Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

Provence-Alpes-Côte d'Azur

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19/09/18 : Bouches-du-Rhône : Deux enquêtes publiques majeures pour l'ouest de la métropole
Extrait : Trois jours plus tôt, le 17, a débuté l'enquête publique sur le parc éolien offshore Provence Grand Large, appelé à voir le jour à 17 km au large des côtes de Port-Saint-Louis-du-Rhône pour un investissement estimé à 200 millions d'euros. Le dossier porte aussi sur le raccordement sous maîtrise d'ouvrage de RTE au réseau public de transport d'électricité par une ligne sous-marine et souterraine à 63 000 volts entre le parc de trois éoliennes flottantes (8 MW chacune) et le poste électrique de Port-Saint-Louis. Elle se déroulera jusqu'au 19 octobre inclus sur les communes de Martigues, Port-de-Bouc, Fos-sur-Mer et Port-Saint-Louis-du-Rhône.
https://www.tpbm-presse.com/deux-enquetes-publiques-majeures-pour-l-ouest-de-la-metropole-2537.html

22/08/18 : Éoliennes en Provence : l'exploitation de la force du vent voit son avenir en mer
Un parc éolien flottant verra le jour dans le golf de Fos
On l’a presque oublié, mais c’est à Port-la-Nouvelle qu’en 1991, fut raccordée au réseau électrique la première éolienne terrestre française. Juchée en haut d’un pylône et non d’un mât comme aujourd’hui, il fallut attendre 1993 pour que la Compagnie du Vent, à présent détenue par le groupe Engie, se lance dans la réalisation d’un parc de 15 machines que le public peut visiter.
Depuis, la maîtrise de l’énergie éolienne a enregistré bien des progrès, donnant naissance en France, à 1230 parcs terrestres, soit 7 300 éoliennes raccordées au réseau électrique. Six de ces parcs sont dans notre région, totalisant une puissance globale de 50 mégawatts, le plus important étant celui de Port-Saint-Louis-du-Rhône, récemment acquis par la Compagnie Nationale du Rhône. Les autres sont opérationnels à Saint-Martin-de-Crau, Fos, Aix et Bollène.
Globalement, la part de l’éolien français reste cependant médiocre en regard des résultats de nos voisins. La faute aux contraintes réglementaires et surtout, aux oppositions grandissantes de riverains et d’élus qui contestent la pertinence d’éoliennes à terre. Mais aujourd’hui, alors que le gouvernement veut avoir doublé leur nombre en 2023, c’est vers la mer, perçue tel un formidable gisement, que les ambitions se tournent. Avec pour moteur, l’éolien flottant. Trois projets pilotes ont été validés en Méditerranée, dont celui de Faraman, dans le golfe de Fos. Une perspective qui mobilise les Régions Sud et Occitanie ainsi que les acteurs de la filière, lesquels ont lancé "l’Appel de la Méditerranée pour l’éolien flottant". Tous entendent démontrer que s’éclairer grâce au mistral ou la tramontane, ce n’est pas du vent.

"L'appel des 72 pour la Méditerranée" est lancé
Maurice Wolff, vice-président de la chambre de Commerce et d'Industrie de Marseille Provence (CCIMP) où il est en charge des filières et des grands projets métropolitains, est convaincu que les éoliennes flottantes sont un mode de production d'avenir. Il explique le pourquoi de cet appel.
Pourquoi avoir signé, avec 72 autres acteurs, un "Appel de la Méditerranée pour l'éolien en mer flottant" ? 
Maurice Wolff : Parce qu'il s'agit de dire que la production d'énergie renouvelable est un enjeu majeur, qu'il faut pour cela des fermes de production marines et que nous voulons porter à l'État ce message que nous sommes prêts. Que les Régions, Occitanie et Provence Alpes Côte d'Azur, sont prêtes. Elles se sont concertées et agissent la main dans la main. Les chambres de commerce ont fait de même, ainsi que le Pôle Mer et les acteurs économiques de la filière. L'état doit savoir que nous avons besoin de ces fermes et doit en tenir compte pour le lancement, fin 2019, des premiers appels d'offres commerciaux éoliens en mer.
Il y a donc un réel potentiel chez nous...

Maurice Wolff : Oui, la Méditerranée offre un potentiel important, parmi les plus importants, il n'y a pas que la façade Atlantique pour l'éolien flottant. J'ajoute qu'il faut aussi des infrastructures pour mener à bien les projets de fermes et que grâce au Grand Port Maritime, nous les avons. Et puis il y a un écosystème d'entreprises qui se mobilise et attend. N'oubliez pas non plus, que trois projets pilotes ont été validés en Méditerranée, dont celui de Provence Grand Large porté par EDF (voir par ailleurs) sur le site de Faraman, dans le golfe de Fos. Les mises en service sont prévues pour 2020 et 2021.
Il n'y a donc plus de réticences pour que des fermes éoliennes voient le jour en mer ? 
Maurice Wolff : Non, et c'est d'ailleurs l'autre objet de l'Appel de la Méditerranée. Nous voulons aussi faire savoir qu'il y a eu concertation avec les populations, que, dans le cas du projet Provence Grand Large, il y a eu débat public et que tout le monde a contribué à une acceptation. Nous avons besoin de cet éolien flottant. Mais c'est une évolution et il faut donc expliquer et être pédagogue, car l'un des freins est effectivement la question de l'acceptation du mix énergétique par les populations. Si on veut qu'en 2030, ainsi que l'a souhaité le Président, 32 % de nos ressources en énergie soient renouvelables et propres, il faut avancer. Et encore une fois, nous sommes prêts. Nous voulons que les appels d'offres tombent aussi sur la Méditerranée. Cela donnerait la visibilité commerciale dont nous avons besoin. L'Appel demande que la façade méditerranéenne bénéficie d'une programmation pluriannuelle de l'énergie qui soit ambitieuse. À hauteur de 3 gigawatts en service à l'horizon 2030".
Port-Saint-Louis-du-Rhône : un reprenant 25 machines terrestres, la CNR est devenue le premier producteur de la région

Vingt-cinq éoliennes terrestres constituent le parc que la CNR a acquis en juin dernier. Des 6 sites éoliens que compte notre région, il est le plus important.
Au début des années 2000, ce qui était alors le Port Autonome de Marseille regardait déjà vers les énergies nouvelles. Au premier rang desquelles, l'éolien. Détenteur d'une zone industrialo-portuaire de 10 000 hectares limitrophe de la Camargue, l'idée était d'utiliser une partie de ce territoire balayé par le vent, afin de produire une énergie qui serait revendue ou utilisée pour des besoins propres. Ainsi naquit le projet Opale, dont la réalisation des premières éoliennes débuta en 2005, le long du canal du Rhône, au nord du salin de Caban. Un ensemble pionnier de 25 machines hautes de 50 mètres et dotées d'un rotor au diamètre de 52 mètres, développé par Mistral Énergie.
D'une capacité de 21,2 mégawatts suffisante pour répondre à la demande annuelle des villes de Port-Saint-Louis et Fos-sur-Mer, les concepteurs auraient aimé pousser le projet plus avant. Mais très vite, ils se sont heurtés aux plaintes des militaires de la base aérienne d'Istres, lesquels accusaient les éoliennes de générer des perturbations.
Les années ont passé et l'obligation de rachat de l'électricité produite est parvenue à son terme. Ou presque, car devant être renouvelée en 2020. C'est cette proche échéance qui a suscité l'intérêt de la Compagnie Nationale du Rhône (CNR), partenaire de longue date de l'établissement portuaire, à présent Grand Port Maritime de Marseille-Fos. Une opportunité confortée par le fait que la CNR est aujourd'hui le premier producteur français d'énergie exclusivement renouvelable et qu'elle exploite également, toujours sur le domaine portuaire mais à Fos cette fois, un parc éolien d'une puissance de 10 mégawatts composé de quatre machines de grande taille.
Pour Mistral Énergie, l'heure était aussi venue de passer la main. D'où la cession du parc, négociée par l'entremise d'un cabinet spécialisé dans l'ingénierie financière au service des projets d'énergie renouvelable : GreenFee. Un acte consommé le 27 juin dernier, avec la signature par les dirigeants de la CNR, de l'acte l'acquisition du parc éolien de Port-Saint-Louis-du-Rhône. Un investissement dont le montant n'a pas été révélé, mais dont il est certain qu'il fait de la CNR le nº1 de l'énergie éolienne dans la région Provence Alpes-Côte d'Azur.
Ce faisant, la Compagnie Nationale du Rhône qui possède aussi un parc à Bollène dans le Vaucluse, confirme sa foi en l'éolien provençal. Une filière dont beaucoup regrettent qu'elle ne se développe pas davantage. Le parc qui sera exploité par sa filiale CN'Air, va donc être valorisé. Et son énergie, dans les deux ans qui viennent, sera directement vendue sur le marché, sans soutien public. C'est-à-dire sans l'actuelle obligation de rachat qui s'impose à EDF. Un modèle de gestion liée à la mise en concurrence, appelé à se développer et apprécié de la CNR.
La compagnie va également exploiter les synergies avec ses autres éoliennes portuaires et entamer une étape de modernisation en concertation avec les collectivités, souci de l'environnement oblige. D'autres projets pourraient aussi voir le jour dans le golfe de Fos, dont le potentiel reste sous exploité. Dans ses cartons, des idées novatrices au service de projets flottants, éoliens ou photovoltaïques. L'acquisition de son 43e parc éolien n'est donc qu'une étape.
Projet Provence Grand Large : l'enquête d'utilité publique débutera en septembre Il n'est encore qu'un projet, mais sa concrétisation n'est plus si éloignée. Mûri depuis la fin de 2013, Provence Grand Large piloté par EDF Énergies Nouvelles et lauréat en 2015 d'un appel lancé par l'Ademe dans le cadre du programme des investissements d'avenir, doit en effet aboutir au terme de 2020, à la mise en service de trois éoliennes flottantes dans le golfe de Fos, sur la zone dite de Faraman, a 17 kilomètres de la plage Napoléon, au large de Port-Saint-Louis-du-Rhône.
Depuis, l'étape de la Commission du débat public a été franchie et le projet a reçu le feu vert de l'Autorité environnementale. Et en septembre prochain, débutera l'enquête d'utilité publique qui doit aboutir à une déclaration d'utilité publique. Une fois celle-ci obtenue, le chantier pourra alors être lancé en 2019 avec deux phases distinctes. L'une dédiée à un assemblage des machines à terre ; l'autre consacrée à leur remorquage jusque sur le site de Faraman. Viendra ensuite leur raccordement au réseau électrique haute tension.
Provence Grand Large, société filiale d'EDF Énergies Nouvelles et maître d'ouvrage, porte un projet évalué à 200 millions d'euros. Composé de trois éoliennes flottantes alignées, dont le poids unitaire global sera proche de 3 000 tonnes, chacune affichera une puissance de 8 mégawatts. Soit 24 mégawatts au total, de quoi répondre aux besoins en électricité d'une ville de 40 000 habitants. La vitesse du vent nécessaire au démarrage des machines est de 3 mètres à la seconde. La vitesse d'exploitation nominale a été fixée à 17 mètres seconde. Celle maximale étant de 25 mètres seconde.
Deux partenaires ont été choisis par EDF Énergies Nouvelles pour mener à bien son projet de ferme éolienne pilote. Le premier de ce type sur ce territoire. Deux autres, portés par les sociétés Quadran et Engie, ont été confirmés dans le Golfe du Lion. Sur Faraman, Siemens fournira les turbines, SBM Offshore les flotteurs qui assureront aussi l'immersion du support. Les machines dont les rotors posséderont trois pales d'une envergure de 75 mètres chacune (elles balaieront ainsi une surface proche de 19 000 m²), seront ancrées sur des fonds de 100 mètres. C'est cette profondeur qui rend ici impossible tout autre système de fixation sur le plateau.
Le raccord à la côte pour assurer la récupération de l'énergie produite dans le réseau, se fera via un câble long d'une trentaine de kilomètres, enfoui dans les sédiments à une profondeur de 1,5 mètre, comme pour les câbles de télécommunication. L'opération nécessitera d'ailleurs le recours à un navire câblier. RTE se chargera de l'opération de raccordement à terre, le câble suivant ensuite les infrastructures existantes.
Enfin, EDF Énergies Nouvelles a confié au Bureau Veritas les opérations de certification. Une première en France.
https://www.laprovence.com/article/economie/5118114/eoliennes-en-provence-lexploitation-de-la-force-du-vent-voit-son-avenir-en-mer.html

22/07/18 : Alpes-de-Haute-Provence : Redortiers-le-Contadour : le grand Éolien trace son chemin ...
Depuis le réunion du 17 avril organisée par l'industriel RES-France à laquelle s'était invitée l'association des Amis de la Montagne de Lure opposée à l'implantation de huit éoliennes de 150 m haut de pale, le silence règne sur l'état d'avancement du projet. Officiellement.
Mais “en coulisses” il semble à contrario que les choses avancent même si la commune de Redortiers (Alpes-de-Haute-Provence) affirme ne disposer d'aucune nouvelle information et d'aucun dossier...

http://www.hauteprovenceinfo.com/article-21161-redortiers-le-contadour-le-grand-Eolien-trace-son-chemin.html
28/06/18 : Bouches-du-Rhône : EOLIEN FLOTTANT
Vents porteurs pour la Compagnie nationale du Rhône dans le golfe de Fos

La Compagnie nationale du Rhône a signé l'acquisition des 25 éoliennes développées en 2005 par Mistral Energie à Port-Saint-Louis-du-Rhône sur la zone industrialo-portuaire. D'autres projets pourraient y voir le jour.
« Nous disposons aujourd'hui en Provence-Alpes-Côte d'Azur de la plus grosse puissance installée en matière d'énergie éolienne avec 39 MW entre Port-Saint-Louis-du-Rhône, Fos-sur-Mer et Bollène. Pour la Compagnie nationale du Rhône, investie depuis 15 ans dans la diversification de son mix d'énergies renouvelables, cette zone présente des opportunités considérables », explique Nicolas Gay, responsable du développement éolien à la CNR. Le groupe a en effet signé ce 27 juin l'acquisition des 25 éoliennes implantées par Mistral Energie* au milieu des années 2000 (21,25 MW) à Port-Saint-Louis-du-Rhône, avant que la CNR ne positionne ses quatre machines à Fos-sur-Mer (10 MW).
A l'époque, le Grand port maritime de Marseille (GPMM) affichait de grandes ambitions sur l'éolien auxquelles il n'a pu donner suite en raison, entre autres, de la proximité de la base aérienne d'Istres. Le parc de Mistral Energie et Reen* est situé sur ses terrains. L'obligation d'achat de l'électricité produite arrivait à son terme en 2020. Désormais propriétaire de la ferme, la filiale de la CNR, CN'Air, vendra dans deux ans la production directement sur le marché, sans soutien public.
Vision long terme
L'investissement pour cette acquisition reste confidentiel mais il signe la volonté de la compagnie de se déployer durablement sur le site et en région. « Ces éoliennes ont rempli leurs objectifs depuis leur mise en service, tournant par tous les secteurs de vent. Elles peuvent durer encore une dizaine d'années, poursuit Nicolas Gay. Nous pouvons ensuite envisager la modernisation du parc avec des machines de nouvelle génération, plus puissantes, en étroite concertation avec les collectivités locales, les militaires et tous les acteurs de la préservation du milieu naturel ».
Avec ses deux parcs, proches l'un de l'autre, la CNR peut mettre en œuvre des synergies opérationnelles en termes de maintenance. Elle se projette à plus long terme sur le golfe de Fos. « Il reste un fort potentiel à examiner sur des zones déjà marquées par la diversité des activités humaines pour de nouveaux projets éoliens ou solaires, par exemple par des centrales photovoltaïques au sol ou en ombrières ou flottantes sur des plans d'eau. Nous recherchons une maîtrise de l'aléa climatique par un pilotage intelligent des différentes énergies », conclut Nicolas Gay.
* Groupements d'intérêt économique
https://www.tpbm-presse.com/vents-porteurs-pour-la-compagnie-nationale-du-rhone-dans-le-golfe-de-fos-2402.html
14/06/18 Forcalquier : Quand le grand éolien menace la Montagne de Lure
Débat public avec les Amis de la Montagne de Lure dans la salle Pierre Michel de Forcalquier.
La salle Pierre Michel à Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence) recevait il y a quelques jours le public pour un débat sur le thème : «Du Contadour à Forcalquier Le Grand Eolien menace la Montagne de Lure». Organisé après les débats rencontres de Banon et de Saint-Etienne-les-Orgues, ce sont environ 140 personnes qui se sont déplacées afin d’écouter et de débattre sur ce projet d’implantations d’éoliennes sur la montagne de Lure.
Prenant la parole, la présidente de l’association, Hélène Merle a rappelé quelques principes de base à savoir que l’association «était favorable aux énergies renouvelables, mais pas à n’importe quel prix», que «la Montagne de Lure était un bien commun qui n’est pas à vendre», «que le paysage ne nous appartient pas, que nous l’empruntons». Elle a aussi émis le souhait que «le nombreux public présent devienne porte-parole des mises en garde de l’AMILURE ainsi que de sa résistance».
La réunion a fait l’objet de projections des enjeux environnementaux, avifaune, chiroptères, patrimonial, paysager, juridique, santé, économique, autant de thèmes qui ont alimenté le débat. La projection à l’échelle de quelques-unes des 70 éoliennes selon le schéma grand éolien a mis en contradiction celui-ci avec le photomontage du promoteur RES. Il est à noter que cinq projets de ce type ont été abandonnés dont celui de Peipin.
A noter les interventions d’un astrophysicien de l’observatoire de Haute Provence, dont les réserves vis-à-vis du projet sont réelles, d’un avocat membre du conseil d’administration de l’AMILUR, d’un ornithologue qui a détaillé les richesses de l’avifaune, et bien d’autres points qui se trouvent énoncés sur le site de l’association.
Outre le travail d’information et de débats, l’AMILURE a enregistré de nouvelles adhésions et peut se faire fort de 363 adhérents, adhérents qui vont continuer à alimenter et animer de nombreux débats sur l’ensemble des communes. Le mot d’ordre de fin de réunion : «Poursuite du travail de conviction !»
Pour contacter l’AMILURE : amilure04@gmail.com facebook.com/Ami Lure

http://www.hauteprovenceinfo.com/article-20655-forcalquier-quand-grand-eolien-menace-montagne-lure.html
09/06/18 : Alpes de Haute-Provence : Les amis de la montagne de Lure se sont mobilisés ce vendredi contre le projet d’éoliennes

Ils se sont mobilisés ce vendredi : un grand débat public a été organisé à la mairie de Forcalquier par l'association "Les amis de la montagne de Lure". Environ 100 personnes étaient présentes pour échanger et débattre sur l'arrivée de 8 éoliennes à Redortiers. Pour Koeltz Patrick, l'administrateur de l'association, on a surtout affaire à un problème économique.
https://www.dici.fr/actu/2018/06/09/alpes-de-haute-provence-amis-de-montagne-de-lure-se-mobilises-vendredi-contre-projet-d-eoliennes-1145252


05/06/18Alpes-de-Haute-Provence : les amis de la montagne de Lure toujours mobilisés contre le projet d'éoliennes
C'est un projet qui agite le pays de Forcalquier et surtout la montagne de Lure : l'arrivée de 8 éoliennes. Cette annonce soulève de nombreux opposants et des débats publics ont déjà été organisés par les amis de la montagne de Lure afin de discuter du projet , le prochain aura lieu ce vendredi a Forcalquier. Quelques jours avant nous avons retrouvé Richard Colin membre de l'association des amis de la montagne de Lure.

03/05/18
Hautes-Alpes : Un projet d'éoliennes à Saint-Julien-en-Beauchêne
Un parc de cinq à six éoliennes de 144 mètres de hauteur est projeté par la société Valorem sur les hauteurs de cette commune du Haut-Buëch.
Le conseil municipal de Saint-Julien-en-Beauchêne a approuvé, le 27 avril, la signature d'une promesse de bail emphytéotique* avec la société française Valorem pour l'installation d'un parc éolien. Le projet vise à installer cinq à six éoliennes de 144 mètres de haut au col de Montanit (1294 m). Un mât de mesure de 80 à 100 mètres doit désormais être installé dans le cadre de l'étude de faisabilité. La commune va acquérir 10% des parts de la société d'exploitation et une possibilité sera offerte à la population d'acheter 5% de son capital au travers d'une « société citoyenne ». Cependant, ce projet ne fait pas l'unanimité puisqu'une cinquantaine d'opposants ont manifesté devant la mairie du village lors du vote du projet.
* Un bail emphytéotique (appelée aussi emphytéose) est un bail de longue durée, d'au moins 18 ans et d'au plus 99 ans.
https://www.tpbm-presse.com/un-projet-d-eoliennes-a-saint-julien-en-beauchene-2292.html

28/04/18Hautes-Alpes: projet éolien de St Julien en Beauchêne, vote de la promesse de bail
Projet éolien de St Julien en Beauchêne, le vote de la promesse de bail emphytéotique et du protocole d'accord avec la sociétéValorem a eu lieu ce vendredi soir. Le conseil municipal se réunissait alors qu'un rassemblement avait lieu devant la mairie pour dire "non" à ce projet. On comptait huit voix pour, deux contre et une absention selon nos confères du Dauphiné Libéré. Pour rappel, Valorem envisage de créer un parc de 5 à 6 éoliennes de 144 mètres de haut, pour une puissance de 15 Mégawatts.
http://alpesdusud.alpes1.com/news/hautes-alpes/68368/hautes-alpes-projet-eolien-de-st-julien-en-beauchene-vote-de-la-promesse-de-bail

27/04/18 : Hautes-Alpes : SAINT-JULIEN-EN-BEAUCHÊNE
Éoliennes : malgré une manifestation d’opposants le projet validé par le conseil municipal
Le conseil municipal de Saint-Julien-en-Beauchêne s’est réuni ce vendredi soir en mairie afin de lancer le fameux projet d’installation de six éoliennes de 144 mètres de haut au col du Montanit, en face et au sud du centre du village avec un mât de mesure de 80 à 100 mètres. Un projet qui est loin de faire l’unanimité. Juste avant la réunion une cinquantaine de personnes issues des associations de Saint-Julien, la Haute-Beaume, L’Épine et Chanousse ont manifesté leur désaccord à grand renfort de banderoles. Cela n’a pas empêché les élus de voter pour un bail emphytéotique et un protocole d’accord avec la société Valorem pour l’installation d’un parc éolien et d’un mât de mesure. Au final, on comptait huit voix ‘pour’, deux ‘contre’ et une abstention.
https://www.ledauphine.com/hautes-alpes/2018/04/27/eoliennes-malgre-une-manifestation-d-opposants-le-projet-valide-par-le-conseil-municipal


27/04/18
Hautes-Alpes : levée de boucliers à Saint-Julien-en-Bauchêne contre le projet d'installation d'un parc de 6 éoliennes de 144 mètres.
Un rassemblement citoyen a eu lieu ce vendredi devant la mairie de Saint-Julien-en-Bauchêne à l'occasion de la proposition de vote par le conseil municipal de la promesse de bail faite à Valorem qui porte le projet. Les manifestants appelaient à dénoncer la "politique de dévastation des sites du Haut-Buëch" du maire de la commune. Ce dernier n'a pas souhaité communiquer.
Reportage en ligne

https://www.dici.fr/actu/2018/04/27/hautes-alpes-levee-de-boucliers-saint-julien-bauchene-contre-projet-d-installation-d-un-parc-de-6-1131411

27/04/18 : Alpes de Haute Provence : Projet d’éolien... Après l’abandon à Peipin, stop ou encore au Contadour ?

Une réunion de «co-concertation» s’est tenue le 17 avril à Redortiers. Retour complet sur le projet avec une page spéciale.
Le 17 avril à Redortiers (Alpes-de-Haute-Provence) se tenait une seconde réunion dite de « co-concertation » organisée par l'industriel RES et son communicant Alter&Go. Environ 35 inscrits devaient participer à 3 ateliers de « co-construction », mais c'était sans compter avec la présence d'une soixantaine de personnes supplémentaires entendant bien nourrir un débat contradictoire...
Retrouvez notre page spéciale dans l'édition d'Haute-Provence Info en vente depuis ce vendredi 27 avril et ce jusqu'au jeudi 3 mai

26/04/18Hautes-Alpes : contre l'éolien, mobilisation dans le Buëch
Valorem envisage de créer un parc de 5 à 6 éoliennes de 144 mètres de haut, pour une puissance de 15 Mégawatts à Saint-Julien-en-Beauchêne.
Révolte contre un projet éolien à Saint-Julien-en-Beauchêne. Un rassemblement citoyen sera organisé ce vendredi, en marge du conseil municipal, qui votera une promesse de bail à l’entreprise Valorem. Cette société bordelaise, créée en 1994, compte aujourd’hui 190 salariés à travers le monde, avec un chiffre d’affaire dépassant les 56 millions d’euros. Elle envisage de créer un parc de 5 à 6 éoliennes de 144 mètres de haut, pour une puissance de 15 Mégawatts.
Un projet qui divise
« Monsieur le maire mène son combat sans trop s’inquiéter des réactions de la population », regrette Hélène Saletti qui est la présidente de l’association Défense de l’Environnement de la Vallée du Haut-Buëch. Pour le maire Jean Claude Vallier, il y a au contraire peu d’opposition à ce projet : « On a fait un cahier de doléances. Il y a 15 personnes qui ont protesté, 15 autres sont venues dire qu’elles étaient très favorables. Dans une commune qui compte un peu plus de 100 personnes, 70 n’ont pas bougé. »
« Vous aurez votre nature complètement bousillée », H. Saletti
Aspect visuel, aspect sonore, aspect touristique, ou encore aspect environnement : les thèmes de discordes sont nombreux pour les opposants. « Quand vous ouvrirez votre fenêtre, vous verrez six mâts, avec des grandes palles, des petites lumières à 150 mètres », se désole Hélène Saletti.
La majorité municipale voit elle dans ce projet une bouffée d’oxygène dans des budgets contraints. « C’est difficile à chiffrer dans l’immédiat, on table sur une somme qui devrait être supérieure à 120.000 euros par an », indique le maire de Saint-Julien-en-Beauchêne.
Un projet qui pourrait en lancer d’autres
Le marché a donc été décroché par la société Valorem basée à Begles. Un projet de parc éolien de 15 Mégawatts. Une aubaine financière qui attire plusieurs collectivités. Si ce projet arrive à terme, d’autres pourraient aussi aboutir dans le Buëch. « Dieu sait qu’il y a du monde dans ce domaine, c’est un lobby énorme. Ils tournent dans toute la région ». Selon l’association Défense de l’Environnement de la Vallée du Haut-Buëch, mais aussi Haut-Buëch Nature, ce territoire des Hautes-Alpes pourrait accueillir, à terme, entre 30 et 50 éoliennes.
Le reportage d'Aurore Vallauri : Télécharger le podcast
La mobilisation est prévue ce vendredi à 17h15, devant la mairie de Saint-Julien-en-Beauchêne.

http://alpesdusud.alpes1.com/news/hautes-alpes/68271/hautes-alpes-contre-l-eolien-mobilisation-dans-le-buech
26/04/18 : Hautes-Alpes : SAINT-JULIEN-EN-BEAUCHÊNE - Ils vont protester contre le projet éolien
Demain, à partir de 18 heures, se tient un conseil municipal à la mairie de Saint-Julien-en-Beauchêne. Juste avant, de 17 h 30 à 18 h, des gendarmes de la brigade de Veynes sont attendus pour une présentation des programmes de vigilance qu’ils préconisent dans les communes. Ils seront ainsi sur place pour ce qui pourrait bien être, sur le parvis de la mairie, une manifestation d’opposition au projet éolien de la commune.
Six éoliennes de 144 mètres de haut
Le dernier point à l’ordre du jour se nomme : “Éolien. Avancement de la concertation avec Valorem et mise en route effective du projet.” De plus : “Le maire demande aux élus […] de signer la promesse de bail emphytéotique et le protocole d’accord avec la société Valorem, pour l’installation d’un parc éolien sur le territoire communal […], de répondre favorablement à la demande de Valorem d’installer dans le meilleur délai sur une parcelle prévue dans le projet un mât de mesure.”
Ce projet concerne six éoliennes de 144 mètres de hauteur au col du Montanit, en face et au sud du centre du village. Le mât de mesure lui, serait d’une hauteur de 80 à 100 mètres.
Deux organisations d’opposition aux projets éoliens dans le secteur, Défense de l’environnement de la vallée du Haut-Buëch (DEVHB) et Haut-Buëch nature, appellent à “un rassemblement citoyen ce vendredi 27 avril à 17 h 15 devant la mairie de Saint-Julien-en-Beauchêne à l’occasion de la proposition de vote par le conseil municipal de la promesse de bail faite à Valorem”.
Ces deux organisations pourraient être rejointes par l’association de préservation des paysages épinois, ainsi que trois autres associations de Chanousse. « Il y aura toutes les associations, des banderoles, des pancartes et le village ! », espère Hélène Saletti, présidente de DEVHB et habitante de Saint-Julien, qui déplore néanmoins que ce conseil se tienne durant les vacances.
Notons parallèlement que le conseil votera aussi ce jour-là le taux des taxes locales.

https://www.ledauphine.com/hautes-alpes/2018/04/25/ils-vont-protester-contre-le-projet-eolien

25/04/18 : Hautes-Alpes : une manifestation contre l'implantation d'un parc éolien dans le Buëch

Lever de boucliers à Saint-Julien-en-Bauchêne et Montbrand contre le projet d'installation d'un parc de 6 éoliennes de 144 mètres. Un rassemblement citoyen est organisé ce vendredi à 17h15 devant la mairie de Saint-Julien-en-Bauchêne à l'occasion de la proposition de vote par le conseil municipal de la promesse de bail faite à Valorem qui porte le projet. Les manifestants appelleront à dénoncer la "politique de dévastation des sites du Haut Buëch" du maire de la commune.

https://www.dici.fr/actu/2018/04/25/hautes-alpes-une-manifestation-contre-l-implantation-d-un-parc-eolien-buech-1130560

20/04/18PLATEAU D’ALBION - Julien Aubert suit de près le dossier d’éoliennes à Redortiers (04)
Julien Aubert, député (LR) de la 5e circonscription de Vaucluse, avait saisi Bernard Guérin, préfet des Alpes-de-Haute-Provence, le 8 mars dernier à ...
https://www.ledauphine.com/vaucluse/2018/04/20/julien-aubert-suit-de-pres-le-dossier-d-eoliennes-a-redortiers-(04)

17/04/18
"Associer les habitants aux projets photovoltaïques et éoliens", selon Brune Poirson 😡😡

Tout le monde appelle de ses voeux le développement des énergies renouvelables. Problème : dès qu'un projet éolien ou photovoltaïque voit le jour, les habitants concernés se mobilisent contre pour des raisons paysagères, souvent étayés par quelques arguments scientifiques. Alors, on a posé la question à la Secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire à l'occasion de son passage à Manosque.
Pour Brune Poirson, c'est en associant les habitants en amont, mais aussi financièrement dans le projet que l'on peut sortir de ce problème récurent.
https://www.dici.fr/actu/2018/04/17/associer-habitants-aux-projets-photovoltaiques-eoliens-selon-brune-poirson-1127525

04/04/18 : Alpes de Haute-Provence : projet éolien, un atelier de concertation le 17 avril

Ce projet, de la société RES, prévoit l’installation de huit éoliennes sur la montagne de Lure à Redortiers le Contadour.
- Alpes de Haute-Provence -
Un atelier de concertation est organisé le 17 avril dans le cadre du projet éolien de Redortiers le Contadour. Ce projet, de la société RES, prévoit l’installation de huit éoliennes sur la Montagne de Lure. Cinq éoliennes devaient être installées sur le territoire de la commune de Peipin par cette société, un projet désormais abandonné suite à la découverte de nid d’aigles royaux. L’association les Amis de la Montagne de Lure se bat pour qu’à son tour, ce projet éolien de Redortiers le Contadour, ne voit pas le jour. « Il faut être attentif sur les problèmes de transition énergétique mais la Montagne de Lure dans son ensemble est un patrimoine collectif et commun. Il faut être attentif qu’il ne soit pas atteint par des projets industriels », explique Richard Collin de l’association les Amis de la Montagne de Lure.
« Il y a un vrai risque sur l’avifaune », R. Collin
Une pétition est en ligne. Elle a été signée par plus de 5.300 personnes. « Si Peipin a été abandonné, on ne voit pas pourquoi celui de Redortiers le Contadour ne le serait pas » précise Richard Collin.
http://alpesdusud.alpes1.com/news/alpes-de-haute-provence/67665/alpes-de-haute-provence-projet-eolien-un-atelier-de-concertation-le-17-avril

31/03/18 : Alpes-de-Haute-Provence : Le projet éolien de Peipin abandonné 😊
Le projet d'implantation d'un parc de cinq éoliennes à Peipin a été arrêté.
"Nous ne poursuivrons pas nos études sur le projet éolien de Peipin". C’est par ces mots que Matthieu Tusch, chef de projet chez RES, a annoncé l’arrêt du projet sur la commune des Alpes-de-Haute-Provence. Depuis 2016, la société RES étudiait, "en accord avec les collectivités locales et en concertation avec la population, la possibilité d’implanter un parc de cinq éoliennes sur la forêt communale de Peipin", précise-t-il.

http://www.hauteprovenceinfo.com/article-19609-le-projet-eolien-peipin-abandonne.html

27/03/18 : Alpes-de-Haute-Provence : nouvelle réunion sur le projet éolien à Redortiers

La société Res, qui a récemment annoncé son abandon du projet éolien de Peipin (Alpes-de-Haute-Provence) à la suite de la découverte de nid d’aigles royaux, maintient le projet de 8 éoliennes à Redortiers où les inventaires naturalistes sont en cours.
"À ce stade, les observations menées sur site ne semblent pas remettre en cause la faisabilité technique du projet." Res et Alter & Go, société chargée de la concertation, proposent de réunir élus, acteurs locaux et habitants lors d’un atelier de concertation sur le projet éolien du Crapon, ouvert à tous, à la salle des fêtes mardi 3 avril à 18h. L’association Amilure, collectif d’opposition, a d’ores et déjà fait savoir qu’elle serait présente.
Il est recommandé de s’inscrire sur : projet-eolien-crapon.fr
https://www.laprovence.com/actu/en-direct/4898558/breve-alpes.html

24/03/18 : Alpes-de-Haute-Provence : Alpes : pas d'éolienne pour Peipin
La société RES a officiellement décidé hier, de stopper les études pour ce projet à la suite de la découverte de la présence de deux nids d'aigles royaux

La construction d'un parc éolien de 5 unités sur les crêtes de Lure a été mise sur les rails en 2016. Frédéric Dauphin, le maire de la commune fortement endettée de Peipin, espérait les 84 000 € annuels (en plus des 66 000 € pour la communauté de communes).
Les mesures d'économies en cours pour résorber l'ardoise trouvée en arrivant en 2014 ne sont pas près de s'estomper puisque les études menées par la société Res viennent de mettre un terme définitif aux études de ce projet par la présence de deux nids d'aigles royaux, dont un situé sur la zone d'étude. Pour Damien Cousin, ingénieur projets à la Société Res, "au regard de la configuration du site, il nous est impossible de garantir un éloignement suffisant entre le nid et les éoliennes". Le choix de ne pas poursuivre ce projet a donc été fait. Le maire de Peipin ne cache pas sa déception : "C'est évidemment une très mauvaise nouvelle pour Peipin et la Communauté de communes, puisque cela représente une perte de revenus d'environ 150 000 € par an pour nos deux collectivités. Ce sera autant de moyens en moins consacrés au développement de notre territoire car, contrairement à ce que pensent les opposants à ce projet, qui, non contents d'être ultra-minoritaires, ne savent généralement pas de quoi ils parlent".
Faisant référence à l'activité touristique, "quasi inexistante et qui ne compensera jamais une manne financière pareille".Pour compenser les dettes importantes de la commune, le premier magistrat l'assure : "nous avons d'autres projets pour notre village. Nous sommes en effet une équipe municipale résolument tournée vers l'avenir, dont le seul objectif est d'oeuvrer pour l'intérêt général, à l'opposé des idées rétrogrades et égoïstes de quelques esprits obtus".
"15 % des oiseaux ont disparu"
L'association Amilure, par la voie d'Isabelle de Rouville est très satisfaite de cette décision. "Nous observons que 15% des oiseaux ont disparu en France. Nous reconnaissons que Res sait avoir le recul nécessaire, il faut leur rendre cet hommage. Nous sommes heureusement surpris par l'objectivité de la société Res et son respect de la faune. On s'en réjouit. Ici, il y a à longueur d'année les rapaces dans le ciel. Cela inquiétait les ornithologues".
Si le projet est abandonné à Peipin, les études se poursuivent sur le site de Redortiers.
https://www.laprovence.com/article/ecoplanete/4893448/alpes-pas-deolienne-pour-peipin.html

23/03/18Alpes de Haute-Provence : le projet éolien de Peipin est annulé
Depuis 2016, la société RES étudiait, en accord avec les collectivités locales et en concertation avec la population, la possibilité d’implanter un parc éolien de 5 éoliennes sur la forêt communale de Peipin (Alpes de Haute-Provence).
Depuis 2017, des études environnementales ont alors été effectuées et des inventaires naturalistes ont été réalisées sur place pour vérifier la faisabilité technique du projet et sa cohérence avec l’environnement. Selon l'entreprise, "ces études ont mis en évidence la présence de deux nids d’aigles royaux, dont un situé sur la zone d’étude".
Au regard de ces nouveaux éléments, RES a réexaminé ce projet et a donc constaté l'impossibilité "de garantir un éloignement suffisant entre le nid et les éoliennes". Les études sur le projet sont donc totalement stoppées. En revanche, les études se poursuivent concernant un autre projet éolien prévu sur la commune de Redortiers (Alpes de Haute-Provence).

https://www.laprovence.com/actu/en-direct/4892263/alpes-de-haute-provence-le-projet-eolien-de-peipin-est-annule.html

11/03/18
RUSTREL / REDORTIERS (04) : Julien Aubert s’oppose à un projet d’éoliennes
Julien Aubert, député LR de Vaucluse, a écrit à Bernard Guérin, préfet des Alpes-de-Hautes-Provence, concernant le projet d’installation d’éoliennes à Redortiers. Le député est fermement opposé à ce projet et sollicite des mesures de protection rigoureuses permettant de limiter l’impact, dans le cadre spécifique du laboratoire souterrain à bas bruit de Rustrel.
...
http://c.ledauphine.com/vaucluse/2018/03/11/julien-aubert-s-oppose-a-un-projet-d-eoliennes

01/02/18Hautes-Alpes : éoliennes à Saint-Julien-en Beauchêne, des associations vent debout
Alors qu'une réunion publique d'information était organisée au sein de la municipalité pour présenter le projet Valorem, les associations s'opposent déjà à ce qu'elles annoncent comme un dégât sur l'environnement, la faune, la flore et le bien vivre
- Hautes-Alpes -
C’est un appel à projets pour 5 éoliennes qui suscite déjà des oppositions à Saint-Julien-en-Beauchêne. En mai dernier, la municipalité mettait à l’ordre du jour une délibération : la mise en valeur de certaines parcelles communales en projet éolien. Huit sociétés étaient candidates et c’est aujourd’hui la société Valorem qui porte le projet. Une réunion publique de présentation se tenait ce mercredi après-midi.
Ils étaient une vingtaine d’habitants ou commerçants à avoir fait le déplacement, certains pour s’informer, d’autres pour s’y opposer.
Un dégât annoncé sur la faune, la flore et le bien-vivre
Plusieurs arguments avancés : le dégât environnemental et la nuisance sur les habitants. « Nos montagnes ne sont pas faites pour accueillir ce genre d’industrie », explique Hélène Saletti, présidente de l’association défense environnement Vallée Haut Buëch. Selon elle, ces éoliennes d’une hauteur de 144 mètres de haut « seront visibles à 35 km de distance, avec des flashs de nuit et de jour, des mouvements de circulation à une vitesse d’environ 300 km/h. Ce ne sera pas sans dégâts sur la faune et la flore, en particulier les oiseaux ». En plus de la vue de ces géants de fer, elle redoute également un « bruit continu ».
Pour la municipalité, il faut penser à demain
Le maire Jean-Claude Vallier quant à lui entend les oppositions, mais annonce faire toute confiance aux services de l’État qui décideront ou non de la faisabilité de ce projet. Il met en avant également la manne financière que cela rapportera : 2 fois le budget de fonctionnement de la commune qui est à 150.000 euros par an. « Les retombées financières dans la location de ces espaces seraient de cet ordre-là, sans parler du projet de co-développement proposé par Valorem », explique t-il.
En effet, la commune serait associée aux démarches « et si le projet va au bout, elle touchera une prime de résultat de cet ordre là également ».
« On a l’habitude de développer des projets participatifs », Valorem
Un projet qui pourrait, s’il est accepté, aboutir d’ici 2 à 3 ans. Quant à la société Valorem, elle était représentée par Clara Vrousos, chef de projet. Une société spécialisée en énergie verte, c’est-à-dire dans le développement d’énergies renouvelables, principalement de l’éolien. Une PME basée à Bordeaux qui veut donc implanter 5 éoliennes « de 15 mégawatts, soit la consommation de 45.000 habitants », précise t-elle. Quant aux opposants présents pour l’accueillir, elle rassure, « on a l’habitude de développer des projets participatifs mêlant la population. Le projet va être étudié sur tous les paramètres, environnementaux, acoustiques ou encore paysagers ».
http://alpesdusud.alpes1.com/news/hautes-alpes/65907/hautes-alpes-eoliennes-a-saint-julien-en-beauchene-des-associations-vent-debout

01/02/18 : Hautes-Alpes : 
SAINT-JULIEN-EN-BEAUCHÊNE - Le projet éolien de Valorem fait débat
Hier, une réunion publique s’est tenue, à la salle polyvalente, autour du projet éolien en cours dans la commune. La première depuis le choix par le conseil municipal, à la mi-janvier, de la société Valorem comme interlocuteur privilégié.
Clara Vroussos, chargée de projet dans cette entreprise, était la principale intervenante. Une cinquantaine de personnes sont venues : conseil municipal, habitants du village, du Buëch et ses environs, dont un certain nombre de voix critiques. Le projet éolien du col de Montanit, comme l’a rappelé Clara Vroussos, ce sont cinq éoliennes de 144 mètres de haut, un total de 15MW de puissance, une possibilité de participation financière des collectivités et des habitants, une rentrée de loyer pour la commune de 120 000€, plus 19 000€ de taxes et beaucoup plus pour le Département et la comcom. Du moins en l’état actuel de l’avancement du projet, car rien n’est arrêté, pas même le nombre d’éoliennes.
Cinq à sept éoliennes
« Au vu du site et du vent, il y en aura cinq mais on peut aller jusqu’à sept », a risqué Clara Vroussos, suscitant des inquiétudes dans le public.
Le maire Jean-Claude Vallier a dû insister sur « un maximum de six éoliennes », autorisées par la commune. Un point particulier, celui de la participation publique au projet, qui avait précisément séduit le conseil dans son choix de la société Valorem, a provoqué bien des réactions. « Dès le départ le terme participatif est totalement galvaudé », a estimé Baptiste Vialet, conseiller municipal de Saint-Julien, rejoint par Magalie Bonifay, élue d (Aspremont : « Pourquoi plutôt que de prostituer nos montagnes on ne crée pas notre propre énergie ? », s’est-elle interrogée, appelant de ses vœux une fédération plus large des habitants et des collectivités autour d’autres énergies comme l’hydraulique. « Une vrai question mais qui dépasse un peu le maire d’une petite commune », a répondu J.-C. Vallier.
« Sans acceptation locale, le projet ne sera pas fait » a affirmé Clara Vroussos, mais sur l’évaluation de cette acceptation, notamment à travers un questionnaire aux habitants, des questions se sont aussi posées : « À quel moment, à quel pourcentage la décision de ne pas continuer le projet sera prise ? », a demandé Jean-Claude Gast, ancien maire de Saint-Julien. « Ce sera une enquête, pas une question oui ou non au projet », a précisé Clara Vroussos.
Le véritable engagement de la commune se prendra au moment de la promesse de bail. Une promesse, qui protégera pour dix ans la société retenue, pourrait intervenir dans les prochaines semaines. Valorem compte en tous les cas lancer sa phase d’étude au printemps, et installer un mât de mesure au col de Montanit au mois de mai. Installation prévue des éoliennes : 2022.

http://www.ledauphine.com/hautes-alpes/2018/01/31/le-projet-eolien-de-valorem-a-la-moulinette-du-debat-public
31/01/18 : Var : 
Regain d'intérêt pour les parcs naturels régionaux

Une vingtaine de demandes sont en cours d'élaboration. Le label assure aux territoires qui en signent la charte une meilleure coopération industrielle et plus d'emplois.
Et un de plus. Avec le classement du massif de la Sainte-Baume , le réseau tricolore des parcs naturels régionaux compte désormais 52 espaces protégés, alors qu'une vingtaine de nouveaux projets sont à l'étude. Comme pour ses cousins, les objectifs de la charte signée par les 26 communes membres n'offrent pas de surprise. Au menu, préservation du caractère patrimonial et paysagé, valorisation durable des ressources et de la richesse culturelle, perspective d'aménagement respectueux de l'environnement... Mais, aux portes de trois grandes agglomérations, entre Marseille, Aix-en-Provence et Toulon, l'obtention de ce label prend un tour particulier.
Appels d'offres
« Nous avons maintenant les moyens de lutter contre quantité de menaces qui pèsent sur ce territoire », se réjouit le président du parc, Michel Gros. Ici, une usine d'enrobé, là, un projet de fermes éoliennes dans une forêt classée, là, un forage, et partout du mitage urbain empiétant sur les espaces naturels, qui constituent encore 80 % de ce territoire tranquille désormais perturbé par les loisirs motorisés.
Après cinq années de coconstruction, les 180.000 habitants de ce site comptent bien reprendre la main sur son développement. Un premier appel d'offres a été passé pour harmoniser la signalétique routière. Des appels à propositions sont également prévus pour développer, par exemple, une microrégie territoriale de production d'électricité propre, réaliser un atelier fromager communal, créer une biscuiterie. Sans oublier un cluster rassemblant les producteurs de rosé, le lancement d'une nouvelle activité de loisir aérien écoresponsable, ou le projet de création d'une monnaie locale.
Nouvelles filières
« La création d'un parc crée une émulation, qui fait d'emblée naître de nouvelles économies fédératives et innovantes mobilisant un grand nombre de ressources », explique Stéphane Adam, chargé des questions de développement économique et social auprès de la Fédération nationale des parcs naturels régionaux .
Dans les Pyrénées catalanes, c'est une filière de construction en pierres sèches qui a été remontée, dans le Gâtinais, en Bourgogne, on cultive à nouveau le chanvre . Et sur le plateau de Millevaches, dans le Limousin, les champs se sont couverts de sarrasin , une céréale oubliée que la France doit importer en quantité pour répondre à la demande. « Ce sont souvent des micromarchés, mais suffisants pour redynamiser des territoires essentiellement ruraux », poursuit Stéphane Adam.
Le chômage est ainsi plus faible dans les parcs naturels régionaux que dans le reste du pays, a analysé le Commissariat général au développement durable dans une étude sur les chiffres clefs . Dix d'entre eux affichent un taux inférieur à 7,5 % et 23 ne dépassent pas 11,7 %. Sans surprise, la part des emplois liés à l'agriculture y est plus importante qu'ailleurs (7,5 % contre 2,8 % hors les parcs), mais l'industrie y est également plus présente : 18,4 % contre 13,6 %. A l'inverse, commerces, transports et services y sont moins nombreux. « C'est le fruit des logiques d'intégration économique défendues par les parcs », explique Stéphane Adam, qui a actualisé ces données.
Economie circulaire

Dans plusieurs parcs, des chargés de mission mandatés par la fédération travaillent à mettre en place des réseaux de coopération entre les industriels pour développer, par exemple, des économies circulaires, sources de valorisation. Pour rationaliser leurs coûts d'approvisionnement, de logistique et de traitement de déchets, une vingtaine d'entreprises du parc du Livradois-Forez ont ainsi mis en place un circuit associant une papeterie locale pour lancer une gamme de mobilier écoconçu sous la marque Orika, qui permet de retraiter annuellement plus de 200 tonnes de carton.
Cet esprit de mutualisation des moyens touche aussi le marketing. Avec la création d'une marque unique fin 2016 - Valeurs Parc naturel régional - le nombre d'utilisateurs a littéralement explosé, passant de 2.000 entreprises utilisatrices à plus de 2.700 aujourd'hui. Plus lisible, bénéficiant de campagnes de communication massives relayées par les réseaux sociaux, la marque des parcs est, selon Stéphane Adam, « un outil de promotion de l'ancrage territorial et de l'authenticité qui plaît à l'époque ». Les entreprises qui commercialisent des produits sous ce label réaliseraient 20 % de chiffre d'affaires supplémentaire.
https://www.lesechos.fr/pme-regions/actualite-pme/0301200572761-regain-dinteret-pour-les-parcs-naturels-regionaux-2149675.php


31/01/18
Bouches-du-Rhône et Var - Éoliennes face à Sainte-Victoire : un recours et un rendez-vous à Aix
L'association de défense du cadre de vie Sainte-Victoire a de nouveau attaqué le projet devant le tribunal administratif de Toulon, et sollicite l'appui du maire d'Aix.
Après plus de dix années de procédures, qui se sont soldées par un échec devant le Conseil d'État en 2015, ils repartent au combat. Charles et Camille Rouy, vignerons, propriétaires du Château d'Ollières, ont déposé, via leur association de Défense du cadre de vie Sainte-Victoire (Decavi), un nouveau recours auprès du tribunal administratif de Toulon, pour attaquer l'autorisation de défrichement accordée fin novembre par le préfet du Var à la société Provencialis. Laquelle envisage de construire un parc éolien de 22 aérogénérateurs de 125 mètres de haut, pales comprises, sur les crêtes d'Artigues et d'Ollières, à 11 kilomètres à vol d'oiseau du pic des Mouches, plus haut sommet de la montagne Sainte-Victoire.
"Prendre en compte le risque incendie"
Vigoureusement opposés à ce projet, les Rouy mettent en avant deux arguments principaux. Outre la destruction du cadre de vie et d'espèces protégées, "il y a un autre volet important, celui de la protection incendie, avance Camille Rouy. Si un feu se déclare dans une zone d'éoliennes, les machines empêchent le travail des Canadair. Or le secteur d'Artigues a justement été touché cet été par un incendie." La Decavi n'est pas seule dans sa bataille : elle a déposé son recours conjointement avec la Société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France (SPPEF). Elle travaille également avec d'autres associations environnementales pour déposer un mémoire complémentaire.
Et aussi Sainte-Victoire : des éoliennes dans le panorama ?
"Nous ne lâcherons pas", assure Camille Rouy, toujours combative. Après avoir attaqué le permis de construire dès 2008, le Conseil d'État avait pourtant débouté, en 2015, les opposants, considérant notamment que le projet n'avait pas d'impact significatif sur la perception du massif Sainte-Victoire. Le dossier est revenu à la surface deux ans plus tard, avec cette fameuse demande d'autorisation de défrichement déposée au mois d'octobre par la société (voir encadré). Un nouvel acte administratif ouvrant la voie à de nouveaux recours. "Nous avons pris cela comme une seconde chance".
En attendant la décision du tribunal administratif de Toulon, l'association Decavi a sollicité un rendez-vous auprès de Maryse Joissains. En fin d'année dernière, le maire d'Aix avait pris l'initiative de faire approuver par les élus municipaux et du pays d'Aix, une motion contre ce projet de parc éolien qui, selon elle, "dénature l'un des paysages les plus emblématiques de la Provence". "Nous souhaitons la rencontrer, déjà pour la remercier d'avoir donné une ampleur régionale à ce dossier que l'on veut trop souvent cantonner au département du Var, précise Camille Rouy. D'autre part, nous aimerions lui exposer le projet plus en détail." Un appui politique qui pourrait, espère l'association, faire pencher la balance de son côté.
Autorisation de défrichement
Par arrêté en date du 16 novembre 2017, le préfet du Var a autorisé, sous conditions, la réalisation des travaux de défrichement portant sur une surface de 2,5 hectares. Rappelons que la Dreal, l'Autorité environnementale, avait, lors de la procédure de consultation publique, émis un avis réservé ; par ailleurs, 161 observations avaient été apportées (dont 58 exprimant une position favorable).
Parmi les conditions posées par les services de l'État, les travaux de défrichement devront être encadrés par un écologue ; la société devra mettre en oeuvre les mesures de compensations écologiques liées à la destruction du criquet hérisson, espèce endémique de Provence.
La société Provencialis, qui défend la nécessité d'un tel projet dans une région déficitaire en énergie, avait toujours mis en avant sa volonté de présenter un projet "transparent et exemplaire."

http://www.laprovence.com/article/ecoplanete/4815383/eoliennes-face-a-sainte-victoire-un-recours-et-un-rendez-vous-a-aix.html

05/01/18 : Alpes-de-Haute-Provence : Montagne de Lure / Installations d'éoliennes : la France Insoumise pour la tenue d'un référendum
Alors que le projet éolien de Redortiers-le-Contadour continue de faire débat, la France Insoumise donne sa position.
Depuis plusieurs semaines, le projet d'implantation de huit éoliennes d'une centaine de mètres de haut à Redortiers-le-Contadour (Alpes-de-Haute-Provence) alimente le débat. Plusieurs réunions se sont tenues et les différentes parties continuent d'exprimer leur approbation ou mécontentement. Dans un communiqué, les représentants de la France Insoumise dans le département estiment pour leur part "qu'il faut rapprocher les lieux de productions des lieux de consommation. L'acceptation ou le refus de ces installations doit se faire à travers un référendum concernant les populations concernées : de Banon à Peipin et la vallée du Jabron".
Si le projet devait voir le jour, la France Insoumise, par la voix de Pierre Néron, estime que "[l'implantation] doit être réalisée sur des terrains publics. Elle doit être compensée par la fermeture de l'équivalent en production d'électricité d'origine nucléaire. Il ne s'agit donc pas de combattre les éoliennes mais bien de lutter contre l'accaparement par les politiques libérales et les entreprises internationales de la transition écologique. Nos propositions ouvrent la voie à la discussion sur le terrain et à des propositions de transformation de production d'énergie à taille plus humaine".
http://www.hauteprovenceinfo.com/article-18541-montagne-lureinstallations-eoliennes-la-france-insoumise-pour-tenue-un-referendum.html

02/01/18 : Alpes-de-Haute-Provence : 
Rafale d’opposition au parc éolien dans les Alpes-de-Haute-Provence
Dans les Alpes-de-Haute-Provence, la vague de contestation grossit contre le projet de 13 éoliennes dans le Contadour et à Peipin. La pétition lancée par l’association d’opposants, Les Amis de la Montagne de Lure, a très vite recueilli 4 000 signatures.
Les Amis de la Montagne de Lure. C’est une association constituée le 15 octobre dernier qui compte à ce jour 190 adhérents et continue de voir affluer les adhésions. La pétition qu’elle a mise en circulation totalise en un temps record, 4000 signatures. L’objet de cette rafale d’opposition ? Un projet industriel de l’entreprise RES, filiale d’une multinationale domiciliée à Guernesey, de 8 éoliennes de 150 m de haut à Redortiers, dans le Le Contadour, et 5 autres à Peipin. Gérard Burcheri, maire de la localité, est favorable à cette installation et avance l’argument de l’apport financier en ces temps de restriction budgétaire. Cette position fait face à la fronde citoyenne, qui refuse « l’altération à jamais du paysage préservé des Hautes Terres, ouvrant la brèche à l’ouverture d’autres « fermes industrielles » qui s’implanteront sur la Montagne de Lure, de Peipin à Revest du Bion. » Le 1er décembre une réunion publique à l’initiative de l’association a réuni 180 personnes. L’exposé a couvert les aspects environnementaux, économiques, touristiques, paysagers... pour démonter un à un les avantages promus par l’industriel et faire état d’ « un projet sur-dimensionné qui va dénaturer un site exceptionnel. RES va devoir enfouir 17 Km de câble. Comment croire qu’ils n’ont pas d’autres projets pour rentabiliser cet énorme chantier ? Les enjeux financiers sont tels qu’une manne serait versée, sans aucun rapport avec la « privation de jouissance » de 2500 m2. Quelle cause à cet enrichissement ? Qu’achète exactement l’entreprise ? Comment ne pas voir dans cette « générosité » suspecte, la volonté d’ouvrir les vannes à des implantations qui saccageront la Montagne de Lure, sa faune, sa flore et ses villages perchés. Les chiffres sont clairs : l’offre faite à Redortiers est trois fois supérieure à la moyenne nationale ! Pour quelles obscures raisons ? »
Dans ces conditions, « ce n’est pas acceptable »
1er adjoint à Vachères, Daniel Le Cornec explique que la transition énergétique que défendent les « Centrales villageoises » dont il est membre, pend en considération l’ensemble des énergies renouvelables, y compris l’éolien, mais à plusieurs conditions qui n’ont pas pour visée le verdissement de la finance : que le projet soit respectueux de l’environnement, qu’il s’élabore en concertation avec la population, qu’il soit conçu dans la proximité, à la mesure du territoire et sur un espace recevable. Ce n’est en l’occurrence pas le cas. « Une vingtaine de kilomètres de tranchée jusqu’au transformateur de Limans, avec certainement la nécessité de renforcer les lignes à haute tension, des mats de 150 mètres sur ce lieu patrimonial, ce n’est pas acceptable ». Les communes de Revest-des-Brousses et Saumane ont adhéré à l’association des Amis de la Montagne de Lure et le conseil municipal de Vachères va en février délibérer pour à son tour rejoindre l’association d’opposition au projet RES.

http://www.lamarseillaise.fr/alpes/developpement-durable/66430-rafale-d-opposition-au-parc-eolien

27/12/17 : Var : Objectif PNR conteste certains arguments du projet éolien

L'association Objectif PNR a souhaité réagir à l'interview accordée par le directeur du développement éolien de La Compagnie du Vent sur le projet de Baumes-des-Lumes
Comme nous l'avons relaté dans notre édition du 13 décembre dernier, La Compagnie du Vent (Engie), qui porte le projet éolien de Baume-des-Lumes, a bouclé son dossier qui va être soumis aux services de l'Etat. Dominique Moniot, le directeur du développement éolien à La Compagnie du Vent avait indiqué son souhait d'en faire « un projet exemplaire ». Il avait également détaillé les points forts du dossier et évoqué les freins.
Sur la présence de l'aigle de Bonelli
Objectif PNR estime que « La Compagnie du Vent semble se soucier de l'aigle de Bonelli en maintenant l'emplacement initial, c'est-à-dire en refusant la proposition du maire de Belgentier de déplacer les éoliennes plus au sud. Or, ces engins ne sont pas inoffensifs pour les oiseaux. Deuxièmement, la taille du domaine vital global de ce rapace varie en fonction de la disponibilité alimentaire, c'est-à-dire entre 70 et 140 km². »
Sur la présence du projet dans une zone « déjà anthropisée »
L'association « conteste formellement » cet argument. « Il existe bien et depuis fort longtemps une ligne haute tension qui traverse ce...

23/12/17Montagne de Lure : une nouvelle réunion concernant le projet éolien
De nouvelles concertations devraient avoir lieu dans le courant de l'année 2018.
Cette semaine se tenait une réunion de restitution à Redortiers (Alpes-de-Haute-Provence) du «ressenti» de 29 personnes interrogées à propos de l'éolien. Cette rencontre organisée par l'industriel RES commanditaire d'Alter&Go chargé de communication, se voulait strictement réservée sur invitation. HPI a pu y assister.
Parmi les 13 «enquêtés» présents figuraient des élus de Redortiers, les maires de La Rochegiron et de l'Hospitalet, le maire de Saumane s'étant «spontanément» invité. Les trois propriétaires privés «récepteurs» de 6 éoliennes, également interviewés, étaient bien là. L’échantillonnage s'est constitué au «hasard» des portes qui ont bien voulu s'ouvrir, précise Alter & Go.
Les ingénieurs ont repris leur argumentaire bien rodé qui ne laisse aucune place aux doutes ou réserves sur la cohérence et l'efficience économique d'un parc de 8 éoliennes de 150 m de haut au Crapon sur «Les Hautes Terres».
Contrairement à une première information émanant de RES, plus besoin de 100 HA (voir HPI du 29 septembre 2017) mais de 45 HA équivalent MW, compte tenu de l'efficacité actualisée des panneaux photovoltaïques. Cette alternative aux retombées fiscales identiques mérite donc d'être étudiée, sachant que RES dispose d'une division solaire. Un ingénieur débatteur s'engage à saisir ses collègues afin d'apprécier sa pertinence. Une réunion publique traitera de cette opportunité réunissant les ingénieurs des deux disciplines... dont acte.
Au bénéfice du contradictoire, la mairie de Redortiers qui a fait appel à un concurrent Solaire Direct porteur d'un projet «solaire» de 7 HA au Pilon, ne pourrait-elle pas le solliciter pour information et étude ? Fin 2018, le dossier serait remis en Préfecture, toutes études ayant été menées, avant l'installation d'un mât d'étude de 100 m. Les résultats des mesures en cours de détection de chauve-souris et des sonomètres ne sont pas encore connus.
L'accord de l'armée est confirmé s'agissant d'un risque acceptable et la concertation continue avec le Laboratoire à Bas Bruit de Rustrel. L'ouverture d'un site internet et une diffusion large de l'information sont promis. Il demeure que les élus de Redortiers devront se prononcer, souhaitons qu'ils organisent une réunion avec l'ensemble des Redortiérains, résidents permanents ou non à une date favorable au bon fonctionnement de la démocratie locale.
Il n'y aurait aucun désagrément à résider à 600 ou 800 m d'une éolienne... aussi un esprit malicieux pose-t-il la question à nos élus : s'ils devaient choisir entre acheter une maison hors champ d'éoliennes à Redortiers ou une maison au Contadour à vue des 8 aérogénérateurs... hésiteraient-ils ?
http://www.hauteprovenceinfo.com/article-18363-montagne-lure-une-nouvelle-reunion-concernant-projet-eolien.html


20/12/17Le BV va certifier le champ éolien flottant Provence Grand Large
Bureau Veritas, mandaté par EDF Énergies Nouvelles, annonce réaliser la toute première certification d’un projet de parc éolien flottant en France : « Provence Grand Large », qui sera installé au large du Golfe de Fos, sur la zone dite de Faraman.
L’éolien flottant a un potentiel très important dans la production d’énergies renouvelables. Les éoliennes flottantes peuvent être installées à grande profondeur, près de 100 mètres en l’occurrence pour la zone de Faraman. Les zones d’implantation des parcs éoliens flottants permettent l’exploitation d’un vent fort et stable, éloigné des côtes. Les 3 éoliennes Siemens-Gamesa constituant le projet Provence Grand Large ont une puissance nominale de 8 MW chacune, elles seront montées sur des flotteurs SBM offshores et produiront au total l’équivalent de la consommation de 40 000 habitants.
Le processus de certification du projet de parc éolien pilote de Provence Grand Large est initié dans le cadre d’une démarche volontaire d’EDF Energies Nouvelles qui a sélectionné Bureau Veritas, acteur majeur dans le domaine, reconnu par l’IECRE pour ses compétences, son impartialité et son indépendance. Fort de son expérience de plus de 15 ans dans les projets éoliens offshore, de 35 ans dans l’industrie pétrolière offshore (certification de plus de 70 plateformes en Mer du Nord et 80 en Asie), Bureau Veritas est à même de réunir toutes les compétences requises pour un tel projet. Ses experts maîtrisent les technologies utilisées (ancrage, turbine, flotteurs, câbles, sécurité …), connaissent les standards et codes applicables, et réaliseront des études techniques indépendantes de stabilité et résistance.
« Provence Grand Large » sera le premier projet de parc éolien flottant certifié en France et l’un des tout premiers au monde. Bureau Veritas évaluera le projet dans sa globalité, phase par phase : appréciation des conditions du site (météorologie, maritime, géotechnique), étude en phase conception des différents composants de l’ouvrage, inspection des éléments manufacturés, surveillance du transport et de l’assemblage, jusqu’à leur mise en service et réception.
https://www.meretmarine.com/fr/content/le-bv-va-certifier-le-champ-eolien-flottant-provence-grand-large


20/12/17Macron relance l'éolien, la région est déjà dans le vent😠
Énergie - Méditerranée
L'énergie éolienne reprend des couleurs avec l'annonce du président de vouloir en finir avec les centrales thermiques. Dans la région, les projets sont déjà dans le vent.
Fini les fumées charbonneuses ou mazoutées : vive le vent marin ! En annonçant la fin des centrales thermiques d'ici à 2022, Emmanuel Macron relance en creux, la production d'énergie renouvelable, et en premier lieu les éoliennes.
Car il va bien falloir trouver une solution pour remplacer à la fois les centrales au charbon, mais aussi les centrales nucléaires. Car, même si dans un premier temps, le président estime qu'elles doivent rester dans la course, on souhaitera aussi réduire la part de l'atome dans le «mix» énergétique.
L'objectif pour Emmanuel Macron, c'est de se donner sept ans pour édifier un parc éolien, notamment offshore. Et là, il faut dire que notre retard est considérable : Le Royaume Uni possède 1 300 éoliennes offshore, le Danemark 500, l'Allemagne, 258, la Belgique près de 200… En France, il existe six projets de fermes éoliennes, dont deux en Occitanie, l'une face à Leucate Barcarès, l'autre face à Gruissan, avec quatre éoliennes chacune. Les quatre éoliennes, d'une puissance de 6, 2 MW chacune, produiront 100 millions de kWh, soit la consommation électrique d'une ville de 50 000 habitants pendant un an.
Pour Didier Codorniou, vice-président de la région Occitanie, qui porte le projet : «Nous sommes en phase avec le calendrier prévu pour les fermes expérimentales, mais il va falloir souquer ferme pour tenir les engagements. Le préfet de région demande aux préfets de mettre en œuvre la planification stratégique des espaces maritimes dès cet été.»
L'élu rajoute : «Même si la mer n'appartient à personne, nous devons continuer notre rôle de gérer les conflits d'usage, la concertation est notre maître mot».Contrairement à d'autres projets, celui-ci, au large des côtes, semble soulever peu d'opposition.
Aude : un projet participatif
Et si les habitants participaient à un projet éolien terrestre ? EDF vient en tout cas de lancer une campagne de financement participatif pour un projet éolien terrestre pour les Hautes Corbières. Le projet porte sur sept communes de l'Aude : Cascastel-des-Corbières, Mouthoumet, Dernacueillette, Laroque-de-Fa, Davejean, Massac et Palairac, où l'on pourrait faire pousser de 30 à 40 éoliennes.
A noter que dans le Tarn un autre opérateur, Valorem énergies a lui aussi lancé un financement participatif à une hauteur de 300 000 € pour l'implantation d'un parc éolien à Albine.
Les huit éoliennes de Soulanes de Nore produiront 60 000 MWh par an, soit l'équivalent de la consommation d'électricité de 21 500 foyers.
Pour les voisins de ce parc éolien, leur prêt sera remboursé avec un intérêt de 5,25 % et pour les «crowdfounders» des départements voisins, le taux sera de 4,75 %.

https://www.ladepeche.fr/article/2017/12/20/2708197-macron-relance-eolien-region-est-deja-vent.html

13/12/17 : Var : 
Découvrez à quoi pourrait ressembler le projet éolien de Baumes-Les-Lumes
Le projet de Baumes-des-Lumes a fait l’objet d’une étude paysagère approfondie qui a pour but d’identifier les composantes du territoire, les enjeux et les endroits depuis lesquels le projet pourrait être visible sur un vaste périmètre de 16,5 km autour de la zone d’implantation potentielle.
La Compagnie du Vent a fait réaliser des photomontages qui permettent de révéler la perception des éoliennes depuis les lieux les plus sensibles du paysage.
Au total, une quarantaine de photomontages ont été réalisés. Ils seront tous prochainement disponibles à la consultation du public. Voici en synthèse ce qu’il faut retenir de l’étude paysagère.









D’OÙ VERRA-T-ON LES ÉOLIENNES ?
D’après l’étude, les secteurs habités à l’ouest, au sud-ouest, au nord-ouest avec Signes et au sud avec Toulon sont complètement isolés des vues vers le projet. À proximité du site à l’étude, le relief et la végétation masquent majoritairement les vues vers le projet. Les photomontages réalisés depuis les bassins de vie et les principaux espaces habités de la vallée du Gapeau sont globalement sans visibilité possible. C’est notamment le cas pour Solliès-Toucas.
"Seuls les hauts de Belgentier offrent quelques points de covisibilité partielle", indique le document. La distance aux éoliennes est estimée à plus de 3km à vol d’oiseau.
La visibilité est également avérée à l’est du territoire. "Des perceptions peuvent être possibles mais avec une visibilité atténuée par la distance de près de 10 km", dit l’étude paysagère.
VISIBILITÉ NULLE DEPUIS LES MONUMENTS
Aucun monument historique n’apparaît en visibilité et covisibilité avec le projet. Notre-Dame de l’Assomption à Belgentier et la fontaine de Méounes-Montrieux sont clairement protégés de vues vers le projet.
UN SITE PARTICULIÈREMENT FAVORABLE
Sur le plan paysager, "le site du projet Baumes-des-Lumes jouit d’une situation exceptionnelle", indique l’étude paysagère.
Pour affirmer cela, elle s’appuie sur la distance minimale aux habitations fixée par la loi qui est de 500 mètres. Sur le massif de Siou Blanc, les éoliennes seraient situées à plus d’1,5 km des premiers riverains.
Cette faible visibilité du projet s’explique notamment par la configuration du relief permettant peu ou pas de vues vers la zone d’implantation potentielle et par l’éloignement du projet des lieux habités.
En conclusion, l’étude paysagère affirme qu’on ne trouve "aucun équivalent en région Paca d’un tel site de moindre impact".

13/12/17 : Var : Notre souhait est d'en faire
Solliès-Toucas Le projet éolien de Baumes-des-Lumes sera déposé en préfecture avant Noël. Entre récentes modifications et hiatus avec le Parc de la Sainte-Baume, on fait le point avec le porteur de projet, La Compagnie du Vent
Après deux ans d'études, La Compagnie du Vent (1), porteur du projet éolien de Baumes-des-Lumes dans le massif de Siou Blanc, s'apprête à déposer son dossier. Avant la fin de l'année, il sera sur le bureau de la DREAL Paca (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement) qui l'instruira pour le compte de la préfecture du Var.
Dominique Moniot, directeur du développement éolien à La Compagnie du Vent, dresse l'état des lieux de ce dossier qui fait grincer quelques dents localement, en l'occurence celles de l'association Objectif PNR (Var-matin du 16 octobre).

http://www.varmatin.com/environnement/notre-souhait-est-d-en-faire-191996

12/12/17 : "Non aux éoliennes !" dans le Var
JT 13H - L'installation d'éoliennes suscite de nombreuses polémiques dans le Var.
Dans le Var, plusieurs villages se mobilisent contre un projet d'installation d'une vingtaine d'éoliennes devant la célèbre montagne Sainte-Victoire, à Ollières. Les habitants veulent empêcher la création d'un parc éolien au creux de ce site naturel protégé Natura 2000. Selon eux, la valeur foncière risque de s'écrouler si on y rajoute des "éléments industriels".
Ce sujet a été diffusé dans le journal télévisé de 13h du 12/12/2017 présenté par Jean-Pierre Pernaut sur TF1. Vous retrouverez au programme du JT de 13h du 12 décembre 2017 des reportages sur l’actualité politique économique, internationale et culturelle, des analyses et rebonds sur les principaux thèmes du jour, des sujets en régions ainsi que des enquêtes sur les sujets qui concernent le quotidien des Français.
https://www.lci.fr/societe/non-aux-eoliennes-dans-le-var-2073182.html

12/12/17 : Var : Le projet éolien de Solliès-Toucas sera déposé avant Noël
Après deux ans d’études, La Compagnie du Vent (groupe Engie), porteur du projet éolien de Baumes-des-Lumes dans le massif de Siou Blanc (Solliès-Toucas), s’apprête à déposer son dossier.
Avant la fin de l’année, il sera sur le bureau de la DREAL Paca (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) qui l’instruira pour le compte de la préfecture du Var.
Afin de limiter l'impact visuel depuis Belgentier, la seule commune de la vallée du Gapeau à être en covisibilité, le projet a été ramené de 10 à 7 éoliennes.
http://www.varmatin.com/environnement/le-projet-eolien-de-sollies-toucas-sera-depose-avant-noel-191912

09/12/17 : Alpes-de-Haute-Provence : 
Eoliennes : L'association des Amis de la Montagne de Lure poursuit ses actions
En présence de 130 personnes, l’association a évoqué de nombreuses questions lors d'une réunion à Banon.
L'association des Amis de la Montagne de Lure (AMILURE) s’est réunie à Banon (Alpes-de-Haute-Provence), afin de présenter les derniers éléments en sa possession sur le projet d’installation d’éoliennes de 150m de haut sur le Contadour, et réaffirmer son opposition ferme à ce projet.

http://www.hauteprovenceinfo.com/article-18123-eoliennes-association-des-amis-la-montagne-lure-poursuit-ses-actions.html

06/12/17 : Alpes de Haute Provence : Alpes de Haute-Provence : à Redortiers-le-Contadour, on se mobilise contre les éoliennes de la montagne de Lure
La mise en place du parc éolien qui devrait voir le jour à l'horizon 2021 sur la montagne de la Lure dans les Alpes de Haute-Provence n'est pas près de s'imposer si facilement. En effet, l'association les amis de la Lure font signer une pétition sur le net qui a déjà reçu pas mal d'adhérents afin de s'opposer au projet de construction de ces huit éoliennes sur leur montagne situé à quelques kilomètres du village de Redortiers-le-Contadour.
Erratum : l'association compte 165 adhérents
https://www.dici.fr/actu/2017/12/06/alpes-de-haute-provence-redortiers-contadour-se-mobilise-contre-eoliennes-de-montagne-de-lure-1085427
02/12/17 : Var : 
Sainte-Victoire : une motion pour chasser les éoliennes du paysage
Dans le champ visuel de Sainte-Victioire, le projet de parc éolien à Artigues et Ollières (Var) fait débat
Le projet porté par la société Provencialis pour implanter 22 éoliennes de 125 mètres de hauteur sur les crêtes varoises d'Artigues et Ollières, à proximité du Grand Site Sainte-Victoire, fait réagir. Mercredi soir, les élus du Territoire du pays d'Aix ont adopté une motion contre ce projet qui ressort après dix années de procédures judiciaires.
Quant aux associations environnementales, elles ont aussi leur mot à dire. Si le Conservatoire d'espaces naturels (CEN) Paca, le Groupe chiroptères de Provence (GPC) et la Ligue de protection des oiseaux (LPO) Paca ont donné, à l'automne 2016, un avis de principe favorable pour siéger dans le futur fonds de dotation chargé de mettre en oeuvre les mesures compensatoires liées à la destruction d'espèces protégées, cet accord n'équivaut pas à un blanc-seing.
Les associations n'ont jamais dit soutenir le projet éolien et ont subordonné leur participation au comité de pilotage à plusieurs conditions : "Toutes les autorisations administratives relatives au projet devront être obtenues au préalable, avait prévenu le CEN Paca dans un courrier adressé à Provencialis en octobre 2016. Les demandes d'autorisation et de dérogation préalables à la réalisation du projet devront recueillir un avis favorable de la part des autorités administratives et scientifiques."
"C'est tout simplement la loi !"
Or, à ce jour, souligne le conservatoire d'espaces naturels, "aucune procédure n'a été validée". Mais surtout, alerte Marc Beauchain, administrateur au CEN Paca, "la société n'a effectué aucune demande réglementaire de dérogation pour destruction d'espèces. C'est anormal dans la mesure où il est avéré par les experts scientifiques qu'il y a atteinte à diverses espèces." Citons par exemple le criquet hérisson, l'aigle de Bonelli ou encore les chauves-souris. Pas de demande déposée, pas de dérogation accordée, donc pas de mesures compensatoires à mettre en place. Alors, à quoi bon un comité de pilotage ? "Ce comité n'aurait en effet d'intérêt que s'il permettait un suivi des mesures compensatoires, lesquelles doivent faire suite à une démarche réglementaire, insiste Marc Beauchain. Elles doivent être définies et validées par le CNPN (conseil national de protection de la nature, ndlr), et non pas au bon gré de la société." "C'est tout simplement la loi !", résume Emmanuel Cosson, directeur du GCP qui tire la sonnette d'alarme sur l'impact d'un tel projet éolien sur la mortalité des chiroptères. "Les études sont incomplètes, ajoute-t-il. On attend aujourd'hui les études définitives".
Réponse la semaine prochaine
De son côté, la LPO Paca rappelle que "le secteur d'Artigues-Ollières est un réservoir de biodiversité reconnu, avec la présence de 123 espèces d'oiseaux et 9 espèces de chiroptères. Cette zone est également marquée par la présence d'un couloir migratoire pour les oiseaux." Si l'association reconnaît que les mesures proposées par la société Provencialis sont "novatrices et positives avec la mise en place d'une détection vidéo allant de pair avec un système de blocage des pales lors des passages d'animaux", elle dit s'interroger sur les effets préjudiciables du projet. À savoir : "un dérangement de la faune résidente lors de la phase de travaux de défrichement, un fractionnement de l'espace naturel supplémentaire dû à un effet cumulatif des projets en cours ou réalisés, entraînant une artificialisation notable des espaces naturels dans un rayon proche de 15 kilomètres."
La LPO se réunira la semaine prochaine pour prendre une décision officielle sur ce projet varois. Projet que Provencialis veut "le plus transparent et exemplaire possible" mais qui, rappelons-le, a fait l'objet d'un avis réservé de la part de l'Autorité environnementale, la Dreal, dans le cadre de l'enquête publique relative à l'autorisation de défrichement. Celle-ci est toujours en cours d'instruction à la préfecture du Var.
http://www.laprovence.com/article/ecoplanete/4734434/sainte-victoire-une-motion-pour-chasser-les-eoliennes-du-paysage.html

01/12/17 : Var - 
Avis de tempête sur les éoliennes dans le pays d'Aix
Une motion a été proposée mercredi en conseil de territoire contre l’implantation d’un parc éolien sur les communes d’Artigues et Ollières, dans le Var. La présidente du territoire du Pays d’Aix, Maryse Joissains, redoute la dénaturation du massif Ste-Victoire.
Les éoliennes, oui. Mais les éoliennes sur la Sainte-Victoire, non. Voilà en substance, le contenu de la motion que la présidente du territoire du Pays d’Aix, Maryse Joissains, a soumise mercredi soir aux élus à l’occasion du conseil de territoire du Pays d’Aix à Saint-Cannat. Il aura suffi d’une série d’articles de presse sortis la semaine dernière pour provoquer la fureur de l’édile aixoise : enterré depuis dix ans, le projet d’implantation d’un parc éolien sur les communes d’Artigues et Ollières (Var) ressurgit et avec lui, l’éventualité de voir pousser 22 éoliennes de 125 mètres de haut au pied de la Sainte-Victoire.
La société Provencialis est à l’origine de la réactivation du dossier, fermé jusqu’en 2015 suite à l’attaque du permis de construire par diverses associations. Récemment, une demande d’autorisation d’occuper une parcelle de 25 hectares a été déposée auprès de la préfecture du Var. « Nous ne sommes pas directement concernés » note Lucien-Alexandre Castronovo (conseiller d’opposition aixois), qui soulève aussi le « besoin d’énergie » d’une région déficitaire.
« La Sainte-Victoire doit être respectée »
Guy Albert, maire de Jouques, avance un autre argument : « Beaucoup de petites communes du Haut-Var n’ont plus de moyens financiers et pourraient sortir la tête de l’eau grâce à ces petits revenus. Peut-être est-ce une solution pour simplement vivre ? » se hasarde-t-il, précisant soutenir la motion. Olivier Frégeac, s’il se dit lui aussi « solidaire des prises de position des élus du Pays d’Aix », affiche quelques réserves. A la tête du Grand Site Sainte-Victoire, le maire de Peyrolles souligne: « je veille à ce que les paysages ne soient pas entachés par ce type d’équipement et ce parc se situera en dehors du périmètre du Grand Site ».
Pour Maryse Joissains, « la Sainte-Victoire est un site remarquable, et même plus que ça : un symbole. Elle doit être respectée et protégée. Il faut arrêter ce processus car on sait quand ça commence, pas quand ça se termine ! Et il n’est pas acceptable que cette décision ait été prise sur un seul territoire alors que nous sommes aussi concernés ».
Un discours immédiatement soutenu par le maire d’Eguilles, Robert Dagorne qui, se disant « un peu écologiste sur les bords », précise : « Sous chaque éolienne, vous aurez un socle de béton à l’emprise impressionnante. Ils vont nous pourrir la nature ! »
« A nous de défendre ce site » conclut Maryse Joissains, qui évoque aussi les conséquences du parc éolien sur les écosystèmes et l’avis réservé de la DREAL sur l’étude d’impact commandée par Provencialis. La motion contre ce projet d’implantation a frôlé l’unanimité (trois abstentions des élus d’opposition aixois).

http://m.lamarseillaise.fr/bouches-du-rhone/developpement-durable/65566-avis-de-tempete-sur-les-eoliennes-dans-le-pays-d-aix

26/11/17 : Var : 22 éoliennes au pied de la St Victoire
C'est un dossier vieux de 10 ans : un projet de 22 éoliennes sur les communes d'Artigues et Ollières dans le Var, près du Grand site Sainte Victoire. La société Provencialis vient de réactiver le dossier. Une demande d'autorisation de défrichement de 25 hectares a été déposée.
Cela fait maintenant dix ans que Charles Rouy, se bat contre l'implantation de ces éoliennes de 125 m de haut. Il est viticulteur, propriétaire du château d'Ollières et président de l'association de défense du cadre de vie de Sainte victoire. Dix ans de procédures devant les tribunaux pour ne pas dénaturer ce paysage emblématique de la Provence.
Un impact sur l'environnement et le paysage
Pour Charles Rouy, le président de l'association de défense du cadre de vie de Sainte victoire, l'impact environnemental sera énorme et aura des répercussions sur la faune : "Cet endroit est un endroit sauvage, un vrai poumon, un endroit préservé, un vrai désert avec biodiversité extrêmement riche avec différentes études d'impacts, des paysages immenses avec peu d'habitations mais vrai poumon vert donc venir défigurer ce paysage est une aberration". La société Provencialis vient de réactiver le dossier en déposant auprès de la préfecture du Var, une demande d'autorisation de défrichement de 25 hectares. Le parc éolien devrait se trouver sur une zone Natura 2000. C'est donc un coup dur pour cette association de défense du cadre de vie de Sainte Victoire.
Coup de gueule de la maire d'Aix-en-Provence
En apprenant la nouvelle, la Maire d'Aix, Maryse Joissans Masini a poussé un coup de gueule. Elle ne veut pas d'un parc éolien au pied de Sainte Victoire. Dans un communiqué, elle annonce faire présenter au Conseil de territoire du Pays d’Aix de ce mercredi 29 novembre une motion s’opposant à ce projet, qui, affirme-t-elle, "dénature l’un des paysages les plus emblématiques de la Provence". Un texte similaire sera également présenté le mercredi 13 décembre au Conseil Municipal d'Aix-en-Provence.

https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/22-eoliennes-au-pied-de-la-st-victoire-1511720607

22/11/17 : Var : NATURE : le très « controversé » projet de 22 éoliennes implantées dans le massif de la Sainte-Victoire va bien être examiné sous peu en préfecture
Le projet d’implantation d’un parc éolien de 22 aérogénérateurs de 125 m de haut, produisant 66 MW éoliennes massives dans le massif de la sainte-victoire sur les communes d’Artigues et Ollières qui avait refait surface en septembre dernier juste après la trêve hivernale chez quelques hautes autorités nationales parisiennes, avait ensuite connut « quelques fuites » régionales à la fin octobre dernier…
… Selon nos informateurs, la nouvelle gouvernance nationale vient de déléguer au seul préfet du Var (et sans que le préfet de région ne soit pas très loin de toute évidence) sous peu, le pouvoir de valider, ou non, l’autorisation d’exploitation du dit-parc. Une exploitation réelle du site est prévue début 2019 après qu’une autorisation de défrichement ait été déposée à la préfecture du Var le 16 février 2017 par la société Provencialis à l’initiative du projet vieux de 10 ans et que tout le monde pensait abandonné (…tu parles !).
Ce terrain est déjà « sous traitement » pour un total de 2 554 hectares sur 8 parcelles classées « NDe » (zone à caractère naturel, réservée à l’implantation d’un projet éolien).
Dernièrement un conseil municipal d’une commune varoise a viré au pugilat à ce sujet. Rappelons que depuis 2005 et le grenelle de l’environnement une loi imposait que d’ici 2020 chaque région se devait de produire 23% d’énergie renouvelable, une chance que n’ont pas hésité à saisir à l’époque quelques hommes d’affaires, se lançant dans l’achat ou la location de nombreuses étendues de forets dans le Var, les Bouches du Rhône, le Vaucluse notamment… avec parfois « l’aide » de plusieurs élus locaux. Aujourd’hui après Sarkozy, Hollande et désormais avec Macron, même si la loi a changé avec la COP21 les emprises du début des années 2000 sur les sols provençaux demeurent…et certains veulent « faire du business », coûte que coûte… telle est la problématique de 2017, qui aura raison ?
… la réponse et la jurisprudence restent au préfet du Var donc. Pour l’ensemble des chantiers en cours et pas que pour la sainte-victoire, nous connaissons pas moins de 20 projets d’installations de ce type en Provence.
Selon plusieurs associations de défense des riverains contre ce projet la hiérarchie chronologique des actes successifs du projet concernant la Sainte Victoire sont :
un dossier vieux de dix ans :
– 15 octobre 2007. Autorisation préfectorale de défrichement.
– 25 janvier 2008. Délivrance des permis de construire.
Arrêté du 31 mars 2009 autorisant la SAS Provencialis à exploiter une installation de production d’électricité
– 20 décembre 2010. Annulation des permis par le TA de Toulon (au motif principal de pollution visuelle, car les mâts de 125 m de haut sont visibles depuis la basilique de Saint-Maximin et la montagne Sainte-Victoire).
– 31 juillet 2014. La cour administrative d’appel de Marseille annule la décision du TA de Toulon.
– 9 avril 2015. Le Conseil d’État confirme la conformité des permis de construire. Les six permis de construire sont ainsi de nouveau valides depuis le 31 juillet 2014 pour une durée de trois ans. Ils ont ensuite été reconduits par les communes d’Artigues et Ollières.
– 16 février 2017. L’entreprise Provencialis dépose une nouvelle demande d’autorisation de défrichement, celle délivrée en décembre 2007 étant devenue caduque en 2015. – 20 octobre 2017. Fin de l’« Avis de participation du public par voie électronique », lancé sur le site de la préfecture du Var le 20 septembre précédent, au sujet de la nouvelle autorisation de défrichement.

http://www.pacainfoeco.com/index.php/2017/11/22/nature-tres-controverse-projet-de-22-eoliennes-implantees-massif-de-sainte-victoire-va-bien-etre-examine-prefecture/

22/11/17 : Var : Joissains ne veut pas d'éoliennes au pied de Sainte-Victoire
A la suite de l’annonce dans la presse d’un projet de parc éolien à l’est du massif de Sainte-Victoire, prévoyant l'implantation de 22 éoliennes de 125 mètres de haut sur les communes d’Artigues et d’Ollières, Maryse Joissains Masini, maire d’Aix, président du Conseil de territoire du Pays d’Aix, réagit pour faire connaître son désaccord. Dans un communiqué, elle annonce faire présenter au Conseil de territoire du Pays d’Aix du mercredi 29 novembre une motion s’opposant à ce projet, qui, affirme-t-elle, "dénature l’un des paysages les plus emblématiques de la Provence". Un texte similaire sera également présenté le mercredi 13 décembre au Conseil Municipal d'Aix-en-Provence.
http://www.maritima.info/depeches/politique/aix-en-provence/50881/joissains-ne-veut-pas-d-eoliennes-au-pied-de-sainte-victoire.html

22/11/17 : Var : Sainte-Victoire : des éoliennes dans le panorama ?
Un projet de 22 éoliennes sur les communes d'Artigues et Ollières, dans le Var, ressurgit après dix ans de procédures devant les tribunaux
C'est un projet vieux de dix ans, dont on n'entend guère parler dans les Bouches-du-Rhône. Et pourtant, de l'autre côté de la frontière départementale, à 11 kilomètres à peine du Pic des Mouches, plus haut sommet de la montagne Sainte-Victoire, un parc éolien pourrait voir le jour. Le projet porté par la société Provencialis, filiale d'Éco Delta, prévoit d'implanter 22 éoliennes de 125 mètres de haut, pales comprises, sur les communes d'Artigues (au Colle Pelade) et d'Ollières (sur les crêtes Carraire Est et Carraire Ouest). Dès 2008, un vent de contestation avait poussé des associations à attaquer le permis de construire, jusque devant le Conseil d'État. Mais en 2015, la plus haute juridiction administrative a tranché en déboutant les opposants, considérant notamment que le projet n'avait pas d'impact significatif sur la perception du massif Sainte-Victoire.
Aujourd'hui, deux ans plus tard, la société Provencialis vient de réactiver le dossier en déposant auprès de la préfecture du Var, une demande d'autorisation de défrichement de 25 hectares, la précédente étant depuis devenue caduque. Un coup dur pour les opposants. "Le projet revient comme il est arrivé : en souterrain", déplore Charles Rouy, viticulteur, propriétaire du château d'Ollières et président de l'association de Défense du cadre de vie Sainte-Victoire (Decavi), qui poursuit le combat de son père décédé depuis, épaulé par son épouse Camille. "Ce projet va défigurer un site extraordinaire, un désert au coeur de la Provence, aride, pelé mais magique ! Et tout ça pour de purs intérêts financiers. Il n'y a aucun intérêt écologique, seulement un intérêt économique", affirme Charles Rouy qui insiste : "Il y aura un réel impact paysager et environnemental. C'est un site avec des écosystèmes extraordinaires. Et puis ces éoliennes seront dans le champ visuel de l'abbaye de Saint-Maximin et de la Sainte-Victoire."
Avis réservé de la Dreal
Des arguments que développe également Gilles Cheylan, ex-directeur du Museum d'histoire naturelle d'Aix et aujourd'hui président du Conseil scientifique régional du patrimoine naturel, qui a adressé à titre personnel un avis au commissaire-enquêteur, avant la fin de l'enquête publique, le 20 octobre. "Bien que les communes d'Artigues et d'Ollières soient situées hors du périmètre du Grand Site Sainte-Victoire, l'impact paysager et écologique sera non négligeable pour le massif", dit-il. Impact visuel "considérable", au regard de la hauteur des éoliennes, impact environnemental "majeur" car le projet, écrit le scientifique, "porte atteinte à un habitat naturel fortement menacé en Provence, qui abrite de nombreuses espèces rares, voire endémiques". Selon Gilles Cheylan, le dossier de la société Provencialis présente plusieurs points faibles : "On est en mesure de se demander si les impacts ont bien été évalués, explique-t-il. Si ces impacts sont faibles, les mesures compensatoires sont alors trop réduites. Enfin, le pétitionnaire doit avoir l'autorisation de détruire des espèces protégées. Ces demandes dérogatoires doivent être introduites auprès du préfet, or cela n'a pas été fait, sauf pour le criquet hérisson."
De son côté, la Dreal, l'Autorité environnementale saisie dans le cadre de la procédure de demande de défrichement, a émis un avis, consultatif, réservé sur l'étude d'impact fournie par la société Provencialis. Elle pointe de nombreuses "imprécisions", "omissions" et "incohérences""Les insuffisances qui subsistent sur certains sujets ne permettent pas de rendre pleinement compte des impacts du projetNous avons pris en compte l'avis de la Dreal, Nous réalisons des études complémentaires que nous remettrons aux services de l'État.
Au préfet, ensuite, d'autoriser, ou non, ce projet éolien.
"C’est un projet important pour la région déficitaire en énergie"
La société Provencialis, filiale d’Eco Delta, entreprise spécialisée dans le développement de projets éoliens, est toujours dans l’attente de l’autorisation de défrichement en vue de la construction de son parc de 22 éoliennes sur Artigues et Ollières. Pour répondre aux remarques de la Dreal, qui a émis un avis réservé, "nous réalisons des études complémentaires que nous allons remettre aux services de l’Etat", affirme Andréa Jouven. "Notre volonté, poursuit la présidente d’Eco Delta, est d’avoir un projet le plus transparent et exemplaire possible." Réfutant agir "en catimini", Andréa Jouven insiste : "Toutes les décisions administratives ont été publiques. Tout a été fait dans les règles de l’art, tout a été publié comme il se doit."
La société met par ailleurs en avant le soutien qu’elle reçoit de plusieurs associations environnementales : CEN Paca, LPO Paca et GCP. Des structures qui devraient intégrer le comité de pilotage que Provencialis a décidé de créer "une fois que nous aurons toutes les autorisations nécessaires", pour assurer le suivi du projet et diriger la mise en œuvre des mesures de traitement et de compensation de l’impact environnemental.
Quant au lieu d’implantation choisi pour le projet, Provencialis vante les atouts du site : une grande étendue, loin des habitations, proche d’une ligne haute tension sous-utilisée à ce jour, proche d’une ligne RTE. "Ce projet de parc éolien est important pour la région, déficitaire en énergie, appuie Andréa Jouven. C’est un projet d’avenir pour les générations futures."
http://www.laprovence.com/article/societe/4719432/sainte-victoire-des-eoliennes-dans-le-panorama.html

13/11/17 : Var : Servitudes éoliennes au coeur du débat entre élus
Le débat autour des servitudes éoliennes s'est révélé très mouvementé à l'occasion du dernier conseil municipal.
Le débat autour des servitudes éoliennes s'est révélé très mouvementé à l'occasion du dernier conseil municipal. Julien Dridi, adjoint en charge de l'Environnement, a exposé que « pour réaliser son projet éolien, la société Provencialis - a
vec laquelle un bail emphytéotique a été signé pour cette réalisation le 15 juin 2017 - a informé la commune de la nécessité de lui accorder des droits d'accès supplémentaires pour cette réalisation ».
Basé au départ sur la forme du libellé de la délibération qui prend en compte d'autres fonds dominants (Ollières, Artigues), le débat tumultueux avec Nicolas Brémond (opposition) s'est installé progressivement.
CINQ VOTES "CONTRE"
Le maire, Yves Mancer, devait alors fermement préciser que « ce soir, nous délibérons uniquement pour l'accès aux deux éoliennes pour lesquelles il n'y a pas encore de passage », avant de procéder au vote (5 contre).
L'unanimité s'est faite autour de la perte de compétences (obligatoires et optionnelles) de la commune au profit de Provence Verdon, le renouvellement de convention avec un agriculteur pour la récolte de thym, la mise en place de fonds de concours pour travaux par la communauté de communes, l'acceptation d'une demande de versement d'aide de 20 000 e après signature du contrat DSP gestion des crèches, pour les primes de fin d'année de leurs salariés, et la participation financière des familles pour le séjour au ski de 40 enfants.

http://www.varmatin.com/environnement/servitudes-eoliennes-au-coeur-du-debat-entre-elus-183229

07/11/17Le projet éolien ressort des cartons dans le Haut-Var
Après quatre années de pétole, le projet d’implantation de 22 éoliennes sur des terrains situés sur ces communes d’Artigues et Ollières semble avoir retrouvé un vent porteur.
En réalité, l’entreprise qui le porte l’a discrètement réactivé et est aujourd’hui prête à lancer les travaux, pour une exploitation prévue début 2019.
Une autorisation de défrichement, déposée à la préfecture du Var le 16 février, est en passe d’être accordée à la société Provencialis, porteuse du projet.

Un étonnement pour certains, notamment les anciens opposants, qui pensaient avoir définitivement partie gagnée et ne sont, cette fois, pas préparés…
Une satisfaction pour d’autres, notamment les élus locaux, qui espèrent que, cette fois, aucun obstacle administratif ou environnemental ne se dressera face à une manne financière qu’on leur avait promis dès 2011.
LES CATACTÉRISTIQUES
Critères de choix du site selon l'entreprise Provencialis :
• grande étendue, loin des habitations ;
• ressources naturelles abondantes ;
• ligne THT sous-utilisée à proximité ;
• alimentation d’une zone fortement déficitaire en production électrique ;
raccordement direct au réseau RTE, passant sur le site.
Données recueillies sur les permis :
Les zones à défricher portent sur une superficie totale de 2 554 hectares, répartie sur 8 parcelles classées « NDe » (zone à caractère naturel, réservée à l’implantation d’un projet éolien). 22 aérogénérateurs de 125 m de haut, produisant 66 MW.
HISTORIQUE
un dossier vieux de dix ans :
- 15 octobre 2007. Autorisation préfectorale de défrichement.
- 25 janvier 2008. Délivrance des permis de construire.
- 20 décembre 2010. Annulation des permis par le TA de Toulon (au motif principal de pollution visuelle, car les mâts de 125 m de haut sont visibles depuis la basilique de Saint-Maximin et la montagne Sainte-Victoire).
- 31 juillet 2014. La cour administrative d’appel de Marseille annule la décision du TA de Toulon.
- 9 avril 2015. Le Conseil d’État confirme la conformité des permis de construire. Les six permis de construire sont ainsi de nouveau valides depuis le 31 juillet 2014 pour une durée de trois ans. Ils ont ensuite été reconduits par les communes d’Artigues et Ollières.
- 16 février 2017. L’entreprise Provencialis dépose une nouvelle demande d’autorisation de défrichement, celle délivrée en décembre 2007 étant devenue caduque en 2015. - 20 octobre 2017. Fin de l’« Avis de participation du public par voie électronique », lancé sur le site de la préfecture du Var le 20 septembre précédent, au sujet de la nouvelle autorisation de défrichement.
À venir. Une synthèse des observations et propositions du public sera établie et consultable (date non communiquée) sur le site var.gouv.fr pendant trois mois à compter de la publication de la décision.
À l’issue de l’instruction du dossier, le préfet du Var statuera par voie d’arrêté (autorisation, éventuellement assortie de prescriptions, ou refus).
http://www.varmatin.com/vie-locale/le-projet-eolien-ressort-des-cartons-dans-le-haut-var-181764

07/11/17 : Var : 
Le projet éolien qu'on croyait envolé fait un retour en catimini
Artigues / Ollières - Annoncé en 2006, le projet a été contesté en justice jusqu'en 2015. Après… plus rien, du moins en apparence. En réalité, l'entreprise qui le porte l'a très discrètement réactivé et est aujourd'hui prête à lancer les travaux, pour une exploitation prévue début 2019. Les opposants de l'époque découvrent tardivement cette renaissance et s'apprêtent à reprendre leur combat, en espérant qu'il n'est pas trop tard
En 2008, le dossier initial avait été attaqué par deux parties : l'Union départementale pour la sauvegarde de la vie, de la nature et de l'environnement 83 (UDVN83) (2) et l' « Association défense du cadre de vie Sainte-Victoire », sous la houlette d'Hubert Rouy, propriétaire du Château d'Ollières, dont les terres sont voisines de celles du projet.
L'UDVN83, devenue UDVN-France nature environnement (FNE) 83, présidée par Ramon Lopez, n'est, semble-t-il, cette fois, pas dans le coup (3).
L'Association défense du cadre de vie (Adecavi) Sainte-Victoire existe toujours. Charles Rouy poursuit l'œuvre de son père, Hubert, décédé en juillet 2016. Il est épaulé par son épouse, Camille, qui fut l'un des rouages de l'association lors des premières procédures.
Interrogé à la veille de la clôture de la campagne d'avis de participation publique préalable à l'autorisation de défrichement, le 20 octobre, il a dit « ne pas avoir eu connaissance de la relance du projet depuis son arrêt en 2010 » (lire ci-contre).
Jeannine d'Andréa, maire d'Ollières, nous a pourtant affirmé avoir procédé à l'affichage légal de l'avis préfectoral, qui devait être visible dès le 5 septembre. Quant au projet, l'élue est claire et ne s'étonne pas de cette renaissance : « Le dossier suit son cours depuis le début. »
En 2008, le « châtelain d'Ollières » s'était adjoint les services de la fédération nationale « Vent de colère », spécialiste de la lutte contre les projets éoliens industriels (2). Alain Bruguier, qui en fut président, confirme aujourd'hui que sa structure n'est plus au fait de l'évolution du projet Artigues/Ollières. Il n'est cependant pas exclu de voir revenir la fédération dans le combat.
Les études d'impact présentées par Provencialis (elles ont été publiées sur le site de la préfecture du Var durant la procédure d'avis public, jusqu'au 20 octobre, Ndlr) ne stipulent pas d'incompatibilité majeure entre le projet et la préservation de la biodiversité, malgré la proximité immédiate d'un site Natura 2000 (4).
DES MESURES DE PROTECTION INSUFFISANTES
Toutefois, l'avis de l'Autorité environnementale, missionnée par la Dreal, énonce que « les insuffisances qui subsistent sur certains sujets ne permettent pas de rendre pleinement compte des impacts du projet. » Il pointe notamment l'insuffisance des mesures de protection envisagées en ce qui concerne les oiseaux et les chauves-souris, ainsi que le manque de visualisation des impacts paysagers. Les éoliennes seront visibles depuis la Sainte-Victoire et la basilique de Saint-Maximin, toutes deux supposément protégées de ce genre de « nuisance ».
L'administration enjoint donc l'entreprise Provencialis de proposer des études affinées et de clarifier la mise en place et la nature des dispositifs de protection de la faune.
Toutefois, ainsi que cela est précisé en début de rapport l'avis de cette « autorité » n'est que consultatif et ne présume en rien de l'obtention des autorisations qui seront ou non données au lancement effectif du projet.
Les autorisations préfectorales sur ce type d'installations sont normalement soumises à la validation de différentes autorités, dont celle du ministère de la Défense, les projets éoliens mettant potentiellement en péril la sécurité des équipages d'hélicoptères militaires issus de la base EAlat du Cannet-des-Maures, qui s'entraînent dans la zone.
Selon Gabriel Magne, maire d'Artigues, un compromis ministériel a été trouvé, dès 2007, à l'initiative de Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Défense. Cet « arrangement » permettait alors la poursuite du projet, moyennant l'abandon de l'installation de l'une des éoliennes.
Sollicitée, la base-école aérienne de l'Aviation légère de l'armée de Terre, située au Cannet, n'a pas donné suite à notre demande d'information concernant la réalisation de ce projet éolien.

Qui ne dit mot consent ? 
À moins que, comme ce fut le cas pour le projet éolien qui fut annoncé à Saint-Martin, une opposition « discrète » de la part des militaires ne bloque définitivement le projet ?
15 octobre 2007. Autorisation préfectorale de défrichement.
25 janvier 2008. Délivrance des permis de construire.
20 décembre 2010. Annulation des permis par le TA de Toulon (au motif principal de pollution visuelle, car les mâts de 125 m de haut sont visibles depuis la basilique de Saint-Maximin et la montagne Sainte-Victoire).
31 juillet 2014. La cour administrative d'appel de Marseille annule la décision du TA de Toulon.
9 avril 2015. Le Conseil d'État confirme la conformité des permis de construire. Les six permis de construire sont ainsi de nouveau valides depuis le 31 juillet 2014 pour une durée de trois ans. Ils ont ensuite été reconduits par les communes d'Artigues et Ollières.
16 février 2017. L'entreprise Provencialis dépose une nouvelle demande d'autorisation de défrichement, celle délivrée en décembre 2007 étant devenue caduque en 2015.
20 octobre 2017. Fin de l'« Avis de participation du public par voie électronique », lancé sur le site de la préfecture du Var le 20 septembre précédent, au sujet de la nouvelle autorisation de défrichement.
À venir. Une synthèse des observations et propositions du public sera établie et consultable (date non communiquée) sur le site var.gouv.fr pendant trois mois à compter de la publication de la décision. À l'issue de l'instruction du dossier, le préfet du Var statuera par voie d'arrêté (autorisation, éventuellement assortie de prescriptions, ou refus).
La lutte environnementale n'est pas du tout son métier. Pourtant, une nouvelle fois, Charles Rouy, accompagné de son épouse Camille, va devoir se plonger dans les épais dossiers juridiques, à la recherche d'une faille permettant de contrer - ou tout au moins ralentir - l'installation des éoliennes. « Mon père (décédé en 2016, Ndlr) s'est battu pendant presque dix ans. Nous avions finalement perdu en dernière instance… Un peu épuisés, physiquement et financièrement… Et puis nous sommes retournés à nos vignes… Nous ne sommes pas farouchement opposés aux énergies nouvelles, au contraire, mais ce type de projet éolien n'est pas rentable économiquement sans le soutien de l'État. Ils sont montés pour faire du fric, rien de plus. Ici, cela nuira aux paysages, donc au tourisme, empêchera les moyens aériens de lutte contre les incendies de travailler… S'il y avait eu vingt éoliennes plantées là à notre arrivée, nous ne nous serions pas installés. » L'agriculteur n'est pas étonné de voir ressortir le dossier « par surprise » :
« C'était pareil en 2008 : ces gens fonctionnent comme cela. Ils travaillent avec les acteurs économiques, mettent la pression sur les élus… Promettent des emplois. On ressent clairement qu'il y a une volonté politique largement supérieure aux intérêts économiques réels. »
Toujours en attente de la délivrance de l'autorisation de défricher, la société Provencialis, par la voix d'Andréa Jouven, présidente d'EcoDelta, entité porteuse du projet initial, assure qu'elle est en train d'affiner ses études d'impact environnemental pour répondre aux remarques de la Dreal (lire ci-contre).
Quand on s'étonne de la « discrétion » dans laquelle a avancé le dossier depuis 2015, et de l'intérêt qu'il y aurait à pratiquer davantage la transparence pour éviter une nouvelle levée de boucliers, la réponse est simple : « Il nous était difficile de communiquer avant d'avoir toutes les autorisations. »
« Le message important qu'il faudrait que vous fassiez passer, c'est que c'est que ce projet est important pour les générations futures, qu'il correspond aux exigences de la Cop21 et de la conférence sur le climat, qu'il fait consensus entre les municipalités concernées… Il y a, en France, 11 000 MW/h produits par des éoliennes, et seulement 50 en Paca. Il faut combler ce retard, tout en proposant de l'emploi aux entreprises locales. » La fiche est disponible sur http://ecodelta.fr.
http://www.varmatin.com/environnement/le-projet-eolien-qu-on-croyait-envole-fait-un-retour-en-catimini-181566?t=OTVjOTc1YzQ0M2I5YzQ4NThmOGU3MGIzNDM1ZDA3MGJfMTUxMDA0Njg5OTYwNV8xODE1NjY%3D

26/10/17 : Bouches-du-Rhône : Eolien flottant : Des flotteurs SBM pour le projet Provence Grand Large
Trois éoliennes flottantes de 8 MW devraient être installées en 2019 sur la zone dite du Faraman à 17 km de la plage Napoléon, au large de Port Saint-Louis du Rhône. Le projet, baptisé Provence Grand Large, est lauréat de l’appel à projets de l’ADEME, lancé en août 2015 et accordé en novembre 2016. A la manœuvre, EDF Energies Nouvelles qui mène le projet, RTE qui va effectuer le câblage vers la terre et entre les machines, réparties sur une petite surface de 0.5 km2, Siemens qui va fournir...https://www.meretmarine.com/fr/content/eolien-flottant-des-flotteurs-sbm-pour-le-projet-provence-grand-large

16/10/17L'association objectif PNR conteste le projet éolien de Siou Blanc
Alors que la labellisation du Parc naturel régional de la Sainte-Baume est acquise, l’association Objectif PNR fait entendre sa voix contre le projet éolien. Entre autres arguments, elle pointe du doigt la position contradictoire du maire.
Jusque-là, peu de voix contestataires s’étaient élevées contre le projet éolien de Baumes-des-Lumes (massif de Siou Blanc), porté par La Compagnie du vent (filiale d’Engie) et soutenu par la municipalité de Solliès-Toucas.
Le président du Syndicat mixte de préfiguration du Parc naturel régional (PNR) de la Sainte-Baume, Michel Gros, avait émis un avis défavorable à l’implantation de dix éoliennes "sur un site remarquable qui est aussi un réservoir de biodiversité" et qui "n’a pas vocation à accueillir des installations industrielles" (Var-matin du 3 mai 2017).
LE PARC A LA MAIN
Alors que le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a officialisé jeudi 12 octobre la création du PNR de la Sainte-Baume comme le 52e PNR français, le devenir du projet éolien de Baumes-des-Lumes situé dans le périmètre du parc, est plus que jamais d’actualité. C’est en ce sens que le collectif d’associations regroupées sous la bannière...
http://www.varmatin.com/environnement/lassociation-objectif-pnr-conteste-le-projet-eolien-de-siou-blanc-175667












07/09/17EOLIENNES EN QUESTION ?
Cela pourrait s’appeler « Le bon, la brute et le truand n°2 ! ». Encore qu’il soit bien difficile de savoir qui est qui dans cet énième épisode de la guerre des éoliennes. Entre habitants du sud du département regroupés en associations qui contestent le bien-fondé de l’éolien dans le Buëch, des maires qui voient là sans doute des retombées financières pour leur commune et les services de l’Etat semblant jouer la montre dans un silence de cathédrale, bien difficile donc d’imaginer qui gagnera ce match que personne ne veut perdre. Aujourd’hui, parole aux associations…
Le feu couve
Elles ne partent pas en ordre dispersé à la guerre, les associations anti-éoliennes. Non, du niveau national au niveau régional et local, elles constituent un maillage de 1 500 associations et surtout une force qui n’hésite pas attaquer en justice certains programmes éoliens et à manifester. Ainsi, de grands projets ont été annulés ou mis en sommeil, tels les schémas éoliens régionaux suite à des décisions de justice. Il n’est qu’à voir encore les oppositions et manifestations actuelles qui occupent l’actualité de la Dordogne. Il faut dire que ces associations ont du pain sur la planche avec plus de 25 000 machines prévues dans l’Hexagone dans les prochaines années. Et les récriminations se conjuguent à tous niveaux : faiblesse des rendements énergétiques (20%) imposant des centrales polluantes en complément, faible part dans la production (4,3%), facture exorbitante de la production avec une électricité rachetée à un taux plus de deux fois supérieur au coût de production, une facture acquittée par les usagers et en constante augmentation au titre de la CSPE, impact sur la santé et la biodiversité, sans compter les chutes de vente de l’immobilier. « Dans le Buëch, où le tourisme, soit 80% de notre activité économique, sera particulièrement menacé, qui aura encore envie de venir ? » avancent les associations.
La faune et la flore menacés
Le document, signé de son directeur Europe, émane de la société Boralex et s’appelle « demande de dérogation pour la destruction de sites de reproduction et de repos d’espèces protégées » et « demande de dérogation pour la destruction d’espèces protégées ». Colère des associations qui découvrent plus de 30 espèces concernées, de l’aigle royal au vautour et au tétras-lyre, plus de vingt espèces d’oiseaux victimes annoncées par Boralex de collisions avec les éoliennes. « Même constat pour d’autres espèces animales et végétales terrestres, toutes protégées et condamnées en raison de la destruction de leur habitat lors des chantiers » précise encore un membre des associations. Comment peut-on justifier cela ? La réponse est nette : « Motif d’intérêt public majeur selon Boralex. »
La fronde sur le territoire
Comme souvent, la contestation a commencé avec banderoles et panneaux le long des routes, avant des réunions publiques. Le message affiché est clair : non à l’éolien. A la manœuvre, se retrouvent trois associations, en liaison avec Pivoine, une association de Bruis, toutes nées sur des communes où des projets éoliens ont émergé, bien souvent longtemps ignorés des habitants.
De Montjay à La Haute-Beaume et à Saint Julien en Beauchêne, souffle donc le vent de la contestation, un vent qui n’a rien de commun avec celui qui transforme son énergie cinétique en énergie mécanique au travers de pales ! Car sur ces communes, comme dans la vallée de l’Oule et ailleurs, existent des projets bien avancés d’implantation de ces machines, hautes de 150 mètres, que les industriels souhaitent installer sur les lignes de crètes. Ce qui fait dire à Jean-Philippe Salley, président de l’association Haut-Buëch Nature : « La justice a rejeté le schéma éolien régional. Les industriels, en réalité des financiers, reviennent avec le même projet. La société canadienne Boralex veut implanter 6 éoliennes sur la montagne d’Aureille au-dessus de la Haute-Beaume. »
Aureille et Saint Julien en Beauchêne, la chape de plomb ?
Le ton devient plus agacé, le préfet des Hautes-Alpes en est une des causes. « Malgré les diverses recommandations de la Commission d’Accès aux Documents Administratifs et nos demandes réitérées, le préfet ne nous donne pas accès aux documents relatifs au permis de construire et aux autorisations d’exploiter déposés par Boralex » assène J-F Salley. Et de se montrer tout aussi critique envers « les démarcheurs qui passent leur temps à tenter de convaincre les maires des petites communes rurales du bien-fondé de ces éoliennes pour des retombées financières dans leurs communes. »
Cap sur Saint Julien en Beauchêne où l’Association de Défense de l’Environnement de la Vallée du Haut-Buëch s’oppose au projet éolien porté par la mairie. Sa présidente, Hélène Saletti, revendique une pétition qui a rassemblé une majorité de 85 habitants de la commune, mais dont « le maire ne veut pas entendre parler, sous prétexte qu’il a la légitimité des urnes. » Légalité, légitimité ? Le fossé semble bien profond entre l’élu et l’association convaincue de sa représentativité. Pourtant, la mairie vient de lancer un appel d’offre clos mi-septembre 2017 et bien que le nombre d’éoliennes ne soit pas fixé par la commune selon les opposants, on s’accorde à citer leur nombre à 8. Et si l’édile évoque des difficultés pour construire des voies d’accès au site des éoliennes, « il aura recours à l’acheminement des éoliennes par ballons ou dirigeables ! On croit rêver »confie un des opposants. A noter que la Communauté de communes Buëch Dévoluy a apporté son soutien technique et une aide importante à la rédaction de l’appel d’offre, ce qui ne manque pas de rendre perplexes les anti-éoliens locaux, même si la collectivité a compétence en matière de développement économique. Enfin, trois élus de la Comcom ont intégré la commission de sélection des fournisseurs de générateurs. On le voit, comme à la Haute-Beaume, la situation est toujours tendue dans le Haut-Buëch et les associations n’entendent pas en rester là. Pour l’heure, toutes ensemble tentent d’informer et de convaincre les habitants de la vallée que les éoliennes y sont indésirables, « une fumisterie » résumée d’un mot par un ancien ingénieur d’EDF.
L’Épine et Ribeyret, un cas d’école
Enfin, regardons du côté de l’Épine et Ribeyret. Parole est donnée à Pierre Chauvet, président de l’Association pour la Préservation du Paysage Épinois : « Nous ne sommes pas en lutte contre nos municipalités, elles aussi opposées aux éoliennes, mais nous contestons la décision de la commune voisine de Montjay d’en installer sur son territoire, un projet qui aura un impact important sur L’Épine et Ribeyret. » On le comprend, rien n’est simple et chaque cas amène son lot d’interrogations. De Même, l’absence de communication et d’information vers les associations ou la population semble briller par son absence dans tous ces projets, « une façon de faire passer en force l’implantation d’éoliennes » entendra-t-on encore.
Enfin, notons dans les propos de J-P Salley « un soutien en demi-teinte » de Pascale Boyer, nouvelle députée de la circonscription : « Je suis pour le développement des énergies renouvelables. Il est évident que nous devons être attentifs à l’emplacement des installations. Nous ne pouvons pas détruire la qualité environnementale de notre département au profit de groupes industriels extérieurs » et de soutenir les coopératives de production d’énergies renouvelables, sans se prononcer toutefois sur une condamnation ferme de l’éolien dans le Buëch.
Sans doute les « pro-éolien » voudront-ils répondre aux associations et à la population. Si tel est leur souhait, nous leur donnerons très vite l’opportunité de s’exprimer dans ces colonnes.
http://www.alpes-et-midi.fr/article/eoliennes-question

 08/07/17 : Alpes-de-Haute-Provence : Des éoliennes sur les hautes terres chères à Giono ?
L'industriel Eole RES, un leader mondial spécialiste du solaire et de l'éolien, a présenté son projet sur le secteur de Redortiers-le-Contadour. HPI fait le point sur le dossier.
Des éoliennes sur les hautes terres chères à Giono ? Une aubaine écologique ou une industrialisation du paysage ? La question est posée, à la lecture du projet qui est en étude sur le secteur de Redortiers-le-Contadour (Alpes-de-Haute-Provence). Michel Jubin notre correspondant du pays de Banon fait le point sur le dossier.
http://www.hauteprovenceinfo.com/article-16111-des-eoliennes-sur-les-hautes-terres-cheres-a-giono-.html

31/05/17 : SAINT-JULIEN-EN-BEAUCHÊNE (05) - Ils s’invitent au conseil municipal pour contrer un projet d’implantation d’éoliennes

Une des délibérations du conseil municipal de Saint-Julien-en-Beauchêne a retenu leur attention : “Mise en valeur de certaines parcelles communales–projet éolien”.
Après vérifications, les associations Environnement de la vallée du Haut-Buëch et Haut-Buëch nature apprennent que le maire veut soumettre à l’approbation de ses conseillers un appel à projet d’implantation d’éoliennes sur le territoire de la commune.
Une entreprise contre laquelle compte s’ériger le collectif, aujourd’hui, en s’invitant à la séance plénière. « De manière calme, précise Jean-Philippe Salley, président de Haut-Buëch nature (HBN). Nous sommes des gens très sages, très respectueux. »
Un combat pacifique donc. Mais avec de nombreux arguments à faire valoir. À commencer par le fond. « Il s’agit d’une fausse énergie renouvelable. Ça fonctionne un jour sur quatre. Le reste du temps, il faut produire rapidement de l’électricité. Et donc mettre en marche des centrales thermiques qui produisent du CO2 », calcule le président de HBN, qui s’est largement penché sur le problème.
http://www.ledauphine.com/hautes-alpes/2017/05/30/ils-s-invitent-au-conseil-municipal-pour-contrer-un-projet-d-implantation-d-eoliennes

04/05/17 : Pour ne plus voir les éoliennes, le maire de Belgentier (83) propose de les déplacer !
La veille du déplacement à Marsanne, la Compagnie du Vent a procédé à une présentation du projet éolien à tous les élus toucassins, majorité et opposition confondues. Une première.
À cette occasion, le maire de Belgentier, Bruno Aycard, a proposé au porteur de projet une alternative, avec le soutien de son homologue, François Amat. « Je ne suis pas contre le projet en lui-même mais...
http://www.varmatin.com/environnement/pour-ne-plus-voir-les-eoliennes-le-maire-de-belgentier-propose-de-les-deplacer--133773

04/05/17 : Ces élus varois ont visité un parc éolien 👿👿👿👿

Solliès-Toucas Les élus de la commune qui porte le seul projet de parc éolien dans le Var sont allés visiter celui de Marsanne, dans la Drôme. Un déplacement inspirant qui a levé de nombreux doutes
Tournade, Ventéole, Bise-Où... Les huit éoliennes qui surplombent depuis 2008 la petite commune de Marsanne (1320 habitants), située dans la Drôme, à 16 kilomètres de Montélimar, portent toutes des noms affectueux. Donnés par les écoliers qui ont appris à les apprivoiser et à réaliser qu'elles leur fabriquent un avenir plus responsable pendant qu'ils font dodo.
UN ARGUMENT TOURISTIQUE
« Ils les adorent ! », assure Pablo, guide touristique de l'office de tourisme, au pied d'un grand mât. Un guide touristique pour des éoliennes, c'est sérieux ?
« On accueille autant de visiteurs ici que dans le centre ancien ! », assure-t-il. Au col de la Grande-Limite, les rêves des élus locaux ne semblent pas avoir rencontré d'entraves. En apparence seulement...
« Le projet a mis sept ans...
https://www.varmatin.com/environnement/ces-elus-varois-ont-visite-un-parc-eolien-133772

03/05/17 : Le dernier projet éolien du Var en quête de certitudes
http://www.varmatin.com/environnement/le-dernier-projet-eolien-du-var-en-quete-de-certitudes-133950

03/05/17 : Retour sur ces cinq projets de parcs éoliens avortés dans le VarLes élus de la commune qui porte le seul projet de parc éolien dans le Var sont allés visiter celui de Marsanne, dans la Drôme. Un déplacement inspirant qui a levé de nombreux doutes. L'occasion de revenir sur ces cinq projets varois recalés... ou en suspens.
Président de l’association pour la préservation des paysages du Haut-Var (APPHV), le Salernois Pierre Lambert qui vient de prendre la tête de la Fédération régionale Alpes Provence Côte d’Azur environnement, fait le point sur les projets éoliens à bout de souffle... Pour l’instant.
MONS
A la limite des Alpes-Maritimes, la petite commune de Mons attisait les convoitises de la société Opale. La fin de non-recevoir du Syndicat mixte d’aménagement du vol à voile couplée à la faible qualité et vitesse des vents a eu raison du projet en 2013.
PLATEAU DES PALLIÈRES
Approuvée dès 2003 puis confirmée en 2007 par arrêté préfectoral, l’installation de quatorze éoliennes d’une hauteur de 125 mètres pour 51 MW de puissance sur le plateau des Pallières, entre Saint-Martin et Seillons, a finalement périclité en 2013 face aux impératifs aériens de l’École de l’aviation légère de l’Armée de terre du Cannet.
TRIGANCE
Le projet de voir émerger sur la commune une à deux éoliennes en 2014 a très vite été recalé.
PORTES DU VERDON
Le vaste parc éolien industriel (une quarantaine de mâts) imaginé par EDF énergies nouvelles fin 2014 entre les communes de Villecroze, Aups et Salernes est à l’arrêt depuis 2015.
ARTIGUES - OLLIÈRES
La société Eco Delta envisage depuis des années un parc de 22 éoliennes de 3 MW, soit une puissance totale de 66 MW. Sur les communes visées, Artigues et Ollières, toujours pas l’ombre d’un mât rotatif.
http://www.varmatin.com/environnement/retour-sur-ces-cinq-projets-de-parcs-eoliens-avortes-dans-le-var-134060

26/04/17 : Alpes de Haute-Provence : un projet éolien à Peipin contesté par le FN
La ville de Peipin veut se tourner vers les énergies renouvelables, par idéologie, mais aussi pour créer de nouvelles ressources financières. Le FN y voit un projet qui va défigurer le paysage.
- Alpes de Haute-Provence -
Le Front National monte au créneau, contre un projet de parc éolien sur la commune de Peipin. Un avant-projet a été présenté aux habitants en avril par la municipalité, avec l’idée d’installer 5 éoliennes sur les crêtes de Lure. La ville de Peipin veut se tourner vers les énergies renouvelables, par idéologie, mais aussi pour créer de nouvelles ressources financières. Le FN y voit un projet qui va défigurer le paysage.
Tout est envisagé, rien n’est acté
Deux réunions publiques ont eu lieu en avril dernier à Peipin. La municipalité a présenté le projet porté par l’entreprise RES, filiale du groupe britannique Robert McAlpie. Un chantier à 30 millions d’euros, pour installer cinq éoliennes sur les crêtes de Lure, soit la puissance électrique consommée par 5.000 foyers en moyenne (11.000 habitants). « Il s’agit d’un avant-projet. On a identifié une zone favorable. On a rencontré les élus locaux. On a commencé toute une concertation avec les habitants », explique Julien Clément, l’ingénieur en charge du projet.
Rien n’est donc acté. En mars dernier, Frédéric Dauphin, le maire de Peipin, annonçait sur Alpes 1 son souhait de produire des énergies vertes. « Géographiquement, c’est vrai qu’on est très bien placé, pour tout ce qui est énergies renouvelables, photovoltaïque et éolien ».
Une manne financière ?
Sur les 30 millions d’euros d’investissements, 900.000 euros iraient dans les poches des entreprises locales grâce à des marchés qu’elles seraient en capacité de décrocher. Durant l’exploitation du parc éolien, la commune de Peipin pourrait aussi toucher sa part du gâteau chaque année. « C’est à peu près 66.000 euros de retombées pour la commune. Il y a les communes voisines, la communauté de communes, on est sur la fiscalité à 66.000 euros. Et puis, il y a le niveau du département où on est dans l’ordre de 40.000 euros de retombées fiscales », estime Julien Clément de RES Group.
Des arguments jugés insuffisants par Grégory Roose, le secrétaire départemental du Front National 04. « Je ne suis pas certain qu’avec 60.000 euros, on puisse faire des routes, on puisse faire grand-chose. »
Impact sur le tourisme ?
Le FN qui dénonce aussi l’impact visuel et sonore, pour les habitants et les touristes. « Les éoliennes à l’entrée du département auront un effet complétement néfaste ». Le Front National qui dénonce aussi l’appel aux travailleurs détachés dans ces chantiers éoliens, avec, « des Polonais, des Roumains, des Espagnols payés en dessous du SMIC ». Le parti frontiste demande un référendum local.
Le maire de Peipin, Frédéric Dauphin, n’a pas voulu réagir directement au Front National : « Je n’ai pas d’ordre à recevoir d’un parti politique, quel qu’il soit », se disant malgré tout pas fermé à l’idée d’un référendum. La commune qui réfléchit également à un projet photovoltaïque.
http://alpesdusud.alpes1.com/news/alpes-de-haute-provence/59093/alpes-de-haute-provence-un-projet-eolien-a-peipin-conteste-par-le-fn

19/04/17 : Alpes-de-Haute-Provence : à Peipin, les peurs sur les futures éoliennes dissipées selon le maire
Un parc de cinq éoliennes devrait voir le jour à Peipin afin d’utiliser les énergies renouvelables pour l’électricité du village. La nouvelle a été plutôt bien reçue par les citoyens. Frédéric Dauphin le maire de Peipin : vidéos en ligne
http://www.peipin.fr/alpes-de-haute-provence-a-peipin-les-peurs-sur-les-futures-eoliennes-dissipees-selon-le-maire-itw-par-dci-tv/

17/04/17 : Eolien en Auvergne Rhône-Alpes : un taux de charge très inégal

Le taux de charge pour le secteur éolien en Auvergne Rhône-Alpes s'élève en moyenne à 23% avec de fortes disparités au cours de l'année. L'énergie éolienne se caractérise par un taux de charge variable au fil des mois. Le taux de charge est le nombre d'heures pendant lequel l’équipement produit de l'électricité. Réseau de Transport[...]
http://www.enviscope.com/environnement/eolien-en-auvergne-rhone-apes-un-taux-de-charge-tres-inegal/53202

17/04/17 : Alpes : les habitants de Peipin (04) découvrent le projet éolien

L'avant-projet prévoit l'implantation de 5 éoliennes sur les crêtes de Lure
Plus de 80 personnes écoutent avec attention la présentation de l'avant-projet. Les inquiétudes portent visiblement sur les nuisances sonores et la pollution visuelle : 150 mètres de haut en bout de pale.
"On confond énergie renouvelable et écologie. Cela va dénaturer le site", estime Pierre, 66 ans. "Je suis favorable, l'esthétique ne me dérange pas", souffle Béatrice, 45 ans. "Si c'est loin des habitations, il n'y a pas de raison", poursuit sa voisine, Nadège, 42 ans.
Un chantier estimé à 30 millions d'euros
Le projet d'implantation de cinq éoliennes (consommation domestique de 11 000 habitants) en forêt communale est porté par la société RES, filiale du groupe britannique sir Robert McAlpine. "Le secteur présente une bonne faisabilité technique. De plus, il se situe dans un secteur favorable du Schéma Régional Éolien, document co-réalisé par l'État et la Région Paca. Sur Peipin les habitations sont situées à 2 km (et 1,8 km de Valbelle), contre 500 m réglementaires", résume Julien Clément, ingénieur projets chez RES. Ce chantier, estimé à 30 millions d'euros (dont 900 000 € de retombées pour les entreprises locales) est "entièrement financé par RES", précise Julien Clément. "Les alimentations électriques seront toutes enterrées (...) Ce projet ne pourra pas faire l'objet d'extension ultérieure", poursuit-il.
"Et le bruit alors", lance un habitant au fond de la salle. "Nous respectons une réglementation très précise et nous viendrons vous présenter les études détaillées", répond Julien Clément. "Et pourquoi pas un parc photovoltaïque ?", interroge un autre habitant. "Nous sommes au début de la concertation. Nous examinons les deux possibilités", signifie le maire, Frédéric Dauphin, qui rappelle la situation financière "plus que délicate" du village qui affiche une dette de 4 millions d' €. "Les revenus permettraient de faire des investissements", souligne-t-il (lire encadré).
"Quand j'ai vu l'insertion paysagère, je me suis affolée", raconte Brigitte, 57 ans, à l'issue de la réunion. "Le bruit va être important", témoigne en sortant de la salle, Alain 58 ans. "Je suis favorable aux énergies propres", confirme Françoise, 45 ans.
Le maire s'est dit ouvert à un éventuel référendum. En attendant, une seconde réunion d'information est prévue vendredi 21 avril à 18 heures à l'ancienne mairie.
Le maire défend cette implantation
Le maire, Frédéric Dauphin, s’est voulu rassurant. "Tous les critères requis sont réunis : ressources en vent, parc très éloigné des plus proches habitations (2 km) et manne financière de 66 000€ par an pour la commune et la même somme pour la Communauté de communes. Nous visons aussi à terme l'édification d’un parc photovoltaïque. Avec les deux, nous pourrions refaire les routes, entretenir la commune et clairement sortir enfin la tête de l'eau. Toutes les études, faune et flore, y compris acoustiques, seront réalisées. La distance à respecter par rapport aux maisons est multipliée par 4 par rapport à la norme. Je précise que c’est un avant-projet, nous en sommes au tout début de la concertation. Aucune décision n’a encore été prise. Quoi qu’il en soit, rien ne se fera sans l’accord des habitants".
http://www.laprovence.com/article/edition-alpes/4410686/les-habitants-de-peipin-decouvrent-le-projet-eolien.html

23/03/17 : Port-Saint-Louis-du-Rhône : la ferme d'éoliennes à flot en 2020
Innovation, nouvelle filière d'excellence sont les maîtres-mots de cette première mondiale. Mardi, la réunion publique marquait le début de l'ultime phase de concertation.
Le 3 novembre 2016 restera, pour la commune, une étape importante dans la mise en place d'une ferme pilote d'éoliennes flottantes. à cette date, le gouvernement français annonçait la sélection de Provence Grand Large pour son projet d’installation en Méditerranée au large de Port-Saint-Louis-du-Rhône. Réussir une première mondiale en y associant le plus possible les acteurs du territoire, c’est le défi que s’est lancée cette filiale d’EDF énergies Nouvelles, elle-même filiale du groupe EDF.
La réunion publique de mardi marquait le départ de la dernière phase de concertation en liaison avec la commission nationale du débat public qui se terminera le 21 avril. Le planning prévoit ensuite le dépôt du dossier de demande d’autorisations, puis, début 2018, l'enquête publique, à la mi-2018, l'obtention des autorisations pour un lancement des travaux début 2019. 2020 verrait la mise en service des éoliennes pour une durée de 20 ans, permettant ainsi en 2040 un retour d’expérience concret.
A 17 km de la plage Napoléon
Ce projet d’éoliennes est lancé en 2009 par EDF énergies Nouvelles dans le cadre des recherches de projets innovants dans le domaine des énergies renouvelables. Déposé et retenu en 2011 par la commission européenne le projet est baptisé Provence Grand Large et comporte initialement 13 éoliennes d’une puissance de 2MW. En 2014, un avis favorable est donné par le commissaire-enquêteur permettant à l’état d’achever le processus d’instruction. En 2015, le choix de la technologie initiale (éolienne à axe vertical) est abandonné. Un nouvel appel d’offres est lancé pour déboucher en 2016 sur la sélection de nouveaux partenaires : Siemens pour 3 éoliennes de 8MW et SBM Offshore pour les flotteurs.
Au niveau technique, 3 éoliennes tripales à axe horizontal d’une puissance de 8MW unitaire sont prévues. La production annuelle représente la consommation par an d’une ville d’environ 40 000 habitants. Provence Grand Large réalise et RTE (gestionnaire du transport d’électricité) est le maître d’ouvrage des infrastructures de raccordement. Elles seront disposées à 17 km de la plage Napoléon, dans la zone dite de Faraman. Le câble de raccordement doit atterrir sur la plage de Napoléon et venir se raccorder au poste de Port-Saint-Louis.
Futurs marchés en France et à l'export
Ce projet est aussi une réelle opportunité pour notre région car sa réalisation entraîne des possibilités de futurs marchés de l’éolien en France et à l’export. Un groupe de travail issu de la démarche de concertation a été mis en place pour développer l’information et les contacts avec le secteur industriel local.
Tous les acteurs, nationaux et locaux, ainsi que les associations de défense de l’environnement sont d’accord pour dire que le processus de concertation engagée par EDF énergies Nouvelles et son directeur de projet, Philippe Veyan, est exemplaire. Elle se poursuit et se poursuivra ensuite pendant la phase d’installation et l’exploitation du projet.
http://www.lamarseillaise.fr/marseille/economie/58751-port-saint-louis-du-rhone-la-ferme-d-eoliennes-a-flot-en-2020

17/03/17 : Avec ses éoliennes, l'Ouest de l'Étang de Berre a le vent en poupe

Le Palais des Congrès à Marseille est devenu durant deux jours la capitale internationale de l'éolien offshore flottant. Un forum mondial qui devrait avoir des répercussions économiques pour toute la région et surtout l'Ouest de l'Étang de Berre. Plus de 500 personnes, certaines venues du Japon, se sont déplacées cette semaine au Parc Chanot à Marseille pour assister au forum mondial de l'éolien offshore flottant. Un terme rébarbatif qu'on pourrait résumer, en caricaturant à peine, par des éoliennes géantes posées sur un flotteur XXL au large des côtes.
On connait les éoliennes terrestres qui, après un succès d'estime, ont ensuite provoqué la grogne parce qu'elles dénaturaient parfois de jolies paysages ou parce que le bruit de rotation des pales dérangeait les riverains. Également parce qu'elles nécessitaient des fondations profondes peu respectueuses des sous-sols.
Désormais l'avenir appartient aux éoliennes offshore flottantes (EOF) qui cumulent de nombreux atouts : bien plus grandes et plus puissantes, elles produisent plus d'électricité - plus du double de leurs cousines terrestres - et contrairement à la première génération des éoliennes posées sur les fonds marins - ce qui contribuait à endommager ces derniers - les EOF reposent sur un socle flottant et donc peuvent être installées à dix ou vingt kilomètres de nos côtes, là où les fonds atteignent 50 mètres ou plus. Autre intérêt, le vent qui souffle en mer est plus puissant et plus régulier donc idéal pour le rendement et l'amortissement de ces installations. Sans oublier, en ces temps de réchauffement climatique, l'absence d'émanations polluantes et une matière première, le vent, inépuisable.
Au vu de tous ces avantages - on rappelle que la France est détentrice de la seconde ressource en vent en Europe après la Grande-Bretagne - l'État a lancé un appel d'offres pour mettre en place des fermes pilotes et tester ainsi sur le moyen terme la viabilité économique de ces éoliennes.
Sur quatre sites programmés, le premier va être construit côté Atlantique et les trois autres en Méditerranée : deux au large de la région Occitanie (ex Languedoc Roussillon) et le dernier... au large de Port-Saint-Louis-du-Rhône vers le Faraman.
Une aubaine pour un territoire jusqu'alors "pétro-dépendant", qui plus est à une époque où les raffineries du pourtour de l'Étang ferment ou réduisent leur activité suite à la surproduction mondiale et la chute des prix. Et puis, il ne faut pas se voiler la face, comme son nom l'indique, l'énergie fossile n'est pas celle de demain. Pour autant, les EOF ne seront pas les fossoyeurs de l'industrie pétrolière mais l'accompagneront dans les prochaines décennies pour la remplacer progressivement et permettre ainsi une reconversion en douceur des sites mais aussi des personnels. À condition de ne pas traîner et risquer de perdre le leadership au bénéfice d'autres pays.
Tout le monde semble l'avoir compris, tant l'État que la Région, les diverses collectivités et le monde de l'entreprise avec la participation active de la Chambre de commerce et d'industrie de Marseille-Provence et du Pôle Mer Méditerranée (association qui rassemble des entreprises, des laboratoires de recherche et des universités pour développer de nouveaux produits et services dans le domaine de l'économie maritime et littorale) sans oublier le GPMM, le Grand port maritime de Marseille
Car si ces fermes pilotes donnent toute satisfaction, leur industrialisation et leur conversion en fermes commerciales représenteront une véritable manne pour les industries locales, forte d'un savoir-faire industriel incomparable dans le offshore notamment.
A titre d'information, la ferme pilote de Port-saint-Louis/Faraman comptera trois ou quatre EOF pour une production d'énergie de 24 mégawatts (de quoi alimenter l'équivalent d'une ville de 40 000 habitants).
Une ferme commerciale représentera, elle, 80 à 100 EOF pour un total de 500 mégawatts ! Ce qui permettrait, à l'horizon 2025-2030, de disposer d'une énergie inépuisable et compétitive.
En vidéo, dossier complet avec les interventions, par ordre d'apparition, de Matthieu Monnier, chargé de mission ''industrie et éolien offshore'' chez France Énergie Éolienne; Philippe Maurizot conseiller régional, vice-président de la commission "Industrie, innovation, nouvelles technologies et numérique'' et conseiller municipal à Fos-sur-Mer; Patrick Baraona, directeur général du Pôle Mer Méditerranée et Maurice Wolff, vice-président à la CCI Marseille Provence.
http://www.maritima.info/actualites/economie/metropole/8587/avec-ses-eoliennes-l-ouest-de-l-etang-de-berre-a-le-vent-en-poupe.html

18/01/17 : Provence Grand Large premier projet d’éolien flottant

Le projet de plate forme éolienne flottante Provence Grand Large, porté par EDF Energies Nouvelles, est réalisé par le Groupe néerlandais SBM en coopération avec l'IFP Energies Nouvelles.
Le site de la future plate forme éolienne en mer Provence Grand Large, est idéalement placé. A quelques kilomètres de Port Saint-Louis du Rhône, le site est balayé par les vents, en particulier le mistral qui vienne la vallée du Rhône. Des vents descendant du Massif Central pourront aussi faire tourner les trois pales insérées dans la nacelle qui surmonte à cent mètre le mât solidement fixé sur une plate forme en partie immergée, arrimée aux fonds marins par des liaisons qui la laissent flotter.
Gille Duchesne, après une quinzaine d'années dans l'exploitation pétrolière, est un des responsable commercial du projet. Ce dernier est piloté parle groupe néerlandais SBM, dont le siège est à Amsterdam, dont le titre est côté à la bourse de la même ville. SBM, est un spécialiste mondial des installations flottantes utilis"es dans le secteur pétrolier.
Après les FPSO (Plates formes de production, de stockage et de transfert du pétrole), le développement de flottes de navires de soutien, de systèmes d'arrimage, le groupe s'intéresse à la conception et à la construction de plates formes capables de supporter et de faire fonctionner efficacement de puissantes éoliennes.
10 000 Mégawatt d'éolien terrestre en Europe
L'éolien en mer fixe, a connu un important développement depuis quinze ans, explique Gilles Duchesne, lors d'une présentation du projet ce vendredi au Centre de Solaize de l'IFP Energies Nouvelles. La puissance installée en Europe seulement représente plus de 10 Gigawatt. Mais l'éolien maritime fixe a des limites. Il ne peut être installé trop loin des côtes, peut poser des problèmes d'acceptabilité, et ne permet pas d'exploiter les gisements de vent les plus intéressants.
L'éolien flottant peut être installé plus au large ce qui permet de bénéficier de gisements puissants. Mais la technologie doit encore faire des progrès, comme ceux qu'a accomplis l'éolien maritime fixe. Actuellement l'éolien en mer permet un prix du MW un peu inférieur à 100 euros. C'est ce premier horizon que SBM et les porteurs du projet ont en ligne de mire.
D'autre projets d'éolien flottants vont démarrer en France au large d'autres côtes que celles du delta du Rhône. Le gisement mondial de l'éolien en mer pourrait être exploité à 70% par l’éolien flottant. La France est bien placée au niveau technologique comme au niveau de son domaine maritime. D'autres pays, disposent de grandes longueurs de côtes et sont aussi intéressés, comme les Etats-Unis d'Amérique et comme le Japon qui souhaitent tourner la page du nucléaire.
http://www.enviscope.com/energie/provence-grand-large-premier-projet-deolien-flottant/50650

14/01/17 : IFPEN et SBM Offshore à la conquête de l'éolien flottant

Forts de leurs compétences respectives sur les marchés de l'offshore et de l'énergie, SBM Offshore et l'IFP Energies Nouvelles (IFPEN) investissent conjointement dans le développement de l'éolien flottant. A l'épreuve : 3 éoliennes offshore, d'une puissance cumulée de 24MW, qui seront installées à 17km au large de Port-Saint-Louis-du-Rhône à l'horizon 2020 pour une preuve de concept avant leur commercialisation. Un marché dont le potentiel est immense.
"L'éolien offshore flottant est encore à sa genèse" indique Gilles Duchesne, responsable commercial de l'éolien flottant chez SBM Offshore, rappelant les nombreux avantages par rapport à l'offshore...http://acteursdeleconomie.latribune.fr/strategie/energie/2017-01-13/ifpen-et-sbm-offshore-a-la-conquete-de-l-eolien-flottant.html

30/12/16 : Le 100% Renouvelable est possible pour la région PACA dès 2030 selon ENGIE. Et cela coûtera 20% moins cher
La Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, riche est ensoleillée, va-t-elle devenir la Californie française ? L'association négaWatt avait en 2011 proposé un plan pour que la Région passe au 100% renouvelable. C'est au tour d'ENGIE, numéro un français de l'énergie, d'apporter sa pierre à l'édifice.
Dans le cadre d’une interview pour Bloomberg publiée le 20 décembre 2016, Thierry Lepercq, Directeur Général adjoint du géant français, en charge de la Recherche & Technologie et de l’Innovation, a déclaré qu’« en France Engie a récemment conduit une étude de modélisation très approfondie (« very deep modeling ») de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur où vivent 5 millions de personnes, montrant qu’elle peut fonctionner entièrement avec les énergies renouvelables dès 2030, ceci à un coût 20% moins élevé que le système énergétique actuel » dominé aux trois quarts par le nucléaire d’ancienne génération.
« Le solaire, l’éolien, le biogaz, les batteries à grand échelle et l’hydrogène seront des éléments clés » a ajouté Thierry Lepercq.
Lepercq a par ailleurs dressé un tableau à la fois lucide et enthousiasmant pour le futur de l’Humanité: dans les régions très ensoleillées de la planète le coût du photovoltaïque pourrait en 2025 passer en dessous de 1 cent le kWh (1 US cent = 0,95 centimes d’€). Autrement dit moins de 10 dollars le MWh.
« Le solaire, le stockage batterie, les véhicules électriques à batterie ou hydrogène ainsi que les objets connectés sont dans une courbe en « J ». » En conséquence ce dirigeant estime que le prix du baril de pétrole pourrait s’effondrer à 10 dollars si le marché anticipe une baisse significative de la demande ». Pour Lepercq « la promesse d’une énergie quasi-infinie et libre est là ».
Des chercheurs finlandais ont mis en ligne un outil pédagogique (Global Internet of Energy Model) montrant que le 100% renouvelable est possible partout sur Terre. Les chercheurs soulignent que leur objectif est de « débunker les mythes sur les énergies renouvelables » colportés par les défenseurs des énergies non durables.
Vers un pétrole photovoltaïque
L’électricité solaro-éolienne peut servir à alimenter l’électrolyse de l’eau en dihydrogène. Ce dernier permet ahors d’obtenir du CH4 par méthanation. Contacté par Techniques-ingénieur.fr le chercheur Christian Breyer, professeur de « Solar Economy » au sein du MIT finlandais, la Lappeenranta University of Technology, a déclaré que « l’électricité solaire et éolienne peut tout à fait alimenter les transports aériens et maritimes longue distance ». Une concrétisation de la vision Solar Impulse du psychothérapeute suisse Bertrand Piccard.
En Novembre 2016 Breyer a co-publié une étude montrant que l’Europe pourrait alors mettre en place une coopération fructueuse dans le domaine du pétrole solaire, de type win-win, avec les pays d’Afrique du nord, du Maroc à l’Egypte. C’est la vision DESERTEC, mais sans les difficultés d’ordre géostratégique que pose la construction d’un grand réseau électrique HVDC sous-marin.
Si le prix de l’électricité tombe en dessous de 1 centime dès 2025 les pays très ensoleillés de la planète pourraient devenir les nouveaux rois du pétrole. Un pétrole qui sera disponible pour les 5000 millions d’années à venir. Ce qui est assez satisfaisant dans une perspective de durabilité.
http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/renouvelable-possible-region-paca-2030-engie-39062/


25/11/16 : EDF EN emporte l’appel d’offres éolien offshore provençal
EDF EN va installer quatre éoliennes en 2020, au large de Port-Saint-Louis du Rhône (13). Engie emmène diverses sociétés pour un projet offshore comparable au large de Leucate.
Le 3 novembre 2016, l’appel à projets lancé par l’Ademe en 2015 pour créer quatre « fermes pilotes pour l’éolien flottant » a rendu deux nouveaux résultats sur la façade méditerranéenne française.
Le projet porté par EDF Energies Nouvelles a été retenu au large de Port-Saint-Louis du Rhône et du phare de Faraman. Ce projet, dit Provence Grand Large, reposera sur des flotteurs SBM/IFPEN (Amsterdam), et se composera de trois éoliennes avec turbines Siemens de 8 MW. A l’origine du projet, en 2011, celui-ci misait sur des éoliennes à axe vertical Nenuphar (Lille).
Le projet est conçu pour subvenir théoriquement aux besoins d’électricité de 40 000 personnes. Le site offshore sera ouvert en 2020 à 17 km de la ville de Port-Saint-Louis du Rhône.
Au large de Leucate, sur le littoral occitan, c’est le projet EFGL, porté par Engie, EDPR et CDC qu’a retenu l’Ademe. Il développera quatre éoliennes de 6 MW reposant sur des flotteurs Eiffage/PPI.
Trois sites méditerranéens, un atlantique
Le 22 juillet 2016, deux autres projets avaient déjà été choisis dans le cadre du même appel d’offres Ademe. Toujours en Occitanie, précisément au large de Gruissan avec le projet EolMed. Le consortium, piloté par le groupe Quadran, comprend lui aussi quatre éoliennes de 6 MW. Elles flotteront sur des éléments Damping Pool en béton, conçus par Bouygues Travaux Publics et la société d’ingéniérie Ideol, et porteront des turbines Senvion. Ce dernier projet devrait générer 300 emplois et induire un développement du port de Port La Nouvelle, où seront construits les flotteurs.
Le site breton de l’Île de Groix en Bretagne sera lui, investi par Eolfi avec le groupe chinois CGN, et s'appuie sur des flotteurs mixtes acier-béton, développés par DCNS.
Lancé en août 2015, et clôt en avril 2016, l’appel d’offres de l'Adème a pour but de doper l’innovation dans les énergies marines, mais aussi dans le domaine du stockage de l’énergie. Ces projets doivent permettre aux différents opérateurs de valider les technologies employées, et leur conformité avec les règles imposées par le réseau électrique.
http://www.econostrum.info/EDF-EN-emporte-l-appel-d-offres-eolien-offshore-provencal_a22517.html

05/11/16 : Des éoliennes flottantes à Fos-sur-Mer ? (13)
Pour l'heure, les éoliennes flottantes ne sont que des prototypes, mais elles pourraient d'ici 2020 devenir une industrie de pointe incontournable dans l'Hexagone.
Des modèles éprouvés
Un modèle actuellement testé au large des côtes portugaises est d'ailleurs capable de résister à des vagues de 16 mètres de haut, une caractéristique qui permet d'affirmer un peu plus que l'éolien flottant à de l'avenir.
La filiale métal d'Eiffage, associée à Engie et à la Caisse des dépôts, a d'ailleurs formulé une réponse à l'appel d'offres de l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), en vue peut-être d'installer de tels appareils sur un site de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), qui apparaît aujourd'hui comme un endroit idéal afin de les tester dans les meilleures conditions.
La réponse de l'Ademe est attendue dans le courant du mois de novembre.
http://www.les-smartgrids.fr/recherche-et-developpement/05112016,des-eoliennes-flottantes-a-fos-sur-mer-,1883.html

21/12/15 : Le schéma régional éolien annulé par le tribunal administratif de Marseille
Le schéma régional éolien (SRE) de Provence-Alpes-Côte d’Azur, promulgué en septembre 2012 par le préfet de région, a été annulé par le tribunal administratif de Marseille, qui avait été saisi par une association de l’arrière-pays grassois. Ce schéma définissait les zones favorables à l’installation d’éoliennes et envisageait une production de 1245 MW d’électricité éolienne avant 2030. Dans les Hautes-Alpes, il désignait le Buëch comme un territoire d’accueil d’éoliennes, avec une production envisagée de 190 MW. C’est sur cette base que plusieurs projets éoliens sont envisagés sur la montagne d’Aureille (La Haute-Beaume et Montbrand), Saint-Julien-en-Beauchêne et Montjay.
Le tribunal administratif a retenu que le préfet de région n’avait pas fait procéder à « une évaluation environnementale » du schéma régional éolien, en violation d’une directive européenne et du code de l’environnement, ce qui constitue « un vice substantiel de procédure ».
Le préfet de région a deux mois pour faire appel de ce jugement, qui a été rendu le 19 novembre, mais qui n’a été signifié que le 15 décembre. A défaut, la procédure devra être reprise dans son intégralité pour faire approuver le SRE.
Le collectif des quatre associations du Buëch opposées à l’éolien industriel se félicite de cette décision. Les associations annoncent qu’elles « vont multiplier ces prochaines semaines les actions d’informations afin de mobiliser les citoyens du Buëch et au-delà, et faire pression sur les élus afin que soient respectées les obligations d’une étude environnementale sérieuse. Des initiatives auprès du nouveau préfet du département, du nouvel exécutif régional et du préfet de région seront prochainement engagées. »
Dans un communiqué, Amaury Navarranne, conseiller régional (FN) des Hautes-Alpes, se « félicite de cette décision. Ni la durée de vie du matériel éolien, son coût d’entretien et de démontage, ni son caractère oppressant sur nos paysages et son manque de performance, ne peuvent encore justifier ces projets. La raison et le pragmatisme doivent primer sur l’idéologie. »