que soit l'issue du projet, dont l'initiative ne nous appartient pas… En tant que Président de la Fédération des Chasseurs, j'assume pleinement la position qui est la nôtre, celle de défendre la chasse et de l'intérêt général des chasseurs tarn-et-garonnais, et souhaite que chacun puisse en faire autant».
Ce projet qui en gestation depuis plus de 4 ans est bel et bien rentré dans une phase active… politique notamment.
https://www.ladepeche.fr/article/2018/02/20/2745671-avis-de-vents-contraires-sur-l-implantation-des-eoliennes.html


18/02/18 : Tarn-et-Garonne - Montech - Le conseil vote contre le projet d'éoliennes
Le dernier dossier de l'ordre du jour du dernier conseil municipal concernait l'avis que devaient donner les conseillers sur l'installation d'un parc éolien sur le territoire des communes de Montech, Finhan et Montbartier.
En tout, 6 éoliennes, 1 à Montbartier, 2 à Montech et 3 à Finhan.
Déjà, les communes de Montbartier et Finhan et la communauté de communes Grand Sud Tarn et Garonne avaient donné un avis favorable à cette implantation, mais, sur Montech, les avis étaient plus partagés.
Le maire Jacques Moignard a présenté le dossier.
Devant quelques membres du collectif anti-éoliens, plusieurs conseillers ont pris la parole pour donner leur point de vue sur ce dossier. Les avis «défavorables» ont été présentés en premier. «Le projet est-il d'intérêt général ?», ont été évoqués l'impact sur l'écologie, le tourisme, la hauteur des éoliennes, le bruit et aussi l'impact politique. Certains ont parlé avec leur cœur, d'autres peut-être avec une arrière-pensée électoraliste. Allez savoir ! Tous étaient cependant d'accord sur le fait du manque d'informations données par Valorem sur ce parc éolien.
Les arguments des «favorables» à l'installation étaient, eux aussi, convaincants. Il a été fait réponses aux arguments précédents avec des chiffres précis qui n'étaient pas tout à fait les mêmes. C'est l'avenir qu'ont évoqué les «favorables». Dans son intervention, un élu a lancé un cri d'alarme : «Nos enfants et petits-enfants retrouveront trace de ces bisbilles, de ces querelles intestines et quelque peu stupides, alors qu'il y a urgence à agir, ensemble». Qu'allons-nous leur laisser ? De plus, cette implantation faisait partie des promesses électorales de la liste de la majorité.
Après les avis émis par les conseillers qui avaient souhaité librement s'exprimer, sans décompte de temps de parole, un tiers du conseil municipal a souhaité un vote à bulletin secret, ce qui fut fait. Le résultat devait donner 12 avis favorables pour 16 avis défavorables. Montech se démarque ainsi des autres communes et du conseil communautaire.
https://www.ladepeche.fr/article/2018/02/18/2744727-le-conseil-vote-contre-le-projet-d-eoliennes.html


16/02/18LIBRE EXPRESSION - Languedoc-roussillon : la justice annule le schéma régional éolien
D’après l'ATP- En première instance deux ans plus tôt, les associations de riverains avaient été déboutées de leur demande par le tribunal administratif de Montpellier.
Dans son arrêt en date du 10 novembre 2017, la cour administrative d’appel de Marseille a estimé « qu’aucune évaluation environnementale n’a été réalisée préalablement à la décision du 24 avril 2013 du préfet de la région Languedoc-Roussillon arrêtant le schéma régional du climat, de l’air et de l’énergie et son volet relatif à l’énergie éolienne »..
Eh oui, la région Occitanie s’était engagée dans un "schéma Éolien" qui devait faire de notre territoire pendant + de 10 ans une des zones de France , où la production d’énergie éolienne devait correspondre à l'engagement du gouvernement envers l'Europe ainsi qu'envers les Français, pour la diminution de 50% du nucléaire en 2025.
Le schéma régional de Languedoc-Roussillon représentait « un marché de plus de 500 millions d’euros (…) en jeu sur les 10 prochaines années pour les entreprises régionales de construction », selon le plan présenté par le conseil régional. Il fixait un objectif de puissance éolienne installée de 2000 MW pour la région à l’horizon 2020 (pour une puissance installée de 399 MW en 2010).
C’est pour cette raison, de 10 ans de travail perdu, que la Présidente CAROLE DELGA ne doit pas accepter,suite à un tissus de contre-vérités, ce revirement des juges qui avaient donné à Montpellier leur accord en 2013. La Présidente de la région OCCITANIE doit faire appel auprès du tribunal G.I. de Paris pour faire annuler cette décision de justice irresponsable et injustifiée
Par ailleurs,si le " TGI Parisien",ne revient pas sur l'accord du "schéma régional éolien" c'est une raison de plus pour le Ministre Nicolas HULOT de déclarer que le gouvernement ne pourra pas tenir son engagement de diminuer la production d'électricité d'origine nucléaire en France pour 2025.

http://www.herault-tribune.com/articles/167156/libre-expression-languedoc-roussillon-la-justice-annule-le-schema-regional-eolienetnbsp%3B/

13/02/18 : Aude :Une nacelle panoramique en réponse à l’inquiétude sur l’impact touristique dans l'Aude
Éolien. Porteur du projet à Fraïsse-Cabardès et Brousses-et-Villaret, Soleil du Midi s’est associé à l’entreprise Poma. Une éolienne équipée d’une nacelle panoramique, perchée à 75 mètres au-dessus du sol. C’est le projet de Benoît Praderie, de l’entreprise Soleil du Midi, qui porte actuellement le dossier pour cinq éoliennes sur les communes de Brousses-et Villaret et Fraïsse-Cabardès. «Ce serait une...
http://www.lindependant.fr/2018/02/13/une-nacelle-panoramique-en-reponse-a-l-inquietude-sur-l-impact-touristique-dans-l-aude,3095091.php


13/02/18
Aude : une éolienne équipée d'une nacelle panoramique dans la Montagne noire
Si le projet éolien aboutit dans la Montagne noire, une des machines sera équipée d'une nacelle panoramique, comme à Vancouver.
Une éolienne équipée d'une nacelle panoramique perchée à 75 m de haut, à Fraïsse-Cabardès et Brousses-et-Villaret: c'est le projet de Benoît Praderie et de son entreprise Soleil du Midi.
Il s'agit pour le développeur du projet, d'une façon de répondre aux inquiétudes quant à l'impact touristique du projet de cinq éoliennes, à cheval sur les deux communes.
Il s'agirait d'une première en France, Soleil du Midi s'associant à Poma, numéro 1 du téléphérique, qui avait déjà installé une telle structure à Vancouver lors des JO-2010.
Soleil du Midi envisage de construire 5 éoliennes à Fraïsse-Cabardès et Brousses-et-Villaret, les demandes de permis sont en passe d'être déposées en préfecture.
http://www.lindependant.fr/2018/02/13/aude-une-eolienne-equipee-d-une-nacelle-panoramique-dans-la-montagne-noire,3095073.php

08/02/18 : Aude : Bouriège - Les premières pales sont posées
Parc éolien. Le pont du Rec franchi après des années de bras de fer.
C’est le début de la fin d’un feuilleton qui aura duré huit mois, depuis le premier blocage du convoi sur le pont du Rec, faute de voie d’accès adéquat. Mais bien plus longtemps si l’on remonte au début de la lutte contre l’implantation du site éolien, en 2004.
Mardi matin, une première pale a donc franchi le pont en présence des gendarmes du Peloton de surveillance et d’intervention (Psig). Non sans mal selon ses détracteurs. Lesquels ont « constaté qu’au moment d’aborder le virage entrant du pont du Rec, une partie de la pale, trop inclinée sur le châssis roulant, pénétrait sur un terrain privé sans autorisation du propriétaire présent », indique Philippe Viennot, l’un des membres du collectif d’opposants.
Si le survol temporaire de la propriété est autorisé, le chantier, prévu pour durer jusqu’au 28 février, gène les riverains : « Il y a de la boue partout, beaucoup de cyclistes passent par là, il n’y a plus de parapet sur le pont… C’est l’accident assuré », peste Philippe Viennot.
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Qui ne décolère pas contre ce qu’il appelle « un déni de démocratie », alors qu’une enquête d’utilité publique avait clairement donné un avis défavorable. « Dans ce cas-là, ça ne sert à rien de faire des enquêtes d’utilité publiques », lance-t-il.
Toujours est-il que les derniers arrêtés d’alignement pris en janvier par le département, et complétés par des arrêtés de circulation ont fini par permettre le passage des pales, la deuxième, sur les 18 qui doivent être acheminées, étant d’ailleurs passée mardi après-midi, sans encombre cette fois. Reste la bataille idéologique entre certains habitants de Saint-Sernin, Bouriège et Tourreilles et la société Valeco propriétaire du permis de construire depuis 2015. Et ce que l’on pourrait appeler la « bataille du terrain », controverse juridique autour de la notion de propriété privée (*). Laquelle n’est pas prête de s’arrêter.
(*) Un recours, en attente d’être jugé, a été porté devant le Tribunal Administratif de Montpellier par les propriétaires concernés.
http://www.lindependant.fr/2018/02/08/les-premieres-pales-sont-posees,3093962.php

08/02/18 : Aveyron : Millau : un chantier à venir à l’Amassada
Les opposants au transformateur de Saint-Victor-et-Melvieu vont occuper les lieux.
La riposte se prépare. Depuis le début de l'année, les militants de l'Amassada, opposés au projet de transformateur de Saint-Victor-et-Melvieu mais aussi au chantier éolien de Crassous, sont sur le pont. Entre les manifestations, les gardes à vue, et les audiences au tribunal, ils n'ont pas vraiment chômé.

Et ça ne devrait pas s'arranger dans les prochaines semaines. Après avoir un peu mis entre parenthèses le sujet de Saint-Victor pour parer au plus pressé contre les éoliennes de Saint-Affrique, ils vont reprendre le chantier sur le terrain où doit voir le jour le futur transformateur du Sud-Aveyron. Sur place, plusieurs bâtiments en bois ont déjà vu le jour depuis 2015.
“Une grande assemblée du mouvement contre le transformateur aux mille éoliennes"
Dans les prochaines semaines, entre la fin du mois de février et juin, ils ont lancé un appel pour participer à un grand chantier. L'objectif premier étant de “construire l'occupation”, un peu comme cela s'est fait à Notre-Dame-des-Landes, pour que l'expulsion, au moment du début du chantier, devienne très compliquée.
Un des rendez-vous majeur de cette période aura lieu le week-end du 17 et 18 mars, avec un chantier festif et surtout une “grande assemblée du mouvement contre le transformateur aux mille éoliennes".
L'Amassada arrivera-t-elle à mobiliser pour ces rendez-vous ? Les militants l'espèrent. Certains d'entre eux seront d'ailleurs ce week-end à Notre-Dame-des-Landes pour “partager l'émotion de cette victoire contre l'aéroport et pour soutenir les habitants de la ZAD”. Nul doute qu'ils vont en profiter pour chercher des soutiens et tenter de les rallier à leur cause.
http://www.midilibre.fr/2018/02/08/millau-un-chantier-a-venir-a-l-amassada,1625425.php

07/02/18 : Aude : Les Martys : Projet d'implantation de trois à cinq éoliennes
Le 26 janvier, la société Ostwind, développeur, constructeur et exploitant de parcs éoliens, et la mairie ont confirmé leur partenariat en signant la charte morale d'engagement pour le projet éolien de la commune. Une charte qui définit les conditions de partenariat entre la commune des Martys et la société Ostwind.
Lancé en 2015, après réflexion autour d'un projet éolien et d'une première étude de faisabilité, il a été décidé, par délibération du conseil municipal, de centrer ce projet au nord-est de la commune, dans la zone des Ailles. Proche du parc éolien du Sambrès, ce projet porte sur l'implantation de trois à cinq éoliennes, en fonction des résultats des études environnementales qui seront menées. Claude Bonnet, maire de la commune, et les élus du conseil municipal se sont réunis le 26 janvier, afin de signer cette charte qui rappelle les modalités et les conditions du partenariat, notamment la volonté de transparence, de communication et de concertation avec tous les acteurs locaux.
Informer la population
De ce fait, en fonction de l'état d'avancement du projet, des informations seront communiquées aux habitants, via différents réseaux : site Internet de la commune, bulletin municipal, permanences publiques, etc.
Le projet débutera par une campagne de financement participatif pour l'installation d'un mât de mesure, qui permettra d'effectuer une étude du vent et l'activité des chauves-souris en altitude. Ce financement participatif sera lancé prochainement et permettra aux riverains et locaux d'investir dans un projet de développement durable et devenir ainsi acteurs de la transition énergétique.
https://www.ladepeche.fr/article/2018/02/07/2737409-projet-d-implantation-de-trois-a-cinq-eoliennes.html


05/02/18OCCITANIE - Stop à l’éolien dans le Parc Naturel Régional du Haut Languedoc (34 et 81)

Malgré toutes les alertes, malgré les courriers du président du Parc Naturel du Haut Languedoc à l’ensemble des maires des communes de la zone du Parc, malgré la signature de la charte du Parc par les mêmes maires, des décisions sont prises par certaines municipalités –celle de Viane dans le Tarn ces derniers jours confiant à Saméole une étude – pour continuer à vendre notre territoire aux marchands de vent.
Les réunions d’information et de consultation de la population ne sont que des promesses, et elles ne se feront qu’une fois les décisions prises par le conseil municipal. Bel exemple de démocratie locale et de soi-disante concertation citoyenne !
Nous rappelons que la charte du Parc Naturel du Haut Languedoc a fixé une limite à 300 éoliennes sans que ce « soit un objectif à atteindre ». Les éoliennes autorisées et celles des dossiers en instruction dépassent largement ce nombre. Les maires sont parfaitement au courant, quelle confiance peut-on avoir dans ces conditions aux élus quand de telles décisions sont prises?
Comment peut-on mettre en avant de bas enjeux financiers face aux conséquences de l’implantation massive d’éoliennes sur nos espaces ruraux, les milieux naturels et les populations environnantes.
Les différentes associations regroupées dans le collectif régional TOUTES NOS ENERGIES-OCCITANIE ENVIRONNEMENT alertent les habitants du Parc et demandent aux élus de respecter leurs engagements.
Auquel cas, si la charte n’est pas respectée ce sera le label de Parc Naturel Régional que nous allons tous perdre ! Les élu-e-s de Viane sont-ils conscients de l’impact que leur décision aura sur tout le territoire ?
Le Collectif régional TNE Toutes Nos Energies - Occitanie Environnement est engagé dans le dialogue avec les autorités régionales. Il porte l’expérience, les attentes et les propositions de ses 165 associations membres, pour une politique énergétique respectueuse de la vie des territoires ruraux d’Occitanie. A ce titre, il s’oppose à l’invasion de l’industrie éolienne dans les milieux naturels et à protéger. Il demande qu’une plus grande attention soit donnée aux solutions qui renforceront la vitalité et l’attractivité de ces territoires.
Contacts : Toutesnosenergies@laposte.net - retrouvez-nous sur : http://toutesnosenergies.fr/
http://www.occitanie-tribune.com/articles/6060/occitanie-stop-a-letrsquo%3Beolien-dans-le-parc-naturel-regional-du-haut-languedoc-34-et-81/


05/02/18 : Aude : 
Les «Peluts» du Paradou détruisent les éoliennes
Les carnavaliers ont généré ce dimanche, une manifestation d'envergure sur la place. Traditionnellement, le thème du matin commence à 11 heures pour les bandes de fécos. Or ce dimanche, les habitués de l'événement ont été surpris de voir dès 10h30 en place publique une dizaine d'énergumènes copieusement excités par une musique qui faisait vibrer vitres et carreaux environnants.
Ces «péluts» (traduisez chevelus) avaient pris possession du lieu. Intrigués par la situation, badauds et passants cherchaient la raison de ce «sitting» transfuge d'une colline proche. Longtemps, cette communauté anarchique a affiché une hystérie collective en centre-ville.
L'implantation des éoliennes
Cependant, ces «altermondialistes locaux» ont vu leur enthousiasme festif contrarié par l'arrivée d'éoliennes. Cette intrusion de technologies contemporaines n'a pas été de leur goût et ils l'ont rapidement fait savoir en jetant briques et pavés sur ces édifices de taule. Pire encore, les «péluts» ont assailli en nombre et avec force ces générateurs d'électricité. Rapidement mises à mal, les éoliennes furent abattues et entièrement détruites avant même d'être installées. Pour les rares spectateurs qui n'avaient pas saisi le sens de la manifestation, il s'agissait ce dimanche pour la bande du Paradou de frapper un grand coup dans les thèmes de référence du carnaval.
Un sujet bien dans la tradition d'un folklore qui se doit de bousculer les codes établis. Bien sûr, il ne s'agissait là que de l'entrée en matière du Paradou, où tous les protagonistes se retrouvaient de concert pour perpétuer une tradition folklorique qui grâce à ce genre de thèmes conserve toutes ses valeurs. Comme il est souvent écrit à la fin d'une fiction, «toute ressemblance avec des événements existants ou ayant existé ne serait que pure confusion».
https://www.ladepeche.fr/article/2018/02/05/2735827-les-peluts-du-paradou-detruisent-les-eoliennes.html

04/02/18
Aude : des éoliennes buttent sur le dernier souffle d'une Zad
DOSSIER MIDI LIBRE. À côté de l'emblématique Notre-Dame-des-Landes, d'autres “zones à défendre” (Zad) sont ouvertes en France. Dans l'Aude, à Bouriège et à Tourreilles, une contestation plus confidentielle, à l'avenir incertain, retarde la construction d'un parc éolien.
Des élus et des autorités locales déterminés, des opposants locaux au bord de la rupture, et une poignée de zadistes dans l'expectative, positionnés en contrebas d'un chantier poussif, tel est le théâtre de la construction de 6 éoliennes initiée il y a presque quinze ans. Les villages audois de Bouriège, 130 habitants, et Tourreilles, 125 habitants, aux portes de Limoux, n'ont qu'un lointain air de famille avec Notre-Dame-des-Landes, l'emblématique “zone à défendre”. La naissance d'un petit parc éolien sur le vent porteur des énergies vertes fait moins peur qu'un aéroport pensé pour faire décoller une région.
Parmi la dizaine d'actuels points chauds en France
Alors que la tempête contestataire s'apaise à l'ouest, la Zad audoise, créée au printemps 2016 et repérée parmi la dizaine d'actuels points chauds en France, souffle les derniers espoirs de riverains opposés au parc éolien. Le dénouement est proche. Si dans quelques jours la société montpelliéraine Valeco, titulaire du permis du Parc de la Bruyère, parvient à acheminer les pales des machines sur le site audois, l'affaire sera entendue au terme d'un combat juridique acharné. “Les éléments les plus importants devraient arriver en février”, confirme Sylvie Siffermann, sous-préfète de Limoux.
L'histoire et le projet
L'HISTOIRE. Le projet du parc éolien de la Bruyère est lancé en 2004. Le 25 octobre 2006, un permis de construire est accordé à la société Tencia, premier opérateur. Trois autres suivront, Ecotecnia, Alstom et Valeco, en 2015. Et 6 permis successifs seront validés. En 2005, l’enquête d’utilité publique, défavorable, signale que "les voies d’accès menant au futur parc nécessiteraient un recalibrage et un renforcement de la route départementale 52".
Au fil des années, les contentieux se sont multipliés, arbitrés par la cour administrative d’appel de Marseille, le tribunal de grande instance de Carcassonne... Le conseil départemental a multiplié les arrêtés d’alignement, distinguant la voie publique des terrains privés. La direction régionale des affaires culturelles, saisie de la question du village médiéval, au pied des éoliennes, a conclu que l’ensemble n’avait "pas d’intérêt archéologique". Une pétition lancée en 2016 sur les deux villages a recueilli 186 voix contre le projet. Pour les élus, le texte véhiculait de fausses informations.
LE PROJET. Le parc de La Bruyère, qui représente un investissement de 20 M€, compte 6 éoliennes de 110 mètres de haut en bout de pale. Puissance du parc : 14,1 mégawatts. Quatre machines sont sur le territoire de Bouriège, deux à Tourreilles.
NÉE LE 24 AVRIL 2016
L’ordre du jour de la réunion organisée le dimanche 24 avril 2016 à Bouriège est clair : c’est l’acte fondateur d’une "zone à défendre". En juin 2017, un appel à "soutien" et à "résistance" est posté sur le blog zad.nadir.org : "Cette montagne n’est ni la première, ni la dernière à risquer le saccage pour les bons caprices du capitalisme vert", affirme le texte, dans la pure tradition de la gauche radicale qui conclut par une invitation à l’action : "Avant que trop de montages soient rasés, faisons décoller la lutte, Bouriège n’est que le début !" Depuis, les zadistes audois sont étonnamment silencieux.
Pour atteindre les lieux, les convois n'auront pas d'autre choix que d'emprunter l'étroite route départementale 52, qui grimpe jusqu'au hameau de Saint-Sernin, et bifurque sur une route privée tracée à flanc de colline jusqu'au futur parc éolien. Deux kilomètres et demi de bitume aussi emblématiques que les 4,5 km de la RD281, la “route des chicanes” à Notre-Dame-des-Landes. La RD52, bordée de terrains privés, est le théâtre d'une guérilla portée devant les tribunaux et ponctuée d'arrêtés du conseil départemental de l'Aude. Au centimètre près, une pièce de plusieurs tonnes passe, ou pas.
Sous l'oeil des gendarmes
Un affrontement plus musclé s'est aussi organisé sous l'œil du peloton d'intervention de la gendarmerie. Sur la RD52, le pont du Gourga, garde la mémoire de l'agitation au démarrage des travaux, il y a un an : “De cet éolien qui contraint, on n'en veut point à Saint-Sernin”, rappelle un écriteau. Le parapet a lâché, remplacé par des barrières bancales. Plus haut, le pont du Rec affiche les mêmes stigmates. L'été a été chaud. Des vigiles veillent.
La contestation portée par deux associations, Les amis de Saint-Sernin (une trentaine d'adhérents revendiqués) et le Collectif tourreillois, désormais dissous, s'est aussi focalisée, au départ du projet, sur la protection du site archéologique de Saint-Pierre-le-Clair, à la lisière des éoliennes. “On n'est pas une bande de gauchos, on défend notre patrimoine”, posent d'entrée Philippe Viennot, professeur de physique-chimie retraité, et André Calvet, énième génération d'une famille de Saint-Sernin, porte-voix d'un collectif vent debout contre le bétonnage de la colline plantée de chênes pubescents, de décisions de justice jugées arbitraires, “l'absence de concertation”, cette façon de dérouler le tapis rouge à “des gens très puissants”, cette avancée à marche forcée vers des énergies dites propres, quels qu'en soient les effets. “Je ne suis pas contre les éoliennes, indique Philippe Viennot. Mais il faut que le terrain soit bien choisi, que l'intégration paysagère soit cohérente...”
Les dés sont pipés
“Je suis venue dans l'Aude pour le calme, la nature, l'histoire des châteaux cathares, pas pour voir un site industriel dans un milieu sauvage. Détruire la nature pour préserver l'environnement, non !”, s'indigne Marjan Cuijpers, une Hollandaise à la tête de gîtes à Tourreilles. Pour elle aussi, les dés sont pipés. La preuve ? “En haut, le vent est en catégorie 2, ce n'est pas l'idéal pour faire tourner des éoliennes, mais ils s'en foutent, ce qu'ils veulent, c'est les subventions.” Le marché est juteux, tant est forte la volonté de faire avancer les projets, disent les opposants.
"C'est un engrenage"
De Saint-Pierre-le-Clair, au pied du chantier des éoliennes, le panorama vers les pics de Madres, Bugarach, le Carlit, est barré de la ligne des 28 éoliennes du village voisin, Roquetaillade. Chez les voisins de Bourigeole, un autre opérateur, Valorem, a des envies de parc. “Vous avez vu combien les Corbières, le Minervois sont défigurés par les éoliennes ? C'est un engrenage”, craignent les opposants qui agitent le spectre “de l'industriel, pas du raisonné”, pour reprendre un thème porteur en territoire rural. Dans ce département plombé par les mauvais indicateurs de pauvreté, on ose le bon mot : “Les éoliennes, c'est la prostitution de la terre.”
“Tout s'est fait dans la légalité”, insiste la sous-préfète de Limoux, drapée dans “une neutralité parfaite”, qui rappelle que les adversaires du parc éolien “ont été déboutés de toutes leurs actions en justice”. L'avis défavorable donné suite à l'enquête publique ? “Un problème administratif !” Le village médiéval saccagé selon les opposants ? “La Drac a dit qu'il n'avait pas d'intérêt archéologique”. La Zad ? “Une poignée de militants venus passer l'été au chaud... On n'est pas à Notre-Dame-des-Landes !”
La moitié du budget
“Je ne suis pas allé à Notre-Dame-des-Landes, mais ici, la Zad, c'est un dépotoir”, déplore Philippe Pous, 46 ans. Le maire de Bouriège, aligne les chiffres, renégociés auprès de Valeco : “70 000 € par an pour la commune, soit la moitié du budget, le montant des impôts locaux”, calcule l'élu dans le bureau du conseil municipal, sous le portrait d'Emmanuel Macron qui a promis de doubler la capacité en éolien d'ici 2022.
“Les éoliennes sont une opportunité pour faire vivre le village”, affirme le viticulteur adepte d'une “culture raisonnée”, opposé au “nucléaire”, qui “n'aurait pas la même attitude s'il s'agissait de faire un forage pour du gaz de schiste”. Pour preuve de sa bonne foi, l'élu rappelle que sa première adjointe est opposée au projet. Son équipe vient de valider l'installation d'un “agriculteur sur le site des éoliennes”. “Si la population avait été contre, on l'aurait vu. Il y a eu deux élections municipales depuis 2004”
Remue-ménage
Enfin, il l'assure, les éoliennes n'ont pas d'impact sur l'ambiance du village. Il a bien en tête une “tentative d'intimidation des opposants” qu'il déplore, mais “la tension est retombée”. Son prédécesseur, en revanche, fait le lien entre le chantier contesté et une agression dont il a été victime, l'été dernier. “Il y a eu du remue-ménage, les tiraillements perturbent la vie du village”, regrette Marie-Christine Palomino, maire de Tourreilles. Élue en 2014, elle a “hérité du dossier”, qui enrichira les caisses de la mairie de 50 000 € chaque année, “la moitié du budget”. Elle ne voit pas “comment on pourrait revenir en arrière”.
“Je vous dirai que c'est fini quand les pales seront montées”, affirme Philippe Pous. “Les grosses pièces ne monteront pas”, dit le collectif, qui “ira jusqu'au bout”. Quitte à perdre, en espérant servir à d'autres. “C'est peut-être l'après qui se joue ici”, imagine Philippe Viennot. Pour Sylvie Siffermann, l'“après” ne fait aucun doute : “Tout ça va se faire”, s'avance la sous-préfète, prompte à souligner le dynamisme de Valeco, très discret, compte tenu de “l'historique de ce projet”. Pour connaître l'actualité de la société, il faut lire le quotidien économique Les Echos le 20 novembre 2017. Les Montpelliérains y annoncent neuf nouveaux projets dans les énergies vertes, un investissement de 300 millions d'euros.
"Y’en a marre des caricatures véhiculées par les chaînes info"
Le "passage en force" du 30 janvier 2017, puis du 27 juin 2017 ; les "tentatives de passage" du pont du Gourga, en septembre 2017 : les vidéos, postées sur YouTube, témoignent d’une guérilla sans concession, pour empêcher la circulation des convois du matériel de construction des éoliennes sur le site de Saint-Pierre. Haies de riverains opposants et de zadistes dressées sur des poutrelles IPN qui délimitent voie publique et privée, engins frôlant les corps... ça pousse, ça crie, les gendarmes jouent l’apaisement. Depuis, la tension est retombée.
D’"une soixantaine maximum selon les gendarmes", quatre-vingts à cent selon les associations, les zadistes se sont réduits à une poignée d’activistes anesthésiés par les décisions de justice. S’ils affirment que la taille du groupe fluctue, mardi 30 janvier, ils étaient quatre à camper à Bouriège près de la RD52 avec l’accord d’un propriétaire privé. L’autre site de contestation, un temps ouvert à Tourreilles, est fermé. "J’ai essayé d’établir le dialogue, en vain", relate Philippe Pous, méfiant au vu des événements de l’été dernier : "Ils provoquent et ils filment avec une Go Pro". "Y’en a marre des caricatures véhiculées par les chaînes info. Les Zad n’existent que parce qu’il y a des gens, localement, qui ont décidé de les mobiliser", insiste de son côté Philippe Viennot.
André Calvet se souvient de l’arrivée de "deux gars, des coriaces", un vendredi de mars 2016. Ce jour-là, "les entreprises ne sont pas rentrées sur le site". "À Notre-Dame-des-Landes, ils ont été obligés de plier, alors pourquoi pas ici ?", Philippe Viennot a un espoir. D’autres chantiers sont ouverts, à Bure, et, plus près d’ici, l’Amassada, en Aveyron, sans occupation permanente. À Bouriège, les zadistes sont des visages sans nom, ni prénom, passés par Agen, l’île d’Oléron, Notre-Dame-des-Landes, Sivens, ailleurs demain.
Après des "combats assez tendus", ils s’étonnent de mener une lutte "assez bizarre, avec ses bons côtés : On reste dans le cadre légal". Leur discours n’est pas si éloigné de celui des riverains : "On est ici contre un projet monté par l’argent, en force. Des éoliennes, il y en a partout dans l’Aude... Ici, on veut voir la nature". Sont-ils des révoltés, des idéalistes ? Ils se décrivent comme "des gens qui ont envie de respect, de laisser aux nouvelles générations ce à quoi elles ont droit, une société dans laquelle on réfléchit".
Une jeune femme qui a fait de son camion sa "maison" veut "faire bouger les choses". Difficile, pour son compagnon : "Les gens sont pris dans leurs habitudes... Mais j’ai le sentiment de faire ma part du boulot". Ils iront "jusqu’au bout de ce qu’ils pourront faire". Quitte à regarder passer les camions ? "C’est dommage, mais si c’est ce que veulent les gens d’ici..." Derrière, pas devant "Les zadistes ne sont jamais devant, ils sont derrière", affirme Mireille Maunier, ex-présidente du Collectif tourreillois, qui "est allée les chercher".
Ultime espoir de médiatisation d’une grand-mère persuadée que les éoliennes perturberont la santé de son petit-fils autiste. "La sous-préfète m’a donné l’idée, en janvier 2016. Je lui parlais de l’histoire du site, de l’archéologie, des premières cartes de Cassini réalisées là... Elle m’a répondu "quota éolien" et s’est inquiétée de voir surgir une Zad. J’ai imaginé que ça pouvait être la solution ! Au bout d’un moment, on se demande comment faire autrement que de faire un mai 68 ! Depuis deux ans que je fréquente des zadistes, je me rends compte qu’ils n’ont aucune notion de temps, de lieu, et ils ont un sens extraordinaire de la liberté et de l’éthique. Ils traînent leurs casseroles, les médias aiment bien les montrer... Mais pour moi, ce sont les seuls gardiens de la planète. Est-ce qu’ils vont venir nombreux à Bouriège ? Ils feront ce qu’ils veulent !"
Son beau-fils, Laurent Mathieu, doute : "Il aurait fallu une occupation du type Notre-Dame-des-Landes, je ne suis pas sûr que ça aurait suffi... Les gens ne viendront pas faire la révolution à Bouriège".
"Ce n'est pas un petit moulin"
"Pour nous, Bouriège, c’est un exemple", affirme Jean-Louis Butré, président de la Fédération environnement durable France, agglomération d’un millier d’associations mobilisées contre le programme "inutile et dévastateur" de déploiement de fermes éoliennes terrestres, en lien avec l’organisation non gouvernementale (ONG) European Platform against wind farms (Epaw) qui dénonce le "poids des lobbys". "Une éolienne, ce n’est pas un petit moulin, ce n’est pas de l’écologie, c’est une affaire de gros sous", estime Jean-Louis Butré.
Une pétition contre le projet du parc éolien de la Bruyère, forte de plus de 35 000 signatures, demande à Emmanuel Macron de « suspendre le projet" pour "arrêter le saccage environnemental d’un des plus beaux sites de la France ». Le texte a également "été envoyé au ministre de l’Environnement" Nicolas Hulot. Sans aucun retour : "Ils n’écoutent pas". Un combat perdu d’avance ? "Ils iront jusqu’au bout, on y croit toujours », répond Jean-Louis Butré.
ENTRETIEN
Philippe Subra, professeur à l’institut français de géopolitique.
Comment vous êtes-vous intéressé aux Zad ?
Je travaille depuis plus de vingt ans sur la contestation environnementale des projets de territoire. Il y avait jusqu’alors deux types de contestations : les écologistes, et le phénomène Nimby ("Not in my backyard", NDLR) des riverains. À partir de 2008, apparaissent d’autres acteurs, les altermondialistes, jusqu’ici peu mobilisés sur ces thématiques et ce type de territoires. La "zone à défendre" repose sur un triptyque : l’occupation permanente du site pour empêcher les travaux, la résistance physique, s’il le faut violente, aux tentatives d’évacuation, la communication car ces batailles se gagnent sur le terrain de l’opinion publique.
Pas sur la légalité discutée d’un projet ?
Le respect du droit, terrain d’opposition classique, permet de gagner du temps, d’attendre une alternance politique salutaire, comme à Notre-Dame-des-Landes. Les écologistes disent : C’est la victoire du bon sens. Mais c’est d’abord la victoire des opposants, les riverains, les écologistes, les agriculteurs et des zadistes qui leur ont permis de l‘emporter grâce à une opposition plus radicale, avec laquelle les opposants classiques passent alliance.
Quelles sont les clés du succès ?
Un projet très contesté, un site facile à défendre (bocage, forêt), le soutien de la population. Des conditions réunies à Notre-Dame-des-Landes, pas à Sivens où les agriculteurs étaient favorables au projet, la Zad était plus petite, on était sur 40 ha (1 650 ha à Notre-Dame-des-Landes). La mort de Rémi Fraisse a fait basculer le rapport de forces. Mais avec un effet pervers : la notoriété de la Zad a fait affluer les militants et la Zad, surpeuplée, a dégénéré. Elle a été évacuée sans problème en mars 2015.
L’ancêtre, c’est le Larzac ?
Peu de gens venaient de l’extérieur, ils étaient non violents. Mais les anciens du Larzac voient les Zad avec sympathie.
Qui sont les zadistes ?
Ils sont plutôt jeunes, des personnes ont un certain niveau culturel, d’autres aux parcours plus compliqués, les "arrachés". Peu sont intégrés dans la société. Certains sont ouverts, d’autres sectaires. Ils ont en commun une sensibilité à la thématique altermondialiste, sont plus ou moins écologistes, plus ou moins anarchistes, ont une même critique de la société de consommation. Mais ils sont aussi très divers, certains acceptent la perspective d’être violents, d’autres non, certains sont écologistes avant tout, d’autres motivés par l’anticapitalisme, il y a des néo-ruraux avec un projet économique...
Que disent les Zad de notre société ?
La radicalisation des luttes environnementales, la perte de confiance dans les combats classiques et dans les décisions politiques : Fessenheim n’est pas fermé, le Grenelle de l’environnement n’a pas débouché sur grand-chose... Ces phénomènes vont se multiplier, contre les grands projets dits inutiles, pour la défense de la planète, contre la toute puissance des grands groupes, la consommation de terres agricoles...
Notre-Dame-des-Landes va aider les autres Zad ?
Le gouvernement a choisi le risque politique qui lui paraissait le moindre, il ne peut pas reculer sur tous les dossiers.
Votre regard sur la Zad de Bouriège-Tourreilles ?
Treize ou quatorze ans pour mener à bien un projet éolien, cela prouve la vigueur de la contestation. En même temps, si dans trois semaines, les gendarmes mobiles évacuent la Zad, il y a peu de chance qu’il y ait un écho national. Mais les grands groupes jouent aussi leur image, et il est difficile de prévoir ce qui va se passer.
RECUEILLI PAR S. G.
Philippe Subra est l’auteur de "Zones à défendre, de Sivens à Notre-Dame-des-Landes", aux éditions de l’Aube.
Sud-Aveyron : à Saint-Victor-et-Melvieu, la crainte d’un durcissement
Ce n’est pas une Zad à proprement parler. Parce pour le moment elle n’attire pour le moment que très peu de militants venus de l’extérieur. Depuis 2014, des locaux s’opposent à l’installation d’un transformateur sur la commune de Saint-Victor-et-Melvieu, en Sud-Aveyron. Le projet, jugé indispensable par RTE qui a besoin de cet équipement pour évacuer le surplus d’énergie électrique produite localement, est, selon les opposants, le symbole du développement des "éoliennes industrielles". En effet, ils parlent d’une ambition de "1 000 éoliennes".
Un chiffre totalement démesuré puisque le nouveau schéma de cohérence territorial a fixé à environ dix fois moins le nombre de mats maximums qui pourront voir le jour sur le territoire.Les opposants ont, en novembre dernier, fortement perturbé l’enquête d’utilité publique. Ces derniers ont validé la logique du projet et RTE devrait lancer les travaux dans le deuxième semestre de l’année 2018. Au grand dam des opposants, qui, s’ils n’occupent pas le site en hiver, ont construit sur place trois bâtiments en bois, qui sont utilisés pendant l’été.
Après l’annonce de la fin du projet de Notre-Dame-des-Landes, ils ont lancé un appel à l’aide. Les autorités craignent l’arrivée de zadistes l’été prochain, au moment de la fête du vent, une manifestation festive, organisée par les membres de l’Amassada sur place chaque mois d’août depuis trois ans.

03/02/18
: Gard : 
SAINT-VICTOR-LA-COSTE - L’avenir du centre de loisirs au cœur des débats
Deux solutions sont envisagées par le conseil municipal.
Le conseil municipal s'est réuni le 23 janvier, dans la salle du conseil, à la mairie.
Un des points de ce conseil a porté sur le devenir du centre de loisirs, le Chalet des cigales. Le maire a rappelé les éléments qui ont été abordés avec la communauté d'agglomération du Gard rhodanien sur le fonctionnement du centre de loisirs, à la suite des différents problèmes de fonctionnement.
Le projet éolien débattu
Deux solutions sont envisageables. La première est de rester dans la situation actuelle : les travaux nécessaires à la mise aux normes seront à la charge de la commune d'une part. La communauté d'agglomération ne pourra pas garantir la pérennité du centre dans les années à venir.
La seconde solution serait de mettre le centre de loisirs à disposition unique de la communauté d'agglomération qui prendrait en charge les travaux.
Les conseillers ont interrogé le premier édile pour savoir s'il n'y aurait pas la possibilité de garder une utilisation pour les associations. Si ce n'est pas possible, alors se pose le problème d'une salle de remplacement.
Un autre point a été soulevé avec la communauté d'agglomération, à savoir la mise à disposition du personnel communal. Après une discussion avec les directeurs de service, la directrice de l'Accueil de loisirs sans hébergement (ALSH) et les employées communales concernées, une solution a été envisagée : deux salariés interviendraient pendant les vacances scolaires en animation et deux autres, par roulement, sur la partie ménage et cantine.
Une autre question a été soulevée, celle concernant un aménagement correct de l'accès au parking existant. Il est demandé de voir avec la communauté d'agglomération pour une possible participation aux frais nécessaires pour ces travaux. Après discussion, les deux solutions sont soumises au vote de l'assemblée. La première solution n'a pas été retenue, c'est le second qui a été adoptée à la majorité. Le conseil va envisager une solution de repli pour les associations.
Le projet éolien était également à l'ordre du jour du conseil : la demande d'autorisation environnementale (DAE) est toujours en instruction à la préfecture. La société Opale qui gère les éoliennes sur la commune a informé la municipalité que les premiers retours sont favorables sur les aspects techniques (aviation, radar, Sdis), que la préoccupation principale du préfet est le Pont-du-Gard et que les services en charge du paysage souhaiteraient qu'il n'y ait aucune visibilité.
http://www.midilibre.fr/2018/02/03/l-avenir-du-centre-de-loisirs-au-coeur-des-debats,1623187.php

02/02/18 : Aveyron : Crassous : Théolia déboutée de ses requêtes
Le tribunal civil a débouté hier l’entreprise qui réclamait l’interdiction du site à cinq personnes proches de l’Amassada.
La société Théolia, qui réalise le parc éolien de Crassous à Saint-Affrique, a été déboutée de ses requêtes, adressées au juge du tribunal civil à l’encontre de cinq personnes du collectif de l’Amassada, opposé, entre autres, à la réalisation de ce parc.
En l’espèce, dans une procédure d’urgence appelée référé heure par heure, elle réclamait l’interdiction pour les cinq personnes désignées de fréquenter les abords du site de Crassous durant 14 mois, sous peine de se voir infliger une amende de 2000 euros par heure de présence.
Et ce, après des constats d’huissiers effectués les 8 et 9 janvier.
Une décision qui ne devrait pas manquer d’être saluée ce samedi, à l’occasion de plusieurs rassemblements de l’Amassada, à 10 h 30 devant la mairie de Saint-Affrique et à 15 heures place du Mandarous à Millau.
http://www.centrepresseaveyron.fr/faits-divers/crassous--theolia-deboutee-de-ses-requetes-XK590022

02/02/18 : Tarn - Viane - 
Éoliennes : les élus disent oui au projet
Les élus vianais, réunis en conseil municipal, ont récemment donné leur accord à la poursuite de l'étude relative à l'implantation d'éoliennes au sud de la commune, au niveau du plateau de l'ancien site de parachutage Virgule.
Il y a quelques mois, en effet, l'équipe de Francine Blavy avait été contactée par la société héraultaise Arkolia Énergies, qui lui avait présenté ce projet. Depuis, une autre entreprise, celle-là basée en Normandie, la société Saméole, s'était également positionnée pour développer cette étude. Il faut savoir que, outre Viane, deux communes voisines, Berlats et Espérausses, sont aussi concernées par ce parc éolien, qui devrait se limiter à une demi-dizaine de mâts, mais ne se sont pas encore prononcées. De leur côté, si les élus vianais ont émis un avis favorable au projet (à une large majorité de 10 voix contre 3 voix contre et un vote blanc), cela signifie que l'étude va pouvoir se poursuivre, qui devrait s'étendre sur plusieurs années. Toutefois, au final, il n'est pas sûr que ce parc éolien soit effectivement créé. «Toutes les contraintes susceptibles d'être une entrave à la réalisation du projet seront prises en compte : biodiversité, faune, flore, environnement, paysage, acoustique, etc.», indique-t-on effectivement du côté de la municipalité. «Ce n'est qu'après avoir analysé toutes ces contraintes que le préfet se prononcera pour la réalisation du projet.»
D'ici là, Francine Blavy et ses conseillers municipaux promettent que «des réunions d'information et de consultation de la population seront organisées». D'autres étapes devront également être franchies, tels les accords fonciers avec les propriétaires des terrains concernés, l'enquête publique et les autorisations légales des travaux. Ce n'est qu'après ce parcours du combattant, et dans l'hypothèse où le préfet donne effectivement son aval, que le chantier pourrait démarrer.
Selon la mairie de Viane, Jean-Michel Mougard, récemment en visite sur le territoire de l'intercommunalité, aurait rappelé que les collectivités locales devaient participer à la diminution du déficit du budget de l'Etat. Pour la municipalité, il est vrai que «la dotation globale de fonctionnement diminue chaque année un peu plus» et que «notre marge de manœuvre financière est de plus en plus limitée». Dans cette optique, il est bien évident qu'en plus de fournir de l'énergie renouvelable, l'exploitation d'un parc éolien à Viane représenterait une manne financière non négligeable pour la collectivité !
En ce début de processus, les élus ont donc tranché. Ils ont également choisi la société qui porterait le projet. Il s'agit de l'entreprise Saméole.
https://www.ladepeche.fr/article/2018/02/02/2734267-eoliennes-les-elus-disent-oui-au-projet.html


01/02/18 : Aude - Cuxac-Cabardès - Salle polyvalente, maison de santé… des projets pour 2018
[...] Un projet éolien est étudié ainsi que la démolition de la maison Groupama afin de réaliser un parking. [...]
http://www.lindependant.fr/2018/02/01/salle-polyvalente-maison-de-sante-des-projets-pour-2018,3092170.php

01/02/18 : Aveyron : La demande de référé contre les opposants du parc éolien de Crassous a été déboutée
La demande en référé de la société Futuren, contre les opposants au parc éolien de Crassous, à Saint-Affrique, a été déboutée. La décision a été rendue ce mercredi matin au tribunal civil de Rodez.
La société Futuren - anciennement Theolia qui a racheté Ventura à l’origine du projet - avait désigné cinq opposants, des membres de l’Amassada, et demandé que leur présence soit interdite autour du site de Crassous sous peine d’une amende de 2 000 € par heure.
Or le tribunal aurait estimé que la désignation des cinq personnes était subjective, et que les éléments étaient insuffisants au regard de l’absence d’incidents lors des vérifications faites par les autorités.

Outre cette décision, une plainte de Futuren pour dégradation et vol sur le chantier contre treize opposants reste en cours.
Les membres de l’Amassada ont prévu d’échanger sur leurs futures actions à leur réunion habituelle du samedi.
https://www.ladepeche.fr/article/2018/02/01/2733718-demande-refere-contre-opposants-parc-eolien-crassous-ete-deboutee.html


01/02/18 : Tarn -Mazamet : Une motion contre le proje
t d'éoliennes industrielles
La charte du Parc naturel régional du Haut-Languedoc (ratifié en 2012) instaure une limite de 300 éoliennes industrielles sur le territoire du Parc. Le plafond des 300 éoliennes industrielles est en passe d'être atteint : 269 éoliennes ont été autorisées sur le territoire du Parc et 8 dossiers sont en cours d'instruction pour un total de 50 mâts.
Jacques Biau, président de Nostra Montanha et membre du collectif «Toutes nos énergies», maintient « la pression sur le Parc et les préfectures du Tarn et de l'Hérault pour savoir comment seront gérés les dossiers autour des 300. Une réunion a eu lieu en septembre 2017 entre les deux préfectures et le Parc dont nous ne pouvons obtenir le compte rendu». Réunis en assemblée générale samedi dernier, les adhérents de l'association du Rialet Nostra Montanha ont déposé une motion contre le projet de 13 éoliennes industrielles sur les communes de Boissezon et Cambounès. «Elles seraient installées en lisière des communes du Rialet et du Pont-de-l'Arn et des hameaux voisins et très éloignés des centres bourgs des deux communes. Les nuisances de tous ordres liées à ce type d'installation sont ainsi déportées auprès des habitants des communes voisines». Ces projets font partie des huit dossiers en cours d'instruction, soit 50 mats «si le chiffre 50 est le bon chiffre, précise Jacques Biau. Les dossiers actuellement en instruction : la barre des 300 ne devrait pas être atteinte (mais il faut attendre la fin de l'instruction). Les dossiers déposés avant l'atteinte du plafond des 300, si le plafond des 300 est atteint avec des dossiers antérieurs pendant l'instruction, les dossiers devraient être rejetés en fin de phase d'examen. Les dossiers déposés après l'atteinte du plafond des 300 devraient faire l'objet d'un rejet sans instruction».
L'association Nostra Montanha demande au préfet de ne pas autoriser ce projet d'implantation de 13 éoliennes industrielles sur le territoire des deux communes « peu soucieux du cadre de vie des habitants acteurs du territoire, favorisés par des municipalités n'ayant aucun respect envers les communes et hameaux voisins». Elle interpelle les élus en charge de l'avenir du territoire «dont la responsabilité est de préserver son attrait en mettant en valeur les paysages, les milieux naturels et de garantir la qualité de vie des habitants». Pourquoi ne pas réorienter la politique énergétique régionale vers des énergies renouvelables adaptées aux territoires ? Pourquoi ne pas prendre en compte les propositions des citoyens et de leurs associations ?
https://www.ladepeche.fr/article/2018/02/01/2733428-une-motion-contre-le-projet-d-eoliennes-industrielles.html


31/01/18 : Sud-Aveyron : à Crassous, l’argument historique ne tient pas
Le service départemental d'archéologie et la Sarac suivent le chantier.
Les travaux préparatoires à l'implantation de six éoliennes sur le plateau de Crassous diligentés par l'entreprise Théolia France doit reprendre jeudi 1er février. Depuis le démarrage des premiers coups de pelles, en décembre, des opposants multiplient les actions pour empêcher son développement. Ils utilisent notamment l'argument de la sauvegarde du patrimoine archéologique. 
“Les opérations consistent en la création des voies d'accès et la réalisation des fondations et des réseaux enterrés qui se dérouleront jusqu'à l'automne 2018, explique le responsable du développement Sud de Théolia France. Interviendra ensuite le montage des éoliennes jusqu'à la mise en service prévue au cours du premier semestre 2019. Le suivi archéologique est prévu en phase de travaux, il sera réalisé par la direction régionale de l'archéologie (Drac).”
Le tracé du chemin d'accès à la première éolienne, la plus proche du hameau de Crassous, a été modifié par rapport au dossier déposé par le porteur de projet en 2007. “Tout le plateau a été occupé depuis la préhistoire car c'est un terrain calcaire qui permettait la culture des céréales, explique l'archéologue saint-affricain Jean Poujol. La Drac m'a demandé en 2007, une expertise."
LIRE AUSSI - Aveyron : 13 opposants au projet éolien de Crassous interpellés au réveil
"J'ai indiqué que le mât le plus près de Crassous était très proche du dolmen des Soutets qui est ruiné et a été fouillé au XIXe siècle. Sur le site, il y a deux ou trois entourages de pierre qui pouvaient correspondre à des fonds de cabane. La Drac a écrit aux pétitionnaires que rien ne s'opposait à la réalisation des travaux. Le plus dangereux lors des chantiers éoliens, c'est la création des voies d'accès car les bulldozers et autres raclent tout sans précaution.”
Pour Philippe Gruat, chef du service départemental d'archéologie : “En 2007, à l'instruction du dossier par la Drac, des sites archéologiques situés sur le plateau des Soutets, où se situe l'emplacement du chantier éolien, n'étaient pas encore répertoriés et connus. Depuis, ceux qu'a signalés l'archéologue Michel Maillé en 2013 ne nécessitent pas de fouilles préventives dans la mesure où ils ne sont pas touchés directement par les travaux.”
"Pour la Drac, pas de site archéologique avéré"
“Pour la Drac, il n'y a pas de site archéologique avéré à l'emplacement précis des mâts et des travaux actuels, poursuit Philippe Gruat. On a transmis à l'aménageur les emplacements des sites archéologiques. La Société archéologique du Rougier et des avants-causses (Sarac) est au courant. Il faut raison garder. Un permis a été accordé par l'État. On ne prescrit pas des fouilles préventives partout quand le site le plus proche est à 200 m."
"Il faut arrêter d'instrumentaliser l'archéologie dans ce dossier. Chaque année, des sites sont détruits accidentellement par des travaux agricoles et autres. On ne voit pas autant de monde s'en soucier. Un suivi de travaux est prévu.” La Sarac se rend régulièrement sur le chantier et a matérialisé le dolmen des Soutets. Pour la préfecture : “S'il y a des découvertes archéologiques fortuites, les travaux seront arrêtés automatiquement le temps d'un inventaire par un archéologue mandaté par la Drac.”
http://www.midilibre.fr/2018/01/31/sud-aveyron-a-crassous-l-argument-historique-ne-tient-pas,1621212.php

31/01/18 : Gard - A Saint-Bénézet retour sur les travaux du conseil municipal
[...] En mars, le conseil municipal se prononce favorablement pour la création du syndicat mixte LENS PIGNEDES pour la prévention contre les incendies et aménagement des écosystèmes des massifs forestiers. Il délibère contre le projet éolien dans le bois des Lens en raison du risque d'incendie encouru par le village. [...]
http://www.midilibre.fr/2018/01/29/a-saint-benezet-retour-sur-les-travaux-du-conseil-municipal,1620506.php

30/01/18 : Hérault : Saint-Félix-de-Lodez : Les élus ont validé le projet d’aménagement et de développement durable
Le 25 janvier, dans le cadre de l'élaboration du Plu de la commune, le maire Joseph Rodriguez et le conseil municipal ont validé le PADD (Plan d'aménagement et de développement durable).
Le projet,élaboré avec l'agence Actions Territoires, définit les orientations qui seront dans le règlement du Plu.
La projection de population est de 1,5 % par an pour arriver à 1 600 habitants en 2030 soit 300 habitants en plus, avec une obligation de densifier, en utilisant, notamment, les “dents creuses” du centre ancien. Les écoles ont été adaptés et la station d'épuration est prévue pour 2 000 habitants. La ressource en eau reste une préoccupation.
Sécuriser les axes routiers
Il est préconisé de privilégier la mixité sociale, l'équilibre intergénérationnel, les lieux de rencontre et de connecter les différents quartiers.
Le centre village est un carrefour et l'attractivité de ses commerces et de la poste amène beaucoup de circulation et de problèmes de stationnement.
Les priorités sont donc de sécuriser les axes routiers, de faire des aménagements piétonniers et d'optimiser les stationnements. Le chantier de rénovation de la traversée du village va dans ce sens.Il devrait débuter courant 2018. Il est préconisé de doter la commune de cheminements doux, réservés aux piétons et cycles non motorisés, de créer un parking à l'entrée du village et une aire de covoiturage en adéquation avec le projet du Département de faire une ligne de bus à haut niveau de service.
Parmi les projets à long terme : une maison médicale et de services à la personne pour permettre le maintien d'un médecin dans la commune, des logements seniors, une salle des fêtes. Ces aménagements se feraient à l'extérieur afin de permettre une meilleure accessibilité et des stationnements appropriés.
La place pour les activités artisanales se situe près de l'autoroute. Une belle vitrine avec un échangeur complet.
Les points importants concernant l'environnement sont de favoriser les énergies renouvelables (sauf l'éolien), de valoriser le patrimoine, par exemple le pont de L'Armous, petite réplique du pont de Gignac et de conserver les platanes des entrées du village et les arbres remarquables (micocoulier du Saint-Jacques).
La question de la zone agricole se pose encore et a fait débat. Est-elle trop restreinte ? Comment fait-on pour favoriser l'installation des agriculteurs avec la contrainte paysagère ? Car ils ont souvent besoin de construire des bâtiments.
http://www.midilibre.fr/2018/01/30/les-elus-ont-valide-le-projet-d-amenagement-et-de-developpement-durable,1620616.php

30/01/18 : Tarn-et-Garonne : Le collectif anti éoliennes a remis son contre rapport à la commission d‘enquête
Environnement - Projet Garonne et canal
Le collectif anti-éoliennes Montech-Montbartier-Finhan a remis samedi à Montech son contre-rapport sur l'étude d'implantation des éoliennes aux Commissaires-enquêteurs, rapport qui sera également expédié au préfet. Samedi matin, des membres du collectif ont également rencontré des citoyens pour leur expliquer ce qu'ils avaient découvert dans les 2 369 pages du dossier : «Il contient des dizaines de motifs de le repousser», estime le collectif, «des motifs éthiques tout d'abord… le principal associé de Valorem est installé à Jersey, paradis fiscal, et ses principaux investissements sont concentrés dans la production de… pétrole. Des élus locaux sont propriétaires de terrains loués au promoteur. Certaines délibérations autorisant l'étude du projet se fondent sur des avis introuvables». Des motifs formels ensuite, «l'impact sur les paysages et le patrimoine est savamment minimisé». Le rapport du comité est disponible sur notre son blog (https ://collectif82montech.blogspot.fr)
Les Colibris de Montech sont pour : Les Colibris de Montech soumettent une pétition en soutien du projet éolien :«C'est le choix de notre avenir, celui de nos enfants. Nous avons décidé de soutenir ce projet car il nous permet de soutenir la transition énergétique qui est déjà engagée dans d'autres endroits de notre territoire». La pétition sur https ://www.mesopinions.com/petition/nature-environnement/projet-eolienne-montech/38636
https://www.ladepeche.fr/article/2018/01/30/2731696-collectif-anti-eoliennes-remis-contre-rapport-commission-enquete.html


29/01/18 : Tarn : Le Rialet, Nostra-Montanha interpelle les élus et le préfet
Les militants anti-éoliens de l'association Notostra Montanha ont réaffirmé leur opposition au projet éolien à la limite du Rialet et de Pont de l'Arn lors de leur assemblée générale le 27 janvier dernier.
Les membres de l'association Notostra Montanha ne désarment pas contre deux projets éoliens en limite du Rialet et de Pont de l'Arn sur les communes de Boissezon et de Cambounes soit 13 éoliennes au total. Lors de l'assemblée générale au Rialet, Jacques Biau et ses collègues ont réaffirmé leur opposition à ces deux projets en adoptant une motion. Un texte dans lequel ils dénoncent "les nuisances de tous ordres liées à ce type d’installation sont ainsi déportées auprès des habitants des communes voisines."
Pour des énergies renouvelables adaptées au territoire
Par conséquent, ils demandent au préfet du Tarn "de ne pas autoriser, le moment venu, ces projets peu soucieux du cadre de vie des habitants acteurs du territoire, favorisés par des municipalités n’ayant aucun respect envers les communes et hameaux voisins." Ils ont également décidé d'interpeller les élus et les gestionnaires du Parc naturel régional du Haut-Languedoc en charge de l’avenir du territoire et dont la responsabilité est de préserver les milieux naturels et de garantir la qualité de vie des habitants. La contestation s’amplifie dans la montagne tarnaise face au développement massif de l’éolien industriel. L'association Nostra Montanha, membre du collectif "Toutes nos énergies" demande "une réorientation de la politique énergétique régionale vers des énergies renouvelables vertueuses adaptées aux territoires et que les pouvoirs publics prennent en compte les propositions des citoyens."

http://www.letarnlibre.com/2018/01/29/6877-rialet-nostra-montanha-interpelle-elus-prefet.html

29/01/18 : Aveyron : VIDÉO. La bataille de Crassous contre les éoliennes se joue aussi devant le tribunal de Rodez

Des membres de l’Amassada étaient ce matin, lundi 29 janvier, au palais de justice pour soutenir cinq personnes citées par la société Théolia qui réalise le parc éolien de Crassous, à Saint-Affrique.
Avisées par un huissier vendredi en fin de journée, cinq personnes étaient ce lundi matin devant le juge du tribunal civil de Rodez. Et ce à la demande du groupe Théolia qui pilote l’installation de six éoliennes à Saint-Affrique. À Crassous précisément.
Là où depuis plusieurs mois, un collectif réuni sous la bannière Amassada se bat contre l’implantation de ce parc éolien. Tout comme il est mobilisé contre la construction d’un transformateur à Saint-Victor-et-Melvieu.
Mais à Rodez, hier, c’est bien à propos du chantier éolien que la tension est encore montée d’un cran entre les opposants et la société Théolia. Quand bien même cette matinée au Palais de justice de Rodez s’est déroulée dans le calme.
Des militants priés de rester dehors
Entre des policiers sur leurs gardes et une quarantaine d’opposants décidés mais pas énervés.
Une vingtaine d’entre eux a assisté à l’audience, présidée par le juge Bramat, les autres étant priés de rester aux portes du palais faute de places.
Une audience ou le représentant de la société, Me Couturier, a présenté ses requêtes. A savoir : l’interdiction pour les cinq personnes désignées de fréquenter toute la proximité du site de Crassous, sous peine de se voir infliger une amende de 2000 euros par heure de présence. Et ce, après des faits qui se sont déroulés les 8 et 9 janvier sur constatation d’huissiers.
http://www.centrepresseaveyron.fr/societe/eoliennes-la-bataille-de-crassous-se-joue-aussi-devant-le-tribunal-XD588761

29/01/18 : La répression se durcit contre les opposants à l’éolien industriel en Aveyron
Une nouvelle procédure judiciaire est lancée contre des opposants à l’éolien industriel en Aveyron. Elle fait suite au blocage d’un chantier éolien en décembre dernier et à la lutte contre le projet de transformateur électrique de Saint-Victor-et-Melvieu, notamment prévu pour les éoliennes.
Actualisation - Lundi 29 janvier 2018 à 15 h - Une nouvelle procédure judiciaire a été lancée contre les militants anti-éoliens de l’Aveyron. La société Futuren, en charge du projet éolien contesté, assigne en référé heure-à-heure cinq personnes. Selon nos informations, l’entreprise demande qu’il leur soit interdit de circuler pendant quatorze mois autour du chantier éolien de Crassous, ainsi que de participer à des actions d’opposition au projet. Cette procédure d’urgence n’a même pas laissé le temps à l’avocat des militants d’étudier le dossier qui était discuté ce lundi matin à Rodez. Le verdict sera rendu jeudi, et communiqué directement aux parties, sans audience. Devant cet accumulation de procédures, les militants ont lancé un appel à rassemblement ce samedi 3 février à 10h30 à Saint Affrique, pour les libertés de manifester et « contre la criminalisation des luttes »
https://reporterre.net/La-repression-se-durcit-contre-les-opposants-a-l-eolien-industriel-en-Aveyron

29/01/18 : Aveyron : Cinq militants de l’Amassada convoqués au tribunal de Rodez ce matin
Les interpellations survenues en fin de semaine dernière ont débouché pour certaines sur des convocations à comparaître à la barre du tribunal de Rodez.
Quelques jours après l’interpellation de treize de ses militants, le collectif Amassada, qui s’oppose au projet de transformateur électrique à Saint-Victor-et-Melvieu et au projet éolien de Crassous près de Saint-Affrique, se rend aujourd’hui à Rodez.
Devant le tribunal, plus précisément. Rendez-vous est donné, avec casseroles et ustensiles, à 10 h 30.
La raison ? Cinq militants auraient été avertis, « vendredi dans la soirée », indique le collectif, d’une convocation à comparaître devant le tribunal de Rodez.
Les personnes convoquées ne font pas partie de celles interpellées et entendues jeudi dernier.
D’après l’Amassada toujours, une procédure de référé judiciaire aurait été déposée, demandant dans l’urgence à la Justice, d’ordonner des mesures provisoires à l’encontre des militants qui n’entendent « rien lâcher » et veulent « continuer à bloquer le chantier ».
Les cinq personnes convoquées pourraient se voir interdites d’accès à un périmètre autour du chantier éolien de Crassous, sous peine d’amende.
« On a l’impression que tout l’arsenal judiciaire est mis en branle », regrette Jordi Soulié, l’un de ses porte-parole de l’Amassada.

28/01/18 : P. O. : Les Aspres/ Collectif Le Vent Tourne’66 : vent debout contre les éoliennes
Dans ce début d’année 2018 la colère enfle dans les Aspres.
« Dans son arrêt en date du 10 novembre, la cour administrative d’appel de Marseille a annulé le Schéma Eolien Régional, disant « qu’aucune évaluation environnementale n’a été réalisée préalablement à la décision du 24 avril 2013 du préfet de la région Languedoc-Roussillon arrêtant le schéma régional du climat, de l’air et de l’énergie et son volet relatif à l’énergie éolienne ». Elle ajoute « qu’une telle omission est susceptible d’avoir exercé une influence sur le sens de l’arrêté contesté et a privé tant le public que les collectivités territoriales concernées d’une garantie », ce qui constitue « une irrégularité de nature à justifier son annulation ».
Le Conseil Départemental de Pyrénées Orientales dans sa séance du 18 décembre s’est prononcé en faveur d’un moratoire sur les projets éoliens mettant en avant l’intérêt collectif du paysage.
Les 64 communes du syndicat Canigou Grand Site, se sont prononcées contre les projets éoliens dans une motion commune.
L’intégralité des communes des Aspres et du Vallespir excepté celles qui portent un projet se sont prononcées contre ces éoliennes, mettant en avant les nuisances de telles Icpe.
La Maison de la Viticulture des P-O et l’Institut National des Appellation d’Origine (INAO), manifestent également une vive opposition à la dégradation des terroirs concernés.
Pourtant la société Elément soutenue par le maire de Passa persiste à vouloir transformer les espaces naturels des Aspres en zone industrielle, face à la chapelle St Luc. Les habitants n’en veulent pas, c’est ce que disent les pétitions signées et le succès des manifestations et réunions publiques.
Pourtant EDF EN, continue à avancer avec le maire de Caixas dans un projet sur les crêtes des Aspres, face au Canigou et au prieuré de Serrabona.
Nous n’avons pas le droit de dégrader notre patrimoine paysagé et culturel du piémont du Canigou. Par respect pour des générations de Catalans, Roussillonnais ou d’adoption, nous n’avons pas le droit de saccager l’héritage qu’ils nous ont légué, matériel et immatériel, il est en tout point remarquable et remarqué de partout en France. C’est notre force, notre caractère, nos racines.
Le projet de territoire que la société Eléments et le maire de Passa, veulent faire passer va à l’encontre de toutes les associations et syndicats qui se battent pour la préservation des sites remarquables de notre département. Et pourquoi ? de quoi parle-t-on dans les argumentaires ? D’argent ! Fric Fric Fric, c’est le bruit des éoliennes qui continuent d’arriver dans notre pays… La société Eléments, partie du groupe franco-belge Noria, holding Belge Noria Invest, nous entraine sur un terrain ou elle joue « à domicile » celui de la rentabilité, mais pour qui ?
Avant d’aborder le sujet, nous voudrions parler d’environnement parce que partout on tente de nous culpabiliser quand on refuse l’éolien industriel, on nous dit que c’est l’avenir, une « énergie renouvelable ». Pourtant l’éolien n‘est pas une énergie c’est un mode de production d’électricité, qui produit peu et surtout qui produit mal.
Les 6 machines du projet de Passa, ce sont environ 27 600 tonnes de C02 émis pour la fabrication, 9 000 tonnes de béton coulé et 240 tonnes de ferraillages, des aimants permanents à base de terres rares, des centaines de litres d’huile qui en cas de fuite polluent les nappes phréatiques…
Fabriquées en Allemagne au plus près ou en Chine au moins cher, leurs convois exceptionnels traversent toute la France pour arriver chez nous, les routes et pistes d’accès doivent être agrandies, consolidées et des défrichages ont commencé déjà sur Caixas (qui va les payer au fait ?)… On calcule que 750 rotations de camion en moyenne sont nécessaires par machine…avec les nuisances que cela implique pour nous et pour la faune et la flore !
Ce bilan carbone désastreux ne sera jamais compensé par cette production pseudo-vertueuse. Aussi quand elles tournent, les vitesses en bout de pales peuvent atteindre les 300 km/ heure ce qui génère des « courants de fuite » dont on nous a dit qu’ils ont capables d’assécher les abords et faire fuir les orages (témoignages en Lozère), les chauves-souris sont les premières victimes innocentes, ce qui favorisera la prolifération de moustiques et donc les risques de maladies tropicales. Les espèces d’oiseaux souvent protégées, cigognes ou rapaces sont également décimées, ce qui favorise la prolifération de rongeurs en tous genres… Où est le respect de l’environnement dans tout ça ? Ils nous parlent d’emploi, mais à part couler le béton des socles, quels emplois ? pour monter les machines la main d’œuvre spécialisée viendra de l’étranger, comme nous l’avons vérifié sur d’autres chantiers…mais combien d’emplois perdus dans le tourisme ? Les études le montrent, les éoliennes n’attirent pas grand monde, et près de nous, dans les zones industrielles éoliennes de Calce Baixas, on ne voit pas beaucoup de fréquentation touristique…
Les gites de France et tous les acteurs du tourisme dans le département sont contre ce désastre programmé. Cette zone de Calce Baixas nous démontre aussi que ces machines de 130 mètres de haut se voient depuis tout le département et clignotent en blanc et rouge la nuit au pied des Corbières. Celles de Passa seront au pied du Canigou et des Albères ! et inversement depuis les cimes de ce massif, labellisé grand site de France, notre montagne sacrée du Roussillon, des rangées de lumières blanches et rouges clignoteront dans la plaine et sur le piémont. Comment défendre nos terroirs et notre tourisme avec de telles perspectives ?
L’académie de médecine préconise un éloignement minimum de 1,5 Km pour la santé des riverains, celles-ci seront à 950m des premières habitations, voire moins pour certains mas…. A l’étranger les distances de sécurité sont bien plus importantes que chez nous. Si on parle de l’étranger, nous avons l’exemple de nos voisins Catalans Espagnols, ou on ne voit pas une seule machine, c’est parce qu’ils préservent leur culture de cette gangrène.
L’Espagne, qui s’est rendu à l’évidence, a renoncé à subventionner lourdement les énergies pseudo-vertes, ce qui a ruiné de nombreux épargnants qui, alléchés par des taux de rentabilité intéressants, s’étaient laissé convaincre du temps de la « bulle économique » dans laquelle nous sommes encore en France avec le « participatif » mis en avant par les vendeurs de vent.
L’Allemagne également abandonne les subventions à partir de 2018… ils commencent à comprendre que plus ils mettent d’éoliennes, plus ils doivent construire des centrales à charbon.
En ce moment chez nous ces subventions sont tellement élevées qu’elles risquent tout simplement de ruiner Edf, et pour éviter cette catastrophe, une taxe qui pèse près de 20% de notre facture sert à compenser ces avantages, cette taxe va continuer à augmenter, au fur et à mesure du montage de nouvelles machines. Quant à l’auto consommation, on se rend vite compte de l’évidence, la moyenne de temps de production d’une éolienne est de 23% dans nos régions…tout est dit, comment faire descendre nos factures de 15% (c’est ce que propose la société Elément à Passa) avec une production irrégulière estimée en accumulé à un jour sur cinq ? finalement la société Eléments a un problème de crédibilité, toutes ces propositions faramineuses sont plutôt « fumeuses » et peu réalisables…nous sommes face à des vendeurs de vent, dans tous les sens du terme !
Et pour aller plus loin sur l’impact économique, pour tous les habitants, pas seulement les chasseurs ou viticulteurs qui sont potentiellement gratifiés de quelques miettes du gâteau en échange de leur terres et de leur patrimoine paysagé, c’est la dévalorisation du patrimoine pour tous : -20 à -40% c’est ce que vont perdre les Passanencs et les habitants des communes aux alentours, sur la valeur de leurs biens immobiliers, et suivant l’emplacement, impossible de vendre un bien avec de telles nuisances visuelles, nuisances sonores, de nuit comme de jour, imaginez votre villa au milieu de la zone de Calce-Baixas… Vous achèteriez ?
En revanche nous comprenons la pression des vendeurs de vent, il se dit qu’une seule machine rapporte environ 400 000 € par an au promoteur et c’est un minimum, donc on parle de 2 400 000 € de gains annuels minimums, pour un investissement de 18.000.000 € (une machine revenant à 3 000 000 € montée) l’amortissement se fait en 9-10 ans, pas mal…ensuite c’est un business très juteux sur le dos des subventions et taxes que nous payons,
Pour finir, nous voudrions lancer un avertissement aux propriétaires qui se sont laissé convaincre de signer les baux de location, c’est vrai que 5.000 à 8.000€ brut par an c’est dur de refuser, surtout quand on travaille la terre qui est parfois ingrate. Mais une réflexion s’impose, si tout va bien, on sait que la durée de vie moyenne d’une machine est de 15 ans, 8×15= 120 000€ on sait que la machine sera l’entière propriété du propriétaire de la parcelle, qui sera soumise aux taxes foncières sur les biens industriels bâtis, et l’argent gagné sera imposable… mais surtout, en cas de défaillance du promoteur, le propriétaire sera aussi redevable des obligations de démantèlement cette installation industrielle, qui coute dans les 500.000€. On a une provision légale de 50 000€.
Le calcul est vite fait, 500-60-120 = 320.000€ restent à charge du propriétaire, au résultat, ses enfants devront renoncer à l’héritage, l’état récupérera les parcelles et paiera avec nos impôts les remises en état. Les Etas Unis on plusieurs sites de « cimetière d’éoliennes » ou les machines n’ont jamais été démontées et pourrissent sur pied…c’est cet avenir que nous voulons ?
Scandaleux : en annexe des photos du mat de mesure du même projet d’il y a 10 ans en arrière, qui avait été refusé, ces piliers de ferraille gisent encore au sol 10 ans après, pourtant ce sont en partie les mêmes acteurs qui recommencent maintenant, nous laisseront-il encore leurs déchets sur nos terres et dans nos paysages ?
Les projets de Passa et Caixas avancent à grands pas, et les porteurs de projets se comportent comme si tout était déjà acquis en leur faveur, ils ignorent l’avis négatif majoritaire de tout le monde autour d’eux. N’est-ce pas un déni de démocratie ?
Ce type de projet serait désastreux pour notre économie locale, et dénué de sens dans la logique de développement de notre département. La côte et l’arrière-pays sont intimement liés dans un mix-économique qui fait le succès grandissant des P-O. Projets s’appuyant sur le terroir, l’authenticité de nos traditions, éco-tourisme, œnotourisme, agrotourisme, L’arrière-pays encore préservé du piémont du massif du Canigou conserve encore un potentiel de développement important au travers d’initiatives respectant l’environnement, mettons-les en œuvre ! C’est grâce au patrimoine que nos ancêtres nous ont confié, sauvegardons-le !
Nous avons besoin de l’aide et de l’appui de chacun face à ces industriels déterminés à saccager notre pays ».
Site web : https://adoizon.wixsite.com/le-vent-tourne
Et sur FaceBook : Collectif le vent tourne 66
Jeudi 25 janvier, treize personnes ont été interpellés à leur domicile et placées en garde-à-vue en Aveyron. L’opération fait suite au blocage d’un chantier éolien en décembre dernier. Elle pourrait donner une nouvelle énergie à la lutte contre le projet de transformateur électrique de Saint-Victor-et-Melvieu, prévu pour les éoliennes.
Saint-Affrique et Saint-Victor-et-Melvieu (Aveyron), reportage
Opération d’envergure dans le sud-Aveyron jeudi matin 25 janvier, menée sans violences physiques, mais avec l’usage de menottes. Treize personnes ont été interpellées, dont les deux parents d’enfants en bas-âge. Elles ont été placées en garde à vue un peut partout dans les casernes du département, avant d’être libérées en fin de journée.
Il faut remonter un mois plus tôt, sur un chantier d’installation d‘éoliennes, sur la commune de Saint-Affrique pour comprendre l’enjeu. Le 12 décembre 2017, une trentaine de personnes se rendait physiquement sur le chantier d’une centrale de six mâts éoliens, près du lieu-dit Crassous. Un projet lancé il y a bientôt dix ans et dont tous les recours en justice ont été rejetés. Sur le mot d’ordre humoristique « oui à l’enfouissement des éoliennes », ils sont parvenus à rejoindre les pelleteuses en train de défricher la zone d’implantation des futures machines et ont stoppé le chantier. Celui-ci reprenait début janvier, cette fois, sous bonne garde policière assorti d’une interdiction de stationner à proximité prises par le maire de Saint-Affrique, favorable au projet, qui déclarait dans la presse locale : « A présent, force à loi. Il faut qu’on en finisse avec le comportement de certains. Et que la société puisse mettre en action son chantier. »
Dans le même temps, une dizaine de personnes recevaient une convocation en gendarmerie pour « entrave concertée à l’exercice de la liberté du travail » et « vol » (des panneaux de chantiers auraient été subtilisés). Il semble que les plaintes émanent de la société Arlès, entreprise locale en charge du déboisement. Fait étonnant : les convocations touchaient toutes les composantes de la lutte, militants très investis, agriculteurs, simples sympathisants. Collectivement, décision a été prise le 8 janvier de refuser de se rendre à ces convocations qui « constituent une tentative d’intimidation et de division d’un mouvement qui est amorcé, ici et ailleurs, contre l’invasion éolienne et le méga transformateur », déclaraient alors les militants.
Comme ils s’y attendaient, les militants ont donc vu débarquer trois semaines plus tard les forces de l’ordre, pour les amener de force en garde à vue pour être auditionnées.
La réaction des soutiens n’a pas tardé. Dès 13 h, jeudi, une petite cinquantaine de personnes se sont retrouvés devant la gendarmerie de Saint-Affrique, pour protester à coup de casserole et sirènes contre ce « coup de pression ». Devant les caméras et la presse régionales, le colonel Le Floc’h, commandant du groupement de gendarmerie de l’Aveyron, expliquait de manière lapidaire « qu’une opération judiciaire et en cours » et que par conséquent « il ne communiquera pas ». Même silence du côté du procureur de la République de Rodez.
Au fil de la journée, dans une ambiance bon enfant mêlée d’inquiétude pour leurs camarades, les militants ont compris que les personnes arrêtées ont été placées en garde-à-vue dans des gendarmeries de Villefranche-de-Rouergue, Rodez et même à l’autre bout du département. « Bravo le bilan écologique ! » s’amusait un manifestant. A 16 h 30, le procureur a finalement ordonné la libération des interpellés, qui purent se retrouver le soir à Saint-Affrique, lors d’une soirée sur l’autodéfense juridique dans le café associatif local.
Pourquoi un tel dispositif pour relâcher tout le monde quelques heures plus tard ? Contacté par Reporterre, l’avocat des militants, Maitre Gallon, explique que « ce genre de procédure n’est pas une nouveauté ». Il a déjà eu à défendre des Faucheurs volontaires, et estime que « dans la logique policière, l’arrestation simultanée permet d’éviter la concertation entre les personnes visées tandis que la dispersion des gardes-à-vue permet d’éviter un rassemblement trop important en un point fixe. »
C’est donc maintenant au procureur de décider ou non de poursuites et donc d’aller vers un procès au tribunal correctionnel. Sur l’antenne de la radio associative locale, Nelly, l’une des interpellées, expliquait jeudi : « On y était prêts, ce n’est pas grave une garde-à-vue, les délits reprochés auront assez peu de conséquences ». Elle ajoute : « On sentait bien que c’était un coup de pression et une volonté de diviser les militants » même si « on n’était pas traités comme des délinquants, ils savent que c’est un contexte particulier ».
Reste que cette démonstration de force, si elle vise à intimider, pourrait avoir l’effet inverse et redonner de la vigueur au mouvement militant local. Car, la lutte anti-éolienne à Saint-Affrique est directement liée à une autre lutte, celle contre le projet de transformateur électrique de St-Victor-et-Melvieu, à 15 km de là. Ce projet, porté par RTE (Réseau de transport d’électricité, filiale à 100 % d’EDF) vise à accroître les capacités du réseau haute tension notamment du fait du raccordement ... de nouvelles éoliennes. Ce projet de transformateur, a été découvert en 2010 par une conseillère municipale du village de Saint-Victor-et-Melvieu et a déjà donné lieu a une bataille juridique menée par l’association plateau Survolté.
Aujourd’hui, c’est le fond même des logiques de réseau et de transition énergétique à grande échelle qui est contesté par une partie des opposants réunis au sein de l’assemblée de l’Amassada, qui ont construit des lieux d’occupation sur le site envisagé pour le projet.
Saint-Victor est désormais reconnu nationalement comme un pôle de lutte et d’occupation, après Notre-Dame-Des-Landes. De quoi agiter les fantasmes des éditorialistes locaux sur un éventuel « débarquement de zadistes » pour renforcer la lutte. Mais à Saint-Victor, l’occupation a toujours été pensée en lien avec le territoire, son histoire occitane, et dans le rejet des cadres posés par l’administration pour le projet. Remettant en cause l’argument de sa nécessité technique, les opposants qualifient l’enquête publique de « une mascarade » et ont décidé début novembre de bloquer l’ouverture de la permanence du commissaire-enquêteur.
Cette action festive et non-violente a provoqué le déplacement des bureaux de l’enquête publique à 50 km au nord, loin de là où le projet est combattu ! Une preuve supplémentaire pour les militants du caractère illusoire de la consultation.
Après l’avis favorable remis par les commissaires enquêteurs le 11 janvier dernier, le promoteur a communiqué le 19 janvier, s’engageant à suivre les recommandations des commissaires enquêteurs (enfouissement d’une ligne THT, isolation sonore du chantier et indemnisation des habitants du hameau voisin).
Il ne manque donc plus que la signature de la déclaration d’utilité publique par la préfète du département pour démarrer le chantier. Dans ce contexte, ces arrestations, sans suite à ce jour, pourraient donner du grain à moudre aux militants. « On a désormais la preuve que la transition énergétique a besoin des forces de l’ordre pour avancer », lançait jeudi soir un des interpellés. Une manière de rallier à la lutte une partie de la population, jusqu’ici frileuse à soutenir ouvertement des militants dont les actions (envahissement de réunion, refus de l’enquête publique) sont loin de faire l’unanimité. Un chantier collectif est désormais lancé pour rendre habitable les cabanes de l’Amassada, une nouvelle étape de la bataille anti-industrielle en sud Aveyron.
https://reporterre.net/La-tension-monte-contre-les-eoliennes-en-Aveyron


27/01/18 : Aveyron : L'Amassada déplore les interpellations de ses membres comme « une mauvaise action politique »
Tôt jeudi matin, 13 personnes avaient été interpellées simultanément. Cette opération visait des opposants au projet éolien de Crassous, à quelques kilomètres de Saint-Affrique. Ces derniers avaient occupé illégalement le site pour bloquer une pelle mécanique et l’avancée des travaux le 12 décembre dernier. Convoqués par la gendarmerie, ils avaient indiqué ne pas vouloir se rendre à cette convocation dont « des faits de violences étaient reprochés ».
« Depuis, dans son témoignage, le conducteur a clairement indiqué qu’il n’y avait eu aucun geste de violence », rapporte Jordi Soulie, un membre de l’Amassada. Pour lui, ces interpellations étaient « une opération politique pour intimider les gens qui veulent nous rejoindre ».
« Après s’être fait critiquer suite à l’abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes, c’est aussi une manière de répondre médiatiquement, les forces de l’ordre sortent les muscles ailleurs », ajoute-t-il. Durant leurs gardes à vue, les opposants ont adopté « la technique du rien à déclarer » et entendent poursuivre leurs actions.

https://www.ladepeche.fr/article/2018/01/26/2729751-amassada-deplore-interpellations-membres-comme-mauvaise-action-politique.html

26/01/18 : AVEYRON - Contre la criminalisation des mouvements citoyens
Nous sommes confrontés depuis quelques années et de façon de plus en plus forte à une répression et une criminalisation de nos mouvements de résistance citoyens. Jusqu’à quand le pouvoir répondra-t-il aux citoyens inquiets par la seule intimidation et l’envoi des forces de l’ordre ?
Nous ne cesserons jamais de poser nos questions et de nous indigner
- sur le déploiement d’une industrie énergétique dans des espaces ruraux qui refusent leur destruction systématique,
- sur le manque patent d’information des citoyens sur les projets d’aménagement,
- sur les consultations biaisées, organisées lorsque les projets sont prêts d’être approuvés,
- sur des réglementations, dérogations et autorisations accordées au détriment des riverains, de leur qualité de vie, et au détriment de la biodiversité.
Nous ne supporterons pas indéfiniment
- d’être reçus par des gaz lacrymogènes quand nous venons nous exprimer pacifiquement devant une préfecture,
- de subir des atteintes à nos droits fondamentaux (droit de participation, droit de réunion, droit de propriété… ) quand nous en appelons à l’Etat pour les faire respecter,
- d’être convoqués à la gendarmerie ou placés en garde à vue pour des motifs cachés.
Hier encore, aux alentours de 6h30, plusieurs dizaines de gendarmes se sont déployés autour de St Affrique (Aveyron) pour procéder à l'arrestation de 16 personnes. Cette opération militaire démesurée semble répondre aux refus de plusieurs personnes de se rendre à une série de convocations distribuées peu après le court blocage, le 12 décembre 2017, d'un chantier éolien industriel à Crassous (Saint-Affrique). Aucun lien n'ayant été établi entre ce blocage et les personnes convoquées, les concernés avaient jugé peu pertinent d'obéir à ces injonctions, et avaient fait connaître leur décision publiquement par voie de presse.
Nous en appelons à nouveau au dialogue : les citoyens ont besoin d’avoir confiance en l’Etat, seul rempart possible contre l’anarchie éolienne et le pouvoir de l’argent. Au fait, la transition écologique vraiment solidaire : c’est pour quand ?
Contact Michèle Solans et Jean Pougnet 06 46 03 19 15 - 04 67 97 51 27
Site : toutesnosenergies.fr- Collectif régional TNE-OE regroupant 160 associations en Occitanie
Collectif régional TNE-OE regroupant 160 associations en Occitanie
http://www.occitanie-tribune.com/articles/5915/aveyron-contre-la-criminalisation-des-mouvements-citoyens/

26/01/18 : Aveyron : La gendarmerie sévit contre les opposants aux éoliennes
Rififi dans l'Aveyron, à Sainte-Affrique, où les anti-éoliens viennent de passer plusieurs heures entre les mains des gendarmes...
Rififi dans l'Aveyron, à Sainte-Affrique, où les anti-éoliens viennent de passer plusieurs heures entre les mains des gendarmes...
Les anti-éoliens viennent d'avoir une drôle de surprise. Imaginez, hier matin à Sainte Affrique et Camarès (Aveyron), plusieurs dizaines de gendarmes qui débarquent gyrophares allumés et sirènes hurlantes frappant aux portes sans ménagement dès 6h30 du matin. "Gendarmerie nationale , ouvrez s'il vous plait !!!!". Résultat : 16 personnes qui repartent les menottes aux poignets, tel des criminels.
Que leur reproche-t-on ? De ne pas avoir répondu favorablement à une précédente convocation en Décembre après le court blocage d'un chantier Eolien industriel à Sainte Affrique. Une opération menée par la préfecture qui se méfie des protecteurs de la nature car elle ne souhaite pas que ces derniers se transforment en Zadistes.
Il faut savoir qu'il y a des poches de résistances à l'éolien un peu partout en France. Dans l'Aveyron par exemple, c'est un parc industriel de 1 000 éoliennes qui doit être construit avec un énorme transformateur censé envoyer l'électricité produite dans le réseau RTE. Le problème, c'est que ce chantier gigantesque n'est pas du goût des agriculteurs locaux, ni des habitants qui veulent conserver leur économie locale et la beauté de leur paysage.
À l'heure ou l'on se parle, 160 associations sont ainsi mobilisées contre ce projet et demandent le respect de la vie des territoires ruraux d’Occitanie.

26/01/18 : Aveyron - Camarès - Journée mouvementée pour les opposants du parc éolien
Les gendarmes ont interpellé tôt hier matin 13 opposants au projet éolien de Crassous. Libérés de leurs gardes à vue en fin d'après-midi, le collectif de l'Amassada entend bien poursuivre le combat.
Camarès, Saint-Affrique et Saint-Victor-et-Melvieu. Tôt hier matin, avant 7 heures, les gendarmes procèdent à 13 interpellations simultanément. Cette opération visait des opposants au projet éolien de Crassous, à quelques kilomètres de Saint-Affrique. Ces derniers avaient occupé illégalement le site pour bloquer une pelle mécanique et l'avancée des travaux le 12 décembre dernier. Convoqués par la gendarmerie, ils avaient indiqué ne pas vouloir se rendre à cette convocation. Les manifestants avaient été soutenus par plusieurs collectifs de lutte. «15 gendarmes ont débarqué dans ma maison à 7 heures pour nous interpeller ma compagne et moi alors qu'on a trois enfants qui dormaient», raconte un opposant. D'après lui, les opposants ont été dispersés dans plusieurs brigades de gendarmerie pour être entendus. Avant d'être libérés vers 16 h 30 dans l'après-midi. «Quand j'ai retrouvé certains collègues, nous avons eu les mêmes propos, c'est-à-dire que nous n'avions rien à déclarer», raconte-t-il.
Une cinquantaine de manifestants s'étaient rassemblés à 13 heures hier devant la gendarmerie de Saint-Affrique. Dans un communiqué, le collectif d'opposition aux projets de transformateur de Saint-Victor-et-Melvieu et éolien de Crassous, l'Amassada dénonce une «opération militaire démesurée» pour répondre aux refus des opposants à leurs convocations. Dans ce même communiqué, l'Amassada évoque «une opération dont les méthodes rappellent vaguement celles de l'antiterrorisme». Hier à 18 heures, toujours à Saint-Affrique, un rassemblement avait lieu pour «organiser l'autodéfense juridique».
Pour rappel, la demande de permis a été déposée le 13 juin 2007 par la société Ventura, devenue depuis Futuren, et a été délivrée par la préfecture le 30 juin 2010 pour six éoliennes. L'Amassada et des particuliers ont déposé plusieurs recours contre le projet. Aujourd'hui, le projet est débarrassé de tout recours et peut démarrer. Mais c'est sans compter sur la pugnacité des opposants qui «ne lâcheront rien, même après un réveil aussi brutal que celui de ce jeudi», affirme un autre opposant.
https://www.ladepeche.fr/article/2018/01/26/2729201-journee-mouvementee-pour-les-opposants-du-parc-eolien.html


26/01/18 : Ariège : Un nouveau projet éolien, raboté par rapport à 2015, est à l'étude.
Comme un vent de panique dans le secteur de Troye d'Ariège. Le projet éolien est relancé, 3 ans après avoir été débouté par la Préfecture. Une nouvelle société est en charge du projet. Pour calmer l’hostilité des riverains qui ne veulent pas d'un paysage défiguré par les gigantesque hélices, elle prévoit d’implanter quatre mâts de 150 mètres de hauteur au lieu de cinq. Pas avares d'arguments, les opposants ne désarment pas. A l'image du maire de Camon, Jean Huillet, interrogé par Jacques Déjean.
https://www.centpourcent.com/les-infos-10/eoliennes-nouveau-vent-de-colere-dans-le-secteur-de-troye-d-ariege-8911
25/01/18 : Aveyron : VIDÉO. Une dizaine d’opposants au projet éolien de Crassous interpellés ce matin
vidéo
Vaste opération de la gendarmerie ce jeudi matin dans le Sud-Aveyron contre les opposants au projet éolien de Crassous, près de Saint-Affrique. Avant 7 heures, les gendarmes ont procédé à une dizaine d’interpellations à Camarès, à Saint-Affrique et à Saint-Victor-et-Melvieu. Pour rappel, les opposants avaient occupé illégalement le site de Crassous et bloqué l’avancée des travaux en décembre dernier. Convoqués par la gendarmerie, ils avaient indiqué, soutenus par plusieurs collectifs de lutte, ne pas vouloir se rendre à cette convocation.
Plusieurs dépôts de plainte à leur encontre auraient poussé les gendarmes à intervenir ce jour. Selon nos confrères de Midi Libre, treize d’entre eux ont été interpellés à leur domicile. Tous sont actuellement gardés à vue.
Rassemblement dans la foulée
Dans un communiqué, le collectif d’opposition aux projets de transformateur de Saint-Victor et éolien de Crassous, l’Amassada regrette une «opération militaire démesurée» qui «semble répondre aux refus commun de plusieurs personnes d’aller à une série de convocations ayant été distribuées peu après le court blocage du 12 décembre 2017».
«Cette opération démontre une fois de plus que le Procureur de Rodez ayant mandaté la troupe, fait, comme ses semblables, bien peu cas de la présomption d’innocence. Opération dont les méthodes rappellent vaguement celles de l’anti-terrorisme», écrit encore l’Amassada, qui s’est réuni en nombre ce jeudi devant la gendarmerie de Saint-Affrique, et à 18h au Lieu-Dit, toujours à Saint-Affrique, pour «organiser l’auto-défense juridique».
Projet de six éoliennes
Pour rappel, le 12 décembre dernier, 25 opposants au projet éolien avaient bloqué une pelle mécanique, sur le chantier de Crassous. La demande de permis a été déposée le 13 juin 2007 par la société Ventura. Il a été délivré par la préfecture le 30 juin 2010 pour l’implantation de six éoliennes sur le plateau de Crassous selon un axe Nord-Est Sud-Ouest. Chaque éolienne a une puissance unitaire de 2 MW (Méga watts).
L’association pour la préservation de l’identité culturelle et du patrimoine naturel du canton de Saint-Affrique et des particuliers ont déposé plusieurs recours contre le projet. Le dernier datant du 9 juillet 2014 devant la cour d’appel de Bordeaux. Aujourd’hui, le projet est purgé de tout recours et peut démarrer.
http://www.centrepresseaveyron.fr/faits-divers/video-une-dizaine-d-opposants-au-projet-eolien-de-crassous-interpelles-ce-matin-EJ586732

25/01/18 : Aveyron : Les opposants au parc éolien de Crassous interpellés ce matin, en Aveyron
Onze opposants au parc éolien de Crassous, commune de Saint-Affrique, avaient été convoqués il y a quelques semaines pour s’expliquer sur leur blocage du site. Ces derniers avaient refusé de se rendre aux gendarmeries de Millau et Saint-Affrique. Ce matin, comme la loi le prévoit, ils ont été interpellés à leur domicile de Camarès, Saint-Affrique et Saint-Victor-et-Melvieu.
Combattant l’installation d’un transformateur électrique sur cette dernière commune, les membres de l’Amassada ont donc décidé d’empêcher toute nouvelle installation de parc éolien. C’est la raison pour laquelle depuis le 12 décembre, le site de Crassous avait été bloqué par certains des membres du collectif. La société Futuren, chargée du projet, avait « déposé plainte pour dégradation et vol sur le chantier ». Selon Fabien Viard, responsable développement sud, « les travaux de défrichement ont repris mardi 9 janvier et sont achevés. »
https://www.ladepeche.fr/article/2018/01/25/2728924-opposants-parc-eolien-crassous-interpelles-matin-aveyron.html


25/01/18 : Aveyron : 13 opposants au projet éolien de Crassous interpellés au réveil
Une opération de gendarmerie d'envergure a été menée, tôt, ce jeudi 25 janvier au matin.
Tôt ce jeudi matin, avant 7 heures, les gendarmes ont procédé à une dizaine d'interpellations à Camarès, Saint-Affrique et Saint-Victor-et-Melvieu. Une opération simultanée qui visait des opposants au projet éolien de Crassous, près de Saint-Affrique. Ces derniers avaient occupé illégalement le site de Crassous et bloqué l'avancée des travaux en décembre dernier. Convoqués par la gendarmerie, ils avaient indiqué, soutenus par plusieurs collectifs de lutte, ne pas vouloir se rendre à cette convocation.
Plusieurs dépôts de plainte à leur encontre auraient poussé les gendarmes à intervenir ce jour. D'après nos informations, treize d'entre eux ont été interpellés à leur domicile. Tous sont actuellement gardés à vue.
Appel au rassemblement
Dans un communiqué, le collectif d'opposition aux projets de transformateur de Saint-Victor et éolien de Crassous, l'Amassada regrette une "opération militaire démesurée" qui "semble répondre aux refus commun de plusieurs personnes d'aller à une série de convocations ayant été distribuées peu après le court blocage du 12 décembre 2017".
"Cette opération démontre une fois de plus que le Procureur de Rodez ayant mandaté la troupe, fait, comme ses semblables, bien peu cas de la présomption d'innocence. Opération dont les méthodes rappellent vaguement celles de l'anti-terrorisme", écrit encore l'Amassada, qui appelle à un "rassemblement bruyant" ce jeudi à 13h devant la gendarmerie de Saint-Affrique, et à 18h au Lieu-Dit, toujours à Saint-Affrique, pour "organiser l'auto-défense juridique".
Projet de six éoliennes
Pour rappel, le 12 décembre dernier, 25 opposants au projet éolien avaient bloqué une pelle mécanique, sur le chantier de Crassous. La demande de permis a été déposée le 13 juin 2007 par la société Ventura. Il a été délivré par la préfecture le 30 juin 2010 pour l'implantation de six éoliennes sur le plateau de Crassous selon un axe Nord-Est Sud-Ouest. Chaque éolienne a une puissance unitaire de 2 MW (Méga watts).
L'association pour la préservation de l'identité culturelle et du patrimoine naturel du canton de Saint-Affrique et des particuliers ont déposé plusieurs recours contre le projet. Le dernier datant du 9 juillet 2014 devant la cour d'appel de Bordeaux. Aujourd'hui, le projet est purgé de tout recours et peut démarrer.
Le département envisage de produire 100 % de l'énergie qu'il consomme d'ici 2050 avec des modes de production entièrement renouvelables.Le chantier est lancé.
Rendre l'Aude énergétiquement autonome à 100 % d'ici 2050. Tel est l'enjeu que se fixe le département. À trois décennies de cette échéance, le chemin à parcourir est encore long, probablement parsemé d'embûches, mais aussi très prometteur. À ce jour (transport compris), 22 % de l'énergie consommée sur le territoire est d'origine renouvelable. «Notre ambition est de porter cette part à 50 % dès 2030», explique André Viola, le président du conseil départemental.
Pionnier dans le développement de l'énergie éolienne (1), l'Aude dispose d'autres atouts que le vent. L'ensoleillement permet d'établir des centrales photovoltaïques. Mais à l'heure où la loi sur la transition énergétique s'apprête à rendre plus aisé le développement des unités de production, le département souhaite accompagner le mouvement. 
Rentabilité économique contre environnement 
«Nous avons des zones naturelles sensibles, des ensembles architecturaux remarquables, précise André Viola. On ne peut pas les négocier sur l'autel de la rentabilité énergétique».
L'autre enjeu que le département souhaite maîtriser est celui des retombées financières et fiscales. «Cette transition énergétique ne peut pas se faire, prévient le président de l'exécutif départemental, au seul profit des grands groupes». Qui dit énergie locale, dit retombées locales. Chiffres en main, Nicolas Sainte-Cluque, conseiller départemental de Narbonne 1, a été chargé de pi-loter la mise en oeuvre de la stratégie. «Une éolienne, explique-t-il rapporte en moyenne 453 000 € par an sur les dix premières années d'exploitation», pour ensuite tomber à 359 000 € les années suivantes. Mais comment multiplier par 5 la part d'énergie renouvelable sans démultiplier les parcs ? Les poten-tiels sont, selon Nicolas Sainte-Cluque, nombreux. La production éolienne doit être multipliée par deux, le photovoltaïque au sol par sept. 
Mettre un frein à l'éolien 
Une autre niche passe par un coup d'accélérateur sur l'eau chaude solaire, la géothermie, le biogaz. Pour autant pas question de laisser faire n'importe quoi, n'importe où ! André Viola milite donc pour que le Syaden (Syndicat audois des énergies et du numérique) en devienne le chef d'orchestre au travers sa société d'économie mixte. Reste la question de l'acceptabilité des projets. De plus souvent contestés, faisant l'objet de recours, ils doivent faire l'objet, pour André Viola, d'un accompagnement et d'un diagnostic partagé. «Nous devons être en phase avec les aménageurs bien plus tôt. Aujourd'hui, j'invite les communes qui sont en con-tact avec des promoteurs à se rapprocher du Syaden. Il ne faut pas se laisser berner par des miroirs aux alouettes».
Ce mix énergétique aura quel visage ? Les 4 comités de transition énergétique qui planchent sur le dossier devraient rendre leur copie à la fin du mois de mars. Une chose est sûre, le président du département entend mettre un frein à l'éolien. «On doit se limiter à la modernisation des parcs actuels», conclut-il. (1) Le premier parc éolien français a été installé en 1991 dans le Narbonnais. 
Le chiffre : 870 
hectares > De carrières abandonnées. C'est la surface disponible dans le département d'anciennes friches minières. En équipant les trois quarts de celles-ci, le département passerait au statut de département à énergie positive.
La phrase
« À ce jour, le préfet de l'Aude a soixante-dix dossiers de demandes d'implantation de parcs éoliens sur son bureau. S'il les autorise tous, on ferait plus que doubler la production énergétique de ce secteur ». André Viola, président du conseil départemental.
https://www.ladepeche.fr/article/2018/01/23/2726820-cap-sur-l-energie-verte.html

22/01/18Estagel (PO) /voeux à la population : Pierre Contet adresse les siens…
[...] Quelques appréciations et propositions
La liste des critiques est longue, sur la mise en œuvre de certaines décisions prises. Ceci, au vu de l’obligation dans laquelle les élus de l’opposition se sont trouvés de faire des recours. Il en est ainsi en ce qui concerne les éoliennes, ou le quorum n’était pas atteint lors d’une réunion relative à l’avancement des dossiers. Il devait être également rappelé que trois élus de la majorité sont concernés par l’installation du champ éolien sur leurs terres. Tout comme le fait, que dès le départ, le projet était essentiellement basé sur du communal. Depuis, des terrains privés ont été retenus. [...]
https://www.le-journal-catalan.com/estagel-voeux-a-la-population-pierre-contet-adresse-les-siens/50453

21/01/18 : Aude : Bouriège : ils accusent trois arrêtés de les prendre en otages
Éoliennes. Les anti-éoliens ont prévu des actions ciblées.
À Bouriège, les anti-éoliens du collectif des Résistants du pont du Rec dénoncent les trois derniers arrêtés mis en place par le conseil départemental. Il accuse également la société Valéco d’incurie dans la gestion du transport de marchandises vers le site d’implantation des éoliennes. « Ces arrêtés bloquent de fait la route départementale 52 de 7 heures à 20 heures. Trois arrêtés en 10 jours, c’est beaucoup ! Comme d’habitude, Valéco a dû s’apercevoir que les créneaux précédents ne suffisaient pas et le conseil départemental s’adapte à la compagnie dans un mépris total des populations qui ne peuvent plus circuler et qui sont prises en otage. » Le collectif des résistants du pont du Rec explique qu’aujourd’hui : « Certains riverains ne peuvent plus rentrer et sortir de chez eux. Sans parler de l’état de la route puisqu’il n’y a plus de bitume à certains endroits et que les parapets des ponts sont inexistants depuis le mois de mai. » Il accuse également le conseil départemental d’être aux ordres de la société Valéco : « Nous avons informé le conseil départemental de cet état de fait. Il nous a répondu qu’il transmettrait à la compagnie ! On voit aujourd’hui s’il en était besoin, qui est responsable de la route ! » Un neuvième arrêté qui énerve vraiment les contestataires : « Cela nous prouve l’incurie de cette compagnie qui vraisemblablement ne sait pas organiser les transports d’éléments, ce qui nous laisse dubitatifs quant à la suite du projet. » Les deux précédents arrêtés concernés, selon les anti-éoliens, l’installation de la fibre qui serait pratiquement bloquée par le projet éolien depuis de nombreuses semaines. « Cette route est donc bel et bien bloquée de 7 heures à 20 heures et ce jusqu’au 2 février sauf, bien entendu, si Valéco décide de jouer les prolongations....» Le collectif prévient : « Des éléments éoliens sont montés ces derniers jours mais nous attendons les plus volumineux et nous serons sur site dans le périmètre autorisé par la justice. Le créneau allant jusqu’à 20 heures signifie que les camions vont circuler de nuit ce qui fait courir des risques supplémentaires à tout le monde ». A Bouriège les contestataires affirment qu’ils ne céderont pas leurs terres et tout un pan de l’économie touristique aux marchands de vent. Ils tiendront le siège et résisteront le temps qu’il faudra.
http://www.lindependant.fr/2018/01/21/bouriege-ils-accusent-trois-arretes-de-les-prendre-en-otages,3089407.php

20/01/18 : Ariège : Le projet d'éoliennes à Troye-d'Ariège est relancé
Trois ans après avoir été débouté par la préfecture de l’Ariège, le projet de parc éolien sur la commune de Troye-d’Ariège est à nouveau dans les tuyaux.
En effet, un nouveau dossier pour l’implantation de quatre éoliennes a été déposé auprès de la préfecture depuis le mois de décembre 2016 par l’entreprise Saméole. Il s’agit bien de l’ancienne société Raz Énergie, à l’origine du projet. « Ce site est le seul en Ariège à pouvoir accueillir un tel parc en raison notamment de son fort potentiel. Il fait d’ailleurs partie du schéma régional éolien, rapporte Dominique Triboulat, chef de projet à Saméole. Puis la principale raison, c’est bien sûr que ce site soit situé loin de toute habitation. »
Un projet revu à la baisse
Mais pour pouvoir reformuler sa demande, la société a dû revoir sa copie. « Nous avons pris en compte les remarques faites en 2015 par la préfecture et le commissaire enquêteur. » Pour rappel, à l’époque, une enquête publique avait rendu un avis défavorable estimant l’impact visuel trop important sur cette zone touristique. « On a donc décidé d’implanter quatre éoliennes, et non plus cinq, de 150 mètres de haut chacune. Afin de limiter l’impact visuel, nous avons également prévu un alignement tel, que depuis les différents sites touristiques alentours - Montségur ou encore le château de Lagarde - on ne voit qu’une seule éolienne. »

Dans ce projet, l’entreprise prévoit également plusieurs compensations écologiques. « Pour pouvoir transporter et installer ces éoliennes, 1,3 hectare de forêt va être déboisé mais on s’engage à reboiser plus de 6 hectares de la même essence forestière. Idem pour les arbres que nous allons couper. Nous voulons créer une zone sacralisée, un peu plus loin, pour que les oiseaux puissent s’y réfugier et vivre paisiblement. »
Une entreprise française pour concevoir ces éoliennes
Autre nouveauté de ce projet, le choix d’une entreprise française pour concevoir ces éoliennes. « On a choisi le leader français des remontées mécaniques, l’entreprise Poma. L’avantage, en plus de valoriser le savoir-faire français, est qu’elle possède déjà une base de maintenance à Saint-Jean-de-Verges, en Ariège, pour les équipements installés dans le département. On ambitionne donc de créer quelques emplois localement pour assurer la maintenance et le suivi de ce parc éolien. »
Une opposition toujours aussi forte
Si le projet a bien été revu pour répondre aux attentes de la préfecture, ce dernier est toujours rejeté en bloc par les opposants. Déjà, à l’époque, une forte opposition s’était formée autour de ce dossier. Car si la commune de Troye-d’Ariège semble favorable à l’arrivée d’éoliennes sur sa commune, il n’en est rien pour celles avoisinantes. Jean Huillet, maire de Camon, est le président de l’association pour la préservation du tourisme et des sites du pays des Pyrénées cathares. Une des associations qui, en 2015, avaient œuvré pour contrer ce projet. « Nous sommes toujours fermement opposés à l’implantation d’éoliennes sur une zone où le tourisme est un vecteur de développement économique considérable. Même retoqué, l’impact visuel reste identique et aussi dévastateur pour l’économie immobilière, ajoute-t-il. Pour l’heure, on attend de voir, on reste vigilant. Mais si le projet avance, on se mobilisera fortement, comme on l’avait fait à l’époque. »
Pour l’instant, le dossier suit son cours. Les avis du conseil national de protection de la nature et celui de l’autorité environnementale sont attendus pour que la préfecture puisse décider de la poursuite, ou non, de l’instruction du dossier. Pour rappel, l'Ariège ne compte actuellement aucune éolienne.
Un autre projet à l'étude du côté de Laroque-d’Olmes
Un autre projet de parc éolien est à l’étude sur la commune de Laroque-d’Olmes. Il est porté par la société Boralex, acteur indépendant de l’éolien terrestre, dont le centre de maintenance est basé à Avignonet-Lauragais, en Haute-Garonne. La société étudie en ce moment le potentiel de ce site ariégeois. Pour cela, un mât de mesure va être installé d’ici peu sur cette propriété privée. Pour l’instant, aucun détail sur l’ampleur de ce parc éolien n’a été communiqué.
https://www.ladepeche.fr/article/2018/01/20/2725728-le-projet-d-eoliennes-a-troye-d-ariege-est-relance.html

20/01/18 : Tarn-et-Garonne - 
Monbéqui - Le maire reste ferme contre les projets d'éoliennes
Alfred Marty, maire, entouré de l'équipe municipale, a présenté ses vœux aux habitants, [...] Il a terminé en évoquant avec fermeté le projet des six éoliennes de 200 mètres de haut (en bout de pales) sur les communes de Montbartier, Finhan et Montech. «à ce jour, la position du conseil municipal est celle prise dans son plan local d'urbanisme approuvé par l'état en 2014 : en zone agricole, sont interdites toutes les formes d'occupation et d'utilisation du sol, notamment l'implantation d'éoliennes. A titre personnel, je ne me déroberai pas à mes responsabilités. Après avoir écouté les différents avis et consulté le dossier d'enquête publique, je voterai contre ce projet car il est susceptible de porter atteinte au développement futur de notre commune et à sa qualité de vie. J'ai déjà fait part à la société Valorem que j'interdirai, en toute hypothèse et dans le cadre de mes pouvoirs de service, tout passage d'engins de chantier sur des voies communales longeant des habitations dans la mesure où d'autres solutions sont possibles»[...]
https://www.ladepeche.fr/article/2018/01/20/2725618-le-maire-reste-ferme-contre-les-projets-d-eoliennes.html


19/01/18 : Avis favorable au méga-poste de transformation de Saint-Victor-et-Melvieu dans l’Aveyron
Le rapport remis par les trois commissaires enquêteurs donne son feu vert à la réalisation de cet équipement envisagé par RTE, filiale d'EDF pour réaliser un carrefour de lignes à haute tension dans le sud de l'Aveyron.
L'enquête publique a démarré début novembre. La commission chargée de cette mission vient de rendre ses conclusions, favorables à la construction de ce poste de transformation électrique d'une puissance de 400.000 volts sur 5 hectares de parcelles agricoles.
Le projet a déclenché de vives oppositions des habitants et la municipalité de Saint-Victor-et-Melvieu. Deux autres communes concernées par le dossier.
Durant les semaines de l'enquête publique, les commissaires ont recueilli 309 observations écrites et orales. Le rapport définitif de 130 pages présente également au certains nombres de réserves. Elles concernent notamment l'enfouissement de plusieurs lignes électriques.
Le site de Saint-Victor-et-Melvieu figure sur la liste des "ZAD en puissance" établie par plusieurs médias après l'abandon du projet d'aéroport à Notre Dame des Landes près de Nantes.
Il y a 3 ans, un collectif de militants a construit la «cabane de l’Amassada» pour cristalliser l’opposition à ce projet initié par RTE. 
Reportage en ligne
https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/aveyron/rodez/avis-favorable-au-mega-poste-transformation-saint-victor-melvieu-aveyron-1404487.html#xtor=EPR-521-[france3regions]-20180119-

19/01/18 : Hérault : 
Biterrois : à Ceilhes-et-Rocozels, on ne lâche rien face au projet éolien
Un rassemblement a lieu à Ceilhes-et-Rocozels (Hérault), ce vendredi 19 janvier pour protester contre le projet d'installation sur la commune d'éoliennes.
La commune de Ceilhes-et-Rocozels, située aux confins de l'Hérault et de l'Aveyron, se mobilise depuis plusieurs mois pour empêcher l'installation d'éoliennes. Cette commune rurale qui compte 324 habitants a fortement investi dans le tourisme vert et a pu se développer grâce à son patrimoine naturel et historique remarquable.
Six éoliennes de 120 mètres
"Or le projet de la société Wolkswind d'installer sur les crêtes qui surplombent le village un ensemble de six éoliennes de 120,5 m de haut qui seront vite rejointes par un deuxième projet de huit éoliennes pour lequel les démarches administratives sont déjà en cours, va détruire les paysages, la quiétude des lieux, la qualité de vie de ses habitants et la biodiversité…", estiment les associations d'opposants. Pas moins de 225 personnes ont signé une pétition contre les “moulins à vent”, initiée par les anciens et les jeunes du bourg.


L'avis défavorable du PNR
Certaines structures commencent également à réagir. C'est le cas pour le Parc naturel régional du Haut Languedoc qui vient de donner un avis défavorable sur les deux projets.
"De même, les Monuments historiques et au moins une des communes environnantes consultées, située à une altitude de 700 m, ont émis un avis défavorable", précisent les anti-éoliennes.
Des rapaces protégés
Ils rappellent également que "quatorze espèces de rapaces protégés dont l'aigle royal, le vautour fauve, le vautour moine, le Circaète Jean-le-Blanc… fréquentent le territoire. Ils sont en danger comme le sont également les pigeons du colombophile du village. Et seize espèces protégées de chauve-souris ont été repérées sur la zone dont des espèces rares et bénéficiant d'un Plan national d'action".
Alors, les habitants de Ceilhes-et-Rocozels, appuyés par les associations anti-éoliennes de la région, ont décidé de manifester leur opposition au projet porté par la société Wolkswind, ce vendredi. Ils ont prévu de se rassembler devant la mairie de la commune dès 14 h, à l'occasion de la dernière permanence organisée dans le cadre de l'enquête publique.

19/01/18 : Gard : Le projet éolien est en cours d’instruction
[...] Thierry Perez s'est ensuite attardé sur le projet éolien Les Ailes de Valle Aqua, que les services de l'état vont instruire pour décider s'il peut ou non passer en phase d'enquête publique.[...]
http://www.midilibre.fr/2018/01/19/le-projet-eolien-est-en-cours-d-instruction,1616110.php

18/01/18 : Aveyron : l’Amassada veut profiter de l’effet Notre-Dame-des-Landes
Certains militants envisagent d'attirer des zadistes de Notre-Damed-des-Landes en Sud-Aveyron.L'exemple du Larzac est sur toutes les lèvres. Après l'annonce de l'arrêt du chantier d'aéroport à Notre-Dame-de-Landes, les voies s'élèvent pour que le modèle de la SCTL, créé au milieu des années 1980 en Sud-Aveyron, soit utilisé pour la gestion des terres en Loire-Atlantique. Mais localement, c'est la crainte d'un mouvement inverse qui est en train d'apparaître. 
LIRE AUSSI - Notre-Dame-des-Landes : des routes libérées d'ici la fin de la semaine prochaine.
En effet, dans quelques semaines, le site de Notre-Dame-des-Landes devrait être évacué. Et certains zadistes ont déjà laissé entendre qu'ils iraient bien s'installer sur d'autres lieux de luttes en France. Parmi eux, le site d'enfouisse-ment nucléaire de Bure (Meuse), ainsi que celui du Center Parcs de Roybon, en Isère. Mais aussi et surtout, le site de Saint-Victor-et-Melvieu, où le projet d'ins-tallation par RTE d'un transformateur fait débat depuis plusieurs années déjà. Rameuter des troupes L'Amassada le sait et a déjà des contacts avec certains zadistes nantais. En effet, plusieurs d'entre eux sont déjà venus sur le site pour la Fête du vent, notam-ment. En coulisses, certains ne cachent pas l'ambition de rameuter les troupes dans le Sud-Aveyron, afin notamment d'accentuer la contestation contre la construction des six éoliennes à Crassous, sur la commune de Saint-Affrique. Car les opposants, qui affichaient leur ambition de “dégager les pelles”, sont tombés - pour le moment - contre plus fort qu'eux. Les autorités, pas dupes, avaient déployé la semaine dernière pour le début du chantier, un important dispositif de sécurité. Et les militants ont fait chou blanc. En cet hiver, le site de l'Amassada n'est occupé qu'épisodiquement.
Enquête publique Et si, en fin d'année dernière, lors de l'enquête publique, les opposants avaient réussi à fédérer à plusieurs reprises une à deux centaines de personnes, il semble que l'extension au site saint-affricain n'ait pas rencontré une adhésion de masse. Mais la décision gouvernementale à Notre-Dame-des-Landes a re-donné du baume au coeur à l'Amassada. Et ses leaders comptent bien en profi-ter. Samedi, une "réunion stratégique" est programmée sur le site de Saint-Vic-tor et dimanche, un rassemblement devrait avoir lieu à Crassous. De l'ampleur de la mobilisation pourrait dépendre la suite du mouvement. LIRE AUSSI - Au commencement était le Larzac... 
http://www.midilibre.fr/2018/01/18/aveyron-l-amassada-veut-profiter-de-l-effet-notre-dame-des-landes,1615955.php

16/01/18 : Aude : Lasserre-de-Prouille - DES EOLIENNES QUI SOULÈVENT UN VENT DE COLÈRE
Les villageois ne veulent pas que leur campagne soit défigurée
Les habitants commencent à s’interroger sur la réalité d’un éventuel projet d’Eoliennes qui assez rapidement pourrait voir le jour dans la commune. Une inquiétude accentuée par le manque de communication…
https://www.lepetitjournal.net/11c-aude-carcassonne/2018/01/16/des-eoliennes-qui-soulevent-un-vent-de-colere/

14/01/18 : Tarn-et-Garonne : Montech : Eoliennes: enquête publique en cours
Projet éolien Garonne et canal
Les six éoliennes censées dominer à 200 mètres de hauteur la plaine de Garonne entre Montech , Montbartier et Fihnan, ne brasseront l'air qu'en 2020… Si le projet est autorisé, s'il n'est pas entravé d'oppositions et de recours. L'enquête publique a démarré. Elle sera clôturée le 5 février.
Ce projet est le premier du genre dans le département. Du moins, le premier à avoir surmonté les longues procédures d'instruction préliminaires, la préfecture de Tarn-et-Garonne ayant en juin dernier, déclarée recevable la demande d'autorisation environnementale déposée fin 2016 par la société Valorem promoteur de ce projet (1) initié en 2012. Le 7 décembre dernier, le préfet a donné le feu vert à l'enquête publique. Celle-ci a débuté le 3 janvier sur les communes directement concernées par le projet : Montech, Finhan, Montbartier. Elle s'achèvera le 5 février. Au terme de cette procédure, le préfet rendra un avis favorable ou défavorable. Dans l'hypothèse d'une autorisation préfectorale, purgée la période (4 mois) de recours légal qui suivra cet avis, Valorem pourra alors envisager la mise en chantier des éoliennes.
Trois commissaires enquêteurs...
Compte tenu de la complexité et de l'importance du projet, ce n'est pas un, mais trois commissaires enquêteurs qui ont été nommés. Cette commission d'enquête est ainsi présidée par Michel Sablayrolles, géomètre expert en retraite, Christine Faure, architecte et Jean-Paul Gayrard, commissaire de police honoraire.
Tout au long de cette enquête le public pourra rencontrer la commission dans les mairies (lire ci contre) et faire valoir ses observations pour les consigner sur les registres d'enquête. Le public peut également se rendre sur le site internet de la préfecture (2) où toutes les pièces du dossier sont consultables et sur lequel, les citoyens peuvent également formuler leurs observations. Ces observations peuvent de la même manière être déposées sur papier en mairie de Finhan et Montbartier et à la cyber base de Montech aux jours ouvrables. Elles peuvent aussi être adressées par voie postale à l'attention du commissaire enquêteur (pendant la durée de l'enquête) au siège de l'enquête : mairie de Finhan, 1 rue Tessié Solier. 82700 Fihnan.
(1) Six éoliennes envisagées : 2 à Montech, 2 à Finhan, 1 à Montbartier. La production annuelle de ce parc est estimée à 38 600 MWh. Diamètre du rotor : 131 m ; hauteur du mat : 134,5 m ; hauteur maxi bout de pale : 200 m.
(2) http ://www.tarn-et-garonne.gouv.fr/Politiques publiques/Environnement/Installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE)/ Enquête -et- consultation- publique.
La commission dans les mairies
La commission d'enquête, représentée par un ou plusieurs de ses membres, siègera donc dans les mairies des communes concernées jusqu'au 5 février.
En mairie de Fihnan, la commission a déjà siégé le 6 janvier. Elle siègera à nouveau le 2 février de 9 heures à 12 heures.
En mairie de Montbartier, la commission siègera le 17 janvier de 14 à 17 heures.
En mairie de Montech, la commission a siégé le jeudi 11 janvier et siègera à nouveau le samedi 27 janvier de 9 à 12 heures.
Le rapport et les conclusions de la commission d'enquête seront tenus à la disposition du public, dans les mairies de Finhan, Montbartier et Montech ainsi que sur le site de la préfectuire pendant un an à compter de la clôture de l'enquête.
Les citoyens livrent leurs observations
Leurs craintes ? Le bruit, la vue, la santé … Et la valeur des maisons
Une enquête publique attire surtout les vents contraires. Comme souvent dans ce genre d'exercice, ce sont les opposants qui prennent la peine de notifier leurs observations, mais aussi les «Nimby» (not In my backyard. En français, «pas dans mon arrière-cour») (1)… Dans tous les cas, des avis qui ne sauraient conditionner l'issue de la procédure. L'avis négatif d'une commission d'enquête sur un projet peut-être suivie d'une autorisation dudit projet… et inversement. L'enquête publique lancée sur le projet éolien Garonne et Canal de la société Valorem permet néanmoins aux citoyens d'exprimer des interrogations, des craintes… souvent pertinentes.
Santé publique : quelles données scientifiques ?
«Lors des consultations menées en novembre dernier par Valorem dans les communes concernées par son projet, nous avions croisé une riveraine dont la maison, si le projet abouti, se trouverait à quelques centaines de mètres seulement des installations. Cette habitante de Montbartier avait alors évoqué ses craintes face au chargé de projet chez Valorem. Des inquiétudes que cette Tarn-et-Garonnaise est en train de coucher sur papier afin de les verser aux registres de l'enquête en cours. «De quelles données scientifiques à ce jour dispose-t-on concernant l'impact des éoliennes sur la santé ? Idem en ce qui concerne l'hypersensibilité aux ultras sons», interroge-t-elle. Cette citoyenne évoque encore les nuisances sonores et s'étonne de «l'opacité» qui entoure les procédures de mesures et de contrôles de ces nuisances : «On nous dit que des contrôles seront effectués, mais on ne sait pas où. Qu'ils le seront la première année puis tous les 5 ans. Cela est un peu surprenant».
Impact visuel : des éoliennes visibles jusqu'à Montauban
Réserves également en ce qui concerne l'impact visuel de ces éoliennes. «J'ai consulté les documents du projet éolien. L'une des études stipule une modification significative des grands paysages… C'est inacceptable. Dans ce même document, il est précisé que les éoliennes seront visibles jusqu'à Montauban distante de 15 kilomètres». Quant à l'éventuelle dépréciation des biens immobiliers, cette jeune femme ne veut pas seulement exprimer ses craintes vis-à-vis de son porte feuille : «Mon inquiétude porte aussi sur la préservation de notre qualité de vie»… Enfin, la chute d'une éolienne de 62 mètres en Vendée lors de la tempête Carmen n'a évidemment pas rassuré cette future riveraine du site Valorem : «ça m'inquiète sérieusement. ça fait peur surtout qu'on aura là des éoliennes qui culmineront à près de 200 mètres».
Les appréhensions de cette habitante ne sont pas un cas d'espèce. L'enquête publique devrait le révéler. Les réactions publiées sur le site de la préfecture dans le cadre de cette consultation rejoignent ses préoccupations et ses interrogations. «Je note que l'impact visuel est notable depuis tous les points de vue», écrit ce citoyen qui se dit «contre ce projet stupide uniquement favorable aux trois communes (N.D.L.R. : Montech, Montbartier, Finhan). On ferait mieux d'équiper toutes les nouvelles constructions (lycées, collèges, gymnases) de panneaux photovoltaïques»…
«Les terrains vont perdre de leur valeur»
«Notre village de Montech va se trouver dénaturer. Cela va également engendrer des nuisances sonores pour les résidents des alentours et des nuisances visuelles. De plus les terrains vont perdre de leur valeur». Cet habitant d'une commune voisine estime pour sa part «que cela va stopper l'expansion démographique de nos villages et rendre les terrains constructibles inhabitables… Quid de l'indemnisation des habitations voisines qui verront de leurs fenêtres les éoliennes ?». Ce citoyen rapporte dans sa déposition que «la cour d'appel de Rennes fait état de d'attestations notariales et d'agents immobiliers estimant entre 28 et 46 % la dépréciation des habitations concernées».
L'enquête publique va donc consigner tous ces avis, ces craintes, ces interrogations et ces coups de colère.
Un collectif en embuscade
Un «collectif anti-éoliennes de Montech-Montbartier-Finhan» s'est récemment constitué. Ce collectif appelle de ses vœux «une production d'électricité verte digne de ce nom» et dénonce le manque de vent entre Garonne et canal en s'appuyant sur une étude du Schéma régional du climat de l'air et de l'énergie (SRCAE) qui aurait classé cette zone comme «inadaptée» ou «peu adaptée» à la production d'énergie éolienne.
(1) Des personnes qui ne sont pas nécessairement hostiles à l'infrastructure en tant que telle, mais n'acceptent pas que celle-ci puisse modifier leur environnement proche.
collectif anti-éoliennes de Montech-Montbartier-Finhan http://collectif82montech.blogspot.fr/2018/01/

14/01/18 : Tarn-et-Garonne : 
Leurs craintes ? Le bruit, la vue, la santé … Et la valeur des maisons
Les citoyens livrent leurs observations
Une enquête publique attire surtout les vents contraires. Comme souvent dans ce genre d'exercice, ce sont les opposants qui prennent la peine de notifier leurs observations, mais aussi les «Nimby» (not In my backyard. En français, «pas dans mon arrière-cour») (1)… Dans tous les cas, des avis qui ne sauraient conditionner l'issue de la procédure. L'avis négatif d'une commission d'enquête sur un projet peut-être suivie d'une autorisation dudit projet… et inversement. L'enquête publique lancée sur le projet éolien Garonne et Canal de la société Valorem permet néanmoins aux citoyens d'exprimer des interrogations, des craintes… souvent pertinentes.

Santé publique : quelles données scientifiques ?
«Lors des consultations menées en novembre dernier par Valorem dans les communes concernées par son projet, nous avions croisé une riveraine dont la maison, si le projet abouti, se trouverait à quelques centaines de mètres seulement des installations. Cette habitante de Montbartier avait alors évoqué ses craintes face au chargé de projet chez Valorem. Des inquiétudes que cette Tarn-et-Garonnaise est en train de coucher sur papier afin de les verser aux registres de l'enquête en cours. «De quelles données scientifiques à ce jour dispose-t-on concernant l'impact des éoliennes sur la santé ? Idem en ce qui concerne l'hypersensibilité aux ultras sons», interroge-t-elle. Cette citoyenne évoque encore les nuisances sonores et s'étonne de «l'opacité» qui entoure les procédures de mesures et de contrôles de ces nuisances : «On nous dit que des contrôles seront effectués, mais on ne sait pas où. Qu'ils le seront la première année puis tous les 5 ans. Cela est un peu surprenant».
Impact visuel : des éoliennes visibles jusqu'à Montauban
Réserves également en ce qui concerne l'impact visuel de ces éoliennes. «J'ai consulté les documents du projet éolien. L'une des études stipule une modification significative des grands paysages… C'est inacceptable. Dans ce même document, il est précisé que les éoliennes seront visibles jusqu'à Montauban distante de 15 kilomètres». Quant à l'éventuelle dépréciation des biens immobiliers, cette jeune femme ne veut pas seulement exprimer ses craintes vis-à-vis de son porte feuille : «Mon inquiétude porte aussi sur la préservation de notre qualité de vie»… Enfin, la chute d'une éolienne de 62 mètres en Vendée lors de la tempête Carmen n'a évidemment pas rassuré cette future riveraine du site Valorem : «ça m'inquiète sérieusement. ça fait peur surtout qu'on aura là des éoliennes qui culmineront à près de 200 mètres».
Les appréhensions de cette habitante ne sont pas un cas d'espèce. L'enquête publique devrait le révéler. Les réactions publiées sur le site de la préfecture dans le cadre de cette consultation rejoignent ses préoccupations et ses interrogations. «Je note que l'impact visuel est notable depuis tous les points de vue», écrit ce citoyen qui se dit «contre ce projet stupide uniquement favorable aux trois communes (N.D.L.R. : Montech, Montbartier, Finhan). On ferait mieux d'équiper toutes les nouvelles constructions (lycées, collèges, gymnases) de panneaux photovoltaïques»…
«Les terrains vont perdre de leur valeur»
«Notre village de Montech va se trouver dénaturer. Cela va également engendrer des nuisances sonores pour les résidents des alentours et des nuisances visuelles. De plus les terrains vont perdre de leur valeur». Cet habitant d'une commune voisine estime pour sa part «que cela va stopper l'expansion démographique de nos villages et rendre les terrains constructibles inhabitables… Quid de l'indemnisation des habitations voisines qui verront de leurs fenêtres les éoliennes ?». Ce citoyen rapporte dans sa déposition que «la cour d'appel de Rennes fait état de d'attestations notariales et d'agents immobiliers estimant entre 28 et 46 % la dépréciation des habitations concernées».
L'enquête publique va donc consigner tous ces avis, ces craintes, ces interrogations et ces coups de colère.
Un collectif en embuscade

Un «collectif anti-éoliennes de Montech-Montbartier-Finhan» s'est récemment constitué. Ce collectif appelle de ses vœux «une production d'électricité verte digne de ce nom» et dénonce le manque de vent entre Garonne et canal en s'appuyant sur une étude du Schéma régional du climat de l'air et de l'énergie (SRCAE) qui aurait classé cette zone comme «inadaptée» ou «peu adaptée» à la production d'énergie éolienne.
(1) Des personnes qui ne sont pas nécessairement hostiles à l'infrastructure en tant que telle, mais n'acceptent pas que celle-ci puisse modifier leur environnement proche.
collectif anti-éoliennes de Montech-Montbartier-Finhan http://collectif82montech.blogspot.fr/2018/01/

13/01/18 : Aude : Bilan et annonces lors de la cérémonie des voeux
Comme il est de coutume au mois de janvier, le maire Bernard Devic, a présenté aux habi-tants de la commune et aux diverses associations venus à la traditionnelle cérémonie des voeux, ses meilleurs souhaits pour cette nouvelle année 2018. Étaient également présents, les maires de communes alentour, les sapeurs pompiers et la gendarmerie de Leucate.
Un rappel des différents événements et travaux qui ont eu lieu pendant l’année 2017 a été fait : l’aménagement de l’entrée-ouest du village pour une meilleure sécurité, la réalisation du nouveau lotissement des « Oliviers », l’obtention du label national zéro phyto « terre saine », la restructuration du fameux rond-point carré du lotissement des Capitelles, avec la création de 7 places de parking, l’organisation, le développement et le rayonnement de la médiathèque : Maison Rose Suzanne, avec l’organisation de réunions et d’événements culturels divers, le démarrage d’activités nouvelles, la mise en réseau, et l’ouverture possible le dimanche matin grâce à la présence de bénévoles. Pour 2018 plusieurs projets seront à l’étude, avec notamment la construction de six éoliennes et la pose de panneaux photovoltaïques sur 40 hectares, en lien avec les communes de Feuilla et Treilles-plateau.
Concernant les plus jeunes, le conseil municipal avait promis l’année dernière, de réfléchir à une piste de skate. Des devis sont à l’étude.
Beaucoup d’autres idées comme la vidéo-protection seront reprises et étudiées tout au long de l’année, dont vous pourrez suivre la progression dans « Via Caves ». Tous les projets de Caves sont soutenus par Marie-Christine Théron Chet, conseillère départementale, et Henri Martin, auprès du département.
Bernard Devic dont l’optimisme est bien connu de tous, a invité l’assemblée, au nom de la municipalité, à célébrer cette belle année 2018 qui s’ouvre, en partageant le verre de l’amitié au-tour d’une collation.
http://www.lindependant.fr/2018/01/13/bilan-et-annonces-lors-de-la-ceremonie-des-voeux,3087469.php

12/01/18
Haute-Garonne -Cintegabelle - Jean-Louis Rémy présente ses projets à la population
Comme de coutume, le maire, Jean-Louis Rémy, profite du repas annuel offert aux aînés pour présenter ses vœux au plus grand nombre, : aînés, forces civiles et militaires, élus. Après avoir remercié les personnels des services municipaux, il a dressé un bilan de l'année écoulée puis quelques projets à venir. En préambule, le premier...
Trois parcs photovoltaïques 
Néanmoins, la production d'énergies renouvelables reste une priorité avec l'installation de 3 parcs photovoltaïques et le soutien au projet de parc éolien par une mixité citoyen-privé
https://www.ladepeche.fr/article/2018/01/12/2719835-jean-louis-remy-presente-ses-projets-a-la-population.html

12/01/18 : Aveyron : Galgan - Jean Alaux présente ses vœux
[...] "Côté éolien, l'étude sur l'implantation du parc se poursuit. 2018 sera l'année de dépôt de l'autorisation environnementale. De sa validation ou non dépendra la suite de l'opération...." [...]
https://www.ladepeche.fr/article/2018/01/12/2719834-jean-alaux-presente-ses-voeux.html

11/01/18 : Aveyron : Saint-Affrique : le maire pris à partie par les anti-éoliennes
Ils ont envoyé de la boue sur le véhicule dans lequel il circulait vers le chantier de Crassous.
Une vingtaine d'opposants à la construction du parc éolien de Faydunes se sont rendus à pied sur le plateau de Crassous, à Saint-Affrique, ont pris à partie Alain Fauconnier, le maire de la commune. Venu observer l'avancée du chantier, l'édile s'est retrouvé face à une banderole dénonçant : "Crassous sacrifié à la finance verte".
L'élu, en sortant de sa voiture a eu une brève discussion avec les opposants, qui a tourné court. De la boue a été jetée sur sont véhicule. Excédé, l'élu a traité le groupe d'un nom d'oiseau avant de quitter les lieux.
Une plainte déposée
« Il n'y a pas de combat légitime ou illégitime qui puisse justifier de telles attitudes, a expliqué Alain Fauconnier après-coup. Ce sont des méthodes voyous qui discréditent leurs quelques fragiles arguments pour s'opposer à la mise en place du mix énergétique que tout le monde reconnaît comme une nécessité. S'en prendre à un véhicule municipal et tenter d'empêcher le maire de circuler sur le domaine public est intolérable et ne sera pas toléré. »
Le maire a déposé plainte pour entrave à circulation et dégradation de véhicule municipal.
http://www.midilibre.fr/2018/01/11/saint-affrique-le-maire-pris-a-partie-par-les-anti-eoliennes,1612938.php

11/01/18 : Aude :Bouriège : pour les antis, les éoliennes « ne passeront pas »
Polémique. De nouveaux arrêtés ont été pris par le conseil départemental de l'Aude.
Chaque mois apporte son lot de nouveaux épisodes, dans le conflit historique qui oppose la société Valeco et certains habitants de la vallée de la Corneilla autour du parc éolien de « La Bruyère ». Après diverses assignations en justice des opposants, qui bloquaient l’accès au chantier et une bataille juridique à n’en plus finir autour du chantier lui-même, la justice, après avoir dans un premier temps débouté la société Valeco, considérant que les « zadistes » se situaient sur une propriété privée, a justement fini par reconnaître un « abus de propriété privée ». Ce qui a le don d’énerver le Collectif des résistants du pont du Rec, opposés au projet : « L’abus de propriété privée existe dans le droit français depuis le XIXe siècle, mais pour la première fois, le juge le reconnaît pour une société qui n’est, elle, absolument pas propriétaire de la route. On innove dans l’Aude, c’est proprement scandaleux », fustige Agnès Roy.
L’épineux dossier des voies d’accès
Autre point stratégique, la question des voies d’accès entre le très étroit pont du Rec et le site de Bouriège et Tourreilles. « Vu l’ampleur du chantier, Valeco ne peut plus passer par voie de fait. La justice et le Conseil départemental ont donné des voies d’accès, mais pour nous, les éléments éoliens ne passeront pas sur le pont du Rec », poursuit l’opposante, qui promet de nouvelles actions si des éléments arrivent sur le site. « Ils ne passeront pas s’ils ne respectent pas la loi », assure Agnès Roy. Face à ce problème d’accès, le Département avait déjà pris six arrêtés de circulation et deux arrêtés d’alignement de la chaussée. Mais cela n’a pas suffi. Le 4 janvier, un nouvel arrêté de circulation a été pris par le Conseil départemental, qui interdit la circulation sur une portion de la RD 52 à tout véhicule, sauf pour le convoi d’éléments, les services publics ou de secours, et dans certaines conditions pour les riverains.
« Les citoyens n’ont plus grand-chose à dire »
La circulation alternée est observée sur une autre portion de la route. Pendant ce temps, la société Valeco est autorisée à acheminer des pièces du chantier à condition d’en informer les autorités la veille. Parallèlement, le Département a pris un troisième arrêté d’alignement de la chaussée : « Cela entraîne certaines restrictions, comme celle de ne pas mettre d’obstacle. En aucun cas une expropriation », explique le directeur du cabinet d’André Viola. De leur côté, les collectifs opposés au parc éolien dénoncent un « arrêté qui spolie treize propriétaires. » Une nouvelle preuve, selon le collectif, que « les citoyens n’ont plus grand-chose à dire » face à ce qu’ils appellent « l’éologarchie ». Accusation dont se défend formellement le Département : « La société a obtenu le permis de construire avant 2008, nous n’avions pas notre mot à dire », rappelle Jean Brunel, qui explique œuvrer dans le sens du « compromis entre les riveraines et l’entreprise : notre rôle est de gérer le domaine public » auquel appartiennent les routes.
http://www.lindependant.fr/2018/01/10/bouriege-pour-les-antis-les-eoliennes-ne-passeront-pas,3086868.php


10/01/18 : Aveyron : onze opposants au projet éolien de Crassous convoqués par les gendarmes
Ils déclarent ne pas vouloir se rendre à la convocation pour tentative d'intimidation et veulent poursuivre le blocage des travaux.
Le rendez-vous était fixé initialement au dolmen de Crassous, lundi 8 janvier, en milieu de matinée. Mais la pluie intense qui s'abattait a conduit une vingtaine d'opposants à la construction du parc éolien de Faydunes à tenir leur conférence de presse dans un lieu couvert, en l'occurrence une demeure du hameau de Boussac. Certains sont membres de l'Amassada, un collectif qui milite contre le projet d'implantation par RTE d'un...
http://www.midilibre.fr/2018/01/09/aveyron-onze-opposants-au-projet-eolien-de-crassous-convoques-par-les-gendarmes,1611829.php
10/01/18 : Aveyron : Saint-Affrique : un chantier éolien sous haute surveillance
Six éoliennes doivent être dressées à l’horizon 2019 sur un site voisin à celui où est déjà prévue la construction du transformateur de Saint-Victor-et-Melvieu. 
Une action d’opposants aux deux projets est redoutée.
Les chemins d’accès au site sont particulièrement boueux. Les fortes pluies des derniers jours n’ont rien arrangé. Mardi 9 janvier au matin, les travaux de défrichement du terrain ont repris sur le chantier éolien des Crassous, à Saint-Affrique. À quelques encablures, à vol d’oiseau, de l’Amassada et du site où est prévu l’établissement du transformateur de Saint-Victor-et-Melvieu, ce sont six éoliennes qui doivent voir le jour à l’horizon 2019.
Porté par l’entreprise Théolia et EDF, le chantier avait démarré doucement au mois de décembre. Mais avait rapidement été perturbé par des manifestations et des actions des membres de l’Amassada, qui voient en ce chantier la mise en abîme de leur combat contre le développement des chantiers éoliens.
Pourtant, ces éoliennes sont prévues de longue date. Le projet a mis une dizaine d’années à mûrir. Et les nombreux recours, notamment portés par les riverains, sont purgés depuis plusieurs années. Après une trêve de Noël, le chantier doit entrer, en ce début d’année, dans sa phase opérationnelle.
Une tentative vers midi
Mardi , le promoteur a démarré le travail de défrichement, sur le chemin d’accès, qui va être terrassé pour ensuite pouvoir laisser passer les engins de chantiers, mais surtout sur le site où sera installée la première éolienne. Deux pelles, pour notamment débroussailler le terrain et une gyrobroyeuse, pour faire place nette ont commencé à tourner sur place. Si, pour le moment, les ouvriers sont peu nombreux sur place, c’est un impressionnant dispositif de gendarmerie qui a été installé. En effet, les autorités, au vu des antécédents, craignaient une démonstration de force des opposants.
Arrivées très tôt lundi matin, les forces de l’ordre ont verrouillé un terrain qui présente la particularité de contenir de nombreux chemin d’accès, difficile à sécuriser. Un déploiement nécessaire puisque l’Amassada avait appelé, dans la matinée, à « dégager » les pelles, arrivées le matin même sur le chantier. Dès 8 h du matin, quelques opposants ont été aperçus aux abords du site, sans toutefois tenter quoi que ce soit. Un peu avant midi, ils sont revenus à une dizaine, pour tenter d’accéder au chantier lui-même, via des chemins de traverse.
Au vu du dispositif sur place, il semble qu’ils aient rapidement fait demi-tour. À 13 h, un rassemblement était prévu à Saint-Victor-et-Melvieu pour une action dans la foulée à Crassous. Une manifestation qui n’a jamais eu lieu, les opposants ayant sans doute été découragés. À moins qu’ils ne préfèrent attendre un autre moment pour mettre au point leur stratégie dissuasive. C’est en effet la crainte actuelle des autorités, sur le chantier. Il y a, pour elles, le danger d’actions répétées, bloquant les travaux. Le promoteur le sait, et devra sans doute, si ça n’est pas déjà fait, trouver des solutions privées pour sécuriser l’accès au site et aux machines, la nuit notamment. Les gendarmes ne pourront pas être présents en permanence sur un chantier qui doit durer, jusqu’à la mi-2019.

http://www.centrepresseaveyron.fr/societe/saint-affrique--un-chantier-eolien-sous-haute-surveillance-DI578858

10/01/18 : Sud-Aveyron : à Crassous, un chantier sous haute surveillance
Six éoliennes doivent y voir le jour à l'horizon 2019, ce qui pose un sérieux problème aux opposants du transformateur de Saint-Victor-et-Melvieu voisins.
Les chemins d'accès au site sont particulièrement boueux. Les fortes pluies des derniers jours n'ont rien arrangé. Mardi matin, les travaux de défrichement du terrain ont repris sur le chantier éolien des Crassous, à Saint-Affrique. À quelques encablures, à vol d'oiseau, de l'Amassada et du site où est prévu l'établissement du transformateur de Saint-Victor-et-Melvieu, ce sont six éoliennes qui doivent voir le jour à l'horizon 2019. Porté par l'entreprise Théolia et EDF, le chantier avait démarré doucement au mois de décembre. Mais avait rapidement été perturbé par des manifestations et des actions des membres de l'Amassada, qui voient en ce chantier la mise en abîme de leur combat contre le développement des chantiers éoliens.
Une tentative vers midi
Pourtant, ces éoliennes sont prévues de longue date. Le projet a mis une dizaine d'années à mûrir. Et les nombreux recours, notamment portés par les riverains, sont purgés depuis plusieurs années. Après une trêve de Noël, le chantier doit entrer, en ce début d'année, dans sa phase opérationnelle. Mardi, le promoteur a démarré le travail de défrichement, sur le chemin d'accès, qui va être terrassé pour ensuite pouvoir laisser passer les engins de chantiers, mais surtout sur le site où sera installée la première éolienne. Deux pelles, pour notamment débroussailler le terrain et une gyrobroyeuse, pour faire place nette ont commencé à tourner sur place. Si, pour le moment, les ouvriers sont peu nombreux sur place, c'est un impressionnant dispositif de gendarmerie qui a été installé. En effet, les autorités, au vu des antécédents, craignaient une démonstration de force des opposants. Arrivées très tôt lundi matin, les forces de l'ordre ont verrouillé un terrain qui présente la particularité de contenir de nombreux chemin d'accès, difficile à sécuriser. Un déploiement nécessaire puisque l'Amassada avait appelé, dans la matinée, à « dégager » les pelles, arrivées le matin même sur le chantier.
Manifestation fantôme
Dès 8 h du matin, quelques opposants ont été aperçus aux abords du site, sans toutefois tenter quoi que ce soit. Un peu avant midi, ils sont revenus à une dizaine, pour tenter d'accéder au chantier lui-même, via des chemins de traverse. Au vu du dispositif sur place, il semble qu'ils aient rapidement fait demi-tour. À 13 h, un rassemblement était prévu à Saint-Victor-et-Melvieu pour une action dans la foulée à Crassous. Une manifestation qui n'a jamais eu lieu, les opposants ayant sans doute été découragés. À moins qu'ils ne préfèrent attendre un autre moment pour mettre au point leur stratégie dissuasive. C'est en effet la crainte actuelle des autorités, sur le chantier. Il y a, pour elles, le danger d'actions répétées, bloquant les travaux. Le promoteur le sait, et devra sans doute, si ça n'est pas déjà fait, trouver des solutions privées pour sécuriser l'accès au site et aux machines, la nuit notamment. Les gendarmes ne pourront pas être présents en permanence sur un chantier qui doit durer, jusqu'à la mi-2019.

09/01/18Aude - Roquefort-des-Corbières - Le Conseil d'État confirme l'annulation des permis de construire de 15 éoliennes
Il aura fallu dix ans à la LPO de l'Aude (Ligue pour la protection des oiseaux) pour venir à bout de ce feuilleton judiciaire. Dix ans pour faire annuler les permis de construire de quinze éoliennes, sur la commune de Roquefort-des-Corbières.
Plusieurs permis de construire avaient été délivrés sur la commune de Roquefort-des-Corbières, en décembre 2008, pour la réalisation de trois parcs éoliens, soit quinze éoliennes. À l'époque, la maire Marie-Christine Théron-Chet affirmait que «l'éolien avait toute sa place sur sa commune». Le tribunal administratif de Montpellier avait annulé, en 2012, ces permis de construire. La LPO soulignait la présence d'espèces rares et protégées, comme des aigles royaux, de Bonelli, des passereaux méditerranéens. C'est ensuite devant la cour d'appel de Marseille que le conflit entre LPO et promoteur éolien s'est poursuivi, avant de trouver son épilogue devant le Conseil d'État, le 28 décembre dernier.
Dans un communiqué, la LPO se félicite de voir le Conseil d'État «donner raison à la LPO dans son action de préservation des espèces et des habitats rares, présents sur le territoire du parc national régional de la Narbonnaise en Méditerranée».
Néanmoins, la LPO rappelle son soutien à «toutes les alternatives visant à produire de l'électricité de manière verte». Avec, bien sûr, un bémol : ces alternatives doivent «éviter avec rigueur toute atteinte à la biodiversité», souligne le vice président Thierry Rutkowski. D'ailleurs, dans l'Aude, la ligue considère que les projets «sont démesurés et que la raison voudrait que l'on s'en tienne au niveau actuel d'équipement éolien». Les nouveaux projets éoliens dans l'Aude, ça suffit, scande donc la LPO.
Face à ce qu'elle considère comme une «victoire pour la biodiversité face au développement anarchique des éoliennes», la LPO se sent même pousser des ailes, concluant son communiqué en demandant que «toutes les zones naturelles présentant des enjeux départemental, régional, national, voire international, soient enfin exclues des secteurs considérés comme pouvant supporter un développement éolien».
https://www.ladepeche.fr/article/2018/01/09/2717905-conseil-etat-confirme-annulation-permis-construire-15-eoliennes.html


09/01/18 : Aveyron - 
Face aux gendarmes pour avoir bloqué un parc éolien
Onze opposants au parc éolien de Crassous, situé à Saint-Affrique près du site du futur transformateur électrique, ont été convoqués par la gendarmerie. Il leur est reproché de bloquer le chantier en cours.
Ils n'iront pas s'expliquer auprès de la gendarmerie de Saint-Affrique et de Millau sur le blocage du chantier des éoliennes de Crassous. Ils se sont tous mis d'accord hier matin. «En nous convoquant chacun à notre tour, au fil de la semaine, ils cherchent à individualiser les responsabilités. D'ailleurs, sur les onze personnes concernées, toutes n'ont pas le même intitulé sur la convocation. Nous sommes tous contre le parc éolien et donc, nous ne nous rendrons pas aux convocations», affirme Jordi, du collectif l'Amassada qui se bat contre l'installation d'un transformateur électrique à Saint-Victor-et-Melvieu. D'où la volonté de bloquer tous les chantiers éoliens qui parsèment le territoire alentour, suspectés d'alimenter à l'avenir l'infrastructure.
Ainsi, depuis le 12 décembre, chaque matin, au moins deux personnes passent sur le chantier de Crassous vérifier si les travaux ont redémarré. «Si c'est le cas, on appellera d'autres personnes pour bloquer le site», prévient Jordi. Ce qui avait été le cas le 12 décembre, où, après avoir constaté quelques jours auparavant le défrichement du site qui marquait le début du chantier, de nombreux opposants avaient empêché l'ouvrier de manier sa pelleteuse. L'employé avait quitté le site. Les gendarmes, présents sur les lieux, avaient effectué des contrôles d'identité. Il est donc reproché aux opposants d'avoir nui «à la liberté de travail». «Un motif qu'on ne reconnaît pas», annonce Jordi. Les opposants - issus de l'Amassada ou des hameaux proches - ont pourtant accédé et bloqué un site privé. «On ne veut vraiment pas qu'il y ait un parc éolien. On ne veut pas du chantier, tant qu'il y en aura un, on sera dessus», avertit le jeune homme. La société Futuren, en charge du projet, n'a pas répondu à nos sollicitations.
Bataille juridique contre le transformateur
Avant les fêtes de Noël, le collectif de l'Amassada avait tenu une réunion à Saint-Affrique et convié deux habitants, qui s'étaient battus dès 2002 contre l'implantation des six éoliennes. Des témoignages utiles au collectif de l'Amassada. «On veut empêcher l'installation du transformateur, mais aussi les implantations de parcs éoliens. On se tient prêt à agir, six éoliennes c'est déjà trop, d'autant qu'il y a aussi un autre projet aux Costes-Gozon», commente Victor, jeune agriculteur concerné par l'expropriation menée pour la création du transformateur.
Concernant ce projet, la bataille devrait également s'effectuer sur le terrain juridique. Il est prévu d'attaquer en référé l'expropriation, l'installation de la ligne de très haute tension, ainsi que celle du transformateur. «Nous attaquerons à mesure que les procédures se concrétisent».
La justice pourrait toutefois rattraper ces opposants. S'ils ne se présentent pas aux convocations, ils prennent le risque d'être «contraints de venir par la force publique».
Un chantier délicat en raison de sa proximité avec les dolmens
Le parc éolien de Crassous est situé sur une zone comportant plusieurs dolmens. Ce qui inquiète certains riverains, qui ne font pas forcément partie du collectif. «C'est un haut lieu de la préhistoire. On nous le pique mais on nous pique aussi la mémoire, la trace de nos ancêtres», déplorait une habitante, lors d'une réunion du collectif. «Le dolmen de Crassous est situé en bordure de route. La fois dernière, les véhicules de chantier sont passés à 25 cm du dolmen, il est en sursis», insiste la dame. Il faut dire qu'il y a encore quelques semaines, seul un ruban de signalisation rouge et blanc couvrait à moitié ce dolmen, pourtant en bon état. De quoi s'interroger sur son devenir ou tout au moins sur l'importance que pourrait lui accorder la société Futuren. De même, le dolmen des Soutets est situé lui aussi près d'un chemin d'accès à une future implantation d'éolienne.
Le permis de construire a pourtant été accordé dans cette zone marquée par les témoignages historiques. «La Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL) a confirmé que des fouilles préventives n'avaient pas été ordonnées car le site ne revêt pas d'enjeu archéologique, rien de particulier n'a été relevé», relate la préfecture qui assure : «si lors des travaux, des choses sont trouvées, théoriquement, le chantier est arrêté de suite».
Les recours contre ce projet ayant été utilisés pendant 10 ans, l'Amassada s'attache à deux autres pistes. «Les tracés des chemins d'accès aux éoliennes ne correspondent pas aux tracés que l'on a constatés. Ils ont peut-être déposé une autre version que nous ne trouvons pas, ou alors ils font fi de ce qu'ils avaient prévu. Par ailleurs, l'entreprise n'a toujours pas redémarré les travaux, on se demande aussi si elle a respecté les engagements qu'elle avait pris comme la charte environnementale», explique Nelly.
https://www.ladepeche.fr/article/2018/01/09/2717837-face-aux-gendarmes-pour-avoir-bloque-un-parc-eolien.html


07/01/18 : Aveyron : Pour la poursuite du blocage du chantier d’éoliennes
Les opposants au projet d’éoliennes industrielles à Sainte Affrique se sont réunis samedi 6 janvier suite à l’envoi de convocations en gendarmerie à 11 militants, après le blocage du chantier des éoliennes industrielles de Crassous le 12 décembre dernier. Leurs convocations s’étalent sur une semaine à partir du lundi 8 janvier dans diverses gendarmeries du sud Aveyron.
Ils ont donc décidé d’appeler à un rassemblement sur le chantier, lundi 8 janvier à 9H au Dolmen de Crassous (12400 Saint Affrique) pour continuer le blocage. Ils ont également convoqué une conférence de presse à 10H30 le même jour pour annoncer qu’ils ne se rendront pas aux convocations et que les tentatives d’intimidation échoueront à les faire renoncer à défendre les terres sur lesquelles ils vivent. "Nous continuerons à nous opposer aux travaux de toutes les manières qui nous sembleront utiles. Nous avons la légitimité, ils ont la force, faisons preuve d’une intelligence déterminée et bravons leur imbécile autorité", affirme leur communiqué.
"Pas res nos arresta !" : c’est le mot d’ordre des opposants et le titre d’un film du groupe citoyen Amassada, en lutte depuis plusieurs années contre le méga transfo de Saint-Victor, ses 1000 éoliennes industrielles et le monde qui l’accompagne.
Les opposants relayent aussi l’appel à manifester devant la mairie de Ceilhes et Rocozels (34) le vendredi 19 janvier à 14h pour la fin de l’enquête publique du parc éolien sur le Canari.
http://www.millebabords.org/spip.php?article31193

06/01/18
: Tarn - Viane : 
Le projet éolien à l'ordre du jour du conseil municipal
Après la traditionnelle trêve des confiseurs, l'équipe de la maire Francine Blavy se retrouvera le mardi 9 janvier, à partir de 20 h 30, dans la salle du conseil municipal (salle Louis-Dausse) pour une nouvelle réunion publique.
Au cours de ce premier conseil municipal de l'année 2018, les élus de la commune examineront, notamment, le projet relatif à l'implantation d'éoliennes sur les hauteurs de la commune.
Parmi les autres points de l'ordre du jour qui seront également abordés figurent la proposition de legs à la commune et les décisions modificatives. Comme à l'accoutumée, les questions diverses clôtureront les débats.
https://www.ladepeche.fr/article/2018/01/06/2716593-projet-eolien-ordre-jour-conseil-municipal.html


05/01/18
: Aude : La contestation radicale fait la Une du Figaro ce matin 😲

La contestation qui bloquerait la France. Et ce sont eux les responsables.
Les "casseurs des champs" écrit poétiquement le figaro, des militants cagoulés à la Une du journal qui montent la garde sur une verte prairie. Les zadistes qui occupent le site du futur aéroport de Notre dame des Landes, mais qui ont d'autres cibles, dit le Figaro…
Cinquante projets de développement contestés, recensés par les services de renseignement, où se rencontrent des oppositions locales et les "insurgés professionnels". «Aux yeux de l'ultra-gauche, chaque parcelle de lutte est potentiellement une nouvelle terre de colonisation», dit un fonctionnaire au Figaro. L'occupation du terrain par des écolos, anarchistes, libertaires, altermondialistes, défenseurs des animaux et casseurs...
Le Figaro publie la carte des zones de tensions... Le parc éolien de Bouriège et Tourreilles (Aude), le «méga transformateur» de Saint-Victor et Melvieu dans l'Aveyron, le projet d'enfouissement des déchets nucléaire de Bure dans la Meuse... Mais aussi un projet touristique et hôtelier dans la forêt du Chambaron, c'est dans l'Isère...
Et la liste complète est dans le Figaro avec donc une carte que des contestataires pourraient utiliser comme un guide du zadiste routard.
Elle est à lire cette enquête du Figaro, parce qu'elle globalise des situations. Et aussi parce qu'elle synthétise une double aspiration. Informer et combattre... Le Figaro se nourrit de ce qu'il décrit, il dénonce la contestation mais aussi les normes qui paralysent le pays... On a bloqué une rocade de contournement à Strasbourg pour protéger le hamster d'Alsace... Il souhaite, sondage à l'appui, une évacuation de la ZAD de Notre dames des Landes par la force et en appelle à l'autorité de l'Etat, bafouée en Loire Atlantique comme à Champigny...
[...]
https://www.franceinter.fr/emissions/la-revue-de-presse/la-revue-de-presse-05-janvier-2018


01/01/18 : Aude : Éoliennes : l'annulation des permis de construire confirmée
Le conseil d'État a rejeté, le 28 décembre dernier, les pourvois des sociétés Parc éolien du col de Brugues, Parc éolien du Mailleul de Lima et Parc éolien du Vial, confirmant ainsi l'annulation de leurs trois permis de construire comprenant chacune cinq éoliennes sur le territoire de la commune de Roquefort-des-Corbières.
Gain de cause pour la LPO
Contrairement au raisonnement des trois sociétés requérantes, la haute juridiction administrative a admis l'intérêt à agir dans ce dossier de la Ligue de protection des oiseaux.À partir de là, les magistrats confirment «l'insuffisance de l'étude d'impact du projet qui a eu pour incidence de vicier la procédure suivie préalablement à la délivrance du permis de construire accordé par le préfet de l'Aude en décembre 2008».
Lors de l'audience du 21 décembre dernier, le rapporteur public avait pointé «l'insuffisance de cette étude sur la vie des chauves-souris» et «l'absence, dans le dossier des promoteurs, d'explication circonstanciée sur les cartes de passage des oiseaux migrateurs».
Le magistrat avait conclu en affirmant que «les documents présentés n'étaient pas assez détaillés et documentés».
En adoptant ces conclusions, le conseil d'État confirme donc l'annulation des trois permis de construire, ce qui n'empêche pas les sociétés de bâtir de nouveaux dossiers, plus conformes aux exigences environnementales.

https://www.ladepeche.fr/article/2018/01/01/2714148-eoliennes-l-annulation-des-permis-de-construire-confirmee.html

31/12/17 : Aude : Roquefort-des-Corbières : le conseil d'Etat confirme l'annulation des trois permis de construire des éoliennes
Le conseil d’Etat a rejeté, le 28 décembre dernier, les pourvois des sociétés Parc éolien du col de Brugues, Parc éolien du Mailleul de Lima et Parc éolien du Vial, confirmant ainsi l’annulation de leurs trois permis de construire comprenant chacune cinq éoliennes sur le territoire de la commune de Roquefort-des-Corbières.
Le juge s'est appuyé sur "l'insuffisance de l'étude d'impact du projet" sur les chauves-souris et "sur les cartes de passage des oiseaux migrateurs".
http://www.lindependant.fr/2017/12/31/roquefort-des-corbieres-le-conseil-d-etat-confirme-l-annulation-des-trois-permis-de-construire-des-eoliennes,3084216.php

31/12/17 : Aude : Eoliennes Roquefort-des-Corbières: l’annulation des permis de construire confirmée
Le conseil d’Etat a rejeté, le 28 décembre dernier, les pourvois des sociétés Parc éolien du col de Brugues, Parc éolien du Mailleul de Lima et Parc éolien du Vial, confirmant ainsi l’annulation de leurs trois permis de construire comprenant chacune cinq éoliennes sur le territoire de la commune de Roquefort-des-Corbières.
Gain de cause pour la LPO
Contrairement au raisonnement des trois sociétés requérantes, la haute juridiction administrative a admis l’intérêt à agir dans ce dossier de la Ligue de protection des oiseaux.
A partir de là, les magistrats confirment « l’insuffisance de l’étude d’impact du projet qui a eu pour incidence de vicier la procédure suivie préalablement à la délivrance du permis de construire accordé par le préfet de l’Aude en décembre 2008 ».
Lors de l’audience du 21 décembre dernier, le rapporteur public avait pointé « l’insuffisance de cette étude sur la vie des chauves-souris » et « l’absence, dans le dossier des promoteurs, d’explication circonstanciée sur les cartes de passage des oiseaux migrateurs ».
Le magistrat avait conclu en affirmant que « les documents présentés n’étaient pas assez détaillés et documentés ».
En adoptant ces conclusions, le conseil d’Etat confirme donc l’annulation des trois permis de construire, ce qui n’empêche pas les sociétés de bâtir de nouveaux dossiers, plus conformes aux exigences environnementales.
http://www.lindependant.fr/2017/12/31/eoliennes-roquefort-des-corbieres-l-annulation-des-permis-de-construire-confirmee,3084226.php


26/12/17 : Aude : Coup d'arrêt préfectoral aux éoliennes de Moux
La décision, notifiée par un arrêté préfectoral du 13 décembre, vient s'ajouter à la longue liste des hauts et des bas de la filière éolienne dans le département de l'Aude. Un territoire qui, à lui seul, concentrait il y a moins d'un an 35 % de la puissance régionale de la filière.
Un développement à vitesse grand V, porté par les promoteurs et accompagné par des collectivités séduites par la potentielle manne générée par l'exploitation des aérogénérateurs. Mais la croissance de l'éolien, traduite récemment encore par le nouveau projet de l'entreprise Soleil du Midi en montagne Noire avec cinq nouvelles éoliennes entre Brousse-et-Villaret et Fraïsse-Cabardès, se heurte aussi à des oppositions manifestes.
De la montagne Noire, avec Environnement, territoires et paysage (ETP), au Minervois, avec l'Association pour la préservation du patrimoine du Minervois (A3PM), les collectifs de riverains s'organisent pour pointer l'impact visuel et environnemental des projets.
Des points qui ont justement conduit en début d'année à des rejets par la préfecture de l'Aude de demandes d'autorisations d'exploiter sur les communes de Lapradelle-Puilaurens et Puichéric, pour respectivement six et quatre éoliennes.
Atteinte à la valeur universelle du canal du Midi
Le 13 décembre, ce sont ces mêmes principes qui ont conduit le préfet de l'Aude Alain Thirion à rejeter la demande d'autorisation unique d'exploiter formulée par la société Ferme éolienne de Moux pour cinq éoliennes projetées sur la commune installée au pied de l'Alaric. Ces cinq aérogénérateurs, d'une hauteur totale de 125 m pour une puissance totale de 16,5 MW, avaient fait l'objet d'une demande le 26 décembre 2016, avant un complément de dossier déposé le 18 juillet 2017.
«Mitage éolien»
Des corrections visiblement insuffisantes. Dans son arrêté, le préfet livre une somme de considérants justifiant le refus de délivrer l'autorisation unique d'exploiter. Parmi eux, l'impact en matière de covisibilité du projet sur des sites culturels et paysagers protégés tels que le château de Miramont, les vestiges du château de Capendu et l'église, la pyramide de Puichéric, l'église et le château de Douzens, le château de Roquecourbe-Minervois, l'église et la place de St-Couat-d'Aude, ou encore la chapelle Notre-Dame de Colombiers. Longue liste à laquelle s'ajoute l'atteinte à la valeur universelle du canal du Midi, classé au patrimoine mondial. Obstacle majeur à une autorisation, auquel s'ajoutent des enjeux archéologiques forts et l'absence dans le dossier de demande de dérogation pour la destruction d'espèces protégées.
De quoi aboutir, en pointant également la participation du projet au «mitage éolien du département», à ce refus préfectoral. Avec, pour la société, la possibilité d'engager un recours.
https://www.ladepeche.fr/article/2017/12/26/2711011-coup-d-arret-prefectoral-aux-eoliennes-de-moux.html


24/12/17 : Haute-Garonne : Dans le Comminges, un projet de parc éolien inquiète certains habitants
A Cardeilhac dans le Comminges, l'idée de la construction d'un parc éolien ne fait pas l'unanimité. Le projet a été lancé en 2015 par EDF, avec l'accord de la municipalité. Mais certains habitants craignent les nuisances qu'il risque d'engendrer.
Les 230 habitants de Cardeilhac dans le Comminges ont tous eu vent de ce projet. Depuis plusieurs années, la construction d'un parc d'une dizaine d'éoliennes par EDF est à l'étude, sur ces terres haut-garonnaises. Un projet qui inquiète de plus en plus les habitants du secteur.
L'idée démarre en 2015, date à laquelle le conseil municipal autorise EDF à réaliser des études de faisabilité pour la construction d'un parc éolien. L'année suivante, un mât de 48 mètres de haut est implanté sur la commune, pour faire les premières mesures météorologiques et s'assurer que le site correspond aux attentes. Contacté par téléphone, le maire de la commune ne souhaite pas faire de commentaires.
Du côté de certains habitants de la commune, l'inquiétude monte. Ils craignent des nuisances et un impact sur l'environnement. Et se plaignent de ne pas avoir plus d'information.
En Occitanie, 700 éoliennes sont aujourd'hui en service.
Le reportage à Cardeilhac d'Emmanuel Watt et de Jean-Pierre Duntze
https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/comminges-projet-parc-eolien-inquiete-certains-habitants-1390361.html

23/12/17 : Haute-Garonne : Projet éolien : la population s'interroge
Un site potentiel a été identifié pour le développement d'un parc éolien sur la commune de Cardeilhac. En mars 2015, le conseil municipal a autorisé EDF Energies Nnouvelles (EN) à engager les études de faisabilité visant à confirmer le potentiel éolien de la zone d'étude. Dans ce cadre, un mât de mesure météorologique a été installé par la société EDF EN France, au lieu-dit Coustalas en juillet 2016. Ce mât d'une hauteur de 48 mètres est équipé de plusieurs instruments (anémomètres, girouette…).
Selon Sylvain Armand, ingénieur projets à EDF énergies nouvelles, le bilan a été restitué à l'équipe municipale. Pour lui, «le bilan est correct. Le conseil municipal a décidé de poursuivre l'étude de faisabilité. Il faut attendre la fin de l'hiver pour avoir des données plus précises au printemps.» Le maire confirme, ajoutant : «C'est la commune qui décidera de son propre gré.»
La seule information qu'ont eue les habitants de Cardeilhac à ce sujet figure dans le bulletin municipal de janvier dernier où il est dit «qu'à l'initiative d'EDF, cette installation a pour but de mesurer le potentiel éolien de notre territoire pendant une durée minimale d'une année». Aussi les rumeurs vont bon train sur le nombre d'éoliennes, leur hauteur, leur implantation, l'impact sur l'environnement, la destruction d'un massif forestier fréquenté, proche de l'arboretum et de la forêt domaniale, la proximité des habitations, l'attractivité du territoire.
Les effets négatifs de la présence du mât n'ont pas tardé à se manifester. Un couple de riverains qui avait mis en vente sa maison, une ancienne ferme, vient de voir la transaction annulée par le futur acquéreur, lequel avait pourtant eu le coup de cœur, lors de la visite. Celui-ci argumente : «Nous avons fini par savoir récemment que le projet n'était pas enterré, qu'il était toujours d'actualité. Les nuisances sonores et répercussions sur la santé pour une partie de la population sont avérées par les instances médicales. Nous nous sommes rendus près d'un parc éolien de la région qui nous conforte dans notre choix. Nous ne souhaitons pas être confrontés à cet environnement, c'est pourquoi nous ne donnerons pas suite à l'achat de votre bien très proche de ce projet, bien que votre maison corresponde tout à fait à nos critères.»

https://www.ladepeche.fr/article/2017/12/23/2710032-projet-eolien-la-population-s-interroge.html

22/12/17 : Haute-Garonne : Eoliennes : un projet qui fait peur
EDF a identifié un site potentiel pour le développement d’un parc éolien à Cardeilhac, près de Boulogne-sur-Gesse, dans le Comminges. Une commune de 230 habitants célèbre pour son massif forestier et son magnifique arboretum. En mars 2015, le conseil municipal a autorisé EDF Energies Nouvelles (EN) à engager les études de faisabilité visant à confirmer le potentiel éolien de la zone d’étude. Dans ce cadre, un mât de mesure météorologique a été installé par la société EDF EN France, au lieu-dit Coustalas en juillet 2016. Ce mât d’une hauteur de 48 mètres est équipé de plusieurs instruments (anémomètres, girouette…).
Selon Sylvain Armand, ingénieur projets à EDF énergies nouvelles, le bilan a été restitué à l’équipe municipale. Pour lui, « le bilan est correct. Le conseil municipal a décidé de poursuivre l’étude de faisabilité. Il faut attendre la fin de l’hiver pour avoir des données plus précises au printemps. » Le maire confirme, ajoutant : « C’est la commune qui décidera de son propre gré. »
La seule information qu’ont eue les habitants de Cardeilhac à ce sujet figure dans le bulletin municipal de janvier dernier où il est dit « qu’à l’initiative d’EDF, cette installation a pour but de mesurer le potentiel éolien de notre territoire pendant une durée minimale d’une année ». Aussi les rumeurs vont bon train sur le nombre d’éoliennes, leur hauteur, leur implantation, l’impact sur l’environnement, la destruction d’un massif forestier fréquenté, proche de l’arboretum et de la forêt domaniale, la proximité des habitations, l’attractivité du territoire.
Vente de maison annulée

Les effets négatifs de la présence du mât n’ont pas tardé à se manifester. Un couple de riverains qui avait mis en vente sa maison, une ancienne ferme, vient de voir la transaction annulée par le futur acquéreur, lequel avait pourtant eu le coup de cœur, lors de la visite. Celui-ci argumente : « Nous avons fini par savoir récemment que le projet n’était pas enterré, qu’il était toujours d’actualité. Les nuisances sonores et répercussions sur la santé pour une partie de la population sont avérées par les instances médicales. Nous nous sommes rendus près d’un parc éolien de la région qui nous conforte dans notre choix. Nous ne souhaitons pas être confrontés à cet environnement, c’est pourquoi nous ne donnerons pas suite à l’achat de votre bien très proche de ce projet, bien que votre maison corresponde tout à fait à nos critères. »
https://www.ladepeche.fr/article/2017/12/22/2709766-eoliennes-un-projet-qui-fait-peur.html


22/12/17 : Aude : 
Lézignan-Corbières : vent de colère autour des éoliennes au conseil communautaire
À l’issue d’une longue séance qui a vu défiler pas moins de 32 dossiers, les élus de la communauté de communes de la région lézignanaise Corbières Minervois ont entamé une discussion nourrie sur les enjeux de l’éolien et de l’énergie solaire. Il s’agissait en effet d’approuver le document de référence pour l’éolien lié au projet de charte pour la création d’un Parc naturel régional (PNR) Corbières Fenouillèdes. Or, ce document freine le développement des parcs éoliens, notamment sur des zones classées comme le Pech de Bugarach ou le synclinal du Fenouillèdes.
Vent de protestation
Pour la commune de Davejean, le maire constate avec regret : « Les études liées au Parc naturel ont mis une chape de plomb sur notre projet éolien, sans connaître tous les résultats des dernières analyses menées sur le terrain. Or, nous ne pouvons pas négliger la ressource intarissable qu’est le vent dans l’Aude ». Hervé Baro, président de l’association d’émergence du PNR, a indiqué que le document de référence « n’est pas réglementaire et n’est opposable à rien. Il répond à la demande de la Commission nationale de protection de la nature... Il n’est pas une invention des élus du Parc naturel mais une compilation des périmètres existants pour la protection de la biodiversité, des paysages du patrimoine ».Selon lui, « la contestation contre l’éolien est de plus en plus visible dans les Corbières... il faut faire attention car ce territoire paisible devient agité, et pas seulement par le vent ! ».Pour nombre d’élus, « l’éolien va dans le sens de la transition énergétique et du développement économique. Nous ne voulons pas aller contre le Parc naturel, mais comment obtenir des retombées pour maintenir et développer nos territoires où il n’y a pas d’industries ? ». Quant à Jean-Claude Montlaur, maire d’Albas, il n’a pas mâché ses mots : « Je suis passé en commission départementale pour un projet photovoltaïque. Ce qui me sidère, c’est qu’on n’entend nulle part la parole des élus dans les différentes commissions concernées. Or, qui est à mieux de défendre nos territoires ? Nous devons trouver des ressources, nous sommes porteurs de projets et on nous em... ! Il y en a marre de recevoir des leçons ! ». Henry Schenato, maire d’Escales, a abondé dans ce sens : « Notre projet de ferme photovoltaïque a été retoqué au tribunal administratif. Dans ces commissions qui décident de l’avenir de ce qui pourrait être notre richesse, les élus n’existent pas ou sont mis au pilori. Toute mise en place, qui sera demain opposable, fera fuir les porteurs de projets. On nous interdit de disposer de l’endroit où nous sommes nés, on rajoute une couche au millefeuille administratif et c’est scandaleux ! ».
« Éviter d’aller au clash »
Hervé Baro a regretté « l’heure tardive du débat », expliquant que le document du PNR « n’a rien rajouté aux directives de l’État ». Il a proposé d’élaborer « un schéma sur l’ensemble du territoire intercommunal ». Pour Gilles Casty, maire d’Ornaisons, ce nouveau document, « débattu et validé par les services de l’État », s’impose comme « une impérieuse nécessité ». Il a suggéré de comparer les retombées économiques liées à l’éolien et celles générées par le tourisme vert induit par la création d’un Parc naturel. Serge Brunel, maire de Conilhac a appelé à « un peu de sagesse » en reportant le débat à une date ultérieure. Il a cependant fallu se prononcer sur le document de référence en lien avec le Parc naturel : 12 élus ont voté favorablement et 23 contre. Le président Michel Maïque s’est d’abord exprimé en sa qualité de maire de Lézignan : « Je crois que ce document est trop contraignant ». Il a ensuite proposé d’approfondir le dialogue « pour laisser des niches d’expression favorables à ce que souhaitent certains maires ». Dès lors « une discussion plus sereine s’impose pour éviter d’aller au clash ». Les moulins à vent n’ont pas fini de brasser les débats...

http://www.lindependant.fr/2017/12/22/lezignan-corbieres-vent-de-colere-autour-des-eoliennes-au-conseil-communautaire,3082237.php

22/12/17 : La Région veut accélérer la transition écologique

Le conseil régional a adopté hier son plan pour une région à 100% énergie positive d'ici 2050. Le territoire ambitionne de produire plus d'électricité qu'il n'en consomme.
«C'est un jour important, l'aboutissement d'un an de travail.» Agnès Langevine, 3e vice-présidente de la Région, en charge de la transition écologique, n'a pas caché sa joie et son soulagement de voir le schéma sur une région à énergie positive (Répos) adopté en assemblée plénière, hier. D'autant que le plan a reçu la quasi-unanimité, hormis le vote des élus FN qui se sont abstenus.
Ce rapport confirme les engagements de la Région et le cap qu'elle s'est fixé : le 100 % énergie positive d'ici à 2050. Selon Agnès Langevine, porteuse du projet, le schéma va plus loin que le simple effet d'annonce politique.
«Ce scénario a été élaboré avec plus de 120 experts. Il est ambitieux mais atteignable. Le modèle énergétique est en train de changer, les usages aussi. Nous aurons des révolutions technologiques qui vont permettre d'atteindre cet objectif», déclarait-elle juste après le vote.
Ambitieux, les objectifs le sont en effet. La Région souhaite diviser par deux la consommation d'énergie par habitant et tripler la production du renouvelable.
Une enveloppe de 106 millions d'euros
Pour ce faire, la collectivité met sur la table une enveloppe de 105,9 millions d'euros en 2018. Avec plusieurs priorités d'actions parmi lesquelles la rénovation des bâtiments existants (52 000 chaque année jusqu'en 2030), l'implantation de l'éolien flottant et le développement du photovoltaïque.
En plus de l'éco-chèque, une aide entre 1 000 et 1 500 € pour effectuer des travaux, la Région prévoit de prêter les fonds nécessaires à la rénovation énergétique aux ménages les plus vulnérables «Il faut aller vers une réduction de la précarité énergétique. C'est pourquoi nous avons débloqué le tiers financement», explique l'élue des Pyrénées-Orientales.
Face aux résistances sur certains territoires, notamment concernant l'éolien, la concertation sera de mise. «Nous allons coacher les élus (locaux, NDLR) afin qu'ils expliquent les enjeux de ces projets.»
Dans l'opposition, le groupe UEDC a salué le «volontarisme politique» de l'exécutif sur ce sujet. «C'est un enjeu qui dépasse largement les considérations politiques puisqu'il s'agit de la sauvegarde de notre bien commun et de ce que nous allons transmettre aux générations futures», a indiqué le porte-parole du groupe.
Le FN a lui parlé de «points positifs» mais d'un «manque de réalisme» et d'un montant insuffisant alloué aux rénovations. «L'utopie, c'est ce qui nous permet de préparer la transition de demain, il faut se projeter dans le monde d'après», leur a répondu Agnès Langevine.[...]

21/12/17 : Aude : Lézignan-Corbières : l'éolien fait débat !
La dernière séance du conseil communautaire s'est déroulée mercredi soir à Camplong. Outre le vote de 32 dossiers, les élus ont entamé le débat sur la place des projets éoliens et photovoltaïques sur le territoire. La discussion, parfois houleuse, devra se poursuivre pour éventuellement établir un schéma intercommunal. En effet, nombre de maires nourrissant des projets de parcs éoliens ou solaires, regrettent de n'être pas entendus par les instances qui définissent les périmètres de protection de l'environnement. Jean-Claude Montlaur, maire d’Albas, n’a pas mâché ses mots : « Je suis passé en commission départementale pour un projet photovoltaïque. Ce qui me sidère, c’est qu’on n’entend nulle part la parole des élus dans les différentes commissions concernées. Or, qui est à mieux de défendre nos territoires ? Nous devons trouver des ressources, nous sommes porteurs de projets et on nous em... ! Il y en a marre de recevoir des leçons ! ».
http://www.lindependant.fr/2017/12/21/lezignan-corbieres-l-eolien-fait-debat,3081922.php

20/12/17 : Tarn-et-Garonne : Projet du parc éolien : l'enquête publique est lancée
Dans le cadre du projet de parc éolien, présenté par la société Garonne et Canal énergies (filiale du groupe Valorem) sur les communes de Finhan, Montbartier et Montech, et par arrêté n. 82-2017-12-7-002 du 7 décembre 2017, une enquête publique sur le projet est prescrite du 3 janvier au 5 février 2018 inclus. Ce projet prévoit l'implantation de deux éoliennes à Montech, trois à Finhan et une à Montbartier. à Montech, la commission d'enquête sera présente à la mairie, le 11 janvier 2018 de 14 heures à 17 heures et le 18 janvier de 9 heures à 12 heures.
Pendant la durée de l'enquête, le dossier d'enquête publique est consultable sur Internet, sur support papier, en mairie et à la cyberbase, via le site Internet de la préfecture. Les observations et propositions écrites sur ce projet peuvent également être adressées par voie postale, pendant la durée de l'enquête, au siège de l'enquête : mairie de Finhan, 1, rue Tessié-Solier 82700 Finhan, à l'attention du commissaire enquêteur. Le rapport et les conclusions de la commission d'enquête seront tenus à la disposition du public, dans les mairies de Finhan, Montbartier et Montech, ainsi que sur le site Internet de la préfecture, à réception et pendant un an à compter de la clôture de l'enquête.
https://www.ladepeche.fr/article/2017/12/20/2707988-projet-du-parc-eolien-l-enquete-publique-est-lancee.html


17/12/17 : Aude : L’achèvement d’un projet titanesque
Après plusieurs mois d’importants travaux, un nouveau parc éolien a fait son apparition dans le paysage audois. Situé au lieu-dit Guichéric, à la croisée de trois communes - Villedaigne, Ornaisons et Cruscades - il est composé de 8 éoliennes. Explications avec Frédéric Madec, coordinateur du développement et responsable d’agence pour l’entreprise Sameole basée à Toulouse. Pouvez-vous nous présenter ce projet ? Nous avons mené depuis 2010 un dialogue et une concertation continue avec l’ensemble des acteurs du territoire, élus, agriculteurs et riverains, qui se sont vite...
http://www.lindependant.fr/2017/12/17/l-achevement-d-un-projet-titanesque,3080523.php

16/12/17FAIT DU JOUR Énergie : le Gard dit oui au solaire, non à l’éolien
Le dernier rapport du Service de la donnée et des études statistiques du Ministère de la transition écologique est éloquent : dans le Gard, la transition énergétique passe quasi exclusivement par le solaire. L’éolien est quant à lui relégué très loin derrière. Pour quelles raisons ?
Ce n’est pas à vous que nous l’apprendrons : notre département est à la fois baigné de soleil, et balayé par le mistral et la tramontane. Il semble donc tout indiqué pour accueillir à la fois des centrales photovoltaïques et des parcs éoliens.
Le Gard, champion régional du solaire
Côté solaire, le Gard fait partie du haut du panier : avec 230 MW de puissance raccordée au 30 septembre dernier, notre département se classe premier de la région Occitanie, elle même deuxième au niveau national tant en nombre d’installations qu’en puissance, 20 % de l’énergie solaire produite dans le pays provenant de notre région. Il faut dire que Gard a vu pulluler les centrales solaires ces dernières années, notamment dans l’Uzège.
C’est dans la garrigue uzégeoise que se trouve justement le plus éclatant exemple de cette croissance du solaire dans notre département, à Belvézet, 270 habitants, entre Uzès et Lussan. Ici, 50 hectares de panneaux photovoltaïques ont poussé entre 2014 et 2017. Un dossier qualifié d’« exemplaire » par le préfet Didier Lauga, lors de l’inauguration d’une nouvelle partie de l’installation en octobre dernier. Un préfet qui ne tarissait alors pas d’éloges sur ce projet, « une superbe réalisation qui va dans le sens des dispositions du gouvernement et du traité de Paris. » Dans le sens aussi de la loi sur la transition énergétique : même si l’objectif de réduire à 50 % la part du nucléaire dans le mix énergétique d’ici à 2025 a été reporté par le gouvernement, les initiatives permettant de diversifier les sources d’électricité sont vues d’un bon oeil par les représentants de l’Etat. Le secrétaire général de la préfecture François Lalanne ira même jusqu’à dire que « le Gard incarne cette politique », début octobre lors de l’inauguration de la centrale photovoltaïque de la Capelle-et-Masmolène, 20 hectares, toujours dans l’Uzège. Et répondant à l’interpellation du président de la Générale du Solaire et du syndicat Enerplan Daniel Bour, le préfet annoncera même la désignation prochaine d’un « Monsieur Solaire » à la Direction départementale des territoires et de la mer, et ce afin de faciliter le suivi des projets photovoltaïques.
Bref, tout roule pour le solaire dans notre ensoleillé département. Il faut dire qu’Hélios est généreux. Très généreux : le propriétaire du terrain sur lequel est implanté la centrale, en général la commune en question, touche de coquets subsides sous forme de loyers. Pour Belvézet, « il y a une partie fixe et une partie variable, c’est entre 130 et 150 000 euros par an pendant 25 ans », nous expliquait à l’époque le maire Raymond Bonnefille. Pour la Capelle-et-Masmolène, c’est de l’ordre de 50 000 euros annuels, de l’aveu du maire Jean-Claude Saorin. Pas anodin du tout en ces temps de baisse drastique des dotations de l’Etat aux collectivités. Surnommé l’« émir du solaire » par le préfet himself, Raymond Bonnefille note que« ça compense largement les baisses de dotations de l’Etat. » Tellement qu’il a pu enfin lancer le chantier de l’église du village grâce à ce qu’il qualifie poétiquement d’« or vert des garrigues. »
Alors oui, il y a bien eu des opposants — que le maire qualifie de « sceptiques » — parmi sa population, mais il assure que c’était seulement « au début, à cause de la coupe de bois. » Il a réussi à convaincre en rappelant un chiffre à mettre en regard des sommes perçues par la municipalité : « ces 50 hectares, c’est seulement 3 % de la surface de la commune. »
Le Gard vent debout
Et côté éolien ? C’est pareil : à titre d’exemple, le projet de parc conjoint à Lirac et Saint-Laurent-des-Arbres, qui prévoit l’installation de huit éoliennes de 3 MW chacune, rapporterait 80 000 euros de loyers par an aux deux mairies. Une somme à laquelle s’ajouteraient les revenus fiscaux engendrés, de 130 000 euros annuels à répartir entre les communes, l’Agglo du Gard rhodanien, le Département et la Région.
Pourtant, le Gard ne compte qu’un parc éolien, à Beaucaire, pour une production totale de 12 MW. Une goutte d’eau, ou plutôt une très légère brise dans la bourrasque de l’éolien en Occitanie, la troisième région de France sur ce plan. Pas de quoi étonner le président d’honneur de la fédération Vent de Colère, le Gardois Alain Bruguier. Véritable Don Quichotte du XXIe siècle, il ne se bat pas contre les moulins à vent, mais contre les éoliennes. « Une éolienne fait un vacarme épouvantable, et ce jusqu’à 5 kilomètres, notamment dans les vallées avec le phénomène d’écho, affirme-t-il. Ça rend les maisons invendables, d’ailleurs on a vu cette année un arrêt de la Cour de cassation annuler la vente d’une maison pour cette raison. »
De fait, les projets éoliens suscitent bien plus d’oppositions et de controverses que les projets photovoltaïques : citons le projet de Valliguières, contre lequel une pétition et des manifestations se sont tenues il y a un an, et ce alors que la mairie n’a toujours pas arrêté sa décision de faire ou pas ce parc, à Crespian, ou la mobilisation a également été forte et le projet abandonné, aux Plans, où le projet a été abandonné en 2014 suite à un référendum qui a donné 82 % de « non »… « Il y a eu 34 projets au cours des 15 dernières années dans le Gard, note Alain Bruguier. On en a fait capoter 33. » Pour lui, dès que les élus et la population entendent les arguments des anti-éoliennes, « ils ne peuvent qu’être contre. »
Et à part le bruit et l’impact visuel d’engins qui culminent il est vrai à des hauteurs proches de la centaine de mètres, les opposants pointent aussi la productivité de l’éolien. « Le facteur de charge d’une éolienne est d’autour de 20 % en moyenne », explique Alain Bruguier. Ce qui signifie concrètement que l’installation ne produit de l’électricité que 24 % du temps en moyenne, contre 75 % pour le nucléaire. Le photovoltaïque fait encore pire, avec 9 à 13 %. Pour Alain Bruguier, c’est certain : « on ne sortira pas du nucléaire avec des éoliennes et du photovoltaïque, il faut être sérieux ! » Lui prône l’hydraulique, et même le microhydraulique, sur les fleuves et rivières, et qualifie le vent et le soleil « d’énergies intermittentes et aléatoires. »
Côté chiffres, sur les 531 TWh produits en France l’année dernière d’après RTE, seuls 20,7 TWh provenaient d’éoliennes et 8,3 TWh du solaire. Un chiffre en baisse de 1,8 % pour l’éolien et en hausse de 11 % pour le solaire, mais encore loin, très loin de l’objectif de la loi sur la transition énergétique : en 2016, 384 TWh provenaient de l’énergie nucléaire, soit 72 % de la production.

https://www.objectifgard.com/2017/12/16/fait-du-jour-energie-le-gard-dit-oui-au-solaire-non-leolien/

16/12/17 : Aude : Parc éolien du Grand Narbonne: l’achèvement d’un projet titanesque
Un parc éolien a été implanté au lieu-dit Guichéric à la croisée de Villedaigne, Ornaisons et Cruscades.
Après plusieurs mois d’importants travaux, un nouveau parc éolien a fait son apparition dans le paysage audois. Situé au lieu-dit Guichéric, à la croisée de trois communes -Villedaigne, Ornaisons et Cruscades- il est composé de 8 éoliennes. Explications avec Frédéric Madec, coordinateur du développement et responsable d’agence pour l’entreprise Sameole basée à Toulouse.
Pouvez-vous nous présenter ce projet?
Nous avons mené depuis 2010 un dialogue et une concertation continue avec l’ensemble des acteurs du territoire, élus, agriculteurs et riverains, qui se sont vite approprié le projet. C’est une volonté forte du territoire, prise en connaissance de cause parce que c’est un territoire qui connaissait déjà l’éolien, ses avantages et ses faibles incidences, qui a permis de réaliser ce parc. Celui-ci rassemble au total 8 éoliennes réparties sur 3 communes (2 à Cruscades, 3 à Ornaisons et 3 autres à Villedaigne) et représente un investissement total de 23 millions d’euros.
Pour atteindre le site, y a-t-il eu besoin d’un aménagement particulier (terrassement, élargissement de voie)?
Non, quasiment pas. Les éléments d’éoliennes sont arrivés via le port de Sète puis jusqu’au site par les nationales et la N113 jusqu’à Villedaigne. Le site d’implantation avait également l’intérêt de disposer de pistes pour la plupart déjà existantes.
Comment s’est déroulé le chantier?
Près d’une trentaine de personnes ont pu travailler simultanément sur le chantier, qui aura duré environ 1 an et employé en moyenne 15 personnes. Nous avons attaché une grande attention à recruter et à faire travailler des gens et acteurs du territoire. C’est par exemple un maçon de Villedaigne qui a réalisé le poste de livraison électrique. Près de 7 millions d’euros de commandes (sur 23 millions d’investissement total, soit 30 %) ont été faits auprès d’entreprises locales.
Vous utilisez un camion-grue pour la mise en place des éléments, pourquoi?
Deux équipes de levage ont travaillé simultanément sur le site pour lever les 8 éoliennes. Nous avons privilégié des grues télescopiques pour limiter les emprises de montage au sol et donc réduire au minimum les impacts sur les vignes.
Quelle est la production d’énergie d’une éolienne? Combien de foyers peut-elle alimenter au quotidien?
Chaque éolienne a une capacité unitaire de 2,3 MW (ou 2 300 kW) et produit 5000MWh chaque année, soit l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 5000 personnes (hors chauffage). Cette production est donc loin d’être négligeable ! Le parc de 8 éoliennes produit donc l’équivalent de la consommation électrique de 40.000 personnes (hors chauffage).
Des études sur les éoliennes flottantes montrent que leur rendement est nettement supérieur, pourquoi faire le choix d’installer de nouvelles éoliennes terrestres?
Notre société ne travaille aujourd’hui que sur des projets terrestres. Une éolienne en mer est souvent plus productive car son envergure est bien plus grande (souvent multiplié par 2) et les vents sont plus réguliers. Cependant, les coûts actuels de production de ces kWh sont également beaucoup plus élevés (20 c€ le kWh pour les futurs parcs offshore fixes dans la Manche). Il s’agit d’une expérimentation intéressante, mais notre pays doit mettre en place dès maintenant une transition énergétique à un coût maîtrisé, via l’installation de parcs terrestres. L’éolien terrestre représente aujourd’hui, avec le photovoltaïque, la façon la plus économique de produire de l’électricité (7-8 c€ le kWh, quand le réacteur EPR est à 12 c€ le kWh).

http://www.lindependant.fr/2017/12/15/parc-eolien-du-grand-narbonne-l-achevement-d-un-projet-titanesque,3080147.php

14/12/17 : Aveyron - L'Amassada bloque un chantier éolien tous les matins
Le collectif de l’Amassada, opposé à la construction d’un transformateur électrique à Saint-Victor-et-Melvieu, en Aveyron, a entamé une nouvelle action. Plusieurs personnes se sont rendues, ce mardi, au hameau de Crassous dépendant de Saint-Affrique, où se construit un parc de six éoliennes.
Les membres du collectif ont donc bloqué le chantier « avec succès ». Les pelles mécaniques qui déblaient le terrain afin de réaliser des pistes d’accès ont donc dû stopper leur activité. Et depuis ce mardi, « il est prévu de se rendre tous les matins, vers 8 heures, au hameau pour bloquer le chantier », avertit un membre de l’Amassada.
Vendredi soir, à 18 heures, une réunion est organisée à Saint-Affrique afin de faire le point sur le projet du transformateur et sur les actions à mener.
https://www.ladepeche.fr/article/2017/12/14/2704640-l-amassada-bloque-un-chantier-eolien-tous-les-matins.html

13/12/17 : Tarn-et-Garonne : Occitanie
Jean Pougnet pour le collectif Toutes Nos Energies Occitanie Environnement s’exprimait dernièrement au sujet de l’éolien industriel dont voici un extrait : « les projets du gouvernement en matière d’éolien industriel – en dehors d’être un copié collé des demandes du SER, le Syndicat des énergies renouvelables (1) – sont symptomatiques de l’évolution de la parole publique dans ce domaine. Plus question de discours sur le développement durable, la sortie du nucléaire (2) et les énergies propres pour convaincre les populations réticentes à la destruction de leur cadre de vie. Non, on va directement au cœur du sujet : l’argent. Après tout, les promoteurs sont là pour ça (3), alors on va essayer d’être un peu plus partageux pour convaincre les indigènes. Ainsi, quand la tendance lourde de la fiscalité française est de transférer les ressources des communes vers les communautés de communes, soudainement on songe à rapatrier une partie du produit de l’IFER (Imposition forfaitaire pour les entreprises de réseaux) vers ces mêmes communes et ce dans le but avoué d’amadouer leurs citoyens. Décidément l’éolien a droit à toutes les transgressions même vis à vis des politiques d’organisation administrative de la France. Si ça ne suffit pas à gagner les cœurs, on va proposer que – selon les souhaits toujours du SER – « les règles existantes relatives au financement participatif soient optimisées et adaptées ». Sous ce vocable usurpé, les promoteurs veulent plus facilement proposer des placements à 5 ou 6 % d’intérêt aux habitants. Quelle banque peut faire mieux ? Enfin au cas où les indigènes resteraient rebelles, Sébastien Lecornu réfléchit à limiter les « recours abusifs ». A quand la promulgation de l’état d’urgence énergétique pour museler toute opposition ? Pour terminer la liste des cadeaux que l’on nous promet pour ces fêtes, le gouvernement va donner un cadre juridique spécial au repowering (4). Il s’agit là aussi de simplifier au maximum les procédures… pour les promoteurs. Autrement dit, votre commune avait signé pour 20 ans et des machines de 100 mètres de haut, elle en reprend pour 20 ans de plus avec des hauteurs de 160 à 200 mètres et sans avoir rien à dire. (…) »
Des précisions :
(1) Pour mémoire le SER a pour membres à son conseil d’administration, entre autres, des représentants d’EDF, EDF EN, Siemens, Total, Engie, Voltalia (propriété de la famille Muliez), General Electric, tous farouches défenseurs de la transition énergétique !
(2) 6500 éoliennes construites en France pas une centrale nucléaire fermée ou en voie de l’être : EDF essaie, en ce moment, d’obtenir leur prolongation au-delà de 40 ans de fonctionnement.
(3) L’éolien est la seule industrie où l’entrepreneur sait que pendant 15 ans toute sa production sera achetée quelques soient les besoins, à un prix garanti, largement au dessus de celui du marché, ce qui lui assure de copieux bénéfices.
(4) Repowering : renouvellement d’un parc éolien obsolète par des machines plus puissantes et pour cela encore plus gigantesques.

https://www.lepetitjournal.net/82-tarn-et-garonne/2017/12/13/eolien-sebastien-lecornu-livre-nos-territoires-a-leoligarchie/

08/12/17 : Gard : Un projet dimensionné à l’échelle de son territoire
Le projet est situé sur le plateau de Valliguières.
Ce secteur de l’Uzège-Pont du Gard dans l’est gardois profite du vent du couloir Rhodanien : une ressource naturelle et inépuisable à exploiter localement. Le plateau de Valliguières a pleinement son rôle à jouer dans la transition énergétique et peut accueillir un projet éolien correctement dimensionné à l’échelle de son territoire.
Le projet éolien les Ailes de Valle Aqua se situe sur la commune de Valliguières dans le Gard, sur le territoire de la Communauté de communes du Pont du Gard.
Le secteur d’implantation des éoliennes (en bleu) concerne le plateau de Valliguières situé à l’écart du village.
http://lesailesdevalleaqua.fr/le-projet/localisation/


07/12/17Les moulins à vent : comme une ombre sur moi ? Le projet en chiffres repères
Fini le temps de la concertation préalable. Le projet de parc éolien de Passa, qui suscite depuis le printemps dernier une levée de boucliers de la part d’habitants et d’élus du secteur, est sur le point d’entrer dans sa phase d’instruction administrative. La société à l’initiative de l’opération, Elements, compte déposer sa demande d’autorisation en préfecture d’ici quelques jours. L’enquête publique devrait se tenir dans le courant de l’année 2018. Afin de déminer le terrain, l’entreprise a mis en place à la mairie de Passa une exposition présentant ses plans et ses arguments en détail. Celle-ci devrait rester en place jusqu’à la mi-janvier. Alors qu’une nouvelle phase débute pour le projet, le directeur général de la société Elements,...
http://www.lindependant.fr/2017/12/06/les-moulins-a-vent-comme-une-ombre-sur-moi-le-projet-en-chiffres-reperes,3077179.php


07/12/17Les schémas régionaux du climat, de l’air et de l’énergie doivent faire l’objet d’une évaluation environnementale
Par un arrêt du 10 novembre 2017, la cour administrative d’appel de Marseille a annulé le schéma régional du climat, de l’air et de l’énergie de la région Languedoc-Roussillon (avant la fusion avec Midi-Pyrénées) et le schéma régional éolien qui y est annexé.
Après l’annulation du schéma régional du climat, de l’air et de l’énergie (SRCAE) de 11 anciennes régions (Aquitaine, Basse-Normandie, Bretagne, Ile-de-France, Limousin, Lorraine, Midi-Pyrénées, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Rhône-Alpes, Pays-de-la-Loire et Auvergne), c’est au tour de la région Languedoc-Roussillon de connaître le même sort. La cour administrative d’appel (CAA) de Marseille vient en effet de déclarer irrégulière, par une décision du 10 novembre 2017, la procédure d’élaboration de ce document régional de planification énergétique, en raison de l’absence d’évaluation environnementale.
Pour mémoire, les SRCAE (1) ont été créés par la loi Grenelle 2 du 12 juillet 2010 (art. L. 222-1 du Code de l’environnement). Elaborés conjointement par l’Etat et les régions, ces documents doivent notamment fixer à l’horizon 2020 et 2050, les orientations permettant d’une part, d’atténuer les effets du changement climatique et de s’y adapter et d’autre part, de prévenir ou de réduire la pollution atmosphérique ou d’en atténuer...
https://www.lemoniteur.fr/article/les-schemas-regionaux-du-climat-de-l-air-et-de-l-energie-doivent-faire-l-objet-d-une-evaluation-envi-35120071

03/12/17 : Les opposants au «transfo» de Saint-Victor dans la rue

Les opposants au transformateur électrique de Saint-Victor-et-Melvieu, se sont une nouvelle fois mobilisés, hier dans les rues de Saint-Affrique, pour redire «non» au projet.
«RTE, dégage de notre territoire !». Le mot d'ordre est dur, et incarne, avec sévérité, la détermination des détracteurs du transformateur électrique de Saint-Victor-et-Melvieu, dans le Sud-Aveyron. Hier, dans les rues de Saint-Affrique, ils étaient près de 300 selon les organisateurs à manifester, une nouvelle fois, leur opposition à ce projet de RTE (Réseau de transport électrique, une filiale d'EDF). «On se bat contre la construction de ce transformateur à 400 000 volts, et contre l'installation d'un millier d'éoliennes en Aveyron, dans le Tarn, la Lozère et l'Hérault, dont il est le premier maillon», rappelle Jordi Soulié, militant de la première heure, aux côtés d'autres habitants et agriculteurs des alentours.
Rejoints hier par d'autres association anti-éolienne de toute la région Occitanie, ils ont battu le pavé en rangs serrés, pancartes et banderoles à la main : «RTE saccage notre avenir», «Transition énergétique impossible contre les citoyens» ou «Non aux éoliennes». À pied ou en tracteur, c'est vers 15 h 30 qu'ils ont quitté l a place de la Poste de la Villotte, pour rejoindre les locaux de RTE et «murer symboliquement les grilles d'entrée».
Cette nouvelle mobilisation intervient à quelques jours de la fin de la fin de l'enquête publique sur le projet. Engagée le 6 novembre dernier, la consultation suscite quelques tensions. «On a bloqué les commissaires-enquêteurs les deux fois où ils sont venus dans le coin», explique Jordi Soulié. La Préfecture a ainsi annulé la visite, prévue hier matin à Saint-Victor-et-Melvieu. «Le calendrier est bouleversé, et les dernières consultations se feront à 60 km d'ici ! Il y en aura même trois le même jour, aux mêmes horaires dans trois villes différentes. Mais cela ne nous arrête pas. Et en ce qui nous concerne, c'est certain, ce transformateur ne verra jamais le jour». Jordi Soulié et ses compagnons de lutte se disent prêts à engager la bataille juridique. En attendant, ils continuent d'occuper le terrain censé accueillir ce transformateur. «On y a d'abord construit une cabane. Aujourd'hui, il compte trois installations : une halle en bois, une maison en paille porteuse et une autre en bois». Si l'heure n'est pas à l'occupation permanente, façon ZAD (Zone à défendre) le hameau de l'Amassada -assemblée en occitan- comme l'ont baptisé les militants, accueille leurs réunions, leurs conférences et leurs débats. «On ne laissera pas sacrifier ces terres agricoles. Surtout pas, pour en faire une zone industrielle en Aveyron».

30/11/17L'Occitanie, troisième région de France pour la puissance éolienne installée
Avec 1 230 MW de puissance éolienne installée, la région Occitanie se hisse à la troisième place en France derrière le Grand-Est (3 070 MW) et les Hauts-de-France (2 840 MW) selon le 4e Observatoire de l’Eolien publié par France Energie Eolienne, en collaboration avec le cabinet Bearing Point. En 2016, le nombre d’emplois directs et indirects liés à l’éolien a connu une augmentation de 19 %, et représentait à la fin de l’année, 1 560 emplois.
Creuset de la recherche au niveau national, l’Occitanie compte une majorité d’emplois liés aux études et développement dans le secteur (570 emplois). L’augmentation du nombre de parcs éoliens a également porté les créations d’emplois tournés vers l’exploitation et la maintenance des 100 parcs raccordés (430 emplois) et vers la construction et l’ingénierie (420 emplois en 2016). La fabrication des composants mobilise quant à elle 140 personnes.
Ce pan de l’économie verte en Occitanie, qui vise à devenir une région à énergie positive d’ici 2050, bénéficie également à l’ensemble du territoire, grâce aux retombées fiscales que l’installation de parcs éoliens permet. Selon France Energie éolienne, les blocs communaux, les départements et la région ont pu compter sur près de 35 millions d’euros de retombées fiscales pour 2016.
https://www.ladepeche.fr/article/2017/11/30/2695304-occitanie-troisieme-region-france-puissance-eolienne-installee.html

28/11/17 : Tarn-et-Garonne : Bessens : Les habitants ont pu s'informer sur les éoliennes
La société Valorem, porteuse du projet, d'un parc de six éoliennes de 200 mètres de haut à Montbartier, Finhan et Montech, est venue à la rencontre des habitants de la commune pour répondre à leurs interrogations. Peu de personnes sont venues se documenter auprès du représentant de la société Jean-François Seul, qui avait installé panneaux explicatifs et documents techniques dans la salle de la mairie.
Maintenant, la prochaine étape devrait débuter à la mi-décembre avec l'enquête d'utilité publique dans les seize communes qui se trouvent dans un rayon de 6 kilomètres, autour des éoliennes qui durera un mois.

https://www.ladepeche.fr/article/2017/11/28/2693397-les-habitants-ont-pu-s-informer-sur-les-eoliennes.html

28/11/17La région Occitanie, "berceau de l’éolien"😠
France énergie éolienne a publié les résultats de son 4e observatoire : 1re en termes d'évolution du nombre d'emplois, 3e sur la production d'énergie, l'Occitanie est la bonne élève de l'éolien français. Le point avec Mellyn Massebiau, déléguée régionale adjointe Occitanie de France énergie éolienne.
Qu'est-ce qui fait de l'Occitanie une région si attractive pour l'éolien terrestre ? La France est le deuxième gisement européen pour les éoliennes et l'Occitanie, la Méditerranée sont vraiment le berceau de l'éolien. Aujourd'hui, cela se traduit par les parcs qui se construisent. La région a un fort gisement de vent et de soleil, ce qui explique sa position. C'est la région leader pour le sud de la France, elle est très dynamique et son développement est très vertueux sur l'éolien terrestre et bientôt sur l'éolien en mer. Avec deux projets déjà en cours, l'éolien en mer...

http://www.midilibre.fr/2017/11/27/la-region-occitanie-berceau-de-l-eolien,1594758.php#

25/11/17 : Tarn : PAMPELONNE : LE CONSEIL MUNICIPAL REFUSE LE MAT DE MESURE DU VENT.
Lors de sa séance du 20 novembre 2017, le conseil municipal a retiré la délibération du 31 juillet 2017. Cela signifie en clair que le Conseil Municipal n’’émet plus d’avis favorable à l’installation d’un mât de mesures du potentiel éolien à Pampelonne.
Dans une communication déposée le lendemain dans les boîtes aux lettres, datée du 21 novembre 2017, le maire reproduit les propos tenus en conseil … avec une différence cependant. Il omet d’indiquer que la délibération n°2017-045 du 31 juillet a été retirée conformément à l’article L242-1 du code des relations entre le public et l’administration.
Que dit cet article ? L'administration ne peut abroger ou retirer une décision créatrice de droits de sa propre initiative ou sur la demande d'un tiers que si elle est illégale et si l'abrogation ou le retrait intervient dans le délai de quatre mois suivant la prise de cette décision.
Il confirme ansi que la délibération du 31 juillet était entachée d’un vice de forme. Dommage qu’il n’ait pas expliqué à la population quel était ce vice de forme.
Aujourd’hui, le Conseil Municipal ne donne pas d’avis favorable. A la différence de Vent de République qui donne un AVIS DEFAVORABLE (communiqué de presse à lire ici : 171125-vder communique de presse ). A la sortie du conseil, nombre de personnes s’interrogeaient sur la nécessité d’un permis de construire dans la procédure.
Le cadre juridique est différent s’il s’agit d’implanter un mât de mesure ou un parc éolien
Dans la précipitation d’avant la débâcle « socialiste » le gouvernement de M Valls s’empressait de faire signer la fin de l’autorisation nécessaire du maire pour le permis de construire un parc éolien. En effet, le 26 janvier 2017, deux décrets paraissaient. Ils spécifient que les éoliennes avec un mât de plus de 50 mètres sont des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE) , soumises à autorisation environnementale unique. Mais contrairement aux autres ICPE, elles sont DISPENSEES DE PERMIS DE CONSTRUIRE !!!

Cela signifie que les amis politiques du maire ( le P"S") qui légiféraient nationalement se moquaient éperdument de leurs amis, maires des communes. pour le plus grand bonheur des promoteurs.
Pour implanter un mât de mesure, il faut une autorisation de construire signée par le maire. Par la délibération prise le 20 novembre chacun comprend que celui-ci ne signera pas cette autorisation.
Pour implanter un parc éolien, il faut néanmoins fournir au préfet un certain nombre de documents qui font sérieux. Comme ces documents sont instruits par les promoteurs, tout le monde est en droit de s’interroger sur leur fiabilité.
Les études obligatoires concernent le bruit, l’environnement ( surtout les oiseaux et les chauve souris) et l’insertion dans le paysage.
Celles concernant la force et la régularité du vent ne font pas partie du dossier ICPE ( voir plus haut). L’intensité du vent est moins problématique dès lors que les éoliennes sont gigantesques et montent très haut. A 180m au dessus du sol, il y a toujours du vent !
S’il ne faut plus de permis de construire pour saccager les paysages d’éoliennes industrielles, il en faut toujours un pour implanter un mât de mesure. Quid du droit de passage et des routes pour amener le matériel ? Sauf que dans le dossier du saccage éolien, la mesure du vent peut être confidentielle et ne pas figurer dans le dossier. A l’issue du dossier d’instruction, c’est le préfet qui déclare le projet éolien possible ou non. Comment s’y opposerait-il puisque les promoteurs lui auront remis un dossier favorable !

Un arrêté du Conseil d'Etat, en 2014, cité par le cabinet d'avocat GREEN LAW précise : "dès qu’une autonomie fonctionnelle peut être démontrée entre les éoliennes et le mât de mesure, et qu’aucune conception commune ne peut être relevée, cette appréciation aura vocation à jouer et ainsi à permettre l’obtention des autorisations d’urbanisme nécessaire pour le parc d’une part, et pour le mât de mesure d’autre part."
En clair : au maire l'autorisation de construire un mât de mesure du vent, au préfet celle d'implanter un parc industriel éolien.
C’est pour cela que les promoteurs démarchent actuellement les propriétaires fonciers ignorant l’avis du Conseil Municipal. Les vendeurs ont pour mission d’arracher une promesse de bail. C’est un élément de leur étude de faisabilité de leur projet industriel.
La promesse de bail engage le propriétaire pour des années avant qu’il ne touche un loyer ( études, enquête publique, procès éventuels, temps de construction). Vu la pugnacité de l’association Vent de République et la colère de nombreux habitants, il s’écoulerait de nombreuses années avant que le projet n’aboutisse. Il se dit aussi que les promoteurs font signer un maximum de propriétaires afin de les mettre en concurrence.
Comme l’expliquent doctement les libéraux, la concurrence fait baisser les prix.
La promesse initiale, dont ont dit qu’elle serait de 2000 euros par an pour la location du terrain et de 2500 euros annuels par mégawatt produit, risque de s’avérer une illusion. Par le truchement de la concurrence fomentée, l’implantation ira au propriétaire le moins disant. 
Le bail signé ne vaut pas promesse d’implantation. Les prix avancés sont des possibilités et non des certitudes. Si le prix ne convient pas au propriétaire, celui-ci ne peut plus se rétracter car un bail n’est pas annulable.
Maintenant que le Conseil Municipal a rejoint l’association Vent de République dans le refus de voir installer un mât de mesure du vent, et après avoir réitéré son refus d'implantation d'un parc éolien à Pampelonne, Il serait bon qu'il aille jusqu'au bout de son engagement en participant à la réunion d'information que Vent de République organise pour donner l’information aux propriétaires terriens. C’est à eux qu’incombe désormais la responsabilité de préserver l’unité des Pampelonnais.
Ah ! SI le Conseil Municipal avait eu la bonne idée de laisser Energies Nouvelles à la porte du Conseil Municipal ! Car enfin, pourquoi Pampelonne et pas les communes voisines ? A-t-elle reçu une invitation ? Y avait il des personnes intéressées à la production d'électricité d'origine éolienne ?
Pour le Maire, la décision du Conseil Municipal clôt l'affaire du désordre éolien. Cependant, l'obstination des promoteurs et l'indifférence des propriétaires fonciers ne résidant pas dans la région devraient l'alerter.
Si les promoteurs jugent la position du conseil municipal pampelonnais versatile, ils peuvent encore espérer retourner la situation en récoltant de nombreux baux à présenter dans le dossier remis au préfet.
Le Conseil Municipal et le maire pourraient leur ôter cette espérance en affichant clairement et publiquement, lors de la prochaine réunion organisée par l'association, leur vigilance à faire cesser le désordre qu'ils ont permis par leur vote du 31 juillet. La décision responsable prise le 20 novembre a besoin d'être réaffirmée et témoignera de leur sincérité à ne pas vouloir d'industrie éolienne sur le territoire de la commune.
Le principe de précaution vaut envers les démarches et les fausses illusions que les promoteurs font miroiter aux propriétaires fonciers.
Vent de République et le conseil municipal ont maintenant accordé leur position. Il incombe désormais aux propriétaires fonciers de privilégier l'harmonie du village à des gains pour le moins surévalués et hypothétiques.
Jean-Claude Zablet
http://carmaux.e-monsite.com/pages/eolien/eolien-pampelonne/pampelonne-le-conseil-municipal-refuse-le-mat-de-mesure-du-vent.html


25/11/17Tarn - Murat-sur-Vèbre - Éoliennes : quatre nouveaux mâts en vue
Forcément un peu déçu, Emmanuel Rey, vendredi 17 novembre : sa demi-journée d'information au village sur le projet éolien d'Ostwind n'a rencontré comme «clientèle» que le maire et deux ou trois conseillers. Mais au moins, avant de rentrer nuitamment à sa base de Toulouse, il aura «fait le job», ce qui est systématique dans son entreprise.
Les quatre mâts de 78 mètres (119 en bout de pale) du Cayrol arriveront en préfecture avant la fin de l'année. Sur des terres gérées par le groupement forestier des Senausses, ces machines de type Enercon développeront 3 MW chacune. Si le Cayrol n'est, et depuis longtemps, que ruines, le site d'implantation se situe à un kilomètre au sud du hameau des Senausses, en direction de la commune héraultaise de Cambon. Soit adossé à un bout de territoire largement pourvu en éoliennes.
Un parcours de trois ans
Comme son nom l'indique, la société Ostwind est d'origine allemande. Pour la France, son siège social est à Shiltigheim (Bas-Rhin). «Vieille» de 24 ans, mais tenant à maîtriser son développement (40 salariés), son fonds de commerce, soit 132 génératrices en activité, se situe dans le nord et l'est de la France, hors sept unités en Ardèche. Malgré un bureau à Toulouse, rien en Occitanie. Alors, pourquoi Murat ? Emmanuel Rey répond : «Dans le schéma régional, les Monts de Lacaune présentent un gisement de vent exceptionnel. En outre, au regard des contraintes technique, paysagère et écologique, avec l'absence de zone sensible à proximité, ce site est attrayant. Et, lors d'un premier rapprochement avec les élus, il nous a été conseillé de travailler sur la partie sud de la commune.»

Suite de l'opération dans le bureau du préfet donc. Si acceptation, la balle sera à nouveau dans le camp de la population locale par le biais de l'enquête publique sise dans cette même salle de la mairie. Une étape estimée dans le courant du deuxième trimestre 2018, soit trois ans après la première présentation par le même Emmanuel Rey du projet en conseil municipal.
https://www.ladepeche.fr/article/2017/11/25/2691896-eoliennes-quatre-nouveaux-mats-en-vue.html

24/11/17 : Aude : Projet éolien des Hautes Corbières :tout sur le financement participatif De nombreuses questions
Mardi 7 novembre, au foyer de Cascastel, la plate-forme de financement participatif Enerfip organisait un apéritif d’information autour du projet éolien des Hautes Corbières concernant 7 communes (Cascastel, Massac, Davejean…) porté par la CCRLCM (Communauté de communes Lézignan-Corbières Minervois) et confié à EDF Énergies Nouvelles. ENERFIP est dirigée par Julien Hostache, petit-fils de notre concitoyen Roger Verbiguié, qui travaille depuis plusieurs années sur notre secteur géographique dans le photovoltaïque et qui a déjà équipé plusieurs bâtiments dont la cave coopérative des Maîtres Vignerons de Cascastel. Julien Hostache devait...
http://www.lindependant.fr/2017/11/24/projet-eolien-des-hautes-corbieres-tout-sur-le-financement-participatif-de-nombreuses-questions,3073347.php 

18/11/17 : Aude : Nadine L'Hénoret (Aire) : «L'éolien industriel est tout sauf écologique»
L'Aide à l'initiative dans le respect de l'environnement (AIRE), association créée il y a dix-sept ans et qui compte aujourd'hui une centaine d'adhérents, s'est réunie pour son assemblée générale annuelle, à la salle Filaire, mercredi 15 novembre. Aire et dix autres associations font partie de la Fédération environnement durable (FED), organisme qui se veut contrepoids aux projets d'industrie éolienne. Pour Aire, les industriels du vent espèrent pouvoir «s'exonérer des intérêts environnementaux légalement protégés : le cadre de vie et la santé des riverains, la sécurité, les paysages, les monuments historiques, la faune et la flore, et plus généralement la biodiversité».
Selon Nadine L'Hénoret, présidente d'Aire, l'éolien est «tout sauf écologique. Nous proposons d'utiliser l'argent public pour le bien de l'ensemble. Le projet éolien de la forêt des Fanges a été annulé, on peut remercier la LPO (Ligue de protection des oiseaux). Et pour le projet de Bouriège Saint-Sernin, les propriétaires ont été condamnés pour abus de droit de propriété, empêchant les travaux. Il s'agit du passage des camions transportant le matériel éolien».
Quant au lac Saint-Bertrand, Nadine L'Hénoret rappelle que l'association restera attentive à la problématique de l'eau.
https://www.ladepeche.fr/article/2017/11/18/2687027-nadine-henoret-aire-eolien-industriel-est-tout-sauf-ecologique.html

17/11/17 : Dans l’Hérault, un parc éolien de Valeco tourne sans permis de construire
C’est une nouvelle illustration des vicissitudes de l’éolien en France. Après une succession de recours, le Conseil d’État a rejeté pour la troisième fois le pourvoi d’Énergie Renouvelable du Languedoc (ERL), société de projet du groupe Valeco, contre l’annulation de son permis de construire par le tribunal administratif. Le parc situé aux Bernagues, près de Lunas (Hérault), comprenant sept éoliennes de 93 mètres de haut produisant 1750 kWh/an, a été mis en service en 2015.
Treize ans de procédures
L’histoire de ce parc est particulièrement mouvementée. En 2004, le projet reçoit son permis de construire de la préfecture de l’Hérault. ...

https://www.greenunivers.com/2017/11/lherault-parc-eolien-de-valeco-tourne-permis-de-construire-171578/

17/11/17 : Aude : Port-La Nouvelle : les habitants disent oui aux éoliennes en mer à 77 %
Décidément, l’actualité se fonde sur d’heureux hasards. Ce vendredi, Carole Delga, présidente de la Région Occitanie est à Port-La Nouvelle pour annoncer les importants investissements de la Région quant à l’extension du port.
Mercredi soir, la société Quadran, qui porte le projet d’éoliennes en mer au large de Port-La Nouvelle et de Gruissan ainsi que le garant de la concertation publique, Jacques Roudier, rendaient leurs conclusions, à l’occasion d’une conférence de presse, puis d’une réunion publique salle Jacques-Brel.

Assentiment (presque) général
Il apparaît que la population locale comme les touristes valident à plus des trois quarts d’entre eux l’implantation de la ferme éolienne en mer. Une petite dizaine de pour cent parmi les participants à la concertation n’ont pas d’avis sur la question et 14 %, donc se sont exprimés contre, en évoquant un éventuel impact sur l’activité de la pêche, d’éventuelles conséquences socio-économiques ou encore une pollution visuelle.
D’ailleurs, la mairie de Leucate a demandé que soient refaites les simulations visuelles… sachant qu’un projet porté par Engie est aussi en cours au large de celle-ci et du Barcarès.
Changement d’opérateur
Le responsable du projet de Quadran Énergie Marine a annoncé une révision du calendrier, lié à des changements dans le groupement de partenaires et qui a conduit Eolmed à changer d’opérateur pour les raccordements terrestres. C’est la société RTE qui en aura la charge, normalement. RTE rejoint le projet et assurera le raccordement électrique de la ferme pilote, soit une liaison sous-marine et terrestre de 26 km à réaliser en mois de 18 mois ! Un véritable défi.
Du coup, les demandes d’autorisations auprès de la préfecture qui devaient être déposées en fin d’année ne le seront qu’au cours du mois de mars. Malgré ce léger décalage, la construction des premières structures flottantes pourrait commencer à l’automne 2021, sauf si des recours viennent perturber l’instruction administrative et l’enquête publique à venir (courant 2 018).
Eu égard au faible nombre d’opposants au projet, eu égard au fait que les professionnels de la mer manifestent leur volonté de s’y impliquer, le maître d’ouvrage n’est guère inquiet.
Une centaine de personnes
Mercredi soir, pour le compte rendu public de la concertation, une centaine de personnes avait fait le déplacement salle Jacques-Brel, pour écouter les exposés du garant, mais aussi du maître d’ouvrage. Le président du Grand-Narbonne, Jacques Bascou, le maire de Port-La Nouvelle Henri Martin, et le président de la chambre de commerce, Bernard Ballester, qui signera ce matin la délégation de service public pour la gestion du port avec la Région, étaient présents pour participer au débat et soutenir ce projet, porteur économiquement et écologiquement. L’on retiendra un échange, viril mais correct, entre Henri Martin et René Corbefin, adjoint au maire de Leucate, qui évoqua les pollutions visuelles potentielles… «Dans les années quatre-vingt, il était question d’une centrale nucléaire à La Nouvelle. Ça, il faut 50 ans pour le démanteler. Une éolienne, non polluante, c’est l’affaire de quelques jours pour la démonter », a lancé le maire.
Les pêcheurs professionnels étaient là, eux aussi, et c’est tout un symbole : c’est le fruit de leur labeur quotidien qui fut servi au buffet de clôture de la réunion…
http://www.lindependant.fr/2017/11/17/port-la-nouvelle-les-habitants-disent-oui-aux-eoliennes-en-mer-a-77,3070801.php

17/11/17 : Tarn : Monts de Lacaune-Montagne du Haut Languedoc : les conseillers communautaires en réunion
...La réunion a commencé par la présentation d'un projet éolien sur la commune de Murat-sur-Vèbre. L‘avis donné a été majoritairement favorable (4 avis défavorables)....
https://www.ladepeche.fr/article/2017/11/17/2686210-monts-lacaune-montagne-haut-languedoc-conseillers-communautaires-reunion.html

16/11/17 : Tarn-et-Garonne : 
Une semaine d'explications sereine pour Valorem
Projet éolien garonne et canal
Dernière rencontre à la maison des associations de Montbartier lundi dernier. La semaine précédente, c'est à Monbéqui, Montech, Finhan et Bessens que Jean-François Seul, responsable du projet éolien Garonne et canal pour Valorem, avait fait face aux habitants du secteur. Si tout va bien, ce territoire verra en 2020, six éoliennes (installées à Montech, Finhan et Montbartier, Monbéqui et Bessens étant à proximité immédiate) brasser le vent et produire 38600 MWh d'électricité.
Des éoliennes de nouvelles générations affichant une hauteur en bout de pale de 200 mètres. «Ce sera le premier parc en plaine avec de telles dimensions», explique J.-F Seul. C'est d'ailleurs les performances accrues de ces nouvelles éoliennes qui a permis à ce projet de prospérer entre Garonne et canal. Compte tenu des valeurs de vent enregistrées sur le territoire (un peu plus de 5m/seconde en moyenne à hauteur du moyeu), des éoliennes d'anciennes générations n'auraient pas pu voir le jour ici. «Pourquoi des éoliennes ici», demanda d'ailleurs régulièrement le public lors de ces permanences. L'émissaire de Valorem répondait : «Ici on peut le faire ... Alors pourquoi ne le ferait-on pas ?».
«Les gens veulent se faire leur propre idée»
Lors de ces permanences, une trentaine de personnes («beaucoup plus à Montech», assure M. Seul) est venue à la rencontre de l'opérateur qui avait déployé photos, cartes, shémas, plaquettes explicatives, maquettes, et fit face aux questions. «Des questions techniques sur les énergies renouvelables, d'autres sur la procédure d'instruction en cours... En fait les gens voulaient de l'info pour se faire leur propre idée sur le projet», explique Jean Francois Seul. Aucune opposition tranchée ne s'est manifestée lors de ces rencontres. «Il y avait des gens pour, des gens contre, mais surtout des gens soucieux de leurs intérets particuliers» comme cette jeune femme dont la maison sera la plus proche de la future éolienne de Montbartier ... inquiète pour la valeur de de sa maison. Valorem qui a déjà mené d'autres projets sur d'autres territoires, assure avoir trouvé ici, entre Garonne et canal «un territoire posé, serein... Il est vrai qu'on a associé les communes dès le départ». ici aussi, le projet s'étend sur plusieurs communes ce qui ne favorise pas forcément la cohésion d'éventuelles oppositions.
Valorem se montre donc confiant sur l'évolution de son projet éolien, sachant qu'un projet sur quatre n'aboutit pas, faute d'un avis favorable.
L'enquête publique en décembre
Ici, l'enquête d'utilité publique est prévue pour la mi-décembre. Compte tenu du vaste territoire concerné (elle devra couvrir un périmètre de six kilomètres autour de l'implantation des éoliennes, soit 16 communes impliquées), cette enquête publique sera menée par une commission d'enquête et non par un seul commissaire enquêteur. Elle durera un mois. Il restera ensuite au préfet de prendre un arrêté...favorable ou non. «Là on est à une période charnière du projet. On a fait tout ce qu'on pouvait faire pour présenter un dossier acceptable. On n'a pas beaucoup de marge de manœuvre pour l'amender».
https://www.ladepeche.fr/article/2017/11/16/2685633-une-semaine-d-explications-sereine-pour-valorem.html

16/11/17 : Hérault : Le Conseil d'État donne raison aux anti-éoliennes de Lunas
Deux ans après la mise en service de sept éoliennes à Lunas (Hérault), des opposants obtiennent l'annulation du permis de construire devant le Conseil d'État.
C'est une sacrée victoire que viennent de remporter les opposants aux éoliennes de Lunas, près de Lodève. Après une longue bataille, le Conseil d'État leur donne raison et annule le permis de construire des sept éoliennes plantées sur le plateau de Bernagues (décision rendue le 9 Novembre).
Plus de quatre ans de combat pour les anti. En 2013 d'abord, ils remportent une première manche au tribunal administratif de Montpellier. Puis une deuxième, en appel. Et maintenant donc le Conseil d'État qui leur donne définitivement raison.
Permis annulé à cause de la présence d'aigles royaux
La juridiction administrative, la plus haute du pays, estime que la société ERL (Énergie renouvelable du Languedoc) n'a pas tenu compte de la présence sur le site d'aigles royaux, une espèce protégée. Le permis de construire délivré par le préfet n'est donc pas jugé valable. Il est annulé.
Mises en service il y a deux ans
Reste un sérieux problème : la société n'a pas attendu le point final de cette affaire pour construire les sept éoliennes. Elles ont été installées et mises en service il y a deux ans déjà. Car entre temps, ERL a obtenu le permis d'exploiter ces éoliennes et elle s'accroche désormais à cette autorisation.
"Le combat n'est pas du tout terminé", prévient Marjolaine Villey-Migraine, porte parole du collectif qui s'est battu contre les éoliennes. Les associations vont maintenant se battre pour obtenir le démantèlement de ces moulins géants.


15/11/17 : Hérault : Hauts Cantons : le permis éolien de Lunas dénoncé par le Conseil d'Etat

La plus haute juridiction de l'Etat a tranché : la société Énergie renouvelable du Languedoc n'aurait jamais dû installer ces sept éoliennes sur le site dit "Les Bernagues".
Depuis le milieu du mois d'octobre la société ERL (Énergie renouvelable du Languedoc) attendait la décision du Conseil d'état sur le pourvoi qu'elle avait intentée pour pouvoir construire sept éoliennes au lieu-dit Les Bernagues à Lunas.
Ce 9 novembre, le pourvoi de ERL a été rejeté par la plus haute juridiction de l'Etat. L'arrêté du préfet de l'Hérault valant permis de construire a donc été annulé.
C'est donc une guerre administrative engagée en 2013 qui prend fin. Les opposants qui avaient remporté les deux premières batailles à Montpellier et à Marseille se voient donc récompensés de leur ténacité.
Des contentieux malheureux
Il faut dire, comme l'avait souligné le rapporteur public à la mi octobre : " Que ce dossier est entaché d'une série de contentieux malheureux."
Les sept moulins à vent, hauts de 93 m, n'auraient donc jamais dû voir le jour sur ce plateau, à moins qu'un nouveau permis soit demandé.
Mais il faudra alors tenir compte de la présence d'un couple d'aigles royaux, signalés dans le secteur par la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement du logement. Des oiseaux protégés, dont la présence est suivie depuis 2001 sur le plateau de Bernagues.
Dans la procédure judiciaire lancée par ERL, c'est justement ce point précis qui était contesté. Pour la société portant le projet éolien, cette information arrivant postérieurement à l'accord du permis de construire délivré par le préfet de l'Hérault.
Des animaux protégés
Le conseil d'Etat aura retenu que les animaux protégés étaient bien présents sur place avant la délivrance du permis et donnera donc la priorité aux volatiles.
Le rapporteur public insistant lui aussi sur le fait que "Les études postérieures confirment et révèlent une situation existante. Elle peut compléter une étude d'impact comportant des inexactitudes, des omissions ou des insuffisances."
Les magistrats de la haute juridiction administrative ont donc confirmé : "que l'insuffisance de cette étude d'impact a eu pour effet de nuire à l'information complète de la population et a été de nature à exercer une influence sur la décision du préfet de l'Hérault."
Les éoliennes tournent sans permis
Il y a deux ans, l'entreprise ERL est passée outre la décision du tribunal administratif en avançant de nuit pour la construction de ces éoliennes. Une action qui avait valu une réaction immédiate des opposants qui avaient dénoncé "un passage en force".
En 2014, le bulletin municipal vantait les deux projets éoliens de Lunas. Il y était mis en avant le projet des Bernagues qui devait produire l'électricité nécessaire à la consommation d'une commune de 22 000 habitants.
"Il était écrit que le permis avait été reaccordé et les travaux une nouvelle fois stoppés pour des raisons environnementales."
Nous n'avons pu joindre la commune de Lunas pour connaître les rentrées financières qui étaient espérées avec l'installation de ces sept aérogénérateurs.
Au mois d'avril dernier trois opposants au projet avaient été entendus à la gendarmerie de Béziers car ils avaient volé des piquets de ce chantier qu'ils avaient remis le lendemain à la sous-préfecture de Lodève.
Avec ce dernier jugement les sept éoliennes de Lunas tournent définitivement illégalement et donc sans permis de construire.
Quel va être leur avenir ?
http://www.midilibre.fr/2017/11/14/hauts-cantons-le-permis-eolien-de-lunas-denonce-par-le-conseil-d-etat,1587731.php


15/11/17Un militant écolo condamné pour avoir jeté des feuilles d'arbre sur un policierArme par destination.
Le chef d'inculpation laisse interdit : «violences volontaires avec jet de feuilles d'origine végétale». Oui, d'origine végétale, la précision est visiblement importante.
Ce mercredi, un militant écologiste anti-éolien de l'Aveyron (dont nous vous parlions déjà ici le mois dernier), a été condamné par le tribunal de Grande Instance de Rodez à 500 euros d'amende et 300 euros de dommages et intérêts pour avoir jeté des feuilles d'arbre et autres gravats végétaux sur un policier.
Lors d'une manifestation qui a eu lieu au mois de janvier 2017 à Rodez contre un projet de transformateur électrique, il avait, avec d'autres «déversé de la terre et des feuilles aux pieds des policiers venus sécuriser l'entrée de la Préfecture de l'Aveyron», précise France 3.
Un échange de coups et des jets de gaz lacrymogènes avaient suivi. Un policier - qui n'a obtenu d'arrêt de travail -avait ensuite déposé plainte pour «violences volontaires aggravées avec jet de feuilles d'origine végétale sur personne dépositaire de l'autorité publique». Reporterre avait ensuite raconté l'audience ici.
Le manifestant devrait faire appel
http://www.liberation.fr/direct/element/un-militant-ecolo-condamne-pour-avoir-jete-des-feuilles-darbre-sur-un-policier_73638/

15/11/17 : Aveyron : Condamné pour avoir «agressé» un policier... avec des feuilles mortes
Un électricien aveyronnais vient d’écoper d’une peine d’amende pour avoir jeté des feuilles mortes sur un policier lors d’une manifestation contre l’implantation d’un transformateur électrique géant…
C’est la version végétale de la rébellion. Un électricien aveyronnais a été condamné mardi par le tribunal correctionnel de Rodez pour un motif pour le moins insolite : avoir jeté des feuilles mortes sur un policier.
L’affaire remonte au 21 janvier 2017, lors d’une manifestation à Rodez contre un projet d’implantation d’un transformateur électrique géant alimenté notamment par des éoliennes. Elle a dégénéré en échauffourées quand les protestataires ont vidé des sacs de feuilles mortes au pied des policiers. Trois fonctionnaires avaient été légèrement blessés et un seul manifestant s’était retrouvé en garde à vue : Xavier Auboux, l’électricien, parce qu’il avait un canif dans sa poche.​
>> A lire aussi : Béziers: Trois personnes en garde à vue pour des «vols de piquets» sur un chantier éolien
​300 euros de dommages et intérêts
Dans la foulée, un policier, qui ne s’est vu prescrire aucun arrêt de travail, a déposé plainte pour «violences volontaires avec jet de feuilles d’origine végétale sur une personne dépositaire de l’autorité publique». C’est pour ces faits que le tribunal a condamné le trentenaire à une peine d’amende. Selon France3 Occitanie, il devra s’acquitter de 500 euros mais aussi verser 300 euros de dommages et intérêts à sa victime, sans compter les frais d’avocat.
L’électricien envisage de faire appel.
http://www.20minutes.fr/justice/2169347-20171115-aveyron-condamne-avoir-agresse-policier-feuilles-mortes

14/11/17 : Hérault : Hauts Cantons : le permis éolien de Lunas dénoncé par le Conseil d'Etat
La plus haute juridiction de l'Etat a tranché : la société Énergie renouvelable du Languedoc n'aurait jamais dû installer ces sept éoliennes sur le site dit "Les Bernagues".
Depuis le milieu du mois d'octobre la société ERL (Énergie renouvelable du Languedoc) attendait la décision du Conseil d'état sur le pourvoi qu'elle avait intentée pour pouvoir construire sept éoliennes au lieu-dit Les Bernagues à Lunas.
Ce 9 novembre, le pourvoi de ERL a été rejeté par la plus haute juridiction de l'Etat. L'arrêté du préfet de l'Hérault valant permis de construire a donc été annulé.
C'est donc une guerre administrative engagée en 2013 qui prend fin. Les opposants qui avaient remporté les deux premières batailles à Montpellier et à Marseille se voient donc récompensés de leur ténacité.
Des contentieux malheureux
Il faut dire, comme l'avait souligné le rapporteur public à la mi octobre : " Que ce dossier est entaché d'une série de contentieux malheureux."
Les sept moulins à vent, hauts de 93 m, n'auraient donc jamais dû voir le jour sur ce plateau, à moins qu'un nouveau permis soit demandé.
Mais il faudra alors tenir compte de la présence d'un couple d'aigles royaux, signalés dans le secteur par la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement du logement. Des oiseaux protégés, dont la présence est suivie depuis 2001 sur le plateau de Bernagues.
Dans la procédure judiciaire lancée par ERL, c'est justement ce point précis qui était contesté. Pour la société portant le projet éolien, cette information arrivant postérieurement à l'accord du permis de construire délivré par le préfet de l'Hérault.
Des animaux protégés
Le conseil d'Etat aura retenu que les animaux protégés étaient bien présents sur place avant la délivrance du permis et donnera donc la priorité aux volatiles.
Le rapporteur public insistant lui aussi sur le fait que "Les études postérieures confirment et révèlent une situation existante. Elle peut compléter une étude d'impact comportant des inexactitudes, des omissions ou des insuffisances."
Les magistrats de la haute juridiction administrative ont donc confirmé : "que l'insuffisance de cette étude d'impact a eu pour effet de nuire à l'information complète de la population et a été de nature à exercer une influence sur la décision du préfet de l'Hérault."
Les éoliennes tournent sans permis
Il y a deux ans, l'entreprise ERL est passée outre la décision du tribunal administratif en avançant de nuit pour la construction de ces éoliennes. Une action qui avait valu une réaction immédiate des opposants qui avaient dénoncé "un passage en force".
En 2014, le bulletin municipal vantait les deux projets éoliens de Lunas. Il y était mis en avant le projet des Bernagues qui devait produire l'électricité nécessaire à la consommation d'une commune de 22 000 habitants.
"Il était écrit que le permis avait été reaccordé et les travaux une nouvelle fois stoppés pour des raisons environnementales."
Nous n'avons pu joindre la commune de Lunas pour connaître les rentrées financières qui étaient espérées avec l'installation de ces sept aérogénérateurs.
Au mois d'avril dernier trois opposants au projet avaient été entendus à la gendarmerie de Béziers car ils avaient volé des piquets de ce chantier qu'ils avaient remis le lendemain à la sous-préfecture de Lodève.
Avec ce dernier jugement les sept éoliennes de Lunas tournent définitivement illégalement et donc sans permis de construire.
Quel va être leur avenir ?


14/11/17 : Aveyron : Rodez : 500 euros d'amende pour avoir jeté des feuilles mortes sur un policier
Un militant écologiste a été reconnu coupable de « violences volontaires » sur un fonctionnaire de police, par le tribunal de Grande Instance de Rodez. L'homme avait jeté des feuilles d’arbres sur un policier le 21 janvier à Rodez, à la fin d’une manifestation.
Le tribunal de Grande Instance de Rodez a tranché, Xavier Haudoux, un militant anti-éolien a donc été jugé coupable de « violences volontaires avec jet de feuilles d’origine végétale» sur un fonctionnaire de police. Il écope de 500 euros d'amende et de 300 euros au titre de dommages et intérêt versés à la victime. Il devra également payer 300 euros de frais d'avocat.
Le 21 janvier dernier, à la fin d’une manifestation à Rodez contre le projet d’installation d’un transformateur RTE à Saint-Victor et Melvieu dans le Sud Aveyron, l'homme et plusieurs autres participants avaient déversé de la terre et des feuilles aux pieds des policiers venus sécuriser l'entrée de la Préfecture de l'Aveyron.
Mais l'acte n'avait pas plu aux forces de l'ordre et quelques coups avaient alors été échangés entre les deux parties avant que des CRS dispersent la foule à renfort de gaz lacrymogènes.
Le prévenu sera le seul manifestant à avoir été arrêté puis placé en garde à vue. Un des policiers a porté plainte pour "violences volontaires aggravées avec jet de feuilles d'origine végétale sur personne dépositaire de l'autorité publique". Précisons que la victime n'a eu aucun jour d'arrêt de travail.
De nombreux manifestants étaient venus ce 14 novembre pour soutenir le prévenu. Xavier Auboux a affirmé qu'il n'avait ''aucune intention de nuire, de blesser. C’était dans un moment de chahut." Le Procureur de la République a qualifié ce geste de " violence psychologique à l'égard d'une personne dépositaire de de l'autorité publique."
Xavier Haudoux devrait faire appel de la décision. 
http://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/aveyron/rodez/rodez-500-euros-amende-avoir-jete-feuilles-mortes-policier-1365863.html

14/11/17 : Aveyron : RN 88 et éoliennes au menu de la visite du préfet
Société - Communauté de communes des Causses à l'Aubrac
[...] Le sujet des éoliennes a aussi été évoqué : baisse des consommations et hausse des énergies renouvelables mais leur implantation sera jugée «au cas par cas».[...]

13/11/17 : Aude : Projet éolien à la montagne Noire
Soleil du Midi (siège à Villemoustaussou /11 – développement de parcs éoliens – CA légal 2015 : 519 000€) envisage de construire cinq éoliennes sur le domaine de la montagne Noire, entre les communes de Brousse-et-Villaret /11 et Fraïsse-Cabardès /11. Les demandes relatives à l’autorisation d’exploitation et au permis de construire devraient être déposées d’ici la fin de l’année. Soleil du Midi envisage en outre de financer une partie du projet via un recours au financement participatif. Une telle démarche avait déjà été mise en oeuvre pour le parc de Luc sur Aude [cf. notre article du 28 mars]. Enfin, la société souhaite présenter son dossier à l’appel à projets régional "Energies coopératives et citoyennes".
http://www.zoomactu.fr/projet-eolien-a-la-montagne-noire/

13/11/17Languedoc-Roussillon : la justice annule en appel le schéma régional éolien
La cour administrative d'appel de Marseille a annulé le schéma éolien du Languedoc-Roussillon donnant raison aux associations de riverains qui s'élèvent contre ce plan de développement de l'énergie éolienne.
En première instance deux ans plus tôt, les associations de riverains avaient été déboutées de leur demande par le tribunal administratif de Montpellier.
Dans son arrêt en date du 10 novembre, la cour administrative d'appel de Marseille a estimé "qu'aucune évaluation environnementale n'a été réalisée préalablement à la décision du 24 avril 2013 du préfet de la région Languedoc-Roussillon arrêtant le schéma régional du climat, de l'air et de l'énergie et son volet relatif à l'énergie éolienne".
Elle ajoute "qu'une telle omission est susceptible d'avoir exercé une influence sur le sens de l'arrêté contesté et a privé tant le public que les collectivité territoriales concernées d'une garantie", ce qui constitue "une irrégularité de nature à justifier son annulation".
Echec de l'industrie du vent ?
La Fédération environnement durable (Fed), qui regroupe des associations et des particuliers hostiles à l'éolien, s'est félicitée de cette décision judiciaire samedi.
Dans un communiqué, la Fed indique que le "défaut d'évaluation environnementale explique que la quasi-totalité du territoire français était par ces schémas déclarée éligible à l'éolien, en dépit du refus de communes et de la fragilité des territoires ruraux".
Elle déplore que "les objectifs du nouveau ministère de l'environnement qui a désigné une nouvelle commission pour accélérer le programme éolien démontre l'obstination des pouvoirs publics à ne pas vouloir regarder la vérité en face c'est à dire l'échec de cette industrie du vent".
Fin octobre, le gouvernement a annoncé pour janvier "de premières décisions" pour simplifier les règles entourant le développement de l'éolien. Les industriels se plaignant des recours qui induisent un temps de développement des projets de six à huit ans, beaucoup plus long que chez nos voisins européens.
Un marché de plus de 500 millions d'euros
Le schéma régional de Languedoc-Roussillon représente "un marché de plus de 500 millions d'euros (...) en jeu sur les 10 prochaines années pour les entreprises régionales de construction", selon le plan présenté par le conseil régional. Il fixe un objectif de puissance éolienne installée de 2000 MW pour la région à l'horizon 2020 (pour une puissance installée de 399 MW en 2010).
http://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/montpellier/languedoc-roussillon-justice-annule-appel-schema-regional-eolien-1364627.html

12/11/17 : Tarn-et-Garonne : Journée d'information des habitants sur le parc d'éoliennes
Le projet d'installation d'un parc d'éoliennes, à l'étude aux portes de Monbéqui, soulève les questions des habitants de la commune. Pour y répondre, la société Valorem, porteuse du projet, a invité la population à venir se renseigner, lors d'une journée d'information à la mairie. Six éoliennes de 200 m de haut sont programmées, ainsi que deux postes de livraison. La plus proche, sur la commune de Monbéqui, est à 1, 5 km du centre du village, avec un accès par la RD 77 Monbéqui-Montbartier, trois autres sont à Finhan et deux à Montech. L'emprise totale sera de 1 hectare de terrain. Les documents présentés et les informations d'un technicien ont permis au public de prendre connaissance sur les études réalisées en matière d'environnement et de nature (oiseaux, etc.), d'acoustique et sur l'évolution du projet).
https://www.ladepeche.fr/article/2017/11/12/2682866-journee-d-information-des-habitants-sur-le-parc-d-eoliennes.html

11/11/17 : Languedoc-Roussillon: la justice annule en appel le schéma régional éolien
La cour administrative d'appel de Marseille a annulé le schéma éolien du Languedoc-Roussillon (avant fusion avec Midi-Pyrénées), donnant raison aux associations de riverains qui s'élèvent contre ce plan de développement de l'énergie éolienne.
En première instance deux ans plus tôt, les associations de riverains avaient été déboutées de leur demande par le tribunal administratif de Montpellier. Dans son arrêt en date du 10 novembre, la cour administrative d'appel de Marseille a estimé "qu'aucune évaluation environnementale n'a été réalisée préalablement à la décision du 24 avril 2013 du préfet de la région Languedoc-Roussillon arrêtant le schéma régional du climat, de l'air et de l'énergie et son volet relatif à l'énergie éolienne".
Elle ajoute "qu'une telle omission est susceptible d'avoir exercé une influence sur le sens de l'arrêté contesté et a privé tant le public que les collectivités territoriales concernées d'une garantie", ce qui constitue "une irrégularité de nature à justifier son annulation". La Fédération environnement durable (Fed), qui regroupe des associations et des particuliers hostiles à l'éolien, s'est félicitée de cette décision judiciaire samedi. Dans un communiqué, la Fed indique que le "défaut d'évaluation environnementale la quasi-totalité du territoire français était par ces schémas déclarée éligible à l'éolien, en dépit du refus de communes et de la fragilité des territoires ruraux".
Elle déplore que "les objectifs du nouveau ministère de l'Environnement, qui a désigné une +nouvelle commission+ pour accélérer le programme éolien, démontre l'obstination des pouvoirs publics à ne pas vouloir regarder la vérité en face c'est à dire l'échec de cette industrie du vent". Fin octobre, le gouvernement a annoncé pour janvier "de premières décisions" pour simplifier les règles entourant le développement de l'éolien. Les industriels se plaignent des recours qui induisent un temps de développement des projets de six à huit ans, beaucoup plus long que chez nos voisins européens. Le schéma régional de Languedoc-Roussillon représente "un marché de plus de 500 millions d'Euros (...) en jeu sur les 10 prochaines années pour les entreprises régionales de construction" selon le plan présenté par le conseil régional. Il fixe un objectif de puissance éolienne installée de 2000 MW pour la région à l'horizon 2020 (pour une puissance installée de 399 MW en 2010). 
http://www.lindependant.fr/2017/11/11/languedoc-roussillon-la-justice-annule-en-appel-le-schema-regional-eolien,3068928.php

11/11/17Ex Languedoc-Roussillon : la justice annule en appel le schéma régional éolien
La cour administrative d'appel de Marseille a annulé le schéma éolien du Languedoc-Roussillon (avant la fusion avec Midi-Pyrénées), donnant raison aux associations de riverains qui s'élèvent contre ce plan de développement de l'énergie éolienne.
En première instance, deux ans plus tôt, les associations de riverains avaient été déboutées de leur demande par le tribunal administratif de Montpellier. Dans son arrêt en date du 10 novembre, la cour administrative d'appel de Marseille a estimé "qu'aucune évaluation environnementale n'a été réalisée préalablement à la décision du 24 avril 2013 du préfet de la région Languedoc-Roussillon arrêtant le schéma régional du climat, de l'air et de l'énergie et son volet relatif à l'énergie éolienne". Elle ajoute "qu'une telle omission est susceptible d'avoir exercé une influence sur le sens de l'arrêté contesté et a privé tant le public que les collectivités territoriales concernées d'une garantie", ce qui constitue "une irrégularité de nature à justifier son annulation".
"L'obstination des pouvoirs publics"
La Fédération environnement durable (Fed), qui regroupe des associations et des particuliers hostiles à l'éolien, s'est félicitée de cette décision judiciaire samedi. Dans un communiqué, la Fed indique que le "défaut d'évaluation environnementale explique que la quasi-totalité du territoire français était par ces schémas déclarée éligible à l'éolien, en dépit du refus de communes et de la fragilité des territoires ruraux". Elle déplore que "les objectifs du nouveau ministère de l'Environnement qui a désigné une +nouvelle commission+ pour accélérer le programme éolien démontre l'obstination des pouvoirs publics à ne pas vouloir regarder la vérité en face c'est-à-dire l'échec de cette industrie du vent".
De nouvelles règles en janvier 2018
Fin octobre, le gouvernement a annoncé pour janvier "des premières décisions" pour simplifier les règles entourant le développement de l'éolien. Les industriels se plaignant des recours qui induisent un temps de développement des projets de six à huit ans, beaucoup plus long que chez les voisins européens.
Le schéma régional de Languedoc-Roussillon représente "un marché de plus de 500 millions d'euros (...) en jeu sur les 10 prochaines années pour les entreprises régionales de construction", selon le plan présenté par le conseil régional. Il fixe un objectif de puissance éolienne installée de 2000 MW pour la région à l'horizon 2020 (pour une puissance installée de 399 MW en 2010).
https://www.ladepeche.fr/article/2017/11/11/2682776-ex-languedoc-roussillon-justice-annule-appel-schema-regional-eolien.html


11/11/17 : Ex Languedoc-Roussillon : la justice annule en appel le schéma régional éolien
La cour administrative d'appel de Marseille a annulé le schéma éolien du Languedoc-Roussillon (avant fusion avec Midi-Pyrénées), donnant raison aux associations de riverains qui s'élèvent contre ce plan de développement de l'énergie éolienne.
En première instance deux ans plus tôt, les associations de riverains avaient été déboutées de leur demande par le tribunal administratif de Montpellier. Dans son arrêt en date du 10 novembre, la cour administrative d'appel de Marseille a estimé "qu'aucune évaluation environnementale n'a été réalisée préalablement à la décision du 24 avril 2013 du préfet de la région Languedoc-Roussillon arrêtant le schéma régional du climat, de l'air et de l'énergie et son volet relatif à l'énergie éolienne". Elle ajoute "qu'une telle omission est susceptible d'avoir exercé une influence sur le sens de l'arrêté contesté et a privé tant le public que les collectivités territoriales concernées d'une garantie", ce qui constitue "une irrégularité de nature à justifier son annulation".
"Une "nouvelle commission" pour accélérer le programme éolien"
La Fédération environnement durable (Fed), qui regroupe des associations et des particuliers hostiles à l'éolien, s'est félicitée de cette décision judiciaire samedi. Dans un communiqué, la Fed indique que le "défaut d'évaluation environnementale la quasi-totalité du territoire français était par ces schémas déclarée éligible à l'éolien, en dépit du refus de communes et de la fragilité des territoires ruraux". Elle déplore que "les objectifs du nouveau ministère de l'Environnement, qui a désigné une "nouvelle commission" pour accélérer le programme éolien, démontre l'obstination des pouvoirs publics à ne pas vouloir regarder la vérité en face c'est à dire l'échec de cette industrie du vent".
Fin octobre, le gouvernement a annoncé pour janvier "de premières décisions" pour simplifier les règles entourant le développement de l'éolien. Les industriels se plaignent des recours qui induisent un temps de développement des projets de six à huit ans, beaucoup plus long que chez nos voisins européens. Le schéma régional de Languedoc-Roussillon représente "un marché de plus de 500 millions d'Euros (...) en jeu sur les 10 prochaines années pour les entreprises régionales de construction" selon le plan présenté par le conseil régional. Il fixe un objectif de puissance éolienne installée de 2000 MW pour la région à l'horizon 2020 (pour une puissance installée de 399 MW en 2010).

http://www.midilibre.fr/2017/11/11/ex-languedoc-roussillon-la-justice-annule-en-appel-le-schema-regional-eolien,1586195.php

10/11/17 : Le schéma régional éolien du Languedoc Roussillon annulé
Nous venons d'apprendre que la Cour d'Appel Administrative de Marseille vient de confirmer l'annulation du schéma régional éolien du Languedoc Roussillon.
http://collectifterredepeyre.blogspot.fr/2017/11/le-schema-regional-eolien-du-languedoc.html

06/11/17 : Dans le Sud Aveyron, les habitants toujours hostiles à un projet de transformateur électrique
L'enquête publique sur le projet de transformateur électrique du Sud-Aveyron s'ouvre ce lundi. A Saint-Victor-et-Melvieu, le petit village où il doit être implanté, le projet suscite toujours l'opposition des habitants et de la municipalité. Un collectif appelle à un mois d'actions.
Sur les hauteurs de Saint-Victor-et-Melvieu, en Aveyron, les lignes à haute tension font partie du paysage depuis les années 1960. C'est à cette époque-là qu'on y a implanté un transformateur électrique de 225 000 volts pour alimenter les grandes villes d'Occitanie et les départements de l'Aveyron, du Tarn et de l'Hérault. Aujourd'hui, ce réseau ne suffit plus à traiter l'électricité fournie par les quelques 3 500 fournisseurs d'électricité disséminés sur ce territoire et RTE (Réseau de transport de l’électricité) souhaite installer un nouveau transformateur de 400 000 volts pour prendre le relais. Une enquête publique s'est ouverte ce lundi sur ce projet qui suscite la polémique depuis ces débuts, en 2009.
RTE met en avant sa mission de service public
Par la voix de Thibaud Chatry, responsable des projets en Occitanie, RTE met aujourd'hui en avant son rôle de service public : "on a une mission de service public qui est d'assurer l'équilibre entre l'offre et la demande d'électricité mais aussi l'alimentation sécurisée des territoires, donc on répond par ce poste électrique à une mission de service public". Il souligne également les efforts consentis par RTE pour faire accepter son projet. " Le projet a considérablement évolué entre le départ pour lequel un poste de 10 hectares avait été évoqué et qui a été réduit à 5 hectares en utilisant des technologies que normalement on utilise en ville. Nous avons aussi proposé d'encastrer le poste électrique dans le sol pour limiter l'impact visuel du projet pour les habitants les plus proches".
Des habitants plus que jamais opposés à ce nouveau transformateur
Des arguments qui laissent de marbre une grande partie des habitants du village, vent debout contre le projet. Ils ont créé un collectif, "l'Amassada" et se battent depuis plusieurs années contre ce projet de transformateur et les centaines d'éoliennes qui l'accompagnent. Ils ont également décidé d'occuper les terrains pressentis pour l'implantation du transformateur. Une centaine d'entre eux les ont même acquis en indivision pour contrarier le projet.
Ils appellent aujourd'hui à une série de manifestations pendant tout le temps que durera l'enquête publique, "mascarade démocratique" et préviennent les commissaires enquêteurs dans un communiqué : "ils ne seront pas les bienvenus et les portes de la mairie ne seront peut-être pas grandes ouvertes pour les accueillir".
http://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/aveyron/rodez/sud-aveyron-habitants-toujours-hostiles-projet-transformateur-electrique-1360711.html

06/11/17 : P.O. : Estagel/ Eoliennes : c’est pour quand ?
Nous aurions pu donner comme titre à notre article : » ma sœur Anne ne vois-tu donc rien venir ». Cette expression est trop galvaudée pour que nous l’utilisions. Ce n’est pourtant pas la forte envie que nous avons eu de le faire.
Lorsqu’il est question d’énergies renouvelables, les esprits se cabrent, se durcissent, se rebiffent. Les propos deviennent acerbes. Qu’en est-il dans notre village.
Une décision qui date
L’étude de faisabilité a été commencée depuis longtemps. La décision prise par le Conseil municipal aussi. À cette occasion, trois Conseillers municipaux n’ont pu participer au vote. Ils sont directement concernés par l’utilisation de leurs terres. Les promesses, n’ont pas été négligées, avant les dernières élections municipales, pour les probables futurs accédants à cette manne financière espérée. Chacun comprendra pourquoi.
Nous pouvons être pour ou contre de telles réalisations. Nous pouvons avoir une autre vision de l’utilisation des ressources naturelles. Nous pouvons vouloir continuer avec le nucléaire ou pas, mais nous voulons pouvoir en discuter, nous voulons connaître l’avancée des dossiers.
Les citoyens veulent savoir. Or, depuis la mise en place de la Communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole, plus rien ne transpire. Et pour cause, c’est elle qui a compétence pour les réalisations dans ce domaine.
Plus encore ! Nous apprenons par l’intermédiaire du quotidien local en date du jeudi 19 octobre 2017 que plusieurs projets sont en phase d’être finalisés. Celui d’Estagel n’est visiblement pas dans les cartons.
Renoncement de nos élus ? Projet pas conforme ?
Une autre hypothèse est cependant à envisager. En effet, nous savons nos élus à l’écoute de la population. Auraient-ils eu vent d’une possible contestation comme cela a été le cas au village voisin voilà quelque temps ?
Auraient-ils la prudence d’éviter un piège qui pourrait influer sur les prochaines élections ? Le vote FN étant déjà une grosse inquiétude, auraient-ils jugé qu’il n’était pas nécessaire d’en rajouter ?
De ce fait, c’est la solution, si cela en est une, du jeu du chat et la souris qui aurait été retenue. Le jeu du : « ni oui, ni non », le jeu du : « ce n’est pas moi, mais l’autre ».
Une constatation s’impose toutefois. La population manque d’information. Les citoyens veulent être informés.
Il est vrai que les lundis après-midi, les élus se réunissent pour travailler. Nous apprenons cela par le filtre des informations distillées par l’opposition municipale. S’il en est ainsi, quels élus participent ? Comment font ceux qui sont en activité pour s’impliquer dans la vie de la cité alors qu’ils ont reçu mandat des électeurs ? Nous osons espérer que les décisions se prennent au Conseil municipal et que ce dernier n’est pas une simple chambre d’enregistrement.
Pour revenir, non pas à nos moutons, mais bien à nos éoliennes, des personnes tout à fait sincères, dignes d’intérêt, risquent de voir leur barbe traîner parterre, leurs chevelures blanchies par le temps qui passe, avant de voir les subsides espérés par l’installation d’aérogénérateurs sur leurs terres, atterrir sur leur compte en banque.
Une fable dit à peu près ceci : « la première fois que tu es trompé, c’est celui qui t’a trompé qui a tort. La seconde fois, c’est toi qui es fautif ».
Si cela pouvait permettre l’exigence d’une plus grande clarté démocratique pour la vie de la commune ?
Le prix à payer, finalement, ne serait pas si important que cela.
http://www.le-journal-catalan.com/estagel-eoliennes-cest-pour-quand/48454

06/11/17 : Aude : Parc éolien de Bouriège : des opposants condamnés
La justice leur reproche d'avoir bloquer la D52.
Les tensions continuent entre les riverains de Bouriège, dans la Haute Vallée et Véolia. Depuis plusieurs mois, cette société est engagée sur le chantier de parc éolien, et pour y accéder, il faut emprunter la D52. Problème : la route est trop étroite pour les camions, et les riverains craignent donc pour leur terrains. Ils occupent donc le site pour empêcher les poids-lourds d'abîmer leurs terres.
Mais récemment, le tribunal de grande instance de Carcassonne a condamné deux riverains pour abus du droit de propriété. Une nouvelle qui étonnent les militants, car cette notion a pour objectif de régler des conflits de voisinages entre propriétaires, or la route appartient au domaine public.
C'est ce que martèle le collectif Toutes Nos Energies : (interview en ligne)
Jean Pougnet, du collectif Toutes Nos Energies
Les deux riverains ont été condamnés à retirer les barrières du bord de la route. Reste à savoir qu'ils comptent faire appel ou non de cette condamnation.
https://www.centpourcent.com/les-infos-10/parc-eolien-de-bouriege-des-opposants-condamnes-8540

06/11/17 : Tarn-et-Garonne : 
Eolien : Valorem explique son projet cette semaine
Le projet Garonne et Canal est constitué de six éoliennes situées sur les communes de Montech, Finhan et Montbartier. Il est développé par l'agence carcassonnaise de la société Valorem, une PME girondine.
Après la réalisation d'études techniques et environnementales, Valorem a déposé les demandes d'autorisations administratives nécessaires à la construction du projet en décembre 2016. Elles sont en cours d'instruction. Dans ce cadre, la Préfecture du Tarn-et-Garonne organisera une enquête publique, probablement en début d'année 2018 (lire notre édition du 31 octobre 2017).
Des permanences publiques organisées afin de tenir les habitants informés de l'avancement du projet seront assurées ce mois de novembre par Valorem aux dates suivantes :
Mardi 7 novembre, 9 heures-12 heures et 13 h 30-17 heures, en mairie de Monbéqui ; mercredi 8 novembre, 9 heures-17 heures à la maison des associations de Montech ; jeudi 9 novembre, 9 heures-12 heures et 13 heures-17 heures, en mairie de Finhan ; vendredi 10novembre, 9 heures-17 heures, en mairie de Bessens ; lundi 13 novembre, 9 heures-17heures, à la maison des associations de Montbartier
Valorem : du photovoltaïque à Montbartier également
Valorem envisage également sur l'ancien site des essences de l'armée à Montbarter, un site de production photovoltaïque. Une délibération du conseil municipal de Montbartier de juillet 2016 a accepté le projet qui pourrait rapporter à la commune un loyer annuel de 28 000 €. Selon valorem, ce projet sera en enquête publique dès janvier 2018.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/11/06/2678958-eolien-valorem-explique-son-projet-cette-semaine.html

05/11/17
Pour le Sud Aveyron, l'éolien est un des facteurs de l’équilibre 😠😡😣😱
Alors que l'enquête d'utilité publique sur le transformateur de Saint-Victor-et-Melvieu démarre ce lundi, le territoire a fait le choix de maîtriser le développement des éoliennes dans le cadre d'un plan plus global.
C'est un objectif ambitieux. En matière d'énergie, le Sud-Aveyron est à la pointe. Conscient de ses faiblesses, le territoire a, sous l'égide du Parc naturel régional des grands causses, pris un engagement pour l'avenir. Les élus ont fait le choix d'inscrire dans le Schéma de cohérence territoriale (Scot) l'objectif d'atteindre l'équilibre énergétique. Concrètement le Sud-Aveyron souhaite produire autant d'énergie qu'il en consomme. Comme dans certains domaines (le fuel, le gaz) il est en déficit, et que cela ne changera pas, il va falloir compenser. Et donc exporter certaines...
http://www.midilibre.fr/2017/11/05/pour-le-sud-aveyron-l-eolien-est-un-des-facteurs-de-l-equilibre,1583387.php

04/11/17 : Aude : 
Pradelles-Cabardès - Renouvellement du parc éolien
Moitié moins d'éoliennes mais plus puissantes. C'est lors du conseil municipal que M. Pin, ingénieur chez RES (Renewable Energy Systems), a présenté le projet de renouvellement complet du parc éolien.
Celui-ci arrivant en fin de vie, la société RES propose un «re-powering», c'est-à-dire de remplacer les seize éoliennes actuelles d'une puissance totalisant 20,8 MW par six à huit éoliennes, plus grandes, totalisant une puissance de 20,22 à 26,97 MW, soit 3,7 MW au lieu de 1,3 MW chaque machine. En cas de difficulté, voire d'impossibilité de mener à bien ce projet, les permis étant difficiles à avoir dans l'éolien, la société RES procédera alors à un «re-vamping», soit un renouvellement complet du parc actuel qui permet déjà d'alimenter en électricité propre les besoins de près de 16 600 foyers chaque année.
Les retombées financières pour la commune sont proposées, soit un montant annuel compris entre 70 000 et 140 000 € suivant l'option retenue. Le projet sera à l'étude dès le printemps prochain pour un démantèlement suivi d'une construction à l'aube de 2021. Le projet est accepté à l'unanimité. .........
https://www.ladepeche.fr/article/2017/11/04/2678255-renouvellement-du-parc-eolien.html

03/11/17 : Aude : Carcassonnais: cinq nouvelles éoliennes pourraient voir le jour en montagne Noire
Ce n’est pas un projet comme les autres : on y travaille depuis plus de trois ans, avec des contraintes de qualité, et un soutien assez vaste », souligne Benoît Praderie, gérant de Soleil du Midi. L’entreprise, basée à Villemoustaussou, a pour projet l’implantation de cinq éoliennes sur la ligne médiane de la montagne Noire, entre les communes de Brousse-et-Vilaret et Fraïsse-Cabardès. Alors que les demandes d’autorisation d’exploitation et de permis de construire ne sont pas encore déposées, mais devraient l’être d’ici la fin de l’année, le projet suscite déjà des interrogations, si ce n’est une farouche opposition de la part des habitants. « L’éolien a une sensibilité particulière dans l’Aude », reconnaît volontiers Benoît Praderie. Parti de ce constat, le développeur a donc réfléchi à « un projet de qualité, avec de nombreuses contraintes. Déjà, on a décidé de n’implanter que cinq éoliennes sur un territoire où on pourrait en mettre le double », fait remarquer le gérant de Soleil du Midi. « L’éolien a une sensibilité particulière dans...

03/11/17 : Aude : Carcassonnais: cinq nouvelles éoliennes en projet sur la montagne Noire, entre Brousse-et-Villaret et Fraïsse-Cabardès
L'entreprise Soleil du Midi envisage d'implanter cinq éoliennes sur la ligne médiane de la montagne Noire, entre les communes de Brousse-et-Villaret. Alors que Benoît Praderie, le gérant de Soleil du Midi, parle d'un projet "de qualité", avec des contraintes telles qu'une distance des habitations supérieure à celle imposée par la loi, la perspective de cinq nouveaux mâts sur la montagne Noire ne fait pas que des heureux.
Des habitants se sont constitués en association, et font savoir leur opposition, alors même que les demandes d'autorisation de construire et d'exploiter n'ont pas encore été déposées en préfecture.
http://www.lindependant.fr/2017/11/03/cinq-nouvelles-eoliennes-en-projet-sur-la-montagne-noire-entre-brousse-et-villaret-et-fraisse-cabardes,3066422.php

02/11/17ACTUALITÉS : TARN-ET-GARONNE - Permanences d’information sur le projet éolien de Garonne et Canal (82)
07-11-17 : TARN-ET-GARONNE - Permanences d’information sur le projet éolien de Garonne et Canal (82)
Entre le 7 et le 13 novembre 2017, VALOREM présentera ce projet de 6 éoliennes aux habitants de Monbéqui, Montech, Finhan, Bessens et Montbartier.
Un projet en cours d’instruction par les services de l’Etat
Le projet de Garonne-et-Canal est constitué de 6 éoliennes situées sur les communes de Montech, Finhan et Montbartier. En relation étroite avec les élus, il est développé par VALOREM, une PME girondine pionnière de l’éolien, depuis son agence de Carcassonne.
Après la réalisation d’études techniques et environnementales approfondies, VALOREM a déposé les demandes d’autorisations administratives nécessaires à la construction du projet en décembre 2016. Elles sont aujourd’hui en cours d’instruction. Dans ce cadre, la Préfecture du Tarn-et-Garonne organisera une enquête publique en début d’année 2018.
Des permanences publiques pour s’informer sur le projet
Afin de tenir les habitants informés de l’avancement du projet, la société VALOREM propose des permanences d’information aux dates suivantes :
Mardi 7 novembre, 9h-12h et 13h30-17h, en mairie de Monbéqui
Mercredi 8 novembre, 9h-17h à la maison des associations de Montech
Jeudi 09 novembre, 9h-12h et 13h-17h, en mairie de Finhan
Vendredi 10 novembre, 9h-17h, en mairie de Bessens
Lundi 13 novembre, 9h-17h, à la maison des associations de Montbartier
Les habitants pourront échanger et poser leurs questions au représentant de VALOREM en charge du projet, et consulter les photomontages, affiches et lettres d’information à leur disposition.
Un blog est également en ligne pour suivre le projet : www.parc-eolien-de-garonne-et-canal.fr.
A propos du groupe VALOREM
Opérateur en énergies vertes, le groupe VALOREM maîtrise tout le processus de valorisation des énergies renouvelables, du développement à l’exploitation en passant par des prestations d’assistance à maîtrise d’ouvrage, de construction ou d’audit.
Pionnier de l’éolien en France et fort de ses 180 collaborateurs (ce qui le place en 4ème employeur éolien français), VALOREM est présent en France, en Europe du Nord, aux Caraïbes et en Afrique.
Depuis son agence de Carcassonne, VALOREM développe des projets éoliens, photovoltaïques et hydrauliques. Parmi ses réalisations récentes figurent les parcs éoliens d’Albine et Arfons (81) et le parc photovoltaïque de Lavernose (31). L’agence a récemment été lauréate de l’appel d’offre photovoltaïque au sol CRE 4.1, au travers des projets de Noé (31), Alzonne (11) et Billom (63). Ceux-ci feront prochainement l’objet d’offres de financement participatif, un domaine dans lequel VALOREM se félicite d’avoir récolter, depuis 2016, plus de 2 millions d’euros de participation citoyenne.
Depuis 2014, VALOREM est certifié ISO 9001:2015 et ISO 14001:2015 et depuis 2017 OHSAS :18001.
Plus d’informations sur www.valorem-energie.com et www.parc-eolien-de-garonne-et-canal.fr

http://www.occitanie-tribune.com/articles/4701/tarn-et-garonne-permanences-detrsquo%3Binformation-sur-le-projet-eolien-de-garonne-et-canal-82/

02/11/17 : Aveyron : à Saint-Victor, on dénonce une "grande mascarade"
Alors que l'enquête d'utilité publique sur le transformateur démarre lundi, les opposants ne désarment pas.Politique. L'équipe municipale avait fait campagne contre le projet en 2014.
Impossible de passer à côté. À Saint-Victor-et-Melvieu, l'enquête publique démarre lundi prochain. Sur place, les panneaux d'opposition au projet de méga-transformateur sont partout. Il y a les grandes pancartes sur fond noir sur les routes de campagne. Il y a des messages plus discrets, mais également nombreux, dans le cœur du village. Il y a enfin, à plusieurs croisements de rue, les petites affiches sur fond jaune, reprenant le graphisme des textes émanant des autorités officielles, et dénonçant la “mascarade consultative”. Car c'est bien le sentiment qui domine, dans...

http://www.midilibre.fr/2017/11/01/aveyron-a-saint-victor-on-denonce-une-grande-mascarade,1581964.php

02/11/17 : Hérault : 
Saint-Pons-de-Thomières / Haut-Languedoc : cet éolien industriel qui divise
Le comité syndical du Parc naturel régional a encore évoqué des points de divergence sur l'éolien industriel.
Une dizaine de communes de l'aire tarnaise du Parc naturel régional du Haut-Languedoc viennent de réintégrer le territoire. Sur fond de divergence touchant à l'éolien industriel, elles en avaient été exclues après une décision politique prise par l'agglomération Castres-Mazamet qui, en début de l'année 2012, avait donné un avis négatif à la charte du Parc naturel régional du Haut-Languedoc alors en révision.
Cinq ans plus tard, la nouvelle loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages a permis à ces communes de retrouver pleinement leur place. "Un décret interministériel de classement a d'ailleurs été récemment signé et nous ouvrons la porte à Mazamet et à Lacabarède qui, à ce moment là, n'avaient pas approuvé la charte (pour les mêmes raisons NDLR) et souhaitent le faire maintenant", soulignait le président Daniel Vialelle en ouvrant la réunion du dernier comité syndical.
Pour rester dans cet éolien qui a toujours été un terrain de conflits avec les opposants, les élus ont été appelés à valider les conditions de participation du collectif "Toutes nos énergies" (TNE) à la commission "Énergies, forêt et valorisation des ressources naturelles" où sont analysés chaque projet éolien.
"A titre expérimental, cette représentation de 2 membres de TNE par projet a été testée à trois reprises avec satisfaction", déclarait Daniel Vialelle avant d'en exposer les modalités dans un souci d'amélioration l'écoute des habitants dans un dialogue entre Parc, élus des communes concernées et développeurs. Le plafond maximum de 300 aérogénérateurs a été une fois de plus confirmé.
Un débat d'orientation budgétaire a également été engagé. Le montant des cotisations statutaires des communes reste inchangé (1,5 € par habitant), ce qui représente environ 139 226 €. Les conseils départementaux du Tarn et de l'Hérault seront invités à verser 296 000 € chacun et la Région Occitanie 592 000 €. L'État sera sollicité à hauteur de 120 000 € ce qui, avec divers autres recettes, porterait le budget de fonctionnement à 1 636 770 €. Un montant en équilibre avec les dépenses réparties entre les charges de personnels (1 155 718 € pour 25 agents) auxquelles s'y ajoutent des personnels sous contrats de droit privés ou divers.
Un programme d'actions en autofinancement est en cours d'élaboration et sera présenté lors de l'adoption du budget 2018.
http://www.midilibre.fr/2017/10/30/saint-pons-de-thomieres-haut-languedoc-cet-eolien-industriel-qui-divise,1580795.php

01/11/17 : Aveyron : 
Le projet de « transfo » de Saint-Victor-Melvieu soumis à l’enquête publique
L’enquête d’utilité publique sur le projet de nouveau transformateur électrique à Saint-Victor démarre lundi.
Du 6 novembre au 7 décembre, une enquête d’utilité publique organisée sous la tutelle de la préfecture aveyronnaise doit recueillir l’avis de la population sur le « projet RTE de Sud-Aveyron ». Ou la construction d’un nouveau transformateur électrique sur la commune de Saint-Victor-et-Melvieu. Les avis émis lors de cette enquête resteront consultatifs.
C’est RTE - Réseau de transport de l’électricité - porteur du projet, qui a annoncé la semaine dernière le démarrage de la procédure. L’entreprise gère l’acheminement de l’électricité dans l’Hexagone. En temps que telle, elle est responsable de ce projet. Pour le justifier, elle a construit un dispositif de présentation et réunit les documents obligatoires à son évaluation.
Un projet controversé
Thibaud Chatry, responsable toulousain en charge de la mission, a eu à cœur de justifier une fois de plus l’importance, pour RTE, de ce projet controversé. Car l’idée est loin de faire l’unanimité au niveau local, où elle est contestée par la municipalité du village et où s’est organisé un mouvement de résistance à ce projet, l’Amassada.
Thibaud Chatry a expliqué que le réseau électrique, comme un réseau autoroutier, comporte des ronds-points. Le carrefour électrique de Saint-Victor-et-Melvieu, déjà en place au Planol, est un poste raccordé à 13 lignes haute tension de 225 000 volts. « Ce réseau, construit dans les années 1960 pour transporter l’électricité vers Toulouse, Montpellier et Béziers, est saturé », explique le responsable.
Pour le « décharger », le projet soumis à enquête publique prévoit de le raccorder aux lignes hautes tensions, « une autoroute », comme le vulgarise le spécialiste, qui permet de renvoyer l’électricité vers des lignes à 400 000 volts. « Notre rôle est d’assurer une alimentation du territoire sécurisée et nous devons nous adapter à une production en augmentation d’électricité décentralisée d’origines différentes : hydroélectrique, biomasse, éolien et solaire et une consommation qui stagne dans la zone. »
Enveloppe métallique
Pour faire simple : le sud du Massif central produit de plus en plus d’électricité, sa consommation augmente peu et le surplus doit être envoyé vers un réseau plus costaud. Situé près d’une « autoroute électrique », Saint-Victor-et-Melvieu est un site que RTE considère comme incontournable.
L’entreprise assure qu’il a été tenu compte, au maximum, de la situation locale, qui accueille déjà un dispositif électrique conséquent. « On a conscience qu’un poste et 13 lignes, c’est déjà beaucoup pour un village. C’est pour ça que supprimer l’impact visuel est l’obsession de RTE sur ce projet. »
D’abord pensé pour être construit au-dessus du transformateur déjà en place au Planol, le nouveau transformateur est finalement prévu à 2 km et doit être construit encastré dans la pente. « Des raccordements sous-terrains de lignes existantes y ont été ajoutés, et on va enterrer une ligne 300 000 volts qui passe à proximité », ajoute le technicien. Pour limiter la superficie, RTE a prévu d’utiliser « des technologies réservées aux villes ».
Un système de « poste sur enveloppe métallique » : là où l’air isole normalement les câbles, des structures métalliques et du gaz doivent permettre de réduire les distances de sécurité, donc la superficie des installations. Elles couvriront tout de même 4,8 ha. Des parcelles qui appartiennent à trois fermes et une indivision créée à l’initiative de L’Amassada.


31/10/17 : Ariège : Des tags anti-éoliennes sur la route
Ces derniers jours ont vu fleurir de nouvelles écritures sur les routes des communes de Cintegabelle, Saint-Quirc et Saverdun. Pour la troisième fois en deux ans, des opposants au parc éolien de Cintegabelle ont exprimé leur mécontentement sur les routes départementales et nationales.
C'est au titre de «Non éolien», et de «Maire coupable» que ces opposants ont peint durant la nuit. 
Plusieurs autres inscriptions visaient nommément les maires de Cintegabelle et de Saint-Quirc mais aussi les propriétaires terriens qui accueilleraient les éoliennes si le projet voyait le jour. Très rapidement les services départementaux ont recouvert plusieurs de ces inscriptions.
L'association Hers Ariège Environnement (HAE), qui regroupe les opposants au projet, se désolidarise de ces agissements. «Ce sont des actes isolés, dont l'association HAE ne se revendique pas car il s'agit bien entendu d'infractions répréhensibles par la loi. L'association lutte en utilisant les moyens légaux qui sont à sa disposition et en regroupant les opposants au projet», précise Olivier Hébert, président de l'association Hers Ariège environnement (HAE).
http://www.ladepeche.fr/article/2017/10/31/2675640-des-tags-anti-eoliennes-sur-la-route.html

31/10/17Tarn-et-Garonne : Jean-François Seul : «Intéresser les populations au projet»
Toutes les données avancées par Valorem seront décortiquées dans le cadre de l'instruction en cours et de l'enquête publique avant l'autorisation finale. Probablement seront-elles aussi scrutées par les populations invitées aux permanences assurées par Valorem dans les mairies en novembre «qui se dérouleront dans les conditions d'une enquête publique», explique le responsable du projet Valorem qui sera lui-même présent lors de ces permanences. «L'objectif est d'amener les gens à s'Intéresser au projet et de répondre à leurs questions», poursuit Jean-François Seul. Des associations surveillent également de près le projet. Sans oublier les élus qui pour l'heure, n'en savent guère plus sur le projet qu'au début de l'année 2016 lorsque nous les avions interrogés (notre édition du 18 février 2016). «J'ai découvert la plaquette de Valorem ce matin», confiait ainsi Alexandre Billiard maire de Bessens en fin de semaine dernière, dont la commune n'est plus directement concernée par l'implantation, «mais l'éolienne de Montbartier se trouvera à deux kilomètres du centre du village». Le maire de Monbéqui, Alfred Marty n'est guère plus avancé. Sa commune non plus ne figure plus sur le plan d'implantation des éoliennes. «Je suis un peu inquiet de l'impact visuel de ces mâts de 200 mètres de haut à un kilomètre du village», confie ce maire qui craint notamment la dépréciation financière des biens immobiliers. Et ne lui parlez pas des revenus escomptés au titre de l'Ifer (impôt forfaitaire pour les entreprises de réseaux)… Environ 8 000 € par éolienne : «De toute manière, cette taxe serait versée à la communauté de communes. Moi je reste attaché au cadre de vie de mes concitoyens». Monbéqui et Bessens pourront donc voir les éoliennes après avoir été pressenties pour les accueillir.
La DGAC exige le retrait de deux éoliennes
Mais le projet initial de huit éoliennes a été revu à la baisse. Le projet Valorem n'en compte désormais plus que six. En février 2016 Jean-François Seul, craignait l'avis défavorable de la DGAC (direction générale de l'aviation civile) qui entend préserver une «zone de coordination» sur un rayon de 30 kilomètres autour de l'aéroport de Blagnac. Deux des éoliennes envisagées flirtaient avec cette zone interdite. À l'époque, J.-F Seul déclarait : «Deux éoliennes en moins ça ne serait pas anodin mais pas rédhibitoire non plus». Tant mieux ! Car la DGAC est restée intraitable sur ses prérogatives et a exigé de l'opérateur qu'il supprime les deux éoliennes trop proches de l'aéroport.

31/10/17 : Tarn-et-Garonne : 
Le projet éolien de Valorem va être expliqué aux riverains
Initié dès 2012, le projet de la société Valorem qui envisage l'installation d'éoliennes entre Garonne et canal (sur le territoire de Montech, Finhan et Montbartier) a toujours le vent en poupe. Depuis l'installation d'un mat de mesure de vent installé à Montbartier entre septembre 2014 et février dernier et une première information du public via nos colonnes, le projet semblait avoir disparu des écrans radars. Mais il est toujours d'actualité. La société Valorem lance ce mois de novembre une phase de concertation avec les populations locales par le biais de réunions programmées dans les communes concernées (lire ci dessous).
Instruction en cours
Le planning de ce premier projet éolien en Tarn-et-Garonne suit donc son cours. «Notre demande d'autorisation environnementale unique déposée en décembre dernier et déclarée recevable en juin dernier, est en cours d'instruction par les services de l'État», fait savoir Valorem. L'enquête administrative est en cours. Dans les semaines à venir, le préfet devra saisir le tribunal administratif. De là, l'enquête publique sera programmée. Valorem espère qu'elle pourra se dérouler en avril prochain. Il conviendra ensuite de purger la période de recours d'une durée légale de 4 mois. Suivra l'arrêté, qui s'il est favorable, donnera le feu vert définitif à la réalisation du projet. Ce n'est qu'à l'issue de cette procédure que Valorem pourra envisager la mise en chantier de ses éoliennes. Les travaux pourraient débuter au cours de l'hiver ou début du printemps 2019 pour s'achever 9 à 12 mois plus tard. Les éoliennes seraient en mesure de brasser le vent et produire leur électricité dès 2020. Pour l'heure, Jean-François Seul, responsable de projet Valorem, se dit «assez confiant» de l'avancée du dossier même si un long délai (six mois) s'est écoulé entre le dépôt des demandes administratives (en décembre 2016) et leur recevabilité (en juin 2017), «là où un mois suffit dans d'autres départements. Mais c'était la première fois que ces services préfectoraux traitaient ce genre de dossier», commente M. Seul.
«Du vent en quantité suffisante»
Le projet éolien Garonne et canal aurait donc tout pour réussir. Le potentiel éolien est jugé «satisfaisant» selon les mesures réalisées. «La vitesse moyenne à hauteur de moyeu est supérieure à 5 m/s sur l'année, soit plus de 18 km/h. La turbulence sur le site est suffisamment faible, située à moins de 11 % à hauteur de moyeu, ce qui assure des conditions de fonctionnement optimales pour les éoliennes. Cette analyse poussée a permis de valider la faisabilité technico-économique du projet de Garonne et Canal», assure Valorem.
Paysage, bruit, faune… Étude d'impact
«L'étude sur le milieu humain» s'est intéressée quant à elle au paysage (lignes de reliefs, boisements, patrimoine, voies de communication…) pour proposer «des scénarios d'implantation intégrant au mieux les éoliennes au paysage», souligne encore l'opérateur dans la lettre expédiée aux populations.
Au niveau acoustique, la norme devra être celle de la réglementation qui stipule «qu'en présence d'éoliennes, le bruit ne doit pas être supérieur de 5 décibels le jour par rapport au niveau sonore ambiant (avant l'implantation d'éoliennes) et de 3 décibels la nuit».
L'étude environnementale enfin s'est efforcée d'analyser les impacts potentiels du futur parc éolien sur les oiseaux, les chauves-souris, la flore et la petite faune… Les conclusions de ces études seront jointes à l'enquête publique. D'ores et déjà, certaines conclusions ont conduit le porteur du projet à adapter l'implantation de ces éoliennes, pour éviter certaines zones sensibles. «L'implantation finale respect les recommandations des bureaux d'études et des services de l'État», assure Valorem.
Six éoliennes...
Le projet de Garonne-et-Canal de Valorem est à ce jour, constitué de six éoliennes : deux à Montech, deux à Finhan et une à Montbartier. «Sa production annuelle est estimée à 38 600 MWh (estimation à affiner en fonction du type de technologie choisie), soit la consommation électrique de 14 000 foyers environ ou 55000 habitants (hors vhauffage et eau chaude). deux a montech», annonce Valorem.
Caractéristiques des machines : Diamètre du rotor de 131 m ; Hauteur de mat de 134,5 m, ; Hauteur bout de pale maximum de 200 m . Puissance maxi : 3 MW
Cinq rencontres
Valorem sera présent pour répondre aux questions sur le projet. À Monbéqui (mairie) mardi 7 novembre (9 -12 heures et 13 h 30-17 heures), A Montech (maison des associations) mercredi 8 novembre (9 -17 heures) ; A Finhan (mairie) jeudi 9 novembre (9 -12 heures et 13 heures-17 heures) ; A Bessens (mairie) vendredi 10 novembre (9 -17 heures) ; A Montbartier (maison des associations) lundi 13 novembre (9 -17 heures).
http://www.ladepeche.fr/article/2017/10/31/2675772-le-projet-eolien-de-valorem-va-etre-explique-aux-riverains.html

28/10/17 : Un vent de contestation contre les éoliennes

À l’appel de l’association Le vent tourne 66, environ 300 personnes se sont retrouvées vendredi soir à la cave aux Contes autour du thème de l’implantation d’éoliennes dans les P.-O. Lors de la présentation, Marie-Noëlle Moly, présidente de l’association, a expliqué : « L’énergie renouvelable Oui, l’éolien peut-être mais dans les Aspres, non ! » Un film a ensuite énoncé les potentielles...
http://www.lindependant.fr/2017/10/28/un-vent-de-contestation-contre-les-eoliennes,3064780.php
Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=gIhTsjPtrcM&feature=share

27/10/17
: Aveyron : 
RTE tente de limiter la tension sur l'enquête publique du transformateur
Le 6 novembre démarre l'enquête publique sur le transformateur électrique de Saint-Victor-et-Melvieu, dans le sud Aveyron. Se sachant attendu par les opposants au projet, RTE a insisté sur l'indépendance du bureau d'études chargé de cette enquête et la nécessité d'une telle infrastructure.
C'est avec une grande pédagogie que Thibaud Chatry, responsable du projet, a présenté le futur transformateur de Saint-Victor-et-Melvieu aux médias. RTE, Réseau de transport électricité en charge de l'infrastructure, a conscience que l'enquête publique qui démarre va cristalliser «l'opposition persistante» pour se montrer aussi prudent tout le long de la présentation. Et d'insister notamment sur l'indépendance des trois commissaires enquêteurs qui diligenteront cette enquête. «Ils ont été nommés par le président du tribunal administratif de Toulouse qui s'est assuré qu'ils n'avaient pas de lien avec RTE, et n'avaient jamais travaillé en Aveyron», affirme Thibaud Chatry, ajoutant que «RTE ne sera pas présent pendant l'enquête».
Celle-ci démarre le 6 novembre pour s'achever le 8 décembre. Tous les Aveyronnais peuvent s'informer et faire part de leurs questions et observations sur internet, par courrier ou lors de cinq réunions prévues dans le département. Au terme de cette enquête, la commission rendra un rapport et des conclusions motivées, assortis des réponses de RTE. Ce sera au préfet et au ministre Nicolas Hulot de décider si le projet doit être déclaré d'utilité publique, et donc voir le jour.
Le futur transformateur vise à raccorder une ligne «nationale» de 225 000 volts qui irrigue l'Aveyron, le Tarn et l'Hérault, «dont le réseau est saturé», à une «autoroute de 400 000 volts qui dispose d'une capacité de transit supérieure». «Le territoire change, jusqu'à 400 heures par an sur le réseau ne sont pas sécurisées», précise le responsable. Sur une grosse partie de l'Aveyron, le nord du Tarn et de l'Hérault, la production s'avère de 2 000 mégawatts tandis que la consommation n'est que de 400 mégawatts. Or, un tel déséquilibre sur le réseau entraîne des dysfonctionnements, l'électricité a besoin d'être évacuée ailleurs. Le futur poste de transformation aura une capacité installée de 2 900 mégawatts, mais ne devrait en utiliser que 1 200 pour l'instant. «La production du territoire ne passe pas que par ce point de raccordement», prévient Thibaud Chatry pour expliquer ces chiffres.
Intégration paysagère
Par ailleurs, il insiste sur le fait que «les producteurs d'électricité ne vont pas venir se raccorder. Ce n'est pas possible de se connecter au réseau haute et très haute tension». Allusion aux opposants du projet qui craignent voir fleurir les champs d'éoliennes. Toutefois, le responsable reconnaît qu'à 30 km, rien n'empêchera la construction d'un parc éolien.

Afin de limiter au maximum les critiques, les services de RTE ont «pris en compte l'environnement et misé sur l'intégration paysagère». Les habitants de Saint-Victor-et-Melvieu ne devraient pas apercevoir l'infrastructure et deux lignes de 225 000 volts et une ligne de 63 000 volts devraient être «partiellement enterrées». Afin de prouver ses dires, l'entreprise de service a réalisé photomontages, vidéos, maquettes et dossiers illustrés. Quant au bruit et à l'électromagnétisme, «à 500 m, il n'y a rien».
Avis aux intéressés, l'étude d'impact compte 317 pages. Quant à l'Amassada, le collectif contre le projet, il compte se faire entendre le 4 novembre.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/10/27/2673565-rte-tente-limiter-tension-enquete-publique-transformateur.html

26/10/17 : Tarn : Parc éolien d'Albine : encore une semaine pour participer au financement participatif 😠😠

Il reste encore une semaine aux Tarnais et des départements voisins pour participer à la troisième opération de financement participatif dédiée au parc éolien de Soulanes Energies, situé à Albine, dans le Tarn. Déjà 253 personnes se sont mobilisées en prêtant, avec intérêts, plus de 248 000 €.
Cette opération, présentée par Valorem, sera en ligne jusqu’au jeudi 2 novembre sur la page de Lendosphère, société spécialisée en investissements participatifs.
Les huit éoliennes de Soulanes de Nore, pilotées par Valorem produiront environ 60 000 MWh par an, soit l’équivalent de la consommation d’électricité de 21 500 foyers.
Lendosphère fait partie de ces nouvelles plateformes spécialisées dans le financement des énergies renouvelables. Avec 9 millions d’euros collectés en 2016, elle occupe 70 % du marché du prêt dans le secteur.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/10/26/2673143-parc-eolien-albine-encore-semaine-participer-financement.html

25/10/17
: Lot : 
Energies renouvelables : Grand Quercy signe un contrat avec Engie
Le 34ème contrat "Terr'Innove" sur les énergies renouvelables a été signé ce mardi matin à la mairie de Cahors entre Jean-Marc Vayssouze le président du Pôle Territorial Rural Grand Quercy (PETR) et Valérie Alain, le directeur d'Institutions France et Territoires d'Engie.
La société va conduire sur ce territoire qui regroupe 155 communes et près de 100 000 habitants, une étude sur les gisements disponibles et un état des lieux de la production actuelle. Eolien, hydraulique, solaire, biomasse, tous les scénarios vont être envisagés puis ce sera aux élus du territoire de faire leur choix.
Il est à noter que depuis 2011, une ferme solaire est implantée sur la zone de Cahors-Sud et que des réseaux de chaleur ont été installés dans des quartiers de Cahors notamment pour chauffer le complexe aquatique d'hiver.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/10/24/2671937-energies-renouvelables-grand-quercy-signe-un-contrat-avec-engie.html

23/10/17Lozère : opposés au projet éolien des Taillades, ils ne baissent pas les bras
Le parc des Taillades, construit par EDF Énergies Nouvelles abritera neuf éoliennes sur les commune de Chasseradès et La Bastide-Puylaurent. Un projet dénoncé par l'association Urgence nature.
Le chantier éolien des Taillades a commencé au mois de septembre dernier au sud de Chabalier (Chasseradès). Un projet porté par EDF Énergies Nouvelles qui permettra à terme d'équiper de neuf éoliennes les communes de Chasserades (4) et La Bastide-Puylaurent (5). Un dessein qui n'est pas du tout celui des anti-éoliens de l'association Urgence Nature (Les Robins des Bois de la Margeride). “Ce n'est que le début. Si on les laisse faire, ils vont nous couvrir la Margeride d'éoliennes”, dénonce l'un des membres de l'association.
Débouté par le tribunal administratif de Nîmes en juin 2017 à propos du permis de construire, l'association a décidé de porter un recours devant la cour d'appel de Marseille. Mais en attendant, les arrêtés préfectoraux n'étant pas suspensifs, EDF Énergies Nouvelles a commencé le chantier. C'est pourquoi, le mardi 17 octobre et pendant près d'une semaine, les opposants ont fait blocage au niveau de Chabalier. C'est par là que les engins de chantier passent pour apporter les premiers matériels sur le site.
"On tourne au ralenti ici”
Seul hic, cette route ne permettra pas de manœuvrer suffisamment pour acheminer les éoliennes. Alors bientôt, une nouvelle route, construite spécialement pour l'occasion verra le jour. Sa construction a d'ailleurs déjà commencé au niveau des Chazeaux entre Saint-Frézal d'Albuges et Belvezet. Mais la semaine dernière, les travaux n'avancaient plus en raison du blocage des opposants. “D'habitude, j'ai une dizaine d'hommes sous mes ordres. J'ai dû tous les renvoyer chez eux car on tourne au ralenti ici”, explique le chef de chantier, seul sur le terrain, le jour du reportage. “Dès que la nouvelle route sera terminée, on ira les bloquer là-bas aussi”, explique Michel Cogoluègnes, président des Robins de la Margeride.
L'association, qui attend une vingtaine de zadistes en soutien prochainement, dénonce aussi une carrière illégale située à proximité du site, “implantée sans les autorisations nécessaires auprès de la Dréal”. À ce propos, la préfecture de la Lozère n'avait pas d'informations à nous communiquer.
Si elle ne doute pas de sa victoire à la cour d'appel administrative de Marseille, au vu de la jurisprudence du parc éolien de la Villedieu, l'association sait bien qu'un chantier une fois démarré est bien difficle à arrêter. Ce que n'a pas manqué de rappeler l'association à Thierry Olivier, secrétaire général de la préfecture, dans un courrier daté du 16 octobre. En attendant, les opposants ont quitté les lieux, ce lundi 23 octobre, sous la pression de la gendarmerie, qui menacait de faire venir la fourrière. Mais pour Michel Cogoluègnes, “hors de question de baisser les bras”.
Commune de Luc : la mairie refuse le passage
“Depuis 1998-1999, on est constamment contactés” explique le maire de Luc, Alain Coulon. Au mois de septembre dernier, la mairie de Luc subit une nouvelle offensive. “Un courrier recommandé d’EDF Energies Nouvelles qui nous demandait si on voulait les laisser passer.” En jeu, deux points en particulier : une route d’accès, sur une portion d’environ 2 km du chemin rural “chemin de Langogne à Chabalier”, commun à Luc et Chasseradès pour acheminer les éoliennes d’une part ; un autre passage de câbles enterrés, sur un linéaire d’environ 3 km, sur le chemin rural, passant près du hameau du Fraisse, permettant de relier les éoliennes au réseau électrique de Laveyrune (Ardèche) d’autre part. Et si la compétence en développement et énergie est celle de la communauté de communes du Haut-Allier, l’avis de la commune de Luc, à titre consultatif, est primordial.
Aussi, le conseil municipal de Luc s’est réuni afin de prendre une décision sur ce dossier sensible de l’éolien le 21 septembre dernier. La consultation n’a alors laissé aucune place aux doutes : sur les dix votants, on compte dix refus. EDF E.N ne passera donc pas par Luc. Alain Coulon regrette également les procédés d’EDF E.N. “Ils modifient les tracés des enquêtes publiques en toute illégalité. On est à l’aube d’une grande catastrophe avec une énorme puissance financière derrière.” De plus, le maire déplore que le courrier ne parle à aucun moment du recours à la cour d’appel de Marseille...
http://www.midilibre.fr/2017/10/23/lozere-opposes-au-projet-eolien-des-taillades-ils-ne-baissent-pas-les-bras,1578563.php

23/10/17 : VIDEO - L’abbaye Notre-Dame-des-Neiges s’oppose à un projet d’éoliennes en Lozère
En Lozère, l’opposition aux projets d’éoliennes se poursuit. Le père Hugues, supérieur de l’abbaye Notre-Dame-des-Neiges, a pris position contre le projet d’éoliennes des Taillades, en Lozère.
« L’éolien c’est plutôt bon », déclare-t-il dans cette vidéo, « si c’est une énergie renouvelable qu’on produit à bon escient. Mais si on produit de l’électricité alors qu’on n’en a pas besoin, si on n’éduque pas les gens à utiliser moins d’électricité, et si en plus, on dénature le don qu’est la nature et la montagne qui est encore belle ici, alors tout le monde va en mettre n’importe où, on ne pourra plus vivre tranquille, ni dans des paysages de beauté qui participent à la construction de l’homme. »

https://reporterre.net/VIDEO-L-abbaye-Notre-Dame-des-Neiges-s-oppose-a-un-projet-d-eoliennes-en-Lozere

23/10/17 : Aude : Pradelles-Cabardès : Renouvellement du parc éolien
Moitié moins d’éoliennes mais plus puissantes.
C’est lors du conseil municipal de la semaine dernière que M. Pin, ingénieur chez RES (Renewable Energy Systems) a présenté le projet de renouvellement complet du parc éolien. Celui-ci arrivant en fin de vie, la société RES propose un « Re-powering », c’est-à-dire de remplacer les 16 éoliennes actuelles d’une puissance totalisant 20,8 MW par 6 à 8 éoliennes, plus grandes totalisant une puissance de 20,22 à 26,97 MW, soit 3,7 MW au lieu de 1,3 MW chaque machine.

La consommation de 16 000 foyers
En cas de difficulté, voire d’impossibilité de mener à bien ce projet, les permis étant difficiles à avoir dans l’éolien, la société RES procédera alors à un « Re-vamping », soit un renouvellement complet du parc actuel qui permet déjà d’alimenter en électricité propre les besoins de près de 16 600 foyers chaque année. Les retombées financières pour la commune sont proposées, soit un montant annuel compris entre 70 000,00 et 140 000,00 € suivant l’option retenue.
Le projet sera à l’étude dès le printemps prochain pour un démantèlement suivi d’une construction à l’aube de 2021. Le projet est accepté à l’unanimité.
http://www.lindependant.fr/2017/10/22/pradelles-cabardes-renouvellement-du-parc-eolien,3062681.php

20/10/17 :  Aude : Au droit de propriété, Valeco oppose un abus de droit de propriété
Énergie - Éoliennes de Bouriège
Si les éoliennes du parc de la Bruyère ne brassent pas encore de vent, le tourbillon judiciaire est lui bien réel. Hier, un nouvel épisode de cette longue saga s'est joué devant le tribunal de grande instance de Carcassonne. Valeco, la société portant le projet, assignait 5 propriétaires pour abus de droit de propriété. Une notion juridique suffisamment singulière pour que Sophie Mollat, la présidente du TGI, décide de siéger en formation collégiale. Connaissant sur le bout des doigts le dossier, la magistrate résume la situation. «Le noeud du problème, explique-t-elle, réside dans la circulation des poids lourds acheminant les pièces d'éoliennes sur la RD 52». Cette route départementale, trop étroite par endroits, a donc nécessité de mettre en oeuvre deux arrêtés d'alignement de la chaussée, devant sceller dans le marbre la chose publique et la chose privée. Malgré cela, les éoliennes ne passent toujours pas. Pour le plaignant, la faute en incombe aux opposants au projet, qui usent «d'un abus de droit de propriété». Une situation qui, selon Me Alixia Eskinazi, a dangereusement fragilisé la santé financière de l'entreprise. «Mon client est au bord du dépôt de bilan. Et si d'ici Noël, les éoliennes ne sont pas montées, ce sont 150 salariés qui vont se retrouver à Pole Emploi». Valeco reproche aux opposants, même s'ils se trouvent légitimement sur leurs terrains, d'avoir monté des dispositifs empêchant le passage des convois et donc de pouvoir user légitimement d'une voie publique. La défense, elle s'époumone devant l'argumentaire. «Si ça ne passe pas, c'est que la voie est trop étroite, lance pour sa part Me Amélie Dadon. Quant aux dispositifs présumés qui empêcheraient le passage, où se trouvent-ils ? Tout cela est très imprécis». Le tribunal rendra sa décision le 27 octobre. Reste désormais à savoir s'il ne va pas se déclarer incompétent comme le lui a demandé Me Dadon, estimant qu'il ne s'agissait pas d'un conflit opposant deux propriétaires privés.

20/10/17 : Aude : Carole Delga : «Le projet suit son cours»

Carole Delga, présidente de la région Occitanie — Pyrénées-Méditerranée, répond à nos questions.
Le 15 décembre 2011, le président du conseil régional, M. Christian Bourquin, a officialisé le projet d'expansion de l'infrastructure de Port-la-Nouvelle. Où en est-on aujourd'hui de ce projet ?
J'ai relancé ce projet d'autant plus que l'arrivée des projets de fermes éoliennes donnait un calendrier très serré pour réaliser l'agrandissement du port. Le projet suit son cours : le dossier d'enquête publique vient d'être déposé auprès des services de l'État et le calendrier de l'enquête devrait être connu rapidement.
L'agrandissement du port est-il acté en l'État ? Modifié ? Le projet du futur parc d'éoliennes offshore va-t-il peser dans cet agrandissement ? De quelle façon ?
Le projet d'extension du port a effectivement évolué depuis le débat public afin d'intégrer l'installation des deux fermes pilotes de l'éolien offshore flottant à la mi-2021. Les adaptations portent notamment sur la création d'un quai support de charges très lourdes qui permettra, notamment, à l'un des opérateurs éolien, Eolmed, de construire sur place, dans le port.
Vous devez vous rendre à Port-la-Nouvelle à l'automne afin de présenter le projet et inaugurer le quai Est II dans le port actuel et la plateforme nord. A-t-on une date ?
Oui, je serai le 17 novembre à Port-la-Nouvelle pour inaugurer ces deux infrastructures très importantes pour le port, la plateforme nord ainsi que la rénovation du quai Est II. Ils ont bénéficié de gros investissements de la part de la Région, près de 40 M d'euros. Vous savez, à travers le plan Littoral 21, je me suis engagée à faire de la Région un territoire résolument tourné vers la mer et à mener une politique maritime qui soit un véritable levier de la croissance bleue. Ainsi, je souhaite construire l'avenir maritime de la Région, en conciliant dynamisme économique et préservation de l'environnement. Ayant fait l'objet d'une large concertation avec les collectivités locales et les acteurs de l'économie régionale, le plan Littoral 21 prévoit plus d'1 milliard d'euros d'investissements d'ici 2020.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/10/20/2669378-carole-delga-le-projet-suit-son-cours.html

20/10/17 : Tarn : Éoliennes : les élus décideront plus tard

L'équipe municipale s'est réunie dernièrement pour examiner le projet d'implantation de quatre éoliennes par la société Arkolia Énergies, sur le plateau de l'ancien site du parachutage jadis utilisé à l'époque du Maquis. L'aval de la commune constitue, en effet, la première étape indispensable d'un parcours de plusieurs années qui, s'il est conduit à son terme, dépendra, au final, de la décision du préfet. En fait, outre les quatre mâts localisés sur le territoire communal, l'étude concernerait aussi deux autres éoliennes, celles-là situées sur des zones voisines : l'une, à Espérausses, l'autre à Berlats. Après avoir indiqué qu'Arkolia Énergies avait «pris contact avec les différents propriétaires qui seraient concernés alors qu'ils devaient attendre», la maire, Francine Blavy, reconnaissait avoir été également contactée par «la société Saméol, qui développe déjà le projet éolien de Lacaze et Murat-sur-Vèbre» car «ils étaient prêts à nous faire une proposition». Une des premières questions relatives à cette étude concerne la présence d'un couloir aérien : «Il y a une zone militaire qui part de Carmaux à Narbonne, souleva ainsi l'ancien maire de Viane, Pierre Azaïs. On nous a dit qu'on était en plein dans le couloir et que cela interdisait l'installation des éoliennes sur notre commune !» Toutefois, selon les propos qu'Arkolia Énergies auraient tenu auprès de Mme Blavy, toute la commune ne serait pas concernée par ce couloir et l'implantation serait envisagée sur une des seules zones autorisées. D'autres interrogations furent soulevées : «Je pense qu'on n'est pas encore prêts pour signe un bail, précisa la maire de Viane. Pour nous prononcer, nous avons besoin d'avoir davantage d'éléments», en lien avec le « paysage», «l'acoustique», «la mesure du vent», etc. Avant d'ajouter : «Je vous propose qu'on se prononce pour la poursuite ou non de l'étude». Cependant, au lieu de prendre une délibération qui risquait d'être mal interprétée, et perçue comme un aval de la commune, l'équipe municipale choisit de ne rien décider. «On ne peut pas parler de délibération, donc on reporte notre décision, expliqua Mme Blavy. On demandera à Arkolia de faire une concertation avec la population. Et après seulement, on rendra une délibération.» De la sorte, outre la proposition alternative de Saméol, la société Arkolia Énergies pourrait organiser un débat avec la population. Ensuite seulement, l'équipe municipale donnerait ou non son accord. Rien n'est donc joué et, pour cette seule étape, cela pourrait prendre encore des mois. Il faudra donc attendre, même si la maire avouait déjà : «On ne veut pas de nucléaire. On ne veut pas de solaire. Il faut bien trouver une solution.»
http://www.ladepeche.fr/article/2017/10/20/2669293-eoliennes-les-elus-decideront-plus-tard.html

19/10/17 : P.O. Consultation : « Non » au projet éolien et « oui » au solaire

Les résultats de la consultation citoyenne sur les projets éoliens et solaires, organisée par la municipalité, sont tombés. Pour les projets éoliens, le « non » l’emporte à 85 % et pour les projets solaires, c’est le « oui » qui arrive en tête avec 77 % des suffrages. 282 Banyulencs ont participé à cette consultation citoyenne. Le maire prévoit d’organiser un vote officiel et démocratique, un référendum local, fin 2018, lorsque les études techniques en cours auront livré leurs résultats. Vu ces résultats sans appel, le collectif Le vent tourne reste mobilisé. Une réunion publique d’information sera organisée le vendredi 27 octobre à 18 h 30 à la salle communale La cave aux contes de Tresserre.
http://www.lindependant.fr/2017/10/19/consultation-non-au-projet-eolien-et-oui-au-solaire,3062026.php

19/10/17 : P.O. : les infos du jeudi 19 octobre

- Neuf nouvelles éoliennes dans les Pyrénées-Orientales... Le parc de St-Paul-de-Fenouillet-Prugnanes doit être inauguré ce matin. Avec une puissance de plus de 20.000 kilowatt, il devient le 2e plus gros parc éolien du département, derrière celui qui s’étend de Calce à Baixas, qui accueille 35 éoliennes à lui seul.
http://www.rtl2.fr/actu/regions/police-de-proximite-a-perpignan-orages-dans-l-aude-les-infos-du-jeudi-19-octobre-7790584552

18/10/17 : P.O. : Les éoliennes font débat dans les P.-O. : de l’énergie du futur à l’« imposture écologique »
Controverse. Partisans et détracteurs des éoliennes, qui fleurissent en Pays catalan, confrontent leurs arguments. Malgré la prise de conscience écologique de ces dernières années, les éoliennes, pourtant réputées « non-polluantes », sont loin de faire l’unanimité. Partout en France, les mouvements d’opposition à l’implantation d’aérogénérateurs fleurissent. Et les Pyrénées-Orientales, où sera inauguré ce jeudi matin un nouveau parc de neuf turbines entre Saint-Paul-de-Fenouillet et Prugnanes, ne font pas exception. Dans les Aspres, où l’édification d’une trentaine d’éoliennes serait à l’étude, le collectif Le Vent tourne multiplie par exemple les manifestations pour tenter de faire capoter ces projets. Aux yeux des membres de l’association, l’éolien constitue une véritable « imposture écologique ». « Ça détruit l’environnement et le cadre de vie pour une énergie qui n’est pas efficace, estime la présidente du collectif Le Vent tourne, Marie-Noëlle Moly. Les éoliennes fournissent une énergie intermittente. S’il n’y a pas de vent, elles ne produisent pas et s’il y en a trop non plus. Il faut qu’elles soient suppléées par une autre énergie. En France, on a déjà installé 7 000
éoliennes et ça n’a pas permis de fermer un seul réacteur nucléaire… » Et là n’est pas le seul argument des anti-éoliennes. Ces derniers s’inquiètent également des possibles risques sanitaires des infrasons produits par les turbines ou d’une éventuelle perte de valeur des maisons situées à proximité des parcs.
« Les énergies renouvelables, c’est l’avenir ! »
Mais les éoliennes ont également leurs partisans. Le maire de Saint-Paul-de-Fenouillet, Jacques Bayona, fait partie de ceux-là. « Les énergies renouvelables, c’est l’avenir, s’enthousiasme l’édile. Il est temps d’adopter une manière de faire plus respectueuse de l’environnement. Il y a d’autres voies que celle du nucléaire. On ne pourra pas fournir de l’énergie à tous les Français seulement avec des éoliennes, mais il y a aussi le photovoltaïque ou l’hydraulique. On peut aujourd’hui produire de l’énergie sans polluer et sans avoir le risque du nucléaire. Et puis, si on ne donne pas leur chance aux énergies renouvelables, elles n’évolueront pas. »
Les neuf éoliennes du parc situé entre Saint-Paul et Prugnanes (« El Singla ») devraient rapporter environ 5 000 euros par an à la commune de Saint-Paul et plus de 100 000 euros par an à la communauté de communes Agly-Fenouillèdes (à travers l’imposition forfaitaire des entreprises de réseaux). Cependant, selon Jacques Bayona, l’intérêt économique du projet n’est pas sa motivation première. Les services de la communauté de communes confirment : « à la suite de l’installation de l’éolienne de Saint-Arnac, en 2006, les élus ont été contactés par de nombreuses entreprises qui voulaient implanter des éoliennes partout. Il y avait un risque de développement anarchique. Nous avons alors lancé des études pour savoir où on pouvait implanter des aérogénérateurs sans défigurer le paysage. La volonté des élus est qu’il n’y ait des éoliennes que sur les sites de St-Arnac et de St-Paul/Prugnanes. Si l’argent avait été notre objectif premier, on aurait laissé faire anarchiquement : il y aurait eu beaucoup plus d’éoliennes sur le territoire. » La voie du juste milieu ?
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Prospective : Des projets à tire-larigot
L’ensemble éolien catalan situé dans le Riberal (ici, vu du ciel lors du chantier) est le plus grand parc éolien du département. PHOTO/Archives
Dans les Aspres. La société Éléments compte implanter entre cinq et six éoliennes sur Passa. Deux réunions de coconstruction avec les habitants volontaires ont eu lieu. Un mât d’étude, notamment destiné à évaluer les gisements de vent sur le secteur, a été saccagé début octobre. L’entreprise compte déposer la demande d’autorisation en préfecture dès ce mois de novembre.
La société Elements développe également un projet sur Fourques. Selon son site internet, la firme compte y installer un parc de 20 mégawatts, soit quelque six éoliennes. Le projet, dont l’instruction est prévue pour 2018, est à peu près équivalent à celui de Passa.
Cependant, Elements n’est pas la seule entreprise à lorgner sur les Aspres. Engie Green porte un projet de parc sur Banyuls-dels-Aspres (sept turbines selon le collectif Le Vent tourne) et sans doute également un second sur Brouilla (six turbines, à priori, selon la même source). Et ce n’est pas terminé. EDF Énergies nouvelles aurait, elle aussi, jeté son dévolu sur le secteur, et plus précisément sur Caixas, où la société envisagerait d’installer entre cinq et huit éoliennes.
En mer, au large du Barcarès et de Leucate. Un projet, porté par Engie, EDP Renewables et la Caisse des dépôts, prévoit l’installation d’une ferme pilote éolienne flottante de 24 MW au large du Barcarès et de Leucate, à l’horizon 2020. Les aérogénérateurs, qui devraient culminer à 160 mètres de haut, seraient installés à 16 ou 20 km du rivage. Le site visé est situé sur le périmètre du parc naturel marin du golfe du Lion. « Pour l’instant, nous ne sommes ni pour ni contre ce projet, expliquent les responsables du parc. Nous avons fixé des contraintes aux industriels. S’ils arrivent à s’y adapter, le projet sera le bienvenu. » La période de concertation a d’ores et déjà débuté. Le dossier de demande administrative devrait être déposé en préfecture en mars prochain. Eiffage, Principle Power et General Electric sont partenaires du projet.
Dans les Fenouillèdes, à Saint-Arnac. Jugée obsolète, l’éolienne installée en 2006 est en train d’être démontée. Elle va être remplacée par une éolienne plus performante de 2,3 MW. Dans la foulée, une dizaine d’éoliennes similaires vont être implantées sur le site. Le chantier vient de débuter. Il devrait être terminé en décembre. Entre les neuf éoliennes de St-Paul/Prugnanes et ces dix éoliennes supplémentaires sur Saint-Arnac, la communauté de communes Agly-Fenouillèdes devrait empocher 240 000 euros d’impôts supplémentaires par an.
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L’armée sera-t-elle un frein au développement du parc éolien français et donc catalan ? Les contraintes militaires menacent certains projets. La proximité de zones de vols tactiques, de zones interdites ou de secteurs d’entraînement cohabitent mal. Mais, c’est surtout un projet d’extension de la zone tampon autour des radars militaires qui redistribue les cartes. Elle passerait d’un rayon de 30 km à un rayon de 70 km. Et, comme les éoliennes renvoient un signal qui peut faire prendre à un radar une éolienne pour un avion ou carrément l’empêcher de détecter un aéronef, elles sont sur la sellette. A Perpignan et à Saint-Laurent-de-la-Salanque, l’armée possède ce type de grandes oreilles. T. B.
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L’armée en alerte
L’armée sera-t-elle un frein au développement du parc éolien français et donc catalan ? Les contraintes militaires menacent certains projets. La proximité de zones de vols tactiques, de zones interdites ou de secteurs d’entraînement cohabitent mal. Mais, c’est surtout un projet d’extension de la zone tampon autour des radars militaires qui redistribue les cartes. Elle passerait d’un rayon de 30 km à un rayon de 70 km. Et, comme les éoliennes renvoient un signal qui peut faire prendre à un radar une éolienne pour un avion ou carrément l’empêcher de détecter un aéronef, elles sont sur la sellette. A Perpignan et à Saint-Laurent-de-la-Salanque, l’armée possède ce type de grandes oreilles.
https://4do.me/les-eoliennes-font-debat-dans-les-p-o-de-lenergie-du-futur-a-l-imposture-ecologique/


15/10/17 : Tarn : PAMPELONNE : SUCCES DE LA REUNION D'INFORMATION SUR L'EOLIEN INDUSTRIEL
La salle des fêtes de Pampelonne paraissait bien grande pour recevoir les personnes souhaitant connaître où en était le projet éolien monté en catimini en mairie de Pampelonne. 30 chaises étaient installées, indiquant l’affluence espérée par VENT de REPUBLIQUE.
Il fallut en installer le triple pour que s’ouvre la réunion dans de bonnes conditions. La présidente de VENT de REPUBLIQUE, Rachel N’Doli, remerciait de leur présence Mme Arguel, élue municipale d’une commune du LEVEZOU envahie par les éoliennes, M Marty, agriculteur, M Forichon, médecin et M Goyaud, ingénieur à RTE, tous aujourd’hui retraités. Elle remercia également les membres du Conseil Municipal présents, se réjouissant de la possibilité de dialogue.

Après avoir présenté l’association et son but « veiller à ce que tout projet municipal modifiant l’économie du village fasse l’objet d’un débat public contradictoire dans un temps raisonnable nécessaire à la réflexion », la parole fut donnée à M Marty pour présenter son film : Vent de colère sur le LEVEZOU.
A l’issue de la projection, chacun notait comment la population s’est fait voler son paysage et sa tranquillité par des promoteurs indifférents à la beauté de ce site.

Interrogée par la salle sur le rôle des élu-e-s dans ce projet, Mme Arguel dit combien ceux-ci sont démunis face aux vendeurs qui connaissent le sujet sur le bout des doigts et savent contourner toutes les questions embarrassantes.
Présenté comme cela lui fut présenté, elle ne pouvait pas être contre le projet. Très vite, au fur et à mesure que celui-ci prenait forme, dès le vote favorable du Conseil Municipal, dès la pose du mât de mesure, les élu-e-s comprennent que la machine s’emballe envers et contre tout et tous. Après la pose du mât vinrent les machines …Ce sont des routes saccagées par des mastodontes routiers, d’autres consolidées au frais des contribuables pour permettre leur passage. Viennent les nuisances, insignifiantes au départ, puis obsédantes au bout de quelques mois : les flashes qui donnent à penser que la région subit des orages en permanence, le bruit rythmé des pâles, leur effet stromboscopique, le bruit permanent des rotors.....
Et le chagrin de voir les paysages blessés par ces moulins à argent.
L’argent. Des miettes pour les propriétaires fonciers qui voient l’indemnité fondre dès lors que le nombre de propriétaires croit ( la célèbre règle de l’offre et de la demande). Sans oublier que le démontage reviendra finalement au propriétaire ..... du terrain ... Un rapide calcul faisait apparaître que le démontage coûterait 2 fois plus que les revenus espérés !!!!
Après avoir expliqué comment fonctionne une éolienne, les surfaces qu’elles occupent, les lieux de fabrication ailleurs de France ( peu ou pas travail dans le pays ) et les matériaux qui la composent, M GOYAUD invite chaque citoyen à consulter les lignes CSPE et TURPE de leur facture d’électricité. Ces taxes financent directement l’implantation des éoliennes industrielles. L’électricité produite par les aérogénérateurs est achetée par ENEDIS ( EDF) à un prix surévalué, très loin du prix du marché, pourtant si cher aux économistes à la mode.
M FORICHON, médecin honoraire, s'appuyant sur la définition de la santé telle qu'énoncée par l'Organisation Mondiale de la Santé, démontra comment les promoteurs de l'éolien industriel n'avait pas pour préocupation principale la santé des populations . Son intervention est accessible en suivant ce lien : Eoliennes industrielles et santé humaine ( E. Forichon). Les infrasons, selon les promoteurs, sont comme les atomes, les microbes ou les étoiles lointaines : elles n'existent pas puisque nous ne les voyons pas (sic,). Et cependant, ils jouent un rôle sur la santé ( lire ici : Éoliennes, nuisances sonores, infrasons et santé).
Les nombreuses questions de l’assistance indiquaient combien le sujet est sensible dans la population. D’autres ne trouvèrent pas de réponse : l’absence du maire à un débat d’intérêt public alors que des membres du Conseil Municipal, honnêtes envers leur mandat et respectueux de la confiance accordée par les électeurs, étaient présents.
Un vrai succès dont la présidente disait à minuit passé qu’il reflétait « un véritable besoin de la population de connaître et savoir comment allait évoluer le village, si le projet voyait le jour ». Faute d'informations officielles, VENT de REPUBLIQUE a réalisé une vidéo montage de Pampelonne aujourd'hui et demain, si les élu-e-s laissaient passer le projet : voir en ligne (https://youtu.be/_PfQ4Vl8_mo)
M Marty comparait la philosophie politique qui avait prévalu à la construction des barrages hydrauliques, noyant des vallées, modifiant des paysages, à celle des éoliennes. Les uns se construisaient au nom de l’intérêt général ( fournir de l’électricité à tous les Français), et les propriétaires avaient leur terre rachetée par les pouvoirs publics, au nom de la France ; tandis que l’éolien ne profite qu’à des promoteurs privés qui louent un espace venteux, installent leurs machines et les abandonnent, tout l'argent ponctionnable tombé dans leurs poches. Ils ne s’intéressent aux Français que via le prix d’achat de leur électricité, à un coût exorbitant pour les contribuables.
Tous convenaient que maintenant, il appartenait au Conseil Municipal d’annuler la délibération autorisant la pose d’un mât de mesure et de faire savoir au préfet que la population, avec le Conseil Municipal, refuse de voir leur paysage défiguré par le parc éolien industriel.
http://carmaux.e-monsite.com/pages/eolien/pampelonne-succes-de-la-reunion-d-information-sur-l-eolien-industriel.html

13/10/17 : Hérault : Le parc éolien de Lunas sous l'oeil du conseil d'Etat
Le rapporteur demande confirmation de l'annulation de l'arrêté préfectoral.
Lunas, ses éoliennes, ses aigles royaux… Engagée depuis 2013, date à laquelle le préfet de l'Hérault a délivré un permis de construire à la société énergie renouvelable du Languedoc (ERL), la bataille administrative engagée entre les promoteurs et les opposants au projet, est arrivée normalement jeudi à son ultime étape, le conseil d'Etat.
Les opposants ont obtenu satisfaction en janvier
Dans un passé récent, plusieurs décisions de justice administratives ont déjà frappé ce dossier, que le rapporteur public du conseil d'état a qualifié ce jeudi de "série de contentieux malheureux". Portés par la SCI du domaine de Lambeyran et l'association pour la protection des paysages et ressources de l'Escandorgue et du Lodévois, les opposants ont obtenu satisfaction, en janvier dernier, devant la cour administrative d'appel de Marseille. Les magistrats marseillais ont en effet annulé l'arrêté préfectoral autorisant la construction de 7 éoliennes d'une hauteur de 93 m au lieu-dit “Bernagues”, à Lunas. D'où le pourvoi de la dernière chance déposé par la société ERL et examiné ce 12 octobre à Paris.
Présence mentionnée depuis 2002
C'est la présence d'un couple d'aigles royaux, espèce protégée, qui est au cœur de la procédure. Dans un courrier de la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement du logement (DREAL) Languedoc-Roussillon, daté du 25 octobre 2012, il est spécifié que "le projet (de construction des éoliennes) est inclus dans le domaine vital d'un couple d'aigles royaux reproducteurs dont la nidification a été localisée en 2001". C'est cet élément porté au dossier que conteste EARL, en arguant que ce complément d'enquête intervient postérieurement après la délivrance de son permis de construire. Argument pertinent d'un point de vue juridique, sauf que la présence d'aigles sur le site est déjà mentionnée dans une étude avifaunique réalisée en novembre 2002. En d'autres termes, cela signifie que la présence des aigles, espèce protégée de surcroît, était avérée avant l'autorisation délivrée par le préfet. "Les études postérieures confirment et révèlent une situation déjà existante", a indiqué jeudi le rapporteur public. Elles complètent donc l'étude d'impact qui de fait, peut être interprétée comme comportant des "inexactitudes, des omissions ou des insuffisances". Validant la lecture du droit des magistrats marseillais, le rapporteur de la haute-juridiction administrative confirme "que l'insuffisance de cette étude d'impact a eu pour effet de nuire à l'information complète de la population et a été de nature à exercer une influence sur la décision du préfet de l'Hérault."
Décision dans les semaines à venir
En concluant au rejet du pourvoi de la société EARL, le magistrat entend donc confirmer l'annulation du permis de construire. Décision dans les prochaines semaines
http://www.midilibre.fr/2017/10/13/le-parc-eolien-de-lunas-sous-l-oeil-du-conseil-d-etat,1574290.php

13/10/17 : Aveyron : jugé pour avoir jeté des feuilles lors d'une manifestation

Xavier Auboux, un électricien intérimaire, est jugé pour «violences volontaires» «avec jet de feuilles d'origine végétale». Des faits qui se seraient produits lors d'une manifestation le 21 janvier dernier à Rodez.
Avec d'autres manifestants, l'homme, convoqué au tribunal de Rodez mardi 10 octobre, avait protesté contre l'implantation d'éoliennes à Saint-Victor-et-Melvieu, dans l'Aveyron, et avait été invité à «apporter de la terre pour enfouir» le projet, rapporte Reporterre, qui avait assisté au rassemblement.
Le groupe avait alors vidé des sacs contenant de la terre et des feuilles devant la préfecture de Rodez, protégée par des policiers, avec qui des altercations ont eu lieu. «Ça se frottait, se bousculait au premier rang et quelques coups furent échangés. Un policier tentant d'attraper une banderole fut frappé avec un bout de bois et reçut des coups de pied, écrit le magazine. En réponse, les CRS sortirent brutalement de l'intérieur du bâtiment et aspergèrent de gaz lacrymogènes les manifestants.»
C'est à l'issue du rassemblement que Xavier Auboux avait été interpellé pour avoir frappé un policier, fait qu'il a toujours nié. Les policiers avaient en outre trouvé en sa possession un Opinel, une arme de catégorie D, ce qui lui avait valu d'être placé en garde à vue.
«Violences volontaires aggravées avec jet de feuilles d'origine végétale»
Mardi lors du procès, le procureur a reconnu que le jeune électricien n'était pas poursuivi pour avoir frappé un force de l'ordre, il a été disculpé par la vidéosurveillance. Mais parce qu'on le voit «déverser un sac de feuilles sur un policier», qui a déposé plainte contre lui pour «violences volontaires aggravées avec jet de feuilles d'origine végétale sur personne dépositaire de l'autorité publique».
Pour l'avocate du policier, qui réclame une amende de 500 euros contre Xavier Auboux et le remboursement des frais de procédure, il y eu des «violences psychologiques». Tandis que pour le procureur, qui a requis une amende de 500 euros, le jeune homme est «allé au-delà des limites».
Pour l'accusé, il s'agit d'«un procès contre une manifestation, parce qu’on embête avec notre opposition au projet de transformateur».
La délibération sera rendue le 14 novembre prochain.
http://www.cnewsmatin.fr/france/2017-10-13/aveyron-juge-pour-avoir-jete-des-feuilles-lors-dune-manifestation-766893

13/10/17 : AVEYRON: UN HOMME JUGÉ POUR "JET DE FEUILLES D'ORIGINE VÉGÉTALE" SUR UN POLICIER

Un militant anti-éolien était jugé mardi au tribunal de grande instance de Rodez pour "violences volontaires aggravées avec jet de feuilles d'origine végétale sur personne dépositaire de l'autorité publique". Les faits s'étaient déroulés lors d'un rassemblement en janvier dernier.
C'est un procès pas comme les autres qui s'est déroulé mardi 10 au tribunal de grande instance de Rodez, dans l'Aveyron. Un homme comparaissait pour "violences volontaires aggravées avec jet de feuilles d'origine végétale sur personne dépositaire de l'autorité publique".
En janvier dernier, ce militant avait participé à une manifestation à Rodez contre l'implantation d'éoliennes. Le rassemblement s'était terminé devant la préfecture. A l'occasion de cet événement totalement pacifique, les participants étaient invités à "apporter de la terre pour enfouir leurs projets" selon Reporterre.
Des branches, de la terre ou encore des feuilles ont donc été déversées aux pieds des policiers, postés devant l'administration où se terminait le cortège. Mais l'acte n'a pas plu aux forces de l'ordre et quelques coups ont été échangés entre les deux parties avant que des CRS dispersent la foule à renfort de gaz lacrymogènes.
Tous les manifestants avaient fini par partir sans demander leur reste et l'incident avait vite été clos. Mais alors que Xavier Auboux, le militant qui comparaissait mardi, quittait la ville, celui-ci a été arrêté par quelques policiers qui l'avaient repéré. Muni d'un Opinel, arme de catégorie D, il a alors été placé en garde à vue et accusé d'avoir frappé l'un des policiers présents un peu plus tôt lors de la rixe.
Il n'en était rien, comme l'ont prouvé les vidéos des caméras de vidéosurveillance. Mais le policier concerné a tout de même voulu porter plainte contre cet électricien intérimaire pour "violences volontaires aggravées avec jet de feuilles d'origine végétale sur personne dépositaire de l'autorité publique". Cependant la victime n'a eu aucun jour d'arrêt de travail ni d'avis médical.
Son avocate pointe surtout du doigt la violence "psychologique" de l'acte de Xavier Auboux sur son client. Le militant a en effet déversé un sac de feuilles sur le policier ou plutôt "de la tourbe, un peu pourrie, c'est tout un symbole: la police-poubelle", a expliqué Me Gosset.
Xavier Auboux risque 500 euros d'amende et les frais de procédure alors que son défenseur a demandé la relaxe, il sera fixé le 14 novembre prochain.
http://www.francesoir.fr/societe-faits-divers/aveyron-un-homme-juge-pour-jet-de-feuilles-origine-vegetale-sur-un-policier-proces-rodez-isolite-buzz-militant-manifestation

13/10/17 : Aveyron : Fou mais vrai : la police poursuit un manifestant pour « jet de feuilles d’origine végétale »
Le tribunal de grande instance de Rodez a instruit le procès d’un militant anti-éolien, accusé de « violences volontaires » « avec jet de feuilles d’origine végétale ». La police a porté plainte. 
Reporterre a assisté à l’audience.
Rodez (Aveyron), correspondance
Les camarades de Solidaires sont passés dire bonjour avec leur sono, en marge de la manifestation des fonctionnaires. Dans le hall du tribunal de grande instance de Rodez, ce mardi 10 octobre, les robes noires chuchotent et s’amusent en regardant dehors : « Ce sont les zadistes. » Une vingtaine de personnes sont venues soutenir le militant jugé aujourd’hui.
« Ce ne sera pas très long, vu la teneur des faits », lance le juge, en préambule. Puis il s’adresse à l’accusé, Xavier Auboux, électricien intérimaire dans le sud de l’Aveyron : « Vous avez participé le 21 janvier dernier à une manifestation à Rodez, contre l’implantation d’éoliennes. » Comme Reporterre l’a raconté, cette manifestation joyeuse et festive sillonna la ville jusqu’à se terminer devant la préfecture de Rodez où les manifestants étaient invités à « apporter de la terre pour enfouir leurs projets ».
Et c’est ce qu’ils firent, vidant des sacs de terre, branches, feuilles humides juste devant les forces de l’ordre. L’ambiance se tendit alors. Ça se frottait, se bousculait au premier rang et quelques coups furent échangés. Un policier tentant d’attraper une banderole fut frappé avec un bout de bois et reçu des coups de pied. En réponse, les CRS sortirent brutalement de l’intérieur du bâtiment et aspergèrent de gaz lacrymogènes les manifestants (et leurs collègues policiers) jusqu’à ce que le groupe reculât, puis, après une prise de parole au mégaphone et un verre de vin chaud, se dispersât.
Deux heures plus tard, alors qu’il s’apprêtait à quitter la ville avec ses camarades dans son camion, Xavier Auboux fut interpellé par des policiers qui l’avaient repéré. Ils trouvèrent sur lui un Opinel, une arme de catégorie D dont le port est interdit par la loi. Voilà de quoi le placer en garde à vue quelques heures. D’abord accusé d’avoir frappé le policier au sol, il a vite été disculpé de cette première accusation par la caméra de vidéosurveillance. « Que les choses soient claires, insiste le procureur lors de l’audience du 10 octobre, il n’y a pas d’ambigüité : il y a eu des coups contre un policier, mais vous n’êtes pas poursuivi pour ça. »
« C’est dégradant, avilissant »
Alors, pourquoi se retrouve-t-il neuf mois plus tard sur le banc des accusés de ce tribunal ? « Sur la vidéo, on vous voit déverser un sac de feuilles sur un policier », affirme le juge. « Non, sur le tas qui était déjà à terre », conteste le manifestant. Mais voilà. Un policier a porté plainte contre lui pour « violences volontaires aggravées avec jet de feuilles d’origine végétale sur personne dépositaire de l’autorité publique ». Violence qui n’entraine pourtant aucune interruption temporaire de travail ni avis médical.
À première vue loufoque, cette accusation prend un peu plus de sens à l’écoute de l’avocate de la partie civile, Me Gosset. Si elle abandonne rapidement l’hypothèse de violences physiques, difficilement défendable matériellement, elle estime néanmoins qu’il y a eu « des violences psychologiques ». Elle décrit ainsi cinq policiers « dont aucun n’a fait preuve d’agressivité » face à une trentaine de manifestants décrits comme « virulents ». Et voici Xavier, avec son sac de feuilles, ou plutôt, selon l’avocate : « De la tourbe, un peu pourrie, c’est tout un symbole : la police-poubelle. » Aussi, si la cause est noble — « un transformateur sur un terrain comme ça, c’est vrai, c’est une vraie usine » —, en agissant ainsi, Xavier n’a « pas servi sa cause ». L’avocate réclame 500 euros d’amende et les frais de procédure.
Le procureur se fait plus solennel encore : réaffirmant son « attachement à la liberté de manifester », il rappelle que celle-ci a « nécessairement une limite : le respect de l’ordre public ». Et de pointer la montée dangereuse depuis quelques années « d’une frange de la population qui, sous couvert d’idées politiques, va tenter de s’en prendre à des policiers et commettre des dégradations ». Alors certes, pour Xavier, il n’y a pas eu de coups et de violences physiques, mais il sermonne : « Vous ne pouvez pas jeter des feuilles sur un individu. C’est la même idée qu’un crachat, ça déconsidère la personne en face de vous, c’est dégradant, avilissant. » Il termine par un parallèle douteux avec le contexte des violences terroristes envers les policiers « qui servent de cible » même si selon la formule consacrée, il n’y a « pas d’amalgame ». Et enfin, de conclure pédagogiquement — « Vous êtes allé au-delà des limites » — en requérant à son tour 500 euros d’amende.
« Aucun avis médical, aucun arrêt de travail du policier ayant porté la plainte »
Face à ce discours très moralisateur, l’avocat de la défense, Me Sébastien Etcheverrigaray, venu de Montpellier, demande à ce qu’on « ne fasse pas un procès politique, de l’Amassada ou de la manifestation du 21 janvier » et qu’on juge uniquement sur « les faits qui incombent » à son client.
L’avocat pense que l’enquête a été menée à charge : « On va essayer d’incriminer M. Auboux pour les violences qui ont été commises sur un autre policier. » Et de s’exclamer : « Heureusement que nous avons la vidéo, sans cela, sur la seule foi des accusations policières, mon client aurait pu être jugé pour des violences qu’il n’avait pas commises. »
Me Etcheverrigaray conclut en demandant la relaxe. Car, pour qu’il y ait violence, même psychologique, il faut un élément matériel, le sac plein de feuilles, et un élément intentionnel. « Non caractérisé, car il n’y a aucun avis médical, aucun arrêt de travail du policier ayant porté la plainte », Xavier persistant durant toute l’audience à nier « toute volonté de nuire » et avoue son « incompréhension, avec des chefs d’inculpation qui changent du soir au matin ».
À la sortie, les militants ne peuvent s’empêcher de plaisanter sur la létalité supposée des feuilles : « Il faut vraiment avoir une méconnaissance totale du processus de décomposition des feuilles pour dire que c’était de la tourbe ! » dit l’un. Pour Xavier, « c’est un procès contre une manifestation, parce qu’on embête avec notre opposition au projet de transformateur ». Au milieu du groupe, Bruno Ladsous, venu représenter les collectifs aveyronnais anti-éoliens en soutien à Xavier : « C’était une manifestation au départ pacifique où des femmes, des enfants et des vieillards ont reçu des jets de gaz lacrymogènes et des violences policières inadmissibles. »
Lui-même avait ce jour-là « apporté un peu de terre qu [il a] versée sur le tas, c’était une manière de montrer qu’on ne respecte pas l’intégrité de nos territoires ». Et d’ajouter : « Nous aussi, on aurait pu porter plainte pour des violences ! » Des témoignages ont été recueillis sur la brutalité soudaine des CRS à la fin de l’affrontement. Mais la lettre de protestation envoyée au préfet est restée sans réponse. Comme les nombreuses plaintes contre les violences policières survenues ces derniers mois et dernières années. Et comme ces « feuilles d’origine végétale », qui chutent dangereusement des arbres chaque automne. Gageons que, d’ici au délibéré, le 14 novembre, elles n’auront blessé personne.
https://reporterre.net/Fou-mais-vrai-la-police-poursuit-un-manifestant-pour-jet-de-feuilles-d-origine


12/10/17 : Hérault : Hurlevent s’oppose aux dix éoliennes du projet Riols II
Le conseil municipal riolais a émis un avis favorable que l'association conteste.
Hurlevent, l'association de défense environnementale agissant sur la partie héraultaise du Parc naturel régional (PNR) du Haut-Languedoc, monte une nouvelle fois au créneau. S'opposant au projet d'implantation d'un parc éolien, appelé Riols II, de 10 machines de 120 mètres de haut (en bout de pale) en limite de la commune de Pardailhan, sur le territoire de Riols, les militants...
12/10/17 :  Tarn : Le vent du financement participatif souffle sur les éoliennes d'Albine😡
Le financement participatif (crowdfunding) a le vent en poupe et finance de plus en plus de projets qui sortent du secteur purement high-tech. Ainsi à Albine, dans le Tarn, c'est le re-financement participatif d'un parc d'éoliennes inauguré en août dernier qui rencontre un réel succès.
100 000€ réunis en 5 heures
"C'est un nouveau succès pour la 3ème opération de financement participatif pour le parc éolien de Soulanes Energies. L'objectif initial de 100 000€ a été atteint en seulement 5 heures grâce à 135 personnes, le jour du lancement le lundi 2 octobre. Pour accompagner cette dynamique, l'opérateur Valorem énergies a souhaité déplafonner l'opération dans la limite de 300 000€ en la réservant exclusivement aux habitants du Tarn et des départements limitrophes. Ils ont à ce jour prêté plus de 85 000€", détaille Lendosphère, conseiller en investissements participatifs.
Les huit éoliennes de Soulanes de Nore produiront environ 60.000 MWh par an, soit l'équivalent de la consommation d'électricité de 21 500 foyers.
Les modalités pour participer
Les particuliers riverains du parc peuvent prêter à la societé Valorem selon les modalités suivantes :
- un taux d'intérêt annuel fixé à 5,25% pour les habitants des communautés de communes riveraines du parc (Communauté de communes de la Haute Vallée du Thoré, de la Montagne Noire, des Monts de Lacaune et de la Montagne du Haut Languedoc, de Minervois Saint Ponais Orb-Jaur) et des communautés d'agglomération de Castres-Mazamet et Carcassonne Agglo avec la possibilité de prêter entre 50€ et 10 000€
- un taux d'intérêt annuel fixé à 4,75% pour les habitants des départements du Tarn, de l'Aude, de l'Aveyron, du Tarn-et-Garonne, de la Haute-Garonne et de l'Hérault avec la possibilité de prêter entre 50€ et 5000€
L'objectif de la campagne est fixé à 300 000€. L'opération est en ligne jusqu'au 2 novembre en cliquant ici.
Lendosphère fait partie de ces nouveles plateformes spécialisées dans le financement des énergies renouvelables. Avec 9 millions d'euros collectés en 2016, elle occupe 70% du marché du prêt dans le secteur.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/10/12/2664026-vent-financement-participatif-souffle-eoliennes-albine.html


10/10/17 : Tarn : Boissezon, les anti-éoliens mobilisés contre le projet de la société Valorem
La concertation préalable concernant le projet éolien de la société Valorem sur des terres en limite de la commune de Boissezon, non loin des habitations du Rialet, suscite la mobilisation du collectif Nostra Montanha.
La concertation préalable concernant la construction du Parc éolien sur la commune de Boissezon sur un terrain situé à la limite de la commune du Rialet mobilise. Selon les prévisions, ce nouveau parc éolien devrait compter 6 éoliennes (de 2 à 2,5 mégawatts chacune). Pour Frédéric Petit, le directeur de l'agence Valorem de Carcassonne : "Il s'agit d'une concertation que nous avons lancée pour informer la population et présenter le projet. Nous avons lancé les études l'année dernière. Nous avons tenu compte des éléments recueillis sur le terrain de telle sorte que les éoliennes soient éloignées le plus possible de la commune du Rialet." Lors de la présentation du projet en mairie de Boissezon à la fin du mois de septembre, les membres du collectif Nostra Montanha opposés à cette installation ont tenu à manifester devant la mairie. "Les membres de l'association qui défendent le cadre de vie des habitants du Rialet qui sont fortement impactés par ce projet continuent de considérer qu'il s'agit d'une détérioration de leur cadre de vie et une source de nuisances, notamment en termes d'atteinte à la biodiversité, la proximité avec les habitations et les risques pour la santé humaine," constituent à leurs yeux autant de raisons de s'opposer à ce projet. Ils ont d'ailleurs écrit à Claude Aussillou, le maire de Boissezon pour lui faire part de leur opposition. "Les habitants du Rialet qui ont reçu le questionnaire dans le cadre de cette concertation sont dans l'impossibilité de répondre à la plupart des questions posées parce qu'elle s'adressent aux habitants de Boissezon, qui, pour la plupart, ne sont pas concernés par le projet…"
Trop de proximité avec les habitations du Rialet
"…La proximité de la zone d'étude du village du Rialet, de hameaux de Boissezon et d'exploitation agricoles rend pour nous inacceptable l'implantation d'un parc éolien au regard des nuisances engendrées par ce genre d'installation et doit donc entraîner son retrait," indique dans leur courrier les membres du collectif Nostra Montanha. A 73 ans, Gilbert Tabes qui habite le hameau de La Peyrarque Haute est venu à la mairie de Boissezon pour dire non à ce projet, "j'habite depuis 65 ans sur cette terre. Nous n'avons pas besoin de ces éoliennes et la commune va récupérer des miettes en termes de compensation. Ces éoliennes seront situées à proximité de la source de l'Issalès qui alimente le barrage du Pas des Bêtes et notre hameau. Qu'en sera-t-il de cette source s'ils coupent la forêt, forent le sol ? s'interroge Gilbert. Serge Vigouroux, l'adjoint au maire qui est également impacté par les éoliennes a un regard différent sur le projet. "Moi je verrai les éoliennes de chez moi, mais je les accepte. Pour la commune cela représente beaucoup d'argent. En plus c'est une source d'énergie renouvelable et propre. A vrai dire je ne vois pas ce qui est gênant ou de contraignant dans une éolienne. On utilise le vent pour produire de l'électricité, c'est même moins dangereux que des centrales nucléaires,"poursuit l'élu. Le dossier concernant la construction de ce parc éolien a été présenté aux élus du Parc naturel régional du Haut-Languedoc et aux élus de la commune de Noailhac. Avant la fin de l'année, le dossier complet devrait être soumis aux autorités compétentes pour les autorisations d'usage. Jacques Biau, le président de l'association Nostra Montanha et élu du Rialet demande à Claude Aussillou, le maire de Boissezon d'être soucieux des conditions de vie d'une partie de ses administrés et des administrés de la commune voisine (Le Rialet).
http://www.letarnlibre.com/2017/10/10/6505-boissezon-anti-eoliens-mobilises-contre-projet-societe-valorem.html

09/10/17 : Haute-Garonne : Balade au pied des éoliennes😠😠
Afin de présenter aux randonneurs le tout nouveau sentier pédagogique inauguré récemment autour du site éolien de Calmont, les responsables de l'association «Sentiers Nature Calmontais» avaient mis le cap dimanche sur les hauteurs du Lauragais où se dressent ces imposantes machines.
Le groupe de marcheurs, plutôt restreint cette fois-ci avec seulement une soixantaine de participants, s'est engagé sur le chemin de la Coustète tant redouté car sa pente raide constitue un test que certains ont préféré éviter en se faisant transporter au sommet. Mais le bonheur était au bout de l'effort avec le magnifique paysage qui s'offrait alors aux marcheurs. La marche paraissait plus facile, d'autant plus que des haltes avaient été prévues pour un petit café d'abord, un ravitaillement en eau ensuite.Un arrêt prolongé a été observé au pied de l'un des panneaux pédagogiques mis en place le long du sentier dans le but de vulgariser l'information sur l'énergie éolienne. Ces panneaux resteront visibles par tous les randonneurs qui emprunteront ce chemin de randonnée inclus dans les circuits que propose l'association.
Tout le groupe a poursuivi cette balade d'automne jusqu'à la halle pour partager en compagnie d'une quarantaine de non-marcheurs le bon repas préparé par le cuisinier de l'association.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/10/09/2661293-balade-au-pied-des-eoliennes.html

08/10/17 : Tarn : PONT-DE-L'ARN/BOISSEZON - Projet éolien : avis défavorable du conseil municipal
Les débats ont été animés lors de l’évocation en conseil municipal du projet éolien de Boissezon. En effet, les élus étaient amenés à se prononcer sur le sujet mercredi 27 septembre dernier. Résultats : 6 voies pour, 13 voies contre et une abstention. C’est donc un avis défavorable qui a été rendu. Entre autres, les arguments portaient sur la proximité des machines et sur les nuisances.
http://www.lejournaldici.com/actualite/l-info-en-continu/projet-%C3%A9olien-avis-d%C3%A9favorable-du-conseil-municipal#.WdoWWo-0Opo

08/10/17 : Aude : Les anti-éoliens sur la place Carnot - Projet d'éoliennes à Bouriège
Plus de 120 jours d'occupations maintenant pour empêcher les camions de la société Valeco de passer, et après plusieurs années contre ce projet de construction d'éoliennes sur le site de Bouriège, les opposants étaient hier sur la place Carnot pour se faire entendre.
Hier, les anti-éoliens de Bouriège ont quitté, pour un temps, leurs lignes de défense contre la société Valeco, pour se faire entendre à Carcassonne. Ils étaient plus d'une cinquantaine, sur la place Carnot, pour manifester leur opposition vieille de plusieurs années déjà à l'implantation d'éoliennes sur les communes de Bouriège et Tourreilles. Six, au total, sont prévues à ce jour.
Mais les anti-éoliens tiennent bon, depuis le début de l'année. Ils soutiennent, vraisemblablement à juste titre, que les camions ne sauraient se frayer un chemin jusqu'au site de construction (la route est trop étroite) et, de surplus, ils occupent le passage en faisant valoir le droit de propriétés privées. Un bras de fer qui n'est pas près de s'arrêter. Entre les opposants au projet qui font barrage, les camions qui passent en force (c'est arrivé en juin dernier), mais qui se retrouvent à l'arrêt dans les sentiers trop serrés pour eux, le reste des chargements qui patientent soit en bas de la vallée soit à Sète, et les règlements de compte au tribunal administratif… c'est un feuilleton pour l'instant sans fin.
«Il serait temps que quelqu'un reconnaisse qu'ils ne pourront pas passer !», s'indigne Aniès Roy, du collectif des Résistants des ponts du Rec et de Gourga. «Encore trois des nôtres vont se retrouver au tribunal le 19 octobre, avec la menace de devoir des sommes pharaoniques, juste pour nous faire peur ! Tous les procès qui ont été engagés jusqu'à présent n'ont rien donné contre nous, et c'est même la société Valeco qui a été sanctionnée». Pour le collectif, venir à Carcassonne hier était aussi un moyen de rappeler qu'il est pour eux «inimaginable que des élus soient du côté de la société Valeco». Apparemment très remontés, les opposants comptaient bien se faire entendre.
Dès 10 h 30, sur la place Carnot, ils étaient venus en nombre afin de faire passer une pétition contre le projet de construction d'éoliennes sur le site de Bouriège. Quand ils y seront de retour, la ligne défensive sera déployée de nouveau. Cela fait plus de 120 jours qu'ils occupent les lieux pour dissuader les camions de traverser.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/10/08/2661027-les-anti-eoliens-sur-la-place-carnot.html#

07/10/17 : Tarn : Projet éolien : une information boudée par le public
Jeudi, l'entreprise avignonnaise Res, spécialisée en énergies renouvelables, proposait au public une présentation de son projet éolien de l'Escur, en forêt domaniale de la Salesse. Au bout de quatre heures de permanence en mairie, le passage d'une dizaine de personnes seulement n'avait en rien entamé le mental de Damien Cousin, Matthieu Tusch et Antoine Baron.
Res – pour «réseau», ex-Éole-Res – est fortement implanté dans le secteur Murat-Cambon, avec 39 machines, dont les 7 de la Salesse inaugurées le 20 septembre 2013. Matthieu Tusch argumente ce choix : «Ici, il y a un très fort potentiel.» En conclusion, les Monts de Lacaune se distinguent par une performance de gisement éolien supérieure de moitié à la moyenne française de ces zones. Confirmation est donnée du couplement au réseau possible entre 15 km/h et 95 km/h de vent constant.
Parc : vers les 300 mâts 
Les trois ingénieurs ont déjà un an d'approche sur les 5 mâts prévus à 1 100 mètres, dans l'Espinouse. Feu vert fin 2016 en mairie pour les études, puis comité de pilotage avec l'Office national des forêts et la commune. Avant le passage à l'intercommunalité, ce mercredi 11 octobre est crucial, avec la présentation en conseil municipal. Un aréopage rompu à ce genre d'exercice et à même de varier ses décisions.
En direct de Res, la ressource fiscale pour la commune serait de 8 000 € par an. L'impact visuel modeste, comme l'étude environnementale ou encore l'utilisation des pistes existantes (hors 200 mètres à créer) rendent les cadres de Res confiants. Ils espèrent déposer le dossier dès janvier prochain, signifiant une enquête publique au deuxième semestre 2018. Le 7 novembre, le projet passera devant la commission énergie du parc du Haut-Languedoc. Déduits les existants comme les projets autorisés, il ne reste «que» 43 mâts à implanter. Le long terme dira si ce plafond de 300 est en béton ou en verre. Quant aux ingénieurs de Res, ils reviendront, c'est promis, pour communiquer au public… tant qu'il en restera. En attendant leur panneau est visible en bibliothèque et leur dépliant sur le parc de l'Escur à disposition au secrétariat.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/10/07/2660633-projet-eolien-une-information-boudee-par-le-public.html

06/10/17 : PO : Projet éolien de Passa : un mât d'étude saccagé
Les gendarmes ont constaté les faits ce jeudi soir. Le mât d’étude de 90 mètres implanté à Passa afin d’estimer les gisements de vent sur le secteur (où la société Elements compte implanter des éoliennes) est définitivement hors service. Tombé à terre à la suite de ce qui ressemble fortement à une opération de sabotage dans les règles de l’art.
«Les câbles qui tenaient la structure ont visiblement été sectionnés à la disqueuse électrique, explique ainsi le directeur général de la société Elements, Loïc Chazalet, qui compte déposer plainte ce vendredi après-midi. Nous pensons que cet acte de vandalisme a été commis dans la nuit de mardi à mercredi.»
De son côté, le collectif Le Vent tourne, qui fédère les opposants aux multiples projets éoliens à l’étude dans les Aspres, assure n’être pour rien dans le sabotage du mât. «Un tel geste ne s’inscrit en aucun cas dans nos moyens de lutte contre les projets d’aérogénérateurs, martèlent ses membres. Nos actions n’incitent aucunement à cette violence, mais utilisent la libre expression d’une opposition respectueuse des valeurs de la République.»
http://www.lindependant.fr/2017/10/06/projet-eolien-de-passa-un-mat-d-etude-saccage,3058069.php

 06/10/17 : Hérault : un incendie a déjà détruit 25 ha à Villeveyrac
Une cinquantaine de pompiers interviennent ce vendredi depuis 6 heures ce matin pour lutter contre un incendie qui a déjà détruit 25 ha de végétation.
Le risque incendie était exceptionnellement élevé en cette période de la sécheresse dans l'Hérault. Confirmation ce vendredi matin : un incendie s'est déclaré avant l'aube dans le secteur de Villeveyrac. A 7 heures, 25 ha étaient déjà partis en fumée. La ligne de front, longue d'un kilomètre, s'étend au pied des éoliennes. Une cinquantaine de pompiers sont mobilisés pour lutter contre les flammes attisées par un vent fort. Des moyens aériens sont attendus en renfort à l'aube.
http://www.midilibre.fr/2017/10/06/herault-un-incendie-a-deja-detruit-25-ha-a-villeveyrac,1570689.php#

06/10/17 : Hérault : Saint-Pargoire : 30 hectares de garrigue ont brûlé près des éoliennes

INCENDIE. Un important feu de garrigue s’est déclaré ce vendredi matin sur le plateau d’Aumelas, à proximité des éoliennes, sur la commune de Saint-Pargoire, au nord du bassin de Thau.

L’alerte a été donnée au Codis 34 vers 5h30 par un témoin. À l’arrivée des premiers sapeurs-pompiers du Sdis34, un front de flammes d’un kilomètre se propageait dans la végétation très sèche. À 8h, quelque 25 hectares de garrigue et de sous-bois avaient déjà brûlé. Le feu restait virulent.
Cent pompiers sur place
À 6h, deux groupes d’intervention feux de forêt -GIFF-, soit une douzaine de véhicules, dont 8 camions-citernes -CCF- et 50 pompiers étaient engagés pour lutter contre cet incendie, dont l’origine serait suspecte. Les casernes de Saint-Pargoire, Paulhan, Pézenas, Clermont-l’Hérault, Montagnac, Florensac, Bessan, Mèze etc. étaient mobilisées.
Elles ont été renforcées avec l’envoi de 6 GIFF au total et cent pompiers. Le feu a été fixé à 8h30. Les Canadair et les Tracker qui avaient été requis ont été annulés.
Durant l’été, de nombreux départs de feux ont été enregistrés dans cette vaste zone boisée du plateau d’Aumelas, sur les communes de Saint-Pargoire, de Saint-Pons-de-Mauchiens et de Villeveyrac. Les gendarmes de la compagnie de Pézenas sont sur les lieux.
Vent fort annoncé
Depuis hier, le risque d’incendie est très sévère dans certains secteurs géographiques de l’Hérault, avec des rafales de vent -mistral et tramontane- de 80 km/h, selon les prévisions de Météo France. Hier, dix hectares de pinède ont brûlé au Poujol-sur-Orb. L’objectif du Sdis 34 ce matin sur le plateau d’Aumelas est de stopper la progression des flammes avant que le vent ne se lève.
https://e-metropolitain.fr/2017/10/06/saint-pargoire-feu-de-garrigue-rage-pres-eoliennes/

05/10/17 : Aude : 
Les «résistants» aux éoliennes manifesteront samedi

Le collectif opposé au projet éolien qui est en cours de construction sur les communes de Bourièe et de Toureilles manifestera samedi matin, sur le marché de la place Carnot. A cette occasion, les opposants au parc de la Bruyère comptent mobiliser le plus grand nombre afin disent-ils de dénoncer «l'invasion d'éoliennes industrielles dans l'Aude».
Depuis de nombreuses années, plusieurs habitants de ces deux villages combattent le projet de Valeco. La société souhaite implanter six aérogénérateurs, mais le chantier, lancé au début de l'hiver, est devenu aujourd'hui un véritable parcours du combattant, ponctué d'assignations, d'ordonnances judiciaires et d'arrêtés administratifs. Affirmant depuis le début du projet que les éléments constituant les éoliennes ne pourraient jamais être acheminés sur le site via la RD 52, le collectif des Résistants des ponts du Rec et de Gourga, dénoncent aujourd'hui les arrêtés d'alignement pris par le Conseil départemental. Des arrêtés que le président de l'association Transparence juge «illégaux». Dans un courrier qu'il a adressé à André Viola, le président de la collectivité, Bruno Pradès, fait notamment référence à un précédent sur la commune de Roquetaillade. Saisi de cette affaire, le Conseil d'Etat avait censuré l'arrêté au motif qu'il avait «pour unique objectif de spolier» des propriétaires.
Au-delà du combat judiciaire et administratif mené par les opposants, ceux-ci sont désormais à la recherche d'un appui plus large.
Une mobilisation de 100 jours
Le collectif des Résistants des ponts du Rec et de Gourga se retrouveront samedi matin, à partir de 10h30, sur la place Carnot. A cette occasion, ils distribueront des tracts et fourniront des explications sur les raisons de leur mobilisation, qui dure depuis plus de cent jours. Ce rassemblement, le premier du genre, hors de la RD 52 en promet-il d'autres ? Une chose est sûre, les opposants sont bien décidés à faire reconnaître leur légitimité.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/10/05/2659184-les-resistants-aux-eoliennes-manifesteront-samedi.html#

03/10/17 : Haute-Garonne : Sentier pédagogique au pied des éoliennes 😠😠
Le maire de Calmont et président de la communauté Terres du Lauragais, Christian Portet a procédé vendredi dernier à l'inauguration d'un sentier pédagogique éolien ouvert à tous les promeneurs qui traverse le parc éolien de Pépigou mis en service et géré par la société Boralex depuis janvier 2016.
Cinq panneaux pédagogiques, conçus pour aider à la vulgarisation de l'information sur l'énergie éolienne, ont été mis en place sur ce sentier, long de 4,300 km et qui fait le tour du site. Financés par Boralex et réalisés en collaboration avec l'Office de Tourisme, la communauté de communes des Terres du Lauragais et l'association «Sentiers Nature Calmontais» qui entretient les chemins de randonnée de la commune, ils apportent aux marcheurs une information sur la place de l'énergie éolienne en France, sur le parc de Calmont en quelques chiffres, sur la vie dans les campagnes autrefois, sur les cultures en Lauragais et dissipent quelques idées reçues grâce à un quizz.
Tout en parcourant le sentier en compagnie d'Eric Bonnafoux, directeur du développement de Boralex et de ses collaborateurs, de Jean-Pierre Benaben du comité départemental de la randonnée pédestre et d'élus, le maire Christian Portet a souhaité que «cette réalisation permette de promouvoir les énergies renouvelables en général auprès des randonneurs et de leurs familles».
Font partie également de la signalétique financée par Boralex dans le cadre de ce projet un panneau des chemins de randonnée de Calmont implanté au centre du village ainsi que deux bâches destinées au moulin à six ailes, l'une sur les vents du Lauragais, Cers et Autan, l'autre sur les moulins d'hier et d'aujourd'hui.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/10/03/2657546-sentier-pedagogique-au-pied-des-eoliennes.html
02/10/17 : UN VENT DE REPUBLIQUE CONTRE L'EOLIEN INDUSTRIEL A PAMPELONNE 
Lorsque le procès verbal du conseil municipal de juillet fut affiché le 3 août en mairie, nombre de Pampelonnais tombèrent des nues : un projet de parc éolien industriel est en préparation dans la commune ! La population est mise devant le vote d’un conseil municipal à qui la chose avait été présentée succinctement. L’affaire fut présentée comme une mesure scientifique, innocente (sic!), de la force du vent. Un mât portant les appareils doit être dressé à une hauteur conforme aux mesures. Pour cela un permis de construire est nécessaire. Les conseillers municipaux , par leur vote favorable, autorisent au permis de construire tout propriétaire souhaitant accueillir le mât. Des conseillers municipaux, contactés par la suite, disent qu’ils étaient convaincus que mesurer le vent, ici, à Pampelonne, n’impliquait pas l’obligation d’implanter un parc industriel, si l'entreprise le souhaitait. Ce que confirme le maire dans un article de LA DEPECHE lisible en cliquant sur ce lien : http://www.ladepeche.fr/article/2017/10/01/2656399-vents-contraires-pour-les-eoliennes-de-pampelonne.html
Personne ne peut en vouloir aux conseillers ! Ceux-ci sont des habitant-e-s élu-e-s par leurs concitoyens. Tous ont la même connaissance de la loi et ont les mêmes carences. Qui savait à ce moment là que permettre la pose d’un mât valait promesse de bail ?
Qui savait qu’une promesse de bail est IRREVOCABLE ? Le propriétaire du terrain où sera implanté le mât promet ainsi, sans peut-être le savoir, que si les mesures sont favorables, alors des éoliennes peuvent être implantées. Comment pourraient-elles défavorables quand on lit les cartes du schéma régional ? En donnant son accord pour les mesures, le conseil municipal ignorait que celles-ci favorables, ( encore une fois : elles ne peuvent qu’être favorables !) il n’aurait plus son mot à dire sur l’implantation d’un parc éolien industriel puisque la commune , selon le Schéma Régional Eolien est dans une Zone de Développement Eolien . Une association, VENT de REPUBLIQUE s’est constituée dans la foulée pour demander au Conseil Municipal d’annuler la délibération. Le Maire, contacté par l’association refuse de participer à un débat public qui permettra aux Pampelonnais d’être informés de tous les avis, favorables ou non, au parc industriel éolien. Vent de république a donc demandé, par recommandé, un recours gracieux d’annulation de la délibération évoquant certains vices de procédure. Ne serait-ce pas la solution la plus sage que d’annuler la délibération et de procéder à des réunions publiques d’information pour permettre aux Pampelonnais de décider de l’implantation ou non, de ce parc industriel éolien ? Tout républicain sait que l’unité d’une population ne peut se faire que si le choix qui est fait majoritairement est éclairé d’informations non faussées.
Le Schéma Régional Eolien, présenté par la région Occitanie-Pyrénées-Méditerranée, dans le cadre du « Grenelle de l’Environnement », ne s’y était d’ailleurs pas trompé en incluant L’ACCEPTATION LOCALE dans les six éléments structurant ( et le mot est bien choisi) le développement industriel éolien. Il ne fallait surtout pas écarter la population de la décision d’implantation comme ce fut le cas à Pampelonne.
Il est désormais de la responsabilité du Conseil Municipal de revenir sur la délibération afin d’apaiser la tension que leur décision ( trop rapide ?) a déposé dans le village.
(réaction : pas de lien presse)

01/10/17 : Bientôt 150 éoliennes brasseront l'air du Tarn
Principalement implantés dans le sud et l'est, les parcs éoliens du département font, hélas pour certains, de plus en plus partie du paysage tarnais. 99 éoliennes réparties en 16 parcs produisent près de 200 mégawatts. Trois nouveaux projets sont à l'étude et cinq parcs autorisés ne sont pas encore construits.
Quand on circule sur la D999 (Albi-Millau) il suffit de regarder à droite pour apercevoir des mâts éoliens qui se dressent sur les hauteurs des monts de Lacaune, à gauche, ceux d'Assac dans la vallée du Tarn découpent la ligne d'horizon. Au sud, dans la vallée du Thoré depuis la D612, on ne peut manquer les éoliennes d'Albine et Sauveterre plantées sur les cimes de la Montagne Noire. Dans la plaine lauragaise, d'autres moulins tournent sur le secteur Cuq-Vielmur. Au total dans le Tarn ce sont 99 éoliennes réparties dans 16 parcs qui sont aujourd'hui en production d'électricité pour une puissance d'environ 200 mégawatts.
Le cap des 150 moulins
D'autres installations devraient suivre. Ainsi, cinq parcs totalisant 42 éoliennes et produisant 91 MW ont d'ores et déjà les autorisations nécessaires pour être construits. «Cela ne veut pas dire que les travaux vont commencer demain, souligne Frédéric Berly, chef de l'unité interdépartementale Tarn Aveyron à la Dréal (1), les projets sont certes autorisés mais certains doivent compter avec les recours d'opposants, dans d'autres cas les promoteurs ont décidé de retarder le chantier».
Enfin, trois dossiers sont encore à l'instruction pour dix-sept éoliennes supplémentaires capables de fournir une puissance de 51 mégawatts.
S'ils sont autorisés, le Tarn dépassera alors le cap des 150 moulins pour une production voisine des 350 MW.
Direction régionale pour l'environnement, l'aménagement et le logement
Dix-huit communes misent sur Eole
Qu'ils soient en instruction, autorisés ou en fonctionnement, les parcs éoliens tarnais concernent 18 communes. La puissance développée par les machines est pour l'heure d'environ 200 MW, mais elle pourrait à terme grandir jusqu'à 350 MW.
Dossier en instruction : Murat-sur-Vèbre, 18 MW, 6 mâts ; Cambounès, 21 MW, 7
mâts ; Sauveterre, 12 MW, 4 mâts
Parcs autorisés : Montredon-Labessonnié, 10,25 MW, 5 mâts ; Lacaze, 16,4 MW, 8
mâts ; Labruguière, 18,8 MW, 8 mâts ; Saint-Amans-Valtoret, 20,5 MW, 10
mâts ; Lacaune, 25,3 MW, 11 mâts.
Parcs en fonctionnement : Lacaune, 12,5 MW, 5 mâts ; Albine, 16 MW, 8 mâts ; Sauveterre, 12 MW, 6 mâts ; Lamontélarié, 12,5 MW, 5 mâts ; Barre, 12,78 MW, 9 mâts ; Barre, 4,25 MW, 3 mâts ; Le Margnès, 15,12 MW, 6 mâts ; Barre, 7,5 MW, 3 mâts ; Murat-sur-Vèbre, 10 MW, 4 mâts ; Murat-sur-Vèbre, 13,8 MW, 6 mâts ; Murat-sur-Vèbre, 11,7 MW, 9 mâts ; Arfons, 22 MW, 11 mâts ; Assac, 20 MW, 10 mâts ; Cuq-Villemur-Serviès, 12 MW, 6 mâts ; Montauriol, 2 MW, 1 mât ; Murat-sur-Vèbre, 16,1 MW, 7 mâts.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/10/01/2656230-bientot-150-eoliennes-brasseront-l-air-du-tarn.html#

01/10/17 : Tarn : Vents contraires pour les éoliennes de Pampelonne

Une délibération du conseil municipal autorisant une société à effectuer des mesures d'aérologie sur la commune interpelle certains habitants. Ils voient là une «porte d'entrée» à un parc éolien. Le maire Guy Malaterre justifie la décision du conseil et rassure ses administrés.
«Quand j'ai appris ça, j'ai voulu informer. J'ai mis des affiches sur la porte de la grange du foirail où venait jadis Jean Jaurès, j'ai distribué des badges «Non aux éoliennes» à la foire de Tanus, ça met en colère». Une colère qu'exprime Josiane Malfettes, une habitante de Pampelonne au sujet d'une décision du conseil municipal qui autorise l'entreprise EDF Énergies Nouvelles à implanter un mât de mesures de vent dans le secteur du lieu-dit : «Lunaguet». «Encore une fois la population est avertie quand le projet est avancé, pour l'aménagement du local des randonneurs sur le foirail on a été concertés, mais pour les éoliennes rien», regrette Josiane Malfettes qui a décidé d'agir seule pour dénoncer le projet. «Je tiens à rester seule mais je soutiens le collectif qui est en train de se constituer, ce n'est pas pour autant que l'on veut la guerre», conclut-elle.
«Une porte d'entrée»
Un collectif, effectivement il en existe un. Cinq à six membres composent pour l'instant «Vent de république». Stanislas N'Doly est l'un d'eux, il explique : «L'avis favorable donné par les élus à la société EDF Énergies Nouvelles est pour nous une porte d'entrée vers la création d'un parc éolien, le processus est désormais lancé». Il ajoute : «Désormais il ne faut plus attendre, on va essayer de rencontrer les élus du conseil pour leur demander de revenir sur leur décision car laisser implanter un mât, même pour des mesures, à valeur de bail». Et l'opposant au projet de conclure : «La résistance est lancée» (1).
Du côté de la société EDF Énergies Nouvelles, on convient que le projet est encore «très embryonnaire». «La décision des élus est un aval sur le principe d'effectuer des mesures, ajoute le chef du projet, mais il n'y a aucune certitude que ce projet voie le jour. Il est bien trop tôt pour en parler car il faut encore de nombreuses autorisations, notamment celle des propriétaires. Quant au nombre de mâts, leur hauteur et leur position, c'est impossible de le savoir pour l'instant. Ce projet est vraiment très embryonnaire». Et ne verra peut-être jamais le jour.
Une réunion publique d'information est prévue vendredi 13 octobre, à 20 h 30, à la salle des fêtes de Pampelonne, en présence d'un médecin, d'un ingénieur RTE (Réseau de transport d'électricité) et de plusieurs associations anti-éoliennes
Entretien avec le Maire
Guy Malaterre: «Il n'y a pas plus de vent ici qu'ailleurs»
Que dit la délibération du 31 juillet quant à l'autorisation d'effectuer des mesures de vent sur la commune ?
Elle autorise la société EDF-Energies Nouvelle à effectuer des mesures dans la zone de Lunaguet, zone qui présenterait un potentiel éolien. C'est une autorisation de principe, en quoi pourrions-nous empêcher une société de voir s'il y a du vent sur la commune ?
Vous semblez sceptique sur le potentiel éolien ?
Je suis étonné d'une telle demande car à Pampelonne il n'y a pas de vent ou pas plus qu'ailleurs.
Certains habitants estiment que cette autorisation est une «porte d'entrée» à un parc éolien. Qu'en est-il ?
Entre autoriser des mesures et l'arrivée d'éoliennes il y a un abîme que le conseil n'est pas prêt à franchir, jamais il ne dira oui à l'implantation d'éoliennes sur la commune. Ne prenons pas le prétexte de cette autorisation pour porter atteinte à l'unité de la commune.
N'y a-t-il pas des retombées financières pour la collectivité ?
Pour la commune, c'est dérisoire, désormais ce sont les intercommunalités et plus faiblement le département, qui bénéficient des retombées financières, comme l'une et l'autre ont besoin d'argent…
Depuis la délibération, quel est le calendrier ?
Je n'en sais rien. Pour installer un mât de mesures il faut déjà savoir où ? Avoir l'autorisation du propriétaire de la parcelle, il n'y en a pas de publique sur la zone concernée, il faut aussi pouvoir y accéder.
Combien de propriétaires sont concernés par la zone ?
Près d'une soixantaine car il y a beaucoup de petits bouts de terre, mais deux d'entre eux couvrent près de la moitié de la zone. J'ai moi-même une petite parcelle, raison pour laquelle je me suis abstenu lors du vote du conseil.