Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

Hauts-de-France (III) (du 01/07/2018 au ...)

Hauts-de-France





Voir les articles précédents sur "Hauts-de-France" (I) et (II)


22/11/18Xavier Bertrand demande qu’il n’y ait plus de nouvelles éoliennes dans les Hauts-de-France
Dans une lettre écrite au ministre de la Transition écologique, François de Rugy, Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, demande que ne soit plus autorisée de nouvelle éolienne dans la région. « La région subit un développement non maîtrisé de l’éolien sur son territoire, écrit-il le 19 octobre : plus de 1500 éoliennes sont déjà en place, 800 sont autorisées, mais non encore construites, et 733 projets sont en cours d’instruction par les services de l’Etat. (...) L’éolien a pourtant atteint dans les Hauts-de-France ses limites en terme d’occupation de l’espace. Ce développement anarchique et massif entraîne des nuisances visuelles et sonores pour les riverains et dénature nos paysages. 70 % des nouveaux projets éoliens sont contestés devant les tribunaux. »
M. Bertrand souligne par ailleurs que sa région soutient d’autres énergies renouvelables et veut réduire sa consommation d’énergie de 20 % d’ici 2030.
Extrait : Les éoliennes de Camblain-Châtelain
Dans le cadre de l’étude publique relative au projet de réalisation d’un parc éolien sur la commune de Camblain-Châtelain, le conseil municipal était appelé à émettre un avis sur le projet. Si « l’impact visuel est encore dur à évoluer », comme le note le maire, il s’agit surtout de savoir si « la petite loupiote rouge la nuit » dérangerait les habitants. Pascal Walotek, lui, « préfère avoir une éolienne qu’un centre nucléaire à risque ». Quoi qu’il en soit, les habitants de Camblain-Châtelain seront sollicités, et le conseil municipal de Bruay a voté « favorable » au projet mardi 20 novembre.
http://www.lavenirdelartois.fr/6210/article/2018-11-21/bruay-la-buissiere-le-centre-ville-voit-des-projets-se-concretiser
21/11/18 : Oise : Grandvillliers : débat sur l’énergie éolienne le 21 novembre à 18h30
La Région organise une réunion publique mercredi 21 novembre à 18h30 à la salle des fêtes. Tout le monde peut participer au débat qui sera animé par Alexis Mancel, conseiller régional. Le jeune élu avancera le point de vue du conseil régional des Hauts-de-France.
« La région dit stop non pas parce que nous sommes contre l’éolien mais parce que nous estimons qu’elle a déjà largement contribué à l’éolien sur le plan national », explique-t-il. « Elle subit un développement non maîtrisé de l’éolien. Nous venons à Grandvilliers car ce territoire est l’exemple même de saturation. Certains villages en comptent plusieurs dizaines et de nombreux projets sont en cours, parfois et souvent sans aucune concertation avec les élus et les habitants. Nous avons créé l’Observatoire Régional de l’Éolien qui répertorie toutes les éoliennes de la région ainsi que les projets à venir. Cet outil très important lancé par la région alimentera nos discussions et permettra aux habitants de se saisir enfin de cette question. »
https://www.lebonhommepicard.fr/2018/11/21/grandvillliers-debat-sur-lenergie-eolienne-le-21-novembre-a-18h30/


20/11/18 : Oise : Une réunion sur l’éolien le 21 novembre à Grandvilliers
La Région des Hauts-de-France comporte beaucoup d'éoliennes. Une réunion publique aura lieu mercredi 21 novembre à 18 h 30 à la salle des fêtes de Grandvilliers.
Une première réunion sur l’éolien avait eu lieu à Flavacourt (Oise) et avait réuni plusieurs centaines de personnes. La Région Hauts-de-France a décidé d’organiser une deuxième le 21 novembre à18 h 30 à la salle des fêtes de Grandvilliers (Oise).
Le secteur de Grandvilliers n’a pas été choisi au hasard. « Le secteur de Grandvilliers illustre la saturation du territoire des Hauts-de-France en nombre d’éoliennes », explique Alexis Mancel, conseiller régional. Il énumère les derniers chiffres actualisés au 1er septembre 2018 de la direction régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) : « Nombre de mats autorisés en service : 1 557 mats, soit une puissance de 3 486 MW (en production 7 948 GWh/an); nombre de mats autorisés (non construits) : 828 mats, soit une puissance de 2 375 MW (en production 5 415 GWh/an). La DREAL indiquait avoir en instruction au 1er septembre 2018, l’équivalent de 746 mats (2 374 MW) ».
Ce dernier justifie sa démarche : « Comme vous le savez aux côtés de Xavier Bertrand, je m’étais engagé à m’opposer fermement à tout nouveau projet éolien dans la région Hauts-de-France. Non pas parce que nous sommes opposés à ce type d’énergie renouvelable, mais parce que la région a d’ores et déjà largement contribué à l’effort éolien sur le plan national ».V
Voilà pourquoi la Région des Hauts-de-France a décidé de créer il y a plusieurs mois l’Observatoire de l’éolien en Hauts-de-France, « Il permet de référencer l’ensemble des éoliennes ainsi que tout nouveau projet éolien sur notre territoire », indique l’élu.
Et d’ajouter : « A cette occasion, nous évoquerons également les alternatives à l’éolien et les mesures prises par la région pour diversifier ses ressources énergétiques ».

19/11/18 : Aisne : Ollezy : Une pale d’éolienne se retrouve à terre
Ce lundi matin, vers 11h30, un bout d’une pâle d’une des éoliennes du parc d’Ollezy est tombé en plein champ, ne causant aucune victime. Du côté de Green Solver, l’exploitant du parc, on annonce qu’une expertise va être menée afin de connaître les raisons « de cet incident extrêmement rare. Actuellement, le parc est à l’arrêt, un balisage et un gardiennage vont être mis en place afin de sécuriser les lieux. »
Ce n’est qu’à la fin de l’expertise que l’éolienne abîmée sera réparée.
https://www.lejournaldeham.fr/2018/11/19/ollezy-une-pale-deoliennes-se-retrouve-a-terre/?fbclid=IwAR0wzVMKJnFLKXMp8b5jHg0w00mdVNnlPzAMe1AdsPpl_-W2K63tAl0lrHs

19/11/18 : Somme : FAITS DIVERS : La RD1017 bloquée plus de deux heures dans les deux sens à Marchélepot 😊
La circulation sur la RD1017, l’axe Péronne-Roye (est de la Somme), a été entièrement bloquée de 13 heures à 15 h 30 à hauteur de la sortie Marchélepot.
La raison : un poids lourd transportant des armatures métalliques pour éoliennes est enlisé, en portefeuille, sur les deux axes. Il aurait voulu faire demi-tour.
Deux camions puis un tracteur ont déjà essayé de le sortir de sa situation. Sans résultat.
Vers 14h30, une grande grue télescopique est arrivée pour l’alléger de sa cargaison.
Un important bouchon s’est crée, notamment car aucune sortie n’était possible avant Nesle, où un barrage filtrant des Gilets jaunes est en place.
L’axe a été rendu à la circulation vers 15h30.
http://www.courrier-picard.fr/150114/article/2018-11-19/la-rd1017-bloquee-dans-les-deux-sens-marchelepot

18/11/18 : Pas-de-Calais : Calonne-Ricouart 
Extrait : Le conseil a également donné un avis favorable à l’implantation d’un parc éolien sur la commune de Camblain-Châtelain.
http://www.lavoixdunord.fr/491028/article/2018-11-18/les-habitants-du-haut-de-quenehem-dans-l-impasse-suite-la-defaillance-du

18/11/18 : Aisne : Un règlement pour préserver le patrimoine à Soissons
La Ville se dote d’une aire de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine. L’objectif, créer un règlement pour éviter des travaux « inappropriés ». Un frein pour les propriétaires?
Il y aura des règles écrites et précieuses, on saura à l’avance ce qu’on pourra faire et ne pas faire, ça peut être un outil utile et pratique...
http://www.lardennais.fr/123402/article/2018-11-18/un-reglement-pour-preserver-le-patrimoine-soissons

15/11/18 : Nord : DUNKERQUE - Le Premier ministre annonce un champ éolien de 70 km2
Depuis 9 h ce jeudi 15 novembre matin, une partie du gouvernement est réunie au Grand port maritime de Dunkerque à l’occasion du comité interministeriel de la mer.
À cette occasion, François de Rugy, ministre de l'Écologie, et Édouard Philippe, Premier ministre, ont ratifié les décisions concluant les renégociations des projets d'éoliennes offshores.
Ils en ont profité pour annoncer l'appel d'offre du parc éolien de Dunkerque, à 10 km du large, sa bordure Est sera à la limite de la frontière belge.
Et la frontière Ouest sera située au niveau du phare de Dunkerque.
En tout, le Premier ministre parle d’un parc éolien de 70 km2, avec une puissance de 500 Megawatts.
L’État espère attribuer le marché au second trimestre 2019.
Au total, six champs éoliens doivent être crées en France.
http://www.nordlittoral.fr/110658/article/2018-11-15/le-premier-ministre-annonce-un-champ-eolien-de-70-km2

15/11/18 : Oise : VIDEOS. Les élus de l’Eure et de l’Oise contre les éoliennes dans le Vexin
La nouvelle réunion d'opposition aux éoliennes organisée à Flavacourt a rassemblé plus de deux cents personnes. Découvrez les vidéos de ce moment d'union dans la contestation.
"Nous voulons affirmer ici ce soir que nous ne sommes pas contre les énergies alternatives. Mais en matière d’éoliennes, trop c’est trop !"
C’est par ces mots que le conseiller régional des Hauts-de-France Alexis Mancel a ouvert devant une salle des fêtes bondée la réunion d’opposition au projet d’éoliennes d’Eragny-sur-Epte. Si les élus de la commune restent favorables à l’implantation de six éoliennes, force est de constater que le projet fait en revanche l’unanimité contre lui parmi les voisins.
Quinze maires présents
Pas moins d’une quinzaine de maires étaient ainsi présents mardi soir à Flavacourt, sans compter plus de deux cents personnes venues grossir les rangs d’une opposition qui ne cesse de monter. Alexis Mancel a tenu à préciser la position de la Région Hauts de France sur le sujet.
916 projets
Le dossier est particulièrement sensible puisque pas moins de 916 projets sont en cours d’instruction dans la région. De quoi mobiliser bien au-delà des limites géographiques des Hauts-de-France et de l’Oise puisque de nombreux élus de l’Eure voisine avaient aussi fait le déplacement. Avec plusieurs questions du public.
https://actu.fr/hauts-de-france/flavacourt_60235/videos-elus-leure-de-loise-contre-eoliennes-dans-vexin_19558464.html
14/11/18 : Oise : Comment la région met des bâtons dans les pâles de l’éolien
La région a déclaré la guerre à l’éolien et a franchi une étape supplémentaire avec une première réunion auprès des habitants, mardi 13 novembre, à Flavacourt. Le vent de la contestation risque de forcir dans les mois à venir.
À cinq reprises, on rajoute des bancs pour faire asseoir tout le monde. En ces temps de « gilets jaunes », une petite colère citoyenne de 400 personnes, venues dire « assez » au business de l’éolien. Dans un rôle qu’on n’attendait pas forcément, le conseil régional a démarré sur les chapeaux de roues, ce mardi 13 novembre à Flavacourt (Oise), sa série de réunions de présentation de son observatoire pour dire stop aux éoliennes.
Dans ce territoire verdoyant jusqu’ici épargné, en limite de Normandie, vingt villages frondeurs ont voté comme un seul homme contre un projet de dix nouvelles machines. « On n’est pas contre les énergies renouvelables. Mais l’éolien, la région a beaucoup donné… », résume Xavier Hue, maire de Flavacourt, peu habitué à recevoir autant de monde.
« On ne peut pas continuer dans un système où tout se décide d’en haut », explique Alexis Mancel, conseiller régional, animateur de cette première réunion du genre organisée par une collectivité. « Nous allons exercer un lobbying auprès des parlementaires », poursuit l’élu. « Il faut qu’ils présentent un amendement à l’Assemblée. Plus aucun projet ne doit être porté si une région ou un département sont contre . » Car actuellement, constate Alexis Mancel, « un préfet n’est pas tenu d’écouter l’avis des habitants. Ce n’est pas la démocratie… »
733 dossiers en cours d’instruction
Devant la salle, une carte géante du quart nord de la France recouverte de points noirs. Un habitant ose la comparaison : « On dirait la ligne de front en 1914. » Il s’agit en réalité de cet observatoire – plutôt un réquisitoire – annoncé à grand fracas par la région en juillet dernier. Le décompte surprend : 1 301 machines installées, 916 en travaux, 733 en cours d’instruction. Malgré 1 137 mâts refusés, les Hauts-de-France sont la première région éolienne de l’hexagone. L’impression n’est donc pas que visuelle…
« Chez nous, ça a commencé par cinq machines. Maintenant, c’est une vraie guirlande », appuie Jean Cauwel, maire de Breteuil. « L’éolien est une escroquerie », lance ce participant. « Pour ancrer un mât, il faut 30 000 tonnes de béton… » Autre critique, la plupart des équipements sont fabriqués à l’étranger, d’où un coût environnemental conséquent en matière de transport. La région ne compte en effet qu’un assembleur de mâts, Enercon, dans l’Oise.
Mix énergétique
L’emploi ? « Un tour sur le terrain suffit pour voir que les opérateurs, peu nombreux, travaillent de Mulhouse à Dunkerque… », explique encore Alexis Mancel. « La mobilisation porte sur les projets à l’instruction. Nous disons que l’éolien, cela suffit ! », poursuit l’élu. En France, sept dossiers sur dix sont attaqués en justice, souvent à l’initiative des municipalités. Mais l’État ne reculerait que dans 10 à 20 % des cas.
La région – qui n’exclut toujours pas d’accueillir un EPR nucléaire de nouvelle génération – plaide pour « un nouveau mix énergétique. » Elle voudrait faire la part belle au photovoltaïque et à la méthanisation, dont la part pourrait être augmentée de 35 % d’ici 2050.
<< La filière en veut beaucoup à Xavier Bertrand >>
Xavier Bertrand – qui avait déclaré « ça coûte les yeux de la tête, ça ne crée pas d’emploi, en plus ça détruit nos paysages » – a mis en colère la filière éolienne. « Les parcs des Hauts-de-France ont généré en 2016 plus de 30 millions d’euros de recettes pour les collectivités », assure notamment France Énergie Éolienne, qui regroupe 330 sociétés et professionnels du secteur. Grosse colère également chez H2air, unique entreprise des énergies renouvelables ayant son siège à Amiens. « Cette campagne est violente et choquante. On s’attaque à un secteur dynamique. C’est parce que la France était en retard qu’on découvre soudain l’éolien… Demain ce sera peut-être pareil avec le photovoltaïque », explique Émilie Therouin, porte-parole de la société. Bureau d’études, H2air revendique 50 salariés, mais affirme générer beaucoup plus d’emplois extérieurs, graphistes, assureurs, etc. Et de dénoncer « une manipulation » : pour le logo de son site « Stop à l’éolien en Hauts-de-France », la région aurait utilisé une photo d’une base documentaire représentant des mâts installés… à l’étranger.
Prochaine réunion à Grandvilliers
La semaine prochaine, le 21 novembre, la réunion se tiendra cette fois à Grandvilliers, à l’autre bout de l’Oise, où les machines sont déjà très nombreuses à turbiner. Le conseil régional compte enchaîner ce type de réunions jusqu’à Dunkerque. Mais le calendrier n’est pas encore établi.
http://www.courrier-picard.fr/149117/article/2018-11-14/comment-la-region-met-des-batons-dans-les-pales-de-leolien

13/11/18 : Somme : Bientôt trois éoliennes de plus dans les hauteurs de Domart-en-Ponthieu
Le plateau surplombant Domart-en-Ponthieu continue à se densifier en éoliennes. Un parc de trois éoliennes supplémentaires est annoncé sur ce site.
Quatre mois après l’inauguration de six nouvelles éoliennes sur le plateau de Domart-en-Ponthieu, trois autres machines sont d’ores et déjà programmées.
La densification du plateau se poursuit
C’est la même société éolienne, EnergieTEAM, qui développe ce projet : trois éoliennes hautes de 165 mètres en bout de pales, qui devraient produire 36GWh par an, soit l’équivalent de la consommation annuelle en électricité de 11 300 personnes.
Ces trois machines de plus seront installées sur la plaine de la Queue de la Forêt, sur un site de densification des parcs existants du schéma régional éolien.
Les habitants invités ce mercredi
La société éolienne organise une permanence d’information ce mercredi 14 novembre, pour tous les habitants de Domart et des communes voisines.
Tous les détails du projet seront exposés, ainsi que les mesures environnementales que l’entreprise s’engage à prendre en faveur de la biodiversité, et les aménagements paysagers qui seront proposés.
Permanence d’information, mercredi 14 novembre de 17 h 30 à 19 h 30 à la petite salle des fêtes de Domart-en-Ponthieu.
https://actu.fr/hauts-de-france/domart-en-ponthieu_80241/bientot-trois-eoliennes-plus-dans-hauteurs-domart-ponthieu_19526594.html

11/11/18 : Oise : Flavacourt : un débat sur l’éolien
Une réunion publique est organisée mardi soir dans la commune, alors que la création d’un parc de six éoliennes est prévue à Eragny-sur-Epte.
Depuis plusieurs mois, les têtes pensantes des Hauts-de-France répètent systématiquement la même chose : pas question de laisser s’installer de nouvelles éoliennes dans la région, déjà bien pourvue. Dans ce cadre, le conseiller régional Alexis Mancel, qui estime que « la région a d’ores et déjà largement contribué à l’effort éolien » organise, mardi à Flavacourt, une réunion publique sur la question (18h30 à la salle Marc-Foubert, rue de Gisors). Le choix de Flavacourt pour cette réunion n’est pas dû au hasard. Cette commune et certaines de ses voisines sont en effet mobilisées depuis plusieurs mois contre le projet de création d’un parc éolien à Eragny-sur-Epte. La commune envisage ainsi l’installation de six éoliennes sur son territoire.

10/11/18 : Aisne : Éparcy : Quand l’éolien aura tout saccagé, que restera-t-il?
Nathalie Fourdrignier, en quelque sorte lanceur d’alerte, grâce à son affiche, renseigne les habitants des alentours sur le projet d’implantation d’éoliennes relativement méconnu

Éparcy : « Je me suis rendu compte que les gens n’étaient pas au courant », renseigne une gérante de maisons d’hôtes. Elle a installé une pancarte pour révéler l’existence d’un futur parc éolien.
Comme beaucoup de personnes qui tiennent des maisons d’hôtes – et à Éparcy, il y en a deux – Nathalie Fourdrignier est amoureuse de la Thiérache, son calme, sa verdure, la vue plongeante sur les arbres qui roussissent en automne, une vue qu’offre sa grande maison sur plusieurs étages. D’ailleurs, cette maison, La Villa des Tilleuls, est « l’investissement d’une vie », après l’avoir acquise « en ruines »il y a 25 ans. Seulement voila. La Thiérache est la cible de nombreux promoteurs éoliens. « Bientôt, une réunion sera organisée à Éparcy pour dévoiler les projets qui se prévoient en souterrain » , argumente Nathalie Fourdrignier, avec, pour l’instant, à la clé, « 8 éoliennes, au lieu de 13 au départ », pour le « Parc éolien de la Tirroye ».
« Ce projet se développe en souterrain, on se sent vraiment les dindons de la farce »
Le projet s’étale sur plusieurs années et en plusieurs phases. Il a débuté en 2013, avec des études de faisabilité et pourrait aboutir en 2020. Le dossier est optimiste : il prévoit même une « inauguration » du parc en 2021 alors que la date de l’enquête publique n’est pas fixée. Mais de tout cela, peu de personnes sont véritablement informées. « Ici, il y a 13 maisons, 32 habitants. La moitié n’est pas au courant. L’autre moitié, ce sont ceux qui sont concernés, argumente Nathalie Fourdrignier qui, depuis qu’elle a affiché une grande pancarte noire et orange (aux couleurs d’Halloween, certes, mais placardée bien avant la fête qui fait peur), a commencé a recevoir des coups de fil et des conversations d’habitants du voisinage, effrayés. « L’éolien, ici, mais quand on aura tout saccagé, que restera-t-il ? s’emporte la défenseure du territoire en résumant les propos de ses interlocuteurs. Les vaches, elles produisent moitié moins de lait quand les pales d’éoliennes tournent à côté de leur pâture. Les personnes souffrent de fatigue, de troubles du sommeil, de troubles de concentration. Moi, quand je vais à Saint-Quentin et que je passe à côté des éoliennes, ça me tourne. Je ne regarde pas, sinon je ne me sens pas bien. Il faut dire que j’ai le vertige, aussi. J’y suis sensible. » Les raisons de s’opposer à ces installations « envahissantes », Nathalie Fourdrignier en a à revendre, même si, assure-t-elle : « Au début, je n’y étais pas opposée. » Parmi celles-ci, le problème du stockage, un point également développé par Jean-Louis Doucy, ancien président de l’ex-communauté de communes de la Thiérache d’Aumale, lors d’une réunion alertant des conséquences néfastes de l’éolien, cette fois à Dorengt. Nathalie Fourdrignier déplore : « Une fois l’électricité produite, elle ne peut pas être stockée. C‘est produit, mais c’est dans le vent… Ce n’est même pas utile. Le rendement est trop faible. Et l’électricité produite ne bénéficie pas à ceux qui sont directement sur place. » L’argument que l’éolien nuit à l’économie et au tourisme est aussi évoqué.
«Quand plus personne ne viendra voir les églises fortifiées, il sera déjà trop tard»
« Au commencement, des éoliennes il n’y en avait qu’à Montcornet. Maintenant c’est partout. Les élus se battent depuis 40 ans pour rendre la Thiérache touristique, restaurer les églises thiérachiennes. Et maintenant qu’il y aura des éoliennes, c’est se tirer une balle dans le pied. Déjà que l’économie, ça ne va pas très fort, si, en plus, tout le monde s’en va parce qu’on aura tué le tourisme et que les gens ne voudront plus habiter ici, qu’est-ce qu’on fera ? On ne pourra pas revenir en arrière. » Ce serait en effet dommage de faire fuir les touristes alors que l’on vient d’apprendre que la RN 2 pourrait enfin être dédoublée.
http://www.lunion.fr/121970/article/2018-11-10/eparcy-quand-l-eolien-aura-tout-saccage-que-restera-t-il

06/11/18 : Pas-de-Calais : Mise en service commerciale du parc éolien Inter Deux Bos en France 😠😠😠
MONTRÉAL  - Boralex inc. (« Boralex » ou la « Société ») est heureuse d'annoncer la mise en service commerciale du parc éolien Inter Deux Bos situé dans le département du Pas-de-Calais en France. « La mise en service d'Inter Deux Bos renforce la présence de Boralex dans l'Hexagone et positionne avantageusement la Société pour bénéficier de synergies opérationnelles accrues dans le futur », a mentionné Patrick Lemaire, président et chef de la direction de Boralex. « Cette mise en service précède d'ailleurs celles de quatre autres parcs éoliens en France, Hauts de Comble, Noyers Bucamps, Le Pelon et Côteaux du Blaiseron, lesquels sont tous prévus être mis en service d'ici la fin de l'année. » Le parc éolien Inter Deux Bos, qui comprend 10 éoliennes totalisant 33 MW, vient s'ajouter aux 799 MW déjà exploités par Boralex en France et aux 1 820 MW sous son contrôle à travers le monde. Il est prévu que le projet génère 6 millions d'euros au BAIIA annualisé de Boralex (ou 9 millions $ canadiens). Le parc éolien est doté d'un contrat d'achat d'électricité à prix indexé avec Electricité de France (EDF) pour une durée de 15 ans, entré en vigueur le 24 septembre dernier. Durant toute la durée de son exploitation, le parc permettra d'alimenter annuellement en électricité environ 30 000 foyers et d'éviter l'émission d'environ 4 500 tonnes de CO? par année. 

À propos de Boralex 
Boralex développe, construit et exploite des sites de production d'énergie renouvelable au Canada, en France, au Royaume-Uni, et aux États-Unis. Un des leaders du marché canadien et premier acteur indépendant de l'éolien terrestre en France, la Société se distingue par sa solide expérience d'optimisation de sa base d'actifs dans quatre types de production d'énergie - éolienne, hydroélectrique, thermique et solaire. Boralex s'assure d'une croissance soutenue grâce à son expertise et sa diversification acquises depuis plus de vingt-cinq ans. Les actions et les débentures convertibles de Boralex se négocient à la Bourse de Toronto sous les symboles BLX, et BLX.DB.A respectivement. Pour de plus amples renseignements, visitez le http://www.sedar.com, http://www.boralex.com ainsi que la nouvelle page dédiée aux activités de Boralex en France au http://www.france.boralex.com. 
https://www.lelezard.com/communique-18519499.html

05/11/18 : Somme et Seine-Maritime : Villes Soeurs : 
EOLIENNES EN MER - Les partisans font entendre leur voix😠
LE TRÉPORT - Les défenseurs du projet d’éoliennes en mer d’Engie participent aussi à l’enquête publique.
Les faits
L’enquête publique sur le projet d’éoliennes en mer mené par Engie dure jusqu’au 29 novembre. Il est possible d’y participer lors des permanences des commissaires enquêteurs. Les prochaines ont lieu mercredi 7 novembre à la mairie d’Ault, de 9 à 12 heures, jeudi 8 novembre à la mairie de Criel-sur-Mer, de 13 h 30 à 16 h 30 ; vendredi 9 novembre à Veules-les-Roses, de 14 à 16 heures et samedi 10 novembre à Mers-les-Bains, de 9 à 12 heures. On peut aussi participer par courrier, courriel, ou directement sur le registre numérique. Taper « registre numérique éoliennes en mer Dieppe – Le Tréport » dans un moteur de recherche.
« On ne peut pas consommer autant d’énergie qu’il y a trente ans »

On a tendance à moins les voir que les opposants.
Pourtant, les partisans du projet d’éoliennes en mer au large des côtes picarde et normande se font entendre aussi, notamment par le biais du registre numérique de l’enquête publique. Ce qui énerve passablement Gérard Bilon, le président de SOS à l’horizon.
La semaine dernière, il a écrit à Marianne Azario, la présidente de la commission d’enquête. « Le bombardement de messages stéréotypés se poursuit sur Internet à un rythme infernal », constate Gérard Bilon. Qui prévient : « L’association ne manquera pas de dénoncer ce comportement qui est dans la continuité de la fausse concertation établie depuis l’origine du projet et si cela continue de cette façon, de demander la nullité de cette enquête publique ».
« Je me doute que cela énerve M. Bilon », réplique Guillaume Blavette, l’un des initiateurs de la « cyberaction » intitulée « Oui au projet de parc éolien en mer », et administrateur de la page « Éolien en mer, la Normandie dit oui » sur Facebook. Il entend continuer. « Nous avons participé à tous les débats publics sur ce projet et le précédent, donc depuis 2010 ».
Là où Gérard Bilon dénonce les copier-coller de messages stéréotypés partisans du « oui », Guillaume Blavette, également responsable du secteur énergies à la fédération France nature environnement Normandie, répond sur le fond : « Le problème est simple : en Normandie, on a six réacteurs nucléaires qui ont des impacts négatifs sur l’environnement. On ne va pas demander aux gens de revenir à la bougie. On a alors deux possibilités : soit recourir aux centrales à charbon, comme au Havre, ce qui n’est pas la bonne solution, soit les éoliennes terrestres ou en mer. Pour atténuer le réchauffement climatique, il faudra consommer moins, isoler davantage les maisons. On ne peut pas consommer autant d’énergie qu’il y a trente ans. Les éoliennes sont un bon moyen d’accompagner ce mouvement »
En ce qui concerne la pêche professionnelle, M. Blavette l’assure : « En Normandie, personne n’est contre la pêche ». Il reconnaît que l’installation des éoliennes va perturber les fonds marins pendant le temps des travaux mais indique que « les retours d’expérience montrent que les parcs éoliens font office de récifs artificiels prisés par les poissons. L’effet est plutôt bénéfique. » Quant à l’interdiction, avancée par les pêcheurs, de naviguer dans le parc éolien, le représentant de France nature environnement Normandie réplique : « Les pêcheurs anglais le font dans leurs parcs éoliens marins. » Il termine son argumentaire par la question des emplois : « Les usines du Havre représenteront 700 emplois directs. Qui pourrait refuser une telle aubaine dans la région ? »
DENIS DESBLEDS
«Engie a fait des efforts»
Contrairement à certains projets éoliens terrestres, le maître d’ouvrage, la société Éoliennes en mer Dieppe - Le Tréport, filiale d’Engie, a fait « beaucoup d’efforts », selon Guillaume Blavette, de la Fédération France nature environnement Normandie. « Le premier projet prévoyait deux fois plus d’éoliennes. EMDT a réduit le nombre à 62, a écouté les doléances des pêcheurs. Le parc éolien aura des impacts, c’est indéniable, mais l’exploitant a dialogué avec tout le monde depuis des années. »
http://www.courrier-picard.fr/147116/article/2018-11-05/les-partisans-font-entendre-leur-voix

30/10/18 : Nord : Gouzeaucourt : Des travaux pour les éoliennes qui tuent le business
De lourds travaux de raccordement à des éoliennes sont en cours dans l’axe principal du village. Résultat, les commerçants perdent toute leur clientèle de passage.
Les commerçants de l’Avenue du Général de Gaulle font grise mine. En effet, début octobre, ils ont vu débarquer des ouvriers et de nombreux engins de chantiers pour creuser une tranchée d’un mètre de profondeur dans la route.
Une déviation a été mise en place. La journée, l’accès à leurs commerces ne se fait donc qu’à pied. « On est démoralisé. On est ouvert 12 heures par jour et on attend le client. A part les habitués qui habitent à côté, personne ne vient », déplore Anne-Marie Bouhelier, la patronne du café la Renaissance. Elle regrette également de ne pas avoir été prévenue plus tôt. « Si j’avais su, j’aurais pris mes congés maintenant et pas en août ». La situation est encore plus dramatique pour Marie-Raphaëlle, une fleuriste qui a ouvert il y a quatre mois, beaucoup plus haut dans la rue et un peu isolée. « Je n’ai eu qu’une personne aujourd’hui. Je commence à m’inquiéter pour la Toussaint. En plus, comme je suis nouvelle et que je ne suis pas encore bien identifiée, je compte sur la clientèle de passage. Mais en ce moment, tout le monde prend la déviation »…
https://www.lobservateur.fr/cambresis/2018/10/30/gouzeaucourt-des-travaux-pour-les-eoliennes-qui-tuent-le-business/

30/10/18
: Nord : 
Iwuy : En visite sur le chantier du parc éolien
Les élus iwuysiens ont été invités à découvrir le chantier de construction du parc éolien codéveloppé par la société Escofi et l’énergéticien WPD, entre Iwuy et Avesnes-le-Sec. Onze machines seront mises en service en septembre 2019.

Rendez-vous avait été donné en mairie d’où le convoi automobile est parti, direction la pleine campagne et ses terres agricoles. Encadrés par les chefs de projets, responsable construction et ingénieur de WPD et Escofi, les élus iwuysiens – et quelques homologues concernés eux aussi par des projets éoliens à l’étude sur leur territoire – ont découvert les différentes étapes des travaux de fondation des onze machines du parc éolien du Chemin d’Avesnes à Iwuy. Quatre aérogénérateurs vont être implantés sur les terres d’Iwuy et sept sur celles d’Avesnes-le-Sec. « Initialement, le projet en prévoyait huit sur nos terres mais avec le radar de l’ancienne BA 103, il a été revu à la baisse », explique le maire Daniel Poteau.
Le chantier a commencé en juillet par les travaux de terrassement et l’aménagement des accès et des plateformes de montage. D’énormes excavations de plus de 20 mètres de diamètre sur plus de trois mètres de profondeur ont été creusées au milieu des champs afin de réaliser les socles en béton – pas moins de 450 m3 – qui seront recouverts de terre végétale avant d’accueillir les mâts. « Les mâts, les nacelles et les pâles seront montés à partir de début 2019, après la trêve hivernale, explique Clément Heirwegh, chargé de projets chez Wpd. Nous entrerons ensuite en phase de test durant trois mois avant la mise en service prévue en septembre ».
175 mètres en bout de pâle
Les chiffres donnent le vertige : 116 mètres de hauteur de mâts et 175 mètres en bout de pâle. Les onze éoliennes auront une puissance unitaire de 3,6 Mégawatts. Elles alimenteront l’équivalent d’une ville de 30 000 habitants et seront implantées pour une durée d’environ 20 ans. « Selon l’évolution des technologies, elles seront ensuite démantelées. Le budget initial prévoit le démantèlement complet des constructions y compris des fondations enterrées ; le site est rendu intact ».
Le parc est une manne financière intéressante pour la Ville puisqu’il représente un bénéfice de 10 000 euros par éolienne et par an soit 40 000 euros. Le radar VOR de la BA 103 ayant quitté le site, quatre éoliennes supplémentaires pourraient venir compléter le parc. « Le projet est bien avancé mais rien n’est signé, précise le maire. Je vais voir comment les premières installations sont perçues et nous demanderons l’avis de la population pour la suite ».
En attendant, l’actuel chantier va servir dans un but pédagogique pour les écoliers : le 6 novembre, une classe de CM1 d’Iwuy visitera le site.

http://www.lavoixdunord.fr/478623/article/2018-10-30/en-visite-sur-le-chantier-du-parc-eolien

29/10/18 : Aisne : Plus de maîtrise sur l’éolien de Thiérache
En Thiérache les projets éoliens sont nombreux et très souvent mal accueilli comme celui de Dorengt. Et malgré, les voix qui s’élèvent les éoliennes poussent, comme à Lemé.
À Dorengt, les habitants pensaient leur horizon sauf après l’annulation du projet d’un premier parc éolien. Mais vendredi, lors d’une réunion publique, les Dorengtois présents ont, pour certains, pris connaissance du projet Dorengt nº2. Le premier projet, datant de 2016, avait été débouté. « Les éoliennes étaient alors d’une hauteur de 180 mètres en bout de pales. Ce qui ne correspondait pas aux impératifs de l’aviation civile », explique le chef de projet de la société Enertrag. Le projet a été à nouveau présenté en 2017 et il prévoit l’implantation de 6 éoliennes de 145 m en bout de pale et d’une puissance unitaire de 2,75MW, toutes sur les terres de Dorengt.
Lors de la réunion, de nombreux opposants étaient présents, une quarantaine de personnes, à commencer par l’animateur du rendez-vous Jean-Louis Doucy, membre du collectif Stop éolien 02. Les nuisances dues aux aérogénérateurs sont passées en revue : nuisances visuelles, sonores, influence sur la faune locale.

Les éoliennes seront ici placées à plus de 900 m des habitations de Dorengt et à 810 m des premières habitations de la Neuville-Lès-Dorengt. Si la loi impose une distance minimum de 500 m, alors respectée, on mettait en avant vendredi la distance conseillée par l’académie de médecine de 1 500 m pour des éoliennes de cette puissance.
Le projet soumis au vote du conseil le 14 novembre
Dans le public, un agriculteur semblait plus sensible aux forces du vent. « Je suis locataire de mes terres, mais le propriétaire a été contacté par la société éolienne pour l’implantation de mâts et, comme lui, j’ai donné mon accord au projet. » Il le concède, l’affaire est lucrative : « Nous serons, le propriétaire et moi-même en tant qu’exploitant, indemnisés à hauteur de 2 500 € par MW produit. Actuellement, il faut bien trouver des compléments financiers. » Il y a 10 ans, il ne croyait pas au réchauffement climatique. « Mais il faut se rendre à l’évidence. Il faut avancer, mais on ne sait pas dans quel sens aller. Alors l’éolien est un premier pas. » L’homme qui est aussi conseiller municipal met en avant un revenu supplémentaire pour la commune.
L’accord pour la création du parc sera, ou non, voté le 14 novembre. « Nous organiserons ce conseil spécial à l’ouverture de l’enquête publique, explique le maire de la commune, Olivier Cambraye. Deux des 10 conseillers de la commune ne pourront y participer car ayant des intérêts financiers dans la création du parc », insiste-t-il.
Si ce parc voit le jour, les revenus qu’il engendrera reviendront à 70 % à la communauté de communes de Thiérache du Centre et 30 % à la commune. « Parmi ces 30 %, 70 % seront versés à la commune d’implantation (Dorengt) et 30 % aux communes limitrophes », souligne le maire dorengtois. Il précise : « Cette somme ne changera pas foncièrement le budget de la commune. » Si lui ne s’est pas prononcé sur le parc éolien, l’élu regrette un manque de cohérence sur l’ensemble du territoire. « On assiste à un mitage de la Thiérache. Il n’y a plus de zone de développement éolien pour gérer les implantations. » Un avis partagé par le député Jean-Louis Bricout et la conseillère régionale Isabelle Ittelet. Les trois élus mettaient en avant une image du tourisme en Thiérache entaché par la non-maîtrise du développement éolien.
L’enquête publique sera ouverte en mairie de Dorengt du 14 novembre au 15 décembre prochain.
Les éoliennes en place et à venir
Selon la carte éditée par le département de l’Aisne le 1er octobre dernier, 46 éoliennes sont déjà en plein-vent (carrés bleus) en Thiérache (4 sur le parc du plateau d’Andigny, 4 sur le parc du Chemin du Macquis, 14 sur le parc de Basse Thiérache sud, 4 sur la ferme éolienne de Noyales et 20 sur le parc éolien d’Hauteville).
À ces mâts devraient s’ajouter 12 mâts également répartis sur les parcs éoliens de la Mutte et le parc de Puisieux et Clanlieu, 8 éoliennes sur le parc de l’Arc en Thiérache, 8 sur celui du plateau d’Haution et 5 sur le parc voisin de Royeux Énergies, soit 33 mâts autorisés (carrés verts). Et de nombreux projets sont encore en cours d’instruction (ronds jaunes), dont le parc de Dorengt. Un mitage du territoire dénoncé par de nombreux élus.
La Région Hauts-de-France, qui avance avoir atteint les objectifs fixés par le grenelle de l’environnement, a mis en place un observatoire de l’éolien et portera maintenant un avis négatif sur toutes les demandes d’implantation de parc éolien.

Le cimetière perd face aux éoliennes
Depuis l’annonce du parc éolien de l’Arc en Thiérache, les communes de Le Sourd et Lemé se débattaient, elles, pour protéger leur cimetière militaire commun. Le conseil de Lemé, par la voix de son 1er adjoint, Jérôme Moinneuse, s’était opposé au droit de servitude pour les chemins servant aux travaux. « Mais le promoteur est passé par des voies privées », regrette l’adjoint, précisant : « Je ne suis pas anti éolien, je voulais juste que la vue du cimetière soit préservée des éoliennes. » Seul le classement au patrimoine du lieu pouvait permettre cette protection : « Mais le cimetière ne sera pas classé », confiait Jérôme Moinneuse. « Peu importe les oppositions, les promoteurs passent outre. »
http://www.aisnenouvelle.fr/80466/article/2018-10-29/plus-de-maitrise-sur-leolien-de-thierache?fbclid=IwAR0YUslWH1SgFflNttqsM6TPMo4NpHc3uMlrr97CyDm8J1Y8nxs_bxwihUU

28/10/18 : Aisne : La grogne s’organise contre le projet éolien, à Dorengt
Avec stupeur, les habitants ont découvert la semaine dernière qu’un parc de six éoliennes était à l’étude. Ils se sont rendus en masse à la réunion en mairie, vendredi.
Les habitants de Dorengt ont du mal à se remettre du choc. Celui d’avoir trouvé, dans leur boîte aux lettres, la semaine dernière, une invitation à une réunion à la mairie. Et cette réunion n’est rien d’autre qu’une discussion sur les éoliennes en projet dans leur village. Problème, certains pensaient que c’était tombé à l’eau, comme Carine Leprêtre, amoureuse de la Thiérache. La native du Nouvion explique : « Il y a deux ans, on parlait d’un projet d’éoliennes, mais depuis je croyais, qu’il avait été enterré. Donc j’ai été surprise quand on en a reparlé la semaine dernière. » Du coup, lors de la réunion, vendredi, la salle était comble. Jean-Louis Doucy, ex-président de l’ancienne communauté de communes de la Thiérache d’Aumale, a aligné un ensemble d’éléments à l’encontre de ces éoliennes. Il a été convaincant. Toutefois, certains habitants avaient déjà leur point de vue. Comme Cécile Hourier, qui a acheté, il y a une quinzaine d’années une bâtisse à restaurer. Son projet prend forme. Elle qui aurait souhaité mettre en place de l’équithérapie, a commencé son activité de pension de chevaux, entre autres.
bientôt le Début de l’enquête publique
« Des éoliennes, ici, cela compromettrait complètement ce que je comptais mettre en place par la suite. L’équithérapie, avec des enfants autistes, par exemple, ce serait difficile, avec les pales bruyantes des éoliennes, toute la journée. Idem pour les chevaux. Ils restent très craintifs, avec un instinct grégaire. Quand ils ont peur, ils fuient. Je pense que ça peut freiner les propriétaires de chevaux ou les cavaliers en promenade, de voir ces grands mats d’éoliennes, jusqu’à 150 mètres, si proches des chemins communaux qu’ils fréquentaient en toute quiétude. » Pour l’heure, les opposants peuvent commencer par écrire leur mécontentement et leur refus du projet dans l’enquête publique qui sera à disposition à la mairie à compter du 14 novembre. C’est ce que compte faire Carine Leprêtre. « Mes enfants aussi vont écrire un mot. Ils ont 8 et 11 ans mais ont bien saisi le problème. On va voir ce qu’on va rédiger, mais c’est sûr ce ne sera pas juste un petit mot, plutôt un vrai topo, oui ! Surtout que nous, on est venus s’installer ici pour le calme, les paysages, la tranquillité. Je ne supporte pas la ville. Alors, vous imaginez, se retrouver avec ça devant sa fenêtre ? Déjà qu’on est une région sinistrée, si en plus, à cause de ça le prix de l’immobilier chute encore… »D’autres, en revanche, des agriculteurs pour la plupart, ne voient pas d’un si mauvais œil l’arrivée, assortie de dédommagements financiers, des éoliennes. C’est le cas de l’un des conseillers municipaux, qui préfère rester anonyme. Mais il serait peut-être prêt à modérer ses intentions : « Oui, j’ai signé une promesse de bail. Mais ce n’est qu’une promesse. Si c’est pour déclencher une guerre au village, c’est sûr que ça n’est pas la peine »,tempère cet éleveur de vaches laitières.
L’enquête publique dure du 14 novembre au 15 décembre. Elle est consultable en mairie. La mairie est ovuverte le lundi de 9 à 12 heures et de 13 h 30 à 17 heures ; le jeudi, de 13 h 30 à 17 heures et le vendredi de 9 à 12 heures, exceptionnellement fermée les 23 et 28 novembre. Le commissaire enquêteur sera là les 14, 22 et 28 novembre et les 7 et 15 décembre.
http://www.lunion.fr/119618/article/2018-10-28/la-grogne-s-organise-contre-le-projet-eolien-dorengt


26/10/18Aisne : Saint-Gobert: un point contre le parc éolien du Vilpion
Les opposants au projet de 6 éoliennes sur les communes de Saint-Gobert, Voharies, Lugny et Houry ont obtenu un petit point en leur avantage jeudi 25 octobre au Conseil d’État. La Chambre a trouvé recevable leur argument attaquant le raccordement des éoliennes au poste source et aux réseaux (un vide juridique n’a jamais été tranché). Au menu des attaques également : l’autorisation d’exploiter, qui est sous le coup d’un recours. Verdict lors du jugement que rendra le Conseil d’État dans deux à trois semaines. Le constructeur est Nordex, assisté de Quadran. Le projet existe depuis 13 ans.De nombreux recours et virages juridiques ont eu lieu depuis qu’il a été initié.
http://www.lunion.fr/119286/article/2018-10-26/saint-gobert-un-point-contre-le-parc-eolien-du-vilpion

25/10/18Les questions sensibles posées à Xavier Bertrand, président de Région, à Soissons
Mardi, Xavier Bertrand et d’autres élus de la Région sont venus débattre avec la population des sujets d’actualité. On fait le tour des questions qui fâchent.
Extrait : 
« Le gisement d’emplois énorme dans l’éolien »
Cette question a été posée via Facebook, en direct: « c’est très dur de travailler dans l’éolien à cause des travailleurs détachés, alors qu’on a un gisement d’emplois énorme. Que faites-vous pour ça à part critiquer les éoliennes de façon dogmatique et non ciblée? ». Heureusement qu’il n’était pas là, tant les opposants à cette énergie sont nombreux ici. Le conseil régional y est aussi très défavorable, et a d’ailleurs créé un observatoire de l’éolien pour la stopper.
« Non, il n’y a pas un gisement d’emploi énorme dans l’éolien, abonde le président des Hauts-de-France. Même sur la maintenance, les emplois ne sont pas là. » Il avait répondu à la question des travailleurs détachés plus tôt dans la soirée, en disant qu’il fallait le même salaire pour un travailleur français ou étranger en France. Xavier Bertrand a proposé au gouvernement de développer d’autres énergies. « On s’engage, on co-finance pour développer la méthanisation et le solaire. On peut mettre des panneaux photovoltaïques sur des friches industrielles ou d’autres bâtiments. » D’autres questions, d’anti-éoliens cette fois, ont suivi. « Les gens ne supportent plus qu’on passe outre leur avis », dit-il, faisant référence aux recours des promoteurs contre les décisions préfectorales. La Région est à la recherche d’outils juridiques pour bloquer les projets.
http://www.lunion.fr/118956/article/2018-10-24/les-questions-sensibles-posees-xavier-bertrand-president-de-region-soissons

24/10/18Pas-de-Calais : Azincourt : Nouvelles actions anti-éoliennes à l’occasion du 603e anniversaire de la bataille
Présentées d’abord en assemblée générale de Vent de champs de bataille vendredi, Franck Steegmans exposera ce jeudi, jour anniversaire de la bataille d’Azincourt, des captures réalisées par son drone aux élus du territoire. Il espère les convaincre de s’opposer au projet d’implantation de seize éoliennes.

La mobilisation ne faiblit pas chez les « anti » éoliennes et désormais, c’est la date clef du 25 octobre, ce jeudi, qui retient leur attention. Elle annonce, d’une part, le 603e anniversaire de la bataille d’Azincourt et d’autre part, une réunion d’information destinée aux élus de 7 Vallées Comm à laquelle Franck Steegmans est convié. En tant que membre du conseil d’administration de Vent de champ de bataille (ou Association de sauvegarde, de promotion et de défense du champ de bataille d’Azincourt dans sa version longue), il interviendra pour faire un topo sur le projet de parc porté par Nouvergies, qui entend voir pousser seize machines sur trois zones d’implantation.
L’opposant plante le décor : « J’habite le hameau de Bucamps et accessoirement je vais avoir une éolienne à 750 mètres de la maison. » Si la distance minimale réglementaire avec les habitations est à ce jour fixée à 500 mètres, « ç ’a été établi il y a plus de dix ans, quand les éoliennes faisaient 100 mètres de haut, contre l’intéressé. Sauf que maintenant elles font 150 mètres. » Nouvergies, engagé sur ce projet depuis 2012, prévoit d’ériger des aérogénérateurs sur les communes de Béalencourt, Wamin, Auchy-lès-Hesdin, Manin et Maisoncelle.
Arguments contre arguments
Trop tard pour changer la donne ? « C’est une lutte d’influence. Si on apporte les arguments qu’il faut », l’intervenant et les autres adhérents espèrent pouvoir renverser la vapeur. C’est dans cette optique que l’Azincourtois a récemment fait voler un drone au-dessus des différents sites d’implantation, pour y effectuer des prises de vues aériennes démontrant l’impact a minima visuel sur le territoire. Dont le champ de bataille, le menhir et la future tour d’observation – en lien avec le centre historique médiéval – que l’association entend défendre.
Photos à l’appui, Franck Steegmans interviendra donc ce jeudi auprès des élus tandis que des banderoles fleuriront dans les jardins, « pour afficher clairement notre opposition au projet ».

http://www.lavoixdunord.fr/475580/article/2018-10-24/nouvelles-actions-anti-eoliennes-l-occasion-du-603e-anniversaire-de-la-bataille

24/10/18 : Pas-de-Calais : Bomy - Quand les trois éoliennes vont-elles commencer à tourner ?
Prévue en septembre, la mise en service des trois éoliennes bomynoises aux abords du hameau de Pétigny se fait attendre. On vous explique le pourquoi de ce retard et le nouveau planning de mise en service.
1 - Pourquoi les éoliennes ne tournent-elles pas ?
Exploité par la société Énergie Team (Somme), le site éolien de Bomy devait commencer à produire de l’électricité en septembre dernier. Sauf qu’aux lieux-dits Derrière la Fresnaye (deux éoliennes) et La Sablonnière (une éolienne), rien ne bouge. Les pales des trois éoliennes ne fendent pas l’air.
« On est dans la phase de mise en service, assure Samir Zaoui, de chez Énergie Team. Orange a tiré les lignes télécom à partir du village. » Ces dernières, qui permettront à Enedis de superviser la production et à Énergie team de communiquer à distance avec le site, ne sont toujours pas sous tension.
En outre, le poste de livraison doit également être démarré. Sans cet «allumage» général, les éoliennes ne pourront pas être mises en service.
2 - Quel est le nouveau calendrier prévisionnel ?
« On a déjà demandé la mise en service (des lignes télécom) à Orange il y a deux semaines. On n’a pas encore de date », explique Samir Zaoui, qui espère une mise en service de ces lignes dans la première quinzaine de novembre.
Du côté du poste de livraison, c’est Enedis qui doit le mettre sous tension : « Les contrôles techniques sont déjà faits », avance le chargé de projet. Pour autant, aucune date n’est fixée : « Ça peut se faire le même jour que les lignes télécom. Le plus tôt sera le mieux pour nous. »
Suivront des essais (survitesse, fiabilité des machines, etc.) d’une durée d’environ cinq semaines. La mise en service pourrait aboutir en fin d’année, voire plutôt début 2019.
3 - Qu’est-ce que cela va rapporter à la commune ?
Les trois éoliennes bomynoises, qui culminent à 110 mètres en bout de pales, titrent une puissance nominale de 2,35 MW, soit 7,05 MW au total pour le parc. En 2018, le tarif de l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) est de 7,47 € par kilowatt de puissance électrique installée. Si ce tarif est réévalué annuellement, on peut ici calculer le montant de l’IFER à titre d’exemple.
Les trois éoliennes, en 2018, auraient rapporté 52 663,50 €. Si 30 % de l’IFER est perçu par le Département, les 70 % restant sont répartis entre la communauté d’agglomération du pays de Saint-Omer (CAPSO) et la commune. Selon le maire, Bomy pourrait ainsi tabler, en y ajoutant la taxe foncière, sur un peu moins de 20 000 € par an.
http://www.lavoixdunord.fr/475437/article/2018-10-24/quand-les-trois-eoliennes-vont-elles-commencer-tourner


24/10/18 : Pas-de-Calais : Bomy - Beaumetz-lès-Aire : Une enquête publique pour anticiper un projet de cinq éoliennes
Une enquête publique va démarrer le lundi 29 octobre pour une durée de 32 jours. Il sera question de l’exploitation du parc éolien de Mémont, soit cinq machines de 126 à 136 mètres de haut en bout de pale, sur le territoire des deux communes.
En juillet 2015, les conseils municipaux de Beaumetz-lès-Aire et de Bomy s’étaient prononcés favorablement à une étude de faisabilité sur le territoire de leur commune par Global Wind Power. En novembre 2015, le conseil municipal de Beaumetz-lès-Aire avait de nouveau délibéré pour autoriser la société à utiliser les chemins ruraux dont la commune est propriétaire en vue de la construction et de l’exploitation du parc éolien. Depuis, le projet fait donc son chemin.
Cinq éoliennes, dont deux de 126 mètres de hauteur en bout de pale, une de 130 m et deux autres de 136 m sont en projet (soit des mâts de 75 à 85 mètres) sur les communes de Beaumetz-lès-Aire et de Bomy, sont en projet, porté par Global Wind Power. Ces machines seraient d’une puissance allant de 2,35 à 3,3 mégawatts selon leur taille.
Leur site d’implantation : au nord-ouest du centre du bourg de Beaumetz-lès-Aire, à environ 1,5 km, desservi par la route départementale D 92. Nous sommes à une vingtaine de kilomètres de Saint-Omer, une quinzaine d’Aire-sur-la-Lys. Le projet comporte aussi deux postes de livraison qui recueillent l’électricité produite pour l’injecter dans le réseau.
Secteur propice
Le secteur est propice aux éoliennes. D’ailleurs, à Bomy, trois éoliennes ont été dressées aux lieux-dits Derrière la Fresnaye et La Sablonnière. Elles attendent une mise sous tension des réseaux (à voir dans une prochaine édition).
Et on ne compte plus les projets aux alentours : 9 au mont d’Erny (Erny-Saint-Julien, Delettes et l’ancienne commune d’Enguinegatte), ou 6 à la Carnoye (l’ancienne commune d’Enquin-les-Mines, Febvin-Palfart et Fléchin), réalisés. Un autre projet, le Pays à part, table sur cinq machines à Fléchin, Febvin-Palfart et Laires (une éolienne). Ajoutons que le long de l’A26 et de la chaussée Brunehaut, plusieurs projets sont en gestation.
De l’autre côté, plus à l’ouest, on est sur la vallée de l’Aa avec au total dix aérogénérateurs déjà ou bientôt installés entre Dohem et Saint-Martin d’Hardinghem. Ajoutons à la vallée de l’Aa le parc du Mont de Maisnil, avec six machines en attente (5 à Audincthun et 1 à Dohem). Des parcs eux-mêmes dans le prolongement de Fauquembergues, puis Fruges, appelés à se densifier.
Déjà deux à Beaumetz-les-Aire
Deux éoliennes de 2,3 MW ont déjà été mises en service il y a un an à Beaumetz. Deux machines « seulement », alors que beaucoup de parcs arrivent par groupes de quatre, cinq, voire six. Mais à l’époque, il s’agissait pour le développeur, Ostwind, de répondre aux exigences d’une zone où il ne fallait pas dépasser 5 MW de puissance totale.
Un temps, il ne devait même y avoir qu’une seule machine. « Pour des raisons d’intégration dans le paysage, expliquait à l’époque Sophie Balland pour Ostwind. Mais finalement, elles sont deux à prolonger une ligne existante sur la communauté de communes du canton de Fauquembergues. »
L’enquête publique
Elle démarrera le lundi 29 octobre et se tiendra jusqu’au 29 novembre inclus. Le public pourra prendre connaissance du dossier papier en mairie de Beaumetz-lès-Aire les lundis de 14 h à 16 h et vendredis de 17 h à 19 h. Le dossier numérique est accessible à l’adresse suivante : https://www.registre-dematrialise.fr/970.
Le commissaire enquêteur sera présent en mairie de Beaumetz pour recueillir les remarques, observations, propositions, lundi 29 octobre (9 h à 12 h), mercredi 7 novembre (14 h à 17 h), mardi 13 novembre (14 h à 17 h), samedi 24 novembre (9 h à 12 h) et jeudi 29 novembre (15 h à 18 h).


22/10/18 : Pas-de-Calais : Camblain-Châtelain: pour ou contre les éoliennes à la Ferté?
L’enquête publique concernant l’implantation de quatre éoliennes débute lundi 22 octobre. Les habitants sont invités à donner leur avis

Avec le début de l’enquête publique, le projet d’implantation de quatre éoliennes à la Ferté entre dans le dur. Les habitants sont invités à se rendre en mairie à partir du lundi 22 octobre pour donner leur avis sur le projet. Mené par la société Ostwind, ce projet date de 2012 et devrait changer le paysage. Les quatre éoliennes prévues font une hauteur de 150 mètres et ont un diamètre de 112 mètres. Elles seraient implantées le long de la D86, entre Camblain-Châtelain et Ourton. Chacune aurait une puissance de 3 mégawatts, soit 12 mégawatts au total.

L’objectif de cette enquête est de recueillir les observations des riverains sur un registre. Elles seront prises en compte par un commissaire enquêteur qui devra rendre un rapport après le 22 novembre. Le rapporteur peut formuler un avis favorable ou défavorable qui ne lie pas la collectivité mais qui est généralement suivi par les pouvoirs publics.
« Nous avons fait trois réunions publiques depuis 2015, nous avons répondu à toutes les questions posées », estime Lelio Pedrini, maire de Camblain-Châtelain. Selon nos informations, le projet n’a pas entraîné la création de collectif ou de vague de contestation. L’habitation la plus proche est située à 975 mètres de la première éolienne.
http://www.lavenirdelartois.fr/4548/article/2018-10-22/camblain-chatelain-pour-ou-contre-les-eoliennes-la-ferte
21/10/18 : Nord : Marcoing / Gouzeaucourt : 36 kilomètres de tranchées dans le Cambrésis pour raccorder vingt éoliennes
Les groupes Enedis, Nordex et Ramery ont finalisé un parc éolien de vingt machines. Si celles-ci se trouvent dans trois villages de la Somme, le gros du chantier concernant l’enfouissement a été fait dans le Nord, entre Proville et Gouzeaucourt.
Si le projet est de grande ampleur pour Enedis qui signe ici son plus grand parc éolien au nord de Paris, il l’est aussi pour les neuf communes qui se voient accueillir les éoliennes ou être traversée par un tronçon des quelque cent kilomètres de câbles en aluminium et cuivre, enterrés. « C’est principalement la D56 et un bout de la D 917 qui ont été suivies, entre Proville et la Somme », explique Michel Wantiez, directeur d’agence Ramery Reseaux, soit six communes du Cambrésis et trois communes de la Somme (Fins, Sorel et Heudicourt) qui bénéficieront, elles, de l’IFER (Imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux).
100 km de câbles, 36 km de tranchées
Dans le jargon éolien, 100 km de câbles, ça veut dire 36 km de tranchées que la société Ramery Réseaux a creusées « car cinq câbles peuvent se trouver dans une même tranchée », poursuit le directeur d’agence. Ces 36 km de conduit, c’est principalement le territoire du Cambrésis qui les a supportésdepuis le premier coup de pelle en avril dernier.
« On avait déjà eu le coup il y a cinq ans où il a fallu aussi creuser pour alimenter Gestamp donc ça n’a pas été facile de dire oui », Didier Drieux, maire de Marcoing.
Proville (poste source qui réceptionne l’énergie), une petite portion à Cambrai, Rumilly-en-Cambrésis puis Marcoing sur environ 7,6 km, Villers-Plouich sur 2,6 m et enfin Gouzeaucourt sur 4,2 km. « On avait déjà eu le coup il y a cinq ans où il a fallu aussi creuser pour alimenter Gestamp donc ça n’a pas été facile de dire oui », se souvient Didier Drieux, maire de Marcoing avant d’ajouter « qu’en tant que conseiller départemental, je ne pouvais rien empêcher. » C’est à Marcoing que la tranchée la plus longue a été creusée, soit plus d’un mois de travaux dans le centre du village.
Même évaluation à Gouzeaucourt où les travaux ne sont pas encore terminés avenue du Général-de-Gaulle. « Nous avons nous-même lancé un projet éolien qui débutera en 2019, cela n’aurait pas été cohérent de refuser celui-ci », précise le maire Jacques Richard qui aurait aimé combiner tous les travaux. Et ce n’est pas faute d’avoir insisté car « il y a neuf mois, le département a refait la voirie que Ramery Réseaux est donc en train de refaire après avoir enterré les câbles. » Mais liste d’attente oblige, les deux projets ne pouvaient se coupler.
Les deux maires présents lors de l’inauguration du parc n’ont cependant pas nié l’importance de cette énergie alternative. « Il faut juste l’expliquer aux riverains », souffle-t-on. Premier tour de pales en novembre.
En chiffre
– 92 000 habitants environ en consommation annuelle.
– 100 km de câbles enterrés.
– 36,7 km de tranchées.
– 60 mégawatt délivrés.
– 20 éoliennes.
http://lavdn.lavoixdunord.fr/473344/article/2018-10-21/des-kilometres-de-tranchees-dans-le-cambresis-pour-raccorder-vingt-eoliennes

18/10/18 : Somme : Deux ronds-points rabotés à Roye pour laisser passer les éoliennes
Des travaux d’embellissement des deux giratoires de la zone ouest, près d’Intermarché sur la RD 934 ? Pas du tout. La physionomie des ronds-points donne un indice : ils sont comme coupés en deux avec d’un côté la végétation folle habituelle et de l’autre un parterre plat de cailloux gris et l’amas de terre déplacée.
Pour faciliter le transport jusqu’à Hattencourt ou Fresnoy-lès-Roye
« Il s’agit de travaux d’aménagement provisoire, réalisés par le transporteur Bolk Transport, pour permettre à un convoi exceptionnel d’accéder au parc éolien du moulin Wable, fait savoir le conseil départemental, en charge de cette voirie. Les aménagements resteront en place plusieurs semaines. »
Le parc en question est situé entre Hattencourt et Fresnoy-lès-Roye. Pour le raccorder au poste source de Pertain, des opérations de câblages étaient réalisées récemment le long de la RD 1017.
http://www.courrier-picard.fr/143231/article/2018-10-18/deux-ronds-points-rabotes-roye-pour-laisser-passer-les-eoliennes

18/10/18 : Aisne : Trop d’éoliennes selon les habitants de Montcornet
Le chef-lieu est ceinturé d’éoliennes. Les pales clignotent toute la nuit, le bruit gêne les habitants et les interférences sur la télévision s’aggravent.
Interférences, images saccadées, couleurs qui se déplacent… Les habitants de Montcornet accusent les éoliennes de brouiller la télé. Catherine Dambesse estime même que la situation se dégrade.
« Le problème n’est pas nouveau, mais depuis deux mois, il y a des interférences pratiquement en permanence. Les images sont coupées. On entend deux mots et puis plus rien. Cela fait des années que l’on se plaint. Faut-il mettre un amplificateur, une antenne ? Financé par qui ? On n’en sait rien », s’interroge la commerçante.
«Nous n’avons rien contre les éoliennes mais trop, c’est trop»
Potentiellement, toutes les habitations peuvent être touchées selon le vent et l’orientation des éoliennes. Des habitants de Montcornet, Montloué, Lislet, Chaourse, Dizy-le-Gros, se tournent vers des solutions alternatives comme la télévision par satellite ou par internet. Le résultat n’est pas forcément meilleur.
Ces perturbations viendraient de la capacité des éoliennes à réfléchir et à diffracter les ondes électromagnétiques. Certains producteurs d’énergie renouvelable le reconnaissent.
Guy Lefèvre, au lieu-dit la Terrière, connaît des problèmes de télé identiques bien qu’un peu moins gênants. « Les interférences surviennent surtout le soir, à partir de 21 h 30 ou 22 heures ou parfois le midi. Les images sont pixelisées. C’est une vraie pollution technique », indique-t-il.
Ce retraité, mesuré dans ses propos, est loin d’être un activiste anti-éolien. Mais il trouve que le seuil de tolérance est dépassé. Il dénonce les nuisances visuelles et sonores engendrées par ces dizaines d’engins qui tournent jour et nuit.
« Trop, c’est trop. Il faut qu’on arrête maintenant. Nous n’avons rien contre les éoliennes mais pourquoi les installer toutes dans les communes qui surplombent Montcornet ? Regardez autour de vous, il y en a partout. Pourtant, nous avons une église classée Monument historique. »
D’où que l’on vienne, les éoliennes sont partout
Autre souci, la lumière. « Le soir, nous sommes obligés de fermer les volets parce que les éoliennes clignotent en permanence. Dans la maison, cela fait comme des éclairs, des flashs. C’est insupportable. Dans la famille, nous avons quelqu’un qui travaille à l’aéroport Charles-de-Gaulle. Quand il vient chez nous, il nous dit que Roissy, c’est de la rigolade à côté… » sourit Guy Lefèvre.
Ce dernier pense que visuellement cela devient une catastrophe et il craint que les maisons perdent de leur valeur en cas de vente.
Un sentiment partagé par le maire de Montcornet, bien décidé à essayer de stopper cet emballement des promoteurs. Guy Le Provost regrette que de quelque endroit que l’on arrive, les éoliennes soient partout. « Nous subissons les nuisances visuelles et sonores. Et les retombées économiques vont chez nos voisins. »
Selon lui, le bruit est infernal par moments. « Quand le vent est à l’est, j’ai l’impression qu’il y a une autoroute à 100 mètres de chez moi », reconnaît-il.
Le maire prépare une délibération pour le prochain conseil municipal. Un projet a été annulé à Rozoy-sur-Serre en raison de la présence de la collégiale. Montcornet va utiliser cet argument. « Nous avons une église classée Monument historique et il y a une quantité phénoménale d’éoliennes qui se dressent derrière le monument. »
Pas sûr que cela soit suffisant pour mettre fin aux appétits des sociétés d’exploitation des éoliennes, des communes concernées (qui touchent une somme par habitant) et des agriculteurs qui reçoivent un revenu. « Une éolienne rapporte de 10 à 15 000 euros par an. C’est un tiroir-caisse, explique Guy Le Provost. Si vous en avez 5, 6, ou 7 sur un terrain, faites le calcul. »
Cela représente entre 50 et 150 000 euros par an.
http://www.lunion.fr/117884/article/2018-10-18/trop-d-eoliennes-selon-les-habitants-de-montcornet

17/10/18Pas-de-Calais : Quéant : Avec deux projets en cours et à l’instruction, l’éolien a le vent en poupe
Elle ne sera pas l’exception qui confirme la règle. Comme plusieurs de ses voisines, la commune a accepté d’accueillir des éoliennes. Avec, à la clef, des retombées financières pas négligeables.

Au nord de la commune, sur la ligne de crête qui sépare son territoire de Riencourt-lès-Cagnicourt, le béton a déjà été coulé au milieu des champs, pour accueillir d’ici le printemps cinq éoliennes de 3,3 mégawatts chacune. À Quéant aussi, des vents favorables soufflent sur la production d’électricité verte.
Les sociétés d’aménagement éolien, qui labourent depuis des années ces terres bien exposées, ont jeté leur dévolu sur le village, l’un des rares du secteur où n’avaient pas encore poussé de grands...
Les sociétés d’aménagement éolien, qui labourent depuis des années ces terres bien exposées, ont jeté leur dévolu sur le village, l’un des rares du secteur où n’avaient pas encore poussé de grands mâts blancs. Sur les cinq emplacements choisis, trois appartiennent à la commune : « C’était plus défendable auprès de la population », argumente le maire.
Car malgré le regard gourmand que posent les entreprises sur les champs ventés entre Cambrai et Bapaume, les particuliers sont encore souvent opposés à l’implantation des éoliennes. « À cause des nuisances visuelles », estime Bernard Trannin.
Opportunité financière
Pour l’élu, les éoliennes représentent avant tout une opportunité financière : « La société qui les exploite verse un loyer au locataire et au propriétaire du terrain. Et on percevra une partie de ce qui correspondait à la taxe professionnelle. » Précisément, 50 %. L’interco, Osartis-Marquion, recevra 30 % du montant, les 20 % restant étant versés au fond de concours pour les communes rurales.
À l’heure où les petites communes peinent à boucler leur budget, l’éolien apparaît comme une manne inespérée, d’autant que « nous n’avons rien à espérer en termes de développement économique, chez nous : nous sommes classés en excellence rurale », sourit Bernard Trannin.
Autre intérêt : sur chaque site aménagé, la société remet en état les voies d’accès, y compris communales.
Enquête publique
Alors, quand un nouveau projet s’est présenté, la commune a accepté. Jeudi, l’enquête publique sur l’implantation de nouvelles éoliennes, cette fois au sud de la commune, s’est refermée. Le projet dit de la voie de Cambrai concerne Quéant, Pronville, Inchy et Lagnicourt-Marcel (ndlr : un autre projet, la Voie d’Artois, est également en cours sur Lagnicourt et Morchies).
« Maintenant, le préfet doit examiner le dossier », rappelle le maire. Avec l’éventualité que le représentant de l’état tique sur ce projet qui pourrait ajouter vingt-quatre éoliennes dans le paysage, déjà bien chargé.
Des projets dans les cartons
Sur le territoire d’Osartis-Marquion, plusieurs projets sont en cours ou à l’étude.
- En travaux : Graincourt-lès-Havrincourt (quatre éoliennes), et Inchy et Quéant (huit éoliennes).
- En instruction : Lagnicourt-Marcel et Noreuil, le projet du sentier de l’Hirondelle (six éoliennes) ; Haucourt, Villers-lès-Cagnicourt et Cagnicourt (seize éoliennes) ; la voie de Cambrai (dix-huit éoliennes) et la voie d’Artois (six éoliennes).
- À l’étude : à Etaing, Dury et Haucourt.
« Inclure un maximum de personnes »
Premiers projets de développement éolien de la société Energie Team dans l’Arrageois, la voie de Cambrai et la voie d’Artois portent sur la construction de vingt-quatre éoliennes de 3,3 mégawatts, dont dix-huit sur Inchy, Pronville, Lagnicourt-Marcel et Quéant.
« On s’est basé sur le schéma régional éolien, explique Christophe Guilbert, en charge du projet, avant de prendre, il y a quatre ans, les premiers contacts avec les propriétaires et les exploitants ». Particularité de ce projet : chaque commune, à l’exception de Morchies, accueillera une éolienne sur une parcelle du CCAS.
« On aurait également pu faire ce projet avec quelques propriétaires, mais notre choix a été d’inclure un maximum de personnes : sur vingt-quatre éoliennes, il y a dix-hui ou dix-neuf propriétaires concernés. » Qui percevront donc une redevance « comprise entre 6 000 et 9 000 euros par machine ».
http://www.lavoixdunord.fr/469610/article/2018-10-15/avec-deux-projets-en-cours-et-l-instruction-l-eolien-le-vent-en-poupe?fbclid=IwAR1C4sKT_LQh-OL11l_5FHF6jZ_Z9yiLVezumUC7m886MlL7fD32p3Wcm3k
11/10/18 : Oise : Eoliennes. Jean-François Boursier, maire de Cempuis dans l’Oise : « On se moque de nous »
Jean-François Boursier, maire de Cempuis (Oise), ne comprend pas que la Préfecture de l'Oise ne tienne pas compte de la décision des élus locaux.
« Quand je monte dans le clocher de l’église, je peux voir environ 80 éoliennes autour de notre village », remarque Jean-François Boursier, maire de Cempuis (Oise). Le premier magistrat ne comprend pas la décision de la Préfecture de l’Oise d’autoriser l’implantation de nouvelles machines.
« Nous avons pourtant pris une délibération il y a trois ans. Nous n’acceptons pas de nouveau projet éolien dans la commune », expose Jean-François Boursier. Les élus cempuisiens ont été à nouveau consultés cette année pour l’extension du parc éolien de Puchot de Sommereux. « Nous nous y sommes opposés », insiste l’élu.
« Nous sommes encerclés »
Pourtant, la Préfecture de l’Oise a autorisé ce projet. « J’ai l’impression que l’on se moque de nous. La Préfecture ne tient pas compte de notre avis. Elle préfère donner la priorité aux consortiums de projets éoliens. Nous sommes littéralement encerclés », tonne Jean-François Boursier.
L’extension du parc éolien de Sommereux n’est pas le seul projet envisagé autour de Cempuis. Le parc de Marendeuil avec huit machines prévues sur le village de Sommereux a également reçu l’aval du Préfet de l’Oise.
https://actu.fr/hauts-de-france/cempuis_60136/eolliennes-jean-francois-boursier-maire-cempuis-dans-loise-on-se-moque-nous_18999350.html

10/10/18 : Nord : Haussy : Le nouveau conseil municipal est désormais installé
Suite aux municipales du 16 septembre et à l’élection du maire et des adjoints le dimanche suivant, le nouveau conseil municipal s’est réuni cette semaine pour constituer les diverses commissions.

Extrait : Par 12 voix pour et 7 abstentions, elle (l'assemblée) a donné un avis favorable à l’implantation de deux éoliennes sur le territoire de Saint-Vaast-en-Ambrésis 
http://www.lavoixdunord.fr/466614/article/2018-10-10/le-nouveau-conseil-municipal-est-desormais-installe

10/10/18 : Aisne : Pour les adjoints de la mairie de Crouy, l’ordre est enfin fixé
Crouy - Une erreur de procédure avait obligé le conseil à revenir sur la délibération de rang des adjoints.
Extrait : Côté question diverse, le maire a informé qu’il n’y aurait pas d’implantation d’éolienne sur le territoire de la commune. Du moins, sous sa mandature.
http://www.lunion.fr/116362/article/2018-10-10/pour-les-adjoints-de-la-mairie-de-crouy-l-ordre-est-enfin-fixe
10/10/18 : Aisne : VIDÉO : La population se soulève contre les éoliennes dans le sud de l’Aisne
Armentières-sur-Ourcq - Des mâts de plus de 150 mètres de haut, du jamais vu dans l’Aisne, sont annoncés entre Armentières-sur-Ourcq et Rocourt-Saint-Martin. L’opposition s’organise.
Le mât de mesure est apparu dans le paysage il y a bientôt un an, en novembre 2017, c’est un peu comme s’il narguait les riverains agissant contre l’implantation des cinq éoliennes projetées entre Rocourt-Saint-Martin et Armentières-sur-Ourcq. Celles-ci seraient plus imposantes encore si le projet se réalisait. Ce serait même les « plus hautes éoliennes de l’Aisne: 170 m de haut et 150 m de diamètre de rotor », s’insurge le collectif d’Armentières et Rocourt créé pour lutter contre ce projet. Ce serait même peut-être les plus hautes de France, croient savoir les membres du collectif créé en avril dernier. Cette hauteur et l’envergure les impressionnent.
Ils sont 89 à avoir signé, avant lundi soir, la pétition lancée pour dissuader les élus d’Armentières-sur-Ourcq, village d’à peine plus de 100 habitants, a s’engager plus loin dans cette perspective. Et pourtant, l’opposition était restée relativement silencieuse jusque-là... C’est ce que le maire d’Armentières-sur-Ourcq, Jean-Pierre Bocquet, et d’autres élus, ont fait remarquer au groupe venu apporter le document en plein conseil municipal. Chacun croyait apparemment être le seul à ne pas vouloir de ces éoliennes. C’est en tout cas ce qu’a déclaré une habitante d’Armentières, contactée, elle, par l’entreprise prévoyant d’implanter les moulins. Mais l’opposition vient de s’organiser et le vent tourne visiblement pour les porteurs du projet. « J’ai commencé à appeler les habitants, ils ne savent pas grand chose », explique ainsi Emmanuelle Gamblin, très active dans le collectif et membre de l’Association pour la promotion et la préservation des paysages et de l’environnement du Soissonnais (A3PES) soutien du collectif. Ce dernier songe d’ailleurs à se structurer davantage, peut-être en créant une association.
Ses membres ont la sensation d’avoir été entendus par les élus municipaux. « Ils devaient signer l’autorisation d’accès aux chemins communaux pour convoyer les éoliennes, ils ne l’ont pas fait », se félicitent Emmanuelle Gamblin, qui pense donc que « le projet avance moins vite ». L’objectif va maintenant être, pour ces opposants, de continuer à faire circuler l’information en distribuant des tracts dans les boîtes aux lettres et dans les manifestations locales. Si les habitants d’Armentières sont désormais assez bien mobilisés « Rocourt sera davantage impacté » et Coincy est également concerné, c’est de là qu’elles seront le plus visibles, insistent les membres du collectif.
La consultation des habitants, réclamé aux élus par le collectif, semble également se profiler... « Savez-vous que le coût de démantèlement d’une éolienne, en l’espèce d’une taille inférieure à celles prévues pour ce projet, avec la conservation du massif en béton, réalisé en 2014 par Nordex, est de 413 781, 78 €TTC ? Qui supportera la charge de ce démantèlement dans 15 ans, donc demain, lorsque l’éolienne sera en fin de vie ? », interrogeait Jean-Marc d’Hulst, lisant le message du collectif. Cet argument a-t-il fait mouche? Toujours est-il que la réflexion se poursuit.

http://www.lunion.fr/116407/article/2018-10-10/video-la-population-se-souleve-contre-les-eoliennes-dans-le-sud-de-l-aisne

06/10/18 : Somme : L’association Vent de colère de Villers-Saint-Christophe à la recherche d’un second souffle
L’association du village axonais proche de la Somme a tenu son assemblée générale vendredi 5 octobre. Le combat est loin d’être terminé concernant le projet de parc éolien à Douilly-Matigny.
Après sa victoire, en 2016, dans son combat contre le projet d’implantation de huit éoliennes sur le territoire de la commune, l’association Vent de colère a été plus en retrait en 2018. Elle a participé à une manifestation anti-éoliens à Péronne, et à quelques réunions en Thiérache à la demande d’opposants contre des projets locaux. « On a eu tendance à s’endormir un peu », a admis son président Jacques Bailly.D’ailleurs, vendredi 5 octobre soir, lors de son assemblée générale, le public était clairsemé dans la salle des fêtes.
Pour 2019, il veut réagir et transformer la petite bise actuelle en un nouveau vent qui soufflera dans un rayon de vingt à trente kilomètres autour de la commune. L’association n’est d’ailleurs plus en colère, mais veut désormais convaincre de la justesse de son combat. Faire du préventif par exemple envers les mairies. « Les élus peuvent nous contacter et nous demander des informations. Nous ne sommes ni pro ni anti éoliens, nous voulons juste informer du scandale écologique et économique de l’éolien. La meilleure façon de lutter contre leur lobby, c’est l’information. De nombreux projets sortent dans le silence », affirme-t-il, exemple à l’appui.
« Nous voulons bien apporter notre aide, mais il faut surtout que les habitants concernés se remuent » 
Jacques Bailly, président de Vent de colère
« C’est malheureux de voir que sur le dossier concernant la commune de Levergies, seulement huit personnes ont donné leur avis lors de l’enquête d’utilité publique. Il y a tour de même 570 habitants dans le village. Il n’y a pas de solution miracle, nous avons fait du porte-à-porte en 2014 pour alerter sur le projet dans la commune Nous voulons bien apporter notre aide, mais il faut surtout que les habitants concernés se remuent. »
Les impacts négatifs des éoliennes sont nombreux selon les membres de l’association : visuels, sonores, mais aussi envers la faune et surtout l’immobilier. Les chiffres fournis par des professionnels indiquent « une baisse de 20 à 30 % de la valeur d’un bien lorsqu’un mât se trouve près de celui-ci. »
L’exemple de Douilly-Matigny dans la somme
Les combats sont souvent longs, comme a pu l’expliquer ensuite Christophe Grisard, le président de l’association pour la sauvegarde de nos villages en Pays Hamois, venu du département voisin de la Somme. Vent de colère soutien cette dernière qui lutte à trois kilomètres de Villers contre un projet d’implantation de parc éolien dans les communes de Douilly et de Matigny. Actuellement le recours pour défendre le patrimoine et le paysage, déposé il y un an par différentes associations et communes des environs, dont Vent de Colère, n’est toujours pas passé devant un juge. « Mais le dossier semble s’accélérer », affirme Christophe Grisard. « Les deux experts que nous avons dépêchés pour étudier les conclusions de ceux qui avaient rendu les leurs dans le dossier d’origine ont été indignés. Leurs propres conclusions sur l’aspect paysager et acoustique vont dans notre sens, voir au-delà. »
Car au final la victoire de 2016 ne serait pas aussi belle pour Vent de colère si d’autres éoliennes viennent à être implantées quelques centaines de mètres plus loin, sur des communes limitrophes.
Une «force de frappe» régionale contre les éoliennes
Christophe Grisard, le président de l’association pour la sauvegarde de nos villages en Pays Hamois, a annoncé lors de l’assemblée la création prochaine en Picardie d’une structure qui regrouperait l’ensemble des associations qui se battent chacune de leur côté contre des projets d’implantation d’éoliennes. « C’est une nouvelle force de frappe, plus puissante, qu’il faudra jumeler à une association d’utilité publique afin de déposer des recours contre les préfectures pour manquement à la loi. Cela afin d’obtenir une évaluation environnementale et évaluer le préjudice sur l’environnement. L’objectif 2020 du schéma régional éolien est déjà atteint à 148 %, et les mats continuent à pousser inexorablement dans nos campagnes », conclut-il.

http://www.courrier-picard.fr/140602/article/2018-10-06/lassociation-vent-de-colere-de-villers-saint-christophe-la-recherche-dun-second

03/10/18 : Aisne : Ultime action en justice contre les éoliennes de Regny
Les riverains du projet éolien ont tenté une ultime fois, mercredi à Paris, de faire annuler les permis de construire. Sans convaincre.
Cela fait maintenant 6 ans que le préfet de la région Picardie a accordé plusieurs permis de construire à la société ferme éolienne du Saint-Quentinois, afin d’implanter neuf éoliennes sur la commune de Regny. Et cela fait également six ans que la contestation s’est organisée contre ce chantier « nuisible à l’environnement », portée notamment par plusieurs riverains du potentiel projet.
Mercredi à Paris, dans une ultime tentative de contestation, les riverains ont saisi le conseil d’État, dans le cadre d’un pourvoi en cassation. Sur le terrain du droit, le principal motif de leur requête repose sur l’incompétence supposée du préfet de région à « évoquer les demandes et statuer à la place du préfet du département » et sur l’insuffisance des études d’impact. Des arguments contrés par le rapporteur public de la haute juridiction administrative, qui s’est appuyé mercredi sur un décret de 2004 relatif à l’organisation de l’État dans les régions et départements : « Le préfet de région peut évoquer, par arrêté et pour une durée limitée, tout ou partie d’une compétence à des fins de coordination régionale. Dans ce cas, il prend les décisions correspondantes en lieu et place des préfets de département. »
Demande de rejet du pourvoi
Le magistrat a par ailleurs actualisé cette position, en s’appuyant sur une directive européenne de 2011, précisant « qu’il n’y a pas d’obstacle à ce qu’une même autorité délivre un permis de construire et soit chargée de la consultation en matière environnementale ». Second argument développé par les requérants dans leurs mémoires, l’insuffisance de l’étude d’impact. Le rapporteur public a au contraire évoqué une étude « comportant une analyse complète des émergences sonores » et a estimé que les critiques formulées par les requérants concernant la méthodologie de l’observation de l’avifaune « ne permettent pas de mettre en cause ces conclusions et qu’il ne ressort pas des pièces du dossier que le potentiel migratoire du plateau de Regny aurait été sous-estimé ». Des conclusions qui ont amené le magistrat parisien à demander le rejet du pourvoi des riverains. Décision dans les prochaines semaines.

http://www.aisnenouvelle.fr/79197/article/2018-10-03/ultime-action-en-justice-contre-les-eoliennes-de-regny#

01/10/18 : Somme : La jeune éolienne de Liancourt-Fossé dévoile sa production [VIDEO] 😡
Un parc a été inauguré samedi 28 septembre. Nous nous sommes procuré le bilan de production 2017, par mois, d’une des trois machines en fonctionnement.
Samedi 28 septembre, était inauguré en grande pompe, en présence de plus de 200 personnes, le parc éolien de Liancourt-Fosse, avec trois turbines, ainsi que son petit frère du Moulin Wable, juste à côté, à Fresnoy-les-Roye, où autant de machines sont en construction. Près de 76 éoliennes redessinent le paysage du Grand Roye. Pour mieux comprendre leur fonctionnement, nous avons donné la parole à… une éolienne.
E-92, pouvez-vous vous présenter ?
J’ai grandi en 2016 entre Liancourt et Fresnoy, et devrais vivre une trentaine d’années. Une dizaine d’heures ont été nécessaires pour couler les 630 m3 de béton qui m’ancrent au sol. Puis il a fallu monter plusieurs segments de béton de quatre mètres de haut – pas plus sinon ça ne passerait pas dans un camion – et enfin deux segments d’acier. À ce stade, je ne dépassais pas les 100 mètres. En ajoutant le rotor et les pâles, je m’élève à 154 mètres ! J’ai des consœurs, chez Enercon, mon fabricant, qui mesurent 195 mètres en tout. Il existe même des éoliennes de 230 mètres paraît-il. Mon mât, béton et acier, pèse 932 tonnes. J’ai commencé à produire de l’électricité en décembre 2016.
Où en êtes-vous aujourd’hui ?
Comme les visiteurs le voient, à ce jour, samedi 28 septembre, à 13 h 50, j’affiche 13 271 heures au compteur – toutes les heures ne sont pas prises en compte – et une production énergétique de 8728, 814 MWh.
C’est un peu abstrait… Combien faut-il d’énergie pour alimenter un foyer ?
On dit, à Enertrag, que la production d’une éolienne comme moi répond à la consommation électrique, avec chauffage, de 2 000 personnes. Des fournisseurs d’électricité avancent le chiffre de 13 Mégawatt heure (MWh) par an nécessaires pour un appartement trois pièces de 70 m², soit en moyenne, lissé sur l’année, 1 MWh par mois.
Et quelle quantité avez-vous produite par exemple en janvier 2017 ?
C’était un bon mois, autour de 650 MW, soit la consommation de 600 à 700 foyers, près de 2 000 personnes.
Mais les habitants du secteur vivent plutôt dans des maisons que des appartements…
Pour une maison de 150 m², tout électrique également, les fournisseurs avancent le chiffre de 23,5 MWh par an. Alors c’est vrai qu’avec cette configuration, en janvier, j’ai alimenté plutôt 300 foyers. Mais ce n’est pas facile de généraliser… On peut vivre en couple dans une grande maison, être nombreux mais ne pas chauffer toutes les pièces, avoir un appoint au bois, etc. « Connais-toi toi-même », disaient les philosophes grecs. Je sais ce que je produis… mais pas pour qui !
AUDE COLLINA
Propos recueillis auprès d’Antoine Donnenwirth et Franck Baudin, responsable exploitation et responsable développement France Enertrag ainsi que Yoann Payelleville, responsable ventes France Nord Ouest Enercon

01/10/18 : Nord : Saint-Souplet : Le village se convertit à l’éolien, deux parcs et 14 éoliennes en projet
Coup double pour le village de Saint-Souplet, 1 300 habitants : d’ici en principe à 2021, il aura poussé sur ses terres deux parcs éoliens. Gain attendu : 150 000 € par an.

S’il était favorable aux éoliennes ? « Pas du tout ! » lance Henri Quoniou. En 2006, le conseil municipal de Saint-Souplet l’avait même écrit dans son plan local d’urbanisme (PLU). En 2012, le vent commence à tourner lorsque Ecoterra, qui conduit un projet de parc à Busigny, propose de planter un mât au hameau d’Escaufourt. Las : le temps de modifier le PLU, il est trop tard. Pour cette fois tout au moins, puisque ce sont non pas un, mais deux parcs éoliens qui sont aujourd’hui en gestation ici : le premier donc à Escaufourt, dans le prolongement du parc busignois du Mont de Bagny inauguré cet été, avec 6 éoliennes ; le second de l’autre côté de la commune, avec 8 éoliennes. Un coup double rendu possible par l’ample superficie de Saint-Souplet.
Un bonus de 150 000 € par an
Si le maire s’est laissé convaincre, c’est que « plus ou moins, on a déjà des éoliennes. Celles d’Escaufourt seront dans le prolongement du parc de Busigny, et on voit celles de Saint-Martin-Rivière (02) depuis le centre du village. » Plutôt que de les regarder pousser, les élus ont voulu profiter des retombées financières. Grâce aux deux parcs à naître, la commune doit percevoir « 150 000 € par an sur vingt ans »(1). Avec cela, « on prévoit de faire une salle de sport, pas mal de trottoirs et de voirie communale, et de refaire le terrain de foot, énumère Henri Quoniou. Ça représente 15 % du budget annuel de la commune. » Il y a aussi les mesures compensatoires des promoteurs éoliens, tel l’aménagement promis par EDF Énergies nouvelles du sentier de randonnée départemental situé sur la zone du futur parc.
Pragmatique, la mairie a aussi voulu jouer la « transparence ». L’éolien, « j’en ai parlé lors de mes vœux, on a fait des réunions publiques même si ce n’est pas obligatoire, mis en place un comité de liaison. » Soit « une vingtaine de personnes représentant les habitants, les élus, les exploitants agricoles et des associations », détaille la plaquette mise à disposition par EDF Énergies nouvelles. Résultat, assure-t-il, « on n’a pas eu d’opposition de la population, rien de virulent. »
C’est ce que diront les enquêtes publiques qui pourraient avoir lieu cet hiver. Les deux dossiers sont en cours d’examen par les services de l’État. Mise en service envisagée en 2021.
(1) Entre autres bénéficiaires, la 4C doit percevoir la même somme.

http://www.lavoixdunord.fr/460382/article/2018-10-01/le-village-se-convertit-l-eolien-deux-parcs-et-14-eoliennes-en-projet

01/10/18 : Nord : Avesnes-le-Sec/Iwuy : Quand le projet éolien devient concret
Des travaux ont lieu depuis cet été au milieu des champs entre Iwuy et Avesnes-le-Sec. D’après nos informations, il s’agit bien du projet d’installation de 11 éoliennes qui commence à sortir de terre.

Pour l’heure, pas encore de pales qui tournent et pourtant… Le projet éolien commence à sortir de terre entre le Denaisis et le Cambrésis. Rien de très spectaculaire pour le moment, mais des chemins refaits à neuf au milieu des champs ainsi que l’apparition de buttes de terre et d’énormes trous. Nous n’avons pas réussi, malgré plusieurs sollicitations, à avoir des informations plus précises de la société Escofi, basée à Prouvy et porteuse du projet. Néanmoins, ces fameux trous constitueraient les emplacements des onze futures éoliennes. Les mâts seraient érigés en début d’année selon Daniel Poteau. « On voudrait ouvrir le chantier à la population, en le montrant notamment aux écoles (la date est à fixer). On veut être transparent », ajoute le maire d’Iwuy.
Vieux dossier
Cela fait plusieurs années que ce dossier est dans les cartons, franchissant les différentes étapes administratives pour aboutir en août 2016 au feu vert de l’État pour l’implantation des hélices. La nouvelle avait fait grincer quelques dents dans certaines communes voisines notamment, ou encore du côté d’un collectif de riverains avesnois inquiets de voir apparaître des éoliennes dans le paysage.
« Les éoliennes ont favorisé la commune, elles permettent de récupérer des redevances »
Éric Delvaux, le maire d’Avesnes, s’était jusque-là prudemment tenu en retrait du débat. Le conseil municipal avait donné un « accord de principe », mais « juste sur la poursuite des études », nous expliquait-il en décembre 2015. Il estimait par ailleurs qu’il n’avait « pas à se positionner ». Près de trois ans plus tard, sa position est un peu plus tranchée : « Les éoliennes ont favorisé la commune, elles permettent de récupérer des redevances. »
Certains mâts sont situés sur des terrains communaux et rapportent une taxe ; l’utilisation de chemins pour l’installation et l’entretien des éoliennes aussi. L’édile a fait ses comptes : cela représenterait une manne de 30 000 € par an. Éric Delvaux explique avoir négocié avec la société pour obtenir un versement anticipé : 40 000 € dès cette année et 120 000 € au printemps prochain.
« On arrive à en tirer parti dans l’intérêt communal. Cela permet d’améliorer notre autofinancement et de mener à bien les projets sans emprunt (…). » Le raisonnement du maire est simple : le projet, ayant eu l’aval de l’État, se serait fait de toute façon. « On n’aurait rien gagné à s’y opposer. On a laissé faire et ils ont favorisé la commune. On peut être contre, mais on ne peut pas être contre une école ou une cantine. » Tiens, justement, la cantine est à rénover à Avesnes.
http://www.lavoixdunord.fr/460007/article/2018-10-01/quand-le-projet-eolien-devient-concret

26/09/18 : Pas-de-Calais : Mouriez – Tortefontaine : Feu vert pour l’installation de nouvelles éoliennes
Le préfet du Pas-de-Calais a autorisé l’exploitation de sept nouvelles éoliennes sur le plateau de Mouriez – Tortefontaine qui en compte déjà neuf. Il reste encore des travaux préparatoires, mais le début de l’installation est espéré pour 2020.

Deux sociétés ont obtenu l’autorisation d’exploiter des éoliennes de part et d’autre de la RD 138E1. Le groupe Eurowatt va construire quatre machines de 150 mètres en bout de palme et une de 125 mètres. Chacune d’entre elles aura une puissance unitaire de 2,5 MégaWatt. « En tout, ces cinq machines en fonctionnement permettront d’alimenter 13 000 foyers en électricité, hors chauffage », éclaire Cécile Farineau, responsable du développement chez Eurowatt.
De son côté, la société Intervent a été autorisée à exploiter deux éoliennes de 150 mètres de haut.
Pas avant un an
Cette autorisation est la dernière étape administrative à franchir dans le long processus d’installation d’une éolienne. Mais avant le montage en tant que telle, une année au moins peut s’écouler. Car il faut d’abord qu’Enedis, gestionnaire du réseau électrique, donne son aval pour le raccordement à un poste source. Celui d’Hesdin étant saturé, il faudra trouver d’autres moyens de faire passer plus d’électricité sur les lignes.
« Après des travaux et dernières études préparatoires, il faut compter entre neuf mois et un an pour le terrassement, la réalisation de la plateforme et le montage de l’éolienne, précise Cécile Farineau. Ce n’est pas forcément long en soi, mais on tient compte de la période de reproduction des oiseaux. »
Les sociétés doivent aussi prévoir un bridage occasionnel des machinespour respecter le mode de vie des chauves-souris et la tranquillité des habitants les plus proches.
À noter qu’un autre projet d’implantation de cinq éoliennes sur le site est encore à l’instruction.

http://www.lavoixdunord.fr/456943/article/2018-09-26/feu-vert-pour-l-installation-de-nouvelles-eoliennes

26/09/18 : Nord : Saint-Aubert : Au conseil municipal, Albert Destienne est le nouvel troisième adjoint
Daniel Cattiaux, maire, a présidé le conseil municipal réuni dans la salle habituelle de ses séances. 

Extrait : 😡
Enfin les élus ont décidé de donner un avis favorable à la réalisation de « la Ferme éolienne du Beau Gui » qui comprendra 2 éoliennes situées sur le territoire de Saint-Vaast. À noter qu’un projet de 5 éoliennes, mené par la société Enerstradt concernant la commune, est en gestation.http://www.lavoixdunord.fr/456345/article/2018-09-26/au-conseil-municipal-albert-destienne-est-le-nouvel-troisieme-adjoint

25/09/18 : Pas-de-Calais : Beaumetz-lès-Aire : Des travaux sur la D92 à partir de lundi
Extrait : Coût total de l’opération : 174 000 € HT, subventionnée à hauteur de 65 000 € par le Département, de 22 000 € par l’État et de 23 000 € par l’entreprise allemande Ostwind, qui a implanté deux éoliennes sur la commune.
http://www.lavoixdunord.fr/455297/article/2018-09-24/des-travaux-sur-la-d-92-partir-de-lundi

24/09/18 : Nord : Haucourt-Walincourt : Le projet éolien annulé par le conseil d’état
La justice a pour l’instant décidé d’annuler l’installation d’éoliennes dans les 2 communes. Même si rien n’est fini, c’est déjà une belle victoire pour les opposants au projet.
Dans un jugement du Conseil d’Etat datant du 7 septembre dernier, l’arrêté préfectoral prononçant l’installation d’un parc éolien a été annulé. L’Etat a été condamné à verser la somme de 1500€ pour les frais de justice. La société Les Vents du Sud Cambrésis, le promoteur qui doit installer ces éoliennes, peut encore faire appel de cette décision dans un délai de deux mois.
Les faits
Depuis 2009, il était question d’installer un parc éolien sur ce secteur du Cambrésis. Un vote favorable a été fait par Walincourt-Selvigny, et le conseil municipal d’Haucourt en Cambrésis a voté contre. L’association « Non au parc éolien de Haucourt et Walincourt-Seylvigny » a alors été créée en 2014. Elle est présidée par Julien Lalaux et compte environs 40 membres. Son but étant de défendre l’environnement et de s’opposer au projet.
Une longue bataille
Depuis, c’est un long combat qui s’est mis en place. « C’est un peu David contre Goliath« , nous explique Philippe Sarmouk, le trésorier de l’association. Le dossier a été tout d’abord porté au tribunal administratif de Lille par Maître Monamy. Ce tribunal a sollicité l’avis du Conseil d’Etat. C’est Maître Garreau qui a représenté l’association le 11 juillet dernier. C’est la décision du tribunal administratif qui est considérée comme une victoire pour les opposants aux éoliennes…
https://www.lobservateur.fr/cambresis/2018/09/24/haucourt-walincourt-le-projet-eolien-annule-par-le-conseil-detat/

23/09/18 : Pas-de-Calais : Azincourt : Vent debout contre des éoliennes pour préserver le champ de bataille
Alors que se précise le projet de parc éolien aux alentours du champ de bataille d’Azincourt, une association s’est constituée pour défendre les intérêts du site et charger « l’ennemi ». Elle estime qu’une décision rendue par la préfecture dix ans plus tôt pourrait lui donner raison.

Il s’est amené pas à pas, sans faire trop de bruit, le projet nourri par Nouvergies. Après l’accord délivré par l’ancienne com de com en 2012 (Canche-Ternoise) pour la conduite d’une étude par le promoteur, après que celui-ci s’est adressé ensuite à chaque commune concernée, les conseils ont parlé. Éclimeux ne s’est pas prononcé et Blangy-sur-Ternoise a voté contre l’implantation d’éoliennes sur son territoire ; Azincourt, début 2017, en a fait autant en invoquant « la sauvegarde du champ de bataille » entré dans l’histoire le 25 octobre 1415« Pour la commune, ça s’arrête là », signale le maire, Nicolas Poclet.
Jusqu’à 50 éoliennes aux alentours ?
Pour l’Association de sauvegarde, de promotion et de défense du champ de bataille d’Azincourt – aussi appelée Vent de champ de bataille – en revanche, ça ne fait que commencer. Car d’autres villages ont ouvert leurs portes à cette nouvelle manne financière, à savoir Maisoncelle, Béalencourt, Wamin, Auchy-lès-Hesdin et Manin. Constitués d’une quarantaine de membres et de sympathisants, les « anti » entendent mener la fronde pour bouter le projet d’aérogénérateurs hors du secteur. Et s’en justifient dans un flyer : « Si rien n’est fait, en 2019 seront approuvées vingt éoliennes. Déjà, leur nombre à Ruisseauville et à Ambricourt va être doublé. »
« Ça n’est pas pour du terrain qu’on se bat mais pour une mémoire. »
Pas farouchement opposés au mode de production d’énergie, le président Patrick Fenet et l’association craignent cependant que les machines ne soient visibles depuis le champ de bataille. « Ça n’est pas pour du terrain qu’on se bat, argue-t-il, mais pour une mémoire. » Pendant les Journées du patrimoine, une campagne d’affichage a fleuri le long de la RD 939 ; un cahier de pétitions a été mis en place et une audience avec le préfet devrait être sollicitée. Une première demande déposée en 2003, par SIIF Énergies cette fois, avait d’ailleurs été rejetée par l’État au motif que les éoliennes risquaient de dénaturer un patrimoine naturel et bâti d’une grande richesse.
Ce précédent pourrait aujourd’hui servir les intérêts de l’association. « Comment imaginer qu’un État se déjuge une dizaine d’années plus tard ? », s’interroge Patrick Fenet. En attendant, deux mâts de mesure ont été plantés à Béalencourt (février 2017) et Maisoncelle (février 2018) ; le dépôt des demandes d’autorisation environnementale est prévu pour la fin de l’année.
« C’est un projet qu’on veut mener proprement »
Trois questions à Hervé Petit, chef de projets éoliens chez Nouvergies, en charge de ce projet.
– Comment se décline le projet éolien porté par Nouvergies ?
« On a fait le choix d’un projet raisonné en passant d’une trentaine de machines au départ à seize éoliennes, et c’est bien un maximum. On en a réduit le nombre et augmenté la puissance (3 mégawatts minimum, ndlr). Au départ aussi il y avait cinq zones d’implantation potentielles, ramenées à trois dans le souci de conserver une cohérence paysagère. On est dessus depuis 2012, c’est un projet qui s’inscrit dans la durée et qu’on veut mener proprement. »
– Que pensez-vous des arguments touristiques et historiques qui vous sont opposés ?
« Il n’y a pas un pour et un contre, en fait. À mon sens notre projet n’est pas incompatible avec le tourisme, ni avec le patrimoine dans la mesure où on a écarté le champ de bataille des sites d’implantation. Il n’est pas prévu d’installer des éoliennes sur le territoire d’Azincourt, là-dessus il faut être clair. On a fait le choix aussi de machines ne dépassant pas 150 mètres de hauteur parce qu’au-delà on considère que ça s’intégrera moins bien dans le paysage. »
– Aviez-vous connaissance d’un précédent projet rejeté par la préfecture du Pas-de-Calais ?
« En 2012 on s’est basé sur le nouveau schéma régional éolien qui définit les communes éligibles à des implantations. Le patrimoine a été analysé dans le cadre d’études d’impact, on a fait des photomontages depuis Fressin, depuis Wamin… Les services de l’État se feront leur avis aussi en fonction de l’ensemble des éléments qu’on peut fournir. »
http://www.lavoixdunord.fr/454643/article/2018-09-23/vent-debout-contre-des-eoliennes-pour-preserver-le-champ-de-bataille
22/09/18 : Pas-de-Calais : Mouriez, le village étendu aux trois hameaux
Chaque semaine, retrouvez notre rubrique « Vu d’en haut ». Une découverte originale du Montreuillois grâce au drone de notre correspondant local Frédéric Magnier. Aujourd’hui, survol de Mouriez.
http://www.lavoixdunord.fr/454552/article/2018-09-22/mouriez-le-village-etendu-aux-trois-hameaux

21/09/18 : Somme : Les habitants de la commune de Montagne-Fayel ne veulent plus d'éoliennes autour de leur village
Cette petite bourgade qui compte à peine 200 riverains compte déjà plus de cinquante ouvrages dans le secteur.
Cette petite bourgade qui compte à peine 200 riverains compte déjà plus de cinquante ouvrages dans le secteur. Un projet prévoit d'y en implanter 75 de plus. En guise de protestation, les propriétaires ont donc affiché des pancartes « A vendre, cause éoliennes ». Une action initiée par le collectif SOS de nos campagnes 80. Pour rappel, 10% du nombre total d'éoliennes dans le pays ont été installées dans la Somme.
https://www.evasionfm.com/actualite-37922-les-habitants-de-la-commune-de-montagne-fayel-ne-veulent-plus-d-eoliennes-autour-de-leur-village.html

21/09/18 : Pas-de-Calais : Arrageois-Ternois :« C’est un projet qu’on veut mener proprement » 😡😡😡
Trois questions à Hervé Petit, chef de projets éoliens chez Nouvergies, en charge de ce projet.
– Comment se décline le projet éolien porté par Nouvergies ?
« On a fait le choix d’un projet raisonné en passant d’une trentaine de machines au départ à seize éoliennes, et c’est bien un maximum. On en a réduit le nombre et augmenté la puissance (3 mégawatts minimum, ndlr). Au départ aussi il y avait cinq zones d’implantation potentielles, ramenées à trois dans le souci de conserver une cohérence paysagère. On est dessus depuis 2012, c’est un projet qui s’inscrit dans la durée et qu’on veut mener proprement. »
– Que pensez-vous des arguments touristiques et historiques qui vous sont opposés ?
« Il n’y a pas un pour et un contre, en fait. À mon sens notre projet n’est pas incompatible avec le tourisme, ni avec le patrimoine dans la mesure où on a écarté le champ de bataille des sites d’implantation. Il n’est pas prévu d’installer des éoliennes sur le territoire d’Azincourt, là-dessus il faut être clair. On a fait le choix aussi de machines ne dépassant pas 150 mètres de hauteur parce qu’au-delà on considère que ça s’intégrera moins bien dans le paysage. »
– Aviez-vous connaissance d’un précédent projet rejeté par la préfecture du Pas-de-Calais ?
« En 2012 on s’est basé sur le nouveau schéma régional éolien qui définit les communes éligibles à des implantations. Le patrimoine a été analysé dans le cadre d’études d’impact, on a fait des photomontages depuis Fressin, depuis Wamin… Les services de l’État se feront leur avis aussi en fonction de l’ensemble des éléments qu’on peut fournir. »
http://www.lavoixdunord.fr/453880/article/2018-09-21/c-est-un-projet-qu-veut-mener-proprement

20/09/18VIDEO. Dans la Somme, village à vendre "cause éoliennes"
"A vendre, cause éoliennes". Ces pancartes ont fleuri à Montagne-Fayel, un village dans la Somme. Déjà encerclé d'éoliennes, il va voir arriver de nouvelles implantations dans son secteur. "C'est une autorisation tous les deux mois", selon la présidente d'une association locale interrogée par "Envoyé spécial".
Les éoliennes sont un symbole de l'énergie propre, l’emblème de la transition énergétique. Pourtant, dans toute la France, 70% des projets sont attaqués en justice par des riverains excédés, qui dénoncent ce qu'ils appellent un "mirage écologique". "Envoyé spécial" a rencontré plusieurs de ces opposants pour un reportage à voir le 20 septembre 2018.
Située dans un couloir de vent avec peu de relief, la Somme est un terrain propice à l'installation d'éoliennes. C'est le département qui en compte le plus : 600 sur les 6 000 implantées en France, soit une éolienne terrestre sur 10. Jusqu'à la saturation ? Ou l'encerclement, comme à Montagne-Fayel, 160 habitants ? Le secteur compte déjà 50 éoliennes, et il y en aura bientôt 75 de plus. Pour dénoncer leur présence, des pancartes "A vendre, cause éoliennes" ont fleuri dans le village.
Deux nouvelles implantations prévues
C'est l'association SOS de nos campagnes 80 qui est à l'origine de cette action. Les journalistes ont rencontré sa présidente, Julie Sandri, 37 ans. Pour suivre le rythme des implantations, elle a réalisé sa propre carte – qu'elle a du mal à tenir à jour. Autour des nombreuses éoliennes déjà en fonction près du village, deux implantations sont prévues un peu plus loin : 7 mâts au parc de Bacquet-Le Crocq, 10 au parc de Riencourt. "La seule limite, c'est de ne pas aller à moins de 500 mètres des habitations, donc ils peuvent en mettre où ils veulent... explique Julie Sandri. Il faudrait que je mette ma carte à jour tous les deux mois. Vraiment, c'est une autorisation tous les deux mois."
Est-ce que ce n'est pas le prix à payer pour la transition énergétique ? "Le prix à payer pour qui ? répond-elle. Pour les gens qui consomment le moins ? On est en pleine campagne. Est-ce que vous pensez que c'est la campagne et la rase campagne qui consomment le plus ?"
Extrait de "Eoliennes : le vent de la révolte", un reportage diffusé dans "Envoyé spécial" le 20 septembre 2018.
https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/video-dans-la-somme-village-a-vendre-cause-eoliennes_2948969.html

20/09/18Pas-de-Calais : Ternois - Arrageois : Dans l’éolien, opérations séduction pour éviter les vents contraires
Finie, l’époque où les riverains découvraient l’érection d’un parc en voyant débouler un convoi exceptionnel. Soumis à des recours fréquents, contraints d’annuler des projets face à des frondes locales, les développeurs éoliens misent sur la concertation pour se faire accepter.
La réunion hebdomadaire des alcooliques anonymes ? Nenni. Ce soir-là à Croisilles, les sièges sont placés en cercle pour causer vent, vibrations et hauteur de pale. Engie Green lance sa consultation autour d’un projet d’implantation de machines au sud de la commune… au mieux en 2022. Dix habitants sur deux mille ont répondu présents, mais ceux-là ont des choses à dire. « C’est une catastrophe, les éoliennes ! J’en ai une au pied de chez moi, c’est une verrue, attaque un homme. On subit un bruit de fond. On a l’impression qu’un train passe en permanence. »
Un voisin de chaise : « À Croisilles, vous tournez la tête, il y a des éoliennes partout ! Le problème, c’est la cohésion et le foisonnement des parcs, qui est anarchique. » D’autres griefs concernent les flashs lumineux qui polluent « les nuits d’été », la disparition des perdrix que certains imputent aux pales… « On est saturés !, éructe le premier intervenant. Pourquoi ne pas en installer en Bretagne ou sur la côte d’Azur !? » Des régions préservées, pense-t-il.
« On va au-delà des obligations réglementaires pour faire participer le territoire. On a besoin de l’adhésion des habitants. »
La soirée aurait pu virer à la foire d’empoigne, mais Engie Green compte sur la parole libératoire pour désamorcer les conflits. Deux chargées de projet sont présentes ainsi que deux membres d’un cabinet spécialisé pour animer le débat. Ils écoutent, expliquent le bien-fondé des énergies renouvelables, rassurent sur la distance (au moins 500 m des habitations). Et passent un message : ce parc, on va le créer avec vous.
« Depuis un an, on a changé de méthode, dit Laëtitia Defraeye, d’Engie Green. On va au-delà des obligations réglementaires pour faire participer le territoire. On a besoin de l’adhésion des habitants. » L’entreprise en sait quelque chose, qui a dû annuler il y a un an un projet à Riencourt qui empiétait sur un champ de bataille de la Première Guerre.
Associer les riverains permet de s’économiser des recours qui finissent par coûter cher. Il faudrait huit ans, en moyenne, pour qu’un parc voie le jour. « Tous les développeurs se rendent compte qu’il faut faire plus de communication, confirme Jean-Mari Gainche, chargé de mission à la communauté du Sud Artois (CCSA). L’acceptabilité passe aussi par des investissements participatifs qui offrent des rendements intéressants, autour de 5 à 7 %. »
La fonction cathartique de l’écoute, quand même. À Croisilles, après deux heures de débat, la soirée se termine autour d’un verre et la promesse de se revoir. On ne devrait pas voir fleurir des pétitions d’ici là…

16/09/18 : Somme : Davenescourt : les neuf éoliennes inaugurées mardi 18 septembre
La société Energie team inaugure son parc de neuf mâts et récompense les financeurs.
Elles fonctionnent depuis novembre 2017 mais c’est demain, mardi 18 septembre, que les neuf éoliennes implantées entre Contoire, Davenescourt et Hangest-en-Santerre seront inaugurées. « Les maires, des habitants des deux communes du parc et des acteurs du territoire sont conviés, annonce Catherine Bové, responsable communication d’Energie team. À cette occasion, les habitants pourront entrer dans une éolienne et s’inscrire pour recevoir un arbre à planter. Pendant la phase de construction du parc, de nombreux habitants ont souscrit au financement participatif qui leur était proposé. Nous leur proposerons de recevoir gratuitement un arbre à planter dans leur jardin pour améliorer leur cadre de vie et lutter contre le réchauffement climatique. »
Le châtelain de Davenescourt ne répondra certainement pas à l’invitation. Ses démarches contre le parc ont été vaines, tout comme celles entreprises à l’encontre de celui de Guerbigny, celui du Mont de Trême, qui prévoit également neuf mâts, à l’est de Davenescourt cette fois. Le 2 avril 2015, sur ce dossier, la cour administrative d’appel de Douai lui donnait tort, arguant que les éoliennes étaient situées à 4,2 km de sa propriété. L’instance le condamnait même à verser 1 500 euros à la société SAS Ferme éolienne du Mont de Trême, émanation de Volkswind.
Energie team quant à elle se revendique « troisième exploitant éolien français après EDF et ENGIE, avec 69 parcs en exploitation et 354 éoliennes » et emploie près de 70 salariés, notamment en Picardie maritime, à Oust-Marest, où elle a vu le jour en 2002.
Elle développe deux autres parcs dans le secteur : un à Méharicourt dont la construction va débuter et un autre à Rouvrel en cours d’achèvement.
Le premier, la ferme éolienne du Bois madame, s’étend entre les villages de Méharicourt, Rouvroy-en-Santerre et Warvillers. Il concerne dix éoliennes d’une puissance de 3,0 à 3,3 MW chacune.
Deux autres projets à proximité pour l’entreprise née en Picardie
Le second, dont les travaux pour le raccordement sont en cours, la ferme éolienne de l’Argillière, comprend huit mâts : deux à Morisel, un à Hailles, un à Dommartin et quatre à Rouvrel, avec deux postes de livraison. Ce projet a fait débat, pour les inquiétudes sur l’environnement, car il se situe en pleine Vallée de l’Avre, mais aussi car des propriétaires terriens étaient soupçonnés d’avoir voulu garder des terres, dans le cadre du remembrement, pour accueillir les éoliennes et ainsi avoir de nouveaux revenus.
Inauguration du parc de Davenescourt mardi 18 septembre dès 17 heures. Rendez-vous au pied de l’éolienne nº6, accès par la D 441.
http://www.courrier-picard.fr/136206/article/2018-09-16/davenescourt-les-neuf-eoliennes-inaugurees-mardi-18-septembre

16/09/18 : Nord : Walincourt-Haucourt  : L’autorisation d’exploitation du parc éolien annulée, l’opérateur fait appel
Le verdict est tombé vendredi 7 septembre : l’autorisation d’exploitation unique du projet de parc éolien Le Bois de Saint-Aubert a été annulée par le tribunal administratif (TA) de Lille. Il avait été accordé le 26 janvier 2016 par un arrêté du préfet du Nord. « Le tribunal administratif a estimé que l’autorité environnementale avait remis son avis dans des conditions irrégulières : à l’époque, le préfet de région était par ailleurs le préfet de département qui délivrait l’autorisation », expose Francis Monamy, avocat des requérants dont l’association Non au projet éolien de Walincourt-Selvigny et Haucourt-en-Cambrésis.
Pas de critique sur le fond
En 2015, la préfecture était chargée simultanément de l’instruction de la demande et de l’émission d’un avis en tant qu’autorité environnementale. Selon le TA, le vice a entaché l’information auprès du public, et donc « la procédure d’adoption de l’arrêté ». « La question débattue devant l’audience : fallait-il enjoindre l’administration à régulariser l’autorisation ? L’irrégularité de l’avis environnemental était intervenue au tout début de la démarche, il fallait annuler l’autorisation et renvoyer le pétitionnaire (le promoteur éolien, NDLR) devant l’administration », poursuit Me Monamy. En somme, le tribunal s’est attaché à identifier s’il y avait une irrégularité (oui), si elle entraînait une illégalité (oui) et s’il y avait possibilité de la régulariser (non). Dans sa défense, le juriste a aussi démontré une incompatibilité du droit français par rapport à l’Union européenne. « Les juridictions françaises sont partagées sur cette question. J’étais assez confiant, même si ce n’était pas acquis d’avance. C’est la première fois que le tribunal se prononce sur la question », conclut-il.
« Ce qui a conduit à l’annulation de l’autorisation, ce n’est pas le travail fait par l’opérateur éolien. C’est une erreur de l’État (…). »
« On a eu une surprise. Il y aura un procès en appel, c’est certain, indique Me David Deharbe, du cabinet Green Law avocats. « Ce qui a conduit à l’annulation de l’autorisation, ce n’est pas le travail fait par l’opérateur éolien. C’est une erreur de l’État dans la désignation de l’autorité environnementale », précise-t-il en qualifiant de « victoire à la Pyrrhus » la réussite de son confrère. Pour le juriste, « le résultat ralentit dans l’immédiat la réalisation du projet […] Cela ne veut pas dire du tout qu’il y a une critique sur le fond du dossier. » Et en cas d’échec en cour d’appel, l’opérateur pourrait redemander l’autorisation, avec un projet qui comporterait potentiellement des éoliennes plus hautes, selon la configuration.
« Une satisfaction » pour l’association locale
Le jugement du tribunal administratif de Lille est une victoire pour l’association Non au projet éolien de Walincourt-Selvigny et Haucourt-en-Cambrésis (NPEWSH). Son président Julien Lalaux (conseiller municipal d’opposition à Walincourt-Selvigny) exprime sa satisfaction : « On s’est battus avec persévérance et motivation contre un lobby ultra-puissant financièrement. À force de travail et d’acharnement, on arrive à avoir des résultats positifs. » Soit quatre ans « de travail acharné, de recherches, à se débrouiller comme des grands » puisque l’association avait été créée en 2014, précise celui qui « se faisait un point d’honneur à aller jusqu’au bout ». Le combat n’est pas fini : l’avocat de l’opérateur a annoncé avoir fait appel. Julien Lalaux compte faire perdurer l’association pour tenter de contrer d’autres projets éoliens, comme celui annoncé sur Élincourt et qui comprendrait une turbine sur Walincourt-Selvigny. Notamment car les délibérations en conseil municipal sont « purement consultatives », déduit-il : « Au conseil municipal, nous avons délibéré contre le projet éolien d’Élincourt et demandé un complément d’information qui ne nous a toujours pas été fourni. »
Un long feuilleton judiciaire
Le 26 janvier 2016, la préfecture du Nord délivrait l’autorisation unique d’exploitation du parc éolien Le Bois de Saint-Aubert à son opérateur Les Vents du Sud Cambrésis. La NPEWSH l’a contesté auprès du tribunal administratif de Lille (TA), avec l’appui de la Société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France (SPPEF) et dix-sept autres requérants. Après la première audience en novembre 2017, le Conseil d’État a été sollicité du fait de l’évolution de la réglementation depuis deux ans. Il a rendu son avis fin juillet. D’où une seconde audience au TA, le 3 septembre dernier.
Un vice dans la délivrance de l’arrêté
Ce jour-là, l’avocat des requérants a démontré un vice de forme sur la délivrance du permis d’autorisation unique. L’avocat de la défense a annoncé qu’il allait faire appel du jugement. Au final, l’avis du Conseil d’État, utile notamment sur l’examen du fond du dossier, n’aura pas servi.
http://www.lavoixdunord.fr/449847/article/2018-09-16/l-autorisation-d-exploitation-du-parc-eolien-annulee-l-operateur-fait-appel
15/09/18 : Nord : Busigny : Au menu du conseil, antenne relais et éoliennes
Lors de sa réunion du 30 août, le conseil municipal de Busigny a notamment planché sur l’implantation d’une antenne relais, le parc éolien des voisins de Saint-Souplet ou encore le plan local d’urbanisme.
Extrait : Busigny dit « oui » au projet éolien de Saint-Souplet
La société Les Vents du Caudrésis 2 SAS, établie à Lille, envisage la construction du parc éolien dit de l’Extension de Mont de Bagny, sur le territoire de la commune de Saint-Souplet. Le conseil municipal de Busigny (commune d’implantation du parc éolien de Mont de Bagny, inauguré en juinet qui compte huit éoliennes), après en avoir délibéré, à 15 pour et 1 contre, a émis un avis favorable.
http://www.lavoixdunord.fr/449854/article/2018-09-15/au-menu-du-conseil-antenne-relais-et-eoliennes

13/09/18 : Somme : 14 éoliennes enfin dans le vent de Louvencourt 😡
Il en aura fallu des réunions, des contretemps, des péripéties en tout genre avant que le parc éolien du Coquelicot sorte de terre.
Les 29 machines ont vu le jour en trois temps : cinq ont été construites sur le territoire d’Authie en 2013 ; 10, près de Miraumont en 2015 ; et 14, sur le secteur de Louvencourt, Acheux-en-Amiénois et Bus-lès-Artois, qui viennent d’être achevées.
DES RETOMBÉES FINANCIÈRES
La persévérance des équipes d’H2air, le porteur de projet, a fini par payer.
Elle a été récompensée, jeudi 13 septembre, avec l’inauguration officielle du parc éolien organisée à Louvencourt.
Pour l’occasion, les petits plats ont été mis dans les grands : cocktail, orchestre, cadeaux… une cérémonie en grande pompe.
Pour le territoire, l’implantation de ces géants des airs représente une manne financière non négligeable.
La Communauté de communes du Pays du coquelicot recevra tous les ans 500.000 euros à partir de 2019.
Les propriétaires des terrains ainsi que les exploitants impactés seront également rémunérés.
Et les élus espèrent encore un peu plus : Annie Lemaire, maire d’Acheux-en-Amiénois, plaide pour l’installation d’un centre de maintenance dans l’intercommunalité.
Les éoliennes représentent un message fort adressé aux jeunes générations, représentées par les écoliers d’Acheux-en-Amiénois.
Ils ont fait tout un travail autour de l’éolien et visité le parc situé à Authie. Avec le plasticien Jérôme Toq’r, ils ont confectionné des petits coquelicots en matières recyclables.
Jeudi, comme un symbole, ils les ont plantés aux pieds des éoliennes.

http://www.courrier-picard.fr/135609/article/2018-09-13/14-eoliennes-enfin-dans-le-vent-de-louvencourt-photos

13/09/18Les chiffres de l'éolien dans les Hauts-de-France
Ce jeudi, un nouveau parc éolien est inauguré dans la Somme. L'occasion de faire le point en chiffres sur la place de l'éolien dans les Hauts-de-France.
On en voit de plus en plus. Les éoliennes poussent dans les paysages des Hauts-de-France, certains diront comme des champignons. 
“Foutez nous la paix avec les éoliennes”, Xavier Bertrand , président de la Région Hauts-de-France
Dans la Somme, un nouveau parc éolien, le Coquelicot 1, a été inauguré ce jeudi : situé entre les communes de Bus-lès-Artois, Acheux-en-Amiénois et Louvencourt au nord du département, il compte 14 éoliennes. Elles approvisionnent en électricité (consommation hors chauffage) l’équivalent de 32.200 foyers par an.
14 mâts qui viennent s'ajouter aux milliers que comptent déjà les Hauts-de-France.
Selon les chiffres les plus récents de la Direction Régionale de l'Environnement de l'Aménagement et du Logement (DREAL), notre région est la première de France en nombre de mâts en production ou autorisés. Au 1er février 2018, 2.324 mâts d'éoliennes surplombent les champs des Hauts-de-France. Sur le reste du territoire français, on comptait 6.500 éoliennes à la même période. Les éoliennes se concentrent essentiellement dans la Somme, l'Aisne et le Pas-de-Calais. En octobre 2017, la répartition par département était la suivante : 
- Somme : 861 éoliennes;
- Aisne : 518 éoliennes;
- Pas-de-Calais : 498 éoliennes;
- Oise : 241 éoliennes;
- Nord : 121 éoliennes.
Dans une lettre envoyée le 14 mai dernier à Nicolas Hulot, alors ministre de la transition écologique et solidaire, des élus de la Somme Source rappelaient que, fin 2017, le département est le premier de France en termes de puissance éolienne installée avec 1192 MégaWatt.
Plusieurs projets d'éoliennes retoqués dans la Somme
Fin 2016, la filière éolienne en France représentait 15.870 emplois, dont 1.520 dans les Hauts-de-France. Les parcs éoliens de la région avaient généré cette même année plus de 30 millions d'euros de recettes fiscales pour les collectivités, dont les 2/3 sont allées aux communes.
https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/chiffres-eolien-hauts-france-1540558.html


11/09/18 : Nord : Englefontaine-Louvignies-Quesnoy : Trois questions à Arnaud Ponche, qui a fait pousser les éoliennes du Louveng😡😡
Alors qu’elles tournent depuis quelques mois déjà, les éoliennes du Louveng (parc situé à Louvignies-Quesnoy et Englefontaine) viennent d’être inaugurées. Le responsable développement et construction chez RP Global, Arnaud Ponche, qui a suivi le projet, répond à nos questions.
- Que représente cette inauguration pour RP Global ?
« C’est avant tout l’aboutissement de 10 ans de travail, de concertations et de réunions pour mener à bien ce projet. C’est aussi un investissement de plus de 15 millions d’euros pour installer ces cinq mats éoliens sur les communes de Louvignies-Quesnoy et Englefontaine. En fonction du vent et des événements climatiques nous estimons qu’il nous faudra 8 à 12 ans pour rentabiliser ce parc.»
-Que devient l’énergie produite ici ?
« Nous avons l’obligation de la revendre à EDF à un tarif fixé par l’État pour 15 ans. Mais les cinq éoliennes sont directement connectées au poste source du canton du Quesnoy. Selon nos projections de production annuelle d’énergie, on fixe à 6 500 le nombre de foyers du secteur qui seront alimentés en électricité renouvelable grâce au Louveng. »
- Que répondez-vous aux remises en cause, notamment du président de Région, de l’utilité de l’éolien ?
« C’est normal qu’il y ait des détracteurs et une remise en question mais je pense qu’il y a une prise de conscience collective d’une nécessité d’une énergie propre. Bien sûr, l’éolien n’est pas suffisant pour répondre aux besoins, il dépend trop du vent et on ne sait pas encore stocker l’énergie. Mais la France s’est fixé l’objectif de 32 % de sa consommation brute en énergie renouvelable d’ici à 2030. Et l’éolien est une des réponses, un des moyens d’atteindre cet objectif. »
http://www.lavoixdunord.fr/447132/article/2018-09-11/trois-questions-arnaud-ponche-qui-fait-pousser-les-eoliennes-du-louveng

10/09/18 : Nord : Monchecourt - Une éolienne va être implantée dans la commune courant 2020 😠
Mercredi dernier, le conseil municipal s’est réuni en assemblée ordinaire pour évoquer les différents points du programme présentés par Jean Savary, maire.

Au cours de cette réunion qui s’est déroulée dans une ambiance sereine furent abordées différentes demandes de subventions, l’une en particulier pour la réfection des trottoirs de la rue Bochu. Le conseil a également décidé d’accorder une subvention municipale de 1 300 € à l’association Monchecourt en famille pour l’organisation de l’opération Octobre rose de lutte contre le cancer du sein.
Dans le cadre du projet éolien porté par Ecotera dont le principe a déjà été entériné, Jean Savary rappela que ce projet portait sur l’implantation de six éoliennes, quatre à Émerchicourt, deux à Auberchicourt et une dans le village, au « Pré des 7 muids ». Sur ce sujet, le conseil municipal a donné autorisation au maire de signer les actes, conventions et avis de publicité pour l’éolienne qui sera installée, si le calendrier est respecté, courant 2020 pour une production début 2021.
http://www.lavoixdunord.fr/446309/article/2018-09-10/une-eolienne-va-etre-implantee-dans-la-commune-courant-2020

30/08/18 : Éoliennes, le vent de la révolte : enquête diffusée dans Envoyé spécial. (pas plus d'info : à suivre ... V&T)
Un reportage de Raphaële Schapira, Émilie Gouveia-Vermelho et Frédérique Prigent, dont la diffusion est prévue le jeudi 20 septembre en première partie de soirée. Lors du magazine Envoyé spécial présenté par Elise Lucet.
Partout en France, un vent de révolte s’élève contre les éoliennes : jugées bruyantes, trop coûteuses, inutiles, soupçonnées de favoriser la corruption des élus.
À Flers, dans les Hauts-de-France, Erik ne les supporte plus : cinq éoliennes de 110 mètres de haut lui gâchent la vue quand il ouvre les fenêtres de son château classé monument historique. Depuis des années, il a tout tenté devant les tribunaux pour se débarrasser de ce qu’il considère comme une verrue dans son paysage.
Dans la baie de Saint-Brieuc, Julien, pêcheur de homards et de coquilles Saint-Jacques a peur, lui, de perdre son gagne-pain : il se bat contre l’implantation d’un parc de 62 éoliennes géantes en pleine mer, au beau milieu de sa zone de pêche !
Pourquoi tant de haine contre ce symbole de l’énergie propre ? À l’heure où la loi de transition énergétique prévoit de doubler le nombre d’éoliennes d’ici 2023, reportage dans cette France qui n’en veut pas.
http://www.leblogtvnews.com/2018/08/eoliennes-le-vent-de-la-revolte-enquete-diffusee-dans-envoye-special.html 


29/08/18 : Nord : Walincourt-Haucourt : L’avenir du parc éolien du Bois de Saint-Aubert déterminé ce lundi
Le tribunal administratif de Lille statuera lundi 3 septembre sur le projet du parc éolien envisagé à Walincourt-Selvigny et Haucourt-en-Cambrésis.
Le tribunal administratif de Lille statuera sur le projet éolien du Bois de Saint-Aubert le 3 septembre prochain. Il y a près d’un an, les magistrats en appelaient à l’éclairage du Conseil d’État, ne sachant pas comment apprécier ce parc projeté sur les territoires de Walincourt-Selvigny et Haucourt-en-Cambrésis. À l’origine, un recours avait été déposé pour annuler l’autorisation d’exploitation de ce parc à six turbines. Les requérants, dont l’association NPEWSHC(1), estimaient le projet de financement risqué, bien que couramment répandu. S’interrogeant sur la rétroactivité d’un texte de loi paru après l’autorisation d’exploitation et les « moyens techniques et financiers » nécessaires pour bâtir un parc éolien, le rapporteur a requis l’avis du Conseil d’État. Ce dernier s’est prononcé le 27 juillet dernier. Le tribunal administratif de Lille s’y appuiera pour rendre son verdict. Soit le maintien de l’autorisation, son annulation (obligeant l’opérateur à reprendre son dossier depuis le début), ou le renvoi du dossier devant l’administration s’il n’est pas assez étayé.
(1) Non au projet éolien de Walincourt-Selvigny et Haucourt-en-Cambrésis
http://www.lavoixdunord.fr/438860/article/2018-08-29/l-avenir-du-parc-eolien-du-bois-de-saint-aubert-determine-ce-lundi


28/08/18 : Éoliennes : un développement lent et souvent contesté
Les ambitions de l’État sur l’énergie éolienne se heurtent à des oppositions dans les territoires ce qui retarde les projets. Explications et reportage dans les Hauts-de-France.
L’énergie du vent aurait-elle le souffle coupé ? En France, sept projets éoliens sur dix font l’objet d’un recours, selon le rapporteur d’un projet de décret pour accélérer les procédures. Et les recours sont en général suivis d’appels.
Dans la Drôme, en juin dernier, deux éoliennes ont été partiellement brûlées à Marsanne. Dans l’Aveyron, un projet entre dans sa quinzième année de procédures.
Le président de Région Hauts-de-France et ancien ministre Xavier Bertrand (droite) déclare : « Je me serais bien passé du record d’éoliennes détenu par les Hauts-de-France » (1 500 mâts).
Il demande un moratoire et soutient trois communes du bassin minier du Pas-de-Calais où un vent de fronde empêche les éoliennes de se dresser.
Ces trois petites villes, 4 000 habitants chacune, sont embarquées depuis 2013 dans une bataille juridique contre l’implantation d’éoliennes. « Non aux éoliennes proches des habitations » : une banderole fièrement étendue sur la façade de la mairie de Vermelles, annonce la couleur.
Un promoteur qui a signé des baux pour la construction de trois mâts avec des agriculteurs locaux se heurte à une opposition farouche d’une grande partie de la population. Situé au carrefour de Vermelles, Auchy-les-Mines et Haisnes, le site est proche d’habitations.
Paysage et mémoire
Aussi, les trois maires, avec l’appui massif des riverains, intentent tous les recours possibles. Selon eux, les mâts de 150 mètres, « viendraient détériorer le paysage, et faire perdre de la valeur aux coquettes maisons en briques qui bordent les prés ».
« On a ce carré de ruralité qui est un atout et auquel les gens tiennent comme à la prunelle de leurs yeux. Je tiens à conserver ça », souligne Alain de Carrion (DVG), le maire de Vermelles. Le paysage est un argument souvent évoqué par les opposants aux projets éoliens. 
Dans le bassin minier, le site retenu d’où on peut apercevoir au loin les célèbres terrils de Loos-en-Gohelle, fut par ailleurs le théâtre de batailles meurtrières durant la Grande Guerre.
Un argument de plus pour les opposants au projet : « Nous sommes sur un lieu de mémoire, en cette période de centenaire de la guerre, c’est inadmissible pour nous de vouloir implanter des éoliennes sur ce territoire-là », avance Jean-Michel Legrand, premier adjoint à la mairie d’Auchy-les-Mines.
Pour appuyer les élus, une association a été créée par Grégory François, un riverain en colère.
À la tête de Défense de la nature, de l’environnement et du cadre de vie (DNECV), cet habitant, qui vit à environ 1 200 mètres du lieu où doivent être installées les éoliennes écume internet avec une dizaine d’opposants, pour trouver tous les arguments (sanitaires, environnementaux, juridiques…), afin de porter la parole des riverains devant les tribunaux, à chaque fois que l’affaire est réexaminée.
Il fait tourner une pétition contre le projet dans les trois communes concernées et collecte encore des signatures, estimant avoir dépassé les 3000.
Procédures interminables
S’ils comprennent les intérêts de ce mode production d’énergie propre et renouvelable, ces opposants déplorent les choix d’implantation : « Avant de m’impliquer dans cette association, je n’avais aucun avis sur les éoliennes, explique Grégory François, on est “anti-rien”, mais on a un cadre de vie agréable à préserver.
La distance minimale entre une éolienne et les premières habitations, qui doit être de 500 m, selon la loi française, n’est pas assez importante ». Un argument de plus au dossier des Nordistes.
« Le traitement des requêtes par les tribunaux est retardé par la multiplication des mémoires remis et des moyens invoqués par les parties en cours d’instruction », note le groupe de travail éolien mandaté par le ministère de la Transition écologique.
La durée moyenne pour installer une éolienne en France est de 7 à 9 ans contre 3 à 4 ans en Allemagne.
Par Louis FAURE, à Vermelles
https://www.ledauphine.com/environnement/2018/08/28/eoliennes-un-developpement-lent-et-souvent-conteste 

20/08/18 : Pas-de-Calais : Graincourt-lès-Havrincourt : Un obus dégage de la fumée, les démineurs le font exploser sur place
Quatre obus de la Première Guerre mondiale ont été déterrés par des employés de l’entreprise Lhotellier Travaux Publics ce lundi matin. En plein travaux dans un champ pour un futur projet éolien, l’un des obus a été accidentellement percé par un engin limant les résidus du sol. Les démineurs d’Arras, dépêchés sur place ont fait exploser l’obus fissuré.

À proximité de la départementale D15, au-delà du pont traversant le canal du Nord, à Graincourt-lès-Havrincourt, une quarantaine de sapeurs-pompiers est intervenue peu avant 10 h 30, ce lundi. Un obus a été percé par une machine limant les résidus du sol, laissant alors s’échapper une fumée jaune de l’engin explosif, « du phosphore », précise-t-on sur place. ...
http://www.lavoixdunord.fr/434812/article/2018-08-20/un-obus-degage-de-la-fumee-les-demineurs-le-font-exploser-sur-place
14/08/18 : Pas-de-Calais : Ce village qui part en guerre contre les éoliennes
Trop chères, trop nombreuses et inesthétiques, les éoliennes n’ont plus le vent en poupe. Alors que le gouvernement veut doubler leur nombre sur les cinq prochaines années, la contestation prend de l’ampleur. Notamment dans le Pas-de-Calais où habitants et promoteurs mènent une bataille judiciaire depuis 2013.
https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/ce-village-qui-part-en-guerre-contre-les-eoliennes-1094609.html

14/08/18“Foutez nous la paix avec les éoliennes”, Xavier Bertrand , président de la Région Hauts-de-France
Interrogé par téléphone par BFMTV ce mardi matin, Xavier Bertrand a poussé un coup de gueule à propos des éoliennes : "ça coûte les yeux de la tête, ça ne crée pas d'emploi et en plus ça détruit nos paysages", selon le président du Conseil régional des Hauts-de-France.
Xavier Bertrand était interrogé par téléphone à la suite d'un reportage sur la mobilisation de Vermelles dans le Pas-de-Calais contre le projet d'installation d'un parc éolien.
Le président de la Région Hauts-de-France a affiché sans détour son soutien aux habitants de cette commune en attaquant fort : "ça coûte les yeux de la tête, ça ne crée pas d'emploi et en plus ça détruit nos paysages".
Puis d'enchaîner : "les Hauts-de-France est la région où il y a le plus d'éoliennes. C'est le type de record dont je me passerais bien".
Le président de la Région Hauts-de-France a conclu son intervention en apostrophant avec virulence les gouvernement : "je dis au gouvernement : y en a marre. Les gens n'en veulent pas, n'en veulent plus. Laissez-nous développer le solaire, laissez-nous développer la méthanisation. Mais foutez nous la paix avec les éoliennes !"
Selon les chiffres les plus récents de la Direction Régionale de l'Environnement de l'Aménagement et du Logement (DREAL), les Hauts-de-France est la première de France en nombre de mâts en production ou autorisés avec 2.324 au 1er février 2018. Sur le reste du territoire français, on comptait 6.500 éoliennes à la même période. Les éoliennes se concentrent essentiellement dans la Somme, l'Aisne et le Pas-de-Calais.
14/08/18Éoliennes: "Ça coûte les yeux de la tête, ça ne crée pas d'emploi et ça détruit nos paysages.", s'oppose Xavier Bertrand
Xavier Bertrand, président du conseil régionale des Hauts-de-France rejoint la fronde contre les éoliennes. https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/eoliennes-ca-coute-les-yeux-de-la-tete-ca-ne-cree-pas-d-emploi-et-ca-detruit-nos-paysages-s-oppose-xavier-bertrand-1094621.html#

14/08/18Xavier Bertrand : "Foutez-nous la paix avec les éoliennes"
Xavier Bertrand a réitéré son opposition aux éoliennes ce mardi 14 août sur BFM TV. Pour le président de la région Hauts-de-France (ex-Les Républicains, LR), "ça coûte les yeux de la tête, ça ne crée pas d'emploi et en plus ça détruit nos paysages".
Xavier Bertrand part en guerre contre l'éolien. Après avoir dit "stop" fin juin à cette énergie renouvelable, l'ancien ministre avait lancé "un observatoire digital de l'éolien", avec "une cartographie précise et dynamique qui représente l'ensemble des mâts et des parcs éoliens" et qui doit permettre d'offrir "une veille plus active des projets d'implantation".
Il a remis une couche ce mardi sur BFM TV : "On est la première région de France productrice d'énergie éolienne : moi c'est le type de records dont je me passerai bien", a-t-il lancé. "Pendant longtemps, on a estimé que comme il y avait du vent dans la région on pouvait installer des éoliennes et qu'on pouvait y aller vraiment sans se gêner".
"LES GENS N'EN VEULENT PAS"
"Aujourd'hui vous avez 1.500 éoliennes installées. En plus, il y a 800 projets autorisés qui vont sortir de terre et plus de 700 qui sont en cours d'instruction", a-t-il ajouté. "Même en arrêtant aujourd'hui, le nombre d'éoliennes dans la région qui est déjà excessif, il va doubler".
"Je dis au gouvernement, il y en a marre. Et vous avez vraiment à prendre en compte la colère des gens. Les gens n'en veulent pas et n'en veulent plus (...) Foutez-nous la paix avec les éoliennes", a-t-il martelé. À la place, Xavier Bertrand propose de développer "l'énergie de méthanisation, du solaire ou de l'hydrolien".

11/08/18 : Nord : Walincourt-Haucourt : Le tribunal administratif statuera sur le dossier du parc éolien le 3 septembre
Fort de l’éclairage apporté par le Conseil d’État, le tribunal administratif de Lille statuera finalement le 3 septembre sur le projet de parc éolien envisagé sur Walincourt-Selvigny et Haucourt-en-Cambrésis. Les deux partis sont déterminés à se battre jusqu’au bout.
Pour le projet de parc éolien à cheval sur les communes de Walincourt-Selvigny et Haucourt-en-Cambrésis, la justice est allée bien plus vite que ne l’espéraient les deux partis. Alors que l’audience était pronostiquée à partir de mi-septembre, voire cet hiver, elle est annoncée pour le 3 septembre au tribunal administratif. Dorénavant éclairés par l’avis du Conseil d’État, les magistrats ont toutes les cartes en main pour décider de la suite à donner au projet dit parc éolien du Bois de Saint-Aubert (six turbines). C’est-à-dire le maintien de l’autorisation, son annulation (obligeant l’opérateur à reprendre son dossier depuis le début), ou le renvoi du dossier devant l’administration s’il n’est pas assez étayé.
Les deux partis satisfaits
Président de l’association NPEWSHC, à l’origine du recours pour faire annuler l’autorisation d’exploitation, Julien Lalande s’affirme définitivement positif quant à l’avis rendu par le Conseil d’État, et sur le jugement (ou renvoi devant l’administration) à venir du Tribunal administratif. « En gros, le Conseil d’État ne s’est pas prononcé ni pour nous, ni pour le promoteur, analyse-t-il. On considère qu’il refile la patate chaude ». Et d’ajouter : « quand j’ai assisté à l’audience au tribunal administratif [NDLR : en novembre 2017, avant la saisie du Conseil d’État], j’avais trouvé le rapporteur très pertinent et tourné à notre avantage. Je suis plutôt confiant. » Il assure que l’association « ne lâchera rien ». Interrogé la semaine dernière, le trésorier redoutait toutefois une nouvelle bataille au long cours. Également satisfaite de l’avis rendu par le Conseil d’État, la partie adverse, représentée par l’avocat David Deharbe du cabinet Green Law, était déjà en train de plancher sur les éléments destinés à nourrir le dossier.
Cette confiance partagée s’explique par l’importance de la prochaine audience qui s’annonce. Le tribunal administratif a dorénavant toutes les cartes en main pour apprécier les « moyens techniques et financiers » nécessaires pour se lancer dans la construction d’un parc éolien. Une décision qui affectera celui du Bois de Saint-Aubert dans le Cambrésis, et probablement les futurs projets de cette filière en France.
http://www.lavoixdunord.fr/430541/article/2018-08-11/le-tribunal-administratif-statuera-sur-le-dossier-du-parc-eolien-le-3-septembre

08/08/18 : Oise : La fin de la concertation publique a sonné pour le parc éolien de Broquiers
Lancée le 16 juillet, pour une durée de quinze jours, la concertation publique concernant le projet de parc éolien de Broquiers vient de s'achever.
Moliens, Broquiers, Feuquières et Sarcus avaient mis à disposition des habitants le dossier de concertation publique pour le projet de parc éolien de Broquiers dès le 16 juillet. Le document décrivait le projet, ce qu’il allait rapporter et son emplacement géographique. Le dossier était accompagné d’un recueil pour y recevoir les commentaires de chacun. Les habitants devaient se rendre en mairie, l’une des quatre de leur choix, pour consulter et remplir les documents. Ils avaient jusqu’au 31 juillet pour se manifester.
La concertation publique s’est achevée mardi 31 juillet. Passé cette date, les maires devaient renvoyer les formulaires à la société à l’origine du projet. Le groupe Valeco spécialisé dans la réalisation de projets d’énergies renouvelables, basé à Montpellier, envisage l’implantation de onze aérogénérateurs à Broquiers. Le terrain d’implantation destiné aux futures éoliennes se trouve aux portes d’autres communes dont celles de Sarcus. Pour Yolande Cozette, maire de Sarcus, le projet pose problème.
Une opposition sans appel
« Nous en avons tout autour de chez nous. Dans quelques années les terres seront fichues, même s’ils démontent les éoliennes, ce qui m’étonnerait »
avance l’édile qui n’a pas encore pu s’entretenir avec Valeco. « L’avenir de l’agriculture va être impacté par les éoliennes » s’inquiète l’élue également cultivatrice.
Le projet ne séduit pas non plus les Sarcusiens qui ne se sont pas pressés pour remplir le recueil de concertation. Sur les 180 habitants que compte la commune, seule une dizaine de personnes se sont déplacées pour s’exprimer sur le projet et « majoritairement contre » remarque Yolande Cozette.
À Feuquières également, une dizaine d’habitants ont donné leur avis sur le parc éolien de Broquiers.
Et après ?
Yolande Cozette confirme avoir renvoyé tous les documents. Déjà abordé en conseil municipal, le parc éolien devrait faire l’objet d’une réunion publique rassemblant opposants et soutiens au projet. L’élue comprend les motivations financières des quelques habitants qui sont favorables au parc éolien. L’édile souligne « un manque des dotations de l’État » pour expliquer l’intérêt que les onze aérogénérateurs peuvent susciter. L’implantation des éoliennes générerait un revenu pour Broquiers et les agriculteurs qui loueraient leurs parcelles afin de les installer.
Toutefois, « cela ne rapporte pas assez pour ce que ça coûte » se désole Yolande Cozette, préoccupée par les répercussions environnementales à venir.
Contacté, le groupe Valeco n’a pas souhaité s’exprimer.
https://actu.fr/hauts-de-france/broquiers_60110/la-fin-la-concertation-publique-sonne-le-parc-eolien-broquiers_18099119.html

07/08/18 : Nord : Walincourt-Haucourt : Le parc éolien du bois de Saint-Aubert pourra-t-il être construit? Verdict cet automne
Dorénavant éclairé par le Conseil d’État, le tribunal administratif devrait statuer sur l’autorisation d’exploitation du parc éolien de Walincourt-Selvigny et Haucourt-en-Cambrésis d’ici la fin de l’année. L’appréciation du modèle de financement pourrait faire jurisprudence.

1 Pourquoi le tribunal a-t-il saisi le Conseil d’État ?
Opposé depuis 2014 à la construction du parc éolien de Walincourt-Selvigny et Haucourt-en-Cambrésis (six turbines), un collectif d’habitants a saisi le tribunal administratif de Lille pour annuler son autorisation d’exploitation. Celle-ci avait été délivrée par l’arrêté préfectoral du 26 janvier 2016. Seulement, entre 2014 et 2018, la législation a évolué. C’est pourquoi, en novembre 2017, « le tribunal [a estimé] nécessaire de demander au Conseil d’État de clarifier les modalités du contrôle que doit effectuer le juge ». Notamment pour évaluer le modèle de financement. Le Conseil d’État a rendu son avis fin juillet.
2 Quelle interprétation possible ?
Selon Philippe Sarmouk, trésorier de l’association Non au projet éolien de Walincourt-Selvigny et Haucourt-en-Cambrésis, deux hypothèses sont envisagées. Soit le tribunal annule l’autorisation, l’opérateur doit donc reprendre la procédure auprès de la préfecture. Soit il décide de reporter son jugement, jusqu’à ce que le dossier soit régularisé entre l’opérateur et la préfecture. « Rien n’a donc été tranché en théorie et il n’est pas possible de connaître de manière certaine le contenu du jugement à venir », précise également David Deharbe, avocat du cabinet Green Law chargé de la défense de l’opérateur Les vents du Sud Cambrésis. L’élément attendu : l’appréciation des « moyens techniques et financiers » pour obtenir cette autorisation, qui pourrait faire jurisprudence. Quoi qu’il en soit, le jugement (ou le report) du tribunal administratif de Lille ne devrait pas être connu avant cet automne, voire cet hiver, avancent les deux partis.
3 Quelles stratégies envisagées pour les deux partis ?
Les deux camps sont déterminés à aller jusqu’au bout. David Deharbe s’attend à ce que le tribunal requiert « l’organisation d’une nouvelle phase d’information du public sur les capacités financières » de l’opérateur. Et qu’un délai lui soit accordé pour se régulariser, sous la veille de la Préfecture qui pourra délivrer in fine un arrêté complémentaire. « On a un des plus gros exploitants au monde de parc éolien, qui a racheté les actifs, on va ramener cet élément-là, ajoute-t-il. Et on peut organiser un complément d’études ad hoc au public. » De son côté, Philippe Sarmouk s’attend encore un combat long : « On est démotivés, après quatre ans de procédures, on a le sentiment qu’on va tout reprendre à zéro ».
http://www.lavoixdunord.fr/428399/article/2018-08-07/le-parc-eolien-du-bois-de-saint-aubert-pourra-t-il-etre-construit-verdict-cet


04/08/18 : Somme : Bettencourt Saint-Ouen. Le parc de cinq éoliennes a enfin été inauguré😠😠
Le parc de 5 éoliennes réparties sur Bettencourt Saint-Ouen et Saint-Ouen, a enfin pu être inauguré. Treize ans après le lancement du projet...
Enfin ! C’est ce sentiment de soulagement que l’on pouvait ressentir sur le visage des principaux acteurs ayant œuvré sur le projet du parc éolien de La Chaussée Brunehaut.
Au total, ce sont 5 éoliennes qui y sont sorties de terre (trois sur Bettencourt, deux sur Saint-Ouen). Opérationnelles depuis janvier dernier, elles devraient produire l’équivalent de la consommation annuelle électrique de 10 000 habitants. Elles auront coûté près de 19 millions d’€.
Un projet de longue dateTreize ans. C’est la (très) longue durée qui sépare le point de départ du projet en 2005, à l’inauguration officielle le 2 août 2018.
À titre de comparaison, la durée moyenne de réalisation d’un parc éolien en France est de 7 ans. Seulement 3 en Allemagne.
À l’époque, l’idée émerge de la Communauté de communes qui envisage de développer l’énergie éolienne dans le secteur. La société Ostwind, spécialiste de l’exploitation éolienne, se fait alors connaître.
Les première discussions remontent même à 2003, avant que les deux décident de faire équipe ensemble en 2005. Le projet est présenté dans les moindres détails. Treize ans après, il a quelque peu évolué.
De nombreux obstacles
Pourtant, de nombreux obstacles vont ralentir la concrétisation du projet. À commencer par la longueur des études : »Il est nécessaire de faire de nombreuses études par rapport au vent, aux raccordements, à l’impact écologique et sur la population, explique Didier Schlienger, directeur adjoint d’Ostwind. Mais on dirait pour l’éolien on nous en demande beaucoup plus. Je pense à des études par rapport aux chauves-souris, c’est un peu exagéré.«
D’autres recours et décisions politiques vont également intervenir […]
https://actu.fr/hauts-de-france/bettencourt-saint-ouen_80100/bettencourt-saint-ouen-parc-cinq-eoliennes-ete-inaugure_18067295.html

04/08/18 : Oise : Vent de colère du côté des opposants au projet de parc éolien de Broquiers
Broquiers, Sarcus, Brombos ou encore Cempuis, les opposants au projet du parc éolien de Broquiers ont décidé de faire entendre leurs voix. Les reproches sont nombreux.
Le groupe Valeco a pour projet un parc éolien composé de 11 aérogénérateurs sur la commune de Broquiers (Oise). Si les éoliennes doivent être implantées sur cette commune, les habitants des villages alentour (Sarcus, Moliens et Feuquières (Oise)) sont directement concernés. Ces derniers ont été amenés à se rendre en mairie, l’une des quatre de leur choix. Les habitants pouvaient du 16 au 31 juillet consulter le dossier de concertation publique et le cas échéant, remplir le recueil prévu à cet effet. Le projet estimé à 13 200 000 € fait grincer des dents.
Non-respect de la biodiversité
« Je me suis installé à Broquiers pour être au calme, voir les oiseaux, la nature », note un habitant de Broquiers pour qui « il n’y a pas de concertation ». Celui qui vit depuis de nombreuses années dans la commune, n’est pas le seul à s’alarmer des répercussions que pourraient entraîner les onze aérogénérateurs.
« Je ne vois pas les membres de la CCPV (Communauté de communes de la Picardie Verte) déposer contre le projet alors qu’ils font de la publicité pour les vallées de Picardie Verte », s’étonne Patrick Martin, membre de l’association éolien 60.
« On cherche un peu le côté écolo », s’inquiète Hubert Boulnois, habitant de Sarcus, qui a eu connaissance du projet dimanche 22 juillet en dînant chez des amis. Aude Boulnois, son épouse, a écrit au préfet et prévoit d’écrire au président de la Région, Xavier Bertrand.
« Je suis persuadée que c’est une belle fumisterie, on abîme l’environnement », s’alarme Véronique Grognet, habitante de Brombos qui s’inquiète de voir les éoliennes arriver un jour jusque chez elle.
Une concertation publique décriée
« La concertation n’en est pas une, nous avons un dépliant début juillet » remarque un habitant de Broquiers. « Elle ne dure que 15 jours et de plus en pleine période de vacances » s’insurge Patrick Martin, membre de l’association éolien 60.
Un avis partagé par l’habitant de Broquiers. Et ce dernier d’ajouter : « À Broquiers, le dossier n’était consultable en mairieseulement les jeudis 19 et 26 ».
« Je ne comprends pas que l’on puisse lance cela en catimini, se désole Patrick Martin, Valeco va faire le bilan de la concertation, ils seront juge et partie ».
Une vraie saturation
« Nous étions bien, dans un endroit calme, vert et protégé et un peu à l’écart de tout, là ça devient catastrophique », se désole Hubert Boulnois, habitant de Sarcus. « Le pire c’est la nuit, on ne voit plus qu’un halo de feux rouges », souligne ce dernier. Et son épouse d’ajouter : « Les gens vont se retrouver avec des maisons et des terrains qui ne vaudront plus rien, ils ne voient pas le projet à long terme ».
« Est-ce que quelqu’un connaît le coût de démontage d’une éolienne ? 600 000 €, s’indigne Hubert Boulnois, les sociétés de Montpellier ou d’ailleurs seront-elles encore là pour les démonter le moment venu ? »
Au 31 mars 2017, la région Hauts-de-France abritait 354 éoliennes au 31 mars 2018 selon les renseignements fournis par l’État et consultables en ligne . Ces données faisaient alors des Hauts-de-France la région de l’hexagone la plus équipée en parc éolien.
Patrick Martin, Hubert et Aude Boulnois et bien d’autres habitants des communes alentour ne voient pas le projet d’un bon oeil.
https://actu.fr/hauts-de-france/broquiers_60110/vent-colere-cote-opposants-projet-parc-eolien-broquiers_18035782.html


01/08/18 : Nord : Gouzeaucourt - «Alors que tous les villages environnants ont perdu leurs services, nous, on est encore bien loti»
Il ne dit plus village mais « bourg » en parlant de sa commune qui ne se vide pas de ses commerces. Jacques Richard s’est lancé en politique en 2008 aux côtés d’amis ayant les mêmes convictions, comme l’ancien maire défunt Jean-Jacques Dromas.[...]

Quatre éoliennes au lieu de cinq
Quatre éoliennes vont sortir de terre en 2019 sur la commune de Gouzeaucourt. « La compétence était intercommunale, on avait alors demandé une ZDE – zone de développement éolien. » Elles seront à 1 200 mètres des dernières habitations. La plus au sud, à la frontière d’Heudicourt (Somme), s’alignera avec les quatre autres en direction du nord-est (jusqu’à Villers-Plouich) et en longeant la frontière de Metz-en-Couture (Somme). Pour la pérennité du projet (car subventionné par l’État), Gouzeaucourt a fait appel à EDF Énergie Nouvelle. « On est au stade du raccordement avec la Somme (Fins, Sorel et Heudicourt). Dans l’immédiat, on peut penser qu’il y aura une retombée de 40 000 euros. »
Une cinquième oubliée
Au départ, le projet, amorcé en 2005, devait voir pousser cinq éoliennes. Mais c’était sans considérer la borne routière moyenâgeuse située à 500 mètres de la sortie de la commune, le long de la D 917. Une borne qui date de 1578 et qui est classée par l’administration des Beaux-Arts aux monuments historiques. Côté Somme, les éoliennes ont abondamment poussé à environ 500 mètres de la borne. À Gouzeaucourt, cette distance sera respectée. « Même si cette borne est presque ignorée, la cinquième éolienne se serait trouvée trop près », précise le maire. Avec cette perte, la commune s’ampute ainsi de 10 000 euros de taxe IFER par an.
http://www.lavoixdunord.fr/425655/article/2018-08-01/alors-que-tous-les-villages-environnants-ont-perdu-leurs-services-nous-est

31/07/18 : Nord : Garanties financières des parcs éoliens : l'ordonnance de 2017 n'est pas rétroactive
Le Conseil d'Etat a été saisi par le tribunal administratif de Lille au sujet d'une demande d'annulation d'autorisation unique d'exploiter pour le parc éolien Le Bois de Saint-Auber, par l'association "Non au projet éolien de Walincourt-Selvigny et Haucourt-en-Cambrésis". La question était de savoir si l'autorisation, délivrée par arrêté préfectoral du 26 janvier 2016, tombait de manière rétroactive sous les dispositions de l'ordonnance du 26 janvier 2017, qui institue une nouvelle autorisation environnementale unique. Et notamment sur l'exigence de garanties techniques et financières que cette nouvelle ordonnance a instituée.
La réponse du Conseil d'Etat, rendue le 26 juillet, est non. L'autorisation du parc éolien reste sous les dispositions de l'ordonnance du 20 mars 2014. Le juge doit donc se prononcer sur le respect des règles de procédure qui étaient en vigueur au moment de la délivrance de l'autorisation.

30/07/18 : Oise : Broquiers, Feuquières, Moliens et Sarcus auront-elles bientôt leur parc éolien ?
Broquiers, Feuquières, Moliens et Sarcus ont mis à disposition, dans leur mairie, le dossier de concertation préalable pour le projet éolien de Broquiers.
À la mairie de Broquiers, comme dans l’ensemble des communes impliquées, la procédure est respectée. Le projet de onze éoliennes qui devrait voir le jour sur les communes de Broquiers, Feuquières, Moliens et Sarcus est soumis à une concertation publique. Les mairies mettent à disposition du public le dossier de présentation du projet et un recueil afin de permettre aux habitants concernés de coucher leurs opinions sur le papier.
Des élus peu convaincus
La concertation publique qui a débuté le 16 juillet prendra fin le 31 juillet. Au terme de cette première semaine de sondage, le bilan est maigre. Peu de personnes sont venues consulter le dossier et encore moins ont pris la peine de laisser un avis sur le dossier déposé à cet effet. L’éolien ne passionnerait-il pas ?
Les réunions publiques n’avaient déjà pas rassemblé beaucoup de monde.
Du côté des conseils municipaux, comme des maires, pas de suspense. Si Yolaine Delettre, maire de Broquiers, semble favorable au projet, Philippe Van Ooteghem et Jean-Pierre Estienne, respectivement maire de Moliens et de Feuquières y sont opposés. « Il y a quelques années nous étions pour », précise l’édile de Moliens. La municipalité a été contactée dans le passé pour un projet qui rassemblait Monceaux-L’Abbaye, Broquiers et St-Arnoult. Aujourd’hui, le projet proposé par le groupe Valeco ne convainc pas. Tout comme le maire de Feuquières, Philippe Van Ooteghem n’exprime pas uniquement son avis personnel :
« Le conseil municipal ne veut pas d’éoliennes dans ce secteur pour des raisons d’esthétiques ».
Pour le maire de Feuquières et le conseil municipal, « l’intérêt financier de la commune ne doit pas être prioritaire face aux nuisances visuelles, auditive et à la biodiversité ». Et Jean-Pierre Estienne d’ajouter :
« Il est aberrant que ce soient des régions entières que l’on saccage. Il faut les répartir ».
La région Hauts-de-France compte déjà un certain nombre d’éoliennes. Également vice-président de la Picardie verte en charge de l’Aménagement de l’Espace et du Territoire, Jean-Pierre Estienne remarque :
« Nous travaillons sur le PLUI (plan local d’urbanisme intercommunal) au sein de la Communauté de communes, nous devons préserver le caractère rural de notre territoire qui est sa seule force ».
Un projet à 13 200 000 d’euros
Le groupe Valeco a pour projet l’implantation d’un parc de onze éoliennes. Initialement, quatre éoliennes devaient voir le jour. Elles étaient plus grandes et devaient produire trois mégawatts chacune mais finalement ce sont des éoliennes plus petites qui produiront 800 kilowatts. Les onze aérogénérateurs permettraient de combler les besoins électriques de 3 640 foyers selon le groupe Valeco. Le projet estimé à 13 200 000 € risque de ne jamais voir le jour.
https://actu.fr/hauts-de-france/broquiers_60110/broquiers-feuquieres-moliens-sarcus-auront-bientot-leur-parc-eolien_17992066.html

28/07/18 : Nord : Reumont / Troisvilles : Cinq éoliennes s’installent sur les deux communes 😠
La genèse du projet de parc éolien et l’étude de faisabilité datent de 2008. Elle a débouché ensuite sur une étude plus détaillée de « mesures de vent » ainsi que des expertises acoustiques ou d’impacts sur la biodiversité afin que ces installations ne perturbent pas les activités liées au lieu. La société Nordex conçoit les éoliennes et les produits en partie en France. Rencontre avec Enrico Tommassel, le porteur du projet, présent le 18 juillet à la salle des fêtes de Reumont pour une conférence de presse et une réunion d’information pour les habitants du Catésis.
Où seront implantées ces éoliennes et quelles seront leurs caractéristiques ?
Elles seront au nombre de cinq. Quatre sur la commune de Reumont et une sur la commune de Troisville. Elles feront 99 mètres hauteur de mât, 165 mètres hauteur de pâle et seront situées à plus de 670 mètres des habitations les plus proches. Elles respectent toutes les contraintes liées à l’implantation de nouvelles éoliennes. Elles sont situées dans un lieu qui ne détériorera ni la faune ni la flore, à bonne distance des habitations. Nous avons pris en compte les faisceaux hertziens, les zones de survol ou encore les radars météorologiques éventuels et bien sûr la puissance des vents à cet endroit. Elles produiront environ ce que consomment 25 000 habitants par an, soit aux alentours de 52 gigawatts par heure sur l’année. Leur innovation réside dans leur production accrue d’énergies et le silence qu’elles génèrent par rapport aux plus vieilles éoliennes.
https://www.lobservateur.fr/cambresis/2018/07/28/reumont-troisvilles-cinq-eoliennes-sinstallent-sur-les-deux-communes/

26/07/18 : Nord : Walincourt/Haucourt : Sur le financement des projets éoliens, le Conseil d’État s’est prononcé
Le Conseil d’État a rendu son avis ce jeudi sur le financement des parcs éoliens, et les garanties à apporter par les opérateurs. Tout est parti d’un recours contre le projet de parc éolien de Walincourt-Selvigny/Haucourt.

Le monde de l’éolien peut souffler : pas besoin d’avoir tous les fonds sur son compte pour pouvoir bâtir un parc éolien. La question s’était posée en novembre, lorsque le tribunal administratif (TA) de Lille étudiait un recours contre le projet éolien du Bois de Saint-Aubert (6 turbines). L’association Non au projet éolien de Walincourt-Selvigny et Haucourt-en-Cambrésis, par la voix de son avocat, pointait la fragilité du plan de financement. Soit 20 % d’apport propre et 80 % de financement bancaire, couramment utilisé pour ce type d’exploitation depuis 2011, et validé par la préfecture. Or, depuis 2017, une ordonnance impose à l’opérateur de pouvoir justifier les moyens dédiés à la mise en œuvre de son projet de A à Z, jusqu’à la cessation d’activité et la remise en état du site.
Le texte est-il rétroactif et comment le juge doit-il apprécier ces moyens, au-delà du seul cas de ce parc ? Saisi par le TA, le Conseil d’État a rendu son avis, ce jeudi. Ainsi, l’ordonnance ne s’applique pas rétroactivement (sollicité, le magistrat doit tout de même vérifier que l’autorisation d’exploitation a été délivrée dans les règles). Et il appartient au juge de vérifier que l’opérateur dispose des moyens techniques et financiers « pertinents » et « suffisants », du début à la fin du projet.

26/07/18 : Aisne : Variscourt : des travaux dans le village
D’importants travaux de terrassement ont eu lieu dans la rue du Pont, au centre du village, ayant pour but d’enterrer une ligne électrique moyenne tension (20 000 volts). Elle acheminera l’énergie produite par un futur parc d’éoliennes situé dans le nord du canton vers le poste de transformation de Condé-sur-Suippe. Les cours d’eau et les lignes de chemin de fer sont franchis grâce à la technique des forages horizontaux mais dans le village, la solution des tranchées creusées dans les voies publiques a été retenue, avec la crainte, pour certains riverains, de subir une exposition aux champs électriques produits par le passage de courants électriques de forte intensité : qu’ils soient rassurés, il est prévu que la profondeur d’enfouissement de la ligne et son éloignement des habitations garantissent une parfaite innocuité.
http://www.lunion.fr/104098/article/2018-07-26/variscourt-des-travaux-dans-le-village

24/07/18 : Nord : Troisvilles-Reumont : Pourquoi le parc éolien du Catésis a dû être amputé de quatre éoliennesLe 14 juin, la préfecture du Nord a autorisé le parc éolien du Catésis : cinq éoliennes à cheval sur les communes de Reumont et Troisvilles, soit quatre de moins que dans le projet initial. Une révision en partie due à l’impact supposé du parc sur le patrimoine bâti.
Né il y a dix ans, le projet de parc éolien du Catésis prévoyait 5 éoliennes à Troisvilles et 4 à Reumont. Au fil des étapes de la (longue) procédure administrative, il a suscité un engouement plus marqué à Reumont qu’à Troisvilles, où après plusieurs votes favorables, le conseil municipal s’est prononcé, en juin 2015, contre le projet. L’opposition a semblé se concentrer sur les éoliennes numérotées E1 à E4, « et en particulier, relève le rapport d’enquête publique (qui a par ailleurs délivré un avis favorable au projet), E1 à E3, les plus proches de la rue du Maréchal-Leclerc », dont les riverains craignent qu’elles ne dévaluent leurs propriétés.
Lieux de mémoire
L’arrêté préfectoral émis le 14 juin prend acte, dans ses motivations, du fait que « les oppositions au projet se polarisent sur les éoliennes E1 à E4 ». Au-delà de cela, il souligne surtout « (leur) impact fort sur les lieux de mémoire de la Première Guerre mondiale, notamment (…) les cimetières militaires de Montay et du Cateau », « la visibilité depuis le parvis de l’église Saint-Martin, classée, des éoliennes E3 et E4 », et « (leur) covisibilité des éoliennes (…) avec la borne classée d’Inchy, monument historique implanté à 1,3 km du projet »(1). Des paramètres pour certains mis en exergue par une motion, hostile, votée en octobre 2017 par le conseil municipal du Cateau-Cambrésis, et qui semblent donc avoir tenu un rôle dans le refus de l’État d’autoriser ces quatre éoliennes. À Troisvilles, il n’en poussera donc qu’une au lieu de cinq.
Moins de gains pour Troisvilles
Conséquence, le gain attendu tombe pour Troisvilles à 7 560 € par an pendant vingt ans, au lieu de 39 700 € (2). Une « bouffée d’oxygène » qui aurait fait du bien aux finances du village, regrettaient quelques Troisvillois lors d’une nouvelle réunion d’information organisée par Nordex à Reumont, jeudi. Pour Reumont, la manne reste la même, à hauteur de 32 840 € par an. La 4C percevra pour sa part 62 901 € par an.
(1) Les mesures paysagères » proposées par Nordex pour réduire l’impact au niveau des cimetières militaires de Honnechy et Montay, et celles qui lui ont été « imposées » pour « réduire l’impact paysager des éoliennes » depuis celui de Neuvilly. G : « Dossier de réponse à l’enquête publique » réalisé par Nordex en octobre 2017.
La tour classée à Carnières
Dans son combat contre le projet d’implantation de sept éoliennes, le collectif qui s’était constitué, Carnières sans éolienne, avait notamment argumenté par la présence d’une tour du XVIe siècle, classée monument historique. À l’aide d’un photo montage distribué chez les habitants, les réfractaires avaient même comparé de manière significative, la tour du village et ses 29 mètres de haut, et une éolienne de 150 mètres, hauteur totale des machines qui devaient être installées sur les terres carniéroises. Le projet a finalement été rejeté par la préfecture le 11 décembre 2015. Pas à cause de ce monument mais à cause du VOR (VHF Omnidirectional Range) de l’ex-base aérienne 103. L’ancienne base disposait en effet de ce système utilisé comme repère radio par l’aviation civile. Le fonctionnement du VOR pouvant être perturbé par les éoliennes, la réglementation interdisait toute implantation en deçà de 15 km ; Carnières se trouvait à 14 km.

À Gouzeaucourt, une borne empêche la construction de la cinquième éolienne
Le maire Jacques Richard l’affirme : « En 2019, les pales devraient commencer à tourner à Gouzeaucourt. » À l’origine du projet, cinq éoliennes devaient sortir de terre dans la zone ouest du village « à 1 200 km des dernières habitations. » Mais c’était sans considérer la borne routière moyenâgeuse située à 500 mètres de la sortie de la commune, le long de la D917. Une borne qui date de 1578 et qui est classée par l’administration des Beaux-Arts aux monuments historiques. Côté Somme, les éoliennes ont abondamment poussé à environ 500 mètres de la borne. À Gouzeaucourt, cette distance sera respectée. « Même si cette borne est presque ignorée, la cinquième éolienne se serait trouvée trop près. » Avec cette perte, la commune s’ampute ainsi de 10 000 euros de taxe IFER par an mais 40 000 euros rentreront tout de même dans les caisses de la commune.
L’éolienne la plus au sud, à la frontière d’Heudicourt (Somme), s’aligne avec les quatre autres en direction du nord-est (jusqu’à Villers-Plouich) est en longeant la frontière de Metz-en-Couture (Somme). Pour la pérennité du projet (car subventionné par l’État), Gouzeaucourt a fait appel à EDF Énergie Nouvelle.

http://www.lavoixdunord.fr/421993/article/2018-07-24/pourquoi-le-parc-eolien-du-catesis-du-etre-ampute-de-quatre-eoliennes

22/07/18Abeilles: «Une mortalité record cette année»
HAUTS-DE-FRANCE
Confrontés à une baisse drastique de leur cheptel, les apiculteurs ne savent plus à quel saint se vouer. La Région les aidera, mais ça ne suffira pas.
La faute aux herbicides, fongicides et insecticides ? À la maladie « maladie noire » qui dévaste les colonies, au bouleversement climatique, aux champs électromagnétiques produits par les éoliennes ? Ou plus probablement à l’interaction de toutes ces causes ? Unique certitude : ces dix dernières années, la mortalité dans les ruches s’est accrue de façon alarmante pour atteindre ces trois-quatre dernières années des niveaux jamais vus.
Laurent Pallenchier, apiculteur installé à Thennes dans la Somme, l’a constaté, comme d’autres. « Traditionnellement, nous avions une mortalité annuelle qui se situait autour de 5 %. Là, elle atteint 30 à 50 %. Et cette année a été particulièrement terrible… Et les ruches qui comptaient en moyenne 80 000 abeilles, en comptent aujourd’hui 60 000 à 70 000 au maximum… » Comme de nombreux apiculteurs de la région, Laurent Pallenchier a littéralement vu fondre son cheptel. Signe qui ne trompe pas : lui qui recevait traditionnellement cinq ou six appels de particuliers découvrant chez eux des essaims d’abeilles, n’en reçoit quasiment plus. « En période d’essaimage, cela nous permettait de récupérer de nombreuses colonies. Aujourd’hui on en est réduits à acheter des colonies ou des reines. »
« En tant qu’apiculteurs «amateur», je compte avant tout sur moi-même »
Laurent Pallenchier
Le mal atteint un niveau tel que la Région Hauts-de-France a voté récemment un dispositif permettant de faire bénéficier les apiculteurs d’une aide d’urgence mis en place à l’époque de la crise de l’élevage et étendue entre deux aux arboriculteurs victimes de la grêle. L’idée : prendre en charge 50 % des frais financiers liés à la restructuration des prêts bancaires. Une aide plafonnée à 5 000 € pour les exploitations individuelles, à 7 000 € pour les jeunes agriculteurs et à 10 000 € pour un GAEC. Problème : cette aide est destinée aux apiculteurs professionnels qui possèdent plus de 50 ruches. Or l’essentiel des apiculteurs en Picardie, serait des « amateurs » si l’on en croit Bernard Lamidel président de la fédération des apiculteurs de Picardie. De fait, la région Hauts-de-France, compte moins d’une centaine d’apiculteurs professionnels là où les « passionnés » seraient au nombre de 2050, chacune des deux catégories totalisant environ 15 000 ruches.
« Personnellement, et même si je possède aujourd’hui une centaine de ruches, je n’ai pas grand-chose à attendre de cette aide,estime Laurent Pallenchier. De toute façon, en tant qu’apiculteurs « amateur », il y a bien longtemps que j’ai appris à compter surtout sur moi-même ». Il a quand même profité de la récente visite de Marie-Sophie Lesnes, vice-présidente de la Région chargé de l’agriculture venue présenter ce dispositif à proximité de son exploitation, pour rappeler quelles seraient aujourd’hui les priorités. Trouver des parades contre le vol des ruches (un véritable fléau !) grâce à un puçage électronique qui permettrait de les tracer, et la création dans le grand nord d’un centre d’élevage pour faciliter le rachat de colonies. Mais par dessus tout, il importe de régler la question de la ressource en nourriture pour les abeilles. Vaste sujet à la confluence des problématiques agro-environnementale, urbanistique, écologique et… politique. Et qui donc, dépasse de loin les compétences de la Région Hauts-de-France, même si l’aide votée récemment est évidemment la bienvenue, au moins pour ceux qui peuvent y prétendre.

20/07/18 : Pas-de-Calais : Bientôt des éoliennes près du site historique de la bataille d'Azincourt ?
Les opposants à un projet d'éoliennes ont organisé une réunion publique pour lancer la mobilisation, à Azincourt. Ressorti des cartons, après avoir été enterré il y a dix ans, il prévoit 16 grandes éoliennes visibles depuis le champ de bataille médiéval, qui est en cours de valorisation.
Dans le Pas-de-Calais, c'est un haut-lieu de la guerre de Cent ans, symbolique pour les Français comme pour les Anglais, avec cette date, le 25 octobre 1415. Le site médiéval d’Azincourt est situé sur un plateau à 140 m d’altitude. Il y aura donc une vue directe sur les seize éoliennes qui vont s'installer sur les communes voisines. Ce que dénoncent les riverains.
Ces arguments de protection du paysage et de la mémoire, il y a dix ans, il avait déjà permis de faire rejeter un premier projet, rappelle Patrick Fenet, président de l’association « vent de champ de bataille » : "à l'époque, le Préfet avait dit non, en particulier devant la levée de boucliers de la part des sujets de sa très gracieuse Majestée."
"L'acteur, Robert Hardy, qui avait joué dans les Harry Potter avait dit "on ne fait pas couler de béton, là où le sang a coulé !" "
Pour ses opposants, ce projet va à contre-courant des efforts de valorisation du site, portés par la communauté de communes, un budget de plus de 400 000 euros est prévu pour rénover le musée médiéval d'Azincourt. La Communauté de commune des 7 vallées et le maire sont contre ce projet, qui n’a pas été déposé officiellement. Le promoteur, Nouvergie, promet de venir le présenter prochainement au grand public. Des mâts de mesure du vent sont déjà en place.
https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/bientot-des-eoliennes-pres-du-site-historique-de-la-bataille-d-azincourt-1532079438

19/07/18L’Excalibur prépare le terrain des éoliennes au large de la côte picarde
La barge de forage mène une campagne scientifique pour sonder les sols marins.
Les bateaux sont interdits dans une zone de 500 mètres autour d’elle. Depuis le début du mois de juillet, la barge l’Excalibur, de la société néerlandaise Fugro, est visible au large du Tréport. Elle fait partie des navires mobilisés (il y en aura cinq) pour mener jusqu’en octobre une campagne géotechnique sur cette zone de 110 km2, entre Dieppe et le Tréport. Une étape préalable à toute construction de parc éolien en mer. « Il s’agit, sur cette zone d’implantation des futures éoliennes, de mener des essais de forages et d’analyser des carottes », explique Christophe Leblanc, directeur du développement de la société Éoliennes en mer Dieppe – Le Tréport (EMDT). Dans le jargon, les carottes sont des prélèvements de sédiments. Des échantillons qui détermineront les caractéristiques du sol marin, sur lequel viendront se planter, lorsque le projet obtiendra le feu vert, les 62 éoliennes (ainsi que le poste de fondation électrique).
La qualité de ce sol déterminera ce que Stanislas Po, le directeur du département marin de Fugro France, nomme « le design de leurs fondations », soit la longueur des pieux. Enjeu : « qu’elles tiennent dans le temps », dit-il. « Un début d’analyse qui se passe bien », précise Christophe Leblanc. Peut-on imaginer une situation inverse, contrariant le projet ? « On s’adapterait, signale Stanislas Po, ce qui pourrait changer, ce sont simplement les longueurs. »
Des analyses sur l’Excalibur
Ce jeudi 19 juillet, nous avons pu nous approcher au plus près de la barge. Avec ses 60 mètres de long, ses huit jambes qui prennent appuis sur les fonds marins, et ses 1 000 tonnes, la plate-forme non motorisée peut sonder jusqu’à 70 mètres, sur 20 cm de diamètre. Sa sondeuse est entraînée par un moteur hydraulique de 300 chevaux. Chaque sondage peut occuper l’équipage entre deux à six jours.
« Nous ne cherchons pas du destructif, mais des échantillons intacts, pour avoir toutes les qualités techniques, », note le directeur du département marin de Fugro France. Ce qui explique ce laps de temps entre chaque prélèvement. Sur l’Excalibur, 29 personnes s’activent : foreurs, ingénieurs géotechniciens, géologues… Une fois la carotte récupérée dans le tubage, les analyses peuvent déjà commencer sur la plate-forme, qui dispose d’un laboratoire de mécanique des sols. Elles se poursuivront à terre.
http://www.courrier-picard.fr/124806/article/2018-07-19/lexcalibur-prepare-le-terrain-des-eoliennes-au-large-de-la-cote-picarde

16/07/18 : Nord : Cambrésis - Le Conseil d’État renvoie le dossier du parc éolien de la Voie du moulin Jérôme devant la justice
Le Conseil d’État vient d’annuler deux décisions de justice favorables au projet de parc éolien de la Voie du moulin Jérôme qui doit voir le jour dans les communes de Bévillers, Saint-Hilaire-lez-Cambrai, Quiévy et Béthencourt.

Le parc éolien de la Voie du moulin Jérôme, qui doit s’implanter sur les communes de Bévillers, Saint-Hilaire-lez-Cambrai, Quiévy et Béthencourt, où 14 éoliennes d’une hauteur de 130 mètres s’élèveraient alors, verra-t-il le jour ? C’est la lancinante question qui traîne depuis 2012, et le refus du préfet du Nord d’accorder les permis de construire nécessaires au démarrage des travaux.
Pour justifier cette fin de non-recevoir, le représentant de l’État s’était appuyé sur l’avis défavorable rendu par le ministre de la Défense. Les services du ministère avaient identifié deux inconvénients liés au projet éolien : un risque de perturbation des radars de défense installés sur la base aérienne de Cambrai, entre-temps fermée en 2013, et la perspective d’interférences créées par les aérogénérateurs sur la navigation aérienne.
Une procédure enlisée depuis plus de six ans
Le tribunal administratif de Lille, en 2015, puis la cour d’appel de Douai, en 2017, ont sanctionné cette décision préfectorale, estimant que les permis auraient dû faire l’objet d’un examen allant au-delà des recommandations du ministère de la Défense. Le Conseil d’État, lui, vient d’annuler ces deux décisions. Les juges du Palais-Royal ont en effet rappelé que le préfet devait, « lorsque la construction envisagée peut constituer un obstacle à la navigation aérienne en raison d’une hauteur supérieure à 50 mètres », recueillir l’accord du ministre chargé de l’aviation civile et du ministre de la Défense. « À défaut de l’accord de l’un de ces ministres, l’autorité compétente est tenue de refuser le permis de construire », complètent les magistrats, qui valident ainsi la décision préfectorale initiale.
En cassant la dernière décision en date, le Conseil d’État renvoie le dossier devant la cour administrative d’appel de Douai, étirant encore un peu plus une procédure enlisée depuis plus de six ans.
http://www.lavoixdunord.fr/417575/article/2018-07-16/le-conseil-d-etat-renvoie-le-dossier-du-parc-eolien-de-la-voie-du-moulin-jerome

13/07/18 : Nord : 
Des éoliennes locales installées à Dunkerque ?
L’un des projets en course pour ériger des éoliennes en mer, parie sur des acteurs du territoire pour rafler la mise. Une société belge est aussi dans l’aventure.
Quels sont les acteurs locaux liés aux éoliennes ? Pourquoi l’un des candidats a choisi de se rapprocher de ces derniers ? Quand le parc éolien devrait démarrer ? 
http://www.lepharedunkerquois.fr/dunkerque/dunkerque-des-eoliennes-locales-installees-a-dunkerque-ia683b0n256259

13/07/18 : Un observatoire dans le vent
Hauts-de-France -
Fin juin, la région Hauts-de-France a lancé son observatoire de l'éolien.
Objectif : recenser l'ensemble des installations déjà implantées ou en projet. La cartographie dynamique de l'ensemble des mâts recense plus de 1 500 éoliennes déjà en place, 800 autorisées mais non construites, et 733 projets en cours d'instruction.
www.eolien.hautsdefrance.fr

12/07/18 : Nord : Walincourt-Selvigny / Haucourt : Le Conseil d’État planche (enfin) sur le projet éolien
Ce mercredi, les magistrats du Conseil d’État se sont (enfin) penchés sur le dossier éolien de Walincourt-Selvigny et Haucourt. Leur décision est attendue d’ici la fin juillet.

Plus de sept mois après l’audience au tribunal administratif, le Conseil d’État s’est saisi, mercredi, du dossier du projet éolien dit du Bois de Saint-Aubert, envisagé sur les communes de Walincourt-Selvigny (5 turbines) et Haucourt-en-Cambrésis (1).
En novembre 2017, l’une des épineuses questions soulevées lors de l’audience au tribunal administratif de Lille portait sur le contrôle du modèle de financement de l’éolien. En effet, la réglementation impose dorénavant des garanties fermes, sans expliquer comment les évaluer. La juridiction a donc saisi le Conseil d’État pour « clarifier les modalités de contrôle que doit effectuer le juge ». L’audience s’est tenue à Paris ce mercredi en présence du rapporteur du tribunal administratif de Lille et des avocats des deux parties. La décision des magistrats est attendue d’ici deux à trois semaines. Elle pourrait bouleverser la filière éolienne dans son entier.
http://www.lavoixdunord.fr/415607/article/2018-07-12/le-conseil-d-etat-planche-enfin-sur-le-projet-eolien
11/07/18 : Somme : Péronne et sa région : L’installation des éoliennes de Fins, Sorel et Heudicourt, pas à pas [PHOTOS] 😡😡
Vingt éoliennes sont en cours d’installation au nord de Péronne par la société Nordex, qui a organisé une visite du chantier afin de présenter les différentes étapes des travaux.
Les éoliennes continuent de fleurir en Haute-Somme.
À la frontière avec le Nord, le parc éolien du Douiche verra d’ici la fin de l’année la mise en route de 20 nouvelles génératrices en cours de montage.
Visite du chantier en cinq étapes, avec Maurice Badey, chef des opérations, et Nicolas Gervaise, adjoint au chef des travaux.
1 Fondation et ferraillage

Le ferraillage
Chaque éolienne sera fixée sur une base lestée en béton de deux à trois mètres de haut.
Pour solidifier ce lest, un coffrage en métal de 16 à 18 mètres de diamètre est monté, à l’aide de 40 tonnes de fers à béton prédécoupés et pliés.
Préalablement, 18 pieux de 50 centimètres de diamètre ont été enfoncés à 20 mètres de profondeur pour un ancrage plus solide, et une petite dalle de 10 centimètres d’épaisseur a été érigée pour accueillir ce ferraillage.
2 Le coulage
Le coulage du lest en béton.
Une fois le ferraillage terminé, il est entouré d’un coffrage dans lequel sont ensuite coulés 350 m3 de béton, soit environ 800 tonnes.
Il faut alors laisser sécher ce coffrage de 14 à 21 jours, le béton offrant son pouvoir maximal au bout de cinq semaines.
De ce coffret, ne sortent plus que 80 gougeons métalliques disposés au centième de millimètre près, sur lesquels sera fixée la base du premier tube du mât de l’éolienne.
3 L’ancrage
Le mât est érigé
Après le ferraillage, le coulage et le séchage, arrive la phase de l’ancrage du mat de l’éolienne.
Lequel nécessite trois jours de travail pour une équipe de huit à 10 personnes.
Chaque mât est composé de quatre parties.
Les trois premières pèsent 70 tonnes ; la dernière, conique, pèse 66 tonnes.
Le montage de ces tours prend environ deux jours et elle est faite par huit à 10 personnes, qui interviennent ensuite pour la fixation de la nacelle.
4 L’installation de la nacelle et des pales
Le mât est prêt à recevoir la nacelle de 58 tonnes
Une fois la tour montée, vient le moment d’y fixer la nacelle dans laquelle sont fixés la boîte de vitesses, le générateur et le moyeu.
Sur ce dernier, sont fixées les trois pales à l’aide de 70 goujons pour chacune.
L’opération doit se faire avec un vent inférieur à six mètres par seconde (moins de 20 km/h).
La nacelle seule pèse 58 tonnes ; la boîte de vitesses, 56 tonnes ; le moyeu, 28 tonnes.
Soit un total de 142 tonnes, auxquelles il faut ajouter 10 tonnes par pâle.
Le tout est monté à l’aide de deux grues, dont une de 106 mètres, qu’il faut trois jours pour assembler et autant pour démonter.
L’opération devra être renouvelée à 20 reprises.
5 Les astuces

Chaque éolienne est équipée de détecteurs, qui l’arrêtent automatiquement quand le vent est supérieur à 90 km/h ou quand il y a de l’orage.
De plus, chaque pâle est désormais munie d’un système permettant d’atténuer le bruit quand elle passe devant le mât.
Chaque nacelle est équipée d’une boîte de vitesses qui transforme l’énergie produite par le rotor, à l’image d’une dynamo sur un vélo, pour produire une énergie constante.
Enfin, chaque pale peut tourner sur elle-même afin d’offrir une meilleure prise au vent.
Tout est automatiquement calculé grâce à un système électronique.
Un chantier d’un an
Le parc éolien du Douiche est en construction sur les communes de Fins, Sorel et Heudicourt.
Vingt éoliennes, d’une puissance de 3 MW chacune, sont érigées.
La capacité de production sera de 187.000 MWh/an, soit la consommation de 92.000 habitants.
Les mâts culminent à 91 mètres, auxquels il faut ajouter les 59 mètres de chaque pale.
Les travaux ont débuté en janvier avec la mise en place du réseau électrique, puis de la voirie.
La mise sous tension se fera en décembre.
http://www.courrier-picard.fr/123010/article/2018-07-10/linstallation-des-eoliennes-de-fins-sorel-et-heudicourt-pas-pas-photos#
10/07/18
Pas-de-Calais : Vermelles : éoliennes, le projet est au point mort
Des études ont été menées pour analyser l’impact visuel que les éoliennes pourraient créer.
Bonne nouvelle pour les riverains : la probabilité de voir un champ d’éoliennes entre Auchy-les-Mines, Vermelles et Haisnes-lez-La-Bassée diminue. La victoire d’Innovent devant le tribunal administratif il y a quelques mois est sans conséquence.
L’élément nouveau ? « Le ministère de l’Écologie s’est saisi du dossier. Il n’est pas favorable à l’implantation des éoliennes dans le secteur d’Haisnes, Auchy et Vermelles », expliquent Frédéric Wallet et Alain de Carrion, respectivement maires d’Haisnes et de Vermelles. Pourquoi un tel revirement de la part de l’État, prêt à déjuger le tribunal administratif ? « Parce que visiblement Innovent a obtenu gain de cause sans montrer toutes les pièces du dossier. » Bref, le tribunal n’aurait pas statué en toute connaissance de cause.
http://www.lavenirdelartois.fr/a-la-une/vermelles-eoliennes-le-projet-est-au-point-mort-ia672b0n255675

06/07/18
: Somme : 
Domart-en-Ponthieu : Six éoliennes de plus sur la commune😱😡😠
En présence des principaux acteurs à l'origine du projet, le nouveau parc éolien de Domart-en-Ponthieu a été inauguré ce jeudi après-midi.
« C’est une grand fierté pour la commune« . Les mots du maire, Christian Prud’Homme, illustrent bien le sentiment général qui régnait ce jeudi sur la commune de Domart-en-Ponthieu.
C’est en présence des principaux acteurs du projet que le nouveau parc éolien de la commune a officiellement été inauguré. La concrétisation d’un projet datant de plusieurs années. Il faut en effet remonter à 2011, année durant laquelle l’ancien maire Jean-Luc Hermel donne le feu vert à l’extension du parc éolien. Les habitants sont tenus au courant de l’idée. Après quelques réunions, le projet est définitivement lancé.
Le coût s’élève à 14 millions d’€. Un investissement financé à 100 % par CNR (Compagnie Nationale du Rhône), premier producteur français d’électricité 100 % renouvelable. C’est energieTEAM (troisième exploitant éolien français), qui a été chargé de son exploitation.
En service depuis décembre 2017, ce sont six éoliennes supplémentaires qui ont fait leur apparition. D’une puissance de 2 mégawatts chacune, elles produiront l’équivalent de la consommation annuelle en électricité de 8000 personnes.
https://actu.fr/hauts-de-france/abbeville_80001/domart-ponthieu-six-eoliennes-plus-sur-commune_17640289.html

05/07/18 : Le vent tourne pour les éoliennes en Hauts-de-France
Un observatoire de l’éolien qui recense le moindre mât de la région: voilà le point de départ de la stratégie des élus régionaux, dans leur combat contre les éoliennes.
«La région Hauts-de-France est la première productrice d’énergie éolienne de France. Il y a des podiums dont je me passerais bien…», peste Xavier Bertrand. Ces éoliennes, qui poussent presque mieux que les pommes de terre et les betteraves dans notre région, et qui «défigurent le paysage d’un territoire qui se veut touristique», ont eu raison de l’indulgence du président de la Région.
Ce 29 juin, l’élu et son vice-président en charge de la transition écologique, Philippe Rapeneau, lançaient donc l’observatoire de l’éolien, en présence d’élus et d’associations, concernés par le sujet. En pratique, il s’agit d’une carte interactive et évolutive, qui recense l’ensemble des éoliennes construites, ou dont les projets sont en cours.
L’objectif: «que les gens puissent mesurer l’ampleur de l’éolien dans notre région», explique Xavier Bertrand. Créer un choc visuel, en quelques sortes. Cet observatoire n’est en fait que le point de départ de la stratégie «anti-éolienne», que les élus veulent développer. «Je ne voulais pas de moratoire éolien, car je veux une suspension définitive des projets», affirme le président. Mais pour convaincre l’Etat de changer lui-même sa stratégie, il a fallu apporter des solutions. «Nous proposons de remplacer les kW de l’éolien par de l’énergie produite par le solaire, la méthanisation, l’hydraulique ou encore la marémotrice. Etant région agricole et maritime, notre potentiel de développement de ces énergies renouvelables est très fort.»
Les objectifs climat, air, énergie sont inscrits dans le futur Schéma d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (Sraddet). La Région va donc aider au financement des projets d’énergies renouvelables. «Les friches industrielles, par exemple, pourraient être transformées en fermes photolvoltaïques. » Elles espèrent que ses propositions aboutiront à des évolutions législatives au niveau national. «Nous voudrions que les préfets soit obligés de refuser la construction d’un parc lorsque l’avis conforme des concernés du territoire est négatif.»
Les agriculteurs au premier plan
Pour les associations engagées dans la lutte contre les éoliennes, et invitées ce 29 juin, cette annonce de Xavier Bertrand était très attendue. «La proposition de développer le mix-énergétique autre que l’éolien dans la région est une très bonne chose. Les agriculteurs doivent saisir cette opportunité et ne pas la laisser filer au profit d’entreprises extérieures», défend Christophe Gizard, président de l’Association pour la sauvegarde de l’espace naturel (Asen) et agriculteur à Quivières, entre Ham et Péronne.
Lui-même est producteur d’énergie photovoltaïque depuis 2010, grâce à 250 m2 de panneaux installés dans sa ferme. «J’ai toujours été sensible à la pratique d’une agriculture durable, confie-t-il. Le discours des promoteurs éoliens m’a d’abord paru séduisant. Mais en creusant un peu, on découvre que les éoliennes sont tout sauf bien pour l’environnement !» Les convictions de l’exploitant ont même été plus fortes que l’attrait de l’argent, lorsqu’on lui a proposé les quelques 10.000 euros annuels pour l’implantation d’un mât dans sa parcelle. «On ne peut pas bétonner nos sols et en même temps promouvoir une agriculture durable. Ce n’était pas en accord avec mon éthique.» Pour, lui, les agriculteurs continuent à accepter les projets parce qu’ils sont mal renseignés.
«Surtout, ils ne connaissent pas les risques financiers, car peu de contrats suivent les recommandations du protocole éolien signé en 2006.» La communication est d’ailleurs tout l’objet de l’observatoire de l’éolien. Les associations et élus devraient s’organiser en groupes de réflexion pour affiner la politique énergétique de la Région.
La région première malgré elle
Xavier Bertrand se passerait bien de la compétitivité de la région Hautsde- France en terme d’éolien, et pourtant, c’est une réalité. Elle est la première de France en nombre de mâts (au 1er février 2018), avec 2.324 mâts, en puissance éolienne installée avec 5.675 MW autorisés, en nombre de dossiers d’autorisation de parcs éoliens déposés depuis 2014 avec 182 dossiers, soit 30% du total national, et en nombre de dossiers d’autorisation éolien en cours d’instruction, soit 80 dossiers.
Elle se fait néanmoins voler la vedette par sa région voisine du Grand-Est, en se classant deuxième en matière de puissance éolienne raccordée. La Somme en tête de l’éolien La Somme semble attirer davantage les promoteurs, car avec 900 mâts pour 2.177 MW, elle est le premier département éolien.
Deux secteurs sont cependant attractifs depuis peu dans le Nord et le Pas-de-Calais: le Cambrésis/Ostrevent et l’Artois. Ceci s’explique en partie par le démantèlement du radar militaire de Cambrai qui grévait le territoire d’une servitude de 30 km de rayon. Parmi les secteurs les moins attractifs, ceux du Hainaut, du Lillois, du Béthunois, du Douaisis et du Calaisis/Dunkerquois. «Ces zones conjuguent parfois plusieurs contraintes rédhibitoires telles qu’une forte urbanisation, la présence du Bassin minier, classé au patrimoine mondial de l’Unesco, de la cathédrale d’Amiens, de la Baie de Somme, des servitudes radioélectriques et des servitudes aériennes militaires», explique la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement).
http://oise-agricole.reussir.fr/actualites/le-vent-tourne-pour-les-eoliennes-en-hauts-de-france:IH899D0S.html?_ga=2.161297401.557125567.1530788202-900084360.1530788202


05/07/18 : Le maire du Tréport indigné par la barge pour les éoliennes en mer
L’apparition d’une barge au large du Tréport, sur le futur site des 62 éoliennes, provoque la colère des opposants au projet, particulièrement des pêcheurs (voir notre édition de jeudi). Le maire du Tréport, Laurent Jacques, se fait leur porte-parole dans une lettre adressée au préfet maritime. Cette plateforme doit réaliser des études géotechniques, conformément à son calendrier. Mais l’édile écrit : « Je suis consterné par la présence de ce bateau dont l’action me semble prématurée. » Il rappelle que « l’enquête publique n’est, pour le moment, pas encore programmée », et donc que « l’issue n’est donc pas connue ». De toute façon, même si l’avis est favorable, insiste-t-il, « des recours seraient encore possibles » Laurent Jacques se dit indigné car les pêcheurs ont l’interdiction de travailler dans la zone de la barge, « alors que la période de la pêche du rouget-barbet et de la seiche débute ». Le maire appelle le préfet à « mettre bon ordre dans cette situation ».
De son côté, la société Éoliennes en Mer Dieppe Le Tréport (EMDT) rappelle que cette campagne d’études, qui se prolongera jusqu’à la mi-octobre, est bien autorisée. Elle évoque « 63 forages (pouvant aller jusqu’à environ 70 mètres de profondeur) sur l’emplacement prévu de chacune des 62 éoliennes et du poste électrique en mer. 15 autres prélèvements seront également réalisés jusqu’à 5 mètres de profondeur sur le futur emplacement des câbles reliant les éoliennes. » La société assure que « la zone du projet reste accessible aux usagers de la mer », en dehors d’une zone d’exclusion de 500 mètres autour des navires d’études géotechniques. « Un affichage a été déployé dans les capitaineries et l’information quant à la localisation des navires d’études est partagée avec les professionnels de la pêche 72 heures en amont. Des messages radios VHF sont également diffusés. »
http://www.courrier-picard.fr/121921/article/2018-07-05/le-maire-du-treport-indigne-par-la-barge-pour-les-eoliennes-en-mer

04/07/18 : CENTENAIRE 14-18 : Classement des sites mémoriels franco-belges : le réquisitoire de l’UNESCO derrière le report
L’UNESCO s’est-elle montrée injuste en repoussant, dimanche, l’inscription des cimetières et mémoriaux au patrimoine mondial à 2021 ? Le dossier présentait « de sérieuses faiblesses », estime le rapport d’évaluation de la demande.
Tant pis pour le symbole. Réuni en session au Bahreïn, l’UNESCO a annoncé le 1er juillet dernier le report à 2021 de l’étude de l’inscription au Patrimoine mondial de 139 sites funéraires et mémoriels du front ouest de la Première Guerre mondiale (dont 23 en Picardie), privant ainsi la candidature franco-belge d’une consécration espérée concomittante avec la fin du centenaire de 14-18.
Aussitôt, ce revers a suscité déception voire un certain courroux chez les défenseurs du dossier, travaillé depuis plus de quatre ans maintenant. Le député de la Somme Stéphane Demilly (UDI) fut l’un des premiers à déplorer « une mauvaise nouvelle (...) de nature à inquiéter toutes celles et ceux qui rendent possible la tenue de commémorations de haut niveau ». Mais en décidant d’un report, l’organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture s’est-elle montrée injuste ? En tout cas, l’UNESCO a fondé son report sur une évaluation de la demande réalisée par l’ICOMOS, son conseil scientifique.
La guerre de Sécession précurseure
Le dossier déposé entendait démontrer que la « série » de cimetières, nécropoles et mémorieux retenus « témoigne d’un rapport à la mort du soldat totalement nouveau ». À la fois par l’usage de tombes individuelles, « traduisant des sensibilités culturelles différentes » et le recours à des commémorations, donnant finalement un ensemble de lieux propres à « exalter aujourd’hui la paix et la réconciliation ».
Pour l’expertise de l’UNESCO, cette affirmation d’une approche nouvelle reste discutable. « Les premiers efforts systématiques visant à fournir une tombe individuelle aux combattants furent entrepris à l’occasion de la guerre de Sécession », écrit l’ICOMOS. Qui relève par ailleurs « des incohérences dans la sélection des sites ». Mais aussi l’absence de tranchées, trous d’obus ou bunkers rendant « non appropriée la notion de paysage mémoriel » pour la série de lieux retenus.
La menace des éoliennes
La proposition ne comprend pas d’analyse montrant en quoi (la tradition active des commémorations) se distingue d’autres rituels comme ceux associés à la Seconde Guerre mondiale ou la mémoire du Soldat inconnu », ajoute l’expertise. Qui cingle également la préservation inégale des cimetières, français et belges en particulier, « les plus fréquentés bénéficiant d’un entretien et d’une conservation plus attentifs que d’autres moins connus ». Ou encore les transformations intervenues à proximité des sites : « Dans les zones rurales, la plupart des menaces récentes proviennent de la construction croissante d’éoliennes et de parcs éoliens ».
« Beaucoup d’efforts et de bonne foi ont été déployés. Il s‘agit d’un travail impressionnant », admet toutefois en conclusion l’ICOMOS, qui reste malgré tout perplexe. « Il est difficile de voir dans l’inhumation individuelle de soldats morts au cours des premières décennies du XXe siècle un témoignage exceptionnel d’une civilisation ou d’une tradition culturelle, bien qu’il se soit certainement agi d’une entreprise gigantesque, qui fut toutefois rendue nécessaire par une catastrophe intentionnellement causée par l’homme », achève l’évaluation de la propositon qui « présente de sérieuses faiblesses ».
Bref, dossier à revoir.
Geneviève Darrieussecq: «Ça laissera le temps à chacun d’améliorer les sites»
Participant ce mercredi 4 juillet à la cérémonie commémorative du centenaire de la bataille de le Hamel, Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’état auprès du ministre des Armées, a réagi au report prononcé par l’UNESCO :
« Ce qui me paraît important c’est que ce dossier n’a pas été rejeté. L’UNESCO s’interroge sur le principe, car cette organisation n’a jamais encore labélisé de cimetières ou de sites de ce type. Je pense qu’ils vont faire un travail introspectif pour savoir s’ils doivent entrer là-dedans. C’est pour cela qu’ils demandent de retarder cette instruction. Mais cela va laisser le temps à l’association franco-belge de continuer de peaufiner le dossier, et certainement à chacun de continuer d’améliorer les sites pendant cette période, pour que la candidature soit encore plus solide en 2020. J’ai déjà plaidé pour le dossier actuel, qui est un beau projet, original. Mais d’une telle originalité que ça ne rentre pas pour l’instant dans le cadre de l’UNESCO dans ce qu’ils labellisent classiquement. S’ils vont dans cette voie, le dossier sera représenté et j’espère qu’il aura toutes les chances d’aboutir. Je continuerai de l’appuyer ».
Le mémoriel, une presque nouveauté pour l’UNESCO
À l’association Paysages et sites de mémoire de la Première Guerre mondiale, chargée de porter la candidature des territoires belges et des 13 Départements français impliqués, on relativise cette temporisation. « Au cours de son histoire, l ’UNESCO a d’abord inscrit un bien individuel, puis un paysage culturel, et ensuite un paysage industriel. Et maintenant, nous arrivons avec un premier dossier d’une série qui sera consacré à la mémoire. C’est une nouvelle rupture pour l’UNESCO. Qui a donc demandé une forme de moratoire pour se donner le temps de la réflexion », nous a confiés Marie-Madeleine Damien, la secrétaire générale de l’association, tout juste de retour du Bahreïn.
L’UNESCO doit déterminer « si et comment des sites associés des mémoires négatives et controversées » peuvent cadrer avec l’objet même de la Convention du patrimoine mondial, conclut dans son rapport l’ICOMOS. Lequel recommande d’autant plus « une approche prudente » sur ce dossier, qu’il pourrait « créer un précédent pour de futures propositions d’inscriptions associées à des conflits récents ». D’autres demandes ont été déposées, en effet, pour inscrire les plages du Débarquement (Normandie), les champs de batailles de la Première Guerre mondiale des Dardanelles et Gallipoli (Turquie) ou encore les sites du Mémorial du génocide au Rwanda.
Si les sites du front ouest peuvent constituer un précédent, le sujet n’est pas tout à fait inédit pour autant. Car l’ICOMOS le rappelle lui-même : « Des questions et des réserves » sont déjà apparues au moment de l’inscription du (camps de concentration) Auschwitz-Birkenau, mais aussi pour le mémorial de la paix d’Hiroshima.
En attendant que l’UNESCO progresse sur une « réflexion globale », Marie-Madeleine Damien entend mettre à profit le report à 2021, pour muscler encore le dossier. « L’UNESCO nous demande par exemple de travailler avec l’ensemble des États concernés par la Première Guerre mondiale ». Présente au Bahreïn, la secrétaire générale en a donc profité pour multiplier les rencontres, dans l’idée de constituer un comité scientifique, composé d’un Historien de chaque pays, dans l’idée, pourquoi pas, d’organiser une grande exposition dédiée aux 80 nationalités impliquées dans le conflit. « Nous amorcerons tout ce travail dès la semaine prochaine ».
http://www.courrier-picard.fr/121703/article/2018-07-04/classement-des-sites-memoriels-franco-belges-le-requisitoire-de-lunesco-derriere

04/07/18 : MIX ÉNERGÉTIQUE : DOUBLER LES ÉNERGIES RENOUVELABLES D’ICI 2030 😕😏
Les Hauts-de-France adoptent un « mix énergétique » ambitieux. Objectif : réduire de 40% les émissions de gaz à effet de serre et doubler les énergies renouvelables, hors éolien(😊), d’ici 2030.
Multiplier par deux la production d’énergies renouvelables, hormis l'éolien, d’ici 2030. C’est l’objectif du "mix énergétique" que viennent d’adopter les élus des Hauts-de France. La Région rattrapera ainsi son retard, puisqu’à ce jour les énergies renouvelables pèsent environ 8% de la consommation globale, contre 15% au plan national.
L’éolien sera figé à son haut niveau actuel
Pour y parvenir, des moyens importants actionnant tous les leviers régionaux disponibles seront mis en œuvre. Si la part de l’éolien, arrivée à saturation, sera figée à son très haut niveau actuel (7800 GWh à fin mai 2018), les filières les plus porteuses, telles que le biogaz, le solaire, la géothermie, le bois ou la valorisation du gaz de mines dans le bassin minier seront très fortement soutenus.
Des projets de méthanisation de nouvelle génération, à base de biométhane produit à partir de micro algues par exemple, seront développés. Pour le solaire, la Région va soutenir le développement de l’autoconsommation et construire une nouvelle dynamique autour du Collectif régional du solaire (CORESOl).
Montée en puissance de la géothermie, du bois et de la récupération des gaz de mines
Pour la géothermie, le bois, la récupération de chaleur et la valorisation des gaz de mines, l’idée est d’intervenir directement sur la demande, de façon à obtenir un effet de volume de masse favorable à ces filières. Dès lors, une véritable ingénierie régionale pourra se mettre en place progressivement, voire même des outils financiers ou de garanties permettant d’encourager et de sécuriser financièrement les projets.
Du côté des énergies hydrauliques, aujourd’hui absentes en Hauts-de-France, l’objectif est d’accompagner leur développement en misant sur la recherche et développement.
Le stockage et les réseaux, un enjeu majeur
Au-delà de ces ambitions, l’une des clés principales de la transition énergétique demeure le développement des réseaux intelligents et bien sûr le stockage de l’énergie.
Les différents réseaux de distribution existants (gaz, électricité, chaleur) seront ainsi valorisés en association avec les collectivités ou leur délégataire en s’appuyant sur de nouvelles capacités locales de stockage.
Diminuer de 40% les émissions de gaz à effet de serre
L’ensemble de ces mesures, ainsi que l’accueil sur notre territoire, à Gravelines (59), du futur projet national d’EPR nouvelle génération contribuera à faire des Hauts-de-France une région bas carbone, dans le droit fil des priorités de l’Accord de Paris sur le climat en 2016 visant à réduire de 40% les émissions de gaz à effet de serre.
http://www.hautsdefrance.fr/mix-energetique/?utm_source=Sarbacane&utm_medium=EMAIL&utm_campaign=nl-cestvote-20

01/07/18 : Aisne : Hauts-de-France : Tupigny passe à l’hydrogène😟
Alors que la France reste sous-équipée dans ce domaine, cette commune de 400 habitants va accueillir un parc de 6 éoliennes relié à une station qui convertira l’électricité.
C’était l’effervescence à Tupigny (Aisne), samedi. La société VDN Group (Vents du Nord) et la commune ont organisé une journée de démonstration d’une station à hydrogène et ont confirmé la mise à disposition gratuite de 2 voitures pour les 400 habitants.
VDN, spécialisée dans l’éolien, va construire un parc de 6 machines dès 2020 sur les hauteurs de cette commune située dans le fond d’une vallée. Une station à hydrogène y sera reliée, un équipement encore rare en France qui n’en compte qu’une vingtaine. Le projet est estimé à 300 000 € à la charge de VDN.
De plus importantes retombées financières
Quant à la commune de Tupigny, elle va également bénéficier de retombées financières issues de l’exploitation du parc : « Nous sommes déjà entourés d’éoliennes, explique le maire Jean-Luc Egret, qui achève son cinquième mandat. Jusqu’à présent nous n’en avions que les inconvénients et pas les avantages. Mais avec cette innovation, cela va changer ! »
Les véhicules à hydrogène se rechargent en quelques minutes et ont une autonomie de 500 km. Afin de ne pas « déclencher la guerre » entre les habitants, le conseil municipal va mener une étude afin de déterminer qui sera prioritaire pour les emprunter.
Il devrait privilégier les personnes recherchant du travail ou les pensionnaires de la résidence pour personnes âgées et leurs aidants. Et la commune se voit déjà vendre son énergie innovante. Pour cela, elle mise notamment sur la fabrication de tracteurs fonctionnant à l’hydrogène.
http://www.leparisien.fr/environnement/hauts-de-france-tupigny-passe-a-l-hydrogene-01-07-2018-7802415.php

01/07/18 : Xavier Bertrand dit «stop» aux éoliennes dans les Hauts-de-France
Xavier Bertrand a lancé un observatoire de l’éolien, ce vendredi. Le président de la région des Hauts-de-France, veut « stopper » l’expansion de l’éolien.
À l’issue d’un entretien avec le Premier ministre, Édouard Philippe, le président de la région des Hauts-de-France a décidé, ce vendredi, de lancer un observatoire digital de l’éolien. Xavier Bertrand entend ainsi mieux contrôler les projets qui se multiplient dans la région. L’ancien maire de Saint-Quentin en avait fait un slogan de sa campagne : « l’installation tous azimuts d’éoliennes en Hauts-de-France, c’est terminé ». Dans les faits, il ne peut pas y faire grand-chose. Mais Xavier Bertrand est bien décidé à politiser son combat contre l’installation de nouvelles éoliennes dans la région.
>>> Le Département de l’Aisne veut maîtriser l’éolien
Dans les Hauts-de-France, plus de 1.500 éoliennes sont déjà en place, 800 ont été autorisées mais non encore construites tandis que 733 projets sont en cours d’instruction, indique le Conseil régional.
L’énergie éolienne « coûte les yeux de la tête »
Cet observatoire, piloté par la région, va cartographier précisément les 1.500 éoliennes présentes dans les Hauts-de-France. Dans les mois à venir, 800 autres verront le jour et presque autant de projets sont en train d’être étudiés, d’où l’intérêt de contrôler le parc éolien, selon l’ancien ministre du Travail.
Pour Xavier Bertrand, truster la première place des régions productrice d’énergie éolienne n’est pas vraiment une bonne nouvelle. « C’est le genre de podium dont je me passerais bien », ajoute l’ancien cadre du parti Les Républicains. Cette énergie « défigure complètement les paysages » et « coûte les yeux de la tête ».
>>> Démantèlement des éoliennes : une élue marnaise dénonce « une catastrophe écologique »
Le président de la région des Hauts-de-France propose de remplacer « l’énergie éolienne qui devait arriver par de l’énergie de méthanisation, du solaire ou de l’hydrolien ».
http://www.lunion.fr/99717/article/2018-07-01/xavier-bertrand-dit-stop-aux-eoliennes-dans-les-hauts-de-france