Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

Normandie (II) (du 02/02/2018 au ... )

Normandie






Voir les articles précédents sur "Normandie" (I)



16/11/18Vent de contestation autour du projet de parc éolien dans le sud-Manche
Le projet de parc éolien divise Saint-Georges-de-Rouelley et Ger, dans le sud-Manche
Le malheur des uns fait le bonheur des autres. L'adage s'applique à la lettre au contexte de crispation connu par les habitants et élus de Ger et de Saint-Georges-de-Rouelley depuis le lancement du projet de parc éolien en 2008. Ces deux communes du sud-Manche étant visiblement en proie à des vents contraires. Sur son volet juridique, le projet a également connu un nouveau rebondissement ces derniers jours. Le tribunal administratif de Caen a annulé fin octobre l'autorisation d'exploitation du parc éolien de Saint-Georges-de-Rouelley et Ger, juste après que la cour administrative d'appel de Nantes a autorisé les permis de construire. Plusieurs associations opposées "Une situation sidérante", estime le maire de Saint-Georges-de-Rouelley, favorable au projet dès son origine. La justice avait déjà annulé deux permis de construire en mars 2017, alors que la société Vents d'Oc avait obtenu de la préfecture des permis pour six éoliennes - quatre sur la commune de Saint-Georges-de-Rouelley et deux autres sur Ger. Plusieurs associations de défense ...
https://www.lamanchelibre.fr/actualite-617385-vent-de-contestation-autour-du-projet-de-parc-eolien-dans-le-sud-manche
16/11/18 : Projet de parc éolien dans le sud-Manche : des associations saluent la décision de justice
Les associations de défense de l'environnement, hostiles au projet de parc éolien à Ger et Saint-Georges-de-Rouelley (sud-Manche), se félicitent du "coup d'arrêt pour raisons environnementales" émis par la justice.
Par un jugement récent du jeudi 18 octobre 2018, le tribunal administratif de Caen (Calvados), sur requête conjointe des associations d'étude et de protection de la nature CREPAN, GRAPE, GONm, GMN et Manche-Nature, a annulé l'arrêté préfectoral du 13 mai 2016 autorisant l'exploitation d'un parc éolien sur les communes de Ger et Saint-Georges-de-Rouelley (sud-Manche) pour des motifs de "préservation de la biodiversité". Et ce juste après que la cour administrative d'appel de Nantes a autorisé les permis de construire.
Le jeudi 8 novembre 2018, la société chargée de piloter le projet a donc fait appel de la décision d'annulation de l'autorisation d'exploitation du parc éolien auprès de la cour administrative d'appel de Nantes. Pour mémoire, le permis de construire du parc éolien avait été obtenu le 12 mars 2015 et l'autorisation au titre des installations classées pour la protection de l'environnement le 13 mai 2016. Ces deux autorisations nécessaires à la construction et à l'exploitation du projet font, depuis, l'objet de recours systématiques "portés par le dogmatisme des associations d'opposants au projet", selon le communiqué de la société Vents d'Oc, chargée notamment de porter le projet.
"Un milieu peu ordinaire pour un parc éolien"
"Dans le cas présent, les associations de défense de l'environnement mettent en cause l'implantation d'éoliennes dans un milieu peu ordinaire pour un parc éolien : un massif forestier, dont les différents habitats présentent un intérêt exceptionnel pour les chiroptères (chauves-souris), espèces protégées depuis 1976. La mortalité de ces espèces par collision avec les pales et par barotraumatisme est reconnue par les experts en la matière. Ce projet de parc éolien aura nécessairement un impact sur les populations locales de chauves-souris mais également sur les espèces migratrices", explique-t-on du côté des associations. Pour autant, Vents d'Oc se veut "exemplaire" et s'engage à œuvrer en faveur de la préservation et de la protection des espèces.
"Préserver la biodiversité dont les chauves-souris"
Ce qui ne convainc pas les opposants au projet : "La société Vents d'Oc prétend également avoir pris en compte les chauves-souris en proposant la mise en place de mesures drastiques. Il n'en est rien ! Les mesures annoncées sont d'ordinaires mises en place pour des éoliennes implantées en milieu ouvert (prairie, champ, etc.) où la fréquentation de ces milieux, moins favorables aux chauves-souris, présente déjà des risques de mortalité. Ne pas implanter d'éoliennes en milieux forestiers est la seule mesure pertinente pour préserver la biodiversité dont les chauves-souris, ce qui est reconnu par toute la communauté scientifique européenne."
https://www.lamanchelibre.fr/actualite-617471-projet-de-parc-eolien-dans-le-sud-manche-des-associations-saluent-la-decision-de-justice
14/11/18Seine-Maritime : Parc éolien. Un projet d’extension à Gaillefontaine et une création à Haucourt
EnergieTeam, la société qui exploite le parc éolien de Gaillefontaine, a présenté le projet d'extension de 5 éoliennes aux habitants lors d"une permanence publique.
Au premier trimestre 2017, les élus de Gaillefontaine ont voté une délibération favorable à l’extension du parc éolien qui vient d’être mis en service sur la commune.
Ce nouveau parc se situera sur le territoire de Gaillefontaine et de Haucourt, sur un site de densification des parcs existants du schéma régional éolien. Il sera constitué d’un groupe de trois éoliennes sur la plaine du Campdos à Gaillefontaine et de deux éoliennes sur celle du Pierrement à Haucourt.
Ces cinq éoliennes, d’une hauteur de 165 mètres en bout de pales, devraient produire 51 GWh par an soit l’équivalent de la consommation annuelle en électricité de 16 000 personnes.
Une information individualisée
Mercredi 7 novembre 2018, ces informations ont été données individuellement par l’entreprise Energie Team aux habitants venus à la salle polyvalente de Gaillefontaine. Pour ceux qui n’ont pu se déplacer, un registre a été mis à disposition pour recueillir leurs remarques pendant un mois dans les mairies de Gaillefontaine et Haucourt.
Des mesures environnementales en faveur de la biodiversité seront réalisées et des aménagements paysagers seront proposés aux habitants afin d’améliorer leur cadre de vie.
Une enquête publique
Pendant l’instruction par les services administratifs, une enquête publique sera réalisée début 2019. Elle doit avant tout s’assurer que la population a bien été informée et recueillir l’avis de tous sur ces opérations.
Quelques mois plus tard, le dossier passera en commission départementale des sites, et enfin le préfet fera connaître sa décision sur le projet.
Les retombées économiques
Dès que le parc sera en activité, les taxes reversées aux collectivités (foncier bâti, IFER, CFE et CVAE) permettront de financer les projets de développement de la commune et ainsi en compléter l’attractivité.
https://actu.fr/normandie/gaillefontaine_76295/parc-eolien-projet-dextension-gaillefontaine-une-creation-haucourt_19515894.html
10/11/18 : Seine-Maritime : Débat sur un projet éolien terrestre sur le territoire de Petit Caux
Lors du dernier conseil municipal de Petit Caux, le maire Patrick Martin a annoncé aux conseillers qu’une entreprise souhaitait installer un nouveau parc éolien sur le territoire Caux-Marin. Il a rappelé que le premier parc installé en Normandie l’a été sur la commune d’Assigny... Depuis, deux autres l’on rejoint à Gouchaupré et Tourville-la-Chapelle. « Votre avis est souscrit... Nous devons voter un accord de principe pour qu’ils puissent faire une étude de projet ! », a-t-il déclaré.
Cette annonce a déclenché la colère de certains élus. « Il n’est pas question d’installer un parc éolien sur Saint-Quentin-au-Bosc ! Nous en avons déjà parlé », a lancé Marcelin Ampen, maire délégué, très en colère. « Des habitants se plaignent du bruit et des nuisances lumineuses causés par les éoliennes », a souligné Daniel Bucaille, maire délégué d’Assigny. « Personne ne m’a informé de cet état de fait ! C’est bizarre ! Ce sont ceux qui n’en ont pas à proximité de chez eux qui se plaignent alors que ceux concernés par la proximité ne disent rien », a rétorqué Patrick Martin.
Certains élus ont demandé une pause en ce qui concerne les éoliennes terrestres, faisant remarquer qu’il va sûrement y en avoir en mer. « Tout le monde veut de l’éolien... chez les autres mais pas chez eux », a dit un participant.
Lancement d’une étude
Une question a été posée au sujet de l’installation d’autres tranches sur le site de Penly. « Pour l’instant je n’ai pas plus d’information à ce sujet, mais nous restons à l’écoute », a répondu Patrick Martin.
La délibération a finalement été votée et l’accord de principe accepté : 74 pour, 35 contre et 7 abstentions.
https://www.paris-normandie.fr/region/debat-sur-un-projet-eolien-terrestre-sur-le-territoire-de-petit-caux-HE14106919
09/11/18 : Interdiction d’exploiter le parc éolien du Sud-Manche: Vents d’Oc fait appel
La société Vents d’Oc, qui porte le projet de parc éolien dans le Sud-Manche, fait appel de la décision du tribunal d’annuler l’autorisation d’exploitation des six éoliennes.
Jeudi 8 novembre 2018, la société Vents d’Oc a annoncé qu’elle allait faire appel de la décision du tribunal administratif de Caen d’annuler l’autorisation d’exploitation du parc éolien de Saint-Georges-de-Rouelley et Ger.
"Vents d’Oc, confiant en la pertinence de son projet, a décidé de faire appel de cette décision auprès de la Cour Administrative d’Appel de Nantes« , déclare la société dans un communiqué."
« Des opposants à l’éolien »
Dix associations de défense de l’environnement et du patrimoine et huit particuliers demandaient l’annulation de l’autorisation d’exploiter.
Vents d’Oc déplore « la multiplication des recours juridiques »:
« Vents d’Oc se demande si les recours ne sont pas motivés principalement par une opposition dogmatique à l’éolien plutôt que par la volonté de préserver l’environnement. Ces recours sont portés par des associations structurellement opposées à l’éolien, qui ne semblent pas avoir d’autre objet que cette opposition. »
Lire aussi: Parc éolien du Sud-Manche: permis de construire autorisés mais pas le droit d’exploiter
Des mesures pour protéger les chauves-souris
Le Groupe mammalogique normand s’oppose à ce projet car il présente « des risques de mortalité chez les chauves-souris ».
Vents d’Oc répond qu’elle a proposé « un ensemble de mesures drastiques »:
« Les éoliennes sont équipées de capteurs qui détectent les conditions de sortie des chiroptères. Lorsque ces conditions sont réunies, les éoliennes sont mises à l’arrêt. Un programme de suivi naturaliste sera mis en place pour s’assurer de l’innocuité du parc éolien vis à vis de ces mammifères volants et en améliorer la connaissance. Des actions favorables aux chauves-souris seront financées par Vents d’Oc, telles que la mise en place de gîtes et de nichoirs. »
Six éoliennes
Pour rappel, ce projet prévoit l’installation de six éoliennes: quatre à saint-Georges-de-Rouelley et deux à Ger. Le parc prévoit de produire annuellement 41 000 MWh, soit l’équivalent à la consommation domestique d’électricité de près de 15 000 habitants.

https://actu.fr/normandie/saint-georges-de-rouelley_50474/interdiction-dexploiter-parc-eolien-sud-manche-vents-doc-fait-appel_19464712.html

08/11/18 : Orne : La centrale éolienne d’Echauffour sera mise en service en 2019
Luc Féret, maire d'Echauffour, l'avait annoncé lors de la cérémonie des vœux le 5 janvier 2018. Le chantier de construction de cinq éoliennes sur la commune est lancé.
Voltalia, maître d’ouvrage délégué, acteur international des énergies renouvelables, a lancé la construction du parc éolien d’Echauffour (10 MW). Située dans la commune, la centrale éolienne est la première de Voltalia en Normandie, une région bénéficiant du deuxième meilleur potentiel éolien de France, après la Bretagne.
Le projet bénéficiera de revenus sécurisés pendant 15 ans (contrat de complément de rémunération). Ce projet contribue à la réalisation de la politique locale en faveur de la transition énergétique : inscrite dans la zone duschéma régional éolien Perche/Pays d’Ouche, la centrale d’Echauffour participera à l’atteinte de l’objectif régional de 70 à 100 MW installés en 2020.
La mise en service de la centrale est attendue au premier semestre 2019 et sa production devrait couvrir la consommation d’environ 10 000 ménages. Les infrastructures sont réalisées par la société Omexom, spécialisée dans les activités de la production, du transport, de la transformation et de la distribution d’énergie électrique.
Un projet qui date de 2003
« Les premières études ont été réalisées en 2003, à l’époque, il y avait un projet de détournement de la RD 932 (Gacé- Sainte-Gauburge) avec plusieurs fuseaux possibles dont un qui traversait le terrain prévu pour l’implantation des éoliennes. Puis il y a eu une association contre ces éoliennes qui s’est créée, « Avis de tempête sur Echauffour », retardant le projet. En 2016, le Conseil d’Etat confirmait l’autorisation de l’implantation de cinq éoliennes et d’un poste de livraison sur la commune ».
Toutefois, le recours n’est pas suspensif. « Les recommandations particulières concernant le bruit (décibels) devront être respectées », précise le maire qui est favorable à l’éolien, « mais il faudrait éviter les implantations trop importantes dans une même région ».
Les socles béton, nécessitants l’apport d’une quarantaine de toupies par machine, sont terminés. Le montage des machines, d’une hauteur de 96 mètres hors pales, doit débuter début novembre et si les intempéries ne sévissent pas trop. La mise en service sera effective au cours du premier semestre 2019.

05/11/18 : Somme et Seine-Maritime : Villes Soeurs : 
EOLIENNES EN MER - Les partisans font entendre leur voix😠
LE TRÉPORT - Les défenseurs du projet d’éoliennes en mer d’Engie participent aussi à l’enquête publique.
Les faits
L’enquête publique sur le projet d’éoliennes en mer mené par Engie dure jusqu’au 29 novembre. Il est possible d’y participer lors des permanences des commissaires enquêteurs. Les prochaines ont lieu mercredi 7 novembre à la mairie d’Ault, de 9 à 12 heures, jeudi 8 novembre à la mairie de Criel-sur-Mer, de 13 h 30 à 16 h 30 ; vendredi 9 novembre à Veules-les-Roses, de 14 à 16 heures et samedi 10 novembre à Mers-les-Bains, de 9 à 12 heures. On peut aussi participer par courrier, courriel, ou directement sur le registre numérique. Taper « registre numérique éoliennes en mer Dieppe – Le Tréport » dans un moteur de recherche.
« On ne peut pas consommer autant d’énergie qu’il y a trente ans »

On a tendance à moins les voir que les opposants.
Pourtant, les partisans du projet d’éoliennes en mer au large des côtes picarde et normande se font entendre aussi, notamment par le biais du registre numérique de l’enquête publique. Ce qui énerve passablement Gérard Bilon, le président de SOS à l’horizon.
La semaine dernière, il a écrit à Marianne Azario, la présidente de la commission d’enquête. « Le bombardement de messages stéréotypés se poursuit sur Internet à un rythme infernal », constate Gérard Bilon. Qui prévient : « L’association ne manquera pas de dénoncer ce comportement qui est dans la continuité de la fausse concertation établie depuis l’origine du projet et si cela continue de cette façon, de demander la nullité de cette enquête publique ».
« Je me doute que cela énerve M. Bilon », réplique Guillaume Blavette, l’un des initiateurs de la « cyberaction » intitulée « Oui au projet de parc éolien en mer », et administrateur de la page « Éolien en mer, la Normandie dit oui » sur Facebook. Il entend continuer. « Nous avons participé à tous les débats publics sur ce projet et le précédent, donc depuis 2010 ».
Là où Gérard Bilon dénonce les copier-coller de messages stéréotypés partisans du « oui », Guillaume Blavette, également responsable du secteur énergies à la fédération France nature environnement Normandie, répond sur le fond : « Le problème est simple : en Normandie, on a six réacteurs nucléaires qui ont des impacts négatifs sur l’environnement. On ne va pas demander aux gens de revenir à la bougie. On a alors deux possibilités : soit recourir aux centrales à charbon, comme au Havre, ce qui n’est pas la bonne solution, soit les éoliennes terrestres ou en mer. Pour atténuer le réchauffement climatique, il faudra consommer moins, isoler davantage les maisons. On ne peut pas consommer autant d’énergie qu’il y a trente ans. Les éoliennes sont un bon moyen d’accompagner ce mouvement »
En ce qui concerne la pêche professionnelle, M. Blavette l’assure : « En Normandie, personne n’est contre la pêche ». Il reconnaît que l’installation des éoliennes va perturber les fonds marins pendant le temps des travaux mais indique que « les retours d’expérience montrent que les parcs éoliens font office de récifs artificiels prisés par les poissons. L’effet est plutôt bénéfique. » Quant à l’interdiction, avancée par les pêcheurs, de naviguer dans le parc éolien, le représentant de France nature environnement Normandie réplique : « Les pêcheurs anglais le font dans leurs parcs éoliens marins. » Il termine son argumentaire par la question des emplois : « Les usines du Havre représenteront 700 emplois directs. Qui pourrait refuser une telle aubaine dans la région ? »
DENIS DESBLEDS
«Engie a fait des efforts»
Contrairement à certains projets éoliens terrestres, le maître d’ouvrage, la société Éoliennes en mer Dieppe - Le Tréport, filiale d’Engie, a fait « beaucoup d’efforts », selon Guillaume Blavette, de la Fédération France nature environnement Normandie. « Le premier projet prévoyait deux fois plus d’éoliennes. EMDT a réduit le nombre à 62, a écouté les doléances des pêcheurs. Le parc éolien aura des impacts, c’est indéniable, mais l’exploitant a dialogué avec tout le monde depuis des années. »

05/11/18 : Manche : La justice annule l'autorisation d'exploitation d'un parc éolien du sud-Manche
Le tribunal administratif de Caen autorise les permis de construire du parc éolien de Saint-Georges-de-Rouelley (sud-Manche), alors que la cour administrative d'appel de Nantes a annulé l'autorisation d'exploitation.
Le tribunal administratif de Caen (Calvados) a annulé l'autorisation d'exploitation du parc éolien de Saint-Georges-de-Rouelley (sud-Manche) après que la cour administrative d'appel de Nantes a autorisé, en octobre 2018, les permis de construire. Rappelons que les habitants avaient donné un avis favorable à 87% - sur 300 consultations -, lors de l'enquête publique réalisée en 2015.
Pas la première annulation
Le tribunal administratif de Caen avait déjà annulé deux permis de construire en mars 2017, alors que la société Vents d'Oc, chargée de piloter le projet, avait obtenu de la préfecture des permis de construire pour six éoliennes. Plusieurs associations de défense de l'environnement s'étaient alors opposées au projet de construction d'éoliennes dans les communes de Saint-Georges-de-Rouelley et de Ger (sud-Manche). Le maire de Saint-Georges-de-Rouelley, Raymond Béchet, souhaite désormais que la société Vents d'Oc, qui pilote ledit projet, fasse appel de la décision du tribunal administratif.
https://www.lamanchelibre.fr/actualite-610903-la-justice-annule-l-autorisation-d-exploitation-d-un-parc-eolien-du-sud-manche

05/11/18 : Manche : Canisy. "Les éoliennes, c'est une affaire de fric"
Entretien : Le normand Denis de Kergorlay sonne la charge contre les "barbares de l'industrie éolienne" et leurs mensonges.
Quelle mouche vous a piqué pour signer ce brûlot contre les éoliennes dont vous estimez qu’elles dégradent nos paysages et notre patrimoine ?
Vous avez raison, c’est un brûlot et je le revendique comme tel. Il est le fruit d’un long cheminement. Je suis engagé sur les problèmes de patrimoine depuis qu’à l’âge de trente ans un château m’est tombé dessus ! Avec Europa Nostra, une Fondation qui milite depuis 1963 pour la sauvegarde et de la protection du patrimoine et pour laquelle le problème de l’éolien s’est rapidement posé, j’ai constitué un petit groupe de travail sur le sujet. Il se trouve aussi que l’un de mes cousins, chef d’entreprise, se bat aussi contre l’implantation d’éoliennes qui défigurent le Berry, sa région. Du coup, ensemble, nous avons souhaité raconter notre combat commun.
Vous dénoncez ce que vous appelez les barbares de l’industrie éolienne ? Qui sont-ils donc ?
Précisément les promoteurs de ces implantations, des gens sans foi ni loi et sans aucun scrupule, sans respect aucun qui avec le concours d’investisseurs et d’industriels étrangers, notamment danois, allemands et chinois, se sont engouffrés dans un marché fabriqué de toutes pièces, entièrement artificiel, qui repose sur un prix de rachat de l’électricité deux fois supérieur au prix du marché. Ce dispositif, véritable appel d’air favorisé à l’époque du gouvernement Jospin est en réalité une affaire de fric, un placement en or qui profite à tous ces investisseurs, à ces promoteurs, à l’ensemble des clients, propriétaires de terrains qui y voient une réelle opportunité avec la bénédiction d’élus et de responsables publics, préfets ou sous-préfets, dont on a bourré le crâne.
Pourtant, de nombreux projets en faveur de parcs éoliens dits citoyens se multiplient à travers la France.
Moi, j’aimerais comprendre les modèles économiques de ces micro-projets de proximité. Je demande à voir !
Dans votre ouvrage, vous parlez d’utopie écologiste ?
Le mouvement écolo est né dans les années 70, il correspondait alors à l’envie d’un vrai retour à la nature, conduit chez nous à l’époque par René Dumont, un tiers-mondiste. On rêvait tous d’un monde meilleur. Les écologistes dans leur quête de pouvoir ont alors fait peu à peu un focus sur le programme nucléaire. Cela ne manquait évidemment pas de pertinence mais de là à prétendre qu’on peut remplacer cette industrie nucléaire, parce que jugée trop dangereuse, par l’éolien constitue un vrai mensonge. Regardez le modèle allemand, c’est un contre sens épouvantable : on a remplacé là-bas les centrales nucléaires par des forêts d’éoliennes tout en continuant à produire le pire charbon qui soit ! L’Allemagne est avec la Pologne le dernier de la classe en Europe en terme de pollution atmosphérique !
Vous en appelez aux grands auteurs que sont Giono, Chateaubriand ou La Varende pour magnifier les paysages et demander leur protection. N’est-ce pas trop passéiste ?
Pas du tout. Défendre le patrimoine, c’est défendre le legs des générations antérieures. « Du passé faisons table rase » est l’un des slogans les plus stupides que je connaisse. On doit savoir d’où l’on vient.
Précisément, en quoi l’implantation d’éoliennes menacerait-elle notre patrimoine ?
Je ne suis pas un opposant systématique aux énergies renouvelables. L’hydrolien ou le solaire peuvent constituer d’excellentes alternatives. Ce qui m’inquiète, c’est de voir à quel point notre environnement peut être défiguré par ces implantations. Regardez ce qui s’est passé à proximité de la cathédrale de Coutances : à quoi servent ces éoliennes ? C’est une pure aberration.
Quant au Mont-Saint-Michel, on a évité le pire parce que des combats ont été menés pour empêcher ces implantations. Je pose la question : les implantations éoliennes sont-elles utiles et nécessaires ? Pour moi, c’est du pipeau, une réelle mystification ! C’est la raison pour laquelle j’ai souhaité écrire ce livre.
Châtelain engagéDenis de Kergorlay, propriétaire du château de Canisy, a longtemps milité au sein de Médecins sans Frontières dont il fut le trésorier national. Jusqu’à peu Président d’Europa Nostra qui défend le patrimoine culturel en Europe, il dirige à Paris le prestigieux Cercle Interallié.
Risque sanitaire
C’est avec Pierre Dumont, son cousin, que Denis de Kergorlay signe cet ouvrage intitulé : « Éoliennes, chronique d’un naufrage annoncé » (Éditions François Bourin). À l’appui d’une étude réalisée par l’Académie de Médecine, il y dénonce notamment le risque sanitaire que représenterait l’implantation d’éoliennes.
Luc Féret, le maire, l’avait annoncé lors de la cérémonie des vœux le 5 janvier. Le chantier de construction de cinq éoliennes est lancé.
Voltalia, maître d’ouvrage délégué, acteur international des énergies renouvelables, a lancé la construction du parc éolien d’Echauffour (10 MW).

La centrale éolienne est la première de Voltalia en Normandie, une région bénéficiant du deuxième meilleur potentiel éolien de France, après la Bretagne. Le projet bénéficiera de revenus sécurisés pendant 15 ans (contrat de complément de rémunération). Ce projet contribue à la réalisation de la politique locale en faveur de la transition énergétique : inscrite dans la zone du schéma régional éolien « Perche/Pays d’Ouche », la centrale d’Echauffour participera à l’atteinte de l’objectif régional de 70 à 100 MW (mégawatt) installés en 2020. La mise en service de la centrale est attendue au premier semestre 2019 et sa production devrait couvrir la consommation d’environ 10 000 ménages. Les infrastructures sont réalisées par la société Omexom, spécialisée dans les activités de la production, du transport, de la transformation et de la distribution d’énergie électrique.
Un projet qui date de 2003
« Les premières études ont été réalisées en 2003, à l’époque il y avait un projet de détournement de la RD 932 (Gacé - Sainte-Gauburge) avec plusieurs fuseaux possibles dont un qui traversait le terrain prévu pour l’implantation des éoliennes. Puis il y a eu une association contre ces éoliennes qui s’est créée : « avis de tempête sur Echauffour », retardant le projet. En 2016, le conseil d’Etat confirmait l’autorisation de l’implantation de cinq éoliennes et d’un poste de livraison dans la commune » , explique Luc Féret, maire d’Echauffour.
Toutefois, le recours n’est pas suspensif : « les recommandations particulières concernant le bruit (décibels) devront être respectées » , précise le maire qui est favorable à l’éolien : « mais il faudrait éviter les implantations trop importantes dans un même secteur » .
Les socles, nécessitants l’apport d’une quarantaine de toupies de béton par machine, sont terminés. Le montage des machines, d’une hauteur de 96 mètres hors pales, doit débuter début novembre et si les intempéries ne sévissent pas trop, la mise en service sera effective au cours du premier semestre 2019.
https://www.ouest-france.fr/normandie/argentan-61200/echauffour-la-centrale-eolienne-sera-en-service-en-2019-6051185

02/11/18Dans le Vexin normand (Eure), un vent favorable pour les projets éoliens ?
On les croyait enterrées sous une pile de procédures judiciaires… C’était aller un peu vite. Tour d’horizon des projets d'éoliennes qui pourraient aboutir dans le Vexin normand.
Trois projets, trois procédures et des oppositions multiples… 
Dans le Vexin normand, plus précisément encore à Vesly, au Thil-en-Vexin et à Eragny-sur-Epte, la pile des dossiers consacrés aux chantiers éoliens ne cesse de grossir depuis que les promoteurs ont frappé à la porte des mairiee.
À Vesly
Tout commence en 2004 dans cette petite bourgade du Vexin normand par une banale visite du promoteur Juwi, en quête d’élus favorables à l’implantation d’éoliennes.
Aujourd’hui devenue Néoen, l’entreprise se bat judiciairement contre une municipalité qui avait pourtant commencé par donner son feu vert. En 2007, François Duval, maire de la commune donne son aval avec son Conseil municipal pour l’implantation de quatre éoliennes.
À cette époque, l’opération représente une manne financière pour la commune, puisque les retombées de la taxe professionnelle se traduiraient par près de 65 000€ annuels d’après les prévisions. Seulement voilà, l’opération se solde par un refus du préfet qui estime que l’étude d’impact sur l’environnement et le paysage est insuffisant.
S’en suit une longue procédure qui va voir le conseil municipal changer de camp après un renouvellement de ses élus et une étude plus approfondie du dossier. Sans compter un transfert des retombées fiscales en direction de la communauté de communes.
Aujourd’hui, la société Néoen poursuit son action judiciaire et vient d’obtenir l’annulation de la décision rendue par la cour administrative d’appel de Douai qui donnait raison à la municipalité de Vesly. L’affaire devra être rejugée.
Au Thil-en-Vexin
L’association Alianse, présidée par Frédéric Muller, devenu en 2014 maire du Thil-en-Vexin, s’est battue « jusqu’au bout contre le projet d’éoliennes ». Celui-ci prévoit l’implantation de cinq aérogénérateurs de 125 mètres de haut qui délivrent une puissance totale de 10 Mégawatts.
Le maire du Thil, Frédéric Muller enrage :
"Nous sommes arrivés au bout du processus. C’est vraiment décourageant. Je suis un élu local, j’ai été élu pour faire entendre la voix des habitants notamment sur ce dossier. Mais la démocratie locale ne veut manifestement pas dire grand-chose. On nous impose cette implantation, un point c’est tout."
La procédure aura coûté la somme de 23 000€, au terme d’une procédure qui se prolonge depuis 2011.
A lire aussi : Au Thil-en-Vexin, les promoteurs ne désarment pas
À Eragny-sur-Epte
Didier Masurier, maire d’Éragy-sur-Epte, n’entend pas se laisser dicter la politique de sa commune par ses voisins. Les élus de l’ensemble des communes voisines ont beau avoir manifesté leur opposition au projet, l’élu reste déterminé.
"Je me demande s’ils ont bien regardé les récentes catastrophes climatiques ? Quand la prendra-t-on conscience qu’il faut changer notre mode de production énergétique ? Tout le monde est d’accord avec les éoliennes, sauf bien entendu lorsqu’il s’agit de chez soi."
Le maire de la commune vient de remettre le dossier entre les mains du préfet de l’Oise. Celui-ci devrait statuer en faveur ou non du projet de six éoliennes dans les deux mois à venir.
Sur ce dossier, les opposants eux ne désarment pas et prévoient déjà plusieurs réunions publiques.
Quels sont les critères d’implantation ?
L’efficacité d’une éolienne dépend sans surprise de son emplacement. Le choix du site est donc une donnée primordiale. Les implantations sont avant tout déterminés en fonction de la vitesse et de la fréquence des vents. Un autre critère important pour le choix du site est le caractère stable de la vitesse et de la direction du vent. En moyenne, un aérogénérateur n’est pas utilisable lorsque la vitesse du vent n’excède pas 10 et 20 km/h. C’est le plus souvent l’observation des arbres et de la végétation qui renseigne le mieux les promoteurs sur l’installation possible d’un parc éolien. Seuls les sites qui présentent une végétation courbée par les vents dans un sens unique sont ainsi retenus.
Des mesures de vent sont par ailleurs effectuées pendant la période d’étude de faisabilité. Autant de données techniques qui représentent le véritable point de départ d’un projet de parc éolien.
https://actu.fr/normandie/gisors_27284/les-eoliennes-vexin-ont-vent-poupe-dans-leure_19351522.html

01/11/18Un député de Normandie dit stop à la profusion de projets éoliens
Les projets d'implantation d'éoliennes déferlent en tempête sur les Pays d'Ouche et d'Auge selon le député, Véronique Louwagie. Pour la préservation du paysage, elle dit stop.
Député LR de l’Orne, Véronique Louwagie a récemment « eu vent d’un potentiel projet d’installation de 3 éoliennes dans le Pays d’Auge Ornais. Il y a un mois, c’était dans le Pays d’Ouche, que des habitants m’informaient qu’un projet de 3 éoliennes était étudié par des sociétés dites vendeurs d’énergie ».
Il y a deux mois déjà, on lui soumettait déjà pour avis un projet d’installation de 3 éoliennes d’un territoire limitrophe au Pays d’Ouche et au Pays d’Auge et « il y a trois mois, c’était encore un autre projet d’éoliennes sur notre territoire à propos duquel on attirait mon attention. Dans un mois, ce sera encore probablement un autre ».
« L’éolien accroît notre déficit commercial »
Alors, Véronique Louwagie a décidé de réagir « parce que si des installations d’éoliennes peuvent se concevoir et être souhaitables sur certains territoires, il est inacceptable de voir éclore des parcs de 3 éoliennes tous les 3, 4 ou 5 kilomètres. Notre patrimoine et nos paysages méritent mieux que d’accepter le cynisme du lobby éolien. Notre environnement doit impérativement être préservé ».
En accord avec le fait que le secteur énergétique français doit poursuivre ses recherches en faveur de la transition écologique, le député estime que « nous devons être attentifs au coût énergétique et à notre indépendance ».
« En se basant sur le coût courant économique en MWh (exploitation, investissement, démantèlement) la Cour des Comptes a estimé le coût du nucléaire à 59,8 €/MWh, EDF achète l’énergie éolienne à 76 euros le mégawatt heure selon France Energie Eolienne. Est-il normal de cautionner la mise à la charge des consommateurs de ce gaspillage financier ? ».
Au gouvernement de revoir sa copie
Elle demande si, « par la multiplication des éoliennes, d’encourager une industrie étrangère, qu’elle soit danoise, allemande ou chinoise, creusant ainsi encore un peu plus le déficit insoutenable de notre balance commercial ? Bien sûr que non ».
Le message de l’élue d’un territoire rural est très clair.
« Nous ne pouvons plus accepter de voir s’installer des machines à vent sur des pans entiers de territoires, au détriment de paysages dont la beauté n’est plus à démontrer. Comment comprendre que sur des terres comme les nôtres qu’il s’agisse du Pays d’Auge, du Pays d’Ouche ou du Perche, tous les 4 ou 5 kilomètres, des projets fleurissent ? ».
La France s’est engagée en 2015 dans un programme de développement de production d’énergie éolienne, élargissant le parc éolien de 8 000 à 20 000 machines à vent d’ici à 2023. « Toutefois, je demande au gouvernement de revoir la trajectoire de production d’électricité d’origine éolienne ou/et de l’adapter, notamment au regard des possibilités de développement de l’éolien flottant. Du fait de l’intermittence du vent, les éoliennes terrestres ne fonctionnent qu’à 25 % du temps, quand dans le même temps, des éoliennes flottantes installées à 50 kilomètres des côtes ont une production réelle de 60 %. La France aurait tout à gagner à travailler cette alternative, plus productrice d’énergie et moins dévastatrice de nos paysages ».
Non au mitage de nos campagnes
Dans nos campagnes, « si des installations peuvent se justifier, elles ne doivent aucunement dénaturer nos territoires. Le risque avéré est d’encourager un « mitage » de nos campagnes, ce bassin de vie où tous les acteurs œuvrent pour le développement du tourisme et de l’économie locale, pour l’amélioration de la qualité de vie et pour la mise en valeur de l’habitat ».
Or, pour Véronique Louwagie, cela ne fait aucun doute, « ces installations contribuent à détériorer nos paysages, dévaloriser nos territoires et donc nos habitations, entraînant en parallèle inéluctablement une diminution de l’immobilier ».
« Le gouvernement doit entendre le ras-le-bol des Français. Les différentes enquêtes et les taux de recours atteignant 70 % témoignent d’une véritable crise de saturation de l’implantation des éoliennes . Une fois encore, ce sont les territoires ruraux qui sont les victimes de ces installations ».
Rejoignant ainsi Xavier Bertrand, président de la Région Hauts-de-France qui disait, il y a quelques mois, « foutez-nous la paix avec les éoliennes », le député de L’Aigle-Mortagne demande au gouvernement « un moratoire relatif à l’installation d’éoliennes terrestres et la mise en place d’un programme de recherche encore plus ambitieux et plus conséquent d’éoliennes flottantes ».

Document de la Cour des Comptes : LE SOUTIEN AUX ÉNERGIES RENOUVELABLES (à lire en ligne)

31/10/18 : Orne : Une députée normande veut un moratoire sur l'implantation des éoliennes
La députée LR de l'Orne Véronique Louwagie part en guerre contre la multiplication des éoliennes terrestres qui défigurent le paysage. La parlementaire normande réclame un moratoire au gouvernement.
La députée LR de l'Orne Véronique Louwagie explique qu'elle a entendu parler d'un projet de trois éoliennes dans le Pays d'Auge. Trois autres dans le Pays d'Ouche. Trois autres encore entre ces deux secteurs. Autant de projets qui font que la députée est vent debout contre les implantations d'éoliennes dans l'Orne, parce qu' il est inacceptable de voir éclore des parcs de trois éoliennes tous les 3, 4, 5 kilomètres, écrit-elle, au détriment de paysages dont la beauté n'est plus à démontrer, notre patrimoine mérite mieux que d'accepter le cynisme du lobby éolien.
Les territoires ruraux, victimes de ces installations
Le gouvernement doit entendre le ras-le-bol des Français, explique encore Véronique Louwagie, les territoires d'implantation d'éoliennes voient baisser la valeur des biens immobiliers. Pour la parlementaire, si le secteur énergétique français doit poursuivre ses recherches en faveur de la transition écologique, nous devons être attentifs au coût énergétique.
Les éoliennes en mer
Alors qu'elles sont au nombre de 8 000 actuellement, le nombre d'éoliennes terrestres implantées en France doit passer à 20 000 d'ici 2023, la parlementaire demande un moratoire au gouvernement sur ces installations. Elle argumente sur le fait que les éoliennes terrestres ne fonctionnent qu'à 25 % du temps, leur préférant les éoliennes flottantes installées à 50 km des côtes qui ont une production réelle de 60 %. Véronique Louwagie plaide pour un programme de recherche encore plus ambitieux et plus conséquent d'éoliennes flottantes.
https://www.tendanceouest.com/actualite-298807-une-deputee-normande-veut-un-moratoire-sur-l-implantation-des-eoliennes.html

31/10/18 : Manche : Parc éolien du Sud-Manche: permis de construire autorisés mais pas le droit d’exploiter
Le tribunal administratif annule l'autorisation d'exploiter les éoliennes de Saint-Georges-de-Rouelley (Manche). Mais la cour d'appel autorise les permis de construire.
La cour administrative d’appel de Nantes a finalement autorisé, début octobre, les permis de construire d’éoliennes dans les communes de Saint-Georges-de-Rouelley et de Ger, dans le Sud-Manche. Quelques jours plus tard, le tribunal administratif de Caen a annulé l’autorisation d’exploitation de ces éoliennes.
« Le bon sens l’a emporté »
À la cour administrative d’appel de Nantes, le bon sens l’a emporté. Je ne peux qu’être satisfait », commente Raymond Béchet, maire de Saint-Georges-de-Rouelley. « Les juges ont eu une vue du projet qui n’avait rien à voir avec celle des personnes qui contredisent le projet et qui ne sont pas de la commune. »
« Beaucoup de déception »
Concernant la décision du tribunal administratif de Caen d’annuler l’autorisation d’exploitation, le maire se garde de tout commentaire et se range derrière la société Vents d’Oc, qui pilote le projet, et dont La Gazette attend la réaction.
Mais Raymond Béchet constate « beaucoup de déception chez les habitants ».
« Les habitants avaient donné un avis favorable » lors de l’enquête publique. « Une dizaine de personnes seulement s’étaient prononcées contre le parc éolien et elles n’étaient pas de Saint-Georges. »
Le maire « souhaite que la société Vents d’Oc fasse appel » de la décision du tribunal administratif de Caen.
« C’est une satisfaction »
Plusieurs associations de défense de l’environnement étaient les requérantes dans ce dossier. Parmi elles, Manche Nature, le Groupe mammalogique normand (que La Gazette n’a pas réussi à joindre) et le Groupe ornithologique normand(GONm). Christophe Girard, membre du GONm, se dit « satisfait » du jugement:
«Le GONm n’a pas pour habitude de s’opposer aux projets éoliens. Mais ce projet menace le dernier couple nicheur de courlis cendrés du sud de la Manche. C’est une espèce en déclin. Il y a un risque de collision avec les pales d’éoliennes. »
Le rappel des épisodes précédents
Ce projet de parc éolien est lancé en 2008. En 2012, les demandes de permis de construire et d’autorisation d’exploiter sont déposées.
Le 12 mars 2015, Vents d’Oc obtient, de la part de la préfecture, les permis de construire pour six éoliennes. Dans la foulée, les permis sont contestés par des opposants.
À l’automne 2015, l’enquête publique recueille plus de 87 % d’avis favorables sur plus de 300 contributions locales.
Le 27 mars 2017, le tribunal administratif de Caen annule les deux permis de construire.
Octobre 2018, la cour administrative d’appel de Nantes confirme l’autorisation des permis de construire. Dans le même temps, le tribunal administratif de Caen annule l’autorisation d’exploitation du parc éolien.

31/10/18 : Seine-Maritime : Le conseil municipal du Tréport contre le parc éolien en mer
Dans le cadre de l’enquête publique, les élus tréportais ont officialisé lundi leur hostilité au projet par un vote au conseil municipal.
Les élus tréportais s’opposent au projet de parc éolien en mer, tel qu’il est présenté, depuis des années. Mais il fallait qu’ils expriment leur position par un vote en conseil municipal. Celui-ci est en effet consulté dans le cadre de l’enquête publique qui se déroule jusqu’au 29 novembre. L’une des dernières étapes de la procédure. Sans surprise, lundi 29 octobre, l’assemblée a donc rendu à l’unanimité un avis défavorable, à la fois sur le parc et sur le dossier du raccordement électrique.
La flottille de pêche, « enjeu majeur »
Pour le maire (PC) Laurent Jacques, « l’enjeu majeur demeure le devenir de la flottille de pêche », qui fait vivre 240 marins et leurs familles. Les 62 éoliennes, de 211 mètres de haut, seront implantées « au cœur de la zone de prédilection des pêcheurs ». Il a rappelé que les forages réalisés cet été « ont déjà fait fuir le poisson. Les pêcheurs ont noté une baisse de 50 % des quantités habituellement ramenées en cette période ».

De plus, l’enfouissement du câble sous-marin de 225 000 volts, raccordant sur 27 km le parc à la terre ferme (à Penly), aura des conséquences sur l’activité des pêcheurs, qui ne pourront l’approcher à moins de 150 mètres, et sur le milieu : il passera dans le gisement des coquilles Saint-Jacques. Sans compter le champ magnétique lié à la présence des câbles, qui pourrait perturber les mammifères marins.
Le conseil municipal estime que la création de ce parc entraînerait la disparition d’une partie de la flotte. Ce qui aurait aussi des conséquences sur le tourisme, autre « activité économique essentielle ». Car les visiteurs, a souligné Laurent Jacques, viennent pour la plage l’été, mais surtout toute l’année pour voir le va-et-vient des bateaux et acheter « du poisson de qualité, en circuit court, à un tarif attractif ».
Les élus s’inquiètent également pour la qualité de l’eau. Ils estiment que les forages et le battage pour l’implantation des éoliennes vont remuer les fonds, modifier le milieu naturel et amplifier la turbidité de l’eau. Ce qui aurait « une incidence lourde sur l’image de notre station ». De même, ils craignent que les vibrations provoquées par les forages, qui seraient importantes, fragilisent davantage les falaises de craie. Ils évoquent encore l’impact visuel, qui s’ajouterait à celui des éoliennes terrestres, nombreuses sur le territoire.
Appel aux habitants
Le maire Laurent Jacques a appelé les habitants à venir en masse participer à cette enquête et exprimer leur avis sur le dossier. Il a rappelé que l’ensemble du dossier était consultable en mairie, y compris en dehors des dates de permanences. Il s’est toutefois demandé si ces milliers de pages, « pour la plupart produites par le pétitionnaire lui-même », n’avaient pas pour but « de rebuter le citoyen lambda ».
Le parc éolien de la Vénerie finance des mesures compensatoires en faveur de l'environnement pour tous les riverains situés autour du parc dans un rayon de 4 km. Une série de diagnostics -audit énergétique, thermographie, infiltrométrie- est proposée pour les particuliers afin de les aider à mieux connaître les performances énergétiques de leur habitation et de les aider à effectuer...
https://www.lamanchelibre.fr/actualite-609061-eoliennes-des-mesures-compensatoires

30/10/18 : Manche : Dans le sud Manche, nouveau coup dur pour le projet de parc éolien de Saint-Georges de Rouelley
Le tribunal administratif de Caen vient de donner raison aux associations environnementales qui demandaient l'annulation de l'autorisation d'exploitation du parc éolien prévu sur les communes de Ger de Saint-Georges de Rouelley. Ce, au nom de la protection de chauves-souris.
Le parc d'éoliennes de Ger et Saint-Georges de Rouelley dans le sud Manche, n'est pas prêt de voir le jour. Depuis 2008, la société Vent d'Oc tente d'installer sur le site, 6 éoliennes. Mais le tribunal administratif de Caen vient de porter un sérieux coup au projet en annulant l'autorisation d'exploiter le parc accordée par le Préfet de la Manche. Une victoire pour les différentes associations environnementales qui avaient porté l'affaire en justice. Des associations comme le CREPAN, le groupe ornithologique normand ou encore Manche Nature, pas opposées par principe à l'éolien : pour Manche Nature, c'était d'ailleurs une première démarche contre un parc de ce genre.
Protéger les chauves-souris
Ce qui rassemble les plaignants, c'est la présence sur le site retenu, d'une colonie importante de chiroptères, des chauves-souris protégées. Selon les associations, l'impact environnemental des éoliennes serait néfaste pour ces animaux. C'est la thèse qu'avait défendue le rapporteur public en septembre devant le tribunal administratif à Caen. Et c'est donc en prenant en compte ces arguments que ce même tribunal vient de communiquer sa décision d'annulation de l'autorisation d'exploiter le parc. Le tribunal qui estime que l'étude d'impact réalisée par le promoteur du projet, la société Vent d'Oc, avait sous-évalué l'activité des chauves-souris sur le site retenu pour la construction des éoliennes.
Un appel de la société Vent d'Oc?
La société faisait également l'objet de contentieux portés par d'autres associations contre cette fois, les permis de construire des 6 éoliennes. D'après le maire de Saint-Georges de Rouelley, la cour administrative d'appel de Nantes à confirmé leur validité. Reste que sans autorisation d'exploiter un parc éolien, il n'y a plus d'intérêt à construire les éoliennes. La société Vent d'Oc dispose encore du droit à faire appel de la décision du tribunal administratif : contactée, elle n'a pas donné suite à nos demandes de précisions sur sa position.
https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/dans-le-sud-manche-nouveau-coup-dur-pour-le-projet-de-parc-eolien-de-saint-georges-de-rouelley-1540917552

29/10/18 : Seine-Maritime : Environnement. Ces maires qui veulent davantage d’éoliennes
Souvent décriées, les éoliennes restent néanmoins une rentrée d’argent non négligeable pour les communes. Et certains maires aimeraient en avoir davantage.
Les éoliennes font débat. De nombreuses communes s’opposent à leur installation. Nuisances visuelles, sonores, de nombreux arguments sont avancés pour contrer ces projets éoliens. Et pourtant, certaines communes sont favorables à leur implantation. Le nerf de la guerre ? Toujours le même, l’argent. En effet, ces éoliennes permettent, entre autres, de compenser la baisse des dotations de l’Etat. Comme à Criquiers par exemple. Les explications de Claude Michel, le maire :
« Permet de toucher des subventions »
« En 10 ans, nous avons perdu 50 000 € de dotations. Sur le territoire de la commune, nous avons cinq éoliennes construites il y a 10 ans. La Communauté de communes a mis en place un fonds de compensation. Sur l’ensemble de l’argent que rapportent ces éoliennes, 50 % sont reversés aux communes dans le cadre d’un fonds d’investissement. Quand nous avons un projet, cela permet de toucher des subventions ».
17 000 euros en 2 ans
7 000 € en 2017, 10 000 en 2018. Une enveloppe qui a permis cette année de participer à l’élargissement de la rue des Huleux.
« Ces travaux permettent aux habitants de mieux circuler. C’est un projet d’utilité publique. C’est pour cela que la Communauté de communes a répondu favorablement à notre demande. Au-delà de l’argent que peuvent rapporter ces éoliennes, je suis favorable à leur implantation ».
Rien d’étonnant d’apprendre alors que d’autres projets sont en réflexion.
« Deux entreprises étudient actuellement l’implantation de deux ou trois éoliennes supplémentaires sur le territoire de la commune. Nous sommes d’ailleurs régulièrement sollicités. Si nous avons plus d’éoliennes, nous toucherons plus de fonds et cela n’est pas négligeable pour le budget de notre commune ».


26/10/18 : Manche : Îles Saint-Marcouf : ne pas opposer la protection du fort et celle des oiseaux marins
La défense de l’environnement, combat capital s’il en est, doit-elle se faire contre le patrimoine ? Évidemment non, bien au contraire. Il arrive pourtant que, dans un louable souci écologique, des décisions mauvaises soient prises, qui non seulement ne protègent rien, mais sont destructrices de notre cadre de vie. Au niveau national, nous pouvons bien entendu citer le développement anarchique des éoliennes, solution inutile, coûteuse et destructrice de l’environnement, que l’on nous présente comme la panacée pour lutter contre l’effet de serre, ce qui est faux. Autre aberration : l’isolation par l’extérieur des bâtiments anciens qui détruit ces édifices pourtant naturellement économes en énergie.
Et puis il y a des combats ponctuels, justifiés sur le fonds, mais qui entraînent des décisions qui peuvent amener à la destruction du patrimoine.
C’est ainsi que la DREAL de Normandie [1] vient de lancer, dans la plus grande discrétion, une enquête publique pour un projet d’arrêté préfectoral portant protection de biotope des îles Saint-Marcouf. Même l’association Les amis de l’île du Large Saint-Marcouf n’en a eu connaissance que dix jours après qu’elle a débutée.
Pour mieux comprendre les enjeux, rappelons ce que sont les îles Saint-Marcouf, sur la côte est du Cotentin, non loin de Saint-Vaast-la-Hougue. Il s’agit de deux îlots (ill. 1), dont l’un, l’île de Terre, est une réserve écologique où nichent de nombreuses espèces d’oiseaux marins. La seconde, l’île du Large (ill. 2), s’est vue dotée sous l’Empire d’un très beau fort de type Vauban, qui répond au fort de La Hougue et à la tour de Tatihou. Ce fort a été inscrit en 2015, puis classé monuments historiques en 2017.
La DRAC Normandie, qui l’a protégé, est parfaitement consciente de son intérêt. Chaque été, l’association dont nous parlions plus haut organise des chantiers de restauration du monument qui a beaucoup souffert depuis plusieurs années de son abandon par son propriétaire qui n’est autre que l’État.

Or, le projet de la DREAL prévoit plusieurs interdictions. Celle d’accéder à l’île du Large entre le 31 mars et le 31 juillet, en raison de la reproduction des oiseaux - qui était d’ailleurs déjà effective et qui n’est que de simple bon sens, d’autant que les oiseaux sont agressifs à cette période lorsque l’on vient les déranger - ne nous semble pas poser de problème, du moment qu’il est possible aux équipes de restauration d’y accéder le reste de l’année.
Mais une autre mesure semble beaucoup plus discutable : elle consiste à interdire « toute intervention visant à couper ou arracher la végétation naturelle », sauf avec l’accord du préfet. Cette interdiction, qui a pour objectif de protéger le biotope, montre que la DREAL a tendance à considérer les deux îles entièrement comme une réserve naturelle, ce qui ne peut être évidemment le cas du fort. Celui-ci souffre notamment de la végétation qui pousse entre les pierres, qu’il y ait ou non écroulement. Un rapport commandé en 2016 par le ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer [2], consultable ici, préconise clairement la non restauration du fort et la « cristallisation » de celui-ci dans son état actuel ce qui, en l’absence d’entretien et de restauration, revient à le laisser se dégrader et à transformer le lieu entièrement en réserve naturelle. Manifestement, le décret projeté n’est qu’une première étape pour mettre en œuvre cette solution.
Un tel scénario - dont le rapport indique qu’il faudrait en « expliciter les motivations » - est tout simplement inadmissible. Un monument historique en péril doit être entretenu et restauré. Il est d’ailleurs intéressant de constater que ce rapport détaille les questions économiques en préconisant, dans une démarche malthusienne, d’entretenir d’autres forts littoraux, plus accessibles, plutôt que celui-ci. Ce qui est très contradictoire avec la volonté d’empêcher l’association, composée de bénévoles, d’intervenir pour le restaurer. Il ne faut pas choisir entre la conservation des monuments et la préservation des espèces animales. Les deux doivent été protégés. Ceux qui veulent participer à l’enquête publique (qui se termine dans deux jours [3]) peuvent le faire en envoyant un mail à cette adresse. Pour en savoir davantage, vous pouvez également visiter le site de l’association, et pour faire un don pour la restauration du fort, vous rendre sur le site de la Fondation du Patrimoine.
Didier Rykner
Notes
[1] La Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement, équivalent de la DRAC pour le ministère de la transition écologique et solidaire et le ministère de la cohésion des territoires.
[2] Ce ministère ne cesse de changer de nom...
[3] L’association demande, à juste titre, sa prolongation : comment peux-t-on répondre à une enquête publique dont l’existence n’est pas communiquée au public ?
https://www.latribunedelart.com/iles-saint-marcouf-ne-pas-opposer-la-protection-du-fort-et-celle-des-oiseaux-marins
24/10/18 : Orne : Retournement de situation en vue pour les deux éoliennes d’Argentan
Trois entités poursuivent en justice le projet d’éolienne d’InnoVent près d'Argentan.

Pour rappel, les deux éoliennes en question s’inscrivent dans le cadre du projet de parc de six éoliennes qui avait été imaginé en 2007 le long de la D15, en direction de Putanges-Pont-Écrepin, près d’Argentan.
La cour administrative d’appel de Nantes a réexaminé mardi, pour la deuxième fois en l’espace de quinze jours, les recours qui avaient été introduits contre les deux dernièreséoliennes du projet de la société Innovent qui devaient voir le jour à Argentan et Moulins-sur-Orne.
Pour rappel, les deux éoliennes en question s’inscrivent dans le cadre du projet de parc de six éoliennes qui avait été imaginé en 2007 le long de la D15, en direction de Putanges-Pont-Écrepin.
Les permis de construire des quatre éoliennes prévues sur la commune de Moulins-sur-Orne étaient eux devenus caducs en 2013, et la société y avait renoncé.
En 2010, Innovent avait voulu augmenter la hauteur de ses deux éoliennes d’Argentan, mais la modification du permis de construire avait été refusée par l’État.
Après des recours au tribunal administratif de Caen, à la cour administrative d’appel de Nantes et au Conseil d’État, la société avait finalement été contrainte de revenir à son projet initial de 2007.
Des recours avaient alors été introduits par les associations Défense des Monts et Belle Normandie Environnement, mais aussi par un riverain, Etienne Germain-Lacour, contre ces deux dernières éoliennes.
Tous trois estiment que, du fait de l’interruption des travaux pendant une longue période, leur permis de construire est désormais caduc.
Le rapporteur public change d’avis
Le 25 septembre dernier, lors de la première audience, le rapporteur public avait préconisé d’annuler l’ordonnance du président du tribunal administratif de Caen qui avait jugé irrecevable, en janvier 2018, la requête de l’association Belle Normandie Environnement.
Il avait suggéré en conséquence de renvoyer l’affaire devant les juges caennais.
Le magistrat avait en revanche confirmé la validité du rejet des requêtes « irrecevables » de l’association Défense des Monts et de Etienne Germain-Lacour, ancien conseiller municipal de Moulins-sur-Orne et agriculteur sur la commune.
Mais juste après cette première audience, Innovent avait toutefois produit de nouvelles pièces pour prouver que la requête de Belle Normandie Environnement était également irrecevable.
La société a pour cela mis en avant le fait que les statuts de l’association avaient été déposés après sa demande de permis de construire.
Lors de cette deuxième audience, le rapporteur public a donc changé son fusil d’épaule :
Le magistrat pense désormais que « c’est la publicité faite sur la demande de permis de construire qui a motivé la création de cette association ».
Or, des dispositions réglementaires ont été prises pour empêcher que de prétendues « associations de riverains » ou de « défense de l’environnement », montées spécialement pour l’occasion, soient dirigées exclusivement contre un projet déterminé.
Une maison avec quarante fenêtres
Le rapporteur public a en conséquence suggéré à la cour administrative d’appel de Nantes de condamner les trois requérants à verser 500 € chacun à Innovent pour ses frais de justice.
Leur avocat a lui insisté sur le fait que Etienne Germain-Lacour allait bien avoir vu sur les deux éoliennes, dont la plus proche sera à 1,2 km de chez lui : il y a, dans sa vaste propriété au lieu-dit Cuigny, une « ouverture visuelle » de trente mètres, par-dessus une haie.
En outre, la demeure de ce « vieux monsieur » comporte « près de quarante fenêtres ».
« Les éoliennes, qui mesurent déjà 88 mètres de haut, seront en surplomb de 30 mètres par rapport à la hauteur de son terrain », a encore affirmé Me Francis Monamy.
Sur le fond, il est convaincu que « la caducité du permis de construire ne fait absolument aucun doute » : le projet, pour lequel les éoliennes ont été montées puis démontées, est « au point mort ».
« C’est parce qu’il y a eu un changement de modèle… Les travaux n’ont jamais été interrompus plus d’un an », a répliqué l’avocate d’Innovent.
La cour administrative d’appel de Nantes, qui a mis son jugement en délibéré, rendra sa décision dans un mois environ.
https://actu.fr/normandie/argentan_61006/retournement-situation-vue-les-deux-eoliennes-dargentan_19113776.html

24/10/18 : Orne : Cerisé : Un troisième projet éolien sur la communauté urbaine d’Alençon
Les propositions de trois développeurs vont être étudiées par le conseil municipal de Cerisé, fin novembre. Si le projet est réalisable, il pourrait voir le jour d’ici cinq à six ans.
La zone d’implantation n’est pas encore définie. Mais trois à cinq éoliennes pourraient sortir de terre, à l’est de Cerisé, le long de l’autoroute. Le conseil municipal a pris une délibération en juin dernier pour lancer l’examen des propositions de trois développeurs privés...
https://www.ouest-france.fr/normandie/alencon-61000/un-troisieme-projet-eolien-sur-la-communaute-urbaine-d-alencon-6034863

23/10/18 : Orne : Cerisé. Un parc éolien en 2023-2024 ?
Le conseil municipal de Cerisé et le conseil communautaire ont donné un avis favorable pour une probable implantation d'éoliennes, au bord de l'autoroute A28.
Un parc éolien sur la commune de Cerisé à l’horizon 2023-2024 ? C’est du moins ce à quoi songe l’intercommunalité qui souhaite mettre en place une stratégie de développement d’énergies renouvelables. Après le conseil municipal de Cerisé, le conseil communautaire d’Alençon a émis un avis favorable, jeudi 18 octobre, pour la réalisation d’un projet éolien sur le territoire.
« Un terrain en bordure de l’autoroute A28 a déjà été localisé », indique Patrick Cousin, le maire de Cerisé, qui pilote l’action.
"Trois développeurs se sont manifestés. Nous les rencontrerons le jeudi 29 novembre et nous ferons le choix du candidat à l’issue de ces auditions."
Si ce projet devait arriver à son terme, un minimum de quatre éoliennes pourrait sortir de terre. Cela correspondrait alors à 10 % des objectifs 2020 de production d’énergies renouvelables sur la Communauté urbaine d’Alençon (CUA).
Ce n’est pas la première fois que Cerisé est sollicitée pour l’implantation d’éoliennes. Son potentiel avait déjà attiré l’œil de plusieurs développeurs privés en 2010 « mais la commune n’était alors pas intéressée », confirme Patrick Cousin.
https://actu.fr/normandie/cerise_61077/cerise-parc-eolien-2023-2024_19180400.html

18/10/18Le projet d’éoliennes relancé à Vesly dans l’Eure
Le Conseil d'Etat exige que l'affaire qui oppose le promoteur Neoen à la municipalité soit rejugé par la cour administrative. Le dossier est ainsi loin d'être enterré.
Verra-t-on un parc éolien s’implanter un jour à Vesly ? La procédure vient d’être relancée après l’arrêt rendu par le Conseil d’État vendredi 12 octobre 2018.
Ce dernier annule en effet la décision rendue par la cour administrative d’appel de Douai qui donnait raison à la municipalité de Vesly, hostile au projet porté par le promoteur Néoen.

A lire aussi : Éoliennes du Thil-en-Vexin : les promoteurs ne désarment pas, les opposants non plus
L’affaire est ainsi renvoyée devant la cour administrative de Douai, moyennant certaines contreparties, déjà exigée par le Conseil d’État.
Celui-ci énonce la mention suivante :
La commune de Vesly versera la somme de 3 000 euros à la société Néoen.
« Rien n’est gagné, rien n’est perdu »
Invitée à commenter cette décision, la maire de Vesly, Annie Lefevre se veut rassurante. "L’affaire est loin d’être tranchée en notre défaveur. Elle sera rejugée, et pour l’heure rien n’est gagné pour le promoteur, ni perdu pour nous."
Quoi qu’il en soit, le dossier que certains élus et habitants croyaient déjà enterré vient de connaître un deuxième souffle et une deuxième chance pour le promoteur Néoen.
https://actu.fr/normandie/vesly_27682/le-projet-deoliennes-relance-vesly-dans-leure_19135290.html

15/10/18 : Orne : Rânes : Un vent de fin de chantier souffle sur le parc éolien 😡😡
Onze éoliennes culminent désormais à une centaine de mètres de hauteur, au-dessus de la plaine ornaise. Il s’agit du plus grand parc éolien du département.
Le va-et-vient des engins de chantier sur les deux zones du parc éolien s’amenuise peu à peu, cédant la place au ballet des techniciens. Alors que pour le moment les pales des onze machines frémissent à peine sous les assauts du vent, Abdelkrim Djeha, chargé de construction pour la société ...

https://www.ouest-france.fr/normandie/ranes-61150/ranes-un-vent-de-fin-de-chantier-souffle-sur-le-parc-eolien-6018999

12/10/18 : Calvados : Les éoliennes attisent la discorde à Morteaux-Couliboeuf près de Falaise
Les promoteurs du projet éolien du Pays d'Auge ont rencontré mercredi 10 octobre 2018 des habitants des communes concernées. L'échange a tourné court.
Nordex France et VSB Energies, les deux promoteurs du projet éolien du Pays d’Auge, ont mené mercredi 10 octobre 2018, dans la salle des fêtes de Morteaux-Couliboeuf, le premier des trois ateliers participatifs prévus avec les habitants des communes impliquées, Barou-en-Auge, Norrey-en-Auge et Les Moutiers-en-Auge.
Cette soirée de concertation, planifiée par l’agence de consultants Mazars Alter&Go, devait contribuer à apaiser les tensions nées d’une première réunion début septembre. Elle ne s’est pas passé comme prévu.
« C’est la même chose en couleurs », soupire l’un des opposants présents ce soir-là.
Pour l’association Laizon Environnement, encore mobilisée, ce projet de parc éolien ne diffère pas beaucoup du précédent, annulé par la préfecture en 2012, pour ses interférences avec le radar météo des Monts d’Eraines.
LIRE AUSSI : Le radar Météo France des Monts-d’Eraines bloque un projet de 5 éoliennes
Trois groupes de travail calibrés
Le président de Laizon Environnement, Eric de Colomby, ne décolère pas. Il l’a fait comprendre sur l’estrade de la salle des fêtes, en préambule des échanges.
"Je ne suis pas opposant pour être opposant, je suis fatigué, j’ai bien d’autres choses à faire, mais je ne peux pas ne pas me prononcer. L’éolien est une énergie subventionnée malgré son inutilité. Elle attire l’avidité d’entreprises pour qui le vert représente juste le profit. "
De l’association, ils sont venus à plusieurs. Mais peu se sont mêlés aux trois groupes de travail répartis par thématiques dans la salle.
Le groupe vert était dédié à l’étude paysagère ; le jaune aux études de faisabilité ; le rouge à la zone d’implantation des éoliennes.
Ce dispositif calibré, régi par un timing serré a été conçu « pour répondre à un maximum d’inquiétudes et donner les informations », selon Rachel Guillon, coordinatrice de l’agence ouest de VSB Energies.
Peine perdue, au moins en début de soirée. Au fur et à mesure, une vingtaine de personnes ont pu saisir quelques données.
D’après l’un des chefs de projet chez Nordex France, vu les contraintes du terrain, le parc pourrait compter jusqu’à 9 éoliennes. Et serait « rentable, c’est sûr ».
Pas compris dans la zone d’études, un propriétaire suggère qu’elle s’étende au sud au Marais-La-Chapelle.
Un habitant de Norrey s’interroge :
«Si vous parlez de compensations dans votre projet, c’est qu’il y a préjudice ? »
« Aucune étude ne fait de lien entre un parc éolien et la chute des prix de l’immobilier », répond l’une des consultantes de Mazars. « C’est sûr que si ! », rétorque une autre.
Questions restées en suspens
Ailleurs, des membres de l’association SOS Pays de Falaise s’insèrent et font des suggestions. De points de vue plus en hauteur pour évaluer l’impact visuel des éoliennes sur la campagne environnante.
Il faudrait aussi éloigner le plus possible les éoliennes des habitations, plus que la limite imposée de 700 m, et les rapprocher des bois.
Mais quid de l’impact sur la faune et la flore ? Et du « préjudice contemplatif », avancé par un participant tardif, qui tient au patrimoine de la basse vallée de la Dives ?
Limités par le temps et leurs exposés techniques, les défenseurs du projet éolien n’ont pu répondre à ces questions, et alléger les tensions.
https://actu.fr/normandie/morteaux-couliboeuf_14452/les-eoliennes-attisent-discorde-morteaux-couliboeuf-pres-falaise_19038367.html

09/10/18 : Eure : Terres-de-Bord, l’Agglomération Seine-Eure et le Siege vont signer une convention sur les éoliennes 😠
Les élus communautaires sont majoritairement favorables à la signature d'une convention lançant les études pour un projet éolien à Terres-de-Bord.
Fin 2016, Jacky Fleith (PCF) et Maryannick Deshayes (EELV, puis Front de Gauche) annonçaient le rapprochement de leurs communes respectives, Montaure et Tostes. En même temps, les deux édiles plaidaient déjà pour un projet éolien.
"Nous sommes le seul territoire de l‘Agglo Seine-Eure admissible", déclarait Jacky Fleith à l’époque.
Au conseil communautaire du 20 septembre 2018, Anne Terlez (MoDem), vice-présidente en charge notamment de la transition énergétique, proposait de voter une délibération faisant avancer le projet de Terres-de-Bord. Dans le cadre d’une convention avec le Siege (syndicat intercommunal de l’électricité et du gaz de l’Eure), l’Agglomération Seine-Eure accompagnera la commune nouvelle dans l’implantation d’éoliennes.

"L’objectif est qu’en 2050 le territoire soit neutre en carbone", soutient Anne Terlez.
La décision de ce jeudi doit permettre la mise en place d’un comité pilotage et de « lancer les études assez coûteuses, de 300 000 à 500 000 € ».
Vigilance lors la période électorale
"Les communes sont très demandeuses, précise le président de l’agglomération Bernard Leroy (UDI). J’attire l’attention de l’assemblée sur la prise de risque au niveau des études car c’est le Siege qui financera sur étude."
Si elles s’avèrent négatives, le projet sera compromis.
Bernard Leroy restera attentif à la période électorale en approche. Il avertit les élus communautaires en ces termes :
"S’il y a un changement de l’équipe municipale qui remet en cause ce vote, ce sera à la commune de payer l’étude. Il faut signer cette convention, mais sur le lancement de l’étude, il faut peut-être regarder à quel moment on le lance."
Les oppositions au conseil communautaire sont minoritaires (deux votes contre et une abstention). Cependant, les élus de Terres-de-Bord sont déjà préparés aux levées de bouclier de la part des agriculteurs. En février 2017, des panneaux avaient déjà poussé dans les champs entre Montaure et Tostes. Cette nouvelle étape devrait susciter de nouvelles réactions…
https://actu.fr/normandie/terres-de-bord_27412/terres-bord-lagglomeration-seine-eure-siege-vont-signer-une-convention-sur-eoliennes_18915851.html
09/10/18 : Orne : Justice. Éoliennes d’Argentan : retour à la case départ ?
Prévues pour être implantées à Moulins-sur-Orne, près d'Argentan (Orne), deux éoliennes pourraient ne pas voir le jour.
Le rapporteur public a préconisé mardi 25 septembre 2018 à la cour administrative d’appel de Nantes d’annuler l’ordonnance du président du tribunal administratif de Caen. Ce dernier avait jugé irrecevable, en janvier 2018, la requête de l’association Belle Normandie Environnement contre les deux éoliennes d’InnoVent à Argentan.
Pour rappel, les deux éoliennes en question s’inscrivent dans le cadre du projet de parc de six éoliennes qui avait été imaginé en 2007 le long de la D15, en direction de Putanges-Pont-Écrepin. Les permis de construire des quatre éoliennes prévues sur la commune de Moulins-sur-Orne (Orne) étaient eux devenus caducs en 2013, et la société y avait renoncé.
Renvoi vers le tribunal administratif de Caen ?
En 2010, InnoVent avait voulu augmenter la hauteur de ses deux éoliennes d’Argentan, mais la modification du permis de construire avait été refusée par l’État. Après des recours au tribunal administratif de Caen, à la cour administrative d’appel de Nantes et au Conseil d’État, la société avait finalement été contrainte de revenir à son projet initial de 2007.
Mardi 25 septembre 2018, le rapporteur public – dont les avis sont souvent suivis par les juges – a estimé que les statuts de Belle Normandie Environnement lui permettaient bien de contester la validité du permis de construire octroyé en 2007. Il a suggéré en conséquence de renvoyer l’affaire au tribunal administratif de Caen.
Trop éloignées de l’habitation
Le magistrat a en revanche confirmé la validité du rejet des requêtes « irrecevables » de l’association Défense des Monts et de Etienne Germain-Lacour, ancien conseiller municipal de Moulins-sur-Orne et agriculteur sur la commune.
En conséquence, il a suggéré de condamner ces derniers à verser 750 € chacun à InnoVent pour ses frais de justice.
LIRE AUSSI : Le nouveau parc éolien terminé cette année à Rânes, près d’Argentan
Le rapporteur public a en effet estimé que l’agriculteur habitait trop loin du projet pour que son recours soit légitime : ces deux éoliennes de 88 mètres de haut seront « à 1 230 et 1 490 mètres » de son habitation.
« À partir d’une certaine distance, le seul fait d’avoir une vue sur les éoliennes ne peut plus être regardé comme affectant les conditions de jouissance d’un bien », a rappelé le magistrat. « Un éloignement de 1 000 mètres est la limite de ce qui peut être admis. »
En l’occurrence, les deux éoliennes seront « seulement visibles depuis la route qui longe sa propriété », a fait remarquer le rapporteur public. Dans ses écritures, le riverain avait lui rappelé qu’il pouvait les voir depuis les « quarante fenêtres » de son imposante demeure, au lieu-dit Cuigny. Elles sont pourtant plus petites que les modèles actuels, rétorque InnoVent.
Un « problème de sécurité »
Sur le fond, Etienne Germain-Lacour considère que ces deux éoliennes vont surtout poser un « problème de sécurité » : en cas de chute de ses pales, elles pourraient couper la ligne à haute tension voisine, selon lui. Sur la forme, il soutient que le permis de construire octroyé en 2007 est aujourd’hui « périmé » et qu’il ne peut plus servir de base légale au projet.
L’avocate d’InnoVent a elle rappelé à l’audience que des travaux préparatoires avaient été menés entre-temps, et qu’ils avaient prolongé de fait la validité de l’autorisation administrative de ce « très vieux dossier ».
Etienne Germain-Lacour n’était ni présent ni représenté par un avocat à l’audience, pas plus que les services de l’État.
La cour administrative d’appel de Nantes, qui a mis sa décision en délibéré, rendra son arrêt dans un mois environ.
https://actu.fr/normandie/moulins-sur-orne_61298/justice-eoliennes-dargentan-retour-la-case-depart_18877303.html
25/09/18 : Orne : Argentan. Éoliennes en bois : c’est reparti pour un tour

Saisie par un riverain et deux associations, la cour administrative d’appel de Nantes se penchait hier sur la caducité du permis de construire délivré en 2007.
La première éolienne en bois de France, la deuxième au monde après celle de Hanovre (Allemagne), s’élèvera-t-elle un jour à l’horizon d’Argentan ? Si l’implantation des parcs éoliens en France requiert généralement un brin de patience (entre six et huit ans en moyenne), le projet de la société
InnoVent (réduit à deux hélices contre six initialement) en demande des trésors.
Onze ans après la délivrance du permis de construire (22 mai 2007), le chantier, situé sur la route départementale 15 entre Argentan et Putanges, est à l’arrêt. Les premiers travaux de fondation et d’élévation du révolutionnaire mat en bois (lamellé-collé) ont certes débuté entre 2014 et 2016. Mais un accident (la chute d’une pièce de bois qui avait blessé un ouvrier) avait interrompu le chantier confié à la société allemande Phi Blades. Son contrat avait été résilié, et la base du mat démontée en juillet dernier. Ces difficultés de terrain se doublent d’une lourde problématique juridique.
Déboutés en première instance, le 18 janvier dernier, par le tribunal administratif de Caen, Etienne Germain-Lacour, agriculteur à Moulins-sur-Orne, et deux associations locales demandaient hier à la cour administrative d’appel de Nantes de constater la dangerosité du projet, la péremption de l’autorisation préfectorale et la caducité du permis de construire datés de plus de onze ans.
Le voisin faisait également état d’une vue future, des 40 fenêtres de sa demeure, affectée par les deux éoliennes de 81 m. Mais le rapporteur public a écarté l’argument : la jurisprudence ne reconnaît la perte de jouissance qu’en dessous de 1 000 m. Il y a en a près de 1 300… Par ailleurs, l’association Défense des Monts, fondées en 2012, serait dépourvue d’intérêt à agir : ses statuts auraient dû être déposés avant la demande du permis de construire attaqué, déposée le 13 décembre 2005 . « Le législateur a ainsi voulu éviter la création d’associations spécialement créées à fin d’opposition » , a expliqué le magistrat conseil. Il a en conséquence préconisé aux juges en appel le rejet de sa requête. Mais il leur a conseillé de renvoyer devant le tribunal administratif de Caen la question de la recevabilité de celle formée par Belle-Normandie Environnement.
« Irrecevable également , a argué Maître Lou Deldique avocate du développeur-exploitant, car ses statuts font état d’une création le 13 juillet 2006 postérieure elle aussi à notre demande de permis. »
Verdict dans trois semaines.
https://www.ouest-france.fr/normandie/argentan-61200/argentan-eoliennes-en-bois-c-est-reparti-pour-un-tour-5985313?viewPayToken=d77e7656-820f-4813-8a73-32a2e3568890

24/09/18 : Seine-Maritime : La Feuillie. Bientôt un meilleur réseau internet
Vendredi 21 septembre, le maire Philippe Clérot entouré par quelques conseillers municipaux exposait les travaux en cours : "Après l'aménagement du carrefour de la vierge et l'inauguration de la salle polyvalente Jules Lenormand, le conseil municipal a approuvé le projet d'implantation de cinq éoliennes par la société Saméole entre l'ancienne antenne marine démontée et "Les carrières rouges" de la...
https://www.lamanchelibre.fr/actualite-588215-bientot-un-meilleur-reseau-internet

21/09/18 : Manche. Une éolienne de l’A84 « amputée »

Installé en 2007 au bord de l’A84, le parc éolien de Guilberville fait l’objet d’une opération de maintenance depuis une dizaine de jours.
4 éoliennes, 6 000 habitants
Qu’on vienne de Cherbourg et Saint-Lô, d’Avranches, de Caen ou de Vire, on les voit au carrefour de l’A84 et de la RN174. Installées en 2007 pour le compte de la société Iberdrola et rachetées par EDF renouvelables il y a quelques années, les quatre...
https://www.ouest-france.fr/normandie/saint-lo-50000/manche-une-eolienne-de-l-a84-amputee-5978803

19/09/18 : Le Tréport dans l’émission Envoyé spécial
Jeudi 20 septembre 2018, l'émission de France 2 Envoyé spécial consacre l'un de ses reportages aux éoliennes en mer. Des images ont notamment été tournées au Tréport.
Ce jeudi 20 septembre, à 21 h, le magazine d’information « Envoyé spécial », présenté par Elise Lucet sur France 2, diffusera un sujet intitulé : « Éoliennes : le vent de la révolte ». Un reportage signé de Raphaële Schapira, Émilie Gouveia-Vermelho et Frédérique Prigent, et récemment tourné en partie auprès des pêcheurs du Tréport.
Dans son communiqué d’annonce de ce reportage, France 2 explique : « Partout en France, un vent de révolte s’élève contre les éoliennes : jugées bruyantes, trop coûteuses, inutiles, soupçonnées de favoriser la corruption des élus. À Flers, dans les Hauts-de-France, Erik ne les supporte plus : cinq éoliennes de 110 mètres de haut lui gâchent la vue quand il ouvre les fenêtres de son château classé monument historique. Depuis des années, il a tout tenté devant les tribunaux pour se débarrasser de ce qu’il considère comme une verrue dans son paysage »
« Dans la baie de Saint-Brieuc, Julien, pêcheur de homards et de coquilles Saint-Jacques a peur, lui, de perdre son gagne-pain : il se bat contre l’implantation d’un parc de 62 éoliennes géantes en pleine mer, au beau milieu de sa zone de pêche ! ». Et la chaîne de s’interroger à travers ce reportage d’« Envoyé spécial au « Pourquoi tant de haine contre ce symbole de l’énergie propre ? À l’heure où la loi de transition énergétique prévoit de doubler le nombre d’éoliennes d’ici 2023, reportage dans cette France qui n’en veut pas ».
Infos pratiques : Envoyé spécial : vent de révolte autour des éoliennes en mer. Jeudi 20 septembre à 21h sur France 2.
Après Midi en France qui a tourné une semaine d’émissions au Tréport, les Villes Soeurs sont très visibles en ce moment à la télévision.
https://actu.fr/normandie/treport_76711/le-treport-dans-lemission-envoye-special_18661627.html

12/09/18 : Seine-Maritime : Grainville-Ymauville : le projet éolien est loin de faire l’unanimité auprès des habitants
Courageuse, la société Énergie team l’a été lors de la réunion publique qu’elle animait concernant l’installation d’éoliennes sur le secteur Bréauté/Grainville. Pas moins de trois responsables étaient présents face à une trentaine de personnes venues poser des questions pour certaines, s’insurger contre le projet pour la plupart.
Énergie team a déroulé ses explications pendant plus de deux heures, entrecoupée par les innombrables questions et remarques de l’assemblée. Les habitants présents étaient nombreux, preuve de leur envie de débattre d’un sujet sensible selon eux, avec pour objectif d’obtenir des réponses à leurs interrogations de riverains.
Au sortir de la réunion, ils n’avaient pas le sentiment d’avoir été réellement entendus. En revanche, ils estimaient avoir été dupés sur la hauteur des éoliennes (150 m) et sur leur lieu implantation, à tout juste 500 m des habitations.
« Beaucoup d’erreurs »
« Le promoteur était souvent à court d’arguments, ne faisant pas intervenir ses techniciens sur des questions claires, il aurait pu élever le débat, là où beaucoup d’imprécisions ou d’erreurs l’ont envenimé », a déclaré Lyonel Démare, président de l’association Vent debout en Caux. Peu d’avancées donc, après cet échange, si ce n’est l’invitation par les deux parties à venir voir le commissaire-enquêteur qui est chargé d’enregistrer les requêtes de la population concernant ce sujet.
Prochains rendez-vous d’information vendredi 21 septembre de 17 h à 18 h 30 à Bréauté sur la D52 et samedi 28 septembre devant le Carrefour de Goderville de 9 h à 18 h.
https://www.paris-normandie.fr/region/grainville-ymauville--le-projet-eolien-est-loin-de-faire-l-unanimite-aupres-des-habitants-AN13695533

03/09/18 : Ils rejettent le parc éolien : les pêcheurs encerclent la barge Excalibur au large du Tréport
Manifestation. Une vingtaine de bateaux de pêche ont encerclé hier matin la barge Excalibur au large du Tréport, pour protester contre le projet de parc éolien.
Les pêcheurs se sont mobilisés, à leur façon, pour marquer leur colère face aux impacts sur le milieu marin et par extension sur leur profession, de la présence de la barge de forage Excalibur. La barge est présente depuis le début de l’été dans la zone du futur parc éolien marin Dieppe-Le Tréport pour effectuer des travaux de carottage. Dès 8 h, hier matin, une douzaine de bateaux sont partis du Tréport. « Nous avons été rejoints par des navires de Dunkerque, de Boulogne-sur-Mer, de Saint-sur-Somme, du Crotoy, du Hourdel, de la coopérative maritime étaploise et aussi de Dieppe : soit environ 25 bateaux de pêche de 10 à 24 m. Depuis l’installation de la barge, début juillet, elle perturbe notre travail », estime Olivier Becquet, le gérant de la coopérative de pêche du Tréport soulignant la forte mobilisation du milieu professionnel. La préfecture maritime pour la Manche et la mer du Nord a mentionné pour sa part la présence de quinze navires. Durant une heure de 11 h à 12 h, les navires ont sillonné autour du site en mer, ont déclenché des fumigènes et fait sonner leurs cornes de brume.
Poissons perturbés
« Nous voulons faire comprendre au gouvernement et au futur ministre de l’Ecologie qu’il faut arrêter les chantiers destructeurs des fonds marins et que nous ne nous laisserons pas marcher dessus. Nous avons toujours manifesté notre opposition dans le respect des règles. Malgré cela, le gouvernement ne tient pas compte de la réalité du milieu. Aujourd’hui on agit » poursuit Olivier Becquet affirmant vouloir « faire pression sur le futur ministre de l’Écologie à propos de ce dossier prioritaire ». Les pêcheurs estiment que depuis l’arrivée de la barge, la migration des rougets barbets et des sèches est perturbée causant selon eux une perte d’exploitation d’environ 50 %. La mobilisation s’est déroulée sous l’œil vigilant de la vedette Yser de la gendarmerie maritime mais aucun incident n’a été à déplorer. Le projet de parc éolien en mer, porté par l’entreprise Éoliennes en mer Dieppe Le Tréport (EMDT), filiale du groupe Engie, prévoit l’installation de 62 éoliennes d’une puissance de 8 MW chacune. Il sera situé à 17 km de Dieppe et 15,5 km du Tréport, sur une profondeur de fond marin de 14 mètres à 24 mètres. Sa mise en exploitation est prévue pour 2021. Le parc devrait produire la consommation électrique annuelle d’environ 850 000 personnes, soit environ les deux tiers de la population de Seine-Maritime, indique l’entreprise sur son site internet. Contactée, EMDT n’a pas été en mesure de nous répondre hier.

03/09/18 : Les pêcheurs taquinent la barge
Le Tréport : Des bateaux sont allés près de la barge pour dénoncer le projet de parc éolien en mer.
Les faits
62 éoliennes de 8 MW devraient s’ériger en mer, au large des côtés. Aux commandes : Éoliennes en mer Dieppe-Le Tréport, une filiale de la société Engie.
Une campagne géotechnique est en cours depuis le début du mois de juillet aux larges des côtes, sur une zone de 110m2, entre Dieppe et le Tréport.
Les pêcheurs, hostiles depuis le début au projet, vont engager un recours auprès de l’Union Européenne.

S'ils mettent les éoliennes, pour nous, c’est la fin », s’alarme Rémy Anquier, pêcheur sur le Seph’Elle, un petit chalutier d’à peine 10 mètres. Il pêche la sole et la coquille Saint-Jacques depuis 12 ans et déplore que « depuis leur sonde, il n’y a plus de poissons. » Lundi matin, il a fait partie des 25 bateaux qui se sont approchés au plus près de la barge L’Excalibur – qui était située à 13 miles –, effectuant depuis le début du mois de juillet une campagne géotechnique, étape préalable à la construction du parc éolien en mer. La mobilisation des pêcheurs a été bien suivie, avec des bateaux venus des ports de Dunkerque, Dieppe, Boulogne, Le Tréport ou encore de la baie de Somme. Pendant une heure, les chalutiers, qui affichaient des slogans hostiles à l’éolien, ont tourné très près de la barge, klaxonnant et lançant quelques fumigènes. Une barge dont un arrêté interdit de naviguer dans une zone de 500 mètres autour d’elle.
Sous l’œil de la gendarmerie maritime et des employés de l’Excalibur, les navires se sont ensuite dispersés tranquillement. Un rassemblement en mer bon enfant, mais qui pourrait devenir « plus musclé », avertit Olivier Becquet, président de la coopérative des artisans pêcheurs associés (CAPA). Une manifestation symbolique avant l’entrée en scène du prochain ministre de l’Écologie, qui devait être nommé ce mardi. « Avant l’annonce du nom du nouveau ministre de l’Écologie, les pêcheurs ont voulu marquer par cette action que la pression est toujours présente », expliquait-il. Souhaitant surtout voir un « sursaut de raison avec un ministre davantage à l’écoute de ce qui se passe sur le littoral et en mer ».
« une atteinte du milieu »
Les pêcheurs sont, en effet, très inquiets pour leur avenir. Au Tréport, on recense 200 marins, avec pas moins de 800 familles qui vivent de la pêche. « Si les éoliennes s’installent, je vais clairement devoir changer de métier, ce ne sera plus possible », s’inquiète Rémy Anquier, dont le frère est également marin pêcheur. Depuis que la barge l’Excalibur est entrée en action, avec des forages à chaque futur emplacements de mâts, les pêcheurs font grise mine. La pêche est mauvaise, disent-ils. Les impacts dans le sol feraient fuir les poissons.
« La barge provoque une réelle atteinte du milieu, continue le président de la CAPA, il y a une diminution de la présence des maquereaux et elle a cassé la migration de la sèche et du rouget barbet. Plus en aval, à Fécamp, par exemple, ils pêchent du poisson ». Et de déplorer que sur cette ligne des 20 miles (environ 40 km), de la baie de Somme à la pointe d’Ailly, « la pêche continuera à être fortement impactée. » Déjà, la profession fait état « d’une baisse de 50 % de son chiffre d’affaires. »
Florence Merlen
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Les pêcheurs sur France 2
Une équipe de l’émission « Envoyé Spécial » sur France 2 a rencontré les pêcheurs du Tréport dans le cadre d’un reportage sur les éoliennes.
Ce dernier sera diffusé le jeudi 20 septembre à 20 h 30.


03/09/18Seine-Maritime : Grainville-Ymauville/Bréauté : réunion publique sur le projet de parc éolien mardi 4 septembre 2018
Dans le cadre du projet d’installation de 4 éoliennes, les habitants des communes de Bréauté et de Grainville-Ymauville sont conviés à une réunion publique d’information durant laquelle sera présente la société Énergie Team, spécialisée dans la construction de parcs éoliens. Un commissaire-enquêteur, Jean-Jacques Delaplace, sera aussi présent. Ce temps d’échange aura lieu le mardi 4 septembre à 18 h à la salle polyvalente de Grainville-Ymauville située au 80 route de la Gare.
Durant toute la durée de l’enquête, des permanences sont assurées à Bréauté le 19 septembre et les 1er, 6 et 12 octobre ainsi qu’à Grainville-Ymauville les 6 et 15 septembre et le 11 octobre.
Tout renseignement auprès des mairies au 02 35 27 75 74 (Bréauté) et au 02 35 27 72 67 (Grainville-Ymauville).

https://www.paris-normandie.fr/region/grainville-ymauville-breaute--reunion-publique-sur-le-projet-de-parc-eolien-mardi-4-septembre-2018-CG13627252

31/08/18 : Seine-Maritime : Dieppe : l'autorité environnementale sceptique sur les éoliennes en mer
Les études sur le projet d'éoliennes en mer au large de Dieppe et du Tréport (Seine-Maritime) se poursuivent. Mercredi 29 août 2018, l'Autorité environnementale s'est prononcée avec plusieurs réserves sur l'implantation des 62 éoliennes.
Un nouvel avis dans le projet d'implanter 62 éoliennes en mer au large de Dieppe et du Tréport (Seine-Maritime). Cette fois, c'est l'Autorité environnementale, rattachée au ministère de la Transition écologique et solidaire qui s'est prononcée mercredi 29 août 2018.
Questions sur les impacts
Cet avis vise à "permettre au maître d'ouvrage d'améliorer son projet, à éclairer la décision d'autorisation, au regard des enjeux environnementaux des projets, plans et programmes". Plusieurs remarques sont formulées à l'encontre du porteur du projet.
Notamment la question qui a fait débat depuis la présentation de l'implantation des éoliennes : elles se situeront en partie dans un parc naturel marin. L'Autorité environnementale "recommande à l'État de rappeler les raisons qui ont conduit à considérer la zone du projet comme propice".
• À lire aussi. Dieppe-Le Tréport : l'impact des éoliennes sur le tourisme en question
Dans son compte rendu, l'instance critique le fait que trois dossiers distincts ont été déposés par chaque maître d'ouvrage du dossier ce qui a pour conséquence un manque d'appréciation des impacts entre chacun d'entre eux. "Les analyses et documents [...] qui ont vocation à tirer des conclusions d'ensemble sous-estiment systématiquement l'addition et l'interaction des effetsentre eux et les cumuls d'impact."
"L'absence d'incidence significative dommageable [...] ne peut être démontrée", affirme l'Autorité.
"L'option la plus favorable étant retenue en cas d'incertitude", souligne aussi l'Autorité environnementale qui se montre préoccupée par les conséquences sur les poissons, les mammifères marins et les oiseaux. "En l'état actuel du dossier, l'absence d'incidence significative dommageable du projet vis-à-vis des objectifs de conservation des sites Natura 2000 ne peut être démontrée", conclut l'Autorité environnementale.
Après avoir reporté son avis, l'Agence française pour la biodiversité avait finalement donné un avis favorable au projet d'éoliennes en mer. Ici, l'Autorité environnementale se montre plus sceptique, mais son compte rendu ne bloquera pas le projet qui doit voir le jour en 2021. L'enquête publique doit, elle, démarrer avant la fin de l'année 2018.

29/08/18 : Seine-Maritime : Recours des pêcheurs du Tréport contre les éoliennes en mer

Les pêcheurs engagent un recours auprès de l’Europe contre le projet d’éoliennes en mer. Ils disent déjà ressentir un impact négatif sur leur activité avec les premiers tests.
Les faits
62 éoliennes de 8 MW doivent être construites en mer, au large de nos côtes par Éoliennes en mer Dieppe-Le Tréport (EMDT), filiale de la société Engie. Le projet date de 2005.

Le projet suscite l’opposition d’une majorité d’habitants, des élus et des pêcheurs, qui dénoncent une implantation dans leur zone de travail.
Les tests pour la mise en place des mats auraient déjà un impact sur le milieu marin.
Un recours va être engagé par les pêcheurs auprès de l’union européenne.
Dans le port de pêche du Tréport, l’opposition reste vive contre le projet de parc éolien en mer, validé par le président de la République malgré l’hostilité locale. «  Le 10 septembre, le préfet réunit les maires, les députés, les sénateurs, pour préparer l’enquête publique. Nous, nous ne sommes pas invités, alors que nous sommes les premiers concernés », regrette Olivier Becquet, président de la coopérative des artisans pêcheurs associés (Capa). Mercredi, il avait appelé ces derniers à se rassembler devant la Capa, pour exposer les actions entreprises. Tout récemment, a-t-il annoncé, les présidents des comités des pêches de Normandie et des Hauts-de-France ont adressé un courrier commun au préfet de Normandie, pour rappeler leur refus.
Retarder le dossier
Sur le plan juridique, un recours va être engagé auprès des instances européennes : « Un avocat spécialisé va se déplacer pour faire passer le message. » Mais la procédure ne peut être menée par une structure représentative (comme le comité des pêches), elle doit l’être par les pêcheurs eux-mêmes, a précisé le responsable. Il leur demande donc de s’engager individuellement : « Plus il y en aura, plus ce sera porteur. Le but est de retarder le dossier. » Et qu’il soit peut-être un jour abandonné. « On va faire des campagnes d’affichage, distribuer des tracts dans les villes sœurs et bien au-delà. C’est aussi à vous de vous mobiliser », a lancé le porte-parole.
Car les professionnels craignent pour leur avenir. Le Tréport compte 200 marins et 45 navires, essentiellement côtiers. La zone retenue pour l’implantation des 62 mats est celle qu’ils fréquentent le plus, « la plus riche », entre le rivage et la ligne des 20 miles, de la baie de Somme (au nord), à la pointe d’Ailly (au sud). « Elle sera directement impactée par les bruits générés par le chantier pendant deux ou trois ans. » L’onde sonore se diffuse sous l’eau et ferait fuir les poissons.
Les pêcheurs affirment en ressentir déjà les effets négatifs. Depuis deux mois, une barge effectue des tests géotechniques, avec des forages sur chaque emplacement. « Cela a cassé la migration des sèches et des rougets barbets,dénonce Olivier Becquet. Tout ce que nous disons depuis douze ans se confirme. Les études le montrent aussi. Avant, on pouvait avoir une tonne de sèches par bateau, et maintenant on n’a plus rien. »
Les patrons des petites unités hésitent à sortir, pour ne pas dépenser du carburant inutilement. « Nos charges restent les mêmes », note l’un d’eux, évaluant à 50 % la perte de chiffre d’affaires : « Avant le mois de juillet, on travaillait bien sur ce secteur. Mais on ne voit plus de maquereaux, plus de soles. » Un autre s’alarme : « La nature du fond est en train de changer, c’est la destruction de tout un écosystème. » Même la ressource en coquilles Saint-Jacques pourrait être touchée. Vincent Lamidel, patron de l’Héraclès, un chalutier de 16 mètres, imagine les conséquences avec les 62 éoliennes : « C’est affolant. »
Pour Olivier Becquet, le projet menace « l’économie du littoral, et principalement du port du Tréport », évaluant « à 10 millions d’euros par an » le chiffre d’affaires généré localement par la pêche. Il remarque d’ailleurs que le métier attire encore des jeunes. Comme Matthieu Dovergne qui, à 20 ans seulement, a décidé de se lancer à son compte, à la barre de Mattelo, chalutier-crevettier de 7,80 m. Et il s’inquiète forcément.
Le président de la Capa a demandé aux pêcheurs présents s’il fallait engager des discussions avec le porteur de projet pour obtenir des compensations. « Non  », ont-ils répliqué. « C’est de la poudre aux yeux », a-t-il approuvé. Ils veulent vivre de leur travail, avant tout. Le combat continue.
Contre « le lobby éolien »
Au lendemain de la démission de Nicolas Hulot, le représentant des pêcheurs, Olivier Becquet, n’a pas vraiment regretté ce départ, critiquant l’action du ministre de l’Écologie sur ce dossier. Les opposants au projet remarquent que celui-ci n’a pas supporté le lobby des chasseurs mais estiment qu’il a cédé au « lobby de l’éolien ». Ils font le même reproche au président de la République, Emmanuel Macron, dénonçant aussi le fait qu’il ait validé le 20 juin dernier la création de six parcs éoliens offshore le long des côtes de la Manche et de l’Atlantique, « sans qu’il y ait eu concertation ». A contrario, Olivier Becquet a noté avec ironie que le projet de parc au large du Touquet, où la famille d’Emmanuel Macron possède une résidence, avait été abandonné. « On l’invite à prendre une villa au Tréport ou à Mers. Il faut qu’il fasse autre chose que d’écouter le lobby des industriels. »
24/08/18 : Orne : Le nouveau parc éolien terminé cette année à Rânes, près d’Argentan 😠
Les 11 éoliennes du parc des Vents de Rânes, près d'Argentan sont bientôt terminées. D’après Quadran, l’entreprise, leur branchement est prévu pour la fin d’année.
Dur de passer à côté de ces géants de Rânes, Saint-Brice-sous-Rânes et Saint-George-d’Annebecq. Les mégas structures en béton de 1 200 tonnes sont même visibles depuis l’autoroute, au niveau d’Argentan.
Les 11 éoliennes, que Quadran s’apprête à terminer, ont poussé en quelques semaines durant cet été.
Sur les 11 mâts déjà montés, un est déjà terminé. Surtout, ils sont très hauts. Le modèle utilisé par l’entreprise fait partie des plus imposants possible. Avec les pâles, une structure atteint les 140 mètres d’altitude.
Le parc des Vents de Rânes est coupé en deux. Quatre machines se trouvent au nord de Rânes et touchent donc la commune de Saint-Brice-Sous-Rânes, tandis que les sept autres sont situés à Saint-George-d’Annebecq.
Les onze machines vont être reliées par un câble de 17 kilomètres à une sorte de pile géante gérée par Enedis et située à La Ferté-Macé. Les travaux touchent à leur fin. « Ça fait plaisir de voir un chantier qui se déroule au mieux, sans retard », note avec une pointe de soulagement le chargé de construction, Abdelkrim Djeha.
Pour rentrer dans les délais, il a d’ailleurs fait appel à une deuxième équipe de montage.
Tout remettre en ordre
Ce qui est certain, c’est que tout sera terminé cette fin d’année 2018, « comme il était initialement prévu ». Les riverains du chantier en ont encore pour quelques semaines. « Des convois exceptionnels transportant les pales vont venir jusqu’à mi-septembre », promet-il en laissant entendre qu’il n’y aura plus aucun dérangement par la suite.
« On va refaire les routes [qui relient les éoliennes les unes aux autres] qui ont été très abîmées durant le chantier. On va aussi remettre de l’herbe sur les zones où on stockait le matériel », explique le chargé de construction. En un mot, Quadran, conscient des conséquences d’un tel chantier, va faire place nette.
Pour rappel, ce parc éolien pourra fournir en énergie 26 000 personnes (hors chauffage).
https://actu.fr/normandie/argentan_61006/le-nouveau-parc-eolien-termine-cette-annee-ranes-pres-dargentan_18276654.html

24/08/18Projet éolien à Envronville (Seine-Maritime) : Une seconde enquête publique s'ouvre
Si le projet est validé, les éoliennes seront posées à Envronville, mais visibles des terrains des communes voisines
Entre le 7 septembre et le 19 octobre, les riverains du projet de parc de quatre éoliennes à Envronville (pays de Caux, Seine-Maritime) pourront répondre à une nouvelle enquête publique. La première, il y a un an, s'était déroulée dans un climat " d'antagonisme, de suspicion et de méfiance ", selon le commissaire enquêteur. Explications.
Dans le conflit du projet éolien d'Envronville (pays de Caux, Seine-Maritime), c'est une nouvelle bataille qui pourrait bien éclater dans les semaines à venir. Par arrêté du 16 juillet dernier, un nouvel avis prévoit l'ouverture d'une enquête publique pour permettre à la société Ferme éolienne d'Envronville d'obtenir une « autorisation unique » d'exploitation de quatre éoliennes et un poste de livraison sur des terrains privés de la commune située au cœur d'un triangle entre Yvetot, Fauville et Héricourt. Une phase incontournable pour que ce projet polémique (lire ci-contre) dont on parle depuis 2015, voit le jour. Cette étape a pourtant déjà été franchie il y a un an tout juste.
Avis favorable mais annulé
La première enquête publique a donné lieu à un avis favorable du commissaire-enquêteur en novembre 2017. Mais en février 2018, la préfète a prolongé le délai d'instruction du dossier de demande unique pour permettre la tenue d'une nouvelle enquête publique. Est-ce le climat « d'antagonisme, de suspicion et de méfiance » souligné par le commissaire-enquêteur, qui a appelé une seconde enquête ?
« Pas du tout », répond sans égard un responsable de Saméol, le porteur du projet. « Le Conseil d'Etat a annulé un décret portant sur la compétence du préfet de région en tant qu'autorité environnementale pour tous les dossiers ICPE*. Dans les dossiers comme celui que nous avons constitué, ce document d'autorité environnemental jusqu'ici signé par le préfet, n'était donc plus valable », poursuit-il. Il revient désormais aux MRAE, les missions régionales d'autorité environnementale, une instance indépendante, de signer ce document.
L'aval a été obtenu par Saméol qui, en juin, a de nouveau pu déposer son dossier. On prend les mêmes et on recommence ? Pas tout à fait. « Nous en avons profité pour prendre en compte les remarques de la première enquête publique ». Si l'avis du commissaire était favorable, il avait formulé une série de réserves et de recommandations. « La modification majeure, c'est la taille des éoliennes. Le mât va être diminué de 15 mètres par rapport au projet initial », prévient Saméol. Une réduction de 145 à 130 mètres « pour être plus en adéquation avec l'espace au sol et atténuer l'impact visuel des riverains », lit-on dans le rapport.
Un premier pas suffisant pour faire retomber la pression avec les opposants au projet ? Rien n'est moins sûr tant la liste des critiques était longue lors de la première enquête.
*Installations classées pour la protection de l'environnement


15/08/18 : Seine-Maritime : Cottévrard, Bosc-Bérenger, Critot. Les cinq éoliennes tournent
Le 1er août, les cinq éoliennes du parc Critot, Cottévrard, Bosc-Bérenger ont été mises en marche. La société VSB énergies n'attendait que le raccordement effectué par Enedis.
Le montage des éoliennes de Critot, Cottévrard, Bosc-Bérenger (Seine-Maritime) a été achevé en février. La mise en service a eu lieu entre le 1er et le 9 août 2018. Les éoliennes auraient dû être en service en juillet. Le retard était dû au raccordement difficile, entrepris par Enedis du poste de livraison (où se trouve les éoliennes, N.D.L.R.) au poste source (qui renvoie l’énergie produite dans le réseau).
À lire aussi : Éoliennes à Cottévrard. « C’est un projet injuste pour la population et la commune »
Un forage sous la voie ferrée
« Nous étions en attente du raccordement du parc sur le réseau électrique par Enedis. Cela a pris du retard en raison du passage des câbles reliant le poste de livraison au poste source sous une voie ferrée, explique Stéphane Michaut, responsable développement éolien chez VSB.
Cette liaison a nécessité la mise en place d’un forage dirigé à neuf mètres de profondeur afin d’être certain de ne pas endommager la ligne de train.
« Les éoliennes fonctionnent enfin »
« Nous sommes en train de réaliser la mise en service des machines, qui sera effective en fin de semaine, précise le responsable. Les éoliennes sont donc enfin en fonctionnement ».
À lire aussi : Cottévrard/Critot/Bosc-Bérenger. Au cœur de l’installation du parc éolien
Pas de pénalités financières pour l’entreprise à cause de ce retard puisque « le contrat d’achat commence dès qu’on est connecté au réseau ».
Stéphane Michaut indique :
"Nous prévoyons une réunion publique lors de l’inauguration. La date n’est pas encore arrêtée."
https://actu.fr/normandie/cottevrard_76188/cottevrard-bosc-berenger-critot-cinq-eoliennes-tournent_18166470.html

10/08/18 : Seine-Maritime : Le Tréport : un réalisateur belge tourne un documentaire sur la problématique des éoliennes
Le Tréport. Un réalisateur belge, ardent militant de la cause écologiste, tourne actuellement un docu-fiction résolument anti-éolien.
Le réalisateur belge, Pascal Yernauxtourne actuellement un docu-fiction sur les côtes : Le Vent du mensonge. Le tournage se déroule dans un contexte assez chaud, avec des pêcheurs toujours vent debout contre l’implantation du parc éolien en mer Dieppe-Le Tréport. Le réalisateur qui a des origines normandes, se défend pourtant de bâtir un plaidoyer anti-éolien, même si le ton est résolu : « Le monde maritime me passionne depuis des années. Les pêcheurs font un des métiers les plus dangereux. Mais, c’est plus complexe. Il y a une argumentation scientifique et technique qui s’oppose à cette implantation et des critères économiques, écologiques, de santé publique. Tout cela est objectivé et donne une réponse, négative à la question. »
Selon lui, sur la zone, on n’est pas en train de jouer avec quelques poissons et quelques emplois. Cela va bien plus loin...
« La France n’a aucune expérience dans cette technologie, lance-t-il. Les sociétés françaises sont associées avec des sociétés allemandes, espagnoles qui en sont les leaders. S’avancer dans une technologie très contestable et prendre des risques sur des secteurs aussi importants, c’est très osé. On ne peut pas chasser une profession pour une autre. Au Tréport, on chasse des pêcheurs pour mettre des éoliennes. Une zone extrêmement dangereuse quand la météo est capricieuse. Les risques sont grands sur la faune, les oiseaux, les fonds marins... »
On affaiblit les artisans qui nous nourrissent
Il intervient en tant que réalisateur et citoyen, « si on continue à affaiblir les artisans qui nous nourrissent aussi bien en mer que sur terre, dans dix ans on ne mangera plus que des pilules. Ce film se veut un coup de gueule contre le diktat du monde libéral. »
Son travail devrait aboutir à un docu-fiction de 90 min qui devrait sortir fin 2018, sur grand écran. Mais il reste encore des inconnues...
« Rien n’est figé, ni la date, ni le genre, ni la durée. Je suis en recherche de sponsors pour tourner dans des conditions plus confortables. Les gens du territoire ont beaucoup à m’apporter dans l’aboutissement de ce travail. Beaucoup de gens m’appellent et pas uniquement des pêcheurs. Ils ressentent une certaine désinformation ou une information incomplète de la part du consortium éolien. »
https://www.paris-normandie.fr/region/le-treport--un-realisateur-belge-tourne-un-documentaire-sur-la-problematique-des-eoliennes-NG13519172

08/08/18 : Manche : Eolien aux Flamands : les Cherbourgeois consultés
Annoncé au début de l'été (notre édition du 7 juillet), le dossier de l'éolienne géante, qui pourrait se dresser au bout du port des Flamands, avance : la date de l'enquête publique est enfin fixée. Celle-ci se déroulera du mardi 21 août au samedi 22 septembre à l'accueil de la mairie de Cherbourg-en-Cotentin, où les documents seront mis à disposition des Cherbourgeois, qui pourront y laisser leurs remarques. Cette...
https://www.lamanchelibre.fr/actualite-565313-eolien-aux-flamands-les-cherbourgeois-consultes

07/08/18 : Manche : Les éoliennes tournent au ralenti
Les éoliennes de Saint-Amand (Manche) tournent actuellement au ralentis, faute de vent.
Si le soleil brille dans le ciel saint-lois, force est de constater que le vent manque. "Les éoliennes ne sont pas à l'arrêt mais tournent peu en ce moment", précise Christian Briand, gérant du parc éolien de Saint-Amand (Manche). Au ralenti mais pas inactives Les six machines à vent de la zone fonctionnent actuellement entre 15 et 25 % de leur...

https://www.lamanchelibre.fr/actualite-563935-les-eoliennes-tournent-au-ralenti

06/08/18 : En Normandie, la barge Excalibur fait trembler le Tréport
La barge de forage destinée à valider un projet de parc éolien en mer est bien visible depuis le port de Seine-Maritime. Elle aurait déjà fait fuir plusieurs espèces de poissons.
Excalibur est là, et bien là, appuyé sur ses huit jambes au fond de la mer. Depuis la mi-juillet, ce mastodonte de 60 x 32 m, pesant 1 000 t et équipé d’une flèche de 62 m, est installé au large du Tréport (Seine-Maritime). Jusqu’en octobre, la barge de forage de la société Fugro France, dotée d’un moteur hydraulique de 300 chevaux, va sonder les sols marins sur 110 km2 pour tester la viabilité du projet de parc éolien en mer entre Dieppe et Le Tréport.
Et justement, depuis la plage du Tréport, Excalibur et les navires qui l’accompagnent se distinguent bien. De quoi raviver la colère et l’inquiétude des pêcheurs, qui ont jeté des œufs et du poisson sur le trottoir lors de l’inauguration du point d’information sur les éoliennes, près du funiculaire, le 11 juillet.
Selon eux, certaines espèces comme le rouget barbet auraient déjà déserté la zone de pêche à cause des carottages : « Ce n’est plus un projet, estime Olivier Becquet, gérant de la Coopérative des artisans pêcheurs associés (CAPA) du Tréport. Ils disent qu’ils font des études, mais c’est le chantier qui commence. Le matériel est impressionnant. Les pêcheurs ne peuvent se rendre à moins de 500 m de la barge. Toutes les espèces vont déserter ! » La zone d’implantation testée est très nourricière pour les poissons. Malgré des contre-propositions des pêcheurs, elle n’a pas été modifiée.
Le maire du Tréport « écœuré »
Selon la profession, 900 emplois directs et indirects seraient menacés, sans compter les répercussions sur le tourisme : « Les habitants ont vraiment l’impression qu’on leur a menti, assure Laurent Jacques, le maire du Tréport. Il a été assuré que les éoliennes ne se verraient pas. Or, la barge Excalibur se voit déjà bien. Imaginez 62 éoliennes sept fois plus hautes ! Je suis écœuré. »
Le parc éolien offshore représente deux milliards d’euros d’investissements. Porté, après un appel d’offres de l’État, par la société Éoliennes en mer Dieppe-Le Tréport (EMDT, filiale d’Engie), il permettrait d’alimenter annuellement en électricité 850 000 personnes. Il se situerait à 17 km de Dieppe et 15,5 km du Tréport.
De son côté, Christophe Leblanc, directeur du développement de la société EMDT, argumente : « Les pêcheurs passent 7 % de leur temps dans cette zone. Nous avons toujours dit que tout impact avéré serait compensé. Les études le montrent : il n’y en a pas sur le tourisme ou l’immobilier. Les parcs offshore vont créer 750 emplois au Havre (Seine-Maritime) pour la construction des machines. Une centaine est prévue sur ce parc pour la maintenance et la supervision. »
Les touristes sont partagés
En balade sur l’estacade, les touristes semblent partagés : « Je suis contre, ça va abîmer le paysage ! » s’emporte Jacques, retraité venu de Dreux (Eure-et-Loir). « C’est sûr, ça va dénaturer les lieux mais les énergies nouvelles deviennent incontournables », commente Stéphanie, 33 ans, de Maubeuge (Nord). « À partir du moment où c’est démontable, ce n’est pas grave. On s’habitue à tout », assurent Élisabeth et Jacques, deux retraités de Paris.
Après les études, l’enquête publique est prévue pour l’automne. Si le lieu d’implantation est acté, comme le redoute déjà le maire du Tréport, les autorisations devraient intervenir en début d’année, pour une construction prévue dès 2019 et une exploitation à partir de 2021.


03/08/18 : Manche : Cherbourg : une enquête publique va être lancée pour l’implantation de la plus grande éolienne du monde
Une enquête publique débute le 21 août 2018 à Cherbourg-en-Cotentin pour l'exploitation et l'implantation de la plus grande éolienne du monde.
Une enquête publique va être lancée pour l’implantation et l’exploitation d’un prototype d’éolienne offshore de General Electric sur le terre-plein des Flamands, sur le port de Cherbourg-en-Cotentin.
Elle doit durer 33 jours consécutifs, du mardi 21 août 2018 au samedi 22 septembre 2018, dans la mairie de Cherbourg-en-Cotentin, et dans la mairie de la commune déléguée de Tourlaville.
L’entreprise avait déposé à la fin du mois de mai une demande d’autorisation environnementale, un préalable aux nombreuses requêtes administratives.
Décision à l’automne
En avril, General Electric a annoncé que Cherbourg figurait parmi les différents sites à l’étude pour recevoir le prototype de l’Haliade-X, la plus grande éolienne du monde. La plus grande commune du Cotentin est la seule ville française retenue par le géant américain.
Cherbourg est en concurrence avec plusieurs villes européennes, sur lesquelles GE ne souhaite pas communiquer.
La décision est attendue « entre octobre et novembre », commente General Electric.
https://actu.fr/normandie/cherbourg-en-cotentin_50129/cherbourg-une-enquete-publique-va-etre-lancee-limplantation-la-plus-grande-eolienne-monde_18061134.html


01/08/18 : Manche : Bretteville-sur-Ay. Le dossier du parc éolien est clos
Après avoir accueilli une vingtaine de personnes, lundi 30 juillet, à l'assemblée générale de l'Association pour la Qualité de l'Air et le Bien-Etre à Bretteville-sur-Ay (AQABBA), la présidente Rachel Richard a donné la parole au vice-président Vincent Nardin qui relatait le principal fait marquant de 2017 : "A force de ténacité avec deux autres associations, notre action d'information auprès des élus et des habitants a porté ses fruits puisque le projet d'extension du parc éolien de Baudreville a été rejeté par le conseil...

27/07/18 : Eure : Éoliennes. Elles sont arrivées à Bray et au Tilleul-Othon 😠😠
Six éoliennes sont apparues sur le plateau du Neubourg, à Bray et au Tilleul-Othon. Elles devraient être mises en service en septembre ou octobre 2018.
Elles se faisaient attendre depuis 2005. Aujourd’hui, elles sont là : 3 sur Le Tilleul-Othon, 3 sur Bray. Les 6 éoliennes de 121 m de haut (en bout de pale) attendent leur mise en service, normalement prévue pour septembre ou octobre 2018. D’après les mesures de vent effectuées à proximité du site, la durée annuelle de fonctionnement des éoliennes à puissance maximale est estimée à 2 100 heures. D’une puissance de 12 300 kW et d’un productible de 25 830 000 kWh, le parc produira l’équivalent de la consommation de 3 270 foyers (soit 7 521 personnes).
L’électricité ainsi produite sera injectée dans le réseau électrique général. Autrement dit, les électrons d’origine éolienne se mélangeront avec les autres. L’électricité sera amenée par câble souterrain jusqu’au poste source le plus proche.
Oppositions locales
Après une enquête publique, des sondages, des études, des oppositions locales et la constitution d’un groupe de travail en 2014, les élus attendaient ce moment depuis plus de dix ans. « Le projet a démarré en 2005, date du dépôt de permis de construire », rappelle Valérie Lerouge, maire délégué du Tilleul-Othon.
À chacun sa bétoire
Le chantier a pris du retard à cause de 2 bétoires de 40 m et 28 m. Une sur le Tilleul-Othon, une sur Bray. C’est en faisant le fond de fouille que les ouvriers les ont découvertes. « Le sous-sol calcaire se dissout avec l’eau », explique Éric Sauvaget, directeur général d’EEF (l’entreprise qui développe le projet).
Chemin des éoliennes
Au pied des éoliennes, deux parcours pédagogiques (un pédestre et un cyclable) devraient voir le jour en 2019. Ils feront redécouvrir aux promeneurs l’évolution des usages de l’énergie dans l’histoire. Pour le maire de Bray Lionel Beaufils, ce chemin des éoliennes sera un lieu d’apprentissage où aborder des questions dans des domaines divers comme l’histoire, la géographie ou les sciences :
« Je pense qu’il sera aisé de motiver les enfants dans des ateliers ou groupes de recherche, d’observation, de manipulation pour s’approcher des sciences expérimentales. J’imagine des groupes d’écoliers fabriquant des moulins à vent miniatures, des voiliers, des chars à voile ou des maquettes après une activité de jeux collectifs sur le terrain de sport. »
À Bray, l’espace multi-sport extérieur pédagogique (avec des bornes d’information) sera achevé en octobre 2018.
https://actu.fr/normandie/bray_27109/eoliennes-sont-arrivees-bray-tilleul-othon_17934401.html

21/07/18Manche : les élus rejettent l'extension d'un parc éolien
Les élus de la commune nouvelle de La Haye (centre-Manche) a rejeté jeudi 12 juillet 2018 le projet d'extension du parc éolien de Baudreville.
Les élus de la commune nouvelle de La Haye (centre-Manche) se sont réunis jeudi 12 juillet 2018, en conseil municipal, sous la présidence du maire Alain Leclère. À l'ordre du jour, l'extension du parc éolien.
Lors de la précédente réunion, le dimanche 24 juin 2018, les élus avaient voté une première fois pour dire oui ou non au projet d'extension du parc éolien de Baudreville. Le vote à bulletin secret avait donné 31 voix pour et 31 voix contre. La délibération a donc été reportée au jeudi 12 juillet 2018.
La majorité contre
En attendant le vote, un courrier de la société Baudreville Énergie a été lu. Il communique les chiffres concernant les retombées économiques et les conclusions de M. Beaurepaire, de West Energie. 54 élus étaient présents lors du vote et 12 pouvoirs étaient donnés. À bulletin secret, 30 voix en faveur de l'extension du parc étaient comptabilisées, et 36 voix contre. Le maire a regretté le choix mais accepte cette décision : "Il faudrait penser au réchauffement climatique", explique Alain Leclère. Aujourd'hui, le débat est clos.
• Tout le compte-rendu du conseil municipal à retrouver dans l'édition de La Manche Libre Coutances en date du samedi 21 juillet 2018.

https://www.lamanchelibre.fr/actualite-554453-manche-les-elus-rejettent-l-extension-d-un-parc-eolien
19/07/18 : Seine-Maritime : Parc éolien : opération de carottage au large de Dieppe
Depuis début juillet la plate-forme Excalibur effectue des opérations de carottage au large de Dieppe. Objectif connaître précisément la nature du sous-sol marin du futur parc éolien offshore au large de Dieppe et du Tréport.
A 17 km au large de Dieppe, l'impressionnante plateforme de Forage Excalibur est bien ancrée sur ses 8 jambes de 60 mètres de long. Elle poursuit son minutieux travail d'analyse. Sa mission est de forer et prélever des échantillons des sols où doivent être implantées 62 éoliennes et leur poste de transformation électriques. Ce parc éolien off-shore devrait produire annuellement 2 000 GWh, l'équivalent de la consommation annuelle de 850 000 personnes.
Étude indispensable pour l'obtention de l'autorisation de construction
Essentiellement composé, de sables et de craie, le sous-sol marin de cette zone ne présente pas de difficulté particulière. Mais ces opérations vont permettre de dimensionner précisément les fondations de chaque éolienne, c'est-à-dire la largeur de leur base et la profondeur de leur ancrage. Cette phase est indispensable avant l'autre grande étape de ce projet : Les demandes d'autorisation de construction
Cette campagne dite géotechnique prendra fin courant octobre. Le porteur de projet espère une mise en service du parc éolien à l'horizon 2021 pour une durée de 20 ans.
Le reportage de Félix Bollez et Stéphane L'Hôte :
Intervenants :
Stanislas Po, Directeur du Département Marine chez Fugro
Christophe Leblanc, Directeur du développement du Projet de Parc Eolien en Mer Dieppe - Le Tréport
https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/seine-maritime/parc-eolien-operation-carottage-au-large-dieppe-1515131.html
18/07/18 : Manche : La Haye-du-Puits. Pas d'extension du parc éolien
Conseil municipal
Les élus de la commune nouvelle se sont réunis jeudi 12 juillet, en conseil municipal, sous la présidence du maire Alain Leclère. À l'ordre du jour, l'extension du parc éolien. Lors de la précédente réunion, le 24 juin dernier, les élus avaient voté une première fois pour dire oui ou non au projet d'extension du parc éolien de Baudreville. Le vote à bulletin secret avait donné 31 voix pour et 31 voix contre. La délibération a donc été reportée au 12 juillet. En attendant le vote, un courrier de la société Baudreville Énergie a été lu. Il communique les chiffres concernant les retombées économiques et les conclusions de M. Beaurepaire, de West Energie. 54 élus étaient présents lors du vote et 12 pouvoirs étaient donnés. À bulletin secret, 30 voix en faveur de...
https://www.lamanchelibre.fr/actualite-554453-pas-d-extension-du-parc-eolien

17/07/18 : L’auteur jeunesse Philippe Dumas publie « La grande faucheuse », pamphlet contre les éoliennes, disponible à Dieppe

Philippe Dumas, l’un des grands auteurs contemporains pour la jeunesse, vient de publier La Grande Faucheuse, un pamphlet contre les éoliennes qui « viennent polluer » les paysages normands qu’il affectionne tout particulièrement.
« Je reproche aux éoliennes leur impact sur le paysage, ça donne tout de suite un côté industriel. La nuit ça clignote et ça nous vole des espaces qui appartiennent à tous et qui sont notre richesse, observe-t-il. Qui ose accaparer le ciel, la terre et la mer ? Le gigantisme des éoliennes déshonore la campagne et fait de la nature une boîte à outils. On se demande par quels prodiges d’incompétence, d’ignorance, d’aveuglement et d’avidité, on a réussi l’exploit de vandaliser l’univers de Courbet et de Monet pour y planter des tourniquets. »
Un infatigable militant
Philippe Dumas a écrit et illustré de nombreux albums et ne cache pas sa fierté d’avoir été le premier, au début des années 70, à aborder des sujets réputés tabous pour les livres d’enfant à savoir le sexe, l’argent ou la mort. Âgé aujourd’hui de 77 ans, ce côté militant et provocateur ne l’a jamais quitté. Amoureux et défenseur de Dieppe et de la région où il a passé sa jeunesse, il avait milité, avec ses dessins, contre la destruction de la gare maritime et la construction de la gare en verre du Seajet.
La Grande Faucheuse, édité chez Élisabeth Brunet, libraire à Rouen, comprend 36 pages de textes et dessins manuscrits réunis dans un livre non broché qui est à lui seul une œuvre d’art. Il a été imprimé sur papier Conqueror vergé en deux tons ocre et noir au format in-folio sous couverture à rabats. En édition limitée à seulement 333 exemplaires, les 33 premiers sont numérotés et signés par l’auteur.
INFOS PRATIQUES
« La grande faucheuse » de Philippe Dumas. Pris : 35 €. (70 € pour les exemplaires numérotés). Librairie Élisabeth Brunet, 70, rue Ganterie, à Rouen. Tél. 02 35 98 63 06.
Maison de la Presse de Dieppe ou via le site Internet : www.librairie-elisabeth-brunet.fr
https://www.paris-normandie.fr/region/l-auteur-jeunesse-philippe-dumas-publie-la-grande-faucheuse-pamphlet-contre-les-eoliennes-disponible-a-dieppe-KG13407269

17/07/18 : Eure : Le projet éolien tarde pour Terres-de-Bord 😔😠
Les élus de Terres-de-Bord espéraient que leur projet éolien avancerait plus vite. En conseil communautaire, Jacky Fleith s'est plaint des lenteurs du dossier.
L’éolien se fait attendre à Terres-de-Bord. Le projet s’est invité au conseil communautaire du 28 juin 2018. Le maire Jacky Fleith (PCF) a exprimé son impatience, rappelant la situation de sa commune :
"Les entreprises ont fait des propositions qui ne nous ont pas satisfait car personne n’a suffisamment pris en compte notre souhait de participation citoyenne. Alors que cela contribue à l’acceptabilité du projet !"
Des questions sans réponse
Les élus de la commune se sont alors adressés au Siege (syndicat intercommunal de l’électricité et du gaz de l’Eure) pour que cette ambition apparaisse clairement dans la convention, qui a reçu l’approbation des différents partenaires. La Case (communauté d’agglomération Seine-Eure) y compris, qui a rejoint le comité syndical étudiant le projet.
Mais Jacky Fleith a le sentiment que l’Agglomération Seine-Eure freine le projet, y voyant « une défiance » contre le Siege. L’arrivée de nouvelles communes, potentiellement éligibles, l’interpelle. Le maire de Terres-de-Bord s’interroge même sur d’éventuelles pressions de la part de maires antiéoliens ou d’agriculteurs sur l’Agglomération.
« La Case a-t-elle toujours la volonté de nous suivre ou allons-nous faire cavalier seul ? »
Enjeux financiers
Vice-présidente en charge de la transition énergétique, Anne Terlez (MoDem) a déclenché l’agacement de Jacky Fleith et de la maire déléguée de Tostes Maryannick Deshayes (Front de Gauche) en leur répondant :
"Il ne faut pas confondre vitesse et précipitations. Les projets prennent du temps."
L’élue de Louviers a ainsi rappelé la « volonté de l’Agglomération de favoriser la production d’énergies renouvelables », balayant d’un revers de main l’hypothèse de la « défiance vis-à-vis du Siege » et celle selon laquelle il y aurait des pressions. En témoignent « la mise en place de bornes pour voitures électriques, le développement d’une unité de méthanisation », etc.
Anne Terlez ajoute : "L’éolien est un sujet complexe et technique avec des enjeux financiers, car il faut porter les risques des études."
Elle prend l’exemple sur d’autres territoires où les projets aboutissent au bout d’une décennie. Ce sur quoi insiste le président Bernard Leroy : « C’est un projet avec des enjeux à plusieurs dizaines de millions. Ce n’est pas un sujet à prendre à la légère. » Et avant les études économiques et techniques, assure-t-il, il faut examiner « la faisabilité administrative et réglementaire d’abord ».
Un calendrier jugé trop large

Pour Maryannick Deshayes, en tout cas, rien ne semble avancer. Elle déplore un manque de communication sur l’avancée du dossier.
"Ça fait un an qu’on pose des questions et qu’on n’a pas de réponse !"
L’élu de Louviers Jean-Pierre Duvéré « comprend l’amertume de Jacky [Fleith] », évoquant les rappels à l’ordre du Siege à l’encontre de la Case. « Les services de l’Agglomération ont toujours essayé de donner les réponses. Le projet est toujours à l’ordre du jour. »
Le maire de Porte-de-Seine, Jean-Philippe Brun, a apporté son soutien à ses collègues de Terres-de-Bord. Depuis qu’il a évoqué en conseil d’agglomération le projet photovoltaïque dans sa commune, il est sans nouvelle. « Je me demande si on se donne vraiment les moyens de réussir. Quand vous parlez de dix ans pour un projet d’énergies renouvelables, c’est la première fois que j’entends ça », ironise-t-il.
"Si on veut être au rendez-vous et baisser l’utilisation du nucléaire en France, on n’y arrivera pas avec un pareil calendrier !"
https://actu.fr/normandie/terres-de-bord_27412/le-projet-eolien-tarde-terres-bord_17749439.html

14/07/18 : Seine-Maritime : Pêcheurs VS Éoliennes en mer : Une manifestation devant le point d’informations
Éoliennes en mer Dieppe-Le Tréport, a ouvert un point d'informations. Lors de l'inauguration, mercredi 11 juillet 2018 vers 11 h, les pêcheurs ont manifesté leur colère.

Christophe Leblanc, directeur développement du projet d’éoliennes en mer Dieppe-Le Tréport (Seine-Maritime), explique :
"Nous avons ouvert un point d’informations […] parce que c’est un projet qui concerne les habitants du Tréport. Nous souhaitons répondre à leurs questions et leurs interrogations. Nous sommes là pour leur donner des informations notamment sur le calendrier et recueillir leurs avis qu’ils soient favorables ou défavorables."
Mercredi 11 juillet 2018 vers 11 h, les pêcheurs ont manifesté devant le local, pour partager leur avis plutôt défavorable…
Des discours…
Pour montrer leur opposition, les pêcheurs ont tout d’abord réalisé quelques discours à propos de leurs réclamations devant le local. D’après eux, les éoliennes en mer pourraient avoir des impacts sur les espèces marines, et donc sur leur travail.
La mise en place d’un parc de la taille de Paris, avec des éoliennes deux fois plus grandes que les falaises du Tréport, ne peut pas avoir aucun impact sur les espèces. […] On veut nous dévitaliser, nous réduire à néant,
s’irrite Olivier Becquet, responsable de la coopérative de pêche du Tréport.
…des œufs et des carcasses de poissons
Discours, qui ont été ponctués de jets d’œufs et de carcasses de poissons sur les vitres du local.
"Nous prenons note de cette manifestation, ils ont tout à fait le droit d’être opposants. Mais, jeter des œufs et des carcasses de poissons, je pense que ce n’était pas forcément nécessaire. Nous aurions pu discuter dans le local et j’espère qu’on pourra le faire par la suite", assure Christophe Leblanc.
Les emplois
Alexis Maheut, représentant de la CFDT Normandie Pêche soulève un premier point :
"Ils nous ont promis des emplois au Havre pour la création de ce parc, mais il n’y a pas d’usine en construction. "
Ce à quoi Christophe Leblanc répond :
"Lors de la signature avec notre fournisseur de turbine Siemens-Gamesa, une société allemande, il s’est engagé à ce que les éoliennes soient fabriquées dans une usine construite au Havre et va employer 750 personnes."
Une promesse qui n’enchante toujours pas les pêcheurs qui s’alarment d’« une promesse de milliers d’emplois le temps d’un chantier, contre la mort des emplois pérennes du territoire maritime. »
À savoir que la pêche au Tréport représente 800 emplois, dont 200 pêcheurs et 600 emplois indirects (poissonnerie, réparateur de bateau, entretien des filets…)
L’ensablement
Gérard Montassine, expert au Comité Régional des Hauts-de-France explique que l’installation de ces éoliennes pourrait nuire aussi aux côtes de la baie de Somme.
D’après lui, elles pourraient provoquer « un ensablement des côtes et seraient nuisibles pour les coquillages se qui poserait problème à au moins 300 pêcheurs à pied. »
Un point qui a été analysé lors de l’étude d’impact, qui sera dévoilée lors de l’enquête publique. Le directeur du projet déclare :
"Il y aura des mouvements de sédiments effectivement remis en suspension lors de la construction. Mais ces sédiments ne sont pas fins, ils retomberont très près du parc éolien."

13/07/18 : Seine-Maritime : À Bréauté, l’association « Vent Debout en Caux » ne lâche pas prise contre le projet éolien
Lors de sa dernière réunion publique, « Vent debout en Caux », association de défense des riverains et du patrimoine, a tenu à rappeler la prorogation du traitement du projet éolien Bréauté/Grainville annonçant une date butoir au 22 septembre prochain et stipulé qu’un récent courrier de la Préfecture prévoyait un report probable pour l’automne sans préciser de date...
Selon l’association, les riverains sont noyés dans un imbroglio administratif et ne voient pas de prise en compte réelle et sérieuse de leurs inquiétudes, si ce n’est de faire traîner en longueur les dossiers et décourager les oppositions qui pourraient se faire entendre. Toutefois, loin de baisser les bras, les membres du collectif continuent de s’organiser et de promouvoir une concertation entre les habitants et les services de l’État. Ils ont d’ailleurs insisté sur le fait que le patrimoine était un bien que l’on recevait en héritage et que l’on s’efforçait de transmettre. Avant de se demander si les pouvoirs publics prenaient bien soin du patrimoine dont ils avaient la garde...
https://www.paris-normandie.fr/region/a-breaute-l-association-vent-debout-en-caux-ne-lache-pas-prise-contre-le-projet-eolien-EI13390150


13/07/18 : Eure : Mesnil-Rousset et Notre-Dame-du-Hamel : une réunion publique sur l’installation d’éoliennes
Énergie. Les partenaires du projet de parc éolien, qui devrait voir le jour entre Le Mesnil-Rousset et Notre-Dame-du-Hamel, ont organisé une réunion publique avec les riverains.
Les communes du Mesnil-Rousset et de La Haye-Saint-Sylvestre possèdent déjà, depuis 2015, un parc de six éoliennes sur leur territoire. Conscientes du potentiel que peut représenter cette zone de l’ex-canton de Broglie en matière d’énergie, les communes du Mesnil-Rousset et cette fois-ci, de Notre-Dame-du-Hamel, ont délibéré favorablement en décembre 2017, pour solliciter le Siège 27, syndicat de distribution publique de gaz et d’électricité, pour un tel projet.
100 % à l’horizon 2040
Soumise à l’objectif gouvernemental de produire 100 % d’énergies renouvelables à l’horizon 2040, l’Intercom Bernay Terres de Normandie est allée dans le même sens. En prenant des parts dans le futur parc éolien, l’intercommunalité escompte bien entendu des dividendes, qui apporteront une certaine richesse au territoire. Trois partenaires (Siège 27, communes et Intercom), ainsi que deux sociétés d’économie mixte (Engie Green et sont associé à Sipnr), spécialisées dans le domaine.
50 000 € bloqués
Ils ont organisé une réunion, mercredi, pour rencontrer les riverains et fédérer un maximum d’habitants. Le public s’est montré attentif et intéressé, tout en s’interrogeant sur la viabilité économique du projet.
Cet aspect était de toute façon préalable à toute discussion entre les partenaires. D’autres questions ont porté sur le démantèlement des éoliennes, en général au bout de 25 ans. Pour faire face à cette obligation légale, une somme de 50 000 € par éolienne est bloquée lors de la mise en service.
Les participants à la réunionpublique ont surtout apprécié d’être informés en amont du projet, ce qui n’avait pas été le cas pour les habitants d’Anceins, un village voisin, où ils avaient été placés devant le fait accompli. En tout cas, pas d’opposition manifeste, ni de rejet pur et simple de la part des riverains.
Après ces discussions préalables et une réunion en avril avec les exploitants agricoles propriétaires des surfaces a priori concernées, pour une réservation foncière mutualisée, la deuxième étape de la procédure est sur le point de s’amorcer.
Des études acoustiques
Elle consistera en différentes études paysagères, environnementales et acoustiques pour déterminer, par le biais notamment d’un mât de mesure quotidienne de la qualité du vent. « Cette étude d’impact environnemental s’étendra au minimum sur un an, pour tenir compte des quatre saisons. Elle devra être étoffée au maximum, pour donner du poids au dossier de demande d’autorisation, qui sera soumis aux services de l’État pour instruction. Cette troisième phase devrait prendre environ un an. Si tout va bien, les éoliennes, dont le nombre et l’emplacement exact restent à définir, devraient être opérationnelles en 2023 », a annoncé Xavier Hubert, le président du Siège 27.
https://www.paris-normandie.fr/actualites/economie/mesnil-rousset-et-notre-dame-du-hamel--une-reunion-publique-sur-l-installation-d-eoliennes-OJ13387797#


12/07/18 : Orne : Projet de parc éolien près du Bois Seigneur à Anceins
Les habitants de la commune nouvelle de La Ferté-en-Ouche étaient invités à venir découvrir l'exposition et se renseigner au sujet du projet éolien du Bois Seigneur à Anciens.

Les habitants de la commune nouvelle de La Ferté-en-Ouche étaient conviés à venir s’informer au sujet du projet éolien du Bois Seigneur, sur la commune déléguée d’Anceins.
Nicolas Boué, responsable de projet, pour la société Enercon, tenait une permanence à la mairie d’Anceins pour répondre aux questions des visiteurs.
C’est en 2016 que le site a été identifié, puis en 2016-2017, des rencontres ont eu lieu avec les élus, les propriétaires et les exploitants du site concerné. En 2017, c’est le début de communication sur le projet puis le lancement des études environnementales et techniques. « Le but c’est que le parc soit là et n’embête personne » explique Nicolas Boué. Fin 2018 verra le dépôt du dossier de demande d’autorisation pour une instruction par les services du Préfet.
Diagnostics et études environnementales ont été réalisés en amont par des experts indépendants afin de trouver la variante d’implantation la plus adaptée. Des spécialistes indépendants mènent une étude sur la faune et la floresur un cycle biologique complet pour recenser et localiser les zones naturelles sensibles du secteur mais aussi réaliser un inventaire de terrain des espèces végétales et animales.
A proximité de Bois Seigneur
La zone d’étude, située sur le plateau à proximité du Bois Seigneur, au nord-ouest du bourg en limite de l’Eure pourrait accueillir, si le projet est accepté, pas moins de 2 ou 3 éoliennes. La zone d’implantation potentielle a été définie en fonction de critères précis, propres à l’installation d’éoliennes, c’est-à-dire un éloignement d’au moins 500 m des habitations, une bonne exposition au vent dominant, un raccordement au réseau électrique possible et aucune contrainte majeure liée à l’environnement ou à la réglementation.
Le bruit résiduel a été mesuré dans les villages à proximité du projet. Plusieurs micros ont été installés, par un bureau d’étude indépendant, chez des riverains. Une nouvelle étude acoustique sera faite à la suite de la mise en place du parc éolien.
Nicolas Boué, responsable de projet trouve la fréquentation des permanences assez bonne, « les gens viennent s’informer ». Mireille, pense « qu’on devrait plutôt apprendre à moins consommer. Je suis, bien sûr, plus éolienne que nucléaire, avouant toutefois que c’est un projet intéressant ». Claude Dabiel, de Bocquencé, est lui « totalement pour. C’est une énergie qui ne pollue pas, il faut quand même aller de l’avant. De plus, je trouve cela plutôt pas mal au niveau esthétique ». Claude préfère « voir trois éoliennes que d’arracher les haies dans nos compagnes. C’est positif ».
La construction, si le dossier est accepté, pourrait démarrer, au mieux en 2021, des travaux qui dureront six mois. L’exploitation est prévue pour une durée d’au moins 21 ans. La maintenance préventive et curative des éoliennes sera assurée par la société Enercon.
https://actu.fr/normandie/ferte-en-ouche_61167/projet-parc-eolien-pres-bois-seigneur-anceins_17721352.html

11/07/18 : Seine-Maritime : La mobilisation contre la zone d’implantation du projet éolien ne faiblit pas au Tréport
Le Tréport. Une centaine de personnes ont de nouveau manifesté leur opposition à la zone d’implantation du parc éolien.
Toutes les occasions sont bonnes à prendre pour les opposants à l’implantation du parc éolien au large du Tréport. Mercredi 11 juillet, ils étaient une bonne centaine à manifester à l’appel de l’association Sans offshore à l’horizon, devant le local d’information de la société Éoliennes en mer Dieppe-Le Tréport fraîchement ouvert rue de l’Amiral-Courbet.
« Il y a trois semaines, nous avons constaté l’ouverture de cet espace. C’est une façon de prendre pied dans la ville. Ce quartier est symbolique, c’est celui historique des pêcheurs. Ce n’est pas de la provocation mais presque », estime le président, Gérard Bilon. La manifestation avait pour but de motiver les troupes et de sensibiliser les touristes aux inquiétudes des pêcheurs sur leur activité dans la cité portuaire. « Actuellement, une barge fore au large en plein sur la zone de pêche sur autorisation du préfet maritime. Mais aucune autorisation n’est officialisée pour le démarrage du parc. L’enquête publique n’a pas été lancée », ajoute-t-il. Effectivement, le projet est encore en phase d’études et la barge au large ne procède depuis le 2 juillet dernier qu’à des carottages, pour analyser le sous-sol marin. L’enquête publique n’est programmée que dans quelques mois.
« Nous défendrons nos emplois »
Le maître mot des manifestants est un refus net : « nous n’en voulons pas, c’est clair ». Car le projet est implanté dans une zone de pêche très riche en ressources halieutiques qui, selon les pêcheurs, sera saccagée et entraînerait la disparition de leur activité de pêche côtière. « Nous défendons nos emplois. Nous voulons être respectés. Nous ne sommes pas entendus par le gouvernement et par la société Éoliennes en mer. Ils campent sur leur position sans prendre en compte nos arguments. Ils nous narguent. Nous nous battrons jusqu’au dernier jour » poursuivent-ils.
Le local d’information de la société Éoliennes en mer Dieppe/Le Tréport (EMDT) a été installé en plein cœur du quartier des Cordiers. Pour Christophe Leblanc, directeur du développement du projet EMDT, « il est important que les habitants du territoire y aient accès. Nous sommes là pour recueillir les avis sur le projet afin d’alimenter notre bilan. Nous sommes ouverts tous les mercredis de 10 h à 17 h ». Il se défend de toute provocation. « Nous avons cherché un lieu très passant au pied du funiculaire. Nous ne narguons personne. Le projet est toujours en instruction. La prochaine étape, l’enquête publique est prévue pour la fin d’année. » Côté municipalité, la position ne change pas. « Il n’y a eu aucun point de convergence entre le promoteur, l’État et notamment les pêcheurs. Nous ne sommes pas contre l’éolien en mer, nous sommes contre cette implantation sur cette zone de pêche» dénonce le maire, Laurent Jacques.

11/07/18 : Seine-Maritime : Pêcheurs et opposants perturbent l’inauguration du point info sur les éoliennes en mer
Entre 120 et 160 manifestants ont perturbé, mercredi matin au Tréport (Seine-Maritime), l’inauguration du point info sur le projet d’éoliennes en mer au large des côtes picarde et normande. La vitrine du local a été la cible de jets d’œufs, et du poisson a été déversé sur le trottoir. La Société Éoliennes en mer Dieppe – Le Tréport, filiale d’Engie qui a remporté l’appel d’offres pour ce projet de 62 éoliennes en mer, ouvre ce point info tous les mercredis depuis trois semaines. Les pêcheurs en mer et les opposants ont dénoncé « une provocation », ce local étant situé dans le quartier des Cordiers, traditionnellement habité par les pêcheurs. Les pêcheurs ont décidé d’ouvrir leur propre point info, quasiment en face de celui d’Engie, dans un garage d’une maison d’un des leurs. La manifestation a duré environ deux heures, sous la surveillance de la gendarmerie.
Les pêcheurs sont opposés à ce projet, principalement pour sa localisation, en pleine zone de pêche et de reproduction des poissons, à une quinzaine de km au large des côtes. La présence d’une barge qui effectue des forages sur la zone pour déterminer précisément la nature des sols cristallise aussi la colère des opposants, tout comme celle du maire PCF du Tréport, Laurent Jacques. L’enquête publique devrait commencer à la fin de l’année, alors qu’Emmanuel Macron a déclaré, le 20 juin, que les six projets d’éoliennes en mer en cours en France se feraient bien. Le gouvernement a en effet obtenu une renégociation, à la baisse, du tarif de rachat de l’électricité qu’elles produiront, ainsi qu’une diminution des aides publiques, ce qui ferait 15 milliards d’économies pour l’État, selon le président de la République.


10/07/18 : Seine-Maritime : Le Grand port maritime du Havre prépare l’arrivée des usines d’éoliennes
Industrie. Après plusieurs mois d’incertitude, Haropa Port du Havre prépare plus que jamais l’arrivée d’Adwen et son projet d’implantation d’une filière éolien offshore quai Joannès-Couvert.
L’implantation d’une nouvelle filière industrielle ne se fait pas du jour au lendemain. L’arrivée désormais programmée et confirmée au Havre d’Adwen et de ses usines d’assemblage de nacelles et de fabrication de pales d’éoliennes en mer confirme la règle. Au Grand port maritime du Havre (GPMH), Emmanuel Ludot, le directeur de la zone industrielle et portuaire, en sait quelque chose lui qui suit de près le dossier.
Après plusieurs mois d’incertitude, l’horizon semble cependant s’éclaircir. De nouvelles étapes se dessinent. « Les relations contractuelles entre Adwen et nous sont évolutives puisque nous avons un accord-cadre qui s’est achevé en avril 2018. Nous travaillons à présent à la prorogation de cet accord. Nous consolidons donc nos relations contractuelles. »
Travaux maritimes et terrestres
Du point de vue administratif, Adwen avait déposé un permis de construire en juin 2017 sur la base d’un projet bien défini sur le périmètre du quai Joannès-Couvert. Mais le projet évoluant, un nouveau permis de construire pourrait être déposé à l’avenir amendant l’ancien.
« Pour Haropa Port du Havre, il existe deux types de travaux : les travaux maritimes et les travaux terrestres. L’évolution du projet d’Adwen n’a pas de conséquence sur les travaux terrestres ou très peu. Par contre sur le volet maritime, l’évolution actuelle de la réflexion d’Adwen devrait avoir des conséquences sur la nature des travaux qui vont devoir être menés », souligne Emmanuel Ludot.
Pour le dirigeant du port, il ne devrait pas y avoir de conséquences financières. Le plan de financement de ces travaux qui a été arrêté en janvier 2014 est de 57,4 millions d’euros. Les financeurs sont l’État, la Région, le Grand port maritime du Havre la Codah, la Ville du Havre et la Chambre de commerce.
Gigantisme
Et pour Emmanuel Ludot, on est très loin d’avoir mis la totalité de l’enveloppe sur la table. « Sur la somme globale, on a engagé seulement cinq millions dont deux millions portés par la Ville pour reloger l’association French Lines. Les trois autres millions que nous avons engagés ont servi à des relogements, à des investigations, des études et des travaux... »
Ces derniers mois ont été marqués par des échanges techniques entre Adwen et Haropa Port du Havre pour « cadrer » les besoins d’Adwen en termes de travaux maritimes de type portance de quais ou de renforcement de fonds. La partie terrestre, elle, est figée avec un site de quarante hectares dédié aux usines. « Ce qui laisse la possibilité à Sucre Océane qui se trouve à proximité de se développer », précise Emmanuel Ludot.
Le projet porté par Adwen est très différent du projet d’origine d’Areva en 2012. « Aujourd’hui, les machines d’Adwen sont bien plus puissantes et bien plus lourdes. Ce sont des machines de 8 MGW. Elles ont 40 % de puissance en plus par rapport à des machines de 5 MGW mais cela veut dire aussi des charges en plus. Les besoins ne sont plus les mêmes en termes d’accueil, de manipulation et de stockage. Nous en sommes donc au stade d’esquisse pour ces nouveaux besoins », explique le responsable.
Et lorsqu’on parle aujourd’hui d’éolien offshore, c’est le gigantisme qui prime. Comme le rappelle Emmanuel Ludot, les pâles d’éoliennes peuvent atteindre presque 100 mètres, les nacelles peuvent peser jusqu’à 800 tonnes. « À l’époque d’Areva, on parlait de nacelles de 500 tonnes seulement. Les choses ont bien changé depuis. Adwen au Havre a véritablement la volonté de développer l’usine de demain... »
Le premier feu vert est donné
Le Conseil de surveillance du GPMH a validé l’idée fin juin de lancer les premiers travaux à hauteur de 1,8 million d’euros. Ce seront des travaux de déviation de réseaux, la première ligne de travaux qui permettra d’entamer le programme complet à condition cependant que les financeurs partie prenante donnent leur accord. « Nous, en tant qu’aménageurs, nous intervenons sur ordre et sur accord des financeurs », rappelle au passage Emmanuel Ludot. Des réunions sont programmées à présent avec les financeurs. Une fois un accord donné, ces premiers travaux de déviation de réseaux pourraient intervenir au nord du quai Hermann-du-Pasquier. L’objectif est d’irriguer en réseau les occupants de la zone que ce soit Adwen ou les autres acteurs qui sont déjà implantés. Ces travaux pourraient démarrer rapidement et prendre plusieurs mois. « Il faudra ensuite se poser la question de savoir quels seront les travaux les plus pertinents à mener. Ce site est unique à l’interface ville port ». Sur le périmètre, les accès routiers devront également être modifiés pour les besoins des usines. Aujourd’hui, l’avenue Lucien-Corbeaux traverse la parcelle à mi-chemin entre le nord et le sud. À terme, elle sera déplacée au nord de la parcelle pour libérer la place nécessaire à l’implantation de la filière industrielle. « La voirie sera neuve, ce qui permettra un confort
de roulage pour les usagers. »
https://www.paris-normandie.fr/actualites/economie/le-grand-port-maritime-du-havre-prepare-l-arrivee-des-usines-d-eoliennes-EH13367021


09/07/18 : Eure : Projet. Les éoliennes ouvertes à la visite à Roman😔
Des habitants ont pu visiter une éolienne à Roman pour comprendre son fonctionnement

Dans le cadre de la Journée internationale du vent, dont l’objectif est de promouvoir le potentiel et l’efficacité du vent comme source d’énergie, EDP Renewables et la mairie de Roman ont invité les habitants à venir inaugurer le nouveau panneau d’information de l’entrée du parc éolien de Roman-Blandey, et visiter l’intérieur d’une éolienne.
L’entreprise EDP (énergie du Portugal) est un énergéticien qui développe des projets solaires, éoliens, hydrauliquesau niveau international. En France, 2e gisement de vent en Europe après l’Angleterre, plus de 400 parcs éoliens sont en exploitation, issus de projets menés de A à Z par l’entreprise. Nolween Ferreux, responsable Normandie des projets éoliens, était présente au côté de Christophe Maillard, responsable d’exploitation du parc éolien de Roman-Blandey, mais également de la maintenance des éoliennes et de tout ce qui est communication sur le territoire.
Journée internationale du vent
Après avoir lu et expliqué les deux présentoirs rappelant l’historique de l’éolien, le fonctionnement d’une éolienne, du raccordement électrique, la construction d’un parc éolien, et comment est exploitée cette énergie renouvelable, gratuite et inépuisable, les 25 personnes ont accédé au pied de l’éolienne accompagné de Christophe Maillard qui a détaillé les habitudes de maintenance et le fonctionnement de son exploitation.
Depuis 2010, Roman-Blandey fournit annuellement de l’électricité aux 9 500 personnes qui rayonnent autour du poste source des Minières à Damville, juste à côté des cinq éoliennes de type Vestas V90 d’une capacité de 2 MWh chacune, tout en portant quatre emplois à temps plein pour la maintenance du parc. En 7 ans, près de 600 000 € de taxes locales ont été reversées aux communes, communautés de communes, département et Région. Notons que la durée de vie d’une machine est de 25 à 30 ans, que son démantèlement recycle à 90 % ses éléments, et que l’éolienreste l’une des énergies les plus efficaces pour lutter contre le réchauffement climatique. Elle est plus propre et compétitive que les énergies conventionnelles, et son développement en milieu rural stimule l’économie locale.
Un projet de quatre éoliennes, en extension du premier parc, est actuellement en instruction auprès de la DREAL (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) qui consulte la vingtaine d’instances concernée avant l’avis du Préfet de l’Eure.
https://actu.fr/normandie/roman_27491/projet-eoliennes-ouvertes-visite-roman_17601324.html

05/07/18 : Eure : Éoliennes ou pas éoliennes à Terres-de-Bord ? 😠
Terres-de-Bord. Jacky Fleith, le maire de cette commune nouvelle exprime sa frustration quant à la lenteur d’exécution de son projet éolien. Selon l’élu, l’Agglo freinerait le dossier. Explications.
«Où voulez-vous que nous le posions ? Comme vous pouvez le voir, on ne manque pas de place », rigole Jacky Fleith, maire (SE) de Terres-de-Bord (nouvelle commune liée à la fusion entre Montaure et Tostes) au moment de prendre la photo. Et s’il ne manque pas de place dans sa commune, c’est justement pour cette raison qu’il s’est lancé dans un projet éolien.
« C’est une réflexion que nous avons menée depuis plusieurs années. Les énergies renouvelables sont dans l’air du temps et nous avons l’espace pour. Ça nous tient à cœur. En fait, nous sommes le seul territoire de la Case à être susceptible d’accueillir des éoliennes, quoique maintenant, de nouvelles communes nous intègrent », précise Maryannick Deshayes (EELV), première adjointe. Le hic : depuis un an, le projet n’avance pas. Il reculerait presque même.
Vif échange
Face à cet « immobilisme » de l’Agglomération Seine-Eure, cosignataire de la convention tripartite entre la municipalité de Terres de Bord et du Siege (Syndicat d’électricité et du gaz du département de l’Eure), le premier magistrat a tenu un cinglant monologue à la fin du conseil communautaire, la semaine dernière. Morceaux choisis : « Nous avons besoin d’une réponse claire sur un sujet qui suscite, dans la population et au sein de notre conseil municipal, une interrogation grandissante à propos de l’éolien dans notre commune. La première réunion entre le Siege, la Case et Terres de Bord date de juin 2017 [...] depuis, rien n’a bougé. La Case a voulu prendre des avocats pour mieux examiner le texte, très bien, mais on ne sait pas ce qui coince ! La Case accueille de nouveaux territoires, dont certains seront peut-être éligibles. Nous nous demandons si le freinage que subit notre projet n’est pas lié à cela. Nous voulons savoir si oui ou non la Case a toujours la volonté de nous suivre ou si nous devons nous attendre à devoir faire cavalier seul ».
En somme, Terres-de-Bord ne demande qu’une seule chose : être fixée sur le projet éolien. Car tant que la convention tripartite ne sera pas signée, les études de terrain, validant ou non le projet, ne peuvent être menées.
« On attend juste ça. On veut installer des éoliennes mais aujourd’hui, nous avons aucune certitude. Le Siege lance et finance des études. Ces dernières doivent également délimiter le périmètre et quantifier le nombre d’éoliennes qui pourraient être installées », précise Maryannick Deshayes.
Les deux élus seront peut-être fixés aujourd’hui. Une réunion de bureau est organisée au Siege sur la convention tripartite. « On espère avoir des infos sur ce qui a été modifié dedans car nous n’avons pas été consultés », souligne Jacky Fleith.
Participation citoyenne
Cela permettrait également aux habitants d’être fixés. « Il y a beaucoup d’opposition, surtout des exploitants agricoles. Mais les habitants, ne sont pas forcément contre. C’est pour cette raison que nous tenons à mettre en place un financement participatif. On remarque que les gens l’acceptent mieux quand ils font partie prenante d’un projet. C’est ce que nous avons mis dans la convention, si ça n’a pas été changé depuis... », glisse Maryannick Deshayes. Affaire à suivre donc.
Les énergies renouvelables à la Case
Bien que Jacky Fleith ait reproché à la Case de ne pas agir rapidement concernant son projet éolien, il ne remet pas en cause la volonté de l’Agglomération de poursuivre sa démarche dans les énergies renouvelables.
« Pour l’instant, rien de concret n’a été mis en place mais il y a beaucoup de réflexions autour de ces enjeux-là », assure Alexis Fraisse, élu EELV. Parmi ces réflexions, une étude est menée sur une unité de méthanisation. « Le but est de créer des matières organiques dans une cuve avec de l’eau. Le gaz méthane qui s’en dégage peut être injecté dans un groupe électrogène par exemple », explique l’écologiste.
Autre sujet en discussion : un parc photovoltaïque sur l’ancienne carrière de Porte-Joie. « Il faut éviter d’installer ce genre d’énergies renouvelables sur des terrains potentiellement agricoles. Dans l’idéal, on le fait sur des toits ou des friches. Là, la carrière s’y prête bien aussi. Sous l’effet de la lumière, le matériau créé un courant électrique continu », poursuit-il.
Un diagnostic a également été réalisé sur l’hydroélectrique. En vain. « Nous n’avons pas beaucoup de dénivelés sur le territoire donc on ne peut récupérer qu’une faible énergie. Et il faut faire attention à ne pas gêner la circulation des poissons », conclut Alexis Fraisse, élu à l’Agglo et à Louviers.
RÉACTION
Anne Terlez (MoDem), en charge de la Politique de la Ville et Transition énergétique l’Agglomération Seine-Eure, a répondu que « on ne peut pas dire que la Case n’a pas de volonté de s’inscrire dans les prochaines politiques de transition énergétiques. Ça alimente d’ailleurs toutes nos réflexions concernant le Plan local d’urbanisme intercommunal valant programme local de l’habitat). Je rappelle également que le sujet de l’éolien est complexe, technique et avec d’importants enjeux financiers. Aussi, la moyenne pour aboutir à un projet éolien est de dix ans. Il faut donc prendre le temps de l’échange et de sécuriser.»
http://www.paris-normandie.fr/actualites/politique/eoliennes-ou-pas-eoliennes-a-terre-de-bord-BC13335361

03/07/18 : Calvados : Courseulles-sur-Mer. Un projet éolien en mer confirmé
Le projet se compose de 75 éoliennes en mer d'une capacité unitaire de six mégawatts. Elles seront localisées à plus de 10 km des côtes du Bessin.
Le projet des éoliennes en mer a été validé mercredi 20 juin. Après plusieurs années de discussions, de concertation et de travail préparatoire, le feu vert est lancé et la mise en service est attendue pour 2021. La décision finale d'investissement qui permettra le démarrage des travaux pourra être prise une fois que les autorisations obtenues pour ces parcs auront été purgées de tout recours. Le consortium attend ces décisions dans les tout prochains mois. Un recours émanant de...
https://www.lamanchelibre.fr/actualite-545157-un-projet-eolien-en-mer-confirme


03/07/18 : Seine-Maritime : La Feuillie. Cinq éoliennes en projet 😡😠
Conseil municipal
Le conseil municipal s'est réuni le 25 mai Un projet de 5 éoliennes Le conseil autorise la société SAMEOLE à réaliser les études nécessaires au développement d'un projet éolien en vue de déposer une demande d'autorisation environnementale. Il s'engage à délivrer toutes les autorisations nécessaires pour permettre l'accès au parc éolien, la réalisation de son raccordement électrique et de son raccordement au réseau de télécommunication depuis les voies communales si le projet obtenait toutes les autorisations administratives nécessaires à sa concrétisation. Il est entendu que tous les travaux et dommages éventuels découlant de leur réalisation seront à la charge exclusive de la société SAMEOLE. Le conseil demande à la société SAMEOLE d'être...
https://www.lamanchelibre.fr/actualite-545091-cinq-eoliennes-en-projet

02/07/18 : France Énergie Éolienne : projets et perception en Normandie 😥😥

Énergie. Projets éoliens en mer, perspectives pour le terrestre : France Énergie Éolienne fait le point avec Sylvie Meray, déléguée régionale Ouest, et France Kirchstetter, déléguée adjointe offshore Manche Est/Mer du Nord.
Que représente France énergie éolienne ?
Sylvie Meray : « C’est un syndicat professionnel rassemblant environ 85 % des acteurs de la filière, entre développement de projets, construction des machines, génie civil, formation... »
Vous faites du lobbying auprès des politiques pour faire respecter leurs engagements sur la part visée d’énergies renouvelables ?
S. M. : « C’est l’idée effectivement d’essayer de faciliter le développement de l’éolien, considéré comme une énergie phare de la loi de transition énergétique ».
Emmanuel Macron a confirmé la faisabilité de six parcs offshore en France, dont trois en Normandie. Où en sont les projets ?
France Kirchstetter : « La Normandie est concernée par trois parcs issus des appels d’offres 1 et 2. Fécamp et Courseulles-sur-Mer ont été attribués en avril 2012. Dieppe-Le Tréport en mai 2015. Depuis, Fécamp et Courseulles sont en phase de finition des procédures judiciaires, administratives... Tous les deux ont eu leur autorisation respective. Fécamp est le projet le plus avancé, avec une mise en œuvre en 2022 ».
D’autres recours sont possibles à ce stade ?
F. K. : « On est en phase terminale de développement du projet concernant Fécamp, les recours sont au Conseil d’État. En revanche, Dieppe-Le Tréport ne dispose pas encore de ses autorisations ».
Combien pèse l’éolien offshore en termes de production ?
F. K. : « Les trois parcs représentent une capacité de 1 440 mégawatts, soit 2 250 000 habitants, environ les deux tiers des habitants de la région. L’éolien peut donc peser dans la production globale ; ce serait autant de combustible nucléaire qui ne serait pas utilisé ».
Où se situent les parcs éoliens terrestres ?
Sylvie Meray : « On en trouve partout en Normandie, qui fait partie des régions les plus ventées de France. Le parc terrestre représente 730 mégawatts, ce qui n’est pas très important et on est très loin de ce qui avait été défini au plan régional. On est sur 300 machines environ. Le parc moyen en Normandie tourne autour de 5 ou 6 machines, la plupart du temps sur des terres agricoles. Ce qui conditionne le dimensionnement de ces installations, c’est la manière dont est organisé le territoire. En Normandie, on a un habitat globalement assez dispersé. On est obligé de respecter une distance éolienne-habitation d’au minimum 500 mètres, ce qui réduit les possibilités ».
Où en sont les projets ?
S. M. : « En instruction, on est au maximum sur 15 dossiers en Normandie. On a un développement qui s’est fait avec des parcs tournant depuis plus de 10 ans, et un fort ralentissement des projets depuis 4 ou 5 ans. La Seine-Maritime porte à elle seule la moitié des capacités installées. Des départements comme l’Eure ou l’Orne sont très peu développés ».
L’éolien souffre d’une mauvaise perception toujours ?
France Kirchstetter : « C’est un sujet qui fait toujours débat. Il a fallu convaincre par rapport à l’énergie éolienne, que ce soit une vraie volonté gouvernementale... En mer, certains parcs comme au Danemark sont déjà en voie de changement, les machines évoluent... La perception est culturelle en France, on n’a pas cette histoire, cette tradition. On a atteint notre indépendance grâce au nucléaire, à l’hydraulique aussi..., sans voir la valeur ajoutée de l’éolien ».
Sylvie Meray : « On se rend compte néanmoins que cette culture est en train de prendre forme. On a statistiquement 70 à 75 % de commentaires qui disent de maintenir ou d’accélérer le rythme de la transition énergétique ».
L’entretien vidéo complet est à voir sur paris-normandie.fr
http://www.paris-normandie.fr/actualites/economie/france-energie-eolienne--projets-et-perception-en-normandie-MA13310590


01/07/18 : Seine-Maritime : Trois nouvelles éoliennes en projet à Clais
Un nouveau projet éolien flotte dans l'air à Clais. Il a obtenu l'approbation du conseil municipal. Le maire, Luc Benoist,en explique les raisons.

L’installation de trois éoliennes supplémentaires est programmée à Clais, le long du chemin de la Côte. Le conseil municipal a émis un avis favorable. Explications avec le maire, Luc Benoist.
Le Réveil : Pourquoi êtes-vous favorable à leur installation ?
Luc Benoist : Dès le début j’ai été favorable sur le principe. En fait, ce projet est antérieur à 2008, date de mon élection. J’ai repris le dossier en court mais ça a été très long à démarrer. Depuis les lois ont changé et la mise en œuvre s’est accélérée.
Au départ, il était question de six éoliennes sur deux sites. Il y en a trois qui fonctionnent depuis le premier trimestre à Hambures. Les trois autres vont être installées Chemin de la Côte.
Cette deuxième tranche va démarrer. Je suis favorable parce qu’avant toute chose, c’est une énergie propre ! À mes détracteurs, je dis souvent c’est tout de même plus élégant que les pylônes qui sont liés aux centrales nucléaires. Vous vous rendez compte, les gens qui habitent sous ces gros câbles…
Lorsqu’on a réalisé l’enquête publique auprès des habitants, on a eu quelques retours négatifs par rapport au visuel. Certains craignaient également pour la réception des chaînes de télé. Mais il n’y a pas réellement de problème. Les techniciens peuvent remédier aux différentes anomalies. Par exemple en installant des paraboles. Il existe toujours des solutions techniques.
Quelles seront les retombées économiques pour la commune ?
Luc Benoist : Sur les sommes annoncées et notamment les 1 182 890 € correspondant à l’impôt forfaitaire sur les entreprises du réseau, la commune touchera 20 %, la communauté de communes touchera 25 %. Le reste de la somme est réparti entre le Département et la Région. Cette somme est une estimation et les versements seront étalés sur les 20 années à venir.
Quels investissements avez-vous réalisé à Clais et qu’envisagez-vous comme travaux à court terme ?
Luc Benoist : On a décidé l’enfouissement des lignes téléphoniques et électriques dans le village.
On a récemment réalisé des travaux sur l’église (rénovation de la porte). On envisage quelques travaux dans la cuisine de la salle des fêtes qui date de 1990.
Pour aller dans le même sens que les éoliennes qui fournissent une énergie propre, on a installé une chaudière à pellets pour le bâtiment accueillant l’école et la mairie.
https://actu.fr/normandie/clais_76175/trois-nouvelles-eoliennes-projet-clais_17486611.html

28/06/18 : Une éolienne plus haute que la Tour Montparnasse bientôt installée à Cherbourg?
General Electric est venu présenter son projet au conseil municipal de Cherbourg. Réponse dans quelques semaines.

Elle serait plus haute que la tour Montparnasse. Si elle venait à être vraiment installée en France, seule la Tour Eiffel (hors émetteur et centre de transmission) dépasserait en France l'éolienne que General Electric (GE) envisage de construire à Cherbourg.
Des représentants du groupe ont présenté le projet lors du conseil municipal qui s'est tenu mercredi 27 juin et que La Manche libre relate ce jeudi. "Il y a tout d'abord ici de très bonnes conditions de vent, une infrastructure portuaire adaptée avec des réseaux électriques et nous ne sommes pas trop proches des habitations", a expliqué Emmanuel Charlopain, responsable du projet cité par le site Actu.fr.
Il s'agirait de la plus grande et plus puissante éolienne en mer du monde (elle pourrait alimenter 16.000 foyers en électricité), qui serait testée pendant cinq ans au bout du port de Cherbourg. C'est l'un des six sites qu'Emmanuel Macron a récemment confirmé.
Cherbourg est le seul candidat en France mais d'autres sites en Europe sont aussi à l'étude. GE donnera une réponse à la fin de l'été pour une mise en service courant 2019. Seule certitude pour le moment: les pales qui mesurent plus de 100 mètres seront bien fabriquées dans le Cotentin.
https://www.huffingtonpost.fr/2018/06/28/cette-eolienne-pourrait-devenir-le-plus-haut-edifice-de-france-apres-la-tour-eiffel_a_23470038/


28/06/18 : Manche : Cherbourg dans la short-list pour tester la plus grande éolienne du monde 😡

Les pales de 107 m de long seront produites à Cherbourg.
General Electric envisage de tester le prototype de son éolienne Haliade-X 12 MW à Cherbourg (Manche) en 2019. La ville du Cotentin, en concurrence avec d'autres cités européennes, est la seule ville française présélectionnée.
En matière d'éolien en mer, la course aux mégawatts bat son plein. Alors que l'entreprise danoise Vestas a conçu une machine à 9,5 MW, l'américain General Electric (GE) développe l'Haliade-X 12 MW, capable de produire de l'électricité pour alimenter l'équivalent de 16 000 foyers. Elle sera la plus grande du monde. Pour tester cette maxi-éolienne, dont le prototype sera haut de 245 mètres en bout de pale, GE a identifié plusieurs sites en Europe, dont le port de Cherbourg-en-Cotentin (Manche).
Quels sont les atouts de Cherbourg ?
Les atouts de Cherbourg, seul site français en lice, sont nombreux : de bonnes conditions de vent, une installation potentielle au bout du terre-plein des Flamants qui permet un accès facile par la mer ou la terre, un réseau électrique disponible, et "un environnement favorable, c'est d'ailleurs là où l'on développe notre usine de pales".
Qu'est-ce-qui fera la différence ?
L'élément qui fera pencher la balance est "le planning", selon Emmanuel Charlopain. "Cela veut dire : quand est-ce-que nous aurons les autorisations pour construire, le temps qu'il faudra pour se raccorder à un réseau, pour construire des infrastructures annexes comme les fondations, des routes, etc.".
Quelles retombées économiques ?
GE espère faire de son prototype une vitrine pour attirer environ 500 visiteurs par an. Fondations, raccordement et entretien pendant les cinq années du test nécessiteront aussi de la main-d'œuvre.
Quel planning ?
General Electric communiquera à l'horizon septembre-octobre sur le site choisi pour tester l'Haliade-X dans son ensemble. La nacelle seule sera parallèlement testée en Angleterre. Une enquête publique aura lieu cet été dans le cadre de la demande d'autorisation. GE planifie une mise en service au cours du second trimestre 2019, un test pendant cinq ans et un démantèlement en 2024.
Une permanence pour présenter le projet Haliade-X est prévue en mairie de Cherbourg-Octeville, de 9h30 à 12 heures, samedi 30 juin 2018. Elle est ouverte à tous.
https://www.tendanceouest.com/actualite-282033-cherbourg-dans-la-short-list-pour-tester-la-plus-grande-eolienne-du-monde.html

28/06/18 Seine-Maritime : Énergie. Cinq éoliennes s’élèvent sur le territoire de Gaillefontaine 😡😡
L'installation de 5 éoliennes sur le territoire de Gaillefontaine lui rapporte 40 000€ d'investissement pour favoriser la transition énergétique et l'amélioration du cadre de vie.
La densification du parc éolien de la Ferme éolienne de la Surelle se poursuit. Au milieu des champs, sur les hauts deGaillefontaine, placées de part et d’autre de la D13, Route du Mont Benard, elles viennent en extension du parc de 6 éoliennes de Ronchois III.
D’une hauteur de 130 mètres de haut, les éoliennes ont chacune une puissance de 2,35 mégawatts, soit une production par an estimée à 22,5 GVH. Ce qui équivaut à une consommation électrique de 6 400 habitants (chauffage compris).
Gaillefontaine a été identifiée comme une zone favorable au développement de l’énergie éolienne par le Schéma régional éolien. Dès 2014, la municipalité était partante pour la concrétisation du projet. « Bien qu’il existe une distance de 1,5 km entre les installations projetées de la ferme éolienne de la Surelle et le parc du Ronchois III, la position des installations permet de respecter les alignements et les équidistances déjà existants », explique la préfecture dans le courrier autorisant l’exploitation des 5 éoliennes.
A LIRE AUSSI : Cinq éoliennes vont bientôt s’élever sur le territoire de Gaillefontaine
Le site s’étend sur un espace cultivé en plaine ne présentant pas de contraintes majeures. La ressource en vent y est importante et permettra de maximiser la production d’électricité pour chaque éolienne.
Le choix de l’emplacement des 5 éoliennes a été fait « pour éviter les secteurs les plus sensibles aux risques hydrauliques et aux autres enjeux écologiques ainsi que pour réduire l’utilisation du parcellaire agricole » note dans son rapport le commissaire enquêteur.L’autorité environnementale a également validé le projet.
A LIRE AUSSI : Conclusion et avis motivés de l’enquête publique.
Pas d’habitation à moins de 500 mètres
Les documents d’urbanisme indiquent que les éoliennes du projet sont éloignées d’au moins 500 mètres des zones à vocation d’habitat les plus proches, et se trouvent à 510 m du secteur habité le plus proche. Aucun axe routier de la zone d’implantation potentielle, traversée de 5 routes départementales, ne voit passer plus de 500 véhicules par jour.
La société Ferme éolienne de la Surelle note :
Le positionnement des éoliennes a aussi été choisi afin d’éviter les secteurs les plus sensibles aux risques hydrauliques et aux autres enjeux écologiques, ainsi que pour réduire l’utilisation du parcellaire agricole.
A LIRE AUSSI : Projet de densification du par éolien de Conteville/Ronchois sur la commune de Gaillefontaine
Un mécénat de 40 000 euros
L’extension de la ferme éolienne de la Surelle sur le territoire de Gaillefontaine date de 7 ans. Le permis de construire a été accordé, en 2016. Ce projet a été bien accueilli par la municipalité. Dany Guesdon maire, note :
Tout le monde sait qu’avoir des éoliennes est économiquement favorable aux communes. Nous avions devant nous celles de Conteville, mais elles ne rapportaient rien à Gaillefontaine .
Avec l’arrivée des 5 éoliennes, Gaillefontaine bénéficie d’une convention avec la société Energieteam. Ainsi La Ferme Éolienne de la Surelle a proposé un mécénat pour accompagner la commune dans ses investissements à hauteur de 40 000 €. Ces investissements devront favoriser la transition énergétique et l’amélioration du cadre de vie.
Les communautés de communes bénéficient elles aussi des retombées économiques de la taxe foncière et d’imposition forfaitaire pour les entreprises de réseaux (IFER) dont la contribution pour l’éolien a été fixée à 7 000 euros/MW.
Production et revente de l’électricité
L’objectif de l’exploitation du parc éolien de la Ferme de la Surelle, d’une puissance maximale de 11,75 MW, est la revente de l’électricité produite. Pour cela, un poste de livraison sera implanté. L’ouvrage respecte les prescriptions paysagères et environnementales liées aux contextes locaux : couleur du bâtiment, forme et pente du toit, nature des matériaux de construction. Ce poste de livraison est l’interface entre le parc éolien et le poste de raccordement situé à Forges-les-Eaux. L’ouvrage est le récepteur de la production électrique du parc. Il permet de compter la quantité d’énergie apportée par le parc, et de contrôler la qualité du courant produit avant sa redistribution. Cela induit la mise en place d’une liaison souterraine. D’où les travaux de voirie qui ralentissent le trafic routier à la sortie de Forges lorsque l’on empreinte la D919 en direction de Gaillefontaine.
D’autres éoliennes à venir
Les cinq éoliennes qui viennent de sortir de terre sur la commune ne sont peut-être pas les dernières. Un autre projet de 4 éoliennes pourrait voir le jour avec la même société, sur le territoire de Gaillefontaine. Mais ce dossier n’en est qu’à ses balbutiements.
https://actu.fr/normandie/gaillefontaine_76295/energie-cinq-eoliennes-selevent-sur-territoire-gaillefontaine_17471719.html

27/06/18 : Manche : La Haye-du-Puits. Le parc éolien divise les élus

conseil municipal
"31 voix pour, 31 voix contre et trois abstentions." Un scénario auquel n'aurait jamais pensé le maire de la commune nouvelle, Alain Leclère, mardi 19 juin, lors du conseil municipal. En effet, les élus devaient voter à bulletin secret, pour ou contre l'extension du parc éolien de Baudreville, près de La Haye. Un vote reporté. Comme aucun accord n'a été trouvé, ce vote a donc été remis au prochain conseil, c'est-à-dire à la date du mardi 10 juillet. Le projet prévoit entre autres la mise en place de quatre nouvelles éoliennes aux cinq déjà existantes. Si le oui l'avait emporté, les études de faisabilité auraient été lancées. Pour rappel, trois entreprises avaient présenté un projet : Saméole, de Carpiquet, VSB, de Nîmes, et SL Énergies groupe, de Nancy. Ces trois...

https://www.lamanchelibre.fr/actualite-542195-le-parc-eolien-divise-les-elus

26/06/18 : Manche : un nouveau procédé pour réduire le bruit fait par les éoliennes 😲😱
A Saint-Amand (Manche), près de Saint-Lô, des techniciens travaillent depuis trois semaines sur les pales des trois éoliennes du village pour installer dessus des sortes de peignes dont les dents doivent permettre d'atténuer le bruit fait par le métal quand la pale fend l'air. Explications.
Depuis trois semaines, l'entreprise Enercon basée à Niort intervient sur les pales des trois éoliennes du parc de la Haute Chèvre à Saint-Amand (Manche), non loin de Saint-Lô. Trois techniciens installent sur les trois pales de chaque éolienne des peignes, des dents qui atténuent le bruit fait par le métal quand la pale fend l'air. "Cela réduit d'un tiers à 50% le bruit émis par les pales", indique Christian Briard de la société Zéphyr, propriétaire du parc éolien.
L'exemple de la nature
Des chercheurs de l'université de Cambridge en Grande-Bretagne se sont penchés sur ce problème en cherchant comment réduire le bruit généré par les pales. C'est du côté de la nature qu'ils ont trouvé la réponse en s'inspirant des plumes des grandes chouettes qui sont capables de voler d'une manière très silencieuse.

Un coût de 10 000€
La mise en place de peignes sur les pales doit ainsi permettre d'améliorer la pénétration de l'air. Les trois pales des trois éoliennes de Saint-Amand viennent d'être équipées pour un coût de 10 000 €. "On gagne quelques décibels", explique Christian Briard qui a déjà fait appliquer ce procédé sur les éoliennes neuves à Moyon.
https://www.lamanchelibre.fr/actualite-540677-manche-un-nouveau-procede-pour-reduire-le-bruit-fait-par-les-eoliennes

21/06/18 : Calvados : le projet d'éoliennes en mer confirmé au large de Courseulles-sur-Mer
Le président de la République Emmanuel Macron a confirmé mercredi 20 juin 2018 le lancement de six projets de parcs d'éoliennes en mer. L'un d'entre eux sera situé au large de Courseulles-sur-Mer (Calvados).
Les industriels attendaient le feu vert depuis longtemps, ils sont désormais soulagés. Lors d'une visite au Cap Fréhel (Côtes-d'Armor) mercredi 20 juin 2018, le président de la République Emmanuel Macron a confirmé le lancement prochain de six projets de parcs éoliens en mer. La Normandie est concernée puisque trois d'entre eux seront sur nos côtes : en Seine-Maritime à Fécamp et au Tréport, et dans le Calvados au large de Courseulles-sur-Mer.
Mise en service espérée en 2022
Les parcs de Fécamp et Courseulles-sur-Mer sont portés par EDF et sa filiale EDF Energies Nouvelles. Le PDG de l'entreprise Jean-Bernard Lévy s'est félicité de cette annonce et a avancé un premier calendrier de mise en place. "Nous sommes heureux de cette décision. Après plusieurs années de concertation avec le territoire et de travail préparatoire, nous attendons les dernières décisions de justice concernant les autorisations de ces projets pour lancer leur construction en vue de premières mises en service dès 2022."
La Région Normandie partiellement satisfaite
Hervé Morin, président de la Région Normandie s'est aussi déclaré satisfait qu'Emmanuel Macron mette fin "à plusieurs mois d'incertitudes et conforte la Normandie comme 1re Région pour l'énergie éolienne en France". Une partie de l'assemblage des éoliennes de Courseulles-sur-Mer aura lieu à Cherbourg (Manche). Pour le président de la Région, tout n'est pas rose néanmoins : il s'inquiète de l'absence de l'hydrolien dans les propos du président de la République. "Cet 'oubli' est aussi incompréhensible qu'incohérent, développe-t-il. Incompréhensible car l'énergie hydrolienne est plébiscitée à travers le monde comme une source d'énergie renouvelable d'avenir. Incohérent car la France dispose d'atouts considérables dans ce domaine à l'image du géant industriel Naval Energies dont l'Etat est actionnaire à hauteur de 63 %, ou encore de l'usine de Cherbourg dont la construction a été soutenue par l'Etat et par les collectivités normandes."
A LIRE AUSSI.
Eolien en mer : un recours déposé contre le parc de Courseulles-sur-Mer, dans le Calvados
Parc éolien offshore du Calvados: le recours des opposants rejeté
Contre les projets éoliens en mer
https://www.lamanchelibre.fr/actualite-539063-calvados-le-projet-d-eoliennes-en-mer-confirme-au-large-de-courseulles-sur-mer

21/06/18 : Calvados : Éoliennes en mer : un plus pour le tourisme à Courseulles-sur-Mer ? 😱
Mercredi 20 juin 2018, Emmanuel Macron, le président de la République, a confirmé les trois parcs éoliens en mer de Fécamp (Seine-Maritime), Courseulles-sur-Mer (Calvados) et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Le maire de Courseulles-sur-Mer, Frédéric Pouille, espère des retombées touristiques.

C'est un soulagement pour les trois villes normandes qui portent un projet de parc éolien en mer : Fécamp et Le Tréport, en Seine-Maritime et Courseulles-sur-Mer dans le Calvados. Un accord a été trouvé entre le gouvernement français et les industriels sur le prix de rachat de l'électricité. Il baisse de 30 %. La subvention publique, elle, baisse de 40 %, soit une économie de 15 milliards d'euros sur 20 ans selon le gouvernement.
• À lire aussi : Les projets éoliens en mer confirmés : le soulagement en Normandie
"On est soulagé et content, explique le maire de Courseulles-sur-Mer, Frédéric Pouille. Il était temps de mettre un terme à cette longue procédure qui a commencé depuis quelques années maintenant". Il reste cependant encore un recours pour ce parc éolien.
Des projets autour du parc éolien
Les 75 éoliennes qui se situeront entre dix et 16 km au large des côtes du Calvados permettront d'alimenter l'équivalent de 600 000 habitants. Avec ce projet des emplois industriels pour la mise en place du dispositif seront créés, "on ne peut pas les chiffrer encore". Le projet devait initialement voir le jour aux alentours de 2021.
Frédéric Pouille souhaite également utiliser ce parc éolien pour créer du tourisme vert. "Avec par exemple la création d'une maison de l'éolien. Une structure qui permettrait de faire des visites pour expliquer comment l'énergie est fabriquée et distribuée. Avec pourquoi pas des navettes avec des petits navires qui seraient dans le port de Courseulles pour visiter sur place les structures. Et on aurait également une vraie pédagogie auprès des enfants de nos écoles avec des visites à la journée".
La maintenance des éoliennes sera assurée depuis une base qui sera construite sur le port de Caen-Ouistreham.
• À lire aussi : Éolienne en mer : la plateforme de maintenance de Ouistreham en attente

https://www.tendanceouest.com/actualite-281023-eoliennes-en-mer-un-plus-pour-le-tourisme-a-courseulles-sur-mer.html

20/06/18 : Éolien en mer. Réactions en Normandie après les annonces de Macron
Ce mercredi matin au cap Fréhel (Côtes-d’Armor), le Président de la République a annoncé que l’État avait trouvé un accord avec les industriels qui portent les six premiers projets de parc éolien offshore, dont ceux de Fécamp, Le Tréport (Seine-Maritime) et Courseulles (Calvados).
https://www.ouest-france.fr/normandie/eolien-en-mer-reactions-en-normandie-apres-les-annonces-de-macron-5836215

17/06/18 : Manche : Muneville-le-Bingard. Le projet de parc éolien est sur les rails
Lancé en 2011, le projet de parc éolien Source de Sèves est désormais en passe de se concrétiser à Muneville-le-Bingard. Le préfet de la Manche a donné son feu vert.
À la suite de l’enquête publique qui s’est déroulée du 22 novembre au 22 décembre 2017, un arrêté préfectoral vient d’être pris, autorisant l’installation et l’exploitation de cinq aérogénérateurs dans les communes de Muneville-le-Bingard, Vaudrimesnil et Millières.
Lancé en 2011, le projet de parc éolien Source de Sèves est désormais en passe de se concrétiser à Muneville-le-Bingard. Le préfet de la Manche a donné son feu vert.
À la suite de l’enquête publique qui s’est déroulée du 22 novembre au 22 décembre 2017, un arrêté préfectoral vient d’être pris, autorisant l’installation et l’exploitation de cinq aérogénérateurs dans les communes de Muneville-le-Bingard, Vaudrimesnil et Millières.
« À ma connaissance, administrativement, il n’y a plus d’obstacle pour la réalisation du parc éolien », indique le maire, Hubert Robiolle.
La municipalité s’était prononcée en faveur du projet, de même qu’à Vaudrimesnil et Millières.
Quant aux associations qui s’étaient opposées à l’implantation des éoliennes, elles ont été déboutées par le tribunal de Caen et la cour d’appel de Nantes.
Deux études à réaliser
Avant la mise en chantier du parc, deux études restent à réaliser. « Une première concerne le raccordement électrique qui sera effectué par Enedis, ce qui prendra plusieurs mois » , explique Étienne Jouin, chef de projet à la société Gamesa France.
Parallèlement, une étude géophysique et géotechnique sera réalisée par un cabinet spécialisé.
« Des sondages du sol seront effectués à l’emplacement de chacune des éoliennes, ce qui permettra de déterminer les dimensions exactes des fondations. »
Début du chantier fin 2019

Selon la durée des prospections, la préparation du chantier et les travaux de terrassement pourront commencer fin 2019 ou début 2020.
« Il faut compter six à dix mois pour la création des plateformes et l’installation des éoliennes, qui est assez rapide. »
La mise en fonctionnement du parc éolien est prévue courant 2020. « Le parc fournira 10 MW (2 MW par éolienne) pour une production de 25 millions de kWh, soit l’équivalent de 12 000 foyers hors chauffage », rappelle Étienne Jouin.
Un second parc éolien ?
Il y a quelques semaines, un autre projet éolien est arrivé sur le bureau du maire de Muneville-le-Bingard.
« Basée à Nantes, la société Valorem se proposait de construire quatre éoliennes dans la lande autour de la carrière de Muneville, dont l’une sur le terrain militaire, à l’emplacement de l’ancienne antenne » , indique Hubert Robiolle.
Deux de ces éoliennes étaient prévus dans la commune de La Feuillie. Cette dernière ayant reçu une offre plus intéressante de la part d’une autre société, elle n’aurait pas retenu la proposition de Valorem qui se serait retiré du projet.
https://www.ouest-france.fr/normandie/muneville-le-bingard-50490/muneville-le-bingard-le-projet-de-parc-eolien-est-sur-les-rails-5813635


10/06/18 : Eure : Verneuil. Une motion contre le projet éolien
Le projet éolien passe mal à Verneuil. Aussi, les élus de la Ville ont voté une motion pour dire non à ce parc qui, à leurs yeux, gâcherait l'attractivité de la cité médiévale.

Les élus de Verneuil-sur-Avre disent non au projet éolien à leurs portes à travers une motion. Comme nous l’expliquions dans notre édition du 6 avril, une société spécialisée dans la production d’énergies renouvelables, RES, souhaite créer un parc éolien aux portes de Verneuil-sur-Avre. Neuf hameaux seraient impactés. Pour Verneuil, il s’agit de Gauville et du Petit-Mesnil. Pour Piseux, sont concernés La Noë Moussard et le Gros Mesnil. Pour Cintray, commune déléguée de Breteuil, il s’agit des hameaux de Beaumarchais, La Motte, Galisson, Le Petit Cuisinet et le Grand Cuisinet.
Bien avancé
Déjà, lors du conseil du 29 mars, les élus avaient fait part de leur désapprobation au nom de l’attrait touristique de Verneuil, ville médiévale. Adjoint en charge du patrimoine, Patrick Bieber avait aussi expliqué que le projet de la société, RES, est bien avancé puisque le calendrier prévisionnel est déjà établi : l’instruction de la demande de permis débuterait en 2019 et la construction démarrerait en 2021 pour un début d’exploitation en 2022 !
Aussi, lundi 4 juin 2018, les élus ont voté une motion pour dire non à ce projet. « Ce parc éolien va ternir l’image de notre ville par la présence imposante de machines culminant entre 120 et 180 mètres, soit deux à trois fois la hauteur de la Tour de La Madeleine. […]. Du haut de notre monument emblématique, la Tour de la Madeleine, nous avons une vue panoramique sur toute la campagne environnante et cette installation serait dans les cônes de co-visibilité. Nous faisons de l’attrait touristique, un levier essentiel pour la mise en valeur et le développement de notre territoire. Notre appartenance au réseau des 100 Plus beaux détours de France est là pour l’attester » affirme en substance le texte.
Sa conclusion : « à l’heure où le président de la Région Normandie met en avant la richesse médiévale de celle-ci pour dynamiser le tourisme et renforcer une identité régionale, nous ne comprendrions pas l’autorisation donnée par les services de l’Etat pour l’exploitation de ce site ».
« Peu démocratique »
Sur la forme, la motion déplore « le procédé peu participatif et peu démocratique choisi par RES ». « En effet, représentants de la commune et voisins du lieu choisi, nous n’avons pas été informés d’un tel projet initié depuis deux ans, ni invités à la seule réunion publique du 23 avril à Breteuil ».
Alerté au dernier moment, Patrick Bieber a pu toutefois s’y rendre. « Et je peux vous dire que le projet est vraiment bien avancé puisque les études d’impact sur le faune et la flore sont déjà réalisées et que celle sur l’acoustique est en cours ».

Dans le petit débat qui a suivi, Maryvonne Choisselet, de l’opposition, a réitéré son refus de ce projet « car le sud de l’Eure mérite mieux que des éoliennes », avant de s’inquiéter pour « les maisons à vendre qui n’auront plus la même valeur immobilière ».
Les élus ont voté à l’unanimité pour la motion, sauf Christophe Miguet, de l’opposition, qui s’est abstenu car « j’ai du mal à dire non à l’écologie », s’est-il justifié.
https://actu.fr/societe/verneuil-une-motion-contre-projet-eolien_17210119.html

09/06/18 : Manche : Muneville-le-Bingard. Le projet de parc éolien est sur les rails😡
Lancé en 2011, le projet de parc éolien Source de Sèves est désormais en passe de se concrétiser à Muneville-le-Bingard. Le préfet de la Manche a donné son feu vert.
À la suite de l’enquête publique qui s’est déroulée du 22 novembre au 22 décembre 2017, un arrêté préfectoral vient d’être pris, autorisant l’installation et l’exploitation de cinq aérogénérateurs dans les communes de Muneville-le-Bingard, Vaudrimesnil et Millières.
« À ma connaissance, administrativement, il n’y a plus d’obstacle pour la réalisation du parc éolien », indique le maire, Hubert Robiolle.
La municipalité s’était prononcée en faveur du projet, de même qu’à Vaudrimesnil et Millières.
Quant aux associations qui s’étaient opposées à l’implantation des éoliennes, elles ont été déboutées par le tribunal de Caen et la cour d’appel de Nantes.
Deux études à réaliser
Avant la mise en chantier du parc, deux études restent à réaliser. « Une première concerne le raccordement électrique qui sera effectué par Enedis, ce qui prendra plusieurs mois » , explique Étienne Jouin, chef de projet à la société Gamesa France.
Parallèlement, une étude géophysique et géotechnique sera réalisée par un cabinet spécialisé.
« Des sondages du sol seront effectués à l’emplacement de chacune des éoliennes, ce qui permettra de déterminer les dimensions exactes des fondations. »
Début du chantier fin 2019
Selon la durée des prospections, la préparation du chantier et les travaux de terrassement pourront commencer fin 2019 ou début 2020.
« Il faut compter six à dix mois pour la création des plateformes et l’installation des éoliennes, qui est assez rapide. »
La mise en fonctionnement du parc éolien est prévue courant 2020. « Le parc fournira 10 MW (2 MW par éolienne) pour une production de 25 millions de kWh, soit l’équivalent de 12 000 foyers hors chauffage », rappelle Étienne Jouin.
Un second parc éolien ?
Il y a quelques semaines, un autre projet éolien est arrivé sur le bureau du maire de Muneville-le-Bingard.
« Basée à Nantes, la société Valorem se proposait de construire quatre éoliennes dans la lande autour de la carrière de Muneville, dont l’une sur le terrain militaire, à l’emplacement de l’ancienne antenne » , indique Hubert Robiolle.
Deux de ces éoliennes étaient prévus dans la commune de La Feuillie. Cette dernière ayant reçu une offre plus intéressante de la part d’une autre société, elle n’aurait pas retenu la proposition de Valorem qui se serait retiré du projet.
https://www.ouest-france.fr/normandie/muneville-le-bingard-50490/muneville-le-bingard-le-projet-de-parc-eolien-est-sur-les-rails-5813635

05/06/18 : Orne : Des problèmes de télé à cause des éoliennes dans le pays d’Argentan ?
La société à l'origine des éoliennes de Fontenai-sur-Orne, près d'Argentan, a lancé une campagne d'information liée à la réception télé des foyers proches de ces constructions.
Le chantier des éoliennes de Fontenai-sur-Orne, près d’Argentan, s’est terminé il y a presque un an.
La société à l’origine du chantier IEL avait alors lancé une campagne d’information.
Des problèmes de télé près d’Argentan
Suite à la construction du parc éolien des Ballendaux situé sur les communes de Fontenai-sur-Orne, Tanques et Sarceaux, des problèmes de réception de la télé ont éventuellement pu être constatés par les habitants de ces communes.
LIRE AUSSI : Les éoliennes de Fontenai enfin « branchées »
Des bulletins d’information ont été déposés dans les mairies concernées. La campagne de prévention prend fin le 30 juin 2018. Il ne vous reste donc plus qu’un mois pour faire savoir si vous avez des problèmes de télé depuis la mise en place des éoliennes.

05/06/18 : Eure : Éoliennes du Thil-en-Vexin : les promoteurs ne désarment pas, les opposants non plus
Les cinq éoliennes au Thil-en-Vexin sont toujours d'actualité. Le Conseil d'État a examiné l'affaire et les opposants sont déjà prêts à saisir la Cour européenne de Justice.

Depuis sept ans, l’association Alianse, présidée par Frédéric Muller, devenu en 2014 maire du Thil-en-Vexin, se bat contre le projet de parc éolien sur la commune.
Celui-ci prévoit en effet l’implantation de cinq éoliennes de 125 mètres de haut délivrant une puissance totale de 10 Mégawatts.
Dès la réunion publique qui s’est tenue en 2011, un vent de contestation a soufflé au Thil mais aussi dans les communes proches.
Les opposants nombreux au projet s’inquiétaient notamment de l’impact visuel de ces moulins à vent des temps modernes. Frédéric Muller rappelle :
Nous avons attaqué la Zone de développement éolien mais entre-temps, la loi a changé. Puis nous avons récidivé lorsque le permis de construire a été délivré par le préfet de l’Eure en 2012.
LIRE AUSSI > Plateau du vexin : L’association Alianse ne désarme pas contre les éoliennes
Déboutée à deux reprises
Alianse a été déboutée par le tribunal administratif en première instance comme en appel. À chaque fois pour le même motif.
L’objet de l’association ne lui permet pas de saisir la justice pour demander l’abandon du parc éolien, comme le regrette désabusé le président.
"Nous n’avons plus le droit d’attaquer. C’est scandaleux. Avant, nous nous battions contre des moulins à vent mais maintenant c’est encore pire."
LIRE AUSSI > Le Thil-en-vexin : Le mat de mesure « éolien » démonté
Au Conseil d’État
Pourtant, il ne veut pas rendre les armes. Après ces échecs, l’association a saisi le Conseil d’État.
Celui-ci a évoqué lors de sa séance du 3 mai le pourvoi formé au nom de l’Association pour la défense des habitants du Vexin Normand et autres, contre l’arrêt de la Cour administrative d’appel de Douai du 29 juin 2017.
Une nouvelle fois, le rapporteur public a conclu à la non-admission de ce pourvoi. L’affaire a toutefois été mise en délibéré mais Frédéric Muller ne se fait guère d’illusion sur l’issue de ce recours.
Déjà 17 000 € de frais de justice
La prochaine étape pourrait donc être la Cour européenne de Justice. Mais les finances commencent à manquer. Le président d’Alianse confie :
"Nous avons déjà dépensé 17 000 € en frais de justice. Il faudra près du double si nous voulons continuer notre action."
Et de conclure :
"J’ai proposé une solution alternative qui consisterait à installer 2 hectares de panneaux solaires pour avoir une production équivalente à celle de cinq éoliennes à 11 % de capacité. Mais personne n’en veut."
https://actu.fr/normandie/thil_27632/eoliennes-thil-vexin-promoteurs-ne-desarment-pas-opposants-non-plus_17068443.html

01/06/18 : Seine-Maritime : Preuseville, Callengeville, Smermesnil. Le premier parc éolien du pays de Bray fête ses dix ans le 2 juin
Le parc éolien de Callengeville, Preuseville, Smermesnil fête ses dix ans le 2 juin. Il s'agit du premier parc installé en pays de Bray, entre Neufchâtel-en-Bray et Londinières.

Samedi 2 juin 2018, les parcs éoliens du Pays de Bray à Callengeville, Preseuville et Smermesnil fêteront leurs 10 ans d’exploitation. La société EDPR, qui exploite les parcs, accueillera les habitants, élus et associations du territoire.
« Inauguration d’un sentier et kermesse »
"Cette journée festive débutera par un accueil à 11h30 à la salle des fêtes de Preuseville, qui sera suivi par une dégustation de produits locaux et l’inauguration d’un sentier de randonnée. Le lancement de la kermesse donnera le coup d’envoi des animations de l’après-midi » explique un responsable de la société."
17 éoliennes au total
Le parc du pays de Bray a déjà 10 ans. Il était le premier d’une longue série au cœur de la Boutonnière. Mais à Preuseville et Callengeville en 2008, il n’y avait pas vraiment d’opposition.
« C’est la réussite d’un projet novateur qui a été le premier parc éolien dans le secteur. Très attendues par la population, 14 éoliennes ont été construites en 2008, réparties sur les parcs de Vatines, Clos Bataille et Varimpré, situés sur les communes de Preuseville, Callengeville et Smermesnil » énumère le service communication de la société conceptrice du site
Et d’ajouter : « La réussite de ces premiers parcs a permis au projet de s’agrandir, avec la construction en 2014 de trois nouvelles éoliennes sur le parc de Preuseville, dans la continuité des parcs existants».
Un agrandissement qui là encore n’a pas fait de vague. Avec de telles conditions propices, les responsables ont donc décidé de fêter cette première décennie par une journée porte ouverte.
« Les parcs sont de véritables lieux publics »
« Cette journée s’inscrit dans la collaboration étroite qu’entretient EDPR avec l’ensemble des parties prenantes du projet depuis son commencement. Depuis 10 ans, les parcs sont devenus peu à peu de véritables lieux publics qui participent pleinement à l’identité du territoire et au patrimoine local » assure-t-on chez EDPR.
Il est vrai que depuis le lancement de ce premier parc, plusieurs animations ont déjà eu lieu. En 2009, Callengeville organisait la foulée des éoliennes, un évènement sportif fédérateur passant au milieu des parcs.
Par ailleurs, « les classes de découvertes Ludibio permettent régulièrement à de nombreux enfants de découvrir l’importance des énergies renouvelables et les sensibiliser au développement durable ».
Et chaque année depuis la construction du parc de Preuseville en 2014, « une présentation sur les énergies renouvelables, le développement durable et les économies d’énergie est proposée aux élèves de l’école de Saint-Pierre-des-Jonquières ».
En 2016, EDPR a organisé plusieurs animations avec l’association d’éducation populaire du Pays de Bray, sur la commune de Preuseville.
Les parcs éoliens du Pays de Bray en chiffres : En 2017 les parcs éoliens ont produit l’équivalent de la consommation de plus de 55 000 foyers. C’est l’émission de plus de 4 000 tonnes de C02 qui a ainsi été évitée, soit près de 38 000 000 km parcourus en voiture. Depuis 2008, l’exploitation des parcs a contribué à reverser un montant très important de taxes aux communes de Smermesnil, Callengeville et Preuseville.
https://actu.fr/normandie/callengeville_76122/preuseville-callengeville-smermesnil-premier-parc-eolien-pays-bray-fete-dix-ans-2-juin_17015634.html

31/05/18Seine-Maritime : Environnement. Le futur parc éolien interpelle les habitants près de Londinières 😡😡
Un projet de parc éolien souffle sur les hauteurs de Wanchy-Capval. De quoi susciter des inquiétudes. Les habitants ont posé leurs questions lors de la réunion d'information.
Le futur parc éolien serait situé au-dessus de Capval, entre Les Vieux-Ifs et Les Fosses. Une réunion d’information en direction des habitants de Wanchy-Capval était d’ailleurs organisée dernièrement à la mairie afin d’essayer de répondre aux questions des uns et des autres.
Le projet est en phase d’étude. Pour le moment, rien n’est décidé. La Préfecture de Seine-Maritime aura le dernier mot.
Des questions posées par les habitants
Un habitant s’inquiète pour le passage des oiseaux migrateurs, notamment les cigognes qui font halte dans les prés sur le plateau. Un autre parle des chauve-souris menacées d’extinction… Les études environnementales vont durer un an. Elles devraient répondre à ces questions.
À un habitant qui posait la question de savoir si le courant produit allait être injecté sur des lignes proches, Nolwenn, animatrice du projet, a expliqué :
« Le courant produit sera injecté soit sur le poste de Neufchâtel soit sur celui d’Envermeu. Donc une partie du courant arrivera dans les maisons des communes du secteur ».
D’autres questions ont été formulées au cours de la soirée. Les éoliennes sont prévues pour durer combien d’années ? Réponse de l’animatrice : « Une trentaine d’années dans la région mais moins lorsqu’on se rapproche de la mer ».
Est-ce que l’implantation d’une éolienne rapporte au propriétaire du terrain ?
« Oui ! La société loue le terrain et propose un bail de 30 ans en général aux agriculteurs. Elle dédommage les exploitants par rapport à la perte subie ».
Les éoliennes seront-elles visibles depuis le village ?
« Des photomontages sont réalisés et présentés aux résidents pour qu’ils jugent de la vue future ».
https://actu.fr/normandie/wanchy-capval_76749/environnement-futur-parc-eolien-interpelle-habitants-pres-londinieres_17018572.html

30/05/18 : Manche : Virandeville. Un projet éolien dans la commune ?

Le conseil municipal s'est réuni le lundi 28 mai, sous la présidence du maire Yves Henry qui annonçait la démission de Jean Fiant, conseiller municipal, pour cause de départ de la région. 
Projet éolien 
Edouard Racapé, chargé d'affaires de la société VSB Energies, était en mairie pour présenter un projet éolien dans les communes de Virandeville, Saint-Christophe-du-Foc, Bricquebosq et Sotteville. Des réunions seront organisées pour approfondir le projet. 
Terrain multisport 
Le maire indique que les travaux de terrassement du terrain multisport sont bien avancés. Ce terrain devrait être terminé fin juin. Transfert de compétences Le transfert de compétences facultatif "Aménagement et gestion de la voie de contournement...
https://www.lamanchelibre.fr/actualite-525739-un-projet-eolien-dans-la-commune

30/05/18 : Manche : La Haye-du-Puits. Le parc éolien sera-t-il agrandi ?Mardi 22 mai, Laurent Charny, gérant, a présenté le projet de la société Baudreville Energie. C'est le 3e projet présenté aux élus. M. Beaurepère fera la synthèse des projets en juin. Ce nouveau projet, partagé avec la collectivité et les habitants, sera proposé au vote. S'il est négatif, il n'y aura pas d'extension du parc éolien. Il est porté par la SL Énergie Groupe, spécialisée sur les énergies renouvelables hydraulique et éolien. Le premier parc, construit par la société, se...
https://www.lamanchelibre.fr/actualite-525361-le-parc-eolien-sera-t-il-agrandi

28/05/18 : Orne : Vidéo. Début du démontage de l’éolienne en bois à la frontière de Moulins et d’Argentan
La société Innovent a entrepris le démontage de son éolienne en bois ce lundi 28 mai, près d'Argentan. Une nouvelle éolienne, toujours en bois, sera construite à sa place.
Après l’interruption de la construction de l’éolienne en bois, l’année dernière, située sur la route de Putanges, à limite entre Moulins-sur-Orne et Argentan, son démontage a commencé ce lundi 28 mai 2018.
La société Innovent a repris le projet. Elle sous-traite le démontage du bâtiment à l’entreprise locale TTA, basée à Joué-du-Bois.
LIRE AUSSI : L’éolienne en bois, à proximité d’Argentan, va-t-elle enfin voir le jour ?
Argentan comme lieu de test
Une nouvelle éolienne sera édifiée sur le même emplacement. Innovent utilise la plaine d’Argentan pour tester un nouveau système éolien.
En effet, l’entreprise veut mettre en place un prototype dans une zone peu venteuse et si la construction donne satisfaction, elle sera reconduite à l’avenir sur l’ensemble du territoire d’exploitation d’Innovent.
L’éolienne, qui sera toujours en bois, mesurera 50 mètres de hauteur. Si tout se passe bien, sa mise en service est prévue pour le mois d’août. Quant à sa production électrique, elle doit atteindre les 750kw/h.
https://actu.fr/normandie/argentan_61006/video-debut-demontage-leolienne-bois-la-frontiere-moulins-dargentan_17001041.html

21/05/18 : Eure : Malleville-sur-le-Bec/Thierville : Les maires des deux communes crient au gaspillage... d’énergie, après le rejet du projet d’éoliennes

Malleville-sur-le-Bec/Thierville. Les maires des deux communes dans lesquelles devait s’implanter un parc éolien crient au gaspillage... d’énergie, après le rejet du projet par le préfet.
«Comment peut-il se faire que le feu vert donné par l’État, il y a trois ans, pour la construction d’un parc éolien ait pu passer au rouge le temps que soit déposé le projet ? », se demandent de concert les maires de Malleville-sur-le-Becet Thierville qui viennent de prendre connaissance de l’arrêté préfectoral interdisant l’installation de cinq éoliennes - lire notre édition de vendredi.
Michel Auger, maire de Malleville-sur-le-Bec, ne comprend pas la décision prise par la préfecture, « puisqu’avant de lancer ce projet en 2015, notre secteur pouvait accueillir des éoliennes. Pourquoi aujourd’hui, l’aviation civile s’oppose-t-elle à l’implantation alors que son avis était conforme au moment des études de faisabilité ? Il faut quand même ne pas oublier que 300 000 € ont été dépensés pour finaliser le projet déposé par la société Nordex en vue d’obtenir un permis de construire », s’indigne l’élu.
Même incompréhension de la part de Bertrand Simon, maire de la commune voisine de Thierville, qui devait accueillir une éolienne sur son territoire. « Même si, au départ, je n’y étais pas trop favorable - sans toutefois jamais m’y être opposé -, je trouve totalement scandaleux ce refus alors que l’on sait depuis toujours que nos communes sont situées à proximité de la vallée du Bec-Hellouin et qu’en plus, ce secteur était répertorié pour l’installation d’éoliennes. On peut bien sûr dire que le développeur du projet est porté par une société privée mais au final, à un moment ou à un autre, c’est bien le contribuable ou le consommateur qui paiera la facture... En réalité, on s’aperçoit qu’en France, au regard de cette décision, il n’y a pas de réelle volonté d’agir pour le développement des énergies renouvelables », s’insurge le maire qui aurait pu bénéficier de retombées financières somme toute très modestes. Autre sujet de crispation des deux élus ruraux : la communication de la préfecture, selon eux laisse beaucoup à désirer. « Pour ma part, j’ai appris l’existence de cet arrêté préfectoral par la presse. C’est quand même assez singulier alors que celui-ci a été signé le 23 avril... », s’étonne le maire de Thierville.
De son côté, Michel Auger déplore avoir eu connaissance du rejet du projet de la part d’un des opposants qui habite dans sa commune. « À ce sujet, je tiens à dire qu’en aucun cas, l’association en question qui s’est opposée au-dit projet n’est pas à l’origine du refus, même si elle est prompte à déclarer qu’elle a remporté une victoire ».
Bien que le maire de Malleville-sur-le Bec n’envisage pas de recours contre cette décision préfectorale, il rencontrera, aujourd’hui, les porteurs du projet retoqué, en compagnie de son homologue et voisin.
http://www.paris-normandie.fr/region/malleville-sur-le-bec-thierville--les-maires-des-deux-communes-crient-au-gaspillage-d-energie-apres-le-rejet-du-projet-d-eoliennes-AG13046152

17/05/18 : Eure : Environnement. Le projet éolien de Malleville-sur-le-Bec rejeté par le préfet !
Le préfet de l'Eure a pris un arrêté rejetant le projet éolien de Malleville-sur-le-Bec. Celui-ci ne respecte pas le Code de l'environnement.

« On a gagné » s’exclame Francis Di-Giorgio, le président de l’association Nature et Avenir. Le préfet de l’Eure, Thierry Coudert, a pris un arrêté rejetant le projet éolienporté par la commune de Malleville-sur-le-Bec (Eure), près de Brionne, « en raison des avis défavorables des services de l’aviation civile et de l’armée de l’air », comme il l’écrit dans un courrier adressé à l’association en date du 11 mai 2018.
Par ailleurs, la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) et la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) ont constaté le caractère incomplet du dossier, notamment en matière d’atteinte à la biodiversité et aux paysages.
Avis défavorable de l’architecte des bâtiments de France
L’architecte des bâtiments de France a également émis un avis défavorable pour plusieurs raisons : covisibilité avec l’abbaye du Bec-Hellouin, visibilité importante du parc depuis la vallée de la Risle et « un nombre de photomontages peu important au regard des enjeux patrimoniaux du secteur ».
Au final, le projet éolien de Malleville-sur-le-Bec, mené avec la société allemande Nordex, ne respecte pas les dispositions de l’article L.181-3 du Code de l’environnement relatif aux conditions nécessaires à la délivrance de l’autorisation environnementale.
Cette décision du préfet de l’Eure est un coup dur pour la municipalité de Malleville-sur-le-Bec qui espérait des retombées financières importantes avec l’implantation de 4 à 5 éoliennes.
En revanche, c’est une victoire pour l’association Nature et Avenir qui s’oppose depuis plus de deux ans à ce projet. Et qui avait réclamé en vain ces dernières semaines l’organisation d’un référendum dans le village.
https://actu.fr/normandie/malleville-sur-le-bec_27380/environnement-projet-eolien-malleville-sur-bec-rejete-par-prefet_16839288.html

17/05/18 : Seine-Maritime : Neufbosc : l’association Vivre heureux à Bosc-Mesnil est vent debout contre le projet éolien
L’assemblée générale de l’association Vivre heureux à Bosc-Mesnil et ses environs s’est tenue dans la salle des fêtes de Neufbosc. Le thème principal abordé était la décision du tribunal administratif concernant le rejet du recours de l’association contre l’implantation de six éoliennes.
Un éolien à dimension humaine
« La volonté de nombreux membres est d’interjeter l’appel contre ce projet industriel démesuré, imposé et non concerté où des investisseurs viennent nous voler notre vent. Oui à un éolien à dimension humaine auquel les habitants du territoire sont associés », précise Dittmar Hedreul, un des participants à la réunion.
« Depuis environ dix ans, nous avons eu connaissance de ce projet de parc éolien avec l’installation de six éoliennes malgré l’avis défavorable du commissaire enquêteur, a rappelé Julien Bollengier, président de l’association. Il y a quatre ans, ces éoliennes auraient été les plus puissantes de France avec un mât de 84 m de hauteur et représentant une hauteur en bout de pâle de 132 m. Certaines de ces machines seraient situées à environ 500 m de certaines habitations. »
« Aujourd’hui, nous étudions les actions à mener, a poursuivit le président. Après discussions, le choix de l’appel est acté au travers de l’association et de cinq requérants. Le choix de l’avocat sera au niveau de la Fédération Environnement Durable pour étudier les vices de forme et de fond de cette décision. Il nous faut gagner du temps et poursuivre par la suite si besoin par d’autres moyens de justice. » « Si aucune décision n’est prise, nous risquons de voir du matériel de terrassement commencer leurs travaux », a ajouté Philippe Pochon, vice-président.
Une opération d’information sera menée dans les communes concernées par le projet éolien.
INFOS PRATIQUES
Site : www.nonauxeoliennes.fr
http://www.paris-normandie.fr/region/neufbosc--l-association-vivre-heureux-a-bosc-mesnil-est-vent-debout-contre-le-projet-eolien-PA13023084

16/05/18 : Seine-Maritime : Parc éolien à Neufbosc et Bradiancourt. Une association va faire appel de la décision du tribunal
L'association Vivre heureux à Bosc-Mesnil s'est réunit le 14 mai afin de discuter de l'appel contre le permis de construire de six éoliennes à Neufbosc et Bradiancourt.

Le projet d’implantation de six éoliennes sur les communes de Neufbosc et Bradiancourt (Seine-Maritime) a connu un nouveau rebondissement début avril. Le tribunal administratif a donné raison à la société Engie green. Une réunion publiquea eu lieu le 14 mai pour faire le point sur les options envisageables.
Marie-Audrey Céré, membre de Vivre heureux à Bosc-Mesnil annonce : « La réunion le 14 mai va servir à préciser nos actions et cibler nos arguments pour être mieux entendu du tribunal. Nous voulons sonder les habitants afin de voir s’ils sont toujours concernés. Nous, on l’est plus que jamais ».
Marie-Audray Céré précise : "Nous ne sommes pas contre le principe d’implantation d’éolienne, mais contre le fait qu’elles soient installées aussi près des riverains."
https://actu.fr/normandie/neufbosc_76461/parc-eolien-neufbosc-bradiancourt-une-reunion-publique-14-mai-faire-appel_16700104.html


15/05/18 : Seine-Maritime : Bientôt deux éoliennes supplémentaires dans les champs à Flocques
La société EDPR continue la construction d'éoliennes à Flocques. C'est au tour des Longs Champs d'en recevoir deux cette année. Encore loin du projet initial qui en prévoyait sept.

En empruntant la route départementale 925, vous remarquerez à la sortie d’Étalondes en direction de Dieppe, deux panneaux faisant état de permis de construire à l’entrée de parcelles. Ils sont estampillés du logo de la société EDP Renewables (EDPR) et portent tous deux la mention « le permis de construire est retiré ».
À l’horizon, on peut apercevoir deux éoliennes dressées dans le paysage depuis l’été 2017. Malgré la mention équivoque, deux nouvelles machines seront bel et bien implantées à Flocques, en bordure de la départementale.
Construction à l’automne
C’est ce que confirme Étienne Thomassin, responsable développement ouest de la société EDPR :
« La construction devrait débuter dès l’automne 2018 pour deux d’entre elles, avec une mise en fonctionnement du parc prévue au printemps 2019. »
Ces deux éoliennes appartiennent au parc des Longs Champs. Si le permis de construire a été retiré, c’est en raison de modifications qui diminuent de fait le nombre de machines. « Ces demandes ont été formulées afin de modifier le modèle des machines initialement prévues par des éoliennes de dernière génération, de même hauteur totale et plus performantes », indique le responsable.
LIRE AUSSI : Un échange pour mieux comprendre le projet du parc Éolien Dieppe-Le Tréport
À l’origine, ce projet comptait sept éoliennes. Mais les services de l’État ont accepté les modifications pour seulement trois des cinq éoliennes concernées. « Les deux autres étant soumises à des contraintes de cavités souterraines ne permettant pas aujourd’hui leur installation. Les autorisations correspondantes sont affichées à proximité du site », complète Etienne Thomassin.
Compensation financière
Au printemps 2019, la commune de Flocques comptera donc quatre éoliennes sur son territoire. Le maire, Eddie Facques, ne s’y oppose plus :
« À la base, on était contre le projet. Il a été accepté, qu’il y en ait deux, quatre ou sept, c’est accepté. »
Il se réjouit même que les chemins près des champs aient été refaits avec la participation des agriculteurs. Le seul point qu’il peut regretter, c’est le manque à gagner lié au retard qu’a pris le parc éolien. « La fiscalité va en partie à la communauté de commune alors qu’avant, au premier coup de crayon du projet, c’était à la mairie.
Au final, c’est bien car une petite commune ne peut pas survivre toute seule. L’argent part dans le pot commun. » Aujourd’hui, la Région et le Département se partagent 50 %, la Communauté de communes des Villes Sœurs (CCVS) perçoit 25 % et les 25 % restants vont à la commune de Flocques, soit environ 2 300 € par an et par éolienne.
LIRE AUSSI : Éoliennes en terre : Les deux machines sont levées à Flocques
Toutefois, la CCVS s’est engagée à restituer 50 % de cette somme aux communes abritant des éoliennes dans le cadre de la fiscalité unique. Les agriculteurs qui mettent leurs champs à disposition perçoivent également une compensation.
Pas de nuisance relevée
Du côté des nuisances, à part le petit souffle, aucun habitant ne s’est plaint des éoliennes en fonctionnement. « J’avais peur avec les vents dominants, mais tout s’est bien passé. Nous n’avons pas eu de problème de TV comme tout Flocques dépend du relais situé à côté d’Envermeu. Grâce à ces nouvelles éoliennes, on va pouvoir de nouveau relier Flocques à Heudelimont par le chemin. » Les relations entre la mairie et la société EDPR sont au beau fixe : « Ils ont été complètement transparents avec nous. Ils nous ont emmenés voir, ils ont même fait des visites avec les écoles. »
Le maire est sensible à la création d’emplois : « Les éoliennes génèrent des emplois. Pour la maintenance, on voit bien les camions circuler et ce sont des gens de la région ». Reste à savoir si l’objectif des sept éoliennes à Flocques sera un jour atteint.
https://actu.fr/normandie/flocques_76266/bientot-deux-eoliennes-supplementaires-dans-champs-flocques_16805768.html

14/05/18 : Eure : Les éoliennes de Thil-en-Vexin devant le Conseil d’Etat
Justice. Déboutés à deux reprises par la justice administrative, les opposants au projet ne désarment pas.
Cela fait maintenant six ans que l’Association de défense des habitants du Vexin Normand (Alianse) lutte contre l’édification d’un parc de cinq éoliennes de 125 mètres de haut, d’une puissance totale de 10 mégawatts, sur la commune de Thil-en-Véxin. Autorisé par un permis de construire délivré par le préfet de l’Eure le 5 janvier 2012, le projet est, par ailleurs, contesté par plusieurs riverains, qui s’inquiètent de l’impact visuel de l’ensemble. Jusqu’à présent, la justice administrative a débouté les opposants en première instance, comme en appel. Ces derniers ont saisi le Conseil d’État, qui a étudié l’affaire récemment, en audience publique.
Le rapporteur public, chargé de proposer sa lecture du dossier aux juges, s’est d’abord attardé sur l’association Alianse. Celle-ci fait face au même problème depuis le début de son combat : son objet ne lui permet pas de saisir la justice pour demander l’abandon du parc éolien.
Question de distance
En effet, lors de son premier recours, l’association s’appelait encore « Vent contraire de la vallée de l’Epte ». Craignant de ne pouvoir agir sous cette appellation, elle a changé officiellement de nom le 8 novembre 2011. Or, la demande de permis déposée par les promoteurs du parc éolien datait du 17 décembre 2010. Conclusion : l’association, bien qu’ayant entre-temps changé de nom, ne pouvait ester en justice. Le rapporteur public a ensuite examiné le cas des particuliers opposés au projet. Cette fois, c’est sur le critère de la proximité géographique que s’est appuyé le magistrat. L’usage veut que les juges ne retiennent pas les doléances émanant de requérants établis à plus d’un kilomètre des éoliennes. En l’occurrence, les particuliers résident pour l’un à 1,5 km, pour l’autre à 2,4 km des éoliennes.
Le rapporteur public a donc considéré qu’ils ne pouvaient pas contester le permis, et cela d’autant plus que des riverains habitant plus près des aérogénérateurs n’ont pas entrepris de démarche en justice. Le magistrat a donc proposé aux juges de rejeter les demandes formées par l’association Alianse et les particuliers opposés aux éoliennes. Réponse d’ici quelques jours.

14/05/18 : Seine-Maritime : Trois questions à Claude Michel, maire de Criquiers
La commune de Criquiers va engager 100 000 € de travaux d’aménagement urbain.Elle profite d’une aide de 10 505 € de la Communauté de communes au nom d’un fond de concours éolien.

Quels sont les travaux que vous allez mener rue du Huleux ?
C’est une petite route qui se trouve à la sortie du village qui dessert cinq maisons. Elle n’est pas large et on a des difficultés à se croiser. Elle n’est pas éclairée non plus. Deux agriculteurs ont accepté de nous vendre du terrain.
Comment allez-vous financer ces travaux ?
Nous allons faire une demande de subvention au conseil départemental. Mais nous avons aussi obtenu une aide de 10 505 € de la Communauté de communes Aumale-Blangy.
C’est une aide assez étonnante puisqu’habituellement une commune ne peut pas percevoir d’aide pour ce type de travaux ?
Le président Christian Roussel a eu une bonne idée. Auparavant, nous percevions de l’argent du fait que des éoliennes se trouvent sur le territoire de notre commune. Aujourd’hui, cet argent est versé à la Communauté de communes. Le président a décidé que 50 % de cette somme servirait à aider les communes quand ils ont des travaux à faire au titre du fond de concours éolien. L’année passée, nous avions déjà obtenu 9 000 € pour aménager les bas-côtés d’une rue.
https://actu.fr/normandie/criquiers_76199/trois-questions-claude-michel-maire-criquiers_16726865.html

03/05/18 : Seine-Maritime : Le Tréport : le forum sur le projet éolien n’a pas attiré la foule mais des opposants
Trois ateliers thématiques sur les activités d’exploitation et de maintenance, sur la sous-traitance locale, sur l’emploi et les formations, étaient organisés dans le cadre un forum sur le projet éolien offshore et ses opportunités économiques, jeudi 3 mai, dans une salle Reggiani qui paraissait bien trop vaste pour le peu de public accueilli.
« Nous sommes là pour apporter de l’information et recueillir les avis et les attentes. Nous n’avons pas de retour d’expérience sur les activités éoliennes en mer en France. Nous nous fondons sur les hypothèses que nous avons évaluées,indique le directeur du développement de la société Éoliennes en mer Dieppe-Le Tréport, Christophe Leblanc. Notre volonté est d’implanter un centre de supervision au Tréport, une espèce de cerveau du parc éolien qui va suivre sa production, ses paramètres, faire l’interface avec RTE et réaliser les expertises techniques. Nous n’avons pas encore décidé de sa localisation. Ce centre sera créateur d’emplois soit 125 personnes réparties entre Le Tréport et Dieppe, c’est encore à définir, poursuit le responsable. Il y aura une création d’activité au Tréport, c’est sûr. Cela pourra concerner des professions comme les pilotes de production, des techniciens de supervision jusqu’aux ingénieurs, des métiers support sur la planification de la production. Nous estimons aussi qu’il y a environ l’équivalent en emplois indirects. Nous aurons également besoin de sous-traitants locaux dans la métallurgie, la plasturgie, l’hydraulique... »
Du BTS à bac +5
Le futur recrutement se fera à échelle nationale, les Tréportais pourront candidater. Une société qui s’appuie sur la formation avec des profils recherchés allant du BTS au bac +5, avec un volume important de techniciens de maintenance. Des centres de formation sont déjà identifiés comme le lycée Anguier à Eu et le lycée Guy-de-Maupassant à Fécamp. « Nous sommes sur de la formation continue comme de la reconversion professionnelle ou de la formation initiale », précise le directeur du développement.
Thomas Letellier, un Tréportais de 18 ans, boulanger pâtissier de métier, est venu à la pêche aux informations. « Actuellement, j’aide mes parents dans leur commerce. Je suis venu en vue d’une réorientation. L’éolien ne m’attire pas plus que cela. Je suis là par curiosité. Ça peut être une éventualité. »
LES OPPOSANTS MOBILISÉS
« Nous avons décidé de boycotter ce forum et de ne pas participer aux tables rondes. Nous sommes là pour manifester plus que jamais notre hostilité au projet », souligne le président de l’association Sans offshore à l’horizon, Gérard Bilon. Lequel est venu redire un « non » massif avec une vingtaine d’adhérents sur le parvis de la salle Reggiani. « Les choses bougent légèrement. L’État commence à prendre conscience que le prix du mégawatt exorbitant n’est pas compatible avec le service public. Et que le projet devient obsolète pour créer une filière française. » En outre, pour eux, si l’enquête publique prend autant de retard c’est que les études sur l’implantation des pieux n’a pas donné les résultats escomptés. « Ils piétinent et ont des difficultés techniques », estime le président.

http://www.paris-normandie.fr/region/le-treport--le-forum-sur-le-projet-eolien-n-a-pas-attire-la-foule-mais-des-opposants-LI12921129

03/05/18Seine-Maritime : Bréauté : prorogation du délai d’instruction pour l’éolien
Suite à la réunion publique de l’association Vent Debout en Caux, il a été indiqué que désormais, dans un contexte juridique nouveau, la Mission régionale de l’autorité environnementale sera désignée pour instruire les dossiers éoliens. Un délai de six mois allant jusqu’au 22 septembre permettra d’ailleurs à la nouvelle instance de se prononcer.
L’association se mobilise donc de nouveau, avec pour objectif d’informer le public et les instances de tous les préjudices que pourraient subir les riverains. Les contradicteurs s’appuient pour cela sur de nombreux points « mis en évidence dans l’enquête publique, dans le rapport de l’autorité environnementale ainsi que par le commissaire enquêteur : proximité de sites classés, nombreux clos masures dans un contexte de classement Unesco, impact important sur de nombreux riverains », l’association dénombrant près de 100 habitations à moins de 1 000 mètres des futures éoliennes.
L’association Vent Debout en Caux, adhérente à la Fédération de l’Environnement Durable, a cependant tenu à rappeler qu’elle était « favorable à l’énergie éolienne, mais dans une bonne démarche d’aménagement du territoire, le choix du site de Bréauté/Grainville-Ymauville n’était pas judicieux ».
http://www.paris-normandie.fr/region/breaute--prorogation-du-delai-d-instruction-pour-l-eolien-EL12911500

29/04/18Seine-Maritime : Près de Neufchâtel : Stop éolien Bray Eaulne veut rallier tous les mécontents des parcs éoliens
Les anti-éoliens se mobilisent à Vatierville. Lydia Soulier, présidente de Stop éolien Bray Eaulne et le trésorier, Henri Magnier, veulent rallier tous les mécontents des environs.
Ils ne veulent pas être cernés par les éoliennes. À Vatierville, près de Neufchâtel-en-Bray (Seine-Maritime), Henri Magnier, ancien maire (1995 – 2005) de la commune, et Lydia Soulier portent la parole de la jeune association, Stop éolien Bray Eaulne (Sebe). Elle a été créée le 23 mars après avoir pris connaissance d’un projet d’installation de deux nouvelles éoliennes, près de l’église.« C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase », affirme Lydia Soulier.
Elle craint « que ce soit le début d’un nouveau parc » et refuse de vivre dans ce qu’elle appelle « une usine d’éoliennes ». Elle souhaite être en contact avec un maximum d’opposants.
« On a un sentiment d’intrusion »
Avec Henri Magnier, ils sont désormais une vingtaine au sein de l’association à vouloir défendre leur cadre de vie.
« On a un sentiment d’intrusion dans notre cadre de vie. C’est la menace d’une gêne au quotidien », martèle notamment Lydia Soulier.
Ils ne défendent pas seulement le patrimoine, paysages et église du village. Ils s’intéressent aux villages voisins et plus largement à l’ensemble du territoire de la Communauté de communes Bray Eawy.
Notre objectif est d’être plus nombreux au sein de l’association et de rallier les mécontents des communes voisines qui ont aussi des projets éoliens qui leur pendent au nez », souffle Lydia Soulier.
Organiser une réunion publiqueStop éolien Bray Eaulne entend bien grossir ses rangs. Elle est persuadée que d’autres personnes partagent le même avis qu’eux.
« On espère qu’il y aura des réactions dans les communes des environs », lance Henri Magnier.
« On veut rallier tous les mécontents et organiser une réunion publique », ajoute la présidente de l’association.
https://actu.fr/normandie/vatierville_76724/pres-neufchatel-stop-eolien-bray-eaulne-veut-rallier-tous-mecontents-parcs-eoliens_16512017.html

28/04/18 : Calvados : Falaise. Le radar bloque l’extension des éoliennes
Le Conseil d’État rejette les demandes d’autorisation de la société Intervent pour cinq éoliennes supplémentaires, près de Falaise.
Justice
En 2008, la société Intervent, basée à Mulhouse, a développé avec succès deux parcs de huit éoliennes d’une hauteur totale de 120 mètres, à Garcelles-Secqueville et Conteville.
Pour mieux répondre, dit-elle, aux « objectifs contraignants du plan climat-énergie »,l’entreprise souhaite, depuis, ajouter cinq aérogénénérateurs supplémentaires.
Mais les machines se rapprochent ainsi dangereusement de la zone très sensible du radar...

27/04/18 : Seine-Maritime : Éolien : ça sent le roussi pour Le Havre...
Industrie. Le projet de construction par Siemens-Gamesa de deux usines de pièces d’éoliennes offshore quai Joannes-Couvert au Havre est fortement compromis.
Coup de tonnerre ! On en parle depuis près de dix ans en avançant la création d’une nouvelle filière industrielle à haute valeur ajoutée au Havre, forte de 750 emplois directs et plusieurs centaines d’induits. Aujourd’hui, une grave menace pèse sur ce grand projet industriel.
Le protocole de réservation « retardé »
« Clairement, il n’est pas exclu que le projet soit complètement annulé si la renégociation des tarifs de rachat entre le gouvernement et les industriels n’aboutit pas », a indiqué Cédric Turnaco, directeur de la communication de Siemens Gamesa en France. Le gouvernement a annoncé mi-avril qu’il allait renégocier les tarifs de rachat de l’électricité produite par six parcs éoliens en projet.
Les deux usines du Havre doivent fournir trois de ces parcs prévus au large de l’île d’Yeu/Noirmoutier, de Saint-Brieuc et de Dieppe-Le Tréport en Seine-Maritime. Conséquence de cette renégociation, la signature du protocole de réservation de l’espace sur le port du Havre prévue au premier trimestre est « retardée », dit-on de source proche du dossier, et le dépôt de permis de construire pour les deux usines que Siemens Gamesa espérait concrétiser au premier semestre également, ajoute Cédric Turnaco.
Si les négociations aboutissent, il est « possible » que le projet soit « redimensionné » à la baisse. « Aujourd’hui, on travaille sur le projet initial qui prévoit une usine de pales et une usine de nacelles et la création de 750 emplois. Mais si à l’issue des négociations, le gouvernement et nos clients, Iberdrola et Engie, nous disent, c’est plus possible parce qu’on veut réellement aller très très loin dans la réduction de nos tarifs, on sera obligés de regarder », complète le directeur de la communication de Siemens-Gamesa, confronté par ailleurs aux réticences de la Région, qui construit actuellement une usine de pales sur le port de Cherbourg, port géré par la Région Normandie.
« Aujourd’hui, il semble que la Région Normandie veuille privilégier le site de Cherbourg et Général Electric [le groupe industriel qui a été retenu pour l’exploiter, ndlr] au détriment du projet havrais », a déclaré mardi dans Paris-Normandie le député PCF de la huitième circonscription de Seine-Maritime, Jean-Paul Lecoq.
General Electric a lancé en mars 2017 la construction d’une usine de pales à Cherbourg et promis la création de 550 emplois directs. Le projet havrais « va nécessairement connaître des évolutions à l’aune des négociations », estime le président de région Hervé Morin. « Tout est remis à plat », a ajouté le centriste. La Région « n’engagera pas des dizaines de millions au Havre si c’est pour que tout s’effondre. À Cherbourg, nous sommes engagés à hauteur d’une centaine de millions d’euros pour l’implantation d’une usine de fabrication de pales », a poursuivi Hervé Morin tout en affirmant qu’il « soutiendra également les projets industriels havrais ».
Dans les rangs de la municipalité havraise dirigée par Luc Lemonnier, l’heure est au silence. Un silence qu’il va falloir briser. Dans nos colonnes ce mardi, Jean-Baptiste Gastinne, premier adjoint au maire du Havre et vice-président de la Région, avait rappelé que la renégociation du prix de rachat de l’électricité décidée par le Premier ministre Édouard Philippe « allait nécessairement porter sur le dimensionnement de la filière industrielle de l’éolien offshore ».
De source proche de Siemens, on compte sur le soutien de l’ancien maire du Havre, aujourd’hui à Matignon, et Jean-Paul Lecoq martèle qu’il faut que tous les élus qui comptent dans l’agglomération du Havre « mettent la pression ».Un fin connaisseur du dossier dans le domaine portuaire, indique que le plan d’investissements de 500 millions décidé par le Grand Port Maritime n’est « pas à la hauteur » du chantier d’aménagement du quai Joannes-Couvert pour y accueillir les installations. Aujourd’hui, la question n’est plus de savoir s’il y aura une ou deux usines mais si le projet Siemens-Gamesa se fera ou non au Havre.
http://www.paris-normandie.fr/actualites/economie/eolien--ca-sent-le-roussi-pour-le-havre-MM12877784

27/04/18Seine-Maritime - Le projet d'usines d'éoliennes au Havre en suspens
Le projet de construction, par Siemens-Gamesa, de deux usines de pièces d'éoliennes offshore avec 750 emplois à la clé au Havre est menacé, a-t-on appris vendredi de sources concordantes. "Clairement il n'est pas exclu que le projet soit complètement annulé si la renégociation des tarifs de rachat entre le gouvernement et les industriels "n'aboutit pas", a indiqué à l'AFP Cédric Turnaco directeur de la communication de Siemens Gamesa en France. Le gouvernement a annoncé mi avril qu'il allait renégocier les tarifs de rachat de l'électricité produite par six parcs éoliens en projet. Les deux usines du Havre doivent fournir trois de ces parcs prévus au large de l'île d'Yeu/Noirmoutier, de Saint-Brieuc et de Dieppe-Le Tréport en Seine maritime. Conséquence de cette renégociation, la signature du protocole de réservation de l'espace sur le port du Havre prévue au premier trimestre est "retardée" et le dépôt de permis de construire pour les deux usines que Siemens Gamesa espérait concrétiser au 1er semestre également, a précisé M. Turnaco.
Si les négociations aboutissent, il est "possible" que le projet soit "redimensionné" à la baisse. "Aujourd'hui on travaille sur le projet initial qui prévoit une usine de pale et une usine de nacelles et la création de 750 emplois mais si à l'issue des négociations le gouvernement et nos clients, Iberdrola et Engie, nous disent c'est plus possible parce qu'on veut réellement aller très très loin dans la réduction de nos tarifs, on sera obligés de regarder", ajoute M. Turnaco. Par ailleurs la Région Normandie "ne facilite pas notre projet, surtout pour notre usine de pales", a aussi indiqué M. Turnaco. "Aujourd'hui, il semble que la collectivité veuille privilégier le site de Cherbourg et Général Electric au détriment du projet havrais", a déploré le député PCF de Seine maritime Jean-Paul Lecoq.
GE a lancé en mars 2017 la construction d'une usine de pales à Cherbourg et promis la création de 550 emplois directs. Le projet havrais "va nécessairement connaître des évolutions à l'aune des négociations", estime le président de région Hervé Morin. "Tout est remis à plat", a ajouté le centriste. La Région "n'engagera pas des dizaines de millions au Havre si c'est pour que tout s'effondre". "A Cherbourg, nous sommes engagés à hauteur d'une centaine de millions d'euros pour l'implantation d'une usine de fabrication de pales, a poursuivi M. Morin tout en affirmant qu'il "soutiendra également les projets industriels havrais".
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2018/04/27/97002-20180427FILWWW00299-le-projet-d-usines-d-eoliennes-au-havre-en-suspens.php

27/04/18 : Normandie : Éolien en mer. En 2021 « dans le meilleur des cas » 😏
Bernard Guitton, directeur du projet de parc éolien de Courseulles-sur-Mer (Calvados), ne désarme pas. Il fait le point.
Entretien avec Bernard Guitton, directeur du projet de parc éolien de Courseulles-sur-Mer (Calvados).
En attendant que tous les recours soient définitivement purgés, votre projet est-il au point mort ?
Non, nous continuons d’avancer. Les réunions de concertation se terminent. La dernière a eu lieu fin mars, à Courseulles. Ces réunions nous permettent de faire le point sur l’avancement du projet et de répondre, au fur et à mesure, aux points qui ont été soulevés pendant la consultation. Les choses avancent bien, par exemple, avec les pêcheurs.
Une expérimentation a été réalisée fin janvier avec les pêcheurs de coquilles saint-jacques. Quels enseignements en avez-vous tirés ?
Plusieurs scénarii de pêche ont été expérimentés avec dix-huit coquillards. Ils sont partis avec une clé USB sur laquelle étaient géolocalisés les emplacements des éoliennes. Ils ont testé plusieurs parcours.
Certains sont passés entre les rangs, distants de 900 m les uns des autres. On a aussi testé la possibilité de relever les dragues au-dessus de la zone centrale, qui sera interdite à la pêche à cause des câbles. D’autres y ont fait demi-tour. Nous avons récupéré tous les enregistrements. Ils sont analysés par la préfecture maritime et le comité régional des pêches. Mais les retours ont été positifs.
Vous avez proposé de donner aux éoliennes des noms de bateaux ayant participé au Débarquement. Pourquoi ?
Nous nous sommes engagés à des actions de devoir de mémoire. Cette démarche associe l’Office national des anciens combattants, la préfecture, la Région et l’historien Jean Quellien.
Le groupe va proposer des noms de navires des unités qui ont combattu. Ce sera une première. Nous voulons aussi que l’histoire de ces navires soit racontée dans la Maison du parc, qui sera installée dans la Maison de la mer, mise à disposition par la commune. Elle accueillera une scénographie à vocation pédagogique qui aidera les visiteurs à comprendre le fonctionnement des éoliennes. Le parc sera aussi un sujet touristique.
C’est votre réponse aux opposants, qui défendent l’incompatibilité du projet à une inscription des plages à l’Unesco ?
Notre projet est soutenu par la Région, qui porte le dossier Unesco, par les collectivités, par des spécialistes de la mémoire. La mer des Wadden, sur les côtes allemandes et hollandaises, est classée à l’Unesco et accueille des parcs éoliens en mer.
Qu’en est-il du projet industriel ?
L’usine de pales de Cherbourg sera plus grande que prévu, pour permettre la construction des pales de la nouvelle Haliade-X. Elles mesurent 107 m, ce sont les plus grandes du monde. General electric a augmenté son investissement financier pour agrandir l’usine. La mise en service est prévue en juin. 550 personnes y travailleront.
Et le centre de maintenance prévu à Ouistreham ?
Le projet n’est pas remis en cause, mais nous attendons d’y voir plus clair pour avancer. Cette base, qui doit créer une centaine d’emplois, dépend de la mise en service des éoliennes. Le permis de construire a été signé en septembre, mais nous attendons la fin des recours et les décisions à venir pour engager les travaux avec PNA (Ports normands associés), qui doit réaliser l’extension de l’avant-port. C’est une question de bonne gestion.
Vous y croyez ?
Nous contestons les chiffres donnés par l’État. Le coût de l’électricité doit tenir compte du coût du raccordement, des régimes fiscaux, des machines… Les techniques ont évolué, mais si l’État veut des machines plus grosses, qui n’existent aujourd’hui que sur le papier, c’est encore au moins quatre ans de retard. Et les permis ne seraient plus valables. On ne peut pas envisager cela…
Quand et où verra-t-on tourner la première éolienne ?
Pas avant 2021 dans le meilleur des cas. Mais je ne sais pas vous dire où…


25/04/18 : Le Tréport : les éoliennes pourraient faire du bien à l'économie 😏😏

Une réunion est organisée le 3 mai sur les possibilités économiques du projet d'éoliennes au large des côtes.
Une réunion est organisée le 3 mai sur les possibilités économiques du projet d'éoliennes au large des côtes. Ce forum sera ouvert à tous au Tréport. Vous pourrez y être renseignés sur ce projet en général mais aussi sur les activités d'exploitation et de maintenance, les emplois et les formations. Des ateliers participatifs auront lieu, l'un d'eux portera sur les formations aux métiers de l'éolien en mer. Ce forum se tiendra donc le 3 mai de 14h à 20h.
https://www.evasionfm.com/actualite-34380-le-treport-les-eoliennes-pourraient-faire-du-bien-a-l-economie.html?version=somme

25/04/18 : Seine-Maritime : Usines d’éoliennes au Havre : un député craint le désengagement de la Région Normandie sur le projet
Le député Jean-Paul Lecoq craint que le projet d'usines d'éoliennes au Havre soit révisé. Il reproche à la Région Normandie de ne pas s'engager suffisamment sur ce dossier.
Le port du Havre (Seine-Maritime) verra-t-il un jour s’ériger, le long de ses quais, les futures usines de fabrication d’éoliennes tant annoncées ? La relance de négociations par l’État sur le prix de rachat de l’électricité, auprès des industriels engagés sur les projets éoliens français, inquiète les élus du territoire havrais.
Tandis que la Région Normandie attend de connaître l’issue de ces négociations pour déterminer son implication sur le projet havrais, le député de Seine-Maritime Jean-Paul Lecoq (PCF) craint de voir la Région se désengager de ce dossier, pour privilégier une autre usine en construction à Cherbourg-en-Cotentin (Manche).
LIRE AUSSI : Pourquoi les trois projets d’éoliennes en mer en Normandie sont menacés
Une ou deux usines de pales d’éoliennes ?
Le député Jean-Paul Lecoq s’interroge sur l’implication de la Région Normandie autour du projet d’implantation d’une usine de pales d’éoliennes dans le port de la Cité océane. Si, dans le port havrais, aucun chantier de construction n’a débuté, il en est un autre qui est bien plus avancé, à Cherbourg-en-Cotentin :
"Cherbourg est un port régional, faisant partie des Ports normands associés (PNA) et une usine de pales d’éoliennes est en cours de construction. La Région Normandie affiche une attitude annonçant une volonté d’investir dans ce projet seul. Pour son président, le port du Havre est un port national, et donc pas sa priorité."
Le député seinomarin craint de voir la Région se désengager du projet havrais pour éviter « une concurrence » entre les deux usines.
"Je ne vois pas au nom de quoi la Région peut déclarer ne vouloir qu’une usine en Normandie, au lieu de deux, en imposant aux industriels d’acheter leurs pales à Cherbourg. L’idée de base est de faire une industrie française de l’éolien. J’interroge sur ce choix les élus de la Région venant de la Communauté de l’agglomération havraise (Codah), qui ont joué sur ce projet pour se faire élire aux dernières élections municipales."
LIRE AUSSI : Chatière, usines d’éoliennes… 500 millions d’euros pour développer le port du Havre
Des cartes rebattues par des choix nationaux
Pour Jean-Baptiste Gastinne, vice-président de la Région, mais aussi de la Codah, et adjoint au maire du Havre, la question en doit pas être posée dans ce sens :
"C’est le gouvernement qui a décidé de renégocier les contrats avec les industriels. On est dans l’incertitude et on ne sait pas sur quoi cela va déboucher. Le gouvernement fait pression pour baisser le prix de rachat de l’électricité, mais cela implique aussi pour les industriels de revoir leur programme. Il peut soit subsister tel qu’il a été écrit, soit être revu à la baisse."
Le vice-président de Région de rappeler également qu’une convention a été signée, il y a quelques années, sur 57 millions d’euros de travaux d’infrastructures, pour préparer le chantier de construction au Havre.
"De mémoire, cela a été décidé il y a quatre ans, avec 30 millions d’euros à investir pour le port et l’État, 9 millions pour la Région, 6 millions pour la Codah et 2 millions d’euros pour la Ville. Mais il est probable que cela change, au vu du contexte."
Mais le flou demeure entier concernant l’usine de pales d’éoliennes au Havre :
"Le président Hervé Morin a hérité d’une situation où des dizaines de millions d’euros ont été dépensés à Cherbourg pour accueillir une usine. Pour le moment, il ne veut pas d’une deuxième usine au Havre sans garantie de volumes suffisants de commandes sur les deux usines. Tout est remis en question par les choix nationaux."
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Des éoliennes, « pas l’Arlésienne ! »
Une réponse insuffisante pour Jean-Paul Lecoq, qui entend défendre, en tant qu’élu local, le projet global prévu pour le port havrais, et non amputé d’une des deux usines promises de longue date.
"Il ne faut pas que ce soit l’Arlésienne ! La politique du territoire havrais n’a pas été assez offensive pour obtenir ces usines et des erreurs ont été faites. Il aurait fallu faire comme pour Cherbourg et investir bien plus tôt sur des projets d’infrastructures, et non programmer des investissements dans les années à venir. Si on perd l’usine de pales au Havre, il n’y aura pas tous les emplois promis."
Jean-Baptiste Gastinne, de son côté, temporise, rappelant que « si l’incertitude est grande pour l’usine de pales, celle de turbines est bien à l’étude et nécessite de travailler avec beaucoup de sous-traitants ».
"Il y a plus de savoir-faire, plus de techniques à mobiliser pour l’usine de turbines et j’espère que ce projet verra le jour."
Selon le vice-président de Région, les négociations autour des prix de rachat de l’électricité produite par les futurs parcs éoliens devraient se conclure « d’ici trois mois », permettant ainsi de mieux déterminer l’avenir du projet havrais.
LIRE AUSSI : Cherbourg va construire les pales de la plus grande éolienne du monde

https://actu.fr/normandie/havre_76351/usines-deoliennes-havre-depute-craint-desengagement-region-normandie-sur-projet_16470364.html

24/04/18 : Parcs éoliens. RTE attend, les câbles en main
RTE, la société qui gère le réseau de transport d’électricité, poursuit ses investissements en Normandie. Les plus gros sont à venir : 600 millions d’euros pour le raccordement des trois parcs éoliens en mer. « Nous sommes prêts », indique Régis Boigegrain, délégué régional Ile-de-France - Normandie.
« Nous faisons plus que gérer des réseaux. L’électricité ne se stockant quasiment pas, notre mission est avant tout de permettre l’équilibre entre sa production et sa consommation », rappelle Régis Boigegrain. Le délégué régional de la société Réseau de transport d’électricité, RTE, est un champion de l’anticipation.
Alors, sur la question des énergies marines, auxquelles RTE va consacrer un tiers de son plan de 2 milliards d’euros d’investissement en Normandie (2017-2022), Régis Boigegrain affiche une grande sérénité. « Nos parties de projet (le raccordement entre les postes en mer et le réseau terrestre) n’ont pas fait l’objet de recours. On pourrait commencer les travaux maintenant. » Chaque chantier durera entre douze et dix-huit mois. « L’objectif est que nous soyons prêts au démarrage des éoliennes. Avoir les câbles en mer avant ne donnerait rien. » RTE attend donc la fin des recours pour affiner son calendrier. « Maintenant, on aimerait que les projets avancent. »
Engagés malgré eux dans des négociations qui s’annoncent âpres avec l’État sur les tarifs de rachat de l’électricité, les opérateurs ont pointé le coût de ces raccordements qu’ils doivent supporter. « 200 millions d’euros par parc, soit 10 % du coût de chacun des projets,répond Régis Boigegrain. C’est ce qu’on trouve partout. »
Une liaison « mise en cocon » à cause du Brexit
Les autres gros investissements prévus seront notamment consacrés à la création d’interconnexions avec l’Angleterre. RTE est engagé à 50 % dans deux projets de 700 millions d’euros chacun, avec son homologue britannique.
Fortement impliqué dans les énergies renouvelables, notamment les parcs éoliens en mer, le Royaume-Uni produit beaucoup plus d’électricité qu’il n’en consomme et peut donc alimenter ses voisins européens. Ifa 2 (Interconnexion France-Angleterre) arrive au sud de Caen. Les travaux de la station terrestre de poste de Tourbe, à Bellengreville, seront terminés en 2018. La liaison souterraine est longue de 24 km. Près de dix fois moins que les liaisons sous-marines (plus de 200 km) qui seront réalisées en 2019, avant une mise en tension prévue fin 2020.
Fab, la deuxième interconnexion à partir de l’île d’Aurigny, prévue pour être utilisée quand les hydroliennes du Raz Blanchard seront opérationnelles, est « mise en cocon » pendant un an.« En raison du Brexit, l’opérateur anglais attend d’y voir un peu plus clair sur les échanges entre l’Angleterre et le reste de l’Europe ».
21 millions d’euros par des entreprises locales
Les entreprises normandes doivent profiter des retombées de ces chantiers : RTE est engagé avec la Chambre de commerce et d’industrie régionale pour faire circuler ses marchés auprès des sociétés normandes. « Nous avons réalisé 1 000 chantiers en Normandie l’an passé. 21 millions d’euros ont été réalisés par des entreprises locales, notamment dans le génie civil », indique la société qui compte dans la région 230 agents, principalement pour ses opérations de maintenance.
https://www.ouest-france.fr/normandie/parcs-eoliens-rte-attend-les-cables-en-main-5719160

23/04/18 : Seine-Maritime : Usines d’éoliennes au Havre : la renégociation des tarifs de l’électricité va peser
Industrie. La Région Normandie s’interroge sur le financement de l’usine de pales d’éoliennes dans le port du Havre. Et l’opposition accuse les élus régionaux havrais de marquer contre leur camp. Ce n’est pas si simple.
Il y aurait comme un grand vent de contradiction sur le dossier éolien. Lors de la dernière réunion de la Communauté de l’agglomération havraise (Codah), le conseiller Jean-Paul Lecoq (PCF - Gonfreville-l’Orcher) a interpellé ses collègues de l’Agglo, dont deux sont vice-présidents de la Région [Jean-Baptiste Gastinne et Hubert Dejean de La Batie, ndlr] afin qu’ils s’expliquent sur le positionnement du président de Région. Selon lui, le patron centriste...

20/04/18 : Eure : La Haye-Saint-Sylvestre et Mesnil-Rousset : une étude est lancée pour développer le parc éolien 😡
Énergie. En début d’année, les communes de Mesnil-Rousset et Notre-Dame-du Hamel ont délibéré en faveur du développement du parc éolien existant. Une étude vient d’être lancée.
Le parc éolien des communes de La Haye-Saint-Sylvestre et Mesnil-Rousset pourrait se voir doté d’une extension avec de nouveaux aérogénérateurs. Actuellement, ce parc opérationnel depuis 2015, qui est composé de six éoliennes, va en effet faire l’objet d’une étude pour accroître ses capacités de production.
UNE CONVENTION SIGNÉE
À cette fin, le Siege (Syndicat intercommunal de l’électricité et du gaz de l’Eure) a signé avec l’intercommunalité Bernay Terres de Normandie et les deux communes concernées (Notre-Dame-du-Hamel et Mesnil-Rousset) une convention de coopération pour soutenir l’émergence de ce projet qui se veut « participatif et citoyen ».
« Pour la bonne réalisation de ce projet », le Siege s’appuiera sur un outil au service des collectivités et des territoires (Sipen) dédié au développement, au financement, à la réalisation et à l’exploitation de projets énergies renouvelables.
Même si le maire de la commune de Notre-Dame-du-Hamel, Albert Bellies, avait annoncé le projet à la population lors de ses vœux, il reste discret sur le sujet. « C’est plus ou moins confidentiel, je ne tiens donc pas à en dire plus pour le moment. Ni sur le nombre des machines qui pourraient être installées, ni sur les propriétaires qui peuvent être concernés par ces implantations. Je ne tiens pas à donner des informations qui pourraient faire capoter ce projet », déclare-t-il prudemment. De son, côté le maire de Mesnil-Rousset, Didier Malcava, est plus disposé à donner vent des informations qu’il possède sur le projet éolien.
SIX OU SEPT ÉOLIENNES EN PLUS ?
« Même si l’on en est pour l’instant qu’à la phase d’étude qui durera des années, j’ai déjà réuni la quinzaine de propriétaires qui pourraient potentiellement recevoir sur leurs terrains les machines. Sur ma commune les éoliennes seraient implantées de part et d’autre de la D819, à la sortie du village en direction de l’Aigle. Le nombre pourrait être de six ou sept mais rien n’est évidemment arrêté à ce jour », détaille l’élu.
Tout naturellement, l’exploitation et la maintenance de ce projet seraient assurées par Engie Green, qui a repris en main le site exploité jusqu’en 2016 par Maïa Eolis sur les communes de la Haye-Saint-Sylvestre et Mesnil-Rousset.
La pertinence d’un tel projet repose en partie sur les bons résultats d’exploitation obtenus sur ce site et la possibilité d’utiliser le réseau enterré déjà créé pour transporter l’énergie produite jusqu’à Glos-la-Ferrière (61).
Enfin, en termes de retombées financières, celles-ci seraient d’environ 30 % pour les communes concernées. « Le reste des indemnités versées serait de toute façon profitable à l’ensemble du territoire », se satisfait Didier Malcava.

http://www.paris-normandie.fr/actualites/economie/la-haye-saint-sylvestre-et-mesnil-rousset--une-etude-est-lancee-pour-developer-le-parc-eolien-BK12816142

13/04/18 : Orne : Argentan. L’éolienne en bois devrait tourner en juillet

Changement d’entreprise de construction, nouvel aspect… Le chantier de l’éolienne en bois près d’Argentan qui devait s’achever en 2017 et à l’arrêt depuis plusieurs mois, repartira de zéro au mois de juin.
Depuis plusieurs mois, le chantier de construction de l’éolienne en bois, près d’Argentan, sur la route de Putanges était au point mort. Ce projet, une première en France mené depuis 2016 par l’entreprise Innovent de Villeneuve-d’Ascq, devait s’achever début 2017. Mais le chantier, confié à la société allemande Phi Blades a été stoppé après un accident : une poutre est tombée et a blessé un ouvrier.
À la suite de cet incident, la fabrication de l’éolienne avait été confiée à une autre entreprise, Goudalle dans le Nord-Pas-de-Calais, spécialisée dans la charpente en bois, sans pour autant que les travaux ne reprennent.
Une troisième entreprise
« Nous n’avons aucune nouvelle d’Innovent, je suis un peu surpris de voir qu’il ne se passe plus rien », regrettait il y a quelques jours Laurent Beauvais, le président d’Argentan Intercom. Pourtant le chantier va bel et bien reprendre au mois de juin.« Nous ne travaillons plus avec Goudalle pour cette éolienne, précise Stanislas Verhasselt, ingénieur en charge du projet chez Innovent. Ils n’avaient pas l’habitude de ce type d’ouvrage. » Une troisième entreprise a donc été sollicitée, Mathis, en Alsace spécialiste en constructions en bois. « Nous avons repris un nouveau design, le treillis sera installé sur plusieurs pieds, la charpente sera construite avec les lamelles en bois de l’entreprise Mathis. »
Économique et écologique
Une première réunion de travail est prévue la semaine prochaine. Les travaux doivent débuter en juin. Le chantier repart de zéro. La structure déjà construite sur le site va être abattue. « Il y a un problème d’assemblage, les matériaux utilisés ne correspondaient pas à une utilisation en extérieur, la colle par exemple était peu résistante », constate l’ingénieur.La nouvelle éolienne aura un aspect différent. « Elle sera plus élégante, avec du bois apparent qui donnera un côté naturel à l’édifice », précise Stanislas Verhasselt. L’éolienne sera composée d’une partie en bois de 30 mètres de hauteur. Les pales seront fabriquées en acier.
L’éolienne en bois représente un avantage à la fois économique et écologique. Le transport du bois ne nécessite pas de faire appel à des convois exceptionnels contrairement à l’acier. La construction revient donc moins cher. Il est aussi plus résistant aux intempéries. « La construction d’une éolienne en bois divise par deux les émissions de CO2 », affirmait Camille Verhaeghe, chargée du développement de l’éolien en France chez Innovent, lors de la présentation du projet fin 2016.Selon Stanislas Verhasselt, l’éolienne devrait tourner d’ici juillet. Un an et demi après le début du chantier.
https://www.ouest-france.fr/normandie/argentan-61200/argentan-l-eolienne-en-bois-devrait-tourner-en-juillet-5694088

13/04/18 : Orne : VOLTALIA LANCE LE CHANTIER DE LA CENTRALE ÉOLIENNE D’ECHAUFFOUR (NORMANDIE)
Voltalia, acteur international des énergies renouvelables, a lancé la construction du parc éolien d'Echauffour (10 MW) en Normandie. Située dans la commune d'Echauffour dans le département de l'Orne (61), la centrale éolienne est la première de Voltalia en Normandie, une région bénéficiant du deuxième meilleur potentiel éolien de France, après la Bretagne. Equipé d'éoliennes fournies par Senvion, le projet sera construit et exploité par Voltalia. Il bénéficiera de revenus sécurisés pendant 15 ans (contrat de complément de rémunération).
Ce projet contribue à la réalisation de la politique locale en faveur de la transition énergétique : inscrite dans la zone du schéma régional éolien "Perche / Pays d'Ouche", la centrale d'Echauffour participera à l'atteinte de l'objectif régional de 70 à 100 MW installés en 2020.
La mise en service de la centrale est attendue au premier semestre 2019 et sa production devrait couvrir la consommation d'environ 10 000 ménages.
https://www.capital.fr/entreprises-marches/voltalia-lance-le-chantier-de-la-centrale-eolienne-dechauffour-normandie-1282902

12/04/18 : Orne : Voltalia : Débute la construction d'une centrale éolienne
Voltalia a annoncé ce jeudi le démarrage de la construction de la centrale éolienne d'Echauffour.
Située dans le département de l'Orne, cette structure d'une puissance de 10 mégawatts (MW) est la première du groupe en Normandie, une région qui bénéficie du deuxième meilleur potentiel éolien de France après la Bretagne.
Equipée d'éoliennes fournies par Senvion, elle sera construite et exploitée par Voltalia, et bénéficiera de revenus sécurisés pendant 15 ans (contrat de complément de rémunération.
La mise en service de la centrale est attendue pour le premier semestre 2019 et sa production devrait couvrir la consommation d'environ 10.000 ménages français.
https://www.tradingsat.com/voltalia-FR0011995588/actualites/voltalia-voltalia-debute-la-construction-d-une-centrale-eolienne-798937.html


07/04/18 : Eure : Premières crispations. Un projet de parc éolien aux portes de Verneuil
Une société souhaite créer un parc éolien entre Verneuil, Cintray et Piseux. Premières crispations du côté des élus de Verneuil tandis qu'une association d'opposants se crée.
Une société spécialisée dans la production d‘énergies renouvelables souhaite créer un parc éolien aux portes de Verneuil. Adjoint en charge du patrimoine, Patrick Bieber a reçu, le 23 février, des représentants de RES, développeur éolien.
Depuis 2016 (phase de prospection), la société planche sur un projet d’implantation d’éoliennes – entre trois et cinq – sur une zone agricole située entre la commune déléguée de Cintray, Verneuil et Piseux. L’instruction de la demande de permis débuterait en 2019 et la construction démarrerait en 2021 pour un début d’exploitation en 2022.
Trois communes
Neuf hameaux seraient impactés. Pour Verneuil, il s’agit de Gauville (à 554 mètres) et du Petit-Mesnil (à 1101 mètres). Pour Piseux, sont impactés La Noë Moussard (à 499 mètres) et le Gros Mesnil (à 319 mètres). Pour Cintray, sont concernés Beaumarchais (à 367 mètres), La Motte (à 391 mètres), Galisson (à 432 mètres), Le Petit Cuisinet (à 517 mètres) et le Grand Cuisinet (à 593 mètres).
La place du patrimoine
À Verneuil, les élus grincent, essentiellement pour des raisons patrimoniales. « Après un exposé plutôt flou du projet par RES le 23 février, je leur ai dit non par souci de sauvegarde de notre patrimoine », a expliqué Patrick Bieber avant d’estimer que Verneuil est « un lieu chargé d’histoire à ne pas défigurer ».
Plus beau détour
Élue de l’opposition et ancienne adjointe au patrimoine, Maryvonne Choisselet a enfoncé le clou en faisant part de son inquiétude pour l’impact visuel que ce parc d‘éoliennes géantes aurait pour la capitale du sud de l’Eure. « N’oublions pas que Verneuil fait partie des cent plus beaux détours de France que j’ai obtenus et qu’elle a quinze monuments publics ou privés classés. C’est pourquoi j’ai alerté l’architecte des bâtiments de France de ce projet », a-t-elle indiqué.
L’élue craint aussi que le parc « ne s’étende ensuite à dix, voire quinze éoliennes ». Un détail, en tant qu’agricultrice avec son mari habitant à Gauville, Maryvonne Choisselet a été contactée par RES et a dit non à de l’éolien sur ses terres.
Mât de mesure
Un projet qui, selon Elena Puppini – riveraine du Grand Cuisinet qui a calculé les distances entre les hameaux et la zone – est déjà bien avancé. « Je l’ai appris, il y a un an, quand j’ai su qu’un mât de mesure avait été installé près de chez nous.
Ayant la puce à l’oreille, Elena Puppini a donc pris le dossier à bras-le-corps car, à ses yeux, RES ne communique pas ou très peu. « Deux types sont passés récemment voir les habitants en journée, quand il n’y a pas grand monde dans les maisons et, lorsqu’ils ont été reçus, ils n’ont laissé aucun document ». Elle déplore aussi qu’il n’y ait pas encore eu de réunions publiquespour exposer clairement le projet. « RES m’a répondu que ce serait pour plus tard ! ».
Au niveau des élus, une présentation sommaire du projet a été faite récemment au conseil de la commune nouvelle de Breteuil (comprenant donc la commune déléguée de Cintray). « RES doit revenir prochainement nous exposer son projet plus en détail avant que nous ne nous prononcions », précise Claude Amigon, adjoint. À Piseux, le projet a été envoyé à la mairie et il doit être débattu prochainement en conseil.
Cent habitants touchés
Aussi, déplorant une communication a minima alors que le projet avance, Elena Puppini entend informer au mieux les riverains. Pour cela, à l’aide d’un logiciel, elle a réalisé une carte plus précise de l‘impact du projet éolien sur les habitants que celle de RES apparaissant en tout petit dans le petit fascicule remis aux élus. C’est ainsi qu’Elena s’est aperçue que le parc concerne une centaine d’habitants à moins de 500 mètres de la zone du projet !
Aussi, elle compte monter une association de riverains opposée au projet, puis préparer une lettre destinée aux élus et, plus spécialement, à l’Interco Normandie Sud Eure « lui demandant de se positionner sur le projet sans tarder ».
Pas assez de vent ?
Quant aux arguments contre ces éoliennes entre Verneuil, Cintray et Piseux, après quelques recherches, Elena n’en manque pas. « À Roman Blandey, près de Damville, j’ai appris qu’elles ne tournaient en moyenne que 81 jours l’année avec le vent. Le reste du temps, pour ne pas les laisser s’abîmer à ne rien faire, on les fait fonctionner à l’électricité, un comble ! ». Bref, l’Eure n’a pas sans doute pas autant de vent que dans le département de l’Aude, par exemple, où l’éolien est très implanté.
Tour bien petite
Ce n’est pas tout. Elena craint la dépréciation immobilière, les nuisances sonores pour les habitants les plus près, sans oublier l’impact visuel. « La Tour de La Madeleine, que je vois de chez moi, va paraître bien petite par rapport aux éoliennes de 180 mètres de hauteur ! », se lamente-t-elle.
La société répond aux critiques
Ingénieure territoriale à RES, « une des premières entreprises indépendantes de production d’énergies renouvelables au monde » selon le site du groupe, Alice Fournier a accepté de répondre aux critiques communément adressées aux projets de parcs éoliens. Sur la forme, elle indique que l’information auprès des riverains va aller crescendo au fur et à mesure de l’avancement du dossier.
Sur le fond, Alice Fournier assure que la dépréciation immobilière, souvent mise en avant, n’est pas fondée. « Une étude réalisée dans le sud par FEE, France Énergie éolienne, association de développeurs éoliens, montre que rien ne prouve la baisse de la valeur immobilière. Car l’éolien finit par s’intégrer au paysage ».
Sur le prétendu bruit des éoliennes, l’ingénieure explique que les nouvelles générations sont beaucoup plus silencieuses ; « la génératrice dans la nacelle en haut du mât est mieux isolée, puis les bouts des pales ont été modifiés pour être moins bruyants en fendant l’air ».
Elle enfonce le clou en expliquant que la réglementation impose de vérifier les éoliennes avant l’ouverture de tout parc. « Si elles font du bruit, elles peuvent être ralenties, voire arrêtées, en fonction de la direction du vent ».
Quant à la durée d’exploitation du parc, elle est prévue pour une vingtaine d’années. Et après ? « Nous nous engageons à tout remettre en l’état. Pour le socle en béton, on enlève le premier mètre et on remet de la terre végétale par-dessus ».
Bon à savoir…
En clair, c’est un décapage sommaire du socle, celui-ci pouvant représenter jusqu’à 400 m3 de béton selon les éoliennes. Ce à quoi, il faut ajouter autour de 40 tonnes d’acier. Or, pour certaines associations environnementales, ce béton hautement ferraillé pourrait engendrer, à terme, des pollutions en sous-sol pour la ressource en eau. Auquel cas, le propriétaire du terrain pourrait en être tenu pour responsable… De même, si l’exploitant fait faillite entre-temps, la remise en état du terrain pourrait revenir à son propriétaire. Voire à la commune si celui-ci n’est pas solvable… À méditer.
https://actu.fr/societe/premieres-crispations-projet-parc-eolien-portes-verneuil_16247004.html

04/04/18 : Eure : Verneuil-D’Avre-et-d’Iton : Un parc éolien en question
Lors du dernier conseil municipal - lire notre édition d’hier - des élus se sont inquiétés du projet d’implantation d’un parc éolien près de Verneuil-d’Avre-et-d’Iton. En trois ans, c’est la quatrième société spécialisée qui convoite les terrains autour du lieu-dit « Le petit Cuisinet », route de Breteuil. Maryvonne Choisselet, vice-présidente du patrimoine et de l’abbaye Saint-Nicolas, s’inquiète de cette éventuelle implantation aux limites des communes de Verneuil-d’Avre-et-d’Iton et de Cintray : « Ce serait catastrophique pour le tourisme. On parle de cinq éoliennes, deux fois plus hautes que la tour de la Madeleine. Elles seraient visibles à des kilomètres à la ronde, touchant les points de vue stratégiques, la mise en valeur du patrimoine historique et classé de Verneuil ainsi que le panorama autour des cinq hameaux concernés ». De plus, ce quatrième bureau d’études se démarque de ses concurrents en intégrant dans son projet la sauvegarde de la faune et de la flore. Si quelques agriculteurs sont tentés de louer leur terrain, Maryvonne Choisselet s’y oppose fermement : « Je ne suis pas contre les énergies nouvelles, mais je suis agricultrice et l’on sait bien que ce genre d’implantation est nuisible, non seulement pour nos exploitations mais également pour l’environnement. De plus, d’après le projet, la distance obligatoire de 500 m entre le parc et les habitations ne serait pas respectée ». Même si le maire apaise les craintes « pas encore justifiées », il a incité un ingénieur territorial chargé de mission, le maire de Breteuil et l’architecte des Bâtiments de France à la plus grande vigilance.
http://www.paris-normandie.fr/evreux/verneuil-d-avre-et-d-iton--un-parc-eolien-en-question-LC12679174

04/04/18 : Seine-Maritime : Pays de Bray : les deux éoliennes de la discorde
« 500 000 € de travaux de rénovation sont prévus pour la chapelle et on va lui coller deux éoliennes ? » déplorent les habitants
Vatierville. Perte de qualité de vie et de valeur des biens immobiliers : des habitants grognent face au projet de construction dans leur commune. Ils estiment aussi ne pas être assez informés.
«Nous sommes étonnés, surpris de l’emplacement choisi. On se sent cernés. » Plusieurs habitants de Vatierville ont du mal à comprendre pourquoi la municipalité a décidé de lancer le projet de construction de deux éoliennes dans la commune, présenté par Nordex le 22 décembre. Elles seraient installées de part et d’autre de la route traversant la plaine de Vatierville.
Face à ce projet en phase d’étude, sept habitants, dont l’ancien maire, Henry Magnier (trésorier), ont envoyé un dossier à la sous-préfecture afin de créer l’association Stop éolien Bray-Eaulne (Sebe). « Nous ne sommes pas contre le parc éolien du Val-aux-Moines (onze éoliennes) aux portes de la commune, précise la présidente, Lydia Soulier. Mais ici, les deux mâts de plus de 150 m vont avoir un impact sur la vue sur l’église, seul patrimoine de Vatierville. » « J’ai acheté ma maison en juillet dernier avec une vue imprenable sur la vallée. Ce n’est pas pour avoir deux éoliennes en plein champ de vision jusqu’à mes 50 ans », ajoute une habitante de 25 ans.
Dévaluation de 20 %
« Les rotors seraient à 500 m des habitations alors que l’Académie de médecine préconise une distance de 1 500 m dans son dernier rapport de mars 2017. Je suis venue de région parisienne pour trouver du calme, déplore Lydia Soulier. Nous nous sommes également renseignés auprès d’autres associations anti-éoliennes. Leur estimation sur la dévaluation des biens immobiliers est de 20%.»
« Des zones d’ombre »
Les Vatiervillais estiment également que les élus se sont précipités. « J’ai voté contre. Le débat a été expéditif lors du conseil municipal du 16 mars. Pour les autres conseillers municipaux, il n’y a aucun danger de nuisance, explique un des membres du conseil. Et puis, il subsiste des zones d’ombre autour de la parcelle. On a l’impression qu’un montage financier a été fait : le maire céderait le terrain pour 1 € symbolique. Mais l’opération sera-t-elle si bénéfique à la commune ? Quid des subventions ? » « Le conseil municipal a estimé que toutes les informations avaient été données lors de la réunion publique du 28 février mais on est dans le flou », conclut Lydia Soulier.
http://www.paris-normandie.fr/actualites/economie/environnement/pays-de-bray--les-deux-eoliennes-de-la-discorde-EC12674617


29/03/18 : Le Conseil d’État valide le parc éolien offshore de Fécamp😠
La haute juridiction administrative a rejeté le pourvoi des associations opposées à la construction de ce parc géant, au large de Fécamp et d’Etretat.
C’était une épine dans le pied du projet dit des « Hautes Falaises », cet ensemble de quatre-vingt-trois éoliennes de 175 mètres de haut réparties sur 88 km², au large de Fécamp et d’Etretat. Et le Conseil d’État vient de la retirer.
Les juges de la plus haute juridiction française en droit administratif ont en effet rejeté le pourvoi en cassation formé entre autres par l’Association de protection du site des Petites-Dalles, l’association Robin des Bois et la Société pour la protection et de l’esthétique de la France, qui contestaient un arrêt de la cour administrative d’appel de Nantes, qui avait validé le projet industriel en juin 2017. Pour demander l’abandon de ce qui est à ce jour l’un des plus gros projets éoliens offshore de France, les associations remettaient notamment en cause l’étude d’impact, la durée de l’enquête publique et l’impact visuel des éoliennes, situées de 13 à 22 kilomètres du rivage. Elles s’interrogeaient également sur les aspects liés à la sécurité maritime et à la protection de la faune et de la flore.
Une filière naissante
Les juges du Conseil d’État n’ont retenu aucun de ces arguments et ont donc, par leur décision, non seulement validé la décision de la justice administrative nantaise mais aussi conforté l’arrêté pris par le préfet de Seine-Maritime, le 5 avril 2016, qui autorisait la construction et l’exploitation du parc éolien. Celui-ci pourrait désormais voir le jour à l’horizon 2022.
Le consortium mené par EDF-Energies nouvelles (EDF-EN) pourrait ainsi mener à son terme un projet destiné à produire près de 500 mégawatts. De quoi assurer la consommation d’électricité de 770 000 personnes, soit 60 % de la population du département de la Seine-Maritime.
Côté emploi, ce premier parc éolien en mer pourrait signer le lancement de la filière industrielle. Les fondations gravitaires des éoliennes seront construites au Havre. Une centaine d’emplois devraient également voir le jour à Fécamp pour assurer la maintenance du parc, dont la durée de vie est de vingt-cinq ans.
http://www.paris-normandie.fr/actualites/economie/environnement/le-conseil-d-etat-valide-le-parc-eolien-offshore-de-fecamp-OH12629632

23/03/18 : Orne : Énergie. Le troisième parc éolien Ornais va bientôt sortir de terre dans le pays d’Argentan
Onze éoliennes vont sortir de terre sur le secteur de Rânes, Saint-Brice-sous-Rânes et Saint-George-d’Annebecq. Le projet, lancé depuis presque 10 ans, va se terminer cette année.
La commune de Rânes, dans le Pays d’Argentan, va accueillir le troisième parc éolien de l’Orne. 11 grandes éoliennes de 140 mètres vont pousser durant l’année.
Ces immenses pylônes, en béton armé pour ce site, et les rotors qui sont dessus devraient pouvoir fournir 39 GWh/an ce qui correspond à l’alimentation, hors chauffage, de 26 000 personnes.
Des délais interminables
Les Vends de Rânes vont voir le jour dans quelques mois, pourtant, le projet ne date pas d’hier. En cause notamment, des associations qui ont attaqué le permis de construire. « Une association a même été jusqu’au conseil d’État. Mais le problème est réglé », commente Abdelkrim Djeha, le chargé de construction.
Entre l’achat du foncier, le permis de construire, les délais judiciaires et la construction en elle-même, un parc éolien coûte de l’argent et beaucoup de temps.
Mais, bientôt, des lois vont passer pour réduire au maximum ces délais. Dans tous les autres pays européens, le délai de construction est de 4 ans. C’est le cas notamment en Allemagne ou en Belgique. Il n’y a qu’en France que construire une éolienne prend une décennie. »
Des éoliennes de 1 200 tonnes
Actuellement, les équipes d’Abdelkrim Djeha préparent la venue des convois exceptionnels qui vont amener les éoliennes dans le champ. « On construit des routes assez solides pour accueillir les éoliennes. Elles vont arriver par petits bouts, et c’est directement sur le site que nous allons les monter. »
À noter que c’est l’entreprise locale de terrassement TTA de Joué-du-Bois qui a la charge de construire ces fameuses routes. Un aspect important du chantier. En effet, chaque éolienne pèse environ 1 200 tonnes (en prenant en compte le socle qui se trouve sous terre).
Le parc sera raccordé sur un poste à La Ferté-Macé. Les onze éoliennes seront divisées sur deux sites : un au nord et l’autre au sud de Rânes qui accueilleront respectivement cinq et six éoliennes. Et c’est au début de l’été que le montage, à proprement parler, des éoliennes devraient débuter.
https://actu.fr/normandie/argentan_61006/energie-troisieme-parc-eolien-ornais-va-bientot-sortir-terre-dans-pays-dargentan_16019675.html


21/03/18 : Vent debout
Rencontre avec Philippe Dumas, auteur-illustrateur. Avec son dernier album, «La grande Faucheuse», il s'en prend aux éoliennes, ces envahisseuses qui, dans son pays de Caux, sont venues ravager le paysage.
Éternel passéiste, mais modèle de chevalerie et prototype de l'homme épris de ce qui le dépasse, Don Quichotte continue à combattre sous les sarcasmes des gens de progrès.» Il y a dans la silhouette frémissante de Philippe Dumas quelque chose de farouche ; une fureur à la fois généreuse et féroce, contre la bêtise, la laideur, le prêt à ...
http://www.lefigaro.fr/culture/2018/03/21/03004-20180321ARTFIG00250-vent-debout.php

09/03/18 : Orne : Signature d’une pétition contre le projet de 3 éoliennes à Fay
Samedi 24 février 2018, une réunion était organisée à Sainte-Gauburge, avec pour objet la signature d'une pétition contre les trois éoliennes qui devraient être implantées à Fay
Deux personnes, une de Sainte-Gauburge (Orne) et l’autre de Planches (Orne), qui souhaitent garder l’anonymat, ont depuis plusieurs semaines mené des réunions pour sensibiliser la population aux nuisances que provoquerait l’implantation de trois éoliennes sur la commune de Fay (Orne). Samedi 24 février 2018, une quinzaine de personnes participait aux échanges, un public différent par rapport à la première réunion du 27 janvier 2018. « J’attendais un peu plus de réactions des gens d’ici qui sont là depuis plusieurs générations », regrette l’une des organisatrices qui souhaite préserver son cadre de vie et « conserver les chemins communaux tels qu’ils sont aujourd’hui et qui seront transformés en routes de grande largeur, inutiles pour nous et laides à souhait ». Les autres points négatifs : la valeur immobilière des habitations dépréciée de 20 à 40 % ; les nuisances sonores, visuelles et lumineuses…
Un projet qui divise
Ce projet éolien divise la population et a déjà créé la zizanie localement. Certains habitants ne sont ni pour, ni contre « car englués dans les coutumes locales, ne pas dire les choses car il faut être bien vu des voisins, des élus communaux, des propriétaires terriens. Il ne faudra pas s’étonner de la désertification de notre campagne mitée par les éoliennes », s’insurgent les anti-éoliens. Une personne dans la salle pose la question : « êtes-vous contre les éoliennes en général ou est-ce parce qu’elles vous gêneront là où elles seront placées ? ». Il lui est répondu « je suis contre ce projet car les machines seront visibles de mon jardin ». Un débat s’instaure, chacun des opposants apportant sa réaction. « Une commune seule ne peut pas décider pour les autres. Sainte-Gauburge, Fay, Mahéru et Planches devraient voter. L’implantation pourrait être faite à un endroit où cela ne gêne personne ».
La copie du dossier n’a pu être obtenue, elle sera consultable au cours de l’enquête publique qui sera ouverte à la mairie de Fay (date non communiquée).
https://actu.fr/normandie/fay_61159/signature-dune-petition-contre-projet-3-eoliennes-fay_15781901.html


07/03/18 : Seine-Maritime : Epargnes : Ils ne désarment pas contre le projet éolien
L’association Épargnes mon village tenait sa première assemblée générale jeudi à la salle des fêtes de la commune. Une trentaine de personnes, en majorité des proches riverains du futur emplacement des éoliennes, étaient présentes. Après une présentation du conseil d’administration et un rappel des valeurs de l’association, basées sur la déclaration de Stockholm de 1972, la loi Barnier de 1995 et la charte de l’environnement de 2004, Dominique Bruchet, le président de l’association, a présenté son rapport moral et d’activités.
Un courrier au ministre
On l’aura bien compris au cours de cette soirée, l’association est bien décidée à poursuivre le combat contre ce projet éolien qui ne fait pas l’unanimité à Épargnes. Dominique Bruchet a souligné que, dès la création de l’association, celle-ci a adhéré à la Fédération environnement durable, l’une des principales fédérations qui s’oppose fermement à l’éolien industriel qui est, selon elle, une absurdité écologique et économique. Épargnes mon village a également créé, avec d’autres associations de Charente-Maritime, un collectif (Collectif stop éolien 17) pour lutter plus efficacement contre l’implantation d’éoliennes. « Nous avons demandé à la municipalité d’être intégrés au projet afin d’apporter notre connaissance et expérience pour incorporer, dans la réflexion, une recherche sur d’autres énergies renouvelables (l’hydrolien, le solaire etc.). Nous n’avons pas été entendus », a regretté le président.
Après avoir donné la parole à Jacques Bertier, le trésorier, qui a dévoilé le bilan financier, Dominique Bruchet a abordé les projets de l’association pour cette année. Elle sera présente régulièrement sur les brocantes et vide-greniers. Des rencontres seront également programmées avec l’ensemble des maires des communes voisines d’Épargnes. Un courrier sera adressé au Conseil d’État et au Ministre de l’environnement. Enfin, des conférences-débats seront aussi organisées dans les communes voisines et un dossier sera préparé pour la future enquête publique.
Bref, l’association n’est pas prête à baisser les bras face à ce projet éolien à Épargnes qu’elle ne veut pas voir aboutir.

http://www.sudouest.fr/2018/03/07/ils-ne-desarment-pas-contre-le-projet-eolien-4258677-1339.php

06/03/18 : Somme et Seine-Maritime : Les élus eudois disent non aux éoliennes d’Allenay
Le projet de parc éolien d’Allenay (dans la Somme sur le plateau du Vimeu) s’est invité au conseil municipal du jeudi 22 février pour une demande d’autorisation déposée par la Sasu Ferme éolienne Terre à flacons pour l’implantation de quatre nouveaux aérogénérateurs. Le maire, Yves Derrien, a indiqué que la ville étant comprise dans le périmètre soumis à l’enquête publique, les élus eudois devaient rendre un avis sur le sujet. « L’implantation de ce type se heurte de plus en plus à l’hostilité des populations. L’éolien fait des ravages sur notre territoire, nuisances sonores et visuelles... Le département de la Somme est le plus infesté avec plus de 500 éoliennes. Il faut arrêter », a lancé la frontiste, Françoise Duchaussoy. Des propos auxquels souscrit Yves Derrien qui affirme également son opposition : « Elles se verront depuis la ferme de Beaumont, du quartier Saint-Laurent et du Bois-l’Abbé. Cela nuira au tourisme ».
Résultat du vote : sur 27 votants, 21 voix contre et 6 abstentions du groupe de gauche Eu pour tous.

06/03/18 : Orne : Sainte-Gauburge-Sainte-Colombe. Une pétition contre le projet éolien
Samedi 24 février 2018, une nouvelle réunion était organisée, à Sainte-Gauburge-Sainte-Colombe pour la signature d’une pétition contre les trois éoliennes qui devraient être implantées à Fay.
Samedi 24 février 2018, une nouvelle réunion était organisée, à Sainte-Gauburge-Sainte-Colombe, pour la signature d’une pétition contre les trois éoliennes qui devraient être implantées à Fay, par la société SAMEOLE. Deux personnes, une de Sainte-Gauburge et l’autre de Planches, qui souhaitent garder l’anonymat, ont depuis plusieurs semaines mené des réunions pour sensibiliser la population aux nuisances que provoquerait l’implantation de trois éoliennes.
Les points négatifs
Une quinzaine de personnes participait aux échanges, un public différent par rapport à la première réunion du 27 janvier. « J’attendais un peu plus de réactions des gens d’ici qui sont là depuis plusieurs générations », regrette l’une des organisatrices qui souhaite préserver son cadre de vie et « conserver les chemins communaux tels qu’ils sont aujourd’hui et qui seront transformés en routes de grande largeur, inutiles pour nous et laides à souhait ».Les autres points négatifs : la valeur immobilière des habitations dépréciée de 20 à 40 % ; les nuisances sonores, visuelles et lumineuses…
Un projet qui divise
Ce projet éolien divise la population et a déjà créé la zizanie localement. Certains habitants ne sont ni pour, ni contre : « car englués dans les coutumes locales. Ne pas dire les choses car il faut être bien vu des voisins, des élus communaux, des propriétaires terriens. Il ne faudra pas s’étonner de la désertification de notre campagne mitée par les éoliennes »,s’insurgent les anti-éoliens.Une personne dans la salle pose la question : « Êtes-vous contre les éoliennes en général ou est-ce parce qu’elles vous gêneront là où elles seront placées ? ». Réponse : « Je suis contre ce projet car les machines seront visibles de mon jardin ».
Les autres communes
Un débat s’instaure, chacun des opposants apportant sa réaction : « Une commune seule ne peut pas décider pour les autres. Sainte-Gauburge, Fay, Mahéru et Planches devraient voter. L’implantation pourrait être faite à un endroit où cela ne gêne personne ».La copie du dossier n’a pu être obtenue, elle sera consultable au cours de l’enquête publique qui sera ouverte à la mairie de Fay, à une date non encore communiquée.
Prochaine réunion d’information le 24 mars 2018, à la mairie de Sainte-Gauburge-Sainte-Colombe.
https://www.ouest-france.fr/normandie/sainte-gauburge-sainte-colombe-61370/sainte-gauburge-sainte-colombe-une-petition-contre-le-projet-eolien-5606380


05/03/18
Seine-Maritime : Fresnoy-Folny : le parc éolien accueillera six nouvelles machines
Environnement. Les travaux d’extension du parc éolien autour de Fresnoy-Folny avancent. Six nouvelles machines seront mises en service en mai par la société Energie Team.
Bientôt six nouvelles éoliennes seront mises en service autour de Fresnoy-Folny. Les travaux d’extension du parc éolien aux communes de Puisenval, Grandcourt et Saint-Pierre-des-Jonquières ont débuté en septembre et les premiers éléments des machines sont arrivés la semaine dernière pour être assemblés. Le parc devrait ainsi être opérationnel en mai.
« Ces communes se situent dans une zone favorable et propice à la densification des parcs éoliens dans le schéma régional de Haute-Normandie », indique Catherine Bové, responsable communication d’Énergie Team, société basée à Oust-Marest, depuis 2002, et qui développe, construit et exploite des parcs éoliens dans le nord, l’ouest et l’est de la France.
Consommation de 5400 foyers
Dans un premier temps, les accès à chacune des plateformes des éoliennes ont été aménagés et les tranchées dans lesquelles sont enterrés les câbles qui achemineront l’électricité ont été creusées. Les différents éléments des éoliennes et les grues destinées à les monter arrivent sur des camions en convoi exceptionnel depuis le port de Dieppe.
Il s’agit de six aérogénérateurs d’une hauteur en haut de pale de 136,2 m, développant une puissance de 2,35 MW chacun, soit une production de 40 GWh annuelle équivalent à la consommation électrique de plus de 5 400 foyers.
« Il faudra cinq semaines pour l’installation des éoliennes. Une fois les machines érigées, viendra le temps de les mettre en service, c’est-à-dire de les faire tourner et s’assurer qu’elles fonctionnent parfaitement. »
Ce projet d’extension du parc éolien, dans un secteur du pays de Bray qui compte déjà plus d’une trentaine d’éoliennes, a débuté en juin 2012, avec une délibération favorable des élus.
Puis les études réglementaires ont été menées : bruit, impact sur les animaux, intégration paysagère... Et les procédures administratives ont suivi : enquête publique, passage en commission départementale des sites, permis de construire et faisabilité du réseau électrique.
Energie Team est le troisième exploitant éolien français, avec 64 parcs en France, 293 éoliennes, 644 MW de puissance installée. L’entreprise compte 70 salariés.

03/03/18 : Seine-Maritime : Le parc éolien s’agrandit avec l’arrivée de six nouvelles machines à Fresnoy-Folny
Les travaux d'extension du parc éolien de Fresnoy-Folny aux communes de Puisenval, Grandcourt et Saint-Pierre-des-Jonquières ont débuté. Le parc devrait être en service en mai.
Le parc éolien de Fresnoy-Folny, près de Londinières (Seine-Maritime) s’agrandit.
Six éoliennes seront placées de part et d’autre des éoliennes existantes en bordure des communes de Puisenval, Grandcourtet Saint-Pierre-des-Jonquières. La mise en service est prévue pour mai 2018.
Un projet commencé il y a six ans
Depuis quelques jours, les différents éléments des éoliennes et les grues destinées à les monter arrivent sur des camions par convois exceptionnels.
Il faudra cinq semaines pour l’installation des éoliennes. Une fois les machines érigées, viendra le temps de les mettre en service, c’est-à-dire de les faire tourner et s’assurer qu’elles fonctionnent parfaitement.
Il s’agit d’un projet qui a débuté en juin 2012, avec la délibération des élus en faveur d’un projet de parc éolien à Fresnoy-Folny.
Puis, les différentes études nécessaires et réglementaires à l’élaboration d’un projet se sont succédées (les études sur le bruit, l’impact sur les animaux et le travail d’intégration paysagère…).
La consommation de 5 400 foyers
Aujourd’hui, il s’agit d’installer 6 éoliennes d’une hauteur en haut de pale de 136,2 mètres et d’une puissance de 2,35 MW par éolienne, soit une production de 40 GWh annuelle équivalent à la consommation électrique de plus de 5 400 foyers.
https://actu.fr/normandie/fresnoy-folny_76286/le-parc-eolien-sagrandit-larrivee-six-nouvelles-machines-fresnoy-folny_15698707.html

01/03/18 : Calvados : Tribunal. Poursuivi pour abus de confiance, l’ancien cascadeur relaxé en appel
La cour d'appel de Caen (Calvados) a relaxé lundi un habitant de Bonnemaison (Calvados) poursuivi pour abus de confiance.
Le père de famille était soupçonné d’avoir fait disparaître un appareil qui avait été installé dans son jardin, en octobre 2016, pour mesurer le bruit généré par le parc éolien de Courvaudon (Calvados).
En première instance, cet ancien cascadeur, qui est aujourd’hui en situation de handicap après un accident de voiture, avait été condamné à quatre mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Caen. Seulement, la cour a estimé qu’il n’existe aucune preuve à son encontre. « Il n’avait pas non plus signé de contrat engageant sa responsabilité vis-à-vis de l’appareil », a souligné Bertrand Castel, le président de la cour.
Il est terrifié
Très agité au moment de rentrer dans la salle d’audience, Julien* a été incapable de prendre la parole. En pleurs, le quadragénaire fait les cent pas à la barre. Il semble angoissé. Il est même terrifié quand le magistrat s’adresse à lui.
"Je ne veux qu’une chose, c’est rentrer chez moi. Je veux rester dans ma maison !"
Son avocat tente de le calmer mais rien n’y fait, l’intéressé est incontrôlable. A la barre, il mime avec frénésie ses échanges avec les salariés d’Echopsy, la société propriétaire de l’appareil, et avec les gendarmes.
"Ils sont arrivés en voiture, ils ont déposé l’appareil ici, sans rien me demander. Mais je n’en voulais pas moi !"
En première instance, le procureur de la république avait douté de sa version. Le représentant du parquet s’était étonné que le quadragénaire ne porte pas plainte pour vol suite à la disparition de l’appareil. Si dans un premier temps son attitude interpelle, il semble rapidement évident que le prévenu n’est pas en mesure de s’expliquer. Ses propos sont confus, désordonnés. A la barre, il subit un véritable supplice.
« Il faut arrêter ! »
« Il faut arrêter ! Il n’a rien à faire ici, il lui faut une expertise psychiatrique ! », s’emporte Pascal Chaux, pour le parquet. La question de son irresponsabilité pénale est soulevée. Seulement, le président de la cour décide de poursuivre. « Nous en discuterons lors du délibéré », tranche Bertrand Castel. Et puis, le quadragénaire est finalement invité à quitter la salle pour se calmer.
C’est son avocat qui le représente. « Je suis aussi surpris que vous. Je ne m’attendais pas à ça », soupire son conseil. Présenté comme quelqu’un « d’obsédé » par le vrombissement engendré par les éoliennes, le quadragénaire « n’avait absolument aucun intérêt à faire disparaître l’appareil censé démonter ses désagréments », plaide l’avocat.
Relaxé, l’ex-cascadeur n’aura pas à verser les dommages et intérêts attribués à Echopsy en première instance. Le 28 mars 2017, il avait été condamné à verser 3.000 euros à la société en réparation de son préjudice matériel et 500 euros pour ses frais de justice.
* prénom modifié


01/03/18 : Les plus grandes pâles éoliennes du monde seront construites à Cherbourg-en-Cotentin😠
Les premiers prototypes ne seront visibles qu'en 2019 mais déjà le groupe Général Electric a annoncé que les pâles de ses éoliennes Off Shore super puissantes seront fabriquées à Cherbourg-en-Cotentin.
Le groupe General Electric a annoncé, ce jeudi, qu’il allait investir 400 millions de dollars (330 millions d’euros) pour développer la turbine éolienne off shore la plus puissante jamais conçue. Une partie de cette éolienne, les pâles, sera construite à Cherbourg.
Général Eletric annonce être en mesure de construire des éoliennes de 12MW. Les premiers prototypes de cette Haliade X sont attendus pour 2019. Une partie de cette éolienne, les pâles, sera construite à Cherbourg. Par cette annonce le groupe Général Electric renforce sa présence à Cherbourg-en-Cotentin. La construction de son usine de pâles d’éoliennes, qui devra achevée cet été, continue. Une usine qui devait initialement construire des pâles de 80 mètres pour des machines de 8MW. Le redimensionnement du projet amène Général Electric à accroître ses investissement sur Cherbourg. De 50 millions, on passe donc à 80 millions d’euros (100 millions de dollars) d’investissement.
Général Electric a déjà lancé sa campagne de recrutement. L’usine devrait employer 550 personnes et près de 2000 emplois indirects devraient être créer par le développement de cette nouvelle production..


25/02/18 : Seine-Maritime : Cottévrard/Critot/Bosc-Bérenger. Au cœur de l’installation du parc éolien
Les éoliennes de Bosc-Bérenger, Cottévrard et Critot, sont arrivées. Le Réveil a suivi le processus de leur installation. Elles devraient être opérationnelles pour juillet.
Les cinq éoliennes sont montées sur le parc de Bosc-Bérenger, Cottévrard et Critot (Seine-Maritime). Nous avons suivi Mathias Armand, responsable construction pour VSB énergies nouvelles, la société qui gère le parc.
Il nous a expliqué comment était installée une éolienne. Il annonce une mise en route des machines pour juillet 2018, au plus tard.
Les pièces s’emboîtent
Les éoliennes déjà montées « ne sont pas encore prêtes électriquement, explique Mathias Armand. Il reste encore beaucoup de travail pour qu’elles soient mises en service ».
Mercredi 7 février, une opération de levage de l’une d’elles était en cours. Nous en avons profité pour observer la manoeuvre. Mathias Armand schématise :
À l’aide d’une grue, les différents éléments de l’éolienne sont emboîtés. Ils sont ensuite boulonnés, c’est-à-dire attachés entre eux.
Une éolienne se compose de…
Les machines sont d’abord en pré-montage. Une seule pièce, sur trois, du mat est installée.
Vient ensuite la nacelle, une sorte de cockpit d’avion. « C’est dans celle-ci que se trouvent tous les composants électroniques. C’est dans cette partie que le vent est transformé en énergie », détaille le responsable de chantier.
Ensuite, ce sont les trois pales qui sont installées. Suivra le rotor, qui permet le mouvement des pâles avec le vent.
« Le vent complique les choses »
Comble pour un parc éolien, le vent n’est pas un atout lors de la construction des machines. Mathias Armand souligne : « En ce moment, les conditions de levage avec la grue ne sont pas idéales.
Il y a trop de vent. Cela peut-être dangereux pour le personnel. Quand il est trop fort, l’opération est reportée.
La société VSB travaille actuellement avec Enedis pour le raccordement. « Il y a un poste de livraison à l’entrée du parc, indique le responsable. Il est actuellement en travaux. Enedis le relie, avec des câbles souterrains, à un poste source. L’énergie sera ensuite redistribuée ».

https://actu.fr/societe/cottevrardcritotbosc-berenger-coeur-linstallation-parc-eolien_15605476.html


21/02/18 : Eoliennes offshores, le mécontentement des pêcheurs
Les pécheurs de Normandie et des Hauts-de-France ne décolèrent pas face au projet de parc éolien en Seine-Maritime. Ils dénoncent une installation qui va avoir des conséquences importantes sur leur activité et proposent des solutions alternatives.
Le parc éolien offshore du Tréport en Seine-Maritime inquiète les pécheurs. Alors que le projet est sur le point d’entamer la phase d’installation, après douze années de discussions, leurs peurs n’ont pas disparu.
Vendredi 16 février ils ont manifesté au Havre, « Ils entendent sensibiliser l’opinion publique concernant les menaces qui pèsent sur leur profession, mais aussi sur la biodiversité dans le périmètre de la Manche-est, zone la plus poissonneuse de la Manche » rapporte le site local Actu.fr.
« Depuis 12 ans, les marins-pêcheurs se mobilisent notamment contre le projet d’implantation d’un parc éolien au large de Dieppe et du Tréport, dans la Manche-est. Un projet néfaste selon eux pour leur profession, car implanté « dans une zone halieutique très riche et au détriment de la biodiversité » » défendent les pêcheurs.
L’avis favorable de l’Agence française de la biodiversité le 20 février est une nouvelle défaite pour les pécheurs qui estiment que leur métier est en danger, ainsi que la biodiversité. Selon eux, les effets évidemment positifs des énergies renouvelables ne doivent pas justifier l’oubli de l’impact environnemental des infrastructures. « En se mobilisant au Havre, les pêcheurs veulent une nouvelle fois présenter un projet alternatif qu’ils ont imaginé, sur une zone côtière entre Dieppe et Saint-Valery-en-Caux, moins poissonneuse et aux conditions similaires pour l’exploitation d’un parc éolien. Ce rassemblement veut démontrer que d’autres alternatives sont possibles, sans pour autant détruire la pêche artisanale et l’environnement » avançait le site d’informations locales.
Dernier baroud d’honneur pour les pécheurs ? Après un avis défavorable en octobre, l’Agence française de la biodiversité avait demandé Engie de proposer fin 2017 des modifications prenant en compte l’impact environnemental. La nouvelle proposition a été mieux accueillie malgré quelques réserves « Ce "nouveau projet" permet "de mieux concilier l'indispensable développement des énergies marines renouvelables et la prise en compte tout aussi indispensable de la préservation de la biodiversité marine » a déclaré à l’AFP le patron de l’Agence nationale.
https://www.rse-magazine.com/Eoliennes-offshores-le-mecontentement-des-pecheurs_a2606.html

20/02/18Environnement : guerre des éoliennes en Seine-Maritime
Un projet de parc éolien à 15 kilomètres au large de Dieppe provoque la colère des pêcheurs et des acteurs de la biodiversité.
Sur le quai du Tréport (Seine-Maritime), l'équipage prépare ses filets. Mais les esprits sont préoccupés par l'installation prochaine d'un parc éolien, d'une puissance de 500 mégawatts. "Le parc éolien est en plein dans nos zones de travail. Alors après c'est quatre heures de route, pour pouvoir mettre en pêche. S'ils nous imposent ça, notre avenir est cuit", regrette Yohann Derosière, marin-pêcheur.
Un impact sur les phoques
Le Tréport, c'est 45 bateaux, 400 marins-pêcheurs et, à terre, plus de 1 000 personnes qui vivent de cette activité. Planter 72 éoliennes a 15 kilomètres de la côte, c'est deux ans de travaux et pour les travailleurs de la mer, c'est le saccage assuré de leur ressource. Dans cette zone, la baie de Somme, son calme, ses paysages où les phoques font par intermittence le spectacle ou se prélassent sur les bancs de sable. Pour eux aussi, la construction de ce parc éolien aura des effets négatifs. L'autorité qui gère le parc a donné un avis défavorable. Dans la balance, le consortium fait parler les chiffres : deux milliards d'investissements et 875 emplois créés par la région. Les travaux devraient débuter en 2019, avec le feu vert de l'agence française pour la biodiversité.
https://www.francetvinfo.fr/sante/environnement-et-sante/environnement-guerre-des-eoliennes-en-seine-maritime_2620750.html#xtor=AL-67-[video]

20/02/18 : Vent favorable pour le parc éolien offshore Dieppe-Le Tréport ?
L'Agence de la biodiversité se réunit ce 20 février pour rendre son avis sur le parc éolien offshore au large du Tréport. Un avis que l'on dit favorable malgré la large opposition locale à ce projet.
La réunion du conseil d'administration de l'Agence Française de la Biodiversité (AFB) est prévue à 14h30 à Vincennes. Une réunion qui laisse peu de place au suspens : le projet d'éolien offshore devrait être entériné malgré une large opposition locale à ce projet.
Car les opposants à l'implantation de 62 éoliennes au large de Dieppe et Du Tréport sont nombreux. D'abord, le Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d'Opale. Créé en 2012, il oeuvre pour une meilleure protection du milieu marin et un développement durable des activités maritimes qui en dépendent.
Un avis défavorable qui ne fait plus autorité
L'installation d'un parc offshore d'éoliennes n'est pas sans impact sur le milieu marin. Et le projet au large de Dieppe et du Tréport se situe pour un tiers sur son périmètre d'action. C'est pourquoi le Parc naturel marin a été consulté.
Le 20 octobre dernier à Abbeville, après avoir regardé de près l'étude d'impact réalisée par le consortium d'Engie, EDPR et la Caisse des dépôts à la tête du dossier, la direction du Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d'Opale a rendu un avis négatif quant à l'implantation telle qu'elle est prévue par 34 voix contre, 20 pour et 2 abstentions.
Un avis qui faisait autorité jusqu'en janvier 2017. Avant cette date, les parcs naturels marins rendaient des avis dits "conformes" qui devaient être obligatoirement suivis par les autorités. Mais en janvier 2017, le droit de rendre un avis conforme a été transféré à l'AFB. Les parcs naturels marins ne rendent désormais plus que des avis "simples" autrement dits consultatifs. Autant dire que leur poids dans la balance a été largement allégé.
Et il n'y a pas que le Parc marin naturel qui est contre ce projet. Sur place, les pêcheurs et les habitants de la zone concernée n'en veulent clairement pas pour des raisons à la fois économiques et environnementales. 
Quel impact sur l'environnement ?​
Selon les professionnels de la pêche, les éoliennes seront implantées dans l'une des zones de pêche les plus poissonneuses. Les travaux d'installation risquent de perturber durablement les habitudes de la ressource mais aussi l'éco-système.
D'autres arguments sont avancés par les opposants : outre la pollution visuelle, l'impact sur les oiseaux est évoqué, notamment les collisions et les conséquences des travaux sur la nidification des espèces marines.
Pour l'État, c'est également une question de transition énergétique qui pousse à la réalisation de ce parc : d'ici 2020, 20% de la consommation totale des énergies dans les pays de l'Union européenne devront venir de sources renouvelables. En France, l'État voit plus grand avec un objectif de 23%. Aujourd'hui, on est plutôt à 10%. Les pouvoirs publics ont donc besoin d’éoliennes (entre autres) pour ne pas prendre trop de retard.
Les éoliennes au large de Dieppe et du Tréport sont théoriquement attendues en 2021. Le projet prévoit l’implantation de 62 éoliennes offshore à 15 km du Tréport et 16 km de Dieppe. Elles s’étendront sur 91,5 km². Leurs nacelles étant prévues à 123,5 m de haut et, les palmes faisant 88 m de long, l’ensemble dépassera les 200 m de hauteur.
https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/vent-favorable-parc-eolien-off-shore-dieppe-treport-1426943.html

16/02/18 : Parc éolien offshore : les pêcheurs de Normandie et des Hauts-de-France manifestent au Havre
Les marins-pêcheurs de Normandie se mobilisent au Havre, vendredi 16 février 2018, pour défendre leur profession et la biodiversité, face au projet de parc éolien au Tréport.
Les marins-pêcheurs de Normandie et des Hauts-de-France se mobilisent, vendredi 16 février 2018, au Havre (Seine-Maritime), pour défendre leur profession et dénoncer une nouvelle fois le projet d’implantation d’un parc éolien offshore, au large du Tréport (Seine-Maritime), et en discussion depuis une douzaine d’années.
Ils entendent sensibiliser l’opinion publique concernant les menaces qui pèsent sur leur profession, mais aussi sur la biodiversité dans le périmètre de la Manche-est, zone la plus poissonneuse de la Manche.
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« Cette mobilisation doit être comprise et entendue »
Faire entendre leurs voix, tel est la motivation de ces marins-pêcheurs qui se rassemblent dès 14h, au Havre, à l’entrée de l’avenue Lucien-Corbeaux, devant le port de pêche. Las de ne pas pouvoir se faire entendre dans les débats autour du projet d’un parc d’une soixantaine d’éoliennes au large du Tréport et de Dieppe, ils veulent défendre la pêche artisanale.
« Cette mobilisation doit être comprise et entendue par les politiques. Il y a de l’inquiétude et les règles sont faites avant que l’on s’exprime. C’est de la demi-démocratie », s’insurge Olivier Becquet, ancien marin-pêcheur et membre du comité régional des pêches maritimes de Normandie.
Pour ce rendez-vous, des pêcheurs de toute la Seine-Maritime, du Calvados, mais aussi de la région des Hauts-de-France seront présents pour une distribution de tracts, le long des quais du port de pêche. Ils seront appuyés également par une quinzaine de navires de pêche, venant au Havre pour l’occasion.
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Défendre la biodiversité
Depuis 12 ans, les marins-pêcheurs se mobilisent notamment contre le projet d’implantation d’un parc éolien au large de Dieppe et du Tréport, dans la Manche-est. Un projet néfaste selon eux pour leur profession, car implanté « dans une zone halieutique très riche et au détriment de la biodiversité ».
«Deux débats publics ont eu lieu et se sont conclus par des avis négatifs sur ce projet. Un parc naturel marin (PNM) a été créé et, lors d’un vote rassemblant les pêcheurs, des associations de défense de la nature, des scientifiques et des institutions, 32 voix contre ce projet ont été rendues, contre 20 voix favorables. Mais comme ce vote n’allait pas dans le sens de l’État, l’avis du PNM a été suspendu, pour laisser l’Agence nationale de la biodiversité rendre son avis, pour le 20 février prochain, précise Gérard Montassine, expert environnemental pour le Comité de pêche des Hauts-de-France.»
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Ce dernier accuse un lobbying entre l’État et les industriels engagés sur le projet de parc éolien : « L’agence française de la biodiversité avait rendu un avis démontrant le fort impact environnemental, mais elle sera financé en partie par les taxes de l’éolien. C’est contradictoire ! »
Outre la défense de leur profession, les marins-pêcheurs se mobilisent également pour la protection de la biodiversité. « C’est elle qui nourrit toutes les espèces présentes dans cette zone ! »
« On nous a tellement abreuvé sur les avantages de l’éolien que l’on en oublie la biodiversité. Il faut la défendre. »
En se mobilisant au Havre, les pêcheurs veulent une nouvelle fois présenter un projet alternatif qu’ils ont imaginé, sur une zone côtière entre Dieppe et Saint-Valery-en-Caux, moins poissonneuse et aux conditions similaires pour l’exploitation d’un parc éolien. Ce rassemblement veut démontrer que d’autres alternatives sont possibles, sans pour autant détruire la pêche artisanale et l’environnement.
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https://actu.fr/normandie/havre_76351/parc-eolien-offshore-marins-pecheurs-normandie-hauts-france-manifestent-havre_15555993.html
 

15/02/18 : Le Tréport : les opposants au parc éolien manifestent au Havre
Le Tréport. La municipalité réaffirme son désaccord avec le projet de parc éolien lors d’une manifestation organisée cet après-midi au Havre.
Les opposants au projet de parc éolien en mer organisent aujourd’hui, une manifestation au Havre. Une occasion pour la ville du Tréport de rappeler que, depuis le début des débats, sa position n’a pas varié : c’est « non ».
« Nos administrés n’ont pas l’intention de se laisser voler leur droit à la parole. Nous ne sommes pas opposés à l’énergie éolienne de manière générale. Il me semble que le mix énergétique est non seulement une bonne chose mais qu’il est même indispensable à moyen et long terme. L’éolien y a sa place mais pas n’importe où, pas n’importe comment, pas au prix de n’importe quels sacrifices », a indiqué dans un communiqué le maire (PCF), Laurent Jacques. Toute en estimant que cette édification réduirait de « manière drastique la zone de pêche de nos petits bateaux qui sont l’identité de notre port de pêche ». Donc à terme, c’est une grande partie de la flottille locale qui disparaîtrait. Un rendez-vous important, voire essentiel pour Laurent Jacques, aujourd’hui à 14 h avenue Lucien-Corbeaux au Havre avec les représentants des pêcheurs de Normandie et des Hauts-de-France, avant la décision attendue mardi prochain de l’Agence française pour la biodiversité.« Après dix années de procédure, d’information, parfois de désinformation, le dossier du parc éolien devrait connaître une étape marquante ce mardi 20 février. C’est ce jour que tout doit se jouer » La Ville du Tréport affrète un bus qui partira de la CAPA, lieu symbolique de la lutte, à 10 h ce matin.


10/02/18 : Eure : Le parc éolien de Tourny inauguré en grande pompe
Pour cette inauguration, le secrétaire d'Etat à la Transition écologique, Sébastien Lecornu, a fait le déplacement. Le parc est en activité depuis septembre 2017.
Elles ont mis près de 15 ans à sortir de terre à Tourny, commune déléguée de Vexin-sur-Epte, au nord-est de Vernon. Six éoliennes sur les huit prévues initialement, d'une hauteur de 97 mètres en bout de pales. Un parc qui permet de produire 20,2 GWh/an, soit la consommation annuelle d'environ 2500 foyers, soit près de 6000 habitants.
C'est le cinquième projet éolien du département de l'Eure. Ce qui contraste avec le département de Seine-Maritime.
En venant inaugurer ce parc, Sébastien Lecornu avait pour intention de pousser les municipalités, notamment euroises, à s’engager dans la voie des énergies renouvelables.
Intervenants :
Thomas Durand, maire délégué de Tourny
Sébastien Lecornu, secrétaire d'Etat à la Transition écologique et solidaire
Ralf Grass, président d'Energie Team
Un plan de libération des énergies renouvelables annoncé par le gouvernement en janvier
En janvier dernier, près de trois mois après le lancement du groupe de travail "éolien", Sébastien Lecornu a dévoilé son plan de libération des énergies renouvelables. Dix propositions pour accélérer la concrétisation des projets et améliorer leur acceptation au niveau local.
Constatant qu'à l'heure actuelle 7 à 9 années sont nécessaires pour concrétiser des projets de construction d’éolienne terrestre en France, le gouvernement a souhaité donner aux porteurs de projets les moyens de diviser par deux cette durée. Parmi les mesures annoncées notamment sauter un niveau de juridiction pour les recours administratifs afin qu'ils soient directement déposés devant la Cour administrative d'appel.
Le gouvernement a annoncé son ambition de doubler la capacité de production issue de l’éolien terrestre entre 2016 et 2023.
https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/parc-eolien-tourny-inaugure-grande-pompe-1421743.html

10/02/18 : Eure : Jardiniers, salariée et nouveaux habitants à l’honneur à Bacqueville
Éoliennes, distributeur de pain, gros travaux... autant de sujets abordé lors de la cérémonie des vœux à Bacqueville. Et des habitants ont aussi été mis à l'honneur. [...]
Des éoliennes ?
Et Roger Collette a abordé un sujet sensible… celui des éoliennes.
"Nous avons reçu les projets de deux cabinets d’étude concernant un éventuel projet d’éoliennes sur le territoire communal. Je sais que cela peut amener une division de nos habitants ; mais nous nous devons malgré tout d’approfondir ce sujet (emplacement, type d’éoliennes, retombées fiscales, avis des propriétaires des terrains concernés…) : il ne faudrait pas que nous nous retrouvions dans la situation de ces communes qui ayant refusé l’implantation d’éoliennes, les ont vues s’implanter en limite de territoire, et n’en tirent que des inconvénients !"
Mais depuis, les élus n’ont plus aucune nouvelle.
"La rencontre entre le conseil municipal et les deux cabinets, prévue courant septembre dans l’optique d’organiser ensuite une réunion publique, a été reportée sine die : nous n’avons plus de nouvelles des cabinets…"
https://actu.fr/normandie/bacqueville_27034/jardiniers-salariee-nouveaux-habitants-lhonneur-bacqueville_15330863.html

09/02/18 : Eure : Une convention sera signée prochainement pour l’installation d’éoliennes à Terres-de-Bord
La commune de Terres-de-Bord envisage d'implanter un parc éolien, avec le soutien de la Case et du Siege. Les études devraient bientôt démarrer après la signature d'une convention.
Le maire de la commune nouvelle joue la carte de la prudence. Jacky Fleith préfère attendre que les différents partenaires signent une convention pour pouvoir en parler. Les partenaires sont Terres-de-Bord, donc, la Case (communauté d’agglomération Seine-Eure) et le Siege (Syndicat intercommunal de l’électricité et du gaz de l’Eure). Même Maryannick Deshayes, maire déléguée de Tostes, évoque le sujet avec précaution :
"Du concret, je n’en ai pas."
Faisabilité
Pour Bernard Leroy, l’éolien, « c’est une idée qui est dans l’air ». Le président de la Case insiste beaucoup sur le rôle accompagnateur de l’intercommunalité :
"La commune a un projet, on travaille avec elle."
Pour faciliter sans doute le projet de Terres-de-Bord, l’agglomération a d’ailleurs ajouté le volet éolien à ses compétences Énergie renouvelable en décembre.
C’est désormais une question de jours, voire de semaines, Terres-de-Bord s’apprête à signer la convention tripartite avec le Siege et la Case. Elle est actuellement« en cours de rédaction », selon Bernard Leroy. « La Case veut qu’au niveau juridique on ne parte pas dans quelque chose qui nous échappe », souligne Maryannick Deshayes. La seule chose dont est certaine l’élue :
"Nous sommes décidés à faire l’étude, car nous ne sommes pas encore sûrs de la faisabilité."
Un financement participatif
L’étude devrait survenir après la signature de la convention. Bernard Leroy le rappelle, Terres-de-Bord est le « seul endroit dans le territoire où il peut y en avoir ». Les partenaires devront s’assurer du « potentiel éolien » sur le plateau. Cela consiste à poser, pendant une période pouvant aller d’un à deux ans, un mât d’une cinquantaine de mètres avec du matériel mesurant le « régime des vents réel ». Le président de l’agglomération précise :
"Ces études sont financées par le Siege, entre 300 000 et 400 000 €."
Dialogue citoyen
La suite dépend de ces études, mais aussi des diverses démarches administratives et techniques, sans oublier la concertation avec les populations. « L’Agglomération souhaite un financement participatif citoyen. Cela fait l’objet des négociations », poursuit Bernard Leroy, avec qui la commune nouvelle semble d’accord. Maryannick Deshayes estime :
"Le but est d’améliorer l’acceptation du projet."
Le président de la Case insiste sur le « dialogue citoyen » :
"Ce type de projet suscite souvent des résistances importantes. Il s’agit d’avoir l’acceptation des populations, pour en faire un projet commun, pas conçu comme une intrusion."
Mais d’ici à ce que les éoliennes sortent de terre, il faudra attendre entre cinq et dix ans. « Le processus du projet est très long », rappelle Bernard Leroy.


02/02/18 : Eure : Projet Eolien. Les opposants envisagent de porter plainte pour prise illégale d’intérêts aux Bottereaux
Le projet d'implantation de deux éoliennes présentées par la Société Energie Team en 2015 et refusé par la municipalité de Neaufles-Auvergny en 2016 a refait surface récemment...
Toujours vigilante l’Association de Sauvegarde de la Vallée de la Risle qui a eu vent fin novembre dernier que la société tenait une permanence publique à la mairie des Bottereaux s’y est rendue pour apprendre avec surprise que le dossier d’implantation de 2 éoliennes de 165 m est prêt a être déposé en Préfecture, et que bon nombre d’habitants de la commune n’en étaient pas informés… pas plus que les élus et les habitants des communes limitrophes. Dont celles d’Ambenay et de Neaufles notamment qui seront les plus impactées par ces « géantes ». Le projet refusé par Neaufles n’ayant été déplacé au final que de quelques mètres. La commune des Bottereaux s’était prononcée pour l’implantation d’une éolienne sur son territoire en 2013 sous le précédent mandat et qui a redonné un avis favorable au nouveau projet. L’Association est donc repartie au combat.
Une pétition à 700 signatures
La pétition lancée dans le secteur début décembre a déjà recueilli près de 700 signatures et samedi la réunion publique qui s’est tenue dans la salle des fêtes de Neaufles a rassemblé 90 personnes dont les maires d’Ambenay, Neaufles et Bois-Normand. La présidente Fabienne Royer l’a rappelé à nouveau.
« Nous ne sommes pas anti-éolien mais pas n’importe où. Il y a conditions à respecter et avant tout les Citoyens qui sont les premiers concernés. Nous sommes en zone Natura 2 000 avec des espèces protégées nous avons un nenhir classé sur le site et notre Vallée de la Risle par la beauté de ces paysages, son calme, ses chemins de randonnées est un véritable trésor que nous ne voulons pas voir défiguré et sacrifié au nom du profit pour certains »
Grâce à un photo montage qui a été réalisé d’après le projet, l’assistance a pu visualiser l’emplacement des éoliennes et leur impact côté Neaufles et Ambenay où elles seront situées à 500 et 700 m des habitations, une des éoliennes surplombant nettement l’Eglise d’Ambenay. La commune des Bottereaux étant la plus épargnée, les éoliennes étant situées à 3 km du bourg.
Ce qui a fait réagir le trésorier de l’Association.
« On assiste à une véritable OPA sur les éoliennes ; la mairie des Bottereaux les accepte en limite de son territoire mais pas sur sa commune, c’est scandaleux».
Autre constat dénoncé par l’Association : la prise illégale d’interêt, deux élus des Bottereaux qui siègent toujours au conseil ayant donné leur accord lors du 1er projet qui a été à nouveau agréé une seconde fois même s’ils n’ont pas participé au vote puisqu’il s’agit de terrains qu’ils exploitent. « C’est choquant et nous envisageons de porter plainte » a fait savoir la présidente qui a aussi regretté que malgré les nombreux courriers et mails qui lui ont été adressés le maire des Bottereaux n’ait jamais répondu.
Les nuisances sur l’environnement et sur la santé de ces tours géantes qui reposent sur des socles de béton armé de 500 à 800 m2 ont été passées au crible : pollution visuelle, abattage d’arbres pour l’accès au site, destruction d’oiseaux migrateurs, flash lumineux empêchant de dormir, effets du bruit. Une liste à laquelle l’association a ajouté : la déviance sur les écoulement des eaux, avec les risques d’inondations avérés de la vallée et la perte immobilière des habitations proches des éoliennes. « La société nous a dit qu’au contraire nous vendrions bien nos maisons car ça ferait venir du monde » a expliqué la présidente. Ce qui a provoqué des rires dans la salle et ce commentaire « de qui se moque-t-on ». Bien décidée à ne rien lâcher l’Association a fait savoir qu’elle avait changé ses statuts et qu’elle va essayer d’être déclarée d’utilité publique. Fabienne Royer aussi invité les opposants au projet à faire preuve de la plus grande vigilance. La prochaine étape étant le dépôt de permis de construire, et l’enquête publique
« où chacun pourra s’exprimer lors des permanences, nous communiquerons les dates et les horaires et si besoin est, nous organiserons le tranport »
Un appel aux dons
Le trésorier l’a réaffirmé. « S’il s’avérait que le projet soit accepté nous nous battrons en engageant deux procédures : une sur le permis de construire, la seconde sur l’autorisation d’exploiter, ce qui n’ira pas sans des frais d’avocat assez conséquents ». D’où un appel au dons et a de nouvelles adhésions. Un ancien élu de La-Haye-Saint-Sylvestre qui s’était battu en son temps contre l’implantation de éoliennes sur sa commune a fait observer que
« les éoliennes ne sont d’aucune utilité, que leur mouvement permanent le signaux lumineux sont insupportables pour les habitants qui en sont proches et que surtout leur implantation a eu un effet destructeur sur le plan humain, en créant un climat délétère. Dans ce genre de projet on est surtout sur un impact financier plus que sur l’amélioration de la vie des citoyens » a-t-il fait observer en invitant l’association qui dispose éléments juridiques et les opposants à ne pas baisser les bras.
https://actu.fr/normandie/neaufles-auvergny_27427/projet-eolien-opposants-envisagent-porter-plainte-prise-illegale-dinterets-bottereaux_15304082.html

02/02/18 : Orne - Réunion contre le projet d’éoliennes à Fay : la mobilisation s’organise
Une réunion publique contre le projet d'implantation de trois éolienne à Fay était organisée samedi 27 janvier 2018 à Sainte-Gauburge.

Les deux opposantes au projet d’implantation de trois éoliennes à Fay (Orne), l’une demeurant à Planches et l’autre à Sainte-Gauburge, ont réussi à mobiliser une douzaine de personnes lors de la réunion publique organisée samedi 27 janvier 2018 à Sainte-Gauburge. Certes, ce n’était pas la foule des grands jours mais elles ont atteint leur objectif : ne plus être seules à s’opposer à ce projet tout en lançant l’idée de créer un collectif. A noter que François Saunois, conseiller municipal de Fay en charge du suivi de ce dossier, était présent.
Pistes d’opposition
Durant une heure environ, elles ont déroulé la genèse du projet qui remonte à 2016 et ont fait part des différentes démarches qu’elles ont effectuées auprès des élus locaux, des parlementaires ou encore de l’administration comme la DDT (Direction départementale des territoires).
Elles ont également listé les pistes d’opposition comme la recherche d’éventuels conflits d’intérêts, les 17 km de tranchée nécessaire pour le raccordement des éoliennes au réseau électrique (poste source à Gacé ou Aube), la dépréciation immobilière, les risques avérés sur la santé, l’annulation récente du schéma régional éolien de Basse Normandie… Documentation et panneaux d’information venaient étayer leur argumentation.
Des échanges se sont instaurés avec les participants. Une habitante de Gâprée, là où deux éoliennes fonctionnent depuis septembre 2013 (une à Gâprée, l’autre à Trémont) a ainsi précisé qu’ « avant, la commune percevait 4 000 € [par an] mais depuis la mise en place de la CVAE (cotisation sur la valeur ajoutée), le montant [était tombé] à 2 000 € ».
Le sculpteur Serge Santucci a rappelé que la vallée de la Risle est « un site historique très important », recelant encore de nombreux vestiges gallo-romains datant de 2 000 ans, et s’étonnant que personne n’en parle. « On va le détruire avec de grands bazars. Mais de quel droit ? » s’est-il exclamé.
« Je préfère une éolienne en face de chez moi qu’une ligne à haute tension » a fait remarquer une autre participante.
Contacts pris
Les deux opposantes ont évoqué un autre projet d’éoliennes à Planches, affirmant qu’il était lancé, l’information leur ayant été donnée par la maire, Agnès Bois. Rappelons que nous l’avions interrogée la semaine dernière à ce sujet et qu’elle nous avait alors répondu qu’ « il n’y avait rien de concret ». « On n’en a pas entendu parler », s’étonne une habitante de Planches.
C’est toujours le même schéma, ça se fait dans la discrétion et on apprend les choses petit à petit », a fait savoir la Gâpréenne.
A l’issue de cette réunion, les deux organisatrices se sont déclarées « contentes car ça s’est passé sereinement et beaucoup de contacts ont été pris ».
Une nouvelle réunion est d’ores et déjà prévue samedi 24 février 2018 à 14 h 30, toujours salle des associations à Sainte-Gauburge. D’ici là, une visite d’un site éolien devrait être organisée.


02/02/18 : Seine-Maritime : Ardouval - Taxes. La commune a financé la rénovation du foyer rural grâce aux éoliennes 😡😡😠
L'implantation d'éoliennes induit souvent un vent de protestation de la part des habitants. Mais elles sont aussi sources de revenus pour les communes. Ardouval a pu lancer son chantier de rénovation du foyer rural grâce aux taxes sur ces cinq éoliennes.
Avec la baisse des subventions de l’État et l’annonce de la suppression de la taxe d’habitation, les communes comme Ardouval peuvent compter sur les impôts reversés par les sociétés d’exploitation d’éoliennes. La présence du parc a permis à la commune de financer une grande partie de la rénovation du foyer rural.
Éoliennes : source de revenus
Inauguré le 17 juillet 2013, en activité depuis septembre 2013, le parc éolien d’Ardouval rapporte 30 000 € par an à la commune. Johann Tardy, directeur du développement chez Kallista energy, société qui gère le parc, explique :
« Il y a 150 habitants sur Ardouval. La taxe foncière, que nous payons, rapporte autant que celle payée par la population. Ce n’est pas négligeable. C’est ce qui a motivé le maire à accorder le permis de construire ».
S’ajoutent à cela d’autres impôts. Les bénéfices de l’Imposition forfaitaire pour les entreprises de réseaux (Ifer), payée par Kallista, se partagent entre la commune, la Communauté Bray Eawy, le Département et la Région. Son montant dépend de la puissance. « À Ardouval, nous déboursons 7 500 € par mégawatt. Les éoliennes génèrent 12 mégawatts sur ce parc », précise Johann Tardy.
La Communauté Bray Eawy a perçu 120 246 € en 2017 de l’Ifer. Ardouval a touché 16 900 €.
« Retombées financières non négligeables »
Les travaux du foyer rural concernent surtout de la rénovation : changement de toiture, auvents, isolation, accessibilités et enfin construction d’une arrière-cuisine pour réchauffer les plats. Au vu des dépenses liées aux travaux, le conseil municipal a décidé d’emprunter la somme de 185 000 € sur 15 ans. Ce prêt a été contracté pour payer les travaux et sortir l’argent au moment du chantier.
François Sanson a rappelé lors de ses vœux le 6 janvier :
« Ceci est aussi le résultat des retombées financières non négligeables générées par les éoliennes installées sur le sol de la commune ».
Le montant total de la rénovation s’élève « à 300 000 € TTC. C’est en grande partie financé grâce aux éoliennes ».