Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

Suisse (II) (du 01/04/2018 au ...)

Suisse



Voir les articles précédents sur "Suisse" (I)


👍👉 Voisine d'éoliennes industrielles : Journal d'une amoureuse de la nature et du silence

http://www.voisinedeoliennesindustrielles.com/


19/11/18Feu vert pour les éoliennes
Six hélices pour alimenter 6000 ménages en électricité. Le Tribunal cantonal vaudois a tranché en faveur du projet controversé de Sainte-Croix, dans le Jura vaudois.
Les juges ont estimé qu’il fallait promouvoir le besoin en énergie plutôt que la faune et le paysage. L’année prochaine, la centrale nucléaire de Mühleberg s’arrêtera, privant le canton de Vaud d’un tiers de son approvisionnement en électricité. Il est donc temps de promouvoir les énergies renouvelables. Le cas de Sainte-Croix devrait faire école pour les autres projets d’éoliennes en souffrance dans le canton.
https://www.swissinfo.ch/fre/sainte-croix_feu-vert-pour-les-%C3%A9oliennes/44554882
17/11/18Le Tribunal cantonal valide le projet d'éoliennes
Les juges ont estimé qu'il fallait promouvoir le besoin en énergie plutôt que le paysage, dans le dossier des éoliennes de Sainte-Croix (VD).
Le Tribunal cantonal valide le projet éolien de Sainte-Croix (VD). Dans leur arrêt, les juges ont écarté toute une série d'arguments mis en avant par les opposants concernant essentiellement l'avifaune et le bruit des mâts.
Le Tribunal a repris stricto sensu la nouvelle loi sur l'énergie (la Stratégie énergétique 2050 acceptée par le peuple en 2017). Celle-ci prévoit une pesée d'intérêt entre le besoin en énergie renouvelable et le besoin de protection du paysage et de l'environnement, a expliqué samedi à l'ats Jean-Marc Blanc de Paysage Libre-Vaud. Il revenait sur une information publiée par 24 Heures.
Oiseaux nicheurs
«Nous sommes en train d'analyser cet arrêt qui fera probablement l'objet d'un recours au TF. Par rapport au jugement précédent, la balance des intérêts est très en faveur de l'encouragement à l'éolien», constate Nina Capel, avocate avec Me Jean-Claude Perroud de l'ensemble des opposants privés et associatifs.
«Nous sommes déçus de cette défaite d'étape. Nous pensions honnêtement que sur l'avifaune, nous avions des points très forts, car ce parc pose un vrai problème pour les oiseaux nicheurs. Le tribunal met lui l'accent sur les oiseaux migrateurs. C'est ce qui nous a étonnés», a poursuivi l'avocate.
Menace pour le grand tétras
La Cour de droit administratif et public n'a pas pris en compte les espèces menacées que le parc va impacter, a renchéri François Turrian, directeur romand de Birdlife Suisse, auteur de l'un des deux recours avec Helvetia Nostra. «Trois des six éoliennes prévues empiètent sur le territoire prioritaire pour le grand tétras, alors qu'un plan national protège cet oiseau le plus menacé de Suisse.»
«Le Tribunal prend pour argent comptant les propositions de l'Etat qui sont à notre avis insuffisantes. Les machines empiètent sur des habitats qui devraient être exempts de toute implantation industrielle.»
Lacunes reconnues
Les juges ont néanmoins reconnu des lacunes sur la migration des oiseaux. Le parc devra être muni d'un radar qui permette de couper les machines en cas de fortes migrations. Une technologie qui ne détecte que les groupes de petits oiseaux en déplacement mais pas les oiseaux locaux, ni les rapaces, déplore François Turrian.
Selon lui, la pesée d'intérêt entre énergie renouvelable et environnement doit intervenir dans un second temps. Il faut tout d'abord que la loi sur la protection de la nature soit respectée.
Trop près des habitations
Indépendamment des atteintes à la faune et au paysage, les juges ont également balayé les études sur les sons effectuées par les opposants, estime Paysage-Libre Vaud, qui ne fait pas partie des opposants directs. «Ce qui nous préoccupe, c'est que ce parc sera très près de l'hôpital de Sainte-Croix, à 600 mètres. C'est vraiment problématique de mettre les éoliennes près des habitations», a relevé Jean-Marc Blanc.
Un avis partagé par Nina Capel. C'est un vieux projet qui existait déjà lorsque le canton a élaboré sa stratégie, a ajouté Nina Capel. Il a déjà fait l'objet d'un premier renvoi au tribunal en 2015. Des carences graves avaient alors été constatées dans les rapports d'impact sur l'environnement.
https://www.20min.ch/ro/news/vaud/story/Le-Tribunal-cantonal-valide-le-projet-d-eoliennes-24703165


17/11/18Le projet éolien de Sainte-Croix validé
Le Tribunal cantonal valide le projet éolien de Sainte-Croix. Dans leur arrêt, les juges ont écarté toute une série d'arguments mis en avant par les opposants concernant essentiellement l'avifaune et le bruit des mâts.
Le Tribunal a repris stricto sensu la nouvelle loi sur l'énergie (la Stratégie énergétique 2050 acceptée par le peuple en 2017). Celle-ci prévoit une pesée d'intérêt entre le besoin en énergie renouvelable et le besoin de protection du paysage et de l'environnement, a expliqué samedi à l'ats Jean-Marc Blanc de Paysage Libre-Vaud. Il revenait sur une information publiée par 24 Heures.
Par rapport au jugement précédent, la balance des intérêts est très en faveur de l'encouragement à l'éolien, a déclaré Nina Capel, avocate avec Me Jean-Claude Perroud de l'ensemble des opposants privés et associatifs.
«Nous sommes déçus. Nous pensions honnêtement que sur l'avifaune, nous avions des points très forts, car ce parc pose un vrai problème pour les oiseaux nicheurs. Le tribunal met lui l'accent sur les oiseaux migrateurs. C'est ce qui nous a étonnés», a poursuivi l'avocate.
Les opposants analysent actuellement l'arrêt. Un recours au Tribunal fédéral est probable.

https://www.laliberte.ch/info-regionale/vaud/le-projet-eolien-de-sainte-croix-valide-464258
15/11/18 : Où en sont les projets éoliens de l’Arc jurassien

Entre le Mollendruz et Delémont, plus de 150 éoliennes sont en projet. Voici notre premier sujet d’une série consacrée à l’éolien dans la région.
En 2017, le peuple a voté pour la sortie du nucléaire. Selon la Stratégie énergétique de la Confédération, quelque 4000 gigawattheures (GWh) devraient être produits par des éoliennes d’ici 2050. Pour y parvenir, des parcs sont en projet, principalement sur les crêtes jurassiennes. Selon leurs promoteurs, elles bénéficient de conditions idéales, avec des vents suffisants et un accès aisé aux sites et au réseau électrique. Ce que contestent nombre d’opposants.
Vaud, Berne et Neuchâtel font...
https://www.arcinfo.ch/articles/regions/canton/ou-en-sont-les-projets-eoliens-de-l-arc-jurassien-799349

12/11/18 : Appenzell Rhodes-Intérieures ne veut pas d'éoliennes géantes
La commune d'Oberegg (AI) n'accueillera pas les plus grandes éoliennes de Suisse. Le gouvernement d'Appenzell Rhodes-Intérieures a enterré le projet de la société Appenzeller Wind, qui voulait ériger à St-Anton in Oberegg deux mâts d'une hauteur de près de 200 mètres.
L'exécutif cantonal a justifié son refus principalement par le fait que la construction des éoliennes n'était pas compatible avec la préservation du paysage, a-t-il communiqué lundi. Après une pesée complète et minutieuse des intérêts, il a donc renoncé à inscrire le site en tant que parc éolien dans le plan directeur cantonal.
Environ 60 avis favorables et 500 défavorables ont été reçus dans le cadre d'une procédure de consultation. Le projet a été rejeté par les cantons voisins d'Appenzell Rhodes-Extérieures et de St-Gall, par la Conférence des présidents de communes d'Appenzell Rhodes-Extérieures, mais aussi par la province autrichienne du Vorarlberg.
Conflits potentiels
Une étude de faisabilité commandée par les initiateurs du projet a montré qu'il existait un potentiel considérable pour l'énergie éolienne sur le site prévu. "Cependant, une telle installation entraînerait des conflits dans les domaines de l'habitation et de l'environnement", estime le gouvernement.
L'association Paysage Libre Suisse s'est immédiatement réjouie de cette décision. Pour l'organisation, de petites installations dans des zones déjà dotées d’infrastructures (toits des maisons, etc.) sont "à tous points de vue" préférables à de "grandes installations industrielles décentralisées".
Le projet avait été présenté au public en août 2016. Les turbines devaient produire dès 2019 du courant pour 3500 ménages.
https://www.laliberte.ch/news-agence/detail/appenzell-rhodes-interieures-ne-veut-pas-d-eoliennes-geantes/463471

09/11/18 : Première suisse: des aigles seront pistés en Valais pour cerner leurs habitudes et adapter les sites d'implantation des éoliennes
Des aigles royaux seront munis d'émetteurs. Les données récoltées serviront à réaliser un modèle destiné à mieux définir les sites des futures éoliennes dans les Alpes, sources de menace potentielle pour ces rapaces très sensibles. Encore faudra-t-il les capturer. Un spécialiste mondial est venu prêter main forte aux Valaisans.
Jumelles performantes, système de piégeage et balises GPS. Non, vous n’y êtes pas. Ces instruments ne constituent pas l’attirail du parfait braconnier. Au contraire. Ils sont utilisé dans le cadre d’une étude qui a de l’envergure, à l’image du sujet étudié, puisqu’il s’agit de sa majesté l’aigle royal. Le projet constitue même une première en Suisse.
Dans les semaines à venir, plusieurs de ces grands rapaces seront munis d’émetteurs afin de suivre leurs moindres faits et gestes. Ce nouveau projet de recherche en Valais doit déboucher sur la réalisation d’un modèle en trois dimensions qui servira à mieux définir les sites d’implantation des futurs parcs éoliens dans les Alpes afin d’éviter les risques de collision avec les pales de ces générateurs d’électricité.
Les éoliennes, menaces potentielles pour les aigles
Les éoliennes représentent en effet une menace potentielle pour les oiseaux et les chauves-souris. C’est encore plus vrai pour les grands voiliers comme le gypaète barbu et l’aigle royal. Si la forte longévité est le point fort des deux rapaces, leur taux de reproduction s’avère très bas. Des études démographiques montrent qu’une hausse de la mortalité, même mineure chez les gypaètes, pourrait compromettre leur survie dans les Alpes à moyen terme. L’avènement des énergies vertes qui sonnerait le glas de ces espèces? «Désastreux», commente le professeur Raphaël Arlettaz, responsable de la division de la biologie de la conservation à l’université de Berne. Seulement voilà. «Si des données détaillées existent pour le gypaète barbu dont le programme de réintroduction est l’un des plus grands succès planétaires de réhabilitation d’une espèce, nous ne disposons par contre d’aucune information comparable en ce qui concerne l’aigle royal en Suisse.»
Des rapaces pistés par balises GPS
Dans le cadre de ce projet novateur doté de 500 000 francs, deux techniques sont utilisées. «La première utilise une jumelle performante qui permet de géolocaliser précisément l’oiseau pointé dans le ciel», indique Raphaël Arlettaz. Ces relevés ont déjà débuté dans le canton en avril et vont se poursuivre jusqu’en mars 2019. L’autre technique qui se déploie ces jours-ci dans le canton va consister à capturer et marquer les aigles royaux au moyen de balises GPS. Sur le terrain, ce travail novateur s’annonce complexe. A tel point que les chercheurs de l’Université de Berne ont fait appel à la référence mondiale de l’aigle royal, le Docteur Peter Bloom, venu spécialement de Californie. Car le système de piégeage, inédit en Suisse, se fait aux moyens de filets télécommandés. Le risque de blessures pour l’animal n’est ainsi pas exclu. «Sa longue expérience nous sera très utile», confie Raphaël Arlettaz.
Des données utiles pour implanter au mieux les éoliennes
Quinze balises sont prêtes. Le secteur du Nufenen et ses quatre éoliennes ou la région du Grand Saint-Bernard qui a un projet à l’étude seront particulièrement visés. «Nous pourrons étudier le comportement des aigles en fonction de la présence ou non d’éoliennes. Ces données serviront à construire un modèle spatial prédictif «quasi 3D» qui tient compte des conditions jusqu’à 200 mètres au-dessus du sol. Il montrera par exemple les secteurs clés où ces oiseaux de plus de deux mètres d’envergure prennent les ascendances thermiques et constituera une aide à la décision pour les planificateurs.»
Reste à savoir combien d’Aquila chrysaetos, le petit nom latin de ce grand rapace, pourront être capturés, eux qui ont assurément des yeux d’aigle...

06/11/18 : Pas d’éoliennes géantes dans la plaine de la Linth
Le Conseil d’Etat de Glaris est le premier gouvernement cantonal à porter un regard critique sur l’énergie éolienne. Il propose à son Parlement que le plan directeur de 2018 renonce aux éoliennes prévues dans la plaine de la Linth. Sa décision est novatrice pour l’aménagement du territoire et la politique énergétique de la Suisse.
Dans son rapport explicatif, le Conseil d’Etat glaronnais met en avant trois éléments qu’il juge incompatibles avec l’installation d’éoliennes géantes de 200 m de haut :
1. Des éoliennes ne doivent pas être installées dans le périmètre de zones résidentielles.
2. Une installation éolienne est incompatible à long terme avec le développement de zones résidentielles.
3. Les installations éoliennes dans les zones d’habitation sont en contradiction avec les objectifs du plan de développement 2020-2030, par lequel le canton de Glaris vise à attirer de nouveaux résidents et à renforcer la préservation du paysage et l’utilisation durable des espaces de loisirs et de détente.
En d’autres termes, les installations éoliennes ont un effet dissuasif sur les nouveaux habitants et nuisent à l’image du Canton, surtout si elles devaient être érigées à l’entrée du Canton de Glaris.
Le gouvernement glaronnais est le premier exécutif cantonal à déclarer que le recours à l’énergie éolienne produite par des installations géantes de 200 m de haut dans une Suisse densément peuplée entraîne des dommages massifs à l’environnement et à l’attrait d’une région. En conséquence, le plan directeur contient désormais des critères clairs d’exclusion : « Le développement de nouveaux sites éoliens caractérisés par un rapport défavorable entre la production attendue d’énergie et les impacts négatifs sur le paysage et les écosystèmes est à éviter ».
En outre, le gouvernement affirme que la viabilité économique d’un projet éolien doit être démontrée sur la base des résultats empiriques des mesures du vent. Il doit également être démontré qu’il n’y a pas de risque excessif de collision pour les oiseaux et que les valeurs limites pour le bruit et les ombres portées sont respectées.
Paysage Libre Suisse invite les autorités exécutives cantonales à suivre l’exemple du gouvernement du Canton de Glaris et à établir des critères clairs pour prévenir les dommages causés par les installations éoliennes industrielles à l’environnement et à l’attrait d’une région.
En savoir plus: Südostschweiz

29/10/18Eoliennes à la Haute-Borne : pas de projet, mais une volonté
La société « Parc éolien de Delémont SA » attend désormais la validation de la fiche 5.06 par le Parlement jurassien pour aller de l’avant
Le développement de l’énergie éolienne dans le Jura doit passer par la Haute-Borne. C’est du moins la vision du Gouvernement jurassien, dévoilée vendredi dernier lors de la présentation de la fameuse fiche 5.06. Pour rappel, le site a été choisi comme projet-modèle pour l’implantation de mâts.
« Une structure prête à démarrer »
L’exécutif cantonal estime que le vent est favorable : d’une part, une société Parc éolien de Delémont SA existe déjà depuis 2009. D’autre part, les communes de Delémont, Develier, Bourrignon et Pleigne ont émis un préavis favorable de principe. Cependant, tout reste à faire. « Nous sommes aux prémices de la réflexion pour produire de l’énergie éolienne, mais nous avons une structure opérationnelle, prête à démarrer », déclare Murielle Macchi-Berdat, présidente de Parc éolien de Delémont SA et conseillère communale de la capitale jurassienne. C’est donc cette structure déjà en place qui a poussé le Gouvernement à projeter la Haute-Borne comme projet-modèle. Mais on n'en est que là pour l’instant dans cette conception à moyen-long terme. « Il n’y a aucun projet existant, puisque nous n’avons pas de ligne de conduite », insiste Murielle Macchi-Berdat. Autrement dit, sans la validation de la fiche 5.06, aucune action concrète n’est possible. La balle est désormais dans le camp du Parlement jurassien. Son approbation ou son rejet sera la prochaine étape. Le peuple pourrait aussi devoir se prononcer si un référendum était lancé.
« On ne veut rien imposer »
Sans planification, la société Parc éolien de Delémont SA créée il y a neuf ans s’est mise en stand-by. Ses membres de Delémont, Bourrignon, Pleigne et Develier ont toutefois maintenu le lien pour réfléchir à la question éolienne de manière générale. Le comité de pilotage se retrouvera d’ailleurs le 22 novembre prochain, avec Mettembert comme commune observatrice. « Nous avons un consensus », dit Murielle Macchi-Berdat, ce qui signifie que tout le monde tire à la même corde pour aller de l’avant. « Les bénéfices doivent revenir à la collectivité. Le canton doit être le partenaire privilégié », souligne la présidente de Parc éolien de Delémont SA. La société attend donc la validation du Parlement pour mettre en place une méthodologie de travail. « Avant que le projet final ne se mette en route, il y a aura aussi une votation populaire à Delémont », confie Murielle Macchi-Berdat, également conseillère communale on le rappelle. « On ne veut rien imposer », conclut-elle.
A noter que chaque commune partenaire est libre de définir sa manière de valider ou d’invalider le projet du site de la Haute-Borne. /rch
https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20181029-Eoliennes-a-la-Haute-Borne-pas-de-projet-mais-une-volonte.html#
28/10/18Des Genevois dans l’éolien tessinois
Les SIG investissent dans un parc de cinq éoliennes devisé à 32 millions, qui vient de recevoir le feu vert.
https://lecourrier.ch/2018/10/28/des-genevois-dans-leolien-tessinois/

27/10/18Suisse : Trois parcs éoliens de plus dans un futur proche ?
Trois nouveaux parcs éoliens pourraient être autorisés dans le canton du Jura. Le gouvernement se veut pragmatique et propose de planifier le développement de cette énergie par étapes. L’éolien reste un sujet sensible dans le canton du Jura, en particulier aux Franches-Montagnes.
Pour obtenir l’adhésion de la population, le gouvernement propose la réalisation d’un projet-modèle sur le site de la Haute Borne, qui se trouve sur les territoires de Delémont, de Bourrignon, de Develier et de Pleigne. Les quatre exécutifs ont déjà donné leur accord à l’inscription de ce principe dans le plan directeur cantonal.
«Le gouvernement concentrera son action sur un projet», a souligné vendredi Daniel Rieder, responsable du service du développement territorial. Ce projet-modèle sera conçu de manière à optimiser la prise en compte des intérêts en présence et des attentes de la population. Aucun autre projet ne sera engagé avant un bilan.
«L’énergie éolienne est un sujet sensible», a reconnu le ministre de l’environnement David Eray. Pour cette raison, le gouvernement s’est donné le temps de la réflexion avant de présenter son projet. Le dossier relatif à la révision de la fiche du plan directeur cantonal avait été mis en consultation de septembre 2015 à janvier 2016.
«Grands Parcs»
Le scénario retenu est celui des «Grands Parcs». L’objectif est de concentrer les turbines sur un nombre restreint de sites afin de limiter les impacts. Ce scénario a été largement plébiscité lors de la consultation. Une concentration permet une meilleure cohérence entre impacts, apport énergétique et rentabilité. Un parc éolien doit être formé de cinq machines au minimum.
Les trois parcs éoliens ne pourront être réalisés que sur cinq sites potentiels inscrits dans le plan directeur cantonal: deux dans le district de Delémont, deux dans celui de Porrentruy et un aux Franches-Montagnes, où la résistance aux éoliennes est la plus véhémente.
Le site de Bure, en Ajoie, a été retiré du projet en raison des contraintes liées à la place d’armes, notamment des Forces aériennes. Pour que les parcs éoliens voient le jour, il est nécessaire que les communes donnent leur accord.
Démarche participative
La planification d’un parc sera accompagnée d’une démarche participative. A chacune des étapes, le gouvernement souhaite informer la population. L’image de l’énergie éolienne n’est pas la meilleure dans le canton du Jura après l’expérience de l’installation d’aérogénérateurs à St-Brais.
Le développement de l’énergie éolienne s’inscrit dans le cadre des stratégies énergétiques de la Confédération et du canton du Jura. La conception cantonale de l’énergie vise une production de 150 millions de kWh par année sur sol jurassien à l’horizon de 2035. (ats/nxp)
Créé: 26.10.2018, 11h58
Cet article est apparu en premier sur https://www.24heures.ch/suisse/suisse-romande/trois-parcs-eoliens-futur/story/15835251
https://teles-relay.com/suisse-trois-parcs-eoliens-de-plus-dans-un-futur-proche/
27/10/18Eoliennes au Gothard
Les Services industriels de la ville de Genève investissent dans un parc éolien devisé à 32 millions. Et qui vient de recevoir le feu vert.
Après plus de dix ans d’immobilisme, le premier parc éolien tessinois pourra voir le jour. Le dernier recours contre le projet prévu au sud du massif du Saint-Gothard a été rejeté par le Conseil d’Etat. La Société tessinoise pour l’art et la nature (Stan), qui s’y était opposée, a annoncé qu’elle ne fera pas appel...
https://www.arcinfo.ch/articles/economie/eoliennes-au-gothard-794965

26/10/18Le canton du Jura dévoile sa planification de l'énergie éolienne
Le Gouvernement jurassien a dévoilé vendredi sa stratégie très attendue en matière d’énergie éolienne, avec une planification par étape qui s’appuiera sur un projet-pilote au-dessus de Delémont.
L’énergie éolienne est un sujet sensible dans le canton, marqué par l’expérience souvent qualifiée de malheureuse des turbines du village de Saint-Brais notamment. La politique voulue par les autorités aujourd'hui vise surtout à donner une nouvelle image de l’éolien dans le Jura.
Dans cette planification, nul passage en force. Mis en consultation fin 2015, le plan sectoriel éolien avait entraîné une levée de boucliers. Aujourd'hui, le gouvernement propose une nouvelle stratégie qui tend à vouloir démontrer la faisabilité technique de ce type d’installations dans le Jura - raison pour laquelle certains sites initialement prioritaires ont disparu - tout en rappelant qu'il ne fait qu'exécuter le mandat qui lui a été confié par la Confédération.
Projet-modèle
L'exécutif prévoit dans un premier un temps ce qu’il appelle un projet-modèle à la Haute-Borne sur le territoire des communes de Delémont, Bourrignon, Develier et Pleigne. La planification du parc sera accompagnée d'une démarche participative. Est également évoquée une commission de suivi réunissant les principaux acteurs.
Au total, seuls trois nouveaux parcs éoliens seront autorisés dans le Jura avec cinq turbines au minimum par parc. Pour le ministre de l'Environnement David Eray, il ne s’agit pas d’une reculade.
Approche participative
"C'est plutôt une adaptation du projet en fonction des différentes sensibilités et réponses que nous avons eues", a-t-il expliqué vendredi à la RTS. "La preuve, c'est que les quatre communes concernées par le site modèle ont déjà donné un préavis positif à la démarche proposée", affirme l'élu, soulignant la volonté d'une approche "démocratique et participative" dans ce projet.
Le projet est désormais dans les mains du Parlement cantonal avant qu'il ne soit transmis probablement en début d'année prochaine pour validation au Conseil fédéral.
https://www.rts.ch/info/regions/jura/9947716-le-canton-du-jura-devoile-sa-planification-de-l-energie-eolienne.html

26/10/18Trois nouveaux parcs éoliens maximum dans le Jura
Le Gouvernement jurassien a transmis au Parlement le projet de révision de la fiche 5.06 du plan cantonal, relative à l'énergie éolienne. Un projet modèle verra le jour sur le site de la Haute Borne.
Il n’y aura pas plus de trois nouveaux parcs éoliens dans le Jura. C’est ce qui ressort du projet de révision de la fiche 5.06 du plan directeur cantonal relative à l’énergie éolienne, présenté vendredi matin par le Gouvernement jurassien. Il propose de planifier le développement de cette énergie par étape.
Cinq zones sont mises en avant pour héberger lesdits parcs éoliens, qui compteront au minimum cinq éoliennes : Les Boulais (Basse-Allaine – Coeuve – Damphreux – Lugnez), Champ du Fol (Fahy – Grandfontaine – Haute-Ajoie), Le Peu-Claude (Les Bois – Le Noirmont), Sur Rosé – Plain Fayen (Courchapoix – Courrendlin – Courroux – Mervelier – Rebeuvelier – Val Terbi) et le site de la Haute Borne (Bourrignon – Delémont – Develier – Pleigne). Ce-dernier sera le terrain d’un projet-modèle.
Pour que les parcs éoliens voient le jour, il est nécessaire que les communes donnent leur accord.
Développement suit... /comm-cto
La carte des zones retenues pour mettre en place des parcs éoliens.
https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20181026-Trois-nouveaux-parcs-eoliens-maximum-dans-le-Jura.html

25/10/18
Éoliennes : un système pour sauver les oiseaux développé à la Montagne de Buttes
L’ingénieur et ornithologue Valère Martin développe un système de surveillance de l’avifaune destiné à limiter les risques de collision entre oiseaux et les futures éoliennes de la Montagne de Buttes.
La scène pourrait se dérouler d’ici quelques années sur la Montagne de Buttes. Alors que le ciel est envahi de nuées d’oiseaux en pleine migration, les éoliennes ont cessé de fonctionner. Cet arrêt a été dicté par un ordinateur, en raison d’un trop grand risque de collisions entre les pâles des aérogénérateurs et les passereaux en route pour le sud de l’Europe ou le nord de l’Afrique.
Ce mercredi 24 octobre dans la matinée, l’ingénieur et ornithologue...
https://www.arcinfo.ch/articles/regions/val-de-travers/eoliennes-un-systeme-pour-sauver-les-oiseaux-developpe-a-la-montagne-de-buttes-794362

24/10/18Le parc éolien Montoz-Pré Richard mis en dépôt public
Les personnes et organisations ont trente jours pour aller consulter le dossier de projet de construction du parc éolien Montoz-Pré Richard. Les documents se trouvent à l’administration municipale de Court.
Le projet de parc éolien Montoz-Pré Richard entre dans sa phase consultative. Il est mis en dépôt public pour trente jours depuis ce jeudi jusqu’au 26 novembre. Le dossier peut être consulté auprès de l’administration municipale de Court ou sur son site internet.
Il s’agit d’un projet porté par Energie Service Bienne (ESB) avec la commune du bout de la Vallée de Tavannes. Sept turbines éoliennes doivent être installées. Une première étape a déjà été franchie en 2016 avec l’examen préalable auprès de l’Office des affaires communales et de l’organisation du territoire du canton de Berne (OACOT). Des adaptations demandées par l'OACOT ont été prises en compte dans la version actuelle présentée à la population./comm+jrg


10/10/18Politique énergétique suisse: vers l’impasse?
Nous sommes aux portes d’une impasse politique et pourrions bientôt connaître de sérieux problèmes d’approvisionnement en électricité.
Alors que Mme Leuthard s’apprête à quitter le Conseil fédéral, la suite de la politique énergétique suisse fait l’objet de plusieurs interventions teintées d’inquiétude dans divers médias romands.
Certes, une large majorité du peuple suisse a adopté la Stratégie énergétique 2050, qui repose notamment sur la sortie progressive du nucléaire. Certes, les subventions nécessaires au développement des énergies renouvelables sont disponibles pour les années à venir, sans que cela coûte aussi cher au consommateur suisse qu’au consommateur allemand. Certes, l’efficience énergétique s’améliore encore, notamment au sein des grandes entreprises, par le biais de conventions d’objectifs conclues en particulier avec l’Agence de l’énergie pour l’économie.
Mais il n’en demeure pas moins que notre pays importe toujours plus de courant pendant l’hiver et que cette dépendance de l’étranger va s’accroître avec l’arrêt progressif des cinq centrales nucléaires suisses, à commencer par celle de Mühleberg.
Jusqu’à cet été, la quasi-unanimité des experts évoquait la possibilité de pouvoir stocker à terme d’importantes quantités d’électricité produite pendant la belle saison avec des panneaux photovoltaïques, pour utiliser ce stock de courant pendant l’hiver. Las, la sécheresse a eu notamment pour conséquence de générer une forte demande de courant en Europe pour des besoins de refroidissement, sans pour autant accroître la production d’énergie photovoltaïque. Et certains craignent que ce phénomène se répète à l’avenir.
Quant à la production d’électricité au moyen d’éoliennes sur territoire suisse, personne ne peut nier qu’elle ne correspondra pas avant longtemps à une planification aussi ambitieuse que théorique, comme le prouve le fait qu’aucune éolienne n’est encore en service dans le canton de Vaud.
En définitive, la promesse d’une certaine autonomie énergétique, faite par ses partisans lors de la campagne pour la Stratégie énergétique 2050, relève au mieux du vœu pieux: la dépendance de la Suisse pour son approvisionnement en électricité va encore augmenter.
En ce sens, on notera que l’Agence internationale de l’énergie (AIE) recommande cette semaine à notre pays d’achever le plus tôt possible les négociations concernant l’accord sur l’électricité avec l’UE. Mais, sans même parler de la difficulté de conclure un tel accord sans accord institutionnel avec l’UE, on relèvera que le rattachement juridique au marché européen de l’électricité implique une ouverture complète du marché suisse de l’électricité.
Quand on sait à quel point cette ouverture est combattue par la gauche, qui cherche entre autres à conserver les revenus tirés des consommateurs captifs d’électricité, comme dans le cas de la ville de Lausanne, on ne peut s’empêcher de penser que Mme Leuthard a mangé le pain blanc de ses successeurs à la tête de la politique énergétique suisse.
Nous sommes aux portes d’une impasse politique et pourrions bientôt connaître de sérieux problèmes d’approvisionnement en électricité.
http://www.agefi.com/home/acteurs/detail/edition/online/article/politique-energetique-suisse-vers-limpasse-482027.html
06/10/18Projet d’éoliennes au Schwyberg: arrêtons enfin de brasser de l’air !
Benoît Aymon, célèbre réalisateur de l’émission Passe-moi les jumelles de la RTS, l’écrivait en 2011 déjà: «Notre paysage est une richesse inestimable, pivot central de notre industrie touristique et ciment de notre identité nationale. Foncer tête baissée dans l’engrenage éolien paraît dès lors suicidaire.»
Cependant, alors que tous les sites préalpins évalués ont été biffés du projet de plan directeur éolien du canton, jugés inappropriés, celui du Lac-Noir (Schwyberg) y figure toujours. Les associations environnementales ont beau avoir réitéré leur opposition.
Le Club alpin suisse lui aussi se dit hostile à ce genre de projets d’altitude dans sa «position concernant les énergies renouvelables dans l’Arc alpin»: «Pas d’éolienne sur les premières chaînes du Jura ou des Préalpes, sur les crêtes et les cols exposés.»
Jusqu’au Tribunal fédéral qualifiant de verrue un site éolien industriel au Schwyberg: «La région du Schwyberg, située dans le parc naturel régional du Gantrisch, présente un paysage de cultures d’une valeur particulière; la construction du parc éolien porterait une première atteinte de ce genre; dans le paysage des Préalpes fribourgeoises, il apparaîtrait manifestement comme un corps étranger.»
En l’espace de plus de dix ans maintenant, les défenseurs du projet n’ont jamais été à même d’en démontrer son prétendu rendement, pas plus que sa compatibilité avec la législation sur la protection de l’environnement. Il est grand temps de siffler la fin des prolongations et la disqualification du site pour se tourner vers des alternatives vertes sérieuses et durables.
LAURENT BARDY,
MEMBRE COMITÉ SAUVEZ LES PRÉALPES, FRIBOURG
https://www.laliberte.ch/news/projet-d-eoliennes-au-schwyberg-arretons-enfin-de-brasser-de-l-air-458101
03/10/18Eoljoux se heurte à un recours de l'OFEV
Une fragile population de Grand Tétras loge autour de l'alpage visé par les éoliennes de la Vallée. Berne et Lausanne sont en désaccord profond sur la façon de protéger l'animal.
Energie - L'Office fédéral de l'environnement n'accepte toujours pas les mesures de protection du Grand Tétras proposées par le Canton en compensation au projet de parc éolien. Son sort se jouera au Tribunal.
«Un recours de plus», soupirent les porteurs du projet éolien Éoljoux, à la Vallée. Celui-ci vient de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV), a appris «24 heures». Il s’oppose auprès du Tribunal cantonal vaudois à l’autorisation de défrichement octroyée par le Canton.
Politiquement, c’est un revers pour Jacqueline de Quattro et son soutien à ce projet éolien. Son plan d’affectation avait en effet été accordé avec seulement une autorisation de défricher «sous réserve». Autrement dit, le projet pouvait aller de l’avant, ne manquait plus que l’OFEV accepte de signer. Raté. Après un préavis négatif, puis plusieurs propositions de compromis adressées par Lausanne, Berne est restée inflexible. Jusqu’à ce que Lausanne décide de passer outre l’avis fédéral, comme la loi l’y autorise. Encore raté.
Voilà pour la forme. Sur le fond, l’OFEV, qui se refuse à commenter une affaire en cours, rechigne toujours à laisser partir quelque 43 556 m2 de forêt, selon les premiers calculs. À noter qu’on parle surtout de surfaces quittant l’affectation forestière. En soi, seuls quelques bosquets et bordures d’arbres doivent être touchés par les hélices. Davantage d’arbres sont visés par les mesures de compensation pour la faune, comme le grand tétras. Sauf qu’en 2016, l’OFEV relevait déjà que les mesures n’étaient pas suffisantes.
«On s’attendait un peu à ce recours, il y a une tendance actuellement et il y a eu d’autres recours contre des décisions de défrichement de la part de l’OFEV, regrette Cornelis Neet, chef de la Direction générale de l’environnement du canton. Nous avons eu de longs échanges au plus haut niveau, mais l’OFEV continue de considérer qu’on ne peut pas toucher à une population centrale pour l’Europe de grands tétras. Une question de principe. Nous, nous maintenons que c’est un risque purement théorique, et que la survie de l’espèce se joue aussi sur le terrain et avec, dans ce dossier, des mesures de compensation très importantes et adaptées pour favoriser l’espèce. C’est ce qu’a approuvé le Canton.»
Les Combiers font également la moue. «On prend acte», réagit Alain Bourqui, directeur général de la Société électrique de la vallée de Joux. «Ce qui surprend, c’est que c’est l’OFEV lui-même qui nous a indiqué ce site il y a dix ans. On avait alors accepté d’enlever trois éoliennes… Il y a une dichotomie vraiment gênante entre la volonté politique et les outils.» Énergie et Environnement dépendent de la même ministre, Doris Leuthard.
Pour Éoljoux, le verdict du tribunal sera crucial. Pour l’ensemble des projets éoliens aussi. Ce sera un premier test pour la Stratégie énergétique 2050, visant entre autres à faciliter l’implantation d’hélices et acceptée par le peuple en mai 2017. (24 heures)
https://www.24heures.ch/vaud-regions/nord-vaudois-broye/Eoljoux-se-heurte-a-un-recours-de-l-OFEV/story/31789232

03/10/18Les opposants aux éoliennes veulent classer le Chasseron
EnergieLes anti-éoliens ont récolté plus de 13'600 signatures contre les projets de parc éoliens entre le Chasseron et le Creux-du-Van. Ils demandent de classer ces alpages à l'inventaire fédéral des paysages.
Lancée en mai dernier, l’opération des antiéoliens «Sauvez Chasseron - Creux-du-Van», qui se voulait un équivalent jurassien à «Sauver Lavaux», s’est conclue mardi avec un total de 13'619 signatures. La grande majorité a été récoltée via courrier et sur le terrain, assurent les opposants qui s’attaquent aux plus importants projets éoliens vaudois, Provence et Grandsonnaz.
«On visait 5000 signatures. C’est une démonstration de notre force de frappe, les gens qui fréquentent ces lieux, des Vaudois, des Romands et des touristes tiennent à ce qu’ils soient préservés», explique Jean-Marc Blanc, secrétaire général de Paysage-Libre Vaud. Les antiéoliens demandent aux autorités vaudoises et communales d’abandonner les projets. En tête de liste des relais politiques, le député UDC de L’Auberson Yvan Pahud a dans la foulée déposé une interpellation demandant le gel des projets de parcs éoliens, au titre des risques sur la santé de la population. Au niveau fédéral, le conseiller national Michaël Buffat, UDC, demande, lui, le classement à l’Inventaire fédéral des paysages le secteur du Chasseron. Une mesure de classement identique à celle ayant passablement retardé le projet éolien de la Vallée, Eoljoux.
La fronde antiéolienne insiste également sur l’importance des consultations locales, et demande aux Communes à être entendues. (24 heures)

03/10/18 : Vaud : Front durci contre les éoliennes
Une pétition contre les 40 mâts des crêtes du Jura a été déposée mardi au Grand Conseil.
https://lecourrier.ch/2018/10/03/front-durci-contre-les-eoliennes/

02/10/18Une pétition contre les éoliennes déposée
Vaud - La pétition pour préserver la région Chasseron – Creux-du-Van des éoliennes a recueilli plus de 13'600 signatures en cinq mois.
La pétition pour préserver la région Chasseron – Creux-du-Van des éoliennes a été déposée mardi au Grand Conseil vaudois. Un classement de la région à l'Inventaire fédéral des paysages est désormais demandé.
Paysage Libre Vaud avec Pro Natura Vaud, Helvetia Nostra, la Fondation suisse pour la protection et l'aménagement du paysage et BirdLife entre autres, ont tiré la sonnette d'alarme ce printemps. Leur pétition demande de sauver les paysages, les milieux naturels, l'avifaune et les chiroptères de la région située entre le Chasseron et le Creux-du-Van, menacée par la construction d'une quarantaine d'éoliennes géantes.
Le résultat de la pétition met clairement en doute la crédibilité des trois projets éoliens qui y sont prévus. Les organisations partenaires demandent leur abandon pur et simple, indiquent-elles dans leur communiqué.
Plusieurs démarches en cours
Les promoteurs zurichois, genevois ou vaudois de ces projets les présentent comme faciles à intégrer dans le paysage et à accepter par la population. «Avec un tel résultat et la prise de conscience qu'il implique, leurs propos perdent toute crédibilité», estime Jean-Marc Blanc, directeur du projet de pétition.
Sur le plan politique, plusieurs démarches sont déjà lancées. Le député Yvan Pahud a déposé une interpellation demandant au Conseil d'Etat s'il entend geler comme le canton de Thurgovie la planification des parcs éoliens par mesure de précaution pour la santé de la population.
De plus, le député UDC suivra attentivement le traitement de la pétition. Il militera pour que le Grand Conseil la prenne au sérieux au moment où le gouvernement doit bien admettre que ses ambitions éoliennes ne sont pas compatibles avec les réalités territoriales du canton, où aucune éolienne n'a été construite à ce jour.
Demande au Conseil fédéral
Sur le plan fédéral, le conseiller national Michaël Buffat (UDC/VD) va déposer une demande au Conseil fédéral, visant à classer la région du Chasseron à l'Inventaire fédéral des paysages. Enfin, au niveau local, les pétitionnaires devraient être entendus par les communes concernées.
La pétition a été lancée le 8 mai dernier. Elle est appuyée par un comité de parrainage composé notamment de l'ancien directeur de l'Office fédéral de l'environnement Philippe Roch, du chanteur Michel Bühler et de l'ancien conseiller national radical neuchâtelois Claude Frey. (ats/nxp)

02/10/1813’600 signatures contre les éoliennes au Creux-du-Van
Ils ne veulent pas d’une quarantaine d’éoliennes prévues dans la région entre le Chasseron et le Creux-du-Van.
13’600 signatures ont été remises ce mardi après-midi au président du Grand Conseil avec la pétition « Sauvez-Chasseron-Creux-du-Van ».
Lancé il y a 5 mois par plusieurs associations, le texte demande notamment de protéger les paysages et les milieux naturels de cette région, menacés par le projet éolien.
Jean-Marc Blanc, secrétaire général de l’association Paysage Libre Vaud : en ligne
Pour le député vaudois UDC Yvan Pahud, qui défendra la pétition au Grand Conseil, l’apport énergétique du parc éolien n’est pas suffisant pour justifier le projet : en ligne
Propos recueillis par Donatella Romeo et Robin Baudraz
Sur le plan fédéral, une demande va être faite au Conseil fédéral, pour classer la région du Chasseron à l’Inventaire fédéral des paysages.

19/09/18Cinq ONG s'opposent aux éoliennes du Mollendruz
ÉnergieLe parc éolien du Mollendruz, le plus grand projet vaudois à ce jour, part au Tribunal cantonal. Cinq organisations s'y opposent. Ses développeurs se disent confiants.
Cinq organisations (Pro Natura, Helvetia Nostra, la Fondation pour le paysage, Aspo/Birdlife et Paysage-Libre Vaud), ont fait recours au Tribunal contre la levée de leurs oppositions au parc éolien du Mollendruz.
Ce projet de 12 hélices prévues sur les hauts de La Praz – village qui l’avait un premier temps refusé – et de Mont-la-Ville, est pour l’heure le plus important projet vaudois validé par le département de Jacqueline de Quattro. Pour les opposants, «ce parc symbole» est l’un des plus problématiques de l’arc jurassien. Plusieurs points ressortent du recours (le 6e parc envoyé par les opposants au Tribunal cantonal), selon François Turrian, directeur romand de Birdlife Suisse. «On a des bons arguments, c’est un parc sur la première ligne de crête qui sera particulièrement visible. On s’attend à des effets importants sur les prairies maigres de par l’élargissement des routes, ça ne se reconstitue pas comme ça.» Il poursuit. «Le Canton espère limiter les effets sur l’alouette lulu, une espèce en forte régression, avec des mesures de compensations, mais le principe c’est d’abord d’éviter les dégâts.»
Le Canton n’est pas de cet avis. «Les points soulevés par les recourants ont déjà fait l’objet d’études poussées, en particulier sur l’avifaune. Il a été démontré que les impacts potentiels du parc éolien pouvaient être compensés par des mesures qui favorisent notamment les espèces en question. Rien n’a été négligé», défend le département. Pour la Ville d’Yverdon, le municipal Pierre Dessemontet se dit confiant. «On attendait ces recours, on sait qu’on a des études et des mesures de qualité et on est parfaitement sincères quand on dit qu’on va les réaliser.» (24 heures)
https://www.24heures.ch/vaud-regions/nord-vaudois-broye/Cinq-ONG-s-opposent-aux-eoliennes-du-Mollendruz/story/29495031
15/09/18 : “Les éoliennes divisent le parlement”
Aménagement » Le Grand Conseil fribourgeois a officiellement pris position hier matin sur le nouveau Plan directeur cantonal. [...]
De gauche à droite, le document est globalement acclamé. Mais un point divise: les éoliennes. Pour rappel, la planification cantonale prévoit sept parcs sur le territoire fribourgeois. L’objectif est de parvenir à une production de 160 gigawattheure d’ici 2030, soit de quoi alimenter plus de 45 000 ménages. Le projet du Schwyberg, au-dessus du Lac-Noir, est particulièrement visé. «Un parc éolien en plaine, ou même sur une colline, ne me choque pas. Mais des éoliennes de 220 mètres de haut n’ont pas leur place au sommet du Schwyberg. Cela aurait pour conséquence une atteinte irréversible au niveau du paysage», craint le démocrate du centre Stéphane Peiry (Fribourg).
Aux yeux de la libérale-radicale Antoinette de Weck (Fribourg), quémander un peu d’électricité au dieu Eole est parfaitement dispensable. «D’ailleurs, Genève et Zurich ne prévoient aucune éolienne dans leurs plans cantonaux», plaide-t-elle. «C’est parce que ces cantons ont des aéroports», rétorque le démocrate-chrétien Eric Collomb (Lully). Pour Emanuel Waeber (udc, Heitenried), la Suisse n’est pas une région suffisamment venteuse. «Cette euphorie éolienne ne traduit que des ambitions politiques, en contradiction avec la réalité du terrain», insiste-t-il. Réplique du socialiste David Bonny (Prez-vers-Noréaz): «Jusqu’au XIXe siècle, avant la Révolution industrielle, les moulins à vent étaient nombreux dans notre canton.» Pour sa part, le ministre Olivier Curty calme le jeu. «Le plan directeur ne représente qu’un inventaire technique du potentiel éolien de notre canton. Cette liste de projets ne constitue pas une décision politique», précise-t-il.
https://www.facebook.com/notes/sauvez-les-pr%C3%A9alpes/les-%C3%A9oliennes-divisent-le-parlement/1916436615068868/

10/08/18Une pétition contre un parc éolien entre Chasseron et le Creux-du-Van recueille 10'000 signatures
L’association Paysage-Libre Vaud annonce sur son site internet avoir récolté plus de 10'000 signatures pour s’opposer à un projet éolien sur les crêtes du Jura vaudois et neuchâtelois. L’objectif original de dépasser 1'000 signatures est largement dépassé trois mois après le lancement de la pétition.
La récolte qui se tient jusqu'au Jeûne fédéral bat son plein, mais l’association Paysage-Libre Vaud a déjà dépassé son objectif initial. Les opposants au projet de parc éolien entre Chasseron et le Creux-du-Van ont annoncé ce vendredi avoir dépassé les 10'000 signatures. Cette association se donne l’objectif de protéger le paysage helvétique.
Elle entend aussi remettre en question la législation nationale par le biais d’un référendum.
Pour rappel, le texte de la pétition s’oppose à l’implantation d’une quarantaine d’éoliennes sur les sites de Grandsonnaz, Grandevent et Provence, qui sont perçus comme la dégradation d’un paysage unique et protégé. /tob
https://www.rtn.ch/rtn/Actualite/Region/20180810-Une-petition-contre-un-parc-eolien-entre-Chasseron-et-le-Creux-du-Van-recueille-plus-de-10-000-signatures.html

08/08/18Les randonneurs signent par milliers la pétition anti-éoliennes "Sauvez Chasseron – Creux-du-Van"
Lancée il y a trois mois jour pour jour, la pétition antiéoliennes «Sauvez Chasseron – Creux-du-Van» a franchi le cap des 10'000 signatures. La majorité des paraphes ont été récoltés sur territoire neuchâtelois.
La pétition visant à préserver les sites du Chasseron et du Creux-du-Van de l'impact visuel que représenterait la réalisation de trois parcs éoliens vaudois connaît, selon ses promoteurs, un "succès qui prend des dimensions inespérées".
Lancée par Paysage libre Vaud, la pétition est appuyée par plusieurs ONG environnementale et parrainée par diverses personnalités, parmi lesquelles les Neuchâtelois Claude Frey, Pierre-Alain Rumley et Félix Gueissaz.
Secrétaire général de Paysage libre Vaud et directeur du projet, Jean-Marc Blanc indique que 70 à 80% des signatures ont été récoltées au Creux-du-Van.
Un tiers d'Alémaniques
Cela n'a rien d'étonnant, dans la mesure où c'est sur ce site, le plus fréquenté de l'Arc jurassien, que les militants concentrent leurs efforts. Des collectes ont également eu lieu dans d'autres endroits, comme par exemple lors de la Foire de Couvet.
"Un tiers de signataires sont des Suisses alémaniques", note le secrétaire général. "Ils approchent spontanément pour signer et beaucoup nous disent leur attachement pour 'le Cervin de l'Arc jurassien'. Les Neuchâtelois sont également nombreux à signer, dont beaucoup de Chaux-de-Fonniers. La pétition a été lancée le 8 mai dernier. La date de fin de la récolte a été fixée au lundi du Jeûne fédéral (17 septembre).
https://www.arcinfo.ch/articles/regions/canton/les-randonneurs-signent-la-petition-antieolienne-pour-preserver-le-cervin-de-l-arc-jurassien-775522

24/07/18L'exécutif fribourgeois veut sept parcs d'éoliennes, contre vents et marées
Le Conseil d'Etat fribourgeois a transmis début juillet au Parlement le plan directeur cantonal. Les oppositions à ses projets éoliens sont d'ores et déjà programmées, à l'issue de la consultation publique.
Malgré les doutes des associations de protection du paysage, de la nature et des oiseaux, et les fortes réserves des communes riveraines et des privés, le gouvernement fribourgeois maintient son concept éolien à sept parcs dans son plan directeur cantonal.
Avis contrastés selon les sites
"Il y a sept sites dans le canton qui sont relativement avancés en termes de planification", explique le conseiller d'Etat en charge du dossier Jean-François Steiert. La Confédération a demandé au canton d'en retarder un, les conditions n'étant pas réunies pour poursuivre les démarches d'aménagement. Sur certains sites, l'Etat a reçu "des réponses extrêmement positives", selon le ministre. "Sur d'autres, des communes disent qu'il ne faut surtout pas le faire."
Jean-François Steiert relève cependant que chaque site éolien fera l'objet de procédures propres qui permettront aux voisins, aux communes concernées et aux organisations de faire recours "si elles estiment que le projet n'est pas suffisamment bien ficelé."
"Nos prises de position n'ont pas compté"
L'association Vents contraires déplore notamment la proximité relative de quatre des projets dans le sud du canton. "Dans le sud du canton de Fribourg, on aurait potentiellement quatre parcs éoliens assez rapprochés les uns des autres. "Les nuisances sont cumulées et il y a la co-visibilité des parcs, ça devient quelque chose d'assez important", relève sa présidente Clotilde Medana Schlageter. "Malgré tout, le Conseil d'Etat a notifié que le plan directeur serait présenté quasiment tel quel, à part quelques modifications. Cela veut dire que les prises de position qu'on a envoyées n'ont pas vraiment compté. Et le jour où il faudra faire des oppositions, on sera là pour les faire."
Avec sept parcs, les ambitions éoliennes fribourgeoises semblent surdimensionnées. Mais le Conseil d'Etat a sans doute déjà intégré le fait que tous les projets n'aboutiront pas.
https://www.rts.ch/info/regions/fribourg/9733502-l-executif-fribourgeois-veut-sept-parcs-d-eoliennes-contre-vents-et-marees.html
Fabrice Gaudiano/oang

18/07/18 : SUISSE : DON QUICHOTTE DES TEMPS MODERNES ?
Ce n'est pas la première fois que de tels actes ont lieu dans le Jura Suisse.
Les autorités suisses ont eu à constater il y a quelques jours dans le Jura Bernois des actes de vandalisme sur des installations du parc éolien du Mont-Crosin et du Mont-Soleil. La presse helvétique qui a révélé ces incidents a également recueillis les réactions des élus de Courtelary qui déplorent ces actes et ceux de l’exploitant, BKW, qui évoque des dégâts « considérables ».
Une plainte a été déposée et une enquête est en cours. Déjà par deux fois depuis le début d’année, la justice a été saisie pour de telles dégradations. En octobre 2016 déjà, un incendie criminel avait eu lieu dans un parc éolien voisin.
Aucun élément ne semble de nature à mettre la Police sur une piste sérieuse : Celle d’opposants à ce type d’équipements, présentés comme créateurs d’énergies propres, mais visuellement décriés, n’est qu’une piste parmi d’autres.
http://pleinair.net/actualites-haut-doubs/17-faits-divers/75021-suisse-don-quichotte-des-temps-modernes
16/07/18Des milliers de signatures contre trois parcs éoliens
La pétition lancée au mois de mai contre l'installation de 40 éoliennes entre le Chasseron et le Creux-du-Van a déjà recueilli plus de 7300 signatures. C’est bien plus qu’espéré par les auteurs du texte
La pétition lancée contre l’installation d’une quarantaine d’éoliennes entre le Chasseron et le Creux-du-Van trouve un écho dans la population. Le texte a déjà réuni depuis le mois de mai plus de 7330 signatures, selon un décompte visible ce lundi sur le site des opposants au projet de parc éolien.
C’est bien plus qu’attendu par les promoteurs de la démarche, l’association Paysage-libre Vaud. Son secrétaire général, Jean-Marc Blanc, nous confiait ce printemps espérer au minimum un millier de signatures.
La pétition est soutenue par plusieurs ONG environnementales et personnalités romandes. Elle combat l’implantation de quarante éoliennes industrielles sur les sites vaudois de Grandsonnaz, Grandevent et Provence, considérée comme une menace considérable pour la préservation d’un paysage unique et protégé. Le texte sera remis cet automne aux communes concernées ainsi qu'au Grand Conseil vaudois.
Vers un référendum au niveau national
Lors du lancement de la pétition au mois de mai, il était aussi question d'une nouvelle initiative fédérale pour une meilleure protection du paysage. Or la priorité est désormais de songer plutôt à un référendum. Selon Michel Fior, secrétaire général de Paysage libre suisse, l'inquiétude est vive à l'idée de voir se concrétiser la révision de la loi sur la protection de la nature et du paysage, dont la mise en consultation s’est achevée lundi dernier.Cette révision soutenue par le camp bourgeois et les milieux de l’énergie vise à assouplir la protection des sites d'importance nationale, pour faciliter les projets dans le domaine des énergies renouvelables mais aussi d'autres constructions d'intérêt cantonal, comme par exemple des remontées mécaniques. À l’inverse, les organisations de défense du patrimoine et de l'environnement, soutenues par la gauche et les Vert’libéraux, s’opposent à un tel assouplissement légal, qui menacerait les zones naturelles et paysagères protégées.
https://www.rjb.ch/rjb/Actualite/Region/20180716-Des-milliers-de-signatures-contre-un-parc-eolien.html
15/07/18Éoliennes vandalisées au Mont-Crosin
Au moins deux installations du parc éolien du Mont-Crosin et du Mont-Soleil, dans le Jura bernois, ont été vandalisées à la fin juin. L'exploitant du site, l'entreprise BKW, a porté plainte.
Une porte-parole de BKW a confirmé à Keystone-ATS l'information parue dans «Le Matin Dimanche». Sur son site, le conseil municipal de Courtelary (BE) déplore les déprédations commises, qualifiées de «considérables». Les installations continuent cependant de fournir de l'électricité.
Le parc de Mont-Crosin/Mont-Soleil, le plus grand de Suisse, comporte seize éoliennes. La police cantonale bernoise a enregistré deux plaintes, l'une en avril, l'autre fin juin, explique un porte-parole. La plus récente concerne des dégâts au pied d'éoliennes. La police n'en dit pas plus en raison de l'enquête en cours.
Il y a deux ans, en octobre 2016, un incendie criminel avait été perpétré au parc éolien de St-Brais (JU), non loin de là. Un ou des inconnus avaient mis le feu à la station électrique du site et endommagé une des deux éoliennes. L'exploitant ADEV avait porté plainte. Selon Le Matin Dimanche, le Ministère public jurassien a suspendu l'instruction, l'enquête étant au point mort.

http://www.20min.ch/ro/news/romandie/story/-oliennes-vandalisees-dans-le-Jura-bernois-19169577

15/07/18 : Eoliennes vandalisées dans le Jura bernois
Berne (awp/ats) - Au moins deux installations du parc éolien du Mont-Crosin et du Mont-Soleil, dans le Jura bernois, ont été vandalisées à la fin juin. L'exploitant du site, l'entreprise BKW, a porté plainte.
Une porte-parole de BKW a confirmé à Keystone-ATS l'information parue dans Le Matin Dimanche. Sur son site, le conseil municipal de Courtelary (BE) déplore les déprédations commises, qualifiées de "considérables". Les installations continuent cependant de fournir de l'électricité.
Le parc de Mont-Crosin/Mont-Soleil, le plus grand de Suisse, comporte seize éoliennes. La police cantonale bernoise a enregistré deux plaintes, l'une en avril, l'autre fin juin, explique un porte-parole. La plus récente concerne des dégâts au pied d'éoliennes. La police n'en dit pas plus en raison de l'enquête en cours.
Il y a deux ans, en octobre 2016, un incendie criminel avait été perpétré au parc éolien de St-Brais (JU), non loin de là. Un ou des inconnus avaient mis le feu à la station électrique du site et endommagé une des deux éoliennes. L'exploitant ADEV avait porté plainte. Selon Le Matin Dimanche, le Ministère public jurassien a suspendu l'instruction, l'enquête étant au point mort.
https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/Eoliennes-vandalisees-dans-le-Jura-bernois--26931620/

14/07/18Actes de vandalisme sur les éoliennes de Mont-Crosin 😊
Deux éoliennes du parc du Mont-Crosin ont été victimes d’actes de vandalisme à la fin du mois dernier, indique la radio RTN.
Des déprédations à l’interieur d’un mât et des dégâts importants aux installations. Voilà ce qu’on découvert à la fin du mois de juin les exploitants du parc éolien du Mont-Crosin.
Selon la radio RTN, c’est le second acte de vandalisme dont ont récemment été victimes les éoliennes, après une tentative d’intrusion au mois avril dans une autre éolienne.
Selon nos confrères, les dégâts seraient importants, mais les machines fonctionneraient toujours. La police cantonale bernois a confirmé que des plaintes ont été déposées contre inconnu. Le groupe BKW, propriétaire du parc, n’a pas fait de commentaires.
https://www.arcinfo.ch/articles/regions/jura-jura-bernois/actes-de-vandalisme-sur-les-eoliennes-de-mont-crosin-770991
13/07/18 : Les éoliennes de Mont-Soleil vandalisées
Des inconnus ont réussi à pénétrer dans un mât et ont causé des dégâts considérables. Des plaintes ont été déposées
Des vandales ciblent les éoliennes de Mont-Soleil. Le premier épisode a eu lieu au mois d’avril. Selon nos informations, des inconnus ont tenté de forcer l’entrée d’une installation, mais ils ont échoué. Deuxième épisode fin juin sur une autre éolienne. Des vandales ont cette fois réussi à pénétrer à l’intérieur du mât et ont commis des déprédations à l’extérieur et à l’intérieur de l’installation. Les dégâts seraient importants, mais l’appareil continue de fonctionner.
La Police bernoise confirme que des plaintes contre inconnu ont été déposées pour des déprédations sur deux éoliennes, mais elle ne veut pas en dire davantage tant que les investigations sont en cours. L’entreprise BKW, qui exploite le parc, ne veut faire aucun commentaire durant l’enquête.
Quant au Conseil municipal de Courtelary, il déplore ces actes de vandalisme dans un encart publié dans la Feuille officielle du district. Les autorités de la commune évoquent « des dégâts considérables ».
https://www.rjb.ch/rjb/Actualite/Region/20180713-Les-eoliennes-de-Mont-Soleil-vandalisees.html

10/07/18Le conseil du gouvernement commente les éoliennes prévues à Oberegg
Le canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures tient actuellement une audience pour modifier sa directive. La modification vise à permettre à deux éoliennes à Oberegg directement à la frontière cantonale avec Appenzell Ausserrhoden. Le Conseil du gouvernement d'Appenzell Ausserrhoden rejette le projet de modification du plan selon une évaluation exhaustive des intérêts.
Le conseil du gouvernement d'Appenzell Ausserrhoden a travaillé intensivement sur le changement du plan d'énergie éolienne dans Appenzell Innerrhoden. Deux intérêts publics s'opposent, la protection du paysage d'une part et la production d'énergie renouvelable d'autre part. Le Conseil du gouvernement d'Appenzell Ausserrhoden a évalué les intérêts légitimes et pesé les uns contre les autres.
Les zones les plus venteuses du pays d'Appenzell et donc les sites potentiels pour la production d'énergie éolienne sont situés sur les collines et les crêtes exposées. Les lignes d'horizon sensibles et très visibles sont fréquemment affectées. Cela vaut en particulier pour le site de Honegg-Oberfeld à Oberegg, qui fait l'objet d'une enquête, dans lequel les éoliennes auraient un fort effet à long terme. Compte tenu de leur taille, des mouvements des hélices et de l'illumination nocturne, ils pourraient représenter une dégradation massive du paysage et dominer le pays d'Appenzell d'une manière large et inéluctable. Les habitants d'Appenzell Ausserrhoden, qui vivent dans les quartiers résidentiels orientés au sud des villages avoisinants et dans les villages dispersés environnants, seraient particulièrement touchés par la situation à Oberegg.
D'autre part, la contribution potentielle de l'énergie éolienne à la demande totale d'électricité d'Appenzell Rhodes-Intérieures et d'Appenzell Rhodes-Extérieures n'est pas négligeable. Cependant, il existe des alternatives à la production d'électricité à partir de sources renouvelables qui n'ont pas encore été épuisées.
Du point de vue du Conseil du gouvernement d'Appenzell Rhodes-Extérieures, les intérêts dans la conservation du paysage l'emportent actuellement sur les intérêts dans l'utilisation de l'énergie éolienne dans le pays d'Appenzell. Par conséquent, le Conseil du gouvernement d'Appenzell Ausserrhoden rejette l'utilisation de l'énergie éolienne dans le pays d'Appenzell avec des installations à grande échelle à l'heure actuelle. Avant d'installer de grandes éoliennes en Appenzell, les énergies renouvelables restantes, en particulier le photovoltaïque et l'énergie issue de la biomasse et de l'hydroélectricité, doivent être exploitées davantage.
https://www.ar.ch/schnellzugriff/medienmitteilungen-der-kantonalen-verwaltung/detail/news/der-regierungsrat-aeussert-sich-zu-den-geplanten-windenergieanlagen-in-oberegg/?tx_news_pi1%5Bcontroller%5D=News&tx_news_pi1%5Baction%5D=detail&cHash=7764375eca6859cc798065ba50173f58
08/07/18 : «Certains font l’amalgame entre Blocher et moi»
Froideville - La commune de Froideville s’oppose à plusieurs projets. Son syndic Jean-François Thuillard, député UDC, explique pourquoi.
Syndic de Froideville et député UDC, Jean-François Thuillard préside une Municipalité opposé au projet de parc naturel périurbain du Jorat et dubitative par rapport au projet de parc éolien EolJorat Nord. (Photo d'archive prise pour un sujet sur une campagne de soutien à la lutte contre le cancer du sein par le monde agricole, symbolisée par des emballages de bottes de foin rose).
Non au projet de Parc du Jorat, non aux éoliennes et non à la Région du Gros-de-Vaud. Ces derniers temps, le village de Froideville se fait remarquer par plusieurs oppositions. Comme, en plus, son syndic, Jean-François Thuillard, est UDC, certains raccourcis sont vite faits. Interview.
Froideville est-elle devenue une terre de Neinsager?
Je sais que certains font l’amalgame Thuillard - Blocher. (Rire.) Mais d’abord je ne me suis jamais complètement reconnu dans sa politique. Ensuite, à Froideville, je défends d’abord les intérêts de ma commune. Enfin, je ne suis «que» le président du collège municipal, je ne décide pas de tout.
Vous êtes quand même opposé au projet de Parc naturel périurbain du Jorat!
La Municipalité s’est engagée à aller jusqu’au terme de l’étude du projet et souhaite que le Conseil communal puisse se prononcer, comme cela est prévu. Mais il est vrai qu’aujourd’hui, en fonction des éléments connus, l’avis de l’Exécutif est plutôt négatif.
Est-ce pour cela que vous avez refusé de transmettre des données aux personnes menant une étude sur l’eau dans le cadre de ce projet?
Non. Nos deux captages étant situés en dehors du périmètre étudié, nous n’avons simplement pas vu l’intérêt de transmettre ces données.
Que reprochez-vous principalement à ce projet?
D’être situé au cœur de forêts productrices. C’est un manque de respect pour le travail des générations qui nous ont précédés. Et, si le marché du bois est effectivement dans une situation catastrophique actuellement, on ne sait pas comment il va évoluer. Alors tout bloquer pour cinquante ans… Et puis il existe bien assez d’autres endroits plus difficiles d’accès qui seraient plus adaptés à une mise en réserve.
Vous êtes aussi opposé au projet de parc éolien EolJorat Nord, non?
La situation est plus compliquée. Je suis le dernier représentant de la Municipalité qui s’était engagée il y a onze ans. Depuis, beaucoup de personnes et de choses ont changé. Il est aussi difficile de se faire un avis objectif entre la propagande des promoteurs et celle des opposants. Par rapport à Froideville, je déplore surtout que les deux projets (ndlr: parc naturel et éoliennes) soient menés de manière distincte. Selon ce qui est prévu pour l’instant, nous allons devoir nous prononcer sur deux plans partiels d’affectation, distants parfois de seulement quelques dizaines de mètres. Et pourtant il n’existe aucun document officiel liant les deux projets.
Le bruit court enfin que vous voulez quitter l’association Région du Gros-de-Vaud…
Ce n’est pas le souhait de la Municipalité… mais nous sommes soumis aux décisions du Conseil. Comme d’autres communes, nous sommes aussi membres de Lausanne Région et payons donc des cotisations à double. En période de recherche d’économies, et comme 90% de nos nouveaux habitants viennent du bassin lausannois, un certain nombre de personnes se posent effectivement la question de la nécessité de continuer à être membres de cette association. (24 heures)

08/07/18 : Un vent de sérénité souffle sur le parc éolien de la Grandsonnaz 😵😠
Éoliennes - Les promoteurs ont organisé un parcours didactique. Il a fait la quasi-unanimité au sein du public.
Les 110 vaches vivant à l’alpage de la Grandsonnaz-Dessous n’étaient pas seules dimanche matin, non loin des crêtes du Chasseron. Une soixantaine de curieux se sont donné rendez-vous dans cet alpage de la commune de Fiez, l’une des quatre localités (avec Bullet, Mauborget et Fontaines-sur-Grandson) où devraient s’ériger des éoliennes. But de la rencontre dominicale? Sillonner un parcours didactique autour du futur parc de la Grandsonnaz. Son promoteur, Ennova (filiale des Services industriels genevois - SIG) a organisé l’événement.
À côté du public, composé essentiellement de familles et de retraités, les employés des SIG, venus en nombre pour expliquer le projet aux intéressés. La position de ceux qui ont fait le déplacement est claire: beaucoup ont un proche impliqué ou le sont eux-mêmes. Les autres sont venus en tant que fervents défenseurs des éoliennes.
Ainsi, aucune voix de contestation ne s’élève lorsque le syndic de Bullet, Jean-Franco Paillard, regrette dans son discours de bienvenue «la grande lenteur» avec laquelle le projet avance. C’est que l’idée d’un parc éolien à la Grandsonnaz existe depuis plus de dix ans. Au départ, 21 machines étaient prévues, avant que leur nombre ne descende à 17. Aujourd’hui, Ennova revient avec un nouveau plan de quinze éoliennes, deux d’entre elles ayant été critiquées car gênant la vue sur le sommet du Chasseron.
Dix postes, constituant une randonnée de plus de 3 km, ont renseigné le public. Et tout a été mis en place pour plaire aux visiteurs du site. Un grand soin a été apporté à la réalisation des panneaux. Fabriqués en bois, avec des dominantes de vert et de bleu: tout pour rappeler la proximité avec la nature. À chaque étape, un expert de la société énergétique expliquait les principales thématiques (du vent à la géologie, en passant par la faune et la flore).
«Aucune agressivité»
L’accessibilité des spécialistes a été remarquée par les randonneurs, à l’image de Mme Marendaz, du pied du Jura, qui a trouvé «le personnel très accueillant et disponible pour répondre aux questions». Dans la matinée, seul un opposant avait fait le déplacement. Questionnant sans relâche les responsables des différents postes, il n’a pas obtenu de réponse satisfaisante à son goût.
Mis à part cette légère confrontation, l’ambiance était sereine: contrairement à d’autres projets éoliens, le parc de la Grandsonnaz n’a pas violemment divisé les habitants des communes concernées. «Lors des soirées d’information organisées par la Commune, certains n’étaient pas favorables au parc, explique Kurt Peterhans, syndic de Fontaines-sur-Grandson. Mais il est intéressant de discuter avec les opposants et je n’ai remarqué aucune agressivité de l’un ou l’autre camp.»
«Lorsque je pèse le pour et le contre, je soutiens quand même le projet: il faut pouvoir mettre en œuvre la stratégie énergétique 2050»
Quentin Freymond est l’heureux propriétaire du Petit Beauregard, chalet d’alpage situé à Fontaines-sur-Grandson, à partir duquel il aime particulièrement la vue. «Ici, les couchers de soleil sont splendides. Voir ces éoliennes au milieu de cet endroit presque sauvage me dérangera, indique Quentin Freymond. Mais, lorsque je pèse le pour et le contre, je soutiens quand même le projet: il faut pouvoir mettre en œuvre la stratégie énergétique 2050.»
Le parcours didactique restera installé jusqu’en septembre. Une autre journée en compagnie du promoteur sera alors organisée. Le projet du parc, dont la construction coûtera 110 millions, sera mis à l’enquête publique en 2019. Ennova espère ainsi pouvoir commencer à réaliser ses éoliennes aux alentours de 2022. (24 heures)
https://www.24heures.ch/vaud-regions/Un-vent-de-serenite-souffle-sur-le-parc-eolien-de-la-Grandsonnaz/story/26210210
08/07/18PROTECTION DE LA NATURE: LA LOI NE FAIT PAS L'UNANIMITÉ
La droite est favorable à la révision de la loi sur la protection de la nature. La gauche demande son abandon.

La droite, le PDC et les milieux de l'énergie sont favorables à la révision, qui veut assouplir la protection des sites d'importance nationale, notamment pour faciliter les projets dans le domaine des énergies renouvelables. La gauche, les Vert'libéraux et les organisations de protection de la nature et du patrimoine s'y opposent.
«Inutile et contre-productif», «un pas de plus dans la mauvaise direction», «un danger pour le patrimoine culturel suisse»: c'est ainsi que les organisations de défense du patrimoine et de l'environnement qualifient la révision de la loi sur la protection de la nature et du paysage, en consultation jusqu'à lundi. Comme le PS, les Verts et les Vert'libéraux, elles demandent que la révision soit purement et simplement abandonnée.
Intérêt des cantons
La révision veut notamment donner plus de poids aux intérêts des cantons. Pour l'instant, un objet inscrit dans un inventaire fédéral mérite d'être conservé intact. Il ne peut être dérogé à ce principe pour accomplir une tâche de la Confédération que si des intérêts équivalents ou supérieurs, d'importance nationale également, s'opposent à cette conservation.
Avec la révision, une exception serait envisageable pour des intérêts équivalents ou supérieurs de la Confédération ou des cantons. Les intérêts des cantons seraient davantage pris en compte lors de la pesée d'intérêts entre la protection des objets d'importance nationale et l'utilité des projets proposés.
De plus, la révision suggère de relativiser les expertises émises par la Commission fédérale de la protection de la nature et du paysage et de son homologue des monuments historiques. Elles ne constitueraient qu'une base de décision parmi d'autres.
Pas besoin d'agir
Les opposants estiment qu'il n'existe aucun besoin d'agir. Selon eux, le projet de révision continue de mettre sous pression la protection de la nature et du patrimoine. L'objectif du développement des énergies hydrauliques et éoliennes, aspect principal de la révision, est en effet déjà rempli, selon le PS. Le parti rappelle qu'une disposition visant à équilibrer les intérêts a déjà été introduite au niveau national dans la loi sur l'énergie.
Pour l'Association des entreprises électriques suisses (AES), il est au contraire indispensable de procéder à une nouvelle pondération entre les intérêts de protection et ceux de l'approvisionnement électrique, qui est aussi d'intérêt public.
Protection affaiblie
Ce projet de loi est un «démantèlement de la nature, du paysage et du patrimoine», s'indigne Patrimoine suisse, pour qui la protection actuelle est insuffisante.
Davantage de projets de constructions dans des zones protégées seraient rendus possibles, ajoute la fondation pour la protection et l'aménagement du paysage. Elle prévoit de plus des incertitudes au niveau du droit et de la planification.
La Commission fédérale pour la protection de la nature et du paysage partage cette opinion. Elle craint un affaiblissement de la valeur des objets dignes de protection. Le WWF rejette également cette révision.
Alliance patrimoine avertit pour sa part qu'elle lancera un référendum si le projet de loi est accepté par les chambres fédérales.
Les cantons méritent plus de poids
Du côté des soutiens, le PLR salue le projet. Il est d'avis que la nouvelle réglementation ne contreviendrait pas à la protection de la nature et du paysage. Paysages, sites et lieux historiques, monuments naturels et culturels sont pour lui assez protégés.
L'UDC approuve également le projet. Pour ce parti, les adaptations proposées renforcent la sécurité du droit. D'autre part, elles confortent le fédéralisme en tenant compte des avis des cantons dans les affaires touchant à des intérêts égaux ou supérieurs dans les inventaires.
Quant au PDC, également favorable à la révision, il estime juste que les intérêts des cantons soient davantage pris en considération lors de la pesée des intérêts entre la protection des objets d?importance nationale et l'utilité des projets proposés. Suisse Eole partage cet avis.
Trop tôt pour les cantons
Les cantons, eux, estiment qu'il est trop tôt pour se prononcer. «Les processus intercantonaux de consolidation relatifs à l?initiative parlementaire Eder (à l'origine de la révision) ne seront achevés que début juillet» expliquent les Conférences des directeurs cantonaux concernées.
Elles proposent par conséquent d'attendre que les résultats de la consultation aient été analysés pour évaluer une adaptation éventuelle de la loi fédérale sur la protection de la nature et du paysage. (ats/nxp)
https://www.lematin.ch/suisse/Protection-de-la-nature-la-loi-ne-fait-pas-l-unanimite/story/30992907
27/06/18 : Le futur parc éolien de la Montagne de Buttes se heurte à l’opposition de la France
En France, l'opposition au projet éolien de la Montagne de Buttes a pris un tour officiel. Le préfet du Doubs a émis ce printemps un avis négatif dans un cadre consultatif. Les discussions se poursuivent.
Le préfet du Doubs a émis, le 2 mars dernier, un avis défavorable au projet éolien de la Montage de Buttes. Cette prise de position – certes sans valeur contraignante – met le doigt sur la difficulté de planter des machines visibles au-delà de la frontière du pays producteur.
Le projet de la Montagne de Buttes prévoit l’implantation de 19 machines d’une hauteur totale de 180 m de haut, à deux pas de la frontière.
https://www.arcinfo.ch/articles/regions/canton/le-futur-parc-eolien-de-la-montagne-de-buttes-se-heurte-a-l-opposition-de-la-france-767089
26/06/18Windstille im Baselbiet : EBL bläst Windpark-Projekt auf dem Schleifenberg ob Liestal ab
Calme dans la région de Bâle : EBL souffle du projet de ferme éolienne sur le Schleifenberg ob Liestal
Un projet de parc éolien sur la boucle de la montagne ob Liestal est ébranlé: Bien que le vent était assez fort et les installations sont devenus moins chers, mais le financement est trop incertain, a déclaré l'Elektra Baselland. Par conséquent, le projet est suspendu.
Après l'EBM (EBM) a la fin de mai mettre leur projet de parc éolien à Liesberg sur la glace , maintenant Elektra Baselland (EBL) a annoncé mardi matin que le projet Schleifenberg à Liestal sera suspendu.
La mesure du vent sur un an, conclue en décembre, a montré que le vent aurait pu souffler plus fortement que les mesures précédentes sur la montagne en boucle située au nord de la ville principale du canton. Selon Elektra Baselland (EBL), il existe un potentiel de production d'électricité pour environ 4 500 foyers à partir d'éoliennes utilisant trois turbines.
Cependant, il y a une accalmie dans l'argent: les revenus attendus ne couvraient que les risques du projet et les coûts de réalisation "actuellement insuffisants", indique le rapport. Par exemple, il n'était pas certain que le projet recevrait des tarifs d'achat. En outre, les prix de l'électricité disponibles sont trop bas.
Selon le Communiqué, les partenaires du projet EBL et ADEV ont donc décidé de mettre le projet sur glace jusqu'à ce que «les nouvelles conditions politiques et économiques et énergétiques offrent une chance suffisante de succès pour la mise en œuvre du projet».
Pour un coût total d'environ 30 millions de francs, le projet avec un tarif de rachat (KEV) fonctionnerait probablement, selon le responsable désigné de l'EBL, Tobias Andrist, sur demande. Bien que cela ait été demandé par le gouvernement fédéral, compte tenu des listes d'attente et de la politique énergétique prévisible, les chances d'en obtenir un sont réalistement «nulles».
En plus d'un permis de construire, qui nécessite une évaluation d'impact environnemental à l'avance, le projet éolien Schleifenberg aurait également besoin d'un rezonage. Si tout cela est approuvé, les trois mâts pourraient être construits dans environ une demi-année.
https://www.bzbasel.ch/basel/baselbiet/windstille-im-baselbiet-ebl-blaest-windpark-projekt-auf-dem-schleifenberg-ob-liestal-ab-132736214
17/06/18 : Le parc éolien du Nufenen dans l’œil du cyclone
Des scientifiques «vento-sceptiques» affirment que les quatre hélices installées au sommet du Nufenen ne sont pas rentables. On ne peut pas juger après une seule année d’exploitation, répliquent le propriétaire, Suisse Eole, et l’Office fédéral de l'énergie
Le parc éolien du Gries, au col du Nufenen, à 2500 mètres d’altitude, est-il une aberration économique? Chiffres à l’appui, les «vento-sceptiques», hostiles à l’idée de voir le paysage du pays parsemé de piliers et d’hélices, s’efforcent de démontrer que ce quatuor de rotors n’est pas rentable. Les propriétaires du site, l’Office fédéral de l’énergie (OFEN) et Suisse Eole, répliquent que les statistiques ne sont pas suffisantes pour en tirer des conclusions valables.
Le parc le plus élevé d’Europe
Le premier mât a été posé au Gries en 2011 et les trois autres en 2016. C’est le parc le plus élevé d’Europe. La société Grieswind SA, qui en est le propriétaire, vise une production annuelle de 10 gigawatts-heure (10 millions de kWh). La première turbine aérienne était censée produire 3 GWh par année. Or, recense le physicien retraité Jean-Bernard Jeanneret, elle n’a pas dépassé 2,1 GWh en 2012 et 1,77 GWh en 2014 et en 2015. Pour 2017, première année d’exploitation de l’ensemble du site, la production s’est élevée à 7,8 GWh. Le scientifique complète l’analyse de ces chiffres par un indicateur relativement complexe nommé le «facteur de charge». Celui-ci permet de comparer les sites entre eux indépendamment du nombre et du type de machine.
Lire aussi: Vents contraires pour les éoliennes du Creux-du-Van
Il parvient à la conclusion que les installations du Nufenen ne sont pas rentables et que le résultat de 2017, «parfaitement prévisible», traduit un «excès d’optimisme de 70%». Il estime par ailleurs que le kWh produit par les pales du Gries devrait être vendu à 48 centimes pour atteindre le seuil de rentabilité. Il l’a écrit sur le site Clubenergie2051.ch, très critique envers la Stratégie énergétique 2050 (SE 2050). «Le Nufenen est un mauvais emplacement. On s’est trompé avec la première éolienne, pourquoi alors en a-t-on ajouté trois autres, dont une au-dessous de la première et en contrebas du tablier du barrage?» s’interroge-t-il. Il relève encore que les vitesses du vent sont plus faibles là-haut que, par exemple, autour de Martigny, où trois mâts ont été construits de part et d’autre du coude du Rhône. Du coup, il ne comprend pas pourquoi l’OFEN a apporté son soutien à ce parc énergétique qui bénéficie du tarif de rachat subventionné, en l’occurrence 21,5 centimes par kWh plus un bonus alpin de 2,5 centimes.
«Tous les parcs sont importants»
«Tous les parcs sont importants du point de vue de la SE 2050», répond le porte-parole de l’OFEN, Fabien Lüthi. «Ceux qui se trouvent dans les Alpes peuvent être avantageux sur le plan du bruit et de l’ombre, car ils sont généralement beaucoup plus éloignés des zones habitées que dans d’autres régions», justifie-t-il. L’intérêt de la Confédération est précisément de pouvoir comparer les performances d’installations situées à des altitudes différentes et exposées à des vents différents.
Présidente de Suisse Eole, la conseillère nationale Isabelle Chevalley (PVL/VD) reconnaît que la densité de l’air et la production sont moindres en montagne qu’en plaine ou à 1200 mètres, altitude du parc de Mont-Crosin, le plus grand du pays (16 hélices). «On ne peut pas tirer de conclusions sur la base d’une seule année d’exploitation. On manque encore de recul. Il appartient aux investisseurs de savoir s’ils s’en sortent avec le prix de rachat ou non. Je doute qu’ils se lancent pour perdre de l’argent», commente-t-elle. «Il n’appartient pas à l’OFEN de vérifier si un parc éolien peut être exploité de manière rentable avec la rémunération prévue. Le risque incombe à l’exploitant de l’installation», confirme Fabien Lüthi.
Justement, qu’en dit le propriétaire? René Lemoine, chef de projet, conteste l’analyse de Jean-Bernard Jeanneret et la pertinence de l’indicateur utilisé par ce dernier. «Appliqué à l’éolien, le facteur de charge ne permet pas de comparer la rentabilité de plusieurs parcs situés à des emplacements différents. Il n’est pas utilisé par les professionnels de l’éolien dans l’évaluation de la qualité d’un site avec un certain type de machine. Les facteurs déterminants sont la production annuelle nette et l’investissement nécessaire», explique-t-il. Il ajoute que l’ensemble du site «a été mesuré et modélisé en 3D afin d’estimer l’effet du barrage, qui est bien connu et exactement contraire à celui argumenté par Jean-Bernard Jeanneret. Le barrage canalise le vent et permet à l’éolienne qui se trouve juste en aval de bonnes performances en cas de vent du sud», poursuit-il. Il confirme que les vents diffèrent d’un endroit à l’autre: «Le Nufenen est dominé par les épisodes de foehn du nord ou du sud. La vallée du Rhône est dominée par les vents thermiques, tandis que le Jura est affecté par les courants d’ouest.»
«J’essaie de prendre un peu de hauteur»
Il ajoute que le montage des trois dernières éoliennes a été suivi d’une phase de test, de rodage et de réglage et d’une «mise à jour importante» de la première. Mais cela prend du temps, car les conditions climatiques à cette altitude ne sont pas faciles, notamment en hiver. «Il est important de comprendre que ce parc éolien nouvellement construit ne peut donner son plein potentiel dès la première minute de fonctionnement», insiste René Lemoine.
Lire aussi: Pour les éoliennes, le Conseil fédéral lorgne la Suisse romande
Il reproche à Jean-Bernard Jeanneret d’être un opposant à l’énergie éolienne. Ce dernier dit n’appartenir à «aucun lobby. Je n’ai rien à vendre, j’essaie de prendre un peu de hauteur.»É Mais il est vrai qu’il porte un regard critique sur l’éolien en Suisse. Il reconnaît des qualités à la chaîne jurassienne, mais doute du potentiel du Nufenen et des parcs projetés dans le Jorat. Isabelle Chevalley, elle, y croit: «L’acharnement des opposants a incité les promoteurs de cette énergie à resserrer les rangs», réagit-elle. Ceux de Suisse occidentale se sont en effet constitués en Groupement romand pour l’énergie éolienne (GREE). Convaincus que les ennemis de l’éolien cherchent à les vaincre à l’usure en multipliant recours et oppositions, ils sont bien décidés à faire aboutir leurs projets. Et sont prêts à améliorer ceux qui posent problème. Ainsi, les pales des deux installations de Saint-Brais (JU), critiquées en raison de leur proximité des habitations, ont été équipées de peignes inspirés du plumage des oiseaux afin d’en réduire l’impact sonore.
https://www.letemps.ch/suisse/parc-eolien-nufenen-loeil-cyclone


14/06/18
Les opposants à EolJorat Sud dézinguent le projet
Lausanne - Les recourants au parc éolien avancent de nouvelles données et questionnent sa légitimité.
Les opposants au parc éolien EolJorat Sud (huit mâts répartis sur la partie lausannoise des bois du Jorat), passent à l’offensive. Jeudi, la commune de Cugy et l’association Eoleresponsable (toutes deux recourantes contre ce parc devant le Tribunal Cantonal) ont présenté «de nouveaux éléments de nature à remettre en question le projet». Des chiffres, en l’occurrence, qui démontrent selon eux que la production d’énergie prévue «atteindra moins de la moitié des 80 GWh par an annoncés initialement par les promoteurs». «Toute la procédure a été menée sur des estimations trompeuses, le vent est constamment surestimé, attaque Christian Amacker, vice-président d’Eoleresponsable. La Ville de Lausanne et le Canton ont pris des décisions sur la base d’un potentiel majoré d’environ 60%.» ...
https://www.24heures.ch/vaud-regions/lausanne-region/Les-opposants-a-EolJorat-Sud-dezinguent-le-projet/story/19157042

13/06/18Des éoliennes moins bruyantes dans le canton de Jura😏😏
Fixer des peignes sur les pales des éoliennes permet de réduire le bruit de ces installations. Suisse Eole salue mercredi les résultats probants d'une telle expérience menée depuis juillet 2017 à St-Brais (JU).
"La réduction moyenne du bruit est de trois décibels", explique un acousticien cité dans un communiqué diffusé mercredi par Suisse Eole. Cela correspond à une diminution de 19 à 20% du volume sonore ressenti, a précisé le spécialiste à l'ats.
L'association pour la promotion de l'énergie éolienne Suisse Eole ajoute que ces peignes sont "déjà monnaie courante sur les pales des nouvelles éoliennes". On peut aussi en équiper les installations plus anciennes, à l'instar de celles de St-Brais.
Pour mémoire, le parc éolien de St-Brais abrite les premières éoliennes construites dans le canton du Jura. En activité depuis fin 2009, il appartient à des privés réunis au sein d'une société coopérative sise à Liestal (BL), ADEV Windkraft. L'énergie produite est fournie à la Ville de Zurich, la seule cliente de l'installation.
https://www.swissinfo.ch/fre/des-%C3%A9oliennes-moins-bruyantes-dans-le-canton-de-jura/44188874
12/06/18
PLANQUEZ VOS CHATS, L'AIGLE EST DE RETOUR!
Le rapace le plus noble a été aperçu dans le canton de Neuchâtel. Une première depuis deux siècles! À son menu: marmottes et renardeaux, mais pas seulement…

Deux siècles, presque trois sans aigle royal dans le canton qui a fait sa Révolution en 1848. L’absence constatée depuis 1737 (suivie en 1830 de la disparition de l’aigle noir) est désormais comblée: le rapace a été observé dans la République! Bonne nouvelle? Pas pour les chats: «L’arc jurassien étant plus pauvre en marmottes que le massif alpin, les chats constitueront une proie», prévient l’ornithologue François Turrian, président romand de BirdLife.
De quoi effrayer Tomi Tomek, fondatrice du refuge SOS Chats, à Noiraigue, à côté de la réserve naturelle du Creux-de-Van? «Ce sont les chats de ferme qui seront exposés au milieu des champs», précise Jean-Daniel Blant, conservateur au Musée d’histoire naturelle de La Chaux-de-Fonds, qui a observé l’aigle royal avec son homologue de Neuchâtel Bernard Claude. Avec la marmotte, présente au Chasseron, le renardeau a le gabarit de ses serres et de son estomac, tout comme le lièvre, le faon ou le tétras. «Il peut manger une proie de six kilos et en tuer une de 15», précise Jean-Daniel Blant.
L’aigle remarqué par Bernard Claude tenait des branches dans son bec. A-t-on constaté une couvée? «À voir ses parades, le couple semble très amoureux. Mais on ne s’attend pas à une reproduction cette année», répond Jean-Daniel Blant. Où le nid a-t-il été observé? Quelque part entre le Chasseron et le Creux-du-Van, dans une forêt rocheuse. «On ne vous le dira pas précisément!» disent ceux qui l’ont vu. François Turrian acquiesce: «Les photographes animaliers peuvent être sans connaissances et sans scrupule: leur présence peut faire fuir un couple et détruire une nichée.» Une remarque qui ne vaut pas pour Patricia Huguenin-Margand, qui a saisi l’aigle en vol.
Gare aux éoliennes
Longue vie à l’aigle royal! Sauf que… «Aux États-Unis, la première cause de mortalité de l’aigle royal, ce sont les éoliennes: les parcs éoliens constituent une véritable menace pour les aigles, les vautours et les cigognes», prévient François Turrian. Pourquoi? «Les aigles utilisent les courants thermiques sur les crêtes pour monter en spirale. Percevoir les pâles à une hauteur de 200 m leur est difficile.» Le conflit est programmé. Des éoliennes subventionnées, il n’y en a pour l’heure aucune sur les crêtes neuchâteloises, alors qu’elles ont fleuri plus à l’ouest. Mais 50 projets ont été préavisés positivement et 22 sont sur liste d’attente. Des notions de territorialité qui n’ont aucune emprise sur l’aigle: «Trois coups d’aile et il se rit des frontières cantonales et nationales…» soupire l’ornithologue de BirdLife.
Si l’aigle royal (trois couples) séjourne depuis 2009 dans l’arc jurassien, c’est parce qu’il se porte bien en dépit des câbles, des drones, des parapentes et des forestiers, après avoir été chassé au début de XXe siècle. Une véritable persécution: «On l’accusait de manger du bétail et… des enfants», rapporte François Turrian.
Sa protection dans le massif alpin dès 1926 lui a permis de s’y réinstaller durablement, dans les falaises. Quelque 350 couples nichent sur sol suisse. Mais la bonne santé d’un oiseau symbolique est à double tranchant: «L’aigle royal peut masquer une réalité: dans le Val-de-Travers, l’alouette des champs à disparu dans l’indifférence générale», remarque François Turrian. Le retour de l’aigle royal donne l’impression que la nature se porte bien, alors qu’il n’y a jamais eu autant d’espèces menacées sur la liste rouge. (Le Matin)
https://www.lematin.ch/suisse/Planquez-vos-chats-l-aigle-est-de-retour/story/22025604


11/06/18
L'aigle au Val-de-Travers : un défi pour les projets éoliens
Les ornithologues disent leur inquiétude pour les aigles royaux du Val-de-Travers vis-à-vis des futurs parcs éoliens. Leur aire est située à proximités des projets neuchâtelois et vaudois.
«Il va falloir être attentif. C’est une espèce sensible aux éoliennes. C’est une des principales causes de décès aux Etats-Unis et il n’y a pas de raison que leurs aigles soient différents des nôtres.» Le retour de l’aigle royal là où plusieurs projets éoliens sont planifiés induit «une certaine inquiétude» chez François Turrian, directeur romand de l’Aspo-Birdlife.
Son association fait partie, avec le WWF et Pro Natura, du groupe d’étude du projet éolien de la Montagne de Buttes. Un projet pour lequel le biologiste Alain...
https://www.arcinfo.ch/articles/regions/val-de-travers/l-aigle-au-val-de-travers-un-defi-pour-les-projets-eoliens-763398

11/06/18 L’aigle royal de retour dans le canton de Neuchâtel
Le grand rapace fait son retour dans le canton de Neuchâtel après plus de 200 ans d’absence. Un couple s’est établi au Val-de-Travers. Une observation confirmée par la station ornithologique de Sempach.
Les forêts du Val-de-Travers comptent deux nouveaux habitants de marque. Un couple d’aigles royaux a été observé ce printemps par des ornithologues neuchâtelois dans un secteur situé entre le Creux-du-Van et le Chasseron. Une découverte scientifique historique confirmée par la station ornithologique de Sempach et le service cantonal de la faune.
Si la nidification n'a pas encore pu être prouvée, elle est qualifiée de probable par les spécialistes. L'aigle royal se reproduit une année sur deux. Les observations vont donc se poursuivre ces prochains mois.
L’aigle royal avait disparu du territoire neuchâtelois à la fin du 18e siècle, en raison du braconnage. Et son retour est une demi-surprise selon les spécialistes. Une surabondance de couples d’aigles royaux dans la région alpine provoque en effet une nouvelle occupation du massif jurassien par le rapace.
Autre facteur important, la nourriture est également abondante. Quelques colonies de marmottes sont établies dans le secteur Creux-du-Van-Chasseron. L’aigle royal peut également se nourrir de renardeaux, de campagnols ou encore de corneilles.

Malgré la récente découverte, des contacts ont déjà été pris avec le Service de la faune du canton de Neuchâtel. Les ornithologues notent que le rapace est particulièrement sensibles aux constructions humaines tels que les poteaux électriques ou les éoliennes qui pourraient voir le jour dans ce secteur. Des mesures de protections peu contraignantes pourraient être prise rapidement, notamment en période de nidification. /lre
https://www.rjb.ch/rjb/Actualite/Region/20180611-L-aigle-royal-de-retour-dans-le-canton-de-Neuchatel.html

07/06/18«ALPIQ FAIT PEUR AU JURA»
La situation financière précaire du géant vaudois de l’électricité inquiète un député jurassien. L’entreprise possède des éoliennes dans son canton.

Quand la bise souffle, le député jurassien Jean-Daniel Tschan enrage, lui qui vit à l’ombre de trois éoliennes haute de 148 mètres, mâts et pâles compris. Au bruit s’ajoute l’impact sur le paysage, mais ce qui inquiète ce président de l’association Librevent, c’est la santé financière du géant de l’électricité Alpiq et son impact sur la gestion de son unique parc éolien.
«Qui paiera un éventuel démantèlement des installations?» a-t-il demandé. Réponse du gouvernement jurassien: «La constitution d’un fonds n’a pas été prévue pour ce parc éolien.» Rectificatif d’Alpiq, obtenu hier par «Le Matin»: «Un fonds pour le démantèlement des éoliennes du Peuchapatte existe bel et bien.»
Des comptes consignés auprès d’une banque sont alimentés chaque année par Eole Jura – une société anonyme dont aucune autorité jurassienne n’est actionnaire – de manière à financer le démontage des installations et la remise en état des terrains. En conséquence, la commune de Muriaux ne devrait pas financer le démontage et le transport de trois éoliennes «monstrueuses», selon le qualificatif de la maire Christel Varone. L’objet sera discuté lundi prochain au Conseil communal.
«Démanteler une éolienne coûte un million», s’inquiétait Jean-Daniel Tschan, pour qui «Alpiq fait peur au Jura». Montant jugé «largement surestimé» par Alpiq, pour qui la déconstruction des trois machines du Peuchapatte coûterait au total entre 380'000 et 580 000 francs, montants couverts par le fonds de démantèlement et… la revente du cuivre contenu dans les éoliennes.
«Et en cas de faillite?» s’interroge Jean-Daniel Tschan, qui craint une «situation périlleuse» pour la commune de Muriaux. «Le cas de la faillite de la société d’exploitation ne semble pas être traité», constate le gouvernement jurassien. «Alpiq ne va pas faire faillite!» rectifie sa porte-parole, Christel Varone. Précision du géant vaudois: «Alpiq est prête pour l’avenir et se focalise sur son cœur de métier: la production d’électricité en Suisse.» Trois projets éoliens sont dans ses tuyaux vaudois: Bel Coster, EolJorat et Tous-Vents.
Le député Jean-Daniel Tschan reste dubitatif: «Le gouvernement jurassien établit des directives et se moque de leur application. C’est gravissime.» Le désendettement net d’Alpiq ne rassure pas Jean-Daniel Tschan, pas plus que sa liquidité de 1,4 milliard: «En cédant ses activités de services et d’ingénierie pour 850 millions à Bouygues Construction, Alpiq n’a obtenu qu’un sursis en vendant ses actifs bénéficiaires», analyse Jean-Daniel Tschan.
«Faute de racheteurs, Alpiq a conservé les activités non rentables, comme les barrages et les éoliennes qui tournent grâce aux subventions RPC», reprend Jean-Daniel Tschan. Alpiq se veut rassurant: même si le parc éolien du Peuchapatte devait changer de mains, le repreneur bénéficierait de la rétribution à prix coûtant (RPC), une subvention attribuée à l’éolienne elle-même et qui garantit aux producteurs d’électricité un prix d’achat couvrant le risque financier.
Alpiq n’exploite en Suisse que le parc du Peuchapatte, depuis 2011, pour produire 13,5GWh par an. «En cas de vente des éoliennes, le canton du Jura a-t-il un droit de veto afin que les éoliennes ne tombent pas en mains chinoises?» a demandé le président le Librevent. Réponse du gouvernement: «Non, le canton ne dispose ni de droit de veto ni de droit d’emption.»
«La lutte continue pour le respect des gens et des paysages», conclut Jean-Daniel Tschan, pour qui la sortie du nucléaire passe par un approvisionnement énergétique personnalisé, hors du contrôle des grands producteurs. (Le Matin)
EDITO
Argent vaudois, vent jurassien!
Installer des éoliennes, c’est compréhensible pour sortir du nucléaire. À condition de les démonter quand le vent a mal tourné, sans faire payer la collectivité! Avec ses finances inquiétantes, le producteur vaudois d’électricité Alpiq l’admet volontiers, lui qui exploite trois éoliennes loin de Lausanne: l’inquiétude du député jurassien Jean-Daniel Tschan est légitime.
Qui financera la déconstruction? Alpiq assure que, pour le site du Peuchapatte, tout a été réglé par la constitution d’un fonds qui avait échappé au gouvernement jurassien. Soit. Mais qui dit qu’au lieu d’être déconstruites, les éoliennes ne seront pas reprises, ou remplacées par des investisseurs chinois, dont l’intérêt financier est encore plus éloigné des paysages jurassiens que celui d’une société vaudoise? Déjà qu’hier, ceux qui révisaient ces éoliennes venaient d’Autriche…
L’absence d’une vision globale se fait cruellement ressentir aux Franches-Montagnes. Elle divise tout un peuple, entre l’ancien militant qui encaisse une location pour une énergie renouvelable, et le politicien qui ne supporte pas le bruit et la vue des pales.
Cinq grandes éoliennes tournent actuellement dans deux parcs jurassiens: trois au Peuchapatte et deux à Saint-Brais. Mais quand il additionne, de Vaud à Soleure, les installations subventionnées déjà réalisées (15) et celles préavisées favorablement (336), le député Jean-Daniel Tschan en totalise 351 dans l’arc jurassien, et de Vaud à Soleure sans compter la liste d’attente 155. Parlons-en…
https://www.lematin.ch/suisse/Alpiq-fait-peur-au-Jura/story/27737772

29/05/18ENTRE-LES-FOURGS - Un vent d’inquiétudes souffle sur le projet d’éoliennes au Bel Coster
Sur le Bel Coster, en Suisse, il est question d’implanter des éoliennes. Les habitants des villages français voisins sont inquiets. À Entre-les-Fourgs, une réunion publique avec des scientifiques était organisée vendredi dernier.

https://www.estrepublicain.fr/edition-haut-doubs/2018/05/29/un-vent-d-inquietudes-souffle-sur-le-projet-d-eoliennes-au-bel-coster

28/05/18
Même subventionnée, l’énergie éolienne n’est guère rentable en Suisse
La coopérative Elektra Birseck EBM a suspendu aujourd’hui le projet de parc éolien de Liesberg BL. Des vents trop faibles et des subventions insuffisantes sont invoquées pour justifier cette décision. EBM concentre désormais ses investissements domestiques dans l’hydraulique et le solaire.
La décision d’EBM communiquée ce jour montre clairement que la Suisse n’est pas un pays propice à l’énergie éolienne. Une vitesse de vent de seulement 4,5 m/s à des endroits pourtant exposés de l’Arc jurassien est loin d’être suffisante pour exploiter l’énergie éolienne de manière économique avec de grandes installations industrielles.
L’EBM tablait sur une vitesse moyenne annuelle du vent de 5 m/s, mais les mesures réalisées sur une période de deux ans – et malgré les tempêtes de cet hiver – montrent que les prévisions ont dû être revues à la baisse à raison d’environ 10%.
L’EBM déplore qu’en dépit de l’adoption de la loi sur l’énergie et de l’augmentation significative de la taxe prélevée sur le réseau pour financer la RPC (rétribution à prix coûtant), aucun soutien efficace pour l’utilisation domestique de l’énergie éolienne n’a pu être réalisé. D’abord, la plupart des fonds ont déjà été alloués et sont utilisés pour des projets sur la liste d’attente; ensuite, il n’est pas clair quelle solution de remplacement peut être attendue après l’expiration du système actuel de la RPC en 2022.
Néanmoins, l’EBM a déjà obtenu des succès dans le domaine des énergies renouvelables en investissant dans l’hydraulique et l’énergie solaire, beaucoup plus respectueux de l’environnement. EBM prévoit maintenant de concentrer d’autres activités chez aventron AG. Cette société d’investissement dans l’énergie renouvelable s’engage principalement dans des centrales solaires et hydroélectriques, mais aussi dans des centrales éoliennes en Allemagne, en Norvège, en Italie, en France, et en Espagne.
La décision de l’EBM devrait également inciter d’autres investisseurs à reconsidérer leurs projets en matière d’énergie éolienne en Suisse. Par exemple, le parc éolien de Vechigen, près de la capitale fédérale Berne, n’affiche que des vents faibles de 4,5 m/s en moyenne.
Enfin, l’exemple EBM révèle également que la vitesse minimale de 4,5 m/s prévue dans la conception énergie éolienne de la Confédération est trop faible pour exploiter une installation éolienne industrielle de manière rentable, même avec les subventions massives de la RPC.
communiqué EBM: lien
http://www.paysage-libre.ch/?p=1218

25/05/18Projet éolien du Crêt-Meuron: deux mâts mesurent l’activité des chauves-souris
En vue du parc éolien du Crêt-Meuron, deux mâts ont été érigés sur le site pour mesurer l'activité des chauves-souris. Ils resteront jusqu’à l’automne. En fonction des résultats, le projet pourrait être adapté.
Depuis début mai et jusqu’à la fin de l’automne, deux mâts d’une hauteur de 50 mètres ont été érigés au Crêt-Meuron pour mesurer l’activité des chauves-souris. Cette démarche s’inscrit dans le cadre du futur parc éolien prévu sur ce site. En fonction des résultats, le projet pourrait être adapté.
Supervisée par le Service cantonal de la faune, des forêts et de la nature, cette étude complète les investigations déjà menées – vent, géologie, oiseaux migrateurs et nicheurs, flore – pour ce projet...
Deux des éoliennes projetées dans le Bas-Valais, à Dorénaz et à Collonges, vont devoir repasser l’étape du plan d’aménagement détaillé après une décision de justice.
Le plan d’aménagement détaillé (PAD) des trois éoliennes prévues à Collonges et à Dorénaz est annulé pour la deuxième fois. Le Tribunal cantonal (TC) vient de donner partiellement raison à une opposante de Collonges qui contestait sa validité. Dans un arrêté daté du 9 mai, le TC juge le projet légal sur le plan du bruit et autres nuisances, mais il conteste la décision du Service cantonal du développement territorial (SDT) qui n’a pas jugé utile de demander une compensation des...
Le projet de parc éolien des «Quatre Bornes» a été présenté hier soir à la population de Sonvilier.
La commune de Sonvilier a présenté hier soir devant quelque 120 personnes le projet de parc éolien des «Quatre Bornes».
Suite à cette soirée d’information, Paysage Libre BEJUNE a réagi vivement. Le collectif estime que cette présentation a donné une triste image de la démocratie. Paysage Libre BEJUNE regrette que l’assemblée eu pour seul droit de poser des questions sur une série de sujets techniques soigneusement sélectionnés. De plus, il dénonce le fait que la commune ne mette pas les documents à disposition du public sous format électronique.
«La manière dont les choses ont été conçues montre la peur des autorités à vouloir prendre en compte l’opposition croissante contre ce projet éolien démesuré», estime Michel Fior, président de Paysage Libre BEJUNE. «Avec des machines de 208 mètres de haut prévues à 300 mètres des habitations, on comprend que ce projet industriel devient extrêmement clivant», estime-il.
Paysage Libre BEJUNE dénonce ce refus d’entendre l’opposition croissante à ce projet destructeur pour le paysage de l’Arc Jurassien, la santé et la sécurité des riverains. Selon le collectif, il contribue à détériorer le climat social dans une région entière, alors qu’on pourrait attendre des communes qu’elles fassent tout pour garantir l’harmonie de la vie collective.
http://www.journaldujura.ch/nouvelles-en-ligne/region/lopposition-tente-de-se-faire-entendre

16/05/18Les éoliennes font peu de remous à Sonvilier 
Le projet de parc éolien des Quatre Bornes a été présenté à la population de Sonvilier mardi soir lors d’une séance d’information. La réunion a fait salle comble
La séance d’information a attiré du monde, mais n’a pas suscité de grands débats. Le projet de parc éolien des Quatre-Bornes a été présenté à la population mardi soir à Sonvilier. Il prévoit l’implantation de onze turbines : huit sur le territoire de la commune et trois en terres neuchâteloises. Devisé à 100 millions de francs, le projet pourrait rapporter 200'000 francs par an à la commune.
Une séance similaire s’est tenue la semaine dernière au Val-de-Ruz, et la rencontre a donné lieu à de vifs débats. À Sonvilier, les discussions sont restées plutôt calmes, comme l’explique le maire de la commune Marc Jean-Mairet.
Pas de place au débat
De son côté, Paysage Libre BEJUNE a vivement réagi dans un communiqué mercredi matin. L’association parle de « parodie de démocratie dans la course aux éoliennes ». Elle accuse les autorités de n’avoir autorisé que des questions sur des thèmes préalablement choisis et de n’avoir laissé aucune place à une discussion d’ensemble. Pour le président de Paysage Libre BEJUNE, Michel Fior, « la manière dont les choses ont été conçues montre la peur des autorités à vouloir prendre en compte l’opposition croissante contre ce projet éolien démesuré ».

L’association regrette par ailleurs que la commune de Sonvilier refuse de mettre les plus de 1000 pages de documents à disposition du public sous format électronique. Elle estime qu’en obligeant la population à consulter le rapport au bureau communal, aux heures d’ouverture, elle met des bâtons dans les roues des personnes désirant approfondir le sujet. /mdu
https://www.rjb.ch/rjb/Actualite/Region/20180516-Les-eoliennes-font-peu-de-remous-a-Sonvilier.html


09/05/18Val-de-Ruz: le parc éolien des Quatre Bornes divise les riverains
Mardi soir, le ton est parfois monté entre partisans et opposants au parc éolien des Quatre Bornes. Une septantaine de personnes avait répondu présent à la séance d'information qui s'est tenue à Fontainemelon.
Le projet éolien des Quatre Bornes ne va pas faire l’unanimité de sitôt! Partisans et opposants au projet ont croisé le fer mardi soir lors d’une remuante et émotionnelle séance d’information. Organisée par le canton de Neuchâtel et la commune de Val-de-Ruz, la soirée a rassemblé une septantaine de personnes à la salle de spectacles de Fontainemelon. Elle marquait le lancement de la phase de consultation populaire.
Sortir du nucléaire
«Nous vivons...
https://www.arcinfo.ch/articles/regions/val-de-ruz/val-de-ruz-le-parc-eolien-des-quatre-bornes-divise-les-riverains-756326

09/05/18
Val-de-Ruz: débat virulent autour du parc éolien des Quatre Bornes
Mardi soir, le débat était vif à la salle de spectacles de Fontainemelon: enthousiasme et scepticisme planent autour du parc éolien des Quatre Bornes. La séance d'information a marqué le début de la consultation populaire qui durera jusqu'au 8 juin.
Le débat était virulent mardi soir entre partisans et opposants du parc éolien des Quatre Bornes. Une septantaine de personnes avait fait le déplacement à la salle de spectacle de Fontainemelon pour assister à la séance d’information qui marquait le lancement de la consultation populaire - qui durera jusqu’au 8 juin.
Organisée par le canton de Neuchâtel et la commune de Val-de-Ruz, la soirée a permis de revenir sur les grandes étapes du projet.
A cheval sur deux cantons, la présence des onze éoliennes ne devrait pas faire l’unanimité de sitôt! De nombreux riverains de La Joux-du-Plâne ont manifesté leur mécontentement. Nuisances sonores et dénaturation du paysage ont été les principaux arguments exprimés.
Les doutes de Didier Cuche
Egalement présent mardi soir, l'ancien champion de ski des Bugnenets, Didier Cuche, a manifesté sa crainte de voir disparaître la piste de ski de fond des Quatre Bornes. Par ailleurs, il a mis l'accent sur le danger des jets de glace par les éoliennes. Le directeur de Groupe E Greenwatt Jean-Michel Bonvin a cependant signalé qu'une solution existe par le réchauffement des pales.
Côté bernois, une séance d’information publique est également prévue le 15 mai à Sonvilier.

09/05/18 : Les anti-éolien lancent une pétition
La région entre le Chasseron (VD) et le Creux-du-Van (NE) doit être préservée des éoliennes. Une pétition a été lancée mardi par plusieurs associations contre «les monstres de ferraille». Il faut informer des dangers qui menacent «un des derniers espaces préservés du Jura», indique le comité de presse.
Les projets entre le Chasseron et le Creux-du-Van sont «les pires de Suisse» pour ce qui est de la pesée d’intérêt entre l’éolien, le paysage et la biodiversité, affirme...
https://www.lacote.ch/articles/divers/metropoles/les-anti-eolien-lancent-une-petition-756067

09/05/18 : L’éolien menace un paysage unique
Un comité lance une pétition pour obtenir la modification de la planification éolienne vaudoise, afin de préserver le plus possible le caractère naturel du territoire qui s’étend du Chasseron au Creux-du-Van.
Au sommet du Chasseron, la météo radieuse amenait hier son flot de promeneurs. Ils se demandaient ce que faisaient là-haut ces photographes, caméraman et journalistes.
Il s’agissait, pour les promoteurs de «Sauvez Chasseron - Creux-du-Van», de faire humer l’air des cimes aux gens de presse en les priant d’imaginer ce que deviendrait ce paysage si la planification éolienne des...
https://www.arcinfo.ch/articles/regions/canton/l-eolien-menace-un-paysage-unique-756110

08/05/18 : 
Eoliennes, la lutte sans fin
En Suisse, en matière d'énergie éolienne, il faut compter entre sept et dix-sept ans pour mener à bien un projet. La faute à ses détracteurs, prêts à porter chaque cas jusqu'au Tribunal fédéral alors même que la population est favorable à l'éolien.
Le contraste ne pouvait être plus frappant. D’un côté, un aréopage de personnalités lançant une pétition pour «sauver le Chasseron et le Creux-du-Van de l’industrie éolienne». De l’autre, le Tribunal fédéral rendant un arrêt donnant le feu vert à la réalisation d’un projet de six turbines à Granges (SO). La guerre des éoliennes n’est pas près de s’achever.
Voici tout juste un an, le peuple suisse a approuvé la Stratégie énergétique à une majorité de 58%, celle-ci étant axée sur l’efficience et la promotion des énergies renouvelables. La loi précise désormais que ces énergies revêtent un intérêt national qui doit être considéré comme équivalent à celui de la protection de la nature. Elle réclame aussi des procédures d’autorisation accélérées au niveau cantonal.
En matière d’énergie éolienne pourtant, tout va toujours très lentement, entre sept et dix-sept ans pour mener à bien un projet. Car l’opposition, très déterminée, est prête à porter chaque cas jusqu’au Tribunal fédéral. Elle sait qu’elle n’a rien à perdre. Même quand elle perd, elle gagne du temps, obligeant les promoteurs à revoir leurs projets en raison de l’évolution rapide de la technologie.
Lire aussi: Vents contraires pour les éoliennes du Creux-du-Van
https://www.letemps.ch/suisse/eoliennes-lutte-fin


08/05/18 : Après «Sauver Lavaux», les antiéoliens veulent sauver le Chasseron
AménagementLes crêtes du sommet vaudois et du Creux-du-Van sont en passe de devenir des symboles de lutte
Le paisible Jura vaudois est peut-être bien le cadre d’un prochain «Sauver Lavaux», aux allures de combat national. Mardi, au sommet de la montagne vaudoise, une coalition sans précédent d’opposants aux éoliennes (en bref: Paysage-Libre, Vol au Vent, la Fondation suisse pour le paysage, des élus, des militants, BirdLife, qui s’inquiète pour les chauves-souris, entre autres, Pro Natura et l’émanation de la Fondation Franz Weber Helvetia Nostra, ainsi que d’autres) a lancé l’opération «Sauvez Chasseron - Creux-du-Van». Un site Internet, une coalition, une pétition au Grand Conseil et tout un battage qui se veut l’héritier spirituel de l’emblématique combat écologiste des années 70.
Concrètement, les antiéoliens de tous bords pointent du doigt un vaste secteur jusqu’ici épargné par le débat éolien et où les projets progressent discrètement. Et pas des moindres. Pour le canton de Vaud, c’est tout bonnement les deux plus gros projets de la planification qui sont visés (lire ci-contre). Pour Neuchâtel, les deux grands projets autour de Fleurier. Bref. Beaucoup trop pour les sceptiques de l’éolien, qui dénoncent à la fois les projets et leur trop grande concentration. Florilège. «On est dans des sites emblématiques. Le Creux-du-Van, c’est l’équivalent du Cervin ou des chutes du Rhin», lance Roman Hapka, de la Fondation pour le paysage. «Ce paysage est un patrimoine commun. Une soupape, une source de ressourcement et d’énergie, mais pas l’énergie que recherche un promoteur», tonne Pierre Cusin, président de l’opposition locale.
«Notre action est un équivalent de «Sauver Lavaux» dans le sens d’un appel au peuple»
En sachant que le combat des opposants est justement bien plus large. «Le débat ne doit pas être confiné au Tribunal fédéral, mais il doit être populaire. Veut-on des éoliennes dans ce cadre magnifique? Pour nous, ici, c’est un combat symbolique», avance le jeune Elias Meier, président de Paysage Libre Suisse. Un combat qui est également un changement stratégique: dans leurs précédents coups, les opposants s’attaquaient au projet dès sa mise à l’enquête. Désormais, après le cas de La Praz, devenu l’exemple d’un parc qui manque de tomber dans un village, les opposants voient les avantages de remettre en question des projets qui sont encore dans les cartons: «Notre action est un équivalent de «Sauver Lavaux» dans le sens d’un appel au peuple», avance d’ailleurs Anne Bachmann, chargée d’affaires d’Helvetia Nostra.
Vers une initiative fédérale
Au niveau politique, la coalition du Chasseron sous-entend qu’ils ne vont pas s’arrêter là. Les mots «initiative cantonale» circulent, tandis que la Fondation pour le paysage prépare son initiative fédérale «Paysage 2.0». «Ce n’est pas uniquement les éoliennes, mais on veut mieux protéger ce qui fait notre réputation et qu’on retrouve sur tous les calendriers: le paysage suisse, poursuit Roman Hapka. Il lui faut des moyens et des lignes claires. Là, il est attaqué à chaque session parlementaire.»
Une allusion notamment à la mise en application de la Stratégie 2050, dont l’enjeu sera de déterminer quelle prépondérance auront les hélices face aux zones protégées. D’où le lobbying actuel des défenseurs du paysage.
Ironie de l’histoire, le secteur que les opposants dénoncent pour son absence de coordination («la décharge éolienne de Suisse romande») a en fait été soigneusement agencé par les pouvoirs publics, en 2012: pour préserver le Creux-du-Van, Vaud avait renoncé à plus d’une dizaine de mâts dans le secteur. «Le paysage et la faune ailée ont de même fait l’objet d’études poussées, défend Denis Rychner, chargé de communication de la Direction générale de l’environnement. Des représentants neuchâtelois et français étaient dans le comité de pilotage de l’étude. Et rappelons que le développement des sites se réalise en fonction du potentiel de production. Ce secteur s’avère particulièrement bien exposé, nous sommes dans les principes de la conception éolienne fédérale.» Une question nationale donc. (24 heures)

Des piliers de la transition vaudoise
Bien visé. Si la planification cantonale vaudoise compte sur un total de 19 parcs pour ses objectifs d’énergie éolienne en 2035, seuls trois ou quatre d’entre eux dépassent le gabarit de la poignée de mâts, constituant ainsi des piliers du projet cantonal. Or, deux sont dans le viseur du plan de contestation lancé mardi entre le Chasseron et le Creux-du-Van. C’est Grandsonnaz et Provence, 34 machines au total. Leur production estimée est de 243 GWh annuels, soit 20% de la planification vaudoise.
Les opposants visent également un parc qui a déjà passablement souffert. Provence, aux mains de la Romande Energie, a en effet perdu 11 mâts de ses 40 mâts initialement prévus lors des négociations de 2012 avec Neuchâtel. S’y est ajoutée l’armée en 2016, dont les radars ont nécessité plusieurs négociations, études, et modifications du projet qui se limite, aux dernières nouvelles, à 17 éoliennes. Sa mise à l’enquête est attendue prochainement. De même pour Grandsonnaz. Quant au projet de Grandevent, il n’a pas encore passé l’étape d’examen préliminaire.

08/05/18Eolien : le projet des Quatre Bornes présenté au public
Présentation publique du projet éolien des Quatre Bornes, mardi soir. Une septantaine de personnes, dont une majorité acquise à la cause, a fait le déplacement de Fontainemelon. Le débat n’en n’a pas moins été émotionnel
C’est finalement l’émotion qui l’a emporté. La commune de Val-de-Ruz et l’Etat de Neuchâtel organisaient mardi soir à Fontainemelon une séance d’information publique sur le projet des 4 Bornes, soit d’implantation de 11 éoliennes à la Joux du Plâne, à cheval sur les territoires neuchâtelois et bernois.
Une septantaine de personnes a répondu à l’invitation. À l’heure des questions-réponses, le débat a pris une tournure émotionnelle, certains défendant le paysage, d’autre la vue depuis leur lieu de vie ou de résidence secondaire, d’autres encore s’inquiétant des nuisances sonores ou de la sécurité sur la pistes de ski fond.
Le conseiller d’Etat Laurent Favre, divers membres de l’administration cantonale, le conseiller communal vaudruzien François Cuche, le directeur de Groupe E Greenwatt Jean-Michel Bonvin, des agriculteurs de la montagne ou de simples citoyens ont tenté de convaincre les riverains du projet du bienfondé de l’implantation d’éoliennes sur cette crête.
Cette séance d’information, qui sera rééditée côté bernois à Sonvillier le 15 mai, marquait le lancement d’une consultation populaire qui se poursuivra jusqu’au 8 juin. /cwi
https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20180509-Eolien-le-projet-des-Quatre-Bornes-presente-au-public.html


08/05/18 : Pétition contre les éoliennes au Creux-du-Van, des "monstres de ferraille"
Une pétition a été lancée mardi par plusieurs associations contre "les monstres de ferrailles", pour que la région entre le Chasseron (VD) et le Creux-du-Van (NE) soit préservée des éoliennes.
Il faut informer des dangers qui menacent "un des derniers espaces préservés du Jura", souligne l'association Paysage-Libre Vaud, à l'origine de la pétition. Les projets entre le Chasseron et le Creux-du-Van sont "les pires de Suisse" pour ce qui est de la pesée d'intérêt entre l'éolien, le paysage et la biodiversité, affirme Jean-Marc Blanc, secrétaire du comité.
Outre cette association, Pro Natura, Helvetia Nostra, BirdLife ainsi que la Fondation suisse pour la protection et l'aménagement du paysage appuient la pétition. Le comité de parrainage est composé notamment de l'ancien directeur de l'Office fédéral de l'environnement Philippe Roch, du chanteur Michel Bühler, du conseiller national Michaël Buffat (UDC/VD) ou de l'ancien conseiller national radical neuchâtelois Claude Frey.
Région défigurée
L'érection d'une quarantaine d'éoliennes (les parcs de Grandsonnaz, Grandevent et Provence) impliquera la construction de nouvelles routes et la région sera "complètement industrialisée et défigurée", selon les adversaires des hélices, qui relèvent que quelque 100'000 personnes visitent chaque année le Creux-du-Van "pour admirer un paysage préservé et typique".
https://www.rts.ch/info/regions/9553426-petition-contre-les-eoliennes-au-creux-du-van-des-monstres-de-ferraille-.html

08/05/18Vents contraires pour les éoliennes du Creux-du-Van
Plusieurs personnalités ont lancé mardi une pétition demandant à préserver les paysages de la région des crêtes du Jura entre Vaud et Neuchâtel, un joyau naturel dans lequel sont planifiés trois projets de parcs éoliens
Le groupe est pour le moins hétéroclite. On retrouve Michel Bühler, le troubadour rebelle et libertaire, le jeune conseiller national UDC Michaël Buffat, Jean-François Cavin, directeur pendant plus de vingt ans du Centre patronal vaudois, ou encore le Genevois Philippe Roch, qui a dirigé successivement le WWF Suisse et l’Office fédéral de l’environnement.
Ils sont réunis ce mardi matin pour une conférence de presse au Grand Hôtel des Rasses visant à marquer leur profonde opposition à plusieurs projets de parcs éoliens planifiés sur les crêtes du Jura vaudois, à la frontière du canton de Neuchâtel. «Un combat dont l’importance dépasse les clivages partisans», assure Michel Bühler.
Lire aussi notre éditorial: Eoliennes, la lutte sans fin
«Le Cervin du Jura»
Concrètement, ces personnalités font partie des parrains de la pétition pour «sauver le Chasseron et le Creux-du-Van», lancée sous l’égide de l’association Paysage-Libre Vaud et soutenue par différentes organisations de protection de la nature. «Le Creux-du-Van, c’est le Cervin du Jura, le premier site qui a été protégé dans l’histoire de notre pays», lance le Chaux-de-Fonnier Roman Hapka, responsable romand de la Fondation suisse pour la protection et l’aménagement du paysage, qui ne conçoit pas que l’on puisse dénaturer ce site unique, qui attire chaque année 100 000 visiteurs.
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Dans le viseur de la pétition, trois projets pour un total de 41 éoliennes qui devraient être installées dans la zone d’une vingtaine de kilomètres séparant le sommet du Chasseron du Creux-du-Van: Grandevent (7 mâts), Grandsonnaz (17) et Provence (17). «On assisterait à l’industrialisation massive d’un paysage jusqu’ici préservé», s’indigne Philippe Roch. «Imaginez-vous, les pales culmineront à 200 mètres; en comparaison la cathédrale de Lausanne et le Jet d’eau de Genève font respectivement 80 et 140 mètres de hauteur», explique Pierre Cusin, président de l’association Vol au vent.
«Régional de l’étape», habitant sur le Balcon du Jura, Pierre Cusin signale également la proximité de deux grands projets versant neuchâtelois, dont celui de la Montagne-de-Buttes, dans le Val-de-Travers, qui, avec 19 machines, sera le plus grand parc éolien de Suisse. De son côté, l’ancien patron des patrons vaudois Jean-François Cavin n’hésite pas à parler d'«un saccage».
Potentiel éolien vaudois
Cette pétition ouvre un nouveau front dans la vive bataille que se livrent depuis plusieurs années pro- et anti-éoliens, un débat particulièrement houleux en terre vaudoise. Avec 19 parcs retenus dans sa planification, le canton représente le plus gros potentiel en Suisse. En théorie, les vents vaudois devraient pouvoir fournir 25 à 35% de l’énergie éolienne de l’ensemble du pays. Pourtant, pas une seule machine n’a pour l’heure été posée, tant les blocages sont nombreux – alors même que le premier projet, celui de Sainte-Croix, a été lancé en 1997 déjà.
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Il y a un an pourtant, le 21 mai 2017, la population suisse donnait un signal clair à l’essor des énergies renouvelables en acceptant à une large majorité (58,2%) la Stratégie énergétique 2050. Défendue par la conseillère fédérale Doris Leuthard, celle-ci prône une sortie à terme du nucléaire et une diminution de la dépendance aux énergies fossiles. Selon les plans, l’éolien devrait représenter 7,5% de la production totale d’électricité en 2050 (seulement 0,2% aujourd’hui, avec 37 turbines en fonction). En Romandie, lors de la votation, c’est le canton de Vaud qui s’est montré le plus enthousiaste avec 73,5% de oui.
Pour Philippe Roch, il faut bien sûr respecter la volonté populaire. Mais pour l’ancien patron de l’Office fédéral de l’environnement, il y a d’autres moyens pour atteindre les objectifs fixés que de construire «au cœur des derniers endroits restés naturels d’une Suisse fortement urbanisée»: «Nous pouvons commencer par des mesures d’économies d’énergie, puis développer en priorité d’autres énergies vertes moins dommageables comme le solaire, la biomasse et la géothermie.»
2018: année charnière
Outre la pétition qui devrait être remise d’ici au mois de septembre aux autorités tant cantonales que communales, les anti-éoliens promettent de multiplier les actions. «Les week-ends d’été, une permanence sera assurée tant au Chasseron qu’au Creux-du-Van pour sensibiliser les promeneurs», explique encore Pierre Cusin. Même si les trois projets de la région sont encore dans des phases préliminaires, il sent que les promoteurs veulent profiter de l’élan de l’acceptation de la Stratégie énergétique 2050 pour les faire avancer. Déterminé, il prédit que «l’année 2018 sera charnière dans le dossier éolien».
À ce sujet:
La justice attend les parcs éoliens approuvés par le peuple
https://www.letemps.ch/suisse/vents-contraires-eoliennes-creuxduvan


08/05/18 : Pétition contre les éoliennes au Creux-du-Van, des "monstres de ferraille"
Une pétition a été lancée mardi par plusieurs associations contre "les monstres de ferrailles", pour que la région entre le Chasseron (VD) et le Creux-du-Van (NE) soit préservée des éoliennes.
Il faut informer des dangers qui menacent "un des derniers espaces préservés du Jura", souligne l'association Paysage-Libre Vaud, à l'origine de la pétition. Les projets entre le Chasseron et le Creux-du-Van sont "les pires de Suisse" pour ce qui est de la pesée d'intérêt entre l'éolien, le paysage et la biodiversité, affirme Jean-Marc Blanc, secrétaire du comité.
Outre cette association, Pro Natura, Helvetia Nostra, BirdLife ainsi que la Fondation suisse pour la protection et l'aménagement du paysage appuient la pétition. Le comité de parrainage est composé notamment de l'ancien directeur de l'Office fédéral de l'environnement Philippe Roch, du chanteur Michel Bühler, du conseiller national Michaël Buffat (UDC/VD) ou de l'ancien conseiller national radical neuchâtelois Claude Frey.
Région défigurée
L'érection d'une quarantaine d'éoliennes (les parcs de Grandsonnaz, Grandevent et Provence) impliquera la construction de nouvelles routes et la région sera "complètement industrialisée et défigurée", selon les adversaires des hélices, qui relèvent que quelque 100'000 personnes visitent chaque année le Creux-du-Van "pour admirer un paysage préservé et typique".
Démocratie bafouée
Dans son discours écrit, Michaël Buffat a dénoncé la propagande en faveur des éoliennes. "On va jusqu'à bafouer notre système démocratique (...) en refaisant voter un conseil jusqu'à ce que la décision convienne", critique l'élu UDC en référence à la double votation de La Praz (VD).
Philippe Roch a quant à lui prôné de réelles économies d'énergie au lieu d'une promotion "déraisonnable de nouvelles consommations d'électricité." "Nous n'avons pas besoin de cette production éolienne pour les 30 ans à venir", selon l'ancien haut-fonctionnaire de la Confédération.
https://www.rts.ch/info/regions/9553426-des-associations-lancent-une-petition-contre-les-eoliennes-au-creux-du-van.html

08/05/18 : Jura: une pétition contre les éoliennes
Chasseron - Creux-du-Van - Pour préserver la région entre le Chasseron (VD) et le Creux-du-Van (NE), plusieurs associations lancent une pétition contre «les monstres de ferrailles».
La région entre le Chasseron (VD) et le Creux-du-Van (NE) doit être préservée des éoliennes. Une pétition a été lancée mardi par plusieurs associations contre «les monstres de ferrailles», indique le comité.
Il faut informer des dangers qui menacent «un des derniers espaces préservés du Jura», souligne le communiqué de presse. Les projets entre le Chasseron et le Creux-du-Van sont «les pires de Suisse» pour ce qui est de la pesée d'intérêt entre l'éolien, le paysage et la biodiversité, affirme Jean-Marc Blanc, secrétaire de Paysage Libre Vaud.
Région défigurée
Outre cette association, Pro Natura, Helvetia Nostra, BirdLife ainsi que la Fondation suisse pour la protection et l'aménagement du paysage appuient la pétition. Le comité de parrainage est composé notamment de l'ancien directeur de l'Office fédéral de l'environnement Philippe Roch, du chanteur Michel Bühler, du conseiller national Michaël Buffat (UDC/VD) ou de l'ancien conseiller national radical neuchâtelois Claude Frey.
L'érection d'une quarantaine d'éoliennes (les parcs de Grandsonnaz, Grandevent et Provence) impliquera la construction de nouvelles routes et la région sera «complètement industrialisée et défigurée», selon les adversaires des hélices. Quelque 100'000 personnes visitent chaque année le Creux-du-Van «pour admirer un paysage préservé et typique», relève le communiqué.
Démocratie bafouée
Dans son discours écrit, Michaël Buffat dénonce la propagande en faveur des éoliennes. «On va jusqu'à bafouer notre système démocratique (...) en refaisant voter un conseil jusqu'à ce que la décision convienne», critique l'élu UDC en référence à la double votation de La Praz (VD).
Philippe Roch prône quant à lui de réelles économies d'énergie au lieu d'une promotion «déraisonnable de nouvelles consommations d'électricité.» «Nous n'avons pas besoin de cette production éolienne pour les 30 ans à venir», selon l'ancien haut-fonctionnaire de la Confédération. (ats/nxp)

07/05/18 : Comment planter un projet éolien qui ne fâche pas ?😡
Pendant qu'on se déchire autour des projets éoliens vaudois, aillurs on étudie ce qui rend les hélices acceptables par les riverains. Une science qui pourrait éviter bien des écueils.
Pourquoi est-ce que l'éolien s'empale en Suisse? Qu'est-ce qu'il s'y fait mieux ou moins bien qu'à l'étranger? Ces questions sont au cœur du projet de recherche du professeur Pierre-Henri Bombenger et de la doctorante Adeline Cherqui, deux spécialistes rattachés à la HEIG-VD. Tandis que le débat éolien agite les ...
https://www.24heures.ch/vaud-regions/planter-projet-eolien-fche/story/14278021

19/04/18 : Toujours plus de cigognes en Suisse, mais certaines ne migrent plus

Plus d'un millier de cigognes vivent en Suisse, un record, de mémoire d'homme, d'autant plus remarquable qu'il y a 70 ans, l'espèce y était considérée comme quasi éteinte. Il faut d'abord voir dans cette évolution les efforts des passionnés de cet oiseau emblématique.
(ats) Dès l'après-guerre sous la houlette de Max Bloesch, des cigognes algériennes ont été réintroduites en Suisse. Peu à peu, d'autres amateurs du migrateur ont créé les conditions propices à son installation. Mais cela n'explique pas une telle croissance de leur population.
Leur mortalité a également diminué, ce que certains spécialistes expliquent par un changement dans le comportement migratoire de l'oiseau, devenu plus flexible. Certains n'entreprennent carrément plus leur grand voyage vers le sud à l'approche de l'hiver, tandis que d'autres en réduisent la distance.
Il est aujourd'hui très rare qu'une cigogne passant l'été en Suisse migre jusque dans le Sahel africain, sa zone de villégiature originelle. Celles qui partent ne volent pas plus loin que dans le sud de l'Espagne ou au Portugal.
Elles savent qu'elles y trouveront à manger dans des décharges publiques à ciel ouvert, a indiqué à l'ats Peter Enggist, directeur de la Société Cigogne Suisse, qui a succédé à son fondateur Max Bloesch. A l'image de Porrentruy, du nom de la première cigogne, suivie par GPS, à s'être installée dans la capitale de l'Ajoie, qui se trouvait encore mardi sur une décharge au sud du Portugal.
L'hiver dernier, près de 360 cigognes ont cependant renoncé à migrer, d'après un décompte de Cigogne Suisse. Pour certaines d'entre elles qui sont baguées, c'était une nouvelle expérience, car elles ont été identifiées en Espagne par le passé. Un projet de recherche devrait livrer des informations sur les raisons qui poussent ces migrateurs à se sédentariser.
Personnellement, Peter Enggist avance sa propre hypothèse, basée sur le fait que la distance de migration est génétiquement programmée. Or, comme les cigognes introduites en Suisse après-guerre sont d'origine algérienne, elles migrent sur une distance plus courte, celle séparant l'Algérie de l'Afrique centrale étant équivalente à celle entre la Suisse et l'Espagne ou le Portugal.
L'expérience accumulée par chaque oiseau joue certainement aussi un rôle, estiment encore les spécialistes sur la base des constats de Cigogne Suisse et de la Station ornithologique de Sempach (LU). Selon ceux-ci, les cigognes les plus âgées migrent le moins. Leur vécu leur permet de trouver plus facilement de la nourriture dans des conditions hivernales qu'un jeune oiseau inexpérimenté, a dit à l'ats Livio Rey, de la Station ornithologique.
Et elles savent qu'en passant l'hiver à demeure, elles bénéficient d'un avantage sur celles qui migrent. Sachant que les cigognes sont non seulement fidèles en couple mais aussi à leur nid, celles qui restent évitent de se le faire prendre par une rivale. Il ne reste aux plus jeunes qu'à construire leur propre nid.
Grâce à l'engagement de passionnés, à l'image de la Fondation des Marais de Damphreux (JU) qui aménage des sites, cette étape leur est facilitée. Ainsi, le nombre de cigognes qui se sont installées près de Porrentruy s'est multiplié très rapidement.
Sur les plus de 1000 cigognes qui ont passé l'été dernier en Suisse, les spécialistes ont recensé quelque 470 adultes vivant en couple, dont 370 parents, et 757 jeunes. Les objectifs du plan d'action de la Confédération, de Cigogne Suisse, de la Station ornithologique et de BirdLife en faveur de la cigogne blanche sont dès lors déjà atteints, six ans avant terme.
Le travail des associations n'en est pas pour autant terminé. Des efforts sont encore nécessaires en matière d'aménagement de cadres de vie propices à la reproduction et offrant de la nourriture en suffisance. Des territoires agricoles exploités de manière extensive ou des zones marécageuses revitalisées sont à ce titre idéaux.
Il s'agira aussi de veiller à réduire les dangers qui déciment les cigognes, à l'image des lignes à haute tension et autres câbles ou, plus récents, des pâles des éoliennes qui échappent à leur vue. Sans compter le danger que représente l'homme lui-même. L'oiseau figure ainsi toujours sur la liste rouge des espèces menacées.
Car à côté des amoureux de l'imposant migrateur, il existe aussi des gens pour lesquels les cigognes sont jugées indésirables. A cause des déchets végétaux qu'elles abandonnent en construisant leur nid ou de leurs déjections, elles ne sont pas les bienvenues sur tous les toits et cheminées. Cigogne Suisse intervient aussi dans ce genre de cas, afin de faciliter la cohabitation.
http://www.journaldujura.ch/nouvelles-en-ligne/suisse/toujours-plus-de-cigognes-en-suisse-mais-certaines-ne-migrent-plus



07/04/18Un accident en Allemagne fait réagir les anti-éoliens du Val-de-Travers
Une éolienne du fabricant Enercon s’est désintégrée en Allemagne. Une association neuchâteloise appelle le canton à revoir les distances de sécurité. Non, disent les promoteurs et l’Etat.
Les activistes anti-éoliens neuchâtelois de l’association Les Travers du vent ont relayé, le 13 mars dernier sur leur site internet, une information qui met en émoi la région de Paderborn, en Rhénanie-Westphalie (D).
Les faits: le 8 mars, vers 19h, une turbine éolienne Enercon E-115 flambant neuve installée sur le territoire de la commune de Borchen s’est désintégrée, projetant des débris à plus de 500 m, voire 800 m selon des militants locaux...
La Confédération et le lobby éolien l’avaient inauguré en grande pompe en pleine campagne de la stratégie énergétique : le parc éolien du lac de Gries à proximité du col du Nufenen en Valais est un véritable désastre. Une étude très sérieuse de J-Bernard Jeanneret prouve que ce projet va nécessairement perdre beaucoup d’argent. Le kilowattheure devrait être vendu à 48 centimes pour couvrir les coûts de production, soit dix fois la valeur actuelle de marché.
Pour ce physicien Dr. Sc. qui a travaillé au CERN, la débâcle était prévisible. J-B. Jeanneret se demande comment le département de Doris Leuthard et en particulier l’Office fédéral de l’énergie OFEN ont pu s’illusionner au point de manifester un enthousiasme et un soutien sans faille pendant plus de cinq ans.
Le promoteur Swisswinds avait déposé sa demande de construire en 2014 en revendiquant une productivité de 13 à 14 GWh/an. Résultat : les chiffres récemment publiés montrent que moins de 8 GWh ont été produits en 2017. Avec un facteur de charge de 9.5%, ce parc éolien est pour ainsi dire le pire de Suisse.
Les conclusions à en tirer sont nombreuses, allant de la faiblesse des ressources en vent en Suisse au marketing politique trompeur du lobby éolien. Mais surtout, cessons de croire les promoteurs qui avancent des chiffres exagérés pour faire passer leurs projets, chiffres que la réalité finit par contredire une fois le projet construit, donc trop tard.
Etude: lien
http://www.paysage-libre.ch/?p=1186
01/04/18 : Un parc éolien offshore est prévu dans le lac de Neuchâtel 😊😊🐟🐟
Energie - Des promoteurs éoliens assurent avoir trouvé la solution pour l'avenir de l'énergie en Suisse. Un parc éolien offshore au milieu des eaux vaudoises et neuchâteloises du lac veut profiter des forts vents et éviter les riverains.
Il faut croire que les vues de nos voisins français sur les vents atlantiques sont contagieuses: un parc éolien offshore est désormais en préparation sur le lac de Neuchâtel. C’est purement et simplement une première en Suisse. Quatre à six mâts, de quoi alimenter une bonne partie des rives neuchâteloises et vaudoises. Des prouesses à accomplir dans les techniques d’implantation. Des millions d’investissements et des retombées pour les entreprises de la région. Les promoteurs espèrent y parvenir d’ici cinq à sept ans.
Réel potentiel
Et si l’idée paraît, avouons-le, sacrément ambitieuse, elle ne tombe pas du ciel. Les gisements de vents répertoriés entre 100 et 150 m en dessus du lac sont parmi les plus importants de la région. Le potentiel lacustre avait dans la même mesure déjà été identifié sur le Léman mais avait été rapidement abandonné vu le caractère hautement sensible du site. Les Vaudois et les Neuchâtelois ont, eux, visiblement choisi de franchir le pas.
Les mâts sont prévus à quelque 3 km de la rive, proche de la ligne invisible qui sépare les deux cantons. Une façon de s’éloigner le plus possible des riverains, de limiter l’impact visuel et les voies de recours. Le projet est porté par la Société électrique du Lac, composée des communes vaudoises et neuchâteloises, ainsi que d’un promoteur privé.
«Le projet est encore à un stade initial, tempère le syndic de Cudrefin Thierry Schneiter. Une communication est prévue cet été.» Il poursuit. «Notre Commune a toujours eu à cœur de se positionner pour l’écologie et le renouvelable, nous pouvons nous aussi faire notre part pour l’énergie de demain.» C’est sur cette commune que doit arriver la précieuse énergie verte, par conduits posés au fond du lac. Le transformateur remplacera la station d’épuration actuelle, en bout de course. Détail piquant, le recyclage des eaux usées de la rive sud avait un temps été envisagé à Neuchâtel. Aujourd’hui, les deux rives collaborent, mais pour l’énergie.
Protecteurs de la nature inquiets
Sans surprise, la découverte de ce projet offshore fait réagir les milieux environnementaux. «C’est extrêmement préoccupant et on suivra ce dossier de près, s’inquiète François Turrian, ancien directeur de La Sauge et à la tête d’ASPO BirdLife. On est à la frontière de réserve internationale et au cœur de voies de migrations: cet espace est utilisé quotidiennement par plusieurs oiseaux qui vont d’Yverdon au lac de Bienne. Il n’y a pas que les cormorans qui seraient touchés.»
Côté neuchâtelois, on se refuse à tout commentaire d’ici cet été. Côté vaudois, on réfute tout effet sur l’environnement. «C’est au contraire sensé, poursuit le syndic de Cudrefin, la Grande Cariçaie donne à notre région une responsabilité écologique. Tout sera fait dans ce sens.»
Recharger les bateaux
Les usagers du lac devraient même y trouver des avantages dans une navigation durable. «Les nouvelles normes imposent des moteurs hybrides. On peut imaginer que ce soit pour nous des moteurs qui se rechargent, directement au mât des éoliennes ou indirectement sur des stations au port. C’est l’avenir», poursuit Thierry Schneiter.
Une zone d’exclusion de 50 à 70 mètres autour des mâts offshore, lors des phases d’exploitation, pourrait être annoncée. L’impact visuel devra encore faire l’objet, on s’en doute, d’études poussées. De même que les effets des éoliennes sur la faune. Dont les poissons.