Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

Suisse (II) (du 01/04/2018 au ...)

Suisse



Voir les articles précédents sur "Suisse" (I)


👍👉 Voisine d'éoliennes industrielles : Journal d'une amoureuse de la nature et du silence
http://www.voisinedeoliennesindustrielles.com/




12/06/19 : L’éolien et le solaire peinent à croître, le gaz sera indispensable
Malgré une stratégie énergétique très ambitieuse, la Suisse peine à trouver un rythme de croissance soutenu pour le développement de l’énergie éolienne et solaire.
Alors que le mix électrique suisse actuel est largement décarboné par rapport la grande majorité des pays européens grâce en premier lieu à notre production d’énergie hydraulique (60%), notre pays produit à peine 250 kilowattheures d’énergie solaire et éolienne par an et par habitant.
Tel est le constat de la Fondation suisse de l’énergie (SES) dans un récent rapport qui rappelle également que l’énergie solaire est certes en croissance continue, mais qu’elle n’assure pour l’heure que 3,5% de la production suisse d’électricité, tandis que l’énergie éolienne produit seulement 0,2% de notre courant.
Cette dernière source d’énergie peine particulièrement à s’installer dans notre pays, puisque seules 37 éoliennes sont en fonction actuellement et produisent annuellement l’équivalent de la consommation de 36.500 ménages. A titre de comparaison, l’Autriche qui, comme la Suisse, ne peut pas profiter d’installations offshore, est dotée de plus de 1’300 éoliennes permettant de couvrir plus de 10% de la consommation électrique du pays.
Alors que la grande majorité des Autrichiens vivant à proximité d’une éolienne (85%) sont plutôt enclins à voir se construire de nouvelles machines de ce type, ce comportement détone avec celui de beaucoup de nos concitoyens qui souhaitent le développement du parc éolien, mais pas à côté de chez eux. Ce syndrome «not in my backyard» a pour effet de multiplier les oppositions et recours initiés par des privés et/ou des associations de défense de la nature par rapport à tout projet éolien. De plus, la nouvelle publication de l’Atlas des vents par l’Office fédéral de l’énergie (OFEN) affiche des vitesses inférieures dans la plupart des régions par rapport à sa précédente publication datant de 2016, ce qui rend encore un peu plus difficile le développement du parc éolien suisse.
Le potentiel hydraulique suisse étant presque atteint, l’éolien ne constituant pas une option politiquement réaliste, reste l’énergie photovoltaïque, qui ne cesse de croître au niveau mondial. D’autant que le coût du kilowattheure solaire produit sur de grandes installations helvétiques a été divisé par dix en moins de quinze ans pour atteindre 4,3 centimes l’an dernier, alors que celui produit sur les toits suisses coûte entre 8 et 15 centimes. Pourtant, malgré ces baisses de coûts, le potentiel solaire de la Suisse demeure considérable. On soulignera par ailleurs que, pour assurer la croissance du photovoltaïque, les entreprises suisses spécialisées dans le domaine ne comptent pas sur davantage de subventions, mais plaident pour une vraie stratégie de soutien, avec des conditions-cadres et des incitations favorables au développement de cette industrie, qui est et demeurera largement dominée par la Chine.
Cela étant, s’il est souhaitable de voir la croissance de l’énergie solaire s’accélérer, il s’agit de rester lucide: avec l’arrêt progressif de ses cinq centrales nucléaires, notre pays ne pourra pas se passer de l’énergie de transition que constitue le gaz naturel pour produire «en ruban» le courant nécessaire à une population de bientôt dix millions d’habitants.
* Centre Patronal

11/06/19 : Neufchâtel : Un recours freine de nouveau les éoliennes de Buttes
Sitôt les oppositions levées, un nouveau recours vient stopper les éoliennes de la Montagne de Buttes. L’association des Travers du Vent a déposé un appel devant le Tribunal cantonal neuchâtelois.
Cela n’aura pas traîné. Quelques heures après que les communes-hôtes du projet éolien de la Montagne de Buttes ont annoncé avoir levé les oppositions aux permis de construire, les Travers du Vent contre-attaquent. L’association a déposé un appel devant le Tribunal cantonal neuchâtelois. Ce dernier est adressé par près de 500 personnes.
Selon les Travers du Vent, plusieurs dispositions légales sont contournées avec ce projet. L’association avance que ce parc de 19 turbines contrevient gravement aux dispositions légales en matière de protection contre le bruit. Pour les recourants, une expertise montre que les calculs des promoteurs ne tiennent pas la route. « On ne saurait en être surpris avec des machines de 180 mètres de haut, générant 106 décibels, prévues à moins de 300 mètres des habitations. » Ils avancent aussi que l’impact sur les oiseaux et la biodiversité serait « fatal dans ce secteur ».
Selon les promoteurs, le futur parc doté de 19 éoliennes de dernière génération pourrait couvrir 10% de la consommation électrique actuelle totale du Canton de Neuchâtel avec une production annuelle de quelque 100 millions kWh.

https://www.rtn.ch/rtn/Actualite/Region/20190611-Un-recours-freine-de-nouveau-les-eoliennes-de-Buttes.html

11/06/19 : Neufchâtel : Projet éolien de la Montagne de Buttes : recours déposés
ENERGIE ÉOLIENNE : Les communes-hôtes du projet éolien de la Montagne de Buttes ont levé les oppositions aux permis de construire. Cette décision fait suite à celle prise début mai par le Conseil d’Etat neuchâtelois, qui a levé les cinq oppositions au plan d’affectation cantonal. Mais des recours ont déjà été déposés.
«Le parc couvrira 10% de la consommation électrique totale du canton de Neuchâtel. Il contribuera de manière décisive aux objectifs annoncés de réduire de 60% les émissions de CO2 à l’horizon 2035 et d’augmenter les énergies renouvelables dans le canton», indique mardi Verrivent, la société d’exploitation.
Doté de 19 éoliennes de dernière génération, le parc aura une production annuelle de quelque 100 millions de kWh. Sa production représente 230% de la consommation électrique de l’ensemble du district du Val-de-Travers.
Sur les 140 millions de francs d’investissements, environ 30% reviendront à des entreprises régionales. Verrivent est le partenaire des trois communes-hôtes (Val-de-Travers, Les Verrières et La Côte-aux-Fées).
Recours déposés
«Ce parc éolien a été planifié en collaboration avec les principales organisations environnementales nationales. Des mesures de compensation exemplaires et novatrices sont prévues. Ainsi les éoliennes ne tourneront pas pendant la période de fauche, 16 km de lignes électriques seront enfouies et les pylônes restants seront adaptés de manière à protéger les rapaces, dont le hibou grand-duc, de possibles électrocutions», précise Verrivent dans un communiqué.
L’association Les Travers du Vent n’est toutefois pas convaincue par ces arguments et milite toujours contre ce parc, qu’elle qualifie de «menace pour la faune ailée et de débâcle environnementale et écologique». C’est pour ces raisons qu’elle a déposé un recours de quelque 500 personnes contre le projet auprès du Tribunal cantonal neuchâtelois.
«Avec ses 19 turbines, le plus grand projet éolien de Suisse contrevient gravement aux dispositions légales en matière de protection contre le bruit», écrit l’association Les Travers du Vent. Elle estime aussi que les impacts sur la faune ailée n’ont pas suffisamment été pris en compte tout comme la problématique paysagère.
Helvetia Nostra et la Fondation suisse pour la protection et l’aménagement du paysage (FP) ont également indiqué dans un communiqué, diffusé mardi après-midi, qu’ils faisaient recours auprès du Tribunal cantonal contre l’approbation du Plan d’affectation cantonal.
Vu la complexité du projet, un groupe de suivi piloté par les services de l’Etat sera mis en place pour la construction, l’exploitation et le démontage du parc prévu après 25 ans. Des associations, les communes, ainsi que des riverains y participeront.
Verrivent est détenue actuellement à parts égales par les Services Industriels de Genève (SIG) et par Groupe E Greenwatt. Il est prévu que son capital-actions s’ouvre à terme aux collectivités publiques (communes ou Neuchéole).
https://www.arcinfo.ch/articles/regions/val-de-travers/projet-eolien-de-la-montagne-de-buttes-recours-deposes-846656

11/06/19 : Neufchâtel : Oppositions levées pour les 19 éoliennes de la Montagne de Buttes
Les communes-hôtes du projet éolien de la Montagne de Buttes (NE) ont levé les oppositions aux permis de construire. Cette décision suit celle du Conseil d'Etat neuchâtelois, qui a levé les cinq oppositions au plan d'affectation cantonal.
"Le parc couvrira 10% de la consommation électrique totale du canton de Neuchâtel. Il contribuera de manière décisive aux objectifs annoncés de réduire de 60% les émissions de CO2 à l'horizon 2035 et d'augmenter les énergies renouvelables dans le canton", indique mardi Verrivent, la société d'exploitation.
Doté de 19 éoliennes de dernière génération, le parc aura une production annuelle de quelque 100 millions de kWh. Sa production représente 230% de la consommation électrique de l'ensemble du district du Val-de-Travers.
"Ce parc éolien a été planifié en collaboration avec les principales organisations environnementales nationales. Des mesures de compensation exemplaires et novatrices sont prévues. Ainsi les éoliennes ne tourneront pas pendant la période de fauche, 16 km de lignes électriques seront enfouies et les pylônes restants seront adaptés de manière à protéger les rapaces, dont le hibou grand-duc, de possibles électrocutions", précise Verrivent dans un communiqué.
Recours au Tribunal cantonal
L'association Les Travers du Vent n'est toutefois pas convaincue par ces arguments et milite toujours contre ce parc, qu'elle qualifie de "menace pour la faune ailée et de débâcle environnementale et écologique". C'est pour ces raisons qu'elle a déposé un recours muni de quelque 500 signatures contre le projet auprès du Tribunal cantonal neuchâtelois.
"Avec ses 19 turbines, le plus grand projet éolien de Suisse contrevient gravement aux dispositions légales en matière de protection contre le bruit", écrit l'association Les Travers du Vent.

11/06/19 : Un parc éolien verra le jour à Neuchâtel
Energie : Les oppositions aux permis de construire ont été levées. Le parc couvrira 10% de la consommation électrique totale du canton.
Les communes-hôtes du projet éolien de la Montagne de Buttes (NE) ont levé les oppositions aux permis de construire. Cette décision fait suite à celle prise début mai par le Conseil d'Etat neuchâtelois, qui a levé les cinq oppositions au plan d'affectation cantonal. Mais un recours a déjà été déposé.
«Le parc couvrira 10% de la consommation électrique totale du canton de Neuchâtel. Il contribuera de manière décisive aux objectifs annoncés de réduire de 60% les émissions de CO2 à l'horizon 2035 et d'augmenter les énergies renouvelables dans le canton», indique mardi Verrivent, la société d'exploitation.
Doté de 19 éoliennes de dernière génération, le parc aura une production annuelle de quelque 100 millions de kWh. Sa production représente 230% de la consommation électrique de l'ensemble du district du Val-de-Travers.
Sur les 140 millions de francs d'investissements, environ 30% reviendront à des entreprises régionales. Verrivent est le partenaire des trois communes-hôtes (Val-de-Travers, Les Verrières et La Côte-aux-Fées).
«Ce parc éolien a été planifié en collaboration avec les principales organisations environnementales nationales. Des mesures de compensation exemplaires et novatrices sont prévues. Ainsi les éoliennes ne tourneront pas pendant la période de fauche, 16 km de lignes électriques seront enfouies et les pylônes restants seront adaptés de manière à protéger les rapaces, dont le hibou grand-duc, de possibles électrocutions», précise Verrivent dans un communiqué.
Recours au Tribunal cantonal
L'association Les Travers du Vent n'est toutefois pas convaincue par ces arguments et milite toujours contre ce parc, qu'elle qualifie de «menace pour la faune ailée et de débâcle environnementale et écologique». C'est pour ces raisons qu'elle a déposé un recours de quelque 500 personnes contre le projet auprès du Tribunal cantonal neuchâtelois.
«Avec ses 19 turbines, le plus grand projet éolien de Suisse contrevient gravement aux dispositions légales en matière de protection contre le bruit», écrit l'association Les Travers du Vent. Elle estime aussi que les impacts sur la faune ailée n'ont pas suffisamment été pris en compte tout comme la problématique paysagère.
Vu la complexité du projet, un groupe de suivi piloté par les services de l'Etat sera mis en place pour la construction, l'exploitation et le démontage du parc prévu après 25 ans. Des associations, les communes, ainsi que des riverains y participeront.
Verrivent est détenue actuellement à parts égales par les Services Industriels de Genève (SIG) et par Groupe E Greenwatt. Il est prévu que son capital-actions s'ouvre à terme aux collectivités publiques (communes ou Neuchéole).
https://www.tdg.ch/suisse/suisse-romande/le-parc-eolien-verra-le-jour/story/23327284

11/06/19 : De jeunes délégués PLR alémaniques veulent revenir à 
l'énergie nucléaire
Alors que la thématique environnementale ne cesse de gagner du terrain dans l’espace public, l’énergie nucléaire est, pour certains, la solution contre le réchauffement climatique.
La stratégie énergétique acceptée il y a deux ans par le peuple suisse interdit pourtant la construction de toute nouvelle centrale. Mais, pour de jeunes délégués PLR alémaniques, la lutte contre le changement climatique restera sans effets si on se passe de l'énergie nucléaire
Lors de l'assemblée du 22 juin qui fixera la stratégie climatique du parti, ils vont donc prendre position en faveur de nouvelles centrales. Le conseiller national PLR zurichois Hans-Ulrich Bigler, président du Forum nucléaire, se ralliera à cette position: "si on peut présenter de nouvelles technologies, il faut rester ouvert à des investissements et dans ce sens-là, je vais soutenir la position des jeunes radicaux".
Dans un récent sondage, 56% des sympathisants PLR se disent favorable à la construction de nouvelles centrales nucléaires. Mais le nucléaire est devenu très impopulaire après l'accident de Fukushima, au Japon, en 2011.
Retard sur les énergies alternatives
Reste que le le développement du solaire et de l'éolien, censés compenser la sortie du nucléaire, prennent du retard, comme le souligne la Fondation suisse de l'énergie dans un récent rapport. Pour son responsable politique, Valentin Schmidt, le retour des pro-nucléaires est toutefois insensé. "Ils prennent l'argument du climat, mais en réalité il faut savoir que les nouvelles centrales nucléaires seraient beaucoup trop chères, ça prendrait beaucoup trop de temps à les réaliser, ça n'est pas réaliste", assène-t-il, avant d'ajouter: "les alternatives sont là, les technologies sont connues, il faut juste le faire".
Durée de vie allongée
Si la construction d'une nouvelle centrale reste très improbable, le prolongement de la durée de vie des installations actuelles se précise.
Tant qu'elle sont jugées suffisamment sûres, les centrales suisse profitent d'une autorisation d'exploitation illimitée. Doris Leuthard avait à l'époque parlé d'une durée de vie maximale de 50 ans. Mais l'Office fédéral de l'énergie confirme que l'un de ses scénarios pour l'avenir prévoit désormais une durée de vie de 60 ans.

https://www.rts.ch/info/suisse/10497787-de-jeunes-delegues-plr-alemaniques-veulent-revenir-a-l-energie-nucleaire-.html

06/06/19 : 😊 Les éoliennes, les oiseaux, les chats et moi
OPINION. Peut-on, faut-il comparer les avicides perpétrés par les félins, avec les avicides perpétrés par les aéromoteurs? Entre morale et rhétorique, notre chroniqueur s’interroge…
Par-delà le petit théâtre des ambitions, la politique offre à qui l’observe une source intarissable de plaisirs coupables. En tête desquels se place le spectacle de la dialectique en action. Rien n’est plus fascinant qu’une joute argumentaire, surtout quand la mauvaise foi le dispute au spécieux.
Syllogismes alambiqués ou contre-vérités assénées comme des uppercuts: tous les moyens sont bons pour avoir raison. Il en est ainsi depuis que la rhétorique est rhétorique, de Protagoras à Kevin Grangier. Qu’importe l’argument, pourvu qu’il fasse mouche.
Notre siècle ayant décidé de ne rien faire comme les autres, il a choisi d’étoffer la panoplie du rhéteur. En plus des anathèmes de toujours, les lutteurs du verbe peuvent désormais se jeter à la figure tout ce qui leur passe par la main. En 2019, vous pouvez gagner un combat politique à coups de grenouilles ou de chauve-souris. Parfaitement.
Je dois cette découverte à l’œil attentif de Claude Ansermoz, rédacteur en chef de 24 heures. Qui n’a pas manqué de relever cette phrase, lâchée en plein débat sur les éoliennes au Grand Conseil vaudois: «Par exemple concernant le danger pour la biodiversité: vous dites qu’une éolienne tue 100 oiseaux par année. Un chat en tue cinq par an et la Suisse compte un million de chats, pour seulement 37 éoliennes.»
Cette punchline littéralement bestiale du libéral-radical Nicolas Suter (qu’il soit ici remercié), ouvre un vaste champ des possibles interprétatif. Première option, l’approche arithmétique. Les éoliennes de Suisse tuent 3700 oiseaux par an, quand, dans le même temps, ces serial killers de chats font cinq millions de victimes. Par amour des volatiles, célébrons donc Eole et exterminons les chats.
Autre option, l’approche morale, avec un nouveau conflit entre déontologues et utilitaristes. Suivant Bentham et considérant les animaux comme des êtres sensibles, les utilitaristes ne laisseraient massacrer 3700 oiseaux qu’à la condition expresse que leur mort tragique contribue davantage que leur survie au bonheur du plus grand nombre. Ils diraient donc un petit oui aux éoliennes, pour autant qu’elles soient efficaces. Les déontologues, eux, poseraient avec Kant une question préalable: l’avicide éolien est-il un accident ou un acte de cruauté? Dans le premier cas de figure, ils diraient oui aux hélices, mais loin des routes migratoires. Dans le second, ils les interdiraient, considérant qu’il en va de notre devoir moral absolu d’éviter aux oiseaux une fin cruelle.
Nous voilà donc obligés de nous débrouiller tout seuls pour arbitrer le triple match éoliennes/oiseaux/chats. Pour me prononcer, il me manque une donnée essentielle: combien de vies de vers de terre pourraient être épargnées par la mort des 3700 oiseaux qui avaient pourtant réussi à échapper aux chats?

04/06/19L’UDC et l’extrême gauche perdent leur combat contre les grandes éoliennes
Environnement : Le parlement balaie l’idée d’un moratoire sur les éoliennes «industrielles». Destin identique pour la pétition contre les projets au Chasseron et au Creux-du-Van.
C’est assez rare pour être souligné: ce mardi au Grand Conseil, la gauche radicale et une certaine partie de l’UDC se sont entendues dans un combat commun. Leurs cibles: les «éoliennes industrielles», c’est-à-dire les éoliennes dépassant les 100 mètres de hauteur projetées dans le canton de Vaud. Leur but: leur donner un coup de frein grâce à un moratoire cantonal.
Mais le parlement a sèchement balayé cette idée présentée dans une détermination du député UDC Yvan Pahud. Seuls 14 élus l’ont soutenue, face à 103 adversaires et 12 abstentions.
Dans la foulée, le Grand Conseil a aussi enterré la pétition de «Sauvez Chasseron – Creux-du-Van». Ce texte avait été déposé par plusieurs organisations de défense de la nature pour empêcher toute construction de ce type dans la région du Chasseron et du Creux-du-Van.
Pour Yvan Pahud, les grandes éoliennes cumulent les inconvénients, en plus de représenter une atteinte au paysage. Elles impactent la santé humaine (maux de tête, acouphènes, état dépressif, etc.) et la biodiversité: «La mortalité y est importante. On compte 100 oiseaux morts par éolienne et par année, explique celui qui entrera à la Municipalité de Sainte-Croix le 1er juillet. Ces installations entraînent aussi la mortalité des chauves-souris. Le cumul des parcs éoliens vaudois pourrait être fatal à certaines espèces.»
À l’extrême gauche, Jean-Michel Dolivo (SolidaritéS) pointe également le «bétonnage» des parcelles où seront construites ces éoliennes et des chemins sur lesquels passeront les camions pour les construire. «Les éoliennes industrielles ont une durée de vie de quinze ans, estime-t-il. Elles représenteront des ruines écologiques, dont il faudra financer le démantèlement.» Pour l’extrême gauche, la solution est aux petites éoliennes, proches des lieux de consommation de l’électricité.
Un combat incompréhensible pour les libéraux-radicaux, les Vert’libéraux, les socialistes, les Verts et les centristes. Plusieurs députés se sont posé les mêmes questions, facilement résumables: comment peut-on s’opposer aux éoliennes, alors que la Suisse a besoin d’un mix énergétique pour sortir du nucléaire?
«Je me réjouis de voir l’UDC parler de protection du paysage et de biodiversité», commente Vassilis Venizelos, le chef des députés Verts. «Ce sont des enjeux importants. Mais ce n’est pas en gelant les projets éoliens que nous allons améliorer la situation.» L’un après l’autre, une quinzaine d’élus se sont opposés à un moratoire. Parmi eux le libéral-radical Nicolas Suter, qui dénonce un «alignement d’arguments de mauvaise foi». «Par exemple concernant le danger pour la biodiversité: vous dites qu’une éolienne tue 100 oiseaux par année. Un chat en tue cinq par an et la Suisse compte un million de chats, pour seulement 37 éoliennes.» (24 heures)
Le Grand Conseil vaudois s'est clairement prononcé mardi en faveur de l'énergie éolienne. Il a refusé une intervention parlementaire demandant un moratoire et classé la pétition "Sauvez Chasseron - Creux-du-Van".
Malgré la netteté des résultats, le débat a duré près de deux heures. Finalement, les députés ont rejeté par 103 voix contre 14 et 12 abstentions la détermination de l'UDC Yvan Pahud exigeant un moratoire sur l'implantation d'éoliennes industrielles par mesure de précaution.
Pétition balayée
Les élus ont ensuite décidé de purement et simplement classer la pétition demandant de "renoncer à toute implantation d'éoliennes industrielles" dans la région Chasseron - Creux-du-Van. Ils ont voté main levée "à une évidente majorité", avec quelques avis contraires et des abstentions.
Dans le contexte de l'urgence climatique décrété récemment par le Grand Conseil, beaucoup de députés ont tenu à marteler leurs positions, au nom souvent de "la cohérence". Si l'on veut sortir du nucléaire et lutter sans attendre contre le réchauffement des températures, il faut agir, même si les éoliennes ne sont pas parfaites.
Mix énergétique
A droite comme à gauche, les députés ont mis en exergue la nécessité du "mix énergétique". Toutes les sources d'énergie renouvelable sont à favoriser et il est faux de vouloir par exemple opposer l'éolien au solaire. Chaque effort en faveur d'une énergie non fossile doit être soutenu.
Le socialiste Hugues Gander a rappelé que le projet d'éoliennes à Sainte-Croix remonte à 24 ans et qu'aujourd'hui aucune hélice ne tourne. La demande de moratoire est "totalement exagérée", a déploré le Vert Vassilis Venizelos.
Travail sérieux
Le cadre cantonal pour les éoliennes est solide et de nombreuses études ont été réalisées sur les différents enjeux, qu'il s'agisse de la protection de la santé ou de la biodiversité, selon l'écologiste.
"Il faut se battre sur tous les plans", a lancé le socialiste Pierre Dessemontet et ne pas refuser les éoliennes parce que "c'est pas joli". Face à l'urgence climatique, l'action prime, autrement "nous sommes des beaux parleurs et des capitaines de beau temps", a jugé le municipal d'Yverdon.
Avalanche de défauts
Dans son plaidoyer contre les éoliennes, Yvan Pahud a fait flèche de tout bois. Infrasons nuisibles à la santé, destruction des paysages, arbres abattus pour construire des routes, coulage de m3 de béton dans le sol, oiseaux décimés, dangers pour les promeneurs ou les skieurs, tout y a passé, sans oublier une production quasi ridicule d'électricité, selon lui.
L'extrême gauche a soutenu le député UDC dans son combat. Selon Jean-Michel Dolivo, l'impact des éoliennes est tel que c'est contraire à toute politique écologique véritable. Le Vert Jean-Marc Nicolet s'est joint à ce discours, estimant qu'il fallait avant tout "revisiter notre mode de vie", au lieu de choisir "la fuite en avant" avec les éoliennes.
Economie touristique
La discussion sur la pétition Chasseron - Creux-du-Van a reproduit pour ainsi dire les propos tenus sur la détermination Pahud, ce dernier jugeant que l'on allait "sacrifier l'économie touristique" de cette région emblématique avec les éoliennes.
La conseillère d'Etat Jacqueline de Quattro a rétorqué en soulignant le travail étroit sur le sujet mené depuis des années entre Vaud et Neuchâtel. Des mâts ont été déplacés et les mesures compensatoires sont non négligeables, a-t-elle affirmé.
https://www.swissinfo.ch/fre/toute-l-actu-en-bref/vaud--le-grand-conseil-pour-les-%C3%A9oliennes/45009756

04/06/19 : Les éoliennes assez éloignées des habitations
Le Conseil national s'est opposé à une motion qui voulait augmenter la distance entre les installations éoliennes et les zones habitées.
La distance entre les installations éoliennes et les zones habitées ne sera pas augmentée. Le Conseil national a rejeté mardi par 123 voix contre 65 une motion de Thomas de Courten (UDC/BL) demandant qu'elle soit d'au moins dix fois la hauteur des éoliennes, soit 1500 mètres.
Comme il n'existe aucune base légale fixant cette distance, les autorités se fondent sur des recommandations d'organisations spécialisées, qui représentent en même temps les intérêts de la branche, a expliqué Thomas de Courten. Il s'agit d'un conflit d'intérêt important.
Ces recommandations remontent à une époque où les installations éoliennes industrielles ne dépassaient pas 100 mètres de hauteur. Aujourd'hui, elles dépassent largement 150 mètres de hauteur. En Allemagne, plusieurs Land ont déjà adapté les distances, tout comme les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne. Mais dans ces pays, les communes n'ont pas leur mot à dire, a rappelé la ministre de l'énergie Simonetta Sommaruga.
Limites efficaces
En 2012, une enquête scientifique sur le bruit des éoliennes a montré que seule une petite minorité dit être incommodée. Cela peut être interprété comme le signe que les valeurs limites en vigueur sont efficaces et protègent effectivement la grande majorité de la population concernée, a indiqué Mme Sommaruga.
En Suisse, la planification et l'autorisation d'installations éoliennes incombent aux cantons. La Confédération se base quant à elle sur la conception énergie éolienne. Celle-ci stipule que la distance entre les installations éoliennes et les zones à bâtir est de 300 à 500 mètres. La faire passer à 1500 mètres réduirait de deux tiers les zones identifiées.

https://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/La-distance-entre-eoliennes-et-habitations-suffit-13562140


04/06/191500 mètres entre une éolienne et une habitation? C'est beaucoup trop pour le National
L'éolien est à la traîne en Suisse. Et le National ne veut pas lui mettre des bâtons supplémentaires dans les pales. Il a refusé de faire passer de 300 à 1500 mètres la distance minimale entre une éolienne et une habitation.
La distance entre les installations éoliennes et les zones habitées ne sera pas augmentée. Le Conseil national a rejeté mardi par 123 voix contre 65 une motion de Thomas de Courten (UDC/BL) demandant qu'elle soit d'au moins dix fois la hauteur des éoliennes, soit 1500 mètres. Les Etats doivent encore se prononcer.
Comme il n'existe aucune base légale fixant cette distance, les autorités se fondent sur des recommandations d'organisations spécialisées, qui représentent en même temps les intérêts de la branche, a expliqué Thomas de Courten. Il s'agit d'un conflit d'intérêt important.
Ces recommandations remontent à une époque où les installations éoliennes industrielles ne dépassaient pas 100 mètres de hauteur. Aujourd'hui, elles dépassent largement 150 mètres de hauteur. En Allemagne, plusieurs Land ont déjà adapté les distances, tout comme les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne. Mais dans ces pays, les communes n'ont pas leur mot à dire, a rappelé la ministre de l'énergie Simonetta Sommaruga.
Limites efficaces
En 2012, une enquête scientifique sur le bruit des éoliennes a montré que seule une petite minorité dit être incommodée. Cela peut être interprété comme le signe que les valeurs limites en vigueur sont efficaces et protègent effectivement la grande majorité de la population concernée, a indiqué Mme Sommaruga.
En Suisse, la planification et l'autorisation d'installations éoliennes incombent aux cantons. La Confédération se base quant à elle sur la conception énergie éolienne. Celle-ci stipule que la distance entre les installations éoliennes et les zones à bâtir est de 300 à 500 mètres. La faire passer à 1500 mètres réduirait de deux tiers les zones identifiées.
https://www.lacote.ch/articles/suisse/1500-metres-entre-une-eolienne-et-une-habitation-c-est-beaucoup-trop-pour-le-national-845263

29/05/19 : Mettembert intégrée au COPIL du parc éolien de la Haute-Borne
Le comité de pilotage a accepté la demande des autorités de la commune de Mettembert, bien qu’aucune éolienne ne soit prévue sur son territoire.
Mettembert devient membre à part entière du comité de pilotage du projet modèle de parc éolien de la Haute-Borne. Le COPIL indique mercredi dans un communiqué qu’il a accepté le mois dernier à l’unanimité la demande des autorités communales. Le village vadais dispose donc désormais d’un droit de vote comme tous les autres partenaires, bien qu’aucune éolienne ne soit prévue sur son territoire. Le comité de pilotage se dit soucieux de respecter les intérêts de toutes les parties prenantes.
Pour rappel, une pétition avait été déposée par des citoyens de Mettembert auprès du Gouvernement jurassien pour s’opposer au projet. Les habitants ne comprenaient notamment pas pourquoi la commune ne bénéficiait que du statut d’observatrice au sein du COPIL. 

24/05/19 : Enfin une image réaliste des parcs éoliens prévus en Suisse
L’Association Paysage Libre Suisse lance une nouvelle plate-forme : www.parcs-eoliens.ch. Le portail offrira des visualisations 3D réalistes de toutes les éoliennes prévues en Suisse avec des rotors rotatifs le jour et les feux rouges clignotants la nuit. Pour la première fois, la population suisse peut se faire une idée concrète de ce que signifierait la construction de 850 éoliennes prévues en Suisse. Le lancement de la nouvelle plateforme marque le début du crowdfunding pour financer son développement.
Environ 850 installations éoliennes sont prévues en Suisse. La plupart auraient une hauteur de plus de 200 m (230 m à Bavois VD), une hauteur dont il est difficile de se rendre compte. Il n’existe actuellement aucune éolienne de cette taille en Suisse, les éoliennes de Mont Crosin dans le Jura bernois ont une hauteur maximale de 150 m et le bâtiment le plus haut de Suisse 180 m.
Jusqu’à présent, personne ne pouvait imaginer à quoi ressemblaient de telles centrales industrielles géantes dans des endroits exposés en Suisse. Le jour, les rotors en mouvement de plus de 120 m de diamètre attirent l’attention. La nuit, plusieurs feux rouges clignotent sur chaque machine. Les photomontages des promoteurs de parcs éoliens montrent souvent les éoliennes fondues dans un ciel blanc, masquées derrière des arbres, des clôtures ou des vaches, de sorte que les éoliennes semblent presque mignonnes voire ne sont pas visibles du tout.
Paysage Libre Suisse publie aujourd’hui le nouveau portail www.parcs-eoliens.ch avec de premières centrales éoliennes. A l’avenir, toutes les éoliennes prévues en Suisse seront visibles sur ce portail par des visualisations 3D réalistes. Il y a actuellement trois vidéos sur le portail (parcs éoliens de la Linth GL, Bavois VD et dans l’Oberland bernois). D’autres visualisations des parcs éoliens entre le Chasseron et le Creux du Van (VD/NE, plus de 60 éoliennes), dans le Val de Travers (NE, 40 machines), à Soleure et bien d’autres suivront prochainement.
Pour la réalisation des visualisations 3D, le paysage de la Suisse a été reproduit de manière réaliste sous la forme d’un modèle de surface tridimensionnel. La fédération Paysage Libre Suisse, reconnue d’utilité publique, a développé son propre logiciel pour transformer les géodonnées de l’Office fédéral de topographie en un modèle de terrain. Pour le seul canton de Vaud, plus de 90 milliards de points individuels ont dû être transformés en un modèle de terrain.
Afin de financer les coûts de développement de l’infrastructure, Paysage Libre Suisse lance la semaine prochaine le crowdfunding sur le portail We make it !. Ce montant est destiné à couvrir environ la moitié de l’investissement. Nous espérons qu’un montant de plus de CHF 10’000, sera collecté dans les 30 jours.
http://www.paysage-libre.ch/?p=1550&fbclid=IwAR11CVL0NUbxDaR3e2itjil3iuOgbhnTLX22Jf5lYflHAB7QbQv_2xpN3DA

14/05/19 : Malchance et défauts de jeunesse plombent les éoliennes de Gries (VS)
voir reportage en ligne
Les quatre turbines d'altitude ont produit 5,3 Gigawattheures de courant l'an dernier et 7,8 en 2017. Les promoteurs en espéraient dix lors de la construction des trois dernières turbines, inaugurées en 2016.
"L'année éolienne 2018 a été mauvaise pour tout le monde en Europe. Le bel été a profité aux touristes en Valais, mais pas à nos éoliennes" réagit Martin Senn. Le fondateur de Swisswinds admet que la production n'est pas à la hauteur des attentes après deux ans d'exploitation, mais souligne le défi que représente la mise en oeuvre d'un parc éolien à plus de 2200 mètres d'altitude. Le plus haut en Europe.
Tempête et givre
L'année 2018 a mal commencé. Causée par une tempête, la rupture d'une ligne de transport d'électricité a empêché pendant deux semaines les éoliennes d'injecter leur courant dans le réseau et cela en période de forte production. Dix autres jours d'interruption ont été nécessaires dans l'année pour effectuer la remise en état de la ligne, poursuit Martin Senn.
Propre à la production en altitude, la gestion du dégivrage des pales est aussi en cause. Lorsque de la glace se forme, le déséquilibre créé peut endommager l'éolienne. Il faut dès lors la stopper et enclencher le système de chauffage intégré dans chaque pale.
"Nous poursuivons l'optimisation de ce processus" explique Martin Senn, "la preuve c'est qu'au mois de janvier 2019, nous avons produit 1,7 Gigawattheures, un record. C'est la première fois que nous n'avons aucun problème technique", se réjouit l’entrepreneur.
Pionniers
La production du premier trimestre a même atteint 3,7 GWh selon Swisswinds. Peut-être de quoi approcher cette année l'objectif du parc, soit l'équivalent de la consommation de 3000 ménages.
Les difficultés rencontrées ces deux dernières années ne sont pas surprenantes. Outre la question de la rudesse des lieux et des risques du givre sur les pales, la faible densité de l'air d'altitude et le caractère irrégulier des vents font partie du défi. "S'il n'y avait pas eu des fous au siècle dernier pour construire les barrages, on n'aurait rien fait. Et aujourd'hui, tout le monde est content qu'ils existent", philosophe l'entrepreneur.
Martin Senn souligne les faibles nuisances provoquées par les éoliennes d'altitude et leur proximité avec les infrastructures de transport d'électricité, en l'occurrence celles du barrage de Gries.
"Nous voulons faire quelque chose de concret pour la transition énergétique, pas simplement parler", résume-t-il. "En Suisse, l'éolien est complémentaire des autres énergies renouvelables, solaire, hydroélectrique et biomasse." Swisswinds développe également depuis 2005 un projet éolien au Grand Saint-Bernard, combattu aujourd'hui par des organisations écologistes.

https://www.rts.ch/info/economie/10428673-malchance-et-defauts-de-jeunesse-plombent-les-eoliennes-de-gries-vs-.html

05/05/19
Oulens-sous-Echallens
Extrait :
Enfin, à la sortie de la séance, les participants ont reçu un tract de l’association «Face à quel vent», qui s’était battue avec succès contre un projet de parc éolien prévu presque au même endroit et abandonné après un vote sanction en 2013.
https://www.24heures.ch/vaud-regions/decharge-vernette-enquete/story/19197651

04/05/19Les plus grandes éoliennes en Suisse pourraient bientôt se trouver sur le Lindenberg près de Hitzkirch
Moins, mais plus gros systèmes - sur le Lindenberg, près de Hitzkirch, on envisage actuellement de disposer des plus grandes éoliennes disponibles. 
Ceux-ci sont encore plus écologiques, disent les responsables.
Au Lindenberg, dans la zone frontalière entre le canton de Lucerne et le canton d'Argovie, cinq géants doivent se présenter. Plus précisément: avec une hauteur totale de 229 mètres, les plus grandes éoliennes de Suisse sont prévues (édition d'hier). Sur le sol argovien, le parc éolien Lindenberg AG; la centrale éolienne éventuellement ajoutée plus tard sur le sol lucernois est tirée par l’énergie éolienne privée Lindenberg AG.
Les plus grandes éoliennes en Suisse à ce jour se trouvent à Haldenstein, dans le Land de l'Allemagne, où la pale du rotor dépasse d'environ 180 mètres dans le ciel.
Les systèmes plus grands sont plus efficaces
À l'origine plus, mais des installations plus petites ont été considérées. « Quand nous avons commencé la planification, il n'y avait pas ces installations efficaces, » David Gautschi, responsable des énergies renouvelables à l'Argovie AEW Energie AG, qui détient la gestion du projet. "Ces dernières années, toutefois, le développement de l'éolienne a beaucoup évolué."
Avec l’usine sélectionnée du fabricant General Electric, on veut s’appuyer sur les dernières technologies. "Puisque nous prévoyons de construire au plus tôt dans deux ans, il serait insensé de planifier avec des installations obsolètes aujourd’hui. Les produits sont également mis au point très rapidement ", déclare Gautschi. Dans le groupe d'accompagnement formé de représentants des communautés de Beinwil et de Hitzkirch ainsi que d'associations environnementales, le type et le nombre d'installations ont fait l'objet de discussions approfondies. Les procès-verbaux des groupes de travail font apparaître les arguments suivants: "Les éoliennes sont tout de même visibles. Plus ou moins, 20 ou 30 mètres ne font aucune différence. "L'impact sur le paysage serait donc presque identique avec un rendement énergétique presque identique, car moins d'usines seraient construites.
L'assemblée de la communauté a le dernier mot
L'exposition publique de septembre 2018 était basée sur des éoliennes d'un diamètre de rotor de 141 mètres et d'une hauteur totale de 230 mètres. Il s’agissait de la plus grande éolienne disponible sur le marché dans divers photomontages. La nouvelle usine, qui a la même hauteur avec un diamètre de rotor de 158 mètres, a été inaugurée peu de temps après. Selon Gautschi, le choix du type d’usine n’a pas encore été précisé, "car le changement de plan d’utilisation des sols s’accompagne d’une évaluation approfondie de l’impact sur l’environnement". À cette fin, ils ont consciemment choisi un grand type d’usine.
Dans la suite du processus - David Gautschi prévoit environ deux ans - le type devra faire ses preuves. Ceci non seulement devant la population, car la modification du plan d’utilisation nécessite également un vote aux assemblées municipales des communautés locales respectives.

03/05/19Le projet du parc éolien de Buttes « pourrait aller un peu plus vite »
Le projet est sous enquête publique depuis près de trois ans mais selon le directeur du Groupe E, une décision cantonale devrait tomber à la fin 2019
744 millions de francs : c’est le chiffre d’affaire record affiché par le Groupe E l’an passé. Le fournisseur d’électricité fribourgo-neuchâtelois a dévoilé vendredi un bénéfice en recul de près de 20% par rapport à 2017, passant à 90 millions de francs. Le directeur général du Groupe E présentait l’exercice de l’entreprise pour la dernière fois avant son départ à la retraite. L’occasion pour Dominique Gachoud, un des investisseurs du parc éolien neuchâtelois, de revenir également sur les 19 éoliennes prévues à la Montagne de Buttes. Pour le patron du Groupe E : « Une décision cantonale devrait tomber à la fin 2019 ».
Le projet est toujours sous enquête publique depuis l’été 2016. Les oppositions, notamment des membres de l’association Les Travers du Vent sont toujours en étude. Toutefois Dominique Gachoud est conscient que la patience est le maître mot dans le domaine de l’éolien : « Ces oppositions doivent être traitées par les instances compétentes, en l’occurrence au premier niveau par le canton de Neuchâtel ». Bien que le patron du Groupe E reste confiant quant à la décision du canton de rejeter les oppositions, il est cependant lucide quant à un possible recours des opposants au Tribunal fédéral. « On pourrait aller plus vite, mais Rome ne s’est pas construite en un jour ». /vma
https://www.rtn.ch/rtn/Actualite/Region/20190503-Le-projet-du-parc-eolien-de-Buttes-pourrait-aller-un-peu-plus-vite.html

23/04/19Pas de distance minimale absolue pour les éoliennes
Un avis de droit dit que les cantons ne peuvent pas imposer de manière générale un écart minimal par rapport aux habitations. Les demandes doivent être examinées au cas par cas
En 2015, la population de Tramelan a dit oui à un projet de parc éolien régional ainsi qu’à une initiative populaire qui impose une distance minimale de 500 mètres entre les rotors et les habitations en cas d’extension ultérieure de cet équipement. Dans plusieurs législatifs cantonaux, dont celui de Vaud, et dans plusieurs communes comme Triengen (LU) ou Glaris Nord, des demandes ont été déposées visant à instaurer un périmètre global de sécurité de 700, 1000, 1500 mètres, 2000 mètres voire l’équivalent de dix fois la hauteur des mâts entre ceux-ci et les maisons. Dans les pays voisins, de tels périmètres existent: la France exige au moins 500 mètres, l’Allemagne entre 400 et 110 mètres selon le Land.
Les cantons ont-ils le droit, en Suisse, d’imposer un tel intervalle minimal de manière absolue? Une expertise juridique réalisée par le bureau d’avocats Kellerhals Carrard sur mandat de l’Office fédéral de l’énergie (OFEN), qui vient d’être publiée, répond par la négative. Un espacement général n’est pas possible. Une approche «au cas par cas» doit être privilégiée. «Des distances peuvent être indiquées dans des cas particuliers en tant que mesures visant à préserver les sites et le paysage», conclut l’avis de droit. Celui-ci servira de guide pour les cantons appelés à répondre à leurs députés ou aux communes qui se préoccupent de l’implantation de pales sur leur territoire. Il ne ravira pas les sceptiques de l’énergie éolienne qui comptaient sur l’instauration d’un espace minimal pour dissuader les promoteurs.
«Les projets se font rares»
Comme l’explique l’expertise juridique dans son préambule, «les nouveaux projets d’utilisation de l’énergie éolienne se font rares» et ceux qui sont en phase de planification sont en bonne partie «bloqués». En cause: les «réglementations relatives aux distances à respecter» par rapport aux secteurs habités ou aux zones à bâtir. L’expertise rappelle que la Stratégie énergétique 2050 (SE 2050) nationale «a décrété d’intérêt national l’utilisation et le développement des énergies renouvelables», dont les installations éoliennes font partie. Les cantons doivent se plier à cette décision. Ils ne peuvent dès lors décréter que, pour protéger les habitants du bruit provoqué par le fonctionnement des rotors, des ombres ou des effets lumineux générés par les pales, toutes les installations doivent se trouver à un nombre de mètres minimal des maisons.
Lire aussi: La justice attend les parcs éoliens approuvés par le peuple
Présidente de Suisse Eole, la conseillère nationale Isabelle Chevalley (PVL/VD) salue cet avis de droit. «C’est une bonne chose. Le territoire est exigu, il y a beaucoup de zones constructibles. Nous sommes conscients du fait qu’une éolienne fait du bruit et que son ombre peut être désagréable selon la saison et la position du soleil. Mais il serait faux d’imposer une règle uniforme. Si l’on décrétait un écart minimal de 1500 mètres, il ne serait possible d’installer des éoliennes que sur quelques sites isolés. Dans les faits, une distance minimale de 300 mètres est respectée», commente-t-elle en critiquant l’attitude des ennemis de l’énergie du vent, qu’elle accuse de faire feu de tout bois pour parvenir à leurs fins.
Cinq mâts au Gothard
Secrétaire général de Paysage libre, organisation qui rejette globalement le recours à une ressource énergétique qu’elle juge inappropriée pour la Suisse, Michel Fior nuance. Il affirme que Paysage libre n’a jamais demandé l’instauration d’une distance minimale nationale, car il part du principe que, si l’on voulait vraiment construire des éoliennes, il faudrait le faire dans des régions déjà bâties, par exemple à proximité d’autoroutes ou de zones industrielles. «Si l’on édictait une distance minimale de, par exemple, 1500 mètres, on reporterait le problème dans des régions où l’impact sur la nature et le paysage serait insupportable.» Un secteur souvent évoqué est celui du coude du Rhône, de part et d’autre de Martigny, où existent déjà trois mâts.
Lire également: Le parc éolien du Nufenen dans l’œil du cyclone
Cet avis de droit débloquera-t-il la situation? Le sort des projets en cours de planification reste très incertain. Les adversaires de l’exploitation énergétique du vent ne lâcheront jamais prise. A l’heure actuelle, 37 installations sont en fonction, dont la principale est le parc du Mont-Crosin, dans le Jura bernois (67 millions de kilowattheures sur 122 produits en Suisse en 2018). Une seule réalisation est prévue en 2019: les cinq mâts envisagés au Gothard, un projet dont les Services industriels de Genève (SIG) sont partenaires à hauteur de 25%, devraient être opérationnels à l’été 2020. La procédure a débuté en 2002, l’autorisation de construire a été délivrée par le Conseil d’Etat tessinois en août 2018.
https://www.letemps.ch/suisse/distance-minimale-absolue-eoliennes

18/04/19 : Sur une trentaine de projets éoliens en Suisse, "un seul va de l'avant"
En Suisse, une vingtaine de projets d'installations ont été abandonnés ces dernières années et de nombreux autres sont à l'arrêt en raison de batailles juridiques en cours. Seul celui d'Airolo (TI) a obtenu son permis.
"Cela fait des années que l'éolien se trouve dans l'impasse en Suisse", résume le porte-parole de l'Office fédéral de l'énergie (OFEN) Fabien Lüthi.
Chaque projet d'éolienne ou presque doit faire face aux oppositions et aux recours devant la justice, la plupart du temps initiés par des privés et/ou des associations de défense de la nature et du paysage.
Les procédures peuvent durer des années, les opposants n'hésitant pas à porter ces affaires jusqu'au Tribunal fédéral. Pendant ce temps, les dossiers dorment dans les tiroirs et sont même parfois caducs à l'issue du processus.
Neuf projets au tribunal
Neuf projets, sur 16 ayant déjà passé le stade du dépôt du plan d’affectation auprès des autorités, sont actuellement gelés en raison d'une bataille juridique, selon une catégorisation de l'association de promotion de l'énergie éolienne Suisse Eole fournie à la RTS.
>> Le point sur ces 16 projets éoliens (les projets au tribunal sont en orange sur la carte):

De manière plus large, on estime que sur une trentaine de projets éoliens "en phase de planification avancée", seul celui du Gotthard à Airolo (TI) "va de l'avant", indique pour sa part le porte-parole de l'OFEN.
Les projets à l'arrêt se trouvent dans les cantons de Vaud (Sainte-Croix, EolJoux ou Mollendruz, notamment), en Valais (à Collonges-Dorénaz) ou encore à Tramelan (BE). A noter que dans le cas de Sainte-Croix, la première étude de faisabilité remonte à 1998.
Oppositions aussi en Suisse alémanique
En Suisse alémanique, en particulier en Suisse orientale, la création de parcs éoliens ne se fait pas non plus sans heurts.
Dans le canton de Glaris notamment, les entreprises électriques de St-Gall-Appenzell (SAK) veulent ériger 5 éoliennes de 200 mètres de haut dans une région réputée pour ses paysages, mais leurs plans rencontrent une forte opposition.
Récemment, le Conseil d'Etat glaronais s'est même aligné sur les arguments des anti-éoliens. A la fin du mois d'avril, le Grand Conseil glaronais décidera s'il maintient dans son plan directeur la possibilité d'installer des éoliennes. La décision devrait donner un signal fort dans cette région où plusieurs projets d'importance ont déjà échoué.
Selon Suisse Eole, au total une vingtaine de projets éoliens ont été abandonnés ces dernières années.
>> Ecouter le sujet de la Matinale sur les oppositions aux projets éoliens en Suisse alémanique : en ligne
Une trentaine d'installations existantes
Actuellement, selon l'OFEN, la Suisse compte 37 installations éoliennes, qui produisent au total environ 140 gigawattheures d'électricité. Le plus grand parc éolien de Suisse se trouve au Mont Crosin, sur les hauts de Saint-Imier dans le Jura bernois. Il se compose de 16 éoliennes construites entre 2010 et 2016.
On trouve d'autres installations majeures dans la vallée du Rhône (VS), à Entlebuch (LU) et sur le Gütsch au-dessus d'Andermatt (UR).
>> La carte des moyennes et grandes installations en service en Suisse (sources OFEN, Swisstopo):
https://www.rts.ch/info/suisse/10373006-sur-une-trentaine-de-projets-eoliens-en-suisse-un-seul-va-de-l-avant-.html


11/04/19Bons résultats en 2018 pour les éoliennes du coude du Rhône
Le bilan 2018 des éoliennes du coude du Rhône est plutôt positif. Mais rien n’a bougé du côté des projets de parcs éoliens à Charrat, Collonges et Martigny.
Une production qui demeure bonne. Les sociétés RhônEole SA et ValEole SA, qui pilotent les éoliennes du coude du Rhône (Collonges, Martigny et Charrat), viennent de publier les résultats de l’année 2018.
«Avec une production de 4,9 GWh, soit le troisième meilleur exercice depuis 2005, le bilan est très positif pour l’éolienne Cime de l’Est, entre Collonges et Dorénaz», annonce Paul-Alain Clivaz de SEIC-Télédis, la société qui gère l’exploitation...

11/04/19De meilleures mesures des vents réclamées
Suisse Eole souhaite que le potentiel éolien de certains sites soit mieux évalué. L'association mentionne des écarts «parfois significatifs» entre les mesures.
Suisse Eole prend l'exemple de l'éolienne de Collonges (VS) et qui produit en moyenne 4,7 millions de kilowattheures (kWh) par an. Or selon les données de l'Atlas des vents (de l'Office fédéral de l'énergie), l'installation ne produirait que 0,64 million de kWh, soit sept fois moins, relève jeudi Suisse Eole. L'association pour la promotion de l'énergie éolienne cite d'autres cas où de «grandes différences» ont été constatées, comme avec les projets de parcs éoliens vaudois dans la Vallée de Joux ou à Sainte-Croix. Pour Suisse Eole, des «mesures détaillées sont indispensables» pour évaluer le potentiel d'un site. 
Vents pas comptabilisés
Pour établir un atlas des vents, les conditions de vent doivent parfois être modélisées sur de longues distances à partir des points de mesure existants, «ce qui peut entraîner des écarts importants par rapport aux conditions de vent effectives», poursuit Suisse Eole. L'association relève également que l'atlas actuel de l'OFEN ne tient pas compte de l'ensemble des vents. «Les vents thermiques en particulier ne sont pas comptabilisés», comme avec l'exemple de Collonges, explique-t-elle.
Pour Suisse Eole, la carte des vents disponible en 2004 pour une grande partie de la Suisse contenait, elle aussi, des valeurs de vent «beaucoup trop faibles». Le potentiel éolien des régions du Plateau suisse était notamment inconnu à l?époque, affirme l'association. Suisse Eole est l'association pour la promotion de l'énergie éolienne en Suisse. Elle a été créée en 1998 et compte actuellement près de 300 membres. Son siège romand se trouve à La Sagne (NE). (ats/nxp)


03/04/19D’étranges similitudes avec les dégradations de l’automne 2016
Les actes de vandalisme constatés mardi au parc éolien de St-Brais portent la même signature qu’en 2016, mais « aucun lien n’est encore établi » tempère le Ministère public.
« FLS » ou « FL5 ». Sur les parois de la station de couplage qui porte des traces de calcination, trois caractères en guise de signature. Les mêmes qu’à l’automne 2016, lorsque cette même station électrique du parc éolien de St-Brais avait été incendiée, ce qui avait entraîné l’arrêt des éoliennes. Cette fois, le ou les auteurs n’ont pas réussi à forcer la porte du local technique malgré leur tentative. Ils ont finalement mis le feu avec un morceau de bois dégotté sur place, sans que cela n’affecte le fonctionnement des éoliennes.
FLS ou FL5 ?
Inexorablement, la nouvelle enquête ouverte mardi sur les dernières dégradations renvoie à cette nuit du 14 au 15 octobre 2016. La signature est là pour suggérer un lien troublant. Il y a deux ans et demi déjà, les deux premières lettres laissaient penser à un « Front de Libération », selon les hypothèses les plus plausibles. Les enquêteurs n’ont toujours pas tranché si le dernier caractère était un « S » ou un « 5 ». S comme St-Brais ? 5 comme le nombre d’éoliennes d’origines industrielles qui se dressent actuellement sur le territoire des Franches-Montagnes ? Deux se situent sur la commune de St-Brais, trois à Muriaux à proximité du hameau du Peuchapatte. Bref, la signification de ce sigle n’est toujours pas clairement établie.
Impossible à l'heure actuelle d'établir un lien certain entre les deux affaires
Mais au lendemain des premières constatations, le Ministère public se montre prudent. Impossible à l’heure actuelle d’affirmer que les deux affaires sont liées prévient le procureur en charge du dossier Daniel Farine. « Ce ne sont pas forcément les mêmes auteurs, qui étaient d’ailleurs inconnus dans la première affaire. L’enquête tentera d’établir s’il y a un lien. Mais on peut le penser », concède le procureur. D’autant plus que le mode opératoire y ressemble. C’est la même station électrique qui alimente les éoliennes qui a été attaquée, avec le feu pour dernier recours.
Librevent condamne les actes de vandalisme
L'association « Librevent », qui proteste contre les éoliennes aux Franches-Montagnes, condamne ces actes par la voix de son président. « Librevent ne s’exprime que par la salive ou par l’encre. Les kalachnikovs, ce n’est pas mon truc », lance avec ironie Jean-Daniel Tschan. Quatre membres de l’association avaient été entendus en 2016 par les enquêteurs. « Il faudra déterminer s’il est nécessaire d’entendre à nouveau des personnes interrogées à l’époque », ajoute le procureur Daniel Farine. L’enquête ouverte en 2016 avait été suspendue, faute d’éléments déterminants. Les différents prélèvements réalisés mardi par la police scientifique permettront peut-être d’apporter de nouveaux indices.
https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20190403-D-etranges-similitudes-avec-les-degradations-de-l-automne-2016.html


03/04/19 : ADEV Windkraft va renforcer la sécurité à St-Brais
La société qui gère le parc éolien franc-montagnard va instaurer une garde mobile suite aux dégradations constatées mardi ; le préjudice s’élève à près de 20'000 francs
La société en charge de la gestion du parc éolien de St-Brais va prendre des mesures après les nouvelles dégradations constatées en ce début de semaine. ADEV Windkraft, basée à Liestal (BL), va renforcer immédiatement la sécurité sur le site. « Nous allons mettre en place du personnel de surveillance dès les prochains jours. Nous réfléchirons ensuite à l’installation d’un système de surveillance automatisé », confie Andreas Appenzeller, responsable du site franc-montagnard au sein de la société bâloise.
Andreas Appenzeller évoque les dégâts et les nouvelles mesures de sécurité
Le montant des dégâts s’élève à près de 20'000 francs, soit nettement moins qu’en 2016 lorsque la station électrique avait été incendiée et les éoliennes arrêtées. Après cette première attaque, la société ADEV Windkraft avait installé des portes cuirassées. « C’est pourquoi, cette fois, les individus n’ont pas pu s’introduire à l’intérieur de la station de couplage », explique Andreas Appenzeller. Quant au caractère probablement politique du geste en raison de la signature apposée sur les lieux, le responsable du site laisse ces éléments entre les mains de la police « qui a peut-être des idées pour trouver ces inconnus ».
https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20190403-ADEV-Windkraft-va-renforcer-la-securite-a-St-Brais.html


03/04/19Sabotage au parc éolien de St-Brais
Jura : Les éoliennes de St-Brais (JU) ont à nouveau subi des déprédations après un premier épisode en 2016.
Après avoir été visé par un incendie en 2016, le parc éolien de St-Brais, aux Franches-Montagnes, a été victime d'un nouvel acte de vandalisme. Un ou des inconnus ont causé des dégâts à la porte de la station de couplage. Les enquêteurs ont trouvé de légères traces de calcination.
A quelques dizaines de mètres de cette station, des dommages ont aussi été constatés sur la porte qui permet de pénétrer dans l'une des deux éoliennes, a indiqué la police cantonale jurassienne qui avait été informée mardi de cet acte de vandalisme. Aucune des portes n'a toutefois pu être forcée.
Ces agissements n'ont pas perturbé le fonctionnement des éoliennes. Pour le moment, les auteurs de ces dommages n'ont pas pu être identifiés. En octobre 2016, un incendie avait détruit partiellement la station électrique. La police n'a jamais pu arrêter le ou les auteurs de cet incendie criminel.
L'image de l'énergie éolienne n'est pas la meilleure dans le canton du Jura, et en particulier aux Franches-Montagnes. L'installation d'aérogénérateurs à St-Brais est jugée par certains comme trop proche des habitations. D'autres critiquent l'impact sur l'environnement de cette forme d'énergie. (ats/nxp)
https://www.tdg.ch/suisse/Sabotage-au-parc-eolien-de-StBrais-/story/21059084

02/04/19 : Ils tentent de s’introduire dans une éolienne du parc de Saint-Brais
Des individus ont tenté de forcer la porte d’une éolienne à Saint-Brais ce mardi après-midi. La station électrique du parc avait été incendiée en octobre 2016.
A-t-on affaire à des récidivistes très remontés contre les géants à pales? Des individus s’en sont pris au parc éolien de Saint-Brais ce mardi, indique un communiqué de la police cantonale jurassienne diffusé le jour même. Il y a un peu moins de trois ans, un incendie intentionnel avait été déclenché dans la station électrique dudit parc.
Arrivés sur place ce mardi après-midi, les agents ont constaté que les gonds d’une porte de la station de couplage étaient endommagés. Sur cette dernière, de légères traces de calcination étaient visibles. A quelques dizaines de mètres de ladite station, des dommages ont également été perpétrés sur la porte permettant de pénétrer dans l’une des deux éoliennes. Aucune des portes n’a pu être ouverte et aucune perturbation n’a été signalée concernant le fonctionnement des éoliennes.
Des semaines de fermeture en 2016
En octobre 2016, le feu avait été bouté à la station électrique dont la porte avait précédemment été fracturée. Deux effractions avaient été constatées, la première sur la porte de la station et la seconde sur celle permettant d’accéder à l’intérieur de l’une des deux éoliennes de ce parc. Les dégâts s’étaient élevés à plusieurs dizaines de milliers de francs. Pour l’exploitant, il s’agissait alors d’un acte politique. Le parc éolien était resté hors-service pendant plusieurs semaines.
Premières éoliennes du Jura
Le parc éolien de Saint-Brais abrite les premières éoliennes construites dans le canton du Jura. En activité depuis fin 2009, il appartient à des privés réunis au sein d’une société coopérative sise à Liestal (BL), ADEV Windkraft. L’énergie produite est fournie à la Ville de Zurich, la seule cliente de l’installation.
https://www.arcinfo.ch/articles/regions/jura-jura-bernois/ils-tentent-de-s-introduire-dans-une-eolienne-du-parc-de-saint-brais-831322

02/04/19JURA : LES ÉOLIENNES DE ST-BRAIS À NOUVEAU SABOTÉES
Le parc éolien le plus emblématique du Jura a été pris pour cible. La police a relevé une «intervention délibérée».

Le dommage a été constaté ce mardi vers 15 heures à St-Brais (JU), au coeur des Franches-Montagnes. Alertée, la police jurassienne a remarqué que les gonds d’une porte de la station de couplage avaient été endommagés.
«De légères traces de calcination étaient visibles», précise la police dans un communiqué. À quelques dizaines de mètres de la station, des dégâts ont également été relevés sur la porte permettant de pénétrer dans l’éolienne No 1.
«Aucune des portes en question n’a toutefois pu être ouverte», assure la police. Aucune perturbation n’a été signalée non plus concernant le fonctionnement des éoliennes. La police a procédé au constat d’usage, qui révèle une «intervention délibérée».
En 2016, un incendie criminel avait été perpétré contre les mêmes hélices, mais les incendiaires n'avaient pas été identifiés. L'été dernier, des installations éoliennes ont également été vandalisées dans le parc du Mont-Crosin (BE) (Le Matin)
https://www.lematin.ch/faits-divers/Les-eoliennes-de-StBrais-a-nouveau-sabotees/story/30120480

02/04/19
Dégâts au parc éolien de St-Brais
La police cantonale jurassienne indique mardi qu’un ou des inconnus s’en sont pris aux portes des installations
Un ou des inconnus s’en sont pris aux installations du parc éolien de St-Brais, a indiqué la police cantonale jurassienne mardi après-midi. Le ou les auteurs des dégâts s’en sont pris à la porte de la station de couplage. Les gonds ont été endommagés et de légères traces de calcination y sont visibles. À quelques dizaines de mètres, d’autres dommages ont été causés sur la porte de l’éolienne numéro 1. Aucune des portes en question n’a toutefois pu être ouverte. Le ou les responsables de ces dégâts n’ont pas été identifiés. Malgré les dommages, aucune perturbation n’a été signalée concernant le fonctionnement des éoliennes.
Le parc éolien de St-Brais avait déjà été visé par un incendie en 2016
https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20190402-Degats-au-parc-eolien-de-St-Brais.html#


30/03/19
Face à la fronde anti-éolienne, le Jura avance à petits pas
En Suisse, la production d’énergie éolienne divise toujours et chaque projet est systématiquement visé par de vives oppositions. Dans le Jura, on applique désormais la politique des petits pas, mais un parc-modèle est en projet près de Delémont.
C’est une évidence de l'affirmer, l'éolien n’a pas bonne presse en Suisse. Rares sont les projets qui ne rencontrent pas d’oppositions. En Suisse romande, une quinzaine d’entre eux sont actuellement à l’étude et tous, sans exception, se retrouvent dans la tourmente.
Dans la grande majorité des cas, les voisins d’éoliennes dénoncent des nuisances sonores parfois insupportables. Et si certains ne se plaignent pas, ils font figure d'exception. Dernier exemple en date de l'opposition aux turbines, les citoyens de Court, dans le Jura bernois, ont rejeté la semaine passée un projet de sept turbines sur les hauts du village, malgré le soutien des autorités communales.
Deux types de réactions
Mikaël Zürcher, jeune agriculteur du Mont-Crosin, dans le Jura bernois, vit avec une turbine à 300 mètres de son exploitation. S'il admet quelques nuisances au micro de la RTS, il nuance toutefois son propos: "C’est vrai qu’on les entend de temps en temps. Je dirais environ dix jours par année, quand la pression atmosphérique est très basse et qu'il y a de la bise. Mais on s’y fait assez facilement." Reste que ce témoignage est probablement une exception.
Les citoyens qui se plaignent de nuisances sont bien plus nombreux. Frédéric Frésard, qui vit au Peu-Péquignot (JU), se trouve face aux trois éoliennes du Peuchapatte à 600 mètres de son domicile. Et il n’est pas tendre avec ces aérogénérateurs: "Ces trois éoliennes nous rendent vraiment la vie difficile et ce, sur deux aspects, au niveau du bruit et aussi au niveau de l’effet stroboscopique. Quand le soleil se lève derrière les éoliennes, comme c’est configuré ici, cela nous fait dans la maison un effet vraiment très désagréable, à nous donner le mal de mer quand on est à l’appartement."
Le Jura n'entend pas passer en force
Le Jura compte deux parcs éoliens, le premier à Saint-Brais (deux turbines) et le deuxième au Peuchapatte (trois). Et le canton veut développer cette forme d’énergie renouvelable. Pour y parvenir, il a choisi la méthode douce, sans doute pour calmer les esprits. Son plan directeur, qui doit encore être accepté par le Parlement, prévoit dans un premier temps un parc qui devrait servir de modèle.
Ministre jurassien de l'Environnement, David Eray explique que le canton ne veut pas passer en force: "Nous avons privilégié l’option de dire la chose suivante: nous faisons un parc modèle dans une zone qui a priori semble bien l’accepter dans les préavis que nous avons reçus et l’idée est de dire que si ce projet modèle se passe bien, alors nous le dupliquerons dans les autres sites qui seront intéressés à implanter l’énergie éolienne."
Un parc-modèle sur les hauts de Delémont
Le canton prévoit d’implanter ce parc modèle sur les hauteurs de Delémont, sur le territoire de quatre communes: Delémont, Pleigne, Bourrignon et Develier. Mais des voix s’élèvent, notamment dans la commune voisine de Mettembert. Selon Marc Mertenat, membre du groupe "L’ère du vent Mettembert", ce projet éolien est disproportionné: "Je ne peux même pas comprendre que l’on puisse se lancer dans des travaux pharaoniques, imaginez des éoliennes de 200 mètres de hauteur."
Les citoyens fâchés de Mettembert sont soutenus dans leur démarche d’opposition par l’association Librevent, qui se bat depuis des années contre l’implantation d’éoliennes, plus particulièrement dans la région des Franches-Montagnes. Son président Jean-Daniel Tschan est catégorique, l’éolien ne représente pas une solution d’avenir: "En Suisse, il faut imposer du solaire sur toutes les maisons et mettre du photovoltaïque sur tous les toits, de sorte que les ménages deviennent indépendants."
Une mesure plus précise des vents dans le canton de Vaud a démontré que la mesure antérieure péchait par optimisme et surestimait le potentiel éolien du canton. Néanmoins, il reste de nombreux sites qui sont exploitables.
Or il existe une association Paysage-Libre Vaud qui lutte pour la protection du paysage contre son industrialisation par les installations éoliennes. Son titre de gloire depuis sa création en 2013 a été d’empêcher la construction des 160 éoliennes planifiées. La population est rétive pour toutes sortes de raisons, bruit des pales, atteinte à la population des chauves-souris, mais surtout dégradation du paysage. D’où les recours qui bloquent les implantations.
En Suisse, l’énergie éolienne reste donc quasiment inexploitée. Seules 37 éoliennes ont été installées en vingt ans. A titre de comparaison, un autre pays de même taille dans les mêmes conditions géographiques, l’Autriche en a installé 1300. Le 25 décembre 2018, elles couvraient 28% de la demande en électricité et 111% le 24 décembre 2015. Ce n’est donc pas une solution négligeable ou marginale à la production d’énergie renouvelable.
La Suisse dispose d’un potentiel estimé à 88% de la consommation d’électricité mais il demeurera théorique par suite de la multiplication des recours. Le Conseil fédéral ne compte pas sur plus d’une contribution de 10%.
L’énergie éolienne souffre d’une limitation : son caractère aléatoire. Elle ne produit pas en continu comme une centrale classique. Elle ne produit pas nécessairement au moment des besoins de plus grande consommation. Il faut donc la coupler avec des méthodes de stockage, comme le cycle pompage turbinage en montagne ou la production d’hydrogène par électrolyse de l’eau.
Une éolienne isolée a une puissance de 2 à 3 MW comparé à une centrale classique de puissance 1000 MW. Il faut donc plusieurs centaines d’éoliennes pour s’y substituer. Dès lors, on ne peut évidemment pas considérer l’éolien comme l’énergie de remplacement à tout faire. C’est une partie de la solution qui en comportera beaucoup d’autres.
Par la multiplication des actions (isolation, cellules photovoltaïques, biomasse, géothermie) on pourra réduire notre consommation énergétique. Mais il faudra bien que l’on se passe de charbon, de mazout et d’uranium. Les ressources non renouvelables… ne se renouvellent pas, elles renchérissent dans le temps avec l’épuisement des sites les plus économiques et qu’en fin de compte elles ne seront plus disponibles. Jadis un baril de pétrole dépensé lors de la prospection et de l’extraction générait cent barils. Aujourd’hui à peine une vingtaine. Un jour l’extraction compensera tout juste la dépense en énergie.
Les défenseurs du paysage sont de grands enfants. Ils croient qu’il existe une source infinie de pétrole au sens du bambin qui croit au Père Noël. On ne peut leur en vouloir. Ils suscitent l’attendrissement général en attendant qu’ils deviennent adultes.
* Professeur honoraire EPFL
http://www.agefi.com/home/news/detail-ageficom/edition/online/article/lenergie-eolienne-quasiment-inexploitee-486143.html
12/03/19 : Refus du parc éolien Montoz-Pré Richard : réactions
Opposants et promoteurs ont réagi à la suite de la décision lundi soir des citoyens de Court d’enterrer le projet de parc éolien Montoz-Pré Richard
Les éoliennes resteront à terre à Court. Les citoyens, réunis en assemblée municipale lundi soir, ont choisi par 222 voix contre 93 de ne pas donner suite au projet de parc éolien Montoz-Pré Richard porté par le promoteur Energie Service Bienne (ESB), la société JbEole SA et la commune.
Ce refus a évidemment réjoui Paysage libre BEJUNE. L’association militait pour l’abandon du parc éolien. Elle a fait part mardi matin dans un communiqué de sa satisfaction après la décision des citoyens. Pour son président, les Courtisans ont réfléchi avant de dire « oui » à un projet inefficient. Michel Fior estime en effet que les turbines ne produisent pas suffisamment d’énergie de manière continue. Il ajoute que ce refus permet également de maintenir des paysages naturels intacts, de bon augure face à l’étalement croissant des constructions.
Michel Fior, président de Paysage libre BEJUNE
interview en ligne
Un million et demi de francs investis
Du côté d’Energie Service Bienne par contre, la déception est grande. La société avait déjà investi 1,5 millions de francs ces dix dernières années pour ce projet. Contacté mardi, son directeur Heinz Binggeli estime qu’ESB et ses partenaires avaient tout mis en œuvre pour répondre aux normes et aux directives en place.
Quant à l’argument de l’efficience, il admet que l’éolien ne permet pas, à lui seul, de répondre à tous les besoins énergétiques du futur. Mais cette technique fait partie d’un « portefeuille » de méthodes, qui comprennent aussi le photovoltaïque par exemple, permettant d’amorcer la transition vers une production plus renouvelable.
Heinz Binggeli, directeur d'ESB
interview en ligne
Notons encore que la commune de Court n'enregistre aucune perte financière liée à ce refus, comme nous l'a confirmé le maire Jean-Luc Niederhauser. Jusqu'ici, le coût du développement du projet était assumé par ESB uniquement. 
https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20190312-Refus-du-parc-eolien-Montoz-Pre-Richard-reactions.html

12/03/19 : Vote : SEPT ÉOLIENNES DE 180 MÈTRES TERRASSÉES D'UN COUP
Les citoyens de Court (BE) ont enterré hier soir un projet de parc éolien à 50 millions de francs.
Le vent tourne-il sur la crête jurassienne? Lundi soir, 325 citoyens de Court (BE) réunis en assemblée extraordinaire ont refusé un projet de parc éolien par 222 voix contre 93. «Quelle giffle pour les Biennois!», commente ce matin le président l'association Librevent, Jean-Daniel Tschan, sachant que le projet émanait d'Energie Service Biel/Bienne (ESB).
«Il est peut-être temps de participer à l'effort de guerre, ce projet permet d'aller dans le sens d'une indépendance énergétique de la région», a plaidé en vain le maire Jean-Luc Niederhauser. La protection du paysage l'a emporté: «Ces turbines vont gâcher notre magnifique Montoz pour la bonne conscience des Biennois», a répliqué un citoyen en évoquant une montagne.
D'un seul tenant
Soumis à l'élaboration d'un plan de quartier, le parc Montoz-Pré Richard prévoyait sept éoliennes de 180 mètres, pales de 60 mètres comprises. Pour son promoteur, le site choisi permettait l’édification d’un parc éolien d’un seul tenant en évitant les installations isolées et éparpillées loin les unes des autres.
Pour BirdLife Suisse, Helvetia Nostra et la Fondation suisse pour la protection et l’aménagement du paysage, le vote d'hier est une victoire. Les organisations de protection de la nature et du paysage jugeaient le projet de parc éolien de Montoz-Pré Richard néfastes pour diverses espèces d’oiseaux menacés: grand tétras, bécasse des bois, alouette lulu, pipit des arbres, merle à plastron.
Stratégie 2015
Pour le directeur d'ESB Heinz Binggeli, le vote d'hier soir est un revers subi dans le développement de la production d’énergies renouvelables: son projet «aurait été une contribution importante à la mise en œuvre de la stratégie 2050 de la Confédération dans la région».
Energie Service Biel/Bienne «regrette vivement l’occasion manquée». Selon Heinz Binggeli, «ce sont des réserves générales par rapport à l’énergie éolienne ainsi que des arguments de politique locale et en matière de paysage qui ont poussé le corps électoral présent à refuser le projet». Le rejet populaire constitue pour lui «une grande déception». (Le Matin)
https://www.lematin.ch/suisse/sept-eoliennes-180-metres-terrassees-coup/story/15861235
12/03/19
Parc éolien refusé dans le Jura bernois
Environnement - Un plan de quartier avec sept turbines était à l'étude à Court, dans le Jura bernois. Ses habitants l'ont à une très large majorité refusé.
Le projet de parc éolien de Montoz-Pré Richard, dans le Jura bernois, est abandonné. Lors de l'assemblée municipale lundi soir, les citoyens de Court (BE) ont rejeté à 70% le plan de quartier qui équivalait au permis de construire pour sept turbines.
Le plan de quartier a été refusé par 222 voix contre 93 lors d'un vote à bulletins secrets, a indiqué l'administration municipale. Le projet de parc éolien, qui prévoyait l'installation de sept turbines d'une hauteur maximale de 180 mètres, était porté par Energie Service Bienne et était soutenu par les autorités communales.
Le coût de cette infrastructure était estimé entre 40 et 50 millions de francs. Lors de l'assemblée municipale, ce sont des arguments liés à la protection du paysage et aux potentielles nuisances pour les riverains qui ont été le plus souvent avancés par les opposants au projet, selon les médias régionaux.
Réunis au sein du groupement «Montoz Libre», les adversaires de l'implantation de ces turbines jugeaient aussi que le rendement du parc était trop faible au regard de son impact visuel pour le village. Ils estiment qu'il faut privilégier la diminution de la consommation d'énergie et recourir à l'énergie solaire.
«La voix de la raison l'a emporté dans la commune de Court», écrit mardi «Paysage Libre BEJUNE». Pour cette association de l'Arc jurassien, l'issue du vote de l'assemblée municipale témoigne "clairement du refus de la population de sacrifier son cadre de vie pour une énergie aléatoire au rendement dérisoire". (ats/nxp)
https://www.tdg.ch/suisse/parc-eolien-refuse-jura-bernois/story/25276530


12/03/19Un non massif aux sept turbines du parc éolien de Court
Le projet de parc éolien de Montoz-Pré Richard, dans le Jura bernois, est abandonné. Lors de l’assemblée municipale lundi soir, les citoyens de Court ont rejeté à 70% le plan de quartier qui équivalait au permis de construire pour sept turbines.
Le parc éolien Montoz-Pré Richard, dans le Jura bernois, ne sortira pas de terre. Lors de l’assemblée municipale lundi soir, les citoyens de Court ont rejeté à 70% le plan de quartier qui équivalait au permis de construire pour sept turbines.
Le plan de quartier a été refusé par 222 voix contre 93 lors d’un vote à bulletins secrets, a indiqué l’administration municipale. Le projet de parc éolien, qui prévoyait l’installation de sept turbines d’une hauteur maximale de 180 mètres, était porté par Energie Service Bienne et était soutenu par les autorités communales.
Le coût de cette infrastructure était estimé entre 40 et 50 millions de francs. Lors de l’assemblée municipale, ce sont des arguments liés à la protection du paysage et aux potentielles nuisances pour les riverains qui ont été le plus souvent avancés par les opposants au projet, selon les médias régionaux.
Une fois de plus, une occasion est manquée de mettre en oeuvre, non seulement sur le papier mais également dans la réalité, la stratégie énergétique", déplore le promoteur Energie Service Bienne qui fait état de sa "grande déception". Les services industriels biennois avaient travaillé durant dix ans sur ce projet.
«La voix de la raison»
Réunis au sein du groupement «Montoz Libre», les adversaires de l’implantation de ces turbines jugeaient aussi que le rendement du parc était trop faible au regard de son impact visuel pour le village. Ils estiment qu’il faut privilégier la diminution de la consommation d’énergie et recourir à l’énergie solaire.
«La voix de la raison l’a emporté dans la commune de Court», écrit mardi «Paysage Libre BEJUNE». Pour cette association de l’Arc jurassien, l’issue du vote de l’assemblée municipale témoigne «clairement du refus de la population de sacrifier son cadre de vie pour une énergie aléatoire au rendement dérisoire».
https://www.arcinfo.ch/articles/regions/jura-jura-bernois/un-non-massif-aux-sept-turbines-du-parc-eolien-de-court-826056
12/03/19 : Court dit « non » aux éoliennes
L’assemblée communale a rejeté lundi soir par 222 voix contre 93 le plan de quartier valant permis de construire pour le Parc éolien Montoz-Pré Richard
Les citoyens de Court ont mis leur veto au projet de Parc éolien Montoz-Pré Richard. Ils étaient 325, soit 32,5% de la population, à s’être déplacés pour l’assemblée communale lundi soir. Le plan de quartier valant permis de construire pour le site a finalement été refusé par 222 voix contre 93. Cette étape était décisive pour que les trois parties prenantes au dossier, à savoir la commune-site de Court, le promoteur Energie Service Bienne et la société JbEole SA, puissent aller de l’avant dans ce dossier. Le projet est donc enterré. Il prévoyait l’implantation de sept turbines d’une hauteur maximale de 180 m, pour une puissance de 25 mégawatts.
Préserver le paysage
Lundi soir, les débats ont duré près d’1h30. Ils ont été globalement respectueux et très souvent émotionnels. La question du paysage a été au cœur des discussions : « Il ne faut pas souiller le Montoz et ses pâturages avec des tonnes de béton pour y installer des monstres d’acier », a déclaré un Courtisan. Les nuisances pour les fermes alentours et les familles qui y vivent en ont aussi inquiété certains. La problématique du rendement et d’une énergie propre plus adaptée à la région a également été évoquée.
À la tribune, le maire Jean-Luc Niederhauser a tenté de répondre avec des arguments rationnels : « Ce parc éolien répond aux normes légales et va dans le sens de la planification énergétique du pays, du canton et de la région. Il est temps que nous participions à l’effort de guerre, plutôt que de toujours consommer chez les autres ». Mais, face à l’attachement des citoyens à leur montagne, le verdict semblait inéluctable, malgré les quelque 100'000 francs promis annuellement à la commune. Et la demande d’un vote à bulletin secret n’y a rien changé.
Par ailleurs, l’assemblée communale de Court s’est prononcée en faveur d’un crédit d'engagement de 5'750'000 francs relatif au plan d'aménagement des eaux de la Birse. Ce dernier est subventionné à hauteur de 95.7 % par la Confédération et le canton. /emu
https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20190312-Court-dit-non-aux-eoliennes.html

12/03/19 : Vent de fronde contre l'éolien
Conviés en assemblée extraordinaire, 325 ayants droit sur 1000 possibles ont approuvé le projet de la Birse. Le Parc Montoz-Pré Richard a moins fait l’unanimité...
http://www.journaldujura.ch/nouvelles-en-ligne/region/vent-de-fronde-contre-leolien

06/03/19« Montoz Libre » ne veut pas de parc éolien à Court
Un groupement de citoyen organise une séance d’information mercredi soir pour présenter ses arguments contre le projet du parc éolien Montoz-Pré Richard
« Montoz Libre » veut exposer sa réflexion sur l’énergie éolienne. Le groupement citoyen, qui s'est constitué début 2018, met sur pied une séance d’information mercredi soir à 19h30 au restaurant de l’Ours à Court. Il présentera ses arguments contre le projet du parc éolien Montoz-Pré Richard. Ce dernier prévoit l’implantation de sept turbines sur le territoire de la commune de Court. Selon Arnaud Meister, membre de « Montoz Libre », le jeu n’en vaut pas la chandelle : « L’impact au niveau du paysage et de l’esthétique, qui va changer dans notre vallée, est énorme par rapport à ce qu’amène l’éolien. Nous avons d’autres moyens de sortir du nucléaire », et d’ajouter « Il y a, certes, des avantages financiers, mais est-ce qu’on doit vendre nos crêtes plutôt que de faire quelques efforts d’économies d’électricité ou de partir sur d’autres solutions qui sont plus adaptées pour la Suisse ? ». 
Arnaud Meister expose les arguments de « Montoz Libre »
à écouter en ligne
La population aura le dernier mot concernant ce projet, puisque l’assemblée municipale décidera de l’adoption ou non du plan de quartier valant permis de construire lors de sa séance de lundi prochain.
https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20190306-Montoz-Libre-ne-veut-pas-de-parc-eolien-a-Court.html

03/03/19 : 
Le caprice des antiéoliens 😡
Une mesure plus précise des vents dans le canton de Vaud a démontré que la mesure antérieure péchait par optimisme et surestimait le potentiel éolien du canton. Néanmoins, il reste de nombreux sites qui sont exploitables. Or il existe une association Paysage-Libre Vaud qui lutte pour la protection du paysage contre son industrialisation par les installations éoliennes. Son titre de gloire depuis sa création en 2013 a été d’empêcher la construction des 160 éoliennes planifiées. La population est rétive pour toutes sortes de raisons, bruit des pales, atteinte à la population des chauves-souris, mais surtout dégradation du paysage. D’où les recours qui bloquent les implantations.
En Suisse, l’énergie éolienne reste donc quasiment inexploitée. Seules 37 éoliennes ont été installées en vingt ans. A titre de comparaison, un autre pays de même taille dans les mêmes conditions géographiques, l’Autriche en a installé 1300. Le 25 décembre 2018, elles couvraient 28% de la demande en électricité et 111% le 24 décembre 2015. Ce n’est donc pas une solution négligeable ou marginale à la production d’énergie renouvelable.
La Suisse dispose d’un potentiel estimé à 88% de la consommation d’électricité mais il demeurera théorique par suite de la multiplication des recours. Le Conseil fédéral ne compte pas sur plus d’une contribution de 10%.
L’énergie éolienne souffre d’une limitation, son caractère aléatoire. Elle ne produit pas nécessairement au moment de plus grande consommation. Il faut donc la coupler avec des méthodes de stockage, comme le cycle pompage turbinage en montagne ou la production d’hydrogène par électrolyse de l’eau.
Une éolienne isolée produit de 2 à 3 MW comparé à une centrale classique produisant de l’ordre de 1000 MW. Il faut donc de 300 à 500 éoliennes pour s’y substituer. Dès lors, on ne peut évidemment pas considérer l’éolien comme l’énergie de remplacement à tout faire. C’est un appoint, une partie de la solution qui en comportera beaucoup d’autres.
C’est par la multiplication des actions (isolation, cellules photovoltaïques, biomasse, géothermie) que l’on pourra, que l’on devra se passer de charbon, de mazout et d’uranium. On se permet de rappeler que les ressources non renouvelables ne se renouvellent pas, qu’elles renchérissent dans le temps avec l’épuisement des sites les plus économiques et qu’en fin de compte elles ne seront plus disponibles. Jadis un baril de pétrole dépensé lors de la prospection et de l’extraction générait cent barils. Aujourd’hui à peine une vingtaine. Un jour l’extraction compensera tout juste la dépense en énergie et ce sera la fin.
Les défenseurs du paysage sont de grands enfants avec une pente poétique. Ils croient qu’il existe une source infinie de pétrole au sens du bambin qui croit au Père Noël. On ne peut leur en vouloir. Ils suscitent l’attendrissement général en attendant qu’ils deviennent adultes.

https://blogs.letemps.ch/jacques-neirynck/2019/03/03/le-caprice-des-antieoliens/

02/03/19 : Du côté de la Suisse, le vent bug aussi... Mais c'est encore plus grave.
http://www.voisinedeoliennesindustrielles.com/
01/03/19 : Moins venteux que prévu, Vaud reste-t-il un éden éolien?
En 2016, le ciel vaudois était perçu comme le coin de pays idéal pour construire des éoliennes. Mais une nouvelle carte de la Confédération apporte de l’eau au moulin des opposants.
https://www.24heures.ch/vaud-regions/venteux-prevu-vaud-restetil-eden-eolien/story/10491171

28/02/19Légère baisse de la production d’énergie au Mont-Crosin
Les éoliennes ont produit un peu moins de courant l’an dernier par rapport à 2017. La fédération Paysage Libre BEJUNE qui milite contre l’implantation de turbines dénonce des résultats décevants.
La production d'énergie des éoliennes a diminué d'environ 10% entre 2017 et 2018.
Les vents ont été moins favorables l’an dernier aux éoliennes du Mont-Crosin. La production d’énergie a affiché une baisse d’environ 10% par rapport à 2017 qui avait été une année record. 74 gigawattheures étaient sortis du parc éolien contre seulement 67 en 2018.

Paysage Libre BEJUNE, qui milite contre les éoliennes, a publié un communiqué jeudi dans lequel il évoque des « résultats décevants », sachant que quatre nouvelles éoliennes ont été installées il y a trois ans. La fédération estime qu’un tel rendement ne vaut pas l’argent investi dans le parc éolien et, de manière générale, dans ce type d’énergie en Suisse.
Des fluctuations ordinaires
Pour le porte-parole des BWK, ce genre de fluctuations est tout à fait normal et ne pose pas de problèmes d’approvisionnement. Gilles Seuret indique que les projections tablent sur une moyenne de 70 gigawattheures par an. Les résultats enregistrés depuis le repowering de 2016 correspondent donc, selon lui, aux attentes. « En 1997, la première fois que la centrale a injecté du courant dans le réseau, on couvrait les besoins de 450 personnes. En 2019, on couvre les besoins de 15 à 16'000 personnes selon les années. C’est un développement conséquent », souligne le porte-parole des BKW. 

01/03/19Une carte des vents donne du souffle aux antiéoliens
Energie - En 2016, le ciel vaudois était perçu comme le coin de pays idéal pour construire des éoliennes. Mais une nouvelle carte de la Confédération apporte de l’eau au moulin des opposants. 
Les sceptiques de l’éolien vaudois jubilent. Cette fois-ci, ce sont eux qui font grand bruit de la dernière carte des vents, publiée début février, par un de leurs pires adversaires, l’Office fédéral de l’énergie (OFEN).
Ce qui se passe? Cette nouvelle reconstitution du vent, tel qu’il est censé souffler à 50, 75, 100, 125 et 150 m au-dessus du sol, semble indiquer que la Suisse romande, Vaud et Genève en particulier, est moins privilégiée par Éole que ce qu’avaient auparavant imaginé les scientifiques, notamment dans la dernière version du même atlas publié en 2016 seulement. Une étude qui avait alors servi aux partisans de l’éolien, la cheffe du Département des énergies en tête, pour montrer à quel point le ciel vaudois disposait du «plus grand potentiel éolien de Suisse».
À gauche, très venteux, la carte du ciel vaudois telle qu'elle était publi
ée en 2016. A droite celle de 2019 moins optimiste....


28/02/19La bataille du vent est relancée en terres vaudoises
Énergie - La nouvelle carte de l'Office fédéral de l'énergie est aussi saluée par les opposants aux éoliennes qu'ils critiquaient la précédente. Vieil enjeu, la vitesse du vent va redevenir un défi majeur.
Encore aucune éolienne ne tourne dans le ciel vaudois. Le projet de parc le plus avancé en est au Tribunal fédéral, rendant possible sa réalisation, en cas de verdict favorable, à moyenne échéance. Les opposants redoublent d'activité.
Les opposants aux éoliennes ont été parmi les premiers à réagir à la nouvelle carte des vents de l'Office fédéral de l'environnement, rendue publique début février après des mois et des mois de calculs.
«Nous avons aussi fait nos calculs. Dans certains cas, les éoliennes produiront 60% d’énergie en moins que ce qui était annoncé par les promoteurs», assure Jean-Marc Blanc, secrétaire de Paysage Libre Vaud. «Et ça, c’est sans compter le givre, les arrêts techniques, les arrêts lors des migrations…» Comment arrive-t-il à ce chiffre ? «Une équation entre la vitesse, l'altitude, l'humidité et la surface du sol», répond-il.
A lire aussi: Le ciel vaudois est soudain moins venteux que prévu
Les opposants aux éoliennes s'en sont déjà pris aux mesures de vent dans leur combat contre plusieurs projets vaudois. Le but ? Évidemment prouver que la production est surestimée, afin de faire baisser l'intérêt de tel ou tel parc aux yeux des tribunaux dans une inévitable pesée d'intérêts. Attaquer la production a encore pris de l'importance suite à la nouvelle Stratégie 2050, qui accorde à des projets à petit seuil de production un intérêt national.
En novembre 2017 déjà, les opposants avaient attaqués les mesures des promoteurs, ironisant sur des gisements de vents prometteurs apparus en même temps que les projets éoliens. En fait, ça s'explique: les atlas de vents de l'OFEN (2016 et 2019) ont pris en compte l'ensemble des données utilisables, dont celles des porteurs de projets à qui l'État demande justement d'effectuer des mesures in situ. Un paradoxe, concèdent les développeurs, qui répètent toutefois n'avoir strictement aucun intérêt à influencer les mesures et surtout la réalité du vent dont dépend leur parc.
Pas toutefois de quoi retenir les sceptiques de l'éolien, qui décortiquent désormais chaque once de vent sur les parcs vaudois. Pourquoi ? Parce que la carte de l'OFEN tombe bien pour eux: le parc éolien de Grati arrive au terme de son parcours judiciaire cantonal, et la pétition de l'opération «Sauver Chasseron», qui vise les importants projets valdo-neuchâtelois de ce coin de Jura, doit passer prochainement au Grand conseil. Pas de doute, la bataille du vent est relancée.


28/02/19Le ciel vaudois est soudain moins venteux que prévu
Éoliennes : Une nouvelle étude mandatée par l'Office fédéral de l'énergie affine la force du vent dans le ciel. Dans le cas vaudois, considéré comme un eldorado pour les projets éoliens, les dernières prévisions perdent un peu de souffle.
L'Office fédéral de l'énergie a publié début janvier son nouvel atlas des vents. Une carte interactive de très haut niveau, qui doit servir d'outil à la nouvelle conception éolienne fédérale ainsi qu'aux Cantons pour déterminer les secteurs les plus propices aux énergies renouvelables.
La version 2019 se veut plus précise que la dernière, de 2016, qui avait largement confirmé le rôle majeur que les cantons de Vaud et Berne devaient jouer dans l'alimentation éolienne du pays, à l'horizon 2020. La nouvelle carte se base sur quatre fois plus de points de mesure, et prend en compte un historique de dix ans de souffle dans le ciel suisse. Des données issues des stations d'altitude permettent notamment de mieux cerner le comportement du vent dans les reliefs.....

17/02/19 : Eoliennes géantes, un mitage programmé du territoire
OPINION. Les parcs éoliens ne cessent de grignoter du terrain en Suisse, alerte Michel Fior, secrétaire général de Paysage Libre Suisse. L’opposant demande une meilleure coordination entre les cantons
Dans l’Arc jurassien francophone, environ 240 nouvelles éoliennes sont prévues ces prochaines années, si on se réfère aux planifications cantonales. En tenant compte de celles déjà en service au Mont-Crosin, au Peuchapatte et à Saint-Brais, elles porteraient à 260 le nombre total des machines, réparties dans 25 parcs éoliens. Il suffit de jeter un œil à la carte des projets éoliens de Suisse pour comprendre sans peine que l’Arc jurassien serait victime d’un mitage à large échelle: de Bâle à la vallée de Joux, les projets de parcs se succèdent l’un après l’autre.
Sachant que les machines prévues dépassent les 200 mètres de haut et qu'elles génèrent un impact paysager à des kilomètres, un constat s'impose : l'Arc jurassien changerait d'affectation. ....
https://www.letemps.ch/opinions/eoliennes-geantes-un-mitage-programme-territoire
01/02/19
Sainte-Croix: opposants aux éoliennes déboutés
Le Tribunal fédéral a rejeté les demandes d’effet suspensif déposées par plusieurs associations qui ont recouru contre la construction de six éoliennes dans les hauts de Sainte-Croix. Les risques pour l’avifaune invoqués par les recourants ne sont pas concrets.
Dans deux décisions publiées vendredi, la haute cour se range à l’argumentation du maître d’oeuvre Romande Energie et du canton de Vaud. Dans leurs déterminations, ces derniers ont souligné que le début des travaux doit être précédé d’un appel d’offres. Le premier coup de pioche n’est donc pas prévu avant «de nombreux mois».
Les risques irréversibles pour l’avifaune invoqués par les recourants ne sont pas concrets à ce stade du projet, conclut le Tribunal fédéral. Il ne se justifie donc pas d’accorder l’effet suspensif.
L’Association pour la défense des Gittaz et du Mont-des-Cerfs, l’Association suisse pour la protection des oiseaux (ASPO/Birdlife Suisse), Helvetia Nostra et de nombreux particuliers ont déposé deux recours contre l’arrêt rendu le 8 novembre 2018 par la justice vaudoise.
Dans cette décision, la Cour de droit administratif du Tribunal cantonal avait fait prévaloir les besoins en énergie renouvelable sur la protection du paysage et de la faune. Les opposants avaient tout de même obtenu que le parc soit équipé d’un radar afin de détecter les vols d’oiseaux migrateurs. Une mesure insuffisante, selon eux. (décisions 1C_657/2018 et 1C_658/2018 du 25 janvier 2019)
https://www.lacote.ch/articles/regions/vaud/sainte-croix-opposants-aux-eoliennes-deboutes-817156

01/02/19
Les opposants aux éoliennes déboutés
Arguant que les risques pour l'avifaune ne sont pas concrets, le Tribunal fédéral a rejeté les recours contre la construction de six éoliennes dans les hauts de la commune vaudoise.
Le Tribunal fédéral a rejeté les demandes d'effet suspensif déposées par plusieurs associations qui ont recouru contre la construction de six éoliennes dans les hauts de Sainte-Croix (VD). Les risques pour l'avifaune invoqués par les recourants ne sont pas concrets.
Pas de risques concrets
Dans deux décisions publiées vendredi, la haute cour se range à l'argumentation du maître d'oeuvre Romande Energie et du canton de Vaud. Dans leurs déterminations, ces derniers ont souligné que le début des travaux doit être précédé d'un appel d'offres. Le premier coup de pioche n'est donc pas prévu avant "de nombreux mois".
Les risques irréversibles pour l'avifaune invoqués par les recourants ne sont pas concrets à ce stade du projet, conclut le Tribunal fédéral. Il ne se justifie donc pas d'accorder l'effet suspensif.
L'Association pour la défense des Gittaz et du Mont-des-Cerfs, l'Association suisse pour la protection des oiseaux (ASPO/Birdlife Suisse), Helvetia Nostra et de nombreux particuliers ont déposé deux recours contre l'arrêt rendu le 8 novembre 2018 par la justice vaudoise.
Dans cette décision, la Cour de droit administratif du Tribunal cantonal avait fait prévaloir les besoins en énergie renouvelable sur la protection du paysage et de la faune. Les opposants avaient tout de même obtenu que le parc soit équipé d'un radar afin de détecter les vols d'oiseaux migrateurs. Une mesure insuffisante, selon eux. (décisions 1C_657/2018 et 1C_658/2018 du 25 janvier 2019)
https://www.20min.ch/ro/news/vaud/story/Les-opposants-aux-eoliennes-deboutes-10329065
31/01/19
Parcs éoliens au Val-de-Travers, une menace pour la faune ailée
Deux études récemment parues dans le Bulletin de la Société neuchâteloise des sciences naturelles le montrent : les projets éoliens du Val-de-Travers sont difficilement compatibles avec la survie des chauves-souris. Jusqu’à présent, les scientifiques savaient que le Val-de-Travers hébergeait d’importantes colonies de chiroptères. Ce qui n’était en revanche pas connu, c’est que ces chauves-souris montent dans le secteur des crêtes pour se nourrir, précisément là où sont prévus les projets éoliens du Val-de-Travers.
« Il y a de grands déplacements toutes les nuits », explique à ArcInfo Thierry Bohnenstengel, en charge de l’étude sur mandat du Canton de Neuchâtel et de la Confédération. « Même pour la pipistrelle, la plus petite des chauves-souris locales. Elle fait jusqu’à 15 kilomètres chaque soir pour aller se nourrir sur le lac en passant par les zones de crêtes ». Parmi les zones de transit, on compte… la Montagne de Buttes et Provence, toutes deux impactées par un projet éolien. Et parmi les zones de chasse, c’est le Mont-de-Boveresse et le Chasseron qui sont concernés en premier lieu, où il est également prévu de construire deux parcs éoliens !
On ne le répètera jamais assez, les projets éoliens neuchâtelois sont une menace sévère sur la biodiversité. Une transition énergétique ne peut se faire contre la nature, dit très justement Philippe Roch, l’ancien secrétaire d’Etat à l’environnement. On ne saurait mieux dire.
http://www.les-travers-du-vent.ch/index.php/2019/01/31/parcs-eoliens-au-val-de-travers-une-menace-pour-la-faune-ailee/?fbclid=IwAR2XlKtxJyfTK35uu8DWTSSHr2hq_WHM3DJp-SDhTj50Xw0ZgfNgNg6sveQ
30/01/19 : 
Les chauves-souris et les éoliennes peuvent-elles cohabiter?
Deux études menées au Val-de-Travers viennent d’être publiées. Elles s’intéressent aux populations de chauves-souris là où sont projetés des parcs éoliens. Et la cohabitation pourrait être compliquée.
Un parc éolien peut-il mettre en péril des colonies de chauves-souris? Deux études menées entre 2012 et 2015 au Val-de-Travers viennent d’être publiées dans le «Bulletin de la Société neuchâteloise des sciences naturelles». Elles concluent à l’importance des zones de crêtes pour les chiroptères, et donc, à de potentiels risques pour les mammifères volants. Explication avec Thierry Bohnenstengel, l’un des...
https://www.arcinfo.ch/articles/regions/val-de-travers/projets-eoliens-les-chauves-souris-affectionnent-aussi-les-zones-de-cretes-816626

23/01/19 : Les citoyens de Mettembert se mobilisent contre le projet éolien de la Haute-Borne
Un groupe d’habitants de la commune a remis mardi une pétition au Gouvernement jurassien pour lui demander de réviser le plan sectoriel éolien
Marie-Françoise Mertenat, initiatrice de la pétition, devant la colline qui devrait accueillir les éoliennes du parc de la Haute-Borne.
Les habitants de Mettembert s’inquiètent pour leur qualité de vie. Un groupe de citoyens de la commune s’oppose au projet éolien de la Haute-Borne. Ils ont remis une pétition mardi au Gouvernement jurassien. Le document est paraphé de 81 signatures, ce qui représente 94% des habitants de Mettembert. Neuf des onze résidents secondaires du village ont également signé la pétition. Ils demandent à l'exécutif cantonal de réviser le plan sectoriel éolien.
Les citoyens s’opposent à la réalisation du projet-pilote de la Haute-Borne, qui prévoit d’implanter des turbines sur le territoire des communes de Bourrignon, Delémont, Develier et Pleigne. Concrètement, il n’est pas prévu de construire des éoliennes à Mettembert, mais pour ses habitants, c’est tout comme : « Le plan sectoriel prévoit des éoliennes sur le flanc du Plain de la Chaive, explique Marie-Françoise Mertenat, à l'initiative de la pétition. Cette zone est située à 1,4 kilomètre du village. Il est clair que nous subirons des nuisances. »
Un impact visuel et sonore
Ce qui inquiète les villageois, c’est l’impact qu’auront les turbines sur leur vie quotidienne, entre nuisances sonores et effets sur la santé. Les signataires de la pétition s'inquiètent également des conséquences environnementales des éoliennes, notamment le fait qu’il faille défricher une partie de forêt pour les installer.
Enfin, les habitants craignent également que le parc éolien ait un impact financier sur la commune, notamment qu’il fasse perdre de la valeur aux biens immobiliers.
Une voix consultative pour la commune
Puisqu’il n’est pas prévu qu’elle accueille des éoliennes sur son territoire, la commune de Mettembert participe aux discussions du comité de pilotage du projet (Copil), mais en tant qu’observatrice. Une position que les habitants peinent à comprendre. « Comment se fait-il que notre commune, qui subira les nuisances visuelles et phoniques de ce projet, n’ait pas été consultée ? » écrivent-ils dans leur lettre transmise au Gouvernement jurassien.
Les autorités de Mettembert nous ont confié qu’elles participaient bien aux débats du Copil, mais uniquement de manière consultative. Quant à savoir si leurs inquiétudes ont été entendues, les conseillers communaux nous ont répondu que les débats du Copil étaient confidentiels. /tna
https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20190123-Les-citoyens-de-Mettembert-se-mobilisent-contre-le-projet-eolien-de-la-Haute-Borne.html


21/01/19 : Des agriculteurs défendent les Quatre Bornes
La société « Eoliennes La Joux-du-Plâne-l’Echelette » défend le parc éolien des Quatre Bornes. Les agriculteurs à l’origine du projet soulignent l’importance du tournant énergétique
« Les éoliennes modifieront certes ce paysage, mais le réchauffement climatique le détruira, comme il détruira sa biodiversité ». C’est en substance la réponse donnée lundi par les promoteurs du parc éolien des Quatre-Bornes, à la suite de la campagne lancée la semaine dernière par l’association« Sauvez l’Echelette », qui s’oppose à ce projet à cheval sur les cantons de Berne et de Neuchâtel. Onze éoliennes doivent être installées sur les crêtes entre les communes de Sonvilier et Val-de-Ruz.
La société « Eoliennes La Joux-du-Plâne-l’Echelette » rappelle que ce projet a été lancé par des agriculteurs de montagne de la région pour leurs propres terres, et qu’il n’a nullement été imposé par un promoteur extérieur. Les agriculteurs à l’origine du projet soulignent par ailleurs que la création d’un parc éolien aidera à lutter contre le réchauffement climatique et à pérenniser les activités agricoles de montagne. Ils ajoutent qu’un parc éolien, contrairement au réchauffement climatique, est réversible et qu’il sera toujours possible de redonner son image à la région en démontant et en recyclant les éoliennes.
https://www.rtn.ch/rtn/Actualite/Region/20190121-Des-agriculteurs-defendent-les-Quatre-Bornes.html

17/01/19Quatre Bornes : les opposants misent sur l’image
Les opposants au parc éolien des Quatre Bornes diffusent des photomontages pour lutter contre le projet. Leur but : montrer à quoi ressemblerait la zone concernée en cas de réalisation.
Une vaste zone industrielle sans âme : c’est ce que redoutent les opposants au parc éolien des Quatre Bornes prévu sur les crêtes entre les communes de Sonvilier et Val-de-Ruz. Ce projet prévoit l’installation de onze machines de 207 mètres de haut. L’association « Sauvez l’Echelette » mise sur l’image pour faire passer son message.
Pas de longs discours pour les opposants aux Quatre bornes. Dans leur communiqué diffusé jeudi, ils s’appuient sur neuf photomontages et deux simulations animées réalisés par le président de Paysage Libre Suisse. Ces visuels ont pour but de montrer l’impact qu’auraient ces imposantes éoliennes sur le paysage du secteur « Bugnenets – La Joux-du-Plâne – Derrière-Pertuis – L’Echelette ». Contactée, l’association affirme que les échelles de taille sont respectées et ne peuvent être contestés par les promoteurs du projet.
Pour « Sauvez l’Echelette », réaliser ce parc éolien reviendrait à dénaturer le paysage du Chasseral à La Vue des Alpes. Le groupe dénonce aussi la « destruction d’un espace de liberté encore préservé » et connu loin à la ronde pour son offre de loisirs et d’activités hivernales. En guise de conclusion, ses membres déclarent que la transition énergétique est possible sans détruire le cadre de vie des gens.La mise à l’enquête publique du parc éolien des Quatre Bornes est prévue pour cet été. Les citoyens de Sonvilier devront ensuite voter sur le plan de quartier. Il semble peu probable que ce scrutin puisse être organisé cette année encore, selon la maire de la commune Rosemarie Jeanneret. /ast
https://www.rtn.ch/rtn/Actualite/Region/20190117-Quatre-Bornes-les-opposants-misent-sur-l-image.html

07/01/19Emissions sonores d’un parc éolien. Puissance sonore, écart en décibels et perception acoustique. Le cas du parc de St-Brais (CH-JU).
Le parc éolien de Saint-Brais a souvent défrayé la chronique à cause de nuisances sonores dénoncées par les habitants du village et minimisées par l’exploitant du parc et Suisse-Eole. Durant été 2017, des dentelures ont été installées sur le bord arrière des pales pour réduire le taux de turbulences de l’air et diminuer les émissions sonores. Mais un bridage de la machine la plus proche du village a été supprimé. Les polémiques ont persisté. Les habitants disent n’avoir perçu que peu ou pas d’amélioration alors que Suisse-Eole et les promoteurs laissent entendre que le bruit est diminué de moitié. Cette note tente de clarifier les points litigieux.
Une note accessible ici : note_bruit tente de clarifier les points litigieux. On y trouvera les relations entre quantités physiques et acoustiques nécessaires. Le cas de Saint-Brais est discuté en détail, à la lumière d’une étude et de mesures sonométriques récentes qui ont permis de quantifier les changements d’émissions.
L’installation de dentelures a remplacé un bridage nocturne par vent fort, pour un bilan d’émission sonore essentiellement nul.
En conclusion, alors que Suisse-Eole laisse croire à une réduction de nuisance sonore d’un facteur deux, nous montrons que ce n’est pas le cas. L’installation de dentelures à remplacé un bridage nocturne par vent fort, pour un bilan d’émission sonore essentiellement nul.
Et si la différence avec et sans dentelures (hors bridage) est bien une réduction de puissance sonore d’un facteur deux, le niveau sonore perçu par l’oreille humaine n’est diminué que de 19% par sa nature non-linéaire.
Le seul gain de l’opération est la disparition du bridage qui augmente la production du parc. C’est au bénéfice de l’exploitant du parc, ce qui n’est pas illégitime. Mais pas à celui des habitants comme ses dirigeants et Suisse-Eole le laissent croire.
https://clubenergie2051.ch/2019/01/07/emissions-sonores-dun-parc-eolien-puissance-sonore-ecart-en-decibels-et-perception-acoustique-le-cas-du-parc-de-st-brais-ch-ju/?fbclid=IwAR2ioIHJh8HgWz-YdLtkQSq99dN4aMcICIForlJYNedwi3CGwitLqY1uXb8
05/01/19L'an 2018 a été décisif pour les éoliennes
Rétrospective : Si les projets de parc éoliens vaudois restent souvent dans le flou, 2018 a vu arriver des lois et outils qui permettent désormais de savoir à quoi les futures hélices doivent s'attendre.
On aura rarement autant parlé d’éoliennes qu’en 2018. Pour ceux qui se demandent toujours si nos crêtes et nos campagnes doivent, ou non, recevoir les hélices de la transition énergétique, 2018 aura été l’année de chocs émotionnels intenses et de bonds déterminants vers les premières constructions. Récapitulons.
Janvier. Le petit village de La Praz refuse pour une poignée de voix le projet éolien du Mollendruz, l’un des plus importants prévus en terres vaudoises. Au terme d’une saga dont les conséquences n’ont pas fini de remettre en question le rôle des institutions communales, promoteurs et autorités locales faisaient revoter le village avec, cette fois, une victoire du oui par trois voix… Pour les opposants, c’est désormais la preuve que leur combat est plus porteur dans les phases initiales des projets. En a découlé en partie l’opération Sauver Chasseron, avec récolte de signatures et battage sur les chemins pédestres de la région qui doit voir pousser trois autres parcs éoliens majeurs. Une belle démonstration de force.

Mars. Les communes concernées valident toutefois largement le projet de Bel Coster, dont un des enjeux est sa compatibilité avec les collectivités françaises voisines, qui profiteront des hélices depuis leurs fenêtres. Aux dernières nouvelles, élus tricolores et fonctionnaires vaudois en sont aux concertations. Localement, en revanche, les opposants sont de plus en plus déterminés.
Victoire pour les proéoliens
Novembre. Changement d’ambiance. Le très attendu jugement du Tribunal cantonal sur le parc de Sainte-Croix, vétéran de l’éolien vaudois, tombe. Il est positif pour les partisans des hélices. Très positif même. Et démontre tout le potentiel de la nouvelle loi sur l’énergie, Stratégie 2050, dans ce qu’elle peut limiter les mesures de protection du paysage et de l’environnement. De quoi, en théorie, lever nombre de doutes sur l’ensemble des projets en cours de procédure. Les partisans de l’éolien applaudissent. Au final, 2018 aura-t-elle été l’année qui fait basculer le débat? «Assurément, pense Isabelle Chevalley, présidente de Suisse Éole. Nous avons eu trois arrêts favorables. Au Gothard, les opposants n’ont pas fait recours. Cela veut dire que nous avons les décisions dont les effets vont se voir dans trois ans. Hors du canton de Vaud, les opposants ont perdu à Granges (SO); ils ne s’en sont pas vantés.»
En face, on tempère. «Il faut prendre du recul, juge Roman Hapka, responsable romand de la Fondation pour le paysage. Les effets ne sont toujours pas là. Au contraire, on constate que la discussion a basculé. Désormais, le public ne remet plus en question la protection du paysage, mais discute des détails des impacts des éoliennes. C’est très positif.»
Sur le plan juridique, la messe n’est effectivement pas encore dite. Ce qui fera réellement avancer le schmilblick, c’est le verdict du Tribunal fédéral sur le projet de Sainte-Croix, et à travers lui de l’application vaudoise des derniers outils d’aide à la décision. Doit aussi venir le jugement concernant Sur Grati, sur les hauts de Vallorbe, un parc de dernière génération autrement plus exposé que Sainte-Croix. En faveur des éoliennes, on retiendra que les juges cantonaux ont estimé que les futures hélices n’impacteraient pas le paysage industriel local et que la stratégie du Canton tenait la route, à savoir le fait de réparer les dégâts sur l’avifaune via des mesures globales sur l’ensemble du Jura vaudois. «Après, la loi sur la protection de la nature reste là, reprend Roman Hapka. Les juges disent qu’il faut examiner en détail chaque projet, et on va le faire. Nous, on se demande aussi s’ils lisent l’allemand. Les juges n’ont pas relevé le verdict sur les éoliennes du Schwyberg (FR), qui souligne bien qu’il faut examiner l’efficacité des mesures de compensation environnementales. Et pas seulement le principe.»
«Les fronts se durcissent»
«Globalement, on constate surtout que les fronts se durcissent, note un observateur. Les politiques évoluent différemment entre la Suisse alémanique et la Suisse romande, et on ne voit toujours aucun consensus sur ce qui est un projet renouvelable intelligent.»
C’est d’ailleurs une des leçons de 2018. Les acteurs déterminants ne seront à l’avenir plus forcément les techniciens de l’ombre ou les juges, mais bel et bien les élus en tant que derniers garde-fous. À ce niveau, la nouvelle conseillère fédérale chargée de l’Énergie, Simonetta Sommaruga, vient de souligner son intérêt pour les renouvelables. Quant à celui ou celle qui détiendra l’an prochain les rennes du Département vaudois, c’est encore une autre affaire. (24 heures)

https://www.24heures.ch/vaud-regions/L-an-2018-a-ete-decisif-pour-les-eoliennes/story/31447351

02/01/19 : L’invitée du journal: Anne Bachmann, Helvetia Nostra
Les associations de protection de la nature BirdLife et Helvetia Nostra ont fait recours jusqu’au Tribunal fédéral contre le projet de parc éolien à Sainte-Croix. Romande énergie prévoit d’installer 6 éoliennes de 139 mètres de haut entre la Gittaz-Dessus et le Mont-des-Cerfs. Anne Bachmann, chargée d’affaires pour Helvetia Nostra, nous détaille ses craintes vis-à-vis des oiseaux nicheurs, comme le grand tétras, et comment amorcer la transition énergétique en se passant d’éoliennes sur les crêtes de l’Arc jurassien.http://www.canalalpha.ch/actu/linvitee-du-journal-anne-bachmann-helvetia-nostra/?fbclid=IwAR3vJbmzWIXM9QIcggIZbdjvYVsYKSUsl2IEuYdQvGlbyafFHI2TGK15pRE

21/12/18 : Des Francs-Montagnards racontent leur vie au pied des éoliennes
Trop bruyantes et trop voyantes, les éoliennes? Nous sommes allés à Saint-Brais et au Peuchapatte, dans le Jura, pour constater ce qu’il en est. Et pour en discuter avec des habitants qui vivent à proximité de ces géants.
Le canton du Jura vient d’annoncer qu’un nouveau parc éolien est envisagé au Peu-Claude, dans les Franches-Montagnes. Comment vit-on au pied des éoliennes? À Saint-Brais, se dressent deux géants à pales depuis 2009, et au Peuchapatte trois spécimens sont sortis de terre en 2011. Nous sommes allés sur place.
Au départ, notre intention était de passer une nuit venteuse chez des villageois pour constater les nuisances sonores que ces engins produisent. «Inutile! Vous n’entendrez...
https://www.arcinfo.ch/articles/regions/jura-jura-bernois/des-francs-montagnards-racontent-leur-vie-au-pied-des-eoliennes-808803

20/12/18 : Éoliennes de Sainte-Croix et santé de la population
L'invité Jean-Marc Blanc s'inquiète des répercussions des nuisances sonores.
Au moment où, avec un nouveau recours, la procédure contre les éoliennes de Sainte-Croix passe au niveau fédéral, il est inquiétant de constater la passivité coupable des promoteurs à l’égard des risques sanitaires que la réalisation du projet ferait courir à la population.
Les éoliennes émettent des sons qui appartiennent au domaine des basses fréquences et des infrasons que l’on peut enregistrer jusqu’à 10 km de distance. Publiée en 2013 et considérée comme document de référence, une étude mandatée par l’Office fédéral de l’énergie (OFEN) montre que les éoliennes géantes génèrent des nuisances en général acceptables mais précise aussitôt que 15% des gens interrogés se déclarent plus ou moins fortement gênés. Elle se base sur un échantillon de personnes habitant dans un périmètre de 5 km autour des sites examinés.
«Un nombre considérable de personnes seraient affectées par les nuisances sonores du parc éolien prévu»
Dans le cas de Sainte-Croix, la majorité des 4800 habitants se trouvent dans un rayon inférieur à 1,5 km. En se référant aux chiffres de l’OFEN, c’est donc un nombre considérable de personnes qui seraient affectées par les nuisances sonores du parc éolien prévu. Parmi elles, les patients et le personnel soignant de l’EMS spécialisé très récemment construit seraient aux premières loges puisqu’ils se trouveraient à 600 mètres de la première éolienne.
Cette situation délicate, Romande Énergie et l’État de Vaud (principal actionnaire) la connaissent parfaitement bien. Mais c’est devenu un réflexe pavlovien: dès que l’on parle des nuisances à l’égard des humains, les promoteurs et les autorités se réfugient derrière les prescriptions légales en vigueur qu’ils assurent respecter, la main sur le cœur.
Peu importe que celles-ci soient aujourd’hui dépassées comme tendent à le prouver les multiples témoignages recueillis dans nos pays voisins dont les campagnes sont déjà fortement polluées par les éoliennes industrielles.
Peu importe que l’on puisse chez nous faire des observations comparables à Saint-Brais, au Peuchapatte ou dans la région de Martigny.
Peu importe encore que l’OMS ait très récemment revu fortement à la baisse les limites d’émissions sonores recommandées pour ces machines et préconise par exemple pour la journée un plafond de 45 dB là où la loi suisse, via l’ordonnance sur la protection contre le bruit (OPB), se contente de 60 dB, soit un volume sonore trois fois plus élevé.
Il s’ensuit deux questions sans réponses: – On sait que les impacts des éoliennes industrielles sur la santé humaine sont bien réels et qu’ils peuvent être élevés. S’ils ne sont pas encore bien étudiés et documentés, est-ce une raison pour foncer? Où est le principe de précaution?
– Romande Énergie prend la responsabilité de mettre en danger la santé des Sainte-Croix. Le cas échéant, comment en assumera-t-elle les conséquences?
https://www.24heures.ch/signatures/reflexions/Eoliennes-de-SainteCroix-et-sante-de-la-population/story/21635171

15/12/18
Eoliennes, quels impacts sur lʹavifaune et le paysage?
A écouter en ligne
Sur les crêtes du Mollendruz, un projet de parc éolien est contesté par 5 organisations de protection de la nature et du paysage. Ce projet de 12 éoliennes de 200 m. de haut menacerait au moins 5 espèces dʹoiseaux et 6 de chauve-souris selon Aspo Birdlife.
De son côté, la Fondation suisse pour la protection et l'aménagement du paysage (FP), dénonce une dégradation dʹune large portion de la crête principale du Jura vaudois.
Dans quelle mesure les éoliennes sont-elles une menace pour les oiseaux? Peut-on qualifier objectivement leur impact sur le paysage? Rencontre au sommet (du Mollendruz) avec François Turrian, directeur romand de BirdLife Suisse et Roman Hapka de la Fondation Suisse pour le paysage, puis Lionel Maumary, responsable de lʹétude dʹimpact sur lʹavifaune au Mollendruz.
La commission de l’environnement et de l’équipement du Parlement jurassien souhaite un débat serein et respectueux sur la planification éolienne. Elle a publié un communiqué en ce sens ce jeudi après-midi. La commission dit suivre attentivement les discussions et prises de position sur le sujet qu’elle qualifie de « parfois virulents et approximatifs ». Elle en appelle à plus de sérénité et de modération et rappelle que le processus n’en est qu’à son début. La commission indique également que le Parlement va débattre de la planification éolienne pour en déterminer le cadre mais qu’aucun détail ne sera défini à ce stade. Elle souligne, par ailleurs, que la procédure prévoit une démarche participative qui permettra à tous les acteurs concernés de faire valoir leurs arguments. La commission prend, enfin, la défense des employés de l’administration qui ont travaillé sur le sujet et estime que les attaques à leur encontre « n’ont pas lieu d’être ». /comm - fco
https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20181213-Un-debat-serein-sur-les-eoliennes.html

11/12/18Nouveau recours contre le parc éolien
Sainte-Croix (VD) : Deux ONG ont décidé de saisir le Tribunal fédéral pour manifester leur désaccord envers le parc éolien de Sainte-Croix (VD).
BirdLife Suisse et Helvetia Nostra recourent au Tribunal fédéral (TF) contre le parc éolien de Sainte-Croix (VD). Les associations critiquent un projet qui empiète sur des zones de première importance pour des oiseaux nicheurs menacés, comme le grand tétras.
Sans surprise, les deux associations ont décidé de porter l'affaire devant la Haute Cour. Elles ne sont pas satisfaites du jugement rendu par le Tribunal cantonal en novembre dernier, «qui n'a pas jugé utile de statuer sur des points sensibles».
Réduire la mortalité des oiseaux
L'instance cantonale a demandé des mesures pour réduire la mortalité des oiseaux migrateurs. Mais elle ne s'est pas prononcée sur les impacts causés sur l'avifaune nicheuse, critiquent mardi les recourants dans un communiqué. Or plusieurs espèces menacées d'oiseaux nicheurs fréquentent la zone qui serait occupée par trois des éoliennes dans le secteur de La Gittaz.
Le canton a proposé des mesures de compensation. La plus pertinente, qui consistait à élargir la fermeture de la route du col de l'Aiguillon, a été refusée par la commune de Baulmes, se désolent les recourants. D'autres lacunes sont pointées du doigt, comme l'absence de préavis de l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) sur le défrichement, pourtant obligatoire dans ce cas. (ats/nxp)
https://www.tdg.ch/suisse/suisse-romandenouveau-recours-parc-eolien/story/16102747

11/12/18 : Un nouveau recours déposé contre le parc éolien de Sainte-Croix
BirdLife Suisse et Helvetia Nostra recourent au Tribunal fédéral contre le parc éolien de Sainte-Croix (VD). Elles critiquent un projet qui empiète sur des zones importantes pour des oiseaux nicheurs menacés, comme le grand tétras.
Sans surprise, les deux associations ont décidé de porter l'affaire devant la Haute Cour. Elles ne sont pas satisfaites du jugement rendu par le Tribunal cantonal en novembre dernier, "qui n'a pas jugé utile de statuer sur des points sensibles".
L'instance cantonale a demandé des mesures pour réduire la mortalité des oiseaux migrateurs. Mais elle ne s'est pas prononcée sur les impacts causés sur l'avifaune nicheuse, critiquent mardi les recourants dans un communiqué. Or plusieurs espèces menacées d'oiseaux nicheurs fréquentent la zone qui serait occupée par trois des éoliennes dans le secteur de La Gittaz.
Des mesures insuffisantes
Le canton a proposé des mesures de compensation. La plus pertinente, qui consistait à élargir la fermeture de la route du col de l'Aiguillon, a été refusée par la commune de Baulmes, se désolent les recourants. D'autres lacunes sont pointées du doigt, comme l'absence de préavis de l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) sur le défrichement, pourtant obligatoire dans ce cas.
https://www.rts.ch/info/regions/vaud/10061142-un-nouveau-recours-depose-contre-le-parc-eolien-de-sainte-croix.html

11/12/18 : Une convention pour encadrer le projet de parc éolien de Montoz-Pré Richard
Un document a été signé mardi matin par les trois parties prenantes au projet, il définit notamment la répartition des revenus qui seront générés par le parc.
Une convention tripartite pour encadrer le développement du projet de parc éolien de Montoz-Pré Richard. Ce matin, un document a été signé par les trois parties prenantes au projet : La commune de Court, le promoteur Energie Service Bienne (ESB) et la société JbEole SA. L’objectif du document est principalement de répartir de manière transparente les différents revenus qui seront générés en cas de concrétisation du parc. Il fixe également certaines conditions afin que le courant produit dans la région puisse être acheté par les communes du Jura bernois qui en feraient la demande.
Un document pour plus de transparence
Au moment de signer la convention, les parties prenantes ont toutes souligné la volonté et l’importance de la transparence que requiert ce genre de dossier. Pour Heinz Binggeli, directeur d’ESB, il est important de redistribuer une partie des revenus à la région, et de le faire de manière claire. Et La clarté, justement, c’est l’objectif principal poursuivi par le document. Concrètement, il a été établi qu’ESB reversera à parts égales 6% du chiffre d’affaire généré par le parc éolien, dans le cas où il serait concrétisé. Cette manne serait répartie équitablement entre la commune-site de Court, les propriétaires fonciers et le fonds régional pour l’efficacité énergétique, géré par JbEole SA. Ce fonds sera à disposition des communes-membres de la société pour, par exemple, procéder à l’assainissement énergétique des bâtiments communaux.
Dans le cas du projet de parc éolien de Montoz-Pré Richard, la bourgeoisie, propriétaire de la majorité des terrains en question, utiliserait une partie de cette somme dans le cadre des mesures compensatoires destinées aux agriculteurs impactés par l’installation des éoliennes.
Rachat préférentiel du courant
Le document pose également les conditions-cadre pour permettre aux communes membres de pouvoir racheter, à terme, jusqu’à 50% maximum des garanties d’origine du courant produit par les éoliennes qui ne bénéficient d’aucune rétribution de l’injection.
La signature de cette convention tripartite est appelée à se renouveler dans le cas où de nouveaux projets éoliens se concrétiseraient dans d’autres communes membres de JbEole. La société prévoit de signer des conventions identiques avec les communes de Corgémont, Cortébert et Romont, dans lesquelles des projets de parc éoliens sont également en cours. /tna
https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20181211-Une-convention-pour-encadrer-le-projet-de-parc-eolien-de-Montoz-Pre-Richard.html


10/12/18 : L'éolien industriel: une façade pour les uns, de l'argent pour les autres.
Des élus communaux membres des sociétés anonymes créées autour des parcs éoliens, des conseillers nationaux membres d'associations actives pour la promotion de l'industrie éolienne, ou pire directement rémunérés par des entreprises de production électrique et enfin la Confédération elle-même qui subventionne de telles associations sans soutenir celles de citoyens lésés par l'implantation de ces géantes à proximité de leur lieu de vie. On appelle cela un système démocratique? 
https://www.voisinedeoliennesindustrielles.com/2018/12/10-leolien-industriel-une-facade-pour.html?spref=fb&fbclid=IwAR1jvQZwjhV2vNrvkNf696DUHfsAzzO8ysOMYo5UJceh709p5l5ztn69c0I

06/12/18Il faut un moratoire sur le projet d’éoliennes à Sainte-Croix
OPINION. Début novembre, la justice vaudoise rendait un arrêt favorable à la réalisation du projet de parc éolien de Sainte-Croix. Or la nuisance des éoliennes est bien réelle, estime Christine Lavanchy du comité Paysage-Libre Vaud.
Le 8 novembre 2018, le Tribunal cantonal vaudois a rendu un arrêt favorable à la réalisation du projet de parc éolien de Sainte-Croix, qui verrait la construction de six éoliennes industrielles surplombant le village. Sauf décision contraire du Tribunal fédéral, celui-ci pourrait ouvrir la route pour les autres projets en attente, une centaine de machines rien que dans le canton de Vaud. Sainte-Croix verrait la première des six hélices être érigée à quelques centaines de mètres de l’hôpital régional et de son EMS inauguré l’an dernier. A cette distance, les nuisances sonores sont avérées, ce que confirment les témoignages de plus en plus nombreux. Détail piquant, cet établissement abrite l’unité de soins Oasis: un projet pilote vaudois pour l’accompagnement en phase terminale de patients atteints de démence, dans un cadre assurant tranquillité, en cherchant à éliminer tous stimuli parasites, tels bruits et éblouissement.
L’exemple de Saint-Brais
Par la suppression d’une des sept machines prévues à l’origine, le promoteur du projet avait confessé par l’acte l’existence de problèmes pour le voisinage. L’ajout de peignes sur les pales, dispositifs censés réduire les nuisances sonores, confirme cet aveu. Pourtant non loin de chez nous, à Saint-Brais, des machines similaires tournent: les nuisances n’ont pas cessé et les riverains souffrent toujours. Les promoteurs assurent respecter les normes en vigueur régies en autre par l’ordonnance sur la protection contre le bruit, mais celles-ci n’offrent aucune garantie de protection aux populations riveraines de machines; sinon comment expliquer les plaintes de riverains, certains voyant leur santé affectée?
A quelle sorte d’éthique se réfère-t-on lorsque l’on accorde plus d’attention aux oiseaux migrateurs qu’à la santé des personnes?
A quelle sorte d’éthique se réfère-t-on lorsque l’on accorde plus d’attention aux oiseaux migrateurs qu’à la santé des personnes? Que dire des enquêtes menées par les services de l’environnement sur des questions sanitaires, alors que celles-ci relèvent de la compétence des médecins? Qu’attend-on pour faire conduire par des professionnels de la santé les études épidémiologiques sur les sites existants, à la lumière des constats faits en Suisse et à l’étranger? Invoquer l’effet nocebo relève du déni: des effets physiologiques inquiétants ont été décrits et mesurés sur différentes espèces animales, et pas seulement sur des humains. De plus, la science décrypte peu à peu des mécanismes qui pourraient expliquer les symptômes observés.
Besoin de moratoire
En 2012, l’Office fédéral de l’énergie a fait réaliser une étude par l’Université de Saint-Gall, de laquelle il ressortait que les nuisances pouvaient être qualifiées d’acceptables – 15,8% des personnes interrogées confiaient ressentir un impact à des degrés divers. L’échantillonnage a été réalisé dans un large rayon (5 km). Sachant que la majorité de la population de Sainte-Croix sera exposée dans un périmètre inférieur à 1,5 km, on peut légitimement s’attendre à des chiffres bien plus importants et considérer que des centaines de personnes seront touchées et des milliers exposées. Les habitants de Sainte-Croix seront-ils des sujets d’expérimentation?
Qui sera responsable des conséquences sanitaires? Qui donnera les garanties nécessaires? Qui paiera si les machines s’avèrent provoquer maux et maladies? Le fabricant pourra se disculper en invoquant les normes qui lui ont été communiquées. Les autorités se réfugieront derrière ces normes pour fuir leur responsabilité. Les normes étant basées sur une loi votée par le parlement fédéral et les ordonnances édictées par le Conseil fédéral, c’est à eux qu’il incombe de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la protection de la population. Des questions de toute première importance qui demandent un examen urgent et un moratoire en vertu du principe de précaution. Faute de quoi on pourrait se retrouver face à un scandale sanitaire tel que celui qui pointe en Allemagne et dont la chaîne de télévision ZDF a récemment livré les enjeux dans un documentaire édifiant.

30/11/18 : L’association Librevent refuse d’autres éoliennes aux Franches-Montagnes
Librevent milite pour éviter que le paysage franc-montagnard ne soit défiguré par les éoliennes. Vu le récent plan sectoriel éolien proposé par le canton du Jura, l’association repart au combat pour empêcher que de nouveaux mastodontes ne se dressent au Peu-Claude.
Née en 2011 pour protéger le paysage des Franches-Montagnes, l’association Librevent considère «comme une ineptie» la révision du plan sectoriel sur l’énergie éolienne présentée récemment par le canton du Jura. Projet qui prévoit, entre autres, de nouvelles éoliennes aux Franches-Montagnes, plus exactement au Peu-Claude.
Du coup, les communes des Bois et du Noirmont seraient concernées. «Or, celles-ci ont dit non aux éoliennes dans des procédures démocratiques», rappelait vendredi en conférence de presse Jean-Daniel Tschan, président de Librevent.
A lire aussi : Trois nouveaux parcs éoliens pourraient voir le jour dans le Jura
Initiatives en vue
Puis Philippe Quéloz, aussi membre de l’association, a montré – par le biais d’un photomontage réalisé par ses soins – à quoi ressemblerait le village des Bois avec des géants à pales de 200 mètres de haut. L’illustration fait son effet…
Cette dernière incitera-t-elle les députés jurassiens à rejeter la fiche 5.06 «Plan sectoriel éolien» du Plan directeur cantonal? «Ils seront sans doute très divisés sur le sujet», commente Jean-Daniel Tschan. «Quoi qu’il en soit, nous allons lancer des initiatives aux Bois et au Noirmont pour que leurs législatifs se prononcent contre la réalisation du parc éolien du Peu-Claude.»
A lire aussi : Où en sont les projets éoliens de l’Arc jurassien
https://www.arcinfo.ch/articles/regions/jura-jura-bernois/l-association-librevent-refuse-d-autres-eoliennes-aux-franches-montagnes-804067

30/11/18Librevent veut le rejet du plan sectoriel éolien
Le comité franc-montagnard s’oppose à ce qu’un parc éolien voie le jour aux Franches-Montagnes. Il met en avant plusieurs arguments.
Un vent de contestation va souffler sur le plan sectoriel éolien. Librevent souhaite combattre le projet du Gouvernement, qui prévoit d’implanter entre trois et cinq parcs éoliens dans le Jura. L’une des zones retenues dans le projet : le Peu-Claude, dans les Franches-Montagnes. Or, Librevent s’y oppose fermement.
Un problème de distance
Le comité, créé en 2011, veut préserver le paysage franc-montagnard, mais pas seulement. Vendredi matin, il a annoncé avoir relevé des points qu'il juge problématiques dans le plan sectoriel éolien. Parmi eux, un souci de distances : selon Librevent, il faudrait garantir un minimum de 1500 mètres entre les habitations et les éoliennes : « Dans le plan actuel, on prévoit entre 300 et 500 mètres de distance entre les éoliennes et les habitations. C’est trop peu », estime Jean-Daniel Tschan, président du comité. Selon lui, une distance trop faible accroit les risques de nuisance sonore et d’infrason.
Une note globale moyenne aux Franches-Montagnes
Autre argument avancé par Librevent : sur les sites étudiés pour l’implantation d’éoliennes, seuls sept d’entre eux présentent une note globale qualifiée de bonne. Des endroits qui sont situés dans le district de Delémont. « Aujourd’hui, les éoliennes ne permettent pas un rendement d’énergie suffisant aux Franches-Montagnes, alors pourquoi insister ? », s’interroge Jean-Marc Baume, membre de Librevent. « D’autres solutions énergétiques devraient être possibles : l’économie d’énergie, mais aussi l’énergie solaire. »
L'avis du législatif
Enfin, Librevent veut également dénoncer le conseil d’administration du parc éolien de Delémont, constitué, d’après les dires du comité, sans appel d’offre.
Ainsi, le président de Librevent, Jean-Daniel Tschan, compte intervenir au Parlement pour dénoncer le plan sectoriel éolien, et inviter à rejeter la fiche 5.06. Le comité souhaite également lancer une initiative aux Bois et au Noirmont, afin que le législatif puisse s’exprimer et dire si oui ou non, il souhaite l’implantation d’éoliennes au Peu-Claude. /cto
https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20181130-Librevent-veut-le-rejet-du-plan-sectoriel-eolien.html

27/11/18Eoliennes à Essertines-sur-Rolle: des avis contrastés
La commune d’Essertines-sur-Rolle se dotera-t-elle de cinq éoliennes à l’horizon 2020? Le projet est présenté à la population. Les avis sont partagés.
«Ҫa fait peur, 200 mètres, c’est haut!» s’exclamait l’agriculteur Pierre-Alain Serex, devant les images d’illustration du projet de parc éolien d’Essertines-sur-Rolle. Jeudi dernier, la société EssairVent – dont les actionnaires sont la commune, les Services industriels de Genève et Ventoludens – a présenté à la population essertinoise l’état d’avancement du projet. Il prévoit un maximum de cinq éoliennes installées sur des terrains communaux,...
https://www.lacote.ch/articles/regions/district-de-nyon/eoliennes-a-essertines-sur-rolle-des-avis-contrastes-802707

27/11/18Fronde contre le parc éolien de Montoz-Pré Richard
Trois ONG suisses s’opposent au parc éolien de Montoz-Pré Richard, sur la commune de Court. Elles dénoncent des atteintes à l’environnement et une mauvaise coordination du projet
Le parc éolien de Montoz-Pré Richard ne peut pas être autorisé tel que prévu. C’est l’avis de trois ONG nationales qui ont déposé une opposition auprès de la commune de Court. Elles l’ont fait savoir mardi dans un communiqué. Birdlife, Helvetia Nostra et la Fondation suisse pour la protection et l’aménagement du paysage dénonce un projet mal coordonné. Elles estiment par ailleurs que les sept éoliennes prévues porteraient de lourdes atteintes à la faune et au paysage.
Faune et paysage menacés
Grand tétras, bécasse des bois et alouette lulu : autant d’espèces très menacées pour lesquelles le parc éolien de Montoz-Pré Richard serait particulièrement problématique, selon les ONG. A cela s’ajoutent d’autres oiseaux et les chauves-souris. Les données récoltées dans le rapport d’impact sur l’environnement sont jugées insuffisantes pour assurer que le parc ne cause pas leur déclin régional. En ce qui concerne le paysage, les opposants estiment qu’un « avis circonstancié sur l’effet porté au Weissenstein tout proche est incontournable ». Ce site figure à l’inventaire fédéral des paysages, sites et monuments naturels.
Manque de coordination avec le voisin soleurois
Au-delà de ces aspects très concrets, les ONG dénoncent un manque de coordination entre ce projet porté par Energie Service Bienne et le projet contigu de la montagne de Granges, dans le canton de Soleure. Ils font en effet l’objet de deux rapports d’impact totalement distincts. Les organisations déclarent que « cette absence de coordination matérielle et formelle s’apparente à la technique du salami et est contraire à la Loi sur l’aménagement du territoire ». Elles estiment que le parc de Montoz- Pré Richard aurait dû être remis en question déjà au niveau de la planification directrice du canton de Berne et du Jura bernois.
Oppositions attendues
Du côté des autorités communales, cette opposition conjointe ne surprend pas. Le maire de Court, Jean-Luc Niederhauser, estime que le projet ne devrait pas être remis en cause :
https://bnj.blob.core.windows.net/assets/Htdocs/Files/v/246381.mp3
Jean-Luc Niederhauser confirme par ailleurs que plusieurs oppositions sont parvenues à la commune de Court. Elles sont le fait de privés et d’organisations. Les autorités s’attendaient à une levée de bouclier et ont prévu deux ans dans leur calendrier pour trouver des compromis lors des séances de conciliation. 

27/11/18 : Trois ONG font opposition contre le parc éolien de Montoz-Pré Richard (BE)
Trois ONG suisses s'opposent au projet de parc éolien de Montoz-Pré Richard, sur la commune bernoise de Court. Elles relèvent notamment des atteintes importantes à plusieurs espèces menacées.
Pour les ONG Birdlife suisse, la Fondation suisse pour la protection et l'aménagement du paysage (FP) et Helvetia Nostra, ce projet de parc éolien de Montoz-Pré Richard "n'est pas compatible avec la législation et aurait du être remis en question déjà au niveau de la planification éolienne directrice du canton de Berne et du Jura bernois". Le projet n'a pas non plus été coordonné avec le parc adjacent de la montagne de Granges, dans le canton de Soleure.
Elles ont par conséquent déposé un opposition conjointe auprès de la commune de Court, ont-elles fait savoir par communiqué.
Faune et paysage menacés
L'implantation de ce parc est jugée particulièrement problématique pour plusieurs espèces d'oiseaux très menacées à l'échelle nationale, comme le Grand tétras, la bécasse des bois et l'alouette lulu.
L'implantation des sept turbines est prévue à faible distance des boisements, ce qui amplifie les risques de collisions pour les oiseaux et les chiroptères et porterait également de lourdes atteintes au paysage.
https://www.rts.ch/info/regions/berne/10026594-trois-ong-font-opposition-contre-le-parc-eolien-de-montoz-pre-richard-be-.html

19/11/18Feu vert pour les éoliennes
Six hélices pour alimenter 6000 ménages en électricité. Le Tribunal cantonal vaudois a tranché en faveur du projet controversé de Sainte-Croix, dans le Jura vaudois.
Les juges ont estimé qu’il fallait promouvoir le besoin en énergie plutôt que la faune et le paysage. L’année prochaine, la centrale nucléaire de Mühleberg s’arrêtera, privant le canton de Vaud d’un tiers de son approvisionnement en électricité. Il est donc temps de promouvoir les énergies renouvelables. Le cas de Sainte-Croix devrait faire école pour les autres projets d’éoliennes en souffrance dans le canton.
https://www.swissinfo.ch/fre/sainte-croix_feu-vert-pour-les-%C3%A9oliennes/44554882

17/11/18Le Tribunal cantonal valide le projet d'éoliennes
Les juges ont estimé qu'il fallait promouvoir le besoin en énergie plutôt que le paysage, dans le dossier des éoliennes de Sainte-Croix (VD).
Le Tribunal cantonal valide le projet éolien de Sainte-Croix (VD). Dans leur arrêt, les juges ont écarté toute une série d'arguments mis en avant par les opposants concernant essentiellement l'avifaune et le bruit des mâts.
Le Tribunal a repris stricto sensu la nouvelle loi sur l'énergie (la Stratégie énergétique 2050 acceptée par le peuple en 2017). Celle-ci prévoit une pesée d'intérêt entre le besoin en énergie renouvelable et le besoin de protection du paysage et de l'environnement, a expliqué samedi à l'ats Jean-Marc Blanc de Paysage Libre-Vaud. Il revenait sur une information publiée par 24 Heures.
Oiseaux nicheurs
«Nous sommes en train d'analyser cet arrêt qui fera probablement l'objet d'un recours au TF. Par rapport au jugement précédent, la balance des intérêts est très en faveur de l'encouragement à l'éolien», constate Nina Capel, avocate avec Me Jean-Claude Perroud de l'ensemble des opposants privés et associatifs.
«Nous sommes déçus de cette défaite d'étape. Nous pensions honnêtement que sur l'avifaune, nous avions des points très forts, car ce parc pose un vrai problème pour les oiseaux nicheurs. Le tribunal met lui l'accent sur les oiseaux migrateurs. C'est ce qui nous a étonnés», a poursuivi l'avocate.
Menace pour le grand tétras
La Cour de droit administratif et public n'a pas pris en compte les espèces menacées que le parc va impacter, a renchéri François Turrian, directeur romand de Birdlife Suisse, auteur de l'un des deux recours avec Helvetia Nostra. «Trois des six éoliennes prévues empiètent sur le territoire prioritaire pour le grand tétras, alors qu'un plan national protège cet oiseau le plus menacé de Suisse.»
«Le Tribunal prend pour argent comptant les propositions de l'Etat qui sont à notre avis insuffisantes. Les machines empiètent sur des habitats qui devraient être exempts de toute implantation industrielle.»
Lacunes reconnues
Les juges ont néanmoins reconnu des lacunes sur la migration des oiseaux. Le parc devra être muni d'un radar qui permette de couper les machines en cas de fortes migrations. Une technologie qui ne détecte que les groupes de petits oiseaux en déplacement mais pas les oiseaux locaux, ni les rapaces, déplore François Turrian.
Selon lui, la pesée d'intérêt entre énergie renouvelable et environnement doit intervenir dans un second temps. Il faut tout d'abord que la loi sur la protection de la nature soit respectée.
Trop près des habitations
Indépendamment des atteintes à la faune et au paysage, les juges ont également balayé les études sur les sons effectuées par les opposants, estime Paysage-Libre Vaud, qui ne fait pas partie des opposants directs. «Ce qui nous préoccupe, c'est que ce parc sera très près de l'hôpital de Sainte-Croix, à 600 mètres. C'est vraiment problématique de mettre les éoliennes près des habitations», a relevé Jean-Marc Blanc.
Un avis partagé par Nina Capel. C'est un vieux projet qui existait déjà lorsque le canton a élaboré sa stratégie, a ajouté Nina Capel. Il a déjà fait l'objet d'un premier renvoi au tribunal en 2015. Des carences graves avaient alors été constatées dans les rapports d'impact sur l'environnement.
https://www.20min.ch/ro/news/vaud/story/Le-Tribunal-cantonal-valide-le-projet-d-eoliennes-24703165



17/11/18Le projet éolien de Sainte-Croix validé
Le Tribunal cantonal valide le projet éolien de Sainte-Croix. Dans leur arrêt, les juges ont écarté toute une série d'arguments mis en avant par les opposants concernant essentiellement l'avifaune et le bruit des mâts.
Le Tribunal a repris stricto sensu la nouvelle loi sur l'énergie (la Stratégie énergétique 2050 acceptée par le peuple en 2017). Celle-ci prévoit une pesée d'intérêt entre le besoin en énergie renouvelable et le besoin de protection du paysage et de l'environnement, a expliqué samedi à l'ats Jean-Marc Blanc de Paysage Libre-Vaud. Il revenait sur une information publiée par 24 Heures.
Par rapport au jugement précédent, la balance des intérêts est très en faveur de l'encouragement à l'éolien, a déclaré Nina Capel, avocate avec Me Jean-Claude Perroud de l'ensemble des opposants privés et associatifs.
«Nous sommes déçus. Nous pensions honnêtement que sur l'avifaune, nous avions des points très forts, car ce parc pose un vrai problème pour les oiseaux nicheurs. Le tribunal met lui l'accent sur les oiseaux migrateurs. C'est ce qui nous a étonnés», a poursuivi l'avocate.
Les opposants analysent actuellement l'arrêt. Un recours au Tribunal fédéral est probable.

https://www.laliberte.ch/info-regionale/vaud/le-projet-eolien-de-sainte-croix-valide-464258

15/11/18 : Où en sont les projets éoliens de l’Arc jurassien

Entre le Mollendruz et Delémont, plus de 150 éoliennes sont en projet. Voici notre premier sujet d’une série consacrée à l’éolien dans la région.
En 2017, le peuple a voté pour la sortie du nucléaire. Selon la Stratégie énergétique de la Confédération, quelque 4000 gigawattheures (GWh) devraient être produits par des éoliennes d’ici 2050. Pour y parvenir, des parcs sont en projet, principalement sur les crêtes jurassiennes. Selon leurs promoteurs, elles bénéficient de conditions idéales, avec des vents suffisants et un accès aisé aux sites et au réseau électrique. Ce que contestent nombre d’opposants.
Vaud, Berne et Neuchâtel font...
https://www.arcinfo.ch/articles/regions/canton/ou-en-sont-les-projets-eoliens-de-l-arc-jurassien-799349


12/11/18 : Appenzell Rhodes-Intérieures ne veut pas d'éoliennes géantes
La commune d'Oberegg (AI) n'accueillera pas les plus grandes éoliennes de Suisse. Le gouvernement d'Appenzell Rhodes-Intérieures a enterré le projet de la société Appenzeller Wind, qui voulait ériger à St-Anton in Oberegg deux mâts d'une hauteur de près de 200 mètres.
L'exécutif cantonal a justifié son refus principalement par le fait que la construction des éoliennes n'était pas compatible avec la préservation du paysage, a-t-il communiqué lundi. Après une pesée complète et minutieuse des intérêts, il a donc renoncé à inscrire le site en tant que parc éolien dans le plan directeur cantonal.
Environ 60 avis favorables et 500 défavorables ont été reçus dans le cadre d'une procédure de consultation. Le projet a été rejeté par les cantons voisins d'Appenzell Rhodes-Extérieures et de St-Gall, par la Conférence des présidents de communes d'Appenzell Rhodes-Extérieures, mais aussi par la province autrichienne du Vorarlberg.
Conflits potentiels
Une étude de faisabilité commandée par les initiateurs du projet a montré qu'il existait un potentiel considérable pour l'énergie éolienne sur le site prévu. "Cependant, une telle installation entraînerait des conflits dans les domaines de l'habitation et de l'environnement", estime le gouvernement.
L'association Paysage Libre Suisse s'est immédiatement réjouie de cette décision. Pour l'organisation, de petites installations dans des zones déjà dotées d’infrastructures (toits des maisons, etc.) sont "à tous points de vue" préférables à de "grandes installations industrielles décentralisées".
Le projet avait été présenté au public en août 2016. Les turbines devaient produire dès 2019 du courant pour 3500 ménages.
https://www.laliberte.ch/news-agence/detail/appenzell-rhodes-interieures-ne-veut-pas-d-eoliennes-geantes/463471

09/11/18 : Première suisse: des aigles seront pistés en Valais pour cerner leurs habitudes et adapter les sites d'implantation des éoliennes
Des aigles royaux seront munis d'émetteurs. Les données récoltées serviront à réaliser un modèle destiné à mieux définir les sites des futures éoliennes dans les Alpes, sources de menace potentielle pour ces rapaces très sensibles. Encore faudra-t-il les capturer. Un spécialiste mondial est venu prêter main forte aux Valaisans.
Jumelles performantes, système de piégeage et balises GPS. Non, vous n’y êtes pas. Ces instruments ne constituent pas l’attirail du parfait braconnier. Au contraire. Ils sont utilisé dans le cadre d’une étude qui a de l’envergure, à l’image du sujet étudié, puisqu’il s’agit de sa majesté l’aigle royal. Le projet constitue même une première en Suisse.
Dans les semaines à venir, plusieurs de ces grands rapaces seront munis d’émetteurs afin de suivre leurs moindres faits et gestes. Ce nouveau projet de recherche en Valais doit déboucher sur la réalisation d’un modèle en trois dimensions qui servira à mieux définir les sites d’implantation des futurs parcs éoliens dans les Alpes afin d’éviter les risques de collision avec les pales de ces générateurs d’électricité.
Les éoliennes, menaces potentielles pour les aigles
Les éoliennes représentent en effet une menace potentielle pour les oiseaux et les chauves-souris. C’est encore plus vrai pour les grands voiliers comme le gypaète barbu et l’aigle royal. Si la forte longévité est le point fort des deux rapaces, leur taux de reproduction s’avère très bas. Des études démographiques montrent qu’une hausse de la mortalité, même mineure chez les gypaètes, pourrait compromettre leur survie dans les Alpes à moyen terme. L’avènement des énergies vertes qui sonnerait le glas de ces espèces? «Désastreux», commente le professeur Raphaël Arlettaz, responsable de la division de la biologie de la conservation à l’université de Berne. Seulement voilà. «Si des données détaillées existent pour le gypaète barbu dont le programme de réintroduction est l’un des plus grands succès planétaires de réhabilitation d’une espèce, nous ne disposons par contre d’aucune information comparable en ce qui concerne l’aigle royal en Suisse.»
Des rapaces pistés par balises GPS
Dans le cadre de ce projet novateur doté de 500 000 francs, deux techniques sont utilisées. «La première utilise une jumelle performante qui permet de géolocaliser précisément l’oiseau pointé dans le ciel», indique Raphaël Arlettaz. Ces relevés ont déjà débuté dans le canton en avril et vont se poursuivre jusqu’en mars 2019. L’autre technique qui se déploie ces jours-ci dans le canton va consister à capturer et marquer les aigles royaux au moyen de balises GPS. Sur le terrain, ce travail novateur s’annonce complexe. A tel point que les chercheurs de l’Université de Berne ont fait appel à la référence mondiale de l’aigle royal, le Docteur Peter Bloom, venu spécialement de Californie. Car le système de piégeage, inédit en Suisse, se fait aux moyens de filets télécommandés. Le risque de blessures pour l’animal n’est ainsi pas exclu. «Sa longue expérience nous sera très utile», confie Raphaël Arlettaz.
Des données utiles pour implanter au mieux les éoliennes
Quinze balises sont prêtes. Le secteur du Nufenen et ses quatre éoliennes ou la région du Grand Saint-Bernard qui a un projet à l’étude seront particulièrement visés. «Nous pourrons étudier le comportement des aigles en fonction de la présence ou non d’éoliennes. Ces données serviront à construire un modèle spatial prédictif «quasi 3D» qui tient compte des conditions jusqu’à 200 mètres au-dessus du sol. Il montrera par exemple les secteurs clés où ces oiseaux de plus de deux mètres d’envergure prennent les ascendances thermiques et constituera une aide à la décision pour les planificateurs.»
Reste à savoir combien d’Aquila chrysaetos, le petit nom latin de ce grand rapace, pourront être capturés, eux qui ont assurément des yeux d’aigle...

06/11/18 : Pas d’éoliennes géantes dans la plaine de la Linth
Le Conseil d’Etat de Glaris est le premier gouvernement cantonal à porter un regard critique sur l’énergie éolienne. Il propose à son Parlement que le plan directeur de 2018 renonce aux éoliennes prévues dans la plaine de la Linth. Sa décision est novatrice pour l’aménagement du territoire et la politique énergétique de la Suisse.
Dans son rapport explicatif, le Conseil d’Etat glaronnais met en avant trois éléments qu’il juge incompatibles avec l’installation d’éoliennes géantes de 200 m de haut :
1. Des éoliennes ne doivent pas être installées dans le périmètre de zones résidentielles.
2. Une installation éolienne est incompatible à long terme avec le développement de zones résidentielles.
3. Les installations éoliennes dans les zones d’habitation sont en contradiction avec les objectifs du plan de développement 2020-2030, par lequel le canton de Glaris vise à attirer de nouveaux résidents et à renforcer la préservation du paysage et l’utilisation durable des espaces de loisirs et de détente.
En d’autres termes, les installations éoliennes ont un effet dissuasif sur les nouveaux habitants et nuisent à l’image du Canton, surtout si elles devaient être érigées à l’entrée du Canton de Glaris.
Le gouvernement glaronnais est le premier exécutif cantonal à déclarer que le recours à l’énergie éolienne produite par des installations géantes de 200 m de haut dans une Suisse densément peuplée entraîne des dommages massifs à l’environnement et à l’attrait d’une région. En conséquence, le plan directeur contient désormais des critères clairs d’exclusion : « Le développement de nouveaux sites éoliens caractérisés par un rapport défavorable entre la production attendue d’énergie et les impacts négatifs sur le paysage et les écosystèmes est à éviter ».
En outre, le gouvernement affirme que la viabilité économique d’un projet éolien doit être démontrée sur la base des résultats empiriques des mesures du vent. Il doit également être démontré qu’il n’y a pas de risque excessif de collision pour les oiseaux et que les valeurs limites pour le bruit et les ombres portées sont respectées.
Paysage Libre Suisse invite les autorités exécutives cantonales à suivre l’exemple du gouvernement du Canton de Glaris et à établir des critères clairs pour prévenir les dommages causés par les installations éoliennes industrielles à l’environnement et à l’attrait d’une région.
En savoir plus: Südostschweiz

29/10/18Eoliennes à la Haute-Borne : pas de projet, mais une volonté
La société « Parc éolien de Delémont SA » attend désormais la validation de la fiche 5.06 par le Parlement jurassien pour aller de l’avant
Le développement de l’énergie éolienne dans le Jura doit passer par la Haute-Borne. C’est du moins la vision du Gouvernement jurassien, dévoilée vendredi dernier lors de la présentation de la fameuse fiche 5.06. Pour rappel, le site a été choisi comme projet-modèle pour l’implantation de mâts.
« Une structure prête à démarrer »
L’exécutif cantonal estime que le vent est favorable : d’une part, une société Parc éolien de Delémont SA existe déjà depuis 2009. D’autre part, les communes de Delémont, Develier, Bourrignon et Pleigne ont émis un préavis favorable de principe. Cependant, tout reste à faire. « Nous sommes aux prémices de la réflexion pour produire de l’énergie éolienne, mais nous avons une structure opérationnelle, prête à démarrer », déclare Murielle Macchi-Berdat, présidente de Parc éolien de Delémont SA et conseillère communale de la capitale jurassienne. C’est donc cette structure déjà en place qui a poussé le Gouvernement à projeter la Haute-Borne comme projet-modèle. Mais on n'en est que là pour l’instant dans cette conception à moyen-long terme. « Il n’y a aucun projet existant, puisque nous n’avons pas de ligne de conduite », insiste Murielle Macchi-Berdat. Autrement dit, sans la validation de la fiche 5.06, aucune action concrète n’est possible. La balle est désormais dans le camp du Parlement jurassien. Son approbation ou son rejet sera la prochaine étape. Le peuple pourrait aussi devoir se prononcer si un référendum était lancé.
« On ne veut rien imposer »
Sans planification, la société Parc éolien de Delémont SA créée il y a neuf ans s’est mise en stand-by. Ses membres de Delémont, Bourrignon, Pleigne et Develier ont toutefois maintenu le lien pour réfléchir à la question éolienne de manière générale. Le comité de pilotage se retrouvera d’ailleurs le 22 novembre prochain, avec Mettembert comme commune observatrice. « Nous avons un consensus », dit Murielle Macchi-Berdat, ce qui signifie que tout le monde tire à la même corde pour aller de l’avant. « Les bénéfices doivent revenir à la collectivité. Le canton doit être le partenaire privilégié », souligne la présidente de Parc éolien de Delémont SA. La société attend donc la validation du Parlement pour mettre en place une méthodologie de travail. « Avant que le projet final ne se mette en route, il y a aura aussi une votation populaire à Delémont », confie Murielle Macchi-Berdat, également conseillère communale on le rappelle. « On ne veut rien imposer », conclut-elle.
A noter que chaque commune partenaire est libre de définir sa manière de valider ou d’invalider le projet du site de la Haute-Borne. /rch
https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20181029-Eoliennes-a-la-Haute-Borne-pas-de-projet-mais-une-volonte.html#

28/10/18Des Genevois dans l’éolien tessinois
Les SIG investissent dans un parc de cinq éoliennes devisé à 32 millions, qui vient de recevoir le feu vert.
https://lecourrier.ch/2018/10/28/des-genevois-dans-leolien-tessinois/

27/10/18Suisse : Trois parcs éoliens de plus dans un futur proche ?
Trois nouveaux parcs éoliens pourraient être autorisés dans le canton du Jura. Le gouvernement se veut pragmatique et propose de planifier le développement de cette énergie par étapes. L’éolien reste un sujet sensible dans le canton du Jura, en particulier aux Franches-Montagnes.
Pour obtenir l’adhésion de la population, le gouvernement propose la réalisation d’un projet-modèle sur le site de la Haute Borne, qui se trouve sur les territoires de Delémont, de Bourrignon, de Develier et de Pleigne. Les quatre exécutifs ont déjà donné leur accord à l’inscription de ce principe dans le plan directeur cantonal.
«Le gouvernement concentrera son action sur un projet», a souligné vendredi Daniel Rieder, responsable du service du développement territorial. Ce projet-modèle sera conçu de manière à optimiser la prise en compte des intérêts en présence et des attentes de la population. Aucun autre projet ne sera engagé avant un bilan.
«L’énergie éolienne est un sujet sensible», a reconnu le ministre de l’environnement David Eray. Pour cette raison, le gouvernement s’est donné le temps de la réflexion avant de présenter son projet. Le dossier relatif à la révision de la fiche du plan directeur cantonal avait été mis en consultation de septembre 2015 à janvier 2016.
«Grands Parcs»
Le scénario retenu est celui des «Grands Parcs». L’objectif est de concentrer les turbines sur un nombre restreint de sites afin de limiter les impacts. Ce scénario a été largement plébiscité lors de la consultation. Une concentration permet une meilleure cohérence entre impacts, apport énergétique et rentabilité. Un parc éolien doit être formé de cinq machines au minimum.
Les trois parcs éoliens ne pourront être réalisés que sur cinq sites potentiels inscrits dans le plan directeur cantonal: deux dans le district de Delémont, deux dans celui de Porrentruy et un aux Franches-Montagnes, où la résistance aux éoliennes est la plus véhémente.
Le site de Bure, en Ajoie, a été retiré du projet en raison des contraintes liées à la place d’armes, notamment des Forces aériennes. Pour que les parcs éoliens voient le jour, il est nécessaire que les communes donnent leur accord.
Démarche participative
La planification d’un parc sera accompagnée d’une démarche participative. A chacune des étapes, le gouvernement souhaite informer la population. L’image de l’énergie éolienne n’est pas la meilleure dans le canton du Jura après l’expérience de l’installation d’aérogénérateurs à St-Brais.
Le développement de l’énergie éolienne s’inscrit dans le cadre des stratégies énergétiques de la Confédération et du canton du Jura. La conception cantonale de l’énergie vise une production de 150 millions de kWh par année sur sol jurassien à l’horizon de 2035. (ats/nxp)
Créé: 26.10.2018, 11h58
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https://teles-relay.com/suisse-trois-parcs-eoliens-de-plus-dans-un-futur-proche/

27/10/18Eoliennes au Gothard
Les Services industriels de la ville de Genève investissent dans un parc éolien devisé à 32 millions. Et qui vient de recevoir le feu vert.
Après plus de dix ans d’immobilisme, le premier parc éolien tessinois pourra voir le jour. Le dernier recours contre le projet prévu au sud du massif du Saint-Gothard a été rejeté par le Conseil d’Etat. La Société tessinoise pour l’art et la nature (Stan), qui s’y était opposée, a annoncé qu’elle ne fera pas appel...
https://www.arcinfo.ch/articles/economie/eoliennes-au-gothard-794965

26/10/18Le canton du Jura dévoile sa planification de l'énergie éolienne
Le Gouvernement jurassien a dévoilé vendredi sa stratégie très attendue en matière d’énergie éolienne, avec une planification par étape qui s’appuiera sur un projet-pilote au-dessus de Delémont.
L’énergie éolienne est un sujet sensible dans le canton, marqué par l’expérience souvent qualifiée de malheureuse des turbines du village de Saint-Brais notamment. La politique voulue par les autorités aujourd'hui vise surtout à donner une nouvelle image de l’éolien dans le Jura.
Dans cette planification, nul passage en force. Mis en consultation fin 2015, le plan sectoriel éolien avait entraîné une levée de boucliers. Aujourd'hui, le gouvernement propose une nouvelle stratégie qui tend à vouloir démontrer la faisabilité technique de ce type d’installations dans le Jura - raison pour laquelle certains sites initialement prioritaires ont disparu - tout en rappelant qu'il ne fait qu'exécuter le mandat qui lui a été confié par la Confédération.
Projet-modèle
L'exécutif prévoit dans un premier un temps ce qu’il appelle un projet-modèle à la Haute-Borne sur le territoire des communes de Delémont, Bourrignon, Develier et Pleigne. La planification du parc sera accompagnée d'une démarche participative. Est également évoquée une commission de suivi réunissant les principaux acteurs.
Au total, seuls trois nouveaux parcs éoliens seront autorisés dans le Jura avec cinq turbines au minimum par parc. Pour le ministre de l'Environnement David Eray, il ne s’agit pas d’une reculade.
Approche participative
"C'est plutôt une adaptation du projet en fonction des différentes sensibilités et réponses que nous avons eues", a-t-il expliqué vendredi à la RTS. "La preuve, c'est que les quatre communes concernées par le site modèle ont déjà donné un préavis positif à la démarche proposée", affirme l'élu, soulignant la volonté d'une approche "démocratique et participative" dans ce projet.
Le projet est désormais dans les mains du Parlement cantonal avant qu'il ne soit transmis probablement en début d'année prochaine pour validation au Conseil fédéral.
https://www.rts.ch/info/regions/jura/9947716-le-canton-du-jura-devoile-sa-planification-de-l-energie-eolienne.html

26/10/18Trois nouveaux parcs éoliens maximum dans le Jura
Le Gouvernement jurassien a transmis au Parlement le projet de révision de la fiche 5.06 du plan cantonal, relative à l'énergie éolienne. Un projet modèle verra le jour sur le site de la Haute Borne.
Il n’y aura pas plus de trois nouveaux parcs éoliens dans le Jura. C’est ce qui ressort du projet de révision de la fiche 5.06 du plan directeur cantonal relative à l’énergie éolienne, présenté vendredi matin par le Gouvernement jurassien. Il propose de planifier le développement de cette énergie par étape.
Cinq zones sont mises en avant pour héberger lesdits parcs éoliens, qui compteront au minimum cinq éoliennes : Les Boulais (Basse-Allaine – Coeuve – Damphreux – Lugnez), Champ du Fol (Fahy – Grandfontaine – Haute-Ajoie), Le Peu-Claude (Les Bois – Le Noirmont), Sur Rosé – Plain Fayen (Courchapoix – Courrendlin – Courroux – Mervelier – Rebeuvelier – Val Terbi) et le site de la Haute Borne (Bourrignon – Delémont – Develier – Pleigne). Ce-dernier sera le terrain d’un projet-modèle.
Pour que les parcs éoliens voient le jour, il est nécessaire que les communes donnent leur accord.
Développement suit... /comm-cto
La carte des zones retenues pour mettre en place des parcs éoliens.
https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20181026-Trois-nouveaux-parcs-eoliens-maximum-dans-le-Jura.html

25/10/18
Éoliennes : un système pour sauver les oiseaux développé à la Montagne de Buttes
L’ingénieur et ornithologue Valère Martin développe un système de surveillance de l’avifaune destiné à limiter les risques de collision entre oiseaux et les futures éoliennes de la Montagne de Buttes.
La scène pourrait se dérouler d’ici quelques années sur la Montagne de Buttes. Alors que le ciel est envahi de nuées d’oiseaux en pleine migration, les éoliennes ont cessé de fonctionner. Cet arrêt a été dicté par un ordinateur, en raison d’un trop grand risque de collisions entre les pâles des aérogénérateurs et les passereaux en route pour le sud de l’Europe ou le nord de l’Afrique.
Ce mercredi 24 octobre dans la matinée, l’ingénieur et ornithologue...
https://www.arcinfo.ch/articles/regions/val-de-travers/eoliennes-un-systeme-pour-sauver-les-oiseaux-developpe-a-la-montagne-de-buttes-794362

24/10/18Le parc éolien Montoz-Pré Richard mis en dépôt public
Les personnes et organisations ont trente jours pour aller consulter le dossier de projet de construction du parc éolien Montoz-Pré Richard. Les documents se trouvent à l’administration municipale de Court.
Le projet de parc éolien Montoz-Pré Richard entre dans sa phase consultative. Il est mis en dépôt public pour trente jours depuis ce jeudi jusqu’au 26 novembre. Le dossier peut être consulté auprès de l’administration municipale de Court ou sur son site internet.
Il s’agit d’un projet porté par Energie Service Bienne (ESB) avec la commune du bout de la Vallée de Tavannes. Sept turbines éoliennes doivent être installées. Une première étape a déjà été franchie en 2016 avec l’examen préalable auprès de l’Office des affaires communales et de l’organisation du territoire du canton de Berne (OACOT). Des adaptations demandées par l'OACOT ont été prises en compte dans la version actuelle présentée à la population./comm+jrg


10/10/18Politique énergétique suisse: vers l’impasse?
Nous sommes aux portes d’une impasse politique et pourrions bientôt connaître de sérieux problèmes d’approvisionnement en électricité.
Alors que Mme Leuthard s’apprête à quitter le Conseil fédéral, la suite de la politique énergétique suisse fait l’objet de plusieurs interventions teintées d’inquiétude dans divers médias romands.
Certes, une large majorité du peuple suisse a adopté la Stratégie énergétique 2050, qui repose notamment sur la sortie progressive du nucléaire. Certes, les subventions nécessaires au développement des énergies renouvelables sont disponibles pour les années à venir, sans que cela coûte aussi cher au consommateur suisse qu’au consommateur allemand. Certes, l’efficience énergétique s’améliore encore, notamment au sein des grandes entreprises, par le biais de conventions d’objectifs conclues en particulier avec l’Agence de l’énergie pour l’économie.
Mais il n’en demeure pas moins que notre pays importe toujours plus de courant pendant l’hiver et que cette dépendance de l’étranger va s’accroître avec l’arrêt progressif des cinq centrales nucléaires suisses, à commencer par celle de Mühleberg.
Jusqu’à cet été, la quasi-unanimité des experts évoquait la possibilité de pouvoir stocker à terme d’importantes quantités d’électricité produite pendant la belle saison avec des panneaux photovoltaïques, pour utiliser ce stock de courant pendant l’hiver. Las, la sécheresse a eu notamment pour conséquence de générer une forte demande de courant en Europe pour des besoins de refroidissement, sans pour autant accroître la production d’énergie photovoltaïque. Et certains craignent que ce phénomène se répète à l’avenir.
Quant à la production d’électricité au moyen d’éoliennes sur territoire suisse, personne ne peut nier qu’elle ne correspondra pas avant longtemps à une planification aussi ambitieuse que théorique, comme le prouve le fait qu’aucune éolienne n’est encore en service dans le canton de Vaud.
En définitive, la promesse d’une certaine autonomie énergétique, faite par ses partisans lors de la campagne pour la Stratégie énergétique 2050, relève au mieux du vœu pieux: la dépendance de la Suisse pour son approvisionnement en électricité va encore augmenter.
En ce sens, on notera que l’Agence internationale de l’énergie (AIE) recommande cette semaine à notre pays d’achever le plus tôt possible les négociations concernant l’accord sur l’électricité avec l’UE. Mais, sans même parler de la difficulté de conclure un tel accord sans accord institutionnel avec l’UE, on relèvera que le rattachement juridique au marché européen de l’électricité implique une ouverture complète du marché suisse de l’électricité.
Quand on sait à quel point cette ouverture est combattue par la gauche, qui cherche entre autres à conserver les revenus tirés des consommateurs captifs d’électricité, comme dans le cas de la ville de Lausanne, on ne peut s’empêcher de penser que Mme Leuthard a mangé le pain blanc de ses successeurs à la tête de la politique énergétique suisse.
Nous sommes aux portes d’une impasse politique et pourrions bientôt connaître de sérieux problèmes d’approvisionnement en électricité.
http://www.agefi.com/home/acteurs/detail/edition/online/article/politique-energetique-suisse-vers-limpasse-482027.html

06/10/18Projet d’éoliennes au Schwyberg: arrêtons enfin de brasser de l’air !
Benoît Aymon, célèbre réalisateur de l’émission Passe-moi les jumelles de la RTS, l’écrivait en 2011 déjà: «Notre paysage est une richesse inestimable, pivot central de notre industrie touristique et ciment de notre identité nationale. Foncer tête baissée dans l’engrenage éolien paraît dès lors suicidaire.»
Cependant, alors que tous les sites préalpins évalués ont été biffés du projet de plan directeur éolien du canton, jugés inappropriés, celui du Lac-Noir (Schwyberg) y figure toujours. Les associations environnementales ont beau avoir réitéré leur opposition.
Le Club alpin suisse lui aussi se dit hostile à ce genre de projets d’altitude dans sa «position concernant les énergies renouvelables dans l’Arc alpin»: «Pas d’éolienne sur les premières chaînes du Jura ou des Préalpes, sur les crêtes et les cols exposés.»
Jusqu’au Tribunal fédéral qualifiant de verrue un site éolien industriel au Schwyberg: «La région du Schwyberg, située dans le parc naturel régional du Gantrisch, présente un paysage de cultures d’une valeur particulière; la construction du parc éolien porterait une première atteinte de ce genre; dans le paysage des Préalpes fribourgeoises, il apparaîtrait manifestement comme un corps étranger.»
En l’espace de plus de dix ans maintenant, les défenseurs du projet n’ont jamais été à même d’en démontrer son prétendu rendement, pas plus que sa compatibilité avec la législation sur la protection de l’environnement. Il est grand temps de siffler la fin des prolongations et la disqualification du site pour se tourner vers des alternatives vertes sérieuses et durables.
LAURENT BARDY,
MEMBRE COMITÉ SAUVEZ LES PRÉALPES, FRIBOURG
https://www.laliberte.ch/news/projet-d-eoliennes-au-schwyberg-arretons-enfin-de-brasser-de-l-air-458101

03/10/18Eoljoux se heurte à un recours de l'OFEV
Une fragile population de Grand Tétras loge autour de l'alpage visé par les éoliennes de la Vallée. Berne et Lausanne sont en désaccord profond sur la façon de protéger l'animal.
Energie - L'Office fédéral de l'environnement n'accepte toujours pas les mesures de protection du Grand Tétras proposées par le Canton en compensation au projet de parc éolien. Son sort se jouera au Tribunal.
«Un recours de plus», soupirent les porteurs du projet éolien Éoljoux, à la Vallée. Celui-ci vient de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV), a appris «24 heures». Il s’oppose auprès du Tribunal cantonal vaudois à l’autorisation de défrichement octroyée par le Canton.
Politiquement, c’est un revers pour Jacqueline de Quattro et son soutien à ce projet éolien. Son plan d’affectation avait en effet été accordé avec seulement une autorisation de défricher «sous réserve». Autrement dit, le projet pouvait aller de l’avant, ne manquait plus que l’OFEV accepte de signer. Raté. Après un préavis négatif, puis plusieurs propositions de compromis adressées par Lausanne, Berne est restée inflexible. Jusqu’à ce que Lausanne décide de passer outre l’avis fédéral, comme la loi l’y autorise. Encore raté.
Voilà pour la forme. Sur le fond, l’OFEV, qui se refuse à commenter une affaire en cours, rechigne toujours à laisser partir quelque 43 556 m2 de forêt, selon les premiers calculs. À noter qu’on parle surtout de surfaces quittant l’affectation forestière. En soi, seuls quelques bosquets et bordures d’arbres doivent être touchés par les hélices. Davantage d’arbres sont visés par les mesures de compensation pour la faune, comme le grand tétras. Sauf qu’en 2016, l’OFEV relevait déjà que les mesures n’étaient pas suffisantes.
«On s’attendait un peu à ce recours, il y a une tendance actuellement et il y a eu d’autres recours contre des décisions de défrichement de la part de l’OFEV, regrette Cornelis Neet, chef de la Direction générale de l’environnement du canton. Nous avons eu de longs échanges au plus haut niveau, mais l’OFEV continue de considérer qu’on ne peut pas toucher à une population centrale pour l’Europe de grands tétras. Une question de principe. Nous, nous maintenons que c’est un risque purement théorique, et que la survie de l’espèce se joue aussi sur le terrain et avec, dans ce dossier, des mesures de compensation très importantes et adaptées pour favoriser l’espèce. C’est ce qu’a approuvé le Canton.»
Les Combiers font également la moue. «On prend acte», réagit Alain Bourqui, directeur général de la Société électrique de la vallée de Joux. «Ce qui surprend, c’est que c’est l’OFEV lui-même qui nous a indiqué ce site il y a dix ans. On avait alors accepté d’enlever trois éoliennes… Il y a une dichotomie vraiment gênante entre la volonté politique et les outils.» Énergie et Environnement dépendent de la même ministre, Doris Leuthard.
Pour Éoljoux, le verdict du tribunal sera crucial. Pour l’ensemble des projets éoliens aussi. Ce sera un premier test pour la Stratégie énergétique 2050, visant entre autres à faciliter l’implantation d’hélices et acceptée par le peuple en mai 2017. (24 heures)
https://www.24heures.ch/vaud-regions/nord-vaudois-broye/Eoljoux-se-heurte-a-un-recours-de-l-OFEV/story/31789232

03/10/18Les opposants aux éoliennes veulent classer le Chasseron
EnergieLes anti-éoliens ont récolté plus de 13'600 signatures contre les projets de parc éoliens entre le Chasseron et le Creux-du-Van. Ils demandent de classer ces alpages à l'inventaire fédéral des paysages.
Lancée en mai dernier, l’opération des antiéoliens «Sauvez Chasseron - Creux-du-Van», qui se voulait un équivalent jurassien à «Sauver Lavaux», s’est conclue mardi avec un total de 13'619 signatures. La grande majorité a été récoltée via courrier et sur le terrain, assurent les opposants qui s’attaquent aux plus importants projets éoliens vaudois, Provence et Grandsonnaz.
«On visait 5000 signatures. C’est une démonstration de notre force de frappe, les gens qui fréquentent ces lieux, des Vaudois, des Romands et des touristes tiennent à ce qu’ils soient préservés», explique Jean-Marc Blanc, secrétaire général de Paysage-Libre Vaud. Les antiéoliens demandent aux autorités vaudoises et communales d’abandonner les projets. En tête de liste des relais politiques, le député UDC de L’Auberson Yvan Pahud a dans la foulée déposé une interpellation demandant le gel des projets de parcs éoliens, au titre des risques sur la santé de la population. Au niveau fédéral, le conseiller national Michaël Buffat, UDC, demande, lui, le classement à l’Inventaire fédéral des paysages le secteur du Chasseron. Une mesure de classement identique à celle ayant passablement retardé le projet éolien de la Vallée, Eoljoux.
La fronde antiéolienne insiste également sur l’importance des consultations locales, et demande aux Communes à être entendues. (24 heures)

03/10/18 : Vaud : Front durci contre les éoliennes
Une pétition contre les 40 mâts des crêtes du Jura a été déposée mardi au Grand Conseil.
https://lecourrier.ch/2018/10/03/front-durci-contre-les-eoliennes/

02/10/18Une pétition contre les éoliennes déposée
Vaud - La pétition pour préserver la région Chasseron – Creux-du-Van des éoliennes a recueilli plus de 13'600 signatures en cinq mois.
La pétition pour préserver la région Chasseron – Creux-du-Van des éoliennes a été déposée mardi au Grand Conseil vaudois. Un classement de la région à l'Inventaire fédéral des paysages est désormais demandé.
Paysage Libre Vaud avec Pro Natura Vaud, Helvetia Nostra, la Fondation suisse pour la protection et l'aménagement du paysage et BirdLife entre autres, ont tiré la sonnette d'alarme ce printemps. Leur pétition demande de sauver les paysages, les milieux naturels, l'avifaune et les chiroptères de la région située entre le Chasseron et le Creux-du-Van, menacée par la construction d'une quarantaine d'éoliennes géantes.
Le résultat de la pétition met clairement en doute la crédibilité des trois projets éoliens qui y sont prévus. Les organisations partenaires demandent leur abandon pur et simple, indiquent-elles dans leur communiqué.
Plusieurs démarches en cours
Les promoteurs zurichois, genevois ou vaudois de ces projets les présentent comme faciles à intégrer dans le paysage et à accepter par la population. «Avec un tel résultat et la prise de conscience qu'il implique, leurs propos perdent toute crédibilité», estime Jean-Marc Blanc, directeur du projet de pétition.
Sur le plan politique, plusieurs démarches sont déjà lancées. Le député Yvan Pahud a déposé une interpellation demandant au Conseil d'Etat s'il entend geler comme le canton de Thurgovie la planification des parcs éoliens par mesure de précaution pour la santé de la population.
De plus, le député UDC suivra attentivement le traitement de la pétition. Il militera pour que le Grand Conseil la prenne au sérieux au moment où le gouvernement doit bien admettre que ses ambitions éoliennes ne sont pas compatibles avec les réalités territoriales du canton, où aucune éolienne n'a été construite à ce jour.
Demande au Conseil fédéral
Sur le plan fédéral, le conseiller national Michaël Buffat (UDC/VD) va déposer une demande au Conseil fédéral, visant à classer la région du Chasseron à l'Inventaire fédéral des paysages. Enfin, au niveau local, les pétitionnaires devraient être entendus par les communes concernées.
La pétition a été lancée le 8 mai dernier. Elle est appuyée par un comité de parrainage composé notamment de l'ancien directeur de l'Office fédéral de l'environnement Philippe Roch, du chanteur Michel Bühler et de l'ancien conseiller national radical neuchâtelois Claude Frey. (ats/nxp)

02/10/1813’600 signatures contre les éoliennes au Creux-du-Van
Ils ne veulent pas d’une quarantaine d’éoliennes prévues dans la région entre le Chasseron et le Creux-du-Van.
13’600 signatures ont été remises ce mardi après-midi au président du Grand Conseil avec la pétition « Sauvez-Chasseron-Creux-du-Van ».
Lancé il y a 5 mois par plusieurs associations, le texte demande notamment de protéger les paysages et les milieux naturels de cette région, menacés par le projet éolien.
Jean-Marc Blanc, secrétaire général de l’association Paysage Libre Vaud : en ligne
Pour le député vaudois UDC Yvan Pahud, qui défendra la pétition au Grand Conseil, l’apport énergétique du parc éolien n’est pas suffisant pour justifier le projet : en ligne
Propos recueillis par Donatella Romeo et Robin Baudraz
Sur le plan fédéral, une demande va être faite au Conseil fédéral, pour classer la région du Chasseron à l’Inventaire fédéral des paysages.

19/09/18Cinq ONG s'opposent aux éoliennes du Mollendruz
ÉnergieLe parc éolien du Mollendruz, le plus grand projet vaudois à ce jour, part au Tribunal cantonal. Cinq organisations s'y opposent. Ses développeurs se disent confiants.
Cinq organisations (Pro Natura, Helvetia Nostra, la Fondation pour le paysage, Aspo/Birdlife et Paysage-Libre Vaud), ont fait recours au Tribunal contre la levée de leurs oppositions au parc éolien du Mollendruz.
Ce projet de 12 hélices prévues sur les hauts de La Praz – village qui l’avait un premier temps refusé – et de Mont-la-Ville, est pour l’heure le plus important projet vaudois validé par le département de Jacqueline de Quattro. Pour les opposants, «ce parc symbole» est l’un des plus problématiques de l’arc jurassien. Plusieurs points ressortent du recours (le 6e parc envoyé par les opposants au Tribunal cantonal), selon François Turrian, directeur romand de Birdlife Suisse. «On a des bons arguments, c’est un parc sur la première ligne de crête qui sera particulièrement visible. On s’attend à des effets importants sur les prairies maigres de par l’élargissement des routes, ça ne se reconstitue pas comme ça.» Il poursuit. «Le Canton espère limiter les effets sur l’alouette lulu, une espèce en forte régression, avec des mesures de compensations, mais le principe c’est d’abord d’éviter les dégâts.»
Le Canton n’est pas de cet avis. «Les points soulevés par les recourants ont déjà fait l’objet d’études poussées, en particulier sur l’avifaune. Il a été démontré que les impacts potentiels du parc éolien pouvaient être compensés par des mesures qui favorisent notamment les espèces en question. Rien n’a été négligé», défend le département. Pour la Ville d’Yverdon, le municipal Pierre Dessemontet se dit confiant. «On attendait ces recours, on sait qu’on a des études et des mesures de qualité et on est parfaitement sincères quand on dit qu’on va les réaliser.» (24 heures)
https://www.24heures.ch/vaud-regions/nord-vaudois-broye/Cinq-ONG-s-opposent-aux-eoliennes-du-Mollendruz/story/29495031

15/09/18 : “Les éoliennes divisent le parlement”
Aménagement » Le Grand Conseil fribourgeois a officiellement pris position hier matin sur le nouveau Plan directeur cantonal. [...]
De gauche à droite, le document est globalement acclamé. Mais un point divise: les éoliennes. Pour rappel, la planification cantonale prévoit sept parcs sur le territoire fribourgeois. L’objectif est de parvenir à une production de 160 gigawattheure d’ici 2030, soit de quoi alimenter plus de 45 000 ménages. Le projet du Schwyberg, au-dessus du Lac-Noir, est particulièrement visé. «Un parc éolien en plaine, ou même sur une colline, ne me choque pas. Mais des éoliennes de 220 mètres de haut n’ont pas leur place au sommet du Schwyberg. Cela aurait pour conséquence une atteinte irréversible au niveau du paysage», craint le démocrate du centre Stéphane Peiry (Fribourg).
Aux yeux de la libérale-radicale Antoinette de Weck (Fribourg), quémander un peu d’électricité au dieu Eole est parfaitement dispensable. «D’ailleurs, Genève et Zurich ne prévoient aucune éolienne dans leurs plans cantonaux», plaide-t-elle. «C’est parce que ces cantons ont des aéroports», rétorque le démocrate-chrétien Eric Collomb (Lully). Pour Emanuel Waeber (udc, Heitenried), la Suisse n’est pas une région suffisamment venteuse. «Cette euphorie éolienne ne traduit que des ambitions politiques, en contradiction avec la réalité du terrain», insiste-t-il. Réplique du socialiste David Bonny (Prez-vers-Noréaz): «Jusqu’au XIXe siècle, avant la Révolution industrielle, les moulins à vent étaient nombreux dans notre canton.» Pour sa part, le ministre Olivier Curty calme le jeu. «Le plan directeur ne représente qu’un inventaire technique du potentiel éolien de notre canton. Cette liste de projets ne constitue pas une décision politique», précise-t-il.
https://www.facebook.com/notes/sauvez-les-pr%C3%A9alpes/les-%C3%A9oliennes-divisent-le-parlement/1916436615068868/


10/08/18Une pétition contre un parc éolien entre Chasseron et le Creux-du-Van recueille 10'000 signatures
L’association Paysage-Libre Vaud annonce sur son site internet avoir récolté plus de 10'000 signatures pour s’opposer à un projet éolien sur les crêtes du Jura vaudois et neuchâtelois. L’objectif original de dépasser 1'000 signatures est largement dépassé trois mois après le lancement de la pétition.
La récolte qui se tient jusqu'au Jeûne fédéral bat son plein, mais l’association Paysage-Libre Vaud a déjà dépassé son objectif initial. Les opposants au projet de parc éolien entre Chasseron et le Creux-du-Van ont annoncé ce vendredi avoir dépassé les 10'000 signatures. Cette association se donne l’objectif de protéger le paysage helvétique.
Elle entend aussi remettre en question la législation nationale par le biais d’un référendum.
Pour rappel, le texte de la pétition s’oppose à l’implantation d’une quarantaine d’éoliennes sur les sites de Grandsonnaz, Grandevent et Provence, qui sont perçus comme la dégradation d’un paysage unique et protégé. /tob
https://www.rtn.ch/rtn/Actualite/Region/20180810-Une-petition-contre-un-parc-eolien-entre-Chasseron-et-le-Creux-du-Van-recueille-plus-de-10-000-signatures.html

08/08/18Les randonneurs signent par milliers la pétition anti-éoliennes "Sauvez Chasseron – Creux-du-Van"
Lancée il y a trois mois jour pour jour, la pétition antiéoliennes «Sauvez Chasseron – Creux-du-Van» a franchi le cap des 10'000 signatures. La majorité des paraphes ont été récoltés sur territoire neuchâtelois.
La pétition visant à préserver les sites du Chasseron et du Creux-du-Van de l'impact visuel que représenterait la réalisation de trois parcs éoliens vaudois connaît, selon ses promoteurs, un "succès qui prend des dimensions inespérées".
Lancée par Paysage libre Vaud, la pétition est appuyée par plusieurs ONG environnementale et parrainée par diverses personnalités, parmi lesquelles les Neuchâtelois Claude Frey, Pierre-Alain Rumley et Félix Gueissaz.
Secrétaire général de Paysage libre Vaud et directeur du projet, Jean-Marc Blanc indique que 70 à 80% des signatures ont été récoltées au Creux-du-Van.
Un tiers d'Alémaniques
Cela n'a rien d'étonnant, dans la mesure où c'est sur ce site, le plus fréquenté de l'Arc jurassien, que les militants concentrent leurs efforts. Des collectes ont également eu lieu dans d'autres endroits, comme par exemple lors de la Foire de Couvet.
"Un tiers de signataires sont des Suisses alémaniques", note le secrétaire général. "Ils approchent spontanément pour signer et beaucoup nous disent leur attachement pour 'le Cervin de l'Arc jurassien'. Les Neuchâtelois sont également nombreux à signer, dont beaucoup de Chaux-de-Fonniers. La pétition a été lancée le 8 mai dernier. La date de fin de la récolte a été fixée au lundi du Jeûne fédéral (17 septembre).
https://www.arcinfo.ch/articles/regions/canton/les-randonneurs-signent-la-petition-antieolienne-pour-preserver-le-cervin-de-l-arc-jurassien-775522

24/07/18L'exécutif fribourgeois veut sept parcs d'éoliennes, contre vents et marées
Le Conseil d'Etat fribourgeois a transmis début juillet au Parlement le plan directeur cantonal. Les oppositions à ses projets éoliens sont d'ores et déjà programmées, à l'issue de la consultation publique.
Malgré les doutes des associations de protection du paysage, de la nature et des oiseaux, et les fortes réserves des communes riveraines et des privés, le gouvernement fribourgeois maintient son concept éolien à sept parcs dans son plan directeur cantonal.
Avis contrastés selon les sites
"Il y a sept sites dans le canton qui sont relativement avancés en termes de planification", explique le conseiller d'Etat en charge du dossier Jean-François Steiert. La Confédération a demandé au canton d'en retarder un, les conditions n'étant pas réunies pour poursuivre les démarches d'aménagement. Sur certains sites, l'Etat a reçu "des réponses extrêmement positives", selon le ministre. "Sur d'autres, des communes disent qu'il ne faut surtout pas le faire."
Jean-François Steiert relève cependant que chaque site éolien fera l'objet de procédures propres qui permettront aux voisins, aux communes concernées et aux organisations de faire recours "si elles estiment que le projet n'est pas suffisamment bien ficelé."
"Nos prises de position n'ont pas compté"
L'association Vents contraires déplore notamment la proximité relative de quatre des projets dans le sud du canton. "Dans le sud du canton de Fribourg, on aurait potentiellement quatre parcs éoliens assez rapprochés les uns des autres. "Les nuisances sont cumulées et il y a la co-visibilité des parcs, ça devient quelque chose d'assez important", relève sa présidente Clotilde Medana Schlageter. "Malgré tout, le Conseil d'Etat a notifié que le plan directeur serait présenté quasiment tel quel, à part quelques modifications. Cela veut dire que les prises de position qu'on a envoyées n'ont pas vraiment compté. Et le jour où il faudra faire des oppositions, on sera là pour les faire."
Avec sept parcs, les ambitions éoliennes fribourgeoises semblent surdimensionnées. Mais le Conseil d'Etat a sans doute déjà intégré le fait que tous les projets n'aboutiront pas.
https://www.rts.ch/info/regions/fribourg/9733502-l-executif-fribourgeois-veut-sept-parcs-d-eoliennes-contre-vents-et-marees.html
Fabrice Gaudiano/oang

18/07/18 : SUISSE : DON QUICHOTTE DES TEMPS MODERNES ?
Ce n'est pas la première fois que de tels actes ont lieu dans le Jura Suisse.
Les autorités suisses ont eu à constater il y a quelques jours dans le Jura Bernois des actes de vandalisme sur des installations du parc éolien du Mont-Crosin et du Mont-Soleil. La presse helvétique qui a révélé ces incidents a également recueillis les réactions des élus de Courtelary qui déplorent ces actes et ceux de l’exploitant, BKW, qui évoque des dégâts « considérables ».
Une plainte a été déposée et une enquête est en cours. Déjà par deux fois depuis le début d’année, la justice a été saisie pour de telles dégradations. En octobre 2016 déjà, un incendie criminel avait eu lieu dans un parc éolien voisin.
Aucun élément ne semble de nature à mettre la Police sur une piste sérieuse : Celle d’opposants à ce type d’équipements, présentés comme créateurs d’énergies propres, mais visuellement décriés, n’est qu’une piste parmi d’autres.
http://pleinair.net/actualites-haut-doubs/17-faits-divers/75021-suisse-don-quichotte-des-temps-modernes
16/07/18Des milliers de signatures contre trois parcs éoliens
La pétition lancée au mois de mai contre l'installation de 40 éoliennes entre le Chasseron et le Creux-du-Van a déjà recueilli plus de 7300 signatures. C’est bien plus qu’espéré par les auteurs du texte
La pétition lancée contre l’installation d’une quarantaine d’éoliennes entre le Chasseron et le Creux-du-Van trouve un écho dans la population. Le texte a déjà réuni depuis le mois de mai plus de 7330 signatures, selon un décompte visible ce lundi sur le site des opposants au projet de parc éolien.
C’est bien plus qu’attendu par les promoteurs de la démarche, l’association Paysage-libre Vaud. Son secrétaire général, Jean-Marc Blanc, nous confiait ce printemps espérer au minimum un millier de signatures.
La pétition est soutenue par plusieurs ONG environnementales et personnalités romandes. Elle combat l’implantation de quarante éoliennes industrielles sur les sites vaudois de Grandsonnaz, Grandevent et Provence, considérée comme une menace considérable pour la préservation d’un paysage unique et protégé. Le texte sera remis cet automne aux communes concernées ainsi qu'au Grand Conseil vaudois.
Vers un référendum au niveau national
Lors du lancement de la pétition au mois de mai, il était aussi question d'une nouvelle initiative fédérale pour une meilleure protection du paysage. Or la priorité est désormais de songer plutôt à un référendum. Selon Michel Fior, secrétaire général de Paysage libre suisse, l'inquiétude est vive à l'idée de voir se concrétiser la révision de la loi sur la protection de la nature et du paysage, dont la mise en consultation s’est achevée lundi dernier.Cette révision soutenue par le camp bourgeois et les milieux de l’énergie vise à assouplir la protection des sites d'importance nationale, pour faciliter les projets dans le domaine des énergies renouvelables mais aussi d'autres constructions d'intérêt cantonal, comme par exemple des remontées mécaniques. À l’inverse, les organisations de défense du patrimoine et de l'environnement, soutenues par la gauche et les Vert’libéraux, s’opposent à un tel assouplissement légal, qui menacerait les zones naturelles et paysagères protégées.
https://www.rjb.ch/rjb/Actualite/Region/20180716-Des-milliers-de-signatures-contre-un-parc-eolien.html
15/07/18Éoliennes vandalisées au Mont-Crosin
Au moins deux installations du parc éolien du Mont-Crosin et du Mont-Soleil, dans le Jura bernois, ont été vandalisées à la fin juin. L'exploitant du site, l'entreprise BKW, a porté plainte.
Une porte-parole de BKW a confirmé à Keystone-ATS l'information parue dans «Le Matin Dimanche». Sur son site, le conseil municipal de Courtelary (BE) déplore les déprédations commises, qualifiées de «considérables». Les installations continuent cependant de fournir de l'électricité.
Le parc de Mont-Crosin/Mont-Soleil, le plus grand de Suisse, comporte seize éoliennes. La police cantonale bernoise a enregistré deux plaintes, l'une en avril, l'autre fin juin, explique un porte-parole. La plus récente concerne des dégâts au pied d'éoliennes. La police n'en dit pas plus en raison de l'enquête en cours.
Il y a deux ans, en octobre 2016, un incendie criminel avait été perpétré au parc éolien de St-Brais (JU), non loin de là. Un ou des inconnus avaient mis le feu à la station électrique du site et endommagé une des deux éoliennes. L'exploitant ADEV avait porté plainte. Selon Le Matin Dimanche, le Ministère public jurassien a suspendu l'instruction, l'enquête étant au point mort.

http://www.20min.ch/ro/news/romandie/story/-oliennes-vandalisees-dans-le-Jura-bernois-19169577

15/07/18 : Eoliennes vandalisées dans le Jura bernois
Berne (awp/ats) - Au moins deux installations du parc éolien du Mont-Crosin et du Mont-Soleil, dans le Jura bernois, ont été vandalisées à la fin juin. L'exploitant du site, l'entreprise BKW, a porté plainte.
Une porte-parole de BKW a confirmé à Keystone-ATS l'information parue dans Le Matin Dimanche. Sur son site, le conseil municipal de Courtelary (BE) déplore les déprédations commises, qualifiées de "considérables". Les installations continuent cependant de fournir de l'électricité.
Le parc de Mont-Crosin/Mont-Soleil, le plus grand de Suisse, comporte seize éoliennes. La police cantonale bernoise a enregistré deux plaintes, l'une en avril, l'autre fin juin, explique un porte-parole. La plus récente concerne des dégâts au pied d'éoliennes. La police n'en dit pas plus en raison de l'enquête en cours.
Il y a deux ans, en octobre 2016, un incendie criminel avait été perpétré au parc éolien de St-Brais (JU), non loin de là. Un ou des inconnus avaient mis le feu à la station électrique du site et endommagé une des deux éoliennes. L'exploitant ADEV avait porté plainte. Selon Le Matin Dimanche, le Ministère public jurassien a suspendu l'instruction, l'enquête étant au point mort.
https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/Eoliennes-vandalisees-dans-le-Jura-bernois--26931620/

14/07/18Actes de vandalisme sur les éoliennes de Mont-Crosin 😊
Deux éoliennes du parc du Mont-Crosin ont été victimes d’actes de vandalisme à la fin du mois dernier, indique la radio RTN.
Des déprédations à l’interieur d’un mât et des dégâts importants aux installations. Voilà ce qu’on découvert à la fin du mois de juin les exploitants du parc éolien du Mont-Crosin.
Selon la radio RTN, c’est le second acte de vandalisme dont ont récemment été victimes les éoliennes, après une tentative d’intrusion au mois avril dans une autre éolienne.
Selon nos confrères, les dégâts seraient importants, mais les machines fonctionneraient toujours. La police cantonale bernois a confirmé que des plaintes ont été déposées contre inconnu. Le groupe BKW, propriétaire du parc, n’a pas fait de commentaires.
https://www.arcinfo.ch/articles/regions/jura-jura-bernois/actes-de-vandalisme-sur-les-eoliennes-de-mont-crosin-770991
13/07/18 : Les éoliennes de Mont-Soleil vandalisées
Des inconnus ont réussi à pénétrer dans un mât et ont causé des dégâts considérables. Des plaintes ont été déposées
Des vandales ciblent les éoliennes de Mont-Soleil. Le premier épisode a eu lieu au mois d’avril. Selon nos informations, des inconnus ont tenté de forcer l’entrée d’une installation, mais ils ont échoué. Deuxième épisode fin juin sur une autre éolienne. Des vandales ont cette fois réussi à pénétrer à l’intérieur du mât et ont commis des déprédations à l’extérieur et à l’intérieur de l’installation. Les dégâts seraient importants, mais l’appareil continue de fonctionner.
La Police bernoise confirme que des plaintes contre inconnu ont été déposées pour des déprédations sur deux éoliennes, mais elle ne veut pas en dire davantage tant que les investigations sont en cours. L’entreprise BKW, qui exploite le parc, ne veut faire aucun commentaire durant l’enquête.
Quant au Conseil municipal de Courtelary, il déplore ces actes de vandalisme dans un encart publié dans la Feuille officielle du district. Les autorités de la commune évoquent « des dégâts considérables ».
https://www.rjb.ch/rjb/Actualite/Region/20180713-Les-eoliennes-de-Mont-Soleil-vandalisees.html

10/07/18Le conseil du gouvernement commente les éoliennes prévues à Oberegg
Le canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures tient actuellement une audience pour modifier sa directive. La modification vise à permettre à deux éoliennes à Oberegg directement à la frontière cantonale avec Appenzell Ausserrhoden. Le Conseil du gouvernement d'Appenzell Ausserrhoden rejette le projet de modification du plan selon une évaluation exhaustive des intérêts.
Le conseil du gouvernement d'Appenzell Ausserrhoden a travaillé intensivement sur le changement du plan d'énergie éolienne dans Appenzell Innerrhoden. Deux intérêts publics s'opposent, la protection du paysage d'une part et la production d'énergie renouvelable d'autre part. Le Conseil du gouvernement d'Appenzell Ausserrhoden a évalué les intérêts légitimes et pesé les uns contre les autres.
Les zones les plus venteuses du pays d'Appenzell et donc les sites potentiels pour la production d'énergie éolienne sont situés sur les collines et les crêtes exposées. Les lignes d'horizon sensibles et très visibles sont fréquemment affectées. Cela vaut en particulier pour le site de Honegg-Oberfeld à Oberegg, qui fait l'objet d'une enquête, dans lequel les éoliennes auraient un fort effet à long terme. Compte tenu de leur taille, des mouvements des hélices et de l'illumination nocturne, ils pourraient représenter une dégradation massive du paysage et dominer le pays d'Appenzell d'une manière large et inéluctable. Les habitants d'Appenzell Ausserrhoden, qui vivent dans les quartiers résidentiels orientés au sud des villages avoisinants et dans les villages dispersés environnants, seraient particulièrement touchés par la situation à Oberegg.
D'autre part, la contribution potentielle de l'énergie éolienne à la demande totale d'électricité d'Appenzell Rhodes-Intérieures et d'Appenzell Rhodes-Extérieures n'est pas négligeable. Cependant, il existe des alternatives à la production d'électricité à partir de sources renouvelables qui n'ont pas encore été épuisées.
Du point de vue du Conseil du gouvernement d'Appenzell Rhodes-Extérieures, les intérêts dans la conservation du paysage l'emportent actuellement sur les intérêts dans l'utilisation de l'énergie éolienne dans le pays d'Appenzell. Par conséquent, le Conseil du gouvernement d'Appenzell Ausserrhoden rejette l'utilisation de l'énergie éolienne dans le pays d'Appenzell avec des installations à grande échelle à l'heure actuelle. Avant d'installer de grandes éoliennes en Appenzell, les énergies renouvelables restantes, en particulier le photovoltaïque et l'énergie issue de la biomasse et de l'hydroélectricité, doivent être exploitées davantage.
https://www.ar.ch/schnellzugriff/medienmitteilungen-der-kantonalen-verwaltung/detail/news/der-regierungsrat-aeussert-sich-zu-den-geplanten-windenergieanlagen-in-oberegg/?tx_news_pi1%5Bcontroller%5D=News&tx_news_pi1%5Baction%5D=detail&cHash=7764375eca6859cc798065ba50173f58
08/07/18 : «Certains font l’amalgame entre Blocher et moi»
Froideville - La commune de Froideville s’oppose à plusieurs projets. Son syndic Jean-François Thuillard, député UDC, explique pourquoi.
Syndic de Froideville et député UDC, Jean-François Thuillard préside une Municipalité opposé au projet de parc naturel périurbain du Jorat et dubitative par rapport au projet de parc éolien EolJorat Nord. (Photo d'archive prise pour un sujet sur une campagne de soutien à la lutte contre le cancer du sein par le monde agricole, symbolisée par des emballages de bottes de foin rose).
Non au projet de Parc du Jorat, non aux éoliennes et non à la Région du Gros-de-Vaud. Ces derniers temps, le village de Froideville se fait remarquer par plusieurs oppositions. Comme, en plus, son syndic, Jean-François Thuillard, est UDC, certains raccourcis sont vite faits. Interview.
Froideville est-elle devenue une terre de Neinsager?
Je sais que certains font l’amalgame Thuillard - Blocher. (Rire.) Mais d’abord je ne me suis jamais complètement reconnu dans sa politique. Ensuite, à Froideville, je défends d’abord les intérêts de ma commune. Enfin, je ne suis «que» le président du collège municipal, je ne décide pas de tout.
Vous êtes quand même opposé au projet de Parc naturel périurbain du Jorat!
La Municipalité s’est engagée à aller jusqu’au terme de l’étude du projet et souhaite que le Conseil communal puisse se prononcer, comme cela est prévu. Mais il est vrai qu’aujourd’hui, en fonction des éléments connus, l’avis de l’Exécutif est plutôt négatif.
Est-ce pour cela que vous avez refusé de transmettre des données aux personnes menant une étude sur l’eau dans le cadre de ce projet?
Non. Nos deux captages étant situés en dehors du périmètre étudié, nous n’avons simplement pas vu l’intérêt de transmettre ces données.
Que reprochez-vous principalement à ce projet?
D’être situé au cœur de forêts productrices. C’est un manque de respect pour le travail des générations qui nous ont précédés. Et, si le marché du bois est effectivement dans une situation catastrophique actuellement, on ne sait pas comment il va évoluer. Alors tout bloquer pour cinquante ans… Et puis il existe bien assez d’autres endroits plus difficiles d’accès qui seraient plus adaptés à une mise en réserve.
Vous êtes aussi opposé au projet de parc éolien EolJorat Nord, non?
La situation est plus compliquée. Je suis le dernier représentant de la Municipalité qui s’était engagée il y a onze ans. Depuis, beaucoup de personnes et de choses ont changé. Il est aussi difficile de se faire un avis objectif entre la propagande des promoteurs et celle des opposants. Par rapport à Froideville, je déplore surtout que les deux projets (ndlr: parc naturel et éoliennes) soient menés de manière distincte. Selon ce qui est prévu pour l’instant, nous allons devoir nous prononcer sur deux plans partiels d’affectation, distants parfois de seulement quelques dizaines de mètres. Et pourtant il n’existe aucun document officiel liant les deux projets.
Le bruit court enfin que vous voulez quitter l’association Région du Gros-de-Vaud…
Ce n’est pas le souhait de la Municipalité… mais nous sommes soumis aux décisions du Conseil. Comme d’autres communes, nous sommes aussi membres de Lausanne Région et payons donc des cotisations à double. En période de recherche d’économies, et comme 90% de nos nouveaux habitants viennent du bassin lausannois, un certain nombre de personnes se posent effectivement la question de la nécessité de continuer à être membres de cette association. (24 heures)

08/07/18 : Un vent de sérénité souffle sur le parc éolien de la Grandsonnaz 😵😠
Éoliennes - Les promoteurs ont organisé un parcours didactique. Il a fait la quasi-unanimité au sein du public.
Les 110 vaches vivant à l’alpage de la Grandsonnaz-Dessous n’étaient pas seules dimanche matin, non loin des crêtes du Chasseron. Une soixantaine de curieux se sont donné rendez-vous dans cet alpage de la commune de Fiez, l’une des quatre localités (avec Bullet, Mauborget et Fontaines-sur-Grandson) où devraient s’ériger des éoliennes. But de la rencontre dominicale? Sillonner un parcours didactique autour du futur parc de la Grandsonnaz. Son promoteur, Ennova (filiale des Services industriels genevois - SIG) a organisé l’événement.
À côté du public, composé essentiellement de familles et de retraités, les employés des SIG, venus en nombre pour expliquer le projet aux intéressés. La position de ceux qui ont fait le déplacement est claire: beaucoup ont un proche impliqué ou le sont eux-mêmes. Les autres sont venus en tant que fervents défenseurs des éoliennes.
Ainsi, aucune voix de contestation ne s’élève lorsque le syndic de Bullet, Jean-Franco Paillard, regrette dans son discours de bienvenue «la grande lenteur» avec laquelle le projet avance. C’est que l’idée d’un parc éolien à la Grandsonnaz existe depuis plus de dix ans. Au départ, 21 machines étaient prévues, avant que leur nombre ne descende à 17. Aujourd’hui, Ennova revient avec un nouveau plan de quinze éoliennes, deux d’entre elles ayant été critiquées car gênant la vue sur le sommet du Chasseron.
Dix postes, constituant une randonnée de plus de 3 km, ont renseigné le public. Et tout a été mis en place pour plaire aux visiteurs du site. Un grand soin a été apporté à la réalisation des panneaux. Fabriqués en bois, avec des dominantes de vert et de bleu: tout pour rappeler la proximité avec la nature. À chaque étape, un expert de la société énergétique expliquait les principales thématiques (du vent à la géologie, en passant par la faune et la flore).
«Aucune agressivité»
L’accessibilité des spécialistes a été remarquée par les randonneurs, à l’image de Mme Marendaz, du pied du Jura, qui a trouvé «le personnel très accueillant et disponible pour répondre aux questions». Dans la matinée, seul un opposant avait fait le déplacement. Questionnant sans relâche les responsables des différents postes, il n’a pas obtenu de réponse satisfaisante à son goût.
Mis à part cette légère confrontation, l’ambiance était sereine: contrairement à d’autres projets éoliens, le parc de la Grandsonnaz n’a pas violemment divisé les habitants des communes concernées. «Lors des soirées d’information organisées par la Commune, certains n’étaient pas favorables au parc, explique Kurt Peterhans, syndic de Fontaines-sur-Grandson. Mais il est intéressant de discuter avec les opposants et je n’ai remarqué aucune agressivité de l’un ou l’autre camp.»
«Lorsque je pèse le pour et le contre, je soutiens quand même le projet: il faut pouvoir mettre en œuvre la stratégie énergétique 2050»
Quentin Freymond est l’heureux propriétaire du Petit Beauregard, chalet d’alpage situé à Fontaines-sur-Grandson, à partir duquel il aime particulièrement la vue. «Ici, les couchers de soleil sont splendides. Voir ces éoliennes au milieu de cet endroit presque sauvage me dérangera, indique Quentin Freymond. Mais, lorsque je pèse le pour et le contre, je soutiens quand même le projet: il faut pouvoir mettre en œuvre la stratégie énergétique 2050.»
Le parcours didactique restera installé jusqu’en septembre. Une autre journée en compagnie du promoteur sera alors organisée. Le projet du parc, dont la construction coûtera 110 millions, sera mis à l’enquête publique en 2019. Ennova espère ainsi pouvoir commencer à réaliser ses éoliennes aux alentours de 2022. (24 heures)
https://www.24heures.ch/vaud-regions/Un-vent-de-serenite-souffle-sur-le-parc-eolien-de-la-Grandsonnaz/story/26210210
08/07/18PROTECTION DE LA NATURE: LA LOI NE FAIT PAS L'UNANIMITÉ
La droite est favorable à la révision de la loi sur la protection de la nature. La gauche demande son abandon.

La droite, le PDC et les milieux de l'énergie sont favorables à la révision, qui veut assouplir la protection des sites d'importance nationale, notamment pour faciliter les projets dans le domaine des énergies renouvelables. La gauche, les Vert'libéraux et les organisations de protection de la nature et du patrimoine s'y opposent.
«Inutile et contre-productif», «un pas de plus dans la mauvaise direction», «un danger pour le patrimoine culturel suisse»: c'est ainsi que les organisations de défense du patrimoine et de l'environnement qualifient la révision de la loi sur la protection de la nature et du paysage, en consultation jusqu'à lundi. Comme le PS, les Verts et les Vert'libéraux, elles demandent que la révision soit purement et simplement abandonnée.
Intérêt des cantons
La révision veut notamment donner plus de poids aux intérêts des cantons. Pour l'instant, un objet inscrit dans un inventaire fédéral mérite d'être conservé intact. Il ne peut être dérogé à ce principe pour accomplir une tâche de la Confédération que si des intérêts équivalents ou supérieurs, d'importance nationale également, s'opposent à cette conservation.
Avec la révision, une exception serait envisageable pour des intérêts équivalents ou supérieurs de la Confédération ou des cantons. Les intérêts des cantons seraient davantage pris en compte lors de la pesée d'intérêts entre la protection des objets d'importance nationale et l'utilité des projets proposés.
De plus, la révision suggère de relativiser les expertises émises par la Commission fédérale de la protection de la nature et du paysage et de son homologue des monuments historiques. Elles ne constitueraient qu'une base de décision parmi d'autres.
Pas besoin d'agir
Les opposants estiment qu'il n'existe aucun besoin d'agir. Selon eux, le projet de révision continue de mettre sous pression la protection de la nature et du patrimoine. L'objectif du développement des énergies hydrauliques et éoliennes, aspect principal de la révision, est en effet déjà rempli, selon le PS. Le parti rappelle qu'une disposition visant à équilibrer les intérêts a déjà été introduite au niveau national dans la loi sur l'énergie.
Pour l'Association des entreprises électriques suisses (AES), il est au contraire indispensable de procéder à une nouvelle pondération entre les intérêts de protection et ceux de l'approvisionnement électrique, qui est aussi d'intérêt public.
Protection affaiblie
Ce projet de loi est un «démantèlement de la nature, du paysage et du patrimoine», s'indigne Patrimoine suisse, pour qui la protection actuelle est insuffisante.
Davantage de projets de constructions dans des zones protégées seraient rendus possibles, ajoute la fondation pour la protection et l'aménagement du paysage. Elle prévoit de plus des incertitudes au niveau du droit et de la planification.
La Commission fédérale pour la protection de la nature et du paysage partage cette opinion. Elle craint un affaiblissement de la valeur des objets dignes de protection. Le WWF rejette également cette révision.
Alliance patrimoine avertit pour sa part qu'elle lancera un référendum si le projet de loi est accepté par les chambres fédérales.
Les cantons méritent plus de poids
Du côté des soutiens, le PLR salue le projet. Il est d'avis que la nouvelle réglementation ne contreviendrait pas à la protection de la nature et du paysage. Paysages, sites et lieux historiques, monuments naturels et culturels sont pour lui assez protégés.
L'UDC approuve également le projet. Pour ce parti, les adaptations proposées renforcent la sécurité du droit. D'autre part, elles confortent le fédéralisme en tenant compte des avis des cantons dans les affaires touchant à des intérêts égaux ou supérieurs dans les inventaires.
Quant au PDC, également favorable à la révision, il estime juste que les intérêts des cantons soient davantage pris en considération lors de la pesée des intérêts entre la protection des objets d?importance nationale et l'utilité des projets proposés. Suisse Eole partage cet avis.
Trop tôt pour les cantons
Les cantons, eux, estiment qu'il est trop tôt pour se prononcer. «Les processus intercantonaux de consolidation relatifs à l?initiative parlementaire Eder (à l'origine de la révision) ne seront achevés que début juillet» expliquent les Conférences des directeurs cantonaux concernées.
Elles proposent par conséquent d'attendre que les résultats de la consultation aient été analysés pour évaluer une adaptation éventuelle de la loi fédérale sur la protection de la nature et du paysage. (ats/nxp)
https://www.lematin.ch/suisse/Protection-de-la-nature-la-loi-ne-fait-pas-l-unanimite/story/30992907
27/06/18 : Le futur parc éolien de la Montagne de Buttes se heurte à l’opposition de la France
En France, l'opposition au projet éolien de la Montagne de Buttes a pris un tour officiel. Le préfet du Doubs a émis ce printemps un avis négatif dans un cadre consultatif. Les discussions se poursuivent.
Le préfet du Doubs a émis, le 2 mars dernier, un avis défavorable au projet éolien de la Montage de Buttes. Cette prise de position – certes sans valeur contraignante – met le doigt sur la difficulté de planter des machines visibles au-delà de la frontière du pays producteur.
Le projet de la Montagne de Buttes prévoit l’implantation de 19 machines d’une hauteur totale de 180 m de haut, à deux pas de la frontière.
https://www.arcinfo.ch/articles/regions/canton/le-futur-parc-eolien-de-la-montagne-de-buttes-se-heurte-a-l-opposition-de-la-france-767089
26/06/18Windstille im Baselbiet : EBL bläst Windpark-Projekt auf dem Schleifenberg ob Liestal ab
Calme dans la région de Bâle : EBL souffle du projet de ferme éolienne sur le Schleifenberg ob Liestal
Un projet de parc éolien sur la boucle de la montagne ob Liestal est ébranlé: Bien que le vent était assez fort et les installations sont devenus moins chers, mais le financement est trop incertain, a déclaré l'Elektra Baselland. Par conséquent, le projet est suspendu.
Après l'EBM (EBM) a la fin de mai mettre leur projet de parc éolien à Liesberg sur la glace , maintenant Elektra Baselland (EBL) a annoncé mardi matin que le projet Schleifenberg à Liestal sera suspendu.
La mesure du vent sur un an, conclue en décembre, a montré que le vent aurait pu souffler plus fortement que les mesures précédentes sur la montagne en boucle située au nord de la ville principale du canton. Selon Elektra Baselland (EBL), il existe un potentiel de production d'électricité pour environ 4 500 foyers à partir d'éoliennes utilisant trois turbines.
Cependant, il y a une accalmie dans l'argent: les revenus attendus ne couvraient que les risques du projet et les coûts de réalisation "actuellement insuffisants", indique le rapport. Par exemple, il n'était pas certain que le projet recevrait des tarifs d'achat. En outre, les prix de l'électricité disponibles sont trop bas.
Selon le Communiqué, les partenaires du projet EBL et ADEV ont donc décidé de mettre le projet sur glace jusqu'à ce que «les nouvelles conditions politiques et économiques et énergétiques offrent une chance suffisante de succès pour la mise en œuvre du projet».
Pour un coût total d'environ 30 millions de francs, le projet avec un tarif de rachat (KEV) fonctionnerait probablement, selon le responsable désigné de l'EBL, Tobias Andrist, sur demande. Bien que cela ait été demandé par le gouvernement fédéral, compte tenu des listes d'attente et de la politique énergétique prévisible, les chances d'en obtenir un sont réalistement «nulles».
En plus d'un permis de construire, qui nécessite une évaluation d'impact environnemental à l'avance, le projet éolien Schleifenberg aurait également besoin d'un rezonage. Si tout cela est approuvé, les trois mâts pourraient être construits dans environ une demi-année.
https://www.bzbasel.ch/basel/baselbiet/windstille-im-baselbiet-ebl-blaest-windpark-projekt-auf-dem-schleifenberg-ob-liestal-ab-132736214
17/06/18 : Le parc éolien du Nufenen dans l’œil du cyclone
Des scientifiques «vento-sceptiques» affirment que les quatre hélices installées au sommet du Nufenen ne sont pas rentables. On ne peut pas juger après une seule année d’exploitation, répliquent le propriétaire, Suisse Eole, et l’Office fédéral de l'énergie
Le parc éolien du Gries, au col du Nufenen, à 2500 mètres d’altitude, est-il une aberration économique? Chiffres à l’appui, les «vento-sceptiques», hostiles à l’idée de voir le paysage du pays parsemé de piliers et d’hélices, s’efforcent de démontrer que ce quatuor de rotors n’est pas rentable. Les propriétaires du site, l’Office fédéral de l’énergie (OFEN) et Suisse Eole, répliquent que les statistiques ne sont pas suffisantes pour en tirer des conclusions valables.
Le parc le plus élevé d’Europe
Le premier mât a été posé au Gries en 2011 et les trois autres en 2016. C’est le parc le plus élevé d’Europe. La société Grieswind SA, qui en est le propriétaire, vise une production annuelle de 10 gigawatts-heure (10 millions de kWh). La première turbine aérienne était censée produire 3 GWh par année. Or, recense le physicien retraité Jean-Bernard Jeanneret, elle n’a pas dépassé 2,1 GWh en 2012 et 1,77 GWh en 2014 et en 2015. Pour 2017, première année d’exploitation de l’ensemble du site, la production s’est élevée à 7,8 GWh. Le scientifique complète l’analyse de ces chiffres par un indicateur relativement complexe nommé le «facteur de charge». Celui-ci permet de comparer les sites entre eux indépendamment du nombre et du type de machine.
Lire aussi: Vents contraires pour les éoliennes du Creux-du-Van
Il parvient à la conclusion que les installations du Nufenen ne sont pas rentables et que le résultat de 2017, «parfaitement prévisible», traduit un «excès d’optimisme de 70%». Il estime par ailleurs que le kWh produit par les pales du Gries devrait être vendu à 48 centimes pour atteindre le seuil de rentabilité. Il l’a écrit sur le site Clubenergie2051.ch, très critique envers la Stratégie énergétique 2050 (SE 2050). «Le Nufenen est un mauvais emplacement. On s’est trompé avec la première éolienne, pourquoi alors en a-t-on ajouté trois autres, dont une au-dessous de la première et en contrebas du tablier du barrage?» s’interroge-t-il. Il relève encore que les vitesses du vent sont plus faibles là-haut que, par exemple, autour de Martigny, où trois mâts ont été construits de part et d’autre du coude du Rhône. Du coup, il ne comprend pas pourquoi l’OFEN a apporté son soutien à ce parc énergétique qui bénéficie du tarif de rachat subventionné, en l’occurrence 21,5 centimes par kWh plus un bonus alpin de 2,5 centimes.
«Tous les parcs sont importants»
«Tous les parcs sont importants du point de vue de la SE 2050», répond le porte-parole de l’OFEN, Fabien Lüthi. «Ceux qui se trouvent dans les Alpes peuvent être avantageux sur le plan du bruit et de l’ombre, car ils sont généralement beaucoup plus éloignés des zones habitées que dans d’autres régions», justifie-t-il. L’intérêt de la Confédération est précisément de pouvoir comparer les performances d’installations situées à des altitudes différentes et exposées à des vents différents.
Présidente de Suisse Eole, la conseillère nationale Isabelle Chevalley (PVL/VD) reconnaît que la densité de l’air et la production sont moindres en montagne qu’en plaine ou à 1200 mètres, altitude du parc de Mont-Crosin, le plus grand du pays (16 hélices). «On ne peut pas tirer de conclusions sur la base d’une seule année d’exploitation. On manque encore de recul. Il appartient aux investisseurs de savoir s’ils s’en sortent avec le prix de rachat ou non. Je doute qu’ils se lancent pour perdre de l’argent», commente-t-elle. «Il n’appartient pas à l’OFEN de vérifier si un parc éolien peut être exploité de manière rentable avec la rémunération prévue. Le risque incombe à l’exploitant de l’installation», confirme Fabien Lüthi.
Justement, qu’en dit le propriétaire? René Lemoine, chef de projet, conteste l’analyse de Jean-Bernard Jeanneret et la pertinence de l’indicateur utilisé par ce dernier. «Appliqué à l’éolien, le facteur de charge ne permet pas de comparer la rentabilité de plusieurs parcs situés à des emplacements différents. Il n’est pas utilisé par les professionnels de l’éolien dans l’évaluation de la qualité d’un site avec un certain type de machine. Les facteurs déterminants sont la production annuelle nette et l’investissement nécessaire», explique-t-il. Il ajoute que l’ensemble du site «a été mesuré et modélisé en 3D afin d’estimer l’effet du barrage, qui est bien connu et exactement contraire à celui argumenté par Jean-Bernard Jeanneret. Le barrage canalise le vent et permet à l’éolienne qui se trouve juste en aval de bonnes performances en cas de vent du sud», poursuit-il. Il confirme que les vents diffèrent d’un endroit à l’autre: «Le Nufenen est dominé par les épisodes de foehn du nord ou du sud. La vallée du Rhône est dominée par les vents thermiques, tandis que le Jura est affecté par les courants d’ouest.»
«J’essaie de prendre un peu de hauteur»
Il ajoute que le montage des trois dernières éoliennes a été suivi d’une phase de test, de rodage et de réglage et d’une «mise à jour importante» de la première. Mais cela prend du temps, car les conditions climatiques à cette altitude ne sont pas faciles, notamment en hiver. «Il est important de comprendre que ce parc éolien nouvellement construit ne peut donner son plein potentiel dès la première minute de fonctionnement», insiste René Lemoine.
Lire aussi: Pour les éoliennes, le Conseil fédéral lorgne la Suisse romande
Il reproche à Jean-Bernard Jeanneret d’être un opposant à l’énergie éolienne. Ce dernier dit n’appartenir à «aucun lobby. Je n’ai rien à vendre, j’essaie de prendre un peu de hauteur.»É Mais il est vrai qu’il porte un regard critique sur l’éolien en Suisse. Il reconnaît des qualités à la chaîne jurassienne, mais doute du potentiel du Nufenen et des parcs projetés dans le Jorat. Isabelle Chevalley, elle, y croit: «L’acharnement des opposants a incité les promoteurs de cette énergie à resserrer les rangs», réagit-elle. Ceux de Suisse occidentale se sont en effet constitués en Groupement romand pour l’énergie éolienne (GREE). Convaincus que les ennemis de l’éolien cherchent à les vaincre à l’usure en multipliant recours et oppositions, ils sont bien décidés à faire aboutir leurs projets. Et sont prêts à améliorer ceux qui posent problème. Ainsi, les pales des deux installations de Saint-Brais (JU), critiquées en raison de leur proximité des habitations, ont été équipées de peignes inspirés du plumage des oiseaux afin d’en réduire l’impact sonore.
https://www.letemps.ch/suisse/parc-eolien-nufenen-loeil-cyclone


14/06/18
Les opposants à EolJorat Sud dézinguent le projet
Lausanne - Les recourants au parc éolien avancent de nouvelles données et questionnent sa légitimité.
Les opposants au parc éolien EolJorat Sud (huit mâts répartis sur la partie lausannoise des bois du Jorat), passent à l’offensive. Jeudi, la commune de Cugy et l’association Eoleresponsable (toutes deux recourantes contre ce parc devant le Tribunal Cantonal) ont présenté «de nouveaux éléments de nature à remettre en question le projet». Des chiffres, en l’occurrence, qui démontrent selon eux que la production d’énergie prévue «atteindra moins de la moitié des 80 GWh par an annoncés initialement par les promoteurs». «Toute la procédure a été menée sur des estimations trompeuses, le vent est constamment surestimé, attaque Christian Amacker, vice-président d’Eoleresponsable. La Ville de Lausanne et le Canton ont pris des décisions sur la base d’un potentiel majoré d’environ 60%.» ...
https://www.24heures.ch/vaud-regions/lausanne-region/Les-opposants-a-EolJorat-Sud-dezinguent-le-projet/story/19157042

13/06/18Des éoliennes moins bruyantes dans le canton de Jura😏😏
Fixer des peignes sur les pales des éoliennes permet de réduire le bruit de ces installations. Suisse Eole salue mercredi les résultats probants d'une telle expérience menée depuis juillet 2017 à St-Brais (JU).
"La réduction moyenne du bruit est de trois décibels", explique un acousticien cité dans un communiqué diffusé mercredi par Suisse Eole. Cela correspond à une diminution de 19 à 20% du volume sonore ressenti, a précisé le spécialiste à l'ats.
L'association pour la promotion de l'énergie éolienne Suisse Eole ajoute que ces peignes sont "déjà monnaie courante sur les pales des nouvelles éoliennes". On peut aussi en équiper les installations plus anciennes, à l'instar de celles de St-Brais.
Pour mémoire, le parc éolien de St-Brais abrite les premières éoliennes construites dans le canton du Jura. En activité depuis fin 2009, il appartient à des privés réunis au sein d'une société coopérative sise à Liestal (BL), ADEV Windkraft. L'énergie produite est fournie à la Ville de Zurich, la seule cliente de l'installation.
https://www.swissinfo.ch/fre/des-%C3%A9oliennes-moins-bruyantes-dans-le-canton-de-jura/44188874
12/06/18
PLANQUEZ VOS CHATS, L'AIGLE EST DE RETOUR!
Le rapace le plus noble a été aperçu dans le canton de Neuchâtel. Une première depuis deux siècles! À son menu: marmottes et renardeaux, mais pas seulement…

Deux siècles, presque trois sans aigle royal dans le canton qui a fait sa Révolution en 1848. L’absence constatée depuis 1737 (suivie en 1830 de la disparition de l’aigle noir) est désormais comblée: le rapace a été observé dans la République! Bonne nouvelle? Pas pour les chats: «L’arc jurassien étant plus pauvre en marmottes que le massif alpin, les chats constitueront une proie», prévient l’ornithologue François Turrian, président romand de BirdLife.
De quoi effrayer Tomi Tomek, fondatrice du refuge SOS Chats, à Noiraigue, à côté de la réserve naturelle du Creux-de-Van? «Ce sont les chats de ferme qui seront exposés au milieu des champs», précise Jean-Daniel Blant, conservateur au Musée d’histoire naturelle de La Chaux-de-Fonds, qui a observé l’aigle royal avec son homologue de Neuchâtel Bernard Claude. Avec la marmotte, présente au Chasseron, le renardeau a le gabarit de ses serres et de son estomac, tout comme le lièvre, le faon ou le tétras. «Il peut manger une proie de six kilos et en tuer une de 15», précise Jean-Daniel Blant.
L’aigle remarqué par Bernard Claude tenait des branches dans son bec. A-t-on constaté une couvée? «À voir ses parades, le couple semble très amoureux. Mais on ne s’attend pas à une reproduction cette année», répond Jean-Daniel Blant. Où le nid a-t-il été observé? Quelque part entre le Chasseron et le Creux-du-Van, dans une forêt rocheuse. «On ne vous le dira pas précisément!» disent ceux qui l’ont vu. François Turrian acquiesce: «Les photographes animaliers peuvent être sans connaissances et sans scrupule: leur présence peut faire fuir un couple et détruire une nichée.» Une remarque qui ne vaut pas pour Patricia Huguenin-Margand, qui a saisi l’aigle en vol.
Gare aux éoliennes
Longue vie à l’aigle royal! Sauf que… «Aux États-Unis, la première cause de mortalité de l’aigle royal, ce sont les éoliennes: les parcs éoliens constituent une véritable menace pour les aigles, les vautours et les cigognes», prévient François Turrian. Pourquoi? «Les aigles utilisent les courants thermiques sur les crêtes pour monter en spirale. Percevoir les pâles à une hauteur de 200 m leur est difficile.» Le conflit est programmé. Des éoliennes subventionnées, il n’y en a pour l’heure aucune sur les crêtes neuchâteloises, alors qu’elles ont fleuri plus à l’ouest. Mais 50 projets ont été préavisés positivement et 22 sont sur liste d’attente. Des notions de territorialité qui n’ont aucune emprise sur l’aigle: «Trois coups d’aile et il se rit des frontières cantonales et nationales…» soupire l’ornithologue de BirdLife.
Si l’aigle royal (trois couples) séjourne depuis 2009 dans l’arc jurassien, c’est parce qu’il se porte bien en dépit des câbles, des drones, des parapentes et des forestiers, après avoir été chassé au début de XXe siècle. Une véritable persécution: «On l’accusait de manger du bétail et… des enfants», rapporte François Turrian.
Sa protection dans le massif alpin dès 1926 lui a permis de s’y réinstaller durablement, dans les falaises. Quelque 350 couples nichent sur sol suisse. Mais la bonne santé d’un oiseau symbolique est à double tranchant: «L’aigle royal peut masquer une réalité: dans le Val-de-Travers, l’alouette des champs à disparu dans l’indifférence générale», remarque François Turrian. Le retour de l’aigle royal donne l’impression que la nature se porte bien, alors qu’il n’y a jamais eu autant d’espèces menacées sur la liste rouge. (Le Matin)
https://www.lematin.ch/suisse/Planquez-vos-chats-l-aigle-est-de-retour/story/22025604


11/06/18
L'aigle au Val-de-Travers : un défi pour les projets éoliens
Les ornithologues disent leur inquiétude pour les aigles royaux du Val-de-Travers vis-à-vis des futurs parcs éoliens. Leur aire est située à proximités des projets neuchâtelois et vaudois.
«Il va falloir être attentif. C’est une espèce sensible aux éoliennes. C’est une des principales causes de décès aux Etats-Unis et il n’y a pas de raison que leurs aigles soient différents des nôtres.» Le retour de l’aigle royal là où plusieurs projets éoliens sont planifiés induit «une certaine inquiétude» chez François Turrian, directeur romand de l’Aspo-Birdlife.
Son association fait partie, avec le WWF et Pro Natura, du groupe d’étude du projet éolien de la Montagne de Buttes. Un projet pour lequel le biologiste Alain...
https://www.arcinfo.ch/articles/regions/val-de-travers/l-aigle-au-val-de-travers-un-defi-pour-les-projets-eoliens-763398

11/06/18 L’aigle royal de retour dans le canton de Neuchâtel
Le grand rapace fait son retour dans le canton de Neuchâtel après plus de 200 ans d’absence. Un couple s’est établi au Val-de-Travers. Une observation confirmée par la station ornithologique de Sempach.
Les forêts du Val-de-Travers comptent deux nouveaux habitants de marque. Un couple d’aigles royaux a été observé ce printemps par des ornithologues neuchâtelois dans un secteur situé entre le Creux-du-Van et le Chasseron. Une découverte scientifique historique confirmée par la station ornithologique de Sempach et le service cantonal de la faune.
Si la nidification n'a pas encore pu être prouvée, elle est qualifiée de probable par les spécialistes. L'aigle royal se reproduit une année sur deux. Les observations vont donc se poursuivre ces prochains mois.
L’aigle royal avait disparu du territoire neuchâtelois à la fin du 18e siècle, en raison du braconnage. Et son retour est une demi-surprise selon les spécialistes. Une surabondance de couples d’aigles royaux dans la région alpine provoque en effet une nouvelle occupation du massif jurassien par le rapace.
Autre facteur important, la nourriture est également abondante. Quelques colonies de marmottes sont établies dans le secteur Creux-du-Van-Chasseron. L’aigle royal peut également se nourrir de renardeaux, de campagnols ou encore de corneilles.

Malgré la récente découverte, des contacts ont déjà été pris avec le Service de la faune du canton de Neuchâtel. Les ornithologues notent que le rapace est particulièrement sensibles aux constructions humaines tels que les poteaux électriques ou les éoliennes qui pourraient voir le jour dans ce secteur. Des mesures de protections peu contraignantes pourraient être prise rapidement, notamment en période de nidification. /lre
https://www.rjb.ch/rjb/Actualite/Region/20180611-L-aigle-royal-de-retour-dans-le-canton-de-Neuchatel.html

07/06/18«ALPIQ FAIT PEUR AU JURA»
La situation financière précaire du géant vaudois de l’électricité inquiète un député jurassien. L’entreprise possède des éoliennes dans son canton.

Quand la bise souffle, le député jurassien Jean-Daniel Tschan enrage, lui qui vit à l’ombre de trois éoliennes haute de 148 mètres, mâts et pâles compris. Au bruit s’ajoute l’impact sur le paysage, mais ce qui inquiète ce président de l’association Librevent, c’est la santé financière du géant de l’électricité Alpiq et son impact sur la gestion de son unique parc éolien.
«Qui paiera un éventuel démantèlement des installations?» a-t-il demandé. Réponse du gouvernement jurassien: «La constitution d’un fonds n’a pas été prévue pour ce parc éolien.» Rectificatif d’Alpiq, obtenu hier par «Le Matin»: «Un fonds pour le démantèlement des éoliennes du Peuchapatte existe bel et bien.»
Des comptes consignés auprès d’une banque sont alimentés chaque année par Eole Jura – une société anonyme dont aucune autorité jurassienne n’est actionnaire – de manière à financer le démontage des installations et la remise en état des terrains. En conséquence, la commune de Muriaux ne devrait pas financer le démontage et le transport de trois éoliennes «monstrueuses», selon le qualificatif de la maire Christel Varone. L’objet sera discuté lundi prochain au Conseil communal.
«Démanteler une éolienne coûte un million», s’inquiétait Jean-Daniel Tschan, pour qui «Alpiq fait peur au Jura». Montant jugé «largement surestimé» par Alpiq, pour qui la déconstruction des trois machines du Peuchapatte coûterait au total entre 380'000 et 580 000 francs, montants couverts par le fonds de démantèlement et… la revente du cuivre contenu dans les éoliennes.
«Et en cas de faillite?» s’interroge Jean-Daniel Tschan, qui craint une «situation périlleuse» pour la commune de Muriaux. «Le cas de la faillite de la société d’exploitation ne semble pas être traité», constate le gouvernement jurassien. «Alpiq ne va pas faire faillite!» rectifie sa porte-parole, Christel Varone. Précision du géant vaudois: «Alpiq est prête pour l’avenir et se focalise sur son cœur de métier: la production d’électricité en Suisse.» Trois projets éoliens sont dans ses tuyaux vaudois: Bel Coster, EolJorat et Tous-Vents.
Le député Jean-Daniel Tschan reste dubitatif: «Le gouvernement jurassien établit des directives et se moque de leur application. C’est gravissime.» Le désendettement net d’Alpiq ne rassure pas Jean-Daniel Tschan, pas plus que sa liquidité de 1,4 milliard: «En cédant ses activités de services et d’ingénierie pour 850 millions à Bouygues Construction, Alpiq n’a obtenu qu’un sursis en vendant ses actifs bénéficiaires», analyse Jean-Daniel Tschan.
«Faute de racheteurs, Alpiq a conservé les activités non rentables, comme les barrages et les éoliennes qui tournent grâce aux subventions RPC», reprend Jean-Daniel Tschan. Alpiq se veut rassurant: même si le parc éolien du Peuchapatte devait changer de mains, le repreneur bénéficierait de la rétribution à prix coûtant (RPC), une subvention attribuée à l’éolienne elle-même et qui garantit aux producteurs d’électricité un prix d’achat couvrant le risque financier.
Alpiq n’exploite en Suisse que le parc du Peuchapatte, depuis 2011, pour produire 13,5GWh par an. «En cas de vente des éoliennes, le canton du Jura a-t-il un droit de veto afin que les éoliennes ne tombent pas en mains chinoises?» a demandé le président le Librevent. Réponse du gouvernement: «Non, le canton ne dispose ni de droit de veto ni de droit d’emption.»
«La lutte continue pour le respect des gens et des paysages», conclut Jean-Daniel Tschan, pour qui la sortie du nucléaire passe par un approvisionnement énergétique personnalisé, hors du contrôle des grands producteurs. (Le Matin)
EDITO
Argent vaudois, vent jurassien!
Installer des éoliennes, c’est compréhensible pour sortir du nucléaire. À condition de les démonter quand le vent a mal tourné, sans faire payer la collectivité! Avec ses finances inquiétantes, le producteur vaudois d’électricité Alpiq l’admet volontiers, lui qui exploite trois éoliennes loin de Lausanne: l’inquiétude du député jurassien Jean-Daniel Tschan est légitime.
Qui financera la déconstruction? Alpiq assure que, pour le site du Peuchapatte, tout a été réglé par la constitution d’un fonds qui avait échappé au gouvernement jurassien. Soit. Mais qui dit qu’au lieu d’être déconstruites, les éoliennes ne seront pas reprises, ou remplacées par des investisseurs chinois, dont l’intérêt financier est encore plus éloigné des paysages jurassiens que celui d’une société vaudoise? Déjà qu’hier, ceux qui révisaient ces éoliennes venaient d’Autriche…
L’absence d’une vision globale se fait cruellement ressentir aux Franches-Montagnes. Elle divise tout un peuple, entre l’ancien militant qui encaisse une location pour une énergie renouvelable, et le politicien qui ne supporte pas le bruit et la vue des pales.
Cinq grandes éoliennes tournent actuellement dans deux parcs jurassiens: trois au Peuchapatte et deux à Saint-Brais. Mais quand il additionne, de Vaud à Soleure, les installations subventionnées déjà réalisées (15) et celles préavisées favorablement (336), le député Jean-Daniel Tschan en totalise 351 dans l’arc jurassien, et de Vaud à Soleure sans compter la liste d’attente 155. Parlons-en…
https://www.lematin.ch/suisse/Alpiq-fait-peur-au-Jura/story/27737772

29/05/18ENTRE-LES-FOURGS - Un vent d’inquiétudes souffle sur le projet d’éoliennes au Bel Coster
Sur le Bel Coster, en Suisse, il est question d’implanter des éoliennes. Les habitants des villages français voisins sont inquiets. À Entre-les-Fourgs, une réunion publique avec des scientifiques était organisée vendredi dernier.

https://www.estrepublicain.fr/edition-haut-doubs/2018/05/29/un-vent-d-inquietudes-souffle-sur-le-projet-d-eoliennes-au-bel-coster

28/05/18
Même subventionnée, l’énergie éolienne n’est guère rentable en Suisse
La coopérative Elektra Birseck EBM a suspendu aujourd’hui le projet de parc éolien de Liesberg BL. Des vents trop faibles et des subventions insuffisantes sont invoquées pour justifier cette décision. EBM concentre désormais ses investissements domestiques dans l’hydraulique et le solaire.
La décision d’EBM communiquée ce jour montre clairement que la Suisse n’est pas un pays propice à l’énergie éolienne. Une vitesse de vent de seulement 4,5 m/s à des endroits pourtant exposés de l’Arc jurassien est loin d’être suffisante pour exploiter l’énergie éolienne de manière économique avec de grandes installations industrielles.
L’EBM tablait sur une vitesse moyenne annuelle du vent de 5 m/s, mais les mesures réalisées sur une période de deux ans – et malgré les tempêtes de cet hiver – montrent que les prévisions ont dû être revues à la baisse à raison d’environ 10%.
L’EBM déplore qu’en dépit de l’adoption de la loi sur l’énergie et de l’augmentation significative de la taxe prélevée sur le réseau pour financer la RPC (rétribution à prix coûtant), aucun soutien efficace pour l’utilisation domestique de l’énergie éolienne n’a pu être réalisé. D’abord, la plupart des fonds ont déjà été alloués et sont utilisés pour des projets sur la liste d’attente; ensuite, il n’est pas clair quelle solution de remplacement peut être attendue après l’expiration du système actuel de la RPC en 2022.
Néanmoins, l’EBM a déjà obtenu des succès dans le domaine des énergies renouvelables en investissant dans l’hydraulique et l’énergie solaire, beaucoup plus respectueux de l’environnement. EBM prévoit maintenant de concentrer d’autres activités chez aventron AG. Cette société d’investissement dans l’énergie renouvelable s’engage principalement dans des centrales solaires et hydroélectriques, mais aussi dans des centrales éoliennes en Allemagne, en Norvège, en Italie, en France, et en Espagne.
La décision de l’EBM devrait également inciter d’autres investisseurs à reconsidérer leurs projets en matière d’énergie éolienne en Suisse. Par exemple, le parc éolien de Vechigen, près de la capitale fédérale Berne, n’affiche que des vents faibles de 4,5 m/s en moyenne.
Enfin, l’exemple EBM révèle également que la vitesse minimale de 4,5 m/s prévue dans la conception énergie éolienne de la Confédération est trop faible pour exploiter une installation éolienne industrielle de manière rentable, même avec les subventions massives de la RPC.
communiqué EBM: lien
http://www.paysage-libre.ch/?p=1218

25/05/18Projet éolien du Crêt-Meuron: deux mâts mesurent l’activité des chauves-souris
En vue du parc éolien du Crêt-Meuron, deux mâts ont été érigés sur le site pour mesurer l'activité des chauves-souris. Ils resteront jusqu’à l’automne. En fonction des résultats, le projet pourrait être adapté.
Depuis début mai et jusqu’à la fin de l’automne, deux mâts d’une hauteur de 50 mètres ont été érigés au Crêt-Meuron pour mesurer l’activité des chauves-souris. Cette démarche s’inscrit dans le cadre du futur parc éolien prévu sur ce site. En fonction des résultats, le projet pourrait être adapté.
Supervisée par le Service cantonal de la faune, des forêts et de la nature, cette étude complète les investigations déjà menées – vent, géologie, oiseaux migrateurs et nicheurs, flore – pour ce projet...
Deux des éoliennes projetées dans le Bas-Valais, à Dorénaz et à Collonges, vont devoir repasser l’étape du plan d’aménagement détaillé après une décision de justice.
Le plan d’aménagement détaillé (PAD) des trois éoliennes prévues à Collonges et à Dorénaz est annulé pour la deuxième fois. Le Tribunal cantonal (TC) vient de donner partiellement raison à une opposante de Collonges qui contestait sa validité. Dans un arrêté daté du 9 mai, le TC juge le projet légal sur le plan du bruit et autres nuisances, mais il conteste la décision du Service cantonal du développement territorial (SDT) qui n’a pas jugé utile de demander une compensation des...
Le projet de parc éolien des «Quatre Bornes» a été présenté hier soir à la population de Sonvilier.
La commune de Sonvilier a présenté hier soir devant quelque 120 personnes le projet de parc éolien des «Quatre Bornes».
Suite à cette soirée d’information, Paysage Libre BEJUNE a réagi vivement. Le collectif estime que cette présentation a donné une triste image de la démocratie. Paysage Libre BEJUNE regrette que l’assemblée eu pour seul droit de poser des questions sur une série de sujets techniques soigneusement sélectionnés. De plus, il dénonce le fait que la commune ne mette pas les documents à disposition du public sous format électronique.
«La manière dont les choses ont été conçues montre la peur des autorités à vouloir prendre en compte l’opposition croissante contre ce projet éolien démesuré», estime Michel Fior, président de Paysage Libre BEJUNE. «Avec des machines de 208 mètres de haut prévues à 300 mètres des habitations, on comprend que ce projet industriel devient extrêmement clivant», estime-il.
Paysage Libre BEJUNE dénonce ce refus d’entendre l’opposition croissante à ce projet destructeur pour le paysage de l’Arc Jurassien, la santé et la sécurité des riverains. Selon le collectif, il contribue à détériorer le climat social dans une région entière, alors qu’on pourrait attendre des communes qu’elles fassent tout pour garantir l’harmonie de la vie collective.
http://www.journaldujura.ch/nouvelles-en-ligne/region/lopposition-tente-de-se-faire-entendre

16/05/18Les éoliennes font peu de remous à Sonvilier 
Le projet de parc éolien des Quatre Bornes a été présenté à la population de Sonvilier mardi soir lors d’une séance d’information. La réunion a fait salle comble
La séance d’information a attiré du monde, mais n’a pas suscité de grands débats. Le projet de parc éolien des Quatre-Bornes a été présenté à la population mardi soir à Sonvilier. Il prévoit l’implantation de onze turbines : huit sur le territoire de la commune et trois en terres neuchâteloises. Devisé à 100 millions de francs, le projet pourrait rapporter 200'000 francs par an à la commune.
Une séance similaire s’est tenue la semaine dernière au Val-de-Ruz, et la rencontre a donné lieu à de vifs débats. À Sonvilier, les discussions sont restées plutôt calmes, comme l’explique le maire de la commune Marc Jean-Mairet.
Pas de place au débat
De son côté, Paysage Libre BEJUNE a vivement réagi dans un communiqué mercredi matin. L’association parle de « parodie de démocratie dans la course aux éoliennes ». Elle accuse les autorités de n’avoir autorisé que des questions sur des thèmes préalablement choisis et de n’avoir laissé aucune place à une discussion d’ensemble. Pour le président de Paysage Libre BEJUNE, Michel Fior, « la manière dont les choses ont été conçues montre la peur des autorités à vouloir prendre en compte l’opposition croissante contre ce projet éolien démesuré ».

L’association regrette par ailleurs que la commune de Sonvilier refuse de mettre les plus de 1000 pages de documents à disposition du public sous format électronique. Elle estime qu’en obligeant la population à consulter le rapport au bureau communal, aux heures d’ouverture, elle met des bâtons dans les roues des personnes désirant approfondir le sujet. /mdu
https://www.rjb.ch/rjb/Actualite/Region/20180516-Les-eoliennes-font-peu-de-remous-a-Sonvilier.html


09/05/18Val-de-Ruz: le parc éolien des Quatre Bornes divise les riverains
Mardi soir, le ton est parfois monté entre partisans et opposants au parc éolien des Quatre Bornes. Une septantaine de personnes avait répondu présent à la séance d'information qui s'est tenue à Fontainemelon.
Le projet éolien des Quatre Bornes ne va pas faire l’unanimité de sitôt! Partisans et opposants au projet ont croisé le fer mardi soir lors d’une remuante et émotionnelle séance d’information. Organisée par le canton de Neuchâtel et la commune de Val-de-Ruz, la soirée a rassemblé une septantaine de personnes à la salle de spectacles de Fontainemelon. Elle marquait le lancement de la phase de consultation populaire.
Sortir du nucléaire
«Nous vivons...
https://www.arcinfo.ch/articles/regions/val-de-ruz/val-de-ruz-le-parc-eolien-des-quatre-bornes-divise-les-riverains-756326

09/05/18
Val-de-Ruz: débat virulent autour du parc éolien des Quatre Bornes
Mardi soir, le débat était vif à la salle de spectacles de Fontainemelon: enthousiasme et scepticisme planent autour du parc éolien des Quatre Bornes. La séance d'information a marqué le début de la consultation populaire qui durera jusqu'au 8 juin.
Le débat était virulent mardi soir entre partisans et opposants du parc éolien des Quatre Bornes. Une septantaine de personnes avait fait le déplacement à la salle de spectacle de Fontainemelon pour assister à la séance d’information qui marquait le lancement de la consultation populaire - qui durera jusqu’au 8 juin.
Organisée par le canton de Neuchâtel et la commune de Val-de-Ruz, la soirée a permis de revenir sur les grandes étapes du projet.
A cheval sur deux cantons, la présence des onze éoliennes ne devrait pas faire l’unanimité de sitôt! De nombreux riverains de La Joux-du-Plâne ont manifesté leur mécontentement. Nuisances sonores et dénaturation du paysage ont été les principaux arguments exprimés.
Les doutes de Didier Cuche
Egalement présent mardi soir, l'ancien champion de ski des Bugnenets, Didier Cuche, a manifesté sa crainte de voir disparaître la piste de ski de fond des Quatre Bornes. Par ailleurs, il a mis l'accent sur le danger des jets de glace par les éoliennes. Le directeur de Groupe E Greenwatt Jean-Michel Bonvin a cependant signalé qu'une solution existe par le réchauffement des pales.
Côté bernois, une séance d’information publique est également prévue le 15 mai à Sonvilier.

09/05/18 : Les anti-éolien lancent une pétition
La région entre le Chasseron (VD) et le Creux-du-Van (NE) doit être préservée des éoliennes. Une pétition a été lancée mardi par plusieurs associations contre «les monstres de ferraille». Il faut informer des dangers qui menacent «un des derniers espaces préservés du Jura», indique le comité de presse.
Les projets entre le Chasseron et le Creux-du-Van sont «les pires de Suisse» pour ce qui est de la pesée d’intérêt entre l’éolien, le paysage et la biodiversité, affirme...
https://www.lacote.ch/articles/divers/metropoles/les-anti-eolien-lancent-une-petition-756067

09/05/18 : L’éolien menace un paysage unique
Un comité lance une pétition pour obtenir la modification de la planification éolienne vaudoise, afin de préserver le plus possible le caractère naturel du territoire qui s’étend du Chasseron au Creux-du-Van.
Au sommet du Chasseron, la météo radieuse amenait hier son flot de promeneurs. Ils se demandaient ce que faisaient là-haut ces photographes, caméraman et journalistes.
Il s’agissait, pour les promoteurs de «Sauvez Chasseron - Creux-du-Van», de faire humer l’air des cimes aux gens de presse en les priant d’imaginer ce que deviendrait ce paysage si la planification éolienne des...
https://www.arcinfo.ch/articles/regions/canton/l-eolien-menace-un-paysage-unique-756110

08/05/18 : 
Eoliennes, la lutte sans fin
En Suisse, en matière d'énergie éolienne, il faut compter entre sept et dix-sept ans pour mener à bien un projet. La faute à ses détracteurs, prêts à porter chaque cas jusqu'au Tribunal fédéral alors même que la population est favorable à l'éolien.
Le contraste ne pouvait être plus frappant. D’un côté, un aréopage de personnalités lançant une pétition pour «sauver le Chasseron et le Creux-du-Van de l’industrie éolienne». De l’autre, le Tribunal fédéral rendant un arrêt donnant le feu vert à la réalisation d’un projet de six turbines à Granges (SO). La guerre des éoliennes n’est pas près de s’achever.
Voici tout juste un an, le peuple suisse a approuvé la Stratégie énergétique à une majorité de 58%, celle-ci étant axée sur l’efficience et la promotion des énergies renouvelables. La loi précise désormais que ces énergies revêtent un intérêt national qui doit être considéré comme équivalent à celui de la protection de la nature. Elle réclame aussi des procédures d’autorisation accélérées au niveau cantonal.
En matière d’énergie éolienne pourtant, tout va toujours très lentement, entre sept et dix-sept ans pour mener à bien un projet. Car l’opposition, très déterminée, est prête à porter chaque cas jusqu’au Tribunal fédéral. Elle sait qu’elle n’a rien à perdre. Même quand elle perd, elle gagne du temps, obligeant les promoteurs à revoir leurs projets en raison de l’évolution rapide de la technologie.
Lire aussi: Vents contraires pour les éoliennes du Creux-du-Van
https://www.letemps.ch/suisse/eoliennes-lutte-fin


08/05/18 : Après «Sauver Lavaux», les antiéoliens veulent sauver le Chasseron
AménagementLes crêtes du sommet vaudois et du Creux-du-Van sont en passe de devenir des symboles de lutte
Le paisible Jura vaudois est peut-être bien le cadre d’un prochain «Sauver Lavaux», aux allures de combat national. Mardi, au sommet de la montagne vaudoise, une coalition sans précédent d’opposants aux éoliennes (en bref: Paysage-Libre, Vol au Vent, la Fondation suisse pour le paysage, des élus, des militants, BirdLife, qui s’inquiète pour les chauves-souris, entre autres, Pro Natura et l’émanation de la Fondation Franz Weber Helvetia Nostra, ainsi que d’autres) a lancé l’opération «Sauvez Chasseron - Creux-du-Van». Un site Internet, une coalition, une pétition au Grand Conseil et tout un battage qui se veut l’héritier spirituel de l’emblématique combat écologiste des années 70.
Concrètement, les antiéoliens de tous bords pointent du doigt un vaste secteur jusqu’ici épargné par le débat éolien et où les projets progressent discrètement. Et pas des moindres. Pour le canton de Vaud, c’est tout bonnement les deux plus gros projets de la planification qui sont visés (lire ci-contre). Pour Neuchâtel, les deux grands projets autour de Fleurier. Bref. Beaucoup trop pour les sceptiques de l’éolien, qui dénoncent à la fois les projets et leur trop grande concentration. Florilège. «On est dans des sites emblématiques. Le Creux-du-Van, c’est l’équivalent du Cervin ou des chutes du Rhin», lance Roman Hapka, de la Fondation pour le paysage. «Ce paysage est un patrimoine commun. Une soupape, une source de ressourcement et d’énergie, mais pas l’énergie que recherche un promoteur», tonne Pierre Cusin, président de l’opposition locale.
«Notre action est un équivalent de «Sauver Lavaux» dans le sens d’un appel au peuple»
En sachant que le combat des opposants est justement bien plus large. «Le débat ne doit pas être confiné au Tribunal fédéral, mais il doit être populaire. Veut-on des éoliennes dans ce cadre magnifique? Pour nous, ici, c’est un combat symbolique», avance le jeune Elias Meier, président de Paysage Libre Suisse. Un combat qui est également un changement stratégique: dans leurs précédents coups, les opposants s’attaquaient au projet dès sa mise à l’enquête. Désormais, après le cas de La Praz, devenu l’exemple d’un parc qui manque de tomber dans un village, les opposants voient les avantages de remettre en question des projets qui sont encore dans les cartons: «Notre action est un équivalent de «Sauver Lavaux» dans le sens d’un appel au peuple», avance d’ailleurs Anne Bachmann, chargée d’affaires d’Helvetia Nostra.
Vers une initiative fédérale
Au niveau politique, la coalition du Chasseron sous-entend qu’ils ne vont pas s’arrêter là. Les mots «initiative cantonale» circulent, tandis que la Fondation pour le paysage prépare son initiative fédérale «Paysage 2.0». «Ce n’est pas uniquement les éoliennes, mais on veut mieux protéger ce qui fait notre réputation et qu’on retrouve sur tous les calendriers: le paysage suisse, poursuit Roman Hapka. Il lui faut des moyens et des lignes claires. Là, il est attaqué à chaque session parlementaire.»
Une allusion notamment à la mise en application de la Stratégie 2050, dont l’enjeu sera de déterminer quelle prépondérance auront les hélices face aux zones protégées. D’où le lobbying actuel des défenseurs du paysage.
Ironie de l’histoire, le secteur que les opposants dénoncent pour son absence de coordination («la décharge éolienne de Suisse romande») a en fait été soigneusement agencé par les pouvoirs publics, en 2012: pour préserver le Creux-du-Van, Vaud avait renoncé à plus d’une dizaine de mâts dans le secteur. «Le paysage et la faune ailée ont de même fait l’objet d’études poussées, défend Denis Rychner, chargé de communication de la Direction générale de l’environnement. Des représentants neuchâtelois et français étaient dans le comité de pilotage de l’étude. Et rappelons que le développement des sites se réalise en fonction du potentiel de production. Ce secteur s’avère particulièrement bien exposé, nous sommes dans les principes de la conception éolienne fédérale.» Une question nationale donc. (24 heures)

Des piliers de la transition vaudoise
Bien visé. Si la planification cantonale vaudoise compte sur un total de 19 parcs pour ses objectifs d’énergie éolienne en 2035, seuls trois ou quatre d’entre eux dépassent le gabarit de la poignée de mâts, constituant ainsi des piliers du projet cantonal. Or, deux sont dans le viseur du plan de contestation lancé mardi entre le Chasseron et le Creux-du-Van. C’est Grandsonnaz et Provence, 34 machines au total. Leur production estimée est de 243 GWh annuels, soit 20% de la planification vaudoise.
Les opposants visent également un parc qui a déjà passablement souffert. Provence, aux mains de la Romande Energie, a en effet perdu 11 mâts de ses 40 mâts initialement prévus lors des négociations de 2012 avec Neuchâtel. S’y est ajoutée l’armée en 2016, dont les radars ont nécessité plusieurs négociations, études, et modifications du projet qui se limite, aux dernières nouvelles, à 17 éoliennes. Sa mise à l’enquête est attendue prochainement. De même pour Grandsonnaz. Quant au projet de Grandevent, il n’a pas encore passé l’étape d’examen préliminaire.

08/05/18Eolien : le projet des Quatre Bornes présenté au public
Présentation publique du projet éolien des Quatre Bornes, mardi soir. Une septantaine de personnes, dont une majorité acquise à la cause, a fait le déplacement de Fontainemelon. Le débat n’en n’a pas moins été émotionnel
C’est finalement l’émotion qui l’a emporté. La commune de Val-de-Ruz et l’Etat de Neuchâtel organisaient mardi soir à Fontainemelon une séance d’information publique sur le projet des 4 Bornes, soit d’implantation de 11 éoliennes à la Joux du Plâne, à cheval sur les territoires neuchâtelois et bernois.
Une septantaine de personnes a répondu à l’invitation. À l’heure des questions-réponses, le débat a pris une tournure émotionnelle, certains défendant le paysage, d’autre la vue depuis leur lieu de vie ou de résidence secondaire, d’autres encore s’inquiétant des nuisances sonores ou de la sécurité sur la pistes de ski fond.
Le conseiller d’Etat Laurent Favre, divers membres de l’administration cantonale, le conseiller communal vaudruzien François Cuche, le directeur de Groupe E Greenwatt Jean-Michel Bonvin, des agriculteurs de la montagne ou de simples citoyens ont tenté de convaincre les riverains du projet du bienfondé de l’implantation d’éoliennes sur cette crête.
Cette séance d’information, qui sera rééditée côté bernois à Sonvillier le 15 mai, marquait le lancement d’une consultation populaire qui se poursuivra jusqu’au 8 juin. /cwi
https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20180509-Eolien-le-projet-des-Quatre-Bornes-presente-au-public.html


08/05/18 : Pétition contre les éoliennes au Creux-du-Van, des "monstres de ferraille"
Une pétition a été lancée mardi par plusieurs associations contre "les monstres de ferrailles", pour que la région entre le Chasseron (VD) et le Creux-du-Van (NE) soit préservée des éoliennes.
Il faut informer des dangers qui menacent "un des derniers espaces préservés du Jura", souligne l'association Paysage-Libre Vaud, à l'origine de la pétition. Les projets entre le Chasseron et le Creux-du-Van sont "les pires de Suisse" pour ce qui est de la pesée d'intérêt entre l'éolien, le paysage et la biodiversité, affirme Jean-Marc Blanc, secrétaire du comité.
Outre cette association, Pro Natura, Helvetia Nostra, BirdLife ainsi que la Fondation suisse pour la protection et l'aménagement du paysage appuient la pétition. Le comité de parrainage est composé notamment de l'ancien directeur de l'Office fédéral de l'environnement Philippe Roch, du chanteur Michel Bühler, du conseiller national Michaël Buffat (UDC/VD) ou de l'ancien conseiller national radical neuchâtelois Claude Frey.
Région défigurée
L'érection d'une quarantaine d'éoliennes (les parcs de Grandsonnaz, Grandevent et Provence) impliquera la construction de nouvelles routes et la région sera "complètement industrialisée et défigurée", selon les adversaires des hélices, qui relèvent que quelque 100'000 personnes visitent chaque année le Creux-du-Van "pour admirer un paysage préservé et typique".
https://www.rts.ch/info/regions/9553426-petition-contre-les-eoliennes-au-creux-du-van-des-monstres-de-ferraille-.html

08/05/18Vents contraires pour les éoliennes du Creux-du-Van
Plusieurs personnalités ont lancé mardi une pétition demandant à préserver les paysages de la région des crêtes du Jura entre Vaud et Neuchâtel, un joyau naturel dans lequel sont planifiés trois projets de parcs éoliens
Le groupe est pour le moins hétéroclite. On retrouve Michel Bühler, le troubadour rebelle et libertaire, le jeune conseiller national UDC Michaël Buffat, Jean-François Cavin, directeur pendant plus de vingt ans du Centre patronal vaudois, ou encore le Genevois Philippe Roch, qui a dirigé successivement le WWF Suisse et l’Office fédéral de l’environnement.
Ils sont réunis ce mardi matin pour une conférence de presse au Grand Hôtel des Rasses visant à marquer leur profonde opposition à plusieurs projets de parcs éoliens planifiés sur les crêtes du Jura vaudois, à la frontière du canton de Neuchâtel. «Un combat dont l’importance dépasse les clivages partisans», assure Michel Bühler.
Lire aussi notre éditorial: Eoliennes, la lutte sans fin
«Le Cervin du Jura»
Concrètement, ces personnalités font partie des parrains de la pétition pour «sauver le Chasseron et le Creux-du-Van», lancée sous l’égide de l’association Paysage-Libre Vaud et soutenue par différentes organisations de protection de la nature. «Le Creux-du-Van, c’est le Cervin du Jura, le premier site qui a été protégé dans l’histoire de notre pays», lance le Chaux-de-Fonnier Roman Hapka, responsable romand de la Fondation suisse pour la protection et l’aménagement du paysage, qui ne conçoit pas que l’on puisse dénaturer ce site unique, qui attire chaque année 100 000 visiteurs.
Lire aussi: Les éoliennes, une histoire d’amour-haine
Dans le viseur de la pétition, trois projets pour un total de 41 éoliennes qui devraient être installées dans la zone d’une vingtaine de kilomètres séparant le sommet du Chasseron du Creux-du-Van: Grandevent (7 mâts), Grandsonnaz (17) et Provence (17). «On assisterait à l’industrialisation massive d’un paysage jusqu’ici préservé», s’indigne Philippe Roch. «Imaginez-vous, les pales culmineront à 200 mètres; en comparaison la cathédrale de Lausanne et le Jet d’eau de Genève font respectivement 80 et 140 mètres de hauteur», explique Pierre Cusin, président de l’association Vol au vent.
«Régional de l’étape», habitant sur le Balcon du Jura, Pierre Cusin signale également la proximité de deux grands projets versant neuchâtelois, dont celui de la Montagne-de-Buttes, dans le Val-de-Travers, qui, avec 19 machines, sera le plus grand parc éolien de Suisse. De son côté, l’ancien patron des patrons vaudois Jean-François Cavin n’hésite pas à parler d'«un saccage».
Potentiel éolien vaudois
Cette pétition ouvre un nouveau front dans la vive bataille que se livrent depuis plusieurs années pro- et anti-éoliens, un débat particulièrement houleux en terre vaudoise. Avec 19 parcs retenus dans sa planification, le canton représente le plus gros potentiel en Suisse. En théorie, les vents vaudois devraient pouvoir fournir 25 à 35% de l’énergie éolienne de l’ensemble du pays. Pourtant, pas une seule machine n’a pour l’heure été posée, tant les blocages sont nombreux – alors même que le premier projet, celui de Sainte-Croix, a été lancé en 1997 déjà.
Lire aussi: Les Suisses ont applaudi la nouvelle politique énergétique
Il y a un an pourtant, le 21 mai 2017, la population suisse donnait un signal clair à l’essor des énergies renouvelables en acceptant à une large majorité (58,2%) la Stratégie énergétique 2050. Défendue par la conseillère fédérale Doris Leuthard, celle-ci prône une sortie à terme du nucléaire et une diminution de la dépendance aux énergies fossiles. Selon les plans, l’éolien devrait représenter 7,5% de la production totale d’électricité en 2050 (seulement 0,2% aujourd’hui, avec 37 turbines en fonction). En Romandie, lors de la votation, c’est le canton de Vaud qui s’est montré le plus enthousiaste avec 73,5% de oui.
Pour Philippe Roch, il faut bien sûr respecter la volonté populaire. Mais pour l’ancien patron de l’Office fédéral de l’environnement, il y a d’autres moyens pour atteindre les objectifs fixés que de construire «au cœur des derniers endroits restés naturels d’une Suisse fortement urbanisée»: «Nous pouvons commencer par des mesures d’économies d’énergie, puis développer en priorité d’autres énergies vertes moins dommageables comme le solaire, la biomasse et la géothermie.»
2018: année charnière
Outre la pétition qui devrait être remise d’ici au mois de septembre aux autorités tant cantonales que communales, les anti-éoliens promettent de multiplier les actions. «Les week-ends d’été, une permanence sera assurée tant au Chasseron qu’au Creux-du-Van pour sensibiliser les promeneurs», explique encore Pierre Cusin. Même si les trois projets de la région sont encore dans des phases préliminaires, il sent que les promoteurs veulent profiter de l’élan de l’acceptation de la Stratégie énergétique 2050 pour les faire avancer. Déterminé, il prédit que «l’année 2018 sera charnière dans le dossier éolien».
À ce sujet:
La justice attend les parcs éoliens approuvés par le peuple
https://www.letemps.ch/suisse/vents-contraires-eoliennes-creuxduvan


08/05/18 : Pétition contre les éoliennes au Creux-du-Van, des "monstres de ferraille"
Une pétition a été lancée mardi par plusieurs associations contre "les monstres de ferrailles", pour que la région entre le Chasseron (VD) et le Creux-du-Van (NE) soit préservée des éoliennes.
Il faut informer des dangers qui menacent "un des derniers espaces préservés du Jura", souligne l'association Paysage-Libre Vaud, à l'origine de la pétition. Les projets entre le Chasseron et le Creux-du-Van sont "les pires de Suisse" pour ce qui est de la pesée d'intérêt entre l'éolien, le paysage et la biodiversité, affirme Jean-Marc Blanc, secrétaire du comité.
Outre cette association, Pro Natura, Helvetia Nostra, BirdLife ainsi que la Fondation suisse pour la protection et l'aménagement du paysage appuient la pétition. Le comité de parrainage est composé notamment de l'ancien directeur de l'Office fédéral de l'environnement Philippe Roch, du chanteur Michel Bühler, du conseiller national Michaël Buffat (UDC/VD) ou de l'ancien conseiller national radical neuchâtelois Claude Frey.
Région défigurée
L'érection d'une quarantaine d'éoliennes (les parcs de Grandsonnaz, Grandevent et Provence) impliquera la construction de nouvelles routes et la région sera "complètement industrialisée et défigurée", selon les adversaires des hélices, qui relèvent que quelque 100'000 personnes visitent chaque année le Creux-du-Van "pour admirer un paysage préservé et typique".
Démocratie bafouée
Dans son discours écrit, Michaël Buffat a dénoncé la propagande en faveur des éoliennes. "On va jusqu'à bafouer notre système démocratique (...) en refaisant voter un conseil jusqu'à ce que la décision convienne", critique l'élu UDC en référence à la double votation de La Praz (VD).
Philippe Roch a quant à lui prôné de réelles économies d'énergie au lieu d'une promotion "déraisonnable de nouvelles consommations d'électricité." "Nous n'avons pas besoin de cette production éolienne pour les 30 ans à venir", selon l'ancien haut-fonctionnaire de la Confédération.
https://www.rts.ch/info/regions/9553426-des-associations-lancent-une-petition-contre-les-eoliennes-au-creux-du-van.html

08/05/18 : Jura: une pétition contre les éoliennes
Chasseron - Creux-du-Van - Pour préserver la région entre le Chasseron (VD) et le Creux-du-Van (NE), plusieurs associations lancent une pétition contre «les monstres de ferrailles».
La région entre le Chasseron (VD) et le Creux-du-Van (NE) doit être préservée des éoliennes. Une pétition a été lancée mardi par plusieurs associations contre «les monstres de ferrailles», indique le comité.
Il faut informer des dangers qui menacent «un des derniers espaces préservés du Jura», souligne le communiqué de presse. Les projets entre le Chasseron et le Creux-du-Van sont «les pires de Suisse» pour ce qui est de la pesée d'intérêt entre l'éolien, le paysage et la biodiversité, affirme Jean-Marc Blanc, secrétaire de Paysage Libre Vaud.
Région défigurée
Outre cette association, Pro Natura, Helvetia Nostra, BirdLife ainsi que la Fondation suisse pour la protection et l'aménagement du paysage appuient la pétition. Le comité de parrainage est composé notamment de l'ancien directeur de l'Office fédéral de l'environnement Philippe Roch, du chanteur Michel Bühler, du conseiller national Michaël Buffat (UDC/VD) ou de l'ancien conseiller national radical neuchâtelois Claude Frey.
L'érection d'une quarantaine d'éoliennes (les parcs de Grandsonnaz, Grandevent et Provence) impliquera la construction de nouvelles routes et la région sera «complètement industrialisée et défigurée», selon les adversaires des hélices. Quelque 100'000 personnes visitent chaque année le Creux-du-Van «pour admirer un paysage préservé et typique», relève le communiqué.
Démocratie bafouée
Dans son discours écrit, Michaël Buffat dénonce la propagande en faveur des éoliennes. «On va jusqu'à bafouer notre système démocratique (...) en refaisant voter un conseil jusqu'à ce que la décision convienne», critique l'élu UDC en référence à la double votation de La Praz (VD).
Philippe Roch prône quant à lui de réelles économies d'énergie au lieu d'une promotion «déraisonnable de nouvelles consommations d'électricité.» «Nous n'avons pas besoin de cette production éolienne pour les 30 ans à venir», selon l'ancien haut-fonctionnaire de la Confédération. (ats/nxp)

07/05/18 : Comment planter un projet éolien qui ne fâche pas ?😡
Pendant qu'on se déchire autour des projets éoliens vaudois, aillurs on étudie ce qui rend les hélices acceptables par les riverains. Une science qui pourrait éviter bien des écueils.
Pourquoi est-ce que l'éolien s'empale en Suisse? Qu'est-ce qu'il s'y fait mieux ou moins bien qu'à l'étranger? Ces questions sont au cœur du projet de recherche du professeur Pierre-Henri Bombenger et de la doctorante Adeline Cherqui, deux spécialistes rattachés à la HEIG-VD. Tandis que le débat éolien agite les ...
https://www.24heures.ch/vaud-regions/planter-projet-eolien-fche/story/14278021

19/04/18 : Toujours plus de cigognes en Suisse, mais certaines ne migrent plus

Plus d'un millier de cigognes vivent en Suisse, un record, de mémoire d'homme, d'autant plus remarquable qu'il y a 70 ans, l'espèce y était considérée comme quasi éteinte. Il faut d'abord voir dans cette évolution les efforts des passionnés de cet oiseau emblématique.
(ats) Dès l'après-guerre sous la houlette de Max Bloesch, des cigognes algériennes ont été réintroduites en Suisse. Peu à peu, d'autres amateurs du migrateur ont créé les conditions propices à son installation. Mais cela n'explique pas une telle croissance de leur population.
Leur mortalité a également diminué, ce que certains spécialistes expliquent par un changement dans le comportement migratoire de l'oiseau, devenu plus flexible. Certains n'entreprennent carrément plus leur grand voyage vers le sud à l'approche de l'hiver, tandis que d'autres en réduisent la distance.
Il est aujourd'hui très rare qu'une cigogne passant l'été en Suisse migre jusque dans le Sahel africain, sa zone de villégiature originelle. Celles qui partent ne volent pas plus loin que dans le sud de l'Espagne ou au Portugal.
Elles savent qu'elles y trouveront à manger dans des décharges publiques à ciel ouvert, a indiqué à l'ats Peter Enggist, directeur de la Société Cigogne Suisse, qui a succédé à son fondateur Max Bloesch. A l'image de Porrentruy, du nom de la première cigogne, suivie par GPS, à s'être installée dans la capitale de l'Ajoie, qui se trouvait encore mardi sur une décharge au sud du Portugal.
L'hiver dernier, près de 360 cigognes ont cependant renoncé à migrer, d'après un décompte de Cigogne Suisse. Pour certaines d'entre elles qui sont baguées, c'était une nouvelle expérience, car elles ont été identifiées en Espagne par le passé. Un projet de recherche devrait livrer des informations sur les raisons qui poussent ces migrateurs à se sédentariser.
Personnellement, Peter Enggist avance sa propre hypothèse, basée sur le fait que la distance de migration est génétiquement programmée. Or, comme les cigognes introduites en Suisse après-guerre sont d'origine algérienne, elles migrent sur une distance plus courte, celle séparant l'Algérie de l'Afrique centrale étant équivalente à celle entre la Suisse et l'Espagne ou le Portugal.
L'expérience accumulée par chaque oiseau joue certainement aussi un rôle, estiment encore les spécialistes sur la base des constats de Cigogne Suisse et de la Station ornithologique de Sempach (LU). Selon ceux-ci, les cigognes les plus âgées migrent le moins. Leur vécu leur permet de trouver plus facilement de la nourriture dans des conditions hivernales qu'un jeune oiseau inexpérimenté, a dit à l'ats Livio Rey, de la Station ornithologique.
Et elles savent qu'en passant l'hiver à demeure, elles bénéficient d'un avantage sur celles qui migrent. Sachant que les cigognes sont non seulement fidèles en couple mais aussi à leur nid, celles qui restent évitent de se le faire prendre par une rivale. Il ne reste aux plus jeunes qu'à construire leur propre nid.
Grâce à l'engagement de passionnés, à l'image de la Fondation des Marais de Damphreux (JU) qui aménage des sites, cette étape leur est facilitée. Ainsi, le nombre de cigognes qui se sont installées près de Porrentruy s'est multiplié très rapidement.
Sur les plus de 1000 cigognes qui ont passé l'été dernier en Suisse, les spécialistes ont recensé quelque 470 adultes vivant en couple, dont 370 parents, et 757 jeunes. Les objectifs du plan d'action de la Confédération, de Cigogne Suisse, de la Station ornithologique et de BirdLife en faveur de la cigogne blanche sont dès lors déjà atteints, six ans avant terme.
Le travail des associations n'en est pas pour autant terminé. Des efforts sont encore nécessaires en matière d'aménagement de cadres de vie propices à la reproduction et offrant de la nourriture en suffisance. Des territoires agricoles exploités de manière extensive ou des zones marécageuses revitalisées sont à ce titre idéaux.
Il s'agira aussi de veiller à réduire les dangers qui déciment les cigognes, à l'image des lignes à haute tension et autres câbles ou, plus récents, des pâles des éoliennes qui échappent à leur vue. Sans compter le danger que représente l'homme lui-même. L'oiseau figure ainsi toujours sur la liste rouge des espèces menacées.
Car à côté des amoureux de l'imposant migrateur, il existe aussi des gens pour lesquels les cigognes sont jugées indésirables. A cause des déchets végétaux qu'elles abandonnent en construisant leur nid ou de leurs déjections, elles ne sont pas les bienvenues sur tous les toits et cheminées. Cigogne Suisse intervient aussi dans ce genre de cas, afin de faciliter la cohabitation.
http://www.journaldujura.ch/nouvelles-en-ligne/suisse/toujours-plus-de-cigognes-en-suisse-mais-certaines-ne-migrent-plus



07/04/18Un accident en Allemagne fait réagir les anti-éoliens du Val-de-Travers
Une éolienne du fabricant Enercon s’est désintégrée en Allemagne. Une association neuchâteloise appelle le canton à revoir les distances de sécurité. Non, disent les promoteurs et l’Etat.
Les activistes anti-éoliens neuchâtelois de l’association Les Travers du vent ont relayé, le 13 mars dernier sur leur site internet, une information qui met en émoi la région de Paderborn, en Rhénanie-Westphalie (D).
Les faits: le 8 mars, vers 19h, une turbine éolienne Enercon E-115 flambant neuve installée sur le territoire de la commune de Borchen s’est désintégrée, projetant des débris à plus de 500 m, voire 800 m selon des militants locaux...
La Confédération et le lobby éolien l’avaient inauguré en grande pompe en pleine campagne de la stratégie énergétique : le parc éolien du lac de Gries à proximité du col du Nufenen en Valais est un véritable désastre. Une étude très sérieuse de J-Bernard Jeanneret prouve que ce projet va nécessairement perdre beaucoup d’argent. Le kilowattheure devrait être vendu à 48 centimes pour couvrir les coûts de production, soit dix fois la valeur actuelle de marché.
Pour ce physicien Dr. Sc. qui a travaillé au CERN, la débâcle était prévisible. J-B. Jeanneret se demande comment le département de Doris Leuthard et en particulier l’Office fédéral de l’énergie OFEN ont pu s’illusionner au point de manifester un enthousiasme et un soutien sans faille pendant plus de cinq ans.
Le promoteur Swisswinds avait déposé sa demande de construire en 2014 en revendiquant une productivité de 13 à 14 GWh/an. Résultat : les chiffres récemment publiés montrent que moins de 8 GWh ont été produits en 2017. Avec un facteur de charge de 9.5%, ce parc éolien est pour ainsi dire le pire de Suisse.
Les conclusions à en tirer sont nombreuses, allant de la faiblesse des ressources en vent en Suisse au marketing politique trompeur du lobby éolien. Mais surtout, cessons de croire les promoteurs qui avancent des chiffres exagérés pour faire passer leurs projets, chiffres que la réalité finit par contredire une fois le projet construit, donc trop tard.
Etude: lien
http://www.paysage-libre.ch/?p=1186
01/04/18 : Un parc éolien offshore est prévu dans le lac de Neuchâtel 😊😊🐟🐟
Energie - Des promoteurs éoliens assurent avoir trouvé la solution pour l'avenir de l'énergie en Suisse. Un parc éolien offshore au milieu des eaux vaudoises et neuchâteloises du lac veut profiter des forts vents et éviter les riverains.
Il faut croire que les vues de nos voisins français sur les vents atlantiques sont contagieuses: un parc éolien offshore est désormais en préparation sur le lac de Neuchâtel. C’est purement et simplement une première en Suisse. Quatre à six mâts, de quoi alimenter une bonne partie des rives neuchâteloises et vaudoises. Des prouesses à accomplir dans les techniques d’implantation. Des millions d’investissements et des retombées pour les entreprises de la région. Les promoteurs espèrent y parvenir d’ici cinq à sept ans.
Réel potentiel
Et si l’idée paraît, avouons-le, sacrément ambitieuse, elle ne tombe pas du ciel. Les gisements de vents répertoriés entre 100 et 150 m en dessus du lac sont parmi les plus importants de la région. Le potentiel lacustre avait dans la même mesure déjà été identifié sur le Léman mais avait été rapidement abandonné vu le caractère hautement sensible du site. Les Vaudois et les Neuchâtelois ont, eux, visiblement choisi de franchir le pas.
Les mâts sont prévus à quelque 3 km de la rive, proche de la ligne invisible qui sépare les deux cantons. Une façon de s’éloigner le plus possible des riverains, de limiter l’impact visuel et les voies de recours. Le projet est porté par la Société électrique du Lac, composée des communes vaudoises et neuchâteloises, ainsi que d’un promoteur privé.
«Le projet est encore à un stade initial, tempère le syndic de Cudrefin Thierry Schneiter. Une communication est prévue cet été.» Il poursuit. «Notre Commune a toujours eu à cœur de se positionner pour l’écologie et le renouvelable, nous pouvons nous aussi faire notre part pour l’énergie de demain.» C’est sur cette commune que doit arriver la précieuse énergie verte, par conduits posés au fond du lac. Le transformateur remplacera la station d’épuration actuelle, en bout de course. Détail piquant, le recyclage des eaux usées de la rive sud avait un temps été envisagé à Neuchâtel. Aujourd’hui, les deux rives collaborent, mais pour l’énergie.
Protecteurs de la nature inquiets
Sans surprise, la découverte de ce projet offshore fait réagir les milieux environnementaux. «C’est extrêmement préoccupant et on suivra ce dossier de près, s’inquiète François Turrian, ancien directeur de La Sauge et à la tête d’ASPO BirdLife. On est à la frontière de réserve internationale et au cœur de voies de migrations: cet espace est utilisé quotidiennement par plusieurs oiseaux qui vont d’Yverdon au lac de Bienne. Il n’y a pas que les cormorans qui seraient touchés.»
Côté neuchâtelois, on se refuse à tout commentaire d’ici cet été. Côté vaudois, on réfute tout effet sur l’environnement. «C’est au contraire sensé, poursuit le syndic de Cudrefin, la Grande Cariçaie donne à notre région une responsabilité écologique. Tout sera fait dans ce sens.»
Recharger les bateaux
Les usagers du lac devraient même y trouver des avantages dans une navigation durable. «Les nouvelles normes imposent des moteurs hybrides. On peut imaginer que ce soit pour nous des moteurs qui se rechargent, directement au mât des éoliennes ou indirectement sur des stations au port. C’est l’avenir», poursuit Thierry Schneiter.
Une zone d’exclusion de 50 à 70 mètres autour des mâts offshore, lors des phases d’exploitation, pourrait être annoncée. L’impact visuel devra encore faire l’objet, on s’en doute, d’études poussées. De même que les effets des éoliennes sur la faune. Dont les poissons.