Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

Offshore et éolien flottant (II) (du 16/09/17 au 13/03/18)

OFFSHORE et EOLIEN FLOTTANT




Voir les articles précédents sur "Offshore et éolien flottant" (I)



Voir la suite sur "Offshore et éolien flottant" (III) et (IV)



13/03/18 : Les pales des éoliennes d’un parc marin victimes d’érosion au large du Kent, au Royaume-Uni
En l’espace de quelques années depuis l’ouverture du plus gros parc éolien offshore, les pales des turbines ont été gravement atteintes par l’érosion au point de nécessiter des réparations d’urgence.
140 éoliennes sur 175 vont ainsi devoir subir des travaux représentant des millions de livres, au point que ceux qui critiquent cette énergie dite durable demandent si elle est justifiable du point de vue économique. Les turbines étaient supposées fonctionner sans problème pendant 20 ans : c’était la promesse du fabricant Siemens.
Les dommages sont en tout cas apparus bien plus vite qu’attendu. On ne sait pas, par exemple, si c’est le type d’éoliennes qui est en cause ou si l’usure constatée est celle qui est « normale » pour les turbines implantées en pleine mer, où les conditions sont extrêmement dures. « Les conséquences économiques seraient sévères », note un spécialiste.
Au Danemark, où une érosion similaire a été constatée en mer, on a pris le parti de munir les bords des pales d’un revêtement en caoutchouc, ce qui passe par le démontage et la réinstallation de l’ensemble.
La société London Array qui gère le site a refusé de commenter. Du côté de Siemens, on évoque des « problèmes de démarrage » (les éoliennes « font leur dents », dit-on de manière plus pittoresque) : l’installation de nouvelles turbines avec des pales encore plus importantes que celles de 60 mètres actuellement dans le collimateur.
http://reinformation.tv/eoliennes-victimes-erosion-kent-royaume-uni-vite-81814-2/


13/03/18
Éoliennes marines : les présidents de l’Ouest montent au créneau
Un amendement au Sénat inquiète les présidents des Régions Bretagne, Normandie et Pays de la Loire. Ils l’ont écrit, ce mardi 13 mars, au Premier ministre.
Un amendement déposé au Sénat le 9 mars, dans le cadre du projet de loi « pour un État au service d’une société de confiance », pose les bases d’une renégociation, voire d’une annulation pure et simple, des projets attribués en 2012 et en 2014 pour construire six parcs éoliens au large des côtes de Saint-Nazaire, Courseulles-sur-Mer, Fécamp, Saint-Brieuc, du Tréport et de Noirmoutier.
"Baisses de coût"
« Dans certains cas, notamment lorsque le progrès technique permet d’envisager des baisses de coût substantielles, l’État pourrait souhaiter renégocier les conditions de l’offre retenue à l’issue de la procédure de la mise en concurrence afin de l’améliorer, et en particulier de diminuer le montant du tarif retenu », indique l’exposé des motifs de l’amendement. À défaut de renégociation, le gouvernement pourrait annuler les projets.
« Absence de concertation »
Les trois présidents des Régions Bretagne, Normandie et Pays de la Loire (Loïg Chesnais-Girard, Hervé Morin et Christelle Morançais), ont adressé, ce mardi 13 mars, au Premier ministre, un courrier où ils s’inquiètent de cette éventualité. Ils s’étonnent d’abord de « l’absence de concertation tant avec les acteurs de la filière qu’avec les collectivités concernées » et expriment leurs craintes pour son avenir.

Transition écologique
Ils rappellent que, dans le cadre de la transition écologique, les Régions ont déjà « mobilisé plus de 600 millions » dans les infrastructures portuaires, ajoutant : « L’abandon des projets ou leur renégociation porterait un coup sans doute définitif à l’émergence de cette filière », alors que « des projets d’usines ont été annoncés ou validés […] au Havre, à Saint-Nazaire, à Cherbourg ou à Brest ». Les trois présidents sollicitent donc une réunion d’urgence à Matignon, à ce sujet.

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/eoliennes-marines-les-presidents-de-l-ouest-montent-au-creneau-5619021

13/03/18
Éoliennes en mer : l'État veut alléger la facture
Le gouvernement a déposé un amendement qui lui permettrait de renégocier les appels d'offres coûteux de 2012 et 2014.
L'exécutif veut pouvoir renégocier les six projets de parcs éoliens en mer attribués en 2012 et 2014, dont le tarif, très élevé, ne correspond plus aux prix actuels et entraîne «des rémunérations excessives pour les candidats retenus». Le gouvernement a déposé pour cela un amendement au Sénat, dans le cadre du projet de loi sur «l'État au service d'une société de confiance» qui entrera en vigueur d'ici à fin juin. Il souhaite ainsi se donner la possibilité «d'adapter les projets aux évolutions technologiques, de renégocier les contrats, voire de les annuler», explique-t-on au ministère de la Transition écologique.
La situation de l'éolien offshore est pour le moins paradoxale. ...


13/03/18Eolien offshore : Les régions Pays de la Loire, Normandie et Bretagne manifestent leurs inquiétudes
Les présidents des Régions Bretagne, Normandie, et Pays de la Loire ont adressé ce jour un courrier au premier ministre pour l'alerter sur leurs vives inquiétudes et les risques encourus par les filières EMR, suite à l'amendement qui prévoit de nouvelles négociations avec les lauréats des appels d'offres des parcs éoliens offshore.
https://www.meretmarine.com/fr/content/eolien-offshore-les-regions-pays-de-la-loire-normandie-et-bretagne-manifestent-leurs

13/03/18Eolien en mer : les projets de parcs normands vont-ils tomber à l’eau ?
Un amendement déposé par le gouvernement auprès du Sénat suscite de l’inquiétude chez les défenseurs de l’éolien en mer. L’État veut se donner la possibilité de pouvoir renégocier les prix de rachat de l’électricité produite en mer. Pour le « Monsieur environnement » de la Région,il ne faudrait pas que l’intention louable se transforme en cadeau aux opposants aux parcs.
Elles n’ont pas encore émergé mais le feront-elles vraiment un jour ? Pas encore sorties de l’eau, les éoliennes en mer auraient déjà du plomb dans l’aile... C’est du moins la lecture qui peut être faite d’un amendement discrètement déposé au Sénat par le gouvernement dans le cadre de son projet de la loi sur l’État au service d’une société de confiance.
Enjeux financiers
L’amendement pose les bases d’une renégociation, voire d’une annulation pure et simple des projets de parcs éoliens offshore attribués en 2012, puis en 2014, pour construire six champs en mer, dont trois en Normandie, à Fécamp (83 éoliennes), Dieppe-Le Tréport (62 éoliennes) et Courseulles-sur-Mer (75 éoliennes). Les trois autres sont situés au large des côtes de Saint-Nazaire (80 éoliennes), Saint-Brieuc (62 éoliennes) et Noirmoutier-l’île d’Yeu (62 éoliennes). Derrière cet amendement, une affaire de gros sous. À l’époque où les contrats ont été passés pour la construction des parcs, le prix d’achat garanti (pour une durée de vingt ans) de l’électricité produite en mer était évalué à 200 euros du MWh. Mais des années plus tard, à la faveur des avancées technologiques et de la baisse des coûts de production de l’électricité d’origine éolienne offshore dans les champs nord-européens (Pays-Bays, Allemagne, Royaume-Uni...), le marché évolue « entre 40 et 50 euros », précise-t-on au gouvernement. « Aujourd’hui, explique l’entourage du secrétaire d’État à la Transition écologique, le Normand Sébastien Lecornu, les projets mettent très longtemps, parfois plus de dix ans à sortir. Or, entre-temps, les coûts diminuent et les éoliennes deviennent plus puissantes ». D’où, selon le gouvernement, la nécessité de revoir la copie. « Nous proposons au parlement de se doter de la possibilité d’adapter les projets, de renégocier les contrats, et, dans les cas où l’on pourrait éventuellement faire mieux et beaucoup moins cher, d’annuler les contrats », dit-on au ministère de la Transition écologique où le dossier est suivi de près par Nicolas Hulot. Le ministre sera en visite vendredi au Havre. Dans cette ville qui attend depuis des années la construction de ses deux usines d’éoliennes, le sujet devrait prendre une dimension particulière... Selon un élu normand, plusieurs scénarii se trameraient dans ce dossier. Le pire, pour les défenseurs des parcs éoliens en mer, étant un abandon. « Il y a un autre scénario qui consisterait à casser les contrats et à relancer des appels d’offres mais on repartirait pour des années. Ce qui tient la corde, dit ce spécialiste, c’est en fait une vraie renégociation, que tout le monde se mette autour de la table pour rediscuter des prix. C’est ce scénario-là qui devrait l’emporter ».
« Réunion d’urgence »
De son côté, le député LR de la Somme, Emmanuel Maquet, opposant au parc de Dieppe-Le Tréport, estime que l’amendement déposé par le gouvernement sonne comme une bonne nouvelle. « Il laisse entrevoir la possibilité d’annuler l’appel d’offres attribué en 2014 pour ce projet de parc de Dieppe-Le Tréport, ce qui serait une grande victoire pour tous les pêcheurs, élus locaux et riverains », estime-t-il.
Reste que ce qui se joue également derrière cette affaire-là, c’est aussi toute une filière industrielle encore balbutiante en Normandie. Au lendemain du feu vert de l’Agence française de la biodiversité, le 20 février 2018, pour le parc Dieppe-Le Tréport, Filippo Cimitan, le président de Siemens-Gamesa, annonçait à Paris-Normandie que les futures usines havraises créeraient 750 emplois directs. Hier soir, Hervé Morin, le président de la Région Normandie, et ses homologues de Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, et des Pays de la Loire, Christelle Morançais, ont fait part de leur « inquiétude » au Premier ministre. Ils lui demandent « une réunion d’urgence ».
UN CADEAU OFFERT « AU LOBBY ANTI-ÉOLIEN » ?
Il est le « Monsieur environnement » de la Région Normandie. Également président du Conservatoire national du littoral, Hubert Dejean de La Batie suit avec une attention particulière le dossier des éoliennes en mer. Il a rencontré la semaine passé Nicolas Hulot et il fut question du fameux amendement aujourd’hui source d’inquiétude. « Perplexe », Hubert Dejean de La Batie y voit une « occasion rêvée pour le lobby anti-éolien de remettre en circulation beaucoup de chiffres non vérifiés ».
« Oui, ajoute Hubert Dejean de La Batie, la donne économique a changé. Oui, il faut revoir les contrats et les prix de rachat de l’électricité ? Oui, il faut une solution industriellement durable et économiquement viable. L’État, les industriels, les énergéticiens, les collectivités locales et les banques peuvent ensemble arriver à un accord qui permettra à la France de combler son retard européen, de tenir les engagements du président de la République au One planet summit, et ceux du Premier ministre aux Assises économiques de la mer ». Pour le président du Conservatoire national de la mer, qui est aussi le maire de Sainte-Adresse, près du Havre, il faut, pour réussir, « simplifier les procédures, arbitrer les choix industriels et abaisser les coûts économiques ». « Sinon, estime-t-il, ce sera un terrible aveu collectif d’impuissance. Notre facture énergétique restera totalement liée aux ressources fossiles, nous continuerons à rester dépendants du gaz russe et des hydrocarbures des pétromonarchies du Golfe. Nous serons alors contraints de tout miser sur le nucléaire, sans avoir réglé le problème des déchets radioactifs ! La France restera un nain dans les énergies renouvelables et le président Macron devra renoncer à son ambition en faveur du climat ».
Pour sauver la situation, Hubert Dejean de La Batie compte sur l’ancien maire du Havre, Édouard Philippe : « Le Premier ministre est un grand défenseur de la filière française éolienne offshore. Il n’a pas ménagé sa peine pour développer une base industrielle solide en Normandie, plus particulièrement au Havre, d’abord avec Areva, puis avec Siemens-Gamesa ».

http://www.paris-normandie.fr/actualites/economie/eolien-en-mer--les-projets-de-parcs-normands-vont-ils-tomber-a-l-eau-NA12475697#

13/03/18La France veut renégocier les prix de reprise de l'électricité produite par les éoliennes en mer
La France a accordé, en 2011 et en 2013, des permis de construction d'une série d'éoliennes en mer, des éoliennes offshore, dont la réalisation a été retardée par les recours en annulation habituels, multipliés par des opposants et aux retards apportés à la délivrance des permis par l'administration.
Le gouvernement a profité de ce retard pour déposer un amendement au projet de loi pour un « Etat de service d'une société de confiance », qui arrive devant le Sénat en ce moment, après avoir été adopté en première lecture par les députés le 30 janvier dernier.
Cet amendement vise à permettre à l'Etat de renégocier à la baisse les tarifs de rachat de l'électricité retenus lors des deux

https://www.riskassur-hebdo.com/actu01/actu_auto.php?adr=1303181100

13/03/18Projet d'éoliennes marines : la copie de Ségolène Royal revue et corrigée
ÉDITO - Avis de tempête sur l'éolien en mer. Le gouvernement remet en cause devant le Sénat les grands projets de parc marin. Pourquoi un virage aussi brutal ?
Le gouvernement considère que ce dossier, qui a été négocié entre 2011 et 2013, ne correspond plus aux réalités actuelles de ce marché.
Les rachats garantis par Ségolène Royal de l'électricité produite par ces éoliennes de pleine mer sont aujourd'hui trois à quatre fois supérieurs à ceux constatés lors ces derniers appels d'offre en Europe.
Alors cet écart n'est pas sans explication rationnelle. En cinq ans, les technologies ont fortement évolué. Les éoliennes sont plus grandes et plus puissantes. Les réseaux sont mieux optimisés. Les coûts de construction ont baissé. Bref les conditions de production sont radicalement différentes.
Le gouvernement en renégociation
Le gouvernement, qui veut payer moins cher, veut surtout renégocier le montant du tarif auquel les pouvoirs publics achètent l'électricité qui serait un jour produite par ces éoliennes maritimes.
Ségolène Royal, très en pointe sur ces projets, avait négocié un paquet de subventions financières de 41 milliards d'euros sur vingt ans. Une facture et des rémunérations pour les opérateurs (EDF et Engie) jugées aujourd'hui très excessives par le gouvernement.
À Matignon, on a donc décidé de leur tordre le bras avec, selon nos informations, une zone de négociations qui commencerait à 50 euros le mégawatt-heure, contre 170 à 200 dans les contrats existants.
Méthode bazooka
En cas de refus des concessionnaires, l'État pourrait-il stopper ces six grands projets ? Si la loi est votée, c'est une option. En réalité, l'équipe présidentielle a bien assimilé les techniques de banquier d'affaire familière à Emmanuel Macron : on sort le bazooka pour montrer sa puissance de feu, et ensuite on appelle à la négociation raisonnable.
Face à l'État, en général, ça marche. Mais pas toujours. Le gouvernement espagnol a utilisé cette méthode il y a quelques années. Les projets visés se sont arrêtés durant cinq ans dans l’ensemble du pays.
http://www.rtl.fr/actu/debats-societe/projet-d-eoliennes-marines-la-copie-de-segolene-royal-revue-et-corrigee-7792601157

13/03/18Éoliennes en mer: un amendement au Sénat pourrait remettre en cause le projet de Dieppe - Le Tréport
Le gouvernement propose de renégocier, rétroactivement, les tarifs de rachat de l’électricité provenant des éoliennes en mer.
Faut-il y voir la solution, imaginée par Nicolas Hulot, pour se ménager une porte de sortie dans le dossier des éoliennes en mer au large de Dieppe - Le Tréport ? Ce mardi après-midi, le Sénat commence à examiner le projet de loi pour un État au service d’une société de confiance, adopté par les députés, en première lecture, le 30 janvier dernier.
Dans le cadre de l’examen du projet de loi, le gouvernement a déposé un amendement qui vise à permettre de renégocier à la baisse les tarifs de rachat de l’électricité éolienne retenus dans les appels d’offres sur la construction de parcs éoliens en mer, dont celui au large des côtes picarde et normande, remporté par Engie en 2014.
Cet amendement fait tiquer, et le mot est faible, du côté du Syndicat des énergies renouvelables, qui regroupe les industriels du secteur, puisqu’il permettrait une renégociation rétroactive du tarif, dont on sait qu’il était très attractif au moment de l’appel d’offres. Trop élevé au regard des prix actuels de l’éolien en mer, justifie d’ailleurs le gouvernement.
« Si la renégociation des contrats n’était pas possible, une des options pourrait être de mettre fin à ces projets et de relancer une nouvelle procédure dans les meilleurs délais afin de pleinement profiter des améliorations technologiques », prévoit le texte de l’amendement. Autrement dit, si Engie refusait de baisser le tarif, le projet d’éoliennes en mer de Dieppe – Le Tréport serait remis en cause, à la grande satisfaction, notamment, des pêcheurs professionnels.
Un feu vert le 20 février dernier
Dans cette affaire, il semble que les calendriers administratifs et législatifs se bousculent, voire même aboutissent à des décisions contradictoires. Le 20 février, l’Agence française pour la biodiversité donnait son feu vert au projet, alors que le Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale s’était prononcé contre, le 20 octobre 2017. Il ne manquait plus qu’une enquête publique, vraisemblablement lancée cet été, et le projet pouvait continuer pour une mise en service prévue en 2021, sans préjuger des recours éventuels.
En janvier 2018, le ministre de la Transition écologique avait mené une série d’entretiens avec des élus normands, picards et les représentants des comités régionaux des pêches. Parmi les élus, Stéphane Haussoulier, maire de Saint-Valery-sur-Somme et président du Syndicat mixte Baie de Somme – Grand littoral picard, avait pressenti que Nicolas Hulot recherchait une solution à ce projet mal ficelé. Cet amendement déposé par le gouvernement en janvier en est-il le signe ? Affaire à suivre.
En tout cas, Emmanuel Maquet, député de la Somme (Les Républicains) et ex-maire de Mers-les-Bains, a le sentiment d’avoir été entendu. Il avait lui-même déposé un amendement similaire, le 19 janvier, lors de l’examen du projet de loi à l’Assemblée nationale, afin de réviser régulièrement les tarifs de rachat de l’électricité d’origine éolienne. Son texte avait été rejeté. « Je suis heureux que mon amendement ait permis d’alerter et de mobiliser le gouvernement (…) Je le félicite d’avoir pris conscience de l’immense problème de l’obsolescence des technologies », indique le député dans un communiqué. « L’émergence fulgurante des éoliennes flottantes permettrait de résoudre tous les conflits que nous connaissons au large du Tréport et de Mers-les-Bains, puisqu’elles sont beaucoup plus loin des côtes et plus productives. »
http://www.courrier-picard.fr/96584/article/2018-03-13/eoliennes-en-mer-un-amendement-au-senat-pourrait-remettre-en-cause-le-projet-de


13/03/18Eolien en mer sur le Banc de Guérande : Pour le collectif Défense de La Mer l’avenir n’est pas encore écrit.
Le Collectifs Défense de La Mer a annoncé que le Conseil d’Etat avait admis leur dernière requête. Ils mettent également en exergue les déclarations de Nicolas Hulot.
Acte 1 : une 1e prise de conscience : 7 novembre 2017
« Je préfère le réalisme et la sincérité à la mystification. »Nicolas Hulot a annoncé, mardi 7 novembre 2017, à l’issue du conseil des ministres, qu’il serait « difficile » de tenir l’objectif de réduction de 75 % à 50 % de la part de l’électricité d’origine nucléaire à l’horizon 2025.
Voilà qui vient confirmer ce que nous affirmons depuis 2011 : l’énergie renouvelable éolienne, parce qu’intermittente, ne peut contribuer qu’à la marge à la production électrique centralisée française, sauf à générer d’énormes quantités de CO2 comme c’est le cas en Allemagne, à dégrader et les paysages et la biodiversité !
Acte 2 : de cette prise de conscience : 8 mars 2018
1. La presse nationale et régionale a relayé le dernier rapport de la Commission de régulation de l'énergie CRE qui fait état du prix exorbitant des six premiers projets éoliens offshore français : au bas mot, 40,7 milliards sur 20 ans.
2. Le Gouvernement a déposé jeudi 8 mars 2018 au Sénat un amendement pour renégocier, voire annuler, les appels d’offres attribués en 2012 et 2014 sur ces six projets éoliens en mer dont celui dit de Saint-Nazaire (baisser le tarif de rachat obligatoire de ~210€/MWh à ~60€/MWh?)
3. Nicolas Hulot a donné une longue interview dans le Figaro vendredi 9 mars 2018, dans laquelle il déclare, à propos de ces 6 projets éoliens en mer : "J’hérite d’une équation complexe. Disons-le, ces projets n’ont pas été bien « zonés », les résistances ont été peu prises en compte".
DLM conteste depuis septembre 2011 le choix du Banc de Guérande, issu d’une procédure secrète et bâclée en 2010…Une localisation dont le Préfet et EDF-EN ont constamment refusé d’envisager une alternative, comme le compromis que nous avons proposé.
Acte 3 : Question de Confiance :
Cet amendement est introduit dans le cadre du projet de loi ESSOC, qui signifie « Loi pour un Etat au Service d’une Société de Confiance » : on ne saurait mieux dire ! Car comment faire confiance à un Etat qui veut faire payer aux citoyens, par la CSPE, des surcoûts de production, qui va à l’encontre de ses objectifs contre le changement climatique, et qui détruit l’environnement, la biodiversité, les paysages ?
Encore un petit effort de prise de conscience, et le Gouvernement pourrait annuler ces projets d’éoliennes en mer aux effets économiques et environnementaux dévastateurs pour une France déjà lourdement endettée, ’est une question de confiance !
Nota : Le Conseil d’Etat vient d’admettre la recevabilité de notre dernière requête, ce qui confirme le sérieux de notre démarche : nous attendons maintenant la décision au fond.
L’avenir n’est pas encore écrit…
http://www.media-web.fr/eolien-en-mer-sur-le-banc-de-guerande-pour-le-collectif-defense-de-la-mer-l-avenir-n-est-pas-encore-ecrit-80-103-2842.html

13/03/18Parcs éoliens en mer. Du plomb dans l'aile ?
Un amendement gouvernemental pourrait remettre en cause l'avenir des six projets de parcs éoliens en mer sur le territoire national. Une nouvelle qui tombe mal alors que des opérations de carottage, pour l'implantation d'éoliennes, sont en cours dans la baie de Saint-Brieuc.
Le futur parc éolien en baie de Saint-Brieuc a-t-il du plomb dans l'aile ? Si la société Ailes Marines, qui porte le projet, se refuse à communiquer, l'amendement déposé au Sénat par le gouvernement laisse toutefois craindre le pire.

Adopté en première lecture par les parlementaires, le 30 janvier, cet amendement, qui arrive au Sénat ce mardi, vise à permettre à l'État de renégocier - à la baisse - les tarifs de rachat de l'électricité des six parcs éoliens en mer (Fécamp, Courseulles-sur-Mer, Saint-Nazaire, Saint-Brieuc, Le Tréport et Yeu-Noirmoutier). Lors des appels d'offres organisés en 2011 et 2013, le niveau de soutien moyen de ces six parcs, qui représentent une puissance totale de 2.918 mégawatts, avait été fixé à 200 € par mégawattheure (MWh). Un montant qui avait été pointé du doigt par la Commission de régulation de l'énergie (CRE), à l'été 2017.
Un abandon des projets ?
« Dans certains cas, notamment lorsque le progrès technique permet d'envisager des baisses de coût substantielles, l'État pourrait souhaiter renégocier les conditions de l'offre retenue à l'issue de la procédure de mise en concurrence afin de l'améliorer, et en particulier de diminuer le montant du tarif retenu », indique l'amendement. À titre de comparaison, les prix de rachat de l'électricité avoisinent actuellement les 60 € le MWh au Royaume-Uni ou en Allemagne.
Mais les choses pourraient même aller plus loin : les projets d'éoliennes en mer pourraient tout simplement être abandonnés. « Si la renégociation n'était pas possible, une des options pourrait être de mettre fin à ces projets et de relancer une nouvelle procédure dans les meilleurs délais afin de pleinement profiter des améliorations technologiques », peut-on lire dans l'exposé des motifs de l'amendement.
Décision de justice vendredi
Pour Ailes Marines, dont le projet de parc éolien au large de Saint-Brieuc est estimé à deux milliards d'euros, cette décision gouvernementale vient s'ajouter à la longue liste des péripéties. Alors qu'elle mène actuellement des opérations de carottage au large de Saint-Brieuc, la société doit déjà faire face à la fronde des associations environnementales. La Cour administrative d'appel de Nantes doit rendre, vendredi, son délibéré concernant le recours déposé, en avril 2017, par onze associations et trois particuliers.

http://www.letelegramme.fr/economie/parcs-eoliens-en-mer-du-plomb-dans-l-aile-13-03-2018-11883842.php

13/03/18Éolien en mer d’îles d’Yeu et Noirmoutier : le projet remis en cause ?
Un amendement a été déposé auprès du Sénat : si celui-ci est adopté, l’État pourrait renégocier ou annuler les projets éoliens en cours. Y compris celui en mer d’île d’Yeu et de Noirmoutier.
Que dit l’amendement ?
Et si l’État faisait marche arrière ? C’est un peu la question qui se pose aujourd’hui, après le dépôt jeudi d’un amendement par le gouvernement auprès du Sénat. Celui-ci indique que, « lorsque le progrès technique permet d’envisager des baisses de coût substantielles », l’État pourrait se réserver le droit de renégocier les conditions des offres des projets de parcs éoliens (dont celui concernant la Vendée) ; et si la négociation n’est pas possible, « de mettre fin à ces projets et de relancer une nouvelle procédure ».
En somme, avec cet amendement, si l’État estime qu’il perdrait de l’argent avec un projet déjà sélectionné, rien ne l’empêche de renégocier ce contrat ; et si la négociation n’aboutit pas, l’État annule tout et recommence à zéro.
Est-ce que cet amendement peut annuler le projet vendéen ?

Du côté des Éoliennes en mer d’île d’Yeu et de Noirmoutier, on ne cache pas son inquiétude. Détenue par Engie, EDP Renewables et la Caisse des dépôts et consignations, elle pourrait être impactée directement par cet amendement : « Cela suscite de vives inquiétudes de la part des acteurs de la filière. Engie est très concernée, car l’amendement reviendrait sur de précédents appels d’offres remportés. Nous sommes inquiets mais nous attendons de voir ce qu’il adviendra de cet amendement », communique Engie.
https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/challans-85300/eolien-en-mer-d-iles-d-yeu-et-noirmoutier-le-projet-remis-en-cause-5618530


13/03/18 : Vent mauvais pour des projets de parcs éoliens Français

Avec un mauvais jeu de mots, on pourrait dire que le vent semble tourner pour les porteurs de projet de parcs éoliens en mer. Ceux-ci, ne semblent plus avoir le vent en poupe, car le gouvernement a déposé un amendement dans le cadre du projet de loi sur l’État au service d’une société de confiance (c’est le terme consacré), afin de renégocier, voire annuler les projets attribués en 2012 et 2014 pour construire six parcs éoliens.
C’est une information des Echos, qui dévoile qu’une renégociation est envisagée. Celle-ci allant jusqu’à l’annulation éventuelle de la construction des parcs par EDF et Engie, au large des côtes de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), Courseulles-sur-Mer (Calvados), Fécamp (Seine-Maritime), Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), du Tréport (Seine-Maritime) et de Noirmoutier (Vendée).
Comme toujours, ce sont des considérations financières, qui sont au cœur du débat. En fait, dans ce cas précis, il semblerait que la technologie évolue plus vite que la prise de décision, et la mise en place des projets. En effet, l’Etat constate qu’à l’heure actuelle, « le tarif accordé à ces installations est très élevé, et ne correspond plus aux prix actuels de l’éolien en mer, entraînant des rémunérations excessives pour les candidats retenus ».
A titre indicatif, il faut se rappeler que l’été dernier, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) avait estimé le coût public des 3 000 MW concernés à 40,7 milliards sur 20 ans à compter de 2021 (date prévue pour l’entrée en service des parcs).
Ce revirement de situation est la conséquence d’une évolution technologique, qui rend obsolètes les parcs tels qu’ils ont été conçus à la base. Cela peut aller très loin, car toutes les options sont envisagées, et si la renégociation n’était pas possible, cela pourrait aller jusqu’à l’annulation des projets pour repartir sur des bases, intégrant les améliorations technologiques.
On se doute, que les opposants, notamment locaux, de tous bords opposés à ces projets, doivent jubiler et espérer de leur côté une issue inespérée. Du côté du secteur des énergies renouvelables, et au-delà de la filière éolienne offshore, ce n’est pas un message très positif qui est envoyé aux éventuels futurs investisseurs.

12/03/18LE COLLECTIF TOUCHE PAS À NOS ÎLES DEMANDE L'ANNULATION DU PROJET D'ÉOLIENNES
Le Collectif TPANI ! vient d'envoyer un communiqué pour demander l’annulation définitive de la centrale éolienne entre Noirmoutier et Yeu.
Le Collectif Touche Pas à Nos Iles se mobilise pour l’annulation définitive de la centrale éolienne entre Noirmoutier et Yeu, après l’annonce vendredi par le gouvernement du dépôt d’un amendement au Sénat visant à renégocier, voire à annuler purement et simplement les six centrales éoliennes, dont celles entre Yeu et Noirmoutier. Ce collectif demande aussi au Préfet de Vendée d’annuler l’enquête publique qui doit se tenir en avril et mai sur ce projet. Une manifestation est par ailleurs fixée au 27 avril à Noirmoutier.
Le communiqué complet
"Le Collectif TPANI se réjouit de l’annonce faite vendredi par le gouvernement du dépôt d’un amendement (PJ) au Sénat visant à renégocier ou à annuler purement et simplement les six centrales éoliennes, dont celle entre Yeu et Noirmoutier mais
reste particulièrement prudent quant aux décisions à venir.
Par ailleurs, il salue la lucidité de Nicolas Hulot dans le Figaro, le même jour : À la question « Faut-il poursuivre les projets d'éolien offshore attribués en 2011 et qui paraissent dépassés ? » Le Ministre répond : « J'hérite d'une équation complexe.
Disons-le, ces projets n'ont pas été bien "zonés", les résistances ont été peu prises en compte. Nous retournons le problème dans tous les sens, mais nous avons peu de marge de manœuvre pour faire évoluer les projets initiaux, très éloignés des
niveaux de compétitivité actuels, sans les remettre en cause. »
Dès lors, le Collectif Touche pas à nos îles ! se félicite de cette prise de conscience du gouvernement concernant les risques majeurs que représentent ces centrales éoliennes et reste résolument attaché à une annulation définitive du projet.
En conséquence, le Collectif TPANI demande au Préfet de Vendée, l’annulation de l’Enquête publique prévue au mois d’avril et mai. Cette dernière n’a plus lieu d’être dans la mesure où le gouvernement envisage soit une modification substantielle de la centrale soit une annulation de celle-ci.

Maintenir cette procédure en l’état serait se moquer de la population à qui on demanderait de s’impliquer et de se prononcer sur un projet dont on ne connaît plus la teneur.
En outre, Le Collectif Touche pas à Nos Iles ! appelle tous les opposants à ce projet à venir manifester leur colère le 27 avril prochain à Noirmoutier. Les Vendéens viendront interpeller Nicolas Hulot et répéter que, NON, ils ne veulent en aucun cas
de cette Centrale éolienne.
Le Collectif TPANI ! va continuer à se mobiliser massivement dans les prochaines semaines afin que ce projet aberrant ne voit jamais le jour."

https://www.hitwest.com/news/le-collectif-touche-pas-a-nos-iles-demande-l-annulation-du-projet-d-eoliennes-29652

12/03/18Quand la France bride le développement de l’éolien en mer
Le Syndicat des énergies renouvelables s’insurge contre la volonté du gouvernement de renégocier à la baisse six projets de parcs offshore, ou même de les annuler.
« Un signal désastreux. » Le Syndicat des énergies renouvelables (SER), d’ordinaire mesuré dans ses prises de position, hausse cette fois le ton. L’objet de sa colère ? Un amendement, déposé par le gouvernement, au projet de loi pour un Etat au service d’une société de confiance, qui arrive devant le Sénat mardi 13 mars, après avoir été adopté en première lecture par les députés le 30 janvier.
Cet amendement vise à permettre à l’Etat de renégocier – à la baisse – les tarifs de rachat de l’électricité retenus lors des deux appels d’offres organisés, en 2011 et 2013, en vue du déploiement de six parcs éoliens en mer, au large des côtes normandes, bretonnes et vendéennes, pour un total de 3 000 mégawatts (MW) : quatre lors du premier appel d’offres (Fécamp, Courseulles-sur-Mer, Saint-Nazaire et Saint-Brieuc), puis deux lors du second (Le Tréport, Yeu-Noirmoutier).
« Le tarif accordé à ces installations est très élevé et ne correspond plus aux prix actuels de l’éolien en mer, entraînant des rémunérations excessives pour les candidats retenus », justifie le gouvernement. L’Etat cherche donc à « réduire le coût de soutien public des projets », tout en assurant vouloir « conforter » la filière de l’éolien offshore. De fait, les prix de rachat de l’électricité, qui avaient été garantis lors des deux appels d’offres, s’établissaient entre 160 et 200 euros le mégawattheure (MWh). Ils ont depuis chuté en Europe : au Royaume-Uni ou en Allemagne, ils avoisinent aujourd’hui 60 euros le MWh.Retard hexagonal
« Il faut comparer ce qui est comparable », rétorque Marion Lettry, déléguée générale adjointe du SER. Les projets plus anciens lancés en Allemagne ou au Royaume-Uni, actuellement en cours de construction, l’ont été à des coûts moyens de 160 à 180 euros le MWh, ce qui est « cohérent » avec les prix français.
« Ce projet d’amendement permettrait, s’il était adopté, de remettre...

http://www.lemonde.fr/energies/article/2018/03/12/quand-la-france-bride-le-developpement-de-l-eolien-en-mer_5269542_1653054.html

12/03/18 : Eolien offshore : Le gouvernement veut revoir les appels d'offres attribués
Vers une renégociation voire une remise en cause de la construction des six parcs éolien offshore français ? C’est au détour d’un amendement au projet de loi « Un Etat au service d’une société de confiance », actuellement en discussion au Sénat, que le gouvernement a introduit cette possibilité, qui pourrait avoir des effets assez monumentaux sur les projets des parcs français. Pour mémoire, ceux-ci ont été attribués lors de deux appels d’offres en 2012 et 2014. Attribués à des consortiums menés par EDF-EN (champs de Guérande, Courseulles et Fécamp), Iberdrola (Saint-Brieuc) et Engie (Le Tréport, Noirmoutier-Yeu), ceux-ci ne sont pas encore en cours de construction et les décisions finales d’investissement -signaux concrets de départ des travaux- demeurent en souffrance, principalement en raison de différents recours.
Dans le cadre de la mise en place du permis-enveloppe
Pour parer à ces délais de recours très longs, qui handicapent profondément la réalisation des projets, le gouvernement avait annoncé, en novembre dernier, le lancement d’un « permis enveloppe ». Calqué sur le modèle juridique prévalant en Allemagne et aux Pays-Bas, celui-ci prévoit que ce sera désormais l’Etat qui sélectionnera le lieu d’implantation des futurs champs et obtiendra l’autorisation environnementale en amont de la procédure d’appel d’offres. Celle-ci serait ensuite transférée au lauréat qui pourrait rapidement lancer la construction des parcs concernés.
C’est précisément dans le cadre de la mise en place de ce permis-enveloppe, prévu à l’article 34 du projet de loi, qu’intervient l’amendement introduit au Sénat en fin de semaine dernière. Celui-ci prévoit la possibilité pour l’Etat de renégocier les conditions des appels d’offres, y compris ceux déjà attribués, « afin de l’améliorer, et en particulier de diminuer le montant du tarif retenu ».
« En 2011 et 2013, l’Etat a lancé deux procédures de mise en concurrence pour désigner des candidats pour construire et exploiter six installations d’éoliennes en mer. A ce jour, aucun contrat d’obligation d’achat n’a été signé et aucune de ces installations n’est construite. Le tarif accordé à ces installations est très élevé et ne correspond plus aux prix actuels de l’éolien en mer, entraînant des rémunérations excessives pour les candidats retenus », précise le texte de l’amendement. « Les prix des parcs éoliens en mer ayant fortement baissé, l’État cherche à réduire le coût de soutien public des projets tout en confortant la filière éolien en mer ».
Un prix de rachat trop cher ?
Le contexte de cette prise de position gouvernementale est facilement identifiable : les pays voisins, Allemagne, Belgique et Pays-Bas notamment, annoncent des champs pouvant quasi ou complètement se passer de subventions publiques en raison de la baisse du coût de l’électricité en mer. Les progrès technologiques, les machines plus puissantes, l’amélioration des réseaux… l’énergie éolienne offshore est, sur ces marchés, arrivée à maturité et peut désormais raisonnablement concourir avec l’énergie « traditionnelle ». En France, les projets attribués l’ont été sur des standards datant des années 2011 et 2013, prenant en compte l’état de l’art de l’époque et, par conséquent, les tarifs de rachat correspondants, sans doute dépassés maintenant par les performances affichées ailleurs.
L’amendement tire des conclusions qui vont d’ailleurs beaucoup plus loin que la simple révision des contrats attribués. « Si la renégociation des contrats n’était pas possible, une des options pourrait être de mettre fin à ces projets et de relancer une nouvelle procédure dans les meilleurs délais afin de pleinement profiter des améliorations technologiques ». Le tout pourrait se faire par décret.
Vive inquiétude des industriels
Simple aménagement de forme pour faciliter une mise à jour technologique, une meilleure rentabilité des projets et une baisse de la contribution publique ? Remise en cause et fragilisation des filières industrielles qui tentent d’émerger depuis quelques années ? Les intentions du gouvernement vont sans doute être questionnés lors des débats devant le Sénat et, en cas d’adoption, devant l’Assemblée nationale qui reverra le texte après la navette. Les industriels de la filière de l’éolien offshore ont d’ores et déjà exprimé leurs plus grandes inquiétudes à ce sujet. « C’est précisément dans le projet de loi pour un Etat au service d’une société de confiance que l’Etat propose d’introduire une disposition qui anéantirait toute confiance des investisseurs et des industriels » déplore le président du Syndicat des énergies renouvelables, Jean-Louis Bal. « Nous appelons le gouvernement à retirer sa proposition afin de s’assurer que la France demeure un pays où la décision d’investir ne puisse être remise en cause du jour au lendemain ».
https://www.meretmarine.com/fr/content/eolien-offshore-le-gouvernement-veut-revoir-les-appels-doffres-attribues

12/03/18Le gouvernement va-t-il annuler les projets d'éoliennes en mer ?
Le gouvernement a déposé un amendement au Sénat pour fixer le cadre d'une renégociation, voire d'une annulation des six projets de parcs éoliens en mer. La raison ? Une évolution technologique qui permettrait de revoir à la baisse le coût de ces parcs.
Un nouveau vent contraire pour les porteurs de projet de parcs éoliens en mer? Le gouvernement a déposé un amendement au Sénat pour fixer le cadre d'une renégociation permettant jusqu'à l'annulation des projets attribués, selon des informations des Échos parues vendredi. Le gouvernement a déposé un amendement dans le cadre du projet de loi sur l'État au service d'une société de confiance afin de renégocier voire annuler les projets attribués en 2012 et 2014 pour construire six parcs au large des côtes de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), Courseulles-sur-Mer (Calvados), Fécamp (Seine-Maritime), Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor), du Tréport (Seine-Maritime) et de Noirmoutier (Vendée).
«Dans certains cas, notamment lorsque le progrès technique permet d'envisager des baisses de coût substantielles, l'État pourrait souhaiter renégocier les conditions de l'offre retenue à l'issue de la procédure de mise en concurrence afin de l'améliorer, et en particulier de diminuer le montant du tarif retenu», indique l'amendement, selon le quotidien économique. «Si la renégociation n'était pas possible, une des options pourrait être de mettre fin à ces projets et de relancer une nouvelle procédure dans les meilleurs délais afin de pleinement profiter des améliorations technologiques», est-il ajouté dans l'exposé des motifs.
Des «rémunérations excessives pour les candidats retenus»
Avec des prix de rachat très élevés, la subvention publique accordée à ces premiers parcs, dont la date de mise en service est prévue au plus tôt pour 2021, est de 40,7 milliards d'euros sur la durée de vie totale des contrats (vingt ans) pour une puissance accumulée de près de 3000 mégawatts (MW). «Le tarif accordé à ces installations est très élevé et ne correspond plus aux prix actuels de l'éolien en mer, entraînant des rémunérations excessives pour les candidats retenus», explique le texte.
Les exploitants retenus pour ces parcs éoliens sont EDF et Engie. Les projets ont fait face à de nombreuses oppositions locales qui ont retardé leur mise en service.
http://www.lefigaro.fr/societes/2018/03/12/20005-20180312ARTFIG00222-le-gouvernement-va-t-il-annuler-les-projets-d-eoliennes-en-mer.php

12/03/18 : Éolien offshore : l’État veut tordre le bras aux énergéticiens
Avec le projet d’amendement déposé vendredi au Sénat, qui lui donne la possibilité d’annuler les projets attribués lors des deux premiers appels d’offres de 2012 et 2014, l’exécutif met la pression sur EDF, Engie et Iberdrola pour renégocier à la baisse les tarifs accordés à l’époque. Au risque de créer un précédent et d’envoyer un très mauvais signal aux investisseurs.
On savait la situation tendue, du fait de l'écart entre les tarifs obtenus en 2012 et 2014 par les attributaires des premiers projets d'éolien offshore en France (évalués entre 170 et 200 euros/MWh) et les appels d'offres récemment remportés à des prix inférieurs à 50 euros, voire sans aucune subvention pour certains d'entre eux remportés à l'automne dernier. Un écart notamment imputable à l'évolution technologique et à l'apparition entre temps d'éoliennes plus grandes et plus puissantes, ainsi qu'à une surcote correspondant à la création d'une filière industrielle sur le territoire français, qui avait conduit le gouvernement à donner un poids significatif au contenu local dans les notes attribuées aux différents projets.
L'été dernier, la Commission de régulation de l'énergie (CRE) avait souligné le coût public des 3.000 MW concernés : 40,7 milliards sur 20 ans à compter de 2021 (date prévue pour l'entrée en service des parcs).
L'Élysée n'entérine pas le « profit sharing »
C'est pourquoi l'État a entamé des négociations avec les différents acteurs, EDF (qui, misant sur un rejet par le Conseil d'État du dernier recours contre le projet de Saint-Nazaire, espérait il y a encore quelques jours pouvoir lancer les travaux d'ici cet été), Engie et Iberdrola. En décembre dernier, ils s'étaient mis d'accord sur le principe d'un partage des éventuelles surperformances constatées par rapport aux taux de retour initialement calculés, un accord qui devait être notifié à Bruxelles. Sans doute certains se sont-ils montrés trop intraitables, ou l'exécutif at-il voulu s'épargner de fastidieuses discussions sur le calcul de ladite surperformance....
Toujours est-il que le projet d'amendement déposé vendredi auprès du Sénat a fait l'effet d'une bombe. D'autant plus qu'il aurait été modifié in extremis dans la nuit précédent. Initialement prévu pour autoriser la renégociation des tarifs d'un point de vue légal, il laisse désormais ouverte l'éventualité d'une annulation pure et simple des appels d'offres et la remise en jeu des zones. Au Syndicat des énergies renouvelables (SER), on indique que cet accord dit de « profit sharing » n'a pas été entériné à l'Elysée.
Comparer ce qui est comparable
La méthode adoptée, interprétée comme une position de négociation brutale, suscite de vives inquiétudes. Utilisée par le gouvernement belge il y a quelques années, elle avait abouti à certaines renégociations mais aussi à l'abandon de certains projets et avait entraîné beaucoup de retard.
« C'est un affichage pour essayer de montrer que les lauréats sont en mesure de se caler au plus près des tarifs récemment attribués, estime Marion Lettry, déléguée générale adjointe du SER. Même si en comparant les tarifs français avec ceux accordés à d'autres parcs à la même période et en faisant abstraction des taxes, on n'est pas très éloignés », assure-t-elle.
 
« Nous avions montré dans une étude quels facteurs expliquaient l'écart de prix entre les projets des premiers rounds français et ceux récemment attribués en Mer du Nord, dans des conditions très différentes, et alors que la technologie, les gains de filière industrielle et les coûts de financement ont évolué de façon favorable », confirme Pascale Jean, associée Energie et Utilities chez PwC.
Dans l'hypothèse où les zones seraient remises en jeu, « il faudrait compter avec cinq à six ans de retard sur le calendrier actuel », souligne Marion Lettry. Certains délais (autorisations, recours, etc.) sont incompressibles. »
Stratégie industrielle et PPE remises en cause
Surtout, c'est toute une stratégie industrielle qui serait remise en cause. A Saint-Nazaire, l'usine que General Electric a reprise en rachetant Alstom Energie emploie 450 personnes pour y fabriquer les nacelles et génératrices de l'Haliade de 6 MW. GE vient d'annoncer il y a quelques jours qu'il y fabriquerait également sa prochaine machine, une turbine de 12 MW, dont il prévoit d'amorcer la livraison d'ici à 2021.
A l'inverse d'Iberdrola et Engie, qui, suite à la cessation d'activité d'Areva, ont fait entériner par l'État le passage à des turbines Siemens de 8 MW en lieu et place des modèles Areva de 5 MW initialement prévus, EDF EN, son client français, n'a pas prévu de modifier son projet.

« D'un point de vue industriel et vis-à-vis de nos engagements européens sur la transition énergétique, il n'est pas envisageable que ces parcs ne se fassent pas », estime Alexis Bossut Directeur Transactions Services dans ce secteur chez PwC.
La remise en cause de ces projets entraînerait aussi un manque de puissance (3 GW prévus par la programmation pluriannuelle de l'énergie) à compenser par d'autres sources d'énergie. Ce qui en théorie pourrait être entériné dans le cadre de l'actuelle discussion portant sur la période 2023-2028.
Signal désastreux aux investisseurs et à toute la filière des renouvelables
Un spécialiste du financement s'en remet aux analyses des avocats : s'agit-il de donner un cadre officiel aux négociations en cours ou y a-t-il une vraie volonté de remettre les projets en cause ? « Revenir sur des engagements pris il y a six ans enverrait un signal assez déplorable aux investisseurs », prévient-il. Aussi bien à ceux en négociation pour des prises de participation dans ces parcs des premiers rounds, qu'aux industriels intéressés par le troisième round.
« En procédant de la sorte, l'État pénalise l'ensemble des acteurs, sur des projets longs et risqués, auxquels vient s'ajouter une incertitude sur la rémunération, alors qu'il est lui-même actionnaire de certains d'entre eux et que plusieurs décisions récentes avaient remis les projets sur les rails », commente Vincent Ducros, Senior Manager Energies & Utilities chez PwC France.
Au-delà de la filière éolienne offshore, c'est tout le secteur des énergies renouvelables qui pâtirait d'une telle décision rétroactive.
« En Espagne, lorsque le gouvernement a fait de même, pas un seul mégawatt n'a été installé pendant cinq ans », rappelle ce spécialiste du financement de projets.
Le projet d'amendement doit être discuté au Sénat le 13 ou 14 mars, et le projet de loi présenté fin avril ou début mai. Une loi pour « l'État au service d'une société de confiance » qui porte bien mal son nom...
https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/eolien-offshore-l-etat-veut-tordre-le-bras-aux-energeticiens-771580.html

12/03/18Éolien offshore : l'amendement du gouvernement qui inquiète les industriels
Un amendement déposé par l'exécutif au Sénat ouvre la voie à une renégociation de six projets de parcs éoliens offshore, sur la façade atlantique et dans la Manche. L'annonce inquiète les industriels de la filière, déjà engagés dans le développement des parcs.
C'est au Sénat, le 8 mars dernier, que le gouvernement a fait déposer un amendement qui pourrait décider du futur de six projets de parcs éoliens offshore, depuis les côtes normandes jusqu'à la Vendée. Un amendement au projet de loi pour un "État au service d'une société de confiance" propose en effet la possibilité de renégocier les conditions d'attributions et le cahier des charges de six projets éoliens, à Courseulles-sur-Mer, Fécamp, au Tréport, à Saint-Brieuc, puis au large de Saint-Nazaire et entre l'Île d'Yeu et Noirmoutier.
"Dans certains cas, notamment lorsque le progrès technique permet d'envisager des baisses de coût substantielles, l'État pourrait souhaiter renégocier les conditions de l'offre retenue à l'issue de la procédure de mise en concurrence afin de l'améliorer, et en particulier de diminuer le montant du tarif retenu", explique l'amendement. La baisse progressive du coût de l'énergie éolienne, notamment dûe au progrès technologique rapide dans le secteur, encouragerait l'État à ne plus s'engager dans des projets dessinés il y a près de 10 ans.
"Si la renégociation des contrats n'était pas possible, une des options pourrait être de mettre fin ces projets et de relancer une nouvelle procédure dans les meilleurs délais afin de pleinement profiter des améliorations technologiques", appuie le texte. De quoi causer une incertitude chez les porteurs des différents projets, pour certains en pleine phase d'étude et de planification des premiers travaux.
"Mettre en mouvement" les projets
Pour l'instant, ce n'est qu'un amendement déposé au Sénat, et en première lecture - qui est donc loin d'être promulgué, même à l'initiative du gouvernement. "Nous sommes très attentifs", explique Dominique Follut, vice-président de Neopolia, structure rassemblant plus de 80 entreprises dans le domaine maritime, avec un cluster dédié aux énergies marines renouvelables (EMR). "Nous pensons qu'il faut se mettre en mouvement, et lancer ces projets éoliens".
Et le représentant des professionnels de nuancer les arguments portés par le gouvernement : dans le calcul du coût de la technologie, par exemple, "il faut prendre en compte qu'en France, on veut mettre en place tout une filière", contrairement aux éoliennes en mer du nord, aujourd'hui moins coûteuses - l'ambition française est aussi de structurer sous-traitants et fournisseurs autour du marché national.
Quant au retard technologique possiblement accumulé, Dominique Follut y oppose "la nécessité d'avancer, et les premiers retours que vont nous permettre l'installation de ces parcs" dans l'installation technique comme dans les rapports avec les services de l'état (notamment la Dreal, chargée des contrôles de conformité) et dans "la position à adopter face aux recours", qui sont parfois nombreux sur ces projets.
À Noirmoutier, le collectif anti-éolien TPANI se réjouit de l'amendement, en soulignant avoir déjà mis en avant l'argument du surcout des projets actuels. Ses représentant demandent l'annulation de l'enquête publique prévue en avril pour le parc de l'Île d'Yeu.
Du côté d'EDF et d'Engie, l'heure est à la prudence et à l'attente des avancées législatives. Une renégociation des accords passés décalerait d'au moins 4 à 5 ans la réalisation de ces parcs éoliens.
https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/loire-atlantique/saint-nazaire/eolien-offshore-amendement-du-gouvernement-remet-cause-six-projets-parcs-1439191.html

12/03/18 : Eoliennes en mer : l’amendement qui pourrait tout changer
Emmanuel Maquet : "Cet amendement laisse entrevoir la possibilité d’annuler l’appel d’offres attribué en 2014" concernant la ferme éolienne Dieppe - Le Tréport.

Le gouvernement a déposé au Sénat, jeudi dernier (8 mars 2018), un amendement au projet de loi pour un État au service d’une société de confiance visant à permettre la renégociation des tarif de rachat de l’électricité éolienne, voire même l’annulation des projets déjà attribués. Le parc éolien en mer de Dieppe-Le Tréport est possiblement concerné, vu l’obsolescence de la technologie choisie et le montant du tarif de rachat négocié en 2014, à une époque où les coûts de cette énergie étaient trois fois supérieurs.
L’amendement Maquet retenu par le gouvernement
Emmanuel Maquet, député de la Somme, salue cette initiative qui reprend sa propre idée. En effet, le 19 janvier, il déposait un amendement n°446 (ci-joint) qui faisait exactement le même constat : dans le domaine de l’éolien offshore, le fait de garantir des tarifs pendant vingt ans n’a aucun sens, puisque les progrès technologiques sont tels qu’ils font chuter les coûts réels de 50% tous les trois ans.
«Je suis heureux que mon amendement ait permis d’alerter et de mobiliser le gouvernement sur ce sujet »  , et Emmanuel Maquet de préciser dans un communiqué de presse versé ce lundi 12 mars 2018, « Le véhicule législatif retenu est plus poussé que ce que j’avais proposé et permettra d’épargner au contribuable des milliards d’euros de tarifs garantis, payés indûment aux exploitants d’éoliennes. Surtout, je félicite le gouvernement d’avoir pris conscience de l’immense problème de l’obsolescence des technologies »  .
Cet amendement laisse entrevoir la possibilité d’annuler l’appel d’offres attribué en 2014 ce projet
Selon le député « Les Républicains » de la troisième circonscription de la Somme : « L’émergence fulgurante des éoliennes flottantes permettrait de résoudre tous les conflits que nous connaissons au large du Tréport et de Mers-les-Bains, puisqu’elles sont beaucoup plus loin des côtes et plus productives. Cet amendement laisse entrevoir la possibilité d’annuler l’appel d’offres attribué en 2014 ce projet, ce qui serait une grande victoire pour tous les pêcheurs, élus locaux et riverains ayant participé aux deux débats publics 
»  .

11/03/18Des bâtons dans les pales des éoliennes dans la baie de Saint-Brieuc ?
A défaut d’une renégociation, le gouvernement pourrait annuler six projets de parcs éolien en mer, dont celui de la baie de Saint-Brieuc.
Opposée au projet de parc éolien, l’association Gardez les Caps à Erquy ne désarme pas. Elle s’appuie sur un amendement du gouvernement qui annulerait le projet d’éolien en mer en baie de Saint-Brieuc.
L’amendement en question, déposé au Sénat le 9 mars, pose les bases d’une renégociation, voire d’une annulation pure et simple, des projets attribués en 2012 et en 2014 pour construire six parcs au large des côtes de Saint-Nazaire, Courseulles-sur-Mer, Fécamp, Saint-Brieuc, du Tréport et de Noirmoutier.
« Dans certains cas, notamment lorsque le progrès technique permet d’envisager des baisses de coût substantielles, l’État pourrait souhaiter renégocier les conditions de l’offre retenue à l’issue de la procédure de la mise en concurrence afin de l’améliorer, et en particulier de diminuer le montant du tarif retenu. »

Tarif élevé
Le gouvernement prévoit même un abandon pur et simple des projets. « Si la renégociation n’était pas possible, une des options pourrait être de mettre fin à ces projets et de relancer une nouvelle procédure dans les meilleurs délais afin de pleinement profiter des améliorations technologiques » indique l’exposé des motifs de l’amendement.« Le tarif accordé à ces installations est très élevé et ne correspond plus aux prix actuels de l’éolien en mer, entraînant des rémunérations excessives pour les candidats retenus »avance l’association Gardez les caps.« À Saint-Brieuc, un tarif de rachat de 200 €/MWh hors raccordement, garanti et indexé pendant 20 ans, alors que le prix du marché de l’électricité évolue autour de 40 €/MWh et qu’à l’étranger, les tarifs de rachat de l’électricité produite s’échelonnent de 62 à 80 € » ajoutent les opposants au projet porté par Ailes marines.
https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/des-batons-dans-les-pales-des-eoliennes-dans-la-baie-de-saint-brieuc-5615899

11/03/18 : Éolien en mer. Les projets normands sur la sellette ?

Un amendement signé du gouvernement pose les bases de la renégociation des projets de parcs éoliens en mer attribués en 2012 et 2014, voire de leur annulation. Courseulles-sur-Mer, Fécamp et le Tréport sont concernés…
L’amendement déposé au Sénat, le 9 mars, est une aubaine pour les opposants aux projets éoliens. Dans le cadre du projet de loi « l’État au service d’une société de confiance », un amendement signé du gouvernement pose les bases ...
https://www.ouest-france.fr/normandie/eolien-en-mer-les-projets-normands-sur-la-sellette-5616136

09/03/18Eolien en mer : le gouvernement veut renégocier les appels d'offres
L'exécutif a déposé un amendement au Sénat qui fixe le cadre d'une renégociation, voire d'une annulation des six projets de parcs.
C'est une petite bombe que l'exécutif vient de poser discrètement. Dans le cadre du projet de loi sur l'Etat au service d'une société de confiance, un amendement signé du gouvernement pose les bases d'une renégociation, voire d'une annulation pure et simple, des projets attribués en 2012 et en 2014 pour construire six parcs au large des côtes de Saint-Nazaire, Courseulles-sur-Mer, Fécamp, Saint-Brieuc, du Tréport et de Noirmoutier. 
« Dans certains cas, notamment lorsque le progrès technique permet d'envisager des baisses de coût substantielles, l'Etat pourrait souhaiter renégocier les conditions de l'offre retenue à l'issue de la procédure de mise en concurrence afin de l'améliorer, et en particulier de diminuer le montant du tarif retenu », indique l'objet de l'amendement, qui a pour but de « donner une base légale au résultat de cette négociation ». Le gouvernement prévoit même l'hypothèse d'un abandon pur et simple des projets. « Si la renégociation n'était pas possible, une des options pourrait être de mettre fin à ces projets et de relancer une nouvelle procédure dans les meilleurs délais afin de pleinement profiter des améliorations technologiques », indique l'exposé des motifs de l'amendement.
Débat depuis des mois
Le débat couve en réalité depuis plusieurs mois. L'été dernier, la Commission de régulation de l'énergie (CRE) avait pointé du doigt le montant de la subvention publique accordée à ces premiers parcs à dater de leur mise en service -prévue au plus tôt pour 2021 : 40,7 milliards d'euros sur la durée de vie totale des contrats (vingt ans), pour une puissance de près de 3.000 mégawatts. Le prix d'achat garanti de l'électricité produite n'avait, à l'époque des résultats des appels d'offres, pas été rendu public, mais il est évalué entre 170 et 200 euros par mégawattheure (MWh), hors raccordement.
Le prix de marché de l'électricité évolue autour de 40 euros/MWh, et l'éolien en mer a fortement réduit ses coûts dans les pays où il est déjà implanté (Royaume-Uni, Allemagne, Belgique, Pays-Bas). « Le tarif accordé à ces installations est très élevé et ne correspond plus aux prix actuels de l'éolien en mer, entraînant des rémunérations excessives pour les candidats retenus », justifie l'exposé des motifs de l'amendement. Les cahiers des charges des appels d'offres sont très rigides pour optimiser les performances des parcs, interdisant notamment de revoir en cours de route les technologies utilisées. Et les lauréats s'étaient engagés à bâtir une filière industrielle en France.
« Adapter le droit »
Principal défenseur des énergies vertes au sein du gouvernement, Nicolas Hulot assume visiblement la position du gouvernement. « Cet amendement permet d'adapter le droit aux évolutions des technologies, c'est positif pour le secteur de l'éolien », indique-t-on ainsi au ministère de la Transition écologique et solidaire.
Et le temps presse désormais pour l'Etat : selon nos informations, EDF attend d'ici la fin du mois la décision du Conseil d'Etat sur un recours lancé contre le projet de Saint-Nazaire. Si le plaignant est débouté, l'électricien pourrait prendre sa décision finale d'investissement d'ici la fin du premier semestre.
Avant même d'être adopté en séance au Sénat, l'amendement suscite déjà de vives réacteurs dans le secteur des énergies vertes, le Syndicat des énergies renouvelables qualifiant la proposition de « signal désastreux, sans précédent, pour l'ensemble des filières renouvelables et une remise en cause de ses engagements en la matière ».

https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/0301413652049-eolien-en-mer-le-gouvernement-veut-renegocier-les-appels-doffres-2159941.php

09/03/18 : Eolien offshore : le gouvernement menace de "mettre fin" aux projets retenus en 2012 et 2014

Le gouvernement pourrait "mettre fin" aux projets d'éolien en mer retenus par appel d'offres en 2012 et 2014. "Les prix des parcs éolien en mer ayant fortement baissé, l'Etat cherche à réduire le coût de soutien public des projets", explique le gouvernement, ajoutant qu'il veut renégocier le volet financier des projets. Si les négociations échouaient, il pourrait mettre un terme aux projets et "relancer une nouvelle procédure dans les meilleurs délais afin de pleinement profiter des améliorations technologiques".
"Le gouvernement a déposé ce jour au Sénat un projet d'amendement [au projet de loi Société de confiance] qui permettrait, s'il était adopté, de remettre en cause de manière rétroactive et par simple décret des projets d'énergies renouvelables pourtant légalement attribués dans le cadre d'appels d'offres", alerte le Syndicat des énergies renouvelables (SER) ce vendredi 9 mars.
Pour l'instant, l'amendement cible l'éolien offshore, mais le gouvernement pourrait remettre en cause d'autres projets d'énergies renouvelables attribués dans le cadre d'appels d'offres, craint le SER. "Cette proposition constitue un signal désastreux, sans précédent, pour l'ensemble des filières renouvelables et une remise en cause de ses engagements en la matière", explique le syndicat qui "s'insurge" contre la volonté du gouvernement. "Si cette disposition était adoptée, elle créerait un précédent et remettrait en question tous les investissements déjà engagés ainsi que les emplois qui y sont associés", prévient-il.
Diminuer le montant des tarifs d'achat
Concrètement, le projet d'amendement gouvernemental vise à permettre à l'Etat de renégocier, avec l'accord du lauréat, les conditions de l'offre retenue à l'issue de la procédure de mise en concurrence dans le domaine des renouvelables. Cette renégociation s'appliquerait "aux appels d'offres déjà attribués pour lesquels le contrat d'obligation d'achat ou de complément de rémunération n'a pas encore été signé".
Le gouvernement indique vouloir "diminuer le montant du tarif retenu". L'éolien en mer est spécifiquement visé : "Le tarif accordé [aux lauréats des appels d'offres de 2012 et 2014] est très élevé et ne correspond plus aux prix actuels de l'éolien en mer, entraînant des rémunérations excessives pour les candidats retenus", critique le gouvernement. Et de rappeler qu'"à ce jour, aucun contrat d'obligation d'achat n'a été signé et aucune de ces installations n'est construite".
Le projet d'amendement "[donne] les bases légales au résultat de cette négociation". Le nouveau tarif d'achat ou complément de rémunération s'imposera alors à EDF et aux entreprises locales de distribution. Pour l'instant, l'éolien offshore est concerné car il s'agit d'un domaine dans lequel "le progrès technique permet d'envisager des baisses de coût substantielles", explique le gouvernement.
https://www.actu-environnement.com/ae/news/eolien-offshore-amendement-projets-procedure-tarfi-achat-30821.php4

09/03/18Parc éolien en mer d’îles d’Yeu et Noirmoutier : le projet modifié
Un collectif d’opposants actif, une motion des pêcheurs en mer mécontents… La société Éoliennes en mer îles d’Yeu et de Noirmoutier ne veut pas rester sans réponses et propositions.
Quel est le changement apporté aux éoliennes ?
Il faut placer des protections sur les fondations des éoliennes en mer pour éviter la corrosion. Le premier choix de la société Éoliennes en mer d’îles d’Yeu et de Noirmoutier (EMYN) s’était porté sur des anodes sacrificielles : composées principalement en aluminium et zinc, elles se dissolvent dans l’eau par réaction chimique et permettent la protection des parties métalliques. Selon des études citées par la société, elles n’auraient eu qu’un « impact faible à négligeable » sur l’environnement.
Pour autant, cette dernière a préféré changer pour des anodes en titane : elles émettent un courant électrique (6V, soit l’équivalent d’une pile AA) qui protège la structure, évitant ainsi le rejet de métaux dans l’environnement. « Une étude a montré que c’était applicable et avec autant d’efficacité », détaille Lucile Forget, directrice du développement local pour EMYN.

Pourquoi ces modifications ?
« L’opinion publique s’est émue de la protection par anode sacrificielle : cela représente 30 tonnes d’anodes sur une fondation, et les opposants craignent que cela pénalise l’environnement, avec un impact sur les poissons », explique Lucile Forget tout en réfutant cet argument. Pour autant, ce que pense le public, c’est un sujet primordial pour l’entreprise : « Cela peut retourner la façon de voir les choses de personnes indécises. » La société n’est pas opposée à « rechercher des améliorations pour une meilleure acceptation. »
https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/challans-85300/parc-eolien-en-mer-d-iles-d-yeu-et-noirmoutier-le-projet-modifie-5612221

08/03/18 : Énergies marines en Normandie. Les opposants devant le Conseil d’État

Les opposants au projet d’implantation de 83 éoliennes au large de Fécamp (Seine-Maritime) ont déposé un recours devant le Conseil d’État ce jeudi 8 mars 2018. Ils demandent l’annulation de l’arrêté préfectoral autorisant cette implantation.
Contre vent et marées, l’association de protection du site des Petites-Dalles, l’association Robin des Bois et la société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France continuent de se battre contre ...
https://www.ouest-france.fr/normandie/energies-marines-en-normandie-les-opposants-devant-le-conseil-d-etat-5610551

08/03/18 : Vendée : 62 éoliennes près de l'Île d'Yeu : le porteur de projet informe et veut rassurer
Informer pour répondre aux doutes. La société EMYN, porteuse d'un projet de 62 éoliennes au large de l'ile d'Yeu et de Noirmoutier, a organisé des réunions d'informations dans les deux villes.
La démarche est devenue importante, depuis qu'un collectif opposé au projet s'est formé dans la région. Certains pêcheurs, propriétaires de conserverie, ce sont inquiétés de la réduction de leur zone de travail et des impacts possibles sur les fonds marins. Plusieurs habitants et professionnels de l'Île d'Yeu sont donc venus discuter avec les techniciens et responsables du projet d'installation de 62 éoliennes à une quinzaine de kilomètres de l'île. "Si on peut amener nos remarques, faire avancer un projet, plutôt que de se rendre compte qu'il y a des choses qui vont pas et puis qu'on aurait du les penser autrement"​, commente un habitant. "Autant participer à y penser tout de suite avant que ça soit construit". (reportage France3 en ligne)
"L'endroit a été pensé et sélectionné par l'État, après une large concertation menée en 2009 et 2010", explique Lucile Forget, responsable du développement de la société EMYN (Éolienne Mer Yeu-Noirmoutier). "Le département de Vendée s'est fixé l'objectif ambitieux d'être autonome à 57 %, de produire 57 % de l'énergie qu'elle consomme de manière renouvelable"​. Le projet de 62 éoliennes va dans ce sens pour la société, qui s'engage également à maintenir au moins 30 % de la zone couverte pas le parc ouverte pendant les travaux, puis de garantir un accès intégral aux pêcheurs quand le parc sera en phase d'exploitation.
Une réunion semblable a eu lieu jeudi 8 mars, à Noirmoutier. L'enquête publique se tiendra elle du 4 avril au 23 mai prochain.
Reportage de Madjid Khiat, Daniel Le Floch, avec comme interlocuteurs :
Florian Bonne, Ingénieur exploitation maintenance

07/03/18Parc éolien. Campagne de forage dans la baie de Saint-Brieuc : les pêcheurs sont fâchés
Vent de colère chez les pêcheurs de la baie de St-Brieuc. En pleine saison de pêche, ils voient d'un mauvais oeil la reprise des sondages géotechniques sur futur parc éolien.
Les pêcheurs de la baie de Saint-Brieuc sont en colère. En pleine saison de pêche, ils estiment trop tardive, et non concertée, l’annonce de la reprise des sondages géotechniques sur le site du futur parc éolien en mer. Ils souhaiteraient qu’elles soient décalées à la mi-juin.
Alain Coudray, président du comité des pêches maritimes et des élevages marins des Côtes-d’Armor, vitupère :
"On a été prévenus seulement mi-février de la reprise, le 6 mars, de la campagne géotechnique. Les dirigeants d’Ailes Marines sont restés sourds à nos recommandations de ne pas la mener avant mi-juin. Depuis que les arrêtés sont signés, ils se sentent plus forts… Mais il ne faut pas qu’ils oublient que ces autorisations sont suspendues à des études sur le milieu naturel et la ressource."
Un navire long de 72 mètres
Ailes Marines va poursuivre, dès ce mercredi 7 mars, les opérations de sondage lancées en juin dernier.
Afin de connaître la composition du sol-sol marin, des opérations de carottages et des tests de pénétration vont être réalisés à l’emplacement des 62 éoliennes.
Ce chantier est confié au groupe Fugro qui affrète dans la baie un colosse, Le Cargano, long de 72 m et pesant 2 244 T.
Et, selon Ailes Marines, "il n’a pas été possible de décaler le calendrier de la campagne en raison de la disponibilité des navires affrétés et du calendrier du projet."
La société rappelle également que "dans les premières semaines de la campagne, un seul des deux bateaux prévus sera mobilisé afin de limiter l’impact sur les différents métiers de pêche."
Le second, Le Normand Flower, le rejoindra durant la deuxième quinzaine d’avril.
« Pas sans conséquences »
Cette seconde campagne, programmée jusqu’à mi-août, prévoit de réaliser 70 % des forages restants, soit 44 au total. Pour veiller à son bon déroulement, une cellule de coordination a été mise en place intégrant les services de l’État (Premar Atlantique, DDTM 22…), les instances de pêche, la société Ailes Marines et son prestataire.
Pour autant, le comité départemental des pêches, qui demande un report en juin, prévient :
"La reprise de cette campagne courant mars ne sera pas sans conséquences sur la concertation avec les pêcheurs professionnels, sur le bon déroulement de l’étude géotechnique, et de manière générale, sur les relations avec les professionnels de la pêche."
https://actu.fr/bretagne/saint-quay-portrieux_22325/parc-eolien-campagne-forage-dans-baie-saint-brieuc-pecheurs-sont-faches_15801764.html

06/03/18 : En France, l'éolien en mer affronte des vents contraires

Les premières éoliennes offshore ne tourneront pas avant la prochaine décennie.
Un nouveau prétendant pour l'éolien offshore en France. Dans le cadre de l'appel d'offres qui doit se tenir au printemps pour un parc éolien au large de Dunkerque, le groupe suédois Vattenfall a annoncé mardi qu'il s'associait avec la Caisse des dépôts et l'allemand WPD sur ce projet qui portera sur au moins 500 mégawatts (MW) - de quoi assurer l'approvisionnement en électricité de plus de 850.000 personnes. Une dizaine de consortiums se sont positionnés sur l'enchère à ce stade.
Mais alors que se profile ce nouvel appel d'offres, les deux précédents qui datent de 2012 et 2014, pour un total de 3 ...
http://www.lefigaro.fr/societes/2018/03/06/20005-20180306ARTFIG00298-en-france-l-eolien-en-mer-affronte-des-vents-contraires.php

06/03/18Parc éolien. L'inquiétude gagne les pêcheurs
Depuis cet été, quelques pêcheurs professionnels affichent sur leur bateau des pancartes ou autocollants pour s'opposer au projet de parc éolien prévu en Baie de Saint-Brieuc. Une opposition qui pourrait bien avoir trouvé un nouveau cheval de bataille. En pleine saison de coquille, un communiqué de presse du comité départemental des pêches maritimes, annonce qu'Ailes Marines a décidé de reprendre sa campagne de carottage ce mardi 6 mars (lire page 8). Une décision prise « en concertation avec les professionnels de la mer », assure le consortium Ailes Marines. Sauf que les instances demandaient un report au mois de juin pour arpenter une zone fortement pêchée à cette période. De plus, les professionnels sont contraints d'enlever tout leur matériel pour laisser place au navire Gargano.
L'association Gardez les caps pour les pêcheurs Résultat, certains pêcheurs haussent le ton. Julien Tréhorel, patron de L'Intrépide, souhaite encourager d'autres patrons de pêches à rejoindre les rangs de l'association Gardez les caps. « À titre personnel je suis contre le projet éolien. Au minimum, une étude sérieuse sur l'impact des fonds marins doit être réalisée », martèle le pêcheur. « La Baie de Saint-Brieuc est un des plus grands gisements de coquilles Saint-Jacques d'Europe.
Elle abrite aussi une biodiversité marine et une forte population de grands dauphins. Depuis 2012, date du projet éolien, l'impact sur l'environnement n'a pas été réellement réalisé », ajoute Katherine Poujol, présidente de l'association Gardez les caps. Pour cette dernière, la reprise du carottage est un véritable danger pour l'environnement. « Cela va être bien pire que l'extraction de sable en baie de Lannion », analyse-t-elle.

Du côté des pêcheurs c'est l'avenir de « L'Avenue » qui inquiète. « L'Avenue », c'est le passage des poissons, ce grand couloir de migration, connu de la profession », détaille un professionnel. « Ils vont mettre les éoliennes dans ce passage, elles vont engendrer des vibrations et éloigner les poissons et les coquilles, les courants ne seront pas déviés. Moi, j'ai peur pour mes enfants et surtout pour mon petit-fils âgé de 7 ans qui veut être pêcheur. Pourra-t-il encore exercer ce beau métier et en vivre ? », s'inquiète le patron du Titem.
Pas question d'entrer dans un bras de fer
Du côté du comité départemental des pêches maritimes, pas question d'entrer dans un bras de fer avec Ailes Marines. « On milite pour qu'un état des lieux et qu'une étude sur l'impact environnemental soient menés. Au regard des résultats, nous prendrons position », déclare Alain Coudray, le président.

http://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/erquy/parc-eolien-l-inquietude-gagne-les-pecheurs-06-03-2018-11876287.php

06/03/18
Les éoliennes flottantes continuent de faire polémique en France
Actuellement, les éoliennes flottantes sont en France au point mort. Les projets de parcs en mer sont difficiles à mener, à cause des résistances qu’ils suscitent auprès des populations. C’est notamment le cas en Loire-Atlantique et dans la Manche, où General Electric aura beaucoup à faire pour installer ses équipements. L’opposition est également assez courante pour les éoliennes terrestres, comme on l’a récemment vu dans les Vosges.
L’inauguration d’une éolienne flottante à Saint-Nazaire
En ce début d’année, la ville de Saint-Nazaire en Loire-Atlantique a été le théâtre de l’inauguration d’un prototype d’éolienne flottante de la société General Electric. Ce modèle pèse 5 000 tonnes (rien que ça !) pour soixante mètres de haut. C’est un véritable colosse qui ferait pâlir les célèbres moulins à vent de Don Quichotte… Il faut voir dans ces dimensions gigantesques l’un des motifs de résistance des populations, car de tels engins se remarquent dans un paysage – c’est le moins qu’on puisse dire. Les réactions sont donc nombreuses et parfois virulentes :
https://youtu.be/b6jpo9z3F0Y
Il faut savoir que l’idée de parcs éoliens en mer, à 200 mètres environ des côtes, a été émise dès 2012. À cette époque, six milliards d’euros avaient été investis dans ces projets. Aujourd’hui, près de six années plus tard, le tout est encore au point mort. En effet, la question des installations au large continue de faire débat. Pourtant, officiellement, le gouvernement français est toujours favorable à ces perspectives, souhaitant même faciliter les procédures d’installation. La première concrétisation devrait être, en 2020, celle de 62 appareils dans les Côtes-d’Armor, dans la baie de Saint-Brieuc.
Le pour et le contre
C’est justement dans cette baie bretonne qu’un certain nombre d’habitants s’opposent au parc éolien projeté à quelque 200 mètres du littoral. Ils craignent notamment la visibilité de l’ensemble depuis les plages, ce qui couperait l’horizon et toute perspective. De quoi faire baisser les prix de l’immobilier vue sur mer ? Peut-être !
L’opposition vient aussi des pêcheurs et des éleveurs marins. Via leur comité départemental des Côtes-d’Armor, ils exigent des études supplémentaires. Ils mettent en cause le bruit des turbines et les vibrations induites, toutes choses qui pourraient bouleverser l’écosystème sous-marin. Des associations loi de 1901 ont été créées pour lutter contre le projet et diverses manifestations ont déjà eu lieu.
Au large de Cherbourg et de Saint-Nazaire, General Electric annonce l’installation de deux parcs éoliens maritimes. Le groupe annonce la création de 2 500 emplois environ à la clef, sans dire s’ils seront temporaires ou permanents. L’emploi peut-il justifier tous les projets ? Ce n’est pas l’avis de la plupart des habitants qui voient d’un mauvais œil une source d’énergie dite « verte » qui transforme et anthropise les paysages et autres points de vue. Une vidéo de France Info atteste de ces crispations : (voir reportage en ligne)
Une affaire éminemment compliquée qu’il faudra suivre dans les mois et années à venir !
https://vivredemain.fr/2018/03/06/eoliennes-flottantes-continuent-de-faire-polemique-france/


06/03/18 : Éolien en mer: Vattenfall s'associe à la Caisse des dépôts pour l'appel d'offres de Dunkerque
Le groupe énergétique suédois Vattenfall a annoncé mardi qu'il s'associait avec la Caisse des dépôts et l'allemand WPD dans le cadre de l'appel d'offres du futur parc éolien en mer au large de Dunkerque.
Selon Gunnar Groebler, membre de la direction du groupe Vattenfall et responsable de la division éolienne, cette alliance baptisée Eliade permettra à Vattenfall de bénéficier d'expertises dont le groupe manque, notamment sur le volet financier et développement pour la France.
"Avec la Caisse des dépôts et WPD, je pense que nous avons trouvé une équipe très solide et une bonne alliance pour aller de l'avant" et proposer "une offre compétitive", s'est enthousiasmé M. Groebler auprès de l'AFP. Les discussions entre les parties ont commencé il y a près d'un an, lorsque Vattenfall, parti seul, a été présélectionné avec neuf autres candidats pour poursuivre avec l'administration une étape dite de dialogue commercial.
Vattenfall, la Caisse des dépôts et WPD ont déjà participé, séparément, à la construction de quatorze parcs éoliens en mer en Europe et sont présents sur cinq des six projets en cours de développement au large des côtes françaises.
L'appel d'offres de Dunkerque est le troisième lancé par l'État français pour développer les éoliennes marines "posées" (par opposition aux turbines flottantes) en France. Le lauréat doit être désigné courant 2018 pour une mise en service du parc envisagée en 2022.
https://www.connaissancedesenergies.org/afp/eolien-en-mer-dunkerque-vattenfall-sassocie-la-caisse-des-depots-180306

06/03/18Baie de Saint-Brieuc. Parc éolien : le retour des forages en mer fâche les pêcheurs
Les opérations géotechniques reprennent ce mardi dans la baie de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor) avec de gros bateaux qui vont creuser des trous sous la mer. Les pêcheurs et les opposants à l'implantation de 62 éoliennes en mer sont fâchés.
« On a été prévenu seulement mi-février. On n'a pas eu le temps de contacter tous les pêcheurs. Depuis qu'Ailes Marines a obtenu ses autorisations, ils ont l'air de se sentir plus fort. » Alain Coudray, le président du comité des pêches des Côtes-d'Armor, n'est pas content. La profession voit d'un mauvais oeil le retour de gros bateaux dans la baie de Saint-Brieuc, dès ce mardi.
Comme en juin dernier, ils vont creuser des gros trous dans le fond de la baie pour réaliser des carottages et des tests de pénétration. C'est toujours la même société qui est affrétée par Ailes Marines : Fugro Geoconsulting. Mais c'est un nouveau bateau qui est attendu dans la baie en ce milieu de semaine, Le Gargano, un beau bébé de 2 244 t et de 72 m de long. Hier soir, le navire était toujours amarré au port de Falmouth dans les Cornouailles anglaises.
« Une période peu propice pour la profession »
Selon les pêcheurs, cette campagne géotechnique n'a pas été annoncée suffisamment à l'avance. Elle n'a pas été assez concertée. Et surtout, elle a lieu « dans une période peu propice pour la profession, alors qu'en octobre 2017, les représentants des professionnels avaient demandé que les opérations ne reprennent pas avant la mi-juin ».
Lors de la précédente campagne géotechnique, seulement un tiers des carottages avaient été effectués (19/63). Il reste donc 44 forages à faire en 2018. « Les conditions météo-océaniques peuvent faire varier la durée de la campagne, qui est prévue initialement jusqu'à la mi-août », indique Ailes Marines.
Pour sécuriser l'activité des gros bateaux anglais « à capacité de manoeuvre restreinte », la préfecture maritime a pris un arrêté interdisant « la navigation, le stationnement et le mouillage de tout navire et engin de plaisance, ainsi que la pratique de la pêche à moins de 0,25 mille marin » du Gargano.
« Incompréhensible en saison de pêche »
Contacté hier, Ailes Marines a répondu à la colère des pêcheurs. « Il n'a pas été possible de décaler le calendrier de la campagne en raison de la disponibilité des navires géotechniques affrétés et du calendrier du projet » rétorque la société qui rappelle également que « dans les premières semaines de la campagne, un seul des deux bateaux prévus sera mobilisé afin de limiter l'impact sur les différents métiers de pêches ». Le second navire, le Normand Flower, doit arriver dans la deuxième quinzaine d'avril.
Cela ne calme pas les opposants au projet de l'association Gardez les Caps, qui dénonçaient, le week-end dernier, « une décision incompréhensible en saison de pêche ». « Sans concertation et sans considération des activités économiques existantes, Ailes Marines et l'État passent en force en privatisant une zone de pêche productive et gérée durablement », poursuit l'association, qui s'oppose durablement à l'installation de 62 éoliennes de 210 m de hauteur, à l'horizon 2023, pour produire de l'électricité dans la baie pour des raisons environnementales, économiques et visuelles.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/baie-de-saint-brieuc-parc-eolien-le-retour-des-forages-en-mer-fache-les-pecheurs-5606016

06/03/18 : Parc éolien de Saint-Brieuc. Des pêcheurs amers

À compter de ce mardi, une partie de la baie de Saint-Brieuc est soumise à un nouvel arrêté. La zone de pêche est concernée, les professionnels dénoncent un manque de concertation.
En baie de Saint-Brieuc, le projet de parc éolien offshore suit son cours. Pour rappel, en 2023, 62 éoliennes auront poussé à 16 km de la côte. Un projet à plus de deux milliards d'euros dont l'ambition est de produire 8 % de la consommation bretonne en électricité.

Une campagne géotechnique
En attendant, le consortium Ailes Marines, en charge du projet, a missionné le groupe Fugro, afin de réaliser une campagne « géotechnique ». L'idée consiste à définir avec exactitude la composition du sol et du sous-sol marin. 19 forages ont été réalisés en 2017, 44 doivent encore être faits en 2018. Pour ce faire, le navire Gargano va sillonner la zone. En route, il est attendu en baie de Saint-Brieuc d'ici ce mardi soir. Un deuxième navire « Le Normand Flower » devrait arriver mi-avril.
Par conséquent, la préfecture maritime de l'Atlantique a pris un arrêté. Ce dernier stipule que « lorsque le navire Gargano évolue au sein de la zone, en opération effective de reconnaissance géotechnique, le stationnement et le mouillage de tout navire ou engin de plaisance, ainsi que la pratique de la pêche, de la baignade et de la plongée sous-marine du navire sont interdits à moins de 0,25 mille marin ».
« Prévenus au dernier moment »
Une réglementation qui n'est pas franchement du goût des pêcheurs locaux. « Une campagne géotechnique a déjà eu lieu l'été dernier et tout s'était bien passé. Mais ce coup-ci, nous avons été prévenus au dernier moment et nos recommandations, notamment le souhait que cette campagne se déroule à partir du mois de juin, n'ont pas été prises en compte », déplore Alain Coudray, président du comité départemental des pêches maritimes des Côtes-d'Armor. Ce dernier a la responsabilité de transmettre quotidiennement la position du navire Gargano aux professionnels dans le but de définir une zone de « cohabitation ». Dans un communiqué, les comités départementaux des pêches maritimes des Côtes-d'Armor et d'Ille-et-Vilaine annoncent que « la reprise de cette campagne ne sera pas sans conséquences sur la concertation avec les pêcheurs professionnels et le bon déroulement de l'étude géotechnique ».
D'autant que prévue initialement jusqu'à la mi-août, « la durée de la campagne peut varier selon les conditions météo », prévient Ailes Marines.
Une centaine de professionnels impactés
Avec une centaine de professionnels impactés directement par le projet éolien, sur les 280 pêcheurs présents en baie de Saint-Brieuc, cette nouvelle campagne géotechnique attise un peu plus les craintes ressenties au niveau local.
« Ni pour, ni contre, notre volonté est toujours d'être associé au projet afin que des études soient réalisées sur l'impact que le parc aura sur la profession », tempère Alain Coudray.

http://www.letelegramme.fr/economie/parc-eolien-de-saint-brieuc-des-pecheurs-amers-06-03-2018-11875925.php

05/03/18 : EDF sélectionne Saint-Nazaire pour les sous-stations de ses parcs français
Excellente nouvelle pour les chantiers de Saint-Nazaire, qui entrent en négociations exclusives avec EDF Energies Nouvelles pour la conception et la réalisation des sous-stations électriques destinées aux futurs parcs éoliens offshore de Guérande, Courseulles-sur-Mer et Fécamp.
L’offre présentée par STX France, à la tête d’un groupement comprenant également General Electric et SDI (filiale française de l’armateur belge DEME), a été retenue par EDF EN à l’issue d’un appel d’offres international. Les discussions se poursuivent en vue de la signature prochaine du contrat.
Une commande espérée au printemps
Alors que les trois champs développés par l’énergéticien font encore l’objet d’ultimes recours, les chantiers nazairiens espèrent conclure la commande dans les tous prochains mois. « Si l’on veut installer ces sous-stations en 2020, il faut que la commande intervienne au printemps. Nous devons en effet composer avec des échéances industrielles et les conditions météorologiques, qui empêchent d’effectuer les opérations de pose en mer durant la période hivernale », explique Laurent Castaing, directeur général de STX France. Ce dernier se félicite évidemment du choix annoncé le 1ermars par EDF. « La compétition internationale est actuellement difficile sur le segment des sous-stations et le fait que nous ayons été retenus à l’issue d’un appel d’offres est la preuve que nous sommes désormais reconnus sur ce marché grâce à des solutions innovantes et compétitives ».
En groupement avec GE et DEME
Alors que STX France a déjà réalisé trois sous-stations électriques pour des champs situés au Royaume-Uni (P33 de 210 MW pour le parc Westermost Rough en 2014), en Belgique (Q34 de 309 MW pour Rentel installé fin janvier) et en Allemagne (P34 de 385 MW pour Arkona avec installation prévue au printemps), le chantier français adopte le même schéma industriel que celui retenu pour Rentel. Il se chargera de la conception et de la réalisation des sous-stations, d’une puissance de 450 à 498 MW, l’infrastructure électrique étant confiée à GE et le transport comme l’installation à SDI.
Destinées à transformer l’énergie produite par les éoliennes en courant haute tension avant de l’injecter sur le réseau électrique terrestre, tout en accueillant le système de contrôle-commande permettant un fonctionnement totalement automatique des parcs, les trois sous-stations représenteront un investissement d’environ 300 millions d’euros.
Des modules de plus de 2000 tonnes et des fondations jacket
Bénéficiant des derniers programmes de R&D de STX France permettant de réduire les coûts de ces installations, elles seront constituées d’un topside voisin d’un peu plus de 2000 tonnes, abritant notamment deux transformateurs fournis par GE. Chacune sera supporté par une fondation en treillis métallique de type jacket, adaptée à chaque champ.
Les trois parcs seront équipés d’éoliennes offshore Haliade 150 d’une puissance de 6 MW, dont les turbines seront produites par l’usine GE de Montoir-de-Bretagne, près de Saint-Nazaire, et les pales par le nouveau site LM Wind Power de Cherbourg.
Le parc éolien de Guérande, qui sera probablement le premier à être mis en chantier, comprendra 80 éoliennes pour une puissance totale de 480 MW. Celui de Courseulles, au large des côtes du Calvados, sera quant à lui constitué de 75 machines (450 MW) alors que le champ de Fécamp doit en compter 83 (498 MW).
D’autres contrats attendus à l’export
Parallèlement à la poursuite des discussions avec EDF EN, STX France se positionne sur les autres parcs français et est actuellement en lice sur plusieurs projets en Europe du nord, en particulier en Allemagne et en Belgique. Le chantier se trouve en compétition avec tous les grands acteurs du secteur, comme le Danois Bladt, le Belge Fabricom ou encore le Néerlandais HSM. Présent depuis moins longtemps sur le marché, STX France mise sur ses solutions innovantes et originales, qui ont déjà convaincu les groupes chargés de développer Rentel et Arkona, avec lesquels le constructeur français mène à bien, cette année, ses deux premiers contrats EPCI (Engineering Procurement Construction and Installation). Des références extrêmement précieuses, doublées par les effets de ses nouveaux programmes de R&D ayant abouti au développement de SeeOs. Selon le chantier, cette nouvelle gamme de sous-stations offre « une solution modulable qui s’adapte à toute puissance, de 200 MW à 900 MW, et qui s’installe sur tout type de fondation, monopile, jacket ou flottante, en fonction du site. Grâce à sa conception, SeeOs diminue le temps de construction ainsi que le coût de l’investissement de 20% et réduit les coûts d’opérations et de maintenance ».
Diversification et retombées pour la sous-traitance locale
S’appuyant au travers de sa Business Unit Energies Marines sur une ingénierie dédiée et avec l’usine Anemos sur un outil industriel spécialement conçu pour la réalisation de topsides et jackets, STX France voit depuis cinq ans cette activité se développer en parallèle de la construction de navires. Une diversification bienvenue pour limiter les baisses de charge lorsque la croisière, premier marché de Saint-Nazaire, connait des trous d’air. Alors qu’un projet comme le P34 a mobilisé quelques 200 personnes au chantier et de nombreux sous-traitants (242 entreprises impliquées, en majorité de la région), STX France se fixe pour objectif de livrer deux sous-stations par an. « C’est là que se situe la rentabilité économique de cette activité, pour laquelle nous avons développé toutes les compétences nécessaires et qui s’inscrit parfaitement dans ce que nous savons faire dans la navale. Les énergies marines apportent également une diversification intéressante à nos sous-traitants puisque sur un projet comme le P34, qui représente 500.000 heures de travail, la moitié est en sous-traitance », explique Laurent Castaing.
Un marché qui repart et de belles prévisions de croissance
Après une période plus calme dans les nouveaux projets de fermes éoliennes en Europe du nord, le marché semble en tous cas se redresser. « Le secteur va voir une reprise des installations en mer vers 2020/2021 au niveau que nous avons connu cette année, avec une quinzaine de sous-stations posées en mer, alors qu’il n’y en aura qu’une demi-douzaine l’année prochaine », explique Lionel Josse, responsable commercial de BU Energies Marines de STX France. Il faut dire que le potentiel de développement de l’éolien en mer, qui constitue l’une des grandes réponses aux politiques de transition énergétique, est énorme. En plus de l’Europe, où il va continuer à se développer, ce marché devrait maintenant monter en puissance dans d’autres régions de la planète. Ainsi, les projections de croissance tablent sur un passage de 17 à plus de 100 MW de puissance installée dans les 12 prochaines années.
Anemos mobilisé sur les constructions de paquebots
Une croissance dont entend bien bénéficier Saint-Nazaire, en Europe et ailleurs, que ce soit sur l’éolien posé puis l’éolien flottant. Si le P34 est à ce jour le dernier projet en commande ferme, en attendant signature de nouveaux contrats, Anemos n’est en tous cas pas à l’arrêt, loin s’en faut. Car la nouvelle usine, inaugurée en 2015, n’est pas uniquement apte à travailler sur les EMR, comme le souligne Frédric Grizaud, directeur de la BU Energies Marines : « C’est l’un des grands avantages de cet atelier et de son alvéole de peinture. Ils ont justement été dès le départ pensés et conçus pour être flexibles et polyvalents afin de ne pas rester cantonnés aux énergies marines. En attendant la réalisation de nouvelles sous-stations, ils tournent aujourd’hui à plein régime au profit des paquebots que nous avons en construction ».
https://www.meretmarine.com/fr/content/edf-selectionne-saint-nazaire-pour-les-sous-stations-de-ses-parcs-francais

05/03/18 : ÉOLIENNES OFFSHORE : MACRON ET HULOT CAUTIONNERONT-ILS LE RACKET DU SIÈCLE ?
C’est un sujet occulté, caché et presque tabou qui commence enfin à émerger doucement mais sûrement. Et qui pourrait se transformer en énorme scandale d’État si rien n’est fait pour y remédier.
Le président Emmanuel Macron et son ministre de l’Écologie Nicolas Hulot s’apprêtent à mettre en œuvre la construction des sept centrales éoliennes offshore initiées par Nicolas Sarkozy et François Hollande, projets qui constitueraient la plus grande extorsion de fonds jamais connue en France au détriment des contribuables et consommateurs de l’électricité.
Les chiffres sont désormais connus, et le Figaro, dans un article de Luc-Antoine Lenoir au titre évocateur, « Éoliennes en mer : des 2CV au prix de Rolls-Royce », avait dévoilé le scoop du prix de rachat de l’électricité aux différents promoteurs de centrales éoliennes offshore pour un montant colossal de 221 euros le mégawattheure, information jusque-là non contestée.
Là où le bât blesse, c’est que ce chiffre qui a été fixé il y a moins d’une dizaine d’année ne correspond plus du tout au tarif de rachat actuel de l’électricité et même de l’éolien en mer. C’est ainsi qu’un consortium mené par ENGIE vient juste de gagner un appel d’offres en Grande-Bretagne pour seulement 63 euros le méga-wattheure (source Monde de l’Énergie), à comparer aux 221 euros le mégawattheure que le consortium également mené par ENGIE aurait obtenu pour la centrale éolienne entre Yeu et Noirmoutier, soit 3 à 4 fois le tarif du marché de l’électricité. Sans compter que les prix de l’électricité sont aujourd’hui orientés à la baisse avec des prix atteignant 40 à 50 euros le mégawattheure y compris dans les énergies renouvelables.
En prenant simplement la centrale éolienne entre Yeu et Noirmoutier, le consortium industriel prévoit un investissement de 2 milliards d’euros en intégrant les difficultés techniques avec une production prévisionnelle de 1 900 gigawattheure. Si on multiplie 221 euros × 1 900 000 mégawatheures, la centrale éolienne en question devrait rapporter 420 millions d’euros par an. Cette centrale serait donc amortie en un peu plus de 4 ans avec une énorme rentabilité à deux chiffres. Le surcoût pour cette seule centrale éolienne serait de l’ordre de 300 millions d’euros par an directement payés par le consommateur et le contribuable.
Si on multiplie ce chiffre par 7 (les 7 autres centrales éoliennes côtières ont des caractéristiques sensiblement identiques), on obtient un surcoût de l’électricité de 2 milliards d’euros par an. Si on additionne les 25 années de concession, cela fait un surcoût de 50 milliards d’euros, et si on ajoute les 15 ans de concession supplémentaires, cela revient à 80 milliards d’euros.... Une somme gigantesque pesant directement sur les Français au profit exclusif des actionnaires des consortiums industriels et financiers. Là il ne s’agit plus d’écologie mais d’un hold-up à très grand échelle et en bande organisée.
Ce chiffre gigantesque est très loin d’être farfelu et a été confirmé tout récemment par un ancien proche collaborateur du ministre Christine Lagarde, Benjamin Frémaux, dans un article des Échos du 5 février intitulé « Le coût exorbitant de l'éolien offshore français » et qui fixe – en utilisant des chiffres à minima selon l’auteur – à 30 milliards d’euros sur 20 ans le montant de la subvention ainsi versée aux consortium industriels en se basant sur des chiffres estimés de 180 à 200 euros le mégawattheure.
Le chiffre de cet ancien polytechnicien se rapproche sensiblement de notre calcul et reste tout simplement considérable, car il ne tient pas compte de toutes les subventions qui ont été accordées pour faire évoluer les infrastructures logistiques. Là où le dossier devient particulièrement gênant pour le gouvernement, c’est que ce tarif de rachat sursubventionné avait été fixé à un montant élevé afin de mettre en place une filière industrielle française de l’éolien en mer. Or, suite aux grands mouvements capitalistiques dans l’industrie française, les éoliennes prévues pour les centrales éoliennes offshore françaises ne sont... même plus françaises.
C’est l’article de Dominique Pialot dans la Tribune du 28 février intitulé « Éolien offshore à la croisée des chemins » qui souligne ce paradoxe, rappelant que le tarif de rachat prenait en compte la création d’une filière industrielle française. Le journaliste souligne que « cette politique n’avait pas eu l’effet escompté ». La France se contentant de récupérer simplement une chaîne de production de la même manière que certains fabricants automobiles ont délocalisé la fabrication de certaines de leurs voitures en Roumanie. Dans le dossier des éoliennes en mer la France deviendra juste la Roumanie de la fabrication des éoliennes allemandes.
Aussi, plus rien ne justifie de surpayer de 50 à 80 milliards d’euros pour la création en France de quelques chaînes de production d’éoliennes qui seront vite fermées lorsque les parcs français seront créés. A ce rythme, la France ne créera en aucun cas de filières industrielles éoliennes. Qu’est-ce qui justifie alors que la France paie son électricité 5 fois plus cher que le marché habituel ?
Cette problématique commence enfin à émerger politiquement. le 13 février, le député Julien Aubert a posé une question écrite (no 5074) à l’Assemblée nationale à Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, en l’alertant sur « les raisons qui justifieraient de payer 4 à 5 fois le prix habituel de l’électricité avec une technologie considérée aujourd’hui comme obsolète ». Il lui demande d’ailleurs de mettre en œuvre un moratoire sur ce thème.
Dans un article du Monde du 1er mars intitulé « L’éolien offshore peine à décoller en France », le journaliste Nabil Wakim pointe du doigt toutes ces problématiques et nous informe sur le fait que « le gouvernement réfléchit à revenir sur les conditions tarifaires de ces marchés, pour négocier des prix plus conformes à la situation actuelle, beaucoup plus bas ». Il ajoute : « Une épreuve de force pourrait s’engager entre l’État et les industriels au risque de retarder encore la mise en place de parcs éoliens au large des côtes françaises. »
Cette information précieuse du journaliste du Monde montre que le sujet commence enfin à inquiéter le gouvernement. Il va sans dire que l’obsolescence de la technologie envisagée pour les sept centrales éoliennes offshore sur les côtes françaises cumulée à un prix hors de proportion devrait inciter le président Macron et son gouvernement à mettre en œuvre d’urgence un moratoire et à faire table rase de ces différents dossiers pour envisager enfin des alternatives crédibles, comme l’éolien flottant à 50 kilomètres des côtes.

04/03/18Éoliennes : la France n'est pas dans le vent
General Electric a annoncé un plan d'investissement pour développer l'éolien en mer à Cherbourg (Manche) et à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). La création de plus de 2 500 emplois sont à la clé. Mais le projet déplaît à de nombreuses personnes.
Une éolienne flottante de 5 000 tonnes pour soixante mètres de haut a été inaugurée il y a quelques semaines à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Mais ce prototype n'est toujours pas installé au large. En France, l'éolien en mer n'est qu'une promesse. Les premiers projets ont été lancés en 2012 pour six milliards d'euros d'investissement. Sept ans plus tard, pas un kilowatt n'a encore été produit en mer.
Le gouvernement favorable malgré les oppositions
Pourquoi ces retards ? Dans la baie de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor), soixante-deux turbines doivent être installées en 2020. Selon certains habitants, ces éoliennes de 200 mètres de haut seront bien trop visibles depuis la côte. Le comité départemental des pêches maritimes et des élevages marins demande des études d'impact sur le bruit et les vibrations causés par l'installation des éoliennes. Pour chaque projet d'implantation en mer, des associations se mobilisent et organisent des manifestations. Le gouvernement a pourtant promis de simplifier les procédures pour l'installation d'éoliennes en mer.

https://www.francetvinfo.fr/economie/industrie/eoliennes-la-france-n-est-pas-dans-le-vent_2640054.html

04/03/18 : Vendée : un collectif s'oppose à la construction d'éoliennes en mer
L'installation de 62 éoliennes est prévue dans une zone proche de Noirmoutier et de l'Île d'Yeu. Plus de 150 professionnels de la mer ont envoyé un courrier demandant l'annulation du projet à Nicolas Hulot, craignant pour leur zone de chalandise et pour les fonds marins.
Sur le site Change.org, près de 7 000 personnes soutiennent déjà leur action. Le collectif "Touche pas à mes îles" trouve son écho sur le littoral vendéen en s'opposant à la construction d'un parc éolien à 15 kilomètres des côtes.
Le projet, porté par la société EMYN, attend encore les conclusions de l'enquête publique pour obtenir son autorisation d'implantation. Le calendrier prévisionnel prévoit une mise en service en 2021.
"On va quand même perdre 70 % de la zone de travail, c'est pas une paille", souligne Sylvain Gallais, pêcheur à Noirmoutier. "On va venir massacrer l'écosystème et la sardine va disparaitre, tout simplement", craint de son côté Philippe Gendreau, directeur de la Conserverie Gendreau.
Le collectif "Touche pas à mes îles" s'intéresse de son côté à de potentielles alternatives : des éoliennes plus au large (environ 50 km) et sur des blocs flottants. "Pourquoi ne pas utiliser cette alternative innovante et française ? Et pourquoi mettre en place une technologie totalement obsolètes au détriment de deux îles Natura 2000 ?", se questionne Fabien Bougié, le porte parole du collectif.
Reportage d'Élodie Soulard et Damien Raveleaud, avec comme interlocuteurs :
Sylvain Gallais, patron pêcheur de l'Entêté
Philippe Gendreau, directeur de la Conserverie Gendreau
Fabien Bougié, porte-parole du collectif "Touche pas à nos îles"
https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/vendee/ile-d-yeu/vendee-collectif-s-oppose-construction-eoliennes-mer-1434327.html

02/03/18Énergies marines renouvelables : plusieurs projets annoncés pour combler le retard de la France
Souvent pointée du doigt pour ses retards en matière d’éolien en mer, la France pourrait bien combler ses lacunes grâce au soutien de plusieurs industriels. En effet, le producteur d’électricité EDF a notamment fait savoir ce jeudi 1er mars qu’il était prêt à lancer la construction du premier parc éolien en mer français, et ce, dès cet été. GE Renewable Energy, de son côté, a fait part de sa volonté de bâtir l’éolienne en mer la plus puissante au monde en France. Précisions.
« Plus de vingt ans après nos collègues européens, nous sommes prêts à démarrer le premier projet de ferme en France », a indiqué Olivier de la Laurencie, directeur du projet éolien en mer de Saint-Nazaire chez EDF Energies Nouvelles, lors d’une table ronde organisée le 1er mars.
De quoi permettre à la France de combler son retard quant au développement des énergies marines renouvelables, admis par le Premier ministre Edouard Philippe lui-même. Pour autant, le gouvernement semble avoir encore des efforts à fournir, le parc de Saint-Nazaire faisant toujours l’objet d’un pourvoir devant le Conseil d’État.
« On fait l’hypothèse que le Conseil d’État va bientôt statuer sur l’admissibilité (de ce recours). On n’a pas d’autre choix que d’être prêts si le Conseil d’État prononce la non-admissibilité », a déclaré Olivier de la Laurencie. Les travaux pourraient ainsi débuter « cet été », après « trois ans de retard ».
Si ce projet voit bel et bien le jour, une mise en service partielle pourrait intervenir « à partir de l’été 2021 ». Le parc devrait être composé de 80 éoliennes pour une capacité totale de 480 MW.
GE Renewable Energy prêt à investir 330 millions de dollarsEDF n’est cependant pas la seule entreprise à vouloir tirer profit du retard de la France en termes d’énergies marines renouvelables ! General Electric Renewable Energy, filiale dédiée aux EnR du conglomérat américain éponyme, a également annoncé jeudi dernier sa volonté de construire l’éolienne en mer la plus puissante au monde sur l’hexagone.
Le projet, baptisé « Haliade-X 12 MW », permettrait de produire 45% d’énergie supplémentaire par rapport aux turbines actuelles. 16 000 foyers européens pourraient ainsi être alimentés en électricité d’origine renouvelable à horizon 2021. Coût de l’opération : 330 millions de dollars.
« La technologie de cette nouvelle turbine, son élaboration et sa production seront assurées pour la plus grande partie en France », ajoute la société. Cette dernière estime par ailleurs que 550 emplois directs et 2 000 postes indirects seraient créés grâce à ce projet ambitieux, qui semble décidément gagnant sur tous les points !
http://www.batiweb.com/actualites/eco-construction/energies-marines-renouvelables-plusieurs-projets-annonces-pour-combler-le-retard-de-la-france-02-03-2018-32128.html


02/03/18 : ÉOLIEN EN MER : LE PREMIER PARC FRANÇAIS BIENTÔT EN CONSTRUCTION ? 😠😠

Après des années d’inertie liée à des procédures administratives complexes et des recours en justice à répétition, ça bouge enfin du côté de la filière éolienne offshore française. Selon les dernières déclarations du directeur du projet de parc de Saint-Nazaire en Loire-Atlantique, EDF EN, filiale de l’énergéticien français dédiée aux énergies renouvelables, serait « prête » à lancer dès « cet été » la construction du premier parc éolien en mer français, une fois le dernier contentieux juridique définitivement réglé.
L’éolien offshore français, un démarrage avorté
Malgré la volonté affichée du gouvernement d’encourager le développement de la filière éolienne marine, les premiers projets français accusent toujours un retard significatif et aucun n’a encore entamé sa phase de construction. La faute aux nombreux recours en justice déposés par des associations anti-éoliennes ces dernières années qui critiquent l’impact visuel des éoliennes, et mettent en avant des problèmes éventuels liés à la sécurité des navires.
Les trois projets attribués en 2012 au groupe EDF EN par exemple, ont subi les conséquences directes de ces recours en justice et vu leur calendrier retardé de plusieurs années. Ces parcs avaient pourtant tous obtenu la validation des préfectures concernées pour pouvoir lancer les chantiers, mais les recours formulés contre ces arrêtés préfectoraux bloquent encore aujourd’hui le processus. Prévus à Courseulles-sur-Mer dans le Calvados et Fécamp en Seine-Maritime pour le consortium EDF Dong, avec Alstom et WPD, puis au large de Saint-Nazaire pour le consortium EDF Dong, Alstom et Nass & Wind, ils attendent tous actuellement le feu vert définitif du conseil d’Etat.
Le premier parc éolien en mer français lancé dès cet été ?
En effet, si ces trois parcs ont bel et bien été confirmés en 2017 par la Cour administrative d’appel de Nantes, seule compétente sur les recours concernant l’éolien en mer, ils font encore l’objet de recours devant le Conseil d’Etat, chargé de statuer sur des questions de droit uniquement. Ils pourraient néanmoins débuter dans les meilleurs délais, à en croire Olivier de la Laurencie, directeur du projet de parc offshore de Saint-Nazaire. « Plus de vingt ans après nos collègues européens, nous sommes prêts à démarrer le premier projet de ferme en France », a-t-il déclaré jeudi 1er mars à l’occasion d’une table ronde sur les énergies marines renouvelables (EMR) en Europe, organisée par le constructeur naval STX France.
Le projet de parc éolien marin de Saint-Nazaire notamment, situé au large de l’estuaire de la Loire, à une distance comprise entre 12 et 20 km du littoral, pourrait être confirmé par le Conseil d’Etat avant l’été. « On fait l’hypothèse que le Conseil d’Etat va bientôt statuer sur l’admissibilité (de ce recours) », a précisé à la presse M. de la Laurencie. Dans ce cas, les premiers travaux pourraient commencer dès « cet été », avec environ « trois ans de retard », a-t-il ajouté. Mené par la société Parc du Banc de Guérande, une filiale d’EDF Energies Nouvelles, ce projet de parc éolien offshore sera doté de 80 turbines posées pour une puissance totale de 480 MW et un coût estimé à deux milliards d’euros. Sa mise en service avait été initialement envisagée en 2018 mais a été repoussée depuis à 2021 ou 2022.
Une simplification administrative salutaire
Outre la fin attendue des procédures judiciaires qui plombent la filière depuis plusieurs années, la simplification administrative souhaitée par le nouveau gouvernement pourrait également permettre d’accélérer les projets en cours dans l’Hexagone. Pour rappel, les députés ont donné jeudi 25 janvier dernier, leur feu vert au gouvernement afin qu’il prenne les ordonnances nécessaires pour simplifier la procédure administrative des projets offshore.
Grâce à cette habilitation, votée dans le cadre du projet de loi sur le droit à l’erreur en première lecture, le gouvernement espère réformer la procédure et réduire à moins de sept ans le délai nécessaire pour créer un parc éolien en mer, contre 10 ans actuellement. Dans les faits, les projets de parcs éoliens en mer sont toujours soumis à l’obtention par l’exploitant d’une autorisation environnementale et d’une autorisation d’occupation du domaine public maritime. L’objectif des ordonnances gouvernementales à venir sera donc de garantir et d’accélérer le développement des projets en imposant que le débat public soit réalisé en amont de la procédure d’appel d’offres, et que les études techniques et environnementales soit effectuées sous la maîtrise d’ouvrage de l’État. Le but à terme étant de pouvoir valider et délivrer toutes ces autorisations directement lors de l’attribution de l’appel d’offres aux groupes lauréats.
http://lenergeek.com/2018/03/02/eolien-en-mer-construction-parc-francais-saint-nazaire/


02/03/18Énergie. Saint-Nazaire à la pointe d’une prometteuse industrie offshore
Les chantiers STX à Sainte-Nazaire ont livré, jeudi 1er mars, un transformateur pour un parc allemand, le plus gros jamais construit. Il négocie ceux pour les trois parcs EDF à venir.
Des appels d’offres qui pleuvent
Saint-Nazaire, la ville des paquebots géants, prend fermement le virage de l’éolien marin. Lors d’une conférence sur cette technologie prometteuse, EDF a confié être « prêt » à lancer dès « cet été » la construction du premier parc éolien en mer français, au large de Saint-Nazaire, une fois le dernier contentieux juridique purgé. Tous les autres projets français sont en effet plombés par les recours.
« La France est en retard mais elle peut encore monter dans le train, rassurent pourtant des experts. Et en plus elle bénéficiera de l’expérience des autres ! » .
Surtout que la production augmente partout en Europe. « Les appels d’offres pleuvent,confirme Frédéric Grizaud responsable de STX énergies marines. Il y a du travail pour nos équipes ! »
Avant EDF, le consortium Floatgen devrait toutefois installer la première éolienne marine française. Un Une concept flottant très prometteur en attente à Saint-Nazaire avant une expérimentation au large du Croisic. Elle fournira deux mégawatts de puissance qu’on peut comparer aux… 1 300 installés en Allemagne rien qu’en 2017.
Un méga transfo pour l’Allemagne
Toujours à Saint-Nazaire, le chantier naval a livré hier une sous-station électrique pour une ferme éolienne allemande. Cet énorme cube gris de 4 000 tonnes partira bientôt pour la mer Baltique. Il sera d’abord assemblé sur une énorme structure d’acier de 35 mètres de haut qui lui servira de pied, tout aussi impressionnant.
Cette sous-station sera connectée à un grand parc de 60 éoliennes au large de Hambourg capable d’alimenter 400 000 foyers. Son rôle : élever la tension et distribuer le courant à terre. Elle sera reliée à tout un réseau électrique en mer, entre Suède, Danemark et Allemagne.
Trois projets EDF pour Saint-Nazaire
Connu pour ces paquebots records, STX mise désormais sur le secteur de l’offshore. 20 millions d’euros ont été investis pour construire ces sous-stations, en partenariat, notamment, avec General Electric, installé juste à côté.
Les associés sont désormais en « négociations exclusives » avec EDF énergies nouvelles pour fournir les trois projets de parc français au large de Saint-Nazaire, Fécamp et du Calvados. Un contrat à 300 millions d’euros.
« On est parti de zéro il y a sept ans, rappelle le PDG des chantiers Laurent Castaing. Cette année on réalise 100 millions d’euros de chiffre sur cette activité, et on vise 150 millions d’euros, environ deux sous-stations par an. Une belle start-up ! »
Les parcs éoliens offshore en projet dans l'Ouest. | Ouest-France
https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/saint-nazaire-44600/saint-nazaire-la-pointe-d-une-prometteuse-industrie-offshore-5599031
02/03/18 : Éoliennes flottantes : Quadran Energies Marines bientôt dans le vent 😫
C’est officiel : la campagne de mesures du vent et de la mer commandée par Quadran Energies Marines dans le cadre du projet des fermes pilote d’éoliennes flottantes en Méditerranée devrait commencer en avril prochain..
Pour ce faire, Quadran Energies Marines avait lancé un appel d’offres concurrentiel pour faire exécuter cette importante phase du projet consistant en l’implantation de quatre éoliennes flottantes au large de Gruissan et Port-la-Nouvelle, dans le golfe du Lion, à environ 18km des côtes audoises. Après examen des candidatures, c’est finalement Eolos, le spécialiste espagnol du lidar flottant, qui a été choisi comme fournisseur pour mener cette campagne de mesures.
À plus de 200 mètres au dessus de la mer
Afin de mesurer de manière fiable les vents marins, Eolos Solutions propose une technologie particulière qui est celle du Lidar Flottant. Ce lidar permet d’effectuer des mesures de vent dans les conditions les plus extrêmes -plus de 200 mètres de hauteur au-dessus du niveau de la mer et à des profondeurs allant jusqu’à 300m- et ce à n’importe quel endroit en mer.
La mise à l’eau du Lidar flottant est prévue pour le mois d’avril, au sein-même de la zone d’implantation des futures éoliennes, permettant aux porteurs du projet de connaître avec précision le potentiel de production énergétique des éoliennes.
Solide expérience
Un choix que Olivier Guiraud, directeur général de Quadran Energies Marines, explique par la solide expérience présentée par l’équipe d’Eolos : «La clé de la crédibilité et de la performance de notre projet est de travailler avec des fournisseurs qui comprennent profondément la nature du travail, en accord avec l’esprit et la philosophie de notre équipe, et que l’on peut compter sur le fait d’avoir accès à des données valorisables dans le cadre d’un financement en fin de la campagne. Eolos s’est démarqué parmi les fournisseurs pour leur flexibilité, leur équipe dévouée et concentrée, et leur solide expérience dans des zones géographiques similaires.»
Il s’agit d’une campagne dont la rentabilité sur les dépenses d’investissement et d’exploitation miroitent les objectifs ambitieux du projet pilote, à l’heure où l’industrie européenne s’impose en pionnière en fondations flottantes, pour une production éolienne offshore toujours plus importante.
Créer des emplois
Pour Julian Harland, le directeur commercial d’Eolos, ”Faire partie de cette histoire est un signal que le prochain chapitre de la génération éolienne offshore principale consiste à réussir dans la technologie de fondations flottantes, un catalyseur que l’industrie éolienne européenne dirige et peut exporter vers de nouveaux marchés, dépassant la technologie conventionnelle. Nous sommes évidemment fiers d’être reconnus comme un fournisseur robuste et fiable pour répondre aux exigences uniques d’un projet premier sur le marché».
Un projet qui devrait donc à terme, mener à une autonomie énergétique, créer des emplois ainsi que booster l’économie locale avec de nouveaux investissements et de nouvelles technologies innovantes.
>> Quadran Energies Marines en bref
Créée en 2001 par Jean-Marc Bouchet, Quadran est rapidement devenu un producteur d’électricité indépendant de premier plan, avec près de 500 MW de capacité installée en France à la fin de l’année 2017. Au 31 octobre 2017, les activités onshore françaises ont été regroupées dans le groupe Direct Energie, troisième plus grand réseau de distribution de France. Les activités internationales de Quadran et Marines Renewables Energies ont été regroupées sous Quadran International et Quadran Energies Marines, toutes deux détenues par Lucia Holding (bureau de la famille JM Bouchet).
Quadran Energies Marines a été créée avec l’ambition de devenir l’un des premiers développeurs et gestionnaires d’actifs éoliens indépendants français. La société est déjà à la pointe du développement éolien offshore en France :
– EOLMED : consortium retenu lors de l’Appel à projet des fermes pilote d’éoliennes flottantes en Méditerranée ;
– FLOATGEN : Quadran Energies Marines a en charge l’exploitation et la maintenance du démonstrateur offshore qui sera opéré depuis le site du SEM-REV au large du Croisic.

>> Eolos en bref
Eolos Floating Lidar Solutions propose des solutions de mesure clé en main pour l’industrie éolienne offshore. Son produit, le EOLOS FLS200, est une bouée flottante validée très robuste qui utilise la technologie LiDAR (détection et télémétrie de la lumière) pour recueillir des données de haute qualité sur le vent et l’océan à partir de n’importe quel endroit extracôtier. Il permet aux planificateurs de parcs éoliens d’effectuer des mesures de vent à des altitudes de plus de 200 mètres au-dessus du niveau de la mer et de calculer les mouvements des vagues et des courants jusqu’à 300 mètres de profondeur.
En tant que bouée flottante, l’EOLOS FLS200 permet une installation rapide et un déplacement rapide vers d’autres zones d’un parc éolien ou vers des sites entièrement nouveaux lorsque nécessaire. En utilisant le système LiDAR flottant EOLOS FLS200, les développeurs de projet peuvent réduire les coûts de mesure du vent par dix par rapport aux installations de mât classiques.
https://e-metropolitain.fr/2018/03/02/projet-eolmed-quadran-energies-marines-pret-a-lancer-mesures-vent/

02/03/18 : Dieppe : un parc éolien offshore finalement approuvé 😠
Dieppe : un projet de construction d’éoliennes validé.
L’Agence Française pour la Biodiversité (AFB) a fini par donner un avis favorable, après diverses concertations, sur le projet de parc éolien offshore implanté dans la Manche, prévu à proximité de Dieppe-Le Tréport. Avant d’être validé, ce projet a néanmoins dû être considérablement modifié sur certains points techniques, notamment la hauteur prévue des éoliennes, jugée insuffisante et dangereuse pour la faune.

Précédemment, ce projet avait rencontré diverses réticences, émises, entre autres, par le Conseil de Gestion du Parc Naturel Marin des Estuaires Picards et de la Mer d’Opale, en raison d’effets négatifs possibles sur la biodiversité marine et les fonds marins. Par ailleurs, Nicolas Hulot avait dû recevoir des artisans pêcheurs, opposés eux aussi au futur parc, qui demandaient qu’il soit déplacé dans une zone située plus à l’ouest, ayant moins d’impact sur leur activité. Ce projet, porté de façon conjointe par la société EMDT, le groupe industriel ENGIE, l’EDPR et la Caisse des Dépôts, a donc été modifié de façon conséquente. Ainsi, les 62 éoliennes qui composeront ce parc, à l’origine d’une hauteur prévue de 196 mètres, auront une taille plus importante, afin d’être moins dangereuses pour les oiseaux. Le Conseil d’administration de l’Agence Française pour la Biodiversité a spécifié qu’un arrêt de ces éoliennes serait appliqué si elles provoquaient une trop forte mortalité parmi les oiseaux marins ou les chiroptères.
http://bulletindescommunes.net/accueil/dieppe-un-projet-de-construction-deoliennes-valide/


01/03/18 : General Electric va construire en France la plus grande éolienne offshore du monde
Cette éolienne version XXL devrait pouvoir produire 45% d'énergie supplémentaire par rapport aux turbines actuellement sur le marché. Sa mise en construction devrait permettre la pérennisation et la création de nombreux emplois sur les sites de Saint-Nazaire et Cherbourg.
GE Renewable Energy, la division énergies renouvelables du géant américain General Electric, a annoncé, jeudi 1er mars, la construction de la plus grande et plus puissante éolienne offshore jamais créé: Haliade X. Avec un générateur à entraînement direct de 12 mégawatts (MW), elle devrait pouvoir produire 45% d'énergie supplémentaire par rapport aux turbines actuellement sur le marché. Les modèles les plus puissants possédants une capacité de production de «seulement» 8MW. Culminant à 260 mètres de hauteurs, cette turbine géante sera composée d'un rotor de 220 mètres, lui-même équipé de pâles de 107 mètres de long et disposera d'une envergure de 17.000 m2. «Elle sera en moyenne 30% plus grande que ses concurrentes», indique GE Renewable Energy.

Crédits GE Renewable Energy GE Renewable Energy
Par ailleurs, «toute son exploitation sera numérisée, ce qui permettra d'optimiser son fonctionnement et ses capacités de productions», explique le groupe. Ainsi, au total, «un mat d'Haliade-X pourra produire 67 GWh d'électricité par an, soit de quoi alimenter 16.000 foyers», souligne-t-il.
330 millions d'investissements en France
Pour produire sa reine des mers, GE Renewable compte investir près de 330 millions d'euros en France. Environ 60 millions de dollars devraient être destinés à la modernisation de l'usine General Electric de Saint-Nazaire, où les nacelles de l'Haliade-X seront produites. De plus, 100 millions de dollars seront investis dans l'usine de Cherbourg de l'industriel danois LM Wind, allié de General Electric, spécialisé dans la fabrication de pâles pour éolienne. Celle-ci ouvrira courant 2018, et c'est là-bas que seront fabriqués les pâles de 107 mètres qui composeront l'Haliade-X. À terme, «elle permettra la création de 550 emplois directs et 2000 emplois indirects, des recrutements ont déjà commencé», fait savoir GE Renewable Energy. Enfin, «des investissements supplémentaires, liés à l'ingénierie, au développement, à la fabrication du prototype et à la chaîne d'approvisionnement seront réalisés dans les cinq prochaines années en France», souligne le groupe.
Si la production de l'Haliade-X sera essentiellement assurée en France, elle ne devrait pas être visible sur les côtes françaises. En effet, actuellement, la France ne compte aucune éolienne offshore en fonction, et aucun parc éolien ne devrait être en activité d'ici 2022. «On répond en ce moment à des appels d'offres, en Europe, aux États-Unis et en Asie, on sera prêt à fournir les Haliade-X quand il faudra les installer», concède GE Renewable, sans pouvoir confirmer pour l'instant répondre à des appels d'offres destinés à la France. «Nous avons déjà remporté trois appels d'offres pour des champs éoliens offshore en France, mais ils seront équipés de modèle d'éolienne de 6MW», précise le groupe.

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018/03/01/20002-20180301ARTFIG00347-general-electric-va-construire-en-france-la-plus-grande-eolienne-offshore-du-monde.php

01/03/18 : Vers une filière industrielle de l'éolien autour du futur parc Yeu-Noirmoutier
Le projet de parc éolien offshore Yeu-Noirmoutier avance. Des savoir-faire nouveaux doivent donc émerger, avec des emplois locaux à la clef. Toute une filière industrielle de l'éolien en mer est en passe de se structurer en France.
L'éolien en mer doit devenir une filière industrielle créatrice d'emplois. C'est l'ambition de l'Etat français, qui espère profiter des marchés générés par les appels d'offres en la matière.
Parmi les projets à forte perspective, celui du parc éolien offshore Yeu-Noirmoutier. Le parc, d'une puissance de 496 MW, serait composé de 62 éoliennes de 8 MW chacune. Le projet a été attribué par appel d'offres en 2014 à la société EMYN, détenue par Engie, EDP Renewables et la Caisse des dépôts et consignations.
Le calendrier de la mise en oeuvre du projet est déjà fixé. Si les autorisations administratives sont bien délivrées fin 2018, la construction et l'installation en mer des différents éléments du parc éolien suivront à partir de 2019, avec une mise en service à l'horizon 2021.
Autour du projet d'éolien en mer, un écosystème de fournisseurs à créer
Autour de ce projet d'envergure, un véritable écosystème local de savoir-faire dans l'éolien pourra se structurer. Selon la société EMYN, un travail de concertation est déjà entamé avec les acteurs économiques des Pays de la Loire. Il s'agit d'identifier les entreprises locales qui pourraient devenir fournisseurs, au cours des 3 phases du projet éolien en mer.
Première étape, la phase de développement, qui est en cours de réalisation. Pour EMYN, l'objectif est de dimensionner les éléments du projet éolien. Cela passe par une meilleure connaissance environnementale et technique de la zone d'implantation du parc.
Les expertises en matière d'études techniques et environnementales, mais également liées à la logistique et à la concertation, ont profité à 22 entreprises du Bassin de la Loire, dont 11 sont localisées en Vendée.
1.500 emplois attendus sur les phases de construction et d'installation du parc
Pour les phases de construction et d'installation des éléments du parc, les retombées sur l'emploi sont prometteuses. Selon l'évaluation du porteur de projet, 1.500 emplois seraient mobilisés en France. Les emplois concernent en proportions égales : la fabrication des éoliennes, dans les usines de Siemens-Gamesa au Havre • la fabrication et l'installation des autres grands composants du parc éolien : sous-station électrique en mer, câbles inter-éoliennes, fondations des éoliennes.
Pour assurer la construction et l'installation, EMYN fera appel à des fournisseurs pour les grands “lots” du parc éolien, clairement identifiés. En prévision de cette étape, le porteur de projet et son fournisseur de turbines travaillent aujourd'hui à repérer des entreprises locales qui pourraient se placer en rang 2 ou 3 dans la chaîne d'approvisionnement du projet. EMYN affiche également sa volonté de participer à la montée en compétence de ces entreprises. Leurs mises en relation avec les responsables du projet ou les fournisseurs de rang 1 s'inscrivent à ce titre dans le process en cours.
Former le personnel de maintenance du parc, un défi d'actualité
Pendant toute la phase d'exploitation et maintenance du parc éolien, qui durera a minima 25 ans, les compétences d'entreprises locales seront également bienvenues. Elles pourront ainsi réaliser des prestations logistiques ou des travaux subaquatiques.
Cette dernière phase engendrera également la création de 125 emplois directs, répartis entre les îles d'Yeu et de Noirmoutier. Non délocalisables, ces emplois seront répartis en 3 catégories d'activités, selon la société EMYN : 60% de techniciens (à terre et en mer) • 10% de marins • 30% de postes de logistique et d'encadrement.
La formation des personnels en charge de l'exploitation et la maintenance du parc s'impose. EMYN a signé des partenariats avec l'IUT de Saint-Nazaire, qui délivre une licence COMO (Chef d'Opération à la Maintenance Offshore), et le Greta du Maine, qui délivre une formation continue de maintenance éolienne.
https://www.emploi-environnement.com/news/parc-eolien-offshore-yeu-noirmoutier-metier-construction-installation-maintenance-204.html


01/03/18 : General Electric veut développer une éolienne de 12 MW
L'énergéticien General Electric a annoncé sa volonté de lancer la fabrication d'une éolienne de 12 MW. Ce sera la machine la plus puissance en la matière. Baptisé Haliade-X, elle culminera à 260 mètres de hauteur, et sera composée d'un rotor de 220 mètres, de pales de 107 mètres de long et disposera d'une envergure de 17.000 m2. Ces caractéristiques devraient lui conférer un facteur de charge 5 à 7 points au-dessus des turbines actuellement disponibles sur le marché.
Cette éolienne est destinée au marché de l'éolien en mer. Avec une projection de croissance de 17 à plus de 100 GW dans les 12 prochaines années, ce marché est en pleine expansion. Il représentera à court terme 20% du marché de l'éolien mondial. "L'Haliade-X 12 MW permettra une diminution des coûts de l'éolien en mer, positionnant nos clients pour gagner dans un environnement de plus en plus compétitif", explique Jérôme Pécresse, président directeur général de GE Renewable Energy.
L'Haliade-X sera construite en France dans les usines du groupe de Nantes, Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et de Cherbourg (Manche). Pour cela, GE investira environ 60 millions de dollars au cours des cinq prochaines années dans la modernisation de son usine de Saint-Nazaire, où les nacelles seront produites. Près de 100 millions de dollars supplémentaires seront investis dans l'usine LM Wind Power de Cherbourg qui fabriquera les pales et qui ouvrira ses portes en 2018. GE Renewable Energy prévoit d'installer la première nacelle de démonstration au second trimestre 2019, et d'amorcer la livraison de la turbine d'ici 2021.


01/03/18 : ÉOLIEN OFFSHORE : LA FRANCE À LA CROISÉE DES CHEMINS
Entravés par de nombreux recours, aucun des parcs éoliens offshore français attribués en 2012 et 2014 n'a de chance d'émerger avant 2020. En outre, ils présentent d'importants surcoûts par rapport aux lauréats des récents appels d'offres en mer du Nord. L'État et les développeurs se sont accordés sur un partage de l'éventuelle surperformance, qui doit être notifié à Bruxelles. La France doit désormais faire vite, au risque de laisser passer sa chance de jouer un rôle sur un marché qui pourrait peser 700 milliards de dollars en 2030.
Isabelle Kocher avait prévenu : un rejet du parc éolien offshore du Tréport, remporté en 2014 par le consortium regroupant Engie, le développeur d'origine portugaise EDPR et CDC Infrastructures, aurait un impact très négatif sur l'ensemble de la filière française.
C'est finalement un avis favorable avec réserve qu'a rendu le 20 février l'Agence française de biodiversité (AFB), qui gère une partie de la zone concernée.
Il faut dire que la France, qui bénéficie d'une des meilleures ressources en Europe, est très en retard par rapport à ses voisins danois, allemand, britannique, belge ou néerlandais. Malgré de premiers appels d'offres lancés dès 2011, aucune chance de voir émerger une éolienne des eaux françaises avant 2021 au plus tôt. L'État ne souhaite sans doute pas charger encore plus la barque.
Tarifs confidentiels
Entre-temps, la technologie a évidemment progressé et les coûts ont chuté. Alors que les tarifs - confidentiels - octroyés aux attributaires français en 2012 et 2014 sont estimés autour de 200 euros le mégawattheure (MWh), l'on a pu voir des enchères remportées par des projets de l'allemand EnBW (Energie Baden-Württemberg AG) et du danois Ørsted (nouveau nom de Dong, pour Dansk Olie og Naturgas A/S) sans aucune subvention (mais sans raccordement).
« Les acteurs qui ont remporté les appels d'offres sans subvention à l'automne 2017 parient sur une évolution favorable des coûts et du contexte politique et réglementaire européen », estime Emmanuel Nazarenko, directeur associé senior du BCG, qui vient de publier une étude consacrée au potentiel européen et au rôle de ses industriels sur le marché mondial.
Quoi qu'il en soit, on mise aujourd'hui sur des coûts en-dessous des 50 dollars le MWh à l'horizon 2020.
Financer une filière industrielle nationale
A l'époque, ces tarifs avaient été accordés en échange de la construction d'une filière industrielle sur le territoire français, dont l'implantation d'usines à Saint-Nazaire et au Havre. Pour cette raison, le prix ne pesait que 40% de la note accordée aux projets. Mais cette politique n'a pas eu l'effet escompté.
« Malgré la volonté de protectionnisme conduisant à accorder un poids significatif au contenu local, on a assisté en France à une dispersion des efforts de l'écosystème, contrairement à ce qu'il s'est passé en Allemagne, car on a péché par excès de prudence, ce qui a abouti à une base industrielle trop fragmentée », observe Emmanuel Nazarenko.
En outre, les fabricants français sont soit passés sous pavillon étranger (Alstom Energie racheté par General Electric), soit ont purement et simplement cessé de fabriquer des turbines (Areva absorbé par Gamesa marié à Siemens).
Pourtant, GE honore les promesses d'Alstom et assemble bien ses turbines Haliade de 6 MW à Saint-Nazaire. GE Renewable Energy vient même d'annoncer un investissement de quelque 270 millions d'euros pour déveloper en France la turbine la plus puissante au monde, dont 60 millions pour la modernisation du site de Saint-Nazaire où les nacelles seront produites, et près de 100 millions à l'usine LM Wind Power de Cherbourg, qui doit fabriquer les pales à partir de 2018. Baptisée "Haliade-X 12 MW", elle produira 45% d'énergie supplémentaire par rapport aux turbines actuelles et sera livrée d'ici à 2021. 550 emplois directs et 2.000 emplois indirects devraient être créés.
Quant à Siemens, numéro un de l'éolien offshore, suite à la décision rendue le 20 février par l'AFB pour le Tréport, il a confirmé son usine d'assemblage de nacelles au Havre ainsi qu'une usine de fabrication de pales, destinées à fournir également le parc de Yeu-Noirmoutier (consortium Engie) et celui de Saint-Brieux (Iberdrola).
Mais, à en croire l'étude du BCG, il n'y aura pas de place pour tout le monde.
Aujourd'hui, quatre développeurs, Ørsted (ex-Dong, un temps allié à EDF EN), le suédois Vattenfall ainsi que les allemands E.ON et RWE trustent les premières places. Le hollandais Shell et le norvégien Statoil ont également montré de l'intérêt pour ce marché, qui pourrait atteindre 700 milliards de dollars en 2030.
Brouillard au-delà de 2020
Selon les dernières statistiques publiées par l'association Wind Europe, 3,1 gigawatts (GW) ont été ajoutés en 2017 dans les eaux européennes, une progression de 25% qui porte la capacité installée totale à 15,8 GW. Cette puissance correspond à quelque 4.000 éoliennes réparties en treize parcs dans onze pays, dont 98% au Royaume-Uni, en Allemagne, au Danemark, en Hollande et en Belgique. Selon l'association, la puissance installée devrait atteindre 25 GW en 2020.
Les choses sont moins claires au-delà de cet horizon. Aujourd'hui, l'Europe représente 90% du marché mondial. Si celui-ci se développait au maximum de ses capacités, cette part pourrait à terme s'établir à 40%. Mais selon les experts du BCG, l'Europe a un rôle d'entraînement à jouer dans le développement global du marché.
Deux scénarios, très divergents sur le nombre d'acteurs impliqués
Le cabinet voit deux scénarios se dessiner : soit le Vieux Continent démontre sa volonté de sortir l'éolien offshore de la niche où il est aujourd'hui cantonné, soit il se contente de poursuivre un développement modéré.
Dans le premier cas, la croissance annuelle du parc européen s'élève à 16% en moyenne, soit 7 à 8 GW ajoutés chaque année, et une capacité installée dans les eaux européennes de 100 GW en 2030.
Dans ce scénario, deux turbiniers et trois à cinq fabricants de fondations se partageraient entre 600 et 700 éoliennes par an, qui seraient mises à l'eau par deux ou trois installateurs équipés de puissants navires spécialisés. Grâce aux économies d'échelle, les coûts d'interconnexion (qui pèsent aujourd'hui entre 12 et 20 euros par MWh) diminueraient de 66%.
Cette croissance européenne génèrerait un développement plus rapide encore (de 42% par an) dans le reste du monde, permettant d'atteindre 170 GW installés hors d'Europe en 2030, avec de nombreuses créations d'emplois à la clé.
Mais, pour que le marché européen (et donc, mondial) se développe à ce rythme, le BCG préconise un certain nombre de mesures : des enchères plus performantes, des investissements massifs dans les réseaux électriques, des politiques incitatives et une modification du fonctionnement des marchés électriques. Le temps écoulé entre les appels d'offres et la construction des parcs devra être raccourci, et les entreprises qui ne vont pas jusqu'au bout de leurs projets devraient être exclues.
« Le développement de contrats BtoB passés de gré à gré ou sur des marchés organisés permet également de valoriser l'énergie », évoque notamment Emmanuel Nazarenko.
Dans un scénario plus « business as usual », la croissance annuelle moyenne se maintiendrait en Europe au rythme annuel de 11%, soit de 2 à 3 GW installés chaque année et une capacité globale de 50 GW en 2030. 400 turbines par an seraient fabriquées, le marché se composant essentiellement du renouvellement de parcs existants. Ce qui ne serait pas suffisant pour faire vivre deux développeurs. Les acteurs européens iraient chercher la croissance ailleurs, selon un scénario similaire à celui du solaire depuis une décennie.
« EDF EN a d'ores et déjà réalisé ou exploite d'autres parcs éoliens offshore à l'étranger, à savoir au Royaume-Uni, en Belgique et en Allemagne, et compte le faire dans d'autres pays stratégiques pour le Groupe, rappelle Antoine Cahuzac, son directeur général. La France est au cœur de la stratégie, et, à ce titre, y développer cette activité est fondamental pour nous », ajoute-t-il.
Quelles chances pour les développeurs français ?
« Deux questions se posent pour les acteurs impliqués dans les parcs français, observe Emmanuel Nazarenko : d'une part, comment rentabiliser les parcs déjà attribués dans les conditions contractuelles, et par ailleurs, quelles sont leurs chances dans des appels d'offres face à des acteurs aux portefeuilles plus fournis. »
En effet, les développeurs qui comptent déjà plusieurs parcs éoliens offshore à leur actif se sont assuré ainsi des positions fortes face aux fournisseurs, et ont accumulé une expérience précieuse dans ces projets, très différents de la plupart des autres projets d'énergies renouvelables.
Les acteurs français estiment que les tarifs qui leur avaient été accordés sont pleinement justifiés. Ils s'expliqueraient notamment par des conditions de vent moins favorables et des fonds plus compliqués qu'en mer du Nord.
« Il n'est pas trop tard »
En principe, il était jusqu'à présent impossible de modifier les caractéristiques d'un projet en aval de l'appel d'offres. Mais en 2015, Ailes Marines (Iberdrola, RES, Caisse des dépôts) a obtenu l'autorisation de remplacer 100 éoliennes Areva de 5 MW par 62 machines Siemens de 8 MW sur le parc de Saint-Brieuc. Une évolution qui a très probablement amélioré l'équation financière du projet malgré les dénégations d'Ailes Marines. EDF EN en revanche conserve l'Haliade de 6 MW initialement prévue.
Quoi qu'il en soit, l'Etat a souhaité trouver un accord avec les trois consortiums lauréats des premiers rounds sur un partage des surperformances qu'enregistreraient les projets. Considéré comme une modification d'une aide d'Etat, cet accord, dont les modalités sont restées confidentielles, doit maintenant être notifié à la Commission européenne, qui devrait y répondre d'ici à l'été.
« Le savoir-faire des sous-traitants a beaucoup évolué ces dernières années dans les pays où l'éolien offshore se développe, reconnaît Antoine Cahuzac. En France, la filière reste à créer, mais il n'est pas trop tard. »
Plusieurs mesures du plan de libéralisation des énergies renouvelables sont de nature à simplifier et accélérer l'élaboration des projets. Mais, dans l'immédiat, l'Etat doit trancher entre un déblocage rapide des projets à un prix sans doute un peu plus élevé que ce qu'il pourrait obtenir aujourd'hui, et un report de la décision qui pourrait priver la France de sa part d'un gâteau tout juste émergent.
https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/eolien-offshore-la-france-a-la-croisee-des-chemins-770032.html


01/03/18Un parc éolien en mer oppose l’Agence pour la biodiversité et le Parc naturel de la mer d’Opale
La direction du Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale avait rejeté un projet d’éoliennes en mer à cause d’un dossier environnemental jugé trop faible. Mais l’Agence française pour la biodiversité l’a validé. Sous pressions, dénoncent certains.
Voulue par Ségolène Royal, définie dans la loi sur la biodiversité, créée il y a à peine plus d’un an, l’Agence française pour la biodiversité (AFB) devait être le fer de lance d’une défense efficace de la nature en France. Vraiment ?
Ce n’est pas l’opinion du président et des vice-présidents du Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale. Ils ont tous démissionné, mardi 20 février, afin de protester contre l’avis que venait de rendre le conseil d’administration de l’AFB. Ce dernier s’est déclaré favorable à un projet de parc éolien au large de Dieppe et du Tréport (Seine-Maritime), alors que le Parc marin avait, lui, émis un avis négatif quelques mois plus tôt.
« C’est un projet qui fait de l’énergie verte, mais en saccageant l’environnement », estime Thierry Ruellet, ex-vice-président du Parc marin et chercheur au sein de l’association Gemel (Groupe d’étude des milieux estuariens et littoraux). « J’étais favorable au départ, car c’est un projet d’énergie renouvelable. Puis, à l’instruction du dossier, qui fait 6.000 pages, je n’ai jamais fait autant de bonds sur mon canapé ! »
L’objet du désaccord est un projet de parc de 62 éoliennes frôlant les 200 mètres de haut, produisant en moyenne, par an, de quoi alimenter en électricité environ 850.000 personnes. Elles seraient implantées en mer, au large de Dieppe et du Tréport, sur une aire de plus de 9.000 hectares. Le tout est porté par la société Éoliennes en mer Dieppe et Le Tréport (EMDT). Derrière ce nom, une alliance de trois entreprises : Engie (47 % des parts), l’entreprise portugaise EDPRenewables (43 %) et le Groupe Caisse des dépôts (10 %).
Le projet a « très largement évolué »
Un tiers de ce parc éolien doit s’établir dans le Parc naturel marin des estuaires et de la mer d’Opale. Le 20 octobre 2017, celui-ci rendait un avis négatif après un examen poussé du dossier.« Nous avons relevé de nombreux manques lors de son instruction », explique Thierry Ruellet. L’avis émet près d’une centaine de réserves et prescriptions. Il relève ainsi que les impacts sur les mammifères marins, les oiseaux ou certaines espèces des fonds marins sont sous-évalués. Le scientifique regrette également que certaines analyses aient été mal faites, et certaines données intéressantes sur la biodiversité aient été gardées secrètes. « Ils ont financé une thèse sur le réseau trophique [la chaîne alimentaire] », poursuit Thierry Ruellet. Une bonne idée. Je suis allé à la soutenance. Cette thèse montre que la zone est très importante pour toute la Manche, qu’elle permet l’accomplissement du cycle de vie d’un certain nombre d’espèces, et que mettre un projet industriel en ce lieu n’est pas une bonne idée. Mais pour l’instant ils refusent de la rendre publique ! » Le président de l’association Picardie nature, Patrick Thierry, ajoute : « Trois bureaux d’études ont travaillé sur le dossier, et pourtant il y avait des biais dans les analyses. Par exemple, ils ont compté les oiseaux marins depuis des bateaux de pêche, cela les attire bien sûr ! »
Quelques mois plus tard, l’avis du Parc marin a été désavoué par l’autorité qui désormais chapeaute tous les parcs marins français, l’AFB. Cette dernière a approuvé le projet en dépit de quelques réserves, il y a donc une dizaine de jours. Prenant note du vote négatif du conseil de gestion du Parc marin, l’Agence explique dans un communiqué de presse, que depuis, le projet a « très largement évolué ». Parmi les efforts consentis par l’industriel, le fait de s’abstenir de faire du « battage de pieux » (cela permet d’enfoncer les fondations dans les fonds marins mais provoque des nuisances sonores) pendant les quatre mois de la période de reproduction des espèces marines ; le rehaussement des éoliennes afin de diminuer les impacts avec certains oiseaux ; l’augmentation du budget du groupement d’intérêt scientifique qui fera le suivi des espèces marines (de 650.000 euros à 8 millions d’euros) ; ou encore la diminution du relargage de métaux potentiellement polluants dans le milieu. « Il s’agit bien d’un nouveau projet », assure l’AFB, qui écrit avoir bien « entendu » l’avis du Parc marin de la mer d’Opale.
Au conseil d’administration de l’Agence, l’avis positif a été largement partagé : 25 votes pour, 7 votes contre et quelques abstentions. Les associations environnementales nationales, notamment, ont voté pour. « Le porteur de projet avait vraiment oublié des choses dans le dossier, mais il a revu sa copie et propose des mesures complémentaires », se satisfait François Piccionne, coordinateur du réseau océans, mers et littoraux de France nature environnement. « Même si la zone d’implantation n’est pas idéale, c’est l’un des meilleurs dossiers d’éolien en mer qui nous aient été présentés à FNE en matière d’étude d’impact. Nous soutenons ce type d’énergie, car nous sommes contre le nucléaire et les énergies carbonées. Nous devons proposer des alternatives ! »
« Il s’agit d’un déni de démocratie locale »
Pour lui, la décision du Parc naturel marin est plus politique qu’environnementale : « Ce sont essentiellement les pêcheurs qui siègent au conseil de gestion du Parc marin, les associations environnementales ont peu de représentants. Les pêcheurs assurent que la zone où les éoliennes vont être installées est une très bonne zone de pêche, mais ils ne fournissent pas d’élément concret. »
« Le dossier était mal embarqué depuis le début », observe localement Patrick Thierry, dont l’association Picardie nature adhère à FNE au niveau national. « La zone était choisie dès le départ, alors qu’il y a des fonds marins intéressants en matière de faune marine. »
Au-delà, le côté politique concerne surtout le conflit entre instance locale et nationale. Jusqu’à la création de l’AFB, les Parcs marins bénéficiaient de ce que l’on appelle un « avis conforme » : s’ils disaient non à un projet sur leur territoire, l’État était obligé de le suivre. Depuis un an, ils ne disposent plus que d’un « avis simple » : il est consultatif, l’État fait ensuite ce qu’il veut. En revanche, l’AFB dispose désormais de cet avis conforme. Voici comment elle a pu désavouer son Parc. « Puisque le dossier a évolué, nous aurions aimé pouvoir le réexaminer devant devant le conseil de gestion du Parc, indique Dominique Godefroy, ex-président du Parc marin des estuaires picards et de la mer d’Opale. Mais on ne nous en a pas donné la possibilité, et donc nous démissionnons avec les vice-présidents. Le Parc est désormais sans gouvernance. Il n’y a pas d’intérêt à rester dans une instance qui n’a pas de pouvoir de décision. »
« Il s’agit d’un déni de démocratie locale, dénonce Thierry Ruellet, vice-président démissionnaire. Le fait que l’on respecte notre avis était une condition sine qua non pour que je prenne le dossier. On nous a dit, au niveau national : “Pas de problème, on vous suivra !” Sinon, je n’aurais pas pris la peine d’examiner un dossier qui demande autant de temps ! »
Par ailleurs, les garanties obtenues par l’AFB ne lui semblent pas du tout satisfaisantes. « Par exemple, concernant les quatre mois sans battage des pieux. Les conditions météo sont telles qu’on ne peut pas le faire toute l’année mais quand on demande le calendrier pour savoir si cela correspond aux prescriptions environnementales, on nous le refuse. Idem pour le relargage de métaux dans l’environnement. Les promoteurs du parc éolien demandent une autorisation pour 35 tonnes par an, ce qui est énorme, voire irréaliste. Ensuite, ils paraissent faire une concession quand ils acceptent de baisser de 50 % la quantité de métaux relargués. S’ils avaient choisi d’autres méthodes de construction, on aurait pu avoir ni battage des pieux ni relargage de métaux dans le milieu ! C’est ce que j’ai constaté en travaillant pour d’autres développeurs d’éoliennes en mer. »
« Et puis, l’opérateur n’a accepté de faire des concessions qu’à partir du moment où l’on a mis la pression de la démission dans la balance, ajoute Patrick Thierry, de Picardie nature. Pourquoi n’a-t-il pas pris ces engagements avant ? C’est bien qu’il ne se soucie pas d’environnement. »
« On travaille pour la biodiversité, on n’est pas l’agence nationale des énergies renouvelables »
Reste à savoir pourquoi le conseil d’administration de l’Agence pour la biodiversité a malgré tout majoritairement voté pour ce projet. Sa composition est un premier indice : les représentants de l’État et des établissements publics nationaux occupent 16 des 43 sièges. Autant de personnes qui votent ce que recommande le ministère. Ajoutez quelques représentants des milieux économiques et quelques politiques soutenant le gouvernement, on atteint presque la majorité. Plus surprenant pour certains, le fait que les associations de protection de la nature aient voté pour le parc éolien. « L’augmentation du budget du groupement d’intérêt scientifique, annoncée par l’industriel, [de 650.000 euros à 8 millions d’euros, comme nous l’indiquions ci-dessus] va permettre à ces associations de faire des études et des publications », note Armel Bonneron, représentant du personnel de l’AFB au sein du conseil d’administration et présent lors du vote. Chez FNE, François Piccionne dément : « Les associations membres de FNE font des études dans le cadre de nombreux projets éoliens terrestre et offshore, et il est toujours précisé que cela n’engage en rien l’avis de nos associations sur le projet. »

Autre son de cloche au Syndicat national de l’environnement-FSU, dont un porte-parole, Armel Bonneron, précise : « On ne s’oppose pas à l’éolien en mer, mais on travaille pour la biodiversité, on n’est pas l’agence nationale des énergies renouvelables ». À l’instar d’autres connaisseurs du dossier, il souligne la pression – considérable — en faveur du projet.
Ce parc éolien en mer serait le premier en France. Lui mettre un frein serait un mauvais signal politique, alors que nombre de nos voisins européens sont déjà équipés. L’enjeu économique n’est pas moins important : « Sur 30 ans d’exploitation, les investisseurs feraient 13 milliards d’euros de bénéfices », a calculé Thierry Ruellet.
Pour calmer le jeu, le ministre de la Transition énergétique, Nicolas Hulot, a écrit aux présidents des Parcs marins qu’ils allaient récupérer le pouvoir de l’avis conforme dans les prochains mois… sauf pour les projets d’envergure nationale.
Reste un point qui met tout le monde d’accord : « Cette affaire montre qu’il faut revoir totalement la façon dont se passe la concertation pour ce type de projets », estime François Piccionne, de FNE.
Les éoliennes en mer de Dieppe–Le Tréport, elles, doivent encore passer au travers de quelques étapes, et notamment deux enquêtes publiques. Si tout se passe comme prévu par ses promoteurs, elles produiront de l’énergie à partir de 2021.
https://reporterre.net/Un-parc-eolien-en-mer-oppose-l-Agence-pour-la-biodiversite-et-le-Parc-naturel

28/02/18La relance du parc éolien Dieppe – Le Tréport à la une du « marin »
Le marin du 1er mars consacre son dossier de une à la relance, après plusieurs mois d’incertitude, du parc éolien offshore de Dieppe – Le Tréport après l’avis conforme délivré par l’Agence française pour la Biodiversité le 20 février.
http://www.lemarin.fr/secteurs-activites/divers/30808-la-relance-du-parc-eolien-dieppe-le-treport-la-une-du-marin

28/02/18
: EOLIENNES OFF-SHORE: UN PARTENAIRE D'EDF ÉVINCÉ DÉBOUTÉ PAR LA JUSTICE

La cour administrative d'appel de Nantes a rejeté le recours introduit par le bureau d'études WPD Offshore contre l'attribution en 2014 du marché des éoliennes en mer des îles d'Yeu et Noirmoutier au consortium mené par Engie.
L'entreprise allemande et sa filiale française étaient associées à EDF-Energies Nouvelles dans le consortium concurrent qui avait été évincé.
WPD Offshore, actionnaire à 30 % du groupement monté avec l'énergéticien français, avait attaqué seul la décision de la ministre de l'Environnement de l'époque, Ségolène Royal. EDF ne s'était pas associé à la plainte en raison de la présence de l'Etat français à son conseil d'administration.
La cour administrative d'appel de Nantes, dans son arrêt obtenu mercredi par Reuters, estime que c'est le consortium qui aurait pu éventuellement être lésé, et non WPD Offshore, et a donc rejeté le recours parce qu'EDF n'avait pas suivi.
Ce n'est pas la première fois qu'un partenaire d'EDF-EN attaque une décision relative aux parcs éoliens off-shore.
En octobre, la même cour administrative d'appel de Nantes a rejeté la requête du cabinet d'études lorientais Nass & Wind Smart Services, qui réclamait 23 millions d'euros de dédommagements à l'Etat pour avoir écarté en avril 2012 la candidature de leur consortium pour exploiter le parc éolien off-shore de la baie de Saint-Brieuc (Côtes d'Armor).
Son "partenaire" EDF-Energies nouvelles (EDF-EN) avait là aussi refusé d'attaquer la décision de l'administration : il ne fallait pas retarder davantage le développement des parcs éoliens off-shore français, priorité du gouvernement. EDF, en outre, avait déjà décroché l'exploitation de trois d'entre eux, attribués en 2011.
"En 2011, lors du premier appel d'offres, c'est EDF qui avait été choisi... En 2013, c'était au tour d'Engie", avait résumé à l'audience l'avocat de WPD Offshore, Me Arnaud Gossement, accréditant l'idée d'un choix avant tout politique.
"Est-ce que vous connaissez une seule décision du gouvernement que EDF ou Engie vont attaquer ? C'est parce qu'il n'y en a pas : ce n'est pas dans la culture de ces entreprises, qui savent qu'elles vont candidater ensuite à d'autres appels d'offres."
Pour les mêmes raisons, l'avocat avait d'ailleurs "pris le pari" que Vinci n'attaquerait pas, lui non plus, la décision du gouvernement d'abandonner le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique).
Regrettant que la justice française "refuse de répondre aux questions de fond" sur l'attribution des parcs éoliens off-shore, il avait d'ores et déjà annoncé son intention de saisir la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) si les juges nantais ne le suivaient pas.
https://www.capital.fr/entreprises-marches/eoliennes-off-shore-un-partenaire-dedf-evince-deboute-par-la-justice-1274720


28/02/18 : Eoliennes off-shore: un partenaire d'EDF évincé débouté par la justice
La cour administrative d'appel de Nantes a rejeté le recours introduit par le bureau d'études WPD Offshore contre l'attribution en 2014 du marché des éoliennes en mer des îles d'Yeu et Noirmoutier au consortium mené par Engie.
L'entreprise allemande et sa filiale française étaient associées à EDF-Energies Nouvelles dans le consortium concurrent qui avait été évincé.
WPD Offshore, actionnaire à 30 % du groupement monté avec l'énergéticien français, avait attaqué seul la décision de la ministre de l'Environnement de l'époque, Ségolène Royal. EDF ne s'était pas associé à la plainte en raison de la présence de l'Etat français à son conseil d'administration.
La cour administrative d'appel de Nantes, dans son arrêt obtenu mercredi par Reuters, estime que c'est le consortium qui aurait pu éventuellement être lésé, et non WPD Offshore, et a donc rejeté le recours parce qu'EDF n'avait pas suivi.
Ce n'est pas la première fois qu'un partenaire d'EDF-EN attaque une décision relative aux parcs éoliens off-shore.
En octobre, la même cour administrative d'appel de Nantes a rejeté la requête du cabinet d'études lorientais Nass & Wind Smart Services, qui réclamait 23 millions d'euros de dédommagements à l'Etat pour avoir écarté en avril 2012 la candidature de leur consortium pour exploiter le parc éolien off-shore de la baie de Saint-Brieuc (Côtes d'Armor).
Son "partenaire" EDF-Energies nouvelles (EDF-EN) avait là aussi refusé d'attaquer la décision de l'administration : il ne fallait pas retarder davantage le développement des parcs éoliens off-shore français, priorité du gouvernement. EDF, en outre, avait déjà décroché l'exploitation de trois d'entre eux, attribués en 2011.
"En 2011, lors du premier appel d'offres, c'est EDF qui avait été choisi... En 2013, c'était au tour d'Engie", avait résumé à l'audience l'avocat de WPD Offshore, Me Arnaud Gossement, accréditant l'idée d'un choix avant tout politique.
"Est-ce que vous connaissez une seule décision du gouvernement que EDF ou Engie vont attaquer ? C'est parce qu'il n'y en a pas : ce n'est pas dans la culture de ces entreprises, qui savent qu'elles vont candidater ensuite à d'autres appels d'offres."
Pour les mêmes raisons, l'avocat avait d'ailleurs "pris le pari" que Vinci n'attaquerait pas, lui non plus, la décision du gouvernement d'abandonner le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique).
Regrettant que la justice française "refuse de répondre aux questions de fond" sur l'attribution des parcs éoliens off-shore, il avait d'ores et déjà annoncé son intention de saisir la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) si les juges nantais ne le suivaient pas.
https://www.challenges.fr/top-news/eoliennes-off-shore-un-partenaire-d-edf-evince-deboute-par-la-justice_570631

28/02/18Éolien offshore : la France à la croisée des chemins
Entravés par de nombreux recours, aucun des parcs éoliens offshore français attribués en 2012 et 2014 n'a de chance d'émerger avant 2020. En outre, ils présentent d’importants surcoûts par rapport aux lauréats des récents appels d’offres en mer du Nord. L’État et les développeurs se sont accordés sur un partage de l’éventuelle sur-performance, qui doit être notifié à Bruxelles. La France doit désormais faire vite, au risque de laisser passer sa chance de jouer un rôle sur un marché qui pourrait peser 700 milliards de dollars en 2030.
Isabelle Kocher avait prévenu : un rejet du parc éolien offshore du Tréport, remporté en 2014 par le consortium regroupant Engie, le développeur d'origine portugaise EDPR et CDC Infrastructures, aurait un impact très négatif sur l'ensemble de la filière française.
C'est finalement un avis favorable avec réserve qu'a rendu le 20 février l'Agence française de biodiversité (AFB), qui gère une partie de la zone concernée.
Il faut dire que la France, qui bénéficie d'une des meilleures ressources en Europe, est très en retard par rapport à ses voisins danois, allemand, britannique, belge ou néerlandais. Malgré de premiers appels d'offres lancés dès 2011, aucune chance de voir émerger une éolienne des eaux françaises avant 2021 au plus tôt. L'État ne souhaite sans doute pas charger encore plus la barque.
Tarifs confidentiels
Entretemps, la technologie a évidemment progressé et les coûts ont chuté. Alors que les tarifs - confidentiels - octroyés aux attributaires français en 2012 et 2014 sont estimés autour de 200 euros le mégawattheure (MWh), l'on a pu voir des enchères remportées par des projets de l'allemand EnBW (Energie Baden-Württemberg AG) et du danois Ørsted (nouveau nom de Dong, pour Dansk Olie og Naturgas A/S) sans aucune subvention (mais sans raccordement).
« Les acteurs qui ont remporté les appels d'offres sans subvention à l'automne 2017 parient sur une évolution favorable des coûts et du contexte politique et réglementaire européen », estime Emmanuel Nazarenko, directeur associé senior du BCG, qui vient de publier une étude consacrée au potentiel européen et au rôle de ses industriels sur le marché mondial.
Quoi qu'il en soit, on taille aujourd'hui sur des coûts en-dessous des 50 dollars le MWh à l'horizon 2020.
Financer une filière industrielle nationale
Al'époque, ces tarifs avaient été accordés en échange de la construction d'une filière industrielle sur le territoire français, dont l'implantation d'usines à Saint-Nazaire et au Havre. Pour cette raison, le prix ne pesait que 40% de la note accordée aux projets. Mais cette politique n'a pas eu l'effet escompté.
« Malgré la volonté de protectionnisme conduisant à accorder un poids significatif au contenu local, on a assisté en France à une dispersion des efforts de l'écosystème, contrairement à ce qu'il s'est passé en Allemagne, car on a péché par excès de prudence, ce qui a abouti à une base industrielle trop fragmentée », observe Emmanuel Nazarenko.
En outre, les fabricants français sont soit passés sous pavillon étranger (Alstom Energie racheté par General Electric), soit ont purement et simplement cessé de fabriquer des turbines (Areva absorbé par Gamesa marié à Siemens).
Pourtant, GE honore les promesses d'Alstom et assemble bien ses turbines Haliade de 6 MW à Saint-Nazaire. Quant à Siemens, numéro un de l'éolien offshore, suite à la décision rendue le 20 février par l'AFB pour le Tréport, il a confirmé son usine d'assemblage de nacelles au Havre ainsi qu'une usine de fabrication de pales, destinées à fournir également le parc de Yeu-Noirmoutier (consortium Engie) et celui de Saint-Brieux (Iberdrola).
Mais, à en croire l'étude du BCG, il n'y aura pas de place pour tout le monde.
Aujourd'hui, quatre développeurs, Ørsted (ex-Dong, un temps allié à EDF EN), le suédois Vattenfall ainsi que les allemands E.ON et RWE trustent les premières places. Le hollandais Shell et le norvégien Statoil ont également montré de l'intérêt pour ce marché, qui pourrait atteindre 700 milliards de dollars en 2030.
Brouillard au-delà de 2020
Selon les dernières statistiques publiées par l'association Wind Europe, 3,1 gigawatts (GW) ont été ajoutés en 2017 dans les eaux européennes, une progression de 25% qui porte la capacité installée totale à 15,8 GW. Cette puissance correspond à quelque 4.000 éoliennes réparties en treize parcs dans onze pays, dont 98% au Royaume-Uni, en Allemagne, au Danemark, en Hollande et en Belgique. Selon l'association, la puissance installée devrait atteindre 25 GW en 2020.
Les choses sont moins claires au-delà de cet horizon. Aujourd'hui, l'Europe représente 90% du marché mondial. Si celui-ci se développait au maximum de ses capacités, cette part pourrait à terme s'établir à 40%. Mais selon les experts du BCG, l'Europe a un rôle d'entraînement à jouer dans le développement global du marché.
Deux scénarios, très divergents sur le nombre d'acteurs impliqués
Le cabinet voit deux scénarios se dessiner : soit le Vieux Continent démontre sa volonté de sortir l'éolien offshore de la niche où il est aujourd'hui cantonné, soit il se contente de poursuivre un développement modéré.
Dans le premier cas, la croissance annuelle du parc européen s'élève à 16% en moyenne, soit 7 à 8 GW ajoutés chaque année, et une capacité installée dans les eaux européennes de 100 GW en 2030.
Dans ce scénario, deux turbiniers et trois à cinq fabricants de fondations se partageraient entre 600 et 700 éoliennes par an, qui seraient mises à l'eau par deux ou trois installateurs équipés de puissants navires spécialisés. Grâce aux économies d'échelle, les coûts d'interconnexion (qui pèsent aujourd'hui entre 12 et 20 euros par MWh) diminueraient de 66%.
Cette croissance européenne génèrerait un développement plus rapide encore (de 42% par an) dans le reste du monde, permettant d'atteindre 170 GW installés hors d'Europe en 2030, avec de nombreuses créations d'emplois à la clé.
Mais, pour que le marché européen (et donc, mondial) se développe à ce rythme, le BCG préconise un certain nombre de mesures : des enchères plus performantes, des investissements massifs dans les réseaux électriques, des politiques incitatives et une modification du fonctionnement des marchés électriques. Le temps écoulé entre les appels d'offres et la construction des parcs devra être raccourci, et les entreprises qui ne vont pas jusqu'au bout de leurs projets devraient être exclues.
« Le développement de contrats BtoB passés de gré à gré ou sur des marchés organisés permet également de valoriser l'énergie », évoque notamment Emmanuel Nazarenko.
Dans un scénario plus « business as usual », la croissance annuelle moyenne se maintiendrait en Europe au rythme annuel de 11%, soit de 2 à 3 GW installés chaque année et une capacité globale de 50 GW en 2030. 400 turbines par an seraient fabriquées, le marché se composant essentiellement du renouvellement de parcs existants. Ce qui ne serait pas suffisant pour faire vivre deux développeurs. Les acteurs européens iraient chercher la croissance ailleurs, selon un scénario similaire à celui du solaire depuis une décennie.
« EDF EN a d'ores et déjà réalisé ou exploite d'autres parcs éoliens offshore à l'étranger, à savoir au Royaume-Uni, en Belgique et en Allemagne, et compte le faire dans d'autres pays stratégiques pour le Groupe, rappelle Antoine Cahuzac, son directeur général. La France est au cœur de la stratégie, et, à ce titre, y développer cette activité est fondamental pour nous », ajoute-t-il.
Quelles chances pour les développeurs français ?
« Deux questions se posent pour les acteurs impliqués dans les parcs français, observe Emmanuel Nazarenko : d'une part, comment rentabiliser les parcs déjà attribués dans les conditions contractuelles, et par ailleurs, quelles sont leurs chances dans des appels d'offres face à des acteurs aux portefeuilles plus fournis. »
En effet, les développeurs qui comptent déjà plusieurs parcs éoliens offshore à leur actif se sont assuré ainsi des positions fortes face aux fournisseurs, et ont accumulé une expérience précieuse dans ces projets, très différents de la plupart des autres projets d'énergies renouvelables.
Les acteurs français estiment que les tarifs qui leur avaient été accordés sont pleinement justifiés. Ils s'expliqueraient notamment par des conditions de vent moins favorables et des fonds plus compliqués qu'en mer du Nord.
« Il n'est pas trop tard »
En principe, il était jusqu'à présent impossible de modifier les caractéristiques d'un projet en aval de l'appel d'offres. Mais en 2015, Ailes Marines (Iberdrola, RES, Caisse des dépôts) a obtenu l'autorisation de remplacer 100 éoliennes Areva de 5 MW par 62 machines Siemens de 8 MW sur le parc de Saint-Brieuc. Une évolution qui a très probablement amélioré l'équation financière du projet malgré les dénégations d'Ailes Marines. EDF EN en revanche conserve l'Haliade de 6 MW initialement prévue.
Quoi qu'il en soit, l'Etat a souhaité trouver un accord avec les trois consortiums lauréats des premiers rounds sur un partage des surperformances qu'enregistreraient les projets. Considéré comme une modification d'une aide d'Etat, cet accord, dont les modalités sont restées confidentielles, doit maintenant être notifié à la Commission européenne, qui devrait y répondre d'ici à l'été.
« Le savoir-faire des sous-traitants a beaucoup évolué ces dernières années dans les pays où l'éolien offshore se développe, reconnaît Antoine Cahuzac. En France, la filière reste à créer, mais il n'est pas trop tard. »
Plusieurs mesures du plan de libéralisation des énergies renouvelables sont de nature à simplifier et accélérer l'élaboration des projets. Mais, dans l'immédiat, l'Etat doit trancher entre un déblocage rapide des projets à un prix sans doute un peu plus cher que ce qu'il pourrait obtenir aujourd'hui, et un report de la décision qui pourrait priver la France de sa part d'un gâteau tout juste émergent.
https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/eolien-offshore-la-france-a-la-croisee-des-chemins-770032.html

27/02/18 : L’affaire des éoliennes du Tréport

L’affaire du projet d’éoliennes industrielles au large du Tréport, en Normandie, est bien plus qu’une anecdote. Cette triple absurdité en dit long sur la façon dont la France est gérée.
De quoi s’agit-il ? En 2013, le gouvernement a lancé un appel d’offre pour la création d’un parc industriel de 60 éoliennes en mer au large du Tréport. Cet appel d’offre a été gagné par GDF-Suez, maintenant Engie, associé à Areva. Mauvaise pioche : Areva a depuis liquidé son activité dans les éoliennes ; Engie fait maintenant affaire avec la Caisse des Dépots et un grand groupe hispano-portugais. On s’est ensuite aperçu que le parc en question empiète sur le territoire d’un parc naturel marin (le Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale), une zone environnementale fragile et protégée ; et qu’un avis conforme du conseil d’administration de ce parc naturel était indispensable. Fin 2017 ledit conseil a donné son avis : négatif, c’est-à-dire mis son veto à la réalisation du projet. Qu’à cela ne tienne, le ministère de la Transition Energétique avait pris la précaution de mettre les parcs naturels sous la tutelle d’une Agence Française pour la Biodiversité à sa main. Elle vient de donner son avis : positif[1]. C’est un veto au veto. Le parc industriel se fera.
Ce parc industriel est un scandale environnemental. Ce sont les spécialistes du parc naturel, les élus locaux, les marins pêcheurs au gagne-pain menacé qui le disent. Ils invitent à considérer le choc des quelques 500.000 tonnes de béton des fondations des éoliennes sur les fragiles équilibres biologiques de la zone. A imaginer les paysages d’Eugène Boudin avec 60 mâts d’acier de 120 mètres de haut. A penser aux milliers d’oiseaux et de chauve-souris [2]hachés ou éclatés par les pales des turbines (en évoquent l’émotion suscitée par les oiseaux mazoutés des vieilles marées noires).
Ce parc industriel est un scandale économique. Si ces dommages environnementaux étaient le prix à payer pour une électricité propre, pratique, et bon marché, on pourrait – peut-être – s’en accommoder. Mais il n’en est rien. Ce parc industriel produira peu d’électricité : 1 TWh par an, pendant 20 ans seulement, à comparer aux 12 TWh par an des centrales de Fessenheim que l’on va fermer sans raison. Il produira une électricité de bien moins bonne « qualité », en ce sens que le parc ne fonctionnera que lorsque le vent soufflera, 30% des heures de l’année[3], et pas forcément aux heures où on en a besoin. Et cette électricité sera chère et lourdement subventionnée : EDF sera par la loi obligé de l’acheter à un prix supérieur à 200 euros le MWh (le chiffre exact est un secret d’Etat), alors que le prix de gros, ainsi que le prix auquel EDF est obligé de vendre une partie de son électricité nucléaire, sont inférieurs à 50 euros. La différence (150 euros) est remboursée à EDF au moyen d’un impôt sur l’ensemble de la production électrique qui figure (sous le nom de CSPE) sur votre facture d’électricité, et qui augmente d’autant le prix de l’électricité que nous payons. Sur 20 ans, cette subvention représentera environ 7 milliards d’euros[4]. On ne peut même pas trouver une justification industrielle à ce gaspillage : les turbines seront toutes fabriquées en Allemagne ou au Danemark. Au cœur de l’Afrique, on baptise « éléphants blancs » les investissements de ce type.
Un scandale démocratique enfin. Le propre site du ministère l’avoue : « le cahier des charges a reçu de bons échos de la part de la filière. Il avait d’ailleurs été établi en concertation avec l’ensemble des acteurs ». Traduction en bon français : les industriels en ont dicté les conditions. Les procédures légales prévoient pour tout investissement public de cette ampleur étude d’impact, analyse coûts-bénéfices, et débat public. Elles ont ici été ignorées ou court-circuitées. Le consortium sélectionné le dit sans vergogne sur son site : « [en ayant été désignée lauréate, notre société] a ainsi obtenu l’autorisation de développer puis, après l’obtention des permis nécessaires, de construire et d’exploiter le parc ». L’incise sur « l’obtention des permis » est clairement superfétatoire. On l’a vérifié lors de l’épisode de l’avis du Parc naturel. Par un accident inattendu, cet avis a été négatif. Le ministère a promptement fait monter au créneau son l’Agence Française pour la Biodiversité. Les intérêts privés se sont mobilisés. Dans la discrétion ? Même pas. Quelques jours avant la délibération de l’Agence, la Directrice Générale d’Engie a publiquement déclaré : « un avis défavorable serait un signal très négatif pour la filière éolienne en mer ». L’avis de l’Agence a évidemment été favorable. Un an plus tôt, la ministre concernée avait pris ses précautions, en remplaçant à la tête de l’Agence un directeur compétent (Polytechnicien, Ingénieur du Génie Rural et des Eaux et Forêts, spécialiste de la biodiversité) par un directeur militant (instituteur, puis apparatchik d’ONG), sans doute plus obéissant.
Deux petites touches, pour compléter ce tableau assez édifiant. Primo, les parcs éoliens en mer payent une redevance à l’Etat qui les subventionne (une sorte de rétro-commission en somme), dont 10% est affecté à l’Agence Française pour la Biodiversité qui autorise ces mêmes parcs. Dans la plupart des pays, on appelle cela un conflit d’intérêt. Secondo, le prix d’achat de l’électricité éolienne de notre parc (au moins 200 €/MWh) date de 2013. Depuis cette date, les coûts ont beaucoup baissé, comme les industriels ne cessent de le répéter dans leur propagande. Le bon sens et le sens de l’Etat suggèrent que, pour un investissement non encore engagé, une révision à la baisse du prix d’achat serait justifiée, pour ne pas dire nécessaire. Rien de tel n’est prévu. La baisse des coûts ne bénéficiera pas aux finances publiques ni au consommateur d’électricité : elle augmentera toute entière la rente du lauréat.
Cette histoire ne se passe pas dans la Pologne d’Ubu Roi, c’est-à-dire nulle part, comme dit Jarry, mais dans la France d’aujourd’hui. On y voit une mode, ou un vocable (transition énergétique), qui domine et bouscule tout, à commencer par le souci de l’environnement (le mot a d’ailleurs disparu du titre du ministère en charge). Transformée en « pompe à phynance », elle appauvrit le pays, et ses habitants, en particulier les plus pauvres. Elle sert les intérêts du « big business », même lorsqu’il n’est pas français. Et ce rouleau compresseur écrase au passage l’administration, la fonction publique, l’expertise, les élus locaux, et le droit des gens.
[1] L’accord a été donné avec réserves. Mais il ne faudrait pas confondre un accord avec réserves avec un accord sous conditions. Les conditions doivent être réunies pour que l’accord soit valide, les réserves n’affectent pas la validité de l’accord. L’une des “concessions” faites par le promoteur pour obtenir l’accord de l’Agence consiste à financer un “centre d’études scientifique” qui suivra le déroulement du projet. Rien ne garantit la scientificité dudit centre et l’on peut parier qu’il ne dira guère de mal de ses financeurs.
[2] Un rapport de l’ADEME, une institution pourtant très favorable à l’éolien et qui déplore vigoureusement la lenteur de son développement, évalue à 1,6 million le nombre des chauve-souris victimes des éoliennes en France sur la période 2002-2015, soit plus de 130 000 par an (ADEME. 2017. Etude sur la filière éolienne française : bilan, prospective et stratégie – Rapport final. p. 167).
[3] Les éoliennes en mer au large des côtes du Royaume-Uni, exposés à bien plus de vent que les éoliennes du Tréport, fonctionnent 34% des heures de l’année.
[4] La très officielle et très sérieuse CRE (Commission de Régulation de l’Energie) évalue à 40,7 milliards la subvention publique de l’éolien en mer pour une puissance de 3 GW ; la puissance du parc du Tréport est de 0,5 GW ; la subvention dont elle bénéficie peut donc être évaluée à environ 6,8 milliards.
https://www.climato-realistes.fr/eoliennes-parc-industriel-treport/


26/02/18Éoliennes en mer. Les pêcheurs de la baie de Saint-Brieuc haussent le ton
Jusque-là discret, le comité départemental des pêches accuse les porteurs du projet éolien de ne pas respecter toutes les règles.
Rares sont les pêcheurs professionnels à s’opposer frontalement au projet éolien de la baie de Saint-Brieuc. La concertation, prônée par le comité départemental des pêches, qui fédère les professionnels, avait, jusque-là, sa raison d’être.
62 éoliennes dans la zone
« On est parti du principe que le projet se ferait. Avec ou sans nous. Et on a décidé que ce serait avec », détaille Grégory Le Droumaguet, chargé de mission pêche et éolien au comité,
« Tout ce qu’on veut, c’est pouvoir continuer de pêcher dans le parc éolien. »
Ce parc prévoit 62 éoliennes situées au bout de la baie de Saint-Brieuc. Une zone de pêche, pratiquée par de nombreux professionnels, aussi bien pour les coquillages que pour le poisson ou les crustacés.
D’où la nécessaire concertation avec le porteur du projet éolien, Ailes Marines. Qui s’est déroulée dans des conditions optimums jusqu’en 2016. Mais, depuis, les couacs sont nombreux.
Une concertation qui prend l’eau
Le dernier en date impose aux pêcheurs une campagne géotechnique à une date qui ne leur est pas favorable. Un bateau doit bientôt arpenter une zone fortement pêchée en mars alors que l’été était jusque-là privilégié. Car les professionnels doivent alors enlever tout leur matériel, comme les casiers par exemple.
Les interférences entre Ailes Marines et les professionnels semblent bien ancrées. Dans un département où la pèche reste un enjeu économique, les professionnels souhaitent s’entourer de garanties.
Etude d’impact
Ils ont notamment demandé une étude d’impact sur la faune marine du bruit et de la turbidité (l’eau qui se trouble.)
La seule chose qui rassure les professionnels aujourd’hui, c’est l’inscription de certaines obligations à respecter dans les arrêtés préfectoraux. Notamment celle de la concertation et de l’étude d’impact.
Ce premier coup de canif dans la belle harmonie qui semblait régner jusque-là entre professionnels de la pêche et porteur de projet éolien pourrait donner le coup de feu d’une bataille rangée. Après l’abandon de certains projets ailleurs en France, les opposants semblent plus que jamais mobilisés. Et pourraient profiter de cette brèche pour remuer le couteau dans la plaie de la discorde.
https://actu.fr/bretagne/erquy_22054/eoliennes-mer-pecheurs-la-baie-saint-brieuc-haussent-ton_15607649.html


23/02/18 : Comme au Tréport, les Bretons bientôt « sacrifiés » à l’aluminium et au zinc ?

Le système de protection contre la corrosion des éoliennes en mer commence à polluer la Mer du Nord et la Mer Baltique avec de l’aluminium. Les « anodes sacrificielles » en aluminium, zinc et indium des supports en acier, dont le but est d’empêcher la corrosion par le sel marin, sont pointées du doigt en Allemagne.
Les 6 500 éoliennes prévues en 2020 vont rejeter 13 000 tonnes de composés métalliques dans la mer, selon l’hebdomadaire allemand Der Spiegel.
La méthode de protection classique utilisée contre la corrosion sur les bateaux pourrait aussi convenir, mais elle est plus coûteuse. Et le coût des éoliennes en mer est déjà suffisamment élevé, voire inabordable comme l’indiquait cet article sur « le naufrage du bon sens », pour ne pas en rajouter…
Les fondations métalliques des éoliennes en mer sont conçues pour durer 20 ans seulement…
Ensuite, faudra-t-il tout recommencer ? Est-ce vraiment une production « durable » ?
D’autres projets sont en cours à Saint-Brieuc et Saint-Nazaire, et aussi à Fécamp.
Faut-il s’en inquiéter ?
Non bien sûr, (chut !) puisqu’il s’agit d’un moyen de production d’électricité « verte » à partir d’une énergie renouvelable (mais pas durable) censée sauver la planète !
Michel Gay
Précision : les points de vue exposés n’engagent que l’auteur de ce texte et nullement notre rédaction. Média alternatif, Breizh-info.com est avant tout attaché à la liberté d’expression. Ce qui implique tout naturellement que des opinions diverses, voire opposées, puissent y trouver leur place.
https://www.breizh-info.com/2018/02/23/89855/treport-bretons-bientot-sacrifies-a-laluminium-zinc

22/02/18 : Eoliennes en mer, agriculture en zone humide… La mauvaise semaine des élus de Picardie maritime
Quand ça ne veut pas... ça ne veut pas. Après la validation des éoliennes contre l'avis local, la Picardie maritime perd ses aides financières pour l'agriculture en zones humides...
C’est une semaine dont les élus de la côte picarde devraient se souvenir pour un bon bout de temps…
En effet, mardi dernier tombait le verdict de l’agence française pour la biodiveristé (AFB) – émanation du ministère de la transition écologique solidaire, ex-ministère l’Environnement, conduit par Nicolas Hulot – au sujet du projet de parc éolien offshore au large de Dieppe et du Tréport. Un grand « oui » pour cette soixantaine d’éoliennes plantée dans la Manche (début du chantier annoncé pour 2019, mise en service 2021) à quelques encablures de la côte et face à une majorité locale totalement hostile à ce dossier, en l’état.
Qu’importe la majorité de terrain…
Mais qui’importe l’avis de la grande majorité de la gouvernance du Parc Naturel Marin de la mer d’opale et des estuaires picards qui s’est exprimée contre ce projet en octobre dernier. Un avis qui pourtant avait réussi à mettre sur le même diapason les scientifiques, les environnementalistes, les pêcheurs, les chasseurs, les ornithologues et la majeure partie des élus quelque soit le bord politique…
Notons toutefois, qui si tous étaient contre l’implantation de cette ferme offshore, les raisons motivant ce vote n’étaient pas forcément concordantes. Pour autant, la conclusion, elle, était nette : pas d’éoliennes en mer telles que proposées dans ce dossier.
C’était non du Tréport à Ambleteuse, mais…
Qu’importe tout autant l’avis du local, de l’élu de terrain, du professionnels de la mer, du scientifique et somme toute de pas moins de douze ans de réflexion et de travail étayé de l’ensemble des acteurs du monde maritime de cette partie de la Manche, à qui on avait pourtant promis un avis « conforme ».
Là encore, petit flash-back nécessaire, puisque initialement les Parcs Naturels Marins devaient servir de « vigie » et de « chambre parlementaire » pour toute décision concernant la vie maritime et marine de leur littoral. En l’occurence, le PNM Mer d’Opale et estuaires picards s’étend d’Ambleteuse au Tréport. Celui-ci devait être la dernière instance dont l’avis statuerait définitivement sur le sujet de l’éolien en mer.
Sauf qu’en juin dernier, la législation change… et confie cette « conformité » – autrement dit cette « autorité » de jugement – à l’AFB qui, elle, s’est donc prononcée pour la ferme éolienne de Dieppe – Le Tréport. La première du genre dans les eaux territoriales françaises mardi dernier.
Depuis, les démissions se succèdent à la tête du Parc Naturel Marin à commencer par celle de son président Dominique Godefroy, vice-président du département du Pas-de-Calais, qui avait fait part de longue date de cette alternative non négociable, si l’avis de son instance perdait sa souveraineté sur un tel dossier.
Fut dit, fut fait.
Un mauvais début de semaine donc pour les « décideurs » locaux qui semblent finalement ne décider que de peu de choses, et pour qui surtout il ne reste plus qu’à espérer un changement de cap aussi peu probable que providentiel à leur cause du ministre lui-même…
Mais les mauvaises nouvelles pour ces mêmes élus ne s’arrêtaient pas là…
Les aides pour l’Agriculture en zone humide supprimées
Dans la foulée, la côte picarde vient aussi de perdre un point au ministère de l’Agriculture. Et c’est la voix de Stéphane Haussoulier, maire de Saint-Valery-sur-Somme, vice-président de la Somme et surtout président du Syndicat mixte baie de Somme – Grand littoral picard, qui se fait entendre par la voix d’un communiqué exprimant qu’il apprend « avec amertume et déception que le Ministère de l’Agriculture a décidé de ne pas maintenir les prairies humides du site Ramsar Baie de Somme sur la carte des zones agricoles à handicaps naturels…«
Autrement dit, les aides financières et dispositifs prévus pour aider les agriculteurs à maintenir une activité agricole en zones humides vont purement et simplement disparaître.
« Jusqu’alors le dispositif qui dépend de la Politique Agricole Commune (PAC) concernait principalement les espaces de montagne. Le morcellement du parcellaire, le poids de l’agritourisme, l’érosion, le risque d’inondation figurent parmi les nouveaux critères de classement : c’était une opportunité de faire reconnaître les zones humides et les problèmes auxquels sont confrontés les éleveurs de la plaine maritime picarde » explique Stéphane Haussoulier, « le précédent Gouvernement, différentes missions interministérielles et la Commission européenne estimaient que l’intégration des sites Ramsar était justifiée, Paris semble à la dernière minute en avoir décidé autrement, pour l’instant. Stéphane Travert, (ministre de l’Agriculture, ndlr) a indiqué que cette nouvelle carte allait servir de base de travail. Espérons que les choses ne soient donc pas figées et que la plaine maritime picarde puisse être réintégrée »
la pression des lobbys…
Selon le syndicat mixte baie de Somme – Grand littoral picard, cela représente un manque à gagner pour les éleveurs locaux concernés de 100 à 150€ à l’année par hectare de surface admissible. « Notre territoire a été supprimé semble-t-il du zonage suite aux blocages récents organisés dans le sud ouest et à la pression des lobbys » explique le président du syndicat mixte.
« Pour certains éleveurs locaux dont l’endettement à court terme dépasse 100 000 euros, l’ICHN ne solutionnait pas tous les problèmes certes mais il s’agissait d’un soutien supplémentaire bienvenu. Seule l’addition de différentes solutions (ICHN, MAEC, conseils techniques, diversification : vente à la ferme, circuits courts…) pourra permettre de sauver l’élevage dans nos zones humides. »
https://actu.fr/politique/eoliennes-mer-agriculture-zone-humide-mauvaise-semaine-elus-picardie-maritime_15646751.html


22/02/18 : Le projet d'éoliennes en mer au large de l'Aude lance une campagne de mesures des vents offshore
L'Audois Quadran Energies Marines et la société espagnole Eolos lancent en avril une campagne de mesures des vents offshore dans le cadre du projet EolMed. Il consiste en l’implantation de 4 éoliennes flottantes au large de Gruissan et de Port-la-Nouvelle, à environ 18km des côtes de l'Aude.
Dans le cadre d'un appel d'offres concurrentiel, Quadran Energies Marines a choisi Eolos Floating Lidar Solutions, le spécialiste espagnol du lidar flottant, comme fournisseur pour mener une campagne de mesures du vent et de la mer. Cette étude commencera au mois d’avril 2018 et doit durer un an.
Eolos, avec son Lidar flottant FLS200, une bouée flottante très robuste, destiné à l'industrie offshore, assure avec une grande précision les mesures liées au vent.
Cette campagne de mesures in situ est une phase déterminante du projet EolMed. Elle permettra de connaître avec précision le potentiel de production énergétique des éoliennes.
Les résultats détermineront aussi les lieux d'implantation de quatre éoliennes flottantes au large de Gruissan et de Port-la-Nouvelle. Elles seront ancrées entre 15 et 20km du rivage. La mise en service est prévue en 2020.
Deux objectifs scientifiques sont visés :
- mesurer les vents à des altitudes de plus de 200 mètres au-dessus du niveau de la mer
- calculer les mouvements des vagues et des courants jusqu’à 300 mètres de profondeur
Olivier Guiraud, Directeur général de Quadran Energies Marines, explique son choix : "Eolos s'est démarqué parmi les fournisseurs pour leur flexibilité, leur équipe dévouée et concentrée, et leur solide expérience dans des zones géographiques similaires".
Afin de mesurer de manière fiable les vents marins, Eolos Solutions propose une technologie particulière qui est celle du Lidar Flottant.
Ce lidar permet d'effectuer des mesures de vent dans les conditions les plus extrêmes et ce à n’importe quel endroit en mer.
La mise à l’eau du Lidar flottant est prévue pour le mois d’avril, au sein-même de la zone d’implantation des futures éoliennes.
https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/aude/projet-eoliennes-mer-au-large-aude-lance-campagne-mesures-vents-offshore-1428331.html

22/02/18 : Éoliennes au large du Tréport: les quatre mesures qui ont dessiné le «oui» de l’agence pour la biodiversité
La société Éoliennes en mer Dieppe Le Tréport va mettre en place « de nouvelles mesures pour renforcer l’exemplarité environnementale du projet ».

L’avis favorable rendu par l’Agence française pour la biodiversité (AFB) constitue « une étape clef ». Les représentants de la société Éoliennes en mer Dieppe Le Tréport (EMDT) sont revenus, lors d’une conférence de presse, organisée ce jeudi 22 février, sur cette décision, intervenue (après plusieurs reports) mardi 20 février, alors que le parc naturel marin (PNM) des estuaires picards et de la mer d’Opale (un tiers des 62 éoliennes sur sa zone) avait rendu un avis défavorable au projet.
« Répondre aux préoccupations »
« Il fallait nous adapter à cette situation, répondre à l’ensemble des préoccupations qui ont été portées, souligne Bruno Hernandez, directeur du projet, nos équipes ont travaillé d’arrache-pied ». Objectif de la démarche : présenter à l’AFB des « mesures additionnelles » de nature à lui faire revoir la copie du PNM. Quatre mesures additionnelles, visant à « réduire l’impact potentiel du projet » ont changé la donne.
La première concerne les nuisances sonores qui pourraient perturber les mammifères marins. EMDT s’engage « à ne pas réaliser de battage de pieux (travaux les plus bruyants) pendant quatre mois consécutifs ». Cette période sera à déterminer en concertation avec les associations.
La hauteur des éoliennes sera rehaussée de 15 m, « ce qui sera indécelable à l’œil nu », assure Bruno Hernandez. « Le tirant d’air permettra d’éviter les risques de collisions des pâles avec les oiseaux ».
Sur les anodes sacrificielles, utilisées sur les fondations des éoliennes, EMDT dit « avoir écouté les inquiétudes à ce sujet ». En se dissolvant (ce qui permet la circulation du courant), elles rejetaient de l’aluminium dans le milieu marin. « L’impact avait été identifié comme faible lors des études », précise Bruno Hernandez, « mais nous avons cherché une autre technique contre la corrosion ». Il s’agira d’une protection par courant imposé, utilisée notamment par l’industrie pétrolière.
Enfin, la quatrième mesure concerne la création d’un Groupement d’intérêt scientifique (GIS). Il était déjà prévu, mais son installation va être accélérée et son budget largement augmenté, passant de 650 000 euros à 8 millions d’euros. Il réunira scientifiques, services de l’état, associations…
Calendrier
L’enquête publique devrait être lancée dans le courant du second semestre 2018. Le commissaire enquêteur rendra alors un avis. Le préfet donnera ou non l’autorisation. Les travaux sur le champ éolien marin ne pourront pas démarrer avant fin 2019. Au mieux. Car les opposants brandissent déjà la menace d’engager des recours en justice pour contester les décisions préfectorales. « Les associations sont dans leur droit, nous verrons bien », commente Bruno Hernandez, qui espère une rencontre avec les opposants afin d’échanger sur les améliorations apportées au projet.
http://www.courrier-picard.fr/92616/article/2018-02-22/eoliennes-au-large-du-treport-les-quatre-mesures-qui-ont-dessine-le-oui-de


22/02/18 : 😠Parc éolien offshore d'Yeu-Noirmoutier : l'Autorité environnementale satisfaite de l'étude d'impact
C'est un avis assez favorable que l'Autorité environnementale a rendu ce 21 février sur le projet de parc éolien au large des îles d'Yeu et de Noirmoutier. "Le dossier est complexe mais de grande qualité d'ensemble", juge l'Autorité dans son avis.
"La séquence « Éviter, réduire, compenser » (ERC) est bien conduite, notamment pour la partie maritime du projet. Les mesures de suivi sont nombreuses et pertinentes, permettant de disposer à terme d'un retour d'expérience sur les impacts résiduels éventuels d'un parc de production d'énergie renouvelable de cette nature", jugent les membres de l'Ae.
Ce satisfecit global n'empêche toutefois pas ces derniers de formuler un certain nombre de recommandations aux maîtres d'ouvrage : revoir les impacts sur les oiseaux plongeurs, justifier les choix de valeurs retenus pour les dommages sur les mammifères marins, assurer un suivi des chauve-souris, évaluer le nombre de forages réalisables sans augmenter la gêne sur la faune, préciser le devenir des boues de forage et quantifier les impacts de la liaison électrique terrestre sur les haies.
Le parc éolien offshore Yeu-Noirmoutier a été attribué par appel d'offres en mai 2014. Le titulaire de l'autorisation d'exploiter est la société Emyn, dont le capital est partagé entre Engie, EDP Renewables et la Caisse des dépôts et consignations. La maîtrise d'ouvrage, de même que la maîtrise d'oeuvre, du raccordement a été confiée à RTE. Le parc, d'une puissance de 496 MW, sera composé de 62 éoliennes de 8 MW chacune. Il nécessite deux liaisons, sous-marine sur 27 km et souterraine sur 29 km, reliant les aérogénérateurs au poste électrique de Soullans (Vendée). Le parc, dont le coût total est de 1,7 milliard d'euros, ne sera pas mis en service avant 2021.

https://www.actu-environnement.com/ae/news/eolien-mer-offshore-Yeu-Noirmoutier-Autorite-environnementale-avis-etude-impact-30712.php4

21/02/18 : Sébastien Jumel : « Eolien en mer, de l’écoute et du blabla aux actes pour les pêcheurs »
3 points clés
Le vote de l’Agence française de biodiversité s’affranchit de la position constante des marins-pêcheurs. Pour eux, le parc s’installe dans la zone la plus riche de la Manche est.
Pour un bon mix énergétique, il est nécessaire de régler en premier lieu les conflits d’usage.
Les élus seront vigilants sur les mesures compensatoires et les promesses en termes d’emplois.
SÉBASTIEN JUMEL
- député PCF de la 6e circonscription de la Seine-Maritime- Ancien maire de Dieppe- Conseiller régional de Normandie
«La décision de l’Agence française de biodiversité (AFB), tombée ce mardi 20 février 2018, n’étonne guère tant les rumeurs s’étaient multipliées ces derniers jours. On peut regretter très amèrement que les acteurs du territoire, qui se sont investis avec sérieux et confiance dans les instances du parc marin et qui ont été dessaisis ces derniers mois de leur compétence d’avis conforme dans des conditions discutables, soient à ce point déjugés par une décision d’avis conforme rendue à leur place par l’AFB et, au bout du compte, inverse à leur propre orientation. Ce camouflet laissera des traces. Il n’est pas de nature à ‘rendre la transition énergétique désirable’, comme le souhaite le ministre, Nicolas Hulot.
OCCASIONS MANQUÉES
Plus grave encore est le fait que la décision de l’AFB s’affranchisse à ce point de la position des pêcheurs, constants depuis plus de dix ans dans leur affirmation que la zone éolienne est mal choisie car elle touche directement le secteur le plus poissonneux de la Manche Est, où certains d’entre eux réalisent jusqu’à 40 % de leur chiffre d’affaires. C’est une très mauvaise affaire pour les entreprises de pêche, les marins-pêcheurs et leur famille, au Tréport, à Dieppe et dans les Hauts-de-France, une mauvaise nouvelle pour l’économie locale.
On a vu s’accumuler dans ce dossier de manière assez incroyable les occasions manquées, à commencer par celle qui aurait permis en 2013 de flécher une autre zone dans le nouvel appel d’offres que celle qui avait été contestée et rejetée, déjà, en 2010. Il était encore temps - et il aurait été sage - à l’issue du débat public de l’été 2015, de suivre les préconisations du rapporteur national du débat public et d’envisager un déplacement du parc de quelques milles plus à l’Ouest, comme cela était techniquement et économiquement possible et comme nous n’avons cessé de le demander. Cette sagesse n’a pas prévalu.
OPPOSITION INTELLIGENTE
Il est vrai que le secteur de l’énergie a subi et subit les brèches de l’ouverture à la concurrence et que de puissants intérêts privés ont très vraisemblablement pesé dans les décisions successives ces dernières années. Vrai aussi que l’État, en recul, diminué par les choix libéraux qui lui retirent ses capacités d’aménageur, d’organisateur - jusque dans l’idée même qu’il se fait de son rôle - n’a pas su piloter un tel dossier en conciliant les intérêts d’une activité vitale pour notre territoire, la pêche, et la nécessité de développer les énergies renouvelables. Là était l’intérêt général. Personne ne conteste le fait qu’il faut développer, dans le cadre d’un mix énergétique, les énergies renouvelables. Mais une telle politique ne peut réussir que si on règle au préalable les conflits d’usage.
Le ministre de la Transition écologique affirmait, il y a encore quelques semaines de cela, que rien n’était décidé, que tout était ouvert, qu’il souhaitait écouter, prendre le temps. Il parlait d’un dossier ‘enkysté’et avait accepté à notre demande de recevoir les pêcheurs pour écouter ce qu’ils avaient à dire. Il avait également reconnu que leur opposition intelligente avait un véritable fondement, de vrais arguments, une légitimité.
CONCILIER LES INTÉRÊTS
Occasion manquée supplémentaire : Nicolas Hulot, numéro 3 du gouvernement, aurait pu prendre appui sur les blocages exemplaires de ce projet pour expérimenter une nouvelle façon d’aborder le règlement des conflits d’usage. Recourant aux dispositions de la loi visant à simplifier les procédures, une telle initiative aurait permis de dépasser l’opposition pêche-éoliennes en mer. En moins de deux ans, l’affaire aurait été réglée. Et deux ans perdus pour concilier les intérêts, en démocratie, c’est dix ans gagnés.
Mais ce choix n’a pas été celui du ministre. Alors, ce dernier est désormais très attendu, et avec lui le gouvernement, très attendu par un territoire et des habitants qui n’acceptent pas ce passage en force et les menaces économiques qu’ils devraient subir sans broncher pour un projet qui, ailleurs, n’aurait jamais accumulé autant d’inconvénients. Nicolas Hulot va devoir passer de l’écoute attentive et bienveillante, des déclarations d’ouverture, aux actes. Comme en amour, ça dure quand il y a des preuves : formation maritime, formations techniques (en chaudronnerie-soudure par exemple), aide au renouvellement des flottilles de pêche... Les besoins de notre quartier maritime ne manquent pas. Au ministre, au gouvernement désormais de montrer que l’écoute, l’empathie de ces derniers mois ne s’évanouiront pas en nouvelle occasion manquée.
VIGILANCE ET EXIGENCE
L’entreprise attributaire du marché du parc éolien sous le chapeau d’Engie a également beaucoup promis, annonçant quantité d’emplois, une base de maintenance, le recours aux entreprises locales pour la sous-traitance... Il faudra être vigilant, se montrer très exigeant, car ce même groupe a montré ailleurs ces derniers mois ce dont il était capable pour satisfaire ses actionnaires en délocalisant vers les pays low cost une partie de ses fonctions commerciales.
Il y a enfin des occasions manquées dans les promesses industrielles d’un projet vendu comme étant le socle d’une filière industrielle d’éoliennes marines made in Normandie, made in France. On a vu déjà Siemens, successeur d’Adwen, il y a quelques mois, discrètement renoncer à la technologie française pour les turbines, sans que personne ne trouve à y redire, à part quelques élus vigilants de Dieppe et du Tréport. Plus personne ne parle de la recherche-développement, évaporée aussi.
De recul en recul, il reste les usines de pâles et l’assemblage au Havre : mais quand ? Combien d’emplois en CDI ? Quels transferts de technologie ? Quelles connexions avec les entreprises du bassin pour la sous-traitance ? Et pour combien de temps sans délocalisation vers les pays à bas coûts ?
Siemens ne s’est pas engagé mais nous ne sommes pas dupes, et sur ce point également, nous jouerons pleinement notre rôle d’élus vigilants et exigeants au service du territoire ».
http://www.paris-normandie.fr/region/sebastien-jumel--eolien-en-mer-de-l-ecoute-et-du-blabla-aux-actes-pour-les-pecheurs-MI12295933

21/02/18 : Le Tréport : les élus réagissent au feu vert pour le parc éolien
Le Tréport. Depuis le feu vert donné par l’Agence française pour la biodiversité au projet de parc éolien, les réactions pleuvent.
Les réactions ne se sont pas fait attendre suite à la validation de l’implantation du parc éolien Dieppe - Le Tréport par l’Agence française pour la biodiversité (Afb), mardi. Laurent Jacques, maire du Tréport, est aussitôt monté au créneau. « Cette décision est rendue sans tenir compte des élus et des acteurs locaux, notamment des pêcheurs qui connaissent particulièrement bien la zone et ont produit de puissants arguments face au projet en l’état », a insisté l’élu, dénonçant « l’entêtement des instances nationales qui refusent d’entendre les réalités locales, alors que nous pourrions avoir le parc éolien et une zone de pêche préservée. » Pour autant, selon lui, cet « avis n’oblige en rien le gouvernement qui peut encore choisir de modifier le projet ». Et de rappeler que le 10 janvier, lors d’une entrevue au ministère de la transition écologique, « Nicolas Hulot avait reconnu, que le projet était mal engagé, complexe et même enkysté et affirmé vouloir trouver une porte de sortie dans ce dossier. Nicolas Hulot renie la biodiversité au profit du lobbying financier des grands groupes. Je suis triste pour les pêcheurs tréportais. Les recours des associations vont pleuvoir », a assuré Laurent Jacques.
Même déception côté picard. Le maire de Mers-les-Bains, Michel Delépine, ne cache pas son amertume. « À quoi servent les parcs naturels marins si on ne les écoute pas. Je prendrai part à toute forme d’action visant à retarder la concrétisation du projet dans l’espérance qu’il ne voit jamais le jour dans sa forme actuelle », a prévenu le maire.
« Je suis en colère »
Même écho chez le député de la Somme, Emmanuel Maquet. « Douze ans de discussions, d’expertises et de consultations publiques n’auront donc servi à rien, a-t-il conclu. Je suis en colère aux côtés des marins-pêcheurs du Tréport et de la baie de Somme, dont la survie est directement menacée par ce projet. Ils seront privés d’une des zones de pêche les plus poissonneuses de la Manche. Je suis aussi en colère avec tous les riverains, usagers de la mer et touristes qui verront le magnifique patrimoine naturel de la région se dégrader irrémédiablement. » Le député a également déploré que l’opposition des habitants et des acteurs publics du territoire soit purement et simplement ignorée, même après s’être exprimée massivement au cours de deux débats publics. « Si la décision était déjà prise en haut lieu, à quoi bon organiser des consultations citoyennes à plusieurs millions d’euros ? ».
Gérard Bilon, président de l’association Sans offshore à l’horizon, a souligné le fait que « cette agence [Agence française pour la biodiversité, Ndlr] n’a de biodiversité que le nom, sa récente création ne se justifiant que pour imposer des projets qui bien au contraire risquent fort de la détruire. En prime, le budget de l’AFB sera abondé par 5 % du montant de la taxe sur le mégawatt/heure et comble du mépris, ces 5 % seront prélevés sur l’indemnisation destinée aux activités marines comme la pêche. Comment peut-on encore croire à la sincérité de cette décision ? »
http://www.paris-normandie.fr/region/le-treport--les-elus-reagissent-au-feu-vert-pour-le-parc-eolien-GI12296176


21/02/18 : Eoliennes offshores, le mécontentement des pêcheurs
Les pécheurs de Normandie et des Hauts-de-France ne décolèrent pas face au projet de parc éolien en Seine-Maritime. Ils dénoncent une installation qui va avoir des conséquences importantes sur leur activité et proposent des solutions alternatives.
Le parc éolien offshore du Tréport en Seine-Maritime inquiète les pécheurs. Alors que le projet est sur le point d’entamer la phase d’installation, après douze années de discussions, leurs peurs n’ont pas disparu.
Vendredi 16 février ils ont manifesté au Havre, « Ils entendent sensibiliser l’opinion publique concernant les menaces qui pèsent sur leur profession, mais aussi sur la biodiversité dans le périmètre de la Manche-est, zone la plus poissonneuse de la Manche » rapporte le site local Actu.fr.
« Depuis 12 ans, les marins-pêcheurs se mobilisent notamment contre le projet d’implantation d’un parc éolien au large de Dieppe et du Tréport, dans la Manche-est. Un projet néfaste selon eux pour leur profession, car implanté « dans une zone halieutique très riche et au détriment de la biodiversité » » défendent les pêcheurs.
L’avis favorable de l’Agence française de la biodiversité le 20 février est une nouvelle défaite pour les pécheurs qui estiment que leur métier est en danger, ainsi que la biodiversité. Selon eux, les effets évidemment positifs des énergies renouvelables ne doivent pas justifier l’oubli de l’impact environnemental des infrastructures. « En se mobilisant au Havre, les pêcheurs veulent une nouvelle fois présenter un projet alternatif qu’ils ont imaginé, sur une zone côtière entre Dieppe et Saint-Valery-en-Caux, moins poissonneuse et aux conditions similaires pour l’exploitation d’un parc éolien. Ce rassemblement veut démontrer que d’autres alternatives sont possibles, sans pour autant détruire la pêche artisanale et l’environnement » avançait le site d’informations locales.
Dernier baroud d’honneur pour les pécheurs ? Après un avis défavorable en octobre, l’Agence française de la biodiversité avait demandé Engie de proposer fin 2017 des modifications prenant en compte l’impact environnemental. La nouvelle proposition a été mieux accueillie malgré quelques réserves « Ce "nouveau projet" permet "de mieux concilier l'indispensable développement des énergies marines renouvelables et la prise en compte tout aussi indispensable de la préservation de la biodiversité marine » a déclaré à l’AFP le patron de l’Agence nationale.
https://www.rse-magazine.com/Eoliennes-offshores-le-mecontentement-des-pecheurs_a2606.html


21/02/18Parc éolien du Tréport. Des réactions en Normandie
Le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Normandie et la députée européenne FN réagissent à l’avis favorable donné par l’Agence française pour la biodiversité au parc éolien offshore du Tréport, mardi 20 février 2018. Pas sur le même registre.
Pour Vianney de Chalus, président de la CCI de Normandie, l’implantation de ce futur parc de 62 éoliennes « est une nouvelle étape majeure dans la construction de la ...

https://www.ouest-france.fr/normandie/parc-eolien-du-treport-des-reactions-en-normandie-5580197

21/02/18 : 😰Eolien en mer : Siemens confirme la création de 750 emplois au Havre 

Entretien. Après le feu vert de l’Agence française de la biodiversité à la construction du parc éolien en mer de Dieppe-Le Tréport, Filippo Cimitan, le président de Siemens-Gamasa, le groupe qui fournira les éoliennes, dévoile ses plans en Normandie. C’est toute une filière industrielle qui va se mettre en œuvre, notamment au Havre. Siemens-Gamesa y construira deux usines. Un protocole d’accord devrait être signé prochainement avec le Port et un nouveau permis de construire va être déposé. À la clé, 750 emplois directs.
Comment avez-vous accueilli la décision prise mardi par l’Agence française de la biodiversité qui a donné son feu vert au projet de parc éolien en mer de Dieppe-Le Tréport ?
Filippo Cimitan. « C’est une très bonne nouvelle pour le projet, pour nos clients, pour nous et pour toute la filière. Cette décision s’inscrit dans le montage du projet et chaque étape est importante. Celle-ci est particulièrement importante, évidemment »....
http://www.paris-normandie.fr/actualites/economie/eolien-en-mer--siemens-confirme-la-creation-de-750-emplois-au-havre-JI12292579#

21/02/18
Projet d'éoliennes marines : "Les millions d'euros motivent à renier la biodiversité"
Emission en ligne
INVITÉ RTL - Le projet de parc éolien marin en plein dans un Parc naturel marin devrait bien être mené à son terme. Une décision qui laisse amer Olivier Becquet, membre du comité régional des pêches maritimes de Normandie.
C'est un projet qui fait grincer des dents chez les pêcheurs normands. L'Agence française pour la biodiversité (AFB) a donné hier son feu vert au projet de parc éolien en mer du Tréport (Seine-Maritime), émettant malgré tout des "réserves". L'avis conforme du Conseil d'administration de l'Agence était nécessaire pour la poursuite du projet car une partie de son périmètre se trouve dans le Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d'Opale, qui dépend de l'AFB
"On a aucune information sur la composition du Conseil qui a voté favorablement à la demande du promoteur de mettre en place ce parc", lance, sceptique, Olivier Becquet, ancien marin-pêcheur et membre du comité régional des pêches maritimes de Normandie. Les pêcheurs se sentent victimes d'une prise d'otage d'Engie qui craignait un refus synonyme de "signal très négatif" pour la filière éolienne en mer française.
Ce qui alimente les interrogations, c'est le financement que va toucher l'Agence française pour la biodiversité. "Comment on explique que le 9 novembre, il a été voté que l'AFB percevrait 5% de plus sur l'enveloppe des compensations destinées à ce projet, aux 5 % qu'elle avait déjà acquis initialement."

Huit millions d'euros pour l'AFB
Au total, l'Agence, en validant le projet d'Engie, va toucher huit millions d'euros. "On peut facilement imaginer que ça motive à renier la biologie marine", lance Olivier Becquet.
Engie a quand même, de son côté, promis de ne pas ériger de pieux lors de la nidification des espèces d'oiseaux marins. Insuffisant pour Olivier Becquet. "Ça ne ressemble à rien… Le milieu marin, c'est ce qui se passe en-dessous, pas au-dessus. Nous on met en avant la biologie marine."
Le comité régional des pêches maritimes de Normandie dénonce la primauté donnée à l'argument socio-économique sur un projet européen au détriment de l'économie d'un territoire. "Est-ce qu'on parle de la biodiversité ou de la finance que ces chantiers peuvent apporter à certaines ONG ?" interroge en guise de conclusion l'ancien marin-pêcheur.

http://www.rtl.fr/actu/debats-societe/projet-d-eoliennes-marines-les-millions-d-euros-motivent-a-renier-la-biodiversite-7792360980

20/02/18 : Bientôt 3 éoliennes flottantes au large de Port-Saint-Louis
Positionnées à 17 kilomètres de la côte, les trois éoliennes offshore flottantes du projet Provence Grand Large fourniront de l'électricité en 2020.À la différence des premières éoliennes offshore installées en mer du nord, situées non loin du rivage et posées sur le fond, les trois éoliennes d'EDF Énergies Nouvelles seront flottantes et placées à 17 kilomètres de la côte. Elles vont servir de test dans les conditions du réel pour les futures exploitations commerciales à grande échelle de ce type de technologie, en lien direct avec la transition énergétique. « C'est une innovation mondiale, explique Philippe Veyan, le directeur de projet d'EDF Énergies Nouvelles, nous y travaillons depuis des mois et des mois avec nos partenaires Siemens Ganesa pour la turbine, SBM Offshore pour le flotteur, et RTE pour les câbles sous-marins. Sur le site que l'on souhaite équiper, on est sur des fonds de cent mètres, voire plus... En France, on n'a pas d'éolienne qui ait été installée à ces profondeurs là. »
Au large, le vent est plus puissant et plus régulier aussi. C'est ce qui a motivé les ingénieurs pour développer ce type de technologie. Les trois éoliennes de la ferme pilote de Provence Grand Large ont une puissance totale de 24 méga watts et seront posées chacune sur une structure triangulaire équipée de trois flotteurs. Ce système sera amarré au fond de la mer et relié à la terre via des câble électriques sous-marins. « On aura une production équivalente à la consommation d'une ville de 40 000 habitants, poursuit Philippe Veyan, l'électricité de Provence Grand Large fournira Port-Saint-Louis-du-Rhône et le surplus sera dispatché en fonction des besoins... »
D'une valeur de 200 millions d'euros, ce projet pilote est porté par la Chambre de Commerce et d'Industrie de Marseille Provence, la métropole Aix Marseille Provence et le Pôle Mer Méditerranée. « La France, est un des premiers pays à investir aussi massivement, notamment en ce qui concerne les fermes pilotes, claironne Marc Valentin, le responsable des filières énergies pour la CCIMP, et sur notre territoire nous avons des entreprises qui fournissent des technologies très intéressantes dans ce domaine, notamment pour les flotteurs. »
Investissements et travaux prévus pour le début de l'année prochaine, autant dire demain... « Pour les entreprises, c'est aujourd'hui ! » conclut fièrement Marc Valentin.
Ce projet sera évoqué lors du prochain FOWT 2018, l'événement mondial de l'éolien offshore flottant, qui aura lieu à Marseille, au Palais du Pharo, du 25 au 27 avril 2018.
http://www.maritima.info/actualites/economie/port-saint-louis/9387/bientot-3-eoliennes-flottantes-au-large-de-port-saint-louis.html
 

20/02/18 : Vendée : les marins-pêcheurs sont menacés par un projet de parc éolien
reportage en ligne
En Vendée, les marins-pêcheurs se sentent menacés par la création d'un parc éolien au large de Noirmoutier prévue en 2019.
Un parc éolien devrait être créé au large de l’île de Noirmoutier en 2019. Le projet inquiète les marins-pêcheurs de Vendée. Ceux-ci ont donc décidé de lancer une pétition pour s'y opposer.
Ce sujet a été diffusé dans le journal télévisé de 13h du 20/02/2018 présenté par Jean-Pierre Pernaut sur TF1. Vous retrouverez au programme du JT de 13h du 20 février 2018 des reportages sur l’actualité politique économique, internationale et culturelle, des analyses et rebonds sur les principaux thèmes du jour, des sujets en régions ainsi que des enquêtes sur les sujets qui concernent le quotidien des Français.

https://www.lci.fr/societe/vendee-les-marins-pecheurs-sont-menaces-par-un-projet-de-parc-eolien-2079346.html


20/02/18Le parc éolien au large de la baie de Somme "ne fera pas progresser la biodiversité" pour le sénateur Jérôme Bignon
L'agence française pour la biodiversité doit rendre ce mardi son avis sur le projet de parc éolien maritime, au large du Tréport et de Mers-les-Bains. Sauf coup de théâtre, il sera favorable. Ce qui risque de provoquer une onde de choc dans un secteur où les opposants sont largement majoritaires.
Un avis favorable ce mardi, de la part de l'Agence française pour la biodiversité. C'est en tous les cas ce qui apparaît dans le rapport de son président.
L'Agence française de la biodiversité ne devrait donc pas suivre la position du parc naturel marin, résolument contre, comme le sont aussi les pêcheurs et la quasi-totalité des élus du secteur, inquiets pour la zone de pêche et pour le paysage.
Parmi les élus, Jérôme Bignon, sénateur de la Somme. Il siège également au conseil d'administration de l'Agence pour la Biodiversité. Il a détaillé sa position ce mardi matin, invité de France Bleu Picardie.
"Je suis conscient qu'il faut des énergies marines renouvelables. Mais la mer est grande. On n'était pas obligé de mettre le parc éolien dans le parc marin ou à proximité", a déclaré ce mardi matin sur France Bleu Picardie, Jérôme Bignon, sénateur de la Somme et membre du conseil d'administration de l'Agence pour la biodiversité.
"On se demande à quoi sert une consultation si on ne prend pas en compte ce que disent les pêcheurs, les élus, les riverains et la population", a-t-il ajouté.
Quant aux représentants du parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d'Opale, ils menacent de démissionner : ils donnent rendez-vous à 17h à St Valery-sur-Somme.
À LIRE En route vers 2018 : quid du parc éolien de Dieppe - Le Tréport ?
https://www.francebleu.fr/infos/agriculture-peche/le-parc-eolien-au-large-de-la-baie-de-somme-ne-fera-pas-progresser-la-biodiversite-pour-le-senateur-1519122903

20/02/18Eolien offshore : le projet normand d'Engie à nouveau sur les rails
L'Agence Française pour la Biodiversité a rendu un avis « favorable avec réserves » sur le projet de Dieppe-Le Tréport. Mais l'opposition des pêcheurs locaux reste vive.
Les premiers kilowattheures du parc éolien offshore de Dieppe - Le Tréport ne sont pas pour demain, mais un verrou vient de sauter. Mardi, l'Agence française pour la biodiversité a émis un « avis favorable avec réserves ». Le porteur du projet, le consortium Engie/EDP Renewables/Caisse des Dépôts , avait modifié sa copie pour mieux répondre aux enjeux environnementaux après avoir reçu l'avis négatif du Parc naturel marin des estuaires picards et la mer d'Opale.
Siemens-Gamesa, le partenaire industriel du consortium, voit dans ce feu vert un signal très positif. « Il signifie que le développement des énergies renouvelables en France n'est pas incompatible avec la biodiversité », indique Cédric Turnaco, directeur de la communication de Siemens-Gamesa en France.
S'il ne dévoile pas l'investissement dans l'outil industriel au Havre, le numéro un de l'éolien offshore confirme son usine d'assemblage de nacelles ainsi qu'une usine de fabrication de pales, soit 750 emplois directs. Ces usines fourniront égalements deux autres parcs : celui de Yeu-Noirmoutier (consortium Engie) et celui de Saint-Brieux (Iberdrola). Il a l'ambition de créer au Havre « un vrai cluster dédié à l'éolien marin avec une zone logistique où l'on pourra stocker les grands composants ». Il va par ailleurs poursuivre les discussions avec le port du Havre pour le renforcement des quais du site portuaire où il s'implante sur 36 hectares.
L'opposition des pêcheurs
Pour Engie , qui avait gagné ce projet de 62 éoliennes en 2014, la prochaine étape sera le lancement de l'enquête publique par le préfet au cours de l'été 2018, suivi de la décision de ce dernier, d'autoriser ou pas la construction fin 2018. Si la décision est favorable, elle fera comme tous les projets éoliens, l'objet de recours. Le parc éolien situé à 17 kilomètres de Dieppe et 15,5 kilomètres du Tréport est confronté à une vive opposition des pêcheurs. Soutenus par les maires communistes de Dieppe et du Tréport, les pêcheurs martèlent - même après modification du schéma d'implantation des éoliennes - que le parc situé « dans le secteur le plus riche en poissons de la Manche » nuira à leur activité.
Deux milliards d'euros
Ces recours retarderaient la décision finale d'investissement, annoncée initialement pour fin 2018-début 2019. « Nous allons dépenser 2 milliards d'euros pour construire le projet », rappelle Christophe Leblanc, directeur du développement du parc éolien Dieppe - Le Tréport. L'achat des éoliennes à Siemens-Gamesa représente 40 % du coût total, précise-t-il, l'installation en mer des composants (éoliennes, fondations, câbles, sous-station électrique) 30 %, l'achat d'autres composants et la connexion au réseau électrique terrestre encore 30 %.
« Pour les 25 années de fonctionnement du parc, deux autres milliards de dépenses sont prévus entre les frais d'exploitation et de maintenance », précise Christophe Leblanc. L'exploitation du parc représente environ 125 emplois.
https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/0301317949887-eolien-offshore-le-projet-normand-dengie-a-nouveau-sur-les-rails-2155207.php


20/02/18 : Eolien en mer/Tréport: feu vert "avec réserves" de l'Agence pour la biodiversité
L'Agence française pour la biodiversité (AFB) a annoncé mardi avoir donné son feu vert "avec réserves" au projet de parc éolien en mer du Tréport (Seine-Maritime), contesté notamment par les pêcheurs locaux qui s'inquiètent de l'impact sur une zone très poissonneuse.
L'avis conforme du Conseil d'administration de l'Agence était nécessaire pour la poursuite du projet car une partie de son périmètre se trouve dans le Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale, qui dépend de l'AFB.
Le groupe Engie et ses partenaires, le groupe ibérique EDPR et la Caisse des Dépôts, ont remporté en 2014 l'appel d'offres pour la construction et l'exploitation de ce parc éolien en mer de près de 500 mégawatts. Le projet prévoit l'installation de 62 éoliennes au large du Tréport à partir de 2019, pour une mise en service partielle d'ici 2021.
Engie, qui est en train de développer un autre parc éolien en mer près de l'île de Noirmoutier, s'était inquiété en janvier de l'éventualité d'un avis défavorable de l'AFB qui aurait été "un signal très négatif" pour la filière éolienne en mer française.
"La décision du conseil d’administration est une position d'équilibre, et le résultat d'une vraie concertation avec les différents acteurs", a commenté dans un communiqué le président de l'AFB Philippe Martin, estimant que les inquiétudes du Parc national marin avaient été entendues.
En octobre, le conseil de gestion du Parc naturel marin avait rendu un avis "défavorable" sur le projet, poussant Engie à présenter en décembre un projet modifié pour réduire l'impact sur l'environnement.
Engie avait notamment proposé de relever de 15 mètres les éoliennes afin de minimiser les risques de collision avec les oiseaux, mais aussi d'arrêter les travaux d'installation des pieux servant aux fondations des éoliennes pendant les 4 mois correspondant à la période de nidification des espèces marines.
Le groupe s'est également engagé à utiliser une technique permettant de réduire de 50% le relargage de métaux lourds dans l'eau lié à la corrosion des pieux. Il doit enfin renforcer les moyens du groupe d'intérêt scientifique censé suivre la mise en place de ces mesures, dont le budget passera de 650.000 euros à 8 millions d'euros, avait indiqué en décembre Engie à l'AFP.
Ce "nouveau projet" permet "de mieux concilier l'indispensable développement des énergies marines renouvelables et la prise en compte tout aussi indispensable de la préservation de la biodiversité marine", a commenté M. Martin, soulignant que les responsables de l'AFB seraient "très vigilants sur la mise en oeuvre des recommandations et réserves".
Les porteurs du projet devront notamment "compléter certains suivis pour une amélioration des connaissances des différents impacts".
Malgré les engagements d'Engie, les comités régionaux des pêches maritimes de Normandie et des Hauts-de-France avaient répété la semaine dernière leur opposition à ce parc éolien dans cette zone "la plus poissonneuse de la Manche".
Le maire PCF du Tréport Laurent Jacques a dénoncé jeudi soir sur France Bleu Normandie Seine-maritime/Eure cette décision.
"Les intérêts des locaux et des pêcheurs ont été complètement floués", a estimé l'élu. "Est-ce qu'il y a encore une démocratie en France?", a-t-il ajouté, soulignant l'avis défavorable du parc marin.
L'ONG France Nature Environnement a en revanche salué sur Twitter une "bonne nouvelle pour la transition énergétique", appelant toutefois à mettre en place "une véritable politique de concertation locale"

20/02/18L'Agence française pour la biodiversité donne un avis favorable au parc éolien de Dieppe - Le Tréport
L'Agence française pour la biodiversité a donné un avis favorable avec réserve au projet de parc éolien en mer situé dans la Manche. Pour obtenir ce feu vert, le porteur de projet a dû procéder à des modifications.
Sans surprise, le conseil d'administration de l'Agence française pour la biodiversité (AFB) s'est prononcé en faveur du projet de parc éolien offshore de Dieppe Le Tréport, ce mardi 20 février. Cet avis étant conforme, il sera donc suivi par les services de l'Etat. L'AFB a délivré un avis favorable avec réserve après que le porteur de projet ait présenté des modifications. Elle demande des mesures supplémentaires de gestion et de réduction des impacts.
"La décision du conseil d'administration est une position d'équilibre, et le résultat d'une vraie concertation avec les différents acteurs du projet. Le conseil de gestion du Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d'Opale avait montré les impacts potentiels du projet sur la biodiversité marine, lesquels avaient justifié son avis négatif. Il a été entendu", déclare Philippe Martin, président de l'AFB.
Le dossier avait en effet été repris en main par le ministre d'Etat Nicolas Hulot lui-même, à la suite du vote d'opposition du conseil de gestion du parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d'Opale, le 20 octobre dernier. Le ministre avait notamment reçu, en janvier, les marins pêcheurs. Ces derniers ont d'ailleurs manifesté, le 16 février dernier au Havre (Seine Maritime), pour dénoncer le périmètre du parc, situé dans une zone halieutique très riche. Ils proposaient une zone alternative, située plus à l'ouest. Mais lors d'une audition devant la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale, Nicolas Hulot a indiqué que cela reviendrait à repartir de zéro. Autrement dit, le projet prévu pour une mise en service en 2021 serait reporté aux calendes grecques.
La hauteur des éoliennes revue
Le parc naturel marin, dont le projet de parc se situerait pour un tiers sur son périmètre, jugeait les études d'impact incomplètes et insuffisantes. A la suite de son vote, qui est consultatif désormais, l'AFB s'est également penchée sur le sujet, reportant à plusieurs reprises sa décision finale, afin d'écouter les propositions d'amélioration du porteur de projet, la société EMDT, consortium d'Engie, EDPR et la Caisse des dépôts.
"Suite à l'audition, le projet a très largement évolué sur les sujets suivants : la prise en compte des impacts potentiels cumulés liés à d'autres projets dans le périmètre du Parc, les effets et impacts potentiels sur les fonds marins et les espèces y vivant ainsi que sur les dynamiques sédimentaires, la prise en compte des impacts potentiels sur les oiseaux et les chiroptères en raison du nombre et de la dimension des éoliennes (62 éoliennes de 196 m de haut), les impacts potentiels sur les mammifères marins et les espèces halieutiques, l'effet sur la qualité de l'eau et les sédiments et l'impact paysager", souligne l'AFB dans un communiqué.
Elle précise que quatre mesures supplémentaires ont été adoptées. Le porteur de projet ne fera pas de battage de pieux dans les zones de travaux pendant les quatre mois de forte présence d'espèces marines, autrement dit lors des périodes de reproduction et de développement de ces espèces. La hauteur des éoliennes sera rehaussée pour réduire les risques de collisions avec l'avifaune. Le budget du groupement d'intérêt scientifique (GIS) qui sera créé pour effectuer des suivis scientifique et technique sera augmenté. Les anodes sacrificielles, qui sont souvent en métaux qui se dissolvent dans l'eau et peuvent être polluants, seront revus. "Au final il s'agit bien d'un nouveau projet", estime l'AFB pour justifier son vote.
Un arrêt des machines en cas de mortalité trop élevée de la faune
"Sur la base de ce projet revu, le conseil d'administration de l'Agence française pour la biodiversité a adopté ce jour un avis conforme favorable avec réserves", précise le communiqué. Certains suivis pour une amélioration des connaissances des différents impacts devront être améliorés. Certains niveaux d'impacts devront être rehaussés, notamment concernant le déclenchement des mesures Eviter, Réduire, Compenser (ERC). Les niveaux d'enjeux devront être révisés. Enfin, un arrêt des machines devra être envisagé en cas de forte mortalité des oiseaux marins ou des chiroptères.
https://www.actu-environnement.com/ae/news/parc-eolien-mer-treport-afb-30701.php4

20/02/18“Avis conforme” pour le parc éolien de Dieppe-Le Tréport
Le conseil d'administration de l'Agence française pour la biodiversité, après un vote, a rendu son avis
On connait ce mardi après-midi (20 février 2018) le résultat du vote du conseil d'administration de l'AFB (l'Agence française pour la biodiversité) concernant le projet de parc éolien en mer au large de Dieppe et du Tréport :
25 voix pour, 7 voix contre et 2 abstentions.
On ne connait pas encore les réserves ou prescriptions qui pourraient accompagner cet avis favorable.
Des prescriptions, pouvant intégrer "des engagements ou propositions volontaires des pétitionnaires, ont en revanche vocation à être satisfaites postérieurement à l’obtention de l’autorisation administrative. Elles sont ainsi intégrées de la manière la plus adéquate dans les arrêtés préfectoraux d’autorisation pour en garantir la mise en œuvre et le suivi par les services de l’État".
►Plus d'infos à venir avec la vidéo du reportage, à Paris, de l'équipe de la rédaction de France 3 Normandie ainsi que les premières réactions, notamment du côté des pêcheurs.
Premières réactions En fin d'après-midi (dans un communiqué à lire au bas de cette page) Hervé Morin, président du conseil régional de Normandie a salué "une excellente nouvelle qui va permettre le développement de la filière française des énergies marines renouvelables" et a indiqué que
"La Région de Normandie se tiendra aux côtés des pêcheurs pour le suivi des mesures compensatoires prévues, mais aussi dans le soutien de leurs activités comme cela a été acté lors de la dernière Commission permanente"
https://twitter.com/dieppefr/status/965987543522177024/photo/1?ref_src=twsrc%5Etfw&ref_url=https%3A%2F%2Ffrance3-regions.francetvinfo.fr%2Fnormandie%2Fseine-maritime%2Fdieppe%2Favis-conforme-parc-eolien-dieppe-treport-1427237.html
Parc éolien au large de Dieppe : le communiqué de la région de Normandie
Feu vert pour le parc éolien Dieppe Le Tréport
Le conseil d’administration de l’Agence Française de la Biodiversité (AFB) vient de faire part à la Région Normandie de son avis favorable assorti de prescriptions sur le projet de Dieppe-Le Tréport.
« Nous sommes très satisfaits que l’Agence Française de la Biodiversité ait donné ce feu vert pour le parc éolien Dieppe Le Tréport. C’est une excellente nouvelle qui va permettre le développement de la filière française des énergies marines renouvelables; une filière pour laquelle la Région Normandie assume son rôle de leader national. La Région accompagnera ce projet industriel porteur de 750 emplois, indispensable à la transition écologique. La Région se tiendra aux côtés des pêcheurs pour le suivi des mesures compensatoires prévues, mais aussi dans le soutien de leurs activités comme cela a été acté lors de la dernière Commission Permanente » déclarent Hervé Morin, Président de la Région Normandie et Hubert Dejean de La Bâtie, Maire de Sainte Adresse, Vice-Président de la Région Normandie Environnement, Littoral, Transition énergétique, Président du Conseil d’Administration du Conservatoire du Littoral.
L’Agence Régionale de la Biodiversité n’a pas souhaité opposer la transition énergétique, le développement et la biodiversité. Elle a fixé définitivement les conditions de réalisation du parc éolien et a reconnu l’important travail fourni ces derniers mois par l’énergéticien pour tenir compte de l’avis technique du parc naturel marin de la Côte d’Opale.
L’Agence Régionale de la Biodiversité restera très attentive à ce que les engagements pris pour sa préservation soient tenus.

20/02/18Avis favorable au parc éolien en mer du Tréport : les opposants condamnent
L’Agence Française pour la Biodiversité a émis un avis favorableà l’implantation du parc éolien en mer Dieppe - Le Tréport ce mardi 20 février dans l’après-midi. Depuis les réactions, notamment des opposants, se multiplient.
Laurent Jacques, maire du Tréport : « triste pour les pêcheurs »
Laurent Jacques, maire (PCF) du Tréport dénonce une décision rendue « malgré l’opposition des élus du parc marin et celle des pêcheurs qui redoutent de perdre ainsi une zone particulièrement poissonneus », dénonce Laurent Jacques, maire (PCF) du Tréport. Dans un communiqué de presse, il écrit : « Nous ne sommes pas opposés à l’éolien, qui participe au mix énergétique nécessaire à la maîtrise de la production d’une énergie décarbonée, mais nous comprenons mal l’entêtement des instances nationales qui refusent d’entendre les réalités locales, alors que nous pourrions avoir le parc éolien et une zone de pêche préservée ».
Depuis 12 ans, les opposants réclament le déplacement du parc, en vain. Une implantation sur cette zone « frappe de plein fouet l’économie de la pêche artisanale et fait peser une menace sur ses nombreux emplois du Tréport à Dieppe, et même au-delà puisque dans le secteur côtier retenu pour l’implantation du parc viennent également pêcher de nombreux bateaux des Hauts-de France (Le Hourdel, le Crotoy) ».
D’après Laurent Jacques, cet avis « n’oblige en rien le gouvernement, qui peut encore choisir de modifier le projet ». Le maire et le député Sébastien Jumel avaient été reçus, le 10 janvier, par le ministre de la Transition énergétique Nicolas Hulot « qui avait reconnu, que le projet était mal engagé, complexe et même enkysté ». Il affirmait alors vouloir trouver « une porte de sortie » dans ce dossier. «Depuis le départ, on nous assène que ce projet ne peut connaître de changement. Le débat public a montré les faiblesses de l’implantation, les pêcheurs ont produit de puissants arguments, les élus du parc marin ont voté. Dans quelle démocratie sommes-nous si les avis exprimés sont balayés d’un revers de main. C’est un déni de démocratie. Nicolas Hulot renie la biodiversité au profit du lobbying financier des grands groupes. Je suis triste pour les pêcheurs tréportais. Les recours des associations vont pleuvoir. »
Gérard Bilon, président de Sans offshore à l’horizon : « rien n’est définitif »
Le vote de l’agence n’a pas surpris Gérard Bilon, président de l’association Sans offshore à l’horizon. « En réalité, cette agence n'a de biodiversité que le nom, sa récente création ne se justifiant que pour imposer des projets qui bien au contraire risquent fort de la détruire. En prime, le budget de l'A.F.B sera abondé par 5% du montant de la Taxe sur le Mégawattheure et comble du mépris ces 5% seront prélevés sur l'indemnisation destinée aux activités marines comme la pêche. Comment peut-on encore croire à la sincérité de cette décision ? Ce vote de l'A.F.B est le nouveau maillon de la « Dictature éolienne » dénoncée par les professionnels de la pêche et nos associations ». Le président de l’association l’assure « rien n'est définitif ». D’autres avis doivent être rendus, suivront les enquêtes publiques, « les autorisations nécessaires à l'implantation de cette usine éolienne sur notre littoral. Alors pourront débuter les recours au tribunal ».
Emmanuel Maquet, député de la Somme : « un passage en force de l’État »
Ancien maire de Mers-les-Bains, le député Emmanuel Maquet, condamne une « décision ubuesque. Douze ans de discussions, d’expertises et de consultations publiques n’auront donc servi à rien. Aujourd’hui, je suis en colère aux côtés des marins-pêcheurs du Tréport et de la baie de Somme, dont la survie est directement menacée par ce projet. Ils seront privés d’une des zones de pêche les plus poissonneuses de la Manche. Je suis aussi en colère avec tous les riverains, usagers de la mer et touristes qui verront le magnifique patrimoine naturel de la région se dégrader irrémédiablement ».
Le parlementaire estime qu’un tel avis « discrédite » l’agence française de la biodiversité, puisqu’elle « vient de valider un projet consistant à forer les fonds marins pour y ancrer 62 mâts en acier de 210 mètres de haut, et à enfouir des tonnes de câbles de raccordement sur 24 km. Tout cela au beau milieu d’un parc naturel marin sur lequel les conséquences seront désastreuses ».
Emmanuel Maquet sit dit aussi « outré que l’opposition des habitants et des acteurs publics soit purement et simplement ignorée, même après s’être exprimée massivement au cours de deux débats publics. Si la décision était déjà prise en haut lieu, à quoi bon organiser des consultations citoyennes à plusieurs millions d’euros ? Pourquoi écouter les citoyens si c’est pour agir sans eux ? Ce qu’on voit clairement se dessiner ici, c’est un passage en force de l’État pour réaffirmer son autorité après la bérézina de Notre-Dame-des-Landes. Mais il le fait de la pire des manières, en balayant d’un revers de main douze années de luttes ».
L’avis du parc naturel marin n’ayant pas été pris en compte, Emmanuel Maquet confirme : « le président du conseil de gestion, Dominique Godefroy, nous envisageons une démission collective des instances du parc, celui-ci ne pouvant même pas intervenir sur un projet structurant dans son périmètre. » Une conférence de presse doit avoir lieu à 17 heures.
http://www.courrier-picard.fr/92174/article/2018-02-20/avis-favorable-au-parc-eolien-en-mer-du-treport-les-opposants-condamnent


20/02/18L’Agence française de la biodiveristé dit « oui » au parc éolien de Dieppe-Le Tréport
L’Agence française de la biodiversité vient de donner son feu vert au projet de parc de 62 éoliennes au large de Dieppe et du Tréport. Le vote est très largement favorable au projet.
DIEPPE (NORMANDIE). Le projet de parc éolien en mer au large de Dieppe et du Tréport vient de recevoir un avis très favorable de l’Agence française de la biodiversité. De source proche du dossier, le conseil d’administration de l’AFB, présidé par l’ancien ministre de l’Environnement Philippe Martin, réuni ce mardi 20 février 2018 vient de donner son feu vert au projet par 25 voix contre 7 et 4 abstentions.
Plus de soixante éoliennes
Porté par Engie, le projet consiste en l’installation de soixante-deux éoliennes d’une puissance de 8 MW chacune. Chaque pale mesure 81 mètres. Le parc sera installé à 17 km au large du Dieppe et à une quinzaine de kilomètres du Tréport. Les futures éoliennes seront plantées sur des sols marins à une profondeur allant de six à vingt-cinq mètres. Selon Engie, le parc d’une puissance totale de 496 MW devrait produire en moyenne 2 000 GWh par an ; « ce qui représente la consommation électrique annuelle d’environ 850 000 habitants, soit environ les deux tiers de la population de la Seine-Maritime ».
Des concessions majeures
Fermement contesté par les marins-pêcheurs qui redoutent des effets négatifs sur la ressource halieutique, souvent présentée comme l’une des plus riches des côtes normandes, le parc éolien de Dieppe-Le Tréport a fait depuis des années l’objet d’âpres négociations. Pour le rendre « acceptable », son promoteur a proposé, lors de son audition par l’AFB en décembre dernier, de nouvelles concessions, acceptant également « un certain nombre de modifications additionnelles ». Ainsi, le groupe énergétique a pris l’engagement de relever de quinze mètres les éoliennes afin de minimiser les risques de collision avec les oiseaux. Mais aussi d’arrêter les travaux d’installation des pieux servant aux fondations des éoliennes pendant les quatre mois correspondant à la période de nidification des espèces marines. Le groupe doit aussi utiliser une technique permettant de réduire de 50 % le relargage de métaux lourds dans l’eau, lié à la corrosion des pieux. Par ailleurs, Engie s’est engagé à renforcer les moyens du groupe d’intérêt scientifique, destiné à suivre la mise en place de ces mesures. Son budget passera de 650 000 euros à 8 millions d’euros.
Une filière industrielle en devenir
Car en filigrane de ce parc, c’est toute une filière industrielle - donc des emplois par centaines - qui va enfin voir le jour. Annoncées pour le début de la décennie 2010 sur le port du Havre, les usines d’assemblage des éoliennes n’ont toujours pas vu le jour. La décision attendue ce mardi devrait débloquer la situation. Depuis quelques semaines, confie un proche du dossier, Siemens [le producteur des éoliennes, N.D.L.R.] a repris ses études et ses dossiers pour obtenir des aides.


20/02/18Feu vert de l’AFB au parc éolien de Dieppe - Le Tréport
Le conseil d’administration de l’Agence française pour la biodiversité (AFB), réuni le 20 février, a voté en faveur du projet de parc éolien en mer de Dieppe – Le Tréport par 27 voix pour, sept contre et quatre abstentions.
L’avis favorable assorti de réserves et de préconisations, préparé par l’AFB a donc convaincu les membres de son conseil d’administration de voter en faveur du projet qui prévoit l’implantation de 62 éoliennes.
Les réactions n’ont pas tardé. Xavier Bertrand, le président de la région Hauts-de-France, dénonce une « décision inacceptable de l’AFB qui va à l’encontre de l’avis du parc naturel marin, des élus et des acteurs locaux ». Le parc naturel marin des estuaires picards et de la côte d’Opale, qui avait voté contre le projet, doit se réunir en fin de journée.

http://www.lemarin.fr/secteurs-activites/energies-marines/30746-feu-vert-de-lafb-au-parc-eolien-de-dieppe-le-treport

20/02/18
Eolien en mer/Tréport : feu vert "avec réserves" de l'Agence pour la biodiversité
L'Agence française pour la biodiversité (AFB) a annoncé mardi avoir donné son feu vert "avec réserves" au projet de parc éolien en mer du Tréport (Seine-Maritime), contesté notamment par les pêcheurs locaux qui s'inquiètent de l'impact sur une zone très poissonneuse.
L'avis conforme du Conseil d'administration de l'Agence était nécessaire pour la poursuite du projet car une partie de son périmètre se trouve dans le Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d'Opale, qui dépend de l'AFB.
Le groupe Engie et ses partenaires, le groupe ibérique EDPR et la Caisse des Dépôts, ont remporté en 2014 l'appel d'offres pour la construction et l'exploitation de ce parc éolien en mer de près de 500 mégawatts. Le projet prévoit l'installation de 62 éoliennes au large du Tréport à partir de 2019, pour une mise en service partielle d'ici 2021.
Engie, qui est en train de développer un autre parc éolien en mer près de l'île de Noirmoutier, s'était inquiété en janvier de l'éventualité d'un avis défavorable de l'AFB qui aurait été "un signal très négatif" pour la filière éolienne en mer française.
"La décision du conseil d'administration est une position d'équilibre, et le résultat d'une vraie concertation avec les différents acteurs du projet", a commenté dans un communiqué le président de l'AFB Philippe Martin, estimant que les inquiétudes émises par le Parc national marin avaient été entendues.
En octobre, après une analyse des mesures visant à "éviter, réduire et compenser" le risque d'impacts du projet sur le milieu marin, le conseil de gestion du Parc naturel marin avait rendu un avis "défavorable" sur le projet, poussant Engie à présenter en décembre un projet modifié.
Engie avait notamment proposé de relever de 15 mètres les éoliennes afin de minimiser les risques de collision avec les oiseaux, mais aussi d'arrêter les travaux d'installation des pieux servant aux fondations des éoliennes pendant les 4 mois correspondant à la période de nidification des espèces marines.
Le groupe s'est également engagé à utiliser une technique permettant de réduire de 50% le relargage de métaux lourds dans l'eau lié à la corrosion des pieux. Il doit enfin renforcer les moyens du groupe d'intérêt scientifique censé suivre la mise en place de ces mesures, dont le budget passera de 650.000 euros à 8 millions d'euros, avait indiqué en décembre Engie à l'AFP.
Ce "nouveau projet" permet "de mieux concilier l'indispensable développement des énergies marines renouvelables et la prise en compte tout aussi indispensable de la préservation de la biodiversité marine", a commenté M. Martin, soulignant malgré tout que les responsables de l'AFB seraient "très vigilants sur la mise en oeuvre des recommandations et réserves".
Les porteurs du projet devront notamment "compléter certains suivis pour une amélioration des connaissances des différents impacts" et "envisager un arrêt des machines en cas de forte mortalité" des oiseaux marins et chauve-souris.
Malgré les engagements d'Engie, les comités régionaux des pêches maritimes de Normandie et des Hauts-de-France avaient répété la semaine dernière leur opposition à ce parc éolien.
Sole, rouget, seiche, turbot... "En aucun cas les petits navires de pêche ne pourront se passer de cette zone de pêche", "la plus poissonneuse de la Manche", dénonçaient-ils dans un communiqué commun.

https://www.connaissancedesenergies.org/afp/eolien-en-mertreport-feu-vert-avec-reserves-de-lagence-pour-la-biodiversite-180220-0

20/02/18
Éolien en mer : avis favorable pour le parc de Dieppe-Le Tréport
Le projet de parc de 62 éoliennes en mer au large de Dieppe-Le Tréport est validé par l'agence française de la biodiversité ce mardi. Selon nos informations, les membres de cette instance réunis cet après-midi ont voté pour le projet à une large majorité.
L'agence française de la biodiversité a rendu un avis favorable pour le projet de parc de 62 éoliennes en mer au large de Dieppe-Le Tréport ce mardi. Le projet fait débat en Seine-Maritime et dans la Somme et cet avis avait été plusieurs fois repoussé. Selon nos informations, le projet a récolté 27 voix pour, sept contre et quatre abstentions.
Le projet de parc éolien de Dieppe-Le Tréport prévoit la construction de 62 éoliennes en mer, d'une puissance de 8 MW chacune, sur une surface de 82 km². Il est piloté par le groupe Engie. Il suscite des oppositions locales, notamment chez les pêcheurs. En outre, en octobre dernier à Abbeville, le parc naturel marin des estuaires picards a rendu un avis négatif au projet. Ces opposants organisent une conférence de presse à Saint-Valery-sur-Somme ce mardi en fin d'après-midi.
Un déni de démocratie pour le maire du Tréport
Laurent Jacques était contre le projet de parc éolien, le maire du Tréport soutient ses pêcheurs. Il avait encore espoir que l'avis soit négatif après son entretien avec Nicolas Hulot en janvier. "On n' a pas été écouté et la démocratie en prend encore un grand coup aujourd'hui. Je pense qu'il y a un lobby financier qui est derrière et qui est beaucoup plus puissant que la démocratie"tranche l'élu. L'agence française de la biodiversité contredit en effet l'avis du parc naturel marin des estuaires picards rendu il y a quelques mois à peine.
Plusieurs projets de parcs éoliens en mer sont prévus au large de la Normandie.
© Radio France
 - Lucie Bombled - Bénédicte Courret

20/02/18Parc éolien en mer Dieppe – Le Tréport : l’Agence française pour la biodiversité vote en faveur du projet
L'Agence française pour la biodiversité vient de rendre un avis favorable au projet controversé de parc éolien en mer Dieppe - Le Tréport, ce mardi 20 février 2018.
Le verdict vient de tomber : le conseil d’administration de l’Agence française pour la biodiversité (AFB) vient de rendre un avis favorable au projet avec 27 voix pour, 7 contre et 4 abstentions. Premier à réagir, le député LR de la Somme, Emmanuel Maquet, exprime sa « colère aux côtés des marins-pêcheurs du Tréport et de la baie de Somme, dont la survie est directement menacée par ce projet. Ils seront privés d’une des zones de pêche les plus poissonneuses de la Manche. »
Emmanuel Maquet : LE POUVOIR DE L'ARGENT L'A EMPORTÉ SUR LE RESPECT DE L'ENVIRONNEMENT
L’Agence française pour la biodiversité, qui est censée défendre la biodiversité, vient donc de valider un projet consistant à forer les fonds marins pour y ancrer 62 mâts en acier de 210 mètres de haut, et à enfouir des tonnes de câbles de raccordement sur 24 km. Tout cela au beau milieu d’un parc naturel marin qui a estimé que cela aurait des conséquences désastreuses sur son écosystème.
J’attends qu’on m’explique en quoi ce projet pharaonique contribuera à la sauvegarde de la vie marine, de sa biologie et de sa diversité ! Au contraire, l’AFB vient d’entériner la destruction d’une réserve naturelle luxuriante pour des intérêts industriels opaques. Cette agence est définitivement discréditée !
Douze ans de discussions, d’expertises et de consultations publiques n’auront donc servi à rien. Aujourd’hui, je suis en colère aux côtés des marins-pêcheurs du Tréport et de la baie de Somme, dont la survie est directement menacée par ce projet. Ils seront privés d’une des zones de pêche les plus poissonneuses de la Manche. Je suis aussi en colère avec tous les riverains, usagers de la mer et touristes qui verront le magnifique patrimoine naturel de la région se dégrader irrémédiablement.
L’État veut passer en force pour réaffirmer son autorité après la bérézina de Notre-Dame-des-Landes. C’est un coup dur pour la démocratie participative !
Le maire communiste du Tréport, Laurent Jacques, a parlé « d’un déni de démocratie ». Il ajoute : « Nicolas Hulot renie la biodiversité au profit du lobbying financier des grands groupes. Je suis triste pour les pêcheurs tréportais. Les recours des associations vont pleuvoir. »
Dès le matin, la décision était connue. Selon des documents officiels divulgués avant la réunion, le conseil d’administration de l’Agence française pour la biodiversité (AFB) s’apprêtait à rendre un avis conforme sur le projet de parc éolien de Dieppe – Le Tréport.
Le projet de 62 éoliennes, situé dans le périmètre du Parc naturel marin des estuaires picard et de la mer d’Opale, avait pourtant un reçu un avis défavorable de la part du Conseil de Gestion du Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale (PNM EPMO). 
Des « améliorations significatives »
L’AFB estime que « des améliorations significatives » ont été apportés au projet initialement envisagé. Toutefois, le conseil d’administration émet des « réserves ou prescriptions » qui devront être levées avant le décision d’autorisation administrative ou juste après sa délivrance.
https://actu.fr/normandie/dieppe_76217/parc-eolien-mer-dieppe-treport-lavis-devrait-etre-favorable_15595004.html

20/02/18Vent favorable pour le parc éolien offshore Dieppe-Le Tréport ?
L'Agence de la biodiversité se réunit ce 20 février pour rendre son avis sur le parc éolien offshore au large du Tréport. Un avis que l'on dit favorable malgré la large opposition locale à ce projet.
La réunion du conseil d'administration de l'Agence Française de la Biodiversité (AFB) est prévue à 14h30 à Vincennes. Une réunion qui laisse peu de place au suspens : le projet d'éolien offshore devrait être entériné malgré une large opposition locale à ce projet.
Car les opposants à l'implantation de 62 éoliennes au large de Dieppe et Du Tréport sont nombreux. D'abord, le Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d'Opale. Créé en 2012, il oeuvre pour une meilleure protection du milieu marin et un développement durable des activités maritimes qui en dépendent.
Un avis défavorable qui ne fait plus autorité
L'installation d'un parc offshore d'éoliennes n'est pas sans impact sur le milieu marin. Et le projet au large de Dieppe et du Tréport se situe pour un tiers sur son périmètre d'action. C'est pourquoi le Parc naturel marin a été consulté.
Le 20 octobre dernier à Abbeville, après avoir regardé de près l'étude d'impact réalisée par le consortium d'Engie, EDPR et la Caisse des dépôts à la tête du dossier, la direction du Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d'Opale a rendu un avis négatif quant à l'implantation telle qu'elle est prévue par 34 voix contre, 20 pour et 2 abstentions.
Un avis qui faisait autorité jusqu'en janvier 2017. Avant cette date, les parcs naturels marins rendaient des avis dits "conformes" qui devaient être obligatoirement suivis par les autorités. Mais en janvier 2017, le droit de rendre un avis conforme a été transféré à l'AFB. Les parcs naturels marins ne rendent désormais plus que des avis "simples" autrement dits consultatifs. Autant dire que leur poids dans la balance a été largement allégé.
Et il n'y a pas que le Parc marin naturel qui est contre ce projet. Sur place, les pêcheurs et les habitants de la zone concernée n'en veulent clairement pas pour des raisons à la fois économiques et environnementales. 
Quel impact sur l'environnement ?​
Selon les professionnels de la pêche, les éoliennes seront implantées dans l'une des zones de pêche les plus poissonneuses. Les travaux d'installation risquent de perturber durablement les habitudes de la ressource mais aussi l'éco-système.
D'autres arguments sont avancés par les opposants : outre la pollution visuelle, l'impact sur les oiseaux est évoqué, notamment les collisions et les conséquences des travaux sur la nidification des espèces marines.
Pour l'État, c'est également une question de transition énergétique qui pousse à la réalisation de ce parc : d'ici 2020, 20% de la consommation totale des énergies dans les pays de l'Union européenne devront venir de sources renouvelables. En France, l'État voit plus grand avec un objectif de 23%. Aujourd'hui, on est plutôt à 10%. Les pouvoirs publics ont donc besoin d’éoliennes (entre autres) pour ne pas prendre trop de retard.
Les éoliennes au large de Dieppe et du Tréport sont théoriquement attendues en 2021. Le projet prévoit l’implantation de 62 éoliennes offshore à 15 km du Tréport et 16 km de Dieppe. Elles s’étendront sur 91,5 km². Leurs nacelles étant prévues à 123,5 m de haut et, les palmes faisant 88 m de long, l’ensemble dépassera les 200 m de hauteur.
https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/vent-favorable-parc-eolien-off-shore-dieppe-treport-1426943.html


19/02/18
Dieppe-Le-Tréport : décision demain, probablement positive 😠, les pêcheurs envisagent une « ZHAD »😊
Repoussé à plusieurs reprises depuis la date initiale du 27 novembre, le vote définitif de l’Agence française pour la biodiversité (AFB) sur le projet éolien en mer de Dieppe–Le Tréport aura bien lieu demain mardi 20 février. Le délai a servi à mener de nouvelles discussions entre l’Etat et les différentes parties prenantes, parmi lesquelles les ONG.
Figurant avec WWF France et la LPO parmi les membres du conseil d‘administration de l’AFB, France Nature Environnement va proposer un avis favorable avec réserves. « Le pétitionnaire (Engie-EDPR-CDC, NLDR) de même que le responsable des raccordements ont fourni des éléments satisfaisants d’un point de vue environnemental », considère ...https://www.greenunivers.com/2018/02/dieppe-treport-decision-demain-probablement-positive-pecheurs-envisagent-zhad-176903/

19/02/18
ÉOLIENNES EN MER : LA MOBILISATION GÉNÉRALE DES PÊCHEURS DU TRÉPORT À NOIRMOUTIER
Ces derniers jours, les pêcheurs avertissent très clairement le gouvernement et le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot qu’ils n’accepteront pas la construction de centrales éoliennes en mer qui auraient des conséquences désastreuses sur leur activité.
Déjà il y a quelques mois, le parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d'Opale avait clairement donné un avis négatif au projet de construction d’une centrale éolienne portée par ENGIE au large du Tréport. Par un tour de passe-passe juridique, cet avis, auparavant impératif, devait désormais être transmis à l’Agence française de la biodiversité (AFB) qui a le dernier mot et est composée majoritairement de représentants du ministère de l’Écologie. La décision définitive de l’AFB est attendue pour le 20 février.
La décision négative de l’AFB qui devrait logiquement et démocratiquement suivre l’avis du parc naturel marin sonnerait la fin définitive de ce projet de centrale éolienne. Un avis positif, qui irait à l’encontre de la décision du parc naturel marin, validerait le projet de centrale éolienne et déclencherait la colère des marins-pêcheurs du nord de la France prêts à se mobiliser très fortement. Ces derniers ont prévenu : Si la centrale éolienne est maintenue nous créerons des Zones Halieutiques à Défendre (ZHAD) et nous ne lâcherons rien !
René*, pêcheur dans cette zone, précise : « Nous sommes représentés dans nos instances par des syndicalistes qui ont troqué leurs filets pour des costards-cravates. Ils ne nous représentent pas. Ils s’acoquinent avec les représentants des promoteurs avec qui ils vont déjeuner dans des bons restaurants pendant que nous sommes en mer ! Ils ne nous représentent en rien… Et nous les pêcheurs qui bossons dur, on n’en veut pas de ces éoliennes. S’ils veulent nous les imposer, ils auront affaire à nous. »
La colère des pêcheurs est forte, surtout depuis que des rumeurs font état d’un avis positif de l’Agence française de la biodiversité au sujet de la centrale éolienne de Dieppe-Le Tréport. Déversement de milliers de tonnes d’aluminium dans la mer, destruction des zones de reproduction, suppression de zones de pêche, pertes considérable d’emplois liés à la mer et à la pêche, les conséquences des centrales éoliennes sont épouvantables et les marins-pêcheurs ne décolèrent pas contre Nicolas Hulot.
« Comment ce type qui est passé à la télé pour appeler à sauver le littoral et la mer peut-il accepter un projet d’éoliennes qui va saloper la mer avec la dioxine des huiles de rotors, l’aluminium des anodes sacrificielles et détruire notre gagne-pain ? C’est un traître… », précise Martin*, pêcheur en Vendée.
Car la mobilisation s’intensifie dans toute la France et les pêcheurs de Noirmoutier, Saint-Gilles-Croix-de-Vie et la sardinerie Gendreau viennent d’envoyer une pétition à Nicolas Hulot pour lui demander de stopper le projet de centrale éolienne entre Yeu et Noirmoutier. Jusque-là les pêcheurs de cette zone étaient représentés par des syndicalistes favorables aux éoliennes dont la fonction était de canaliser la colère des marins-pêcheurs en leur promettant d’hypothétiques compensations financières.
Mais la colère des marins fait tache d’huile dans la France entière. Ils ont compris que le gouvernement voulait leur faire prendre des vessies pour des lanternes et ils sont désormais particulièrement remontés, surtout depuis qu’ils ont appris les conséquences désastreuses du fonctionnement des éoliennes en mer sur leur activité et sur les produits de la mer.
« On nous dit qu’on pourra pêcher entre les mâts d’éoliennes, mais c’est n’importe quoi ! Dans aucun parc éolien au monde il n’est possible de pêcher entre les mâts. Ils font faire des tests avec du matériel inadapté pour dire que la zone de 86 km2 des éoliennes entre Yeu et Noirmoutier n’est pas productive. Ils nous prennent vraiment pour des c… », nous dit Martin*.
La colère est palpable chez les marins-pêcheurs, et le gouvernement, s’il joue à l’apprenti sorcier, pourrait se retrouver avec de nombreux foyers de résistance dans la France entière. Déjà les marins du Nord et de l’Ouest se mobilisent et prennent des contacts.Il se dit que les marins de Bretagne pourraient rejoindre la fronde. Non, ces parcs éoliens côtiers ne sont vraiment pas une bonne idée et Nicolas Hulot devrait fortement réfléchir avant d’avancer plus loin et se rappeler l’adage : « Qui sème le vent récolte la tempête ! »
* Les prénoms ont été modifiés

http://www.economiematin.fr/news-eoliennes-en-mero-la-mobilisation-generale-des-pecheursodu-treport-a-noirmoutier

17/02/18
Parc éolien dans la baie de Saint-Brieuc : mise en service en 2023
Le projet de parc éolien dans la baie de St-Brieuc entre dans une phase plus concrète. Point d'étape avec la société Ailes Marines qui envisage une mise en service du parc en 2023.
Le parc éolien en baie de Saint-Brieuc est un projet au long cours.
Onze années se seront écoulées entre l’obtention du marché en 2012 par le consortium Ailes Marines et la mise en service annoncée en 2023.
Dans ce parcours, émaillé d’études, de plans industriels, de concertations et de recours d’opposants, 2017 fut une année charnière avec d’un côté, l’obtention de l’ensemble des autorisations d’Etat pour la construction et l’exploitation du parc de 62 éoliennes, et de l’autre, des restructurations industrielles qui modifient légèrement le projet initial.
Plus petites mais aussi puissantes
Associés en 2017, le groupe espagnol Gamesa et le groupe allemand Siemens, leader européen de l’éolien en mer, sont devenus les fournisseurs des 62 éoliennes de la baie de Saint-Brieuc.
Pour une rationalisation de ses coûts de fabrication, le groupe allemand a opté pour un modèle de sa technologie.
Le directeur du projet, Emmanuel Rollin, détaille : "Un modèle d’éolienne avec un rotor d’un diamètre de 167 mètres (au lieu des 180 mètres initiaux)"
Changement qui abaisse la hauteur de l’équipement de 216 à 207 mètres, minimise son impact environnemental, mais pas sa puissance de 8 megawatts.
Les éoliennes cost-armoricaines seront d’ailleurs les premières du genre sur le territoire français, pour un parc d’une puissance totale de 496 megawatts, pouvant fournir l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 850 000 habitants.
En raison des recours portés des associations environnementales, portant sur l’autorisation d’occuper le domaine maritime, "la décision finale d’investissement interviendra seulement début 2020. On estime que nos autorisations seront purgées de tout recours au deuxième trimestre 2019. La construction du parc sera lancée alors en 2021 pour une mise en service en 2023."
Préparer la construction

En 2018 donc, « une nouvelle dynamique » s’engage, plus « concrète ».
Ailes Marines lance le développement industriel du projet avec les signatures de contrats pour les lots principaux.
Pour les fondations, Emmanuel Rollin garantit :
"Les fournisseurs seront choisis d’ici juin avec à la clé 500 emplois dans une usine de fabrication implantée sur le port de Brest. Site qui a vocation à être pérennisé pour d’autres clients. On met le pied à l’étrier pour le lancement d’une filière industrielle en France et en particulier en Bretagne."
Les éoliennes, fournies par Siemens-Gamesa, seront, elles, construites au Havre (750 emplois).
Très encadré sur le plan environnemental, Ailes Marines doit suivre une feuille de route précise, édictée par la préfecture, avec mesures compensatoires de l’impact de l’implantation du parc sur le milieu (lire encadré ci-dessous).
"Notre projet recherche l’excellence environnementale. Il s’agit de produire de l’énergie propre mais pas n’importe comment."
Port de maintenance : les usagers concertés
L’implantation du port de maintenance à Saint-Quay-Portrieux rentre également dans une phase plus opérationnelle.
Ailes Marines va rencontrer le 20 février les usagers du port pour discuter du scénario pressenti pour l’aménagement de la plateforme (trois pontons, un bâtiment et une zone de stockage).
Une fois le schéma choisi, une étude d’impact et une enquête publique seront menées.
Ces deux prochaines années, Ailes Marines a donc fort à faire pour garder le cap de son projet estimé à 2,5 milliards d’euros.
25 M € d’actions compensatoires : le vison d’Amérique n’a qu’à bien se tenir !
Quel est le lien entre Ailes Marines et le vison d’Amérique ? La mortalité des oiseaux.
Pour compenser le risque de mortalité de certains oiseaux, pris au piège des pales du parc éolien, Ailes Marines est enjoint de mener des campagnes de piégeage du vison d’Amérique sur l’île Tomé, au large de Perros-Guirec.
Cette espèce invasive, menace pour les populations nicheuses d’oiseaux marins, s’en prend aux œufs et aux oisillons des Sept Iles.
À l’instar de cette campagne particulière, Ailes Marines devra, durant les quarante années d’exploitation du parc éolien, mener une foule d’actions compensatoires pour un montant évalué à 25 M€.
« La feuille de route du préfet est claire, indique Bertrand Guidez, responsable du développement du projet. Il a mis un comité de gestion et de suivi avec des experts par domaine (instances de pêche, associations environnementales) avec lequel on va, de nouveau, faire un état de référence sur la qualité de l’eau, la migration des oiseaux, les mammifères marins, la ressource halieutique, etc. pour mesurer les évolutions. »
En prévention, avant l’installation du parc et en partenariat avec l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP), Ailes Marines va sonder cet été la zone d’implantation, avec l’aide de robots et de plongeurs. « Si quelque chose attirait l’attention, il pourrait y avoir des fouilles. Néanmoins, c’est une zone de courants, draguée depuis des années, il y a peu de chance qu’on y découvre un galion chargé de lingots d’or ! »

16/02/18
Au Havre, les pêcheurs en colère contre le parc éolien du Tréport
Des pêcheurs venus de toute la Normandie ont manifesté au Havre, ce vendredi 16 février 2018. Ils s’opposent au projet de parc éolien en mer au Tréport (Seine-Maritime).
Fumigènes, banderoles, distribution de tracts, cornes de brume et une dizaine de bateaux de pêche tournant dans l’avant-port du Havre : les pêcheurs n’ont pas bloqué le port de commerce du Havre, ni le départ du ferry, ce vendredi après-midi. Mais ils ont manifesté ...

https://www.ouest-france.fr/normandie/le-havre-76600/au-havre-les-pecheurs-en-colere-contre-le-parc-eolien-du-treport-5569940

16/02/18 : Vendée : 
Futur parc éolien : les marins pêcheurs de Noirmoutier viennent d’écrire à Nicolas Hulot
Ils s'insurgent contre l'implantation des futures éoliennes. Ceux de Saint-Gilles les ont rejoints dans leur « combat ». Ils dénoncent un manque de concertation.
Les Marins Pêcheurs de Noirmoutier (Vendée), vent debout, contre les éoliennes ! : soutenus par leurs collègues de Saint-Gilles Croix de Vie et par la conserverie Gendreau, ils disent un non franc et massif à leur implantation programmée entre les îles de Noirmoutier et d’Yeu. Ils ont ainsi décidé d’adresser une motion au ministre de la Transition Écologique et Solidaire, Nicolas Hulot.
Une menace pour l’emploi ?
Par ce courrier, relayé par le collectif « Touche pas à nos îles », 152 « Travailleurs de la Mer » signifient au ministre qu’ils ne veulent pas que ce dernier "mette en péril leur activité économique et leur vie de famille en péril. En détruisant 86 km2 essentiels à l’entretien et la reproduction des poissons, ce projet constitue une menace directe pour nos emplois et pour toutes les activités liées à la pêche."
Alors que les quatre communes de l’île et la communauté de communes ont transmis un avis favorable au préfet de Vendée, les marins-pêcheurs mettent la pression : ils rappellent "qu’une fois de plus que toutes les décisions ont été prises sans concertation avec les professionnels de la pêche directement concernés."
En outre, ils avertissent "qu’ils ne se laisseront pas faire et qu’ils mettront tout en oeuvre pour s’opposer à ce carnage."
Ceux de St-Gilles montent aussi au front
Cette motion envoyée au ministre fait référence à la charte environnementale, issue de la convention d’Araahus, exigeant que toute décision politique ou administrative ayant un impact environnemental, soit prise avec la participation du public concerné.
Une pétition a été signée en totalité par tous les marins-pêcheurs de Noirmoutier (moins un), par la majorité des marins-pêcheurs de Saint-Gilles Croix de Vie et par Philippe Gendreau, patron de la conserverie employant 300 personnes.
L’association Neny a déposé un recours en justice
Vendredi 9 février, les juges nantais ont examiné un recours distinct, concernant toujours le même dossier : l’association « Non aux éoliennes entre Noirmoutier et Yeu » (Neny) leur a demandé d’annuler les autorisations d’exploitation que l’Etat avait accordées en juillet 2014 au consortium mené par Engie (ex-GDF-Suez).
Les opposants au parc éolien dit « des Deux-Îles » maintiennent par exemple que « l’absence d’étude d’impact environnemental » entache d’irrégularité la procédure. Ils invoquent aussi un « risque de conflits d’usages » autour des côtes vendéennes, en raison du « trafic maritime du port de Saint-Nazaire. » Les éoliennes en mer pourraient également « mettre en péril la sécurité des pêcheurs » en perturbant leur système de géolocalisation, soutient l’association.
La cour administrative d’appel de Nantes, qui a mis ses deux décisions en délibéré, rendra ses arrêts sous un mois.

16/02/18Parc éolien offshore : les pêcheurs de Normandie et des Hauts-de-France manifestent au Havre
Les marins-pêcheurs de Normandie se mobilisent au Havre, vendredi 16 février 2018, pour défendre leur profession et la biodiversité, face au projet de parc éolien au Tréport.
Les marins-pêcheurs de Normandie et des Hauts-de-France se mobilisent, vendredi 16 février 2018, au Havre (Seine-Maritime), pour défendre leur profession et dénoncer une nouvelle fois le projet d’implantation d’un parc éolien offshore, au large du Tréport (Seine-Maritime), et en discussion depuis une douzaine d’années.
Ils entendent sensibiliser l’opinion publique concernant les menaces qui pèsent sur leur profession, mais aussi sur la biodiversité dans le périmètre de la Manche-est, zone la plus poissonneuse de la Manche.
LIRE AUSSI : Le verdict pour les éoliennes en mer Dieppe – Le Tréport se fait attendre
« Cette mobilisation doit être comprise et entendue »
Faire entendre leurs voix, tel est la motivation de ces marins-pêcheurs qui se rassemblent dès 14h, au Havre, à l’entrée de l’avenue Lucien-Corbeaux, devant le port de pêche. Las de ne pas pouvoir se faire entendre dans les débats autour du projet d’un parc d’une soixantaine d’éoliennes au large du Tréport et de Dieppe, ils veulent défendre la pêche artisanale.
« Cette mobilisation doit être comprise et entendue par les politiques. Il y a de l’inquiétude et les règles sont faites avant que l’on s’exprime. C’est de la demi-démocratie », s’insurge Olivier Becquet, ancien marin-pêcheur et membre du comité régional des pêches maritimes de Normandie.
Pour ce rendez-vous, des pêcheurs de toute la Seine-Maritime, du Calvados, mais aussi de la région des Hauts-de-France seront présents pour une distribution de tracts, le long des quais du port de pêche. Ils seront appuyés également par une quinzaine de navires de pêche, venant au Havre pour l’occasion.
LIRE AUSSI : Éoliennes Dieppe – Le Tréport : Vers une rencontre avec les pêcheurs
Défendre la biodiversité
Depuis 12 ans, les marins-pêcheurs se mobilisent notamment contre le projet d’implantation d’un parc éolien au large de Dieppe et du Tréport, dans la Manche-est. Un projet néfaste selon eux pour leur profession, car implanté « dans une zone halieutique très riche et au détriment de la biodiversité ».
«Deux débats publics ont eu lieu et se sont conclus par des avis négatifs sur ce projet. Un parc naturel marin (PNM) a été créé et, lors d’un vote rassemblant les pêcheurs, des associations de défense de la nature, des scientifiques et des institutions, 32 voix contre ce projet ont été rendues, contre 20 voix favorables. Mais comme ce vote n’allait pas dans le sens de l’État, l’avis du PNM a été suspendu, pour laisser l’Agence nationale de la biodiversité rendre son avis, pour le 20 février prochain, précise Gérard Montassine, expert environnemental pour le Comité de pêche des Hauts-de-France.»
LIRE AUSSI : Statut, direction, investissements… le port de pêche du Havre en passe de sortir la tête de l’eau
Ce dernier accuse un lobbying entre l’État et les industriels engagés sur le projet de parc éolien : « L’agence française de la biodiversité avait rendu un avis démontrant le fort impact environnemental, mais elle sera financé en partie par les taxes de l’éolien. C’est contradictoire ! »
Outre la défense de leur profession, les marins-pêcheurs se mobilisent également pour la protection de la biodiversité. « C’est elle qui nourrit toutes les espèces présentes dans cette zone ! »
« On nous a tellement abreuvé sur les avantages de l’éolien que l’on en oublie la biodiversité. Il faut la défendre. »
En se mobilisant au Havre, les pêcheurs veulent une nouvelle fois présenter un projet alternatif qu’ils ont imaginé, sur une zone côtière entre Dieppe et Saint-Valery-en-Caux, moins poissonneuse et aux conditions similaires pour l’exploitation d’un parc éolien. Ce rassemblement veut démontrer que d’autres alternatives sont possibles, sans pour autant détruire la pêche artisanale et l’environnement.
LIRE AUSSI : Dieppe-Le Tréport : le monde économique soutient l’éolien en mer
https://actu.fr/normandie/havre_76351/parc-eolien-offshore-marins-pecheurs-normandie-hauts-france-manifestent-havre_15555993.html


15/02/18Le Tréport : les opposants au parc éolien manifestent au Havre
Le Tréport. La municipalité réaffirme son désaccord avec le projet de parc éolien lors d’une manifestation organisée cet après-midi au Havre.
Les opposants au projet de parc éolien en mer organisent aujourd’hui, une manifestation au Havre. Une occasion pour la ville du Tréport de rappeler que, depuis le début des débats, sa position n’a pas varié : c’est « non ».
« Nos administrés n’ont pas l’intention de se laisser voler leur droit à la parole. Nous ne sommes pas opposés à l’énergie éolienne de manière générale. Il me semble que le mix énergétique est non seulement une bonne chose mais qu’il est même indispensable à moyen et long terme. L’éolien y a sa place mais pas n’importe où, pas n’importe comment, pas au prix de n’importe quels sacrifices », a indiqué dans un communiqué le maire (PCF), Laurent Jacques. Toute en estimant que cette édification réduirait de « manière drastique la zone de pêche de nos petits bateaux qui sont l’identité de notre port de pêche ». Donc à terme, c’est une grande partie de la flottille locale qui disparaîtrait. Un rendez-vous important, voire essentiel pour Laurent Jacques, aujourd’hui à 14 h avenue Lucien-Corbeaux au Havre avec les représentants des pêcheurs de Normandie et des Hauts-de-France, avant la décision attendue mardi prochain de l’Agence française pour la biodiversité.« Après dix années de procédure, d’information, parfois de désinformation, le dossier du parc éolien devrait connaître une étape marquante ce mardi 20 février. C’est ce jour que tout doit se jouer » La Ville du Tréport affrète un bus qui partira de la CAPA, lieu symbolique de la lutte, à 10 h ce matin.
http://www.paris-normandie.fr/region/le-treport--les-opposants-au-parc-eolien-manifestent-au-havre-OE12251593

15/02/18Eolink teste une nouvelle éolienne flottante plus performante à Brest
La jeune entreprise innovante vient de lever 1 million d'euros pour créer un prototype de son nouveau modèle d'éolienne, qui sera testé en mer avec le soutien de l'Ifremer à Brest.
En Europe, les premières éoliennes flottantes à un seul mât commencent à fonctionner, dans le cadre du projet Hywind, au large de l'Ecosse . A Brest, la jeune entreprise Eolink travaille sur un projet d'éolienne flottante à quatre mâts, « pour une meilleure stabilité grâce à une répartition des contraintes », explique Marc Guyot, son président. Un prototype au 1/10e va être testé en mer au printemps. Afin de réussir cette étape, elle vient de boucler une première levée de fonds de 1 million d'euros, souscrite par les fonds régionaux Breizh Up et Force 29 (Crédit Agricole), des business angels et un industriel des énergies renouvelables, qui veut garder l'anonymat. L'Ifremer accompagne les travaux de R&D d'Eolink qui a déjà testé, à Brest, la maquette au 1/100e de son éolienne dans la piscine à houle de l'institut de recherche. Protégé par plusieurs brevets, le prototype haut de 22 mètres sera fixé au fond de l'eau par des lignes d'ancrage. « Elles sont prévues pour supporter des conditions climatiques cycloniques », précise Marc Guyot.
Une machine à taille réelle en 2021
L'éolienne devrait rester en mer un mois et subir une série de tests. En taille réelle, elle pourra produire 12 mégawatts quand le modèle installé en Ecosse a une capacité de 6 MW. « On estime que notre support, plus stable, nous permettra d'augmenter la taille des éoliennes. Produisant plus d'énergie, leur coût sera moindre », considère-t-il.Si les essais en mer sont concluants, une première machine de série sera construite à l'horizon 2021. « Eolink s'adresse à des entreprises bretonnes pour la réalisation et l'assemblage des différents ensembles du prototype », ajoute-t-il. En vitesse de croisière, Marc Guyot estime que le coût unitaire sera de l'ordre de 20 millions d'euros, soit 50 % de moins que les éoliennes au large de l'Ecosse.

La levée de fonds
Date de création : 2015
Président : Marc Guyot
Montant : 1 million d'euros
Effectif : 7 personnes
Secteur : éolien
https://www.lesechos.fr/pme-regions/innovateurs/0301287709720-eolink-teste-une-nouvelle-eolienne-flottante-plus-performante-a-brest-2153932.php


14/02/18
Éoliennes en mer: les pêcheurs picards et normands plus que jamais en colère
À quelques jours de la décision finale, les deux comités régionaux des pêches réaffirment leur opposition au projet d’éoliennes au large des côtes picarde et normande.
« Parc éolien ou parc naturel marin : Nicolas Hulot doit choisir ». Dans un communiqué commun et un courriel datés du lundi 12 février, les comités régionaux des pêches maritimes de Normandie et des Hauts-de-France apostrophent le ministre de la Transition écologique. Et promettent, s’ils ne sont pas entendus, la création d’une ZHAD (zone halieutique à défendre).
Le 20 février, l’Agence française pour la biodiversité (AFB) rendra son avis environnemental sur le projet d’éoliennes en mer de Dieppe - Le Tréport pour lequel Engie a remporté l’appel d’offres en 2014. Si l’Agence suit l’avis négatif du Parc naturel marin (PNM) des estuaires picards et de la mer d’Opale, rendu le 20 octobre à Abbeville (Somme), le projet ne se fera pas. Ce qui serait « un signal très négatif » pour la filière éolienne en mer française, avait jugé Isabelle Kocher, directrice générale d’Engie, le 15 janvier 2018, en marge de ses vœux à la presse.
Pour les marins pêcheurs en revanche, ce serait une très bonne nouvelle. Dans leur communiqué, ils répètent ce qu’ils avancent depuis plus de dix ans, à l’époque d’un précédent projet abandonné : la zone où devraient être implantées les éoliennes est la plus poissonneuse de la Manche. Les travaux puis l’exploitation des 62 éoliennes la condamneront pour de nombreuses années. Les pêcheurs ont bien proposé une autre zone, mais l’État s’en est tenu à celle définie par son appel d’offres de 2014.
À quelques jours de la décision cruciale de l’AFB, les pêcheurs craignent un mauvais signal eux aussi, de la part du ministre de la Transition écologique. Pourtant, en janvier, Nicolas Hulot les avait reçus, ainsi que les élus du littoral, pour une série d’entretiens. Mais entre-temps, le 1er février, le conseil de gestion du Parc naturel marin - dont plusieurs membres ont annoncé leur démission si le parc éolien se faisait - s’est réuni à Berck-sur-Mer. Engie a alors communiqué les évolutions apportées, après la prise en compte des réserves apportées par le PNM en octobre.
« Le conseil de gestion s’est entendu dire par la Direction de l’eau et de la biodiversité du ministère que le ministre Nicolas Hulot avait un tropisme plus marqué pour les thématiques énergétiques que pour la biodiversité », commente le comité régional des pêches des Hauts-de-France. L’Agence française pour la biodiversité est une entité indépendante mais, comme l’indiquait récemment Jérôme Bignon, sénateur de la Somme et membre du conseil d’administration de l’AFB, les représentants de l’État y sont majoritaires. Nicolas Hulot aura donc le dernier mot mardi prochain. Il devra « choisir entre un parc naturel marin ou un projet éolien », comme l’indiquent les comités des pêches. Et s’exposer, peut-être, à la création de la première zone à défendre... en mer.
***
À Noirmoutier, la colère gronde aussi

Du côté de l’île d’Yeu et de Noirmoutier, en Vendée, où Engie mène un projet d’éoliennes en mer qui faisait partie du même appel d’offres que celui de Dieppe - Le Tréport, les marins pêcheurs sont aussi en colère. Là-bas, pas de parc naturel marin mais cela n’empêche pas ces professionnels de la mer de dénoncer, eux aussi, « la destruction d’une zone de 86 km2 essentielle à l’entretien et à la reproduction des poissons ». Ils viennent d’écrire un courrier au ministre Nicolas Hulot, l’avertissant « qu’ils ne se laisseront pas faire et qu’ils mettront tout en œuvre pour s’opposer à ce carnage ».
Une manifestation vendredi au Havre
Les opposants au projet d’éoliennes en mer manifesteront vendredi au Havre, ville qui accueillerait deux usines dédiées à la fabrication des pales. La Ville du Tréport, dont le maire, Laurent Jacques, rappelle qu’il n’est pas opposé aux énergies éoliennes mais à la zone choisie, affrétera un car. Pour s’inscrire, renseignements auprès de SOS à l’horizon, association d’opposants. Tél. 02 36 85 24 46 ou au 06 79 51 79 33.

14/02/18Éolien en mer : l’État trouve un accord avec les développeurs et va notifier à Bruxelles
Un accord a été trouvé entre l’État et les trois consortiums porteurs des projets éoliens offshore français attribués en 2012 et 2014. Signé fin décembre, il prévoit un partage des performances des parcs se situant au-delà du taux de retour sur investissement prévu à l’époque, lors de l’attribution des lots à l’issue des appels d’offres. Les modalités de cet accord entre d’un côté EDF EN-Enbridge-WPD, Engie-EDPR, Ailes Marines (Iberdola-RES-Caisse des dépôts) et de l’autre l’administration ne sont pas rendues publiques.
Elles doivent maintenant être notifiées à la Commission européenne, au titre de la modification d’une aide d’État, comme cela avait été le cas il y a deux ans sur les business models initiaux. Un proche du dossier estime que l’on peut raisonnablement attendre un retour de la part de la Commission européenne d’ici l’été. Six parcs sont concernés : les projets de Saint-Nazaire, Courseulles-sur-Mer, Fécamp et Saint-Brieuc attribués en 2012 ; celui de Dieppe – Le Tréport, qui attend depuis le 27 novembre d’en savoir plus sur son sort, et celui de Noirmoutier, tous deux attribués en 2014.
Zéro subvention en Allemagne
Le partage de la sur-performance sera proportionnel ...

https://www.greenunivers.com/2018/02/eolien-mer-letat-trouve-accord-developpeurs-va-notifier-a-bruxelles-176734/

13/02/18
Parc éolien Dieppe/Le Tréport : les pêcheurs prêts pour une ZHAD
Pêche. À moins d’une semaine de la décision attendue de l’AFB, une nouvelle explication de la position des pêcheurs sur l’éolien en mer.
Les comités régionaux des pêches maritimes de Normandie et des Hauts-de-France ont uni leurs efforts pour lancer « l’alerte pour la sauvegarde d’une des meilleures zones de pêche ».
Dans un communiqué commun, les 2 500 marins pêcheurs concernés rappellent les longues années de procédure, qui se sont déroulées depuis le début de ce projet de parc éolien en mer, entre Dieppe et Le Tréport. Avec pour eux, professionnels de la pêche artisanale, « toujours le même discours : la zone d’implantation du projet est la zone la plus poissonneuse de la Manche. Sole, rouget, seiche, turbot... La ressource halieutique y est abondante. Si ce projet doit se faire à cet endroit-là, ce ne sera pas seulement catastrophique pour la pêche - 400 emplois directs et locaux en dépendent - mais avant tout pour l’écosystème marin. »
Une ZHAD : zone halieutique à défendre
Et, depuis plus de dix ans, en dépit des débats publics et des concertations « aux conclusions négatives », la zone alternative proposée plus à l’ouest par les pêcheurs n’a pas été étudiée sérieusement. Au final, toute la procédure s’est poursuivie sur la même zone d’implantation que les pêcheurs auraient souhaité préserver à tout prix.
Les arguments défavorables avancés conjointement par le Parc Naturel Marin de la côte d’Opale et les marins-pêcheurs sont notamment : « Le bruit émis lors du battage des pieux des fondations (audible dans l’eau du Touquet à Fécamp) fera fuir les espèces marines pendant plusieurs années. Une fois les 62 éoliennes installées, les impacts restent multiples : panaches sédimentaires, turbides longs de plusieurs kilomètres, perturbation des mammifères marins et destruction de dunes sous-marines. »
Dans ce communiqué de presse, une fois encore les marins-pêcheurs se défendent toutefois d’être opposés à l’éolien offshore mais présentent leur désaccord, basé sur des arguments écologiques : « ces projets doivent respecter l’environnement marin et le monde maritime. Pourquoi vouloir remplacer une filière par une autre avec un projet comme Dieppe-Le Tréport ? En aucun cas, les petits navires de pêche ne pourront se passer de cette zone de pêche, cela est d’autant plus évident dans le contexte du Brexit. Nous pourrions aller vers la création d’une nouvelle ZHAD : Zone Halieutique A Défendre », préviennent-ils.
Ils attendent désormais la décision de l’Agence française pour la biodiversité, mardi 20 février, « en espérant que l’AFB défende vraiment la biodiversité ».

10/02/18Éolien en mer. À quand un nouvel élan ?
Distancée par des pays comme le Danemark, l'Allemagne et la Grande-Bretagne, la France peine à combler son retard en matière d'énergies marines renouvelables. À l'approche de nouveaux appels d'offres, industriels et élus bretons attendent un engagement clair de l'Etat.
Dans le sillage du Danemark, de l'Allemagne et de la Grande-Bretagne, la France nourrit des ambitions dans les énergies nouvelles, grâce aux perspectives de l'éolien en mer et de l'hydrolien. En particulier en Bretagne, région où l'approvisionnement électrique demande à être stabilisé. Des projets existent au large de Groix et de Belle-Ile, ainsi qu'en baie de Saint-Brieuc.

Lourds investissements
Des projets déjà anciens, puisqu'ils furent lancés il y a une dizaine d'années. En effet, pour aboutir, ils doivent surmonter des difficultés techniques et impliquent de lourds investissements. Il leur faut aussi passer l'obstacle des procédures en tout genre. Ils ont enfin besoin d'un appui déterminé de l'État. Pour ce qui est des investissements, les collectivités territoriales et les industriels ont montré l'exemple. « La région Bretagne, explique son président, Loïg Chesnais-Girard, a déjà investi en recherche et développement et 220 millions d'euros pour les travaux d'aménagement du port de Brest. Avec la Normandie et les Pays-de-la-Loire, c'est à peu près un demi-milliard d'euros que nous consacrons à ces énergies renouvelables. Ces technologies doivent contribuer à l'indispensable multiplicité des systèmes de production d'énergie, d'autant que plus elles sont au large, mieux elles sont acceptées par les citoyens ». Même effort significatif du côté des industriels du secteur, tels Sabella pour l'hydrolien et Naval Energies, filiale de Naval Group, pour l'éolien en mer.
Accélérer les procédures
La complexité et la longueur des procédures n'en sont pas moins handicapantes. Un aspect auquel Jean-Charles Larsonneur, député du Finistère, est particulièrement attentif. « Ce qui se fait en cinq ans chez nos voisins danois ou allemands, nous demande dix à quinze ans », constate-t-il. D'où l'importance de l'article 34 du projet de loi baptisé « pour un État au service d'une société de confiance » qui sera prochainement examiné par le Parlement. Car cet article 34 vise à favoriser « le développement des énergies marines ». « Il permettra de simplifier et d'accélérer les procédures liées aux études en amont, le raccordement au réseau et aux appels d'offres », précise Jean-Charles Larsonneur. « Il va dans le bon sens et il faudra veiller ensuite à ce que les textes d'application associent les collectivités locales à la mise en oeuvre ».
L'État au pied du mur
Reste donc l'implication de l'État. En principe, ces technologies sont en phase avec les objectifs affichés par le gouvernement en matière d'énergies renouvelables. Ce sont les décisions concrètes qui tardent. Sollicités pour nous apporter leur éclairage sur le sujet, le cabinet du Premier ministre comme celui Sébastien Lecornu, le secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition énergétique, à qui Nicolas Hulot a laissé la charge du dossier, n'ont pas jugé bon de nous répondre.
Vision stratégique
« Des appels d'offres doivent être lancés avant la fin de l'année. À défaut, il y a un risque sérieux de sacrifier un atout et de perdre des emplois et des compétences », alerte Jean-Charles Larsonneur. « Je m'en suis récemment entretenu avec le Premier ministre », confie Loïg Chesnais-Girard. « Les collectivités territoriales ont fait preuve de leur détermination et de leur vision stratégique. Je ne veux pas croire que le gouvernement restera inactif. » On devrait vite le vérifier.

http://www.letelegramme.fr/economie/eolien-en-mer-a-quand-un-nouvel-elan-10-02-2018-11846357.php

09/02/18Eolien offshore, hydrolien : le gouvernement précise le calendrier
Le 8 février, le secrétaire d'Etat à la transition écologique Sébastien Lecornu a annoncé que l'appel d'offres pour le parc éolien en mer à Dunkerque (Nord) sera lancé en mars. Il a fait cette annonce à l'occasion du colloque annuel du Syndicat des énergies renouvelables (SER). Il s'agit du troisième appel d'offres lancé par l'Etat français pour développer les éoliennes marines posées. Ce parc, d'une capacité comprise entre 250 et 750 mégawatts (MW), devrait être mis en service en 2022.
Concernant l'hydrolien, M. Lecornu a également ajouté le lancement, en 2018, des études préliminaires sur les zones du Raz Blanchard et du Fromveur, en amont d'un appel d'offres pré-commercial.

https://www.actu-environnement.com/ae/news/eolien-offshore-hydrolien-calendrier-30629.php4

09/02/18
Projet de parc éolien au large des îles d'Yeu et Noirmoutier : les pêcheurs écrivent à Nicolas Hulot
Les marins-pêcheurs de Noirmoutier et de Saint-Gilles-Croix-de-Vie ont signé une motion "contre l’implantation d’une centrale éolienne entre les îles d’Yeu et Noirmoutier". Le courrier a été envoyé à Nicolas Hulot.
Les marins-pêcheurs et des professionnels, réunis dans le collectif Touche pas à nos îles, ont écrit au ministre de la Transition écologique. Ils ne veulent pas de ce projet d'implanter en mer 62 éoliennes. Au total 152 travailleurs de la mer signifient au ministre qu’ils ne veulent pas qu'il mette en péril leur activité professionnelle et leur vie de famille. Ce projet écrivent-ils, ''en détruisant une zone de 86Km2 essentielle à l’entretien et la reproduction des poissons constitue une menace directe pour les emplois et pour toutes les activités qui sont liées à la pêche".
Une pétition est déjà en ligne sur le net.
Le parc éolien sera situé à 11,6 km de l’île d’Yeu et à 16,5 km de Noirmoutier, sur une profondeur de fond marin variant de -17 mètres à – 35 mètres.
Un courrier qui tombe alors que l'enquête publique de ce parc éolien est prévue du 4 avril au 23 mai.
Le projet est porté par la société Éoliennes en mer Îles d’Yeu et de Noirmoutier. Elle a pour actionnaires Engie (47 %), EDP Renewables (43 %) et Groupe Caisse des Dépôts (10 %).
À LIRE Eoliennes : à quoi ressemblera la côte vendéenne demain ?
https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/projet-de-parc-eolien-au-large-des-iles-yeu-et-noirmoutier-les-pecheurs-ecrivent-a-nicolas-hulot-1518180189


08/02/18
À Brest, l’éolienne flottante a quatre bras !
Faut oser ! Dans un univers concurrentiel qui nécessite de gros investissements pour produire des engins gigantesques, une petite société brestoise s’est lancée sans complexe mais pas sans atouts. La start-up Eolink, créée à Brest, a investi le domaine des éoliennes marines avec ses petits bras musclés et un projet calibré : l’éolienne à quatre bras.
Comme sur le plancher des vaches, les éoliennes flottantes s’articulent généralement autour d’un bras unique sur lequel tourne une hélice géante. Mais Marc Guyot, lui, a opté pour une autre concept qu’il juge plus fiable : l’éolienne pyramidale. Quatre bras supportant l’hélice ce qui, selon lui, garantit une meilleure résistance dans un milieu doublement hostile, sous les chocs des vagues et la violence des vents.
Ex-ingénieur de chez Renault mais aussi titulaire d’un master spécialisé en énergie renouvelables, il monte son projet par étape. D’abord avec le concours d’Ifremer pour tester en bassin une première maquette de son prototype, à l’échelle 1/50e. L’essai a été probant puisque les extrapolations, faites à partir de ces tests en bassin, indiquent que cette maquette a résisté à des vagues équivalentes à 20 mètres en mer. Cette fois, on passe à une autre échelle avec un modèle qui fera 22 mètres de hauteur, soit 1/10e de la taille réelle de la future éolienne. Du moins si le projet aboutit. Et ce n’est pas dans un bassin mais en mer, dans le nord de la rade de Brest, que sera mouillée cette éolienne flottante, probablement cet été.
Le test sera cette fois plus sévère puisqu’il faudra que cette structure supporte tous les coups de tabac de l’hiver prochain et l’effet conjugué des courants et des vagues. Au printemps 2019, Marc Guyot saura si son éolienne a un avenir. En réussissant récemment une levée de fonds d’un million d’euros, il a en tout cas reçu le soutien de partenaires qui croient en lui.
Après les espoirs qu’avaient suscité de grands groupes comme Areva et Alstom, jetant finalement l’éponge en abandonnant le secteur de l’éolien marin, l’avenir passe aussi peut-être par des start-up trouvant le bon créneau. Celui de Marc Guyot tient en quelques chiffres : 220 mètres de hauteur, une base de 60 mètres sur 70 et une puissance installée de 12 Mgw. Soit l’équivalent d’une dizaine d’éoliennes terrestres moyennes.
http://www.bretagne-bretons.fr/a-brest-leolienne-flottante-a-quatre-bras/


08/02/18 :
Éolien flottant. «Brest est le site idéal»

La jeune pousse brestoise Eolink vient de lever 1 M€ (*) pour mettre à l'eau, d'ici l'été, un démonstrateur à l'échelle 1/10e de son projet d'éolienne flottante. Un bébé de 22 m censé préfigurer de futures fermes, et surtout une réelle alternative aux centrales nucléaires.
Le premier prototype, l'an dernier, s'était contenté du bassin d'essai d'Ifremer. Normal, pour un démonstrateur bâti à l'échelle 1/50e. Cette fois, le bébé culminera à 22 m de hauteur et ne devrait pas passer inaperçu dans le site expérimental d'Ifremer, à Sainte-Anne-du-Portzic, où il devrait être installé pour l'été prochain.

L'enjeu est énorme pour la jeune pousse : soit ça passe, soit ça casse et... c'est fini. « Si notre proto passe l'hiver, cela voudra dire que nos calculs sont bons, et que notre éolienne sera capable de résister à des typhons », anticipe Marc Guyot, fondateur d'Eolink, sept salariés aujourd'hui. Lui reste prudent : « Les simulations numériques c'est bien mais, ici, on avance pas à pas, avec des essais concrets. On reste dans le réel ».
Cet ancien ingénieur motoriste chez Renault dénote dans le paysage des énergies marines renouvelables, et plus particulièrement des éoliennes flottantes. Face à des poids lourds tels Naval Group, il a choisi de renverser la table : oublié, le mât unique. Lui mise sur une structure pyramidale, avec quatre bras : fixée à un point d'amarrage, c'est l'ensemble de la structure qui s'oriente face au vent.
Avantages de cette technologie de rupture : pas de vibration du mât, moins de contraintes de structure et un coût de fabrication moindre. Pour illustrer le concept, l'ingénieur prend l'exemple du tabouret de bar : « Comparez un modèle à quatre pieds et un à axe central ; lequel est plus résistant et léger ? ».
La maquette testée à Ifremer a démontré que l'éolienne parvenait à rester face au vent, malgré la houle de travers, et ne chavirait pas face à l'équivalent de vagues de 24 mètres. Reste à le confirmer en conditions réelles, ce qui sera le premier enjeu des essais en pleine mer. « On va aussi s'intéresser aux efforts mécaniques dans la structure et au système de contrôle-commande », développe Marc Guyot.
Objectif : commercialisation en 2025
Le prototype (sept mètres de long, six de large, 22 de haut) devrait rester quinze mois en mer. Et préfigurer le résultat final : une éolienne flottante de 220 m de haut, 70 de long et 60 de large, capable de produire 12 Mégawatts. « L'idée est de tester un prototype proche de l'échelle 1 en 2020, pour lancer la commercialisation à l'horizon 2025 ».
La jeune pousse ne manque pas d'ambition : « Sortir une trentaine de machines par an à partir de 2025, depuis Brest, pour les installer en France et sur le littoral atlantique. On n'a pas vocation à remplacer les grands industriels, mais si notre concept est aussi bon qu'on le pense, on trouvera des partenariats industriels ici ou ailleurs ».
« Remplacer le nucléaire à l'horizon 2050 »
Car Eolink croit fermement dans le potentiel de l'éolien offshore. « Le marché explose partout dans le monde, car il est compétitif. Rien que dans la zone économique exclusive française, on peut faire six grosses fermes, de 50 km par 50, et produire, à l'horizon 2050, autant que l'ensemble de nos centrales nucléaires. Après, c'est un choix politique ».
Pour ce Breton d'adoption, Brest a une vraie carte à jouer dans le futur marché européen de l'éolien flottant. « La rade est le site idéal. On peut aisément y faire venir des morceaux préfabriqués dans des pays plus compétitifs et les assembler ici. Et cela générera de l'activité en manutention, assemblage, ingénierie, maintenance, etc. La ville peut se réindustrialiser, comme l'a fait Bremerhaven, en Allemagne. Mais pour ça, il faut que la France et les Français s'engagent sur une trajectoire pour 2040 et s'y tiennent ».
(*) Les fonds ont été levés auprès d'un investisseur privé, des Finistère Angels, de Breizh Up (Région Bretagne) et Force 29 (Crédit Agricole).
http://www.letelegramme.fr/finistere/brest/eolien-flottant-brest-est-le-site-ideal-08-02-2018-11844228.php


07/02/18
Éolien en mer. Nouvelle phase pour Ailes Marines
Après cinq ans pour obtenir les autorisations, le parc éolien briochin du consortium Ailes Marines entre dans une nouvelle phase.
1. Autorisations accordées et nouvelle éolienne. Le 18 avril dernier, le consortium Ailes Marines obtenait l'ensemble des autorisations pour construire et exploiter le parc écolien en baie de Saint-Brieuc. Parallèlement, Siemens et Gamesa s'associaient et choisissaient un nouveau modèle d'éolienne. Une éolienne de même puissance (8 MW). Différence avec le précédent modèle : le diamètre du rotor de 160 m au lieu de 180 m. Par ailleurs, deux modifications seront réalisées. L'une concerne les fondations de type « jacket », ce treillis métallique fixé sur le fond. Ce ne sont plus quatre pieux, mais trois qui seront installés. L'autre changement touche la sous-station électrique où sont reliés les câbles des éoliennes. Initialement, le refroidissement se faisait par eau. Désormais, il se fera par air. 2. Planning inchangé. Le consortium estime que les autorisations seront purgées de tout recours au 2e semestre 2019. Dans la foulée, la décision finale d'investissement sera prise début 2020, pour une construction en 2021 et une mise en service en 2023.
3.Le choix des fournisseurs. Aile Marine a désormais deux ans pour choisir les fournisseurs, pour les éoliennes, pour les fondations, pour la sous-station électrique, pour les cables et pour l'installation. L'installation se fera sur le port de Brest. À la clé : 500 emplois seront créés
4. Impact environnemental. Le préfet des Côtes-d'Armor vient de décider de mettre en place un comité de gestion et de suivi en s'appuyant sur un conseil scientifique. Après un premier état des lieux qui a permis, pendant plus de deux ans, d'analyser, entre autres, le milieu vivant, une nouvelle étude permettra de réactualiser les données. Elle débutera au printemps, pour trois ans. 

5. Compensations. Parallèlement, cette année sera marquée par les premières mesures dites de compensation. Partant du principe que les éoliennes vont générer un certain taux de mortalité chez quelques oiseaux, en compensation, Ailes Marines prévoit de travailler à la préservation d'autres espèces. 
6. Fouilles archéologiques. Un inventaire archéologique va être mené sur la zone du futur parc éolien. Après un travail bibliographique, d'éventuelles fouilles seront entreprises.
http://www.letelegramme.fr/economie/eolien-en-mer-nouvelle-phase-pour-ailes-marines-07-02-2018-11842338.php

06/02/18 : Le monde économique soutient le projet d’éolien en mer Dieppe-Le Tréport
La décision de l’Agence française de biodiversité, à propos du projet éolien en mer Dieppe-Le Tréport, est attendue le 20 février. Selon toute vraisemblance, elle sera positive.
À son tour, la Chambre de commerce et d’industrie Rouen-Dieppe-Elbeuf appelle de ses vœux la réalisation du projet, dans un communiqué : « Au regard de l’impact que peut avoir ce type de projet sur l’environnement et sur l’économie locale, la CCI Rouen Métropole encourage la réalisation du projet Dieppe-Le Tréport, une infrastructure qui s’inscrit dans un programme de développement de la filière nationale de l’éolien en mer (...), laquelle doit générer au total 10 000 emplois selon le gouvernement : 750 emplois directs pour la construction et l’assemblage des éoliennes dans les deux usines Siemens Gamesa qui seront implantées au Havre, 750 emplois supplémentaires mobilisés pour la fabrication des autres éléments majeurs du parc, 125 emplois locaux non délocalisables prévus pour l’exploitation et la maintenance. Ces emplois (techniciens de maintenance, marins, superviseurs) se répartissent entre la base de maintenance du parc éolien en mer située dans le Port de Dieppe, et le centre de contrôle et d’expertise situé au Tréport. »
Ce n’est pas tout : « La multitude de composants de chaque éolienne représente autant d’opportunités pour les sous-traitants. Déjà près de 800 entreprises susceptibles d’intervenir dans la fabrication de ces éoliennes ont été identifiées en France notamment grâce à l’outil CCI Business mis en place par le réseau des Chambres de commerce et d’industrie. Parmi ces entreprises identifiées, plus de 200 sont situées dans le nord-ouest de la France, notamment en Normandie. Un plan de formation et de soutien à l’insertion professionnelle ainsi qu’un travail de qualification des entreprises accompagnera la réalisation de ce projet. D’autres métiers en lien avec l’exploitation et la maintenance seront appelés à se développer et nécessiteront eux aussi des actions de formation. Enfin, depuis l’attribution du projet Dieppe-Le Tréport en 2014, des contrats ont d’ores et déjà été signés avec des entreprises locales dans différents domaines : campagnes techniques en mer, études environnementales, campagnes d’études halieutiques, sorties presse, prestations de communication... »
Enfin, « un centre d’ingénierie, de recherche et développement va être créé à Rouen, avec de nombreux emplois à la clé, autour de différentes thématiques parmi lesquelles : le développement d’outils numériques de modélisation, l’optimisation du design des composantes de l’éolienne, l’utilisation de matériaux composites, le développement de l’éolien flottant, les systèmes de mesure du vent... Autant de projets de recherche qui devraient renforcer la place de notre territoire dans le domaine de l’innovation et contribuer ainsi au rayonnement de notre région ».
http://www.paris-normandie.fr/breves/normandie/le-monde-economique-soutient-le-projet-d-eolien-en-mer-dieppe-le-treport-OE12165920 04/02/18Projet Éoliennes : un collectif écologiste de Noirmoutier dépose une plainte contre X
Le collectif « Touche pas à nos îles » a déposé cette plainte, pour corruption active ou passive, et trafic d'influence. Le maire de Noirmoutier a réagit.
Fabien Bouglé, membre et porte-parole du collectif écologiste « Touche pas à nos îles » vient de déposer une plainte contre X, pour corruption active ou passive, trafic d’influence, « ou tout autre qualificatif que le procureur jugera opportun ».
Concernant ce projet au large de Noirmoutier et de l’île d’Yeu, Fabien Bouglé explique que, lors du conseil municipal du 19 décembre,
"Lors de la délibération au titre de l’occupation du domaine public maritime présenté par Emyn, il a émis un avis favorable, avec des réserves accessoires. Trois voix se sont élevées contre, ainsi qu’une abstention. Quelques semaines auparavant, le 12 septembre, en peine période d’étude du dossier, la commune signe un partenariat avec Emyn, dans lequel la société porteuse du projet versera 2000 € pour un festival de musique."
La mairie s’explique
Par voie de communiqué, La Ville tient à préciser que ce partenariat fait référence au festival de « La Folle Nuit » organisé depuis 2011 par la ville et Crea :
Pour cet événement, dont le budget global se porte entre 27.000€ et 32.000€, la ville fait appel à des partenaires privés ou publics depuis 2012. Chaque année, ces demandes de subvention sont votées à l’unanimité par l’ensemble des membres du conseil municipal.
C’est dans ce cadre que depuis 2013, GDF-SUEZ, puis le consortium « Les Éoliennes en Mer » apportent un soutien au festival à hauteur de 2.500€ et 3.000€, selon les éditions :
Concrètement, la commune met à disposition quinze places de spectacles et une salle gratuite une fois par an, sur la commune pour organiser des réunions d’information ou exposition à destination du public. Ce partenariat, non essentiel pour la commune au vu de la participation du partenaire sur le coût global de l’événement, ne l’empêche pas d’être vigilante quant aux incidences éventuelles de l’implantation du parc éolien au large de nos cotes, notamment vis-à-vis des marins-pêcheurs.
Enfin, la municipalité tient à rappeler qu’elle n’est pas décisionnaire quant à l’implantation de ce parc, dont la compétence exclusive revient à l’État.
Plainte transmise à à l’autorité Française anticorruption
Le porte-parole du collectif, a transmis au préfet ainsi qu’à l’autorité Française anticorruption, la copie de sa plainte. Fabien Bouglé à la lecture de cette réponse faite par la municipalité de Noirmoutier, explique que le dossier est plus grave que ce que nous pensions initialement, puisque ce partenariat existe depuis 2013. À cette époque, le dossier était en pleine période d’étude par l’Etat. Le porte-parole de « Touche pas à nos îles » doit déposer un complément de plainte pour les années antérieures à 2017 :
Nous ne voyons comment l’avis de la commune où l’enquête publique concernant le projet éolien, peuvent être prises en compte, alors que le promoteur du projet a eu un partenariat avec celle-ci.
https://actu.fr/pays-de-la-loire/noirmoutier-en-lile_85163/projet-eoliennes-collectif-ecologiste-noirmoutier-depose-une-plainte-contre-x_15361052.html

03/02/18Le coût exorbitant de l'éolien offshore français
La France a accordé 30 milliards de subventions pour des éoliennes offshore produisant 3 gigawatts. C'est trop cher pour une puissance si faible.
« Les énergies renouvelables bientôt toutes compétitives ». C'est ainsi que « Les Echos » titraient un article sur une étude de l'Agence internationale des énergies renouvelables dévoilée mi-janvier. La subtilité est dans le « bientôt » ; l'exemple de l'éolien offshore en France en est une triste illustration. Partie dix ans après ses concurrents d'Europe du Nord, la France a tenté de combler son retard dans l'éolien offshore en attribuant des subventions massives à six projets, lauréats d'appels d'offres organisés à partir de 2011.

L'objectif était, au-delà de l'accélération de la production d'énergie renouvelable, de faire émerger des champions industriels français du secteur, avec en première ligne les développeurs EDF et Engie, et les fournisseurs de turbines, Alstom et Areva, aujourd'hui rachetés par GE et Siemens.
Montants financiers colossaux
L'Etat a mis les moyens en décidant d'accorder à ces projets plus de 30 milliards d'euros de subventions sur une période de vingt ans. Des montants financiers colossaux à mettre en regard de la puissance modeste de ces projets, 3 gigawatts. Cela correspond à celle d'une paire de réacteurs nucléaires de type EPR. Le tout pour une production annuelle 40 % inférieure.

A ce niveau de subvention, c'est une puissance de 120 gigawatts de solaire photovoltaïque qui aurait pu être financée. L'énergie produite par les grandes centrales solaires au sol, sélectionnées aux derniers appels d'offres, est environ 15 fois moins gourmande en soutien public que celle qui sera produite par l'éolien offshore à l'horizon 2020.
Des tarifs trop chers
Alors que la France s'est fixé des objectifs de développement des énergies renouvelables très ambitieux, l'Etat devrait orienter les moyens alloués aux énergies renouvelables vers les technologies les plus compétitives.
Si, ailleurs en Europe, des appels d'offres pour des projets d'éolien offshore ont été gagnés en 2017 à des prix variant entre 50 et 80 euros par mégawattheure, les tarifs des premiers projets français oscillent entre 180 et 200 euros par mégawattheure.
La France bénéficie de conditions de vent moins favorables qu'en Europe du Nord.
La France bénéficie non seulement de conditions de vent moins favorables qu'en Europe du Nord, mais, depuis 2011, les turbines disponibles sur le marché ont aussi beaucoup évolué. Les nouvelles éoliennes sont de plus grande puissance (entre 8 et 15 MW), ce qui réduit de manière importante le coût de l'énergie produite et, donc, des subventions nécessaires.
Si la filière industrielle s'organise en France autour de la fabrication de produits de première génération, il n'y a aucune chance qu'elle soit compétitive à l'export. On prend le risque, après quelques années, le temps d'équiper les côtes françaises, qu'il faille restructurer cette filière naissante faute de nouveaux marchés.
Sortir du risque juridique
Malheureusement, tels que sont conçus les appels d'offres français, il y a un risque juridique important à permettre aux consortiums retenus d'utiliser des turbines différentes de celles prévues il y a déjà sept ans. Le gouvernement et les industriels se trouvent pris dans un piège administratif coûteux. Deux voies peuvent être envisagées pour en sortir :
- la première consisterait à remettre en cause ces projets et à indemniser les consortiums. Cette stratégie, déjà éprouvée avec l'écotaxe poids lourd ou l'aéroport Notre-Dame-des-Landes, constituerait un nouveau revers pour l'Etat mais aussi pour la filière industrielle dans son ensemble, qui perdrait la confiance des investisseurs.
- Une seconde solution serait de permettre aux industriels de construire leurs projets avec des machines de nouvelle génération tout en revoyant sensiblement à la baisse le niveau des subventions accordées à ces projets. C'est ce qu'a fait fin 2017 la Belgique qui a gagné près de 4 milliards d'euros en réduisant de 40 % les tarifs accordés initialement. Des moyens juridiques robustes, y compris ceux passant par la loi, doivent être trouvés afin de résister au statu quo.
Ces solutions permettraient à Nicolas Hulot de montrer que la transition énergétique est vraiment solidaire et que tout est fait pour en minimiser le coût.
https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/0301220418001-le-cout-exorbitant-de-leolien-offshore-francais-2150486.php

02/02/18 : Éolien en mer Dieppe-Le Tréport : l’accord sera annoncé le 20 février
Emmanuel Maquet, député de la Somme, a assisté jeudi matin à Berck, à la réunion du conseil de gestion du parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale, à propos du projet d’éoliennes en mer au large du Tréport et de Dieppe, en présence de la société Éoliennes en mer Dieppe-Le Tréport (EMDT) et Réseau transport d’électricité (RTE), porteurs du projet.
D’après les éléments de discussion, il est apparu que l’Agence française pour la biodiversité (AFB) rendra son avis le 20 février prochain. Un avis qui sera vraisemblablement favorable au projet... en contradiction avec l’avis négatif rendu par le parc naturel marin.
« Par cette décision, l’AFB désavoue les parcs naturels marins dans leur ensemble ; les avis sur les projets qui les concernent auraient dû être systématiquement respectés. On assiste à la destruction d’un outil qui avait été difficile à construire, car il réunissait pour la première fois tous les acteurs du littoral pour organiser une gestion concertée, avec élus locaux, organisations professionnelles, usagers, associations environnementales et experts. Si l’État considère que les parcs naturels marins n’ont plus leur mot à dire sur les grands projets structurants dans leur périmètre, nous en tirerons toutes les conséquences en mettant fin à nos mandats », a commenté, amer, Dominique Godefroy, le président du parc.
http://www.paris-normandie.fr/breves/normandie/eolien-en-mer-dieppe-le-treport--l-accord-sera-annonce-le-20-fevrier-LA12128982


31/01/18 : "L’éolien flottant, c’est l’espoir de la Méditerranée"
Frédéric Moncany de Saint-Aignan est le président du Cluster maritime français, qui vient de publier son baromètre annuel donnant les tendances de 2017.
Le Cluster maritime français (CMF) a publié son baromètre annuel, quelle est la tendance en 2017 ?
La tendance nationale est plutôt stable pour les emplois avec une estimation de 300 000 postes liés au maritime, 500 000 avec le tourisme ; et 75 milliards d'euros de richesses produites, soit environ +10 % sur les quatre dernières années. Notre but, c'est que tous les acteurs se regroupent pour multiplier l'emploi et les créations de richesse. Il y a urgence, la maritimisation du monde est en cours : on voit même la Chine s'implanter sur les territoires maritimes comme elle ne l'a jamais fait (*)
Quel rôle pour le Cluster maritime français ?
Le Cluster maritime français (CFMF) est une association créée en 2006 par et pour les professionnels de l’économie. Il regroupe 440 membres que ce soit des entreprises, les chantiers de construction navale, la pêche, la plaisance, lles avocats maritimes, les régions...
Avec un rôle de lobbying. Ses priorités pour 2018 : développer la cybersécurité maritime, les énergies maritimes renouvelables et la question des multimodalités des transports maritimes.
Selon vous, à quoi est liée cette maritimisation ?
Principalement à l'accroissement de la population mondiale, 7 milliards aujourd'hui, 10 milliards en 2030... Comment fait-on pour nourrir, soigner, produire les énergies, assurer les transports ? La solution est en mer à la condition que les innovations technologiques soient au rendez-vous. Un récent rapport de l'OCDE prévoit un doublement de l'économie maritime mondiale à l'horizon 2 030 et notamment des emplois.
L'Insee pointait en 2017 une économie maritime peu développée pour l'Occitanie...
La Méditerranée reste un des grands bassins d'emploi et l'Occitanie a toutes les composantes du maritime. Même si elle n'a pas la construction des grands chantiers, il y a la petite construction, la pêche, les ports, le loisir, etc. Il faut se mettre en “capacité de”. Par exemple, l'Europe a lancé son plan sur la croissance bleue qui a identifié cinq secteurs émergents, susceptibles de générer un volume important d'emplois : l'aquaculture, les énergies maritimes renouvelables, le tourisme littoral - avec un très fort potentiel de développement grâce aux croisières - et les biotechnologies marines qui permettent de faire des aliments ou des cosmétiques avec l'ensemble des bio organismes marins. Tout cela peut être développé, et actuellement l'espoir de la Méditerranée c'est l'éolien flottant.
Là aussi, les projections en terme d'emploi ne seraient pas mirifiques.
La technologie n'est pas encore complète et il faut regarder l'éolien offshore sur plusieurs aspects. Il y a le volet construction avec des emplois industriels capables de générer de la richesse, de la formation, mais aussi le volet entretien qui crée des dizaines d'emplois localisés ou encore l'aspect logistique et des technologies pour l'export, car tous les pays ne sont pas capables d'avoir l'ingénierie.
Que manque-t-il en France pour que soit donné un coup d'accélérateur maritime ?
Il manque une reconnaissance du politique qui ne pense pas forcément au maritime, en terme d'investissement, de réglementation, de subventions. Il y a beaucoup de choses à changer, par exemple dans la recherche océanographique où il y a dix fois moins d'investissement que dans le domaine spatial alors qu'il y a tant à faire, sans doute plus que dans l'espace. Il faut développer la filière maritime, je le répète, la mer est un potentiel d'emploi et de rêve pour les jeunes. En Occitanie, vous avez été les premiers à créer un parlement de la mer pour débattre, proposer des projets qui correspondent à cette maritimisation et de plus en plus de gens vivent, travaillent au bord de la mer.
Quid de la question environnementale ?
Mais le souci de l'environnement est permanent. Cette économie de la recherche, de l'innovation, cette économie nouvelle est fondée sur la protection. L'océan est une réserve de richesses, d'emplois, mais il ne faut pas recommencer les mêmes erreurs que celles qui ont été faites à terre. En Occitanie, le plan Littoral 21 c'est d'ailleurs ça : la résilience environnementale, le développement et le bien-être, le mieux vivre.
(*) La Chine vient par exemple d'annoncer le 23 janvier sa volonté de développer deux sous-marins pour exploiter les ressources minérales dans les abysses, les terres rares, ces métaux indispensables à la composition d'engins électroniques de haute technologie. Ces sous-marins pourraient atteindre 11 000 m de fond d'ici 2020.

http://www.midilibre.fr/2018/01/31/l-eolien-flottant-c-est-l-espoir-de-la-mediterranee,1621553.php

30/01/18L’Assemblée favorable à la simplification des procédures d’implantation relatives à l’éolien en mer
Il y a bien longtemps que les professionnels de la filière éolienne réclamaient la simplification des procédures d’implantation des projets en mer. C’est désormais en bonne voie : l’Assemblée nationale a en effet donné son feu vert, jeudi dernier, afin que le gouvernement adopte des ordonnances visant à faciliter les différentes démarches. Explications.
Dans le cadre du projet de loi portant sur le droit à l’erreur, l’Assemblée nationale a donné son aval jeudi 25 pour que le gouvernement simplifie la procédure d’implantation des éoliennes offshore. Une initiative qui devrait permettre à la France de combler son retard dans ce domaine.
Grâce à cette habilitation, le gouvernement sera en mesure de réformer les démarches en vigueur afin de réduire à « moins de sept ans » le délai requis pour créer un parc éolien maritime, contre « plus de 10 ans » aujourd’hui, comme le rappelle Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire.
Une initiative qui divise« Le développement des énergies marines (éolien en mer posé et flottant, hydrolien, etc.) représente un enjeu majeur pour la transition énergétique et le développement des énergies renouvelables : le gisement est considérable, la production d’énergie renouvelable est plus régulière et importante qu’à terre, ces technologies sont créatrices d’emploi en France », énumère le gouvernement.
Toutefois, si cette mesure a été saluée par la France Insoumise « au nom du développement des énergies renouvelables », Les Républicains, eux, l’ont vivement critiquée. Ces derniers craignent en effet que l’État ne veuille « passer en force » sur l’éolien maritime au détriment des territoires.
Quoiqu’il en soit, le gouvernement souhaite avant tout « sécuriser et (…) accélérer le développement des projets en menant le débat public en amont de la procédure d’appel d’offres, ainsi que les études techniques et environnementales, sous la maîtrise d’ouvrage de l’État ».
Dans ce cadre, les autorisations environnementales et d’occupation du domaine maritime seraient délivrées dès l’annonce du lauréat au moment de l’attribution d’un appel d’offres. Pour rappel, un candidat qui se voit attribuer un parc aujourd’hui n’a même pas la garantie d’obtenir toutes ces autorisations. Autant dire que la simplification des procédures serait une réelle avancée ! 
http://www.batiweb.com/actualites/legislation-et-reglements/lassemblee-favorable-a-la-simplification-des-procedures-dimplantation-relatives-a-leolien-en-mer-30-01-2018-31926.html

30/01/18St-Nazaire. Une aide pour le centre d’interprétation de l’éolien
Ce lieu pour expliquer cette énergie devrait se situer devant le bassin à flot, près du sous-marin à visiter l’Espadon.
50 000 €. C’est ce que donnera le département de Loire-Atlantique pour la création du futur « centre d’interprétation de l’éolien » . Le budget global est estimé à plus de 500 000 €, surtout financés par la communauté d’agglomération de Saint-Nazaire.
De quoi s’agit-il ? D’un lieu pour expliquer cette énergie. Il devrait se situer devant le bassin à flot, ...

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/saint-nazaire-44600/st-nazaire-une-aide-pour-le-centre-d-interpretation-de-l-eolien-5532067

29/01/18Éolien en mer : l’avis de l’Agence pour la biodiversité reporté
L’avis de l’Agence française pour la biodiversité (AFB) sur le projet de parc éolien en mer du Tréport (Seine-Maritime), attendu cette semaine, a été reporté, a indiqué ce lundi 29 janvier 2018 le directeur général de l’AFB.
Le groupe Engie a remporté en consortium en 2014 l’appel d’offres pour la construction de ce parc éolien en mer de près de 500 mégawatts, qui prévoit d’installer 62 éoliennes au large du Tréport....

https://www.ouest-france.fr/normandie/eolien-en-mer-l-avis-de-l-agence-pour-la-biodiversite-reporte-5532193

26/01/18Le verdict pour les éoliennes en mer Dieppe – Le Tréport se fait attendre
Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique, a reçu les pêcheurs, opposés au projet d'éoliennes en mer au large du Tréport. Une décision importante doit bientôt intervenir.
Après les élus de la Somme et de la Seine-Maritime les 9 et 10 janvier, Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, a cette fois reçu les pêcheurs, lundi 22 janvier.
Pendant 2 h 30, il a écouté les représentants de la profession expliquer pourquoi ils s’opposaient à l’installation de 62 éoliennes au large du Tréport. « On a senti qu’il avait un dossier assez lourd entre les mains et qu’il ne voulait pas faire n’importe quoi , raconte Olivier Becquet, président de la commission environnement du comité des pêches de Normandie. Il se donne le temps de la réflexion ».
De longues années de débats
Du temps, les pêcheurs de Normandie et des Hauts-de-France en ont donné pour exprimer leur opposition au projet, qui est dans les cartons depuis plus de 10 ans. Entre les débats publics, les ateliers mis en place par le promoteur ou les manifestations, ils ont eu de multiples occasions d’affiner leur réflexion. « On a appuyé sur tous les points importants. Notamment, nous ne décidons pas que les poissons sont dans ce secteurplutôt qu’un autre [celui où les éoliennes doivent être construites, NDLR]. À eux maintenant de savoir si leur objectif est de détruire la biodiversité marine pour de l’énergie qu’ils pourraient produire ailleurs ».
Si le ministre n’a pas acquiescé ou laissé paraître ses opinions aux pêcheurs, son écoute a changé selon les représentants des pêcheurs : « Nous l’avions déjà vu pour les assises de la mer [en novembre 2017] et on sent vraiment qu’il cherche à comprendre aujourd’hui ».
« La pêche ne pourra pas accepter ce dossier »
La diplomatie dont fait preuve Nicolas Hulot sera-t-elle suffisante pour prendre une décision dans ce dossier ? Olivier Becquet laisse entendre que non : « Depuis le début, certains attendaient qu’on manifeste plus virulemment notre position, ce qu’on veut éviter de faire parce qu’on préfère la règle démocratique. Mais après, la pêche ne pourra pas accepter un dossier pareil : tous les professionnels font confiance aux représentants que nous sommes. On ne brûle pas les étapes, mais on doit faire comprendre que les jeunes pêcheurs qui ont investi beaucoup d’argent pour travailler comme on leur demandait de le faire n’accepteront pas ce projet ».
De l’autre côté, le ministre doit aussi composer avec l’aspect financier du projet, dont le coût est estimé à deux milliards d’euros : La société Éoliennes en mer Dieppe-Le Tréport, dont Engie est le principal actionnaire, a déjà investi des sommes considérables pour promouvoir son projet. Sur le plan économique enfin, la France a pris du retard sur ses voisins européens dans le développement de l’énergie éolienne offshore, alors qu’elle dispose de l’un des plus grands littoraux du continent.
La décision de l’AFB encore repoussée
Le 1er février 2018, l’Agence française pour la biodiversité (AFB), établissement public du ministère de l’Écologie, devait dire si le projet porté par la société Éoliennes et mer Dieppe – Le Tréport (EMDT) était conforme ou non au respect de l’environnement. Cette décision ne devrait finalement intervenir que deux à trois semaines plus tard. Si elle suit l’avis défavorable du Parc naturel marin des estuaires picards et mer d’Opale, le projet tombe à l’eau. Une telle décision mettrait fin à près de 13 ans de débats. Récit.
– 2005 : Un premier projet de parc voit le jour au large du Tréport, à l’initiative de la compagnie du vent. Un premier débat public est organisé, au cours duquel les pêcheurs disent que la zone choisie nuirait à leur activité
– 2011 : Ce projet n’est finalement pas retenu après le lancement d’un premier appel d’offres par l’État
– 2013 : Un second appel d’offres est lancé par l’État. Il est remporté par un consortium industriel dont GDF Suez (qui deviendra Engie) est l’actionnaire principal
– 2015 : Un débat public est organisé. Les pêcheurs continuent à dire leur opposition et proposent une zone alternative
– mai 2017 : EMDT dépose ses demandes d’autorisation auprès des services de l’État, qui doit instruire le dossier et notamment se prononcer sur son impact sur l’environnement
Entre ces deux dates, de nombreux changements ont eu lieu. Notamment, Adwen, la société qui doit construire les éoliennes, co-propriété de Areva (française) et Gamesa (espagnole), est entièrement rachetée par Gamesa, qui fusionne dans la foulée avec Siemens (allemande). Le groupe explique qu’il pourra tout de même fabriquer les turbines en Normandie, mais c’est un coup dur pour la filière française.
En outre, EMDT a dépensé des sommes considérables pour réaliser des études et pour informer les habitants sur son projet (publicités, expositions, sponsoring…).
– Octobre 2017 : Le Parc naturel marin des Estuaires picards et de la mer d’Opale rend un avis défavorable à l’implantation des éoliennes. Cette décision, qui aurait dû mettre fin au projet, est simplement transmise à l’AFB, qui n’est pas obligé d’aller dans le même sens après un changement législatif opéré pendant l’été
– 1er février 2018 : L’AFB doit dire si oui ou non, les éoliennes sont compatibles avec le respect de l’environnement marin. Des sources proches du dossier laissent entendre que la décision pourrait encore être reportée. C’est le troisième report (la décision aurait initialement dû être prise le 27 novembre 2017), l’AFB devrait se prononcer fin février.
https://actu.fr/normandie/treport_76711/le-verdict-les-eoliennes-mer-dieppe-treport-se-fait-attendre_15250242.html

26/01/18 : Vendée :  Projet de parc éolien : une plainte contre X pour corruption
Une plainte contre X a été déposée auprès du procureur de la République, sur des soupçons de faits de corruption. Le tout portant sur un partenariat financier entre la Ville de Noirmoutier-en-l’Île et le promoteur du projet de parc éolien au large des îles d’Yeu et de Noirmoutier.
Fabien Bouglé, membre du collectif Touche pas à nos îles, opposant au projet de parc éolien au large des îles d’Yeu et de Noirmoutier, a déposé plainte contre X pour corruption active et passive, et trafic d’influence.

Cette démarche, soutenue par le collectif, demande l’ouverture d’une enquête sur les liens entre la municipalité et le promoteur éolien. L’opposant remet en cause une décision du conseil municipal de Noirmoutier-en-l’Île proposant « un partenariat entre le promoteur éolien et le financement d’un festival de musique de la ville ». Une délibération votée avec six abstentions.
Interrogé jeudi sur le sujet, le maire, Noël Faucher, n’avait pas souhaité faire de commentaires.
La municipalité fait paraître ce vendredi un communiqué indiquant que, pour cet événement, la Ville fait appel à des partenaires privés et publics depuis 2012. Et que c’est donc dans ce cadre que « depuis 2013 GDF-SUEZ puis le consortium « les Éoliennes en Mer » apporte un soutien au festival, à hauteur de 2 500 à 3 000 € selon les éditions ».
La Ville ajoute que ce partenariat est « non essentiel pour la commune » d’un point de vue financier, et « ne l’empêche pas d’être critique et vigilante quant aux incidences éventuelles de l’implantation du parc éolien au large de nos côtes, notamment vis-à-vis de nos marins-pêcheurs ».
https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/challans-85300/vendee-projet-de-parc-eolien-une-plainte-contre-x-pour-corruption-5525422

25/01/18
Eolien en mer : feu vert de l’Assemblée pour simplifier la procédure d’implantation
Les députés ont donné jeudi leur feu vert pour que le gouvernement prenne des ordonnances pour simplifier la procédure d’implantation des éoliennes offshore, qui suscite toujours de vifs débats localement, et combler le retard de la France dans ce domaine.
Par cette habilitation, votée dans le cadre du projet de loi sur le droit à l’erreur en première lecture, le gouvernement veut réformer la procédure pour réduire à « moins de sept ans » le délai nécessaire pour créer un parc éolien en mer, qui est actuellement de « plus de 10 ans », selon le ministre de la Transition énergétique, Nicolas Hulot.
« Le développement des énergies marines (éolien en mer posé et flottant, hydrolien, etc.) représente un enjeu majeur pour la transition énergétique et le développement des énergies renouvelables : le gisement est considérable, la production d’énergie renouvelable est plus régulière et importante qu’à terre, ces technologies sont créatrices d’emplois en France », plaide le gouvernement dans son projet de loi.
Cette mesure, soutenue notamment par La France Insoumise « au nom du développement des énergies renouvelables », a été critiquée par Les Républicains, qui craignent que l’Etat veuille « passer en force » sur l’éolien maritime contre « les territoires ».
Les projets d’énergie renouvelable en mer sont soumis à autorisation environnementale et l’exploitant doit avoir une autorisation d’occupation du domaine public maritime.
L’objectif « est de sécuriser et d’accélérer le développement des projets en menant le débat public en amont de la procédure d’appel d’offres, ainsi que les études techniques et environnementales, sous la maîtrise d’ouvrage de l’État ».
Ainsi, au moment où l’appel d’offres sera attribué, toutes les autorisations, environnementales et d’occupation du domaine maritime, seront délivrées au lauréat, alors qu’aujourd’hui un candidat qui se voit attribuer un parc n’a pas la garantie d’obtenir toutes ces autorisations.
Le lauréat sera titulaire d’un « permis enveloppe » qui lui permettra de modifier et d’adapter son projet dans des limites définies.

http://www.lemondedelenergie.com/eolien-mer-assemblee/2018/01/25/

25/01/18Éolien flottant : Eolink en mer avant septembre
Sur la mer agitée des multiples solutions d’éolien flottant, la version Eolink est toujours dans la course. En témoigne la première levée de fonds, de presque 1 M€, que la start-up bretonne basée à Plouzané (29) vient de réussir. Les fonds sont apportés par l’association d’entrepreneurs Finistère Angels, les investisseurs régionaux Force 29 (Crédit agricole) et Breizh Up (Conseil régional), mais aussi et surtout par...
https://www.greenunivers.com/2018/01/eolien-flottant-eolink-mer-septembre-175322/

25/01/18Parc éolien de Dieppe - Le Tréport : l’AFB reporte encore sa décision
Le conseil d’administration de l’Agence française pour la biodiversité (AFB) ne rendra pas sa décision le 1er février concernant le parc éolien offshore de Dieppe - Le Tréport.
La date sera mise à profit par la direction de l’eau et de la biodiversité, administration dépendant du ministère de la Transition écologique et solidaire, pour tenir une nouvelle réunion à Étaples sur le projet de parc.
Les membres du conseil de gestion du parc naturel marin (PNM) des estuaires picards et de la mer d’Opale y ont notamment été conviés. Le 20 octobre, ils s’étaient prononcés contre le projet.
Depuis ce vote, l’AFB, qui gère le réseau des PNM, a repoussé par trois fois sa décision. La prochaine réunion ordinaire du conseil d’administration de l’AFB étant programmée pour le 13 mars, l’annonce y est désormais attendue.
Ces derniers temps, Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique, multiplie les entrevues sur ce dossier du parc éolien dont les pêcheurs ne veulent pas.
http://www.lemarin.fr/secteurs-activites/environnement/30518-parc-eolien-de-dieppe-le-treport-lafb-reporte-encore-sa


25/01/18 : Éoliennes en mer Dieppe/Le Tréport : pas de décision le 1er février

Depuis quelques jours, les rumeurs d’un nouveau report de la décision de l’Agence française pour la biodiversité (AFB) attendue normalement pour le 1er février prochain, au sujet du parc éolien en mer entre Dieppe et Le Tréport étaient tenaces. Contacté par la rédaction de Paris Normandie, le service communication de l’AFB confirme ce jeudi après-midi : « En effet, la date du 1er février a été reportée/annulée » nous a répondu, par courriel, une responsable de la communication interne et externe de l’agence. La formulation est troublante.
Un avis conforme (favorable) des 43 membres du conseil d’administration de l’AFB est crucial pour la poursuite du projet éolien mais ce point ne sera toujours pas abordé lors de la prochaine séance plénière du 1er février.
Le 27 novembre déjà, l’avis à rendre sur ce projet éolien offshore avait été retiré de l’ordre du jour une semaine à peine avant la réunion du conseil d’administration, au motif que l’AFB, qui dépend du ministère de l’Écologie, souhaitait d’abord entendre les responsables d’Engie s’expliquer sur les moyens que le consortium pouvait mettre en œuvre pour répondre aux réserves émises par le parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale.
De son côté, le consortium qui souhaite investir 2 milliards d’euros dans ce parc éolien en mer à 17 km au large de Dieppe, travaillerait à de nouvelles séances de concertation pour faire accepter ce projet dont l’implantation est dénoncée par les pêcheurs. Pour le consortium tant qu’aucune décision négative n’est annoncée officiellement c’est que le projet est toujours en course.
http://www.paris-normandie.fr/breves/normandie/eoliennes-en-mer-dieppe-le-treport--pas-de-decision-le-1er-fevrier-LG12058311

25/01/18Éolien en mer: feu vert de l'Assemblée pour simplifier la procédure d'implantation
Les députés ont donné jeudi leur feu vert pour que le gouvernement prenne des ordonnances pour simplifier la procédure d'implantation des éoliennes offshore, qui suscite toujours de vifs débats localement, et combler le retard de la France dans ce domaine.
Par cette habilitation, votée dans le cadre du projet de loi sur le droit à l'erreur en première lecture, le gouvernement veut réformer la procédure pour réduire à "moins de sept ans" le délai nécessaire pour créer un parc éolien en mer, qui est actuellement de "plus de 10 ans", selon le ministre de la Transition énergétique, Nicolas Hulot.

"Le développement des énergies marines (éolien en mer posé et flottant, hydrolien, etc.) représente un enjeu majeur pour la transition énergétique et le développement des énergies renouvelables : le gisement est considérable, la production d'énergie renouvelable est plus régulière et importante qu'à terre, ces technologies sont créatrices d'emplois en France", plaide le gouvernement dans son projet de loi.
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2018/01/25/97002-20180125FILWWW00283-eolien-en-mer-feu-vert-de-l-assemblee-pour-simplifier-la-procedure-d-implantation.php

25/01/18 : EOLIENNES ENTRE YEU ET NOIRMOUTIER : Y-A-T-IL EU CORRUPTION ?

Depuis de nombreuses années, la corruption et les prises illégales d’intérêt dans l’éolien terrestre sont dénoncées par les écologistes protecteurs de l’environnement et des paysages.
En 2014, le Service Central de Prévention de la corruption (SCPC) du Ministère de la Justice, remplacé aujourd’hui par l’Agence Française Anticorruption (AFA), avait alerté dans son rapport d’activité sur l’essor très important des prises illégales d’intérêt dans l’éolien. Un grand nombre de condamnations d’élus sont, d’ailleurs, aujourd’hui recensées. Puisque l’éolien terrestre fait l’objet d’une acceptabilité sociale très faible, le plus simple pour les porteurs de projet éolien est de proposer aux élus d’installer les éoliennes dans leur village sur leurs terres ou celles de leur famille.
A cet égard, on retiendra que ce scandale n’en finit pas de se développer. Le Tribunal correctionnel d’Arras vient de condamner le 28 novembre 2017 un maire, ayant mis des éoliennes sur ses terres, à 50.000 euros d’amende et le procureur de la République près le Tribunal Correctionnel de Laon vient de demander l’inéligibilité et la saisie des 130.400 euros déjà touchés par un élu d’un village qui avait installé les éoliennes sur ses terres. L’éolien côtier ne connait pas le même mode d’absence de probité, voire de corruption. En effet, l’implantation des éoliennes étant réalisée dans les eaux territoriales, il n’y a pas d’élus concernés à titre personnel sur ses propres terres. Il est donc beaucoup plus difficile de dévoiler et de découvrir des faits potentiels d’atteinte à la probité, de favoritisme ou de corruption.
Cependant, en mai 2015, c’est Médiapart qui dévoile avoir découvert une potentielle première affaire de corruption dans l’éolien côtier dans le cadre du projet de centrale éolienne au large du Tréport porté par GDF-SUEZ, aujourd’hui ENGIE. Selon des documents réunis par Médiapart, GDF Suez (désormais baptisé Engie) aurait versé de copieux honoraires à un mandataire judiciaire pour obtenir son vote, lors d'un conseil d'administration décisif, dans le but de répondre au second appel d'offres de l'État sur l'éolien offshore. Selon le site d’investigation, une information judiciaire pour corruption active et abus de biens sociaux a été ouverte par le parquet de Montpellier. C’est dans ce contexte, pour le moins incroyable, que les défenseurs des Iles d’Yeu et Noirmoutier, qui luttent contre l’implantation de 62 aérogénérateurs entre les deux îles, ont fait une découverte pour le moins saisissante.
En effet, ce projet de centrale éolienne constitue le projet jumeau de celui du Tréport et est également porté par un consortium intitulé EMYN, dont ENGIE est un actionnaire prédominant. Alors qu’en mai 2017, le consortium industriel a déposé auprès de la Préfecture de Vendée les demandes d’autorisation d’occupation du domaine public maritime, le préfet de Vendée annonce en novembre 2017 qu’il sera organisé aux mois d’avril et mai 2018 une enquête publique concernant ce projet pour recueillir l’avis des habitants.
Dans le cadre de cette enquête publique, la commune de Noirmoutier en l’Ile a été amenée, par une délibération du conseil municipal, à donner un avis sur ce projet. Lors du conseil municipal du 19 décembre 2017, ce dernier a clairement donné un avis favorable au projet au titre de la demande d’occupation du domaine public maritime présenté par le consortium porté par ENGIE. Là où le dossier devient pour le moins inquiétant c’est que quelques semaines auparavant, lors du conseil municipal du 12 septembre 2017, en pleine période d’étude du dossier par la préfecture et alors que le projet de parc éolien est au cœur de l’actualité, la commune de Noirmoutier a accepté de recevoir une somme de 2.000 euros au titre d’un partenariat lié à un festival de musique entre la commune de Noirmoutier et la société porteuse du projet éolien. Dans la délibération, il est mentionné que ce partenariat a été sollicité par la commune et que la société EMYN pouvait être présente sur les outils de communication.
Lors de ce conseil municipal de septembre 2017, alors qu’un élu d’opposition s’étonnait d’une telle pratique estimant : « que ce n’était pas une manière respectueuse de procéder, d’autant plus que le sujet des éoliennes étaient un sujet sensible », le maire de Noirmoutier en Ile, Monsieur Noël Faucher, par ailleurs docteur en droit, devait lui répondre ; « Il n’y a pas lieu de se draper dans sa dignité pour des choses si peu importante » (sic). Il est particulièrement choquant qu’une commune ose s’associer financièrement avec un promoteur éolien à l’égard duquel il devra, presque que concomitamment, donner un avis important et déterminant dans le cadre d’une enquête publique.
Alors que cette pratique est pour le moins extrêmement choquante, dans ce cadre, et à ce stade de la procédure, selon nos informations le collectif « Touche pas Nos iles » a décidé de déposer plainte auprès du procureur de la République contre X pour des faits potentiels de corruption active ou passive, ou trafic d’influence, et a demandé l’ouverture d’une enquête préliminaire afin d’enquêter sur les liens qui pourraient exister dans ce contexte entre certains élus et le promoteur éolien et les raisons qui ont amené les élus de Noirmoutier à accepter un tel partenariat à un tel moment de la procédure d’instruction du dossier. Est-ce l’arbre qui cache la forêt ?
Dans ce contexte, comment la mairie de Noirmoutier aujourd’hui contesté par les habitants de l’Ile qui refusent ce projet, pourra -t-elle être objective dans la mesure où elle reçoit des subsides du promoteur éolien ? C’est l’ensemble de l’enquête publique sur Noirmoutier qui, nous semble-t-il, est remise en cause par une telle pratique. Compte tenu de la gravité des faits dans un tel contexte, le préfet de Vendée a également été saisi de l’affaire ainsi que l’Agence Française Anticorruption.
http://www.economiematin.fr/news-eoliennes-entre-yeu-et-noirmoutiero-y-a-t-il-eu-corruptiono-

24/01/18 : L'amélioration des études d'impact des projets en mer passe par la planification
Les études d'impact des projets en mer sont souvent lacunaires du fait de la mauvaise connaissance du milieu marin. Pour y remédier, le CGEDD préconise de mieux prendre en compte la séquence ERC dans les documents stratégiques de façade.
"Les spécificités du milieu marin ne permettent pas de transposer telles quelles les dispositions de mise en oeuvre de la séquence éviter-réduire-compenser (ERC) établies pour les milieux terrestres", relevait Ségolène Royal en janvier 2016. C'est la raison pour laquelle la ministre de l'Ecologie avait confié au Conseil général de l'environnement et de développement durable (CGEDD) la mission d'analyser le processus de mise en oeuvre de cette séquence en mer en vue d'améliorer les études d'impact des projets, que ceux-ci concernent les énergies marines renouvelables (éolien offshore et flottant, hydroliennes, énergie houlomotrice, énergie thermique des mers) ou l'exploitation des fonds marins (extraction de sables, de granulats, etc.).
Le rapport effectué par cette instance, chargée de conseiller le Gouvernement sur les questions d'environnement, a été publié début décembre. Outre le renforcement de la prise en compte du milieu marin dans les politiques publiques et de la connaissance de ce milieu, les auteurs de la mission soulignent le rôle croissant que doit jouer la planification dans la réduction des impacts des projets sur le domaine public maritime. Un bien commun non appropriable soumis à de nombreuses pressions, rappelle le CGEDD. "Ce sont avant tout les plans d'action pour le milieu marin (Pamm), composantes des documents stratégiques de façade qui sont les plus concernés. Néanmoins, d'autres plans et schémas, notamment en milieu terrestre, sont susceptibles d'impacts importants, positifs ou négatifs, sur l'environnement marin, notamment via les pressions diffuses", soulignent les hauts fonctionnaires.
Mettre en oeuvre le principe d'absence de perte nette de biodiversité
De nombreuses lacunes sont en effet relevées dans les études d'impact des projets en milieu marin : choix des options basés sur des critères socio-économiques et non écologiques, rareté des indicateurs mesurables et des prévisions quantitatives, biodiversité évaluée en termes de populations et non d'effets sur les processus écologiques ou la diversité génétique, etc. Le rapport fait toutefois état d'innovations méthodologiques permettant d'évaluer les impacts. "Intégrer ces innovations sera bien plus aisé à l'échelle des évaluations environnementales stratégiques des documents de planification qu'au gré des projets de tailles et d'ampleurs diverses", conclut le rapport, qui y voit un enjeu de développement pour les acteurs de l'économie verte.
Le CGEDD formule donc deux recommandations en vue d'améliorer cette planification. Il s'agit en premier lieu d'inscrire dans les Pamm et dans les documents de façade, ainsi que dans les autres plans concernant de près ou de loin le milieu marin, "des mesures tenant compte de l'ensemble des impacts diffus et globaux". Ces mesures doivent reprendre "clairement la mise en oeuvre du principe d'absence de perte nette de biodiversité prévue par la loi sur la biodiversité du 8 août 2016", affirme la mission.
Les futurs plans et programmes devront donc identifier clairement les points qui faciliteront les mesures ERC, recommande-t-elle : identification et définition des enjeux environnementaux des écosystèmes susceptibles de recevoir des projets, évaluation des services écosystémiques et de la biodiversité ordinaire, intégration des pressions diffuses (rejets de substances chimiques, déchets, érosion, transports maritimes, pêches, activités récréatives), identification des zones de compensation.
La difficulté de la compensation en milieu marin
La deuxième recommandation vise à prévoir dans ces différents documents de planification "des mesures de compensation mutualisées à l'efficacité écologique démontrée et suivie sur le long terme". Ces mesures devront prendre en compte "non seulement la biodiversité exceptionnelle, mais également la biodiversité ordinaire à travers notamment les services écosystémiques", soulignent les auteurs.
Ces derniers ont en effet constaté, à travers les auditions menées, "l'extrême difficulté de la compensation en milieu marin". Dans ce milieu, "les notions d'équivalence écologique et de substituabilité n'étant pas abouties scientifiquement, la compensation offre peu de certitudes sur l'absence de perte nette de biodiversité, donc peu de sécurité juridique pour le maître d'ouvrage et l'autorité décisionnaire", a confirmé l'Agence française pour la biodiversité (AFB). En outre, de nombreuses mesures présentées comme étant de la compensation se révèlent être des mesures d'accompagnement ou de sensibilisation, souligne le rapport. "La durée des phénomènes naturels en mer semble également interdire la compensation", constate-t-il, citant le cas des herbiers de posidonies dont la restauration demande des années, voire des décennies, si tant est qu'elle soit un jour possible.
La mission propose toutefois trois approches selon la qualité des écosystèmes affectés. Pour les milieux rares ou remarquables, les projets ne pourraient être autorisés dès lors qu'ils ont un impact résiduel non réductible. Lorsque la biodiversité a un caractère important mais non exceptionnelle, le rapport préconise une compensation en faisant appel à un site naturel de compensation. Enfin, dans le cas d'une biodiversité ordinaire, les auteurs jugent acceptable le principe d'un paiement qui viendrait abonder une banque de compensation, estimant qu'il ne serait pas contraire à la loi sur la biodiversité.
Dans tous les cas, le rapport estime que les documents de façade et les Pamm devraient comporter plusieurs éléments : l'identification des types d'écosystèmes et de leur valeur intrinsèque, leur cartographie, ainsi que l'identification des aires réservées à la compensation. "L'évaluation environnementale de ces documents aura notamment pour objet de s'assurer de la cohérence du dispositif de compensation, sur le plan écologique et au regard de la directive cadre Stratégie pour le milieu marin", concluent les auteurs.
https://www.actu-environnement.com/ae/news/etudes-impact-mer-projet-planification-30516.php423/01/18Éoliennes en mer: la décision encore repoussée
L’Agence française pour la biodiversité devait rendre son avis, qui engage l’avenir du parc éolien d’Engie, le 1er février. Pour la troisième fois, la réunion est repoussée.
Comme le Courrier picard l’annonçait vendredi, le conseil d’administration de l’Agence française pour la biodiversité (AFB), qui devait rendre son avis, le 1er février, sur le volet environnemental du projet d’éoliennes en mer de Dieppe – Le Tréport mené par Engie, a encore été repoussé. Pour rappel, cet avis était attendu le 27 novembre dernier, puis le 16 janvier, puis le 1er février.
http://www.courrier-picard.fr/85878/article/2018-01-23/eoliennes-en-mer-la-decision-encore-repoussee

22/01/18 : Nicolas Hulot reçoit les pêcheurs pour les éoliennes offshore

Hostile au projet d'éoliennes en mer, une délégation de marins-pêcheurs a été reçue par Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire. Celui-ci avait déclaré vouloir encourager et faciliter le développement des énergies marines renouvelables et des parcs offshore en particulier.
L'éolien en mer est selon Nicolas Hulot, promis à un grand avenir.
Il faut compter actuellement plus de dix ans avant de pouvoir installer un parc éolien en mer. Délai trop long pour le ministre de la Transition énergétique, qui déclarait en novembre 2017, lors des Assises de la Mer, vouloir simplifier les procédures afin d'accélérer la création des éoliennes offshore et ainsi rattraper le retard de la France en la matière. "La démonstration de sa rentabilité économique et énergétique viendrait très rapidement", déclarait-il.
Ce lundi, il rencontrait une délégation de cinq pêcheurs hostile au projet. Parmi eux, deux Picards, basés au Tréport. Ils luttent depuis des années contre le projet de parc éolien prévu à vingt kilomètres des côtes, 62 mâts géants dont ils ne veulent pas.
Ils ont sorti des cartes graphiques pour mieux montrer au ministre le problème auquel ils sont confrontés. C'est dans cette zone qu'ils lancent leurs filets.
"C'est une zone de la Manche qui est très riche et s'il y a une atteinte industrielle dans ce milieu-là, cela risque de déséquilibrer fortement cet espace et donc la richesse de la zone", précise Olivier Becquet, gérant de la coopérative des pêcheurs du Tréport.
Et pour mieux convaincre le ministre, les pêcheurs ont présenté une carte sur laquelle, ils ont défini une autre zone, comme l'explique Gérard Montassine, du Comité de pêche des Hauts-de-France : "Nous, on a donné une autre zone qui sera de moindre impact et c’est ce qu’on voudrait qu'il se passe, qu’on évite de dégrader cet espace qui est primordial pour toutes les activités qui se développent". 
https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/somme/nicolas-hulot-recoit-pecheurs-eoliennes-offshore-1406349.html

17/01/18 : Éolien Offshore à Dieppe : Nicolas Hulot va recevoir les pêcheurs
Le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot se serait engagé auprès du député Sébastien Jumel à recevoir les pêcheurs avant de prendre une décision concernant le projet d'éoliennes en mer au large de Dieppe et du Tréport.

Le député Sébastien Jumel, son suppléant et maire du Tréport Laurent Jacques et Dominique Patrix, représentant le maire de Dieppe (Seine-Maritime), ont été reçus par le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot, mercredi 10 janvier 2018.
Les élus l’ont interpellé à propos du projet d’éoliennes en mer au large de Dieppe et du Tréport. Projet en stand-by depuis que, le 20 octobre dernier, le Parc naturel marin des estuaires picards-mer d’Opale a émis un avis défavorable.
« Un dossier mal engagé »
Lors de cette réunion qui a duré une heure trente, « le ministre s’est montré très à l’écoute, assurant qu’il était dans une véritable démarche de concertation. Il a reconnu sans détour que ce projet de champ éolien offshore, dont il hérite, était mal engagé, complexe et même « enkysté » » souligne dans un communiqué Sébastien Jumel.
A lire aussi : Eoliennes en mer, le projet au large de Dieppe fortement compromis
La faute en revient selon Nicolas Hulot « au fait que la concertation n’en avait pas vraiment été une, comme l’avait souligné le débat public en 2015, mais qu’elle s’était bornée à une séquence « d’information » » ajoute Sébastien Jumel.
« Trouver une porte de sortie »
Au terme de cet entretien, le ministre aurait admis que l’obstacle le plus sérieux était celui de la pêche. Le député explique :
« La zone choisie, contestée depuis l’origine et le précédent appel à projets, percute en effet de plein fouet l’économie de la pêche artisanale et fait peser une menace sur ses nombreux emplois de Dieppe au Tréport, et même au-delà puisque dans le secteur côtier retenu pour l’implantation de la ferme, viennent également pêcher de nombreux bateaux des Hauts-de-France ».
Nicolas Hulot aurait dit vouloir « trouver une porte de sortie ». Il aurait évoqué également la nécessité à l’avenir de tout remettre à plat s’agissant de la procédure d’instruction des dossiers, tel que celui du champ offshore Dieppe-Le Tréport, en simplifiant la procédure et en faisant précéder la décision d’une véritable phase de concertation.
Aucune solution exclue
S’agissant de ce parc, Nicolas Hulot n’aurait pas caché qu’il y avait « un déséquilibre d’intérêt entre deux territoires ». Mais il a affirmé selon Sébastien Jumel n’exclure, a priori, aucune solution et les explorer toutes avant de rendre sa décision.
Aucun calendrier n’a été donné, mais le ministre se serait engagé à recevoir les pêcheurs.
https://actu.fr/normandie/dieppe_76217/eolien-offshore-dieppe-nicolas-hulot-va-recevoir-pecheurs_15100496.html


15/01/18 : Le Tréport. Éolien en mer : un avis défavorable serait « négatif »
Un avis défavorable de l’Agence française de biodiversité (AFB) sur le projet de parc éolien en mer du Tréport (Seine-Maritime) développé par Engie serait « un signal très négatif » pour la filière éolienne en mer française, a jugé ce lundi 15 janvier 2018 Isabelle Kocher, directrice générale d’Engie.
Engie a remporté en consortium en 2014 l’appel d’offres pour la construction de ce parc éolien en mer de près de 500 mégawatts, qui prévoit d’installer 62 éoliennes au large du Tréport.
Le projet est contesté en Normandie, notamment par les pêcheurs locaux qui critiquent la zone choisie. L’AFB doit se prononcer dans deux semaines. Un avis défavorable le remettrait en cause.
« Il faudra regarder dans quelle mesure les (projets) suivants sont porteurs des mêmes risques mais […] pour toute la filière, ce serait un signal très négatif », a affirmé Isabelle Kocher, en marge de ses vœux à la presse.
https://www.ouest-france.fr/normandie/le-treport-eolien-en-mer-un-avis-defavorable-serait-negatif-5501972

14/01/18 : Loire-Atlantique : La Turballe se prépare à l’éolien
Le projet date de 2014. Après réflexions et en attente d’autorisation, l’un des premiers parcs devrait voir le jour d’ici 2023. Ce mercredi 17 janvier, une réunion d’information publique est prévue.
Le premier parc éolien devrait voir le jour en 2023 au large de Guérande. Les porteurs du projet prévoient une réunion d’information au grand public. La présentation sera menée, ce mercredi 17 janvier, par Anne Claire Boux, chef du projet au sein d’EDF énergies nouvelles.

80 éoliennes sont prévues sur le site pour une production de 480 mégawatts, soit la production d’électricité pour plus de 700 000 mille personnes. Les éoliennes, situées à douze kilomètres des côtes, disposeront d’un espacement d’un kilomètre chacun.
À La Turballe environ 100 emplois tous confondus sont envisagés. De l’ingénierie à la maintenance. Un bâtiment de 1 250 m² sera construit sur l’espace Garlahy. Il abritera la partie technique et tous les services des bureaux.
Pour suivre le projet, inscrivez-vous à la lettre d’information ici.
Mercredi 17 janvier , 17 h à 19 h. Salle du conseil, mairie de La Turballe, rue de la fontaine. Place limitée.
https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/la-turballe-44420/la-turballe-se-prepare-l-eolien-5499743

12/01/18Éolien en mer : le défi de l’acceptabilité
Vendredi 12 janvier 2018, Lundi 8 janvier, le ministre de la transition écologique et solidaire a précisé les mesures envisagées par le gouvernement pour permettre à la France d’atteindre les objectifs qu’elle s’est fixés en matière d’énergies renouvelables. France Nature Environnement soutient le développement de parcs éoliens offshore, et veillera à ce que les mesures de simplification à venir garantissent la bonne prise en compte des impacts environnementaux des projets et une consultation plus en amont du public et des acteurs locaux.
France Nature Environnement souscrit à une politique plus ambitieuse de développement des parcs éoliens offshore, parce qu’elle participe à l’indispensable diversification et relocalisation de nos modes de production énergétique. La France doit néanmoins se donner véritablement les moyens pour atteindre son objectif. Ce que propose France Nature Environnement n’est pas une contrainte de plus, c’est un accélérateur de changement. Ce sont autant de leviers à actionner pour que ces projets indispensables soient menés de façon plus sereine, plus respectueuse de l’environnement et plus rapide.
Un objectif : raccourcir les délais sans porter atteinte à l’environnement
Aujourd’hui, il faut compter une dizaine d’années entre l’appel d’offres et l’exploitation d’un parc éolien offshore. Avec ces délais, et dans une période où les technologies évoluent très rapidement, les systèmes choisis au départ peuvent s’avérer obsolètes lors de leur mise en service. Pour accélérer la procédure, le ministre de la transition écologique et solidaire a annoncé la création d’un « permis enveloppe ». Celui-ci permettra la délivrance, au lauréat d’un appel d’offres, d’autorisations pouvant évoluer pour intégrer, a posteriori, des modifications du projet d’installation. Les études d’impacts seront donc réalisées par l’Etat. France Nature Environnement n’est pas opposée à cette réforme à condition que les études réalisées par l’Etat soient de qualité et que cette réforme permette le renforcement de l’expertise de l’Etat sur certains pans de l’environnement marin. Des évaluations plus complètes et fiables de l’état initial du milieu marin, et des incidences des nombreuses activités sur la biodiversité sont nécessaires.
Par ailleurs, France Nature Environnement demande la mise en œuvre au plus vite de la planification des activités dans l’espace maritime afin d’identifier les secteurs propices au développement de l’éolien offshore, en concertation avec l’ensemble des parties prenantes (collectivités, associations, populations, pêcheurs). Cette planification permettra aux habitants, associations, acteurs économiques locaux comme aux porteurs de projets de développement d’éoliennes offshore d’avoir la visibilité nécessaire sur les projets dans des conditions plus sereines et dans des délais raisonnables.
Meilleure acceptabilité des projets : un point essentiel de la réforme à venir
La proposition d’un débat public plus en amont, garantissant une concertation plus efficace sur le choix des zones d’implantation des parcs éoliens offshore est une bonne nouvelle, puisqu’elle permettra une meilleure acceptabilité des projets. France Nature Environnement souhaite que la diffusion la plus large des éléments d’informations sur les impacts environnementaux des projets et des mesures envisagées pour les éviter, réduire et compenser, soit organisée par les pouvoirs publics pour participer à cette communication d’intérêt général. Par ailleurs, les associations de protection de la nature et de l’environnement sont absentes ou sous représentées dans un grand nombre d’instances créées ces dernières années[1], et certains projets sont ressentis comme parachutés. Une structure de dialogue sur l’éolien offshore, permettant de définir les stratégies d’accompagnement des appels d’offres et projets, et associant les acteurs locaux et nationaux, dont les associations environnementales, dès l’amont participerait à une meilleure acceptabilité des projets.
Pour Michel Dubromel, président de France Nature Environnement, « la France a pris un retard considérable par rapport à ses voisins européens sur le développement des parcs éoliens en mer. Les mesures de simplification annoncées par le ministre doivent encourager le développement de parcs éoliens offshore tout en garantissant la bonne prise en compte des enjeux environnementaux et une meilleure acceptabilité des projets dans les territoires. Il faut plus de concertation tant au niveau national qu’au niveau local. Un grand nombre d’interrogations légitimes doivent être traitées. Ne pas l’engager, c’est prendre le risque de postures politiciennes ou catégorielles contre-productives ».

11/01/18 : CÔTE PICARDE - Éoliennes offshore: après les élus, Nicolas Hulot recevra les marins-pêcheurs
Le ministre de la Transition écologique a reçu, mercredi 10 janvier, pendant plus d’une heure et demie, des élus normands à propos du dossier des éoliennes en mer de Dieppe - Le Tréport. Comme la veille avec des élus picards, Nicolas Hulot a paru « très ouvert, et à l’écoute de nos arguments », confiait, mercredi soir, Laurent Jacques, maire PCF du Tréport. Le ministre a promis de recevoir les marins-pêcheurs, opposés au projet mené par Engie. « Je l’ai invité à venir au Tréport, pour mieux se rendre compte », a ajouté Laurent Jacques. « La décision du ministre (NDLR, concernant le projet) n’est pas arrêtée », a indiqué de son côté Sébastien Jumel, député PCF de Seine-Maritime, dans un communiqué. « Le ministre a reconnu que ce projet de champ éolien offshore, dont il a hérité, était mal engagé, complexe et même «enkysté » (...) Nicolas Hulot a dit vouloir trouver une porte de sortie ».
Le 1er février, l’Agence française pour la biodiversité doit rendre un avis sur le projet éolien, puisqu’une partie de ce dernier est située dans le périmètre du Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale. Le Parc a rendu lui-même un avis négatif, en octobre. Au vu des deux entretiens de mardi et mercredi avec les élus du littoral, il semble que Nicolas Hulot ait décidé de reprendre la main sur le dossier.
http://www.courrier-picard.fr/82794/article/2018-01-10/eoliennes-offshore-apres-les-elus-nicolas-hulot-recevra-les-marins-pecheurs

10/01/18Éolien : compte à rebours au Havre
Eolien. Le 1er février, l’Agence française pour la biodiversité (AFB) rendra son avis sur le volet environnemental du parc éolien de Dieppe-Le Tréport. Une décision cruciale pour Le Havre qui attend toujours ses usines de construction d’éoliennes. Explications.
L’horizon va-t-il enfin s’éclaircir concernant le projet d’usines de construction d’éoliennes sur le port du Havre ? La concrétisation de ce dossier, qui pourrait créer 750 emplois directs, est suspendue à la décision que doit rendre le 1er février l’Agence française pour la biodiversité (AFB). L’instance doit en effet se prononcer sur le volet environnemental du parc éolien en mer de Dieppe-Le Tréport qui sera implanté au large des côtes normande et picarde.
« Nous n’avons jamais été aussi près du but »
Le 27 novembre dernier, le conseil d’administration de l’AFB avait décidé de repousser sa décision en demandant à Engie d’apporter des précisions, le parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale ayant émis un avis défavorable au projet le 20 octobre. Engie aurait accepté d’apporter un certain nombre de modifications, notamment celle de relever de quinze mètres les éoliennes pour minimiser les risques de collision avec les oiseaux.
Promises et attendues depuis longtemps, les usines de construction d’éoliennes portées d’Adwen pourraient prendre place quai Joannès-Couvert, au Havre. Elles sont attendues de tous, élus et acteurs économiques d’autant plus que le dossier a connu de nombreuses péripéties. Adwen est une co-entreprise fondée à l’origine par l’Espagnol Gamesa et le Français Areva. Mais avec les difficultés financières rencontrées par Areva, l’allemand Siemens avait finalement raflé la mise en rachetant Adwen en 2016. Lors de la présentation d’un bilan d’activité lundi dernier à Paris, les responsables d’Haropa se sont dits confiants sur la concrétisation du projet. « On y croit et nous n’avons jamais été aussi près du but.... Si la décision de l’AFB est favorable, tout le monde est prêt à démarrer les travaux. Nous sommes en lien avec l’industriel », confie Hervé Martel, le vice-président d’Haropa et directeur général de Haropa-Port du Havre.
Haropa-Port du Havre et Adwen avaient signé en décembre 2016 un accord-cadre en vue de la finalisation d’un titre domanial pour le premier semestre 2017.Ce titre a été prorogé d’un an jusqu’en avril 2018. Le 21 mars 2017, les demandes de permis de construire ont été déposées par Adwen en mairie du Havre et en préfecture. En septembre 2017, Siemens-Gamesa a réaffirmé sa volonté d’équiper les futurs champs d’éoliens de Dieppe Le Tréport, de Saint-Brieuc et de Yeu- Noirmoutier grâce à deux usines implantées dans le port du Havre, l’une ayant une activité de montage de nacelles et l’autre de fabrication de pales.
Depuis, les équipes du port du Havre et d’Adwen travaillent sur un protocole de réservation de surface qui a été présenté le 24 novembre dernier. Dans un communiqué, Siemens-Gamesa a officiellement annoncé hier qu’elle fournirait un nouveau modèle d’éoliennes en mer de 8 MW à entraînement direct pour le projet de Saint-Brieuc, le gouvernement français ayant donné son autorisation.
http://www.paris-normandie.fr/actualites/economie/eolien--compte-a-rebours-au-havre-HI11911556

10/01/18 : Saint-Brieuc. Parc éolien en mer : feu vert pour les nouvelles turbines
Pour ses 62 éoliennes qui doivent voir le jour dans la baie de Saint-Brieuc, la société Ailes Marines a été obligée de changer de turbines. Après le feu de l’Autorité environnementale, la préfecture des Côtes-d’Armor a également donné son accord.
La société Ailes Marines, qui porte le projet de parc éolien offshore en baie de Saint-Brieuc, a été contrainte de revoir sa copie. Pour ses 62 éoliennes, elle a en effet été obligée de changer de turbines.
La nouvelle entité Siemens-Gamesa a annoncé en effet en septembre sa décision d’arrêter l’industrialisation du modèle de turbine 8 MW développé par Adwen qui devait équiper le parc costarmoricain. Siemens-Gamesa proposant désormais au porteur de projet sa turbine D8 de 8 MW.
Après avoir obtenu l’accord du ministre Nicolas Hulot pour changer de modèle d’éolienne pour son projet, Ailes Marines a sollicité le préfet des Côtes-d’Armor afin de demander la modification de ses autorisations administratives délivrées en avril 2017.
Le Préfet des Côtes-d’Armor a signé le 20 décembre 2017 un arrêté modificatif validant le changement de modèle d’éolienne. Ce mercredi 10 janvier, la société se félicite ainsi de « la qualité du dossier transmis et des études complémentaires réalisées par les prestataires d’Ailes Marines ».
« Il est à noter que la phase d’instruction en Préfecture des Côtes-d’Armor fait elle-même suite à la décision prise par l’Autorité environnementale en date du 6 décembre 2017, signifiant dans ses conclusions « que dans sa globalité la modification apportée va dans le sens d’une réduction des impacts sur l’environnement ». »
Mise en service en 2023, si tout va bien…
Ce changement de modèle d’éolienne « n’a aucune incidence sur le calendrier de développement du projet », assure Ailes Marines
« La décision finale d’investissement devrait être prise en 2020, sous réserve que tous les recours déposés à l’encontre d’Ailes Marines aient été traités ». Les travaux d’installation débuteraient alors en 2021 et la mise en service du parc en 2023.


08/01/18L’Ile-d’Yeu. S’informer sur le projet de parc éolien en mer
La société les Éoliennes en mer, îles d’Yeu et Noirmoutier, gestionnaire du futur parc éolien au large des côtes et îles vendéennes, prévoit deux rencontres pour informer le public. Elles auront lieu le 1er février et 1er mars.
La Société les Éoliennes en mer, îles d’Yeu et Noirmoutier, lauréate de l’appel d’offres pour la construction, l’installation et l’exploitation du futur parc éolien off shore, proposent les rendez-vous suivants :
- La technique : Information le 1er février de 11 h à 20 h.
L’exploitation et la maintenance : le 1er mars de 11 h à 20 h.
Le thème de l’environnement a déjà été débattu. Les responsables pourront échanger avec le public et répondre à toutes les questions.
Point info les Éoliennes en mer : 13, rue du Coin-du-Chat, à l’île-d’Yeu.
https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/lile-dyeu-85350/l-ile-d-yeu-s-informer-sur-le-projet-de-parc-eolien-en-mer-5488987


06/01/18 : En route vers 2018 : quid du parc éolien de Dieppe - Le Tréport ?
Le projet de 62 éoliennes offshore au large de Dieppe et du Tréport verra t-il le jour ? Le dossier mené par le groupe Engie est contesté notamment par les pêcheurs qui critiquent la zone choisie, la plus poissonneuse. 2018 sera l’année où l'on saura si le projet tombe à l'eau ou non.
Le futur parc éolien au large de Dieppe et du Tréport, voilà plus de 10 ans qu'on en parle, et l'agence française de la biodiversité doit se prononcer sur le dossier le 1er février 2018. La position de l'AFB s'avère cruciale, car c'est elle qui chapeaute les neuf parcs naturels marins français. Or en octobre dernier à Abbeville, le parc naturel marin des estuaires picards a rendu un avis négatif au projet, par 34 voix contre, 20 pour et 2 abstentions. L'AFB ira t-elle jusqu'à déjuger la position de l'un de ses parcs ? Ce n'est encore jamais arrivé. Un signe qui ne trompe pas, la décision attendue en novembre a donc été reportée au mois prochain.
Des éoliennes plus hautes de 15 mètres
Entre temps, en décembre, l'agence a auditionné Engie, qui a proposé des solutions techniques aux inquiétudes soulevées. Le groupe s'engagerait notamment à relever de 15 mètres les éoliennes afin de minimiser les risques de collision avec les oiseaux. L'installation des pieux de fondations seraient stoppés durant 4 mois, soit la période de nidification des espèces marines. Enfin, Engie promet de réduire de 50 % le relargage de métaux lourds dans l'eau lié à la corrosion des pieux. En bref, de quoi parvenir à convaincre l'AFB, sans pour autant remettre en cause l'essence même du projet. Les éoliennes sont toujours théoriquement attendues en 2021.
https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/en-route-vers-2018-quid-du-parc-eolien-de-dieppe-le-treport-1515075398

05/01/18Éoliennes en mer : Nicolas Hulot va recevoir les élus du littoral les 9 et 10 janvier 2018
La semaine prochaine, Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique, va mener une série d’entretiens avec des élus des côtes picarde et normande, à propos du projet d’éoliennes en mer mené par Engie.
Le 9 janvier 2018, le ministre recevra Emmanuel Maquet, député LR de la Somme, ex-maire de Mers-les-Bains, et Stéphane Haussoulier, maire LR de Saint-Valery-sur-Somme, président du Syndicat mixte baie de Somme – Grand littoral picard et vice-président du conseil départemental de la Somme. Le 10 janvier, ce sera au tour des élus normands Laurent Jacques, maire PCF du Tréport, et Sébastien Jumel, député PCF et ex-maire de Dieppe.
Rappelons que par-delà les différences d’étiquettes politiques et de départements (Seine-Maritime et Somme), ces quatre élus sont opposés à ce projet, en l’état. Pas parce qu’ils seraient contre les énergies renouvelables, mais en raison de la localisation des 62 éoliennes, situées en pleine zone de pêche.
Le 11, le ministre recevra également les présidents des Parcs naturels marins français, dont Dominique Godefroy, président du Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale. Ce Parc a rendu un avis défavorable au projet d’Engie, le 20 octobre dernier. C‘est le conseil d’administration de l’Agence française pour la biodiversité qui devrait avoir le dernier mot. Son avis est attendu le 1er février.

http://www.courrier-picard.fr/81711/article/2018-01-05/eoliennes-en-mer-nicolas-hulot-va-recevoir-les-elus-du-littoral-les-9-et-10


04/01/18Quel calendrier pour le projet éolien offshore d’Oléron ?
Où en est le projet d’éolien offshore à 15 km en face de l’île d’Oléron (Charente-Maritime) ? Lors des Assises de l’économie de la mer le 21 novembre, Édouard Philippe, Premier ministre, a donné une indication majeure en annonçant le lancement en 2018 de l’étude environnementale et du débat public.
Depuis, les développeurs intéressés par la zone ont fait leurs calculs et imaginé un séquencement compatible avec une mise en service en 2023. Il implique de bien commencer l’année, c’est-à-dire d’initier dans les semaines qui viennent ...


02/01/18Le député Emmanuel Maquet va rencontrer Nicolas Hulot à propos des éoliennes en mer de Dieppe – Le Tréport
Emmanuel Maquet a annoncé, mardi 2 janvier 2018, qu’il rencontrera, le 9 janvier, Nicolas Hulot, le ministre de la Transition énergétique, à propos du projet d’éoliennes en mer de Dieppe - Le Tréport. Comme beaucoup d’élus du littoral normand et picard, l’ancien maire de Mers-les-Bains et député LR de la Somme espère que ce projet d’Engie (ex-GDF-Suez) sera abandonné. Le 20 octobre 2017, le Parc naturel marin (PNM) des estuaires picards et de la mer d’Opale avait rendu un avis négatif. Une grande partie des 62 éoliennes d’Engie se trouvera dans son périmètre. Néanmoins, le dernier mot doit revenir à l’Agence française pour la biodiversité (AFB), qui coiffe désormais tous les Parcs naturels marins de France. L’AFB se réunira le 1er février pour rendre son avis sur le projet de parc éolien. Le 11 janvier, Nicolas Hulot recevra également les présidents des Parcs naturels marins, dont Dominique Godefroy, président du PNM des estuaires picards, qui évoquera évidemment le projet d’Engie.
http://www.courrier-picard.fr/81146/article/2018-01-02/le-depute-emmanuel-maquet-va-rencontrer-nicolas-hulot-propos-des-eoliennes-en


26/12/17
Eolien flottant : la nouvelle frontière des énergies marines ?
Environnement-magazine.fr poursuit la publication de vos réflexions et de vos idées via notre nouveau format en ligne "Tribune". Cette semaine, Louis Schweitzer appelle de ses vœux, à l’aube d’une "nouvelle ère énergétique" écrit-il, le développement rapide et à coûts maîtrisés de l’éolien offshore flottant.
Le Programme d’investissement d’avenir (PIA) a, en 2016, investi 300 millions d’euros dans le secteur de l’éolien flottant, dans le cadre d’un engagement financier global de l’État de plus d’un milliard.
La puissance publique a donc souhaité envoyer aux acteurs privés un signal fort quant à l’émergence de ce marché.
L’objectif du Programme d’investissements d’avenir et de ces financements est de constituer des filières industrielles capables de réussir sur ce marché en émergence, qu’il soit en France ou à l’export. Les trois objectifs principaux du Programme d’investissements d’avenir sont l’excellence, l’innovation et la coopération. Les consortiums qui se sont constitués en réponse à l’appel à projets y répondent entièrement.
Il ne faut cependant pas aujourd’hui considérer que l’essentiel est fait, bien au contraire. Il reste encore à réaliser la notification communautaire des aides d’État, exercice engagé avec les partenaires des projets, à lever les risques dans le cadre des études avant la décision finale d’investissement, et enfin à réaliser les projets.
La fin de l’année 2016 et le début de l’année 2017 ont été essentiellement consacrés à la contractualisation avec les porteurs de projets. Je souhaite réaffirmer la stratégie du PIA pour les 4 fermes pilotes que nous finançons, à savoir la vitesse avec laquelle ces fermes devront être opérationnelles. En effet, dans le domaine des énergies renouvelables, et notamment des énergies marines, la concurrence avec les autres technologies doit nous inciter collectivement à ne surtout pas perdre de temps.
Si l’éolien offshore flottant représente une nouvelle frontière dans le domaine des énergies marines, il ne faut pas sous-estimer la capacité des autres technologies de production d’énergies renouvelables à avancer rapidement.
Cette technologie dispose cependant d’atouts majeurs. Le premier est que l’éolien offshore flottant s’appuie, pour les aérogénératrices, sur les développements déjà réalisés pour l’éolien offshore fixe.
Certes, dire que l’éolien offshore flottant ne serait que de l’éolien offshore standard où le mât serait remplacé par un simple flotteur serait une vision bien évidemment réductrice de toutes les difficultés, de tous les risques qui restent à lever : faire fonctionner des objets de plusieurs centaines de tonnes et de plusieurs centaines de mètres de diamètre dans un milieu aussi hostile que peut l’être la mer.
Le second est bien évidemment la compétence des acteurs français, et plus largement européens, dans le domaine de l’offshore en général. En termes d’acteurs, les industriels du secteur du parapétrolier et du paragazier trouvent dans ce nouveau marché une occasion de valoriser leurs compétences historiques. Les PME et des ETI se positionnent avec une prise de risque qui reflète une audace entrepreneuriale que je souhaitais saluer.
La notification communautaire des aides d’État est la prochaine grande étape dans le domaine des fermes pilotes éoliennes flottantes et, j’espère, mais je ne suis pas trop inquiet, l’autorisation de la Commission européenne en 2018.
Mais, le véritable enjeu se situe dans la capacité qu’auront les fermes pilotes à convaincre le marché, qu’il soit national mais surtout international, de la pertinence de cette technologie.
C’est pourquoi, au-delà de l’objectif de rapidité, il ne faut pas oublier celui de la réduction ou de la maîtrise des coûts d’investissement et de fonctionnement.
C’est un sujet sur lequel nous sommes en phase avec les partenaires des projets. Non seulement pour des motifs de nécessaire économie de l’argent public, mais aussi, et surtout, parce qu’il en va de la crédibilité du déploiement sur les marchés internationaux de cette technologie.
Comme dans toute aventure industrielle, il y a une prise de risque majeure pour l’ensemble des acteurs, qu’ils soient publics ou privés.
C’est le rôle du Programme d’investissements d’être à vos côtés pour accompagner cette prise de risque, car nous sommes, j’en suis persuadé, sur le point d’entrer dans une nouvelle ère énergétique. Si demain les énergies renouvelables deviennent un élément majeur du paysage énergétique, ce ne sera pas sur la base de la seule volonté politique, mais bien parce que les solutions développées dans le cadre de cette transition sont économiquement les meilleures. Je fais le voeu que l’éolien flottant en fasse partie !

http://www.environnement-magazine.fr/energie/article/2017/12/26/116511/tribune-eolien-flottant-nouvelle-frontiere-des-energies-marines.php

22/12/17
Éoliennes en mer: le président du Parc naturel marin va rencontrer Nicolas Hulot
J’étais en mesure de démissionner ce matin », a déclaré, vendredi 22 décembre, Dominique Godefroy, président du Parc naturel marin (PNM) des estuaires picards et de la mer d’Opale, à l’issue d’une réunion du conseil de gestion du Parc, à Berck-sur-Mer (Pas-de-Calais). En cause, le projet d’éoliennes en mer mené par Engie au large des côtes picarde et normande, sur lequel l’Agence française pour la biodiversité (AFB), qui chapeaute, entre autres, les neuf parcs naturels marins français, rendra un avis le 1er février 2018.
« On suppute que cet avis sera favorable », a expliqué Dominique Godefroy. Or, le Parc naturel marin a rendu un avis défavorable sur ce projet, le 20 octobre, par 34 voix contre, et 20 pour. Pour rappel, avant un décret paru cette année, seul l’avis du PNM comptait. Désormais, c’est celui de l’AFB qui l’emporte… Cela est vécu comme un camouflet par les présidents des Parcs naturels marins, dont Dominique Godefroy. Les neuf présidents ont obtenu une entrevue avec Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire. Elle aura lieu le 11 janvier 2018. « Nous allons lui demander le retour de l’avis conforme des PNM (NDLR, qui s’impose aux porteurs de projets) et des moyens supplémentaires pour les Parcs naturels marins. Ce matin, en conseil de gestion, on a pensé qu’il était important que le PNM des estuaires picards ne soit pas représenté, lors de ce rendez-vous, par un président démissionnaire », a justifié le président. Qui remet donc sa décision de démission – d’autres membres du conseil de gestion le suivront sans doute – à début février, après l’avis de l’AFB sur le projet d’éoliennes en mer de Dieppe – Le Tréport.
http://www.courrier-picard.fr/79490/article/2017-12-22/eoliennes-en-mer-le-president-du-parc-naturel-marin-va-rencontrer-nicolas-hulot


20/12/17 : Le BV va certifier le champ éolien flottant Provence Grand Large
Bureau Veritas, mandaté par EDF Énergies Nouvelles, annonce réaliser la toute première certification d’un projet de parc éolien flottant en France : « Provence Grand Large », qui sera installé au large du Golfe de Fos, sur la zone dite de Faraman.
L’éolien flottant a un potentiel très important dans la production d’énergies renouvelables. Les éoliennes flottantes peuvent être installées à grande profondeur, près de 100 mètres en l’occurrence pour la zone de Faraman. Les zones d’implantation des parcs éoliens flottants permettent l’exploitation d’un vent fort et stable, éloigné des côtes. Les 3 éoliennes Siemens-Gamesa constituant le projet Provence Grand Large ont une puissance nominale de 8 MW chacune, elles seront montées sur des flotteurs SBM offshores et produiront au total l’équivalent de la consommation de 40 000 habitants.
Le processus de certification du projet de parc éolien pilote de Provence Grand Large est initié dans le cadre d’une démarche volontaire d’EDF Energies Nouvelles qui a sélectionné Bureau Veritas, acteur majeur dans le domaine, reconnu par l’IECRE pour ses compétences, son impartialité et son indépendance. Fort de son expérience de plus de 15 ans dans les projets éoliens offshore, de 35 ans dans l’industrie pétrolière offshore (certification de plus de 70 plateformes en Mer du Nord et 80 en Asie), Bureau Veritas est à même de réunir toutes les compétences requises pour un tel projet. Ses experts maîtrisent les technologies utilisées (ancrage, turbine, flotteurs, câbles, sécurité …), connaissent les standards et codes applicables, et réaliseront des études techniques indépendantes de stabilité et résistance.
« Provence Grand Large » sera le premier projet de parc éolien flottant certifié en France et l’un des tout premiers au monde. Bureau Veritas évaluera le projet dans sa globalité, phase par phase : appréciation des conditions du site (météorologie, maritime, géotechnique), étude en phase conception des différents composants de l’ouvrage, inspection des éléments manufacturés, surveillance du transport et de l’assemblage, jusqu’à leur mise en service et réception.
https://www.meretmarine.com/fr/content/le-bv-va-certifier-le-champ-eolien-flottant-provence-grand-large


19/12/17
Pour respecter ses engagements européens, la France va investir massivement dans les énergies renouvelables
Parvenir à au moins 27% d'énergie renouvelable en 2030: c'est l'objectif que se sont fixé ce lundi à Bruxelles les ministres de l'Environnement et de l'Energie de l'Union européenne. Il devrait permettre à la France de rattraper son retard, même si le Parlement européen est beaucoup plus ambitieux.
Jusqu'à présent, l'UE avait comme objectif de faire passer la part des énergies renouvelables dans la production d'électricité à 20% en 2020. Désormais il est fixé à 27% en 2030. Largement insuffisant pour le Parlement européen, avec qui les discussions vont maintenant s'ouvrir, et qui veut atteindre les 35%. Ces chiffres ont une grande importance, pour les pays les enjeux sont considérables. Toute la difficulté étant d'obtenir des engagements suffisamment ambitieux pour être efficaces, à la fois atteignables pour tous et contraignants. La France si volontariste sur le climat, veut l'être désormais aussi sur les énergies renouvelables. Or nous partons de loin.
La France fait partie des plus mauvais élèves, alors que la part des renouvelables en Europe ne cesse d'augmenter
Selon Eurostat, la Suède, la Finlande, l'Autriche ou même la Roumanie ont déjà atteint voire dépassé leurs objectifs pour 2020. Pour la France, l'écart est l'un des plus importants, avec les Pays-Bas; il est quasiment impossible d'atteindre nos engagements, qui sont pourtant à peine plus élevés que ceux de la moyenne de l'UE. En cause, le fait d'avoir tout misé sur le nucléaire, d'avoir convaincu la Pologne à faire de même; contrairement par exemple à la Finlande: grosse consommatrice d'électricité, elle continue à s'appuyer sur le nucléaire, mais a investi en même temps dans les centrales électriques à biomasse, les centrales hydroélectriques, qui vont lui permettre d'atteindre une grande autonomie, avec bientôt la moitié en énergies renouvelables; les Suédois sont déjà bien au-delà.
L'un des secteurs d'avenir pour la France pourrait être celui de l'éolien en mer, en plein essor
A condition de ne pas rater pas le coche des nouvelle génération. Il y a déjà 3500 éoliennes offshore au large du Royaume-Uni, de l'Allemagne, du Danemark. L'Europe est précurseur dans le monde. Et nous venons seulement d'inaugurer la première, mais pas n'importe laquelle, une éolienne en mer flottante, assemblée à Saint-Nazaire, qui sera remorquée et mise en service au large du Croisic, où d'autres sont amenées à lui succéder. Une technologie encore émergente, il y a quelques projets pilotes en Norvège, en Ecosse au Portugal; le Japon les développe. Cela pourrait être un créneau d'avenir pour la France, créateur d'emploi. Emmanuel Macron veut accélérer massivement les investissements, les appels d'offres, simplifier les procédures, éviter que les recours ne bloquent systématiquement les projets de renouvelables. Faire de la France un leader dans ce domaine aussi.

https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/pour-respecter-ses-engagements-europeens-la-france-va-investir-massivement-dans-les-energies-1513711189

19/12/17
Baie de saint-Brieuc.Ailes Marines change d’éoliennes
Pour son projet éolien de la Baie de Saint-Brieuc le consortium Ailes Marines change de modèles mais garde le cap.
Le consortium Ailes Marines a soumis courant août auprès de Nicolas Hulot, Ministre de la Transition écologique et solidaire, une demande de modification de modèle d’éolienne pour le parc éolien en mer de la Baie de Saint-Brieuc.
Cette demande a été approuvée par le ministre.
Cette requête fait suite à la décision prise par Siemens Gamesa Renewable Energy d’arrêter la commercialisation en série du modèle d’éolienne AD8-180 pour se focaliser sur une seule plateforme de 8 MW et la technologie à entraînement direct du modèle D8.
Ailes Marines devra désormais s’attacher à modifier ses autorisations administratives pour être en conformité avec cette modification.
Calendrier maintenu
Ce changement de modèle d’éolienne n’a aucune incidence sur le calendrier de développement du projet
La décision finale d’investissement devrait être prise en 2020.
Les travaux d’installation débuteront en 2021 et la mise en service du parc en 2023, sous réserve que tous les recours déposés à l’encontre d’Ailes Marines aient été traités en justice.
Les caractéristiques techniques du projet restent identiques :
- 62 éoliennes ; une seule sous-station électrique en mer et un plan de câblage identique
- Un espace similaire entre les éoliennes
- Des fondations de type « jacket »
- La même zone d’implantation du projet
- Une base d’exploitation et de maintenance sur le port de Saint-Quay-Portrieux
https://actu.fr/bretagne/saint-quay-portrieux_22325/baie-saint-brieuc-ailes-marines-change-deoliennes_14590140.html
19/12/17
Parc éolien Dieppe/Le Tréport : des amendements suffisants ?
Parc éolien offshore. Engie a amendé son projet de parc Dieppe/Le Tréport afin d’en réduire les impacts. Pas encore de quoi satisfaire les pêcheurs, toujours vent debout pour préserver leur activité.
Auditionné le 14 décembre par l’Agence française de la biodiversité (AFB), le groupe Engie propose de nouvelles mesures pour rendre acceptable aux yeux des opposants son projet de parc offshore au large des côtes de Dieppe et du Tréport. Les amendements proposés sont notamment d’ordre environnemental. De quoi apaiser la colère des pêcheurs et emporter l’adhésion totale des élus ?
Pour Frédéric Weisz, adjoint à l’Environnement du maire...

http://www.paris-normandie.fr/region/parc-eolien-dieppe-le-treport--des-amendements-suffisants-AD11741375

19/12/17Parc éolien en mer du Tréport : Engie fait des concessions
Le groupe Engie a fait plusieurs propositions à l'Agence française de la biodiversité (AFB) pour limiter l'impact du futur parc éolien offshore au large du Tréport (Seine-Maritime) sur l'environnement. Le feu vert de l'AFB est nécessaire pour lancer le projet.
Engie a été auditionné par l'Agence française de la biodiversité, vendredi 22 décembre 2017. Le groupe, à la tête du consortium pour la construction du parc éolien en mer au large du Tréport (Seine-Maritime), a fait de multiples propositions pour réduire les impacts du projet sur l'environnement.
Le parc est très contesté localement, notamment par les pêcheurs qui critiquent la zone choisie, la plus poissonneuse du Tréport. Engie et ses partenaires doivent désormais obtenir le feu vert de l'AFB pour pouvoir lancer le projet. L'agence devait se prononcer en novembre mais a repoussé à plusieurs reprises sa décision. Un choix motivé par l'avis défavorable émis par le parc naturel marin des estuaires picards.
• Lire aussi : Projet d'éolien en mer au large de Dieppe - Le Tréport : le parc naturel marin rend un avis défavorable
95 mesures acceptées par Engie
Le groupe Engie a expliqué à l'AFP avoir accepté les 95 mesures suggérées par le parc naturel marin pour que le projet soit envisageable. Des mesures qui portent sur le suivi de certaines espèces animales et végétales. Les moyens du groupe d'intérêt scientifique, censés suivre la mise en place des mesures pour l'environnement, passeront de 650 000 à 8 millions d'euros. Des mesures complémentaires ont même été proposées par Engie.
Les éoliennes pourraient être relevées de 15 mètres pour limiter les risques de collision avec les oiseaux. Les travaux d'installation des pieux pour les fondations des éoliennes seraient aussi arrêtés 4 mois pendant la période de nidification des espèces marines. Le groupe va aussi utiliser une technique pour réduire de 50% le relargage de métaux lourds dans l'eau, liés à la corrosion des pieux.
Engie doit désormais fournir un document pour récapituler ses engagements. La décision de l'AFB doit, quant à elle, tomber le 1er février 2018.
https://www.tendanceouest.com/actualite-256355-parc-eolien-en-mer-du-treport-engie-fait-des-concessions.html

18/12/17Eolien en mer: Engie propose de nouvelles concessions au Tréport
Le groupe Engie a énoncé plusieurs propositions pour réduire les impacts de son projet de parc éolien en mer du Tréport (Seine-Maritime), a-t-on appris lundi auprès du groupe et de l'Agence française pour la biodiversité (AFB) qui l'auditionnait.
Engie a remporté en consortium en 2014 l'appel d'offres pour la construction de ce parc éolien en mer de près de 500 mégawatts, qui prévoit d'installer 62 éoliennes de 8 mégawatts chacune.
Mais ce projet est contesté en Normandie, notamment par les pêcheurs locaux qui critiquent la zone choisie, la plus poissonneuse du Tréport.
Engie et ses partenaires, le groupe ibérique EDPR et la Caisse des Dépôts, doivent désormais obtenir le feu vert de l'AFB pour lancer le projet.
Censée se prononcer fin novembre, l'Agence a repoussé sa décision et a auditionné Engie en fin de semaine dernière, après l'avis défavorable du parc naturel marin des estuaires picards.
Durant cette audition, Engie "a répondu à toutes les questions et a proposé des solutions techniques" aux inquiétudes soulevées, a indiqué le groupe à l'AFP.
"Le parc naturel marin avait remis 95 mesures et l'ensemble a été accepté", détaille encore Engie. Ces mesures portent sur le suivi de certaines espèces animales ou végétales.
En plus de ces mesures, le groupe a accepté "un certain nombre de modifications additionnelles de leur projet", a indiqué à l'AFP Isabelle Autissier, présidente de l'ONG WWF-France et membre du conseil d'administration de l'AFB.
Engie a ainsi proposé de relever de 15 mètres les éoliennes afin de minimiser les risques de collision avec les oiseaux, mais aussi d'arrêter les travaux d'installation des pieux servant aux fondations des éoliennes pendant les 4 mois correspondant à la période de nidification des espèces marines.
Enfin, le groupe va utiliser une technique permettant de réduire de 50 % le relargage de métaux lourds dans l'eau lié à la corrosion des pieux.
Par ailleurs, Engie s'est engagé à renforcer les moyens du groupe d'intérêt scientifique, censé suivre la mise en place de ces mesures. Son budget passera de 650.000 euros à 8 millions d'euros, a indiqué Engie à l'AFP.
Toutes ces mesures ont "vocation à faciliter l'acceptabilité locale au plan environnemental et vis-à-vis des collectivités", a expliqué Antidia Citores, de l'ONG Surfrider et membre du conseil d'administration de l'AFB.
Engie doit désormais fournir un document récapitulant ces engagements. La décision de l'Agence, déjà repoussée au 16 janvier, est désormais attendue le 1er février, selon une source proche du dossier.

http://www.lepoint.fr/economie/eolien-en-mer-engie-propose-de-nouvelles-concessions-au-treport-18-12-2017-2180962_28.php

16/12/17 : Vent toujours favorable pour le parc éolien en baie de Saint-Brieuc

Saint Brieuc, vendredi 15 décembre 2017, Nicolas Hulot a confirmé auprès d’Ailes Marines son accord pour le nouveau modèle d’éolienne, après avis de la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE).
Ailes Marines a soumis, courant août 2017, auprès de Nicolas Hulot, Ministre de la Transition cologique et solidaire, une demande de modification de modèle d’éolienne pour le parc éolien en mer de la Baie de Saint-Brieuc. Cette demande de modification fait suite à la décision prise par Siemens Gamesa Renewable Energy d’arrêter la commercialisation en série du modèle d’éolienne AD8-180 pour se focaliser sur une seule plateforme de 8 MW et la technologie à entraînement direct du modèle D8.
Démarrage des installations en 2021
L’entreprise Ailes Marines a pris acte de cette décision. La prochaine étape consiste à faire enregistrer ces modifications auprès de la Préfecture des Côtes-d’Armor pour être en conformité avec les autorités administratives En attendant l’aval du préfet, Ailes Marines continue d’avancer sur le projet. La décision finale d’investissement devrait être prise en 2020. Les travaux d’installation débuteront en 2021 et la mise en service du parc en 2023, sous réserve que tous les recours déposés à l’encontre d’Ailes Marines aient été traités en justice.
Les caractéristiques techniques du projet restent identiques à savoir :
· 62 éoliennes ;
· Une seule sous-station électrique en mer et un plan de câblage identique ;
· Un espace entre les éoliennes similaire ;
· Des fondations de type « jacket » ;
· La même zone d’implantation du projet ;
· Une base d’exploitation et de maintenance sur le port de Saint-Quay-Portrieux.
https://7seizh.info/2017/12/16/vent-toujours-favorable-parc-eolien-baie-de-saint-brieuc/

15/12/17
L’aventure de l’éolien flottant va débuter avec les fermes pilotes au large de Gruissan et Leucate
La Méditerranée dispose d’une richesse certaine : ses ressources en vent. En Occitanie, deux projets de fermes pilotes en éolien flottant existent. Le point au salon EnerGaïa de Montpellier.
Si la Manche, sous son ciel souvent gris, est venteuse, la Méditerranée, et en particulier le Golfe du Lion, jouit « des meilleurs régimes en ressources en vent », posait, jeudi à EnerGaïa, Matthieu Monnier, responsable Offshore de France Energie Eolienne.
A ce jour, 6 projets (production d’environ 3000 Mega Watts) d’éolien en mer posé existent en France, « plus un appel d’offres en cours au large de Dunkerque. » Décrite comme « une technologie mature », avec « plus de 3 500 éoliennes offshore qui fonctionnent dans les eaux européennes », l’éolien en mer posé, c’est à dire relié à des fondations construites sur le fond marin, a fait ses preuves.
Apparue récemment, la technologie de l’éolien offshore flottant*, qui permet une installation en eau profonde dans des zones très venteuses, a été choisie par 4 porteurs de projets retenus par l’Ademe en juillet et novembre 2016. « Trois fermes pilotes ont été désignées lauréates en Méditerranée, dont deux en Occitanie. Chaque ferme comporte 4 éoliennes. L’une s’implantera face à Leucate-Barcarès, et l’autre au large de Gruissan (Eolmed), dans l’Aude. Chacune se trouvera à une quinzaine de kilomètres de la côte», précise Matthieu Monnier. La mise en service est prévue pour 2020-2021.
Dialogue avec les pêcheurs
« Les quatre éoliennes, d’une puissance de 6,2 MegaWatts chacune, produiront 100 millions de Kwh, soit la consommation électrique d’une ville de 50 000 habitants pendant un an, l’équivalent de Narbonne », détaille Laurent Tokarski, chef de projet de la ferme pilote en éolien flottant EolMed, au large de Gruissan. Porté par Quadran Energies Marines, maître d’ouvrage (siège social à Port La Nouvelle, locaux à Béziers), le projet de 212 millions d’euros implique aussi Ideol à La Ciotat (ingéniérie du flotteur), Bouygues Travaux publics, et Senvion, constructeur allemand de l’éolienne. RTE (Réseau de Transport d’Electricité « transportera l’électricité produite sur le poste de Port-La Nouvelle. » Le parc doit fonctionner vingt ans, Enedis s’étant engagé à l’achat de l’énergie produite sur cette période.
Dénommé « ferme pilote pré-commerciale », le projet au large de Gruissan « se situe entre l’expérimental et le prototype », observe Matthieu Monnier. « Elle va nous aider à valider la technologie, évaluer le coût de construction et de la maintenance (...), et voir sur quels leviers d’économie on pourrait agir », explique Laurent Tokarski. Si tout va bien, la ferme commerciale « pour nous, de 10 voire 12 Mega Watt ne devrait être en place qu’en 2025- 2030. La concertation pour savoir où on l’implantera commencera début 2018. » La ferme pilote au large de Gruissan n’a pas mobilisé contre elle. Le périmètre de la concession joue : 12 kilomètres carrés contre 80 à 100 km2 pour les fermes de 500 MegaWatts avec 60 à 80 machines. EolMed n’a pas cessé de parler avec Bernard Perez, président du syndicat de la pêche d’Occitanie. « Des discussions sont en cours pour autoriser le passage des bateaux dans un chenal qui traverserait la zone de concession », cite par exemple Laurent Tokarski. « Ou permettre la pose de filets statiques. »
* Salon des énergies renouvelables, soutenu par la Région Occitanie.
** Les éoliennes sont posées sur des flotteurs, amarrés au sol

http://www.lamarseillaise.fr/herault/developpement-durable/66049-l-aventure-de-l-eolien-flottant-va-debuter-avec-les-fermes-pilotes-au-large-de-gruissan-et-leucate

15/12/17 : Saint-Brieuc : N. Hulot accepte le changement du modèle d’éolienne offshore

Le Ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a confirmé auprès d’Ailes Marines son accord pour le nouveau modèle d’éolienne, après avis de la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE).
Ailes Marines a soumis courant août auprès de Nicolas Hulot, Ministre de la Transition écologique et solidaire, une demande de modification de modèle d’éolienne pour le parc éolien en mer de la Baie de Saint-Brieuc.
Cette demande de modification fait suite à la décision prise par Siemens Gamesa Renewable Energy d’arrêter la commercialisation en série du modèle d’éolienne AD8-180 pour se focaliser sur une seule plateforme de 8 MW et la technologie à entraînement direct du modèle D8.
Ailes Marines prend acte et se félicite de cette décision de l’Etat qui permet la poursuite du développement du projet de parc éolien en mer de Saint-Brieuc.
Ailes Marines doit désormais s´attacher à modifier ses autorisations administratives pour être en conformité avec cette modification. En ce sens, un porter à connaissance a été déposé en Préfecture des Côtes-d'Armor.
Ailes Marines communiquera prochainement sur ce sujet dès connaissance de la décision.
Le calendrier
Ce changement de modèle d’éolienne n’a aucune incidence sur le calendrier de développement du projet.
La décision finale d'investissement devrait être prise en 2020. Les travaux d'installation débuteront en 2021 et la mise en service du parc en 2023, sous réserve que tous les recours déposés à l’encontre d’Ailes Marines aient été traités en justice.
Les caractéristiques techniques du projet restent identiques à savoir :
- 62 éoliennes ;
- Une seule sous-station électrique en mer et un plan de câblage identique ;
- Un espace entre les éoliennes similaire ;
- Des fondations de type « jacket » ;
- La même zone d'implantation du projet ;
- Une base d’exploitation et de maintenance sur le port de Saint-Quay-Portrieux.
Communiqué d'Ailes Marines, 15/12/17
https://www.meretmarine.com/fr/content/saint-brieuc-n-hulot-accepte-le-changement-du-modele-deolienne-offshore

13/12/17DUNKERQUE - Le projet d’éoliennes en mer toujours porté par la brise
Depuis la venue de l’ex-ministre de l’Environnement Ségolène Royal, il y a tout juste un an, le projet de parc éolien au large de Dunkerque suit son petit bonhomme de chemin. Une dizaine de groupes sont candidats à sa construction. On devrait en savoir plus au printemps.

La perspective d’implantations d’éoliennes au large de Dunkerque avait fait des vagues à l’été 2016, avec une réunion publique plutôt houleuse. Avant de retrouver une vague porteuse, quand Ségolène Royal avait officiellement lancé, en décembre, le montage du dossier en vue du choix des candidats, selon une formule destinée à accélérer le projet, et donc à réduire son coût : le dialogue concurrentiel. Son principe : associer les groupes susceptibles de réaliser et d’exploiter le parc éolien offshore à l’élaboration du cahier des charges.
Depuis, plus de houle, mais un travail de fond. La première étape du dialogue concurrentiel a permis de présélectionner dix candidats, en fonction du respect de trois critères : le prix, l’utilisation la meilleure possible de la zone destinée à accueillir les éoliennes, et la prise en compte des questions environnementales (l’implantation des éoliennes se fera sur deux zones classées Natura 2000) et de la sécurité maritime. « Le critère financier était important », souligne un bon connaisseur du projet. L’enjeu est de « sortir » le kilowatt au tarif le plus « ajusté » possible pour rendre l’énergie produite par l’éolien offshore compétitive. Sur le sujet, Dunkerque a des atouts (lire par ailleurs). On parle aussi beaucoup de « mesures compensatoires » pour l’environnement.
Calendrier tenu
Les groupes présélectionnés (lire par ailleurs) travaillent actuellement à l’élaboration de leur candidature finale. Ils doivent déposer leur offre au printemps. L’heureux gagnant devrait être connu au début de l’été. Le choix de celui qui va planter des éoliennes au large de Dunkerque a pris quelques mois de retard car il a fallu affiner certaines parties techniques, notamment sur la question du raccordement au réseau.
Néanmoins, les délais restent tenus – et raisonnables – en comparaison des projets en cours sur les deux premiers appels d’offre nationaux, lancés respectivement en 2011 et 2013 et toujours pas réalisés ni même commencés. Du coup, l’État espère une mise en service des éoliennes offshore dunkerquoises en 2022. Un exploit à l’échelle française, une évidence pour nos voisins européens…
Énergie, emploi, économie: des enjeux
Le territoire dunkerquois n’a pas son mot à dire dans le dialogue concurrentiel entre l’État et les entreprises. Pourtant, il est concerné au premier chef par les conséquences du futur parc et en attend des retombées importantes, comme l’exprime régulièrement le président de la communauté urbaine Patrice Vergriete.
L’éolien offshore devra être une corde supplémentaire à l’arc d’un Dunkerquois qui veut se positionner comme le champion de l’énergie, quelles que soient ses formes. Avec ce qui existe, comme le nucléaire, mais aussi ce qui est à inventer ou mettre au point, comme la filière hydrogène, qui permet de stocker l’électricité. La production des éoliennes, par définition irrégulière, cadre avec cette logique.
Enjeu aussi en terme d’emplois, pendant la construction du parc, puis pour son entretien et son fonctionnement. Plus largement, une vraie filière peut s’organiser autour de l’éolien, de la construction de machines à leur passage par le port.
Les conséquences sont aussi fiscales : l’implantation d’un tel parc signifie des taxes, toujours bonnes à prendre pour la collectivité en ces temps où les vaches maigrissent…
Les prétendants
La palettes des dix postulants à la construction et à l’exploitation du futur parc éolien offshore dunkerquois est internationale :
– Le Belge Elicio ;
– un consortium composé de l’Espagnol Iberdrola et du Britannique RES Group ;
– le Norvégien Statoil ;
– un groupement entre Engie (ex-GDF Suez) et EDPR ;
– le Suédois Vattenfal ;
– la filiale française du Belge InControl ;
– un consortium regroupant le Belge Parkwind et Valeco ;
– le Belge Deme Concessions Wind ;
– un groupement entre EDF énergies nouvelles, Innogy et le Canadien Enbridge
– le Canadien Boralex associé au Belge CMI5i Pastor.
Le parc dunkerquois, digest
Le projet tel qu’il est décrit dans « le document de consultation relatif au dialogue concurrentiel » porte sur « un parc éolien d’une puissance comprise entre 250 et 750 mégawatts »*. On semble finalement s’orienter vers un parc de 500 MW, « seuil de rentabilité », note un connaisseur du sujet. Question performance, le futur parc dunkerquois a des atouts à faire valoir : « Au vu des premières mesures, Dunkerque sera le plus rentable », nous expliquait en octobre 2016 l’entreprise Nass&Wind, venue faire des mesures de vent. Ses fonds sableux rendront aussi plus facile la pose des fondations.
Les candidats ont pu travailler sur deux zones : l’une (la A) de 68 km2 et l’autre (la B) de 55 km2. Toutes deux s’étendent de la frontière belge jusqu’à, grosso modo, Grande-Synthe. L’avantage de la première, pour les Dunkerquois en tout cas, est qu’elle se situe plus au large (une dizaine de kilomètres pour son point le plus proche de la côte, contre six pour l’autre). « Les questions d’impact sur les paysages et de visibilité depuis la côte devront faire l’objet d’une attention particulière », précise d’ailleurs le document de consultation.
Difficile de dire à l’heure actuelle combien d’éoliennes seront posées, tant leur puissance évolue au rythme, rapide, des avancées techniques.
* Un réacteur de la centrale de Gravelines a une puissance de 900 MW.

http://www.lavoixdunord.fr/279616/article/2017-12-13/le-projet-d-eoliennes-en-mer-toujours-porte-par-la-brise

05/12/17 : 
Les éoliennes en mer du Nord n’ont pas qu’un impact positif
Il y a actuellement 232 éoliennes en fonctionnement en mer du Nord. L’Institut royal des sciences naturelles de Belgique vient de publier un nouveau rapport. Il dresse les apports positifs mais aussi négatifs des éoliennes.
Les 232 éoliennes opérationnelles en mer du Nord produisent actuellement quelque 870 MW, soit la consommation électrique de 860 000 foyers. Elles n’émettent aucun gaz nocif et sont donc un moyen efficace de lutter contre le réchauffement climatique. Mais cela ne signifie pas qu’elles n’ont aucun impact sur l’environnement. Sans parler des ressources nécessaires à leur construction, elles ont inévitablement des conséquences sur le milieu dans lequel elles sont installées. Depuis 2008, l’Institut royal des sciences naturelles de Belgique (IRSNB) coordonne la surveillance de ces effets. Son dernier rapport, publié ce mardi, évoque des aspects tant négatifs que positifs.
Cinq à six ans après la construction des premiers parcs d’éoliennes, «l’écosystème des substrats mous entre les éoliennes n’a pas changé de façon spectaculaire», relève d’abord l’IRSNB. Le nombre d’invertébrés et poissons qui vivent sur ou en association avec le fond marin est surtout lié à des fluctuations à grande échelle (température de l’eau, prolifération de plancton, etc.).
Une espèce de poisson, la plie commune, semble toutefois influencée positivement par les éoliennes en mer. «Cela peut être lié à une disponibilité locale accrue de ressources alimentaires et/ou à l’exclusion de la pêche dans les parcs éoliens», avance l’IRSNB.
La biodiversité sur les fondations des éoliennes et autres substrats artificiels de protection contre l’érosion est, elle, moindre que sur les substrats durs naturels, comme des lits de gravier, montre aussi le rapport.
D’autres effets négatifs des éoliennes proviennent du bruit généré lors de l’enfouissement des pieux. Au moment de ces opérations, la présence de marsouins diminue de 75%. Une expérience effectuée sur des cabillauds en cage a en outre permis de détecter une forte augmentation des lésions à la vessie natatoire, de nombreux saignements internes et un comportement anormal à la nage lié à ces nuisances sonores.
Les éoliennes en mer ont enfin des effets négatifs sur les oiseaux. «Les scientifiques ont pu mettre en évidence que quatre espèces évitent le parc éolien du Thorntonbank (le Fou de Bassan, la mouette pygmée, la mouette tridactyle et le guillemot de troïl) tandis que trois autres (le goéland marin, le goéland argenté et la sterne caugek) sont attirées», résume l’IRSNB. Parmi les individus attirés, un grand nombre sont victimes de collision mais, comme leur corps tombe à l’eau, on ne peut les compter. Un radar aviaire pour détecter les oiseaux est indispensable, souligne l’institut.
La Belgique a pour objectif d’atteindre 13% d’énergie produite à partir de ressources renouvelables d’ici 2020. Pour y parvenir, le pays mise notamment sur les éoliennes en mer du Nord, qui devront produire d’ici là quelque 2.200 MW, soit 10% des besoins en électricité.


05/12/17 : Eolfi dépose les dossiers de la ferme éolienne flottante de Groix
La société de projet Ferme Eolienne Flottante de Groix & Belle-Île (FEFGBI), et le Réseau de Transport d'Electricité (RTE) ont déposé conjointement, à la Direction des Territoires et de la Mer du Morbihan et à la DREAL Bretagne, les dossiers de demandes d’autorisations administratives nécessaires à la construction et à l’exploitation de la ferme pilote et à son raccordement électrique. Elles vont désormais faire l’objet d’une instruction au cours de laquelle le projet sera notamment soumis à l’avis des services de l’Etat, ainsi qu’à des collèges d’experts réunis dans différentes commissions. A l’été 2018 sera menée l’enquête publique unique dans les communes littorales. Les autorisations administratives délivrées par l’Etat sont attendues au premier trimestre 2019. Elles permettront de lancer la phase de fabrication des différents éléments de la ferme pilote et de son raccordement puis leur installation en mer pour une mise en service à l’été 2021.
Porté par Eolfi et le groupe chinois CGN EE, le consortium s’est ouvert en mai dernier à deux nouveaux acteurs financiers : la Caisse des Dépôts ainsi que Meridiam, fonds d’investissement français dans les infrastructures.
Représentant un investissement de 200 millions d’euros, la future ferme pilote comprendra quatre éoliennes flottantes de forte puissance. La zone retenue, qui couvre une surface de 17 km² avec des profondeurs d’eau d’environ 70 mètres, se situe au plus près à 13 kilomètres de l’île de Groix, près de 20 km de Belle-Île et 25 à 30 km du continent.
Supportant une turbine de 6 MW du type Haliade 150, conçue par GE et réalisée dans son usine de Saint-Nazaire, les quatre éoliennes adopteront une fondation flottante développée par Naval Energies (ex-DCNS Energies) et Vinci. Formant un tripode inversé de 73 mètres de côté pour 35 mètres de hauteur, chaque flotteur sera ancré au fond de la mer par 6 lignes de mouillage pour maintenir l’éolienne sur sa position et éviter qu’elle dérive.
Les quatre machines présenteront une hauteur totale de 190 mètres, dont environ 170 au-dessus de la mer, le mât mesurant 80 mètres et le diamètre du rotor de l’Haliade 150, équipée de trois pales, étant de 150 mètres. Avec une puissance de 24 MW, le parc, relié au réseau électrique terrestre par un câble sous-marin, pourra produire l’équivalent de la consommation électrique de 20.000 foyers.

https://www.meretmarine.com/fr/content/eolfi-depose-les-dossiers-de-la-ferme-eolienne-flottante-de-groix

05/12/17
Éoliennes en mer: l’avis de l’AFB scruté de près par les pêcheurs
L’Agence française pour la biodiversité auditionnera bientôt les responsables d’Engie sur le projet d’éoliennes en mer de Dieppe – Le Tréport. Elle rendra son avis le 16 janvier.
LES FAITS
Juin 2014 : la société Éoliennes en mer Dieppe - Le Tréport (EMDT, filiale d’Engie, ex-GDF-Suez) remporte l’appel d’offres lancé par l’État pour la maîtrise d’ouvrage d’un parc éolien de 62 éoliennes d’une puissance installée de 8 MW, à une quinzaine de km des côtes picarde et normande.
24 avril au 31 juillet 2015 :débat public sur le projet.
20 octobre 2017 : le Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale rend un avis négatif mais le dernier mot reviendra à l’Agence française pour la biodiversité, qui chapeaute, entre autres, tous les Parcs naturels marins.
27 novembre 2017 : le conseil d’administration de l’Agence française pour la biodiversité reporte sa décision à janvier 2018.
2022 : mise en service prévue du parc éolien.
Que diront les responsables d’Engie, devant une commission ad hoc de l’Agence française pour la biodiversité (AFB), pour défendre leur projet d’éoliennes en mer au large des côtes picarde et normande ? À la suite du report de sa décision, la semaine dernière, l’AFB a demandé à les auditionner. Selon nos informations, l’audition aura lieu le 14 décembre et l’AFB rendrait son avis le 16 janvier, lors de son prochain conseil d’administration.
Si l’on en croit Olivier Becquet, membre du comité régional des pêches de Normandie, Engie ne pourra pas dire pas grand-chose : « Tout le projet est dans le rouge pour la biodiversité, comme l’indique l’avis négatif du Parc naturel marin, le 20 octobre ». De son côté, Christophe Leblanc, directeur du développement d’Éoliennes en mer Dieppe - Le Tréport, filiale d’Engie, affirme : « Nous tiendrons compte du vote du Parc naturel marin : on va étudier les réserves qu’il a apportées sur notre étude d’impact. »
Quant au choix de la zone d’implantation, très contestée par les pêcheurs professionnels depuis le début, il est impensable, pour Christophe Leblanc, d’en proposer une autre lors de cette audition : « La zone est liée à l’appel d’offres. Et, lors des Assises de la Mer qui ont eu lieu en novembre, l’administration centrale du ministère a pris position, une nouvelle fois, en indiquant que cette zone ne changerait pas ». « Pour changer de zones, il faudrait changer l’appel d’offres », poursuit Christophe Leblanc. Et donc, tout recommencer à zéro.
Pour Olivier Becquet, c’est simple, si l’AFB ne suit pas l’avis négatif du Parc naturel marin, elle manquera à sa mission : « Elle est faite pour protéger la biodiversité. Implanter le parc éolien en pleine zone de pêche et de reproduction des poissons, c’est tout sauf protéger la biodiversité. On nous vend les bienfaits de l’éolien mais ce que les industriels veulent, c’est gagner de l’argent avec les tarifs de rachat de l’électricité. »
« Au nom de la lutte contre le réchauffement climatique, des grands lobbies décident comment les citoyens doivent vivre », appuie Olivier Becquet. « Et ce n’est pas l’éolien qui va créer de vrais emplois. Les emplois, il y en aurait plein dans le traitement des déchets, y compris en mer. » Et d’annoncer une colère noire des pêcheurs : « Si l’AFB approuve ce projet, les pêcheurs seront beaucoup moins dociles lors des contrôles en mer. Ce sera chaud ! ». Par ailleurs, des élus, membres du Parc naturel marin, ont mis leur démission dans la balance.
Christophe Leblanc, de son côté, s’attendrait, en cas d’avis négatif de l’AFB en janvier, à des conséquences sur l’autre appel d’offres qu’Engie a remporté en même temps que celui de Dieppe - Le Tréport, celui du parc éolien de l’île d’Yeu et Noirmoutier. Là-bas, point de Parc naturel marin, donc pas d’avis de l’AFB. « Mais la filière serait touchée, notamment pour Siemens, le fabricant des éoliennes, qui pourrait se demander s’il continue ou pas », affirme Christophe Leblanc. Pour Olivier Becquet en revanche, si le projet se fait, c’est toute la filière de la pêche professionnelle du Tréport qui disparaîtrait. DENIS DESBLEDS
Un dossier qui dépasse les frontières
Dans cette affaire, les étiquettes politiques ne veulent rien dire. Emmanuel Maquet, député LR de la Somme et ancien maire de Mers-les-Bains, est contre, tout comme Laurent Jacques, maire PCF du Tréport et Sébastien Jumel, député PCF de Seine-Maritime et ancien maire de Dieppe. En revanche, le président du conseil régional de Normandie, Hervé Morin (Les Centristes), est favorable au projet, contrairement à Xavier Bertrand, président (Les Républicains) de la région des Hauts-de-France.
Le dernier avis en date ressemble à une réponse de... Normand. Dans une lettre adressée le 30 novembre au Premier ministre Édouard Philippe, Jean-Luc Léger, président du CESER de Normandie (conseil économique social et environnemental) explique que l’organisme appuie « la réalisation de ce parc » éolien, tout en précisant que « certains points restent à approfondir, y compris l’étude d’un site alternatif plus favorable à la préservation des activités de pêche ». Sauf que changer de zone, ce qu’espèrent évidemment les pêcheurs professionnels, ce serait changer de projet et ouvrir la voie à des dédommagements pour Engie.
http://www.courrier-picard.fr/75515/article/2017-12-05/eoliennes-en-mer-lavis-de-lafb-scrute-de-pres-par-les-pecheurs
05/12/17
Eolien en mer : la dernière chance ?
Énergies renouvelables. Le consortium qui porte le projet au large de Dieppe et du Tréport va exposer, avant Noël, de nouveaux arguments environnementaux devant l’Agence française pour la biodiversité.
Le 27 novembre dernier, il a bien été question du projet du parc éolien en mer Dieppe-Le Tréport au sein du conseil d’administration de l’Agence française pour la biodiversité (AFB).
Les administrateurs de l’AFB (établissement public du ministère de la Transition écologie et solidaire) ont entendu de vive voix, les raisons de l’avis négatif posé en octobre par le conseil de gestion du Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer...

http://www.paris-normandie.fr/actualites/economie/environnement/eolien-en-mer--la-derniere-chance-LG11609442#

















































































































































































04/12/17 : Groix. Éoliennes flottantes : 3 000 pages à l’instruction
Le projet des quatre éoliennes flottantes entre Groix et Belle Île franchit une étape. Le consortium piloté par Eolfi, et RTE, en charge du raccordement électrique, ont déposé le 30 novembre les demandes d’autorisations administratives auprès des services de l’État.
C’est un dossier de 3 000 pages. Le projet des quatre éoliennes flottantes entre Groix et Belle Île franchit une étape. Le consortium piloté par Eolfi ainsi que RTE, en charge du raccordement électrique, ont déposé le 30 novembre les demandes d’autorisations administratives auprès des services de l’État. Le dossier va désormais entrer en instruction, pour une période d’environ 15 mois. La population sera consultée, à l’été 2018, notamment à travers l’enquête publique. Les autorisations administratives sont attendues au premier trimestre 2019. Suivra la phase de fabrication des différents éléments de la ferme pilote et de son raccordement puis leur installation en mer. Mise en service attendue à l’été 2021.


04/12/17 : Le CESER (Conseil économique, social et environnemental régional) de Normandie apporte son soutien au projet de parc éolien en mer de Dieppe-Le Tréport.
Dans un courrier adressé au Premier ministre et au ministre de la Transition écologique, le président du CESER de Normandie Jean-Luc Léger rappelle que :
« Parce que les filières industrielles et maritimes comptent sur ce dossier pour soutenir ou relancer leur activité, parce que la Région et ses partenaires ont investi pour former des personnels qualifiés, parce que les habitants soutiennent l’émergence des énergies renouvelables pour améliorer leur cadre de vie et leur santé, et parce que les difficultés soulevées peuvent encore être surmontées, nous appuyons la nécessité de réalisation de ce parc ».
La position du CESER exprime aussi la nécessité de trouver un compromis pour lever les difficultés, notamment en faveur de la préservation des activités de pêche.
« Le maître d’ouvrage doit réagir rapidement pour montrer qu’il prend en compte ces avertissements. Les expériences de concertation des autres parcs éoliens en mer en Normandie (Fécamp, Courseulles) ont montré qu’un consensus était possible. Si l’éolien constitue une opportunité économique majeure pour le territoire, il ne doit pas se substituer à une activité déjà présente, mais s’y ajouter ».
http://www.paris-normandie.fr/breves/normandie/le-ceser-de-normandie-apporte-son-soutien-au-projet-de-parc-eolien-en-mer-de-dieppe-le-treport-LG11602238


01/12/17
L’éolien off-shore au large de Port-La-Nouvelle et Leucate : là où les enjeux financiers commencent pour les uns, le bon sens s’arrête pour les autres !

Pendant que la justice retoque justement le Schéma Régional Eolien terrestre en ex. Languedoc-Roussillon, la Région s’attaque maintenant à la méditerranée et impose son projet d'éolien offshore au large de Port-La-Nouvelle.
Ce n’est d’ailleurs pas faute d’avoir régulièrement dénoncé l’absence d’études sérieuses préalables ou préconisé un recul suffisant sur l’édification de telles infrastructures.
Où est l’écologie quand il faudra dépenser des tonnes d’énergies fossiles pour construire et installer, à 16 km des côtes, ces immenses édifices flottants dont la durée de vie n’est estimée qu’à 20 ans seulement ? Où est l’écologie quand il faudra lancer des centrales thermiques pour pallier l’absence de vent ?
Comment prendre au sérieux la conception d’un tel projet quand le 1er vice-président de la Région, M. Codorniou, et l’ensemble des élus régionaux de droite comme de gauche, font fi du facteur « catastrophes naturelles » sur ce secteur et remettent en cause la légitimité du CENALT (centre d’observation et d’alertes aux tsunamis & autres aléas maritimes préoccupants) réalisé par leur camarade, le sénateur Roland Courteau ?
De plus, l’installation de cet ensemble éolien impactera et réduira les zones de pêches. Est- il bien nécessaire de créer de nouvelles contraintes à cette filière, déjà en grande difficulté ? La navigation sera, elle aussi, plus compliquée. Celle de plaisance fuira le bassin, le fret maritime, lui se détournera de ce port industriel. La Région et donc nous, contribuables, pourrons toujours déverser des millions d’euros pour son extension et son développement...
Enfin, le coût prévisionnel de ces 4 éoliennes est de 212 millions d’euros, financé à 80% par le contribuable. Double peine pour nos concitoyens puisque le prix de l’électricité issu de l’éolien offshore est 4 fois supérieur à l’électricité nucléaire.
Le Front National, par ma voix, joue son rôle de lanceur d’alerte. Les élus régionaux du groupe FNRBM s’opposent à ce projet controversé, antisocial, aux conséquences plus négatives que bénéfiques et dont les risques ne sont pas anticipés.
L’énergie est trop importante pour être le jouet des idéologues et des multinationales. Nous demandons un moratoire sur l’éolien.

Laure-Emmanuelle PHILIPPE - Conseillère régionale d’Occitanie et conseillère municipale de Leucate (11) (01-12-17) 
http://www.occitanie-tribune.com/articles/5199/occitanie-aude-letrsquo%3Be%CC%81olien-off-shore-au-large-de-port-la-nouvelle-et-leucate-la%CC%80-ou%CC%80-les-enjeux/

01/12/17
Le vent tourne-t-il enfin pour l’éolien marin français ?
La France fait face à un retard qui semblait irrattrapable sur d’autres pays européens en matière de parcs éoliens marins. A cause de longues procédures juridiques et administratives. Mais de nombreux projets vont enfin voir le jour et permettre au pays de se lancer véritablement dans la course à l’énergie renouvelable.
En France, on connaît surtout les éoliennes terrestres. Pourtant, celles installées en mer ont le vent en poupe en Europe. 90% du parc de ces éoliennes (soit 3 230 machines raccordées en 2015) pour une puissance de 11 000 MW, se trouvent en Europe. Champion toute catégorie, le Royaume-Uni, avec 46% de la puissance mondiale éolienne marine à lui seul, suivi de l’Allemagne, du Danemark et même de la Chine (8%). Il n’est donc pas rare de trouver dans les mers de ces pays, des éoliennes offshore (l’autre nom de ces éoliennes) qui utilisent les vents marins, soufflant davantage que sur les terres, afin de produire une énergie renouvelable dénuée de toute émission de carbone. Plus imposantes par la taille que leurs homologues terrestres, elles existent sous deux formes : ancrées directement sur le fonds marin (entre 5 et 40 mètres de profondeur) ou posées sur une structure flottante munie de câbles (elles sont alors plus éloignées des côtes, plus faciles d’installation et bénéficiant de vents encore plus forts).
La France est encore en retard sur ce type de chantiers. Pourtant, on estime que notre pays peut fournir jusqu’à 6 000 MW de puissance chaque année, devenant ainsi le 2e gisement éolien européen. Mais les procédures sont longues (près de dix ans entre l’appel d’offre et la livraison) et des associations de protection des littoraux et de la biodiversité, utilisent de nombreux recours juridiques pour empêcher de telles constructions.
Un retard d’ordre administratif
C’est le cas du parc éolien de Saint-Brieuc dont les travaux étaient prévus en 2018, avec l’entreprise espagnole Iderdrola, spécialisée en énergie renouvelable, pour être finalement repoussés à 2021, suite à différents recours administratifs. « La complexité juridique et réglementaire a été sous-estimée », explique Emmanuel Rollin, directeur d’Ailes Marines, en charge de ce parc.
Du côté d’Engie, les feux verts pour son projet d’une soixantaine d’éoliennes sur une zone allant du Tréport à Dunkerque, en passant par les îles d’Yeu et de Noirmoutier, sont désormais à l’orange. La mise en service était prévue à partir de 2021, mais c’était sans compter l’avis négatif émis à cette construction, par le Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale. Ces parcs éoliens à la pointe de l’innovation, devraient pourtant produire une consommation énergétique équivalente à celle d’1,5 million d’habitants. Réponse définitive attendue pour le 1er trimestre 2018. Le groupe, en parallèle est toujours en attente d’une réponse, suite à un appel d’offres lancé par l’Ademe en 2015, autour d’un projet de déploiement de fermes d’éoliennes flottantes dans le bassin méditerranéen.
Le 22 novembre dernier, lors des Assises de la mer qui se sont tenues au Havre, le Premier ministre, Edouard Philippe, s’est ainsi alarmé du retard de la France sur les autres pays, dans le domaine de l’éolien offshore, reprenant les contre-temps de ces deux parcs éoliens. Le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, est allé dans le même sens, affirmant son ambition de simplifier les procédures pour la mise en chantier des projets prévus, afin que la construction d’un parc éolien offshore dure désormais moins de sept années, contre dix actuellement. Selon lui, la solution serait de miser sur les éoliennes flottantes, promises « à un très grand avenir ». « La démonstration de sa rentabilité économique et énergétique viendra très rapidement », a-t-il précisé. Pour ce faire, le gouvernement va lancer dès 2018 des « études préalables en vue de l’engagement des futurs appels d’offres dans l’éolien flottant en Bretagne et en Méditerranée », ainsi qu’un calendrier de ces appels d’offres. La bataille des énergies marines françaises ne fait donc que commencer.
Des projets aux vents favorables
Heureusement, le lancement prévu en 2018 de Floatgen, au Croisic, la première éolienne offshore française (construite par Ideol), appelle déjà d’autres succès. Cette éolienne flottante de 5 000 tonnes pour 60 mètres de hauteur est le fruit de la collaboration de Bouygues Travaux Publics et des scientifiques de l’Ecole centrale de Nantes. Elle bénéficie d’une innovation technique en première mondiale, un flotteur en béton qui assure sa flottaison, sa résistance et permettant un acheminement en mer simplifié.
Les grands fournisseurs d’énergie ont également réussi à porter des projets d’éoliennes offshore sans trop d’encombres. Trois sites seraient dotés de telles installations, avec 238 éoliennes offshore par EDF, via sa filiale EDF Energies Nouvelles. Au total, six milliards d’euros d’investissements. Sans compter la création de plus de 7 000 emplois, participant ainsi à l’économie maritime française. Le premier se trouvera à Fécamp, en Seine Maritime, avec 83 éoliennes étendues sur 13 km de côtes. Le second sera à Saint-Nazaire, avec un parc de 80 éoliennes. Leur mise en service est prévue pour 2021. Celle du troisième, situé à Couseulles-sur-Mer dans le Calvados, a été décalée à 2023. A terme, ces trois projets couvriront les besoins en électricité de plus de deux millions de personnes.
D’autres projets sont également en cours, certains plus avancés que d’autres. Ainsi, dans le Morbihan, entre Groix et Belle-Ile, des éoliennes flottantes hautes de 180 mètres, devraient voir le jour dès 2019. Et si certains de ces projets sont encore à l’étude ou en attente de validation, il faudra désormais, en Europe, compter sur les éoliennes offshore françaises… Du moins, dans quelques années !

http://www.ladiplomatie.fr/2017/12/01/eolien-marin-francais/
27/11/17
Eoliennes de Dieppe Eu Le Tréport : toujours pas de décision...
Le projet éolien offshore de Dieppe Eu Le Tréport reste toujours en suspens. Le conseil d'administration de l'agence Française de la biodiversité (AFB) qui devait statuer sur l'avenir du parc éolien en mer a reporté sa décision en 2018.
Après deux enquêtes publiques qui ont débouché chacune sur deux avis négatifs, c'était au tour de l'Agence Française de la Biodiversité (AFB) de donner son avis sur le projet éolien de Dieppe Eu Le Tréport.
Un avis final, qui hors recours, devait donner droit de vie ou de mort aux éoliennes sur ce secteur.
C'est dire à quel point cette décision était attendue, chez les opposants et les partisans de ce projet.
L'AFB indique qu’elle a besoin de temps pour examiner l'impact environnemental de ce projet et a décidé de reporter sa décision de plusieurs mois. Sans donner une date précise.
Les pêcheurs du secteur, opposés à ce projet, sont déçus et inquiets. Ils espéraient que l'AFB suivrait l'avis défavorable émis récemment par le Parc naturel marin (PNM) des estuaires picards et de la mer d’Opale.
Ils craignent que ce report de décision soit dicté par des volontés politiques et une envie de changer les règles.
Pour rappel : ce projet prévoit la construction de 62 éoliennes en mer, d'une puissance de 8 MW chacune, sur une surface de 82 km².
VIDEO : le reportage de Raphaël Deh et Judikaëlle Rousseau (montage : Joffrey Ledoyen) avec les interviews de :
Olivier Becquet, président de la commission environnement ,comité régional des pèches de Normandie
Gérard Billon, président de l'association "sans offshore à l'horizon"

https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/seine-maritime/eoliennes-dieppe-eu-treport-toujours-pas-decision-1374109.html

26/11/17
Vote ou pas, la zone d’implantation des éoliennes en mer toujours contestée
On ne sait pas si l’Agence française pour la biodiversité donnera son avis, lundi, sur le projet d’éoliennes en mer au large de Dieppe et du Tréport. En tout cas, des élus dénoncent toujours un manque de concertation, notamment avec les pêcheurs.
Le conseil d’administration de l’Agence française pour la biodiversité (AFB) rendra-t-il un avis, ce lundi 27 novembre, sur le dossier des éoliennes en mer au large des côtes picarde et normande mené par Engie ? En tout cas, « ce point figure bien à l’ordre du jour », confirme-t-on à l’AFB, cette structure qui chapeaute, depuis janvier 2017, les Parcs naturels marins, entre autres.
Depuis quelques jours, la rumeur veut que le conseil d’administration repousse son avis. « Peut-être que le conseil d’administration va reporter ce point », ajoute-t-on à l’AFB. On ne le saura que lundi.
Le 20 octobre 2017 à Abbeville, le Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale avait rendu un avis négatif sur ce projet, très critiqué par les pêcheurs professionnels. Il y a encore un an, l’affaire aurait été pliée : l’avis négatif du Parc aurait obligé l’État à rejeter la demande d’autorisation d’exploiter le parc éolien. Mais la création de l’AFB a changé la donne, en lui donnant le droit de rendre, elle aussi, un avis, plus contraignant désormais que celui du Parc naturel marin. Si l’AFB donne un avis contraire à celui du Parc naturel marin, ce sera une première. Le président du Parc naturel marin, Dominique Godefroy, a prévenu à plusieurs reprises : dans ce cas, il démissionnerait de la présidence. Emmanuel Maquet, député LR de la Somme, a annoncé lui aussi « une démission collective d’élus ».
« Régler les conflits d’usage dans la concertation »
Dans l’entourage de Sébastien Jumel, député PCF de Seine-Maritime et ancien maire de Dieppe, on rappelle que ce projet de parc éolien est entaché, depuis le début, par le choix de la zone d’implantation : « Sébastien Jumel a rencontré Nicolas Hulot, cette semaine, à l’Assemblée nationale. Il a demandé au ministre de réunir tous les acteurs du projet. On ne peut pas développer l’éolien offshore sans concertation avec les pêcheurs professionnels ». Or, dans cette affaire, c’est précisément ce qu’il s’est passé depuis des années. En 2010, un premier projet, finalement abandonné, avait été imaginé sur quasiment la même zone, très poissonneuse. Les pêcheurs professionnels le répètent : construire des éoliennes à cet endroit, c’est compromettre leur activité.
Les pêcheurs ont proposé une autre zone, à l’ouest du chenal de Dieppe, moins poissonneuse et au moins aussi venteuse. Engie s’est toujours retranché derrière les termes de l’appel d’offres qu’il a remporté, et l’État a refusé de changer la zone, car cela aurait signifié l’annulation de cet appel d’offres et aurait rallongé encore les délais. « Édouard Philippe, le Premier ministre, a annoncé qu’il va solliciter les préfets pour régler les conflits d’usage dans la concertation et mettre en place une planification des projets offshore. Il n’y a aucune raison pour que le projet de Dieppe – Le Tréport ne bénéficie pas de cette nouvelle politique », veut-on croire dans l’équipe du député communiste.
En octobre 2015, à la fin du débat public sur le projet, Christian Leyrit, président de la Commission nationale du débat public, n’avait pas dit autre chose : « Il ne faut pas lancer un débat public si on laisse penser que la décision est déjà prise. ». En clair, le débat public aurait dû avoir lieu avant l’appel d’offres. Ce qui aurait peut-être évité ce choix, si contesté, de la zone.

http://www.courrier-picard.fr/73601/article/2017-11-26/vote-ou-pas-la-zone-dimplantation-des-eoliennes-en-mer-toujours-contestee

24/11/17 : Assises de la Mer: inquiétudes pour l'avenir de l'éolien flottant

Des nuages semblent s'amonceler au-dessus de plusieurs grands projets d'énergies marines renouvelables dont l'avenir a été évoqué aux Assises de l'économie de la Mer qui se déroulent actuellement au Havre. La remise en cause par les gestionnaires d'une aire marine protégée, suivis par l'agence de la biodiversité, de l'un des projets majeurs d'éolien offshore prévu à Dieppe/Tréport, en Seine-Maritime, et le peu d'empressement mis par le gouvernement pour le défendre, a conduit nombre d'observateurs à s'interroger sur les autres projets phares de cette filière, notamment ceux qui doivent voir le jour en Méditerranée, et plus particulièrement en Provence, dans le golfe de Fos.
La crainte d'un effet domino mobilise en effet les industriels et les collectivités locales concernés qui montent au créneau pour demander des engagements fermes de la part de l'Etat et surtout une simplification des procédures. Procédures dont le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, a néanmoins promis, lors de ces mêmes assises, de réduire la durée et la complexité, afin que le délai entre le lancement du processus et la pose de la première éolienne passe de 10 à 7 ans.
Trois projets de fermes pilotes ont été validés en Méditerranée française, à commencer par Provence Grand Large. Ce parc "pilote" constitué de trois éoliennes d'une puissance unitaire de 8 mégawatts, devrait être aménagé sur la zone dite de "Faraman", à 17 km au large de la plage Napoléon, sur la commune de Port-Saint-Louis-du-Rhône. Selon le calendrier qui, à ce jour, n'a pas été remis en cause, l'enquête publique devrait démarrer le 1er semestre 2018, devant permettre l'obtention des autorisations de travaux à la mi-2018, pour un lancement de la construction au début 2019.
La mise en service du parc est annoncé pour 2020, ouvrant une durée d'exploitation de 20 ans. L'opération d'un coût de 200 millions d'euros, est pilotée par EDF Energies Nouvelles, filiale d'EDF; RTE devant réaliser le raccordement du parc au réseau d'électricité terrestre public.
http://www.laprovence.com/article/economie/4722908/assises-de-la-mer-inquietudes-pour-lavenir-de-leolien-flottant.html

24/11/17
Parc éolien en mer. Deux ans de retard pour le projet briochin
Le projet de parc éolien en baie de Saint-Brieuc ne devrait pas être opérationnel avant 2023 freiné par un recours administratif portant sur l'autorisation délivrée à occuper le domaine maritime. Ailes Marines, en charge du développement, de la construction et de l'exploitation du parc offshore, estime que le dossier va accuser un retard de deux ans. « La décision finale d'investissement devrait être prise en 2020, pour un début des travaux un an plus tard et une livraison en 2023 », selon Bertrand Guidez, responsable du développement.
http://www.letelegramme.fr/economie/parc-eolien-en-mer-deux-ans-de-retard-pour-le-projet-briochin-24-11-2017-11752708.php

24/11/17Éolien, hydrolien : l'avenir des énergies marines renouvelables reste incertain
Projet éolien offshore du Dieppe/Le Tréport (Seine maritime) sur la sellette, silence du Premier ministre sur l'hydrolien : l'avenir des Énergies marines renouvelables (EMR) en France apparaît très incertain, dix ans après le début de l'affichage politique en leur faveur.
"La France a du retard, c'est évident. Le risque existe de passer à côté d'une belle opportunité. Il faut absolument faire sauter les obstacles réglementaires qui ont été mis successivement par une technostructure d'État qui est très réticente en France aux énergies renouvelables et voit aujourd'hui les EMR fortement concurrencer le nucléaire", a estimé François de Rugy, président de l'Assemblée nationale, ex-EELV aujourd'hui LREM, interrogé jeudi 23 novembre, en marge des assises de l'économie de la mer au Havre.
"Mille kilomètres de côtes et pas une éolienne (posée) au large de la France, c'est lamentable. Le prix de ce retard est considérable: on se retrouve avec des responsables politiques qui disent on continue le nucléaire car les EMR n'ont pas pris le relais à temps",alors que des parcs éoliens offshore se multiplient ailleurs en Europe, a renchéri le député LFI Jean-Luc Mélenchon, interrogé également au Havre, persuadé toutefois qu'une "prise de conscience" a eu lieu et que la France peut rattraper ce retard "en quelques années".
Un horizon assombri depuis quelques mois
Le parc éolien de Dieppe/Le Tréport est sur la sellette, après un avis négatif en octobre du parc marin des estuaires picards. L'avis est consultatif mais il est suffisamment important pour que l'agence de la biodiversité, dont l'avis est clé, ait reporté de plusieurs mois sa décision sur ce parc éolien, à début 2018. Le conseil régional de Normandie s'en est inquiété dans un communiqué le 17 novembre. "Les projets d'implantation d'usines au Havre et la création de 750 emplois directs ne se réaliseraient vraisemblablement pas" si ce parc éolien ne voyait pas le jour, estime la collectivité.
Plusieurs autres parcs éoliens sont certes prévus, au large de la Normandie et des Pays-de-la-Loire. Quatre ont reçu le feu vert préfectoral. Mais les recours sont nombreux. Surtout, "si on casse une des briques de la nouvelle filière industrielle (en annulant le parc du Tréport), on met en danger toute la filière car il y aura clairement un effet domino", a estimé mercredi Hubert Dejean de la Bâtie, vice-président du conseil régional de Normandie. Les syndicats de Naval Group (ex DCNS) sont aussi très inquiets. La CGT a même accusé le groupe de vouloir "abandonner" les EMR dans un communiqué le 26 octobre. Interrogée par l'AFP, la direction du groupe dément et assure maintenir le cap sur les EMR.
Elle a certes remercié l'été dernier le président de sa filiale Naval Energies et mis fin à l'expérimentation d'hydroliennes, technologie moins mâture que les éoliennes, au large de Bréhat, en Bretagne. Mais le groupe va continuer l'expérimentation de ces machines qui produisent de l'électricité avec la force des courants au Canada et compte ouvrir au printemps son usine d'assemblage d'hydroliennes, en construction à Cherbourg, assure sa direction.
La déception est grande pour les acteurs du secteur alors que les investissements sont importants en Bretagne. Du côté du conseil régional pourtant on reste optimiste.
Le silence du Premier ministre Edouard Philippe sur les hydroliennes lors de son discours lors des assises mardi inquiète toutefois les industriels de cette filière. "C'est dramatique", a assuré un des représentants de Naval Group dans les couloirs des assises. La filière a attendu en vain l'annonce du lancement d'un appel d'offres pour des fermes commerciales hydroliennes.
Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot a confirmé mercredi au Havre que le gouvernement simplifierait les procédures pour l'éolien offshore. Mais sur les hydroliennes, interrogé par l'AFP, il a invité à "ne pas brûler les étapes".
La CFDT de Naval Group a dénoncé jeudi dans un communiqué "une erreur d'appréciation" et un "virage à 180 degrés du nouveau gouvernement". Et le Syndicat des énergies renouvelables (SER) a appelé jeudi dans un communiqué au "lancement d'appels d'offres commerciaux au plus tôt (...)pour l'éolien en mer et pour l'hydrolien".
https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/eolien-hydrolien-avenir-energies-marines-renouvelables-reste-incertain-1371957.html
23/11/17
L’éolien en mer en quête de procédures plus courtes
En retard sur ses voisins, la France veut réduire de dix à sept ans le temps nécessaire à la construction de parc éolien marin. La force publique prendra désormais à son compte les études environnementales préalables aux projets.
Extrait : C’est en force que le gouvernement a participé aux Assises de l’économie de la mer qui se sont tenues au Havre les 21 et 22 novembre. Alors qu’aucun parc éolien n’a pour le moment vu le jour au large des côtes...

http://www.journaldelenvironnement.net/article/l-eolien-en-mer-en-quete-de-procedures-plus-courtes,88231

23/11/17
Ce qu’il faut savoir sur les éoliennes flottantes au large de Groix
L’Écosse se veut pionnière en matière d’énergie renouvelable avec notamment l’installation de son premier parc éolien flottant en eaux profondes. Avec le potentiel qu’offrent les côtes bretonnes, le développement des énergies maritimes renouvelables parait incontournable. Les éoliennes flottantes au large de Groix viendront conforter les autres énergies renouvelables afin de répondre au mieux à la demande en énergie de la population locale. Le Peuple breton fait le point sur le projet.
Le projet d’une ferme pilote sur le site de Groix et Belle-Île a vu le jour suite à l’appel à projet de l’ADEME. Lauréat, ce projet d’un investissement de 200 millions d’euros devrait aboutir sur l’installation de 4 éoliennes de 180 mètres, au large de Groix en 2021. Six mois seront nécessaires pour l’installation de ce parc où la profondeur des eaux est d’environ 62 mètres. Une plateforme flottante entoure l’éolienne avec des flotteurs jaunes et trois ancres de 10 à 12 tonnes chacune permettent de maintenir l’éolienne flottante sur son périmètre. L’énergie produite correspond à l’équivalent de la consommation de 30000 foyers.
Reconnue comme zone de moindres contraintes, ce site de 11km² bénéficie d’un vent régulier bien orienté, d’un sol sans aucune roche et n’est pas très éloigné des côtes. L’énergie sera acheminée par liaison sous-marine jusqu’à Erdeven puis en liaison souterraine jusqu’à Plouharnel, soit 28km environ. Le coût du raccordement au réseau électrique de RTE étant d’environ 1 million d’euros du kilomètre ; il faut trouver un équilibre entre le coût du projet, l’efficacité énergétique et la gêne visuelle qu’occasionnent les éoliennes. Le parc se situera à 12,5km de Groix, 18km de Belle-île et 23 km au plus proche de la côte quiberonnaise.
Des concertations et des études environnementales et d’impacts ont été réalisées, notamment par l’association Bretagne Vivante. L’éolien, bien qu’étant une énergie renouvelable, n’est pas sans conséquence sur l’environnement, comme chaque mouvement que fait l’homme, ces nuisances doivent donc être mesurées et limitées. L’entreprise Eolfi, portant ce projet, aura l’accord ou non d’ici un an pour mener grandeur nature cette solution technologique. Dans le respect du Code de l’environnement, le démantèlement du parc doit être prévu lors de la mise en place du projet et son coût provisionné. L’éolien flottant avec ses systèmes d’ancrages a l’énorme avantage de se démanteler très facilement et d’être recyclé à hauteur de 90 à 95 %.
L’éolien flottant offre une belle perspective de transition énergétique pour la Bretagne ainsi que le développement d’une nouvelle filière industrielle.

http://lepeuplebreton.bzh/2017/11/23/quil-faut-savoir-eoliennes-flottantes-large-de-groix/

22/11/17
Éolien offshore: la décision sera- t-elle reportée ?
Le conseil de gestion du Parc naturel marin (PNM) des estuaires picards et de la mer d’Opale s’est positionné, le 20 octobre, sur le projet de parc éolien de Dieppe – Le Tréport : l’avis rendu est défavorable. Les membres du conseil de gestion ont estimé après analyse du dossier que le projet du promoteur n’était pas recevable en l’état. L’avis défavorable a été formulé par le conseil à l’issue d’un vote à bulletin secret. Réuni ce lundi 27 novembre à Paris, le conseil d’administration de l’Agence française pour la biodiversité doit notamment se prononcer sur ce projet, en confirmant ou non l’avis conforme du PNM. Selon des rumeurs persistantes, ce point serait reporté au mois de février, l’agence souhaitant entendre les représentants d’Engie, promoteur de ce parc éolien marin. Mais selon l’agence, le sujet figure toujours à l’ordre du jour, « pour le moment ». Le conseil d’administration est composé d’une quarantaine de membres, et il est présidé par Philippe Martin, ancien ministre de l’Ecologie. Pour rappel, l’avis est dit « conforme » lorsqu’il se réfère à une activité susceptible d’altérer de façon notable le milieu marin du Parc. Il peut être favorable, favorable assorti de prescriptions ou défavorable. Dans ce dernier cas, le projet ne peut être autorisé tel qu’il est, et les services de l’État, instructeurs du dossier, sont tenus de rejeter la demande d’autorisation. De son côté, SOS à l’horizon, association regroupant les opposants à ce programme, a écrit au Ministre de la transition énergétique, Nicolas Hulot. Elle dit craindre que des pressions extérieures influencent la position de l’Agence française de la biodiversité.
http://www.courrier-picard.fr/72749/article/2017-11-22/eolien-offshore-la-decision-sera-t-elle-reportee

22/11/17
Énergies renouvelables. Nicolas Hulot veut accélérer l'éolien en mer
Le délai nécessaire pour installer un parc éolien en mer est actuellement de plus de 10 ans. Nicolas Hulot souhaite réduire ces délais en simplifiant les procédures pour une filière qu'il juge « promise à un très grand avenir ».
Le ministre de la Transition énergétique Nicolas Hulot entend réduire à « moins de sept ans »le délai nécessaire en France pour créer un parc éolien en mer, qui est actuellement de « plus de 10 ans », a-t-il annoncé mardi.
Pour cela, « nous allons simplifier les procédures », a ajouté le ministre en détaillant des mesures dont le gouvernement avait déjà annoncé le principe.
Si la plupart des éoliennes en mer dans le monde sont posées sur les fonds marins, le ministre s'est dit « convaincu que l'éolien flottant » était « promis à un très grand avenir ». « La démonstration de sa rentabilité économique et énergétique viendra très rapidement », a-t-il ajouté.
Usine à Cherbourg au printemps
Quant aux autres énergies marines renouvelables (EMR), hydroliennes (qui produisent de l'électrifié grâce aux courants) ou énergie thermique des mers, « on va continuer de les soutenir jusqu'au jour où on pourra lancer les premiers appels d'offres », a précisé le ministre.
Interrogé par l'AFP sur le fait que les industriels de l'hydrolien réclament un appel d'offre dès à présent pour leur technologie, M. Hulot a répondu: « ne brûlons pas les étapes (...) On va faire évaluer » cette technologie moins mâture que l'éolien offshore.
« Les hydroliennes ont pris un peu de retard dans leur phase recherche mais je ne doute pas qu'elles jouerons un rôle très important dans le mix énergétique », a-t-il ajouté.
https://www.ouest-france.fr/economie/energie/energie-eolienne/energies-renouvelables-nicolas-hulot-veut-accelerer-l-eolien-en-mer-5396285


22/11/17Un délai pour sauver Dieppe-Le Tréport, sur fond de mobilisation générale en faveur des EMR
Le Havre, aux Assises de l’économie de la mer.
Le vote du conseil d’administration (CA) de l’Agence française de la biodiversité (AFB) sur le projet éolien offshore de Dieppe-Le Tréport préparé par le consortium Engie-EDPR-CDC, prévu lundi 27 novembre, est donc bel et bien reporté, à la demande de membres du conseil d’administration. Le sujet est néanmoins maintenu à l’ordre du jour de lundi, mais sans décision, donc. Elle est repoussée à début 2018, au prochain CA de l’AFB.
Ce délai est une bonne nouvelle pour Engie, car « il permet de mieux expliquer le projet », indique Gwenaëlle Huet, responsable des activités Renouvelables en France d’Engie, leader du consortium. L’énergéticien va profiter de l’intervalle pour travailler sur certains aspects techniques, non précisés pour l’instant, et considère que l’avis des experts du parc naturel marin est utile. « Le délai permet de mener un travail technique », a confirmé Virginie Schwatz, directrice pour l’énergie de la Direction générale de l’énergie et du Climat (DGEC) lors d’un débat consacré aux EMR. L’administration considère ce projet comme important. Sans lui, les objectifs offshore de la PPE 2023, en l’occurrence 3 GW, seraient « irréalisables ».
Le littoral passé au scanner
Le retard des projets reste au ...
https://www.greenunivers.com/2017/11/delai-sauver-dieppe-treport-fond-de-mobilisation-generale-faveur-emr-171889/


21/11/17
Parc éolien offshore du Tréport : l’agence française de biodiversité reporte sa décision
Alors que la nouvelle Agence Française de la Biodiversité devait statuer le lundi 27 novembre 2017 sur le sort du parc éolien offshore du Tréport au large des côtes de la Seine-Maritime, on a appris ce mardi 21 novembre, de sources proches du dossier, que la décision est reportée sine die.
L’AFB qui dépend du ministère de l’Ecologie n’a pas fixé de nouvelle date. Et pour cause, elle rendra sa décision après avoir entendu les responsables d’Engie
qui devront dire par quelles voies et moyens ils entendent répondre aux réserves émises par le parc naturel marin
Engie va devoir se montrer très convaincant.
Ce report ne va pas dans le sens de l’accélération de la transition énergétique en France. Et c’est l’énième illustration du normalisme à la française. Dans les couloirs de Bercy, au ministère de l’Economie, on s’agace souvent de cet excès de normalisme qui freine la transformation du pays. “ Quand l’Allemagne a besoin de 2 ans pour construire un parc éolien, en France on met 12 ans. Et lorsque le feu vert est donné, la technologie choisie est obsolète.”...

http://www.paris-normandie.fr/breves/normandie/parc-eolien-offshore-du-treport--l-agence-francaise-de-biodiversite-reporte-sa-decision-EN11492701

21/11/17
ÉOLIEN OFFSHORE : LA FRANCE VA DEVOIR BATAILLER POUR RATTRAPER SON RETARD, SELON ÉDOUARD PHILIPPE
[mis à jour le 21 novembre] La France avait prévu d’établir 6 000 MW d’éoliennes offshores au large de ses côtes en 2020. Mais à un peu plus de deux ans de l’échéance, aucun mât n’a encore été érigé. Pour le Premier ministre, ce retard fait désordre. Il veut lancer des études en 2018 afin d’accélérer la cadence.
La France va devoir batailler ferme pour rattraper son retard dans les énergies marines renouvelables (EMR), a admis mardi le Premier ministre Edouard Philippe. "La mer, c'est une énergie. C'est surtout du retard, un retard qui (...) fait un peu désordre, un retard que nous essayons de rattraper, avec des résultats mitigés (...) Et je crains que si nous voulons rattraper ce retard, il ne nous faille souquer très ferme", a déclaré le Premier ministre Edouard Philippe lors des Assises de la mer organisées mardi et mercredi au Havre.
Le gouvernement entend "lancer" en 2018 "les études préalables en vue de l'engagement des futurs appels d'offres dans l'éolien flottant en Bretagne et en Méditerranée" et "les études environnementales sur le projet de parc éolien posé au large d'Oléron". Et le Premier ministre a demandé au ministre de la Transition énergétique Nicolas Hulot "un travail de simplification radicale des procédures" pour créer des EMR.
L’hydrolien aux oubliettes
Interrogé par l'AFP, en marge des Assises, le président du Syndicat des énergies renouvelables (SER) Jean-Louis Bal a jugé "assez décevant" ce discours. "Il n'y a pas un mot sur l'hydrolien (qui utilise la force des marées pour produire de l'énergie ndlr). Il a annoncé des choses qu'on savait déjà. On n'a pas de calendrier", a-t-il souligné, espérant des annonces plus concrètes de Nicolas Hulot, qui doit clôturer mercredi les assises.
Mi-novembre la "filière française des énergies renouvelables", le SER, EVOLEN (un réseau de près de 250 sociétés dont l'expertise couvre toutes les énergies), le GICAN (Groupement des industries de construction et activités navales) avaient dans un communiqué commun réclamé "le lancement dès à présent des appels d'offres annoncés, notamment au large d'Oléron" et un appel d'offres pour des fermes hydroliennes commerciales.
Inquiétude sur des rentabilités excessives
En mars 2017 la ministre de l'Energie Ségolène Royal avait déjà annoncé le lancement d'un "dialogue concurrentiel" en amont d'un appel d'offres pour un parc au large de l'île d'Oléron (Charente-Maritime).Et quelques mois plus tôt, elle avait annoncé que des "simplifications administratives" seraient mises en œuvre pour faciliter la concrétisation de projet d'EMR.
Par ailleurs, le gouvernement veut aussi se pencher sur le coût pour la collectivité des projets d'éolien en mer posé, actuellement en développement, largement subventionnés, a indiqué Matignon à l'AFP, confirmant une information des Echos. L'objectif est de s'"assurer que la rentabilité des projets n'est pas excessive", précise l'entourage du Premier ministre.
Les deux appels d'offres, qui portent sur six parcs d'environ 500 mégawatts chacun, ont abouti à des tarifs de vente de l'électricité produite de près de 200 euros le mégawattheure (MWh) garantis pendant 20 ans. Un prix plus élevé que celui sur le marché (environ 40 euros/MWh) et également bien plus que les prix qui ressortent d'appels d'offres plus récents dans d'autres pays d'Europe. Ces parcs, dont trois sont développés par EDF, deux par Engie et un par l'espagnol Iberdrola, doivent entrer en service à partir de 2021

http://www.novethic.fr/lapres-petrole/energies-renouvelables/isr-rse/eolien-offshore-la-france-va-devoir-batailler-pour-rattraper-son-retard-selon-edouard-philippe-145081.html

20/11/17Eolien en mer : l'Etat veut encadrer la rentabilité des projets
Le gouvernement veut s'assurer que les appels d'offres lancés en 2011 et 2013 n'offrent pas une rentabilité excessive pour les lauréats.
C'est un sujet qui devrait être commenté à l'occasion des Assises de l'économie de la mer, ouvertes ce mardi matin par le Premier ministre au Havre (Seine-Maritime). Selon nos informations, l'Etat a engagé une réflexion pour revoir les conditions financières des projets lauréats des deux premiers appels d'offres dans l'éolien en mer, attribués en 2012 (Saint-Nazaire, Courseulles-sur-Mer, Fécamp et Saint-Brieuc) et 2014 (Tréport et Noirmoutier). « Nous étudions ce sujet, pour nous assurer que la rentabilité des projets n'est pas excessive », indique-t-on dans l'entourage du Premier ministre.

Le nouveau régulateur du secteur de l'énergie, Jean-François Carenco, qui avait lancé le projet lorsqu'il était directeur de cabinet de Jean-Louis Borloo, pousse lui aussi à une réflexion sur le sujet. En juillet, la Commission de régulation de l'énergie (CRE) a ainsi pointé le poids de la subvention publique pour l'éolien en mer : 40,7 milliards d'euros sur la durée de vie totale des contrats (vingt ans), pour une puissance installée de près de 3 gigawatts (GW). Des subventions financées par le consommateur sur sa facture d'électricité (via la CSPE), mais aussi, désormais, de gaz ou de carburant.

Lancés en 2011 et 2013, ces deux appels d'offres bénéficient d'un prix d'achat garanti de l'électricité évalué entre 170 et 200 euros par mégawattheure (hors raccordement), pendant vingt ans. Alors que l'électricité se négocie autour de 40 euros/MWh en ce moment sur le marché de gros, ce prix était notamment lié à l'ambition de construire une filière industrielle tricolore : Alstom avait promis quatre usines à Saint-Nazaire et Cherbourg tandis qu'Areva avait promis deux usines au Havre.

Baisse des prix
Mais les ambitions affichées de la France de construire une filière française de l'éolien en mer ont été contrariées par le rachat des turbines Alstom par l'américain GE et la vente de celles d'Areva à Gamesa et Siemens - qui équipera les trois parcs qu'Areva devait fournir . Et dans les pays voisins pionniers de l'éolien en mer, les derniers appels d'offres enregistrent de fortes baisses des prix : en septembre, des projets ont été attribués à moins de 100 euros/MWh pour une mise en service à partir de 2022 . A cette date, les premiers parcs français seront à peine en service : alors que la mise en service des premières fermes était prévue pour 2020, des recours ont repoussé à 2022, au plus tôt, la production des premiers électrons.
« Etre diligent »
Concrètement, la réflexion de l'Etat pourrait aboutir à un plafonnement de la rentabilité affichée par les lauréats des appels d'offres, pour éviter des sur-rémunérations. La Commission européenne, qui examine les subventions au titre des aides d'Etat, pourrait d'ailleurs servir de levier. Pour le projet de construction de réacteurs nucléaires EPR en Grande-Bretagne, Bruxelles avait ainsi demandé qu'au-delà d'un seuil de rémunération, le gain revienne en majorité au consommateur.
Le gouvernement n'a pas fixé d'échéance précise à sa réflexion, juridiquement très sensible, évoquant seulement « les mois qui viennent ». « Mais les discussions progressent vite parce que les lauréats ont compris qu'il valait mieux être diligent », indique une source au fait du dossier. Sollicités, ni EDF (présent sur trois parcs) ni Engie (sur deux) ne veulent faire de commentaire. « Nous sommes prêts à lancer la construction mi-2018, et nous serons dans les mêmes gammes de prix que les parcs déjà en cours de construction au Royaume-Uni et en Allemagne. On a un à deux ans de retard, et c'est lié aux recours », indique seulement Béatrice Buffon, directrice générale adjointe Energies marines renouvelables d'EDF EN. La filiale d'EDF espère prendre une première décision d'investissement mi-2018.

Pour les futurs parcs d'éoliennes en mer, une nouvelle procédure, dite de « dialogue concurrentiel », doit aussi permettre de réduire les coûts. Notamment en réalisant davantage d'études en amont, pour raccourcir et dérisquer les projets.


20/11/17 : En mer, les éoliennes de la discorde

Attaqués de toute part, les six projets de champs éoliens prévus au large des côtes françaises n’ont toujours pas été mis en œuvre.
Le feuilleton des éoliennes en mer dure déjà depuis plus de cinq ans, et personne n’en voit encore le bout. En avril 2012, juste avant l’élection présidentielle, le gouvernement Fillon s’était pourtant empressé de boucler les appels d’offres des quatre premiers champs : à Fécamp (Seine-Maritime), Courseulles (Calvados) et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), trois projets attribués à EDF, ainsi qu’à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), où le futur parc a été confié au consortium Ailes marines, piloté par l’espagnol Iberdrola.
En mai 2014, pour le deuxième appel d’offres, GDF Suez (devenu Engie) avait remporté les deux projets en lice, au large du Tréport (Seine-Maritime) et de Noirmoutier (Vendée). Las, rien n’a encore été lancé. Moyennant environ 2 milliards d’euros d’investissement chacun, les parcs, d’une puissance comprise entre 450 et 500 MW, devaient compter entre 60 et 80 éoliennes, dépassant pour certaines les 200 mètres de haut. Les plus optimistes évoquent de premiers travaux vers 2019 et des mises en service autour de 2022.
Pour suivre l’évolution des projets, mieux vaut se tourner du côté de la cour administrative d’appel de Nantes, où tous les dossiers ont été centralisés, et suivre aussi les avis du Conseil d’État. Car les opposants multiplient les recours, en utilisant habilement la complexité administrative avec les réglementations spécifiques à la loi sur l’eau ou à l’utilisation du domaine public maritime. « Sur tous les projets, on retrouve les mêmes. Ils sont très actifs, mais pas représentatifs de la population », juge Vincent Balès, le directeur général de WPD offshore France, un opérateur allemand qui travaille sur les champs de Fécamp et Courseulles.
L’État a bien essayé de réduire les délais, en supprimant l’échelon du tribunal administratif. « Une parodie de démocratie, alors même que toutes les lois protégeant l’espace maritime ont été court-circuitées », fulmine Jean-Louis Butré, président de la Fédération pour l’environnement durable (FED). Mais cela n’a pas entamé l’activisme des frondeurs.
Dès qu’une procédure est close, une autre s’ouvre, comme cette plainte sur les six projets déposée en juin auprès de la Commission européenne. À Abbeville, le 20 octobre, les élus du parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale ont également rendu un avis négatif sur le futur parc du Tréport, « après une analyse précise de l’étude d’impact ».
https://www.la-croix.com/Journal/En-mer-eoliennes-discorde-2017-11-20-1100893176
La semaine prochaine, l’Agence française de la biodiversité, qui supervise tous les parcs, doit se prononcer. En suivant l’avis des élus, elle pourrait signer l’arrêt de ce projet et donner des ailes aux détracteurs des autres champs d’éoliennes, qui justifient tous leur opposition à Emmanuel Rollin, le directeur d’Ailes marines, par des considérations environnementales. « Le projet de Saint-Brieuc est une catastrophe écologique, qui risque de tuer le gisement de coquilles Saint-Jacques. C’est comme si on construisait une plate-forme pétrolière au milieu de la baie », s’insurge Katherine Poujol, la présidente de l’association Gardez les caps. Elle dénonce des projets français beaucoup trop près des côtes, soit entre 10 et 15 kilomètres, contrairement à ce qui se fait chez nos voisins. Emmanuel Rollin, le directeur d’Ailes marines, conteste ces arguments. « Nous ne serons pas sur le gisement principal de pêche, les systèmes de fondations ont été choisis avec lesprofessionnels et il n’y aura plusque 75 éoliennes contre 102 prévuesinitialement », explique-t-il.
En attendant, industriels et opérateurs s’impatientent. « Quand nos éoliennes entreront en service, elles seront en partie obsolètes. C’est comme si on les avait équipées d’un moteur de Simca 1 000 plutôt que de Clio 3» , juge Jean-Bernard Lévy, le président d’EDF. Impossible en effet d’installer des machines dernier cri, sauf à reprendre toutes les procédures d’autorisations. En France, l’éolien en mer risque en outre d’être bien coûteux. L’État a garanti le rachat sur vingt ans de l’électricité à un prix qui tournerait autour de 200 € le mégawattheure (il n’a jamais été rendu public). C’est deux fois plus cher que l’éolien terrestre, alors qu’en mer les machines tournent deux fois plus longtemps (environ 50 à 60 % du temps à pleine capacité).
« Les prix fixés dans les premiers appels d’offres correspondent au lancement d’une filière industrielle. La baisse des coûts va aussi arriver en France, comme on le constate chez nos voisins au fur et à mesure du développement des projets », tempère Béatrice Buffon, directrice générale adjointe d’EDF Énergies nouvelles (EDF EN), chargée des énergies marines. Aujourd’hui, les derniers appels d’offres, aux Pays-Bas ou en Grande-Bretagne, descendent en dessous de 60 € le MWh. Mais si l’on traîne trop, les sites de production prévus dans l’Hexagone risquent fort de ne pas tourner bien longtemps, sauf à gagner beaucoup de marchés à l’étranger.
Les turbines et les nacelles de l’américain General Electric (qui a repris la branche énergie d’Alstom) seront fabriquées à Saint-Nazaire, sur un site inauguré il y a trois ans. Les pales sortiront de l’usine de Cherbourg, dont la première pierre a été posée au printemps. De son côté, l’allemand Siemens, qui a récupéré les activités éoliennes d’Areva en reprenant l’espagnol Gamesa, s’est engagé à construire comme prévu deux usines au Havre, l’une pour les nacelles et une autre pour les pales. « Si l’on veut développer l’éolien en mer, il faut impérativement mettre en place une planification maritime, car tout le monde a besoin de visibilité », estime Vincent Balès. Pour le troisième appel d’offres, prévu au large de Dunkerque et qui doit être dévoilé au printemps, le cahier des charges est actuellement défini dans le plus grand secret entre l’État et la dizaine de candidats retenus. L’objectif est d’aller vite et de réduire les coûts, tout en limitant les risques de contentieux. Et sans forcément avoir recours à la filière industrielle française. Le premier ministre, Edouard Philippe, pourrait annoncer des mesures de simplification pour doper le secteur lors des assises de la mer qui se tiennent jusqu’à mercredi au Havre.
https://www.la-croix.com/Journal/En-mer-eoliennes-discorde-2017-11-20-1100893176

20/11/17
Parc éolien en mer Dieppe le Tréport : la Région Normandie appelle le Gouvernement à la vigilance
La Région Normandie appelle le Gouvernement à considérer, avec la plus grande attention, le prochain avis que l’Agence française de la biodiversité (AFB) doit rendre le 27 novembre prochain, relatif aux effets du projet du Parc éolien en mer Dieppe Le Tréport sur le milieu du parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale.
Un éventuel avis négatif conduirait l’autorité administrative compétente à ne pas autoriser le Projet de Dieppe Le Tréport. Il mettrait indéniablement en difficulté le projet de Yeu Noirmoutier, porté aussi par le consortium lauréat de l’appel d’offres national. Au-delà, d’autres répercussions sur la structuration nationale de la filière des Energies Marines Renouvelables, dont l’ambition est d’être compétitive à l’export, et toute la chaîne de valeur associée apparaîtraient inévitables. En particulier, les projets d’implantation d’usines au Havre et la création de 750 emplois directs ne se réaliseraient vraisemblablement pas.
La Région Normandie entend donc que les trois projets prévus au large de ses côtes : Dieppe - Le Tréport, à Fécamp et à Courseulles sur Mer soient réalisés car ils participent à la transition énergétique et environnementale que elle doit mettre en œuvre au bénéfice des générations futures. Elle lance donc un message fort au Gouvernement en lui demandant qu’un avis favorable soit élaboré réaffirmant la nécessaire conciliation des usages et la compatibilité entre la protection du milieu marin et l’implantation d’énergies vertes et renouvelables, dont devra tenir compte le consortium en prenant en compte l’ensemble des préconisations émises par le parc naturel marin.

Source : Communiqué Région Normandie
http://normandinamik.cci.fr/243920-parc-eolien-en-mer-dieppe-le-treport-la-region-normandie-appelle-le-gouvernement-la-vigilance19/11/17Ideol : ils ancrent les éoliennes dans le futur
À La Ciotat, cette entreprise mise sur un support flottant pour développer l'éolien. En Méditerranée et ailleurs
Le mistral rend fou, affirme la croyance populaire. Peut-être, mais il peut aussi favoriser l'émergence d'idées ingénieuses. Installé à La Ciotat avec une soixantaine de salariés, Paul de la Guérivière en est convaincu, les éoliennes sont le futur de la production d'énergie. Et plus précisément, les éoliennes flottantes. Le PDG de la société Ideol travaille depuis 2010 à la mise au point d'une base en béton remorquable pour ces moulins à vent géants. Une idée qui séduit des acteurs de poids au Japon et à Taïwan, mais aussi, plus proche, en Atlantique et en Occitanie.
"J'ai une conviction, explique cet ingénieur formé aux Ponts et chaussées, les éoliennes en mer, c'est un secteur en croissance et plein d'avenir. Il permet de résoudre l'équation, de proposer une source d'énergie compétitive, proche, plus propre... D'autre part, je crois que l'éolien en mer tel qu'il est proposé actuellement, avec cette technique de fondations, sera très vite limité. Alors qu'avec l'éolien flottant, il y a encore beaucoup de place à l'innovation." Car, contrairement au dispositif posé sur les fonds marins, les éoliennes flottantes peuvent être ancrées loin de la côte, captant des vents du large plus réguliers et limitant la pollution visuelle.
Convaincu du potentiel en la matière, Paul de la Guérivière s'est lancé : "On est parti du marché et on a développé le produit ensuite, l'inverse de la création d'entreprise classique. L'avantage est que ça permet de développer très rapidement la société. Mais c'était quand même un pari !"
Pari qui a fonctionné. Avant même de passer à la phase de production : Ideol a levé des fonds, bénéficié de financements publics... Et depuis trois ans, génère grâce au service d'ingénierie qu'elle vend avec la solution, trois millions d'euros de chiffre d'affaires.
Le 13 octobre 2017, le PDG a inauguré à Saint-Nazaire le premier démonstrateur, baptisé Floatgen (voir ci-dessous). Premier pas sur la façade atlantique, pour autant Paul de la Guérivière a choisi d'installer son entreprise en Méditerranée, et ça n'a rien d'un hasard. En plus d'une attractivité qu'il apprécie, et qui lui permet de recruter des candidats internationaux, l'ingénieur en est convaincu, "il y a une nouvelle filière industrielle qui peut émerger sur la façade méditerranéenne. Cela représenterait des millions d'euros d'investissements, des emplois à la clé. Il faut exploiter un des meilleurs gisements de vent d'Europe."
Comme un signe, Ideol a remporté l'appel à projet pour la construction d'une ferme pilote de quatre éoliennes à Gruissan, en Occitanie.
Et, affirme le PDG, ce n'est pas tout. "Il y a une volonté de déployer l'équivalent de deux centrales nucléaires en éoliennes en Méditerranée, un investissement de 10 milliards d'euros".
Et de conclure : "La France a raté le coche en éolien posé, en flottant, elle a la possibilité de devenir un leader mondial." Lui, en tout cas, a le vent en poupe.
Placé à 22 km de la côte Atlantique, au large du Croisic sur le site d'expérimentation en mer de l'École centrale de Nantes, "Floatgen" est le premier démonstrateur de la solution vendue par Ideol. Ce dernier, dont la construction a été réalisée en partenariat avec Bouygues travaux publics, représente un investissement de 25 millions d'euros. Installée pour une durée de deux ans, l'éolienne permettra d'évaluer la performance du dispositif flottant par rapport à son cousin posé sur des fondations fixes. L'électricité produite par Floatgen sera injectée sur le réseau électrique pendant toute la durée de l'exploitation. Elle devrait permettre, selon les estimations d'Ideol, de produire l'équivalent de la consommation annuelle électrique de 5 000 habitants.
http://www.laprovence.com/article/ecoplanete/4714239/ideol-ils-ancrent-les-eoliennes-dans-le-futur.html


18/11/17 : Parc éolien en mer Dieppe/Le Tréport : la Région Normandie sur le qui-vive

La Région Normandie appelle ce vendredi 17 novembre “ le Gouvernement à considérer, avec la plus grande attention, le prochain avis que l’Agence française de la biodiversité (AFB) doit rendre le 27 novembre prochain, relatif aux effets du projet du Parc éolien en mer Dieppe Le Tréport sur le milieu du parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale.”
L’exécutif régional redoute des vents contraires émanant de l’AFB...
“ Un éventuel avis négatif conduirait l’autorité administrative compétente à ne pas autoriser le Projet de Dieppe Le Tréport. Il mettrait indéniablement en difficulté le projet de Yeu Noirmoutier, porté aussi par le consortium lauréat de l’appel d’offres national. Au-delà, d’autres répercussions sur la structuration nationale de la filière des Energies Marines Renouvelables, dont l’ambition est d’être compétitive à l’export, et toute la chaîne de valeur associée apparaîtraient inévitables. En particulier, les projets d’implantation d’usines au Havre et la création de 750 emplois directs ne se réaliseraient vraisemblablement pas.”
La Région Normandie qui ambitionne de devenir la première région française en matière de production d’énergies renouvelables demande donc à l’Etat de soutenir plus que jamais les projets de parcs éoliens en mer lancés lors du précédent quinquennat :
“La Région Normandie entend donc que les trois projets prévus au large de ses côtes : Dieppe - Le Tréport, à Fécamp et à Courseulles sur Mer soient réalisés car ils participent à la transition énergétique et environnementale que elle doit mettre en œuvre au bénéfice des générations futures. Elle lance donc un message fort au Gouvernement en lui demandant qu’un avis favorable soit élaboré réaffirmant la nécessaire conciliation des usages et la compatibilité entre la protection du milieu marin et l’implantation d’énergies vertes et renouvelables, dont devra tenir compte le consortium en prenant en compte l’ensemble des préconisations émises par le parc naturel marin.”
http://www.paris-normandie.fr/breves/normandie/parc-eolien-en-mer-dieppe-le-treport--la-region-normandie-sur-le-qui-vive-BC11465958

17/11/17 : Aude : Port-La Nouvelle : les habitants disent oui aux éoliennes en mer à 77 %
Décidément, l’actualité se fonde sur d’heureux hasards. Ce vendredi, Carole Delga, présidente de la Région Occitanie est à Port-La Nouvelle pour annoncer les importants investissements de la Région quant à l’extension du port.
Mercredi soir, la société Quadran, qui porte le projet d’éoliennes en mer au large de Port-La Nouvelle et de Gruissan ainsi que le garant de la concertation publique, Jacques Roudier, rendaient leurs conclusions, à l’occasion d’une conférence de presse, puis d’une réunion publique salle Jacques-Brel.

Assentiment (presque) général
Il apparaît que la population locale comme les touristes valident à plus des trois quarts d’entre eux l’implantation de la ferme éolienne en mer. Une petite dizaine de pour cent parmi les participants à la concertation n’ont pas d’avis sur la question et 14 %, donc se sont exprimés contre, en évoquant un éventuel impact sur l’activité de la pêche, d’éventuelles conséquences socio-économiques ou encore une pollution visuelle.
D’ailleurs, la mairie de Leucate a demandé que soient refaites les simulations visuelles… sachant qu’un projet porté par Engie est aussi en cours au large de celle-ci et du Barcarès.
Changement d’opérateur
Le responsable du projet de Quadran Énergie Marine a annoncé une révision du calendrier, lié à des changements dans le groupement de partenaires et qui a conduit Eolmed à changer d’opérateur pour les raccordements terrestres. C’est la société RTE qui en aura la charge, normalement. RTE rejoint le projet et assurera le raccordement électrique de la ferme pilote, soit une liaison sous-marine et terrestre de 26 km à réaliser en mois de 18 mois ! Un véritable défi.
Du coup, les demandes d’autorisations auprès de la préfecture qui devaient être déposées en fin d’année ne le seront qu’au cours du mois de mars. Malgré ce léger décalage, la construction des premières structures flottantes pourrait commencer à l’automne 2021, sauf si des recours viennent perturber l’instruction administrative et l’enquête publique à venir (courant 2 018).
Eu égard au faible nombre d’opposants au projet, eu égard au fait que les professionnels de la mer manifestent leur volonté de s’y impliquer, le maître d’ouvrage n’est guère inquiet.
Une centaine de personnes
Mercredi soir, pour le compte rendu public de la concertation, une centaine de personnes avait fait le déplacement salle Jacques-Brel, pour écouter les exposés du garant, mais aussi du maître d’ouvrage. Le président du Grand-Narbonne, Jacques Bascou, le maire de Port-La Nouvelle Henri Martin, et le président de la chambre de commerce, Bernard Ballester, qui signera ce matin la délégation de service public pour la gestion du port avec la Région, étaient présents pour participer au débat et soutenir ce projet, porteur économiquement et écologiquement. L’on retiendra un échange, viril mais correct, entre Henri Martin et René Corbefin, adjoint au maire de Leucate, qui évoqua les pollutions visuelles potentielles… «Dans les années quatre-vingt, il était question d’une centrale nucléaire à La Nouvelle. Ça, il faut 50 ans pour le démanteler. Une éolienne, non polluante, c’est l’affaire de quelques jours pour la démonter », a lancé le maire.
Les pêcheurs professionnels étaient là, eux aussi, et c’est tout un symbole : c’est le fruit de leur labeur quotidien qui fut servi au buffet de clôture de la réunion…


16/11/17 : La France, lanterne rouge des éoliennes en mer ?

Il y a aujourd'hui 3600 éoliennes offshore en Europe. Et aucune en France ?
Le vent, énergie propre, on en parle beaucoup à la COP23 qui se tient jusqu'à demain à Bonn. La France fait parfois pâle figure à en croire le climatologue Jean Jouzel :
"En Europe, il y a trois mille éoliennes en mer. En France il n'y en a aucune. Ce qu'on observe également c'est qu'un projet de ce type met 8 à 10 ans en France. En Allemagne, il met 4 ans à se mettre en place".
La France ne compte aucune éolienne en mer. Vrai ou faux ?
Vrai. C'est assez surprenant alors que la France dispose de 3500 km de côtes. Une première éolienne a été inaugurée le mois dernier au large de Saint-Nazaire mais c’est un prototype. Il va être testé pendant deux ans et il ne produira pas d'électricité avant l’an prochain. Jean Jouzel a raison : sur les 3.600 turbines déployées au large des côtes européennes, à ce stade il n'y en a aucune en France.
Les champions de l'éolien en mer ?
En 1991, le Danemark est le premier pays d'Europe à avoir installé un parc éolien. aujourd'hui c'est le Royaume Uni, le champion européen, et même mondial dans cette énergie, devant l'Allemagne, le Danemark, les Pays Bas ou la Belgique. La France avec zéro éolienne en mer prend du retard.
Un projet d'éolienne est-il deux fois plus long en France qu'en Allemagne ?

Vrai. Plusieurs raisons, d’abord les recours en justice quasi systématiques des associations contre ces projets. Elles craignent des nuisances pour le paysage et des risques pour l'environnement. Deuxième raison les procédures administratives très complexes en France, avec un empilement d'études et d’autorisations à réaliser, à la charge des industriels. Au Pays-Bas et au Danemark, c’est l’État qui fournit études et autorisations avant de lancer l’appel d’offres.
Autre raison : en Allemagne, il existe peu ou pas de recours contre les éoliennes en mer. Nos voisins sont moins réticents : question de culture, les Allemands seraient plus écolos. Les champs d’éoliennes en mer du Nord sont situés à des dizaines de km des cotes, dans des lieux réservés en dehors des zones de pêche et peu visibles de la côte. Alors qu’en France ces éoliennes seront beaucoup plus proches : entre 15 à 20 km.
Vu les recours, les premières éoliennes ne tourneront pas avant 2021 au large de la Bretagne et de la Normandie. 10 ans après le premier appel d'offres. Un tabou que le gouvernement tente de faire tomber. Il veut simplifier les procédures et il pourrait même en passer par des ordonnances en début d’année !
https://www.franceinter.fr/emissions/le-vrai-faux-de-l-europe/le-vrai-faux-de-l-europe-16-novembre-2017


16/11/17 : Les éoliennes, c'est du vent
Retour sur les éoliennes et sur l'échec de la réalité par rapport aux rêves développés autour de cette énergie renouvelable.
Certains les trouvent laides, d’autres (moins nombreux il faut l’avouer) les trouvent belles : les éoliennes... Et si les éoliennes étaient du vent et recouvraient un grand échec ?
Problème quant à la production de l'énergie, problème d'intermittence, problème de stockage, problème quand il n'y pas de vent, problème quand il y a trop de vent, problème écologique par rapport aux oiseaux et aux chauve-souris broyés par les ailes des éoliennes, problème de pollution sonore et esthétique...
Retour sur les éoliennes avec notre invité Rémy Prud'homme, professeur émérite à l'Université de Paris XII et auteur du Mythe des énergies renouvelables aux éditions de l'Artilleur collection Grandeur nature.
Ce qui est un échec concernant les éoliennes, c’est la réalité par rapport aux rêves qui ont été développés et continuent d’être développés. L’idée de la République française est que l’avenir de l’électricité est dans les éoliennes et à un degrés moindre dans le photovoltaïque. Des rapports officiels expliquent qu’on peut très bien aller jusqu’à 50% voire 100% de l’électricité avec ces énergies renouvelables intermittentes.
En réalité une éolienne fonctionne en moyenne un peu moins du quart des heures de l’année et à des heures que l’on ne connaît pas à l’avance et qu’on ne peut pas décider, on ne peut pas piloter l’électricité éolienne et dans une moindre mesure, photovoltaïque.
Avec l'éolien, on essaie de nous vendre ces énergies comme bucoliques mais la réalité n’est pas celle-là, c'est celle de l'un des plus gros « big business » de l'humanité actuellement...
Écouter Les éoliennes, c'est du vent en ligne
https://www.franceculture.fr/environnement/les-eoliennes-cest-du-vent

16/11/17 : Naval Energies : des fondations déclinables en différents matériaux pour l'éolien flottants
Naval Group travaille depuis plusieurs années sur le développement d’un flotteur pour éolienne, dont les premiers exemplaires vont bientôt être construits. Après de longues études et simulations, le design est maintenant arrêté. Il s’agit d’un flotteur semi-submersible pouvant être réalisé en acier, en béton ou en version mixte. « Nous avons choisi cette technologie pour des questions de stabilité mais aussi parce qu’elle constitue la solution la plus simple à mettre en œuvre dans un port,...
https://www.meretmarine.com/fr/content/naval-energies-des-fondations-declinables-en-differents-materiaux-pour-leolien-flottant

15/11/17
Les industriels des énergies marines renouvelables réclament « un calendrier stable et lisible »
Le Syndicat des énergies renouvelables, l’association Evolen et le Groupement des industries de construction et activités navales appellent le gouvernement à lancer des appels d’offres et à augmenter la visibilité du potentiel des énergies marines renouvelables.
Mardi 14 novembre, les acteurs de la filière française des énergies marines renouvelables (EMR) - à savoir le Syndicat des énergies renouvelables (SER), l’association Evolen et le Groupement des industries de construction et activités navales (Gican) - ont publié un communiqué dans lequel ils réclament « un calendrier stable et lisible ». L’objectif : viser les 18 GW d’éolien en mer posé et flottant d’ici 2030. Selon ces acteurs, « il est urgent de disposer aujourd’hui d’une réelle visibilité sur le calendrier des appels d’offres commerciaux qui consolideront la filière industrielle en France, face à une concurrence internationale de plus en plus vive ». Ils font notamment valoir les derniers appels d’offres européens sur l’éolien en mer posé, impliquant un engagement au niveau national notamment via un lancement d’appels d’offres français. « Par ailleurs, avec quatre fermes pilotes en développement, la dynamique française lancée sur l’éolien flottant est unique au monde. Pour rester en tête dans la course internationale et anticiper la phase industrielle, le futur appel d’offres flottant en phase commerciale, annoncé en novembre 2016, doit désormais être concrétisé au plus vite », estiment le SER, Evolen et le Gican.
La filière hydrolienne doit également être mise en valeur selon les trois organisations : « un premier appel d’offres commercial sur deux zones, au large du Raz Blanchard (pour 100-150 MW) et dans le passage du Fromveur (pour 50-100 MW) permettrait de conforter la dynamique industrielle en cours de structuration », estiment-elles. Enfin, elles insistent sur l’enjeu des EMR dans les départements d’Outre-mer, en particulier concernant l’énergie thermique des mers (ETM). « Pour l’exploiter, il est important que la puissance publique coordonne la réalisation des premières études - mesures bathymétriques, mesures de courant, de houle... - de manière à amorcer les projets et initier un développement plus ambitieux de ces territoires dans la transition énergétique », précisent le SER, Evolen et le Gican.
2.086 emplois créés en 2016 dans les EMR
Actuellement, 29 projets EMR sont en cours en France métropolitaine et dans les territoires d’Outre-mer. La Normandie, la Bretagne et le Pays de la Loire sont les zones les plus en avance sur les EMR. L’Occitanie se tourne vers l’éolien flottant, tandis que la Nouvelle Aquitaine et la région PACA sont en train de rattraper leur retard, selon une synthèse de l’Ademe publiée en juillet dernier. En 2016, les EMR ont créé 2.086 emplois en France. L’ancienne ministre de l’Environnement, de l’énergie et de la mer, Ségolène Royal, avait défini les objectifs de la Programmation pluriannuelle de l’énergie pour 2023 : « 3000 MW mis en service, pour l’éolien en mer posé, et jusqu’à 6 000 MW supplémentaires attribués par appels d’offres ; 100 MW en service pour l’éolien flottant et l’hydrolien, et jusqu’à 2000 MW de plus, attribués par appels d’offres. »
http://www.environnement-magazine.fr/energie/article/2017/11/15/115783/les-industriels-des-energies-marines-renouvelables-reclament-calendrier-stable-lisible.php
15/11/17Éolien à Dieppe. Le soutien d’élus de l’opposition régionale
Dans un communiqué, Nicolas Mayer-Rossignol et Valérie Garraud, pour le groupe Socialistes, radicaux et citoyens, Claude Taleb, pour EELV, rappellent
Les trois élus de l’opposition s’expriment au sujet du parc éolien offshore prévu à Dieppe-Le Tréport. « Aux responsabilités régionales, nous avions œuvré à faire du développement de la filière éolienne offshore une priorité, de Cherbourg à Courseulles-sur-Mer, du Havre au Tréport en passant par Fécamp. De la construction à l’exploitation et à l’...

https://www.ouest-france.fr/normandie/eolien-dieppe-le-soutien-d-elus-de-l-opposition-regionale-5379987

13/11/17Eolien offshore : la répartition de la taxe modifiée au profit de l'Agence française de la biodiversité
Les députés ont voté le 9 novembre un amendement au projet de loi de finances pour 2018 (PLF 2018) qui porte de 5 à 10% le produit de la taxe sur l'éolien en mer au profit de l'Agence française pour la biodiversité (AFB).
Cette augmentation est permise par la suppression de la part de 5% affectée au "financement de projets concourant au développement durable des autres activités maritimes". Ce produit risquait d'être récupéré par d'autres objectifs que celui prévu par le code de l'environnement en vue de maintenir un bon état écologique du milieu marin, a justifié le député UDI Bertrand Pancher.
La répartition de cette taxe, prévue par la loi de finances rectificative pour 2005 et qui a fait l'objet de plusieurs textes d'application, concerne des installations qui ne sont toujours pas en service. "Il est très généreux d'affecter une part supplémentaire de la taxe sur l'éolien en mer à l'AFB… encore faudrait-il que l'éolien en mer existe !", a d'ailleurs ironisé le rapporteur spécial Eric Coquerel. "Contrairement aux accords du Grenelle de l'environnement, nous avons réussi la performance de ne pas avoir une seule éolienne installée en mer. Les premières ne seront pas mises en service avant 2021 au mieux, à Saint-Nazaire", a ajouté le député de la France insoumise.
"Il n'y a pas encore d'éoliennes en mer, mais on avance vite sur un certain nombre de projets, comme en témoigne l'inauguration il y a quelques semaines du projet Floatgen à Saint-Nazaire", a répondu le secrétaire d'Etat à la transition écologique Sébastien Lecornu, après avoir précisé que l'éolien en mer n'échappait pas à la réflexion en cours sur la fiscalité dans le cadre du groupe de travail sur la libération des énergies renouvelables (EnR).

https://www.actu-environnement.com/ae/news/eolien-offshore-mer-taxe-repartition-agence-francaise-biodiversite-AFB-PLF-2018-30026.php4

13/11/17Eolien offshore : signal d'alarme du monde économique😠
http://normandinamik.cci.fr/243640-eolien-offshore-signal-dalarme-du-monde-economique


10/11/17 : HAUTS-DE-FRANCE - Pour le secrétaire d’État à la transition écologique, l’éolien offshore répond au défi énergétique
Secrétaire d’État auprès de Nicolas Hulot, Sébastien Lecornu a passé deux jours dans notre région. Il a assisté aux premières assises territoriales de la Troisième révolution industrielle (*) à Fourmies. À Lille, il a rencontré son concepteur, l’économiste américain Jeremy Rifkin et a visité l’entreprise Pocheco à Forest-sur-Marque. Objectif : s’en inspirer pour les futurs contrats de transition écologique.

- Que vous a inspiré votre visite dans le Nord ?
« Il est passionnant de voir comment des territoires qui ont été à la pointe de la deuxième révolution industrielle prennent des rendez-vous pour sortir de la crise. Ce que dit Jeremy Rifkin est que la nouvelle révolution passe par les nouvelles énergies, le numérique, les mobilités, l’économie circulaire. Je viens m’en inspirer pour l’élaboration des contrats de transition écologique que le gouvernement va lancer dans certains territoires en 2018. »
« Il y aura bien évidemment un investissement financier de l’État, mais aussi une simplification des normes »
- Qu’allez-vous mettre dans ces contrats ?
« On va y mettre tout ce qu’il faut pour qu’au quotidien, nos territoires s’engagent de manière massive dans la transition écologique. Il y aura bien évidemment un investissement financier de l’État, mais aussi une simplification des normes pour ceux qui s’engagent sur des résultats. Il y aura un volet transition énergétique important, car c’est le pilier principal de la transition écologique. Mais nous intégrerons également des projets en matière de préservation de la biodiversité, de l’économie circulaire, avec par exemple de la valorisation des déchets et le développement des circuits courts. L’idée est de faire 15 à 20 contrats dès l’année prochaine. »
- Après l’annonce de Nicolas Hulot cette semaine sur le nucléaire, le gouvernement semble ne plus pouvoir tenir les objectifs de la loi de transition énergétique ?
« Mardi, RTE, gestionnaire du réseau électrique, a dit que l’objectif de 50 % d’énergie nucléaire en 2025 n’était jouable qu’en rouvrant des centrales à charbon ou à gaz. Ce n’est pas ce que nous voulons, car cela conduirait à augmenter nos rejets de polluants et des gaz à effet de serre. Il faut diminuer le nucléaire et, en même temps, augmenter les énergies renouvelables et développer le stockage. Or notre pays a pris un peu de retard et l’objectif est maintenant de les développer de manière rapide. C’est la raison pour laquelle nous adopterons en 2018 une nouvelle programmation pluriannuelle de l’énergie. Elle déterminera à quelle échéance réaliste nous atteindrons les 50 % de nucléaire. Et le nombre de réacteurs nucléaires nécessaires pour cela. »
- Cela signifie-t-il que dans un an, on connaîtra le sort de la centrale nucléaire de Gravelines ?
« Dans un an, nous connaîtrons la stratégie énergétique du pays. L’Autorité de sûreté nucléaire a son propre calendrier sur la sûreté ».
- Vous êtes chargé de réfléchir à l’éolien offshore, le projet au large de Berck et du Touquet a été suspendu en juillet. A-t-il des chances de voir le jour ?
« On ne peut pas être contre le nucléaire, contre les centrales au gaz et charbon et contre l’éolien »
« Le gouvernement a suspendu le projet de parc éolien de Bassure de Baas (de Fort-Mahon dans la Somme à Berck-sur-Mer). Nous ferons des projets éoliens offshore là où la concertation aura montré qu’ils sont bien acceptés. Il y a aujourd’hui six ou sept projets de parc éolien en mer en France, même si aucun n’est encore entré en fonctionnement. L’éolien offshore est une bonne réponse à notre défi énergétique. Je sais que ça suscite des craintes mais on ne peut pas être contre le nucléaire, contre les centrales au gaz et charbon et contre l’éolien. C’est un modèle qui devient de plus en plus rentable économiquement pour le pays et qui peut créer de l’emploi. La France n’est pas condamnée à être en retard. »
(*) Initiée il y a trois ans dans le Nord - Pas-de-Calais par la Région, elle vise « à une transition énergétique sans énergie fossile, déployer la mobilité douce et les services numériques ».

05/11/17 : L’EUROPE POSSÈDE LA PRESQUE TOTALITÉ DES PARCS ÉOLIENS EN MER

L’énergie verte gagne de plus en plus de terrain à mesure que les méfaits des énergies fossiles sont dévoilés au grand jour. Dans le cas de l’éolien en mer, l’Europe peut se targuer d’être le précurseur en la matière. Si on en croit un rapport de l’Ifremer, le vieux continent posséderait jusqu’à 3 320 machines raccordées en 2015, soit près de 90 % des parcs éoliens marins répartis dans le monde.
Toujours d’après l’Ifremer, l’ensemble des éoliennes installées en Europe produiraient à l’unisson près de 11 000 MW. Le chiffre est colossal et pourrait encore grimper d’ici les prochaines années. Les pays du continent sont en effet nombreux à s’être engagés vers un avenir plus vert avec l’utilisation d’énergies renouvelables.
Le rapport de l’Ifremer a été dévoilé ce lundi 28 août 2017 dans la dernière édition des « Données économiques maritimes françaises ».
Le Royaume-Uni, le leader de l’éolien en mer
Parmi les pays européens les plus actifs concernant l’éolien en mer, le Royaume-Uni représente à lui seul 46 % de la production mondiale. L’Allemagne (30 %) et le Danemark (11 %) ferment le podium. Pour ce qui est de la France, le pays ne dispose pas encore de parcs éoliens marins, mais prévoit d’en construire et de générer jusqu’à 6 000 MW d’énergie d’ici 2023.
Pour les pays hors Europe, la Chine compte parmi les géants en matière d’éolien. L’Empire du Milieu se place en effet à la quatrième place, juste après le Danemark avec 8 % du total mondial à son actif. Des projets encore balbutiants font timidement surface chez d’autres pays comme en Norvège ou encore au Portugal.

Un danger pour l’écosystème marin ?
À première vue, l’éolien marin se présente comme une excellente solution pour produire de l’énergie verte sans empiéter sur les zones d’habitation. Cependant, la mise en place de telles installations constituerait un sérieux danger pour l’écosystème marin, si on en croit les associations anti-éoliennes. Les parcs représenteraient également une véritable nuisance visuelle depuis les côtes. Ils pourraient aussi porter préjudice au tourisme côtier.
Rien qu’en France, plusieurs pétitions et manifestations ont été organisées pour empêcher la construction de parcs éoliens, notamment à Dieppe-Le Tréport, Noirmoutier, Dunkerque et Oléron. Il faudra encore du temps pour que l’éolienne parvienne un jour à faire l’unanimité.
http://www.fredzone.org/leurope-possede-la-presque-totalite-des-parcs-eoliens-en-mer-151
31/10/17 : Vendée : Projet éoliennes : 2 permanences d’informations à Noirmoutier et sur l’Île d’Yeu
Le grand public pourra obtenir toutes les informations utiles autour de ce futur projet de parc éolien.
Poursuivant son travail d’information et de concertation, la société Éoliennes en mer des Îles d’Yeu et de Noirmoutier organise durant les vacances scolaires de la Toussaint deux permanences d’information à destination du public.
Ces deux permanences d’information se tiendront :
Le jeudi 2 novembre à Noirmoutier en Île de 10h30 à 17h30, salle Réunion-Rue piétonne
Le vendredi 3 novembre sur l’île d’Yeu de 9hà 16h, pôle Economique- Rue des Bossilles
À cette occasion, le public pourra échanger avec les membres de l’équipe du projet.

27/10/17 : La loi littoral
La loi relative à la protection, l’aménagement et la mise en valeur du littoral du 3 janvier 1986 est l’aboutissement d’une longue évolution juridique qui commence en 1681 avec l’ordonnance de Colbert sur la Marine. Si la loi littoral affecte de nombreux domaines du droit – les pouvoirs de police, le régime des extractions ou encore la servitude d’accès au rivage de la mer, elle est plus connue pour ses dispositions en matière d’urbanisme.
Aujourd’hui codifiées aux articles L. 121-1 et suivants du Code de l’urbanisme, ces dispositions organisent l’usage du sol sur le territoire des communes littorales. L’objectif principal de la disposition est de préserver le paysage littoral et de lutter contre le mitage de l’espace.
À cette fin, la loi littoral comporte plusieurs dispositions qui posent des règles d’autant plus strictes que le rivage de la mer est proche. En dehors des espaces urbanisés, elle protège ainsi une bande de cent mètres dans laquelle seules sont autorisées les constructions ou installations liées aux activités économiques ou aux services publics qui exigent la proximité immédiate de l’eau (Art. L. 121-16 à 20 du Code de l’urbanisme).
Dans les espaces proches du rivage (Art. L. 121-13), qui, selon la jurisprudence, sont délimités en fonction de critères de distance, de covisibilité ou de nature des espaces (CE, 3 juin 2009, Commune de Rognac, req. numéro310587), seules des extensions limitées de l’urbanisation sont possibles. Ce principe permet d’éviter la réalisation de grandes opérations d’aménagement dont l’impact sur le paysage de bord de mer serait important.
La loi protège aussi les espaces naturels en imposant aux documents d’urbanisme, les plans locaux d’urbanisme (PLU) et les schémas de cohérence territoriale (SCOT) de prévoir des coupures d’urbanisation entre les espaces bâtis (Art. L. 121-22). Il s’agit ici d’éviter que par contagion, le littoral ne forme, à terme, qu’un front bâti continu.
Pour protéger les sites les plus sensibles, la loi impose également la préservation des espaces terrestres ou marins remarquables et caractéristiques du littoral (Art. L. 121-23). Seuls des aménagements légers y sont autorisés. Ces aménagements sont définis par un décret (article R. 121-5 du Code de l’urbanisme) qui fixe une liste limitative des installations autorisées.
Toutes ces règles sont aujourd’hui bien définies par la jurisprudence et, si quelques contentieux peuvent naturellement survenir, leur application ne suscite guère de débat.
Le consensus est en revanche plus difficile à obtenir sur la règle la plus contraignante de la loi littoral, l’obligation de n’étendre l’urbanisation qu’en continuité des agglomérations ou des villages existants ou sous forme de hameau nouveau intégré à l’environnement (Art. L. 121-8) La jurisprudence, probablement consciente du rôle clé joué par cette règle dans le dispositif de protection du littoral, en livre une interprétation stricte qui n’est pas sans poser de difficulté.
Il convient tout d’abord de rappeler que le principe de continuité s’applique sur l’ensemble du territoire communal, sans considération de distance par rapport à la mer. Il s’applique ensuite à toute construction, dès lors qu’elle a quelque importance, ce qui conduit le juge à censurer des projets d’éoliennes, de bâtiments agricoles, de bâtiments liés aux cultures marines ou même de simples abris de jardin, s’ils ne sont pas situés en continuité d’une agglomération ou d’un village.
Ces deux dernières notions sont pour leur part définies par la jurisprudence depuis 2006. Il n’y a agglomération ou village, dit le Conseil d’État, que si l’espace en cause comporte « un nombre et une densité significative de constructions ». En pratique, seuls les espaces comportant une cinquantaine de constructions groupées pourront prétendre à cette qualification (CE, 9 novembre 2015, B. c/ commune de Porto-Vecchio, req. numéro 372531). Le« considérant » de principe posé par le Conseil d’État est aujourd’hui systématiquement repris par les tribunaux administratifs et les cours administratives d’appel. Cette apparente constance de la jurisprudence ne doit toutefois pas occulter une très grande hétérogénéité des situations d’espèce, au point qu’il est aujourd’hui très difficile de porter un jugement sûr à propos de la qualification de tel ou tel espace. C’est probablement une première critique qui doit être portée à la manière dont cette disposition est appliquée.
Il y en a d’autres. Jusqu’en 2013, la pratique administrative tant des collectivités locales que de l’État (circulaire du 14 mars 2006) admettait que dans les espaces qui ne sont pas des agglomérations ou des villages, les constructions étaient néanmoins possibles à l’intérieur du périmètre bâti, en « dent creuse » pour reprendre l’expression consacrée. Cette analyse reposait sur l’idée qu’une construction qui n’étend pas le périmètre d’un espace urbanisé n’étend pas l’urbanisation au sens de la loi et n’est, par conséquent, pas assujettie au principe de continuité avec les agglomérations et les villages existants.
La jurisprudence récente a toutefois mis à mal cette logique et aujourd’hui, les tribunaux annulent systématiquement les permis de construire délivrés dans des espaces qui ne sont pas des agglomérations ou des villages, et ce, alors même que le projet se situe au cœur de l’espace bâti (CAA Nantes, 11 octobre 2013, commune de LANDEDA, req. numéro 12NT01355).
C’est pour contrer cette jurisprudence que certains jugent trop sévère que les parlementaires ont souhaité définir la notion d’extension de l’urbanisation dans le projet de loi relatif à l’adaptation des territoires littoraux au changement climatique. La rédaction proposée pourrait toutefois créer plus de difficultés qu’elle n’en règle…
Ce même projet de loi s’intéresse aussi aux activités agricoles et de cultures marines. Ces dernières, cela a été dit, doivent respecter le principe de continuité avec les agglomérations et les villages existants. En pratique, cela veut dire qu’un hangar agricole doit être construit en continuité du bourg. La solution peut surprendre. C’est la raison pour laquelle, en 1999, la loi littoral a été modifiée pour soustraire à l’obligation de continuité, en dehors des espaces proches du rivage et avec l’accord du préfet, les constructions agricoles incompatibles avec le voisinage des zones habitées. Ce sont principalement les bâtiments d’élevage qui sont concernés.
Un paradoxe apparaît ici, car si les installations qui génèrent le plus de nuisances peuvent être autorisées sur le territoire d’une commune littorale, ce n’est pas le cas des constructions agricoles qui n’ont pas d’impact sur l’environnement.
Les cultures marines ne sont pas mieux traitées. Puisqu’elles ne génèrent pas de nuisances, elles ne bénéficient pas de la dérogation votée en 1999. Leur installation est donc fortement contrainte au nom d’une loi qui a pourtant pour objectif « la préservation et le développement des activités économiques liées à la proximité de l’eau, telles que la pêche, les cultures marines » (art. L 321-1 du Code de l’urbanisme).
Le régime applicable aux cultures marines et aux activités agricoles est lui aussi revu par le projet de loi.
Loïc Prieur,
avocat et maître de conférences de droit public à Paris IV Sorbonne
http://www.jss.fr/La_loi_littoral_-1080.awp?AWPID98B8ED7F=48E59856DC5DB6B290955702FA3FCBFE75E309BE

26/10/17 : Les éoliennes pour couvrir 100 % de l'énergie mondiale ?
Les parcs éoliens en pleine mer pourraient fournir assez d’énergie au monde entier, d'après une étude récente. En plus des énormes investissements financiers que cela impliquerait, il faudrait installer ces éoliennes en eaux profondes. Un défi technique pour lequel une compagnie norvégienne aurait trouvé la clé.
Des chercheurs américains ont découvert courant octobre que les vents plus forts rencontrés en pleine mer pouvaient produire cinq fois plus d’énergie que les turbines installées sur la terre ferme. En mer, les vents sont plus forts qu’à terre car l’air n’y rencontre pas d’obstacles. Il se trouve que l'endroit dans le monde où le potentiel énergétique est le plus intéressant est l'Atlantique nord. L’exploitation des rafales hivernales cette seule zone pourrait même suffire à couvrir les besoins actuels de l’humanité. Toutefois, en été, l'énergie produite serait seulement suffisante pour alimenter un pays, tel que les États-Unis.
Chercher les vents les plus puissants grâce à des...éoliennes flottantes
Le problème est que ces vents se trouvent en eau profonde. Présentement, aucun parc éolien n’y est installé, car toutes les turbines sont ancrées au sol, donc en eau peu profonde. La solution pourrait venir d’éoliennes flottantes géantes. Cinq d’entre elles viennent d’être installées par Statoil, une compagnie pétrolière norvégienne au large de l’Écosse. D'une capacité de 30 mégawatts, elles peuvent alimenter à elles seules jusqu’à 20 000 foyers.
Chacune de ces structures géantes (253 mètres de haut !) est installée sur un flotteur semi-immergé de 90 mètres de long et 14 mètres de diamètre d'un poids de 3 500 tonnes. Les flotteurs sont reliés à des câbles à trois systèmes d'ancrage enfoncés dans le sol dans des profondeurs supérieures à 100 mètres. L'immensité de ces éoliennes permet de capter les vents d'altitude, plus puissants que ceux de surface.
À terme, l'entreprise chercherait à investir la haute mer, là où le fond marin dépasse 800 mètres. Une ambition perspicace, car plus on s'éloigne des côtes, plus on peut bénéficier d'un vent soutenu et puissant : 80 % de l'énergie développée par les vents marins se trouverait dans les zones d'eaux profondes.
https://www.meteomedia.com/nouvelles/articles/les-eoliennes-pour-couvrir-100--de-lenergie-mondiale-/88386

26/10/17 : Bouches-du-Rhône : Eolien flottant : Des flotteurs SBM pour le projet Provence Grand Large
Trois éoliennes flottantes de 8 MW devraient être installées en 2019 sur la zone dite du Faraman à 17 km de la plage Napoléon, au large de Port Saint-Louis du Rhône. Le projet, baptisé Provence Grand Large, est lauréat de l’appel à projets de l’ADEME, lancé en août 2015 et accordé en novembre 2016. A la manœuvre, EDF Energies Nouvelles qui mène le projet, RTE qui va effectuer le câblage vers la terre et entre les machines, réparties sur une petite surface de 0.5 km2, Siemens qui va fournir...https://www.meretmarine.com/fr/content/eolien-flottant-des-flotteurs-sbm-pour-le-projet-provence-grand-large

25/10/17 : Aude : Éoliennes en mer dans la région : "C’est historique"😠

Olivier Guiraud de la PME audoise Quadran est responsable du projet EolMed.
Où en est-on du projet d'éoliennes flottantes au large de Gruissan et Port-la-Nouvelle (Aude) ?
Nous en sommes à la finalisation du dossier d'études d'impact. Tout le terrain a été fait, il faut maintenant la phase d'analyse des résultats et des confrontations. Nous déposerons les dossiers d'autorisation en mars prochain auprès de la préfecture. La décision finale d'investissement est prévue mi 2019 pour, ensuite, la construction de la ferme pilote de quatre éoliennes avec une mise en service fin 2021. Elles pourront alimenter 50 000 habitants, la ville de Narbonne par exemple.
De quoi va dépendre la décision finale d'investissement ?
Nous n'avons pas de doute sur le projet mais il y a encore des risques, parce qu'on ne sort pas comme ça 220 M€ du portefeuille ! Il nous faut associer des banques comme actionnaires, c'est mon travail pour 2018, trouver les acteurs du financement. Certains comme la Région Occitanie ont annoncé leur entrée à hauteur de 5 % du capital. Par ailleurs, on a déjà une bonne idée du tarif de la revente de l'énergie mais c'est un projet pilote, on n'est pas dans la rentabilité.
Que disent les premiers résultats des études d'impact ?
Il n'y a pas de peuplement sensible au point de vue des espèces benthiques (sole, turbots, crustacés, NDLR), des impacts modestes sur les oiseaux et celle concernant l'activité de pêche est en cours. Nous allons consolider les données pour voir ce que l'on peut réduire, compenser ou éviter, comme la taille des pâles par rapport au passage de certains volatiles.
Les pêcheurs plaisanciers revendiquent le droit d'accéder sur le futur site comme les pêcheurs professionnels.
Mais dans cette zone de concession de 8 à 10 km², le principe, c'est que tout sera interdit sauf ce qui sera autorisé par la préfecture. Il y aura une commission d'étude. On est tourné vers la pêche professionnelle parce que c'est une activité qui fait vivre des gens, il faut voir l'impact sur l'effort de pêche. Ce n'est pas le cas de la plaisance, c'est notre parti pris pour la ferme pilote. On ne peut pas avoir n'importe qui sur la concession par rapport à la sécurité.
En France, Floatgen vient d'inaugurer la première éolienne en mer à Saint-Nazaire : le flotteur sera le même que le vôtre.
Nous y étions, c'est émouvant et excitant. Avoir la première éolienne offshore française en face de nous, c'est historique, c'est wouah... C'est demain qui est là devant nous quand on se dit que l'on va le réaliser à grande échelle et diffuser le savoir-faire français dans le monde... Le retour d'expérience va nous être très profitable pour EolMed et en plus nous avons été désignés pour faire la maintenance et l'exploitation de la turbine de Floatgen, ça va nous permettre de s'aguerrir.
Le premier parc mondial
Le 18 octobre, le premier parc d’éoliennes flottantes au monde a été inauguré à 25 km au large de Peterhead en Ecosse, pays à l’avant-garde de l’innovation énergétique. Ce projet Hywind de 30 MW devra alimenter 20 000 foyers. Il comprend cinq turbines de 6 MW et 253 m de haut.

24/10/17 : Le conseil de gestion donne son avis sur le parc éolien de Dieppe - Le Tréport
Le conseil de gestion du Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale s’est réuni ce vendredi 20 octobre 2017 à Abbeville. Il s’est positionné ce jour sur le projet de parc éolien de Dieppe – Le Tréport : l’avis rendu est défavorable.
Les membres du conseil de gestion ont estimé après analyse du dossier que le projet du promoteur n’était pas recevable en l’état.
L’avis défavorable a été formulé par le conseil à l’issu d’un vote à bulletin secret.
2e étape - avis conforme de l’Agence française pour la biodiversité
Le 27 novembre à Paris, le Conseil d’administration de L’Agence française pour la biodiversité se réunira pour rendre un avis conforme sur le projet éolien.
L’avis du conseil de gestion du Parc lui aura été préalablement transmis et sera présenté par le Président du conseil de gestion, Monsieur Dominique Godefroy.
Pour rappel, l’avis est dit « conforme » lorsqu’il se réfère à une activité susceptible d’altérer de façon notable le milieu marin du Parc. Il peut être favorable, favorable assorti de prescriptions ou défavorable. Dans ce dernier cas, le projet ne peut être autorisé en l’état et les services de l’Etat instructeurs du dossier sont tenus de rejeter la demande d’autorisation.
L’Agence française pour la biodiversité apporte les moyens techniques, humains et financiers au Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale ainsi qu’aux huit autres parcs naturels marins français. Le conseil de gestion du Parc agit sur délégation de son conseil d’administration.
http://www.afbiodiversite.fr/fr/actualites/le-conseil-de-gestion-donne-son-avis-sur-le-parc-eolien-de-dieppe-le-treport
24/10/17 : Parc éolien de Dieppe-Le Tréport : "Il serait inadmissible que l'avis du parc naturel marin ne soit pas suivi"
Le parc naturel marin des estuaires picards a voté en défaveur du projet de parc éolien offshore, mais l'avis final revient à l'AFB. Le président du parc menace d'être démissionnaire si l'avis des acteurs locaux n'est pas pris en compte.
C'est un vote dont l'Etat se serait bien passé. Après la suspension des concertations autour du parc éolien offshore de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), c'est au tour du projet de parc de Dieppe - Le Tréport (Seine Maritime) d'être menacé. En effet, après s'être penché sur l'étude d'impact réalisée par le consortium d'Engie, EDPR et la Caisse des dépôts, le parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d'Opale s'est prononcé en défaveur du projet, le 20 octobre.
"Ce qui pose souci, c'est la globalité du dossier qui nous a été soumis en juin. Nous avons travaillé dessus pendant quelques mois, en commissions thématiques, et avons dressé un certain nombre de recommandations et de préconisations", explique le président du conseil de gestion du parc, Dominique Godefroy. Les membres du conseil de gestion du parc ont notamment jugé que les états initiaux de l'environnement n'étaient pas complets et que le dossier s'appuyait sur des données pas assez récentes et imprécises sur la pêche, les populations d'oiseaux… "Les réponses du consortium n'ont pas été satisfaisantes. Ni les pêcheurs, ni les environnementalistes n'ont été satisfaits sur un certain nombre de questions. Toutes les garanties n'étaient pas réunies pour se faire une idée précise de l'impact minimum du projet sur le milieu marin. C'est pour cette raison qu'une majorité du conseil de gestion a voté en défaveur du projet", souligne Dominique Godefroy. Trente quatre membres se sont prononcés contre le projet, vingt ont donné un vote favorable assorti de réserves. Deux se sont abstenus.
"Si l'avis du conseil de gestion n'est pas suivi, je remets ma démission"
Cet avis intervient avant le lancement de l'enquête publique. Le parc naturel marin est consulté car le projet de parc se situe en partie (un tiers environ) sur son périmètre. Auparavant, les parcs avaient autorité, via leurs avis conformes, sur les activités susceptibles d'altérer de façon notable le milieu marin de leur périmètre. Contrairement à l'avis simple, l'avis conforme doit obligatoirement être suivi par les autorités. Mais ce pouvoir est désormais transféré à l'agence française de la biodiversité (AFB). Celle-ci rendra un avis conforme le 27 novembre prochain.
Si l'agence suit le vote du parc, le projet éolien ne pourra être autorisé en l'état et les services de l'Etat seront tenus de rejeter la demande d'autorisation, rappelle le parc marin dans un communiqué de presse. Mais elle peut aussi prendre un avis inverse… "Il serait incompréhensible que l'AFB ne suive pas l'avis du parc. Cette décision serait complètement inadmissible, estime Dominique Godefroy. Il faut respecter l'esprit de la création des parcs. Les conseils de gestion représentent la participation démocratique locale ". Y sont représentés les professionnels de la mer et les usagers de loisirs, les associations de protection de l'environnement et du patrimoine culturel, les élus locaux, des personnalités qualifiées, les services de l'Etat… "Si l'avis du conseil de gestion n'est pas suivi, je remets ma démission de président, menace Dominique Godefroy. Ce vote est l'aboutissement d'une réflexion collective, d'un processus de consultation, de réflexion et de débat qui s'est parfaitement déroulé".
Un manque de concertation sur la planification ?
France Nature Environnement regrette ce vote défavorable, qui "porte un coup de massue au projet de parc éolien en mer et à la filière des énergies marines renouvelables dans son ensemble". Selon son président Michel Dubromel, "ce choix regrettable révèle aussi le déséquilibre évident qui existe au sein de cette instance entre les différents acteurs du territoire, avec une surreprésentation des élus locaux et une sous-représentation des associations de protection de la nature". Ces dernières ont six voix au sein du conseil de gestion, contre 13 pour les collectivités territoriales et 7 pour les usagers. Mais au vu des résultats du vote (secret), les représentants des associations ont au minimum émis des réserves sur le projet... "Le vote favorable avec des réserves n'aurait pas été un blanc-seing au parc", rappelle Dominique Godefroy.
FNE estime que, pour une meilleure acceptabilité locale, "une planification de l'espace maritime prenant en compte, dès le départ les enjeux environnementaux, dans le cadre de l'intérêt général, est plus que jamais nécessaire pour identifier les zones susceptibles d'accueillir des éoliennes en mer et ainsi assurer la transition écologique".

https://www.actu-environnement.com/ae/news/eolien-offshore-impacts-environnementaux-dieppe-treport-parc-marin-29907.php4
23/10/17Éolien flottant : « la France peut viser la médaille d’or »
Début 2018 doit être installée à 22 km des côtes au large du Croisic la première éolienne flottante française qui a été inaugurée le 13 octobre à Saint-Nazaire. Interview de Bruno Geschier, directeur commercial d’Ideol, la start-up industrielle qui a conçu le système flottant.
Pouvez-vous nous décrire cette première éolienne en mer inaugurée le 13 octobre à Saint-Nazaire ?
Baptisée Floatgen, cette éolienne flottante est devenue une réalité après deux ans de travaux. Il faut dire qu’il s’agit d’un prototype unique en France et le 7ème démonstrateur d’éolienne flottante au niveau mondial (après celles construites au Japon, en Norvège et au Portugal). Équipée d’une turbine d’une puissance de 2 MW, cette éolienne flottante pèse près de 5.000 tonnes et culmine à 60 mètres de haut (ses pâles mesurent 40 mètres de long). C’est grâce à une collaboration étroite avec les ingénieurs de Bouygues Travaux Publics et les scientifiques de l’École centrale de Nantes qu’Ideol a pu finaliser la mise au point du flotteur en béton qui assure sa flottaison. Et qui représente la véritable innovation du projet Floatgen. Le défi que s’est lancé Idéol est de mettre au point une solution simple, compacte et compétitive pour assurer la stabilité de son éolienne lorsqu’elle sera déployée sur son site de production en mer. Cette fondation flottante repose sur un concept, désormais breveté, baptisé Damping Pool : il s’agit d’un immense bloc de béton évidé, de forme carrée et mesurant 36 mètres sur 9,5 mètres, dont les propriétés hydrodynamiques lui assurent une stabilité à toute épreuve. Je note que tout travail offshore coûte cher et reste contraint par les conditions météo. Nous avons donc décidé d’éliminer au maximum ce problème pour réduire les coûts et les risques. Pour le flotteur, par exemple, il n’y a pas de pompe, de système électromécanique, il est auto-stabilisé et ne nécessite aucune intervention. Quant au béton, il présente l’énorme avantage de pouvoir résister pendant 30, 40 ou 50 ans sans maintenance.
Où et quand Floatgen sera posée exactement ?
Nous visons une installation au plus tard début 2018. L’éolienne sera posée à 22 kilomètres des côtes sur le site d’essai de l’école centrale de Nantes, qui est un site mis en place il y a quelques années disposant d’un câble électrique le reliant à la côte. Ce qui est une des raisons pour lesquelles nous avons choisi ce site car il ne fallait pas allonger la durée du projet et son coût en y installant d’autres éléments comme une installation électrique onéreuse.
Combien de foyers va-t-elle pouvoir alimenter en électricité ?
Cette éolienne de 2 MW, subsidiée par l’Europe et l’Ademe, peut alimenter jusqu’à 5000 foyers.

http://www.lemondedelenergie.com/eolien-flottant-croisic/2017/10/23/
22/10/17 : Parc éolien offshore du Tréport : avis défavorable du parc naturel

Le Tréport. Le Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale s’est positionné sur le projet de parc éolien. L’avis est défavorable.
Réuni vendredi 20 octobre à Abbeville, le conseil de gestion du Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale a rendu son avis sur le projet de parc éolien en mer Dieppe-Le Tréport (porté par un consortium rassemblant Engie, EDP Renewabl et la Caisse des Dépôts).
La décision est tombée nettement : avec 34 voix contre, 20 pour et deux abstentions, il est défavorable à l’implantation des 62 mâts à 15 km au large de la cité portuaire. Une décision prise après une analyse précise des études d’impact sur le milieu marin et les mesures compensatoires. « Cette institution a très clairement montré son opposition au projet. Les représentants du parc, dont je fais partie au titre de la communauté de communes des Villes Sœurs, ont ainsi tenu compte du point de vue des acteurs locaux, massivement opposés à ce projet préjudiciable à la pêche, au tourisme et qui ne permet pas de créer des emplois locaux », se félicite le maire du Tréport, Laurent Jacques.
Une décision qui, selon l’élu, porte un coup qui devrait être fatal au projet. Même si après une modification de la loi, l’avis n’est plus décisif mais consultatif et soumis, au final, à la validation par l’Agence française pour la biodiversité (AFB) récemment mise en place par le ministère de l’Environnement. « Le projet devrait être définitivement enterré. L’AFB a fait savoir qu’elle suivrait elle-même l’avis prononcé par le parc naturel marin. On voit mal comment, dans ces conditions, l’État pourrait trouver le moyen de le relancer », estime Laurent Jacques tout en dénonçant, dans ce dossier, « les méthodes employées aux plus hauts lieux ».
Décision le 27 novembre
« Si les avis émis lors du premier débat public avaient été entendus ; si le président de la commission particulière du 2e débat public, qui avait lui même alerté sur les conséquences de l’absence d’écoute, avait été suivi, cette affaire aurait été réglée depuis bien longtemps. De telles méthodes ont fait perdre beaucoup de temps, d’énergie et de moyens à tous les intervenants » ponctue-t-il. Même satisfaction chez son collègue, le maire de Mers-les-Bains, Michel Delépine qui voit là un acte fort. « La raison vient enfin de l’emporter. Le résultat du vote à bulletin secret pouvait laisser planer une certaine incertitude. Le Parc vient de trancher de manière claire et forte. Le projet tel qu’on voulait nous l’imposer est bel et bien retoqué. »
Côté pêcheurs, même réaction. « C’est une prise de conscience de l’importance de notre outil de travail. Le projet rimait avec la destruction des fonds de notre secteur, une des zones les plus riches en ressources halieutiques. Plus de cent bateaux y pêchent à la coquille Saint-Jacques actuellement. Nous sommes optimistes. Cela fait douze ans que nous luttons contre le projet. Nous avons tenu. Nous n’avons pas l’impression d’avoir perdu notre temps », estime Olivier Becquet, le président de la commission environnement pour le comité régional des pêches de Normandie.
La balle est dans le camp de l’AFB qui se réunira le 27 novembre pour entériner ou non la décision du Parc.
Le président de Sans offshore à l’horizon, Gérard Bilon se veut plus prudent. « C’est une excellente nouvelle, toutefois rien n’est définitif. Sous la pression du lobby éolien, quelle sera l’attitude du ministère de l’environnement ? »interroge-t-il.
http://www.paris-normandie.fr/actualites/economie/environnement/parc-eolien-offshore-du-treport--avis-defavorable-du-parc-naturel-PA11221169

21/10/17 : Projet éolien au large du Tréport (76) : le Parc naturel marin rend un avis défavorable
Vendredi, l'entité chargée de veiller sur la préservation de la biodiversité a annoncé son désaccord avec le projet qui fait polémique depuis 2005. 
Le verdict est tombé à 34 voix contre, 20 pour et deux abstentions. Le Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale a rendu un avis défavorable au projet qui prévoit un parc éolien offshore de 62 mats à 15 kilomètres au large du Tréport.
Jugé néfaste pour l'environnement, pour le tourisme et pour l'emploi, selon ses opposants, il fait polémique depuis plus de 10 ans.
Vendredi, une trentaine de manifestants s'est réuni devant le siège du Parc naturel marin à Abbeville, en attendant le verdict. Une première bataille gagnée, mais il reste encore l'avis de l'instance supérieure.L'Agence française pour la biodiversité rendra ses recommandations le 27 novembre prochain. 

20/10/17 : Eoliennes en mer Dieppe-Le Tréport  (76) : « Ce vote défavorable montre qu’au niveau du territoire, les gens n’en veulent pas »
Vendredi 20 octobre 2017, le Parc naturel marin a rendu un avis défavorable au projet d'éoliennes en mer au large du Tréport. Les opposants se félicitent d'une telle décision.
Alors que le Parc naturel marin (PNM) Estuaires picards mer d’Opale vient de rendre un avis technique défavorable au projet de parc éolien en mer Dieppe – Le Tréport, les opposants se félicitent de cette décision.
Lire aussi : Eoliennes en mer : pour le parc naturel marin c’est un grand « NON ».
Pour Olivier Becquet, qui a pris part au vote en tant que Président de la commission environnement du comité des pêches de Normandie, « cette décision prouve qu’au niveau du territoire, les gens n’en veulent pas. La société prend conscience qu’il faut défendre l’environnement marin et nous sommes contents que les membres du PNM aient pris cela en compte ».
Laurent Jacques, maire du Tréport, écrit dans un communiqué :
Par 20 voix pour, 2 abstentions et 34 voix contre, cette institution a très clairement montré son opposition à ce projet. Les représentants du parc marin, dont je fais partie au titre de la Communauté de Communes des Villes Sœurs, ont ainsi tenu compte du point de vue des acteurs locaux, massivement opposés à ce projet préjudiciable à la pêche, au tourisme et qui ne permet pas de créer des emplois locaux.
Pour Emmanuel Maquet, député de la Somme et membre du conseil de gestion du parc :
Je ne suis pas contre les éoliennes, car elles sont nécessaires dans le cadre de la transition énergétique. Mais la procédure est à revoir. L’État ne peut pas choisir unilatéralement une zone d’implantation, sans prendre en compte les spécificités locales […]. C’est à la fois un soulagement et une extrême satisfaction que d’avoir contribué à faire échouer ce projet.
La balle est désormais dans le camp de l’Agence française de la biodiversité, qui doit valider cette décision le 27 novembre. Celle-ci devrait suivre l’avis défavorable du PNM mais n’est pas légalement obligé de le faire.
https://actu.fr/normandie/treport_76711/eoliennes-mer-dieppe-treport-ce-vote-defavorable-montre-quau-niveau-territoire-gens-nen-veulent-pas_13099581.html

20/10/17 : Des éoliennes flottantes au large de la Corse, techniquement possible.
La première éolienne flottante française sera installée au large de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) d’ici la fin de l’année. La Corse pourrait s’intéresser à cette innovation.
Des éoliennes au large des côtes de Corse, et si c’était une solution pour alimenter l’ile? Il est vrai que des éoliennes loin des yeux c’est bien plus acceptable qu’une ferme éolienne terrestre. L’impact paysager est moindre, idem pour les nuisances sonores, ces éoliennes flottantes peuvent s’installer à vingt-cinq kilomètres des côtes. Il n’y a plus qu’à tirer une ligne haute tension sous-marine, et une seule éolienne flottante a de quoi alimenter en électricité 5000 foyers. La présentation avait lieu la semaine passée, sur place nos confrères de France Bleu Loire Océan. Les choses sont bien sûr complexes . Ces éoliennes flottantes sont imposantes, soixante mètres de hauteur, et surtout l’espace maritime est soumis à des nombreuses réglementations explique Bruno Geischer le directeur commercial de la société Ideol qui a développé cette éolienne de Saint-Nazaire.
La société Ideol, une start-up basée de l’autre côté de la méditerranée à La-Ciotat, encourage le peuple corse et les entrepreneurs de l’île à se pencher sur ce type de projet. L’éolien cela reste évidemment une énergie renouvelable, et donc se pose la question de la fiabilité, malgré tout selon la société Ideol, les éoliennes flottantes produisent deux fois plus que les terrestres.
Des appels d’offres commerciaux vont être lancés l’an prochain.
Les projets d’éoliennes flottantes se développent en Europe, en Écosse, au large des côtes bretonnes. Pour faire une projection, par exemple pour alimenter le bassin d’Ajaccio, il faudrait une bonne vingtaine d’éoliennes flottantes. A vingt-cinq kilomètres des côtes de l’ile, de toute évidence on va trouver des vents, certains soufflent depuis longtemps. Selon la mythologie Éole déjà poussait la flotte d’Ulysse jusqu’aux extrémités de l’île ? Cela dit La Corse aura peut-être toujours quelques Lestrygons qui accueilleront à coups de pierres les indésirables. Moins poétique que la légende se pose la question du coût des études et des installations et ça ce n’est pas du vent.
https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/des-eoliennes-flottantes-au-large-de-la-corse-techniquement-possible-1508514401


20/10/17 :  Somme et Seine-Maritime : Le projet éolien en mer touché mais pas encore coulé
Réunis à Abbeville ce vendredi, les élus du Parc naturel marin ont émis, à la majorité, un avis défavorable sur l’étude d’impact du projet de 62 mâts au large du Tréport. La balle est dans le camp maintenant de l’Agence française de la biodiversité qui s’exprimera le 27 novembre.
http://www.courrier-picard.fr/65220/article/2017-10-20/le-projet-eolien-en-mer-touche-mais-pas-encore-coule#

20/10/17 : Eoliennes en mer : pour le parc naturel marin c’est un grand « NON »😊😊
Le parc naturel marin rassemblant les acteurs économiques, environnementaux et politiques locaux a dit non au projet d'éoliennes en mer au large du Tréport et de Dieppe.
Aux alentours de 16h, ce vendredi 20 octobre, à Garopôle à Abbeville les instances du parc naturel marin (PNM) des estuaires picards et de la mer d’Opal ont dit clairement « non » par 34 voix, 20 favorables et deux bulletins blanc, quant à l’implantation d’une ferme éolienne offshore au large de Dieppe et du Tréport.
Ce projet sur les rails depuis plus de dix ans, serait le premier parc éolien en mer de France. Le premier mais pas le dernier au vu des objectifs de l’Etat quant au développement des énergies renouvelables.
Seulement, les débats n’ont jamais été un ruban de velours, et pour le coup environnementalistes, pêcheurs en mer, de très nombreux élus locaux partageaient le même point de vue : un localisation mal choisie et un dialogue de sourd avec le promoteur et les services de l’Etat.
Aussi, réticences, vives inquiétudes et oppositions nettes ont grossi et l’ont finalement emporté ce vendredi soir… Dominique Godefroy, président du PNM, a annoncé un résultat sans appel, mais qui ne devrait pas pour autant être synonyme d' »affaire classée », puisque désormais c’est à l’agence française pour la biodiversité (AFB) de s’exprimer.
Celle-ci donnera son avis le 27 novembre prochain. Et la modification du code de l’Environnement, il y a quelques mois, établit que désormais c’est la position de cette organisme public dépendant du ministère de la Transition Ecologique et Solidaire (Environnement) qui fait foi… et non plus celle des Parcs Naturels Marins comme par le passé.
Si l’agence française pour la biodiversité venait a opter pour un avis contraire au nôtre, il est évident que je présenterai ma démission
Et au sortir de ce vote ce vendredi, le président Godefroy, qui avait déjà prévenu de sa position quant au respect du choix du PNM, a été clair : « Si l’agence française pour la biodiversité venait à opter pour un avis contraire au nôtre, il est évident que je présenterai ma démission« . Et dans son sillage, c’est la majeure partie du directoire qui lui emboîterait le pas, à l’instar d’Emmanuel Maquet, député Les Républicains, de la troisième circonscription de la Somme (couvrant le littoral) : « je quitterai moi aussi mon siège au PNM si nous sommes désavoués!« , « nous ne sommes pas contre l’éolien en mer, et nous sommes conscients de la nécessité de développer les énergies renouvelables, en revanche ce projet manque depuis le départ totalement de concertation« .
"ce dossier est en l’état absolument pas recevable"
Sur le parvis de Garopôle ils sont une poignée à venir féliciter les opposants à ce projet, parmi lesquels notamment, Thierry Ruellet, chercheur au GEMEL (groupe d’étude des milieux estuariens et littoraux) : « ce dossier en’st en l’état absolument pas recevable. Les choses devaient être revues en profondeur, mais nous n’avons pas été entendus et nous n’avons reçu aucune garantie sur des points essentiels. Les énergies renouvelables ne peuvent pas être développées à n’importe quel prix... »,
« si d’aventure on nous poussait à la démission, car notre avis ne serait pas pris en compte par l’AFB, il est évident qu’il faudrait que les services de l’Etat et le ministère assument d’imposer le projet à l’encontre de l’ensemble de la population locale. Dès lors on passerait un cap! Et je ne peux pas imaginer que ce soit le cas quand même« .
Picardie Nature et les pêcheurs en mer sur la même ligne
Même son de cloche pour Picardie Nature, par la voix de son président Patrick Thiery, ou encore Olivier Becquet, président de la coopérative des pêcheurs du Tréport. Le premier s’étrangle encore « ce projet a de toute façon dès le départ été très mal localisé« , et le second de rappeler que la Normandie représente la deuxième région nationale en terme de chiffre de pêche en mer, après la Bretagne, « et aujourd’hui on veut tuer cette économie avec l’implantation d’éoliennes en mer (…) il en va tout bonnement de zones de pêches ancestrales qui donnent aujourd’hui des ressources d’une grande richesse. En ce moment même, plus de cent bateaux y pêchent la coquille Saint-Jacques, et on veut terrasser les fonds? ».
Difficile de trouver une voix favorable au projet à la sortie du vote. Tout d’abord, parce qu’officiellement le vote se déroulait à bulletin secret, et d’autre part car personne ne faisait connaître sa déception sur le parvis de Garopôle. Même Benoît Lemaire, sous-préfet d’Abbeville, habituellement plutôt loquace et avenant, se faisait light sur la question : « je ne m’exprime sur le sujet« , puis de filer le téléphone portable visser à l’oreille. Peut-être avec les services du ministère de Nicolas Hulot?
Toujours est-il que les services de l’Etat qui encourageaient à voter pour le projet quelques heures ou quelques jours avant le scrutin, ont finalement essuyé une défaite… Mais pas perdu la guerre.
La « revanche » lundi 27 novembre à l’agence française pour la biodiversité à Paris, ou alors le classement définitif du projet tel que présenté aujourd’hui…
Un bras de fer s’annonce pour le gouvernement… et « les gens du territoire ».
https://actu.fr/economie/eoliennes-mer-parc-naturel-marin-cest-grand-non_13098841.html

20/10/17 : Éoliennes en mer Dieppe-Le Tréport : Les opposants tournent leurs regards vers le Parc naturel marin

Réunion capitale vendredi 20 octobre 2017 à Abbeville. Le Parc naturel marin doit donner son avis sur le projet de parc éolien en mer. Les opposants espèrent qu'il sera négatif.
Mobilisés depuis plusieurs années, des associations d’opposants et plusieurs élus du territoire attendent avec impatience l’avis qui sera rendu ce vendredi 20 octobre par le Parc naturel marin (PNM) des estuaires picards mer d’Opale. Sur les 62 éoliennes qui doivent être installées au large du Tréport, un tiers se trouve dans la zone du PNM, qui vise à protéger le milieu marin.
« Un projet nuisible pour la pêche »
Laurent Jacques, maire du Tréport, est convié à ce vote du PNM en tant que vice-président de la communauté de communes des Villes Sœurs. « Je maintiendrai la position que je défends en tant que Maire et m’exprimerai contre ce projet nuisible pour la pêche locale, pour la population côtière et qui ne serait bénéfique que pour les actionnaires du porteur de projet ».
Ce dernier demande aux autres représentants du PNM de faire le même choix. « J’ai appelé Alain Bazille, vice-président du Département de Seine-Maritime, à adopter une attitude similaire ».
Lire aussi : Marche des anti-éolien samedi 10 juin entre Le Tréport et Mers-les-Bains
De son côté, Emmanuel Maquet, élu de Mers-les-Bains et député de la Somme, a appelé les six représentants de l’État qui siègent au PNM à ne pas prendre part au vote (voir notre précédente édition).
Un bus affrété au départ de Mers-les-BainsPlusieurs opposants des associations Sans offshore à l’horizon et Scopa (Sauvegarde des Côtes d’Opale Picarde et d’Albâtre) iront à Abbeville pour faire part de leur mécontentement avec des banderoles et pancartes. Pour faciliter cette mobilisation, la Ville de Mers-les-Bains propose aux opposants d’affréter un bus.
Olivier Becquet, président de la commission environnement du comité des pêches de Normandie espère que le PNM rendra un avis négatif :
« le bilan de l’instruction technique a mis en évidence les lacunes des études du promoteur éolien et l’impact durable que celui-ci pourrait avoir sur l’environnement marin, les ressources halieutiques et donc l’activité traditionnelle de pêche maritime. L’écosystème de la zone est exceptionnellement riche et productif ; 400 marins pêcheurs la fréquentent chaque année ». Il précise que si un avis négatif est rendu, « il faudra alors que le conseil d’administration de l’agence française pour la biodiversité valide officiellement le vote du PNM, fin novembre ».
Les éoliennes ‘‘offshore” sont le naufrage du bon sens . Elles sont indispensables mais pas chez soi.
Ainsi, le parc d’éolien en mer qui était prévu au large de la Cֱôte d’Opale a-t-il été suspendu sur ordre du préfet des Hauts-de-France après décision de Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique, sous prétexte que « les conditions favorables ne sont pas réunies à ce stade ».
Par contre, les énergies vertes, les éoliennes ou les panneaux solaires ne suffisent pas aux ayatollahs écologistes du changement climatique. Ils s’imaginent pouvoir surfer sur la vague et passer au bleu. Comment ? Grâce à des centrales électriques miniatures, de simples boules de plastique flottantes qui seraient chargées d’exploiter les mouvements incessants des vagues pour produire une électricité sans polluer.
Fumeuses hypothèses mais là encore projets scientifiques surréalistes financés à tour de bras. On saisit l’idée saugrenue : 5 % de l’électricité produite dans le monde est propre c’est-à-dire issue de sources renouvelables comme le vent ou le soleil. Or qu’avons-nous devant nous au Touquet comme à Mamoudzou : la mer, l’immense mer que chantait Trenet ? Or à la différence du vent et du soleil, la mer elle ne fait pas de pause ! Elle est en mouvement en permanence comme l’avait si bien remarqué Héraclite d’Ephèse pour en déduire sa philosophie du devenir et là où il y a du mouvement, il y a de l’énergie c’est-à-dire pour nos grands cerveaux de l’électricité ! Passons donc de l’énergie verte à l’énergie bleue et ramons, ramons ! Ainsi au large de Paimpol et de l’île de Bréhat, on est en train d’installer une hydrolienne qui turbine au courant marin et non au vent. La société qui fabrique ces hydroliennes prévoit d’en installer sept d’ici quelques années pour fournir une énergie colossale : 14 mégawatts en moyenne.
Mais allons plus loin et surfons carrément sur les vagues. Cela fait des années que des ingénieurs cherchent à dompter les vagues dont la ressource là encore en théorie serait inépuisable. Ils inventent ainsi toutes sortes de turbines, gros engins qu’on installerait à la surface des océans dans un des milieux les plus inamicaux du monde (demandez aux Polynésiens des Australes et des atolls du Pacifique qui faute de cargos disponibles ne sont plus ravitaillés depuis quelques mois !) avec ses tempêtes, la corrosion des métaux par l’eau de mer, les requins qui mangent les câbles.
Il y a déjà une usine de production d’électricité utilisant les vagues installée près du rivage à Mutriku au Pays Basque espagnol au Nord de l’Espagne : 200 Mwh en un an ! Il y a un autre projet danois en cours le Wave Dragon qui consisterait à construire des plateformes (bétonner le rivage encore !) en pente où viendraient déferler les vagues dont on récupérerait l’énergie. De fait, dans tous ces projets est apparu un gros bémol : pour qu’ils soient efficaces, il faut des vagues suffisamment grosses mais pas trop. Bref, l’énergie bleue est aussi intermittente car irrégulière sans compter que l’eau salée érode tout. Quiconque entretient un bateau sait bien ce qui lui en coûte en carénage régulier. Mais on a fabrique quand même des tourelles flottantes qu’il faut cesse réparer disséminées en haute mer jusqu’à et c’est la dernière trouvaille : la conception de nano-générateurs qui fournirait de l’énergie grâce à de la triboélectricité.
L’idée vient de Zhong Lin Wang, un chercheur de l’Institut de technologie de Géorgie aux États-Unis et son idée originale est tout simplement d’installer un grand filet en tissu à la surface des océans afin d’y récupérer cette fois de l’électricité par frottement des vagues ! Le filet est composé de boules en plastique de la taille d’une mandarine, une boule faite de nylon et de kapton qui en se frottant par l’effet des vagues produira donc de l’électricité bleue qu’on récupèrera par deux électrodes. Le système fonctionne : Zhong l’a démontré en laboratoire et il ne nécessiterait pas de pièces mécaniques et donc pas de maintenance. Sauf que chaque sphère ne produirait que 10 milliwatts chacune et qu’il faudrait de plus les relier forcément à une centrale électrique sur terre mais Zhong ne se dégonfle pas : il s’agira tout bonnement de recouvrir la totalité des océans d’un immense filet raccordé à des centrales installées tout au long des côtes par des millions de câbles.
Dans "La maison électrique", un des courts-métrages de Buster Keaton, un ingénieur agronome est recruté par erreur pour électrifier la maison du doyen d’Université. Il crée gadgets sur gadgets plus loufoques les uns que les autres mais on est au cinéma muet assis pour rire. Ici c’est du sérieux, le sérieux écologique des énergies alternatives qui n’a même pas pensé avant à calmer la mer ou à faire passer les bateaux. Energie des courants de marée, énergie des vagues, énergie du vent. En fait, il y a bien une énergie bleue et c’est l’énergie bleue nucléaire de fusion.
https://metamag.fr/2017/10/19/energies-marines-le-surf-de-limpossible/

19/10/17La Houle aux Œufs d’or ?

Si le lobby pro-nucléaire, les recours en justice et les lourdeurs administratives ont longtemps freiné la mise en place de solutions énergétiques alternatives dans l’Hexagone, les choses seraient en train de changer et l’on estime que la France, compte tenu de l’importance de sa façade maritime, pourrait se classer à terme parmi les trois premiers opérateurs mondiaux pour l’éolien flottant. Outre les projets d’éoliennes fixes dans la baie de Saint-Brieuc ou au large de Fécamp, quatre projets de fermes éoliennes flottantes, notamment entre Groix et Belle-Ile-en-Mer, porté par le consortium Eolfi, et dans le golfe du Lion, ont en tout cas d’ores et déjà été retenus par l’Etat français, pour des réalisations à l’horizon 2021. A Saint-Nazaire, Sébastien Lecornu a de son côté reconnu que si «le problème de l’acceptabilité des projets» avait constitué jusqu’à présent un obstacle majeur au développement de l’éolien en mer, il fallait désormais de «nouvelles règles» afin de «faciliter les démarches d’autorisation pour ce secteur».
http://www.liberation.fr/futurs/2017/10/19/la-houle-aux-ufs-d-or_1604302

19/10/17 : Le Tréport : toujours opposés au parc éolien en mer
Le Tréport. Le Parc naturel marin des estuaires picard et de la côte d’Opale doit donner son avis sur l’implantation des éoliennes offshore.
Le vendredi 20 octobre, le Parc naturel marin des estuaires picards et de la côte d’Opale rendra son avis sur le projet de parc éolien Dieppe-Le Tréport.
Le maire, Laurent Jacques, premier vice-président de la communauté de communes des Villes sœurs vient de s’exprimer au nom de l’intercommunalité : « Je maintiendrai la position que je défends en tant que maire et m’exprimerai contre ce projet nuisible pour la pêche locale, pour la population côtière et qui ne serait bénéfique que pour les actionnaires du porteur de ce projet. J’ai appelé les autres représentants du Parc naturel à faire le même choix. Plusieurs maires de la côte ont déjà fait savoir qu’ils en feraient de même.
Un avis consultatif
Emmanuel Maquet, au titre du syndicat mixte de la Baie de Somme, agira dans le même sens et le Département de la Somme également ».
« J’ai appelé M. Alain Bazille, vice-président du Département de Seine-Maritime, à adopter une attitude similaire, poursuit l’élu. C’est lui qui a la charge des infrastructures portuaires dont fait partie le port départemental du Tréport. « Curieusement » et fort opportunément pour le pétitionnaire, la législation a récemment évolué. Jusqu’alors, l’avis du parc aurait été décisif. Un avis négatif du Parc naturel marin aurait stoppé le projet. Désormais, cet avis n’est plus que consultatif, mais il est loin d’être négligeable. Il nous faut peser dans la balance de tout notre poids », estime l’élu communiste, plus que jamais déterminé.
Côté mersois, selon le président de l’association Sans offshore à l’horizon, Gérard Bilon, le nouveau maire de Mers-les-Bains, Michel Delépine a sollicité « à juste titre » le plus grand nombre du conseil de gestion du parc pour redire « notre détermination à voir échouer le projet que nous combattons depuis plus de dix ans. Un vote de rejet ou avec réserves devrait le bloquer temporairement, ce serait une bonne chose. C’est une des dernières possibilités de le compromettre », réaffirme-t-il.
http://www.paris-normandie.fr/actualites/economie/environnement/le-treport--toujours-opposes-au-parc-eolien-en-mer-GI11199917#

19/10/17 : Éoliennes en mer: Nicolas Dumont, maire d’Abbeville, se dit défavorable au projet

Le maire d’Abbeville, Nicolas Dumont, annonce qu’il est défavorable au projet d’éoliennes en mer au large des côtes picarde et normande, sur lequel le conseil de gestion du Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale doit rendre un avis, ce vendredi. Nicolas Dumont ne prendra pas part au vote du conseil de gestion du Parc, mais il a tenu à faire savoir sa position en tant que président du syndicat Baie de Somme - 3 Vallées, porteur d’un autre projet, celui de la création d’un parc naturel régional Baie de Somme - Picardie maritime (terrestre, celui-ci). Un Parc naturel régional qui pourrait souffrir de la présence d’éoliennes en mer, visibles du littoral, indique en substance Nicolas Dumont. Si le parc éolien en mer voit le jour, une vingtaine des 62 éoliennes sera implantée dans la zone administrée par le Parc naturel marin, à une quinzaine de km des côtes. Plusieurs élus du littoral, des associations et les pêcheurs professionnels sont résolument opposés à ce projet mené par Engie, en premier lieu à cause de la zone choisie dans l’appel d’offres, car elle est très poissonneuse. Une manifestation est prévue vendredi en début d’après-midi à Abbeville, devant les locaux de Garopôle, où le vote aura lieu.
http://www.courrier-picard.fr/64898/article/2017-10-19/eoliennes-en-mer-nicolas-dumont-maire-dabbeville-se-dit-defavorable-au-projet

18/10/17 : La France a enfin sa première éolienne en mer
Pour sa première éolienne offshore, la France a choisi l'éolien flottant. Développée par un consortium européen, Floatgen fait partie des rares machines de ce type installées dans le monde. De nombreux avantages sont mis en avant par rapport à l'éolien fixé en mer. Reportage.
La première éolienne offshore en France a été inaugurée dans le port de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), vendredi 13 octobre. Il faut dire qu'il était temps ! Contrairement à l'Allemagne ou au Royaume Uni, aucune éolienne ne tourne encore dans les eaux françaises malgré un gisement en vent des plus importants d'Europe. Le prototype Floatgen sera mis en service en 2018, au large du Croisic, un site spécialement conçu pour tester les énergies marines.
D'une capacité de 2MW, composée d'un mat de 60 mètres et de 3 pales de 40 mètres, cette éolienne a la particularité d'être flottante. Une technologie émergente dont l'innovation repose sur un carré flotteur en béton "autoplaçant", compact et léger, sur lequel repose l'éolienne mais qui est capable de résister à des vagues de 16 mètres de hauteur. A l'origine de ce concept, le consortium, mené par le Français Ideol associé à l'Ecole centrale de Nantes et Bouygues Travaux publics, se félicite d'avoir breveté la technologie et compte sur son export dans le monde. A ce jour, seules six éoliennes flottantes ont été installées à travers le globe.
Les atouts de l'éolien flottant
En France, pays confronté à de nombreux recours en justice contre les parcs éoliens offshore en raison de leur impact paysager et environnemental, l'éolien flottant pourrait connaître un essor. En effet, un des principaux avantages mis en avant par les industriels, est sa capacité à être installé en mer profonde où le vent souffle fort et l'impact visuel est restreint, contrairement à l'éolien fixé en mer qui ne peut qu'être proche des côtes, là où le vent est de surcroit assez faible. Floatgen sera de son côté ancré à 33 mètres de fond à 22 km du littoral.
Ce projet, d'un coût de 25 millions d'euros, a été financé conjointement par l'Union européenne et l'Ademe. "Nous sommes très en retard !", a déploré le secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Transition écologique Sébastien Lecornu, présent à l'inauguration. Il a affirmé que ce démonstrateur doit devenir un modèle de production d'énergie renouvelable. Le déploiement de cette technologie passera selon lui par les appels à projets que va bientôt lancer l'Etat avec l'espoir qu'ils permettront de contourner les difficultés que rencontre l'éolien offshore en France.
Deux années de tests attendent à présent Floatgen pour mesurer sa capacité à produire et générer de l'électricité pour l'équivalent de 5.000 habitants. De son succès dépendra le démarrage de la phase industrielle avec l'installation de fermes pilotes au large de la Bretagne et en méditerranée.
https://www.actu-environnement.com/ae/news/floatgen-eolienne-mer-flottant-ideol-saint-nazaire-29870.php4

18/10/17 : ÉOLIENNES EN MER DIEPPE-LE TRÉPORT
Projet d’Engie : les opposants aux éoliennes en mer espèrent beaucoup de l’avis du Parc naturel marin, vendredi à Abbeville
Les opposants au parc éolien d’Engie, au large des côtes picarde et normande, attendent beaucoup de l’avis que le Parc naturel marin va donner vendredi. S’il était défavorable, il s’imposerait à Engie et à l’État... au cas où l’Agence française pour la biodiversité irait dans le même sens.
Réuni vendredi après-midi à Abbeville (Somme), le conseil de gestion du Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale rendra son avis sur le projet de parc d’éoliennes en mer piloté par Engie, ex-GDF Suez, au large des côtes picarde et normande. Une vingtaine des 62 éoliennes en mer, qui seront implantées à une quinzaine de km des côtes, se trouveront en effet sur le « merritoire » du Parc naturel marin. Le vote aura lieu à bulletins secrets, sur le volet environnemental du projet et l’impact de ce dernier sur le milieu marin. L’avis que le Parc va donner est dit « conforme » : s’il est négatif, il s’imposera à Engie et à l’État, tel un droit de veto.
Enfin, ça, c’était avant. Avec la mise en place de l’Agence française pour la biodiversité, en début d’année 2017, qui chapeaute, entre autres, tous les Parcs naturels marins français, la donne a changé. Quel que soit l’avis que donnera le Parc naturel marin vendredi (il peut être favorable, favorable avec réserves ou défavorable), l’Agence française pour la biodiversité devra le confirmer ou pas, fin novembre. Dominique Godefroy, président du Parc naturel marin, n’imagine pas que l’avis de ce dernier soit déjugé par l’Agence.
En attendant, vendredi, des pêcheurs professionnels, des membres d’associations et des élus opposés au projet entendent manifester devant le bâtiment Garopôle à Abbeville, où le vote aura lieu en début d’après-midi. Michel Delépine, le maire de Mers-les-Bains, qui a succédé à Emmanuel Maquet, a annoncé qu’il y participera. Emmanuel Maquet, président du Syndicat mixte Baie de Somme – Grand littoral picard et député, participera au vote. Il est contre le projet. Le maire du Tréport, Laurent Jacques, votera aussi contre, en sa qualité de vice-président de la communauté de communes des Villes-Sœurs. Le groupe FN au conseil régional a déposé, lundi, un amendement pour inciter les conseillers régionaux membres du conseil de gestion du Parc naturel marin à voter contre le projet. La majorité LR-UDI l’a rejeté.
http://www.courrier-picard.fr/64578/article/2017-10-18/projet-dengie-les-opposants-aux-eoliennes-en-mer-esperent-beaucoup-de-lavis-du

17/10/17 : Éolien. Le vibro-carottier de la discorde récupéré
Le vibro-carottier perdu en mer entre Groix et Belle-Île lors d'une campagne de mesures géotechniques préalables à l'implantation d'une ferme éolienne flottante a été récupéré ce week-end. Une opération technique difficile qui a duré 20 heures.
L'incident avait provoqué la colère du président du comité départemental des pêches, Olivier Le Nézet, à l'égard d'Eolfi, qui pilote ce projet éolien offshore (le Télégramme du 4 octobre) : le 21 septembre, un vibro-carottier (sorte d'aspirateur à sédiments) avait été perdu, à environ 9 milles au sud de la pointe des Chats (Groix) et 10 milles au nord-ouest de la pointe des Poulains (Belle-Île) par l'entreprise chargée de mener les études géotechniques préalables à l'implantation des éoliennes flottantes entre Groix et Belle-Île.
L'engin métallique d'un mètre de diamètre et quatre mètres à la base était planté à la verticale sur une hauteur de dix mètres, par 69 mètres de fond. Pour les pêcheurs, il constituait « un grave danger pour la navigation ». Une bouée de signalisation avait été installée le 3 octobre, à la demande du Comité départemental des pêches, par la société Ismer, mandatée par Eolfi.
20 heures de travail
Ce week-end, le vibro-carottier a été récupéré par le navire Jif Challenger et rapporté à la zone industrielle portuaire du Scorff (Lanester). L'opération, très délicate, n'avait pas pu être réalisée auparavant à cause des conditions météo. Le Jif Challenger - puissante barge de travail de 34 mètres de long et 13 mètres de large - est arrivé sur zone, samedi, vers 16 h. Il a d'abord remonté la bouée de balisage puis le vibro-carottier (d'un poids de 2,5 tonnes) grâce à sa grue, après une inspection visuelle réalisée par un robot sous-marin.
L'opération a été plus difficile que prévu, notamment parce que la ligne de mouillage de la balise de signalisation s'était enroulée autour du vibro-carottier. Il a fallu près de 20 heures de travail à l'équipage du Jif Challenger pour réussir à remonter la tige métallique en trois morceaux. Après avoir vérifié qu'aucun débris ne se trouvait par le fond, la barge a quitté le site des futures éoliennes, dimanche, vers 14 h 30.
« Il est important que la navigation dans cette zone soit de nouveau sans danger et que les pêcheurs professionnels puissent y travailler sans risque », apprécie Olivier Le Nézet. Qui ajoute que « le comité des pêches restera un partenaire constructif et vigilant du projet d'éoliennes ».
http://www.letelegramme.fr/morbihan/eolien-le-vibro-carottier-de-la-discorde-recupere-17-10-2017-11704496.php

16/10/17 : Lorient. Coincé au fond de la mer, le tube de carottage récupéré

Un tube de carottage de 11 m de long était resté coincé à la verticale par 70 m de profondeur au large de Groix. Il a été récupéré dimanche au grand soulagement des marins-pêcheurs qui fréquentent la zone.
11 m à la verticale
Le tube de carottage, de 11 m de long, resté coincé au large de Groix, par 70 m de profondeur, a été récupéré dimanche matin.
L’opération a été menée par le navire Jif Challenger, de la société Jifmar spécialisée dans les gros travaux maritimes.
Arrivé de La Corogne vendredi, la barge de travail était sur zone samedi et l’opération était bouclée dimanche matin.
Après la colère, l’apaisement
Le comité des pêches du Morbihan se félicite de l’extraction du tube, qui représentait un réel danger de croche pour la trentaine de chalutiers qui fréquentent la zone.
Le tube avait été perdu fin septembre lors d’une intervention de carottage dans le cadre du projet d’éoliennes flottantes entre Groix et Belle-Ile mené par la société Eolfi.
Le comité des pêches s’était ému de la mauvaise signalisation du danger en mer qui avait été mise en place dans un premier temps.
Une grande bouée fluo, équipée d’un flash clignotant, avait ensuite été installée. Celle-ci a également été rapportée à terre.
Réaction d’Olivier Le Nézet, président du comité des pêches du Morbihan
« Je tiens à remercier tous ceux qui se sont mobilisés pour faire de cette opération de récupération un succès. Je félicite notamment l’équipage du Jif Challenger d’avoir mené à bien cette mission difficile. Il est important que la navigation dans cette zone soit de nouveau sans danger et que les pêcheurs professionnels puissent y travailler sans risque. Le comité des pêches du Morbihan restera un partenaire constructif et vigilant du projet d’éoliennes entre Groix et Belle-Ile. »
Réaction de Christophe Chabert, directeur du développement Grand Ouest d’Eolfi
« Je me félicite également de la qualité de ce travail. Encore une fois, cette opération démontre qu’en mer, il y a toujours des imprévus mais bravo aux équipes à bord qui ont su s’adapter. »
https://www.ouest-france.fr/bretagne/lorient-56100/lorient-coince-au-fond-de-la-mer-le-tube-de-carottage-recupere-5317477

16/10/17 : Les éoliennes flottantes peuvent se substituer aux éoliennes terrestres les mal-aimées
A l'occasion de l'inauguration d'un petit parc, le premier du genre, composé de quatre éoliennes flottantes, le secrétaire d'Etat à la transition écologique et solidaire a précisé la politique du gouvernement, pour libérer le secteur des contraintes qui pèsent sur l'éolien terrestre, en France.

Vu de loin, ces gigantesques moulins à vent, qui tourne lentement et en silence sont pleins de grâce, mais ce n'est pas l'avis de celui qui les voit de son lit, chez son voisin, sans toucher la moindre redevance....
https://www.riskassur-hebdo.com/actu01/actu_auto.php?adr=1610171127

15/10/17 : MANCHE - Le «Gargano», un navire qui sonde les fonds marins avant l’implantation des éoliennes

Construit en 2002 par un chantier norvégien, le PSV anglais « Gargano », qui appartient à l’armement Gulfmark, est passé à quelques milles de Boulogne la semaine dernière. En provenance de Saint-Malo, ce supply-vessel de 3 115 tonnes remontait vers Kiel, en Allemagne.
Le Gargano servait à l’origine sur les plates-formes pétrolières de la Mer du Nord. Il a été converti l’an dernier dans le but de réaliser des sondages avant l’implantation de fondations d’éoliennes. Pour ce faire, un mât vertical – ou derrick – a été posé sur son pont arrière.
Au-delà de cette fonction, ce navire reste très polyvalent. Il possède en effet plusieurs cuves dotées de pompes de déchargement afin de transporter du fioul, de l’eau douce, de l’huile de base, du ciment, de la bentonite, de l’eau de forage...
Capable de rester fixe en mer à quelques centimètres près
Côté positionnement dynamique, le Gargano est équipé du système DP-2. Il est capable de se maintenir à la position GPS à quelques centimètres près, grâce notamment à son propulseur d’étrave. Deux moteurs diesel Bergen entraînent deux hélices à pales orientables. Long de 72 mètres et large de 16, il offre une capacité de couchage de 38 personnes.
http://www.lavoixdunord.fr/240464/article/2017-10-15/le-gargano-un-navire-qui-sonde-les-fonds-marins-avant-l-implantation-des


14/10/17 Eolien flottant : la filière sur la ligne de départ
La première éolienne flottante en mer a été inaugurée vendredi à Saint-Nazaire. Quatre fermes pilotes tablent sur une mise en service entre 2020 et 2021.
De la navigatrice Catherine Chabaud au secrétaire d'Etat à la Transition énergétique Sébastien Lecornu, les bonnes fées n'ont pas manqué à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), vendredi, pour inaugurer Floatgen, la première éolienne flottante au large des côtes françaises - qui sera par la même occasion la première éolienne en mer tout court.
Amasser de l'expérience
Il faudra toutefois encore un mois de travail à terre avant une installation en mer, qui dépendra des fenêtres météo alors que l'hiver s'annonce. « On finalise le montage de l'éolienne au milieu du port et on transportera l'ensemble déjà monté. On réduit les travaux en mer, c'est l'un des enjeux de l'éolien flottant », salue Paul de la Guérivière, PDG d'Ideol, qui a travaillé en partenariat avec Bouygues et l'Ecole Centrale de Nantes.
Ideol entend amasser de l'expérience, notamment pour le parc Eolmed piloté par Quadran au large de Gruissan (Aude), l'un des quatre projets pilotes lauréats l'an dernier du premier appel d'offres français sur cette technologie. Chacun bénéficiera pendant vingt ans d'un prix d'achat de l'électricité de 240 euros par mégawattheure (les prix de marché évoluent autour de 40 euros/MWh).
Flotteurs et méthodes d'ancrage
« L'éolien flottant n'est pas encore une technologie mature, elle a besoin de suivre un enchaînement d'étapes de maturation. Ces pilotes doivent confirmer la viabilité technique et économique », juge Jean-Mathieu Kolb, directeur du projet du Golfe du Lion pour Engie, en partenariat avec le portugais EDPR et la CDC pour quatre éoliennes de six mégawatts chacune.
Si les turbines sont les mêmes que pour l'éolien posé (jusqu'à 8 MW avec une turbine Siemens pour le projet Provence Grand Large d'EDF EN), les options des projets diffèrent pour le flotteur (carré, tripode, triangle, en béton, en acier ou hybride...). Les groupes de BTP - Bouygues, Eiffage et Vinci - sont en tout cas présents. Les méthodes d'ancrage varient aussi, avec du filin en nylon pour Ideol ou des chaînes en acier pour Eolfi.
Concertations
Les équipes de projet ont débuté leurs concertations l'été dernier, en vue d'un dépôt de leurs demandes d'autorisation d'ici début 2018. Elles espèrent que les recours qui continuent à retarder les projets de parcs dans l'éolien en mer posé leur seront épargnés. « On est sur des projets pilotes d'échelle plus réduite, et nous serons à 25 kilomètres des côtes du continent, il y a donc moins d'arguments paysagers », veut croire Thierry Daugeron, chef du projet mené par Eolfi et le chinois CGNEE au large de l'île de Groix (Morbihan).
Sans recours, les projets prévoient une décision d'investissement et un début de construction en 2019, pour une mise en service entre fin 2020 et 2021.
https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/030695550865-eolien-flottant-la-filiere-sur-la-ligne-de-depart-2122191.php


14/10/17 : Parc éolien de St-Brieuc. L'entreprise lorientaise évincée réclame 22 M€
Hier, devant l a cour administrative d'appel , la société lorientaise Nass & Wind Smart Services (ex-Nass & Wind Offshore) a réclamé près de 22 M€ de dédommagements et 30.000 € de frais de justice à l'État, pour avoir été écartée, en avril 2012, lors de la candidature du consortium dont elle faisait partie pour exploiter le parc éolien off-shore de la baie de Saint-Brieuc. La société Ailes Marines, détenue majoritairement par l'énergéticien espagnol Iberdrola, avait été préférée à Éolien Maritime France, au sein duquel la PME morbihannaise était associée avec EDF-Energies nouvelles (EDF-EN). Mais les représentants de l'État au conseil d'administration d'EDF, maison mère d'EDF-EN, auraient dissuadé l'énergéticien français de faire appel de cette décision : il ne fallait pas retarder davantage le...
http://www.letelegramme.fr/bretagne/parc-eolien-de-st-brieuc-l-entreprise-lorientaise-evincee-reclame-22-meur-14-10-2017-11701122.php


14/10/17 : L'éolien tente de prendre le large
La première éolienne flottante française a été inaugurée à Saint-Nazaire, avant son ancrage au large du Croisic. Une technologie prometteuse.
C'est un monstre effilé de plusieurs milliers de tonnes, doté d'un mât qui culmine à 60 mètres et de pâles de 40 mètres de long. Il est posé sur un bloc de béton évidé de 36 mètres sur 9,5 de hauteur, qui assurera sa flottaison et sera fixé sur les fonds marins par d'immenses câbles en nylon. Floatgen, c'est son nom, est la première éolienne flottante construite en France par Idéol, avec l'aide notamment de Bouygues (pour le bloc de béton) et l'École centrale de Nantes. Ce vendredi, l'engin d'acier a été inauguré au port de Saint-Nazaire où il a été monté et sera fixé en pleine mer, à 22 kilomètres au large du Croisic (Loire-Atlantique) début 2018.
À la différence d'une éolienne « posée », dont les fondations doivent être enfouies dans le sol sous-marin, l'éolienne « flottante » peut être arrimée à des profondeurs bien plus grandes, par des câbles. Au large du Croisic, les filins de nylon descendront jusqu'à 50 mètres de profondeur ; il est d'ores et déjà envisagé d'ancrer des éoliennes flottantes à plus de 300 mètres de fond. Avantage : éloigner à plusieurs dizaines de kilomètres de la côte ces éoliennes, là où le voisinage n'est constitué que de poissons, d'oiseaux et de mammifères marins – bref, là où la pollution visuelle et sonore de ces géants n'est plus trop un problème, en tout cas pour les humains.
Vents de 140 km/h
Très en retard sur le Royaume-Uni, l'Allemagne, les Pays-Bas et le Danemark, locomotives européennes de l'éolien offshore, la France compte sur le flottant pour exploiter ses gisements de vent les plus importants, en Bretagne et en Méditerranée. À terre, les fermes éoliennes se développent à petits pas, contrecarrées par les opposants locaux qui, à chaque projet, multiplient les recours. Il faut ainsi, en moyenne, sept ans entre les premiers jalons d'un projet d'éoliennes et leur mise en service. En mer, près des côtes, les oppositions sont un peu moins fortes, mais elles existent aussi. Or, à plus de vingt kilomètres du rivage, comme dans le cas du Croisic, les éoliennes ne sont plus visibles. De plus, les vents y sont puissants et réguliers, assurant un rendement bien plus important que sur terre (jusqu'à cinq fois plus). Une éolienne flottante est ainsi capable d'encaisser, en haute mer, des vents de plus de 40 m/s (environ 140 km/h), alors qu'un rendement sur terre est optimal avec un vent de 7 m/s.
Le potentiel en haute mer est prometteur. Une étude récente de la Canergie Institution for Science estime que, en hiver, « les parcs éoliens de l'Atlantique nord pourraient fournir une énergie suffisante pour répondre à tous les besoins actuels de la civilisation ». Rien que ça. En été, leur intérêt serait réduit, puisque la production de ces parcs suffirait à peine à couvrir les besoins de l'Europe ou des États-Unis – ce qui est toutefois loin d'être négligeable.
Des parcs d'éoliennes de 100 km2 en mer
Pour l'heure, un seul parc d'éoliennes flottantes est en cours d'installation dans le monde. Au début de l'été, le norvégien Statoil a démarré l'arrimage de cinq éoliennes à 25 kilomètres des côtes écossaises, à 110 mètres de profondeur. Ces éoliennes sont encore plus impressionnantes que leurs cousines du Croisic. L'ensemble pèse 11 200 tonnes, avec un ballast immergé de 78 mètres ! Il est construit pour résister aux conditions houleuses de la mer du Nord, c'est-à-dire des vagues de plus de vingt mètres de haut. Avec un rayon de 154 mètres, les pales sont activées par un vent qui souffle, en moyenne, à 10 m/s. Ce parc de cinq éoliennes, lorsqu'il sera effectivement en service, pourra alimenter l'équivalent d'une ville de 22 000 foyers.
La France tente de se positionner assez vite sur ce marché. L'éolienne Floatgen est pour l'heure un prototype, qui devrait aussi être implanté, en 2020, au large de Gruissan, dans le golfe du Lyon, à une quinzaine de kilomètres du rivage. « Une éolienne Floatgen couvre les besoins annuels de 2 000 à 5 000 foyers », observe Pauline Lebertre, déléguée générale de France Énergie éolienne, qui mise beaucoup sur cette solution. D'autres parcs, notamment sur les sites de Groix, Leucate et Fos-sur-Mer, devraient ensuite voir le jour. Quadran, qui finance le projet Floatgen, entend ensuite essaimer ces éoliennes flottantes un peu partout. Elles pourraient occuper de vastes étendues maritimes, jusqu'à une centaine de kilomètres carrés, très loin des côtes.
Outre leurs qualités environnementales, ces engins flottants devraient être portés par leur compétitivité, puisque le kilowattheure produit par leurs pales est compris dans une fourchette entre 5 et 10 centimes d'euros, un montant équivalent à l'électricité produite par le solaire, et moindre que le nucléaire – le fleuron français. Sur les seules mers françaises, le potentiel d'installation est estimé à 6 GW d'ici 2030, soit quasiment quatre EPR, ces centrales si complexes et coûteuses à construire...
http://www.lepoint.fr/environnement/l-eolien-tente-de-prendre-le-large-14-10-2017-2164470_1927.php

13/10/17 : St-Brieuc (22). La création du parc éolien offshore de nouveau au tribunal
Deux recours portant sur le projet de 62 éoliennes au large de la baie de Saint-Brieuc étaient présentés, ce vendredi, devant la cour administrative d’appel de Nantes.
Le contentieux des éoliennes offshores n’en finit pas d’occuper les juridictions administratives. Ce vendredi, deux recours portant sur le projet de 62 éoliennes au large de la baie de Saint-Brieuc étaient étudiés par la cour administrative d’appel de Nantes.
Le première affaire concernait la requête la société Nass & Wind. Elle contestait le rejet de la candidature de la compagnie Eolien Maritime France (EMF), pour l’exploitation du futur parc éolien offshore de Saint-Brieuc. Partenaire d’EMF, Nass & Wind estime avoir été lésée par le rejet de la candidature d’EMF.
Le second recours était lancé par l’association Gardez les Caps, qui conteste l’installation des éoliennes sur le site de la baie de Saint-Brieuc.Dans les deux affaires, le rapporteur public a proposé aux juges de confirmer les jugements de première instance en rejetant les requêtes qui ont été formulées.
https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/st-brieuc-la-creation-du-parc-eolien-offshore-de-nouveau-au-tribunal-5310908

13/10/17 : Avec une première turbine au Croisic, la filière française de l’éolien flottant se jette à l’eau
Testé pendant deux ans, un démonstrateur sera suivi de quatre fermes pilotes en Méditerranée et en Bretagne.
C’est une première en France. Une éolienne flottante va prendre la mer, pour être testée en conditions réelles au large du Croisic (Loire-Atlantique). Ce prototype, inauguré vendredi 13 octobre, signe la véritable naissance d’une filière prometteuse.
En matière d’énergies marines, la France est un paradoxe. Elle dispose, avec plus de 11 millions de kilomètres carrés d’espace océanique placé sous sa juridiction en métropole et dans les outre-mer, d’un potentiel exceptionnel. Pourtant, pas une seule éolienne offshore ne tourne encore près de ses côtes, alors que, fin 2016, la capacité installée en Europe atteignait 12,6 gigawatts (GW), pour l’essentiel au Royaume-Uni et en Allemagne.
Six parcs éoliens en mer, d’une puissance totale de 3 GW, ont été programmés au large des côtes normandes, bretonnes et vendéennes, à la suite de deux appels d’offres lancés par le gouvernement en 2011 et 2013. Mais leur construction se heurte aux recours systématiques des associations anti-éolien, si bien que les premières turbines ne fonctionneront pas, dans le meilleur des cas, avant 2020.
« Multiples avantages »
Face à cet horizon bouché, « l’éolien flottant est l’avenir de l’éolien en mer », affirme Paul de la Guérivière, fondateur et PDG de la société Ideol. Cette start-up créée fin 2010 à La Ciotat (Bouches-du-Rhône), qui emploie aujourd’hui 65 personnes avec un chiffre d’affaires de 4 millions d’euros, et qui vient de lever 8 millions d’euros pour se développer, coordonne le projet Floatgen, auquel sont associés Bouygues Travaux publics et l’Ecole centrale de Nantes.
C’est elle qui a conçu le système flottant du démonstrateur. A la différence de l’éolien en mer classique, où le mât est posé et fixé sur le fond marin, il repose ici sur une fondation en suspension sur l’eau, arrimée au sol par un dispositif d’ancrage. En l’occurrence, le flotteur est un « anneau » de forme carrée en béton léger, de 36 mètres de côté, accroché au fond par six lignes faites d’un nylon très résistant. Ce socle supporte un mât de 60 mètres de hauteur équipé d’un rotor de 80 mètres de diamètre.
Assemblée dans le port de Saint-Nazaire, l’éolienne doit être remorquée, dès que la météo le permettra – « au plus tard début 2018 », assure Ideol – vers le site d’essais en mer géré par Centrale Nantes et le CNRS, à 22 kilomètres du littoral, dans une zone où le plancher marin est à 33 mètres de profondeur et où les vagues peuvent atteindre 16 mètres de hauteur. D’une puissance de 2 mégawatts (MW), elle sera reliée au continent par un câble qui injectera l’électricité produite sur le réseau, la phase de démonstration devant durer deux ans.
« Par rapport à l’éolien en mer posé, l’éolien flottant présente de multiples avantages, décrit Paul de la Guérivière. Il permet de s’affranchir de la contrainte de la profondeur – les systèmes fixes ne peuvent pas être installés au-delà de 35 ou 40 mètres de hauteur d’eau – et d’exploiter des sites plus éloignés des côtes. » Cette alternative donne accès à des vents plus forts et plus constants – les turbines produisent ainsi davantage, jusqu’à 55 % du temps contre 40 % pour les modèles fixes –, tout en réduisant au maximum l’impact visuel et les conflits d’usage de l’espace marin, donc les possibles recours.
D’un coût de 25 millions d’euros, financé à hauteur de 10 millions par l’Union européenne et de 5,7 millions par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, le projet Floatgen n’est qu’une étape. Quatre fermes pilotes d’éoliennes flottantes, portées par EDF Energies nouvelles, Engie, Eolfi et Quadran, doivent voir le jour d’ici à 2020 : trois en Méditerranée (au large de Leucate, de Gruissan et du golfe de Fos-sur-Mer) et une dans l’Atlantique (près de l’île de Groix). Composées chacune de trois ou quatre turbines, elles afficheront une puissance de 24 MW.
Si cette filière doit encore faire chuter ses coûts pour devenir compétitive, des fermes de taille commerciale pourraient voir le jour « à l’horizon 2022 ou 2023 », pense le PDG d’Ideol, qui évalue le potentiel national à « 6 GW d’ici à 2030, moitié en Méditerranée et moitié en Bretagne ». Avec de belles perspectives à l’exportation.
A ce jour, aucun parc flottant industriel n’est encore en service dans le monde. Mais plusieurs prototypes ont été mis à l’eau, en Ecosse, en Norvège, au Japon ou au Portugal, et d’autres pays, comme les Etats-Unis ou Taïwan, sont sur les rangs.« La France est dans la course, assure le président du Syndicat des énergies renouvelables, Jean-Louis Bal. Elle a tous les atouts pour mettre en place une vraie filière industrielle. Encore faut-il que le gouvernement donne de la visibilité aux acteurs, par des appels d’offres. »
L’organisation professionnelle met en avant un objectif de 21 GW, pour l’éolien en mer posé et flottant, d’ici à 2030. Interrogé par Le Monde, le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, Sébastien Lecornu, promet « des consultations rapides » en vue du lancement d’un appel d’offres pour des fermes flottantes commerciales. Les amarres sont larguées.
http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/10/13/avec-une-premiere-turbine-au-croisic-la-filiere-francaise-de-l-eolien-flottant-se-jette-a-l-eau_5200405_3244.html

13/10/17 : Saint-Nazaire : inauguration de la première éolienne flottante française
La première éolienne flottante en France est inaugurée ce vendredi dans le port de Saint-Nazaire. Baptisée Floatgen, elle doit être installée d'ici quelques semaines au large du Croisic, à une vingtaine de kilomètres des côtes. Jusqu'à présent, la France ne compte aucune éolienne en mer.
Ses promoteurs ne sont pas superstitieux, ils ont choisi un vendredi 13 pour inaugurer la première éolienne flottante française. Avec un mât haut de 60 mètres, trois pales d'un diamètre de 80 m, elle repose sur un gros caisson jaune en béton léger qui a été construit dans le port de Saint-Nazaire. Ce caisson sera ensuite relié au fond par six câbles en nylon.
Installée plus loin des côtes, dans des zones plus ventées
L'avantage de l'éolien flottant par rapport à l'éolien posé, c'est qu'il peut être installé dans des zones plus profondes, plus loin des côtes, dans des secteurs plus ventés et sans impact visuel .
Une éolienne à terre produit un jour sur quatre, une éolienne posée produit un jour sur trois et une éolienne flottante plus d' un jour sur deux" Paul de la Guérivière, le PDG d'Ideol, la start-up de la Ciotat qui a conçu Floatgen.
Pour l'instant la France ne compte aucune éolienne en mer, alors qu'il en existe plus de 3 600 dans le monde, essentiellement en Europe du Nord. Plutôt en avance en ce qui concerne l'éolien flottant, les entreprises françaises espèrent être leaders dans ce domaine. L'Ecole Centrale de Nantes a aussi planché sur le projet. Pour l'instant, six éoliennes flottantes sont déjà installées dans le monde, deux en Europe et quatre au Japon.
Remorquée vers Le Croisic dans quelques semaines
Après quelques dernières vérifications, l'éolienne et son caisson seront remorqués au large du Croisic, normalement avant la fin de l'année. L'ensemble sera alors raccordé au câble haute tension déjà installé en mer et relié au réseau électrique. L'éolienne devrait permettre de produire de l'électricité pour 5 000 foyers.
https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/saint-nazaire-inauguration-de-la-premiere-eolienne-flottante-francaise-1507830834

12/10/17



12/10/17
: Étude sur le potentiel des parcs éoliens en pleine mer

L’énergie éolienne a compté pour près de 3,5% de la production électrique mondiale en 2015 selon les dernières données de l’Agence internationale de l’énergie (AIE)(1). Si la très grande majorité du parc mondial est située à terre(2), d’immenses fermes éoliennes voient également le jour au large des côtes du nord de l’Europe, avec des facteurs de charge annoncés bien supérieurs à ceux des installations terrestres.
Une étude scientifique publiée le 9 octobre dans les comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS) suscite actuellement un intérêt particulier pour l’éolien « farshore » (en pleine mer). Rédigée par deux chercheurs de la Carnegie Institution for Science de Palo Alto (Californie), cette étude rappelle que les vents plus forts en pleine mer pourraient permettre aux éoliennes de récupérer en théorie 5 fois plus d’énergie cinétique que sur la terre ferme.
Il restait à savoir si une part importante de cette énergie pouvait être convertie en électricité. « L'atmosphère au-dessus de l'océan peut-elle déplacer plus d'énergie vers le bas que l'atmosphère surplombant les parcs à terre ? », s’interroge Anna Possner. Avec Ken Caldeira, elle a comparé la production possible d’éoliennes géantes installées en pleine mer par rapport à celle constatée de grandes installations terrestres du Kansas. Selon les deux chercheurs, les parcs en pleine mer pourraient, en particulier dans l’Atlantique nord, produire potentiellement trois fois plus d’électricité que leurs cousines terrestres.
En raison de phénomènes météorologiques, les chercheurs indiquent avoir constaté que « les parcs éoliens géants offshore sont capables de profiter de l'énergie des vents d'une grande partie de l'atmosphère tandis que les parcs éoliens à terre restent limités aux ressources éoliennes proches du sol ». L’article scientifique issu de ses travaux précise toutefois que la production électrique en pleine mer diminuerait fortement en hiver. Il n’existe actuellement aucun grand parc éolien en service implanté en eaux profondes (au-delà de 50 m de profondeur).
Lire l'étude 
Sources / Notes
Avec une production électrique de 838 TWh en 2015.
A fin 2016, la puissance installée du parc éolien mondiale atteignait 486,8 GW, dont 14,4 GW offshore. Chiffres clés du Global Wind Energy Council (GWEC).
https://www.connaissancedesenergies.org/etude-sur-le-potentiel-des-parcs-eoliens-en-pleine-mer-171012?utm_source=newsletter&utm_medium=fil-info-energies&utm_campaign=newsletter/le-fil-info-energies-12-oct-2017


11/10/17 : DES ÉOLIENNES EN HAUTE MER POUR FOURNIR LE MONDE ENTIER EN ÉNERGIE
Les éoliennes en pleine mer seraient plus productives que celles sur terre. C’est ce que révèle une étude américaine publiée le 9 octobre 2017 par l’institut Carnegie. La production serait tellement importante qu’elles pourraient fournir le monde entier.Avec un épuisement des ressources naturelles, le développement des énergies renouvelables est en pleine croissance. L’énergie éolienne est d’ailleurs de plus en plus utilisée et de nombreux parcs éoliens poussent comme des champignons sur nos terres et côtes. Et si l’avenir était plutôt du côté des éoliennes en pleine mer ? Dans une étude américaine publiée dans Proceedings of the National Academy of Sciences, des chercheurs ont démontré que l’énergie éolienne produite en haute mer pourrait être cinq fois plus importante que sur terre et permettrait de fournir le monde entier.
Des éoliennes dans l’Atlantique nord plus productives
Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs ont comparé la production des parcs éoliens terrestres du Kansas avec une modélisation de parcs géants en haute mer. L’étude est sans appel. “La vitesse du vent est en moyenne plus élevée en haute mer que sur la terre ferme, les éoliennes pourraient donc théoriquement intercepter cinq fois plus d’énergie que les terrestres”. “Nous avons constaté que les parcs éoliens océaniques géants sont capables de profiter de l’énergie des vents d’une grande partie de l’atmosphère, tandis que les parcs éoliens à terre restent limités aux ressources éoliennes proches de la surface”, détaillent les chercheurs. Ce serait dans l’Atlantique nord que les chances d’une forte production énergétique seraient les plus élevées. Cela serait dû au fait que “la résistance des pales de leurs turbines ne ralentirait pas autant les vents qu’elle ne le ferait sur terre”. Les chercheurs rappellent également que la majeure partie de l’énergie captée par ces structures provient du haut de l’atmosphère.
Une production soumise aux saisons
Cependant, ces résultats montrent que cette production d’énergie est aléatoire et liée aux saisons. Autrement dit, la production d’énergie peut fournir toute la planète mais pas toute l’année. “En hiver, les parcs éoliens de l’Atlantique nord pourraient fournir suffisamment d’énergie pour répondre à tous les besoins actuels de la civilisation”, explique le rapport. Cependant, en été, ces mêmes éoliennes verraient leur production en énergie réduite. Elles “pourraient produire suffisamment d’électricité pour couvrir la demande de l’Europe, voire des États-Unis”.
Malgré ces résultats encourageants, les scientifiques se sont heurtés à trois problèmes qui sont : la fixation de ces éoliennes géantes, leur solidité (en haute mer le vent peut atteindre et dépasser les 200 km/h) et enfin l’acheminement de l’énergie produite sans qu’elle perde de sa puissance.
http://actualites.reponse-conso.fr/eoliennes-haute-mer-fournir-monde-entier-energie/

11/10/17 : éolien offshore : Castor II grattouille au large de nos plages

Depuis quelques jours, le Castor II ne passe pas inaperçu. le navire ne ressemble pas, en effet, aux « habitués » du port et des abords de Port-La Nouvelle. Selon les jours, les promeneurs l’aperçoivent en face de la Vieille-Nouvelle ou des Montilles à hauteur du poste de secours N° 3. Quelques rapides investigations nous ont permis de découvrir que ce bateau d’environ 50 mètres de long et 500 tonnes,...
http://www.lindependant.fr/2017/10/11/eolien-offshore-castor-ii-grattouille-au-large-de-nos-plages,3059332.php

10/10/17 : L'éolien en pleine mer pourrait suffire

Selon des chercheurs, des fermes éoliennes en pleine mer pourraient couvrir la demande en énergie de la planète tout entière.
Les parcs éoliens en pleine mer pourraient générer bien plus d'énergie renouvelable que ceux installés sur la terre ferme, possiblement assez pour fournir le monde entier, selon une étude publiée lundi aux États-Unis. Des chercheurs de la Carnegie Institution for Science ont découvert que les vents plus forts rencontrés en pleine mer pouvaient produire cinq fois plus d'énergie que les turbines installées sur la terre ferme.
Bien qu'il n'existe actuellement aucun parc éolien à grande échelle en eaux profondes, les résultats de l'étude suggèrent que cette technologie vaut la peine d'être étudiée, et ce même si la puissance de telles fermes varierait en fonction des saisons. «En hiver, les parcs éoliens de l'Atlantique nord pourraient fournir une énergie suffisante pour répondre à tous les besoins actuels de la civilisation», selon cette étude publiée dans les Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS). En été, en revanche, «de tels parcs éoliens pourraient seulement générer assez de courant pour couvrir les besoins en électricité de l'Europe, ou éventuellement des États-Unis».
Modèles
Celle-ci s'appuie sur des modèles informatiques comparant la productivité des grands parcs éoliens du Kansas, à des fermes éoliennes imaginaires géantes installées en pleine mer. Dans certaines régions, en particulier dans l'Atlantique nord, les parcs éoliens pourraient être beaucoup plus puissants parce que la résistance des pales de leurs turbines ne ralentirait pas autant les vents qu'elle le ferait sur terre.
En outre, les parcs éoliens en pleine mer sont plus à même de capturer l'énergie provenant du haut de l'atmosphère pour la transporter vers la surface. «Nous avons constaté que les parcs éoliens océaniques géants sont capables de profiter de l'énergie des vents d'une grande partie de l'atmosphère, tandis que les parcs éoliens à terre restent limités aux ressources éoliennes proches de la surface», a déclaré la coauteur de l'étude, Anna Possner
http://www.lessentiel.lu/fr/news/story/10043994

10/10/17 : Les éoliennes en pleine mer pourraient alimenter le monde entier en énergie

C'est ce que révèle une étude du Carnegie Institution for Science, en se basant sur des simulations informatiques.
Des parcs éoliens installés en pleine mer pourraient générer bien plus d'énergie renouvelable que ceux installés sur la terre ferme, affirme une nouvelle étude du Carnegie Institution for Science, aux États-Unis. La chercheuse Anna Possner et son collègue Ken Caldeira expliquent dans leur article publié dans les Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS) que les vents plus forts (70% plus rapides) rencontrés en pleine mer pouvaient produire cinq fois plus d'énergie que ceux soufflant sur la terre ferme.
3 millions de km carrés à couvrir en éoliennes
Bien qu'il n'existe actuellement aucun parc éolien à grande échelle en eaux profondes, les résultats de l'étude suggèrent que cette technologie vaut la peine d'être étudiée, et ce même si la puissance de tels parcs devait varier en fonction des saisons. "En hiver, les parcs éoliens de l'Atlantique nord pourraient fournir une énergie suffisante pour répondre à tous les besoins actuels de la civilisation", expliquent les chercheurs sur le site de l'institution. En été, en revanche, "de tels parcs éoliens pourraient seulement générer assez de courant pour couvrir les besoins en électricité de l'Europe, ou éventuellement des États-Unis", selon l'étude. Celle-ci s'appuie sur des modèles informatiques comparant la productivité des grands parcs éoliens du Kansas, à des fermes éoliennes imaginaires géantes installées en pleine mer. D'après leurs calculs, les chercheurs estiment à 3 millions de km carrés la surface d'océans à couvrir en éoliennes pour couvrir les besoins énergétiques vitaux de l'humanité estimés à 18 Téra-Watts.
Dans certaines régions, en particulier dans l'Atlantique nord, les parcs éoliens pourraient être beaucoup plus puissants parce que la résistance des pales de leurs turbines ne ralentirait pas autant les vents qu'elle ne le ferait sur terre. En outre, les parcs éoliens en pleine mer sont plus à même de capturer l'énergie provenant du haut de l'atmosphère. "Nous avons constaté que les parcs éoliens océaniques géants sont capables de profiter de l'énergie des vents d'une grande partie de l'atmosphère, tandis que les parcs éoliens à terre restent limités aux ressources éoliennes proches de la surface", précise Anna Possner.
https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/les-eoliennes-en-pleine-mer-pourraient-alimenter-le-monde-entier-en-energie_117233

10/10/17 : Le formidable potentiel de l’éolien en mer😵😵

L’éolien en mer a tendance à patiner dans notre pays. Ca n’avance pas, pour au moins trois raisons. La France a fait le pari du nucléaire et n’a pas beaucoup investi dans les énergies alternatives, accumulant ainsi du retard par rapport aux grands pays voisins. Et puis, pas de bol : deux géants nationaux se sont engagés résolument dans l’éolien marin avec l’ambition de devenir des leaders mondiaux. Mais le flop a été monumental : Areva comme Alstom ont finalement jeté l’éponge. Et pour compléter le panorama, notre arsenal juridique est ouvert à tous les vents des recours et contestations, ce qui ajoute généralement quelques années d’inertie sur le calendrier des projets.
Et pourtant, l’énergie éolienne recèle un formidable potentiel. Des chercheurs américains de la Carnegie Institution for Science viennent de le certifier, dans une étude consacrée aux fermes éoliennes en haute mer. Selon eux, la force des vents rencontrés sur les océans pourrait générer une puissance cinq fois supérieure à celle des turbines sur le sol ferme.
Ces chercheurs ont pris en compte tous les paramètres, notamment la force des vents en mer captées dans les basses couches de l’atmosphère et en ont conclu que le potentiel éolien pourrait suffire à fournir toute la planète en énergie, du moins pendant l’hiver de l’hémisphère Nord. Rien que ça.
Cette étude confirme que la mer est bien l’avenir de l’énergie terrestre mais ces chercheurs font l’impasse sur trois problématiques majeures. D’abord, comment fixer des éoliennes géantes en haute mer ? Secundo, comment mettre au point un matériel éolien assez solide pour résister à des vents qui, en haute mer, peuvent souvent dépasser les 200 kms au ras de l’eau et bien plus en altitude. Enfin, comment acheminer le courant sur des longues distances sans qu’il perde, en chemin, une bonne partie de sa puissance électrique.
C’est l’un des écueils auxquels se heurtent aussi ceux qui pensent que des méga-champs de panneaux solaires dans le Sahara pourraient alimenter une bonne partie de l’Europe. L’électricité est un extraordinaire trésor d’énergie. Mais elle se stocke très mal et ne voyage pas mieux.

10/10/17 : L’éolien en mer pourrait suffire à fournir le monde entier en énergie😯😵
+ VIDEO. Selon des chercheurs américains, les fermes éoliennes en pleine mer pourraient produire cinq fois plus d’énergie que celles installées sur la terre ferme.
Alors que l 'Agence internationale de l'énergie (AIE) affirmait il y a peu que le solaire voltaïque pourrait, d'ici à 2022, détrôner toutes les autres formes d'énergie renouvelables, cet avis n'est pas partagé par tous. Selon la Carnegie Institution for Science en effet, l'avenir pourrait plutôt se situer dans les parcs éoliens en pleine mer.
Dans une étude, les chercheurs de cette fondation américaine affirment en effet que l'éolien en mer pourrait fournir assez d'énergie pour la planète entière.
Ces chercheurs ont en effet découvert que les vents plus forts rencontrés en pleine mer pouvaient produire cinq fois plus d'énergie que les turbines installées sur la terre ferme.
Une puissance variable selon les saisons
Bien qu' il n'existe actuellement aucun parc éolien à grande échelle en eaux profondes , les résultats de l'étude suggèrent que cette technologie vaut la peine d'être étudiée et ce, même si la puissance de telles fermes varierait en fonction des saisons.
«En hiver, les parcs éoliens de l'Atlantique nord pourraient fournir une énergie suffisante pour répondre à tous les besoins actuels de la civilisation», selon cette étude publiée dans les Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS).
En été, en revanche, «de tels parcs éoliens pourraient seulement générer assez de courant pour couvrir les besoins en électricité de l'Europe, ou éventuellement des États-Unis», selon l'étude.
Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs de la fondation ont utilisé des modèles informatiques comparant la productivité des grands parcs éoliens du Kansas à des fermes éoliennes imaginaires géantes installées en pleine mer.
Avantage à l'Atlantique nord
Dans certaines régions, en particulier dans l'Atlantique nord, les parcs éoliens pourraient être beaucoup plus puissants parce que la résistance des pales de leurs turbines ne ralentirait pas autant les vents qu'elle le ferait sur terre.
En outre, les parcs éoliens en pleine mer sont plus à même de capturer l'énergie provenant du haut de l'atmosphère pour la transporter vers la surface. «Nous avons constaté que les parcs éoliens océaniques géants sont capables de profiter de l'énergie des vents d'une grande partie de l'atmosphère, tandis que les parcs éoliens à terre restent limités aux ressources éoliennes proches de la surface», a déclaré la coauteure de l'étude Anna Possner.

08/10/17 : Saint-Nazaire : inauguration de la première éolienne flottante
La première éolienne flottante, en mer de France (projet Floatgen), sera inaugurée vendredi prochain et installée quelques jours plus tard en mer au large du Croisic.
Le système flottant a été conçu par la start-up française Idéol et construit par Bouygues travaux Publics à Saint-Nazaire. Une fondation flottante en béton auto-plaçant qui sera installé dans la foulée au large du Croisic. Ce sera la première éolienne flottante Floatgen offshore en France et la septième dans le monde. Elle est large de 36 mètres et haute de 10 mètres,
Eolien flottant
Il existe actuellement six éoliennes flottantes dans le monde, au Japon, en Norvège et au Portugal. Simplement ancrées au plancher marin au moyen de câbles, les éoliennes flottantes peuvent être installées jusqu'à 250 mètres de profondeur, donc loin des côtes et là où les vents sont plus forts et stables, contre seulement 40 mètres pour les éoliennes posées, qui doivent se situer plus près du rivage. Leur avantage? Leur assemblage se fait à terre avant d'être remorqués sur zone, ce qui réduit les coûts. La construction de «Floatgen» avait été lancée le 1er juin 2016 sur le port de Saint-Nazaire, après trois ans d'études. En forme d'anneau carré, permettant une meilleure stabilité, le flotteur de cette éolienne est constitué d'une coque en béton, un matériau «trois fois plus léger que l'acier».
Une fois remorqué au large des côtes, le flotteur sera maintenu sur le site d'expérimentation à l'aide de deux lignes d'ancrage à l'avant et de quatre à l'arrière, en nylon, une fibre synthétique élastique non corrosive. Puis il sera raccordé au réseau électrique, à l'aide d'un câble haute tension de 8 MW déjà installé, qui va jusqu'au Croisic.
5000 foyers alimentés
Des tests seront menés en conditions réelles pendant deux ans pour examiner «la résistance des ancrages, la stabilité de la plateforme, sa capacité à résister aux tempêtes et aux effets de la houle. Et si tout va bien, l'énergie produite pourra alimenter 2 000 à 5 000 foyers». L'éolien flottant peut aller jusqu'à 6 GW en France à horizon 2030. Celui de l'éolien posé est estimé à 12 à 15 GW. Plus de 3 000 éoliennes «posées» sont exploitées dans le monde, pour une capacité totale de 12 gigawatts (GW) environ. Le projet «Floatgen» dans la région, lancé en 2013, coûte 25 millions d'euros. 

07/10/17 : Energies. Vent favorable pour le parc éolien de Guérande (44)
Le Conseil d'État examinait, jeudi, un dernier recours des opposants au projet d'implantation des 80 machines. Le rapporteur public a proposé de rejeter le pourvoi des associations.
Alors que s'achève à Saint-Nazaire un colloque international consacré au potentiel de l'éolien flottant, les trois associations (1) opposées au déploiement du parc éolien de Guérande tentaient, hier, à Paris, un ultime recours.
Elles bataillent de longue date contre l'arrêté du 17 mars 2016 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a autorisé la société Parc du Banc de Guérande à implanter et à exploiter un parc éolien en mer comportant 80 aérogénérateurs, à une distance de 12 à 20 km de la côte au large de Saint-Nazaire.
Zones Natura 2000
Attribué à un consortium piloté par EDF Énergies Nouvelles, ce projet devrait produire 480 mégawatts après sa mise en service en 2021 ou 2022. La cour administrative d'appel de Nantes, spécialisée dans les litiges liés à l'éolien offshore, avait rejeté leur demande le 15 mai 2017. Les associations saisissaient cette fois le Conseil d'État en invoquant l'erreur de droit commise par cette dernière.
Selon elles, l'enquête publique comportait plusieurs irrégularités, le dossier était incomplet car ne comportant pas, notamment, un complément d'information demandé à l'Autorité environnementale, et ne mentionnait pas les « atteintes visuelles excessives du projet » et les risques avérés portés à la ressource aquatique entre deux zones classées Natura 2000. Il aurait en outre été insuffisamment présenté dans deux journaux nationaux dont l'audience ne correspond pas au public concerné.
Mais le rapporteur public, Louis Duteilhet de la Motte, a considéré qu'aucun de ces arguments ne pouvait prospérer. « L'étude paraît sérieuse et complète et la cour administrative de Nantes ne l'a pas dénaturée », a-t-il souligné. Selon lui, les avis de l'enquête publique ont été publiés dans cinq journaux locaux, les atteintes à la ressource aquatique sont certes avérées mais cela est sans lien avec les zones Natura 2000. Enfin, le fait que le directeur de l'Agence régionale de santé n'ait pas été consulté ne peut conduire à annuler le dossier, car « l'impact du projet sur les eaux de Bretagne est faible ».
Le rapporteur public propose donc de ne pas admettre le pourvoi. Le Conseil d'État rendra sa décision dans les prochaines semaines.
(1) Groupement des résidents pour la sauvegarde environnementale de La Baule, Protection du site et de l'environnement de Sainte-Marguerite et Association pour la protection et l'embellissement du site de Penchâteau et de la Côte Sauvage.

06/10/17 : Le Tréport : éolien en mer, les pêcheurs attendent Nicolas Hulot

Le Tréport. Le Comité national des pêches convie le ministre pour lui exposer les craintes des professionnels face à l’éolien en mer.
Ils attendent de pied ferme le ministre de l’Environnement, Nicolas Hulot, au Tréport. Via le Comité national des pêches, les pêcheurs tréportais ont sollicité la venue du ministre pour lui exposer in situ leur crainte sur la poursuite de leur activité et la réalité de la pêche sur le territoire.
« La pêche artisanale de Normandie et des Hauts-de-France est menacée par l’implantation du parc éolien Dieppe-Le Tréport, argumente Olivier Becquet, président de la commission environnement au comité régional des pêches de Normandie. Il devrait avoir une oreille attentive sur ce projet, nous sommes sur un secteur bien particulier. La zone retenue est la plus productive de manche-Est notamment pour la sole, le rouget barbet, la coquille Saint-Jacques ».
140 à 150 marins touchés
Une cinquantaine de bateaux de la flotte tréportaise seront, selon lui, directement impactés soit un contingent de 140 à 150 marins.
« Nous avons une réelle richesse économique, créatrice d’emplois puisque nous recherchons actuellement des marins, poursuit-il. Cette richesse est minimisée par les études du promoteur éolien qui prend en compte un certain schéma validé en partie par les comités régionaux des pêches. Mais de nombreux points évoqués par nos comités ont été occultés. Si notre activité est mise de côté, c’est catastrophique. Deux ans de chantier pour la création du parc, c’est deux ans sans pratique de la pêche artisanale au Tréport avec une destruction de la ressource halieutique, plus de frayères, les zones de reproduction seront neutralisées. Donc la fermeture de la Coopérative des artisans pêcheurs associés. Tout cela pour privilégier un point de vue politico-lobbyiste. Les dés sont pipés. Même si les politiques du littoral commencent à prendre conscience des enjeux ».
Olivier Becquet fait régulièrement la navette à Boulogne-sur-Mer pour assister aux ateliers sur l’impact économique et environnemental mis en place par le parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale.
Des réactions de la population
« Le parc a bien conscience de cette problématique. Le mardi 10 octobre, il rendra son avis. Soit, un oui avec des recommandations ou un non catégorique. Nous sommes très attentifs au résultat. Nous sommes inquiets car directement impactés par la décision finale. Le oui avec des contraintes, ne nous satisfait pas totalement ».
L’enquête publique pourrait démarrer en janvier prochain pour durer quatre mois.
Des cahiers d’acteurs seront à disposition de la population, et chacun pourra y noter ses interrogations, remarques, doléances...

04/10/17 : Eolien flottant: La tribune de Louis Schweitzer, commissaire général à l’investissement

A l’occasion du Floating Wind Power (FWP) Atlantic Forum, qui se déroule cette semaine à Saint-Nazaire et Lorient, Louis Schweitzer, commissaire général à l’investissement, publie une tribune libre sur le développement de l’éolien flottant.
Eolien flottant, la nouvelle frontière des énergies marines ?
Par Louis Schweitzer, commissaire général à l’investissement
Le Programme d’investissement d’avenir a, en 2016, investi 300 millions d’euros dans le secteur de l’éolien flottant, dans le cadre d’un engagement financier global de l’État de plus d’un milliard.
La puissance publique a donc souhaité envoyer aux acteurs privés un signal fort quant à l’émergence de ce marché.
L’objectif du Programme d’investissements d’avenir et de ces financements est de constituer des filières industrielles capables de réussir sur ce marché en émergence, qu’il soit en France ou à l’export. Les trois objectifs principaux du Programme d’investissements d’avenir sont l’excellence, l’innovation et la coopération. Les consortiums qui se sont constitués en réponse à l’appel à projets y répondent entièrement.
Il ne faut cependant pas aujourd’hui considérer que l’essentiel est fait, bien au contraire. Il reste encore à réaliser la notification communautaire des aides d’État, exercice engagé avec les partenaires des projets, à lever les risques dans le cadre des études avant la décision finale d’investissement, et enfin à réaliser les projets.
La fin de l’année 2016 et le début de l’année 2017 ont été essentiellement consacrés à la contractualisation avec les porteurs de projets. Je souhaite réaffirmer la stratégie du PIA pour les 4 fermes pilotes que nous finançons, à savoir la vitesse avec laquelle ces fermes devront être opérationnelles. En effet, dans le domaine des énergies renouvelables, et notamment des énergies marines, la concurrence avec les autres technologies doit nous inciter collectivement à ne surtout pas perdre de temps.
Si l’éolien offshore flottant représente une nouvelle frontière dans le domaine des énergies marines, il ne faut pas sous-estimer la capacité des autres technologies de production d’énergies renouvelables à avancer rapidement.
Cette technologie dispose cependant d’atouts majeurs : le premier est que l’éolien offshore flottant s’appuie, pour les aérogénératrices, sur les développements déjà réalisés pour l’éolien offshore fixe.
Certes, dire que l’éolien offshore flottant ne serait que de l’éolien offshore standard où le mât serait remplacé par un simple flotteur serait une vision bien évidemment réductrice de toutes les difficultés, de tous les risques qui restent à lever : faire fonctionner des objets de plusieurs centaines de tonnes et de plusieurs centaines de mètres de diamètre dans un milieu aussi hostile que peut l’être la mer.
Le second est bien évidemment la compétence des acteurs français et plus largement européens dans le domaine de l’offshore en général. En termes d’acteurs, les industriels du secteur du parapétrolier et du paragazier trouvent dans ce nouveau marché une occasion de valoriser leurs compétences historiques. Les PME et des ETI se positionnent avec une prise de risque qui reflète une audace entrepreneuriale que je souhaitais saluer.
La notification communautaire des aides d’État est la prochaine grande étape dans le domaine des fermes pilotes éoliennes flottantes et, j’espère, mais je ne suis pas trop inquiet, l’autorisation de la Commission européenne en 2018.
Mais le véritable enjeu se situe dans la capacité qu’auront les fermes pilotes à convaincre le marché, qu’il soit national mais surtout international, de la pertinence de cette technologie.
C’est pourquoi, au-delà de l’objectif de rapidité, il ne faut pas oublier celui de la réduction ou de la maîtrise des coûts d’investissement et de fonctionnement.
C’est un sujet sur lequel nous sommes en phase avec les partenaires des projets. Non seulement pour des motifs de nécessaire économie de l’argent public, mais aussi et surtout parce qu’il en va de la crédibilité du déploiement sur les marchés internationaux de cette technologie.
Comme dans toute aventure industrielle, il y a une prise de risque majeure pour l’ensemble des acteurs qu’ils soient publics ou privés.
C’est le rôle du Programme d’investissements d’être à vos côtés pour accompagner cette prise de risque car nous sommes, j’en suis persuadé, sur le point d’entrer dans une nouvelle ère énergétique. Si demain les énergies renouvelables deviennent un élément majeur du paysage énergétique, ce ne sera pas sur la base de la seule volonté politique, mais bien parce que les solutions développées dans le cadre de cette transition sont économiquement les meilleures. Je fais le voeu que l’éolien flottant en fasse partie !

04/10/17 : Parc éolien de Groix : Un outil de carottage en attente de récupération

Dans le cadre des études géotechniques menées sur le site du futur parc éolien flottant implanté entre Groix et Belle-Ile, un outil permettant les sondages carottés a été laissé au fond de l’eau le 21 septembre par l’Atlantic Tonjer.
Ce navire affrété par société belge G-Tech, chargée de cette mission par le consortium développant le parc, en était à son dernier jour de campagne lorsqu’une avarie l’a empêché de remonter son équipement.
Celui-ci repose par 69 mètres de fond. Le jour-même de l’incident, un signalement a été fait aux autorités et au Comité départemental des pêches maritimes et des élevages marins du Morbihan, doublé comme le veut la procédure d’un avis aux navigateurs.
En attendant que l’outil soit remonté, Eolfi, qui développe le champ éolien de Groix-Belle-Ile, a fait installer hier par la société Ifmer une bouée marquée et équipée d’un flasheur de nuit sur la zone du futur parc. « Un plan de récupération a été mis en place par la société G-tec, responsable de la campagne de mesure géotechnique, et proposé aux autorités. G-tec a mandaté la société Jifmar pour cette opération. Initialement prévue semaine 39, cette dernière a été décalée pour cause de mauvaises conditions météorologiques », explique Eolfi. C’est ce retard qui a entraîné la décision de mettre en place une bouée, « dans l’attente de la récupération de l’outil prévu dans les prochains jours, dès que les conditions météorologiques le permettront ». Le développeur ajoute que cette installation « répond à la préoccupation du Comité départemental des pêches maritimes et des élevages marins du Morbihan et à la Délégation à la Mer et au Littoral d’ajouter une marque visible ».
Pour mémoire, Groix et Belle-Île sera un parc pilote comprenant quatre éoliennes flottantes dotées chacune d’une turbine Haliade (General Electric) d’une puissance de 6 MW, le flotteur étant conçu par Naval Energies (ex-DCNS). Elles devraient être installées à l’horizon 2020 par des fonds de 60 à 70 mètres.
Dans cette perspective, Eolfi a mené en août et septembre des campagnes en mer, sur la zone estimée du projet, avec comme objectif de mieux caractériser les sols. La campagne « UXO » (UneXploded Ordnance), destinée à repérer d’éventuelles munitions historiques présentes au fond de la mer, a été réalisée début août. A suivi la campagne géotechnique, à partir de début septembre, qui permet de connaître la nature des fonds marins, et ainsi de définir plus précisément les paramètres utiles au dimensionnement des ancrages des éoliennes flottantes.
https://www.meretmarine.com/fr/content/parc-eolien-de-groix-un-outil-de-carottage-en-attente-de-recuperation

04/10/17 : Lorient. Le tube de 20 m perdu à Groix, un danger pour les pêcheurs

Olivier Le Nézet, président du comité des pêches du Morbihan, n’en décolère pas après Eolfi, qui pilote le projet d’éoliennes de Groix et Belle-Ile. Lors des prospections en mer, un tube de 20 m a été perdu. Il est resté piqué dans les fonds et représente un danger pour les bateaux de pêche.
Le 21 septembre, l’Atlantic Tonjer a perdu en un tube de carottage à environ 20 km au sud de Groix et 20 km à l’ouest de Belle-Ile. Le navire spécialisé est missionné par Eolfi dans le cadre des études des fonds en vue d’implanter quatre éoliennes flottantes.
Un danger pour les bateaux de pêche
Le tube est resté planté dans les sols. Et se dresse tout droit de 10 m dans la colonne d’eau. L’engin y est toujours.
C’est ce qui met hors de lui Olivier le Nézet, président du comité des pêches du Morbihan.
« On comprend qu’il s’agit d’un incident involontaire, dit Olivier Le Nézet. Mais il est inadmissible qu’Eolfi ne s’inquiète pas davantage d’extraire le tube. Il représente un danger pour la sécurité des navires. 70 bateaux fréquentent la zone, dont 35 chalutiers qui peuvent crocher dans le tube. On frise le drame en mer. »
Une bouée "ridiculement petite"
Pire, selon Olivier Le Nézet, photo à l’appui. La présence du tube n’a été signalée qu’à l’aide d’une bouée « ridiculement petite », « non réglementaire », « même pas clignotante ». « Ces gens-là ne sont pas des marins. Ils n’ont aucun respect ».
Une nouvelle bouée aujourd'hui
Cet après-midi, un chaland spécialisé dans les travaux maritimes à Lorient doit se rendre sur zone pour y installer une « vraie bouée », jaune et scintillante, ancrée par 210 m de chaînes.
"Je vais déposer plainte"
Olivier Le Nézet envisage de porter plainte ce mardi contre Eolfi et contre le préfet maritime de l’Atlantique pour « mise en danger de la vie d’autrui » et « marquage non réglementaire d’un danger en mer ».
Le communiqué d'Eolfi, pilote du projet d'éoliennes flottantes
"Ce mardi 3 octobre une bouée marquée et équipée d’un flasheur de nuit a été installée sur la zone du futur parc éolien. Elle renforce la signalisation d’un outil resté à 69 mètres de fond lors du dernier jour de la campagne géotechnique, le 21 septembre. A cette date, l’avarie avait été signalée aux autorités et au Comité départemental des pêches maritimes et des élevages marins du Morbihan. En complément, un avis aux navigateurs a été émis, tel que le veut la procédure.
Jeudi 21 septembre, dernier jour de la campagne géotechnique, l’ATLANTIC TONJER, le bateau missionné par G-tec pour cette prestation, n’a pas pu récupérer un outil permettant les sondages carottés. L’outil a été laissé à 69 mètres de fond, un avis à la navigation a été émis le jeudi 21 septembre et l’ensemble des parties prenantes a été prévenu. Un plan de récupération a été mis en place par la société G-tec, responsable de la campagne de mesure géotechnique, et proposé aux autorités. G-tec a mandaté la société JIFMAR pour cette opération. Initialement prévue semaine 39, cette dernière a été décalée pour cause de mauvaises conditions météorologiques. Etant donné ce nouveau délais, EOLFI a décidé de mettre en place ce mardi 3 octobre une bouée marquée et équipée d’un flasheur de nuit par la société IFMER dans l’attente de la récupération de l’outil prévu dans les prochains jours, dès que les conditions météorologiques le permettront. Cette demande répond à la préoccupation du Comité départemental des pêches maritimes et des élevages marins du Morbihan et à la Délégation à la Mer et au Littoral d’ajouter une marque visible."
https://www.ouest-france.fr/bretagne/lorient-56100/lorient-le-tube-de-20-m-perdu-groix-un-danger-pour-les-pecheurs-5288351

04/10/17 : Éolien en mer. Un incident fâche les pêcheurs

Les relations entre les pêcheurs et Eolfi, le porteur du projet de ferme éolienne pilote entre Groix et Belle-Île (*), sont loin d'être un long fleuve tranquille. Dernier incident en date : la signalisation d'un engin de carottage perdu dans une zone de pêche, jugée « illégale et dangereuse » par le comité des pêches.
« C'est un manque total de respect pour les gens de mer, une attitude quasiment criminelle ! ». Olivier Le Nézet, président du comité des pêches du Morbihan, est particulièrement remonté contre Eolfi, qui pilote le projet d'implantation de quatre éoliennes flottantes entre Groix et Belle-Ile. En cause, « le signalement non réglementaire d'un danger isolé en mer pendant près de deux semaines ». En l'occurrence, une tige métallique de 20 m, à proximité de la zone appelée le « Coup du Grec », à 9 milles au sud de la pointe des Chats (Groix) et 10 milles au nord-ouest de la Pointe des Poulains (Belle-Ile). Un outil de carottage Le 21 septembre dernier, l'Atlantic Tonjer a ...
http://www.letelegramme.fr/morbihan/eolien-en-mer-un-incident-fache-les-pecheurs-04-10-2017-11688061.php

04/10/17 : Energie. Le potentiel « immense » de l’éolien flottant

Saint-Nazaire accueillait lundi et mardi le gratin mondial des industriels tournés vers cette technologie. La dernière journée se tient à Lorient.
Certains parlent ici d’un virage aussi énorme que celui du nucléaire civil dans les années 1960.
La production d’électricité par les éoliennes marines flottantes expose son exceptionnel potentiel depuis lundi à Saint-Nazaire (ce mercredi à Lorient). Plus de 200 industriels, chercheurs et experts partagent leurs savoirs sur cette jeune filière. « Le potentiel est immense, » insiste ainsi ...
https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/saint-nazaire-44600/energie-le-potentiel-immense-de-l-eolien-flottant-5290877

02/10/17 : 
Eolien en mer : la cour d’appel de Nantes valide un troisième projet

La cour administrative d’appel n’a pas retenu les arguments de plusieurs associations contre l’implantation d’un parc de 75 éoliennes en mer, à une dizaine de kilomètres au large de Courseulles-sur-Mer (Calvados) et des plages normandes du Débarquement. C’est la troisième affaire de ce type qu’examinait la cour nantaise, qui avait déjà validé deux autres projets.
La cour administrative d’appel de Nantes a rejeté ce lundi un recours émanant de plusieurs associations contre l’implantation d’un parc de 75 éoliennes en mer, à une dizaine de kilomètres au large de Courseulles-sur-Mer (Calvados) et des plages normandes du Débarquement. La requête, présentée par huit associations, militant pour le protection de l’environnement ou pour l’inscription des plages du Débarquement de 1944 en Normandie au Patrimoine mondial de l’Unesco, visait à faire annuler l’autorisation d’exploiter ce parc, délivrée par arrêté préfectoral le 8 juin 2016.
Les juges, dont les motivations n’étaient pas connues lundi, ont suivi les préconisations du rapporteur public, qui avait conclu le 15 septembre au rejet de la requête.
Mines et bombes
C’est la troisième affaire de ce type qu’examinait la cour administrative d’appel de Nantes, compétente pour statuer, en premier et dernier ressorts, sur tous les litiges relatifs aux installations de production d’énergie renouvelable en mer.
La juridiction a déjà validé ces derniers mois les autorisations d’implantation et d’exploitation de deux autres parcs offshore, ceux de Saint-Nazaire et de Fécamp, attribués avec celui de Courseulles-en-mer en 2012 au groupe EDF lors d’un premier appel d’offres gouvernemental national.
L’avocat des associations requérantes, Francis Monamy, avait souligné lors de l’audience la spécificité du parc de Courseulles-sur-Mer, et notamment les risques liés à la présence dans les fonds marins de « très nombreuses mines et bombes » de la Seconde guerre mondiale.
180 mètres de hauteur
Il avait également mis en avant l’incidence de la réalisation d’un tel parc de 50 km², comprenant 75 éoliennes hautes de quelque 180 mètres, sur le projet de classement des plages du Débarquement au patrimoine mondial de l’Humanité.
« L’Unesco est particulièrement exigeante quant à l’authenticité des lieux. Si ce projet (de parc éolien) se réalise, cette opération de classement extrêmement importante pour la région risque de ne pas se faire », avait soulevé Me Monamy.
Le parc éolien en mer du Calvados, d’une puissance totale de 450 mégawatts, doit alimenter en électricité près de 630 000 personnes à horizon 2021.

02/10/17 : Eolien flottant, la nouvelle frontière des énergies marines ?
L’installation cet été au large des côtes écossaises de cinq éoliennes Hywind marquerait-elle les débuts historiques de l'éolien flottant, même si l’expérimentation de Hywind avait déjà démarré en 2009 en Norvège ? Les parcs offshore sont nombreux chez les Anglais, Belges, Hollandais, Allemands, Danois et ils produisent depuis déjà plusieurs années. Qu’en est-il de la France ? A l’occasion de la seconde édition du FWP (Floating Wind Power) Atlantic Forum, événement international dédié au développement industriel de l’éolien flottant, qui se déroulera du 2 au 4 octobre 2017 à Saint-Nazaire et à Lorient, porté par les Régions Pays de la Loire et Bretagne, Louis Schweitzer, Commissaire général à l'investissement, nous propose ici une Tribune Libre.
La région Bretagne et la Région des Pays de la Loire ont choisi de s’engager dans la construction d’une véritable filière industrielle des énergies marines renouvelables : Depuis le port de Brest, capitale maritime de la Bretagne, la Région investit pour écrire une nouvelle page de son histoire atlantique sur les énergies marines. Depuis 2015, trois hydroliennes y ont été assemblées, celles de EDF-DCNS et celle de Sabella. Une partie des éoliennes flottantes du projet Eolfi y sera conçue.
Dès 2018, de nouvelles surfaces portuaires aménagées par la Région verront le jour à Brest pour accueillir ces activités industrielles liées aux différentes filières EMR. Et c’est de ce nouveau polder que les éoliennes flottantes partiront pour être ancrées au large de l’île de Groix au printemps 2021(1), ce qui représentera la consommation électrique de 20 000 foyers.
Tous les ingrédients semblent donc réunis pour structurer avec succès la filière industrielle naissante de l’éolien flottant dans cette région : composantes géographiques, atouts industriels, connaissances scientifiques et techniques, volonté politique.
Avec une puissance installée de l'ordre de 12 000 MW à fin décembre 2016, la filière éolienne française se situe, aujourd'hui après 15 années de soutien public, au 4e rang européen. Et les ambitions sont élevées : la Programmation Pluriannuelle de l'Energie (PPE) officialisée fin 2016 prévoit, en estimation basse, un doublement de la capacité installée d'ici à 2023, confortant le rôle majeur tenu par l'éolien dans la stratégie hexagonale de transition énergétique.
La baisse des coûts de l’éolien en mer, l’existence de gisements abondants et de qualité, les problématiques de gestion de l’équilibre offre-demande d’électricité, les opportunités de structuration d’une filière locale, ainsi que les contraintes spatiales pouvant limiter le déploiement de parcs à terre sont quatre facteurs qui poussent les pays à promouvoir le développement de l’éolien en mer. C’est le cas avant tout de l’Europe, qui devrait ainsi rester leader de ce marché, avec plus de 60% du parc installé en mer à 2030.
L'éolien en Europe, une croissance incontestable : Les chiffres parlent d'eux-mêmes. 6,1 gigawatts (GW) d'énergie éolienne supplémentaire ont été installés en Europe au premier semestre 2017 (Source : WindEurope, juillet 2017). Parmi ceux-ci, 4,8 GW de capacité éolienne terrestre et 1,3 GW de capacité éolienne en mer (éolien posé pour l'essentiel).
L'éolien en mer fait ainsi partie des principales tendances en matière de transition énergétique. De plus en plus compétitif, il produirait jusqu'à deux fois plus d'énergie que l'éolien terrestre.

« Le Programme d’investissement d’avenir a, en 2016, investi 300 millions d’euros dans le secteur de l’éolien flottant, dans le cadre d’un engagement financier global de l’État de plus d’un milliard. La puissance publique a donc souhaité envoyer aux acteurs privés un signal fort quant à l’émergence de ce marché.
L’objectif du Programme d’investissements d’avenir et de ces financements est de constituer des filières industrielles capables de réussir sur ce marché en émergence, qu’il soit en France ou à l’export. Ses trois objectifs principaux sont l’excellence, l’innovation et la coopération. Les consortiums qui se sont constitués en réponse à l’appel à projets y répondent entièrement.
Il ne faut cependant pas aujourd’hui considérer que l’essentiel est fait, bien au contraire. Il reste encore à réaliser la notification communautaire des aides d’État, exercice engagé avec les partenaires des projets, à lever les risques dans le cadre des études avant la décision finale d’investissement, et enfin à réaliser les projets.
La fin de l’année 2016 et le début de l’année 2017 ont été essentiellement consacrés à la contractualisation avec les porteurs de projets. Je souhaite réaffirmer la stratégie du PIA pour les 4 fermes pilotes que nous finançons, à savoir la vitesse avec laquelle ces fermes devront être opérationnelles. En effet, dans le domaine des énergies renouvelables, et notamment des énergies marines, la concurrence avec les autres technologies doit nous inciter collectivement à ne surtout pas perdre de temps.
Si l’éolien offshore flottant représente une nouvelle frontière dans le domaine des énergies marines, il ne faut pas sous-estimer la capacité des autres technologies de production d’énergies renouvelables à avancer rapidement.
Cette technologie dispose cependant d’atouts majeurs : le premier est que l’éolien offshore flottant s’appuie, pour les aérogénératrices, sur les développements déjà réalisés pour l’éolien offshore fixe.
Certes, dire que l’éolien offshore flottant ne serait que de l’éolien offshore standard où le mât serait remplacé par un simple flotteur serait une vision bien évidemment réductrice de toutes les difficultés, de tous les risques qui restent à lever : faire fonctionner des objets de plusieurs centaines de tonnes et de plusieurs centaines de mètres de diamètre dans un milieu aussi hostile que peut l’être la mer.
Le second est bien évidemment la compétence des acteurs français et plus largement européens dans le domaine de l’offshore en général. En termes d’acteurs, les industriels du secteur du parapétrolier et du paragazier trouvent dans ce nouveau marché une occasion de valoriser leurs compétences historiques. Les PME et des ETI se positionnent avec une prise de risque qui reflète une audace entrepreneuriale que je souhaitais saluer.
La notification communautaire des aides d’État est la prochaine grande étape dans le domaine des fermes pilotes éoliennes flottantes et, j’espère, mais je ne suis pas trop inquiet, l’autorisation de la Commission européenne en 2018.
Mais le véritable enjeu se situe dans la capacité qu’auront les fermes pilotes à convaincre le marché, qu’il soit national mais surtout international, de la pertinence de cette technologie.
C’est pourquoi, au-delà de l’objectif de rapidité, il ne faut pas oublier celui de la réduction ou de la maîtrise des coûts d’investissement et de fonctionnement.
C’est un sujet sur lequel nous sommes en phase avec les partenaires des projets. Non seulement pour des motifs de nécessaire économie de l’argent public, mais aussi et surtout parce qu’il en va de la crédibilité du déploiement sur les marchés internationaux de cette technologie.
Comme dans toute aventure industrielle, il y a une prise de risque majeure pour l’ensemble des acteurs qu’ils soient publics ou privés.
C’est le rôle du Programme d’investissements d’être à vos côtés pour accompagner cette prise de risque car nous sommes, j’en suis persuadé, sur le point d’entrer dans une nouvelle ère énergétique. Si demain les énergies renouvelables deviennent un élément majeur du paysage énergétique, ce ne sera pas sur la base de la seule volonté politique, mais bien parce que les solutions développées dans le cadre de cette transition sont économiquement les meilleures. Je fais le vœu que l’éolien flottant en fasse partie ! »
Louis Schweitzer, Commissaire général à l'investissement
(1) La zone d'implantation retenue, d'une surface de 17 km², se situe à 11 km au sud de Groix et 25 km au nord de Belle-Ile.
http://www.up-magazine.info/index.php/planete/transition-energetique/6953-eolien-flottant-la-nouvelle-frontiere-des-energies-marines

02/10/17 : Les recours contre les éoliennes de Courseulles-sur-Mer rejetés
NANTES (Reuters) - La cour administrative d'appel de Nantes a rejeté lundi les recours déposés contre le parc éolien off-shore de Courseulles-sur-Mer (Calvados), qui doit voir le jour en 2021 à une dizaine de kilomètres au large des plages normandes du Débarquement.
Les juges nantais, dont les motivations détaillées n'étaient pas encore disponibles, ont également laissé 500 euros à la charge de chacune des huit associations à l'origine de la requête, pour les frais de justice de la société Eoliennes offshore du Calvados (EOC).
L'arrêt de la cour est conforme aux conclusions du rapporteur public, qui avait préconisé lui aussi le 15 septembre de débouter les opposants aux éoliennes off-shore.
Les éoliennes "risquent de rencontrer des munitions non explosées lors de la Seconde guerre mondiale", avait pourtant soutenu leur avocat à l'audience : "de très nombreuses mines et bombes" tapissent encore les fonds marins.
L'avocat des opposants aux éoliennes craignait également que le projet ne mette en péril celui de classement des plages du Débarquement au Patrimoine mondial de l'humanité. "On sait que l'Unesco est extrêmement exigeante sur l'authenticité des lieux", avait plaidé Me Francis Monamy. "Elle a d'ailleurs déjà menacé de supprimer la protection autour du Mont-Saint-Michel si l'envahissement des éoliennes n'était pas stoppé."
Le projet est mené par Eoliennes offshore du Calvados (EOC), un consortium d'entreprises piloté par EDF-Energies nouvelles (EDF-EN) qui avait déjà obtenu gain de cause ces derniers mois devant la même cour pour ses projets au large de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et Fécamp (Seine-Maritime).
Les soixante-quinze éoliennes - qui seront implantées sur une surface de 50 km2 - doivent produire à terme l'équivalent de la consommation électrique de 630.000 personnes.
https://fr.news.yahoo.com/les-recours-contre-les-%C3%A9oliennes-courseulles-sur-mer-102355829--finance.html

02/10/17 : Eolien : rejet d'un recours contre un parc en Normandie

La cour administrative d'appel de Nantes a rejeté ce lundi un recours émanant de plusieurs associations contre l'implantation d'un parc de 75 éoliennes en mer à une dizaine de kilomètres au large de Courseulles-sur-Mer (Calvados) et des plages normandes du Débarquement, a-t-on appris auprès de la juridiction.
La requête, présentée par huit associations, militant pour le protection de l'environnement ou pour l'inscription des plages du Débarquement de 1944 en Normandie au Patrimoine mondial de l'Unesco, visait à faire annuler l'autorisation d'exploiter ce parc, délivrée par arrêté préfectoral le 8 juin 2016. Les juges, dont les motivations n'étaient pas connues lundi, ont suivi les préconisations du rapporteur public, qui avait conclu le 15 septembre au rejet de la requête.
C'est la troisième affaire de ce type qu'examinait la cour administrative d'appel de Nantes, compétente pour statuer, en premier et dernier ressorts, sur tous les litiges relatifs aux installations de production d'énergie renouvelable en mer.
La juridiction a déjà validé ces derniers mois les autorisations d'implantation et d'exploitation de deux autres parcs offshore, ceux de Saint-Nazaire et de Fécamp, attribués avec celui de Courseulles-en-mer en 2012 au groupe EDF lors d'un premier appel d'offres gouvernemental national.
L'avocat des associations requérantes, Francis Monamy, avait souligné lors de l'audience la spécificité du parc de Courseulles-sur-Mer, et notamment les risques liés à la présence dans les fonds marins de "très nombreuses mines et bombes" de la Seconde guerre mondiale.
Il avait également mis en avant l'incidence de la réalisation d'un tel parc de 50 km2, comprenant 75 éoliennes hautes de quelque 180 mètres, sur le projet de classement des plages du Débarquement au patrimoine mondial de l'Humanité.
"L'Unesco est particulièrement exigeante quant à l'authenticité des lieux. Si ce projet (de parc éolien) se réalise, cette opération de classement extrêmement importante pour la région risque de ne pas se faire", avait soulevé Me Monamy. Le parc éolien en mer du Calvados, d'une puissance totale de 450 mégawatts, doit alimenter en électricité près de 630.000 personnes à horizon 2021.

02/10/17 : Énergies renouvelables. L’éolien marin est toujours à quai
Alors que les ambitions françaises étaient grandes pour l’éolien off shore, il est toujours absent du mix énergétique. Une étrangeté devant le potentiel maritime de notre pays.
En 2009, les objectifs du gouvernement en matière d’éolien offshore étaient plus qu’ambitieux. On annonçait pas moins de 6 gigawatts (GW) tirés des vents venus du large pour 2020. Or, comme l’explique aujourd’hui François Piccione, de France Nature Environnement (FNE), on est encore loin du compte : « À la date butoir de 2020, c’est...
https://www.humanite.fr/energies-renouvelables-leolien-marin-est-toujours-quai-642881

29/09/17 : Éoliennes dans l’Atlantique et dans la Manche : une facture salée pour le contribuable français
De Dunkerque à Oléron, 480 éoliennes de plus de 200 mètres de haut attendent de pousser devant les côtes, pour révolutionner notre approvisionnement en énergie. Des consortiums regroupant des groupes français et étrangers (EDF énergies renouvelables, Enbridge, WPD offshore, Iberdrola…) se sont, au gré des appels d'offres, partagé un marché lancé par l'État il y a déjà plus de dix ans. Mais c'est bien le contribuable qui l'alimentera, via une taxe qui a connu une augmentation de 650% en quinze ans: la «contribution au service public de l'électricité», visible sur sa facture d'énergie.
La facture s'annonce très salée
Quels sont les montants en jeu? En 2014, Ségolène Royal, ministre de l'Écologie, avait annoncé un tarif de rachat de l'électricité éolienne en mer garanti aux industriels: 221,7€ du Megawatt-heure, soit quatre fois plus cher que le prix de marché projeté à 53,7€ en 2022. Un surcoût de 167€ pas anodin: l'effort sur les huit parcs se chiffre pour les Français …
http://www.actupolitique.info/eoliennes-dans-latlantique-et-dans-la-manche-une-facture-salee-pour-le-contribuable-francais/

29/09/17 : Éoliennes en mer : des 2CV au prix de Rolls-Royce ?
ENQUÊTE - Avec huit projets de parcs dans l'Atlantique et dans la Manche, la France veut rattraper son retard en matière d'éolien offshore. Entre lubies écologiques et lobbys énergétiques, c'est le contribuable qui paiera la facture, pour une efficacité environnementale très discutée.
De Dunkerque à Oléron, 480 éoliennes de plus de 200 mètres de haut attendent de pousser devant les côtes, pour révolutionner notre approvisionnement en énergie. Des consortiums regroupant des groupes français et étrangers (EDF énergies renouvelables, Enbridge, WPD offshore, Iberdrola...) se sont, au gré des appels d'offres, partagé un marché lancé par l'État il y a déjà plus de dix ans. Mais c'est bien le contribuable qui l'alimentera, via une taxe qui a connu une augmentation de 650% en quinze ans: la «contribution au service public de l'électricité», visible sur sa facture d'énergie.
La facture s'annonce très salée
Quels sont les montants en jeu? En 2014, Ségolène Royal, ministre de l'Écologie, avait annoncé un tarif de rachat de l'électricité éolienne en mer garanti aux industriels: 221,7€ du Megawatt-heure, soit quatre fois plus cher que le prix de marché projeté à 53,7€ en 2022. Un surcoût de 167€ pas anodin: l'effort sur les huit parcs se chiffre pour les Français à environ 2,7 milliards d'euros chaque année, pour 3% de l'électricité produite en France. Soulignant le faible rendement des parcs, Fabien Bouglé, militant au sein d'un collectif d'opposants, déclarait au Figaro en août dernier: ces éoliennes sont «des 2CV au prix de Rolls-Royce»! Côté porteurs de projet, l'affaire semble en revanche intéressante: environ 450 millions d'euros de rentrées annuelles pendant 20 ans pour chaque parc, pour un investissement initial de 2 milliards, plus les coûts d'entretien. Et pour leur faciliter la vie, des investissements publics conséquents sont également prévus. Bien que le nombre de postes potentiels soit aléatoire, la collectivité n'hésite pas à se mêler aux projets d'usines à éoliennes. Catherine Boutin, du collectif PULSE*, a recensé différentes annonces de subventions et d'investissements, et les chiffres sont ahurissants. D'abord, les travaux sous-marins de raccordement pèsent carrément des milliards, supportés par RTE. Ensuite, au Havre, à Cherbourg ou encore Dieppe, des centaines de millions d'euros publics sont d'ores et déjà prévus pour adapter les ports, aider les usines... D'autres subventions portent enfin sur la recherche. En face, les potentiels emplois perdus dans la pêche ou le tourisme ne sont pas chiffrés**. Ce n'est pas fini: les pics de production ne correspondant pas aux pics de consommation, l'électricité achetée par l'État n'aura parfois aucun débouché (production en pleine nuit, etc.). À l'inverse, les éoliennes nécessiteront des «capacités de secours» pour pallier les moments de vent trop faibles. Au total, ces difficultés techniques pourraient, selon plusieurs sources, faire encore doubler le prix, qui serait alors huit fois plus cher que l'électricité conventionnelle! Un chiffre qu'Olivier David, spécialiste à la Direction Générale de l'Énergie et du Climat (DGEC) au ministère de la Transition écologique, interrogé par Le Figaro, qualifie de «fantaisiste».
Les objectifs: modifier le «mix énergétique» et faire éclore une filière industrielle 
L'État se fait-il rouler? Olivier David rappelle d'abord que le prix de l'électricité ne comptait que pour 40% de la note dans les dossiers reçus à la suite des appels d'offres de chaque parc: «Les aspects industriels comptaient pour 40% également, et le respect de la mer et de ses usages pour 20%». Le ministère est parti du principe que le système d'appels d'offres permettait à chaque fois de faire émerger le meilleur tarif possible: «Il y a eu une concurrence féroce sur l'attribution des parcs, d'ailleurs pour deux parcs, des recours ont eu lieu après attribution», souligne le spécialiste. De même, «les décisions des appels d'offres sont notifiées à la Commission européenne pour une enquête sur le respect des procédures relatives aux aides d'État». L'ingénieur souligne que les porteurs de projet ont indiqué le taux de rentabilité interne (TRI) espéré pour chaque parc, et que «si on constate un décollage de ce TRI, l'État pourra revenir sur le prix effectif de rachat». Sur ce point cependant, les artifices comptables sont nombreux et nous n'avons pas eu accès aux documents d'attribution, confidentiels. Les passages concernant la fixation du prix sont particulièrement lapidaires dans les documents officiels... Par ailleurs, si la Commission européenne demande qu'il n'y ait pas de surrémunération, les mécanismes précis de contrôle ne sont pas encore décidés.
Une stratégie publique périmée ? 
Les projets éoliens en mer reposent donc clairement sur une volonté politique. L'État français compense l'absence de rendement des éoliennes au large des côtes par un prix de rachat surélevé: en mer du Nord, (où le vent est plus fort et régulier) l'électricité produite est quasiment au prix de marché. Quant à l'intérêt de la filière industrielle (40% de la note des appels d'offres), il est discutable: certains pays parlent déjà d'en finir avec l'éolien posé en mer. L'éolien flottant au large semble plus prometteur: le marché est encore à ses balbutiements, les fonds marins exploitables bien plus nombreux, et la France encore dans la course... Olivier David le confirme: «En matière d'éolien flottant, nous sommes leaders.» Dès lors, que diable l'État va-t-il faire dans cette galère? Aujourd'hui, les projets de parcs semblent davantage tenir et avancer sur leur propre inertie. Les industriels comme les collectivités locales peinent à convaincre les populations concernées, les retards s'accumulent. Pourquoi ne pas engager les efforts sur la recherche, et l'amélioration d'autres pans de l'économie circulaire? Est-il moins intéressant de financer la baisse de consommation en se focalisant sur l'efficacité énergétique, plutôt qu'une très pénible «verdisation» des sources? Si le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot s'est pour l'instant montré prudent et habile, le dossier va bientôt nécessiter, quoi qu'il arrive, des décisions courageuses. *Pour Un Littoral Sans Éoliennes **Les impacts non maîtrisés pourraient faire grimper la facture. Les associations évoquent actuellement les anodes sacrificielles, masses d'aluminium et de zinc rivés sur les éoliennes pour ralentir la corrosion, et qui rejetteront des centaines de kilos de métal chaque jour. L'ensemble de la faune et de la flore marines pourrait être contaminé et l'industrie pourrait pâtir gravement de cette «transition énergétique».
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/09/29/20002-20170929ARTFIG00130-eoliennes-en-mer-des-2cv-au-prix-de-rolls-royce.php

27/09/17 : Vents favorables pour l’éolien offshore selon WindEurope
L’association européenne de l’éolien, WindEurope, a dévoilé le mardi 26 septembre ses scénarios prédictifs aux horizons 2020 et 2030.
L’éolien, onshore et offshore, devrait représenter 16,5 % de la demande électrique en 2020 et 30 % en 2030. La production en mer devrait profiter de cet essor. Elle pourrait, selon le scénario moyen développé par WindEurope, représenter un quart de la production de l’énergie issue de la filière éolienne en Europe en 2020 (contre 15 % entre 2013 et 2016).
Selon l’association, l’éolien offshore a connu un très bon début d’année dans l’Union européenne. « 1 344 MW ont été installés entre le 1er janvier et le 30 juin 2017. C’est deux fois plus qu’à la même période l’an dernier », souligne-t-elle.
Le Royaume-Uni et l’Allemagne sont en première ligne. En 2030, ils devraient rester les leaders incontestés de l’éolien offshore. Selon le scénario le plus négatif, ils pourraient avoir une capacité respective de 18 et 14 GW en 2030. Les prévisions les plus optimistes vont jusqu’à 30 GW pour le Royaume-Uni et 20 GW pour l’Allemagne.
Les Pays-Bas confortent de leur côté leur place dans le trio de tête, avec une capacité moyenne estimée à 11,5 GW en 2030. Si le contexte s’y prête, la France devrait faire une apparition remarquée dans le classement en accrochant une quatrième place, avec une capacité qui s’élèverait, selon le scénario moyen, à 7 GW. D’ici là, il reste du chemin à parcourir. L’Hexagone ne compte aucune installation d’éoliennes offshore en activité. Les premières pales devraient commencer à tourner en 2021.
Puissance cumulée des parcs éoliens offshore en 2030
Selon les scénarios développés par l’association, le total de la puissance installée en 2030 atteindrait entre 49,5 (scénario pessimiste), 70,2 (moyen) et 98,93 GW.
http://www.lemarin.fr/secteurs-activites/energies-marines/29540-vents-favorables-pour-leolien-offshore-selon-windeurope

27/09/17 : Eolien en mer : les producteurs ne paieront plus le raccordement des parcs 😯😲

La commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale a adopté, lundi 25 septembre, un amendement déposé par le gouvernement au projet de loi sur les hydrocarbures qui devrait satisfaire les développeurs et producteurs éoliens en mer : le raccordement ne sera plus à leur charge, mais à celle du gestionnaire de réseau, RTE.
Aujourd’hui, le coût ...
https://www.greenunivers.com/2017/09/eolien-mer-producteurs-ne-paieront-plus-raccordement-parcs-169110/

26/09/17 : La secrétaire d’État enterre un peu plus le projet éolien en mer

En juillet, le projet de 40 éoliennes en mer, entre Berck et Le Touquet, était officiellement suspendu sur ordre de Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire. La visite ce mardi de Brune Poirson, secrétaire d’État, à Hesdin-l’Abbé, a donné peu d’espoir à l’ancien ministre et maire de Boulogne-sur-Mer, Frédéric Cuvillier.
Le 27 juillet, un courrier conjoint du préfet des Hauts-de-France et du préfet maritime de la Manche et de la mer du Nord informait les intéressés. Le projet d’installer 40 éoliennes offshore dans la zone de Bassure de Baas, ...
http://www.lavoixdunord.fr/223957/article/2017-09-26/la-secretaire-d-etat-enterre-un-peu-plus-le-projet-eolien-en-mer

25/09/17 : Les éoliennes flottantes de Groix et Belle-Île EOLFI Lorient

Lorient Les éoliennes flottantes de Groix et Belle-Île 7 octobre 2017-15 octobre 2017 Morbihan EOLFI Lorient Fête de la science
Aux portes du futur, venez découvrir le projet de la ferme pilote, posez toutes vos questions sur les énergies marines renouvelables et plongez dans le défi technologique des éoliennes flottantes. Porteur du projet de ferme pilote d’éolienne flottantes au large de Groix et Belle-Île, [EOLFI Lorient](https://www.eolfi.com/fr) vous accueille dans ses locaux sur le site de Lorient La Base : – échanges sur les problématiques du développement durable, du changement climatique, du mix énergétique français, des ENR (Energies renouvelables) et des EMR (Energies Marines Renouvelables). – description et explications détaillées du projet de la ferme pilote à l’aide de différents supports (vidéos, photomontages,maquette, plaquettes…). sur réservation les samedis auprès de Lise GROS accès libre en semaine Porteur du projet de ferme pilote d’éolienne flottantes au large de Groix et Belle-Île, EOLFI Lorient vous accueille dans ses locaux sur le site de Lorient La Base :
échanges sur les problématiques du développement durable, du changement climatique, du mix énergétique français, des ENR (Energies renouvelables) et des EMR (Energies Marines Renouvelables).
description et explications détaillées du projet de la ferme pilote à l’aide de différents supports (vidéos, photomontages,maquette, plaquettes…).
7 – 14 octobre Attention : sur inscription. lise.gros@eolfi.com, 0662772154 EOLFI Lorient 18 rue du sous-marin Venus 56100 Lorient 56100
https://www.unidivers.fr/rennes/les-eoliennes-flottantes-de-groix-et-belle-ile/


25/09/17 : La course au gigantisme des éoliennes
MHI Vestas a été présélectionné pour sa grande turbine en mer de 9,5 mégawatts. GE annonce une turbine de 4,8 mégawatts pour l'éolien terrestre.
C'est un nouveau pas dans la course à la taille de l'éolien en mer. La semaine dernière, les lauréats de l'enchère britannique Innogy et Statkraft ont annoncé qu'ils avaient présélectionné, pour leur projet Triton Knoll, la turbine de MHI Vestas, d'une puissance de 9,5 mégawatts (MW), culminant à 187 mètres de haut. L'allemand et le suédois prévoient, s'ils confirment leur projet, d'en mettre en service 90 au large des côtes britanniques à l'horizon 2021. C'est la première annonce de contrat avec cette turbine pour le duo nippo-danois MHI Vestas, qui a par ailleurs en carnet de commandes 350 turbines pour celles de 8 MW.
Le système d'enchères renforçant la pression sur les coûts pour les développeurs de projets, la productivité des éoliennes est un facteur majeur de différenciation. A vent équivalent, MHI Vestas promet une production un quart supérieure avec sa nouvelle turbine par rapport à sa 8 MW actuelle. Au final, pour 2 milliards de livres (2,3 milliards d'euros), Triton Knoll installe un parc de 860 MW (l'équivalent en puissance d'un réacteur nucléaire), quand les parcs français attribués en 2012 prévoient 500 MW pour un investissement de 2 milliards d'euros.
Cycle de vie raccourci
« L'environnement concurrentiel entraîne un raccourcissement du cycle de vie des turbines », estime le cabinet Make, qui attend la prochaine génération de turbines, entre 10 et 12 MW, dans les deux ans. A l'occasion de leur rapprochement, Siemens et Gamesa ont d'ailleurs préféré arrêter la technologie 8 MW développée par Adwen (qui réunissait Gamesa et Areva), plutôt que la céder à un tiers. GE, qui aurait pu être intéressé afin de gagner du temps sur ses propres délais de développement, n'a ainsi pour l'instant rien annoncé pour succéder à son éolienne en mer de 6 MW.
L'américain se rattrape sur l'éolien terrestre, où la même course à la taille existe. Il vient ainsi d'annoncer, mi-septembre, une turbine de 4,8 MW. L'allemand Enercon détient encore le record avec un modèle à 7,5 MW pour les sites très ventés (comme les polders néerlandais), mais, pour comparer, les éoliennes des parcs français ont une puissance située entre 1,6 et 3,3 MW. « Les éoliennes en France sont 20 % plus petites que les éoliennes en Allemagne », note France Energie Eolienne (FEE), qui y voit une opportunité pour accélérer la baisse des coûts. « La persistance des rotors de petite taille est liée à des temps de développement deux fois supérieurs à la moyenne européenne », poursuit FEE.
Avec des diamètres de rotor bientôt supérieurs à 150 mètres, les industriels devront combiner l'amélioration de la productivité avec les enjeux logistiques (chaque pale de la 4,8 MW de GE mesure 77 mètres) et la réduction des nuisances sonores. « Il y a des limites physiques parce que, au lieu de mâts en métal, il faut des mâts en béton, ce qui pose la question de la réversibilité des énergies renouvelables », note un acteur du secteur.
https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/030604493754-la-course-au-gigantisme-des-eoliennes-2116768.php

22/09/17 : Eolien flottant : Le TSM Penzer installe la bouée Lidar du futur parc de Groix

Dans le cadre du développement du premier parc d’éoliennes flottantes en Bretagne, Eolfi a déployé le 20 septembre une bouée de mesure Lidar sur la zone d’étude du projet, entre Groix et Belle-Ile. L’opération a été assurée par le TSM Penzer, navire mis en service l’an dernier par le groupe Thomas et dédié notamment aux travaux maritimes liés aux énergies marines.
La bouée Lidar (Light Detection and Ranging), spécialement adaptée à des fonds de plus de 50 mètres, est installée pour une durée d’un an à proximité de la zone où sera implantée la ferme éolienne. Ses capteurs permettront à Eolfi de collecter et analyser dans la durée une importante quantité d’informations sur les conditions environnementales du site, notamment le vent.
Groix et Belle-Île sera un parc pilote comprenant quatre éoliennes flottantes dotées chacune d’une turbine Haliade (General Electric) d’une puissance de 6 MW, le flotteur étant conçu par Naval Energies (ex-DCNS). Elles devraient être installées à l’horizon 2020 par des fonds de 60 à 70 mètres. « Relais de croissance complémentaire aux énergies renouvelables terrestres, l’éolien flottant offre un potentiel considérable de développement en permettant d’installer des éoliennes à plus de 50 m de profondeur. Il représente une avancée technologique décisive qui permettra en outre de minimiser l’impact visuel, de profiter de vent important et régulier, en réduisant les conflits d’usage de la mer. Site unique en France, la zone de Groix présente l’avantage d’offrir des conditions de mer parfaitement représentatives du marché potentiel au niveau mondial », explique Eolfi.
Le développeur français, qui a inauguré en juillet ses nouveaux locaux à Lorient, fait partie du consortium portant le parc pilote, avec l’énergéticien chinois CGN EE, la Caisse des dépôts et le fonds d’investissement Meridiam. Groix-Belle-Ile est pour mémoire l'un des quatre projets retenus en juillet 2016 par l’ADEME dans le cadre de l’appel à projets pour le développement de fermes pilotes d’éoliennes flottantes dans les eaux françaises. Les trois autres projets verront le jour sur la façade méditerranéenne.
https://www.meretmarine.com/fr/content/eolien-flottant-le-tsm-penzer-installe-la-bouee-lidar-du-futur-parc-de-groix

21/09/17 : Les parcs éoliens en mer de Dieppe-Le Tréport, Yeu-Noirmoutier et Saint-Brieuc changent d'éoliennes
Les parcs éoliens en mer de Dieppe-Le Tréport (Haute-Normandie) et Yeu-Noirmoutier (Vendée) ne seront finalement pas équipés de l'éolienne AD8-180 d'Adwen. Siemens Gamesa Renewable Energy, le propriétaire d'Adwen depuis sa vente par Areva en janvier 2017, a décidé d'arrêter sa construction et de concentrer ses efforts sur sa propre technologie : la D8 à entraînement direct. Cette éolienne ne possède pas de multiplicateur entre le rotor et le générateur d'électricité, ce qui simplifie sa maintenance et réduit le bruit.
D'une puissance équivalente de 8MW, la nouvelle éolienne a obtenu l'approbation du ministère de la Transition écologique. Ce dernier doit également se prononcer sur son installation au sein du parc de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor). Selon le porteur de projet Ailes Marines, cette modification n'aura aucun impact sur le calendrier du projet.
La société Siemens Gamesa Renewable Energy a confirmé le plan industriel d'Adwen, à savoir la construction de deux usines au Havre (Seine-Maritime), une pour les nacelles et l'autre pour les pales. Elle espère la création d'au moins 750 emplois. Elle va également poursuivre le travail d'identification, engagé par Adwen, des entreprises locales et régionales pouvant intervenir dans la fabrication des différentes pièces composant cette éolienne.
https://www.actu-environnement.com/ae/news/parcs-eoliens-mer-dieppe-treport-normoutier-siemens-gamesa-adwen-29700.php4

21/09/17 : Éoliennes en mer : à quand une stratégie nationale claire ? 😏
A l’occasion du colloque national éolien des 19 et 20 septembre, France Nature Environnement demande la mise en place d’une véritable stratégie nationale sur l’éolien en mer. Cette stratégie devra nécessairement comporter une dimension planificatrice claire et des objectifs environnementaux forts afin d’éviter au maximum les impacts sur la biodiversité marine et les recours en cascade.
Communiqué de France Nature Environnement
Pour une stratégie nationale claire, ambitieuse et respectueuse du milieu marin
La France dispose du deuxième espace maritime mondial ; le développement des éoliennes en mer est donc un levier important pour engager la transition énergétique dans notre pays. Or, il n’existe pas à ce jour de stratégie nationale visible, portée par les pouvoirs publics, en matière d’éolien en mer : ce manque de visibilité pour l’ensemble des parties prenantes constitue un véritable frein au développement. De plus, l’absence de planification de l’espace maritime rend extrêmement vulnérable le développement de projets. Le constat est sans appel : actuellement, tous les projets de parcs éoliens en mer font l’objet de recours, plus ou moins de bonne foi, qui freinent eux aussi le développement de la filière.
C’est pourquoi France Nature Environnement demande la mise en place d’une planification stratégique nationale claire et ambitieuse sur l’éolien en mer, avec des objectifs de production déclinés dans le temps et l’espace. Celle-ci permettrait d’identifier les secteurs propices au développement de parcs éoliens en mer, et ainsi sécuriser et accélérer le déploiement de projets, dans le respect de l’environnement.
Pour une meilleure intégration des parcs éoliens en mer dans leur environnement
Les éoliennes en mer sont développées dans des espaces relativement mal connus : on estime aujourd’hui que l’on a décrit moins de 10 % des espèces marines ! Si France Nature Environnement est favorable au développement des parcs éoliens en mer, celui-ci ne peut se faire au détriment de la protection de la biodiversité et des services écologiques rendus. Les choix d’implantation doivent préserver au mieux les habitats et les espèces, et les études d’impact doivent être réalisées de manière sérieuse et transparente. Le principe « éviter, réduire, compenser » les impacts sur l’environnement, qui doit encadrer tout projet d’implantation d’infrastructure, doit être appliqué avec exigence.
Pour cela, France Nature Environnement a créé en 2017 un groupe de travail afin d’être force de proposition vis-à-vis des porteurs de projets ou de l’autorité environnementale, et au-delà, de réfléchir aux évolutions réglementaires pouvant faciliter la protection de la biodiversité marine dans le cadre du développement d’activités économiques. Un premier guide méthodologique est prévu pour 2018.
La consultation du public : un point essentiel dans la réforme des procédures à venir
Le projet de loi relatif au droit à l’erreur et à la simplification, présenté au conseil des ministres prochainement, introduira une réforme des procédures relatives à l’éolien en mer. L’article 22 prévoit notamment que l’état initial de l’environnement et les études d’impact des projets soient dorénavant réalisés par l’Etat. Les lauréats des appels d’offres auront donc toutes les autorisations en main au moment de l’attribution des projets. Si cette mesure se confirme, elle permettra de raccourcir fortement le délai entre l’appel d’offre et l’exploitation d’un parc éolien en mer : France Nature Environnement soutient, sur le principe, cette mesure mais attend des précisions sur le moment où interviendra la consultation du public.
Pour Michel Dubromel, président de France Nature Environnement : « La France a pris un retard considérable par rapport à ses voisins européens sur le développement des parcs éoliens en mer. Nous avons besoin d’une stratégie nationale permettant de donner une vision claire au développement de ce type d’énergie, et intégrant les impacts sur le milieu marin. Car si le développement des éoliennes en mer est souhaitable, il ne saurait se faire au détriment de la protection de la biodiversité ».
http://7seizh.info/2017/09/21/eoliennes-mer-a-strategie-nationale-claire/

20/09/17 : Eoliennes flottantes : Dietswell va recevoir un financement de l’ADEME pour le projet EolfloatDIETSWELL est lauréat de l’ADEME pour un financement de 2,4 Millions d’Euros dédié au projet EOLFLOATTM dont il est leader
Ce projet de flotteur semi-submersible pour éolienne offshore de grosse capacité entre dans le cadre du programme d’Investissements d’Avenir (PIA) du Commissariat Général à l'Investissement du gouvernement français
Ce projet est une étape du déploiement de DIETSWELL dans les énergies renouvelables avec de fortes perspectives de proche commercialisation
Les résultats du premier semestre confirment la capacité de DIETSWELL à financer sur fonds propres ses développements prometteurs dans les énergies renouvelables malgré une très faible activité dans le secteur O&G
Dietswell annonce l'attribution, par délégation du Premier ministre, d'une participation au Programme d'Investissements d'Avenir à hauteur de 2,4 M€ au projet EOLFLOATTM présenté à l’ADEME dans le cadre de l'appel à projets ‘’Energies renouvelables en mer et fermes pilotes hydroliennes fluviales’’. Dietswell avait déjà obtenu un financement de 0,5 M€ de Bpifrance en 2016 pour la phase avant-projet. Dans ce projet, DIETSWELL est leader d’un consortium d’entreprises françaises.
Jean-Claude Bourdon, PDG et fondateur de DIETSWELL, commente : « La reconnaissance par le gouvernement français à travers son programme d’Investissements d’Avenir porté par l’ADEME de notre projet EOLFLOATTMmarque le début d’une nouvelle ère pour DIETSWELL. Déjà reconnue pour son savoir-faire et ses références dans le domaine de la conception et de la fabrication d’équipements pour les projets pétroliers et gaziers offshore, DIETSWELL intègre désormais le champ des acteurs d’un gigantesque marché des énergies renouvelables désireux de bénéficier du demi-siècle d’expérience de l’offshore pétrolier.
En mettant notre maîtrise de la conception des systèmes flottants au service de l’industrialisation d’un support flottant semi-submersible pour de grosses éoliennes offshore, nous avons démontré notre capacité à créer un potentiel majeur de valeur pour DIETSWELL en termes de développements futurs sur ce qui est désormais le second axe de croissance de la société, auprès de nos activités historiques dans le secteur O&G.
Appuyée sur un actionnariat stabilisé, DIETSWELL est aujourd’hui complètement restructurée et réorganisée autour de deux départements :
- Un département historique O&G qui, grâce à un point mort abaissé, ne consomme plus de cash. Son expertise maintenue, sa très bonne réputation auprès de ses clients et son réseau commercial en place assurent à DIETSWELL de rester en pole position pour tirer rapidement parti de la reprise inéluctable et progressive des investissements d’exploration-production de tous les opérateurs du secteur O&G.
- Un département ‘’New Energies’’ qui trouvera dans la solide structure financière de la société les moyens de ses financements, complétés le cas échéant par des formules originales que nous saurons identifier pour accélérer la montée en puissance de ce nouvel axe de création de valeur. »
Communiqué de Dietswell, 20/09/17
https://www.meretmarine.com/fr/content/eoliennes-flottantes-dietswell-va-recevoir-un-financement-de-lademe-pour-le-projet-eolfloat

19/09/17 : Floatgen, le vent nouveau de l’éolien offshore
La France installe son premier démonstrateur éolien flottant au large du Croisic (Loire-Atlantique). Un prototype qui sera en exploitation dès 2018.
http://www.tribune-assurance.fr/article/7358-floatgen-le-vent-nouveau-de-l-eolien-offshore

18/09/17 : Eolien offshore : quels enjeux et perspectives en France ?

Si la France, par l’effet de vigoureuses politiques publiques, rattrape progressivement son retard en matière d’énergies renouvelables, notamment surl’éolien terrestre et le photovoltaïque, l’éolien offshore reste pour l’instant absent du mix énergétique français. Une étrangeté devant le potentiel conséquent de cette énergie, les littoraux français étant nombreux et venteux. Cette situation va changer, puisque chantiers, appels d’offre et projets se multiplient. Etat des lieux.
Le potentiel de l’éolien marin des eaux territoriales françaises est le second en Europe, derrière le Royaume-Uni. Pourtant, alors que des fermes éoliennes offshore se sont multipliés au large de nombreux pays d’Europe, la France n’en dispose d’aucune opérationnelle.
Le Royaume-Uni dépasse les 5 GW de puissance installée, l’Allemagne les 4GW, le Danemark, pionnier dès 1991, a franchi les 1 000 MW, de même que les Pays-Bas, alors que la Belgique atteint les 700 MW.
Une volonté récente de développer l’éolien offshore en France
L’éolien offshore présente pourtant de nombreux avantages, notamment des vents plus forts, plus fréquents et plus réguliers que sur terre, ainsi qu’un impact sur la paysage et les écosystème moindre. Il s’appuie également sur une technologie mature, à l’efficacité éprouvée, qui ne cesse de se perfectionner et gagner en gigantisme.
Pour autant les politiques publiques françaises se sont détournées de ces énergies, jusqu’à l’orée des années 2010, à l’issue du Grenelle de la mer. Depuis trois vagues d’appel d’offre se sont succédées, en 2012, 2014 et 2017, pour un total de 7 concessions, non sans susciter retard et débats. Mais la volonté étatique est bien de mettre en place une filière solide, avec une forte implantation locale.
En effet, une éolienne offshore est fixée au fond de la mer et reliée au réseau de distribution par un câble d’export d’énergie, ce qui impose des profondeurs allant de 20 à 50 mètres de fonds – soit, le plus souvent, des eaux proches des côtes, le plus souvent à moins de 15 kilomètres. L’Etat possède les eaux littorales, il est le seul habilité à proposer des concessions.
Six concessions de 500 MW sont sur les rails…
En l’occurrence, l’appel d’offre de 2012 concernait 4 parcs éoliens offshore d’environ 500 MW de puissance : ceux de Fécamp, de Courseulles-sur-Mer et de Saint-Nazarre ont été remporté par Eolien Maritime France, une société dont les actionnaires principaux sont EDF Energies Nouvelles et l’énergéticien danois spécialiste des éoliens, Dong Energy Power – associée à Alstom. Le quatrième, celui de Saint-Brieuc, sera développé par la société Ailes Marines SAS, détenue majoritairement par l’énergéticien espagnol Iberdrola et EOLE-RES SA, une entreprise d’ingénierie avignonnaise – associés à Areva.
L’appel d’offre de 2014 concernait 2 parc éoliens de 500 MW, celui des Iles d’Yeu et de Noirmoutiers et celui du Tréport ; les deux ont été remportés par un consortium détenu à 47% par Engie, à 43% par EDP Renewable, spécialiste espagnol des éoliennes, et à 10% par la Caisse des Dépôts – associé à Areva. L’appel d’offre de mars 2017, dont le résultat sera connu en 2018, concerne une ferme éolienne de 750 MW au large de Dunkerque, cependant qu’un nouvel appel d’offre pour un projet au large de l’île d’Oléron est en préparation.
… pendant qu’une filière française de l’offshore se met en place
L’un des objectifs de ces appels d’offre était de mettre sur pied une filière du offshore en France : une partie des turbines seront construites en France, au Havre, elles seront assemblées à Brest, Saint-Nazaire, Dunkerque, et leur maintenance sera assurée par des équipes situées dans des ports proches des zones d’exploitation. L’impact sur l’emploi est conséquent : pour ne prendre qu’un exemple, le projet de Dunkerque offrira 2 000 emplois dans l’usine de montage des éoliennes, et une centaine dans les postes de maintenance.
L’intégration de cette énergie au réseau national se fera sans encombre, la RTE assurant le raccordement à très haute tension de l’ensemble des concessions, Enedis s’attachant à l’optimisation de ces sources renouvelables pour répondre aux demandes d’électricité au niveau local.
L’impact sur le paysage et la pêche en question
Pour autant des obstacles demeurent pour la plupart de ces parcs éoliens : certains habitants sont réticents devant le changement de paysage qu’induisent ces éoliennes géantes sur la ligne d’horizon ; de plus l’installation d’éolienne créé naturellement des zones d’exclusion de pêche pour les chalutiers et les senneurs, des bateaux couramment utilisés le long de nos côtes – ce qui provoque une grogne légitime des pêcheurs. Les élus locaux rejoignent parfois ces inquiétudes.
Cela étant la plupart de ces projets font de vrais efforts de pédagogie pour expliquer que l’impact sur le paysage demeure minime, et invitent les pêcheurs à un dialogue pour trouver les meilleures solutions possibles. A Noirmoutier par exemple, les décisions opérationnelles ont été prises en concertation avec les pêcheurs, qui se verront reverser une partie de la taxe sur les Mégawatt installé, soit plus de 1,5 millions d’euros destinés à moderniser les bateaux.
Mieux, l’Etat a pris en compte ces réticences dans ses nouveaux appels d’offre, ceux de Dunkerque et de l’Île d’Oléron, en proposant un dialogue renforcé dès la mise en place du projet ; certaines lourdeurs administratives ont également été levées pour accélérer la mise en chantier des projets.
De nouveaux objectifs, ambitieux mais réalistes
La France avait pris l’engagement d’atteindre les 6 000 MW d’éolien en mer en 2020 ; la Programmation Pluriannuelle de l’Energie a revu ces ambitions à la baisse, mais table sur une puissance installée de 3 000 MW en 2023 (les six concessions des deux premiers appels d’offre), avec 6 000 MW de projets attribués.
Une feuille de route propose de fixer un objectif de 15 GW à l’horizon 2030 – là où l’Allemagne envisage les 25 GW et le Royaume-Uni les 33 GW. Le potentiel total des côtes françaises est estimé à 80 GW.
La route est encore longue pour faire de la France une référence de cette technologie, qui ne produit aujourd’hui encore aucun mégawatt/heure. Mais la volonté publique, alliée à une compétence technique reconnue, devrait mettre en place une filière efficace, destinée à s’étendre rapidement.
http://les-smartgrids.fr/eolien-offshore-enjeux-france/

17/09/17 : 
Le Tréport : le Parc naturel marin va se positionner sur l’éolien offshore

Le Tréport. Le conseil de gestion du Parc naturel marin analyse l’étude d’impact des éoliennes offshore sur le milieu marin.
Le Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale se positionnera le 20 octobre, lors d’un vote à bulletin secret, sur la pertinence de l’implantation du parc éolien offshore Dieppe-Le Tréport de 65 machines à 15 km des côtes, après l’examen des études des effets notables sur le milieu marin.
Un avis confirmé ou non par l’Agence française pour la biodiversité (AFB) qui est d’importance pour la faisabilité du projet. « L’avis...

16/09/17 : Éolien flottant. Un an de mesures au large de Groix

Au printemps 2021, quatre éoliennes flottantes entreront en service entre Groix et Belle-Ile. Nouvelle étape dans le long processus d'études préalables à cette implantation, une bouée LiDAR va être ancrée sur zone pendant un an.
« Tout est prêt. On n'attend plus qu'une fenêtre météo. » En début de semaine prochaine, une bouée LiDAR va être installée entre Groix et Belle-Ile, à proximité de la zone d'implantation de la future ferme d'éoliennes flottantes (*). Mise à l'eau à Lorient, elle sera tractée sur zone par le TSM Penzer (navire français basé à Brest). Une fois les ancrages installés, elle y sera amarrée.
« Vents, vagues, courant, pression... Pendant un an, elle va transmettre ces données en temps réel », explique Marion Ristord, experte vent chez Eolfi, l'entreprise qui porte le projet de cette ferme expérimentale. La technologie LiDAR, basée sur le laser, « va nous permettre de mesurer la force et la direction des vents », souligne Christophe Chabert, directeur du développement Grand Ouest pour Eolfi. L'installation de cette bouée fait suite à la campagne de mesures géotechniques menées sur zone cet été. « Nous entrons dans une phase de mesures de détails, qui vont nous permettre de dimensionner précisément le projet », explique Christophe Chabert. « Nous avons besoin de relevés sur un an pour avoir des données dans toutes les conditions », complète Marion Ristord. « Grâce à ça, nous allons pouvoir estimer précisément la production du parc et adapter, si besoin, le design des éoliennes ».
Plusieurs sites industriels du grand Ouest
Ces quatre éoliennes flottantes auront une puissance de 6 mégawatts chacune. « Cela représente la consommation électrique de 20.000 foyers », détaille Christophe Chabert. Leur mise en service est prévue au printemps 2021. Le projet représente près de 200 M€ d'investissement (dont 85 M€ financés par l'État) et mobilise plusieurs sites industriels dans le Grand Ouest : Cherbourg pour les mâts et les pales ; Saint-Nazaire pour les nacelles (Alstom) ; Brest pour les flotteurs (Naval Energies et Vinci). Toutes les pièces seront assemblées au port de Brest, puis les éoliennes seront remorquées jusqu'au site d'implantation.
Une opportunité pour la navale lorientaise
Le projet devrait aussi bénéficier aux professionnels de la navale lorientaise. Ainsi, la bouée LiDAR, fournie par Fugro qui en assurera aussi la maintenance, a-t-elle été assemblée aux Ateliers mécaniques lorientais (AML). « Nous avons les compétences en local pour répondre aux différents besoins de ce projet », souligne Patrice Le Fel, patron des AML et président de l'Interprofession du port de Lorient. (*) La zone d'implantation retenue, d'une surface de 17 km², se situe à 11 km au sud de Groix et 25 km au nord de Belle-Ile.
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