Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

Grand Est (II) (du 02/01/2018 au ...)

Grand Est


Voir les articles précédents sur "Grand Est" (I) 



16/11/18 : Haut-Rhin : « L’énergie éolienne, c’est l’ancien monde » 
Pour l'écologiste alsacien, Antoine Waechter : « L’énergie éolienne, c’est l’ancien monde » 🤗
« L’énergie éolienne, c’est l’ancien monde »
Antoine Waechter est vent debout contre ! D’éoliennes dans le Sundgau, l’écologiste et élu de Fulleren, président de Paysages d’Alsace, ne veut pas en entendre souffler mot ! Pour lui, implanter de tels appareils dans la région serait une hérésie pour la simple et bonne raison, dit-il, qu’il n’y a pas de vent ». Il appelle le « Pays du Sundgau » à renoncer son étude sur le sujet.
Antoine Waechter, vous avez vu rouge en découvrant « l’excursion » effectuée à Schönau mi-octobre par une délégation d’élus du Pays du Sundgau pour y visiter un champ d’éoliennes. A contrario de ces élus, vous ne croyez pas à cette énergie, pourtant présentée comme « propre » ?
Les éoliennes, terme poétique pour désigner des aérogénérateurs industriels n’ont absolument aucun avenir dans le Sundgau car le vent n’y souffle pas. De tels appareils posés dans le Sundgau ne serviraient à rien. Les opérateurs eux-mêmes reconnaissent qu’en Alsace, une éolienne ne fonctionnerait que 17 % du temps. Je rappelle que les élus du Jura alsacien avaient déjà refusé il y a quelques années un projet éolien. La situation n’a pas changé. Le Sundgau n’est toujours pas une zone ventée, le Sundgau est toujours proche de l’aéroport et le Sundgau est toujours une zone boisée. C’est le pire endroit pour implanter des éoliennes compte tenu de leur impact sur la santé humaine et l’environnement.
Le cœur de la transition énergétique ne peut être qu’une réduction radicale de la consommation
Les éoliennes sont des objets hauts et grands. Leur dimension dépasse tout ce qu’on connaît (églises, monuments). L’éolienne provoque une impression d’écrasement du paysage. Un pylône haute tension mesure 55 mètres de haut, il est translucide et ne bouge pas. Une éolienne mesure au minimum 150 mètres de haut, est blanche, bouge et la nuit, émet des flashs lumineux rouges. Si une éolienne seule dans un champ passe pour une attraction, leur multiplication conduit à industrialiser le paysage. Dans le Sundgau, on démolirait le potentiel touristique. Contrairement à ce qu’affirment les promoteurs de l’éolien, ces objets font du bruit. Un bruit certes léger mais continu, jour et nuit.
L’impact sur la faune est énorme. Par la rotation, l’éolienne créée une dépression fatale aux chauves-souris et aux petits oiseaux. Leurs poumons ne résistent pas. Il est difficile d’obtenir les chiffres du suivi de la faune autour des éoliennes, mais les données dont nous disposons indiquent une grande mortalité de chauves-souris et d’oiseaux au pied des engins. Le bruit de l’appareil couvre le chant des oiseaux mâles, empêchant la reproduction. Les grands rapaces sont privés de terrain de chasse. Certaines études estiment à deux kilomètres carrés la zone totalement stérilisée autour d’une éolienne.
Chez les êtres humains, le bruit, les flashs lumineux la nuit et les infrasons, ces vibrations non perceptibles par l’oreille, provoqueraient de graves troubles telles des migraines ou de l’insomnie. Ces phénomènes se sont vérifiés chez certains agriculteurs pourtant favorables à l’implantation d’éoliennes sur leurs terres. Certains médecins parlent du « syndrome éolien ».
L’éolien est pourtant présenté comme une alternative au nucléaire. Un outil de la transition énergétique ? Le bilan avantages/inconvénients ne plaide-t-il pas dans le sens de cette énergie.
Au niveau actuel de consommation énergétique, le renouvelable est parfaitement incapable de remplacer les énergies à haute densité comme le pétrole et l’atome. Il serait nécessaire d’abîmer tous les cours d’eau, de piller la forêt et de couvrir la France de panneaux solaires et de mâts géants pour atteindre cet objectif. Le cœur de la transition énergétique ne peut raisonnablement être qu’une réduction radicale de la consommation, tous les connaisseurs en conviennent. L’escroquerie politique est de taire cette vérité.
L’investissement dans les nouvelles technologies de production d’électricité en veillant à ne rien changer à nos modes de vie et à notre organisation socio-économique consiste à poursuivre le modèle de développement à l’œuvre depuis près de deux siècles. C’est plus confortable politiquement, et nous achemine vers l’impasse en toute bonne conscience.
L’éolien n’est pas une alternative au nucléaire. La loi de transition énergétique a inscrit dans le marbre le niveau de production actuelle. L’EPR de Flamanville, qui a coûté plus de 10 milliards d’euros, est annoncé pour une durée de vie d’au moins 60 ans. Un État qui a décidé de sortir du nucléaire n’équipe pas le pays en centrales pour le prochain demi-siècle. La réduction promise de la part de l’atome n’est qu’une illusion d’optique en raison de l’accroissement de la consommation d’électricité, voulue par la loi notamment par une électrification du parc automobile qui nécessiterait, à elle seule, la construction de deux nouvelles centrales nucléaires.
Enfin, l’éolien n’a pas sa place dans un mix énergétique dominé par le nucléaire. Une énergie aléatoire suppose des relais rapidement mis en œuvre, comme des centrales hydroélectriques ou des centrales thermiques. L’hydroélectricité étant à peu près totalement mobilisée, le développement des centrales au gaz est le corollaire obligé de l’éolien. En d’autres termes, le développement de l’éolien exige le développement conjoint de centrales mobilisant des énergies fossiles et ne constitue pas, en soi, une réponse à la dérive climatique. L’Allemagne, qui est en voie de fermer toutes ses centrales nucléaires, est aujourd’hui l’un des principaux émetteurs de gaz à effet de serre de l’Union européenne.
Vous dites aussi que contrairement à ce qu’a pu voir le Pays du Sundgau à Schönau, l’énergie éolienne ne peut être le fait de coopérative ou de collectivité.
Absolument! En France, 80 % des éoliennes terrestres sont détenues par des fonds de pension étrangers. L’installation d’un parc éolien se joue en deux temps. Dans un premier temps, un développeur d’éoliennes contacte les maires situés près d’une ligne électrique et lui vante les bénéfices financiers à attendre d’une implantation. En cas d’accord, il monte le dossier, fait faire les études (souvent affligeantes en ce qui concerne le paysage, l’impact sur la santé publique et sur la faune), contribue à l’enquête publique, défend le projet devant le tribunal administratif. Coût de l’opération environ 1 million d’euros.
L’appareil de production énergétique d’origine éolienne est placé entre les mains de capitaux étrangers.
L’autorisation obtenue est mise en vente sur le marché mondial. Elle est acquise le plus souvent par des fonds de pension américains, britanniques, canadiens, chinois ou par des pétroliers, pour une somme de l’ordre de 15 millions d’euros pour un parc de cinq aérogénérateurs. 87 % des éoliennes sont ainsi entre les mains de capitaux étrangers. L’acheteur vendra sa production à EDF qui est tenu de la racheter à un prix supérieur au prix de marché de l’électricité pendant une durée contractuelle de 20 ans. La différence est payée par la taxe dite « contribution au service public de l’électricité » (CSPE) que paient dorénavant tous les consommateurs d’énergie. Cette taxe vient encore d’augmenter. Tous les acteurs gagnent, sauf le consommateur français. Le développement de l’éolien industriel est d’abord une affaire de gros sous : la principale motivation n’est pas de produire des kW/heure mais des euros dans un cadre sans risque puisque garanti par l’État.
L’une des conséquences de ce développement est de placer l’appareil de production énergétique d’origine éolienne entre les mains de capitaux étrangers : les consommateurs français sont ainsi appelés à contribuer aux retraites des Américains et des Britanniques. Devant l’opposition du public, la stratégie des développeurs est de mettre « dans le coup » quelques citoyens par le biais du financement participatif. C’est un leurre. Même avec un capital de 200 000 euros (rarement atteint), les petits contributeurs ne représenteront collectivement guère plus de 1 % du capital.
L’éolien c’est l’ancien monde, celui où l’on construisait des TGV, des autoroutes, des centrales nucléaires pour appuyer la croissance. C’est plus facile d’enrober des projets comme les éoliennes d’un vernis vert que d’oser dire qu’il faut réduire la consommation.
Le Sundgau ne peut pourtant pas rester en marge des évolutions énergétiques. Vous passez souvent pour l’homme politique «anti-tout». Que proposez-vous ?
Il ne s’agit pas de mener une guerre idéologique contre les aérogénérateurs industriels, mais d’exiger que l’État reprenne la main sur le développement de l’éolien en localisant les zones d’implantation et en précisant des modalités qui préservent les paysages, la population et la démocratie. Une transition énergétique intelligente suppose le courage de fixer comme objectif central la réduction de la consommation d’énergie, quelle qu’en soit la source, et de définir une stratégie au service de cet objectif : interdiction du chauffage électrique, limitation des éclairages nocturnes, réduction des déplacements imposés en voiture par une interdiction de construire des zones d’activités près des échangeurs routiers et de grandes surfaces commerciales en périphérie de ville, isolation des bâtiments, interdiction de construire des bâtiments énergivores…
Que les élus commencent par éteindre l’éclairage public la nuit
Cela vaut pour le Sundgau aussi. la zone d’activité de Diefmatten est une aberration. Il faut localiser l’emploi près des gares et travailler à un redéploiement du ferroviaire dans le Sundgau. Je dis aussi: que les élus du Pays du Sundgau commencent par éteindre l’éclairage public la nuit ! Cela n’altérera pas la sécurité, au contraire, des cambrioleurs équipés de lampes de poche, se repèrent plus facilement dans le noir !
Il faut aussi aller vers l’autonomisation de la production d’énergie en fonction du territoire et en petites entités (à l’échelle des maisons individuelles ou des villages). Pour le Sundgau, je crois au solaire et au bois. Les aérogénérateurs n’ont pas leur place dans les espaces naturels, les montagnes et les forêts, ni dans le champ de visibilité de nos monuments.
https://www.dna.fr/edition-de-saint-louis-altkirch/2018/11/16/l-energie-eolienne-c-est-l-ancien-monde?fbclid=IwAR1UW5VvEq4cOZThnJUgPVNUBgatFFhHfCbaNogdej3XtWG00Mc4t5VJnu8

15/11/18 : Moselle : Projet éolien à Freistroff : la tension ne faiblit pas
La réunion de concertation organisée mercredi soir à Chémery-les-Deux par la société Eolec n’a pas calmé les ardeurs des habitants hostiles au projet éolien initié par la commune voisine de Freistroff. Loin de là…
Salle comble mercredi soir à Chémery-les-Deux pour la « réunion de concertation » programmée par la société Eolec. Près de 150 personnes avaient fait le déplacement, dont de nombreux membres de l’association Hêtre Vit Vent, hostiles au projet de construction de six éoliennes en forêt de Freistroff (lire RL du 4 novembre).
Trois heures de débat au cours desquelles les habitants ont égrené les sujets qui (les) fâchent : l’étude paysagère jugée « insultante pour la région et ses habitants », « l’impact négatif » des éoliennes sur le paysage, « les conséquences dramatiques sur l’activité économique des propriétaires de gîtes » (dont quelques-uns étaient présents dans la salle), le recours au déboisement de 6 hectares de forêts, la nécessité de protéger les espèces animales (oiseaux et chauves-souris), « l’absence de concertation avec les habitants depuis 2014 » (année où le projet a été initié, NDLR)… Et la liste n’est pas exhaustive.
Six éoliennes au maximum
Antoine Farrando, directeur du développement chez Eolec (Paris), a concédé « ne pas être l’auteur de l’étude paysagère et des propos qui y sont rapportés ». Par ailleurs, il plaide la bonne foi lorsqu’il est attaqué sur les photomontages du style avant-après sur lesquels on peut apercevoir la silhouette des éoliennes selon que l’on se trouve à Chémery, Edling ou Freistroff. « Ces photos sont réglementées, comme les photos d’un passeport. Elles n’ont pas pour vocation à minimiser l’impact sur le paysage ». Et à ceux qui soutiennent qu’au final « ce sont dix éoliennes, et non pas six, qui seront construites », le promoteur éolien certifie que six restera le chiffre maximum. Pas suffisant pour calmer les plus récalcitrants.
Et les élus dans tout ça ?
Thierry Moura, président de Hêtre Vit Vent, regrette l’absence du maire de Chémery et celle de son homologue de Freistroff. Au nom de l’association, il estime que « le moment aurait été bien choisi pour entendre la colère des habitants et répondre à leurs interrogations. Les maires de Dalstein et Menskirch étaient présents, ainsi que des élus de Bouzonville, Chémery, Anzeling et même Alzing, sans oublier Katia Muller, conseillère départementale ».
Contacté par nos soins ce jeudi, Christian Schwartz, maire de Freistroff, souhaite un retour à l’apaisement. « Il faut se recentrer sur le projet et ne pas chercher à fausser le débat. Il est important que la société Eolec puisse s’exprimer pour présenter les avancées du dossier », affirme-t-il. Affaire à suivre…
https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-saint-avold-creutzwald/2018/11/15/projet-eolien-a-freistroff-la-tension-ne-faiblit-pas

14/11/18 : Moselle : Chicourt : le projet éolien s’étend à Oron et Frémery
Une réunion d’information vient d’avoir lieu au sujet du projet de parc éolien démarré en 2016 à Chicourt. Finalement, Oron et Frémery pourraient y être associés, si bien que sept éoliennes sont envisagées.
Tout a démarré en 2016 à Chicourt
Une réunion publique vient d’avoir lieu avec les dirigeants de la société Energreen, spécialisée dans les énergies renouvelables et chargée du projet de parc éolien de Chicourt. Les habitants de Chicourt étaient invités, de même que ceux d’Oron et de Frémery. Après avoir présenté l’entreprise, chargée de développer les sources d’énergie renouvelable, Michel Wannenmacher, son responsable, a rappelé l’historique du projet démarré en février 2016.
Chicourt avait retenu ce promoteur pour étudier l’installation et l’exploitation d’un parc de trois ou quatre machines au nord du village, dans le haut de la côte. Les études avaient démarré dès 2017.
Frémery et Oron ont donné au projet une ampleur supplémentaire
Frémery et Oron, également démarchées pour l’installation de ces éoliennes sur leur territoire, ont aussi choisi cette entreprise locale. L’étude a donné lieu à un projet qui verrait s’implanter deux machines par commune, portant à sept le nombre d’éoliennes installées sur le parc. Leur emplacement avec leur accès et leur possibilité éventuelle de déplacement ont été évoqués lors de cette réunion publique.
Des interrogations sur les nuisances
La réunion s’est poursuivie par les questions de l’auditoire essayant de cerner les intérêts, mais aussi les nuisances amenées par l’installation de ces machines à des distances des habitations supérieures aux 500 mètres réglementaires, mais néanmoins proches d’à peine 1 km.
Ainsi, les interrogations ont été relatives à l’impact paysager indéniable, aux émissions sonores, ou encore aux effets d’ombres, notamment pour les habitants de Chicourt où les pales passeront devant le soleil couchant.
Des mesures contre les nuisances, et une manne de 100 000 €
Michel Wannenmacher a présenté les aménagements ou les mesures qui seraient mis en œuvre pour réduire ces impacts : implantation de rideaux d’arbres, bridage des machines si des dépassements de bruit étaient constatés, arrêt lorsque la position par rapport au soleil crée des ombres malvenues, etc. Il a rappelé l’intérêt économique et environnemental d’un tel parc capable de produire la quantité d’électricité consommée par des milliers de foyers et de ramener aux trois communes un revenu d’environ 100 000 € par an.
Réunion d'information sur les éoliennes
https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-sarrebourg-chateau-salins/2018/11/14/le-projet-eolien-s-etend-a-oron-et-fremery
12/11/18 : Grand Est : Grand Format. Le ras-le-bol de certains élus face aux éoliennes
Avec ses 220 parcs éoliens, le Grand Est est la région qui réunit la plus forte concentration d'éoliennes. Elle assure un quart de la production électrique éolienne française. Mais certains maires crient désormais leur ras-le-bol. En cause, notamment : leurs conditions de démantèlement.
Ah, l'éolien ! Écologique, silencieux. Quoi de plus beau que ces majestueuses éoliennes qui parsèment nos champs et nos campagnes ? Car dans le Grand Est, les éoliennes ont la côte. Avec 220 parcs et plus de 1300 éoliennes, dont la plus grande partie est installée en Champagne-Ardenne, la région en a la plus forte concentration et assure un quart de la production électrique éolienne française.
Une tendance qui n'est à priori pas prête de changer : alors que d'ici à 2025, le gouvernement vise un objectif de 15.000 éoliennes, l'année dernière, la DREAL estimait que près de 500 éoliennes avait été autorisées et devait bientôt être construit. A termes, les services régionaux du ministère du développement durable estimaient que la production en Mégawatts devrait quasiment doubler d'ici à 2020(de 4.564 Gigawatts en juin 2017 à 8.373 pour 2020).
Pour les maires des communes concernés, l'installation d'un parc d'éoliennes peut être une bonne nouvelle : c'est en tout cas, la garantie de retombées économiques non-négligeables. A Dommartin-Varimont (Marne), à l'est de Châlons-en-Champagne, les éoliennes rapportent à la commune environ 20.000 euros par an.
"Pour nous, participer au développement durable, c'est quelque chose d'important, mais il faut reconnaître que pour les habitants, pour accepter que le parc soit situé à proximité de chez eux, c'est effectivement l'aspect financier qui est importants pour eux, pour nous"
- Benoît Roth, le maire de Dommartin-Varimont -
Dix turbines supplémentaires devraient d'ailleurs faire leur apparition sur les terrains du village. Des modèles d'éoliennes plus perfectionnées que les premières, installées en 2005. "Aujourd'hui, on est sur des éoliennes qui ont une technologie plus avancée, avec une émergence acoustique bien inférieur à ce qu'on a pu connaître en 2005" assure l'édile, rassuré par les explications du porte-parole de l'un des plus grands promoteurs européens, Eurocape. Un promoteur qui ne cache pas son intérêt pour la région "c'est un territoire où on a énormément de place, où on a du vent, un beau plateau. Un faisceau convergent de critères techniques" explique Bertrand Badel.
Les regrets de certains maires
Pourtant, pour certains maires, le rêve peut virer au cauchemar. C'est le cas d'Isabelle Pestre. Comme beaucoup d'élus, l'édile de Chaussée-sur-Marne (entre Châlons-en-Champagne et Vitry-le-François) a cru à cette énergie dite verte. Jusqu'au jour où il a fallu commencer à démanteler des éoliennes en fin de vie, notamment pour les remplacer par des éoliennes nouvelles générations. "Quand j'ai reçu le permis de construire, je me suis inquiétée du devenir de l'ancienne éolienne" raconte l'élue "on ne parlait pas du socle de béton armé".
Car une éolienne ne se réduit pas à son mât haut de près de 100 mètres. Il y a comme qui dirait une partie immergée de l'iceberg : 1.000 tonnes de béton, 20 tonnes de ferraille, et des fondations de 15 mètres de diamètre. Le socle permet notamment à l'éolienne de "tenir" debout, malgré les vents qu'elle est précisément là pour affronter. Hors, "la loi impose un arasement à moins un mètre par rapport au sol naturel. C'est-à-dire qu'on laisse le béton armée avec un mètre au-dessus, on considère que tout va bien et on recouvre". Inacceptable pour Isabelle Pestre.
Une énergie parfois très critiquée
Mais l'élu n'a pas le pouvoir de refuser l'installation d'une éolienne nouvelle génération sur son territoire. "Le maire peut donner son avis, mais du moment que les services de l'Etat poursuivent l'instruction et ne trouvent pas d'écueil dans le projet ou qu'il n'y a pas de nuisance particulière, le permis est accordé" explique-t-elle.
Les opposants des éoliennes critiquent également l'irrégularité de leur production d'énergie. Pour Alban d'Arguin, auteur de l'ouvrage "Eoliennes, un scandale d'Etat", "c'est une énergie qui est aléatoire, qui dépend du vent. Dans notre pays, le vent souffle à peu près 20 % du temps" raconte-t-il "Qu'est-ce qu'on fait pendant les 80% restants?".
Voir notre reportage

11/11/18 : Bas-Rhin : HERBITZHEIM - UN AN APRÈS LA MISE EN SERVICE DU PARC
Parc éolien : une rentabilité sur 20-25 ans
L’été indien n’a pas été sans conséquences sur le fonctionnement du parc éolien de Herbitzheim. Après un bon démarrage, la ressource en vent s’est tarie. Le point avec Aalto power, l’exploitant....

https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-sarreguemines-bitche/2018/11/11/parc-eolien-une-rentabilite-sur-20-25-ans

05/11/18Moselle : PHOTOS. Chémery-les-Deux : 150 personnes à la réunion contre les éoliennes de Freistroff
La salle des fêtes de Chémery a servi de cadre ce dimanche après-midi à la réunion d’information organisée par l’association Hêtre Vit Vent, laquelle s’oppose au projet éolien initié par la municipalité de Freistroff (lire RL du 4 novembre). Près de 150 personnes ont écouté avec attention les propos tenus par les membres de l’association, rejoints par le Gecnal (le Groupement d’étude et de conservation de la nature en Lorraine, Warndt et Pays de Nied). Un à un, les orateurs ont souligné qu’ils n’étaient « pas contre les éoliennes », mais qu’ils s’opposaient à « ce projet précis » en raison de ses impacts sur le paysage, la forêt, les oiseaux et chauves-souris, soulignant les risques sur la santé et sur la dépréciation de l’immobilier, entre autres. Prochaines étapes : les réunions d’information des 14 et 15 novembre à 18h, respectivement à Chémery et Freistroff, organisées par la société Eolec (chargée du projet éolien à Freistroff).

https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-saint-avold-creutzwald/2018/11/04/photos-chemery-les-deux-150-personnes-a-la-reunion-contre-le-projet-eolien-a-freistroff

05/11/18 : Moselle : CHÉMERY-LES-DEUX : Projet éolien à Freistroff : 150 personnes à la réunion publique
La salle des fêtes de Chémery a servi de cadre ce dimanche à la réunion d’information organisée par l’association Hêtre Vit Vent, laquelle s’oppose au...
https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-saint-avold-creutzwald/2018/11/05/projet-eolien-a-freistroff-150-personnes-a-la-reunion-publique

04/11/18 : Moselle : Freistroff et Chémery-les-Deux : ils ne veulent pas d’éoliennes dans la forêt
L’association Hêtre Vit Vent (prononcez Être vivant) ne s’essouffle pas. Elle organise ce dimanche à Chémery-les-Deux une réunion d’information pour protester contre le projet éolien du village voisin, Freistroff.
« On n’est pas contre les éoliennes, on est contre ce projet éolien qui va saccager notre forêt et notre paysage. » Thierry Moura habite Freistroff, près de Bouzonville. Il a pris les rênes en juillet dernier d’une toute nouvelle association, Hêtre Vit Vent, créée pour s’opposer au projet de parc éolien initié par la municipalité de son village. « Notre association compte aujourd’hui une centaine de membres : des habitants de Freistroff, mais aussi de Chémery-les-deux, Anzeling… On souhaite aujourd’hui insuffler une prise de conscience face à ce projet qui a été mené sans l’accord des habitants du territoire. »
Selon les chiffres avancés par Thierry Moura, ce sont « six communes, soit 13 500 habitants, qui pourraient être impactés par ce projet éolien ». Les répercussions sur le panorama, le déboisement de plusieurs hectares de forêts, l’absence de vents suffisants, les possibles conséquences du fonctionnement des éoliennes sur la santé humaine et animale… L’association est vent debout contre ce projet, aussi bien sur le fond que sur la forme.
Quelles retombées ?
Dans sa présentation du projet, la commune de Freistroff annonce la construction de six machines et le déboisement - reboisement de 5,9 hectares de forêts. « Trop », estime Thierry Moura. Qui met en doute les retombées financières pour le village de Freistroff (66 000 € chaque année d’après l’association contre 150 000 € d’après la commune dans le cas d’un fonctionnement normal).
Pour Hêtre Vit Vent, ce projet répond surtout à une « opportunité foncière ». Pour s’en convaincre, elle pointe du doigt « les contacts entrepris avec la société Eolec (Paris) dès 2014 » et déplore « le manque de transparence dans les études » menées jusqu’à présent (ce que conteste Eolec, lire ci-dessous).
Réunion d’information cet après-midi à Chémery
À l’occasion d’une réunion d’information ouverte à tous ce dimanche 4 novembre à 14h30 à la salle des fêtes de Chémery-les-Deux, l’association Hêtre Vit Vent se propose de faire un point sur le projet éolien de Freistroff. Les organisateurs seront accompagnés de membres du Gecnal, le groupement d’étude et de conservation de la nature en Lorraine, Warndt et Pays de Nied.
Nicolas THIERCY Contact : hetrevitvent@laposte.fr
https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-saint-avold-creutzwald/2018/11/03/ils-ne-veulent-pas-d-eoliennes-dans-la-foret

31/10/18 : Moselle : Waldwisse : Une première éolienne prête à prendre le vent 😭
Ça y est, la première éolienne, en fait celle estampillée numéro huit, du parc éolien Lanstroff-Waldwisse est complète. C’est en partie dans la brume que les trois pales assemblées au sol ont été hissées en une seule fois sur le mât de cent mètres de haut. Une opération délicate qui doit se faire en présence d’un minimum de vent, bien que l’ensemble soit assuré par câble de part et d’autre par deux engins adjacents.
L’opération à peine terminée – elle aura duré une petite heure – la grue est posée au sol et son démontage peut commencer. Il faudra plusieurs jours pour qu’elle soit opérationnelle au pied du mât suivant.
Mais pas question de perdre de temps pour les entreprises partenaires qui œuvrent sur le site car les aléas de la météo peuvent changer la donne.

https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-thionville-hayange/2018/10/31/une-premiere-eolienne-prete-a-prendre-le-vent

24/10/18 : Aube : À Bourguignons, les éoliennes sont enfin fonctionnelles
L’inauguration des huit éoliennes implantées à Bourguignons (6), Fralignes (1) et Magnant (1) a eu lieu mercredi. Lancé en 2008, le projet a traîné, mais est enfin concrétisé depuis le 1er août.
Les huit dernières éoliennes se fondaient dans le ciel brumeux du Barséquanais, hier après-midi.
Sur les coups de 15 h 30, les élus sont venus couper le traditionnel ruban, devant l’éolienne nº 1. Un geste symbolique qui est intervenu dix ans après le lancement du projet.
Entre 2008 et 2010, « deux ans de concertation locale ont été nécessaires pour que la zone de développement terrestre soit approuvée dans les communes de Bourguignons, Fralignes et Magnant le 25 mai 2010 », rappellent les responsables de la société allemande Léonidas Associates, exploitante du projet.
Le refus du préfet annulé par le tribunal de Châlons
Une réunion publique est organisée pour recueillir l’avis de la population, des études sont réalisées. Puis, en septembre 2012, les demandes de permis de construire et d’autorisation ICPE (installations classées pour la protection de l’environnement) sont soumises. Mais elles sont refusées par le préfet, début 2014. Ces refus font alors l’objet d’une contestation devant le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, qui ordonne l’annulation des arrêtés de refus et la délivrance des autorisations en juin 2015.
« L’un des points qui avait amené le préfet à refuser le projet était l’encerclement du village par les éoliennes. Le tribunal administratif de Châlons en a jugé autrement… visiblement sans connaître la réalité du terrain », confie un habitant concerné par le projet et résolument contre.
Vingt-huit éoliennes dans le viseur
C’est finalement en août et septembre 2015 que les permis de construire et l’autorisation ICPE sont attribués pour les huit turbines et deux postes de livraison. La construction du parc du Valbin, elle, a débuté en septembre 2017.
Et, depuis le 1er août 2018, toutes les éoliennes sont opérationnelles. Ainsi, aujourd’hui, en tournant la tête à droite, les usagers de la D135 entre Fralignes et Magnant, ainsi que les quelques chevaux présents dans ce secteur, peuvent voir les éoliennes (quinze sur le parc des Cômes-de-l’Arce, et cinq sur le parc de la vallée de l’Arce).
Les élus les ont donc vues de près, hier, et ils ont eu le droit à une visite. Puis, dans les discours qui ont suivi, le projet a été longuement rappelé. Des félicitations par ci, une pique contre les anti-éoliens par là…
Et puis des petites blagues, aussi. Comme celle de la député LR Valérie Bazin-Malgras, qui avait séché les questions au gouvernement, et qui a conclu son discours par : « Bon vent à ce beau parc éolien ! » Elle était facile, celle-là !
À lire aussi
Il va falloir du vent!
Huit éoliennes de plus en 2018 dans le Barséquanais

http://www.lest-eclair.fr/86905/article/2018-10-24/dix-ans-apres-les-eoliennes-sont-fonctionnelles

21/10/18 : Moselle : La ville de Bitche rejette le projet de la régie
Rebondissement au conseil municipal, vendredi soir. Alors que le projet était ficelé, les élus ont rejeté l’achat des parts dans Hydrocop de la régie municipale d’électricité. « Trop risqué », estiment-ils.
Extrait : 
De son côté, la communauté de communes prévoit l’installation de 24 éoliennes. Un projet mené avec UEM (Usine d’électricité de Metz). « Le Pays de Bitche deviendrait alors un territoire à énergie positive », rappelle Francis Vogt, président.
https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-sarreguemines-bitche/2018/10/21/la-ville-de-bitche-rejette-le-projet-de-la-regie

20/10/18 : Alsace : Sundgau : Altkirch : Haut-Rhin : L’éolien aurait-il le vent en poupe ? 😯😭
Voyage en coup de vent, vendredi, des élus du Pays du Sundgau : une trentaine d’entre eux ont passé la journée à Schönau en Forêt-noire pour voir, in situ, comment fonctionnent des éoliennes. L’installation de tels appareils est sérieusement envisagée dans le Sundgau. Une étude est prévue en 2019 pour identifier les sites potentiels.
À Schönau, petite ville d’un peu plus de 2000 habitants du sud de la Forêt-Noire, la transition énergétique est presque déjà de l’histoire ancienne. Elle a débuté en 1986 au lendemain de l’accident nucléaire de Tchernobyl : la volonté de sortir de l’atome animait alors une large part de la population (lire ci-dessous). D’abord très portée sur le solaire, la coopérative EWS (EWS Elektrizitätswerke Schönau) développe actuellement l’éolien. Depuis 2015, quatre éoliennes ont été érigées sur les hauteurs du hameau de Gersbach, une cinquième est en projet. Les appareils fournissent l’équivalent de la consommation annuelle d’une ville de 45 000 personnes (hors chauffage).
Ce dispositif intéresse donc au plus haut point les élus alsaciens. Pourquoi ? Parce qu’il ressemble fortement à ce que pourrait être le futur énergétique du Sundgau ! Le pôle d’équilibre territorial rural (PETR) du Pays du Sundgau vient en effet de débloquer 20 000 € pour lancer une étude sur le sujet. La studieuse excursion en Allemagne de vendredi en constituait la première étape.
« Le Pays du Sundgau prépare son projet de territoire. Celui-ci prévoit un axe fort sur la transition énergétique. Et oui, parmi les options envisagées figure l’implantation de l’éolien » , explique François Eichholtzer, président du PETR, conscient que cette éventualité risque de soulever un vent de fronde. Aussi rappelle-t-il « qu’au moment de décider des grandes orientations du projet de territoire, une majorité d’élus a voté en faveur de l’éolien ».
Vallée de la Largue, Trouée de Belfort, Jura
L’étude prévue en 2019 déterminera les zones d’implantation. « S’il y en a une dizaine c’est beaucoup » , rassure François Eichholtzer. Pour le moment, le PETR dispose déjà d’une carte des vents. Ça souffle le plus dans la vallée de la Largue, la Trouée de Belfort et le Jura alsacien. Toutefois, les couloirs de vent ne sont pas le seul élément à prendre en compte. La proximité de l’aéroport de Bâle-Mulhouse limitera les installations dans le Jura alsacien et interdit partout la mise en place de grandes éoliennes. À Schönau, elles mesurent plus de 200 mètres de haut. Ce type d’appareil est exclu dans le Sundgau. « Parce que l’aéroport est proche mais aussi par souci de l’intégration paysagère », explique François Eichholtzer. Les petites (moins de 12 m de haut) et moyennes éoliennes (jusqu’à 80 m) seront privilégiées.
Outre les lieux d’implantation, l’étude devra aussi déterminer quelle forme juridique prendra l’exploitation des sites : en régie par une commune ? En coopérative ? En ayant recours à un opérateur privé ? « D’ici fin 2019, nous seront en mesure de proposer deux à trois hypothèses », conclut François Eichholtzer.

19/10/18 : Aube : Le conseil municipal approuve le projet éolien
5 pour, 3 contre. L’implantation de trois mâts à Gumery a reçu un avis favorable au grand dam de certains habitants.
Après les permanences assurées par le promoteur Neoen à Gumery, le projet d’extension du parc éolien de la Vallée des Grillons était de retour sur la table du conseil municipal.
Jeudi soir, en effet, les élus avaient à se prononcer sur l’implantation de trois mâts de 3,6 mégawatts dans la commune – deux autres étant prévus à Traînel –, l’utilisation de chemins ruraux et le survol par les pales d’une parcelle communale, et la signature d’une convention.
À l’issue d’un débat houleux, cinq élus (le maire Philippe Bergner, la première adjointe Muriel Gouebault, et les conseillers Arnaud Bisig, Claude Josselin et Emmanuel Mongerand) ont donné leur feu vert, trois se sont opposés (le deuxième adjoint André Gabiot, et les conseillers Robert Legrand et Olivier Monpoint).
Valérie Horsin et Christian Vajou, directement concernés par le projet, n’ont pas pris part au vote pour éviter le risque de conflit d’intérêts qu’avait soulevé André Gabiot.
Ce dernier avait fait parvenir un courrier au premier magistrat pour solliciter le report de la réunion, considérant que c’était « impossible de délibérer [ faute] d’informations suffisantes ». Une demande rejetée par la majorité.
Le premier magistrat a fait passer à ses collègues des photomontages, que le deuxième adjoint a jugées incomplètes, et l’étude sonore.
Par ailleurs, Emmanuel Mongerand a donné son avis au niveau de l’impact sonore, en précisant qu’un « bridage technologique » était prévu. Ce qui n’a pas convaincu Alain Gabiot.
251 200 € de mesures compensatoires et d’accompagnement
Le premier édile a détaillé les mesures qu’il avait pu obtenir du promoteur : « 100 000 € destinés à l’aménagement paysager », essentiellement « l’enfouissement des câbles »et « 151 200 € pour financer des projets d’infrastructures permettant l’amélioration du cadre de vie, la réduction de l’impact énergétique… » « Ça représente quinze ans d’investissement pour la commune », a-t-il souligné après la réunion. À ces sommes pourrait s’ajouter un supplément potentiel, « mais ce n’est pas certain de l’obtenir ».
La localité de Gumery bénéficiera en plus de retombées fiscales – « 41 300 € par an pendant 30 ans » – et touchera des loyers annuels, « 11 500 € pour l’utilisation des chemins ruraux et le survol de pales ».
L’avis favorable prononcé par le conseil municipal n’a pas été vu d’un bon œil par des habitants présents dans le public, qui auraient aimé pouvoir prendre la parole.
Parmi eux, Chuck Dressner trouvait que cette prise de décision était trop précipitée, estimant insuffisant le fruit des négociations du maire.
Il réclame, en effet, une compensation pour le village proportionnelle aux nuisances occasionnées, qu’il a estimée à pas moins de 200 000 € par an. Tout en organisant une réunion en septembre, il a fait circuler une pétition qui a recueilli « cinquante-quatre signatures ».
Une autre administrée, inquiète par les fréquences produites, a regretté que la question de la santé n’ait pas été évoquée.
http://www.lest-eclair.fr/86325/article/2018-10-19/le-conseil-municipal-approuve-le-projet-eolien


16/10/18 : Meurthe-et-Moselle : Villerupt : les éoliennes au cœur des subventions
Différents points étaient à l’ordre du jour du conseil municipal de Villerupt. Il était notamment question de subventions et de conventions avec les associations. Les 500 € de l’Adet 54 ont fait débat.
Extrait : 
Parmi les points à l’ordre du jour du conseil municipal de Villerupt, celui consacré aux subventions a fait grincer l’opposition. L’Association de défense de l’environnement à Tiercelet 54 (Adet 54) est opposée à la création d’un parc éolien sur le ban de l’intercommunalité voisine Cœur de Pays-Haut. Elle sollicitait une subvention exceptionnelle de 500 € afin de poursuivre ses actions dans le cadre du projet de développement éolien touchant la commune de Villerupt. « Une nouvelle loi oblige que les éoliennes soient bâties à un kilomètre des premières habitations contre 500 mètres avant », remarque César Tullii, de l’opposition Ensemble pour agir. « Cette loi n’est pas rétroactive et ne change pas le projet actuel », fait savoir le maire Alain Casoni. « N’y a-t-il pas eu un accord entre l’Adet 54 et le porteur du projet ? », interroge César Tullii. « Le projet ne prévoit pas de faire reculer les éoliennes », précise Martine Chillotti, adjointe aux finances et à l’administration générale. « On en est où ? », se demande encore le conseiller d’opposition. « Nous pouvons faire venir le président de l’Adet 54 pour qu’il nous donne des précisions », note le maire. Le vote fait état d’une voix contre et de six abstentions (les deux groupes d’opposition).
https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-longwy/2018/10/16/les-eoliennes-au-coeur-des-subventions

16/10/18FUTUREN met en service un parc de 20 MW dans la Meuse et lance la construction de deux nouveaux parcs éoliens en France
FUTUREN annonce la mise en service d'un nouveau parc éolien situé sur le territoire de la commune de Demange-aux-Eaux, dans le département de la Meuse. Le parc éolien de Demange comprend 9 éoliennes de 2,2 MW de puissance unitaire, soit une capacité totale de 19,8 MW.
Les travaux de construction avaient débuté en septembre 2017. Le parc de Demange produit dorénavant de l'électricité verte, qui couvrira les besoins en électricité de plus de 20 000 foyers chaque année.
Cette mise en service porte à 428 MW la capacité brute exploitée pour compte propre par FUTUREN, dont 200 MW situés en France.
Par ailleurs, FUTUREN a récemment signé un contrat d'achat de 11 éoliennes pour un projet de 38 MW actuellement en construction dans l'Aube, ainsi qu'un contrat d'achat de 7 éoliennes pour la construction d'un projet de 6,3 MW dans l'Hérault.
La mise en chantier de ces deux projets porte à 58 MW la capacité cumulée actuellement en construction de FUTUREN en France.
À propos de FUTUREN
FUTUREN est un groupe actif dans le domaine de l'électricité d'origine éolienne, présent sur l'ensemble de la chaîne de valeur du secteur éolien. Le Groupe développe, construit et détient des parcs éoliens dans quatre pays : la France, l'Allemagne, le Maroc et l'Italie. Au total, le Groupe gère 652 MW pour son propre compte et pour le compte de tiers.

https://www.boursorama.com/bourse/actualites/futuren-futuren-met-en-service-un-parc-de-20-mw-dans-la-meuse-et-lance-la-construction-de-deux-nouveaux-parcs-eoliens-en-france-6e759c145803ca10d1b2b25fbc6a4aaf

16/10/18Futuren : démarrage d'un parc éolien dans la Meuse
https://www.zonebourse.com/FUTUREN-11094466/actualite/Futuren-demarrage-d-un-parc-eolien-dans-la-Meuse-27428672/

12/10/18 : Aube : Les habitants de Gumery invités à poser leurs questions quant au projet de parc éolien
Le promoteur Neoen a proposé trois journées de permanence afin de rencontrer la population.
http://www.lest-eclair.fr/85441/article/2018-10-12/les-habitants-de-gumery-invites-poser-leurs-questions-quant-au-projet-de-parc

10/10/18 : Faits divers : Ardennes : Charleville-Mézières: un convoi bloque la bretelle d’autoroute
Le poids lourd transporte une pale d’éolienne.
Ce mercredi vers 18 heures, un convoi exceptionnel s’est retrouvé en fâcheuse position sur l’A304 à Charleville-Mézières. Le poids lourd qui transportait une pale d’éolienne d’une grande longueur s’est retrouvé à bloquer la bretelle de sortie Sedan/Reims. Heureusement, les automobilistes pouvaient reprendre la sortie Mohon pour rejoindre leur destination. Ce mercredi soir, il était difficile de savoir si c’était une panne ou des difficultés de manœuvres qui immobilisaient le convoi.
http://www.lardennais.fr/116428/article/2018-10-10/charleville-mezieres-un-convoi-bloque-la-bretelle-d-autoroute

10/10/18 : Aube : Bar-sur-Seine et environs : Favorables à l’extension du parc éolien sur la vallée de l’Arce 😡
Les représentants de Boralex ont été bien accueillis dans la salle des fêtes lundi soir.
La permanence d’information de lundi soir s’est déroulée dans le calme. Après la confrontation à Beurey, on pouvait s’attendre à une présence d’opposants au projet d’extension du parc éolien de la vallée de l’Arce et aux éoliennes en général. Quelques-uns étaient dans la salle des fêtes de Chervey, mais dans le plus grand calme, ils ont écouté les réponses ou explications d’Arthur Saltier, chef de projets Grand Est, James Courtefois et leurs collègues de la société Boralex. Et ce ne sont pas les soucis de pollution visuelle, nuisances ou autre financement public – épinglé d’ailleurs par la cour des comptes - évoqués, qui ont pollué le dialogue.
Recueillir les avis locaux
Quelques curieux sont passés par les différents ateliers de présentation et ont pu échanger sur le projet. « Nous venons nous présenter, informer et répondre aux questions de la population. Nous en profitons aussi pour recueillir et prendre en compte les sentiments ou réflexions locales avant d’engager plus en détail notre projet », a bien rappelé Arthur Saltier.
L’an passé, la société a pris contact avec les municipalités de la vallée de l’Arce. « J’ai été à l’origine du premier projet éolien donc forcément je suis favorable à l’extension », confiait Michel Simonnot, maire de Chervey. Son homologue de Bertignolles, Dominique Boithier, voyait cela d’un bon œil aussi et quelques revenus intéressants pour sa commune.
Actuellement, vingt éoliennes tournent sur le secteur. Boralex a engagé une étude pour étendre les deux parcs existants. En fonction des premières conclusions, la société choisira les emplacements au printemps prochain. La mise en service de l’extension pourrait intervenir en 2022. D’ici là, les habitants auront bien l’occasion de donner leurs avis.

http://www.lest-eclair.fr/85207/article/2018-10-10/favorables-l-extension-du-parc-eolien

09/10/18 : Aube : Nogent-sur-Seine : Eoliennes dans le Grand Est. Les petites communes demandent des compensations financières
De nouveaux projets éoliens sont en cours dans l'Aube, notamment près de Nogent-sur-Seine. Celui du parc de la Vallée des Grillons doit accueillir 5 nouvelles éoliennes, et compter avec des réticences et des demandes de compensations.
Le risque d'interférences avec une balise de l'aviation civile a été levé : les 5 premières éoliennes du parc de la vallée des Grillons vont être rejointes par 5 autres dont 3 à Gumery. Les mats de 175 m de haut seront érigés à 1 200 m de la maison des Horsin. Ces riverains ne voient pas l'arrivée des éoliennes d'un bon oeil. "Déjà, il y a la gêne visuelle, constate Bernadette Horsin.
Les quelques opposants trouvent très insuffisantes les recettes programmées et présentées par le Maire, Philippe Bergner, et soutien du projet. Les taxes reversées devraient rapporter 41 300 euros par an sur 25 à 30 ans à la commune et 48 600 euros à la communauté de communes. Cette différence fait d'autant plus débat que le nombre d'éoliennes est déjà très important dans l'Aube. Avec 357 mâts, le département est le plus équipé de la région derrière la Marne. "C'est difficile de faire passer cela au niveau du conseil et des habitants, constate l'élu. Mais c'est normal et il faut essayer de compenser cela autrement."
En pleine phase de concertation, la chef de projet du développeur Neoen rappelle que tout est très réglementé. Sans donner d'enveloppe précise, elle évoque les mesures environnementales compensatoires qui peuvent financer par exemple l'enfouissement de lignes électriques. La négociation n'est pas terminée.
Si ce projet évolue dans le bon sens pour Neonen, une enquête publique sera ouverte dans un an dans ce village proche de Nogent-sur-Seine.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/aube/nogent-seine/eoliennes-grand-est-petites-communes-demandent-compensations-financieres-1555056.html

07/10/18 : Aube : Beurey : Éoliennes : les opposants s’invitent à la permanence
Venus présenter le projet d’installation de nouvelles éoliennes dans la Vallée de l’Arce, les représentants de Boralex n’ont pas été déçus. Ils sont tombés sur une vingtaine d’anti-éolien
La permanence devait commencer à 20 h, vendredi. Une demi-heure avant, Arthur Saltier, chef de projets Grand Est à Boralex, James Courtefois, au développement territorial, et Nicolas Wallez, technicien de maintenance à Verrières, s’installaient tranquillement dans la salle de la mairie. Leur idée était de discuter avec chaque habitant du projet d’augmentation du nombre d’éoliennes dans la vallée de l’Arce.
Une extension qui prévoit de nouvelles installations à Beurey, Buxières-sur-Arce, Chervey, Bertignolles et Éguilly-sous-Bois. Actuellement, il y a vingt éoliennes : quinze qui datent de 2009, avec le parc de la Vallée de l’Arce, et cinq qui datent de 2015, avec le parc des Cômes de l’Arce. Magnant était concernée, mais le maire de cette commune, Dominique Marisy, n’a pas donné son accord pour que Boralex lance son étude. Les cinq autres édiles ont validé la faisabilité de cette étude, ce qui ne veut pas toutefois dire qu’ils accepteront le projet.
Mais ce que les trois représentants de la société québécoise n’avaient pas prévu, c’est qu’ils allaient se retrouver face à des habitants farouchement opposés à ce projet.
L’implantation précise n’est pas définie
Ils s’en sont rendu compte dès 20 h 15, avec l’arrivée des Magnantais Éric Planell, président de l’association « Préserver le paysage nord-barséquanais » (PPNB), Jean-Christophe Dreyfus, secrétaire, et Nathalie Moullet, trésorière. Après quelques échanges entre ces trois nouveaux arrivés et Arthur Saltier, la permanence est devenue une réunion publique.
« Ce n’était pas du tout ce qui était prévu, mais on va essayer de faire au mieux et de répondre à vos questions, a lancé Arthur Saltier. On était venu présenter un projet, on est très tôt dans son élaboration. On a lancé les études mais on n’a pas eu les retours, on n’a pas d’informations sur les machines à vous présenter, on n’a pas de projet défini. On vient vous donner l’information qu’il y a un projet à l’étude dans votre territoire, et on attend vos retours, que l’on pourra prendre en compte. »
« Pollution visuelle »
L’implantation précise n’est pas connue, le nombre d’éoliennes non plus (une quinzaine maximum). Des zones sont définies, en fonction notamment des contraintes militaires. La vallée de l’Arce étant en pleine zone Setba (zone d’entraînement au vol à très basse altitude de l’armée de l’air), l’État n’autorise plus de nouveaux projets dans ces zones, hormis s’il s’agit d’une implantation à moins de 700 m d’éoliennes déjà existantes. À partir de cela, les techniciens définissent des zones où il est possible d’y implanter une éolienne, mais rien de bien précis (voir la carte ci-contre). Le projet étant encore à ses prémices (lire l’encadré), le débat s’est vite transformé en une confrontation idéologique entre « pro » et anti-éolien.
Les trois représentants de Boralex ont donné la réplique à la vingtaine de personnes présentes. Pêle-mêle, ils ont répondu à des questions générales, portant sur le nombre d’emplois locaux que générait l’implantation des éoliennes (très peu), sur les problématiques de santé et d’environnement (peu d’études sérieuses se consacrent à ce point) ou sur la pollution visuelle.
Beaucoup se sont plaints du fait que les éoliennes leur gâchaient la vue, notamment un habitant de Beurey qui, en regardant par sa fenêtre, a onze éoliennes dans son champ de vision. Le démantèlement, la durée de vie des éoliennes, les nuisances (bruit, réception de télévision, sommeil, etc.) ont aussi été évoqués.
L’échange a duré une bonne heure et demie. Le ton est parfois monté. Puis, tous ont visionné un petit film sur Boralex, qui sonnait comme une campagne de recrutement. Les débats ont ensuite repris jusqu’à 23 h. Mais chacun campait sur ses positions. Au final, beaucoup de vent pour pas grand-chose…
Une nouvelle permanence aura lieu demain, lundi 8 octobre, à 20 h à Chervey.
Historique et planning du projet (selon Boralex)
29 mai 2017 : premiers contacts avec les élus au sujet d’une extension ; 3 août : obtention des accords des élus pour l’étude ; 12 novembre : étude d’impact complète ; 5 octobre 2018 : première communication aux riverains ; 1er mars 2019 : implantation finale choisie ; 13 juin : dépôt de la demande d’autorisation ; 6 janvier 2020 : enquête publique ; 15 juin : obtention de l’autorisation ; 5 avril 2021 - 14 janvier 2022 : construction du parc ; 17 janvier 2022 : mise en service l’extension.
http://www.lest-eclair.fr/84766/article/2018-10-06/eoliennes-les-opposants-s-invitent-la-permanence

04/10/18 : Ardennes : Présentations musclées pour les éoliennes de Vents du Nord à Wadimont
Un projet d’implantation de neuf éoliennes, bénéficiant déjà de l’aval du conseil municipal, a été présenté par la société Vents du Nord aux habitants. Ambiance.

Wadimont village sacrifié », « Non aux éoliennes à Wadimont...
http://www.lardennais.fr/115220/article/2018-10-04/presentations-musclees-pour-les-eoliennes-de-vents-du-nord-wadimont

02/10/18 : Meuse : Baâlon : Les éoliennes jouent à cache-cache

Le projet éolien sur la commune date de 2008. Dix ans déjà, et des 7 éoliennes prévues au départ, aucune n’est encore érigée. Pour cause : l’autorisation d’exploiter n’a pas été délivrée.
Baâlon Énergies est installée à Bègles (33) et gérée par Pierre Girard, le directeur général de Valorem. De 2011 à 2013, la société de projet Baâlon Énergies, filiale du groupe Valorem, a étudié la faisabilité d’un parc éolien. En novembre 2013, elle a déposé auprès des services instructeurs des demandes de permis de construire et d’autorisation d’exploiter pour 7 éoliennes et un poste de livraison.
À l’issue de l’enquête publique, le projet a obtenu un avis favorable en décembre 2015. Seules des réserves ont été émises concernant la présence de 4 éoliennes dans le périmètre de protection d’un captage d’eau. La préfecture a refusé de délivrer le permis de construire et l’autorisation d’exploiter.

Le permis de construire accordé mais…
Suite à des procédures contentieuses émises contre cette décision par la société Baâlon Énergies, la préfecture a accordé, au printemps, un permis de construire pour 3 éoliennes et un poste de livraison, hors du périmètre de protection du captage d’eau. Toutefois la société ne peut pas construire son parc éolien sans autorisation d’exploiter.
La préfecture reproche à Valorem un manque d’informations sur ses capacités financières lors de l’enquête publique, « point, explique Théo Labaye, le chargé d’affaires de chez Valorem, qui n’avait pas été soulevé pendant l’instruction ». La société entend donc régulariser son dossier de demande d’autorisation d’exploiter par l’ajout de documents qui ne figuraient pas au dossier initial.
Une nouvelle phase d’information du public a lieu jusqu’au vendredi 26 octobre en mairie de Baâlon et sur le site http://projet-eolien-de-ballon.consultationpublique.net.

29/09/18 : Marne : Un parc éolien à Blacy se profile
Le conseil communautaire a acté l’implantation du parc éolien des Noues. L’enquête publique a débuté le 28 septembre et se terminera le 28 octobre.
C’est un dossier vieux de sept ans qui est ressorti des cartons. L’implantation du parc éolien des Noues, sur la commune de Blacy, a été relancée après le vote du conseil communautaire Vitry, Champagne et Der prenant acte de l’instruction de la demande d’autorisation unique nécessaire à la réalisation du projet. « Cela a mis du temps à cause des études qui sont parfois longues. Il a fallu se préoccuper des couloirs migratoires, des autres parcs éoliens mais aussi des camps militaires à proximité », explique Daniel Fontaine, maire de la commune.
Le projet présenté par la Société d’exploitation du parc éolien (Sepe) des Noues basée à Schiltigheim, dans le Bas-Rhin, sera développé par l’entreprise Ostwind. C’est elle qui a porté le dossier depuis 2011 et qui sera chargée des sept éoliennes d’une hauteur maximale de 150 mètres avec un rotor de 100 mètres de diamètre. La puissance de chaque éolienne sera de 2 mégawatts, soit une puissance totale du parc de 14 mégawatts. La puissance annuelle prévisionnelle d’électricité du parc est estimée à 35 000 mégawatts. Lors de la présentation du projet du conseil communautaire daté du 27 novembre 2014, il était indiqué que le parc pourrait fournir 2 000 personnes en électricité.
Le parc sera localisé « au nord-ouest de la commune », a précisé Francis Passinhas, rapporteur de la délibération votée au conseil communautaire, mardi dernier. Il s’inscrit dans une démarche de densification en s’attachant à son intégration vis-à-vis des autres parcs existants. « C’était important de faire des études pour que les éoliennes soient regroupées et pas éparpillées », confirme d’ailleurs Daniel Fontaine.
L’autorité environnementale attire l’attention sur deux points
Le parc éolien des Noues épousera le parc des Perrières construit en 2014 sur la commune de Maisons-en-Champagne. Le projet final est un compromis entre le recul suffisant du parc des Perrières, l’évitement d’un couloir de migration stratégique avifaune et un recul par rapport aux boisements et aux habitations. L’autorité environnementale s’est d’ailleurs prononcée, dans un avis daté du 18 mai 2018, sur le projet. Elle attire l’attention de l’exploitant, de l’inspection des installations et du préfet sur deux points. « Il est recommandé à l’exploitant de suivre l’évolution des techniques concernant les systèmes de détection d’oiseaux afin d’installer sur ce projet la meilleure technologie de bridage disponible. Le suivi avifaune du parc devra s’effectuer dès sa mise en service au vu de la proximité d’un couloir de migration stratégique avifaune. »
L’enquête publique a débuté vendredi et se terminera le 28 octobre.
http://www.lunion.fr/114326/article/2018-09-29/un-parc-eolien-blacy-se-profile

28/09/18 : Ardennes : Vaux-Villaine : vent de protestation contre le projet éolien
Un collectif vient d’être créé pour protester contre l’implantation d’éoliennes dans la commune. Il dénonce principalement l’opacité du projet et l’absence de communication.
Autour de cette table personne n’est contre les énergies renouvelables », affirment-ils. Les membres du collectif...
http://www.lardennais.fr/114266/article/2018-09-28/vaux-villaine-vent-de-protestation-contre-le-projet-eolien

28/09/18 : Moselle : Ippling : Oui à une passerelle piétonne et à des éoliennes
https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-sarreguemines-bitche/2018/09/28/oui-a-une-passerelle-pietonne-et-a-des-eoliennes

28/09/18 : Bas-Rhin : Herbitzheim : le parc éolien inauguré😡😡😡
Le parc éolien d’Herbitzheim a été inauguré hier. Au total 5 éoliennes ont fait leur apparition au mois de novembre l’année dernière. Un nouveau paysage avec des éoliennes qui peuvent tenir plusieurs décennies comme nous l’explique Gabriel Rebourcet, directeur général d’Aalto Power.
Interview en ligne
Ce parc éolien est différent de celui de Woelfling et de Dillingen en Sarre. Les éoliennes ne sont pas alignées et le maire Michel Kuffler nous dit pourquoi.
Interview en ligne
Il avait peur pour la tranquillité de ses vaches à cause du mouvement des palmes et de ces ombres au sol. Autres inquiétudes souvent citées : le bruit et la collision entre les oiseaux et les éoliennes. Écoutez, Gabriel Rebourcet.
Interview en ligne
Un travail a été également réalisé avec la DREAL (Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement) pour respecter la nature. Suite aux défrichements nécessaires, des haies vont être installées par l’exploitant. Des fossés artificiels ont également vu le jour. Mais on s’est aussi entendu avec les agriculteurs comme nous l’affirme Pascal Lajugie le responsable de l’unité départementale de la DREAL.
Interview en ligne
Enfin, les questions que l’on se pose tous. Quel est le bilan du parc depuis son lancement et combien d’habitants profitent de ces éoliennes ? Les réponses de Gabriel Rebourcet.
Interview en ligne
Le parc éolien de Herbitzheim est le 2ème d’Alsace. Pour Aalto Power, l’objectif est de créer d’autres parcs éoliens dans la région Grand-Est.
http://www.radiomelodie.com/actu/10413-herbitzheim-le-parc-eolien-inaugure.html

28/09/18 : Bas-Rhin : Les dernières Nouvelles d'Alsace

27/09/18 : Vosges : Les capacités techniques et financières du porteur d’un projet d’exploitation d'un parc éolien
Une société spécialisée dans le domaine éolien a obtenu en 2014 par arrêté du préfet des Vosges la délivrance d’une autorisation d’exploiter 13 éoliennes.
Une association locale de protection du paysage a obtenu l’annulation de cet arrêté devant le tribunal administratif de Nancy dont le jugement a été confirmé par la Cour administrative d’appel de Nancy.
L’affaire fait l’objet d’un pourvoi devant le Conseil d’Etat par le ministre de la transition écologique et solidaire et par la société qui porte le projet.
Pour confirmer l’annulation de l’arrêté du préfet, la cour administrative d'appel de Nancy s'est fondée sur le fait que le pétitionnaire ne démontrait pas avoir la capacité financière pour mener à bien son projet en visant l’article L. 512-1 du code de l’environnement.
Or cette disposition a été profondément remaniée par l’ordonnance n°2017-80 du 26 janvier 2017. Le nouvel article L. 512-1 du code de l’environnement ne fait désormais que renvoyer au chapitre unique du titre VIII du livre Ier.
Cette même ordonnance a dans le même temps créé l’article L. 181-27 du code de l’environnement qui dispose désormais que : " L'autorisation prend en compte les capacités techniques et financières que le pétitionnaire entend mettre en ½uvre, à même de lui permettre de conduire son projet dans le respect des intérêts mentionnés à l'article L. 511-1 et d'être en mesure de satisfaire aux obligations de l'article L. 512-6-1 lors de la cessation d'activité ".
La Cour administrative d’appel de Nancy a donc fondé sa décision sur une disposition en vigueur à la date de la décision du préfet, et non à la date à laquelle elle statue.
Or le Conseil d’Etat rappelle qu’ « il appartient au juge du plein contentieux des installations classées pour la protection de l'environnement d'apprécier le respect des règles relatives à la forme et la procédure régissant la demande d'autorisation au regard des circonstances de fait et de droit en vigueur à la date de délivrance de l'autorisation et celui des règles de fond régissant le projet en cause au regard des circonstances de fait et de droit en vigueur à la date à laquelle il se prononce, sous réserve du respect des règles d'urbanisme qui s'apprécie au regard des circonstances de fait et de droit applicables à la date de l'autorisation ».
En conséquence, « alors qu'était ainsi en cause en l'espèce le respect d'une règle de fond, la cour a entaché son arrêt d'une erreur de droit en se fondant, pour apprécier les capacités financières du demandeur, sur les dispositions de l'article L. 512-1 du code de l'environnement dans leur rédaction en vigueur à la date de l'arrêté attaqué, alors qu'il lui appartenait de faire application des dispositions de l'article L. 181-27 du même code issues de l'ordonnance du 26 janvier 2017 qui étaient entrées en vigueur à la date à laquelle elle s'est prononcée ».
Le Conseil d’Etat annule donc l’arrêt de la Cour d’appel de Nancy et lui renvoie directement l’affaire.
CE, 26 juillet 2018, n°411080
Source
https://www.juritravail.com/Actualite/sanctions-administratives/Id/290804


27/09/18Bas-Rhin : Les éoliennes de Herbitzheim enfin inaugurées
Les éoliennes de Herbitzheim ont été inaugurées jeudi matin, près d’un an après leur mise en service. Un épilogue qui s’est fait attendre, puisque le ...
https://www.dna.fr/edition-de-sarre-union/2018/09/27/les-eoliennes-enfin-inaugurees

26/09/18 : Haute-Marne : « Doux le Vent » se découvre
Le nouveau parc éolien haut-marnais, en cours de construction au-dessus de Doulevant, devrait être opérationnel en novembre.
http://www.jhm.fr/departement/doux-le-vent-se-decouvre

20/09/18 : Marne : La nouvelle mairie des Essarts-le-Vicomte inaugurée
Plus de cent personnes ont assisté à l’inauguration de la nouvelle mairie.
Cyril Laurent, maire de Les Essarts-le-Vicomte vient d’inaugurer, avec son conseil municipal, la nouvelle mairie dans l’ancien logement communal, l’agrandissement de la salle des fêtes et l’aménagement de la place de la mairie.
On a pu voir, Odile Bureau sous-préfète de l’arrondissement d’Épernay, René-Paul Savary, sénateur, Patrice Valentin, conseiller régional, Danielle Bérat, conseillère départementale, Gérard Amon, président de la communauté de communes, l’ancien maire Philippe Rollet et de nombreux édiles et personnalités.
Cyril Laurent n’a pas manqué de retracer la genèse des travaux en précisant : « Nous sommes réunis aujourd’hui afin de clôturer les nombreux travaux réalisés au cours de ces dernières années ».
Ces importants investissements ont été programmés sur quatre exercices budgétaires de 2015 à 2018 et représentent un coût total de 330 070 € HT.
Pas de hausse d’impôts
La première opération, (mairie et agrandissement de la salle des fêtes), s’élève à 284 627 € HT. Ils ont été financés en partie par l’État, via la dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR) pour un montant de 73 070 € et la subvention du Sénateur Savary, d’un montant de 8 676 €. Le reste a été pris en charge par la commune avec notamment la conclusion d’un prêt à taux zéro de 159 600 €, pour ne pas alourdir la charge de la dette. Ces investissements avaient été envisagés, en partie, avant l’élection de Cyril Laurent : « La précédente équipe municipale conduite par Philippe Rollet, avait songé à la réhabilitation de l’ancien logement communal pour y implanter une nouvelle mairie offrant plus de places mais également plus de confidentialité. »
Et le premier magistrat d’ajouter : « La deuxième opération consistant en l’aménagement de la place de la mairie a été menée sur l’exercice 2018 pour un montant de 45 444 € HT. Elle s’est traduite par la création d’un parking de 16 places et de 2 places pour les personnes à mobilité réduite. Cette opération a également bénéficié d’un financement de l’État pour un montant de 8 333 € ». Cette place a été aménagée pour que les déplacements des personnes à mobilité réduite soient possibles dans leur quasi intégralité.
Le maire n’a pas omis de remercier le conseil municipal : « La réalisation de ces importants travaux a été rendue possible grâce à la bonne gestion de mon prédécesseur et de son équipe permettant la constitution d’une réserve budgétaire. Ensuite, le programme d’économies, lancé en début de mandat, a permis, quant à lui, d’économiser entre 12 000 et 15 000€/an ».
Enfin, la perception de nouvelles recettes fiscales liées à l’implantation du parc éolien à hauteur de 12 000€/an a été un levier essentiel en faveur de la réalisation de ces travaux. 😡😡
Et sans hausse des taux d’imposition depuis 2014.

18/09/18 : Vosges : Moussey : une pétition contre les coupures de courant
Ce sont pas moins de 98 signatures qui viennent valider le ras-le-bol des citoyens de Moussey village, touchés par de nombreuses coupures ou micro-coupures d’électricité.
Désormais, il n’est même plus besoin de scruter le ciel annonciateur d’un orage ou d’une tempête qui pourrait mettre à mal les lignes électriques. Car les perturbations sont quotidiennes. Frigos, box internet, ordinateurs, pompes de piscine, et la liste n’est pas exhaustive, font partie des victimes de ces dysfonctionnements du réseau. Et les demandes auprès du distributeur sur les raisons de ces problèmes tiennent d’un inventaire à la Prévert : cigognes, démarrage d’éoliennes… Un des conseillers n’hésitant pas de demander à un usager mécontent de lui adresser une liste rétroactive avec dates et heures des microcoupures sur une période de 3 mois.
Les plus touchés sont les artisans et agriculteurs qui ont la crainte de perdre leurs outils de travail comme c’est arrivé à certains. La prochaine pose du compteur controversé Linky est vue par bon nombre comme une source d’ennuis supplémentaires aux problèmes déjà existants. D’ores et déjà, les lettres de refus ont commencé à arriver en mairie, charge au fournisseur d’électricité de fiabiliser le réseau existant avant l’implantation des compteurs.

Le conseil municipal a pris acte de cette pétition, et bien que certains membres ne soient pas concernés par ce problème (habitant Moussey Bataville qui ne dépend pas de la même ligne d’alimentation), il a signé à l’unanimité par solidarité cette pétition.
Jean-Paul Leroy, maire, a assuré qu’il prendrait rapidement contact avec Enédis pour essayer de régler ce problème.
https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-sarrebourg-chateau-salins/2018/09/18/une-petition-contre-les-coupures-de-courant

18/09/18 : Marne : Vidéo : Au sommet d’une éolienne avec les pompiers à Escardes
Les pompiers du Groupe de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux (Grimp) 51 ont procédé à des manœuvres au parc éolien d’Escardes et Bouchy-Saint-Genest.
Du vent il y en avait forcément, et du spectacle tout autant. Les pompiers du Groupe de reconnaissance et d’intervention en milieux périlleux de la Marne se sont familiarisés ce mardi 18 septembre avec le modèle d’éolienne du parc d’Escardes et Bouchy-Saint-Genest. Au programme de cette matinée à couper le souffle, des exercices d’évacuation afin de pouvoir intervenir plus facilement en cas d’urgence grâce à leur connaissance de ce site équipé d’éoliennes Vestas.
Justement, deux techniciens de cette société ont joué le rôle de victime dans ces manœuvres qui se sont déroulées à 80 mètres de hauteur et qui ont suscité une grande admiration de la part d’une vingtaine d’habitants présents au sol.
Une sensibilisation du public à l’énergie éolienne
« C’était une journée prévue pour le perfectionnement et la manœuvre de notre équipe Grimp », rappelle le Lieutenant Seignier. « Nous avons fait des exercices d’évacuation d’ouvriers blessés ou pris de malaise en haut de l’éolienne et tout s’est parfaitement déroulé », a-t-il ajouté.
Dans la nacelle, l’équipe marnaise du Grimp a ainsi pu descendre les deux techniciens de Vestas en totale sécurité et en moins de deux minutes à l’aide d’une civière. Ces techniciens, qui procèdent habituellement à des vérifications de maintenance dans le hub de l’éolienne, avaient avant cela programmer l’arrêt complet des pales de l’éolienne.
« On fait passer chaque membre de l’équipe au moins une fois par an sur une éolienne donc nous sommes amenés à faire ce genre de manœuvre deux à trois par an », a souligné le lieutenant Seignier. De son côté, Manuel Ternon, responsable sécurité chez EDP Renewables, a scruté avec la plus grande des attentions ces interventions. « Si jamais il se passait quelque chose dans nos éoliennes, on pourrait faire appel à ce type de service », a-t-il conclu avant d’échanger tous ensemble avec le public.
La tête encore dans les nuages

Il a joué le rôle de victime à plus de 80 mètres de haut avec son collègue de la société Vestas. Et une fois le pied au sol, Matthieu Dimanche, a indiqué que cet exercice était extrêmement bénéfique, autant pour les pompiers du Groupe de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux, que pour les salariés de cette entreprise Vestas.
« J’ai simulé un mal de dos dans le hub de l’éolienne. Les pompiers du Grimp ont pu m’extraire en toute sécurité avant de me faire descendre en rappel », indique Matthieu Dimanche.
« Nous sommes habitués chaque année à procéder à ce genre d’intervention mais cela fait plaisir de voir que ces manœuvres intéressent les habitants. » Il est revenu sur les sensations qu’il a ressenties durant cette journée de mardi. « Il faut savoir qu’on est bloqué dans les airs donc on subit complètement l’intervention, mais ces pompiers du Grimp sont de vrais professionnels donc je n’avais pas de soucis à me faire », a-t-il ajouté.
De son côté, Didier, habitant de Saint-Bon, n’en revient toujours pas du spectacle auquel il a assisté. « J’aurais voulu monter en haut moi aussi car j’adore les sensations fortes. L’éolienne c’est l’avenir même si les gens parlent beaucoup de nuisances. Bravo aux pompiers, c’était spectaculaire et j’ai appris beaucoup de choses », indique-t-il avant de partager le verre de l’amitié grâce à l’accueil organisé sur place par la société EDP Renewables.
L’ESSENTIEL
L’équipe marnaise du Grimp était représentée ce mardi par les casernes de Reims, d’Épernay et de Châlons-en-Champagne.
Ils sont venus à douze sur un effectif total de 38 personnes dans la Marne.
Le parc d’Escardes et Bouchy-Saint-Genest comprend six éoliennes. Chacune a une puissance de 2 mégawatts.
Ces exercices permettent au Grimp de pouvoir intervenir plus facilement en cas d’urgence.
http://www.lunion.fr/112479/article/2018-09-18/au-sommet-d-une-eolienne-avec-les-pompiers-escardes
17/09/18 : Ardennes : Rethélois : Comment préserver les chauves-souris des éoliennes?
Villers-devant-le-Thour
Un nouveau parc éolien, du nom de Côte du Moulin, sort actuellement de terre. Des alternatives sont prévues pour remédier à la mortalité des chiroptères.
Pour beaucoup, le monde de l’éolien et celui de la sauvegarde de l’environnement ne vont pas ensemble. Et pourtant ! 
Pour son tout nouveau parc composé de sept éoliennes à hauteur de la commune de Villers-devant-le-Thour, l’entreprise Quadran, développeur du projet, a souhaité s’entourer du Regroupement des naturalistes ardennais (Renard). « Nous avons été missionnés pour réaliser une étude d’impact, qui porte notamment sur la faune et la flore, explique Nicolas Harter, coordinateur de l’association. En général, les entreprises s’entourent de professionnels de chaque secteur pour réaliser ce type d’étude avant la construction d’un parc. »
Une fois le dossier déposé en préfecture, l’autorisation d’exploiter est donnée, mais sous certaines conditions. « Ici, par exemple, des préconisations ont été requises en ce qui concerne la biodiversité. Il a donc été décidé de mettre en place au moins un gîte à chiroptères. »
Une éolienne tue une à deux chauves-souris par an
Il est un fait : les éoliennes ont un véritable impact sur la mortalité des chauves-souris. « Il y a d’abord les pâles, qui tournent à plus de 300 km/h. Quand on sait qu’une chauve-souris pèse à peine 6 grammes… Ensuite, il y a ce que l’on appelle le barotraumatisme, qui dépend de la pression de l’air à proximité des éoliennes. » Si ces gîtes ne permettront pas d’empêcher les chauves-souris de passer au plus près des engins, ils serviront tout de même à compenser les pertes, et ainsi, à sauvegarder certaines espèces menacées. « Même s’il y a un peu de casse dans le Rethélois, un parc seul représente une faible mortalité. C’est l’impact cumulatif qui est important. Il faut savoir que chaque éolienne tue en moyenne une à deux chauves-souris par an. Suffisamment pour remettre en cause la survie de certaines espèces. »

Si pour l’instant, rien n’a été acté, l’heure est à la prospection pour les membres de l’association Renard. Où et comment bien réaliser ces gîtes ? Là est la question. « Il existe une vingtaine d’espèces dans les Ardennes, alors nous nous sommes concentrés sur celle qui est le plus susceptible d’être impactée, à savoir les anthropophiles. Ce sont celles qui vont utiliser des éléments existants, notamment du bâti, pour réaliser leur gîte. Nous allons donc leur faciliter la tâche en réaménageant des espaces, comme par exemple des combles d’églises, pour que les colonies puissent s’installer, et ainsi permettre une garantie de viabilité, et donc une compensation de la mortalité. Habituellement, nous préférons préserver l’existant plutôt que de créer des nouveaux gîtes. » L’association devrait donc prochainement se rapprocher des villages de la Communauté de communes du Pays rethélois.
Certaines éoliennes bridées au parc
Il est important pour les exploitants éoliens de proposer un maximum d’alternative pour éviter autant que faire se peut la mort des chiroptères. Et parmi les possibilités, il existe le bridage. « Il s’agit d’empêcher le fonctionnement de certaines machines à des créneaux sensibles, déclare Charles Lhermitte, directeur général de l’entreprise Quadran. En ce qui concerne les chauves-souris, il s’agit de l’aube et du crépuscule. Ainsi, les machines seront l’arrêt une heure avant, et une heure après, pour permettre aux animaux de passer en toute sécurité. Pour être vraiment efficace, nous allons suivre l’activité des chiroptères, voir quelles sont les éoliennes les plus sensibles, et programmer la machine concernée. » Si cette pratique revient à une perte d’exploitation pour Quadran, il n’est pas question de passer outre. « On sait que les chauves-souris se reproduisent lentement. On ne peut pas se permettre une mortalité massive. »
http://www.lunion.fr/112285/article/2018-09-17/rethelois-comment-preserver-les-chauves-souris-des-eoliennes

17/09/18 : Marne : Des éoliennes en prévision à Dommartin-Varimont et Somme-Yèvre
Dix à douze nouveaux aérogénérateurs pourraient voir le jour sur ces territoires.
Bientôt de nouvelles éoliennes en Argonne ? C’est en tout cas ce qu’envisage la société Eurocape, qui organisait des réunions publiques d’information, d’abord à la salle Saint-Nicolas de Varimont vendredi à 20 heures, puis samedi matin au Foyer rural de Somme-Yèvre à 10 heures.
« Les deux communes se situent dans une zone favorable du schéma régional éolien », expose Jean-Paul Dombret, responsable de projets chez Eurocape. Dix à douze éoliennes pourraient pousser sur les territoires des deux communes.
«Notre village compte neuf éoliennes. Cela nous rapporte 20 000 euros par an» Benoît roth, maire de Dommartin-Varimont
Les élus donnent déjà leur feu vert. « La communauté de communes a délibéré favorablement sur le principe des éoliennes », rappelle Benoît Roth, maire de Dommartin-Varimont. Lui-même est favorable au projet. « Cela fait des retombées économiques et fiscales pour la collectivité. Il y a des éoliennes depuis 2005 dans le secteur. Notre village en compte neuf, et cela nous rapporte 20 000 euros par an. Ce qui représente 40 % des recettes de la commune. »
Le maire de Somme-Yèvre, Paulo Crespo, dit lui aussi « oui » : « Je suis favorable aux éoliennes, tout comme le conseil municipal. C’est un projet mené à Somme-Yèvre et Dommartin-Varimont : on a choisi de travailler ensemble. Les retombées économiques qu’apportent les éoliennes permettent de faire face aux baisses des dotations de l’État. De plus, il faut développer d’autres projets que le nucléaire dans le cadre de la loi de transition énergétique. »
Mais la route vers les éoliennes est encore longue (lire par ailleurs). S’il n’y a pas de retard au niveau du calendrier, le chantier ne commencerait qu’en septembre 2021. La mise en production serait alors pour fin 2022.
Des réunions sans grand succès
On ne peut pas dire que ces réunions informatives aient passionné les Argonnais. À la réunion de vendredi soir, on comptait à peine neuf personnes. À celle de samedi matin, seulement « une quinzaine », selon le maire Paulo Crespo.
À la réunion de Dommartin-Varimont, les personnes présentes n’ont pas montré de réelle opposition au projet. Leurs questions ont porté sur le financement et la hauteur des mâts, sur la somme que les propriétaires de terrain pourraient percevoir, le tracé des éoliennes… « Aucune éolienne ne se situera à moins d’un kilomètre d’une habitation », a assuré Jean-Paul Dombret au cours de cette réunion.
Du côté de Somme-Yèvre, le maire n’a pas non plus vu de véritable objection dans l’assistance. « La société Eurocape s’est engagée à prendre en charge les problèmes de perturbations téléphoniques que les éoliennes pourraient provoquer », précise le maire. L’élu envisage une autre réunion sur le projet éolien… En espérant attirer plus de monde.
Le chemin est encore long
Il faut d’abord procéder aux démarches foncières, nécessaires à la définition exacte des secteurs qui feront l’objet d’études techniques et environnementales. Études qui peuvent prendre un an. Un dossier administratif doit être constitué. Il sera instruit par la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal), un organisme de l’État. Celui-ci s’assure que suffisamment d’études ont été menées. Ensuite, l’enquête publique doit être organisée pour informer la population. Le commissaire enquêteur recueille les avis. C’est le préfet qui donne ou non le feu vert final.


10/09/18 : Aube : Nogent-sur-Seine et environs : Projet éolien : «Il faut une compensation à la hauteur des nuisances.»
Sans s’opposer à l’extension du parc éolien de la Vallée des Grillons, des habitants de Gumery réclament que le promoteur verse à la commune pas moins de 200 000 € par an.

De leur maison, située entre Gumery et Cercy, Chuck et Monique Dressner aperçoivent au loin le parc éolien de la Vallée des Grillons qui pointe derrière les champs. Demain, d’autres mâts pourraient sortir de terre plus près de leur habitation. L’exploitant, la société Neoen, étudie en effet la possibilité d’implanter de nouvelles éoliennes dans les communes de Gumery et Traînel (lire ci-dessus).
Un projet qui a fait réagir le couple dont la propriété serait la plus proche. Non pas qu’il soit contre, précise le jeune retraité. « Je reconnais la nécessité de changer d’énergie. On peut donc accepter leur présence. Mais on veut une compensation financière pour la commune proportionnelle à la gêne et aux nuisances occasionnées », réclame Chuck Dressner.
Pour prévenir les autres habitants de ce projet et leur exposer son point de vue, il a organisé jeudi dernier une réunion chez lui. Un peu plus de 20 personnes y ont assisté, dont des membres du conseil municipal qui actuellement est en phase de discussion avec le promoteur. La première adjointe a tenu à préciser que le maire était en vacances.
Chuck Dressner voit en effet dans cette éventuelle implantation une source de désagréments : « pollution visuelle, bruit, dévalorisation du prix de l’immobilier ». Des conséquences qu’il juge « désastreuses ».
Rien d’arrêté, d’après la première adjointe
Certes, la commune percevrait une partie de l’Ifer (imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux) « mais cette somme serait dérisoire », juge-t-il. Et de considérer aussi comme « minables » les mesures compensatoires envisagées (« aménagement d’un terrain de boules, d’un chemin de randonnée avec des panneaux, valorisation des entrées du village, enfouissement des réseaux… »), au regard « des bénéfices du promoteur » et de la contribution au service public de l’électricité que les consommateurs paient.
« Gumery mérite mieux. » En s’appuyant sur ses calculs, il a alors « proposé aux élus que pas moins de 200 000 € soient versés par Neoen directement dans le coffre du village chaque année. Je ne veux pas que la société finance un projet, je veux que Gumery contrôle son propre destin. »
Pour l’heure, le conseil municipal ne s’est pas positionné sur l’extension du parc éolien. « Rien n’est arrêté », a précisé Muriel Gouebault, la première adjointe. « Nous avons réclamé des renseignements supplémentaires. Nous attendons tous les documents que nous aurons le 20. Nous avons une réunion de travail avec Neoen à cette date. Nous demanderons des compensations. »
Et d’ajouter : « Il va y avoir une réunion publique, une enquête publique. N’hésitez pas aussi à assister au conseil municipal et à poser vos questions sur le site internet de la commune. »
Pour plus d’informations, voir le site internet de la commune gumery.fr
Une étude d’impact en cours de réalisation
Ce projet éolien n’est pas nouveau. Il s’agit en fait de la deuxième phase du parc de la Vallée des Grillons que Neoen a mis en service il y a un an sur les territoires de Bouy-sur-Orvin et Traînel. Intégrée au départ au programme initial, elle avait été mise entre parenthèses en raison de la proximité du radar de Prunay-Belleville. Depuis, la donne a changé et le promoteur l’a ressortie de ses tiroirs.
Cette extension comprendrait « 4 à 5 éoliennes », détaille Inès Duclairoir, chef de projet. « Deux ou trois sur Gumery, et une ou deux sur Traînel. L’implantation n’est pas encore définie. » Le mât le plus proche des habitations devait se trouver à 950 m, « mais nous sommes en train de voir pour qu’il soit à plus d’1 km. Nous avons entendu M. Dressner. » Les aéromoteurs s’élèveraient à 175 m de haut comme ceux déjà existants. Leur puissance, qui serait comprise « entre 3 et 4 mégawatts », serait plus importante.
« Une étude d’impact est en cours de réalisation », indique la représentante de Neoen. « Des bureaux d’études mandatés font l’état initial qui analyse l’impact au niveau paysager, acoustique et écologique. De là, on en déduira des mesures compensatoires. Si on peut éviter la nuisance on l’évite, sinon on essaie de la réduire. Et si ce n’est pas possible, on la compense. Par exemple, s’il y a un impact paysager, nous pouvons replanter des haies, enfouir des câbles… Ce sont les experts qui nous font des propositions. » Ainsi, le promoteur peut prendre en charge des investissements au profit de la commune. En revanche, il ne lui verse pas directement de contribution financière, précise Inès Duclairoir.
Une fois terminée, « l’étude d’impact est déposée à la préfecture qui l’instruira. Elle sera consultable pendant l’enquête publique. C’est le préfet qui évaluera si le projet est viable ou non, en prenant en compte l’avis de la Mission régionale d’autorité environnementale, du commissaire enquêteur, des conseils municipaux. »
http://www.lest-eclair.fr/81934/article/2018-09-10/projet-eolien-il-faut-une-compensation-la-hauteur-des-nuisances


08/09/18 : Haute-Marne : Demande environnementale déposée pour le Plateau de l’Ajoux
Le Plateau de l’Ajoux, c’est le projet éolien sur les communes de Reynel et de Roches-Bettaincourt. Le développeur, Epuron, vient de déposer sa demande d’autorisation environnementale en préfecture.http://www.jhm.fr/departement/Demande-environnementale-deposee-pour-le-Plateau-de-l-Ajoux

06/09/18 : Moselle : Visite ministérielle ce vendredi à Fouligny
Extrait : Le dossier d’implantation de quatre éoliennes à proximité des villages est en cours. Ces installations pourraient alléger le poids de l’investissement dans les caisses communales. 😠😠
https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-metz-agglo-et-orne/2018/09/05/visite-ministerielle-ce-vendredi

05/09/18 : Bas-Rhin : Mulhausen - Un projet éolien au pays de Hanau
Le maire de Mulhausen, René Schmitt, a été contacté par une société privée qui cherche un emplacement pour installer des éoliennes. Et le site de cette commune proche de Bouxwiller, au pays de Hanau, pourrait bien faire l’affaire. A priori, plusieurs villages de ce secteur auraient aussi été contactés. L’idée de contribuer à la production d’une énergie propre, alternative à celle provenant du nucléaire, a fait son chemin auprès des élus de Mulhausen. « De fil en aiguille, nous en avons parlé puis nous avons délibéré au sein du conseil municipal qui a donné un avis favorable à ce projet », explique le maire. Un sujet qu’il a également évoqué lors de son discours du 14-Juillet dernier pour la fête nationale.
« Nous avons conscience que c’est une tâche immense »
Les édiles ont réfléchi à un emplacement idéal qui se situerait plutôt au nord du village, « à l’ouest, ce serait trop gênant pour les habitants ». Il s’agirait d’implanter quatre éoliennes, comme à Dehlingen en Alsace Bossue.
Le conseil municipal de Mulhausen a d’ailleurs effectué sa sortie de fin d’année dans cette commune pour échanger avec son maire quant aux avantages et inconvénients d’une telle installation (DNA du 25 juillet).
Dehlingen a, en effet, été le premier parc éolien d’Alsace à être mis en service en 2013. Et si l’on en croit les réactions quatre ans après (DNA du 5 août 2017) , « les éoliennes ne sont plus le sujet de discussion principal des habitants », confiait alors l’un des conseillers municipaux, Steve Schneider. D’ailleurs lors de la visite du site, guidée par Simone Koeppel, maire de Dehlingen, les élus de Mulhausen ont pu se rendre compte de la « faible nuisance » de ces quatre installations de 80 mètres de hauteur. L’impact sonore étant très faible. « Cette visite nous a globalement confortés dans notre idée, mais nous avons conscience que c’est une tâche immense », confie le maire René Schmitt. « Nous sommes encore loin du stade de l’enquête publique ! »
En effet, l’on se souvient que le projet d’implantation des éoliennes de Dehlingen a mis près de 12 ans pour aboutir, tant les oppositions étaient fortes. Celui de Herbitzheim, également en Alsace Bossue, a mis tout autant de temps à se concrétiser. Les cinq éoliennes tournent maintenant depuis novembre 2017. Hautes de 150 mètres, elles devraient couvrir en électricité les besoins de 7 500 ménages. Lobby contre lobby, les « anti » et les « pro » se mènent une bataille féroce en France (DNA du 28 août dernier) et dans ce contexte, l’Alsace s’en sort plutôt mieux que d’autres régions.
Vérifier la faisabilité du projet
Alors pour qu’un tel projet voit le jour au pays de Hanau, il faudra sans doute encore déployer beaucoup d’énergie… « Il faut d’abord vérifier que le terrain sur lequel le projet peut être monté soit vraiment adapté. Pour l’heure, ce secteur, est utilisé pour les manœuvres du 1er régiment d’hélicoptères de combat (RHC) de Phalsbourg », précise le maire en ajoutant, « l’accord de l’Armée sera nécessaire avant d’entamer quoi que ce soit. »
Si l’investissement est porté par un opérateur privé et ne coûtera rien à la collectivité, les retombées économiques sont intéressantes pour la communauté de communes du pays de Hanau - La Petite Pierre en l’occurrence. « C’est à l’intercommunalité que reviendrait la plus grosse part, les communes ne touchent que 25 % de ces redevances. » Un projet intéressant pour ce territoire qui se définit à « énergie positive » et compte déjà l’une des plus grosses installations de panneaux solaires, à Weinbourg. Affaire à suivre.


31/08/18 : Moselle : FREISTROFF - ENVIRONNEMENT -Vent debout contre les éoliennes
Dans le Pays de Nied, une association regroupant des habitants de Freistroff, Chémery-les-Deux et Menskirch vient de voir le jour. Son nom : Hêtre Vit Vent (être vivant). Son but : faire annuler un projet de parc éolien à Freistroff.

https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-saint-avold-creutzwald/2018/08/31/vent-debout-contre-les-eoliennes

27/08/18 : Meuse : LIGNY-EN-BARROIS : Les éoliennes s’élèvent 😠
Après plusieurs mois de travaux, le chantier du montage de huit éoliennes sur le parc de « Rosières » commence à devenir très visible depuis les alentours. L’assemblage a débuté.

Situé en bordure de la RN4, sur le plateau de Menaucourt, le parc éolien réalisé par RES, une des premières entreprises indépendantes de production d’énergies renouvelables au monde, entre dans sa phase d’installation des machines.
Après l’aménagement des voies d’accès aux différentes plates-formes, l’installation des postes de liaisons électrique, la pose des câbles de raccordement, le coulage des fondations sur les impressionnantes cages d’ancrage…, les travaux préparatoires maintenant réalisés laissent place au montage des aérogénérateurs.

Le transport des différents éléments déposés sur chaque site est livré par convois exceptionnels qui effectuent leur rotation depuis maintenant une semaine. Un convoi par module, élément de tour, nacelle ou pales de 50 mètres ancré sur l’ensemble routier est encadré par deux véhicules pilotes accompagnés de deux motards.
Tout est maintenant fin prêt pour que le jeu de construction et d’empilement grandeur nature débute. Avec sept éoliennes de type « Vestas » équipées d’un rotor d’un diamètre de 110 mètres et une avec un rotor de 100 mètres, l’ensemble du parc pourra fournir en finalité un total de 17,6 MW. Équilibrées par trois, les pales d’une longueur de 50 mètres et de plus de 2 tonnes chacune seront fixées sur un rotor situé sur une nacelle élevée à une hauteur d’environ 95 mètres. Chacune est attribuée à une machine et ne peut en aucun cas être dépareillée.
L’ensemble sera pré-monté puis élevé grâce à une grue télescopique de 700 tonnes et une grue tréllie de 750 tonnes après la pose d’un mortier de calage pour répartition de la charge au pied de la tour.
40 à 60 tonnes
La tour constituée de 4 sections de 40 à 60 tonnes chacune supporte la nacelle qui culmine à 95 m.
https://www.estrepublicain.fr/edition-de-bar-le-duc/2018/08/27/les-eoliennes-s-elevent

25/08/18: Moselle : ENERGIE PHOTOS. Paysage lunaire à Waldwisse
Ce n'est pas une expédition sur la Lune que vous propose notre photographe. Les clichés ont été pris à Waldwisse et Launstroff sur l'imposant chantier de la ferme éolienne lancé début août. Après l'aménagement de routes provisoires, d'énormes cratères ont été creusés dans les champs. A présent, les ouvriers s'activent sur les fondations des huit éoliennes dont les mâts culmineront à 120 et 140 m. Le projet, porté depuis 2009 par la communauté de communes des Trois frontières, a été imaginé dès 2006 mais a été mis à mal par les voisins allemands qui ont déposé deux recours successifs pour finalement trouver un terrain d'entente avec leurs homologues français. Les éoliennes devraient être mises en service avant mars 2019.

https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-thionville-hayange/2018/08/23/photos-les-eoliennes-de-walldwisse#0_1

25/08/18 : Moselle : Waldwisse-Launstroff : du vent dans les pales dès 2019
Après douze ans de tempêtes et de vents contraires, le projet éolien de Waldwisse-Launstroff sort enfin de terre. Les fondations des huit machines sont en place. Mise en service avant mars 2019.
https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-thionville-hayange/2018/08/25/waldwisse-launstroff-du-vent-dans-les-pales-des-2019

24/08/18 : Marne : Le maire de Villers-le-Château ne se représentera pas en 2020
Après 23 ans en tant que maire, Gilbert Poiret porte un regard critique sur l’évolution de sa fonction.Extrait : Dans les communes voisines de Germinon et de Thibie des parcs éoliens ont été érigés. Qu’en pensez-vous ?
Le contour du territoire de Villers-le-Château est particulier car il s’étend des limites de St-Gibrien, Cheniers, St-Pierre et Thibie. La société Valorem mène depuis 2017 une étude sur un projet de huit éoliennes, qui viendraient en extension des deux parcs éoliens de Germinon et Thibie. Cinq machines sont prévues sur le territoire de Villers et trois autres sur Cheniers. Je n’y vois aucun inconvénient car la situation géographique de ce nouveau parc n’apportera aucune nuisance aux habitants. 
😠😠😠😠😠😠De plus, cela apportera des royalties au budget communal ! 
http://www.lunion.fr/108429/article/2018-08-24/le-maire-de-villers-le-chateau-ne-se-representera-pas-en-2020

13/08/18 : Marne : Les convois d’éoliennes doivent manœuvrer à Frignicourt
Neuf convois de mâts d’éoliennes vont passer dans les rues de la commune. Il s’agit d’un itinéraire bis pour éviter que les camions empruntent RN 44 actuellement en travaux.
Le 7 août, le maire de Frignicourt Daniel Yon, a mis les petits plats dans les grands. Pas pour organiser un quelconque événement mais bien pour laisser de la place aux...
http://www.lunion.fr/106770/article/2018-08-13/les-convois-d-eoliennes-doivent-manoeuvrer-frignicourt

31/07/18 : Meuse : AMBLY-SUR-MEUSE : Éoliennes : la population vigilante
Le projet d’installation d’éoliennes sur le territoire de la commune est en bonne voie. La population a été invitée à une réunion d’information.

https://www.estrepublicain.fr/edition-de-verdun/2018/07/31/eoliennes-la-population-vigilante

31/07/18 : Meuse : AMBLY-SUR-MEUSE : 4 Le nombre d’éoliennes qui devraient surplomber le village
https://www.estrepublicain.fr/edition-de-verdun/2018/07/31/4-le-nombre-d-eoliennes-qui-devraient-surplomber-le-village

26/07/18 : Moselle : Pays boulageois : ils s’opposent à tout nouveau projet éolien
L’association Pour la défense de la ruralité du Pays boulageois s’oppose fermement au projet d’extension du parc éolien de Momerstroff et Halling-lès-Boulay.
La concentration
« Sans être hostiles à la transition énergétique, nous souhaitons une plus juste répartition de l’effort national. » Franck Ehresmann et Emmanuel Ros, président et vice-président de l’association Pour la défense de la ruralité du Pays boulageois, soulignent : « 35 éoliennes sur les 71 que compte la Moselle sont concentrées dans notre secteur, sur 1,6 % de la superficie totale. Trop, c’est trop ». Toujours selon eux, « le nouveau projet prévoit de nouveaux pylônes encore plus près des habitations ».
Les risques pour la santé publique
« La faculté de médecine française insiste sur une distance minimale de 1 500 mètres », rappellent-ils, citant plusieurs études médicales dans différents pays sur la dangerosité des infrasons, non audibles, portant jusqu’à 10 km. L’effet stroboscopique anarchique (pales coupant la lumière du soleil) est lui aussi « potentiellement dangereux, tout comme les nuisances visuelles et sonores, toujours sous-estimées ».
Le principe de précaution
« Il est appliqué partout, sauf dans ce cas », estiment-ils. Si les glyphosates et pesticides sont suspects, la concentration des éoliennes doit pouvoir bénéficier du même principe. Or, les réunions d’information « sont fortement orientées et tout semble déjà acté », regrettent-ils. Ils demandent donc au préfet de faire-valoir ce principe « comme pour la première version de Momerstroff 2 qui a été refusée ».
La suite
L’association demande un rendez-vous au préfet, afin de lui faire part de toutes ses craintes et lui exposer ses griefs « au nom des habitants concernés ».

https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-saint-avold-creutzwald/2018/07/26/pays-boulageois-ils-s-opposent-a-tout-nouveau-projet-eolien

26/07/18 : Meuse : STAINVILLE : Eoliennes et église Saint-Matthieu au conseil municipal
Une société s’est dite intéressée pour l’implantation d’un projet éolien aux abords de la N4 et de la D9. La question a été évoquée lors du dernier conseil municipal.
https://www.estrepublicain.fr/edition-de-bar-le-duc/2018/07/26/eoliennes-et-eglise-saint-matthieu-au-conseil-municipal


20/07/18 : Marne : Un mât de mesure va être installé à Nuisement-sur-Coole
Il devrait permettre à l’entreprise Nordex de déterminer combien d’éoliennes pourraient être installées et quelle puissance pourrait être dégagée dans la commune.
Après discussion avec six sociétés intéressées par la pose d’éoliennes sur le territoire de Nuisement-sur-Coole, son maire, Pascal Vansantberghe, en a sélectionné une, Nordex, pour installer un mât de mesure.
Ce dispositif doit permettre de savoir s’il est judicieux de poser des éoliennes et quels sont les gisements de vent disponibles.
« On a voulu déterminer le lieu d’implantation, explique l’élu. Ce sera entre la RD 977, la route de Cheniers et la limite entre les deux communes. »
Une réunion publique avait eu lieu le 30 janvier sur le sujet.

19/07/18 : Vosges : Éolien : le radar militaire qui gêne encore !
Foutu radar ! Si les élus du SCoT des Vosges centrales ne le disent pas aussi franchement, ils n’en pensent pas moins. Car le radar militaire du fort ...
https://www.vosgesmatin.fr/edition-d-epinal/2018/07/19/eolien-le-radar-militaire-qui-gene-encore

12/07/18 : Marne : Bientôt un parc éolien et solaire à Loisy-sur-Marne
Loisy-sur-Marne : Un vaste projet de production d’énergie va voir le jour sur le site de la zone d’activités économiques jusqu’à présent peu occupé.
Des recettes sont prévues pendant 25 ans…

Ce sera une première. Et pas n’importe où puisque c’est la zone d’activités économiques de Loisy-sur-Marne qui a été retenue. Créée pour accueillir des entreprises, le site n’en héberge aujourd’hui qu’une seule mais va subir quelques transformations prochainement. Propriété de la communauté de communes Vitry, Champagne et Der, la ZAE dite de la Haute-Voie va accueillir le premier projet de parc hybride éolien-solaire ainsi qu’une unité de pyrolyse. C’est d’ailleurs par l’implantation de cette dernière prévue pour traiter 29 000 tonnes de déchets plastiques, que les travaux commenceront. Suivront ensuite la construction d’un parc photovoltaïque, puis d’un parc éolien.
transformer du plastique en pétrole
Un investissement global de 100 millions d’euros pour les sociétés Bay Ware (panneaux et éoliennes) et C4B (unité de pyrolyse). « En mixant les deux, on assure la continuité de la production et on diminue la nécessité de stocker car l’éolien et le solaire se relaient en continu », explique Christian Bauer, président de C4B et initiateur du projet. À propos de l’unité de pyrolyse, cet entrepreneur (déjà constructeur du Pôle emploi de Vitry) estime que « cela fait des années que l’on fabrique du plastique avec du pétrole, et bien nous allons faire l’inverse ». Car les 29 000 tonnes de déchets plastiques détruits produiront, il l’assure, près de 20 000 tonnes de carburant par an. Un dispositif qui inclut l’étape de raffinage et qui permettra de proposer un biodiesel à 35 centimes le litre « le moins cher au monde », assure Christian Bauer.
«Compte tenu du plan de rigueur à prévoir en matière de dotations, il faut générer des ressources et de gagner en autonomie»
Jean-Pierre Bouquet

Par ailleurs, ce projet – dont le calendrier de mise en place n’est pas encore arrêté - devrait créer « entre 35 et 50 emplois locaux », selon Christian Bauer. Établie sur un bail de 25 ans, cette exploitation du site va également générer des recettes pour la communauté de communes à hauteur de plusieurs dizaines de milliers d’euros par an (une estimation globale sera communiquée plus tard). Une bonne nouvelle donc, pour son président Jean-Pierre Bouquet, désireux d’accélérer le virage de la transition énergétique. « L’État a confié aux collectivités la compétence énergétique mais compte tenu du plan de rigueur à prévoir en matière de dotations, il est important de générer des ressources propres et de gagner en autonomie pour se sortir de cet étau », explique-t-il.
http://www.lunion.fr/101886/article/2018-07-12/bientot-un-parc-eolienet-solaire-loisy-sur-marne

10/07/18 : Moselle : KAPPELKINGER/LE VAL-DE-GUÉBLANGE : Six éoliennes en projet 😡
Un parc éolien est à l’étude sur les bans de Kappelkinger et du Val-de-Guéblange. Il est porté par la société TCO Wind. Patrick Wurster, le dirigeant, fait le point sur le projet, l’emplacement retenu, la puissance des machines…

Combien de machines prévoyez-vous d’installer ?
Patrick WURSTER : « Nous travaillons sur le site depuis 2014, mais l’idée d’un parc éolien à Kappelkinger et au Val-de-Guéblange préexistait. La configuration actuelle prévoit d’installer six éoliennes d’une hauteur de 150 mètres, trois sur chaque commune, pour une puissance totale de 21,6 MW. Cela permettra d’approvisionner en électricité près de 6 500 ménages et d’éviter 13 000 tonnes d’équivalent C02. »
Quels ont été les critères pour retenir l’emplacement ?
« Le gisement éolien est déterminant. Nous avons retenu une implantation autour du lieu-dit Mastacker. Les études d’impact portent à la fois sur la santé publique (émissions acoustiques notamment) et l’environnement (paysage et biodiversité). Par exemple, nous tenons à éloigner les éoliennes de zones propices à la chasse ou à la nidification des espèces volantes vulnérables (chauves-souris et rapaces). »
Une réunion publique s’est tenue récemment. Quel était son but ?
« Dès le début, le dialogue s’est installé avec les élus pour établir une relation de confiance et comprendre leurs attentes et visions du territoire. Les réunions sont destinées à présenter l’avancement du dossier et à répondre aux interrogations légitimes des habitants, avec qui nous travaillons pour optimiser ce projet (implantations, photomontages, etc.).
Des ateliers de concertation avec la population et les élus servent à co-construire ce volet éolien de la transition énergétique : le but est que les habitants accompagnent, sur les prochaines 25 à 30 années, une activité pour exploiter des ressources naturelles locales, sans délocalisation ni pollution. »
Quelles sont les prochaines étapes ?
« Un projet éolien, encadré par une législation très contraignante, est soumis à une autorisation environnementale délivrée par le préfet après consultation des services concernés (environnement, urbanisme, eau, énergie, santé, commune et EPCI). Elle fait suite à une enquête publique dirigée par un commissaire enquêteur indépendant. Après 9 à 12 mois d’instruction, le préfet délivre l’autorisation (ou la refuse), ce qui donne lieu à un affichage et une procédure. S’en suivent les travaux de raccordement et la construction du parc. »
Les habitants craignent-ils des nuisances ?
« Je réfute le terme de nuisance pour une centrale éolienne : la vraie nuisance, c’est notre mode de vie sur la biodiversité. Contrairement aux préjugés souvent colportés, l’éolien est source de surprises positives, par exemple, le “silence” d’une machine au vu de ses dimensions. 😡😠
La réglementation, très stricte, impose une distance minimale de 500 mètres et des plans de bridage (ralentissement jusqu’à l’arrêt si nécessaire) pour rester en deçà du fond sonore ambiant. Dans notre cas, nous avons même tenu à rester à plus de 750 mètres des habitations les plus proches et 1 300 mètres des cœurs de villages.
De même, les craintes exprimées sur la valeur des maisons sont relativisées par les études sérieuses sur le sujet : l’éolien a un impact non significatif, voire même positif sur l’immobilier ! Les communes s’approprient le projet et savent en utiliser les ressources pour renforcer leur attractivité. Elles notent un effet valorisant sur le cadre de vie et l’économie locale. »
750 Les six éoliennes se situeront à plus de 750 m des habitations les plus proches et à plus de 1 300 m des cœurs de villages.
https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-sarreguemines-bitche/2018/07/10/six-eoliennes-en-projet


05/07/18 : Moselle : Parc éolien à Freistroff : un projet qui divise
Les uns s’enthousiasment de retombées économiques inespérées pour la commune, les autres s’inquiètent d’un panorama transformé et de risques sur la santé. Le projet d’implantation de six éoliennes à Freistroff divise.
Une quarantaine de personnes ont assisté mardi soir en salle des fêtes à la première réunion de concertation relative au projet de parc éolien à Freistroff. Un projet piloté par la société Eolec (Paris), déjà présente dans le Pays de Nied à travers les éoliennes implantées à Momerstroff.
Se basant sur le schéma régional éolien commandé par la DREAL (Direction régionale de l’environnement), la société Eolec s’est aperçue dès 2014 d’un « potentiel éolien favorable » sur le ban communal de Freistroff. Des contacts avec la municipalité ont permis d’approfondir le sujet et de déterminer le terrain où pourrait être implanté ce parc éolien, en l’occurrence six éoliennes situées au Nord du village, dans la forêt communale. Voilà pour planter le décor.
Des inquiétudes ? Évidemment !
La réunion s’est déroulée en deux étapes : une présentation rapide du projet et une phase de questions-réponses, bien plus longue (et plus houleuse).
Les habitants n’ont pas manqué de faire connaître leurs inquiétudes. Le choix du site tout d’abord : « Il existe de nombreux champs où les éoliennes auraient de meilleurs rendements, alors pourquoi s’en prendre à la forêt ? », s’interroge une personne présente dans la salle. Une autre, à propos de la transformation du paysage : « On a un très beau village, on ne manque de rien. Pourquoi gâcher aujourd’hui l’image de Freistroff avec ces ventilateurs ? »
Les risques sur la santé, le nombre d’arbres à abattre, les incidences sur la chasse… Autant d’autres thèmes qui ont été abordés lors de cette soirée à la fois instructive et fastidieuse.
La vérité ? On ne sait pas !
Les éléments de réponses ont été transmis tour à tour par les élus, le maire de Freistroff Christian Schwartz en tête, et les porteurs du projet, Antoine Ferrando et Anne de Montvalon (Eolec). « Concernant la zone d’implantation choisie, le schéma régional éolien estime à 19 km/h en moyenne la vitesse du vent à 40m d’altitude. C’est un critère suffisant pour développer un parc éolien. » « Alors pourquoi les éoliennes sur Momerstroff sont-elles souvent à l’arrêt ? », questionne un habitant qui doute de la réelle utilité de ces machines à Freistroff.
Quant aux risques sur la santé (fatigue, acouphènes, vertiges…) liés aux émissions sonores des éoliennes (infrasons et des basses fréquences), « ils existent mais n’ont jamais pu être démontrés avec certitude ».
Communiquer plus vite ? Impossible !
Interpellé sur le « manque de transparence » dans ce dossier, le maire a indiqué que rien n’était figé et que la décision finale de réaliser un parc éolien appartiendra au Préfet. « Dans l’immédiat, le conseil municipal a donné son accord pour l’ouverture des études afin de constater si ce projet était viable ou non. Il aurait été impossible de le présenter plus tôt aux habitants dans la mesure où ni l’ONF, ni l’Armée, entre autres, ne s’étaient encore prononcés […]. L’ONF a fait savoir que le déboisement sera compensé par un reboisement deux fois supérieur. Quant à l’Armée, elle a ordonné de baisser la taille maximale des éoliennes, passant ainsi de 200 à 150 mètres bout de pale. »
Et maintenant ? Les études se poursuivent
Présenté aux habitants de Freistroff (et la veille à ceux de Chémery-les-Deux, village concerné par l’impact visuel des éoliennes), ce projet suit son cours. Au terme des études d’impact (acoustiques, avifaunes, aviflores…) qui seront menées jusqu’à la fin de l’année, un dossier d’autorisation environnemental sera déposé en Préfecture et fera l’objet d’une instruction par les services de l’État (réglementairement, entre une et deux années d’instruction). La consultation des habitants par le biais de l’enquête publique se déroulera dans ce laps de temps. Si le projet est refusé, tout s’arrêtera là. S’il est autorisé, il s’en suivra une phase de construction (généralement sur un an). « Dans le meilleur des cas, cela nous amène à une construction du parc éolien en 2021 ou 2022 », estime Antoine Ferrando.
À moins que des recours ne retardent les choses. Aussitôt la réunion terminée, certains habitants faisaient part de leur hostilité au projet… Dans quel sens ira le vent ?
Le projet en quelques chiffres...*
6 : le nombre d’éoliennes prévues.
150 : en mètre, la taille maximale (bout de pale) des éliennes.
500 : en mètre, la distance réglementaire entre une éolienne et l’habitation la plus proche.
180 000 : en euros, les retombées financières pour la commune, rien que pour la construction des éoliennes.
150 000 : en euros, ce que rapporterait chaque année le parc éolien à la commune « dans le cas d’un fonctionnement normal ».
100 000 : en euros, le montant de la recette fiscale pour la communauté de communes.
2 400 : en euros, la compensation financière qui serait allouée aux chasseurs (par période de chasse).
5 : le nombre d’hectares de forêts qui seraient déboisés. Il serait alors prévu d’en reboiser le double.
*Sources : municipalité de Freistroff et Eolec.

https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-saint-avold-creutzwald/2018/07/05/parc-eolien-a-freistroff-un-projet-qui-divise

04/07/18 : Meuse : Dainville-Bertheléville : le parc éolien inauguré😡😡
C'est l'aboutissement d'un projet ancien, initié dès 2005, mais qui s'est concrétisé grâce au concours de la société Quadran à partir de 2015. Installées en forêt, les éoliennes tournent depuis la fin de l'année dernière.
https://www.estrepublicain.fr/edition-de-bar-le-duc/2018/07/04/dainville-bertheleville-le-parc-eolien-inaugure

04/07/18 : Meuse : REMBERCOURT-SOMMAISNE - Éoliennes contre vents et marées 😡


Si d’habitude c’est bien plus rapide, il aura fallu treize ans pour concrétiser le projet d’installation d’un parc éolien. Et l’opiniâtreté conjointe d’une municipalité et du bureau d’études partenaire.
Le délai de recours est passé, la commune de Rembercourt-Sommaisne peut souffler de soulagement. La construction de son parc éolien se trouve validée. Sa persévérance est récompensée : le projet a connu seize versions depuis le démarrage en 2004.
Quand la prospection a commencé, « on a scanné le territoire », explique Pascal Brunel, le dirigeant du bureau d’études luxembourgeois Imhotep. Plusieurs villages étaient alors concernés : outre Rembercourt, Vaubecourt, Pretz et Evres. « Après, on a procédé comme avec un tamis » afin de restreindre la zone, pour ne conserver que la plus pertinente, en particulier sur le plan de l’aérologie.
Le processus s’est avéré mouvant autant en raison de l’évolution du business model que de la modification du cadre réglementaire. Les aléas n’ont pas manqué. La première esquisse de ZDE (zone de développement éolien) a été retoquée. Si la seconde, en 2010, a mis d’accord tous les opérateurs, c’était sans compter sur la loi Brottes de 2013 qui a supprimé les ZDE.
En tenant compte des réactions des populations, des avis de l’administration, de la fiscalité, de l’intérêt d’agriculteurs pour accueillir une ou des éoliennes, bref des contraintes finalement habituelles, la localisation du parc a fluctué. Il a fallu tenir compte du besoin de disposer d’un nouveau poste électrique ressource.
« Ça a aussi mis beaucoup de temps », précise Olivier Poutrieux, le maire de Rembercourt-Sommaisne, « parce qu’on a voulu rester sur la ligne du consensus. » Pascal Brunel : « C’est vrai qu’on s’est un peu déporté mais en restant sur l’idée du consensus. »
Oiseaux protégés
Après l’exclusion d’Evres, le projet d’installation de dix machines ne concernait donc plus que trois localités. C’est là que le collectif Les Robins de l’éolien s’est manifesté, soulevant des points de controverse dont la présence d’oiseaux protégés : le busard cendré et surtout la cigogne noire. Pas question de prendre le risque d’une contestation auprès du tribunal administratif, c’est pourquoi Vaubecourt a été éliminé. Pretz l’a été aussi.
Le dossier n’a ainsi cessé de s’affiner. Et il a fallu négocier avec le ministère de la Défense par rapport à la base d’hélicoptères d’Étain. Et le paysagiste conseil du département a imposé l’établissement des éoliennes seulement du côté gauche de la D148.
Et une contestation s’est fait jour à Rembercourt, arguant de la proximité des premières maisons. « On a regardé ce qui gênait... », raconte Pascal Brunel. Olivier Poutrieux : « Il a été proposé de voir le collectif créé plus souvent lors du comité de pilotage alors que l’on nous reprochait un déficit d’information. » De la concertation, voilà comment l’écueil de l’enquête publique a été franchi.
Le projet a également résisté à la concurrence d’autres, qualifiés de « déraisonnables », portés par des communes voisines. « Ça nous fait perdre du temps », regrette-t-on à Rembercourt. Le cap a cependant été maintenu. La municipalité a bien joué en adoptant un PLU (plan local d’urbanisme) qui délimitait un zonage favorable à l’éolien, éliminant les incohérences. « Du bon, du beau travail », se félicitent les partenaires.
Une dernière difficulté a dû être surmontée quand certains sont montés au créneau pour déplorer que les aérogénérateurs soient campés sur le terrain de la Vaux-Marie, lieu de bataille de la Grande Guerre en septembre 1914.
https://www.estrepublicain.fr/edition-de-bar-le-duc/2018/07/04/eoliennes-contre-vents-et-marees

04/07/18 : Meuse : Un parc éolien en forêt à Dainville-Bertheléville😡
Heureux de couper le ruban, Denis Martin, à l’occasion de l’inauguration. Satisfait surtout le maire de Dainville-Bertheléville, village le plus méridional de la Meuse, à la limite avec les Vosges, de voir tourner les éoliennes.
C’était pourtant à croire que ce parc de douze machines ne verrait jamais le jour. Pourtant initié en 2005 par son prédécesseur, « quand j’ai repris le projet en 2014, après avoir été élu à la mairie, il était en stand-by », se remémore-il. Les contretemps s’étaient accumulés. « On a eu du mal à le faire valider », jusqu’à aller devant le tribunal administratif pour cela.

Retoqué une première fois par la préfecture, le permis de construire a été approuvé en septembre 2010. Autre difficulté : faire accepter l’installation d’aérogénérateurs en forêt, bien que le terrain retenu appartienne entièrement à la commune.
Denis Martin pensait que la signature d’un bail emphytéotique avec la société Theolia - rebaptisée Futuren depuis 2015 -, producteur d’énergie éolienne, signifierait le début du chantier. Sans rien voir ensuite. « J’en avais parlé à la Codecom avant de solliciter Bertrand Pancher (Ndlr : le député du Sud meusien) pour savoir ce qui se passait. »
Et de comprendre que Theolia n’était pas en mesure de procéder à l’installation. Confirmation en cédant la place à une entreprise beaucoup plus costaude : Quadran, spécialiste reconnu dans la production d’énergie renouvelable, qu’elle soit éolienne ou photovoltaïque. « Une équipe exceptionnelle », juge le premier magistrat de Dainville.
« On a rendu constructible un parc qui ne l’était pas »
Dans ce dossier mal ficelé, Quadran a réussi très vite à reprendre tous les éléments et à repartir de l’avant : « Le projet n’était pas adapté au vent local », explique Charles Lhermitte, directeur régional Nord & Est, et responsable du développement EnR. Il fallait changer de modèle d’éolienne avec des mâts plus haut de 25 m, et des diamètres de rotor plus grands, 110 m en bout de pâle. « On a rendu constructible un parc qui ne l’était pas. »
Le permis de construire a été revu, avant d’obtenir une nouvelle autorisation. « J’ai signé le début des travaux le 31 décembre 2016 », se souvient Denis Martin. La livraison s’est effectuée en septembre 2017. Depuis les éoliennes tournent. Et d’ajouter : « Je suis un combattant. Je ne lâche pas si je sais que ça peut aboutir. »
Pour Quadran, c’est là un dossier exemplaire de l’accompagnement apporté aux collectivités partenaires. « Dans le domaine de l’éolien, les débats peuvent être passionnels », admet Charles Lhermitte, « ça demande beaucoup de pédagogique. Mais on dispose d’une équipe motivée, et même quand il y a un problème, on ne les laisse pas tomber. » Il insiste fortement sur le sens de la responsabilité en rappelant qu’en matière de démantèlement, « on va plus loin que ce qui est imposé. Tout est provisionné, et on s’engage à remettre la plateforme dans l’état initial ».
Repères
➤   12 éoliennes Vestas v110 de 2 MW chacune, soit une puissance d’ensemble de 24 MW.
➤   85 % de temps de fonctionnement, pour 2 442 heures de pleine production.
➤  Le rendement représente la consommation électrique de 49 921 habitants.
➤   8,43 c€/kWh : le prix de vente.
➤   19 575 t de CO 2 /an rejetées en moins.

01/07/18Meurthe-et-Moselle : Prény : Des éoliennes dans le village ?
Jeudi soir, une trentaine de personnes se sont rassemblées à la salle polyvalente pour découvrir les explications d’Antoine Pedersoli et Adrien Ward-Cherrier concernant une étude du potentiel éolien dans les villages environnants.

Les représentants de VSB énergies nouvelles expliquent que la durée entre l’étude et l’installation d’une éolienne peut être de 4 à 5 ans. Chacun écoute avec intérêt les explications fournies par les représentants de VSB énergies nouvelles.
A Prény, Vilcey-sur-Trey et Viéville-en-Haye, cette démarche s’inscrit dans le projet gouvernemental dont l’objectif est de doter la France de 23 % d’énergie renouvelable dont 10 % d’origine éolienne. Pendant 12 mois, un état des lieux va être mené afin de prendre connaissance du patrimoine historique, des paysages emblématiques, de la faune et de la flore locales. De plus, un mât de 86 mètres de haut sera installé, d’ici à la fin de l’année, pour mesurer la vitesse du vent. Ce parc de six à sept éoliennes, dont la hauteur peut varier de 60 à 120 mètres, pourrait être installé dans le secteur proche des forêts domaniales de Sainte-Marie et des Venchères. Des parcelles de forêt seraient par conséquent défrichées.
Actuellement, un parc de cinq éoliennes, produisant 3MW chacune, rapporte 27.500 euros à une commune, hors la part des 103.000 euros perçus par la communauté de communes. Après délibération des élus locaux, VSB énergies nouvelles devra encore obtenir un avis favorable de différents services de l’État comme l’armée ou l’aviation civile. La durée de vie d’une éolienne en Lorraine est de 40 ans. Sa nuisance en bruit est de 53 à 58 décibels. Mais elle ne produit pas de déchets, ni de polluants.
Précisions autour des éoliennes
Une éolienne d’une puissance de deux à quatre mégawatts peut subvenir aux besoins en électricité de 650 familles françaises. La loi oblige de les installer à 500 m au-delà des habitations. Mais elle n’interdit pas à un propriétaire de construire sa maison à moins de 500 m d’une éolienne.
https://www.estrepublicain.fr/edition-de-pont-a-mousson/2018/07/01/des-eoliennes-dans-le-village

28/06/18 : Marne : Aux abords des marais de Saint-Gond, ces projets éoliens leur gâchent déjà la vue
Des associations s’alarment de la possible irruption de parcs éoliens autour des marais de Saint-Gond.
Cet après-midi là, une carte des marais de Saint-Gond est déployée sur une table autour de laquelle les mines sont graves. Marc Schnell, président d’Adenos (association...
http://www.lardennais.fr/99153/article/2018-06-28/aux-abords-des-marais-de-saint-gond-ces-projets-eoliens-leur-gachent-deja-la-vue

25/06/18GRAND EST - La menace plane sur le milan royal
Depuis le début du printemps, douze milans royaux ont été retrouvés morts. Ces rapaces, inscrits sur la liste rouge des espèces menacées, sont, en Grand Est, souvent victimes d’empoisonnement.

L’année 2018 bat déjà de tristes records. Depuis le début du printemps, douze milans royaux, des rapaces listés parmi les espèces menacées, ont été retrouvés morts en région Grand Est. Parmi eux, un certain nombre a été victime d’empoisonnement au carbofuran, un insecticide interdit depuis 2008 mais dont certains, agriculteurs en tête, continuent de se servir. C’était notamment le cas pour le dernier animal retrouvé sans vie à Vitrey, (54), au mois de mai. « Des gens, souvent dans le milieu agricole, utilisent illégalement ce produit pour éliminer les nuisibles. Le milan royal n’est pas le seul visé, mais il n’y échappe pas non plus. Cela met à mal tout l’équilibre de l’espèce », explique Guillaume Leblanc, chargé de la coordination du plan régional d’action pour le milan royal en Lorraine.
Le cas du rapace retrouvé à Vitrey est loin d’être isolé. Les observateurs soupçonnent l’empoisonnement pour sept des douze oiseaux morts en région depuis le début du printemps. « C’est assez compliqué à prouver officiellement. Il faut déjà retrouver l’oiseau. Il faut également que la mort soit encore récente. Quand les conditions sont réunies, les analyses ne laissent que peu de place aux doutes quant au fait que les oiseaux ont été empoisonnés », souligne Sébastien Didier de la Ligue de Protection des Oiseaux en Alsace. En France, alors que le pays regroupe un sixième de la population de milans royaux, deux à trois pourcents meurent chaque année par empoisonnement. Il resterait, d’après les derniers décomptes en Grand Est, près de 250 couples en Lorraine, ainsi qu’une cinquantaine en Alsace.
« L’équilibre est fragile »
Alors que le nombre de milans royaux avait chuté dans les années 1990, un travail de fond mené par les associations, les collectivités, l’État et même l’Union européenne avait permis aux rapaces de se refaire une santé démographique. « L’équilibre est fragile, nous sommes parvenus à stabiliser la situation mais le moindre changement peut bouleverser l’équilibre », rappelle Sébastien Didier, qui insiste sur le fait que les empoisonnements ne sont pas le seul risque qui pèse sur les oiseaux. « Avec le retour du loup, on recense de plus en plus de cas d’empoisonnement, mais l’éolien pose également problèmes aux milans royaux. En Allemagne, cela cause la mort de 3 % de l’espèce. Mais là-bas, on ne relève pas de cas d’empoisonnement », conclut-il.

https://www.estrepublicain.fr/edition-de-nancy-ville/2018/06/25/la-menace-plane-sur-le-milan-royal

20/06/18Bas-Rhin / Vosges : Le parc éolien de Belfays inauguré ce mercredi 😡
Elles tournent depuis fin octobre, les dix éoliennes du parc de Belfays sur la ligne de crêtes entre les Vosges et l'Alsace ont été inaugurées officiellement ce mercredi.
En présence du vice-président de la région et maire de Saint-Dié-des-Vosges David Valence. Une satisfaction également pour le maire de la Grande Fosse Bernard Maetz qui a misé avec d'autres élus vosgiens et alsaciens sur ce projet. 15 ans de démarches auront été nécessaires pour faire aboutir ce parc éolien face à des opposants écologistes notamment.

Désormais à 800 mètres d'altitude, en pleine forêt, le parc de Belfays compte huit éoliennes dans le département des Vosges, et deux dans le Bas-Rhin. Un projet mené avec le groupe EDF EN (énergies renouvelables). Chaque éolienne a une puissance de 2MW, pouvant produire de l'électricité pour l'équivalent d'une ville de 27 000 habitants.
https://www.vosgestelevision.tv/Fil-info/Parc-eolien-Belfays-inaugure-ce-mercredi%3C-BR%3E-Zhx2jdegzG.html

20/06/18 Bas-Rhin / Vosges : Vallée de la Bruche - Le parc éolien de Belfays inauguré 😡
Le parc éolien de Belfays, en service depuis fin octobre, a été inauguré ce mercredi, en milieu de journée.
Les discours ont poussé le "ouf" de soulagement des élus -Jean-Vogel (maire de Saâles) en tête-, qui ont bataillé 15 ans durant pour ce projet, le deuxième de France en forêt et montagne. Composé de dix éoliennes, dont deux sont dans le Bas-Rhin (Saâles) et huit dans les Vosges, ce parc peut produire 20MW, un peu plus que la consommation annuelle d'une ville grosse comme Saint-Dié-des-Vosges.
https://www.dna.fr/edition-de-molsheim-schirmeck/2018/06/20/le-parc-eolien-de-belfays-inaugure-syzy

16/06/18Aube : NOGENT-SUR-SEINE ET ENVIRONS : Cinq nouvelles éoliennes dans le paysage du NogentaisLe Parc éolien de la Vallée aux Grillons, mis en service l’an dernier sur les communes de Bouy-sur-Orvin et Traînel, a été inauguré jeudi.
C’est l’aboutissement d’un projet qui avait fait souffler un vent de contestation il y a quelques années. Le Parc éolien de la vallée aux Grillons a été inauguré jeudi....
http://www.lest-eclair.fr/72487/article/2018-06-16/cinq-nouvelles-eoliennesdans-le-paysage-du-nogentais

07/06/18 : Aube : Bar-sur-Seine : BARSÉQUANAIS - Il va falloir du vent!
Un groupe d’étudiants du CFA-BTP a pu visiter le chantier de construction du parc éolien du Valbin. L’occasion de faire un point d’étape.

Le chantier des éoliennes du Valbin a commencé en septembre dernier. Huit aérogénérateurs pour une puissance totale de 19,4 mégawatts sont en passe d’être installés entre Magnant, Fralignes et Bourguignons. On en voit d’ailleurs déjà plusieurs de la RD 671.
Une fois les chemins renforcés afin de permettre aux engins d’accéder aux sites, les terrassements et massifs pour installer les éoliennes ont été réalisés en fin d’année dernière. C’est au début de 2018 que les différents éléments ont été acheminés et livrés par Nordex. Est intervenu ensuite le montage des éoliennes, une à une. « Cinq éoliennes sont déjà montées », a spécifié Nada Rekik, de l’entreprise Nordex, à un groupe d’étudiants du centre de formation des apprentis bâtiment de Pont-Sainte-Marie préparant un BTS « Fluides énergies domotique ».
Des données impressionnantes
Accompagnés de leur formateur qui n’est autre que le maire de Fralignes, Stéphane Gentilhomme, les futurs techniciens supérieurs, dont certains se forment en alternance, sont au fait de la gestion d’énergie. Ce sont donc des questions techniques qu’ils ont posées à leurs guides du jour Nada Rekik, Luciano Oliveira-Wener, son collègue, et Cyril Passarella, de Léonidas Associates France SARL, propriétaire du parc. Les descriptions de base de l’éolienne ont été appréciées et sont pour le moins intéressantes : 91 m de hauteur pour la tour ; 58 m de longueur pour une pale et 2,4 mégawatts produits au maximum par chacune des éoliennes. Le montage a duré trois jours seulement, plus deux jours de transfert de grue ; huit jours de travail à l’intérieur, de câblage notamment, et une semaine ensuite pour les tests et la mise en route… « C’est rapide ! », se sont étonnés les jeunes. « Quand les conditions météo sont bonnes, effectivement », a complété Nada Rekik.
Divers stades du montage observés
Après avoir observé de loin le montage d’une éolienne, les élèves ont pu se rendre sur le site de l’éolienne 2 non encore montée. Ainsi, ils ont vu de près les pales, le drivetrain (transmission) qui paraît petit quand il est perché à 90 m, ou encore les fondations alors que Cyril Passarella expliquait les diverses phases de montage.
« C’est toujours bien de faire venir des jeunes, car ça reste une activité un peu fermée », a reconnu ce dernier. Pour des raisons de sécurité évidentes, il est évidemment interdit d’approcher les sites.
La livraison du parc est prévue pour la fin de l’été. Le parc éolien du Valbin pourra produire et compléter les deux parcs barséquanais déjà en production : le parc de la Vallée de l’Arce (30 mégawatts) et le parc Comes de l’Arce (10 mégawatts).

http://www.liberation-champagne.fr/71323/article/2018-06-07/il-va-falloir-du-vent
07/06/18 : Moselle : BOULANGE - Parc éolien : le ferraillage est terminé
Les travaux vont bon train sur le site qui doit accueillir les deux éoliennes. Après la réalisation de la route d’accès, il s’agit d’assurer les fondations. Les mâts ne seront montés qu’à la fin de l’été.

Le chemin rural est devenu un souvenir. Une route l’a remplacé qui permettra aux convois de gros tonnage de l’emprunter sans risques pour acheminer les matériaux indispensables au chantier de construction des deux éoliennes.
Les fondations des éoliennes sont en cours de construction. La cavité nécessaire a été calculée en fonction de la nature du sol. Le ferraillage est terminé pour la première, sur un diamètre de 21,60 m ; en cours d’installation pour la seconde sur un diamètre de 19,40 m, sur une hauteur de 2,70 m à chaque fois.
Vingt-huit jours de séchage
En fin de semaine, sauf caprices météorologiques, le béton devrait être coulé sur les deux sites : 475 m³ pour l’un, 400 m³ pour l’autre, soit en moyenne une soixantaine de toupies sans discontinuité. Après achèvement, vingt-huit jours de séchage seront nécessaires, durant lesquels des tests permettront de vérifier la solidité du béton.
Après remblayage avec la terre, seule la partie centrale sera visible, celle où sera dressée l’éolienne. Les éléments commenceront à arriver fin août pour un montage des mâts qui devrait être achevé en octobre, selon ce qui avait été annoncé au début du chantier.
A une époque où le réchauffement climatique s’emballe, Ostwind, qui installe ainsi ses 141e et 142e éoliennes, a confié les travaux de réalisation, notamment terrassement et béton, à des entreprises régionales.
Rappel : la route et les sites sont interdits au public.

https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-thionville-hayange/2018/06/07/parc-eolien-le-ferraillage-est-termine

23/05/18 : Ardennes : Confrontation d’arguments autour de l’éolien
[GROS PLAN SUR L’ÉOLIEN (3/3)]
Pour ou contre, leurs positions sont inconciliables. Le porte-parole de SOS Alerte éolien, Philippe Lebé, oppose ses arguments à Charles Lhermitte, vice-président de France Énergie éolienne et directeur général adjoint de la société Quadran.

Quels avantages économiques ?
Philippe Lebé :
L’éolien est une impasse économique. En 2017, les Français ont payé 12 milliards de contribution au service public de l’électricité (CSPE). Selon les chiffres de RTE (Réseau de Transport d’Électricité) le MW éolien est hors de prix parce que l’on finance son subventionnement. Même la cours des comptes en vient à s’en inquiéter dans son rapport d’avril dernier. Et pour quel résultat ? Il suffit de regarder sa facture d’électricité pour le voir. L’éolien représente à peine 1% de l’énergie que nous consommons !
Charles Lhermitte :
Avec notre fiscalité décentralisée, les parcs éoliens rapportent surtout aux communes et aux intercommunalités. Presque rien ne va à la Région. Et vu les temps qui courent, ce n’est pas négligeable. Pour 1 MW installé, on récolte 10 000 euros de fiscalité par an, soit 600 000 euros par an pour une éolienne, presque la moitié de son prix. Ensuite, il faut voir que cela génère 18 000 emplois en France. Même si on est un peu passés à côté au départ, c’est une industrie en développement (ingénierie, ferraillage, entretien etc.).
La loi encadre-t-elle suffisamment leur développement ?
Philippe Lebé :
Certes, il y a beaucoup d’études d’impact et autres sauf que les préfets s’assoient dessus ! L’État a défini des objectifs et les préfets doivent suivre. Ils peuvent même être attaqués par les promoteurs éoliens au tribunal administratif s’ils refusent un projet sans motivation ! C’est arrivé au tribunal de Poitiers avec un recours d’EDF Energie Nouvelle. À l’arrivée, certains projets sont autorisés sans l’aval du commissaire-enquêteur. Entre se faire attaquer par une société qui pèse des millions ou une petite association de riverains, le choix est vite fait.
Charles Lhermitte :
Il y a beaucoup de lois et l’une d’entre elles oblige les promoteurs à réaliser une concertation suffisante, sinon le préfet peut invalider le projet. C’est extrêmement simple pour un citoyen, actuellement, de déposer un recours au tribunal administratif contre un parc éolien. Dans ces cas-là, on ne peut que regretter un manque de pédagogie. Et parfois c’est trop tard, toute discussion devient impossible. Mais on s’est améliorés aussi sur ce point depuis les années 2005 en mettant en place des financements participatifs et en communiquant plus ouvertement sur les projets.
Quel intérêt écologique ?
Philippe Lebé :
L’argument fallacieux de la lutte contre le CO2 est souvent utilisé. En France, la production énergétique représente à peine 0,06% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, et près de 75% des émissions nationales sont dues aux transports ! Le pire c’est que la transition énergétique n’a pas lieu. On n’a fermé aucune centrale nucléaire et on a toujours besoin d’une énergie capable de pallier les éoliennes lorsqu’elles ne sont pas en marche... Donc on a toujours besoin des centrales thermiques.
Charles Lhermitte :
Le vent est une ressource illimitée. On n’importe rien. C’est durable et ça coûte moins cher si l’on tient compte du coût du démantèlement, prévu à l’avance pour les parcs éoliens mais jamais pris en compte pour les centrales nucléaires. On accuse l’éolien de déformer les paysages mais les paysages évoluent avec le temps, et on peut démanteler les éoliennes intégralement, ce n’est pas irréversible. Quant à la protection des espèces avifaunes, il y a un vrai suivi, une vraie science du vivant qui se développe derrière.
Faut-il s’inquiéter pour la santé des riverains ?
Philippe Lebé :
Je m’appuie sur les études effectuées dans différents pays, notamment l’Australie ou les États-Unis, et on y mentionne entre 4 et 7 % de la population victime du syndrome éolien. Je pense que tout le monde n’est pas touché de la même manière mais on ne sait pas quel mal peut provoquer une exposition sur une longue durée. Et pourquoi la législation a-t-elle tendance à allonger la distance vis à vis de l’habitation la plus proche s’il n’y a aucun problème ? Pourquoi les faire plus silencieuse si le bruit n’est pas un problème ?
Charles Lhermitte :
En matière de santé, il y a l’acoustique mais les éoliennes ont tellement évolué depuis les années 2000. La loi nous oblige à ne pas dépasser 3 décibels la nuit et 5 le jour. Et même s’il peut y avoir un écart entre la simulation préalable et la réalité finale, nous pouvons toujours intervenir pour brider la machine ou poser des peignes sur les pales afin de réduire le bruit. Je crois un peu moins aux nuisances des infrasons ou à l’effet stroboscopique, surtout à plus de 500 m de distance. Nous prenons tout au sérieux mais on ne peut jamais convaincre quelqu’un qui se croit malade.

http://www.lardennais.fr/92712/article/2018-05-23/confrontation-d-arguments-autour-de-l-eolien

22/05/18 : Meuse : HOUDELAINCOURT - Le parc éolien officiellement opérationnel
Avec l’inauguration du parc éolien de Bonnet-Houdelaincourt, l’équipe concrétise un projet mis en place en 2012. Les nouvelles infrastructures devraient produire de l’électricité pour les décennies à venir.

https://www.estrepublicain.fr/edition-de-bar-le-duc/2018/05/22/le-parc-eolien-officiellement-operationnel

22/05/18 : Ardennes : Dans les coulisses de la construction du parc éolien de Chappes-Remaucourt [GROS PLAN SUR L’ÉOLIEN (2/3)]
Chappes-RemaucourtDeuxième volet de notre série sur l’éolien. Le rotor de la première des six éoliennes du parc d’EnergieTEAM a été fixé hier après-midi. Le premier aboutissement spectaculaire d’un travail entamé il y a presque dix ans. La mise en service est attendue pour juin 2018.
Cet après-midi, nous montons le rotor de l’éolienne numéro 6, expliquait hier le chef de chantier du constructeur éolien Nordex. Nous avons un risque d’orage avec une perturbation mais elle avance à seulement 40 km/h, ça nous laisse le temps... »
Apercevant les mouvements des deux grues, quelques promeneurs se sont arrêtés dans les champs en bordure de la D946. Sous leurs yeux ébahis, un rotor pesant une soixantaine de tonnes a défié la gravité, hier à 14 h 30. En deux heures, l’engin, avec ses trois pales prémontées, soit 117 mètres de diamètre, est hissé en haut du mât, à 91 mètres de hauteur. Vers 16 heures, le site manager d’EnergieTEAM, Julien Pothier s’inquiète d’apercevoir un éclair à l’horizon. « Il y a encore tous les boulons à fixer... On procède avec des vérins à une pression d’environ 2 500 bars et ça prend un certain temps... » Puisque la sécurité passe avant tout et que les éoliennes font figure de paratonnerre idéal, les consignes du constructeur allemand, Nordex, vont obliger tous les ouvriers à quitter les lieux, et à ne revenir qu’une heure après la fin de l’orage. Qu’importe, jusqu’ici, le chantier avance bien et devrait être terminé en juin prochain.
Environ une semaine par éolienne
À quelques centaine de mètres du chantier, de nombreuses entreprises sous-traitantes auront défilé dans la «base vie» installée dans les champs près de la commune de Remaucourt. Bureaux, sanitaires, salle de réunion... On y trouve tout ce qu’il faut pour vivre, sauf pour dormir. « En tout, environ 200 personnes seront passées ici si on compte le bureau d’études, le géomètre, l’huissier, l’entreprise qui a effectué la voirie, les spécialistes en câblage de réseau électrique... », énumère Engelbert Tuncq, chargé de construction pour EnergieTEAM. Les ouvriers les plus nombreux restent toutefois ceux de Nordex, le maître d’ouvrage et fabricant, avec une quinzaine de salariés à l’œuvre hier après-midi.
La phase finale s’avérera finalement bien moins longue que la préparation puisqu’il faut seulement deux jours pour déplacer les deux grues, et une semaine pour installer chaque éolienne. « On a de la chance, avec ce type d’éolienne on peut monter le rotor avec les trois pales prémontées. C’est plus simple mais ce n’est pas faisable avec tous les modèles », spécifie Julien Pothier.
Parmi ceux qui les auront précédés, Yves Calin, dont la société est basée à Saint-Dizier (52), est venu assister au spectacle du jour. « En tout, on était treize à travailler à partir de décembre et durant trois mois et demi pour réaliser les routes d’accès vers les éoliennes, explique. On a étalé 21 000 tonnes de concassé avec cinq camions, et tout provient des carrières de Roc de Pouru-aux-bois et de Bocahut dans l’Aisne ».
«Tout vient d’Allemagne»
EnergieTEAM travaille avec Enercon ou Nordex selon les spécificités de chaque parc éolien, deux constructeurs allemands. Et puisqu’aucun constructeur français ne vend d’éoliennes, l’acheminement a été effectué par camion depuis le site de fabrication de l’entreprise Nordex. « Pour les convois exceptionnels des mâts (de 91 mètres et 200 tonnes au total), l’acheminement se fait en quatre camions », précise Julien Pothier. Hier, l’ensemble des pièces des six éoliennes était déjà arrivé sur le site. Et même si les pales de 11 tonnes ne sont pas vraiment sujettes au vol, l’ensemble d’outils et de technologie qui restent sur le site nécessiteront les services d’une entreprise de sécurité jusqu’à la fin du chantier, y compris pour se préuminur des risques d’espionnage industriel.
Afin de faire tenir les six mâts, qui auront tous la même hauteur de 91 mètres, soit 150 mètres de hauteur de pâle, les fondations ont nécessité de couler un bloc de béton de 350 m3 et 18 tonnes de ferraillage pour chaque éolienne. « On aurait aimé les faire plus grandes, parce que plus elles sont hautes et mieux elles vont chercher le vent, mais nous sommes toujours limités par le plafond fixé par la réglementation militaire, donc ça n’aurait pas été possible », confie Engelbert Tuncq.
Toutes les réglementations en matière de sécurité sont également respectées. « Seule la première éolienne, celle que nous montons, sera la seule à être équipée d’un dispositif de détection de la glace, afin d’éviter les projections sur la route en hiver. C’est la plus proche de la D946 et on saura que les éoliennes voisines sont concernées également... » Par ailleurs, l’ascenseur, obligatoire pour toute éolienne d’une hauteur supérieure à 80 mètres, a été installé et les accès éoliennes devront restés praticables pour une éventuielle arrivée des secours. « En cas de fumée détectée sur une éolienne, nous avons une heure pour intervenir. C’est aussi pour ça que nous avons une agence locale à Vouziers », ajoute-t-il. Autant dire que le spectacle d’hier après-midi n’était que la partie immergée de l’iceberg. Un travail colossal qui permettra au final aux communes concernées de bénéficier des taxes qui seront reversées par la société exploitante EnergieTEAM.

21/05/18 : Ardennes : Des parcs éoliens semés aux quatre vents dans le Rethélois [GROS PLAN SUR L’ÉOLIEN (1/3)]
Pour inaugurer notre série en trois volets sur l’éolien, un récapitulatif s’impose. Neuf parcs, pour un total de 132 éoliennes, ont été autorisés par la préfecture des Ardennes depuis deux ans dans le Rethélois.
1 Six éoliennes à Chappes et Remaucourt
Autorisé le 28 juin 2016, le parc de six aérogénérateurs est en cours de construction par la société Energie Team. Il comprend trois éoliennes à Chappes et trois à Remaucourt. Le mât le plus élevé est de 95 mètres. Montant de l’opération : 294 579 euros.
2 Quatre éoliennes à Barby et Sorbon
Après une première demande qui comportait 5 éoliennes, le parc éolien Mont de Gerson II n’en comporte finalement plus que 4 dont deux à Barby et deux à Sorbon. L’autorisation a été délivrée le 30 juin 2017. Le mât le plus élevé est également de 95 mètres. Le chantier est évalué à 206 205 euros.
3 Dix aérogénérateurs pour la ferme de Ménil-Annelles
Également considérées comme suffisamment éloignées des habitations, dix éoliennes ont été autorisées le 19 juin 2017. Le mât le plus haut mesure 92 m, pour une hauteur maximale en bout de pâle de 150 m. Un projet qui pèse 514 913 euros.
4 Vingt-trois éoliennes en vue autour d’Hannogne-Saint-Remy
Le projet initial comprenait 28 éoliennes. Cinq ont été retirées pour économiser 1,9 hectare de terres agricoles et ménager la nuisance paysagère. Il en reste donc 23, disposées à Hannogne-Saint-Rémy, Seraincourt, Sévigny-Waleppe, Renneville, Chaumont-Porcien et Remaucourt, avec des hauteurs de mâts variant entre 110 et 120 m (hauteur maximale en bout de pâle de 173 à 183 m). Un projet de 1,2 million d’euros autorisé le 28 février 2018.
5 Sept éoliennes pour le parc du Moulin À Villers-devant-le-Thour et Asfeld
Autorisé le 19 avril 2016, ce parc comptera sept éoliennes avec une hauteur de mât maximale de 92,5 m et pour un coût de 355 745 euros. Une seule éolienne sera bâtie sur le territoire d’Asfeld, les six autres à Villers-devant-le-Thour. Comme d’autres, le projet impliquera la création de gîtes pour les chauves-souris et le suivi de leur mortalité.
6 Le projet pharaonique du Mont-des-Quatre-Faux
À l’origine, il prévoyait 71 éoliennes. Depuis le 10 mai 2017, il n’en reste plus «que» 63. Ce projet éolien de 3,2 millions d’euros, le plus grand d’Europe, s’étale sur les territoires de sept communes, à savoir Juniville, La Neuville-en-Tourne-à-Fuy, Cauroy, Hauviné, Mont-Saint-Rémy, Ville-sur-Retourne et Bignicourt. Le mât le plus haut serait de 134 m pour une hauteur maximale en bout de pâle de 200 m. Il est actuellement ralenti par un recours devant le tribunal administratif.
7 Cinq éoliennes à près de Villers-le-Tourneur
Baptisé Énergie du partage 3, ce parc prévoit quatre éoliennes à Villers-le-Tourneur, une à Hagnicourt et une à Vaux-Montreuil. La hauteur de mât prévue est de 91,5 m pour un coût de 261 580 euros. Là aussi, l’impact paysager est considéré comme compensé par l’installation de haies. L’autorisation a été délivrée le 22 juin 2017.
8 Huit éoliennes autour de Rocquigny
Autorisé le 3 octobre 2017, le parc de la Hotte comprend huit éoliennes d’une hauteur de mât de 120 m (soit 180 m en bout de pâle). Les éoliennes prévues à Rozoy-sur-Serre ont été retirées du projet. En l’état actuel, trois seront implantées à Rocquigny, deux à Rubigny, deux à Vaux-lès-Rubigny et une à Fraillicourt pour 412 323 euros.
9 Six éoliennes pour Rocquigny et Vaux-lès-Rubigny
Autorisé le 9 octobre 2017, le parc comprend trois éoliennes pour chacune des deux communes. La hauteur de mât s’élève à 130 mètres. Montant de l’opération : 309 603 euros.
10 Et Bientôt 5 éoliennes à Mont-Laurent ?
Le commissaire-enquêteur a rendu un avis favorable, après l’enquête publique, pour l’installation de cinq éoliennes au sud de la commune le 9 février 2018. L’autorisation préfectorale n’a toutefois pas été émise à ce stade.

http://www.lardennais.fr/92322/article/2018-05-21/des-parcs-eoliens-semesaux-quatre-vents-dans-le-rethelois

21/05/18 : Meuse : 
Le parc éolien de Bonnet-Houdelaincourt est opérationnel
En images : Le parc éolien de Bonnet-Houdelaincourt a été inauguré. Quatre éoliennes sont en fonction, produisant près de 25 000 mégawatts par an, soit l'équivalent de la consommation de 11 000 personnes.
https://www.estrepublicain.fr/edition-de-bar-le-duc/2018/05/21/le-parc-eolien-de-bonnet-houdelaincourt-est-operationnel

12/05/18 : Meuse : BONNET - Un financement participatif pour planter des éoliennes 😠😠😠
Pour aider à la construction d’éoliennes sur le secteur. La plate-forme Enerfip propose aux citoyens d’investir leur épargne via un projet de financement participatif. Le projet a été présenté aux élus des communes concernées.
https://www.estrepublicain.fr/edition-de-bar-le-duc/2018/05/12/un-financement-participatif-pour-planter-des-eoliennes

11/05/18 : Moselle : VARSBERG - « Soixante éoliennes dans un rayon d’à peine cinq kilomètres »
Née en décembre dernier, l’Association de défense du cadre de vie du Warndt continue de contester le projet d’implantation d’un parc éolien dans un secteur qu’elle dénonce comme étant déjà saturé.

L’association est née en décembre dernier et, depuis, elle a fédéré autour d’elle quelque 150 habitants des communes de Varsberg, Bisten-en-Lorraine et Guerting. « Et ils sont très remontés ! », précise Christian Varoqui, président de l’Association défense du cadre de vie du Wardnt.
Depuis quatre mois, il se démène avec l’aide de son père, Jean-Marcel, secrétaire de l’association, et Jean-Noël Karls, vice-président, pour faire monter le nombre d’adhérents. « Nous faisons du porte-à-porte, ça prend du temps, mais les gens sont réceptifs. Nous avons même quelques candidatures spontanées d’autres villages alentours », détaille Jean-Marcel Varoqui.
Combattre les moulins à vent
Si le but premier de cette association portée par les trois hommes est la protection du cadre de vie, de la faune et de la flore. Aujourd’hui, son cheval de bataille c’est un projet de parc éolien. Prévu à l’horizon 2019-2020 selon les membres de l’association, ce parc devrait voir 9 éoliennes implantées sur le territoire des communes de Bisten-en-Lorraine, Guerting et Varsberg. « Depuis la formation de l’association, nous avons creusé et vérifié le projet. Ce dernier a été mis en place dans la plus grande opacité et sans concertation avec les populations. Lorsque les conseils municipaux ont eu à voter pour ou contre le projet, la délibération a été présentée comme émanant d’une décision de la Communauté de communes du Warndt prise au début du 2e trimestre 2016. Or, nous n’avons rien trouvé de tel », résume Jean-Marcel. « Nous avons donc contacté la Communauté de communes pour qu’elle nous transmette la délibération. On nous a répondu qu’il s’agissait en fait d’une information aux élus. Il y aurait eu un comité de pilotage qui a arbitré l’appel à projets lancé en janvier 2017, mais on refuse de nous communiquer les noms de ses membres ».
Le milan royal
Autre point problématique pour les membres de l’association : « Non seulement ce projet de parc se fait dans une zone déjà saturée, mais en plus il ne correspond pas au schéma régional éolien de Lorraine. Ce dernier a été annulé à la fin de l’année dernière, mais à l’époque de la conception du projet, il ne tenait déjà pas compte des recommandations de ce document », souligne Jean-Noël. « Dans un rayon d’à peine cinq kilomètres, 60 éoliennes sont implantées ou en passe de l’être. »
Autant de grands moulins dans un espace réduit pourraient représenter un danger pour les espèces animales vivant aux alentours : chauves-souris et oiseaux migrateurs en tête. « Lorraine association nature (Loana), qui est reconnue pour son travail au niveau régional et qui mène un plan d’action pour la sauvegarde du milan royal, a adressé un courrier à la Dreal afin de demander l’abandon du projet de parc sur nos trois communes. En effet, un nid de ce rapace protégé a été découvert à Coume, à quelques centaines de mètres du lieu où les éoliennes seraient implantées. Le courrier n’a pas de pouvoir coercitif, mais je vois mal la Dreal ne pas en tenir compte. »

https://www.estrepublicain.fr/loisirs/2018/05/11/soixante-eoliennes-dans-un-rayon-d-a-peine-cinq-kilometres

09/05/18 : Ardennes : Le vent de contestation s’intensifie contre le projet de parc éolien à Thin-le Moutier
La fosse à l’eau
L’association Vivre entre Thin et Vence créée en janvier pour contrer le projet d’implantation d’éoliennes à Thin-le-Moutier fourbit ses armes pour défendre son cadre de vie.
Dîtes bien que l’Association Vivre entre Thin et Vence se fera aider par la justice si cela est nécessaire car nous voulons continuer à bien vivre à la campagne au calme », insiste Isabelle Delvaux, présidente de l’association. L’opposante au projet de parc éolien habite le hameau de la Fosse à l’eau, commune de Thin-le-Moutier. C’est dans ce hameau qu’est née la contestation contre ce projet fin 2017. Et pour cause, les éoliennes s’y implanteraient à 900 mètres au point le plus proche des habitations. Elles viendraient ainsi briser la vue que les riverains ont actuellement sur les champs verdoyants à perte de vue. Isabelle Delvaux et les autres membres de l’association ont étudié une à une les réponses apportées récemment par P&T Technologie aux questions soulevées par ce projet éolien. Elle a expliqué mercredi qu’aucune réponse n’a apaisé l’association. « Le bruit de fond lancinant des éoliennes, moi je n’en veux pas. Ici, pour moi, ce sont les vacances à la campagne. On entend le chant des oiseaux. On a des vies de plus en plus stressantes et moi, je me ressource ici. On n’est pas anti-éolienne. Je suis pour les petites éoliennes privées à taille humaine. Là, c’est un site avec des éoliennes de 180 mètres de hautconçues pour apporter de l’argent aux promoteurs. Cela va leur apporter beaucoup d’argent. C’est surtout une affaire de pognon », estime Isabelle Delvaux. Son voisin, l’abbé Bernard Jeantils, est tout aussi contre le projet. « Ces éoliennes vont détruire le paysage », pense-t-il également. « Je ne sais pas s’ils ont étudié la géologie du sol. Le sol est très argileux par ici., Il va falloir qu’ils creusent très profondément pour avoir un sol solide pour que les éoliennes ne tombent pas. Je pense que cela va démolir le sol », craint l’abbé Bernard Jeantils.
« On est pour. Ce sera un plus financier pour la retraite » 
Liliane Pacquay
Impact sur la cigogne noire et la migration des grues, impact sur la santé humaine ou celles des animaux de ferme, baisse de la valeur immobilière des biens, crainte concernant le démantèlement de ces moulins à vent, la pollution que causerait l’huile de moteur de ces engins, ce sont autant de craintes soulevées par ce projet. « Nous avons quitté la région parisienne pour habiter au calme à la campagne. Mon épouse est malade. On aura une vue directe sur les éoliennes et nous n’en voulons pas », ajoute Virginie Undreiner. Nous avons contacté sans succès le maire de Thin-le-Moutier Jean-François Marteaux critiqué par les habitants du hameau. Ils lui reproche de ne pas leur avoir informé du projet. Nous avons contacté en vain le porteur du projet également. Nous avons cependant réussi à joindre Liliane Pacquay, habitante de Thin-le-Moutier qui est favorable au projet. « On aura une éolienne sur notre terre. Nous, on est pour, ce sera un plus financier pour la retraite », explique Liliane Pacquay.
http://www.lunion.fr/90237/article/2018-05-09/le-vent-de-contestation-s-intensifie-contre-le-projet-de-parc-eolien-thin-le

09/05/18 : Meuse : ÉRIZE-LA-BRÛLÉE - En quête de finances pour les éoliennes
Associer les habitants de la Meuse au développement de l’énergie éolienne, tel est le but de l’appel au financement participatif proposé par Enerfip pour aider à la construction d’éoliennes sur le territoire. ...

https://www.estrepublicain.fr/edition-de-bar-le-duc/2018/05/09/en-quete-de-finances-pour-les-eoliennes

08/05/18 : Meuse : VELAINES - Le paysage velainois refuse les éoliennes
La mairie de Velaines voit d’un mauvais œil l’idée qu’un nouveau projet d’implantation de trois éoliennes pourrait se faire sur le territoire de la commune.
https://www.estrepublicain.fr/edition-de-bar-le-duc/2018/05/08/le-paysage-velainois-refuse-les-eoliennes

07/05/18 : Marne : Val-des-Marais et Pierre-Morains : des projets éoliens qui leur font froid dans le dos
Les deux communes sont toujours visées par des projets éoliens, en cours d’instruction. Pendant ce temps, les opposants, continuent à se faire connaître.
Déjà plus d’un an que l’idée d’implanter des éoliennes sur le secteur de Vertus fait son chemin. En effet, les deux communes de Val-des-Marais et Pierre-Morains ont été retenues par les sociétés WKN et Nordex pour accueillir chacune une dizaine de mâts. Des projets qui n’en sont encore qu’au stade d’étude, et qui doivent être instruits par la préfecture, avant l’ouverture, le cas échéant, d’une enquête publique. « Les dossiers ont été déposés. Pour l’instant, il n’y a aucun changement, nous sommes toujours en attente », indique le maire de Val-des-Marais, Georges Gentil, qui voit d’un bon œil les retombées économiques de l’éolien pour sa commune. Un optimisme que ne partagent pas tous les maires du secteur, à l’instar de Gervais Perrot, à Bergères-les-Vertus, également président des Amis du Mont-Aimé, qui craint que la proximité des éoliennes avec le site touristique et historique n’entame son attractivité.
Plusieurs opposants se sont déjà fait connaître, aux côtés des associations Adenos et Pays d’Épernay et son patrimoine. Il y a quelques semaines, c’était au tour du président de la section marnaise de Chasse, pêche, nature et tradition (CPNT), habitant de Vertus, de « dire non » aux projets éoliens du Val-des-Marais et de Pierre-Morains. « Nous sommes en colère par rapport à l’éolien. C’est une escroquerie : ça ne fonctionne que lorsqu’il y a du vent et on ne peut pas ralentir ou accélérer une éolienne pendant quelques heures. Et comme on ne peut pas stocker l’électricité, l’énergie qui est produite est perdue », expose Luc Chevallier en expliquant avoir contacté les principales associations opposées aux projets en question afin de leur apporter son soutien. « Nous sommes entourés d’éoliennes à Vertus et ça gâche le paysage champenois », ajoute-t-il, craignant également que les éoliennes ne « défigurent le superbe site du Mont-Aimé ». Les Amis du Patrimoine Napoléonien ont eux aussi fait savoir leur inquiétude à ce sujet par un courrier envoyé à la préfecture et indiquant que leur association culturelle est « très sensible aux problèmes posés par le projet éolien sur les communes Val-des-Marais et Pierre-Morains ».
Du côté des vignerons, le projet ne suscite pas non plus un grand enthousiasme. « Nous ne nous positionnons pas favorablement sur ces projets, même si on ne peut pas aller contre les énergies renouvelables. C’est surtout l’implantation au pied du vignoble qui est dommageable », regrette Charles-Henri Dupont, président des jeunes vignerons, lui-même vigneron à Vertus.
La décision finale n’étant pas attendue avant 2019, les opposants ont d’ici là tout le loisir d’affûter leurs arguments.
A lire aussi :
Deux-projets-éoliens-discutés
Éoliennes et vignoble, un voisinage complexe
La charte éolienne du champagne révisée en février
Avec l’inscription depuis 2015 des Paysages de Champagne au Patrimoine mondial de l’Unesco, la Mission Coteaux, maisons et caves de Champagne a décidé, en février 2018, de réviser sa charte éolienne afin « de l’adapter aux réalités présentes », précisait Pierre-Emmanuel Taittinger, président de la Mission Unesco, dans une interview parue dans nos colonnes le 20 avril. Quant à savoir si les éoliennes et le champagne peuvent faire bon ménage, la réponse est catégorique. « Je dis que nous avons assez donné et que maintenant il faut dire stop. Les propriétaires des terrains, qui font affaire avec les sociétés d’éoliennes, ne devraient peut-être pas être les seuls à décider de leur implantation car les paysages appartiennent à tout le monde. Je pense que lorsque des projets sont proposés, il devrait y avoir une concertation entre toutes les communes qui sont concernées par l’impact visuel. Ce qui réduirait le nombre de projets car il n’y aurait plus de difficultés à s’exprimer d’une seule voix. »
L’essentiel
Trois projets éoliens sont à l’étude entre Fère-Champenoise, Vertus et Châlons-en-Champagne.
Celui de la société Nordex prévoit une implantation sur les communes de Val-des-Marais et Pierre-Morains. En mai 2017, un mât de mesure a été installé à Val-des-Marais pour étudier les conditions de vent du site et observer les mouvements de chauves-souris. Les études et l’instruction du dossier se poursuivent jusqu’en 2019 avant l’enquête publique. Le parc serait exploité à partir de 2021 et jusqu’en 2061.
WKN France étudie la possibilité d’installer 8 à 10 éoliennes au nord est de Pierre-Morains. Un mât de mesure de 100 mètres a été érigé en mars 2017.
Un troisième projet, de six éoliennes, est envisagé entre Aulnay et Morains-Le-Petit à Val-des-Marais.
http://www.lardennais.fr/89912/article/2018-05-07/val-des-marais-et-pierre-morains-des-projets-eoliens-qui-leur-font-froid-dans-le
27/04/18Les lacs de Champagne auront-ils le vent en poupe?
Intercommunalité.Un projet de parc éolien, qui n’en est encore qu’à ses débuts, a été présenté aux élus. Ses acteurs s’expliquent et annoncent une rente non négligeable pour les collectivités.
Vous avez présenté le projet d’implantation d’un parc éolien aux élus de la communauté de communes des lacs de Champagne (CCLC) lors de la dernière réunion du conseil communautaire, lundi 23 avril. Pouvez-vous détailler ce projet ?
Sébastien Vouillon, ingénieur projet chez RP-Global : « Nous préférons parler d’une «étude» plutôt que d’un «projet». Notre objectif était de présenter aux élus de la communauté de communes les secteurs qui seraient éligibles au développement d’un projet éolien.
RP-Global a réalisé une cartographie des contraintes du secteur, comme, par exemple, la présence d’habitations ou de réseaux de transport. Cette cartographie intègre les enjeux que l’on connaît sur ce territoire, qu’ils soient écologiques, patrimoniaux ou militaires. Ce secteur potentiel se situe entre Jasseines, Balignicourt, Chavanges et le sud de Braux. Les communes de Val-d’Auzon et de Pel-et-Der sont également concernées. Si la CCLC et les communes acceptent de lancer une étude de faisabilité, d’autres enquêtes suivront pour définir une zone d’implantation. »
Un chiffre sur le nombre d’éoliennes envisagées ?
« On nous le demande toujours ! Mais nous ne pouvons y répondre à ce stade de l’étude. Si on implantait des éoliennes partout et n’importe comment dans ce secteur, on pourrait en installer une trentaine. Il n’y en aura pas trente. Mais RP-Global doit respecter un minimum, qui dépend du lieu de raccordement, du montant des investissements et des mesures compensatoires consacrées. Tous ces coûts vont nous donner le nombre minimum de machines et ainsi obtenir une certaine rentabilité. Peut-être que ce minimum sera fixé à quatre, six ou dix… Une phase de discussion avec les élus et la population s’engagera alors. »
Plutôt quatre ou trente éoliennes aujourd’hui ?
« Un projet «moyen» sur ce territoire se situe plutôt entre cinq et quinze éoliennes. Il faut également prendre en compte le fait que ce secteur détient déjà beaucoup d’éoliennes et nous souhaitons éviter l’effet de saturation visuelle. Cela demandera un important travail de cohérence paysagère dans ce secteur. »
Vous annonciez une possible mise en service à l’horizon 2022 lors de votre présentation aux élus. N’est-ce pas un calendrier un peu ambitieux ?
« 2022, dans le meilleur des cas ! Je suis d’accord que c’est très ambitieux. Il faut toujours partir d’un planning ambitieux, au plus court, en prenant le temps minimum pour chaque étape. Nous essayons de nous calquer sur ce planning. Mais nous ne connaissons pas encore les obstacles de ce large territoire, et il nous faudra les intégrer petit à petit. Concernant cette étude de préfaisabilité, nous en avons jusqu’à la fin de l’année 2018, au mieux. »
Claude Lorphelin, maire de Braux
Claude Lorphelin est membre d’un groupe de travail regroupant des élus des quatorze communes.
Convaincu par la présentation RP-Global ?
C’est ce que nous présentent tous les opérateurs de marché. Ces acteurs nous promettent que les communes toucheront le foncier bâti. À Braux, ça tourne, en gros, à 1 800 € par éolienne. En ce qui concerne l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER), qui est redistribuée entre les collectivités (communes, intercommunalité, Département et Région) et qui est calculée à partir de la puissance de l’installation, elle représenterait, pour Braux, un apport de 6 500 €, soit 10 % de notre budget.
La CCLC toucherait, quant à elle, un peu plus de 15 000 € par an et par éolienne.
Une opportunité pour le territoire, donc…
Un atout de développement, qui peut permettre la création de nouvelles infrastructures dont tous les usagers du territoire pourraient bénéficier. Je pense également à la rénovation du patrimoine présent dans les communes ou au tissu associatif.
Des conditions imposées par les élus ?
On souhaiterait que pour 1euro versé aux communes, 2 le soient à l’intercommunalité. La commission locale d'évaluation des charges transférées (CLECT) doit vraisemblablement se prononcer sur le sujet d’ici à une quinzaine de jours.
http://www.lest-eclair.fr/66563/article/2018-04-27/les-lacs-de-champagne-auront-ils-le-vent-en-poupe
20/04/18 : Moselle : VOLSTROFF - Parc éolien : peser le pour et le contre
Un parc éolien à Volstroff ? Depuis qu’une société spécialisée sur le sujet est venue souffler cette idée à la commune, les élus s’interrogent. Des mois qu’ils pèsent le pour et le contre.

https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-thionville-hayange/2018/04/20/parc-eolien-peser-le-pour-et-le-contre

19/04/18éoliennes et vignoble, un voisinage complexe
Coteaux vitryats - Comment concilier le développement éolien et la préservation de territoires d’exception, d’autant que l’appellation champagne va s’étendre ? Explications.
Développement éolien et viticulture sont deux activités en pleine expansion dans le Pays vitryat. Mais l’une peut nuire à l’autre si des conditions strictes d’aménagement du territoire ne sont pas appliquées. D’où la nécessité de réviser la charte éolienne, datant de 2008, notamment depuis l’inscription, en juillet 2015, au Patrimoine mondial, de cinq secteurs géographiques de l’appellation. Et d’instaurer une sorte de doctrine autour de laquelle les acteurs concernés doivent s’entendre. Le but ? Concilier le développement des éoliennes tout en préservant l’intégrité des territoires d’exception. C’est en tout cas, l’objectif et l’ambition de la mission Coteaux, maisons et caves de Champagne, à l’initiative de cette révision.
Tâche difficile mais néanmoins nécessaire tant la problématique est prégnante sur nos territoires. « Rien que sur la Marne et l’Aube, 900 machines ont été construites et on comptait, en 2017, 1 110 projets en cours », fait remarquer Amandine Crépin, directrice de la mission Coteaux, maisons et caves de Champagne. « Et tout cela s’accélère encore », prévient-elle encore.
L’impact prépondérant du champagne
Les maires du Pays vitryat sont bien au fait de ce développement éolien puisqu’ils sont très sollicités par les différentes sociétés souhaitant implanter des éoliennes. Dans un contexte de forts enjeux puisque dans le cadre de l’extension de l’aire d’appellation, le secteur, sur le plan viticole, est amené à croître.
À Saint-Amand-sur-Fion, par exemple, les premières éoliennes ont été mises en service en 2004. Les dernières en décembre 2016. Au total, la commune en possède 18 sur son territoire. Le conseil municipal sous la houlette de son premier magistrat, Sylvain Lanfroy, a décidé d’adopter une politique particulière.
« Nous ne souhaitions pas définir de zones pour lesquelles nous serions favorables à l’implantation des éoliennes, dans la mesure où les propriétaires en tirent un revenu et que nous ne voulions pas favoriser untel au détriment d’untel. Pour nous, le développement éolien relève plus du domaine privé que public dans la mesure où les compagnies traitent directement avec les propriétaires fonciers. »
Passées ces considérations, la commune a tout de même tenu à jouer son rôle et à être « le porte-voix des habitants qui ont vu émerger avec les années de nombreux parcs éoliens ». D’où deux critères à l’aune desquels le conseil municipal délibère, même s’il ne s’agit que d’un avis. « Pas de rapprochement du village et pas d’encerclement. Nous ne voulons pas, à chaque fois que l’on tourne la tête, voir une éolienne. Nous raisonnons davantage en termes de visibilité que de distance. » Si trois compagnies travaillent actuellement sur des implantations, « nous avons décidé collectivement d’attendre d’en savoir plus sur l’extension de l’appellation avant de valider quoi que ce soit. » L’élu en a bien conscience : l’impact économique, en termes d’emplois, de développement… du champagne est bien plus fort que celui des éoliennes .Même si pour Saint-Amand, la manne économique est non négligeable puisqu’elle bénéficie, au titre de l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) de 45 000 euros par an.
On a assez donné, stop aux éoliennes
Pourquoi la charte éolienne a t-elle été modifiée?
Elle n’était plus tout à fait d’actualité puisqu’elle datait de 2008. Donc nous l’avons adaptée aux réalités présentes. D’autant qu’en 2015, les Paysages du Champagne ont été inscrits au Patrimoine mondial de l’Unesco, sous l’intitulé des Coteaux, maisons et caves de champagne.
Quelle est votre position sur l’implantation de parcs éoliens?
La Champagne a déjà joué son rôle en matière d’implantation d'éoliennes, le Grand Est arrive en 1ère position devant les Hauts de France et l’Occitanie. Si nous ne faisons pas attention, nous allons massacrer nos paysages champenois. Deux mille vont être mises en service dans un avenir proche. Or, quand elles s’implantent mais qu’elles ne marchent pas, faute de vent, ce sont les centrales thermiques qui fonctionnent à plein, dont certaines à charbon. L’issue écologique n’est donc pas positive ! Sans compter les oiseaux qui sont tués par les mâts, les tonnes de béton coulés dans la terre, jusqu’à 1 500 tonnes pour chaque éolienne.
N’est-il pas possible de concilier les éoliennes et le champagne ?
Je dis que nous avons assez donné et que maintenant il faut dire stop. Les propriétaires des terrains, qui font affaire avec les sociétés d’éoliennes, ne devraient pas être les seuls à décider de leur implantation car les paysages appartiennent à tout le monde. Je pense que lorsque des projets sont proposés, il devrait y avoir une concertation entre toutes les communes qui sont concernées par l’impact visuel. Ce qui réduirait le nombre de projets car il n’y aurait plus de difficultés à s’exprimer d’une seule voix.
http://www.lunion.fr/86954/article/2018-04-19/eoliennes-et-vignoble-un-voisinage-complexe
17/04/18Divorce entre coteaux et éoliennes
Vallée de la Marne - La mission Unesco Coteaux maisons et caves de Champagne vient d’envoyer à chaque maire du territoire, une nouvelle charte éolienne qui propose une zone d’exclusion élargie pour les parcs.
Cent vingt-six pages. C’est la taille de l’étude réalisée par l’agence d’urbanisme de Reims, en collaboration avec la mission Coteaux maisons et caves de Champagne (CMCV), et envoyée il y a quelques jours à tous les maires de la Vallée de la Marne ouest. Une étude intitulée « Charte éolienne des Coteaux, Maisons et Caves de Champagne, février 2018 », réalisée sur cinq secteurs géographiques de l’appellation classés au Patrimoine mondial, qui s’inquiète de la multiplication des parcs éoliens en 12 ans (11 en 2005, 90 en 2017) mais aussi de l’évolution de la taille des éoliennes (140 à 180m).
Pour la région de Château-Thierry, le constat établi en dix pages avec photos, simulations et schémas à l’appui, est clair : « Les éoliennes sont très présentes dans la commune de Château-Thierry alors qu’il existe un mémorial à l’architecture imposante (le Monument américain) surplombant la Vallée. Il y a double vue sur le monument et en arrière-plan sur les éoliennes. » Alors pour éviter les dérives et « éviter les implantations anarchiques de projets visibles depuis les lieux touristiques », la mission préconise la création d’une nouvelle aire d’influence paysagère avec une zone d’exclusion élargie par rapport à la charte de 2008 : 20 km en plaine depuis le haut de coteau et 4 km de recul depuis le bord du coteau (voir ci dessous). Pour Dominique Moyse, conseiller régional qui vient d’intégrer le conseil d’administration de CMCV, le document, mine d’information et de conseils, conçu comme un outil à la fois pour les décideurs publics et les porteurs de projets éoliens va dans le bon sens : « La mission est dans son rôle de protéger l’aire d’appellation et notre région a déjà beaucoup donné pour ce qui est de l’implantation de parcs éoliens. Nous préparons un nouveau schéma régional d’aménagement avec un volet éolien qui s’appuiera notamment sur cette étude pour limiter les nouvelles implantations. Mais la problématique est avant tout financière : en ces temps de disette, 3 ou 4 mâts peuvent rapporter plusieurs milliers d’ € par an à une commune pour ses projets… »
Un plan régional sur l’éolien qui devrait voir le jour à l’horizon 2020. Ce qui laisse encore du temps à Eole pour souffler sur les braises de la discorde entre agriculteurs, élus, riverains, viticulteurs et écologistes…
La nouvelle Charte éolienne des Coteaux, Maisons et Caves de Champagne ou étude AIP (Aire d’Influence Paysagère) est disponible en téléchargement sur : http://champagne-patrimoinemondial.org/


17/04/18 : Meuse : De nouvelles éoliennes à Chanteraine😠
Dans le cadre d’extension d’un parc éolien, des travaux ont débuté dans la commune de Chanteraine afin d’installer de nouvelles éoliennes, d’après nos confrères de l’Est Républicain. Huit éoliennes supplémentaires de 150 mètres de hauteur et d’une puissance de 2,2 MW chacune seront installées avant la fin d’année 2018.
Le chantier abritant les travaux d’installation des nouvelles éoliennes est visible depuis la RN4. Les travaux qui ont commencé en mars dernier devraient prendre fin en décembre 2018. Les nouvelles éoliennes permettraient d’éviter 25 500 tonnes de rejet de CO² dans l’air.
De plus, l'installation des nouvelles éoliennes permettrait d'envisager une production annuelle de 51 millions de Kwh représentant la consommation électrique de 10 700 foyers.

http://puissanceplay.fr/actualites/de-nouvelles-eoliennes-a-chanteraine
17/04/18 : Meuse : 
CHANTERAINE - Travaux d’extension du parc éolien
Le chantier est visible depuis la RN4. Ce projet prévoit la prochaine installation de huit éoliennes de plus d’ici la fin de l’année.

Des travaux de terrassements et de génie civil sont en cours sur le territoire de la commune de Chanteraine dans le cadre de l’extension d’un parc éolien. Le projet de Rosières qui s’intègre parfaitement dans le bassin déjà existant verra l’implantation de huit éoliennes de 150 mètres supplémentaires.
Prévus de mars à décembre 2018, les travaux menés par le groupe RES, une des premières entreprises indépendantes de production d’énergies renouvelables au monde, permettront d’envisager une production annuelle de 51 millions de Kwh, soit l’équivalent en consommation électrique de 10 700 foyers.

Si en premier lieu, l’implantation de onze éoliennes avait fait l’objet d’un dépôt de demande d’autorisations administratives, seules huit ont été retenues, trois faisant l’objet d’un refus de l’armée de l’air.
Ce projet est mûri depuis 2012 grâce à la volonté locale des collectivités de développer l’énergie éolienne. Des études ont été lancées faisant apparaître un contexte particulièrement favorable à l’implantation de nouveaux aérogénérateurs.
Puissance de 2,2 MW pour chaque éolienne
Conformément aux obligations, les études techniques et environnementales ont pris en considération tous les impacts du projet ainsi que les capacités de raccordement au réseau électrique et les différentes contraintes réglementaires, environnementales, paysagères et patrimoniales.
Les gisements de vent donné par un premier mât de mesures de 78 m en 2013 puis d’un autre de 103 m lors de l’enquête publique en 2015 ont fait apparaître un contexte particulièrement favorable à la construction de huit éoliennes d’une puissance de 2,2 MW chacune.
La commande signée en décembre 2017 fixe l’étape de raccordement au réseau électrique avec l’injection des premiers électrons sur le réseau, en décembre 2018.
25 500, C’est le volume en tonnes de CO² de rejet dans l’air que l’extension du parc éolien permettra d’éviter.
https://www.estrepublicain.fr/edition-de-bar-le-duc/2018/04/17/travaux-d-extension-du-parc-eolien

16/04/18 : Marne - La Ville de Châlons-en-Champagne mise sur le démantèlement éolien 😏
La Ville de Châlons-en-Champagne vient d’allouer une subvention de 20 197 euros à AD3R. Cette somme sera utilisée pour la réalisation d’études préliminaires afin de s’assurer de la faisabilité technique et financière de la filière de démantèlement, recyclage, reconditionnement et revente d’éoliennes en fin de vie dans le Grand Est portée par ce consortium d’entreprises complémentaires.
Une filière d’avenir sachant que les éoliennes installées au début des années 2000 arrivent en fin de vie. Les pionniers du démantèlement espèrent traiter 100 éoliennes par an, soit 30 000 tonnes d’acier et 2 500 tonnes de matériaux composites, sur une plate-forme logistique qui pourrait prendre place dans le Châlonnais, ou en Champagne-Ardenne. 150 emplois seraient créés.
Pour développer son projet, l’association a sollicité une subvention CRSD d’un maximum de 2 millions d’euros.
http://www.lunion.fr/86439/article/2018-04-16/la-ville-de-chalons-en-champagne-mise-sur-le-demantelement-eolien



16/04/18 : Haute-Marne : Parc éolien du plateau de l’Ajoux : ça avance
En raison de son périmètre de protection rapprochée, Montot-sur-Rognon n’accueillera pas d’éoliennes dans le cadre du projet porté par la société Épuron. Reynel et Roches-Bettaincourt pourraient abriter chacune six machines.
http://www.jhm.fr/departement/parc-eolien-du-plateau-de-lajoux-ca-avance

10/04/18
: Ardennes : 
Vent debout contre un nouveau projet éolien à Novy-Chevrières
Si le parc éolien des Godines a été rejeté par la préfecture en janvier dernier, un collectif de riverains angoisse à l’idée de voir un nouveau projet présenté par Valeco.
Trop proches des habitations, trop bruyants, nocives pour la santé... Rien n’est encore acquis, à Novy-Chevrières, quant à un futur projet éolien mais ce collectif de riverains estime avoir toutes les raisons de s’en inquiéter. D’abord soulagés, en janvier dernier, par le rejet du projet de parc éolien des Godines pour dossier incomplet, (avec huit engins de 200 m de haut), ils ne goûtent pas aux nouveaux bruits de couloir qui sont arrivés à leurs oreilles. « La Direction régionale de l'environnement de l'aménagement et du logement (Dreal) me l’a confirmé : Valeco est en train de préparer un nouveau projet. Et maintenant que le premier a été rejeté, ils savent exactement quelles erreurs il ne faut pas commettre », s’alarme Hervé Masset. À ses côtés, quatre autres habitants de la commune ont rejoint ses rangs pour s’y opposer, à savoir l’adjointe de la précédente équipe municipale, Nicole Gouyet, Loïc Vincent et les deux actuels conseillers municipaux, Noëlle Malvy et Christophe Fontaine. Et cette inquiétude, ils assurent que presque tout le village la partage. « Nous sommes allés voir les habitants, pétition en main, du vrai porte à porte et nous les avons entendus », explique Noëlle Malvy. Sur les 513 personnes entendues, 337 signataires sont contre le projet d’implanter des éoliennes. Un résultat non négligeable obtenu en trois semaines dans cette commune de 735 habitants.
«Aucun nouveau projet à ma connaissance»
Ce nouveau projet de parc éolien, la préfecture se garde jusqu’ici de le confirmer ou de l’infirmer. Mais la langue de notre interlocuteur du côté du promoteur éolien Valeco, à Amiens, semble bien avoir fourché. « L’ancien, j’y ai travaillé. Le nouveau ? Je préfère ne pas vous répondre. » De quoi sous entendre qu’un « nouveau » projet est bien à l’étude à Novy-Chevrières ? Le maire, Yves Béguin, assure en tout cas qu’il n’est pas au courant. « Rien à ma connaissance en tout cas. » Et s’il devait y en avoir un ? « On l’étudiera en conseil municipal, bien entendu. On pèsera le pour et le contre. L’éolien, c’est un produit que l’on se doit de développer dans certains secteurs de toute façon », avance le premier magistrat.
Dans tous les cas, l’éolien fera déjà impérativement partie du menu du conseil municipal de ce jeudi soir, lors des questions diverses. Le 16 décembre 2014, les élus s’étaient prononcé favorablement au premier projet éolien. Mais il semble que le vent ait légèrement tourné depuis. « Sept conseillers municipaux ont signé notre pétition », signale Noëlle Malvy. Pour le collectif, il n’est de toute façon pas question d’attendre l’avis du conseil.
«On veut anticiper»
« On veut anticiper, prévenir les gens ! Tout faire pour que ça ne se passe pas comme la première fois », insiste Hervé Masset. En tant qu’ancien agriculteur, il avait lui même été démarché par les promoteurs éoliens qui lui promettaient « une belle somme ». Il a refusé, inlassablement, jusqu’à ce qu’il vende sa ferme en 2012. « Lors de la réunion d’information à Doux, en 2013, les propriétaires ne pensaient qu’à l’argent. «Et moi ? Et moi ? Est ce-que j’ai une éolienne sur mon terrain» », singe Hervé Masset. Mais le plus terrible, selon les membres du collectif, c’est que les habitants de Novy-Chevrières ont été trop mal informés lors de la présentation du premier parc de huit éoliennes. « Pour Novy, on a été convoqué à une réunion publique en juillet 2016 et personne n’était venu. On n’était que trois citoyens, c’était ridicule. Et il a fallu attendre 2017 pour avoir une vraie présentation du projet éolien dans le bulletin municipal ! »
Et Nicole Gouyet de conclure en soupirant : « On veut préserver le village et son avenir. Les éoliennes sont un mauvais calcul parce qu’elles feront fuir les habitants. » Si Valeco confirme ce nouveau projet éolien, elle sait en tout cas que son répit sera de courte durée. Car l’engagement de son collectif, ce n’est pas du vent.
« Ma maison aurait perdu 36% de sa valeur avec le premier parc »
Au sein du collectif, l’engagement de Loïc Vincent apparaît comme tout à fait naturel vis-à-vis d’un nouveau projet éolien à Novy-Chevrières. Il est, pour ainsi dire, en première ligne. « J’ai acheté ma maison en 2015. À peine installé, je suis allé à la boîte aux lettres et j’ai pris connaissance du projet éolien des Gobines au milieu d’un monceau de tracts publicitaires », raconte-t-il.
Le premier projet de Valeco, rejeté en janvier dernier, prévoyait d’implanter une des huit éoliennes à seulement 600 mètres de sa maison. Il estime qu’à peine achetée, elle aurait perdu 36 % de sa valeur. Une pilule qu’il a toujours refusé d’avaler. « J’ai recontacté mon notaire, puis le maire. Et j’ai engagé une procédure. Comment a-t-on pu me laisser acheter cette maison au hameau du buisson-Baudelet sans même me prévenir ? La mairie est tenue de renseigner les acheteurs en stipulant l’éventualité de nuisances ! », tempête-t-il encore. Alors que la procédure qu’il a engagée contre la mairie est encore en cours, il surveille donc naturellement avec une attention particulière l’éventualité d’un nouveau projet éolien en affûtant toujours ses arguments.

10/04/18 : Meuse : CLERMONT-EN-ARGONNE - Parc éolien, fibre optique et des chiffres au conseil
Le conseil municipal a voté à l’unanimité les budgets primitifs. Avant de valider un nom pour le projet éolien. Ce sera « Parc éolien de l’Argonne meusienne ».

https://www.estrepublicain.fr/edition-de-verdun/2018/04/10/parc-eolien-fibre-optique-et-des-chiffres-au-conseil

31/03/18 : Moselle : 
SCHMITTVILLER - Non aux éoliennes !
Le conseil municipal a donné un avis défavorable au projet de parc éolien sur la commune limitrophe de Rahling. Quatre mats seraient implantés à 1 km seulement des premières habitations de Schmittviller.

Le conseil municipal a donné un avis défavorable au projet de parc éolien sur la commune limitrophe de Rahling. Quatre mâts seraient implantés à 1 km ...
https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-sarreguemines-bitche/2018/03/31/non-aux-eoliennes

30/03/18 : Moselle : WALDWISSE - Parc éolien Launstroff-Waldwisse : cette fois, c’est parti ! 😠😠
Les pelles mécaniques sont sur le site : cette fois, ça y est le parc éolien Launstroff-Waldwisse entre dans sa phase de réalisation concrète. Les polémiques semblent dépassées.

Véritable serpent de mer, le parc éolien Launstroff-Waldwisse est enfin entré enfin dans sa phase de réalisation. Le projet prévoit l’installation de huit éoliennes, quatre sur le territoire de Launstroff et quatre sur Waldwisse. Dans les starting-blocks depuis plus de 10 ans, sans compter un projet antérieur qui n’avait jamais vu le jour, le parc est jusqu’ici resté dans les cartons du fait de nombreux recours allemands.
Un comble quand on considère le nombre d’éoliennes – plus d’une vingtaine à ce jour – qui poussent comme des champignons de l’autre côté de la frontière, parfois à quelques centaines de mètres à peine.
Dans un premier temps, l’enfouissement des réseaux et la mise en place des postes électriques de raccordements seront réalisés : le ballet des engins qui y travaillent à déjà commencé du côté de Launstroff, parfois au pied de certaines sculptures du parc du symposium international des Menhirs de l’Europe.

Une année de travaux
Les machines ont rencontré quelques difficultés les premiers jours, liées au terrain particulièrement détrempé. Mais les entreprises à pied d’œuvre vont mettre les bouchées doubles et espèrent avoir bien avancé avant l’interdiction estivale de travaux. En effet, la loi, en France, protège différentes espèces d’oiseaux qui nichent à cette période de l’année.
Puis, c’est début août que les choses sérieuses commenceront avec la reprise des chemins et accès, la création des plates-formes puis des fondations destinées à recevoir les machines. La totalité des travaux devraient s’échelonner sur une bonne année. Plus si la météo s’en mêle.
https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-thionville-hayange/2018/03/30/parc-eolien-launstroff-waldwisse-cette-fois-c-est-parti


26/03/18
Des centaines d’éoliennes pilotées à partir de Châlons
Châlons - Au centre de conduite des énergies renouvelables, des superviseurs ont l’œil 24/24h et 7/7j sur 807 éoliennes et 160 000 panneaux solaires à travers l’Europe.
Dans le calme de la nuit châlonnaise, une alarme stridente retentit, des caractères rouges défilent sur un écran d’ordinateur.Alerte intrusion. Des petits malins qui ne l’étaient pas tant ont forcé la porte du poste électrique d’un parc éolien, pensant y trouver des trésors. Ils ont en fait trouvé Clément Chemin. Sur l’écran d’un de ses onze moniteurs, le jeune Châlonnais suit en temps réel l’intrusion et donne l’alerte : en quinze minutes, les apprentis bandits sont arrêtés.
"Du gel sur les pales à l’ombre qui empiète chez le voisin en passant par la présence d’humains, les superviseurs savent tout"

Comme ses sept collègues, Clément Chemin est doté d’une sorte de super-pouvoir : il est informé en temps réel de l’activité de 807 éoliennes en Europe. Ce poste de contrôle aux multiples écrans, le centre de conduite des énergies renouvelables d’Engie Green, est discrètement niché à l’étage de la Galerie de l’hôtel de ville depuis 2016. Depuis, il a bien grandi. « À l’origine, il a été créé pour superviser le parc des Hauts Pays, 39 éoliennes en Haute-Marne », raconte Brice Mangin, responsable du centre de conduite des énergies renouvelables d’Engie Green. La ville préfecture a été choisie pour sa proximité et son dynamisme : au milieu de dizaines de mats, Châlons occupe une place centrale.
Darwin et la big data
Afin de canaliser le gigantesque flux d’informations entrantes, codées différemment selon les constructeurs, l’entreprise a inventé un logiciel baptisé Darwin (pour data analyses for renewable wind integrate network), une plate-forme digitale de gestions de données. « Pour résumer, le centre est là pour aider les exploitants de parcs sur les aspects sécurité, fonctionnement et organisation d’interventions extérieures. » Qu’une éolienne soit à l’arrêt par faute de vent, qu’un départ de feu soit suspecté ou qu’un rotor tombe en panne, les superviseurs le savent. Ils cherchent ensuite pourquoi, grâce à l’accès en temps réel aux conditions météo, à l’état des différentes pièces, au planning des interventions, à la présence ou non d’un humain dans la machine…
Ils ont beau avoir en moyenne 400 machines sous les yeux en même temps (certaines ne sont raccordées que pour le reporting), rien ne leur échappe. Ils transmettent ensuite leur analyse à l’exploitant, habilité à agir. Pour la plupart issus des environs, sortant de filières informatique ou électronique, les superviseurs travaillent en trois-huit : la surveillance s’effectue 24/24 h. Aujourd’hui, une seule personne suffit pour surveiller les voyants colorés. Demain, Engie Green espère bien recruter de nouveaux collaborateurs pour qu’ils soient deux derrière les écrans.
Bientôt toute l’Europe sur les écrans
L’énergéticien est en effet pleine phase de test pour la supervision d’un parc en Allemagne qui pourrait déboucher sur la gestion d’autres parcs germaniques. « Le centre est le plus important d’Europe, il est en capacité de superviser tous les parcs », continue Brice Mangin. Il est aussi apte à analyser les données récoltées sur les éoliennes françaises et belges. Pour l’instant. « Notre ambition est de quadrupler le solaire et doubler l’éolien d’ici 2021 », rappelle Catherine Hopfner-Josse, directrice de la communication. Autant de nouvelles pales dans le ciel qui seront surveillées en direct de Châlons, qui ne démérite pas son surnom de capitale de l’éolien.
Les chiffres
1 333 MW éoliens sont installés et exploités par Engie Green en France, soit 91 parcs et 701 éoliennes. Le groupe exploite aussi 862 MWC solaires, sur 101 centrales.
36 parcs sont présents dans le Grand Est, qui représentent plus de 561,6 MW, dont 236 pour la Marne.
6 millions de foyers sont alimentés grâce aux énergies renouvelables dans le pays, tout opérateurs confondus.
20 employés travaillent au centre de conduite des énergies renouvelables de Châlons. Engie compte près de 400 collaborateurs français.
1 350 personnes travaillent directement pour l’éolien dans la région ; les emplois indirects sont eux estimés à quelque 5 000 personnes.
6,7 millions d’euros sont reversés chaque année aux collectivités par le groupe dans la région Grand Est.
120 000 € par an de recettes fiscales sont dégagées d’un parc de 5 éoliennes, dont 70 000 € pour la commune qui l’accueille.
À lire aussi Châlons, capitale du démantèlement des éoliennes
http://www.lardennais.fr/82377/article/2018-03-26/des-centaines-d-eoliennes-pilotees-partir-de-chalons


25/03/18 : Aube : VILLIERS-HERBISSE - SALON - SEMOINE
Le projet éolien devrait passer de 22 à 26 mâts 😠
Initialement prévu pour accueillir 22 éoliennes, le futur parc devrait compter quatre mâts supplémentaires.

La société An Avel Braz a déjà obtenu, courant 2017, l’autorisation d’implanter vingt-deux nouvelles éoliennes sur le territoire des communes de Villiers-Herbisse et Salon. Une demande est désormais en cours pour accueillir quatre mâts supplémentaires : deux sur le territoire de Semoine, un à Villiers-Herbisse et un à Salon.
À elles seules, ces quatre nouvelles éoliennes pourraient produire 42 000 MWh par an, soit les besoins en consommation électrique de 16 800 foyers
« L’implantation des quatre nouvelles machines supplémentaires devrait ainsi compléter le parc autorisé des 22 éoliennes à construire prochainement (attente de la construction d’un poste de livraison) et l’ensemble des parcs éoliens en fonctionnement dans la zone depuis 2015 », détaille le rapport du commissaire enquêteur, signé le 5 mars dernier et émettant un avis positif au projet. À elles seules, ces quatre nouvelles éoliennes pourraient, selon l’exploitant, produire 42 000 MWh par an, soit les besoins en consommation électrique de 16 800 foyers. La préfecture de l’Aube a désormais le dernier mot pour valider ou non ce projet.
PEU de remarques des habitants
Durant l’enquête publique, peu de remarques ont été émises par les habitants de ces communes : « Nous relevons un désintérêt du public local sur la consultation du dossier, sans doute habitué à l’implantation de parcs éoliens dans les proches environs et de surcroît avec le même opérateur pour le projet déjà autorisé,estime encore le commissaire enquêteur. Les retombées financières pour ces communes exclusivement rurales et l’éloignement des machines par rapport aux zones habitées sont certainement les facteurs les plus favorables à ces implantations d’éoliennes. »
Selon le rapport du commissaire enquêteur, les installations seront suffisamment éloignées des habitations (plus de 2 km) sauf pour la ferme du Champ-Grillet, séparée de l’éolienne E3 de 517 mètres (la distance réglementaire minimale étant fixée à 500 m). Un plan de bridage a toutefois été prévu pour limiter les nuisances sonores.
Dans un rayon de 10 km, au nord de l’Aube ou au sud de la Marne, 107 éoliennes sont érigées et 62 ont déjà été autorisées
À noter enfin qu’un habitant de Villeurbanne, dont « les observations relèvent d’une opposition systématique à l’implantation d’éoliennes » selon le commissaire enquêteur, a transmis un courriel pour émettre des réserves. Il s’étonnait notamment que la région Grand Est ait déjà dépassé « avec deux ans d’avance » ses objectifs en termes de production d’électricité par l’éolien et évoquait une situation de « saturation ». Dans un rayon de 10 km, au nord de l’Aube ou au sud de la Marne, 107 éoliennes sont érigées et 62 ont déjà été autorisées.
http://www.lest-eclair.fr/62524/article/2018-03-25/le-projet-eolien-devrait-passer-de-22-26-mats

23/03/18 : Champagne - 
La mission Unesco multiplie les actions
... Encadrement du parc éolien
En complément de cette manifestation estivale, la mission Unesco poursuit son travail de protection et de valorisation du patrimoine classé. Une charte éolienne est proposée depuis le mois de janvier pour encadrer le développement de cette technologie, avec une zone géographique sans éolienne et une zone tampon. Autre chantier, celui de la signalétique. La mission va proposer aux villages et villes un panneau mentionnant leur implantation dans une zone classée au patrimoine mondial de l’Unesco. La signalétique sur l’autoroute est en cours de négociation avec la Sanef.
Sur le chapitre de la communication, la mission vient d’éditer une petite brochure qui sera disponible dans les offices du tourisme, hôtels et autres lieux accueillants des touristes. La Champagne a également été sélectionnée parmi les 34 sites européens retenus pour figurer sur la future plate-forme touristique numérique du « World Heritage Journeys of Europe », financée par l’Union Européenne, avec des actions de communication mises en œuvre par le National Geographic.
Le programme est ambitieux, Pierre-Emmanuel Taittinger ayant annoncé en souriant qu’il souhaitait continuer « d’Unescoïser » toute la Champagne !

https://www.vitisphere.com/actualite-87225-La-mission-Unesco-multiplie-les-actions.htm

17/03/18 : Aube : Beurey : 
Les projets présentés au sous-préfet
Le sous-préfet Christophe Deschamps et le président de l’intercommunalité ont rencontré la municipalité.
Le maire, Laurent Carric, la deuxième adjointe, Annabel Frison, et quatre conseillers municipaux ont accueilli, mercredi dernier, dans la salle communale, le sous-préfet de Bar-sur-Aube, Christophe Deschamps. Celui-ci était accompagné de Philippe Dallemagne, président de la communauté de communes de Vendeuvre-Soulaines (CCVS).
Laurent Carric a présenté sa commune de 205 habitants et son finage couvrant 1 500 hectares. Le village est doté de huit installations agricoles, dont trois éleveurs de bovins et un éleveur d’ovins, trois charpentiers, un mécanicien agricole, un électricien et un plombier-chauffagiste.
Annonce des projets de la commune
Plusieurs sujets ont été abordés à l’occasion de cette visite, en premier lieu la sécurité routière. Le maire a rappelé que des ralentisseurs ont été placés aux entrées du village, qui est en zone 30 km/h. La délinquance, les écoles et les travaux, notamment l’aménagement d’un réseau d’eaux pluviales, programmé pour cette année 2018, ont grandement meublé les débats. Laurent Carric a présenté les projets qui sont en cours de réflexion : la deuxième tranche de restauration de l’église ainsi que le doublement du parc éolien.
Philippe Dallemagne a apporté quelques précisions concernant l’avenir du site industriel Simpa de Vendeuvre-sur-Barse. L’endroit, vendu à la découpe, pourrait accueillir la future maison médicale, tant attendue par les habitants du secteur dont ceux de Beurey. Christophe Deschamps a rappelé qu’il était à l’écoute des élus pour les accompagner dans leur mission.
http://www.lest-eclair.fr/61589/article/2018-03-17/les-projets-presentes-au-sous-prefet

17/03/18 : Meuse : 
ABAINVILLE - Les habitants informés sur le projet éolien
L’entreprise retenue par les élus municipaux d’Abainville et de Badonvilliers-Gérauvilliers pour implanter un parc éolien est venue présenter son projet. Les habitants se sont déplacés....

https://www.estrepublicain.fr/edition-de-bar-le-duc/2018/03/17/les-habitants-informes-sur-le-projet-eolien

13/03/18 : Lorraine : Un schéma éolien pour éviter les dérives au Bitcherland
La Communauté de Communes du Pays de Bitche ne veut pas abriter une forêt d’éoliennes. C’est la raison pour laquelle elle s’est dernièrement dotée de la compétence transition énergétique, afin de réguler leur installation et d’éviter la prolifération des projets d’implantation. La collectivité ne souhaite en effet pas devenir comme le Pays Boulageois, où les paysages sont constellés d’éoliennes.
Il faut dire que le Bitcherland est déjà ceinturé par les mâts implantés à Wœlfling-lès-Sarreguemines, à Dehlingen et en Allemagne. 80 éoliennes sont en projet sur des terrains publics appartenant aux 46 communes de la Communauté de Communes du Pays de Bitche, sans compter les dossiers discrètement à l’étude sur des terrains privés. Les promoteurs n’hésitent pas ainsi à démarcher directement les communes en leur faisant miroiter monts et merveilles. Un discours qui peut séduire les élus de villages qui ont peu de ressources. Pourtant, les retombées économiques et financières ne sont pas toujours aussi importantes qu’escomptées.
Le schéma éolien adopté par l’intercommunalité fixe un nombre maximal de 24 machines à installer, dont douze à court terme et douze autres à long terme. Un nombre qui correspond aux besoins énergétiques du Bitcherland. Plusieurs zones d’implantation précises ont par ailleurs été définies en prenant en compte la distance des habitations, l’impact visuel et paysager, le refus d’encerclement ou encore des critères environnementaux. Celles-ci se situent à l’Ouest d’Obergailbach à côté des éoliennes de Wœlfling, à Waldhouse et à Walschbronn à proximité des éoliennes allemandes implantées à la frontière. La définition de ces zones d’implantation restrictives est censée porter un coup d’arrêt à presque tous les projets en cours, comme par exemple à Schweyen, où un mât d’étude est déjà installé, à Ormersviller, à Bining et surtout à Erching, projet le plus avancé, dont l’enquête publique doit se dérouler au printemps.


12/03/18 : Marne : La BEI injecte 50 M€ dans le fonds Predirec EnR 30 d’Acofi [Reportage]
Sous la voûte de l’église de Thibie (Marne), préambule à la visite du parc éolien de Thibie et Cheniers, le maire Hervé Perrein détaille le « droit de passage » de Valorem. Une compensation de 100 000 € qui permettra la rénovation de l’église et du centre-ville de cette commune de 300 habitants. À un quart d’heure à peine du village, neuf éoliennes Vestas tournent à plein régime dans un champ à perte de vue. Ce parc de 18 MW fait partie du portefeuille que Valorem a refinancé en décembre dernier. Mis en service en septembre 2016, il a produit 46 GWh en 2017. Valorem est ici épaulé par le fonds obligataire Predirec EnR 2030 d’Acofi, à qui la Banque européenne d’investissement (BEI) a prêté 50 M€. En fin de levée, le fonds va arriver autour de 180 M€.
Valorem déclare avoir 80% de ses financements en dette senior, et attend environ 300 M€ d’ici la fin de l’année. Mais Marc Rouberol, directeur financier de Valorem, détaille l’intérêt de souscrire aussi à la dette junior et d’avoir donc « de temps en temps des partenaires qui ne sont pas des actionnaires. Cela nous permet de réduire le coût de l’equity, ...

https://www.greenunivers.com/2018/03/bei-injecte-50-me-fonds-predirec-enr-30-dacofi-reportage-177986/

10/03/18 : Meuse : LIGNY-EN-BARROIS - D’Eole à l’électricité
Route de Morlaincourt, des travaux ont actuellement lieu sur le poste source d’Enedis. Un nouveau transformateur va être installé. Il sera destiné à recevoir la production électrique générée par les éoliennes.

https://www.estrepublicain.fr/edition-de-bar-le-duc/2018/03/10/d-eole-a-l-electricite

08/03/18 : Ardennes : Les retombées économiques du parc éolien de Thibie examinées
Des représentants de la Banque européenne d’Investissement visitent ce jeudi 08 mars le parc éolien de Thibie.
La Banque européenne d’Investissement (BEI), qui cherche à investir dans de futurs projets d’énergie renouvelables en France, prend le parc éolien de Thibie comme exemple de financement de projet possible. Des représentants de la BEI visiteront les infrastructures ce jeudi matin.
Inaugurées en septembre 2016, les neuf éoliennes de Thibie sont exploitées par l’opérateur en énergie verte Valorem.
http://www.lardennais.fr/79295/article/2018-03-08/les-retombees-economiques-du-parc-eolien-de-thibie-examinees

08/03/18Ardennes : Débat musclé entre les «pro» et «anti» éoliennes, à Rethel
Le débat de Nature et Avenir consacré aux éoliennes était musclé, ce mercredi à l’hôtel de ville. On compte les points.
« Arrêtez de nous servir votre soupe ! » Un petit quart d’heure aura suffi pour que certains des 150 participants à la conférence-débat de Nature et Avenir élèvent la voix, ce mercredi à l’hôtel de ville. Les intervenants du jour, Christel Sauvage, présidente de l’Agence locale Energie Climat et PDG de l’exemplaire parc éolien citoyen des Ailes des crêtes, ainsi que Thomas Gilbaud, qui travaille pour le fabriquant d’éoliennes Enercon, auront à peine eu le temps de se présenter.
1-0 Une vision globale
Mais la présentation leur a permis de marquer un point, appuyés par le président de Nature et Avenir, Claude Maireaux qui a insisté : « Il ne peut y avoir d’autonomie énergétique sans valoriser toutes les énergies renouvelables». 
Ce qui implique notamment la géothermie, l’hydroélectrique, le photovoltaïque, la méthanisation et... l’éolien. Cette vision globale, défendue par Christel Sauvage, la prémunit déjà de plusieurs attaques à venir, notamment l’impossibilité de stocker l’énergie produite par les éoliennes : « Il faut d’abord arrêter de gaspiller l’énergie. Ensuite, on peut en réguler la production, notamment en combinant avec la méthanisation, car l’activité de ces centrales est modulable. Un modèle énergétique 100% renouvelable, c’est possible. » Une bien belle introduction, tout en douceur.
1-1 Co2 sans frontières
« L’éolien produit vient rogner sur la part des énergies produites par les centrales à fuel lourd. C’est intéressant de faire diminuer nos émission de Co2 », embraye Christel Sauvage. Elle s’expose à l’égalisation express de Philippe Lebé, président du collectif de défense du Mont des Quatre-Faux, qui crie au fond de la salle : « Pardon mais le Co2, c’est mondial ! Et la France représente 0,6 % du Co2 mondial ! » Imparable.
2-1 Une vraie ressource locale
Les défenseurs de l’éolien sont alors soumis à plusieurs répliques cinglantes : « Les éoliennes, on les met chez nous parce qu’on est pauvres ! ». « Les Ardennes ont dépassé leur quota. » « En Aquitaine, il y a du vent mais pas d’éoliennes ! » Mais c’est la contre-attaque qui fait mouche. « En Aquitaine les vents sont violents et irréguliers. Il faut tout l’inverse pour l’éolien, nous l’avons dans les Ardennes (...) Et ça se passe en zone rurale comme pour l’agriculture et l’alimentation », explique Christelle Sauvage. Un peu comme le photovoltaïque dans le Sud de la France, elle présente l’éolien comme la solution locale, génératrice de ressources pour le territoire. Thomas Gilbaud ajoute qu’« il faut des zones rurales et un habitat dispersé ». Et que, comme l’habitat et les terrains varient en fonction des régions, il devient même « impossible de déterminer une règle homogène dans un territoire hétérogène ».
2-2 Et la valeur des maisons ?
C’est à ce moment que les anti-éoliens réagissent. Une habitante avance que « si le vent ou le soleil sont des ressources collectives, leurs revenus devraient l’être également... » Un autre que 3,9 % de l’électricité produite pour des paysages défigurés est un prix trop cher à payer. Ils réduisent implacablement la marque : « Nos habitations vont perdre de la valeur ! », « Je peux vous le certifier, j’ai vendu ma ferme récemment », abondent deux autres participantes. Bien démuni, Thomas Gilbaud rétorquera que « c’est de toute façon le rôle des agences immobilières de faire baisser les prix pour augmenter le nombre de transactions... » Insuffisant.
2-3 Une gestion publique défaillante
Claude Maireaux l’avait expliqué en début de réunion : « Nous avons contacté la DDT, la DREAL, la préfecture, la sous-préfecture (...) personne ne nous a répondu (...) personne n’est venu ». Dommage. Car les attaques ont fusé : « L’avis des commissaires-enquêteurs ne compte pas puisque quand ils sont négatifs, la préfecture peut valider quand même ! », « Les zones rurales sont abandonnées ! ». Christel Sauvage, elle-même, a fini par donner raison aux accusateurs en donnant son avis : « Les intercommunalités connaissent mieux leurs propres besoins et sont plus proches des habitants, elles auraient dû garder la main. (...) Je déplore l’opacité dans laquelle certains projets éoliens se montent ». Appuyé par d’autres, Philippe Lebé enfonce le clou : « les contrats actuels n’obligent les constructeurs éoliens qu’à retirer les fondations des éoliennes à un mètre de profondeur. Pourquoi en ferait-il davantage ? » Les locaux craignent logiquement le pire lorsqu’il s’agira de démonter ces machines, qui ont une espérance de vie variant entre 15 et 20 ans. Thomas Gilbaud va même marquer contre son camp en affirmant que « c’est aux citoyens de se mobiliser pour se faire entendre auprès des constructeurs ».
3-3 Non, tout n’est pas permis
Ayant pris la main, les anti-éoliens tentent alors de remporter le match. « C’est la volonté de faire de l’argent qui triomphe en dépit du bon sens en attirant des financements de tous les horizons. » Mais Christel Sauvage rappelle que « La loi impose aux constructeurs de provisionner 50 000 euros à la caisse des dépôts et consignation pour le démontage complet de chaque éolienne, dont 90 % est recyclable ». Quant aux expertises « douteuses », Thomas Gilbaud fait valoir ses connaissances techniques. « Les études environnementales pour un constructeur, ça coûte 100 000 euros en moyenne, ce n’est pas fait à la légère et c’est déterminant à l’arrivée. (...) Il en va ensuite de la réputation des bureaux d’études. C’est dans leur intérêt de réaliser les contrôles avec sérieux, selon des protocoles très précis qui ont été établis par la préfecture (...) Et Christel Sauvage de citer 16 parcs éoliens qui se sont vu refuser leur permis de construire, ainsi que 8 abandons spontanés par des sociétés. Une belle défense qui mérite l’égalisation.
Prolongations

Aucun camp n’a gagné de points en évoquant deux autres sujets majeurs, l’emploi et la santé. « On ne monte pas une filière en claquant des doigts. Cela prend du temps. Mais ma société créera bientôt des emplois à Rethel », a insisté Thomas Gilbaud. Tout en reconnaissant que les pièces d’éoliennes sont très majoritairement fabriquées à l’étranger, en Europe, voire en Asie.
En matière de santé, une habitante a avancé un rapport de l’académie de médecine démontrant une hausse des problèmes cardiaques à proximité d’une éolienne, ainsi que la tendance des animaux à aller s’abreuver ailleurs que dans les eaux qui en sont proches. Thomas Gilbaud et Christel Sauvage ont répondu que ce mal existait en évoquant un « effet nocebo », inverse de l’effet placebo, et purement psychologique… Dans un sens ou dans l’autre, tout reste à démontrer.

http://www.lardennais.fr/79387/article/2018-03-08/debat-muscle-entre-les-pro-et-anti-eoliennes-rethel

02/03/18 : Ardennes : 
La ruée vers l’éolien continue dans le sud ardennais😠😠
Les projets de parcs éoliens se multiplient. Six éoliennes se bâtissent près de Remaucourt et le permis de construire pour 20 nouvelles machines est en attente entre Seraincourt et Fraillicourt.
Des coups de fil d’opérateurs ? On en reçoit presque tous les jours », témoigne le maire de Seraincourt, André Sarazin. Les plaines des Crêtes Préardennaise et du Pays rethélois s en apparaîtraient presque comme un Eldorado pour les promoteurs éoliens. « Je les envoie gentiment voir ailleurs. On a déjà plein de projets en cours dans le secteur », reprend l’élu, également vice-président en charge de l’aménagement du territoire du Pays rethélois.
Si la préfecture des Ardennes dénombre actuellement près de 300 éoliennes, réparties en 45 parcs, elle ne cache pas qu’elles sont essentiellement concentrées dans le Sud du département. Le territoire rural des Crêtes Préardennaises (94 communes pour 22 508 habitants), fait encore figure d’exception avec relativement peu de parcs en service. « À ce jour, nous en avons quatre avec un total de 33 éoliennes », compte la chargée de mission énergie climat des Crêtes Préardennaises, Rebecca Bourrut. Mais cela ne devrait pas durer, avec la multiplication des projets à l’étude. Neuf parcs éoliens, avec chacun cinq ou six machines en moyenne, passent actuellement devant les différentes commissions afférentes. S’ils étaient tous validés, il y aurait de quoi doubler le nombre d’éoliennes sur le territoire de l’intercommunalité à l’horizon 2022.

Six en construction près de Remaucourt, une vingtaine en prévision
Ce développement éclair, le maire de Remaucourt, Jean-Pierre Douté le voit d’un bon œil. Six éoliennes sont en cours de construction entre sa commune et celle de Chappes pour une mise en service prévue en 2019. Comme beaucoup, il retient l’argument financier. « On négocie encore avec les Crêtes pour la répartition des retombées annuelles, mais environ 20 % bénéficieront à la commune, avec aussi une belle «prime» lors de l’implantation des éoliennes. »
Cette prime à l’installation de chaque éolienne sur le territoire communal, le maire l’évalue à 15 000 euros. « Une somme qui n’est pas négligeable dans le budget d’une petite commune, surtout dans le contexte actuel ».
Un contexte qui le fait aussi regarder avec bienveillance le projet plus important d’un parc qui comprendrait vingt éoliennes supplémentaires depuis Remaucourt jusqu’aux territoires de Seraincourt, Fraillicourt, Hannogne-Saint-Remy et Chaumont-Porcien. « Le permis de construire doit être confirmé bientôt », espère-t-il. L’enquête publique a émis un avis favorable sous réserve et ce nouveau parc pourrait être validé avant la fin de l’année.
Mais la manière dont l’enquête préalable a été menée ne fait pas l’unanimité jusqu’ici, comme l’explique le maire de Seraincourt, André Sarazin. « En conseil municipal, on y était favorable au début, et puis comme les opérateurs n’ont pas pris contact avec nous, ni avec les habitants, ce n’est plus le cas aujourd’hui. »
Un plan de cheminement éolien labellisé dans les Crêtes
Dans les Crêtes Préardennaises, il a été prévu d’encadrer le développement éolien dans un schéma daté de 2014. « Cette carte a été conçue avec les élus et les associations locales. Elle vise à prédéterminer les avis favorables et défavorables que donnera l’intercommunalité pour chaque projet », explique la chargée de mission énergie climat. C’est en partie grâce à ce document que les Crêtes Préardennaises se sont vues remettre en février dernier le label Cap Cit’ergie pour la qualité de sa politique en matière d’énergie et de climat. Toutefois, sur les neuf projets éoliens en cours d’étude, seuls six d’entre eux respecteraient le cheminement éolien prévu. Pas les trois autres. Et ce, alors que ce schéma préétabli autorise déjà la proximité de certaines zones favorables à l’éolien avec des sentiers de randonnée.
S’il permet d’anticiper la concertation des acteurs locaux, il faut toutefois rappeler que ce schéma n’a aucune valeur contraignante. « Certains parcs peuvent être validés contre notre avis », reconnaît Rebecca Bourrut. Au final, c’est toujours la préfecture qui tranche.
Autant dire que le travail de la sous-préfète de Rethel, Mireille Higinnen Bier s’annonce copieux.
http://www.lunion.fr/78403/article/2018-03-02/la-ruee-vers-l-eolien-continue-dans-le-sud-ardennais


01/03/18 : Haut-Rhin : 
En attendant l’alignement des planètes
Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, chante les louanges des énergies vertes. Le seul projet haut-rhinois de parc éolien, celui porté par Ostwind et la Communauté de communes de la vallée de Kaysersberg, est en rade depuis quatre ans malgré des promesses de réanimation. Les porteurs d’un projet né en 2003 veulent y croire encore.

« Il en va de l’énergie comme des œufs. Il ne faut pas mettre tous les œufs dans le même panier. L’avenir de l’énergie, c’est la diversité », chantait début janvier Nicolas Hulot au sommet d’une éolienne installée dans une exploitation agricole de poulets de Loué, dans la Sarthe ( Presse Océan du 8 janvier). Le ministre de l’Écologie du gouvernement Macron sera-t-il le sauveur des cinq éoliennes du col du Louschbach, dans la vallée de Kaysersberg ?
Lueur d’espoir au printemps dernier
Les porteurs du projet - la filiale française d’Ostwind et la comcom de la vallée de Kaysersberg - veulent y croire encore. « La réunion en préfecture au printemps dernier, à l’initiative du préfet, nous a laissé entrevoir une lueur d’espoir mais depuis c’est le silence radio », se désole Didier Schlienger, directeur adjoint d’Ostwind France, depuis son bureau à Schiltigheim. Jean-Marie Muller, président de la Comcom se souvient encore d’une « promesse » de Ségolène Royal début 2016, alors ministre de l’Environnement, de l’énergie et de la mer : elle avait proposé aux élus la création d’un comité d’experts (sur le grand tétras en particulier) pour réévaluer l’impact du parc éolien sur l’écosystème du gallinacé ; comité qui ne s’est jamais constitué… « Nous nous étions engagés d’emblée à accepter les conclusions de ce comité d’experts quel que soit leur avis », ajoute le maire de Lapoutroie pour qui ce projet né au début des années 2000 a encore des chances d’être réactivé. « C’est au ministère de débloquer la situation mais à un moment donné, il nous faut une réponse. »
Douche froide pour Ostwind
En février 2017, la société Ostwind s’était fait doucher sévèrement par la cour d’appel du tribunal administratif de Nancy qui confirmait la légalité du retrait préfectoral de l’autorisation de défrichement ; le préfet du Haut-Rhin avait d’abord délivré une autorisation en juin 2013 avant de se raviser deux mois plus tard, au grand dam de Roger Bleu et de Henri Stoll, le tandem aux commandes de la comcom. Pour Jean-Marie Muller, l’espoir d’attirer l’attention de Nicolas Hulot sur le cas du Louschbach passe par les élus régionaux : parlementaire, sénateur… Patricia Schillinger aurait alerté le gouvernement ; le maire de Lapoutroie se dit prêt à écrire à Emmanuel Macron. « Nous avons toujours fait ce qui nous était demandé ; sur le fond, on est bon », rappelle pour sa part Didier Schlienger.
Dès la naissance du projet haut-rhinois, après la publication de l’Atlas régional éolien, élus locaux et des représentants d’Ostwind, avaient mis le paquet sur la concertation, organisant çà et là des réunions publiques dans la vallée. Il était même question que la collectivité investisse des fonds propres, tout en ouvrant la possibilité aux citoyens d’en faire autant. Le parc éolien de six éoliennes initialement devait se partager administrativement entre Plainfaing et Le Bonhomme.
Études obsolètes
Face à la bronca des associations vosgiennes, le projet était devenu alsacien à 100 %. Une manifestation au col du Bonhomme contre le projet a convaincu le préfet de tout arrêter en août 2013, « sur demande du ministère de l’Agriculture ». La survie du grand tétras dans ce secteur entre cols du Bonhomme et du Calvaire en dépendrait, clament les associations. Un bon connaisseur du dossier estime que les mesures d’accompagnement proposées par Ostwind en faveur du Grand Tétras ont joué en sa défaveur. « Dans la première mouture du projet, Ostwind était allé plus loin que ce qui était exigé légalement par la réglementation, mettant 800 000 € dans le pot pour développer la biodiversité dans les secteurs où la présence du grand tétras est attestée. Ces propositions ont été perçues comme des mesures compensatoires, donc comme la confirmation d’un impact réel sur le grand tétras ». « On espérait vraiment au printemps dernier remettre à plat ce dossier, créer une commission technique, débattre du projet avec les services de l’état », répète Didier Schlienger, dépité.
« On y croit dur comme fer »
La filiale française du géant allemand aurait dépensé 500 000 € en études (faune, avifaune, paysagères, mesures de la force des vents) pour ce projet, le seul piloté par Ostwind en Alsace.
Les études sont certes obsolètes mais « les données recueillies existent toujours dans le cas d’une mise à jour du projet , conclut le directeur adjoint d’Ostwind. On peut s’en servir pour en faire un travail de fond. Heureusement que nous avançons sur d’autres projets en France. Nous avons actuellement plus de 270 MW en service et 193 MW en construction. Le col du Bonhomme représente un centre de coût : que de la dépense. Aujourd’hui, on veut sortir de l’idéologie, savoir si on n’y va ou si on n’y va pas. En tout cas, on ne veut plus se faire balader. Ce projet prend plus de temps que d’autres mais il faut attendre l’alignement des planètes ; on y croit dur comme fer ».
CONTACTÉ par L’Alsace , le ministère de la Transition écologique a fait suivre le 12 février nos questions vers différents services déconcentrés dont la préfecture du Haut-Rhin. Nous n’avons à ce jour reçu aucun élément de réponse.

https://www.lalsace.fr/haut-rhin/2018/03/01/en-attendant-l-alignement-des-planetes

27/02/18Ardennes : avis défavorable pour le parc éolien du val de Bar
Le commissaire-enquêteur a souligné l’impact négatif du projet sur les paysages. Le préfet aura néanmoins le dernier mot.

Comme cela avait déjà été le cas il y a deux ans, le projet d’un parc éolien sur les communes d’Hannogne-Saint-Martin, Sapogne-et-Feuchères et Dom-le-Mesnil a fait l’objet d’un avis défavorable du commissaire-enquêteur. Pour rappel, ce projet, porté par les sociétés Quadran et Nordex, prévoit la construction de six éoliennes (91 mètres de haut, 150 avec les pales), devant alimenter en électricité 30 000 habitants environ.
Un impact visuel sur les chemins de randonnée et dans les vallées

Au terme de l’enquête publique (fin d’année dernière), le rapport a pointé du doigt plusieurs inconvénients, à commencer par « un site inadapté », avec pour conséquence un « impact paysager incontestable » et un « impact visuel sur les chemins de randonnée et dans les vallées, risquant de nuire au développement touristique ». Le commissaire-enquêteur préconise en outre de ne pas retenir le projet « uniquement pour des raisons de ressources financières. »
Depuis deux ans, l’association de sauvegarde du val de Bar, présidée par Denis Charpentier, se bat contre le projet, dénonçant notamment les dangers sur la santé et l’environnement, mais aussi l’effet sur les prix de l’immobilier pour les maisons autour. Une pétition, à la fois en ligne et sur papier, avait recueilli plus de 1 200 signatures au terme de l’enquête publique.
La partie n’est cependant pas terminée, car l’avis du commissaire-enquêteur n’est pas rédhibitoire. La balle est maintenant dans le camp du préfet, qui se prononcera à la suite de la réunion de la commission départementale de la nature, des paysages et des sites.
http://www.lunion.fr/77818/article/2018-02-27/ardennes-avis-defavorable-pour-le-parc-eolien-du-val-de-bar

27/02/18
Meurthe-et-Moselle - COLOMBEY-LES-BELLES : Un projet d’implantation d’éoliennes annoncé
Xavier LOPPINET , directeur général des Services auprès de l’EPCI

Lors du Conseil communautaire du Pays de Colombey et du Sud Toulois qui s’est déroulé récemment, un projet d’implantation d’éoliennes sur le territoire a émergé.
Que pouvez-vous nous dire sur ce projet d’éoliennes ?

Fin 2017, nous avons été démarchés afin d’étudier l’implantation d’éoliennes sur le territoire du Pays de Colombey et Sud Toulois. Cette démarche s’inscrit dans le cadre du TEPOS (Territoire à Énergie Positive) ayant pour but d’inventer un nouveau paysage énergétique, en combinant les valeurs d’autonomie et de solidarités.
Quel est l’objectif de ce TEPOS ?
Un territoire à énergie positive vise l’objectif de réduire ses besoins d’énergie au maximum, par une efficacité énergétique, et de les couvrir par les énergies renouvelables locales (100 % renouvelables et plus) en réponse aux enjeux fondamentaux du changement climatique, de l’épuisement des ressources fossiles et de la réduction des risques industriels majeurs à l’échelle du territoire.
Peut-on en savoir plus sur cette étude de marché et le lieu d’implantation envisagé ?
Il y a 4 ou 5 ans, une démarche avait déjà été entreprise dans ce sens, mais est tombée à l’eau, faute d’autorisation préfectorale. Un groupe de travail doit se mettre en place et tenir compte de nombreux paramètres (BA 133 Nancy-Ochey, Mont Barrès-Sion) sur 5 secteurs non définis.
https://www.estrepublicain.fr/edition-de-toul/2018/02/27/un-projet-d-implantation-d-eoliennes-annonce

25/02/18 : Aube : VENDEUVRE-SUR-BARSE ET ENVIRONS - Un projet de parc éolien séduit les élus de ChavangesEn réunion du conseil municipal, les élus ont planché sur les travaux à l’église de Chassericourt et un projet de parc éolien.
Deux sujets figuraient à l’ordre du jour du dernier conseil municipal de Chavanges : la dernière tranche des travaux sur l’église Saint-Gengoul du hameau de Chassericourt et la présentation d’un projet éolien.
Depuis deux ans, l’église de Chassericourt fait l’objet de travaux de consolidation et de restauration sur les extérieurs : façades, charpente et toiture ont ainsi été remises en état pour un montant total de 513 000 euros TTC.

Les subventions ont permis de couvrir 67 % de cette somme ; le solde à la charge de la commune est financé par un emprunt.
Il reste à prévoir des travaux sur les voûtes du chœur, les murs intérieurs et les vitraux. Après quoi, et conformément au vœu formulé par le conseil dès 2010, l’édifice sera utilisé à la fois pour le culte et pour des activités culturelles, comme des expositions ou des concerts. Une concertation entre les futurs utilisateurs sera organisée prochainement pour préciser les règles d’usage de l’église, au bénéfice du plus grand nombre.
Étude de faisabilité 😠😠😡😡
Autre sujet, un parc éolien, sur le territoire de la commune de Chavanges déclaré zone propice à la création de ce type d’installation. Le représentant de la société RP Global, M. Godfrin, a présenté les grandes lignes du projet envisagé sur plusieurs communes de la Champagne sèche.
Pour mémoire, dans les années 2000, un dossier de même nature n’a pas vu le jour, la ligue de protection des oiseaux ayant émis un avis défavorable à cause des passages répétés des grues cendrées lors des migrations saisonnières. Il semblerait qu’aujourd’hui, cet obstacle puisse être levé par des moyens techniques adaptés.
Le conseil municipal est très intéressé par le projet éolien et ses retombées positives ; les élus ont donc validé le lancement d’une étude de faisabilité. Dans le meilleur des cas, le parc pourrait voir le jour à l’horizon 2023-2024.
http://www.lest-eclair.fr/59259/article/2018-02-25/un-projet-de-parc-eolien-seduit-les-elus-de-chavanges
21/02/18
: Ardennes : Châlons-en-Champagne : 
Châlons, future capitale du démantèlement des éoliennes ?
Le démontage des éoliennes va s’accélérer dans un futur proche. Les industriels locaux s’organisent déjà avec une filière spécialisée et un site pilote uniques en France.
Créer 150 emplois et faire de l’agglomération de Châlons une terre promise pour le démantèlement éolien ? C’est l’ambition d’AD3R. La toute jeune « Association pour le développement d’une filière de recyclage reconditionnement et revente » en Grand Est réunit les acteurs locaux de l’énergie renouvelable autour d’un projet inédit. NetWind, Altead, Bruhat, Buro Veritas, la Société champenoise d’énergie (SCE) ou encore MyWindParts espèrent se structurer au sein d’une filière unique, qui permettrait la création d’un site pilote abordant tous les aspects de la fin de vie d’une éolienne.
30 000 tonnes d’acier
Car c’est maintenant qu’il faut se préoccuper du devenir des pales et autres boîtes de vitesses : la première éolienne du département a été démontée cet été, à La Chaussée-sur-Marne, et les autres vont suivre. « Nous avons raté l’étape de construction et d’installation, au profit d’entreprises étrangères, il ne faut pas rater le démantèlement », pose Benoît Comfaits, directeur opérationnel de NetWind, spécialiste de la maintenance en éoliennes, et directeur de l’AD3R.
Fin janvier, une aide de 252 467 € a été accordée à l’association au titre du Contrat de redynamisation du site de défense (CRSD), sur un montant total de 605 934 €. Ce premier financement permet de lancer la phase d’études du projet : validation du business-model, recherche de site, évaluation du marché européen… Les recherches dureront 18 mois et les premières conclusions sont attendues à la fin de l’année.
«Il est plus complexe de recycler une voiture aujourd’hui qu’une éolienne demain»
Benoit Comfaits, directeur de l’AD3R

« Aujourd’hui, on sait recycler 95 à 98 % d’une éolienne, explique Benoit Comfaits, mais on peut aller plus loin, créer un véritable cercle vertueux. » Sur un site pilote, unique en France, l’AD3R mettra ainsi en place des solutions pour la déconstruction, le reconditionnement des gros composants, le recyclage des pales et la revente des matériaux. Les pionniers du démantèlement espèrent traiter 100 éoliennes chaque année, soit 30 000 tonnes d’acier et 2 500 tonnes de matériaux composites. « Les emplois seront ici, les connaissances seront ici, et seront diffusées dans toute la France grâce aux filiales des entreprises partenaires », développe Benoit Comfaits.
L’emplacement de cette plate-forme logistique de quelque 25 hectares dont 25 000 m2 de surface couverte reste à définir mais l’association l’espère sinon châlonnaise, au moins champardennaise. Les collectivités aussi, comme Châlons Agglo qui envisage déjà de proposer des terrains et une nouvelle aide financière. « Il suffit de regarder le paysage pour comprendre que notre investissement est logique », commente le président de l’Agglo Bruno Bourg-Broc.
Châlons déjà capitale de l’éolien
Effectivement, d’après les professionnels du secteur, la moitié des 7 500 éoliennes terrestres françaises se trouvent dans un rayon de 200 km autour de Châlons. La place Foch accueille aussi le « centre de pilotage » des 16 parcs éoliens de GDF-Suez. Un terrain propice pour faire éclore la nouvelle filière.
« Le but, c’est de capter le marché avec des entreprises locales, anticiper pour avoir une offre bien faite et s’organiser. Ne pas voir le train passer », résume Charles Lhermitte, directeur régional de Quadran. L’entreprise sera l’un des piliers de la phase d’études : d’ici 2019, elle devra démanteler quatre éoliennes à Pogny. Et ce n’est que le début.
L’essentiel
Les premiers parcs éoliens, installés dans les années 2000, arrivent en fin de vie et/ou de contrat.
D’ici 2020, quelque 150 éoliennes seront à démonter dans le Grand Est, dont la moitié autour de Châlons.
Sur la période 2030-2040, le rythme devrait être de 100 à 150 démantèlements par an. L’objectif est de remplacer ces mâts par des modèles plus puissants.
Aujourd’hui, le marché de démantèlement est balbutiant et se limite à la démolition et la revente de métaux.
Un levier économique
À Châlons, les énergies renouvelables représentent environ 200 emplois. Demain, ce pourra être deux fois plus. Le site pilote aura besoin de logisticiens, électromécaniciens et ingénieurs, tout comme les sous-traitants régionaux. Tout ces professionnels devront être formés : les cursus de l’IUT de Châlons ou du lycée Bazin de Charleville-Mezières pourraient ainsi être renforcés. Tout comme l’aspect recherche et développement, qui intéresse déjà le laboratoire de l’Université de Reims - Champagne-Ardenne (URCA) ou le campus des Arts et Métiers (Ensam).

http://www.lardennais.fr/76914/article/2018-02-21/chalons-future-capitale-du-demantelement-des-eoliennes

21/02/18 : Ardennes : 
Thin-le-Moutier : ça grogne contre le parc éolien
C’est une histoire dont on n’a pas fini d’entendre parler. Un parc éolien qui divise, des habitants en colère, un promoteur dans son rôle… Bref, l’affaire est complexe.
En pleine promotion de leur pétition, disponible sur change.org, l’association Vivre entre Thin et Vence a présenté samedi, lors d’une réunion publique marquée par l’absence du promoteur P&T Technologies, son réquisitoire à une assemblée plutôt acquise à sa cause. Un réquisitoire dénonçant point par point le projet de l’entreprise bretonne : risques sur la santé, sur la faune et la flore, le tourisme, l’immobilier, le sol, le paysage…

«Doit-on vraiment tout accepter pour l’argent» ?
Tout y passe, dans le but de « faire prendre conscience aux élus de leur responsabilité » dans le projet. Ce sont en tout cas les mots d’Audrey Henry, habitante de la Fosse à l’Eau et animatrice du jour. « Doit-on vraiment tout accepter pour l’argent ? », demandera-t-elle à l’assemblée, médusée par les accusations de l’association. « Allons-nous laisser un sol improductif à nos enfants ? Nous leur empruntons une terre fertile et nous leur rendrons d’énormes chappes de béton et des éoliennes rouillées, qui coûteront une fortune à démanteler ». Contacté par nos soins, le promoteur reste clairement campé sur ses positions. Il faut avouer que sa défense est solide, et rappeler qu’il a interrogé plusieurs habitants sur leur ressenti. Très majoritairement négatif, ce ressenti a obligé l’entreprise à publier une foire aux questions démontant presque chaque argument un par un. Mais le principal argument du conseil de samedi dernier, lié au démantèlement, est certainement le plus épineux de tous. Justifiant presque à lui seul le terme d’ « escroquerie », selon l’association. Il expliquerait pourquoi P&T Technologies a préféré louer plutôt que d’acheter les terres des agriculteurs : « L’État garantit un tarif préférentiel pour toute énergie éolienne pendant 15 ans, soit la durée des baux emphytéotiques signés par les propriétaires. Et de combien est la durée de vie d’une éolienne ? 20 ans. Au-delà elle devient inutile, et rouille sur place. Le coût du démantèlement, plus de 400 000 € (montant justifié par un devis professionnel, ndlr), est alors à la charge du propriétaire, qui ne peut payer une telle somme ». L’argument n’est pas nouveau, mais n’est pas vrai à 100 %.
«Si à l’avenir on multiplie les démantèlements, la situation va vite devenir problématique»
Bérangère Poletti, députée des Ardennes
Le démantèlement est cher, effectivement, mais selon le code de l’environnement, l’exploitant de l’éolienne, qu’il s’agisse d’un bail de location ou non, est tenu de démanteler le parc éolien et de remettre en état le site, comme il était avant l’installation des engins à vent. Seule ombre au tableau : la loi ne prévoit pas l’enlèvement du socle en béton, qui peut contenir jusqu’à 3000 tonnes de ciment. La députée des Ardennes Bérangère Poletti a posé la question à l’Assemblée nationale. « J’ai sollicité le secrétaire d’État sur le danger écologique que cela pouvait représenter. Avec autant de béton, la terre n’est plus cultivable, et l’éleveur perd 400m² de surface par éolienne. Si à l’avenir on multiplie les démantèlements, et si l’on ne prévoit rien, la situation va vite devenir problématique ». La réponse du secrétaire d’État ? « pas très optimiste » selon la députée.
http://www.lunion.fr/76935/article/2018-02-21/thin-le-moutier-ca-grogne-contre-le-parc-eolien

15/02/18
Une campagne de financement participatif pour sept éoliennes en Thiérache ardennaise
Nord Ardennes
Les habitants ont la possibilité de faire un prêt à l’entreprise RES (Renewable energy systems). L’objectif est de récolter 50 000 euros.
3 communes
Le projet d’implantation d’un parc éolien s’étend sur les communes d’Aubigny-les-Pothées, Lépron-les-Vallées et Logny-Bogny, toutes trois membres de la communauté de communes Ardennes Thiérache. Ce projet est lancé par l’entreprise RES (Renewable energy systems), un des leaders mondiaux dans le domaine des énergies renouvelables.
6 semaines pour investir
Cette collecte s’adresse en premier lieu aux habitants de la communauté de communes Ardennes Thiérache. Elle leur est réservée jusqu’au lundi 26 février. La collecte s’étendra ensuite aux habitants du département des Ardennes jusqu’au lundi 5 mars. Elle sera accessible à tous les habitants de la région Grand Est du lundi 5 mars au samedi 31 mars. Les habitants des autres régions ou d’autres pays ne pourront pas participer à cette collecte de fonds.
7 éoliennes
Ce projet prévoit l’implantation de sept éoliennes d’une puissance chacune de 3 à 4 mégawatts. Elles permettront de produire environ 41 gigawattheures, soit l’équivalent de la consommation électrique de 8 600 foyers environ, chauffage inclus. Cette électricité verte sera injectée dans le réseau électrique local.
10 euros minimums
Pas besoin d’être riche pour investir dans ce projet. Ce placement financier est en réalité un prêt fait à la société RES. Il est possible de prêter la somme que l’on souhaite entre 10 euros et 2 500 euros. Des versements réguliers permettent de récupérer son capital et ses intérêts.
31 parcs éoliens terrestres en France
Le groupe RES (Renewable energy systems) comptabilise 35 années d’ancienneté. Il est à la tête de nombreux parcs éoliens en France mais aussi en Amérique du Nord, en Australie, en Allemagne ou encore en Turquie. Il a également des activités dans le domaine de l’énergie éolienne offshore et l’énergie solaire.
50 000 euros
Ce projet de financement participatif a démarré hier. Il est géré par la plateforme de transition énergétique Enerfip. Il doit permettre de récolter 50 000 euros auprès des habitants du secteur. « Cette somme permettra de financer les frais de l’étude d’impact sur l’environnement. Elle a pour objectif de mesurer l’impact des différentes variantes du projet et de répondre aux contraintes du territoire définies dans les études en cours », explique Pauline Georgel, responsable des relations avec les investisseurs à Enerfip.
Un investissement accessible à tous
Cette campagne de financement participatif s’adresse au plus grand nombre. Aucune condition de revenu ou d’âge n’est demandée. La seule condition est d’être domicilié dans la région. « On demande simplement une pièce d’identité et un justificatif de domicile, précise Pauline Georgel, responsable des relations avec les investisseurs à Enerfip. Même les mineurs peuvent participer à cette collecte. Les parents peuvent ouvrir un livret Enerfip au nom de leurs enfants. » Les entreprises, associations ou diocèses ont également la possibilité d’investir dans ce projet. « On propose aussi des bons cadeaux à offrir », souligne Pauline Georgel.
Concrètement, l’investisseur fait un prêt à l’entreprise RES. Il bénéficiera alors d’un taux de rémunération de 6 % sur une durée de 2 ans. « Chaque trimestre l’investisseur récupère ses intérêts et une partie de son capital sur son livret Enerfip », détaille-t-elle.
Les avantages de cette collecte pour RES sont multiples. Non, seulement, elle permet de lever des fonds pour financer ses investissements mais elle permet également d’inclure les habitants du territoire dans le projet. « C’est une façon de faire connaître cette énergie aux habitants, d’expliquer, de faire de la pédagogie », souligne Léo Lemordant, président d’Enerfip.
Renseignements sur http://enerfip.fr
http://www.lunion.fr/75907/article/2018-02-15/une-campagne-de-financement-participatif-pour-sept-eoliennes-en-thierache

15/02/18 : Moselle : 
ERCHING - Eoliennes : le projet de Nordex toujours « valable »
Nordex veut toujours implanter quatre éoliennes sur les hauteurs d’Erching. Le nouveau schéma éolien adopté par la communauté de communes n’est en rien un « coup d’arrêt » selon le promoteur. Le préfet tranchera.

https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-sarreguemines-bitche/2018/02/15/eoliennes-le-projet-de-nordex-toujours-valable

10/02/18 : Marne : Sous les éoliennes, des questions en béton armé
Que deviendront les imposants blocs de béton armé qui soutiennent les éoliennes par huit mètres de fond après leur démantèlement ? Une maire de la Marne s’interroge. Nous aussi.
Elle a écrit à tout le monde, au préfet, au député, au président du conseil régional. Le courrier date du 5 janvier. Officiellement, personne n’a encore répondu. La maire de La Chaussée-sur-Marne et conseillère régionale (MoDem) du Grand Est, Isabelle Pestre, pose pourtant une bonne question. Les terres agricoles de Champagne-Ardenne, où poussent comme des champignons les éoliennes de la transition énergétique, sont-elles condamnées à digérer ad vitam aeternam les blocs de béton qui portent et soutiennent ces centaines de gigantesques mats (1) une fois qu’ils seront mis au rencart ? Ce qui ne saurait plus tarder, après quinze à vingt années de fonctionnement.
«On ne cultive pas sur un mètre de terre !»
Or, il se trouve que la plus ancienne éolienne de Champagne-Ardenne – propriété privée –, est justement installée depuis 2002 à La Chaussée-sur-Marne. La pionnière a récemment fait place à sa grande sœur, plus haute (200 mètres), plus moderne, plus puissante aussi. L’engin flambant neuf s’est planté sur le même périmètre que sa devancière mais à 30 mètres de là, faute de pouvoir se fixer sur l’ancien socle.
Comme Mme la maire (elle-même agricultrice) n’est pas chez elle, ça aurait pu lui faire ni chaud ni froid. Mais ses propres terres accueillant aussi deux éoliennes, elle s’est inquiétée de savoir, lors du dépôt du permis de construire, ce qu’allaient devenir les fondations des anciennes. « Et là, catastrophe ! La loi occulte complètement cette problématique », assure-t-elle.
Isabelle Pestre n’a pas tout à fait raison, mais pas tort non plus. Quand une éolienne est démontée, la loi impose aux opérateurs d’araser son emprise (entre 500 et 1 000 m2) sur un mètre de profondeur en zone agricole, sur deux mètres en zone forestière. « Une catastrophe écologique », répète pourtant l’élue. « On ne cultive pas sur un mètre de terre. Les racines du blé plongent à 1,20 mètre, celles de la luzerne entre 2 et 3 mètres, du maïs à 1,80 mètre. Pour que la terre soit nourricière, il faut que l’eau puisse s’infiltrer et remonter par capillarité. Les fondations en béton ne permettent pas ces échanges. La terre est morte ! Il faut contraindre les opérateurs à rendre la terre agricole à son état d’origine. »
Pour chaque mât, ce nettoyage intégral les obligerait donc à soustraire quelque 1 000 à 1 500 tonnes de béton et de ferraille du sous-sol, l’équivalent de 500 mètres cubes de matériaux et de gravats a priori recyclables et valorisables dans le bâtiment et les travaux publics. « La loi nous impose actuellement des obligations impératives que nous respectons. Si demain, le contexte réglementaire évolue, nous saurons techniquement nous adapter », réplique Benoît Comfaits, le directeur régional de Net Wind, l’un des gros bras du secteur en France.
Quand bien même le monde agricole n’est pas le dernier à bénéficier de la manne éolienne (en moyenne 5 000 à 6 000 euros de revenu annuel pour un mât de 2,2 à 3 MgW), il n’est pas complètement insensible à la qualité de son sous-sol. « Les protocoles d’accord entre opérateurs et propriétaires doivent prévoir le démantèlement intégral, sinon c’est le système Ponce Pilate, j’installe, j’exploite et quand le contrat est terminé, je m’en lave les mains », ironise Thierry Poncelet, chargé des questions d’environnement à la chambre d’agriculture de la Marne.
C’est bien ce que redoutent, en effet, les propriétaires fonciers et que dénoncent, par ricochet, les anti-éoliens. « Quand le bail emphytéotique signé entre le promoteur et le propriétaire arrive à expiration, donc en fin d’exploitation, le propriétaire devient entièrement responsable de l’équipement ou de ce qu’il en reste. S’il souhaite enlever les fondations résiduelles qui ne l’auront pas été au moment du démantèlement, ce sera entièrement à sa charge », assure l’Axonais Jean-Louis Doucy, membre de « Stop Éolien 02 ».
C’est précisément pour financer a priori le démantèlement (désormais imminent) de leurs parcs éoliens que la loi impose aux promoteurs de provisionner 50 000 euros pendant la période de production. « C’est largement insuffisant ! C’est bien pour ça qu’ils se contentent du strict minimum », persifle M. Doucy. Logiquement, Benoît Comfaits ne partage pas cet avis. « Je suis incapable de chiffrer le coût d’un démantèlement, différent selon le type d’éolienne et les recettes attendues de la valorisation de ses matériaux. Mais je peux vous assurer qu’on ne verra pas demain en France d’éoliennes abandonnées comme on en voit aux États-Unis. » Si c’est par malheur le cas, elles pourraient toujours servir de perchoirs pour les oiseaux migrateurs…

http://www.lunion.fr/74859/article/2018-02-09/sous-les-eoliennes-des-questions-en-beton-arme

10/02/18 : Moselle : Eoliennes : le Pays de Bitche fixe ses règles du jeu
Face à la profusion de projets, la communauté de communes du Pays de Bitche joue la fermeté. Jeudi soir, elle a adopté un schéma éolien qui fixe un nombre maximal de mâts et surtout des zones d’implantation.
«Nous ne voulons pas être comme le Pays boulageois, où les paysages sont pitoyables », tape du poing sur la table Francis Vogt, président de la communauté de communes du Pays de Bitche. Les habitants de Boulay apprécieront.
Jeudi soir, le Pays de Bitche a décidé de mettre le holà dans la profusion de projets éoliens. Sur un petit bout de territoire de l’Est mosellan, déjà ceint par les éoliennes de Wœlfling, Dehlingen et surtout côté allemand, 80 machines sont en projet dans les 46 communes sur des terrains publics. Sans compter les dossiers à l’étude, souvent en catimini sur des terrains privés.
C’est que les promoteurs démarchent directement les communes. Ils leur font les yeux doux et miroiter beaucoup de choses. « Il ne faut pas oublier que les villages ont peu de ressources, les retombées sont donc importantes pour nous », confie Joël Schwartz, maire de Schweyen, commune de 300 habitants, où un mât d’étude est déjà planté. « Mais les retombées ne sont rien par rapport à ce que rapporte une éolienne. Elles sont une goutte d’eau. 80 machines sont en projet. Imaginez le Pays de Bitche ! Nous ne voulons pas d’une forêt d’éoliennes », tranche Francis Vogt.
Sans attendre le vote du plan local d’urbanisme intercommunal, prévu courant 2019, la communauté de communes du Pays de Bitche a donc décidé de prendre le taureau par les cornes. Elle s’est dotée de la compétence transition énergétique.
Critères rigoureux
« Nous allons plus loin. Nous voulons réguler les choses, pour éviter l’anarchie et les dérives », renchérit Marcel Vogel, maire d’Ormersviller, où des éoliennes doivent aussi être implantées. Le schéma éolien fixe un nombre maximal de machines à installer. 24 au total, 12 à court terme, 12 à long terme. « Ce qui correspond à nos besoins énergétiques », précise Roger Schwarz, maire de Rolbing. Surtout, la communauté de communes a également voté des zones d’implantation précises : Obergailbach ouest (à côté des éoliennes de Wœlfling), Waldhouse et Walschbronn (à côté des éoliennes allemandes).
En prenant en compte des critères rigoureux, comme la distance des habitations, l’impact visuel, le refus d’encerclement, les critères environnementaux. Ce qui porte un coup d’arrêt à quasiment tous les projets. Y compris à celui d’Erching, le plus avancé. L’enquête publique doit se tenir au printemps.

07/02/18Meurthe-et-Moselle : Bréhain-la-Ville: bataille judiciaire autour du projet éolien
Le projet éolien de Bréhain-la-Ville verra-t-il le jour ? L’Association pour la défense de l’environnement de Tiercelet (Adet), qui y est opposée, poursuit sa bataille juridique contre la Sodeger, la société porteuse du dossier. Les deux parties vont maintenant se retrouver en cassation.

L’Association pour la défense de l’environnement de Tiercelet (Adet) s’est opposée dès le début au projet de parc éolien à Bréhain-la-Ville. Celui-ci devait, au départ, compter huit éoliennes dont deux à Tiercelet. Mais cette commune avait voté contre. Et l’Adet a été fondée en 2012 pour s’opposer au dossier. Le point sur la situation avec son président, Philippe Strappa.
Où en est la situation du projet éolien à Bréhain-la-Ville ?
Philippe STRAPPA : « La procédure est toujours en cours. C’est d’ailleurs ce que nous allons rappeler aux personnes intéressées jeudi 8 février à 20h au foyer Bouillon à Villerupt-Cantebonne. Nous souhaitons que la population soit associée à notre action. Nous avions déposé deux recours devant la justice contre le permis de construire et contre celui d’exploiter. Nous avons été déboutés pour la première demande et nous avons gagné la seconde. Nous avons fait appel pour la première demande et la Sodeger (société porteuse du projet, NDLR) en a fait de même pour la seconde, avec les mêmes résultats. Maintenant, les deux parties entament la 3e étape : la cassation.
Nous nous sommes constitués en association en 2012 afin d’avoir une longueur d’avance pour s’opposer au projet. Contrairement au projet de carrière à Audun-le-Tiche, sur lequel nous sommes aussi opposés. Dans ce dernier cas, le recours du préfet ayant été annulé et l’État ne souhaitant pas poursuivre son action, plus personne ne peut porter plainte. Il y a aussi le schéma régional éolien, qui concernait 1 468 communes de Lorraine, qui a été annulé en 2017 par le conseil d’État. »
Quels sont vos griefs contre ce projet éolien ?
« Au total, il y a 14 points que nous reprochons au dossier. Les principaux sont la proximité d’une éolienne à moins de 500 m des habitations alors que c’est la distance minimale à respecter. Un autre point concerne les chauves-souris. 13 des 14 espèces présentes sur zone pourraient être appelées à disparaître. À Ottange, où un projet similaire est en cours de construction, une partie des chiroptères ont déjà disparu. Cet animal est un insectivore naturel qui, chaque nuit, dévore 30 % de son poids en insectes. S’il disparaît, il y a un fort risque que l’utilisation de pesticides augmente.
Il y a aussi le problème de la proximité du parc placé à l’extrémité de la communauté de communes du Pays audunois (devenue depuis Cœur du Pays-Haut, NDLR). Il va impacter les autres intercommunalités autour, la communauté d’agglomération de Longwy à laquelle appartient Tiercelet, et celle du Pays-Haut/Val d’Alzette, à laquelle appartient Villerupt-Cantebonne. Il va y avoir de la gêne et les maisons vont perdre de leur valeur sans contrepartie financière pour les deux collectivités territoriales touchées.
Je travaille dans un bureau d’études et j’ai constaté des incohérences majeures dans ce dossier. »
Qu’est-ce que l’Adet et comment supportez-vous les frais de justice ?
« Nous sommes quelque 80 adhérents dans l’association. Nous avons d’autres actions que la lutte contre le projet éolien comme des actions "stop décharges sauvages". Nous sommes soutenus par les collectivités locales et les particuliers pour nos actions en justice. Actuellement, nous avons engagé environ 15 000 € de frais. Et nous estimons le recours en cassation à environ 4 500 €. »
Réunion d’information de l’Adet
sur ce projet éolien jeudi 8 février à 20h au foyer Bouillon de Villerupt.

http://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-longwy/2018/02/07/bataille-judiciaire-autour-du-projet-eolien

07/02/18 : Meuse : ANCEMONT - Non au projet éolien
Les membres du conseil municipal rejettent le projet éolien, au motif que la société ABO Wind SARL n’est pas en mesure d’en présenter un suffisamment précis au stade actuel de l’étude.

Sous la présidence de Catherine Collinet-Jung, les membres du conseil municipal se sont réunis vendredi, pour délibérer de l’ordre du jour portant sur l’engagement de l’étude d’impact sur le projet éolien.
La société ABO Wind SARL envisage l’implantation d’un parc éolien sur un site composé de divers terrains situés sur le territoire de la commune.
La maire a donné lecture du projet de convention : « Il est précisé, par ailleurs, qu’à l’achèvement de l’exploitation, la société s’est engagée à remettre les lieux dans un état conforme à celui qui aura été constaté lors de l’état des lieux entrant, à ses frais et sous sa responsabilité. Elle propose de verser à la commune une redevance annuelle de 2.500 €. »
Les plus, les moins
Considérant que la société réalise des études de faisabilité d’un projet éolien sur la commune dans le cadre des orientations gouvernementales en matière de développement des énergies renouvelables, le projet pourrait constituer un élément positif en matière de développement local et de ressources potentielles.
Cependant, au stade actuel de l’étude, la société n’est pas en capacité de présenter un projet suffisamment précis.
« L’implantation exacte et définitive des éoliennes doit être précisée avant la signature d’une convention ; elle doit être réfléchie en partenariat avec les élus de la commune, les représentants de l’ONF, et les utilisateurs de la forêt. Le projet doit être construit en concertation avec les élus, et notamment un comité de pilotage qui se réunirait de façon trimestrielle », explique Catherine Collinet-Jung.
Après avoir délibéré, le conseil rejette le projet par 7 voix contre, et 6 voix pour.
Les membres du conseil rejettent le projet éolien.

http://www.estrepublicain.fr/edition-de-verdun/2018/02/07/non-au-projet-eolien

06/02/18 : Marne : Nuisement-sur-Coole : le projet éolien prend son envol
Le maire a animé une première réunion d’information pour impliquer les habitants.
Une première réunion d’information sur un projet éolien a été présentée par Pascal Vansanberghe, maire.
Sous forme de diaporama, il a commenté les objectifs en respectant les Grenelle 1 et 2 de l’environnement pour que 23 % de la consommation électrique française soit produite en énergie renouvelable mais également de tenir les engagements fixés par la loi de transition énergétique pour la croissance verte permettant de diminuer les émissions de gaz à effet de serre et de diviser par deux la consommation d’énergie. Après avoir présenté la répartition des capacités éoliennes par région, il a précisé que la région Grand Est compte 3 070 MW de puissance installée, soit 69 % de l’objectif régional et 1 350 emplois, le maire a expliqué que concertation entre la commune d’accueil, les propriétaires, exploitants, les riverains et les services de l’État sera privilégiée.
Les critères d’implantation seront déterminés par le potentiel du vent, le raccordement électrique et des critères environnementaux, paysagers et réglementaires. Une zone prévisionnelle d’implantation a été évoquée avec un potentiel de 8 à 10 éoliennes pour une puissance estimée de 2,5 à 3,5 MW par machine. Le Maire projette des retombées financières à hauteur de 4 900 euros par an et par éolienne.
http://www.lardennais.fr/74241/article/2018-02-06/nuisement-sur-coole-le-projet-eolien-prend-son-envol

29/01/18 : Aube : Eguiy-sous-Bois - La fibre optique, c’est pour bientôt
Les raccordements pour la fibre optique sont prévus en avril prochain.
Une bonne cinquantaine d’habitants se sont retrouvés dans la nouvelle salle des fêtes pour les traditionnels voeux du maire. Le maire, Pierre Augendre, les deux adjoints et le chef du centre de premiers secours ont présenté les réalisations 2017 et les projets 2018. 
[...] Dans le domaine de l’éolien, la société Boralex, qui gère déjà le premier parc de la vallée de l’Arce, étudie la pose de nouvelles éoliennes avec, pour les communes, une aide à travers un mécénat. La condition, bien sûr, est une adhésion des propriétaires et exploitants au projet. [...]
http://www.liberation-champagne.fr/56101/article/2018-01-29/la-fibre-optique-c-est-pour-bientot 

28/01/18 : Aube : ORMES - 2018 dans la continuité pour la commune
Si les finances le permettent, de nouveaux chantiers pourraient voir le jour en 2018.

[...] Il a aussi évoqué le renouvellement des membres de l’association foncière, l’avancement des travaux de l’unité de méthanisation, un projet de parc éolien, le raccordement de la fibre optique aux habitations. [...]
http://www.lest-eclair.fr/55948/article/2018-01-28/2018-dans-la-continuite-pour-la-commune

27/01/18 : Marne : Sézanne. Des communes soudées, une communauté de communes qui se modernise
À Sézanne et dans la communauté de communes de Sézanne Sud Ouest Marnais, les projets ne manquent pas, avec la volonté de mutualiser et moderniser les services.
[...]  l’éolien a permis de compenser la baisse de dotation à hauteur de 16,96 %. [...]
https://actu.fr/grand-est/sezanne_51535/services-communes-soudees-une-communaute-communes-se-modernise_15251623.html

26/01/18 : Ardennes : Active dans le Rethélois
La députée (LR) de la 1re circonscription des Ardennes, Bérengère Poletti, a profité de la cérémonie des voeux qu’elle organisait à Sault-lès-Rethel pour évoquer les principaux dos-siers auxquels elle s’attelle depuis la reprise législative de juillet.
Zoom sur les démarches entreprises par la députée, Bérengère Poletti.
Depuis plusieurs mois maintenant, je relaie les remarques et inquiétudes des habitants de ma circonscription sur la question du développement des parcs éoliens, déclare Bérengère Poletti. Je me suis mobilisée à l'Assemblée nationale pour porter leurs revendications : j’ai notamment interrogé le Ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, via une question au Gouvernement sur la transition énergétique française et les pro-blématiques éoliennes en juillet dernier. » À l’invitation de la députée, le secrétaire d’État chargé de la Transition écologique et soli-daire, Sébastien Lecornu, est venu dans les Ardennes le 6 octobre pour annoncer la mise en place d’un groupe au niveau national ayant pour mission de simplifier et consolider les règles dans l’éolien. Deux réunions ont eu lieu, avec la création de commissions spécialisées, pour simplifier le parcours de développement des éoliennes, mais aussi protéger les intérêts des riverains et de l’environnement. « Le 16 janvier dernier, je l’ai de nouveau interrogé sur cette problématique, et sur les avancées du groupe de travail. J’ai également attiré son attention sur le démantèlement des anciennes éoliennes, puisque rien n’est prévu concernant l’extraction des fondations en béton armé, en faisant référence à l’éolienne de La Chaussée-sur-Marne. J’ai égale-ment interrogé le ministre Nicolas Hulot sur cette problématique de démantèlement, par courrier. J’ai enfin sollicité les Ambassades de France aux Pays-Bas, en Allemagne, en Italie et en Espagne sur les études scientifiques de ces pays concernant le potentiel impact des éoliennes sur la santé humaine et environnementale. ».......

25/01/18 : Moselle : Parc éolien d’Erching : compensations à l’étude
Quatre éoliennes doivent être implantées entre Erching et Rimling. Nordex a engagé une concertation avec les habitants. Pour faire évoluer le projet.
Quel est le projet ?
Quatre éoliennes doivent être implantées en terrain communal, sur les hauteurs, en direction de Rimling. La production annuelle du parc est estimée à 33 GWh, soit une production de 81,7 MWh par habitant. Ce parc éolien permettra d’alimenter 12 000 foyers électriques (hors chauffage électrique). Il permettra également de réaliser une économie de 16 500 tonnes de CO² par an, soit l’équivalent de 11 000 véhicules faisant en moyenne 10 000 km/an.
Où en est le projet ?
Visite du site, atelier et réunion d’information… Depuis novembre, la société Nordex a engagé une vaste concertation avec les habitants, en vue d’aménager le premier parc éolien du Pays de Bitche. La permanence, hier, à la salle socioculturelle, est la dernière étape avant le lancement de l’enquête publique à la fin du printemps. « C’est le préfet qui tranchera ensuite », rappelle Corentin Dauvergne, chef de projet.
Quelles sont les mesures prises ?
Lors de l’atelier, les habitants ont formulé de nombreuses remarques. « Nous les avons intégrées au dossier », affirme Corentin Dauvergne. Des exemples ? Le chemin, qui sera obligatoirement réalisé, pour le passage des engins de chantier, sera prolongé de 150 m, pour faire une boucle et ainsi créer un sentier de randonnée. La place Sainte-Anne pourrait aussi être rénovée. « Avec des aménagements paysagers, une aire de repos », explique Corentin Dauvergne.
Toutes les remarques sont-elles acceptées ?
Bien sûr que non. « L’emplacement est déterminé, par des études très précises, il ne bougera pas », insiste Corentin Dauvergne. Seules des mesures pour éviter, réduire, compenser l’impact paysager peuvent être prises en compte. Mais tout ne peut pas être fait. « Un habitant nous a demandé si des antennes téléphoniques peuvent être implantées sur les mâts, mais ce n’est pas de notre ressort, nous ne pouvons pas financer ces travaux. » Un habitant a réclamé que Nordex finance la pose de double vitrage. « Les pâles sont faites pour réduire les émissions sonores. Nous avons aussi prévu un plan bridage lorsque les conditions sonores seront difficiles. »
Que dit Nordex aux opposants ?
L’association Oben am dorf est toujours vent debout contre ces éoliennes. Hier, les représentants de la société Nordex ont tenté de convaincre les derniers récalcitrants. « Nous avons mis en place cette concertation pour apporter tous les éléments d’information, enchaîne Corentin Dauvergne. Nous avons mis en place des dispositifs pour écouter les habitants. Quand nous pouvons, nous mettons en place des opérations précises. » C’est désormais le préfet qui devra avoir le dossier sur son bureau, pour le valider ou pas. L’enquête publique aura lieu à la fin du printemps. Un commissaire enquêteur tiendra des permanences.
http://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-sarreguemines-bitche/2018/01/25/parc-eolien-d-erching-compensations-a-l-etude


21/01/18 : Ardennes : La fibre sera installée à Renneville d’ici début 2019
Le maire de Renneville,Yves Brédy, a profité de la cérémonie des vœux pour dialoguer avec ses administrés. [...] À ce sujet, la société éolienne va prendre en compte le remboursement des cartes des décodeurs mais les habitants concernés doivent fournir leurs factures. […] Un complément de quatre ou cinq éoliennes avec la même société que le parc existant est également envisagé. Deux autres sociétés ont fait des propositions : une pour deux machines et une pour deux ou trois. « Il ne faut pas trop d’éoliennes ! », a réagi un habitant. Ce à quoi le maire a répondu : « si toutes ces machines s’installent, nous aurons favorisé l’avenir de notre commune avec d’appréciables rentrées d’argent ».

http://www.lunion.fr/71352/article/2018-01-21/la-fibre-sera-installee-renneville-d-ici-debut-2019

16/01/18 : Marne : Le projet de ferme solaire est relancé à Bréban
L’implantation de trois nouvelles éoliennes et d’une ferme photovoltaïque est étudiée.

Le maire de Bréban Philippe Veber, avec le conseil municipal a présenté ses vœux aux Brébanais vendredi 12 janvier.
Les projets pour 2018 sont nombreux et ambitieux pour cette petite commune de 81 habitants. Avec notamment un projet d’installation de trois nouvelles éoliennes sur le territoire, mais aussi et surtout la perspective de faire sortir de terre une ferme éolienne composée de panneaux photovoltaïques répartis sur une surface de 18 hectares. [...]
http://www.lardennais.fr/70530/article/2018-01-16/le-projet-de-ferme-solaire-est-relance-breban

16/01/18 : Aube : Feuges : 
Une carte communale en cours d’élaboration
L’année 2018 s’annonce riche en projets pour la commune avec entre autres l’implantation d’éoliennes.[...]
Une nouvelle tranche d’implantation de 22 éoliennes dont onze cette année commence par l’enfouissement des lignes et le renforcement de chemins. La réfection de certaines voiries communales dans l’ancien lotissement va être réalisée en cours d’année. Une carte communale est en cours d’élaboration avec une première réunion qui a eu lieu la semaine passée. Cette carte va permettre d’envisager les évolutions du village dans la vingtaine d’années à venir.[...]
http://www.lest-eclair.fr/54396/article/2018-01-16/une-carte-communale-en-cours-d-elaboration

16/01/18 : Ardennes : Vers une fusion des écoles entre Charleville-Le Gault-Soigny?

[...] Puis Thierry Lebon a rapporté : « concernant le projet éolien de la Grande Contrée, des études ont été lancées : une étude écologique est en cours avec la Ligue pour la protection des oiseaux. Une attention particulière devra être portée auprès des chiroptères. L’étude paysagère est en cours. L’étude acoustique s’est bien déroulée. Les résultats seront présentés aux habitants. Les travaux du projet éolien de la Butte de Soigny porté par la société Ostwind vont démarrer courant 2018 avec une éolienne implantée sur le territoire de Charleville. [...]
http://www.lardennais.fr/70483/article/2018-01-16/vers-une-fusiondes-ecoles-entre-charleville-le-gault-soigny

13/01/18Moselle-Est : 71 éoliennes dans 20 communes
A la pointe dans l’éolien, la région Grand Est a battu des records en 2016, passant notamment la barre des 3 gigawatts de puissance éolienne raccordée et le nombre le plus important de puissance installée. Elle devient ainsi leader de l’énergie éolienne en France devant les Hauts de France.
La région Grand-Est a adopté son schéma régional éolien (SRE) en mai 2012. Les objectifs régionaux fixés pour 2020 étaient d’atteindre 4477 mégawatts de puissance éolienne raccordée. Selon ce schéma, près de deux tiers des communes du territoire lorrain (1 468 sur 2 337) étaient éligibles à l’éolien. Mais ce plan validé par le préfet a du plomb dans l’aile puisque le Conseil d’État vient de l’annuler. Cette décision s’appuie sur un défaut d’évaluation environnementale préalable. Ce qui signifie qu’aucun impact sur les extensions urbaines, sur la faune ou sur les populations n’a été pris en compte.
Des parcs et des fermes
• Pays boulageois : neuf communes possèdent un parc ou une ferme éolienne : Boulay-Moselle (12) avec Welling, Buchfeld et les Moulins de Boulay ; Berviller (5) ; le parc de Morlange Nordex XIII avec Bionville-sur-Nied (2), Brouck (1) et B annay (1) ; Coume (7) ; Momerstroff (5) ; Niedervisse (6) et Téterchen (6). Ce qui porte à 45 le nombre d’éoliennes sur ce territoire. En 2016, ces éoliennes ont rapporté 542 594 € à la communauté de communes.
• Secteur de Saint-Avold : le parc du Bambesch comprend 6 mâts : 1 à Longeville-lès-Saint-Avold et 5 à Bambiderstroff.
Le parc de Thicourt en comprend 5 : 4 à Thicourt et 1 à Thonville.
Le parc de Zondrange Nordex XIV compte 5 éoliennes : 1 à Fouligny et 3 à Marange-Zondrange.
• Sarreguemines-Bitche : un seul parc éolien existe depuis 2012 à Woelfling avec 5 mâts.
Au pays de Bitche, une particularité avec seulement une éolienne (privée) opérationnelle à Schweyen.
• Forbach : le parc Les éoliennes de la Porte de France se situe à Bousbach, Kerbach et Cadenbronn, compte quatre mâts. Inauguré en 2011, il a une puissance totale est de 8 mégawatts.

http://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-sarreguemines-bitche/2018/01/13/moselle-est-71-mats-dans-20-communes

13/01/18 : Moselle : Bisten, Varsberg, Guerting : « Au total, ça fait 56 éoliennes, c’est à pleurer »
Une association est née le 21 décembre pour protester contre le projet d’implantation de neuf éoliennes sur les bans de Bisten-en-Lorraine, Varsberg et Guerting. Depuis chez eux, on voit déjà des éoliennes.
Une association est née le 21 décembre pour protester contre le projet d’implantation de neuf éoliennes sur les bans de Bisten-en-Lorraine, Varsberg ...


12/01/18 : Marne : Certaines communes du Vitryat bénéficie d’une manne financière
[...]Les éoliennes
Le Meix-Tiercelin possède cinq éoliennes qui tournent depuis mars 2014. Elles donnent lieu à une rétribution qui prend deux formes : « L’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau (IFER) dont 30 % du montant est alloué au département, 50 % à l’intercommunalité et 20 % à la commune, soit 15 000 euros ainsi que la contribution foncière à hauteur de 2 200 euros », détaille René Mautrait, le premier édile. « Il y a quelques années, avant la refonte de la taxe professionnelle des entreprises, les communes percevaient automatiquement 20 % de l’IFER. Depuis, c’est une négociation annuelle avec la commission transfert de charges de la communauté de communes de Vitry Champagne et Der qui nous permet d’avaliser ces 15 000 euros. » Le maire reconnaît qu’il a trouvé un terrain d’entente avec l’intercommunalité mais regrette que ce pourcentage de 20 % ne soit pas entériné définitivement. « Le jour où la majorité change et souhaite que la part de la communauté de communes augmente de 20 %, je n’aurais pas d’autres choix que d’avaliser la décision, en y étant pourtant opposé. Alors que les servitudes (désagréments), nous les aurons toujours. » La taxe foncière, en revanche, va directement dans les caisses de la commune sans passer par la case négociation.
Grâce à la présence de panneaux photovoltaïques sur quatre hangars mais dont deux seulement lui rapportent, la commune perçoit au total 18 800 euros.
« Une somme destinée à la construction de la salle communale grâce à un emprunt bancaire de 16 700 euros sur 15 ans et qui a permis la réfection d’une partie d’une voie communale », explique René Mautrait qui résume « les éoliennes remboursent l’emprunt ». Sans elle, la commune ne pourrait compter que sur les impôts locaux, faibles dans un village comptant 150 foyers. « Chaque année, en dehors de l’IFER, notre capacité d’investissement est de l’ordre de 25 000 à 30 000 euros ». Autant dire « pas grand-chose ».[...]

http://www.lardennais.fr/69808/article/2018-01-12/certaines-communes-du-vitryat-beneficie-d-une-manne-financiere

12/01/18 : Meuse : 
L'essentiel de l'actualité économique de l'Est vu par Traces Ecrites News
[...] Les éoliennes font le bonheur du port de Givet sur la Meuse.
Avec l’acheminement des segments de mâts du parc éolien que réalise Enercom à Semide (5 éoliennes de 150 m de hauteur) dans les Ardennes, le port de Givet sur la Meuse compte rebondir sur l'alternative fluviale pour le transport de ce type de marchandises volumineuses qui empruntent généralement la route. Doté d’une plate-forme de stockage à conteneurs de plus de 10.000 m2 et d'un quai pouvant supporter 565 tonnes, le port aujourd'hui propriété de la CCI et géré par Eau et Force, une filiale de Suez Environnement, avait été créé par les Fonderies de Pont-à-Mousson pour acheminer le minerai de fer et le charbon.[...]
http://www.tracesecritesnews.fr/actualite/l-essentiel-de-l-actualite-economique-de-l-est-vu-par-traces-ecrites-news-111445

09/01/18 : Marne : 
Nuisement-sur-Coole pense remplir les caisses avec du vent
Pour faire face au manque de moyens, la commune réfléchit à installer un parc éolien.
Devant la projection d’un diaporama des nombreuses activités du village, ce samedi, en soirée, Pascal Vansantberghe, Maire, et l’ensemble du conseil municipal avait convié tous les habitants du village pour leur présenter les vœux. Le maire a annoncé une année difficile avec des choix importants à faire. Avec la baisse des dotations de l’état, la hausse des prélèvements, l’exonération de la taxe d’habitation, les normes zéro phyto, les coûts des documents d’urbanisme et bien d’autres obligent la commune à se pencher plus que jamais sur les dépenses et les recettes afin de prévoir l’avenir, car il faudra rechercher des recettes nouvelles. L’éolien est une piste et une réunion publique se tiendra courant janvier pour permettre à chacun de s’exprimer. [...]

09/01/18 : Vosges : 
AVRAINVILLE - Le tribunal rejette le projet d’éoliennes
Le premier acte a eu lieu le 27 janvier 2017, il y a pile un an. Le préfet des Vosges avait signé les permis de construire de six éoliennes et un poste de livraison de l’électricité sur Avrainville et Hergugney. Ces deux communes limitrophes de la Meurthe-et-Moselle abritaient deux groupes de trois éoliennes. Leur situation explique les actions engagées par les associations pour entraver le projet. Elles se trouvent sur la bordure relevée du plateau lorrain, à l’Est de la colline de Sion-Vaudémont vers laquelle le coteau descend en pente douce. La « colline inspirée » est à 11 km, mais compte tenu de cette vue dégagée, les éoliennes auraient été visibles de ce site classé.
Sauvegarde du paysage et atteinte à l’avifaune
La mobilisation des associations de protection du paysage a permis un revirement du même préfet des Vosges qui le 30 août dernier refuse l’autorisation d’exploiter, disjointe du permis de construire.
Le promoteur, la Société éoliennes des mirabelles, se retrouve donc avec des permis légaux, mais l’impossibilité d’aller plus loin. Il attaque la seconde décision du préfet, tandis que le même l’est par les associations sur la délivrance des permis de construire.
Les deux recours sont alors réunis dans la main du tribunal administratif de Nancy qui rend sa décision le 29 décembre : les permis de construire des éoliennes sont annulés et l’interdiction d’exploitation est confirmée. Les quatre associations « Pour le développement durable du Saintois », « Sauvegarde et rayonnement de la colline de Sion-Vaudémont », « Paysages et Nature de la Montagne vosgienne » et la société nationale SPPEF de protection des paysages sortent victorieuses du bras de fer. Le préfet des Vosges et le promoteur sont condamnés à verser chacun 1.500€ aux associations.
Les arguments du tribunal pour le refus d’exploiter tiennent à la seule sauvegarde du paysage. Il développe plus pour l’annulation des permis : caractère emblématique pour la Lorraine de la colline de Sion, éoliennes visibles de ce site, et donc contrevenant au code de l’urbanisme, article R111-27.
En second lieu, l’atteinte à l’avifaune, le secteur à proximité de la Moselle étant un lieu de prise d’ascendance pour les grands oiseaux. Mais aussi dans l’axe d’une voie de migration, entre autres pour le milan royal, espèce menacée. Le promoteur a eu beau proposer d’espacer les éoliennes, de les brider et d’effaroucher les oiseaux à leur proximité, le tribunal est resté inflexible.
Un combat qui sera à recommencer selon Françoise Hervé, opposante à l’éolienne. « Il y a 6 500 éoliennes en France. L’Etat veut qu’il y en ait 20 000. Même la Sainte-Victoire est menacée. »
http://www.vosgesmatin.fr/environnement/2018/01/09/le-tribunal-rejette-le-projet-d-eoliennes


06/01/18
AVRAINVILLE - Le tribunal rejette le projet d’éoliennes
Le projet de construction de six éoliennes et un poste de livraison dans les Vosges, à Hergugney et Avrainville a du plomb dans les pales. L’interdiction d’exploiter est confirmée et les permis de construire retoqués.

Le projet de construction de six éoliennes et un poste de livraison dans les Vosges, à Hergugney et Avrainville a du plomb dans les pales. ...
http://www.estrepublicain.fr/edition-de-nancy-ville/2018/01/06/le-tribunal-rejette-le-projet-d-eoliennes

02/01/18 : Ardennes : Le Pays rethélois est en plein développement

Pays rethélois : Mise en perspective avec son projet de territoire, une radiographie du Pays rethélois permet d’en connaître le visage dans les dix années à venir.
La mue du Pays rethélois se poursuit. Les élus communautaires y travaillent, tirant parti de ses particularités. Bon an mal an, la future physionomie du territoire se dessine. Et l’élaboration du projet d’aménagement et de développement durable (PADD) y contribue. À quoi ressemblera le Pays rethélois dans les dix années à venir ? La réponse en cinq points.
[...]
Éolien.- Les discussions sont allées bon train à ce sujet. « Il nous faut reprendre la main sur le développement éolien, dit Renaud Averly. Une fois le PLUI effectif (2019), nous aurons notre mot à dire. À ce jour, c’est le préfet des Ardennes qui, ayant des objectifs de développement renouvelable à tenir, instruit et valide les permis. Très honnêtement, nous arrivons au bout. Suffisamment d’efforts ont été faits. » Aussi les élus ont-ils décidé de ne plus soutenir les projets qu’ils jugent trop impactants, et d’imposer que les mâts éoliens soient implantés à 1 000 mètres des habitations au lieu de 500.
PADD, PLUI : explication de texte
Le projet d’aménagement et de développement durable (PADD) est la clé de voûte du plan local d’urbanisme intercommunal (PLUI). Il définit les orientations générales d’urbanisme et d’aménagement retenues pour le développement futur du territoire, répondant à ses besoins et ses enjeux. « Nous travaillons à son élaboration depuis le mois de février 2015 », indique le président de la communauté de communes, Renaud Averly, qui souligne « la complexité de l’exercice ». « Nous ne raisonnons plus «commune» mais «intercommunalité» , précise le directeur du pôle « Aménagement durable du territoire », Fabien Courtois. Il faut avoir une vision globale du bassin de vie. Et ça, c’est une révolution mentale. »
À un diagnostic du territoire approuvé fin 2016 par les élus, a succédé la rédaction d’un PADD « correspondant à notre projet politique ». Élus communautaires et municipaux achèvent de s’y pencher.
Sont par ailleurs organisées des réunions publiques, pour comprendre ce que sont PADD et PLUI, « pour expliquer notre projet, et dire vers quoi le territoire tend en termes d’aménagement ». La première d’entre elles aura lieu le jeudi 4 janvier, à 19 heures, à la salle des fêtes de Juniville (place de la mairie).