Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

Hauts-de-France (II) (du 02/11/2017 au 30/06/2018)

Hauts-de-France




Voir les articles précédents sur "Hauts-de-France" (I)
Voir la suite sur "Hauts-de-France" (III)


30/06/18 : Pas-de-Calais : Vermelles: le maire reste vent debout contre les éoliennes
Alain de Carrion l’affirme haut et fort : le parc éolien essuie des vents contraires. Avec ses collègues d’Haisnes et d’Auchy-les-Mines, il est plus que jamais opposé à l’implantation des installations controversées.
Le projet d’éoliennes est au point mort, mais la justice n’a toujours pas tranché. « Je l’avais rappelé lors d’une séance du conseil municipal : nous avons remporté une bataille, mais nous n’avons pas encore gagné la guerre », souligne Alain de Carrion, maire de Vermelles. L’édile ne crie pas victoire, mais se dit « plus que jamais déterminé à lutter jusqu’à la disparition totale du projet d’éoliennes. » Récemment, l’État a repoussé sa décision. Un signe très encourageant envoyé aux riverains. Mais les trois communes ne relâchent pas la pression. Leur avocat commun veille aux intérêts des habitants « et se tient prêt à apporter au Ministère les informations qui lui manqueraient pour débouter ce projet. »
http://www.lavenirdelartois.fr/fait-divers/vermelles-le-maire-reste-vent-debout-contre-les-eoliennes-ia700b0n254215

30/06/18Xavier Bertrand souhaite "stopper" l’implantation d'éoliennes dans les Hauts-de-France
Xavier Bertrand a lancé un observatoire de l'éolien, ce vendredi. Le président de la région des Hauts-de-France, veut stopper l'expansion de l'éolien. Il estime cette énergie trop coûteuse, peu créatrice d'emploi. Elle "défigure totalement les paysages" de la région.
A l'issue d'un entretien avec le Premier ministre, Edouard Philippe, le président de la région des Hauts-de-France a décidé, ce vendredi, de lancer un observatoire digital de l'éolien. Xavier Bertrand entend ainsi mieux contrôler les projets qui se multiplient dans la région. 
L'énergie éolienne "coûte les yeux de la tête"
Cet observatoire, piloté par la région, va cartographier précisément les 1.500 éoliennes présentes dans les Hauts-de-France. Dans les mois à venir, 800 autres verront le jour et presque autant de projets sont en train d'être étudiés, d'où l'intérêt de contrôler le parc éolien, selon l'ancien ministre du Travail.
Pour Xavier Bertrand, truster la première place des région productrice d'énergie éolienne n'est pas vraiment une bonne nouvelle. "C'est le genre de podium dont je me passerais bien", ajoute l'ancien cadre du parti Les Républicains. Cette énergie "défigure complètement les paysages" et "coûte les yeux de la tête". 
https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/xavier-bertrand-souhaite-mieux-controler-l-implantation-d-eoliennes-dans-les-hauts-de-france-1530349286

29/06/18Et si le vent était en train de tourner?
La Région lance son observatoire de l’éolien. Un outil numérique qui permet de recenser tous les projets existants ou à venir. Édifiant.
L’histoire dira si dans cette affaire la Région a ramé à contre-courant ou si, au contraire, elle a eu raison avant tous les autres. Certitude : la guerre est bel et bien déclarée à l’éolien dans les Hauts-de-France. Et c’est la Région qui dégaine l’artillerie lourde pour soutenir sur le terrain les opérations de guérilla menées par des riverains exaspérés. Privée de moyens légaux – elle n’a pas son mot à dire en matière d’implantations – elle lance la bataille de l’opinion publique dans l’espoir de ramener à la raison un État qui délivre des autorisations d’installation à tour de bras.
Son arme : un observatoire de l’éolien, lancé officiellement ce vendredi. En fait, un outil informatique accessible sur le site internet de la Région Hauts-de-France (www.hautsdefrance.fr) qui recense de façon exhaustive les mâts en fonction, ceux qui ont été autorisés mais pas encore implantés, et ceux pour lesquels les dossiers sont à l’instruction. « Quand on a le nez dessus, on a du mal à imaginer ce que représentent les implantations d’éoliennes dans les Hauts-de-France, rappelle Xavier Bertrand venu présenter à Amiens ce dispositif aux associations qui luttent contre les implantations. L a carte montre qu’on a largement dépassé les limites du supportable. Il est temps de passer à autre chose et obtenir de l’État qu’il mette un terme à ces implantations au profit d’autres énergies renouvelables… »
Édifiant en effet : le nord de l’Aisne, la Somme, le Pas-de-Calais disparaissent littéralement sous les points représentant les implantations. Façon pour la Région d’informer une population qui découvre souvent les projets lorsqu’il est trop tard, et qui en subit ensuite les nuisances. Flashs lumineux la nuit, ronflements des pales, pollution visuelle…
Dans la salle, les représentants de plusieurs associations « d’antis ». « Cet observatoire, c’est plutôt une bonne nouvelle,estime Jean-Louis Doucy, président de l’association «Stop Éolienne 02». On aurait apprécié qu’il arrive plus tôt. En tout cas, c’est bien que quelqu’un ose enfin dénoncer cette imposture qui consiste, au nom de l’écologie, à détruire l’environnement. Comme si on allait remplacer les centrales nucléaires par des moulins à vent… »
« Un scandale d’État »
Beaucoup plus direct, Philippe Hutin, membre de l’association « SOS danger éoliennes », voit dans cet outil une vraie opportunité de réveiller une « opinion publique bernée par les discours environnementaux du lobby de l’éolien ». « Un véritable scandale d’État qui finira par éclater. On oblige EDF à racheter l’électricité très au-dessus de son coût réel, dans l’intérêt de grands groupes. Tout cela, pour une énergie dont la production reste aléatoire et qui détruit nos paysages de l’Aisne, alors qu’on parle d’y développer le tourisme… »
Venue observer sur place, la filière éolienne a regretté, un brin dépitée, le « côté partisan » de la démarche régionale. C’est la première fois en effet, qu’une Région s’en prend de manière frontale à l’invasion. Et si le vent était réellement en train de tourner ?
http://www.courrier-picard.fr/120563/article/2018-06-29/et-si-le-vent-etait-en-train-de-tourner


29/06/18Le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand dit “stop” à l'éolien
Xavier Bertrand a lancé un observatoire de l'éolien, évoquant un coût trop élevé et un impact important sur l'esthétique de l'environnement par rapport au faible nombre d'emploi que cette énergie génère.
Première région productrice d'énergie éolienne : "le genre de podium dont je me passerais bien.", a déclaré Xavier Bertrand à l'AFP, avant d'insister sur ses craintes pour l'avenir. "Comme on a de grands espaces, ça va continuer encore et encore..."
Estimant qu'il était temps de dire "stop" aux éoliennes, le président de la région a lancé un observatoire digital de l'éolien, avec "une cartographie précise et dynamique qui représente l'ensemble des mâts et des parcs éoliens". Objectif : offrir une "veille plus active des projets d'implantation".
Produire de l'énergie autrement
La région compte déjà plus de 1 500 éoliennes. 800 autres ont été autorisées mais ne sont pas encore construite, et plus de 700 projets sont en cours d'instruction.
Xavier Bertrand a rencontré le Premier ministre à ce sujet à Lille, estimant que l'éolien "coûte les yeux de la tête", "défigure totalement les paysages", et crée peu d'emploi. Il se dit néanmoins favorables à d'autres formes d'énergie durable en proposant de remplacer "l'énergie éolienne qui devait arriver par de l'énergie de méthanisation, du solaire ou de l'hydrolien."
https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/president-hauts-france-xavier-bertrand-dit-stop-eolien-1503913.html

29/06/18Hauts-de-France: Xavier Bertrand dit "stop" aux éoliennes
Le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand (ex-LR) a lancé vendredi un observatoire de l'éolien, estimant qu'il fallait dire "stop" à cette énergie dans sa région.
"On est la première région qui produit de l'énergie éolienne: moi c'est le genre de podium dont je me passerai bien. Et comme on a de grands espaces, ça va continuer encore et encore...", a déclaré à l'AFP Xavier Bertrand.
La région a ainsi lancé un observatoire digital de l'éolien, avec "une cartographie précise et dynamique qui représente l'ensemble des mâts et des parcs éoliens" et qui doit permettre d'offrir "une veille plus active des projets d'implantation".
Dans les Hauts-de-France, plus de 1.500 éoliennes sont déjà en place, 800 ont été autorisées mais non encore construites tandis que 733 projets sont en cours d'instruction, indique le Conseil régional.
M. Bertrand, qui s'est entretenu jeudi à Lille de ce sujet avec le Premier ministre Edouard Philippe, juge que l'énergie éolienne "coûte les yeux de la tête", "défigure totalement les paysages" et qu'elle est peu créatrice d'emplois.
Aussi, M. Bertrand propose de remplacer "l'énergie éolienne qui devait arriver par de l'énergie de méthanisation, du solaire ou de l'hydrolien".
https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/hauts-de-france-xavier-bertrand-dit-stop-aux-eoliennes_125473


29/06/18 : Les Hauts-de-France veulent limiter le développement éolien
La région Hauts-de-France veut poursuivre sa transition énergétique autrement. Lors d’une séance plénière le 28 juin, le conseil régional s’est prononcé en faveur d’une plus grande diversité dans le mix énergétique. L’occasion pour les chefs de file, dont le président LR Xavier Bertrand, de demander l’arrêt du développement éolien, qui est du ressort de l’Etat. Une cartographie des parcs a été mise en ligne aujourd’hui sur le site du Conseil régional. Selon le bilan RTE de 2017, 3,3 GW éoliens ...
https://www.greenunivers.com/2018/06/les-hauts-de-france-veulent-limiter-le-developpement-eolien-184179/


29/06/18 : Pour Xavier Bertrand, l’éolien c’est toujours non, non et non…
Dans les faits, il ne peut pas y faire grand-chose. Mais Xavier Bertrand est bien décidé à politiser son combat contre l’installation de nouvelles éoliennes dans la région. Le président du conseil régional Hauts-de-France va demander au gouvernement de lever les freins à d’autres énergies renouvelables comme le solaire et est plus que jamais candidat à l’installation d’un EPR à Gravelines.
Il en avait fait un slogan de sa campagne : l’installation tous azimuts d’éoliennes en Hauts-de-France, désormais 1ère région de France en éolien installé, c’est terminé. Xavier Bertrand l’a donc redit jeudi lors de la présentation d’une délibération fixant le « mix énergétique » régional pour les années à venir. « Je veux qu’on arrête le développement de l’éolien ! » Le texte de la délibération prévoit en effet « de figer les objectifs à hauteur de la production actuelle, soit 7800 GWh à fin mai 2018 ».
Depuis son élection, Xavier Bertrand n’a cependant pu empêcher l’installation supplémentaire de 250 à 300 mâts. Les autorisations sont du ressort de l’État, sans opposition possible de la Région, autre que verbale. Ce qui excède Philippe Rapeneau, son vice-président à la transition énergétique. « Il y a aujourd’hui 1500 mâts implantés, 800 supplémentaires autorisés et 703 en cours d’instruction. Soit 3 000 mâts possibles dans la région. Les Hauts de France produisent déjà 25 % de l’éolien français, on va dépasser le tiers, or nous ne pesons que 9 % de la population. Ce n’est pas acceptable ».
Ce vendredi, la Région a lancé une carte en ligne des implantations et projets où chaque éolienne installée est matérialisée par un point noir. Ambiance…
La Région veut bien prendre sa part en énergies renouvelables, mais pour cela, elle souhaite aussi que Paris l’aide financièrement à implanter du solaire, pourquoi pas sur des friches industrielles, dans une région où l’opération est moins rentable que dans le sud. « Mais je souhaite aussi demander au gouvernement de favoriser le développement de l’hydrolien et de la méthanisation », ajoute Xavier Bertrand.
Une nouvelle centrale nucléaire, en revanche, c’est oui…
Mais ce que veut surtout le président de Région, c’est une nouvelle centrale à Gravelines. La délibération « mix énergétique » est clairement un acte de candidature pour l’accueil d’un EPR sur la côte, alors que les premiers choix pourraient se dessiner en 2019-2020.
« Je ne souhaite pas que la région se retrouve sans rien », alors que Gravelines arrivera en fin de vie d’ici une vingtaine d’années. Pas question de perdre le savoir-faire nucléaire et l’emploi qui va avec. Xavier Bertrand sait qu’il aura des opposants. « Mais je suis prêt au débat public, y compris en dehors de l’hémicycle régional où toutes les sensibilités ne sont pas représentées ». Avis aux écolos, chauffés à blanc par les vicissitudes del’EPR de Flamanville.

29/06/18VIDEO. Hauts-de-France: Un observatoire pour dire stop au développement des éoliennes dans la région
La Région a lancé une cartographie inédite et évolutive des sites où se trouvent des éoliennes...
L’éolien toujours dans le collimateur du président de Région, Xavier Bertrand. Ce dernier a mis en ligne, ce vendredi, un outil inédit de recensement des éoliennes déjà implantées ou en projet sur le territoire régional, estimant qu’il fallait dire « stop » à cette énergie dans sa région.
« On est la première région qui produit de l’énergie éolienne. C’est le genre de podium dont je me passerai bien. Et comme on a de grands espaces, ça va continuer », a déclaré à l’AFP Xavier Bertrand. « Cet observatoire a pour objectif d’informer en temps réel », souligne la Région, dans un communiqué.
Voir vidéo en ligne
Développement exponentiel et non maîtrisé
La cartographie représente l’ensemble des mâts et des parcs éoliens, selon leur état : en maintenance, projet en instruction ou refusé. « L’intérêt majeur de cet outil est de recueillir les avis, informations ou remarques des habitants et de permettre une veille plus active des projets d’implantations », annonce la Région qui estime que « certains territoires sont saturés ».
L’observatoire fait ainsi le constat « d’un développement exponentiel et non maîtrisé » avec plus de 1.500 éoliennes en place, 800 autorisées mais non encore construites et 733 projets en cours d’instruction.
Près d’un tiers de la production nationale provient des Hauts-de-France qui « ont dépassé les objectifs inscrits au schéma régional Climat Air Energie ». La Région compte, de ce fait, privilégier désormais le développement des énergies renouvelables autres que l’éolien, telles le solaire ou la méthanisation.

https://www.20minutes.fr/lille/2299155-20180629-video-hauts-france-observatoire-dire-stop-developpement-eoliennes-region

29/06/18 : Pas-de-Calais : Azincourt : un collectif contre l’implantation d’éoliennes
16 aérogénérateurs sont prévus sur les pourtours du champ de bataille. « Vent de champ de bataille » se mobilise pour exprimer son refus catégorique.
A lors que la communauté de communes des 7 Vallées va investir plus de 3 millions d’euros au centre historique médiéval et dans la mise en valeur du champ de bataille, le projet d’implantation d’éoliennes est perçu d’un très mauvais œil dans cette commune au riche passé historique qui joue la carte touristique avec l’accueil de multiples visiteurs anglais.
Le conseil municipal mais surtout la toute jeune association « Vent de champ de bataille » veulent préserver le champ de bataille qui sera impacté même si les éoliennes sont prévues sur les communes voisines. Patrick Fenet et son équipe multiplient les actions pour préserver ce site historique.
http://www.lejournaldemontreuil.fr/hesdin/azincourt-un-collectif-contre-l-implantation-d-eoliennes-ia725b0n254033

28/06/18Le conseil régional des Hauts-de-France veut diversifier sa production électrique
La Région veut multiplier par deux la part des énergies renouvelables d’ici à 2030. Mais elle en a assez de l’éolien et plaide pour de nouveaux modes, dont le solaire.
Se positionner en vue d’accueillir un futur EPR en remplacement de l’actuelle centrale de Gravelines, contingenter sévèrement la part de l’éolien dans la production régionale d’électricité, faire émerger dans les une filière solaire pour l’heure quasi-inexistante… Réunie en session plénière, la Région Hauts-de-France a adopté hier sa stratégie d’intervention régionale en matière de production énergétique en se prononçant pour un « mix énergétique » qui laisse la place à davantage de diversité.
Cette politique se situe évidemment dans le cadre de l’accord de Paris qui a fixé pour l’Union européenne, l’ambitieux objectif de réduire de 40 % ses émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2030. Pour la région, cette obligation débouche sur l’invention d’un nouveau modèle adossé à la production d’énergies décarbonées, impliquant notamment une augmentation forte de la part des énergies renouvelables (ENR).
Mais pas n’importe comment et n’importe lesquelles… Au cours des débats, l’exécutif a redit son opposition à tout nouveau développement de l’éolien. « La région compte actuellement 1 500 mâts,rappelle Philippe Rapeneau, vice-président LR chargé de la transition énergétique. 800 projets ont déjà obtenu l’autorisation et 700 dossiers supplémentaires sont à l’instruction. Cela porterait le total des éoliennes dans la région à 3 000. Nous disons «stop» ! Les Hauts-de-France produisent à eux seul 25 % de l’énergie éolienne Française et cette part passera à un tiers à l’horizon 2030. En aucun cas nous ne pourrons aller au-delà. »
L’idée de la Région : diversifier la production d’électricité décarbonée pour obtenir de l’État qu’il mette fin au mitage des plaines et collines. « Il est impensable que la part de l’hydraulique soit aussi infime dans une région qui possède une telle frange littorale », estime Xavier Bertrand, qui plaide pour le développement des hydroliennes, mais aussi de la méthanisation ou du solaire. Ce dernier pouvant trouver sa place sur des friches industrielles polluées au point d’interdire toute construction à usage d’habitation, ou encore sur des bases aériennes abandonnées.
Reste pour le solaire, la question de la compétitivité des projets dans une région qui ne brille pas par son ensoleillement. Là, les Hauts-de-France en sont réduits à demander à la commission de régulation de l’énergie (CRE) une territorialisation des appels d’offres. Sous peine de voir les projets s’entasser au sud de la Loire pour reproduire là-bas un schéma que nous connaissons dans le Nord avec les éoliennes…
PHILIPPE FLUCKIGER
Pérenniser à tout prix le site nucléaire de Gravelines
Si le gouvernement a conféré aux Régions le soin de gérer la transition énergétique – ce qui pose par ailleurs la question des moyens que la collectivité sera en mesure d’accorder à cette politique – il s’est gardé d‘en faire autant en matière d’implantation d’éoliennes. Seuls sont concernées les communes et le préfet, autrement dit l’État.
Pas simple donc pour la Région Hauts-de-France de matérialiser son opposition à toute nouvelle implantation de mâts. À défaut, elle lance ce vendredi 29 juin son observatoire de l’éolien en Hauts-de-France. Un outil inédit de recensement de l’ensemble des éoliennes déjà implantées ou en projet sur le territoire régional. Disponible sur le site internet de la Région, il permet d’informer en temps réel les habitants des Hauts-de-France qui découvrent trop souvent les projets lorsque ces derniers sont ficelés et irréversibles. Or ces dernières années, la multiplication des projets a fini par poser un vrai problème d’acceptation. Bien plus, aussi paradoxale que cela puisse paraître, que l’énergie nucléaire.
C’est donc sans états d’âmes que Xavier Bertrand propose aujourd’hui à la Région de se positionner pour un EPR qui succéderait à la centrale électronucléaire de Gravelines. Un projet à long terme mais sur lequel il faut éviter de prendre du retard, l’État étant censé dessiner avant la fin de l’année la carte de France des implantations d’EPR.
Un enjeu économique considérable pour les Hauts-de-France. Il y aurait, bien sûr, la construction de ce nouveau site. Mais aussi son fonctionnement et sa maintenance qui requièrent de très nombreux emplois. Et surtout, de gros enjeux en termes de développement économique. Vieille terre d’industrie, le Nord est un gros consommateur – et producteur – d’électricité que ne saurait pour l’heure fournir les énergies renouvelables. Avec 9 % de la population du pays, les Hauts-de-France produisent 12 % de son électricité dont une immense partie sur le site de Gravelines idéalement situé entre Calais et Dunkerque.
Dans l’immédiat, cette centrale subira un « grand carénage », autrement dit une opération de remise en état totale qui devrait prolonger son existence pour une bonne vingtaine d’années.
http://www.courrier-picard.fr/120341/article/2018-06-28/le-conseil-regional-des-hauts-de-france-veut-diversifier-sa-production

26/06/18 : Nord : Flesquières/Cantaing: Le parc éolien des Portes du Cambrésis est opérationnel 😡😡
Le parc éolien des portes du Cambrésis a été inauguré ce vendredi 15 juin : 4 éoliennes sur le territoire de Flesquières et 2 pour Cantaing. La maire de Flesquières, Fernande Lamouret, poussait un ouf de soulagement: " enfin ! Nous les avons ! Nos moulins à vent modernes vont pouvoir fonctionner " . Le projet avait été lancé en 2006 avec au départ une prévision de 9 éoliennes. En 2012, un nouveau projet voit le jour du fait de la fermeture de la base aérienne d’Epinoy et ce sont donc 6 éoliennes qui seront finalement prévues…
https://www.lobservateur.fr/cambresis/2018/06/26/flesquieres-cantaing-le-parc-eolien-des-portes-du-cambresis-est-operationnel/

25/06/18 : Nord : Cambrésis - Parc éolien de la voie du moulin Jérôme: le feuilleton continue
L’affaire traîne depuis 2012. Prévu pour être implanté sur les communes de Bévillers, Saint-Hilaire-lez-Cambrai, Quiévy et Béthencourt, le projet dit « de la voie du moulin Jérôme 
» date maintenant de six ans. Cette fois, c’est le conseil d’État qui s’est penché dessus.
C’est à un projet de parc éolien d’envergure que s’est intéressé ce lundi, à Paris, le Conseil d’État. Prévu pour être implanté sur les communes de Bévillers, Saint-Hilaire-lez-Cambrai, Quiévy et Béthencourt, le projet dit « de la voie du moulin Jérôme », qui comprend 14 éoliennes d’une hauteur de 130 mètres, traîne depuis maintenant près de six ans. En, cause, le refus du préfet du Nord d’octroyer à la société promotrice du projet, la MSE Les Dunes, les permis de construire nécessaires. L’autorité préfectorale s’était alors basée sur l’avis défavorable rendu par le ministre de la Défense, qui avait pointé deux inconvénients majeurs liés au projet éolien : les risques de perturbation des radars de défense installés sur la base aérienne de Cambrai, et les interférences potentielles créées par les aérogénérateurs sur la navigation aérienne.
Un nouveau délai ?
La MSE Les Dunes avait attaqué cette décision devant le tribunal administratif de Lille, obtenant gain de cause en avril 2015, puis en juillet 2017 devant la cour administrative d’appel de Douai. Pour les deux juridictions, l’avis du ministère n’exonérait pas le préfet de faire instruire les permis en question. Les juges avaient donc enjoint l’autorité préfectorale de réexaminer les demandes de permis. L’État, via le ministre de la Cohésion des territoires, persiste dans sa voie et a joué sa dernière carte ce lundi, devant le Conseil d’État. Le rapporteur public, chargé de proposer une lecture du dossier aux magistrats, a donc dû à son tour s’attacher à déterminer si la préfecture avait eu tort de se référer à l’avis du ministère. Ayant d’abord rappelé le risque de collision entre les avions et les éoliennes qui existait à l’époque de l’examen du permis, il a ensuite souligné la réalité du risque lié cette fois aux perturbations radioélectriques des radars aériens.
Or, à l’époque de la demande d’examen des permis, il est clair pour le rapporteur public que la préfecture ne disposait pas des mêmes capacités d’analyse que le ministère de la Défense. Rien d’étonnant donc à ce que le préfet ait préféré s’en remettre à l’expertise ministérielle et ait choisi de suivre son avis défavorable. Le rapporteur public a donc demandé aux juges de casser la dernière décision en date, en l’occurrence celle de la cour d’appel de Douai, qui va devoir réexaminer le dossier. Si les juges le suivent, cela entraînera un nouveau délai pour le projet éolien de la voie du moulin de Jérôme, et ce alors même que la base aérienne de Cambrai a fermé ses portes depuis près de cinq ans…
http://www.lavoixdunord.fr/404174/article/2018-06-25/parc-eolien-de-la-voie-du-moulin-jerome-le-feuilleton-continue
23/06/18 : Les marins-pêcheurs des Hauts-de-France inquiets après le maintien des six parcs éoliens offshore
Le gouvernement a confirmé mercredi les six premiers projets de parcs éoliens qu'il menaçait d'annuler, mais en réduisant considérablement l'aide financière de l'Etat de 40%. Mauvaise nouvelle pour les marins-pêcheurs, ils ont déposé un recours auprès de l'Union européenne.
Les six premiers parcs d'éolien offshore sont maintenus mais avec moins d'aide publique. Parmi les six parcs concernés, trois sont développés par EDF, au large de Fécamp (Seine-Maritime), Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et Courseulles-sur-Mer (Calvados), deux par Engie au large du Tréport (Seine-Maritime) et des
îles d'Yeu et de Noirmoutier (Vendée), et un par l'espagnol Iberdrola, près de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor). Ils représentent chacun une puissance d'environ 500 mégawatts (MW).
Dans un communiqué, le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a réitéré son intention de "poursuivre" le développement de l'éolien en mer dans le cadre de la feuille de route énergétique de la France actuellement en cours d'élaboration.
"Soulagement pour la filière", a réagi sur Twitter la directrice générale des énergies renouvelables en France d'Engie, Gwenaëlle Huet, tandis que Bruno Bensasson, nouveau directeur exécutif d'EDF en charge des énergies renouvelables s'est dit "heureux" de cette décision.
Pour les marins-pêcheurs, cette décision menace leur profession. Nous sommes allés au Tréport là où les patrons pêcheurs amarent leur bateau depuis qu'ils n'ont de port de pêche sur la côte picarde. Ils ne veulent toujours pas de ces éoliennes. Pour eux l'éolien ofshore est une menace pour la biodiversité dans une mer qui est très poissonneuse. 
https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/marins-pecheurs-hauts-france-inquiets-apres-maintien-six-parcs-eoliens-offshore-1499679.html

21/06/18 : Nord : Busigny - À quoi sert un parc éolien dans le Cambrésis ? 😡😡
La société Boralex a inauguré le parc éolien de Mont de Bagny à Busigny, ce jeudi, dix mois après la mise en service de ses huit turbines. Une installation qui apporte quelques bénéfices au territoire : en termes d’image, de ressources financières, et d’emplois. Explications.
1 Alimenter le Cambrésis
Huit éoliennes, de 3 MW (mégawatts) chacune, composent le parc éolien de Mont de Bagny. Soit une puissance installée de 24 MW.« Ces éoliennes fournissent en l’électricité l’équivalent de la consommation annuelle de 28 000 personnes, avec la quasi-certitude qu’elle soit consommée par des habitants des alentours », indique le service communication de Boralex. Ce nouveau parc valorise aussi le Cambrésis. « C’est un atout d’image, de développement et de création d’emploi », a commenté Jean Philippe Potaux, secrétaire général de la sous-préfecture de Cambrai. Et de préciser : « À fin 2017 pour le secteur de l’éolien, 395 MW étaient autorisés dans Nord, contre 327 dans le Cambrésis. Et seulement 93 sont en production actuellement. Dans quelque mois on verra aussi la mise en service d’une ferme photovoltaïque. Avec une consommation de 3 850 MW, le Cambrésis s’oriente de plus en plus vers la notion de territoire à « énergie positive », ce serait le premier dans le Nord. On produirait plus d’électricité que le territoire n’en consomme. »
2 Financer des projets
Les parcs éoliens rapportent de l’argent aux territoires qui les accueillent. Entre 80 000 à 100 000 euro seront reversés à Busigny, par le biais de « la taxe foncière et la taxe Ifer (Imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau) », détaille le maire Christian Pecqueux. La taxe IFER revient à 70 % à la communauté de communes du Caudrésis-Catésis (dont 30 % pour la ville hôte Busigny, 30 % à la communauté, 10 % à Honnechy), 27 % au Département et 3 % à la Région. S’ajoutent également la cotisation foncière des entreprises et la taxe d’aménagement. Cet apport financera la construction du nouveau restaurant scolaire avec self-service pour 100 à 120 enfants, des travaux énergétiques et la reconversion de l’actuelle salle des associations en salle d’activités sportives pour les scolaires. « On va déposer le permis de construire, le projet devrait débuter en 2019 », précise le maire. Autre bénéfice : « C’est un repère visuel de notre ville et on comprend enfin que Busigny est le plus haut point du Cambrésis, avec 183 mètres à son point le plus élevé contre 176 mètres pour le Mont Cassel ! »
3 Créer de l’emploi
Le chantier du parc écolien de Mont de Bagny a créé de l’emploi au niveau local. Selon Alexis Glandières, responsable construction Boralex : « la fondation, c’était des emplois intérimaires, soit cinq à six personnes. Pour la voirie-plateforme, c’était l’entreprise Descamps TP (NDLR : basée à Inchy), avec quinze personnes sur le site. »
Deux parcs en activité, un troisième en construction
La société Boralex possède deux parcs éoliens dans le Cambrésis : le parc du chemin de grès sur Saint-Hilaire-lez-Cambrai, Viesly, Saint-Python et Saint-Vaast-en-Cambrésis (neuf turbines pour 30 MW) et le parc de Mont de Bagny. En juillet, l’entreprise installera cinq éoliennes pour 10 MW dans le futur parc du Catésis, situé sur Catillon-sur-Sambre et Bazuel. La mise en service est annoncée pour avril 2019.
Boralex est basée au Canada, présente aux États-Unis et implantée dans l’hexagone depuis « 17 à 18 ans ». Elle se définit comme « le premier producteur indépendant éolien terrestre en France » et « challenger d’EDF et d’Engie sur les énergies renouvelables ». L’entreprise dispose d’une puissance installée de 799 MW en France (et 200 MW supplémentaires à venir dans l’année). « Nous sommes industriels, pas seulement financiers. On conçoit les parcs, les développe, les construit et les exploite », explique son service communication. Son équipe identifie les endroits susceptibles d’accueillir des éoliennes en tenant compte des aspects « naturels, venteux, patrimoniaux et militaires. ». Elle se charge aussi de la « configuration et du design » du parc. Selon Patrick Decostre, directeur général de Boralex Europe, la société emploie plus de 150 personnes, et a investi 1,5 milliard d’euros dans le pays.
Le camion fait Bohain-Busigny en marche arrière
C’est l’anecdote la plus spectaculaire partagée lors de l’inauguration du parc éolien de Mont de Bagny. Évoquant une « installation impressionnante » avec des camions « qui pèsent 80 tonnes », le maire Christian Pecqueux a rapporté un incident cocasse. Alors que l’un des routiers conduisait une éolienne, « il a fait le trajet Bohain (Aisne)-Busigny en marche arrière car il s’était trompé de chemin ».
http://www.lavoixdunord.fr/401742/article/2018-06-21/quoi-sert-un-parc-eolien-dans-le-cambresis

20/06/18 : Aisne : Les éoliennes en débat à Montloué 😡😡
Depuis un an, la société EDPR est à l’initiative d’une démarche de concertation volontaire autour du projet éolien Les Grands Bails sur la commune. Le dossier déposé par EDPR prévoit six éoliennes (environ 20 MW de puissance totale). La production du parc est estimée à l’équivalent de la consommation de plus de 13 000 foyers.
À travers plusieurs ateliers, des habitants volontaires ont pu réfléchir et construire un projet, à côté du projet éolien, qui soit partagé et qui bénéficie à l’ensemble du territoire. Dès les premières réunions, une ambition commune s’est dessinée, les habitants de Montloué souhaitant aménager et valoriser le paysage aux alentours de leur terroir. À l’issue des cinq rencontres, un chemin de randonnée a été imaginé… Cette boucle d’une dizaine de kilomètres racontera l’histoire du territoire au travers des panneaux d’information. Pour clore cette démarche de concertation territoriale, un forum d’échange se tiendra ce vendredi 22 juin à partir de 18 heures à la salle des fêtes communal. Cet événement est ouvert à tous afin de prendre connaissance du travail effectué.
http://www.lunion.fr/97723/article/2018-06-20/les-eoliennes-en-debat-montloue

17/06/18 : Nord : Orchies - Un promoteur de parc éolien s’intéresse à la Montagne de Douai
Des agriculteurs ont été sollicités ces dernières semaines par une société qui étudie la possibilité d’implanter des éoliennes sur la Montagne de Douai, à Orchies. Un projet qui n’est pas sans en rappeler un autre, vieux de quatorze ans.
L’information s’est répandue comme une traînée de poudre parmi les agriculteurs après que plusieurs d’entre eux, installés à Orchies mais aussi à Coutiches, ont reçu un courrier émanant de la société KDE Énergy France, basée à Lezennes, près de Villeneuve-d’Ascq. Comme elle l’indique en objet de son courrier, cette dernière planche actuellement sur « un projet de parc éolien sur la commune d’Orchies ». Plus précisément la Montagne de Douai, une vaste emprise agricole coincée entre la D 938 (en venant de Coutiches) et la D 957 (en direction de Beuvry-la-Forêt).
Les destinataires de la lettre ont été invités à prendre contact avec le promoteur afin d’obtenir plus de détails. Certains s’y sont employés, estimant que les éoliennes auraient « l’avantage de pérenniser le caractère agricole de la zone en évitant l’émergence d’une nouvelle zone industrielle » – quand d’autres ont renoncé, échaudés par le foin qu’avait fait un projet similaire porté en 2004 par la société Infinivent. « À l’époque, la mairie défendait l’installation des éoliennes sur ce même site, se souvient cet agriculteur coutichois. Une association d’opposants s’était créée qui avait fait capoter l’affaire. Nous, on y était plutôt favorable mais les tensions étaient vives entre les pro et les anti. C’était devenu compliqué entre voisins. Cet épisode a refroidi pas mal de monde aujourd’hui. »
« Nous prenons le pouls des agriculteurs »
Pour appâter le client, le courrier de la société KDE Énergy France insiste sur les retombées sonnantes et trébuchantes dont les agriculteurs pourraient tirer profit, puisque les propriétaires fonciers, comme les exploitants des terrains cultivés, feraient l’objet d’une indemnisation partagée dans le cadre de la promesse de bail emphytéotique conclue entre KDE et les intéressés. Soit un loyer annuel de 4 000 euros par hectare sur chaque emprise d’éolienne, auxquels s’ajouterait un loyer annuel supplémentaire de 3 000 euros par Mégawatt de puissance généré par chacune d’elles. Chez KDE, on reconnaît un intérêt pour la Montagne de Douai mais on refuse de mettre la charrue avant les bœufs, notamment en raison des multiples obstacles à franchir avant que les mâts sortent un jour de terre. « On n’en est pas là, confirme Christophe Lecocq, responsable développement de la société. Nous prenons le pouls des agriculteurs mais il faut savoir qu’avant qu’un projet de ce type soit validé par le préfet, il faut cocher pas mal de cases : autorisation environnementale, étude d’impact, enquête publique… Cette zone nous plaît mais on n’en est qu’aux prémices du projet. ».
L’AVEP prête à sortir les banderoles du placard
Il aura suffi d’un échange informel avec un agriculteur pour que l’association sorte de sa torpeur… Créée en 2004 pour combattre un projet d’implantation de six éoliennes porté à l’époque par la municipalité d’Orchies, l’Association Vigilance Éoliennes de la Pévèle (AVEP) s’est remise en ordre de marche. Toujours présidé par le conseiller municipal d’opposition Bernard Debailleul, ce collectif d’habitants se dit prêt à se mobiliser pour défendre la campagne. « Nous restons vigilants. Ce projet serait composé d’éoliennes avec un mât de 165 mètres de haut et une puissance de 3.2 Mégawatt, croit savoir Bernard Debailleul sans étayer ses sources. Notre association n’est pas contre les énergies renouvelables mais à condition que l’implantation des éoliennes respecte la distance de sécurité sanitaire recommandée par l’Académie de médecine, à savoir 1500 m des habitations. On est sur un secteur trop urbanisé et les prix de l’immobilier pâtiraient d’un tel projet. C’est une mauvaise idée. »
Vent mauvais pour KDE ?
Comme il y a quatorze ans, les bénévoles se disent prêts à saisir la justice et à manifester pour faire capoter le projet. Ils n’auront sans doute pas à aller jusque-là. Le maire d’Orchies Dominique Bailly, échaudé par le raffut que l’affaire avait suscité en 2004, indique avec agacement que le sujet qu’il défendait à l’époque n’est plus à l’ordre du jour. « Je recevrai peut-être cette société mais si la municipalité ne porte pas le dossier, ça ne se fera pas. D’ailleurs le monde agricole y est opposé. » À peine esquissé, le projet sera-t-il tué dans l’œuf ? Ça y ressemble fort.
« Une occasion ratée »
En 2004, le maire d’Orchies Jean Deregnaucourt milite avec la bénédiction des agriculteurs en faveur de l’implantation de six éoliennes sur la Montagne de Douai, « reconnue comme un point haut aux vents porteurs » et inscrit à l’époque au schéma régional éolien du Nord. « J’avais la volonté d’aboutir car ça s’inscrivait dans le sens de l’histoire. Et puis, financièrement, c’était intéressant en matière de taxe professionnelle, se souvient l’ancien élu. Le permis de construire pour six éoliennes avait néanmoins été retoqué par le préfet car les mâts n’étaient pas assez éloignés des habitations. »
Qu’à cela ne tienne, la municipalité redépose un dossier pour l’érection d’une seule éolienne malgré l’opposition farouche de particuliers et des communes de Coutiches et Bouvignies. « On avait obtenu le permis de construire signé de la main du préfet jusqu’à ce que l’association de Bernard Debailleul, soutenue par le député Lazaro, ne fasse capoter l’affaire en attaquant la révision de notre plan local d’urbanisme, poursuit Jean Deregnaucourt. Ça a été une occasion ratée. Les énergies renouvelables, il ne faut pas en vouloir que chez le voisin… Je crois me souvenir que la municipalité a été relancée en 2014 mais sans donner suite. »http://www.lavoixdunord.fr/398937/article/2018-06-17/un-promoteur-de-parc-eolien-s-interesse-la-montagne-de-douai

15/06/18Eoliennes : l’Etat se penche sur la « saturation » des Hauts-de-France
Le service préfectoral chargé d'autoriser l'implantation des éoliennes envisage d'intégrer un nouveau critère de « saturation des paysages » dans son évaluation des projets.
Le combat de Xavier Bertrand contre les éoliennes, commencerait-il à porter ses fruits ? La DREAL (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement) envisage en effet de prendre en compte la notion de « saturation des paysages » pour autoriser ou non l'installation de nouvelles éoliennes. Ce critère ne fait pas partie de la réglementation actuelle. « Nous travaillons avec les porteurs de projets pour prévenir le phénomène et nous étudions la jurisprudence pour voir s'il peut devenir un motif de rejet d'un dossier », a expliqué, jeudi, le directeur de la DREAL, Vincent Motyka, à l'occasion de la présentation du bilan d'activités annuel du service préfectoral.
Pour le président du conseil régional, Xavier Bertrand, comme pour tous ceux qui dénoncent, comme lui, la prolifération des mâts sur le territoire, cette évolution constitue peut-être le tournant d'une féroce bataille. Mediacités a détaillé, la semaine dernière, les raisons de cette hostilité.
Nous avions sollicité, en vain, l'avis de la DREAL pour savoir s'il y avait trop d'éoliennes dans la région. Mais le service de l'Etat chargé d'instruire les dossiers d'installation ne voulait communiquer aucun chiffre récent avant la prise de parole officielle de son directeur sur les installations classées pour la protection de l’environnement. Le verdict ? Quelque 182 demandes d'implantation d'éoliennes ont été déposées entre août 2014 et novembre 2017. Soit autant de dossiers que pour toutes les autres activités industrielles. Les Hauts-de-France concentrent ainsi 30 % de l'ensemble des . . .

15/06/18 : Nord : Cantaing-sur-Escaut – Flesquières : Premier tour d’éolienne pour l’inauguration des six mâts aux Portes du Cambrésis😡
La société Web énergie et les acteurs du projet ont inauguré le parc éolien de Flesquières et Cantaing-sur-Escaut ce vendredi. L’occasion de promouvoir les avantages de l’éolien mais aussi de sensibiliser des écoliers aux énergies renouvelables.

Qui n’a pas, un jour, eu envie de visiter une éolienne ? Les écoliers de Flesquières et Cantaing-sur-Escaut, du CE1 au CM2 l’ont fait. Ce vendredi matin, alors que WEB Énergie inaugure le parc éolien des Portes du Cambrésis au côté des élus locaux, l’un des six mâts était libre d’accès auprès de Christophe Bourgois, responsable maintenance chez Vestas (fabricant d’éoliennes). L’homme était prêt à répondre à toutes les questions des petits curieux. « C’est la sécurité qui a surtout attiré leur attention, pourquoi doit-on porter un baudrier et comment faire si l’ascenseur tombe en panne ? » La gestion des déchets ou encore comment s’active l’éolienne a aussi été abordée.
Des « petits débrouillards »
Le petit plus pour les enfants, était surtout la présence, sur le parc, de l’association les petits débrouillards, venue les sensibiliser aux énergies renouvelables. Échappement de CO2 à l’aide de vinaigre et de bicarbonate ou exercice de pression en comprenant le fonctionnement d’un sous-marin, les écoliers ont pu mettre la main à la pâte et comprendre un peu mieux quelques phénomènes physiques.
Et de 21 !
Avec ces six nouvelles éoliennes, la communauté d’agglomération du Cambrésis comptabilise aujourd’hui sur son territoire 21 éoliennes (cinq à Mœuvres, cinq à Doignies et cinq à Boursies). Le territoire qui avait pris du retard à cause du radar de la BA 103 (le projet des Portes du Cambrésis date de 2006) va probablement mettre un coup d’accélérateur dans d’autres plans de même nature. « On pourrait rapidement devenir le premier territoire du Nord en termes d’énergie renouvelable », a affirmé le sous-préfet Thierry Hegay laissant entendre « qu’il y a des études dans les tiroirs. » Les opposants aux éoliennes sont ainsi prévenus.
http://www.lavoixdunord.fr/398134/article/2018-06-15/premier-tour-d-eolienne-pour-l-inauguration-des-six-mats-aux-portes-du-cambresis


14/06/18 : Aisne : Fibre optique et éoliennes à Guise et aux alentours: les élus veulent «le beurre et l’argent du beurre»
Thiérache, Sambre et Oise
Débat houleux sur la répartition du produit des éoliennes, mardi, au sein du conseil communautaire. L’intercommunalité est aussi en conflit avec l’Useda sur la fibre optique.
Ajourné, le point numéro 5 de l’ordre du jour de la réunion du conseil communautaire de la Thiérache Sambre et Oise (CCTSO), mardi soir. Il portait sur la désignation de...

13/06/18 : Nord : Dunkerque - L’échéance approche pour le futur parc d’éoliennes en mer
Enclenchée depuis deux ans, la création d’un parc éolien offshore au large de Dunkerque avance, discrètement aux yeux de la population. Les neuf candidats à la concession du champ éolien en mer s’activent, à quelques semaines de la publication par l’État du cahier des charges du projet.
Signe que cela bouge du côté du dossier, plusieurs candidats à la réalisation du futur champ éolien offshore dunkerquois sont sortis du bois ces dernières semaines. En mars, le Suédois Vattenfall annonçait son association avec la Caisse des dépôts et consignations pour répondre à l’appel d’offres. Le mois dernier, c’est le groupement Dk4wind, composé du Belge Parkwind et du Français Valeco, qui lançait « un appel à contributions pour des solutions...
http://www.lavoixdunord.fr/396203/article/2018-06-13/l-echeance-approche-pour-le-futur-parc-d-eoliennes-en-mer


13/06/18 : Somme : 
Le parc éolien de Clémentine se laisse visiter le 15 juin à Vauchelles-lès-Authie😱😡
Vendredi 15 juin, pour le Wind Day, les curieux pourront visiter le Parc éolien de Clémentine, situé entre Authie et Vauchelles-lès-Authie.
L’entreprise H2air ouvre les portes du parc au grand public.
L’accueil se fera de 14 à 18 heures. C’est gratuit.
Deux classes de l’école primaire d’Acheux-en-Amiénois sont attendues dès 14 heures. Un concours de dessin sera organisé sur place pour les écoliers.
Et l’artiste Jérôme Toq’r proposera un atelier Koklyco : les participants réaliseront des coquelicots à partir de bouteilles en plastique.
Des ateliers autour de l’énergie éolienne et ses métiers seront proposés.
Il sera aussi possible de découvrir l’intérieur d’une éolienne ; les visiteurs seront encadrés par les professionnels et équipés de casques et chasubles. En cas d’orage, un repli dans l’école d’Acheux est prévu.
Renseignements : 09 74 77 48 62 ou par mail à communication@h2air.fr.

13/06/18 : Nord : Lille. Découvrez l’énergie éolienne sur la place Richebé ce mercredi 13 juin 😡😡
Ce mercredi 13 juin 2018, une grande animation autour de l'énergie éolienne est organisée place Richebé à Lille (Nord).
L’énergie éolienne s’expose ce mercredi 13 juin 2018 sur la place Richebé à Lille (Nord). Deux jours avant la Journée internationale du Vent, les acteurs de l’éolien du Nord ont en effet décidé de venir à la rencontre des Lillois.
De 10 h à 17 h, les visiteurs, passants et curieux pourront découvrir cette énergie et rencontrer les responsables lillois de France Energie Eolienne ainsi que Stéphane Baly, conseiller municipal de la Ville de Lille, délégué aux énergies, à l’éclairage public et à la gestion technique des bâtiments.
Ce dernier sera présent pour un temps d’échange de 11 h à 12 h. Pour appuyer ces discussions, exposition, casque de réalité virtuelle, animations pédagogiques pour les enfants et documentation seront mis à disposition du public.
https://actu.fr/hauts-de-france/lille_59350/lille-decouvrez-lenergie-eolienne-sur-place-richebe-ce-mercredi-13-juin_17264752.html


10/06/18 : Somme : Dernière phase pour le chantier éolien de Miraumont
Ce mois de juin marque la dernière phase du parc éolien local, avec la mise en place des éoliennes H9 et H10 et d’un poste de livraison pour la société Éoliennes de la camomille.
Voté à l’unanimité par les élus le 13 avril 2017, le bail emphytéotique d’une durée de 21 ans, prorogeable 20 années supplémentaires, spécifie diverses redevances annuelles.
Au total, 1 000 € du début du chantier jusqu’à sa mise en service industrielle. Là, elle passera à 5 750 €, somme à laquelle s’ajouteront 1 840 € au titre de l’indemnité de surplomb. Une bonne nouvelle pour les finances communales.
http://www.courrier-picard.fr/115893/article/2018-06-10/derniere-phase-pour-le-chantier-eolien-de-miraumont

08/06/18 : Hauts-de-France : éoliennes, pourquoi tant de haine ?
Dans le territoire français le plus équipé en éoliennes, le président du conseil régional, Xavier Bertrand, s’oppose fermement aux modernes moulins à vent. Il n’est pas le seul. Pour quelles raisons ? Et avec quel résultat ? Les explications de Mediacités.
Attention, sujet chaud ! Et glissant, à l'occasion. Grimper au mât d'une éolienne, dans le plat pays comme ailleurs dans l'hexagone, c'est découvrir le champ d'une bataille féroce. On n'y échange pas des objections de circonstance mais des arguments de dissuasion massive, censés priver l'adversaire de réaction. « La question n'est pas "Pourquoi nous sommes contre l'éolien" mais "Comment des gens peuvent être encore favorables à une énergie qui industrialise les campagnes, ruine nos paysages, coûte cher et ne sert à rien ? " », pose Christophe Grizart, de l'association pour la sauvegarde des villages hamois, dans la Somme. « Pas ou peu de retombées financières pour les collectivités impactées, pas ou peu d'emplois, pas de cars de touristes comme on le promettait aux élus, pas de transparence sur les contrats de location des terres », énumère Jean-Louis Doucy, ancien fonctionnaire territorial devenu pourfendeur des moulins à vent modernes au sein du collectif Stop Eolien 02. On s'est fait rouler dans la farine ! »
Dans le camp d'en face, on aligne les engagements de la France dans la lutte contre le changement climatique. C'est « le salut de l'Humanité » versus "l'arnaque du siècle"! L emouvement contre l'éternité. Le rural sacrifié par l'urbain. l'écologie locale opposée à l'écologie globale.
Dans le village de Thézy-Glimont (Somme), le maire, Patrick Desseaux, s’est mobilisé l’an dernier contre l’installation d’un parc de six machines. Il est pourtant premier vice-président de l’agglomération d’Amiens chargé du développement durable… « Je ne suis pas anti-éolien, mais je ne voulais pas du projet présenté dans ma commune. La société porteuse a profité d’un vieil accord de principe alors que nous avions construit deux nouveaux lotissements depuis. Le Préfet a heureusement refusé l’autorisation après que le commissaire-enquêteur a rendu un avis négatif et que nous avons reçu le soutien de Xavier Bertrand. »
Xavier Bertrand, chef de file des anti-éolien
Dans les Hauts-de-France, en effet, la situation se pimente de la posture du Conseil régional : il est « défavorable » à l’éolien – et pas qu’un peu ! Son président l’avait annoncé pendant la campagne de 2015. Il l’a beaucoup répété ensuite, sans craindre de heurter les maires qui sont « pour ». Il balaie le chiffre de 2 200 emplois éoliens directs recensés dans la région par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME). « Cette industrie ne crée pas d’emplois », martèle-t-il. Depuis deux ans, chaque fois qu’un projet s’est présenté sur le territoire, Xavier Bertrand a transmis un message de refus aux sous-préfets instructeurs. Dans un courrier adressé à un militant anti-éolien de Picardie en décembre 2016, Philippe Rapeneau, vice-président à la transition énergétique, parlait de « mieux coordonner l’opposition aux projets », affirmant que les Hauts-de-France avaient « déjà très largement contribué aux efforts à consentir en termes de nouvelles implantations ».
Premier constat : le Nord et l’Oise sont peu concernés par les éoliennes. Les pales se concentrent sur deux « bananes » correspondant aux meilleurs gisements de vent : l’une dans le Pas-de-Calais, l’autre à travers la Somme et l’Aisne. La Dreal, service d’Etat, lâche quelques chiffres. La région est la première de France en nombre de mâts en production ou autorisés : 2 324 au 1er février 2018, ce qui représente une puissance de 5 675 mégawatts (MW), soit l'équivalent de 2,3 réacteurs de la centrale nucléaire de Gravelines . En décembre 2016, on comptait 1 201 machines en production (soit un cinquième des 6 500 éoliennes françaises), dont plus de 700 dans l’Aisne et la Somme.
Carte du développement des deux axes majeurs du développement de l'éolien dans les Hauts de France. Carte : Dreal / Sidée
Carte des deux axes majeurs du développement de l’éolien dans les Hauts de France. Carte: Dreal – Analyse du développement de l’éolien terrestre dans les Hauts-de-France, janvier 2017
Depuis 2014, 182 dossiers d’autorisation de parcs ont été déposés (un tiers du total national) et 80 dossiers sont encore en instruction. Entre réalisations effectives et turbines en voie de développement, les Hauts-de-France ont donc dépassé l’objectif de 4 587 MW fixé en 2012 par le Nord – Pas de Calais et la Picardie. De là à parler de saturation, il y a un pas selon les partisans du vent. « Le potentiel régional est bien occupé, mais il reste de la place, note Gauthier Ossart, responsable de la société Valeco, qui construit en ce moment une cinquantaine d’éoliennes en Picardie. On peut étendre des parcs ou augmenter leur puissance. Ou en créer d’autres si des servitudes sont revues. Par exemple, celle qui interdit tout mât dans un rayon de trente kilomètres autour du radar aérien de Doullens. »
Bilan des projets éoliens dans les Hauts de France (en nombre d’éoliennes et en puissance) par rapport aux objectifs au 1er décembre 2016. Document : Dréal - Analyse du développement de l'éolien terrestre dans les Hauts de France, janvier 2017
Bilan des projets éoliens dans les Hauts de France (en nombre d’éoliennes et en puissance) par rapport aux objectifs au 1er décembre 2016. Document : Dréal – Analyse du développement de l’éolien terrestre dans les Hauts de France, janvier 2017
Et puis, il y a l’éolien offshore : un appel d’offres est en cours pour la construction d’une centrale de 750 MW au large de Dunkerque. Dix installateurs sont sur les rangs malgré, ici aussi, le niet exprimé par la Région. Jean-Louis Bal, président du syndicat national des énergies renouvelables, place le débat sur le plan de « l’acceptabilité » : « C’est à la population de voir s’il est possible d’en faire plus ou non. » Il reconnaît que les grands poteaux blancs perturbent le paysage et assure qu’il milite pour des améliorations comme la suppression des clignotements nocturnes au coeur des pales, imposés par les autorités aériennes. Jean-Louis Bal n’a pas réussi à obtenir un rendez-vous avec Xavier Bertrand sur le sujet. Philippe Rapeneau l’a reçu mais l’a prévenu d’emblée : « On ne parle pas d’éolien ».
Les « pirates du vent » et « pilleurs de paysage »
Un autre vice-président régional se fâche tout vert : François Decoster. En avril 2017, il a dénoncé « les pirates du vent » et « les pilleurs de paysage ». Un installateur éolien envisageait des implantations dans le secteur de Saint-Omer, la ville dont il est maire, alors que l’agglomération avait signalé qu’elle n’en voulait plus. Les méthodes des opérateurs sont souvent mises en cause : on parle de démarchages agressifs, d’accords sous le manteau avec les propriétaires de terrains, de méthodes de spéculateurs… « Il y a des moutons noirs comme dans toutes les professions et des équipements plus réussis que d’autres », concède Gauthier Ossart. A la différence d’opérateurs qui vendent les installations sitôt réalisées, sa société Valeco cumule les statuts de développeur et d’exploitante. « Cela signifie que nous restons présents et que nous pouvons être interpellés en cas de problème pendant toute la durée de vie des machines », explique-t-il.
Lire aussi : La nouvelle géographie de l’éolien français
L’une des données du problème tient dans la place des maires : un entrepreneur éolien qui obtient une autorisation préfectorale peut se passer de l’accord de l’élu local, même si c’est rarement le cas. « Les maires perdent peu à peu leurs prérogatives, note Patrick Desseaux, premier élu de Thézy-Glimont. Si les éoliennes sont construites, ils ne peuvent même plus bâtir de logements dans leurs communes. Je comprends leur ras-le-bol. » Au passage, il suggère une évolution toute simple : que les machines soient concentrées dans de « grandes fermes » à quelques endroits qui conviennent et non plus dispersées dans la nature…
Moulins contre terrils
La production d’électricité éolienne est déjà plus encadrée en France que dans beaucoup d’autres pays par les droits de l’urbanisme et de l’environnement, souligne David Deharbe, dirigeant du cabinet d’avocats roubaisien Green Law, qui accompagne et défend les porteurs de projets éoliens. « Vous connaissez beaucoup d’industries qui calculent leur propre bilan carbone et justifient du nombre de chauve-souris qu’elles font tomber ? » interroge-t-il. Avant d’évoquer le cas de trois éoliennes prévues à Vermelles (Pas-de-Calais), dont le permis de construire a été refusé par l’Etat. Motif : elles pouvaient nuire à la visibilité des terrils, dont certains sont classés par l’Unesco. « Pour protéger la vue de déchets issus d’une énergie fossile, on interdisait l’émergence d’une énergie renouvelable ! s’offusque David Deharbe. Heureusement, le juge administratif a décidé en décembre dernier qu’il n’y avait pas d’incompatibilité entre les deux. »
Répartition des projets éoliens autorisés ou refusés, par département, au 1er décembre 2016. Document : Dréal - Analyse du développement de l'éolien terrestre dans les Hauts de France, janvier 2017
Répartition des projets éoliens autorisés ou refusés, par département, au 1er décembre 2016. Document : Dréal – Analyse du développement de l’éolien terrestre dans les Hauts de France, janvier 2017
Les oppositions ont tendance à se durcir. Un dossier d’implantation sur deux fait l’objet d’un recours, estime Green Law. Autrefois portées par de petites associations, elles viennent aussi des collectivités. « Les actions juridiques ne sont plus déclenchées uniquement contre les autorisations mais contre les conditions de fonctionnement de parcs autorisés, s’inquiète David Deharbe. Comment peut-on attaquer des décisions préfectorales prises au nom de l’intérêt général ? » Dans ces conflits, la voix de Xavier Bertrand ne semble pas peser lourd. « Elle ne porte pas assez », reconnaissait-il lui-même lors d’une réunion de terrain à Péronne, en avril. « Avec tout le respect que je lui dois, Xavier Bertrand n’est que président de Région, pas Préfet », observe Gauthier Ossart de Valeco.
David Deharbe, connaissant le combat de l’élu pour l’emploi, lui suggère de favoriser la création d’une filière de construction d’éoliennes. Actuellement, toutes les machines érigées en France proviennent de l’étranger… Pour l’heure, le président des Hauts-de-France consacre son énergie à des actions de lobbying auprès du gouvernement : en contrepartie d’un développement de la méthanisation et de l’énergie solaire, consigné dans le schéma régional d’aménagement (le SRADDET), il espère obtenir un gel de l’éolien sur son territoire. Pour la plus grande satisfaction de ses électeurs ruraux. Un farouche anti-éolien picard reste dubitatif : « Je ne suis pas loin de penser qu’il court derrière le Front national dans ce domaine… »
On va voir ce qu’on va voir… mais pas tout de suite. C’est en substance la réponse faite par la Région et par les services préfectoraux aux demandes d’entretiens de Mediacités. La collectivité annonce, pour ce mois de juin, le lancement d’un Observatoire de l’éolien, destiné à mesurer le suréquipement des Hauts-de-France. Il sera précédé par une grande réunion des associations d’opposants. D’ici là : motus ! Quant à la direction régionale de l’environnement (Dreal), seul le vent connaît sa position. Le service de l’Etat ne veut rien dire sur les éoliennes avant une prise de parole de son directeur sur les installations classées pour la protection de l’environnement – sans doute mi-juin. Sujet brûlant, on vous dit…
Bertrand Verfaillie

https://www.mediacites.fr/lille/decryptage-lille/2018/06/08/hauts-de-france-eoliennes-pourquoi-tant-de-haine/

07/06/18 : Somme (et Indre) : Orrick et DLA Piper sur la cession d’un portefeuille de parcs éoliens
Orrick et DLA Piper apportent leurs conseils sur la cession d’un portefeuille de parcs éoliens et du développeur français Epuron par Impax Asset Management au groupe ERG.
Impax Asset Management a finalisé la cession au profit du groupe italien ERG de deux parcs éoliens (le Parc Éolien du Mélier (Somme) et le Parc Éolien de la Vallée de Torfou (Indre)) d’une capacité cumulée de 26 MW ainsi que de la société de développement Epuron qui détient, indirectement, des parcs éoliens terrestres en développement, à différents stades d’avancement, dont la puissance installée totale envisagée est d’environ 750 MW.
Epuron est une entreprise reconnue dans le secteur du développement, la construction et l’exploitation de centrales éoliennes en France.
Suite à cette acquisition, le groupe italien ERG aura une capacité nominale de 300 MW en France d’ici fin 2018.
L’équipe Orrick conseillait Impax Asset Management et était composée de George Rigo, Associé, Gergana Rodriguez-Bacarreza et Cécile Renaud, collaboratrices pour les aspects corporate, Sarah Fleury, Associée et Agnès Druot, collaboratrice pour les aspects immobiliers, Jean-Luc Champy, Associé et Constance Boillot, collaboratrice pour les aspects regulatory et Adrien Guidet, Of Counsel, pour les aspects financement.
L’équipe DLA Piper conseillait ERG et était composée d’Éric Villateau, Associé et Jean-François Tournier, collaborateur pour les aspects de projet et de financement, Cendrine Delivré, Associée et Clémence Descoutures et Chirinne Ardakani pour les aspects regulatory. L’équipe italienne était composée de Francesco Novelli et Giovanni Ragnoni Bosco Lucarelli, Associés et Claudio d’Alia, Directeur Juridique.
https://www.lemondedudroit.fr/deals/58200-orrick-dla-piper-cession-portefeuille-parcs-eoliens.html

07/06/18 : Nord : Mazinghien - Le Conseil d’État confirme l’interdiction du projet d’éoliennes
L’horizon est désormais résolument obscurci pour le projet de ferme éolienne du chemin du Maquis, prévu pour être édifié sur le territoire de la commune.

Le Conseil d’État vient en effet de confirmer deux décisions de justice, qui allaient elles-mêmes dans le sens d’un arrêté préfectoral refusant le permis de construire nécessaire à la réalisation du projet. Les cinq aérogénérateurs, culminant à 150 mètres de hauteur, risqueraient en effet, selon un rapport de l’Agence nationale des fréquences (ANFR), de perturber le fonctionnement du radar météorologique de l’Avesnois. Or, cet équipement sert à Météo France pour établir ses prévisions, dont les alertes vigilance nécessaires à la protection et à l’information des populations en cas d’épisode dangereux. Le rapport de l’ANFR fait état d’échos parasites qui pourraient être engendrés par les éoliennes et rendre inexploitables les données recueillies par le radar de l’Avesnois. La société promotrice du projet, estimant que le préfet du Nord comme les juridictions amenées à étudier ce dossier avaient fait preuve d’une trop grande prudence, a bien tenté de faire valoir une autre étude, commandée par ses soins, qui ne relevait pas le même niveau de risque. Mais les juges du Conseil d’État sont restés sourds à ces arguments, et ont donc confirmé le refus d’accorder le permis de construire à la ferme éolienne du chemin du Maquis.
http://www.lavoixdunord.fr/392478/article/2018-06-07/le-conseil-d-etat-confirme-l-interdiction-du-projet-d-eoliennes
05/06/18 : Nord : Neuville-sur-Escaut - Un conseil municipal toujours loin d’être serein
Depuis quelques mois, les réunions du conseil municipal sont assez agitées. Ce fut encore le cas lors de la dernière séance, avec des discussions qui ont bien failli déraper à certains moments.
[...]  Non au mât de 80 m. Le maire a annoncé qu’il avait répondu négativement à l’installation d’un mât de 80 m de haut, destiné à calculer la vitesse du vent. Une installation destinée aux futures éoliennes. La société portant le projet a deux mois pour saisir le tribunal administratif.[...]
http://www.lavoixdunord.fr/390829/article/2018-06-05/un-conseil-municipal-toujours-loin-d-etre-serein

03/06/18 : Oise : 😰😤Sommereux s’offre une station d’épuration écologique à 2,5 M€ ▭▭▭
Quelques premières habitations de ce village de 473 habitants ont déjà été raccordées au réseau.
C’est le sujet principal dans toutes les communes rurales, passant même devant celui des infrastructures routières : l’assainissement collectif. Pour Sommereux, c’est désormais une affaire classée, puisque la commune vient de se doter d’une toute nouvelle station d’épuration écologique.
Quelques premières habitations de ce village de 473 habitants ont déjà été raccordées au réseau. « Les eaux usées seront déversées quatre fois par jour dans l’un des bassins, présente Yann Laurain, responsable du service travaux chez Lhotellier, qui a construit cette station. Les 3 cm d’eau rejetés vont ensuite s’infiltrer en quelques minutes à travers les roseaux et les 80 cm de graviers de différentes tailles. » L’eau, filtrée naturellement, arrive alors propre dans une aire d’infiltration voisine, un champ.
Coût total de la construction de la station et de l’aire d’infiltration : environ 2,5 M€. Aidée pour cet investissement par l’agence de l’eau Arthois-Picardie et le conseil départemental, Sommereux aura déboursé un peu moins d’1 M€. Une somme tout de même colossale pour une si petite commune, mais rendue possible notamment grâce aux revenus générés par les éoliennes présentes sur le territoire.
« L’avantage avec cette station est surtout que l’on a peu d’entretien et un simple curage à effectuer tous les quinze ans, se réjouit Jean-Claude Mercier, le maire (SE). Le prix de ce traitement sera compris entre 3,30 et 3,50€/m³. » Ainsi la facture totale pour l’utilisation d’un m³ d’eau par les habitants devrait atteindre 5,20 €. « Certains trouveront cela élevé, la consommation moyenne étant de 20 m³ par an et par habitant », prévoit l’édile, toutefois très heureux de « transmettre une eau propre aux générations futures ».
« Avec le sol argileux de nos communes, comme ici, il faut parfois creuser 20 m lorsque l’on veut faire de l’assainissement individuel. C’est très difficile et cher », argumente aussi Nadège Lefebvre, présidente (LR) du département. Ainsi, de nombreuses communes voisines de Picardie verte, comme Cempuis, Morvillers ou encore Bonneuil-les-Eaux, ont aussi été séduites par la même solution que celle choisie par Sommereux.
http://www.leparisien.fr/sommereux-60210/sommereux-s-offre-une-station-d-epuration-ecologique-a-2-5-meur-03-06-2018-7750539.php

30/05/18 : Aisne : 😡Le parc éolien de la Champagne picarde turbine et rapporte
Bucy-lès-Pierrepont - Les 22 éoliennes le long de la D977 sont lancées. Ce parc fait partie des plus puissants d’EDF.
Les éoliennes tournent au ralenti, mais à leurs pieds déjà les élus locaux se réjouissent pour l’environnement et surtout pour les finances de leurs communes. Hier, EDF et les élus ont inauguré ce parc hors normes : vingt-deux éoliennes installées sur trois communes : Bucy-lès-Pierrepont, Chivres-en-Laonnois et Mâchecourt. L’un des plus puissants d’EDF. Le parc devrait produire l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 73 000 habitants (ce qui représente 13 % de la population axonaise). Une production énorme qui fera les affaires d’EDF mais aussi des communes.
Un aspect que n’ont pas caché les maires des trois villages, présents pour l’inauguration. Évoquant les retombées fiscales, la maire de Bucy-lès-Pierrepont, Béatrice Coulbeaut, estime ainsi que pourront être financés les travaux de l’école du village. La maire de Mâchecourt, Annick Lutigneaux, elle, compte sur les éoliennes pour amortir les travaux d’aménagement de chemins ruraux, la réfection de la voirie communale et l’implantation d’un verger paysager. Le maire de Chivres-en-Laonnois, Philippe Ducat, n’est pas en reste, évoquant avec enthousiasme les projets à venir, notamment un commerce multi-services et deux logements communaux qu’il a en tête.
« J ’étais à l’initiative de ce projet. Nous avons défriché le terrain, aidé à trouver les propriétaires des terrains », reconnaît l’élu qui se dit « contre le nucléaire ». En revanche, l’édile reconnaît aussi que les éoliennes ont créé des tensions dans son village. « Il reste des séquelles, des gens ne veulent toujours pas me parler ». « Des contraintes » sur lesquelles il ne s’attarde pas, préférant souligner les avantages du projet éolien. « Un projet bon pour l’avenir », tranche-t-il.
La fibre optique sera financée par les éoliennes
La communauté de communes a trouvé un « accord de principe qui a fait le bonheur de tous » comme le précise le président de la communauté de communes de la Champagne Picarde, Alain Lorain. Si les trois communes qui accueillent les éoliennes toucheront en priorité les retombées économiques du parc éolien, la communauté de communes elle touchera aussi une partie. « Cela servira à financer l’installation de la fibre optique dans toutes les communes de la Champagne picarde », précise l’élu. Soit entre 240 et 260 000 euros.

30/05/18 : Somme : À Sailly-Flibeaucourt, la doyenne des éoliennes picardes fête ses 20 ans
Implantée au niveau de l’aire de la baie de Somme, sur l’autoroute A 16, au nord d’Abbeville, l’éolienne construite en 1998 sera au cœur d’une journée d’animations, le 15 juin.
N29 Alpha, c’est son petit nom. Son âge ? Bientôt 20 ans. Sa puissance ? 250 kilowatts. Ses mensurations ? Un mât de 40 mètres, des pales de 13 mètres. Soit une hauteur de 55,7 mètres en bout de pale. Une « petite » lorsqu’on sait que ce genre d’équipement atteint désormais les 150 mètres.
Cette éolienne, installée à Sailly-Flibeaucourt, à proximité de l’aire autoroutière de la baie de Somme (A 16), est la plus ancienne de Picardie et des Hauts-de-France. Chaque automobiliste, adepte du trajet Boulogne-Paris, la remarque. Et l’admire, s’il fait une pause sur l’aire.
Visite des entrailles de l’éolienne
Le 15 juin, la société qui l’exploite et l’entretient – Nordex – la mettra à l’honneur, à l’occasion des Journées du vent. Plusieurs animations (gratuites) sont prévues, notamment une exposition sur l’éolien (avec un zoom sur l’histoire de la N 29 Alpha locale) et des stands de réalité virtuelle pour plonger dans cette nouvelle technologie. Mais le rendez-vous phare de la journée sera la visite des entrailles de l’éolienne : au pied seulement, pour des raisons de sécurité. « Elle fonctionne encore avec un bouton marche-arrêt, alors que les nouvelles éoliennes sont commandées à distance, par système informatique, précise-t-on chez Nordex. Il sera donc possible d’assister à un démarrage et un arrêt. »
Ce rendez-vous avec l’éolienne de la baie de Somme sera peut-être l’un des derniers. Car en juillet, elle fêtera ses vingt ans, durée de vie estimée d’un tel engin. Nordex planche déjà sur l’avenir : des contrôles techniques et de sécurité sont en cours. Avec un but : savoir si l’exploitation de la doyenne des éoliennes picardes pourra se poursuivre ou non.
Journées du vent, vendredi 15 juin, de 9 à 17 heures, sur l’aire autoroutière de la baie de Somme. Accès possible (piéton) par la route départementale, entre Sailly-Flibeaucourt et Port-le-Grand. Animations gratuites.
À savoir
L’éolienne – construite, entretenue et exploitée par Nordex – entre en fonctionnement en juillet 1998, peu après l’ouverture du tronçon Abbeville-Boulogne de l’A16 (qui relie le tunnel sous la Manche à Paris).
Au départ, elle appartient au conseil départemental et au Syndicat mixte d’aménagement de la côte picarde (Smacopi), via la régie Destination baie de Somme. Aujourd’hui, l’entreprise Shell (qui possède l’aire autoroutière) en est propriétaire.
Elle coûte 3 millions de francs (457 348 €), à sa construction. Elle se veut le phare de cette vitrine du Département, aux portes du Parc du Marquenterre.
En 2003, après une panne de 18 mois, la machine est remise en marche en septembre. En décembre de la même année, elle subit un nouvel arrêt.
Une éolienne de moyenne puissance
À l’origine, la puissance de cette éolienne s’élevait à 250 kW, « ce qui représentait une production annuelle de 500 000 kW/h, est-il détaillé sur le site du Syndicat mixte Baie de Somme-Grand littoral picard (ex Smacopi). Cette électricité était, alors, utilisable par les autres abonnés présents sur l’aire autoroutière de la baie de Somme. Ce qui permettait de limiter les pertes liées à la distribution d’énergie et de produire localement, à proximité des utilisateurs. L’éolienne évitait alors le rejet dans l’atmosphère de 930 tonnes de CO2 par an. L’éolienne de la Baie de Somme a été la première installation française à être raccordée au réseau en basse tension. Jusque-là, une éolienne (et toute source d’énergie renouvelable) devait être raccordée en moyenne tension (20 000V), ce qui engendrait des coûts importants (transformateur, protections…). » Actuellement, l’éolienne de la baie de Somme produit 309 000 kWh/an ; soit l’alimentation en électricité de 157 personnes par an et 142 tonnes de CO2/an qui ne sont pas rejetées dans l’air (l’équivalent de 37 voitures).
http://www.courrier-picard.fr/113251/article/2018-05-30/sailly-flibeaucourt-la-doyenne-des-eoliennes-picardes-fete-ses-20-ans

24/05/18 : Aisne : Faits divers : Une grue s’est effondrée sur le chantier éolien de Chappes-Remaucourt
Les causes de l’accident qui s’est produit ce mercredi vers 11 h 10 restent floues. Fort heureusement, aucun blessé n’est à déplorer.
« Sur le chantier de construction du parc éolien de Chappes et Remaucourt, une grue en cours de transfert entre deux plateformes d’éoliennes a basculé et s’est couchée sur le chemin rural dit de Chappes à Saint-Fergeux. Cet accident n’a fait aucun blessé. Seuls quelques dégâts matériels ont été constatés. Une analyse est actuellement effectuée conjointement par l'entreprise de levage, le fabricant de la grue, le constructeur des éoliennes et le maître d'ouvrage afin de déterminer les causes de cet incident », indique le promoteur éolien EnergieTeam.
Les travaux de construction du parc éolien devraient reprendre la semaine prochaine. L’accès au chantier est pour le moment fermé au public par des barrières depuis la RD 946.
La Picardie est bonne élève en matière d'énergie renouvelable. La région est championne de France sur les éoliennes.
La Picardie est bonne élève en matière d'énergie renouvelable. La région est championne de France sur les éoliennes. Elle est également sur les bio énergies issues du bois, souligne Le Courrier Picard. La production d'électricité renouvelable a augmenté de 17% l'année dernière. Les ménages ont baissé leur consommation de quasi 3% en un an. Plus largement dans les Hauts-de-France la production permet d'assurer les besoins de 3 millions d'habitants. La moitié de la population. De bonne augure quand on sait que la France devra avoir 40% d'électricité verte d'ici 2030.
https://www.evasionfm.com/actualite-34962-l-energie-renouvelable-a-de-l-avenir-en-picardie.html?version=somme

21/05/18 : Nord : Iwuy
C’est un conseil municipal pour le moins rapide qui s’est tenu la semaine dernière en mairie : même pas trois quarts d’heure ! De quoi cependant prendre quelques décisions intéressantes.
[...] Parc éolien.- Comme pour les précédents points, c’est sans la moindre opposition que les deux derniers sujets ont été acceptés par les élus. 😡 Ils autorisent, par une convention de servitude, les sociétés Énergie Iwuy et Énergie Avesnes à enterrer leurs réseaux électriques sur le territoire communal et à emprunter « les voies communales et les chemins ruraux en vue de la réalisation d’un parc éolien ». Pour mémoire, quatre éoliennes seront érigées à Iwuy (sans doute sept à échéance) 😡 et sept chez le voisin avesnois. En échange de ce contrat, ce sont quelque 6 à 8 000 € que percevra annuellement la mairie.

21/05/18 Pas-de-Calais : Dohem - Quatre éoliennes pour densifier le parc de la vallée de l’Aa II
Des tranchées, des montagnes de terre, des chantiers interdits au public, des engins au repos forcé à cause des ponts de mai… Que se passe-t-il à l’intérieur du triangle formé par la D133, la D190 et la D158, particulièrement au lieu-dit Les terres à charbon sur la commune de Dohem et au chemin des Munitions à Saint-Martin-d’Hardinghem ?

Il ne s’agit pas d’exploitation de charbon, ni d’extraction de munitions mais la réalisation du projet du parc éolien de la vallée de l’Aa II Est, porté par Global Wind Power. Actuellement, la société ERG France disposant depuis 2007 d’une structure administrative à Fruges conduit le projet. Ce parc est à cheval sur les deux communes. Il faut imaginer la Départementale 133 reliant Audincthun à Avroult, matérialisée par un stop à l’intersection de la D158 au Sud (Fauquembergues-Coyecques) et un second panneau stop au Nord à l’intersection avec la D 190 en direction de Maisnil-Dohem. Sur ce plateau, à l’est de la D133, quatre aérogénérateurs vont être construits, trois sur la commune de Dohem, le quatrième, quasiment en face, sur celle de Saint-Martin-d’Hardinghem.
Production le 31 décembre
Ces quatre machines, hautes de 140 mètres (84 m au moyeu) et d’une puissance unitaire de 3,3 mégawatts, complètent des lignes existantes. Deux postes de livraison sont prévus en vue de conduire la production d’énergie à la centrale électrique de Coupelle-Neuve. La phase terrassement est en pleine exécution. Elle comprend l’aménagement de la voirie, des plateformes, l’enfouissement des réseaux. En octobre, place aux engins de levage pour la construction des éoliennes dont la production est annoncée pour le 31 décembre 2018.
http://www.lavoixdunord.fr/380569/article/2018-05-21/quatre-eoliennes-pour-densifier-le-parc-de-la-vallee-de-l-aa-ii

20/05/18ÉOLIENNES - Enercon réclame une accélération des procédures
Le fabricant allemand poursuit sa croissance en Picardie, malgré les délais de réalisation des projets.
En France, il se passe trop de temps entre le début d’un projet éolien terrestre et sa mise en service : de sept à neuf ans. Sébastien Lecornu, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, a annoncé en janvier sa volonté de raccourcir ce délai pour gagner deux à trois ans, par exemple en supprimant l’étape du recours contentieux devant le tribunal administratif. Les professionnels de l’éolien attendent beaucoup de cette promesse.
Lundi dernier, à Longueil-Sainte-Marie (Oise), Peter Schuster, directeur d’Enercon France, l’a redit à Muriel Pénicaud, ministre du Travail : « On a besoin d’accélérer les procédures d’installation des nouvelles éoliennes ». La ministre était invitée par le fabricant allemand d’éoliennes, après avoir visité le site de BASF France division coatings, à Breuil-le-Sec, à quelques kilomètres de là. Elle a répondu qu’elle avait bien entendu le message.
800 emplois en France
Pour autant, malgré les délais de réalisation des projets, Enercon poursuit sa croissance. Implantée depuis quatorze ans à Longueil-Sainte-Marie, la firme allemande comptera 800 emplois en France à la fin de l’année 2018 dans les domaines de la production, la vente, la gestion de projets, l’installation et la maintenance. Enercon a installé plus de 1 700 éoliennes en France depuis 2003, pour une puissance installée totale supérieure à 3 500 MW (mégawatts), soit 25 % des parts du marché français.
L’entreprise prévoit de recruter 100 personnes en France en 2018. 71 postes sont actuellement ouverts dans les métiers d’ingénieur, technicien, formateur, etc. Pour faire face à cette croissance, Enercon a ouvert, un centre de formation à l’installation de mâts en béton et au montage des éoliennes à Longueil-Sainte-Marie. 350 techniciens du monde entier y seront formés chaque année, en plus des 600 techniciens français formés par an au centre national de formation de Le Meux, à quelques kilomètres de là. « Enercon est une entreprise qui a du sens », a salué Muriel Pénicaud, venue dans l’Oise pour défendre sa réforme de l’apprentissage et le plan d’investissement des compétences, destiné à mieux former, notamment, les jeunes peu qualifiés.
La ministre a souligné les efforts de la région Hauts-de-France pour la formation et l’apprentissage, afin de « répondre au besoin de créer des emplois ». En revanche, Muriel Pénicaud ne s’est pas appesantie sur les réticences de Xavier Bertrand, président de la région, face aux éoliennes. Il ne cesse de répéter qu’en la matière, les Hauts-de-France ont assez donné.
http://www.courrier-picard.fr/111076/article/2018-05-20/enercon-reclame-une-acceleration-des-procedures
20/05/18 : Nord : Esquerchin - Flers-en-Escrebieux : Que sait-on du projet d’extension du parc d’éoliennes ?
Une enquête publique va démarrer dans quelques jours. Elle concerne l’implantation, sur les communes de Flers-en-Escrebieux, Esquerchin et Courcelles-les-Lens, de quatre « aérogénérateurs », autrement dit des éoliennes, qui viendrait completer le parc érigé en 2014 à Lauwin-Planque. On fait le point sur ce projet.
1 Le projet
Il est porté par la société Les vents de l’Est Artois (bureau d’études Ecotera), dont le siège est à Lille. Il concerne quatre engins qui viendraient s’installer dans le prolongement de quatre autres déjà existants : c’est donc un projet d’extension du parc éolien dit de la Plaine d’Escrebieux, implanté sur le territoire de Lauwin-Planque. Il a été mis en service en 2014 et est exploité aujourd’hui par EDF EN.
2 Quels engins ?
On parle ici de quatre éoliennes de 156 m de haut chacune (les premières culminent à 150 m) : 113 m de diamètre pour le rotor et 99,5 m de mât. Énormes : comptez 250 tonnes pour le seul mât d’un engin, 70 tonnes pour une nacelle et encore une dizaine de tonnes pour le rotor et les pâles. Dans un premier projet, elles devaient être plus grandes (165 m de haut). Puissance : 3,2 mégawatts chacune, les plus puissantes au Nord de Paris. L’électricité produite serait ensuite acheminée via un réseau de câbles jusqu’à un « poste de livraison » qui, lui, serait installé sur le territoire de Noyelles-Godault. Ce nouveau parc éolien devrait produire 40 millions de kWh chaque année (un foyer consomme environ 3 500 kWh par an).
3 Où ?
Dans un premier projet, un cinquième engin devait être implanté à Noyelles-Godault, mais cette configuration a été abandonnée. Finalement, il y aurait quatre éoliennes construites dans les champs, réparties en deux lignes le long de l’A1, dans le prolongement de celles de Lauwin-Planque, déjà très visibles du territoire d’Hénin-Beaumont. Les quatre nouveaux mâts se situeraient en plein champs, au nord-est du parc éolien existant. Une éolienne serait érigée à l’extrême est de Flers-en-Escrebieux, à deux pas de celle qui serait construite côté Pas-de-Calais, à Courelles-les-Lens. Les deux autres seraient implantées sur le territoire d’Esquerchin, au nord la commune, le long de l’autouroute A1.
4 Quand ?
La phase de développement se termine, la phase de construction va durer entre un à deux ans. On est donc ici à l’horizon 2020. L’exploitation est prévue pour une durée minimum de 18 ans.
« 50 % sont pour, 50 % sont contre »
L’implantation d’éoliennes fait en général polémique. Ces quatre-là, toutefois, ne posent pas problème pour le bruit ni pour la pollution visuelle : en plein milieu des champs, entre deux autoroutes et la ZAC de Lauwin Parc (Amazon), elles ne sont pas situées à proximité d’habitations. Une cinquième éolienne était à l’origine prévue à Noyelles-Godault, mais, plus proche d’une zone d’habitat, elle a été abandonnée. Reste l’impact environnemental. Le dossier d’enquête publique n’évoque quasiment pas les trois éoliennes d’Esquerchin et Flers. En revanche, celle de Courcelles est située tout près d’un bois où nichent des chauves-souris. Le cabinet Vents de l’Est Artois démonte toutefois les arguments de la Mission régionale d’autorité environnementale qui réclamait une étude complémentaire.
Qu’en pensent les maires des communes concernées au premier chef ? Pas grand-chose pour le moment. « C’est situé en bout de territoire », note René Ledieu, maire d’Esquerchin. Son conseil municipal a acté la tenue dans sa commune des registres d’enquête publique mais ne s’est pas prononcé sur le fond du dossier. « Je ne dis pas oui, je ne dis pas non, j’attends le résultat de l’enquête… » avance le maire. Même expectative du côté de Flers-en-Escrebieux où le maire, Jean-Jacques Peyraud, reconnaît qu’il n’a pas encore eu l’occasion d’étudier le dossier d’enquête publique. « C’est compliqué, estime-t-il tout de même. Les éoliennes, 50 % sont pour et 50 % sont contre. » Pour une collectivité, l’exploitation d’éoliennes représente pourtant une manne financière qui entre en ligne de compte.
L’enquête publique
Elle va s’ouvrir en mairie d’Esquerchin. Les habitants concernés ou intéressés pourront, à des dates précises, y rencontrer le commissaire-enquêteur, lui faire part de leurs questions, consulter le dossier.
Les dates : mercredi 23 mai de 9 h à 12 h ; vendredi 1er juin de 14 h à 17 h ; mercredi 6 juin de 14 h à 17 h ; samedi 16 juin de 9 h à 12 h et enfin vendredi 22 juin de 14 h à 17 h.
Le dossier est aussi consultable sur le site internet de la Préfecture du Nord.
http://www.lavoixdunord.fr/379800/article/2018-05-20/que-sait-du-projet-d-extension-du-parc-d-eoliennes
19/05/18 : Pas-de-Calais - Bomy - Trois éoliennes en service à compter de septembre😡😡💣
Trois éoliennes sont en construction aux lieux-dits Derrière la Fresnaye et La Sablonnière, à Bomy. Elles devraient produire de l’électricité en septembre.
Au sommet de la route de la départementale 158 qui relie Coyecques à Bomy, à droite, au lieu-dit Derrière la Fresnaye deux éoliennes sont en construction. À gauche de cette même départementale, au lieu-dit La Sablonnière, la troisième éolienne attend son levage.
L’exploitation de ce parc revient à la société Énergie Team, domiciliée à Oust-Marest dans la Somme. Après les voiries, la mise en place des plateformes, l’enfouissement des réseaux, le levage, une première éolienne prendra l’air définitivement dans quelques jours pour culminer à 110 mètres.
Raccordement fin août
La seconde machine et la troisième sont prévues dans la foulée pour raccordement fin août au poste de livraison. La production d’énergie est attendue fin septembre. Cette nouvelle source d’énergie rejoindra la centrale de Coupelle-Neuve, près de Fruges, avant d’être vendue à EDF. Chacune des machines dispose d’une puissance de 2,3 MW.
[...]
Parc éolien.- Comme pour les précédents points, c’est sans la moindre opposition que les deux deux derniers sujets ont été acceptés par les élus. Ils autorisent, par une convention de servitude, les sociétés Énergie Iwuy et Énergie Avesnes à enterrer leurs réseaux électriques sur le territoire communal et à emprunter « les voies communales et les chemins ruraux en vue de la réalisation d’un parc éolien ». Pour mémoire, quatre éoliennes seront érigées à Iwuy (sans doute sept à échéance) et sept chez le voisin avesnois. En échange de ce contrat, ce sont quelque 6 à 8 000 € que percevra annuellement la mairie.
http://www.lavoixdunord.fr/379747/article/2018-05-19/les-autres-points

17/05/18 : Somme : Le maire de Colincamps continue de se battre pour voir pousser des éoliennes 😡😡💣
Le maire souhaite depuis une dizaine d’années l’implantation de quatre éoliennes. Mais le projet se heurte à la présence de lieux de mémoire de la Grande Guerre.
LES FAITS
> Bruno de Bretagne, le maire de Colincamps, planche depuis une dizaine d’années sur un projet de parc éolien.
> Trois communes, à l’origine, étaient concernées : Colincamps dans la Somme, Sailly-au-Bois et Hébuterne dans le Pas-de-Calais.
> De 11 éoliennes au départ, le projet est passé à quatre, car il se situe dans une zone de coordination d’un radar militaire.
> Le permis de construire a été accordé le 1er juillet 2013.
> L’enquête publique, qui a eu lieu du 21 septembre au 21 octobre 2015, a rendu un avis favorable.
> Le 15 septembre 2017, un arrêté interpréfectoral refuse l’autorisation d’exploiter le site.
> Dans un délibéré rendu le 27 mars, le tribunal administratif saisi du dossier a validé trois éoliennes sur quatre.
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Le maire de Colincamps, un village de moins de 100 habitants à la frontière avec le Pas-de-Calais, ne baisse pas les bras.
Il veut aller au bout du projet de parc éolien qu’il porte depuis une dizaine d’années avec un opérateur privé, la société Parc éolien des trois communes.
Largement remodelé, car susceptible de déranger les ondes d’un radar militaire, il est passé de 11 à 4 machines. Leur taille, initialement de 150 mètres de haut, a aussi été revue à la baisse avec les années.
Mais ces mesures n’ont pas été suffisantes aux yeux de l’État pour permettre au projet de se concrétiser.
Le 15 septembre 2017, un arrêté interpréfectoral refuse à l’entreprise d’exploiter les quatre machines, dont la construction n’a pas encore commencé.
Trop proches des sites de mémoire
« Je n’ai pas compris cette décision », avoue Bruno de Bretagne, qui demande au tribunal administratif d’Amiens de statuer sur la question.
Quelques mois plus tard, le 27 mars, il lui donne partiellement raison, en approuvant la construction de trois éoliennes sur quatre (deux sur le territoire de Colincamps et une à Sailly-au-Bois).
« Le tribunal évoque la protection des paysages et la conservation des sites de mémoire », relève l’élu en relisant le délibéré de la juridiction.
Pour la justice administrative, le mât exclu du parc est trop proche de l’Euston Road Cimetery, le cimetière militaire britannique de la Grande Guerre installé sur le territoire de Colincamps. Le mémorial terre-neuvien de Beaumont-Hamel et la tour d’Ulster de Thiepval sont aussi des sites historiques majeurs implantés à proximité.
Le maire propose une concertation
Les photomontages présentés par le maire et l’entreprise chargée d’ériger les éoliennes n’ont convaincu qu’en partie les juges.
« On nous reproche de menacer l’esprit de ces lieux de mémoire. Mais nous sommes prêts à tout mettre en œuvre pour que ce ne soit pas le cas », plaide l’élu, qui préférerait que les quatre éoliennes soient construites comme prévu dans le projet.
« Je souhaite que nous allions plus loin en ouvrant une concertation avec les services de l’État », annonce-t-il.
Bruno de Bretagne envisage de proposer des aménagements paysagers pour réduire l’impact visuel de l’éolienne qui sera la plus proche du cimetière militaire de sa commune.
Une manne financière pour le bourg
Mais pourquoi l’élu de ce petit village est-il prêt à faire autant d’effort pour concrétiser le projet complet ? Alors qu’il est exploitant agricole, aucune éolienne ne sera installée sur l’une de ses parcelles. Il n’en tirera donc aucun bénéfice personnel. Mais la commune, elle, pourrait se voir attribuer une nouvelle manne financière.
Selon les estimations réalisées, la Communauté de communes du Pays du coquelicot pourrait reverser environ 6 000 euros par an et par éolienne dans les caisses municipales.
« Ce parc pourrait nous donner une plus grande indépendance financière, plaide Bruno de Bretagne, qui effectue son quatrième mandat à Colincamps. Nous faisons face à une baisse constante des dotations depuis plusieurs années. Nous n’avons pas d’argent pour rénover les chemins communaux qui sont tous goudronnés chez nous. »
Le vent tournera-t-il dans son sens ?
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« Une atteinte à l’esprit et à la sérénité des lieux »
Dans l’arrêté interpréfectoral du 15 septembre 2017, les services de l’État détaillent les raisons qui les poussent à refuser de délivrer l’autorisation d’exploiter le site.
Le principal point soulevé : « Une atteinte à l’esprit et à la sérénité des lieux de mémoire », situés à une plus ou moins grande proximité du parc éolien.
Un argument retenu par le tribunal administratif pour une seule des éoliennes. Si elle était construite, elle serait située à 600 mètres du cimetière britannique de Colincamps.
Le texte insiste également sur le fait que l’exploitant ne propose qu’un traitement architectural spécifique pour le poste de livraison de l’électricité produite par les machines.
La perspective de voir plusieurs sites classés au Patrimoine mondial de l’Unesco ne devrait pas jouer en faveur de la quatrième éolienne.
http://www.courrier-picard.fr/110257/article/2018-05-16/le-maire-de-colincamps-continue-de-se-battre-pour-voir-pousser-des-eoliennes

16/05/18 : Somme : Envie d’investir dans l’éolien? C’est bientôt possible à Fresnoy-lès-Roye 😡😡💣
Un financement participatif au projet éolien va être proposé aux habitants du territoire. Une réunion a lieu jeudi 17 mai à Roye.
La chose est en train de devenir une habitude.
À compter du mardi 22 mai, l’entreprise Enertrag va proposer de participer au financement des trois éoliennes qu’elle doit construire à Fresnoy-lès-Roye à partir du mois de juillet.
Une réunion d’information est programmée jeudi 17 mai à la salle du foyer alsacien de Roye, avant une permanence samedi 19 mai au matin à la mairie de Fresnoy-lès-Roye.
Comme d’autres opérateurs éoliens, Enertrag propose d’investir au moins 50 % dans le projet.
L’objectif de la levée de fonds est de 200.000 € en quarante jours.
Une part infime du coût du chantier, qui s’élève à sept millions d’euros pour une puissance de 7,05 MW.
« La somme permettra de financer le terrassement, la première étape de la construction, qui doit se faire en juillet », indique Lorraine Delacote, d’Enertrag.
Ces trois nouvelles éoliennes, opérationnelles début 2019, compléteront les trois déjà construites à Liancourt-Fosse, dans le même parc du Moulin-Wable.
Le taux d’intérêt annuel pour les participants est fixé à 4,5 % sur quarante-deux mois, mais il sera plus élevé pour les locaux qui participeront.
« Un taux d’intérêt bonifié à 6 % est proposé aux habitants des Communautés de communes du Grand Roye, de Terre de Picardie et de Haute-Somme », indique Enertrag, qui organise la levée des fonds avec Lendosphere.com, plateforme de financement participatif dédiée au développement durable.
Une bonne occasion d’associer la population, ou de faire passer la pilule pour ceux qui auraient des doutes.
Réunion d’information jeudi 17 mai à 19 heures, au foyer alsacien de Roye. Permanence en mairie de Fresnoy-lès-Roye samedi 19 mai de 10 à 12 heures.
http://www.courrier-picard.fr/110006/article/2018-05-15/envie-dinvestir-dans-leolien-cest-bientot-possible-fresnoy-les-roye

15/05/18 : Pas-de-Calais - Courcelles-les-Lens : Alors que l’enquête publique démarre, que sait-on du projet d’implantation d’éoliennes?
Une enquête publique va démarrer dans quelques jours à Courcelles-les-Lens. Elle concerne l’implantation, sur les communes de Flers-en-Escrebieux, Esquerchin et Courcelles-les-Lens, de quatre « aérogénérateurs », autrement dit des éoliennes. On fait le point sur ce projet.
1 Le projet
Il est porté par la société Les vents de l’Est Artois (bureau d’études Ecotera), dont le siège est à Lille. Il concerne quatre engins qui viendraient s’installer dans le prolongement de quatre autres déjà existants : c’est donc un projet d’extension du parc éolien dit de la Plaine d’Escrebieux, implanté sur le territoire de Lauwin-Planque. Il a été mis en service en 2014 et est exploité aujourd’hui par EDF EN.
2 Quels engins ?
On parle ici de quatre éoliennes de 156 m de haut chacune, les mêmes que les premières : 113 m de diamètre pour le rotor et 99,5 m de mât. Énormes : comptez 250 tonnes pour le seul mât d’un engin, 70 tonnes pour une nacelle et encore une dizaine de tonnes pour le rotor et les pâles. Dans un premier projet, elles devaient être plus grandes (165 m de haut). Puissance : 3,2 mégawatts chacune, les plus puissantes au Nord de Paris. L’électricité produite serait ensuite acheminée via un réseau de câbles jusqu’à un « poste de livraison » qui, lui, serait installé sur le territoire de Noyelles-Godault. Ce nouveau parc éolien devrait produire 40 millions de kWh chaque année (un foyer consomme environ 3 500 kWh par an).
3 Où ?
Dans un premier projet, un cinquième engin devait être implanté à Noyelles-Godault, mais cette configuration a été abandonnée. Finalement, il y aurait quatre éoliennes construites dans les champs, réparties en deux lignes le long de l’A1, dans le prolongement de celles de Lauwin-Planque, déjà très visibles du territoire d’Hénin-Beaumont, et qui seraient cette fois situées pour l’une à Flers-en-Escrebieux, pour deux autres à Esquerchin, et pour la dernière à Courcelles-les-Lens. Où à Courcelles ? En bordure de la commune, en plein champs, derrière le château d’eau, accessible par un chemin perpendiculaire à la D643. Rien de très impactant pour le maire, Bernard Cardon, qui insiste sur la situation « en bout de territoire, sans habitation… »
4 Quand ?
La phase de développement se termine, la phase de construction va durer entre un à deux ans. On est donc ici à l’horizon 2020. L’exploitation est prévue pour une durée minimum de 18 ans.
5 L’enquête publique
Elle va s’ouvrir en mairie d’Esquerchin. Les habitants concernés ou intéressés pourront, à dates précises, y rencontrer le commissaire-enquêteur, lui faire part de leurs questions, consulter le dossier. Les dates : mercredi 23 mai de 9 h à 12 h ; vendredi 1er juin de 14 h à 17 h ; mercredi 6 juin de 14 h à 17 h ; samedi 16 juin de 9 h à 12 h et enfin vendredi 22 juin de 14 h à 17 h. Le dossier est également consultable sur le site internet de la Préfecture du Nord.
http://www.lavoixdunord.fr/376807/article/2018-05-15/alors-que-l-enquete-publique-demarre-que-sait-du-projet-d-implantation-d

11/05/18 : Aisne : Les projets éoliens qui ont le vent en poupe dans le Soissonnais
Deux nouveaux projets d’implantation d’éoliennes, à Cuffies-Crouy et à Tartiers, sont en train d’avancer. Deux autres sont étudiés à Ambleny et Selens, près de Morsain.
1 L’extension est en bonne voie du côté de Cuffies
La société Innovent (promoteur) prévoit une extension du parc éolien de Leury sur le village voisin de Cuffies avec trois moulins. Le permis de construire doit être déposé bientôt. « Innovent m’avait parlé d’un dépôt du permis fin avril. Depuis je n’ai plus de nouvelles », précise Jean-Pierre Corneille, le maire de Cuffies. Toujours est-il que les élus ont voté une délibération favorable, début avril, pour que les pales puissent surplomber le Vieux-Chemin-de-Leury, un axe
communal. L’élu de gauche ne cache pas que c’est sa « fibre écolo » qui l’a guidé dans son choix. Mais il tient à rassurer sa population : « L’éolienne la plus proche sera implantée à 900 mètres des habitations contre 500 mètres dans le projet initial présenté il y a huit ans. »
Sur ce, un cultivateur habitant Clamecy, mais possédant une aire de stockage pour ses betteraves à Crouy, a fait savoir à Innovent qu’il acceptait l’installation d’un aérogénérateur. Le maire de Crouy, Daniel Moitié, l’a appris lors d’un coup de téléphone d’Innovent : « Ce serait intéressant pour le promoteur car il n’aurait que 200 mètres de câbles à tirer, puisque le terrain du cultivateur se situe en face des éoliennes déjà installées, le long de la D1. À titre personnel, je n’ai rien contre, mais mon conseil doit se prononcer et ça risque de barder à l’Agglo. »
2 À Tartiers, les choses sérieuses commencent
Vers Tartiers, cinq éoliennes sont sérieusement envisagées. « Pour l’instant, nous menons des études jusqu’à la fin de l’année. Il faudra encore ensuite quelque temps avant de déposer le permis de construire », explique le cogérant de la société Ventis Pierre Mat. Actuellement, la mairie de Tartiers et les propriétaires des terrains concernés ont été contactés et ont donné leur accord. « Nous avons installé ensuite un mât de mesure afin d’évaluer plus précisément le potentiel éolien, les couloirs de migrations des oiseaux, etc. », explique le responsable de la société. Au maximum, 6 éoliennes pourraient être érigées sur ce site.
La société a effectué également des démarches sur les communes de Nouvron-Vingré et Cuisy-en-Almont. Aucune suite favorable n’a été donnée pour le moment par les deux municipalités.
3 À Ambleny, une première rencontre mais rien de plus
Deux parcs de 4 éoliennes ou un seul de 6. Voici les limites maximales du projet étudié par la société Enertrag sur le territoire de la commune d’Ambleny. Une première rencontre a eu lieu avec les élus de la commune, sur laquelle se trouvent les terrains, mais aussi des villages qui seraient impactés par le projet : Montigny-Lengrain, Laversine, Cutry, Pernant, Dommiers… Pour le moment, le conseil municipal d’Ambleny ne s’est pas prononcé sur le sujet et aucune étude n’est commencée.
4 Morsain rejette le projet, Selens l’accepte
Les positions sont radicalement opposées au sujet du parc éolien que la société Elément veut ériger sur les communes de Morsain et de Selens. Alors que la mairie de Selens s’est prononcée favorablement, le conseil municipal de Morsain a voté contre le 21 février. « Six élus étaient contre, un était pour, et quatre autres, dont moi-même, se sont abstenus, car nous pouvions être partie prenante, détaille Jean Cintrat, maire de Morsain. L’essentiel des opposants veut éviter que le paysage ne soit perturbé par ces grands mâts. D’autres ont aussi émis des considérations personnelles. »
Quoi qu’il en soit, ce projet clivant n’en est pour l’instant qu’à l’état embryonnaire, comme le précise un salarié du promoteur : « Il y a une étude de faisabilité, mais tant qu’elle n’est pas achevée, nous ne pouvons déterminer s’il y aura des éoliennes ou non et surtout combien ».
En matière d’information, des vents contraires
Des sociétés, à l’image de Ventis, qui mène le projet de Tartiers, communiquent plutôt bien sur leurs chantiers : coût, hauteur de mât, etc. Les données ne sont pas cachées. Dans d’autres cas, les échanges sont plus limités. L’entreprise Innovent, qui gère le parc de Leury, est difficilement joignable. Sans doute la crainte de manifestations hostiles. Il est compliqué de parler aux cultivateurs qui acceptent l’éolien sur leurs terres. Même les élus ont du mal à s’informer. Dans le cas du projet d’éolienne de Crouy, le maire Daniel Moitié a eu vent de l’affaire car Innovent lui a téléphoné : « Mes conseillers ne sont pas au courant. J’ai su cela il y a trois semaines. »

http://www.lardennais.fr/90563/article/2018-05-11/les-projets-eoliens-qui-ont-le-vent-en-poupe-dans-le-soissonnais


04/05/18 : Eolien : les élus perdent la main sur les projets
Si les éoliennes se vantent de produire une «énergie verte», elles peuvent cependant être mortelles pour certains oiseaux et chiroptères.
Altération des habitats, dérangement, mortalité par collision ou par barotraumatisme. Ceci n’est pas une guerre, mais bien l’impact que peuvent avoir les éoliennes sur la faune, principalement sur les oiseaux et chiroptères. Pour preuve : l’étude des suivis de mortalités réalisés en France de 1997 à 2015, par la LPO (Ligue pour la protection des oiseaux).
Selon elle, les éoliennes ont tendance à modifier localement le comportement de la faune et peuvent entraîner une perte de territoire de vie, notamment pour les oiseaux. A ceci s’ajoutent les risques de collision des oiseaux avec les pâles, ce qui entraîne une surmortalité des espèces locales, mais aussi des espèces migratrices et hivernantes. En ce qui concerne les chiroptères, outre la collision directe, la rotation des pâles induit une dépression brutale de la masse d’air environnante au passage des pâles.
«Si les passereaux migrateurs constituent le premier cortège d’oiseaux impacté par les éoliennes en valeur absolue, certaines espèces d’oiseaux nichant en France - et en particulier les rapaces diurnes - sont, sans aucun doute, les plus impactés relativement à leurs effectifs de population», précise l’étude. Les rapaces ? Ceux-là même prédateurs des ravageurs de cultures, tels que campagnols, lapins, pigeons… Ainsi les faucons, milans, et busards seraient indéniablement les premières victimes des éoliennes au regard de leurs effectifs de population, principalement impactés en période de nidification.
Toujours d’après l’étude, la mortalité directe due aux éoliennes est au moins deux fois plus importante dans les parcs situés à moins de 1 000 m des zones de protection spéciale (zones Natura 2000 au titre de la directive Oiseaux). La Somme en compte d’ailleurs trois : Estuaires picards Baie de Somme et d’Authie, Marais arrière-littoraux picards, autour de Rue, et Etangs et marais du bassin de la Somme, d’Abbeville à Amiens. «Elle y affecte bien plus qu’ailleurs les espèces inscrites à l’annexe I de la directive Oiseaux, mais également celles considérées comme menacées sur la liste rouge des oiseaux de France métropolitaine, tels le faucon crécerellette, le milan noir, le busard cendré, la mouette mélanocéphale, l’aigrette garzette, l’avocette élégante, la bondrée apivore, l’œdicnème criard, la cigogne blanche, etc.»
Un exemple dans la Somme
Dans la Somme, par exemple, l’étude réalisée en 2016 pour le projet de parc éolien de douze aérogénérateurs, dans les communes de Montagne-Fayel, Quesnoy-sur-Airaines et Riencourt (projet toujours en cours), a permis d’identifier onze espèces de chiroptères et cinquante-sept espèces d’oiseaux en période de reproduction sur l’aire d’étude rapprochée. Parmi elles, quarante-deux sont protégées et dix sont patrimoniales. Quelques comportements à risque ont été mis en évidence : l’alouette des champs vole à hauteur des pâles en période de parade et les busards profitent des ascendances thermiques sur les boisements pour s’élever dans le ciel, ce qui augmente le risque de collision. Mais les plus susceptibles d’être impactés sont l’œdicnème criard en période de reproduction, le busard cendré en période de reproduction, le busard Saint-Martin presque toute l’année et les chauve-souris pipistrelles.
L’auteur de l’étude rappelle que «si ce projet est autorisé, ce plateau agricole ouvert comportera trente-huit éoliennes en exploitation et cette zone est proche d’un couloir migratoire d’après le SRCAE de Picardie. Trois éoliennes sont implantées à moins de 200 m des espaces boisés».
Un protocole de suivi pour référence
Tous les parcs ne sont cependant pas aussi meurtriers les uns que les autres. Lors de l’étude, 37 839 prospections documentées ont permis de découvrir 1 102 cadavres appartenant à 97 espèces d’oiseaux. Et l’estimation de la mortalité réelle varie de 0,3 à 18,3 oiseaux tués par éolienne et par an. Certaines implantations sont bien moins gênantes que d’autres.
Les projets éoliens doivent donc maîtriser les impacts environnementaux et respecter les objectifs de la stratégie nationale pour la biodiversité. A cet égard, la LPO, les professionnels de l’éolien et l’Ademe travaillent depuis dix ans sur l’intégration environnementale des parcs éoliens et l’évaluation des impacts, vis-à-vis des oiseaux et chauve-souris, sur terre et en mer. L’avifaune est désormais observée pendant toute la durée de vie d’un parc éolien, suivant le protocole de suivi environnemental des parcs éoliens terrestres, révisé en avril 2018.

04/05/18 : Somme : Les aviateurs de Montdidier mettent leur veto au projet de 6 mâts à Bouillancourt-la-Bataille
Ételfay, Bouillancourt, même constat. Lors de leur assemblée générale le 17 décembre dernier, l’équipe de l’aéroclub de Fignières-Montdidier se prononçait clairement contre le projet éolien autour d’Ételfay, au sud est de la piste.
La raison invoquée ? La sécurité, au cas où une panne moteur se produit au décollage.
Six mâts envisagés dans un bois aux portes de Bouillancourt, à moins de 5 km de l’aérodrome, posent exactement le même souci.
« La plage critique du décollage est environ trois minutes après avoir quitté la piste, temps nécessaire pour atteindre l’altitude de sécurité. Or, pour un vol de Montdidier vers Amiens(ndlr : c’est à l’aérodrome de la capitale picarde que les avions se ravitaillent en carburant) le tracé passe juste au-dessus des six éoliennes en question et dans les trois minutes critiques. En cas de panne, cette barrière d’éoliennes serait donc un réel danger », est-il écrit dans cette étude, qui rend donc un avis défavorable au projet éolien piloté par Global Wind.
Paraphée par le président du club Jean-Marie Deudon, elle est rédigée par Philippe Huchez, « pilote privé volant à Montdidier depuis soixante ans, qui a connu deux pannes moteurs en 2 000 heures de vol » précise-t-il.
http://www.courrier-picard.fr/107763/article/2018-05-04/les-aviateurs-de-montdidier-mettent-leur-veto-au-projet-de-6-mats-bouillancourt

03/05/18 : Témoignage de Yann Joly : "Les éoliennes ont décimé mon troupeau"
Stress et chute de la production de lait. Yann Joly et des experts auront mis des mois à comprendre que les éoliennes en seraient la cause.
Une salle de traite flambant neuf, avec une capacité de deux fois douze vaches… Un bijou à 80 000 € installé en 2010, qui permettait à Yann Joly, gérant de l’EARL.
Au Gré des roses depuis 1995, au Boisle, près d’Abbeville, de travailler dans les meilleures conditions. «On était heureux», souffle-t-il, les yeux humides. Cette utopie n’a duré que quelques mois. La «descente aux enfers» a démarré en 2011, date qui coïncide avec l’installation de douze éoliennes à 1,8 km de la ferme. «Puis les douze autres, montées en 2013, ont aggravé le cas», assure l’ex-producteur laitier.
Au départ, Yann Joly avoue qu’il était favorable à l’implantation du parc éolien, à cheval sur les communes de Brailly-Cornehotte, Noyelles-en-Chaussée et Gueschart. «Le côté énergie naturelle du projet était séduisant. Et une des éoliennes est construite dans mon champ. 1 600 € par an pendant vingt-cinq ans, pour 30 ares de terrain utilisés, c’était bon à prendre.» Mais, à cette époque, ultrasons et infrasons étaient des termes bien vaporeux pour l’exploitant. Ces ondes seraient pourtant à l’origine des maux de ses trois cents bêtes, dont cent-vingt vaches à la traite.
«De 30 l de lait en moyenne chacune, elles sont passées, en trois mois, à 6 ou 7 l de lait en moins.» Santé des vaches, problème sanitaire, qualité des aliments… Les vétérinaires et techniciens ont écarté tous ces facteurs. Et puis la cause est apparue avec le relevé d’eau. «Je ne m’étais pas aperçu qu’elles ne buvaient presque plus, car elles allaient à l’abreuvoir, mais ne faisaient en fait que jouer avec leur langue.»
Yann Joly se met alors à relever son compteur chaque jour. La consommation aurait dû s’élever à 15 m3, mais, au mieux, elle était affichée à 12 m3. Analyse de plomb, de bactéries. Là encore, rien. Et lorsque les vaches sont déplacées au pré, elle se remettent à boire normalement. «Avec les vétérinaires et un expert géobiologue, on a fini par faire le lien. Les éoliennes détraquent le système nerveux de mes vaches. Car elles ont la patte sur le fil : la rivière souterraine qui relie mon exploitation aux éoliennes fait que tout estaccentué.»
Plus les éoliennes tournent, plus les laitières du Gré des roses dépérissent, et plus les charges s’accumulent. 100 000 € de suppléments alimentaires. De 15 à 37 € les mille litres de frais de vétérinaire. Un taux de mortalité en croissance exponentielle.
Yann Joly n’avait plus le cœur à se lever le matin. En 2013, le banquier du Crédit agricole frappe à la porte. Premières menaces de mise en faillite. «On me disait que j’étais fainéant, incapable… Ou fou !» Les dernières laitières sont traitées le 23 novembre 2015. La salle de traite est revendue 20 000 Ä. Yann terminera de la rembourser en 2021.
Lettres envoyées à Stéphane Le Foll, ex-ministre de l’Agriculture, à Ségolène Royal, ex-ministre de l’Environnement, puis au préfet de la Somme… «L’administration s’efface devant les lobbying de l’éolien. Je suis le pot de terre contre le pot de fer.» La discussion avec le directeur de la société de gestion Sasu Caen Renewables Energy n’a rien donné. «Je demandais des moyens de déménager mon exploitation.»
Procès en cours
Alors, l’agriculteur dépose plainte en août 2015, et saisit un avocat, Me Boderau (installé à Arras), qui connaît bien le sujet, puisqu’il a obtenu le démantèlement du parc de Flers, à quelques kilomètres. En juillet 2016, Yann a gagné la validité de la plainte en grande instance, mais la société a fait appel. «C’est un procès de dix ans au moins. Ma crainte, c’est que la société finisse par disparaître, et la responsabilité de celle-ci avec.»
En attendant, l’agriculteur tente de se relever. Production d’œufs de plein air en vente directe, projet d’aire d’accueil de camping-cars… «Je continue à cultiver, et il me reste cinquante vaches à l’engraissement pour valoriser les prairies. Je fais aussi de la prestation de services dans les champs.» Mais l’EBE annuel de 160 000 € , grâce à un million de litres de lait et 160 hectares de cultures et prairies, a chuté à 70 000 €aujourd’hui. L’endettement, lui, reste à rembourser.
Ce qui a fait sa force : le sourire qui ne le quitte pas. «Il paraît qu’il prolonge la vie. Et je n’ai pas envie de mourir jeune», plaisante-t-il. Et puis, surtout, le soutien de sa famille. Du soutien, Yann Joly essaie d’en apporter à son tour aux agriculteurs qui le contactent, après avoir vu son témoignage dans différents médias. «Des agriculteurs de Bretagne et de Loire Atlantique vivent la même chose.» Mais à l’EARL Au Gré des roses, le lait est bel et bien terminé. Les éoliennes, elles, continueront de narguer la cinquantaine de Prim’Holstein condamnées à l’engraissement - pièces à conviction si une étude devait être réalisée pour prouver ses dires - jusqu’en 2038.

http://www.action-agricole-picarde.com/actualites/temoignage-de-yann-joly-les-eoliennes-ont-decime-mon-troupeau:MUT60IAG.html


02/05/18 : Eolien : pour l'exploitant agricole, miracle ou arnaque ?
Une rentrée d’argent régulière en échange de quelques m2. L’agriculteur accueille souvent une éolienne dans son champ à bras ouvert, mais elle peut s’avérer ennuyeuse si les termes du contrats ne sont pas vérifiés.
Des milliers d’euros contre une signature ouvrant la voie à l’implantation d’une éolienne dans son champ. De quoi séduire ! Mais les agriculteurs doivent prendre des précautions avant de s’engager, car un contrat éolien peut s’avérer contraignant s’il n’est pas correctement rédigé.
Pour sécuriser les conventions, la FNSEA, l’Apca (Association permanente des chambres d’agriculture) et le Syndicat des énergies renouvelables ont signé un protocole d’accord en juin 2006. Il définit un cadre juridique précis. «Les propriétaires et exploitants doivent bien étudier cet aspect juridique du contrat et ne pas s’attarder uniquement sur l’aspect économique», explique Caroline Prevost, juriste à la FDSEA de la Somme.
Le contrat est tripartite, associant le propriétaire, le fermier et l’éolien à conclure dès le début de la période de faisabilité. Le protocole fixe les engagements des uns et des autres durant la phase d’étude. Autrement dit, les parties s’obligent dès le départ à signer les contrats finaux répondant à la période d’exploitation des éoliennes. Il s’agit d’un contrat avec trois actions : la résiliation du bail rural entre le bailleur et le fermier, le bail de droit commun entre le propriétaire et l’éolien, et la convention d’indemnisation entre le fermier et l’éolien. Le protocole prévoit un bail emphytéotique ou de construction. La nature du bail est envisagé selon le cas. Ces trois contrats seront signés de manière définitive si le projet se réalise.
Quelles indemnités ?
Les indemnités financières doivent y apparaître. Le protocole suggère une indemnité entre 600 € et 830 € par an et par MW. Le fermier a d’ailleurs la faculté de céder la convention d’indemnisation à son successeur. Pour le propriétaire, les signataires du protocole suggèrent la fixation d’un loyer compris entre 1 200 et 1 670 € par an et par MW. Ces prix sont un minimum à accepter, car certaines sociétés proposent bien plus, parfois jusqu’à 3 ou 4 000 € par MW et par an. Ces indemnités seront reversées à 50 % au propriétaire du terrain, et à 50 % à l’exploitant de la parcelle. Caroline Prevost ajoute que «le propriétaire peut aussi demander une indemnité d’immobilisation, à hauteur de 800 € par exemple, en contrepartie de la clause d’exclusivité accordée au promoteur éolien pendant toute la durée de l’étude.»
Des indemnités sont aussi à prévoir pour un éventuel poste de livraison (au moins 1 000 €/an, pour une surface de 300 m2 environ), pour le passage des câbles (au moins 3 €/m2 linéaire en une fois), pour le surplomb (au moins 300 €/an, pour les pales qui passent au-dessus de la parcelle), pour le chemin d’accès (exemple : 1 €/m2/an) et pour l’impossibilité de construire sur cette parcelle (100 €/an).
Pendant la période de travaux, là encore, des indemnités peuvent être réclamées en cas de dégâts. Pour référence, la Chambre d’agriculture de la Somme a fixé un barème d’indemnisation aux cultures par mètre carré (0,271 € pour le blé, 0,293 € pour le maïs grain ou fourrage, 0,504 € pour les betteraves sucrières ou encore 0,727 € pour les pommes de terre de consommation).
Autre question d’importante : quid de l’éolienne en fin de vie, soit vingt ans après son installation ?
«En plus de l’obligation de démantèlement mieux vaut demander l’excavation totale des fondations, conseille Caroline Prevost. Sinon, une fois le bail arrivé à échéance, l’agriculteur se retrouve propriétaire de l’éolienne.» En d’autres termes, propriétaire d’une friche industrielle coûteuse à démonter.
La remise en état du site doit aussi être précisée. D’après le protocole, il doit être réalisé au plus tard un an après la cessation d’activité de l’opérateur. Les fondations doivent être remises en état au moins à 1,20 m de profondeur, «mais mieux vaut demander la remise en état totale». De même, il faut s’assurer que la qualité de la terre sera aussi bonne, pour ne pas se retrouver avec un trou comblé de gravats. Les garanties financières prises par la société pour cette remise en état doivent figurer dans le contrat.
Enfin, l’exploitant doit s’assurer que l’éolienne construite dans son champ apporte le moins de contraintes possibles. «L’emplacement peut parfois se négocier. Il faut privilégier un endroit où le chemin d’accès sera le moins long, par exemple.»
Que cache un contrat éolien ?
Avant de signer, mieux vaut aussi être au courant des aspects moins rémunérateurs d’une éolienne dans son champ. La surface occupée par une éolienne - 1 000 m2 environ - reclassée en foncier bâti et fiscalisée comme tel, fait l’objet d’une nouvelle parcelle cadastrale classée en établissement industriel. Les frais de géomètre et d’enregistrement sont dans la plupart des cas pris en charge par le promoteur.
Le chemin nécessaire pour la construction d’une éolienne (largeur de 5 m stabilisés), et l’emplacement de l’éolienne (1 000 m2 environ) représentent des surfaces importantes prises sur les terres agricoles, qui devront être déduites de la surface déclarée pour les primes annuelles (DPU, ICHN, etc.). Les loyers perçus sont soumis à l’impôt, notamment la CSG et la CRDS. Leur incidence sur l’impôt sur le revenu, variable selon les situations, ne saurait être ignorée.
Les propriétaires agricoles en désaccord
Le fermier n’a pas à être associé à la conclusion du contrat avec l’éolien. C’est en tout cas ce qu’estime la Fédération nationale des propriétaires agricoles (FNPA), qui s’oppose au protocole mis en place en 2006, et en propose un autre. «Pour nous, les éléments du protocole sont source d’insécurité juridique», expliquait le Syndicat des propriétaires ruraux de la Somme, que préside Bernard d’Avout, lors d’une assemblée générale. Tout d’abord, elle préconise de procéder à une résiliation amiable du bail pour les parties de parcelles dans lesquelles les éoliennes seront implantées. Cette résiliation doit intervenir dès la phase de faisabilité. Le locataire perçoit une indemnisation versée une fois pour toutes par le propriétaire au moment de la résiliation du bail et le montant des fermages est diminué. Lorsque les parcelles sont libres, le propriétaire se retourne vers l’éolien et lui consent un bail dit «à construction». La FNPA souhaite que le propriétaire puisse négocier le loyer sur une base oscillant entre 2 000 et 2 500 € par an et par MW. Comme le protocole de 2006, celui de la FNPA prévoit l’obligation pour l’éolien de remettre le site en état après la fin de l’exploitation.


02/05/18En Hauts-de-France, une éolienne en cache une autre
Les projets éoliens se succèdent dans la région, créant parfois des conflits entre pro et anti-éoliens. Bilan, étapes d’un projet et perspectives…
Elles poussent presque mieux que les pommes de terre et les betteraves. Ces drôles de plantes, nommées éoliennes, dotées d’une longue et large tige blanche, ou mât, ornées de trois pétales en hélice, ou pâles, attachés à une nacelle qui clignote la nuit. Il faut dire qu’en termes d’éolien, la région est une championne. Première de France en nombre de mâts (au 1er février 2018), avec 2 324 mâts, en puissance éolienne installée avec 5 675 MW autorisés, en nombre de dossiers d’autorisation de parcs éoliens déposés depuis 2014 avec 182 dossiers, soit 30 % du total national, et en nombre de dossiers d’autorisation éolien en cours d’instruction, soit 80 dossiers. Elle se fait néanmoins voler la vedette par sa région voisine du Grand-Est, en se classant deuxième en matière de puissance éolienne raccordée.
La Somme semble attirer davantage les promoteurs, car avec 900 mâts pour 2 177 MW, elle est le premier département éolien. Deux secteurs sont cependant attractifs depuis peu dans le Nord et le Pas-de-Calais : le Cambrésis/Ostrevent et l’Artois. Ceci s’explique en partie par le démantèlement du radar militaire de Cambrai qui grévait le territoire d’une servitude de 30 km de rayon. Parmi les secteurs les moins attractifs, ceux du Hainaut, du Lillois, du Béthunois, du Douaisis et du Calaisis/Dunkerquois. «Ces zones conjuguent parfois plusieurs contraintes rédhibitoires telles qu’une forte urbanisation, la présence du Bassin minier, classé au patrimoine mondial de l’Unesco, de la cathédrale d’Amiens, de la Baie de Somme, des servitudes radioélectriques et des servitudes aériennes militaires», explique la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement).
Volonté européenne
La volonté de développer l’éolien part en fait de l’Union européenne. En 2014, elle s’est donné pour objectif de porter la part des énergies renouvelables à 27 % en 2030. Par la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte du 17 août 2015, la France a décliné cet objectif, en visant 32 % de la consommation finale brute d’énergie renouvelable en 2030. Et l’éolien en fait partie. L’objectif est d’installer entre 21 800 MW et 26 000 MW de puissance éolienne terrestre et 3 000 MW de puissance éolienne en mer d’ici fin 2023.
Pour gagner le pari, la Dreal a réalisé une cartographie qui répertorie les gisements de vent et les différentes contraintes réglementaires, environnementales, paysagères et patrimoniales. Les zones favorables identifiées constituent le volet éolien des Schémas régionaux climat air énergie (SRCAE), qui servent de base pour l’élaboration des Schémas régionaux de raccordement aux réseaux des énergies renouvelables (S3REnR). Les sociétés de projets éoliens y repèrent les terrains qui pourront accueillir les éoliennes.
A la baguette des autorisations ou des refus : les préfets. Avant l’obtention de ce Graal, les projets éoliens doivent passer plusieurs épreuves. Prise de contact avec les élus locaux, les propriétaires et exploitants agricoles, signature des promesses de bail, étude d’impact, instruction des demandes d’autorisations, demande de raccordement auprès d’ERDF, consultation publique… 2 324 mâts ont été autorisés en région, mais 4 483 mâts avaient en réalité fait l’objet d’une demande de construction.
Habitants vent debout
Mais beaucoup d’éoliennes, c’est parfois trop d’éoliennes. Pollution visuelle, bruit, dévalorisation des biens immobiliers… Les habitants sont de plus en plus hostiles à leur construction et les associations de défense se montent au grès des projets éoliens. L’association SOS de nos campagnes 80, composées d’habitants de Montagne-Fayel, a dernièrement mené une action coup de poing, en mettant symboliquement leur village de 160 habitants à vendre. La cause : huit parcs, soit cinquante-huit éoliennes, qui devraient voir le jour dans les prochains mois dans un rayon de 10 km autour de la commune, alors que cinquante éoliennes sont déjà en fonction dans le secteur. «Nous avions choisi de vivre à la campagne pour son calme, sa nature. L’invasion éolienne nous impose de renoncer à ce choix de vie», explique l’association. Un exemple parmi tant d’autres.
En Région, la question est sensible. Une nouvelle stratégie est en cours d’élaboration, mais Xavier Bertrand se dit fidèle à l’engagement qu’il avait pris lors de la campagne électorale à «s’opposer à tout nouveau projet éolien».
Xavier Bertrand pourfendeur de l’éolien régional
De la méthanisation ou l’installation de panneaux photovoltaïques, c’est le vœu du président de la Région, toujours opposé au développement de l’éolien.
Quand on est élu local dans les Hauts-de-France, mieux vaut ne pas trop montrer d’intérêt pour l’implantation d’éoliennes, à moins de vouloir s’attirer les foudres du patron, Xavier Bertrand. Devant une assemblée de représentants du monde de la chasse, d’élus locaux et de parlementaires réunis pour l’inauguration d’un radar ornithologique à Etaples, le 12 avril, le président du conseil régional s’est une nouvelle fois élevé contre l’énergie éolienne : «Je ne suis pas contre pour le plaisir, exprime-t-il, mais je considère qu’il y a d’autres sources d’énergies renouvelables plus efficaces, avec moins de nuisances pour l’environnement».
Les charges de Xavier Bertrand contre l’énergie éolienne sont nombreuses. Pour lui, l’avenir est à la méthanisation et au photovoltaïque.
L’histoire ne dit pas si le radar ornithologique installé permettra de conforter les craintes des chasseurs et de certains naturalistes sur le rôle des éoliennes géantes dans la modification des couloirs de migration des oiseaux, mais beaucoup le pensaient. Xavier Bertrand pointe du doigt les promoteurs de l’énergie éolienne «qui promettent monts et merveilles», mais égratigne aussi au passage l’Etat et son représentant dans la région. Affirmant que la région est «la mieux pourvue en éoliennes» de France, son président envisage de lancer très prochainement une évaluation des ces installations, au travers d’un observatoire. «Nous avons le devoir de regarder vers d’autres sources d’énergies renouvelables, dont la méthanisation agricole», a par ailleurs défendu Xavier Bertrand. Puis il cite le développement de l’énergie photovoltaïque : «Cela a du sens si elle n’engendre pas de déboisement et si l’on n’accapare pas de terres agricoles pour les artificialiser.»
En mer, non également
La charge du président Bertrand contre les éoliennes terrestres intervenait au lendemain d’une nouvelle vague de départs au sein du Parc naturel marin (PNM) des estuaires picards et de la mer d’Opale. Après les membres de l’exécutif, le 20 février, les représentants des pêcheurs ont présenté leur démission le 11 avril pour contester l’avis favorable de l’Agence française de la biodiversité sur l’implantation d’un parc éolien off-shore de
62 machines au large de Dieppe et du Tréport. Le PNL des estuaires picards et de la mer d’Opale s’y étaient opposés en émettant un avis défavorable en octobre 2017. Pour les comités des pêches normands et des Hauts-de-France, ainsi que pour les pêcheurs à pied de la Côte d’Opale, le dossier éolien vient s’ajouter à un autre dossier qui n’en finit pas de les contrarier : la présence des phoques.
http://www.action-agricole-picarde.com/actualites/en-hauts-de-france-une-eolienne-en-cache-une-autre:ZVUG4P37.html?_ga=2.196357548.1269675977.1525284576-315215546.1524153079

03/05/18 : Ces agriculteurs vent debout contre les éoliennes dans la Somme
L’association «Vent debout» a déposé le 13 avril un recours contre le projet d’éoliennes, à Moreuil. Retour sur une longue bataille.
Quand des promoteurs sont venus dans son exploitation, en 2008, pour lui proposer d’installer des éoliennes dans ses parcelles, Jean-François Maquigny a longuement réfléchi. Adepte de pratiques agricoles respectueuses des sols et versé en écologie, il était alors assez enthousiaste sur la question, puisque l’éolien faisait partie des nouvelles pistes pour le développement des énergies renouvelables. Mais, après réflexion, il a décliné l’offre. «Mon métier, c’est être dans la nature et vivre dans la nature. Or, l’éolien, c’est quelque chose d’industriel. De ce fait, il n’a pas sa place dans la nature», commente celui-ci. Si d’autres agriculteurs en font autant, quelques-uns acceptent l’offre alléchante du promoteur.
Ce dernier dépose un permis de construire avec un projet passant de quatre à dix éoliennes. La Dreal rend un avis négatif pour atteinte à la biodiversité, une localisation dans la zone migratoire, mais aussi dans une zone rouge pour l’éolien, et en raison de la présence d’un monument historique. Le préfet passe outre et donne son aval. Quelques agriculteurs, dont Jean-François Maquigny, des maires locaux et des citoyens créent une association, «Vent debout» et attaquent le dossier au tribunal administratif. A la grande surprise de l’association, c’est elle qui est condamnée pour procédure abusive. Qu’à cela ne tienne, l’association porte le dossier devant le tribunal de Douai, qui la déboute aussi du fait que l’association a été créée après le dépôt du permis de construire du promoteur. Traduction : leur plainte n’est pas recevable. Un maire porte alors le dossier devant le Conseil d’Etat. Il est aussi débouté. Sept ans de procédure après, «force est de constater que l’on a perdu sur toute la ligne», enrage Jean-François Maquigny.
«On nous enfume complètement»
Compte tenu de la longueur de la procédure, le promoteur se trouve dans l’obligation de déposer un nouveau permis de construire. Il saute sur l’occasion en modifiant son projet avec des éoliennes plus hautes et de nouveaux chemins d’accès. L’occasion est d’autant plus à saisir pour lui qu’entre-temps sont supprimées les zones de développement éolien. Autrement dit, des éoliennes peuvent être implantées partout. Le permis est accepté par le maire, puis par le préfet. Retour pour l’association devant le tribunal administratif.
En parallèle, l’association est sollicitée par des agriculteurs de Rouvrel pour mener la bataille contre un projet de dix éoliennes dans leur secteur. Suivant la procédure, l’association porte plainte. Celle-ci est classée sans suite par le procureur. «Aujourd’hui, le projet a doublé et le promoteur propose aux agriculteurs une indemnisation s’ils retirent leur plainte. On nous enfume complètement», relève l’agriculteur. Et de noter que tous les dossiers de projets d’éoliennes reçoivent désormais un avis favorable lors des enquêtes publiques, alors que des éléments négatifs sont mis en avant, notamment par la Dreal. En l’espace de dix ans, le paysage autour de la vallée de l’Avre s’est radicalement modifié avec l’implantation des éoliennes. «A 5 km à la ronde de Moreuil, une bonne soixantaine d’éoliennes ont été construites, et plus de deux cents à 20-30 km de notre territoire. Dans nos campagnes, il y en a partout alors qu’à Amiens, à 5 km à la ronde, il n’y en a pas une seule», note Jean-François Maquigny.
Impact des éoliennes
Dans le constat d’huissier que l’association avait fait dresser, en 2010, il avait été noté la disparition des trois quarts des oiseaux dans la zone migratoire du territoire de Moreuil. Des changements dans les circuits d’eau sur les plateaux avaient été aussi relevés. Les éoliennes provoqueraient aussi des orages stationnaires, «mais c’est difficile à prouver tant que les catastrophes qui en découlent ne se répètent pas sur plusieurs années», indique-t-il. Sur son exploitation, il a constaté des troubles de comportement de ses quatre-vingt vaches laitières. «Nous avons des mouvements de troupeaux que nous ne maîtrisons plus. On se retrouve avec des vaches apeurées et désorientées», dit-il. Pour lui, nul doute, cela vient de l’électricité qu’EDF ne peut pas absorber et qui est, du coup, rejetée dans le sol. «Cela trouble la vie des sols, et donc, par ricochet, celle des animaux», ajoute l’agriculteur. Un véritable désastre écologique, selon lui.
«On dézingue nos paysages, notre santé, la vie des sols, celle de nos animaux. Et socialement, de la façon dont sont montés ces projets, c’est une honte. Malheureusement, ce sont des combats perdus d’avance. Les avocats ne veulent plus défendre ces dossiers. Tout le monde ferme les yeux. La complicité est générale. Quand on voit tout cela, on se demande où est la loi ?», conclut-il.

http://www.action-agricole-picarde.com/actualites/ces-agriculteurs-vent-debout-contre-les-eoliennes-dans-la-somme:Y7R906VH.html

25/04/18 : Aisne : Des nouvelles des éoliennes des Lupins, à Hannapes
Thiérache Sambre et Oise 😡😡😡😡
Les citoyens ont donné en masse pour les éoliennes des Lupins d’Hannapes
Le 12 mars, il y a un mois et demi, les riverains d’Hannapes et de la communauté de communes ont été motivés par l’implantation de quatre éoliennes, pour lesquelles ils étaient sollicités au travers d’un financement participatif. Émilie Théroin, employée en charge de la communication chez le promoteur d’éoliennes amiénois H2air disait qu’elle pensait qu’il n’y avait pas « un grand amour de l’éolien » dans l’Aisne mais que toutefois l’offre pouvait faire mouche. Ça a été le cas. En un seul jour 100 000 € avaient déjà été recueillis sur la plateforme de financement (plus exactement, dans ce cas précis, de prêt) participatif, utilisée par H2air pour le projet éolien des Lupins (la plateforme s’appelle Lendosphère). Le seuil avait du coup été rehaussé. Au final, le projet a été clos le 12 avril et ce sont 144 060 € qui ont été collectés. À noter que ce ne sont pas seulement les habitants du département qui ont participé.http://www.lunion.fr/88000/article/2018-04-25/des-nouvelles-des-eoliennes-des-lupins-hannapes

24/04/18 : Somme : Bertrand va au charbon
Péronne - Le président de la Région poursuit sa tournée des popotes. Il était lundi soir dans l’est de la Somme où il a répondu aux interpellations des habitants.
L’exercice a beau être convenu, il n’est pas pour autant de tout repos… Xavier Bertrand en a fait l’expérience lundi soir lors d’une réunion publique organisée à Péronne dans le cadre de la tournée des popotes qui l’amènera à travers les trois départements picards, cette semaine étant consacrée à la Somme. Lundi, à l’espace Mac-Orlan de Péronne, il est tombé sur un fort parti d’anti-éoliens. « Nous avons voté pour vous parce que vous étiez anti-éolien. Aujourd’hui, nous constatons que rien n’avance sur le sujet et que la région continue à se couvrir de mâts… La Région devrait en faire davantage contre cette vaste arnaque qu’est l’éolien… »
La question cruciale de l’emploi
« On ne peut pas un jour se faire enguirlander par les pro-éoliens et le lendemain par les antis. Ça commence à bien faire… », s’agace Xavier Bertrand qui rappelle qu’aujourd’hui, le préfet n’a besoin de personne pour donner un avis sur un projet. Invitant à ne pas mettre tout le monde dans le même sac, le président rappelle que sa position n’a pas varié : « Je suis président des Hauts-de-France, pas de la France. Si je pouvais, je changerais une loi qui permet de se passer de l’avis des élus, et j’inviterai prochainement ces mêmes élus à œuvrer dans ce sens. En attendant nous allons booster la méthanisation et le solaire pour arriver à notre part d’énergie renouvelable, pour que l’État nous fiche enfin la paix avec l’éolien… » Lui qui voulait voir en se déplaçant à travers les départements si l’action de la Région correspond bien aux attentes des habitants est servi.
Au-delà de l’incident qui témoigne de l’exaspération d’une partie de la population confrontée aux forêts d’éoliennes, Xavier Bertrand a profité de l’occasion pour faire un peu de la pédagogie et rappeler quelles ont été les actions de la Région depuis son arrivée au perchoir il y a deux ans et demi : aide aux transports, emploi, lycées, bourse aux stages, aide au permis de conduire…
La salle, elle, rappelle à quel point la question de l’emploi demeure prégnante dans ce secteur sinistré. Un étudiant qui s’inquiète pour son avenir, un chef d’entreprise qui ne parvient pas à recruter des agents de surveillance et qui souhaite que la Région en fasse davantage en matière de formation… Et bien sûr, il y eut l’inévitable canal Seine-Nord, avec cette question un brin perfide d’un habitant du secteur : « J’ai 66 ans, est-ce que j’ai une chance de voir ce projet se réaliser ? »
Là, Xavier Bertrand n’a pu que rappeler que cette année 2018 sera réellement déterminante. « Si début 2020 nous n’avons pas commencé à creuser, l’Europe reprendra ses billes ». Optimiste quand même, le président indique que le gouvernement, mais aussi la Normandie, sont aujourd’hui dans de bonnes dispositions à l’égard du projet. Reste à convaincre les technocrates… Et un membre de l’assistance qui voudrait que l’on fasse payer les camions accusés de ruiner nos routes à bons comptes. De quoi agacer une deuxième fois le président, lui qui ne veut surtout pas pénaliser le transport routier régional. « Business friendly » la Région, il l’a toujours dit…
http://www.courrier-picard.fr/105602/article/2018-04-23/bertrand-va-au-charbon

23/04/18 : Oise : Financement participatif : qui paiera pour les éoliennes d’Eragny-sur-Epte ?
Quand les opposants y voient une tentative « d'acheter les habitants », les promoteurs défendent une initiative bénéfique au territoire. Explications.
Les habitants concerné par la possible sortie de terre de six aérogénérateurs sont ainsi invités à participer à une campagne de financement participatif, censée rapporter à terme aux épargnants. Du 10 avril au 1er mai, RES a ainsi tenu à réserver la collecte aux riverains du projet.
Cette première phase visera exclusivement les habitants des communautés de communes du Vexin-Thelle, du Vexin Normand et du Pays de Bray.
Puis, dans un second temps du 1er au 31 mai seront concernés les administrés des départements de l’Oise, de l’Eure, du Val d’Oise, de la Seine-Maritime et des Yvelines.
Dès 10€
D’après le promoteur :
"Tous les citoyens qui le souhaitent pourront placer leur épargne, dès 10€ et sans aucun frais, dans ce projet de territoire et bénéficier d’une rémunération attractive au risque maîtrisé. Objectif de la collecte : 200 000 € et 100 % riverains à moins de 100 km."
Si sur le papier, l’offre peut sembler attractive, la démarche est vivement dénoncée par l’association Le bruit du vent 2017, opposante au projet.
Sa présidente, Cathy Masson, s’explique :
"Je constate que ce promoteur est sourd et aveugle. Il a réussi le tour de force d’amener contre lui pas moins de seize conseils municipaux et trois communautés de communes. Même le président de la région des Hauts de France s’est prononcé contre le projet. C’est clairement une opération de communication destinée à rameuter les rares personnes favorables aux éoliennes pour faire une bonne impression devant le préfet."
A LIRE AUSSI : Les promoteurs des éoliennes pris à partie par les opposants
Retour sur investissement ?
Reste la question du ressort financier qui se cache derrière cette campagne de financement participatif.
Contacté par téléphone, Jérôme Blanc, chef de projet chez ENERFIP – la société chargée de gérer cette collecte de fonds – s’explique :
"Les « éco-épargnants » participeront uniquement aux frais de finalisation des études d’impact sur l’environnement ainsi qu’à l’étude de mesure du vent. Sur ce projet, il ne s’agit pas d’un besoin financier à proprement parler pour le projet, mais plutôt d’une incitation pour les habitants. L’enveloppe des 200 000€ ne manque pas au budget de RES. Il s’agit d’obligations convertibles en actions. Une opération de ce genre contribue à changer la vision que les gens peuvent avoir de l’éolien et des énergies renouvelablesen général."
Reste que le projet doit encore obtenir la validation de la préfecture pour aboutir.
Zoom sur le projet
Le parc serait constitué de six éoliennes et pourrait produire en moyenne plus de 40 GWh ce qui correspondrait à la consommation électrique moyenne d’environ 20 000 personnes vivant en France soit la totalité de la consommation des habitants de la communauté de communes du Vexin-Thelle. Cette production permettrait d’éviter le rejet dans l’atmosphère de près de 26.000 tonnes de CO2 chaque année d’après son promoteur.

18/04/18Un projet de quatre nouvelles éoliennes à Cempuis et Sommereux (Oise)
Un projet de quatre éoliennes sur les communes de Cempuis et de Sommereux est en cours d’instruction. Une réunion d’information se tenait récemment dans chacun des deux villages.
Les éoliennes, toujours un sujet qui suscite de vives réactions ! Deux réunions d’information viennent de se tenir, une à Cempuis et l’autre à Sommereux. Élisa Dietrich et Guillaume Syren y représentaient la société Engie Green, acteur national de l’éolien, du solaire et des énergies marines.
« Nous sommes venus répondre aux nombreuses questions. Pour l’instant, il ne s’agit que de réunions d’information. Le dossier est actuellement en instruction. Toutes les instances doivent donner leur avis. Puis après seulement, il y aura enquête publique. Mais pas avant un an », explique Élisa Dietrich.
« On ne nous écoute pas »
Parmi les personnes présentes dans l’assistance, l’ardent opposant Patrick Martinrépétait une nouvelle fois son mécontentement : « Nous finissons par être encerclés d’éoliennes ! Moi, là où j’habite, j’ai l’église du Hamel dans mon champ de vision. Après, les éoliennes vont la cacher. Et quand je me tourne, j’en vois d’autres, et encore d’autres… Imaginez les maisons qui se trouvent entre le soleil et la pale d’une éolienne, à certaines heures de la journée, l’effet stroboscope que les mouvements de la pale procurent ! C’est une catastrophe ! ».
Guillaume Syren essayait d’argumenter : « L’avantage de l’éolien c’est que vous avez votre mot à dire, même si c’est le préfet qui prend la décision finale ».
Ce à quoi Patrick Martin s’empressait de répondre : « On ne nous écoute absolument pas. Ces trucs-là embêtent tout le monde ! Et malgré tous les avis négatifs, la décision finale penche toujours en faveur du oui ! ».
A lire aussi : Les opposants au parc éolien ont donné de la voix à Sommereux


17/04/18 : Les opposants au parc éolien ont donné de la voix à Sommereux (Oise)
Les opposants ont pu s'exprimer lors de la réunion publique mardi 16 janvier présentant le projet de construction de huit éoliennes et deux postes de livraison à Sommereux (Oise).

Les habitants de Sommereux (Oise) étaient conviés mardi 16 janvier à une réunion publique concernant le projet de construction de huit éoliennes et deux postes de livraison prévus sur cette commune située près de Grandvilliers (Oise). Ce sont les opposants qui ont plutôt donné de la voix.
Simon Ritter et Gauthier Ossart, respectivement chef de projet et coordinateur développement territorial du groupe Valeco, promoteur du parc éolien de Marandeuil dans le village ont en effet dû défendre leur projet en répondant aux nombreuses interrogations de Patrick Martin et Denis Leveillet, de Cempuis (Oise), ainsi que Frédéric Collet, d’Hétomesnil (Oise), fervents opposants.
Jean-Claude Mercier, maire de Sommereux, assure : « Je n’ai aucun intérêt dans ce projet sauf ceux de la commune» .
Nous serions moins embêtés si les communes ne se battaient pas pour avoir des éoliennes ». Patrick Martin, de Cempuis. « Je n’ai pas envie d’être encerclé par les éoliennes ». Frédéric Collet, d’Hétomesnil.
« Les parcs éoliens ont-ils une incidence sur la valeur immobilière ?» , demande Denis Leveillet, de Cempuis. 
« Aucune étude n’a jamais été faite sur les conséquences des éoliennes sur la santé humaine ». indique Denis Leveillet, de Cempuis.
Albert Becard, commissaire enquêteur, assurera des permanences pour recevoir les observations écrites et orales du public à la mairie de Sommereux vendredi 19 janvier de 14 heures à 17 heures, jeudi 25 janvier de 15 heures à 18 heures, vendredi 2 février de 14 heures à 17 heures.
https://actu.fr/hauts-de-france/sommereux_60622/le-projet-huit-eoliennes-soumis-debat-sommereux-oise_15100316.html

16/04/18 : Pas-de-Calais : Jusqu’à une trentaine d’éoliennes dans le ciel de la Lys romane
La société Nouvergies vient de présenter un projet de parc éolien sur la commune de Linghem. Il s’ajoute à ceux de Ligny, Estrée-Blanche et Blessy. Lillers et Amettes devraient suivre.
La société francilienne Nouvergies, qui vient d’ouvrir un bureau à Mazinghem, renforce sa présence dans le Pays de la Lys romane. Après avoir déjà déposé deux dossiers fin 2017 pour cinq éoliennes le long de la chaussée Brunehaut (trois à Estrée-Blanche et deux à Blessy) et huit autres en appui du parc éolien de la Carnoye (six à Ligny-les-Aire et deux à Westrehem), elle vient de présenter à la population son nouveau projet, à savoir la construction de cinq éoliennes supplémentaires sur la commune de Linghem. Le dossier sera soumis à l’instruction dans le courant du mois et pourrait voir le jour, en cas d’acceptation par le préfet, en 2021.
Au total, si tous les dossiers sont validés, c’est une trentaine d’éoliennes que Nouvergies pourrait ériger dans le Pays de la Lys romane, sans compter celles de ses concurrents : Intervent a un projet de cinq éoliennes à Blessy et Ventis a également des visées du côté de Lillers.
http://www.lechodelalys.fr/airois/jusqu-a-une-trentaine-d-eoliennes-dans-le-ciel-de-la-ia704b0n244771
10/04/18Le Département de l’Aisne veut maîtriser l’éolien
Le conseil départemental souhaite une maîtrise concertée du développement éolien dans l’Aisne.
Son précédent vœu, en novembre 2016, était resté lettre morte. Lundi, le conseil départemental de l’Aisne a voté, à l’unanimité cette fois, un texte dans lequel il réitère son souhait que, dans « dans le cadre du futur schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires, le préfet constitue une commission chargée d’élaborer un outil de concertation, de consultation des territoires, et de planification avant tout nouveau projet ou toute nouvelle modification de projet en cours ou de permis de construire ». L’assemblée départementale ne pouvait en effet que constater que, « depuis l’adoption de ce vœu, pas un jour sans que la presse locale ne se fasse l’écho d’un nouveau projet éolien », de la Thiérache au sud de l’Aisne, en passant par le Soissonnais ou le Saint-Quentinois.
Un total de 724 mâts à l’horizon
Dans l’Aisne, relève le conseil départemental, « 245 mâts sont déjà en exploitation. Ce parc est susceptible d’évoluer très sensiblement considérant les 250 éoliennes ayant obtenu un permis de construire. De plus, d’autres projets sont en cours d’instruction pour un total de 229 nouvelles éoliennes supplémentaires. » Ainsi, si ces dossiers aboutissent, « l’Aisne compterait 724 mâts, sachant qu’au 3 juillet 2017, les préfets des cinq départements de la région ont autorisé la construction et l’exploitation de 2 161 éoliennes, dont 1 307 sont déjà en production ».
Alors que le vœu précédent avait recueilli 7 voix contre (sur 42 élus), ce nouveau texte a voulu faire la synthèse des sensibilités diverses qui s’expriment au sein de l’assemblée départementale. Au dernier moment, le titre du vœu « Assez de pollution éolienne dans l’Aisne », a été abandonné au profit du plus consensuel « pour une maîtrise concertée de l’éolien ».
« Ça n’est pas un vœu anti-éolien », tenait d’ailleurs à préciser le président centriste Nicolas Fricoteaux, après que l’élu du canton de Bohain-en-Vermandois, Michel Collet (DVG), a souligné l’intérêt d’« assurer des recettes au Département ». Aux yeux de Pascal Tordeux (LREM), toujours partisan d’un moratoire sur le sujet, il faut « de l’éolien, mais pas partout ». « J’avais compris que l’éolien faisait partie des énergies renouvelables », s’interrogeait quant à elle, faussement naïve, l’élue castelle Michèle Fuselier (DVG) en pointant la « schizophrénie » de ses collègues qui sont vent debout contre les éoliennes mais réclament des antennes relais pour la téléphonie sur leur territoire. En la matière, jugeait l’élue sud-axonaise, il convient d’avoir un « débat raisonné ».
Rédhibitoire pour le classement Unesco
Tout en voyant dans le vœu présenté un « texte équilibré, l’éolien faisant partie de la diversité des énergies », l’élu PCF de Chauny Jean-Luc Lanouilh mettait néanmoins en garde l’assemblée sur un autre point : l’implantation d’éoliennes près de lieux de mémoire qui pourraient bénéficier du classement des Sites funéraires et mémoriels de la première guerre au Patrimoine Mondial de l’Unesco. « Ce serait rédhibitoire », jugeait le conseiller départemental, en ayant notamment en tête le monument des fantômes de Paul Landowski à la Butte-Chalmont, près d’Oulchy-le-Château.
Une campagne de financement participatif va être lancée pour aider à l’installation d’éoliennes à Eragny-sur-Epte. Contre l’avis des communes voisines et de nombreux habitants.
Les opposants au projet d’éoliennes d’Eragny-sur-Epte sont unanimes. Le lancement - initialement prévu ce mardi 10 avril et repoussé de quinze jours face aux oppositions - d’une campagne de financement participatif pour aider à la réalisation d’un parc éolien sonne comme une « provocation ». Depuis plusieurs mois, des élus, des citoyens, des associations, luttent contre l’installation de six éoliennes à Eragny-sur-Epte, pourtant souhaitée par le maire. « Mais personne n’en veut », dénonce Xavier Hue, le maire (SE) de Flavacourt, une commune voisine. Plusieurs réunions publiques ont même manqué de dégénérer, preuve de la tension autour du projet.
Mais le promoteur, lui, tient bon. Et propose aux habitants vivant à moins de 100 km d’Eragny-sur-Epte de lui prêter de l’argent, à des taux avantageux, pour financer le projet. « Ils espèrent retourner les oppositions grâce à de l’argent, dénonce Cathy Masson, de l’association Le Bruit du vent 2017. Seize conseils municipaux ont voté contre le projet, plus de 3 000 personnes ont signé une pétition, mais ils font comme si cela n’existait pas. » Enerfip, de son côté, assure simplement « vouloir impliquer les habitants du secteur ».
Une façon de faire déjà expérimentée dans le département. Malgré l’opposition des élus, Enerfip a par exemple réussi à récolter 84 000 € pour développer son projet à Oursel-Maison. « C’est une manière de contourner notre réticence, assure Xavier Hue. Cette façon de faire est incroyable. »
« L’objectif est aussi de faire entendre la voix des partisans de ce projet », assure Enerfip. « Ils vont se servir de ça pour faire croire que la population adhère, et mettre la pression sur les autorités, estime l’association Le Bruit du vent 2017. Mais ces éoliennes ne se feront pas. »
http://www.leparisien.fr/eragny-sur-epte-60590/eoliennes-a-eragny-sur-epte-de-l-argent-pour-retourner-l-opinion-09-04-2018-7655100.php

07/04/18 : L'invasion des éoliennes en Picardie
La Picardie dévastée par les éoliennes au mépris de l'environnement et des conditions de vie des ruraux.
Des milliers d'habitants de la Picardie et particulièrement de la Somme se sentent impuissants devant l'avancée inexorable des éoliennes propulsées par un puissant lobby qui fait miroiter aux maires des petites communes des recettes alléchantes et qui propose aux propriétaires des terrains d'implantation qui souvent sont aussi des élus, des compensations financières très attractives. "Arrosez les municipalités, il poussera des éoliennes" (Pierre Delaporte, président d'honneur d'EDF) . Des paysages emblématiques , les conditions de vie de milliers de ruraux, la biodiversité tout ce qui faisaient l'attractivité de notre ruralité est sacrifié sur l'autel du profit financier.
« Au départ, l’énergie éolienne est une très bonne idée mais à l’arrivée, c’est une réalisation tragique. Si on nous disait au moins que cela permettrait de fermer des centrales. Mais ce n’est pas le cas. Cela peut dénaturer des paysages pour des résultats finalement incertains... En bref c’est simplement de l’habillage ».Nicolas Hulot (2005).
Arrêtons le massacre avant qu'il ne soit trop tard. Par exemple le petit village de Monsures dans la Somme risque de se voir imposer 332 éoliennes dans un rayon de 20 km bien que les seuils d’alerte sur la saturation visuelle du paysage soient atteints pour la majorité des villages. Le saccage de l'environnement immédiat des villages, les nuisances sonores, les effets du clignotement obsédant de centaines d'éoliennes la nuit, les soupçons de conflit d’intérêt, la surdensification, sont balayés dans les conclusions d'une enquête publique bidon. À quand le déplacement de populations dont le cadre de vie sera devenu invivable?
https://blogs.mediapart.fr/collonville/blog/070418/linvasion-des-eoliennes-en-picardie

31/03/18 : Somme : Le vent de la contestation souffle sur l’éolien
Dans la Somme, le compteur de l’éolien tourne vite. Beaucoup trop vite selon certains. Ce samedi 31 mars, environ 250 personnes, dont une vingtaine au moins de maires et d’élus, ont manifesté à Péronne pour réclamer une pause. 
« Ce seul arrondissement compte déjà 73 éoliennes en production, 104 projets autorisés, 96 dossiers en cours d’instruction. Si rien n’est fait, on passerait de 73 à 273 machines ! », résume Christophe Grizard, président de l’association de sauvegarde des espaces naturels (ASEN).
Comme l’an dernier, la manifestation n’a pas atteint des sommets de participation. Mais la cause avance. En début de matinée, le sous-préfet a reçu une délégation conduite par le député centriste Stéphane Demilly et la conseillère régionale LR Julie Codron, le premier d’Albert, la seconde de Ham. Nicolas Hulot, ministre de la Transition Écologique, recevra prochainement une demande de moratoire sur le nombre record d’éoliennes dans le département (déjà plus de 500 en état de marche) et pour l’abrogation des nombreuses autorisations accordées.
« On a atteint le seuil de l’inacceptable »
Devant l’Historial de la Grande Guerre de Péronne, Stéphane Grizard extirpe de sa sacoche un document de la DREAL (direction régionale de l’environnement). Selon cette étude officielle, en juillet 2017 le schéma régional éolien des Hauts-de-France était déjà dépassé de 12 % par rapport aux prévisions, de 16 % dans la Somme. « Et pourtant l’État continue à accorder des autorisations. On a atteint le seuil de l’inacceptable », se plaint le président, en train de fédérer un collectif avec les associations de la Somme, l’Aisne et l’Oise.
L’un de ces projets qui irritent les villages de la Haute Somme est en cours à Douilly et Matigny (neuf turbines), dans un triangle Péronne, Ham et Saint-Quentin jusqu’ici préservé. « Durant l’enquête publique, 1360 personnes se sont prononcées contre, 169 pour. 28 communes ont dit non, 2 se sont abstenues, 2 étaient pour. Mais l’avis du commissaire enquêteur est favorable », peste Marco D’Alessandro, secrétaire de l’ASEN.
Cinq villages environnants et trois associations (dont une de l’Aisne) ont déposé un recours devant le tribunal administratif. Outre le bruit et l’impact sur le paysage, Marco D’Alessandro, habitant de Douilly, craint une invasion de moustiques. « En une heure de chasse, une chauve-souris dévore 1 200 moustiques. Or la société pour la protection des mammifères est formelle, les chauves-souris meurent par milliers du fait des pâles », estime le militant.
« Vous mettez une éolienne dans un village. Elle se voit de partout », proteste encore Jean-Pierre Coquette, maire d’Étricourt-Manancourt, près de Péronne. Avec son conseil municipal, l’élu a voté contre un projet (Fins, Sorel, Heudicourt) qui pourrait monter… à 82 machines.
La Somme championne malgré elle de l’éolien
Avec plus de 505 turbines en fonctionnement, 319 projets autorisés mais non construits, 270 dossiers en cours d’instruction, la Somme pourrait bientôt compter 1 094 mâts. Soit environ 10% de l’éolien français, estiment les associations. Selon elles, « un tiers des nouvelles éoliennes sont construites dans les Hauts-de-France».
La petite fille du maréchal Leclerc a manifesté
Petite fille du maréchal Leclerc, Bénédicte Leclerc de Hauteclocque avait fait le déplacement depuis le château familial à Tailly-l’Arbre-à-Mouches. C’est que dans l’ouest de la Somme aussi, les éoliennes sortent de terre. Six turbines pourraient bientôt être visibles depuis la prestigieuse propriété privée du héros de la Deuxième Guerre mondiale. L’ouest du département (25 dossiers actuellement instruits) reste cependant relativement épargné par rapport à l’est (plus de 160 dossiers en cours).
http://www.courrier-picard.fr/100617/article/2018-03-31/le-vent-de-la-contestation-souffle-sur-leolien

31/03/18 : Oise : 
ÉOLIENNES - Le bruit de l’argent avant celui du vent à Éragny-sur-Epte 😠😠
Malgré une opposition à l’installation du parc, Res lance une campagne de financement participatif.
Une campagne de crowdfunding malgré l’opposition locale. Le groupe RES, porteur d’un projet du parc éolien des Chesnots, composé de six éoliennes sur la commune d’Eragny-sur-Epte, lance un appel à participation pour toutes les personnes souhaitant investir dans les énergies renouvelables. La mise minimum est de 10 euros. Les riverains des communes alentours sont prioritaires.
Des réunions publiques houleuses
La première phase de la collecte sera réservée exclusivement aux habitants des communautés de communes du Vexin-Thelle, du Vexin-Normand et du Pays de Bray, du 10 avril au 1er mai, puis une seconde phase sera ouverte aux habitants des départements de l’Oise, de l’Eure, du Val d’Oise, de la Seine-Maritime et des Yvelines du 1er au 31 mai. « L’objectif, c’est de mobiliser en local pour que les gens aient envie de s’impliquer dans l’énergie renouvelable », expose Jérôme Blanc, chef de projet chez Enerfip, une plate-forme de financement participatif spécialisé dans la transition énergétique.

Les porteurs de projet espèrent ainsi récolter 200 000 euros, qui serviront à participer aux frais de finalisation des études d’impact sur l’environnement ainsi qu’à l’étude de gisement de vent (mât de mesure de vent). Les riverains financeurs ont, en bout de course, la possibilité de devenir actionnaires du parc. Cette campagne est lancée dans un contexte d’opposition. 16 communes alentours se sont prononcées contre l’installation d’éoliennes. Xavier Bertrand, le président de la région, a même envoyé un courrier au préfet pour lui faire part de son opposition à la construction du parc. Une association rassemblant des riverains en colère, Le Bruit du vent 2017, a aussi vu le jour. Ces personnes se rendent à chaque réunion publique organisée par RES ou Enerfip pour « poser leurs questions », selon Cathy Masson, la trésorière. Elle voit cette campagne, comme « une manœuvre, destinée à contourner les élus locaux ».
Après quelques réunions houleuses, Enerfip ne se déplacera plus devant des assemblées. « Nous viendrons sur rendez-vous, pour expliquer le principe du financement et accompagner physiquement les personnes souhaitant investir », continue Jérôme Blanc.
http://www.courrier-picard.fr/100496/article/2018-03-30/le-bruit-de-largent-avant-celui-du-vent-eragny-sur-epte

30/03/18
HAM ET ENVIRONS - Le combat d’une famille contre les éoliennes à Matigny
Sa maison se situe au milieu d’un projet de parc éolien. Aujourd’hui, Mélanie Miot craint les nuisances et la perte de valeur de son bien et a lancé un recours contre les promoteurs.

Mélanie Miot fera partie des manifestants qui défileront samedi 31 mars à Péronne contre «l’invasion des éoliennes». Mais cette mère de famille est amère et compte bien que le tribunal administratif ne permette pas la poursuite d’un projet, qui prévoit l’installation de neuf mâts à proximité de sa maison.
Mélanie Miot évoque son parcours épique, pour devenir propriétaire d’une petite maison modeste à la sortie de Matigny, en direction de Douilly.
« Ma maison, c’est un peu comme mon 5e enfant »
« En 2008, nous avons décidé de devenir propriétaires et de nous installer au milieu des champs. Il n’y avait aucun projet à l’époque. Nous avons acheté un terrain et opté pour une construction en kit, en 2009. Cela a malheureusement coïncidé avec le licenciement de mon mari de l’usine Continental à Clairoix (60) et de sa dépression. J’ai voulu faire face et poursuivi le travail, sans m’y connaître, avec l’aide de conseils à droite et à gauche et de cadeaux que l’on me faisait pour de l’outillage, car je n’avais pas grand-chose, relate-t-elle. Nous avons déménagé en décembre 2010 et sommes très bien ici. Ma maison, c’est un peu comme mon 5e enfant. Si nous avions voulu du béton et de la ferraille, nous nous serions installés en ville. »
C’est au début de l’année 2015 que les choses se gâtent, lorsqu’elle apprend l’existence d’un projet d’installation de neuf éoliennes à moins d’un kilomètre de sa maison.
« Ils ont installé un micro au fond du jardin et le rapport acoustique indique qu’il y aura des nuisances. Alors, ils ont prévu des mesures de bridage, pour atténuer, mais c’est surtout pour rassurer les autorités. Je ne suis pas sûre que ce serait réellement appliqué, ni efficace. Ils ont également envisagé de planter des arbres, pour cacher la vue, mais le temps que ça pousse… Et puis, après je ne verrai plus rien . Ils se moquent du monde et il y aura des nuisances. Il ne faut pas permettre ce projet. J’ai perdu un an de ma vie pour construire cette maison et je ne veux pas laisser une épine dans le pied de mes enfants, car elle est invendable. Je ne peux imaginer laisser mes enfants dans la gueule du loup. »
recours judiciaire
Cette mère « courage » s’est associée avec d’autres habitants du secteur, trois associations, l’Asen (Association pour la sauvegarde de l’espace naturel), Vent de colère et Respecth, et cinq communes, Croix-Moligneaux, Quivières, Ugny-L’Équipée, Monchy-Lagache et Athies, pour déposer un recours devant le tribunal administratif, en vue d’arrêter le projet.
« Nous voulons que les élus et les riverains soient entendus, clame Christophe Grizart, le président de l’Asen. Car, il faut savoir que le conseil municipal de Matigny a voté contre ce projet, en juin 2016. C’est le cas également de 28 communes sur 31. Il y a également eu deux avis défavorables des architectes des Bâtiments de France. Sans compter sur les méthodes des promoteurs, sur lesquelles, il y a beaucoup à dire. »
A l’appel de plusieurs collectifs, une manifestation contre les éoliennes dans l’est de la Somme aura lieu samedi 31 mars, à 10 heures, devant le château de Péronne. Le cortège empruntera les rues du centre-ville pour, symboliquement rejoindre les locaux de la sous-préfecture.

30/03/18 : Somme : Une manifestation anti-éoliennes prévue demain à Péronne
Le rendez-vous est fixé à 10 heures devant le château de Péronne et le cortège se dirigera ensuite vers le centre-ville.
L'Association pour la sauvegarde de l'espace naturel sera au premier rang. Le rendez-vous est fixé à 10 heures devant le château de Péronne et le cortège se dirigera ensuite vers le centre-ville et terminera devant les locaux de la sous-préfecture.
https://www.evasionfm.com/actualite-33694-une-manifestation-anti-eoliennes-prevue-demain-a-peronne.html?version=oise

29/03/18 : Somme : Les anti-éoliennes appelés à défiler à Péronne samedi 31 mars
Ils étaient environ 300 en 2017 et les organisateurs attendent cette fois pas moins de 500 manifestants, samedi 31 mars, pour s’opposer à la création de nouveaux parcs éoliens.
En tête de cortège, l’Asen (Association pour la sauvegarde de l’espace naturel), qui est notamment contre le projet de Matigny et Douilly. Ce dernier vient d’avoir le feu vert de la préfecture et doit constituer la première implantation dans un secteur de la Haute-Somme aujourd’hui préservé, dans le triangle Péronne, Ham et Saint-Quentin.
Le rendez-vous est fixé à 10 heures devant le château de Péronne. Puis le cortège empruntera les rues du centre-ville pour, symboliquement, rejoindre les locaux de la sous-préfecture.
http://www.courrier-picard.fr/100225/article/2018-03-29/les-anti-eoliennes-appeles-defiler-peronne-samedi-31-mars#

27/03/18 : Oise : Eragny-sur-Epte : un financement participatif pour le parc éolien contesté
Malgré l’opposition des communes alentour, malgré des réunions publiques parfois houleuses entre opposants et soutiens du projet, le parc éolien d’Eragny-sur-Epte, souhaité par la municipalité, prend peu à peu forme. Une campagne de financement participatif sera ainsi lancée le 10 avril prochain afin de financer ce parc éolien. Le groupe RES entend ainsi réunir 200 000 € et « permettre ainsi de contribuer collectivement et directement à la réussite de la transition énergétique. » Les habitants du territoire sont ainsi invités à prêter de l’argent à des taux avantageux. La première phase de la collecte sera réservée exclusivement aux habitants des communautés de communes du Vexin-Thelle. Ensuite, les habitants situés à moins de 100 km d’Eragny-sur-Epte pourront, eux aussi, contribuer au financement de ce parc éolien.
http://www.leparisien.fr/oise-60/eragny-sur-epte-un-financement-participatif-pour-le-parc-eolien-conteste-27-03-2018-7632135.php

25/03/18 : Somme : L’entreprise amiénoise H2air turbine depuis 10 ans déjà
Acteur majeur sur le marché de l’éolien, la PME d’Amiens poursuivra son développement l’année prochaine à l’ouest de Roye. En attendant, c’est près d’Acheux-en-Amiénois qu’elle tient le bon vent.
Chez H2air, on a de la suite dans les idées. Chaque programme éolien porte un nom de fleur. « De nombreux collègues sont végétariens », ajoute cette salariée. Unique société du secteur des énergies renouvelables ayant son siège à Amiens, H2air avait beaucoup à montrer, ce mercredi 21 mars, entre Acheux-en-Amiénois, Bus-lès-Artois et Louvencourt (Somme). À terme, 19 turbines produiront ici l’équivalent de la consommation électrique (hors chauffage) de 32 200 foyers. Fidèle à sa logique industrielle, la PME amiénoise sera à la fois l’aménageur et l’exploitant du site. Son investissement s’élève à 50 millions d’euros.
Baptisé Coquelicot 1, le projet remonte à il y a 14 ans, preuve que l’industrie éolienne court toujours moins vite que le vent. « À l’époque, les élus ont pensé qu’ils auraient une meilleure écoute avec une petite structure. Aujourd’hui nous sommes très attendus, car nous travaillons essentiellement avec le tissu économique local », estime Loïc Espagnet, directeur du développement. Mais nul n’est prophète… en son département. À Miraumont, non loin d’Acheux, les éoliennes de H2air (8 machines inaugurées en 2016) seront bientôt en concurrence avec celles du lillois Ecotera.
C’est que la Somme, en particulier l’est du département, est la zone des Hauts-de-France qui concentre le plus de turbines (environ 550) sur un marché très concurrentiel. Pour le plus grand bonheur du maire de Miraumont, René Delattre. Grâce aux 50 000 euros annuels d’H2air, son village de 700 habitants a déjà pu s’offrir une maison médicale. Malgré l’impression de s’être fait confisquer ces dernières années une partie des « royalties » par son intercommunalité, l’élu s’attend désormais à des recettes qui permettront d’implanter des commerces de proximité. « Sans les éoliennes, c’était inespéré », lâche René Delattre.
Lauréate de l’appel d’offres national
L’affaire est également intéressante pour les « terriens » qui signent des baux emphytéotiques avec les aménageurs. Sur le parc Coquelicot 1, ils sont 29 qui vont percevoir de 2 000 à 4 000 euros de rente annuelle par mât, selon qu’ils sont propriétaires, exploitants, ou les deux en même temps. Le chantier profite encore à cette loueuse de chambre d’hôtes de Rubempré. Mais comme souvent dans l’éolien, tout n’est pas fabriqué en France. Pour des questions de taille, Enercon n’a pu produire dans ses ateliers de l’Oise qu’une partie seulement des mâts-béton de Coquelicot 1. Les autres arrivent de beaucoup plus loin, en Allemagne.
Avec une vingtaine de projets en développement, et déjà plus de 200 000 personnes bénéficiant de l’énergie renouvelable, la PME amiénoise ne compte pas en rester là. Le 28 février, à la veille de souffler ses 10 bougies d’existence, elle a été retenue parmi les 22 gagnantes du premier appel d’offres national concurrentiel pour l’éolien terrestre. Une bouffée d’air supplémentaire qui va lui permettre de lancer un nouveau chantier de 10 machines (Les Tulipes) en 2019 du côté de Roye. Un projet pour lequel les voies de recours sont purgées, puisque c’était une obligation de l’appel d’offres. Depuis ses débuts, la PME admet un tiers de dossiers retoqués. Un seul en 2017… mais très symbolique car à deux pas d’Amiens.
En attendant, les anti-éoliens de l’est du département ont prévu de se réunir, ce 31 mars à Péronne, contre la prolifération des turbines dans le ciel de la Somme.
<<Le photovoltaïque, nouvel eldorado ?>>
Créée en 2008, la PME amiénoise compte aujourd’hui 35 salariés. En 2016, elle s’est associée avec l’allemand Windpunx pour l’exploitation de ses parcs en France et en Allemagne, notamment à Nancy, Tours et Berlin. Selon son président, Roy Mahfouz, « il reste énormément de place dans le monde, en Europe et en France. Tout particulièrement dans les Hauts-de-France, sur terre et en mer, le territoire de l’hexagone le plus venté. Demain, pour un même mât, on aura plus de puissance. La France va suivre le mouvement technologique qui amène à une baisse des prix. L’éolien va devenir l’énergie la plus compétitive. » Le premier appel d’offres national pour l’éolien terrestre a en effet abouti à une baisse du prix moyen proposé par les lauréats à 65 euros/MWh contre 82 auparavant. H2air annonce cependant vouloir prendre un tournant dans le photovoltaïque en France et à l’étranger. « Nous sommes mûrs pour cela », estime son président. En vue d’accélérer le développement de l’énergie solaire, Nicolas Hulot a promis de nouveaux appels d’offres à 2,45 GW par an pour les installations sur bâtiment et pour les centrales au sol.
http://www.courrier-picard.fr/99288/article/2018-03-25/lentreprise-amienoise-h2air-turbine-depuis-10-ans-deja

25/03/18 : Somme : 
L’ASEN ne brasse pas que du vent contre l’éolien dans l’est de la Somme
L’Association pour la sauvegarde de l’espace naturel a tenu son assemblée générale vendredi 23 mars à Athies et fait le point sur la lutte contre la réalisation d’un parc éolien au nord de Ham.
Les chiffres sont impressionnants (lire ci-dessous). Les éoliennes fleurissent partout en Haute-Somme, et il est aujourd’hui quasi impossible de ne pas en voir une à l’horizon. Mais il n’y en a pas une seule implantée dans le triangle Péronne – Ham – Saint-Quentin. Pour le moment, car un projet se finalise entre Matigny et Douilly depuis l’autorisation préfectorale du 7 avril 2017.
« Une méthode malsaine »
Depuis, l’Association pour la sauvegarde de l’espace naturel (Asen) a entrepris de nombreuses démarches, notamment judiciaires, à l’encontre de ce projet. « Nous ne sommes pas des anti-éoliens, mais une association vigilante pour les riverains qui veulent protéger leur cadre de vie et leur patrimoine culturel », rappelle le président Christophe Grizard, qui a longuement présenté des arguments, études, expertises, avis de spécialistes et d’avocats au sujet de ce projet. « Le conseil municipal de Matigny est contre ? On le lui impose. La distance avec les premières maisons n’est pas respectée. Nous avons manifesté l’année dernière, le préfet a reçu nos doléances, mais aucune réponse de sa part ». Et Christophe Grizard sort le sécateur pour tailler les promoteurs de ces éoliennes : « Des personnes se présentant comme des consultants territoriaux viennent rencontrer les élus, demandent comment vont les finances des villages, et comme elles ne vont pas bien, proposent la solution : «mettez des éoliennes». C’est une méthode malsaine ».
Il montre ensuite les dossiers des promoteurs et il démonte point par point leurs arguments faits « à leur sauce » pour persuader l’opinion publique. « Nous avons tout vérifié, ou fait vérifier par des experts. Nous avons relevé de nombreuses irrégularités. Le promoteur évoque le son produit par les éoliennes, et il le compare avec le son relevé actuellement dans le secteur où elles doivent être construites. Les relevés ont été faits sous des arbres, avec le bruit des feuilles, ou près d’un bois envahi de corbeaux, ou quand passe un tracteur. La différence sonore avec la réalité est donc de 10 décibels. C’est énorme. Ils ont présenté des photomontages de ce que deviendrait le paysage avec leurs éoliennes et proposent des dessins où il y a des arbres qui cachent les éoliennes. Un expert paysager a estimé que ces arbres atteindraient la hauteur présentée au bout de… 12 ans ».
Durant près de deux heures, Christophe Grizard a présenté et expliqué tous les points de contestation, qu’il exposera à la sous-préfecture samedi 31 mars dans la matinée, lors d’une nouvelle manifestation à laquelle sont attendues environ 500 personnes.
Le bureau est composé de Christophe Grizard (président), Jean-Pierre Delville (vice-président), Marc D’Alessandro (secrétaire), Carole Bourgeois (trésorière). À leurs côtés, une quinzaine de membres et une centaine d’adhérents. Adhésion libre (2 € minimum). Renseignements au 06 13 02 40 18.
http://www.courrier-picard.fr/99247/article/2018-03-25/lasen-ne-brasse-pas-que-du-vent-contre-leolien-dans-lest-de-la-somme
21/03/18
Installation de 14 éoliennes à Louvencourt dans la Somme
Le parc éolien Coquelicot a débuté en 2008. 14 éoliennes en construction ont vu arriver leurs derniers éléments. Un parc éolien est en cours d'installation au nord-est d'Amiens. Le parc du Coquelicot 1 est composé de 14 éoliennes de 32.3 Mégawatts produisant 80 000 MWh/an, soit la consommation électrique hors chauffage de 32 200 foyers.
Le chantier de construction est en cours depuis l'été 2017. Ce projet local a démarré en 2008.
C'est l 'entreprise H2air, qui a développe le projet, elle est basée à Amiens et six des quatorze mats ont été construits à Compiègne.

https://youtu.be/WKUlH7E3J3s
https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/somme/installation-14-eoliennes-louvencourt-somme-1444813.html

21/03/18 : Les Amis voisins de la baie de somme se rebellent contre les éoliennes
Les Amis et voisins de la baie de Somme sont en colère. Créée pour mettre en valeur la baie de Somme, l'association, réunie en assemblée générale mercredi 14 mars.
Les Amis et voisins de la baie de Somme sont en colère. Créée pour mettre en valeur la baie de Somme, l’association, réunie en assemblée générale mercredi 14 mars, livre aujourd’hui un combat contre les éoliennes prévues au large de la Picardie et en baie de Somme, un site classé Natura 2000.
"Si la Baie de Somme fait partie des grands sites de France, appellation attribuée en 2011, cela risque de ne plus durer ! Mais que penseraient Victor Hugo, Anatole France, Jules Verne et Manessier qui, en leur temps, ont admiré ces lieux s’ils voyaient les projets qui consistent à encercler l’une des plus belles baies du monde par ces monstres d’acier… C’est la poubelle baie du monde ! scande la présidente Annie Ducrocq. D’un côté, vous avez le monde de la finance, avec des millions d’euros à la clé, de l’autre, la population qui doit subir cette présence, avec ses nocivités et la dévaluation du prix des habitations ", martèle-t-elle.
Une éolienne à 640 mètres des maisons
"Nous luttons contre l’implantation de trois éoliennes à Allenay et une à Friaucourt. Avec des éoliennes de 135 mètres en haut des pales, la plus proche sera implantée à 640 mètres des premières maisons ", s’insurge à son tour le représentant de l’association des Habitants et résidents de Friaucourt.
Après la présentation du projet éolien d’Allenay et Friaucourt en janvier 2017 par Energie team, l’association avait envoyé une lettre à Xavier Bertrand pour affirmer son désaccord avec ce projet et pour dénoncer l’utilisation par le promoteur Energie team de papiers à en-tête de la République française pour sa présentation.
L’an dernier, les membres se sont mobilisés lors de la manifestation contre les projets éoliens de l’est de la Somme le 1er avril à Péronne. Lors du rassemblement au Tréport et à Mers-les-Bains contre le projet offshore le 10 juin, ils étaient à Abbeville pour manifester en faveur du Parc naturel marin le 20 octobre.
En 2018, le combat continue avec une lettre de protestation auprès du commissaire enquêteur le 2 mars sur le projet d’Allenay/Friaucourt, la randonnée du 22 avril et d’autres manifestations à venir. Le bilan financier décrit une association en bonne santé avec du bénéfice. L’assemblée générale se termine avec les élections de bureau qui reconduisent Annie Ducrocq, présidente, Jean-Jacques Dazy, trésorier et Didier Delenclos, secrétaire.
Une avarie d’apparence bénigne s’est produite sur l’une des éoliennes du parc de Hauteville. Simple rupture d’un tuyau de circulation d’huile, a-t-on appris. Mais les conséquences pour l’environnement sont importantes : « Avec une éolienne de ce type ce sont environ 360 litres d’huile qui se sont répandus, tout au long du mât, de 105 mètres de hauteur, et qu’on retrouvera à terme dans la nappe phréatique », explique Jean-Louis Doucy, un anti-éolien du secteur qui a découvert le sinistre. Contacté, le maire de la commune, Willy Huygue, nuance : « L’entreprise chargée des opérations d’entretien, a rencontré un problème lors du démontage du rotor. Mais maintenant tout est rentré dans l’ordre. »
Du côté des sociétés éoliennes, on se refile le bébé. Volkswind nous a redirigé vers Enertrag, qui elle-même nous renvoie vers Greensolver, l’entreprise qui a en charge l’entretien du parc d’Hauteville. Pour l’heure, celle-ci n’a pas encore répondu à nos sollicitations.
http://www.lunion.fr/80675/article/2018-03-16/hauteville-une-eolienne-perd-son-huile16/03/18 : Oise : Eragny-sur-Epte : Les promoteurs des éoliennes pris à partie par les opposants
Venue présenter leur projet, l'entreprise a fait face aux flots de critiques exprimées par une majorité de personnes hostiles au projet.
Porteur du projet éolien d’Eragny-sur-Epte, l’industriel RES avait rendez-vous l’autre mardi avec les habitants en colère des communes voisines. Une réunion d’information avait en effet été programmée à Flavacourt par le promoteur de ce projet très décrié sur place, tant par les élus que par la population.
Pas moins de 80 personnes parmi lesquelles Xavier Hue, le maire de la commune, ont ainsi défié ceux qui, très prochainement, seront à l’origine de la sortie de terre de six mâts d’une hauteur 180 mètres chacun.
On retiendra la participation aux débats de Clotile de Koninck, la présidente du collectif de défense « le Bruit de Vent 2017 »ainsi que les maires d’Amécourt, Bazincourt-sur-Epte, Le Vaumain, Sérifontaine, Talmontiers et Trie-Château.
Tous ont alimenté une séance de questions-réponses face aux cadres et experts de la société RES qui ont dû faire face àl’hostilité générale de l’assemblée.
Moins de mâts
Dans une ambiance électrique, marquée par de nombreuses interventions, l’ensemble des participants a pu découvrir la nature du concept, baptisé « Les Chesnots ».
Initialement prévu pour accueillir huit aérogénérateurs, le parc, qui provoque un tollé général dans la région ne compterait plus que six éoliennes de 180 mètres pour une capacité de production de 12 à 24 MW permettant d’alimenter jusqu’à 12 000 foyers, chauffage compris.
Colère des habitants
De quoi susciter bien des interrogations de la part des riverains.
Morceaux choisis :
« Pourquoi passe-t-on de huit à six éléments et à une distance de 500 m à 700 m des maisons », « si vous commencez à mettre déjà des mesures qui vont en impacter le rendement, quelle est la rentabilité de votre projet ? Sur quelle fourchette de performance vous êtes-vous appuyés pour établir votre business plan ? », « Dans 20 ans, vous changez les éoliennes et au final on remet les neuves au même endroit », « comment extraire 450 m3 de béton ou recouvrir autant de béton avec un mètre de terre fraîche pour que les propriétaires puissent à nouveau cultiver leurs terres…»
Un flot de doléances qui a nécessité des réponses de la part des représentants du promoteur chargés des opérations :
« S’il y a trop de bruit, on peut freiner les éoliennes ou on les arrête. On s’en tient à la réglementation pour maintenir un bruit acceptable. Nous sommes une société privée, vous vous doutez bien que si nous lançons ce projet, c’est qu’il est rentable. On a toujours communiqué sur un nombre compris entre 5 et 10 éoliennes. Lorsqu’on enlève le mât de l’éolienne et un mètre de béton puis on laisse le reste du béton dans le sol ! C’est la réglementation.»
En plein débat, panne… de courant !
Le débat s’est prolongé durant près de deux heures, avant d’être interrompu par une brève coupure d’électricité. Un incident qui a détendu en partie l’atmosphère :
« On est passé en mode électricité produite par les éoliennes, elles s’arrêtent, on a plus de lumière, lançait ironiquement un élu.»
https://actu.fr/normandie/gisors_27284/eragny-sur-epte-promoteurs-eoliennes-pris-partie-par-opposants_15921964.html

13/03/18 : Pas-de-Calais : Delettes : Les éoliennes ne ramèneront pas d’argent à la commune
Lors de la dernière réunion des élus de la communauté d’agglomération du pays de Saint-Omer (CAPSO), le 20 février, une délibération a été votée, l’agglo s’engageant à reverser une partie de la fiscalité des éoliennes aux communes qui les accueillent. Delettes n’est pas concerné par cette dérogation, le maire trouve cela injuste.
Le contexte
La fiscalité unique ayant été mise en place au sein de la CAPSO, l’argent issu des éoliennes est donc reversé à l’agglo. Mais une dérogation a été votée, lors du conseil communautaire du 20 février, pour les communes ayant signé le permis de construire avant la naissance de la CAPSO. Neuf communes vont pouvoir bénéficier de cette dérogation.
Le cas de Delettes
La commune de Delettes, qui dispose d’un parc éolien depuis le printemps 2017, ne fait pas partie de ce régime dérogatoire. Le maire de Delettes, Alain Massez, estime que « tout le monde doit être traité de la même façon : c’est normal que les autres communes touchent cette fiscalité, mais je pars du principe que c’est soit tout le monde, soit personne ». Le manque à gagner estimé pour sa commune est de 28 000 euros par an. « Nous allons en parler en conseil municipal, pour que les habitants comprennent », ajoute-t-il.
Pourquoi n’est-ce pas le cas ?
Parce que la commune faisait partie de l’ancienne communauté de communes de la Morinie, où le régime de fiscalité unique était déjà en vigueur, ce qui signifiait que l’argent des éoliennes aurait été reversé à la Morinie et non à Delettes. Ce régime de fiscalité n’existait pas dans la communauté de communes du canton de Fauquembergues, d’où sont issus les villages qui bénéficieront de la dérogation en question.
Pour la CAPSO, « les communes savaient qu’elles n’auraient pas de recettes, il n’est pas logique de leur reverser une recette qu’elles n’auraient pas eue ». Le maire de Delettes le reconnaît. Mais puisque sa commune est la seule à disposer d’éoliennes, il aurait souhaité être concerté sur ce point. Alain Massez s’est donc abstenu lors du vote de cette motion, au dernier conseil communautaire : « J’ai été cohérent dans ma démarche ».

Les communes de Coyecques, Bomy, Audincthun, Fléchin, Enquin-lez-Guinegatte, Erny-Saint-Julien, Febvin-Palfart, Beaumetz-lès-Aire et Saint-Martin-d’Hardinghem bénéficient du reversement de la fiscalité.Le montant redistribué aux communes par la CAPSO est estimé à 185 000 euros au total.
Il s’agit uniquement des éoliennes dont le permis de construire a été déposé avant le 1er janvier 2017, date de création de la CAPSO.
http://www.lavoixdunord.fr/333112/article/2018-03-12/les-eoliennes-ne-rameneront-pas-d-argent-la-commune

12/03/18 : Oise : Près du Coudray-Saint-Germer, la commune de Flavacourt tient à son paysage et ne veut pas du projet éolien
Lors d'une réunion d'information, la société RES en charge du projet éolien, a été mise en difficulté face aux arguments des opposants. Le débat semble s'enliser.
"Il y a beaucoup d’incohérence, on est dans le brouillard et surtout Flavacourt tient à son paysage et ne veut pas des éoliennes" 
Ces mots du maire de Flavacourt Xavier Hue sont clairs. Ces propos ont été tenus au terme de la réunion d’information tenue par plusieurs experts de la société RES, promoteurs du projet. Ces derniers étaient présents pour répondre aux questions du nombreux public qui s’était déplacé, questions sur l’avancée des études et sur des thèmes aussi variés que les mesures de protection de l’environnement, l’économie du projet et l’implantation projetée des éoliennes.
Une majorité d’opposants
Cette séance faisait suite à une première réunion tenue à Sérifontaine début janvier. Des maires voisins, Jean-Michel Duda (Le Vaumain), Patrick Thibaut (Sérifontaine), Béatrice Dumontier (Bazincourt) et Jacky Leborgne (Talmontiers) avaient répondu à l’invitation.
La soirée avait débuté avec un débat prévu par Vincent Milla représentant la société RES. Mais Xavier Hue s’imposait et prenait le micro afin que les habitants obtiennent les réponses aux questions qu’ils se posent. D’entrée, on constatait que la salle ne comptait pratiquement que des opposants au projet. Ceux se prononçant en faveur se comptaient sur les doigts d’une main.
A LIRE AUSSI : 10 communes brayonnes contre le projet éolien d’Eragny-sur-Epte
« Un parc de 5 à 10 éoliennes »
Maîtrisant le sujet, les Brayons mettaient souvent en difficulté les représentants RES, que ce soit sur les nuisances sonores ou la rentabilité de la production.
"On ne sait rien sur le nombre exact d’éoliennes, sur l’impact du bruit et si vous les arrêtez pour réduire les nuisances sonores la nuit ou encore sur la rentabilité? "
Ce à quoi Alice Fournier de RES répondait :
"Nous sommes une entreprise privée, forcément on ne va pas faire le travail si ce n’est pas rentable pour nous. On a toujours communiqué sur un parc de 5 à 10 éoliennes"
Des arguments qui laissaient le public dubitatif.
Alors si on ne les fait pas tourner pour ne pas faire de bruit, autant ne pas les mettre.
Le ton était donné et il en était ainsi toute la soirée, que ce soit sur le sujet de l’enlèvement des éoliennes au terme de leur vie, de l’impact visuel, de la rentabilité ou encore de la pollution.
A LIRE AUSSI : Près de Gournay-en-Bray, Floriane veut se battre contre l’installation de 4 nouvelles éoliennes
« La beauté de notre paysage »
Lorsque Vincent Milla défendait l’énergie éolienne et demandait quelles alternatives il y avait, aussitôt Xavier Hue intervenait :
On en a. Le photovoltaïque, la méthanisation. La meilleure méthode est l’économie d’énergie. Le photovoltaïque a de l’avenir. L’éolien, on n’en veut ni à Flavacourt, ni à Éragny. Notre principale richesse dans les siècles à venir, c’est la beauté de notre paysage. Et ça, on y tient beaucoup
Le public montrait son soutien par des applaudissements nourris.
Un débat qui s’enlise
Bernard Michalczyk adjoint au maire d’Éragny, favorable au projet, tentait d’intervenir afin de donner son avis et une vive altercation intervenait entre lui et Xavier Hue au niveau de la non-communication dès le début du projet. Dans la salle, le ton montait et Delphine Robineau, responsable du projet, demandait le retour au calme pour poursuivre un débat qui s’enlisait.
Finalement, sans que les représentants de RES n’aient vraiment et concrètement répondu au questionnement du public, la réunion prenait fin. Xavier Hue concluait alors :
"On tourne en rond, il y a beaucoup de non-réponses. Essayez de réfléchir aux questions qu’on vous a posées et de apportez-nous des réponses"
Grâce à un cabinet d’étude, les élus ont découvert les possibilités de leur territoire en matière de production d’énergie verte. Un potentiel qu’ils vont devoir prendre en compte dans le futur plan local d’urbanisme.
« Quoi qu’il arrive, vous ne pourrez pas refuser les éoliennes. » Le message du chargé de mission du cabinet d’étude sollicité pour le Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) a laissé sans voix les élus de la Communauté de communes de la Picardie verte (CCPV). A travers ce rapport, ces derniers ont découvert le potentiel du territoire de leurs 89 communes. Objectif : déterminer au mieux les actions pour favoriser, ou non, certains moyens de productions d’énergies renouvelables.
Objet de désaccords au sein même des élus, les éoliennes sont bien l’une des principales sources de production possible. « Le potentiel de vent est correct et homogène avec des vents à 6 m/s à 40 m de haut », selon l’étude. Si le sud du territoire est plutôt protégé par le patrimoine de Gerberoy et les contraintes liées à l’aéroport, la partie nord est plus propice. Si la CCPV est déjà bien lotie en éoliennes, elle compte, au niveau régional, un nombre inférieur à d’autres territoires voisins.
Des « motivations » à impulser pour la méthanisation
Toujours côté ciel, l’étude révèle que l’énergie solaire « représente un investissement lourd et à très long terme du fait d’un ensoleillement modéré avec 1 700 heures par an », poursuit l’étude. Néanmoins, le grand nombre de bâtiments agricoles qui offrent de belles surfaces peut offrir une alternative.
Et si l’absence de scieries et forêts freine la multiplication de chaudières à biomasse, comme celle au lin de Grandvilliers, les haies offrent toutefois des possibilités selon le cabinet d’étude. Du côté du sol et des champs, enfin, le nombre important d’éleveurs et d’agriculteurs plaide en faveur de la méthanisation. A charge, pour les élus, de motiver ces derniers.
http://www.leparisien.fr/formerie-60220/la-picardie-verte-cherche-ses-energies-renouvelables-de-demain-11-03-2018-7602249.php

11/03/18 : Aisne : Du financement participatif pour un projet éolien à Hannapes 😠😠😡😡
À partir de ce lundi 12 mars, un prêt participatif est lancé par la société H2air, avec un taux plus intéressant pour les habitants de la Thiérache Sambre et Oise.
Offrir la possibilité aux riverains des éoliennes d’investir dans ses projets. C’est l’objectif du promoteur amiénois H2air. Parmi ses dossiers en cours, il y a le « projet éolien des Lupins », l’implantation de quatre éoliennes à Hannapes. Les habitants de la communauté de communes dont elle fait partie, la Thiérache Sambre et Oise (CCTSO), et plus généralement ceux de l’Aisne peuvent ainsi contribuer à un financement participatif, lancé ce lundi 12 mars.
« Notre philosophie, c’est de faire participer les riverains »...
Financement, ou plutôt prêt participatif. Cela s’appelle le « crowdlending », une opération rendue possible par une loi de 2014. Le principe : les habitants peuvent prêter entre 50 € et 10 000 € à H2air, via une plateforme nommée Lendosphère. Ils seront remboursés tous les trimestres, à compter du 17 juillet, et en tireront une bonification. Les intérêts sont de 7 % pour les habitants de la CCTSO, 5 % pour les autres Axonais. Sur la plateforme, un simulateur aide à s’y retrouver. Un habitant d’Hannapes ou de Guise qui aurait prêté 1 000 € recevrait ainsi 80,34 € d’intérêts en deux ans, avant le passage des impôts. Pour un Hirsonnais ou Vervinois par exemple, ce serait 57,06 €, pour la même somme investie. Le prêt est ouvert durant un mois, jusqu’au 12 avril.
« C’est accessible à tous, même si l’on n’a pas beaucoup d’épargne, défend Émilie Therouin, de la société H2air. Chacun pourra dire : «moi aussi, j’ai participé». Car les projets éoliens sont souvent déconnectés du territoire. Notre philosophie, c’est de faire participer les riverains. »
H2air espère récolter ainsi 100 000 €, qui financeront l’acquisition et l’installation d’un haut mât de mesure. Pendant un an, celui-ci mesurera la vitesse et l’orientation du vent. Il sera aussi équipé de micros, conçus pour entendre les chauves-souris. En fonction des passages de ces animaux nocturnes, les futures éoliennes pourront être déplacées ou orientées différemment, ou encore éteintes la nuit ou durant certaines périodes de l’année.
Même si Émilie Therouin reconnaît qu’il n’y a pas « un grand amour de l’éolien dans l’Aisne », elle pense que l’offre peut faire mouche, forte du succès d’une précédente opération dans le Pas-de-Calais, où l’objectif a été atteint en deux jours. Mais elle avoue aussi que ces 100 000 € sont « symboliques », et ne manquent pas véritablement à la trésorerie du projet. « Cette opération nous permet aussi d’organiser des réunions publiques à Hannapes, reprend-elle. De voir les habitants et de parler du projet éolien. Pour qu’il ne soit pas découvert au moment de l’enquête publique. »
LES FAITS
Le projet éolien des Lupins a été lancé en 2014.
Le conseil municipal d’Hannapes a donné un avis favorable en 2015.
La concertation avec les propriétaires terriens a alors commencé. Le projet final prévoit quatre éoliennes, dont trois sur des terrains communaux, situées au sud du village.
Les études réalisées, le dossier a été déposé en préfecture fin 2017.
L’inspection devrait prendre environ un an. L’enquête publique pourrait ainsi être lancée fin 2018.
Aujourd’hui, H2air lance un prêt participatif, pour financer un mât de mesure. Il sera ouvert un mois.
Des retombées estimées à 66000€ par an
3 questions à... Christian Brunet, maire d’Hannapes
Les éoliennes seront-elles visibles à Hannapes ?
Il y en a déjà une brochette importante sur la droite de la route de Guise, lorsqu’on en vient. Les nôtres seront de l’autre côté, mais cela n’aura pas beaucoup d’impact. Surtout, nous nous sommes dit que si Hannapes disait non, la proposition serait faite à une commune voisine. Et nous aurions eu les nuisances, sans les avantages.
Quelles sont les retombées pour la commune ?
C’est très rare : sur les quatre éoliennes, trois sont sur les terres de la commune. Les retombées pourraient être de 66 000 € par an, pour un budget communal de 600 000 €. Cela va nous permettre de rattraper notre retard dans la réfection des trottoirs. Et les promoteurs font travailler les artisans du coin. Ils ont aussi donné un chèque pour équiper une association de jeunes. Ils deviennent un peu les mécènes de la commune.
Y a-t-il une opposition dans le village ?
Lors du vote en conseil municipal, en 2015, il y a eu trois «contre» et huit «pour». Depuis, les «contre» sont discrets. Sans être contre, je suis moi-même réservé, s’il n’y avait pas eu la partie financière, je n’aurais pas été intéressé. Pour le démantèlement, j’ai été très attentif à ce que j’ai signé. Quant au succès du financement participatif, je suis sceptique.
http://www.lardennais.fr/79876/article/2018-03-11/du-financement-participatif-pour-un-projet-eolien-hannapes
10/03/18 : Somme : Des problèmes de réception à Allery
Les problèmes de réception sont récurrents à Allery et les éoliennes sont mises en cause.
Deux éoliennes sont installées depuis 2013 sur le territoire d’Allery et cela pose des problèmes aux utilisateurs de la télévision en Haute Définition.
Qui est concerné ?
Didier Lerch, conseiller municipal, explique : « A la mise en service des deux éoliennes, une centaine de foyers ont rencontré des nuisances de réception par les antennes râteaux sur leurs postes de télévision. En 2015, nous sommes passés à la haute définition. Il a fallu racheter des décodeurs HD pour remplacer les décodeurs SD devenus obsolètes. À ce jour, les problèmes de réception sont toujours d’actualité. Nous savons que cela est dû aux deux éoliennes installées à proximité ».
Didier Lerch et Philippe Sevin souhaitent recenser les personnes qui rencontrent des problèmes de réception ou de brouillage. « Il faut se manifester. Je suis sûr qu’il y a une centaine de personnes concernées. Si on arrive à les recenser nous pourrons intervenir auprès de la société Innovent ». Le conseiller conclut : « nous sommes anxieux, car en 2019, deux éoliennes vont à nouveau sortir de terre. »
https://actu.fr/hauts-de-france/allery_80019/des-problemes-reception-allery_15783528.html

10/03/18 : Oise : Xavier Bertrand s’oppose a l’implantation de nouvelles éoliennes a Dargies
Xavier Bertrand, président de la Région Hauts-de-France, a écrit au Préfet de l'Oise pour lui rappeler son opposition à l'implantation de nouvelles éoliennes.
Xavier Bertrand, président de la Région des Hauts-de-France, s’était engagé lors de la campagne électorale pour les Régionales 2015 à « s’opposer à tout nouveau projet éolien dans la Région des Hauts-de-France Nord-Pas-de-Calais Picardie ». Il a écrit le 1er mars au Préfet de l’Oise pour lui rappeler son opposition au projet éolien sur la commune de Dargies, près de Grandvilliers (Oise).
L’ancien maire de Saint-Quentin a demandé au Préfet de l’Oise de « prendre en compte la requête d’un habitant de Dargies 
» .
« Je vous rappelle que je suis défavorable à l’implantation de nouvelles éoliennes sur le territoire des Hauts-de-France qui est la deuxième région productrice d’énergie éolienne de France. Je souhaite que dorénavant d’autres énergies renouvelables soient développées pour rééquilibrer le mix énergétique», indique Xavier Bertrand.
A lire aussi : Xavier Bertrand, le président de la région des Hauts de France, contre les éoliennes d’Eragny-sur-Epte
Alexis Mancel, conseiller régional des Hauts-de-France, précise de son côté : «Ce projet porterait fortement atteinte à la beauté de nos paysages, sans compter les possibles nuisances causées à la faune de notre territoire. La Région Hauts-de-France a déjà largement pris part aux exigences d’implantation d’éoliennes. Nous travaillons aujourd’hui sur d’autres alternatives
».

09/03/18 : Pas-de-Calais : Sud Artois - Où les éoliennes vont-elles pousser dans les vingt ans à venir ?
D’ici à la fin de l’année, la communauté de communes du Sud Artois devrait avoir adopté un plan de construction éolien. Alors que le parc pourrait tripler en vingt ans, il est nécessaire d’éditer une « table des lois » afin d’éviter les imbroglios, comme la récente affaire de Bullecourt…
Aujourd’hui ?
Prisées des industriels du vent, les vastes plaines du sud Artois, bien exposées et pouvant compter sur une brise régulière, dénombrent déjà une trentaine de machines. Elles sont surtout situées au nord : Hamelincourt, Saint-Léger, Ervillers, Ablainzevelle, Croisilles, Bullecourt… La collectivité n’a pas vraiment son mot à dire sur les implantations : hors le bois d’Havrincourt, seule zone sanctuarisée, les promoteurs peuvent engager des projets où bon leur semble.
Le préfet délivre (ou non) un permis de construire. Cette grande tolérance engendre parfois des levées de boucliers de riverains. Voire peut mener à un imbroglio diplomatique ! Cet automne, un projet de cinq éoliennes (environ vingt millions d’investissement) porté par Engie Green sur un ancien champ de bataille de la Première Guerre, à Riencourt et Bullecourt, a défrayé la chronique. L’industriel a été contraint de jeter l’éponge (et cinq années de travail).
Demain ?
Établir des règles plus claires était devenu nécessaire. Cela devrait être chose faite en fin d’année, dans le cadre du Plan local d’urbanisme (PLUi). « Ce qui va changer, c’est que ce règlement sera opposable », indique Jean-Jacques Cottel, président de la CCSA.
Pour être précis : après discussions et ajustements éventuels dans les conseils municipaux, les élus de l’interco vont dessiner un Schéma de développement (STE) en dehors duquel il ne sera pas possible de faire pousser des éoliennes. Quid des projets en cours, mais hors zone STE, comme par exemple à Hermies (voir sur la carte) ? « On pourrait raboter certains projets, mais juste à la marge », assure M. Cottel.
Quel esprit ?
Les poches de développement se concentrent « le long des axes structurants que sont l’autoroute A1, la voie de chemin de fer et le canal », reprend l’élu. Il s’agit de repousser les éoliennes le plus loin des habitations et éviter les conflits et les longs recours qui entravent les projets. « C’est le leitmotiv ; ces terrains sont souvent des terres agricoles où il y a peu de contraintes. »
L’ambition est aussi de voir le produit des taxes grimper en flèche. L’interco en a fait le pari en prenant à sa charge la contribution incendie de tous les villages (27 € par habitant et par an), en échange de quoi elle récupère l’impôt de l’éolien. La CCSA a l’obligation de réussir : il lui faut au moins doubler le produit aujourd’hui collecté pour retomber sur ses pieds et atteindre les 750 000 € de la contribution incendie.

06/03/18 : Somme et Seine-Maritime : Les élus eudois disent non aux éoliennes d’Allenay
Le projet de parc éolien d’Allenay (dans la Somme sur le plateau du Vimeu) s’est invité au conseil municipal du jeudi 22 février pour une demande d’autorisation déposée par la Sasu Ferme éolienne Terre à flacons pour l’implantation de quatre nouveaux aérogénérateurs. Le maire, Yves Derrien, a indiqué que la ville étant comprise dans le périmètre soumis à l’enquête publique, les élus eudois devaient rendre un avis sur le sujet. « L’implantation de ce type se heurte de plus en plus à l’hostilité des populations. L’éolien fait des ravages sur notre territoire, nuisances sonores et visuelles... Le département de la Somme est le plus infesté avec plus de 500 éoliennes. Il faut arrêter », a lancé la frontiste, Françoise Duchaussoy. Des propos auxquels souscrit Yves Derrien qui affirme également son opposition : « Elles se verront depuis la ferme de Beaumont, du quartier Saint-Laurent et du Bois-l’Abbé. Cela nuira au tourisme ».
Résultat du vote : sur 27 votants, 21 voix contre et 6 abstentions du groupe de gauche Eu pour tous.
http://www.paris-normandie.fr/region/les-elus-eudois-disent-non-aux-eoliennes-d-allenay-HG12417514#

06/03/18Les paysages du sud de l’Aisne bientôt cernés par les éoliennes
sud de l’Aisne
Cinq nouvelles éoliennes sont envisagées sur Marizy-Saint-Mard/Neuilly et Macogny. Ce soir à Essômes, un autre projet est présenté. Cela va faire beaucoup de mâts !
Et cinq de plus ? Sur Marizy-Saint-Mard, Neuilly-Saint-Front et Macogny. Telles sont en tout cas les grandes lignes d’un nouveau projet, appelé «projet éolien de Bois-Madame». La société Innergex a joué la transparence vendredi dernier, en organisant une permanence dans la petite mairie de Marizy. Un rendez-vous qui a entraîné une nouvelle mobilisation d’opposants, autour de l’association A3PES (association pour la promotion et la préservation des paysages et de l’environnement du Soissonnais).
D’un côté Frédérique Ann Labeeuw, responsable du développement chez Innergex. Celle-ci défend l’installation de 5 mâts, d’une hauteur de 150 mètres et d’une puissance comprise entre 3 et 3,45 MW. Comme le veut le règlement, l’énergie sera revendue à EDF. Cette responsable affirme avoir déjà rencontré des propriétaires (de terrain) sur le périmètre concerné, et d’insister à propos des localisations, « rien n’est encore défini. »
Le conseil municipal se prononcera
Pêle-mêle, Frédérique Ann Labeeuw a été interrogée sur la garantie du constructeur (25 ans à ce jour), la distance vis-à-vis des habitations (pas moins de 600 mètres promet-elle), le démontage des éoliennes, le devenir des socles en béton, la répartition des avantages financiers, etc. En somme, une discussion franche et sans concession de part et d’autre, mais où il y avait plus de méfiance et de scepticisme chez les participants que d’opposition frontale. Un participant a toutefois souligné qu’il habitait près d’une éolienne, et qu’il ne se plaignait pas particulièrement du bruit.
Quant au conseil municipal de Marizy-Saint-Mard, il se prononcera au cours de cette année. Le maire de ce village d’une soixantaine d’habitants, Damien Ghekière, s’est refusé à tout commentaire.
Frédérique Ann Labeeuw a insisté sur la spécificité d’Innergex, entreprise canadienne qui travaille dans quasiment toutes les formes d’énergies. Autrement dit, l’entreprise est, plus que d’autres (c’est ce qu’il faut comprendre !) sensible au développement durable… Cela suffira-t-il à rassurer les inquiets ?
http://www.lunion.fr/79050/article/2018-03-06/les-paysages-du-sud-de-l-aisne-bientot-cernes-par-les-eoliennes


06/03/18Eolien : l'entreprise girondine Valorem réalisera le projet d'Ablaincourt dans la Somme
Nicolas Hulot a annoncé la semaine dernière les résultats du premier appel d’offres pour l’éolien terrestre. Parmi les lauréats des 22 projets retenus, Valorem, installée à Bègles près de Bordeaux, sélectionnée pour l'aménagement du site d’Ablaincourt dans la Somme. Une bonne nouvelle pour cette entreprise girondine pionnière des énergies renouvelables, qui regrette de n'avoir pas encore pu implanter une seule turbine en Aquitaine...
Des parcs de 7 éoliennes minimum
Lancé en mai 2017 par l'Etat dans le cadre d'une nouvelle procédure, cet appel d’offre de la Commission de régulation de l'énergie (CRE) concerne les parcs de 7 éoliennes minimum ou comprenant des machines d’une puissance supérieure à 3 MW. Ce mercredi 28 février, le Ministre de la Transition écologique et solidaire a publié les résultats de la première tranche : 22 projets lauréats totalisent plus de 500 MW. Le prix moyen pondéré atteint par les gagnants est de 65,4 €/MWh, un tarif en baisse par rapport au contrat pour différence.
Une énergie éolienne compétitive
"Fier de proposer une énergie éolienne compétitive", Jean-Yves Grandidier, président de Valorem, pour qui "la filière éolienne, locale et non délocalisable, constitue le moteur de la transition énergétique tout en participant activement au développement durable des territoires", s'en félicite : "A l’instar du photovoltaïque, ces prix positionnent l’éolien comme un moyen compétitif pour compenser l’arrêt programmé des centrales nucléaires françaises".
Pour cet acteur historique de l'éolien, qui rappelle que "la future Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) doit fixer des objectifs ambitieux", il est important de maintenir, à côté des appels d’offre, le système de rémunération avec contrat pour différence pour les parcs de moins de 7 éoliennes. En effet, souligne-t-il, "la visibilité qu’il apporte est essentielle pour que le développement de projets perdure alors que les projets sont encore en nombre insuffisant face au mur de puissance nécessaire à l’atteinte des objectifs nationaux."
40 400 foyers
Une fois construites, les 10 éoliennes d’Ablaincourt, d’une puissance de 3,6 MW chacune, produiront 113,2 GWh d’électricité verte chaque année soit la consommation plus de 40 400 foyers (hors chauffage et eau chaude électrique). Si cette quantité d’électricité était produite par des centrales à combustible fossile comme le gaz, elle émettrait plus de 52 600 tonnes de CO2 dans l’atmosphère.
Labellisé "Financement participatif pour la croissance verte" en fin d’année dernière, le projet éolien d’Ablaincourt a mobilisé, au travers d’une campagne sur la plateforme Lendosphere.com, 248 citoyens qui ont investi près de 300 000 euros. Valorem annonce qu'elle renouvellera prochainement ce type de démarche auprès des habitants du territoire.
http://maplanete.blogs.sudouest.fr/archive/2018/03/06/eolien-l-entreprise-girondine-valorem-realisera-le-projet-d-1063337.html


05/03/18 : Somme : Des éoliennes vont sortir de terre près d'Heudicourt
Les travaux de terrassement ont déjà débuté sur ce parc baptisé le « parc éolien du Douiche ».
Il y aura bientôt 30 éoliennes en plus près d'Heudicourt. Les travaux de terrassement ont déjà débuté sur ce parc baptisé le « parc éolien du Douiche ». Le dépôt du dossier est prévu pour juin prochain avec une mise en service fin 2018, début 2019. Une réunion de concertation est organisée sur le sujet mercredi de 18h à 20h à la salle communale de Flins. Une information de nos confrères du Courrier Picard.

03/03/18 : Somme : PÉRONNE ET SA RÉGION
Bientôt 30 nouvelles éoliennes dans le paysage près d’Heudicourt
L’éolien poursuit son développement en Haute-Somme, malgré les actions en justice et manifestations des opposants. Exemple le plus récent, l’extension du parc d’Heudicourt.
Depuis fin janvier, des travaux de terrassement ont débuté sur le territoire des communes d’Heudicourt, Fins et Sorel-le-Grand où seront implantées 20 nouvelles éoliennes. Elles forment un site baptisé « parc éolien du Douiche ».
C’est dès 2011 que la société Nordex a commencé à étudier l’opportunité de développer un parc éolien sur ce territoire. Et c’est à l’automne 2013 que les conseils municipaux concernés ont délibéré favorablement pour le projet.
En 2015, ce sont les services de l’État qui l’ont validé. Mais ce projet n’est qu’une phase un, puisqu’une phase deux est aussi lancée avec 10 éoliennes supplémentaires qui seront situées à nouveau sur Fins et Heudicourt, mais aussi Équancourt et Neuville-Bourjonval.
Pour cette seconde phase, les études ont débuté l’année dernière et le dépôt du dossier d’autorisation est prévu pour juin 2018. « Après les premières études, il s’est avéré que le territoire du Douiche était particulièrement propice à l’accueil d’un parc éolien, notamment grâce à ses grandes plaines bien ventées qui permettent de s’implanter à bonne distance des habitations », justifie ainsi Marc Serra, chef de projet chez Nordex.
Mise en service des nouvelles éoliennes fin 2018, début 2019
Des éoliennes de 3 MW, avec un diamètre de rotor de 117 m, et qui atteindront ainsi une hauteur totale de 150 m en bout de pâle. L’éolienne la plus proche se situera à 860 m de la première maison. Le planning des travaux de la première phase s’est particulièrement accéléré puisqu’après les premiers coups de pelle, la réalisation des massifs de fondation et l’aménagement des voiries afin de livrer les composants, sont prévus pour mi-mai.
Le montage des éoliennes devrait être réalisé dans la foulée et les 20 turbines devraient être érigées en août 2018 pour une mise en service du parc fin 2018, début 2019.
Ce projet a été concerté avec le territoire : fin 2017, la société Nordex qui a déjà installé 711 éoliennes en France (10 000 à travers le monde) a souhaité mener une étude de perceptions en amont du projet en associant élus, acteurs économiques et touristiques, associations locales et environnementales, ainsi que les riverains.
De cette démarche de concertation, trois thématiques ont ainsi émergé : renforcer la communication et la pédagogie autour de l’énergie éolienne, co-construire sur les mesures d’accompagnement, organiser collectivement des événements locaux.
Une nouvelle réunion de concertation est organisée. Cet atelier de co-construction sur la phase 2 du parc sera animé par Nordex et la société Alter&Go, mercredi 7 mars, de 18 à 20 heures à la salle communale de Fins. Y seront notamment abordés les thèmes d’aménagement des chemins et les activités économiques du territoire. 
Les éoliennes de Colincamps et Davenescourt au tribunal administratif
Le tribunal administratif d’Amiens statuera lors de son audience du 13 mars sur un projet éolien concernant les communes de Colincamp et de Sailly-au-Bois. Les préfets de la Somme et du Pas-de-Calais ont pris un arrêté concernant le parc éolien dit Des trois communes, qui sera étudié par le tribunal administratif.
Un peu plus tard, le 27 mars, ce même tribunal se penchera sur le projet éolien de Contoire-Hamel et Davenescourt. En effet, le propriétaire du château de Davenescourt, clairement opposé à ce projet, porte l’affaire devant le tribunal administratif.
Il y a un mépris à l’égard des habitants du territoire
« Nous sommes des pas grand-chose. C’est le sentiment qui prédomine quand on a affaire aux représentants de l’État et des promoteurs éoliens », ne décolère pas Christophe Grizart, fondateur et président de l’Asen (Association pour la sauvegarde de nos espaces naturels en Pays hamois) et engagé dans la lutte contre la prolifération des éoliennes dans l’est de la Somme. « Quand nous avons organisé notre manifestation le 1er avril 2017 à Péronne (ayant rassemblé près de 400 personnes, Ndlr), nous avions transmis à la sous-préfète nos doléances, à savoir un moratoire sur l’installation de nouvelles éoliennes. En réponse, nous avons eu 75 permis de construire de plus et le décret Lecornu (secrétaire d’État à la transition écologique) réduisant le délai de traitement des dossiers et limitant les recours au tribunal administratif. C’est un mépris d’État ! » Pour manifester leur colère, les collectifs anti-éolien du territoire ont prévu de se rassembler de nouveau le 31 mars dans la ville sous-préfecture. « Nous allons monter d’un cran pour nous faire entendre. Nous espérons avoir encore plus de monde que l’année dernière. Il va falloir marquer le coup pour faire cesser ce rouleau compresseur qui saccage notre environnement et apporte des nuisances à la population ».
http://www.courrier-picard.fr/94320/article/2018-03-02/bientot-30-nouvelles-eoliennes-dans-le-paysage-pres-dheudicourt


01/03/18Appel d’offres éolien session 1 : qui sont les lauréats ?
« Cet appel d’offres est un appel d’air », formule Damien Ricordeau, président du cabinet de conseil Finergreen qui vient de livrer une analyse détaillée (consultable ci-dessous) de la première session de la compétition éolienne. Un exercice inédit dont les résultats ont été publiés hier et dans lequel la région Hauts-de-France se taille la part du lion : 226 MW sur les 500 MW attribués. Du coté des entreprises gagnantes, Damien Ricordeau observe un double mouvement : l’arrivée d’acteurs en provenance d’Allemagne, de Suisse et d’Autriche d’une part, la réussite de développeurs de taille moyenne, de l’autre.
Les leaders quasi-absents
De fait, les deux leaders du marché français sont quasi absents de ce round inédit : Engie n’y figure pas et EDF EN n’obtient que 10 MW. « Six seulement des 20 premiers IPP(producteurs indépendants d’électricité) éoliens font partie des lauréats de cette première tranche d’AO, pour 46% de la capacité totale lauréate », a calculé Finergreen. La place des leaders est prise par des développeurs venus surtout d’Outre-Rhin, parfois présents depuis longtemps en France comme WPD (lauréat de 65 MW sur trois parcs dans le Cantal, en Vendée et en Charente) ou le turbinier Nordex, basé à Hambourg, qui se transforme ici en développeur offensif et obtient 100 MW.
Vent d’Est
Mais le palmarès de cette première période se caractérise surtout par ces tout nouveauxarrivants venus de l’Est, comme Volkswind, filiale de l’énergéticien suisse Axpo, titulaire de 56 MW ou bien Vents du Nord (32 MW), filiale du groupe Loscon, basé à Berlin. W.E.B. Windenergie, qui obtient 18 MW, est un développeur d’origine autrichienne bien implanté en Allemagne, et David Energies, lauréat de 21 MW est pour sa part un développeur multiénergies basé à Angers (Maine-et-Loire) mais avec un bureau à Hambourg et c’est en Allemagne que David Energies a réalisé ses premiers projets éoliens.
Les indépendants de taille moyenne à l’honneur
Cette première compétition éolienne sous le régime de la vente sur le marché avec complément de rémunération, un double mécanisme concurrentiel dont les acteurs germaniques sont familiers, affiche donc des couleurs résolument européennes. Elle est aussi l’occasion pour les développeurs français indépendants puissants comme Quadran, mais aussi de taille moyenne, de conquérir des affaires : c’est le cas par exemple de Valorem sur 36 MW et de Valeco pour 32 MW, entre autres. On remarque aussi la présence d’une société d’économie mixte, GEG Source d’énergie, fournisseur d’énergie basé à Grenoble et initialement régie municipale de distribution de gaz. Cette SEM est retenue pour un projet de 15 MW.
Consultez l’analyse de l’appel d’offres éolien tranche 1 (ici en PDF)
https://www.greenunivers.com/2018/03/appel-doffres-eolien-session-1-laureats-177414/

25/02/18 : Oise : Un plan nature au parc éolien d’Oursel-Maison
Un programme de développement et de protection de la nature est lancé. Agriculteurs et chasseurs sont associés au projet.
La compagnie nationale du Rhône est décidément très présente sur le territoire. Il y a une dizaine de jours, le propriétaire du parc éolien d’Oursel-Maison informait la population du lancement de sa campagne de financement participatif. Le 20 février dernier, l’entreprise a voulu, une fois de plus, montrer que c’était l’environnement qui animait, sur ces terres où les communes sont désormais réticentes à voir tourner les pales.
Les éoliennes exploitées durant 25 ans
La société qui se revendique comme premier producteur français d’énergie certifié 100 % renouvelable a proposé aux agriculteurs un programme de développement et de protection de la nature autour du parc éolien d’Oursel-Maison. C’était l’objectif de la réunion du 20 février à la salle des fêtes. La fédération départementale des chasseurs de l’Oise, la maison de la chasse et de la nature et la compagnie nationale du Rhône avaient organisé ce rendez-vous.
Ce partenariat doit permettre le renforcement du corridor écologique et un reboisement compensatoire. Il vise aussi la mise en place de gîtes favorables à certaines espèces avec la plantation de haies autour de ce parc de sept éoliennes inaugurées en décembre dernier et dont l’exploitation est prévue pour 25 ans.
L’entreprise assure être « consciente de l’impact sur l’environnement qu’imposent ces structures ». Elle a signé un partenariat sur cinq ans avec la fédération des chasseurs de l’Oise. Fabien Carrez, chef de projet, indique que l’entreprise a pris en compte les milieux présentant un intérêt écologique, l’évitement d’habitats d’espèces protégées. Le chantier, qui avait débuté en février 2017 pour un investissement de 19,8 millions d’euros, s’est adapté aux périodes de sensibilité des espèces.
Une future zone humide et des haies à planter
Candice Barjat, chargée d’études environnementales pour la maison de la chasse et de la nature, explique les aménagements favorables à la faune en apportant un accompagnement technique et financier des agriculteurs et chasseurs dans l’aménagement de leur territoire.
12 000 euros seront investis à travers des dispositifs de jachère, de cultures à gibier. Au programme : plantation de haies-bosquets, à 200 m des éoliennes. Le projet prévoit une dynamique de gestion du petit gibier insufflé par le GIC de Froissy, l’introduction du faisan commun et le renforcement de la perdrix grise, la mise en place d’un dispositif d’agrainage du petit gibier et la régulation des prédateurs.
Le programme comprend aussi la création de zones humides. Les agriculteurs respectant la mise en place des dispositifs pourront toucher des subventions. Là encore, la Compagnie nationale du Rhône veut communiquer auprès du grand public en installant des panneaux d’information près des champs éoliens.
http://www.courrier-picard.fr/93315/article/2018-02-25/un-plan-nature-au-parc-eolien-doursel-maison

22/02/18 : Pas-de-Calais : Wavrans-sur-l’Aa : Des habitants privés de télé à cause des éoliennes !
Depuis l’arrivée des éoliennes dans la commune de Remilly-Wirquin en 2007, les habitants de Wavrans-sur-l’Aa et de son hameau d’Assinghem (comme d’autres communes alentours) sont privés de télé en raison d’une très mauvaise réception. Pour les habitants, la punition a assez duré.

Dans le hameau d’Assinghem à Wavrans-sur-l’Aa, les habitants avaient déjà eu vent de la gêne sonore causée par les quatre éoliennes posées au beau milieu des champs dans la commune voisine de Remilly-Wirquin, à une centaine de mètres à vol d’oiseau de leurs habitations. « La nuit, on a l’impression qu’un train passe pas très loin de chez nous », sourit Manu, habitant du hameau. Et si seulement la gêne pouvait s’arrêter là…
« Pas de souci » avant
Mais le vertigineux dispositif engendrerait un autre désagrément : les habitants sont privés de télé ! « Dès qu’ils ont installé le mât de la première éolienne en 2007, ça a commencé à brouiller. Et puis, on a perdu des chaînes », regrette un autre habitant, Philippe Leduc. Peu à peu des chaînes ont disparu du paysage audiovisuel d’Assinghem. En 2009, l’installation d’un réémetteur par la société de maintenance des éoliennes, Maïa Eolis (aujourd’hui Engie Green, Ndlr) vers lequel étaient tournées les antennes râteaux avait en partie réglé l’affaire. Mais en 2014, de nouvelles perturbations sont apparues.
Privé de télé-crochet
En janvier 2017, la communauté de communes du pays de Lumbres et Engie Green ont proposé aux 80 foyers du hameau de les équiper gratuitement d’une parabole. La moitié avait accepté l’offre. Mais depuis décembre, les habitants du hameau qui ne disposent pas de la parabole ne captent plus les chaînes du groupe TF1. Pour Manu, c’est le drame : « Je suis écœuré. L’émission The Voice (télé-crochet) a repris et on avait l’habitude de regarder ça en famille. Là, on ne peut plus. J’ai l’impression de vivre dans le trou du monde. »
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Son ami et voisin Frédéric, qui vit lui aussi dans la rue des Haudits, est bien de cet avis. « C’est une catastrophe ! On se sent abandonnés. La télé passe très mal depuis l’arrivée des éoliennes, et nous avons aussi des problèmes de téléphone. On va finir par rebaptiser notre rue, celle des M(haudits). »
« Si ça continue on va demander l’autonomie du hameau », rigolent les deux hommes. Ils n’auront peut-être pas besoin d’en arriver là. L’arrivée de la fibre à Wavrans-sur-l’Aa dès 2018 devrait régler le problème. 70 % des foyers devraient être équipés. « Mais ce ne sera pas avant 2020 dans le hameau, relève Marie, une habitante. Car pour des raisons techniques, nous serons rattachés au village de Remilly-Wirquin. »
« C’est finalement le hameau le plus pénalisé qui sera servi en dernier ! », lance fataliste Frédéric.
« Chacun doit prendre ses responsabilités »
« Avoir de gros problèmes de réception TV en 2018, ce n’est pas normal ! », s’insurge Julien Delannoy, maire de Wavrans-sur-l’Aa qui assure que les problèmes de réception « concernent tout le village même si le hameau d’Assinghem est le plus impacté ». Pour preuve, l’édile va à la rencontre de Fernande, une habitante de la rue du Vert-Gazon, là aussi il y a des problèmes de réception. « Depuis les éoliennes, ça merdouille ! », glisse Fernande un peu désabusée.
Pour le maire, il y a plusieurs phénomènes qui peuvent expliquer la mauvaise réception TV depuis des années : les éoliennes bien sûr mais aussi le passage à la télévision numérique en 2009, des problèmes actuellement d’interférence des ondes dus à des tests d’Orange pour l’implantation de la 4G sur le territoire ou la tempête de décembre. Toujours est-il pour Julien Delannoy, « chacun doit prendre ses responsabilités » : Engie Greene, Orange, le CSA. « Toutes les semaines, je reçois énormément d’appels à ce sujet. Heureusement ! Nous ne sommes pas dans une région de révoltés sans quoi les éoliennes seraient déjà à terre ! »
Idem à Remilly-Wirquin
Depuis l’installation des éoliennes à Remilly-Wirquin en 2007, la réception télé est également très mauvaise dans le village. « Depuis l’installation du réémetteur en 2009, ça allait mieux mais il y a toujours des problèmes aujourd’hui », explique René Denuncq. Comme à Wavrans-sur-l’Aa, le maire et ses habitants attendent l’arrivée de la fibre prévue dans le village en 2020.
http://www.lavoixdunord.fr/322620/article/2018-02-22/des-habitants-prives-de-tele-cause-des-eoliennes

22/02/18 : Pas-de-Calais : Wavrans-sur-l’Aa : « Les éoliennes peuvent être à l’origine de perturbations de réception télé »
Le producteur d’énergies renouvelables Engie Green reconnaît que les éoliennes peuvent être à l’origine des perturbations de réception télé à Wavrans-sur-l’Aa et dans les communes alentours. Mais ce ne serait pas la seule piste envisagée pour expliquer le phénomène.
La société Engie Green qui gère et assure la maintenance du parc éolien situé dans la commune de Remilly-Wirquin, reconnaît que « les éoliennes peuvent être à l’origine de perturbations des ondes TV à proximité immédiate des sites d’implantation ». Un sentiment largement partagé par les habitants des communes concernées qui ont toujours été formels sur l’origine de la brouille depuis des années.
« Un antenniste est intervenu auprès d’une centaine de foyers ayant déclaré des problèmes de réception »
Pour remédier à un risque potentiel de brouiller la télévision analogique, Engie Green avait mis en service un réémetteur TV en 2009. « Un antenniste est intervenu auprès d’une centaine de foyers ayant déclaré des problèmes de réception. »
Mais pour le leader de la production d’énergies renouvelables en France, la faute n’incombe pas aux seules éoliennes. Comme le pense aussi le maire de Wavrans-sur-l’Aa, Julien Delannoy, (lire par ailleurs) le passage à la télévision numérique terrestre (TNT) et la réduction de pylônes TV auraient eu un impact sur la réception TV. « Le nombre de sites numérisés a été de 1 000 environ pour un nombre de 3 000 pylônes TV existants avant le passage. À titre d’exemple, le pylône de la commune d’Ouve-Wirquin a été mis hors-service », justifie Engie Green.
Zone blanche
Sans compter qu’en 2014, toujours selon Engie Green, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) aurait reconnu l’existence d’une zone blanche, c’est-à-dire non couverte par la TNT à Wavrans-sur-l’Aa, Remilly-Wirquin et Ouve-Wirquin. Une autre cause pourrait aussi être à l’origine des récentes perturbations : l’épisode neigeux de décembre 2017.
http://www.lavoixdunord.fr/322625/article/2018-02-22/les-eoliennes-peuvent-etre-l-origine-de-perturbations-de-reception-tele


21/02/18 : Eoliennes offshores, le mécontentement des pêcheurs
Les pécheurs de Normandie et des Hauts-de-France ne décolèrent pas face au projet de parc éolien en Seine-Maritime. Ils dénoncent une installation qui va avoir des conséquences importantes sur leur activité et proposent des solutions alternatives.
Le parc éolien offshore du Tréport en Seine-Maritime inquiète les pécheurs. Alors que le projet est sur le point d’entamer la phase d’installation, après douze années de discussions, leurs peurs n’ont pas disparu.
Vendredi 16 février ils ont manifesté au Havre, « Ils entendent sensibiliser l’opinion publique concernant les menaces qui pèsent sur leur profession, mais aussi sur la biodiversité dans le périmètre de la Manche-est, zone la plus poissonneuse de la Manche » rapporte le site local Actu.fr.
« Depuis 12 ans, les marins-pêcheurs se mobilisent notamment contre le projet d’implantation d’un parc éolien au large de Dieppe et du Tréport, dans la Manche-est. Un projet néfaste selon eux pour leur profession, car implanté « dans une zone halieutique très riche et au détriment de la biodiversité » » défendent les pêcheurs.
L’avis favorable de l’Agence française de la biodiversité le 20 février est une nouvelle défaite pour les pécheurs qui estiment que leur métier est en danger, ainsi que la biodiversité. Selon eux, les effets évidemment positifs des énergies renouvelables ne doivent pas justifier l’oubli de l’impact environnemental des infrastructures. « En se mobilisant au Havre, les pêcheurs veulent une nouvelle fois présenter un projet alternatif qu’ils ont imaginé, sur une zone côtière entre Dieppe et Saint-Valery-en-Caux, moins poissonneuse et aux conditions similaires pour l’exploitation d’un parc éolien. Ce rassemblement veut démontrer que d’autres alternatives sont possibles, sans pour autant détruire la pêche artisanale et l’environnement » avançait le site d’informations locales.
Dernier baroud d’honneur pour les pécheurs ? Après un avis défavorable en octobre, l’Agence française de la biodiversité avait demandé Engie de proposer fin 2017 des modifications prenant en compte l’impact environnemental. La nouvelle proposition a été mieux accueillie malgré quelques réserves « Ce "nouveau projet" permet "de mieux concilier l'indispensable développement des énergies marines renouvelables et la prise en compte tout aussi indispensable de la préservation de la biodiversité marine » a déclaré à l’AFP le patron de l’Agence nationale.
https://www.rse-magazine.com/Eoliennes-offshores-le-mecontentement-des-pecheurs_a2606.html

20/02/18Éoliennes offshore: les opposants veulent encore croire au « Non »
L’agence de la biodiversité rend ce 20 février son avis sur le parc éolien en mer. On le dit favorable. Les opposants espèrent «un sursaut de lucidité», sans se bercer d’illusions.
La bataille contre le projet éolien en mer dure depuis 12 ans. Elle a « toujours été menée dans le respect des principes démocratiques, précise Olivier Becquet, gérant de la Capa (Coopérative des artisans pêcheurs associés). Vendredi 16 février, nous avons manifesté, dans le calme, au Havre. La poursuite de ce projet par l’État est un déni de démocratie. Si on continue à s’essuyer les pieds sur le dos des pêcheurs, il y aura une réaction. Et pas seulement dans notre petit port isolé du Tréport. Ce sont tous les marins de la façade Manche-est qui sont concernés ».
Pour beaucoup d’opposants, les dés sont jetés : l’AFB se prononcera en faveur du projet. Des documents internes ont fuité. « La délibération est écrite et n’attend plus que la signature des membres du conseil d’administration », avance Laurent Jacques (PCF), maire du Tréport.
Cet avis favorable – qui irait contre celui du parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale – serait motivé par « des modifications significatives » du dossier. Foutaise, répond Olivier Becquet qui réclame de l’AFB « un sursaut de lucidité, de responsabilité, de maturité. S’il s’agit d’une vraie agence, tous les espoirs sont permis ».
« Les pêcheurs ne peuvent pas, dans le même temps, travailler et monter des barricades à terre »
Président de l’association Sans Offshore à l’horizon, Gérard Bilon se dit clairement « pessimiste. À moins que le ministre de la Transition énergétique, Nicolas Hulot (ndlr, qui avait reçu les pêcheurs), ait réclamé un avis contraire, je ne me fais pas d’illusions. Après s’il y a une bonne nouvelle, on la prendra ». Les sentiments du maire sont aussi partagés : « J’ai du mal à me situer, parfois je crois que c’est bon pour nous, parfois non. S’il y a un revirement, il ne peut venir que de l’État. Je continue de croire que c’est possible ».
Le conseil d’administration de l’agence de la biodiversité se réunit à 14 h 30. La décision est attendue dans l’après-midi. « Nous ne savons même pas comment avoir l’information », soupire le président de SOS à l’horizon qui s’en remet pour cela aux médias. « Jérôme Bignon (ndlr, sénateur) siégeant au conseil d’administration, devrait faire suivre l’information à Emmanuel Maquet (député) qui nous transmettra », indique, pour sa part, Laurent Jacques.
Gérard Bilon semble déjà dans le coup d’après : « Cet avis, finalement, n’est qu’un avis parmi d’autres, qui peuvent, plus ou moins, bloquer le projet ». Suivront enquêtes publiques et éventuelles autorisations préfectorales contre lesquelles des recours seraient portés.
Olivier Becquet attendra la décision de l’AFB depuis une réunion du parc naturel marin où il siège. « Si l’avis de l’AFB est favorable, nous démissionnerons de ces structures qui ne servent à rien », dit-il. Et après ? Manifestation ? Mouvement de contestation ? « Notre métier, c’est d’être en mer. Les pêcheurs ne peuvent pas, dans le même temps, travailler et monter des barricades à terre. On a des représentants pour se faire entendre. Ou est-ce qu’il faut pour cela s’affronter avec les CRS ? »
Pour et contre... au nom de l’environnement
Le projet d’éoliennes en mer au large de Dieppe et du Tréport a ceci de particulier que ses défenseurs et ses opposants invoquent, tous, l’environnement. Du côté de l’État, seul responsable de l’appel d’offres et de la fameuse zone d’implantation qui cristallise la colère des marins pêcheurs, comme du côté d’Engie, forcément, on justifie le projet par la transition énergétique. Dans la foulée de la loi de 2015 sur la transition énergétique pour la croissance verte, Ségolène Royal, alors ministre de l’Environnement, a fixé le cap. D’abord, augmenter de 50 % la capacité installée des énergies renouvelables d’ici 2023. En 2030, la part des énergies renouvelables en France devrait atteindre les 32 % du mix énergétique total. De ce point de vue, les parcs éoliens en mer sont un bon moyen d’y arriver.
Du côté des associations d’opposants à l’éolien et des marins pêcheurs, on dénonce ce projet au nom des atteintes au milieu marin. « Perforation du fond marin jusqu’à 70 mètres avec des milliers de battages (chocs), injection de béton provenant de l’extraction de granulats marins issus des frayères en mer (zones de reproduction des poissons) », indiquait un tract distribué, vendredi 16 février, lors d’une manifestation au Havre. De quoi perturber la présence de nombreuses espèces, pêchées ou pas, pour des années, dans cette zone.
Sur le plan économique, les opposants invoquent un tarif de rachat de l’électricité (fixé dans l’appel d’offres, pas communicable) exorbitant, ce qui participera à l’augmentation des tarifs de l’électricité pour les consommateurs. Ils doutent des emplois promis dans une filière industrielle française qui a pris un peu de plomb dans l’aile depuis le début du projet. Pour rappel, le français Areva, qui était partie prenante du consortium, a vendu ses parts à l’espagnol Gamesa, puis l’allemand Siemens est entré dans le capital de ce dernier. Les éoliennes conçues par Areva puis Areva-Gamesa ont été abandonnées au profit des éoliennes allemandes. Du côté d’Engie, on affirme que les deux usines de fabrication des nacelles et des pales seront bien implantées comme prévu au Havre (750 emplois plus 150 emplois indirects), et que les 125 emplois seront bien créés, pour 25 ans, à Dieppe et au Tréport, pour la maintenance, le contrôle et l’expertise.
http://www.courrier-picard.fr/91940/article/2018-02-19/eoliennes-offshore-les-opposants-veulent-encore-croire-au-non


19/02/18 : Somme : Donnez votre avis sur le projet éolien d’Hombleux
Les habitants sont invités à se renseigner et à donner leur avis sur ce nouveau projet d’installation de quatre pales.
L’enquête publique sur le projet de déployer quatre nouvelles pales à Hombleux en est à mi-parcours. Jusqu’à la fin du mois, tout le monde est invité à prendre connaissance des pièces du dossier et à donner son avis sur ces éoliennes qui seraient positionnées dans le prolongement des huit pales de Voyennes.
« La société Valorem a souhaité en installer quatre supplémentaires en direction de Voyennes. Neuf éoliennes sont déjà implantées sur notre territoire en direction d’Esmery-Hallon et Eppeville », explique le maire, Christian Avy, favorable à ce projet.
« Les gens favorables, en général, ne se déplacent pas »
Samedi 17 février, se tenait la troisième permanence du commissaire enquêteur en charge de répondre aux questions et de recueillir l’avis du public. « Sept personnes sont venues, à ce jour, faire des remarques. La plupart habitent les villages environnants et sont défavorables à ce projet. Les gens favorables, en général, ne se déplacent pas », fait-il remarquer.
Environ 30.000 € par an pour la commune
Pour le maire : « Les neuf éoliennes déjà présentes apportent à la commune 59.000 € par an, montant qui compense l’ancienne taxe professionnelle et la fermeture d’entreprises installées à Hombleux. Ces quatre pales supplémentaires apporteraient environ 25.000 € par an, plus 4.000 € pour le poste de raccordement installé sur un terrain communal, soit un total d’environ 30.000 € par an ».
Les propriétaires des terres où seraient érigées les éoliennes toucheraient, eux, 4.000 € par Mégawatt soit environ 9.000 € par an et par éolienne, à partager avec l’exploitant.
L’enquête publique sera close le 28 février. La décision définitive reviendra au préfet.
Documents consultables à la mairie. Prochaines présences du commissaire-enquêteur : mercredi 21 février de 9 à 12 heures et mercredi 28 février de 14 à 17 heures.
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> Les quatre éoliennes auront chacune une puissance de 2 à 2,4 mégawatts.
> Leur hauteur : de 91 à 95 mètres.
> Le diamètre du rotor : de 110 à 117 mètres.
http://www.courrier-picard.fr/91939/article/2018-02-19/donnez-votre-avis-sur-le-projet-eolien-dhombleux

17/02/18 : Aisne : Des éoliennes à Tupigny pour carburer à l’hydrogène
Le futur parc éolier de ce village de l’Aisne va alimenter, en partie, deux véhicules hydrogène en libre-service pour la population.
L’éolien au service de la mobilité dans un monde rural isolé suscitera-t-il moins de défiance et de rejet ? Le maire Jean-Luc Egret l’espère. « Le permis de construire est déposé depuis trois mois. L’instruction se fait normalement. De notre côté, élus et population, il n’y a pas de contestation », affirme le maire. Selon lui, l’acceptation découle directement du projet « intéressant et innovant » qui se dessine dans sa commune.
Concrètement, le parc de six éoliennes de Tupigny fournira, pour une petite partie, de l’électricité renouvelable, stockée sous forme d’hydrogène dans une borne implantée au cœur du village.
Et ladite borne alimentera deux véhicules à hydrogène en libre-service et gratuits pour les habitants. Les deux véhicules seraient des Renault Kangoo « fuel cell », modifiés par l’entreprise française Symbio. Le plein de la voiture à pile à combustion s’effectuerait en moins de cinq minutes et offrirait une autonomie de 500 à 600 kilomètres.
« Ces véhicules pourraient servir à notre atelier communal. Ils transporteraient les personnes âgées de notre résidence. Des gens qui cherchent du travail pourraient les utiliser. C’est franchement un projet innovant pour améliorer la vie de notre population », insiste le maire de Tupigny. Il imagine déjà profiter de ce carburant écologique et naturel pour faire rouler à l’avenir un bus scolaire « quand il sera temps de le changer », des tracteurs de la commune et pourquoi pas les tondeuses du stade de foot.
« Ce projet de mobilité unique en son genre, répond également aux besoins avérés du monde rural », précise la communication de VDN group, basé à Pontarmé (Oise) près de Senlis, « un développeur éolien parmi les plus actifs du territoire », se présente-t-il.
« Ce démonstrateur de l’éolien dans un milieu rural est une première, appuie aussi Nicolas Ugalde, directeur général de VDN group. Quand on est dans le concret, quand il y a un intérêt direct pour la population locale, il n’y a pas d’opposition ». Les voitures à hydrogène n’arriveront pas à Tupigny tout de suite, au mieux fin 2020-2021 après l’instruction du dossier et la construction du parc éolien.
http://www.courrier-picard.fr/91553/article/2018-02-17/des-eoliennes-tupigny-pour-carburer-lhydrogene

16/02/18 : Parc éolien offshore : les pêcheurs de Normandie et des Hauts-de-France manifestent au Havre
Les marins-pêcheurs de Normandie se mobilisent au Havre, vendredi 16 février 2018, pour défendre leur profession et la biodiversité, face au projet de parc éolien au Tréport.
Les marins-pêcheurs de Normandie et des Hauts-de-France se mobilisent, vendredi 16 février 2018, au Havre (Seine-Maritime), pour défendre leur profession et dénoncer une nouvelle fois le projet d’implantation d’un parc éolien offshore, au large du Tréport (Seine-Maritime), et en discussion depuis une douzaine d’années.
Ils entendent sensibiliser l’opinion publique concernant les menaces qui pèsent sur leur profession, mais aussi sur la biodiversité dans le périmètre de la Manche-est, zone la plus poissonneuse de la Manche.
LIRE AUSSI : Le verdict pour les éoliennes en mer Dieppe – Le Tréport se fait attendre
« Cette mobilisation doit être comprise et entendue »
Faire entendre leurs voix, tel est la motivation de ces marins-pêcheurs qui se rassemblent dès 14h, au Havre, à l’entrée de l’avenue Lucien-Corbeaux, devant le port de pêche. Las de ne pas pouvoir se faire entendre dans les débats autour du projet d’un parc d’une soixantaine d’éoliennes au large du Tréport et de Dieppe, ils veulent défendre la pêche artisanale.
« Cette mobilisation doit être comprise et entendue par les politiques. Il y a de l’inquiétude et les règles sont faites avant que l’on s’exprime. C’est de la demi-démocratie », s’insurge Olivier Becquet, ancien marin-pêcheur et membre du comité régional des pêches maritimes de Normandie.
Pour ce rendez-vous, des pêcheurs de toute la Seine-Maritime, du Calvados, mais aussi de la région des Hauts-de-France seront présents pour une distribution de tracts, le long des quais du port de pêche. Ils seront appuyés également par une quinzaine de navires de pêche, venant au Havre pour l’occasion.
LIRE AUSSI : Éoliennes Dieppe – Le Tréport : Vers une rencontre avec les pêcheurs
Défendre la biodiversité
Depuis 12 ans, les marins-pêcheurs se mobilisent notamment contre le projet d’implantation d’un parc éolien au large de Dieppe et du Tréport, dans la Manche-est. Un projet néfaste selon eux pour leur profession, car implanté « dans une zone halieutique très riche et au détriment de la biodiversité ».
«Deux débats publics ont eu lieu et se sont conclus par des avis négatifs sur ce projet. Un parc naturel marin (PNM) a été créé et, lors d’un vote rassemblant les pêcheurs, des associations de défense de la nature, des scientifiques et des institutions, 32 voix contre ce projet ont été rendues, contre 20 voix favorables. Mais comme ce vote n’allait pas dans le sens de l’État, l’avis du PNM a été suspendu, pour laisser l’Agence nationale de la biodiversité rendre son avis, pour le 20 février prochain, précise Gérard Montassine, expert environnemental pour le Comité de pêche des Hauts-de-France.»
LIRE AUSSI : Statut, direction, investissements… le port de pêche du Havre en passe de sortir la tête de l’eau 
Ce dernier accuse un lobbying entre l’État et les industriels engagés sur le projet de parc éolien : « L’agence française de la biodiversité avait rendu un avis démontrant le fort impact environnemental, mais elle sera financé en partie par les taxes de l’éolien. C’est contradictoire ! »
Outre la défense de leur profession, les marins-pêcheurs se mobilisent également pour la protection de la biodiversité. « C’est elle qui nourrit toutes les espèces présentes dans cette zone ! »
« On nous a tellement abreuvé sur les avantages de l’éolien que l’on en oublie la biodiversité. Il faut la défendre. »
En se mobilisant au Havre, les pêcheurs veulent une nouvelle fois présenter un projet alternatif qu’ils ont imaginé, sur une zone côtière entre Dieppe et Saint-Valery-en-Caux, moins poissonneuse et aux conditions similaires pour l’exploitation d’un parc éolien. Ce rassemblement veut démontrer que d’autres alternatives sont possibles, sans pour autant détruire la pêche artisanale et l’environnement.
LIRE AUSSI : Dieppe-Le Tréport : le monde économique soutient l’éolien en mer
https://actu.fr/normandie/havre_76351/parc-eolien-offshore-marins-pecheurs-normandie-hauts-france-manifestent-havre_15555993.html
 

15/02/18 : Picardie : L’éolien a le vent en poupe dans le Vimeu
Deux nouvelles éoliennes seront opérationnelles, en avril, sur la commune de Nibas qui en compte déjà douze. Quatre autres sont en projet à Allenay et Friaucourt.
Autour de la D925, les éoliennes fleurissent un peu partout. Deux nouvelles vont s’élever dans le ciel très prochainement sur la commune de Nibas, qui inaugurera ainsi son nouveau parc, limitrophe à la commune de Friville-Escarbotin.
La ville dispose déjà de 12 éoliennes, réparties sur deux fermes. Les premières ont été construites en 2004. « C’est une opportunité pour nous, je suis favorable à cette énergie renouvelable », explique le maire, René Roussel, se déclarant inquiet pour le devenir des générations futures. Un virage vers l’énergie propre que le premier magistrat encourage. Le conseil municipal a d’ailleurs donné un avis favorable au projet de parc éolien pour les communes d’Allenay et Friaucourt [lire encadré]. À Nibas, les travaux de voirie ont débuté en septembre. Soit la création de chemins pour amener les machines et ses composantes.
En avril, les éoliennes d’une hauteur en bout de pale de 136,2 mètres devraient être debout. Chacune d’elle aura une puissance de production de 2,30 MW. Au total, elles produiront 12,9 GWh, « la consommation électrique de 4 000 habitants par an, chauffage inclus », signale energie Team, 3e exploitant français en électricité éolienne. « « Notre ennemi est le vent qui ralenti le chantier », indique Samir Zaouy, chargé de construction. Un autre élément est redouté : la pluie, surtout lors des travaux de fondations. Les grues seront en mouvement, ces prochains jours, pour le délicat travail d’élévation et d’assemblage. Ces éoliennes se veulent plus modernes, déjà par leur puissance, mais surtout moins bruyantes. Des ailerons de requin, les « serrations », fixés sur les pales, sont censés réduire leur puissance sonore.
travaux liés au développement durable
Que rapporte la présence d’éoliennes sur le territoire ? « Avec la baisse des dotations d’État, explique René Roussel, c’est toujours une ressource en plus qui n’est pas à négliger. » Pour Nibas, energie Team estime qu’avec ces nouvelles éoliennes, « la commune touchera 13 000 euros par an. » Le fond des éoliennes est, en réalité, destiné à accompagner les travaux liés au développement durable. À Fressenneville où neuf éoliennes sont implantées, ce fond (bloqué sur un compte spécifique) sera prochainement convoqué pour isoler et rénover l’école maternelle, qui est aujourd’hui une passoire énergétique. Le projet avait été discuté en conseil municipal en décembre dernier. « Nous avons une convention avec la société Vol-V, soumise à des règles précises, rappelle le maire Jean-Jacques Leleu. Nous devrions pouvoir débloquer cet argent pour nos travaux. » Un projet qui est estimé, pour l’heure, à 315 000 euros.
À terme, la commune économisera jusqu’à 42 % sur la facture d’énergie de l’établissement. Le dossier est actuellement en cours de traitement.
À Allenay et Friaucourt, les avis vont être recueillis
Quatre éoliennes, en extension du parc de Saint-Quentin-la-Motte, sont à l’étude : une sur le territoire de Friaucourt, les autres sur Allenay. La procédure est habituelle. La population et les riverains sont invités, dans les mairies concernées, à rencontrer le commissaire enquêteur, pour exposer, avis, opinions et doléances.
Ces éoliennes de 136 mètres devraient produire, annuellement, 30 millions de kWh/an, soit l’équivalent de la consommation en électricité de 9 500 habitants. Une exploitation qui serait confiée à energie Team. Le commissaire enquêteur sera chargé d’écrire un avis, favorable ou non. Le dossier passera ensuite en commission départementale des sites. Le préfet tranchera au final.
Du côté des opposants, on grince des dents face à ce nouveau projet. « Il est scandaleux de mettre des engins pareils à 800 mètres des maisons », s’énerve Annie Ducrocq, présidente des Amis et Voisins de la Baie de Somme (AVBS), basée a Bourseville. Une présidente qui ira à la rencontre du commissaire enquêteur. « D’un point de vue industriel, ces machines ne fonctionnent qu’à 22 % de leur puissance, explique-t-elle. C’est juste une affaire financière scandaleuse, il y a des avantages pour le promoteur, et les communes ont des miettes et courent après. »
Y’aura-t-il de nombreux avis aux cinq permanences prévues dans les mairies ? Annie Ducrocq déplore la résignation. « C’est se battre contre des moulins à vent », tranche-t-elle.

http://www.courrier-picard.fr/90909/article/2018-02-14/leolien-le-vent-en-poupe-dans-le-vimeu

13/02/18 : Oise : 
Oursel-Maison : les éoliennes tentent de s’imposer par la petite porte
Un financement participatif autour d’un projet éolien va être lancé à Oursel-Maison. Contre l’avis des élus…
Les éoliennes, la communauté de communes de l’Oise picarde (CCOP) n’en veut plus. Ces derniers mois, les élus communautaires ont d’ailleurs systématiquement voté contre les nouveaux projets éoliens et l’agrandissement de ceux existants. Pourtant, une société privée va lancer, le 1er mars, une campagne de financement participatif pour son parc éolien d’Oursel-Maison. L’objectif est « d’impliquer les habitants du territoire », assure Nicolas Gay, de la compagnie nationale du Rhône (CNR), propriétaire du parc d’Oursel-Maison. En clair, la CNR permet aux habitants de lui prêter de l’argent afin de développer ses projets sur la CCOP.
Un fonctionnement qui ne plaît pas à Jacques Cotel, le président de la CCOP, selon qui la CNR « contourne le refus des élus de participer à leurs projets. Nous ne voulons plus d’éoliennes, mais ces compagnies s’en moquent. » En effet, Jacques Cotel craint que l’ambition de CNR soit, à terme, l’agrandissement des parcs éoliens - « qui n’est pas le but de ce financement participatif », assure Nicolas Gay - sans aucun contrôle des élus. « Comme ils font ça sur des terrains privés, avec l’accord de la préfecture, on ne peut rien faire », déplore Jacques Cotel. « Notre but, c’est que les habitants profitent des éoliennes implantées sur leur territoire », rétorque la CNR.
Pas de quoi convaincre le président et les élus de la CCOP, déjà bien pourvue en éoliennes. « Quand l’énergie sera moins chère pour les habitants du secteur où sont implantées les éoliennes, j’y serai favorable, assure Jacques Cotel. En attendant, les seuls à gagner de l’argent sont les compagnies privées. » Autant de questions qui devraient être abordées lors des réunions organisées mercredi et jeudi par la CNR afin de présenter son projet.
Permanences d’information ce mercredi, de 8 heures à 13 heures au marché de Breteuil, de 13 h 30 à 15 heures au centre aquatique de Breteuil, et de 15 h 30 à 17 h 30 à Villers-Vicomte. Jeudi, de 9 heures à 12 heures consécutivement à Catheux, Choqueuse-les-Bénards et Conteville, puis de 13 heures à 17 h 30 au marché de Crèvecoeur-le-Grand.
http://www.leparisien.fr/ourcel-maison-60480/oursel-maison-les-eoliennes-tentent-de-s-imposer-par-la-petite-porte-13-02-2018-7556907.php

12/02/18 : Nord : 
LE CATEAU-CAMBRÉSIS - A Propos reste sur le front de l’écologie
« A Propos » a vu le jour au plus fort de la contestation contre le projet de création d’un centre d’enfouissement technique en 2002. Aujourd’hui ils sont encore 70 adhérents à se réunir régulièrement pour conserver un rôle de vigie sur la vallée de la Selle et le Catésis.

L’association de protection du patrimoine naturel et culturel du Catésis et de la Vallée de la Selle, l’À Propos continue à se montrer vigilante car des sujets épineux surgissent régulièrement. C’est ce qui est ressorti de la dernière assemblée générale.
L’éolien. C’est le sujet qui divise et « A propos » n’y échappe pas. « Mais qu’il soit pour ou contre, chacun a son mot à dire » a réaffirmé son président, Roland Grimaldi. C’est ainsi que l’association s’est penchée sur l’installation d’éoliennes sur Bertry, Troisvilles, Reumont. En 2017, alertée du dépôt d’une enquête publique, l’association s’est réunie pour prendre position sur ce projet et a décidé de s’opposer à l’implantation des mâts trop proches de la ville du Cateau. Elle s’est aussi accordée sur le fait qu’il ne faut pas trop d’éoliennes dans un périmètre restreint et peuplé. [...]

http://www.lavoixdunord.fr/315658/article/2018-02-12/propos-reste-sur-le-front-de-l-ecologie

12/02/18 : Oise : Xavier Bertrand, le président de la région des Hauts de France, contre les éoliennes d’Eragny-sur-Epte
Le patron de la région l'a signifié au préfet de l'Oise. "Je tiens à mon tour à vous faire part de mon opposition à ce projet..." lui écrit-il en conclusion d'un récent courrier.
Après les maires voisins, les Communautés de communes du secteur, de nombreux habitants ou encore le conseiller départemental Alexis Mancel, c’est au tour de Xavier Bertrand, le président de la région des Hauts de France, de se positionner contre le projet de parc éolien d’Eragny-sur-Epte.
A LIRE AUSSI : Vent de colère autour du projet d’implantation d’éoliennes d’Eragny-sur-Epte
Dans un courrier adressé au préfet de l’Oise, Louis Le Franc, et que nous nous sommes procurés, le président de la région pointe en effet du doigt la position du Conseil municipal de la commune emmené par le maire, Didier Masurier.
La Région Hauts-de-France a pris position contre le développement non maîtrisé de l’énergie éolienne. Un nouveau dossier d’implantation est en cours, aussi, je tenais à relayer les inquiétudes des élus et des habitants de la commune d’Eragny-sur-Epte concernant les effets néfastes et nuisibles de ce projet sur les habitants, la faune et la flore de cette commune et des communes environnantes. Les conseils municipaux des douze communes aux alentours ont voté contre à la majorité. Je tiens à mon tour à vous faire part de mon opposition à ce projet.
Alors que le préfet de L’Oise doit rendre prochainement un avis décisif, Didier Masurier et son équipe, semble de plus en plus seuls sur ce projet de parc éolien sur le territoire communal d’Eragny-sur-Epte.

A LIRE AUSSI : 10 communes brayonnes contre le projet éolien d’Eragny-sur-Epte
https://actu.fr/hauts-de-france/eragny-sur-epte_60211/xavier-bertrand-president-la-region-hauts-france-contre-eoliennes-deragny-sur-epte_15482838.html


11/02/18Vendredi soir à Vervins (02) : les éoliennes n'étaient pas à la fête
Malgré la neige (20 cms), malgré le froid, malgré le verglas, la salle polyvalente était pleine vendredi soir à Vervins, dans l'Aisne, pour écouter Alban d'Aguin, auteur du livre Eoliennes un scandale d'Etat, dresser un réquisitoire total contre la politique gouvernementale en matière de choix énergétiques et d'implantation massive de pylônes éoliens, aussi onéreux et dangereux qu'inutiles. Il faut dire que dans ce domaine la Thiérache, région de Vervins, est particulièrement "gâtée"...
Après un exposé aussi argumenté que passionnant, dans lequel la farce du pseudo "réchauffement climatique" ne fut pas épargnée, Alban d'Arguin a répondu aux pertinentes questions des participants à la réunion. Et, après un sympathique pot de l'amitié, nombreux furent ceux qui, éclairés sur le sujet, repartirent avec une vision différentes de ce fléau que celle que leur avaient "vendu" les commerciaux sans scrupule des consortiums étrangers implanteurs d'éoliennes. De plus, un grand nombre d'exemplaires du livre d'Alban d'Arguin ont été vendus aux personnes présentes.
Remercions nos amis Bruno et Isabelle Dekkers et Valérie Bernardeau, dynamique militante locale de la cause, qui ont parfaitement organisé cette belle réunion qui, nous en sommes persuadés, a été porteuse d'espérance pour de nombreuses victimes de la folie ambiante venues écouter Alban d'Aguin. Signalons aussi la présence de plusieurs élus locaux et de toute la presse départementale.
http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2018/02/11/vendredi-soir-a-vervins-08-les-eoliennes-n-etaient-pas-a-la-6025395.html

11/02/18 : Que voulez-vous pour le littoral picard?
L’État vous demande votre avis : que voulez-vous pour l’avenir du littoral de la Manche Est et de la mer du Nord, à l’horizon 2030 ? Une première consultation a lieu jusqu’au 25 mars.
Demander leur avis aux citoyens, avant que les projets ne soient déjà ficelés : c’est l’idée de la consultation lancée depuis le 26 janvier, sur toutes les façades maritimes françaises, pour la « stratégie mer et littoral 2030 ». Un peu l’inverse de ce qu’il s’est passé jusqu’alors, ne serait-ce que pour le projet d’éoliennes en mer au large de Dieppe et du Tréport, qui a fait l’objet d’un débat public après qu’Engie eut remporté l’appel d’offres. Un débat public arrivé trop tard, de l’aveu même du président de la Commission nationale du débat public, puisque les caractéristiques essentielles du projet, dont la zone d’implantation, ne pouvaient plus être discutées ou amendées.
Hasard du calendrier, cette consultation préalable des citoyens sur la stratégie mer et littoral a lieu alors que la décision finale d’implantation des éoliennes en mer est prévue le 20 février.
Activités en mer, urbanisation du littoral, érosion côtière, lutte contre le changement climatique, risques littoraux, protection de la biodiversité tout en ménageant les activités économiques… dans une vidéo accessible sur le site dédié « Stratégies de façade maritime », le navigateur Jean Le Cam et le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, demandent aux citoyens de donner leur avis sur tous ces sujets. Concrètement, un atelier citoyen est programmé, pour la Picardie, à Abbeville, le jeudi 15 février, de 18 heures à 20 heures, à la sous-préfecture. Il faut s’inscrire au préalable, via le même site. D’autres réunions sont prévues, à Dunkerque, Boulogne-sur-mer, Le Havre, etc. Pour rappel, la façade maritime de la Manche Est et de la mer du Nord va du mont Saint-Michel à la frontière belge, en passant évidemment par la baie de Somme.
Mais les habitants du littoral ne sont pas les seuls concernés. Après tout, le Saint-Quentinois qui passe ses vacances à Fort-Mahon veut-il voir des éoliennes en mer au large de la plage ? À ceux qui ne pourront venir à l’atelier, jeudi, il est possible de s’exprimer sur les différents sujets, via la plateforme participative, jusqu’au 25 mars. La consultation finale, où le public aura encore son mot à dire, est prévue entre novembre 2018 et janvier 2019.
Site internet de la consultation : https ://www.merlittoral2030.gouv.fr/
Un certain scepticisme au Parc naturel marin
Dans un courriel envoyé aux membres du Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale, en première ligne dans le dossier des éoliennes en mer, son président, Dominique Godefroy, s’interroge : « Si ces ateliers doivent permettre de prendre en compte les remarques et positions des citoyens, il aurait été préférable d’en faire la publicité bien en amont. D’autre part, compte tenu de ce que nous «vivons» au sein du Parc naturel marin (NDLR, son avis négatif sur le projet d’éoliennes semble en passe d’être négligé), nous nous interrogeons toujours sur la réelle prise en compte de l’avis des acteurs des territoires ».
http://www.courrier-picard.fr/90165/article/2018-02-11/que-voulez-vous-pour-le-littoral-picard

09/02/18 : Somme : Ils vont manifester contre l'éolien à Péronne
Une manifestation contre l'éolien est prévu le 31 mars prochain à Péronne. Les opposants veulent mutualiser leurs moyens et leurs compétences.
Une manifestation contre l'éolien est prévu le 31 mars prochain à Péronne. Les opposants veulent mutualiser leurs moyens et leurs compétences. Ils s'opposent à l'implantation d'éoliennes dans les Hauts-de-France. En Picardie, on en compte pas moins de 2.715 actuellement, d'après Le Courrier Picard.
https://www.evasionfm.com/actualite-32294-ils-vont-manifester-contre-l-eolien-a-peronne.html

09/02/18 : Aisne : 😠 À Tupigny, ça roule grâce aux éoliennes
D’ici 2020, les habitants pourront emprunter gratuitement deux véhicules à hydrogène, alimentés par un parc de six éoliennes.
En quoi consiste le projet Hydrogène ?
Il s’agit d’un projet imaginé par la société VDN Group (Vents du Nord) de Pontarmé (60), un bureau d’études spécialisé dans l’éolien. Depuis le début 2017, son directeur général Nicolas Ugalde-Lascorz a décidé de se lancer dans l’hydrogène, pour « faire de l’éolien différemment ». Il décrit le projet de Tupigny comme « une offre innovante, jamais vue en France : transformer l’électricité produite par un parc de six...
http://www.lunion.fr/74809/article/2018-02-09/tupigny-ca-roule-grace-aux-eoliennes

08/02/18 : HAM ET ENVIRONS - Une manifestation contre le déploiement des pales dans l’est de la Somme le 31 mars
Une grande manifestation contre l’éolien sera organisée samedi 31 mars à Péronne, pour prendre la suite de celle organisée à la même période en 2017.
Les anti-éoliens cherchent de plus en plus à unir leurs forces, comme l’a confirmé la présence de Christophe Grizard, président de l’Association de sauvegarde de nos espaces naturels (ASEN) en Pays hamois. « Nous sommes une douzaine d’associations rien que dans la Somme, il faut mutualiser nos moyens et nos compétences », estime ce dernier.
2.715 éoliennes en Picardie actuellement
Un avis partagé par le président de l’association Halte à la prolifération anarchique des éoliennes et maire d’Herbécourt Jacques Vanoye, qui veut monter un « collectif de maires des Hauts de France opposés à l’implantation d’éoliennes. C’est un travail énorme pour récupérer les informations ».
Actuellement, la région compte 2.715 éoliennes qui occupent 800 hectares de terres agricoles.
http://www.courrier-picard.fr/89567/article/2018-02-08/une-manifestation-contre-le-deploiement-des-pales-dans-lest-de-la-somme-le-31

07/02/18 : Aisne : Une conférence à Vervins pour dénoncer «le scandale d’État» de l’éolien
L’auteur Alban d’Arguin, en conférence vendredi soir à Vervins, viendra démontrer la « supercherie » des énergies éoliennes qu’il juge comme « un scandale d’État ».
Le débat de l’éolien n’a pas fini de faire tourner les têtes. D’un côté, des investisseurs toujours plus généreux et convaincants avec les élus locaux. De l’autre, d’irréductibles Thiérachiens qui défendent une ruralité et un paysage sans artifice. Entre deux, des habitants qui s’interrogent sur le bien-fondé de cette énergie tellement propre. Alban d’Arguin devrait demain soir apporter bon nombre de réponses aux questions que se posent les habitants de ce territoire, chaque jour un peu plus encerclé par des mâts pouvant atteindre 150 mètres de hauteur.
Le conférencier est l’auteur d’Éoliennes, un scandale d’État, publié il y a un an. Le livre qui se veut être un réquisitoire connaît un certain succès. Il apporte beaucoup d’éléments de réponses sur cette énergie qui brasse du vent. « L’éolien est en train de défigurer le pays », explique l’auteur. Ce dernier n’était absolument pas prédestiné à devenir un spécialiste de l’éolien.
Sept mois de recherche
C’est une expérience personnelle qui l’a amené sur ce chemin. « J’ai vu apparaître un projet à 600 mètres de ma maison et à l’époque, je n’avais aucune objection vis-à-vis de cette implantation à condition que visuellement ça ne gêne pas le paysage. Au final, une association s’est montée et on a réussi à stopper ce projet de six éoliennes. J’ai creusé le sujet pour mieux comprendre les origines du plan de l’éolien », détaille avec précision l’auteur. En 7 mois, Alban d’Arguin a collecté et recoupé de nombreuses informations sur le sujet en France mais aussi en Allemagne ou en Espagne.
Dans son ouvrage, tout y passe : la corruption des élus, le réchauffement climatique, la baisse du marché de l’immobilier ou les conséquences sur la santé. Pour l’auteur, « la santé des riverains à proximité des éoliennes est un scandale d’État et ce sont les gens qui souffrent qui payent eux-mêmes les éoliennes à travers la CSPE, la Contribution au service public de l’électricité. J’ai regardé sur ma facture, cette taxe représente un quart de la totalité de la facture qu’on est tous obligé de payer et comme si cela ne suffisait pas, l’État remet une taxe sur la taxe en imposant 20 % de TVA. »
800 élus invités vendredi soir
Devant la prolifération des projets de parcs en Thiérache (Tupigny, Macquigny, Sains-Richaumont ou La Neuville-lès-Dorengt…), Bruno Dekkers, membre de l’association SOS danger éolien, est à l’origine de cette invitation. « C’est un ami de longue date et je l’ai invité pour que les gens sachent et qu’ils se réveillent. Je lance un appel au bon sens. Il faut pouvoir freiner certains dossiers. »
Le collectif a invité 800 élus de l’Aisne. Reste à voir qui viendra entendre et animer le débat.
Conférence le vendredi 9 février, à partir de 18 heures, à la salle polyvalente de Vervins.
Du monde des affaires à celui de l’éolien
Alban d’Arguin est historien et juriste de formation, mais il a effectué toute sa carrière dans un grand groupe financier.
« Éoliennes, un scandale d’État » est donc un réquisitoire sans concession et remarquablement bien documenté sur ce choix que l’auteur juge comme « criminel » et « totalement inefficace en matière d’énergie ».
Pour l’auteur, l’éolien conduira tôt ou tard les politiques français promoteurs devant la Cour de justice de la République.
«La Thiérache va devenir une usine d’éoliennes»
Valérie Bernardeau est la présidente de SOS danger éolien.
L’association que vous présidez combat les promoteurs de l’éolien. Quelle est la situation localement ?
« C’est une catastrophe et l’éolien va s’intensifier car la Picardie doit doubler le nombre d’éoliennes dans les toutes prochaines années. Tous les villages de Thiérache vont être impactés. On va devenir une usine d’éoliennes. »
Quelles sont vos méthodes pour combattre l’éolien ?
« Il existe toujours les recours en justice mais ils coûtent cher et on a peu de moyens. On va sans doute organiser une manifestation car on ne nous écoute pas. »
Quel est l’impact des éoliennes sur la santé des habitants ?
« Des gens et des animaux sont malades et je souhaite mettre en place une étude pour le prouver avec des médecins spécialistes. Quelques-uns sont déjà d’accord pour me suivre. Les habitants ici ou sur les départements voisins ont des migraines, des problèmes cardiaques ou souffrent d’acouphène. On aimerait aussi combattre le futur transformateur installé à Le Hérie qui va être raccordé à toutes les éoliennes du nord de l’Aisne et qui est complété par une ligne souterraine de 90 000 volts sur 10 km. »
http://www.aisnenouvelle.fr/67178/article/2018-02-07/une-conference-vervins-pour-denoncer-le-scandale-detat-de-leolien#

07/02/18 : La commune de Tupigny (Aisne) va stocker l'électricité produite par son parc éolien sous forme d'hydrogène
Un projet alliant énergie éolienne et mobilité durable, grâce à l'hydrogène, va être lancé par la commune de Tupigny (dans l'Aisne) avec le concours du développeur de projets éoliens VDN Group.
L'objectif de ce projet est de stocker sous forme d'hydrogène l'électricité produite par le futur parc éolien de la commune afin d'alimenter deux véhicules en libre-service utilisables gratuitement par ses habitants.
Une borne installée dans le centre du village alimentera les deux véhicules à hydrogène qui auront une autonomie de plus de 500 km pour un temps de recharge d'à peine 5 minutes.
L'entreprise VDN Group, spécialisée depuis plus de 5 ans dans le développement de projets éoliens, veut ainsi donner de nouveaux débouchés aux territoires désireux de stocker et d'utiliser efficacement l'électricité issue de leurs parcs éoliens.
http://www.bioaddict.fr/flashinfos/la-commune-de-tupigny-aisne-va-stocker-l-electricite-produite-par-son-parc-eolien-sous-forme-d-hydrogene-f5839.html

05/02/18 : Aisne : Tupigny, 348 habitants, et déjà à la pointe des mobilités de demain !
Dans l’Aisne, en région Hauts-de-France, le petit village de Tupigny a déjà une longueur d’avance sur certaines des plus grandes villes françaises. Tous les habitants de la commune sont en effet convaincus que l’utilisation des technologies propres représente une solution d’avenir pour nos déplacements futurs.
Au départ, le scénario semble classique : la petite commune souhaite développer son secteur énergétique par la construction d’un parc éolien sur son propre territoire. Le projet est impulsé par l’entreprise spécialisée dans l’éolien VDN Group, ou Vent du Nord. Mais là où la commune de Tupigny innove, c’est bien dans l’utilisation de l’énergie produite par la force du vent. En plus d’alimenter les habitants, l’énergie pourra également être transformée en hydrogène dans le but d’en faire du carburant automobile.
Si l’hydrogène semble apporter de belles solutions en faveur de nos mobilités, sa production est très énergivore en matières fossiles. Elle peut également être produite par électrolyse, c’est-à-dire à l’aide d’une ressource en eau et en électricité. Et le nucléaire largement développé en France ne semble pas non-plus être la plus propre des méthodes. C’est la raison pour laquelle l’éolien a ici été privilégié de manière à pouvoir stocker de l’hydrogène, notamment dans les bornes de rechargement pour véhicules électriques. Dans le village, ce sont donc pour le moment deux voitures qui seront laissées à disposition des habitants.
Comme le démontre la commune de Tupigny, les mobilités de demain ne sont pas uniquement réservées aux grandes villes et métropoles. La transition énergétique est un enjeu qui doit être appréhendé par toutes les populations, même jusqu’aux communes les plus rurales. 
https://lumieresdelaville.net/tupigny-348-habitants-deja-a-pointe-mobilites-de-demain/

04/02/18 : Pas-de-Calais : SUD ARTOIS - Quel visage aura-il dans vingt ans ? Les élus sortent la carte et le territoire
Ils ne seront, pour la plupart, plus aux commandes en 2037. C’est pourtant à eux d’imaginer aujourd’hui ce Sud Artois virtuel et d’en faciliter les desseins à travers un Plan d’urbanisme intercommunal, obligatoire et unifié pour 2020. Voici la « table des lois », qui sera négociée avec chaque village.
3 810 habitants en plus
En vingt ans, les élus de la communauté de communes, aidés par le cabinet Verdi qui a réalisé une étude, tablent sur une augmentation de 12,5 % de la population à l’échelle des 64 communes du Sud Artois (CCSA). Elle passerait de 27 590 habitants à 31 400. « Une progression soutenue », estime Jean-Jacques Cottel, président de la CCSA. Bapaume absorberait le plus gros avec 690 logements en plus ; les pôles relais (Croisilles, Bucquoy, Achiet-le-Grand, Hermies, Bertincourt) 829 logements à eux tous ; Vaulx-Vraucourt 120 logements et le reste des 57 villages 1 123 logements.
Haro sur la consommation foncière
C’est l’un des points qui ne se discutent pas, inscrits dans la loi Alur qui fait de la lutte contre l’étalement urbain une priorité : à développement équivalent, il faut « consommer » moitié moins de terres que lors du précédent plan. « On souhaite maintenir nos auréoles bocagères, qui font l’identité de nos territoires ruraux », dit M. Cottel. Il est aussi urgent de préserver les terres agricoles, rares dans la région, et des espaces naturels qui rétrécissent. L’une des idées-forces est de boucher les dents creuses et friches, notamment à Bapaume, qui doit « loger » 60 % des créations dans ces interstices, pour atteindre 24 logements par hectare. L’ambition est moindre dans les pôles relais (50 %, et 20 logements à l’ha) mais presque identique dans les bourgs ruraux (55 %, 16 logements à l’ha).
1 900 emplois… et un canal
Entre 2013 et 2037, le Sud Artois aura gagné 1 560 emplois, prédit le plan, pour atteindre le chiffre de 9 600. Pour cela, le solde annuel doit être de 65 emplois créés. Pas n’importe où ! Comme pour les logements, l’essor économique devra se faire sans trop grignoter de foncier, à 2,6 ha consommés par an (l’étalement a été de 5,7 ha/an ces dix dernières années). Une zone industrielle (Anzacs II) serait créée au nord de Bapaume. Ces projections optimistes tablent sur la réalisation du « chantier du siècle », le canal Seine Nord. « Il faut admettre que s’il ne se fait pas, certaines orientations seront un peu différentes », euphémise Jean-Jacques Cottel. L’ouest (Bertincourt, Hermies) en serait affecté.
Et maintenant ?
Deux ans d’études et de cogitations ont accouché de ce projet politique. L’année 2018 sera consacrée à traduire cette « table des lois » sur le territoire (aujourd’hui, plusieurs plans locaux d’urbanisme s’empilent, sans cohérence). Là, on entre dans le dur : il s’agit d’établir le « zonage » : où seront les terres constructibles ? Où pousseront les éoliennes ? etc. Les communes plancheront, approuveront ou non, pour une adoption du PLUi prévue fin 2018.
Ce plan sera présenté en détail lors de quatre réunions publiques : jeudi 15 février, à 18 h 30 à Bucquoy (salle des mariages, rue Dierville) et Croisilles (salle des fêtes, grand-place) ; jeudi 22 février, à 18 h 30, à Bapaume (mairie) et Bertincourt (salle des fêtes, rue de l’Hérault).
Une place forte de l’éolien consolidée
Une trentaine de machines produisent aujourd’hui de l’électricité grâce au vent dans le Sud Artois. Dans vingt ans, ce chiffre pourrait tripler pour atteindre une centaine d’éoliennes. Des autorisations ont déjà été accordées, d’autres sont en projet. Les plaines bien exposées du sud de l’Arrageois sont appréciées. « Ici, les terres sont ouvertes, les parcelles sont grandes, exposait Dominique Darne, patron d’Eurowatt, en 2016. À cause des guerres, il y a moins de châteaux et de monuments historiques qu’ailleurs (lesquels impliquent un périmètre d’exclusion). Et le vent est régulier. » Le montant des taxes versées à l’interco n’est pas négligeable : il est déjà de plus de 400 000 € à l’année.
L’extension peut paraître importante mais elle se fera dans un périmètre très contrôlé. Difficile à croire : aujourd’hui, le bois d’Havrincourt est le seul endroit sanctuarisé où ne peuvent pousser des pales ! À condition que l’investisseur respecte la distance légale (500 m de toute habitation), il peut envisager d’installer des machines où bon lui semble (le préfet doit bien sûr délivrer un permis). Le PLUi devrait changer radicalement la donne. Des zones « favorables » – qui doivent représenter moins d’un dixième du territoire – ont été dessinées. Une fois adoptées, rien ne devrait pouvoir pousser en dehors. Haplincourt, Croisilles, Metz-en-Couture, Beaulencourt, Ligny-Thilloy, Bucquoy ou Ecoust-Saint-Mein sont particulièrement concernés…
http://www.lavoixdunord.fr/310981/article/2018-02-04/quel-visage-aura-il-dans-vingt-ans-les-elus-sortent-la-carte-et-le-territoire

03/02/18
: Pas-de-Calais : 
LUMBRES - Du monde et des questions pour la dernière réunion sur le plan local d’urbanisme
Une réunion se tenait mercredi 31 janvier à la maison des services de Lumbres afin de présenter le projet de territoire à la population. Lors des dernières réunions, le public était peu nombreux, mais cette fois la salle est vite devenue trop petite pour accueillir les quelque 140 personnes.

Christian Leroy, président de la communauté de communes du pays de Lumbres (CCPL), s’est fait rapporteur des documents commentés avec l’aide de l’agence d’urbanisme. Chez les voisins, sept intercommunalités ont déjà réalisé un plan local d’urbanisme intercommunal (PLUI). Ayant choisi de donner la possibilité aux habitants d’être acteurs de la rédaction du document, le pays de Lumbres est l’un des derniers. Lancé depuis 2015, le projet d’aménagement et de développement durable (PADD) est terminé. Cette année est consacrée à la phase réglementaire.
« Même si on nous a conseillé de ne pas nous tourner vers les habitants, nous avons confiance en eux »
La réunion présentait les actions menées, les partenaires, ainsi qu’une volonté de maîtriser harmonieusement et dans la cohérence le développement. « Même si on nous a conseillé de ne pas nous tourner vers les habitants, nous avons confiance en eux. » 10 % de la population a donc été concernée, avec 2 000 participants aux ateliers. Le territoire reste attractif : depuis cinq ans, on note plus de 16 % d’arrivées et une forte croissance démographique – un critère fort pour argumenter sur les choix engagés auprès des services de l’État. Au titre patrimonial, une liste de 450 points a été établie (églises, puits, maisons en torchis…).
Priorité, la proximité
Le territoire cherche à se structurer suivant un fil conducteur qui est la proximité. Onze bassins de vie ont été identifiés pour renforcer l’offre d’habitat, les besoins d’offres et de services au plus près des habitants avec un pôle majeur pour la centralité sur la commune de Lumbres. L’accent est porté sur l’importance de la ligne ferroviaire et du transport de fret, valorisant les industries existantes.
La partie questions-réponses s’est concentrée sur les zones blanches en matière de couverture téléphonique, la demande de développement du photovoltaïque sur le territoire et les éoliennes dans le pays de Lumbres.
http://www.lavoixdunord.fr/309910/article/2018-02-03/du-monde-et-des-questions-pour-la-derniere-reunion-sur-le-plan-local-d-urbanisme

03/02/18 : Pas-de-Calais : LISBOURG - Plusieurs sites doivent accueillir des éoliennes cette année
Le maire a profité de la cérémonie des vœux pour rappeler que trois projets d’implantation d’éoliennes sont toujours d’actualité.
Voilà déjà un certain nombre d’années, « du temps où nous étions encore dans la communauté de communes du Pays d’Heuchin », précise le maire Bernard Crohem, que plusieurs dossiers relatifs à l’installation d’éoliennes sur le territoire ont été ouverts. Ils ont suivi un long cheminement et sont ou doivent en théorie arriver au bout de leur procédure, avant le lancement des travaux dans le cours de l’année.Trois sites sont concernés, en trois endroits différents du village, dont le territoire est très vaste. En direction de Crépy, ce sont deux machines qui sont envisagées. Elles font partie d’un projet initial qui concernait surtout cette commune voisine. Un projet revu à la baisse, mais dans lequel doivent néanmoins rester ces deux éoliennes sur le territoire de Lisbourg. Au sud du village, dans le secteur du Val du Lieu, cinq autres éoliennes sont en projet. S’ajoutent enfin les cinq à six éoliennes en prévision au nord-ouest, sur le plateau du chemin de Thérouanne, dans la compagne entre Lugy et Beaumetz-lès-Aire. Reste à savoir si trois projets vont bien se concrétiser cette année, et où les premières machines commenceront effectivement à s’élever dans le ciel.
http://www.lavoixdunord.fr/310375/article/2018-02-03/plusieurs-sites-doivent-accueillir-des-eoliennes-cette-annee

03/02/18 : Pas-de-Calais : SAINT-MARTIN-SUR-COJEUL - Plusieurs chantiers vont commencer au printemps
Pour la cérémonie des vœux, le maire, Dominique Delattre et le conseil municipal ont accueilli les Saint-Martinois à la salle d’évolution. Plusieurs sujets ont été évoqués.
[...] – Le projet éolien. EDF Énergie Nouvelle a présenté son nouveau projet des crêtes d’Héninel, modifié suite aux observations du préfet et en tenant compte du radar aérien de l’armée. Bien que réduit, le projet Saint-Martin-sur-Cojeul est toujours concerné par un mât. L’enquête publique devrait être lancée au printemps.[...]
http://www.lavoixdunord.fr/310060/article/2018-02-03/plusieurs-chantiers-vont-commencer-au-printemps


03/02/18 : Somme : 
Les éoliennes soufflent la discorde à Monsures
Quatre machines rien que pour le maire ! Et un territoire de plus en plus encerclé ! Le projet fait l’unanimité chez les élus. Pas dans la population.
Blottie contre l’église Saint-Léger construite à la fin XVe-début XVIe, entourée de placards en bois qui sentent l’encaustique, la petite mairie de Monsures est un endroit charmant qui respire le calme et la tranquillité de ce village de 230 âmes, niché dans la vallée de la Selle.
Pourtant, l’ambiance y était particulière jeudi soir où le conseil municipal s’y réunissait pour la seconde fois en quinze jours afin de « revoter sur le sujet éolien », selon la formule du maire Aubert Wattez.
Une première réunion avait bien eu lieu le 17 janvier, au cours de laquelle le conseil municipal avait donné un avis favorable à « l’autorisation unique d’exploiter un parc éolien » demandé par le groupe Valeco. Mais l’ordre du jour n’avait pas été libellé correctement et le maire a préféré reconvoquer son conseil afin de délibérer en bonne et due forme.
Francine Fromont, lit le compte-rendu de la précédente réunion : il y est surtout question du projet d’accompagnement et des retombées fiscales pour la commune. « Si le projet éolien est constitué de sept éoliennes de 3 MW chacune, le projet d’accompagnement sera de 15 000 € par MW, soit 315 000 € pour la commune, versé en une seule fois dès la mise en service du parc », lit-elle. Quant aux retombées fiscales (IFER et CFE), « la communauté de communes reverserait annuellement 35 814,60€ par an ».
Une sorte de manne céleste
Ces sommes – le maire insistera beaucoup sur ce point – serviront à régler le problème de ruissellement et d’inondations à Monsures en créant des mares, des bassins, des haies et en recréant un écoulement naturel des eaux de pluie. Elles pourraient également servir pour de nouveaux projets : effacer les réseaux, refaire la façade et les boiseries intérieures de l’église.
C’est juré, à Monsures, l’éolien sera une sorte de manne céleste qui permettra de protéger le patrimoine légué par les anciens.
20 h 28, il est temps de délibérer et de passer au vote. Le maire annonce : « Hubert Suleaux et moi-même sommes intéressés au projet, nous quittons donc la séance. » Le premier en effet a deux éoliennes sur ses terres en propriété et deux autres sur des terres qu’il cultive ; le second, une seule sur les terres qu’il exploite. Les sept conseillers restants, lisent et relisent la lettre d’engagement de Valeco « signée du directeur Régis Demarthe » sur les 315 000 € « versés en une seule fois dès la mise en service du parc ». « Je préfère ça que le nucléaire », souffle Francine.
20 h 31, l’avis favorable est adopté à l’unanimité des huits votants.
Une heure plus tard, la séance est levée. Les quatre personnes dans le public, dont l’ancien maire Francis Collonvillé, relancent la discussion. Le débat devient alors beaucoup plus houleux.
La dernière permanence de la commissaire-enquétrice aura lieu jeudi 8 février, de 14 à 17 heures, en mairie de Monsures. Le public pourra consulter le dossier et consigner ses remarques sur le registre prévu à cet effet.
http://www.courrier-picard.fr/88267/article/2018-02-02/les-eoliennes-soufflent-la-discorde-monsures


31/01/18 : Pas-de-Calais : CAGNICOURT - Travaux de voirie rue du Général-de-Gaulle et fibre optique
[...] Les éoliennes. Le projet Quintefeuilles avec les communes d’Haucourt et Villers-les-Cagnicourt, retoqué l’année dernière par la préfecture, est relancé suite à l’accord de nouvelles implantations par la Direction générale de l’aviation civile. « Affaire à suivre par ces temps de disette, cela apporterait une bouffée d’oxygène pour les finances », ajoute Bernard Beaucamp.[...]
http://www.lavoixdunord.fr/308788/article/2018-01-31/travaux-de-voirie-rue-du-general-de-gaulle-et-fibre-optique

31/01/18 : Pas-de-Calais : LEBUCQUIÈRE - Les TAP seront supprimés à la rentrée scolaire de septembre
[...] Pour le projet éolien, l’implantation a été refusée par la préfecture et la municipalité. Un dossier qui reste incertain. Il en est de même pour la prise de compétences Eaux par la CCSA, le conseil municipal s’y étant opposé lors du dernier vote. [...]
http://www.lavoixdunord.fr/308539/article/2018-01-31/les-tap-seront-supprimes-la-rentree-scolaire-de-septembre

31/01/18 : Pas-de-Calais : MONTREUILLOIS- Des éoliennes vont-elles bientôt tourner près de chez vous ?
Elles font désormais partie du paysage. Les sociétés spécialisées dans l’éolien ont posé leurs pales dans le Montreuillois depuis plusieurs années déjà. Et ce n’est pas fini.

Sur le plateau de Mouriez-Tortefontaine
Au total, trois sociétés sont intéressées pour installer douze nouvelles éoliennes de part et d’autre de la départementale 138. La société Eurowatt détient déjà neuf machines sur ce plateau bien exposé au vent.
Elle compte en construire cinq nouvelles, la société Web énergie du vent cinq également et la société Intervent deux. « En tout, cela représente 20 millions d’euros d’investissement pour Eurowatt, précise Cécile Farineau, responsable du développement aérien du groupe. Les éoliennes devraient avoir une puissance maximale de 2 à 2,5 MW chacune. »
Une enquête publique a été lancée en fin d’année. Le commissaire-enquêteur vient de rendre un avis favorable au projet d’Eurowatt et aux deux éoliennes d’Intervent. Pour le projet de la société Web, l’enquête publique a été prolongée.
À Brimeux, le projet a du plomb dans l’aile
Le maire avait reçu avec enthousiasme l’intérêt que la société JP énergie environnement portait à sa commune. L’idée d’installer six éoliennes a fait chez son chemin chez l’édile qui y voit l’opportunité de faire rentrer des finances dans les caisses de la commune. « On pourrait récupérer 60 000 € par an, de quoi faire une petite salle des fêtes. »
Régis Pique avait aussi négocié l’entretien des chemins. La belle affaire ! Le problème, c’est que les propriétaires des terrains ne sont pas très emballés. « Il n’y a pas vraiment d’adhésion du monde agricole, regrette le maire de Brimeux. Ils se posent des questions, se demandent qui viendra démonter les éoliennes dans 20 ans, quand elles ne fonctionneront plus. » Régis Pique ne perd pas espoir. « Le dossier n’est pas clos. » Il y aurait des pistes pour installer quatre éoliennes.
À Maresquel-Ecquemicourt, les éoliennes trouvent des points d’ancrage
Contrairement à Brimeux, les projets avancent à Maresquel. La même société, JPEE, avait démarché le maire. Du côté Maresquel, le long de la route de Gouy, un accord a été trouvé sur le foncier, précise Lionel Leborgne. Du côté d’Esquemicourt, on attend encore la réponse de propriétaires.
La société a en tout cas déposé une demande d’autorisation pour déposer un mât de mesure et ainsi calculer plus finement la force du vent, l’environnement… Le maire voit deux intérêts aux éoliennes : l’aspect écologique et le volet financier. Lui a négocié 3 000 € par MW, soit environ 80 000 € de retombées pour la commune.
Les règles vont changer
Le gouvernement actuel est favorable au développement de l’éolien. Un groupe de travail a planché pendant plusieurs mois sur le sujet. Voilà leurs propositions pour accélérer le développement de l’éolien.
– Pour gagner du temps, le groupe de travail recommande de supprimer un niveau de juridiction pour traiter les litiges.
– Les acteurs du secteur estiment qu’il faut supprimer l’autorisation de raccordement, une étape administrative qui suivait l’autorisation d’exploiter.
– Le groupe préconise de passer d’un éclairage clignotant à un éclairage fixe la nuit. Histoire de réduire la nuisance visuelle des riverains.
– Le groupe de travail a aussi réfléchi à une autre répartition des revenus fiscaux liés à l’éolien : L’objectif est de garantir au moins 20 % de retombées fiscales à la commune d’implantation.
Quelques autres projets
Ils ont reçu un avis défavorable du commissaire-enquêteur : l’exploitation de sept éoliennes à Aix-en-Issart et Sempy ; idem à Aix-en-Issart et Marant pour six autres éoliennes.
Un refus d’exploiter a été émis par la préfecture : à Crépy (en mars 2017) pour trois éoliennes.
Autour de Fruges : Il existe déjà un parc de 70 machines autour de Fruges. La société la société Ostwind prévoit l’installation de 27 autres à Fruges et sept communes des alentours. Certaines ont d’ores et déjà été autorisées par le préfet.
À Campigneulle-les-Grandes et Airon-Saint-Waast : la société Ventis travaille toujours sur un projet d’implantation d’éoliennes en dépit de l’avis défavorable du conseil municipal à Airon-Saint-Waast et de l’opposition d’une association montée pour l’occasion. « On est en train de revoir le projet en fonction des remarques qu’on a reçues », précise Loïc Greber, chargé du développement de l’éolien chez Ventis. Mais la route est encore longue.
http://www.lavoixdunord.fr/308613/article/2018-01-31/des-eoliennes-vont-elles-bientot-tourner-pres-de-chez-vous

31/01/18 : Nord : ROUCOURT - L’école du village portera le nom du héros de Jules Verne, Phileas Fogg
L’extension de l’école était au cœur des vœux du maire, vendredi soir. C’était l’occasion d’en dévoiler le nouveau nom, choisi par les élèves : celui du héros de Jules Verne, Phileas Fogg.[...] À noter que, sur le dossier des éoliennes, saisi par les opposants au projet intercommunal, le tribunal administratif devrait rendre prochainement sa décision. 
[...]
http://www.lavoixdunord.fr/308063/article/2018-01-30/l-ecole-du-village-portera-le-nom-du-heros-de-jules-verne-phileas-fogg

30/01/18 : Somme : Les éoliennes payeront si elles se font à Moreuil
Si deux parcs éoliens prévus sur les communes de Moreuil et de Thennes voient le jour, ce sera avec une contrepartie pour Moreuil.
Les éoliennes pourraient bel et bien se faire à Moreuil. « La modification du permis de construire a été accordée le 24 février 2017 et le 31 juillet 2017 pour ces deux projets. Un recours gracieux daté du 13 décembre et réceptionné le 18 décembre 2017 met actuellement les chantiers en attente », indique la préfecture de la Somme.
Ce sont en fait deux projets de parc éolien, vieux de plus de 10 ans : le Chêne Courteau à Moreuil et Thennes et Terre de l’Abbaye à Moreuil. Trois éoliennes pour le premier, cinq pour le second. Le maire de Moreuil, Pierre Boulanger (DVD), concède même : « Le préfet a pris son arrêté, je suis obligé de trouver un accès pour l’implantation des éoliennes », même après avoir laissé Vent debout (lire par ailleurs), association opposée à ces projets s’exprimer en juillet dernier, l’édile se disait « défavorable » à cet acte. « Je n’ai pas le choix ».
Quitte à avoir des éoliennes, autant que cela rapporte
Dans l’hypothèse où les chantiers reprendraient, « le promoteur utiliserait des chemins ruraux existants que nous devrons alors élargir », explique Pierre Boulanger. Pourquoi cette réaction d’un élu qui parlait encore, l’été dernier, d’une « tripoté d’éoliennes » autour de Moreuil, avec regret ? Parce que la Ville de Moreuil a négocié avec le promoteur. 
En substance : quitte à avoir des éoliennes, autant que cela rapporte.
L’argument ? La « protection de l’environnement ». Ainsi, Moreuil a négocié des dédommagements qui s’élèveraient aux alentours de 200 000 euros, pour la protection de l’environnement.
Celle-ci se caractériserait par « la construction d’une salle des fêtes à énergie positive ou l’aménagement paysager de nos rues incluant des trottoirs adaptés aux personnes à mobilité réduite, ou encore un éclairage public avec des LED », énumère le premier magistrat de Moreuil. Et d’ajouter sans problème : « Je tire la sonnette d’alarme car il y a trop d’éoliennes sur notre territoire ». Reste à voir si ces chantiers à Moreuil et Thennes finissent par reprendre, ou non.
Les zones Natura 2000 passent à la trappe
C’était l’un des arguments phare de l’association opposée au projet éolien de Moreuil et Thennes, Vent Debout : les zones Natura 2 000 et des « corridors écologiques non respectés par le projet éolien ». Mais ces arguments n’ont pas été retenus comme capitaux lors de la prise de décision de la préfecture. « Regardez les éoliennes à Hargicourt. Lorsqu’une personne est au marais de Genonville, classé Natura 2 000, elle les voit », rappelle l’édile de Moreuil.
Côté opposants, malgré le dépôt du recours gracieux, c’est la déception. « Avec Barbara Pompili (députée LREM de la 2e circonscription de la Somme, ndlr), nous avions eu de très bons contacts pendant la campagne des législatives. En novembre, nous lui avons envoyé un dossier sur la question. Nous n’avons toujours pas de réponse », regrette Jean-François Macquigny. Quant au député de la circonscription où se situe Moreuil, Jean-Claude Leclabart (LREM) : « nous en avons discuté… C’est à peu près tout. Il est dans la commission développement durable avec Barbara Pompili ».
http://www.courrier-picard.fr/87509/article/2018-01-30/les-eoliennes-payeront-si-elles-se-font-moreuil


30/01/18 : Nord : REUMONT - Le minimum syndical si d’aides il n’y a pas
Après avoir dressé le bilan des réalisations et des actions de l’année 2017 qu’il a qualifiées de « très calmes » Jean-Pierre Richez a prévenu en ce qui concerne 2018 : des travaux oui, mais si subventions il y a.

« Nous avons des projets qui visent à entretenir et à améliorer les infrastructures existantes, mais pour les réaliser, nous avons besoin de subventions. À défaut de les obtenir nous ne pourrons financer que le minimum syndical et nous le déplorons. » Message clair. Ceci étant dit, le maire a listé les dossiers en cours à savoir : une possible implantation d’éoliennes sur le territoire, le dossier concernant la carte communale qui après huit ans d’étude est enfin validé par les services techniques de la DDTM, des feux tricolores dits intelligents en cours d’installation, la réfection totale de la toiture et le remplacement de la porte d’entrée du bâtiment préfabriqué de l’école, le remplacement des fenêtres de la cantine. Pour ces travaux, la commune a obtenu une subvention de 7 477 € du département et de 5 607 € de l’État, le reste soit 9 000 € est à la charge de la commune.
Au printemps, les travaux à la chapelle Sainte-Thérèse, chapelle située sur la chaussée Brunehaut démarreront. Il s’agit d’une totale restauration extérieure comme intérieure. La commune ayant obtenu une subvention de l’État de 6 800 € et 10 220 € de l’assurance, elle n’aura à supporter que 1 480 €.
L’ancien logement de fonction à l’école sera transformé en salle pour la cantine scolaire et dortoir.
Le maire, enfin, a rappelé aux Reumontois que durant la période hivernale un jeudi sur 2 le foyer rural est mis à leur disposition pour une rencontre conviviale, une occasion pour certains de rompre l’isolement.
http://www.lavoixdunord.fr/306915/article/2018-01-29/le-minimum-syndical-si-d-aides-il-n-y-pas

29/01/18 : Pas-de-Calais : PRONVILLE - Un nouveau projet éolien à l’étude
Samedi soir, la cérémonie des vœux a attiré de nombreux Pronvillois à la salle des fêtes. [...] « Le projet de vingt-quatre éoliennes déposé par Energy Team pour les communes d’Inchy-en-Artois, Lagnicourt-Marcel, Morchies, Pronville-en-Artois et Quéant a été retoqué en préfecture l’année dernière. Un nouveau projet a été déposé, mais avec 50 % d’appareils en moins ». 

29/01/18 : Nord : Les six réacteurs tournent !
Cela n’était pas arrivé depuis 2016, en raison notamment d’un programme de maintenance très chargé l’an passé sur certaines unités de production du site : depuis le mois de décembre, les six réacteurs de la centrale nucléaire de Gravelines fonctionnent tous, produisant 5 400 mégawatts d’électricité par heure(1). Une production qui devrait perdurer jusqu’à fin février et l’arrêt du réacteur nº6, qui subira sa visite décennale.
Comme le souligne François Goulain, directeur de la centrale de Gravelines, « pour compenser la production d’un réacteur de 900 mégawatts, il faudrait l’équivalent de 450 éoliennes (une éolienne représente une production équivalente à 2 mégawatts/heure) ».
En clair, pour compenser l’arrêt des six réacteurs de Gravelines, il faudrait implanter 2 700 éoliennes. Sachant qu’une seule éolienne, de par son envergure, exige une emprise au sol d’environ 500 m2.
(1) La centrale possède six réacteurs nucléaires de 900 mégawatts chacun, d’où la production de 5 400 mégawatts actuellement enregistrée.

http://www.lavoixdunord.fr/306609/article/2018-01-28/les-six-reacteurs-tournent

28/01/18 : Nord : Pour 2018, les travaux du siècle et un sacré coup de colère
À la tête de son village de 350 âmes, le maire Pascal Mompach veut « garder l’espoir, penser aux bons moments, s’astreindre à les apprécier, surtout quand on a la santé »… Mais lors de la cérémonie des vœux ce dimanche, l’élu a haussé le ton…
[...] En revanche, Pascal Mompach s’est voulu parfaitement clair concernant la rumeur de l’implantation de nouvelles éoliennes : oui, la Sté RP Global a évoqué le sujet : « C’est son droit » ; non, aucun accord n’a été donné : ce ne pourrait se faire, a promis l’élu, qu’avec « l’adhésion de la population et l’assurance de la pérennité de la répartition de l’IFER (revenus liés aux éoliennes) avec la communauté d’agglo ».
http://www.lavoixdunord.fr/306640/article/2018-01-28/pour-2018-les-travaux-du-siecle-et-un-sacre-coup-de-colere


28/01/18 : Oise : Éoliennes : Une réunion pour convaincre à Sérifontaine, en vain !
La société RES porteuse du projet d'installation d'éoliennes sur les territoires d'Eragny-sur-Epte, Flavacourt et Sérifontaine a tenté de convaincre les opposants lors d'une réunion. Mais pour l'heure, chacun reste sur ses positions.
La société RES représentée par Delphine Robineau, responsable du projet, et de plusieurs membres de la société, était à Sérifontaine le vendredi 19 janvier pour présenter un état des lieux de ce projet à la population :
"Nous sommes en période de réflexion et de concertation. Nous sommes ici aujourd’hui pour expliquer les avantages de l’éolien et une autre réunion d’information est prévue en février à Flavacourt"
Dans la salle, une dizaine de partisans de l’installation d’éoliennes, tous venant de la commune d’Eragny-sur-Epte avec à leur tête Bernard Michalczyk adjoint au maire d’Eragny, seule commune à accepter ce projet, faisaient face aux opposants venus en nombre. Pendant que le débat s’installait entre les représentants de RES et les présents, le maire de Sérifontaine Patrick Thibaut faisait remarquer :
"Je ne vois pas de personnes de Sérifontaine et des alentours venus soutenir RES"
A LIRE AUSSI : Vent de colère autour du projet d’implantation d’éoliennes d’Eragny-sur-Epte
« Retombées économiques »
Entre 5 et 10 éoliennes, selon la hauteur de celles-ci, sont prévues sur les communes d’Eragny-sur-Epte, Flavacourt et Sérifontaine. Dans des échanges par petits groupe, Delphine Robineau et ses collègues démontraient l’intérêt d’un parc éolien.
"Il y a actuellement une dynamique pour l’éolien, énergie verte la plus compétitive avec des retombées économiques et une mise en valeur pour les communes. Nous allons chercher les lieux les plus adaptés à la construction en respectant les contraintes comme le passage des oiseaux, l’aérodrome, les nuisances sonores…" 
L’implantation d’une éolienne permet une retombée fiscale de 11 000 euros par an, répartis entre le propriétaire du terrain et la communauté de communes. Le loyer minimum est de 8 000 euros annuel pour le propriétaire du terrain. En plus les chemins ruraux sont rénovés et bénéficient d’une redevance de 1euro par mètre linéaire.
Santé et environnement
Face aux arguments de la société RES, les opposants mettaient en évidence les effets sur la santé avec le syndrome éolien (acouphènes, dépression, migraines, perte de sommeil) développé par le Dr Bernard Vannier et les effets négatifs des infrasons par la rivière souterraine de Flavacourt sur les habitants et l’école. Quant au niveau du bruit, Xavier Hue, maire de Flavacourt faisait remarquer que les éoliennes se trouveront à 700 mètres du hameau de Saint-Sulpice et a 1 km du cœur du village alors qu’il est préconisé que la distance minimum doit être de 1,5 km de la première habitation. Alain Meyer, ingénieur chez RES, expliquait :
"Nous allons faire des études acoustiques et lorsqu’il y aura trop de bruit, nous arrêterons les éoliennes"
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La question du démantèlement
Autre élément qui a provoqué un échange tendu était le démantèlement des éoliennes dont la durée de vie est de 20 à 25 ans. Le coût estimé est de 800 000 euros pour un démantèlement total selon une étude et il n’est prévu que 50 000 euros pour cela. Xavier Hue affirmait :
"Si on n’enlève pas le socle de béton entièrement mais seulement sur une petite épaisseur, la terre ne sera plus cultivable"
Alain Meyer n’avait pas de réponse à apporter plus précisément à ce sujet. Il faut savoir que la société RES est promoteur du projet mais que le parc éolien sera vendu et que l’acquéreur devra supporter le coût du démantèlement. L’impact sur l’immobilier est aussi à prendre en compte, comme le soulignait Patrick Thibaut :
"Un agent immobilier est venu me voir. Des personnes souhaitent acquérir un terrain ou une maison sur Sérifontaine mais si nous soutenons le projet, ils ne signeront pas"
A LIRE AUSSI : Cinq éoliennes vont bientôt s’élever sur le territoire de Gaillefontaine
« L’avis des gens »
Clotilde Dekoninck, présidente de l’association « Le bruit dans le vent 2017 », créée au lendemain de la connaissance du projet n’était pas convaincue, a l’image du public, par les arguments de la société RES.
"Nous n’avons aucune réponse concrète sur le nombre d’éoliennes, leur implantation. On ne tient pas compte de l’avis des gens. Comment un tel projet peut-il perdurer alors qu’il y a 13 communes qui ont voté contre ?"Le chemin pour voir la première éolienne sur le territoire n’est pas encore ouvert pour la société RES qui pourtant, se dépense sans compter pour convaincre une opposition largement majoritaire.
https://actu.fr/hauts-de-france/serifontaine_60616/eoliennes-une-reunion-convaincre-serifontaine-vain_15213033.html

27/01/18 : Pas-de-Calais : 
VILLERS-LES-CAGNICOURT
La fibre optique dès cette année et peut-être des éoliennes à l’avenir

[...] Bloqué par la préfecture, proximité de l’antenne radar de l’ex-base aérienne 103 oblige, le projet est relancé. « Les contraintes se sont assouplies », souffle Yves Legros. Le permis de construire est déposé et l’enquête publique est attendue cette année.[...]
http://www.lavoixdunord.fr/306137/article/2018-01-27/la-fibre-optique-des-cette-annee-et-peut-etre-des-eoliennes-l-avenir

27/01/18 : Pas-de-Calais : BOIRY-NOTRE-DAME - Un projet éolien à l’étude « pour compenser la baisse des dotations de l’État »
La cérémonie des vœux a débuté avec les propos de Giuseppe Dalla-Motta, premier adjoint, évoquant les travaux 2017 réalisés dans la commune. Il a remercié les associations et les élus pour leur implication dans le village, tout en souhaitant la bienvenue aux nouveaux Boirysiens.
[...] l’étude du projet éolien, « qui pourrait nous aider à compenser à l’avenir la baisse des dotations de l’État » [...]
http://www.lavoixdunord.fr/306205/article/2018-01-27/un-projet-eolien-l-etude-pour-compenser-la-baisse-des-dotations-de-l-etat

26/01/18 : Pas-de-Calais : Quéant : La restauration de la salle des fêtes attendra…
Samedi soir, la salle des fêtes était copieusement garnie pour la cérémonie des vœux organisée par la municipalité.
Projet éolien. « Il a pris du retard pour des raisons purement administratives, des actes notariés non finalisés bloquaient le démarrage des travaux. C'est maintenant solutionné. L'installation des machines devrait débuter au début de l'été ». Château d'eau. Il va être démonté dans les prochains mois. « Depuis notre ...
http://www.lavoixdunord.fr/305631/article/2018-01-26/la-restauration-de-la-salle-des-fetes-attendra

26/01/18 : Pas-de-Calais : PUISIEUX - Un projet de parc éolien et des travaux de rénovation pour 2018
Dimanche dernier, Camille Masson, maire, avait invité les habitants à la cérémonie des vœux, à la salle des fêtes.
[...] 
Une étude sera prochainement lancée pour l’implantation d’un parc éolien.[...]
http://www.lavoixdunord.fr/305626/article/2018-01-26/un-projet-de-parc-eolien-et-des-travaux-de-renovation-pour-2018

26/01/18 : Nord : CANTAING-SUR-ESCAUT - En 2018, une pause dans les travaux
Au cours de la cérémonie des vœux, le maire Jean-Claude Deschamps est revenu sur la modernisation de la salle des fêtes. « Nous sommes arrivés à un projet cohérent et relativement important puisqu’il dépasse les 100 000 € ».
[...] Enfin, le maire a indiqué que courant mars-avril, seront montées des éoliennes sur Flesquières et Cantaing. Elles devraient être opérationnelles au deuxième semestre.
http://www.lavoixdunord.fr/305053/article/2018-01-26/en-2018-une-pause-dans-les-travaux

25/01/18La bataille des éoliennes se joue au tribunal administratif
PICARDIE - À l’occasion de ses 50 ans, le tribunal administratif d’Amiens s’est penché sur l’évolution du contentieux de l’environnement. Avec, comme exemple, les recours contre les projets éoliens.
« L’éolien fédère les oppositions et, en la matière, tout le monde a un avis tranché », a indiqué, mercredi 24 janvier au Logis du Roy, à Amiens, Antoine Guiheux, avocat spécialisé dans les projets éoliens. À l’occasion de ses cinquante ans, le tribunal administratif d’Amiens organisait, avec la faculté de droit et de science politique de l’Université de Picardie Jules-Verne, un colloque.
Les projets d’éoliennes terrestres, qui cristallisent les pour et les contre, se retrouvent désormais souvent au tribunal administratif (TA), lequel doit vraiment trancher. Et pourtant, à la création des TA, le droit de l’environnement n’existait pas. « À l’époque, la sûreté nucléaire relevait d’un unique décret et d’un guide des bonnes pratiques », a résumé Samuel Thérain, rapporteur public au TA d’Amiens. Ensuite, la loi de 1976 relative à la protection de la nature, la décentralisation, en 1982, la généralisation des enquêtes publiques, en 1983, ont eu pour conséquence l’irruption d’associations de protection de l’environnement et des collectivités locales dans les contentieux (actions juridiques) de l’environnement. « Les citoyens n’hésitent plus à saisir la justice », a souligné Florence Jamay, vice-doyen de la faculté de droit. Les tribunaux administratifs ont dû évoluer, s’adapter.
« Le juge administratif a les mains dans le cambouis », a résumé David Deharbe, avocat spécialisé dans les affaires d’environnement. « Il doit arbitrer entre les partisans de la protection de l’environnement et ceux qui veulent agir ». Arbitrer, quelquefois, alors que les textes de loi n’existaient pas. Ainsi, en matière d’éolien terrestre. « L’absence de cadre juridique a été compensée par une activité prétorienne », a glissé l’avocat Antoine Guiheux. Autrement dit, les juges administratifs ont pris des décisions, ont comblé les lacunes des textes et créé de la jurisprudence, laquelle a été suivie par d’autres juges. Ce qui ne plaît pas forcément à l’avocat qui défend les porteurs de projets éoliens : « Le juge a imposé des règles, y compris quand elles ne s’imposaient pas. Les opposants n’ont plus qu’à piocher dans la réglementation pour trouver leurs arguments. »
Et d’insister : « On a vu des associations affirmer que les pales des éoliennes pouvaient être projetées à 1 km de distance, par accident. Or, il y a un risque que cela arrive une fois tous les 10 millions d’années ! » Résultat, « les juges ont accordé les 500 mètres de distance par rapport aux habitations, et le législateur s’est saisi de cette jurisprudence pour faire entrer cette règle dans la loi ».
Pour l’avocat défenseur de l’éolien, c’est simple, « il manque des ingénieurs chez les juges ». Fantaisiste ? Quelques minutes auparavant, Florence Jamay, vice-doyen de la faculté de droit, avait évoqué « la création de juridictions compétentes en matière d’installations classées, où les juges seraient assistés de scientifiques, car les contentieux sont quelquefois très techniques. » 44 pays ont fait cela, d’après la maître de conférences en droit public. Une (r)évolution pour les 50 prochaines années du tribunal administratif ?
La simplification à l’ordre du jour
Sébastien Lecornu, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique, a créé il y a trois mois un groupe de travail sur l’éolien terrestre, dans le cadre du plan de libération des énergies renouvelables. Le groupe de travail a dévoilé, jeudi 18 janvier, dix propositions pour accélérer le développement de cette filière. Parmi les propositions, on trouve la suppression du recours devant le tribunal administratif : afin d’accélérer le contentieux de l’éolien terrestre, les recours devraient être faits directement à la cour administrative d’appel – pour notre région, elle se trouve à Douai – en premier et dernier ressort, c’est-à-dire sans possibilité de contester la décision. Objectif : gagner du temps. En Allemagne, un projet éolien met, en moyenne, de 3 à 4 ans pour sortir de terre. En France, de 7 à 9 ans. Autre proposition, toujours pour gagner du temps : simplifier le contentieux, en figeant les moyens de légalité externe ou interne au bout de deux mois. En clair, tous les arguments évoqués par les opposants devront avoir été soumis à la juridiction dès les deux premiers mois de l’action judiciaire.
http://www.courrier-picard.fr/86338/article/2018-01-25/la-bataille-des-eoliennes-se-joue-au-tribunal-administratif


25/01/18 : Somme : Miraumont comptera sept nouvelles pâles en 2019

Le calendrier de déploiement des pâles a été présenté mardi 23 janvier aux exploitants terriens concernés. On vous explique tout.
LES FAITS
>2008 Une demande de permis de construire pour sept éoliennes est déposée.
>2
011 Ce permis est retoqué en partie à cause de sa proximité avec le monument de Thiepval. Il est rectifié et validé en 2014.
>2016 Les permis modificatifs faisant passer la puissance des éoliennes de 2 à 3,3<UN>mégawatts sont validés.
>2017 C’est le temps de la paperasse et des accords notariés avec les propriétaires terriens.
>2018 Les travaux peuvent enfin démarrer au nord de Miraumont, derrière le quartier des Héritages.
Sept. C’est le nombre d’éoliennes qui seront érigées dans le Parc des sources de l’Ancre, géré par le développeur Ecotera Développement, près de Miraumont.
Hautes de 150 mètres, avec un diamètre de rotor de 112 mètres, ces éoliennes – nouvelle génération - jouxteront le Parc du coquelicot et ses huit machines (bientôt dix), géré par H2AIR.
Maintenant que la reconnaissance du terrain, les études techniques et la gestion du foncier sont terminées, place au planning prévisionnel des travaux.
La création de la voirie et de la plateforme qui permettront l’arrivée et le stockage des pièces sera faite entre février et avril. Viendront ensuite les fondations pour les mâts et le déploiement des réseaux électriques, entre avril et juillet.
« Toute nichée d’espèce animale protégée, le busard par exemple, doit nous être notifiée »
Si tout se passe bien, à partir d’octobre, les machines seront montées et, en parallèle, les raccordements seront préparés pour la mise en service. Après les finitions et les essais, les sept moulins à vent des temps modernes devraient fonctionner début 2019.
Mardi 23 janvier, Alexis Glandières, responsable construction chez Boralex, a mis en garde les agriculteurs concernés par les travaux : « Si vous devez accéder à vos champs en empruntant la voirie que nous réaménageons, surtout, prévenez-nous avant. Il en va de même au moment de vos récoltes, afin que nous calions nos travaux avec vos passages. Ensuite, signalez-nous vos canalisations d’irrigation. Nous sommes également amenés à faire un suivi environnemental : toute nichée d’espèce animale protégée, le busard par exemple, doit nous être notifiée. »

http://www.courrier-picard.fr/86089/article/2018-01-24/miraumont-comptera-sept-nouvelles-pales-en-2019

24/01/18 : PAS-DE-CALAIS : NORRENT-FONTES - «Oui» aux éoliennes, moins d’engouement pour le retour à la semaine de quatre jours
Après une année 2017 rythmée par la rénovation de l’espace éducatif, le maire aborde 2018 en disant « oui » à l’implantation de trois éoliennes sur la commune. Il lance la réflexion sur le retour ou non à la semaine de quatre jours, en émettant des réserves.
[...] Friche industrielle et éoliennes : à suivre
L’édile a ensuite évoqué deux dossiers recelant « une part d’incertitude ». Le devenir des ex-établissements Guy Leroy, une friche industrielle rue du Marais que la mairie prévoyait de requalifier pour y installer des logements sociaux. « Le cas le plus défavorable serait que le bailleur social jette l’éponge. Quoi qu’il en soit, il en coûtera à la commune. »
Le deuxième projet concerne l’implantation de trois éoliennes par la société Ventis. D’abord sceptique, Bertrand Cocq est finalement pour. « Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, argue-t-il. Le projet qui nous est proposé respecte largement la distance par rapport aux habitations. » Le maire y voit surtout les futures recettes à hauteur de 20 000 € par an.
Quant au retour ou non à la semaine de quatre jours, enfants et parents seront bien sûr consultés. Le premier magistrat rappelle que la suppression des Nouvelles activités périscolaires « mises en place pour faire découvrir aux élèves des activités culturelles et sportives variées » priverait la commune des aides financières de l’État et de la CAF. [...]
http://www.lavoixdunord.fr/303886/article/2018-01-24/oui-aux-eoliennes-moins-d-engouement-pour-le-retour-la-semaine-de-quatre-jours

23/01/18Stéphane Demilly : Question N° 4639 au Ministère de la transition écologique et solidaire
Question soumise le 23 janvier 2018
M. Stéphane Demilly alerte M. le ministre d'État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur les inquiétudes de nombre d'habitants de sa circonscription concernant le développement anarchique des éoliennes. Les conclusions du groupe de travail « éolien », présentées par M. le secrétaire d'État Sébastien Lecornu le mercredi 17 janvier 2018, ne prévoient malheureusement aucune mesure significative dans son volet intitulé « apaiser les relations des projets éoliens avec les territoires ». Si chacun est convaincu de la nécessité de multiplier les sources de production d'énergies propres dans le cadre d'un bouquet énergétique accordant une place croissante aux énergies renouvelables, il est cependant essentiel de veiller à l'acceptation et à la compréhension des différents projets par les habitants des territoires. Nombre de citoyens se montrent hostiles à la poursuite de l'installation de parcs éoliens sur certains secteurs. Ils dénoncent une saturation visuelle ainsi qu'une concentration trop importante d'éoliennes sur un même bassin de vie. Cela est ainsi particulièrement prégnant à l'est de la Somme et notamment dans le Santerre, ce que soulignent d'ailleurs des rapports de la DREAL Picardie. Son avis relatif au « Parc éolien d'Ablaincourt », publié en février 2016 précise ainsi que « le projet, se cumulant avec d'autres parcs éoliens recensés dans le secteur, est de nature à transformer le paysage rural actuel en paysage éolien à caractère industriel où les éoliennes seront extrêmement prégnantes ». L'inquiétude est également grande quant à la hauteur des aérogénérateurs qui peuvent atteindre 180 mètres, ce qui les rend d'autant plus visibles sur un territoire plat et transforme irrémédiablement la physionomie des communes rurales. Certains événements récents, même s'ils sont exceptionnels, ne sont d'ailleurs pas de nature à rassurer les citoyens. Dans la 5ème circonscription de la Somme, le 18 janvier 2017, à Nurlu, la pale d'une éolienne s'est ainsi décrochée. Plus récemment, le 1er janvier 2018, la tempête Carmen a entraîné l'effondrement d'une éolienne à Bouin en Vendée. À Hanovre, une éolienne s'est quant à elle effondrée sur une autoroute. En Nord-Pas-de-Calais, le schéma régional éolien (SRE) a été annulé par un arrêt du tribunal administratif de Lille en avril 2016 pour défaut d'évaluation environnementale. En Picardie, le schéma régional du climat, de l'air et de l'énergie (SRCAE) a été annulé par arrêt de la cour administrative d'appel de Douai en juin 2016. Enfin, le Conseil d'État a confirmé ces annulations en reprenant ce même motif de défaut d'évaluation environnementale. Lors du vote solennel sur le projet de loi relatif à la transition énergétique le 26 mai 2015, un certain nombre d'amendements visait à fixer un cadre précis à l'implantation d'éoliennes sur les territoires. L'un d'eux proposait notamment d'instaurer une distance de 1 000 mètres à respecter entre l'installation d'éoliennes et les premières habitations. La majorité gouvernementale de l'époque a rejeté cette proposition préférant une distance minimale de 500 mètres. La distance de 1 000 mètres aurait eu pour avantage de favoriser la création de bouquets d'éoliennes sur des secteurs prédéterminés et de limiter la gêne ressentie par les populations. Cet amendement a malheureusement été rejeté. Enfin, le démantèlement des installations en fin de vie pose question quant à la pérennité et la salubrité des terres agricoles. L'arrêté du 26 août 2011 relatif à la remise en état et à la constitution des garanties financières pour les installations de production d'électricité utilisant l'énergie mécanique du vent prévoit en effet : « L'excavation des fondations et le remplacement par des terres de caractéristiques comparables aux terres en place à proximité de l'installation : sur une profondeur minimale de 30 centimètres lorsque les terrains ne sont pas utilisés pour un usage agricole au titre du document d'urbanisme opposable et que la présence de roche massive ne permet pas une excavation plus importante ; sur une profondeur minimale de 2 mètres dans les terrains à usage forestier au titre du document d'urbanisme opposable ; sur une profondeur minimale de 1 mètre dans les autres cas ». Il lui demande donc les mesures concrètes qu'il entend prendre afin de : fixer un cadre clair à l'installation d'éoliennes en France visant à en assurer un développement raisonné et acceptable par les citoyens ; prévoir une distance minimale afin d'éloigner les éoliennes de la voie publique ; réviser les obligations de démantèlement des installations en fin de vie en y incluant plus en profondeur les fondations et donc, parallèlement, les sommes provisionnées à cette fin.
https://www.nosdeputes.fr/15/question/QE/4639
23/01/18 : Pas-de-Calais : LIGNY-THILLOY - Des travaux lourds programmés dans le village avec un budget maîtrisé
Achat d’une balayeuse, rénovation de bâtiments, vitesse limitée, citerne incendie, éoliennes… au menu des vœux.

[...] Implantation également de six éoliennes sur notre territoire avec deux objectifs, le respect de la planète et la colonne recette de notre budget », a précisé l’édile.[...]
http://www.lavoixdunord.fr/303138/article/2018-01-23/des-travaux-lourds-programmes-dans-le-village-avec-un-budget-maitrise

23/01/18 : Pas-de-Calais : HAPLINCOURT - Éoliennes, enfouissement des réseaux, travaux à l’église...
[...] Éolien : on en parle depuis plusieurs années. Le projet éolien Haplincourt-Barastre a été validé. Cinq machines seront implantées sur la commune. Un gain de 15 000 €/an est attendu pour une mise en service vers 2020.[...]
http://www.lavoixdunord.fr/302883/article/2018-01-23/eoliennes-enfouissement-des-reseaux-travaux-l-eglise

20/01/18 : Nord : Busigny - L’arrivée d’un nouveau médecin est imminente
[...] Ressources financières
Grâce aux 8 éoliennes désormais en fonctionnement, la commune percevra de la taxe foncière et 30 % de l’IFER reversée à la 4C.[...]
http://www.lavoixdunord.fr/301235/article/2018-01-20/l-arrivee-d-un-nouveau-medecin-est-imminente


20/01/18 : Nord : PAYS SOLESMOIS - L’éolien pourrait devenir une compétence intercommunaleLes vœux de la communauté de communes du Pays solesmois ont été l’occasion pour le président Georges Flamengt et son équipe de présenter plusieurs projets, en matière économique, culturelle, mais aussi, et c’est nouveau, éolienne. [...]
Éolien
La CCPS s’interroge sur la prise d’une nouvelle compétence, relative à « l’aménagement et l’exploitation, au profit des populations de notre territoire, des énergies renouvelables ». Un nouveau domaine d’intervention qui lui permettrait de maîtriser le développement éolien sur ses terres et d’en répartir les retombées financières entre toutes les communes adhérentes.[...]
http://www.lavoixdunord.fr/301197/article/2018-01-20/l-eolien-pourrait-devenir-une-competence-intercommunale

19/01/18«Si le gouvernement est droit dans ses bottes, il abandonnera le projet d’éoliennes en mer, comme à Notre-Dame-des-Landes»
Le gouvernement pourrait-il abandonner le projet d’éoliennes en mer de Dieppe – Le Tréport ? Le ministre Nicolas Hulot, très actif sur le dossier, recevra les pêcheurs lundi.
7 mai 2014 : Engie (ex-GDF-Suez) remporte le 2e appel d’offres lancé par l’État pour la construction de deux parcs éoliens en mer, dont l’un au large de Dieppe et du Tréport. Le parc au large des côtes picarde et normande sera constitué de 62 éoliennes de 8 MW chacune.
2015 : un débat public de plusieurs mois confirme que le choix de la zone, en plein secteur de pêche, est le principal obstacle au projet.
20 octobre 2017 : le Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale, qui devrait accueillir une partie des éoliennes dans son périmètre, rend un avis défavorable. Cependant, cet avis ne s’impose pas.
22 janvier : Nicolas Hulot recevra une délégation de marins-pêcheurs à son ministère, à Paris.
1er février : l’Agence française pour la biodiversité devait trancher lors d’une réunion de son conseil d’administration. La réunion devrait encore être repoussée.
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Le gouvernement a annoncé, mercredi, l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). Se pourrait-il, dans la foulée, que la même chose arrive au projet d’éoliennes en mer mené par Engie au large des côtes picarde et normande ? Le député LR de la Somme Emmanuel Maquet l’espère. « Sans me prononcer sur le fond, je constate que le Premier ministre a considéré qu’un dossier mal engagé, qui n’emportait pas un soutien suffisamment puissant des acteurs locaux et de la population, ne pouvait réunir les conditions du succès », a résumé, dans un communiqué, l’ancien maire de Mers-les-Bains.
Avant d’enfoncer le clou : « Cette analyse fera jurisprudence et nécessite dès maintenant que le gouvernement renonce au projet absurde d’implantation d’une centrale de 62 éoliennes au cœur du parc naturel marin des estuaires picards et de la côte d’Opale, et au beau milieu de la zone de pêche des professionnels du Tréport et de la baie de Somme ».
Le député n’est pas le seul à faire un parallèle entre les deux dossiers. « Si ce gouvernement est droit dans ses bottes, il abandonnera le projet, comme à Notre-Dame-des-Landes, ou du moins il le déplacera, comme nous le demandons », martèle Olivier Becquet, du comité des pêches de Normandie. « La biodiversité doit primer sur l’industrie, même celle de l’énergie dite propre. On sait que les éoliennes porteront atteinte au milieu marin. Et s’il n’y a plus de biodiversité, il n’y a plus de pêcheurs ».
« Je reste très prudent », tempère Laurent Jacques, le maire PCF du Tréport. « Les deux dossiers (NDLR, Notre-Dame-des-Landes et les éoliennes en mer) sont différents. Nicolas Hulot s’est engagé à fermer les centrales au charbon et à diminuer la part du nucléaire. Donc, il faut bien promouvoir d’autres énergies…»
Une chose est sûre : le ministre de la Transition énergétique joue la carte de la concertation. Alors que l’Agence française pour la biodiversité est censée rendre un avis définitif (lire par ailleurs), Nicolas Hulot a pris le dossier en main.
Hulot joue la concertation
Il recevra une délégation de marins-pêcheurs, ce lundi 22 janvier, à son ministère. Outre le président du comité national des pêches, le Corse Gérard Romiti, seront présents le Picard Gérard Montassine, du comité des pêches des Hauts-de-France, et le Tréportais Olivier Becquet.
Une entrevue qui s’ajoute à celles menées, la semaine dernière, avec Emmanuel Maquet, Stéphane Haussoulier, vice-président LR du Département de la Somme et maire de Saint-Valery-sur-Somme, ainsi que le sénateur Jérôme Bignon (Agir), mais aussi avec des élus de Seine-Maritime, dont Laurent Jacques et Sébastien Jumel, député PCF. Puis, enfin, avec les représentants des Parcs naturels marins français, dont Dominique Godefroy, président du Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale.
Un président qui reste fidèle à la décision du conseil de gestion du Parc, le 20 octobre à Abbeville, où le « non » aux éoliennes l’avait emporté : « J’ai dit au ministre, la semaine dernière, que si l’Agence française pour la biodiversité ne suivait pas l’avis du Parc, je démissionnerais de ma fonction de président ».
L’Agence pour la biodiversité rendra-t-elle son avis ?
Après l’avis négatif du conseil de gestion du Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale, le 20 octobre, l’avis – conforme, cette fois, donc en principe incontournable – du conseil d’administration de l’Agence française pour la biodiversité (AFB) était prévu le 27 novembre. La réunion a été finalement repoussée au 16 janvier, puis au 1er février. D’après nos informations, cette réunion du conseil d’administration de l’AFB a encore été repoussée sine die. Le temps que Nicolas Hulot ait en mains tous les tenants et aboutissants de ce dossier complexe, après avoir consulté les élus, les acteurs locaux et les pêcheurs ? « Cela fait dix ans que ce projet se discute », commente Dominique Godefroy, président du Parc naturel marin. « On n’est plus à un mois près. On avait prévenu l’Agence française pour la biodiversité qu’elle aurait du mal à rendre un avis rapidement, sur un dossier de 6 000 pages, alors qu’au Parc, on a mis des mois à l’étudier ».
http://www.courrier-picard.fr/84981/article/2018-01-19/si-le-gouvernement-est-droit-dans-ses-bottes-il-abandonnera-le-projet-deoliennes

19/01/18 : Pas-de-Calais : AUCHY-LES-MINES : Animations festives et travaux communs et subsidiaires au programme
Le premier adjoint, Jean-Michel Legrand, et la maire Joëlle Fontaine sont revenus sur le calendrier 2017 des manifestations diverses avant d’attaquer la liste des travaux réalisés au cours de l’année.
[...] Bonne et mauvaise nouvelle! [...] Comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, en toute fin d’année, l’État a fait appel de la décision du tribunal administratif sur le dossier des éoliennes. Rappelons que le tribunal administratif avait annulé l’arrêté du préfet du Pas-de-Calais qui, suivant les décisions du commissaire enquêteur, avait décidé qu’il n’y aurait pas d’implantation d’éoliennes sur les territoires entre Auchy, Vermelles et Haisnes. L’ADENCV, les élus des villes concernés, appellent à rester mobilisé. [...]

19/01/18 : Pas-de-Calais : - MONTREUILLOIS
Une nouvelle association va voir le jour pour impliquer les citoyens

PRO ? ANTI ? là est la question
Le mardi 23 janvier sera la date de naissance d’une nouvelle association destinée à favoriser le débat entre citoyens sur les grands projets du Montreuillois : éoliennes, agriculture, écoles… Parmi les sept instigateurs de cette nouvelle structure, on retrouve Blandine Drain, vice-présidente du conseil départemental.
– Pourquoi lancer cette nouvelle association ?
Blandine Drain : « Car nous trouvons qu’il y a peu de lieux de débats sur les grands sujets locaux dans le Montreuillois. Nous désirons créer cette association (dont le nom sera choisi lors de la première assemblée générale) pour donner les outils nécessaires aux citoyens pour qu’ils puissent s’engager. Il y a déjà plusieurs grands thèmes qui méritent le débat : les éoliennes et les énergies nouvelles, l’agriculture, l’avenir des écoles rurales, le bio, les violences faites aux femmes… Nous souhaitons favoriser des temps d’échanges pour encourager les citoyens à s’engager sur les sujets qui leur semblent importants. »
– Quel sera le fonctionnement ?
« Nous allons partir sur une adhésion annuelle selon les revenus (entre 5 € et 20 €). Les statuts seront soumis au vote le 23 janvier. L’idée est d’organiser différentes rencontres avec des intervenants (des universitaires, des professionnels, des acteurs du monde associatif…) On souhaiterait également une gouvernance collective, pour sortir du schéma classique du président-trésorier-secrétaire. On est en train de voir avec la préfecture si c’est possible. »
– Vous êtes vice-présidente au conseil départemental sous l’étiquette socialiste. La nouvelle association ne risque-t-elle pas d’être politisée ?
« Ce n’est pas notre but, bien au contraire. Nous cherchons à avoir une réflexion pragmatique débarrassée des postures idéologiques et politiques. L’association doit rester apolitique. Nous ferons la démonstration qu’on sait brasser large et mettre en avant la diversité des avis. »
L’assemblée générale constitutive de cette nouvelle association aura lieu le mardi 23 janvier, à 20 heures, à la salle des fêtes d’Attin.

http://www.lavoixdunord.fr/300033/article/2018-01-19/une-nouvelle-association-va-voir-le-jour-pour-impliquer-les-citoyens

18/01/18 : Pas-de-Calais : 
MONCHEL-SUR-CANCHE - Dans l’affaire des éoliennes, «je vous confirme avoir fait appel»
Lors de la cérémonie des vœux, le maire a évoqué l’arrivée attendue du haut débit et est également revenu sur l’affaire des éoliennes.

Le maire a terminé son propos en évoquant le dossier des éoliennes pour lequel il avait comparu pour prise illégale d’intérêt. Une affaire qui lui avait valu une amende de 50 000 euros dont la moitié avec sursis. « Je vous confirme avoir fait appel », a annoncé le maire.
http://www.lavoixdunord.fr/299647/article/2018-01-18/dans-l-affaire-des-eoliennes-je-vous-confirme-avoir-fait-appel

17/01/18 : Picardie : Plusieurs projets d'éoliennes retoqués dans la Somme
On compte dans les Hauts de France plus de 1200 éoliennes, dont 550 dans la Somme. Leur nombre est amené à doubler dans les années à venir, et c'est le préfet qui décide de leur installation dans des zones qui leurs sont réservées. A Thézy-Glimont, plusieurs projets ont été retoqués.
C'est un coup dur pour le promoteur. La société est née à Amiens il y a 10 ans, elle tenait beaucoup à ce parc. "C'est un projet symbolique car il s'agit du seul projet éolien de la métropole. Ces trois éoliennes pourraient alimenter en électricité propre et sans risque 5% de la population amiénoise", affirme Emilie Thérouin, responsable des relations presse pour H2Air, consultant en ingénierie.
Un premier projet sur la route de Roye avait été refusé en 2013 car trop près de l'aérodrome de Glisy. Un deuxième projet est alors lancé, plus près du village. Cette fois-ci le préfet refuse pour plusieurs raisons : l'intérêt écologique des vallées de l'Avre et de la Luce surplombées par les éoliennes, la présence du mémorial australien de Villers-Bretonneux à seulement huit kilomètres et enfin la construction entre temps de 100 logements à proximité.
Monsieur le maire est ravi. Pourtant, en sa qualité de président chargé du développement durable d'Amiens Métropole, la situation peut sembler paradoxale. "Je ne suis pas contre, le problème c'est le nombre de projets qui ne me convient pas. Il y a des parcs éoliens partout en Picardie, là ça suffit, trop c'est trop".
"On ne laisse pas tomber"
Pourtant le dossier paraissait bien ficelé. "Depuis 2012 nous avons travaillé à informer la population, travaillé avec la commune pour des mesures d'accompagnement. On ne laisse pas tomber, on étudie la possibilité de saisir le tribunal administratif pour examiner le refus du préfet."
Il reste un mois pour faire appel. 
https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/somme/plusieurs-projets-eoliennes-retoques-somme-1403517.html

17/01/18 : Aisne : le préfet refuse le projet éolien de Chaudun
La société WPD Énergie ne pourra pas mener à bien son projet d’implanter cinq éoliennes sur la commune de Chaudun, près de Soissons. En tout cas pas avec ce dossier présenté en février 2016.
Par arrêté du 9 janvier 2018, le préfet de l’Aisne a décidé de refuser la demande du promoteur. Avec une longue liste de raisons liées à des incompatibilités avec le paysage (nombreux lieux de souvenir, proximité de la forêt de Retz, etc) et la présence de chauve-souris pipistrelles.
L’aérodrome voisin de Courmelles, des élus (y compris le maire de Soissons), l’association du 18-Juillet 1918... De très nombreuses voix s’élevaient contre ce projet.
« Il va falloir rester vigilant car le promoteur WPD dispose de 2 mois pour déposer un recours », commente Régine Le Courtois-Nivart, présidente de l’association A3PES.
http://www.lunion.fr/70662/article/2018-01-17/aisne-le-prefet-refuse-le-projet-eolien-de-chaudun

17/01/18 : Oise : Les opposants au parc éolien ont donné de la voix à Sommereux
Les opposants ont pu s'exprimer lors de la réunion publique mardi 16 janvier présentant le projet de construction de huit éoliennes et deux postes de livraison à Sommereux (Oise).
Les habitants de Sommereux (Oise) étaient conviés mardi 16 janvier à une réunion publique concernant le projet de construction de huit éoliennes et deux postes de livraison prévus sur cette commune située près de Grandvilliers (Oise). Ce sont les opposants qui ont plutôt donné de la voix.
Simon Ritter et Gauthier Ossart, respectivement chef de projet et coordinateur développement territorial du groupe Valeco, promoteur du parc éolien de Marandeuil dans le village ont en effet dû défendre leur projet en répondant aux nombreuses interrogations de Patrick Martin et Denis Leveillet, de Cempuis (Oise), ainsi que Frédéric Collet, d’Hétomesnil (Oise), fervents opposants.
Jean-Claude Mercier, maire de Sommereux, assure : « Je n’ai aucun intérêt dans ce projet sauf ceux de la commune 
» .
Nous serions moins embêtés si les communes ne se battaient pas pour avoir des éoliennes ». Patrick Martin, de Cempuis. « Je n’ai pas envie d’être encerclé par les éoliennes ». Frédéric Collet, d’Hétomesnil.
« Les parcs éoliens ont-ils une incidence sur la valeur immobilière ?» , demande Denis Leveillet, de Cempuis. 
« Aucune étude n’a jamais été faite sur les conséquences des éoliennes sur la santé humaine ». indique Denis Leveillet, de Cempuis.
Albert Becard, commissaire enquêteur, assurera des permanences pour recevoir les observations écrites et orales du public à la mairie de Sommereux vendredi 19 janvier de 14 heures à 17 heures, jeudi 25 janvier de 15 heures à 18 heures, vendredi 2 février de 14 heures à 17 heures.
https://actu.fr/hauts-de-france/sommereux_60622/le-projet-huit-eoliennes-soumis-debat-sommereux-oise_15100316.html

17/01/18 : Nord : Iwuy : Résidence senior, cantine scolaire et éoliennes au programme cette année
[...] Lui succédant, le maire Daniel Poteau s’est chargé d’annoncer les futurs chantiers pour l’année 2018 :
– L’installation de quatre éoliennes dont les premiers travaux débuteront en mars, avril avec une mise en service dés décembre. La rentrée fiscale sera de 40 000 € par an.
[...] 

16/01/18 : Nord : GOUZEAUCOURT - Pour Jacques Richard, 2018 sera «une année de prudence»
Devant une salle des fêtes pleine, c’est Annie Bertrand première adjointe qui a ouvert le bal des vœux en exprimant au maire et à la population, tous ses souhaits de santé et de réussite. [...]
Dans le domaine du développement durable, le préfet a signé l’arrêté autorisant l’implantation de quatre éoliennes, route de Fins, à 1,2 km de toute habitation.[...]
http://www.lavoixdunord.fr/298234/article/2018-01-16/pour-jacques-richard-2018-sera-une-annee-de-prudence

15/01/18 : Nord : GOUZEAUCOURT - En 2017, les éoliennes arrivent et les inondations place de la gare s’en vont
Vendredi soir, c’était au tour de la commune de Gouzeaucourt de présenter ses vœux aux habitants. Deux projets devraient, enfin, démarrer cette année : le projet de quatre éoliennes et les travaux d’assainissement place de la gare.
Les points bleus correspondent à l’emplacement des éoliennes en projet, selon un rapport d’EDF daté de décembre 2015.
http://www.lavoixdunord.fr/103279/article/2017-01-15/en-2017-les-eoliennes-arrivent-et-les-inondations-place-de-la-gare-s-en-vont

15/01/18 : Pas-de-Calais : FAVREUIL - Vitesse excessive et futures éoliennes au menu de l’An neuf
[...] Autre projet pour cette année, l’aménagement de la place publique et de ses abords. « Nous allons mener une étude financière pour ces travaux et le conseil accordera des priorités en tenant compte des retombées fiscales pour la commune, suite à l’implantation future des éoliennes sur notre territoire »
http://www.lavoixdunord.fr/297501/article/2018-01-15/vitesse-excessive-et-futures-eoliennes-au-menu-de-l-neuf

15/01/18 : Oise : Sommereux, village préféré des promoteurs éoliens
Tandis que la petite commune compte 6 éoliennes implantées, une nouvelle doit sortir de terre cette année. Avant peut-être 8 nouveaux mats en 2019. Une réunion publique est organisée ce mardi soir à ce sujet.
Il reçoit au moins trois sollicitations par an. Jean-Claude Mercier, le maire (SE) de Sommereux, doit chaque année étudier, avec son conseil municipal, les approches des entreprises qui souhaitent implanter des éoliennes sur les 1 400 ha de superficie de la commune (l’équivalent de 1960 terrains de football). Situé dans une petite cuvette, entourée de plateaux, ce village de 470 habitants pourrait, si tous les projets en cours arrivent à terme, revendiquer 17 éoliennes. Il en compte aujourd’hui 6.
Pour l’heure, c’est pour un projet de 8 mâts, atteignant les 125 m de hauteur en bout de pâle, qu’une une réunion publique est organisée, ce mardi soir (à 19 heures, à la salle des fêtes), avec le porteur du projet, le commissaire enquêteur et le maire. Ce dernier commence à y être habitué. En effet, comme à chaque fois, une enquête publique vient d’être ouverte. Celle-ci durera jusqu’au 2 février. « Avant chaque projet, je m’interroge toujours sur ses conséquences et ses avantages. Je ne suis pas propriétaire terrien, donc personnellement pas impliqué. Mais si mes habitants étaient majoritairement contre, je les suivrai », assure l’élu.
Reste que les bénéfices tirés de ces éoliennes ne sont pas négligeables. Sommereux vient ainsi de se doter l’assainissement collectif avec une station d’épuration écologique fonctionnant grâce à des roseaux. Un investissement de 2,5 M€ qui, même avec les nombreuses subventions, n’aurait pas été envisagé sans les éoliennes. Pour le premier projet sur la route de Dargies, 120 000 € avaient été récoltés sur cinq ans. « Je ne cours pas après ces projets, je réponds d’ailleurs désormais que nous sommes saturés », s’amuse toutefois le maire.
Son voisin de Cempuis, le maire (SE) Jean-Louis Boursier, a de son côté appelé ses administrés à donner leur avis ce mardi soir. « Une seule éolienne peut suffire à nos deux villages. On a émis un avis négatif car nous sommes victimes d’un phénomène d’encerclement, de dégradation du paysage… » tranche-t-il. La production de seulement deux éoliennes équivaudrait en effet, selon Jean-Claude Mercier, à la consommation des 470 habitants.
http://www.leparisien.fr/oise-60/sommereux-village-prefere-des-promoteurs-eoliens-15-01-2018-7502403.php

13/01/18 : Nord : TROISVILLES - Un exercice nouveau et pas prévu pour le nouveau maire
Samedi, après avoir accueilli une nombreuse assemblée, Pascal Roëls a pour la première fois présenté ses vœux à la population.
[...] et là, de donner des informations aux intéressés sur le projet éolien, car des éoliennes vont être implantées sur le territoire de la commune (le dossier complet peut-être consulté en mairie jusqu’au 1er novembre). [...]
http://www.lavoixdunord.fr/295974/article/2018-01-13/un-exercice-nouveau-et-pas-prevu-pour-le-nouveau-maire


11/01/18 : Courrier Picard : 



11/01/18 : Nord : LIEU-SAINT-AMAND - La transformation de la ferme Delloye va se poursuivre
Le maire Jean-Michel Denhez a expliqué la volonté du conseil municipal de vouloir travailler « autrement » pour permettre de maîtriser les dépenses liées au budget de fonctionnement (énergie, consommables, re-négociation de tous les contrats) et surtout de consacrer plus de moyens financiers aux actions essentielles pour le développement du village, sans toucher à la fiscalité des ménages.
En 2018, de nouveaux projets seront réalisés dans de nombreux domaines : actions pour la jeunesse (aide à la scolarité, séjours au ski, camps estivaux, etc.), augmentation du personnel d’encadrement pour le périscolaire, poursuite des travaux du projet phare relatif à la ferme Delloye, avec la fin du chantier de la deuxième tranche en cours, fin 2019.
Concernant la troisième tranche, deux projets ont été présentés au conseil municipal, qui a décidé de retenir celui financé par des investisseurs privés : la réalisation dans le château d’un restaurant de haut standing, avec des chambres d’hôte à l’étage, ainsi que la construction d’une salle pour location ; le reste du terrain (environ 500 m²) serait alors divisé en lots libres de constructeur.
Un projet éolien qui chagrine
Le maire a aussi fait état d’un projet de construction d’un atelier municipal sur l’emplacement de l’ancienne ferme Tondeur.
Côté environnement, de nombreux projets éoliens sont en cours et inquiètent les élus. L’un d’eux doit voir le jour d’ici peu à Avesnes-le-Sec, Iwuy, à la limite du territoire, et un autre est en cours sur les communes de Noyelles-sur-Selle et Neuville-sur-Escaut, appelé « projet éolien de l’Ostrevant », pour lequel le conseil municipal a voté contre le 7 décembre dernier.
D’où un appel à la population qui sera fait courant janvier pour « se mobiliser contre ce projet qui va complètement défigurer notre environnement, celui que l’on a mis tant d’années à construire ».

11/01/18 : Aisne : Éolien : deux élus municipaux jugés pour prise illégale d'intérêts
Deux élus comparaissaient ce matin devant le tribunal correctionnel de Laon pour prise illégale d'intérêts. Il leur est reproché d'avoir participé à des votes ou délibérations au sein de leurs conseils municipaux pour l'installation d'éoliennes dont ils auraient personnellement tiré profit.
L'implantation d'éoliennes dans les communes suscite souvent des polémiques. Certains élus sont accusés d'installer les mâts sur leurs terrains privés afin de toucher les loyers. Mais aujourd'hui dans l'Aisne les accusations sont tout autres : un adjoint au maire et un conseiller municipal sont jugés pour prise illégale d'intérêt.
Les deux élus auraient perçu 130 400 euros grâce à l'implantation de six éoliennes. Il y a quelques années, l'adjoint au maire de Chaource avait voté en faveur du plan éolien au sein du Conseil Municipal. Mais pour son avocat, ce vote n'est pas important, l'avis du conseil étant consultatif. Et pourtant : le parquet requerra 2 mois de prison avec sursis ainsi que la confiscation des sommes perçues et l'inéligibilité. 
Un conseiller municipal d'un petit village lui succède à la barre : lui n'a pas participé au vote mais a simplement assisté a la délibération municipale. Un fait tout de même sanctionnable depuis 2011.
Le parquet réclamera un mois de prison avec sursis 5000 euros d'amende. Les militants anti-éolien se satisfont de voir leurs signalement aboutir.
Le parquet de Laon a examiné une vingtaine de dossiers similaires. Certains ont fait l'objet de condamnations avec reconnaissance de culpabilité de la part des prévenus. D'autres ont abouti à de simples rappels à la loi car les élus n'avaient pas encore touché les sommes prévues. Enfin, certains signalements, plus nombreux, sont tombés sous le coup de la prescription. 
https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/aisne/deux-elus-municipaux-comparaissent-devant-tribunal-laon-prise-illegale-interets-1399433.html

11/01/18 : Pas-de-Calais : 
VITRY-EN-ARTOIS - BREBIÈRES
Le sort de l’aérodrome quasiment scellé, que va-t-il devenir ?

Des rumeurs circulent depuis plusieurs années quant à une fermeture pure et simple de l’aérodrome de Vitry-en-Artois. Les élus aimeraient voir pousser des éoliennes ou des entreprises bien plus lucratives et créatrices d’emplois sur ces dizaines d’hectares d’étendues. Qu’en est-il vraiment ?

L’avenir de l’aérodrome revient sur la piste
On s’en souvient : une pétition avait recueilli 1 600 signatures en 2015, alors qu’une fermeture de l’aérodrome de Vitry-en-Artois était évoquée. Ses pistes sont situées sur un terrain stratégique de près de cinquante-six hectares, à proximité immédiate des grands axes routiers, dont celui qui relie Arras à Douai. On comprend donc volontiers qu’il suscite les convoitises, surtout depuis qu’Osartis-Marquion a récupéré sa gestion.
Le maire de Brebières, Jean-Pierre Hecquet, ne s’en est d’ailleurs jamais caché, en rêvant d’y voir pousser des éoliennes. Il l’a encore redit début janvier lors de ses vœux : « Il est important que (leur) installation, retardée depuis trois ans, soit autorisée prochainement pour trouver des compensations budgétaires » à la forte baisse des dotations de l’État et au départ de Stora Enso. Ce qui ne se fera, forcément, pas avec le survol d’avions.
Son sort scellé mi-février
Si le sujet de l’aérodrome revient sur le tapis aujourd’hui, c’est bien parce que les discussions ont beaucoup avancé et se sont apaisées entre tous les acteurs. Un terrain d’entente aurait été trouvé. Il revient désormais à la direction générale de l’aviation civile (DGAC) de valider une des hypothèses dans les prochaines semaines, avant que le dossier ne s’invite en conseil communautaire.

Dans les faits, la dernière des deux pistes de l’aérodrome devrait être définitivement fermée. Si la DGAC valide le projet, les avions ne pourront plus décoller ou atterir à Vitry-en-Artois d’ici deux ans.
Une piste de quatre ou cinq cents mètres devrait toutefois être aménagée sur une autre partie du terrain et avec un nouvel angle d’orientation, afin que les ULM (la majeure partie des quelques usagers aujourd’hui) puissent encore voler, tout en libérant l’espace pour de nouvelles activités. Dont un parc d’attractions ?
Est-ce la mort d’un symbole historique ?Le sujet était d’autant plus sensible, que l’aérodrome a un passé historique très riche. C’est le premier à avoir été reconquis par le groupe Lorraine, des forces aériennes françaises libres, en octobre 1944.
Deux hangars allemands d’origine sont encore visibles et des commémorations sont organisées chaque année près de la stèle de la croix de Lorraine. « Il n’est pas question de toucher à l’histoire et à la mémoire de l’aérodrome », tranche l’exécutif d’Osartis-Marquion.
Un des hangars historiques pourrait être transformé en musée, afin que l’ensemble de la population s’approprie le passé de l’aérodrome.
Un projet de parc d’attractions
On l’évoquait fin novembre : des investisseurs aimeraient implanter un parc d’attractions de quinze hectares en bordure du très fréquenté axe Arras - Douai. Ces manèges pousseraient justement... au niveau de l’aérodrome de Vitry-en-Artois.
On en est pour l’instant aux prémices du projet. Mais les investisseurs auraient déjà présenté des plans prometteurs. Ils espèreraient voir le parc aboutir au début des années 2020.
Il ne reste depuis le début du mois qu’une seule et unique association sur l’aérodrome de Vitry-en-Artois (l’Aéro-club du Douaisis), après la fusion des deux dernières structures présentes. « Une centaine de membres » en font partie, précise son président René Caudrelier, dont beaucoup de paramoteurs. Environ vingt-cinq pilotes d’ULM décollent toujours de la piste aujourd’hui, pour un seul pilote d’avion.
L’activité du site a décliné ces dernières années, sans doute minée, aussi, par les rumeurs de fermeture.
Des éoliennes près de l’aérodrome ?
Il est théoriquement impossible de construire des éoliennes à moins de cinq kilomètres d’un aérodrome. Si les différents acteurs sont tombés d’accord pour fermer la piste d’aviation et ne garder qu’une piste réduite d’ULM, c’est aussi parce que cela réduit ce périmètre de sécurité à 2,5 kilomètres. Ce qui facilite les démarches et autres développements économiques...
La voie n’est pour autant pas toute tracée pour les trois éoliennes (au lieu des six envisagées ?) de Brebières. Ce site ne fait pas partie du schéma régional éolien qui définit les zones les plus favorables au développement de cette énergie. Surtout qu’un autre paramètre entrera en compte : le contournement de Brebières et de Vitry-en-Artois, voulu par ses maires pour désengorger l’axe Fresnes-lès-Montauban - Douai. Tant que le tracé potentiel n’est pas dessiné, difficile de construire des pâles.
http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:http://www.lavoixdunord.fr/294955/article/2018-01-11/le-sort-de-l-aerodrome-quasiment-scelle-que-va-t-il-devenir
Armentières-sur-Ourcq - Un projet d’éolien surprise irrite la population et le châtelain. Mais pas le maire de la commune voisine.
Et de cinq. Après l’installation d’éoliennes à Leury-Cuffies et à Perles et deux projets accordés à Chouy et Mongru-Saint-Hilaire, voilà qu’un nouveau projet se dresse sur la route des anti-éoliens.
Cette fois, c’est le mât de mesure des vents, implanté pour deux ans par la société Nordex dans la commune de Rocourt-Saint-Martin, qui agite la communauté associative des anti-éoliens dans ce secteur du château d’Armentières et de la Hottée du Diable, deux éléments remarquables du patrimoine local.
Une énergie instockable
« L’éolien, mais ça ne sert à rien. Déjà, il n’y a pas de vent tous les jours. Résultat, il faut continuer à utiliser le nucléaire, argumente Régine Le Courtois-Nivart, présidente depuis 4 ans de l’association A3PES (Association pour la Promotion et la Préservation des paysages et de l’environnement du Soissonnais). Vous avez vu comment ça se passe en Allemagne ? Ils maintiennent leurs centrales à charbon pour compenser le manque de vent. Et le charbon est responsable de plus de problèmes de santé que le nucléaire. Ce n’est pas un bon projet, l’éolien ; et on ne peut pas stocker l’électricité produite par les éoliennes. Enfin, le tarif de rachat de l’électricité n’est garanti que pour une dizaine d’années. Et après ? » questionne la présidente.
Des projets surprise, et démesurés
Autant d’arguments qui ne laissent pas indifférents les riverains. Parmi eux, le châtelain d’Armentières. Irrité à son tour de voir débarquer sans prévenir ce mât de mesure des vents. « En me promenant il y a quelques semaines, j’ai été surpris de voir un mât d’étude aux limites d’Armentières, Rocourt et Coincy-l’Abbaye, informe François Kerekes. Là encore, comme pour l’implantation des éoliennes de Montgru, aucune information préalable, la mauvaise surprise d’un projet établi dans notre dos et en visibilité du château. » Pour le propriétaire, l’un des principaux arguments à l’encontre de l’éolien est le suivant : « ce projet présente bien des inconvénients pour notre terroir ; il est inadapté à notre bâti car chaque engin est disproportionné. Chaque mât mesure 180 mètres de haut, aussi grand qu’une tour de 50 étages coiffée d’une «nacelle» grosse comme un autobus ». François Kerekes qui n’hésite pas à parler de « massacre de nos paysages » s’inquiète aussi d’un « risque en termes de sécurité » et, selon lui, « les accidents peuvent survenir en cas de mini-tornades qui sont assez fréquentes localement » rappelle-t-il.
Les anti-éoliens ont déjà déposé un recours pour sauver la zone Rocourt-Saint-Martin/Armentières-sur-Ourcq d’un possible parc de 4 à 6 éoliennes – c’est ce qui est prévu. Et rappellent que des victoires ils en ont déjà obtenu comme l’abandon des projets d’Acy, Serches, Ciry et Couvrelles. Une pétition est en ligne (1). La question est loin d’être close puisque la présidente d’A3PES informait en début de semaine qu’une réunion publique devait se tenir le 22 janvier, à 19h. Là, il s’agit de concerter et questionner la population et les différents acteurs sur une extension du projet éolien de la Picoterie sur la commune de Charly-sur-Marne. La réunion se tiendra à la salle polyvalente d’Essômes-sur-Marne.
(1) https://www.petitions24.net/a/191043
http://www.lunion.fr/69619/article/2018-01-11/vent-de-colere-armentieres


11/01/18 : Oise : Sommereux : réunion publique d’information sur un projet éolien
Une réunion publique sur le projet du parc éolien du Marendeuil aura lieu mardi 16 janvier à 19 heures à la salle des fêtes de Sommereux. Le projet est porté par la SARL Parc éolien du Marendeuil dont le siège social est à Montpellier. Il comporte huit aérogénérateurs dont l’implantation est prévue sur le territoire de la commune de Sommereux.
Cette réunion est organisée à l’initiative du commissaire enquêteur, Albert Bécard. Cette possibilité, prévue par la loi, est assez peu utilisée.
Le commissaire enquêteur présidera la réunion. Il ne donnera en aucun cas son avis. Le promoteur présentera le projet et répondra aux questions du public.
Cette réunion publique se déroule pendant la période de l’enquête. Celle-ci est ouverte depuis le 4 janvier et se termine le 2 février.
Lien enquête publique : http://www.oise.gouv.fr/content/download/40971/260461/file/AVIS%20AU%20PUBLIC%20EP%20PARC%20EOLIEN%20DE%20MARENDEUIL%20Sommereux.pdf
https://www.lebonhommepicard.fr/2018/01/11/sommereux-reunion-publique-dinformation-sur-un-projet-eolien/

11/01/18 : Somme : 
Eolien à Caix, Cayeux-en-Santerre et Vrély : le projet dépendra de deux oiseaux
Le commissaire enquêteur a remis son avis au préfet concernant l’implantation de douze éoliennes sur trois communes du Santerre. Un avis favorable... sous réserves écologiques.
Le commissaire enquêteur a émis un avis favorable au projet de parc éolien sur les communes de Caix, Vrély et Cayeux-en-Santerre en fin d’année 2017. Le maire de Caix, Daniel Mannens l’a rappelé lors de ses vœux à la population, samedi 6 janvier. Un avis favorable pour lequel le commissaire enquêteur émet une réserve. En effet, il requiert que Enertrag trouve une solution pour que le pluvier doré et le vanneau huppé aient un « lieu favorable d’hivernage ». Ce, suite à l’implantation de deux éoliennes du projet de parc éolien.
Ce projet de la société Enertrag prévoit 12 éoliennes et trois postes de livraison ; un sur chacune des communes concernées par ce parc.

http://www.courrier-picard.fr/82965/article/2018-01-11/eolien-caix-cayeux-en-santerre-et-vrely-le-projet-dependra-de-deux-oiseaux

11/01/18 : Pas-de-Calais : GRAINCOURT-LÈS-HAVRINCOURT
Rénovation, restructuration, sécurisation… les projets ne manquent pas! 

[...] E comme éoliennes
Le projet des éoliennes a aussi été évoqué lors de cette présentation des vœux, avec ces quelques mots du maire. « Nous serons attentifs au suivi de la réalisation du projet éolien dont tous les blocages sont maintenant levés. Nous y avons travaillé avec la détermination des mesures compensatoires, dont la principale a abouti au financement de 50 % de notre terrain de jeux. Une deuxième mesure, actée fin 2017, permettra l’acquisition d’un véhicule utilitaire électrique en remplacement du vieux fourgon. » [...]
http://www.lavoixdunord.fr/294478/article/2018-01-10/renovation-restructuration-securisation-les-projets-ne-manquent-pas

10/01/18 : Nord : SAINT-SOUPLET
Henri Quoniou s’est montré rassurant vis-à-vis de ses concitoyens lors de la présentation des vœux, samedi soir « les projets restent liés aux moyens que donnera le président de la République aux communes et les économies seront réalisées sans nuire au service que la population est en droit d’exiger ».
Et de compléter par ces mots « L’équipe municipale a à cœur de mener à bien certains projets qui donneront à la commune l’image que l’on attend d’elle ».[...]
Évoquant le projet éolien décidé à l’unanimité par le conseil municipal, Henri Quoniou a affirmé aux Sulpiciens qu’ils seront consultés afin de donner un avis définitif sur le sujet.
Ce projet éolien représenterait 15 % du budget communal permettant par un emprunt de financer routes et trottoirs communaux, une salle de sport ou un agrandissement du terrain de foot, sans oublier pour Escaufourt l’ancienne école et la mairie.[...]
http://www.lavoixdunord.fr/293913/article/2018-01-09/il-faut-sauver-le-cafe-de-la-place

09/01/18 : Nord : BERTRY - Pour le projet éolien participatif, l’enquête publique aura lieu en 2018
Éolien, écoles, voirie, assainissement : les dossiers ne manqueront pas, en 2018, sur le bureau du maire de Bertry. Il en a fait le tour ce samedi lors de ses vœux.
Éolien. Le projet participatif porté par les communes de Bertry et de Montigny-en-Cambrésis en partenariat avec l’association Vent pour tous franchira une étape importante cette année, avec le lancement de l’enquête publique. « Pour faire simple, a résumé Jacques Olivier, quand ça tournera, c’est un peu pour notre tiroir-caisse communal et pour celui de ceux qui achèteront des parts. » [...]
Eoliennes, chapelle de l’abbatiale, vélo route, les projets se massent pour l’année qui vient.
[...] Des éoliennes !
« Deux projets dont la commune n’est pas maître d’ouvrage : le déploiement de la fibre optique qui avance bien. Un second qui fera l’objet d’une réunion publique le 22 janvier prochain : l’installation de 5 à 6 éoliennes dans un triangle compris entre la ferme de la Nouette, le hameau du Thiolet en allant vers le hameau de Bourbetin. Par ailleurs il nous faudra restaurer la chapelle renaissance de l’abbatiale et ensuite exposer les vitraux du 16è. La conservatrice régionale nous a signifié l’intérêt qu’elle y porte. Autres sujets de réflexion : l’aménagement du centre-bourg, l’étude sera confiée au CAUE (conseil en architecture urbanisme et environnement). Et de conclure, des pistes sont lancées sur une perspective d’installation d’un Pôle santé près de la pharmacie ainsi que l’implantation d’une structure commerciale déjà sur la commune qui souhaite s’agrandir ». De notre correspondante
http://www.lunion.fr/69088/article/2018-01-08/eoliennes-et-pole-de-sante-pour-2018-essomes-sur-marne

08/01/18 : Nord : Quiévy : cérémonie traditionnelle des vœux du maire ...Le projet éolien démarrera cette année : trois éoliennes seront installées sur le plateau entre Bévillers et Quiévy, près du calvaire, ce qui engendrera des rentrées financières non négligeables....
http://www.lavoixdunord.fr/293219/article/2018-01-08/bientot-une-dieteticienne-et-un-medecin-la-maison-medicale

08/01/18 : Global EcoPower cède la centrale éolienne de Perles à LHI
Global EcoPower annonce la cession d’une centrale éolienne de 12, 3 MW au Groupe allemand LHI. Le 3 août, Global EcoPower communiquait la cession de la centrale éolienne de Perles ( Aisne) sous conditions suspensives. Ces différentes conditions ont été levées et la cession a eu lieu le 29 décembre. Cette cession concerne 100% des actions de la SAS MSE Le Haut des Epinettes au Groupe LHI. Basée dans l’Aisne (02), cette centrale éolienne de 12,3 MW est composée de 6 turbines SENVION de 2,05 MW. Le raccordement de la centrale est intervenu en octobre 2017. Cette centrale a été réalisée dans les délais convenus et porte à 106 MW la puissance installée en éolien parle groupe.
Par ailleurs, le Groupe Global EcoPower s’est installé dans l’Arteparc de Bachasson à Meyreuil ( Bouches du Rhône), fin 2017.
https://www.enviscope.com/energie/global-ecopower-cede-la-centrale-eolienne-de-perles-a-lhi/58381


04/01/18 : Somme : Tempête : les éoliennes picardes peuvent-elles tomber comme en Vendée ?
Après la chute d’une éolienne à Bouin, en Vendée, pendant la tempête Carmen, les questions autour de la sécurité peuvent refaire surface dans l’Amiénois, terre d’éoliennes.
Les images sont impressionnantes et ont déjà fait le tour des médias. À Bouin, dans le Nord-Ouest de la Vendée près du littoral atlantique, une éolienne gît dans un champ. Elle a été comme sciée par les assauts de la tempête Carmen. Aujourd’hui tout porte à croire qu’elle a été emportée par un phénomène de mini-tornade. Le monde gravitant autour de l’éolien picard reste attentif à l’avancée du problème.
«Car si Eleanor n’a pas fait autant de dégât en Picardie que sa grande sœur dans l’Ouest de la France, le nombre important d’éoliennes dans le secteur peut pousser à la méfiance quant aux fortes tempêtes de vents sur ces générateurs d’énergie naturelle. l’exemple de Bouin doit servir sachant que des problèmes ont déjà eu lieu dans des parcs éoliens de notre région ces derniers mois. Ce fut notamment le cas à Nurlu, dans la Somme, le 18 janvier 2017, ou encore a Priez, dans l’Aisne, le 3 août 2017. Dans chacune des deux situations, une pâle d’éolienne s’était détachée de son rotor.
Selon Julie Sandri, les grands engins cèdent, en partie, à cause de leur vétusté et du manque de moyens mis à disposition des équipes d’inspection. « Il y a eu beaucoup trop d’éoliennes qui se sont développées en si peu de temps. Il devient difficile de trouver les moyens nécessaires pour le suivi de tous les parcs éoliens du secteur », estime la présidente de SOS de nos campagnes 80, association qui s’oppose à la surmultiplication des éoliennes dans la Somme. « Dans le parc éolien situé à côté de la commune de Montagne-Fayel, certaines éoliennes font un bruit impressionnant et anormal, puisqu’on nous les a vendues silencieuses. Nous l’avons déjà signalé aux inspections des installations classées mais rien n’y fait, rien ne change », poursuit-elle. L’accident survenu en Vendée ne change rien à sa lutte et à celle de son association. « Heureusement, il ne faut pas tout généraliser mais plus les machines vieillissent, plus elles semblent devenir dangereuses. C’est un fait et c’est sûrement ce qui s’est passé en Vendée. »
Les éoliennes sont faites pour encaisser des vitesses moyennes du vent s’élevant à 250 km/h. Par mesure de sécurité, Leur rotation ne démarre qu’à partir de vents de 9 km/h. L’arrêt des machines se fait dès lors que le vent se trouve entre 80 et 100 km/h selon le type et la taille de l’appareil.
Un système de sécurité automatique existe
Face aux événements climatiques de l’ampleur des tempêtes, les éoliennes sont équipées d’un système de sécurité permettant de les mettre à l’arrêt si le vent est trop fort ou si la vitesse du rotor dépasse la limite de fonctionnement normal. « Les éoliennes sont conçues pour faire face aux bourrasques de vents, qu’il s’agisse de vent dépassant 95km/h ou bien un changement brusque de direction. Dans ces cas, les pales « se mettent en drapeau (NDLR : parallèles au vent) et l’éolienne s’arrête en quelques secondes, freinée aérodynamiquement »,explique Émilie Thérouin, responsable communication de H2air, concepteur éolien. « Comme c’est le cas avec les avions, les accidents d’éoliennes sont extrêmement rares mais sont spectaculaires. C’est pour cette raison que ça fait beaucoup parler », a-t-elle conclu.
Le code de l’environnement impose que les parcs soient éloignés de plus de 500 mètres des habitations. Enfin, une vérification des éléments de sécurité doit avoir lieu tous les ans, afin de prévoir l’arrivée de possibles incidents.
http://www.courrier-picard.fr/81524/article/2018-01-04/tempete-les-eoliennes-picardes-peuvent-elles-tomber-comme-en-vendee


03/01/18 : Somme : Eoliennes : mesures de sécurité en cas de vents violents
La Picardie est la 2e région de France avec 900 éoliennes implantées depuis 2004. L'an dernier sur la commune de Nurlu une pâle s'était décrochée vraisemblablement à cause du vent. Accident rare mais le risque zéro n'existe pas. 
La tempête Eleanor touche actuellement la région des Hauts-de-France, placée en vigilance orange vent violent. Des rafales de vent ont été jusqu'à 147 km/h à l'intérieur des terres à Cambrai.
Lundi dernier à Bouin en Vendée, une éolienne de 62 mètres de haut et de 250 tonnes s'est effondrée, elle a été sectionnée à la base sous la puissance des rafales de vent.
Comment les éoliennes fonctionnent-elles lorsque la tempête fait rage ? Explications. 
https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/somme/eoliennes-mesures-securite-cas-vents-violents-1394449.html

02/01/18

29/12/17 : Nord : Walincourt-Selvigny : Daniel Fiévet dévoile ses grands projets
Le parc éolien, la déchetterie, la salle polyvalente… les projets ne manquent pas dans la commune. Daniel Fiévet, maire, nous en dit plus.
Où en est le projet éolien sur les territoires de Walincourt-Selvigny et de Haucourt ?
L’enquête publique a reçu un avis favorable. Suite à quoi un arrêté préfectoral a été pris. Le collectif anti-éolien a donc saisi le tribunal administratif pour contester cet arrêté. L’affaire a donc été renvoyée au conseil d’Etat qui doit statuer d’ici trois mois. Ce n’est plus de mon ressort. C’est le préfet qui est concerné. En tant que maire, je suis favorable à ce projet éolien. C’est plutôt les élus d’opposition qui sont contre. Les éoliennes vont rapporter 15 000 € à la commune par an et par éolienne. Il y en aura cinq sur notre territoire. Elles seront situées dans un triangle entre Selvigny, Haucourt, Ligny et Esnes. Je pense que ça ne va pas déranger beaucoup étant donné que c’est un endroit plat où il n’y a pas grand chose à part des poteaux électriques. Ce n’est pas le plus beau coin de la commune…

https://www.lobservateur.fr/cambresis/2017/12/29/walincourt-selvigny-daniel-fievet-devoile-grands-projets/

28/12/17 : L’éolien étend sa toile à l’est de la Somme
Un énième parc éolien vient d’être autorisé, à l’ouest de Roye, sans qu’aucun recours n’ait été enregistré. L’occasion de faire le point sur le nombre de machines du secteur.
Un nouveau parc éolien, de dix machines de 3 MGW chacune, émergera autour d’Armancourt d’ici 2020. La préfecture l’a autorisé le 6 juin 2017 et aucun recours n’est plus possible. D’ailleurs, il n’y a eu aucune saisie en justice, fait rare. « Quatre-vingts pour cent des projets sont attaqués au tribunal administratif », chiffre Émilie Thérouin, la responsable communication d’H2Air, le porteur de ce projet, baptisé Parc des tulipes.
Pendant ce temps, à Bouillancourt-la-Bataille, le collectif Vent libre de notre village continue de fourbir ses armes pour démonter un projet émergeant, qui annonce 14 mâts en lieu et place d’un bois, aux portes de cette commune proche de Montdidier.
Entre des intérêts financiers exacerbés par la baisse des ressources communales et une prolifération que d’aucuns jugent excessive, l’arrivée d’éoliennes laisse rarement indifférent. Mais ceux qui jadis plébiscitaient cette énergie tempèrent dorénavant leurs propos. Ainsi, lors de la dernière inauguration officielle près de Roye, au Plessier-Rozainvillers, Pierre Boulanger s’est fendu d’un : « C’est beau une éolienne, mais une petite jonquille au fond des bois c’est joli aussi. » Le promoteur éolien en vedette ce jour-là, Valorem, qui chiffrait à 500 le nombre d’éoliennes dans la Somme, reconnaissait que « la Somme a beaucoup donné » et promettait « d’aller vers des régions moins ventées ». En aparté, son représentant, Gérald Brun, disait : « On peut encore combler les dents creuses et quand je regarde par la fenêtre, il n’y a pas que des éoliennes », avant de se lancer dans une analogie entre la multiplication des éoliennes et celles des voitures au siècle dernier.
Que ce soit malgré lui ou pas, l’est de la Somme joue en tout cas un grand rôle dans le développement de cette énergie renouvelable. Dans un rayon d’une quinzaine de kilomètres autour de Roye, elles sont actuellement 62 et, d’ici deux ans 41 de plus.
http://www.courrier-picard.fr/80440/article/2017-12-28/leolien-etend-sa-toile-lest-de-la-somme


28/12/17 : Nord : Caudry : les élus rejettent pour l’instant les éoliennes
En fin de conseil municipal, mercredi dernier, le maire a soumis au vote l’éventuelle installation d’une à deux éoliennes à Caudry. Surpris, les élus ont dit non et demandent à réfléchir.
La proposition est arrivée un peu comme un cheveu sur la soupe en fin de conseil municipal ce mercredi 20 décembre. Peu d’élus semblaient au courant de la nouvelle. Les maires de Bertry et de Montigny-en-Cambrésis sont actuellement en train de travailler sur un projet de parc éolien participatif (où habitants et communes peuvent investir de l’argent et toucher des dividendes en retour)…
https://www.lobservateur.fr/cambresis/2017/12/28/caudry-elus-rejettent-linstant-eoliennes/

27/12/17 : Somme : Mers-les-Bains : le projet éolien de nouveau taclé en conseil municipal
Mers-les-Bains. Le projet de parc éolien au large des côtes de la commune s’est invité un nouvelle fois au conseil municipal.
Le député de la Somme, Emmanuel Maquet, a assisté vendredi dernier à une réunion du Parc naturel marin à Boulogne-sur-Mer sur l’implantation des éoliennes au large du Tréport. Il en a fait un compte rendu lors du dernier conseil municipal.
« Le Parc a émis un ‘‘non’’ franc et massif, le 21 octobre, contre cette installation. Le droit de véto a été transmis à l’Agence française pour la biodiversité qui devait statuer. Elle ne l’a pas fait notamment sur les 90 points non conformes relevés par les techniciens du parc, a rapporté l’élu devant le conseil municipal. L’Agence française pour la biodiversité n’avait pas lieu de retravailler le dossier avec le promoteur Engie. Elle l’a fait et passe donc en force. Il y va de sacrée dibilité. »
Des démissions
Selon le parlementaire, la synthèse requise, environnementale, sociétale et économique, n’est pas respectée. « Cette implantation élude ces deux derniers points. On nous annonce une rehausse de 15 mètres des machines : une aberration inconcevable. Nous attendons la réunion du 11 janvier au cours de laquelle les présidents des parcs naturels marins seront reçus par Nicolas Hulot. Si la procédure est respectée et que le parc éolien est confirmé, tous devraient démissionner. »
Pour Emmanuel Maquet, il faut remettre les pendules à zéro. « On s’est enfermé dans un processus absurde, dans des recours à n’en plus finir fort coûteux pour le contribuable. L’année 2018 doit être une année de concertation pour gagner de l’énergie, du temps et de l’argent pour que chacun y trouve son compte. »
http://www.paris-normandie.fr/region/mers-les-bains--le-projet-eolien-de-nouveau-tacle-en-conseil-municipal-HI11802577

26/12/17 : Pas-de-Calais : VERMELLES – AUCHY – HAISNES
Trois communes et une association contre les éoliennes: quelle stratégie en 2018?

Le dossier d’implantation de trois éoliennes sur la plaine entre Vermelles, Auchy-les-Mines et Haisnes par la société Innovent a ressurgi. Le tribunal administratif a cassé la décision du préfet de refuser le permis de construire. Les trois communes concernées et une association font bloc et surveillent ce dossier comme le lait sur le feu.

Dans le dossier de l’implantation de trois éoliennes sur la plaine agricole entre Vermelles, Haisnes et Auchy-les-Mines, les protagonistes sont entrés dans une lutte quasiment sans merci. Depuis 2012 et l’autorisation formulée par Vermelles et d’Auchy-les-Mines, le préfet a émis un avis négatif suite à l’enquête publique. Innovent a fait appel de la décision du préfet devant le tribunal administratif, qui a cassé il y a quelques jours le refus du préfet.
Les trois communes et l’association Défense de la nature, de l’environnement et de notre cadre de vie affûtent leurs armes. Parce que Grégory François, le président de DNECV, s’attend à être attaqué au pénal par Innovent. Et les trois villes ont exprimé leur refus de voir ces trois éoliennes pousser dans des champs. « Je n’ai rien contre le patron d’Innovent. Le souci, c’est là où il veut implanter les éoliennes, et la façon dont il veut nous les imposer », résume Grégory François, qui a pris acte de la décision du tribunal administratif. Pour l’association, les éoliennes défigurent le paysage, font perdre de la valeur aux maisons, et sont situées dans un secteur où « il n’y a pas de vent », s’appuyant sur le schéma régional éolien. Pour Alain De Carrion, le maire de Vermelles, « je ne suis pas anti-éolien. Mais j’estime qu’on ne peut pas implanter ce mode d’énergie n’importe où, n’importe comment. Nous sommes dans un territoire de mémoire de mine et de mémoire de guerre. Il y a encore beaucoup de souvenirs enterrés dans ces champs, desquels on voit les terrils de Loos classés à l’Unesco. »
« C’est une plaine de mémoire et un gruyère », renchérit Frédéric Wallet, le maire d’Haisnes, qui a déjà visité les galeries souterraines, et qui brandit le « principe de précaution » en termes de risques pour la santé. Et parfois, des sapes s’ouvrent, comme pourrait en témoigner un agriculteur alciaquois. À Auchy-les-Mines, d’ailleurs, on voit d’un mauvais œil les éoliennes, eu égard au travail de mémoire entrepris par la ville depuis 2015 sur le centenaire de la bataille d’Auchy. Le 8 décembre, le conseil municipal a adopté une motion contre ce projet. « C’est un cimetière géant entre nos communes, note Jean-Michel Legrand. Près d’Arras, l’Australie a fait pression et un projet éolien est tombé à l’eau. »
Les élus des communes concernées et l’association DNECV rêvent d’une issue similaire. Mais en attendant, ils ont fait entrer dans la bande un avocat au barreau de Lille. Car, tous s’y attendent : « les jours qui suivent vont être compliqués. »
«Les éoliennes sont sur un champ de bataille»
Philippe Clerbout habite Auchy-les-Mines et s’est pris de passion, il y a quatre ans, pour les recherches ayant trait au sort des soldats de la Première Guerre mondiale dans l’Artois. Tout a commencé quand on lui a transmis la plaque d’identification d’un soldat. Puis une autre, et encore une autre…
Philippe a commencé ses recherches ainsi, et s’est constitué un vaste réseau de connaissances un peu partout dans le monde, et surtout en Australie. Il s’est notamment largement documenté sur les tunneliers australiens, dont une compagnie a creusé les souterrains de la plaine d’Auchy-Vermelles et Haisnes.
D’autres événements ont remis Philippe Clerbout sur le chemin de l’histoire locale : la découverte de sapes, dans les champs. Il a alors orienté ses recherches sur la bataille de Loos, et notamment l’épisode du 13 octobre 2015, la Redoute Hohenzollern. Les pertes humaines s’élèvent à environ 3 800 soldats, et 24 obus par minute sont tirés de chaque canon de l’artillerie britannique.
De cette bataille, Philippe Clerbout a tiré un visage : celui d’Alfonso William Vince, tué à Auchy-les-Mines, lors de l’attaque d’une tranchée allemande. Il est aujourd’hui sans tombe connue. « Il est donc encore là, probablement, sous terre, dans la plaine », note Philippe Clerbout, pour qui « on trouve les éoliennes sur le champ de bataille ». Le passionné alciaquois a reçu un mot de Clive Mabbutt, le petit-neveu du soldat tué, qui s’offusque du projet d’éoliennes à cet endroit. Et de reprendre certains de ses propos : « Ne les oublions pas, ne les tuons pas une deuxième fois ». Avant de conclure sur une requête : que les champs de bataille soient classés au patrimoine de l’Unesco.
http://www.lavoixdunord.fr/287075/article/2017-12-26/trois-communes-et-une-association-contre-les-eoliennes-quelle-strategie-en-2018

21/12/17 : Nord : CAUDRY - Aux éoliennes, le conseil municipal dit « non, merci »
La question est arrivée de façon inopinée sur la table du conseil municipal de Caudry. Consultés sur l’installation d’une à deux éoliennes sur le territoire de la commune, les élus, dans leur grande majorité, ont décliné l’offre.

C’est un projet voisin qui s’est en fait invité à la table du conseil municipal de Caudry : celui qui prévoit l’implantation de « 5 à 9 éoliennes » sur le territoire des communes de Bertry et de Montigny-en-Cambrésis, au lieu-dit La Sablière. Un projet qui a pour particularité d’être participatif : « Les communes et les habitants peuvent participer au financement des machines à hauteur de 50 % et percevoir des dividendes à l’horizon 2022 » avec alors un rendement annuel de 7 %, a exposé le maire Frédéric Bricout à ses collègues élus. Une démarche à laquelle la ville de Caudry a été conviée à se joindre, pour accueillir « une à deux machines, pas plus » face au crématorium, en sortie d’agglomération, « entre la ligne de chemin de fer et le petit bois de La Sablière, avec des distances réglementaires », a précisé M. Tamboise. Le président de l’association Vents pour tous, qui regroupe des agriculteurs, propriétaires fonciers et citoyens qui soutiennent ce projet, a été invité à prendre la parole pour apporter des précisions, notamment sur la taille des éoliennes projetées : soit « 80 mètres de mât et 120 mètres en bout de pale ».
Aucune voix pour
Incidence sur la santé, les ondes, le paysage, voire la valeur du bâti dans ce quartier qui compte pas mal de maisons récentes : les arguments ont fusé de part et d’autre de la table du conseil contre cette perspective dont d’aucuns ont regretté qu’elle surgisse dans le débat sans qu’ils aient pu se concerter ou ne serait-ce qu’y réfléchir. « Il faut demander leur avis aux Caudrésiens avant », a notamment jugé Denis Collin. « On y a déjà pensé, mais là, il faudrait mettre en place un référendum », lui a répondu Frédéric Bricout, justifiant l’ajout de la proposition à l’ordre du jour par « l’urgence » d’une réponse. Et reformulant la question : « Est-ce que vous, conseil municipal, qui dirigez la politique de la ville, vous êtes favorables à l’arrivée rapide d’éoliennes sur notre territoire ? » Sitôt ouvert, le dossier a été refermé : non, a répondu le conseil dans sa grande majorité. On a compté plusieurs abstentions, et aucun vote pour.

http://www.lavoixdunord.fr/284822/article/2017-12-21/aux-eoliennes-le-conseil-municipal-dit-non-merci

21/12/17 : Pas-de-Calais : MONCHEL-SUR-CANCHE
Le maire condamné à 50 000 euros d’amende dans l’affaire des éoliennes

Le tribunal correctionnel d’Arras a rendu son délibéré jeudi après-midi, suite à la comparution du maire Bertrand Cléret pour prise illégale d’intérêt le 28 novembre. L’élu a été condamné à une forte amende, assortie pour moitié du sursis.

Le tribunal correctionnel d’Arras a rendu son délibéré jeudi en tout début d’après-midi dans l’affaire de prise illégale d’intérêt dont devait répondre le maire, Bertrand Cléret, lors de l’audience qui s’est tenue il y a trois semaines. L’élu a été condamné à une amende de 50 000 euros, dont 25 000 euros avec sursis. Le tribunal a rejeté la demande d’exception de prescription qui avait été formulée par la défense. Il a également jugé irrecevables les demandes de constitution de parties civiles.
Maire de Monchel depuis vingt-deux ans, Bertrand Cléret était mis en cause suite à la plainte des propriétaires du château de Flers. Au fil des ans, ceux-ci ont engagé plusieurs actions en justice pour dénoncer l’implantation de ces éoliennes et leurs nuisances visuelles, à 3,5 kilomètres de chez eux. Ce procès visait à déterminer si le maire était en mesure de voter des délibérations pour installer des éoliennes sur ses propres terres.« Ce n’est pas moi qui ai choisi l’implantation », avait-il expliqué lors du procès du 28 novembre. Son avocat avait ajouté que « c’est bien le préfet qui a signé les permis de construire. Et il savait que le propriétaire était le maire… »
Il avait aussi été rappelé lors de l’audience que les candidats n’étaient pas légion chez les agriculteurs pour accueillir des éoliennes sur leurs terres. Des témoins rapportent que le maire s’est « dévoué »… « Vous leur avez dit combien cela allait rapporter à la commune, mais pas aux propriétaires », avait nuancé la présidente, Élise Hibon. Pour l’installation de plusieurs éoliennes sur ses terres, le maire perçoit en effet environ 40 000 euros de loyers par an. Une partie de cette somme servira cette année à payer la lourde amende dont il a écopé.
http://www.lavoixdunord.fr/284872/article/2017-12-21/le-maire-condamne-50-000-euros-d-amende-dans-l-affaire-des-eoliennes

20/12/17 : Pas-de-Calais : Cinq nouvelles éoliennes en vue à Norrent-Fontes et Rely
Mercredi 13 novembre, une réunion publique était organisée à la salle polyvalente de Norrent-Fontes pour expliquer le projet aux habitants des deux communes.
Ils étaient une cinquantaine à avoir fait le déplacement de Norrent-Fontes et de Rely pour en apprendre plus sur le projet d’éoliennes. C’est au printemps 2015 que la société Ventis a pris contact avec plusieurs communes. Seules Norrent-Fontes et Rely ont donné suite. Le projet s’est donc recentré sur ces deux communes. En juin dernier pour Rely et en octobre pour Norrent-Fontes, les deux conseils municipaux ont donné leur accord à l’implantation de ces machines à vent.
Mercredi 13 décembre, la société Ventis a donc présenté le programme à la population. Cinq éoliennes seront réparties sur les deux communes, à savoir deux sur Rely et trois sur Norrent-Fontes.
http://www.lechodelalys.fr/airois/cinq-nouvelles-eoliennes-en-vue-a-norrent-fontes-et-rely-ia704b0n231532

19/12/17 : Nord : Les riverains vent debout contre l’arrivée des éoliennes à Hondschoote
Vers la fin du feuilleton des éoliennes d’Honschoote ? Depuis 2001, le dossier d’installation de quatre éoliennes fait débat dans la commune. Si la municipalité s’est rangée depuis le début du côté du promoteur, un collectif de riverains se mobilise et multiplie les recours en justice. Une nouvelle décision du tribunal administratif de Lille devrait tomber dans les jours qui viennent et pourrait changer la donne dans ce dossier. Affaire à suivre…
Cette semaine, une nouvelle décision du tribunal administratif de Lille devrait tomber, elle pourrait être décisive. Pour Jean-Marc Boulet, un riverain associé à 12 autres plaignants, il est hors de question que ce projet voit le jour : Interview en ligne
De son côté le maire d’Honschoote, Hervé Saison, est favorable à l’arrivée de ces éoliennes.
https://www.deltafm.fr/info-locale/flandre/riverains-vent-debout-contre-larrivee-eoliennes-a-hondschoote/

19/12/17 : Somme : CNR achète un 40ème parc éolien en France
Le producteur français d’électricité d’origine renouvelable, CNR a signé un contrat avec son partenaire energieTeam, exploitant éolien français pour l’achat du nouveau parc éolien de Domart-en-Ponthieu (80). Avec ce 40ème parc composé de six éoliennes de 2MW chacune, CNR atteint les 500 MW de puissance installée en France.
Depuis la mise en service de ses premiers parcs éoliens, en 2006 à Fos-sur-Mer (13) et Beaucaire (30), CNR développe ses actifs dans l’énergie éolienne soit par l’acquisition de parcs existants, soit par la construction de nouvelles installations en Vallée du Rhône et dans le nord et l’ouest de la France.
Avec son 40ème parc, en service depuis le 24 novembre dernier, il produit annuellement l’équivalent de la consommation électrique de près de 500 000 personnes.
Selon Cécile Magherini, directrice nouvelles énergies du producteur d’électricité : « l’éolien représente aujourd’hui 14% de la puissance totale installée de CNR. Une puissance de 3 600 MW aujourd’hui, que nous souhaitons porter à 4 000 MW à l’horizon 2020, pour contribuer de manière ambitieuse aux objectifs fixés par le gouvernement dans le cadre de la loi de transition énergétique. »
En construction depuis novembre dans le département de la Côte d’Or, le premier parc éolien de CNR (Sources du Mistral) sera mis en service en janvier 2019. Il sera composé de 9 éoliennes de 2MW chacune et produira à terme 40 GWh/an soit la consommation annuelle d’environ 17 000 foyers.
https://www.constructioncayola.com/environnement/article/2017/12/19/116552/cnr-achete-40eme-parc-eolien-france.php

19/12/17 : Pas-de-Calais : 
ÉOLIENNES À VERMELLES, HAISNES, AUCHY-LES-MINES
Le tribunal administratif tranche en faveur d’InnoVent, les opposants ne baissent pas les bras

Mardi 12 décembre, le tribunal administratif rendait un jugement allant dans le sens de la société InnoVent. Le préfet a un mois pour réexaminer les demandes de permis de construire concernant le projet de trois éoliennes dans un champ entre Vermelles et Haisnes. Les opposants ne baissent pas les bras.
Le projet de parc éolien verra-t-il le jour ? La semaine dernière, le jugement du tribunal administratif de Lille a relancé cette hypothèse.
Le 21 novembre, le rapporteur de la juridiction conseillait d’annuler les décisions du préfet du Pas-de-Calais concernant les trois demandes de permis de construire présentées par InnoVent. Le 5 août 2014, le préfet les avaient rejetées. La société entendait, devant la juridiction, passer malgré le vent d’opposition englobant les élus des communes concernées, Vermelles, Haisnes et Auchy-les-Mines, une partie de la population et l’association pour la Défense de la nature, de l’environnement et du cadre de vie (DNECV).
Mardi 12 décembre, le jugement rendu en faveur d’InnoVent a déterré la hache de guerre. Les décisions du préfet concernant les permis de construire sont annulées. Ce dernier doit procéder au réexamen de ces demandes dans un délai d’un mois. Soit, avant le 13 janvier.
« On aime notre ruralité. On veut travailler avec ce tourisme de mémoire qui s’implante »
Une situation qui n’ébranle en rien la volonté des opposants de poursuivre le combat. « Je suis assez étonné de ce jugement : la consultation publique, les conclusions du commissaire enquêteur ne vont pas dans le sens de l’installation de ces éoliennes, relève Alain De Carrion, le maire de Vermelles. Nous sommes dans un territoire de mémoire. On aime notre ruralité. On veut travailler avec ce tourisme de mémoire qui s’implante. Je ne suis pas un anti-éolien, mais ce projet ne correspond pas à ce site. Nous avons la population derrière nous, les maires des communes environnantes nous soutiennent : nous allons nous battre. Pour reprendre une citation du général De Gaulle un peu modifiée, «On a gagné trois batailles mais on n’a pas encore gagné la guerre. » »
« On pense que si ce projet de trois éoliennes passe, la société en profitera pour en implanter d’autres par la suite »
L’élu fait référence à l’ancienne majorité municipale qui, sous la pression populaire, était revenue sur sa décision d’appuyer le premier projet. Puis à cette mouture, envoyée à la poubelle, de onze éoliennes. « On pense que si ce projet de trois éoliennes passe, la société en profitera pour en implanter d’autres par la suite. »
Réunion publique vendredi soir
Pot de fer contre pot d’étain ? Aux arguments juridiques, Alain De Carrion préfère le concret. « Les éoliennes doivent être installées à 500 m d’habitations. Cela ferait perdre 40 % de valeur aux maisons concernées que des gens ont passé une partie de leur vie à payer. »
Le maire a mis à disposition, ce vendredi 19 h, la salle Georges-Acthergal (derrière l’église) pour que l’association DNECV, au cœur du combat, puisse tenir une réunion publique afin de déterminer les actions à mener. La guerre n’est pas finie.
http://www.lavoixdunord.fr/282993/article/2017-12-19/le-tribunal-administratif-tranche-en-faveur-d-innovent-les-opposants-ne-baissent

18/12/17 : Oise : 10 communes brayonnes contre le projet éolien d’Eragny-sur-Epte
Le projet éolien sur la commune voisine d'Eragny-sur-Epte, projet qui s'étend désormais sur les communes de Flavacourt et Sérifontaine, suscite une levée de bouclier. Explication.
À l’initiative de Xavier Hugues, maire de Flavacourt, une réunion d’information concernant le projet d’installation d’éoliennes (8 à 12) sur la commune voisine s’est tenue dernièrement en présence d’un public important.
Près de 200 personnes avaient répondu présents à cette réunion, dont la députée Agnès Thill ainsi que les élu(e)s de Sérifontaine, Talmontiers, Villers-Saint-Barthélemy, Le Vauroux, Le Vaumain, La Bosse, Puiseux-en-Bray et Le Coudray-Saint-Germer. Xavier Hugues qui veut privilégier la richesse de la qualité des paysages, conteste ce projet :
Nous ne sommes pas contre ce projet, mais pas à l’endroit où il est prévu, trop exigu par rapport à l’urbanisation. Il y a des endroits plus désertiques pour ce type de projet. Sur les crêtes le long des autoroutes oui, à la lisière des villages c’est non.
L’impact sur la population est aussi, et surtout, un facteur de l’opposition de ce projet à l’endroit envisagé qui verrait s’installer des éoliennes à proximité des habitations entre Flavacourt, Sérifontaine, Bazincourt et Gisors tout en défigurant le paysage, selon les opposants.
A LIRE AUSSI : Vent de colère autour du projet d’implantation d’éoliennes d’Eragny-sur-Epte
« Ce sont des financiers »
Pour argumenter l’opposition au projet, Xavier Hue avait invité divers intervenants qui ont été soit concernés par le problème, soit ont étudié les impacts sur les risques et la santé. Ils ont démontré les nuisances, les risques professionnels, sur la santé, la dévaluation immobilière et les techniques de séductions que les promoteurs immobiliers emploient en contactant les particuliers individuellement. Le maire du Thil-en-Vexin qui vit le phénomène dans sa commune, interpelle :
Les promoteurs ne sont pas des écologistes, ce sont des financiers
En ce qui concerne les éoliennes prévues sur le territoire, il faut savoir qu’elles auront une hauteur de 180 m (150 m de mat et 30 m de pale) et que le bruit sera de 40 décibels 24 h sur 24 transporté sur 5 km. C’est-à-dire à la porte des habitants sans oublier les flashs rouges qui pénétreront dans les maisons.
La santé en question
Au niveau de la santé, les docteurs François Laguës et Bernard Vannier parlaient du syndrome éolien (acouphènes, dépression, migraines, perte de sommeil) en précisant quand même que la preuve n’était pas réellement établie à l’installation d’éoliennes, mais que face aux plaintes qui se multiplient, le principe de précaution devait s’appliquer.
Pour sa part, l’Organisation Mondiale de la Santé préconise que l’installation des éoliennes doit se faire à au moins 1,5 km des habitations, ce qui ne sera pas le cas dans le projet présent. Le docteur Bernard Vannier précise :
Il faudrait que la réglementation des éoliennes revienne dans le droit de la santé au lieu d’être confiné dans le droit de l’environnement
À ce jour, on ne trouve aucune étude de l’Académie de médecine prouvant qu’il y a impact ou non sur la santé avec l’arrivée des éoliennes. Des études sérieuses sont demandée alors que les plaintes sont de plus en plus nombreuses.
Un autre aspect de l’installation des éoliennes sur le territoire prévu est la propagation des infrasons (ultrasons inaudibles et nuisibles propagés avec les vibrations des pales) par la rivière souterraine de Flavacourt sur les habitants et l’école, mais qui pourrait aussi s’étendre sur des kilomètres.
« C’est avec des pétitions que l’on peut agir »
Agnès Thill en prenant la parole au terme de la réunion qui a fait frémir d’inquiétudes de nombreuses personnes ne se doutant pas de ces impacts présentés comme négatifs et dangereux, faisait remarquer :
Je suis le dossier et j’ai vu le préfet. Rien ne sera fait contre les riverains et on ne fera rien pour diviser les Français. Mais attention, quels que soient les recours, le promoteur peut toujours faire appel. Il vous faut des arguments pour lutter contre cette installation.
Lors du débat, à la question « Quelles actions pouvons-nous mener ? », Xavier Hue répondait :
"Il faut sensibiliser le maximum de personnes, d’élus, de communautés de communes. Il faut se mobiliser, présenter des arguments. C’est avec des pétitions que l’on peut agir. L’enquête publique débutera en 2018. Vous aurez 3 mois pour vous exprimer"
Une association « Le Bruit du Vent 2017 » a vu le jour et a récolté plus de 1 200 signatures sur une pétition papier et 5 000 sur la pétition en ligne.
La position des communes
Le 31 mars 2016, le conseil municipal d’Eragny-sur-Epte a donné un avis favorable à la société Eole-Res pour développer un parc éolien sur sa commune. Les conseils municipaux de Flavacourt et Sérifontaine ont voté en juin 2017 contre le projet éolien, Le Vaumain en juillet 2017. Le 29 août, le conseil municipal de Bazincourt-sur-Epte et Villers-sur-Trie le 27 septembre, se sont aussi prononcés contre. Le 9 octobre 2017, le conseil municipal de Talmontiers a voté à l’unanimité contre le projet. Trie-Château, Hébécourt, Amécourt et Labosse ont suivi et ont voté contre à l’unanimité également. Malgré cela, le promoteur continue ses études.

17/12/17 : Somme : Une étude demandée sur le projet éolien de Bouillancourt
Autre projet éolien, celui de Bouillancourt-la-Bataille et Malpart. Il a été évoqué lors de l’assemblée générale de l’aéro-club de Fignières-Montdidier dimanche 17 décembre. « Nous découvrons le projet de Bouillancourt-la-Bataille. Aux vues des informations dont nous disposons, ce projet serait limite par rapport à nos règles de sécurité », explique Jean-Marie Deudon, le président de l’association.
Une association qui devrait demander une étude auprès de la préfecture et, ou, de la Direction générale de l’aviation civile pour savoir « si nous risquons de rencontrer le même problème qu’à Ételfay, si nous décollons vers l’ouest, donc vers Bouillancourt-la-Bataille et Marquivillers ». En somme, « l’aéro-club émet des réserves quant à ce projet en attendant d’en savoir davantage sur ces éoliennes ».
Des éoliennes dont Jean-François Damay, président de l’association opposée à ce projet, Vents libres de notre village, a rappelé qu’elles seraient hautes de « 180 mètres, soit 30 mètres de plus que ce qui était prévu ». En cause, la protection de chauve-souris ayant élu domicile dans un bois du village.



17/12/17 : Somme : Éolien: l’aéro-club de Fignières – Montdidier a peur de se prendre les ailes dans les pales
Un projet éolien à Ételfay inquiète l’aéro-club de Fignières-Montdidier. L’association a décidé de s’y opposer. L’argument ? La sécurité aérienne.
Tout a été résumé en une phrase. « Elles vont impacter notre sécurité ». Philippe Huchez, ex-président de l’aéro-club de Fignières-Montdidier parle des éoliennes lors de l’assemblée générale du club, dimanche 17 décembre. Pas toutes les éoliennes, « notre club n’est pas un opposant automatique à l’éolien. Mais ce projet pose trop de question sur la sécurité aérienne », appuie le président de l’aéro-club, Jean-Marie Deudon.
Quel projet éolien ? Celui envisagé à Ételfay et découvert par le club et la Communauté de communes du Grand Roye il y a deux mois. Ce qui pose problème aux aviateurs de l’association ? La disposition des éoliennes par rapport à la piste de décollage.
Le problème ? L’hypothèse de la panne au décollage
En théorie, ces mâts éoliens ne poseront pas de problème aux avions. Sauf si une panne du moteur se produit au décollage. « Un exemple véritable de panne moteur s’est produit au décollage de notre aérodrome. Comme le pilote était seul à bord, à une bonne altitude et avait peu d’essence, l’appareil était léger et facilement manœuvrable », explique Philippe Huchez.
La même panne avec le projet éolien, des passagers dans un avion qui a fait le plein, « on court à la catastrophe ». Pourquoi ? Car dans une panne de ce type, l’appareil doit pouvoir se poser dans un espace correspondant au champ de vision du pilote.
Or avec ces éoliennes, il ne « reste rien. Une surface, en orange sur le schéma, autant dire, rien ! Il nous faudrait un champ long pour se poser », résume Philippe Huchez.
« Il ne reste rien. 
Une surface en orange sur le schéma, autant dire, rien ! »
Philippe Huchez, ancien président de l’aéro-club
D’autant plus que le club propose régulièrement des baptêmes de l’air, organise des événements avec l’Office de tourisme du Pays de Parmentier et compte développer ses activités vers le secteur de Roye. Sans oublier son école de pilotage qui accueille des adolescents.
La question de la sécurité est d’autant plus importante dans ce contexte. Et « sur la sécurité, on ne fait pas de compromis », conclut Philippe Huchez qui va se charger dans les prochains jours d’envoyer l’avis de l’aéro-club quant à ce projet éolien. Un avis totalement défavorable qui sera transmis à la Direction générale de l’aviation civile (DGAC), probablement à la préfecture de la Somme et à la Communauté de communes du Grand Roye (CCGR).
La présidente de l’intercommunalité, Bénédicte Thiébaut (UDI), était présente à cette assemblée générale. « En tant que communauté de communes, nous vous rejoignons. Même si les éoliennes représentent un apport financier pour le Grand Roye, il nous faut prendre toutes les précautions nécessaires quand il s’agit de sécurité ».
http://www.courrier-picard.fr/78428/article/2017-12-17/eolien-laero-club-de-fignieres-montdidier-peur-de-se-prendre-les-ailes-dans-les

15/12/17 : Nord : Construction d’éoliennes à Walincourt-Selvigny et Haucourt-en-Cambrésis
Avant de statuer sur le recours déposé par dix-sept personnes physiques et deux associations contre le projet de parc éolien dit du Bois de Saint-Aubert, le tribunal administratif de Lille décide de poser au Conseil d’Etat plusieurs questions portant sur le régime juridique qui encadre la délivrance et le contrôle des autorisations relatives à ce type d’installations.
Les faits et la procédure :
Au cours de l’année 2014, les pouvoirs publics ont décidé d’expérimenter un dispositif permettant la délivrance, aux opérateurs souhaitant construire et exploiter une installation soumise à autorisation au titre de la législation sur les installations classées pour la protection de l’environnement, d’une « autorisation unique », valant autorisation en matière environnementale mais également permis de construire. Une ordonnance du 20 mars 2014 a précisé le régime applicable à ces autorisations uniques, ainsi que les régions dans lesquelles l’expérimentation serait réalisée, dont les Hauts-de-France.
C’est dans ce cadre qu’en 2014, la société Les Vents du Sud Cambrésis a demandé au préfet du Nord la délivrance d’une « autorisation unique » pour la construction et l’exploitation de six éoliennes, d’une hauteur totale de 150 mètres chacune, sur les territoires des communes de Walincourt-Selvigny et d’Haucourt-en-Cambrésis. Par arrêté du 26 janvier 2016, le préfet a fait droit à cette demande.
Le 26 mars 2016, dix-sept personnes physiques et deux associations, ont demandé au tribunal l’annulation de l’arrêté du préfet du Nord du 26 janvier 2016.
A la suite de ce recours, l’expérimentation menée depuis 2014 a pris fin. A compter du 1er mars 2017, les « autorisations uniques » ont été remplacées par des « autorisations environnementales », qui réunissent toutes les autorisations requises en matière environnementale mais qui ne valent pas permis de construire. Un permis distinct est donc de nouveau requis pour les installations classées pour la protection de l’environnement, à l’exception des projets éoliens pour lesquels le code de l’urbanisme a été modifié en ce sens (article R. 425-29-2 de ce code).
La décision du tribunal :
Le tribunal estime nécessaire de demander au Conseil d’Etat de clarifier les modalités du contrôle que doit effectuer le juge, compte tenu de l’application dans le temps du régime juridique relatif à l’autorisation unique, sur le fondement duquel l’arrêté du 26 mars 2016 a été pris, puis, depuis le 1er mars 2017, du régime relatif à l’autorisation environnementale.
Une question plus spécifique concerne la façon dont l’autorité administrative puis le juge doivent s’assurer que l’opérateur de l’installation classée possèdera, au plus tard au moment de la mise en service de cette installation, les capacités techniques et financières nécessaires à son exploitation et, en cas de cessation de cette exploitation, à la remise en état de site. Dans l’attente des réponses du Conseil d’Etat, le tribunal sursoit à statuer.
L’article L. 113-1 du code de justice administrative permet à une juridiction administrative de renvoyer au Conseil d’Etat le dossier du recours dont il est saisi afin que celui-ci rende un avis sur des points de droit qui présentent un caractère nouveau et une difficulté sérieuse et qui sont susceptibles de se poser dans de nombreux litiges devant d’autres juridictions.
Le Conseil d’Etat a trois mois pour répondre aux questions posées par le tribunal.
>jugement n°1602467
http://lille.tribunal-administratif.fr/Actualites/Communiques/Construction-d-eoliennes-a-Walincourt-Selvigny-et-Haucourt-en-Cambresis

15/12/17 : Nord : Mise en service commerciale des parcs éoliens de l'Artois et de Chemin de Grès en France
LILLE, France, le 15 déc. 2017 /CNW Telbec/ - Boralex inc. (« Boralex » ou la « Société ») (TSX: BLX) est heureuse d'annoncer la mise en service commerciale des parcs éoliens de l'Artois et de Chemin de Grès, respectivement situés dans le département de l'Aisne et dans le département du Nord, en France.
Les parcs éoliens de l'Artois (23 MW) et de Chemin de Grès (30 MW), développés par Ecotera Développement et construits par Boralex, viennent s'ajouter aux 582 MW déjà exploités par Boralex en France.
« Les parcs éoliens de l'Artois et de Chemin de Grès sont les deux derniers parcs mis en service cette année en France. Au nom de Boralex, je félicite toutes les équipes grâce à qui notre société exploite à présent 635 MW en France », a mentionné Patrick Decostre, vice-président et directeur général de Boralex Europe.
« La mise en service commerciale de ces deux parcs éoliens vient accélérer notre marche vers l'atteinte de notre cible intermédiaire de 2 000 MW d'ici 2020 », a déclaré le président et chef de la direction de Boralex, Patrick Lemaire. « Nous consolidons ainsi notre positionnement de leader indépendant sur le marché français des énergies renouvelables de l'éolien terrestre. »
Ces deux projets ont nécessité des investissements de l'ordre de 134 M$ et devraient générer sur une base annuelle un BAIIA(A) de plus de 16 M$.
Artois comprend 7 éoliennes de type Vestas V112 d'une puissance unitaire de 3,3 MW (pour un total de 23 MW de puissance installée). Chemin de Grès comprend 9 éoliennes de type VESTAS V112 d'une puissance unitaire de 3,3 MW (pour un total de 30 MW de puissance installée). Ils sont dotés d'un contrat d'achat d'électricité à prix indexé avec électricité de France (EDF) pour une durée de 15 ans, entré en vigueur le 1er décembre 2017.
À eux deux, ils permettront d'alimenter plus de 30 000 foyers par an et d'éviter l'émission d'environ 20 000 tonnes de CO2 par an.
À propos de Boralex
Boralex développe, construit et exploite des sites de production d'énergie renouvelable au Canada, en France, au Royaume-Uni, et aux États-Unis. Un des leaders du marché canadien et premier acteur indépendant de l'éolien terrestre en France, la Société se distingue par sa solide expérience d'optimisation de sa base d'actifs dans quatre types de production d'énergie - éolienne, hydroélectrique, thermique et solaire. Boralex s'assure d'une croissance soutenue grâce à son expertise et sa diversification acquises depuis vingt-cinq ans. Les actions et les débentures convertibles de Boralex se négocient à la Bourse de Toronto sous les symboles BLX, et BLX.DB.A respectivement. Pour de plus amples renseignements, visitez www.boralex.com ou www.sedar.com. [...]
http://www.newswire.ca/fr/news-releases/mise-en-service-commerciale-des-parcs-eoliens-de-lartois-et-de-chemin-de-gres-en-france-664349833.html

14/12/17 : Nord : TROISVILLES – REUMONT : Après l’enquête publique, le projet éolien reçoit un avis favorable
Alors que toute la filière éolienne a les yeux braqués sur le dossier lourd d’enjeux de Walincourt-Selvigny et Haucourt-en-Cambrésis, ce jeudi, la société Nordex, qui porte un projet de parc sur les territoires de Troisvilles et de Reumont, a fait savoir que l’enquête publique avait connu une issue favorable.

« Le projet éolien de Troisvilles-Reumont, un projet soutenu par la population locale. » Faut-il y voir un pied de nez au bras de fer engagé par un collectif de citoyens et le promoteur SAS Vents du Cambrésis autour d’un projet d’implantation de six éoliennes à Walincourt-Selvigny et Haucourt, et à propos duquel le tribunal administratif de Lille doit se prononcer ce jeudi ? Toujours est-il que le titre choisi par la société Nordex pour le communiqué tombé ce jeudi dans les boîtes mail annonce la couleur : ce dossier-là, assure-t-on, « a toujours le vent en poupe ». D’autant que l’enquête publique menée du 30 août au 29 septembre a débouché sur un avis favorable. Si l’État délivre l’autorisation unique qui est en cours d’instruction, « les travaux pourraient débuter au début du printemps 2019 pour s’achever neuf à douze mois plus tard. Les éoliennes seraient en mesure de produire leurs premiers kWh dès 2020. »
« Les travaux pourraient débuter au début du printemps 2019 pour s’achever neuf à douze mois plus tard. »
Soit douze ans après les prémices du projet. « Initié dès 2008 puis déposé en 2016, rappelle Nordex, le projet envisage l’installation de 9 éoliennes (5 à Reumont, 4 à Troisvilles, NDLR) (…). Sa production annuelle est estimée(l’équivalent de) la consommation électrique de plus de 40 000 habitants, ce qui représente plus de 5 fois la population du Cateau-Cambrésis. Cette production d’électricité renouvelable permettra d’économiser 46 000 tonnes de Co2 par rapport à la production d’une centrale électrique au gaz. »
On peut imaginer que la mention du Cateau-Cambrésis dans ces quelques lignes n’est pas gratuite : mi-octobre, la municipalité catésienne s’est prononcée contre le projet, au motif notamment qu’il nuirait à son patrimoine bâti. La commune voisine d’Honnechy s’y était également opposée.
« Depuis 2015, vante le communiqué, Nordex mène une démarche de concertation régulière avec l’ensemble des acteurs locaux. » Un effort de communication qui aurait pesé dans la décision du commissaire enquêteur et salué par les maires des deux communes dans le texte transmis par Nordex. Lorsque La Voix les avait interrogés à ce sujet mi-octobre, le Reumontois Jean-Pierre Richez avait réaffirmé son soutien au projet, tandis que le Troisvillois Pascal Roels relevait des avis « mitigés » au sein du conseil municipal.

http://www.lavoixdunord.fr/280402/article/2017-12-14/apres-l-enquete-publique-le-projet-eolien-recoit-un-avis-favorable

14/12/17 : Nord : Cambrésis : Petit parc éolien, grands enjeux, le dossier du Bois de Saint-Aubert part au Conseil d’État
Examiné par le tribunal administratif de Lille il y a un peu moins d’un mois, le dossier du parc éolien de Walincourt-Selvigny et Haucourt-en-Cambrésis va atterrir au Conseil d’État. Une décision rendue ce jeudi soir par les juges lillois, eu égard à l’enjeu soulevé, qui pourrait avoir des conséquences pour toute la filière.

1 Le dossier
Le projet de parc éolien dit du Bois de Saint-Aubert, porté par la SAS Vents du Cambrésis, se situe à cheval sur deux communes : Walincourt-Selvigny (5 éoliennes programmées) et Haucourt-en-Cambrésis (1 éolienne). Par un arrêté préfectoral délivré le 26 janvier 2016, l’État lui a donné le feu vert. Mais le collectif d’habitants qui bataille depuis 2014 contre le projet a vu rouge, et demandé l’annulation dudit arrêté. Le 16 novembre, le dossier a atterri à la barre du tribunal administratif de Lille.
2 L’enjeu
Il va bien au-delà du seul Cambrésis. Devant la juridiction lilloise, Francis Monamy, avocat parisien spécialisé dans les questions environnementales, a pointé, pour soutenir l’annulation de ce permis, une question récurrente et litigieuse : le modèle de financement très particulier (et éminemment complexe) partagé par la quasi-totalité des parcs éoliens français, que des changements récents dans la réglementation semblent fragiliser. Voire carrément proscrire, jusqu’à mettre en péril, selon David Deharbe, avocat du promoteur dans ce dossier, la filière éolienne dans son entier. Devant la lourdeur des enjeux, le rapporteur (l’équivalent du procureur, dans la justice administrative) a proposé, lors de l’audience du mois dernier, de passer la main au Conseil d’État – dont la sentence réglerait définitivement ce problème, et aurait des conséquences au niveau national. Les Lillois se sont donné le temps d’y réfléchir. Leur décision était attendue ce jeudi.
3 Le verdict
Il est tombé en fin de journée : le tribunal administratif de Lille a résolu de s’en remettre au jugement du Conseil d’État. « Le tribunal estime nécessaire de demander au Conseil d’État de clarifier les modalités du contrôle que doit effectuer le juge » suite aux changements réglementaires intervenus en matière d’autorisations d’exploiter, notamment en ce qui concerne les garanties financières demandées aux promoteurs, précise le communiqué de presse. Qui souligne que la plus haute juridiction administrative dispose de trois mois pour se prononcer. Dans l’attente, le sort du parc éolien du Bois de Saint-Aubert – et du business éolien français ? – reste en suspens.
http://www.lavoixdunord.fr/280722/article/2017-12-14/petit-parc-eolien-grands-enjeux-le-dossier-du-bois-de-saint-aubert-part-au


13/12/17 : Nord : HONDSCHOOTE - Y aura-t-il des éoliennes dans la commune ? La justice rend son jugement ce jeudi
Les éoliennes sont évoquées depuis 2003 dans la commune, mais aucune des pales de 35 mètres au sommet des mâts de 65 m ne pointe encore à l’horizon. L’affaire est entre les mains de la justice, qui doit rendre son jugement ce jeudi, après le recours de riverains.

C’est une étape de plus dans un dossier de longue haleine… Ce jeudi 14 décembre, le tribunal administratif de Lille doit se prononcer sur le recours formulé en 2015 par des riverains qui ne veulent pas voir d’éoliennes pousser à proximité de leurs maisons, dans la campagne hondschootoise. Pour comprendre ce bras de fer, il faut remonter à 2003, lorsque le conseil municipal d’Hondschoote s’est prononcé en faveur du projet de la société Maïa Eolis d’implanter quatre éoliennes en pleine campagne aux lieux-dits Linde Houck, Hooge Seine Houck et le Verger vert. À l’époque, le maire avait présenté plusieurs arguments : énergie non polluante, « nuisances sonores quasiment inexistantes », apport financier pour les cultivateurs, taxe professionnelle unifiée versée à la communauté de communes de Flandre (intégrée depuis dans la communauté de communes des Hauts de Flandre), taxe locale d’équipement versée à la commune. Le permis de construire avait été déposé en 2005 par le promoteur et dix ans de procédures devant différentes instances administratives avaient été nécessaires pour parvenir à une autorisation, accordée en 2015.
Pour les riverains, rejoints par les chasseurs, la trop grande proximité des éoliennes avec certaines habitations (275 m) est évidente. Ils estiment à 40 % la dépréciation de la valeur des maisons, pointent « l’enlaidissement du cadre de vie ». Ils continuent à marteler que « le permis de construire ne tient pas compte de la nouvelle réglementation en vigueur stipulant qu’un aérogénérateur ne peut être placé à moins de 500 mètres d’une limite de propriété ».




http://www.lavoixdunord.fr/279798/article/2017-12-13/y-aura-t-il-des-eoliennes-dans-la-commune-la-justice-rend-son-jugement-ce-jeudi

12/12/17Etoiles picardes: elles et ils font la fierté de la Picardie
Neuf personnes (et un spectacle) ont été élus par nos lecteurs lors des Etoiles picardes 2017. Découvrez en images la soirée de gala organisée par le Courrier picard à l’occasion de cette remise de prix.

HAUTE SOMME - Agriculteur dans l’Est de la Somme, Christophe Grizart est un opposant actif au dévloppement de l’éolien. En avril, dernier il a orgnaisé une manifestation réunissant 300 personnes à Péronne. 
http://www.courrier-picard.fr/77212/article/2017-12-12/etoiles-picardes-elles-et-ils-font-la-fierte-de-la-picardie

11/12/17ÉTOILES DU COURRIER PICARD - Un peu plus près des étoiles
En votre nom, votre journal a récompensé ce lundi ceux que vous avez désignés comme les « Étoiles picardes » de l’année 2017.

Comme l’an dernier, vous fûtes encore, en 2017, des milliers à voter sur le site internet du Courrier picard afin de choisir ceux qui, de Mers à Soissons et d’Albert à Chambly, méritaient d’être sacrés « Etoiles picardes ».
Hier soir à l’auditorium du Crédit agricole, à Amiens, se sont succédé les dix lauréats, tandis que le groupe Dust et l’humoriste Chitcatt assuraient le spectacle.
« Nous avons créé les Etoiles parce que nous avons besoin de fierté, a rappelé Jean-Dominique Lavazais, directeur du Courrier. Cette soirée, c’est bien un moment de fierté ». Michaël Tassart, rédacteur en chef, a pour sa part insisté sur le choix cornélien dévolu à notre journal, au moment de désigner cinq « nominés » par catégorie, au milieu des quelque « 200 pages et 300 articles sur le site internet, qui sont fabriqués chaque jour ».
Cette soirée unique a réuni, en un inventaire à la Prévert, le footballeur, le chef d’entreprise, les paysans-boulangers, l’ex-miss France ou un héros du quotidien. Leur point commun ? Etre Picards, de cœur, de naissance ou d’adoption. Ils ont démontré qu’il n’était pas besoin d’une limite administrative pour faire vivre cette région bien plus dynamique que ne le colporte la rumeur. Quand Nicolas Decayeux, qui a révélé avoir signé « 175 contrats »le matin-même, se félicite à propos du site Whirpool d’avoir « gommé l’image des pneus brûlés », il pourrait aussi bien exhorter la Picardie à cultiver ses atouts.
Depuis le 19 mai, cette fierté a un visage et un nom : Emmanuel Bourgaud. Faut-il préciser que le buteur de la 96e minute, l’homme qui a envoyé l’Amiens SC au septième ciel et toute la Picardie au paradis, ne fut pas le moins applaudi hier soir. Clin d’œil de l’histoire : le spécialiste du temps additionnel avait été choisi pour recevoir le premier trophée. En coup d’envoi, il n’est pas mauvais non plus…
Les lauréats
Bruno Fagard, sauveur d’une fillette
Dominique Hersin, maire de Candas
Emmanuel Bourgaud, footballeur de l’ASC
Nicolas Decayeux, industriel
Le phénomène Chroma
Anaïs Dietrick, Itancourtoise solidaire
Elodie Gossuin
Vianney Clavreul, guide nature
Christophe Grizart, agriculteur anti-éolien
Grégoire Archier et Marion Bracrot, boulangers
http://www.courrier-picard.fr/77157/article/2017-12-11/un-peu-plus-pres-des-etoiles

11/12/17 : Nord : NOYELLES-SUR-ESCAUT - Conseil municipal: les tarifs de location augmentent et le voyage d’été des écoliers s’organise
Les différents budgets étaient à l’ordre du jour lors du dernier conseil municipal de l’année. Location de la salle des fêtes et vacances scolaires sont passées au crible. Le futur parc éolien a aussi été évoqué, le maire signera l’ensemble des actes et conventions relatifs au projet. [...]

Parc éolien
Faisant suite à la demande de la société « Vents du Cambrésis SAS », société d’exploitation du futur parc éolien dit parc éolien du Seuil du Cambrésis, le maire, Philippe Loyez est autorisé à signer l’ensemble des actes et conventions relatifs au projet éolien sur la commune, pour l’obtention des autorisations de construction et d’exploitation du parc éolien.
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http://www.lavoixdunord.fr/278261/article/2017-12-11/conseil-municipal-les-tarifs-de-location-augmentent-et-le-voyage-d-ete-des

10/12/17 : Somme : Fressenneville: des travaux à l’école grâce aux éoliennes
Le maire de ce bourg du Vimeu propose d’utiliser l’argent des éoliennes pour rénover et isoler l’école maternelle.
Les neuf éoliennes implantées sur le territoire de Fressenneville pourraient permettre à la commune de financer des travaux d’isolation à l’école maternelle. Le sujet a été évoqué en conseil municipal, jeudi soir. Le maire, Jean-Jacques Leleu, a demandé aux élus de renouveler la convention de mécénat liant la collectivité à la société Vol-V, qui exploite le parc éolien.
Passoire énergétique
Depuis 2014, celle-ci bloque sur un compte spécifique une somme d’argent, qui sera mise à disposition de la commune à condition qu’elle l’utilise pour des opérations permettant des économies d’énergie. Le maire n’a pas dévoilé le montant. Mais il a présenté un projet qui correspond à ce cahier des charges. M. Leleu a expliqué que l’école maternelle, datant de 1976, devait être rénovée. Le bâtiment est une vraie passoire énergétique. Sa toiture-terrasse fuit et n’est pas adaptée au climat picard. « Il faut faire quelque chose, mais les deniers communaux ne suffisent pas », a-t-il lancé.
« Il faut faire quelque chose, mais les deniers communaux ne suffisent pas » Jean-Jacques Leleu, maire
Un audit a été réalisé par un cabinet spécialisé, qui a avancé trois scenari. Le conseil a retenu le projet intermédiaire. Il s’agirait d’isoler le bâtiment par l’extérieur, de changer portes et fenêtres, de rénover le patio, d’installer des robinets thermostatiques sur les radiateurs, d’isoler le plancher, d’installer un système de ventilation double flux. De plus, le toit-terrasse serait remplacé par une toiture en bac acier, à un seul pan, débordant sur la cour, formant ainsi un préau. Le coût de ce projet est estimé à environ 315 000 euros. Il serait en partie couvert par le fonds des éoliennes, une subvention de la Caisse d’allocations familiales (CAF), une aide du Département, via la communauté de communes. De plus, ces travaux entraîneraient une économie de 42 % sur la facture d’énergie, selon Jean-Jacques Leleu. L’école deviendrait ainsi un bâtiment basse consommation. Pour l’instant, « ce n’est qu’une étude », a-t-il insisté, mais le projet a séduit l’ensemble du conseil.
http://www.courrier-picard.fr/76771/article/2017-12-10/fressenneville-des-travaux-lecole-grace-aux-eoliennes

10/12/17 : Aisne : Éoliennes du Vilpion : 12 ans de bataille judiciaire
Thiérache - Le projet de parc éolien du Vilpion a une nouvelle fois été retoqué par le tribunal administratif d’Amiens. Ses supporters ont fait appel. Une étape parmi d’autres dans un long affrontement judiciaire. Rétrospective.
Il y aura bien un parc éolien sur les communes de Saint-Gobert, Voharies, Lugny et Houry. Le fabricant Nordex et l’exploitant Quadran l’assurent, L’Union est même invitée à son inauguration. Seulement voilà, nous sommes en 2017, le projet date de 2005, et il n’y a pas l’ombre d’une pale à l’horizon.
« En moyenne, un parc éolien met huit ans pour sortir de terre. Avec un recours, c’est au moins cinq ans de plus, explique Enrico Tommasel, responsable du projet chez Nordex. Ce projet est tombé dans un espace temporel compliqué. À l’origine, il était pensé avec la communauté de communes de la Thiérache du centre dans le cadre d’une zone de développement éolien, mais elles ont été supprimées en 2013. De même, jusqu’en 2011, le permis de construire suffisait, puis il a fallu y ajouter une autorisation d’exploiter. Aujourd’hui, les deux sont regroupés.... »
Dès 2005, la communauté de communes est en effet encline à accueillir ce parc de six éoliennes, haute de 150 mètres. Après consultation des conseils municipaux, des études environnementales, acoustiques, paysagères et de retour en vent permettent d’obtenir les permis de construire de la part du préfet de Picardie en 2012, alors que le préfet de l’Aisne les avait refusés une première fois.
43,5 gigawatt-heure/an. C’est ce que produirait le parc du Vilpion, soit la consommation électrique annuelle de 37 000 personnes, plus que la population de Thiérache du centre (27 000).
C’est en découvrant ces panneaux au détour d’un chemin que Guy Froissart, habitant de Saint-Gobert, décide d’y opposer un recours. Celui qui est devenu depuis président de l’association anti-éolienne La Thiérache à contrevent est originaire d’Hénin-Beaumont. Il a fait carrière en région parisienne avant d’acheter une résidence secondaire à Saint-Gobert. Depuis sa retraite, il y habite à temps plein. « Il me font rire en parlant de protection de l’environnement. L’environnement, c’est ce qu’on voit autour de nous, le paysage. Je suis venu en Thiérache pour ça. Et maintenant, on vient me déranger avec des verrues... Tout ce qu’il reste dans cette région, c’est son attrait touristique. Les projets de parcs sont nombreux. Si elle devient une usine éolienne, alors plus personne ne voudra la visiter. Ils sacrifient un territoire », lâche-t-il, amer.
Pas sûr : les promoteurs avancent 21 millions d’euros investis dans les entreprises axonaises pour financer le chantier du Vilpion et 156 000 euros de retombées fiscales annuelles pour les communes, la communauté de communes, le département et la région.
Qu’importe, selon Guy Froissart, leur démarche n’est pas claire. Il reproche au maire de Saint-Gobert d’être intéressé par le projet, lui qui possède une parcelle sur laquelle devrait être implantée une éolienne. Ce dernier s’en défend : « Certes, au début j’étais favorable au projet et j’ai demandé au conseil municipal de prendre une délibération en ce sens. Mais à cette époque, je n’étais pas concerné. C’est parce que le projet a été décalé pour protéger l’église de Prisces qu’une éolienne s’est retrouvée chez moi. À partir de là, je n’ai plus participé aux délibérations », assure-t-il.
Faux problème, l’impact paysager ?
En effet, le projet se situe à proximité de nombreux éléments de patrimoine : églises, châteaux... autant de bâtiments que Guy Froissart cherche à protéger, en commandant notamment des contre-photomontages, qui suggèrent un impact plus fort que ceux des promoteurs. Mais eux se fient aux décisions du tribunal administratif : « La justice reconnaît la solidité de notre projet sur le fond : paysage, nuisances sonores, environnement... le problème vient de la forme du dossier : l’avis de l’autorité environnementale, la consultation du public... », rappelle Sylvain Maes, responsable du projet chez Quadran.
Il précise que le projet a évolué au gré des améliorations technologiques de ces dernières années : « Les éoliennes seront dotées de peignes acoustiques, des embouts que l’on met au bout des pales et qui s’inspirent des plumes situées à l’extrémité des ailes des rapaces nocturnes comme la chouette. Cela réduit encore de quelques décibels le bruit généré. De plus, l’une d’entre elles cessera de fonctionner en période d’activité des chauve-souris, ce qui engendre une perte de production estimée à moins de 1 %. »
La plantation de haies pour filtrer les vues sur le parc et le démantèlement complet du parc au bout de vingt ans sont aussi au programme. « Nous avons démonté une éolienne à La Chaussée-sur-Marne il y a peu. Tout le béton est concassé, et le métal recyclé. Le terrain revient à son état d’origine », détaille-t-il. Le parc éolien du Vilpion n’y est pas encore. Loin de là.
Les faits :
• 3 avril 2012 : 7 ans après la naissance du projet, des permis de construire sont délivrés par le préfet de Picardie.
• 6 novembre 2014 : l’autorisation d’exploiter est délivrée par le préfet de Picardie.
• 12 octobre 2015 : après recours de La Thiérache à contrevent, les permis de construire sont annulés par le tribunal administratif d’Amiens. Motif : ils n’ont pas fait l’objet d’une consultation du public. Le promoteur a fait appel de la décision, l’affaire est pendante à la cour d’appel administrative de Douai.
• 6 janvier 2017 : des permis de construire modificatifs sont accordés par le préfet de l’Aisne. Ils ont été attaqués par La Thiérache à contrevent, l’affaire est pendante au tribunal administratif d’Amiens.
• 7 novembre 2017 : toujours après recours de l’association, le tribunal administratif annule l’autorisation d’exploiter. Deux motifs : l’irrégularité de l’autorité environnementale, car celle-ci n’est autre que le préfet de Picardie, qui a signé l’autorisation (il ne peut être juge et partie) et la faiblesse du montage financier du promoteur, qui évoque 20 % de fonds propres et 80 % d’apport bancaire. Le promoteur a décidé de faire appel.
http://www.lunion.fr/64893/article/2017-12-10/eoliennes-du-vilpion-12-ans-de-bataille-judiciaire

10/12/17 : Aisne : La commune de Chevresis-Monceau lance un recours contre le projet éolien
La municipalité, qui ne souhaite pas retrouver le village « encerclé par les éoliennes », a déposé un recours au tribunal administratif contre un projet éolien.
Il n’est pas rare de voir certaines associations ou collectifs déposer un recours devant la justice concernant les projets éoliens. C’est un peu plus étonnant quand il s’agit d’une commune. C’est pourtant le cas de Chevresis-Monceau. Par le biais de son maire, Sébastien Solari, la commune se lance dans une action juridique contre le projet Mont Benhaut, qui souhaite implanter 9 éoliennes et 3 postes de livraison sur les communes de Montigny-sur-Crécy, Crécy-sur-Serre, Pargny-les-Bois et La Ferté-Chevresis. « Si le projet se concrétise, notre village sera totalement encerclé par les éoliennes. À l’heure actuelle, il n’y a que la partie sud qui est dégagée », explique le premier magistrat.
Depuis le lundi 4 décembre dernier, 18 h 30, la requête a été déposée au tribunal d’Amiens par Me Francis Monamy, avocat de la commune. « On avait jusqu’à 19 heures le lundi pour formuler notre demande. On se retrouve donc devant le tribunal administratif », explique Sébastien Solari. « On lui a donné de nombreux éléments pour son dossier », confie Edwige Marchand, adjointe.
« On va aller jusqu’au bout »
« Il faut bien comprendre que c’est la commune qui lance ce recours », souligne Jean-Louis Doucy, membre de l’association Vent de folie, opposé à l’éolien. 6 000 euros de frais d’avocat, auxquels il faut retirer 2 000 euros d’aide juridique. La municipalité débourse donc 4 000 euros pour cette action. « Mais il est possible de l’aider financièrement. Si certaines personnes ont une assurance avec une assistance juridique, elles peuvent la faire fonctionner et percevoir une somme », évoque Jean-Louis Doucy. Sébastien Solari complète : « On ne force personne à nous suivre. Et cette aide financière n’est pas obligatoire pour continuer la lutte avec nous. » Si la commune s’est retrouvée dans cette situation, c’est qu’elle n’a pas pu inverser le choix du préfet qui a, le 28 août dernier, autorisé l’implantation de machines. « On a fait un recours gracieux auprès du préfet mais ce dernier ne nous a jamais répondu, explique l’édile. On a aussi écrit au ministère de l’Écologie qui a renvoyé le dossier à la préfecture de l’Aisne », ironise le maire.
Pour annoncer la nouvelle aux habitants qui sont également contre ce projet, ce dernier a organisé une réunion. « On va aller jusqu’au bout. Je remercie d’ailleurs toutes les personnes qui nous soutiennent et nous accompagnent. »
Même si la demande de la commune n’aboutit pas, elle va permettre de gagner du temps. « Il faut compter au moins deux ans et demi avant une décision finale », explique Jean-Louis Doucy.

http://www.aisnenouvelle.fr/57111/article/2017-12-10/la-commune-de-chevresis-monceau-lance-un-recours-contre-le-projet-eolien

07/12/17 : Aisne : La visite d’un chantier qui ne brasse pas que du vent
Montigny-le-Franc - Douze éoliennes sont en cours de montage aux abords de Montcornet. Huit autres pourraient suivre. Motus sur l’investisseur mais le constructeur assure l’après-vente.
Les éoliennes poussent comme les betteraves. Le sol s'y prête, le climat aussi et les rendements sont bons. Très bons. Autour de Montcornet ou plus loin de Nizy-le-Comte, si l'on inclut les dossiers en instruction, il y aura bientôt une centaine de ces géantes dans le champ… visuel de la population locale.
Ça ne va pas de soi, de faire accepter cela sur le territoire ; les éclats de lumière la nuit et tout ce que les militants d'une autre écologie dénoncent périodiquement. Les vents contraires soufflent parfois autant que les vents favorables. L'exécutif de la région Hauts-de-France (*) a dit sa saturation à ce propos. Celui du département penche pour un moratoire.
«La gêne visuelle, c’est à notre sens quelque chose de subjectif»
Le service communication de Nordex
C'est dans ce contexte que l'allemand Nordex, l'un des opérateurs éoliens les plus connus en Europe, organise des visites partout où ses chantiers se développent. Douze éoliennes sont en cours d'installation aux portes de Montcornet. Une enquête publique devrait démarrer au printemps qui concernera huit autres machines en prévision. Les administrés des communes de Montigny-le-Franc, Agnicourt et Séchelles et Tavaux-et-Pontséricourt ont donc été invités mardi et mercredi à visiter le parc éolien d'Epine Marie Madeleine. « C'est toujours mieux de montrer à ceux qui vont vivre aux côtés de ces éoliennes quand le chantier sera terminé, comment en fait elle ont été implantées », concède Dominique Serra, jeune chef de projet chez Nordex. Une cinquantaine de personnes ont fait le déplacement ces deux jours.
La communication est rodée. L'exposé des différents intervenants mentionne les 86 000 MWh que les machines devraient produire chaque année. Il schématise : c'est selon ses prévisions et hors chauffage la consommation électrique de 18 000 foyers par an et si l'on parle gaz carbonique, des tonnes non relâchées dans l'atmosphère. La gêne visuelle ? « C'est quelque chose de subjectif », tempère une autre employée de Nordex.
Un chat sachant chasser...
Les visiteurs posent quelques questions. Par exemple sur le recyclage des éoliennes en fin de vie. « La filière n'est pas encore organisée mais c'est en cours », éclaire Marc Serra. « A part ce qui est en fibre de verre, tout se recycle. Je pense que la fibre sera concassée pour être réutilisée ». On apprend qu’« un chat tue plus d'oiseaux qu'une éolienne » ; qu'à Laon, le centre de maintenance Nordex emploie 12 agents et va encore recruter. Une partie des curieux ajoute que le nucléaire c'est dangereux. D'ailleurs dans le secteur, on s'est mobilisé pour faire échec au centre de stockage déchets radioactifs que l'Andra voulait créer jadis près de Montcornet.
Guy aime le père noël
La logistique est efficace : transport en bus, prêt de chasubles, casques, lunettes et surchaussures de sécurité pour tout le monde. Et l’on explique comment on monte ce mécano. A quelle vitesse ca tourne, les pales. Comment la sécurité c’est primordial. Patrice Leturque, le maire d’Agnicourt-et-Séchelles est là. Isabelle Bourdin, son homologue de Montigny-le-Franc aussi. Il y a aussi Guy Nattier, 85 ans, agriculteur à la retraite et adjoint à Agnicourt. « Quand le père noël frappe à la porte, il ne faut pas le laisser dehors », plaisante t-il. Le fils, Paul, a touché déjà 6 500 euros pour une machine. Et ça va continuer. C’est par an, dix fois plus que ce que paye un hectare de terre. Et ça n’en sacrifie que 5000 m2... Guy l’aïuel a déjà fait ses comptes. En 2022, si les vents lui sont favorables, il fera lui aussi tourner la machine à vent.
*Avec 2828 MW déjà installés, la région produit 23 % de l'électricité éolienne française.
http://www.lardennais.fr/64355/article/2017-12-07/la-visite-d-un-chantier-qui-ne-brasse-pas-que-du-vent

06/12/17 : Nord : 
Hondschoote : des éoliennes près de chez lui, il n’en veut pas
Jean-Marc Boulet, 54 ans, est remonté. Lui qui pensait en avoir terminé avec les éoliennes en 2011, constate que le projet n’a toujours pas été abandonné.
Tout commence en 2004. Maïa Éolis présente son projet d’implantation d’éoliennes (quatre machines). La Municipalité approuve. Le projet est refusé par le préfet en 2008. L’entreprise conteste. La cour d’appel de Douai ne satisfait pas la société. Maïa Éolis poursuit son combat en conseil d’État. Le permis de construire est finalement accordé.
La réglementation de 2011 impose une distance de 500 mètres entre une éolienne et une habitation. Or, les quatre éoliennes s’implanteront à 300 mètres, selon des riverains, excédés comme Jean-Marc.
A lire aussi
Les éoliennes de la discorde à Hondschoote (août 2015)
Hondschoote: Prise de bec au conseil pour les éoliennes (septembre 2015)

http://www.lejournaldesflandres.fr/flandre/hondschoote-des-eoliennes-pres-de-chez-lui-il-n-en-ia688b0n229684

05/12/17Comment faire passer trois fois plus d’éoliennes
L’Etat demande à RTE, le gestionnaire du réseau haute tension, de réserver des capacités pour environ 1 000 éoliennes supplémentaires dans la région. L’enquête publique est en cours.
Ya t-il « assez » d’éoliennes dans la Somme ? Est-ce que vraiment « maintenant, ça suffit comme le proclament la plupart des élus samariens ? Pas du tout, pour qui s'intéresse quelque peu au Schéma régional de raccordement aux réseaux des énergies renouvelables (le S3REnRS) que met en oeuvre RTE (Réseau de Transport d’Électricité), l’entreprise qui gère le réseau public de transport d'électricité haute tension en France métropolitaine.
Des volumes définis à partir de projets déjà identifiés
Ce schéma fait actuellement l’objet d’une révision. Si l’on en croit les documents mis en enquête publique, consultables sur le site de RTE (S3REnR Hauts-de-France), la grande région est trop bonne élève : les schémas adoptés en 2012 en Picardie et en 2014 dans le Nord-Pas-de-Calais sont « saturés ». RTE n’est pas en mesure d’absorber l’électricité, par nature intermittente, qui serait fournie par toutes les éoliennes que les promoteurs souhaitent ériger sur notre territoire. C’est pourquoi début 2017, le préfet des Hauts-de-France, Michel Lalande, a missionné RTE pour planifier une augmentation de capacité des réseaux électriques à hauteur de 3 000 MW. Ce volume, qui correspond à environ 1 000 éoliennes supplémentaires, a été « défini à partir de projets d'énergies renouvelables déjà identifiés sur le territoire », peut-on lire.
Le dossier technique mis à l’enquête est particulièrement intéressant. On y découvre (page 30/165) les « gisements » de l’éolien en Hauts-de-France et page 106, les propositions d'aménagements des infrastructures envisagées par RTE : création de liaisons haute tension (elles seront souterraines), création de nouveaux postes, renforcement des postes existants.
Nous avons croisé ces informations dans l’infographie ci-contre. Là où le gisement est fort, là où des travaux sont prévus, les riverains peuvent s’attendre à voir les mâts se multiplier sous leurs fenêtres.
Contacté pour savoir où se trouvaient les projets actuellement en attente, RTE souligne que « ces projets ne sont pour la plupart pas encore publics et par souci de confidentialité, nous ne pouvons pas diffuser ce type d’information. »
On comprendra que les promoteurs ont sans doute déjà des projets dans les cartons et que peut-être déjà, les contrats sont signés avec les propriétaires fonciers. Ils attendent simplement que RTE renforce son réseau. Ensuite, ils lanceront leurs projets. Et les élus répèteront que « maintenant ça suffit ! », qu’il y a « assez » d’éoliennes et que la Somme ou la région « a pris sa part » dans la transition énergétique ?
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Environ 3 000 éoliennes supplémentaires
- 1 201 mâts éoliens sont en production dans la région Hauts-de-France dont 464 dans la Somme.
- 896 mâts supplémentaires sont autorisés mais non encore construits dont 331 dans la Somme.
- 999 mâts ont été refusés.
- 618 mâts sont en instruction dont 257 dans la Somme.
- 3 902 mâts sont demandés au total par les promoteurs éoliens dans la région Hauts-de-France, dont 1 463 dans la Somme.
Source DREAL, au 1er décembre 2016.
L’Etat demande à RTE d’intégrer 3 000 MW d’énergies renouvelables supplémentaires dans son réseau en Hauts-de-France, ce qui correspond à environ 1 000 éoliennes supplémentaires.
D’ici quinze ans, l’objectif est de pouvoir accueillir trois fois plus d’EnR (énergie renouvelable) dans le réseau.
La région aboie, la caravane passe
Par Le Courrier PicardTuesday, décembre 5, 2017 - 16:45
La région a rendu un avis défavorable à l’enquête publique. « Le S3REnR n’intègre pas la volonté de la Région de stopper le développement de l’éolien sur son territoire.
À ce jour l’éolien constitue la grande majorité des énergies renouvelables déployées en Hauts-de-France. Si les énergies renouvelables constituent un axe de développement essentiel, la Région Hauts-de-France considère cependant avoir largement contribué aux efforts à consentir en termes de nouvelles implantations d’éoliennes », affirme l’avis rendu par l’exécutif régional.
La région souligne que les objectifs de l’État dépassent ceux qu’elle avait fixés dans son propre Schéma régional Climat, Air, énergie (SRCAE), « ce qui signifie que les impacts constatés à ce jour, notamment sur les paysages, vont considérablement être accentués dans notre Région.
Nous souhaitons insister sur les conséquences de l’inscription de 3 000 MW supplémentaires à horizon mi-2019 en matière d’acceptabilité sociale dans des territoires déjà profondément impactés ». Enfin, la région rappelle son « ambition de développer d’autres types d’énergies renouvelables et de conforter la place du nucléaire en région ». L’approbation du S3REnR Hauts-de-France par le préfet de la région est attendue en mars 2018.
Du crowdfunding dans l’est de la Somme
Par Le Courrier PicardTuesday, décembre 5, 2017 - 16:45
C’est aujourd’hui que commence une campagne de financement pour le parc éolien Ablaincourt énergies, situé dans l’est de la Somme, à quelques centaines de mètres de la gare TGV Haute Picardie. Valorem, à l’origine du projet, compte lever 300 000 € pour un projet qui en coûtera 67 millions. Les participants pourront mettre jusqu’à 10 000 € et bénéficier d’intérêts de 4 à 5 % par an. La construction des dix éoliennes doit commencer l’été prochain. Chose étonnante, il n’y a pas eu de recours.
http://www.courrier-picard.fr/75615/article/2017-12-05/comment-faire-passer-trois-fois-plus-deoliennes

02/12/17 : Pas-de-Calais : Le maire du village, le château, les éoliennes et le tribunal
Audience hors-norme, mardi, au tribunal correctionnel : le maire de Monchel-sur-Canche était entendu pour prise illégale d’intérêt. Le tribunal cherche à savoir s’il a favorisé l’implantation d’éoliennes dans son village à des fins personnelles. Une poursuite rendue possible… suite à la plainte des propriétaires du château de Flers. Explications.
Il était une fois un maire, une compagnie éolienne, un château et… des rebondissements judiciaires. « Une procédure à la fois intéressante, curieuse, surprenante… », selon Me Faugeroux, l’avocat de la défense. Le dénouement sera connu le 21 décembre. En attendant le délibéré du tribunal correctionnel d’Arras, retour une audience hors du commun.
Beethoven, Tantale et les larmes du maire
Déjà, il y a le prévenu. Bertrand Cléret, 68 ans, dont vingt-deux en tant que maire de Monchel-sur-Canche, sa petite centaine d’habitants, ses agriculteurs et… ses éoliennes. Le tribunal veut savoir s’il en a facilité l’implantation dans le village : plusieurs d’entre elles étant installées sur ses terres, il touche des loyers (environ 40 000 € par an) de la Compagnie du Vent, qui les exploite. Après deux heures de débat, lorsque la parole lui reviendra, l’élu dira sa stupéfaction : « Je pensais jamais un jour être à la barre. » Les larmes n’étaient pas très loin.

"28 000 clignotements par jour. C’est le supplice de Tantale, la musique de Beethoven dans «Orange mécanique», ça rend fou… "
L’avocat de la partie civile
Et puis il y a les dates : le projet de parc éolien date de… 2002 (lire ci-dessous). À 3,5 km de là, le château de Flers. Acheté par le couple Wallecan en 1996. Quand les mâts blancs ont poussé, les propriétaires ont saisi la justice. Nuisances visuelles. « 28 000 clignotements par jour, estime leur avocat, Nicolas Autet. C’est le supplice de Tantale, la musique de Beethoven dans Orange mécanique, ça rend fou… »
Enfin, il y a le feuilleton judiciaire. Décision rarissime : en octobre 2013, le tribunal de grande instance de Montpellier (où siège la Compagnie du Vent) a ordonné le démontage du parc éolien de Boubers-sur-Canche, dont font partie les éoliennes moncheloises. La Compagnie du Vent a fait appel. Les plaignants ont été déboutés, deux fois. Les pales clignotent encore. Pas du goût des châtelains. En novembre 2013, ils ont déposé plainte contre Bertrand Cléret pour prise illégale d’intérêt.
« Vous avez dit combien cela allait rapporter à la commune, mais pas aux propriétaires. »
Réponse du maire : « Ce n’est pas moi qui ai choisi l’implantation. » En outre, de nombreux témoins attestent que l’édile s’était « dévoué », les autres agriculteurs ayant décliné l’offre. « Vous avez dit combien cela allait rapporter à la commune, mais pas aux propriétaires (qui louent leurs terres) », s’étonne la présidente.
Élise Hibon rappelle également que hormis la première délibération municipale à propos du projet éolien, il a pris part à toutes les autres. « C’est le préfet qui a signé, rappelle son avocat. Et le préfet savait qu’il était maire. » Dans la salle, point de préfet pour venir s’expliquer. Ni de représentant d’Engie, à qui appartient la compagnie. Seulement deux châtelains, un maire de village de père en fils, et leurs conseils. Pas certain que cette histoire ait une morale. Un jugement, si. Il tombera trois jours avant Noël.
Historique
18 octobre 2001. Réunion publique à Frévent pour présenter le projet d’implantation d’éoliennes porté par la Compagnie du vent.
11 janvier 2002. Bertrand Cléret, le maire, expose le projet au conseil municipal de Monchel-sur-Canche. Les élus ne s’opposent pas à l’étude.
18 septembre 2002. Délibération du conseil municipal autorisant le permis de construire. Le projet prévoyant d’implanter trois éoliennes sur les terres du maire, ce dernier sort de la salle et ne prend pas part au vote. La délibération est adoptée.
10 juin 2003. Dépôt du dossier relatif à la création d’un parc éolien dans le secteur.
19 décembre 2003. Réunion publique pour informer sur les répercussions financières du projet pour la commune et la communauté de communes.
2 avril 2004. Le préfet valide le permis de construire.
10 mars 2006. Contrat signé entre la Compagnie du Vent et Bertrand Cléret, qui va louer ses terres en tant que propriétaire et exploitant.
Octobre 2013. Le tribunal de Montpellier (où est basée la Compagnie du Vent) ordonne le démontage des dix éoliennes implantées dans les parcs de Boubers-sur-Canche (qui comprend celle de Monchel-sur-Canche) et des Tambours, suite à la plainte déposée par les propriétaires du château de Flers. Les cours d’appel puis de cassation les débouteront.
Novembre 2013. Les châtelains déposent plainte contre Bertrand Cléret pour prise illégale d’intérêt.
Bertrand Cléret est maire de la commune depuis 1995. Il siège au conseil municipal depuis 1983.
La Voix de... Reno Vatain
Le vent l’emportera
Crise diplomatique avec l’Australie évitée de justesse suite au projet de parc éolien entre Riencourt et Bullecourt, unité de méthanisation à Duisans retoquée après l’ire des riverains, qui a failli virer au pugilat un soir de réunion publique, éoliennes du parc de Boubers-sur-Canche contestées… Les énergies renouvelables n’ont pas le vent en poupe. Certes, penser à planter des éoliennes là où sont tombés 10000 soldats australiens en 1917, l’écologie a connu meilleure publicité… L’enjeu est pourtant de taille: sauver la planète. Un enjeu aussi vital que complexe. Sur le papier, qui dirait non? Mais pas à côté de chez lui. Sauf que demain, c’est loin. En attendant, l’être humain continue gaiement de détruire sa planète. Si rien ne change, il disparaîtra. Le vent, lui, l’emportera.


01/12/17 : Pas-de-Calais : Des éoliennes parmi les plus hautes du monde à Auchy, Vermelles et Haisnes ?
La plupart des habitants s'opposent à l’implantation d’un projet éolien !
Des éoliennes vont-elles s’implanter à Haisnes, Vermelles et Auchy-les-Mines ? C’est la question que se pose les habitants. Depuis 2014, la société Innovent souhaite installer sur les terrains des 3 communes 11 éoliennes de 200 mètres de haut. Ce qui en feraient les plus hautes d'Europe. Si les maires ont accepté cette demande dans un premier temps, ils ont très vite fait machine arrière pour plusieurs raisons : le permis de construire et le permis d’exploiter ne seraient pas aux normes. Par conséquent, une enquête publique a été menée et le commissaire enquêteur a rendu un avis défavorable. En se basant sur ces données, l’ancienne préfète du Pas-de-Calais a contesté les 2 permis.
Le projet a refait surface !
Coup de théâtre dans ce dossier puisque l’association DNECV (Défense de la Nature de l’Environnement du Cadre de Vie d’Auchy-les-Mines et ses alentours) a appris récemment que la société Innovent a contacté le tribunal administratif qui pourrait donner raison au promoteur éolien et casser la décision de la préfète. Ceci conduirait à l’implantation de 3 éoliennes entre Vermelles, Haisnes et Auchy-les-Mines.
L'inquiétude des habitants
Philippe Riffard, secrétaire de l’association, dénonce cette situation : « Déjà, il y aura la nuisance sonore. Ensuite, l’arrivée des éoliennes provoquera une chute des prix de l’immobilier. Sans oublier que le lieu choisi pour l’implantation des machines est un ancien champ de bataille de la première guerre mondiale. Il y a encore des corps et des obus. En plus, le frère de la reine d’Angleterre est enterré à Auchy-les-Mines, on ne veut pas risquer un incident diplomatique. » Philippe Riffard s’inquiète également d’un éventuel déclassement des terrils du patrimoine mondial de l’UNESCO, dû à la présence d’éoliennes.
L’association a décidé d’alerter le préfet du Pas-de-Calais, Fabien Sudry, sur la situation. Une réunion avec le SIVOM de l’Artois, qui refuse l’installation de construction de plus de 12 mètres, est prévue la semaine prochaine. Enfin, les membres de DNECV tracteront le 22 décembre à Vermelles pour alerter les habitants.

http://www.horizonradio.fr/article-9095-des-eoliennes-parmi-les-plus-hautes-du-monde-a-auchy-vermelles-et-haisnes-.html

30/11/17 : Somme : Ces 3 villes françaises qui vont plus vite que l’Europe
[...] Montdidier mise sur les éoliennes
La commune de Montdidier, dans la Somme, mise sur les énergies renouvelables : les 4 éoliennes de la ville fournissent ainsi 53% de la consommation d'électricité de la commune.
A titre de comparaison, en France, selon RTE (réseau de transport d'électricité), la part de l’éolien dans la consommation d’électricité s’élevait seulement à 4,3% en 2016. En Europe, l’éolien représentait 10,4% de la consommation d’électricité en 2016.
http://www.lejdd.fr/international/ue/ces-3-villes-francaises-qui-vont-plus-vite-que-leurope-3507611


24/11/17 : PIHEM (62) - La préfecture refuse le projet de cinq éoliennes
C’est un grand soulagement pour les riverains du projet éolien de SEPE Zephir. Les cinq éoliennes envisagées à Pihem ont été retoquées par la préfecture.
Les quelque deux cents personnes qui étaient sorties le samedi matin du 21 janvier dans un froid glacial pour manifester contre le projet ne doivent pas le regretter aujourd’hui.
http://www.lavoixdunord.fr/272729/article/2017-11-24/la-prefecture-refuse-le-projet-de-cinq-eoliennes

24/11/17 : Pas-de-Calais : Contre les 5 éoliennes: ils ont gagné !
Moins d’un an après une forte mobilisation, touchant Herbelles, Inghem, Cléty, Pihem (entre Lumbres et Saint-Omer), les opposants aux éoliennes de 200 mètres semblent avoir eu raison
Le préfet du Pas-de-Calais a refusé à la société Sepe Zephir d’exploiter un parc éolien sur le territoire de la commune de Pihem. La mise en service était prévue pour 2019.
http://www.nordlittoral.fr/58663/article/2017-11-24/contre-les-5-eoliennes-ils-ont-gagne


22/11/17 : Pas-de-Calais : ENGIE RENONCE À SES ÉOLIENNES INSTALLÉES SUR UN LIEU DE MÉMOIRE
Face aux contestations et à l’indignation suscitée par le projet d’installation d’un parc d’éoliennes sur un ancien champ de bataille de la première guerre mondiale, Engie renonce. La polémique avait été forte en Australie puisque sur ce champ de bataille entre les communes de Bullecourt et Riencourt-lès-Cagnicourt, environ 10 000 soldats de ce pays sont morts en 1917.
Engie a préféré renoncer face à la bronca que le projet a suscitée. Le groupe voulait en effet installer six éoliennes sur le lieu d’un ancien champ de bataille du Pas-de-Calais. Grand mal lui en a pris. « Début novembre, ce projet de parc éolien, qui devait s'installer sur un ancien champ de bataille de la Première Guerre mondiale, avait provoqué la polémique en Australie. Six éoliennes de 150 mètres de haut devaient être installées à seulement 600 mètres d'un mémorial dédié aux victimes de la bataille. C'est dans ce secteur que plusieurs divisions britanniques et australiennes avaient tenté en avril et mai 1917 de briser la ligne allemande Hindenburg, entre Arras et Soissons » raconte Le Figaro. Cette année-là, en plusieurs batailles, l’Australie a perdu environ 10 000 hommes quand 7 000 Britanniques et 10 000 Allemands mourraient au même endroit.
http://www.economiematin.fr/news-engie-eoliennes-projet-lieu-memoire-indignation-champ-bataille-renoncement-rse

22/11/17 : AUCHY-LES-MINES, VERMELLES, HAISNES (62) - Éoliennes: revirement devant le tribunal administratif
Nouveau rebondissement concernant le projet de parc éolien. Le recours porté par la société InnoVent est passé devant le tribunal administratif, ce mardi. La décision est attendue d’ici quelques semaines mais le rapporteur a rendu des conclusions allant dans le sens d’InnoVent.

Juillet 2015. Le commissaire-enquêteur vient de rendre un avis défavorable au projet, qui sera suivi, quelques mois plus tard, d’un arrêté préfectoral interdisant la construction des éoliennes sur la plaine entre Auchy et Vermelles, touchant Haisnes. Frédéric Wallet ne cède pas au triomphalisme, anticipant l’écheveau d’une histoire qui promet d’être encore longue. « On sait qu’après, InnoVent ira au bout de la procédure, ils le font toujours. Ils iront au tribunal administratif. Franchement, je serai vraiment soulagé quand le projet sera définitivement enterré. En attendant, on reste prudent. »
Le passage devant le tribunal administratif, c’était ce mardi. Et les conclusions du rapporteur, conseillant d’abroger l’arrêté du préfet, ne vont pas dans le sens des élus, qui se sont mobilisés contre l’implantation des éoliennes, et une bonne partie de la population, qui ont suivi, depuis 2012, l’association pour la Défense de la Nature, de l’Environnement et du Cadre de vie (DNECV).
L’arrêté préfectoral abrogé ?
En 2015, le commissaire-enquêteur avait mis en avant la plaine agricole historique et les vestiges de la Grande Guerre, les éoliennes devant être implantées sur d’anciens champs de bataille, ainsi que la proximité des cimetières militaires, du classement à l’Unesco. Des arguments balayés, en début de semaine.
Devant le tribunal, InnoVent est venu avec moult photomontages démontrant que les trois éoliennes n’allaient en rien défigurer le paysage dans un secteur où les lignes électriques haute tension sont légions. Un paysage qui n’est d’ailleurs pas la raison du classement à l’Unesco. Cet avis vient aussi tordre le cou à cette disposition du PLU intercommunal qui interdisait la construction de mât de plus de 12 mètres de haut. Une interdiction d’éolienne – procédé qui, s’il est avéré, est illégal – qui ne porte pas son nom.
Après le fléchissement d’InnoVent dont le projet initial prévoyait onze éoliennes, le rejet en août 2014 du permis de construire, et l’arrêté préfectoral interdisant l’édifice des éoliennes, il s’agit d’un coup dur pour les opposants. Ces derniers doivent attendre quelques semaines avant de connaître la décision du tribunal administratif. Une juridiction qui suit, dans l’immense majorité des cas, l’avis du rapporteur…
http://www.lavoixdunord.fr/271112/article/2017-11-22/eoliennes-revirement-devant-le-tribunal-administratif#

21/11/17Canberra salue l'abandon d'un projet d'éoliennes sur un site de 1914-1918
L'Australie est soulagée: l'électricien français Engie a renoncé à un projet d'éoliennes sur un champ de bataille de 1914-1918, où des milliers d'Australiens ont péri, une décision "très touchante" pour Canberra.
Engie Green prévoyait d'ériger six éoliennes sur ce site de la Première Guerre mondiale, à Bullecourt, dans le nord de la France. Mais le projet avait suscité une vive émotion parmi les Australiens.
Maria Cameron, une Australienne de 70 ans venue dans ce village où périt son grand-oncle, le jugeait "barbare": "C'est notre sang qui repose dans ces champs", avait-elle lancé avec émotion à une journaliste de l'AFP la semaine dernière.
"C'était un long périple pour une vieille femme", avait souligné la septuagénaire de Port Fairy (sud de l'Australie) qui a affronté 24 heures de voyage pour se rendre sur les lieux où est tombé son parent, Simon Fraser, comme environ 2.000 autres soldats australiens.
Dans ce secteur, plusieurs divisions britanniques et australiennes avaient tenté en avril et mai 1917 de briser la ligne allemande Hindenburg, entre Arras et Soissons.
Environ 10.000 soldats australiens y avaient été tués ou blessés, mais aussi 7.000 Britanniques et 10.000 Allemands.
Des milliers d'entre eux reposent pour toujours dans la boue et l'anonymat sur les 200 hectares de cette nécropole naturelle où poussent aujourd'hui pommes de terre et blé.
Encore aujourd'hui, des Australiens se rendent régulièrement à Bullecourt pour rendre hommage à leurs morts.
'Empathie'
Et leur émotion à l'annonce du projet initial d'Engie était partagée par de nombreux habitants locaux. Beaucoup ont en effet noué des liens d'amitié avec des Australiens venus se recueillir ces dernières décennies au mémorial de Bullecourt.
"Quand on voit le sacrifice de ces milliers de soldats, cette terre peut être considérée comme un cimetière", expliquait Géraldine Alisse, opposante locale au plan d'Engie Green.
L'affaire était montée jusqu'au niveau des gouvernements des deux pays.
Le gouvernement australien avait demandé des "clarifications" à la France au sujet de ce projet dont la mise en service était prévu au mieux en 2020.
La semaine dernière, la secrétaire d'État française auprès de la ministre des armées, Geneviève Darrieussecq, avait promis de "trouver une issue" qui respecte la mémoire de ces soldats, lors d'un entretien avec le ministre australien des Anciens combattants, Dan Tehan.
"C'est une nouvelle merveilleuse pour tous les Australiens, en particulier ceux dont la famille est liée à la bataille de Bullecourt", a déclaré ce dernier mardi dans un communiqué.
"Le groupe Engie a entendu les inquiétudes des Australiens et il a montré de l'empathie en annulant ce projet", a ajouté Dan Tehan.
Le ministre a par ailleurs dit sur Sky News sa reconnaissance envers le gouvernement français, en affirmant que cela montrait combien "les Français, 100 ans après, continuent d'estimer ce que les Australiens furent prêts à faire pour eux".
"C'est très touchant pour tous les Australiens", a-t-il dit.
Dans un communiqué reçu par l'AFP, Engie se dit "particulièrement sensible à l'émoi suscité en Australie" par son projet d'éoliennes soulignant que les réactions "ont souligné le caractère symbolique et sacré" du site.
"Respectueux de la mémoire des soldats australiens morts sur le sol français, Engie fait le choix de renoncer à ce projet", a écrit le groupe.
http://www.lepoint.fr/monde/engie-renonce-a-un-projet-d-eoliennes-sur-un-site-de-1914-1918--21-11-2017-2173880_24.php


21/11/17 : Pas-de-Calais : Engie renonce à implanter des éoliennes sur un site de la Première Guerre mondiale
Le groupe français Engie a renoncé à construire un projet de ferme éolienne sur un champ de bataille de la Première Guerre mondiale où des milliers d'Australiens ont péri.
Engie renonce au parc éolien de Bullecourt (Pas-de-Calais). Se disant "sensible à l'émotion suscitée en Australie" et "respectueux de la mémoire des soldats australiens qui ont fait le sacrifice de leur vie sur le sol français pendant la Première Guerre mondiale, Engie (ex-GDF Suez) a pris la décision d'annuler le projet", écrit le groupe énergétique français dans un communiqué.
Ce projet du groupe Engie Green d'implanter six éoliennes sur le champ de bataille de Bullecourt (Pas-de-Calais, nord de la France) avait suscité une vive émotion en Australie.
C'est dans ce secteur que plusieurs divisions britanniques et australiennes avaient tenté en avril et mai 1917 de briser la ligne allemande Hindenburg, entre Arras et Soissons. Environ 10.000 soldats australiens y avaient été tués ou blessés, mais aussi 7.000 Britanniques et 10.000 Allemands.
Le gouvernement australien avait demandé des "clarifications" à la France au sujet de ce projet dont la mise en service était prévu au mieux en 2020. En réponse, le gouvernement français, par la voix de la secrétaire d'État auprès du ministre des Armées, Geneviève Darrieusecq, avait promis le 10 novembre de "trouver une issue" qui respecte la mémoire des soldats lors d'un entretien avec le ministre australien des anciens combattants, Dan Tehan.
http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/engie-renonce-a-implanter-des-eoliennes-sur-un-site-de-1914-1918-1308656.html



21/11/17 : Pas-de-Calais : Engie renonce à son projet éolien sur un ancien champ de bataille
Le projet avait suscité une vive émotion en Australie il y a quelques semaines. Le groupe français a annoncé abandonner son idée de construire un parc de six éoliennes sur un ancien champ de bataille de la Première Guerre mondiale où de nombreux soldats australiens ont perdu la vie.
Les éoliennes d'Engie ne s'installeront pas entre les communes de Bullecourt et Riencourt-les-Cagnicourt. Se disant «sensible à l'émotion suscitée en Australie» et «respectueux de la mémoire des soldats australiens qui ont fait le sacrifice de leur vie sur le sol français pendant la Première Guerre mondiale, Engie a pris la décision d'annuler le projet», écrit le groupe dans un communiqué en anglais mardi matin.
Début novembre, ce projet de parc éolien, qui devait s'installer sur un ancien champ de bataille de la Première Guerre mondiale, avait provoqué la polémique en Australie. Six éoliennes de 150 mètres de haut devaient être installées à seulement 600 mètres d'un mémorial dédié aux victimes de la bataille. C'est dans ce secteur que plusieurs divisions britanniques et australiennes avaient tenté en avril et mai 1917 de briser la ligne allemande Hindenburg, entre Arras et Soissons.
«Je parlerai avec mon homologue français pour obtenir des clarifications», avait déclaré, le 8 novembre, le ministre australien des Anciens combattants, Dan Tehan. «Les Français, comme les Australiens, comprennent l'importance de cette terre et ont le plus grand respect pour le sacrifice fait par les Australiens sur leur sol». Deux jours plus tard, le gouvernement français, par la voix de la secrétaire d'État auprès du ministre des Armées, Geneviève Darrieusecq, avait promis de «trouver une issue» qui respecte la mémoire des soldats lors d'un entretien avec Dan Tehan.
Ce mardi, Camberra a salué l'abandon du projet. «C'est une nouvelle merveilleuse pour tous les Australiens, en particulier ceux dont la famille est liée à la bataille de Bullecourt», a déclaré dans un communiqué Dan Tehan. «Le groupe Engie a entendu les inquiétudes des Australiens et il a montré de l'empathie en annulant ce projet». Le ministre a par ailleurs dit sur Sky News sa reconnaissance envers le gouvernement français, en affirmant que cela montrait «comment les Français, 100 ans après, continuent d'estimer ce que les Australiens furent prêts à faire pour eux». «C'est très touchant pour tous les Australiens», a-t-il dit.
 
Près de 10.000 Australiens tués
Au soir d'une première offensive, le 11 avril, la 4e brigade australienne, engagée ce jour-là à Bullecourt, perdra pas moins de 2229 hommes sur les 3000 qu'elle comptait initialement. Le mois suivant, les Australiens repartent à l'assaut. Au cours de cette seconde bataille, 7000 soldats australiens supplémentaires seront tués ou blessés. Encore aujourd'hui, de nombreux Australiens font le voyage pour honorer la mémoire de leurs aïeuls. La ministre des Affaires étrangères australienne s'était en personne rendue sur place il y a trois ans. À ces 10.000 morts ou blessés, s'ajoutent également 7000 Britanniques et 10.000 Allemands.
Dans un premier temps, Engie avait déclaré avoir reculé l'emplacement du projet de quelques dizaines de mètres. Mais le préfet du Pas-de-Calais devait rendre une décision en avril. Il n'aura ainsi pas à trancher avec l'abandon du projet.

http://www.lefigaro.fr/international/2017/11/21/01003-20171121ARTFIG00052-pas-de-calais-engie-renonce-a-son-projet-eolien-sur-un-ancien-champ-de-bataille.php

21/11/17 : Pas-de-Calais : Engie renonce à un projet d'éoliennes sur un site de 1914-1918
Le groupe français voulait construire d'ici 2020 six éoliennes sur le site d'une ancienne bataille de 1917 où 10.000 Australiens ont été tués ou blessés.
Le groupe Engie a renoncé à un projet d'éoliennes sur un champ de bataille de la Première Guerre mondiale où des milliers d'Australiens ont péri, a annoncé le groupe mardi matin. Le ministre australien des Anciens combattants a salué une "merveilleuse nouvelle".
"Le sacrifice de leur vie". Se disant "sensible à l'émotion suscitée en Australie" et "respectueux de la mémoire des soldats australiens qui ont fait le sacrifice de leur vie sur le sol français pendant la Première Guerre mondiale, Engie a pris la décision d'annuler le projet", écrit le groupe dans un communiqué en anglais.

Un champ de bataille de 1917
Ce projet du groupe Engie Green d'implanter six éoliennes sur le champ de bataille de Bullecourt dans le Pas-de-Calais d'ici 2020 avait suscité une vive émotion en Australie. C'est dans ce secteur que plusieurs divisions britanniques et australiennes avaient tenté en avril et mai 1917 de briser la ligne allemande Hindenburg, entre Arras et Soissons. Environ 10.000 soldats australiens y avaient été tués ou blessés, mais aussi 7.000 Britanniques et 10.000 Allemands.
"Une nouvelle merveilleuse", estime l'Australie.
L'Australie a salué mardi la décision "très touchante" du groupe français. "C'est une nouvelle merveilleuse pour tous les Australiens, en particulier ceux dont la famille est liée à la bataille de Bullecourt", a déclaré dans un communiqué le ministre australien des Anciens combattants, Dan Tehan. "Le groupe Engie a entendu les inquiétudes des Australiens et il a montré de l'empathie en annulant ce projet". Le ministre a par ailleurs dit sur Sky News sa reconnaissance envers le gouvernement français, en affirmant que cela montrait "comment les Français, 100 ans après, continuent d'estimer ce que les Australiens furent prêts à faire pour eux".
http://www.europe1.fr/societe/engie-renonce-a-un-projet-deoliennes-sur-un-site-de-1914-1918-3498368

18/11/17 : Aisne : Contre la prolifération des éoliennes à Sissy
Le collectif Brise vent a distribué cette semaine des tracts dans la commune appelant chacun à la vigilance face à un nouveau projet éolien qui n’en est qu’au stade embryonnaire.
Cinq éoliennes pourraient être érigées à la sortie de la commune de Sissy, juste en face de quatre autres, installées depuis le printemps 2017. Cette fois-ci, c’est le groupe Valéco qui serait sur le coup. De quoi dresser les poils des anti-éoliens qui préfèrent prévenir que guérir. Cette semaine, le collectif Brise vent a distribué des tracts dans les boîtes aux lettres. « Est-ce vraiment de cette France dont nous avons besoin ? Ne pensez-vous pas que nous méritons mieux ? Agissons pour dire ça suffit et refuser de vivre dans l’ombre de cette imposture mécanique, économique et écologique », est-il notamment écrit sur le tract.
« Dire qu’on est opposé catégoriquement à l’éolien, non. Là, c’est une prolifération anarchique. Et quand les enquêtes publiques arrivent, c’est trop tard », tempère Alain Bernabé, membre du collectif Brise vent. S’il passe par la voie des tracts, le collectif sait très bien que, souvent, les promoteurs des projets éoliens ne jouent pas forcément la carte de la transparence. Pour ce projet de cinq éoliennes supplémentaires, qui impactera aussi Regny, rien n’est encore décidé. Aucune enquête publique n’est programmée.
Néanmoins, une réunion d’information quasiment informelle s’est déroulée voici quelques mois à la mairie de Sissy. « Il n’y avait pratiquement personne, assure Alain Bernabé. Je leur ai dit qu’il y en avait trop dans le paysage. » Même si l’argument tient la corde, les promoteurs éoliens contrebalancent l’argument pécuniaire pour expliquer que l’éolien, non seulement est une énergie propre, mais qu’elle rapporte de l’argent aux communes ainsi qu’au propriétaire du terrain sur lequel les mâts seront construits.
« Dire qu’on est opposé catégoriquement à l’éolien, non. Là, c’est une prolifération anarchique. Et quand les enquêtes publiques arrivent, c’est trop tard »
Alain Bernabé, collectif Brise vent
« Notre idée, c’est que la mairie consulte la population », reprend Alain Bernabé. Sur le modèle de la commune d’Attilly. En avril 2015, face à la forte opposition d’une partie de sa population, le maire Jean-Paul Bruet avait lancé une consultation sur plusieurs jours pour demander l’avis de ses administrés. 80 % des votants avaient alors signifié leur opposition à la construction de six éoliennes. Le porteur de projet, qui avait investi 90 000 euros dans les études de projet, a tout abandonné depuis. « Il faut que l’on réussisse à mobiliser », convient Alain Bernabé.
LES FAITS
Par Le Courrier PicardSaturday, Novembre 18, 2017 - 18:55
Le collectif Brise vent a distribué des tracts pour alerter la population d’un nouveau projet éolien.
Il prévoit la construction de cinq éoliennes à la sortie de la commune, en face des quatre autres installées le printemps dernier.
La Région des Hauts-de-France est opposée à tous les projets éoliens. Mais la décision finale revient toujours au préfet.
http://www.courrier-picard.fr/71889/article/2017-11-18/contre-la-proliferation-des-eoliennes-sissy

17/11/17 : Pas-de-Calais : AUDINCTHUN - Éoliennes du Mont de Maisnil: 4+3-1=6
La préfecture du Pas-de-Calais vient d’autoriser la construction de deux éoliennes supplémentaires sur le parc du Mont de Maisnil dont une première
tranche en comptait déjà quatre. L’extension en prévoyait trois au départ.
Le projet de parc éolien du Mont de Maisnil comptait à l’origine neuf éoliennes. Quatre ont été autorisées fin 2015. Valeco, la société basée à Montpellier qui porte le projet, a déposé dans la foulée une deuxième demande de permis pour compléter la première partie du parc, cette fois pour trois machines supplémentaire. Elles densifieront le parc sur le plateau de la commune et celle de Dohem.
125 mètres de haut
C’est sur cette requête que la préfecture s’est penchée et vient de se prononcer : ce ne sera pas trois, mais deux machines qui pourront être construites dans la continuité des quatre premières, dont le terrassement devrait démarrer l’été prochain pour une mise en service début 2019. La troisième a été jugée « trop proche du bord du plateau. » Elle entraînerait « une perception trop prégnante vis-à-vis de Coyecques. » Les deux machines mesureront 125 mètres en haut de pale et produiront 2,85 MW chacune.

En compensation, l’exploitant veillera « à la sauvegarde des nichées de busards » et prévoira « la création de 5 hectares de friches ouvertes afin de favoriser l’avifaune nicheuse (alouettes, vanneaux, hiboux des marais…) en milieux ouverts » ainsi que 500 mètres de haies.
Six autres encore à construire
Sur le secteur, le parc de quatre éoliennes de la Vallée de l’Aa est déjà en fonctionnement et aura bientôt pour voisin le parc de la Vallée de l’Aa 2 (par la société WP France, à Dohem et Saint-Martin d’Hardinghem), qui sera lui-même renforcé par deux autres du parc de la Vallée de l’Aa 2 Est (à Dohem).
Le porteur de projet
Valeco, basé à Montpellier, compte environ quatre-vingts machines, essentiellement implantées dans la moitié sud du pays. Un parc de quatre éoliennes de 3 MW est déjà en fonctionnement dans la Somme depuis 2014. Trois autres sont en construction dans le nord de la France.
http://www.lavoixdunord.fr/266906/article/2017-11-17/eoliennes-du-mont-de-maisnil-43-16

16/11/17 : Nord : WALINCOURT-SELVIGNY - La question du financement du parc éolien nécessiterait l’intervention du conseil d’État
Jeudi matin, le tribunal administratif de Lille a examiné le financement du parc éolien Le Bois Saint-Aubert. Selon les opposants au projet, il ne serait pas assez solide. Pour la partie adverse, 95 % des parcs éoliens utilisent ce schéma. Le rapporteur en appelle à solliciter le conseil d’État pour en préciser les modalités.
« On est satisfait qu’ils aient posé la question et on attend le délibéré. On a l’impression qu’ils se sont tiré une balle dans le pied », réagit Julien Lalaux, président de l’association Non au projet éolien de Walincourt-Selvigny et Haucourt-en-Cambrésis (NPEWSHC). Jeudi matin, il s’est rendu au tribunal administratif avec quatre autres membres de son association. La cour y a examiné la demande d’annulation de l’arrêté préfectoral du 26 janvier 2016. Celui-ci autorise l’exploitation d’un parc éolien sur un secteur situé entre Walincourt-Selvigny et Haucourt-en-Cambrésis.
Aucune preuve ferme de financement
L’audience s’est concentrée sur le financement du projet de l’exploitant Les vents du Sud Cambrésis. En effet, la société s’est appuyée sur un schéma communément utilisé depuis 2011, date à laquelle les éoliennes sont devenues des Installations classées pour la protection de l’environnement : 20 % d’apport propre et 80 % de financement bancaire, selon les affirmations de David Deharbe, avocat de la défense et membre du cabinet Green Law avocats. Ce sont précisément ces garanties qui sont attaquées par l’association NPEWSHC et la Société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France. Une situation également relevée par le rapporteur Mathieu Bodé et la présidente Cécile Vrignon. Ainsi, aucune preuve ferme issue d’établissements bancaires n’a été jointe au dossier.
Une colle pour le conseil d’État
Pour Me David Deharbe, les banques accorderaient sans difficulté des prêts puisque l’État garantit le rachat de l’électricité, une fois seulement tous les recours purgés. Selon lui, requérir un financement ferme reviendrait à bloquer tous les projets de parc éolien. Or, depuis 2017, une ordonnance impose à l’exploitant de pouvoir justifier les moyens dédiés à la mise en œuvre de son projet ainsi qu’à la cessation d’activité. D’où la proposition du rapporteur Mathieu Boidé de solliciter le conseil d’État pour déterminer si le texte est rétroactif et d’en préciser l’application. Une position appréciée des deux parties.En cas de rétroactivité, le dossier du parc éolien ne serait plus recevable en l’état. Dans le cas contraire, les exploitants éoliens bénéficieraient d’un régime particulier. La présidente Cécile Vrignon a mis le jugement en délibéré.
http://www.lavoixdunord.fr/266965/article/2017-11-16/la-question-du-financement-du-parc-eolien-necessiterait-l-intervention-du

16/11/17 : Nord : Lille: Les exploitants de parcs éoliens suspendus aux lèvres de la justice

Le tribunal administratif de Lille a été saisi pour annuler une autorisation d’exploitation d’un parc éolien dans le cambrésis…
Vent de panique dans l’éolien. Jeudi, le rapporteur public du tribunal administratif de Lille rendait son avis dans une procédure lancée par plusieurs associations et particuliers contre l’implantation d’un parc éolien dans le cambrésis. La décision du tribunal, mise en délibéré, pourrait aboutir à une saisie du Conseil d’Etat qui fait frémir les entrepreneurs de l’éolien.
Le 25 mars 2016, deux associations et 17 personnes physiques ont déposé une requête devant le tribunal administratif de Lille demandant l’annulation d’un arrêté préfectoral autorisant l’installation de six éoliennes sur les territoires des communes de Walincourt-Selvigny et Haucourt-en-Cambrésis.
Sauf que c’est tout autre chose qui pose un vrai problème : le manque de garanties sur les capacités financières et techniques de la société Les vents du sud cambrésis, porteuse du projet, pour exploiter le parc éolien et en assurer son démantèlement et la remise en état du site à la fin de l’exploitation.
Le serpent qui se mord la queue
Pour mener à bien son projet, Vents du sud cambrésis compte sur un financement avec 20 % d’apport et 80 % d’emprunt. Selon les opposants, aucune banque n’a pris d’engagement ferme pour financer cet emprunt. « On ne peut avoir d’engagement ferme si l’on ne présente pas un permis purgé de tout recours », a argumenté l’avocat de la société.
>> A lire aussi : L'éolien arrive-t-il à saturation dans la région?
« Mais qu’est-ce qui empêche une banque de dire que le dossier tient la route et qu’elle suivra une fois tous les recours épuisés ? », s’est interrogée la présidente du tribunal. « D’autant que dans d’autres dossiers, de tels engagements ont été présentés », a affirmé le conseil des associations.
La défense a donc soulevé une question prioritaire de constitutionnalité (QPC), arguant que la liberté d’entreprendre était, ici, mise à mal « parce qu’il suffit d’attaquer le parc éolien pour empêcher sa construction », a plaidé l’avocat de la société. « Sauf que cela ne concerne que des dossiers d’autorisations déposés entre 2012 et mars 2017, qui ont été attaqués avec comme argument le manque de capacité financière, estime maître Monamy. autrement dit, c’est très restreint ».
Comme préconisé par le rapporteur public, la défense espère donc que ce point sera tranché par le Conseil d’Etat : « La filière éolienne ne peut plus vivre avec toutes ces incertitudes », a déclaré l’avocat des vents du sud cambrésis. La décision du tribunal a été mise en délibéré.
Pléthore de moyens avancés par les demandeurs
Parmi les 19 raisons avancées par maître Francis Monamy, avocat des demandeurs, on trouve, entre autres, méconnaissance de l’étude d’impact, l’absence de publication dans deux journaux, l’incomplétude du dossier, l’atteinte au paysage ou encore l’atteinte à la sécurité publique.

http://www.20minutes.fr/justice/2170387-20171116-lille-exploitants-parcs-eoliens-suspendus-levres-justice

16/11/17 : Aisne : Un nouveau projet de parc éolien est en vue dans le Soissonnais
Cuiry-Housse - Vincent Lefèvre, de la société WKN, anime une réunion publique auourd’hui pour évoquer le projet.
Vous organisez une réunion publique aujourd’hui à propos d’une « possibilité de développement éolien sur la commune de Cuiry-Housse et ses alentours ». Quel est le potentiel du secteur en kW/h par an et qu’est-ce que cela représente en termes de consommation (besoins domestiques, professionnels agricoles et de services) ?
Comme votre question le mentionne, notre réunion a pour but d’échanger sur « les possibilités de développement d’un projet éolien », il s’agit-là des prémices d’un projet. Aucune étude spécifique n’a été lancée à ce jour. Seul un projet affiné permettrait de répondre à cette question. Cette réunion a pour vocation de rencontrer les riverains, et de leur expliquer la méthodologie appliquée au développement d’un projet éolien, mais aussi de répondre aux différentes remarques et questions relatives à l’éolien en général. On considère aujourd’hui qu’un MégaWatt (MW) d’éolien installé permet de fournir l’équivalent de la consommation annuelle de 1 000 personnes, chauffage compris.
La nature de votre projet n’est donc pas encore définie ?
Nous sommes au stade de l’étude de faisabilité. Seules la volonté de la mairie, les différentes études spécifiques et la prospection foncière permettront de dimensionner un projet. En France, en moyenne, cinq à sept ans sont nécessaires pour passer de la faisabilité à la mise en service du parc éolien.
Des baux ont-ils cependant déjà été signés avec des agriculteurs ou propriétaires terriens pour l’implantation d’éoliennes dans ce secteur ?
Aucun bail ni même de convention n’ont été signés avec les propriétaires/exploitants. WKN France est signataire de la charte Amorce, celle-ci a pour but de régir les relations entre les collectivités et les développeurs.
WKN France développe ses projets en toute transparence, et avec l’accord des municipalités concernées. Il a d’abord été convenu avec la commune d’informer la population, préalablement à sa prise de position sur un tel projet, mais aussi de rencontrer des propriétaires exploitants.
Les municipalités alentours ont-elles déjà été contactées par vos services ? Si oui, quand et comment ?
Nous avons dans un premier temps contacté la municipalité de Cuiry-Housse, et ensuite, nous avons souhaité informer les communes voisines que nous avions mené une étude de faisabilité sur ce territoire, principalement par téléphone et dans certains cas par courriers.
Pouvez-vous nous présenter brièvement la société WKN ?
WKN France a été fondée en 2003. Elle fait partie du groupe WKN AG créé en 1990. Le groupe a installé l’équivalent de plus de 2 000 MW à travers le monde. En France, il emploie une vingtaine de personnes, dans nos agences de Nantes et Nancy. Nous avons un portefeuille de développement de 400 MW, 43 MW sont en instruction, 44 MW sont autorisés, 41 MW sont en construction et 66 MW sont en exploitation.
Transition énergétique
Les antiéoliens signalent que la communauté de communes avait déjà étudié en vain, entre 2008 et 2010, six implantations de parcs, dont deux à Cuiry-Housse (avec Arcy-Sainte-Restitue puis Maast-et-Violaine). Pourquoi dans ce cas réétudier une telle possibilité ?
Aucune demande d’autorisation relative à un parc éolien n’a été faite sur la commune de Cuiry-Housse. Il est donc difficile qu’un projet ait été refusé par la préfecture. Les ZDE en revanche étudiaient des secteurs beaucoup plus larges et moins précis que l’échelle d’un projet éolien.
Les objectifs du Grenelle 2 de l’Environnement sont ambitieux. Maintenant, c’est aux élus, citoyens et développeurs de mettre leur énergie au service de la transition énergétique.
Vos opposants disent aussi que Cuiry-Housse se situe en plein milieu du cône de visibilité de la Butte Chalmont. Il y aurait donc un impact sur ce patrimoine historique. Qu’en pensez-vous ?
Un projet éolien nécessite une étude paysagère qui intégrera une étude d’impact. Cette étude a pour but de définir les enjeux paysagers et notamment de montrer ou non les impacts sur le patrimoine historique environnant. La topographie et la distance aux monuments sont également prises en compte, et dans ce cas une visibilité depuis la butte sera difficile, voire nulle.

http://www.lardennais.fr/60644/article/2017-11-16/un-nouveau-projet-de-parc-eolien-est-en-vue-dans-le-soissonnais

16/11/17 : Pas-de-Calais : DUISANS – GOUY-SOUS-BELLONNE
Installation d’un groupe de suivi départemental pour les projets de méthanisation
Fabien Sudry, préfet du Pas-de-Calais, a profité d’une rencontre informelle avec la presse ce mercredi, pour aborder quelques dossiers qui agitent l’Arrageois. En l’occurrence ceux de la méthanisation et des éoliennes.
Duisans et l’unité de méthanisation.
C’est un dossier brûlant qui agite le Duisanais avec ce projet d’installation d’une unité de méthanisation aux portes du village. Et c’est notamment cette proximité avec les habitations qui a occasionné une levée de boucliers. Car pour le projet en lui-même « il y a beaucoup d’incompréhension, analyse le préfet Fabien Sudry. C’est une démarche utile pour l’agriculture, utile pour la protection de l’environnement. Mais on se doit d’être plus attentif à l’information qui est donnée aux concitoyens et qui a été sous estimée. Pour favoriser une meilleure compréhension, je vais installer un groupe de suivi départemental pour qu’il y ait une visibilité sur les projets qui sont déposés. Et pour lesquels il faut une transparence la plus large possible pour lever les incompréhensions et les réactions approximatives. »
Une quinzaine de projets de méthanisation concernent le département du Pas-de-Calais à terme… « C’est une politique de développement important sur lequel l’État s’est engagé. On ne va pas interrompre ce processus, ce serait irresponsable. »
Un projet similaire est également à l’étude dans la commune de Gouy-sous-Bellonne où des habitants se sont mis vent debout contre l’installation d’une unité de méthanisation.
La dimension mémorielle à Bullecourt
Autre dossier qui chatouille… Celui qui concerne l’implantation de six éoliennes à Riencourt-lès-Cagnicourt. Un projet déposé en avril dernier et qui fait l’objet d’une enquête publique depuis le 6 novembre. Une décision sera prise dans la deuxième quinzaine de février.
Là également, le projet « suscite une émotion auprès des habitants (de Riencourt et de Bullecourt) et des autorités australiennes, souligne le préfet Sudry. Mais il y aura des échanges et la dimension mémorielle sera étudiée et sera prioritaire. »
http://www.lavoixdunord.fr/265957/article/2017-11-15/installation-d-un-groupe-de-suivi-departemental-pour-les-projets-de

16/11/17ETOILES PICARDES - HAUT PICARD DE L’ANNÉE
Monsieur Non aux éoliennes

#44 Christophe Grizart - Défense de l’environnement
Président de l'Asen (association pour la sauvegarde de l'espace naturel de nos villages en pays hamois). Christophe Grizart, agriculteur céréalier de Quivières, dans le pays Hamois, a été l'un des organisateurs de la première manifestation contre la prolifération d'éoliennes dans l'est de la Somme, le 1er avril dans la sous-préfecture de Péronne ayant rassemblé 300 personnes. Une date qui n’a pas été choisie au hasard pour « dénoncer la farce de l’éolienne. « Les promoteurs nous parlent de développement durable mais ne se soucient pas de la prolifération d’éoliennes dans nos campagnes ce qui entraîne des nuisances tant visuelles qu’environnementales », déplore cet activiste dénonçant une « industrialisation » rampante de ce territoire rural. Le député Stéphane Démilly s’est aussi saisi du dossier en posant une question au gouvernement pour alerter sur la disparité de l’implantation d’éoliennes dans la région Hauts de France.
http://www.courrier-picard.fr/71334/article/2017-11-16/monsieur-non-aux-eoliennes

15/11/17 : Nord : Walincourt-Selvigny : Pourquoi la filière éolienne aura les yeux braqués sur le Cambrésis ce jeudi
Ce jeudi, le tribunal administratif de Lille examine un recours collectif contre le projet de parc éolien de Walincourt-Selvigny. Sa décision pourrait avoir des répercussions bien au-delà du Cambrésis, dans toute la France.

C’était en 2014. Le projet éolien porté par la société Les Vents du sud Cambrésis soulevait un vent de protestation dans les deux communes concernées, Walincourt-Selvigny (5 éoliennes programmées) et Haucourt-en-Cambrésis (1). Des affiches fleurissaient sur les maisons tandis que les conseils municipaux se prononçaient l’un pour, l’autre contre ce parc dit du Bois de Saint-Aubert. Tête de pont de la grogne, l’association Non au projet éolien de Walincourt-Selvigny et Haucourt-en-Cambrésis, présidée par Julien Lalaux, lui-même élu d’opposition walincourtois. Néanmoins, de l’enquête publique menée un an plus tard avait résulté un avis favorable au projet, autorisé par arrêté préfectoral le 26 janvier 2016.
Un enjeu national
C’est une demande d’annulation de cet arrêté que va examiner ce jeudi matin le tribunal administratif de Lille. Demande initiée par l’association créée localement il y a trois ans et, à titre individuel, par des particuliers pour certains issus de ses rangs. Demande appuyée par une autre association, nationale celle-là, la Société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France, et portée par un avocat parisien, Me Francis Monamy, spécialisé dans le droit éolien. Les grands moyens ? C’est que l’enjeu ne l’est pas moins, à en croire Me David Deharbe, du cabinet Green Law avocats, qui défend les intérêts de Vent du sud Cambrésis : selon lui, ce jeudi lors de l’audience, le rapporteur – le représentant de l’État, l’équivalent du procureur pour la justice administrative – pourrait préconiser le transfert de la « question préjudicielle de constitutionnalité » posée par les demandeurs au Conseil d’État.
Le sujet de ladite question – les garanties de financement demandées aux promoteurs éoliens – est complexe et subtil, mais il mettrait en jeu la possibilité même de conduire les projets éoliens à leur terme. S’il remonte jusqu’à la plus haute juridiction administrative, le cas walincourtois pourrait avoir des conséquences lourdes de sens sur l’économie éolienne au niveau national… Affaire à suivre.

15/11/17 : Nord : SAINT-VAAST-EN-CAMBRÉSIS - Ailes d’hier et d’aujourd’hui
Alors que la construction du deuxième site éolien du Solesmois s’achève, on peut faire aisément un petit clin d’œil entre le passé et le présent à Saint-Vaast-en-Cambrésis.

Saint-Vaast possède l’un des seuls moulins du Cambrésis. Il a été restauré dans les années 80 et ouvert au public.
Malheureusement, lors d’une édition des Journées du patrimoine, un effondrement de plancher s’est produit et, depuis lors, le bâtiment appartenant désormais à l’Association régionale des amis des moulins (ARAM) est fermé.La commune est désireuse de le racheter mais il faut trouver les fonds (50 000 €)… Une autre histoire !
C’est en trois semaines qu’ont été construites ces éoliennes, moulins de notre temps. Résisteront-elles et seront-elles encore présentes dans quelque 150 ans comme le moulin à vent de Saint-Vaast ?
http://www.lavoixdunord.fr/265657/article/2017-11-15/ailes-d-hier-et-d-aujourd-hui

14/11/17 : Pas-de-Calais : « Pour nous, Australiens, Bullecourt est une terre sacrée »
Le projet d’érection d’éoliennes près du mémorial est en passe de devenir une affaire d’État. L’ambassadeur australien s’est rendu sur place ; Bullecourt est un sujet dans les ministères. Les Australiens que nous avons rencontrés sont abasourdis.
Du haut de ses 73 printemps, Max Cameron a encore une bonne descente. En ce lundi pluvieux, l’Australien enchaîne les bières au Canberra, le bistrot de Bullecourt situé à une encablure du « digger », le mémorial érigé en souvenir des sacrifices de ses compatriotes au Canberra, le bistrot de Bullecourt situé à une encablure du « digger », le mémorial érigé en souvenir des sacrifices de ses compatriotes au printemps 1917. C’est la cinquième fois en vingt ans que Max et sa femme Maria quittent leur douillette cité de Port Fairy, au sud de l’Australie, pour fouler la terre où a péri un ancêtre de Maria.
Pas n’importe quel soldat : il s’agit de Simon Fraser, celui qui a servi de modèle au sculpteur pour symboliser la bataille de Fromelles de 1916. Il perdra la vie l’année suivante à Bullecourt. Maria, engagée dans le parti libéral australien au pouvoir, n’en revient pas que les Français, dont elle loue l’accueil chaleureux, aient pu avoir l’idée de planter des éoliennes sur le champ de bataille.
« Pourriez-vous installer des éoliennes à Oradour-sur-Glane ? Pour nous, Bullecourt est une terre sacrée. C’est une partie de l’Australie parce qu’il y a notre sang. Il y a eu plus de pertes australiennes ici [10 000] qu’à Gallipoli ! » Cette bataille de 1915 est gravée dans l’histoire des Australiens, qui la célèbre chaque année le 25 avril, le « jour de l’ANZAC ». Maria est très « en colère ». « C’est un pèlerinage, nous venons rendre hommage, dit son mari Max. Les soldats Australiens étaient tous volontaires, leur sacrifice a beaucoup marqué la société. »
Ils militent pour que cette terre soit classée à l’UNESCO, sans doute l’une des seules façons d’en faire un sanctuaire. Dans leur pays, les villages du Pas-de-Calais font la une des journaux nationaux depuis quelques jours. Maria est « amie » avec le ministre des Anciens Combattants, Dan Tehan, un voisin, qui est monté au front la semaine dernière sur le sujet. « Dan m’a dit que Macron ne l’autoriserait pas. Il a confiance. »
La bataille de Bullecourt figure dans les manuels scolaires en Australie, le 11-Novembre est célébré aussi aux antipodes, « même à la radio, il y a une minute de silence ! » Bref, les Australiens ne lâcheront pas le morceau. « Ils ont une société civile encore très forte, dit Gilles Durand, auteur du livre Bullecourt 1917 – À la recherche des soldats disparus. Devant la levée de boucliers, le gouvernement a été obligé de réagir. »
Des milliers d’Autraliens se rendent chaque année à Bullecourt. La patronne du Canberra voit passer « trois ou quatre cars, chaque jour, entre mars et octobre. » Tous font un voyage de 20 000 km pour venir à Bullecourt.
Engie «très sensible»
Le porteur du projet, Engie Green (filiale dite verte du gazier Engie), assure par l’intermédiaire de sa cellule communication « prendre acte » de l’émotion qu’il suscite. « Engie est très sensible aux réactions. On ne peut pas ignorer l’importance que revêt pour les Australiens cet endroit. Ce n’est plus seulement un projet de territoire, on en a dépassé le cadre. » L’enquête publique est en cours, elle s’achèvera début décembre. « Encore une fois, c’est un projet, qui est susceptible d’évoluer », ajoute Engie.
Les canaux diplomatiques s’activent
L’un de ses premiers voyages en tant qu’ambassadeur australien en France aura été à Bullecourt. Après les déclarations de son ministre des Anciens Combattants, Dan Tehan, la semaine dernière sur la chaîne d’information Sky News, Brendan Berne s’est rendu sur place vendredi dernier. Il était cornaqué par les maires de Riencourt et de Bullecourt, vent debout contre le projet.
Joint par courriel cette semaine, M. Berne fait de la… diplomatie. Les mots sont pesés. « Je suis préoccupé par la proximité des éoliennes proposées avec le champ de bataille de Bullecourt […]. Le gouvernement respecte les processus décisionnels locaux en cours autour de ce projet. » L’ambassadeur confirme que le ministre Tehan s’est entretenu au sujet des éoliennes avec son homologue française, Geneviève Darrieussecq.
La préfecture du Pas-de-Calais se borne, elle, à rappeler que la décision du préfet d’autoriser ou non ce projet, qui devrait tomber en avril, « sera prise en tenant compte de la dimension mémorielle ». Enfin, le maire d’Arras a adressé un courrier au président Emmanuel Macron, l’enjoignant à intervenir. « Je ne peux concevoir une installation d’éoliennes dans ce lieu chargé d’histoire, écrit Frédéric Leturque. […] Le respect et la reconnaissance que nous avons pour le sacrifice des Australiens sur le sol français nous obligent à rejeter ce projet en l’état. »
http://www.lavoixdunord.fr/265305/article/2017-11-14/pour-nous-australiens-bullecourt-est-une-terre-sacree

12/11/17 : Somme : 
Une réflexion menée sur l’extension d’un parc éolien du Vimeu
À la fin de ce mois d'octobre 2017, une réunion de concertation a été organisée en mairie de Beauchamps (Somme) pour une réflexion portant sur une éventuelle extension du parc éolien. Une trentaine de personnes, habitants de la commune mais aussi de Buigny-lès-Gamaches et Embreville, y a participé.
« Comment développer un projet éolien sur notre territoire »
Tel était le libellé de la réunion organisée le 26 octobre 2017en la mairie de Beauchamps (Somme), en concertation avec les habitants de la commune, mais aussi de Buigny-lès-Gamaches et Embreville. Plus précisément, il s’agissait d’évoquer une potentielle extension du parc existant.
Trente personnes intéressées ou concernées par ce projet sont venues écouter les acteurs de cette étude.
Six phases
Les différents intervenants, chacun dans leurs domaines de compétences, ont présenté les différentes phases, six en tout, qu’implique la mise en place d’un parc éolien :
- la phase de découverte qui consiste en la recherche de nouveaux sites d’implantation en tenant compte de nombreux facteurs limitants (proximité des habitations au minimum à 500 mètres, lignes électriques, réseaux hertziens…)
- la phase d’étude, notamment sur l’impact écologique
- la demande d’autorisation en préfecture
- la construction
- l’exploitation du nouveau parc, impliquant un fort investissement en matière de suivi de mise en marche et de corrections d’éventuels dysfonctionnements
- et le démantèlement. En effet, la durée de vie d’une éolienne est actuellement estimée à quinze ans.
Des nuisances et des interrogations
Suite à ces interventions, nombre de participants ont recentré le débat sur des questions plus concrètes, portant notamment sur les nuisances. Des commentaires pertinents quant aux nocivités de ces parcs éoliens, portant sur le bruit quasi incessant et la luminosité induite par le clignotement rouge ou jaune, nécessaire à la sécurité des avions et autres aéroplanes. Une contradiction apparaît alors : les habitants de Buigny sont plus touchés par ces désagréments que les habitants de Beauchamps, l’emplacement des éoliennes étant plus proches de leurs habitations, d’où leur vœu de faire évoluer la distance minimale de 500 m à 1 km. D’autres questions ont porté sur le tourisme, l’augmentation du nombre d’éoliennes que les locaux sont prêts à supporter, les intérêts financiers…
Plusieurs groupes de réflexion ont été formés afin d’échanger sur ces questions. Chaque rapporteur de groupe a pu ainsi présenter une synthèse du travail effectué.
La concertation : de la « poudre aux yeux » ?
Le thème de la concertation portait sur les aspects techniques et administratifs de la construction d’un parc éolien. Le débat a vite évolué vers ses impacts sur la vie des concitoyens. Cette première concertation a eu lieu alors que nous sommes en phase 2 (étude). Deux autres réunions suivront : l’une lors du premier trimestre 2018, l’autre en juin. Des questions se posent quant à l’utilité et à l’impact de ces réunions sur la décision finale, certains les qualifiant de « poudre aux yeux ». Le poids de la décision de la commune reste pour beaucoup flou. Gérard Vautier, premier adjoint au maire de Beauchamps, précise que le conseil n’a à ce jour accepté que ces concertations, rien de plus.
Si un tel projet devait aboutir, compte tenu de la durée des différentes phases, le début des travaux aurait lieu dans trois ans.

10/11/17HAUTS-DE-FRANCE - Pour le secrétaire d’État à la transition écologique, l’éolien offshore répond au défi énergétique
Secrétaire d’État auprès de Nicolas Hulot, Sébastien Lecornu a passé deux jours dans notre région. Il a assisté aux premières assises territoriales de la Troisième révolution industrielle (*) à Fourmies. À Lille, il a rencontré son concepteur, l’économiste américain Jeremy Rifkin et a visité l’entreprise Pocheco à Forest-sur-Marque. Objectif : s’en inspirer pour les futurs contrats de transition écologique.

- Que vous a inspiré votre visite dans le Nord ?
« Il est passionnant de voir comment des territoires qui ont été à la pointe de la deuxième révolution industrielle prennent des rendez-vous pour sortir de la crise. Ce que dit Jeremy Rifkin est que la nouvelle révolution passe par les nouvelles énergies, le numérique, les mobilités, l’économie circulaire. Je viens m’en inspirer pour l’élaboration des contrats de transition écologique que le gouvernement va lancer dans certains territoires en 2018. »
« Il y aura bien évidemment un investissement financier de l’État, mais aussi une simplification des normes »
- Qu’allez-vous mettre dans ces contrats ?
« On va y mettre tout ce qu’il faut pour qu’au quotidien, nos territoires s’engagent de manière massive dans la transition écologique. Il y aura bien évidemment un investissement financier de l’État, mais aussi une simplification des normes pour ceux qui s’engagent sur des résultats. Il y aura un volet transition énergétique important, car c’est le pilier principal de la transition écologique. Mais nous intégrerons également des projets en matière de préservation de la biodiversité, de l’économie circulaire, avec par exemple de la valorisation des déchets et le développement des circuits courts. L’idée est de faire 15 à 20 contrats dès l’année prochaine. »
- Après l’annonce de Nicolas Hulot cette semaine sur le nucléaire, le gouvernement semble ne plus pouvoir tenir les objectifs de la loi de transition énergétique ?
« Mardi, RTE, gestionnaire du réseau électrique, a dit que l’objectif de 50 % d’énergie nucléaire en 2025 n’était jouable qu’en rouvrant des centrales à charbon ou à gaz. Ce n’est pas ce que nous voulons, car cela conduirait à augmenter nos rejets de polluants et des gaz à effet de serre. Il faut diminuer le nucléaire et, en même temps, augmenter les énergies renouvelables et développer le stockage. Or notre pays a pris un peu de retard et l’objectif est maintenant de les développer de manière rapide. C’est la raison pour laquelle nous adopterons en 2018 une nouvelle programmation pluriannuelle de l’énergie. Elle déterminera à quelle échéance réaliste nous atteindrons les 50 % de nucléaire. Et le nombre de réacteurs nucléaires nécessaires pour cela. »
- Cela signifie-t-il que dans un an, on connaîtra le sort de la centrale nucléaire de Gravelines ?
« Dans un an, nous connaîtrons la stratégie énergétique du pays. L’Autorité de sûreté nucléaire a son propre calendrier sur la sûreté ».
- Vous êtes chargé de réfléchir à l’éolien offshore, le projet au large de Berck et du Touquet a été suspendu en juillet. A-t-il des chances de voir le jour ?
« On ne peut pas être contre le nucléaire, contre les centrales au gaz et charbon et contre l’éolien »
« Le gouvernement a suspendu le projet de parc éolien de Bassure de Baas (de Fort-Mahon dans la Somme à Berck-sur-Mer). Nous ferons des projets éoliens offshore là où la concertation aura montré qu’ils sont bien acceptés. Il y a aujourd’hui six ou sept projets de parc éolien en mer en France, même si aucun n’est encore entré en fonctionnement. L’éolien offshore est une bonne réponse à notre défi énergétique. Je sais que ça suscite des craintes mais on ne peut pas être contre le nucléaire, contre les centrales au gaz et charbon et contre l’éolien. C’est un modèle qui devient de plus en plus rentable économiquement pour le pays et qui peut créer de l’emploi. La France n’est pas condamnée à être en retard. »
(*) Initiée il y a trois ans dans le Nord - Pas-de-Calais par la Région, elle vise « à une transition énergétique sans énergie fossile, déployer la mobilité douce et les services numériques ».
http://www.lavoixdunord.fr/262563/article/2017-11-10/pour-le-secretaire-d-etat-la-transition-ecologique-l-eolien-offshore-repond-au

10/11/17
Projet d'éoliennes sur un site de 1914-1918: Paris promet à Canberra une solution
Le gouvernement français a déclaré "partager l'émotion" des autorités australiennes au sujet d'un projet d'éoliennes du groupe Engie sur un champ de bataille de la Première guerre mondiale où des milliers d'Australiens ont péri, promettant de "trouver une issue" qui respecte leur mémoire.
La secrétaire d'Etat française auprès de la ministre des armées, Geneviève Darrieussecq, s'est entretenue jeudi avec le ministre australien des Anciens combattants, Dan Tehan, qui lui avait demandé la veille des "clarifications" sur un projet d'implantation de six éoliennes sur le champ de bataille de Bullecourt, dans le nord de la France.
C'est dans ce secteur que plusieurs divisions britanniques et australiennes avaient tenté en avril et mai 1917 de briser la ligne allemande Hindenburg, entre Arras et Soissons. Environ 10.000 soldats Australiens y ont été tués ou blessés, mais aussi 7.000 Britanniques et 10.000 Allemands.
De nombreux corps n'ont pas été retrouvés et le site visé pour l'implantation d'éoliennes constitue une nécropole naturelle à proximité du mémorial de Bullecourt où viennent se recueillir de nombreuses familles australiennes, rappelle le communiqué de la secrétaire d'Etat.
Mme Darrieussecq "a indiqué à son homologue australien qu'elle entendait et partageait son émotion" et "l'a assuré de sa volonté (..) de trouver une issue en accord avec le caractère mémoriel du site et le respect dû aux dépouilles des soldats tués au combat".
Elle a annoncé qu'elle prendrait contact rapidement avec les autorités locales et nationales chargées de ce sujet.
Le projet d'éoliennes du groupe français Engie Green avait été évoqué en début de semaine dans un reportage de Sky News. La chaîne d'informations en continu soulignait que les activités agricoles actuellement menées sur le site du champ de bataille ne dérangeaient pas les associations de descendants de victimes car elles restent superficielles.
Mais l'érection d'éoliennes impliquerait de creuser la terre beaucoup plus profondément, soulignait le reportage.
Au total, 46.300 Australiens sont tombés en France pendant la Première Guerre Mondiale.
https://www.connaissancedesenergies.org/afp/projet-deoliennes-sur-un-site-de-1914-1918-paris-promet-canberra-une-solution-171110

10/11/17
Pas-de-Calais - Des éoliennes sèment la discorde entre la France et l'Australie
La construction d’éoliennes sur un ancien champ de bataille de la Première Guerre mondiale, dans le Pas-de-Calais, où sont mort des milliers de soldats australiens inquiète Canberra.
En bordure de la route, s'élève une simple stèle devant un champ de plusieurs hectares. C'est là que reposent certainement des centaines de dépouilles de soldats. En 1917, des milliers d'Australiens, mais aussi des Britanniques et des Allemands, sont morts sur ce champ de bataille, situé dans le Pas-de-Calais. Mais dans trois ans, six éoliennes pourraient voir le jour sur le site, entre les villages de Bullecourt et Riencourt, sous la houlette du groupe Engie Green. Un projet que dénoncent les familles d'anciens combattants australiens, dont certaines viennent encore se recueillir tous les ans sur le sité. Alerté, le ministre australien des Anciens combattants, Dan Tehan, a même indiqué mercredi qu'il contacterait Paris "pour obtenir des clarifications à ce sujet".
Une terre "sacrée". Les familles des soldats considèrent en effet qu'il s'agit d'une véritable profanation. "Ce ne sont pas les éoliennes [qui posent problème], une route ça serait pareil. C'est le fait de bouleverser ce terrain où il reste encore des centaines de corps", explique à Europe 1 Colette Durand, présidente de l'association Amitié France-Australie. Gorge nouée, elle ne cache pas son émotion : "J'ai tellement vu de familles venir, marcher lentement dans les champs et pleurer, en disant : 'j'ai promis à mon père, qui lui-même avait promis à son père de venir se recueillir à l'endroit où il s'était battu'. Pour moi, c'est sacré !"

La colère du maire. Le maire de Riencourt, Gérard Crutel, est également vent debout contre ces éoliennes. Il n'imaginait pas que la préfecture du Pas-de-Calais puisse signer un permis de construire pour ce site chargé d'histoire. "On ne mets pas d'éolienne à Lorette ou à Verdun. Il ne faut pas se moquer du monde ! 10.000 Australiens sont venus se battre pour nous et mourir sur notre territoire. Il faut les respecter, il y a des limites", s'indigne-t-il. La commune souhaite désormais que le site puisse être classé en lieu de mémoire pour qu'il devienne intouchable.
http://www.europe1.fr/societe/des-eoliennes-sement-la-discorde-entre-la-france-et-laustralie-3488690


09/11/17Pas-de-Calais : un projet d'éoliennes sur un site de 14-18 indigne l'Australie
Le 8 novembre, l'Australie a annoncé qu'elle allait demander des clarifications à la France au sujet d'un projet d'éoliennes sur un champ de bataille où des milliers d'Australiens ont péri en 1917.
Canberra ne cache pas sa colère et va demander des explications à la France après avoir découvert un projet d'éoliennes sur un champ de bataille de la Première Guerre mondiale où sont morts des milliers de soldats australiens, en 1917. L'Australie a fait cette annonce, le 8 novembre, au lendemain de la diffusion d'un reportage de la chaîne Sky News faisant état d'un projet du groupe Engie Green d'ériger plusieurs éoliennes entre les villages de Bullecourt et Riencourt dans le Pas-de-Calais.
C'est dans ce secteur que plusieurs divisions britanniques et australiennes avaient tenté en avril et mai 1917 de briser la ligne allemande Hindenburg, entre Arras et Soissons. Les soldats qui ont combattu lors de ces deux batailles étaient expérimentés, vétérans de Gallipoli ou Fromelles, et tous volontaires côté australien.
Environ 10.000 sont morts ou ont été blessés, mais aussi 7.000 Britanniques et 10.000 Allemands. Encore aujourd'hui, des Australiens se rendent régulièrement à Bullecourt pour rendre hommage à leurs morts.

08/11/17Pas-de-Calais : des éoliennes sèment la discorde entre la France et l'Australie
Le ministre australien des Anciens Combattants, Dan Tehan, va demander des clarifications à la France au sujet d'un projet d'éoliennes sur un champ de bataille où des milliers d'Australiens ont péri en 1917.
Sur les terres du Pas-de-Calais, plusieurs milliers de soldats australiens sont tombés pour la France durant la Première Guerre mondiale. Aujourd'hui, un champ d'éoliennes qui pourrait voir le jour courant 2020 sur un ancien champ de bataille est à l'origine d'une discorde entre Paris et Canberra. Mercredi, l'Australie a même annoncé qu'elle allait demander des clarifications à la France à ce sujet. «Je parlerai avec mon homologue français pour obtenir des clarifications», a assuré le ministre australien des Anciens Combattants, Dan Tehan. «Les Français, comme les Australiens, comprennent l'importance de cette terre et ont le plus grand respect pour le sacrifice fait par les Australiens sur leur sol.»
La veille, la chaîne australienne Sky News diffusait un reportage sur le futur champ de six éoliennes de 150 mètres de haut qui doit voir le jour entre les communes de Bullecourt et Riencourt-les-Cagnicourt, dans le Pas-de-Calais. Le projet, porté par la société Eolis-Les quatre chemins, filiale d'Engie Green, sera érigé à seulement 600 mètres d'un mémorial dédié aux victimes de la bataille. Certains descendants de soldats australiens s'en émeuvent d'autant plus que certaines dépouilles y gisent encore. Les activités agricoles actuellement menées sur le site ne les dérangent pas, explique Sky News. Mais l'installation d'éoliennes impliquerait de creuser la terre beaucoup plus profondément.
Quelque 10.000 Australiens tués ou blessés
Entre avril et mai 1917, dans ce secteur de deux kilomètres carrés, plusieurs divisions australiennes et une britannique avaient tenté de briser la ligne allemande Hindenburg, entre Arras et Soissons. Au soir d'une première offensive, le 11 avril, la 4e brigade australienne, engagée ce jour-là à Bullecourt, perdra pas moins de 2229 hommes sur les 3000 qu'elle comptait initialement. Le mois suivant, les Australiens repartent à l'assaut. Au cours de cette seconde bataille, 7000 soldats australiens supplémentaires seront tués ou blessés. Encore aujourd'hui, de nombreux Australiens font le voyage pour honorer la mémoire de leurs aïeuls. La ministre des Affaires étrangères australienne s'était en personne rendue sur place il y a trois ans. À ces 10.000 morts ou blessés, s'ajoutent également 7000 Britanniques et 10.000 Allemands.
Le projet d'éoliennes ne rencontre pas uniquement l'opposition des Australiens. Certains riverains voient d'un mauvais œil l'installation des six éoliennes. Le conseil municipal de Riencourt-les-Cagnicourt a voté le week-end dernier contre le projet. «On a eu beaucoup de retours liés au mémorial, rétorque dans La Voix du NordMaxime Louage, chef de projet chez Engie green. On a donc décalé le projet vers le sud, de plusieurs centaines de mètres. Quand on entrera sur le site, on ne verra pas les éoliennes, contrairement à ce qui était prévu au départ.» Une enquête publique a été ouverte en début de semaine mais le fin mot de l'histoire reviendra au préfet du Pas-de-Calais.

http://www.lefigaro.fr/international/2017/11/08/01003-20171108ARTFIG00216-pas-de-calais-des-eoliennes-sement-la-discorde-entre-la-france-et-l-australie.php

08/11/17 : RIENCOURT-LES-CAGNICOURT (62) - Un projet éolien soulève un vent de contestation en Australie
L’affaire agite le sommet de l’État : le ministre des Anciens Combattants australien compte s’adresser à son homologue français. En cause, l’implantation de six éoliennes sur un terrain où ont péri 10 000 Australiens en 1917.
Dans le long reportage diffusé ce mercredi sur la chaîne d’information Sky News, Dan Tehan le dit tout de go. « Je vais parler avec mon homologue français et obtenir des clarifications sur ce problème », assure le ministre des anciens combattants australien. Le message a été entendu en France, le cabinet de Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées, doit réagir ce jeudi. Un commis de l’État proche du dossier assure d’ores et déjà que « la protection de la mémoire des soldats tombés à Bullecourt » sera prise en compte…
L’origine de ce potentiel imbroglio diplomatique ? Un projet d’implantation d’éoliennes lancé il y a cinq ans, à cheval entre les paisibles villages de Riencourt et Bullecourt, près d’Arras. De nombreuses pales tournent déjà sur les collines proches, car bien exposées. Mais cette fois, la pilule ne passe pas. « Ce projet-là, je n’en veux pas ! », grogne le maire de Riencourt, Gérard Crutel. Plusieurs associations locales se sont greffées au cortège contestataire, dont les griefs dépassent les habituelles réticences vis-à-vis des éoliennes.
Au milieu d’un champ de bataille
Elles sont en effet censées atterrir au milieu du champ de bataille qui a coûté la vie à 20 000 soldats au printemps 1917, dont la moitié d’Australiens. Depuis une trentaine d’années, l’endroit est devenu un lieu de pèlerinage pour les Australiens. Des centaines, voire des milliers, traversent chaque année la planète pour se recueillir au pied du mémorial et dans les champs alentour. Colette Durand en sait quelque chose. La fondatrice de l’association Amitiés France Australie, qui a remis sur le devant cette douloureuse bataille, a hébergé des dizaines de familles dans sa modeste maison d’Hendecourt. « Même si on n’a plus le droit de faire des fouilles, ils espèrent toujours qu’on retrouve quelque chose. Si on fait venir les tractopelles, la terre sera retournée en profondeur et c’en sera fini de l’espoir de retrouver des ossements, des bouts d’étoffes… » Elle poursuit : « La réaction des Australiens ne m’étonne pas. Ils ne se battent pas pour des silex ou des pièces, mais pour des humains qui sont venus se faire tuer, pour nous, à 20 000 km de chez eux ! » Le porteur, Engie Green, dit avoir déjà repoussé les éoliennes à distance du mémorial. Le maire est plus que dubitatif. Le préfet du Pas-de-Calais devrait rendre sa décision en avril. Soit 101 ans, pile, après la terrible bataille de la Grande Guerre.

08/11/17 : Pas-de-Calais : BÉTHONSART – FRÉVILLERS
Deux permis de construire d’éoliennes soumis à la décision du tribunal administratif
Une affaire relative à l’octroi de deux permis de construire pour des éoliennes sur le territoire des deux villages était jugée ce mardi matin par le tribunal administratif de Lille. Une société d’exploitation de parcs éoliens demandait l’annulation des arrêtés par lesquels le préfet a retiré ces deux permis en 2014… après les avoir accordés dans un premier temps.

Voilà une affaire qui date de près de dix ans et qui n’a peut-être pas fini de connaître des péripéties ! La société d’exploitation du parc éolien Le Bois du haut a déposé des premières demandes de permis de construire des éoliennes sur le secteur en 2008. Une demande initiale refusée, avant d’être finalement acceptée après un premier détour en 2013 devant la justice, qui avait demandé au préfet du Pas-de-Calais de l’époque de réexaminer la situation.
Permis refusé, accordé, re-refusé…

Le représentant de l’État a donc bien donné son accord, et les éoliennes auraient dû s’élever comme l’espérait le promoteur. Sauf qu’un nouveau rebondissement intervient en 2014 quand les services du ministère de la Défense demandent le retrait de ces deux permis de construire. En cause, les perturbations qui pourraient être causées au radar pour l’aviation civile de Doullens. Le préfet prend des arrêtés en avril 2014 pour retirer les permis qui venaient d’être octroyés.
Le promoteur n’en reste pas là. Il envoie par courrier recommandé ses observations, auxquelles le préfet ne répond pas. « La procédure contradictoire n’a pas été respectée, il y a donc un vice de forme », estime le conseil du promoteur éolien. La défense des services de la préfecture, elle, estime que la réception du courrier recommandé atteste à elle seule de la prise de connaissance.
« L’autorisation était illégale »

L’avocat du promoteur éolien avance que dans tous les cas, « le ministère de la Défense n’avait pas à être consulté une seconde fois dans ce dossier », ce qui a toute son importance dans la mesure où la réglementation a évolué entre les deux examens du dossier. Pour la défense des services de la préfecture, « le préfet était de toute façon obligé de retirer son autorisation puisqu’elle était illégale, du fait que le ministère de la Défense n’avait pas encore donné son avis ».
Dans cet imbroglio, le rapporteur public propose d’annuler les arrêtés préfectoraux, ce qui reviendrait à rendre les permis de construire à nouveau valables. La décision a été mise en délibéré. Et un nouvel épisode de ce feuilleton est donc plus que jamais d’actualité !
Pourquoi à côté et pas ici ?
Pas toujours facile de comprendre pourquoi des éoliennes sont autorisées à un endroit, et refusées à un autre distant de quelques kilomètres seulement. C’est ce que se sont dit les élus de l’Atrébatie pendant de longs mois, surtout que le motif invoqué est un radar d’aviation situé à plus d’une trentaine de kilomètres des différents sites.
Dès qu’elle s’est engagée dans la voie de l’éolien, l’ex com de com de l’Atrébatie avait confié son développement au promoteur Ostwind. Au total, dix-huit machines ont été installées dans la campagne atrébate. La première phase a permis d’implanter les parcs de Magnicourt-en-Comté et Chelers, et de Tincques, Penin et Berles-Monchel. Mais pas celui de Béthonsart et Frévillers, où cinq à sept éoliennes étaient envisagées. Un peu plus tard, dans une seconde phase, un parc éolien a été autorisé et implanté à Maizières

08/11/17 : Aisne : Le projet éolien des Fortes terres près de Soissons délaissé
Les antiéoliens d’Acy, Serches, Ciry et Couvrelles respirent. Le parc prévu est abandonné.

Cette première victoire est le fruit des efforts de notre association mais surtout de la mobilisation des habitants. » Pour une fois, Régine Le Courtois-Nivart, présidente de l’Association pour la promotion et la préservation des paysages et de l’environnement du Soissonnais (A3PES), est ravie. La militante antiéolienne a en effet appris début novembre que VSB et Ténergie, qui souhaitaient implanter un parc de 11 éoliennes à Acy, Serches, Ciry-Salsogne et Couvrelles, retiraient leur dossier de l’instruction déposé le 26 juillet 2016.
http://www.lunion.fr/59249/article/2017-11-08/le-projet-eolien-des-fortes-terres-pres-de-soissons-delaisse

08/11/17 : Pas-de-Calais : Dans le nord de la France, un projet d’éoliennes sur un site de 1914-1918 inquiète les descendants des victimes
La société Engie Green prévoit d’ériger plusieurs éoliennes sur un champ de bataille de la Première guerre mondiale.
C’est un projet écologique qui risque de rencontrer plus d’un obstacle.
Un reportage diffusé ce mardi 7 novembre sur la chaîne américaine Sky news révèle que le groupe Engie Green a pour projet d’ériger plusieurs éoliennes dans des villages du nord de la France. Un projet ambitieux alors que ces terres du Pas-de-Calais sont un ancien champ de bataille où des milliers de combattants Australiens ont péri en 1917. La nouvelle a rapidement suscité l’inquiétude de certains descendants des soldats australiens, toutes les dépouilles n’ayant pas été retirées du champ de bataille.
Au lendemain de la diffusion du reportage, le ministre australien des Anciens combattants Dan Tehan a annoncé qu’il contacterait Paris afin d’obtenir des « clarifications » au sujet de ce projet écologique. Le Premier ministre lui-même a été invité à « intervenir de toute urgence pour mettre fin à la profanation des sépultures de soldats australiens », rapporte Sky News.
Site historique
Bullecourt et Riencourt. Si ces noms de villages ch’tis ne vous disent peut-être rien, ils sont pourtant des symboles de la guerre 14-18. C’est dans ce secteur, où plusieurs divisions britanniques et australiennes ont tenté en 1917 de briser la ligne allemande de Hindenburg (entre Arras et Soissons), que le groupe Engie Green entend installer une ferme éolienne. Or, environ 10 000 soldats volontaires côté australien sont morts ou ont été blessés en ces lieux, tout comme 7 000 Britanniques et 10 000 Allemands, rapporte l’AFP. Encore aujourd’hui, Bullecourt reçoit la visite d’Australiens qui viennent rendre hommage à leurs défunts.
« Les Français, comme les Australiens, comprennent l’importance de cette terre et ont le plus grand respect pour le sacrifice fait par les Australiens sur leur sol », a déclaré le ministre australien des Anciens combattants. « L’Australie a une relation de travail étroite avec le gouvernement français au sujet de la récupération des dépouilles des Australiens sur les champs de bataille français », a-t-il ajouté.
Dépouilles protégées
Si jusqu’à présent, les activités agricoles – à condition d’être superficielles – étaient autorisées sur ce site de la Première guerre mondiale, les associations de descendants de victimes mettent le holà face au projet d’Engie Green. En effet, l’érection de plusieurs éoliennes impliqueraient de creuser d’énormes trous dans une terre qui recouvre encore plusieurs dépouilles…

https://parismatch.be/actualites/societe/89075/nord-france-projet-eoliennes-site-1914-1918-polemique-descendants-victimes

08/11/17VIDEO. Pas-de-Calais : L'Australie attend des explications au sujet d’un projet d’éoliennes sur un site de 1914-1918
HISTOIRE-  En 1917, des milliers de soldats australiens sont morts sur le champ de bataille où doivent être construites des éoliennes…
Des éoliennes doivent être construites sur un champ de bataille de 1917 par le groupe Engie Green.
L’Australie s’en émeut, parce que des dépouilles de soldats restent enterrées en ce lieu.
L’Australie a annoncé, ce mercredi, qu’elle allait demander des clarifications à la France au sujet d’un projet d’éoliennes sur un champ de bataille où des milliers d’Australiens ont péri en 1917. Le mois dernier, 20 Minutes dévoilait ce projet mené par le groupe Engie Green. L'information a traversé les océans.
Un reportage sur une chaîne australienne
Cette annonce est intervenue au lendemain de la diffusion d’un reportage de la chaîne Sky News (le BFMTV australien) faisant, à son tour, état de ce projet d’ériger plusieurs éoliennes entre les villages de Bullecourt et Riencourt, dans le Pas-de-Calais.
>> A lire aussi : Quand un projet d'éoliennes empiète sur un lieu de mémoire de la Guerre 14-18 dans le Pas-de-Calais
C’est dans ce secteur que plusieurs divisions britanniques et australiennes avaient tenté en avril et mai 1917 de briser la ligne allemande Hindenburg, entre Arras et Soissons.
Des dizaines de milliers de morts
Les soldats qui ont combattu lors de ces deux batailles étaient tous volontaires côté australien. Environ 10.000 sont morts ou ont été blessés, mais aussi 7.000 Britanniques et 10.000 Allemands. Encore aujourd’hui, des Australiens se rendent régulièrement à Bullecourt pour rendre hommage à leurs morts.
Le ministre australien des Anciens combattants, Dan Tehan, a indiqué qu’il contacterait Paris au sujet du projet d’éoliennes, qui inquiète certains descendants de soldats australiens car toutes les dépouilles n’ont pas été retirées du champ de bataille. Il en reste entre 3 et 4.000.
> A lire aussi : Pourquoi des soldats de la guerre 14-18 n'auront peut-être jamais de sépultures
« Je parlerai avec mon homologue français pour obtenir des clarifications à ce sujet, a-t-il dit. Les Français, comme les Australiens, comprennent l’importance de cette terre et ont le plus grand respect pour le sacrifice fait par les Australiens sur leur sol ».
Récupération des dépouilles
« L’Australie a une relation de travail étroite avec le gouvernement français au sujet de la récupération des dépouilles des Australiens sur les champs de bataille français », a-t-il ajouté.
Sky News explique que les activités agricoles actuellement menées sur le site du champ de bataille ne dérangent pas les associations de descendants de victimes en ce qu’elles restent superficielles. Mais la chaîne observe que l’érection d’éoliennes impliquerait de creuser la terre beaucoup plus profondément.
Au total, ce sont 46.300 Australiens qui sont tombés en France pendant la Première Guerre Mondiale.

08/11/17 : Pas-de-Calais : un projet d'éoliennes sur un champ de bataille où des milliers d'Australiens sont morts en 1917 fait polémique

Canberra va réclamer des explications car toutes les dépouilles n'ont pas été retirées du terrain.
Un projet écologique qui provoque une vive inquiétude. L'Australie a annoncé mercredi 8 novembre qu'elle allait demander des clarifications à la France au sujet d'un projet d'éoliennes sur un champ de bataille où des milliers d'Australiens ont péri en 1917. Cette annonce intervient au lendemain de la diffusion d'un reportage de la chaîne Sky News faisant état d'un projet du groupe Engie Green d'ériger plusieurs éoliennes entre les villages de Bullecourt et Riencourt-lès-Cagnicourt (Pas-de-Calais), dans le nord de la France.
C'est dans ce secteur que plusieurs divisions britannique et australiennes avaient tenté en avril et mai 1917 de briser la ligne allemande Hindenburg, entre Arras et Soissons (Aisne). Environ 10 000 soldats volontaires australiens avaient été tués ou blessés lors de cet assaut. Encore aujourd'hui, des Australiens se rendent régulièrement à Bullecourt pour rendre hommage à leurs morts.
L'intégrité des dépouilles menacée ?
Le ministre des Anciens Combattants australien a indiqué qu'il contacterait Paris au sujet du projet d'éoliennes, qui inquiète certains descendants de soldats car toutes les dépouilles n'ont pas été retirées du champ de bataille.
"Les Français, comme les Australiens, comprennent l'importance de cette terre et ont le plus grand respect pour le sacrifice fait par les Australiens sur leur sol."
Dan Tehan, ministre des Anciens Combattants australien
Sky News explique que les activités agricoles actuellement menées sur le site du champ de bataille ne dérangent pas les associations de descendants de victimes en ce qu'elles restent superficielles. Mais la chaîne observe que l'installation d'éoliennes impliquerait de creuser la terre beaucoup plus profondément. Et potentiellement menacer l'intégrité des dépouilles encore présentes sur les lieux.

http://www.francetvinfo.fr/societe/guerre-de-14-18/pas-de-calais-un-projet-d-eoliennes-sur-un-champ-de-bataille-ou-des-milliers-d-australiens-sont-morts-en-1917-fait-polemique_2457372.html

08/11/17 : Pas-de-Calais : 
Projet d'éoliennes sur un site de 1914-1918 : Canberra attend des explications de Paris
À la suite de la diffusion d'un reportage sur un projet de construction d'éoliennes sur un ancien champ de bataille où de nombreux Australiens ont péri, le ministre australien des Anciens combattants va contacter Paris.
L'Australie a annoncé mercredi qu'elle allait demander des clarifications à la France au sujet d'un projet d'éoliennes sur un champ de bataille où des milliers d'Australiens ont péri en 1917.
Un projet d'Engie Green. Cette annonce est intervenue au lendemain de la diffusion d'un reportage de la chaîne Sky News faisant état d'un projet du groupe Engie Green d'ériger plusieurs éoliennes entre les villages de Bullecourt et Riencourt dans le Pas-de-Calais, dans le nord de la France.
Une tranche de l'histoire australienne. C'est dans ce secteur que plusieurs divisions britanniques et australiennes avaient tenté en avril et mai 1917 de briser la ligne allemande Hindenburg, entre Arras et Soissons. Les soldats qui ont combattu lors de ces deux batailles étaient expérimentés, vétérans de Gallipoli ou Fromelles, et tous volontaires côté australien. Environ 10.000 sont morts ou ont été blessés, mais aussi 7.000 Britanniques et 10.000 Allemands. Encore aujourd'hui, des Australiens se rendent régulièrement à Bullecourt pour rendre hommage à leurs morts.
L'Australie va contacter la France. Le ministre australien des Anciens combattants, Dan Tehan, a indiqué mercredi qu'il contacterait Paris au sujet du projet d'éoliennes, qui inquiète certains descendants de soldats australiens car toutes les dépouilles n'ont pas été retirées du champ de bataille. "Je parlerai avec mon homologue français pour obtenir des clarifications à ce sujet", a-t-il dit.
"Les Français, comme les Australiens, comprennent l'importance de cette terre et ont le plus grand respect pour le sacrifice fait par les Australiens sur leur sol". "L'Australie a une relation de travail étroite avec le gouvernement français au sujet de la récupération des dépouilles des Australiens sur les champs de bataille français", a-t-il ajouté.
Des travaux trop profonds. Sky News explique que les activités agricoles actuellement menées sur le site du champ de bataille ne dérangent pas les associations de descendants de victimes en ce qu'elles restent superficielles. Mais la chaîne observe que l'érection d'éoliennes impliquerait de creuser la terre beaucoup plus profondément.
http://www.europe1.fr/international/projet-deoliennes-sur-un-site-de-1914-1918-canberra-attend-des-explications-de-paris-3486443


08/11/17 : Pas-de-Calais : Projet d'éoliennes à Bullecourt, un site de 1914-1918 : l'Australie attend des explications de Paris
L'Australie a annoncé mercredi qu'elle allait demander des clarifications à la France au sujet d'un projet d'éoliennes sur un champ de bataille où des milliers d'Australiens ont péri en 1917.
Cette annonce est intervenue au lendemain de la diffusion d'un reportage de la chaîne Sky News faisant état d'un projet du groupe Engie Green d'ériger plusieurs éoliennes entre les villages de Bullecourt et Riencourt dans le Pas-de-Calais, dans le nord de la France.
https://youtu.be/S0efTmVJvlc
C'est dans ce secteur que plusieurs divisions britanniques et australiennes avaient tenté en avril et mai 1917 de briser la ligne allemande Hindenburg, entre Arras et Soissons. Les soldats qui ont combattu lors de ces deux batailles étaient expérimentés, vétérans de Gallipoli ou Fromelles, et tous volontaires côté australien.
Des dépouilles sont encore enfouies
Environ 10.000 sont morts ou ont été blessés, mais aussi 7.000 Britanniques et 10.000 Allemands. Encore aujourd'hui, des Australiens se rendent régulièrement à Bullecourt pour rendre hommage à leurs morts. Le ministre australien des Anciens combattants, Dan Tehan, a indiqué mercredi qu'il contacterait Parisau sujet du projet d'éoliennes, qui inquiète certains descendants de soldats australiens car toutes les dépouilles n'ont pas été retirées du champ de bataille.
"Je parlerai avec mon homologue français pour obtenir des clarifications à ce sujet", a-t-il dit. "Les Français, comme les Australiens, comprennent l'importance de cette terre et ont le plus grand respect pour le sacrifice fait par les Australiens sur leur sol". "L'Australie a une relation de travail étroite avec le gouvernement français au sujet de la récupération des dépouilles des Australiens sur les champs de bataille français", a-t-il ajouté.
Sky News explique que les activités agricoles actuellement menées sur le site du champ de bataille ne dérangent pas les associations de descendants de victimes en ce qu'elles restent superficielles. Mais la chaîne observe que l'érection d'éoliennes impliquerait de creuser la terre beaucoup plus profondément. Au total, 46.300 Australiens sont tombés en France pendant la Première Guerre mondiale.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/pas-calais/arras/projet-eoliennes-bullecourt-site-1914-1918-australie-attend-explications-paris-1361723.html

07/11/17 : Avez-vous le syndrome “nimby” ? ... oui, mais pas dans mon jardin
Avons-nous le syndrome nimby ? En anglais, NIMBY "Not In My Back-Yard"… traduisez "pas dans mon arrière-cour ". Autrement dit, nous voulons l'électricité, mais pas la ligne à haute tension au bout du jardin. C’est le thème d'Enquêtes de région mercredi 8 novembre après le Soir 3.
Dans "Enquêtes de région", des habitants de Moncheaux, du Pays Pévélois un des poumons verts du Nord, se battent contre des lignes à haute tension. A Heuringhem dans le Pas-de-Calais, des riverains protestent contre une porcherie industrielle. A Montagne-Fayel, dans la Somme, ils luttent contre un parc éolien au bout de leur jardin. De plus en plus citoyens et riverains veulent être consultés lorsqu’il s’agit d’un projet proche de chez eux. Ne pas laisser la décision uniquement aux élus.
Syndrome nimby et démocratie participative sont-ils compatibles ?
Ils font entendre leur voix pour défendre leurs droits, leurs intérêts, individuels ou collectifs. Lorsqu’il s’agit d’installer une déchetterie dans une ville, un parc éolien ou des lignes à haute tension près des habitations, les riverains veulent être informés, participer au débat, voire à la décision.
Depuis les années 90, la participation des habitants s’est développée avec les conseils de quartier, les conseils citoyens. Avec les années 2000, le numérique, internet et les réseaux sociaux la démoncratie participative s'est enrichie. Plus d'informations, plus de réactions, plus d'échanges et de partages.
Comment mieux vivre près de chez soi, tout en bénéficiant des avantages des technologies mondernes ? Demander la 4G pour téléphoner avec le portable mais pas l'antenne-relais dans le jardin, c'est le syndrome Nimby.
Quelles sont les limites de la démocratie participative ?
Le syndrome NIMBY et la démocratie participative sont-ils compatibles ?Réponses dans Enquêtes de Région avec nos invitées :
Delphine Eslan, chargée de mission sur la participation citoyenne-Métropole Européenne de Lille
Myriam Bachir, Maître de conférences en science politique Université Picardie Jules Verne
"Avez-vous le syndrome Nimby ?
... Oui, mais pas dans mon jardin."
Mercredi 8 novembre après Soir 3Une émission présentée par Vincent DUPIRE
Réalisation Grégory BOCAGE
Riverains sous tension entre les lignes THT et le Gaz de couche dans le Nord Pas-de-Calais
Dans ce reportage, des citoyens redoutent des forages d'énergie fossile sous leurs pieds et d'autres des pylônes géants sur leur tête. L'exploration possible des gaz de couche dans le Bassin minier et la ligne électrique à très haute tension dans la Pévèle sont deux exemples de projets qui cristallisent l'opposition citoyenne dans le Nord et le Pas-de-Calais depuis plusieurs années... Manifestations, chaînes humaines, pétitions, recours en justice, les opposants ne désarment pas... des citoyens qui ne sont pas forcément tombés dans la marmite militante quand ils étaient petits mais qui ont embrassé la cause quand ils ont découvert que ces projets pouvaient se faire au bout de leur jardin...
« C’est une énergie sale. Il faut tourner la page et que la région et que les gouvernements, les politiques, les élus et tout le monde montrent l’exemple, une page qui serait celle des énergies renouvelables. Ce serait formidable pour la beauté de la région et pour les habitants. »
explique Gabriel Bertein du Collectif Houille Ouille Ouille
http://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/emissions/enquetes-de-regions-4/avez-vous-syndrome-nimby-oui-pas-mon-jardin-1360287.html

07/11/17 : Oise : 
Vents changeants pour les parcs éoliens au nord de Noyon
Le feuilleton des deux projets au nord de Noyon n’est pas fini : Engie a fait appel de la décision défavorable à celui de Guiscard, tandis que l’horizon se dégage route de Roye.
L’implantation prévue de 20 éoliennes dans deux parcs distincts, au nord de Noyon, n’a pas fini de faire parler d’elle. D’abord car le projet d’installation de cinq aérogénérateurs à Guiscard se trouve relancé : la société Engie a décidé de faire appel, auprès de la cour de Douai (Nord), de la décision rendue en mai dernier par le tribunal administratif d’Amiens. Ce dernier avait annulé l’arrêté de la préfecture de région, signé en 2014, autorisant la société Maïa Éolis (filiale d’Engie) à exploiter le fameux parc, suite au recours défendu par six communes dont Guiscard.
L’argument principal du porteur de projet ? La juridiction amiénoise n’a pas remis en cause le dossier sur le fond, mais « seulement » un aspect administratif : les autorités décisionnaire et environnementale exercées simultanément par le préfet étaient « de nature à vicier la procédure », a estimé le tribunal.
Peu de terrains éligibles
Si bien que chez Engie, on reste déterminé : « Notre dossier respecte toutes les règles en matière de sécurité et d’environnement. Le permis de construire est validé , plaide Delphine Faure, responsable de développement.Le projet avait d’ailleurs été initié, en 2005, à l’appel des élus eux-mêmes. Cette commune a la chance de pouvoir être actrice de la transition énergétique, alors qu’il existe peu de terrains vierges de toutes contraintes rédhibitoires . »
Ce cadre adresse au passage un tacle à l’actuelle majorité magnienne : « La première justification du refus du projet était avant tout économique, à propos d’un changement d’attribution de la taxe professionnelle (ndlr : depuis 2010, cet impôt versé par les entreprises n’est plus perçu pas les communes d’accueil, mais par le Pays noyonnais). Cinq éoliennes, cela représente en effet 120 000 euros de taxe par an. Mais nous, développeurs, on ne peut pas abandonner un projet sous prétexte que des élus changent d’avis ».
Président de l’association Mirage Éolien, Joël Cottart, l’édile de Berlancourt, ne se fait pas prier pour répliquer : « La société Maïa Éolis était venue rencontrer Thibaut Delavenne, le maire de Guiscard, pour lui dire qu’elle n’irait pas contre son avis. Ce qu’elle a pourtant fait, objecte cet habitant de la Petite Suisse du Noyonnais depuis 1970. Notre démarche n’est pas anti-éolienne dans l’absolu, mais pour la protection d’un site. Chez nous, c’est impressionnant : on voit les mâts de Villeselve, Sommette-Eaucourt, Cugny et Hombleux (Somme). Avec celles de Guiscard, nous serions entourés… »
Le sujet est moins sensible le long de l’axe Noyon-Roye : Luc Boucher, propriétaire d’une maison à Candor, a annulé son recours, formulé en 2015, contre le projet de parc de 15 éoliennes à cheval entre son propre village, Avricourt et Écuvilly. La Ferme éolienne des hauts prés, filiale de l’aménageur Volkswind, a donc les mains libres. « Le délai des possibilités de recours s’arrête ce 7 novembre. Nous, les élus, allons de nouveau rencontrer l’entreprise. Le dossier doit être concrétisé en 2018 », confie Roger Parzybut, maire d’Avricourt et soutien du projet. Ce qui ne dissuade pas le cadre de Wolkswind en charge du dossier, joint par le Courrier picard, de botter en touche : « Nous ne souhaitons pas communiquer ».

http://www.courrier-picard.fr/68965/article/2017-11-06/vents-changeants-pour-les-parcs-eoliens-au-nord-de-noyon

05/11/17
L’éolien recrute 😠😟😡😡
Installée dans la Somme, EnergieTeam développe, construit et exploite des parcs éoliens depuis 2002. Avec 57 parcs éoliens en exploitation en France, 267 éoliennes et 588 MW de puissance installée, energieTeam est classé troisième exploitant d’électricité éolienne en France, après EDF et Engie. L’entreprise compte actuellement 57 salariés et poursuit son développement.
http://www.courrier-picard.fr/68754/article/2017-11-05/leolien-recrute

05/11/17 : Nord : Le Cateau : les élus disent non aux éoliennes de Reumont et Troisvilles

La société Nordex LXI SAS souhaite exploiter un parc de 9 éoliennes sur les communes de Reumont et Troisvilles. Les élus du Cateau sont farouchement opposés à ce projet.
Lors du conseil municipal du 11 octobre, les élus catésiens ont émis un avis défavorable à la création d’un parc de 9 éoliennes sur les communes de Reumont (5) et Troisvilles (4).Ce projet dit « parc éolien du Catésis » sera en bordure de la RD 643. Il aura donc un impact sur de multiples communes. Voilà pourquoi toutes les communes des alentours sont consultées.
Un danger pour le patrimoine
Les élus Catésiens ont d’abord voté contre le projet car cela viendrait entâcher le patrimoine. « La Ville du Cateau-Cambrésis est implantée au creux d’une vallée. Néanmoins, dans les points hauts (centre-ville et place du Général de Gaulle), les parties hautes des aéro-génératrices seraient visbiles, et ce fait, totalement contradictoires avec nos monuments classés », indique Guy Druenne, conseiller municipal délégué, qui a piloté une commission sur la question.
https://www.lobservateur.fr/cambresis/2017/11/05/cateau-elus-disent-non-aux-eoliennes-de-reumont-troisvilles/

04/11/17 : Pas-de-Calais : RIENCOURT-LES-CANGNICOURT
Des pales au pied du mémorial ? Riverains et élus sonnent la charge
Un siècle après celle qui a fait couler le sang de 20 000 soldats, une autre bataille se joue entre Bullecourt et Riencourt. Engie green doit planter six éoliennes à deux pas du mémorial australien, au grand dam des riverains et des gardiens de la mémoire de la Grande Guerre.

Gérard Crutel est fumasse. « Ce projet-là, je n’en veux pas ! », râle le maire de Riencourt-les-Cagnicourt. Son conseil municipal a signifié son refus en votant, par sept voix contre une, de l’implantation d’un parc de six éoliennes dans les champs du sud de la commune. M. Crutel n’a pas le pouvoir de s’y opposer (c’est le préfet du Pas-de-Calais qui signe le permis de construire), mais il tient à faire entendre sa voix. « On n’est pas contre les éoliennes, mais il y a quand même des limites. Trop, c’est trop, il y en a partout ! » À l’unisson, Arnaud Alisse, président de l’Association des Sept clochers, énumère la liste des pales qui lui obstruent le paysage. « Dix-huit éoliennes entre Hendecourt et Vis, six entre Bullecourt et Écoust-Saint-Mein si ça se fait, et six à Quéant. Dans les quatre directions, c’est un encerclement ! » Lorsque le projet est lancé en 2012, les relations sont pourtant apaisées entre le village et le porteur de projet, Engie green, filiale du géant gazier. L’atterrissage des turbines en plein milieu du champ de la bataille de Bullecourt, où près de 20 000 soldats australiens et allemands ont péri au printemps 1917, a raidi les positions. « Il faut raison tenir, plaide Colette Durand, cofondatrice de l’association Amitié France Australie. Les éoliennes, on peut les mettre plus loin. » « On a pris en compte beaucoup de critères et de contraintes. On ne peut pas s’amuser à bouger le projet tous les dix jours » L’industriel assure avoir déjà tenu compte de remontées des opposants et riverains dès 2015. « On a eu beaucoup de retours liés au mémorial, dit Maxime Louage, chef de projet chez Engie green. On a donc décalé le projet vers le sud, de plusieurs centaines de mètres. Quand on entrera sur le site, on ne verra pas les éoliennes, contrairement à ce qui était prévu au départ. » M. Louage rappelle aussi toutes les études menées en bonne et due forme, l’oeil sourcilleux que la Direction de l’environnement (DREAL) appose sur le projet, les multiples règles qui s’imposent au constructeur (notamment acoustiques)…
Cahier de doléances ouvert ce lundi 
« On a pris en compte beaucoup de critères et de contraintes. On ne peut pas s’amuser à bouger le projet tous les dix jours et il est difficile de contenter tout le monde. » Le quidam a encore l’occasion de faire entendre sa voix : l’enquête publique, qui compile les doléances dans un cahier ouvert à la mairie de Riencourt, s’ouvre ce lundi 6 novembre. Gérard Crutel ne serait pas loin de basculer dans le camp du « oui ». « Si les éoliennes sont repoussées plus loin et si Engie refait à ses frais les chemins d’accès, je serais obligé de changer d’avis… » 
«Cet endroit, c’est presque un cimetière!» 
Colette Durand a fondé l’association Amitié France Australie au début des années 80 pour aider les Australiens qui viennent se recueillir sur la butte de Bullecourt. 
Quelque 10 000 soldats des antipodes y ont perdu la vie au printemps 1917. Son fils, Gilles, est l’auteur de Bullecourt, 1917, à la recherche des soldats disparus. Elle milite pour que les éoliennes s’installent à l’écart des champs où les combats ont fait rage. 
Qu’y a-t-il sous ces champs situés entre Bullecourt, Riencourt et Noreuil ? 
« Environ 10 000 Australiens sont morts ici, sur une petite zone de 2 km2, en 1917. Il y a sans doute des fosses communes, d’après les documents de la Croix Rouge que nous avons étudiés. Aujourd’hui, ce sont des champs cultivés. Mais beaucoup de familles viennent chaque année pour voir le champ de bataille, s’imprégner. Ça les rattache à leur histoire. Ne pas implanter des éoliennes ici, c’est une question de respect pour la mémoire des Australiens. »
Il est de toute façon interdit de sonder les sols… 
« C’est vrai, mais je voudrais qu’on trouve les corps avant de construire ici. Si on fait venir des tractopelles, la terre sera retournée en profondeur, c’en sera fini de l’espoir de retrouver des ossements, des pièces, des morceaux d’étoffe, etc. Les Australiens espèrent toujours qu’on retrouve quelque chose pour qu’ils sachent – de nombreux soldats sont toujours portés disparus – et aient un endroit où se recueillir. On verrait mal des éoliennes sur le site de Notre-Dame-de-Lorette ! Cet endroit, c’est presque un cimetière. » 
Combien d’éoliennes et quand? 
>>Le projet mené par Engie Green porte sur six éoliennes de 150 m de haut. À la suite de réunions et consultations, la filiale du gazier a modifié l’implantation des machines, vers le sud. Quatre se situent désormais sur la commune de Riencourt, les deux autres sur Noreuil. L’éolienne la plus proche d’une habitation se trouve à 830 m de cette dernière (la législation impose un minimum de 500 m). 
>> L’enquête publique, durant laquelle chacun peut adresser des questions, des remarques, des griefs, démarre ce lundi 6 novembre, pour un mois. Le dossier complet est à consulter à la mairie de Riencourt ou à cette adresse http://www.engie.fr/green/parc-eolien-sud-osartis ; au mieux, les éoliennes pourraient être mises en service courant 2020. Mais un ou des recours peuvent allonger les délais de… six ans ! Le temps de purger les procédures au tribunal administratif, à la cour d’appel puis au Conseil d’État.
http://www.lavoixdunord.fr/258229/article/2017-11-04/des-pales-au-pied-du-memorial-riverains-et-elus-sonnent-la-charge

03/11/17 : La Picardie verte de demain s’imagine dès aujourd’hui
Les élus du secteur ont répondu à un sondage il y a quelques semaines. Quelques enseignements peuvent être tirés. Entre refus des éoliennes et nécessaires aménagements routiers.
C’est un chantier titanesque. Depuis plusieurs mois, les élus des 89 communes de la Picardie verte s’affairent à élaborer leur plan local d’urbanisme intercommunal (PLUI). Le futur document décidera des constructions et actions possibles pour ce territoire de 633 km² aux 34 000 habitants.
Il y a plusieurs semaines, un tiers des 400 élus a répondu à un questionnaire concernant les grandes orientations de ce PLUI, notamment sur la question de l’habitat. La couverture numérique et l’amélioration des infrastructures routières se révèlent être les plus fortes de leurs attentes, aux côtés du développement de transports collectifs.
A l’avenir, les élus imaginent la Picardie verte traversée par deux axes routiers majeurs. L’un dans le prolongement de la déviation de Troissereux, vers le Nord. Et un autre d’Ouest en Est, pour relier l’A29 à l’A16. « Par exemple par des 2 x 2 voies », pense Jean-Pierre Estienne, le vice-président chargé de l’aménagement du territoire.
Les élus semblent aussi majoritairement opposés à l’apparition d’éoliennes sur leur territoire. Ils se disent très favorables à « des mesures de protection des vues (panoramas) remarquables ». Une forte envie de conserver une image de « petit village traditionnel » se dégage également. D’ailleurs, les logements locatifs et/ou à loyers modérés n’obtiennent pas les faveurs de la majorité des sondés.
Côté économie, les installations éventuelles de nouveaux hypers ou supermarchés n’ont pas la cote. Au contraire, le développement des circuits courts et du marché local semble plébiscité. Une première version du document organisant ces idées doit être présentée en janvier aux élus avant plusieurs réunions publiques en février.
http://www.leparisien.fr/formerie-60220/la-picardie-verte-de-demain-s-imagine-des-aujourd-hui-03-11-2017-7371189.php

02/11/17 : TORTEFONTAINE (62) - Quel est le comble pour une éolienne ? Ne pas pouvoir être assemblée… à cause du vent !😊
Nicolas Lemaire et Alexandre Deprez, les responsables d’Eurowatt exploitation, devaient assembler mardi après-midi de la troisième et dernière pièce du parc éolien des Rossignol, situé à deux pas de l’ancienne base de lancement de V1 de la Seconde Guerre mondiale. Mais c’était sans compter le vent qui soufflait à 12 mètres par seconde et qui a contrarié l’opération qui s’annonçait spectaculaire…

« En temps normal, il suffit d’une journée de travail pour implanter ces mastodontes », ont expliqué, dépités, les deux responsables de la société. Durant la matinée, sous la fraîcheur, le premier fût avait ...