Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

samedi 30 juin 2018

Pas-de-Calais : Azincourt : un collectif contre l’implantation d’éoliennes


16 aérogénérateurs sont prévus sur les pourtours du champ de bataille. 

« Vent de champ de bataille » se mobilise pour exprimer son refus catégorique.

Alors que la communauté de communes des 7 Vallées va investir plus de 3 millions d’euros au centre historique médiéval et dans la mise en valeur du champ de bataille, le projet d’implantation d’éoliennes est perçu d’un très mauvais œil dans cette commune au riche passé historique qui joue la carte touristique avec l’accueil de multiples visiteurs anglais.

Le conseil municipal mais surtout la toute jeune association « Vent de champ de bataille » veulent préserver le champ de bataille qui sera impacté même si les éoliennes sont prévues sur les communes voisines. Patrick Fenet et son équipe multiplient les actions pour préserver ce site historique.


Pyrénées-Orientales : Le collectif « Le vent tourne » souhaite saisir l'opinion - Réquisitoire contre les éoliennes en Pays Catalan

https://www.la-clau.net/info/11936/requisitoire-contre-les-eoliennes-en-pays-catalan-11936

La multiplication des parcs éoliens dans les Pyrénées-Orientales n'est pas du goût du collectif « Le vent tourne », qui lance le slogan « Touche pas à mon Canigou » pour dénoncer les projets en cours.


En Pays Catalan, l'implantation d'éoliennes développe des oppositions, désormais consignées sur un dossier complet. Ce document de 53 pages, conçu par le collectif « Le vent tourne 66 », a été communiqué le 28 juin. Il contient plus une quarantaine de documents, rappels de prises de position, afin de rappeler à l'opinion la chronologie de la fronde. Cet important travail d'investigation aborde les réalisations en fonctionnement et fournit des images virtuelles de paysages souillés, depuis le prieuré de Serrabonne, la commune de Passa, le pied du massif des Corbières et celui du Canigou. La liste des institutions engagées ou rétives envers les projets éoliens, particulièrement les mairies et intercommunalités des Pyrénées-Orientales, est également dressée. Cette analyse exhaustive sanctuarise le territoire, envisagé comme destination touristique dépourvue d'activités industrielles.

Dénonciation du « Parc éolien catalan »
Ce dossier à charge dénonce l'actuel Parc éolien catalan, mis en place par EDF sur demande de la métropole Perpignan Méditerranée. Cet ensemble productif précède une autre réalisation, nommée « zone industrielle éolienne » par les opposants. Ce dispositif d'autonomie énergétique doit comporter des appareils de 130 à 150 mètres de hauteur, soit « 170 mètres au dessus du niveau de la mer », indique le collectif. Ce rapport, adressé aux élus des Pyrénées-Orientales, aux parlementaires et à la presse parisienne, est téléchargeable sur le lien suivant.






vendredi 29 juin 2018

Hauts-de-France : Un observatoire pour dire stop au développement des éoliennes dans la région

https://www.20minutes.fr/lille/2299155-20180629-video-hauts-france-observatoire-dire-stop-developpement-eoliennes-region

VIDEO. 

La Région a lancé une cartographie inédite et évolutive des sites où se trouvent des éoliennes...

L’éolien toujours dans le collimateur du président de Région, Xavier Bertrand. Ce dernier a mis en ligne, ce vendredi, un outil inédit de recensement des éoliennes déjà implantées ou en projet sur le territoire régional, estimant qu’il fallait dire « stop » à cette énergie dans sa région.


« On est la première région qui produit de l’énergie éolienne. C’est le genre de podium dont je me passerai bien. Et comme on a de grands espaces, ça va continuer », a déclaré à l’AFP Xavier Bertrand. « Cet observatoire a pour objectif d’informer en temps réel », souligne la Région, dans un communiqué.
Voir vidéo en ligne

Développement exponentiel et non maîtrisé
La cartographie représente l’ensemble des mâts et des parcs éoliens, selon leur état : en maintenance, projet en instruction ou refusé. « L’intérêt majeur de cet outil est de recueillir les avis, informations ou remarques des habitants et de permettre une veille plus active des projets d’implantations », annonce la Région qui estime que « certains territoires sont saturés ».

L’observatoire fait ainsi le constat « d’un développement exponentiel et non maîtrisé » avec plus de 1.500 éoliennes en place, 800 autorisées mais non encore construites et 733 projets en cours d’instruction.


Près d’un tiers de la production nationale provient des Hauts-de-France qui « ont dépassé les objectifs inscrits au schéma régional Climat Air Energie ». La Région compte, de ce fait, privilégier désormais le développement des énergies renouvelables autres que l’éolien, telles le solaire ou la méthanisation.




Autres articles :

01/07/18 : Xavier Bertrand dit «stop» aux éoliennes dans les Hauts-de-France
Xavier Bertrand a lancé un observatoire de l’éolien, ce vendredi. Le président de la région des Hauts-de-France, veut « stopper » l’expansion de l’éolien.
À l’issue d’un entretien avec le Premier ministre, Édouard Philippe, le président de la région des Hauts-de-France a décidé, ce vendredi, de lancer un observatoire digital de l’éolien. Xavier Bertrand entend ainsi mieux contrôler les projets qui se multiplient dans la région. L’ancien maire de Saint-Quentin en avait fait un slogan de sa campagne : « l’installation tous azimuts d’éoliennes en Hauts-de-France, c’est terminé ». Dans les faits, il ne peut pas y faire grand-chose. Mais Xavier Bertrand est bien décidé à politiser son combat contre l’installation de nouvelles éoliennes dans la région.
>>> Le Département de l’Aisne veut maîtriser l’éolien
Dans les Hauts-de-France, plus de 1.500 éoliennes sont déjà en place, 800 ont été autorisées mais non encore construites tandis que 733 projets sont en cours d’instruction, indique le Conseil régional.
L’énergie éolienne « coûte les yeux de la tête »
Cet observatoire, piloté par la région, va cartographier précisément les 1.500 éoliennes présentes dans les Hauts-de-France. Dans les mois à venir, 800 autres verront le jour et presque autant de projets sont en train d’être étudiés, d’où l’intérêt de contrôler le parc éolien, selon l’ancien ministre du Travail.
Pour Xavier Bertrand, truster la première place des régions productrice d’énergie éolienne n’est pas vraiment une bonne nouvelle. « C’est le genre de podium dont je me passerais bien », ajoute l’ancien cadre du parti Les Républicains. Cette énergie « défigure complètement les paysages » et « coûte les yeux de la tête ».
>>> Démantèlement des éoliennes : une élue marnaise dénonce « une catastrophe écologique »
Le président de la région des Hauts-de-France propose de remplacer « l’énergie éolienne qui devait arriver par de l’énergie de méthanisation, du solaire ou de l’hydrolien ».


30/06/18 : Xavier Bertrand souhaite "stopper" l’implantation d'éoliennes dans les Hauts-de-France
https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/xavier-bertrand-souhaite-mieux-controler-l-implantation-d-eoliennes-dans-les-hauts-de-france-1530349286
Xavier Bertrand a lancé un observatoire de l'éolien, ce vendredi. Le président de la région des Hauts-de-France, veut stopper l'expansion de l'éolien. Il estime cette énergie trop coûteuse, peu créatrice d'emploi. Elle "défigure totalement les paysages" de la région.
A l'issue d'un entretien avec le Premier ministre, Edouard Philippe, le président de la région des Hauts-de-France a décidé, ce vendredi, de lancer un observatoire digital de l'éolien. Xavier Bertrand entend ainsi mieux contrôler les projets qui se multiplient dans la région. 
L'énergie éolienne "coûte les yeux de la tête"
Cet observatoire, piloté par la région, va cartographier précisément les 1.500 éoliennes présentes dans les Hauts-de-France. Dans les mois à venir, 800 autres verront le jour et presque autant de projets sont en train d'être étudiés, d'où l'intérêt de contrôler le parc éolien, selon l'ancien ministre du Travail.
Pour Xavier Bertrand, truster la première place des région productrice d'énergie éolienne n'est pas vraiment une bonne nouvelle. "C'est le genre de podium dont je me passerais bien", ajoute l'ancien cadre du parti Les Républicains. Cette énergie "défigure complètement les paysages" et "coûte les yeux de la tête". 

29/06/18 : Et si le vent était en train de tourner?
http://www.courrier-picard.fr/120563/article/2018-06-29/et-si-le-vent-etait-en-train-de-tourner
La Région lance son observatoire de l’éolien. Un outil numérique qui permet de recenser tous les projets existants ou à venir. Édifiant.
L’histoire dira si dans cette affaire la Région a ramé à contre-courant ou si, au contraire, elle a eu raison avant tous les autres. Certitude : la guerre est bel et bien déclarée à l’éolien dans les Hauts-de-France. Et c’est la Région qui dégaine l’artillerie lourde pour soutenir sur le terrain les opérations de guérilla menées par des riverains exaspérés. Privée de moyens légaux – elle n’a pas son mot à dire en matière d’implantations – elle lance la bataille de l’opinion publique dans l’espoir de ramener à la raison un État qui délivre des autorisations d’installation à tour de bras.
Son arme : un observatoire de l’éolien, lancé officiellement ce vendredi. En fait, un outil informatique accessible sur le site internet de la Région Hauts-de-France (www.hautsdefrance.fr) qui recense de façon exhaustive les mâts en fonction, ceux qui ont été autorisés mais pas encore implantés, et ceux pour lesquels les dossiers sont à l’instruction. « Quand on a le nez dessus, on a du mal à imaginer ce que représentent les implantations d’éoliennes dans les Hauts-de-France, rappelle Xavier Bertrand venu présenter à Amiens ce dispositif aux associations qui luttent contre les implantations. L a carte montre qu’on a largement dépassé les limites du supportable. Il est temps de passer à autre chose et obtenir de l’État qu’il mette un terme à ces implantations au profit d’autres énergies renouvelables… »
Édifiant en effet : le nord de l’Aisne, la Somme, le Pas-de-Calais disparaissent littéralement sous les points représentant les implantations. Façon pour la Région d’informer une population qui découvre souvent les projets lorsqu’il est trop tard, et qui en subit ensuite les nuisances. Flashs lumineux la nuit, ronflements des pales, pollution visuelle…
Dans la salle, les représentants de plusieurs associations « d’antis ». « Cet observatoire, c’est plutôt une bonne nouvelle,estime Jean-Louis Doucy, président de l’association «Stop Éolienne 02». On aurait apprécié qu’il arrive plus tôt. En tout cas, c’est bien que quelqu’un ose enfin dénoncer cette imposture qui consiste, au nom de l’écologie, à détruire l’environnement. Comme si on allait remplacer les centrales nucléaires par des moulins à vent… »
« Un scandale d’État »
Beaucoup plus direct, Philippe Hutin, membre de l’association « SOS danger éoliennes », voit dans cet outil une vraie opportunité de réveiller une « opinion publique bernée par les discours environnementaux du lobby de l’éolien ». « Un véritable scandale d’État qui finira par éclater. On oblige EDF à racheter l’électricité très au-dessus de son coût réel, dans l’intérêt de grands groupes. Tout cela, pour une énergie dont la production reste aléatoire et qui détruit nos paysages de l’Aisne, alors qu’on parle d’y développer le tourisme… »
Venue observer sur place, la filière éolienne a regretté, un brin dépitée, le « côté partisan » de la démarche régionale. C’est la première fois en effet, qu’une Région s’en prend de manière frontale à l’invasion. Et si le vent était réellement en train de tourner ?


29/06/18 : Le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand dit “stop” à l'éolien
https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/president-hauts-france-xavier-bertrand-dit-stop-eolien-1503913.html
Xavier Bertrand a lancé un observatoire de l'éolien, évoquant un coût trop élevé et un impact important sur l'esthétique de l'environnement par rapport au faible nombre d'emploi que cette énergie génère.
Première région productrice d'énergie éolienne : "le genre de podium dont je me passerais bien.", a déclaré Xavier Bertrand à l'AFP, avant d'insister sur ses craintes pour l'avenir. "Comme on a de grands espaces, ça va continuer encore et encore..."
Estimant qu'il était temps de dire "stop" aux éoliennes, le président de la région a lancé un observatoire digital de l'éolien, avec "une cartographie précise et dynamique qui représente l'ensemble des mâts et des parcs éoliens". Objectif : offrir une "veille plus active des projets d'implantation".
Produire de l'énergie autrement
La région compte déjà plus de 1 500 éoliennes. 800 autres ont été autorisées mais ne sont pas encore construite, et plus de 700 projets sont en cours d'instruction.
Xavier Bertrand a rencontré le Premier ministre à ce sujet à Lille, estimant que l'éolien "coûte les yeux de la tête", "défigure totalement les paysages", et crée peu d'emploi. Il se dit néanmoins favorables à d'autres formes d'énergie durable en proposant de remplacer "l'énergie éolienne qui devait arriver par de l'énergie de méthanisation, du solaire ou de l'hydrolien."

29/06/18 : Hauts-de-France: Xavier Bertrand dit "stop" aux éoliennes
https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/hauts-de-france-xavier-bertrand-dit-stop-aux-eoliennes_125473
Le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand (ex-LR) a lancé vendredi un observatoire de l'éolien, estimant qu'il fallait dire "stop" à cette énergie dans sa région.
"On est la première région qui produit de l'énergie éolienne: moi c'est le genre de podium dont je me passerai bien. Et comme on a de grands espaces, ça va continuer encore et encore...", a déclaré à l'AFP Xavier Bertrand.
La région a ainsi lancé un observatoire digital de l'éolien, avec "une cartographie précise et dynamique qui représente l'ensemble des mâts et des parcs éoliens" et qui doit permettre d'offrir "une veille plus active des projets d'implantation".
Dans les Hauts-de-France, plus de 1.500 éoliennes sont déjà en place, 800 ont été autorisées mais non encore construites tandis que 733 projets sont en cours d'instruction, indique le Conseil régional.
M. Bertrand, qui s'est entretenu jeudi à Lille de ce sujet avec le Premier ministre Edouard Philippe, juge que l'énergie éolienne "coûte les yeux de la tête", "défigure totalement les paysages" et qu'elle est peu créatrice d'emplois.
Aussi, M. Bertrand propose de remplacer "l'énergie éolienne qui devait arriver par de l'énergie de méthanisation, du solaire ou de l'hydrolien".


29/06/18 : Pour Xavier Bertrand, l’éolien c’est toujours non, non et non…
http://www.lavoixdunord.fr/406691/article/2018-06-29/pour-xavier-bertrand-l-eolien-c-est-toujours-non-non-et-non
Dans les faits, il ne peut pas y faire grand-chose. Mais Xavier Bertrand est bien décidé à politiser son combat contre l’installation de nouvelles éoliennes dans la région. Le président du conseil régional Hauts-de-France va demander au gouvernement de lever les freins à d’autres énergies renouvelables comme le solaire et est plus que jamais candidat à l’installation d’un EPR à Gravelines.
Il en avait fait un slogan de sa campagne : l’installation tous azimuts d’éoliennes en Hauts-de-France, désormais 1ère région de France en éolien installé, c’est terminé. Xavier Bertrand l’a donc redit jeudi lors de la présentation d’une délibération fixant le « mix énergétique » régional pour les années à venir. « Je veux qu’on arrête le développement de l’éolien ! » Le texte de la délibération prévoit en effet « de figer les objectifs à hauteur de la production actuelle, soit 7800 GWh à fin mai 2018 ».
Depuis son élection, Xavier Bertrand n’a cependant pu empêcher l’installation supplémentaire de 250 à 300 mâts. Les autorisations sont du ressort de l’État, sans opposition possible de la Région, autre que verbale. Ce qui excède Philippe Rapeneau, son vice-président à la transition énergétique. « Il y a aujourd’hui 1500 mâts implantés, 800 supplémentaires autorisés et 703 en cours d’instruction. Soit 3 000 mâts possibles dans la région. Les Hauts de France produisent déjà 25 % de l’éolien français, on va dépasser le tiers, or nous ne pesons que 9 % de la population. Ce n’est pas acceptable ».
Ce vendredi, la Région a lancé une carte en ligne des implantations et projets où chaque éolienne installée est matérialisée par un point noir. Ambiance…
La Région veut bien prendre sa part en énergies renouvelables, mais pour cela, elle souhaite aussi que Paris l’aide financièrement à implanter du solaire, pourquoi pas sur des friches industrielles, dans une région où l’opération est moins rentable que dans le sud. « Mais je souhaite aussi demander au gouvernement de favoriser le développement de l’hydrolien et de la méthanisation », ajoute Xavier Bertrand.
Une nouvelle centrale nucléaire, en revanche, c’est oui…
Mais ce que veut surtout le président de Région, c’est une nouvelle centrale à Gravelines. La délibération « mix énergétique » est clairement un acte de candidature pour l’accueil d’un EPR sur la côte, alors que les premiers choix pourraient se dessiner en 2019-2020.
« Je ne souhaite pas que la région se retrouve sans rien », alors que Gravelines arrivera en fin de vie d’ici une vingtaine d’années. Pas question de perdre le savoir-faire nucléaire et l’emploi qui va avec. Xavier Bertrand sait qu’il aura des opposants. « Mais je suis prêt au débat public, y compris en dehors de l’hémicycle régional où toutes les sensibilités ne sont pas représentées ». Avis aux écolos, chauffés à blanc par les vicissitudes del’EPR de Flamanville.

29/06/18 : Les Hauts-de-France veulent limiter le développement éolien
https://www.greenunivers.com/2018/06/les-hauts-de-france-veulent-limiter-le-developpement-eolien-184179/
La région Hauts-de-France veut poursuivre sa transition énergétique autrement. Lors d’une séance plénière le 28 juin, le conseil régional s’est prononcé en faveur d’une plus grande diversité dans le mix énergétique. L’occasion pour les chefs de file, dont le président LR Xavier Bertrand, de demander l’arrêt du développement éolien, qui est du ressort de l’Etat. Une cartographie des parcs a été mise en ligne aujourd’hui sur le site du Conseil régional. Selon le bilan RTE de 2017, 3,3 GW éoliens ...



Observatoire de l'éolien dans les hauts de France ce matin (29/06/2018) à AMIENS !

Le conseil régional de la région Nouvelle Aquitaine se positionne en votant contre le projet d'éoliennes dans l'Estuaire de la Gironde.

Communiqué de presse
Bordeaux le 26 juin 2018

« La représentation régionale vote contre le projet éolien de l’estuaire de la Gironde »

CPNT - Le Mouvement de la ruralité se félicite du résultat du vote des conseillers régionaux de Nouvelle-Aquitaine, réunis en séance plénière le mardi 26 juin 2018.

C’est un vote de soutien majoritaire de la motion déposée par le groupe LR-CPNT sous la houlette d’Eddie Puyjalon, conseiller régional et président de CPNT, visant à rejeter le projet d’implantation d’éoliennes le long de l’estuaire de la Gironde.

Il a été marqué par l’abstention « responsable » des groupes écologistes avec l’aide appuyée d’Henri Sabarot, conseiller chasse, zone humide et eau du président de la Région, la non-participation de l’exécutif et le soutien de tous les autres groupes de la région.

Ainsi, après le positionnement de très nombreux maires et conseillers municipaux, du président du Conseil départemental et du député Didier Quentin, c’est une très large représentation politique qui s’oppose aujourd’hui à ce projet, véritable non-sens environnemental, économique et social.

NAUSÉES, TROUBLES DU SOMMEIL, DÉPRESSION… DES TÉMOIGNAGES DE RIVERAINS S’ÉLÈVENT CONTRE LES ÉOLIENNES !

https://lesyndromeeolien.wordpress.com/
medias-grand-public/letude-de-nina-pierpont/
ARCHIVES : 26/06/15 

https://www.capital.fr/economie-politique/nausees-troubles-du-sommeil-depression-des-temoignages-de-riverains-s-elevent-contre-les-eoliennes-1050952

Près de quinze ans après les premières implantations d’éoliennes en France, est-on à la veille d’un nouveau scandale sanitaire ? La multiplication de plaintes de riverains, faisant état des nuisances causées par ces gigantesques moulins plantés en bordure de leurs communes, sont en tout cas troublantes.

A en croire la Fédération environnement durable (farouchement anti-éolienne) pas moins d’un millier de courriers ont été récemment adressés en ce sens au ministère de l’Ecologie. Le contenu même des témoignages, souvent violents, a de quoi inquiéter : maux de têtes, bourdonnements dans les oreilles, vertiges… les villageois, voisins d’éoliennes, que nous avons interrogés avancent tous les mêmes symptômes, certificats médicaux à l’appui.


Entouré depuis six ans par onze machines (dont les plus proches se situent à 380 et 440 mètres de son habitat), Jacques Pernoud raconte ainsi subir un véritable calvaire dans son petit village de Saint Félix en Midi-Pyrénées : "le matin quand le soleil se lève l’ombre des pales en mouvement provoque des effets stroboscopiques qui me donnent des nausées. Sans compter le bruit insupportable, les jours de vent donnant l’impression d’être au bord d’une autoroute." En 2010, son médecin lui a diagnostiqué "un état anxio-dépressif continu (…) réactivé quotidiennement par les bruits et les différents jeux d’ombre et de lumière-projetés sur sa maison par les pales du parc éolien."


Dans la bourgade de Saint-Fraigne - 451 habitants en Charente -, la famille Villéger mène aussi un vrai combat depuis plusieurs années contre les nuisances causées par les 6 éoliennes dont les plus proches sont situées à moins de 1.000 mètres de la maison : "Si les machines ont été bridées en 2013 suite à notre plainte, il n’en reste pas moins qu’un bruit lancinant nous accompagne toujours la nuit. Mon ORL m’a récemment diagnostiqué des acouphènes, sans doute liés à ces machines", relate Odile Villéger.


C’est aussi parce que les battements des éoliennes à 400-500 mètres de chez elle lui sont devenus insupportables que Noëlle Marchais, d’Ally en Haute-Loire, a décidé d’intenter une procédure contre la société ayant installé les machines. Même topo pour une villageoise, qui a préféré rester anonyme : les certificats médicaux que nous avons consultés attestent "d’acouphènes permanents (…) en rapport avec la perception des infrasons* d’éoliennes."


Interrogés Capital.fr, la filière éolienne minimise l’importance du phénomène : "Bien sûr qu’il peut y avoir des problèmes ici et là, mais ces malaises sont aussi largement alimentés par des groupuscules anti-éoliens. Je rappelle que nous avons l’une des réglementation les dures d’Europe", se défend Frédéric Lanoë, président de France énergie éolienne.


Depuis 2011, le Grenelle de l’environnement a normé les machines en limitant leurs niveaux sonores en décibels. Mais cette réglementation semble encore insuffisante pour les opposants, qui soulignent l’inflation d’études scientifiques pointant les risques des éoliennes sur la santé. "Il y a aujourd’hui consensus de la communauté scientifique internationale sur les nuisances que sont susceptibles de causer ces machines, notamment au niveau des basses fréquences qu’elles produisent", avance ainsi Alain Bélime, expert en prévention des risques. "La littérature sur le sujet est en effet considérable, même s’il reste encore à apporter la preuve des réelles nuisances sur l’homme", ajoute Jean-Pierre Riou, ex-enseignant, expert en énergie renouvelable.


Face à ces incertitudes, la proximité des éoliennes des habitations alimente aussi les discussions. Si les anti-éoliens jugent l’actuelle législation insuffisamment protectrice (le texte de loi sur la transition énergétique en cours d’examen au Parlement prévoit une distance minimale 500 mètres, avec possibilité d’extension sur études d’impact ), les pro-éoliens considèrent que "passer à une distance d’au moins 1.000 mètres comme certains le proposent, limiterait les possibilité d’implantation d’éoliennes de près de 90%, ce qui est incompatible avec les objectifs de doublement de la production d’énergies renouvelables voulu par le gouvernement", rétorque le député de l’Isère François Brottes, porteur de l’amendement sur les 500 mètres. Contacté sur le sujet, le ministère de l’Ecologie ne nous a pas répondu.


De son côté, la justice a déjà commencé à trancher. En 2010 et 2013, deux décisions du Tribunal de Grande instance de Montpellier ont successivement ordonné la destruction de parcs éoliens, prenant notamment en compte les nuisances auditives. De là à faire jurisprudence…


Guillaume Chazouillères


* Sons graves imperceptibles à l'oreille humaine.


Témoignages :
Côte d'Or : 
Voilà 2 ans et 1/2 que Sylvain Fauvé et sa famille sont confrontés aux éoliennes. (échange de mails Juin 2018)


Article de presse 2016


Morbihan :
Le mal-être de riverains d'éoliennes à Saint-Servant-sur-Oust :
https://ventsetterritoires.blogspot.com/2017/12/saint-servant-sur-oust-morbihan-ils.html

Doubs : 
Fontenelle-Montby - GROGNE - Éoliennes : « Un bruit insupportable » : 
https://ventsetterritoires.blogspot.com/2018/01/doubs-fontenelle-montby-grogne.html

Finistère
01/06/17 : Éolienne. Vent de fronde en pays bigouden

http://www.letelegramme.fr/finistere/eolienne-vent-de-fronde-en-pays-bigouden-01-06-2017-11536031.php
À Plonéour-Lanvern (29), la mise en service d'une éolienne, le mois dernier, gêne des riverains. Ces derniers, excédés par les nuisances sonores, ont décidé de porter plainte. Des ajustements sont actuellement réalisés par l'exploitant. Mais seront-ils suffisants ?
Leur vie est devenue un cauchemar. La nuit. Et le jour aussi. « Ce ne s'arrête jamais. J'entends un bruit de fond comme un bourdonnement incessant », se désole Françis Kieffer. Celui qui « ne dort presque plus » est installé depuis 2013 avec Sylvia, sa femme, dans la campagne verdoyante de Peumerit. « Un paradis sur terre », selon le couple. Mais ça, c'était avant.
Avant le 3 mai, jour de la mise en service d'une éolienne. Un géant de métal situé à environ 700 m de chez eux, à Kerguelloux, sur la commune de Plonéour-Lanvern. L'engin, d'une puissance de 2.300 kilowatts (*), mesure 85 m de haut et est doté de trois pales de 35 m, soit un diamètre de 70 m. C'est la plus grande construction du pays bigouden devant l'emblématique phare d'Eckmühl (64 m) érigé en 1897. Tout un symbole.

Des riverains, victimes de nuisances sonores, ont décidé de former un collectif. Une plainte a été déposée le 15 mai à la gendarmerie pour « tapage répété ». D'après les plaignants, environ 60 foyers seraient impactés. « La vallée forme une caisse de résonance », explique Françis Kieffer.
Des habitations à 300 m de l'éolienne
Certaines habitations sont situées à seulement 300 m du site. À peine croyable, alors que le Grenelle de l'environnement (2010) impose une distance de 500 m minimum. Pour le comprendre, il faut se plonger dans l'historique du projet. Un projet dont les premières réflexions ont été amorcées à la fin des années 90. Un premier permis de construire avait été déposé en 2003 par la société Meil Avel basée à Plonéour-Lanvern. Il avait été accepté par la commune mais les services de la préfecture le refuseront par deux fois, en 2004 et 2008. Finalement, l'autorisation sera accordée en 2014, après plusieurs procédures devant le tribunal administratif. Puis silence. Le projet semble enterré. Jusqu'aux travaux de terrassement, qui démarrent fin 2016. « Aucune réunion publique n'a été organisée, aucun courrier n'a été distribué. À aucun moment, nous n'avons été informés, tempête Paul Le Moigne, un voisin. Tout a été fait en catimini ».
Des ajustements en cours
Le collectif ne s'oppose pas au développement de l'éolien mais s'interroge sur la façon dont « des profits privés ont pu primer sur l'intérêt commun ». « Nous demandons à ce que l'éolienne tourne moins rapidement ». C'est ce qu'expérimente Quenea énergies renouvelables, assistant à la maîtrise d'ouvrage. « Des ajustements sont effectués depuis mi-mai, visant à limiter la puissance. Les premiers résultats semblent satisfaisants. Une étude de réception acoustique sera menée cet été », indique Éric Parenty, chef de projet. Du côté des riverains, on constate du mieux mais on reste méfiant. « On ne lâchera pas. Le combat ne fait que commencer ».
* Sa production annuelle est d'environ 5.000 mégawatts/heure, soit la consommation de 1.000 foyers.

Projet de loi Confiance : les députés valident le permis de déroger et retouchent le volet environnemental

https://www.lemoniteur.fr/article/projet-de-loi-confiance-les-deputes-retouchent-le-volet-environnemental.1979799

Les députés ont adopté en un temps record le projet de loi « pour un Etat au service d’une société de confiance ». Les dispositions concernant l’environnement focalisent l’attention.

Après l’échec en avril dernier de la commission mixte paritaire, le projet de loi pour un Etat au service d’une société de confiance a été voté en nouvelle lecture à l’Assemblée nationale, mardi 26 juin. Symboliquement, les députés sont revenus au titre initial du texte (1), mais tout le travail élaboré par les sénateurs et intégré au texte n’a pas été rejeté : un tiers a été conservé.

Autorisation environnementale
Une expérimentation est prévue, dans un nombre limité de régions à fixer par décret et pour trois ans à compter de la promulgation de la future loi, pour remplacer l’enquête publique par une participation électronique. Son champ est étendu, au-delà des activités agricoles, à tous les projets requérant une autorisation environnementale. A noter que le dispositif proposé n’exclut pas, pour les citoyens éloignés du numérique, la mise à disposition dans les préfectures et sous-préfectures pour consultation sur support papier ainsi que la possibilité d’adresser ses observations par voie postale. L’expérimentation sera évaluée et le rapport au Parlement sera transmis au plus tard six mois avant son terme.
Enfin, l’ordonnance n° 2017‑80 du 26 janvier 2017 relative à l’autorisation environnementale sera ratifiée (art. 33).

Evaluation environnementale
L’article 35 du projet de loi simplifie les règles relatives à l’évaluation environnementale en cas de modifications ou d’extensions d’installations, ouvrages ou travaux. Les députés précisent que l’autorité, à qui est confiée la décision de soumettre au cas par cas une installation, un ouvrage ou des travaux à évaluation environnementale, est l’autorité de police de l’installation, dans la plupart des cas le préfet de département.

Un cadre pour l’éolien offshore
Après la bronca des acteurs de la filière et des élus bretons, normands et des Pays de la Loire, le gouvernement a renoncé à procéder par ordonnances pour légiférer sur les projets de production d’énergie renouvelable en mer et pour leurs ouvrages de raccordement aux réseaux publics d’électricité (art. 34). En cas d’appel d’offres, est prévue une saisine de la Commission nationale du débat public (CNDP) par le ministre chargé de l’énergie, pour déterminer les modalités de participation du public au processus de décision. S’il a lieu, le débat public ou la concertation préalable en amont de l’appel d’offres dispenseront le lauréat de l’appel d’offres et le gestionnaire du réseau de transport en charge du raccordement de saisir la CNDP sur leur projet.
Une nouvelle procédure de saisine de la CNDP, spécifique aux installations de production d’énergie renouvelable en mer faisant l’objet d’un appel d’offres et pour leur raccordement, qui ne relèvent ni de plans et programmes, ni de projets, au sens de l’article L. 121‑8 du Code de l’environnement, sera créée. L’État pourra, dans ce cadre, réaliser tout ou partie de l’étude d’impact ainsi que les études techniques préalables, en vue de les transmettre aux candidats en amont de la phase de dépôt des offres. Il est prévu diverses dispositions en vue de favoriser l’innovation et la flexibilité des projets, notamment par une procédure de « porter à connaissance » des caractéristiques du projet finalement réalisé. Ces dispositions ne seront applicables qu’aux demandes d’autorisations déposées postérieurement à l’entrée en vigueur de la loi et des sanctions sont prévues.
Enfin, des dispositions relatives à certains appels d’offres « éolien en mer » viennent régler les conditions de la renégociation avec les lauréats des appels d’offres sur les énergies marines renouvelables de 2011 et 2013, notamment pour revoir à la baisse les tarifs d’achat et, le cas échéant, annuler les six premiers projets.

Des dispositions supprimées
Sur le volet environnemental, les députés ont notamment rayé du texte :
- l’article 26ter, qui prévoyait d’expérimenter pour trois ans un référent unique du maître d’ouvrage pour les projets d’activité, d’installation, d’ouvrage et de travaux soumis à autorisation ou à déclaration ;
- les articles 34bis A à D, qui prévoyaient de faciliter la prévention des inondations et d’exclure de l’autorisation environnementale ou de l’enquête publique certaines procédures relatives aux digues de défense contre la mer ;
- les articles 35bis A à C, qui prévoyaient le cadre juridique d’une régularisation par un exploitant de bonne foi d’une installation, d’un ouvrage, de travaux, d’une activité ou d’un aménagement, n’ayant pas fait l'objet d’une autorisation, d’un enregistrement, d’un agrément, d’une homologation, d’une certification ou d’une déclaration obligatoire ;
- l’article 35bis, qui réduisait à deux mois les délais de recours contre les décisions relatives aux installations classées pour la protection de l’environnement ;
- l’article 35ter qui restreignait les possibilités de recours des associations environnementales en revoyant les critères définissant leur intérêt à agir.

Permis de faire
Exemple de consensus entre députés et sénateurs, en revanche : la nécessité d’adopter la disposition qui prévoit de réécrire le Code de la construction et de l'habitation (CCH) en objectifs de résultats. Le projet de loi vise à habiliter le gouvernement à légiférer par voie de deux ordonnances. D’une part, dans les trois mois suivant la promulgation de la loi, pour permettre aux maîtres d’ouvrage de déroger aux normes de construction à condition d’« apporter la preuve » de « résultats équivalents à ceux découlant de l'application des règles auxquelles il est dérogé ». D’autre part, dans un délai que les députés ont rétabli à dix-huit mois, pour réécrire les normes en objectifs de résultats grâce au retour d'expérience des maîtres d'ouvrage ayant recouru au permis de faire ou permis de déroger (art. 26).

Rescrit limité pour l’urbanisme et l’archéologie
Après l’extension par le Sénat et la commission spéciale de la procédure du rescrit aux domaines des taxes d’urbanisme et de la redevance d’archéologie préventive, les députés ont prévenu les « risques de demandes de masse ou d’instrumentalisation par des phénomènes de demandes itératives multiples pour des projets non finalisés ». Il est proposé dans ces deux domaines de ne conserver les rescrits que pour les opérations de plus de 50 000 m² de surface taxable et de limiter à un seul, le nombre de rescrits possibles par opération (art. 10).

Le texte sera de retour au Sénat le 25 juillet.

1 - Le Sénat l’avait rebaptisé en première lecture « projet de loi renforçant l'efficacité de l'administration pour une relation de confiance avec le public ».

80 éoliennes installées à 12 km du Croisic et de La Baule

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/saint-nazaire-44600/80-eoliennes-installees-12-km-du-croisic-et-de-la-baule-5847458
😡
Le projet de ferme offshore avance. Mais à quoi ressemblera en 2022 ce parc de 80 machines ?

Quel est le projet ?
Un consortium d’entreprises mené par EDF énergie nouvelle prévoit d’implanter 80 éoliennes en mer à plus de 12 km du Croisic et de La Baule sur une surface globale de 78 km² (un kilomètre en chaque).
Chaque machine aura une capacité de 6 mégawatts, soit une puissance totale de 480 MW ce qui correspond à la consommation domestique en électricité de 720 000 habitants, environ la moitié des habitants de Loire-Atlantique. 😏😕

A quoi ressemblent ces machines ?
Il s’agit d’éoliennes posées au fond de la mer par 7 m de profondeur et qui s’élèveront à 175 m au-dessus de l’eau. Les pâles longues de 75 m seront fabriquées dans la nouvelle usine General electric de Cherbourg.
La nacelle et les rotors, placés en haut d’un mât culminant 100 m au-dessus de l’eau, sortiront du site GE de Saint-Nazaire. Cette autre usine General electric inaugurée en 2014 à Saint-Nazaire tourne en sous-régime et attend avec impatience les marchés offshore français pour embaucher, comme prévu, quelque 300 personnes.


Quels sont les autres parcs français ?😢
Cinq autres projets sont sur les rails en France.
- 62 éoliennes à 11 km de l’île de d’Yeu (16,5 km de Noirmoutier) pour 496 MW. 

- 62 machines à 17 kilomètres devant Saint-Brieuc (496 MW) ; 
- 75 à 10 kilomètres de Courseulles-sur-Mer dans le Calvados (450 MW) ; 
- 83 pour Fécamp à 13 km de la côte (498 MW) ; 
- et enfin 62 éoliennes à 15 km au large du Tréport (496 MW) et 16 km de Dieppe en Seine-Maritime.


jeudi 28 juin 2018

«Les éoliennes : une folie qui mutile la France»

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/06/26/31003-20180626ARTFIG00242-les-eoliennes-une-folie-qui-mutile-la-france.php 

Cet article est publié dans l'édition du Figaro du 27/06/2018.

Les grandes éoliennes se multiplient, et ce n'est qu'un début. Agissons avant qu'il ne soit trop tard, s'alarme l'inspecteur général des finances*.

L'actuelle politique de l'éolien aboutit à une mutilation de la France, sans raison valable.

Laissons de côté l'éolien en mer, qui donne lieu à une bataille entre gouvernement et promoteurs. Concentrons-nous sur l'éolien terrestre. De belles régions comme la Bourgogne et le Languedoc sont déjà gravement atteintes. Si la loi sur la transition énergétique, votée dans l'inconscience durant la législature précédente, est appliquée, près de la moitié des habitations de la France rurale se trouveront à moins de 3 kilomètres d'une grande éolienne. 


Au mont des Quatre Faux (Ardennes), le préfet a autorisé 63 engins de 200 mètres de haut, pale comprise - soit deux fois et demie la hauteur de la cathédrale de Reims, située non loin de là. La vingtaine d'éoliennes proposées dans le Haut-Armançon (Yonne) atteindraient 220 à 250 mètres et approcheraient donc de la hauteur de la tour Eiffel (300 mètres). Les promoteurs éoliens s'attaquent maintenant au Mont-Saint-Michel (projet de Bazouges-la-Pérouse, Ille-et-Vilaine). 

Nos paysages sont donc en train de subir leur plus importante mutation depuis les grands défrichements médiévaux. Nos campagnes vont cesser d'être des campagnes.

Ces perspectives sont inacceptables pour un pays soucieux de son image, fier de son histoire, et qui prétend rester la première destination mondiale en nombre de touristes. Le grand public tarde à en prendre conscience, car la moitié des éoliennes déjà décidées ne sont pas encore visibles et, parmi celles qui fonctionnent, beaucoup, d'un modèle ancien, ne dépassent guère la centaine de mètres. Quand tout ce qui est décidé ou prévu sera sorti de terre, un sursaut se produira. Mais il sera trop tard.

«En raison de ce mariage forcé avec le gaz ou diverses sortes de charbon, l'éolien est une fausse énergie propre, une fausse énergie renouvelable.»


Les naïfs croient que les éoliennes contribuent à la défense du climat. Rien de plus faux. En 2015, les sources d'énergie polluantes (charbon, fioul, gaz) n'ont fourni que 6 % de notre production électrique. En 2019, ce sera encore moins. Au-delà, la réduction ne pourra se poursuivre, car il faut un fort appoint de gaz pour lisser l'extrême irrégularité du courant éolien : dans notre pays, une éolienne terrestre ne fonctionne en moyenne qu'à 23 % de sa puissance, car l'insuffisance de vent provoque son arrêt, et l'excès de vent aussi. La poursuite de l'expansion éolienne imposerait donc de rouvrir des centrales à gaz et même d'en créer de nouvelles (au risque d'accroître la dépendance envers le fournisseur russe). Au lieu d'être un remède, l'éolien deviendrait une source de pollution supplémentaire. C'est ce qu'on voit en Allemagne, où sont ouvertes de nouvelles mines de lignite, combustible particulièrement nocif. En raison de ce mariage forcé avec le gaz ou diverses sortes de charbon, l'éolien est une fausse énergie propre, une fausse énergie renouvelable.


De toute façon, nous avons déjà trop d'électricité. En année normale, notre pays exporte le dixième de sa production. Contrainte par l'État, EDF achète le courant éolien terrestre à un prix qui atteint aujourd'hui, en moyenne, 82 euros le mégawattheure et le revend moitié moins cher sur les marchés extérieurs ; la perte est financée par consommateur et contribuable. Un supplément d'éoliennes ne pourrait qu'aggraver ce gaspillage.


Mais alors, où se trouve notre avenir énergétique? Le solaire thermique (celui des chauffe-eau) est une bonne carte à jouer, car la chaleur, contrairement à l'électricité, se conserve sans recourir à des batteries d'un coût prohibitif. Celle des égouts devrait également pouvoir être captée de manière massive. À terme, nous bénéficierons sans doute de surgénérateurs, créant plus de combustible nucléaire qu'ils n'en consomment ; des chercheurs américains et russes y travaillent. Dommage que la France ait arrêté ses propres recherches.


En tout cas, pour les deux ou trois décennies qui s'annoncent, la solution de loin la plus rationnelle et la moins coûteuse consiste à prolonger les centrales nucléaires en service. Les États-Unis le font de façon systématique. Pourquoi la France s'en priverait-elle? L'un des avantages de cette formule est qu'elle évite de mettre en place de nouvelles lignes à haute ou moyenne tension.


«Les nouveaux projets éoliens n'ont d'autre raison d'être que de satisfaire le groupe de pression des promoteurs et de faire plaisir aux écologistes qui sont bien mal informés.»


La loi sur la transition énergétique prévoit au contraire de remplacer le tiers de la production nucléaire actuelle par celle d'éoliennes et accessoirement de capteurs photovoltaïques, d'ici à 2025. Échéance irréaliste, qu'il est question de repousser de cinq ou dix ans, mais l'objectif de réduction d'un tiers paraît maintenu. Si on veut vraiment l'atteindre, il faudra supporter, d'après mes calculs, un surcoût de 93 milliards d'euros par rapport aux dépenses de sécurité qu'implique la prolongation des centrales en cause, pour une production équivalente. Encore doit-on ajouter à ces milliards le coût financier et psychologique du réseau serré de nouvelles lignes à moyenne et haute tension qui desservirait ces engins nouveaux dispersés sur tout le territoire.


Bref, les nouveaux projets éoliens n'ont d'autre raison d'être que de satisfaire le groupe de pression des promoteurs et de faire plaisir aux écologistes qui sont bien mal informés. Écartons-les avant qu'ils n'aggravent encore l'état des finances publiques et ne détruisent l'identité des paysages français.


PATRICE CAHART
inspecteur général des Finances (h) 
ancien conseiller à la Cour de cassation

* Ancien directeur de la législation fiscale.

 


Sarthe : Eolien à Parigné-l’Evêque : avis défavorable du commissaire-enquêteur

https://actu.fr/pays-de-la-loire/parigne-leveque_72231/eolien-parigne-leveque-avis-defavorable-commissaire-enqueteur_17409264.html

Le commissaire-enquêteur a rendu un avis défavorable quant à l'implantation de quatre éoliennes au lieu-dit « Les sapins de la saule » à Parigné-l'Evêque.

Le commissaire-enquêteur Jean Chevaler a rendu un avis défavorable quant à l’implantation de quatre éoliennes au lieu-dit « Les sapins de la saule » à Parigné-l’Evêque.


Si Jean Chevalier note dans son rapport, des points positifs, « l’apport financier pour la commune de Parigné-l’Evêque et pour les propriétaires de bois est intéressant », « l’économile locale peut bénéficier de retombées économiques pendant les travaux », c’est surtout le négatif qui prend le dessus.

Schéma éolien

Ainsi, il souligne par exemple que :

- « le conseil municipal n’est pas suffisamment porteur de cette réalisation, les élus s’étant prononcés à hauteur de 13 voix pour, 12 contre et 2 abstentions le 6 mars 2018 »

- « ce projet n’a pas l’appui des élus du secteur : 50 voix pour, 60 contre et 27 abstentions »

- « l’information n’a pas été assurée de manière optimale pour permettre une appropriation du projet par la population »

- « cette implantation serait en contradiction avec le schéma départemental éolien validé par le conseil départemental sachant que le secteur de Parigné-l’Evêque était déjà exclu sur le précédent 
»

- « la présence du ruisseau Le Narais situé dans une zone humide accroît le risque de pollution ».

Les conseillers départementaux de l'Allier votent un texte contre la prolifération anarchique des éoliennes

https://www.lamontagne.fr/moulins/politique/allier/2018/06/27/les-conseillers-departementaux-de-l-allier-votent-un-texte-contre-la-proliferation-anarchique-des-eoliennes_12902262.html

Les projets éoliens de grandes dimensions ont à nouveau le vent en poupe. Les conseillers départementaux viennent de voter un texte symbolique incitant à la préservation des paysages bourbonnais.

« Si on recense les différents projets dénombrés par les associations anti-éoliennes, on arrive à un nombre de 200 à 250 mâts qui pourraient être implantés dans l’Allier. » Bien sûr, tous ces projets ne verront pas le jour. Mais le propos de Claude Riboulet souligne que l’Allier est redevenu une terre de convoitise pour le secteur éolien.

Tenter d’enrayer ce développement anarchique par une prise de position claire, telle est l’objet de la motion votée mardi, à la majorité, par les conseillers départementaux. « Des alternatives sont à promouvoir pour favoriser l’empreinte positive du département en matière environnementale et le développement de filières d’énergie verte. »

Le département, dans sa motion, incite fortement les territoires, « à identifier les solutions les plus appropriées et les plus adaptées. » L’assemblée, par ailleurs, préconise « un appel à projets relatif à l’aménagement d’ombrières photovoltaïques sur les sites des collèges départementaux ou tout autre bâtiment compatible. »

« Bien sûr, nous n’avons aucune compétence sur ce sujet », a rappelé Gérard Dériot (URB). Mais la symbolique compte.

« Prendre cette motion, c’est très bien, ironise Jacques de Chabannes. Mais l’autorisation qui vient d’être signée par la préfecture pour les éoliennes implantées à Andelaroche, alors que le conseil municipal et les élus communautaires avaient voté contre. Je souhaiterais que la préfète nous réunisse pour étudier les différents projets en cours. »

« En Allemagne, la distance avec les premières habitations doit être de dix fois la hauteur du mât », a rappelé Jacques de Chabannes. En France, seulement 500 m.

mercredi 27 juin 2018

Nord : Cambrésis - Parc éolien de la voie du moulin Jérôme : le feuilleton continue


L’affaire traîne depuis 2012. Prévu pour être implanté sur les communes de Bévillers, Saint-Hilaire-lez-Cambrai, Quiévy et Béthencourt, le projet dit « de la voie du moulin Jérôme 
» date maintenant de six ans. Cette fois, c’est le conseil d’État qui s’est penché dessus.

C’est à un projet de parc éolien d’envergure que s’est intéressé ce lundi, à Paris, le Conseil d’État. Prévu pour être implanté sur les communes de Bévillers, Saint-Hilaire-lez-Cambrai, Quiévy et Béthencourt, le projet dit « de la voie du moulin Jérôme », qui comprend 14 éoliennes d’une hauteur de 130 mètres, traîne depuis maintenant près de six ans. En, cause, le refus du préfet du Nord d’octroyer à la société promotrice du projet, la MSE Les Dunes, les permis de construire nécessaires. L’autorité préfectorale s’était alors basée sur l’avis défavorable rendu par le ministre de la Défense, qui avait pointé deux inconvénients majeurs liés au projet éolien : les risques de perturbation des radars de défense installés sur la base aérienne de Cambrai, et les interférences potentielles créées par les aérogénérateurs sur la navigation aérienne.

Un nouveau délai ?
La MSE Les Dunes avait attaqué cette décision devant le tribunal administratif de Lille, obtenant gain de cause en avril 2015, puis en juillet 2017 devant la cour administrative d’appel de Douai. Pour les deux juridictions, l’avis du ministère n’exonérait pas le préfet de faire instruire les permis en question. Les juges avaient donc enjoint l’autorité préfectorale de réexaminer les demandes de permis. L’État, via le ministre de la Cohésion des territoires, persiste dans sa voie et a joué sa dernière carte ce lundi, devant le Conseil d’État. Le rapporteur public, chargé de proposer une lecture du dossier aux magistrats, a donc dû à son tour s’attacher à déterminer si la préfecture avait eu tort de se référer à l’avis du ministère. Ayant d’abord rappelé le risque de collision entre les avions et les éoliennes qui existait à l’époque de l’examen du permis, il a ensuite souligné la réalité du risque lié cette fois aux perturbations radioélectriques des radars aériens.

Or, à l’époque de la demande d’examen des permis, il est clair pour le rapporteur public que la préfecture ne disposait pas des mêmes capacités d’analyse que le ministère de la Défense. Rien d’étonnant donc à ce que le préfet ait préféré s’en remettre à l’expertise ministérielle et ait choisi de suivre son avis défavorable. Le rapporteur public a donc demandé aux juges de casser la dernière décision en date, en l’occurrence celle de la cour d’appel de Douai, qui va devoir réexaminer le dossier. Si les juges le suivent, cela entraînera un nouveau délai pour le projet éolien de la voie du moulin de Jérôme, et ce alors même que la base aérienne de Cambrai a fermé ses portes depuis près de cinq ans…


Epargnes : Eolien en Charente-Maritime : un acte malveillant à l’origine de l’écroulement du mât de mesure ?

https://www.sudouest.fr/2018/06/25/le-vent-tourne-a-epargnes-5176119-1339.php

Un mât de mesure installé à Épargnes, près de Royan, en vue de l’implantation d’un parc éolien a été abattu. Le projet est dans le flou.

Depuis son implantation en février, il avait fini par faire partie du paysage. Il faut dire qu’avec ses 100 mètres de haut, il ne passait pas inaperçu. Le mât de mesure installé par la société nantaise WKN dans un champ dans la commune d’Épargnes a brusquement disparu…




mardi 26 juin 2018

Pleugriffet Morbihan



Anne
 : "
J'avais rencontré des riverains au début de la présence de ces éoliennes à Pleugriffet... Ils ne disaient rien, ils semblaient avoir peur de s'exprimer. Maintenant, quelques années après, on voit que les gens se plaignent du bruit et de toutes les nuisances que nous dénonçons depuis des années."

Bretagne : Conseil d’État. L’annulation du schéma régional éolien est confirmée

https://www.letelegramme.fr/bretagne/conseil-d-etat-l-annulation-du-schema-regional-eolien-confirme-26-06-2018-12008513.php?vptoken=ecad12dffeb8aa7c2ffae306c5248de810165b21

Le conseil d’État vient de rejeter le pourvoi du ministre de la Transition écologique et solidaire et a ainsi confirmé l’annulation du préfet de la région ayant validé le schéma régional du climat, de l’air et de l’énergie de Bretagne.

Approuvé en septembre 2018, ce plan a rendu éligible à l’installation de parcs éoliens terrestres 97 % du territoire breton. Furieuses, une vingtaine d’associations et quinze particuliers, emmenés par Vents de Folie et la société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France (SPPEF), s’étaient unies pour le faire tomber et avaient obtenu satisfaction devant le tribunal administratif de Rennes puis, en avril 2017, devant cour administrative d’appel de Nantes.

Saisi par le ministère de la Transition écologique et solidaire, le conseil d’État confirme donc l’annulation du schéma en validant l’insuffisance de données scientifiques ayant abouti à l’élaboration du schéma breton. Dans celui-ci, seule la zone autour du Mont-Saint-Michel et les zones d’entraînement des avions de l’armée de l’air avaient été exclues du document.


Lors de l’audience du 24 mai dernier, le rapporteur public n’avait pas hésité à déclarer qu’« il ne suffisait pas de dire qu’il y a du vent en Bretagne ! » après avoir rappelé que « la Bretagne se distinguait justement par sa diversité ». On reproche donc au final à l’ancien schéma de s’être appuyé sur des « appréciations générales ». Copie à reprendre.


Archives : 
24/05/18 : Conseil d’État. Mauvais vent pour le schéma breton éolien
http://www.letelegramme.fr/bretagne/conseil-d-etat-mauvais-vent-pour-le-schema-breton-eolien-24-05-2018-11969688.php
Ce jeudi, le ministère de la Transition écologique et solidaire a tenté devant le conseil d’État de faire valider le Schéma régional éolien (SRE) de Bretagne. Sans convaincre.
Brièvement, pendant quelques mois de l’année 2012, 97 % du territoire breton a été éligible à l’installation de parcs éoliens terrestres. Tel était le projet arrêté dans le cadre Schéma régional éolien (SRE) de Bretagne dont l’objectif consiste à « soutenir un développement harmonieux » de l’éolien « respectueux des populations et de l’environnement ».


Pour boucler ce projet, l’État devait se baser sur le potentiel éolien des zones en question tout en respectant les contraintes techniques ou encore les orientations prises par les élus régionaux. En Bretagne, seule la zone de la baie du Mont-Saint-Michel et les zones d’entraînement des avions de l’aéronavale avaient été exclues du champ d’application du SRE validé par un arrêté préfectoral.
Un arrêté annulé par la justice en 2015
Furieux, une vingtaine d’associations et quinze particuliers, emmenés par Vents de Folie et la société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France (SPPEF), se sont unis pour faire annuler cet arrêté signé par le préfet de la région Bretagne.
Avec succès puisqu’en octobre 2015, le tribunal administratif de Rennes rendait caduque cette décision préfectorale au motif qu’elle avait méconnu les dispositions du code de l’environnement en ne « s’appuyant sur aucune donnée scientifique précise, mais sur des appréciations générales ».
Un premier jugement qui était confirmé le 18 avril 2017 par la cour administrative d’appel de Nantes. Estimant que les magistrats, tant rennais que nantais, avaient commis plusieurs erreurs de droit, le ministère de la Transition écologique et solidaire a donc tenté un ultime recours devant le conseil d’État pour obtenir la réhabilitation du SRE, fruit de nombreux mois de travail.
« Il ne suffit pas de dire qu’il y a du vent en Bretagne »
Tout en rappelant que les schémas régionaux éoliens donnaient bien du fil à retordre aux autorités de l’État dans un grand nombre de régions (sur les 22 adoptés, 14 ont été annulés !), et que leur validation n’avait pas d’effet sur les parcs éoliens existants, le rapporteur public du conseil d’État, Julie Burguburu, a pointé les « incohérences » du SRE. La magistrate trouve en effet étonnant que le territoire breton, « qui se distingue par sa diversité » soit éligible à 97 % au développement éolien. Et elle n’a pas caché ses doutes sur l’insuffisante prise en compte des « contraintes techniques, sécuritaires, patrimoniales, naturelles ».
« Il ne suffit pas de dire qu’il y a du vent en Bretagne ! » a-t-elle conclu en proposant à ses pairs de ne pas admettre le pourvoi. Le conseil d’État rendra son arrêt dans les prochaines semaines