Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

jeudi 20 avril 2017

Les éoliennes produisent-elles plus d’argent que d’électricité ?

http://blog.pages-energie.com/eoliennes-production-argent-electricite.html


de Alison Haré ,  posté dans : Dossier Energies renouvelables, Eolien


A l’heure où la transition écologique est dans toutes les bouches et que la loi impose une part d’énergie renouvelable à plus de 30% de la consommation finale d’ici à 2030, le débat persiste, notamment sur l’éolien. Les politiques soutiennent, les habitants refusent le plus souvent. Pourquoi ?

L’éolien en France 

On connaît tous le principe de l’éolien. Il s’agit d’utiliser le vent pour faire tourner des pâles (le plus souvent 3) qui vont alors mettre en mouvement un alternateur, produisant ainsi de l’électricité.

En France, on compte environ 5 000 éoliennes, qui vont fournir 4% de l’électricité. Les objectifs pour 2020 seraient d’attendre les 10%.

En termes de puissance raccordée au réseau, le parc éolien français se situe au 4ème rang européen avec une puissance de 10 312 MW. En 2015, ce sont 21.1 TWh qui ont été produits par les parcs éoliens français.

Mais si sur le papier, l’éolien semble intéressant, pourquoi autant de controverses ?


Lobby de l’éolien et intérêts des élus : où est l’écologie ?

Depuis les arrêtés du 17 Novembre et du 23 Décembre 2008, EDF est dans l’obligation de racheter pendant 15 à 20 ans toute la production d’électricité fournie par les éoliennes. Le coût de rachat est fixé à 82€/MWh, soit 2 fois plus cher que le marché. Le problème étant que ce sont les français qui payent la compensation du prix payé par EDF. En effet, par l’intermédiaire de la taxe CSPE (Contribution au Service Public de l’Electricité), chaque français paye aux alentours de 20€ par an pour compenser le prix de l’éolien, représentant 12 à 15% de la facture. Au total, ce sont 5 Milliards d’euros par an que les français déboursent, sans vraiment le savoir pour un surcoût pourtant imposé par l’Etat à EDF (et non aux citoyens).

En plus de cela, il semblerait que les opérations de mise en place d’éoliennes soient plutôt de bons investissements. En moyenne, le retour sur investissement des installations est aux alentours de 7 et 8 ans du fait d’un tarif préférentiel et de facilitations de l’Etat. Et le marché de l’éolien se porte bien puisqu’il s’élève à 3 milliards d’euros par an. De quoi inciter de grosses firmes à investir le marché et pas uniquement dans le but de produire de l’électricité verte.

Et si une majorité de citoyens n’est pas d’accord pour mettre des éoliennes près de chez eux, comment les entreprises font elles pour réussir à les mettre en place ? 
Parce qu’il est promis aux élus des sommes intéressantes et des mesures compensatoires pour refaire vivre des communes souvent en difficultés financières. Refaire des routes, des écoles, des espaces publics aux frais des entreprises d’éoliennes, c’est s’assurer l’acceptation des habitants sans forcément qu’ils comprennent toutes les connaissances, positives et négatives du projet.

Nuisance de l’éolien : premier refus des habitants

Utiliser le vent, une ressource gratuite et renouvelable, pour produire de l’électricité est une très bonne chose. Mais n’oublions pas qu’une éolienne c’est le plus souvent un mât de près de 100 mètres et dont le fonctionnement des pâles est optimal lorsque la vitesse est de 50km/h. Cela engendre donc des nuisances sonores (par le mouvement de rotation des pâles) et des nuisances visuelles importantes. Il est d’ailleurs mis en avant dans de nombreux cas qu’une maison aux abords de champs d’éoliennes perdait entre 10 et 20% de son prix.

Certains spécialistes soulignent également le « syndrome éolien » observés chez certaines personnes habitant proche d’éoliennes. Si ce syndrome n’est pas reconnu officiellement, il entrainerait céphalées, dépression, conjonctivites, saignements de nez… du fait du bruit et des infrasons.

Si l’OMS et l’Académie de médecine française préconise une distance éolienne-habitation de 1 500 m, la loi ne prévoit qu’un minimum de 500 m de distance. Pourquoi ? Parce qu’imposer ne serait-ce que 1 000 m entre une éolienne (basé sur une étude de l’AFSSET) et la moindre habitation priverait 85% des terres d’une installation éolienne. Peu intéressant donc…


Un projet citoyen en alternative

Les projets d’éoliennes ne sont pas que des projets de grosses firmes, qui s’installent en promettant des « gros-sous ». L’association Atout Vent par exemple a récemment mis en place un parc éolien citoyen dans le Maine et Loire. Il est composé de 5 éoliennes d’une puissance de 2.5 MW chacune. Cet engagement citoyen permet de fournir actuellement 7 100 foyers dans la région (hors chauffage élec), avec la capacité de production de 23 000 MWh/an (soit la consommation de 10 000 foyers) pour un investissement global de 21.8 Millions d’euros.

Agriculteurs et habitants se sont rassemblés dans ce projet et ce sont finalement 380 personnes qui sont actionnaires dans ce projet à ce jour.

Energie partagée, qui est à la fois une association et un outil d’investissement citoyen pour accompagner des projets citoyens de production d’énergie renouvelable, a également investit 100 000€ dans ce projet.

Le gros problème actuellement réside dans le fait que malgré un développement des projets de production d’énergies renouvelables, il n’y a aucune baisse du nucléaire. Rajouter des parcs éoliens n’importe où sans diminuer drastiquement les consommations énergétiques du pays est un non-sens. Car l’augmentation de la part des énergies renouvelables ne sert actuellement qu’à compenser les augmentations de consommation énergétique.

Il est donc essentiel de changer les mentalités. L’éolienne est une très bonne alternative mais elle n’est pas transposable partout. Et pourquoi ne pas développer plus fortement l’éolien offshore ? (😠😡) La suite dans un prochain article.

Source: médiapart.fr

mercredi 19 avril 2017

Énergies renouvelables : le science s'exprime

http://lepeuple.be/energies-renouvelables-la-science-sexprime/80885

17/04/17 


Un éminent scientifique français spécialisé dans les questions énergétiques, Bernard Durand [1], a publié récemment une étude sur les énergies renouvelables intermittentes (éolien et photovoltaïque) en Europe. Chiffres à l’appui, il démontre que les énergies renouvelables ne tiennent aucune de leurs promesses, qu’elles soient climatiques, économiques ou géostratégiques. En effet, elles ne diminuent pas (ou peu) les émissions de CO2, elles augmentent fortement la facture électrique et elles renforcent la dépendance vis-à-vis des importations d’énergies fossiles.

Les points clefs de cette étude
Depuis environ 15 ans, la plupart des pays d’Europe s’efforcent à des degrés divers d’augmenter la part des énergies renouvelables intermittentes (EnRI), essentiellement l’éolien et le photovoltaïque, dans leur production d’électricité. Les raisons invoquées sont de réduire les émissions de CO2 et d’accroître l’indépendance énergétique.

L’étude d’un groupe de 15 pays d’Europe de l’Ouest, à peu près homogène sociologiquement, technologiquement et économiquement, montre que les résultats de cette politique sont lamentables :

1 - Lorsque dans certains pays, les émissions de CO2 de la production électrique ont diminué, c’est avant tout grâce au remplacement de vielles centrales au charbon par des centrales au charbon ou à gaz modernes qui produisent moins de CO2 – pas grâce aux EnRI. En réalité, les seuls pays à avoir des émissions faibles sont ceux dont le mix électrique repose principalement sur l’hydraulique ou sur le nucléaire ; ceux-ci n’ont pas besoin d’EnRI pour abaisser leurs émissions.

2 - Le prix de l’électricité payé par les ménages a augmenté de façon directement proportionnelle aux capacités installées d’EnRI. Comme le démontre le graphique ci-contre, l’augmentation de la facture d’électricité est deux fois plus élevée pour un pays ayant deux fois plus d’énergies renouvelables intermittentes.

3 - Sauf dans les pays ayant beaucoup d’hydroélectricité ou de nucléaire, le développement des EnRI nécessite, pour gérer leur intermittence, d’avoir en soutien (« back-up ») de grandes capacités de centrales à charbon et/ou à gaz. Afin de balancer les fluctuations imprévisibles des EnRI, ces centrales thermiques doivent fonctionner à des régimes réduits où leur rendement est mauvais ; cela génère d’importantes émissions de CO2.

Mais cela lie aussi le développement des EnRI à la disponibilité des combustibles fossiles. Or en Europe, leur production est en déclin rapide. En augmentant les EnRI, la production électrique devient donc encore plus dépendante des importations de charbon et de gaz.

4 - Si le Danemark a pu diminuer ses émissions de CO2 avec des éoliennes, ce n’est que grâce à ses voisins. En effet, ceux-ci lui achètent (à bas prix) les excédents de sa production éolienne par vent fort, et lui fournissent de l’électricité (au prix fort) quand le vent est insuffisant.

La Suède et la Norvège utilisent l’électricité danoise pour conserver dans leurs barrages l’eau avec laquelle ils génèrent l’électricité qu’ils lui revendent par faible vent. Quant à l’Allemagne, elle arrête des centrales au charbon quand le Danemark lui fournit de l’électricité, et les rallume quand il est demandeur : ainsi la consommation électrique danoise génère beaucoup plus de CO2 que sa production !

Par contre, dans des pays électriquement isolés comme l’Irlande et l’Ile d’El Hierro (voir notre article), l’éolien ne peut que faiblement diminuer les émissions de CO2 au prix de stockages ruineux.

Une catastrophe pour la France… et pour la Belgique !
Si la politique de développement intensif des EnRI est guidée par des motivations climatiques, comme le prétendent les milieux politiques et les médias, c’est une grave erreur : elle ne réduira pas les émissions de CO2. Qui plus est, en France où les émissions sont déjà de loin les plus faibles de tous les grands pays industrialisés, elle les fera même augmenter. Elle y fera aussi exploser le prix de l’électricité pour les ménages et rendra le pays beaucoup plus dépendant de ses importations de charbon et de gaz.
Cette politique énergétique anéantira également l’avantage qu’a la France de pouvoir, grâce à ses centrales nucléaires, mettre en place une mobilité électrique peu émettrice de CO2. Or cet acquis est précieux, étant donnée les incertitudes sur la disponibilité future du pétrole et la diminution de la production pétrolière européenne (baisse de 50 % depuis 2000).
Ces conclusions sont tout aussi vraies pour la Belgique, où les écolos veulent remplacer l’énergie nucléaire par de l’énergie doctrinaire – éoliennes et des panneaux photovoltaïques !

Bref, une arnaque ruineuse !
Dans son étude détaillée, Bernard Durand apporte, au moyen de données tirées de sources reconnues, les preuves irréfutables que les énergies renouvelables intermittentes (EnRI) sont une arnaque ruineuse : elles n’ont que peu ou prou d’impact sur les émissions de CO2, elles font exploser la facture électrique et elles renforcent la dépendance vis-à-vis des importations de charbon et de gaz.
Et comme le montre notre précédent article, ces EnRI ne se peuvent se développer qu’au prix d’infâmes magouilles. Quand donc nos nigauds de politiciens et journalistes bien-pensants arrêteront-ils de soutenir ces énergies calamiteuses ?

Pour plus d’informations, lire l’excellente étude de Bernard Durand.

[1] Bernard Durand, l’auteur de cette étude, est un ancien directeur de la division Géologie-Géochimie de l’IFPEN, puis de l’ENS de Géologie, et ancien président du Comité Scientifique de l’European Association of Geoscientists and Engineers. Il est l’auteur de plusieurs livres sur les questions énergétiques.

Annulation du schéma régional éolien de Bretagne

Articles

 Vent mauvais sur l'éolien breton
http://www.la-croix.com/Economie/France/Vent-mauvais-leolien-breton-2017-04-18-1200840412

La justice vient d’annuler le schéma régional éolien de Bretagne, le jugeant insuffisamment précis. Cela porte à quinze le nombre de schémas qui n’ont pas été acceptés.

Pour ceux qui avaient suivi l’argumentaire développé par le rapporteur public, il y a un mois, la décision ne faisait guère de doute : la cour administrative d’appel de Nantes a confirmé, mardi 18 avril, l’annulation du schéma éolien de la Région Bretagne, approuvé à l’automne 2012 par arrêté préfectoral, mais fortement contesté par des associations environnementales.

En octobre 2015, il avait déjà été annulé en première instance par le tribunal administratif de Rennes, mais le ministère de l’Écologie avait déposé un recours. En vain.

« Nous saluons la sagesse des juges qui sont nos seuls remparts dans la défense des populations rurales et des paysages », explique dans un communiqué l’association Vents de Folie, qui regroupe une vingtaine d’associations bretonnes opposées à ce schéma régional éolien (SRE).


Les zones à préserver étaient mal définies

Le document prévoyait l’implantation, d’ici à 2020, de 2 500 éoliennes en Bretagne pour atteindre une production de 2 500 mégawatts, soit environ un dixième de la consommation annuelle d’électricité dans la région. Les associations de défense de l’environnement estimaient, de leur côté, que le texte ne définissait pas suffisamment les zones à préserver et incompatibles avec la présence d’éoliennes en raison de leur caractère exceptionnel.

Hormis un vaste périmètre autour des zones d’aviation civile et militaire, et du Mont Saint Michel, situé en Normandie mais tout proche de la Bretagne, le SRE n’interdisait pas l’implantation d’éoliennes dans de nombreux paysages emblématiques comme les Monts d’Arrée, les mégalithes de Carnac ou le cap Fréhel, par exemple.

Les exceptions retenues « ne sauraient tenir lieu de critères suffisants pour identifier les parties du territoire régional favorables au développement de l’énergie éolienne », avait justifié le tribunal administratif, estimant que le préfet avait « commis une erreur de droit » environnemental.

Quinze schémas éoliens ont déjà été annulés

De nombreuses régions ont déjà vu le schéma éolien retoqué par la justice. Aux derniers pointages effectués par la Fédération environnement durable (FED), quinze sont aujourd’hui dans ce cas.

Début avril, la Cour administrative de Bordeaux avait ainsi annulé le schéma régional de Poitou-Charentes, qui date de 2012, en motivant sa décision par l’absence d’une « évaluation environnementale » préalable. À l’époque, la région était dirigée par l’actuelle ministre de l’écologie, Ségolène Royal.

« La plupart de ces schémas ont été faits n’importe comment, en dépit du bon sens, sous la pression du ministère et parfois même contre l’avis des services préfectoraux », explique Jean-Louis Butré, le président de la FED, qui regroupe 1083 associations, à l’origine de très nombreux recours.

Ces annulations ne bloquent pas la construction de nouveaux parcs

Les professionnels de l’éolien minimisent la portée de ces décisions de justice. « Cela ne change pas grand-chose, car ces schémas régionaux sont avant tout des outils de planification. Leur annulation ne bloque pas l’installation des parcs éoliens », explique Marion Lettry, déléguée générale adjointe du Syndicat des énergies renouvelables (SER).

Selon elle, les nouvelles procédures administratives mises en place devraient cependant remédier aux critiques sur le manque de concertation, en imposant une plus grande concertation des populations pour la construction des nouveaux parcs.

Le nombre de recours ne faiblit pas


Il n’est pas sûr que davantage de discussions en amont des projets suffisent à diminuer l’opposition.

Les associations sont très bien organisées, dispose de nombreux relais sur le terrain et les procédures de recours ont pris quasiment une dimension industrielle. Un peu plus de 500 recours seraient actuellement à l’instruction, estime le président de la Fédération environnement durable. Résultat, le délai moyen pour construire un parc éolien n’a guère varié en France. Il est de six à huit ans, soit le double de la moyenne européenne.
Jean-Claude Bourbon


L'annulation du schéma éolien breton confirmée en appel
https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/l-annulation-du-schema-eolien-breton-confirmee-en-appel_112264

La cour administrative d'appel de Nantes a confirmé mardi l'annulation du schéma éolien de la Région Bretagne, contesté par des associations environnementales.

L'annulation prononcée en première instance par le tribunal administratif de Rennes en octobre 2015 avait fait l'objet d'un recours du ministère de l’Écologie. "Ce recours est rejeté", a annoncé la cour administrative d'appel.

"Nous saluons la sagesse des juges qui sont nos seuls remparts dans la défense des populations rurales et des paysages", a commenté dans un communiqué l'association Vents de Folie, qui regroupe une vingtaine d'associations bretonnes opposées à ce schéma régional éolien (SRE). Schéma approuvé à l'automne 2012 par arrêté préfectoral.

Le document prévoyait l'implantation, d'ici à 2020, sur le territoire breton, de 2.500 éoliennes pour atteindre une production de 2.500 mégawatts, soit environ un dixième de la consommation annuelle d'électricité dans la région.

Les opposants reprochent au projet de faire la part trop belle aux industriels de l'éolien et de ne pas définir suffisamment les zones à préserver et incompatibles avec la présence d'éoliennes en raison de leur caractère exceptionnel.

Hormis un vaste périmètre autour des zones d'aviation civile et militaire, et du Mont Saint-Michel, situé en Normandie mais tout proche de la Bretagne, le SRE n'interdisait pas l'implantation d'éoliennes dans de nombreux paysages emblématiques comme les Monts d'Arrée, les mégalithes de Carnac ou le cap Fréhel, par exemple.

En octobre 2015, le tribunal administratif de Rennes avait déjà donné raison aux opposants du projet. Il avait jugé que les promoteurs du SRE n'avaient pas suffisamment étayé leur projet.

Les exceptions retenues "ne sauraient tenir lieu de critères suffisants pour identifier les parties du territoire régional favorables au développement de l'énergie éolienne", avait justifié le tribunal administratif, estimant que le préfet avait "commis une erreur de droit" environnemental.

D'autres régions, comme l'Ile-de-France ou l'Aquitaine, ont déjà vu leur schéma régional éolien retoqué par la justice pour vice de procédure, mais selon Sébastien Collet, avocat de Vents de Folie, le tribunal administratif de Rennes est le seul à avoir annulé un SRE sur le fond.


Bretagne: La justice confirme l'annulation du schéma éolien régional

Après l’Ile-de-France et l’Aquitaine, c’est au tour de la Bretagne de voir son schéma éolien régional annulé. La cour administrative d’appel de Nantes a confirmé mardi l’annulation, réclamée par des associations environnementales.

Le schéma avait été approuvé en 2012 par arrêté préfectoral avant d’être annulé par le tribunal administratif de Rennes en octobre 2015. « Nous saluons la sagesse des juges qui sont nos seuls remparts dans la défense des populations rurales et des paysages », a commenté dans un communiqué l’association Vents de Folie, qui regroupe une vingtaine d’associations bretonnes opposées à ce schéma régional éolien.

Peu de sites « protégés »

Le document prévoyait l’implantation, d’ici à 2020, sur le territoire breton, de 2.500 éoliennes pour atteindre une production de 2.500 mégawatts, soit environ un dixième de la consommation annuelle d’électricité dans la région. Les opposants reprochent au projet « de faire la part trop belle aux industriels de l’éolien » et « de ne pas définir suffisamment les zones à préserver ».

Hormis un vaste périmètre autour des zones d’aviation civile et militaire, et du Mont Saint-Michel, situé en Normandie mais tout proche de la Bretagne, le SRE n’interdisait pas l’implantation d’éoliennes dans de nombreux paysages emblématiques comme les Monts d’Arrée, les mégalithes de Carnac ou le cap Fréhel, par exemple.


Schéma régional éolien : l’annulation confirmée en appel

Le tribunal administratif de Nantes a annulé, ce mardi, le schéma régional éolien de Bretagne, élaboré par le ministère de l’écologie et du conseil régional. Les élus doivent revoir complément leur copie.

La décision du tribunal administratif d’appel de Nantes anéantit des années de travail. Déjà en octobre 2015, le tribunal administratif de Rennes avait prononcé l’annulation du schéma éolien en Bretagne. Le ministère de l’écologie avait décidé de fait appel à Nantes.


Les spécificités locales négligées

Les juges rennais reprochent à la préfecture de région et au président du conseil régional de « s’appuyer sur aucune donnée scientifique précise ». En clair, d’avoir défini quelques zones où des éoliennes ne peuvent pas être installées et d’avoir ensuite négliger les spécificités locales.

« Les considérations brèves et générales relatives à la vitesse des vents […] ne peuvent suffire à définir les parties les parties du territoire de la région favorables au développement de l’éolien », écrivent les magistrats dans leur arrêt.

Des années de travail pour rien


C’est en substance ce que préconisaient les 24 associations qui contestaient l’arrêté préfectoral de 2012 depuis son existence. « Avec ce schéma, 97 % du territoire breton était déclaré favorable au développement éolien, expose Eric Ferrec, président de l’association Vents de Folie qui regroupe la vingtaine d’associations. Mais il ne prenait pas en compte la protection de la nature, des sites et des paysages, les massifs boisés et le littoral. »

L’élaboration du schéma régional éolien a pourtant coûté cher et représente des années de travail. Les élus et les techniciens devront donc une nouvelle fois plancher sur le sujet. « La nouvelle donne devra tenir davantage compte des zones protégées et ne peut constituer un véritable appel d’offres aux promoteurs éoliens », estime Me Sébastien Collet, l’avocat rennais qui a mené la procédure pour les associations.



Bretagne : annulation du schéma régional éolien
http://www.batiweb.com/actualites/collectivites-territoriales/bretagne-annulation-du-schema-regional-eolien-18-04-2017-30289.html

La cour administrative d’appel de Nantes a confirmé mardi l’annulation du schéma éolien de la Région Bretagne. Ce dernier, contesté de longue date par les associations régionales, avait déjà été annulé en première instance par le tribunal administratif de Rennes en octobre 2015, malgré un recours du ministère de l’Ecologie.

Un nouveau coup dur pour le ministère de l’Ecologie. Après l’annulation de plusieurs schémas régionaux, notamment celui d’Aquitaine, d’Île-de-France et de Poitou-Charentes, c’est au tour de la Région Bretagne de voir le sien stoppé net. Et ce, malgré un recours du ministère.

Une annulation très bien reçue par l’association Vents de Folie, qui regroupe une vingtaine d'organismes bretons opposés à ce schéma régional éolien (SRE). « Nous saluons la sagesse des juges qui sont nos seuls remparts dans la défense des populations rurales et des paysages », s’est-elle exprimée dans un communiqué.

Le schéma prévoyait entre autres l’implantation, d’ici à 2020 sur le territoire breton, de 2 500 éoliennes pour atteindre une production de 2 500 mégawatts, soit environ 10% de la consommation annuelle d’électricité dans la région. Il était reproché à ce projet de trop avantager les industriels de l’éolien et d’être trop vague vis-à-vis des zones à préserver et incompatibles avec la présence d’éoliennes.

En effet, hormis un périmètre autour des zones d'aviation civile et militaire, et du Mont Saint-Michel, situé en Normandie mais tout proche de la Bretagne, le SRE n'interdisait pas l'implantation d'éoliennes dans de nombreux paysages emblématiques comme les Monts d'Arrée, les mégalithes de Carnac ou le cap Fréhel.

En octobre 2015, le tribunal administratif de Rennes avait déjà donné raison aux opposants du projet, jugé comme étant insuffisamment étayé. Sébastien Collet, avocat de Vents de Folie, a affirmé que seul le tribunal administratif de Rennes a pour l’instant annulé un SRE sur le fond.



Eolien: confirmation en appel de l'annulation du schéma régional breton

La cour administrative d'appel de Nantes a confirmé mardi l'annulation du schéma éolien de la Région Bretagne, contesté par des associations environnementales.
L'annulation prononcée en première instance par le tribunal administratif de Rennes en octobre 2015 avait fait l'objet d'un recours du ministère de l'Écologie. "Ce recours est rejeté", a annoncé la cour administrative d'appel.
"Nous saluons la sagesse des juges qui sont nos seuls remparts dans la défense des populations rurales et des paysages", a commenté dans un communiqué l'association Vents de Folie, qui regroupe une vingtaine d'associations bretonnes opposées à ce schéma régional éolien (SRE). Schéma approuvé à l'automne 2012 par arrêté préfectoral.
Le document prévoyait l'implantation, d'ici à 2020, sur le territoire breton, de 2.500 éoliennes pour atteindre une production de 2.500 mégawatts, soit environ un dixième de la consommation annuelle d'électricité dans la région.
Les opposants reprochent au projet de faire la part trop belle aux industriels de l'éolien et de ne pas définir suffisamment les zones à préserver et incompatibles avec la présence d'éoliennes en raison de leur caractère exceptionnel.
Hormis un vaste périmètre autour des zones d'aviation civile et militaire, et du Mont Saint-Michel, situé en Normandie mais tout proche de la Bretagne, le SRE n'interdisait pas l'implantation d'éoliennes dans de nombreux paysages emblématiques comme les Monts d'Arrée, les mégalithes de Carnac ou le cap Fréhel, par exemple.
En octobre 2015, le tribunal administratif de Rennes avait déjà donné raison aux opposants du projet. Il avait jugé que les promoteurs du SRE n'avaient pas suffisamment étayé leur projet.
Les exceptions retenues "ne sauraient tenir lieu de critères suffisants pour identifier les parties du territoire régional favorables au développement de l'énergie éolienne", avait justifié le tribunal administratif, estimant que le préfet avait "commis une erreur de droit" environnemental.
D'autres régions, comme l'Ile-de-France ou l'Aquitaine, ont déjà vu leur schéma régional éolien retoqué par la justice pour vice de procédure, mais selon Sébastien Collet, avocat de Vents de Folie, le tribunal administratif de Rennes est le seul à avoir annulé un SRE sur le fond.


Éoliennes. L'annulation du schéma régional confirmée

La cour administrative d'appel de Nantes a confirmé, ce mardi, l'annulation du Schéma régional éolien (SRE) de la Bretagne, qui avait été décidée par le tribunal administratif de Rennes en octobre 2015. Les requérants, 22 associations (*) et 13 particuliers, s’en réjouissent.

Vingt-deux associations et treize particuliers opposés à des projets de parcs éoliens avaient fait annuler ce document de référence (SRE), qui dresse la liste des zones favorables à l’installation de parcs éoliens terrestres.

Il a pour objectif de "soutenir un développement harmonieux" de l’éolien et "respectueux des populations et de l’environnement". L’État se base pour cela sur le potentiel éolien des zones en question mais aussi sur les contraintes techniques ou encore les orientations prises par les élus régionaux.

En Bretagne, au final, seule la zone autour du Mont-Saint-Michel et les zones d’entraînement des avions de l’armée de l’air avaient donc été exclues du schéma régional de l’éolien.

97 % du territoire

Ce SRE avait donc "pris très vite l’allure d’une duperie", selon les requérants. "Il permettait aux promoteurs de pouvoir déposer des permis de construire sur plus de 97 % de notre territoire, pour une électricité qui ne fournit que 6 % de notre consommation régionale et en nous laissant à la merci des coupures hivernales", fustigeaient-ils dans un communiqué. 


À lire sur le sujet
Éoliennes. Le schéma régional breton en mauvaise voie

"Cette définition de la zone favorable au développement de l’éolien (…) ne s’appuie sur aucune donnée scientifique précise mais sur des considérations brèves et générales", confirme la cour administrative d’appel de Nantes dans son arrêt.

"Un fiasco"


L’annulation d’un Schéma régional éolien, qui n’aura pas de conséquences concrètes sur les parcs éoliens déjà installés, n’est, à vrai dire, pas une première en France : quatorze régions, sur les vingt-deux qui en avaient adopté un, ont vu leur document annulé… Il y a tout juste une semaine, la cour administrative de Bordeaux a elle aussi annulé celui qui avait été pris en 2012 en Poitou-Charentes quand l’actuelle ministre de l’Écologie, Ségolène Royal, présidait la région.

"Que penser de nos élus qui ne respectent pas la loi, et des administrations qui ne l’appliquent pas, dans plus de la moitié de la France ? », ont ainsi réagi, ce mardi, dans un communiqué, les associations à l’origine du recours devant la cour administrative d’appel de Nantes. "N’y a-t-il pas lieu de s’indigner du fiasco de ces schémas, au mépris des paysages et des vies humaines ?". Les associations ont ainsi critiqué le coût "faramineux" d’élaboration de ces schémas régionaux éoliens et les procédures "ruineuses" intentées contre les associations d’opposants. "Cela nous a coûté 7.000 € en frais d’avocats, alors que l’État n’a été condamné à nous payer que 1.500 € de frais de justice", déplore Éric Ferrec, président de l’association Vents de Folie, de Langonnet (Morbihan).

22 associations

Parmi les requérants, on retrouvait aussi Plouër Initiatives, C du Vent, Au Poher Le Vent tourne, Gardez les caps, Les Pieds sur Terre, Vent d’Evel, Vents de Panique 56, Vents tournants, Aveladenn et Patrimoine Environnement. La Société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France (SPPEF) et la Fédération des associations et des usagers des bassins versants de la Rance et du Frémur y figurent également. L’association de défense du site de Lancieux et de la baie de Beaussais du Frémur, l’Union belliloise pour l’environnement et le développement, les Amis du Patrimoine de Bieuzy, l’Association contre le grand éolien dans le pays de Baud, l’Association contre le projet éolien de Guern, Environnement et Paysage en Haute-Bretagne (AEPHB), l’Association pour la protection du patrimoine du pays de Moncontour (APPPM), Cadre de vie et environnement Melgven-Rosporden et Défense de l’environnement vert et de la santé Saint-Dolay (Devsas) sont aussi concernées.




Eolien: confirmation en appel de l'annulation du schéma régional breton 
https://www.romandie.com/news/Eolien-confirmation-en-appel-de-l039annulation-du-schema/789028.rom
Rennes - La cour administrative d'appel de Nantes a confirmé mardi l'annulation du schéma éolien de la Région Bretagne contesté par des associations environnementales.

L'annulation prononcée en première instance par le tribunal administratif de Rennes en octobre 2015 avait fait l'objet d'un recours du ministère de l'Écologie. "Ce recours est rejeté", a annoncé la cour administrative d'appel.

"Nous saluons la sagesse des juges qui sont nos seuls remparts dans la défense des populations rurales et des paysages", a commenté dans un communiqué l'association Vents de Folie, qui regroupe une vingtaine d'associations bretonnes opposées à ce schéma régional éolien (SRE). Schéma approuvé à l'automne 2012 par arrêté préfectoral. 

Le document prévoyait l'implantation, d'ici à 2020, sur le territoire breton, de 2.500 éoliennes pour atteindre une production de 2.500 mégawatts, soit environ un dixième de la consommation annuelle d'électricité dans la région.

Les opposants reprochent au projet de faire la part trop belle aux industriels de l'éolien et de ne pas définir suffisamment les zones à préserver et incompatibles avec la présence d'éoliennes en raison de leur caractère exceptionnel.

Hormis un vaste périmètre autour des zones d'aviation civile et militaire, et du Mont Saint-Michel, situé en Normandie mais tout proche de la Bretagne, le SRE n'interdisait pas l'implantation d'éoliennes dans de nombreux paysages emblématiques comme les Monts d'Arrée, les mégalithes de Carnac ou le cap Fréhel, par exemple.

En octobre 2015, le tribunal administratif de Rennes avait déjà donné raison aux opposants du projet. Il avait jugé que les promoteurs du SRE n'avaient pas suffisamment étayé leur projet.

Les exceptions retenues "ne sauraient tenir lieu de critères suffisants pour identifier les parties du territoire régional favorables au développement de l'énergie éolienne", avait justifié le tribunal administratif, estimant que le préfet avait "commis une erreur de droit" environnemental.

D'autres régions, comme l'Ile-de-France ou l'Aquitaine, ont déjà vu leur schéma régional éolien retoqué par la justice pour vice de procédure, mais selon Sébastien Collet, avocat de Vents de Folie, le tribunal administratif de Rennes est le seul à avoir annulé un SRE sur le fond.

vendredi 14 avril 2017

Les énergies renouvelables : des choix discutables.

05/04/2017



Au cours de l’émission A CIEL OUVERT Michel LEBRUN scientifique Roannais
évoque les choix discutables pris par l’état pour imposer l’installation de parcs éoliens qui ont peu de rendement, qui grèvent le budget des citoyens, qui réenclenche les centrales thermiques, et la construction des éoliennes n’a rien écologique.




« Pilleurs de paysages, pirates du vent »

http://www.lechodelalys.fr/airois/eoliennes-francois-decoster-s-enerve-contre-les-ia704b0n205576

Article de L'Écho de la Lyspublié le 13/04/2017


Éoliennes: François Decoster s’énerve contre «les pirates du vent»

Il n’y a pas que la réception de son avis d’imposition qui peut gâcher une journée, les entreprises spécialisées dans l’implantation d’éoliennes ont également ce pouvoir. François Decoster, le président de la Communauté d’agglomération du Pays de Saint-Omer, vient d’en faire l’amère expérience en recevant un courrier de l’entreprise Boralex, notamment implantée à Blendecques.

Dans ce courrier, le fournisseur d’électricité invite le maire de Saint-Omer à un atelier de travail le 20 avril en mairie d’Helfaut « pour poursuivre les échanges sur la trame d’implantation (ndlr : d’un projet éolien au sud de Saint-Omer), les retombées pour le territoire et l’information de la population. »

Or, les élus de la Capso ont clairement dit non à toute nouvelle implantation d’éoliennes sur leur territoire. « Les quatre intercommunalités fondatrices de la Capso ont clairement fait connaître, fin 2016, dans un document envoyé aux opérateurs éoliens, qu’elles ne souhaitaient pas plus d’éoliennes sur notre territoire que celles déjà implantées ou ayant un permis de construire au 31 décembre dernier », écrivait ce jeudi matin François Decoster sur sa page Facebook.

« Pilleurs de paysages, » « pirates du vent »

Et l’élu audomarois de tirer à boulets rouges sur « ces pirates du vent » : « Mais il faut leur dire dans quelle langue pour qu’ils comprennent enfin ? Alors je dis STOP à ces démarchages, marchandages, fausses concertations menées par ces pilleurs de paysages qui font comme si les habitants de notre territoire et leurs élus comptaient pour du beurre ! Quand notre territoire sera couvert d’éoliennes, ces opérateurs seront partis mettre à sac d’autres paysages et il ne nous restera que les yeux pour pleurer ! Alors non, je ne les laisserai pas faire sans rien dire. J’aime trop notre territoire et notre cadre de vie pour laisser ces pirates du vent nous voler ce bien commun que constitue notre belle ruralité ! » Il y en a qui doivent avoir les oreilles qui sifflent en ce moment.

jeudi 13 avril 2017

Chamole (39) (I)

Chamole se situe sur le rebord du premier plateau jurassien à 560 m d'altitude.
02/04/2017 - Fondation pour futur géant d’acier
http://www.leprogres.fr/jura/2017/04/02/parc-eolien-de-chamole-ni-pour-ni-contre-bien-au-contraire















Avril 2017, quand on voit la dimension du chantier, la construction des accès, la profondeur des excavations et la taille du socle en béton déjà réalisé, c'est un désastre écologique.









A consulter
http://www.intervent.fr/projets/chamole

- Projet de parc éolien sur la commune de Chamole : Rapport d’expertise forestière préalable.(avril 2013)
http://www.franche-comte.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Annexe_6_-_Rapport_expertise_foresti_re_cle08255f.pdf

Chamole : le permis de construire du parc éolien accordé
Le permis de construire pour le parc éolien de Chamole est arrivé en mairie. C'est une étape de plus de franchie...(août 2015)

mercredi 12 avril 2017

Éoliennes et infrasons, qui dit vrai ?

http://fr.friends-against-wind.org/health/eoliennes-et-infrasons-qui-dit-vrai

18 mars 2016

Par Bruno Ladsous,
ancien directeur général de la Ligue nationale contre le cancer

« En clair, les pouvoirs publics agissent selon le fameux syndrome du réverbère : ils cherchent les clés là où c'est éclairé, au lieu de faire mesurer les infrasons qui sont la cause essentielle des troubles de santé des populations riveraines. »

Chers amis de Canopée,
En matière de santé, c’est un principe : ne jamais rien affirmer qui n’ait été vérifié. A fortiori dans ce pays si marqué par le poids des pressions et coteries, où de bonne foi l’on peut se faire piéger.
Le rapport de l’académie de médecine de 2006 observe que « la réglementation relative à l’impact sur la santé du bruit induit par ces engins ne tient compte ni de leur nature industrielle ni de la grande irrégularité des signaux sonores émis par ces machines... », et recommande que « dès maintenant, à titre conservatoire soit suspendue la construction des éoliennes d’une puissance supérieure à 2,5 MW situées à moins de 1 500 mètres des habitations... ». Il énonce cependant que les infrasons produits « n’ont aucun impact sur la santé de l’homme », que « cette crainte des infrasons produits par les éoliennes est sans fondement ».
L’académie avait pourtant accès aux études méthodologiques de Neil Kelley sur les infrasons « a methodology for assessment of wind turbine noise generation » ainsi qu’aux études de la NASA cf. le memorandum 83288 « guide to the evaluation of human exposure to noise from large wind turbines ».
De nombreuses études épidémiologiques ont été également réalisées, la plus complète figurant dans le rapport d’un groupe de travail constitué dans l’Ontario en 2015, sur la base des travaux de N. Kelley, M. Swinbanks et R. James, avec cette idée audacieuse de procéder à des mesures à l’intérieur des maisons (placing monitoring equipment inside homes rather than only outside). En voici la conclusion :
infrasound generated by wind turbines must be considered a potential direct cause of the adverse health reactions widely reported from wind turbine host communities. Now that so many indicators point to infrasound as a potential agent of adverse health effects, it is critical to re-examine the approach to this aspect of wind turbine operation, revise regulations, and immediately implement protective public health measures based on the precautionary principle.
Traduction :
les infrasons produits par les éoliennes doivent être considérés comme une cause potentielle directe des problèmes de santé rapportés par leurs riverains. Compte tenu de tous les indicateurs concordants à ce sujet, il devient nécessaire de réexaminer cette dimension de l’activité éolienne, d’actualiser la réglementation et de déployer immédiatement des mesures de prévention sur la base du principe de précaution.
Mais en France, l’on n’aime pas les études réalisées dans les grands pays démocratiques et pionniers de l’éolien que sont les USA, le Canada... Sans doute parce qu’elles mettent en évidence une réponse fort gênante pour notre lobby éolien et écologique politique, à savoir qu’il existe une corrélation entre les infrasons (vibrations mécaniques de basses fréquences situées en-deçà de la limite d’audition humaine, autrement dit entre 0 Hz et 16 Hz) générés par les éoliennes et les symptômes décrits par les riverains qui déplorent moins les sons entendus (chuintement des pales, bruits d’engrenage du multiplicateur) que les ondes ressenties et se plaignent de troubles du sommeil, anxiété au réveil, nausées, migraines, pression à la base du cou, pression dans les oreilles, acouphènes, vertiges, irritabilité, tachycardie.
Pour l’Organisation mondiale de la santé (Guidelines for community noise), en matière d’exposition chronique aux infrasons une forte proportion de basses fréquences augmente considérablement les effets néfastes sur la santé, une exposition prolongée peut entraîner des effets permanents graves tels que de l’hypertension voire des arrêts cardiaques, et quand les basses fréquences sont prépondérantes - cas des engins éoliens - les mesures officielles par les dB(A) - décibel pondéré A - sont un outil inapproprié. Et le Prof. A. Hedge (Un. de Cornell) de rappeler que les vibrations entre 0,5 et 80 Hz ont des effets significatifs sur le corps humain, celles comprises entre 2,5 et 5 Hz ayant une forte résonance dans les vertèbres avec une amplification supérieure à 240 % et pouvant créer un stress chronique et un dommage permanent aux organes.
Chacun sait qu’il existe des pics de pression acoustique à chaque passage de pale et des creux de pression entre deux passages, l’énergie diffusée étant alors infiniment supérieure à la moyenne de pression enregistrée. À chaque passage de pale, le cerveau enregistre l’évènement sonore et attend la suite, particulièrement la nuit.
Chacun sait que les habitations se comportent comme une caisse de résonance pour les basses fréquences, nettement plus élevées dedans que dehors.
Chacun sait que ces nuisances spécifiques sont aggravées sur les terrains non plats, en raison de phénomènes d’écho et de réverbération liés à la topographie. Mais ce sont là des phénomènes non maîtrisés par des promoteurs généralement plus compétents au plan des montages financiers qu’au plan technique et au plan médical.
Et cependant, l’arrêté du 26 août 2011 a supprimé l’obligation de contrôler les basses fréquences pour les éoliennes alors que ce contrôle demeure pour toutes les autres activités humaines cf. article R 1334-34 du code de santé publique.
En clair, les pouvoirs publics agissent selon le fameux syndrome du réverbère : ils cherchent les clés là où c’est éclairé, au lieu de faire mesurer les infrasons qui sont la cause essentielle des troubles de santé des populations riveraines. C’est un véritable scandale de santé publique (un de plus), dont il découlera probablement des actions en justice à l’encontre de ces responsables politiques qui savaient, et qui cependant n’ont rien fait.
Rappelons enfin quelles sont les distances minimales décidées au Canada (2 km), en Pologne (3 km) et dans certains länders allemands (2,5 km).
Bruno LADSOUS,
ancien directeur général de la Ligue nationale contre le cancer,
Saint-Martin-de-Lenne

lundi 10 avril 2017

Désinformation, approximations sur les énergies renouvelables et l’éolien en particulier

http://fr.friends-against-wind.org/realities/desinformation-et-approximations-sur-l-eolien

(Cliquez sur le lien ci-dessus pour visualiser la vidéo)

Cette vidéo montre à quel point les médias contribuent à désinformer le public en lui donnant de faux espoirs sur les capacités de l’éolien à réduire les gaz à effet de serre et à être une source de production sûre, économique et fiable.

Vidéo réalisée par la fédération Vent de Colère ! 
« Partant du 13 h de France 2 le 8 février 2017 et de l’émission politique de France Info le 11 février 2017 à 8 h 30, nous avons réalisé cette vidéo qui montre à quel point en particulier les médias enjolivent les performances des énergies éoliennes et solaires, et de ce fait contribuent à désinformer le public en lui donnant de faux espoirs sur leurs capacités à contribuer à la réduction des gaz à effet de serre et à être une source de production sûre, économique et fiable. »








samedi 8 avril 2017

8 avril 2017 : Manifestation à Arromanches (14)


Les opposants aux éoliennes en mer dénoncent “une profanation des plages du débarquement”

Près de cent personnes ont manifesté à Arromanches afin de protester contre le projet d'implantation d'un parc de 75 éoliennes géantes devant la plage de Juno beach ou débarquèrent les soldats canadiens le 6 juin 1944.
"Eolien = racket", "tromperie", "éolien, énergie fictive", "une insulte aux soldats qui sont morts pour nous" : visiblement, le grand projet éolien offshore encouragé par les pouvoirs publics ne trouve guère de grâce aux yeux des manifestants rassemblés sous le soleil de la côte de nacre. Avant même d'avancer des arguments économiques et scientifiques pour justifier son opposition, la Fédération Environnement Durable, qui appelait au rassemblement, se place sur le terrain de la morale : "Les 75 éoliennes en mer géantes entraîneront la dégradation d'un lieu préservé, hautement symbolique de la paix dans le monde, la profanation d'un cimetière marin où le 6 juin 1944, des milliers de soldats de toutes les nationalistés ont donné leur vie pour sauver la France et l'Europe de la tyrannie".

En outre, la Fédération Environnement Durable juge le courant issu du vent, "de mauvaise qualité" et de surcroit coûteux : il reviendrait "à un prix cinq fois supérieur à celui du marché". L'association voit derrière le développement de l'éolien la main d'un puissant lobby qui aurait exercé "un chantage à l'emploi" pour faire aboutir le projet. "Ils ont dissimulé qu'il s'agit d'emplois hautement subventionnés".

En Normandie, trois parcs éoliens en mer doivent être implantés dans les années qui viennent. 62 machines seront construites au large de Dieppe, 83 le seront Etretat et Fécamp. Le parc situé en face des plages du débarquement entre Arromanches et Courseulles comprendra 75 éoliennes. Il ne devrait pas entrer en service avant 2022.
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Arromanches. Près de 150 manifestants contre les éoliennes [vidéo]
http://www.ouest-france.fr/normandie/bayeux-14400/arromanches-pres-de-150-manifestants-contre-les-eoliennes-video-4916217

Ce samedi 8 avril 2017, les associations se sont mobilisées contre l’installation d’éoliennes au large des plages du Débarquement. Près de 150 personnes ont défilé dans la commune.

« Implanter 75 éoliennes en mer ici, c’est la profanation d’un cimetière marin, celui des plages du Débarquement. » Président de la fédération environnement durable, Jean-Louis Butré ne désespère pas de voir le projet de parc éolien en mer abandonné.

Comme lui, près de 150 personnes se sont retrouvées ce samedi, pour manifester dans les rues d’Arromanches. « Un lieu symbolique, assure Jean-Louis Butré. Ce projet, c’est le déshonneur de la France, auprès des habitants des pays alliés qui ne cessent de nous envoyer des milliers de courriers de soutien. »

Venus de toute la région, les manifestants ont arpenté les rues de la commune pendant près d’une heure. « Un moyen de montrer que notre action n’est pas terminée, estime Elsa Joly-Malhomme, présidente de Libre horizon. La preuve : la pétition que nous avons mise en ligne a déjà récolté 2 500 signatures en deux semaines. »





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Arromanches. La mobilisation continue contre les éoliennes
http://www.ouest-france.fr/normandie/bayeux-14400/arromanches-la-mobilisation-continue-contre-les-eoliennes-4916268

Si l’implantation de 75 éoliennes en mer, au large d’Arromanches et de Courseulles-sur-Mer semble sur les rails, huit associations ont déposé un recours contre ce projet.

« Tout est fait pour nous épuiser ! » Alors que l’enquête publique s’est achevée fin 2016 et que le projet d’implantation d’un parc éolien dans le Calvados, au large des plages du Débarquement, est en passe de devenir une réalité, les opposants bravent les obstacles, et se ...



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Près de 200 manifestants contre le parc éolien Arromanches


Il étaient plus de 150 ce dimanche pour manifester contre le parc éolien prévu au large d'Arromanches. La requête reste la même depuis presque  deux ans: repousser ce parc à 20 km des côtes.
Ce samedi 8 avril 2017, près de 200 personnes ont manifesté afin de protester contre le projet d'implantation d'un parc de 75 éoliennes devant la plage de Juno beach.
Plusieurs associations et fédérations étaient réunies avec la Fédération Environnement Durable (FED) et Libre Horizon, association locale pour la sauvegarde du site historique.

"Il profane un cimetière marin"

Pour le président de la FED, Jean-Louis Butré, l'implantation est impensable."Il profane un cimetière marin, où sont les corps de nombreux soldats qui ont participé à la libération des plages du Débarquement." Jean-Louis Butré espère bien que le projet de parc éolien soit abandonné. Les manifestants ont parcouru les rues d'Arromanches pendant une heure. Elsa Joly-Malhomme, présidente de Libre Horizon, affirme que leur cause est grandement soutenue. "Nous avons mis une pétition en ligne il y a deux semaines, et nous avons récolté déjà 2 500 signatures ! Nous aussi avons le soutien des pays alliés contre ce projet".

Verdict en juin 2017

Un recours avait été fait par plus de 7 associations, contre l'implantation du parc éolien, en octobre 2016. "Le classement de l'UNESCO insiste bien sur la présence d'un grand nombre d'épaves jusqu'à 20 km des côtes. Le champ éolien viendrait sur ce site, à peine à 10 Km des côtes." exprime l'ensemble des associations sur le projet.
Ce parc entre dans le cadre du développement des énergies renouvelables. La décision de la justice tombera en juin 2017, validant ou non le projet de ce parc éolien en mer.
Pour le reste du littoral normand, 62 éoliennes sont prévues au large de Dieppe et 83 entre Etretat et Fécamp.
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En tête de manifestation, Hervé Texier, président de Belle Normandie Environnement, Jean-Louis Butré, président de la Fédération de l'Environnement Durable, Elsa Joly Malhomme et Amaury de Lencquesaing, de l'association Libre Horizon. -
Arromanches-les-Bains

160 opposants au parc éolien marin de Courseulles manifestent à Arromanches
Samedi, les opposants au projet de parc éolien marin au large de Courseulles-sur-Mer se sont donné rendez-vous devant le musée du Débarquement, à Arromanches-les-Bains, pour manifester dans les rues de la commune.

L’association locale Libre Horizon, en pointe du combat contre le futur parc éolien offshore au large de Courseulles-sur-Mer, « devant les plages du débarquement de Normandie », a reçu le soutien de Belle Normandie Environnement et de la Fédération de l’environnement durable (FED). Venus de toute la région, 160 manifestants ont quitté la place du 6 juin, samedi 8 avril 2017, après-midi, à Arromanches, pour défiler dans les rues du village, suscitant la curiosité, amusée et plutôt bienveillante, des nombreux touristes présents en ce jour ensoleillé. L’opposition au projet est fondée avant tout sur la valeur mémorielle du paysage du port artificiel d’Arromanches. Le coût de construction du parc (75 éoliennes) qui pourrait être opérationnel en 2020 est de 1,8 milliard d’euros (fonctionnement annuel : 50 millions d’euros), dont 150 millions pour l’électrification.

« Les 75 éoliennes géantes en mer entraîneront la profanation du cimetière marin où, le 6 juin 1944, des milliers de soldats de toutes nationalités ont donné leur vie pour sauver la France et l’Europe de la tyrannie ». Jean-Louis Butré, président de la FED dénonçait « une mécanique financière folle au bénéfice des industriels », et un projet « appuyé sur des promesses fallacieuses en termes d’emplois pour produire une électricité au coût de production 5 fois plus élevé ». La manifestation s’est déroulée dans un climat bon enfant, quoique bruyant en revenant devant le musée du port artificiel. Son succès fera-t-il reculer les décideurs du projet comme ce fut le cas pour le projet de parc éolien marin prévu face au site du Mont-Saint Michel ?

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Vidéo