Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

samedi 12 août 2017

Aude : Destruction environnementale (XXIV)

http://www.ladepeche.fr/article/2017/08/12/2627075-anti-eoliennes-la-vie-sur-le-pont-du-rec.html
La Dépêche du Midi
La détermination des opposants est toujours intacte, malgré le vent et la pluie qui s'invitent par moments. À une poignée, parfois à plus nombreux, ils se relaient depuis plus de deux mois./ photos R.B.

Anti-éoliennes : la vie sur le pont du Rec


Depuis début juin, une partie des habitants de Saint Sernin, des Zadistes et autres sympathisants anti-éoliens, ont fait de ce petit bout de terre de la Haute Vallée, le pont du Rec, un territoire à part où les éoliennes, foi d'opposants, «ne passeront pas».
Le projet de parc éolien de la commune de Bouriège n'est pas nouveau. Le projet est né il y a plus d'une décennie, mais c'est seulement depuis quelques mois que la vie dans le village a été largement chamboulée. Après plusieurs années de bataille juridique, le promoteur Valeco, qui a récupéré le projet récemment, tente à présent d'acheminer les éléments éoliens sur le parc de St Pierre Le Clair. C'était sans compter sur la détermination de certains habitants de Saint Sernin, farouchement opposés au parc. Depuis le début du mois de juin et l'arrivée des premiers camions, ces derniers ont décidé de «camper» de part et d'autre de la route, sur des propriétés privées, pour contrecarrer les projets de Valeco.

Une détermination à toute épreuve

Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'après plus de deux mois de présence sur le bord de la route, malgré le vent de ces derniers jours et les quelques gouttes de pluie qui s'invitent de temps à autre, l'ambiance reste chaleureuse, la détermination intacte.
«Ce n'est pas tous les jours un plaisir d'être ici, c'est même parfois pénible, mais on reste là», assure l'un des habitants.
Du matin au soir, les sympathisants se réunissent. Habitants de Saint Sernin, des communes alentour comme Toureilles, ou plus éloignées, et même des départements limitrophes, les soutiens qui se sont succédé ici sont nombreux. À 5 ou à 20, les journées se ressemblent. Petit gueuleton tous les midis, discussions animées autour du projet du parc de Saint Pierre le Clair, ou de tous autres projets éoliens qui fleurissent aux quatre coins du pays.
Mais la contestation ne se résume pas à s'asseoir sur le bord de route. Les élus, notamment la députée de la 3e circonscription Mireille Robert ou le président du conseil départemental André Viola, ont tous depuis des mois été alertés sur la situation du pont du Rec. Les habitants des communes alentour aussi, par le biais de tracts, de pétitions, sont également mis à contribution. La dernière pétition en date, contre l'arrêté départemental qui limite la circulation sur la D52, a récolté 287 signatures. «On est isolé, coupé du monde, en pleine période estivale et touristique. De plus les vendanges commencent bientôt… L'isolement du hameau de Saint Sernin est inacceptable et complètement inutile».
Deux socles d'éoliennes ont été acheminés sur le parc en juin, non sans mal, les quatre autres attendaient patiemment leur tour au pied de la colline depuis deux mois. Elles sont finalement arrivées au sommet, au grand désarroi des «amis de Saint Sernin» trois jours plus tôt. Pour autant, rien est encore joué. Six camions sont passés, plus de cinquante sont encore en attente, pour amener les pales et autres éléments. Et sur ce point, les opposants sont formels : «Ils ne pourront pas passer. Nous le répétons depuis suffisamment de temps. Les voies d'accès ne sont pas assez larges. Nous nous positionnerons de part et d'autre de la route, nous nous accrocherons aux arbres s'il le faut».
Et de conclure, entre deux parts de pizza et quelques rillettes de thon arrosées de vin blanc : «à la santé du Pont du Rec».

Trois questions au propriétaire du terrain

Willy Moyson est le propriétaire du terrain sur lequel «squattent» les habitants opposés aux éoliennes. Installé dans la région depuis 2010, ce retraité belge est aujourd'hui vigneron.
Vous vous êtes opposés à ce projet dès votre arrivée ?
Personnellement, je n'ai rien contre les éoliennes, les énergies renouvelables en général. Ce qui me révolte dans ce projet, c'est qu'il n'y a eu aucune concertation. Je ne suis pas spécialement contre le projet, c'est contre l'excès de pouvoir que je m'indigne. Parfois, les projets se font en bonne intelligence, et personne n'est venu nous parler, essayer d'expliquer.
Vous vous attendiez à cette situation en arrivant ?
Non, je ne pensais certainement pas rencontrer autant de problèmes lorsque j'ai décidé de m'installer ici. J'étais surtout venu pour être tranquille, m'occuper de mes vignes. Aujourd'hui, on fait tout pour rester dans la légalité, mais ce sont des compagnies face à nous qui se comportent comme des voyous. Quand on a de l'argent, on pense pouvoir faire ce qu'on veut. On m'en a proposé pour avoir accès à mes terres, et on m'a même proposé de racheter ma propriété. Ces gens viennent, et disent «c'est comme ça», sans se soucier de ceux qui vivent ici.
Les vendanges commencent bientôt ?
Oui, les vendanges commencent dans 2 semaines. Dans quelques jours, aux alentours du 21 août, et j'espère que l'on ne rencontrera pas de problème. Avec les camions qui peuvent bloquer la route, avec un arrêté d'interdiction de circulation. On ne peut pas stocker les raisins ici, il faut les descendre à Bouriège matin et soir, à 12 heures et à 18 heures, sous peine de tout perdre.

Une situation parfois tendue

Depuis le 18 juillet dernier, les opposants au projet éolien font circuler dans le village de Bouriège et alentours une pétition réclamant le retrait de l'arrêté départemental réglementant la circulation sur la D52. Jeudi dans la matinée, plusieurs agents du Département de l'Aude se sont rendus sur la D52 et sur le pont du Rec, pour s'assurer que l'arrêté était bien respecté et pour contrôler que «rien» n'empiétait sur le domaine public : voiture, tracteur, barrière, IPN etc. De quoi susciter la curiosité des riverains, et par moments l'agacement. Si les échanges étaient cordiaux et aimables au début, ils se sont peu à peu tendus entre certains des protagonistes.
C'est surtout l'incompréhension qui prédomine chez les «amis de Saint Sernin». Morceaux choisis : «N'y voyait pas là de l'agressivité, c'est juste un questionnement, mais sur notre ressenti, le Département à l'air de bien s'adapter à chaque demande de Valeco». «Vous prétendez vous préoccuper de la sécurité, d'où votre présence ici. Si c'était réellement le cas, les camions ne seraient jamais passés». «On essaye depuis des mois d'être dans la légalité, alors que de l'autre côté on s'en fout ! Moi ça me gonfle». «C'est vous, le Département, qui depuis des mois donnez des autorisations, alors que les voies d'accès ne sont pas assez larges». etc.
Quoi qu'il en soit, des mesures ont été faites par les agents du Département, et à nouveau par les riverains. Des photos ont également été prises, pour constater la pose d'IPN, mesurer la largeur de la route, la dangerosité…

Ce que prévoit l'arrêté départemental du 17/07

Considérant le transport d'éléments pour le parc éolien de la Bruyère, et le gabarit des engins de transport, il est nécessaire de réglementer la circulation afin de sécuriser les usagers. À compter du 18 juillet et jusqu'au 6 septembre, sur la D52, la circulation est interdite à tous les véhicules, sauf les véhicules de transport d'éléments pour le site éolien, les riverains, les forces de l'ordre, les services publics et les services de secours. De plus, le stationnement est interdit à tous les véhicules sauf aux véhicules de transport d'éléments pour le site éolien.

Philippe pous, maire de bouriège

«Ce projet est une chance»

Philippe Pous, maire de Bouriège depuis 2014, a participé, en tant que conseiller municipal de la précédente mandature à la décision d'implanter des éoliennes sur la commune. Arrivé aux responsabilités, il continue de défendre ce projet, qu'il considère comme nécessaire et vital pour la commune.
Vigneron de profession, Philippe Pous ne cache pas son soutien à ce projet, qu'il a contribué à faire naître. Pour lui, les arguments ne manquent pas pour justifier cette position. Et en premier lieu, la manne financière pour une commune de 130 habitants que représentent ces éoliennes : 70 000 € par an, entre le «loyer» que versera Valeco, et les différentes taxes. «C'est ce que paient les Bouriégeois en impôts chaque année», précise le maire. De quoi mettre du beurre dans les épinards et financer de nouveaux projets. Et d'énumérer : développer le tourisme, les manifestations culturelles du village comme le marché nocturne, la fête des vendanges, l'oppidum que la mairie souhaite mettre en valeur, installer l'assainissement public dans le hameau de Saint Sernin… «Quand je suis arrivé aux responsabilités, avec mon équipe, on a dit d'accord à l'éolien, mais à condition que cela rapporte à la commune. Je me suis toujours battu pour mon village, et avec ce projet éolien, j'ai l'impression de faire une bonne action en même temps qu'une bonne affaire», poursuit le maire.
Toujours est-il que la situation semble de plus en plus inextricable entre les habitants de la commune, farouches opposants d'un côté et sympathisants de l'autre. De l'aveu du maire, l'ambiance est très loin d'être au beau fixe. «On se fait parfois copieusement insulter, et les opposants au parc n'ont participé à aucune des manifestations estivales que nous avons organisées» assure-t-il. «En un mot, ils se sont complètement coupé de la vie du village».
Quoi qu'il en soit, le maire Philippe Pous n'en démord pas, le projet verra le jour. Et il se targue d'avoir le soutien de la majorité de ses administrés. «À deux reprises, en 2008 et en 2014, les habitants de Bouriège ont eu l'occasion de s'exprimer dans les urnes, sachant pertinemment quelles étaient les positions de chacun sur ce projet majeur. Et à deux reprises, la liste pro éolienne l'a emporté».
De quoi le faire se sentir droit dans ses bottes.
Depuis son jardin, situé à 2 km du futur parc, les éoliennes seront visibles. «Certes, moins que pour les habitants de Saint Sernin, situé à 1,2 km» concède-t-il, ou pour l'habitant le plus proche, qui se trouvera à un peu plus de 600 m.

Une bataille qui dure depuis des années

Le feuilleton dure depuis déjà 10 ans. Le parc éolien de Saint Pierre le Clair aurait depuis bien longtemps dû voir le jour, dans la commune de Bouriège. Les différents recours des riverains et opposants ont largement retardé ce chantier, qui connaît de nouveaux rebondissements depuis maintenant plus de deux mois. Déjà, en février dernier, une première altercation avait eu lieu entre riverains et promoteur, la société Valeco, lorsqu'elle avait décidé de lancer bulldozers et pelleteuse à l'assaut de la colline menant à la croix de Saint-Pierre. Le 6 juin dernier, la tension est montée d'un cran lorsque les socles d'éoliennes ont été apportés par le promoteur, afin de rejoindre le futur parc. Les riverains, les zadistes installés à proximité et plusieurs membres d'associations anti-éoliennes se sont mobilisés et ont décidé de se positionner de part et d'autre de la route, sur des terrains privés, formant ainsi deux chaînes humaines impossibles à éviter. Et il en est désormais ainsi depuis plus de deux mois. 65 jours exactement que du matin au soir, les habitants du hameau de Saint Sernin et de nombreux sympathisants ont décidé de «tenir» le pont du Rec.
Le 20 juin dernier, nouvelle escalade lorsque les camions stationnés sur la route D52 et bloqués depuis deux semaines ont décidé d'un «passage en force», selon les riverains. Deux plaintes ont été déposées suite à ce passage, pour violence et pour dégradation.
Enfin, deux épisodes judiciaires sont venus s'ajouter au cours du mois de juillet à cette situation rocambolesque. Suite à un arrêté départemental interdisant la circulation et le stationnement sur la D52, la société Valeco a assigné en justice 11 opposants au parc, considérant que ceux-ci bloquaient illégalement le passage de ses camions. Le 11 juillet dernier, l'entreprise avait été déboutée par la justice, considérant que l'arrêté départemental d'interdiction de circulation sur cette route départementale s'appliquait à tous, y compris aux engins de chantier.
Le 17 juillet, à la demande de l'industriel, le département a pris un autre arrêté de circulation, sous réserve de la mise en place d'une déviation, autorisant cette fois-ci le passage des engins dans la journée. Jeudi 27 juillet, une nouvelle audience a eu lieu au tribunal de Carcassonne, la société ayant une nouvelle fois décidé d'assigner plusieurs riverains. La présidente Sylvie Mollat, qui s'est rendue sur place, a préféré laisser au juge administratif le soin de trancher le litige. À suivre.

Le chiffre : 6

éoliennes> Sur le parc de St Pierre Le Clair. Au total, ce sont plus de 60 camions qui doivent emprunter la D52 pour acheminer l'ensemble des éléments pour le parc éolien


👉👉 Voir tous les autres articles sur ce blog (Aude : Destruction environnementale I, II, III, ..., XXIII)

Nos amis de Bouriège luttent depuis plus de deux mois pour faire barrage à la construction d’un projet éolien près de leur village. Ils avaient épuisé tous les recours en justice et n’avaient plus que ce moyen pour empêcher l’érection des éoliennes. Ils ont reçu de l’aide physique et morale d’un peu partout en Occitanie et en France et ont pu jusqu’à ce jour empêcher le passage des camions et des engins vers le site prévu. Ils ont eu à faire face à des manoeuvres d’intimidation et à de la violence de la part de l’opérateur, qui n’a pas manqué d’en traduire un certain nombre en justice, à des arrêtés illégaux du Conseil Départemental qui n’a manqué aucune occasion de piétiner la démocratie et la légalité, et à un préfet attentiste, favorable à l’éolien…
Mais leur courage et leur ténacité seuls ne suffisent pas.

Voici ce que nous dit Agnès : 

Enfin, après avoir fait face à 10 ans de tribunal administratif, les factures de ce dernier trimestre : un pourvoi en Conseil d’État, 6 constats d’huissier, 2 relevés de géomètre-expert, 4 référés, 1 recours en excès de pouvoir … commencent à alourdir nos épaules … 
Il nous faut quelques « munitions » … supplémentaires, en effet, notre résistance implique sans doute un référé liberté et nous sommes sous la menace d’une astreinte de 500 € par jour … pourrons nous tenir le temps nécessaire ? Que ceux qui peuvent nous le fassent … Envoyez vos dons - chèque libellé au nom de l’association « Les Amis de St. Sernin » et adressé à : 
Les Amis de St. Sernin 
Traverse du Hameau Hameau de St. Sernin 
11300 Bouriège 
Agnès Roy pour le Collectif des Résistants du Pont du Rec

jeudi 10 août 2017

Aude : Destruction environnementale (XXIII)

https://www.facebook.com/armelle.borel/videos/10214033730225813/  (03/08/2017)


Bouriège le 07/08/2017 : 

Pont du Rec 61e jour

Le « Référé Liberté » engagé par notre ami Willy devant le Tribunal Administratif de Montpellier contre l’arrêté d’alignement individuel du Président du Conseil Départemental de l’Aude a été rejeté.

Cet arrêté d’alignement a pour objet de lui prendre 2 à 3 mètres de sa propriété tout le long de la RD 52 ...

Willy avait conclu devant le juge des référés que l’arrêté d’alignement était une « une véritable spoliation expéditive », dont l’application lui était imposée par une lourde astreinte quotidienne.

Le juge des Référés a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, les atteintes au droit de propriété ayant un « caractère réversible ».

Le combat juridictionnel n’est pas terminé.

Quant aux arrêtés de circulation, ils sont confus .

Les populations doivent obtempérer à des arrêtés comme celui du 17 juillet où il est décidé de fermer l'accès à un hameau , celui de St. Sernin sauf aux riverains, services de sécurité, police et...convoi éolien ! Tous les autres doivent apporter « la preuve » qu'ils viennent bien à St. Sernin pour une raison particulière ….

De fait cette semaine les panneaux ont été mis épisodiquement ne répondant à aucune exigence sinon celle de nuire aux habitants.

Ce qui est d'autant plus perturbant pour nous ... mais nous nous adaptons et le 1er qui passe, téléphone aux autres pour leur signaler si c'est un jour "avec " ou un jour "sans"...des pratiques de "résistants"... !...

Nous avons alerté le conseil départemental sur l'incongruité de cet arrêté, nous lui avons fait des propositions et attendons 1 R.V pris en début de semaine prochaine pour en savoir davantage ...

Et puis FR3 s'est déplacé et une information, sur la situation particulière que nous vivons, a fait la Une des informations télévisées régionales.

Nous avons reçu de nombreux soutiens et nous remercions chacun/e, et tous, par le présent message.

Nous sommes aussi très attentifs à ce qui se passe au niveau national. Par exemple nous avons entendu que notre nouvelle Garde des Sceaux s'engageait à ce que la justice soit la même pour tous ...nous attendons impatiemment ses mesures !

D'autant qu'un courrier est sur le départ pour l'informer de ce qui se passe ici .
En attendant nous sauve/gardons « précieusement » le pont du Rec qui, plus que jamais , sera l'emblème d'une victoire démocratique ou d'une honte républicaine ...

Agnès Roy, pour le Collectif des Résistants du Pont du Rec



Ces dernières photos pour montrer que la convivialité est toujours présente parmi les résistants du pont du Rec ...qui s'affichent en tant que tels... que ce laisser passer pour "la principauté de St. Sernin" est un acte de résilience face à une situation absurde et que vous pouvez l'utiliser si vous souhaitez venir nous voir à St Sernin...et que le texte de cette pétition est ouverte à tous ceux qui voudraient la signer.

Agnès Roy pour le Collectif des Résistants du Pont du Rec

Pétition
Nous , habitants de l'Aude et de l'Occitanie demandons au Conseil départemental et à la Préfecture la suspension de l’arrêté sur la RD 52 qui « privatise » la route pour une compagnie privée au détriment des habitants et de l'économie de notre territoire. L’arrêté du Président du Conseil Départemental de l’Aude en date du 17 juillet 2017 limite l’accès de la RD 52 de 6 h à 20 h
tous les jours à l'exception du W.E, et ce jusqu'au 6 septembre, aux véhicules de transport d’éléments d’éoliennes, ainsi qu’aux véhicules de secours ,aux riverains, etc…… 
Il n'aura échappé à personne que les dates de ce nouvel arrêté interviennent pendant la période cruciale :
1-du tourisme estival pour l'ensemble du territoire (et pour le hameau de St. Sernin qui compte
plusieurs gîtes) et de l'oenotourisme avec l'économie inhérente à toutes ces activités ;
2 -des vendanges qui sont économiquement essentielles pour l'ensemble des viticulteurs ;
3- des entreprises qui ont déjà à pâtir de l’arrêté précédent -ainsi les livreurs ne peuvent accéder
à St. Sernin ;
4- de la rentrée des classes.
Cette situation est intolérable pour notre territoire. Nous sommes étonnés que le conseil départemental et encore plus le maire de Bouriège qui est lui même viticulteur autorisent cet arrêté pendant cette période.
Nous demandons donc à ce que l'application de cet arrêté soit suspendue immédiatement.
Noms, Prénoms, Adresses, Signatures.




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Un point de vue éclairant sur les éoliennes

(par Frédéric Wolff - Le 19 octobre 2015)

A celles et à ceux qui se demandaient :
Comment continuer à saccager, enlaidir, piller, asservir dans l’enthousiasme général ?
Comment faire semblant de changer d’énergie sans rien changer de notre société ni de notre mode de vie ?
Les bonnes âmes de la destruction massive ont trouvé une réponse, parmi d’autres : l’éolien industriel ! Cette trouvaille est une synthèse. Grâce à elle, les fanatiques de la pollution propre ont de quoi jubiler et la caste techno-industrielle peut se réjouir à l’idée de concentrer toujours plus de pouvoirs entre ses mains. La fuite en avant peut continuer, la croissance se renouveler sans limite, les objets inutiles et nuisibles encombrer ce qui reste d’espace pour la vie… L’éolien va alimenter « la clim partout dans son logement, la piscine en plein hiver dans son jardin », les tablettes, les smartphones, les Facebook, les selfies, les data centers, l’industrialisation du monde tous azimuts… A quand les panneaux publicitaires et les élevages hors-sol autonomes en énergie grâce aux champs d’éoliennes ? C’est peut-être déjà fait, qui sait. Et grâce aux villes, aux compteurs et aux objets intelligents, la surveillance et la rationalisation générales seront optimisées, la contrainte sera consentie. Le nouvel ordre énergétique étend son empire, l’efficacité fait place à la beauté des arbres et des saisons, et le pire qui pourrait arriver, c’est qu’un jour on oublie la lumière d’un châtaignier dans l’automne.
Dans cet univers là, tout devient froid et on a beau faire feu de tout ce qui brûle, on a beau transformer ce qui souffle, ce qui s’écoule en force ardente, quelque chose manque à nos vies, quelque chose qui se dérobe à nous, à notre parole et on est là avec ce qu’on ne peut nommer, mais on essaie quand même parce qu’on sait confusément qu’une porte est à ouvrir et que rien n’est plus impérieux, alors on tâtonne, un peu comme dans ces jeux d’enfant où parfois on brûle, où d’autres fois on a si froid qu’on ne peut plus mettre un pied devant l’autre et c’est avec la même intensité que l’on se débat, grand brûlé ou albatros pris dans les glaces, jusqu’à ce que des mots viennent, des questions : est-ce une source vive, l’affluent d’une parole, les vagues d’une main sur la peau, est-ce tout cela qui manque, qui a tant manqué et qui nous met en état d’urgence quand on espère un signe, quand on cherche sans y parvenir pleinement à l’adresser ?
Je me disperse, sans doute, du propos dont il est question ici : la force du vent dont on fait des profits pour les uns et des pertes pour les autres, pour tant d’autres qu’on ne peut les compter, mais ce que j’essaie de dire, au fond, n’est pas sans rapport avec ce qui nous anime, ce qui fait de nous des vivants, des combattants dans le monde froid des machines. Ce n’est pas de l’énergie du vent, du feu ou de l’eau dont nous avons tant besoin pour l’essentiel, c’est d’un autre souffle, celui d’un frère humain, d’une sœur d’âme, d’une vie sacrée de trois fois rien qui ne serait pas de notre famille, de notre pays, de notre espèce, ce n’est rien d’autre que de préserver ce qui fait de nous des humains, même si parfois c’est difficile, même et surtout si l’on frôle les gouffres qui s’ouvrent en nous. Les abîmes sont des chemins vers les cimes et à en vivre, à en mourir, que faire d’autre qu’aimer ?
Je reviens à mon propos liminaire.
Quand les énergies classiques – pétrole, gaz, charbon, nucléaire… – ne seront plus compétitives, il faudra continuer à faire tourner la machine à détruire ce qui reste de vie naturelle, d’inattendu, d’inespéré. Place à l’éolien industriel, donc. A noter que l’industrie solaire accomplit de belles prouesses aussi, en matière de fléaux (lire « Le soleil en face » aux éditions L’échappée, collection Négatif dirigée par Pièces et main d’œuvre).
Vous les appelez comment, celles et ceux qui vendent du vent, se gargarisent d’énergie propre et s’enrichissent au passage sur le dos des « communautés indigènes expropriées », sur la peau des millions d’exterminés du carnage industriel ? A mes heures gracieuses et policées, je les nommerais bien des « philouthropes », et peu m’importe qu’ils ou elles soient de droite, de gauche, d’Escrologie les verts ou de je ne sais quels chapelle, mafia, industrie ou collectif.
Est-il encore nécessaire de le rappeler ? La croissance verte, le développement durable et solidaire sont des mystifications, inséparables de la fabrique de nouveaux besoins, de gadgets superflus et prédateurs, de l’effet-rebond, ce mécanisme insidieux par lequel une réduction de coût, d’énergie ou de ressources d’un bien se traduit par une augmentation de son usage, par une consommation accrue d’un autre bien. Ainsi, les nouveaux modèles de voitures brûlent moins de carburant, mais nous roulons davantage, nous les renouvelons sans modération, nous faisons venir des marchandises de l’autre bout du monde, nous utilisons toujours plus l’avion et de technologies énergivores… Au final, l’économie de départ se solde par une gabegie plus importante. Et l’on voudrait se féliciter d’un tel gaspillage ?
Tant que nous resterons dans une société de croissance et de développement, nous n’aurons rien à espérer des soi-disant énergies propres.
Si l’éolien devait avoir un avenir estimable à mes yeux, il aurait un tout autre visage. Je l’imagine auto-construit et auto-réparable, à l’échelle d’un foyer ou d’un quartier, s’inscrivant dans une « réduction des besoins », une « décroissance » volontaire (On peut prononcer le mot désormais, même le Pape le revendique).
Ce n’est pas la voie retenue par nos énarques et par nos ingénieurs des Mines, des Ponts et des Charniers, ça ne le sera jamais tant que l’hédonisme marchand, la toute-puissance technologique seront nos dieux intimes et collectifs ; ce capitalisme – que d’aucuns dénoncent avec véhémence comme s’il nous était extérieur – nous est consubstantiel, pour ainsi dire ; plus ou moins, nous sommes les proies et les carnassiers, les persécuteurs et les cobayes, les spoliés et les bons soldats de la débâcle, les empoisonnés et les empoisonneurs pour qui l’emploi est plus important que la vie, la nôtre et toutes les autres, nous sommes le tortionnaire et le bétail supplicié de la naissance jusqu’au trépas, les contremaîtres et les employés en batterie troquant leur vie, leur liberté contre un salaire. Même si, et je ne le sais que trop, certain(e)s sont plus responsables que d’autres, même si nous sommes un certain nombre à chercher le chemin pour nous libérer de ces chaînes.
Dans cette roue qui tourne sous l’impulsion de notre course folle, le seul horizon, c’est l’emballement. L’éolien, quand il participe à cette démesure, ne fait que nous précipiter vers le néant et ce ne sont pas les dogmatiques de la croissance verte qui me feront prendre des messies, les leurs – des leurres – pour des lanternes, si j’ose cet à-peu-près. Que l’on puisse se laisser abuser par de tels escrocs, c’est, me semble-t-il, le cœur du désastre où nous sommes. […]

vendredi 4 août 2017

Éoliennes : « La révolte gronde »

http://fr.friends-against-wind.org/news/la-revolte-gronde

« Le rejet du programme éolien est de plus en plus violent, de plus en plus polémique sur nos territoires ruraux en France. »

Question posée au gouvernement par Madame Bérengère Poletti, députée LR des Ardennes, suivie de la réponse de Monsieur Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, le 26 juillet 2017.


jeudi 3 août 2017

Réponses écologiquement très incorrectes sur les EnR intermittentes

https://blogs.mediapart.fr/jean-pierre-bardinet/blog/120417/reponses-ecologiquement-tres-incorrectes-sur-les-enr-intermittentes


12 AVR. 2017 , PAR JEAN-PIERRE BARDINET , BLOG : LE BLOG DE JEAN-PIERRE BARDINET

On nous dit que seules les EnR sont vertueuses et qu'elles seules peuvent "sauver la planète" du terrrrible réchauffement climatique prévu par les thèses hypothétiques du GIEC/IPCC et les projections des modèles numériques. Or, un minimum de réflexion montre que ces EnR sont émettrices de CO2 et qu'elles sont totalement inappropriées à une production rationnelle d'énergie électrique.

Réponses à des questions sur les EnR

Jean-Pierre Bardinet, avec l’aimable participation de Michel Gay, Jean-Pierre Riou

Il y a quelque temps, mi-janvier 2017, un journaliste X du site QuelleEnergie (service Internet de conseil en économies d’énergie, leader dans son créneau –500 000 visiteurs par mois-) m’a contacté car il avait été surpris par la cohérence et la pertinence d’un de mes commentaires sur les EnR. Il a alors eu l’idée de préparer un article sur les EnR, divisé en deux parties contradictoires : la première défavorable aux EnR, qui nous serait confiée, la seconde favorable. Il a donc demandé à chaque partie de répondre à une liste de questions. Avec deux amis, Jean-Pierre Riou et Michel Gay, nous avons fait en trois jours une réponse commune à sa liste de questions, et X devait nous envoyer son projet d’article pour accord sur notre partie. N’ayant eu aucune nouvelle mi-mars, j’ai relancé X, qui m’a répondu que mon contradicteur ne répondait pas aussi vite que nous. Puis silence radio. Malgré plusieurs relances, toujours rien. Début avril, toujours rien. Pour des raisons que j’ignore, il est à présent clair que cet article ne sera pas publié. Je présume que, soit notre contradicteur n’a aucun argument pour justifier les EnR et il n’a pas voulu répondre, soit le site a considéré que notre réponse était trop défavorable à la doxa des EnR et qu’elle risquait d’ouvrir les yeux des lecteurs sur ses nombreux défauts. Soit les deux à la fois ... Bref, nous avons donc repris notre liberté de parole et publions notre prose comme nous le souhaitons.

Remarque liminaire

On nous présente toujours le CO2 comme un affreux polluant, source de tous les maux de la Terre. Or, le simple bon sens, qui semble bien absent en ces temps de propagande lyssenkiste, nous dit que le CO2 est gaz de la Vie, car il est indispensable à la photosynthèse, merveilleuse invention de Mère Nature, et qu’il est à la base de toute la chaîne de la Vie sur notre planète. Depuis 500 millions d’années, la moyenne du taux de CO2 atmosphérique a été de 2000 ppm environ (400 ppm actuellement, 280 ppm au début de l’ère industrielle), et donc, de nos jours, la végétation est en manque. Mais grâce à l’augmentation observée de 280 à 400 ppm, la planète reverdit et les récoltes sont meilleures, ce qui contribue à réduire la faim dans le monde.

Certes, nous émettons de vrais polluants, néfastes à la santé publique : oxydes de soufre et d’azote, ozone troposphérique, microparticules de carbone-suie, ... et il faut réduire ces nuisances. Mais vouloir diminuer le taux de CO2 atmosphérique pour « sauver la planète » d’un problème jamais prouvé, qui n’existe que dans les entrailles de modèles numériques dont la crédibilité est espilonnesque, vouloir de plus le taxer, donc taxer le gaz de la Vie, jamais notre civilisation n’avait été à ce point absurde et complètement aveugle au Réel.

Introduction

Toutes les politiques climat-énergie sont basées sur les hypothèses suivantes, non prouvées, qui proviennent des rapports du GIEC/IPCC, organisme politique, satellite de l’ONU, et notamment du SPM, résumé pour les décideurs, rapport sans aucune valeur scientifique, mais largement diffusé urbi et orbi :

1) Le CO2 a une action mesurable sur la température

2) La part du CO2 anthropique dans l’atmosphère est de 20-25%

3) Le temps de séjour du CO2 anthropique dans l’atmosphère est de l’ordre de 100 ans1.

En conséquence, il faut limiter autant que faire se peut nos émissions de gaz carbonique, notamment dans la production d’énergie électrique.Si une filière est lancée pour satisfaire à cette politique, et semble au premier abord avoir un bilan carbone négligeable, mais a en fait un bilan carbone élevé, parce qu’elle nécessite en soutien permanent des centrales thermiques, et si en plus elle fait monter artificiellement le prix du kWh et génère d’importants problèmes d’équilibrage des réseaux de transport d’énergie électrique, alors elle n’a aucune justification et doit être abandonnée.

Voici quelles doivent être les caractéristiques de toute production rationnelle d’énergie électrique.

1) Elle doit être pilotable, adaptable en temps réel aux fluctuations de la demande. En particulier, elle doit être capable de gérer les heures de pointe (HP) et de réduire la production en fonction de la baisse de la demande en heures creuses (HC).

2) Elle doit être indépendante des caprices d’Eole et des cycles de Phébus.

3) Elle doit avoir un impact mineur sur l’environnement et la biodiversité

4) Le réseau de transport ne doit pas être soumis à des fluctuations brutales et aléatoires

5) Le prix du kWh doit être compétitif

6) La sécurité d’approvisionnement doit être garantie

A) Que pensez-vous de la situation énergétique en France ?

Notre mix énergétique traditionnel (thermique, hydraulique et nucléaire) est largement suffisant pour couvrir nos besoins, et nous exportons (le solde excédentaire sur la période 2015-2016 a été de 65 TWh). Notre force, c’est le nucléaire, dont la part de production annuelle en 2016 s’est montée à 72,3%, celle de l’hydraulique à 12%, celle du thermique à 8,6%, celle de l’éolien à 3,9% et celle du solaire à 1,6%. Source : http://bilan-electrique-2016.rte-france.com/production/le-parc-de-production-national/

En période hivernale, par temps froid avec peu ou pas de vent, le solaire produit progressivement de 9h à 18 h, avec un pic en milieu de journée, puis ne produit rien lors de l’heure de pointe du soir et la nuit, tandis que l’éolien produit très peu. Par exemple, le 23 janvier 2017, lors de l’heure de pointe (HP) du matin, il a fallu importer environ 2600 MW, augmenter fortement la production de fioul à 2650 MW, celle de charbon à 2844 MW, celle de gaz à 8210 MW et celle de l’hydraulique à plus de 12000 MW. A l’heure de pointe du soir, l’hydraulique est monté à 14031 MW, le gaz à 9100 MW, le charbon à 2800 MW, le fioul à 2035 MW, et il a fallu importer 2150 MW, alors que l’éolien n’était qu’à 2% du total (1984 MW), et, bien sûr, le solaire à 0 MW, dont la courbe de production est en forme de cloche : production nulle avant 8h15 et après 18h, maximum à 13h : 2669 MW soit 3% du total.

http://www.rte-france.com/fr/eco2mix/eco2mix-mix-energetique

On nous a affirmé que les EnR intermittentes (EnRi) allaient faire baisser le bilan carbone. Or, c’est faux, car il faut gérer l’intermittence (aléatoire pour l’éolien, fonction des heures de la journée et du cycle des saisons pour le solaire). Pour cela, il faut en soutien permanent des centrales thermiques. Le problème, c’est que ces centrales thermiques sont inutiles quand la production des EnRi est forte, mais elles sont indispensables quand la production des EnRi est faible. Les expériences de nos voisins espagnols, danois et allemands, qui ont le plus développé les EnRi, montrent qu’elles font monter le prix du kWh (30 c€/kWh pour le Danemark et l’Allemagne, 24 c€/kWh pour l’Espagne), et qu’il y a une équation insoluble : pour pallier une production faible d’EnRi, il faut des centrales thermiques, mais quand la production des EnRi est forte, il faut arrêter ces centrales thermiques, ce qui fait qu’elles sont à la fois nécessaires et non rentables…

Avec la construction du premier EPR, qui sera suivi d’autres, dont la construction sera plus rapide avec le retour d’expérience, la production nucléaire devrait rester stable, voire augmenter si nécessaire, et la décision de réduire sa part dans le mix énergétique procède d’une idéologie irrationnelle : le mix traditionnel est suffisant, nous exportons, le nucléaire n’émet pas de CO2, donc il satisfait aux desiderata climatiques, il est pilotable, et point n’est besoin d’utiliser des EnR intermittentes, indirectement émettrices de CO2, aux faibles facteurs de charge (23% pour l’éolien et 14% pour le solaire), qui, de plus, engendrent des coûts d’infrastructure rendus nécessaires par leur dispersion géographique et leur caractère intermittent : transformateurs, lignes de transport HT, smart grids...

Voir : https://www.contrepoints.org/2017/01/16/277913-energies-renouvelables-plus-cheres-inadaptees

https://www.contrepoints.org/2016/12/12/274722-5-idees-fausses-transition-energetique

https://www.contrepoints.org/2017/01/08/277081-energie-nucleaire-force-tranquille

Selon une analyse de l’IFRAP, Les surcoûts de la loi de transition énergétique se montent en 2016 à 23 Md€, et, si cette loi perdure en l’état, ils seront de 70 Md€ en 2030. De quoi grandement handicaper la compétitivité des entreprises et le pouvoir d’achat des ménages...

Voir : http://www.ifrap.org/agriculture-et-energie/transition-energetique-dites-la-verite-aux-francais

Bref, la situation énergétique en France se dégrade, à cause du développement inconsidéré des EnR intermittentes et de la volonté politique de réduire le nucléaire sans trop se préoccuper de le remplacer par des filières rationnelles.

B) L’indépendance énergétique d’un pays passe-t-elle forcément par l’utilisation des énergies renouvelables ?


Sûrement pas, ne serait-ce que parce que les EnR intermittentes sont toujours supportées par du thermique. L’Ademe a sorti une étude qui prévoit 100% de renouvelable en 2050, mais cette étude, reprise avec un ensemble touchant par tous nos médias, est parfaitement irréaliste. https://www.contrepoints.org/2015/04/28/206008-mix-energetique-100-renouvelable-en-2050-cest-une-blague

En fait, une vraie indépendance serait fournie par des centrales à surgénération à uranium appauvri (238U) et à thorium (232Th), notamment celles à sels fondus, dont la sûreté de fonctionnement est optimale. Pour l’uranium appauvri, nous en avons 300 000 tonnes sur notre sol, soit 3000 ans de consommation (qui est de moins de 100 tonnes par an), et ce stock augmentera tant que les centrales à fission fonctionneront. Le processus de surgénération permet de recycler une partie du combustible.

C) Est-il réaliste de penser que la France, à l’image du Costa Rica, pourra bientôt tourner uniquement grâce aux énergies renouvelables ?

Ce que nous savons, c’est que, en Europe, les pays qui ont le plus développé les EnR intermittentes ont rétropédalé, parfois vigoureusement, comme en Espagne. Le cas de la centrale solaire Myrte, implantée en Corse, montre que, une fois mis de côté les aspects séduisants et la propagande étatique, les coûts sont démesurés : sans les taxes, plus de 50 fois le prix marché

Voir : https://www.contrepoints.org/2015/06/28/212148-myrte-sous-le-soleil-le-contribuable

Concernant le Costa Rica, nos deux pays ne sont pas comparables (population, PIB, économie). En fait, son profil énergétique est très différent de celui de notre pays, car il dispose de très importantes ressources hydrauliques et géothermiques. Le Costa Rica doit en effet son électricité à 75% à l’hydraulique et 12% à la géothermie. Soit 87% grâce à des énergies pilotables et un peu plus de 10% d’éolien intermittent. Pour passer à 100% le barrage de Siquirres a récemment été inauguré. C’est le 2° plus gros chantier d’Amérique centrale après le canal de Panama qui vient d’inonder une vallée en pleine jungle.

Sur le plan énergétique c’est assurément un investissement qui offrira aux costaricains une électricité pilotable de qualité. Mais avec très peu d’éolien intermittent et onéreux.

Voici une analyse du cas de la transition énergétique en Espagne, par l’économiste Rémy Prud’homme :

http://www.rprudhomme.com/resources/Rap+2016+Eolien+et+solaire+en+Espagne.pdf

Vous trouverez sur http://www.skyfall.fr/2017/01/06/videos-de-contre-cop-22-fin/#more-4772 mon diaporama qui présente aussi le cas allemand.

Bref, la réponse à la question est NON.

D) Quel serait pour vous l’équilibre énergétique idéal pour un pays ?

En énergie produite : 80% de nucléaire, (mix fission EPR + surgénération 238U et 232 Th (dont sels fondus)), 11% d’hydraulique, 7% de thermique, 0% d’EnR intermittentes et 2% d’agro-énergies. Bien sûr, les pays qui ont un important réservoir hydraulique, comme le Canada ou la Suède et la Norvège (qui gère l’intermittence du Danemark) n’ont pas besoin de beaucoup de nucléaire.

https://www.contrepoints.org/2015/03/08/200358-le-nucleaire-est-le-coeur-de-la-transition-energetique

https://www.contrepoints.org/2014/10/14/184531-nucleaire-pour-50-epr-de-plus

E)Quels sont pour vous les leviers d’actions les plus fondamentaux de la lutte contre le réchauffement climatique (peut-on, d’après-vous, parler de réchauffement climatique ?) ?

Il est de plus en plus avéré que les thèses du GIEC sont fausses, et que les modèles numériques n’ont aucune crédibilité. Or, c’est sur les projections sur 2050 et 2100 de ces modèles, selon divers scénarios, avec une énorme dispersion qui fait que l’on se demande quelle est leur utilité (la propagande met toujours en avant les scénarios les plus pessimistes, jamais les scénarios positifs). S’ils étaient capables de prévoir les évolutions de température globale sur ces dernières années, on pourrait éventuellement, avec des pincettes, leur accorder un zeste de crédit. Mais leurs projections divergent de plus en plus des observations, et donc la probabilité que leurs projections sur la durée soient correctes est nulle.

http://imagesia.com/plantage-lamentable-des-modeles-numeriques_10hj7

Cela étant, si l’on suppose hardiment que les thèses du GIEC/IPCC aient un minimum d’exactitude, la meilleure transition, c’est le nucléaire.

Prenons le cas de l’UE, supposons que le CO2 ait un impact mesurable sur la température (ce qui est toujours une hypothèse non prouvée et voyons quels en sont les résultats quantifiés.

L'UE prévoit de réduire de 20% nos émissions de CO2 pour 2020, afin de « Sauver la Planète ».

Prenons les chiffres du GIEC :

Sensibilité climatique (échauffement en cas de doublement du taux de CO2) : 1-2,5°C

Part de CO2 anthropique dans l'atmosphère : 25%

Fraction d'origine européenne : 11%

Echauffement évité : 20% x 11% x 25% x 1-2,5°C=0,005°C à 0,014°C

Si c’est cela que veut l’UE, se tirer une balle dans le pied sous prétexte de montrer l’exemple à tous les pays du monde, dépenser des centaines, voire des milliers de milliards d'euros pour un si piètre résultat est complètement absurde, et tout ce délire risque de la mener à sa ruine...

Et si, ce qui fort probable, le CO2 n’a aucun effet mesurable sur la température, et compte tenu des ressources limitées en pétrole, charbon et gaz (même si les réserves prouvées sont très importantes), et des défauts majeurs des EnR intermittentes 2, la meilleure transition, c’est aussi le nucléaire, et, peut-être, la fusion de l’hydrogène (ITER), mais pas avant le siècle prochain si toutefois on arrive à une maîtrise stabilisée. https://www.contrepoints.org/2015/08/13/217731-peur-de-leffet-de-serre-passez-au-nucleaire

F) Pourriez-vous nous faire un bilan sur la Contre-COP 22 qui s’est tenue en décembre dernier ? Ce genre de rencontre permet-il réellement de changer les mentalités et d’avancer des idées nouvelles ?

Dans le domaine scientifique, la controverse est de rigueur. Quand la controverse est muselée, quand elle est considérée comme une tare, alors nous pouvons être sûrs que nous ne sommes plus dans le domaine scientifique, mais dans une pseudo-religion dogmatique. Quand le tam-tam médiatico-politique nous abreuve de propagande GIECquienne, quand, dès la moindre période chaude, fût-elle limitée dans le temps et l’espace, on nous assène que c’est à cause du réchauffement climatique généré par le méchant CO2 émis par les méchants humains, mais que toute froidure est frappée d’omerta (et quand elle est trop visible et qu’elle dérange, on invente une fable disant que c’est à cause du réchauffement climatique – donc que froid=chaud - je me demande ce qu’en pense Clausius...), quand on ne parle jamais du projet CLOUD du CERN, mais de l’influence du terrrrible réchauffement climatique sur la diminution des populations de lézards du Midi , quand le moindre tsunami est imputé au réchauffement par notre Président qui n’y connaît rien, et qu’aucun média ne relève cette absurdité, quand l’Education Nationale endoctrine nos chères petites têtes blondes pour en faire de parfaits petits adeptes de la Très Sainte Eglise Réchauffiste, quand on dénie toute compétence à ceux qui ne font pas partie du sérail et qu’on les traîne dans la boue, alors nous pouvons être sûrs que nous sommes revenus aux temps sombres de l’Inquisition et de l’Obscurantisme.

https://www.contrepoints.org/2015/02/10/197293-climat-repentez-vous-la-fin-est-proche

Il est donc sain de voir des irréductibles gaulois teigneux et têtus, dont plusieurs sont d’éminents scientifiques, qui résistent encore et toujours à la Pensée Unique. Et ces bougres ont des arguments solides, sérieux, qui ébranlent les bases de la Très Sainte Eglise Réchauffiste. Bien sûr, la contre-COP21 n’a pas éveillé l’attention des médias, trop occupés à écouter la Sainte Parole du Grand’Prêtre Laurent Fabius, dont les compétences scientifiques sont reconnues urbi et orbi, et à danser la danse de la Victoire sur le méchant gaz carbonique anthropique (pouah !), sans du reste de rendre compte (aveuglement idéologique et/ou bêtise ?) que l’accord final est en fait complètement creux.

La COP22 ayant eu lieu en des terres lointaines, et ayant un peu moins mobilisé l’attention des médias serviles, la contre-COP 22 a bénéficié d’une petite couverture médiatique. Bien sûr, ne rêvons pas, ce ne fut pas pour en faire une compte-rendu sérieux, objectif, mais pour mieux critiquer et estourbir ces affreux qui résistent encore et toujours à la Pensée Unique, ce qui est inacceptable.

Vous pouvez vous faire une idée en visionnant les vidéos : http://www.skyfall.fr/2016/12/16/videos-de-contre-cop-22/#more-4658

Vous y trouverez mon diaporama sur la production d’énergie électrique, qui présente les cas de l’Espagne et de l’Allemagne.

En ce qui me concerne, j’ai trouvé que les présentations étaient sérieuses, solides, argumentées et d’un excellent niveau. Rien à voir avec les incantations de la Dame du Poitou ou celles de Nicolas Hulot.

G) Pensez-vous que la technologie éolienne est prometteuse ?

Elle ne présente aucun intérêt, car ses défauts sont rédhibitoires. En voici une liste non exhaustive, soigneusement cachée par les politiques, les médias et les promoteurs.

- Elles défigurent les paysages de nos territoires

- Elles ont une forte empreinte au sol

- Leur fonctionnement est aléatoirement intermittent

- La puissance fournie (P) est fluctuante : elle est nulle pour V (vitesse du vent) inférieure à 5 m/s, soit 18 km/h. Elle augmente continûment pour 5 m/s <V <15 m/s. P est à peu près stable pour 15 m/s < V < 25 m/s, donc entre 54 km/h et 90 km/h. Au-delà, P est nulle, pour des raisons de sécurité de l’éolienne.

- La puissance fournie (dans la plage de fonctionnement) est proportionnelle au cube de la vitesse du vent.

- Le facteur de charge annuel est de 23% (source : RTE, bilan 2015)

- Elles nécessitent des centrales à démarrage rapide (gaz, charbon, fuel) pour pallier les fluctuations de production d’énergie.

- Le coût du kWh éolien est élevé, et EDF a obligation d'acheter tous les kWh éoliens produits (d'où la taxe CSPE sur nos factures EDF)

- En heures creuses (HC) le mix traditionnel couvre largement la demande. Mais EDF est obligé de racheter la production inutile et de la revendre à perte. Et, en HP, en hiver, quand la demande est maximale, le solaire ne produit quasiment rien et, si un anticyclone couvre notre pays, l’éolien produit peu.

- Les réseaux de transport d’énergie doivent être étendus et renforcés, ce qui coûte très cher (RTE parle de 30 à 50 milliards d’euros, introuvables en cette période de crise économique, sauf à plumer une fois de plus le pauvre contribuable…)

- Elles massacrent les chauves-souris et les oiseaux (ce que l'on nous cache soigneusement), notamment les oiseaux de proie et les migrateurs https://conseilmondialpourlanature.wordpress.com/2015/04/27/le-grand-carnage/

- Elles génèrent des nuisances visuelles (effet stroboscopique) et sonores, notamment à cause des infra-sons (en Allemagne du Nord, nombre de citoyens excédés par ces infrasons qui génèrent troubles du sommeil, nausées, malaises permanents, ..., créent des comités de défense et entament des procédures).

- En France, le gouvernement cède à toutes les demandes du lobby de l’éolien même si cela est néfaste à la santé publique et à la biodiversité. Ainsi, suite aux cris d’orfraie du lobby éolien, il a été décidé de ne pas augmenter la distance entre les éoliennes et les résidents à 1000 mètres, comme le proposait le Sénat, mais de garder 500 m au minimum. EELV a même osé proposer de réduire cette distance, faisant fi de la santé des riverains et de la beauté de nos régions, pour « sauver la planète » d’un problème qui n’existe pas dans le monde réel.

- Les projets d’usines éoliennes, parfois dans des zones non propices, peu ventées, sont trop souvent imposés, sans véritables concertations avec les habitants. Trop de maires gobent la propagande bisounours des promoteurs et /ou sont séduits par les retombées financières pour leur commune. De plus, les conflits d’intérêt des élus ne sont pas rares et la justice s’en mêle. Mais de plus en plus d’associations s’opposent, autant que faire se peut, aux projets d’usines d’éoliennes près de leurs villes et villages, ou en zones protégées (parcs naturels régionaux), et des succès ont été obtenus, malgré les limitations de marges de manoeuvres imposées par le gouvernement

Les axes de progrès sont quasiment nuls (le seul possible, c’est la hauteur pour trouver plus de vent et augmenter le facteur de charge, mais c’est limité). Si cette filière ne bénéficiait pas d’avantages exorbitants accordés par les Pouvoirs Publics, aux frais des ménages pris en otage, elle n’existerait pas. Cela se vérifie en Espagne, où, après le coup d’arrêt donné par le gouvernement, il n’y a plus aucun investissement. L’Allemagne a également rétropédalé... alors que nos gouvernants incompétents tentent d’accélérer les implantations, quel qu’en soit le prix pour le pays, les nuisances pour les riverains et les hécatombes de biodiversité ailée.

https://www.contrepoints.org/2016/08/23/263573-leolien-inutile-nuisible-6-raisons

https://www.contrepoints.org/2016/06/01/255058-la-ruine-des-energies-renouvelables-intermittentes

H) Quel est votre avis personnel sur la sortie de Donald Trump à propos du réchauffement climatique « The concept of global warming was created by and for the Chinese in order to make U.S. manufacturing non-competitive. » ?


Ce qu’il a dit est absurde. Mais pas plus que ce que nous a dit Hollande, qui prétend que les tremblements de terre et les tsunamis sont causés par le réchauffement climatique. Mais là, pas un bruit, pas un mot, pas un murmure de nos médias. Et ce n’est pas plus absurde que la désinformitude de la Dame du Poitou ... https://mythesmanciesetmathematiques.wordpress.com/2017/01/21/renouvelables-la-desinformitude/

Toutefois, Trump a bien compris que la politique climat-énergie, qui génère une inflation normative et réglementaire contraignante, comme, hélas, chez nous, est très onéreuses et ne sert à rien, si ce n’est à réduire la compétitivité des entreprises et le pouvoir d’achat des ménages US. Il a bien compris que l’idéologie environnementaliste la plus radicale a infiltré des agences d’Etat (par exemple la NOAA et le GISS/Nasa) et l’EPA, et que le dogme du réchauffement climatique anthropique est supporté par nombre de scientifiques de diverses obédiences, le plus souvent pour des raisons d’accès à de confortables financements publics et à une notoriété qu’ils n’auraient jamais eue sans cela. Trump va donc privilégier « USA first », faire le ménage, sans prendre de gants, réduire les financements pour la recherche sur le climat, et supprimer normes et règlements qui pénalisent l’activité économique.

I) Comment imaginez-vous que la situation énergétique nationale et globale seront en 2050 ?

Aucune idée. Je n’ai pas les dons de divination du GIEC ou de l’Ademe. Nos politiciens sont dramatiquement incompétents en sciences et technologie, et c’est pour cela qu’ils accumulent depuis plus de 20 ans les mauvais choix et les mauvaises orientations, droite et gauche confondus. S’ils avaient un minimum de compétences, et s’ils avaient pris la peine de s’informer de manière contradictoire, ils auraient favorisé le développement du nucléaire génération III et génération IV, et nos régions ne seraient pas défigurées par des usines éoliennes qui n’ont quasiment aucune utilité, si ce n’est à offrir des profits déraisonnables aux promoteurs.

Au niveau global, les perspectives du GIEC/IPCC et de l’AIE sont totalement divergentes. Le GIEC/IPCC est dans le rêve et l’irrationnel, alors que l’AIE, qui connaît les projets actuels et futurs, sait que l’utilisation des combustibles fossiles va continuer à augmenter dans les prochaines décennies. Les pays en développement, qui ne se laissent pas berner par les sirènes des EnRi, vont, à l’instar de la Chine et de l’Inde, construire de nombreuses centrales thermiques. Et les pays africains et du sud-est asiatique feront de même pour offrir à leurs populations une énergie électrique fiable, peu chère et pilotable, seul moyen de favoriser le développement économique, donc de réduire la pauvreté et d’améliorer le niveau de vie.

https://www.contrepoints.org/2014/11/22/188957-une-energie-davenir-le-nucleaire-durable

(1) On se demande par quel miracle physique le temps de séjour du CO2 anthropique serait de 100 ans, alors qu’il n’a aucun marqueur qui le distingue du CO2 naturel... Le GIEC/IPCC, sans tenir compte des 36 études contradictoires quiconcluentquecetteduréedevieestdemoinsde10ans,considèrequ’elleestdel’ordrede100 ans ou plus, et donc il viole par là même ses propres procédures...

(2) Eldorado à El Hiero
Par Michel Gay[1]
Le 03 septembre 2016
N° 212

El Hierro est une petite île de l'archipel des Canaries sur laquelle vivent environ 10 000 habitants. L'électricité y était fournie par des groupes diesel qui émettaient de vilains gaz à effet de serre jusqu'au 01 juillet 2015.

Afin de se donner une coloration plus verte, un consortium nommé "Gorona del Viento" a été mis en place pour assurer une production 100% renouvelable… selon les termes du contrat.

Des éoliennes couplées à une centrale hydroélectrique comprenant deux réservoirs de stockage d'eau reliés par deux aqueducs, et une station de pompage devaient rendre l'île autonome en électricité grâce au vent. Le coût du système (82 millions d'euros (M€)), est largement subventionné par les citoyens espagnols et… européens, c'est-à-dire par nous aussi.

Un an plus tard, quel est le résultat ?

Le système "propre" a commencé a fonctionné fin juin 2015. Le dimanche 9 août 2015, jour de faible consommation, une brève démonstration conforme à l’objectif annoncé a été réalisée. L'île a été alimentée pendant deux heures à 100% par des énergies renouvelables (éoliennes et hydraulique). Enthousiasme général dans les médias !

Le dimanche 31 janvier 2016 (encore un dimanche), nouveau miracle. L'île a été alimentée pendant 16 heures en continu uniquement par une production d'énergie renouvelable. La couverture médiatique a été unanime à saluer cet "exploit".
Oui, mais voilà, la réalité est bien différente.

A fin décembre 2015 (soit sur une durée de 184 jours), si l'île a bien été alimentée moins d'une journée (environ 18 heures) à 100% en énergies renouvelables, elle a été aussi alimentée pendant 24 jours cumulés uniquement avec la centrale au diesel.

Durant ces six mois, la part de renouvelable n'a été que de… 30% de la consommation électrique de l'île. Donc 70% environ de cette consommation a été assurée par la classique centrale au diesel de début juillet à fin décembre 2015.

Pour aboutir à cette remarquable performance, "Gorona del Viento" a été payé 12 M€ en mars 2016, et ce consortium a engrangé un bénéfice annuel de 5 M€[2]. Le coût de fonctionnement est donc de 7 M€ pour six mois d'exploitation. Pour un tiers de production renouvelable, le coût du mégawattheure[3] (MWh) a donc grimpé jusqu'à… 1370 €, alors que coût du MWh diesel sur l'île n'est que de 200 €.

Depuis juin 2015 jusqu'à juillet 2016, les énergies renouvelables ont produit seulement un tiers du total de la production (34%). Un article flatteur local[4] de mai 2016 a indiqué un taux de couverture de 44% en oubliant de signaler que ce taux ne couvrait que les deux meilleurs mois de juillet et août 2015.

En réalité, les renouvelables ont répondu entièrement aux besoins en électricité de l'île pendant seulement 2% du temps. C'est gênant et c'est dissimulé.

En revanche, l'île a été alimentée uniquement avec les groupes diesel pendant 12 % du temps. Personne ne le souligne.

Cette production a tout de même évité la consommation de diesel. Cependant, la tonne de CO2 évitée revient à plus de… 1700 €, compte tenu de l'efficacité de la centrale diesel (36 %) !

L'Espagne et l'Europe n'ont rien vu, ou n'ont rien voulu voir, malgré les avertissements d'ingénieurs ayant pourtant travaillé sur ce projet.

Ainsi, le 23 juin 2014, deux ingénieurs déclaraient dans "Diaroelhierro[5]" que, malgré "les belles phrases grandiloquentes", la part de la production de renouvelables serait d'environ 25%. Et pourtant, il y a beaucoup de vent à El Hierro.

Ce beau subterfuge intellectuel et financier a été brillamment mis en musique dans les médias par des idéologues, alliés à des affairistes avides de juteuses subventions, pour faire croire que les "renouvelables, ça marche".

Il ne reste plus qu'à admirer ce nouvel Eldorado écologique subventionné : "chapeau l'artiste !".

Cependant ne désespérons pas de la France qui s'extasie devant cet "exemple". Il n'est pas exclu qu'avec les hydroliennes et les éoliennes en mer les pouvoirs publics réussissent bientôt à faire "encore mieux" en Bretagne qu'à El Hierro.

"Il n'y a pas pire sourd et aveugle que celui qui ne veut pas entendre ni voir".

Nos représentants européens sont-ils si incompétents ? Pourquoi refusent-ils de voir le gouffre financier et l'impasse technique, économique, et même écologique, des éoliennes et des panneaux photovoltaïques ? Y-aurait-il une raison inavouable cachée ?

Pris pour des "benêts" dans le domaine de la production d'énergie, que pensent les citoyens européens de ce hold-up organisé sur leurs impôts et sur leur facture d'électricité ? Selon ses promoteurs, El Hierro devait être "un exemple pour le monde entier". C'est surtout un "eldorado" pour les affairistes.

Sur le plan économique et écologique, et au regard des ambitions affichées, après un an de fonctionnement, la mission est accomplie : c'est un échec total !

Bibliographie

https://www.contrepoints.org/?s=Michel+Gay

http://www.vive-le-nucleaire-heureux.com/

http://www.geopolitique-electricite.fr/

http://www.climatedepot.com/

http://www.skyfall.fr/

http://lemontchampot.blogspot.fr/

https://www.lecolocritique.fr/

http://www.pensee-unique.fr/

[1] Inspiré par l'étude d'Hubert FLOCARD : "El Hierro, une île à l'électricité 100% renouvelable ?". http://sauvonsleclimat.org/el-hierro,-une-île-à-l’électricité-100-renouvelable-2/35-fparticles/1878-el-hierro,-une-île-à-l’électricité-100-renouvelable.html

[2] http://prensa.elhierro.es/2016/05/19/gorona-del-viento-cierra-el-ejercicio-anual-con-5-millones-de-euros-de-beneficios/

[3] Pour mémoire, il est d'environ 40 €/MWh en France actuellement.

[4] http://prensa.elhierro.es/2016/05/19/gorona-del-viento-cierra-el-ejercicio-anual-con-5-millones-de-euros-de-beneficios/

[5] http://www.diarioelhierro.es/t26496/pag02.asp?Id_registro=151989&BDi=INICIO&Id=26496&Md=7

mercredi 2 août 2017

Seine-Maritime : Saint-Martin-le-Gaillard : les anti-éoliens se font entendre

L’association Stop éolien a perturbé la réunion 
initiée par le promoteur du projet éolien concernant six communes.
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Saint-Martin-le-Gaillard. Le projet d’installation d’éoliennes sur six communes soulève toujours la colère des opposants.

Le 10 juillet dernier, une réunion sur l’implantation d’un premier projet éolien porté par le promoteur Énergie Team sur six communes du territoire, Saint-Rémy-Boscrocourt, Baromesnil, Le Mesnil-Réaume, Saint Pierre-en-Val, Monchy-sur-Eu et Saint-Martin-le-Gaillard, a été initiée en mairie par Valéco. Il n’en a pas fallu plus pour faire réagir l’association Stop éolien qui s’oppose depuis trois ans à ces installations.

« Les citoyens de notre territoire doivent savoir que ces « machines » ont un faible rendement énergétique, représentent des nuisances tant par leurs lumières clignotantes nocturnes, le bruit lancinant des pales selon la direction du vent, qu’elles sont visibles à des kilomètres à la ronde et représentent un danger pour la santé », réaffirmait le président, Philippe Serre. Des habitants excédés en ont assez d’être envahis de lignes à haute-tension et d’éoliennes. 

« Ça suffit. Le territoire appartient à tous et ne doit pas être défiguré pour les intérêts de quelques-uns. Nos espaces ruraux sont saccagés par ces machines que beaucoup présentent comme le remède miracle pour notre énergie de demain. C’est faux ! », ajoutait le président de Stop éolien lors de la manifestation qui a de l’extérieur perturbé la réunion.

Archives : 

- Saint-Martin-le-Gaillard : Stopéolien 76260 toujours vent debout contre les éoliennes (10/06/2016)
Saint-Martin-le-Gaillard. Stop éolien 76260 s’oppose toujours à l’implantation de nouvelles éoliennes.
Elle existe depuis un an et a pour objet de s’opposer au projet d’implantation de douze éoliennes sur le territoire de six communes Baromesnil, Saint-Martin-le-Gaillard, Saint-Rémy-Boscrocourt, Le Mesnil-Réaume, Saint-Pierre-en-Val et Monchy-sur-Eu. L’association Stopéolien Yères et Plateaux a tenu, jeudi 9 juin, son assemblée générale à la chapelle de Saint-Sulpice en présence d’une bonne quarantaine d’habitant du territoire concerné.
Certains des habitants sont hostiles au projet, motivés dans un premier temps « par son manque de transparence et de démocratie dans sa présentation ». Philippe Serre, le président, et Jean-Yves Oudry, vice-président, estiment aussi que la « région est maintenant mitée par ces machines qui défigurent l’environnement ».
En 2015, le promoteur a présenté son projet aux élus des communes. Les habitants n’ont été aucunement associés à cette démarche, ni informés officiellement des détails du projet, argument l’association. « À ce jour, seule Stopéolien Yères et Plateaux a organisé deux réunions publiques afin de présenter le projet aux habitants. Le promoteur a déclaré lors de l’une d’elle que la population pouvait se rendre dans ses bureaux, afin de prendre connaissance du projet. Combien l’ont fait ? Ni le promoteur, ni les communes, ni la Région, ni l’État n’ont pensé utile d’informer les habitants sur ce projet inutile qui impactera fortement leur environnement immédiat. Tout se prépare dans le secret, “ afin de ne pas mettre la zizanie dans les communes ”, disent certains », regrettent-ils.
Changement de dénomination
Les éoliennes de 160 mètres de haut seraient installées à 500 mètres des habitations, pas vraiment du goût de certains riverains qui dénoncent, entre autres, des nuisances sonores, un impact visuel irréversible, une dépréciation de la valeur des biens immobiliers de 20 à 40 % selon la distance.
Récemment, le promoteur Energie Team, a adressé un courrier à deux communes de la zone, Saint Martin-le-Gaillard qui a émis un avis défavorable et Saint-Pierre-en-Val un avis favorable, afin de connaître l’avis du conseil municipal sur la possible réalisation d’une étude d’impact acoustique, environnementale et paysagère. Cette étude d’impact doit prouver que les éoliennes prévues sont compatibles avec les milieux naturels, le paysage, la santé publique, les couloirs aériens... L’association, qui vient de changer de nom du fait de la réorganisation territoriale, Stopéolien 76260 reste vent debout face à ce « non-sens » et continue l’action.


- Une association dit « stop » à l’éolien (31/08/2015)
Après l'annonce d'un projet d'implantation de douze éoliennes sur six communes, plusieurs habitants ont créé leur association pour faire entendre leur voix, face à ce projet qu'ils refusent catégoriquement.
L’appel du 18 juin. Voilà comment les membres de la nouvelle association Stopéolien Yères et Plateaux ont nommé la réunion lors de laquelle ils avaient convié plus de 200 personnes à Saint-Rémy-Boscrocourt… le 18 juin dernier.
« Personne n’est au courant »
La raison de cette réunion ? Informer la population du projet d’implantation de 12 éoliennes, mené par le promoteur Énergie Team. Ce projet initial prévoit l’implantation d’éoliennes sur six communes : Saint-Rémy-Boscrocourt, Monchy-sur-Eu, Baromesnil, Le Mesnil-Réaume, Saint-Pierre-en-Val et Saint-Martin-le-Gaillard.
Trop, c’est trop
Face à ce projet, certains habitants souhaitent faire entendre leur opposition. C’est pourquoi l’association Stopéolien Yères et Plateaux vient de se créer.
« Personnellement, je ne suis pas contre les éoliennes. Mais ça suffit, on est arrivés à saturation ! », s’exclame Jean-Yves Houdry, vice-président de l’association. « À la vue, comme ça, on peut décompter 54 pylônes d’éoliennes », dénonce-t-il.
Pour faire entendre sa voix, l’association entreprend plusieurs démarches, et entend aller à la rencontre de la population, notamment par le biais d’une pétition. « On constate souvent que les gens ne sont pas conscients qu’on est en train de miter leur territoire », explique Philippe Serre, président de l’association. « J’ai l’impression que personne n’est au courant de ce projet. Notre rôle, c’est d’expliquer le plus possible à la population ce qui se passe », ajoute-t-il.
Et les élus ?
Informer et discuter de ce projet : tels sont les objectifs de l’association nouvellement créée. « Il n’est pas question de faire des actions violentes. Nous ferons surtout acte de pédagogie. On est persuadés qu’il y a un certain nombre de maires des six communes concernées qui vont dans notre sens », lance Jean-Yves Houdry.
Pour le moment, le projet prévoit l’implantation de deux éoliennes sur le territoire de chacune de ces six communes. C’est pourquoi l’association cherche également à obtenir le soutien des élus. « On attend qu’ils se positionnent. Il faut qu’ils s’expriment devant leur population », expliquent les membres de l’association.
« Nous serons présents lors des conseils municipaux », assure Jean-Yves Houdry.
« On saccage le territoire »
Ainsi, l’association a envoyé une motion aux élus et au Préfet. Lettre restée sans réponse. « Il faut impérativement que la population puisse donner son avis sur ce projet ». « J’ai l’impression qu’on est en train de saccager notre paysage. On a une très belle vallée et à côté de ça, on dénature le paysage ! », s’exclame le président de l’association.
Après l’appel du 18 juin, l’association espère de nouveau inviter la population et les promoteurs lors d’une seconde réunion. « Nous mènerons ce type d’initiatives autant de fois qu’il le faudra. Nous ne sommes pas très riches mais nous sommes déterminés ».

- Saint-Rémy-Boscrocourt Contre la concentration d'éolienne sur le même territoire (25/06/2015)
Plus de 150 personnes s'étaient réunies pour en savoir plus sur le projet de 12 éoliennes sur le plateau, à l'initiative du collectif « Stop éolien ». Les membres ont annoncé vouloir proposer aux conseils municipaux une motion contre ce projet.
« Ce n’est pas une réunion pour ou contre l’éolien. Nous ne sommes pas forcément contre. Mais là, trop c’est trop ! ». Tel était le leitmotiv du collectif « Stop éolien Yères et Plateaux » lors de la réunion qu’il a organisé jeudi dernier, à Saint-Rémy-Boscrocourt. Les arguments étaient clairement ceux d’une opposition à l’implantation d’un nouveau projet éolien sur le plateau. « Un projet de 12 éoliennes concerne Baromesnil, Saint-Rémy-Boscrocourt, Saint-Martin-le-Gaillard, Monchy-sur-Eu, Mesnil-Réaume et Saint-Pierre-en-Val, à mesure de 2 machines par commune ». À l’aide d’une carte, le collectif a matérialisé la zone concernée, à 500 m des habitations de chaque commune, comme le prévoit la loi.
« Trop c’est trop ! »
Le collectif dénonce le mitage du territoire et le désagrément visuel que les habitants subissent déjà. « Il y a déjà 58 éoliennes visibles, sans compter les 7 en stand-by sur Flocques et Étalondes, et les 62 éoliennes en mer qui vont arriver. Ajoutez à cela les pylônes haute tension qui partent de Penly… Le territoire est totalement encadré ! » s’insurgent les membres. Qui continuent :
« outre le paysage, c’est aussi le tourisme qui va en pâtir et notre patrimoine qui sera dévalorisé ».
Le projet a été présenté dans les conseils municipaux concernés entre décembre 2014 et mai 2015. « Et tous les habitants n’ont pas été au courant. D’où la réunion de ce soir : que tout le monde soit sur un pied d’égalité. Nous ne sommes pas des professionnels, ni des promoteurs, ni des élus. Mais nous nous engageons à poser des questions pour comprendre ». Des habitants de Flocques et de Guerville ont apporté des témoignages de nuisances importantes et de projets lancés malgré l’avis défavorable des riverains.
Réactions
Dans la salle, des élus des six communes concernées (voir leurs réactions par ailleurs), mais aussi des représentants de la société porteuse du projet, Énergie Team. « L’emplacement des futures éoliennes, et même le nombre exact d’engins, n’est pas encore connu. Le site a été identifié, nous avons d’ailleurs reculé les éoliennes de 600 m des habitations. On est dans une phase très en amont du projet » assurent ces derniers. « Oui, des propriétaires terriens ont été contactés, nous allons les voir aussi car il faut l’accord de tout le monde ». Ils expliquent par ailleurs être partis sur l’hypothèse de 2 éoliennes par commune, « mais il y a deux territoires où nous risquons de n’en installer qu’une seule, donc ce sera plutôt 10 éoliennes ».
Enfin, Énergie Team assure « ne pas continuer le projet si les communes ne sont pas d’accord. Les éoliennes ont un coût d’études important, alors il faut qu’on donne au projet un maximum de chances d’aboutir ».
Il semble que ces propos n’aient pas convaincu l’assemblée, chaque intervention du promoteur ou des personnes pro-éolien présentes étant vivement commentée, interrompue, voire huée…
Après quelques mots du représentant de la Fédération Environnement Durable 76, le collectif a donc mis fin à la soirée en réaffirmant sa position :
« nous sommes contre la concentration d’éoliennes sur le même territoire. Elles détruisent notre patrimoine, sont bruyantes, défigurent le paysage, feront fuir les touristes, coûtent cher au consommateur, brouillent les réceptions TV et peuvent avoir des impacts sur la santé. Nous allons donc proposer une motion aux 6 conseils municipaux contre l’installation de ce nouveau projet. Nous demandons aux élus de se prononcer clairement sur un avis défavorable ».
Ce qu’en pensent les élusLes conseils en délibéreront dans les mois qui viennent.
À Baromesnil, le maire Daniel Tellier a expliqué ne pas avoir vu « un tel projet. L’emplacement des éoliennes ne nous a jamais été annoncé. On nous a juste montré les zones où c’était possible ». Idem pour Bruno Saintyves, maire de Mesnil-Réaume : « le promoteur nous a dit que le projet serait de 10 éoliennes ». Du côté de St-Martin-le-Gaillard, Martial Fromentin n’a pas apprécié le sous-entendu du manque d’information :
« le sujet est sensible, mais on ne peut pas faire à chaque sujet sensible un referendum ! Il n’y a pas de rétention d’information, pour preuve, nous sommes là ! On prend actuellement connaissance du projet, les conseillers sont là pour en référer à toute personne ayant des questions. À vous écouter, tout est fait : c’est faux ».
C’est la parole du maire de St-Rémy-Boscrocourt qui a conclu la soirée : « Énergie Team a proposé de venir faire sa présentation, on a dit oui. Pour ne rien cacher, une 2e société va venir nous voir. Mais nous sommes des gens responsables. Et les conseils se prononceront en leur âme et conscience » a précisé Didier Régnier. Avant d’asséner :
« personne ne peut être contre une énergie propre qui ne coûte rien. Mais le problème, c’est qu’il y a trop d’argent autour de l’éolien. Tout le monde est pour mais personne n’en veut chez lui, et ça paraît bien normal. À titre personnel, je ne foutrai pas le bazar dans ma commune, ni dans mon conseil pour des éoliennes ».
Pratique : Pour contacter le collectif : stopeolien76@yahoo.fr Saint-Rémy-Boscrocourt, 76
http://www.linformateur-leclaireur.fr/eoliennes-contre-la-concentration-de-machines-sur-le-meme-territoire_18615/


- La Seine Maritime futur département sinistré ?
C'était en 2004 !!
http://ventdubocage.net/seinemaritime.htm