Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

Offshore et éolien flottant (III) (du 14/03/2018 au 21/06/2018)

OFFSHORE et EOLIEN FLOTTANT


Voir les articles précédents sur "Offshore et éolien flottant" (I) et (II)
Voir la suite sur "Offshore et éolien flottant" (IV)


21/06/18 : Six parcs éoliens en mer confirmés en Manche et en Atlantique
Dans les Côtes-d'Armor mercredi 20 juin, Emmanuel Macron a donné son feu vert à six projets de parcs éoliens dans la Manche et l'Atlantique. Une énergie verte contestée localement.
L'énergie éolienne en mer va bientôt sortir du brouillard. C'est ce qu'est venu annoncer Emmanuel Macron mercredi 20 juin à Plévenon (Côtes-d'Armor). Avec Nicolas Hulot, ils ont débloqué des projets lancés en 2012 et 2014 restés dans les cartons : six parcs éoliens en pleine mer représentant l'équivalent de deux réacteurs nucléaires selon le ministre de la Transition écologique. Ils seront quatre dans la Manche et deux dans l'Atlantique.
Les pêcheurs en colère
Pour Emmanuel Rollin, directeur du projet éolien en mer, "c'est une vraie bonne nouvelle pour l'environnement et pour l'emploi, car enfin, on va pouvoir concrétiser cette filière industrielle de l'éolien en mer en France". À la clé, au moins 7 000 nouveaux emplois. Les industriels ont accepté une baisse de 30 à 40% des subventions de l'État. Mais à Saint-Brieuc, tout le monde ne partage pas l'enthousiasme du gouvernement. Les pêcheurs affirment que les éoliennes seront une catastrophe pour la reproduction des homards et des coquilles Saint-Jacques. "On ne veut pas de ce parc,explique Julien Tréhorel, de l'Association de défense de la pêche artisanale.Tous les gens qui sont ici sont là parce qu'ils n'en veulent pas, ils savent très bien que si ce parc s'installe, on met la clé sous la porte".
https://www.francetvinfo.fr/politique/gouvernement-d-edouard-philippe/six-parcs-eoliens-en-mer-confirmes-en-manche-et-en-atlantique_2812401.html

21/06/18Le Tréport : la confirmation du parc éolien offshore déçoit les associations
Le Tréport. L’ État a annoncé que les six projets de parcs éoliens en mer en cours allaient pouvoir se poursuivre. Déception au Tréport.
Si l’accord trouvé entre l’État et les industriels - baissant d’un tiers le prix de rachat de l’électricité - satisfait le maire, Laurent Jacques, néanmoins, il manque quelque chose dans l’annonce faite par Emmanuel Macron. « Le président de la République s’est bien gardé de s’exprimer sur les garanties données en matière d’emplois. Il a aussi « oublié » de mentionner la casse de la pêche. Nous devons réaffirmer haut et fort, notre ferme opposition au projet de parc éolien en mer Dieppe-Le Tréport tel qu’il se présente et cela quel que soit le prix de rachat finalement consenti par les industriels. Cela ne résout pas le problème des pêcheurs, un problème qui est aussi le nôtre ». Le maire s’exprimait mercredi en préambule du conseil municipal. Cette annonce du chef de l’État a fait bondir les présidents d’associations vent debout, depuis l’origine, contre cette implantation. « Une baisse du soutien public à l’éolien en mer de 15 milliards d’€, c’est très bien mais encore très insuffisant puisque le tarif du kilowattheure accordé aux promoteurs restera encore très au-dessus de celui du marché », tempère Gérard Bilon le président de Sans offshore à l’horizon. Pour autant, la confirmation de la construction du parc au large du Tréport est pour lui « un déni de démocratie ». Il insiste : « l’enquête publique où la population de notre région peut enfin officiellement s’exprimer, n’a pas eu lieu. À quoi pourra-t-elle servir après cette confirmation ? Cette annonce n’a même pas attendu l’avis des autorités administratives, de l’Autorité environnementale et des autorités militaires concernant notre sécurité maritime, littorale et aérienne ».
Une mauvaise nouvelle
Côté mersois, le président de la Scopa (Sauvegarde des côtes d’opale, picardes et d’albâtre), Georges Clément s’étonne de l’annonce présidentielle alors que la discussion, à l’Assemblée nationale, de la loi « Un État au service de la confiance » ne démarrera que la semaine prochaine. « Cela démontre une volonté manifeste de griller les étapes au mépris de la démocratie et de la confiance. Le déplacement des zones n’est pas évoqué et l’impact du projet sur l’activité économique et la biodiversité reste entier. C’est une mauvaise nouvelle » commente-t-il tout en souhaitant en
« savoir un peu plus pour définir le détail d’une stratégie afin de mettre en œuvre tous les moyens légaux pour que le projet ne se fasse pas ».
http://www.paris-normandie.fr/region/le-treport--la-confirmation-du-parc-eolien-offshore-decoit-les-associations-HE13246203

21/06/18Eolien en mer : le calendrier des parcs se précise
Le gouvernement a confirmé que les six parcs éoliens en mer seraient réalisés, avec des tarifs d'achat revus à la baisse. Le calendrier de mise en service est précisé. Saint-Nazaire et Fécamp devraient être les premiers parcs à voir le jour.
Après plusieurs mois de négociation, le gouvernement et les opérateurs sont parvenus à un accord sur les tarifs d'achat des six parcs éoliens en mer, attribués en 2012 et 2014. Finalement, les tarifs seront abaissés de 30%. Ils passeront d'environ 200€/MWh à 150 €. Ce qui permet de faire baisser la facture des subventions publiques de 15 milliards d'euros sur vingt ans. Les six parcs seront donc réalisés, sur le même périmètre qu'initialement prévu.
Le calendrier a en revanche été revu. Les deux premiers parcs, Saint-Nazaire et Fécamp, verront le jour en 2021 et 2022. Portés par EDF Energies nouvelles, Enbridge Inc. et WPD, ces projets arrivent au bout du tunnel des recours, qui retardent de plusieurs années les projets. "Nous attendons les dernières décisions de justice concernant les autorisations de ces projets pour lancer leur construction en vue de premières mises en service dès 2022", a indiqué Bruno Bensasson, directeur exécutif du groupe d'EDF et PDG d'EDF EN.
Suivront les parcs de Courseulles-sur-Mer (EDF EN), Saint-Brieuc (Iberdrola, RES, Caisse des dépôts) et Le Tréport (Engie, EDPR) en 2023. Et enfin, Yeu/Noirmoutier (Engie, EDPR) en 2024.
"La construction et la mise en service des deux projets éoliens en mer de Dieppe-Le Tréport et de Yeu-Noirmoutier permettront ainsi la construction des deux usines prévues au Havre et la création de près de 3.000 emplois directs et indirects, mobilisés pendant les phases de construction et d'exploitation des parcs", indique Engie dans un communiqué.
De nouveaux appels d'offres
Une nouvelle vague de projets devrait suivre. Alors que le lauréat pour le parc de Dunkerque devrait être connu d'ici la fin de l'année, la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), attendue dans l'été, devrait fournir un calendrier précis des futurs appels d'offres par zone. "Démarrer maintenant [les premiers projets], c'est la condition pour enclencher encore plus vite la deuxième génération", a déclaré Emmanuel Macron, le 20 juin, lors d'un déplacement dans les Côtes-d'Armor.
Le nouveau cadre réglementaire devrait permettre de réduire les délais entre l'attribution des projets et la construction des parcs. Après avoir réformé les procédures de raccordement, les autorisations et le contentieux, une autre mesure de simplification devrait être prochainement mise en place : le permis enveloppe. L'Etat prendra en charge un certain nombre d'études préalables et une autorisation environnementale unique sera délivrée lors de l'attribution du projet. Le débat public sera organisé sur la zone d'implantation et sur un projet type (nombre d'éoliennes, hauteur des mâts…) et non plus sur le projet lauréat. Le décret détaillant cette nouvelle procédure devrait être présenté à l'automne.

21/06/18Éolien en mer : les projets relancés, le gouvernement ayant obtenu une baisse des tarifs de rachat
Le gouvernement a finalement remporté le bras de fer qu’il a engagé avec les industriels de l’éolien : ceux-ci ayant accepté de réduire de 30 % les tarifs d’achat de l’électricité produite par les éoliennes en mer, les six parcs prévus depuis 2011 en Manche et sur la façade atlantique verront bien le jour, entre 2021 et 2024. C’est un soulagement pour les élus de ces régions, cette filière représentant un vivier d’emplois non négligeable.
Entre 2011 et 2013, l’État avait passé des appels d’offres pour la construction et l’installation de six parcs éoliens off-shore, au large de Dieppe, Fécamp, Courseulles-sur-Mer, Saint-Brieuc, Saint-Nazaire et Yeu-Noirmoutiers, chacun d’une puissance de 450 à 500 MW. À l’époque où ont été décidés ces chantiers, les conditions techniques rendaient cette énergie très coûteuse, et les tarifs de rachat de l’électricité étaient très élevés.
Mais depuis, les progrès techniques réalisés ont fait diminuer le prix de production de l’électricité produite par l’éolien en mer. Depuis plusieurs mois, le gouvernement souhaite donc renégocier ces appels d’offres avec les industriels. Cette question s’est notamment invitée dans le débat sur le projet de loi pour un État au service d’une société de confiance, en mars (lire Maire info du 13 mars). Le gouvernement avait alors introduit dans le texte un amendement permettant de «renégocier les appels d’offres » afin de les « améliorer » lorsque des baisses de coût substantielles peuvent être envisagées grâce au progrès technique.
À l’époque, les industriels du secteur s’étaient naturellement montrés outrés et avaient menacé de se retirer purement et simplement de tous les projets, pointant le risque d’annulation des quelque 15 000 à 17 000 emplois prévus autour des six chantiers d’éoliennes off-shore. Le gouvernement a choisi de tenir bon, estimant que les rémunérations prévues par les appels d’offres de 2011 et 2013 étaient « excessives », et a brandi lui aussi la menace d’annuler purement et simplement les appels d’offres.
Quelques mois de négociations (que le Premier ministre a qualifiées de « musclées ») plus tard, tout est rentré dans l’ordre : selon des déclarations du président de la République, hier, et un communiqué du ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, « les industriels ont proposé des économies significatives entraînant une réduction de 30 % des tarifs à la mise en service, ce qui permet de réduire le coût de soutien public de 40 %. La poursuite des 6 projets est assurée, tout en assurant une réduction des coûts pour la collectivité de plus de 15 milliards d’euros. » Le ministre se félicite d’un « double gain », à la fois « écologique et économique ».
Il est à espérer que l’aboutissement de cette négociation va donner un coup de fouet à ces projets, en attente depuis des années sans que le moindre début de commencement de chantier ait vu le jour – les contrats d’obligation d’achat ne sont d’ailleurs toujours pas signés. Ces chantiers, outre l’impact qu’ils auront sur la quantité d’énergie renouvelable produite en France, auront de fortes implications économiques sur les territoires concernés, avec l’obligation d’aménager des ports (220 millions d’euros ont déjà été investis par la région Bretagne), de construire des installations d’atterrage des lignes électriques, etc. Plusieurs industriels (General electric, Siemens) ont prévu, voire engagé, la création d’usines de construction de nacelles ou de pales, notamment à Cherbourg ou au Havre.
Les élus locaux se disent aujourd’hui « rassurés ». Notons toutefois que la question des éoliennes n’a pas fini de faire débat : hier, dans le journal Le Figaro, dix parlementaires (LaREM et LR) ont signé une tribune pour demander un « moratoire » sur l’installation des éoliennes, au motif qu’elles défigurent les paysages et souffrent d’un manque d’acceptabilité de la part des populations. Ils proposent de stopper l’implantation des éoliennes terrestres, et de n’installer des éoliennes off-shore qu’à « au moins 50 km des côtes ».
http://www.maire-info.com/article.asp?param=22023&PARAM2=PLUS&nl=1

20/06/18ÉOLIENNES EN MER - Sébastien Jumel, député PCF de Dieppe, demande «des garanties pour la pêche, l’emploi et les territoires»
Après la confirmation des six projets éoliens en mer par le président Emmanuel Macron, le député PCF de Dieppe demande que les engagements en matière d’emplois soient tenus, et réaffirme que les pêcheries artisanales vont être affaiblies en raison de la localisation du projet d’Engie au large des côtes picarde et normande.

La réaction de Sébastien Jumel : « Le Président de la République vient de faire savoir qu’un accord sur l’éolien offshore aurait été trouvé avec les industriels. Cette annonce intervient alors que le gouvernement était en négociation sur le prix d’achat de l’électricité avec les attributaires des six projets éoliens des côtes de la Manche et de l’Atlantique. Il envisageait d’ailleurs le dépôt d’un amendement en 2e lecture au projet de loi « pour un État au service d’une société de confiance », à l’Assemblée nationale, la semaine prochaine, pour faire pression sur les groupes énergétiques dans cette négociation et lui donner un cadre juridique, n’excluant pas, en cas d’échec, la possibilité de relancer d’autres marchés en procédure accélérée.
L’Elysée choisit de crier victoire alors même que le débat sur cet amendement n’a pas encore eu lieu en séance plénière, et n’aura peut-être pas lieu. Le passage au Parlement aura servi surtout de technique pour amener les industriels à revoir leurs prix à la baisse, à les faire fléchir, ce dont nous n’avons jamais été dupes. Sur la forme, cependant, cela en dit long sur la conception du rôle qu’a l’exécutif de la représentation nationale.
Ce que nous avons affirmé constamment depuis le début de ce jeu de Monopoly reste plus que jamais d’actualité : s’il est légitime de vouloir réduire la facture du contribuable, l’éolien en mer ne peut se faire au détriment des territoires avec des projets low-cost qui laisseraient de côté toutes les contreparties présentées depuis des années aux habitants de nos côtes pour leur faire accepter ces projets.
S’agissant du Tréport-Dieppe, des mesures d’accompagnement de la filière pêche ont été promises, 750 emplois industriels avec la structuration d’une filière éolienne ont été promis, des mesures fortes d’aménagement du territoire (base de maintenance, formation…) figurent dans les engagements pris par l’entreprise filiale d’Engie attributaire du marché éolien.
À l’heure où le président de la République fait cette annonce, on aimerait être sûrs que cet accord ne se fera pas au détriment de ces engagements. Si l’on en croit les premières informations de presse, la subvention publique diminuerait de 40 % et le prix de sortie de l’électricité aurait été renégocié à la baisse de 30 % ce qui permettrait à l’État d’économiser 15 milliards d’euros.
À cette heure on parle le langage de Bercy mais pas de ce que les territoires sont en droit d’attendre. Au vu de l’historique lourd de ce dossier, des humiliations déjà subies, des promesses qui se sont déjà dégonflées comme des ballons de baudruche, de l’absence totale de prise en compte depuis plus de 10 ans des besoins vitaux de la pêche artisanale, il convient plus que jamais de rester prudent.
Avec les maires de Dieppe, Nicolas Langlois et du Tréport, Laurent Jacques, nous n’accepterons pas que le territoire supporte les inconvénients d’un parc éolien sans en retirer aucun avantage. L’Etat, qui « s’y est très mal pris depuis le début dans cette affaire », de l’aveu même de Nicolas Hulot, ne peut pas faire le choix de l’éolien low-cost, qui renierait les promesses faites aux territoires pour faire passer la pilule de ces fermes éoliennes au large.
Nous ne voulons pas être les plumés d’une partie de poker menteur entre le gouvernement et les groupes éoliens.
Le site offshore retenu au nord de notre département correspond à la zone de pêche la plus riche de la Manche-Est, ce choix de localisation est contesté depuis plus de 10 ans pour de très bonnes raisons, car il va fragiliser nos pêcheries artisanales. Il ne saurait être question de supporter qu’à cela s’ajoute la punition d’une opération qui ne comporterait plus les contreparties pour le territoire sur lesquelles le porteur de projet Engie s’est engagé dans sa réponse de marché.
Le Président de la République, qui se félicite de faire économiser de l’argent à l’Etat, doit aussi être le garant d’un aménagement équilibré du territoire.
Il va parler pêche lors de son déplacement en Bretagne. Les pêcheurs de Dieppe, du Tréport et des Hauts de France, les élus et tous les habitants du territoire attendent de sa part des annonces concrètes sur la pêche et les contreparties en termes d’emploi et d’accompagnement. C’est à l’aune de la réalisation de ces promesses que l’exécutif pourra crier victoire. Avant c’est trop tôt. »
http://www.courrier-picard.fr/118343/article/2018-06-20/sebastien-jumel-depute-pcf-de-dieppe-demande-des-garanties-pour-la-peche-lemploi

20/06/18 : Côtes-d'Armor : Erquy : le projet éolien inquiète les habitants
Les habitants d'Erquy sont réticents au projet d'implantation des éoliennes en mer dans leur région.
A Erquy, dans les Côtes-d'Armor, près de 90% de la population se sont prononcés contre le projet éolien. Notons que 62 éoliennes seront implantées en mer à 16 km au large de la région. Les pêcheurs sont les plus remontés contre ce projet qu'ils estiment catastrophique pour la filière pêche.
Ce sujet a été diffusé dans le journal télévisé de 13h du 20/06/2018 présenté par Jean-Pierre Pernaut sur TF1. Vous retrouverez au programme du JT de 13h du 20 juin 2018 des reportages sur l’actualité politique économique, internationale et culturelle, des analyses et rebonds sur les principaux thèmes du jour, des sujets en régions ainsi que des enquêtes sur les sujets qui concernent le quotidien des Français.

https://www.tf1.fr/tf1/jt-13h/videos/13-heures-20-juin-2018.html (à 10mn40)
https://www.lci.fr/societe/erquy-le-projet-eolien-inquiete-les-habitants-2091072.html

20/06/18 : Éoliennes : vents contraires en baie de Saint-BrieucEmmanuel Macron a confirmé mercredi 20 juin, à l'occasion de sa visite en Bretagne, six projets de parcs éoliens en mer. Dans la baie de Saint-Brieuc, la résistance s'organise (Côte-d'Armor). 
La baie de Saint-Brieuc (Côte-d'Armor), un site naturel majestueux et classé. À 16 kilomètres de ses côtes, 62 éoliennes vont être installées. D'une hauteur de 216 mètres, elles alimenteront 830 000 habitants. Problème : pour ces pécheurs, le parc éolien est une catastrophe. Empêchés d'approcher le président ce 20 juin au matin, ils voulaient lui exposer leurs craintes : les zones de pêche rétrécies, les conséquences sur les coquilles Saint-Jacques, bulots, homards.
Mise en service en 2023
"On ne veut pas de ce parc, explique Julien Tréhorel, de l'association de défense de la pêche artisanale. Tous les gens qui sont ici sont là parce qu'ils n'en veulent pas, ils savent très bien que si ce parc s'installe, on met la clé sous la porte". "Tous", reprennent en choeur les autres pécheurs. Menace aussi pour les paysages, le tourisme, et les écosystèmes selon les défenseurs de l'environnement, qui jugent ce projet démesuré. Le projet était en suspens, il coutait trop cher à l'État, qui a renégocié. Les subventions ont baissé, ainsi que le prix de rachat de l'électricité. Ailes Marines, le développeur, a accepté, car les conditions économiques ont changé. Ailes Marines annonce la mise en service du parc en 2023 mais les opposants aux éoliennes en mer n'ont pas dit leur dernier mot : ils ont déposé des recours pour faire annuler ce projet.

20/06/18Éolien en mer : les six projets confirmés, baisse du soutien public de 15 milliards d'euros
L'État va réduire de 15 milliards d'euros le soutien public aux projets de parcs éoliens en mer, a annoncé mercredi Emmanuel Macron.
Les six premiers projets de parcs éolien en mer français vont pouvoir se poursuivre mais l'État va réduire de 15 milliards d'euros le soutien public dont ils vont bénéficier, a annoncé mercredi le président de la République Emmanuel Macron.
Le gouvernement avait décidé de renégocier les financements publics accordés à ces parcs, attribués lors d'appels d'offres en 2012 et 2014, estimant qu'ils étaient trop élevés. En cas d'échec de ces négociations, le gouvernement menaçait d'annuler les résultats de ces appels d'offres, une option qui inquiétait les industriels et les élus locaux.
L'accord trouvé va permettre à l'État d'"économiser sur la période 15 milliards d'euros d'argent public", a déclaré Emmanuel Macron lors d'un déplacement à Plévenon, dans les Côtes-d'Armor, près de la zone où l'un des parcs doit être construit.
Six parcs qui doivent rentrer en service progressivement à partir de 2021.
Parmi les six parcs concernés, trois sont développés par EDF, au large de Fécamp, en Seine-Maritime, Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique, et Courseulles-sur-Mer, dans le Calvados, deux par Engie au large du Tréport, en Seine-Maritime, et de l'île de Noirmoutier, en Loire-Atlantique, et un par l'espagnol Iberdrola, près de Saint-Brieuc, dans les Côtes-d'Armor. Ils représentent chacun une puissance d'environ 500 mégawatts (MW) et doivent entrer en service progressivement à partir de 2021. "La négociation a permis de diminuer de 40% la subvention publique et d'avoir un ajustement des tarifs (de rachat de l'électricité qui sera produite par ces parcs) de 30%", a détaillé le président de la République, devant des industriels et des élus.
Le coût de l'éolien en mer a baissé en Europe. 
Les tarifs accordés en 2012 et 2014 étaient compris entre 180 et 230 euros par mégawattheure produit, mais ces dernières années le coût de l'éolien en mer a fortement baissé en Europe, s'approchant à plusieurs reprises des 100 euros/MWh.
"Soulagement pour la filière. Et une excellente nouvelle pour la France qui va pouvoir valoriser son potentiel exceptionnel et accentuer son leadership mondial dans la transition énergétique", a réagi sur twitter la directrice générale des énergies renouvelables en France d'Engie, Gwenaëlle Huet.
http://www.europe1.fr/economie/eolien-en-mer-les-six-projets-confirmes-baisse-du-soutien-public-de-15-milliards-deuros-3688097

20/06/18EMMANUEL MAQUET : « LE PARC ÉOLIEN DE DIEPPE-LE TRÉPORT POSE ÉNORMÉMENT DE DIFFICULTÉS. EMMANUEL MACRON AURAIT DÛ ROUVRIR LE DÉBAT ! »
Emmanuel Maquet, député LR de la Somme, précise le sens de sa position sur les éoliennes, notamment l’éolien en mer, et dit sa préférence pour l’éolien flottant. Il souligne l’impact négatif du projet de Dieppe-Le Tréport sur la pêche et le parc naturel marin. Interview en ligne.
http://www.bvoltaire.fr/parc-eolien-de-dieppe-treport-pose-enormement-de-difficultes-emmanuel-macron-aurait-reouvrir-debat/

20/06/18 : EOLIEN EN MER : LES SIX PREMIERS PROJETS MAINTENUS MAIS AVEC MOINS D'AIDE PUBLIQUE 
Soulagement pour la filière éolienne et de nombreux élus des territoires concernés: le gouvernement a confirmé mercredi les six premiers projets de parcs éoliens qu'il menaçait d'annuler, mais en réduisant considérablement l'aide financière de l'Etat.
En déplacement près de Saint-Brieuc (Côtes d'Armor) où l'un de ces parcs doit être construit, Emmanuel Macron a annoncé la "bonne nouvelle", fruit de plusieurs mois de négociation avec les industriels.
Les parcs "sont confirmés" et la négociation "a permis de diminuer de 40% la subvention publique et d'avoir un ajustement des tarifs (de rachat de l'électricité qui sera produite par ces parcs) de 30%, ce qui veut dire qu'on va économiser sur la période 15 milliards d'euros d'argent public pour les mêmes projets, la même ambition", a déclaré le président.
Le gouvernement avait décidé de renégocier les financements publics accordés à ces parcs, attribués lors d'appels d'offres en 2012 et 2014, estimant que les tarifs prévus à l'époque, compris entre 180 et 230 euros par mégawattheure durant 20 ans, étaient devenus excessifs étant donnée la baisse du coût de l'éolien en mer ces dernières années.
En cas d'échec de ces négociations, il menaçait d'annuler les résultats de ces appels d'offres, un amendement ouvrant cette possibilité étant actuellement en discussion au Parlement.
Cette éventualité inquiétait les industriels et certains élus locaux en Bretagne, Normandie et Loire-Atlantique, les trois régions d'implantation des futures éoliennes. Les élus craignaient une remise en cause de plusieurs projets d'usine de fabrication d'éoliennes et leurs centaines d'emplois à la clé, par exemple à Cherbourg ou au Havre.
- "Soulagement" -
Parmi les six parcs concernés, trois sont développés par EDF, au large de Fécamp (Seine-Maritime), Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et Courseulles-sur-Mer (Calvados), deux par Engie au large du Tréport (Seine-Maritime) et des îles d'Yeu et de Noirmoutier (Vendée), et un par l'espagnol Iberdrola, près de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor). Ils représentent chacun une puissance d'environ 500 mégawatts (MW).
"Soulagement pour la filière", a réagi sur Twitter la directrice générale des énergies renouvelables en France d'Engie, Gwenaëlle Huet, tandis que Bruno Bensasson, nouveau directeur exécutif d'EDF en charge des énergies renouvelables s'est dit "heureux" de cette décision.
General Electric, qui construit les éoliennes des futurs parcs d'EDF a aussi fait part à l'AFP de sa "satisfaction".
Cette annonce est "un signal fort" et "positif" pour une énergie qui "a un potentiel important, qui est extrêmement fiable et permet de développer d'importantes capacités de production d'électricité", a expliqué la responsable d'Engie à l'AFP.
En échange de cette baisse des aides, les industriels ont obtenu la prise en charge des coûts de raccordement de leurs parcs.
- Toujours des recours -
"Sans le lancement confirmé de ces premières capacités, associées à des plans industriels déjà engagés, la filière française et ses nouveaux emplois locaux n'auraient très probablement pas pu voir le jour", a commenté Olivier Pérot, président de France énergie éolienne (FEE), qui regroupe les entreprises du secteur.
Cette décision enlève une épine du pied des industriels, également critiqués sur leurs projets. Des associations de défense de l'environnement et des pêcheurs ont déposé des recours pour s'opposer à l'installation des éoliennes (environ 60 par parc), dénonçant une atteinte au paysage, à la biodiversité marine et un conflit d'usage avec la pêche.
Les projets, encore suspendus pour certains au traitement de ces recours, ont déjà pris beaucoup de retard. Les premiers ne verront pas le jour avant 2021.
Malgré les discours volontaristes des gouvernements successifs, la filière française de l'éolien en mer peine à décoller. Fin 2017, le Premier ministre, Edouard Philippe, avait reconnu "le retard" de la France par rapport au Royaume-Uni, à l'Allemagne ou aux Pays-Bas, et la nécessité de "souquer très ferme" pour le rattraper.
Aucune éolienne posée n'est encore installée en mer et le cahier des charges du troisième appel d'offres pour des installations au large de Dunkerque se fait toujours attendre, tout comme le lancement d'appels d'offres pour l'éolien flottant, autre technologie émergente.
https://www.capital.fr/entreprises-marches/eolien-en-mer-les-six-premiers-projets-maintenus-mais-avec-moins-daide-publique-1294089


20/06/18Macron remet du vent dans les pales de l'éolien en mer😠
En visite à Saint-Brieuc, le chef de l'Etat a «confirmé» les six projets de parcs éoliens offshore qui étaient menacés faute d'accord tarifaire. En baissant le prix de rachat de l'électricité, l'Etat va économiser 15 milliards d'euros sur vingt ans.
Elles tourneront au large des côtes françaises, mais avec moins d’argent public dans les pales. La visite d’Emmanuel Macron en Bretagne lui a donné l’occasion de rendre son arbitrage sur les six premiers projets de parcs éoliens offshore que l’exécutif menaçait d’annuler faute d’accord avec la filière sur le montant des aides consenties pour vingt ans par l’Etat. Depuis Saint-Brieuc, dans les Côtes-d’Armor, où 62 éoliennes vont se dresser à quelques encablures du cap Fréhel, le chef de l’Etat a annoncé la «bonne nouvelle» : tous les projets attribués entre 2012 et 2014 par le précédent gouvernement «sont confirmés» suite à une difficile négociation qui «a permis de diminuer de 40% la subvention publique» initialement prévue «et d’avoir un ajustement de 30%» à la baisse des tarifs de rachat par EDF de l’électricité qui sera produite par ces grandes éoliennes en mer. Bilan des courses : «On va économiser sur la période 15 milliards d’euros d’argent public pour les mêmes projets, la même ambition», a assuré Macron.
Les tarifs de rachat de l’électricité éolienne offshore avaient été initialement fixés dans une fourchette comprise entre 180 et 230 euros le mégawattheure (MWh) pour les deux prochaines décennies. Mais compte tenu de la chute des coûts observés dans le secteur ces cinq dernières années, ils devraient tomber «de 200 à environ 150 euros», a précisé le ministre de la Transition énergétique, Nicolas Hulot, qui était du déplacement et a tweeté les détails de la renégociation :
A ce prix-là, l’éolien offshore n’est pas encore compétitif avec les autres grands modes de production d’électricité renouvelable (entre 15 et 20 euros le MWh pour l’hydraulique et 80 à 90 euros pour l’éolien terrestre), mais il se rapproche de l’énergie solaire photovoltaïque (140 euros le MWh) voire des nouveaux réacteurs nucléaires (109 euros le MWh pour les deux EPR construits par EDF à Hinkley Point au Royaume-Uni). Devenues le principal levier de développement des énergies décarbonées, mais encore inexistantes en France, les éoliennes en mer vont donc pouvoir fleurir sur les façades maritimes de l’Hexagone, dans le sillage des immenses parcs déjà déployés en Allemagne, au Danemark, au Royaume-Uni ou en Espagne.
L’équivalent de deux EPR
Six parcs développant chacun 500 mégawatts de puissance électrique (la moitié de la puissance d’un réacteur nucléaire standard) sont au programme : trois développés par EDF, au large de Fécamp (Seine-Maritime), Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et Courseulles-sur-Mer (Calvados) ; deux par Engie non loin du Tréport (Seine-Maritime) et des Iles d’Yeu et de Noirmoutier (Vendée) ; et un par l’espagnol Iberdrola au cap Fréhel (Côtes-d’Armor). Au total l’ensemble de ces projets devraient totaliser 400 éoliennes et une puissance cumulée de près de 3 000 mégawatts, soit l’équivalent de deux réacteurs EPR du type de celui difficilement construit par EDF à Flamanville, dans la Manche.
Les premières éoliennes en mer, des machines pour certaines hautes de 100 mètres et développant une puissance unitaire de 6 MW, devraient tourner à partir de 2022. Les turbines éoliennes d’EDF seront construites par l’américain GE, qui a racheté la branche énergie d’Alstom et celles d’Engie par Siemens-Gamesa, qui a repris l’ancienne activité éolienne d’Areva (Orano). Aucun industriel français ne profitera donc de cet appel d’air. En revanche, plusieurs centaines d’emplois devraient être confirmés à Saint-Nazaire et Cherbourg par GE, et Siemens-Gamesa a annoncé la création de 750 emplois au Havre.
10% de l’électricité en 2030 ?
Elus locaux et industriels concernés sonnaient le tocsin ces derniers mois, jugeant l’avenir de l’éolien offshore français grandement menacé par l’intransigeance de l’Etat. Aussi ce mercredi, toute la filière faisait état sur Twitter de son «soulagement» voire de sa joie, à l’image de Gwenaëlle Huet, la patronne des énergies renouvelables d’Engie, et de Bruno Bensasson, son homologue de chez EDF. Pour Jean-Louis Bal, le président du Syndicat des énergies renouvelables (SER), «grâce à cette décision, la France va pouvoir jouer son rôle dans la dynamique mondiale des énergies marines renouvelables». Et de prévoir que l’éolien offshore pourrait représenter «près de 10% de notre électricité en 2030». Enfin si cette belle dynamique retrouvée n’est pas encore freinée par les nombreux recours administratifs, déposés par les opposants qui considèrent que l’éolien en mer gâche leur ligne d’horizon ou menace la pêche.
http://www.liberation.fr/france/2018/06/20/macron-remet-du-vent-dans-les-pales-de-l-eolien-en-mer_1660710

20/06/18 : Eolien offshore : les six parcs se feront, 40% moins chers
Lors de son déplacement au cap Fréhel (Côtes-d'Armor), le Président de la République a confirmé que les six parcs éoliens en mer seront réalisés, puisque l'Etat est parvenu à un accord financier avec l'ensemble des opérateurs. "La négociation a permis de diminuer de 40% la subvention publique et d'avoir un ajustement des tarifs de 30%", a déclaré Emmanuel Macron, ajoutant : "Ce qui veut dire qu'on va économiser, sur la période, 15 milliards d'euros d'argent public pour les mêmes projets, la même ambition, les mêmes tailles de projets".
Les tarifs d'achat passent de 200€ à 150€/MWh environ, précise Nicolas Hulot sur Twitter. Le coût du soutien public pour les six projets était estimé à 40 milliards d'euros. La négociation a permis de baisser ce coût à 25 milliards d'euros. Le Président a indiqué que cet accord permettrait de lancer rapidement une deuxième génération de projets.
Les six projets, de 500 MW chacun, sont prévus à Courseulles-sur-Mer (Calvados), Fécamp (Seine-Maritime), Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor), Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), le Tréport (Seine-Maritime) et Yeu/Noirmoutier (Vendée). Ils ont été attribués par appel d'offres en 2012 et 2014.
"Les projets du premier appel d'offre sont quasiment purgés de tout recours contentieux, source principale de retard de leur mise en service, les décisions finales d'investissement pourront être prises rapidement, probablement dès cette année, pour une mise en service probable en 2021", indique Olivier Perot, président de France énergie éolienne (FEE), qui se félicite de cette annonce.
https://www.actu-environnement.com/ae/news/eolien-offshore-tarif-achat-parcs-negociation-31519.php4

20/06/18Macron confirme le lancement de six parcs éoliens en mer😡
Emmanuel Macron a confirmé mercredi lors d'un déplacement en Bretagne le lancement de six parcs d'éoliennes en mer "grâce à la renégociation des tarifs", a annoncé sur Twitter le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot.
Les tarifs passent de 200 euros par mégawattheure à environ 150 euros, a précisé le ministre.
Le député de Vendée (La République en Marche) Stéphane Buchou s'est pour sa part dit "satisfait des annonces faites par Emmanuel Macron au Cap Fréhel".
"L'accord trouvé entre l'Etat et les industriels confirme la réalisation des six parcs éoliens en mer, dont celui au large des îles d'Yeu et de Noirmoutier", a-t-il réagi sur Twitter. "Grâce à cet accord, la subvention publique diminue de 40 % et le prix de rachat de l'électricité a été négocié à la baisse de 30 %".
"Cela va permettre à l'Etat d'économiser 15 milliards d'euros sur 20 ans tout en développant les énergies renouvelables dans notre mix énergétique", poursuit-il.
La France a attribué au total six parcs en mer en 2012 et 2014 représentant plus de 400 éoliennes et une puissance cumulée de 2.916 mégawatts (MW), avec des tarifs de rachat garantis sur 20 ans.
EDF a été retenu en 2012 pour construire les trois parcs de Fécamp (Seine-Maritime), Courseulles-sur-mer (Calvados) et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) (1.400 MW au total).
Engie a de son côté remporté en 2014 deux parcs, au large du Tréport (Seine-Maritime), de l'île-d'Yeu et de Noirmoutier (Vendée), pour un total proche de 1.000 MW, et le sixième projet a été attribué à l'espagnol Iberdrola.
L'exécutif avait exprimé le souhait ces derniers mois de réduire le soutien public à ces projets, une décision qui avait suscité une levée de bouclier chez les industriels.
https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/macron-confirme-le-lancement-de-six-parcs-eoliens-en-mer-b59e1749e7011b5e377e7a89c860273e

20/06/18 : ÉOLIENNES EN MER - Emmanuel Macron confirme que le projet au large de Dieppe – Le Tréport se fera bien😡
Depuis plusieurs mois, le gouvernement veut baisser le tarif de rachat de l’électricité produite par les futures éoliennes en mer, ce qui fait peser, selon les industriels du secteur, des menaces sur les six projets éoliens en cours, dont celui au large de Dieppe - Le Tréport et des côtes picarde et normande, mené par Engie (ex-GDF-Suez), et sur l’ensemble de la filière.
En visite ce mercredi à Plévenon (Côtes-d’Armor), le président de la République Emmanuel Macron vient d’annoncer que les six projets éoliens en mer vont pouvoir se poursuivre. Cependant, l’État va réduire de 15 milliards d’euros le soutien public dont ils vont bénéficier.
Le gouvernement avait décidé de renégocier les financements publics accordés à ces parcs, attribués lors d’appels d’offres en 2012 et 2014, estimant qu’ils étaient trop élevés. L’accord trouvé va permettre à l’État d’« économiser sur la période 15 milliards d’euros d’argent public », a déclaré Emmanuel Macron lors d’un déplacement à Plévenon (Côtes-d’Armor), près de la zone où l’un des parcs doit être construit (source AFP).
http://www.courrier-picard.fr/118328/article/2018-06-20/emmanuel-macron-confirme-que-le-projet-eolien-au-large-de-dieppe-le-treport-se


20/06/18Emmanuel Macron annonce un accord qui permet de sauver 6 projets de parcs éoliens en mer😠
Industriels et élus locaux peuvent souffler un ouf de soulagement. En déplacement en Bretagne où il s'est fait présenter le projet de parc éolien maritime de la baie de Saint-Brieuc, Emmanuel Macron a annoncé ce mercredi qu'un accord avait été trouvé sur la renégociation des tarifs de l'électricité offshore, accord qui permettra de sauver les six projets de parcs éoliens programmés dans la Manche et en Atlantique.
"Je suis en mesure de vous confirmer la finalisation et l'accord qui a été obtenu pour ce projet, pour les six projets en cours d'éolien offshore", a déclaré le président de la République, vivement applaudi par les industriels et élus locaux présents à Plévenon (Côtes-d'Armor), près de la zone où l'un des parcs doit être construit.
"La négociation a permis de diminuer de 40% la subvention publique et d'avoir un ajustement des tarifs de 30%. Ce qui veut dire que l'on va économiser sur la période 15 milliards d'euros d'argent public pour les mêmes projets, la même ambition", a-t-il salué.
Moins de 150 euros le megawattheure
Ces six parcs éoliens avaient été attribués au français EDF, à l'espagnol Iberdrola et à un consortium mené par Engie, à la suite de deux appels d'offres en 2012 et en 2014. A l'époque, l'Etat avait accepté de racheter l'électricité de ces futurs parcs à un tarif situé autour de 200 euros le mégawattheure. Mais en début d'année, le ministère de la Transition énergétique avait jugé ces prix de rachat trop élevés, évaluant la moyenne actuelle aux alentours de 80 euros le mégawattheure, et exigeant un effort de la part des entreprises.
"Ces projets avaient été négociés il y a plusieurs années, donc avec des conditions tarifaires et de subventions totalement déconnectées des réalités du marché. C'est la faute à tout le monde ou la faute à personne", a expliqué Emmanuel Macron en saluant l'action de son ministre Nicolas Hulot et de Matignon lors des discussions avec les industriels des énergies renouvelables.
....
https://fr.news.yahoo.com/emmanuel-macron-annonce-accord-permet-125600073.html?guccounter=1

20/06/18 : EMMANUEL MACRON COMMENCE PAR L'ÉOLIEN EN MER AU CAP FRÉHEL !
La visite du Président de la République officialisée cette semaine en Bretagne… Le programme détaillé est connu… Malgré les rumeurs, Emmanuel Macron ne passera pas par le Morbihan. Un tro breizh sur les thèmes de l’éolien, la sécurité et la pêche en mer, l’agroalimentaire ou encore la culture bretonne.
1 Président, 5 Ministres et 1 Député !
Le chef de l'Etat sera accompagné par pas moins de 5 Ministres :
-Nicolas HULOT, ministre de la transition écologique et solidaire,
-Jean-Yves LE DRIAN, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères,
-Stéphane TRAVERT, ministre de l’agriculture et de l’alimentation,
-Elisabeth BORNE, ministre chargée des Transports,
-Françoise NYSSEN, ministre de la Culture.
Et par le Président du groupe LREM à l'Assemblée nationale, le député de Châteaulin Richard Ferrand.
1ère étape : les Côtes d'Armor !
La visite du Président de la République va démarrer dans les Côtes d'Armor à Plévenon au Cap Fréhel, où le thème des éoliennes offshore sera abordé : c'est au large du cap Fréhel, dans la baie de Saint Brieuc, que 62 éoliennes de 200m de haut doivent être construites. Un projet porté par le consortium "Ailes Marines", financé par des fonds espagnols.
Mais la visite d'Emmanuel Macron intervient dans un contexte particulier : le gouvernement veut renégocier le prix de rachat de l'électricité que produiront les éoliennes en mer. Si les négociations échouent, le projet pourrait bien être annulé par le gouvernement... c'est ce que souhaitent les opposants au projet comme Katherine Poujol, présidente de l'association "Gardez les Caps"... Elle est au micro de Yann LAUNAY
"Il va falloir qu'ils descendent très bas, parce qu'en Baie de Saint Brieuc, on doit être à peu près à 227 euros le mégawatt-heure, quand tous les projets actuels en Mer du Nord se situent entre 50 et 70 euros le mégawatt-heure... sachant que c'est vous, c'est moi, tous les concitoyens qui vont payer ce prix de rachat de l'électricité, qui est totalement hors marché... En toute logique, le gouvernement a demandé aux indutriels de renégocier leurs tarifs, donc je pense qu'Ailes Marines va devoir abandonner le projet, il n'a pas d'autre solution..."
Pour Katherine Poujol, une annulation du projet et un nouvel appel d'offres permettraient de faire une véritable étude d'impact indépendante :
"S'il y avait eu des études d'impact conduites en amont, vous pensez bien que l'on n'aurait pas mis un parc industriel éolien de 62 machines sur le gisement de coquilles St Jacques de la baie de St Brieuc, plus grand gisement classé européen... Rien n'a été rigoureux dans ce qui a été fait auparavant, et on ne peut même pas en vouloir à Ailes Marines : Ailes Marines a hérité d'une zone qui a été définie maladroitement par les précédents gouvernements."
Le parc éolien de la baie de Saint-Brieuc doit à termes constituer le premier parc éolien en mer de France. Emmanuel Macron est attendu après 10h ce mercredi au Cap Fréhel.
Le Président de la République rencontrera également les acteurs de l’opération Grand Site « Cap d’Erquy – Cap Fréhel »... un projet qui vise à protéger, préserver et valoriser ce territoire remarquable pour ses qualités paysagères, naturelles et culturelles. Il prendra ensuite part à un déjeuner républicain en Préfecture à Saint-Brieuc.
2ème étape : le Finistère !
Après les Côtes d’Armor, le chef de l’Etat prendra la direction du Finistère mercredi soir pour se rendre sur le site de la Sill à Plouvien. Jeudi, Emmanuel Macron devrait visiter la criée du Guilvinec en Cornouaille avant un petit déj’ républicain en préfecture à Quimper. Un discours de plus d’une heure est ensuite programmé devant un parterre de 700 invités bretons, place Saint-Corentin. Il déjeunera ensuite avec les acteurs des festivals bretons, puis parlera sécurité en mer avec la SNSM à Camaret-sur-Mer. Départ du chef d'Etat programmé en milieu d'après-midi.
Lette ouverte à Emmanuel Macron : les élus bretons se mobilisent
A la veille de sa visite en Bretagne, des élus de la région interpellent le Président de la République. Ces élus de toutes tendances politiques et tous les départements restent sur leur faim un an après l’élection du chef d’Etat. Ces derniers disent vouloir plus d’engagements de l’Etat… notamment en matière de décentralisation et de désenclavement de la Bretagne.
Après l’abandon du projet d’aéroport du Grand Ouest à Notre-Dame-des-Landes, ils souhaitent le développement des aéroports bretons… à Rennes, Dinard, Brest, Quimper et Lorient. Mais aussi, la poursuite des chantiers ferroviaires… pour rapprocher Brest et Quimper de Paris et moderniser la liaison Rennes/Nantes. Ils demandent également l’achèvement de la mise en 2x2 voies de la RN 164 en Centre-Bretagne et un coup de pouce pour le déploiement de la fibre optique.
Parmi les signataires : Le Président du Conseil Régional, Loïg Chesnais-Girard, les Présidents du Conseil Départementaux de nos 4 départements bretons : Alain Cadec, Nathalie Sarrabezolles, Jean-Luc Chenut et François Goulard, les maires de Rennes, Brest, Vannes et Dinan : Nathalie Appéré, François Cuillandre, David Robo et Didier Lechien.
Une visite présidentielle chahutée ?
Un rendez-vous est donné en début d'après-midi au port du Légué pour faire sa fête à Macron. Solidaires, Attac, les Insoumis et FO appellent au rassemblement dès 12h. Objectif : dénoncer la politique gouvernementale jugée "brutale, inégalitaire et régressive". Ils appellent les citoyens à manifester pour "défendre l'éalité, la justice sociale et la solidarité".
Une visite présidentielle qui pourrait être perturbée éalement ce jeudi à Quimper… La présence du Président de la République mobilise les opposants à sa politique. De nombreux partis, syndicats et associations vont se joindre au rassemblement lancé par la CGT à 8h demain devant la gare de Quimper.
Les personnels d’Enedis eux ont voté des actions ciblées et pourraient couper le courant dans la ville préfecture du Finistère au moment du discours du Président de la République. Jeudi est une journée « entreprises mortes » à Enedis et EDF. Les salariés protestent contre leurs conditions de travail et réclament de meilleurs salaires.
Les PLUmés de Bretagne eux sollicitent une entrevue pour parler de la loi Littoral en cours de discussion au parlement.
Les apiculteurs demandent à Emmanuel Macron de profiter de son déplacement en Bretagne demain et jeudi pour venir voir leurs ruches ! Les apiculteurs sont frappés par une hécatombe dans les ruches du fait de l’utilisation des pesticides. En Bretagne, 20 mille ruches sur 60 mille recensées ont été décimées cet hiver. Une délégation d’apiculteurs ont rencontré hier à l’Elysée la conseillère à l'agriculture du président.

18/06/18 : Erquy : Éoliennes en mer. Gardez les caps réagit à la visite d’Emmanuel Macron
L’association Gardez les caps réagit par un communiqué à la visite annoncée d’Emmanuel Macron à Erquy et Fréhel.
Dans un communiqué, l’association indépendante Gardez les caps réagit à la visite annoncée d’Emmanuel Macron à Erquy et Fréhel.
« Cette visite nous confirme-t-elle que l’Élysée et Matignon sont en train de revenir sur une politique hasardeuse entreprise par d’autres ? », s’interroge l’association. « La dynamique économique mise en avant par nos élus aurait pu être séduisante dans une région dont les besoins en emplois sont connus. Mais les emplois promis se sont réduits comme une peau de chagrin. De 1 000 emplois en Bretagne lors de l’appel d’offres en 2012, nous voilà aujourd’hui à 40 emplois espérés à Saint-Quay-Portrieux ! »
Gardez les caps s’inquiète aussi de l’avenir de la filière pêche, craignant un « point final à l’activité dans la baie de Saint-Brieuc (…). A-t-on conscience de la nécessité de forer des puits de 60 m de profondeur, de couler des tonnes de béton pour implanter une seule éolienne qui culmine à 209 m ? Sans oublier le bruit et les vibrations chroniques fatals à terme pour les coquilles Saint-Jacques, les crustacés, les céphalopodes, etc ».
« Enfin, l’énergie produite par les éoliennes n’est toujours pas stockable, ni produite en continu. Toutes les données officielles montrent qu’une éolienne ne fonctionne qu’à temps très partiel et ne peut être pilotée. Ce handicap technique est balayé par les promoteurs de l’éolien d’un revers de main. Ils peuvent se le permettre pour une seule raison : ce sont les contribuables qui subventionnent cette énergie aléatoire et dispendieuse », dénonce l’association qui rappelle « qu’en 2016, à Erquy, 88 % de la population s’est déclarée opposée au projet du promoteur Ailes Marines (Iberdrola-RES, 62 éoliennes de 209 m de haut à 16 km de la côte) » et que le taux d’opposition moyen de Cancale à Bréhat « s’élevait à plus de 60 % dans l’enquête publique ».
https://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/erquy/eoliennes-en-mer-gardez-les-caps-reagit-a-la-visite-d-emmanuel-macron-18-06-2018-11999198.php


15/06/18 : Éolien en mer : l’amendement gouvernemental ne résout pas le zonage problématique du projet à Dieppe/Le Tréport
Politique. L’amendement du gouvernement sur le tarif de rachat de l’électricité produite par les parcs éoliens en mer sera examiné le 26 juin.
Les députés locaux seront attentifs au débat prévu à l’Assemblée nationale, à partir du 26 juin prochain, sur le projet de loi pour un État au service d’une société de confiance. L’article 34 de cette loi polyvalente concerne spécifiquement les conditions d’exploitation des parcs éoliens en mer et les négociations qui seront ouvertes concernant le rachat de l’électricité produite.
La semaine dernière déjà, le député communiste dieppois Sébastien...
http://www.paris-normandie.fr/region/eolien-en-mer--l-amendement-gouvernemental-ne-resout-pas-le-zonage-problematique-du-projet-a-dieppe-le-treport-EB13210598

15/06/18 : Côtes d'Armor : Des éoliennes à l’étude en baie de Lannion
La Région Bretagne a dévoilé de nouvelles zones d’implantation d’éoliennes en mer. Des études sont prévues pour la baie de Lannion, vers le plateau des Triagoz.
En matière d’éolien flottant, la Bretagne affiche ses ambitions : être au premier rang de l’éolien flottant à horizon 2030. Pour atteindre les objectifs de 1,5 GW qu’elle s’est fixés, elle a dévoilé deux nouvelles zones d’implantation sur le littoral, lors de la Conférence régionale de la mer et du littoral (CRML), qui s’est réunie à Rennes le 6 juin.
Le préfet de Région Christophe Mirmand, Loïg Chesnais-Girard le président de la Région et le préfet maritime de l’Atlantique Emmanuel de Oliveira ont présenté une carte de la Bretagne dans laquelle figurent les nouvelles zones propices au développement de l’éolien flottant, au sud et au nord du littoral. Le fruit de deux ans de contributions relatives aux enjeux de protection de la biodiversité, aux activités de pêche professionnelle et d’aquaculture, ainsi qu’au développement industriel des parcs éoliens.
Outre une zone au sud à 25 km au sud-ouest de Belle-Ile, côté nord plusieurs zones « feront l’objet d’études complémentaires pour installer une ferme de 500 MW ». L’une d’elles est clairement identifiée en baie de Lannion, dans le secteur du plateau des Triagoz.
Des zones validées
Des entreprises de la filière énergies marines renouvelables (EMR) aux professionnels de la mer, « tous ont validé ces zones qui serviront à l’organisation des futurs débats publics destinés à préciser le périmètre définitif des nouveaux appels d’offre ».
La Région ajoute :
"Ces espaces maritimes ont pu être identifiés après concertation avec tous les acteurs concernés, dont les professionnels de la pêche."
À ce jour, la Bretagne est la seule région française à avoir mené cet exercice de planification à son terme, précise la Région.
Une zone clairement identifiée en baie de Lannion, dans le secteur du plateau des Triagoz, pourrait accueillir un champ d’éoliennes. (©Région Bretagne)
https://actu.fr/bretagne/lannion_22113/environnement-eoliennes-letude-baie-lannion_17312296.html

15/06/18 : Côtes d'Armor : La baie de Lannion jugée propice à l’éolien en mer 😡
La Région Bretagne a divulgué hier une carte dans laquelle figurent de nouvelles zones propices au développement de l’éolien flottant. Parmi elles, la baie de Lannion, qui doit faire l’objet d’études complémentaires.
À quand un champ éolien en baie de Lannion ? La Région Bretagne a divulgué jeudi une carte dans laquelle figurent de nouvelles zones propices au développement de l’éolien flottant. Notamment la baie de Lannion, identifiée comme « une zone qui fera l’objet d’études complémentaires », à l’instar du secteur des Roches Douvres, « pour installer une ferme de 500 MW et définir les meilleures conditions d’acceptabilité possibles ».
Non loin de la zone d’extraction de sable
L’emplacement de cette zone la situe non loin du périmètre concerné par le projet d’extraction de sable porté par la Can. Le projet éolien rend-il ce dernier caduc ? Ou bien est-ce son enlisement qui ouvre de nouvelles perspectives ?
En tous les cas, ces zones doivent désormais servir à l’organisation de futurs débats publics destinés à préciser le périmètre définitif des nouveaux appels d’offres. « Ces espaces maritimes ont pu être identifiés grâce au travail de l’éolien flottant, après concertation avec tous les acteurs concernés, dont les professionnels de la pêche et de l’aquaculture. Et en prenant en compte les enjeux relatifs à la protection de la biodiversité », indique la Région Bretagne dans un communiqué.
Ces projets s’inscrivent dans les objectifs de la Bretagne d’atteindre le 1,5 GW pour être au premier rang de l’éolien flottant à l’horizon 2030.

Les deux zones en violet pointent l'emplacement des deux zones identifiées en Bretagne Nord. Au niveau des Roches Douvres et, plus à l'Ouest, de la baie de Lannion. | Région Bretagne
https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/lannion-la-baie-de-lannion-jugee-propice-l-eolien-en-mer-5825667

14/06/18 : Éoliennes flottantes : la Bretagne se projette en 2030
La Bretagne veut prendre date pour le développement des énergies marines renouvelables, et des éoliennes flottantes. La Conférence régionale Mer et littoral, qui regroupe tous les acteurs du secteur, vient ainsi de définir au sud-ouest de Belle-Île-en-Mer une zone d’environ 25 km2 pour accueillir des éoliennes flottantes. Ce n’est pas pour demain. Échéance : les années 2030.
Le groupe de travail des EMR, les énergies marines renouvelables, de la Conférence régionale de la mer et du littoral, vient de publier une carte pour indiquer les « zones propices » au développement de l’éolien flottant. C’est au sud de la Bretagne que cette réflexion est pour l’instant la plus avancée.

La délimitation d'une zone qui pourrait accueillir des éoliennes flottantes au sud-ouest de Belle-Ile. | infographie Ouest-France
Au sud-ouest de Belle-Île-en-Mer
Pour l’instant, ce n’est qu’une forme géométrique, qui dessine un T à 25 km au sud-ouest de Belle-Ile. Elle couvre une vaste zone de 500 km2. Rien ne garantit que ce secteur accueillera un jour des éoliennes flottantes, mais les travaux de la Conférence régionale Mer et littoral estiment qu’il s’agit là « d’une zone propice au développement de l’éolien flottant. » Pour cela, de nombreux critères ont été passés en revue : les fonds marins, la biodiversité, les pratiques de pêche. Ces espaces maritimes ont pu être identifiés après « concertation de tous les acteurs concernés, dont les professionnels de la pêche », souligne aussi la Conférence régionale animée par la Région, l’État et la Préfecture maritime de l’Atlantique. Un travail qui a duré sur deux années. Cette zone, selon ces premières prévisions, pourrait ainsi héberger un parc d’éoliennes flottantes d’un gigawatt.
Au nord, des études complémentaires

Au large de la Bretagne nord, à l'est du Finistère et à l'ouest des Côtes-d'Armor, les études sont un peu moins avancées. « Plusieurs zones feront l’objet d’études complémentaires pour installer une ferme de 500 mégawatts et définir les meilleures conditions d’acceptabilité possibles », souligne la Conférence régionale. Avec un site au sud, et un autre au nord, la Bretagne viserait ainsi 1,5 gigawatt de production électrique issu de l’éolien flottant. Mais ce n’est donc pas pour demain. L’échéance est fixée à 2030 et sans doute au-delà, tant les procédures en amont de l’aménagement de sites marins de production d’énergie renouvelable sont longues et compliquées.


14/06/18Eolien en mer : bras de fer entre le gouvernement et les élus et industriels
Dans la nuit du mardi 12 juin, l'Assemblée nationale s'est déclarée favorable à la possibilité d'annuler plusieurs projets de parcs éoliens en mer dans le cas où les renégociations sur les tarifs de rachat d'électricité n'aboutiraient pas. Une décision qui fait grincer des dents les élus et entreprises, qui ont profité des 5èmes assises nationales du Syndicat des énergies renouvelables pour lancer un appel au gouvernement. Explications.
La décision prise par les députés dans la nuit du mardi 12 au mercredi 13 a de quoi en dérouter plus d'un, tant la France est décriée pour son retard en matière d'énergies marines renouvelables(EMR). Et pourtant...
Dans le cadre de l'examen du projet de loi ''pour une relation de confiance avec le public'', l'Assemblée nationale a donné son accord pour qu'il soit possible d'annuler purement et simplement les six premiers projets de parcs éoliens en mer.
Ces derniers font en effet l'objet d'une renégociation des tarifs de rachat de l'électricité, accordés en 2012 et 2014 pour 180 à 230 euros par mégawattheure. Un prix jugé trop excessif pour les députés, favorables à l'arrêt des différents projets dans le cas où les pourparlers n'aboutiraient pas.
Une vague de protestations et de nombreuses incompréhensions
Il n'en fallait pas moins pour déclencher la colère de 70 élus et industriels, qui se sont regroupés lors des assises nationales du Syndicat des énergies renouvelables à Cherbourg pour alerter le gouvernement.
Daté du 12 juin, ce fameux « Appel de Cherbourg » rappelle que « plusieurs projets ont déjà été lancés », et que « des investissements considérables, humains comme financiers, ont déjà été réalisés ». « Grâce à ces projets, de nouveaux emplois non délocalisables ont été créés dans les régions littorales et de nombreux autres le seront une fois ces projets concrétisés », soulignent les signataires du document.
« Pourtant, aujourd'hui, un amendement examiné en Commission à l'Assemblée nationale envisage de pouvoir décider, sur certains sites, d'arrêter des projets issus d'appels d'offres attribués, ce qui briserait la dynamique de l'ensemble de la filière des énergies marines renouvelables », déplorent les acteurs engagés.
Derrière Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables, Benoît Arrivé, maire de Cherbourg en Cotentin, Jean-Louis Valentin, président de la Communauté d'agglomération Le Cotentin, Valérie Nouvel, vice-président du Département de la Manche, et Hubert Dejean de la Batie, vice-présidente de la Région Normandie, ont chacun co-signé l'appel. Figurent également de grands noms du BTP, dont Bouygues Travaux Publics, Engie, EDF Energies Nouvelles, ainsi que la quasi-totalité des régions impactées (Bretagne, Occitanie, PACA, etc.).
Le groupement rappelle enfin que le développement rapide des énergies marines renouvelables est indispensable « pour que la France accélère sa transition énergétique au service de la croissance économique ». Reste à savoir s'il parviendra à se faire entendre.
http://www.batiweb.com/actualites/eco-construction/eolien-en-mer-bras-de-fer-entre-le-gouvernement-et-les-elus-et-industriels-14-06-2018-32762.html

14/06/18 : Manche : A Cherbourg, des députés sont en première ligne pour sauver le projet éolien 😠😠
A l'occasion des assises des érnergies marines renouvelables, industriels et élus locaux tirent la sonnette d'alarme. Il craignent que l'Etat ne tue dans l'oeuf cette filière prometteuse d'emplois très en retard en France.
"Il est urgent de tirer la sonnette d'arlame. Il faut éviter un immense gâchis" lance Hubert Dejean de la Batie, vice-président (Nouveau Centre) de la région Normandie en pleine session des assises des Energies marines Renouvelables. Voilà l'Esprit et la Lettre de l'"appel de Cherbourg" lancé mardi 12 juin par une soixantaine d'industriels et d'élus de collectivités locales. Ce qui inquiète les professionels de la filière et les élus, c'est la volonté du gouvernement d'annuler les six premiers projets de parcs éoliens au large des côtes françaises en cas d'échec des négociations sur les tarifs de rachat d'éléctricité.
"Il est urgent de tirer la sonnette d'alarme. Il faut éviter un immense gâchis"
Ces annulations "briseraient la dynamique de l'ensemble de la filière"selon l'appel signé par les porteurs de projets EDF(trois parcs), Engie (deux arcs), Iberdrola (un parc), Siemens-Gamesa ou GE, mais aussi Bouygues TP, Vattenfall ou amateurs Franec, ainsi que le maire de Bordeaux et le climatologue Jean Jouzel.
"Ces annulations briseraient la dynamique de l'ensemble de la filière"
Au Havre et à Cherbourg les industriels mettent en suspens leurs projets
"Nous avons estimé qu'il y a 15 000 emplois directs" liés à ces six parcs a estimé Jean-Louis Bal, le président du SER, le Syndicat des Energies Renouvelables.
Filipo Cimitan, président de la Siemens-Gamesa Reneweable Energy France a suspendu ses projets d'usines de construction d'éoliennes au Havre avec 750 emplois à la clé, dans l'attente de la renégociation tarifaire qui doit aboutir fin juin ou début juillet.
Duncan Berry, PDG de LM Wind Power parle d' "une centaine d'emplois d'ici la fin de l'année"seulement sur les 550 promis dans l'usine de pales d'éolinnes que son entreprise est en train de finir à Cherbourg, au delà "ça dépend du marché".
L'état se veut rassurant
La volonté du gouvernement d'obtenir des prix "très significativement inférieurs (...) n'est pas un moment agréable pour la filière mais cela va permettre d'accélérer son développement", a estimé durant les assises Olivier David sous-directeur des énergies renouvelables au ministère de la Transition énergétique.L'État justifie cette renégociation par le fait que les prix ont baissé ces dernières années. "Vous ne pouvez pas demander à une industrie, en phase initiale (en France ndlr), les même performances que celles qui ont 25 ans d'expérience. Il va falloir qu'onpasse par une période où l'éolien offshore sera un peu plus cher", répond M. Dejean de la Batie. "En gros c'est Bercy qui va décider. Quand il s'agit de sujets stratégiques, c'est jamais bon", croit savoir le vice-président de la région Normandie.
https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/cherbourg-deputes-sont-premiere-ligne-sauver-projet-eolien-1494343.html


13/06/18Éolien en mer. Tarifs de rachat de d’électricité : des appels d’offres pourront être annulés
En commission, les députés ont adopté un amendement permettant d’annuler six projets de parcs éoliens en mer si les négociations pour renégocier les tarifs de rachat de d’électricité n’aboutissaient pas.
Les députés ont donné leur feu vert en commission à la possibilité d’annuler les six premiers projets de parcs éoliens en mer, en cas d’échec des renégociations en cours sur les tarifs de rachat de l’électricité, dans la nuit de mardi à mercredi.
Lors de l’examen en nouvelle lecture du projet de loi « pour une relation de confiance avec le public », les députés ont pour l’essentiel rétabli leur propre version, revenant sur des votes du Sénat. Ce texte sur le « droit à l’erreur » reviendra dans l’hémicycle le 26 juin.
Les députés ont adopté un amendement du gouvernement qui réécrit complètement un article qui autorisait à prendre des ordonnances sur l’éolien en mer. Ainsi, il sera permis d’arrêter des projets issus d’appels d’offres « si les négociations n’aboutissaient pas à des conditions suffisamment favorables pour l’État ».
Revoir les tarifs à la baisse
L’objectif est de revoir à la baisse les tarifs accordés en 2012 et 2014, compris « entre 180 et 230 € » par mégawattheure et « entraînant des rémunérations excessives » des lauréats, du fait de la baisse constatée des coûts de l’éolien en mer ces dernières années, explique le gouvernement dans l’exposé des motifs.
Le député communiste Sébastien Jumel a défendu en vain un sous-amendement, similaire à un amendement LR, demandant que la renégociation du prix ne remette pas en cause les engagements pris auprès des acteurs locaux. Il entendait « faire en sorte que les contreparties ne soient pas le parent pauvre des négociations », estimant que cela ouvre la voie à de « l’éolien offshore low cost ».
Parmi les autres retouches en commission, un amendement du gouvernement doit permettre aux administrations d’échanger des informations utiles lors des contrôles d’entreprises dans le cadre d’une expérimentation, mise en place par le texte.
Et un amendement du rapporteur Stanislas Guérini (LREM) revient sur l’exclusion totale du registre des représentants d’intérêts des élus locaux, qui avait été votée au Sénat, au profit d’un report de trois ans de l’entrée en vigueur de cette disposition.

13/06/18 : Les députés autorisent Nicolas Hulot à torpiller les éoliennes offshore
Un amendement au projet la loi «pour une relation de confiance avec le public» permet au gouvernement de mettre un terme aux projets éoliens qu’il juge trop cher.
L’Appel de Cherbourg n’aura pas suffit. Comme l’on pouvait s’y attendre, les députés ont adopté, ce mercredi 13 juin, l’amendement au projet de loi «pour une relation de confiance avec le public», autorisant le gouvernement à annuler les projets éoliens marins, retenus dans le cadre des deux premiers appels d’offres.
RÉMUNÉRATION JUGÉE EXCESSIVE
L’administration juge, en effet, très excessive, la rémunération prévue pour financer les six premiers parcs éoliens offshore (entre 180 et 230 €/MWh). Il mène depuis plusieurs mois des négociations avec leurs opérateurs (EDF, Engie et Ibredrola) pour qu’ils diminuent leur coût de production. Les services de Nicolas Hulot ont toutefois indiqué qu’ils arrêteraient ces projets en cas d’issue défavorable des négociations. Ce que lui permet désormais l’amendement.
PARENT PAUVRE
Le député communiste Sébastien Jumel a défendu en vain un sous-amendement, similaire à un amendement LR, demandant que la renégociation du prix ne remette pas en cause les engagements pris auprès des acteurs locaux. Il entendait «faire en sorte que les contreparties ne soient pas le parent pauvre des négociations», estimant que cela ouvre la voie à de «l'éolien offshore low-cost», rappelle l’AFP.
http://www.journaldelenvironnement.net/article/les-deputes-autorisent-nicolas-hulot-a-torpiller-les-eoliennes-offshore,92188

13/06/18Eolien offshore : l'amendement gouvernemental a été adopté
La commission spéciale de l'Assemblée nationale chargée d'examiner le projet de loi "société de confiance" a adopté, le 12 juin, l'amendement déposé par le gouvernement sur l'éolien offshore. Ce texte vise à inscrire dans la loi la procédure de renégociation des tarifs d'achat des six parcs éoliens offshore attribués entre 2012 et 2014 et la possibilité d'annuler ces projets si les discussions menées entre l'Etat et les porteurs de projets n'aboutissent pas.
Par ailleurs, l'amendement modifie les procédures liées aux futurs appels d'offres et introduit le "permis enveloppe". Selon le texte adopté, le débat public sera désormais lancé en amont de l'appel d'offres, sur une zone et un projet type de parc. L'Etat prendra également à sa charge la réalisation d'études préalables sur l'environnement, afin de permettre aux candidats de mieux évaluer le prix du parc, en levant certains risques ou incertitudes. Enfin, l'autorisation environnementale (appelée permis enveloppe), qui sera attribuée au moment de l'attribution du projet, ne le figera pas pour autant. Celui-ci sera susceptible d'évoluer, selon des marges qui seront détaillées par décret.
https://www.actu-environnement.com/ae/news/eolien-offshore-amendement-adoption-31461.php4



13/06/18 : Nord : Dunkerque - L’échéance approche pour le futur parc d’éoliennes en mer
Enclenchée depuis deux ans, la création d’un parc éolien offshore au large de Dunkerque avance, discrètement aux yeux de la population. Les neuf candidats à la concession du champ éolien en mer s’activent, à quelques semaines de la publication par l’État du cahier des charges du projet.

Signe que cela bouge du côté du dossier, plusieurs candidats à la réalisation du futur champ éolien offshore dunkerquois sont sortis du bois ces dernières semaines. En mars, le Suédois Vattenfall annonçait son association avec la Caisse des dépôts et consignations pour répondre à l’appel d’offres. Le mois dernier, c’est le groupement Dk4wind, composé du Belge Parkwind et du Français Valeco, qui lançait « un appel à contributions pour des solutions...
http://www.lavoixdunord.fr/396203/article/2018-06-13/l-echeance-approche-pour-le-futur-parc-d-eoliennes-en-mer

13/06/18 : Nord : Dunkerque - Ça frémit autour du futur parc d’éoliennes en mer
Enclenchée depuis deux ans, la création d’un parc éolien offshore au large de Dunkerque avance, discrètement aux yeux de la population. Les neuf candidats à la concession du champ éolien en mer s’activent, à quelques semaines de la publication par l’État du cahier des charges du projet.
Signe que cela bouge du côté du dossier, plusieurs candidats à la réalisation du futur champ éolien offshore dunkerquois sont sortis du bois ces dernières semaines. En mars, le Suédois Vattenfall annonçait son association avec la Caisse des dépôts et consignations pour répondre à l’appel d’offres. Le mois dernier, c’est le groupement Dk4wind, composé du Belge Parkwind et du Français Valeco, qui lançait « un appel à contributions pour des solutions locales innovantes ». En fin de semaine dernière, le Belge Deme a lui carrément ouvert des bureaux en Citadelle (lire ci-dessous). Et, selon nos informations, les six autres candidats ont aussi largement arpenté le terrain dunkerquois.
Alors que l’échéance approche, tous montrent patte blanche et veulent prouver leur implication sur la terre d’accueil (façon de parler) des éoliennes en mer.
D’abord parce que l’ancrage local comptera dans le choix du concessionnaire du futur champ offshore, qui se situera à une dizaine de kilomètres de la côte.
Ensuite parce que les candidats veulent travailler en amont avec les différentes parties concernées, que ce soit les milieux économiques, le monde maritime, les associations environnementales. Une sage précaution quand on veut emporter l’adhésion et balayer d’éventuels recours, comme en ont connu les projets retenus dans les deux précédents appels d’offres, toujours en attente de concrétisation, depuis respectivement 2011 et 2013.
L’heureux gagnant connu à la fin de l’année ?
Il s’agit aussi pour eux de collecter le maximum d’informations, de s’imprégner des spécificités du territoire, comme le dit Jan Vandenbroeke, responsable pour la France du groupe Deme. Car dans les semaines qui viennent, les choses vont s’accélérer pour les neuf consortiums en lice. D’ici fin juin, l’État devrait publier le cahier des charges du projet. Il définira plus précisément la puissance du champ éolien offshore dunkerquois, actuellement estimée entre 400 et 600 MW, le prix de l’électricité et tous les aspects techniques. L’intégration du projet dans le tissu local devrait peser dans les exigences de l’État.
Quelques mois de retard justifiés, explique un bon connaisseur du dossier, par le travail que mène l’État sur la redéfinition de certains paramètres des deux premiers appels d’offres et la prise en compte des évolutions technologiques.
Les neuf candidats* devraient avoir jusqu’à l’automne pour répondre à l’appel d’offres. Le futur concessionnaire des éoliennes en mer dunkerquoises pourrait être connu en fin d’année.
* L’Espagnol Iberdrola a jeté l’éponge.
Cinq questions à Jan Vandenbroek, responsable du groupe Deme pour la France
Le groupe Deme, c’est quoi ?
« C’est un groupe européen de marins bâtisseurs, initialement basé à Anvers, qui est aussi armateur, avec une centaine de navires dont certains sous pavillon français. Son activité historique de dragage s’est étendue à la construction maritime, dont l’éolien, qui représente 40 % du chiffre d’affaires, soit un milliard d’euros. »
Pourquoi êtes-vous candidat pour le parc éolien offshore ?
« Si nous sommes constructeurs, nous avons les compétences de concessionnaire pour monter le projet avec des partenaires. Nous sommes comme un agriculteur qui ouvrirait un supermarché pour vendre ses produits. Nous sommes déjà concessionnaires de parcs en Belgique, en Allemagne. Le projet dunkerquois nous intéresse car nous sommes implantés dans les Hauts de France depuis quinze ans (NDLR : Deme France est basé à Lille), c’est notre territoire. »
Quels sont les atouts du site dunkerquois ?
« Son tissu industriel : on peut travailler avec Entrepose pour les fondations, utiliser les aciers spéciaux de Dillinger… Et le raccordement au réseau, un des grands problèmes de l’éolien, déjà présent grâce à la centrale nucléaire. »
Quelles retombées attendues ?
« Le parc créera des emplois indirects pendant les deux ans de sa construction. Pour l’exploitation et l’entretien, l’expérience d’autres parcs en Europe laisse envisager 100 à 150 emplois. »
Pourquoi ouvrir des bureaux à Dunkerque ?
« Nous voulons renforcer notre réponse à l’appel d’offres en travaillant ici. En étant sur place, on s’imprègne de l’histoire, du vécu, des lieux, c’est fondamental. Un projet est porté par un territoire. Pour créer une vague positive, il faut échanger, partager, avec le milieu portuaire, l’industrie, l’environnement, la pêche… Nous sommes prêts à signer une charte d’engagement avec les différentes parties, cela va faire partie de notre offre. »
http://www.lavoixdunord.fr/396203/article/2018-06-13/ca-fremit-autour-du-futur-parc-d-eoliennes-en-mer

13/06/18Eoliennes en mer : le député Maquet avance ses pions dans la législation qui pourrait remettre en question le projet Dieppe – Le Tréport
Le député E.Maquet voit l'avancée de ses positions dans la législation de l'éolien en mer, qui pourrait remettre en question le projet éolien au large de Dieppe et Le Tréport...
Emmanuel Maquet, député Les républicains de la 3e circonscription de la Somme, avance ses pions dans le domaine de la législation de l’éolien en mer.
On sait l’élu samarien, ex-maire de Mers-les-Bains, opposé au projet de ferme éolienne offshore au large de Dieppe et Le Tréport en raison selon lui des erreurs de localisation que représente ce parc sur l’environnement et l’activité de pêche en mer notamment. Et ce dernier de profiter de son poste de député pour s’investir dans la législation relative à l’éolien en mer. 
En mars dernier, Emmanuel Maquet se félicitait de ce que l’un de ses amendements proposés pour le projet de loi « État au service d’une société de confiance » relatif aux éoliennes en mer avait été retenu : « Cet amendement laisse entrevoir la possibilité d’annuler l’appel d’offres attribué en 2014 ce projet, ce qui serait une grande victoire pour tous les pêcheurs, élus locaux et riverains ayant participé aux deux débats publics».
Aujourd’hui, dans un communiqué de presse Emmanuel Maquet voit ses positions étayées avec l’amendement gouvernemental 34 du même projet de loi, toujours relatif à l’éolien en mer et plus particulièrement au sujet de la fixation des tarifs de la future production d’électricité depuis les installations offshore.
Un point tout administratif mais qui pourrait changer bien des choses dans l’actuel dispositif administratif sur lequel repose l’actuelle autorisation de création de la première ferme éolienne dans les eaux territoriales françaises au large de Dieppe et du Tréport.
« Le point I (du projet de loi, ndlr) est particulièrement important, puisqu’il situe les débats publics, pour l’avenir, en amont de la procédure de mise en concurrence, de sorte que les citoyens puissent enfin être associés au choix de la localisation géographique du projet. C’est une avancée considérable qui n’était pas présente dans l’ancienne rédaction
» .
Une demande « récurrente » d’Emmanuel Maquet, mobilisé depuis la première lecture du projet pour que les débats publics portent sur la zone d’implantation des éoliennes. Et de poursuivre :
« Mais surtout, les points VI et VII reprennent l’idée de renégocier les tarifs de rachat de l’électricité produite par ces installations
» , une proposition formulée par Emmanuel Maquet depuis la première lecture.
Dans son communiqué le député se réjouissait : « Le gouvernement confirme la possibilité d’annuler les projets en cas de diminution insuffisante des tarifs. Mais, en circonscrivant cette mesure aux six projets (éoliens, ndlr) attribués avant 2015, il répond aux inquiétudes légitimes des sénateurs et des industriels du secteur qui craignaient que l’État ne s’arroge le droit permanent d’annuler sans préavis tous les projets. Le volet indemnisation a également été précisé. Toutes les garanties semblent prises pour faire économiser des milliards d’euros au contribuable, sans pénaliser la filière naissante
»
Le gouvernement a enfin remis les choses dans l’ordre
Emmanuel Maquet déclare : « Cet amendement améliore le texte déjà intéressant proposé au Sénat. Tout d’abord, je tiens à saluer le choix de réécrire l’article directement dans la loi plutôt qu’en habilitations à légiférer par ordonnances. Par ailleurs, la décision de faire porter les débats publics sur la zone d’implantation, en amont des projets, est conforme à ce que j’ai toujours demandé. Le gouvernement a enfin remis les choses dans l’ordre ! ».
Un amendement qui pourrait changer la donne de l’actuel projet de ferme éolienne offshore entre Dieppe et Le Tréport
« Concernant la renégociation des tarifs de rachat de l’électricité, c’était un impératif. Remporter un appel d’offre, c’est obtenir un tarif de rachat garanti de l’électricité pendant vingt ans. En 2014, au moment de l’attribution du parc éolien au large du Tréport et de Dieppe, ces tarifs étaient entre 180 et 230 euros du MWh ; à titre de comparaison, le tarif plancher est de l’ordre de 60 euros du MWh aujourd’hui pour le parc éolien au large de Dunkerque.»
"Ce serait inconcevable qu’un nouveau projet se repositionne sur la même zone"
« Tant en commission qu’en séance publique, je déposerai des sous-amendements visant à faire évoluer ce texte. En effet, le gouvernement a prévu, en cas d’annulation, de relancer un appel d’offre sur la même zone ou sur une zone à proximité. Compte tenu des problèmes posés par les erreurs de localisation du projet au large du Tréport et de Dieppe et de l’immense mouvement populaire qui s’en est suivi, ce serait inconcevable qu’un nouveau projet se repositionne sur la même zone. »

12/06/18 : Eolien flottant en Bretagne : Identification de zones propices
La Conférence régionale mer et littoral, qui réunit Région, État, Préfecture maritime et acteurs concernés, s’est concertée pour déterminer, le 6 juin dernier, de nouvelles zones propices au développement de l’éolien flottant. Des industriels aux professionnels de la pêche, tous ont validé les zones qui seront proposées à l’État pour ses futurs appels d’offres.
Au sud, une zone d’environ 500 km2 pourra accueillir jusqu'à 1 GW à horizon 2030.
Côté nord Finistère, différentes zones font l’objet d’études complémentaires pour installer une ferme de 500 MW, respectant ainsi les objectifs de 1,5 GW que s’est fixés la Bretagne pour être au premier rang de l’éolien flottant. Elle est la seule Région à avoir mené cet exercice à son terme.
https://www.meretmarine.com/fr/content/eolien-flottant-en-bretagne-identification-de-zones-propices

12/06/18État des lieux des projets éoliens au large des côtes françaises
À l’occasion du salon ICOE/Seanergy de Cherbourg, nous vous proposons de revenir cette semaine sur le développement des énergies marines renouvelables en France. Avec notamment, dans cet article, un état des lieux des différents projets de parcs éoliens offshore, posés et flottants, qui doivent être construits dans l’Hexagone au cours des prochaines années.
Un secteur français très en retard
Depuis un peu plus de dix ans maintenant, plusieurs projets de champs éoliens ont été élaborés sans pour autant avoir encore vu le jour. Alors qu’il existe plus de 4000 éoliennes offshores installées en Europe, principalement dans les pays du Nord, la France reste vierge de toute machine en exploitation commerciale. La raison tient notamment à la lenteur et la complexité des procédures admistratives pour les premiers projets français, qui ont essuyé les plâtres, tout en étant confrontés à de fastidieuses batailles juridiques liées à l’existence de nombreux recours d’opposants.
Un retard très important pour une filière industrielle naissante qui compte sur le développement du marché national pour être compétitive à l’export. Depuis peu, cette forme de production d’énergie apparaît comme rentable dans d’autres pays. Un signe qu’une fois arrivé à maturité technologique et industrielle, l’éolien offshore peut se tailler une place dans le mix énergétique. Cela est d’autant plus vrai qu’il s’agit, en l'état, de l’une des seules alternatives écologiques crédibles à l’utilisation d’énergies fossiles et nucléaires. Le développement de l’éolien offshore reste pour la France l’un des grands enjeux de la transition énergétique. La loi de 2015 ambitionne une part du renouvelable dans le mix énergétique français de 40% à l’horizon 2030 contre seulement 16.8 % aujourd’hui, dont la moitié est le fait de l’hydroélectricité.
En tout, dix parcs sont en attente de leur décision finale d’investissement. Ils se répartissent en six parcs commerciaux d’éoliennes posées et quatre parcs pilotes d’éoliennes flottantes. Les premiers sont issus de deux appels d’offres lancés en 2011 et 2013 (sélection en 2012 et 2014) et les seconds d’un appel d’offres unique en 2015 (sélection en 2016). Les deux types d’éoliennes n’ont pas le même objectif. Pour les versions posées, il s’agit d’une logique commerciale, la technologie étant déjà mature. Pour les versions flottantes, la démarche est plus expérimentale, l’idée étant d'éprouver des technologies innovantes, principalement en termes de moyens de flottaison, d’ancrages et de comportement en mer.
Les parcs sélectionnés en 2012 sont situés au large de Fécamp, Courseulles-sur-Mer, Saint-Brieuc et enfin Saint-Nazaire. Ceux qui l’ont été en 2014 concernent une zone au large des îles d’Yeu et de Noirmoutier d’une part, et une autre entre Dieppe et Le Tréport. Les six parcs se situent sur les côtes de la Manche et de l’Atlantique. Les quatre projets flottants de 2016 sont eux basés au large du phare de Faraman (Camargue), de Leucate / Le Barcarès et de Gruissan en Méditerranée, auxquels il faut ajouter une ferme-pilote en Atlantique entre Groix et Belle Île.
Le gouvernement souffle le chaud et le froid
Pour parer à ces délais de recours très longs, qui handicapent profondément la réalisation des projets, le gouvernement avait annoncé, en novembre dernier, le lancement d’un « permis enveloppe ». Celui-ci est inclus à l’article 34 du projet de loi « Un État au service d’une société de confiance ». Calqué sur le modèle juridique prévalant en Allemagne et aux Pays-Bas, il prévoit que ce sera désormais l’État qui sélectionnera le lieu d’implantation des futurs champs et obtiendra l’autorisation environnementale en amont de la procédure d’appel d’offres. Celle-ci serait ensuite transférée au lauréat qui pourrait rapidement lancer la construction des parcs concernés. Un dispositif censé faciliter la réalisation de champs éoliens.
Mais, dans le cadre de la mise en place de ce permis-enveloppe, il a été introduit au Sénat en mars dernier un amendement controversé. Celui-ci prévoyait la possibilité pour l’État de renégocier les conditions des appels d’offres, y compris ceux déjà attribués, « afin de l’améliorer, et en particulier de diminuer le montant du tarif retenu ». Il prévoyait même la possibilité, en cas d'échec des négociations, de mettre fin aux procédures et de les reprendre à zéro.
« En 2011 et 2013, l’État a lancé deux procédures de mise en concurrence pour désigner des candidats pour construire et exploiter six installations d’éoliennes en mer. À ce jour, aucun contrat d’obligation d’achat n’a été signé et aucune de ces installations n’est construite. Le tarif accordé à ces installations est très élevé et ne correspond plus aux prix actuels de l’éolien en mer, entraînant des rémunérations excessives pour les candidats retenus », précise le texte de l’amendement. « Les prix des parcs éoliens en mer ayant fortement baissé, l’État cherche à réduire le coût de soutien public des projets tout en confortant la filière éolien en mer ». Le coût de rachat de l’électricité serait fixé à près de 200 euros le mégawattheure en France alors que les spécialistes estiment que le coût de revient pourrait être de l’ordre de 50 euros le MWh après 2020 en Europe.
Pour les acteurs économiques concernés, le coût est amplement justifié. « On lance une nouvelle filière, c’est un enjeu de souveraineté nationale. Cela a forcément un coût. En revanche, nous créons de l’emploi. D’ailleurs, des industriels comme General Electric et Siemens s’engagent en construisant des usines », nous indiquait un acteur du secteur la semaine dernière. De même, le Syndicat des énergies renouvelables expliquait à Mer et Marine en avril dernier que le coût global annoncé par l’État (40.7 milliards d’euros) était selon lui surévalué. Le SER table de son côté sur une enveloppe de 12.4 milliards sur l’ensemble de la durée du projet, et ce sans compter les retombées économiques. Pour les collectivités locales, ce fut aussi un très mauvais signal. Elles ont été vent debout contre l’amendement.
Ce dernier a été rejeté massivement par le Sénat en première lecture. La commission mixte paritaire, réunissant sénateurs et députés, a échoué en avril à accoucher d’un accord. Les députés, issus principalement de la majorité, souhaitaient la possibilité pour l’État de remettre en cause les appels d’offres de l’éolien offshore, chose à laquelle se sont opposés les sénateurs. Un second amendement, similaire au premier, devrait être examiné cette semaine en première lecture à l’Assemblée nationale. Il ressort de ce bras de fer des délais supplémentaires pour la réalisation des parcs, qui accusent maintenant non seulement un retard commercial, mais aussi dans certains cas technologiques. Des évolutions par rapport aux projets initiaux pourraient donc intervenir.
Les négociations entre l'Etat et les consortiums doivent en tous cas durer jusqu’à la fin juin, un arbitrage du premier ministre étant attendu en juillet.
Les détails techniques des parcs
Appel d’offres 2011-2012 pour l’éolien posé
Fécamp
Les énergéticiens retenus pour le projet de Fécamp sont EDF Énergies Nouvelles, Enbridge Inc. et wpd Offshore. De son côté, General Electric doit fournir 83 éoliennes de type Haliade 150 de 6 MW de puissance. Les fondations seront de type gravitaires. La puissance globale doit atteindre 498 MW. La superficie du champ est estimée à 67 km2 avec des éoliennes situées entre 13 et 22 km du rivage. La base d’exploitation et de maintenance devrait se trouver dans Le Port de Fécamp. La mise en service n’est pas escomptée avant 2021, suivant l’évolution de l’étude des recours.
Courseulles-sur-Mer
Pour le champ de Courseulles-sur-Mer, on retrouve EDF EN, Enbridge Inc., wpd Offshore, de même que GE pour la fourniture de machines Haliade 150 (6MW), cette fois-ci au nombre de 75. La puissance atteindrait donc 450 MW. Par contre, les fondations seront de type monopieu. Avec une surface de 50 km2, le champ se situera minimum à plus de 10 km du rivage. Le Port de Caen-Ouistreham servira de base d’exploitation et de maintenance. La mise en service n’est pas prévue avant 2021, suivant l’évolution de l’étude des recours.
Saint-Nazaire
À Saint-Nazaire, EDF EN est allié avec Enbridge Inc. Le turbinier choisi est GE pour 80 éoliennes Haliade 150 de 6 MW. La Puissance globale prévue est de 480 MW et les fondations de type monopieu. La superficie du parc est de 78 km2 avec une distance minimum de la côte de 12 km. Le Port de la Turballe accueillera les activités de maintenance et d’exploitation. La mise en service n’est pas prévue avant 2021, suivant l’évolution de l’étude des recours.
Saint-Brieuc
Le projet de Saint-Brieuc est porté par une société regroupant différents acteurs. Il s’agit d’Ailes Marines SAS dont le capital est capté à 70% par Iberdrola et 30 % par AVEL VOR. Les actionnaires de cette dernière sont Renewable Energy System et la Caisse des Dépôts, qui disposent de fait respectivement de 22.5% et 7.5% d’Ailes Marines SAS. L’industriel retenu est Siemens Gamesa Renewable Energy, qui a pris la relève d’Areva. C’est d’ailleurs le modèle d’éolienne D8 du groupe allemand plutôt que l’Adwen qui sera utilisé à raison de 62 exemplaires. L’éolienne développant 8 MW de puissance, cela permettra au parc d’atteindre 496 MW. Pour les fondations, il a été choisi le modèle jacket. Situé à 16.3 km minimum des côtes, le parc s’étendra sur 75 km2 et son port base sera situé à Saint-Quay-Portrieux. La mise en service est prévue pour 2023, suivant l’évolution de l’étude des recours.
Appel d’offres 2013-2014 pour l’éolien posé
Dieppe / Le Tréport
À Dieppe, la Société Éoliennes en Mer Dieppe Le Tréport est constituée d’Engie (47%), du portugais EDP renewables (43%) et du groupe la Caisse des Dépôts (10%). L’éolienne D8 de Siemens Gamesa produisant 8 MW sera présente à 62 unités, permettant une production générale de 496 MW. Elles reposeront sur des fondations jacket et seront à minimum 17 km de Dieppe et 15.5 km du Tréport. Une Base de maintenance se trouvera à Dieppe et centre de contrôle et d’expertise au Tréport. La mise en service n’aura pas lieu avant 2021.
Yeu / Noirmoutier
La Société Éoliennes en Mer Iles d’Yeu et de Noirmoutier est elle aussi constituée d’Engie (47%), EDP renewables (43%) et du groupe Caisse des Dépôts (10%). On retrouve aussi Siemens Gamesa avec 62 éoliennes D8 de 8 MW pour 496 MW au total et des fondations de type jacket. Elles seront à une distance du rivage de 11.7 km pour l’île Yeu et 16.5 km pour Noirmoutier. Base de maintenance sera à Port-Joinville et une seconde à l’Herbaudière. La mise en service n’est pas prévue avant 2021.
Appel d’offres 2015-2016 pour l’éolien flottant
Gruissan (EolMed)
Le projet de ferme-pilote EolMed au large de Gruissan est porté par Quadran Energies Marines. C’est le seul des dix parcs à ne pas se reposer sur une éolienne de GE ou Siemens. C’est Senvion wind energy solutions qui doit fournir quatre éoliennes Senvion 6.2M152 avec une puissance chacune de 6.2 MW. La puissance totale serait donc de 24.6 MW. Les flotteurs, des caissons en béton de près de 8000 tonnes, seront un dérivé de Floatgen d’Ideol et Bouygues TP. La base d’exploitation et de maintenance doit voir le jour à Port-la-Nouvelle. La mise en service est prévue à partir de 2021. Les parcs d’éoliennes flottantes n’ont pas encore reçu d’autorisations administratives.
Leucate / Le Barcarès (éoliennes flottantes du golfe du Lion)
Le projet des éoliennes flottantes du golfe du Lion entre Leucate et Le Barcarès sera porté par Engie, EDP renewables, la Caisse des Dépôts et RTE. On retrouve GE avec quatre Haliade 150 de 6 MW pour une puissance totale de 24 MW. Eiffage produira un flotteur en acier en forme de trois colonnes cylindriques conçues sur un modèle conçu par Principle Power. Port-la-Nouvelle doit aussi accueillir la base de maintenance pour cette ferme-pilote. La mise en service est prévue à partir de 2021. Les parcs d’éoliennes flottantes n’ont pas encore reçu d’autorisations administratives.
Faraman (Provence Grand Large)
Pour Provence Grand Large, le nom du projet en Camarques, l’énergéticien choisi est EDF EN, allié à RTE. Siemens doit équiper le parc de trois éoliennes D8 de 8 MW pour une puissance finale installée de 24 MW. Les flotteurs en acier seront l’œuvre de SBM offshore et d’IFP énergies nouvelles. Composés de trois piles en forme de jacket, ils pourront être ballastés. La base d’exploitation et de maintenance est prévue pour Port-Saint-Louis-du-Rhône La mise en service est escomptée pour la fin 2020. Les parcs d’éoliennes flottantes n’ont pas encore reçu d’autorisations administratives.
Groix et Belle-Île
Le projet de Groix et Belle Île est porté par un consortium réunissant Eolfi, CGN Europe Energy, Meridiam, la Caisse des Dépôts, ADEME, Naval Énergies et Vinci Constructions. Les éoliennes de 6 MW seront au nombre de quatre et de type Haliade 150 et produites par GE (puissance globale de 24 MW). Valemo construira lui le flotteur avec l’appui de Naval Énergies. Ce seront des flotteurs mixtes, composés de colonnes en acier et d’une embase en béton. La base d’exploitation et de maintenance doit être à Lorient. La mise en service est prévue à partir de 2021. Les parcs d’éoliennes flottantes n’ont pas encore reçu d’autorisations administratives.
D'autres projets attendus
Pour la suite, d'autres champs posés doivent être attribués, au large de Dunkerque et de l'île d'Oléron. Un premier appel d'offres pour le développement de parcs flottants commerciaux, en Bretagne et en Méditerranée, est également attendu.
https://www.meretmarine.com/fr/content/etat-des-lieux-des-projets-eoliens-au-large-des-cotes-francaises


12/06/18 : Éoliennes en mer: le gouvernement a présenté son amendement sur le tarif de l’électricité ce mardi
Comme annoncé la semaine dernière aux parlementaires concernés par des projets éoliens en mer, dont celui qu’Engie mène au large des côtes picarde et normande, le gouvernement a présenté, mardi 12 juin, en commission, à l’Assemblée nationale, son amendement au projet de loi « pour un État au service d’une société de confiance ». Comme au Sénat en mars dernier, le gouvernement veut introduire la possibilité de renégocier, à la baisse, les tarifs de rachat de l’électricité produite par les éoliennes offshore. En cas de refus des industriels, le gouvernement envisage la possibilité de geler les projets, et de lancer de nouveaux appels d’offres, dans le cadre d’une procédure accélérée de moins de six mois, afin de ne pas trop retarder la construction des parcs éoliens en mer.
Mardi soir, Emmanuel Maquet, député LR de la Somme, ancien maire de Mers-les-Bains, se dit satisfait, dans un communiqué : « Cet amendement améliore le texte déjà intéressant proposé au Sénat. Tout d’abord, je tiens à saluer le choix de réécrire l’article directement dans la loi plutôt qu’en habilitations à légiférer par ordonnances. Par ailleurs, la décision de faire porter les débats publics sur la zone d’implantation, en amont des projets, est conforme à ce que j’ai toujours demandé. Le gouvernement a enfin remis les choses dans l’ordre ! »
« Concernant la renégociation des tarifs de rachat de l’électricité, c’était un impératif. Remporter un appel d’offres, c’est obtenir un tarif de rachat garanti de l’électricité pendant vingt ans. En 2014, au moment de l’attribution du parc éolien au large du Tréport et de Dieppe, ces tarifs étaient entre 180 et 230 euros du MWh ; à titre de comparaison, le tarif plancher est de l’ordre de 60 euros du MWh aujourd’hui pour le parc éolien au large de Dunkerque », continue le député LR, opposé au projet éolien d’Engie, en l’état, comme beaucoup d’élus de la Somme et de la Seine-Maritime.
« Tant en commission qu’en séance publique, je déposerai des sous-amendements visant à faire évoluer ce texte. En effet, le gouvernement a prévu, en cas d’annulation, de relancer un appel d’offres sur la même zone ou sur une zone à proximité. Compte tenu des problèmes posés par les erreurs de localisation du projet au large du Tréport et de Dieppe et de l’immense mouvement populaire qui s’en est suivi, ce serait inconcevable qu’un nouveau projet se repositionne sur la même zone. » Le choix de la zone a, en effet, depuis plus de dix ans, été la principale cause d’opposition à ce projet, situé en pleine zone de pêche des professionnels de la mer. Ce projet a également été la cause de la démission des élus du conseil de gestion du Parc naturel marin (PNM) des estuaires picards et de la mer d’Opale, une partie des éoliennes étant situées dans le périmètre du PNM.
L’amendement sera présenté en séance plénière, à l’Assemblée nationale, à partir du 26 juin.
http://www.courrier-picard.fr/116472/article/2018-06-12/eoliennes-en-mer-le-gouvernement-presente-son-amendement-sur-le-tarif-de
12/06/18 : 
ÉOLIEN EN MER : UN NOUVEL AMENDEMENT D’ANNULATION DÉPOSÉ AU PARLEMENT
Si la majorité des lauréats des appels d’offres de 2012 et 2014 (comme EDF, Engie ou Ailes Marines, société détenue par Iberdrola) se sont d’ores et déjà engagés dans la renégociation des tarifs d’achat souhaitée par le ministère de la Transition écologique, leur marge de manœuvre semble des plus réduites. Le gouvernement a clairement annoncé son intention d’annuler purement et simplement les six projets de parcs offshore concernés si ces négociations n’aboutissaient pas à des tarifs suffisamment bas, et a déposé un nouvel amendement devant le parlement en ce sens lundi 11 juin 2018.
Si la première tentative d’amendement déposée en mars a finalement été rejetée par le Sénat, le ministère de la Transition écologique persiste dans sa volonté d’annuler les six premiers projets de parcs éoliens en mer, et cela malgré les vives protestations des régions Bretagne, Normandie et Pays-de-la-Loire. Il a déposé lundi 11 juin un second amendement à cet effet dans le cadre de la nouvelle lecture à l’Assemblée nationale du projet de loi « Renforcement de l’efficacité de l’administration pour une relation de confiance », prévoyant cette fois la possibilité d’annuler ces projets en cas d’échec des renégociations en cours sur les tarifs de rachat de l’électricité qui sera produite par ces parcs. Le ministère explique, pour justifier un tel revirement, que les tarifs des appels d’offres actuels, fixés entre 180 et 230 euros le mégawattheure en 2012 et 2014, sont désormais trop élevés compte tenu des progrès technologiques réalisés dans la filière éolienne en mer et des baisses de coûts observées. Ces rémunérations seraient devenues « excessives » alors que la plupart des projets validés ces dernières années le sont à des tarifs d’achat oscillant autour de 80 euros le MWh, et le gouvernement souhaite tout simplement « réduire le coût du soutien public ».
Des projets de parc éolien en mer annulés en cas d’échec des négociations
Contrairement à la première version du texte, qui ciblait potentiellement tous les projets d’énergies renouvelables, cette nouvelle mouture est beaucoup plus ciblée puisqu’elle vise essentiellement les « installations de production d’énergie renouvelable en mer dont le candidat retenu a été désigné avant le 1er janvier 2015 et pour lesquelles les contrats (…) n’ont pas encore été conclus », soit les six parcs éoliens offshore issus des deux premiers appels d’offres. Ces six projets pourront donc être annulés par le gouvernent si les renégociations en cours avec les entreprises sélectionnées (EDF, Engie et l’espagnol Iberdrola) venaient à échouer.
Le gouvernement promet en contrepartie que des indemnités seront versées en cas d’annulation au titre des études techniques préalables réalisées par les lauréats, et qu’un nouvel appel d’offres sera lancé « dans un délai ne pouvant excéder six mois » sur la zone concernée ou une zone voisine et pour une puissance au moins similaire. Des promesses insuffisantes selon le Syndicat des énergies renouvelables (SER) pour qui une telle décision « fragiliserait lourdement et durablement la confiance des industriels et investisseurs ».
http://lenergeek.com/2018/06/12/eolien-en-mer-offshore-amendement-dannulation/

12/06/18Eolien offshore : le gouvernement tente de rassurer la filière sur le long terme
Alors que l'incertitude plane sur le devenir des premiers parcs en mer, l'Etat tente de rassurer les acteurs sur le long terme, avec la mise en place du permis enveloppe et la présentation d'un calendrier des appels d'offres dans la future PPE.
"S'il devait y avoir une remise en cause de l'éolien offshore posé, les perspectives pour les autres EMR ne seraient pas très roses "
Jean-Louis Bal, SER

Le gouvernement veut aller vite. Il entend faire aboutir, d'ici la fin du mois, les négociations sur les tarifs d'achat avec les lauréats des deux premiers appels d'offres pour l'éolien offshore posé. Et a déposé le 11 juin, dans ce but, un amendement introduisant la possibilité de renégocier ce cadre tarifaire, en vue de l'examen, en commission spéciale, du projet de loi "société de confiance"...
L'objectif : "partager les gains entre l'Etat et les industriels" des avancées technologiques et des mesures de simplification mises en place entre l'attribution des projets, en 2012 et 2014, et leur lancement, a expliqué Olivier David, de la direction générale de l'énergie et du climat (DGEC), lors de l'ouverture des assises des énergies marines à Cherbourg, le 12 juin. Pour l'heure, les tarifs d'achat négociés atteignent entre 200 et 230€/MWh, alors que les projets annoncés dans les autres pays européens affichent des prix compris entre 50 et 100 €/MWh.
Alors que cet amendement doit être discuté par les députés en commission aujourd'hui ou demain, la filière lance l'appel de Cherbourg, signé par plus de 60 acteurs, élus, industriels, ports, armateurs, associations de protection de l'environnement… "Il y a aujourd'hui des inquiétudes très fortes, a souligné le président du Syndicat des énergies renouvelables (SER) Jean-Louis Bal. [La possibilité d'annuler les projets si la négociation n'aboutit pas] n'est pas sans conséquence sur les autres énergies renouvelables et sur la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) qui doit être publiée prochainement". Et de rappeler que les énergies marines doivent représenter 10% du mix électrique à l'horizon 2030, selon la PPE actuelle. "S'il devait y avoir une remise en cause de l'éolien offshore posé, les perspectives pour les autres EMR ne seraient pas très roses", ajoute-t-il.
A venir : permis enveloppe et calendrier des appels d'offres
Concrètement, la renégociation entamée entre l'Etat et les acteurs pourrait se conclure de différentes manières : une baisse effective des tarifs d'achat et un maintien des projets, l'abandon d'un ou plusieurs projets ou enfin une réduction de la taille des parcs. Mais le gouvernement semble vouloir regarder au-delà. Le lauréat du troisième appel d'offres, pour la zone de Dunkerque, devrait être désigné d'ici la fin de l'année. Le cahier des charges définitif, élaboré selon la nouvelle procédure de dialogue compétitif, a été notifié à la Commission européenne.
La PPE, qui sera présentée en juillet, devrait quant à elle détailler le calendrier des prochains appels d'offres pour l'éolien en mer posé, en fixant notamment un prix plafond par zone. "Dans la PPE il y aura [aussi] l'annonce du lancement des appels d'offres commerciaux pour l'éolien flottant", a indiqué Olivier David.
Par ailleurs, le gouvernement poursuit la simplification des procédures. Après avoir réformé les procédures de raccordement, les autorisations et le contentieux, une autre mesure de simplification très attendue a été introduite dans le fameux amendement gouvernemental : le permis enveloppe. Il s'agit de donner une "autorisation environnementale sur un projet qui peut ensuite varier en fonction de différents paramètres", a expliqué Olivier David. L'idée : que l'Etat prenne en charge un certain nombre d'études préalables, qu'il lance le débat public sur la zone d'implantation et sur un projet type (nombre d'éoliennes, hauteur des mâts…) et qu'il laisse une marge d'évolution au projet après la délivrance de l'autorisation environnementale. Le décret détaillant cette nouvelle procédure devrait être présenté à l'automne.
En parallèle, l'Etat a initié les concertations par façade maritime en vue des prochains appels d'offres. Les documents stratégiques de façade, les cartes des vocations, permettront d'identifier les "macrozones" dans lesquelles pourront être installées des EMR. Ils devraient être présentés d'ici la fin du mois.

https://www.actu-environnement.com/ae/news/permis-enveloppe-appels-offres-eolien-mer-rassurer-31452.php4

11/06/18 : Aude : 
Eoliennes à PORT-LA NOUVELLE : quels impacts socio-économiques sur la pêche ?
Les perspectives restent imprécises pour les professionnels à moyen terme.
Quelles seront les conséquences sur l'activité des pêcheurs professionnels après que les deux parcs éoliens de Port-La Nouvelle / Gruissan et Leucate / Le Barcarès auront été mis en place ? C'est à cette question que le comité régional des pêches et élevages marins a tenté de répondre en menant une étude d'impacts socio-économiques.
"Tenté", car les réponses ne sont pas forcément au rendez-vous. Un rapport a été présenté la semaine dernière aux professionnels des deux départements concernés à l'occasion d'un comité interdépartemental qui s'est tenu à Port-La Nouvelle. Il laisse les pêcheurs perplexes.
128 navires concernés
Il permit toutefois d'obtenir des données intéressantes. Sur le secteur de Gruissan, 29 chalutiers, 21 palangriers, 9 senneurs, 5 fileyeurs pour la sole et 6 pour les merlus seront concernés, soit 68. Pour le secteur leucatois, il est légèrement inférieur, avec 60 navires. Il convient de noter qu'une cinquantaine de bateaux opère sur les deux secteurs.
La zone éolienne de Port-La Nouvelle représente une valeur ajoutée actuelle de 28 100 € pour l'armement et 27 000 € pour la branche terrestre (criée et mareyeurs). Donnée intéressante, la "création de richesse" sur le secteur Gruissan profite à 59 % aux professionnels nouvellois, 30 % à ceux d'Agde et à parts quasi-égales 5, 5 % aux pêcheurs de Sète et du Grau-du-Roi.
Il convient de noter, et c'est l'une des limites de cette enquête, que les chiffres d'affaires estimés ne correspondent qu'aux chalutiers et palangriers et que les petits métiers ne sont pas pris en compte.
Chantier ouvert
Le CRPMEM a donc encore du pain sur la planche. L'auteur du rapport en convient d'ailleurs. Il estime que « sur la base des montants chiffrés (...) issus des données des flottilles chalutières et palangrières uniquement, des mesures compensatoires seront à envisager au profit de la filière pêche.
Ces mesures non définies à ce jour feront l'objet d'un groupe de travail qui sera constitué de représentants professionnels, de pêcheurs et des porteurs de projet (Engie et Quadran)", écrit-il. Et d'en appeler à "l'amélioration de la qualité des données disponibles", donc à la mobilisation des pêcheurs concernés pour affiner l'argumentaire quand il faudra battre monnaie.
En outre, de son côté, le comité régional des pêches travaille à la mise en place d'un outil de spatialisation pour savoir précisément qui pêche où, et quand…
Cette première étude dont la méthodologie présente de "nombreuses limites" sera donc affinée d'ici à la mise à l'eau, encore hypothétique, des premières éoliennes, à l'horizon 2021.
(SOURCE L'INDEPENDANT)

http://www.midilibre.fr/2018/06/11/eoliennes-a-port-la-nouvelle-quels-impacts-socio-economiques-sur-la-peche,1685089.php

12/06/18 : Les projets d'éoliennes en mer menacés par le gouvernement
L’exécutif présente un amendement prévoyant la remise en cause de six projets. En cause: le coût de 40 milliards d'euros des subventions. EDF et Engie réclament au total 1 milliard d’euros d’indemnités.
La pression est maximale. Le gouvernement présente ce mardi un amendement, dans la loi pour un État au service d’une société de confiance (Essoc), visant à revoir six appels d’offres d’éoliennes en mer attribués en 2012. Il est examiné par les députés, réunis en commission, puis sera voté en séance publique fin juin. Et il est explosif. L’exécutif prévoit purement et simplement d’annuler ces contrats et de lancer de nouveaux appels d’offres si les industriels ne font pas l’effort de réduire leurs marges.
L’enjeu budgétaire est colossal puisque les tarifs de rachat de l’électricité appliqués en 2012 s’élèvent, en moyenne, à 200 euros le megawatt quand les prix actuels sont autour de 80 euros… Ces subventions coûteront à l’Etat 40 milliards d’euros sur 20 ans. Une dépense politiquement inacceptable en plein débat sur les coupes budgétaires. Le dossier est suivi personnellement par Edouard Philippe alors qu'une usine doit voir le jour au Havre, la ville dont il est maire depuis quatre ans.
EDF et Engie réclament 1 milliard d’indemnités
Le gouvernement souhaite diviser la facture par deux. Il y a quelques semaines, il a confié à Gérard Rameix, l’ancien président de l’Autorité des marchés financiers (AMF) la mission de mener les négociations avec EDF, qui dispose de trois projets, Engie (deux) et l’espagnol Iberdrola (un). L’objectif est clair : pousser les entreprises à rogner sur leurs marges pour abaisser le coût des subventions pour l’Etat. Les projets affichent des rentabilités d’environ 8% quand, en Europe, la plupart sont entre 5% et 6%. « Les négociations sont très difficiles » explique un industriel. Un premier round les a conduit à faire « un effort significatif pour baisser le prix de vente de l'électricité » ajoute un bon connaisseur du dossier. De plus, il est acquis que les coûts de raccordement des éoliennes en mer, situées à 15 kms des côtes, ne seront plus assumés par les industriels mais appliqués sur la facture des consommateurs. Ils représentent 10% du prix total des projets.
Mais le chemin parcouru n’est pas suffisant. « Bercy a demandé de revoir la copie car la facture reste trop élevée », explique une partie prenante. Les négociations continuent jusque fin juin et les industriels pourraient accepter encore un « petit effort » ajoute cette source. Avec cet amendement, ils n’ont guère le choix. Sauf à jouer le bras de fer jusqu’au bout, quitte à perdre leurs projets. Dans ce cas, EDF, Engie et Iberdrola brandissent la menace de réclamer à l’Etat 1 milliard d’euros d’indemnités. Un montant jugé exorbitants par certains professionnels qui estiment les dépenses associées à 600 millions d’euros au maximum.
4.000 éoliennes en Europe, aucune en France
Un scénario prévu par le gouvernement qui va jusqu’à poser les bases de nouveaux appels d’offres : simplification des procédures, délais raccourcis et étude d’impact à la charge de l’Etat. Le lancement de ces nouveaux projets interviendrait dans les six mois promet l’amendement.
Au-delà des enjeux financiers, l’essor de la filière est dans la balance. Attribués en 2012, ces projets français trainent. Aucune éolienne en mer ne tourne en France alors que 4.000 éoliennes fonctionnent au large du Royaume-Uni (1700), de l’Allemagne (1200), du Danemark (500), des Pays-Bas (365) ou de la Belgique (230). La guerre industrielle est déjà perdue puisque Areva a vendu le peu d’activité qu’il avait dans le domaine. Et General Electric, qui a racheté celles d’Alstom, est à la peine derrière les deux leaders européens : l’allemand Siemens et le danois Vestas.
https://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/le-gouvernement-menace-d-annuler-les-eoliennes-en-mer-1468571.html

11/06/18Eolien en mer. Tarifs de rachat de l’électricité : le Parlement tranchera
Le gouvernement maintient son intention d’annuler les six premiers projets de parcs éoliens en mer, en cas d’échec des renégociations en cours sur les tarifs de rachat de l’électricité qui sera produite par ces parcs.
Le gouvernement a déposé un nouvel amendement en ce sens dans le cadre de la nouvelle lecture à l’Assemblée nationale du projet de loi « Renforcement de l’efficacité de l’administration pour une relation de confiance », a-t-on constaté sur le site internet de l’Assemblée lundi.
L’objectif est de revoir à la baisse les tarifs accordés en 2012 et 2014, compris « entre 180 et 230 € » par mégawattheure et « entraînant des rémunérations excessives » des lauréats, du fait de la baisse constatée des coûts de l’éolien en mer ces dernières années, explique le gouvernement dans l’exposé de ses motifs.Il souhaite ainsi « réduire le coût de soutien public » à ces projets.
Point dans l’été
Une première version de cet amendement avait été rejetée très largement en mars par le Sénat, face à une levée de boucliers en Bretagne, Normandie et Pays de la Loire, les trois régions où est prévue la construction de ces parcs.
Les industriels, via le Syndicat des énergies renouvelables (SER) mettaient aussi en garde contre une décision qui « fragiliserait lourdement et durablement la confiance des industriels et investisseurs ».
Contrairement à la première mouture du texte, qui ciblait potentiellement tous les projets d’énergies renouvelables, la nouvelle version concerne précisément les « installations de production d’énergie renouvelable en mer dont le candidat retenu a été désigné avant le 1er janvier 2015 et pour lesquelles les contrats […] n’ont pas encore été conclus », soit six parcs.
Et elle fixe le cadre des renégociations en cours avec les entreprises concernées, en particulier EDF (trois parcs), Engie (deux parcs) et l’espagnol Iberdrola (un parc), à la tête des consortiums développant ces projets. Ces discussions se sont tenues ces derniers mois individuellement entre le gouvernement et chacun des consortiums.Le texte prévoit que si elles échouent, le gouvernement peut annuler le projet correspondant, moyennant des indemnités versées pour les études réalisées (météos, géotechniques, vent, etc.) et pour les coûts liés à la rupture des contrats conclus pour ce projet.
Par ailleurs, il s’engage à lancer « dans un délai ne pouvant excéder six mois », une nouvelle procédure d’appel d’offres sur la zone concernée ou une zone voisine et pour une puissance au moins similaire.L’objectif est de « se laisser toutes les options ouvertes dans le cadre de la négociation », a réagi le ministère de la Transition écologique et solidaire. « Un point sera fait d’ici l’été » sur ces discussions, a-t-il ajouté.
https://www.ouest-france.fr/environnement/eolien-en-mer-tarifs-de-rachat-de-l-electricite-le-parlement-tranchera-5817413 10/06/18Parc éolien en mer Dieppe-Le Tréport : « Le combat continue »
Mers-les-Bains. Pour le comité qui s’oppose à l’implantation des éoliennes en mer, rien n’est joué et le combat juridique se poursuivra...
Créée il y a cinq ans pour s’opposer à l’implantation du parc éolien en mer Dieppe-Le Tréport, l’association mersoise de Sauvegarde des côtes d’opale picarde et d’Albâtre (Scopa) a réaffirmé, samedi, en assemblée générale son opposition ferme à l’implantation du parc éolien porté par Engie au large de nos côtés. La réponse favorable à cette construction par l’Agence française pour la biodiversité ne passe pas.
Le président, Georges Clément, a regretté une année chaotique avec des annonces toujours contradictoires. Une agence française pour la biodiversité qui s’est opposée à l’avis négatif du parc naturel marin des estuaires picard et de la mer d’Opale. L’écoute du ministre de l’environnement, Nicolas Hulot lors d’une rencontre avec les élus en janvier dernier. La position du gouvernement sur le coût exorbitant de la production de l’électricité offshore mais qui dans le même temps affirme que cela pourrait être revu... Autant d’interrogations et d’atermoiements qui ne sont pas du goût de Scopa. À cela s’ajoutent les forages en cours sur la zone par la société Éoliennes en mer Dieppe-Le Tréport (EMDT).
Si les autorisations semblent effectives, il n’en reste pas moins pour Georges Clément que EMDT prend pour acquit la réalisation du projet.
« Le combat continue, lance-t-il. Dans l’éventualité probable de la poursuite du projet, nous allons poursuivre l’action juridique avec une plainte déposée auprès de la Commission européenne et nous préparons d’éventuels recours contre le projet si rien n’avance favorablement. »
Informer les touristes
Le maire, Michel Delépine a réaffirmé l’opposition de la ville au projet : « Notre détermination reste intacte. Il est hallucinant de voir que les choses semblent continuer comme si toutes les autorisations étaient levées. Sommes-nous encore dans un État de droit ? Toutes les actions aboutissant à retarder le projet sont une bonne chose. Nous ne sommes pas contre l’éolien mais le projet ne nous convient pas ».
L’élu appelle à revoir l’implantation de la zone en la faisant glisser hors des lieux de pêche pour la préservation des fonds marins et la sauvegarde d’une profession emblématique du territoire.
L’association, avec la mairie, va installer un panneau sur l’esplanade pour sensibiliser les habitants du territoire et les touristes sur « un projet ruineux, inefficace, destructeurs de l’environnement et de l’économie locale ».
L’enquête publique devrait démarrer à l’automne.
http://www.paris-normandie.fr/actualites/societe/parc-eolien-en-mer-dieppe-le-treport--le-combat-continue-HE13178906

10/06/18 : Loire-Atlantique : Saint-Nazaire. Avant le parc éolien, de gros travaux à terre
Le raccordement pourrait commencer cet été. Un poste va être construit à Prinquiau. Des tranchées seront creusées jusqu’à la plage de la Courance, où d’importants travaux sont prévus.
Pourquoi ? Comment ?
Les éoliennes seront en mer mais il faut faire des travaux à terre ?
Oui, même si on n’y pense moins. Car il faut raccorder ce grand champ de production d’électricité, au large du Croisic, au réseau terrestre. Enterrer des câbles sous la mer et sous terre,...
Le 8 mars 2018, à l’occasion de la première lecture au Sénat du projet de loi pour un Etat au service d’une société de confiance, le Gouvernement a déposé un amendement relatif aux appels d’offres pour la réalisation d’installations de production d’électricité en mer.
Rejeté par les sénateurs, cet amendement a constitué l’un des points d’achoppement des échanges au sein de la commission mixte paritaire : celle-ci n’a pu s’accorder sur un texte et le Sénat a publié un communiqué qui explique les raisons de cet échec.
L’amendement prévoyait en premier lieu la possibilité pour le ministre chargé de l’Energie de renégocier avec les lauréats de tout appel d’offres lancé en vertu de la procédure de mise en concurrence prévue à l’article L.311-10 du Code de l’énergie, le prix d’achat de l’électricité par EDF-OA. Cette agence d’EDF agit pour le compte de l’Etat et est remboursée sur le compte d’affectation spéciale « transition énergétique ». Il était précisé que cette disposition s’appliquait aux appels d’offres déjà lancés, pourvu que les contrats d’achat n’aient pas été conclus : tel était le cas des appels d’offres pour six parcs éoliens « posés » en mer lancés en 2011 et 2013.
En second lieu, l’amendement octroyait au Premier ministre le pouvoir de retirer par décret les autorisations de réaliser des projets déjà attribuées, dès lors que les contrats d’obligation d’achat ou de complément de rémunération n’ont pas été signés. Le lauréat évincé se serait alors vu rembourser ses dépenses, dûment justifiées. Il était précisé que ce second volet de l’amendement avait notamment vocation à s’appliquer aux installations de production d’électricité à partir de sources énergie renouvelable en mer dont les lauréats ont été désignés avant le 1er janvier 2015 : il s’agit des titulaires des six parcs précités.
Lors de réunions interministérielles dont la presse s’est fait l’écho, le Gouvernement semble avoir décidé de réintroduire cet amendement. Il ne l’a cependant été dans aucun projet de loi à ce jour. Toujours selon la presse, la négociation avec les lauréats des six projets doit avoir lieu entre mai et juillet 2018.
Ces évolutions, qui ont suscité de vives réactions de la part des syndicats professionnels et des collectivités territoriales concernées, sont attentivement observées par les acteurs du secteur des énergies marines. Une procédure est d’ailleurs en cours pour un septième projet de parc éolien, au large de Dunkerque, et un précédent ministre de l’Ecologie avait évoqué un huitième parc au large de l’Ile d’Oléron.
http://www.lexplicite.fr/vents-contraires-dans-leolien-marin/

06/06/18ÉOLIENNES EN MER : Tarifs de l’électricité offshore: le gouvernement persiste et signe
Le gouvernement va déposer un nouvel amendement pour baisser le tarif de rachat de l’électricité qui sera produite par les éoliennes en mer. Le projet d’Engie au large des côtes picarde et normande est concerné, comme les cinq autres en cours.
Si le tarif n’est pas renégocié, l’électricité produite par les éoliennes en mer coûtera trop cher au contribuable : c’est le credo du gouvernement actuel. Le 12 juin, il devrait déposer, de nouveau, un amendement au projet de loi « pour un État au service d’une société de confiance », d’abord en commission à l’Assemblée nationale, puis en séance plénière au Palais-Bourbon, le 26 juin. Des membres des cabinets des ministres de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, et de son secrétaire d’État Sébastien Lecornu, mais aussi du cabinet du ministre de l’Action et des comptes publics, Gérald Darmanin, l’ont annoncé mardi soir, lors d’une réunion à Paris, aux parlementaires des circonscriptions concernées par les six projets éoliens en mer français.
Parmi eux, Sébastien Jumel, député PCF de Seine-Maritime, et Emmanuel Maquet, député LR de la Somme, pour le projet d’éoliennes en mer d’Engie au large des côtes picarde et normande. « C’est la suite de l’amendement déposé le 14 mars dernier au Sénat », explique Sébastien Jumel, ancien maire de Dieppe. « Il avait été rejeté. Comme celui du Sénat, le nouvel amendement vise d’abord à renégocier le tarif de rachat de l’électricité négocié au moment des appels d’offres (NDLR, en 2012 et en 2014) ». Selon le Syndicat des énergies renouvelables (SER), qui regroupe les leaders du secteur, et qui s’était ému, en avril, de cette volonté de renégociation, le tarif moyen d’achat de l’électricité pour les six projets éoliens en mer en cours en France atteint les 190 euros pour un mégawattheure, pendant les vingt années d’exploitation prévues. Trop cher, pour le gouvernement, au regard de l’évolution des technologies depuis 2012.
« Le second volet de l’amendement prévoit, en cas de refus de baisser le tarif, de relancer complètement la procédure », continue Sébastien Jumel. « Avec cette menace de remise en cause, le gouvernement ferait prendre un retard considérable (aux projets éoliens en mer) », indiquait en avril Marion Lettry, déléguée générale adjointe du SER, au Courrier picard. « On nous a dit que le délai de réexamen serait de six mois maximum », précise le député PCF.
Si le tarif n’est pas renégocié, l’électricité produite par les éoliennes en mer coûtera trop cher au contribuable : c’est le credo du gouvernement actuel. Le 12 juin, il devrait déposer, de nouveau, un amendement au projet de loi « pour un État au service d’une société de confiance », d’abord en commission à l’Assemblée nationale, puis en séance plénière au Palais-Bourbon, le 26 juin. Des membres des cabinets des ministres de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, et de son secrétaire d’État Sébastien Lecornu, mais aussi du cabinet du ministre de l’Action et des comptes publics, Gérald Darmanin, l’ont annoncé mardi soir, lors d’une réunion à Paris, aux parlementaires des circonscriptions concernées par les six projets éoliens en mer français.
Parmi eux, Sébastien Jumel, député PCF de Seine-Maritime, et Emmanuel Maquet, député LR de la Somme, pour le projet d’éoliennes en mer d’Engie au large des côtes picarde et normande. « C’est la suite de l’amendement déposé le 14 mars dernier au Sénat », explique Sébastien Jumel, ancien maire de Dieppe. « Il avait été rejeté. Comme celui du Sénat, le nouvel amendement vise d’abord à renégocier le tarif de rachat de l’électricité négocié au moment des appels d’offres (NDLR, en 2012 et en 2014) ». Selon le Syndicat des énergies renouvelables (SER), qui regroupe les leaders du secteur, et qui s’était ému, en avril, de cette volonté de renégociation, le tarif moyen d’achat de l’électricité pour les six projets éoliens en mer en cours en France atteint les 190 euros pour un mégawattheure, pendant les vingt années d’exploitation prévues. Trop cher, pour le gouvernement, au regard de l’évolution des technologies depuis 2012.
« Le second volet de l’amendement prévoit, en cas de refus de baisser le tarif, de relancer complètement la procédure », continue Sébastien Jumel. « Avec cette menace de remise en cause, le gouvernement ferait prendre un retard considérable (aux projets éoliens en mer) », indiquait en avril Marion Lettry, déléguée générale adjointe du SER, au Courrier picard. « On nous a dit que le délai de réexamen serait de six mois maximum », précise le député PCF.
« Si le projet était repris par un autre industriel, ce dernier pourrait récupérer l’ensemble des études réalisées par son prédécesseur, contre une indemnisation », poursuit Sébastien Jumel. Qui précise : « J’ai rappelé, mardi, que nous veillerons à ce que cette renégociation du tarif ne se fasse pas au détriment de la filière industrielle et des emplois promis par Engie au Havre, à Dieppe et au Tréport (NDLR, plus de 1 500 emplois directs annoncés par Engie, pour les deux parcs de Dieppe – Le Tréport et des îles d’Yeu – Noirmoutier). Et j’ai redit qu’en cas de relance de l’appel d’offres, rien n’interdit de déplacer ce projet à quelques milles nautiques de là ». Car le choix de l’implantation, en pleine zone de pêche, cristallise depuis plus de dix ans l’opposition à ce projet d’éoliennes en mer.



06/06/18 : Vendée : SAINT-GILLES-CROIX-DE-VIE : Parc éolien en mer : les élus de Saint-Gilles défavorables
Le conseil municipal de Saint-Gilles-Croix-de-Vie s’est réuni lundi soir pour rendre son avis sur le projet de parc éolien en mer entre l’île d’Yeu et Noirmoutier.
Qu’a voté le conseil municipal ?
À l’unanimité, les élus du conseil municipal de Saint-Gilles-Croix-de-Vie ont voté un avis défavorable au projet d’un parc de 62 éoliennes en mer entre l’île d’Yeu et Noirmoutier. Ils demandent « des investigations complémentaires ».
Pourquoi ce choix ?
« À la lecture de l’étude d’impact, ce qui nous questionne, c’est le lieu choisi pour ce projet et ses conséquences sur la ressource en poissons et notamment les sardines », a détaillé François Blanchet, le maire de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Le poisson bleu, star de la commune, passe par le site où doivent être implantées les éoliennes lors de sa migration vers les côtes de Saint-Gilles.
L’étude d’impact indique que pendant la durée des travaux, environ deux ans, les poissons vont quitter le site et qu’au terme, ils « devraient peut-être revenir » mais sans certitude. « Si nos pêcheurs et la conserverie Gendreau n’ont plus de sardines pendant deux ans, comment fait-on ? Quid des emplois ? Nous avons échangé avec les gens de mer et conclu qu’il valait mieux tirer la sonnette d’alarme », a ajouté le maire.
https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/saint-gilles-croix-de-vie-85800/parc-eolien-en-mer-les-elus-de-saint-gilles-defavorables-5804956
04/06/18 : Electricité : 200km de câbles entre la Grande Bretagne et la Normandie
Le dispositif sous-marin IFA, partenariat entre la France et l'Angleterre, permettra de fournir en électricité un million de citoyens.
Une prouesse technologique et un petit pas de plus vers la transition technologique. C'est en quelques mots ce que représente ce partenariat entre le RTE (Réseau de transport électrique ) et son homologue anglais National Grid. Les officiels étaient présents vendredi 1er Juin 2018, dont les sénatrices Sonia de la Prôvoté et Corinne Féret, à la station électrique située sur la D41 entre Garcelles-Secqueville et Bellengreville (Calvados), pour la symbolique pose de la première pierre.
Immense interconnexion sous-marine de 202 km pour assurer l'échange énergétique entre nos deux pays, ce projet de 760 millions d'euros (le coût est partagé par l'Angleterre et la France ) s'ajoute à l'interconnexion sous-marine qui existe déjà entre les Haut de France et le sud du Royaume-Uni.
La production française repose encore très peu sur l'énergie renouvelable
Très fier du bilan de l'année passé, Régis Boisguérin, délégué de la RTE pour la région Normandie et en Ile-de-France, déroule les chiffres de l'entreprise publique : " sur toute l'année, on compte en tout et pour tout 22 secondes de coupures électriques, ça nous donne un indice de fiabilité de 99,99995 %".
Seul hic, la production française repose essentiellement sur la production nucléaire (88,3 %), un peu sur le thermique (8 %), et très peu sur l'énergie renouvelable (3,3 %).
Et c'est lors de nos pics de consommation que nous utilisons le plus d'énergie nucléaire, vers 19 heures en France et une heure plus tôt en Angleterre, pendant le fameux tea time, lorsqu'ils allument leurs bouilloires. Cette interconnexion permettra notamment de réduire ces pics de consommation, en échangeant avec nos amis d'outre-manche lorsque nous en avons le plus besoin. Nous récupérerons alors l'énergie éolienne des régions venteuses du nord de la Grande Bretagne. La transition énergétique commence donc sa marche tranquille. Et même le Brexit ne saurait se mettre en travers de sa route.
En 2020, la France et l’Angleterre se revendront leur électricité transportée par 240 km de câble souterrains et sous-marins entre Bellengreville, près de Caen, (Calvados) et le sud-est du Hampshire.
RTE (réseau de transport d’électricité) anticipe sur la production d’énergie marine renouvelable des futurs parcs d’éoliennes en mer de Courseulles (Calvados), Fécamp et Dieppe-Le Tréport (Seine-Maritime), encore soumis aux derniers recours. Avec son homologue britannique Nationalgrind, RTE, qui gère 4 800 km de lignes électriques de haute et...
https://www.ouest-france.fr/normandie/ifa2-200-km-de-cable-electrique-sous-la-manche-5801525

01/06/18Noirmoutier. Éolien en mer : deux nouvelles campagnes scientifiques
La société Éoliennes en mer îles d’Yeu et de Noirmoutier (Emyn) lance deux nouvelles études sur le périmètre du futur parc.
Une seconde campagne géophysique
Après une première campagne d’étude géotechnique en 2017 menée sur 27 des 62 emplacements des futures éoliennes, la société Éoliennes en mer îles d’Yeu et de Noirmoutier (Emyn) va mener une nouvelle étude pour caractériser le sous-sol marin de la zone. « Cette campagne débutera le 1er juin et devrait se poursuivre jusqu’à la fin du mois d’août sous réserve des conditions météo-océaniques », indique Emyn. Cette fois, 35 des 62 emplacements des éoliennes seront sondés et l’emplacement du poste électrique en mer sera également étudié.
La société G-tec sera chargée de cette étude : le navire Omalius utilisera des techniques de forage et de pénétrométrie jusqu’à 50 mètres de profondeur maximum.
Détection des objets archéologiques
Une autre campagne scientifique a débuté le 28 mai, pour reconnaître et détecter « des objets présents au sein de la zone du parc présentant un intérêt archéologique potentiel ». Menée conformément à la convention de coopération passée entre Emyn et le Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM), elle est opérée par le navire le Miniplon. Elle devrait se poursuivre jusqu’à la fin du mois de juin (sous réserve des conditions météo-océaniques).
https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/challans-85300/noirmoutier-eolien-en-mer-deux-nouvelles-campagnes-scientifiques-5797241

01/06/18Interview du directeur du projet éolien en baie de Saint-Brieuc
Le projet d'éoliennes en mer dans la baie de Saint-Brieuc avance malgré l'annulation d'un arrêté préfectoral.
Emmanuel Rollin, directeur du projet prévoyant l’implantation de 62 éoliennes dans la baie de Saint-Brieuc fait le point pour nous. Interview.
Le Penthièvre. Vous avez connu un revers juridique, début avril. Cela va-t-il nuire au projet éolien ?
Emmanuel Rollin. Non. Un arrêté préfectoral a été annulé, celui approuvant la concession d’utilisation du domaine public maritime. Mais la convention en elle-même reste valable. C’est juste pour un problème de signature non conforme car ce n’est pas la bonne personne qui a signé l’arrêté.
J’imagine que la préfecture va bientôt signer un nouvel arrêté. Quoi qu’il en soit, ça ne remet pas en cause le projet. Nous n’avons pas d’inquiétudes à ce sujet et cette annulation n’a aucun impact sur la solidité juridique du projet.
« Notre arrivée génère des tensions normales »
LP. Ça chauffe un peu avec les pêcheurs. Est-ce que vous dialoguez avec eux ?
E.R. Depuis sept ans et le début du projet, notre interlocuteur est le comité local des pêches des Côtes-d’Armor. Nous sommes conscients de l’enjeu, notamment celui de la pêche à la coquille Saint-Jacques, emblématique de la baie. Nous sommes un nouvel arrivé en mer alors, forcément, ça génère des tensions.
Et le comité local a manifesté son mécontentement à plusieurs reprises. Parfois de manière très énergique. Mais, oui, nous dialoguons. Malheureusement, nous avons aussi des contraintes. Le bateau qui effectue pour nous la campagne de reconnaissance des fonds marins est arrivé début mars comme prévu et comme annoncé au comité des pêches.
Celui-ci avait demandé à Ailes Marines de commencer les travaux plus tard. Mais, compte tenu des disponibilité des navires et du calendrier du projet, nous avons dû commencer la campagne technique en mars. Nous sommes tributaires de ces bateaux. Alors, pour faciliter la vie des pêcheurs, nous leur donnons quotidiennement la position du bateau qui reste statique pendant les forages.
LP. L’opposition au projet semble cependant se structurer.
E.R. Dernièrement, des pêcheurs se sont mobilisés contre le projet et se sont alliés avec une association d’opposants locaux mais également d’opposants à d’autres projets éoliens. Bien sûr, nous sommes ouverts à la discussion. Même si notre interlocuteur privilégié reste le comité local qui regroupe les intérêts des professionnels.
« Ailes Marines ne fait pas ce qu’elle veut »
LP. Comment les rassurer sur les impacts du projet en mer ?
E.R. Un projet comme le nôtre, ce sont des milliers de pages d’études d’impact. Pendant plusieurs années, et les quatre saisons, les impacts sur les animaux et la flore ont été évalués. Et lorsqu’il y a un impact, quel qu’il soit, une mesure est proposée pour y remédier.
L’instruction du dossier a duré un an et demi et différents spécialistes ont donné leur avis sur le sujet. Personne n’a donné une feuille de route blanche à Ailes Marines. Et nous avons demandé de nouvelles études environnementales, notamment sur l’impact du bruit sur la ressource halieutique. Suivant le résultat, on verra s’il faut mettre des choses en place.
Mais Ailes Marines ne fait pas ce qu’elle veut. Il n’y a pas de petits arrangements entre nous et l’État, contrairement à ce que certains peuvent penser.
LP. Les pêcheurs craignent de ne plus pouvoir pêcher dans la zone du parc éolien et que la faune fuie…
E.R. Le parc est conçu pour que la pêche soit autorisée en son sein, sauf 50 mètres autour des éoliennes. Mais les engins traînants et dormants seront autorisés. Là encore, nous allons lancer de nouvelles études. Mais même si la ressource déserte la zone pendant la construction du parc, elle reviendra très rapidement. La nature reprend vite ses droits.
« La nature reprend vite ses droits »
LP. Le calendrier a-t-il changé ?
E.R. Non, il va rester le même avec une décision finale en 2020. Le premier chantier devrait commencer en 2021, au tout début du deuxième trimestre avec une mise en place en 2023.
Mais il ne faut pas imaginer un immense chantier avec du bruit pendant deux ans. Le parc fait 75 km2 et on avancera pieu par pieu en sachant qu’il y a 1 km entre deux éoliennes. Le chantier va bouger et le bruit sera temporaire à un endroit donné.
LP. On entend ici et là que le nombre d’éoliennes pourrait augmenter dans le futur.
E.R. 62 éoliennes sont prévues et aucune extension n’est envisagée. Une carte est disponible sur notre site internet et on y voit la position de chaque éolienne. Et à aucun moment le parc peut être modifié.
Ce genre de projets est très cadré en France, nous sommes donc très suivis et c’est normal. Les inquiétudes sont légitimes mais il faut relativiser. Et surtout comprendre que nous sommes ouverts au dialogue, aux échanges d’arguments et que nous n’avons pas peur de la confrontation. Par contre, nous regrettons la désinformation et les photomontages hasardeux de certains opposants.
62 éoliennes en projet
Placées à plus de 16 km des côtes les plus proches, les 62 éoliennes du parc éolien breton mesureront 216 m de haut, pour une emprise totale de 103 km². D’une capacité installée de 496 mégawatt (MW), le projet apportera sur le réseau 1 850 gigawatt-heure (GWH) par an, soit l’équivalent de la consommation de 850 000 habitants.
https://actu.fr/bretagne/erquy_22054/interview-directeur-projet-eolien-baie-saint-brieuc_16926626.html
31/05/18 : Morbihan : 
Eolien flottant de Groix : l'Autorité environnementale se penche sur l'étude d'impact
Après avoir analysé le projet de parc éolien flottant de Provence Grand large, l'Autorité environnementale (Ae) publie son avis sur la future ferme pilote flottante de Groix (Morbihan). "Le dossier, qui comprend encore plusieurs variantes avant que les choix techniques définitifs n'interviennent à l'automne 2018, pour une production prévue à partir de 2021, est globalement de bonne qualité et détaillé, nonobstant le manque de connaissances scientifiques et de recul dans un domaine technique qui, s'il bénéficie des technologies développées pour la production offshore de ressources pétrolières, ne compte que peu de réalisations effectives à ce jour", analyse l'Ae. Elle préconisait d'ailleurs, dans un précédent avis, de mettre en place un programme de recherche sur l'éolien flottant, piloté par l'Etat, pour assurer le suivi des quatre projets pilotes.
Sur le parc de Groix, elle demande aux porteurs de projet (Eolfi et RTE) de préciser les raisons environnementales qui les conduiront à opter pour une variante technologique plutôt qu'une autre (sur les ancrages, les câbles de raccordement...). Elle souhaite également que soit explicité le comportement des installations face à des tempêtes ou houles exceptionnelles. Les actions de compensation et de suivi environnementaux devront également être complétées.
Le parc comptera quatre éoliennes de trois pales à axe horizontal General Electric de 6 MW, posées sur des flotteurs semi-submersibles conçus par DCNS. Il sera implanté, pour vingt ans, sur une surface de 14,3 km², à environ 12,5 km de Groix, 18 km de Belle-Île, 21,5 km de Gâvres et 23 km, au plus proche, de la côte quiberonnaise.
https://www.actu-environnement.com/ae/news/eolien-flottant-groix-ferme-pilote-impact-environnemental-31385.php4

28/05/18 : La Rochelle : En France, la fronde anti-éoliennes ne faiblit pas
Le gouvernement veut limiter les recours juridiques qui bloquent de nombreux projets terrestres et offshore.
« Non à l’invasion par des éoliennes inefficaces », « Ne touchez pas à l’estuaire [de la Gironde] », « Défendons notre patrimoine rural contre les affairistes éoliens », les banderoles agitées sur le port de La Rochelle, samedi 26 mai, ne font pas dans le détail. Les slogans, « promoteurs imposteurs », exigent aussi la « démission » de Sébastien Lecornu, le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire.
Ici, comme dans de nombreuses régions, l’opposition aux éoliennes est virulente et se traduit en particulier par une bataille juridique dès qu’un projet est annoncé. Les associations locales sont soutenues la plupart du temps par la Fédération environnement durable (FED), créée en 2007, qui annonce clairement sur la page d’accueil de son site : « Non à l’éolien en France. »« Nous conseillons les associations locales avec une assistance juridique, car notre seul moyen, c’est le harcèlement », dit Jean-Louis Bultré, président de la FED
« Il y a 7 000 éoliennes en France et on veut en mettre 20 000, truffer le littoral d’éolien offshore », s’indigne le président de la FED, Jean-Louis Bultré, qui soutient le nucléaire pour sortir des énergies fossiles. « Nous conseillons les associations locales avec une assistance juridique car notre seul moyen, c’est le harcèlement : le temps joue contre l’industriel, il a emprunté de l’argent et plus cela traîne, plus il en perd », explique-t-il.
Cette stratégie conduit le moindre projet à devoir patienter de sept à neuf ans là où, en Allemagne, il aboutit en trois ou quatre. « La fédération de M. Bultré ne cache pas ses objectifs, bloquer ou retarder tous les projets, ils sont bien organisés,analyse Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables. On y trouve aussi bien les Vieilles Maisons françaises que les pêcheurs qui peuvent...
27/05/18En Vendée, l’enquête publique des éoliennes a mobilisé
L’enquête publique sur l’implantation du parc éolien des îles d’Yeu-Noirmoutier s’est achevée le mercredi 23 mai sur une forte mobilisation.
http://www.lemarin.fr/secteurs-activites/energies-marines/31490-en-vendee-lenquete-publique-des-eoliennes-mobilise

26/05/18 : Morbihan : Parc éolien flottant. Une étude scientifique au sud de Groix
Le navire scientifique du CNRS « Côtes de la Manche » effectue une mission de recherche, jusqu'au 29 mai, dans le cadre du projet d'implantation de quatre éoliennes flottantes au sud de l'île de Groix, en embarquant sept chercheurs et sept membres d'équipage. François Le Loc'h, écologue marin de l'Institut universitaire européen de la mer, explique : « Le projet de recherche d'approches socio-économiques de l'impact des parcs éoliens flottants a pour objectif de mettre en oeuvre une approche associant sciences de la nature, sciences humaines et sociales sur l'impact des parcs éoliens flottants. Le projet se déroulant en amont de l'implantation des sites pilotes, les actions de recherches concernent la définition de l'état de référence environnemental, écologique et socio-économique ».
Des prélèvements sous-marins
Et d'embrayer sur la deuxième phase de la mission : « Elle consiste à modéliser et à tester d'éventuelles évolutions du fonctionnement des éoliennes. Enfin, il s'agit d'étudier la mise en place d'un modèle socio-écosystème des interactions entre l'ensemble des acteurs et l'environnement comme l'activité professionnelle de la pêche, la vie sous-marine, etc. ». Des prélèvements du sol sous-marin sont effectués à l'aide d'un carottier embarqué. Le commanditaire de cette étude est France Énergies Marines (FEM). Le coût total du projet s'élève à 2,3 M€ sur une durée de trois ans. L'État, par l'intermédiaire de l'Agence nationale de la recherche et des investissements d'avenir, apporte 518.000 €, les membres de France Énergies Marines apportent un cofinancement de 154.000 €. Le navire poursuivra sa mission au mois d'août.
http://www.letelegramme.fr/morbihan/lorient/parc-eolien-flottant-une-etude-scientifique-au-sud-de-groix-26-05-2018-11971585.php?vptoken=ed5e5d1a1b48bf3969a3bf860228d34b5350a1eb
25/05/18Côtes-d’Armor. Nouveau recours contre le parc éolien « off-shore »
Un agriculteur a demandé ce vendredi à la cour administrative d’appel de Nantes d’annuler l’arrêté préfectoral qui avait approuvé, en avril 2017, la création d’une liaison électrique à 225 000 volts entre le futur parc éolien off-shore de la baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) et le continent.
La ligne sera sous-marine sur 33 km et souterraine sur 16 km : une fois à terre, elle passera par les communes d’Erquy et Saint-Alban (Côtes-d’Armor), avant d’être raccordée au réseau électrique au lieu-dit « La Doberie », à Hénansal. 
Le requérant - qui exploite un élevage bovin à Saint-Querreuc, sur la commune d’Erquy - estime que l’étude d’impact du projet n’a pas tenu compte des conséquences « acoustiques » de la ligne électrique. Un point qui a laissé circonspect le rapporteur public, dont les avis sont la plupart du temps suivis par les juges administratifs.
Le magistrat considère aussi que l’agriculteur ne présente « aucun élément scientifique rendant crédibles » ses craintes sur l’exposition de ses vaches laitières aux champs électromagnétiques. « La ligne électrique sera enterrée à plusieurs mètres de profondeur », a insisté sur ce point le rapporteur public dans ses conclusions.
Enfin, le rapporteur public a écarté toute « erreur manifeste manifestation » du préfet des Côtes-d’Armor pour ce qui concerne l’impact de la liaison sous-marine sur la pêche à la coquille Saint-Jacques. Il a préconisé en conséquence de rejeter le recours, et de condamner le requérant à verser 1 500 € à Réseau transport d’électricité (RTE) pour ses frais de justice.
La cour administrative d’appel de Nantes rendra son arrêt sous trois à quatre semaines. C’est le cinquième recours relatif au projet éolien off-shore de Saint-Brieuc qu’elle a à examiner ces derniers mois.

http://www.letelegramme.fr/bretagne/cotes-d-armor-nouveau-recours-contre-le-parc-eolien-off-shore-25-05-2018-11971018.php?vptoken=0e920827e96a8ece57f8f2ea3f3e00f79c610e9e

25/05/18 : Vendée : Éolien en mer. 1 695 observations déposées dans l'enquête publique
L’enquête publique sur le projet de parc éolien au large au large des îles d’Yeu et Noirmoutier a été clôturée, mercredi 23 mai. Au total, 1 695 observations ont été déposées.
À 17 h, mercredi 23 mai, 1 695 observations étaient déposées dans le cadre de l’enquête publique concernant le projet de 62 éoliennes en mer entre Yeu et Noirmoutier. "Il n’est désormais plus possible de déposer une observation auprès des membres de la commission d’enquête", indique la préfecture. Ces membres devront désormais analyser l’ensemble des observations reçues afin de remettre leurs conclusions "pour le courant de l’été 2018", indique la préfecture.
Cette enquête se termine dans un contexte relativement tendu. En effet, après les courriels hostiles des commissaires enquêteurs, les opposants au parc éolien au large d’Yeu et Noirmoutier avaient saisi le tribunal administratif. En vain.
https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/vendee/eolien-en-mer-1-695-observations-deposees-dans-l-enquete-publique-5781628


23/05/18 : 😡😡😠Eolmed : l’éolien offshore fait appel au financement participatif
Enerfip, plateforme de financement participatif dédiée à la transition énergétique, présente le premier financement participatif au monde dédié à un parc éolien offshore.
Le consortium piloté par Quadran Energies Marines lance le premier financement participatif local dédié à un parc éolien offshore, avec un objectif de 300.000 euros. Le financement sur la plateforme Enerfip est réservé dans un premier temps aux habitants de la région Occitanie entre le 22 mai et le 30 juin. Puis, la collecte sera ouverte à tous jusqu’au 5 juillet.
Tout particulier peut investir entre 10 et 2.500 euros. Il bénéficiera en contrepartie d’un taux d’intérêt annuel fixe de 5 %. Les fonds récoltés financeront une partie du Lidar flottant, qui servira à évaluer les gisements de vent sur le site. L’investissement total du parc pilote est estimé à 212 millions d’euros. La construction du parc débutera en 2019 pour une exploitation commerciale à partir de 2021.
Eolmed : 4 éoliennes flottantes
Le consortium a été retenu en juillet 2016 pour installer un parc pilote de 4 éoliennes flottantes en mer Méditerranée. Le parc Eolmed sera situé à plus de 18 km des côtes, au large de Gruissan et de Port-la-Nouvelle dans l’Aude. Il sera doté d’une puissance de 24,6 mégawatts. Le parc produira près de 100 millions de kilowattheures par an. C’est l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 50.000 habitants.
Les éoliennes seront installées sur des fondations flottantes en béton d’environ 15.000 tonnes. Une éolienne flottante équipée du flotteur en béton d’Ideol a été acheminée le 29 avril sur le site expérimental Sem-Rev, situé à 22 kilomètres des côtes bretonnes au large du Croisic (Loire-Atlantique). L’installation permettra d’étudier, en situation réelle, les performances de l’éolien flottant avec la technologie prévue pour le parc Eolmed.
https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/eolmed-leolien-offshore-fait-appel-au-financement-participatif-55034/


23/05/18 : Côtes d'Armor : À Erquy, les pêcheurs professionnels s’organisent contre le projet éolien
Ils disent non au projet des éoliennes en mer. Des pêcheurs professionnels se sont regroupés dans une nouvelle association, à Erquy.
Julien Tréhorel, patron pêcheur de l’Intrépide, à Erquy, s’oppose au projet d’implantation des éoliennes en mer depuis toujours. D’ailleurs, ces derniers mois, c’est souvent vers lui que les médias, locaux et nationaux, se sont tournés pour illustrer ce sujet.
Nouvelle association
Sa détermination l’a amené à la création d’une association pour mobiliser les forces vives de la pêche portées vers le même but.
« Je ne peux pas laisser faire ça. Détruire cet environnement, celui dans lequel j’ai grandi et j’évolue aujourd’hui en tant que professionnel, ça me dégoûte. »
« Je ne peux pas laisser faire ça »
Si les pêcheurs n’ont pas trop fait entendre leurs voix jusque-là, c’est parce qu’elle est portée, depuis le début du projet éolien, par le comité départemental des pêches des Côtes-d’Armor.
Une association représentative des professionnels de la pêche qui assure ne rien lâcher au quotidien. Notamment en publiant régulièrement ses bisbilles avec Ailes Marines, la société à l’initiative du projet éolien. Et on voit bien que ça chauffe souvent entre les deux parties.
Mais pour Julien Tréhorel, le comité départemental ne va pas assez loin. Le pêcheur a donc décidé de créer l’Association de défense de l’environnement et de la Promotion de la Pêche Artisanale dans le Golf Normand Bretons (ADEPPA-GNB).
« Des espèces vont disparaître »
Après la mise en place d’un groupe sur Facebook et la rencontre des dizaines d’adhérents, une première réunion est prévue ce 25 mai, afin de présenter l’association au grand public.
« Nous voulons informer des risques et inquiétudes liés au futur parc éolien en baie de Saint-Brieuc. Car notre biodiversité marine exceptionnelle est la vraie richesse de la baie et elle encourt un réel danger. Nous ne pouvons pas accepter qu’un tel projet, démesuré et destructeur de ce qui nous fait vivre, soit mis en application. Ce parc se situe à proximité du plus grand gisement de coquilles Saint-Jacques de France. Il se situe également dans un grand couloir migratoire des crustacés tel que le homard, la langouste rouge, l’araignée de mer et à seulement à 16 km de la grande frayère à bar du Cap Fréhel. Au-delà de notre métier, cela va générer une mortalité digne d’une extermination des espèces sur l’ensemble du secteur de ce parc et de ses alentours. Y compris pour les dauphins, marsouins, fous de Bassan, mouettes etc. »
Désormais, l’association espère mobiliser autour de son combat en choisissant de l’expliquer.

Réunion vendredi 25 mai à 15 h à la salle municipale. Page Facebook «Ensemble pour un littoral Maritime Français sans Éoliennes » 
https://actu.fr/bretagne/erquy_22054/a-erquy-pecheurs-professionnels-sorganisent-contre-projet-eolien_16813646.html

23/05/18 : Projet éolien au large de Gruissan : un an pour mesurer les vents
Le projet EolMed vise l'implantation de quatre éoliennes au large de Guissan et Port-la-Nouvelle.
Sous le regard intrigué des mouettes, les trois éoliennes miniatures fixées sur la bouée jaune virevoltent dès leur mise à l'eau. L'instrument, appelé lidar, tracté en douceur sur 17 km, vient d'être posé au milieu du futur parc pilote de quatre éoliennes flottantes au large de Port-la-Nouvelle et Gruissan (Aude).
Pour ce projet EolMed, une première en Méditerranée portée par Quadran Energies Marines, l'enjeu est de taille. Il s'agit de mesurer pendant un an les variations du vent.
"D'abord avec les relevés, selon les vitesses constatées, nous pourrons adapter la grosseur des mâts qui supportent les pales, détaille Damien Accoley, chef de projet. Surtout, en détectant les hauteurs où cela souffle le plus, entre 30 m et 176 m, il s'agit d'optimiser la production et d'avoir une visibilité sur le gisement éolien." Depuis la barge accompagnant l'installation, les spécialistes d'Éolos, entreprise barcelonaise sélectionnée pour poser leur lidar, procèdent aux derniers réglages.
Un rayon laser de 200 m
Près de 7 tonnes de chaîne, servant de corps-mort, viennent d'être mises à l'eau. "La difficulté, c'est d'avoir assez d'énergie pour que le lidar soit autonome", rappelle Oscar Ramirez-Mesa, responsable de l'installation, fixant la bouée jaune recouverte de 22 petits panneaux solaires. L'engin, par un système complexe de mesure ultrasonique basée sur l'effet Doppler, envoie à la verticale un rayon laser de 200 m qui mesure le vent à différentes hauteurs.
50 000 personnes après 2021
"C'est beaucoup plus précis qu'une bouée météo, on doit savoir au détail près", insiste Damien Accoley. C'est tout l'avenir de cette filière émergente qui en dépend. Avec la connaissance de l'électricité qui va être produite puis revendue, EolMed pourra entamer les discussions avec les banques. Pour espérer ériger ces quatre éoliennes d'une puissance maximale de 6,15 mégawatts, qui permettraient d'alimenter, après 2021, 50 000 personnes avec cette seule énergie du vent.
Les autres relevésA 17 km au large de Port-la-Nouvelle, on distingue à peine les cheminées de la cimenterie du port. C’est là que les quatre éoliennes de 176 m de haut vont être installées sur un périmètre de 8,5 km2. Samedi, les oiseaux étaient nombreux sur zone, confondant certainement la barge du Jifmar tractant le lidar avec un chalutier rempli de poisson... Il n’empêche, EolMed est tenu d’effectuer des mesures d’impacts environnementales sur la faune volante mais aussi sous-marine. Des bouées avec micro à ultrason ou un hydrophone sont déjà implantés sur zone, sur l’eau ou au fonds (à environ 55 m), notamment pour évaluer la présence des grands mammifères marins (comme les dauphins) et des oiseaux et autres chauve-souris. Le courant marin est également étudié.
http://www.midilibre.fr/2018/05/23/projet-eolien-au-large-de-gruissan-un-an-pour-mesurer-les-vents,1675708.php


23/05/18Eolien flottant : bientôt un programme de recherche sur les impacts environnementaux des parcs pilotes ?
Dans un avis sur le projet éolien Provence Grand large, l'Autorité environnementale préconise la mise en place d'un programme de recherche sur les impacts environnementaux. L'objectif : cadrer les mesures de suivi en vue des futurs parcs commerciaux.
"L'enjeu de ce parc pilote est de fournir les connaissances nécessaires aux futures études d'impact de parcs industriels flottants et à leur écoconception, en permettant notamment de concevoir des mesures d'évitements, de réduction, voire de compensation des impacts des futurs parcs éoliens flottants". L'Autorité environnementale (Ae) vient de se prononcer sur le projet pilote d'éoliennes flottantes Provence Grand large, prévu au large de Port-Saint-Louis-du-Rhône (Bouches-du-Rhône). C'est le premier avis qu'elle rend sur l'un des quatre projets expérimentaux retenus par les pouvoirs publics pour valider la technologie flottante, avant le lancement d'appels d'offres commerciaux. Et justement, le retour d'expérience sur ces fermes pilotes sera essentiel pour mesurer les impacts réels de ces technologies sur les milieux. Car, pour l'heure, les exploitants ne bénéficient que de rares retours sur des projets expérimentaux déployés en Europe du Nord.
L'Ae estime donc qu'"un programme de recherches, placé sous la responsabilité de l'Etat, [devrait être développé] pour combler les lacunes de la connaissance nécessaire aux études d'impacts des parcs éoliens opérationnels. (...) Si la responsabilité de développer ces recherches et de les financer est celle du maître d‘ouvrage, l'Etat devrait s'impliquer dans le pilotage du programme de recherches associé et mettre en place un conseil scientifique indépendant du maître d'ouvrage". Les efforts pourraient être mutualisés à l'échelle de la façade méditerranéenne, estime-t-elle, puisque trois des projets pilotes y seront installés.
Dans l'attente, et sur le projet de Provence Grand large en particulier, l'Ae estime qu'EDF Energies nouvelles et le gestionnaire de réseau de transport d'électricité RTE, les deux exploitants, devraient renforcer les études de suivi et mettre en place des mesures d'évitement et de réduction. Celles-ci devront être "révisées en fonction des résultats du suivi et [permettre] de proposer le cas échéant des mesures de compensation".
Une emprise de 500 m2
Le projet Provence Grand large devrait fournir, à l'horizon 2020, une production annuelle nette équivalente à la consommation annuelle en électricité d'environ 40.000 habitants. La phase de test durera pendant vingt ans. Le coût prévisionnel du projet est estimé à environ 200 M€.
Il portera sur l'installation de trois éoliennes flottantes tri-pales, à axe horizontal, de 8 MW chacune, implantées sur le site de Faraman, à 17 km de la plage Napoléon. "Le choix de cette zone est issu d'études préalables d'identification de zones de moindre impact pour le développement de l'éolien en Méditerranée, réalisées en partenariat avec les parties prenantes (notamment les usagers de la mer) et les services de l'Etat", rappelle l'Ae.
L'emprise sur le domaine public sera de 500 m2. La mobilité latérale des éoliennes sera d'environ 15 m autour de leur position nominale. Leur hauteur sera de 180 m au dessus du niveau de la mer, avec un diamètre de rotor de 154 m et donc, une hauteur maximale des pales au dessus de la mer de 20 m. "Le rotor aura une vitesse maximale de 13 tours par minute, ce qui correspond à une vitesse en bout de pale de 380 km/h. Les éoliennes pourront fonctionner pour des vitesses de vent comprises entre environ 10 km/h et 90 km/h", précise l'Ae.
Des caméras, avec vision nocturne, pour observer les impacts
Du fait du caractère inédit de ce type de projet en France et du "manque de retours d'expérience", l'Ae est particulièrement attentive aux mesures de suivi prévues. Celles-ci devront être rigoureuses, établies et pilotées en lien avec des chercheurs, souligne-t-elle. Les résultats devront être rendus publics.
L'Ae se félicite de la qualité des inventaires terrestres ainsi que les efforts d'analyse biosédimentaire et avifaunistique en mer réalisés par les deux exploitants. "La richesse ornithologique de la zone d'étude est confirmée (oiseaux marins et oiseaux terrestres migrateurs). La zone du projet s'avère importante pour sa forte productivité biologique via le nourrissage des juvéniles de poissons, 352 espèces de poissons sont recensés dans le golfe du Lion", note-t-elle. Elle estime cependant que le niveau d'enjeu est sous évalué pour la ressource halieutique, les mammifères marins, notamment le grand dauphin, et les tortues marines (tortue caouanne). Idem pour les oiseaux migrateurs, particulièrement présents sur la zone entre fin août et fin octobre.
"Le suivi de l'avifaune comporte, lors de la première année, l'expérimentation d'un suivi par des caméras. Ce suivi n'est pas planifié pour toute la durée quinquennale, ce qui n'est pas cohérent avec l'importance de l'enjeu et la nécessité d'anticiper les impacts sur les oiseaux des futurs parcs éolien", analyse l'Ae. Elle préconise donc de prolonger ce suivi pendant au moins cinq ans et de le concevoir de manière à pouvoir observer les comportements et les impacts la nuit. L'observation des activités migratoires des oiseaux doit être intégrée à ce programme.
Concernant les technologies déployées, l'Ae constate les avantages environnementaux de l'utilisation d'un flotteur à câbles tendus. Ceux-ci ne reposeront pas sur les fonds marins et limiteront donc les impacts liés au ragage (frottement). En revanche, elle souhaite que soient étudiées des alternatives aux anodes sacrificielles prévues pour protéger la structure flottante de l'oxydation. "Chaque flotteur en comportera 15 tonnes pour une durée de vie de vingt ans environ. Ces anodes sont composées de 95% d'aluminium et 5% de zinc, la présence d'autres métaux est mentionnée notamment l'indium et le silicium". Ces métaux peuvent être relargués dans les milieux. Un suivi devra être réalisé.
https://www.actu-environnement.com/ae/news/avis-autorite-environnementale-impacts-eolien-flottant-parc-pilote-mediterranee-31318.php4

22/05/18Courseulles-sur-Mer : le Conseil d'Etat rejette le recours contre le parc éolien
Le Conseil d'Etat a rejeté, par une décision du 16 mai, le pourvoi de plusieurs associations contre la décision de la cour d'appel de Nantes sur le parc éolien offshore de Courseulles-sur-Mer (Calvados). Saisie par les mêmes associations, cette dernière avait rejeté leur demande d'annulation de l'arrêté autorisant la construction et l'exploitation du parc. Les associations remettaient notamment en cause l'étude d'impact.

22/05/18Lorient. Les éoliennes changeront-elles la vie la mer
Le navire océanographique Côtes de la Manche a appareillé lundi soir de Lorient. Il doit dresser l'état des lieux, pour le comparer ensuite à un point de situation quand les éoliennes seront en place entre Groix et Belle-Ile.
Quel sera l'impact sur la faune et la flore des quatre éoliennes flottantes qui seront implantées entre Groix et Belle-Ile, et dont l'exploitation est prévue en 2021 ? Quelles conséquences pour les pêcheurs du Morbihan? C'est la mission du navire océanographique Côtes de la Manche : dresser l'état des lieux d'origine et le comparer, une fois les machines installées. Le navire, long de 24,90 m, propriété du CNRS, a appareillé de Lorient, lundi soir. Après avoir filmé les fonds marins, la semaine dernière, il va prélever des sédiments. La mission réunit les universités de Brest, Bordeaux, Boulogne et Paris VI, ainsi que l'Ifremer, le CNRS et le Comité régional des pêches de Bretagne. Elle a démarré en février pour trois ans. Elle est financée à 100 % par le ministère de la Recherche, à hauteur de 500 000 €.
https://www.ouest-france.fr/bretagne/lorient-56100/lorient-les-eoliennes-changeront-elles-la-vie-la-mer-5774456

22/05/18Normandie : le Conseil d’État rejette les opposants à l’éolien offshore 😡😡
La France affiche d’ambitieux objectifs en matière de déploiement de l’éolien en mer : en 2009, le gouvernement se donne en effet une dizaine d’année pour déployer jusqu’à 6.000 MW de turbines offshore. Malheureusement, le potentiel éolien tricolore n’est toujours pas exploité. De multiples recours en justice freinent en effet la construction des premières fermes éoliennes offshore et l’implantation des turbines au large des côtes françaises. Les partisans de cette énergie totalement renouvelable peuvent cependant se féliciter d’une première victoire juridique.
Le Conseil d’État a en effet rejeté ce mercredi 16 mai le pourvoi de 5 associations opposées à la construction d’un parc éolien offshore au large de Courseulles-sur-Mer. La démarche de ces associations visait à faire annuler l’autorisation de construction et d’exploitation de 75 éoliennes à une dizaine de kilomètres des plages normandes du Débarquement.
Lors de sa plaidoirie, l’avocat des associations requérantes a évoqué la présence de “nombreuses mines de la Seconde Guerre mondiale” dans les fonds marins du parc de Courseulles-sur-Mer. L’incidence du parc éolien sur le projet de classement des plages du Débarquement au patrimoine mondial de l’UNESCO a également était souligné.
“C’est triste car notre demande n’a même pas été jugée recevable et cette décision ouvre la voie à l’autorisation d’autres parcs éoliens”, estime Hervé Texier, président de l’association Belle Normandie Environnement. Mais ce rejet ne semble pas le décourager. Il a en effet indiqué qu’un second pourvoi serait déposé devant le Conseil d’État.
Les opposants à l’éolien offshore ont également décidé de se tourner vers la justice européenne. Un groupe d’une quinzaine d’associations ont en effet saisi la Commission Européenne pour contester l’ensemble des projets offshore prévus dans la région Normandie.
Les premiers parcs éoliens offshore ont été attribués au large de Fécamp, de Courseulles-sur-Mer et de Saint-Brieuc en 2012, à la suite d’un appel d’offres du gouvernement. La construction des deux premiers projets (Fécamp et Courseulles-sur-Mer), ainsi qu’un parc au large de Saint-Nazaire, ont été attribués à l’électricien français EDF. Le groupe espagnol Iberdrola se chargera du développement du parc de Saint-Brieuc.
Face au retard accumulé, les premières éoliennes offshore françaises ne devraient pas entrer en service avant 2021 ou 2022. Une situation déplorable quand on sait que le potentiel éolien en mer français pourrait aider le gouvernement à atteindre ses objectifs en matière de déploiement des énergies renouvelables…
http://www.zegreenweb.com/sinformer/normandie-le-conseil-detat-rejette-les-opposants-a-leolien-offshore,71873


22/05/18 : Aude : Projet EolMed : début de la campagne de mesure des vents
C’est une nouvelle phase pour le projet EolMed. En effet, l’installation d’un Lidar flottant dans la zone ciblée pour le futur parc pilote de quatre éoliennes flottantes au large de Gruissan, près de Narbonne, a été effectuée samedi 19 mai. La profondeur du site est de 60 mètres.
Le Lidar flottant est un système de mesure par laser, installé sur une bouée et alimenté en énergie par des panneaux solaires. Il permettra de récupérer des données cruciales sur le potentiel éolien du site. Fabriqué par la société espagnole Eolos Floating Lidar Solutions, l’appareil EOLOS FLS200 permettra de réaliser des mesures de vent jusqu’à une altitude de 200 mètres.
Une ferme pilote de 24.8 MW
Le futur parc, situé à 18 km des côtes, doit comprendre quatre éoliennes de 6.2 MW. La ferme affichera une puissance de 24.8 MW et permettra de produire 100 millions de kWh par an, soit la consommation électrique annuelle d’environ 50.000 personnes. Le système de flotteur retenu est celui d’un socle en béton de 15.000 tonnes. Ces fondations, prévues pour être construites à proximité, à Port-la-Nouvelle, adoptent la même technologie (Damping Pool) que Floatgen, Ideol et Bouygues TP étant partenaires du projet. Le fournisseur des turbines sera l’allemand Senvion et l’énergéticien le français Quadran énergies marines. RTE s’occupera de la connexion électrique entre le parc et la côte.
Les travaux doivent débuter en 2020 pour une mise en service de la ferme pilote en 2021.
https://www.meretmarine.com/fr/content/projet-eolmed-debut-de-la-campagne-de-mesure-des-vents
22/05/18 : Aude : Le futur parc éolien au large de Gruissan peut vous rapporter gros 😡😡
En 2021 un parc éolien flottant produira de l'électricité à une quinzaine de kilomètres au large de Gruissan dans l'Aude. L'investissement total est de 215 millions d'euros dont une partie apportée par les habitants d'Occitanie via un financement participatif. Il est lancé ce mardi.
Dans trois ans, un parc éolien flottant produira de l'électricité à une 15 aine de kilomètres au large de Gruissan dans l'Aude. Ce parc composé de 4 éoliennes au départ permettra à terme de fournir du courant à plus de 50 000 personnes.
L'investissement total est de 215 millions d'euros dont une partie apportée par les habitants d'Occitanie via un financement participatif.
Si vous souhaitez investir ça va se passer ce mardi soir et cà devrait aller très vite.
A partir de 19h30 précise vous allez pouvoir vous connecter sur le site Enerfip.fr la plateforme de financement participatif basée à Montpellier.
Une fois votre compte créé, des obligations vous seront proposées: 10 euros minimum, 2500 euros maximum (pour que tout le monde puisse participer) .
400 000 euros à trouver
Il s'agit de collecter 400 000 euros pour financer une partie du lidar, une sorte de petit bateau bourré de capteurs pour mesurer le vent, l'humidité et ainsi déterminer le lieu idéal pour installer les éoliennes.
Les organisateurs estiment que la somme sera atteinte en quelques heures.
Votre investissement vous rapportera, si tout va bien, des intérêts chaque année, plafonnés à 30 % et au bout de plusieurs années vous pourrez récupérer votre mise.
A priori c'est un produit d'épargne plus attractif que ceux existants sur le marché. Attention, seuls les habitants de la région Occitanie peuvent participer.
https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/le-futur-parc-eolien-au-large-de-gruissan-peut-vous-rapporter-gros-1526638705
20/05/18Combien de mines encore au large de Dieppe et du Tréport ?
Pour répondre à cette question, et afin de sécuriser le futur parc éolien, une campagne de cartographie est en cours.
C'est à l'initiative du porteur du projet d'installation d'éoliennes géantes au large des côtes de Dieppe et du Tréport, qu'une cartographie des fonds sous-marins est réalisée en Seine-Maritime.
Objectif : détecter et localiser les engins explosifs militaires(essentiellement des mines) datant de la première et de la seconde guerre mondiale. Des données qui seront transmises à la préfecture maritime pour la sécurisation du site.
VIDEO : le reportage France 3 Normandie de Grégory Archiapati et Judikaëlle Rousseau (montage : Lucie Courbe) avec l'interview de l'Amiral Pascal Hausseur, préfet maritime de la Manche et de la Mer du Nord.
"Lorsqu'on parle d'explosif il y a des risques, mais ces risques sont contrôlés et managés. Le groupement de plongeurs démineurs, qui est basé à Cherbourg pour la Manche et Mer du Nord, intervient toutes les semaines pour neutraliser des mines. Et ce ne sont jamais des opérations complétement anodines.
Mais elles se font avec beaucoup de professionnalisme."

18/05/18 : Appel à contributions : projet éolien maritime au large de Dunkerque 😠😡💣
Le groupement Parkwind-VALECO, pré-qualifié dans l’appel d’offre du futur parc éolien en mer au large de Dunkerque lance un appel à contributions « dk4wind » sur le territoire dunkerquois et sur la région Hauts- de France pour un meilleur ancrage territorial du projet et une amélioration de la filière éolienne maritime.
Avis aux candidats jusqu’au 11 juin 2018 !
Un futur parc éolien en mer au large de Dunkerque profitable aux dunkerquois
Le groupement Parkwind-VALECO a été pré-qualifié dans l’appel d’offre pour le développement, la construction et l’installation du parc éolien en mer au large de Dunkerque. Ce projet s’inscrit dans la dynamique de transition énergétique et de mobilisation de tous les acteurs locaux afin de relever le défi de la création d’emploi, de la recherche et du développement d’innovations.
Parkwind, filiale du Groupe Colruyt, exploite 3 parcs éoliens en Belgique au large d’Ostende. VALECO, entreprise française basée à Montpellier développe et installe plus de 400 éoliennes terrestres, des centrales solaires et de la biomasse. Ensemble, le groupement produit suffisamment d’énergie pour répondre aux besoins électriques de 800 000 habitants. Pour associer au mieux les acteurs territoriaux de la filière, il lance un appel à contributions élargi.
Un appel à projets pour des solutions locales innovantes dans l’éolien offshore
Afin de permettre aux entreprises dunkerquoises de participer activement à la réalisation de ce projet, le consortium Parkwind-VALECO lance sur le territoire dunkerquois et sur la région Hauts-de-France un appel à contributions pour développer les idées et initiatives existantes qui peuvent non seulement aider à la réalisation future du projet parc éolien en mer à Dunkerque mais aussi contribuer à l’amélioration de la filière éolienne maritime (en France et en Belgique où Parkwind exploite 551MW répartis entre 3 parcs). Cet appel à contribution a pour objectifs d’identifier des solutions concrètes, réalisables, pérennes et pouvant être mises en œuvre dans le cadre de la conception, de l’installation ou de l’exploitation du parc éolien en mer du Nord.
Qui peut candidater ?
Tout porteur de projets qui a des idées et souhaite devenir un acteur du développement éolien maritime sur le territoire dunkerquois et contribuer au développement énergétique du territoire pourra présenter sa candidature.
Les thématiques en lien direct avec le parc éolien marin sur lesquelles les candidatures sont attendues
. Industries et services (solutions industrielles ou logistiques),
. Pêche et activité maritime,
. Tourisme et culture (offres touristiques en mer et sur le territoire proche et propositions de manifestations ou de projet culturel),
. Sports nautiques (projets ou manifestations sportives en lien avec le parc éolien en mer),
. R&D et innovation (le milieu marin, l’environnement, et énergies marines),
. Formation initiale et continue (formations, initiatives pédagogiques),
. Numérique (projet d’applications ou services),
. Eolien en mer et entreprenariat social (produits ou service avec une valeur économique et sociétale ajoutée au projet),
. Eolien en mer et initiative innovante (projet amenant des changements de pratiques dans l’installation, exploitation, maintenance de parcs).
Les lauréats bénéficieront d’un soutien financier ou d’un accompagnement au développement de leur idée ou projet
7 lauréats seront récompensés par une convention de partenariat ou par un prix.
Les 3 premiers prix seront soutenus financièrement (6500 € au total).
Une convention de partenariat sera signée avec les 4 autres lauréats, ils seront accompagnés pour mettre en œuvre leur projet sur le parc de Dunkerque, si le groupement est retenu, sinon ce sera sur l’un des parcs opérationnels de Parkwind situés en Mer du Nord en Belgique. Cette expérimentation in situ des projets est indéniablement une opportunité à saisir.
Cet appel à contribution représente également une opportunité unique puisque chaque candidat a la possibilité de présenter un projet à des experts spécialisés dans les énergies renouvelables et l’éolien en mer.
Comment candidater ? et selon quel calendrier ?
Dépôt des candidatures : jusqu’au 11 juin 2018
Le dossier de candidature est à télécharger sur https://dk4wind.fr
Une fois rempli, il suffit de l’envoyer à :candidature@dk4wind.fr
Clôture des inscriptions : le 11 juin 2018
Remise des prix en présence du jury : 20 juin 2018
Pour toute information complémentaire sur l’appel à contribution : contact@dk4wind.fr
Le consortium Parkwind-VALECO
Le consortium Parkwind-VALECO est un groupement de deux développeurs spécialisés dans le secteur des énergies renouvelables et des parcs éoliens en mer sur les marchés énergétiques français et belge. Pionnières dans le développement des énergies durables dans leurs pays d’origine, les entreprises du consortium affichent une complémentarité de compétences tant au niveau du développement, que de la construction ou de l’installation, essentielles pour la réalisation avec succès du parc éolien au large de Dunkerque. Forts d’une expérience cumulée de plus de 30 ans, Parkwind et VALECO ont déployé plus de 750 MW d’énergie éolienne sur le territoire belge et français dont notamment 550 MW en mer.
Soucieuses d’une transition énergétique qui prend en compte les intérêts locaux et les enjeux des territoires, ces entreprises à taille humaine ont établi une stratégie de développement respectueuse du site et de la population, tout en assurant une réalisation technique optimale et un prix juste.
Avec le projet en développement à Dunkerque, le consortium souhaite mettre à disposition du territoire son expertise de proximité dans le domaine de l’éolien en mer et sa connaissance du terrain et des procédures nationales. C’est avec cette ambition que le consortium se présente aujourd’hui.
A propos de Parkwind :Créée en 2012, Parkwind est une société belge spécialisée dans le développement, le financement, la construction et l’installation des parcs éoliens en mer. Présente très tôt (2009) sur le marché de l’énergie éolienne en mer, la société Parkwind affiche une solide expérience en Mer du Nord avec trois parcs en mer du Nord à ce jour : Belwind (165MW), Northwind (216MW), Nobelwind (165MW) fournissant de l’électricité à près de 600 000 foyers belges et bientôt un quatrième Northwester 2.
Partisane d’une croissance maitrisée, Parkwind a décidé de poursuivre son développement au-delà de ses frontières et notamment en Europe. Composées de 80 experts dédiés à l’éolien maritime, Parkwind est une entreprise à taille humaine qui à l’instar de sa société mère, Colruyt, construit les initiatives énergétiques renouvelables de demain. Parkwind dispose d’une expérience à 360° puisque l’entrepriseintervient à chaque étape de la réalisation d’un parc. Le groupe participe ainsi activement dans le développement, le financement, la construction et l’exploitation de ses parcs. Parkwind a pu développer son propre service de maintenance, enrichi de son expérience dans l’exploitation des 3 parcs existants. www.press.parkwind.eu
A propos de VALECO :Le Groupe VALECO est une société française spécialisée dans le développement, le financement, la réalisation, l’exploitation et la maintenance de centrales de production d’énergies renouvelables, en France et à l’International. Ses principaux secteurs d’activité sont l’éolien terrestre et le solaire au sol. Pionner des énergies renouvelables, le Groupe VALECO propose son expertise métier à toutes les phases des projets, de l’identification des sites au suivi d’exploitation des parcs éoliens et centrales solaires. A l’heure actuelle, le Groupe VALECO exploite plus de 300 MW en éolien terrestre, 75 MW en solaire et 10 MW en biomasse. VALECO affiche une expérience éprouvée depuis plus de 20 ans avec une maitrise totale de toute la chaine des métiers de production des énergies renouvelables. Pour chacun de ses projets, VALECO poursuit un engagement de proximité et de concertation avec les populations et élus locaux. https://groupevaleco.com
A propos du projet de parc éolien en mer de Dunkerque :
Lancé en 2016, l’appel d'offres vise le développement d'un parc de 250 à 750 MW au large des côtes de Dunkerque. Il s'agit du troisième appel d'offres lancé par l'Etat français pour développer les éoliennes marines "posées" en France. Sur base d’une présélection basée sur des critères techniques et financiers, 10 candidats ont été retenus et se sont engagés avec l'administration dans l’étape dite de dialogue concurrentiel. Les offres devront être remises cet été et le lauréat sera désigné en 2018. La mise en service du parc est prévue pour 2022.
https://www.mediaterre.org/actu,20180518085914,2.html

18/05/18Deuxième défaite pour les opposants aux éoliennes en mer, au large des plages du Débarquement😢😢
Jeudi 17 mai 2018, le conseil d'État a rejeté le pourvoi des associations, qui militaient contre l'installation de 75 éoliennes en mer, au large de Courseulles-sur-Mer (Calvados).
« C’est très décevant », se désole Hervé Texier, le président de l’association Belle Normandie Environnement. Jeudi 17 mai 2018, le conseil d’État a rejeté le pourvoi des cinq associations qui militaient contre l’installation de 75 éoliennes en mer, au large de Courseulles-sur-Mer et des plages du Débarquement dans le Calvados.
Le Conseil d’État n’a pas examiné notre recours, déplore Hervé Texier. Notre demande a été jugée irrecevable, mais on ne sait même pas pour quelles raisons…
Le pourvoi des opposants visait à faire annuler l’autorisation d’exploiter ce parc, délivrée par arrêté préfectoral le 8 juin 2016, et confirmée par la cour administrative d’appel de Nantes, qui avait rejeté un recours des opposants le 2 octobre 2017.

« Nous avons beaucoup de craintes »
Les opposants regrettent que la justice n’ait pas pris le temps d’étudier leurs arguments. « Nous avons beaucoup de craintes par rapport à l’installation de ces éoliennes, notamment par rapport au classement des plages du Débarquement à l’Unesco, mais aussi pour la faune, la flore, la pêche, la navigation loisir… », énumère Hervé Texier.
Le président de l’association Belle Normandie Environnement pointe également du doigt « le prix exorbitant du rachat de l’électricité de ces éoliennes, cela va coûter une fortune à l’État. »
Une plainte à la commission européenne
Avec une quinzaine d’associations, Belle Normandie Environnement a par ailleurs déposé plainte auprès de la Commission européenne contre l’ensemble des projets éoliens normands.
« Nous attendons des nouvelles de la commission européenne. Je ne sais pas si cela pourrait faire annuler le projet. Mais cela peut sans conteste le retarder. EDF Énergies nouvelles va attendre l’avis de la commission », souligne Hervé Texier.
Et si tous les recours sont rejetés, les opposants annoncent d’ores et déjà des actions. « Nous ne lâcherons rien. »
Les projets d’éoliennes en mer en Normandie
– 75 éoliennes au large de Courseulles-sur-Mer et d’Arromanches-les-Bains (Calvados) devaient voir le jour à l’horizon 2021.
– Au large de Fécamp (Seine-Maritime), 83 éoliennes en mer pourraient être construites, également à l’horizon 2021.
– 62 éoliennes devraient émerger au large de Dieppe et du Tréport, toujours en 2021.
Ces trois projets suscitent cependant de vives réactions et des associations d’opposants ont lancé des recours contre les éoliennes en mer. Des procédures sont actuellement encore en cours, au niveau du Conseil d’État et/ou la cour d’appel administrative de Nantes, mais aussi au niveau de la Commission européenne. Les décisions de la justice se font attendre.
https://actu.fr/normandie/courseulles-sur-mer_14191/deuxieme-defaite-opposants-eoliennes-mer-large-plages-debarquement_16855035.html

18/05/18Eolien en mer : une première hypothèque judiciaire sur le parc de Courseulles-sur-Mer est levée
Le Conseil d’Etat vient de débouter les opposants à ce parc de 75 éoliennes hautes de 180 mètres, au large de Courseulles-sur-Mer (Normandie). Le pourvoi visait l’autorisation d’exploiter ce parc. Mais un second pourvoi devrait être déposé.
Eoliennes en mer contre opposant, nouveau chapitre. Le Conseil d’Etat a débouté les opposants à un projet de parc de 75 éoliennes en mer à une dizaine de kilomètres au large de Courseulles-sur-Mer et des plages normandes du Débarquement, a-t-on appris jeudi 17 mai auprès de la juridiction.
Le Conseil d’Etat a rejeté mercredi le pourvoi formé par cinq associations militant pour la protection de l’environnement ou pour l’inscription des plages du Débarquement au patrimoine mondial de l’Unesco.
Seconde Guerre Mondiale
Le pourvoi visait à faire annuler l’autorisation d’exploiter ce parc, délivrée par arrêté préfectoral le 8 juin 2016 et confirmée par la cour administrative d’appel de Nantes, qui avait rejeté un recours des opposants le 2 octobre 2017.
L’avocat des associations requérantes, Francis Monamy, avait souligné lors de l’audience la spécificité du parc de Courseulles-sur-Mer, et notamment les risques liés à la présence dans les fonds marins de « très nombreuses mines et bombes » de la Seconde Guerre mondiale.
Il avait également mis en avant l’incidence de la réalisation d’un tel parc de 50 km², comprenant 75 éoliennes hautes de quelque 180 mètres, sur le projet de classement des plages du Débarquement au patrimoine mondial de l’Humanité.
Un second pourvoi dans les tuyaux
« C’est triste car notre demande n’a même pas été jugée recevable et cette décision ouvre la voie à l’autorisation d’autres parcs éoliens« , a réagi Hervé Texier, président de l’association requérante Belle Normandie Environnement.
Un second pourvoi devant le Conseil d’Etat doit également être déposé, selon lui, après le rejet, début avril, par la cour administrative d’appel de Nantes d’un recours visant à faire annuler la convention de concession d’utilisation du domaine public maritime pendant 40 ans du parc offshore.
Retard
Une quinzaine d’associations, dont des pêcheurs, ont par ailleurs déposé plainte auprès de la Commission européenne contre l’ensemble des projets éoliens normands. Le parc éolien en mer du Calvados, d’une puissance totale de 450 mégawatts, doit alimenter en électricité près de 630 000 personnes à horizon 2021. Les parcs éoliens en mer au large de Fécamp, de Courseulles-sur-Mer et de Saint-Brieuc sont les premiers, avec celui de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), attribués en 2012 par appel d’offres gouvernemental national. Celui de Saint-Brieuc avait été attribué à l’Espagnol Iberdrola et les trois autres (Courseulles, Fécamp et Saint-Nazaire) à EDF.
Les premiers parcs d’éoliennes en mer français devraient entrer en service au mieux en 2021 ou 2022. Un net retard par rapport à l’Europe du nord.
https://www.lemoniteur.fr/article/eolien-en-mer-une-premiere-hypotheque-judiciaire-sur-le-parc-de-courseulles-sur-mer-est-levee-35544727

18/05/18 : A Noirmoutier, les anti-éoliens saisissent le conseil d’État
L'enquête publique est en cours concernant le projet d'implantation de 62 éoliennes au large de Noirmoutier et l'Île d'Yeu, le collectif anti-éolien a saisi le conseil d'Etat.
L’enquête publique sur l’implantation des 62 éoliennes au large de Noirmoutier et l’Île d’Yeu prendra fin le 23 mai. Le collectif Touche pas nos îles (TPANI), avait saisi la semaine dernière le tribunal administratif, demandant la « démission immédiate » des commissaires-enquêteurs. En effet, la commission d’enquête avait laissé filé un mail dans lequel elle critiquait ouvertement l’attitude des anti-éolien.
Le tribunal administratif a répondu, le 9 mai qu’il était incompétent pour une procédure « d’empêchement » des commissaires-enquêteurs, qui relève de leur mandat. Le tribunal a aussi souligné qu’il n’avait reçu aucune démission de la part des commissaires-enquêteurs.
« Le président de la commission, ainsi que Brigitte Chalopin, membre de la commission et également présidente de la compagnie nationale des commissaires enquêteurs et les autres membres cautionnent ainsi des propos attentatoires au respect des valeurs de la république. S’estimeraient-ils au-dessus des lois de la république ? », souligne Fabien Bouglé, porte-parole du collectif dans un communiqué.
Le collectif vient tout juste de saisir de conseil d’État « en urgence. Il étudie actuellement notre référé ». Les anti-éoliens relèvent : « Les commissaires-enquêteurs de sont plus des auxilliaires d’état masi des supplétifs des porteurs de projet dont ils reçoivent une gratification ». 
https://actu.fr/pays-de-la-loire/noirmoutier-en-lile_85163/a-noirmoutier-anti-eoliens-saisissent-conseil-detat_16831391.html

17/05/18Eoliennes Yeu-Noirmoutier : la demande d'annulation de l'enquête publique est rejetée par le Conseil d'Etat
Le collectif "Touche pas à nos Îles Yeu-Noirmoutier" avait saisi le Conseil d'Etat pour demander en urgence l'annulation de l'enquête publique en cours. Les opposants s'appuyaient notamment sur le mail insultant rédigé par l'un des commissaires-enquêteurs. La demande est rejetée.
Le Conseil d'Etat vient de rendre sa décision ce jeudi après avoir été saisi par le collectif "Touche pas à nos Îles", qui s'oppose à l'installation de 62 éoliennes entre les îles d'Yeu et Noirmoutier. La plus haute juridiction française estime la requête des opposants "ne se rattache à aucun litige susceptible de relever du Conseil d'Etat en premier ou dernier ressort", et rejette donc la demande.
Le Q.I d'un géranium
L'enquête publique sur la création d'une centrale éolienne offshore bat son plein. Mais l'affaire a pris une autre tournure le 1er mai dernier, avec la boulette commise par l'un des 5 commissaires chargés de recueillir les avis du public. L'un d'eux a fait un malencontreux "Répondre à tous" dans un mail, oubliant que les opposants étaient en copie. Dans ce courriel, il les présente comme un "clan" aux méthodes douteuses, et "au Q.I qui n'est pas celui du géranium".
Le collectif a d'abord saisi le Tribunal Administratif de Nantes, puisque c'est son Président qui a désigné les 5 membres de la commission d'enquête publique. Mais le tribunal s'est déclaré incompétent. Aujourd'hui, le Conseil d'Etat en fait autant. Un véritable déni de démocratie pour les opposants...
<iframe src="https://www.francebleu.fr/player/export/reecouter/extrait?content=b25b81ba-016d-4920-a00e-72397e4001ca"></iframe>
Une bombe à retardement ?
Naturellement, les opposants au projet n'entendent pas en rester là. Ils demandent d'abord au Préfet de la Vendée de prendre position dans cette affaire, puisqu'il est sur le plan légal l'autorité organisatrice de l'enquête publique. Accaparé par la visite de la Garde des Sceaux ce jeudi à la Mothe-Achard, le Préfet était injoignable sur ce dossier. Mais le collectif est bien décidé à ne pas en rester là, car ce mail est une véritable "bombe à retardement"...
L'enquête publique sur le projet de parc éolien se termine mercredi prochain, le 23 mai. A ce jour, plus d'un millier d'avis ont déjà été déposés. Pour participer, vous pouvez utiliser le registre dématérialisé, et déposer votre avis via Internet.
<iframe src="https://www.francebleu.fr/player/export/reecouter/extrait?content=0a5a3590-2f8a-44ac-be0d-6cfd056546ad"></iframe>

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/eoliennes-yeu-noirmoutier-la-demande-d-annulation-de-l-enquete-publique-est-rejetee-par-le-conseil-d-1526567164

17/05/18 : Des opposants à des éoliennes au large des plages du Débarquement déboutés
Le Conseil d'Etat a débouté les opposants à un projet de parc de 75 éoliennes en mer à une dizaine de kilomètres au large de Courseulles-sur-Mer et des plages normandes du Débarquement, a-t-on appris jeudi auprès de la juridiction.
Le Conseil d'Etat, qui statue sur la bonne application de la loi, a rejeté mercredi le pourvoi formé par cinq associations militant pour la protection de l'environnement ou pour l'inscription des plages du Débarquement au Patrimoine mondial de l'Unesco.
Le pourvoi visait à faire annuler l'autorisation d'exploiter ce parc, délivrée par arrêté préfectoral le 8 juin 2016, et confirmée par la cour administrative d'appel de Nantes, qui avait rejeté un recours des opposants le 2 octobre 2017.
L'avocat des associations requérantes, Francis Monamy, avait souligné lors de l'audience la spécificité du parc de Courseulles-sur-Mer, et notamment les risques liés à la présence dans les fonds marins de "très nombreuses mines et bombes" de la Seconde Guerre mondiale.
Il avait également mis en avant l'incidence de la réalisation d'un tel parc de 50 km2, comprenant 75 éoliennes hautes de quelque 180 mètres, sur le projet de classement des plages du Débarquement au patrimoine mondial de l'Humanité.
"C'est triste car notre demande n'a même pas été jugée recevable et cette décision ouvre la voie à l'autorisation d'autres parcs éoliens", a déclaré à l'AFP Hervé Texier, président de l'association requérante Belle Normandie Environnement.
Un second pourvoi devant le Conseil d'Etat doit également être déposé selon lui après le rejet, début avril, par la cour administrative d'appel de Nantes d'un recours visant à faire annuler la convention de concession d'utilisation du domaine public maritime pendant 40 ans du parc offshore.
Une quinzaine d'associations, dont des pêcheurs, ont par ailleurs déposé plainte auprès de la Commission européenne contre l'ensemble des projets éoliens normands.
Le parc éolien en mer du Calvados, d'une puissance totale de 450 mégawatts, doit alimenter en électricité près de 630.000 personnes à horizon 2021.
Les parcs éoliens en mer au large de Fécamp, de Courseulles-sur-Mer et de Saint-Brieuc sont les premiers attribués en 2012 par appel d'offres gouvernemental national, avec celui de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).
Celui de Saint-Brieuc avait été attribué à l'Espagnol Iberdrola et les trois autres (Courseulles, Fécamp et Saint-Nazaire) à EDF.
Les premiers parcs d'éoliennes en mer français devraient entrer en service au mieux en 2021 ou 2022, un net retard par rapport à l'Europe du nord.

17/05/18Courseulles. Les opposants aux éoliennes offshore sont déboutés
Le Conseil d’État a débouté les quatre associations opposées à la réalisation du parc éolien en mer au large de Courseulles.
Justice
La lutte est âpre sur les côtes normandes entre les partisans du développement des parcs éoliens off-shore (Courseulles-sur-Mer, Fécamp et Dieppe-Le Tréport) et les opposants qui plaident pour la préservation de l’intégrité de ces côtes où les Alliés ont débarqué en juin 1944.

17/05/18Eolien en mer: le Conseil d'Etat déboute les opposants
Le Conseil d'Etat a débouté les opposants à un projet de parc de 75 éoliennes en mer à une dizaine de kilomètres au large de Courseulles-sur-Mer et des plages normandes du Débarquement.
Le Conseil d'Etat, qui statue sur la bonne application de la loi, a rejeté hier le pourvoi formé par cinq associations militant pour la protection de l'environnement ou pour l'inscription des plages du Débarquement au patrimoine mondial de l'Unesco. Le pourvoi visait à faire annuler l'autorisation d'exploiter ce parc, délivrée par arrêté préfectoral le 8 juin 2016 et confirmée par la cour administrative d'appel de Nantes, qui avait rejeté un recours des opposants le 2 octobre 2017.
» LIRE AUSSI : Éoliennes en mer : l'État veut alléger la facture
L'avocat des associations requérantes, Francis Monamy, avait souligné lors de l'audience la spécificité du parc de Courseulles-sur-Mer, et notamment les risques liés à la présence dans les fonds marins de "très nombreuses mines et bombes" de la Seconde Guerre mondiale. Il avait également mis en avant l'incidence de la réalisation d'un tel parc de 50 km2, comprenant 75 éoliennes hautes de quelque 180 mètres, sur le projet de classement des plages du Débarquement au patrimoine mondial de l'Humanité.
"C'est triste car notre demande n'a même pas été jugée recevable et cette décision ouvre la voie à l'autorisation d'autres parcs éoliens", a déclaré à l'AFP Hervé Texier, président de l'association requérante Belle Normandie Environnement. Un second pourvoi devant le Conseil d'Etat doit également être déposé, selon lui, après le rejet, début avril, par la cour administrative d'appel de Nantes d'un recours visant à faire annuler la convention de concession d'utilisation du domaine public maritime pendant 40 ans du parc offshore. Une quinzaine d'associations, dont des pêcheurs, ont par ailleurs déposé plainte auprès de la Commission européenne contre l'ensemble des projets éoliens normands. Le parc éolien en mer du Calvados, d'une puissance totale de 450 mégawatts, doit alimenter en électricité près de 630.000 personnes à horizon 2021.
Les parcs éoliens en mer au large de Fécamp, de Courseulles-sur-Mer et de Saint-Brieuc sont les premiers, avec celui de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), attribués en 2012 par appel d'offres gouvernemental national. Celui de Saint-Brieuc avait été attribué à l'Espagnol Iberdrola et les trois autres (Courseulles, Fécamp et Saint-Nazaire) à EDF. Les premiers parcs d'éoliennes en mer français devraient entrer en service au mieux en 2021 ou 2022, un net retard par rapport à l'Europe du nord.
» LIRE AUSSI : La France cherche à redonner du souffle aux éoliennes
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/05/17/97001-20180517FILWWW00298-eolien-en-mer-le-conseil-d-etat-deboute-les-opposants.php

17/05/18 : Aude : Gruissan et La Nouvelle en première ligne
Conformément à l'ambition de la région Occitanie de devenir la première région à énergie positive, le premier projet éolien offshore à réaliser un financement participatif va voir le jour en France. Situé au large de Gruissan et de Port-la-Nouvelle dans l'Aude, le projet «Eolmed» met en œuvre une technologie flottante unique au monde faisant de la France et de l'Occitanie les pionniers de cette énergie à fort potentiel. Dès le 22 mai prochain, les citoyens de l'Occitanie pourront investir une partie de leur épargne dans ce projet vertueux, local, créateur d'emplois, d'envergure nationale et internationale. Présenté sur la plateforme spécialisée enerfip.fr et porté par Quadran Energies Marines, acteur clé de la filière et d'une longue campagne de concertation avec les acteurs locaux afin d'intégrer au mieux ce projet sur ce territoire. Les citoyens de la Région pourront se rendre sur enerfip.fr dès le 22 mai à 19 h 30 pour prendre part au projet.
https://www.ladepeche.fr/article/2018/05/17/2799117-gruissan-et-la-nouvelle-en-premiere-ligne.html

16/05/18 : Aude : l’extension du port de Port-la-Nouvelle suscite des débats
La Région, gestionnaire, défend son projet. L'enquête publique se prolonge jusqu'au 25 mai.
Que penser du vaste projet d'extension du port de Port-la-Nouvelle (Aude) ? L'enquête publique ouverte mi-avril se prolonge jusqu'au 25 mai. Chaque citoyen, sous le contrôle d'une commission indépendante, peut s'exprimer sur l'opportunité de créer ce nouveau bassin portuaire (*). Portée par la Région Occitanie, maître d'ouvrage, l'extension est défendue ardemment par son premier vice-président, Didier Codorniou. 
“Nous parlons ici d'emplois, de valeur ajoutée et de développement avec le doublement du trafic portuaire qui passera de deux à quatre millions de tonnes. Nous prévoyons notamment l'arrivée de nouveaux trafics et d'une nouvelle génération de bateau, mesurant jusqu'à 225 m de long, que le port pourra accueillir indique-t-il. Il s'agit aussi de faire ces travaux pour accueillir la filière industrielle de l'éolien offshore avec des activités liées à la construction des flotteurs et à l'assemblage. Cette filière a permis de relancer le projet.”
Objectif travauxÀ l’issue de la consultation publique, le 25 mai, le préfet, le commissaire enquêteur, le maire et la Région donneront leurs avis. S’il est favorable, la deuxième phase d’extension sur plus de 20 hectares pourrait débuter à l’automne et finir au début d’été 2020.
Et de l'accélérer ! En fait, le calendrier d'implantation des consortiums spécialisés (les projets EolMed au large de Gruissan-Port-la-Nouvelle et Efgl pour Leucate-Barcarès) dans les éoliennes en mer flottantes impose une fin des travaux d'aménagement du port pour 2020.
Maryse Arditi, présidente de l'association Eccla (Écologie des Corbières du Carcassonnais et du Littoral Audois) penche plutôt pour un avis négatif. Elle émet plusieurs critiques contre le projet. Notamment celle du retour sur investissement de ces travaux qui doivent coûter, en tout, environ 350 M€.
“C'est un pari un peu cher”
“Depuis cinq ans on en parle de ce port mais les industriels sont-ils là ? C'est un pari et un pari un peu cher”, avance l'ancienne vice-présidente de la Région et présidente du groupe des élus Verts. “Entre l'expérimentation et le commercial, il y a toujours une part de risque, mais nous avons des contacts très avancés avec des développeurs économiques” répond Didier Codorniou. Ce dernier estime le nombre d'emploi lié aux éoliennes à près de 2 500 et ceux dans le BTP à près de 1 700.
Des milliers d'emplois à la clé
Maryse Arditi, docteur en physique nucléaire, sceptique sur le devenir des emplois liés aux travaux, s'interroge également sur les millions de m3 de sable à enlever, le risque sur le trait de côte ou encore du devenir de certaines espèces sous-marines comme les grandes nacres.
“Nous avons une quarantaine de mesures environnementales, l'idée reste d'éviter, réduire et compenser” rétorque le président du parlement de la mer. Il peut s'appuyer sur de nombreux soutiens, comme le parc naturel marin ou encore celui de Bernard Perez, président du comité régional des pêches : “La profession est pour, plus il y a de vie dans un port, mieux c'est.”
(*) Infos sur : www.democratie-active.fr/enquete-extension-port-de-pln.

http://www.midilibre.fr/2018/05/16/aude-l-extension-du-port-de-port-la-nouvelle-suscite-des-debats,1671861.php
15/05/18Le groupe Engie va créer quatre éoliennes flottantes au large de Leucate en 2021
Ce sera une première en Occitanie. ENGIE Green, la filière du groupe Engie spécialisée dans les énergies renouvelables, lance la création de quatre éoliennes flottantes, au large de Leucate dans l'Aude. Mise en service prévue en 2021.
Le projet était présenté ce mardi à Montpellier, lors d'une conférence de presse organisée par Engie Green à l'Hôtel Mariott, sur le parvis de l'Hôtel de Ville.
"L'éolienne flottante présente l'avantage de pouvoir être installée dans des zones profondes, très ventées et éloignées des côtes", explique Jean-Claude Perdrigues, directeur général d'ENGIE Green.
L'entreprise, spécialisée dans la production d'énergie dans l’éolien, le solaire photovoltaique et des énergies marines, a récemment fusionné avec La Compagnie du Vent, fin 2017 et conserve son siège à Montpellier.
"Conserver notre siège à Montpellier où se trouvait celui de La Compagnie du Vent est stratégique", assure Jean-Claude Perdrigues. "Nous voulons multiplier de maniere significative notre empreinte au niveau national mais aussi dans la région, qui a un fort potentiel".
En Occitanie, le groupe prévoit également developper son nouveau projet BASE 9. Il s'agit de neuf systèmes expérimentaux de stockage d'énergie produit par neuf centrales photovoltaïques qui seront installés en France, dont trois dans l'Aude, l'Hérault et le Gard.
Les premiers parcs éoliens, installés dans les années 90, devraient aussi être renouvelés dans l'Aude, notamment à Sigean.
En Occitanie, en énergie verte, l'entreprise produit 185 Mégawatts en solaire et en éolien, sur un total de 2 195 MW, entre 105 MW installés sur 8 parcs éoliens, 80 MW sur 12 centrales solaires soit l'équivalent de la consommation électrique annuelle de 126 000 habitants.
À l'avenir, ENGIE prévoit une augmentation de 1 501 MW dans la région Occitanie entre 2018 et 2022 dans le solaire, l'éolien et les énergies marines.
Implanté dans 16 agences en France, ENGIE Green alimente en énergie verte l’équivalent de 1 400 000 habitants. (😏😏😟😟)
Débutées le 30 avril, les opérations d’ancrage de la première éolienne flottante construite en France se sont finalement achevées la semaine dernière. Il a fallu en effet composer avec la météo pour installer la machine, partie de Saint-Nazaire le 29 avril, sur le SEM-REV, site d’essais en mer développé par Centrale Nantes au large du Croisic.
Réalisé dans le cadre du programme européen Floatgen, ce démonstrateur est doté d’une éolienne de 2 MW et d’une fondation en béton d’environ 5000 tonnes, mesurant 36 mètres de côté pour 9.5 mètres de haut. Ce flotteur, réalisé par le groupe Bouygues, est le premier à adopter le design Damping Pool conçu par la société française Ideol.
Pendant deux ans, l’éolienne, maintenue par six lignes d’ancrages innovantes fabriquées partiellement en nylon, doit être testée sur le SEM-REV. Cela en conditions réelles, y compris extrêmes, puisque les vents peuvent dans cette zone dépasser les 100 km/h et les houles atteindre 16 mètres en hiver.
Il est prévu que Floatgen injecte l’énergie produite dans le réseau électrique terrestre mais le raccordement de la machine n’a pas encore eu lieu. Pour cela, il faut en effet brancher l’éolienne au câble d’export installé en 2012 entre la côte et le SEM-REV, situé à 22 kilomètres du Croisic. Or, ce câble souffre apparemment d’un problème et ne sera semble-t-il pas opérationnel avant une intervention technique assez lourde.

https://www.meretmarine.com/fr/content/leolienne-floatgen-ancree-au-large-du-croisic

14/05/18Eolien offshore : le groupement Parkwind-Valeco cherche des partenaires locaux pour le projet de Dunkerque 
Le 11 mai, le groupement Parkwind-Valeco a lancé un appel à contributions "dk4wind" sur le territoire dunkerquois et sur la région Hauts- de France pour "permettre aux entreprises dunkerquoises de participer activement à la réalisation" du projet de parc éolien offshore au large de Dunkerque (Nord). Le groupement veut "développer les idées et initiatives existantes qui peuvent non seulement aider à la réalisation future du projet de parc éolien en mer à Dunkerque mais aussi contribuer à l'amélioration de la filière éolienne maritime". Il doit permettre de dégager des solutions "concrètes, réalisables, pérennes et pouvant être mises en œuvre dans le cadre de la conception, de l'installation ou de l'exploitation du parc éolien en mer du Nord".
Le groupement Parkwind-Valeco s'adresse aux porteurs de projets dans les domaines allant des solutions industrielles ou logistiques, au tourisme, en passant par la pêche et les activités maritimes ou encore la formation. Les trois premiers lauréats se partageront 6.500 euros et les quatre suivants signeront une convention pour mettre en œuvre leur projet sur le parc de Dunkerque (si le groupement est retenu) ou sur l'un des parcs belges de Parkwind en Mer du Nord.
Le groupement réunit Parkwind, une filiale du Groupe Colruyt qui exploite trois parcs en Belgique au large d'Ostende (pour une puissance de 551 MW), et l'entreprise française Valeco, qui développe et installe "plus de 400 éoliennes terrestres". Le groupement indique avoir été pré-qualifié dans l'appel d'offres pour le parc éolien en mer au large de Dunkerque.
https://www.actu-environnement.com/ae/news/appel-contribution-eolien-offshore-parkwind-valeco-parc-dunkerque-31251.php4
14/05/18Eoliennes en mer : les promoteurs répondent aux internautes ce mardi 15 mai 2018
La société Eoliennes en mer Dieppe et Le Tréport en charge du premier parc éolien offshore de France propose une réunion publique sur le web, ce mardi 15 mai.
La création d’un parc éolien offshore au large de Dieppe et du Tréport reste un sujet ultra-sensible. Depuis plusieurs années, pour ne pas dire une décennie le dossier agite le landerneau normand et picard.
Après une véritable fronde menée au sein du parc naturel marin parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale (PNM) qui a vu une majorité de ses membres se prononcer contre la création de ce parc, l’agence française pour la biodiversité – émanation du ministère de la transition écologique et solidaire de Nicolas Hulot – s’est, elle, dite favorable en février dernier.
Une contradiction qui n’est pas allée sans son lot de démissions au sein du comité directeur du PMN dont l’avis était pourtant incontournable… Du moins, jusqu’en juin 2017. Une subtile modification réglementaire avait alors changé la donne, et relégué l’opinion des administrateurs du parc naturel marin (élus, professionnels de la pêche, environnementalistes, scientifiques…) au second plan.
Projet emblématique… et inédit
Bref, le verdict donnait donc quitus à la poursuite de ce chantier particulièrement emblématique en matière environnementale. D’autant qu’il s’agit du tout premier parc éolien en mer de France, qui étaie l’engagement de la France pris auprès de l’Europe de réduire sa production de gaz à effet de serre et développer significativement sa production d’énergie verte.
Un live pour poser vos questions sur le net
Les promoteurs du parc éolien proposent une réunion publique sur le web depuis leur site internet « dieppe-le-treport.eoliennes-mer.fr/
»
Dès maintenant, il est possible de poser toutes vos questions à Bruno Hernandez, directeur du projet, et Christophe Leblanc, directeur du développement.
Ils répondront en direct à toutes vos questions sur le projet au cours de ce premier « Rendez-vous web Eoliennes en Mer Dieppe Le Tréport » mardi 15 mai, dès 18h, un débat en live sur le net.

Le projet en bref…
Le projet de parc éolien en mer de Dieppe – Le Tréport prévoit l’installation de 62 éoliennes d’une puissance unitaire de 8 MW.
Le parc éolien sera situé à 17 km de Dieppe et 15,5 km du Tréport, sur une profondeur de fond marin variant de 14 mètres à 24 mètres.
Avec une puissance totale de 496 MW, le parc devrait produire en moyenne 2000 GWh par an, ce qui représente la consommation électrique annuelle d’environ 850 000 personnes, soit environ les deux tiers de la population de Seine-Maritime ou plus de la totalité de la population de la Somme.
Évalué à 700 milliards d’euros d’ici 2030, le marché mondial de l’éolien en mer – ou offshore – est en plein essor en Europe du nord, qui concentre l’essentiel des turbines. Si les groupes français commencent à se positionner hors de France, les projets peinent encore à décoller dans l’Hexagone…
Le leadership de l’éolien offshore en Europe du nord
Avec 560 nouvelles éoliennes offshore connectées en 2017, l’Europe comptait à la fin de l’année dernière 4 149 unités reliées au réseau électrique pour une puissance installée totale de près de 16 GW. Réparties entre 92 fermes situées en moyenne à 41 km des côtes et 27,5 m de profondeur, ces éoliennes en mer ont vu leur capacité augmenter de 25 % en une année, soit l’équivalent de 3,1 GW, preuve de la vitalité du secteur sur le Vieux continent. Abritant 88 % de la puissance mondiale fin 2016, l’Europe s’affiche à la pointe de cette technologie qui a multiplié par 10 ses moyens de production d’énergie en 10 ans. Les principaux artisans du leadership européen sont le Royaume-Uni, détenteur de 1753 éoliennes capables de produire près de 7 GW, devant l’Allemagne (1 169 / 5 355 MW), le Danemark (506 / 1 266 MW), les Pays-Bas (365 / 1 118 MW) la Belgique (232 / 877 MW) et la Suède (86 / 202 MW). À eux seuls, ces six pays nord-européens détiennent 99 % de la capacité installée sur le continent. Et pour cause : l’éolien offshore serait deux fois plus compétitif que le terrestre, avec un prix prévu à 57,5 livres sterling (64,47 euros) du MWh sur le futur parc éolien développé par Engie au nord-est de l’Écosse, soit 50 % de moins que la première enchère de 2015 au Royaume-Uni.
Détenteur d’une participation de 23 % dans le projet Moray mené par EDPR et Repsol, le groupe Engie mise sur une production d’1,1 GW d’ici sa mise en service en 2022. L’énergéticien n’est pas le seul français à investir dans l’éolien en mer hors de France, à l’image d’EDF, qui vient d’acquérir un parc offshore en Écosse auprès de Mainstream Renewable Power. Baptisé « Neart na Gaoithe » (« Puissance du vent » en gaélique), le projet franco-britannique table sur une capacité de 450 MW d’ici 2023, soit de quoi alimenter plus de 375 000 foyers en électricité avec un prix minimum garanti d’environ 114 livres (129,79 euros) par MWh pour 15 ans. Sa filiale Énergies nouvelles (EDF-EN) possède déjà plusieurs années d’expérience dans le domaine après s’être vue attribuer l’exploitation du parc expérimental de Blyth, sur les côtes de Newcastle, en 2014. Elle y a notamment mis à l’eau le turbinier MHI-Vesta aux éoliennes qui, du haut de leurs 200 mètres, sont aujourd’hui les plus puissantes du monde (8,3 MW). Grâce à la technologie développée par EDF-EN, l’électricité produite sera vendue au prix de 145 livres (160 euros) du MWh, soit 20 euros de moins que le prix auquel l’État français devra acheter la production des futurs parcs dans l’Hexagone.
Les coûts exorbitants de l’éolien offshore en France
Sur le terrain florissant de l’éolien offshore, le territoire français est en effet à la peine, à cause notamment des lourdeurs administratives et des nombreux recours juridiques qui freinent les réalisations. Avec seulement une éolienne flottante d’une capacité de 2 MW, la France a pourtant investi un pactole de 30 milliards d’euros de subventions dans six projets lauréats d’un gigantesque appel d’offres en 2011, mais les résultats tardent à venir. Destiné à mettre sur pied une capacité totale de 3 GW, pour une production annuelle équivalente à 40 % d’un réacteur nucléaire de type EPR, la même somme aurait suffi à financer 120 GW de solaire photovoltaïque, 15 fois moins gourmande en aides publiques. Le décalage entre la France et le reste de l’Europe se retrouve dans les prix de vente du MWh : les tarifs des premiers projets français oscillent entre 180 et 200 euros, contre 50 à 80 euros pour les appels d’offres européens. Si les rivages de l’Hexagone bénéficient de conditions de vent moins favorables qu’en mer du Nord, c’est surtout la lourdeur de l’administration qui plombe la compétitivité des projets français et explique ces coûts exorbitants. D’après la réglementation en vigueur, l’État ne peut en effet renégocier les modalités des appels d’offres déjà attribués en 2011 et 2014, qui par les retards accumulés ont vu leurs promesses dépassées par celles de la concurrence européenne. Hormis l’unique éolienne flottante mise en service au large du Croisic, la France ne possède aucune éolienne offshore malgré sa façade maritime, la première du continent. Et aucun nouveau projet ne devrait voir le jour avant 2020 ou 2021…
Pour y remédier, le gouvernement menace d’annuler les appels d’offres des futurs parcs éoliens offshore d’ici cet été si aucun accord n’est trouvé avec les porteurs de projets. En Belgique, l’exécutif a ainsi économisé près de 4 milliards d’euros de subventions en réduisant de 40 % les tarifs accordés initialement. La détermination de la France est d’autant plus grande que le développement de l’éolien est une des priorités ministérielles. Entre 1 000 et 2 000 éoliennes doivent en effet être construites à l’horizon 2030 afin de diminuer la part du nucléaire dans le mix énergétique français. Un enjeu d’autant plus important que le marché de l’éolien offshore pourrait peser 700 milliards de dollars d’ici là… Tout n’est pas perdu puisque plusieurs projets ont déjà reçu le feu vert des autorités, comme à Saint-Brieuc, Dieppe, Saint-Nazaire ou encore Fécamp, et attendent la fin des chantiers pour fonctionner. D’autres sont encore suspendus à une décision légale afin de permettre à la France se pointer le bout de son nez dans le secteur. 😠😠

11/05/18Un échange pour mieux comprendre le projet du parc Éolien Dieppe-Le Tréport
Mardi 15 mai 2018, la société Éoliennes en mer Dieppe-Le Tréport (Seine-Maritime) répondra aux questions des internautes.
Tout le monde pourra faire part de ses interrogations sur le projet sans sortir de chez soi. 
À 18 h, Bruno Hernandez, directeur du projet et Christophe Leblanc, directeur du développement, répondront aux curieux via ce lien : https://dieppe-le-treport.eoliennes-mer.fr
Il sera possible de déposer des questions sur cet espace à compter du 14 mai 2018 à 9 h.

10/05/18 : Des études sur le futur parc éolien au Tréport 
Des navires arrivent sur la zone pour effectuer des études, géophysique et géotechnique, pour le compte du porteur de la société chargée de construire 62 éoliennes en mer.
Les autorisations de construction ne sont pas attendues « avant fin 2018, début 2019 », estime Christophe Leblanc, directeur du développement de la société Éoliennes en mer Dieppe Le Tréport (EMDT). Mais la société lauréate de l’appel d’offres pour la construction d’un parc de 62 machines anticipe. Elle lance une campagne d’études en mer dont les résultats permettront d’entrer « dans une définition fine des éléments de construction pour la réalisation du cahier des charges ».
« Il ne s’agira que d’essais, nous n’enfonçons pas de pieux, il ne restera rien ni dans le sol, ni dans le sous-sol. » Christophe Leblanc
Pour cette campagne, EMDT fait appel à deux prestataires externes. Le premier, GEOxyz, avec deux navires (Geo Ocean II et Geosurveyor XI), est chargé de l’étude géophysique, consistant en une cartographie des fonds marins. Laquelle complétera « les connaissances bibliographiques et les études in situ menées sur 10 % de la zone, informe Christophe Leblanc. Là, nous faisons la totalité pour commencer à dimensionner chaque fondation d‘éolienne. Toutes les fondations doivent-elles être identiques ou faut-il les adapter à la qualité du sol ? »
Menée jusqu’à fin juin, cette étude entraînera la fermeture ponctuelle des zones de travaux aux activités maritimes. Des informations ont été communiquées aux usagers notamment via le comité des pêches. Et des règles de cohabitation sur la zone ont été édictées : « Nous ferons un point hebdomadaire pour informer de l’évolution de la campagne, dépendante des conditions météorologiques », promet Christophe Leblanc.
La 2e étude, géotechnique, devrait commencer au début de l’été. Le prestataire n’est pas encore connu, le contrat est en cours de finalisation. Sa mission : forer pour effectuer des carottages. Des tests ont déjà été menés sur la terre ferme, avec des pieux, à Sauchay (près de Dieppe). « Il ne s’agira que d’essais, nous n’enfonçons pas de pieux, il ne restera rien ni dans le sol, ni dans le sous-sol, précise Christophe LeBlanc. Ces essais de pénétration et prélèvement d’échantillon seront menés sur 63 emplacements : les 62 éoliennes et le poste de transformation électrique ».
La fin de la campagne d’étude est prévue pour le mois de septembre. Suivra, à l’automne, l’enquête publique.
Surveillance
Ancien marin pêcheur, à la tête de STO Logistique, Olivier Meslin – Le Bail, sur la Ville de Paris, remplira la fonction de navire de surveillance. Son rôle, précise Christophe Leblanc, est « d’assurer l’interface avec les autres usagers de la mer, mais aussi les liaisons avec le Cross ou le sémaphore, de reconnaître les zones en amont de l’arrivée du bateau (vérifier par exemple qu’elle est libre de filets)».
http://www.courrier-picard.fr/109061/article/2018-05-10/des-etudes-sur-le-futur-parc-eolien-au-treport

05/05/18Éoliennes en mer Dieppe Le Tréport : le projet avance et informe le public 😠
En juin 2014, la société Éoliennes en mer Dieppe Le Tréport (EMDT) remporté l’appel d’offres lancé par l’État. Petit point sur l'actualité du projet.
En juin 2014, la société Éoliennes en mer Dieppe Le Tréport (EMDT) remporté l’appel d’offres lancé par l’État pour le développement d’un parc éolien en mer au large de Dieppe (Seine-Maritime) et du Tréport (seine-Maritime), mais quand est-il maintenant ?
Les acteurs du projet Éolien en mer ont déposé une demande d’autorisation à la préfecture durant 2017.
Les dossiers sont en cours d’instruction, la décision sera rendue en fin d’année après la réalisation d’une enquête publique.
En attendant, ils continuent d’informer le public et de mettre en place des campagnes d’études en mer.
Deux campagnes en 2018
La première à commencer début mai et se déroulera jusqu’à fin juin, début juillet.
Il s’agit d’une campagne de géophysique, un bateau traîne un sonar pour réaliser une cartographie des lieux, et identifier s’il reste, par exemple, des mines de la Guerre Mondiale.
La deuxième, une étude géotechnique, commencera après celle-ci. Des spécialistes vont foret le sol 63 fois pour prélever des échantillons afin de détecter ou non, des éventuels problèmes pour les fondations.
Le forum
Jeudi 3 mai, un forum était organisé à la salle Reggiani du Tréport.
Lors de ce forum sur les opportunités socio-économiques du projet, quatre thèmes étaient évoqués : le projet en général, les activités d’exploitation et de maintenance, la sous-traitance locale ainsi que l’emploi et la formation.
Aussi, la journée a été ponctuée par trois ateliers : accéder aux formations et aux métiers de l’éolien en mer, accueillir le centre de contrôle et d’expertise et faciliter l’accès des entreprises locales au marché de l’éolien en mer.
LIRE AUSSI : Parc éolien en mer Dieppe – Le Tréport : La société EMDT veut rassurer le secteur touristique
Informer et orienter
"Ce n’était pas un salon de recrutement car il est bien trop tôt, nous étions surtout présents pour informer et orienter,"explique Christophe Leblanc, directeur du développement du projet.
En effet, l’exploitation et la maintenance, qui créerait 125 emplois pour une durée minimum de 25 ans, ne sont prévues que pour 2021.
Concernant la sous-traitance, Christophe Leblanc déclare :
"on veut pouvoir identifier au préalable les entreprises locales qui peuvent répondre à nos besoins. Nous voulons donner toutes les chances aux entreprises locales de participer à ce projet, nous leur apportons une visibilité sur les contraintes ou encore les différentes techniques à adopter."
LIRE AUSSI : Eoliennes en mer : l’amendement qui pourrait tout changer
https://actu.fr/normandie/treport_76711/eoliennes-mer-dieppe-treport-projet-avance-informe-public_16669147.html

03/05/18 : Les opposants au parc protestent à l’entrée du forum dédié aux opportunités économiques organisé au Tréport
Les militants opposés au parc éolien en mer Dieppe – Le Tréport interpellent les participants à leur entrée salle Reggiani ce jeudi 3 mai. De 14 à 20 heures, s’y déroule un forum consacré aux opportunités économiques du projet qui devrait voir le jour en 2021. La société Éoliennes en Mer Dieppe – Le Tréport annonce la création de 125 emplois sur ces deux villes. Des sous-traitants locaux pourraient également être associés au projet. Ce que dénonce l’association SOS à l’horizon, « depuis 12 ans qu’on nous parle de ce projet aucune filière française ne s’est créée ». Une manifestation qui se déroule dans le calme sous l’œil de la police municipale et de la gendarmerie.
http://www.courrier-picard.fr/107512/article/2018-05-03/les-opposants-au-parc-protestent-lentree-du-forum-dedie-aux-opportunites

02/05/18 Sur sa bouée en béton, la première éolienne flottante française s’ancre en mer
En construction depuis deux ans dans le port de Saint-Nazaire, l’éolienne Floatgen conçue par Idéol avec Bouygues Construction a été remorquée pour être amarrée sur le site d’essais SEM-REV de Centrale Nantes à 20 km au large du Croisic.
La mission était particulièrement délicate, compte-tenue d’une météo capricieuse. Dimanche 29 avril, trois remorqueurs de haute mer ont conduit l’éolienne Floatgen sur son site d’essai. Les opérations d’amarrage et de raccordement au réseau électrique à terre prendront encore plusieurs jours.
Cette éolienne d’environ 100 m de haut, installée sur son flotteur en béton creux de 5000 tonnes, est l’une des premières éoliennes flottantes au monde. La quasi-totalité des 3 200 éoliennes installées en mer dans le monde sont en effet fixes. Floatgen sera aussi la première éolienne à produire de l’électricité en mer en France, ce qui montre notre niveau de retard. Si la France a raté la vague des éoliennes offshores fixes, elle place de gros espoirs dans les technologies flottantes.
4 projets d’éoliennes flottantes en cours
En France, quatre projets d’éoliennes flottantes ont été lancés avec des objectifs d’installation entre 2020 et 2021 : trois en Méditerranée et une en Bretagne, à Groix, où Vinci, associé à DCNS, réalisera des flotteurs mixtes acier-béton. « L’avantage des éoliennes flottantes est de pouvoir être installées en haute mer, ce qui réduit les impacts visuels, et dans des zones très venteuses, ce qui donne d’excellents rendements », explique Paul de la Guérivière, P-DG de la start-up Ideol, qui porte le projet Floatgen, aux côtés de Bouygues Travaux Publics (TP), l’école Centrale Nantes et quatre autres partenaires européens.
Floatgen va être testée en conditions réelles de fonctionnement pendant 2 ans. Durant cette phase de tests, l’électricité produite par l’éolienne sera injectée sur le réseau électrique françaiset elle devrait alimenter en électricité l’équivalent d’une ville comme Le Croisic
Les éoliennes sont de belles mécaniques qui brassent sans doute plus de fric que de vent…
Les éoliennes sont de belles mécaniques qui brassent sans doute plus de fric que de vent et profitent à de puissants lobbies. Leur rapport qualité-prix est très discutable. Le prix exorbitant de chaque éolienne ne sera remboursé qu’après des dizaines d’années ventées. Leurs énormes hélices produisent des infrasons que certains organismes humains ne supportent pas. Et si l’Europe impose une distance de 1.500 mètres entre l’éolienne et la première habitation, ce n’est sans doute pas que pour succomber à sa passion des réglementations tatillonnes. La France, elle, a réduit cette distance à 500 mètres.
On sait tout cela, et pourtant, ces éoliennes envahissent chaque jour davantage nos magnifiques paysages dont elle gâchent, à jamais, la vue et la tranquillité.
Dernier en date de partir en guerre contre ces ventilateurs géants, Philippe de Villiers, dont le Puy du Fou est menacé de l’implantation voisine d’un parc éolien. Si le projet du maire de la commune des Landes-Genusson voyait le jour, l’ancien président du conseil général de Vendée menace d’arrêter sa célèbre et magique Cinéscénie®. Il avait déjà fustigé, en 2016, l’imposture économique du parc éolien projeté entre les îles de Noirmoutier et d’Yeu, qui va défigurer le littoral. « Faut-il que les élus aient perdu la tête pour imposer de telles inepties ? » avait-il alors écrit aux îliens.
Mais le vent de folie éolienne souffle plus au sud du littoral atlantique : le long de l’estuaire de la Gironde, entre Royan et Blaye. Là, c’est un patrimoine naturel et culturel unique qui est menacé. L’une des réserves ornithologiques les plus emblématiques qui soient, établie sur une zone humide, où des millions d’oiseaux migrateurs viennent se reposer ou choisissent d’hiverner et de nidifier, profitant d’un climat exceptionnel. Et que veut-on imposer à ce peuple migrateur ? Cinquante éoliennes de 180 mètres de haut, qui découperaient en charpie passereaux, grues, cigognes, rapaces, bécasses, limicoles, canards, hirondelles.
En Allemagne, l’ornithologue Bernd Koop avait estimé la mortalité annuelle entre 60 et 100.000 oiseaux par gigawatt de capacité éolienne installée, ce qui, à l’échelle des 39 gigawatts produits par les Allemands, donne une mortalité de près de quatre millions d’oiseaux. Et cela, chaque année !
Alors, les élus, les protecteurs de la nature et Dominique Bussereau, président du conseil départemental de Charente-Maritime, partent en guerre contre ce projet aberrant à plusieurs titres. Eddie Puyjalon, président du CPNT (Chasse, pêche, nature et traditions) et conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine, a interpellé Alain Rousset, président de la région, sur ce sujet : « Aujourd’hui, le mercantilisme associé au jacobinisme parisien vient menacer cet équilibre naturel par idéologie. C’est une absurdité environnementale. »
On peut tout craindre de la puissance qu’ont, auprès des autorités politiques, les fabricants de ces aérogénérateurs pour qui la faune, la flore, le tourisme, l’élégance d’un paysage ne représentent probablement que des avatars financiers. Qu’en pense la Ligue de protection des oiseaux ? Nicolas Hulot peut-il encore avoir un mot à dire pour sauver ce monument de la biodiversité, rare s’il en est ?
Lorsque l’on sait que chaque éolienne rapporte aux communes, en général plutôt démunies, un revenu non négligeable, il faut un caractère indestructible pour résister aux offres alléchantes des industriels de cette nouvelle énergie qui rapporte si peu et détruit beaucoup…
http://www.bvoltaire.fr/littoral-atlantique-menace-eoliennes/
27/04/18 : Normandie : Éolien en mer. En 2021 « dans le meilleur des cas » 😏
Bernard Guitton, directeur du projet de parc éolien de Courseulles-sur-Mer (Calvados), ne désarme pas. Il fait le point.
Entretien avec Bernard Guitton, directeur du projet de parc éolien de Courseulles-sur-Mer (Calvados).
En attendant que tous les recours soient définitivement purgés, votre projet est-il au point mort ?
Non, nous continuons d’avancer. Les réunions de concertation se terminent. La dernière a eu lieu fin mars, à Courseulles. Ces réunions nous permettent de faire le point sur l’avancement du projet et de répondre, au fur et à mesure, aux points qui ont été soulevés pendant la consultation. Les choses avancent bien, par exemple, avec les pêcheurs.
Une expérimentation a été réalisée fin janvier avec les pêcheurs de coquilles saint-jacques. Quels enseignements en avez-vous tirés ?
Plusieurs scénarii de pêche ont été expérimentés avec dix-huit coquillards. Ils sont partis avec une clé USB sur laquelle étaient géolocalisés les emplacements des éoliennes. Ils ont testé plusieurs parcours.
Certains sont passés entre les rangs, distants de 900 m les uns des autres. On a aussi testé la possibilité de relever les dragues au-dessus de la zone centrale, qui sera interdite à la pêche à cause des câbles. D’autres y ont fait demi-tour. Nous avons récupéré tous les enregistrements. Ils sont analysés par la préfecture maritime et le comité régional des pêches. Mais les retours ont été positifs.
Vous avez proposé de donner aux éoliennes des noms de bateaux ayant participé au Débarquement. Pourquoi ?
Nous nous sommes engagés à des actions de devoir de mémoire. Cette démarche associe l’Office national des anciens combattants, la préfecture, la Région et l’historien Jean Quellien.
Le groupe va proposer des noms de navires des unités qui ont combattu. Ce sera une première. Nous voulons aussi que l’histoire de ces navires soit racontée dans la Maison du parc, qui sera installée dans la Maison de la mer, mise à disposition par la commune. Elle accueillera une scénographie à vocation pédagogique qui aidera les visiteurs à comprendre le fonctionnement des éoliennes. Le parc sera aussi un sujet touristique.
C’est votre réponse aux opposants, qui défendent l’incompatibilité du projet à une inscription des plages à l’Unesco ?
Notre projet est soutenu par la Région, qui porte le dossier Unesco, par les collectivités, par des spécialistes de la mémoire. La mer des Wadden, sur les côtes allemandes et hollandaises, est classée à l’Unesco et accueille des parcs éoliens en mer.
Qu’en est-il du projet industriel ?
L’usine de pales de Cherbourg sera plus grande que prévu, pour permettre la construction des pales de la nouvelle Haliade-X. Elles mesurent 107 m, ce sont les plus grandes du monde. General electric a augmenté son investissement financier pour agrandir l’usine. La mise en service est prévue en juin. 550 personnes y travailleront.
Et le centre de maintenance prévu à Ouistreham ?
Le projet n’est pas remis en cause, mais nous attendons d’y voir plus clair pour avancer. Cette base, qui doit créer une centaine d’emplois, dépend de la mise en service des éoliennes. Le permis de construire a été signé en septembre, mais nous attendons la fin des recours et les décisions à venir pour engager les travaux avec PNA (Ports normands associés), qui doit réaliser l’extension de l’avant-port. C’est une question de bonne gestion.
Vous y croyez ?
Nous contestons les chiffres donnés par l’État. Le coût de l’électricité doit tenir compte du coût du raccordement, des régimes fiscaux, des machines… Les techniques ont évolué, mais si l’État veut des machines plus grosses, qui n’existent aujourd’hui que sur le papier, c’est encore au moins quatre ans de retard. Et les permis ne seraient plus valables. On ne peut pas envisager cela…
Quand et où verra-t-on tourner la première éolienne ?
Pas avant 2021 dans le meilleur des cas. Mais je ne sais pas vous dire où…

https://www.ouest-france.fr/normandie/eolien-en-mer-en-2021-dans-le-meilleur-des-cas-5701410

26/04/18 : Éolien en mer Dieppe/Le Tréport : des analyses du sous-sol marin dès ce printemps
Éolien offshore. Des campagnes de mesures et d’analyses du sous-sol marin vont être effectuées durant le printemps et l’été au large de Dieppe et du Tréport, dans la zone d’implantation des futures éoliennes.
Pas question de se laisser inquiéter par les alertes gouvernementales sur une future révision - à la baisse - du tarif du rachat de l’électricité produite par les parcs éoliens en mer. À Dieppe, l’équipe de la société EMDT (Éoliennes en mer Dieppe/Le Tréport) reste concentrée sur son projet et poursuit sa feuille de route. C’est certain, la renégociation des tarifs qui devrait démarrer rapidement et peut-être même aboutir à une décision avant...
http://www.paris-normandie.fr/actualites/economie/eolien-en-mer-dieppe-le-treport--des-analyses-du-sous-sol-marin-des-ce-printemps-BN12867053

26/04/18Eolien flottant : les démonstrateurs livrent leurs premiers enseignements
Alors que la France devrait lancer un appel d'offres pour des fermes commerciales en 2019, les premiers démonstrateurs d'éolien flottant livrent leurs retours d'expérience. Positifs, même si de nombreux défis restent à relever pour réduire les coûts.
"Beaucoup de défis restent à relever et à prendre au sérieux avant la phase commerciale dans sept ou huit ans", estime Rhodri James. Son organisme, the Carbon Trust, a mené un travail sur les défis technologiques et la R&D, avec le gouvernement écossais et 12 acteurs clés du secteurs. Conclusions : les défis sont nombreux, pour parvenir à rendre l'éolien flottant compétitif. Optimisation des process de construction, de la logistique, de la maintenance, de la connexion aux réseaux en font partie. Mais les retours d'expérience des premiers démonstrateurs sont plus qu'encourageants. A l'instar de ceux de la ferme écossaise Hywind, qui turbine depuis septembre 2017, et a même résisté à la tempête Ophélia, qui a causé de nombreux dégâts dans le nord de l'Europe en octobre.
Hywind : des performances au delà des attentes

"La construction est réalisée à terre, donc il y a moins de coûts, moins de risques… La maintenance peut aussi se faire à terre." 
Guillaume Ardoise, Principle Power
"Après six mois d'exploitations, les performances sont très bonnes", raconte Halvor Hoen Hersleth, de Statoil. Les cinq éoliennes de la première ferme flottante au monde ont transformé l'essai. "Il n'y a pas eu d'incident majeur. La mise en service et le démarrage ont été un succès. Nous avons connu quelques soucis de turbines et d'onduleurs à réparer sur place, une opération complexifiée par la météo. Mais à l'exploitation, les performances se sont révélées très stables et au delà de nos attentes".
Le parc, installé à 25 km au large de Peterhead, d'une puissance de 30 MW, devrait fournir l'électricité de 20.000 foyers, estime Statoil. "En novembre, le parc a produit en deçà du budget, à cause de la météo qui nous empêchait d'intervenir. En décembre, nous étions plus ou moins dans le budget. Et en janvier-février, le parc a approché les 100% de disponibilité, générant de l'électricité 10% au delà du budget", souligne Halvor Hoen Hersleth.
Les éoliennes de 254 mètres de hauteur (176 sur l'eau et 78 en dessous) ont même résisté à la tempête Ophélia en octobre. "Quelques turbines se sont arrêtées car le vent était plus fort que ce qu'elles pouvaient supporter. Elles se sont mises en drapeau. Et malgré la forte houle, avec des vagues de 11 ou 12 mètres de haut, elles ont démontré une bonne stabilité".
Si ces premiers retours sont très positifs, Statoil est conscient des marges de progrès à accomplir : "On teste, on vérifie la technologie". L'ambition de la compagnie norvégienne est de réduire les coûts du mégawatt de moitié d'ici 2023. Et d'atteindre 40 à 60€/MWh d'ici 2030.
Les acteurs sont dans les starting blocks
Un objectif partagé par l'ensemble de la filière, comme l'explique Guillaume Ardoise, manager chez le développeur Principle power, qui planche sur deux projets commerciaux pour 2019 : "Si on regarde les éoliennes fixes, les coûts sont aujourd'hui autour de 120 €/MWh. D'ici 2025, le prix devrait baisser à 50€/MWh". Les turbines grossissent (jusqu'à 12 MW), le coût du financement baisse à mesure que les risques sont levés, les processus sont optimisés… L'éolien flottant pourrait bénéficier de cette même évolution, d'autant qu'il affiche certains atouts par rapport à l'éolien fixe : "La construction est réalisée à terre, donc il y a moins de coûts, moins de risques… La maintenance peut aussi se faire à terre". La filière bénéficie également du retour d'expérience des industries pétrolières et gazières offshore : "Nous ne sommes pas en terra incognita".
De plus, l'éolien flottant permet d'exploiter un plus large gisement en atteignant des sites que ne peuvent pas couvrir les technologies fixes et de meilleures ressources en vent, comme le démontre la ferme Hywind. "Le flottant peut et sera compétitif. Mais il faut des appels d'offres commerciaux, du volume, de la visibilité, dès maintenant", souligne Guillaume Ardoise.
Selon Gilles Dickson, de WindEurope, il faudrait atteindre un rythme de croisière de 6 GW par an pour réduire les coûts de la technologie. La filière craint "une vallée de la mort" entre la phase de démonstration et les premiers projets commerciaux : "Il ne se passe pas grand chose avant 2025", analyse Jesper Moller, de Siemens Gamesa RE. L'équipementier, qui participe au projet Hywind, planche sur un projet commercial à l'horizon 2022. Il participera également au démonstrateur français de Provence Grand large, prévu pour 2020.
Des appels d'offres annuels en France ?
Justement, la France se prépare à la phase commerciale. Après avoir lancé quatre projets de démonstration, qui devraient voir le jour d'ici 2020-2021, elle devrait rapidement annoncer des appels d'offres pour des parcs de plus grande échelle. "La première programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) prévoyait entre 200 et 2.000 MW de projets d'énergie marine, en fonction du retour d'expérience des projets pilotes. La prochaine PPE, en cours d'élaboration, devrait fixer de nouveaux objectifs pour 2028 et un calendrier des appels d'offres par filière. Pour l'éolien flottant, il y aura peut-être des appels d'offres annuels lancés dès 2019 pour la Bretagne et la Méditerranée", indique Laurent Michel, directeur général de l'énergie et du climat, au ministère de la Transition écologique et solidaire. Les études techniques du littoral ont permis d'évaluer le potentiel français pour l'éolien flottant dans la Manche (mais avec de fortes contraintes liées à la navigation), en Bretagne et en Méditerranée. "Le ministère a demandé aux autorités locales de construire une planification stratégique des projets en mer, pour définir des zones à vocation. Ce travail est en cours, il devrait aboutir cet été". Cependant, la France ne veut pas reproduire les erreurs de l'éolien fixe : des prix plancher et plafond devraient être fixés dans le cadre des appels d'offres.

26/04/18 : Éolien en mer: «une vraie marge de manoeuvre» dans la renégociation
La directrice générale d'Engie, Isabelle Kocher, a estimé jeudi qu'il existait "une vraie marge de manoeuvre" dans la renégociation avec le gouvernement des tarifs de l'éolien en mer. "Nous avons adopté une posture, dans cette affaire, d'ouverture", a-t-elle déclaré à des journalistes en marge d'une conférence de presse. "On est capables de proposer des ajustements, des améliorations des paramètres économiques du projet", a-t-elle assuré, estimant qu'il y avait "une vraie marge de manoeuvre, de négociation" grâce aux améliorations technologiques dans ce domaine. Le gouvernement a lancé une renégociation des tarifs de rachat de l'électricité qui doit être produite par six parcs éoliens en Manche et en Atlantique avec les entreprises concernées.
Les six parcs en question avaient été attribués au français EDF, à l'espagnol Iberdrola et à un consortium mené par Engie, à la suite de deux appels d'offres en 2012 et en 2014. L'Etat avait accepté de racheter l'électricité de ces futurs parcs à un tarif situé autour de 200 euros le mégawattheure mais veut maintenant revoir ces prix à la baisse. "Ces projets éoliens offshore en France ont une caractéristique: il a été décidé d'en faire des projets qui donnent lieu à la création d'une filière industrielle locale, installée en France", a rappelé Isabelle Kocher. "Donc dans le coût de l'énergie, il y a le coût de la mise en oeuvre de ces usines" et "est-ce qu'il y a là aussi des optimisations possibles dans la façon de mettre en oeuvre ces filières industrielles?", s'est-elle interrogée.

Les négociations, pilotées par l'ancien président de l'Autorité des marchés financiers (AMF) Gérard Rameix, doivent déboucher d'ici à juillet. En cas d'échec, le gouvernement envisage d'annuler les appels d'offres et de les relancer dans la foulée. Isabelle Kocher a mis en garde contre une annulation, un choix qui ne serait "pas bon pour la réputation du pays" et "pas de nature à attirer de nouveau, à de prochaines occasions, les meilleurs".
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2018/04/26/97002-20180426FILWWW00148-eolien-en-mer-une-vraie-marge-de-manoeuvre-dans-la-renegociation.php



26/04/18Noirmoutier : Manifestation contre le projet d’éoliennes offshore
Les habitants de l’île de Noirmoutier manifestent le 27 avril contre la centrale éolienne entre Noirmoutier et l’île d’ Yeu. Cette manifestation est organisée par le collectif « Touche pas à mon île » et la Fédération Environnement Durable. Une lettre signée de plusieurs personnalités de la région a été adressée à Emmanuel Macron. (voir la lettre en ligne 1 2 3 )
Le rendez-vous est fixé le 27 avril à 14h30 devant la communauté de commune rue de la Pré au Duc.
http://www.media-web.fr/noirmoutier-manifestation-contre-le-projet-d-eoliennes-offshore-80-102-2882.html

24/04/18
Saint-Nazaire : l’éolienne flottante prête à embarquer pour Le Croisic
Voilà plusieurs mois que la première éolienne flottante attend d'être remorquée vers le site d'expérimentation au large. Cela devrait bientôt arriver.
Elle fait maintenant partie du paysage. Voilà maintenant plusieurs mois que Floatgen, première éolienne flottante française, s’est installée dans le port de Penhoët. Depuis octobre dernier, en fait, date de son installation et de son inauguration en grande pompe. Un séjour qui devrait bientôt se terminer : son départ pour Le Croisic est annoncé dans les prochains jours.
« Pas anormal »
Ce n’est pas la première fois. On avait d’abord annoncé son départ à l’automne, puis plus pour la fin de l’année, puis janvier-février… Avril est arrivé et l’éolienne est toujours là. Pas anormal, affirme la communication d’Ideol, entreprise membre du consortium porteur du projet.
Il s’agit d’une innovation, donc il n’est pas anormal compte tenu du très haut niveau de technicité de cette éolienne que le planning annoncé en janvier 2017 déborde légèrement.
Floatgen est destinée à être raccordée au site Sem-Rev, à une vingtaine de kilomètres au large du Croisic. Il lui faut trois à quatre journées de beau temps, sans houle, pour rejoindre sa base.
Après l’inauguration, les fenêtres météo se sont refermées.
Batterie de tests
Le temps resté à quai n’est pas du temps perdu.
Nous avons profité de l’hiver pour effectuer une série de tests à quai.
Il y a eu par exemple les tests de survitesse, qui permettent de vérifier l’arrêt de l’éolienne en cas d’urgence, et ceux de la production électrique. En mer aussi, on en a profité pour revoir tout sur Sem-Rev. « Les opérations de préparation finale de l’installation sont en cours sur site ». Cette fois, ça y est : « L’éolienne est prête à être remorquée ».
Reste encore à… trouver une fenêtre météo.
"La phase d’installation débutera dès qu’une fenêtre météo se dégagera, vraisemblablement dans les prochains jours".
Concurrence
« Nous resterons et de loin la première éolienne en mer en France à échelle 2 MW », insiste Ideol. Pourquoi cette précision ? Parce que la concurrence se fait sentir. Au large de Groix et Belle-Île par exemple, où un parc de quatre éoliennes flottantes doit voir le jour d’ici 2020. Et, à Brest, la semaine dernière, un nouveau prototype d’éolienne flottante, baptisé Eolink, a été inauguré. Particularité : le mât de la machine est remplacé par quatre bras. La technologie éolienne connaît décidément un sacré coup d’accélérateur.
À savoir
Floatgen est une éolienne de 2 MW, des pâles longues de 40 m. Elle sera ancrée par un système innovant de six lignes en fibre synthétique. Le projet est porté par un consortium d’entreprises européen composé d’Ideol, l’École centrale de Nantes, Bouygues Travaux publics, RSK Group, Zabal, université de Stuttgart et Fraunhofer-Iwes.
Alors que l’éolien offshore est identifié comme l’avenir de l’énergie durable, l’Ifremer en dit un peu plus sur le projet Eolink. Quatre bras plutôt qu’un mât, sur flotteur et réduction du coût de production de l’électricité, l’institut continue à expérimenter ce qu’il identifie comme un bond technologique.
Les éoliennes en mer ne font pas consensus auprès des riverains. Il existe encore de nombreux verrous et consensus à trouver avec les pécheurs notamment, mais aussi les professionnels du tourisme qui fustige à raison le massacre de paysages par l’arrivée de grandes structures blanches au milieu de baies de plaisance. Ces sujets sont importants, mais pas du ressort de l’Ifremer qui, de son côté, continue à progresser dans l’aspect technologique de l’éolien offshore. Par communiqué, l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer, en dit plus sur les avancées du très prometteur projet Eolink qu’il soutient.
« La structure mesure 7 m de long et 6 m de large, avec des pales qui culminent à 22 m au-dessus de la mer. Pourtant, il s'agit d'un prototype à l'échelle 1/10e. Pales, nacelle, flotteur et ancrages : l'ensemble de la conception a été réalisé par EOLINK, créée en 2015 sur le technopole de Plouzané (29) » commence le texte.
Trois aspects particulièrement innovants sont mis en avant. D’abord, « son architecture, tout d'abord. Le mât conventionnel est remplacé par quatre bras qui permettent d'améliorer la résistance de la structure, réduisant ainsi sa masse et son coût. Cette architecture permet d'installer un rotor plus grand, pour davantage d'électricité, sur un plus petit flotteur, donc moins coûteux ». Ensuite, l’installation sur flotteur donne plus de flexibilité et la possibilité de s’adapter aux vents. Enfin, affirme le dirigeant de Eolink, Marc Guyot, « à terme, une telle éolienne pourra produire 12 MW, permettant de réduire le coût de production électrique de 20 à 25%, par rapport aux références actuelles 6MW. »
Encore plusieurs mois de test en conditions réelles est nécessaire pour confirmer les encourageants prévisions grâce aux infrastructures de l’Ifremer. « Ce bassin, rempli d'eau de mer, a la longueur d'une piscine olympique (50 m). Il est équipé d'un générateur de houle permettant de reproduire divers états de mer, depuis une houle régulière jusqu'à des vagues focalisées. Le dispositif est complété d'une soufflerie, avec 12 ventilateurs produisant un vent uniforme ou turbulent allant jusqu'à 9 m/s » explique le communiqué. Jusqu’ici, l’éolienne tient bien le choc face aux simulations de fortes tempêtes.
https://www.rse-magazine.com/L-Ifremer-met-au-point-l-eolienne-en-mer-du-futur_a2699.html

23/04/18 : Morbihan : Lorient. Les éoliennes n’oublient pas les pêcheurs
Dès l’origine, le comité des pêches du Morbihan a suivi au millimètre près le projet d’implanter quatre éoliennes flottantes entre Groix et Belle-Ile. L’esprit constructif perdure : une convention vient d’être signée.
Dès l’origine, le comité des pêches du Morbihan a suivi au millimètre près le projet d’implanter quatre éoliennes flottantes entre Groix et Belle-Ile.

Entre mi et fin avril, il a organisé trois réunions avec les marins. Leur demandant d’être « pro-actifs » dans la définition des zones d’implantation, dont les limites proposées ne convenaient pas forcément.
Avec les comités des pêches
C’est dans cet esprit constructif - et pour ne pas être oubliés - qu’une convention a été signée, ce lundi à Keroman, entre Eolfi, porteur le projet, RTE (qui transportera l’électricité produite viaun câble reliant la ferme au continent) et les comités des pêches du Morbihan, du Finistère et de Bretagne.
Anticiper les problèmes
Le but ? Informer les pêcheurs sur chaque étape du dossier pour mieux anticiper d’éventuels problèmes. Par exemple : le tracé du raccordement entre les éoliennes elles-mêmes puis au continent.

23/04/18 : Éoliennes en mer: un atelier sur les possibilités économiques au Tréport le 3 mai
La société Éoliennes en mer – Dieppe-Le Tréport (EMDT) organise, jeudi 3 mai, de 14 heures à 20 heures, au Tréport, un forum dédié aux possibilités économiques du projet d’éoliennes qu’elle conduit au large des côtes picarde et normande. Ouvert à tous, ce forum permettra aux visiteurs de se renseigner sur le projet en général, les activités d’exploitation et de maintenance, la sous-traitance locale, les emplois et les formations. Trois ateliers participatifs de 30 minutes auront lieu : « accéder aux formations aux métiers de l’éolien en mer » (15 heures) ; accueillir le centre de contrôle et d’expertise du parc éolien (17 heures) ; faciliter l’accès des entreprises locales au marché de l’éolien en mer (19 heures). Rendez-vous salle Reggiani, avenue des Canadiens.
Le 11 avril, EMDT avait organisé un atelier sur l’impact touristique des projets éoliens en mer, à Eu.
http://www.courrier-picard.fr/105543/article/2018-04-23/eoliennes-en-mer-un-atelier-sur-les-possibilites-economiques-au-treport-le-3-mai
23/04/18 : Morbihan : Éoliennes de Groix. La concertation actée
Nouvelle étape dans le projet d’implantation de quatre éoliennes flottantes entre Groix et Belle-Île à l’horizon 2020 : ce lundi, à Lorient, la société porteuse du projet, Ferme Éolienne Flottante de Groix & Belle-Île (FEFGBI), les comités des pêches régional et départementaux (Morbihan et Finistère) et RTE ont signé une convention tripartite cadrant la concertation tout au long du projet, des études au démantèlement en passant par la construction et l’exploitation.
Un poste de chargé de mission est notamment créé, pour faire le lien entre les porteurs de projet et les professionnels de la pêche. « Cette convention est une étape essentielle avant la définition future de mesures d’accompagnement en faveur de la pêche professionnelle », a souligné Olivier Le Nézet, président du comité régional des pêches.
http://www.letelegramme.fr/economie/eoliennes-de-groix-la-concertation-actee-23-04-2018-11937087.php

22/04/18 : FOWT : l’éolien flottant dans le vent cette semaine à Marseille
Le FOWT a le vent en poupe. Non, ce mot étrange ne désigne pas une éolienne expérimentale ou une brise au nom oublié. Sous ces quatre lettres se cache le Floating offshore wind turbine, soit le plus grand événement dédié à l’éolien au large du monde. La quatrième édition se tiendra du 25 au 27 avril à Marseille. Organisé par le Pôle Mer Méditerranée, la Chambre de commerce et d’industrie Marseille Provence (CCIMP) et France énergie éolienne, ce rendez-vous réservé aux professionnels du secteur a rassemblé en 2017 plus de 500 participants de 18 nationalités différentes.
Les deux premières journées se dérouleront au Palais du Pharo, avec en point d’orgue les rencontres "BtoB Meet the buyers", "accélérateur de contacts plébiscité". Grande nouveauté en revanche, les deux jours de rencontre déboucheront sur une troisième journée de "sessions académiques" à l’Ecole Centrale. Soit trois tables rondes dédiées aux travaux de recherche environnementale, technique et d’innovation autour de l’éolien flottant, qui réuniront des chercheurs internationaux.
https://www.laprovence.com/article/mer/4935309/fowt-leolien-flottant-dans-le-vent-cette-semaine-a-marseille.html
20/04/18La Baule - Éolien en mer, le gouvernement nomme un médiateur
Le gouvernement vient de nommer un médiateur afin de trouver un accord sur le prix de vente de l'électricité de l'éolien en mer. C'est ce qu'a annoncé ce vendredi 20 avril, la députée de la Gironde Sophie Panonacle, invitée hier avec d'autres élus LREM du groupe Travail littoral par Sandrine Josso, la députée de 7e circonscription. Pour mémoire, il y a près de 10 ans, au moment des lancements des projets des éoliennes en mer, le prix d'achat de cette électricité avait été fixé à 180 € le mégawatt heure, aujourd'hui « son prix est autour de 50 € » affirme la députée qui souhaite « renégocier »les contrats et « pas les annuler car on a déjà assez de retard comme ça sur ces dossiers ».
Un prototype d'éolienne flottante marine, une technologie émergente mais considérée comme l'avenir de l'éolien marin en France, a été inauguré aujourd'hui à Saint-Anne-du-Portzic (Finistère), près de Brest, a appris l'AFP dans un communiqué. Conçu par la société Eolink en partenariat avec l'Ifremer, le prototype mesure 1/10ème du projet final, avec des pales à 22m au-dessus du niveau de la mer, un choix dicté par la "taille des vagues sur le site de Sainte-Anne-du-Portzic (...), dix fois plus petites que celles observées au large".
L'éolienne à taille réelle, dotée d'une hauteur de nacelle de 120 m au-dessus du niveau de la mer, sera fabriquée progressivement après plusieurs phases de tests. Sa capacité de production sera de 12 MW, deux fois plus que les éoliennes "posées" en mer du Nord, selon ses concepteurs. Très en retard sur le Royaume-Uni, l'Allemagne, les Pays-Bas et le Danemark, locomotives européennes de l'éolien offshore, la France compte sur le flottant pour exploiter ses gisements de vent les plus importants, en Bretagne et en Méditerranée.
LIRE AUSSI : Les éoliennes, ça peut rapporter gros
Les éoliennes flottantes ont en effet l'avantage de pouvoir être installées en eaux profondes, contrairement aux éoliennes "posées". Les tests sur le prototype d'Eolink dureront plusieurs mois avant la production des premiers prototypes en taille réelle en 2021 et une fabrication en série en 2025, selon le communiqué. La France avait inauguré en octobre la première éolienne flottante en mer, portée par la société Ideol, sur le port de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).
"Il y a d'autres projets mais pas d'autres réalisations à ce jour", a indiqué Marc Guyot, président d'Eolink. "A terme, la solution Eolink pourra produire 12 MW, ce qui permettra de réduire le coût de production électrique de 20 à 25%, par rapport aux références actuelles de 6 MW", souligne-t-il. Le prototype inauguré aujourd'hui a déjà été testé auparavant dans le bassin d'essai de l'Ifremer, à Plouzané (Finistère), près de Brest.
Parmi les innovations, le mât conventionnel est remplacé par quatre bras "qui améliorent la résistance de la structure" reposant sur un flotteur. L'architecture permet, selon ses concepteurs, "de réduire sa masse et son coût et d'installer un rotor plus grand pour davantage d'électricité, sur un plus petit flotteur". Le potentiel de l'éolien flottant en France est estimé à 400 TWh/ an selon France Energie Eolienne, qui rassemble les professionnels de la filière.
LIRE AUSSI :
» General Electric va construire en France la plus grande éolienne offshore du monde
» En France, l'éolien en mer affronte des vents contraires
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2018/04/20/97002-20180420FILWWW00224-brest-un-prototype-d-eolienne-flottante-marine-inaugure.php
18/04/18Projet éolien entre l’Île d’Yeu et Noirmoutier : une manifestation le 27 avril
Le collectif Touche pas à nos îles organise une manifestation le 27 avril contre le projet éolien entre l'Île d'Yeu et Noirmoutier.
L’enquête publique concernant le projet d’éoliennes en mer entre l’Ile d’Yeu et Noirmoutier a démarré le 4 avril, elle se poursuivra jusqu’au 23 mai. Pendant ce temps, le collectif Touche pas à nos îles (TPANI) organise une manifestation le 27 avril contre ce projet. Le collectif souligne : « Ce projet constitue un scandale écologique et financier sans précédent et suscite une très forte inquiétude des populations et des acteurs économiques de la région, professionnels de la pêche et du tourisme en tête », souligne le comité. Cette centrale est composée de 62 machines entre les deux îles. « Elles sont protégées au titre de Natura 2000, c’est totalement incompatible avec ce qui fait la force économique et l’identité de la région », soulignent les opposants.
Les pêcheurs de Noirmoutier, la conserverie Gendreau, les pêcheurs de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, ainsi que l’Acno et Vendée Tempete ont d’ores et déjà annoncé leur participation à cette action du 27 avril. L’association des commerçants de Noirmoutier a annoncé l’opération Noirmoutier Ville morte.
Les participants sont attendus à partir de 14 h 30 devant la Communauté de communes, rue de la Prée-au-Duc à Noirmoutier-en-l’Ile. Le cortège partira ensuite en direction du centre-ville.
https://actu.fr/pays-de-la-loire/ile-dyeu_85113/projet-eolien-entre-lile-dyeu-noirmoutier-une-manifestation-27-avril_16436875.html
17/08/14 : Calvados : Éolienne en mer : la plateforme de maintenance de Ouistreham en attente
À cause des différents recours contre le futur parc éolien au large de Courseulles-sur-Mer (Calvados) et de la volonté du gouvernement de renégocier les tarifs de l'électricité produite, la construction du parc de maintenance éolienne de Ouistreham prend du retard.
La plateforme de maintenance éolienne qui doit être implantée sur le port de Ouistreham (Calvados) verra-t-elle le jour ? Le site doit assurer la maintenance du futur parc de 75 éoliennes de Courseulles-sur-Mer.
Pas de construction avant 2019
Mais la construction est sans cesse repoussée par les différents recours portés contre le futur parc, et plus récemment par le gouvernement qui s'apprête à renégocier les tarifs de rachat de l'électricité qui sera produite.
• Lire aussi : Éolien en mer : le gouvernement menace de relancer les appels d'offres
"Nous nous tenons prêts depuis 2015, mais nous savons que la construction ne débutera pas avant septembre 2019 au mieux", explique Philippe Deiss directeur général de Port Normands associés en charge de la construction du terre-plein qui doit accueillir la plateforme. La plateforme, elle, sera construite par EDF.
L'avant-port de Ouistreham devrait avoir ainsi un nouveau visage. En septembre prochain, des travaux pour le dispositif d'embectage doivent commencer. L'objectif est de sécuriser l'entrée et la sortie de l'écluse et d'offrir un accès au port à des navires plus importants.
https://www.tendanceouest.com/actualite-271899-eolienne-en-mer-la-plateforme-de-maintenance-de-ouistreham-en-attente.html
17/04/18ÉOLIENNES OFFSHORE ENTRE YEU ET NOIRMOUTIER : UNE ENQUÊTE PUBLIQUE DÉJÀ DISCRÉDITÉE !
L’enquête publique sur le projet de centrale éolienne entre Yeu et Noirmoutier a été ouverte le 4 avril pour durer jusqu’au 23 mai. Les permanences sont à peine ouvertes depuis quelques jours que les retours des participants montrent que cette enquête publique est déjà totalement discréditée.
Tout d’abord le contexte ; cette enquête est ouverte alors que le Premier ministre devrait annoncer dans les prochains jours le souhait officiel du gouvernement de renégocier l’ensemble des six centrales éoliennes côtières dont celle entre Yeu et Noirmoutier. En effet, depuis quelques semaines, ce sont plusieurs rencontres interministérielles qui ont été organisées pour prendre à bras-le-corps cette affaire d’État, que nous avions dénoncée dans ces pages et qui pèse plusieurs dizaines de milliards d’euros pour le consommateur et le contribuable.
Plus localement, cette enquête publique débute alors qu’il est établi qu’un certain nombre d’acteurs locaux (collectivités territoriales ou associations locales) ont perçu sous des prétextes parfois culturels ou sportifs de l’argent du consortium industriel, et cela depuis parfois plusieurs années. À cet égard, des plaintes contre x ont été déposées pour corruption.
Il va sans dire que l’avis de ces différentes autorités ou de ces associations est totalement inopérant dans un tel contexte. Des avis favorables ou l’absence de refus du projet ne peuvent en aucun cas être pris en compte alors que certains acteurs impliqués ont reçu de l’argent du promoteur.
Concernant désormais l’enquête publique à proprement parler et son organisation, on ne peut qu’être atterré par le choix des personnalités sciemment appelées à donner leur avis sur cette centrale éolienne.
Le président de l’enquête publique avait déjà été repéré en Vendée par les défenseurs de l’environnement pour son action en tant que commissaire enquêteur. C’est ainsi que, dans le cadre d’une autre enquête pour une centrale éolienne sur terre (« Ferme éolienne de la Piballe »), ce dernier avait émis un avis favorable alors que 95 % de la population avait émis un avis d’opposition au projet ! Il considérait à ce sujet que : « La ventilation des interventions met en évidence une réelle opposition au projet. Elle est dans la logique des choses, les opposants étant toujours plus motivés pour intervenir que les personnes favorables » (page 58 du rapport du 6 décembre 2016).
De manière édifiante, dans ce dossier, le même rapport devait souligner l’absence de violence ou de détérioration dans la zone concernée : « La dégradation du climat général a été évoquée par plusieurs personnes. La commission juge que cette affirmation est excessive. Thorigny et Les Pineaux ne sont pas couverts de panneaux de propagande. Ils sont rares. Les manifestations organisées se sont déroulées dans une ambiance calme. Qu’il y ait eu quelques “mots doux” échangés entre habitants, c’est probable. Mais la commission n’a pas ressenti au cours de l’enquête qu’il s’agissait d’une situation aiguë » (page 62 du rapport du 6 décembre 2016).
Pour l’assister dans sa mission, une habitante de Boin, étonnamment, car une permanence a lieu précisément à Boin dans la mesure où ce village est potentiellement impacté. Cette dernière biologiste est également productrice d'ormeaux. Une documentation siglée à son nom dans un colloque en Grande-Bretagne met parfaitement en avant son parti pris favorable à l’éolien en associant tourisme, gastronomie et aérogénérateur, deux belles photographies de la centrale éolienne de Boin sont présentes dans sa présentation.
Ce qui est plus grave, c’est l’ambiance de cette enquête, les trois commissaires enquêteurs se plaçant comme des juges avec devant eux les 6 000 pages du dossier administratif. Derrière eux, deux posters de présentation avec les logos du consortium EMYN et de RTE.
À s’y méprendre, on peut se demander si l’on est dans une permanence du consortium industriel ou dans le cadre d’une enquête publique où la neutralité est normalement de mise.
Oui, le registre dématérialisé dont le lien se situe sur le site de la préfecture et sur le site du promoteur éolien ressemble clairement au site Internet du consortium industriel, mêmes couleurs et charte graphique très proche. Lorsque l’on se positionne sur le registre d’enquête dématérialisé le logo du consortium reste sur le site Internet si bien qu’une confusion est créée sur l’univers graphique dans lequel on se situe.
Tout cela est inacceptable et intolérable, car les commissaires enquêteurs responsables du registre des doléances, y compris dématérialisé, doivent faire preuve dans leur enquête d’une neutralité absolue et d’une indépendance vis-à-vis du promoteur dont le projet est soumis à leur avis.
Certains témoignages dépeignent une attitude personnelle de certains commissaires enquêteurs pour le moins intolérable. Au lieu de faire semblant d’écouter les associations d’opposants ou les représentants d’opposants, un commissaire enquêteur s’affaire derrière sa table avec dédain sans écouter son interlocuteur pendant qu’une autre affirme son goût immodéré pour l’éolien qui doit sauver la planète. Cette dernière, la larme à l’œil, se chagrine de la destruction de l’éolienne de Bouin le 1er janvier 2018 et martèle que les touristes sur les plages auront le bonheur d’admirer une centrale produisant de « l’électricité verte ». Un autre commissaire enquêteur devait d’ailleurs préciser qu’il ne retenait que les avis documentés et objectifs de ceux qui avaient pu lire les 6 000 pages de dossier. En fait l’avis spontané et sincère des sans-dents ne les intéresse guère ! La position des gens doit être objective et non subjective.
On l’a bien compris, l’avis du rapport sera positif et cette enquête publique n’est qu’une vaste fumisterie administrative organisée dans le mépris de la population locale qui souhaite tout simplement la préservation de son cadre de vie, de son gagne-pain et de son environnement naturel et paysager des îles Natura 2000 et qui n’a pas à se justifier de cela et encore moins à être jugé par des personnes ne s’intéressent pas à leurs difficultés professionnelles.
Face à cette attitude méprisante des commissaires enquêteurs, les amoureux des îles continueront d’utiliser le registre dématérialisé pour exprimer leur colère et affirmeront leur forte opposition lors de la manifestation organisée le 27 avril 2018 à Noirmoutier.
http://www.economiematin.fr/news-eoliennes-offshore-yeu-noirmoutier-enquete-discreditee

17/04/18 : L'éolien offshore français, encore naissant et déjà en danger
ENERGIES RENOUVELABLES. Le gouvernement semble décidé à renégocier à la baisse les tarifs de l'éolien en mer en remettant en cause les parcs déjà attribués par l'Etat en 2012 et 2014. Une menace sur toute la filière que dénoncent les industriels de l'énergie et de la construction navale, qui rappellent également l'impact sur l'emploi qu'aurait un tel revirement. Analyse.
"Croire que l'on peut arrêter et relancer des projets éolien en mer sans créer de dommages pour l'ensemble de la filière est illusoire. Leur remise en cause mettrait en péril les plans industriels que l'Etat appelait de ses vœux et les emplois associés", avertit Jean-Louis Bal, le président du Syndicat des énergies renouvelables, dans un appel conjoint à la sauvegarde de cette filière émergente, avec le Cluster maritime français et le Gican, des groupements d'industriels de construction et activités navales. Pourtant, Edouard Philippe pourrait décider très prochainement, de prendre une décision rétroactive sur les six premiers projets attribués en 2012 et 2014. "Une négociation va s'engager dans les prochains jours avec l'ensemble des lauréats pour faire baisser les coûts des différents projets", précise à 'AFP le ministère de la Transition écologique, qui prévient : "C'est à la lumière des propositions des professionnels que nous prendrons nos décisions, au plus tard en juillet".
À LIRE AUSSI : Eolien en mer : "oui mais" pour le parc du Tréport
L'éolien en mer est capable de fournir de l'électricité pour tous
Ce qui est en cause ? Le tarif négocié à l'époque, aux alentours de 200 €/MWh, et que le gouvernement souhaite réduire, compte tenu des progrès réalisés depuis. En se basant sur les prix pratiqués dans les autres pays d'Europe, le ministère attend "des baisses de tarif très significatives", évoquant une rétribution de l'ordre de 80 €/MWh. Les industriels notent toutefois que comparaison n'est pas raison dans le domaine : les caractéristiques de vent, les conditions de mer et la nature ou profondeur des fonds marins ne sont pas les mêmes en mer du Nord qu'en Manche ou sur la façade Atlantique. Le SER évalue : "Une différence de vitesse de vent de 1 m/sec génère une différence de productible de 15 % (soit un surcoût de l'ordre de 25 €/MWh pour les projets français)". Les contraintes seraient donc plus fortes dans l'Hexagone, y compris au point de vue fiscal, puisque le syndicat souligne encore que le mégawattheure français supporte environ 20 € de taxes de plus qu'un MWh au Royaume-Uni. Les professionnels rajoutent qu'en Europe du Nord, le raccordement électrique est financé par les gestionnaires de réseaux, ce qui n'est pas le cas pour les six parcs attribués, et que dans ces pays, les procédures sont plus simples et moins longues (entre 4 et 5 ans contre près du double en France), ce qui a pour effet de provoquer un grand décalage entre l'attribution et l'entrée en service des installations, désormais prévue pour 2023-2025. Au final, le SER estime que toutes les différences avec nos voisins renchérissent les tarifs des projets français d'environ 50 à 60 €/MWh par rapport aux projets anglais notamment. Contactée, Marion Lettry, déléguée générale du SER, nous précise : "Il est difficile de comparer des projets français de 2011 avec des projets étrangers attribués en 2018 et qui seront réalisés en 2025. Les 80 €/MWh annoncés sont des prix réalistes mais pour des projets d'aujourd'hui, pas d'il y a 10 ans". A noter que deux autres appels d'offres sont actuellement en suspens : ceux de Dunkerque et de l'île d'Oléron, dont les conditions évolueront sensiblement, notamment par rapport aux coûts de raccordement, qui seront cette fois pris en charge par le réseau de transport d'électricité.
Les lauréats prêts à discuter calmement
Pour l'heure, les industriels lauréats, EDF (trois parcs), Engie (deux) et Iberdrola (un) se disent tous prêts au dialogue : EDF Energies Nouvelles indique "rester dans une démarche d'ouverture à la négociation pour chacun des trois projets de parcs éoliens en mer", Engie qui estime que cette énergie offshore "a de l'avenir en France", souhaite "trouver des solutions avec l'Etat", tandis qu'Iberdrola indique avoir "toujours répondu favorablement" aux demandes de concertation. Toutefois, le gouvernement prévient déjà que si les prix réclamés restaient "trop importants" alors les appels d'offres seraient tout bonnement relancés, par amendement du décret. Le ministère de la Transition annonce : "Il ne s'agirait pas d'annuler les projets, mais de permettre leur évolution". Même s'il souhaite toujours développer les renouvelables, il entend éviter "une dépense publique excessive pour les Français". Déjà au mois de mars dernier, il avait tenté de déposer un amendement dans le cadre de la loi "Pour un Etat au service d'une société de confiance", qui avait été rejeté par le Sénat. Un texte qui avait déjà suscité l'émoi des industriels qui ont, depuis, publié des chiffres sur les investissements déjà consentis et les emplois déjà créés.
À LIRE AUSSI L'éolien offshore en forte progression en Europe, pas en France
Eolien offshore : Siemens assure que les usines seront bien construites au Havre
Le président du SER rappelle : "Les régions littorales - Bretagne, Normandie et Pays de la Loire - se sont massivement mobilisées pour accueillir cette énergie marine dont elles attendent de nombreuses retombées économiques. Elles ont déjà investi plus de 600 M€ pour la naissance de cette nouvelle filière en actions de R&D et dans leurs infrastructures portuaires". Le syndicat souligne l'importance des montants déjà engagés par les consortiums industriels lauréats auprès d'entreprises de premier rang (General Electric-Alstom, Siemens-Gamesa) et des sous-traitants français (STX, Eiffage, Bouygues, Rollix Defontaine). Des usines destinées à équiper ces fermes offshores sont construites ou en passe de l'être pour assembler des nacelles, des turbines ou produire des pales géantes. Selon les estimations de la filière, la réalisation des six parcs en mer permettra la création de plus de 15.000 emplois : 3.000 au Havre, 2.500 à Nantes, 1.200 à Cherbourg, plus tout un ensemble d'entreprises nécessaires à la production des fondations, des câbles ou des sous-stations électriques (soit 7.000 postes). L'exploitation-maintenance des six fermes, pendant leurs 25 années de fonctionnement, assureront également la pérennité de 650 emplois dans les bases portuaires (Dieppe, Le Tréport, Ouistreham, Fécamp, Noirmoutier, La Turballe…). Enfin, l'aspect développement et ingénierie mobilise déjà 400 personnes.
Evaluation des coûts et soutiens publics par le SER :
Prix d'achat moyen de l'électricité éolienne (hors raccordement) : 190-194 €/MWh
Prix de marché de l'électricité de gros : 53,7 €/MWh estimés en 2023 ; 94,2 €/MWh en 2043
Nombre d'heures de fonctionnement : 3.500 heures/an
Production annuelle : 10,2 TWh (pour six parcs de 2.916 MW de puissance)
Taxes et impôts : 70 M€/an pendant 25 ans (soit 1,75 Mrd €)
Coût total pour le budget de l'Etat : 12,4 Mrds €
http://www.batiactu.com/edito/eolien-offshore-francais-encore-naissant-et-deja-danger-52721.php
17/04/18ÉOLIEN OFFSHORE : LE GOUVERNEMENT VEUT UNE BAISSE "TRÈS SIGNIFICATIVE" DES TARIFS DE RACHAT DE L’ÉLECTRICITÉ
Le gouvernement veut revoir à la baisse les tarifs de rachat de l’électricité des éoliennes offshores, dont les appels d’offres ont été attribués en 2012. Alors qu’aucun mât n’a encore été érigé, les montants alors acceptés sont désormais bien au-delà de la moyenne européenne. Les promoteurs des projets se disent prêts à discuter avec l’exécutif.
Le gouvernement s'apprête à renégocier les tarifs de rachat de l'électricité qui sera produite par six parcs éoliens en Manche et en Atlantique avec les entreprises concernées, a indiqué lundi 16 avril le ministère de la Transition écologique. "Une négociation va s'engager dans les prochains jours avec l'ensemble des lauréats pour faire baisser les coûts des différents projets", a-t-il dit à l'AFP.
"C'est à la lumière des propositions des professionnels que nous prendrons nos décisions, au plus tard en juillet", a-t-il précisé. Les six parcs éoliens concernés avaient été attribués au français EDF, à l'espagnol Iberdrola et à un consortium mené par Engie, à la suite de deux appels d'offres en 2012 et en 2014. L'État avait accepté de racheter l'électricité de ces futurs parcs à un tarif situé autour de 200 euros le mégawattheure.
"Compte tenu des coûts observés dans les autres pays d'Europe, nous attendons des baisses de tarif très significatives", a souligné le ministère, précisant que les prix de rachat d'électricité des projets éoliens en mer se situaient ces dernières années autour de 80 euros le mégawattheure. Si les prix restaient "trop importants" à l'issue des négociations, le gouvernement prévoit de relancer des appels d'offres.
Un retard considérable
Contacté par l'AFP, Engie s'est dit "ouvert aux négociations". Le groupe, qui pense que l'éolien en mer "a de l'avenir en France", souhaite "trouver des solutions avec l'État". Ailes Marines, une société détenue par Iberdrola et Avel Vor qui est chargée de l'un des projets, a indiqué avoir "toujours répondu favorablement" aux demandes de dialogue du gouvernement. L'entreprise ne fera pas de commentaires "tant que cette période de négociation ne sera pas terminée". De son côté, EDF Energies nouvelles a indiqué rester "dans une démarche d'ouverture à la négociation pour chacun de nos trois projets de parcs éoliens en mer".
Les projets éoliens offshores ont pris un retard considérable en France. Le plan français envisageait de déployer 6 000 MW de turbines au large des côtes françaises d’ici 2020. Mais à cette date, pas une seule pâle ne tournera au-dessus des eaux hexagonales. Les recours contre ces projets ont fait perdre beaucoup de temps, sans compter que les deux principaux pourvoyeurs de technologies, Areva et Alstom, ont disparu ou sont passés entre des mains étrangères.

https://www.novethic.fr/actualite/energie/energies-renouvelables/isr-rse/eolien-offshore-le-gouvernement-veut-une-baisse-tres-significative-des-tarifs-de-rachat-de-l-electricite-145709.html

17/04/18 : Eoliennes en mer et activité touristique : des témoignages pour informer 😡😡
EMDT, la société lauréate de l’appel d’offres pour la construction du parc éolien en mer au large de Dieppe et du Tréport, organisait la semaine dernière une réunion d’information à l’attention des professionnels du tourisme. Objectif : non pas convaincre, mais répondre à leurs interrogations en termes d’activité.
« Notre propos n’est pas de convaincre les sceptiques ou d’assurer que le futur parc éolien en mer sera source d’une fréquentation touristique en hausse sur les côtes de Dieppe au Tréport. Peut-être que ce sera le cas, mais ce que nous voulons aujourd’hui, c’est avant tout répondre aux questions qui nous ont été posées lors des précédentes réunions d’information : comment cela se passe-t-il chez les autres ? », explique Christophe Leblanc, directeur du développement du projet Dieppe-Le Tréport.
Pour ce faire et disposer d’un retour le plus objectif possible, EMDT a mandaté un cabinet indépendant (cabinet « Vue sur mer ») afin de recueillir les témoignages d’acteurs locaux situés à proximité d’autres parcs éoliens. « Dans la mesure du possible, nous avons souhaité que ce recueil de témoignages puisse se réaliser dans des secteurs disposant de suffisamment de points communs (population, topographie, histoire…) avec le secteur Dieppe-Le Tréport », précise Christophe Leblanc. Ainsi si les secteurs de l’Europe du Nord ont bien entendu été interrogés en raison de leur lien « historique » avec les parcs éolien, l’étude ne s’est pas limitée à ces zones. L’Angleterre et les Etats-Unis font aussi partie intégrante de la réflexion et contribuent pour beaucoup à cette enquête.
A Rhyl (8 km d’un parc éolien) Antony Vitti est directeur d’un Centre d’information touristique. « Ici, on est très proche des éoliennes et les 3 parcs éoliens ont globalement soulevé beaucoup d’intérêt. Au début on avait juste fait un petit coin dans l’office pour donner quelques informations et puis, on a commencé à avoir de nombreuses demandes à propos du développement des parcs, des bateaux qui servaient à la construction, aux infrastructures… Et pas seulement de la part des touristes, mais aussi beaucoup de locaux. Alors on a dédié un vrai espace à cette information ».
En vue directe sur les 3 parcs de Rhyl flats, Gwynt y Mor, North Hoyle, situés respectivement à 8, 16 et 7,2 kilomètres des côtes, Rhyl, ancienne station balnéaire de l’époque victorienne, située dans la région Nord du Pays de Galles, non loin de Liverpool, comporte de nombreuses similitudes avec Dieppe. Et Antony, patron de pêche sportive, y est propriétaire de la société Jensen Sea Angling Fishing Tours. Il fait partie des personnes ayant accepté de témoigner sur son activité.
Des sorties en bateau de 25 £ à 40 £/pers dans le Pays de Galles et un survol en hélicoptère à 189 $ aux Etats-Unis...
« J’organise depuis 3 ans des sorties en bateau pour aller voir les éoliennes. Le tour est en général fait avec deux bateaux qui embarquent chacun 10 personnes. Il y a deux formules de sorties en fonction du parc visité : Formule 5 heures : 250 £/bateau soit 25 £/pers ; Formule 8 heures : 400 £/bateau soit 40 £/pers. J’organise ce genre de sorties 3 à 4 fois pendant l’été mais au regard de la demande, je pourrais en faire davantage... »
Autre lieu, à Glasgow, l’exposition « Power the Futur », organisée au sein du « Glasgow Science Center », et prévue pour 5 ans, totalise en à peine 18 mois d’activité quelques 720 000 visiteurs. Idem aux Etats-Unis, où le parc de Block Island, surnommé « America First » (il s'agit du premier parc éolien en mer érigé aux Etats Unis), suscite beaucoup de curiosité et fait partie intégrante de l’offre touristique. « Hélicoptères et bateaux ont adapté leurs circuits en ajoutant une formule « Wind Farms Experience ». Les réservations doivent être faites longtemps à l’avance », indique les rédacteurs de l’étude. Là-bas, une visite du parc seul pour 6 passagers coûte 450 USD (403 €) et le survol d’une durée de 35 minutes du parc en hélicoptère est facturé 189 USD (153 €) par personne.
Une étude à faire connaître
En présentant en avant-première cette étude à une vingtaine de professionnels du tourisme de Dieppe et du Tréport, EMDT a souhaité mieux faire connaîre le potentiel relevant d’une implantation d’un parc éolien. « Il ne nous appartient pas de dire s’il est souhaitable que telle ou telle activité puisse être proposée. Juste de montrer qu’ailleurs, où il y a aussi eu des résistances, la vie économique n’a pas eu à en pâtir ».
Reconnaissant qu’il était cependant difficile à des professionnels du tourisme de se libérer en journée, EMDT s’est engagée à aller à la rencontre de ceux qui en feront la demande pour présenter les résultats approfondis de cette étude. « Qu’il s’agisse d’un groupement de restaurateurs ou d’un club de commerçants au sein d’une CCI, nous sommes tout à fait disponibles pour ce genre d’exercice », assure Christophe Leblanc.
La société Eoliennes en mer Dieppe et Le Tréport (EMDT) a été désignée en juin 2014 lauréate de l’appel d’offres pour la construction, l’installation et l’exploitation d’un parc éolien en mer au large de Dieppe et du Tréport.
http://normandinamik.cci.fr/250178-eoliennes-en-mer-et-activite-touristique-des-temoignages-pour-informer
17/04/18Éolien en mer : on prend les mêmes et on recommence
En matière d’éolien en mer, le gouvernement entend bien profiter des retards, et des tergiversations de la filière, pour tirer son épingle du jeu, et faire des économies. La stratégie est simple pour faire baisser les coûts, le gouvernement menace d’annuler purement et simplement les appels d’offres octroyés en 2012 et 2014, et d’en relancer de nouveaux sur les mêmes zones, si les coûts des projets restent élevés.
Pour mieux comprendre, un petit retour en arrière s’impose. En 2011, parmi les premiers appels d’offres offshores françaises, trois sont remportés par EDF, allié à Alstom (dont la branche énergie, est devenue General Electric), et l’un par l’espagnol Iberdrola. En 2014, Engie et Siemens remportent un autre projet au large du Tréport. Cependant, tout cela est fait un peu dans l’improvisation, car la France doit rattraper ses voisins. En effet, plus de 4 000 éoliennes en mer tournent en Europe, et la France, qui possède la première façade maritime du continent ne compte toujours aucune éolienne offshore en activité.
La réalisation de ces projets se transforme en parcours du combattant avec des recours qui se multiplient. Le cadre réglementaire n’est pas prêt, et les autorisations restent en plan. Au final, d’importants retards et aucune réalisation ne sont prévus avant 2020, voire 2021.
Dans le même temps, les coûts de l’offshore ont nettement baissé ailleurs en Europe. Au Royaume-Uni ou en Allemagne, ils se situent aujourd’hui aux environs de 60 euros le MWh, donc plus question pour le gouvernement français d’honorer des appels d’offres attribués à des tarifs d’électricité avoisinant les 190 euros le mégawattheure, même pour soutenir la filière. Rappelons, que le ministre de la transition écologique et solidaire Nicolas Hulot, expliquait fin mars, « il faut faire plus d’énergies renouvelables avec les mêmes moyens. Il faut utiliser le même argent pour en faire plus ».
Du côté du Syndicat des énergies renouvelables (SER), on se satisfait de l’ouverture des négociations, mais pour Jean-Louis Bal, président du SER, « c’est le seul aspect positif : les prix annoncés en Europe du Nord ne concernent pas des projets qui se réalisent actuellement et sont basés sur des éoliennes qui n’existent pas. Si cela aboutissait à remettre en cause tous les projets, la filière industrielle serait anéantie, les usines existantes devraient licencier ». On parle d’une menace sur 15 000 emplois.
Il est clair, que le gouvernement ne veut donc pas arrêter les chantiers éoliens offshores, mais il en veut pour son argent. « C’est une méthode de négociation très ferme », fait remarquer un des porteurs de projet.
http://www.donnetonavis.fr/economie/article/17/04/2018/eolien-en-mer-on-prend-les-memes-et-on-recommence_42437.html
16/04/18Parcs éoliens offshore de Fécamp et Courseulles : le gouvernement veut renégocier les tarifs
Après avoir tenté de passer par un amendement en mars dernier, le gouvernement va directement ouvrir des négociations pour faire baisser les coûts des six parcs éoliens programmés en Manche et en Atlantique.
Le 8 mars dernier, le gouvernement avait fait déposé au Sénat un amendement qui avait suscité une forte inquiétude chez les industriels engagés dans la filière de l'éolien offshore. L'amendement au projet de loi pour un "État au service d'une société de confiance" propose en effet la possibilité de renégocier les conditions d'attributions et le cahier des charges de six projets en Manche et en Atlantique: à Courseulles-sur-Mer, Fécamp, au Tréport, à Saint-Brieuc, puis au large de Saint-Nazaire et entre l'Île d'Yeu et Noirmoutier. L'amendement avait été rejeté. Mais le gouvernement compte bien revenir à la charge.
"Une négociation va s'engager dans les prochains jours avec l'ensemble des lauréats pour faire baisser les coûts des différents projets", a déclaré ce lundi à l'AFP le ministère de la Transition écologique. "C'est à la lumière des propositions des professionnels que nous prendrons nos décisions, au plus tard en juillet", a-t-il précisé.
200 euros le mégawattheure
Les deux projets de parcs éoliens en Normandie, Courseulles-sur-Mer et Fécamp, ont été attribués à EDF. L'espagnol Iberdrola et un consortium mené par Engie sont eux aussi engagés dans le développement de l'éolien offshore en France. L'Etat avait accepté de racheter l'électricité de ces futurs
parcs à un tarif situé autour de 200 euros le mégawattheure.
"Compte tenu des coûts observés dans les autres pays d'Europe, nous attendons des baisses de tarif très significatives", a souligné le ministère, qui a précisé que les prix de rachat d'électricité des projets éoliens en mer se situaient ces dernières années autour de 80 euros le mégawattheure.
De nouveaux appels d'offre si pas d'accord
Si les prix restaient "trop importants" à l'issue des négociations, le gouvernement prévoit de relancer des appels d'offres. "Il ne s'agirait pas d'annuler des projets, mais de permettre leur évolution", affirme le ministère de la Transition écologique, qui souhaite "développer les énergies renouvelables" tout en évitant "une dépense publique excessive pour les Français". Le gouvernement déposerait un amendement afin de pouvoir lancer ces nouveaux appels d'offres.
« Pas sur une zone poissonneuse » clament les pêcheurs de Dieppe-Le Tréport, abattus. « Oui à deux parcs, pas trois », soutient le comité régional des pêches.
On sent une grande lassitude chez Olivier Becquet. Presque de la résignation. « Depuis douze ans, on est fatigué. Ils vont nous avoir à l’usure », laisse tomber le dirigeant de la coopérative des artisans pêcheurs associés (Capa). Douze ans qu’avec les pêcheurs du Tréport, il se bat contre le projet de...
https://www.ouest-france.fr/normandie/normandie-eoliennes-en-mer-des-pecheurs-resignes-ou-pragmatiques-5701095

16/04/18Eoliennes offshore : le gouvernement maintient la pression sur la filière
Pour forcer les opérateurs à diminuer le coût pour l’Etat des futurs parcs éoliens en mer, l’exécutif menace d’annuler les appels d’offres à l’été si aucun accord n’est trouvé.
Trois mois pour négocier. Après plusieurs mois de tergiversations, le gouvernement a finalement mis au point sa stratégie sur l’éolien en mer. « Une négociation va s’engager dans les prochains jours avec les lauréats pour faire baisser les coûts », explique-t-on au ministère de la transition écologique et solidaire. « Ce sera aux professionnels de faire des propositions », prévient-on. Mais si les coûts des projets restent élevés, le gouvernement menace d’annuler purement simplement les appels d’offres octroyés en 2012 et 2014 et d’en relancer de nouveaux sur les mêmes zones.
Pour comprendre cet imbroglio, il faut revenir au lancement de ces premiers appels d’offres offshore en France, en 2011 : trois sont remportés par EDF, allié à Alstom (dont la branche énergie est devenue General Electric), et l’un par l’espagnol Iberdrola. En 2014, Engie et Siemens remportent un autre projet au large du Tréport (Seine-Maritime). A l’époque, le secteur est enthousiaste et affiche son optimisme. Mais les recours se multiplient, le cadre réglementaire n’est pas prêt, les autorisations tardent à venir. Les projets s’embourbent. Tous accusent d’importants retards et aucun ne devrait voir le jour avant 2020, voire 2021.
La France apparaît très à la traîne vis-à-vis de ses voisins : alors que plus de 4 000 éoliennes en mer tournent en Europe et que le pays possède la première façade maritime du continent, l’Hexagone ne compte toujours aucune éolienne offshore en activité.
Lire aussi : Eolien en mer : l’exécutif déstabilise les industriels
« Des baisses de tarifs significatives »
Non seulement tout a pris du retard, mais en outre, les coûts de l’offshore ont drastiquement baissé ailleurs en Europe, particulièrement en Allemagne et au Danemark. Le gouvernement d’Edouard Philippe a pris acte des délais mais estime maintenant que les porteurs de projets doivent accepter de baisser leurs tarifs de rachat.
Elément essentiel : à l’époque, les appels d’offres ont été attribués à des tarifs d’électricité avoisinant les 190 euros le mégawattheure. Autrement dit : l’Etat s’engage à racheter à ce prix extrêmement élevé – six fois plus que le tarif moyen du marché – sur une période de vingt ans, pour soutenir la création d’une filière naissante. Les tarifs ont depuis chuté en Europe : au Royaume-Uni ou en Allemagne, ils se situent aujourd’hui aux environs de 60 euros le MWh.
« On s’attend à des baisses de tarifs significatives compte tenu de celles observées ailleurs en Europe », dit-on au gouvernement. Mais cette comparaison est à relativiser : les projets plus anciens lancés en Allemagne ou au Royaume-Uni, actuellement en cours de construction, l’ont été à des coûts moyens de 160 à 180 euros le MWh, ce qui est « cohérent » avec les prix français, assure le Syndicat des énergies renouvelables (SER).
Lire aussi : Eolien en mer : « Le développement et la pérennité de l’ensemble de la filière française sont menacés »
« Utiliser le même argent pour en faire plus »
« On ouvre enfin les négociations », se réjouit Jean-Louis Bal, président du SER. « Mais c’est le seul aspect positif : les prix annoncés en Europe du Nord ne concernent pas des projets qui se réalisent actuellement et sont basés sur des éoliennes qui n’existent pas. Si cela aboutissait à remettre en cause tous les projets, la filière industrielle serait anéantie, les usines existantes devraient licencier », prévient-il. Selon le SER, cette filière pourrait générer plus de 15 000 emplois à terme.
Lire aussi : Quand la France bride le développement de l’éolien en mer
Le gouvernement assure qu’il est déterminé à ce que ces parcs éoliens voient le jour et qu’il souhaite soutenir cette filière industrielle. « Il faut faire plus d’énergies renouvelables avec les mêmes moyens. Il faut utiliser le même argent pour en faire plus », assurait fin mars le ministre de la transition écologique et solidaire Nicolas Hulot, au Forum de la transition énergétique des Echos. « C’est une méthode de négociation très ferme », s’inquiète-t-on chez un des porteurs de projet.
16/04/18Le gouvernement va renégocier les projets d’éoliennes en mer
Après plusieurs mois de polémique, Matignon a tranché jeudi pour une révision des appels d’offres attribués en 2012. Il va négocier avec les industriels pour baisser les prix d’ici l’été.
Le bras de fer continue. Jeudi, le gouvernement a décidé de renégocier les appels d’offres d’éoliennes en mer que l’Etat avait délivrés en 2012. Lors d’une réunion à Matignon, le Premier ministre a décidé de relancer les discussions avec les lauréats des six projets, EDF, Engie et l’Espagnol Iberdrola, pour les forcer à baisser les tarifs auxquels l’Etat leur rachètera l’électricité pendant vingt ans.
Les négociations commenceront dès la semaine prochaine avec l’objectif de les finaliser dans le courant de l’été. "Nous avons une réelle volonté de faire ces projets à des prix raisonnables, explique-t-on à Matignon. Nous allons renégocier avec les industriels pour faire baisser leurs prix".
A l’époque, l’Etat avait accepté de racheter l’électricité des éoliennes en mer à des prix compris entre 170 et 200 euros le megawattheure. Un coût d’environ 30 milliards d’euros sur vingt ans ! Sauf que depuis, les projets n’ont toujours pas émergé, retardés par des recours juridiques. Si bien que la technologie progressant, les prix actuels ont largement baissé. L’an passé, des projets ont été attribués, en Europe, autour de 100 euros.
Partage des gains
Pour faire baisser la facture des subventions publiques, l’Etat souhaite qu’EDF, Engie et Iberdrola fassent un effort et rognent sur leurs -généreuses- marges. Fin 2017, le gouvernement avait déjà engagé des négociations avec les industriels. Ils s’étaient accordés sur un partage des gains au-dessus d’une rentabilité de 8%, afin que l’Etat récupère une partie des bénéfices. Bruxelles avait même validé cet accord de principe.
Mais début janvier, l’Elysée a planché sur le dossier et jugé que l’effort consenti par les trois électriciens n’était pas suffisant. Menaçant d’annuler purement et simplement les six projets, le gouvernement a mis la pression maximale sur les industriels qui devront désormais faire encore un effort supplémentaire. "Le gouvernement veut diviser les prix par deux pour atteindre environ 100 euros", explique un bon connaisseur du dossier. "La rentabilité de ces projets est de 5 à 6%, pas plus" maximum abonde un autre. La mesure d’un plafonnement de la rentabilité pourrait ainsi être privilégié.
Finalement, le gouvernement a choisi la voie la plus raisonnable en misant sur une renégociation des prix. Les enjeux en terme d’emplois, environ 3000 directs et indirects, et l’avenir d’une filière qui peine à naître, étaient trop importants. EDF doit lancer d’ici l’été la construction de son premier parc éolien au large de Saint-Nazaire.
http://bfmbusiness.bfmtv.com/france/le-gouvernement-va-renegocier-les-projets-d-eoliennes-en-mer-1418538.html

15/04/18 : Pour la députée, l’amendement sur l’éolien doit évoluer😏
Elue de la majorité, Audrey Dufeu-Schubert préfère que la négociation ne se fasse pas au détriment de la filière industrielle des EMR.
La députée Audrey Dufeu-Schubert a fait savoir, vendredi 13 avril 2018, qu’elle souhaitait « une évolution réelle de l’amendement sur l’éolien en mer qui vise à renégocier les tarifs d’achat de l’électricité » . L’élue LREM souhaite « soutenir le développement de la filière industrielle des énergies marines renouvelables de façon à leur apporter davantage de visibilité et de stabilité sur le long terme. »
L’amendement actuel (refusé par les sénateurs) risque, selon elle, « de mettre en péril les investissements engagés par les trois consortiums lauréats. […] Pour les six premiers parcs éoliens en mer attribués en 2012 et 2014, nous parlons de la création de 15 000 emplois ! »
Cette renégociation vise à faire réaliser des économies à l’État et améliorer le pouvoir d’achat ; mais Audrey Dufeu-Schubert « reste convaincue que cette hausse générale ne doit pas se faire au détriment de la filière industrielle des EMR. »
https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/saint-nazaire-44600/pour-la-deputee-l-amendement-sur-l-eolien-doit-evoluer-5698630

12/04/18Le Syndicat des énergies renouvelables s’inquiète pour l’avenir de l’éolien en mer
Alors que le premier ministre, Edouard Philippe, doit décider, dans les prochains jours, de l’avenir de l’éolien en mer, le Syndicat des énergies renouvelables rappelle tout l’intérêt de développer la filière. Les parcs éoliens, attribués par l’Etat en 2012 et 2014, permettraient en effet de créer plus de 15 000 emplois et d’attirer un grand nombre d’investisseurs. Le Syndicat appelle ainsi le gouvernement rouvrir les négociations avec chacun des porteurs de projets.
Le Syndicat des énergies renouvelables (SER) est inquiet : le Gouvernement pourrait remettre en cause les parcs éoliens en merattribués par l’Etat en 2012 et 2014 alors même qu’ils sont « indispensables pour progresser sur la trajectoire de l’objectif de 40% d’électricité renouvelable d’ici 2030 que s’est fixé la France ».
Une décision qui « fragiliserait lourdement et durablement la confiance des industriels et des investisseurs de ces projets ». Sans ces projets, « il faudra également renoncer à la formidable opportunité de croissance économique portée par le développement des énergies marines renouvelables dont nombre de nos voisins européens profitent déjà », estime le SER.
En termes d’emploi, il y a aurait également beaucoup à perdre : accompagner ces projets, c’est également permettre la « concrétisation de plans industriels français porteurs de plus de 15 000 emplois, dont une partie a déjà été créée », poursuit le syndicat.
« Croire que l’on peut arrêter et relancer des projets éoliens en mer sans créer de dommages pour l’ensemble de la filière est illusoire. Leur remise en cause mettrait en péril les plans industriels que l’Etat appelait de ses vœux et les emplois associés. Elle porterait gravement atteinte à l’attractivité de notre territoire pour les investisseurs et génèrerait des questions d’ordre juridique majeures », déclare Jean-Louis Bal, Président du SER.
« Les régions littorales – Bretagne, Normandie et Pays de la Loire - se sont massivement mobilisées pour accueillir cette énergie marine dont elles attendent de nombreuses retombées économiques. Elles ont déjà investi plus de 600 millions d’euros pour la naissance de cette nouvelle filière en actions de R&D et dans leurs infrastructures portuaires », ajoute-t-il.
Rouvrir le dialogue

Dans ce contexte, le SER, le Cluster Maritime Français et le GICAN souhaitent qu’un dialogue soit initié dans ces prochains jours avec la profession. Ils soulignent l’importance de « rouvrir, le plus rapidement possible, des négociations avec chacun des porteurs de projets, notamment sur le tarif d’achat, tout en préservant le calendrier de réalisation des projets et les plans industriels prévus ».
Le SER rappelle en outre avoir réalisé deux contributions qui présentent le coût réel du soutien public des six premiers parcs éoliens en mer ainsi que les emplois et les capacités de production de la filière éolienne maritime.
« Ces éléments montrent que la réalisation de l’ensemble des six parcs est, non seulement créatrice d’emplois locaux, mais également la clé de voûte de la structuration d’une filière sur le sol français, qui placerait notre pays en capacité de bénéficier des opportunités industrielles liées à la transition énergétique en Europe et dans le reste du monde », conclut le communiqué.
http://www.batiweb.com/actualites/vie-des-societes/le-syndicat-des-energies-renouvelables-sinquiete-pour-lavenir-de-leolien-en-mer-12-04-2018-32410.html


11/04/18 : Éoliennes en mer: le gouvernement pourrait remettre en cause les projets en cours, dont Dieppe - Le Tréport
Le Syndicat des énergies renouvelables lance un cri d’alarme : le gouvernement pourrait remettre en cause rétroactivement les projets d’éoliennes en mer, dont celui de Dieppe - Le Tréport.
Alors que l’Agence française pour la biodiversité a donné, en février, son feu vert au projet d’éoliennes en mer de Dieppe - Le Tréport, une menace pèserait toujours sur l’ensemble de l’éolien en mer français, selon le Syndicat des énergies renouvelables (SER).
Ce jeudi, le Premier ministre Édouard Philippe conduit une réunion interministérielle sur le sujet. D’après le SER, la question de la renégociation du tarif de rachat de l’électricité qui sera produite par les éoliennes en mer est toujours d’actualité. En mars, le gouvernement avait déposé un amendement au projet de loi pour un État au service d’une société de confiance, dite « loi Darmanin », actuellement en discussion au Parlement, qui ouvrait la voie à une baisse rétroactive des tarifs négociés en 2012 et 2014, lors des appels d’offres des six projets en cours. Avec une menace : en cas de refus de baisser les tarifs de la part des consortiums qui ont remporté ces appels d’offres, les projets pourraient être remis en cause. Cet amendement avait été rejeté par les sénateurs, mais l’affaire est loin d’être close.
« Concrètement, on ne connaît pas vraiment les intentions du gouvernement », indique Marion Lettry, déléguée générale adjointe du SER, jointe mercredi 11 avril par téléphone. « Nous lui envoyons des notes, mais nous n’avons aucune réponse. Le texte de loi est passé en commission mixte paritaire (NDLR, composée de députés et sénateurs), les débats parlementaires ne sont donc pas terminés. »
Pour les industriels du secteur, cette remise en cause des projets serait une catastrophe. « Croire que l’on peut arrêter et relancer des projets éoliens en mer sans créer de dommages pour l’ensemble de la filière est illusoire », indique Jean-Louis Bal, président du SER, dans un communiqué. « Leur remise en cause mettrait en péril les plans industriels que l’État appelait de ses vœux et les emplois associés ».
« Le gouvernement annonce d’un côté vouloir simplifier les procédures, en permettant aux projets d’aller plus vite (NDLR, par exemple, celui de Dieppe – Le Tréport est né il y a plus de dix ans) mais, avec cette menace de remise en cause, il leur ferait prendre un retard considérable. C’est paradoxal », relève Marion Lettry. « Il faudrait refaire les demandes d’autorisation, redemander l’avis du conseil de gestion du Parc naturel marin pour le projet de Dieppe - Le Tréport. Cela prendrait au moins quatre ans de plus », détaille-t-elle. La mise en service du parc éolien d’Engie, au large des côtes picarde et normande, est prévue en 2021.
D’autant que la déléguée générale adjointe du SER l’assure, les porteurs de projets sont prêts à renégocier à la baisse, au cas par cas, les tarifs qu’ils avaient obtenus lors des appels d’offres. Selon le SER, le tarif moyen de rachat de l’électricité des six projets en cours en France est de 190 euros le mégawatt heure, sur 20 ans d’exploitation.
Nouvelles démissions au Parc naturel marin
Le conseil de gestion du Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale, réuni mercredi à Cucq (Pas-de-Calais) sous la présidence du sous-préfet d’Abbeville et d’un représentant de la préfecture maritime, en tant que commissaires du gouvernement, a vu la démission effective des représentants des pêcheurs professionnels. Le président, Dominique Godefroy, et les vice-présidents avaient déjà démissionné de leurs fonctions après le feu vert donné par l’Agence française pour la biodiversité au projet d‘éoliennes de Dieppe - Le Tréport. Mercredi, l’ensemble du conseil de gestion a voté une motion pour refuser de désigner les nouveaux président, vice-présidents et membres du bureau. « C’est que j’avais proposé », indique Dominique Godefroy, ex-président. « Nous avons décidé d’attendre la fin juin, date où notre mandat prenait fin ». Les représentants des pêcheurs, eux, ont quitté la salle après cette motion, estimant que l’outil « parc naturel marin » avait été bafoué dans le dossier des éoliennes en mer, son avis n’ayant pas été entendu. « Les pêcheurs ont joué le jeu jusqu’au vote de la motion », note Dominique Godefroy. « De toute façon, on n’a pas de réunion prévue avant la fin juin ».
http://www.courrier-picard.fr/103064/article/2018-04-11/eoliennes-en-mer-le-gouvernement-pourrait-remettre-en-cause-les-projets-en-cours
11/04/18 : Décision dans les prochains jours sur l'éolien en mer, dit le SER
Le premier ministre Edouard Philippe décidera "dans les tout prochains jours" de l'avenir des projets français de parcs d'éoliennes en mer menacés de remise en cause, a annoncé mercredi le Syndicat des énergies renouvelables (SER).
Le Sénat a rejeté mi-mars un amendement du gouvernement visant à renégocier voire annuler les résultats des appels d'offres pour développer des éoliennes au large des côtes françaises, l'exécutif souhaitant réduire le soutien public à ces projets au motif que les prix du secteur ont fortement baissé.
"Alors que le gouvernement affirme faire de la transition énergétique l'une de ses priorités, il pourrait, en dépit de toute sécurité juridique, remettre en cause les parcs éoliens en mer attribués par l'Etat en 2012 et 2014", a indiqué le SER dans un communiqué.
"Ces projets sont pourtant indispensables pour progresser sur la trajectoire de l'objectif de 40% d'électricité renouvelable d'ici 2030 que s'est fixé la France", a ajouté le syndicat, jugeant en outre qu'une remise en cause des parcs envisagés "fragiliserait lourdement et durablement la confiance des industriels et investisseurs de ces projets".
Le SER, le Cluster maritime français (CMF) et le Groupement des industries de construction et activités navales (Gican) souhaitent "qu'un dialogue sur le fond soit initié ces prochains jours avec la profession" et appellent le gouvernement à ouvrir de nouvelles négociations avec chacun des porteurs de projets, notamment sur le tarif d'achat.
Matignon et le ministère de la Transition écologique n'ont pas confirmé les informations du SER sur l'imminence d'une décision gouvernementale.
La France a attribué au total six parcs en mer en 2012 et 2014 représentant plus de 400 éoliennes et une puissance cumulée de 2.916 mégawatts (MW), avec des tarifs de rachat garantis sur 20 ans représentant, selon des estimations de la Commission de régulation de l'énergie (CRE) publiées en juillet dernier, des charges de 40,7 milliards d'euros.
Le SER avance de son côté un coût total pour le budget de l'Etat de l'ordre de 12,4 milliards d'euros, correspond à la différence entre le tarif d'achat et le prix de marché et prenant en compte les taxes et impôts reversés par les sociétés de projet.
Le syndicat a également estimé que la réalisation des projets attribués en 2012 et 2014 devrait permettre la création de 15.000 emplois (directs et indirects).
EDF, retenu en 2012 pour construire les trois parcs de Fécamp (Seine-Maritime), Courseulles-sur-mer (Calvados) et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) (1.400 MW au total), avait estimé fin mars qu'une remise en cause des projets français serait un mauvais signal envoyé aux investisseurs étrangers et risquerait de bloquer le développement de la filière industrielle.
https://www.challenges.fr/top-news/decision-dans-les-prochains-jours-sur-l-eolien-en-mer-dit-le-ser_580061


10/04/18 : Le Parc naturel marin sans gouvernance
Le conseil de gestion du Parc naturel marin se réunit mercredi à Cucq, dans le Pas-de-Calais. La réunion sera conduite par des représentants de l’État, car le président et plusieurs élus ont démissionné de leurs fonctions.
Symbole, ou hasard du calendrier ? Ce mercredi, la société Éoliennes en mer Dieppe – Le Tréport (EMDT) organise un atelier à Eu (Seine-Maritime), à propos d’une étude sur l’impact des projets éoliens en mer sur le tourisme local… Le même jour, à Cucq (Pas-de-Calais), le conseil de gestion du Parc naturel marin (PNM) des estuaires picards et de la mer d’Opale se réunit, avec un président et des élus démissionnaires. Des démissions dues, précisément, au projet d’éoliennes en mer de Dieppe – Le Tréport.
Rappel des faits : en février, l’Agence française pour la biodiversité a donné son feu vert au projet de 62 éoliennes en mer mené par Engie (dont EMDT est une filiale), alors que le PNM avait émis un avis défavorable en octobre 2017. Conséquence : Dominique Godefroy, président du conseil de gestion du PNM, a donné sa démission, ainsi que d’autres membres du bureau. « La réunion de mercredi sera menée par le sous-préfet d’Abbeville et un représentant de la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord », indique le président, qui sera présent à Cucq en tant que simple membre du conseil de gestion. « L’ordre du jour sera consacré à la gouvernance du Parc. La question est la suivante : faut-il élire un nouveau président, ou attendre le renouvellement statutaire, prévu fin juin, début juillet ? »
« Ma position est claire », continue Dominique Godefroy. « Je refuse de voter pour la mise en place d’une nouvelle gouvernance pour trois mois. On a suffisamment été bafoué par cette décision de l’Agence française pour la biodiversité. L’absence de bureau ne nuit pas au fonctionnement du Parc, elle l’empêche simplement de rendre des avis » sur les projets susceptibles d’avoir un impact dans le périmètre du Parc.
Certains membres du conseil de gestion, dont les représentants des pêcheurs professionnels, très remontés contre le projet d’éoliennes, ont l’intention de démissionner purement et simplement. « Je ne suis pas sûr que la politique de la chaise vide soit une bonne chose », commente Dominique Godefroy. « Quand on est membre, au moins, on a des informations sur les projets ». Dont celui des éoliennes en mer d’Engie.
http://www.courrier-picard.fr/102733/article/2018-04-10/le-parc-naturel-marin-sans-gouvernance
10/04/18Une manifestation contre le projet éolien Yeu-Noirmoutier le 27 avril
Alors que l’enquête publique vient de s’ouvrir sur le projet d’éoliennes en mer entre les îles d'Yeu et Noirmoutier en Vendée, les opposants se mobiliseront le 27 avril.
La commission d’enquête publique concernant le projet de centrale éolienne entre Yeu et Noirmoutier est ouverte du 4 avril au 23 mai. Fabien Bouglé, le porte-parole du collectif Touche pas à nos îles, " ne se fait pas trop d’illusion : les enquêtes sur l’éolien mènent presque toujours un avis favorable de l’enquêteur. "
En revanche, le collectif souhaite " mobiliser les troupes " pour participer à l’enquête publique. Et ce, en organisant une manifestation régionale à Noirmoutier le 27 avril à 14 h 30. "Cette implantation de centrale éolienne constituerait un scandale écologique majeur ! "
La manifestation aura lieu dans un contexte national de discussion autour de l’éolien offshore, suite au dépôt d'un amendement par le gouvernement.
https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/challans-85300/une-manifestation-contre-le-projet-eolien-yeu-noirmoutier-le-27-avril-5685774


09/04/18 : Eolien en mer : ouverture des enquêtes publiques pour le parc d'Yeu-Noimoutier
La préfecture de Vendée ouvre deux enquêtes publiques, du 4 avril au 23 mai, pour le projet de parc éolien offshore des îles d'Yeu et de Noimoutier.
La première enquête publique est préalable aux demandes d'autorisation liées au projet de parc lui-même. Elle porte sur l'implantation de 62 éoliennes de 8 MW, sur une surface de 83 km2, et sur la construction de deux bases d'exploitation et de maintenance dans l'enceinte portuaire de l'Herbaudière à Noimoutier et celle de Port-Joinville à l'Ile-d'Yeu.
La deuxième enquête publique concerne le projet de raccordement électrique du parc éolien.
https://www.actu-environnement.com/ae/news/eolien-offshore-yeu-noirmoutier-enquete-publique-31021.php4
09/04/18Éolien offshore : la France peut-elle rattraper son retard ? 😡
Longtemps cantonnée aux installations sur la terre ferme, l’énergie éolienne investit désormais le territoire marin. Si la plupart des éoliennes en mer sont posées sur des fonds à moins de 30 kilomètres des côtes, les éoliennes offshore flottantes prennent le large pour bénéficier de vents plus puissants et plus réguliers.
Alors que Paris s’est fixé un objectif de 40 % d’énergies renouvelables dans la production d’électricité pour 2030, l’éolien offshore français semble promis à un grand avenir. Comment alors expliquer le retard dans ce domaine ? À ce jour, aucun des projets de fermes d’éoliennes offshore attribués entre 2012 et 2014 n’est en effet opérationnel.
L’éolien en France
L’énergie éolienne représente 4 % de la production d’électricité française et environ 20 % des énergies renouvelables produites dans le pays. Ces dernières sont encore dominées par l’hydroélectricité, qui utilise la force motrice des cours d’eau. Mais le potentiel de l’énergie hydroélectrique plafonne, les principales ressources étant déjà exploitées.
L’énergie éolienne n’en est qu’à ses débuts et ouvre des perspectives intéressantes. D’ailleurs, si la moyenne mondiale est proche des 4 % constatés en France, certains pays vont bien plus loin. En Europe, le Danemark produit ainsi plus de 40 % de son électricité grâce à des éoliennes, suivi de l’Espagne (environ 20 %) et du Royaume-Uni (près de 13 %).
En France, le parc éolien se compose aujourd’hui exclusivement d’éoliennes terrestres installées au cours des 10 à 15 dernières années. Sa capacité, de 13,4 GW à fin 2017, augmente d’environ 1 GW par an. Un développement continu, mais inférieur aux objectifs fixés par l’État.
La Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) – qui constitue la feuille de route de la transition énergétique française – prévoit en effet une cible de 15 GW d’énergie éolienne terrestre à fin 2018 et entre 22 et 26 GW à fin 2023.
Cet écart s’explique notamment par la faible les nombreux recours déposés augmentant significativement le temps de développement des projets, et qui freinent l’essor de cette source d’énergie renouvelable.

L’émergence de l’éolien offshore
En parallèle de l’éolien terrestre, une nouvelle filière a émergé dans le monde ces dernières années : l’éolien offshore, dont le type d’installation varie selon l’emplacement. Jusqu’à 50 mètres de profondeur d’eau, ces éoliennes sont fixées au sol marin ; on parle alors d’éoliennes offshore « posées ». Au-delà de 50 mètres, ce type d’implantation devient trop coûteux. Les éoliennes sont alors reliées à un support flottant à la surface de l’océan ou juste en dessous de celle-ci. On parle d’éoliennes offshore « flottantes ».
Une éolienne offshore se compose d’un socle supportant un mât, au sommet duquel se trouve une nacelle équipée de pales. Ces dernières sont mises en rotation par le vent, tandis qu’une génératrice située dans la nacelle transforme l’énergie cinétique en électricité. Les pales tournant autour de leur axe, elles peuvent ainsi être orientées en fonction du vent, ce qui présente non seulement l’intérêt d’augmenter l’énergie produite, mais aussi d’éviter des dommages mécaniques en cas de tempêtes.
L’objectif fixé par la PPE pour les éoliennes offshore posées (technologie la plus mature à ce jour) est de 500 MW à fin 2018 et de 3 GW à fin 2023, auxquels doivent s’ajouter, à hauteur de 0,5 à 6 GW, des projets attribués dans le cadre d’appels d’offres, mais non encore installés.
Cette cible modeste reflète le démarrage récent de cette industrie : les premiers projets ont été attribués entre 2012 et 2014 pour un total de six parcs éoliens, d’une capacité de 3 GW. En Europe, le champion de l’éolien offshore est le Royaume-Uni, suivi de l’Allemagne, des Pays-Bas et du Danemark.
L’éolien offshore flottant, quant à lui, n’en est qu’à ses balbutiements. Quatre projets de fermes pilotes ont été attribués fin 2016 en Méditerranée et en Atlantique, pour une capacité totale de 100 MW et une installation prévue à l’horizon 2020-2021.

Un développement terrestre limité
Si l’éolien terrestre est plus facile à mettre en œuvre – ce qui explique qu’il ait été exploité en premier –, il est toujours soumis à des questions d’acceptabilité sociétale qui restent un frein.
Notons aussi que les vents sont plus forts et plus constants en mer. À puissance installée égale, on produit donc plus d’électricité et de façon plus régulière, ce qui facilite l’intégration sur le réseau.
Enfin, depuis deux à trois ans, le développement de l’éolien offshore a enclenché une dynamique de réduction de coûts qui devraient rejoindre à horizon 2025 ceux de l’éolien terrestre. Cette tendance s’explique à la fois par la plus grande puissance des machines (et donc un coût unitaire d’installation réduit), une concurrence de plus en plus forte (notamment pour la fabrication des éoliennes) et des taux de financement plus attractifs. Si les technologies suivent, l’argument économique ne sera bientôt plus un frein au développement de l’éolien offshore. Un premier parc financé sans subvention devrait ainsi voir le jour en 2022 au Pays-Bas.
Plusieurs défis à relever

Avec ses façades maritimes, 

la France possède un fort potentiel 

pour le développement de l’éolien offshore. DR
Malgré des atouts remarquables (11 millions de km2 de surface maritime, soit le deuxième potentiel européen en termes de côtes), la France est en retard, même si une première éolienne offshore a été inaugurée en octobre 2017 à Saint-Nazaire. De tous les projets attribués en 2012-2014, aucun n’a été mis en service.
Pourquoi ? D’une part, pour des raisons politiques. Longtemps axée sur le nucléaire, la stratégie énergétique française n’a entamé que tardivement une dynamique de rééquilibrage du mix énergétique intégrant les énergies renouvelables. Le cadre administratif et réglementaire français doit également être simplifié.
À l’avenir, des « permis enveloppes » pourraient permettre aux porteurs de projets de définir une gamme de solutions techniques pouvant être affinées à mesure que les technologies évolueront. Aujourd’hui, ils doivent énumérer les caractéristiques techniques précises des éoliennes dès le début du projet.
Enfin, comme pour l’éolien terrestre, une concertation avec les usagers de la mer est incontournable avant tout projet et allonge les délais de réalisation.
Ces caractéristiques laissent entrevoir quels axes doivent guider les efforts des chercheurs et les industriels. Les chercheurs d’IFP Énergies nouvelles travaillent par exemple actuellement sur un flotteur léger et à faible tirant d’eau, qui sera testé dans le cadre du projet de démonstration Provence Grand Large au large de Fos-sur-Mer.
Au-delà de la réduction des coûts de fabrication, d’installation et production qui sous-tendent les projets de recherche en cours, un ultime défi devra également être relevé : celui de l’intégration sur le réseau électrique.
À l’heure actuelle, ce dernier n’est pas dimensionné pour accueillir les fortes puissances fournies par les éoliennes offshore. En outre, bien que la constance des vents en mer limite les problèmes d’intermittence (ce qui n’est pas le cas d’autres énergies renouvelables, comme l’énergie solaire), l’énergie éolienne reste fluctuante et nécessitera probablement à terme des solutions de flexibilité comme le stockage massif au-delà d’une certaine puissance connectée au réseau.
http://theconversation.com/eolien-offshore-la-france-peut-elle-rattraper-son-retard-8920805/04/18 : Loi société de confiance : la commission mixte paritaire torpillée par l'éolien offshore
Les ondes de choc de l'amendement du gouvernement permettant de remettre en cause les projets éoliens en mer retenus par appel d'offres continuent à produire leurs effets. Bien que ce dernier ait été rejeté par le Sénat le 13 mars, la chambre haute indique que c'est principalement sur cette question qu'a achoppé la commission mixte paritaire (CMP) chargée de trouver un compromis sur le projet de loi "société de confiance" ce jeudi 5 avril.
Par un communiqué incisif, la commission spéciale du Sénat chargée de suivre ce projet de loi impute l'échec de la CMP à la majorité de l'Assemblée nationale. Cette dernière souhaitait réintroduire la possibilité de remettre en cause les appels d'offres, indiquent les sénateurs. Ceux-ci pointent le paradoxe consistant à "faire échouer une CMP pour une disposition qui ne figurait ni dans le texte de l'Assemblée, ni dans celui du Sénat".
L'éolien offshore est toutefois loin d'être la seule disposition du projet de loi société de confiance à porter sur l'énergie ou l'environnement. Le texte contient de nombreuses dispositions relatives aux autres filières d'énergies renouvelables (EnR), aux installations classées (ICPE), aux redevances des agences de l'eau, au code minier, à la consultation du public ou encore aux schémas régionaux d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires (Sraddet).
Le texte va maintenant repartir pour une nouvelle lecture devant chaque chambre avant sa lecture définitive par l'Assemblée nationale.
https://www.actu-environnement.com/ae/news/projet-loi-societe-confiance-CMP-echec-eolien-mer-31009.php4
04/04/18Le prototype de la plus grande éolienne offshore du monde implanté à Cherbourg ?
Où installer le prototype de l'Haliade-X, la turbine éolienne la plus puissante jamais conçue ? Parmi d'autres, le site de Cherbourg est en évaluation par GE Renewable Energy.
GE Renewable Energy a annoncé le 1er mars un investissement de 325 millions d’euros pour développer la turbine éolienne la plus puissante jamais conçue.
L’Haliade-X proposera un générateur à entraînement direct de 12 MW produisant, selon General Electric, 45 % d’énergie supplémentaire par rapport aux turbines actuellement sur le marché. Cette éolienne culminera à 260 mètres de hauteur, avec des pales de 107 mètres de long.
A LIRE AUSSI : Cherbourg va construire les pales de la plus grande éolienne du monde
Ces pales, GE l’a confirmé, seront produites à Cherbourg, dans l’usine en cours de construction sur le port, qu’il va falloir agrandir. Les turbines, elles, seront faites Saint-Nazaire. L’objectif affiché par le groupe est d’installer une première nacelle de démonstration au second trimestre 2019, pour des premières livraisons en 2021.
Plusieurs sites en cours d’évaluation
Où installer ce prototype ? En 2012, pour son Haliade 150, Alstom avait installé son éolienne sur le site du Carnet, près de Saint-Nazaire. Ces tests grandeur nature avaient permis de calculer et de certifier la courbe de puissance, qui détermine la capacité de la turbine à produire efficacement de l’électricité en fonction du vent. L’ensemble des simulations (efforts, températures…) qui avaient servi à la conception de l’éolienne avaient également pu être validées.
Avec ses 260 m de hauteur, l’Haliade-X soutiendra la comparaison avec tous ces monuments connus.
La direction de GE Renewable Energy confirme :
"Nous recherchons des sites pour implanter le prototype de l’Haliade-X. Plusieurs sont en cours d’évaluation, dont Cherbourg."
Une réunion s’est d’ailleurs tenue à Cherbourg le 3 avril pour une présentation du projet aux autorités, la préfecture maritime notamment, et Ports normands associés. Mais ni PNA, ni le maire de Cherbourg-en-Cotentin, n’ont voulu faire de commentaire.
Une décision avant la fin de l’année
Le dossier a en fait déjà été déposé, le 9 février dernier, devant la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal).
Sur le port de Cherbourg, le projet serait l’installation du prototype à l’angle nord-est des nouveaux terre-pleins. Un poste de livraison électrique est également prévu, ainsi qu’une plateforme de maintenance de 22 000 m2, pour une exploitation d’une durée de cinq ans.
Sachant qu’une enquête publique sera nécessaire avant l’installation du prototype, cette décision devra être prise avant la fin de l’année.

Présentation en vidéo :


https://actu.fr/normandie/cherbourg-en-cotentin_50129/le-prototype-la-plus-grande-eolienne-offshore-monde-implante-cherbourg_16217233.html
04/04/18 La Turballe. Amendement éolien en mer : pas du tout d'accord !
Jean-Pierre Branchereau, maire de La Turballe et les élus LR Christophe Priou et Franck Louvrier réagissent aux propos de Sandrine Josso, la députée LREM. Cette dernière défend l’amendement permettant de renégocier le tarif d’achat du courant produit par l’éolien en mer.
Trois élus locaux, Jean-Pierre Branchereau, maire de La Turballe, Christophe Priou, sénateur et conseiller régional LR, Franck Louvrier, conseiller régional et conseiller municipal LR de La Baule, n’y vont pas par quatre chemins : pour eux, « Sandrine Josso se bat contre son territoire » . Carrément ! C’est ce qu’ils affirment dans un communiqué de presse qui fait suite à l’article évoquant la position de la députée LREM de la 7ecirconscription (Ouest-France du mercredi 4 avril)qui défend l’amendement du Gouvernement. Cet amendement permet de renégocier le tarif du courant produit par l’éolien en mer.
Pour les trois élus, « la lenteur constatée des projets français est davantage due au traitement des nombreux recours déposés et à la lourdeur des procédures administratives ». Ils affirment que « l’instauration de nouveaux tarifs d’achat, de manière rétroactive et unilatérale » , entraînera un « risque d’annulation pure et simple des appels d’offres et la mort programmée d’une filière industrielle naissante » .
Les trois élus s’insurgent de la méthode : « avant d’imaginer les projets d’après-demain, il faudrait avant tout faciliter l’émergence des projets d’aujourd’hui surtout quand ils sont créateurs de milliers d’emplois dans notre bassin économique et qu’ils répondent à l’urgence de la transition énergétique. »
Les élus taclent la députée : « En bon soldat du parti, la députée LREM préfère relayer l’argumentaire du Ministère à l’origine de l’amendement… »
https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/guerande-44350/la-turballe-amendement-eolien-en-mer-pas-du-tout-d-accord-5673205
04/04/18ÉOLIEN EN MER : REJET DE NOUVEAUX RECOURS EN JUSTICE
La cour administrative d’appel de Nantes a une nouvelle fois rejeté, mardi 3 avril 2018, les recours déposés contre les projets de parcs éoliens offshore normands prévus au large de Fécamp en Seine-Maritime et des plages du Débarquement. Cette juridiction, qui est seule compétente depuis janvier 2016 pour statuer en premier et dernier ressorts sur les litiges relatifs aux installations de production d’énergie renouvelable en mer, avait déjà rejeté depuis l’année dernière, plusieurs recours formulés à l’encontre des projets de Fécamp, de Courseulles-sur-Mer, de Saint-Brieuc ou de Saint-Nazaire.
Bloqués par de nouveaux recours en justice, les deux projets de parcs éoliens marins prévus au large de Fécamp et des plages du Débarquement en Normandie, ont vu leurs arrêtés préfectoraux d’autorisation confirmés par la Cour administrative d’appel de Nantes. Ces requêtes, émanant d’associations de défense de l’environnement et de particuliers, visaient à faire annuler les conventions de concession d’utilisation du domaine public maritime pendant 40 ans obtenues par chacun de ces parcs offshore. Pour rappel, ces conventions sont l’une des trois autorisations administratives nécessaires aux installations d’éoliennes en mer, approuvées par arrêtés préfectoraux.
Un parc éolien offshore jugé suffisamment éloigné du littoral
Les juges administratifs ont suivi dans ce cas les recommandations du rapporteur public qui, lors de l’audience du 16 mars 2018, avait estimé que les futures éoliennes (83 pour le parc de Fécamp et 75 pour celui au large de Courseulles-sur-Mer et des plages du Débarquement) étaient suffisamment éloignées des côtes. Ces parcs seront situés à une distance comprise entre 13 et 22 km du littoral, et ne présenteront pas selon la cour d’appel, de gêne particulière pour l’activité côtière.
Les parcs éoliens en mer au large de Fécamp, et de Courseulles-sur-Mer sont, avec ceux de Saint-Brieuc et de Saint-Nazaire, les premiers à avoir été attribués en 2012 (aux groupes EDF et Iberdrola) par appel d’offres gouvernemental national. Ils ont tous été depuis confirmés par la Cour d’appel de Nantes (malgré les nombreux recours formulés à leur encontre), et si certains font encore l’objet de pourvois devant le Conseil d’Etat pour des questions de droit uniquement, leur mise en service devrait tout de même avoir lieu d’ici 2021 ou 2022.
http://lenergeek.com/2018/04/04/eolien-mer-offshore-cour-dappel-nantes-rejet-recours-justice/

04/04/18 : Energies marines : l'indemnisation est fixée en cas de retard de raccordement
Le décret du 30 mars 2018 fixe le barème d'indemnisation en cas de dépassement du délai de raccordement au réseau public de transport d'électricité d'une installation renouvelable implantée en mer. Celui-ci sera équivalent à 90% du montant du tarif d'achat prévu et calculé en fonction de la capacité de production journalière et injectable (dans la limite de 4.000 h par an). Une avance remboursable sera versée mensuellement à hauteur de 80%.
"L'indemnité est due dès lors que le retard de la mise à disposition des ouvrages de raccordement des installations de production en mer ne résulte pas d'un cas de force majeure ou d'un événement imputable au producteur ayant un impact déterminant sur les travaux de raccordement", précise le décret. Le préjudice doit être justifié par le producteur, après que le retard estimé ait été notifié par RTE. "Le producteur détaille et justifie, dans un délai d'un mois à compter de cette notification, les impacts de ce retard sur l'avancement de son projet. Il informe trimestriellement le gestionnaire du réseau de transport de l'avancement de son projet compte tenu de ce retard et de la nouvelle date prévisionnelle de prise d'effet de ce contrat".
Le décret fixe également l'indemnité en cas d'avarie ou de dysfonctionnement des ouvrages de raccordement.
https://www.actu-environnement.com/ae/news/indemnisation-retard-raccordement-energies-marines-eolien-offshore-30985.php4

04/04/18 : PROJET ÉOLIEN EN VENDÉE : OUVERTURE DE L'ENQUÊTE PUBLIQUE
Rejeté au Sénat, l'amendement prévoyant la renégociation du cahier des charges des premiers parcs éoliens marins sera représenté à l’Assemblée nationale. En Vendée, ouverture ce mercredi 4 avril de l'enquête publique relative aux parcs.
C'est l’ouverture aujourd’hui des enquêtes publiques sur le projet de parc éolien, au large des îles d’Yeu et de Noirmoutier, et sur son raccordement électrique au continent. Jusqu’au 23 mai, vous pouvez vous informer sur ce projet et donner votre avis en mairies ou (en ligne) sur le site de la Préfecture de Vendée. Des permanences seront organisées dans 18 communes, dont 3 en Loire-Atlantique (Préfailles, Pornic et La Plaine sur mer) et 15 en Vendée. Au total, la commission tiendra 27 permanences dont 5 à l’île d’Yeu et 9 sur l’île de Noirmoutier.
Le communiqué de la Préfecture de Vendée
"À la suite d’un appel d’offre lancé en 2013 par l’État, le projet éolien en mer au large des îles d’Yeu et de Noirmoutier a été attribué au consortium GDF SUEZ (désormais Engie) EDP Renewables – Neoen marine (désormais propriété de la caisse des dépôts et consignations). Ce consortium a constitué la société éoliennes en mer îles d’Yeu et de Noirmoutier (EMYN) pour réaliser ce projet.
Parallèlement, Réseau de Transport d’Electricité (RTE) a la charge de dimensionner, construire et mettre en place la liaison électrique entre le poste électrique en mer et le point de raccordement à terre. Les deux maîtres d’ouvrages ont déposé à la préfecture de la Vendée le 9 mars 2017 des dossiers de demande d’autorisation nécessaires à la réalisation du projet.
Après une phase d’instruction au cours de laquelle ont notamment été consultés de nombreux services de l’État, collectivités territoriales et des organismes privés susceptibles d’être concernés par le projet, l’examen du projet peut se poursuivre en le soumettant à enquête publique. L’ensemble des avis recueillis lors de l’instruction seront intégrés dans le dossier d’enquête publique.
Les enquêtes publiques sur le projet de parc éolien au large des îles d’Yeu et de Noirmoutier et sur son raccordement électrique au continent se tiendront du 4 avril au 23 mai 2018.
Le président du tribunal administratif de Nantes a désigné une commission composée de cinq commissaires enquêteurs pour conduire ces enquêtes. Des permanences seront organisées dans 18 communes, dont 3 en Loire-Atlantique et 15 en Vendée. Au total, la commission tiendra 27 permanences dont 5 à l’île d’Yeu et 9 dans les différentes communes de l’île de Noirmoutier. Le public pourra prendre connaissance de l’ensemble du dossier déposé par les porteurs de projets, ainsi que des avis recueillis en cours d’instruction.
Au regard de ces éléments, le public pourra formuler des observations sur le projet. Le dossier et les registres d’enquêtes seront accessibles au siège de la communauté de communes de l’Île de Noirmoutier et dans les mairies de Barbâtre, La Barre-de-Monts, Beauvoir-sur-Mer, Bouin, L’Épine, La Guérinière, l’Île d’Yeu, Noirmoutier-en-l’Île, Notre-Dame-de-Monts, Le Perrier, La Plaine-sur-Mer, Pornic (mairie annexe de Sainte-Marie-sur-Mer), Préfailles, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Saint-Hilaire-de-Riez, Saint-Jean-de-Monts et Soullans.
Afin de favoriser l’information et la participation du public, une adresse courriel et un registre électronique seront ouverts pendant toute la durée des enquêtes. À partir du registre dématérialisé (accessible sur le site internet de la préfecture à la rubrique « publication/Enquêtes publiques et consultation du public / Noirmoutier-en-l’île »), il sera possible de prendre connaissance de l’intégralité du dossier d’enquête publique et des observations déposées, et d’adresser des observations directement à la commission d’enquête. Les observations et propositions recueillies seront ensuite analysées par les membres de la commission d’enquête publique dans le rapport que cette dernière remettra à l’issue de l’enquête et pourront ainsi être prises en considération par les maîtres d'ouvrages, ainsi que par l'autorité administrative compétente pour prendre les décisions concernant le projet de parc éolien".
L'éolien en mer, trop cher !
C'est en substance le message passé par le Ministère de l'écologie. Un amendement, rejeté au Sénat en mars a été déposé pour permettre la renégociation des tarifs de l'électricité, produite par les éoliennes-offshore françaises. Dans l'ouest, plusieurs projets pourraient être retardés, dont le parc de 62 éoliennes prévu entre Noirmoutier et l'île d'Yeu. Fabien Bouglé, porte-parole du Collectif « Touche pas à nos îles » opposé au projet éolien, explique le souhait du Gouvernement, au micro d'Aléxis Bédu.
« C'est comme si l'Etat devait racheter le litre de diesel à 8 euros. L'Etat dit : « On ne peut pas acheter à un prix quatre à cinq fois plus élevé que le prix habituel donc on souhaite renégocier totalement le tarif de rachat de l'électricité provenant d'éoliennes offshore aux promoteurs éoliens ». Pour cela, l'Etat dépose un amendement pour revoir les tarifs et les projets. Si ce n'est pas possible, cela pourrait aller jusqu'à une annulation définitive des six centrales éoliennes prévues entre Noirmoutier et Le Tréport ».
Rejeté au Sénat, l'amendement prévoyant la renégociation du cahier des charges des premiers parcs éoliens marins sera représenté à l’Assemblée nationale. Le collectif « Touche pas à Nos Iles » a récemment écrit au secrétaire d’Etat à la transition écologique, Sébastien Lecornu, pour lui demander l’annulation ou le report de l’enquête publique prévue à compter du 4 avril sur la création de cette centrale éolienne.
EELV
Pour les élus écologistes et citoyens de la Région Pays de la Loire : « L’Etat et les porteurs de projets doivent se mettre autour de la table et s’accorder sur un juste prix de l’électricité produite par l’éolien en mer, afin que le lancement des parcs puisse se faire rapidement sans prendre encore plus de retard. »
https://www.hitwest.com/news/projet-eolien-en-vendee-ouverture-de-l-enquete-publique-29804

04/04/18Parc éolien en baie de Saint-Brieuc. Une autorisation annulée pour vice de forme
Pour les associations qui s'opposent au projet d'implantation du parc éolien en baie de Saint-Brieuc, c'est une victoire. Petite, certes, mais une victoire quand même. Mardi, la cour administrative d'appel de Nantes a annulé un arrêté du préfet des Côtes-d'Armor, autorisant l'occupation du domaine maritime par Ailes Marines durant 40 ans.

La raison ? La convention de concession d'utilisation du domaine public par Ailes Marines n'a pas été signée par le commandant de la zone maritime Atlantique mais par son suppléant. Une « irrégularité » qui « affecte la légalité de l'arrêté préfectoral du 18 avril 2017 », selon la cour. Une décision qui ne devrait toutefois par remettre en cause la future implantation de 62 éoliennes en mer. Il suffira au préfet des Côtes-d'Armor de prendre un nouvel arrêté, en bonne et due forme cette fois, dans les semaines qui viennent.
« Ailes Marines prend acte de l'annulation par la cour administrative d'appel de Nantes », indique Jean-Christophe Labastugue, chargé de la communication du consortium. « En revanche, la concession en elle-même n'est pas concernée. Cette annulation n'impacte en rien le calendrier de développement du parc éolien en mer de Saint-Brieuc ». Alors que des opérations de carottage sont toujours en cours en baie de Saint-Brieuc, Ailes Marines rappelle que « la décision finale d'investissement sera prise début 2020. La construction du parc débutera début 2021 pour une mise en service en 2023. »
http://www.letelegramme.fr/cotesarmor/parc-eolien-en-baie-de-saint-brieuc-l-autorisation-annulee-pour-vice-de-forme-04-04-2018-11912745.php

03/04/18
Parcs éoliens en mer : de nouveaux recours rejetés par la justice administrative
La cour administrative d'appel de Nantes a rejeté mardi de nouveaux recours dirigés contre deux projets de parcs d'éoliennes en mer, au large de Fécamp (Seine-Maritime) et des plages normandes du Débarquement, a-t-on appris auprès de la juridiction.
Ces requêtes, émanant d'associations de défense de l'environnement et de particuliers, visaient à faire annuler la convention de concession d'utilisation du domaine public maritime pendant 40 ans de chacun de deux parcs offshore. Ces conventions sont l'une des trois autorisations administratives nécessaires aux installations d'éoliennes en mer, approuvées par arrêtés préfectoraux.
Les motivations des juges administratifs n'étaient pas connues mardi midi.
Lors de l'audience, le 16 mars, le rapporteur public avait conclu au rejet des demandes, estimant notamment que les futures éoliennes - 83 pour le parc de Fécamp, 75 pour celui au large de Courseulles-sur-Mer (Calvados) et des plages du Débarquement - étaient suffisamment éloignées des côtes.
La cour a également suivi les préconisations du rapporteur public concernant un troisième projet de parc offshore, en baie de Saint-Brieuc. Les juges ont, comme le suggérait le rapporteur public, annulé l'arrêté du préfet des Côtes d'Armor approuvant la concession d'utilisation du domaine public maritime, pour un vice qui n'affecte pas la concession elle-même. Cette décision ne devrait entraîner qu'un léger retard pour le projet.
Les parcs éoliens en mer au large de Fécamp, de Courseulles-sur-Mer et de Saint-Brieuc sont les premiers, avec celui de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), attribués en 2012 par appel d'offres gouvernemental national. Celui de Saint-Brieuc avait été attribué à l'Espagnol Iberdrola et les trois autres à EDF.
La cour administrative d'appel de Nantes, compétente pour statuer, en premier et dernier ressorts, sur tous les litiges relatifs aux installations de production d'énergie renouvelable en mer, a déjà rejeté plusieurs recours dirigés contre d'autres autorisations d'exploiter pour ces projets.
Certains font encore l'objet de pourvois devant le Conseil d'Etat.
Les premiers parcs d'éoliennes en mer français devraient entrer en service au mieux en 2021 ou 2022, un net retard par rapport à l'Europe du nord.
http://www.lepoint.fr/societe/parcs-eoliens-en-mer-de-nouveaux-recours-rejetes-par-la-justice-administrative-03-04-2018-2207644_23.php

03/04/18 : Éolien en mer: la justice annule un arrêté préfectoral autorisant le projet au large de Saint-Brieuc
La cour administrative d'appel de Nantes a annulé ce mardi 3 avril l'arrêté du préfet des Côtes d'Armor approuvant la concession d'utilisation du domaine public maritime. Une décision qui ne devrait entraîner qu'un léger retard pour le projet.
La cour administrative de Nantes a suivi les préconisations du rapporteur public concernant le projet de parc offshore, en baie de Saint-Brieuc. Les juges ont annulé pour un vice, l'arrêté du préfet des Côtes d'Armor approuvant la concession d'utilisation du domaine public maritime. Cette convention, approuvée par un arrêté préfectoral est l'une des trois autorisations administratives nécessaires aux installations d'éoliennes en mer.
Mais ce vice n'affectant pas la concession elle-même Mais ce vice n'affectant pas la concession elle-même, cette décision ne devrait donc entraîner qu'un nouveau retard dans la mise en service du parc.
Au large de Saint-Brieuc

Placées à plus de 16 km des côtes les plus proches, les 62 éoliennes du parc éolien breton mesureront 216 m de haut, pour une emprise totale de 103 km². D'une capacité installée de 496 mégawatt (MW), le projet apportera sur le réseau 1 850 gigawatt-heure (GWH) par an, soit l'équivalent de la consommation de 850 000 habitants.
D'autres recours rejetés
La cour administrative d'appel de Nantes a rejeté ce mardi de nouveaux recours dirigés contre deux projets de parcs d'éoliennes en mer, au large de Fécamp (Seine-Maritime) et des plages normandes du Débarquement, considérant que les éoliennes de ces deux parcs étaient suffisamment éloignées des côtes.
La cour administrative d'appel de Nantes, compétente pour statuer, en premier et dernier ressorts, sur tous les litiges relatifs aux
installations de production d'énergie renouvelable en mer, a déjà rejeté plusieurs recours dirigés contre d'autres autorisations d'exploiter pour ces projets. Certains font encore l'objet de pourvois devant le Conseil d'Etat.
Les premiers parcs d'éoliennes en mer français devraient entrer en service au mieux en 2021 ou 2022, un net retard par rapport à l'Europe du nord.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/cotes-d-armor/saint-brieuc/eolien-mer-justice-annule-arrete-prefectoral-autorisant-projet-au-large-saint-brieuc-1452139.html

03/04/18 : Parc éolien de Saint-Brieuc : la cour d'appel de Nantes annule l'autorisation d'utilisation du domaine maritime
La cour administrative d'appel de Nantes a décidé d'annuler, le 3 avril, l'arrêté approuvant la convention d'utilisation du domaine public maritime délivré à Ailes marines, pour le parc éolien offshore de Saint-Brieuc, annonce l'association Gardez le cap. Cette décision est motivée par l'incompétence du signataire de l'avis conforme, le capitaine de vaisseau Jean-Louis Fournier, agissant "au nom du commandant de la zone maritime de la Manche et de la mer du Nord". Le code général de la propriété des personnes publiques prévoit que l'autorité compétente est le commandant de la zone maritime lui-même.
https://www.actu-environnement.com/ae/news/arrete-autorisation-domaine-maritime-eolien-offshoresaint-brieuc-30993.php4

03/04/18Parc éolien en baie de Saint-Brieuc. Une autorisation annulée pour vice de forme 😊😊
Les associations qui s’opposent au projet de parc éolien offshore, en baie de Saint-Brieuc, crient victoire. La cour administrative d’appel de Nantes vient de rendre une décision annulant un arrêté du préfet des Côtes-d’Armor, qui autorise l’occupation du domaine maritime par Ailes Marines. Mais il ne s’agit que d’un petit vice de forme qui ne devrait pas faire couler le projet d’installer 62 éoliennes géantes en mer.
« C’est une première victoire », se réjouit l’association Gardez les Caps, qui se bat contre l’implantation de 62 éoliennes en baie de Saint-Brieuc. Mais une victoire modeste.
Certes, la cour administrative d’appel de Nantes a annulé un arrêté signé par le préfet des Côtes-d’Armor, autorisant l’occupation du domaine maritime par la société Ailes Marines pour quarante ans. Mais pas sur le fond, seulement pour un vice de forme. Un nouvel arrêté devrait donc être pris par le préfet des Côtes-d’Armor, en bonne et due forme, dans les prochaines semaines.
Un problème de signature
La convention de concession d’utilisation du domaine public par Ailes Marines n’a pas été signée par le commandant de la zone maritime Atlantique, mais par son suppléant. Cette délégation de signature, estime la cour, n’était pas connue du public. Pour la juridiction administrative, il s’agit d’une « irrégularité » qui « affecte la légalité de l’arrêté préfectoral du 18 avril 2017 ».
"Tous nos moyens relatifs à l’environnement, protection de la biodiversité des fonds benthiques, préservation de la qualité de l’eau, maintien de la ressource halieutique, protection des migrations vers la réserve ornithologique de la baie (la plus grande de Bretagne), ont été rejetés, explique Gardez les Caps. Pas sur le fond, mais parce que tout a été étudié et contrôlé sérieusement, par le promoteur Ailes Marines et par l’Autorité environnementale. Tenons le cap, la bataille n’est pas terminée !"
Un autre problème, plus embêtant, pourrait venir mettre des bâtons dans les pâles du porteur de projet : la renégociation du prix de revente de l’électricité souhaitée par le gouvernement. Si le Sénat a rejeté l’amendement proposé courant mars, l’État entend bien venir à bout de cette négociation.
https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/parc-eolien-en-baie-de-saint-brieuc-une-autorisation-annulee-pour-vice-de-forme-5669231

03/04/18 : Parc éolien en mer au large de Fécamp : de nouveaux recours rejetés par la justice administrative😠😠
Quelques jours après que le Conseil d’Etat a rejeté le pourvoi d’associations opposées au projet, c’est la cour administrative d’appel de Nantes qui vient de rejeter les recours d’associations de défense de l’environnement et de particuliers contre les parcs éoliens en mer au large de Fécamp et de Courseulles-sur-Mer.
FECAMP (NORMANDIE). La cour administrative d’appel de Nantes a rejeté mardi 3 avril 2018 de nouveaux recours dirigés contre deux projets de parcs d’éoliennes en mer, au large de Fécamp et des plages normandes du Débarquement, à Courseulles-sur-Mer.
Convention de concession
Ces requêtes, émanant d’associations de défense de l’environnement et de particuliers, visaient à faire annuler la convention de concession d’utilisation du domaine public maritime pendant quarante ans de chacun de deux parcs offshore. Ces conventions sont l’une des trois autorisations administratives nécessaires aux installations d’éoliennes en mer, approuvées par arrêtés préfectoraux.
Des éoliennes loin du littoral
Lors de l’audience du 16 mars dernier, le rapporteur public avait conclu au rejet des demandes, estimant notamment que les futures éoliennes - 83 pour le parc de Fécamp, 75 pour celui au large de Courseulles-sur-Mer et des plages du Débarquement - étaient suffisamment éloignées des côtes.
La cour a également suivi les préconisations du rapporteur public concernant un troisième projet de parc offshore, en baie de Saint-Brieuc. Les juges ont, comme le suggérait le rapporteur public, annulé l’arrêté du préfet des Côtes d’Armor approuvant la concession d’utilisation du domaine public maritime, pour un vice qui n’affecte pas la concession elle-même. Cette décision ne devrait entraîner qu’un léger retard pour le projet.
Premiers contrats en 2012
Les parcs éoliens en mer au large de Fécamp, de Courseulles-sur-Mer et de Saint-Brieuc sont les premiers, avec celui de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), attribués en 2012 par appel d’offres gouvernemental national. Celui de Saint-Brieuc avait été attribué à l’Espagnol Iberdrola et les trois autres à EDF.
La cour administrative d’appel de Nantes, compétente pour statuer, en premier et dernier ressorts, sur tous les litiges relatifs aux installations de production d’énergie renouvelable en mer, a déjà rejeté plusieurs recours dirigés contre d’autres autorisations d’exploiter pour ces projets.
Le Conseil d’État valide Fécamp
Certains font encore l’objet de pourvois devant le Conseil d’État. La semaine dernière, le Conseil d’État a validé le projet de Fécamp en rejetant un rejetant le pourvoi d’associations opposées à la construction de ce champ éolien.
Les premiers parcs d’éoliennes en mer français devraient entrer en service au mieux en 2021 ou 2022, un net retard par rapport à l’Europe du nord.

http://www.paris-normandie.fr/accueil/parc-eolien-en-mer-au-large-de-fecamp--de-nouveaux-recours-rejetes-par-la-justice-administrative-HD12664355

03/04/18Recours gagnés pour le parc éolien offshore de Fécamp
La cour administrative d'appel de Nantes (Loire-Atlantique) a rejeté mardi 3 avril 2018 de nouveaux recours dirigés contre deux projets de parcs d'éoliennes en mer, au large de Fécamp (Seine-Maritime) et de Courseulles-sur-Mer (Calvados). Jeudi 29 mars 2018 le Conseil d'État avait rejeté un autre recours d'associations. À Fécamp, les premières éoliennes devraient fonctionner en 2022.
Les recours contre les projets d'installation d'éoliennes en mer sont nombreux mais ils sont rejetés les uns après les autres. Mardi 3 avril 2018, la cour administrative de Nantes (Loire-Atlantique), compétente pour statuer sur tous les litiges relatifs aux installations de production d'énergie renouvelable en mer, a rejeté de nouveaux recours dirigés contre les projets de Fécamp (Seine-Maritime) et Courseulles-sur-Mer (Calvados). Ces requêtes, émanant d'associations de défense de l'environnement et de particuliers, visaient à faire annuler la convention de concession d'utilisation du domaine public maritime pendant 40 ans. Déjà jeudi 29 mars 2018, le Conseil d'État avait rejeté un recours concernant cette fois le parc fécampois sur (entre autres) la mise en cause de l'étude d'impact, la pollution visuelle ou encore la sécurité maritime.
83 éoliennes au large de Fécamp
Le parc éolien offshore de Fécamp prévoit la création de 83 éoliennes. Il sera situé à treize kilomètres au large de la cité des Terre-Neuvas. Le parc s'étendra sur 66 km2 et pourra produire 498 mégawatts. Il pourra alimenter en électricité plus de la moitié des habitants de Seine-Maritime.
L'emploi
En termes d'emploi, les enjeux sont importants.
Les génératrices et les nacelles sont construites à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). L'usine a été inaugurée en 2014. Plus de 300 personnes y travaillent actuellement.
Les pales seront construites à Cherbourg (Manche). L'usine est en construction. La première pierre a été posée le 23 mars 2017 et elle devrait être livrée à l'été 2018. À terme, le site pourrait embaucher 500 personnes.
Les fondations gravitaires seront faites au Havre (Seine-Maritime). Le site verra le jour quai de Bougainville mais il y a encore des recours en traitement devant la justice. Environ 600 personnes seront mobilisées durant trois ans.
À Fécamp, une base de maintenance verra le jour. Elle devrait générer une centaine d'emplois durant toute la période d'exploitation du parc éolien.
Le calendrier fécampois
D'ici la fin de l'année 2018, seront lancés les appels d'offres pour les principaux fournisseurs, les études techniques détaillées et les demandes d'autorisations et d'instruction. Entre 2019 et 2022, le parc enterrera dans sa phase de travaux avec la fabrication des composants et la construction des éoliennes dont deux ans d'opérations en mer. Le démarrage progressif de l'exploitation du site est prévu à partir de 2022.

03/04/18 : Le gouvernement veut revoir le prix de l’éolien en mer
Les discussions sont au point mort avec les industriels. Ces derniers mettent en garde contre le risque pour une filière qui a déjà bien du mal à se mettre en place.
L’avenir de l’éolien en mer continue de faire des vagues. Une nouvelle réunion interministérielle doit se tenir mardi 3 avril, pour tenter de limiter la facture pesant sur les usagers.
Selon les chiffres fournis par la Commission de régulation de l’énergie (CRE), les six parcs, qui ont été attribués en 2012 et 2014 et représentent plus de 400 éoliennes (au large de Fécamp, de Courseulles, de Saint-Nazaire, de Saint-Brieuc, de Noirmoutier et du Tréport) devraient coûter près de 41 milliards d’euros sur 20 ans. C’est beaucoup, pour seulement 2 916 mégawatts installés et des machines ne fonctionnant que 3 500 heures par an en équivalent pleine charge – soit 40 % du temps.
Les prix baissent partout en Europe
À l’initiative de Bercy, un premier amendement avait introduit début mars dans le projet de loi sur « l’État au service d’une société de confiance ». Il permettait aux pouvoirs publics de renégocier les tarifs de rachat de l’électricité, dont le coût moyen pour l’ensemble des parcs autour de 190 euros le mégawatt/heure, hors cours de raccordement.
Par comparaison, les appels d’offres lancés en Europe l’an dernier pour de l’éolien offshore ont été gagnés à des prix variant entre 50 et 80 euros par mégawatt/heure. Aujourd’hui, les prix de marché de l’électricité avoisinent les 40 euros par mégawatt/heure.
Finalement, l’amendement a été repoussé lors de son examen au Sénat. Mais le gouvernement revient aujourd’hui à la charge pour obliger les opérateurs à revoir leurs prix, moyennant la possibilité qui leur serait donnée d’installer des turbines plus performantes.
Un chiffrage contesté
Élus locaux et industriels ne décolèrent pas. Vouloir renégocier les contrats reviendrait, selon eux, à introduire des mesures rétroactives dans les appels d’offres de 2012 et 2014. « Pour des investisseurs internationaux, pour des partenaires étrangers qui viendraient travailler en France, cette idée n’est quand même pas très agréable », estime Antoine Cahuzac, le directeur exécutif d’EDF, en charge du pôle renouvelable.
Les professionnels contestent également le chiffrage de la CRE, qui a été repris par le gouvernement. Ils parlent de mauvaises méthodes de calcul et évoquent une facture de l’ordre de 12 à 13 milliards d’euros sur vingt ans. « Rien qu’en impôts et taxes, et si l’on tient compte de ce que paieront aussi les sous-traitants, ces six parcs rapporteront 14 milliards d’euros à l’État », assure un industriel.
Une filière menacée
Si le prix de l’électricité des six premiers parcs est aussi cher, c’est parce qu’il faut construire de toutes pièces une filière industrielle. La construction des éoliennes ces six parcs doit permettre la création de 15 000 emplois dans les régions Pays de la Loire, Bretagne et Normandie.
Mais toutes les usines n’ont pas encore vu le jour, par exemple au Havre, où Gamesa Siemens a promis un peu plus de 700 emplois. Car le calendrier a pris beaucoup de retard, en raison des fortes oppositions locales et des multiples recours juridiques qui ont été déposés.

Dialogue de sourds
Dans ce contexte difficile, les opérateurs des futurs parcs estiment avoir déjà fait des efforts. EDF, Engie et Iberdrola s’étaient déjà engagés sur un partage des gains si les éoliennes produisaient plus que prévu.
Un accord avait même été trouvé en novembre. Mais le gouvernement le juge maintenant « trop aléatoire ». Il mise plutôt sur des plus grosses turbines, avec de meilleurs rendements. « Cela nous ferait perdre au moins quatre ans supplémentaires, le temps de refaire les études et de relancer un nouveau débat public », assure un opérateur, en rappelant que les nouveaux modèles ne seraient pas forcément construits en France.
« Nous sommes prêts à nous mettre autour de la table pour négocier, mais pas avec un revolver sur la tempe », assure un des acteurs du dossier.
En tout cas, pour le prochain appel d’offres qui doit être bouclé d’ici à l’été pour un champ au large de Dunkerque, la production d’éoliennes dans l’Hexagone ne serait plus un critère obligatoire.
https://www.la-croix.com/Economie/France/Le-gouvernement-veut-revoir-prix-leolien-mer-2018-04-03-1200928667

30/03/18L’éolien offshore français entre-t-il dans une longue période d’incertitudes ?
Un amendement déposé à la dernière minute par le gouvernement a semé le trouble dans le secteur des énergies renouvelables et plus particulièrement de l’éolien offshore. L’exécutif souhaite renégocier le tarif d’achat de l’électricité produite par les éoliennes en mer. Une volonté qui n’a pas franchi l’obstacle du Sénat, mais qui demeure intacte au grand dam des professionnels envahis par un sentiment d’insécurité juridique. L’éolien français offshore entre dans une période d’incertitudes dont nul ne peut prévoir la longueur et ses conséquences.
Les vents de l’éolien en mer seraient-ils contraires ? La question se pose après la décision inattendue du gouvernement de déposer un amendement au projet de loi Société de confiance débattu au Parlement en ce mois de mars 2018. Cet amendement déposé en urgence visait à renégocier le tarif d’achat de l’électricité pour les projets de parcs éoliens attribués en 2012 et 2014. Une remise en cause d’appels d’offres validés par l’Etat et qui a suscité une levée de boucliers des sénateurs au premier rang desquels figurent les élus des principaux départements concernés (Vendée, Loire-Atlantique, Calvados, Cote d’Armor et Seine-Maritime). Le député LR Christophe Priou a notamment fait savoir qu’un tel amendement « repousserait fatalement le lancement des parcs offshore, alors que les régions ont investi 600 millions d’euros dans les infrastructures portuaires pour maximiser les retombées économiques des projets lauréats ».
Le combat politique est engagé
Cette prise de parole a largement été entendue puisque le Sénat a rejeté l’amendement gouvernemental. Les présidents des régions concernées veulent nouer le dialogue avec le ministère de la Transition écologique et solidaire et déplorent « l’absence de concertation tant avec les acteurs de la filière EMR (Énergies marines renouvelables) qu’avec les collectivités territoriales concernées ». Ils soulignent aussi le « caractère rétroactif » de l’amendement qui est « de nature à amoindrir la confiance des investisseurs comme des industriels de la filière ». Une confiance pourtant essentielle pour des projets qui coûtent plusieurs dizaines de millions d’euros.
Les industriels ne peuvent pas prendre en charge l’intégralité des coûts d’une technologie en plein développement et qui nécessite la mobilisation de capitaux importants. Sensibilisés à l’intérêt d’une transition énergétique rapide, les pouvoirs publics se sont engagés auprès des industriels à hauteur de 600 millions d’euros comme l’a rappelé Christophe Priou. Une somme conséquente qui n’effraie pas un Gouvernement qui vise justement une participation moins forte de l’Etat. Sommé de se justifier l’exécutif explique que « le tarif accordé [aux lauréats des appels d’offres de 2012 et 2014] est très élevé et ne correspond plus aux prix actuels de l’éolien en mer, entrainant des rémunérations excessives pour les candidats retenus ». L’Etat entend donc faire des économies en renégociant des tarifs plus en phase avec les développements technologiques enregistrés au cours de ces dernières années.
Le gouvernement cherche à faire des économies et joue une grande partie de sa crédibilité sur ce sujet. Il précise donc que le tarif d’achat de 190 euros par mégawatheure pour une période de vingt ans n’est plus viable et qu’une renégociation est nécessaire. La Commission de Régulation de l’Energie (CRE) apporte de l’eau au moulin gouvernemental puisque, selon elle, les six appels d’offres de 2012 et 2014 engendreraient un coût de 40,7 milliards d’euros. C’est pourquoi malgré l’échec de l’adoption de l’amendement, l’exécutif ne désarme pas et rappelle qu’ « à ce jour, aucun contrat d’obligation d’achat n’a été signé et aucune de ces installations n’est construite ». Autrement dit, il est toujours possible de revenir sur les accords passés et le secrétaire d’Etat à la Transition écologique, Sébastien Lecornu, ne cache pas que les objectifs du Gouvernement « restent les mêmes ». Les industriels sont appelés à s’adapter aux évolutions (rapides) du marché sans que cela ne leur soit préjudiciable dans la mesure où si un projet venait à être annulé, les dépenses déjà consenties seraient remboursées par l’Etat.
Insécurité juridique et coup dure pour l’éolien offshore ?
Pour les entreprises en question, cette solution n’en est pas une, car en plus de geler des projets qui ont fait l’objet de milliers d’heures de travail, revenir sur de tels accords distille une « insécurité juridique » qui pourrait être fatale à tout le secteur des énergies renouvelables au-delà même des parcs éoliens offshore. L’association France Energie Eolienne, qui regroupe les principales entreprises du secteur, déplore une attitude gouvernementale qui vient rompre « le climat de confiance » et « fragilise les engagements à long terme qui étaient pris ».
Le changement de rythme intervient à un moment d’autant plus délicat que les projets susceptibles d’être remis en question commencent à se concrétiser avec notamment une usine de nacelles nouvellement construite par General Electric à Saint-Nazaire. Les 15 000 créations d’emplois prévus grâce à l’émergence du secteur éolien marin se retrouvent mis en difficulté et cela suscite une incompréhension d’autant plus grande qu’elle semble aller contre les objectifs définis par le ministère de la Transition écologique et solidaire.
A juste titre, le ministère dirigé par Nicolas Hulot assure que l’éolien offshore constitue une ressource de choix pour la France. Doté du second potentiel européen derrière la Grande-Bretagne, l’Hexagone a pourtant pris du retard par rapport aux pays nordiques et à l’Allemagne. Un retard qui s’il venait à être comblé, permettrait d’atteindre l’objectif de 40 % d’électricité renouvelable d’ici à 2030.
Les appels d’offres lancés depuis 2011 dans le cadre de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) visent à atteindre 6 000 mégawatheures à l’horizon 2020. Remettre en cause les six projets de Courseulles-sur-mer (Calvados), Fécamp (Seine-Maritime), Saint-Brieuc (Côtes d’Armor) et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), du Tréport (Seine-Maritime) et de Yeu/Noirmoutier (Vendée), revient à faire un trait sur cet objectif. Entre volonté de faire plus d’économies et nécessité de mettre en place une industrie éolienne forte, la marge de manœuvre de l’exécutif est mince.
Faire le pari d’une renégociation sous contrainte met également en difficulté des entreprises françaises clefs de la transition énergétique, lesquelles permettent de dépasser le simple stade des incantations. Avec des projets à Fécamp, Courseulles-sur-mer et Saint-Nazaire pour EDF Energies Nouvelles et trois autres projets au Tréport, Yeu/Noirmoutier et Dunkerque pour Engie, les deux grands énergéticiens sont les plus concernés. Leurs projets engendrent des milliers d’emplois comme le soulignent régulièrement ces entités, et doivent permettre à la France de rattraper le retard pris sur des pays comme la Grande-Bretagne et la Chine. Car la France ambitionne d’être un moteur mondial de la transition énergétique et une remise en cause de son environnement des affaires est de taille lui faire perdre encore plusieurs longueurs.
Alors que rien ne laissait prévoir une crise de confiance dans ce secteur, les prochaines semaines risquent d’être déterminantes quant à l’avenir de tout un pan de transition énergétique française. Les futurs messages envoyés aux industriels et aux élus seront d’une importance capitale, car si l’amendement n’est pas passé, la confiance s’amenuise grandement. Et comme le sait tout gouvernement, sans confiance rien n’est possible.
http://www.enviro2b.com/2018/03/30/eolien-offshore-france-incertitudes/

30/03/18 : Éoliennes en mer de Fécamp : un recours rejeté
La société Éoliennes offshore des hautes falaises est autorisée par un arrêté préfectoral du 5 avril 2016 à installer un parc de 83 éoliennes en mer. Des opposants avaient formé un pourvoi devant le Conseil d’Etat. Ils ont été déboutés.
Ce projet emmené par le consortium mené par EDF-Energies Nouvelles est l’un des plus importants de France. Sept associations (Cap Littoral, Belle Normandie environnement, Fédération environnement durable, Vent de colère, protection du site des Petites-Dalles, Robin des bois et la société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France) dénoncent de nombreuses irrégularités dans les conditions de présentation du projet :  étude d’impact insuffisante, enquête publique défaillante, informations manquantes dans le dossier, atteinte à la faune et la flore, méconnaissance du principe de précaution…
Déboutées de leur demande par la cour administrative d’appel de Nantes, elles tentaient un ultime recours devant le Conseil d’Etat. Mais la plus haute juridiction a rejeté leur pourvoi.
https://www.ouest-france.fr/normandie/eoliennes-en-mer-de-fecamp-un-recours-rejete-5657604

30/03/18 : Le feuilleton éolien revient en interministériel
Désormais géré au plus haut niveau, par le secrétariat général de l’Elysée, le dossier des tarifs de l’éolien offshore français sera examiné mardi 3 avril lors d’une réunion interministérielle (RIM), si celle-ci n’est pas à nouveau décalée in extremis. Une première RIM sur le sujet avait été programmée vendredi 23 mars, mais reportée suite à l’attentat dans l’Aude.
Des usines dans l’attente
Le temps commence à presser pour les consortiums en charge (EDF EN-Enbridge-WPD, Engie-EDP Renewables-Caisse des Dépôts, RES-Iberdrola), car l’amendement carton jaune 
déposé au Sénat est justement tombé alors que des décisions cruciales doivent être prises. « Cet amendement arrive au moment même où notre projet de Saint-Nazaire s’approche de la décision finale d’investissement, qui sera prise l’été prochain à l’issue de la dernière décision du Conseil d’État, si elle est favorable, explique Béatrice Buffon, directrice des Energies marines renouvelables d’EDF EN. Les commandes doivent être passées à GE cet été. » De fait, le fabricant termine actuellement la construction de son usine de Cherbourg. Et de son côté, EDF EN a commencé à structurer le financement du projet de Saint-Nazaire, qui dépasse 2 Mds€.
Un autre protagoniste majeur, Siemens/Gamesa, doit ...
Lancé il y a sept ans, le coûteux programme tricolore d'éoliennes marines n'a toujours pas vu le jour. Fiasco en perspective.
C'est l'histoire d'un gâchis industriel, une promesse de gabegie financière comme l'État français seul semble en avoir le secret. En 2011 et 2013, déjà en retard sur le Royaume-Uni, l'Allemagne, ou encore les Pays-Bas, la France décide de lancer deux ambitieux programmes d'éolien offshore: 6 parcs de 400 mâts, qui doivent permettre au pays de tenir les objectifs du Grenelle de 23% d'énergie renouvelable d'ici à 2020. Sept ans et bien des déconvenues plus tard, aucun de ces projets n'est sorti de mer.
Pire, en mars dernier, le gouvernement a annoncé vouloir renégocier les conditions financières des contrats, jugées trop coûteuses pour les finances publiques. En cas d'échec des négociations, il pourrait aller jusqu'à la totale remise à plat des offres et retarder encore de plusieurs années les projets. Bien sûr, chez les industriels, on crie à l'instabilité juridique et on dénonce le signal déplorable qu'une telle remise en cause enverrait aux investisseurs. Sans compter les risques pour l'emploi...
L'éolien en France
France Energie Eolienne
Au pays des grands projets et de la planification industrielle, comment expliquer une telle cacophonie, un tel amateurisme de l'appareil d'Etat? En réalité, et comme toujours quand il s'agit d'éolien en France, les projets ont d'abord été ralentis par l'enchevêtrement des procédures administratives et par la multiplication des recours judiciaires.
Aujourd'hui, sur l'ensemble des 4 parcs offshore ayant obtenu les trois principales autorisations administratives, on compterait une quinzaine de recours devant le juge. "Si on ajoute à cela les délais de traitement de contentieux en France, on a perdu au moins deux à trois ans par rapport à des projets équivalents à l'étranger", explique Marion Lettry du Syndicat des énergies renouvelables (SER).
C'est en effet une spécificité bien française: à cause d'une opposition locale très vive et très bien organisée -regroupant les défenseurs du patrimoine, les néoruraux, chasseurs, pécheurs, certains purs écolos, ou encore les ayatollahs du nucléaire- les programmes éoliens, qu'ils soient terrestres ou maritimes, sont systématiquement attaqués, sur n'importe quel motif. A Noirmoutier par exemple, où le consortium mené par Engie doit construire 62 mâts à 15 kilomètres des côtes, un collectif de citoyens a récemment porté plainte contre X pour corruption, au motif que le consortium aurait financé un concert de musique de la ville. Laquelle doit justement donner son avis consultatif dans le cadre de l'enquête publique...
Pourquoi "payer des 2 CV au prix de Rolls Royce"
À la tête de ce collectif, Fabien Bouglé, 45 ans, est l'un des plus ardents opposants de l'éolien en France. Juriste d'art reconnu, il a dirigé plusieurs associations anti-éoliennes parmi lesquelles la Fédération environnement durable, Vent de Colère, ou encore le réseau Ulysse, ainsi que plusieurs associations locales. Parmi ses nombreuses casquettes, il est aussi conseiller municipal de Versailles sur la liste Versailles Famille avenir. A l'écouter, il ne serait pas totalement étranger à l'amendement déposé in extremis par le gouvernement début mars...
Depuis six mois, l'homme qui s'est beaucoup illustré lors de la "Manif pour Tous" arpente les couloirs des ministères et de l'Assemblée pour alerter sur le tarif exorbitant du rachat garanti d'électricité accordé en 2011 aux énergéticiens (entre 190 et 220 euros le MWh selon les estimations, contre un prix de marché qui évolue aujourd'hui autour de 45 euros), dénonçant un véritable "scandale d'Etat". Construire ces éoliennes à grands coups d'argent public, reviendrait à payer "des 2 CV au prix de Rolls Royce", tempête-t-il en août dans les colonnes du Figaro.
A peu près au même moment, la Commission de régulation de l'énergie (CRE) publie un document estimant à 40,7 milliards d'euros les surcoûts des six parcs offshore sur vingt ans (pour 3 GW seulement de capacités électriques installées). Un surcoût vivement contesté par le SER, (qui invoque 12,7 milliards), mais qui selon les calculs de l'Institut Montaigne que nous avons pu consulter, atteindrait au minimum 20 à 30 milliards d'euros, même dans les hypothèses de marchés les plus optimistes pour les industriels.
Derrière la guerre des chiffres, une certitude: c'est trop cher ! Depuis 2011, le prix des technologies s'est effondré, permettant d'afficher des coûts de production parfois inférieurs à 50 euros le MWh, pour des machines toujours plus performantes. A tel point que certains pays comme les Pays-Bas sont désormais en mesure d'octroyer des appels d'offres sans aucun argent public. "En sachant cela, il est devenu politiquement insoutenable de conserver de tels niveaux de subventions", estime Benjamin Fremaux, expert associé à l'Institut Montaigne.
Une gabegie prévisible
Faut-il pour autant en conclure qu'un tel dérapage financier n'était pas prévisible? Qu'il n'est dû qu'à des changements de paradigmes technologiques et financiers? Malheureusement non. En réalité, ce fiasco était écrit d'avance, et même parfaitement anticipé par les services de l'Etat. Dès la signature des quatre premiers appels d'offres de 2011 la CRE a en effet alerté le gouvernement des prix très (trop) élevés des projets.
Selon un document consulté par L'Express datant du 5 avril 2012, le gendarme de l'électricité estimait le surcoût annuel à 160 euros le MWh, soit 20 milliards d'euros, simplement pour les quatre premiers parcs. Une somme exorbitante, deux fois plus importante que ce qui avait été anticipé au moment du lancement des appels d'offres, et engagée sans consultation parlementaire préalable.
"A l'époque, la taxe finançant les renouvelables (CSPE) n'était pas budgétisée, donc la décision a été prise dans les couloirs des ministères", raconte un ancien membre de cabinet. L'impréparation est alors totale. "Aucun travail préliminaire, aucune étude technique ou mesure de gisement, n'a été réalisé. Résultat, il a été décidé que les industriels effectuent eux-mêmes les études, sans qu'on sache forcément le temps que ça prendrait ni le prix que ça allait coûter", tente d'expliquer l'avocat Fabrice Cassin, secrétaire général de l'association France énergie éolienne.
"Au fond, tout le monde savait parfaitement qu'il faudrait un jour renégocier les prix", conclut un ancien de Matignon. Avec tous les risques juridiques que cela comporte... Pour rendre la facture plus acceptable, le gouvernement demande quand même quelques garanties aux différents attributaires (EDF, Engie, Iberdrola, etc.) et notamment des créations de sites. Le grand classique français : "Pour ne pas être trop regardant sur l'argent public, créez-moi des emplois."
"L'Etat devrait pourtant le savoir : en matière de politique publique, lorsqu'il poursuit plusieurs objectifs à la fois, en l'occurrence la réduction des émissions de CO2, le développement d'une filière industrielle et la création d'emplois, il prend le risque de n'en atteindre aucun", peste aujourd'hui Benjamin Fremaux. Certes, il est toujours plus facile de réécrire l'histoire après coup, mais ce qui est sûr, c'est qu'aucun champion national n'a émergé.
Les deux fabricants de turbines qui devaient devenir la vitrine de la France à l'international sont passés sous pavillon étranger : Alstom,qui doit produire les turbines d'EDF EN, a été avalé par GE. Quant à Adwen (Areva), qui fournit Engie et Iberdrola, la filiale a été rachetée une poignée de pain par Gamesa, puis par Siemens. "Finalement le fiasco dans cette affaire, c'est que l'Etat a échoué à construire cette grande filière française", estime aujourd'hui Fabrice Cassin. Dans le dernier appel d'offre pour le site de Dunkerque, la dimension de développement industriel en France (qui comptait pour 40 % des notes des projets) a d'ailleurs totalement disparu...
Une remise en cause catastrophique pour EDF
Comment désormais sortir de l'impasse ? Il y a quelques mois, les industriels ont cru tenir la solution : avec l'aval de Bruxelles, ils ont signé des clauses de partage des gains, de façon à redistribuer une partie des profits à l'Etat français. Mais avec l'amendement de mars dernier, rejeté entre-temps par le Sénat, ils ont compris que le gouvernement ne s'arrêterait pas là.
A Matignon, on envisagerait sérieusement la possibilité de remettre tout le dossier à plat, quitte s'il le faut à indemniser les consortiums pour les quelques centaines de millions d'euros déjà engagés. Pour EDF, qui espérait un feu vert d'ici à cet été pour lancer les décisions d'investissements du chantier de Saint-Nazaire, ce serait une catastrophe. Le groupe, qui continue de promettre 7 000 créations de postes pour construire ses trois parcs, met notamment en avant les 730 emplois menacés du site de GE à Saint-Nazaire, et les 550 emplois promis de l'usine de pâles de Cherbourg.
Deuxième possibilité envisagée par la CRE : faire baisser les prix de 30 à 40 %, tout en promettant aux industriels des capacités de production supplémentaires. "On change la loi et, d'ici là, on lance deux sites sur la base des anciens prix pour faire tourner les usines", détaille un proche du gouvernement. Vu le goût des pouvoirs publics pour ce genre de manoeuvres, on parierait plutôt sur cette deuxième option.
https://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/le-grand-gachis-de-l-eolien-offshore_1996364.html?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#xtor=CS3-5076
29/03/18Le Conseil d’État valide le parc éolien offshore de Fécamp😠
La haute juridiction administrative a rejeté le pourvoi des associations opposées à la construction de ce parc géant, au large de Fécamp et d’Etretat.
C’était une épine dans le pied du projet dit des « Hautes Falaises », cet ensemble de quatre-vingt-trois éoliennes de 175 mètres de haut réparties sur 88 km², au large de Fécamp et d’Etretat. Et le Conseil d’État vient de la retirer.
Les juges de la plus haute juridiction française en droit administratif ont en effet rejeté le pourvoi en cassation formé entre autres par l’Association de protection du site des Petites-Dalles, l’association Robin des Bois et la Société pour la protection et de l’esthétique de la France, qui contestaient un arrêt de la cour administrative d’appel de Nantes, qui avait validé le projet industriel en juin 2017. Pour demander l’abandon de ce qui est à ce jour l’un des plus gros projets éoliens offshore de France, les associations remettaient notamment en cause l’étude d’impact, la durée de l’enquête publique et l’impact visuel des éoliennes, situées de 13 à 22 kilomètres du rivage. Elles s’interrogeaient également sur les aspects liés à la sécurité maritime et à la protection de la faune et de la flore.
Une filière naissante
Les juges du Conseil d’État n’ont retenu aucun de ces arguments et ont donc, par leur décision, non seulement validé la décision de la justice administrative nantaise mais aussi conforté l’arrêté pris par le préfet de Seine-Maritime, le 5 avril 2016, qui autorisait la construction et l’exploitation du parc éolien. Celui-ci pourrait désormais voir le jour à l’horizon 2022.
Le consortium mené par EDF-Energies nouvelles (EDF-EN) pourrait ainsi mener à son terme un projet destiné à produire près de 500 mégawatts. De quoi assurer la consommation d’électricité de 770 000 personnes, soit 60 % de la population du département de la Seine-Maritime.
Côté emploi, ce premier parc éolien en mer pourrait signer le lancement de la filière industrielle. Les fondations gravitaires des éoliennes seront construites au Havre. Une centaine d’emplois devraient également voir le jour à Fécamp pour assurer la maintenance du parc, dont la durée de vie est de vingt-cinq ans.
http://www.paris-normandie.fr/actualites/economie/environnement/le-conseil-d-etat-valide-le-parc-eolien-offshore-de-fecamp-OH12629632 


28/03/18 : Les raisons de la renégociation des parcs éoliens en mer français
Le gouvernement a surpris la filière éolienne en annonçant vouloir renégocier les contrats sur les futurs parcs éoliens en mer. Une initiative qui passe mal auprès des professionnels du secteur qui crient à la trahison après un premier accord de révision trouvé en décembre. En termes de communication, le message est pour le moins contradictoire avec la volonté affichée du ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, de défendre les énergies renouvelables. Explications.
République bananière
Sur la forme d’abord. L’amendement déposé début mars au Sénat prévoyant une renégociation des termes des appels d’offres éoliens en mer de 2012 et 2014 a été une vraie surprise pour la filière française. « Nous ne nous attendions pas à cela de la part du gouvernement. Modifier les règles du jeu unilatéralement en cours de route, ce sont le genre de décisions que l’on voit plutôt dans les républiques bananières », s’insurge un représentant du secteur sous couvert d’anonymat. En effet, l’initiative colle peu avec l’image pro-business affichée par le Président Emmanuel Macron depuis le début de son mandat. D’autant plus qu’un premier accord avait été négocié en décembre dernier dans lequel les lauréats des appels d’offres (EDF EN, Engie et Iberdrola) avaient concédé de limiter leurs sur-rémunérations. Le Syndicat des énergies renouvelables est monté au créneau dénonçant une mesure qui remet en question « de manière rétroactive et par simple décret des projets d’énergies renouvelables pourtant légalement attribués dans le cadre d’appels d’offres ». Heureusement pour la filière, l’amendement n’a pas été approuvé au Sénat et est reparti en Commission mixte paritaire, passage obligatoire avant une seconde lecture à l’Assemblée nationale.
Une facture de 41 milliards d’euros
De son côté, le gouvernement estime être dans son bon droit évoquant des rémunérations, estimées à 200€/MWh, totalement déconnectées des conditions actuelles de marché. Lors de la présentation à la Chambre haute dudit amendement, Olivier Dussopt, secrétaire d’État aux comptes publics, avait calculé qu’avec de tels tarifs d’achat, les six parcs éoliens en mer allaient coûter la bagatelle de 41 milliards d’euros aux contribuables et qu’une telle somme pourrait être bien mieux employée. Lors des questions au gouvernement la semaine dernière, Nicolas Hulot n’a pas dit autre chose : « Je ne ferai rien pour fragiliser la filière des énergies marines renouvelables. Dans le même temps, vous comprendrez que les projets doivent être réalisés à un coût raisonnable, car nous sommes garants des deniers publics ».
Un argumentaire conforté par les récents appels d’offres étrangers qui se sont caractérisés par un soutien public quasi nul. L’appel d’offres qui s’est tenu en Allemagne en avril 2017 a fait l’effet d’une bombe. Sur les quatre parcs éoliens attribués, trois l’ont été sans subvention aucune. Cela signifie que les porteurs de projets (Dong Energy et EnBW) se sont engagés à n’être rémunérés que sur la vente d’électricité sur le marché de gros. Plus récemment, c’est le groupe Vattenfall qui s’est engagé à construire pour les Pays-Bas deux parcs éoliens en mer avec un business model sans aide publique. Des exemples qui confortent la position du gouvernement français, du moins en partie.
Courbe d’apprentissage
Comment expliquer un tel différentiel à seulement quelques centaines de kilomètres ? Tout d’abord en raison de la courbe d’apprentissage de l’éolien offshore qui, à l’instar du photovoltaïque, est beaucoup plus rapide qu’anticipée par la plupart des acteurs de l’énergie. Or, les projets français ont été attribués en 2012 et 2014, une éternité au regard de la vitesse à laquelle les coûts semblent baisser. Deuxièmement, la concurrence acharnée que se livrent les opérateurs, désireux de se placer les premiers sur les meilleurs sites en termes de vents, d’accessibilité, etc… Enfin, les lauréats français rappellent à l’envie que les projets allemands et danois ne contiennent pas le volet réseau puisque le raccordement en mer sera réalisé par le gestionnaire de réseau TenneT, contrairement aux parcs de l’Hexagone.
Sortie vers le haut
Alors que le gouvernement semble bien décidé à faire passer l’amendement, de discrètes négociations sont actuellement en cours pour trouver une sortie vers le haut. S’il semble acquis que le tarif d’achat va être revu à la baisse, il reste encore à déterminer combien et quels leviers actionner pour que les projets gardent une rentabilité. Plusieurs pistes sont à l’étude comme la fiscalité, estimée à 6 M€/an par projet, ou les dispositions supplémentaires concédées par les exploitants pour protéger la faune et la flore. Les engagements de contenu local pourraient être aussi être allégés en faveur d’importations et les procédures administratives accélérées pour éviter les nombreux recours qui émaillent l’installation des parcs éoliens en France. « Nous comprenons l’objectif du gouvernement mais regrettons le message négatif envoyé à la filière qui a besoin de confiance, stabilité et visibilité pour se développer. Nous sommes en revanche à la disposition du gouvernement et de nos clients pour travailler à améliorer la compétitivité de ces projets dans la concertation », indique Cédric Turnaco, responsable Communication et Affaires publiques France de Siemens Gamesa Renewable Energy (SGRE), l’un des fournisseurs de turbines des parcs en mer. Selon toute vraisemblance, le feuilleton éolien devrait être réglé d’ici juin.
https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/renegociation-parcs-eoliens-mer-francais-53406/
28/03/18Eolien en mer : l’exécutif déstabilise les industriels
La volonté du gouvernement de renégocier les appels d’offres inquiète la filière.
« Plus cette situation traîne, plus l’incertitude augmente. Et nos investisseurs détestent l’incertitude. » Cet industriel du secteur éolien résume assez bien l’état d’esprit de la filière, engagée depuis quelques jours dans une curieuse bataille avec le gouvernement.
La situation française frise le ridicule : alors que plus de 4 000 éoliennes en mer tournent en Europe et que la France a la première façade maritime du continent, l’Hexagone ne compte toujours aucune éolienne offshore en activité.
Après des années d’atermoiements, les usines de Saint-Nazaire et de Cherbourg allaient enfin pouvoir se mettre à fabriquer les premières éoliennes offshore destinées au marché français. Mais, mi-mars, le Sénat a examiné un amendement au projet de loi pour un Etat au service d’une société de confiance, déposé par le gouvernement, visant à renégocier – voire annuler – les deux premiers appels d’offres attribués… en 2012. L’amendement a été rejeté, mais le gouvernement entend bien continuer à mettre la pression sur les acteurs du secteur.
Pour comprendre les données du problème, il faut revenir en 2012, au lancement des premiers appels d’offres offshore : trois sont remportés par EDF, allié à Alstom (dont la branche énergie est devenue General Electric), et l’un par l’espagnol Iberdrola. En 2014, Engie et Siemens remportent un dernier projet au large du Tréport (Seine-Maritime).
A l’époque, les acteurs de la filière affichent leur optimisme. Mais les recours se multiplient, le cadre réglementaire n’est pas prêt, les autorisations tardent à venir. Les projets s’embourbent. Tous accusent d’importants retards et aucun ne devrait voir le jour avant 2020, voire 2021.Tarif extrêmement élevé
Elément essentiel : à l’époque, les appels d’offres ont été attribués à des tarifs d’électricité autour de 190 euros le mégawattheure. Autrement dit : l’Etat s’engage à racheter à ce prix extrêmement élevé – six fois plus que le tarif...
http://www.lemonde.fr/economie/article/2018/03/28/eolien-en-mer-l-executif-destabilise-les-industriels_5277433_3234.html
27/03/18 : Tarif éolien offshore : les développeurs sortent un nouvel argument

Pour l’instant, chacun campe sur ses positions dans le débat qui oppose le gouvernement aux consortiums en charge des projets d’éolien en mer attribués en 2012 et 2014, même si des discussions ont lieu. En marge de la présentation de la nouvelle stratégie d’EDF dans le stockage, Antoine Cahuzac, PDG d’EDF EN et membre du comité exécutif du groupe, a réaffirmé que l’accord trouvé en décembre dernier avec l’administration tient compte de la réalité économique des projets. Il n’y a donc pas de raison de renégocier, à ses yeux.
De 41 à 12 Mds€…
Le dirigeant regrette l’interprétation du chiffre de 41 milliards d’euros de soutien public, un montant repris par Olivier Dussopt lors de sa défense de l’amendement déposé par le gouvernement au Sénat le 14 mars, pour imposer une rénégociation des tarifs d’achat. « Les éoliennes autorisées en 2011 et 2014 coûtent 41 milliards d’euros aux finances publiques sur 20 ans, pour 3 gigawatts seulement » avait alors déclaré le secrétaire d’État aux comptes publics.
Selon Antoine Cahuzac, cette somme se situerait...
https://www.greenunivers.com/2018/03/tarif-eolien-offshore-les-developpeurs-sortent-un-nouvel-argument-178952/

25/03/18« J’ai l’espoir qu’à force de reculer, ce projet ne voit jamais le jour »
Ils ne lâchent rien. Tant que le projet d'un parc éolien Dieppe-Le Tréport subsiste, Sans offshore à l'horizon sera. Vendredi 16 mars, ils ont tenu leur assemblée générale.
Difficile d’être davantage raccord avec l’actualité. Dans la nuit de mercredi 14 à jeudi 15 mars, le Sénat rejette en majorité l’amendement du Gouvernement visant à renégocier les tarifs de rachat de l’électricité produite par des parcs éoliens en mer.
Quelques heures plus tard, le vendredi 16, l’association Sans offshore à l’horizon tient son assemblée générale. L’occasion pour Gérard Bilon, président de l’association, de revenir sur cet énième épisode.
« Merci messieurs les sénateurs », ironise-t-il. Malgré la décision du Sénat, le député de la Somme, Emmanuel Maquet s’est dit « heureux que mon amendement ait permis d’alerter et de mobiliser le gouvernement sur ce sujet.» Gérard Bilon abonde dans son sens :« Cet amendement dénonce aussi l’obsolescence de ce projet. »
Particulièrement remontée, Liseline Lavoine, membre de l’association, complète et met en avant le désastre écologique qui accompagne les éoliennes. « Chaque coup porté c’est une onde de choc, situe-t-elle. Tous les mammifères marins qui passent par là vont faire des hémorragies internes à cause de celà. »
Les maires confiants malgré tout
L’actualité évoquée, un retour sur l’année écoulée a été fait. 2017 et le début d’année 2018 ont ainsi été garnis. Si la décision de l’agence française pour la biodiversité (AFB) a sonné les membres de l’association, pas question pour eux de lâcher la lutte.
« Nous devons continuer de manifester pour montrer que la population locale n’est absolument pas d’accord avec ce projet », lance Gérard Bilon. Cette volonté, elle anime également les élus locaux. Présent ce vendredi 16, Michel Delépine s’est montré optimiste :
« Je suis plein d’espoir car il y a un recul depuis le début de ce projet. Et j’ai l’espoir qu’à force de reculer, ce projet ne voit pas le jour. »
Dans la même veine, Laurent Jacques a dans un premier temps évoquer sa discussion avec Nicolas Hulot. « On a eu une discussion de 2h qui nous a quand même donner de l’espoir, à nous les élus locaux, se rappelle-t-il.
Bien qu’il nous ait confié avoir hérité d’un dossier gangrené et que le droit français ne permet pas d’un coup de baguette magique de tout annulé.
[…] On est abattu mais on reprend vite espoir. Il faut continuer la bataille. Hormis quelques exceptions, tous les élus locaux sont contre ce projet. » L’heure n’est donc pas à l’abandon.
« Nous n’avons aucun respect pour l’AFB »
Preuve en est, lors du Salon de l’agriculture qui s’est déroulé à Paris du 23 février au 3 mars, la lutte a continué.
Présent sur place, Olivier Becquet, responsable de la coopérative des artisans pêcheurs et associés (Capa) a notamment distribué des tracts au stand Hauts-de-France, titrés « Défendre la mer, sa biologie, la pêche, leur reconnaissance », où l’on peut voir une image d’un poisson transpercé par une éolienne.
« Nous n’avons aucun respect pour l’AFB. Ses membres sont irresponsables et pas crédibles, invective le gérant de la Capa. Lors du premier débat public, on nous annonçait 10 à 15 000 emplois grâce aux éoliennes. Désormais on ne parle que de 1 000 emplois, et à côté de ça ils sont prêt à en supprimer 6 000… »
https://actu.fr/normandie/treport_76711/jai-lespoir-qua-force-reculer-ce-projet-ne-voit-jamais-jour_16039326.html

23/03/18 : Courseulles-sur-Mer. Des noms de navires alliés pour les éoliennes
Plusieurs recours ont été engagés par les opposants au projet de parc éolien, qui prévoit l’implantation de 75 éoliennes au large de Courseulles-sur-Mer, dans le Calvados. Pilotée par EDF, la société Éoliennes offshore du Calvados a présenté ses engagements pour les rassurer.
Piloté par EDF, le projet de parc éolien au large de Courseulles-sur-Mer, dans le Calvados, est contesté par plusieurs associations d’opposants. Tous les recours déposés ne sont pas encore purgés.
Principaux griefs de ces opposants : les conséquences sur la pêche dans cette zone, connue pour son gisement de coquilles saint-jacques, et le caractère historique de l’emplacement choisi, face aux plages du Débarquement.
« La présence du parc constituera un obstacle majeur au projet de classement des plages du Débarquement au patrimoine de l’Unesco », avait résumé le rapporteur de l’enquête publique réalisée en 2015.
Lors d’une réunion de concertation organisée jeudi 22 mars 2018, par la préfecture de Normandie et la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord à la mairie de Courseulles-sur-Mer, la société Éoliennes offshore du Calvados (EDF, Enbridge et Wpd) a tenté de rassurer ses opposants.
Pour tenir compte du caractère historique de la zone, elle s’engage à donner à chaque éolienne le nom d’un bâtiment de guerre allié ayant participé au Débarquement. Elle promet aussi d’installer une exposition permanente sur ces navires et leur histoire dans la future maison du parc, à Courseulles-sur-Mer.
Elle assure enfin aux pêcheurs avoir des éléments démontrant la possible cohabitation entre pratiques de pêche et implantation des éoliennes.
https://www.ouest-france.fr/normandie/courseulles-sur-mer-des-noms-de-navires-allies-pour-les-eoliennes-5640971

23/03/18Eolien en mer : le gouvernement affûte son plan de renégociation
Une réunion ministérielle se tient ce vendredi sur la stratégie de renégociation des appels d'offres de 2011 et 2013. Un enjeu à 40 milliards d'euros.
« On ne demande qu'à savoir ce qu'ils veulent. Et on espère qu'ils savent ce qu'ils veulent, parce que sinon, cela va prendre des mois ». Une semaine après le rejet par le Sénat de l'amendement du gouvernement visant à renégocier, voire annuler le résultat des deux premiers appels d'offres d'éolien en mer, les industriels continuent à s'interroger sur les ambitions de l'exécutif.
Les choses pourraient s'éclaircir rapidement. Selon plusieurs sources, une réunion ministérielle est prévue, ce vendredi, « pour décider de la stratégie de négociation ». L'objectif n'a en tout cas pas changé : faire baisser le niveau du soutien public. « Chaque entreprise est aussi un contribuable », poursuit une source.
Les six premiers parcs éoliens attribués en 2012 et 2014, qui totaliseront 400 éoliennes (pour 3.000 mégawatts), bénéficient d'un prix d'achat garanti de l'électricité d'environ 190 euros par mégawattheure sur vingt ans. Un montant que les retards des projets français et la baisse rapide des subventions en Europe rendent désormais inacceptables pour le gouvernement. Selon les calculs de la Commission de régulation de l'énergie (CRE), les charges engendrées par ces appels d'offres s'élèveront, sur la période, à 40,7 milliards d'euros.
Chiffrage contesté
Le secteur organise sa défense. Il a d'abord pointé le signal « désastreux » pour la sécurité juridique des investissements en France et le respect des objectifs de la transition énergétiques. Le Syndicat des énergies renouvelables, qui fédère les acteurs du secteur, conteste aussi le chiffrage du régulateur, estimant qu'il faut actualiser ces dépenses et en retrancher le prix de marché de l'électricité (autour de 40 à 45 euros/MWh), qui reflète le prix minimal auquel il faudrait de toute façon se fournir. Interrogée, la CRE assure l'avoir déjà déduit, et rejette la logique d'une actualisation.
Pour autant, les développeurs de projets ne sont pas fermés à une discussion. « On n'a jamais quitté la table des négociations », assure même un acteur. A l'automne 2017, EDF, Engie et Iberdrola ont déjà négocié avec l'administration et EDF OA (qui achètera l'électricité au prix fixé) pour écrire une « clause de partage des gains » avec l'Etat en cas de rentabilité supérieure au niveau prévu par les entreprises lors de leur candidature aux appels d'offres. La Commission européenne, à qui est notifié tout projet d'aide d'Etat, avait imposé une clause de ce type pour le projet nucléaire d'Hinkley Point (Grande-Bretagne).
Au tournant de l'année, le gouvernement a toutefois jugé le mouvement insuffisant, souhaitant une baisse effective du soutien public, désormais porté au budget de l'Etat et non plus directement financé par la seule facture d'électricité.
Pas toutes les mêmes stratégies
Des éléments de négociation seront communs aux trois consortiums: la baisse du coût de la dette ces dernières années ou le taux de marge des développeurs. Mais ils ont aussi des spécificités, qui orienteront leurs discussions. EDF EN, associé au canadien Enbridge, est aujourd'hui le plus avancé sur ses trois parcs (Saint-Nazaire, Fécamp et Courseulles-sur-Mer), et vise une première décision d'investissement cette année. Surtout, leur fournisseur de turbines, GE (ex-Alstom), a déjà construit une usine de nacelles à Saint-Nazaire, qui termine dans quelques mois la livraison pour le champ allemand Merkur - son premier et unique grand champ pour l'instant.
Le projet remporté par Iberdrola, RES et la Caisse des dépôts à Saint-Brieuc a déjà obtenu de remplacer les éoliennes initiales (des modèles Areva de 5 MW, sorti du marché de l'éolien) par des turbines beaucoup plus puissantes (8 MW) de Siemens Gamesa. Des turbines qui équiperont également, au lieu des 8 MW d'Adwen, les champs de Yeu-Noirmoutier et du Tréport pour Engie, EDPR et la CDC. Or, à ce jour, les engagements de construction d'usines (nacelles et pales) au Havre (Seine-Maritime) repris par Siemens Gamesa ne sont pas concrétisés.
Pourrait-il y avoir un « deal » qui allégerait les engagements industriels en France (qui représentaient 40 % de la note des candidats) en contrepartie d'une baisse des prix ? Le groupe hispano-allemand n'a guère d'intérêt à construire de nouvelle usine : il vient de lancer un plan d'économies de 2 milliards d'euros pour rester compétitif face à ses concurrents.
https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/0301461282586-eolien-en-mer-le-gouvernement-affute-son-plan-de-renegociation-2163716.php

22/03/18 : AMENDEMENT SUR LES ÉOLIENNES OFFSHORE : LE COLLECTIF TPANI DE VENDÉE
Rejeté au Sénat, l'amendement prévoyant la renégociation du cahier des charges des premiers parcs éoliens marins sera représenté à l’Assemblée nationale.
L'éolien en mer, trop cher ! C'est en substance le message passé par le Ministère de l'écologie. Un amendement, rejeté au Sénat la semaine dernière, a été déposé pour permettre la renégociation des tarifs de l'électricité, produite par les éoliennes-offshore françaises. Dans l'ouest, plusieurs projets pourraient être retardés, dont le parc de 62 éoliennes prévu entre Noirmoutier et l'île d'Yeu. Fabien Bouglé, porte-parole du Collectif « Touche pas à nos îles » opposé au projet éolien, explique le souhait du Gouvernement, au micro d'Aléxis Bédu.
« C'est comme si l'Etat devait racheter le litre de diesel à 8 euros. L'Etat dit : « On ne peut pas acheter à un prix quatre à cinq fois plus élevé que le prix habituel donc on souhaite renégocier totalement le tarif de rachat de l'électricité provenant d'éoliennes offshore aux promoteurs éoliens ». Pour cela, l'Etat dépose un amendement pour revoir les tarifs et les projets. Si ce n'est pas possible, cela pourrait aller jusqu'à une annulation définitive des six centrales éoliennes prévues entre Noirmoutier et Le Tréport ».
Rejeté au Sénat, l'amendement prévoyant la renégociation du cahier des charges des premiers parcs éoliens marins sera représenté à l’Assemblée nationale. Le collectif « Touche pas à Nos Iles » a récemment écrit au secrétaire d’Etat à la transition écologique, Sébastien Lecornu, pour lui demander l’annulation ou le report de l’enquête publique prévue à compter du 4 avril sur la création de cette centrale éolienne.
EELV
Pour les élus écologistes et citoyens de la Région Pays de la Loire : « L’Etat et les porteurs de projets doivent se mettre autour de la table et s’accorder sur un juste prix de l’électricité produite par l’éolien en mer, afin que le lancement des parcs puisse se faire rapidement sans prendre encore plus de retard. »
https://hitwest.com/news/amendement-sur-les-eoliennes-offshore-le-collectif-tpani-de-vendee-29804
22/03/18 : Nicolas Hulot : « La législation actuelle sur les EMR est trop rigide »
Quelques jours après l'introduction, par le gouvernement, d'un amendement visant à la révision des conditions des appels d'offres attribués pour les six champs éolien offshore français, rejeté depuis par le Sénat, le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot s'est exprimé sur le sujet. Interrogé mardi à l'Assemblée Nationale sur les orientations du gouvernement en matière d'EMR par le député LREM de Vendée Stéphane Buchou, il a assuré qu'il ne ferait « rien pour fragiliser la filière des énergies marines renouvelables ». Il a également précisé que « la législation actuelle est trop rigide et ne nous permet pas de faire baisser les coûts. L'objectif est de pérenniser la filière ».
L'amendement déposé, un peu en surprise, par le gouvernement devant le Sénat avait provoqué une très vive inquiétude auprès des industriels des énergies marines renouvelables qui y voyaient un signal d'instabilité réglementaire dans une filière tout juste en train de se structurer. Même si l'amendement décrié a été rejeté, le gouvernement garde la possibilité d'en introduire un autre dans la suite la procédure législative, soit en commission mixte paritaire ou lors de la seconde lecture.

20/03/18Eolien offshore: l’amendement refera surface
Le gouvernement représentera à l’Assemblée nationale l’amendement prévoyant la renégociation du cahier des charges des premiers parcs éoliens marins.
Extrait : Le ministère de la transition écologique ne lâche pas le morceau. Il entend bien faire adopter son amendement à la loi sur la société de confiance. Présenté le 9 mars, ce texte donne la possibilité à l’administration de...
http://www.journaldelenvironnement.net/article/eolien-offshore-l-amendement-refera-surface,90988

19/03/18 : Somme : Mers-les-Bains : A propos de la décision sur les éoliennes en mer
Mr le maire s’exprime suite à la décision sur l’éolien offshore au large de nos côtes.
« J’ai tout d’abord remercié l’association d’avoir invité le premier magistrat Mersois. Je les ai très chaleureusement félicités pour leur engagement déjà ancien, persévérant, et les ai remerciés pour le combat qu’ils mènent. J’ai indiqué que tout élément nouveau, quelque soit son ampleur, est toujours utile lorsqu’il peut être de nature à retarder, à questionner.
Plus le projet sera retardé, mieux ce sera, d’autant que les technologies ne cessent de progresser et qu’ainsi une espérance (mot plus fort qu’espoir…) demeure forte pour qu’un projet respectueux de l’environnement, et de la pêche notamment, voie le jour et non le projet monstrueux, car déconnecté des réalités, que l’on veut nous imposer.
La mobilisation reste intacte. »
Michel DELÉPINE maire de Mers Les Bains
http://www.merslesbains.fr/a-propos-de-la-decision-sur-les-eoliennes-en-mer/

19/03/18VIDEO. Saint-Nazaire. La « tour Eiffel flottante » quitte le port
Impressionnant spectacle dans le bassin à flot ce dimanche après-midi 18 mars. Le pied de la sous-station électrique STX pour parc éolien a franchi l’écluse.
Un spectacle et des images insolites, ce dimanche après-midi 18 mars dans le port de Saint-Nazaire. Une grande structure flottante en tubes de métal, couleur jaune et gris, qui bouge lentement guidée par les gros remorqueurs. Certains l’ont même aperçu bouger depuis le centre-ville. Une « tour Eiffel sur l’eau » ?
Il s’agissait du pied de la dernière sous-station électrique fabriquée par les chantiers STX. 
Ce grand cube blanc qui transformera le courant au milieu d’un parc éolien au large de l’Allemagne en mer Baltique. Il sera positionné sur le pied en métal de 55 mètres de haut.
Avant son petit périple en mer, la structure métallique a donc franchi le pont tournant et l’écluse, ce dimanche, sous le regard médusé de dizaines de badauds. La station, elle, est toujours dans le port à côté du paquebot Celebrity edge en construction.

18/03/18 : Bataille au Sénat autour de l'éolien en mer
Le Sénat a rejeté très largement un amendement controversé du gouvernement. Il aurait permis de renégocier les tarifs de rachat de l'électricité produite par des parcs éoliens en mer.
L'amendement avait été présenté en dernière minute par le gouvernement dans le cadre de l'examen en première lecture au Sénat du projet de loi "État au service d'une société de confiance", déjà adopté à l'Assemblée nationale. Il a été rejeté à main levée. Son dépôt avait provoqué une levée de boucliers en Bretagne, Normandie et Pays-de-la-Loire, les trois régions où est prévue la construction de six de ces parcs. Les présidents des trois régions ont demandé mercredi 14 mars 2018, "une réunion d'urgence" au Premier ministre Édouard Philippe afin de lui exposer leurs "craintes sur les risques qui pèsent aujourd'hui quant à l'avenir de cette filière stratégique".
Pour le secrétaire d'État aux comptes publics Olivier Dussopt, cet amendement devait donner "une base légale à des renégociations avec les lauréats des appels d'offres sur les énergies marines renouvelables pour baisser les tarifs d'achat et permettre de retirer des autorisations administratives en indemnisant le lauréat". Les tarifs des appels d'offres actuels sont trop élevés, a-t-il affirmé, "jusqu'à cinq fois supérieurs aux tarifs du marché". "Les éoliennes autorisées en 2011 et 2014 coûtent 41 milliards d'euros aux finances publiques sur vingt ans pour 3 gigawatts seulement", a-t-il ajouté.
"S'il est légitime de réexaminer l'équilibre économique de ces projets, cela ne peut se faire que par une négociation avec les lauréats", lui a répondu le rapporteur Jean-Claude Luche (UC, Ardèche). Christophe Priou (LR, Loire-Atlantique) a estimé que l'adoption "repousserait fatalement le lancement des parcs off-shore, alors que les régions ont investi 600 millions d'euros dans les infrastructures portuaires pour maximiser les retombées économiques des projets lauréats". "On ne peut pas faire confiance en un État qui change de pied", a lancé Bruno Retailleau (LR, Vendée). "
"Que penser d'un amendement très lourd qui s'exonère des études d'impact au moment où le Premier ministre demande un meilleur travail législatif?".
Les présidents des régions concernées ont pointé à la fois "l'absence de concertation tant avec les acteurs de la filière EMR (Énergies marines renouvelables, NDLR) qu'avec les collectivités territoriales concernées", mais aussi le "caractère rétroactif (...) de nature à amoindrir la confiance des investisseurs comme des industriels de la filière". Et de rappeler les investissements (plus de 600 millions d'euros) déjà réalisés par ces régions en matière d'infrastructures. Des élus de tous bords se sont exprimés depuis plusieurs jours contre cet amendement, y voyant une menace sur l'avenir de l'éolien en mer.
"Insécurité juridique"
Côté entreprises impliquées dans ces projets, la grogne gronde aussi. Dans une tribune adressée au Figaro, les acteurs de la filière (industriels, sous-traitants et futurs exploitants) alertent sur les risques de cet amendement et rappellent que les six projets déjà actés doivent permettre de créer "15.000 emplois industriels" principalement dans les trois régions concernées, avec la construction de plusieurs usines. Pour France Énergie Éolienne (FEE), qui rassemble les professionnels de la filière, "l'amendement du gouvernement est problématique parce qu'il rompt le climat de confiance dans lequel on était, il fragilise les engagements de long terme qui étaient pris (...)", déclare à l'AFP Pauline Lebertre, déléguée générale de cette association.
"Ça crée une insécurité juridique pour les porteurs de projets et pour tous les investisseurs dans les projets EMR", fait remarquer Mme Lebertre. "On va amoindrir la transition énergétique de la France", a-t-elle ajouté. "C'est un signal très négatif envoyé par le gouvernement", confirme Dominique Follut, vice-président du cluster d'entreprises Neopolia, en charge des EMR.
Six parcs éoliens sont concernés, actés en deux appels d'offres. Le premier, attribué en 2012, concerne les projets de Courseulles-sur-mer (Calvados), Fécamp (Seine-Maritime), Saint-Brieuc (Côtes d'Armor) et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Le second, datant de 2014, porte sur les sites du Tréport (Seine-Maritime) et de Yeu/Noirmoutier (Vendée). Ces différents parcs devraient entrer en service au mieux en 2021 ou 2022. La France accuse un net retard dans le domaine des EMR comparativement à l'Europe du nord.
https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/developpement-durable/bataille-au-senat-autour-de-l-eolien-en-mer_122056

18/03/18 : Parcs éoliens en mer : la cour administrative de Nantes se prononcera d’ici à quinze jours
Les parcs éoliens en mer au large de Fécamp, de Courseulles-sur-Mer et de Saint-Brieuc finiront-ils par émerger ? Des recours sont en cours d’instruction depuis le vendredi 16 mars 2018 devant la cour administrative d’appel de Nantes. Cette dernière devrait se prononcer dans une quinzaine de jours.
FÉCAMP (NORMANDIE). La cour administrative d’appel de Nantes a examiné vendredi 16 mars 2018 de nouveaux recours dirigés contre trois des premiers projets de parcs d’éoliennes en mer français, au large de Fécamp, de Saint-Brieuc et des plages normandes du Débarquement, à Courseulles-sur-Mer. Ces requêtes, émanant d’associations de défense de l’environnement et de particuliers, visent à faire annuler la convention de concession d’utilisation du domaine public maritime pendant 40 ans de chacun de ces trois parcs offshore, l’une des trois autorisations administratives nécessaires aux installations d’éoliennes en mer, approuvées par arrêtés préfectoraux.
Eloignement suffisant
Les requérants dénoncent pour chacun des projets l’incidence sur l’environnement mais aussi l’impact visuel de ces parcs comptant 62 à 83 éoliennes, avoisinant ou dépassant pour celui de Saint-Brieuc les 200 mètres de haut.
Le rapporteur public a conclu au rejet des recours contre le parc au large de Fécamp et d’Etretat (83 éoliennes) et contre celui de Courseulles-sur-Mer (Calvados) et des plages normandes du Débarquement. Il a notamment souligné l’éloignement suffisant des futures éoliennes, à au moins dix kilomètres des côtes ou des plages.
Décision dans quinze jours
Il a par contre conclu à l’annulation de l’arrêté préfectoral approuvant la concession pour le parc au large de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), pour un vice qui n’affecte pas la concession elle-même. Si la cour suit cet avis, cela entraînerait seulement un nouveau retard dans la mise en service du parc.
Les juges administratifs doivent faire connaître leurs décisions dans une quinzaine de jours.
Du retard par rapport à l’Europe du nord
Les parcs éoliens en mer au large de Fécamp, de Courseulles-sur-Mer et de Saint-Brieuc sont les premiers, avec celui de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), attribués en 2012 par appel d’offres gouvernemental national. Celui de Saint-Brieuc avait été attribué à l’Espagnol Iberdrola et les trois autres à EDF.
La cour administrative d’appel de Nantes, compétente pour statuer, en premier et dernier ressorts, sur tous les litiges relatifs aux installations de production d’énergie renouvelable en mer, a déjà rejeté plusieurs recours dirigés contre d’autres autorisations d’exploiter pour ces projets.
Les premiers parcs d’éoliennes en mer français devraient entrer en service au mieux en 2021 ou 2022, un net retard par rapport à l’Europe du nord.
http://www.paris-normandie.fr/breves/normandie/parcs-eoliens-en-mer--la-cour-administrative-de-nantes-se-prononcera-d-ici-a-quinze-jours-EE12524660
17/03/18Les parcs éoliens normands visés par de nouveaux recours en justice
La cour administrative d'appel de Nantes a examiné vendredi de nouveaux recours dirigés contre trois des premiers projets de parcs d'éoliennes en mer français, au large de Fécamp, Courseulles-sur-Mer et Saint-Brieuc. Le rapporteur public a plaidé en faveur des projets normands.
Alors que le gouvernement souhaite toujours renégocier les tarifs de rachat de l'électricité produite
par des parcs éoliens en mer, malgré le rejet de son amendement au Sénat, les projets de Fécamp et Courseulles-sur-Mer, ainsi que de Saint-Brieuc en Bretagne, sont de nouveau la cible de recours déposés en justice.
Ces requêtes, émanant d'associations de défense de l'environnement et de particuliers, visent à faire annuler la convention de concession d'utilisation du domaine public maritime pendant 40 ans de chacun de ces trois parcs offshore, l'une des trois autorisations administratives nécessaires aux installations d'éoliennes en mer, approuvées par arrêtés préfectoraux.
Les requérants dénoncent pour chacun des projets l'incidence sur l'environnement mais aussi l'impact visuel de ces parcs comptant 62 à 83 éoliennes, avoisinant ou dépassant pour celui de Saint-Brieuc les 200 mètres de haut.
Avis favorable pour les projets normands
Le rapporteur public a conclu, ce vendredi 16 mars, au rejet des recours contre le parc au large de Fécamp et d'Etretat et contre celui de Courseulles-sur-Mer et des plages normandes du Débarquement. Il a notamment souligné l'éloignement suffisant des futures éoliennes, à au moins dix kilomètres des côtes ou des plages.
Il a par contre conclu à l'annulation de l'arrêté préfectoral approuvant la concession pour le parc au large de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor), pour un vice qui n'affecte pas la concession elle-même. Si la cour suit cet avis, cela entraînerait seulement un nouveau retard dans la mise en service du parc. Les juges administratifs doivent faire connaître leurs décisions dans une quinzaine de jours.
Mise en service pas avant avant 2021
Les parcs éoliens en mer au large de Fécamp, de Courseulles-sur-Mer et de Saint-Brieuc sont les premiers, avec celui de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), attribués en 2012 par appel d'offres gouvernemental national. Celui de Saint-Brieuc avait été attribué à l'Espagnol Iberdrola et les trois autres à EDF.
La cour administrative d'appel de Nantes, compétente pour statuer, en premier et dernier ressorts, sur tous les litiges relatifs aux installations de production d'énergie renouvelable en mer, a déjà rejeté plusieurs recours dirigés contre d'autres autorisations d'exploiter pour ces projets.
Les premiers parcs d'éoliennes en mer français devraient entrer en service au mieux en 2021 ou 2022, un net retard par rapport à l'Europe du nord.
Trois des premiers projets de parcs éoliens en mer français font l'objet de recours devant la cour administrative d'appel de Nantes. Cette nouvelle péripétie intervient au moment où la filière s'interroge sur son avenir, après que le gouvernement cherche à revoir les mécanismes d'incitation qui avaient prévalu jusqu'à présent.
La cour administrative d'appel de Nantes a examiné ce 16 mars de nouveaux recours dirigés contre trois des premiers projets de parcs éoliens en mer français, au large de Fécamp, de Saint-Brieuc et des plages normandes du Débarquement. Ces requêtes, émanant d'associations de défense de l'environnement et de particuliers, visent à faire annuler la convention de concession d'utilisation du domaine public maritime pendant 40 ans de chacun de ces trois parcs offshore, l'une des trois autorisations administratives nécessaires aux installations d'éoliennes en mer, approuvées par arrêtés préfectoraux. Les requérants dénoncent pour chacun des projets l'incidence sur l'environnement mais aussi l'impact visuel de ces parcs comptant 62 à 83 éoliennes, avoisinant ou dépassant pour celui de Saint-Brieuc les 200 mètres de haut.
Décisions attendues dans une quinzaine de jours
Le rapporteur public a conclu au rejet des recours contre le parc au large de Fécamp et d'Etretat (Seine-Maritime) et contre celui de Courseulles-sur-Mer (Calvados) et des plages normandes du Débarquement. Il a notamment souligné l'éloignement suffisant des futures éoliennes, à au moins dix kilomètres des côtes ou des plages. Il a par contre conclu à l'annulation de l'arrêté préfectoral approuvant la concession pour le parc au large de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor), pour un vice qui n'affecte pas la concession elle-même. Si la cour suit cet avis, cela entraînerait seulement un nouveau retard dans la mise en service du parc. Les juges administratifs doivent faire connaître leurs décisions dans une quinzaine de jours.
Les parcs éoliens en mer au large de Fécamp, de Courseulles-sur-Mer et de Saint-Brieuc sont les premiers, avec celui de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), attribués en 2012 par appel d'offres gouvernemental national. Celui de Saint-Brieuc avait été attribué à l'Espagnol Iberdrola et les trois autres à EDF. La cour administrative d'appel de Nantes, compétente pour statuer, en premier et dernier ressorts, sur tous les litiges relatifs aux installations de production d'énergie renouvelable en mer, a déjà rejeté plusieurs recours dirigés contre d'autres autorisations d'exploiter pour ces projets.
Polémique sur les tarifs
Les premiers parcs d'éoliennes en mer français devraient entrer en service au mieux en 2021 ou 2022, un net retard par rapport à l'Europe du Nord. Des industriels et des collectivités se sont émus ces derniers jours des incertitudes pesant sur le développement de cette filière, après le dépôt par le gouvernement d'un amendement controversé lors de l'examen au Sénat du projet de loi pour un Etat au service d'une société de confiance (lire ci-dessous notre article du 15 mars). Finalement rejeté ce 14 mars, il aurait permis de renégocier les tarifs de rachat de l'électricité produite par les parcs éoliens en projet, le gouvernement estimant que les tarifs des appels d'offres passés sont trop élevés par rapport aux prix du marché.
En marge d'une visite à l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) ce 15 mars, Sébastien Lecornu, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Transition écologique, a réaffirmé que le gouvernement n'avait pas changé de position malgré le rejet de son amendement par le Sénat. "Nos objectifs restent les mêmes", a-t-il déclaré à des journalistes. "On a un modèle économique qui est en train de se dessiner autour des énergies renouvelables, c'est-à-dire que le marché de l'offre et de la demande commence à faire son oeuvre, avec des prix qui sont en décroissance", a remarqué Sébastien Lecornu. "Il est logique que les pouvoirs publics, qui ont imaginé des mécanismes d'incitation pour faire ces énergies renouvelables, adaptent petit à petit la sollicitation de l'argent du contribuable à mesure que le marché s'empare de ces projets", a-t-il estimé. "Notre enjeu c'est d'arriver à soutenir à fond cette filière", a assuré Sébastien Lecornu. "On ne peut pas détacher cet amendement de toutes les mesures - et que d'ailleurs les anti-éoliens me reprochent tous les jours - que nous avons prises ces dernières semaines" pour encourager les renouvelables, a-t-il souligné.
LIRE AUSSI
Société de confiance : le projet de loi en débat au Sénat avant le vote solennel
15/03/2018

Eolien en mer - Le projet de Dieppe-Le Tréport obtient un feu vert "avec réserves" de l'Agence française pour la biodiversité
21/02/2018

Eolien en mer : rejet d'un recours contre un parc au large des plages normandes du Débarquement
02/10/2017

En bref - Eolien en mer : la justice valide le parc au large de Saint-Nazaire
28/07/2017

Energie - Eolien en mer : plainte d'opposants devant la Commission européenne
05/07/2017

Energie / Environnement - Eolien offshore : avis favorables des commissions d'enquêtes publiques pour les premiers parcs français
https://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/cs/ContentServer?pagename=Territoires/Articles/Articles&cid=1250280788780

16/03/18Baie de Saint-Brieuc. Idées fausses et questions sur les éoliennes en mer😡
Autour du projet d’éoliennes en baie de Saint-Brieuc, porté par Ailes Marines, les opinions les plus contrastées s’expriment. Certains avis péremptoires sont surprenants. Florilège de ce qui a pu se dire et d’interrogations en suspens.
« Les pêcheurs perdront leur travail, et la criée d’Erquy ne servira plus à rien »
Un ingénieur à la retraite, adhérent de Gardez les caps, association qui regroupe des opposants aux éoliennes, prévoyait la mort de la pêche et la fermeture de la criée d’Erquy si les éoliennes se construisaient. C’est assez excessif… La pêche sera autorisée entre les éoliennes. Par ailleurs, les criées vendent en majorité la pêche des navires hauturiers, qui travaillent au large, loin de la baie de Saint-Brieuc.

« Les éoliennes seront installées en plein dans le gisement de coquilles Saint-Jacques »
Il ne faut pas confondre le gisement principal, dans lequel la pêche est limitée à 45 minutes, deux jours par semaine (en novembre, décembre, février et mars), et le gisement du large, ouvert seulement un mois par an, où on pêche pendant cinq heures. La densité n’est pas la même. Ifremer compte 610 000 coquilles au km2 sur le gisement principal, et 90 000 coquilles dans la zone des futures éoliennes. « De plus, fait remarquer Alain Coudray, président du comité départemental des pêches, les éoliennes étaient prévues au sud du périmètre de l’appel d’offres. Nous avons obtenu qu’elles soient repoussées plus au nord. »
« Les pêcheurs n’auront plus le droit de travailler »
Faux, le préfet maritime a autorisé la pêche entre les éoliennes. Et les rangées d’éoliennes ont été positionnées en fonction des habitudes des pêcheurs, dans le sens du courant. C’est-à-dire selon une orientation nord-nord-ouest/sud-sud-est.
« Les éoliennes vont gâcher le paysage en mer »
On les verra, c’est sûr. Ailes Marines a fait un travail de communication sur l’impact visuel, avec des photomontages. Gardez les caps a confronté ses propres photomontages, montrant des éoliennes trois fois plus grandes, en expliquant que le cerveau s’intéresse à la zone de lecture, la partie centrale d’une image.
Quid des câbles, de l’eau trouble, du bruit ?
Quelles seront les contraintes de navigation ?
Pendant le chantier, seuls les navires liés aux travaux seront autorisés à pénétrer dans la zone. Ensuite, la navigation sera autorisée pour les bateaux de moins de 25 m, sauf dans un rayon de 50 m autour de chaque éolienne et de 200 m autour de la sous-station électrique. Le chalut et la drague seront autorisés dans le sens des lignes d’éoliennes. Seule la « zone de convergence des câbles », au centre du parc, sera interdite. Aucune restriction pour les arts dormants (casiers, filets, palangres, etc.)
Le sol sera-t-il maillé de câbles ?
Ailes marines s’est engagé à ensouiller (enfouir) au maximum les câbles, notamment tous ceux qui traversent les couloirs de pêche. Les pêcheurs, eux, demandent que 100 % des câbles soient ensouillés, y compris dans les zones rocheuses. « On sait que c’est possible »,assure Alain Coudray.
Les carottages, en cours actuellement, engendrent peu de turbidité. Mais qu’en sera-t-il lors de la phase de construction ?
Les pêcheurs redoutent l’impact des travaux sur le naissain de coquilles et sur les espèces benthodémersales (proches du fond ou sur le fond). « Le comité des pêches a bataillé pour que les études de bruit et de turbidité soient intégrées dans les arrêtés préfectoraux,explique le président du comité des pêches. Avant de commencer les travaux, Ailes Marines devra en présenter les résultats. » Les premières études réalisées lors des demandes d’autorisation montraient que les sédiments fins seront de l’ordre de 20 mg/l et tomberont rapidement à moins de 1 mg/l à la fin du forage.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/baie-de-saint-brieuc-idees-fausses-et-questions-sur-les-eoliennes-en-mer-5625897

16/03/18Éoliennes en mer : trois recours examinés par la justice
La cour administrative d’appel de Nantes se penchait, ce vendredi 16 mars, sur trois recours visant des projets de parcs éoliens en mer, dans les Côtes-d’Armor ou près des plages du Débarquement ou des falaises d’Étretat. Pas de chamboule-tout en vue.
Sur le fond du fond, l’argument massue des opposants aux projets de parcs éoliens en mer, c’est la défiguration de paysages sauvages et de littoraux protégés.
Mais c’est inopérant, assure le rapporteur public de la cour d’administrative d’appel de Nantes qui donnait, ce vendredi 16 mars, son avis sur trois projets contestés. À proximité des falaises d’Étretat, comme en Côtes-d’Armor ou non loin des plages du Débarquement, son raisonnement est le même : les éoliennes parfois hautes de 200 mètres sont implantées à plus de 10 kilomètres du rivage.
Autrement dit, si l’on observe la côte, depuis les sentiers douaniers ou depuis la mer, elle reste intacte. Impossible de voir le littoral ET les éoliennes simultanément et d’un seul coup d’œil. Certes, l’horizon est bien impacté, mais à ses yeux, il ne fait l’objet d’aucune forme de protection légale. « L’intérêt paysager n’est pas sur le large, ces vues n’ont rien de pittoresque, d’exceptionnel », assure le rapporteur public. En substance, il pousse le raisonnement plus loin : qu’on trouve ça joli ou laid, des éoliennes à l’horizon, ce n’est pas le problème.
Décisions dans une quinzaine de jours
Deux des trois recours formés par des associations de protection de l’environnement, dont, à chaque fois, Robin des bois, ont peu de chances de prospérer aux yeux du rapporteur public, catégorique. D’ailleurs, la cour administrative d’appel de Nantes, compétente pour tous ces dossiers, a, jusqu’à présent, validé les projets de parcs éoliens en mer, débattus devant elle.
Un bémol. Un troisième dossier, celui qui voisine avec les caps d’Erquy ou Fréhel, en Côtes-d’Armor, est entaché d’un petit problème de signature. De quoi, éventuellement, retarder légèrement le projet, mais pas le remettre en cause durablement.
Les trois décisions ont été mises en délibéré. Décisions rendues d’ici une quinzaine de jours.
https://www.ouest-france.fr/actualite-en-continu/eoliennes-en-mer-trois-recours-examines-5625586
16/03/18La modification du régime indemnitaire de l’éolien marin
L’objet de la loi n°2017-1839 du 30 décembre 2017 sur la fin de l’exploration des hydrocarbures a été élargi au cours des débats : elle concerne également les énergies renouvelables, dont les parcs éoliens en mer.
En premier lieu, RTE a désormais l’obligation d’achever les travaux de raccordement avant la date indiquée dans le cahier des charges de l’appel d’offres, ou du dialogue concurrentiel (article L.342-3 modifié du Code de l’énergie). En cas de retard dans le raccordement du parc au réseau public de transport, RTE devra indemniser le producteur, selon une méthode de calcul et sous un plafond (par installation) qui doivent être déterminés par décret. Ce nouveau décret définira donc un régime distinct de celui établi par le décret du 26 avril 2017 et l’arrêté du 10 novembre 2017, qui fixent les modalités d’indemnisation des producteurs lorsque le coût du raccordement est supporté par ces derniers (soit, désormais, en l’absence d’appel d’offres ou de dialogue concurrentiel).
En deuxième lieu, lorsque le producteur ne choisit pas l’emplacement du parc (ce qui est le cas de tous les projets passés, présents ou envisagés, puisque ces projets réalisés sur le domaine public maritime sont à l’initiative de l’Etat), les coûts du raccordement sont pris en charge par le tarif d’utilisation du réseau de transport, à l’exception des demandes techniques spécifiquement formulées par le lauréat en complément du cahier de charges (article L.342-7 du même code). En cas d’abandon du projet par le candidat, ces coûts sont en revanche mis à sa charge.
En dernier lieu, en phase d’exploitation, toujours si le producteur n’a pas choisi la zone d’implantation du parc et lorsque le coût du raccordement est supporté par RTE, le nouvel article L. 342-7-1 du Code de l’énergie prévoit que RTE doit indemniser ledit producteur en cas d’avarie ou de dysfonctionnement des ouvrages de raccordement, au titre des pertes résultant de l’impossibilité totale ou partielle (lorsque le raccordement comporte plusieurs câbles) d’injecter de l’électricité sur le réseau. Le montant de cette indemnisation, ainsi que ses modalités, doivent être définis par décret.
http://www.lexplicite.fr/la-modification-du-regime-indemnitaire-de-eolien-marin/


16/03/18
De nouveaux recours contre trois parcs éoliens en mer examinés par la justice
La cour administrative d'appel de Nantes a examiné vendredi de nouveaux recours dirigés contre trois des premiers projets de parcs d'éoliennes en mer français, au large de Fécamp, de Saint-Brieuc et des plages normandes du Débarquement.
Ces requêtes, émanant d'associations de défense de l'environnement et de particuliers, visent à faire annuler la convention de concession d'utilisation du domaine public maritime pendant 40 ans de chacun de ces trois parcs offshore, l'une des trois autorisations administratives nécessaires aux installations d'éoliennes en mer, approuvées par arrêtés préfectoraux.
Les requérants dénoncent pour chacun des projets l'incidence sur l'environnement mais aussi l'impact visuel de ces parcs comptant 62 à 83 éoliennes, avoisinant ou dépassant pour celui de Saint-Brieuc les 200 mètres de haut.
Le rapporteur public a conclu au rejet des recours contre le parc au large de Fécamp et d'Etretat (Seine-Maritime) et contre celui de Courseulles-sur-Mer (Calvados) et des plages normandes du Débarquement. Il a notamment souligné l'éloignement suffisant des futures éoliennes, à au moins dix kilomètres des côtes ou des plages.
Il a par contre conclu à l'annulation de l'arrêté préfectoral approuvant la concession pour le parc au large de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor), pour un vice qui n'affecte pas la concession elle-même. Si la cour suit cet avis, cela entraînerait seulement un nouveau retard dans la mise en service du parc.
Les juges administratifs doivent faire connaître leurs décisions dans une quinzaine de jours.
Les parcs éoliens en mer au large de Fécamp, de Courseulles-sur-Mer et de Saint-Brieuc sont les premiers, avec celui de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), attribués en 2012 par appel d'offres gouvernemental national. Celui de Saint-Brieuc avait été attribué à l'Espagnol Iberdrola et les trois autres à EDF.
La cour administrative d'appel de Nantes, compétente pour statuer, en premier et dernier ressorts, sur tous les litiges relatifs aux installations de production d'énergie renouvelable en mer, a déjà rejeté plusieurs recours dirigés contre d'autres autorisations d'exploiter pour ces projets.
Les premiers parcs d'éoliennes en mer français devraient entrer en service au mieux en 2021 ou 2022, un net retard par rapport à l'Europe du nord.
Des industriels et des collectivités se sont émus ces derniers jours des incertitudes pesant sur le développement de cette filière, après le dépôt par le gouvernement d'un amendement controversé. Rejeté par le Sénat mercredi, il aurait permis de renégocier les tarifs de rachat de l'électricité produite par les parcs éoliens en projet.
http://www.francesoir.fr/actualites-economie-finances/de-nouveaux-recours-contre-trois-parcs-eoliens-en-mer-examines-par-la


16/03/18 : Éolien en mer : la justice examine un recours contre le projet au large de Saint-Brieuc
La Cour administrative de Nantes a examiné ce vendredi 16 mars de nouveaux recours dirigés contre trois des premiers projets parcs d'éoliennes en mer : au large de Fécamp, de Saint-Brieuc, et des plages du Débarquement en Normandie.
Trois nouveaux arrêtés recours ont été examinés ce vendredi par la Cour administrative de Nantes. Leur but : faire annuler la convention de concession d'utilisation du domaine public maritime pendant 40 ans de chacun de ces trois parcs éoliens offshore. Tous ont été déposés par des associations de défense de l'environnement et de particuliers.
En effet, ils dénoncent pour chacun des projets l'incidence sur l'environnement et l'impact visuel. Car chaque projet prévoit l'installation de 62 à 83 éoliennes, dépassant les 200 mètres de haut pour celui au large de Saint-Brieuc.
Ce vendredi, le rapporteur public a conclu à l'annulation de l'arrêté préfectoral approuvant la concession pour le parc breton. Si la cour suit cet avis, cela entraînerait cependant seulement unnouveau retard dans la mise en service du parc, car l'annulation n'est demandée que pour un vice qui n'affecte pas la concession elle-même.
Pour ce qui est des parcs au large de Fécamp et d'Etretat, ainsi que celui de Courseulles-sur-Mer et des plages normandes du Débarquement, le rapporteur public a conclu au rejet des recours. Il a notamment souligné l'éloignement suffisant des futures éoliennes, situées à au moins 10 km des côtes ou des plages.
Les juges administratifs doivent faire connaître leurs décisions d'ici une quinzaine de jours.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/cotes-d-armor/saint-brieuc/eolien-mer-justice-examine-recours-contre-projet-au-large-saint-brieuc-1441607.html

16/03/18 : Normandie : un nouveau parc éolien inquiète les pêcheurs
JT 13H - Un projet de construction de 62 éoliennes en Normandie, au large de Dieppe et du Tréport fait fulminer les pêcheurs.
Au large de Dieppe et du Tréport, le paysage pourrait bientôt changer. En effet, un projet de construction de 62 éoliennes devrait voir le jour à quelques kilomètres de la plage de Normandie. Les habitants sont plutôt mitigés. Avec ce projet, 850 000 personnes pourraient être alimentés en électricité. Le problème est que le chantier est prévu sur la zone de la Manche la plus riche en saule et en coquilles Saint-Jacques, ce qui désespère les pêcheurs. Plus de 1 500 emplois pourraient être menacés, les bateaux se font d'ailleurs plus rares dans le port.
Ce sujet a été diffusé dans le journal télévisé de 13h du 16/03/2018 présenté par Jean-Pierre Pernaut sur TF1. Vous retrouverez au programme du JT de 13h du 16 mars 2018 des reportages sur l’actualité politique économique, internationale et culturelle, des analyses et rebonds sur les principaux thèmes du jour, des sujets en régions ainsi que des enquêtes sur les sujets qui concernent le quotidien des Français
https://www.lci.fr/societe/normandie-un-nouveau-parc-eolien-inquiete-les-pecheurs-2081894.html15/03/18Société de confiance : le projet de loi en débat au Sénat avant le vote solennel
[...] Eolien offshore
En proposant de donner une base légale à une renégociation avec les lauréats des appels d'offres sur les énergies marines renouvelables pour baisser les tarifs d’achat, voire en rendant possible l'annulation unilatérale de la décision d’attribution (article 34), le gouvernement a provoqué une levée de boucliers, en particulier dans les trois régions -Bretagne, Normandie et Pays de la Loire - où est prévue la construction de six de ces parcs. "Les tarifs des appels d'offres actuels sont trop élevés, jusqu'à cinq fois supérieurs aux tarifs du marché. Les éoliennes autorisées en 2011 et 2014 coûtent 41 milliards d'euros aux finances publiques sur vingt ans pour 3 gigawatts seulement", s’est expliqué le secrétaire d’Etat. "S’il est légitime de réexaminer l'équilibre économique de ces projets, cela ne peut se faire que par une négociation avec les lauréats (…)", lui a répondu le rapporteur Jean-Claude Luche. Cet amendement présenté à la dernière minute, et contre lequel le Syndicat des énergies renouvelables (SER) s’est immédiatement insurgé, a été largement rejeté par les sénateurs. La suppression de l’article 34 sexies - introduit en commission - permet par ailleurs de rétablir le dispositif de réfection tarifaire pour les coûts de raccordement au réseau de distribution des installations d’électricité renouvelable soutenues dans le cadre d’une procédure concurrentielle.[...]
https://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/cs/ContentServer?pagename=Territoires/Articles/Articles&cid=1250280782758
15/03/18Eolien en mer: le gouvernement veut toujours pouvoir renégocier les tarifs
Le gouvernement n'a pas changé de position après le rejet au Sénat d'un amendement qui aurait permis de renégocier les tarifs de rachat de l'électricité produite par des parcs éoliens en mer, a indiqué jeudi le secrétaire d'Etat à la Transition écologique Sébastien Lecornu
"Nos objectifs restent les mêmes", a-t-il déclaré à des journalistes en marge d'une visite à l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) en banlieue parisienne.
"On a un modèle économique qui est en train de se dessiner autour des énergies renouvelables, c'est-à-dire que le marché de l'offre et de la demande commence à faire son oeuvre, avec des prix qui sont en décroissance", a remarqué Sébastien Lecornu.
"Il est logique que les pouvoirs publics, qui ont imaginé des mécanismes d'incitation pour faire ces énergies renouvelables, adaptent petit à petit la sollicitation de l'argent du contribuable à mesure que le marché s'empare de ces projets", a-t-il estimé.
Le Sénat a rejeté très largement mercredi soir l'amendement du gouvernement qui aurait permis de renégocier les tarifs de rachat de l'électricité produite par des parcs éoliens en mer. Le gouvernement estimait que les tarifs des appels d'offres passés sont trop élevés par rapport aux prix du marché.
L'amendement avait été présenté en dernière minute par le gouvernement dans le cadre de l'examen en première lecture au Sénat du projet de loi État au service d'une société de confiance, déjà adopté à l'Assemblée nationale. Il a été rejeté à main levée.
Son dépôt avait provoqué une levée de boucliers dans les régions de l'ouest où est prévue la construction de six de ces parcs, ainsi que l'inquiétude des industriels du secteur.
"Notre enjeu c'est d'arriver à soutenir à fond cette filière", a assuré Sébastien Lecornu.
"On ne peut pas détacher cet amendement de toutes les mesures - et que d'ailleurs les anti-éoliens me reprochent tous les jours - que nous avons prises ces dernières semaines" pour encourager les renouvelables, a-t-il insisté.
https://www.notretemps.com/droit/eolien-en-mer-le-gouvernement-veut-afp-201803,i164267

15/03/18 : Éolien en mer: les industriels déplorent les incertitudes qui pèsent sur la filière 😤
Des industriels ont déploré les incertitudes qui freinent le développement de la filière française de l'éolien en mer, dans une tribune publiée jeudi par Le Monde.
"L'incertitude qui pèse sur les permis liés aux futurs parcs éoliens français, pourtant attribués dès 2012, paralyse aujourd'hui toute la filière", soulignent les représentants de GE Renewable Energy, Eiffage, Louis Dreyfus Armateurs, STX France et Bouygues Travaux Publics, signataires du texte.
Le Sénat a rejeté mercredi soir un amendement controversé du gouvernement qui aurait permis de renégocier les tarifs de l'électricité qui sera produite par six parcs éoliens en Manche et en Atlantique.
"On a besoin de stabilité et de régulation, on ne peut pas se permettre des à-coups quand on passe d'un gouvernement à un autre", a souligné auprès de l'AFP Jérôme Pécresse, PDG de GE Renewable Energy, qui travaille sur trois projets attribués à EDF.
"On attend maintenant le démarrage d'un premier projet pour assurer la pérennité de la charge industrielle dans nos usines, chez nos sous-traitants et le maintien des compétences", a ajouté M. Pécresse.
Le démarrage de ces projets, dont certains ont été contestés en justice, reste toutefois soumis à des autorisations réglementaires.
Alors que "cinq à sept ans" suffisent pour que des projets de parcs éoliens se concrétisent dans d'autres pays européens comme l'Allemagne et le Danemark, il faut "dix années" en France, relèvent les signataires de la tribune.
"Ce véritable parcours du combattant, marqué par les recours administratifs et les reports divers, se révèle dangereux à très court terme, pour l'ensemble de notre écosystème industriel", écrivent-ils.
Un premier appel d'offres avait attribué en 2012 à EDF trois parcs éoliens à Courseulles-sur-mer (Calvados), Fécamp (Saine-Maritime) et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), et un quatrième parc à l'Espagnol Iberdrola à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor).
Un deuxième appel d'offres avait été remporté en mai 2014 par un consortium mené par Engie (ex-GDF Suez) pour la construction de deux parcs éoliens, l'un au large du Tréport (Seine-Maritime), l'autre près des îles d'Yeu et de Noirmoutier (Vendée).
Ces différents parcs devraient entrer en service au mieux en 2021 ou 2022. La France accuse un net retard dans le domaine des énergies marines renouvelables, par rapport à l'Europe du nord.

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/eolien-en-mer-les-industriels-deplorent-les-incertitudes-qui-pesent-sur-la-filiere_122073

15/03/18 : Tarif éolien offshore : le feuilleton parlementaire n’est sans doute pas terminé
« Le Sénat a envoyé un signal très fort au gouvernement sur cet amendement. Je pense que maintenant, il faut jouer la transparence et dire quelles propositions sont faites, par quels développeurs-exploitants et pourquoi le gouvernement les rejette », attend Ronan Dantec, sénateur EELV de Loire-Atlantique. Mais ce parlementaire, qui a bien compris que l’exécutif avait besoin « d’un bâton pour négocier » (l’annulation possible des appels d’offres), n’exclut pas un retour de cet amendement imposant une renégociation des tarifs d’achat – toujours officiellement secrets… – accordés aux six projets éoliens en mer attribués en 2012 et 2014.
Rétroactivité
La demande du gouvernement a été rejetée mercredi 14 mars au soir par la Haute Assemblée, lors de la discussion de l’article 34 du projet de loi « Etat au service d’une société de confiance ». Mais elle peut tout à fait revenir et c’est ...

https://www.greenunivers.com/2018/03/tarif-eolien-offshore-feuilleton-parlementaire-nest-doute-termine-178228/

15/03/18Eolien en mer: les industriels déplorent les incertitudes qui pèsent sur la filière 
Des industriels ont déploré les incertitudes qui freinent le développement de la filière française de l'éolien en mer, dans une tribune publiée jeudi par Le Monde.
"L'incertitude qui pèse sur les permis liés aux futurs parcs éoliens français, pourtant attribués dès 2012, paralyse aujourd'hui toute la filière", soulignent les représentants de GE Renewable Energy, Eiffage, Louis Dreyfus Armateurs, STX France et Bouygues Travaux Publics, signataires du texte.
Le Sénat a rejeté mercredi soir un amendement controversé du gouvernement qui aurait permis de renégocier les tarifs de l'électricité qui sera produite par six parcs éoliens en Manche et en Atlantique.
"On a besoin de stabilité et de régulation, on ne peut pas se permettre des à-coups quand on passe d'un gouvernement à un autre", a souligné auprès de l'AFP Jérôme Pécresse, PDG de GE Renewable Energy, qui travaille sur trois projets attribués à EDF.
"On attend maintenant le démarrage d'un premier projet pour assurer la pérennité de la charge industrielle dans nos usines, chez nos sous-traitants et le maintien des concurrents", a ajouté M. Pécresse.
Le démarrage de ces projets, dont certains ont été contestés en justice, reste toutefois soumis à des autorisations réglementaires.
Alors que "cinq à sept ans" suffisent pour que des projets de parcs éoliens se concrétisent dans d'autres pays européens comme l'Allemagne et le Danemark, il faut "dix années" en France, relèvent les signataires de la tribune.
Un premier appel d'offres avait attribué en 2012 à EDF trois parcs éoliens à Courseulles-sur-mer (Calvados), Fécamp (Saine-Maritime) et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), et un quatrième parc à l'Espagnol Iberdrola à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor).
Un deuxième appel d'offres avait été remporté en mai 2014 par un consortium mené par Engie (ex-GDF Suez) pour la construction de deux parcs éoliens, l'un au large du Tréport (Seine-Maritime), l'autre près des îles d'Yeu et de Noirmoutier (Vendée).
Ces différents parcs devraient entrer en service au mieux en 2021 ou 2022. La France accuse un net retard dans le domaine des énergies marines renouvelables, par rapport à l'Europe du nord.
https://www.notretemps.com/droit/eolien-en-mer-les-industriels-afp-201803,i164237


15/03/18Éolien en mer : le Sénat rejette en bloc l'amendement controversé
Un amendement controversé du gouvernement souhaitait permettre la renégociation des tarifs de rachat de l'électricité produite par des parcs éoliens offshore. Il a été rejeté très largement, ce mercredi soir, par le Sénat.
Il avait été présenté en dernière minute par le gouvernement, dans le cadre de l'examen en première lecture au Sénat du projet de loi État au service d'une société de confiance, déjà adopté à l'Assemblée nationale.
Ce mercredi soir, l'amendement controversé a été rejeté. Il devait donner, selon le secrétaire d'État aux comptes publics Olivier Dussopt, "une base légales à des renégociations avec les lauréats des appels d'offres sur les énergies marines renouvelables pour baisser les tarifs d'achat et permettre de retirer des autorisations administratives en indemnisant le lauréat."
Selon M. Dussopt, les tarifs des appels d'offres actuels sont trop élevés, "jusqu'à cinq fois supérieurs aux tarifs du marché". "Les éoliennes autorisées en 2011 et 2014 coûtent 41 milliards d'euros aux finances publiques sur 20 ans, pour 3 gigawatts seulement", a-t-il ajouté.
"Réunion d'urgence" avec Édouard Philippe
Le dépôt de cet amendement avait provoqué une levée de boucliers en Bretagne, Normandie et Pays-de-la-Loire. Six de ces parcs doivent être construits dans ces trois régions. Ce mercredi, leurs présidents ont demandé "une réunion d'urgence" avec Édouard Philippe. Ils souhaitent exposer au Premier ministre leurs "craintes sur les risques qui pèsent aujourd'hui quant à l'avenir de cette filière stratégique."
"On ne peut pas faire confiance en un État qui change de pied", a lancé Bruno Retailleau (LR, Vendée). "Que penser d'un amendement très lourd qui s'exonère des études d'impact au moment où le Premier ministre demande un meilleur travail législatif?."
Plus de 600 millions d'euros d'investissements ont déjà été réalisés par ces trois régions en matière d'infrastructures. Des élus de tous bords ont apporté leur soutien, s'exprimant depuis plusieurs jours contre cet amendement. Ils y voient une menace sur l'avenir de l'éolien en mer.
https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/cotes-d-armor/saint-brieuc/eolien-mer-senat-rejette-bloc-amendement-controverse-1440799.html

15/03/18Éolien offshore : l'amendement proposant une renégociation des projets rejeté par les sénateurs
Le projet du gouvernement inquiétait les élus ligériens : les projets de parcs éoliens au large de Saint-Nazaire et de l'Île d'Yeu auraient pu être renégociés, voire annulés. Rejeté par les sénateurs, il peut encore être proposé par un parlementaire en commission paritaire mixte.
La levée de boucliers en Normandie, en Bretagne et dans les Pays de la Loire a convaincu les sénateurs. Mercredi soir, ils ont largement rejeté en commission spéciale un amendement visant à permettre la renégociation des tarifs de rachat de l'électricité produite par six parcs éoliens - voire l'annulation de ceux-ci. Situés du Tréport, en Normandie, jusqu'au large de l'Île d'Yeu, en Vendée, ils devraient tous sortir de mer dans le début des années 2020.
Peu convaincus par les arguments du gouvernement, les élus locaux sont montés au créneau pour faire annuler l'amendement. L'amendement fait partie d'un projet de loi pour un "État au service d'une société de confiance". Son examen au Sénat a permis pour la première fois d'appliquer sur une partie des articles la nouvelle procédure de législation en commission mise en place par la Haute Assemblée, au moment où le gouvernement cherche à améliorer le travail parlementaire dans le cadre de sa réforme institutionnelle.
Cette procédure conduit à ce que le droit d'amendement s'exerce uniquement en commission. La séance plénière de son côté est consacrée aux explications de vote et au vote sur le texte adopté par la commission. Le rejet de l'amendement, mercredi soir, devrait donc enterrer le projet. Sauf si celui ci refait son apparition lors de la commission mixte paritaire - entre l'Assemblée nationale et le Sénat - qui doit se mettre d'accord sur une version commune du texte.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/eolien-offshore-amendement-proposant-renegociation-projets-rejete-senateurs-1440847.html

15/03/18Eolien en mer. Le Sénat rejette l'amendement du gouvernement
Ce mercredi soir, le Sénat a largement rejeté l'amendement déposé par le gouvernement qui aurait permis de renégocier les tarifs de rachat de l'électricité produite par six parcs éoliens en mer, dont celui de la baie de Saint-Brieuc.

Très controversé, cet amendement avait fait craindre le pire pour les industriels porteurs desdits projets, mais aussi pour les élus, notamment les présidents des régions Bretagne, Normandie et Pays-de-la-Loire. Des présidents qui ont demandé, ce mercredi, "une réunion d'urgence" au Premier ministre, Edouard Philippe, pour l'alerter sur leurs "craintes sur les risques qui pèsent aujourd'hui quant à l'avenir de cette filière stratégique".
Pour le secrétaire d'Etat aux Comptes publics, Olivier Dussopt, les tarifs des appels d'offres actuels sont trop élevés "jusqu'à cinq fois supérieurs aux tarifs du marché".
De leurs côtés, les présidents de région ont pointé du doigt "l'absence de concertation tant avec les acteurs de la filière Energies marines renouvelables qu'avec les collectivités territoriales concernées", mais aussi "le caractère rétroactif de nature à amoindrir la confiance des investisseurs comme des industriels de la filière". Et de rappeler que plus de 600 M€ ont déjà été investis par ces régions.
http://www.letelegramme.fr/france/eolien-en-mer-le-senat-rejette-l-amendement-du-gouvernement-15-03-2018-11887536.php?vptoken=4794bba81406bf422eb67f8ac32964917f1c25d4


15/03/18 :  L'amendement qui fait trembler l'éolien en mer
Le gouvernement veut remettre en cause plusieurs parcs d'éoliennes en mer, au motif que les conditions octroyées sont trop avantageuses. La filière hurle.
Le gouvernement peut-il renier sa signature ? Visiblement, oui. Le 9 mars, le ministère de la Transition écologique a déposé au Sénat un amendement pour renégocier, voire annuler en cas d'échec, les appels d'offres qui ont octroyé six parcs d'éoliennes en mer (au large de Saint-Nazaire, Courseules-sur-Mer, Saint-Brieuc, Fécamp, Le Tréport et Noirmoutier). Les anti-éoliennes applaudissent. La filière, elle, est vent debout contre cette décision prise, selon France Énergie éolienne, l'association regroupant la majorité des professionnels, « de façon unilatérale ».
À première vue, il y a effectivement de quoi s'interroger. On ne change pas les règles du jeu en cours de partie. Par cet amendement, le gouvernement veut contraindre les lauréats, comme Engie et Iberdrola, à trouver les moyens techniques de faire baisser la facture. Lancés en 2011 et 2013, ces appels d'offres obligeaient en effet les candidats à prévoir des solutions très précises (tel ou tel type de turbine, par exemple), et inévitablement dépassées à l'entrée en service des parcs éoliens, dix ans plus tard.
La note, établie à partir des technologies d'alors, était donc lourde, trop lourde : l'État promettait de racheter l'électricité produite par ces engins off-shore à un prix variant de 180 à 220 euros le KW/h, selon le ministère, alors que le prix de marché évolue en ce moment autour de 40 à 45 euros... « La facture se montait à 2 milliards par an pendant 20 ans, observe, un peu affolé, un conseiller de Nicolas Hulot. Tout le monde sait bien que la filière de l'éolien sera décrédibilisée avec des tarifs aussi élevés. C'est sans commune mesure avec ce qui se fait ailleurs. Il faut faire entrer l'édredon dans la valise ! »
« Insécurité juridique »
Certes, dans les pays voisins tels l'Allemagne ou la Grande-Bretagne, le coût de l'éolien en mer est moins élevé. Mais le signal envoyé à la filière, ainsi qu'à l'ensemble des secteurs soumis aux appels d'offres, est inquiétant. Ce qu'il dit, c'est : nous, ministres, pouvons remettre en cause notre engagement si les conditions techniques sont dépassées.
Patrice Geoffron, professeur et responsable du Laboratoire d'économie de Paris-Dauphine, souligne la dangerosité de ce type de rétroactivité, qui risque de démobiliser les acteurs de l'éolien : « Plusieurs milliers d'éoliennes sont déployées en Europe, mais ce n'est pas encore le cas en France. Nous prenons du retard dans l'avancement de la transition énergétique, et le conseil économique, social et environnemental vient d'indiquer qu'il faudrait investir deux fois plus chaque année, ce qui suppose d'attirer des capitaux privés. Or cette décision dans l'éolien off-shore créerait de l'incertitude. Elle pourrait dissuader les investisseurs. »
Et l'expert en économie de l'énergie de conclure : « Introduire une insécurité juridique dans les filières émergentes me paraît être une mauvaise idée. On ne peut pas, dans ce domaine, considérer que des événements externes peuvent légitimer des renégociations, car le progrès technique et la baisse des coûts ne sont pas une incertitude mais au contraire une certitude absolue. »
Usines en péril
La filière professionnelle dénonce aussi le flou engendré par cette reculade – terme que le gouvernement réfute, préférant expliquer que sa décision doit à l'inverse accélérer la transition énergétique. « Aujourd'hui, (nous avons) avant tout besoin de visibilité et de stabilité, tant réglementaires qu'économiques », prévient France Énergie éolienne. Autre critique, de taille : le changement de pied du gouvernement mettrait en péril de futures usines de pales et de nacelles pour éoliennes, que devaient construire les candidats retenus.
Au cabinet de Nicolas Hulot, on ne semble pas ébranlé par cette levée de boucliers. D'ailleurs, l'entourage du ministre confie que, désormais, il sera possible de changer une procédure en cours pour y intégrer les dernières évolutions technologiques. Il est vrai qu'en une dizaine d'années (durée entre le début de l'appel d'offres concerné et la mise en service des parcs éoliens), les pales ou le rotor qui constituent les éoliennes évoluent, tout comme les conditions auxquelles les entreprises peuvent s'endetter pour investir.
À Dunkerque, un appel d'offres sera bientôt annoncé pour un parc d'éoliennes off-shore avec un prix de rachat de l'électricité compris entre « 60 et 100 euros », selon le ministère. Soit un coût environ deux fois moindre que dans les six autres parcs dont la procédure d'attribution est sur la sellette. Si les acteurs de la filière s'étranglent, le consommateur, lui, devrait y trouver son compte...

http://www.lepoint.fr/environnement/l-amendement-qui-fait-trembler-l-eolien-en-mer-15-03-2018-2202801_1927.php

15/03/18 : Éolien en mer. L’amendement du gouvernement rejeté par le Sénat
Le Sénat vient de rejeter un amendement déposé par le gouvernement. Il aurait permis de renégocier les tarifs de rachat de l’électricité produite par des parcs éoliens en mer. Cet amendement avait créé le trouble dans le monde de l’éolien en mer.
Le Sénat a rejeté très largement mercredi soir un amendement controversé du gouvernement qui aurait permis de renégocier les tarifs de rachat de l’électricité produite par des parcs éoliens en mer.
Son dépôt avait provoqué une levée de boucliers en Bretagne, Normandie et Pays de la Loire, les trois régions où est prévue la construction de six de ces parcs.
Les présidents des trois régions ont demandé mercredi « une réunion d’urgence » au Premier ministre Édouard Philippe afin de lui exposer leurs « craintes sur les risques qui pèsent aujourd’hui quant à l’avenir de cette filière stratégique ».
Les présidents des régions concernées ont pointé à la fois « l’absence de concertation tant avec les acteurs de la filière EMR (Énergies marines renouvelables) qu’avec les collectivités territoriales concernées », mais aussi le « caractère rétroactif de nature à amoindrir la confiance des investisseurs comme des industriels de la filière ». Et de rappeler les investissements (plus de 600 millions d’euros) déjà réalisés par ces régions en matière d’infrastructures.
Six parcs sont concernés
Six parcs éoliens sont concernés, actés en deux appels d’offres. Le premier, attribué en 2012, concerne les projets de Courseulles-sur-Mer (Calvados), Fécamp (Seine-Maritime), Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Le second, datant de 2014, porte sur les sites du Tréport (Seine-Maritime) et de Yeu/Noirmoutier (Vendée).
Ces différents parcs devraient entrer en service au mieux en 2021 ou 2022. La France accuse un net retard dans le domaine des EMR comparativement à l’Europe du nord.
https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/eolien-en-mer-l-amendement-du-gouvernement-rejete-par-le-senat-5623177

15/03/18Eolien en mer : le Sénat rejette largement un amendement
Le Sénat a rejeté très largement mercredi soir un amendement controversé du gouvernement qui aurait permis de renégocier les tarifs de rachat de l'électricité produite par des parcs éoliens en mer. L'amendement avait été présenté en dernière minute par le gouvernement dans le cadre de l'examen en première lecture au Sénat du projet de loi État au service d'une société de confiance, déjà adopté à l'Assemblée nationale. Il a été rejeté à main levée. Son dépôt avait provoqué une levée de boucliers en Bretagne, Normandie et Pays-de-la-Loire, les trois régions où est prévue la construction de six de ces parcs.
Pour le secrétaire d'État aux comptes publics Olivier Dussopt, cet amendement devait donner "une base légale à des renégociations avec les lauréats des appels d'offres sur les énergies marines renouvelables pour baisser les tarifs d'achat et permettre de retirer des autorisations administratives en indemnisant le lauréat". Les tarifs des appels d'offres actuels sont trop élevés, a-t-il affirmé, "jusqu'à cinq fois supérieurs aux tarifs du marché". "Les éoliennes autorisées en 2011 et 2014 coûtent 41 milliards d'euros aux finances publiques sur vingt ans pour 3 gigawatts seulement", a-t-il ajouté. "S'il est légitime de réexaminer l'équilibre économique de ces projets, cela ne peut se faire que par une négociation avec les lauréats", lui a répondu le rapporteur Jean-Claude Luche (UC, Ardèche).
Christophe Priou (LR, Loire-Atlantique) a estimé que l'adoption "repousserait fatalement le lancement des parcs off-shore, alors que les régions ont investi 600 millions d'euros dans les infrastructures portuaires pour maximiser les retombées économiques des projets lauréats". "Ce n'est pas ainsi que l'on redonnera confiance aux territoires et aux collectivités", a jugé Michèle Meunier (PS, Loire-Atlantique). "Les renégociations ne peuvent se faire sous la contrainte et avec effet rétroactif", a lancé Agnès Canayer (LR, Seine-Maritime). "On ne peut pas faire confiance en un État qui change de pied", a lancé Bruno Retailleau (LR, Vendée). "Que penser d'un amendement très lourd qui s'exonère des études d'impact au moment où le Premier ministre demande un meilleur travail législatif?".
Dans une lettre au Premier ministre, les présidents des régions Bretagne, Normandie et Pays de la Loire font part de « leur étonnement quant à l'absence de concertation » après le dépôt d'un amendement qui permettrait de renégocier voire d'annuler les appels d'offres pour l'installation de parcs éoliens offshore en France. Rappelant que plus de 600 millions d'euros ont été investis, Loïg Chesnais-Girard, Hervé Morin et Christelle Morancais expriment « leurs plus vives craintes quant aux conséquences de l'adoption d'une telle disposition ».
http://www.letelegramme.fr/economie/eolien-en-mer-morin-chesnais-girard-et-morancais-inquiets-15-03-2018-11886493.php


14/03/18 : Saint-Nazaire Éolien en mer : les collectivités déplorent un « mauvais signal »
Dans un communiqué commun, les présidents du Département, de la Carene et Nantes Métropole qualifient de « menace » l'amendement du gouvernement qui pourrait conduire à renégocier les projets de parcs éoliens.
« S'il était adopté, cet amendement ferait peser une lourde menace sur les six parcs éoliens en mer concernés, à commencer par celui de Saint-Nazaire dont l'investissement doit justement se concrétiser dans les jours à venir ». Philippe Grosvalet, Johanna Rolland et David Samzun, respectivement présidents du Département, de Nantes Métropole et de la Carene, n'ont guère goûté l'amendement déposé par le gouvernement au Sénat et qui pourrait conduire à renégocier, voire annuler, les projets de parcs éoliens français. Pour les élus, « cette menace pèse évidemment sur une filière naissante » qui a généré de lourds investissements industriels. « En Loire-Atlantique, nous sommes bien placés pour le mesurer puisque la construction de nacelles et de génératrices emploie déjà près de 400 personnes à Montoir ». Ils rappellent que le territoire s'est « engagé dans ces solutions d'avenir » : adaptation du port de La Turballe, centre d'interprétation de l'éolien à Saint-Nazaire et au Croisic, travaux du boulevard des Apprentis à Saint-Nazaire. « L'abandon du parc de Saint-Nazaire serait une nouvelle remise en cause du travail réalisé localement pour notre développement et notre attractivité ».
« Amendement de tous les dangers »
De son côté, le sénateur socialiste Yannick Vaugrenard a envoyé un courrier au ministre de l'Économie Bruno Le Maire pour l'alerter sur « l'amendement de tous les dangers » qui, selon le parlementaire « sera rejeté par le Sénat mais pourrait être ensuite présenté à l'Assemblée Nationale et accepté ». « La perte de confiance des financeurs et des industriels est donc un risque important que vous prenez à un moment où la fusée est au décollage et réclame de lourds investissements ».
http://www.presseocean.fr/actualite/saint-nazaire-eolien-en-mer-les-collectivites-deplorent-un-mauvais-signal-14-03-2018-265243

14/03/18Eolien en mer: un amendement du gouvernement sème le trouble
Un amendement déposé par le gouvernement, qui doit permettre de renégocier les tarifs de rachat de l'électricité produite par six parcs éoliens prévus en Manche et en Atlantique, suscite l'inquiétude des élus et des entreprises impliquées dans les projets.
Les présidents des trois régions -Bretagne, Normandie et Pays de la Loire- où doivent être construits ces parcs ont demandé mercredi "une réunion d'urgence" au Premier ministre Édouard Philippe afin de lui exposer leurs "craintes sur les risques qui pèsent aujourd'hui quant à l'avenir de cette filière stratégique".
Soumis jeudi au Sénat, l'amendement porte sur l'article 34 du projet de loi "État au service d'une société de confiance". "Dans certains cas, (...) l'État pourrait souhaiter renégocier les conditions de l'offre retenue à l'issue de la mise en concurrence afin de l'améliorer, et en particulier de diminuer le montant du tarif retenu", indique l'amendement.
"Si la renégociation des contrats n'était pas possible, une des options pourrait être de mettre fin à ces projets et de relancer une nouvelle procédure dans les meilleurs délais (...)", précise le texte.
Les présidents de région pointent à la fois "l'absence de concertation tant avec les acteurs de la filière EMR (Énergies marines renouvelables, ndlr) qu'avec les collectivités territoriales concernées", mais aussi le "caractère rétroactif (...) de nature à amoindrir la confiance des investisseurs comme des industriels de la filière". Et de rappeler les investissements (plus de 600 millions d'euros) déjà réalisés par ces régions en matière d'infrastructures.
"L'abandon des projets ou la réduction de leurs objectifs industriels locaux porterait un coup sans doute définitif à l'émergence de cette filière", considèrent les présidents de région Christelle Morancais (LR, Pays de Loire), Loïg Chesnais-Girard (PS, Bretagne) et Hervé Morin (UDI, Normandie).
Des élus de tous bords se sont exprimés depuis plusieurs jours contre cet amendement, y voyant une menace sur l'avenir de l'éolien en mer.
- 'signal très négatif' -
Côté entreprises impliquées dans ces projets, la grogne gronde aussi.
Dans une tribune adressée au Figaro, les acteurs de la filière (industriels, sous-traitants et futurs exploitants) alertent sur les risques de cet amendement et rappellent que les six projets déjà actés doivent permettre de créer "15.000 emplois industriels" principalement dans les trois régions concernées, avec la construction de plusieurs usines.
Pour France Énergie Éolienne (FEE), qui rassemble les professionnels de la filière, "l'amendement du gouvernement est problématique parce qu'il rompt le climat de confiance dans lequel on était, il fragilise les engagements de long terme qui étaient pris (...)", déclare à l'AFP Pauline Lebertre, déléguée générale de cette association.
"Ça crée une insécurité juridique pour les porteurs de projets et pour tous les investisseurs dans les projets EMR", fait remarquer Mme Lebertre. "On va amoindrir la transition énergétique de la France", a-t-elle ajouté.
"C'est un signal très négatif envoyé par le gouvernement", confirme Dominique Follut, vice-président du cluster d'entreprises Neopolia, en charge des EMR.
"L'argument du prix peut s'entendre, mais (...) on n'en est qu'au développement d'une filière. Il faut assumer le fait que ça a un coût" plus élevé qu'en Europe du nord où la filière est déjà bien développée, estime M. Follut qui conclut: "La question, c'est si cette filière, on veut la créer, ou si on ne veut pas".
"C'est précisément dans le projet de loi pour un +État au service d'une société de confiance+ que l'État propose d'introduire une disposition qui anéantirait toute confiance des investisseurs et des industriels", déplore pour sa part, dans un communiqué, le président du Syndicat des énergies renouvelables (SER), Jean-Louis Bal, qui demande au gouvernement de retirer sa proposition d'amendement.
Six parcs éoliens sont concernés, actés en deux appels d'offres. Le premier, attribué en 2012, concerne les projets de Courseulles-sur-mer (Calvados), Fécamp (Seine-Maritime), Saint-Brieuc (Côtes d'Armor) et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Le second, datant de 2014, porte sur les sites du Tréport (Seine-Maritime) et de Yeu/Noirmoutier (Vendée).
Ces différents parcs devraient entrer en service au mieux en 2021 ou 2022. La France accuse un net retard dans le domaine des EMR comparativement à l'Europe du nord.
https://www.connaissancedesenergies.org/afp/eolien-en-mer-un-amendement-du-gouvernement-seme-le-trouble-180314


14/03/18 : Inquiétude autour des projets d'éoliennes en mer après un amendement au Sénat
Le gouvernement a déposé un amendement au Sénat pour donner la possibilité de renégocier le prix d'achat de l'électricité produite en mer. Une décision source d'inquiétude chez les porteurs de projets en Normandie.
Nouvel épisode dans l'installation d'éoliennes en mer au large de la Normandie. Deux projets sont actuellement à l'étude en Seine-Maritime : à Fécamp (83 éoliennes) et à Dieppe-Le Tréport (62 éoliennes) ; un autre à Courseulles-sur-Mer, dans le Calvados, avec 75 éoliennes. A Cherbourg (Manche) et au Havre, des projets d'usine sont aussi directement liés à cette industrie de l'éolien offshore. Mais un amendement déposé par le gouvernement au Sénat, dans le projet de loi pour un État au service d'une société de confiance, pourrait contrarier les porteurs de projets.
Cet amendement vise à autoriser de nouvelles négociations avec les lauréats des appels d'offres des projets attribués en 2012 puis en 2014. En cause : les avancées technologiques de ces éoliennes, qui entraînent aujourd'hui une baisse du prix de l'électricité produite et estimée lors des appels à projets. "Si la renégociation n'était pas possible, une des options pourrait être de mettre fin à ces projets et de relancer une nouvelle procédure dans les meilleurs délais", explique l'amendement déposé par le gouvernement.
"Absence de concertation"
Un texte qui suscite l'inquiétude des présidents des régions Normandie, Bretagne et Pays de la Loire, qui ont adressé, mardi 13 mars 2018, un courrier commun au Premier ministre, Édouard Philippe. Ils font état d'un "étonnement sur l'absence de concertation" et craignent les conséquences d'une possible adoption de l'amendement "qui pourrait conduire l'État à reporter de plusieurs années le lancement de ces parcs éoliens".
Les trois présidents de régions, dont Hervé Morin, demande ainsi une réunion d'urgence avec Édouard Philippe pour "exposer [les] craintes sur les risques qui pèsent"
https://www.tendanceouest.com/actualite-267025-inquietude-autour-des-projets-d-eoliennes-en-mer-apres-un-amendement-au-senat.html


14/03/18Parc éolien en mer : le gouvernement envisage une annulation des projets
C’est un amendement discrètement déposé mais qui pourrait faire grand bruit. Le gouvernement, dans le cadre du projet de loi pour « un État au service d'une société de confiance » a déposé un amendement visant à pouvoir renégocier ou même annuler purement et simplement les attributions des projets de construction de parc éolien. Au nombre de 6, ces attributions datent de 2012 à 2014 et concernent des sites situés au large des villes de Saint-Nazaire, Fécamp, Saint-Brieuc, ou encore Noirmoutier.
Pour justifier cette nouvelle opportunité de renégocier ces attributions, le texte du gouvernement avance les cas où « le progrès technique permet d'envisager des baisses de coût substantielles. » Ainsi, l'État pourrait « renégocier les conditions de l'offre retenue à l'issue de la procédure de mise en concurrence afin de l'améliorer, et en particulier de diminuer le montant du tarif retenu »
L’abandon des projets possibles
En outre le gouvernement prévoit même l'hypothèse d'un abandon pur et simple. « Si la renégociation n'était pas possible, une des options pourrait être de mettre fin à ces projets et de relancer une nouvelle procédure dans les meilleurs délais afin de pleinement profiter des améliorations technologiques », indique l'exposé des motifs de l'amendement.
Des rémunérations excessives pour les candidats retenus
Christine Lavarde, sénatrice LR, est favorable à l'amendement, a contrario de son groupe. « L’idée du gouvernement est d’essayer de tirer parti de cette évolution de la technologie pour demander aux porteurs de projet de fournir l’électricité à un coût moindre, car si les contrats ne sont pas renégociés, le coût de l’éolien se chiffre en milliards d’euros.»
En effet, d’après l’exposé des motifs de l'amendement « Le tarif accordé à ces installations est très élevé et ne correspond plus aux prix actuels de l'éolien en mer, entraînant des rémunérations excessives pour les candidats retenus. »
Un amendement positif pour le secteur ?
Du côté du gouvernement, on assume cet amendement. Sans surprise, Nicolas Hulot, fervent partisan des énergies vertes, justifie cet amendement. « Cet amendement permet d'adapter le droit aux évolutions des technologies, c'est positif pour le secteur de l'éolien » Reste à savoir le bénéfice pour la filière dans le cas d’une annulation pure et simple des chantiers prévus.
Un amendement gouvernemental pourrait remettre en cause les 6 projets d'éolien offshore actuellement en projet sur les côtes françaises. Parmi ces 6 projets attribués entre 2012 et 2014, celui de la baie de Saint-Brieuc, porté par Ailes marines.
Le gouvernement voudrait que l’Etat puisse renégocier, à la baisse, les tarifs de rachat de l’électricité retenus lors des deux appels d’offres, en vue du déploiement de six parcs éoliens en mer, au large des côtes normandes, bretonnes et vendéennes. Pour cela, il a donc a déposé au Sénat, un amendement qui, s’il était adopté, l’autoriserait à renégocier, voire annuler, a posteriori les appels d’offres d’éoliennes offshore déjà attribués.
Que dit cet amendement?
L’amendement vise clairement à renégocier les prix des projets d’éoliennes offshore : "En 2011 et 2013, l’Etat a lancé deux procédures de mise en concurrence pour désigner des candidats pour construire et exploiter six installations d’éoliennes en mer. A ce jour, aucun contrat d’obligation d’achat n’a été signé et aucune de ces installations n’est construite. Le tarif accordé à ces installations est très élevé et ne correspond plus aux prix actuels de l’éolien en mer, entraînant des rémunérations excessives pour les candidats retenus. Les prix des parcs éolien en mer ayant fortement baissé, l’État cherche à réduire le coût de soutien public des projets tout en confortant la filière éolien en mer", précise l'amendement.
Et le gouvernement pourrait "mettre fin" aux projets d'éolien en mer retenus par appel d'offres en 2012 et 2014. "Si la renégociation des contrats n’était pas possible, une des options pourrait être de mettre fin à ces projets et de relancer une nouvelle procédure dans les meilleurs délais afin de pleinement profiter des améliorations technologiques. C’est ce que permettrait le IV. Le V. limite la possibilité de mettre fin à des appels d’offres déjà attribués, mais dont le contrat d’obligation d’achat n’a pas été signé, aux deux premiers appels d’offres éolien en mer attribués en 2012 et 2014."
Le texte limite cette renégociation aux appels d’offres antérieurs au 1er janvier 2015, soit ceux de 2012 et 2014 : Saint-Nazaire, Courseulles-sur-Mer, Le Tréport, Noirmoutier, Fécamp et Saint-Brieuc.
"Signal désastreux"
Le projet d'amendement a fait l'effet d'une bombe dans le milieu. Pour Marion Lettry, déléguée générale adjointe du SER, le Syndicat des énergies renouvelables, c'est un signal "désastreux" pour tous les investisseurs.
Marion Lettry précise qu'il faut comparer ce qui est comparable. Le gouvernement compare les projets attribués à l'étranger aujourd'hui, à ceux qui ont été attribués en France il y a plusieurs années.
En Bretagne, l'amendement gouvernemental passe mal
Au large de Saint-Brieuc, le projet porté par Ailes Marines avait obtenu les trois autorisations administratives nécessaires à sa construction et à son exploitation en avril dernier. Les 62 éoliennes devraient être placées à plus de 16 km des côtes les plus proches, elles mesureront 216 m de haut, pour une emprise totale de 75 km2. D'une capacité installée de 496 mégawatt (MW), le projet apportera sur le réseau 1 850 gigawatt-heure (GWH) par an, soit l'équivalent de la consommation de 850 000 habitants.
https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/cotes-d-armor/saint-brieuc/eolien-offshore-amendement-qui-inquiete-industriels-1440053.html