Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

EOLIEN : Divers : politique, économie, technologie, .....(II) (du 01/05/17 au 19/10/17)

Divers : politique, économie, technologie, .....




Pièces à conviction : Eoliennes : le vent du scandale




Voir les articles précédents sur "EOLIEN : Divers : politique, économie, technologie, ..." (I)

Voir la suite sur "EOLIEN : Divers : politique, économie, technologie, ..."(III) et (IV)




19/10/17 : L’Ademe réactualise son scénario bas carbone pour 2050
L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) a présenté, ce 19 octobre, deux études proposant un scénario bas carbone pour 2050 et une batterie de mesurespour y parvenir.
Avec ses nouvelles études prospectives, l’Ademe compte alimenter le débat lancé par la révision de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) et de la Stratégie nationale bas carbone (SNBC).Réactualisée par rapport à novembre 2012, cette vision -qui se veut «ambitieuse et réaliste»- confirme qu’une baisse des émissions de gaz à effet de serre de 70% en 2050[1] ainsi qu’une baisse de la consommation d’énergie finale de 49%[2] sont possibles, en accord avec la loi sur la transition énergétique (LTECV)[3].
PRODUIRE DES ÉNERGIES RENOUVELABLES
«Il est possible de modifier profondément notre approvisionnement énergétique en 2050 en augmentant la part des énergies renouvelables à 70%», lance David Marchal, directeur adjoint du service Productions et énergies durables. L’Agence propose en fait trois scénarios oscillant entre 46 et 69% d’ENR en 2050, avec l’accent mis sur l’éolien, le photovoltaïque et la biomasse.
RÉNOVER ET ENCORE RÉNOVER
Autre priorité: réduire la consommation d’énergie dans des secteurs-clés comme le résidentiel (-44% en 2050), en s’appuyant sur un vaste projet de rénovation des bâtiments. Celui-ci table sur 500.000 logements rénovés par an d’ici 2030 et 750.000 entre 2030 et 2050. Contre 350.000/an aujourd’hui. Le gouvernement doit d’ailleurs présenter sa stratégie de rénovation d’ici la fin du mois. Des économies importantes sont aussi attendues dans le tertiaire, où la consommation de chauffage pourrait être divisée par deux en 2050.
DES TRANSPORTS PLUS SOBRES
Les transports présentent la plus forte baisse potentielle: 70% d’énergie en moins en 2050 grâce aux effets cumulés d’une baisse de la mobilité individuelle d’environ 25%, d’une hausse des véhicules électriques et hybrides et des transports en commun et une progression de 30% du fret.
AGRICULTURE BIO ET AGRO-ECOLOGIE
Enfin, l’agriculture devrait réduire sa demande énergétique de 33% d’ici 2035 avant de la stabiliser. «Nous avons basé notre scénario sur un rééquilibrage des protéines végétales et animales, sur une hausse de l’agriculture bio jusqu’à 30% de la surface agricole utile et de l’agro-écologie à 60% de la SAU», explique David Marchal. Au total, l’agriculture conventionnelle ne représenterait plus que 10% de la SAU en 2050. Pour cela, l’artificialisation des sols devra être stabilisée d’ici 2035.
UNE FEUILLE DE ROUTE EN 17 MESURES
L’Ademe, qui a analysé l’impact précis de la LTECV sur les émissions de GES, estime qu’elle ne suffira pas pour les réduire de 240 millions de tonnes équivalent CO2 en 2030. «Il existe un gap de 24 Mt eqCO2, qu’il est possible de combler par différentes mesures», note David Marchal. C’est tout l’objet de la deuxième étude de l’Ademe, qui a été présentée ce 19 octobre. 17 mesures ont été identifiées et évaluées en fonction de leurs gains potentiels d’émission de GES.
Résultat: le déploiement des véhicules hybrides et électriques offre une économie de 7,5 Mt eqCO2 en 2050. Deuxième piste: le doublement du fonds Chaleur -justement géré par l’Ademe- permettrait de gagner 5,5 Mt eqCO2 en étant couplé avec la hausse de la composante carbone des taxes intérieures de consommation. Troisième solution: un dispositif fiscal en faveur des économies d’énergie dans l’industrie pourrait réduire les émissions de 5,5 Mt eqCO2. En matière de rénovation des logements, une obligation de rénovation lors des mutations offre une économie de 1,6 Mt eqCO2 et une obligation de rénovation pour les propriétaires bailleurs de 2,7 Mt eqCO2. Si elle y travaille, l’Ademe n’a pas encore publié le coût précis de cette batterie de mesures, ni ses impacts sur l’économie et l’emploi. Ces données devraient être diffusées d’ici la fin de l’année.
[1] Par rapport à 1990
[2] Par rapport à 2010
[3] Division des émissions de gaz à effet de serre par 4 en 2050 et baisse de 50% de la consommation énergétique finale
http://presse.ademe.fr/wp-content/uploads/2017/10/ADEME_synthese_Propositions_mesures_scenario_bas_carbone.pdfhttp://www.journaldelenvironnement.net/article/l-ademe-reactualise-son-scenario-bas-carbone-pour-2050,87181

19/10/17 : Les éoliennes ont-elles encore un avenir en France ?
La filière éolienne en France est menacée d'étouffement par de nombreuses contraintes qui réduisent l'espace autorisé et notamment les contraintes militaires.
L'éolien en France est-il menacé ? Le secrétaire d'État à la Transition Écologique, Sébastien Lecornu, réunit un groupe de travail jeudi, avec tous les acteurs du secteur, pour en clarifier les règles. L'énergie éolienne est l'un des piliers de la loi de Transition Énergétique, dont l'objectif est d'arriver à 32% d'énergies renouvelables en France d'ici 2030, soit deux fois plus qu'aujourd'hui.
De nouvelles contraintes militaires. Mais cet objectif pourrait être intenable. Car la filière éolienne en France est menacée d'étouffement par de nombreuses contraintes qui réduisent l'espace autorisé et notamment les contraintes militaires qui pourraient doubler et ainsi réduire cet espace presque à néant dans les années qui viennent. Aujourd'hui, on ne peut pas installer d'éolienne à moins de 30 kilomètres d'un radar militaire, parce qu'elles perturbent les signaux. Or un projet de décret prévoit de faire passer ce périmètre à 70 kilomètres autour des radars militaires.
"La filière en grave danger". En plus des interdictions d'installations près de certains monuments, près d'habitations, ou sur des zones naturelles, ce serait le coup de grâce, redoute Jean-Yves Grandidier, du syndicat France Energie Éolienne. "Cela revient à interdire 90 % du territoire aux éoliennes. Ce qui nous fait dire aujourd'hui que la filière est en grave danger, une filière mort-née", regrette-t-il.
Des règles à éclaircir. Pas du tout, répond le secrétaire d'Etat à la Transition Écologique, qui évoque entre autres l'éolien en mer. Un appel d'offres doit être lancé prochainement par le gouvernement. Mais Sébastien Lecornu reconnaît qu'il va falloir éclaircir les règles en matières d'installation : "On ne peut pas dire qu'on veut décarboner notre production d'électricité et en même temps ne pas organiser une libération des énergies renouvelables. Il ne faut pas libérer l'éolien n'importe comment mais il faut mettre ce dossier sur la table de la manière la plus dépassionnée possible", lance-t-il. Un groupe de travail doit justement se réunir cet après-midi, avec l'armée mais pas seulement. Aujourd'hui 53% des projets d'éoliennes en France sont contestés devant la justice.


18/10/17 : Jean-Yves Grandidier (Valorem) : "Il faut obliger l’armée à cohabiter avec les éoliennes"
Le fondateur du groupe Valorem Jean-Yves Grandidier était l'invité de Jean Leymarie, mercredi soir, à l'occasion de la sortie de son livre. L'un des pionniers des énergies renouvelables en France dénonce les excès de la règlementation en la matière.
"Les tenants du nucléaire" sont responsables du "sabotage des énergies renouvelables", a déclaré, mercredi 18 octobre sur franceinfo, Jean-Yves Grandidier, fondateur du groupe Valorem, un des pionniers des énergies renouvelables solaire et éolienne en France. Il dénonce les excès de la règlementation, dans un livre qui paraît cette semaine : Le vent nous portera. Le pari gagnant de la transition énergétique.
franceinfo : Vous dénoncez le sabotage des énergies renouvelables, mais qui les sabote ?
Les tenants du nucléaire. C'est l'énergie qui est en place depuis maintenant une quarantaine d'années. Elle représente 75% du mix énergétique, qui part d'un principe du gaullisme et qui s'est érigée en dogme sans voir que les technologies évoluaient, que d'autres technologies comme l'éolien arrivaient. Les tenants du nucléaire sont ces députés porte-valise du nucléaire qui sont dans les dogmes du gaullisme, peut-être bons à l'époque, mais qui se sont aujourd'hui fossilisés. Ils n'ont pas vu que le monde a évolué et que des technologies aujourd'hui protègent mieux l'environnement et peuvent produire l'énergie à moindre coût et en plus grande quantité.
Qu'est-ce qui empêchent les installations d'éoliennes aujourd'hui ?
Un certain nombre d'obstacles comme les radars militaires et de Météo France, les avions qui passent à basse altitude. Ces contraintes ont été relativement petites à une époque. À un moment donné, un certain nombre de politiques ont tenté d'instrumentaliser l'armée et ses contraintes. La vulnérabilité de la France, est-ce qu'on la combat en faisant voler des avions à basse altitude ? Les éoliennes ne sont pas les ennemis de la sécurité de la France.
Cette semaine le gouvernement installe un groupe de travail pour simplifier l'installation d'éoliennes. Que lui demandez-vous ?
On lui demande d'obliger l'armée à négocier pour parler entre techniciens et faire cohabiter éoliennes et contraintes militaires. Je prends l'exemple des couloirs aériens d'entraînement pour les pilotes, il faudra bien qu'ils en trouvent un jour sur leurs théâtres d'opération. Ils ont qu'à s'entraîner à voler entre les éoliennes !

18/10/17 : 2000-2015 : bilan de 15 années de soutien public à l’éolien en France
La filière éolienne française s’est réellement développée à partir de 2000 et la loi mettant en place l’obligation d’achat. le soutien public a dicté le rythme d’implantation de l’éolien en France ; le bilan de ses résultats, avant la Loi de Transition Energétique, est contrasté mais encourageant : des contraintes sous-estimés, une puissance installée en dessous des prévisions, mais une filière qui s’est mise en place, des bénéfices environnementaux et économiques indéniables. Revue de détail.
La première loi d’importance sur le développement de l’éolien en France est celle du 10 février 2000, qui met en place le système d’obligation d’achat et de tarif d’achat de l’éolien, dès 2001. Ce dispositif est le réel acte de naissance de la filière éolienne française.
Dans son excellent document Filière éolienne française : bilan, prospective et stratégie, l’ADEME revient sur 15 années de soutien à l’éolien public, depuis cette première loi cadre jusqu’à la Loi de Transition Energétique pour une croissance verte de 2015, qui rebat les cartes et élève les objectifs, les moyens et les appels d’offre.
Une politique publique qui se précise
D’un point de vue réglementaire, la loi de 2000 a été progressivement complétée par de nouveaux dispositifs, visant à accélérer et faciliter l’installation d’éoliennes en France.
Certains auront, avec le recul, un impact négatif sur le développement de l’éolien : on peut citer le dispositif des Zone de Développement de l’Eolien (ZDE), entré en vigueur en 2007, et abrogé en 2013. Est également concernée la première mouture du régime des Installation Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE) de 2010, avec notamment la règle des 5 mâts, qui obligeait tout parc éolien de contenir au moins 5 éoliennes : le régime des ICPE sera revu et amélioré par la loi Brottes de 2013 en supprimant notamment cette règle des 5 mâts.
Parmi les autres éléments négatifs, citons le recours du Conseil d’Etat contre le tarif d’achat de l’électricité éolienne, en 2012-2013, créant une baisse des installations à cette période, suivi d’un rebond suite au rejet de ce recours en 2013.
La majorité des autres textes d’importance, notamment la loi Grenelle II de 2011 et la loi Brottes de 2013, visaient à éviter les embûches déjà rencontrées par la filière lors de ses premières années.
Les objectifs n’ont pas été atteints
Car les résultats du grand appel d’offre pour l’éolien terrestre et en mer de 2003 ont été plus que décevants, si bien qu’aucun des objectifs fixés par les Programmations Pluriannuelles des Investissements (PPI) en 2003, 2006 et 2009 n’ont été atteint, avec un résultat entre 10 et 30% en dessous des prévisions.
Cela est dû, en partie, au surplace de l’éolien en mer, qui n’a encore, à ce jour, aucun parc en service en France, alors que 440 MW aurait dû être installé par an – même si cela devrait changer très vite, et à grande échelle.
Mais même sur l’éolien terrestre, les objectifs n’ont pas été atteints : entre 2004 et 2015, il aurait fallu installer 1 140 MW par an pour atteindre ces objectifs ; seuls 840 MW par an ont été installé.
Recours et absence d’intégration citoyenne
Ce résultat décevant s’explique par le manque d’anticipation de certains freins : durée de développement des projets, aménagement du réseau électrique, cohabitation de l’éolien avec d’autres activités (notamment l’observation radar et l’aéronautique), difficulté d’intégration locale.
En la matière, les pouvoirs publics ont su tirer les leçons de ces erreurs en adaptant la législation. Des normes ont été mises en place en matière d’éloignement des habitations, pour répondre aux inquiétudes sur la gêne sonore et visuelle ; des études d’impact environnemental sont devenues obligatoires pour minimiser les recours liés aux effets des éoliennes sur les écosystèmes et notamment les espèces protégées ; de nouvelles réglementations et de nouveaux outils ont rendu la cohabitation des éoliennes, des radars et de l’aéronautique harmonieuse.
Ces avancées législatives sont un acquis dont bénéficient déjà les prochains plans de déploiement. Les pouvoirs publics vont également prendre en compte que, malgré ces nouveaux textes, la France demeure, de loin, le pays du monde où les recours locaux contre des éoliennes sont les plus nombreux. En question : un manque d’informations et surtout de participations des populations aux projets d’énergies renouvelables ; là où les populations allemandes sont à la fois enthousiastes et impliquées, la France peinait à intégrer les citoyens à des projets décentralisés. C’est l’un des objectifs de la Loi pour la Transition Energétique.
Une filière est née
Pour autant, cette politique a eu des effets positifs : une filière éolienne s’est constituée, forte en 2015 de près de 600 entreprises. En 2015, la part des entreprises françaises sur le marché domestique de l’éolien était de 56% ; ce chiffre tombe à 43% pour la phase d’installation de nouvelles éoliennes : cela s’explique par l’absence d’un fabricant majeur de turbine de plus de 1MW en France et par un implantation faible des turbiniers étrangers en France – même si l’essor programmé de l’éolien offshore est en train de faire bouger ces lignes.
Pour autant, malgré de belles réussites à l’international, notamment sur le marché de certains composants, la filière éolienne française, d’un point de vue industriel, reste en retard sur les fabricants allemands ou d’Europe du Nord. D’ambitieux outils ont été mis en place en 2010 pour dynamiser la filière éolienne industrielle, notamment les grands projets de Recherche et Développement Industrie – mais il est encore trop tôt pour sentir leur impact sur le retard industriel français.
Une politique publique déjà rentable
Malgré les retards pris, l’éolien s’est imposé comme une alternative valable à d’autres sources d’énergie, et a contribué largement à l’augmentation du mix renouvelable français. En 2015, la filière représentait 3,9% de l’électricité produite en France, et 22% de l’électricité d’origine renouvelable – contre 0,4% en 2002.
La consommation électrique française n’ayant que peu augmentée depuis 2000, l’électricité éolienne est venue remplacer une électricité d’origine nucléaire ou de combustibles fossiles (gaz, charbon ou fioul). La filière éolienne a ainsi contribué à réduire la dépendance énergétique de la France, en limitant les importations de combustibles fossiles et fissibles.
Au total, l’électricité éolienne produite entre 2002 et 2015 a permis d’éviter des émissions de gaz à effet de serre à hauteur de :
- 63 millions de tonnes de CO2 équivalent (en incluant les émissions indirectes)
- 127 000 tonnes de SO2
- 112 000 tonnes de NOx
- 8 600 tonnes de particules fines
D’un strict point de vue économique, la monétarisation de ces bénéfices environnementaux et sanitaires font état d’une somme comprise entre 3,1 milliards et 8,8 milliards d’euros économisés ; on peut mettre ces chiffre en rapport avec le coût du soutien public à l’éolien, incluant l’obligation d’achat, les coûts d’équipement des réseaux de transport et de distribution et les coûts de RDI, qui se chiffre à 3,2 milliards d’euros.
Ainsi, même si certains prétendent que la filière éolienne est trop largement subventionnée, ces aides sont largement compensées par les économies faites par la collectivité grâce au déploiement de ces solutions durables.
Evidemment, ce bilan reste contrasté : mais il présente de vraies réussites et ses échecs ont servi à bâtir un cadre réglementaire plus efficace pour les années à venir. Tout cela confirme, plus que largement, le bel avenir de l’éolien en France – et valide le choix public de soutenir vigoureusement cette filière.
http://les-smartgrids.fr/bilan-soutien-public-eolien-france/

17/10/17 : « La filière éolienne terrestre est mort-née »

Un article de notre partenaire Les Energies de la mer.
La filière éolienne terrestre est mort-née ! C’est la déclaration de Jean-Yves Grandidier, président du groupe Valorem, dans le journal Le Monde du 14 octobre. Il s’élève contre les contraintes qui existent pour développer l’éolien terrestre en France. De son côté, Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat à la transition écologique et solidaire a confirmé le 13 octobre, à l’occasion de l’inauguration de Floatgen à Saint-Nazaire, l’installation d’un groupe de travail national pour clarifier les règles dans l’éolien. Le groupe de travail se réunira le 19 octobre prochain.
Pour Jean-Yves Grandidier, cofondateur du syndicat professionnel France énergie éolienne (FEE), «l’objectif de la loi de transition énergétique (parvenir, à l’horizon 2030, à couvrir 32 % de nos besoins par les énergies renouvelables, contre 16 % aujourd’hui) est intenable».
Pourquoi ? « Parce que l’éolien, qui représente aujourd’hui environ 4% de la production d’électricité, ne parviendra pas aux 20% à 30% nécessaires pour tenir cet objectif», mais aussi selon Le Monde (qui s’est procuré un projet de décret) qui précise les règles d’implantation des éoliennes vis-à-vis des installations de la Défense et des équipements de surveillance météorologique et de navigation aérienne….
« Nous sommes face à un mur » renchérit Pierre Muller
En effet, afin de mieux évaluer les effets des éoliennes, la direction générale des armées la DGA, a chargé l’ONERA, de développer un logiciel de simulation appelé DEMPERE – démonstrateur de perturbations des éoliennes sur les radars électromagnétiques. Selon, Le Monde, la première version en cours d’élaboration a pris du retard et la 2ème phase d’expérimentation ne devrait pas débuter avant 2018.
Dans l’attente de ce logiciel, l’armée précise avoir autorisé environ 90% des permis de construire qui lui ont été soumis ces cinq dernières années…. mais la Défense a prévenu qu’elle émettrait désormais des avis défavorables aux nouveaux projets.
Pierre Muller, Responsable France de RPGlobal (groupe autrichien) et président de la commission chantiers techniques de FEE, estime que « la Défense a le droit de vie ou de mort sur les projets éoliens »… Naturellement, le général Pierre Reutter, directeur de la circulation aérienne militaire, ne partage pas cet avis.
L’article conclut par une confidence du secrétaire d’état et une remarque de Stéphane Mandard. « Je souhaite que l’on puisse travailler à des logiques de compensation. Les terrains du ministère de la défense peuvent peut-être permettre d’installer des panneaux photovoltaïques pour aboutir à un accord gagnant-gagnant».
Ou quand les malheurs de l’éolien font le bonheur du solaire. J’y ajouterai et peut-être celui de l’éolien en mer … si les obstacles administratifs et juridiques sont traités !
http://www.lemondedelenergie.com/la-filiere-eolienne-terrestre-est-mort-nee/2017/10/17/

17/10/17 : 
Moulins à vent

Siemens Gamesa R.E. fait sa première révision d'objectifs après sept mois d'existence.
« Au fou et au vent, il faut livrer passage ». La Bourse madrilène, se souvenant de la sagesse proverbiale ibère, a prudemment ouvert la porte de sortie au titre Siemens Gamesa Renewable Energy (-6,3 % à la clôture lundi). Que l'un des maîtres des vents soit de nouveau pris en traître n'aurait pourtant pas dû surprendre les investisseurs. Ceux-ci savent que dans les énergies renouvelables, le rôle qui leur est dévolu est souvent celui de Don Quichotte courant après les moulins à vent. A long terme, le marché de l'éolien ouvre un eldorado de croissance (+6,6 % par an entre 2016 et 2021 selon le Global Wind Energy Council, et +4 % hors la Chine, trustée par ses acteurs locaux). Mais à court terme, il n'est pas rare que ce vent semé récolte la tempête des dépréciations et des alertes sur les profits . C'est le cas de la fille à 59 % du Sancho Pança de l'histoire, l'allemand Siemens qui espérait redonner du souffle à ses turbines en les mariant à Gamesa. Las, la première déception, l'été dernier, des comptes trimestriels sous le sceau de bourrasques indiennes, se double maintenant de la première révision d'objectifs au bout d'à peine sept mois d'existence. Ceux-ci devraient reculer d'environ 16 % sur l'exercice 2017 proforma au lieu d'une baisse anticipée à moins de 5 %, à cause de la perte de valeur des stocks aux Etats-Unis et en Afrique du sud. Les trous d'air sur le marché et dans les résultats trimestriels se multiplient dans cette industrie à marges élevées, constate le bureau d'études AlphaValue. Ils ont fait trébucher le numéro 1, le danois Vestas, au second trimestre et emporté le petit acteur allemand, Nordex (-53 % depuis le 1er janvier). Il n'est pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va...



16/10/17 : Voiture électrique : quand la Chine nous électrocutera
La maire de Paris, Anne Hidalgo, en a remis un coup dans le pare-chocs : plus une seule voiture thermique ne sera acceptée dans la capitale en 2030. Ne circuleront plus, outre les bus de la RATP, que des vélos et des voitures électriques. Préparez-vous à rouler en chinoise…
Paris, comme d'autres capitales occidentales, ne fait que devancer l'appel de 10 ans ; d'ici 2040, on ne pourra plus vendre une voiture thermique en France comme en Grande-Bretagne. En Inde, la barre est pour 2030, en Hollande en 2035 et onze autres pays ont annoncé le même projet. La Chine, premier marché automobile mondial, n'a pas encore annoncé de date mais vise elle aussi la prohibition. Dès 2020, les constructeurs devront honorer des quotas croissants de vente de voitures électriques sous peine de fortes pénalités.
Et les constructeurs suivent : pas un qui n'ait son planning électrique, plus aucun à déclarer ne pas y croire et vouloir se tenir à l'écart de la vague. En pénitence pour ses diesels truqués, Volkswagen va investir 20 milliards d'euros et annonce 3 millions de voitures électriques par an à compter de 2025 : dans 8 ans… Bref, la voiture électrique n'est plus un des moyens de réduire les émissions de CO2 du milliard d'autos qui parcourent le globe, elle est devenue LA solution unique.
Produira-t-on assez d'électricité ? Ce n'est pas la question…
J'aimerais bien me féliciter de cette unanimité - aux Etats-Unis près -, y voir un premier résultat des accords de Paris, une volonté enfin commune d'échapper à la malédiction du réchauffement climatique. Mais il y a un truc qui cloche. En fait, plein de trucs…
Glissons sur les questions mille fois débattues :
Produira-t-on assez d'électricité pour alimenter l'énorme parc qui va se constituer ? Les réseaux supporteront-ils les variations de demande et les gigawatts-heure supplémentaires ? Parviendra-t-on à réutiliser puis recycler les mégatonnes de batteries en fin de vie ? Y aura-t-il des bornes de recharge rapide pour tout le monde alors qu'on n'a pas encore mis en service le centième du million promis l'an passé pour 2020 par Ségolène Royal.
L'intendance suivra, comme disait Napoléon - ou elle ne suivra pas - mais la question essentielle n'est pas là.
La question essentielle est celle de la pertinence de ce choix : la voiture électrique est-elle vraiment la direction à suivre ? Est-elle incontournable pour limiter le réchauffement ?
L'électricité n'est pas une énergie propre
D'abord, je trouve toujours curieux d'imposer une obligation de moyen - la voiture électrique - plutôt que de résultat : diminuer drastiquement nos rejets de C02.
Or, une voiture électrique en rejette presque autant et parfois plus qu'une thermique, si son électricité n'est pas d'origine renouvelable ou nucléaire. En Chine comme en Inde, mais aussi en Europe de l'Est, en Russie, en Amérique, il se construit toujours des centrales à gaz, à pétrole et surtout à charbon alors que l'on n'a pas encore électrifié 0,1 % du parc automobile mondial. Avec quel genre d'électricité convertira les 99,9 % restant ? Le nucléaire ? Il est partout contesté et depuis la catastrophe de Fukushima, son ascension a été quasiment stoppée. Quant aux énergies renouvelables, leurs perspectives de croissance ne sont pas à la hauteur de la hausse de notre consommation. Ceux qui pariaient sur l'éolien terrestre en France savent déjà que la partie est perdue : plus de la moitié des projets d'implantation ne verront jamais le jour, attaqués ou contestés au nom des paysages, des riverains, des espèces protégées ou des besoins de l'armée de l'air.
Donc, viser la voiture électrique avant d'avoir décarboné la production d'électricité, c'est à peu de chose près démarrer un groupe électrogène tournant au butane pour alimenter une cuisinière électrique. On peut faire cuire des pâtes plus intelligemment…
L'urgence, c'est de consommer moins d'énergie
S'il faut réduire drastiquement la contribution de l'automobile - thermique ou électrique - aux émissions de CO2, il faudrait d'abord la rendre moins gourmande. C'était le projet de la voiture "2 litres au cent" d'un précédent gouvernement, projet richement subventionné et déjà passé à la trappe.
Cet objectif était pourtant à portée de main : allégée de 30 %, abaissée, mieux profilée et motorisée par ce qui se fait de mieux sur les étagères des constructeurs, la voiture d'aujourd'hui serait déjà à 3 l/100. Une micro-hybridation, peu gourmande en nombre de batteries, suffirait à lui faire perdre encore un litre et une telle voiture serait moins émettrice qu'une Tesla rechargée avec de l'électricité allemande, chinoise, italienne ou américaine. Pour y parvenir, pas de révolution technologique à accomplir, pas de gisement de lithium à découvrir, pas de parc de centrales électriques à construire, juste une petite évolution culturelle, renoncer à nos SUV et autres bétaillères d'une à deux tonnes, ne plus confier la préservation de nos vies à des quintaux de ferraille et d'airbags mais à des capteurs, des radars et des automatismes. La voiture intelligente en somme, en attendant qu'elle soit autonome.
Quand la chine nous électrifiera…
Cet unanimisme électrique pose aussi la question de notre indépendance. Pendant un bon siècle, la domination de l'Occident sur le monde a reposé sur la maîtrise du moteur thermique et surtout de son approvisionnement en pétrole.
Avec la voiture électrique, c'est la Chine qui prend le volant. En 2020, elle assurera 80 à 90 % de la production mondiale de batteries et contrôle déjà, dans et hors de ses frontières, l'essentiel des ressources en lithium, terres rares, néodyme et cobalt nécessaires à la fabrication des batteries et des moteurs.
En acceptant tous de monter dans le train de la voiture électrique, nous mettons notre mobilité et nos économies à la merci de "l'usine du monde".
Certes, les constructeurs européens fabriqueront des voitures électriques, mais 50 % de la chaîne de valeur - les batteries et vraisemblablement aussi les moteurs - leur échappera. Et ils ne pourront pas traiter les géants de la batterie qui se constituent en Chine comme le vulgaire sous-traitant qui leur livre les tapis de sol ou les triangles de suspension.
Cela ne semble affoler personne. Certes, la commission européenne en appelle à la création d'un Airbus de la batterie mais l'enthousiasme de nos entrepreneurs est modéré. Renault, qui vient de céder à des Chinois sa filiale de fabrication de batteries, n'a rien contre mais a déjà prévenu : il achètera au moins cher.
Tant d'aveuglement est éblouissant.

http://www.caradisiac.com/voiture-electrique-quand-la-chine-nous-electrocutera-163519.htm


15/10/17 : Bête noire et bête de somme du secteur, l’électronucléaire doit relever la tête
Contrôlé avec zèle, contesté avec éclat, ruiné avec méthode, l’outil nucléaire national n’en reste pas moins indispensable, y compris pour que puissent se développer à son préjudice les renouvelables intermittents. France Stratégie montre sans ambages que le modèle allemand que nous nous efforçons de copier est un échec économique et écologique.
Il y a longtemps déjà, pour diminuer sa vulnérabilité énergétique aux soubresauts du contexte international, la France a choisi de développer un outil électrique résilient. À cette même époque, l'essor du nucléaire était mondial, pour les raisons dites, mais aussi pour les promesses d'efficacité économiques portées.
La France a joué à fond cette carte avec une continuité restée insensible aux couleurs politiques. Ainsi, notre pays est-il riche d'un outil performant resté adapté à des normes de sûreté constamment réévaluées, qui a fait montre de sa peine efficacité dans la durée et possède toujours un potentiel considérable qu'il importe de valoriser en le modernisant encore et en le développant.
L'opinion indifférente au fait électronucléaire - on parlait même de consensus national - a depuis été travaillée et de quelle manière, par des oppositions exerçant avec succès leurs poussées tous azimuts.
L'électronucléaire est aujourd'hui présenté comme dépassé, dangereux, inefficace, et ses tenants, comme inconséquents. Solaire PV et éolien, filières conquérantes et porteuses des nouveaux paradigmes, seraient au contraire la relève attendue, laquelle trop longtemps entravée par les lobbys, se déploie enfin.
Bien incapables de voler économiquement de leurs propres ailes, malgré une propagande aussi insistante que mal fondée qui prétend l'inverse, ces renouvelables intermittents sont puissamment aidés. Les mécanismes radicaux mis en oeuvre ont conduit en peu de temps à une totale reconfiguration des marchés de l'électricité et à la ruine effective ou programmée des opérateurs historiques. Ceux-ci sont contraints de se battre à armes inégales sur un marché faussé par des acteurs qui, pour résumer, se voient garantir dans la durée le paiement à prix d'or des kWh, même quand le réseau n'en a nul besoin.
En France, c'est désormais l'outil nucléaire qui doit se contorsionner pour accommoder en plein ou en creux les frasques renouvelables et assurer in fine les besoins du réseau. Il le fait à son large détriment technologique et économique et on le contraint même à s'enorgueillir de la souplesse dont il fait montre, présentée comme une dimension du savoir-faire nucléaire français, un comble puisqu'il s'agit d'un dévoiement patent.
Dans un tel contexte, vouloir fermer nombre de centrales comme le prévoit une LTE dont les paramètres de trajectoire sont idéologiques, reviendrait à réduire le nécessaire noyau dur de production qui permet, entre autres, le déploiement des renouvelables intermittents. Un déficit qu'il faudrait combler par des outils manoeuvrants et réactifs, comme les CCGaz, opportunité qu'Engie et Total ont parfaitement perçue.
Demain, si on laisse se dérouler cette logique délétère, il faudra substituer à des réacteurs capables encore de dix, voire vingt ans de bons et loyaux services, des CCGaz performants, mais coûteux à construire et à exploiter, utilisant un combustible importé et générateur de GES, est-ce bien ce que nous voulons ?
Les prix de l'électricité, déjà plombés par des taxes soutenant le développement des renouvelables et qui croissent sans cesse, atteindront alors et même dépasseront la performance peu enviable de nos voisins allemands qui paient au prix fort leur profusion intermittente.
Mais ce qui frappe ces derniers mois, c'est la conjonction, la vigueur et la diversité des actions qui contribuent à mettre l'électronucléaire national sous suspicion. Singulièrement, l'ASN et ses appuis exercent avec zèle leurs prérogatives et Greenpeace qui, s'arrogeant le dernier mot de l'expertise, bénéficie tant d'une tolérance inacceptable pour ses actions d'éclat que de micros complaisamment tendus par les médias.
Face à ce faisceau convergent, bien représentatif des phobies sociétales, le grand corps EdF ne se défend que mollement, même face à l'outrance ou à l'agression. En contraste voulu, c'est l'image moderne de la filiale EdF EN, exposée en plein soleil, nez aux vents dominants et les pieds dans l'hydrolien, qui est valorisée.
Les exploitants nucléaires d'EdF, jadis si prompts à défendre l'outil de travail, même contre de faux périls, restent étonnement atones. "Ils ne mourraient pas tous, mais tous étaient frappés" dit la fable, torpeur et indifférence semblant se potentialiser, ils voient, sans regimber, dénigrer leur mission et leur savoir-faire.
Pourtant, dans cette morne plaine, quel plaisir pris à la lecture de la note d'analyse de "France Stratégie", organisme national, quel meilleur encouragement trouvé à bousculer la passivité corporatiste et sociétale, fruit suave, mais empoisonné de la désinformation officielle où excelle l'ADEME. Usant de simples constats, le document montre que l'Energiewende allemand, présenté d'ordinaire comme le chemin vert à suivre ici et ailleurs, manque tout simplement son but.
Impasse extraordinairement coûteuse et inefficace, c'est pourtant dans cette voie que d'aucuns, hélas bien influents, entraînent notre pays afin de servir leurs intérêts économiques et politiques.
https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-174858-bete-noire-et-bete-de-somme-du-secteur-lelectronucleaire-doit-relever-la-tete-2122239.php

13/10/17 : Développement de l'éolien en France : "Il y a une stratégie de guérilla juridique menée par les associations anti-éoliennes"
Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables, a regretté, vendredi sur franceinfo, "la longueur des procédures" pour développer l'éolien en France, alors que la première éolienne flottante est inauguré à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).
La première éolienne flottante française est inaugurée, vendredi 13 octobre, à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) pour être installée en mer, mais la production d'électricité ne sera pas effective avant 2020. Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables, a déploré, vendredi sur franceinfo, "la longueur des procédures" et dénoncé "une stratégie de guérilla juridique menée par les associations anti-éoliennes".
franceinfo : Pourquoi la France est-elle aussi en retard sur l'éolien off-shore ? Qu'est-ce-qui ralenti les installations ?
Jean-Louis Bal : C'est un problème, en général, sur la longueur des procédures. Ensuite, particulièrement pour l'éolien qu'il soit terrestre ou maritime, il y a une stratégie de guérilla juridique menée par les associations anti-éoliennes qui sont très minoritaires dans l'opinion. Pour autant, elles sont extrêmement bien organisées et font du recours systématique. À chaque fois, c'est un an qu'on prend dans la vue. Cela coûte extrêmement cher et cela induit des difficultés à créer une véritable filière industrielle derrière.
Cela est-il préjudiciable à long terme pour la France ?
Absolument. Les parcs EDF doivent être équipés par les éoliennes construites par General Electric. Ici, à Saint-Nazaire, General Electric ne peut pas commencer la construction de ces éoliennes et développer son site industriel uniquement parce qu’il y a ces recours qui interdisent à EDF de passer la commande. On est donc vraiment dans un cercle vicieux qui n’est pas propice à la création d’une filière industrielle.
Pensez-vous que le gouvernement devrait forcer un peu le mouvement ?
Le gouvernement a déjà, en ce qui concerne l’éolien off-shore, réduit les durées des recours en supprimant un niveau. Aujourd’hui, il n’y a plus que deux niveaux. Cela fait déjà gagner un an par rapport aux procédures habituelles. Ensuite, il faut regarder comment raccourcir la partie administrative de toutes ces autorisations qui sont, bien entendu, absolument nécessaires. Il faut qu’on travaille sur ce sujet de simplification des procédures pour avoir une véritable unification de ces procédures.

http://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/developpement-de-l-eolien-en-france-il-y-a-une-strategie-de-guerilla-juridique-menee-par-les-associations-anti-eoliennes_2417911.html

13/10/17 : Energies renouvelables : le gouvernement veut « libérer » l’éolien

Dans un entretien au « Monde », Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat à la transition écologique, salue le lancement de la première éolienne flottante française.
A l’occasion de l’inauguration de la première éolienne flottante française, vendredi 13 septembre, à Saint-Nazaire, le secrétaire d’Etat à la transition écologique et à la solidarité, Sébastien Lecornu, précise la politique du gouvernement pour « libérer » le secteur des contraintes qui pèsent sur l’éolien.
Le gouvernement va-t-il soutenir la filière des énergies marines, encore émergente, par des appels d’offres réclamés par les professionnels ?
Le projet Floatgen que j’inaugure vendredi vise à confirmer la faisabilité technique et la viabilité économique de l’éolien flottant. Il s’agit d’une technologie parfaitement adaptée à la France, où l’éolien en mer dans son ensemble a pris un gros retard. Quatre fermes pilotes d’éoliennes flottantes ont déjà été attribuées par le gouvernement précédent, sur les sites de Groix, Leucate, Gruissan et Fos-sur-Mer. Avec cette inauguration, il s’agit de donner le coup d’envoi de l’éolien flottant. L’Etat croit beaucoup à cette filière que nous allons promouvoir durant le quinquennat, pour la faire monter en puissance.
Des députés européens écologistes et des ONG accusent la France de tenir un double discours, en se targuant d’exemplarité dans la lutte contre le changement climatique tout en freinant les efforts de développement des énergies renouvelables au niveau de l’Europe. Celle-ci a un objectif global de 27 % d’énergies vertes en 2030, mais la France ne propose un point d’étape qu’en 2026 ou 2027…
C’est un bien mauvais procès, que je m’explique mal. La France soutient pleinement l’objectif communautaire de 27 % de renouvelables en 2030, et elle s’est elle-même fixé, dans la loi de transition énergétique de 2015, un objectif plus élevé, de 32 %. Ce n’est pas au moment où nous nous engageons dans le « plan climat » présenté cet été par Nicolas Hulot, où nous programmons l’arrêt progressif de nos quatre dernières centrales à charbon, et où nous nous préparons à réduire la part du nucléaire dans notre bouquet électrique, que nous pouvons mollir sur les énergies renouvelables. Le gouvernement va au contraire « mettre le paquet » dans les mois qui viennent pour libérer le secteur des contraintes qui pèsent sur lui. Les objectifs, tant français qu’européen, seront tenus.
Les professionnels de l’éolien dénoncent les contraintes qui pénalisent le développement en France de cette énergie renouvelable…
Je connais très bien ces contraintes, pour en avoir moi-même vécu l’expérience localement. Dans mon département de l’Eure, les approches et les radars de l’aéroport d’Evreux imposent sur une partie du territoire des impératifs techniques de hauteur et de zone d’implantation. L’autre partie du territoire est soumise à des contraintes patrimoniales liées à des monuments architecturaux, comme un manoir et une église. Résultat : cela fait un bassin de près de 600 000 habitants un peu vitrifié en matière d’énergie éolienne. Et des exemples comme celui-ci, il y en a partout en France, car il y a toujours une raison objective de s’opposer à un projet d’éolienne. Aussi, pour répondre aux inquiétudes, légitimes, des opérateurs, je vais installer jeudi 19 octobre un groupe de travail national.
Quel sera l’objectif de ce groupe de travail ?
L’idée est de parvenir à une dizaine de propositions visant à simplifier et à clarifier les règles dans l’éolien, que ce soit en matière de procédures, de financement ou de fiscalité. Et aussi d’être en mesure, à terme, de proposer des cartographies qui rendront les choses plus simples. Pour la première fois, nous allons réunir autour d’une même table tous les acteurs pour faire le point sur l’acceptabilité locale des éoliennes. On y retrouvera tous les intervenants classiques représentant l’Etat et les collectivités territoriales, comme l’AMF [l’association des maires de France] ou les DRAC [Direction régionale de l’action culturelle]. Mais les ONG seront aussi représentées avec France nature environnement, WWF et la Ligue de protection des oiseaux. Et j’ai aussi souhaité qu’il y ait des juristes pour dire le droit. Au niveau du gouvernement, enfin, outre celui de la transition écologique et solidaire, les ministères de la culture et de la défense seront associés. Car au niveau de l’Etat, on doit reconnaître que la simplification et la prévisibilité interministérielle n’ont pas toujours été au rendez-vous.
Au sujet de la défense, les acteurs de l’éolien se plaignent particulièrement des contraintes militaires…
L’armée étudie chaque dossier en prenant en compte les perturbations que génèrent ces dernières sur les radars qui protègent notre territoire et les obstacles que les éoliennes peuvent représenter dans ses zones d’entraînements. Je souhaite que l’on puisse travailler à des logiques de compensation. Les terrains du ministère des armées peuvent peut-être permettre d’installer des panneaux photovoltaïques, et peut-être pourra-t-on aboutir à un accord gagnant-gagnant.
La France possède le deuxième gisement éolien d’Europe. Mais les contraintes militaires menacent les futurs projets et risquent de mettre en échec les objectifs de la loi de transition énergétique.
« La filière éolienne terrestre est mort-née. » C’est Jean-Yves Grandidier, patron du groupe Valorem, pionnier du secteur en France, qui le dit. Pour le cofondateur du syndicat professionnel France énergie éolienne (FEE), l’objectif de la loi de transition énergétique (parvenir, à l’horizon 2030, à couvrir 32 % de nos besoins par les énergies renouvelables, contre 16 % aujourd’hui) est intenable. Pourquoi ? Parce que l’éolien ne parviendra pas aux 20 % à 30 % nécessaires pour tenir cet objectif.
La faute à une multitude de contraintes (habitations, monuments, centrales nucléaires, zones Natura 2000, aéroports, radars météorologiques…) qui risquent de réduire comme peau de chagrin l’espace autorisé pour le développement des éoliennes, alors même que le pays possède le deuxième gisement européen après le Royaume-Uni. Entre ceux qui leur reprochent d’être trop bruyantes, de dénaturer le paysage, et ceux qui les accusent de tuer les oiseaux ou les chauves-souris, les opposants sont légion. Aujourd’hui, 53 % des projets éoliens (soit 235) font l’objet d’un recours en justice.
Mais, ce qui inquiète le plus les professionnels du secteur, ce sont les contraintes militaires. Secteur d’entraînement ou réseau très basse altitude de la défense, zones de vols tactiques pour hélicoptères de combat, zones interdites ou dangereuses… FEE estime qu’environ 6 500 MW de projets sont gelés par l’armée. Mais le pire est peut-être à venir, si l’on en croit M. Grandidier.
Projet de décret
Dans un ouvrage à paraître jeudi 19 octobre (Le Vent nous portera, Gallimard, 189 p., 15 euros), écrit avec le journaliste Gilles Luneau, il montre, cartes à l’appui, que les contraintes militaires et celles liées aux centrales nucléaires se sont multipliées. Elles interdisaient 12,3 % du territoire métropolitain au développement des éoliennes en 2013, 50,25 % en 2016 et ce pourcentage, une fois l’ensemble de ces obstacles pris en compte, pourrait monter à...
http://www.lemonde.fr/energies/article/2017/10/13/les-eoliennes-dans-les-radars-de-l-armee_5200202_1653054.html


11/10/17 : Éolien offshore : sans attendre la France, EDF affiche ses ambitions à l’international
Lauréat du premier appel d’offres français de trois parcs aujourd'hui toujours entravés par des recours, EDF multiplie les expériences en Mer du Nord et regarde encore plus loin.
Les éoliennes de 8,3 MW du turbinier MHI-Vestas sont à ce jour les plus puissantes installées en mer. Et cinq d'entre elles commenceront à produire d'ici quelques jours dans le parc expérimental de Blyth, qu'EDF EN s'est vu attribuer en 2014 par le Crown Estate, l'organisme qui gère les eaux de la Couronne britannique. En plus de la puissance inédite de ces turbines de 200 mètres de haut dotées de pales de 164 mètres de long, EDF EN teste, à quelques encablures de Newcastle dans le nord-est de l'Angleterre, des fondations gravitaires et des câbles de raccordement d'une tension deux fois plus élevée qu'à l'accoutumée. Les premières permettent d'apporter les fondations par flottaison avant de les remplir d'un sable qui portera leur poids à quelque 15,000 tonnes. Cela permet de réaliser des économies significatives en se passant d'un navire spécial équipé de grues gigantesques pour ces pièces de 60 mètres de haut et d'une base de 31 mètres de diamètre. Quant au second, il réduit les pertes en ligne et évite de devoir transformer le courant basse tension en haute tension.
Rigidité des appels d'offres français
Grâce à ces innovations, EDF EN pourra vendre l'électricité produite par cette installation de 41 MW à un prix d'environ 145 £/MWh (soit 160€). C'est nettement plus que les dernières enchères remportées en septembre pour les parcs de Hornsea 2 au large du Yorkshire et de Moray en Ecosse, à 57,50 £. Mais c'est nettement moins que les 180 € auxquels l'Etat français devra acheter la production des parcs français attribués à EDF EN en 2012. Si l'entreprise prévoit d'utiliser les fondations gravitaires testées à Blyth à Fécamp (Seine Maritime), l'un des sites qu'elle a remportés lors du premier appel d'offres français de 2012, elle ne pourra en revanche pas changer le modèle d'éoliennes prévu à l'origine, en l'occurrence l'Haliade d'Alstom dont la fabrication a été reprise par General Electric.
C'est là en effet une spécificité du système français : une fois les appels d'offres attribués, pas question d'y changer quoi que ce soit, quand bien même cela aurait pour résultat d'abaisser le prix de l'électricité produite.
EDF EN participera au troisième appel d'offres français (le deuxième s'étant soldé par l'attribution en 2014 les deux parcs en jeu à Engie) en partenariat avec Enbridge. Cet exploitant canadien d'oléoducs et gazoducs a déjà remplacé le danois Dong Energy (récemment rebaptisé Orsted) aux côtés de EDF EN pour la construction des trois premiers parcs. Les discussions sont en cours pour finaliser les modalités du cahier des charges, attendu d'ici à la fin de l'année.
Si la Cour d'Appel de Nantes vient d'en rejeter un il y a une semaine, EDF fait encore face à des recours sur chacun de ses trois parcs de Fécamp (Seine-Maritime), Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et Courseulles (Calvados), et s'attend à devoir s'en remettre au Conseil d'Etat. Ce qui n'inquiète pas outre mesure son président Antoine Cahuzac, mais retarde bel et bien les projets. Ainsi, les décisions définitives d'investissement ne seront prises qu'en 2018, ce qui exclut une mise en service des parcs avant 2012 ou 2022.
A l'affût d'opportunités, des Etats-Unis à la Chine
Dans ce contexte, EDF EN n'a pas l'intention de rester inactif en attendant la réalisation de ses parcs français.
L'entreprise n'en est pas à son coup d'essai en Mer du Nord avec le parc de Blyth. Le Français y a déjà développé le parc de Teesside (62 MW), opère en partenariat celui de C-Power (325 MW) en Belgique dont il possède 9%, et assure la maintenance de celui de Bard en Allemagne, via la société OWS (Off-shore Wind Solutions), acquise en juillet dernier.
Et Antoine Cahuzac n'entend pas en rester là. Son intérêt pour l'éolien offshore s'étend de la côte est des Etats-Unis - où plusieurs villes souhaitent remplacer les centrales à charbon qui les alimentent par l'énergie des vents marins - aux rivages sud de la Chine, situés à proximité des centres de consommation, à l'inverse des fermes éoliennes terrestre implantées dans le nord du pays. La Chine vient d'ailleurs de mettre en service une ferme éolienne en mer géante de 300 MW. Tout en reconnaissant que ce marché gigantesque est difficile à pénétrer pour une entreprise étrangère, Antoine Cahuzac, rappelle que le groupe EDF y est déjà bien implanté et qu'EDF EN est habituée à travailler en partenariat, comme elle le prouve avec Enbridge.
Il faut dire que le secteur offre des perspectives séduisantes. A en croire une étude des chercheurs américains de la Carnegie Institution for Science parue ce 9 octobre, des fermes éoliennes offshore flottantes installées dans l'Atlantique Nord pourraient produire trois fois plus que les fermes terrestres, et même couvrir jusqu'à trois fois les besoins en électricité de la population mondiale. Il s'agissait d'éoliennes flottantes capables de s'affranchir des grandes profondeurs, puisqu'elles ne nécessiteraient aucune fondation. Ce sont les modèles sur lesquels planchent aujourd'hui les équipementiers. Plusieurs expériences sont menées en France. EDF EN a remporté il y a un an un appel à projets pour des fermes pilotes en Méditerranée, au large de Fos-sur-Mer. La France mise sur cette technologie après avoir raté le train de l'éolien en mer posé avec les rachats d'Areva par Siemens et d'Alstom par General Electric, même si ce dernier a repris les engagements d'Alstom en matière de sites de fabrication en France.
http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/eolien-offshore-sans-attendre-la-france-edf-affiche-ses-ambitions-a-l-international-753589.html


06/10/17 : Règles simplifiées pour l'éolien : le ministère de la Transition écologique lance un groupe de travail
Sébastien Lecornu, secrétaire d'Etat auprès de Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique a annoncé, vendredi 6 octobre, le lancement d'un groupe de travail national chargé de "simplifier et de consolider" les règles dans l'éolien. "Si nous voulons moins de carbone et moins de nucléaire, nous devons accélérer sur les énergies renouvelables. Mais pas n'importe comment : il faut que cela se passe bien avec les riverains. C'est tout l'enjeu. C'est aussi un enjeu crucial en termes d'emplois et de développement économique", a déclaré M. Lecornu, lors d'un déplacement dans les Ardennes.Le groupe de travail abordera les questions des simplifications administratives possibles, de l'allongement des contentieux, du financement et de la fiscalité, ou encore "de l'adaptation de certaines règles pour faciliter la diffusion des progrès technologiques qui ont été faits sur les éoliennes ces dernières années". Cette démarche de concertation, proposée lors de la Conférence nationale des territoires en juillet dernier, associera les acteurs locaux au développement des énergies renouvelables.

06/10/17 : L’éolien aussi a droit à sa simplification !
Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, a annoncé le 6 octobre le lancement d’un groupe de travail « pour simplifier et consolider les règles dans l’éolien ».
La simplification a le vent en poupe… y compris en matière d’éolien. Sébastien Lecornu a réaffirmé sa volonté d’engager « une réflexion de fond sur les éoliennes », à l’occasion d’un déplacement dans les Ardennes le 6 octobre.
Proposée lors de la Conférence nationale des territoires en juillet dernier, « cette démarche de concertation vise à associer l’ensemble des acteurs locaux au développement des énergies renouvelables », explique la communication du ministère. Pour parvenir à la neutralité carbone à l’horizon 2050, il faut « accélérer sur les énergies renouvelables. Mais pas n’importe comment : il faut que cela se passe bien avec les riverains. C’est tout l’enjeu », a souligné le secrétaire d’Etat en visite à Rethel.

Et sur l’éolien en particulier, le groupe de travail devra plancher sur les questions de « simplifications administratives possibles, de l’allongement des contentieux, du financement et de la fiscalité ou encore de l’adaptation de certaines règles pour faciliter la diffusion des progrès technologiques qui ont été faits ces dernières années », indique la communication du ministère.

06/10/17 : Eolien: lancement d'un groupe de travail pour simplifier les règles
Le ministère de la Transition écologique a annoncé vendredi le lancement d'un groupe de travail national chargé de "simplifier et consolider les règles dans l'éolien", et visant à associer les acteurs locaux au développement des énergies renouvelables. La mise en place de ce groupe de travail a été annoncée vendredi par Sébastien Lecornu, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la transition écologique Nicolas Hulot, indique le ministère dans un communiqué. "C'est un sujet crucial: si nous voulons moins de carbone et moins de nucléaire, nous devons accélérer sur les énergies renouvelables", a déclaré M. Lecornu lors d'un déplacement dans les Ardennes.
"Mais pas n'importe comment: il faut que cela se passe bien avec les riverains. C'est tout l'enjeu. C'est aussi un enjeu crucial en termes d'emplois et de développement économique", a ajouté le secrétaire d'Etat, cité dans le communiqué. Le groupe de travail devra aborder les questions des simplifications administratives possibles, de l'allongement des contentieux, ainsi que du financement et de la fiscalité. Il devra aussi se pencher sur l'adaptation de certaines règles pour faciliter la diffusion des progrès technologiques qui ont été faits sur les éoliennes ces dernières années, a détaillé le communiqué du ministère.
Cette réflexion sur les éoliennes avait été proposée lors de la Conférence nationale des territoires en juillet dernier. Le Plan Climat, présenté par Nicolas Hulot en juillet dernier, a fixé l'objectif d'une neutralité carbone pour la France à l'horizon 2050. L'évolution du mix énergétique et la décarbonation de l'énergie appellent le "développement de toutes les filières d'énergies renouvelables, avec un souci de souveraineté nationale et de compétitivité sur le prix de l'électricité", souligne le ministère.
LIRE AUSSI:
La filière éolienne française veut accélérer son expansion
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2017/10/06/97002-20171006FILWWW00207-eolien-lancement-d-un-groupe-de-travail-pour-simplifier-les-regles.php

06/10/17 : Les éoliennes françaises bénéfiques pour le climat… et la croissance économique 😠😯😡
Les vents qui soufflent sur la filière éolienne française ne sont pas toujours des plus favorables. Contrairement aux autres ressources renouvelables de notre mix énergétique (hydroélectricité, solaire, géothermie…), les éoliennes n’ont en effet pas toujours bonne presse auprès des Français. Pourtant, la filière éolienne est devenue en quelques années la 4ème source d’énergie renouvelable de France. Et une source importante de croissance en termes d’activité économique et d’emploi. Dans un rapport publié en septembre, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME) souligne l’importance environnementale, sanitaire et économique de l’énergie éolienne en France.
De l’avantage environnemental…
Fin 2016, le territoire français comptait près de 7.000 turbines éoliennes reliées à son réseau électrique. Grâce à cet important parc installé de 12.000 MW, l’énergie éolienne représente 3,9% de la production totale d’électricité, et plus de 22% de la production électrique renouvelable. Malgré une popularité à géométrie variable, la filière éolienne se porte bien et les travaux de révision de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) devraient réaffirmer sa place dans notre mix énergétique.
Soucieux de jouer son rôle d’accompagnement des politiques publiques dans le domaine de l’énergie, l’ADEME a publié récemment une étude relative aux gains environnementaux, sanitaires, économiques et sociaux engendrés par le développement de la filière éolienne. En plus de dresser un état des lieux de cette filière renouvelable, ce rapport permet de souligner l’importance de l’énergie éolienne pour la réussite de notre transition énergétique.
L’ADEME rappelle en effet que l’énergie éolienne contribue, au même titre que les autres énergies décarbonées, à réduire les émissions polluantes du secteur électrique français. Selon les chiffres du rapport, les turbines éoliennes auraient permis d’éviter l’émission de 63 millions de tonnes de CO2 entre 2002 et 2015. « Soit un gain estimé pour la collectivité de l’ordre de 3,1 milliards à 8,8 milliards d’euros, ce qui dépasse largement le coût du dispositif de soutien à l’éolien (3,2 milliards d’euros) », affirment les auteurs de l’étude.
… à l’importance économique de la filière éolienne
Car au-delà des avantages environnementaux qu’elle met en avant dans son rapport, l’ADEME entend également démontrer que les retombées socio-économiques de l’énergie éolienne ne sont pas négligeables pour notre pays. Et pour cause : balbutiante il y a une quinzaine d’années, la filière éolienne compte en 2015 plus de 600 entreprises actives pour un chiffre d’affaires de 1,8 milliard d’euros. Les acteurs de la filière réalisent également plus de 663 millions d’euros de chiffres d’affaires à l’exportation, notamment grâce à la fabrication de composants.
La filière éolienne représente ainsi plus de 18.000 emplois équivalent temps plein (ETP). Soit 18 ETP par MW installé : un chiffre qui est supérieur au ratio brésilien (15 ETP par MW) mais en-deçà de celui de l’Allemagne (30). Cette différence s’explique par l’absence de fabricants de turbines de plus de 1 MW. À l’heure actuelle, la France est en effet principalement positionnée sur les segments de la conduite d’étude, des travaux de génie civil ainsi que sur l’exploitation et la maintenance.
« Sur les maillons de la fabrication et de l’assemblage de turbines, qui concentrent une grande part de la valeur ajoutée de l’éolien, l’offre française reste trop limitée (…). En raison de ces faiblesses de la filière française sur les activités industrielles, la France n’est pas parvenue à maximiser l’impact en termes d’emplois de sa politique de soutien à l’éolien », déplore l’ADEME.
L’étude estime cependant que le lancement des premiers parcs éoliens en mer devrait permettre de renforcer le dynamisme économique de la filière (et notamment redynamiser l’emploi dans les zones côtières) d’ici l’horizon 2019. Sans oublier la création d’un nouveau marché relatif à la gestion de fin de vie des parcs éoliens : l’ADEME estime que cette activité pourrait représenter entre 40.000 et 75.000 ETP en 2035.

Accélérer le développement de l’énergie éolienne
« Pour atteindre les objectifs à 2023 et 2030, le rythme annuel d’installations à terre doit confirmer et même dépasser celui de 2016 ; le processus d’installation en mer doit pour sa part se concrétiser et se stabiliser. Pour cela, il est primordial de faire du déploiement de l’éolien une opportunité de développement socio-économique aux niveaux national comme territorial », plaident les auteurs de l’étude.
Pour parvenir à accélérer le rythme de croissance de la puissance éolienne française, l’ADEME milite pour la poursuite des travaux de simplification réglementaires et de rationalisation des procédures. Il s’agira également de favoriser l’acceptation des parcs éoliens grâce à l’implication croissante des parties prenantes et la co-construction des projets.
Enfin, l’ADEME invite les acteurs de la filière à relever un certain nombre de défis technologiques tout en poursuivant la baisse des coûts des technologies éoliennes. La première série de défis consiste à construire et à exploiter des turbines à la fois plus fiables et plus performantes et à allonger leur durée de vie, avec l’objectif d’aboutir simultanément à une hausse du productible par turbine et à une baisse des coûts de production du MWh.
http://www.lemondedelenergie.com/eoliennes-francaises-benefiques-climat-croissance-economique/2017/10/06/

05/10/17 : Énergies renouvelables : EELV dénonce le double discours de MacronINFO RTL - Le Parlement européen, à Bruxelles, a ouvert les discussions sur les énergies renouvelables. Les parlementaires écologistes dénoncent les positions du président français.
Sur les énergies renouvelables, Emmanuel Macron tiendrait un discours double, en plus de ne rien proposer de plus que ses prédécesseurs, Nicolas Sarkozy et François Hollande. Alors que des discussions sont en cours en ce moment à Bruxelles, chaque État doit faire part de ses mesures pour développer le solaire ou l'éolien, et ainsi essayer d'appliquer l'Accord de Paris.
Le président français avait pourtant semblé prendre le leadership sur le sujet après l'annonce du départ de Donald Trump. Seulement, à Bruxelles, où des discussions sont en cours sur l'application par l'Europe du fameux accord, la position de la France semble bien différente, ce que dénoncent les députés écologistes au Parlement européen.
L'objectif est d'atteindre 27% d'énergies vertes en 2030. C'était déjà le même sous Hollande, et jugé très insuffisant par les climatologues. Dans le document de travail aux cœur des discussions bruxelloises, que RTL a pu se procurer, l'ambiguïté du chef de l'État français est pointée du doigt par les parlementaires écologistes. La France envisagerait l'échec : que l'objectif de 2030 ne soit finalement pas respecté.
Toujours la même obsession : maintenir le nucléaire
"Il est terrible de constater que, malgré les très beaux discours de notre président de la République à la tribune des Nations Unies, malgré la défense toujours prise vis-à-vis de l'Accord de Paris, quand on est au niveau européen, la France sabote les énergies renouvelables, critique Yannick Jadot, député européen écologiste, (...) et crée les conditions pour échouer dans sa transition énergétique au niveau national, avec toujours la même obsession : maintenir le nucléaire (...), quel qu’en soit le risque".
Les députés écologistes au Parlement Européen dénoncent le double langage d'Emmanuel Macron et font remarquer que les présidents se suivent et se ressemblent. D'ailleurs, les conseillers français qui discutent à Bruxelles l'avenir de la politique énergétique sont exactement les mêmes que lorsque Nicolas Sarkozy et François Hollande étaient à l'Élysée...

http://www.rtl.fr/actu/politique/energies-renouvelables-eelv-denonce-le-double-discours-de-macron-7790374258

05/10/17 : Total, la stratégie de la station-service
VIDÉO. La major extrait du pétrole et le vend dans ses stations-service ; sur le même modèle, Total produit et vend désormais de l'électricité et du gaz aux particuliers.
On devrait toujours faire attention aux lieux dans lesquels les entreprises organisent leurs conférences de presse. Ce jeudi matin, Patrick Pouyanné, le patron de Total, ne recevait pas comme souvent à La Défense, dans cette imposante tour un peu froide qui abrite le siège de la major ; il avait convié la presse dans un lieu étonnant, au-dessus d'une agence parisienne de La Poste, dans une vaste salle cosy et claire avec canapés, cheminée, parquet et tables en bois... Un lieu singulier pour une annonce singulière : micro en main, matois et souriant, Patrick Pouyanné a annoncé, «  pour la première fois de [s]a vie  », un nouveau service : Total Spring, une offre de gaz et d'électricité pour les particuliers, promise avec un tarif inférieur de 10 % à ceux pratiqués par les opérateurs historiques (EDF, Engie, etc.).
Total entend devenir, avec cette offre, le premier des fournisseurs alternatifs d'électricité, comme Direct Énergie. Dans ce but, la société a entrepris, depuis quelques années, de se mettre en ordre de marche pour changer de modèle. Total ne délaisse pas le pétrole, mais mise de plus en plus sur deux sources d'énergie, le gaz naturel et le renouvelable, pour devenir un fournisseur intégré d'électricité.
Il y a un peu plus de dix-huit mois, elle a racheté Lampiris, une société belge de fourniture d'électricité. L'acquisition avait alors été moquée, notamment pour son coût (180 millions d'euros), mais Patrick Pouyanné s'en félicite aujourd'hui : avec la société flamande, il a récupéré un fichier de 700 000 clients en Belgique et, surtout, un centre d'appel, semble-t-il performant, sur lequel il compte s'appuyer pour vendre son offre en France (Lampiris y compte déjà 400 000 clients, qui passeront sous l'ombrelle Total Spring).

Électricité «  verte  »
La prise de participation, en septembre, de 23 % d'Eren RE procède de la même logique. Cette société, fondée par Pâris Mouratoglou, a fondé sa prospérité sur l'installation d'éoliennes et de parcs solaires, avant tout à l'étranger. Total doit en devenir, dans quelques années, l'actionnaire majoritaire. Sa capacité de production d'électricité à partir du vent et du soleil – Pouyanné tient à ce que l'électricité vendue par Total Spring soit «  verte  » – sera donc renforcée.
Ces moyens de production «  verts  » s'ajouteront aux centrales au gaz naturel que Total possède déjà, en France et à l'étranger. En 2022, l'entreprise devrait disposer d'une capacité de production de 10 gigawatts (5 par le gaz naturel, 5 grâce au renouvelable), soit la consommation de 3 millions de clients – l'objectif visé, dans un premier temps, par Pouyanné. Le patron de Total ne cache pas qu'il achètera sans doute d'autres unités de production d'électricité au gaz pour renforcer ses capacités et qu'il développera l'offre aux particuliers dans d'autres pays d'Europe de l'Ouest.
Si l'avenir du pétrole est un peu sombre, Total s'inspire de son modèle intégré pour se développer sur le marché de l'électricité. La major extrait, raffine et vend du pétrole dans ses stations-service (Total Access), elle veut donc désormais produire et fournir de l'électricité aux particuliers (Total Spring) – ce qu'elle fait déjà avec les entreprises, d'ailleurs. Une stratégie qui nécessite un changement de mentalité : habituée à être un leader, la major du pétrole va devenir, dit Pouyanné, «  un challengeur  ».
http://www.lepoint.fr/economie/total-la-strategie-de-la-station-service-05-10-2017-2162339_28.php#

04/10/17 : France : la filière éolienne, un potentiel qui s’affirme 😰😠
Une étude de l’ADEME vient confirmer le dynamisme de la filière éolienne en France : génératrice d’activité économique et d’emploi, elle présente de plus des bénéfices environnementaux déjà chiffrables – et qui devraient augmenter dans les années à venir. Le soutien gouvernemental est rentabilisé, reste à maintenir ce cap, et même intensifier ce développement.
Depuis 2001, une politique de soutien à la filière éolienne a été mis en place en France ; l’ADEME tire le bilan de ces 15 années dans un texte nommé Etude d’impact socio-économique – Filière Eolienne Française. Bilan, perspective et stratégie.

Une filière dynamique, générant 18 000 emplois
En 2016, la puissance électrique éolienne installée était de 11 800 MW, et permettait à l’éolien de participer pour 3,9% à la production d’électricité en France. D’un point de vue économique, la filière représente 1,84 milliards d’euros d’activité, associée à 18 000 emplois à temps plein directs et indirects en France.
Le bilan environnemental est également positif : entre 2002 et 2015, l’électricité éolienne a permis d’éviter des émissions de gaz à effet de serre – 63 millions de tonnes d’émissions de CO2 et 250 000 tonnes d’émissions de SO2, NOx et particules fines.

Un gain sanitaire et environnemental qui dépasse les subventions allouées
Le gain environnemental et sanitaire est conséquent – ramené à des données monétaires, il se chiffre entre 3,1 et 8,8 milliards d’euros de gain pour la collectivité. Un chiffre à mettre en perspective avec les 3,2 milliards de soutien à l’éolien sur cette même période.
Le choix de l’éolien est donc, d’ors et déjà, rentable : une rentabilité qui ne fera que s’accroître dans les années à venir. En la matière, si la France maintient son cap et les objectifs fixés, la filière pourrait atteindre entre 60 000 et 93 000 emplois en 2050, avec un gain environnemental et sanitaire encore démultiplié.
http://www.enviro2b.com/2017/10/04/france-filiere-eolienne-potentiel/

03/10/17 : La transition énergétique, une priorité pour La Banque Postale
Partenaire financier des collectivités, la Banque Postale les accompagne, ainsi que leurs établissements, dans leurs projets de développement, en particulier ceux relatifs à la transition énergétique. Emmanuel Esneu, directeur des Financements d'Actifs et de Projets de la Banque Postale nous explique comment. Un projet de parc éolien dans la Drôme Illustre ses propos.
Un accompagnement pour tous les projets
Éoliennes, centrales photovoltaïques et hydrauliques, réseaux de chaleur, rénovation et construction de bâtiment publics à haute performance énergétique… l’accompagnement des projets de transition énergétique des collectivités est aujourd’hui une priorité pour La Banque Postale. « Nous y consacrons actuellement près de 500 millions d’euros par an. Mais cela devrait encore croître, la transition énergétique étant l’un des programmes prioritaires de développement du Groupe La Poste », explique Emmanuel Esneu, directeur des Financements d’Actifs et de Projets de la Banque Postale.
Des financements et conseils adaptés
En pratique, La Banque Postale intervient via des prêts directs ou des financements sur-mesure. « Nos conditions d’intervention dépendent du mode de financement retenu. Pour les projets à recours limités, plus complexes, nous nous engageons à partir de 10 millions d’euros », précise Emmanuel Esneu. Une contribution financière à laquelle s’ajoute une analyse poussée du projet (revenus, coûts, investissement, structure contractuelle, assurances, etc.) afin de pouvoir proposer une solution adaptée aux différents aléas.
La Banque Postale peut aussi négocier la « transaction » pour le compte de la collectivité puis la syndiquer à un pool de banques, ou encore gérer les comptes du projet. Se positionnant comme la « banque des territoires », elle s’efforce de trouver une solution pour chaque projet, qu’il soit local, national ou d’envergure européenne. Afin d’accompagner les décideurs locaux, elle dispose de conseillers en région ainsi que d’une équipe d’experts nationaux.
La Banque Postale encourage le développement de l’éolien
En avril 2017 la Compagnie éolienne du Pays de Romans (Drôme) posait la première pierre du parc éolien du Bois de Montrigaud. Un projet en partie financé par la Banque Postale que nous décrit Bernard Duc, vice-président chargé du développement durable de la communauté Valence Romans Agglo et administrateur de la Compagnie éolienne du Pays de Romans.
Pouvez-vous nous présenter le projet du parc éolien du Bois de Montrigaud ?
Il s’agit d’un ensemble de 12 éoliennes de deux mégawatts chacune qui produiront en moyenne 55 GWh par an. Elles permettront de couvrir l’équivalent de la consommation annuelle de 25 000 personnes en chauffage et en eau chaude. L’électricité sera revendue à EDF qui la réinjectera sur le réseau national. La mise en service est prévue au premier trimestre 2018. La construction d’un autre parc de huit éoliennes dans les bois de Thavollet à Montmiral démarrera également en 2018.
À quels objectifs répond l’implantation de ce parc ?
Il doit nous aider à tenir nos engagements pour la transition énergétique, à savoir réduire les gaz à effets de serre de 30 % et les consommations d’énergie sur notre territoire de 25 % d’ici à 2030. Le projet a bien évidemment été pensé pour ne pas nuire à son environnement. Le site d’implantation a été choisi de manière à limiter l’impact visuel et en dehors des espaces boisés classés. Nous avons pris en compte les mouvements des oiseaux migrateurs et respecté les zones de protection architecturale. Le parc est par ailleurs éloigné de plus de 500 mètres des habitations et il y aura un suivi des impacts sur la faune et la flore.
Comment la Banque Postale vous a-t-elle accompagné sur ce projet ?
Elle a participé au pool bancaire financeur. Au total, 9 millions d’euros ont été investis par la Compagnie éolienne du Pays de Romans, dont les actionnaires sont Valence Romans Agglo, la Compagnie du Vent Groupe Engie, le fonds d’investissement régional Oser et la commune de Saint-Antoine-l’Abbaye. Les recettes annuelles générées par la vente de l’électricité et la perception des taxes permettront d’amortir en sept ans l’investissement apporté par la Communauté Valence Romans Agglo.
http://www.lagazettedescommunes.com/526538/la-transition-energetique-une-priorite-pour-la-banque-postale/

30/09/17 : Quatre régimes d’aides autorisés
Dans un communiqué publié ce vendredi 29 septembre 2017, la Commission européenne autorise quatre régimes d’aide pour la France. Elle notifie aussi la possibilité d’engager des appels d’offres à neutralité technologique.
La mécanique est désormais bien connue des politiques publiques : il faut en passer par l’avis de la Commission pour mettre en place un régime d’aides. Sur sollicitation du ministère de la Transition écologique, celle-ci vient donc de notifier ce vendredi 29 septembre l’autorisation de quatre régimes d’aides. Elles visent à produire plus de 7,5 gigawatts d’énergie à partir de sources renouvelables. Éolien terrestre et solaire sur les bâtiments et au sol sont concernés.
Les régimes autorisés
- Une prime pour 3 gigawatts au cours des trois prochaines années s’ajoutant au prix du marché, ce que l’on appelle aussi le « complément de rémunération », aux exploitants des installations en éolien terrestres de taille moyenne à grande de plus de 6 turbines, ou possédant au moins une turbine de plus de 3 mégawatts ;
- Un régime en faveur des grandes installations photovoltaïques sur les bâtiments. Les installations bénéficieront d’un tarif de rachat (pour les installations entre 100 et 500 kilowatts) ou d’une prime de rachat (pour les installations entre 500 kilowatts et 8 mégawatts) pendant 20 ans ;
- Un régime en faveur des grandes installations photovoltaïques au sol. L’appel d’offres accordera une aide en faveur d’une capacité supplémentaire allant jusqu’à 3 gigawatts au moyen d’une prime de rachat pendant vingt ans ;
- Un régime d’aides d’une capacité supplémentaire de 200 mégawatts pour les installations éoliennes terrestres et solaires n’excédant pas 18 mégawatts.
Appel d’offres technologiquement neutre
Si le gouvernement français pouvait s’attendre à cette notification, la surprise vient plutôt de la déclaration l’accompagnant, dont une phrase ne concerne pas l’objet de la notification au sens strict. La commissaire à la Concurrence Margrethe Vestager glisse ainsi que « les mesures sont complétées par un appel d’offres neutre du point de vue technologique qui stimulera la concurrence entre les installations solaires et éoliennes et aidera l’Union européenne à atteindre ses objectifs en matière d’environnement. »
Pouvant mêler dans le même appel d’offres des technologies aussi variées que l’éolien ou le photovoltaïque, on sait en France que cet appel d’offres à neutralité technologique divise. La Commission de régulation de l’énergie et plusieurs filières d’énergies renouvelables y sont plutôt opposées. La Commission de régulation de l’énergie a par exemple publié, le 20 avril, un avis défavorable sur le projet de cahier des charges pour un appel d’offres mettant en concurrence photovoltaïque et éolien. Le précédent gouvernement envisageait de lancer un appel d’offres expérimental.


29/09/17 : La Commission européenne valide les appels d'offres français pour l'éolien et le solaire
La Commission européenne a validé les régimes de soutien proposés par la France en faveur de l'éolien et du solaire. Elle a également donné son accord pour que la France teste un appel d'offres bi-technologie, une procédure qu'elle encourage.
La Commission européenne a validé le principe de l'appel d'offres que la France veut mettre en place pour les grands parcs éoliens et les grandes centrales photovoltaïques au sol et sur bâtiments. En vertu des règles de l'UE en matière d'aides d'Etat fixées en 2014, elle valide quatre régimes qui doivent permettre à la France de produire plus de 7 gigawatts (GW) supplémentaires d'énergie à partir de sources renouvelables. "Les régimes d'aides en faveur de l'énergie solaire et éolienne terrestre à moyenne et grande échelles aideront la France à opérer sa transition vers une fourniture d'énergie durable sur le plan environnemental et à faibles émissions de carbone", a déclaré Margrethe Vestager, commissaire pour la politique de Concurrence. Pour la Commission, il s'agit de permettre à la France d'atteindre son objectif pour 2020 de couvrir 23% de ses besoins énergétiques avec des sources renouvelables. Un objectif loin d'être atteint.
Lancement d'un appel d'offres mettant en concurrence l'éolien et le solaire
La Commission européenne a validé une nouveauté pour la France : un appel d'offres bi-technologie qui selon elle "stimulera la concurrence entre les installations solaires et éoliennes". Concrètement, la France s'apprête à ouvrir un appel d'offres de 200 mégawatts en métropole continentale auquel pourront répondre des projets éoliens et/ou solaires. Toutefois, les installations ne devront pas excéder 18 MW chacune. Ce régime soutiendra tant les installations éoliennes terrestres que les installations solaires, grâce à un budget provisoire de 6 millions d'euros par an soit 124 millions d'euros sur 20 ans.
Ce premier appel d'offres technologiquement neutre fait office de test. Souhaitée par Bruxelles, cette neutralité technologique n'est en effet pas imposée. "Cette évolution est souhaitée par la DG Concurrence de la Commission. Cet appel d'offres est donc un compromis, il s'agit de le tester sur un petit volume (200 MW)", expliquait en avril 2017 à Actu-environnement Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables (SER). Pour Richard Loyen, délégué général du syndicat des professionnels de l'énergie solaire Enerplan, "il est sage et intéressant d'essayer cette procédure et d'anticiper une obligation qui pourrait être imposée par Bruxelles plutôt que de se retrouver au pied du mur".
La Commission de régulation de l'énergie (CRE) est en revanche beaucoup moins conquise. Elle estime que cela pourrait "avoir des effets indésirables en termes d'atteinte des objectifs de la politique énergétique et de coût d'intégration des énergies renouvelables au système électrique". Elle rappelle par ailleurs que l'éolien et le solaire sont complémentaires puisque leurs pics de production ne sont pas corrélés.
188 millions d'euros par an pour l'éolien terrestre
La Commission européenne a validé le lancement d'appels d'offres pour les parcs éoliens de plus de six turbines, ou possédant au moins une turbine de plus de 3 MW. L'objectif est d'augmenter la capacité du parc éolien de 3 GW au cours des trois prochaines années. Au 30 juin 2017, le parc français s'établissait à 12,3 gigawatts (GW).
Le soutien de l'Etat se fera sous forme d'une prime s'ajoutant au prix du marché : le complément de rémunération. Selon les informations transmises à la Commission, ce soutien s'élèvera à 188 millions d'euros par an soit un total de 3,8 milliards d'euros sur vingt ans.
232 millions d'euros par an pour le solaire
La Commission européenne valide le soutien apporté par la France aux grandes installations solaires au sol via les appels d'offres. Une procédure déjà utilisée depuis plusieurs années. Six périodes de 500 MW chacune visent les installations d'une puissance comprise entre 500 kilowattcrête (kWc) et 17 mégawattcrête (MWc), entre 2017 et 2019. Deux périodes ont déjà été bouclées : la première le 1erfévrier 2017, la seconde le 1er juin 2017. La troisième période de candidature sera ouverte du 8 novembre au 1er décembre 2017.
Les installations photovoltaïques sur les bâtiments seront de la même manière sélectionnées par appel d'offres. Elle bénéficieront d'un tarif d'achat si leur puissance est comprise entre 100 et 500 kWc ou d'un complément de rémunération pour les installations de 500 kWc à 8 Mwc, et ce, pendant 20 ans. Neuf périodes de candidature sont prévues entre 2017 et 2019. Deux ont déjà été bouclées. La troisième se clôture le 6 novembre prochain.
Les deux régimes d'aide en faveur de l'énergie solaire représentent un budget provisoire de 232 millions d'euros par an soit un total de 4,6 milliards d'euros sur vingt ans.

29/09/17 : L'UE autorise des aides publiques françaises pour soutenir la production d'énergie renouvelable
(AOF) - La Commission européenne a autorisé, en vertu des règles de l'Union européenne en matière d'aides d'État, quatre régimes d'aides à la production d'électricité à partir d'installations d'éoliennes terrestres et d'installations solaires sur les bâtiments et au sol en France. Ces régimes permettront à la France de produire plus de 7 gigawatts supplémentaires d'énergie à partir de sources renouvelables. Ces régimes aideront la France à atteindre son objectif pour 2020, qui est de couvrir 23 % de ses besoins énergétiques avec des sources renouvelables.
Le régime en faveur de l'énergie éolienne terrestre est doté d'un budget provisoire de 188 millions d'euros par an (soit un total de 3,8 milliards d'euros sur vingt ans) et les deux régimes en faveur de l'énergie solaire, d'un budget provisoire de 232 millions d'euros par an (soit un total de 4,6 milliards d'euros sur vingt ans). Le dernier régime soutiendra tant les installations éoliennes terrestres que les installations solaires, grâce à un budget provisoire de 6 millions d'euros par an (ou, au total, 124 millions d'euros sur 20 ans). Les bénéficiaires des aides seront sélectionnés au moyen d'appels d'offres qui seront organisés entre 2017 et 2020.
Chaque régime prévoit l'octroi d'une prime aux projets locaux ou à la participation locale aux projets.
Les quatre régimes sont accompagnés d'un plan d'évaluation détaillé destiné à en évaluer l'incidence. Les résultats de cette évaluation seront communiqués à la Commission en 2022, un rapport intermédiaire devant lui être transmis en 2018.

http://www.boursorama.com/actualites/l-ue-autorise-des-aides-publiques-francaises-pour-soutenir-la-production-d-energie-renouvelable-5195ea2792ec2ce8c30b8cf9918a45db

28/09/17 : Que pense le gouvernement du développement des parcs éoliens ?
Réponse du ministère de la transition écologique à la question n° 669 du sénateur Roland Courteau :
Le développement de l’énergie éolienne constitue un enjeu important pour la transition énergétique et la croissance verte. Celui-ci doit toutefois être réalisé dans le respect des populations et de l’environnement. Les éoliennes étant susceptibles d’impacter certaines espèces volantes (oiseaux et chauves-souris), leur implantation sur un territoire est soumise à différentes étapes qui visent à garantir qu’elles ne dégraderont pas l’état de conservation des espèces.
En premier lieu, l’implantation d’un projet éolien est soumise à autorisation environnementale. La procédure d’instruction d’une demande d’autorisation d’un parc éolien prévoit la réalisation d’une étude d’impacts qui évalue les effets du projet sur l’environnement, dont notamment la biodiversité. Cette étude doit prendre en compte la configuration du parc éolien en projet, les différentes caractéristiques des éoliennes, dont leur hauteur, ainsi que les enjeux locaux (espèces présentes, nature de l’habitat…). Elle doit prendre en compte l’ensemble des phases du projet (travaux, exploitation, démantèlement) afin de démontrer que l’implantation du projet de parc éolien ne remet pas en question le maintien en bon état de conservation de la population des espèces sensibles inventoriées.
Après examen de ces études et des conclusions de l’enquête publique, le projet d’arrêté préfectoral est soumis à l’avis de la commission départementale de la nature, des paysages et des sites (CDNPS), où siègent notamment des représentants des associations avant que le préfet rende sa décision. En cas d’autorisation, il peut fixer dans cet arrêté préfectoral des prescriptions complémentaires et compensatoires (éloignement, contrôles réguliers, mesures spécifiques…).
Dans le cas de la biodiversité, en fonction des enjeux identifiés, ces mesures peuvent par exemple constituer en l’adaptation des périodes de travaux pour limiter l’impact sur certaines espèces, des bridages (arrêts) des éoliennes dans certaines conditions météorologiques et saisonnières correspondant aux conditions de chasse des chiroptères, la mise en place de systèmes de détection des oiseaux associés à un dispositif d’effarouchement ou d’arrêt, etc.
Une fois autorisés et en service, les parcs éoliens doivent faire l’objet de suivis environnementaux réguliers (a minima un premier contrôle au cours des trois premières années de fonctionnement, puis au moins une fois tous les dix ans) visant à vérifier le niveau d’impact généré par le parc éolien et, le cas échéant, apporter une réponse corrective proportionnée et efficace pour annuler ou réduire l’impact. Le préfet peut en effet imposer de nouvelles mesures par voie d’arrêté préfectoral complémentaire pour encadrer le fonctionnement du parc éolien tout au long de son exploitation.
Les suivis doivent être réalisés selon une périodicité réglementaire et une méthodologie fixée dans un protocole national validé en 2015. Les résultats sont transmis au Muséum national d’histoire naturelle par les exploitants et sont consultables par les inspecteurs des installations classées pour la protection de l’environnement. Ces résultats permettront ainsi de réaliser des études nationales, comme celle menée par la ligue de protection des oiseaux (LPO) en juin 2017, consultables sur internet, et de vérifier que le développement des parcs éoliens se fait dans le respect de la biodiversité. L’étude de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) sur les impacts environnementaux de l’éolien mentionnée dans la question, n’aborde pas le sujet dans le détail. L’ensemble de ces procédures destinées à évaluer et adapter les prescriptions pour encadrer le fonctionnement de l’installation proportionnellement aux enjeux de biodiversité, avant sa mise en service industrielle puis tout au long de son exploitation, ne présage pas un possible dommage ponctuel et exceptionnel sur un représentant d’une espèce.
RÉFÉRENCES
Question écrite de Roland Courteau, n° 669, JO du Sénat du 21 septembre 2017
http://www.lagazettedescommunes.com/526217/que-pense-le-gouvernement-du-developpement-des-parcs-eoliens/

25/09/17 : Pourquoi l’éolien ne prend pas son envol en France
La loi de transition énergétique prévoit un doublement du parc éolien d’ici 2023. Mais pénalisée par des contraintes réglementaires, la France est en retard et ses entreprises souffrent.
Quasi inexistante il y a 17 ans, avant les premières mesures de soutien public, la filière éolienne française compte aujourd’hui près de 600 entreprises et emploie déjà 18 000 personnes directement ou indirectement. Mais, derrière ces chiffres flatteur se cache une réalité plus contrastée. Cette nouvelle industrie peine encore à trouver sa place dans l’Hexagone, malgré les aides de l’Etat pour la faire émerger.
http://www.sudouest.fr/2017/09/20/pourquoi-l-eolien-ne-prend-pas-son-envol-en-france-3792660-706.php

25/09/17 : 😡😡😡L’ADEME vante les mérites de l’éolien !
La filière éolienne contribue aujourd’hui de façon significative à la croissance du mix renouvelable français, représentant 3,9% de la production totale d’électricité et un parc installé d'une puissance de 11,8 gigawatts, fin 2016. Dans un nouveau rapport, l'ADEME souligne son importance pour le tissu économique français.
En 2015, quelques 600 entreprises étaient impliquées dans la filière éolienne française. Le marché de l’investissement dans de nouveaux parcs est estimé à 1,3 milliards d’euros, pour un marché de l’exploitation-maintenance de 475 millions d’euros, selon un nouveau rapport de l’ADEME. Ces entreprises importent pour 685 millions d’euros, principalement des turbines et des composants. À l’opposé, la vente d’électricité rapporte 1,87 milliards d’euros. Et ces entreprises réalisent 663 millions d’euros de chiffres d’affaires pour l’exportation, principalement dans la fabrication de composants.
En 2015, la filière représentait 18.000 emplois équivalent temps plein (ETP), qu’ils soient directs ou indirects. Soit 18 ETP par mégawatt (MW) installé. C’est mieux qu’au Brésil (15), mais très loin de l’Allemagne (30). L’ADEME explique cette différence notamment par l’absence d’un important fabricant de turbines en éolien terrestre de plus de 1 MW sur le territoire français. Toutefois, l’ADEME note des « signes encourageants ». Le ratio est passé de 7 à 11 ETP directs par MW entre 2007 et 2015. Par ailleurs, l’essor de l’éolien en mer dynamise l’emploi dans les zones côtières, avec l’installation de grands turbiniers et fabricants de composants étrangers. Sans oublier le développement d’un marché pour la gestion de la fin de vie qui devrait être générateur de nombreux emplois pour la filière. Ainsi, les projections de l’ADEME montrent que cette dernière pourrait représenter entre 40.000 et 75.000 ETP en 2035, hors exportation. Et entre 60.000 et 93.000 ETP directs et indirects en 2050.
L’éolien, au service de la transition écologique
« Une analyse des données historiques disponibles montre que l’électricité éolienne se substitue à la production des centrales nucléaires et au gaz, charbon ou fioul », note l’ADEME. Elle contribue ainsi à l’indépendance énergétique française et à atteindre les engagements de diminution des émissions de gaz à effet de serre de la France. En effet, entre 2002 et 2015, le développement de l’éolien a évité l’émission de près de 63 millions de tonnes de CO2 équivalent. Pour l’année 2014, l’éolien a même représenté environ 9% de l’effort national de réduction par rapport à 1990.
Mais ce n’est pas tout. Le développement de l’éolien a permis d’éviter de façon significative les émissions de polluants atmosphériques tels que le SO2, les NOx ou encore les particules fines. « En 2013, les émissions évitées de SO2 et NOx représentaient ainsi de l’ordre de 22% à 37% du total des émissions de SO2 et NOx du secteur de production d’électricité », précise l’ADEME. L’éolien a aussi permis de réduire les risques d’accidents industriels, les risques liés à la gestion des déchets radioactifs et les risques financiers liés à la volatilité des prix du carbone et des énergies fossiles.
Des gains supérieurs aux dépenses
Jusqu’en 2010, la politique de soutien à l’éolien n’a pas eu beaucoup d’effet sur la facture d’électricité des ménages. Celle-ci a augmenté à partir de 2011 mais l’impact reste limité : la part de la CSPE attribuable à l’éolien représente environ 2,9 % de leur facture. Entre 2002 et 2013, le coût complet de la politique de soutien à l’éolien est évalué à 3,2 milliards d’euros. En face, les bénéfices environnementaux énoncés précédemment sont monétarisés entre 3,1 et 8,8 milliards d’euros sur la même période. Les bénéfices environnementaux sont donc à la hauteur, voire supérieurs, aux coûts associés au dispositif de soutien.
Accélérer le développement de l’éolien
Malgré tous ces avantages, la moitié des projets éoliens ont fait l’objet de recours entre 2012 et 2014. Les retards induits ont pu dépasser trois ans. « La fixation des objectifs et l’élaboration du cadre réglementaire n’ont pas suffisamment anticipé les difficultés qui allaient se présenter en termes de conflits d’usages, d’intégration locale, de prise en compte des impacts environnementaux et d’aménagement du réseau », analyse l’ADEME. Résultat : sur la période 2004-2015, les objectifs successifs n’ont pas été atteints. Le rythme moyen d’installation d’éoien terrestre et en mer aurait dû s’élever à 1.580 MW/an, alors que le rythme moyen réel a été de 840 MW/an. L’ADEME plaide donc pour une implication croissante des parties prenantes pour intégrer localement les projets, une simplification accrue du cadre réglementaire et une rationalisation des procédures.
Pour atteindre les objectis de la Programmation Pluriannuelle de l’énergie (PPE) pour 2023, le rythme d’installation doit encore s’accélérer. En effet, il faudra installer entre 1.400 et 2.000 MW d’éolien sur 2017 et les six prochaines années. Contre un rythme annuel de 1.150 MW sur les dernières années. Il faudra à nouveau dépasser le record de 2016 qui s’élevait à 1.345 MW.
L’ADEME a identié plusieurs innovations techonologiques et des leviers logistiques et financiers pour réduire les coûts. L’agence estime qu’ils pourraient donc atteindre 42 €/MWh à terre, 54 €/MWh en mer pour les éoliennes posées et 62 €/MWh en flottant sur une durée de vie de 30 ans. « À cet horizon, l’éolien serait donc l’une des technologies au coût de production unitaire le plus faible », prévoit l’agence. Et l’éolien serait même compétitif sans mécanisme de soutien.
https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/ademe-merite-eolien-47599/

25/09/17 : Le financement participatif se développe pour les projets éoliens
Encouragé par la réglementation et les pouvoirs publics, le recours au financement participatif pour les projets éoliens se développe. Le projet éolien des Landes de Cambocaire dans le Morbihan (Bretagne) pourrait ainsi, après obtention de l’avis d’Autorisation Unique, faire l’objet de ce type de financement.
Prêt participatif et crowdfunding
Il existe deux types de financement participatif : le prêt participatif par entrée au capital et le crowdfunding. Le prêt participatif – à long terme – est un emprunt assimilé à des quasi-fonds propres (et non à un endettement) tandis que le crowdfunding – à court et moyen terme – permet à tous les publics de soutenir le financement des projets. Ils peuvent être utilisés de manière complémentaire, cependant la réglementation favorise particulièrement le développement du prêt participatif par entrée au capital en matière de transition énergétique.
Le financement participatif constitue un enjeu décisif de la transition énergétique en France. Il place le citoyen au centre des projets, améliore leur acceptation et permet de partager les bénéfices des ressources du territoire. Ce mode de financement innovant est également soutenu par l’Union européenne (le financement participatif de la transition énergétique est notamment très développé en Allemagne et au Royaume-Uni).
Un financement participatif pour le projet éolien des Landes de Cambocaire ?
Le projet éolien des Landes de Cambocaire pourrait, après obtention des autorisations, faire l’objet de ce type de financement. Energie Eolienne France est en effet une filiale d’un fabricant d’éoliennes allemand, or la majorité des projets liés aux énergies renouvelables en Allemagne est financée par les collectivités, les citoyens et les agriculteurs.
« Nous encourageons vivement ce modèle économique, aujourd’hui possible en France sur le plan réglementaire, car il permet de maintenir le fruit des investissements réalisés au sein des territoires », indique Eric Sauvaget, directeur général de Energie Eolienne France (eef SAS), qui précise que « les deux types de financement (prêt participatif par entrée au capital et crowdfunding) seront étudiés : l’entrée au capital concerne l’exploitation du projet (la vente d’électricité produite par le parc éolien), c’est un investissement à long terme qui permet aux habitants, collectivités et sociétés d’économie mixte de faire fructifier leur investissement dans un projet de production locale d’électricité ; le crowdfunding peut quant à lui être utilisé à n’importe quelle étape du projet nécessitant une levée de fonds. C’est un investissement à court terme qui peut être généré par un ensemble de citoyens qui récolteront le fruit de leur investissement sous forme de remboursement de la somme investie avec intérêts d'obligations ».
EE Noyal, filiale à 100% d’eef SAS, eest porteur du projet et détenteur des futures autorisations, ainsi que maître d’ouvrage et exploitant du futur parc éolien. La société a déposé le dossier de demande d’Autorisation Unique pour le projet éolien des Landes de Cambocaire en juillet 2016. Le projet est en cours d‘instruction et devrait recevoir l’avis d’Autorisation Unique délivré par le préfet début 2018.
Un développement concerté avec le territoire
Dès son origine, ce projet a été marqué par une forte volonté de concertation avec les autorités et les populations locales, avec de nombreux échanges avec la municipalité de Noyal-Muzillac, la Communauté de communes et les communes environnantes, qui ont abouti à la création d’un Comité de pilotage et d’une Zone de développement éolien (ZDE) sur la zone de Cambocaire.
En conformité avec le cadre réglementaire et dans le respect des enjeux environnementaux et écologiques, le projet a donc été développé en concertation avec le territoire. Il a donné lieu à des réunions publiques d’information et des entretiens avec les acteurs associatifs (environnement, défense et promotion du patrimoine), du tourisme, du développement du territoire et du secteur économique. Citoyens et acteurs du patrimoine ont également apporté leur expertise locale aux réunions de travail sur les modélisations graphiques des impacts du projet sur son environnement. Une démarche de consultation publique a permis à la population de donner son avis sur le projet, d’exprimer ses commentaires, ses questions ou ses recommandations. Un site Internet d’information sur le projet (http://parc-eolien-des-landes-de-cambocaire.info) a ainsi vu le jour, et une exposition grand public a été organisée en avril 2017 à Noyal-Muzillac.
5 jours d’exposition dédiée au grand public
La population locale a pu y découvrir le projet tel qu’il devait être présenté aux services instructeurs de l’État, et rencontrer les membres de l’équipe projet et les experts (paysagiste, environnementaliste et acousticien). Des cartes explicatives, diaporamas, photomontages, vidéos et éclaircissements sur l’éolien et ses impacts ont été mis à la disposition des visiteurs. Les riverains du projet ont pu débattre et poser leurs questions sur l’impact sonore, sur le paysage, la faune, la flore, les biens immobiliers… « L’indépendance énergétique de la Bretagne et la puissance des éoliennes ont également été largement commentées : le projet produira en effet de l’électricité propre pour 5 000 personnes avec seulement 3 éoliennes », ajoute Anaïs Marcault, responsable de projets d’eef SAS.
120 visiteurs ont été accueillis à cette occasion, parmi lesquels des élus de la municipalité de Noyal-Muzillac et des communes limitrophes, des habitants de la commune et des riverains du projet. Si des oppositions ont été exprimées, l’accueil réservé à l’exposition et au projet a été globalement positif. Outre le soutien exprimé par des élus et des habitants, le maire de Noyal-Muzillac a réaffirmé sa volonté de poursuivre la concertation en toute neutralité. Une grande partie de la population a également manifesté sa satisfaction quant à l’organisation de l’événement.
eef SAS, une démarche et des valeurs
eef SAS développe des projets éoliens depuis la phase d’étude jusqu’à l’obtention des autorisations administratives nécessaires à l’installation et à l’exploitation des parcs éoliens. Elle intervient également dans la mise en place du financement des projets en collaboration étroite avec des partenaires tant nationaux qu’européens.
Pour l’ensemble de ses projets, eef SAS propose une démarche de concertation permettant une interaction locale et une véritable transparence. eef SAS intègre une démarche paysagère dans toutes ses études d’implantation des parcs allant au-delà de la réglementation. La ligne directrice d’eef SAS est la proximité, gage d’une véritable pérennisation sur un territoire :
« Pour nous, l’éolien n’est pas un produit spéculatif. Nous ne sommes pas des investisseurs mais des développeurs et des opérateurs. Notre objectif est de nous impliquer dans les territoires pour générer des partenariats », explique Eric Sauvaget, directeur général d’eef sas.
Les partenariats d’eef SAS avec différents experts permettent le développement de synergies qui engendrent une grande créativité. Il en résulte une optimisation de l’impact acoustique et de la performance des sites, ainsi que des solutions nouvelles qui, dans un contexte réglementaire complexe, sont capitales.
Idées reçues : ce qu’il faut savoir
• Une éolienne tourne uniquement grâce à la force du vent. Sa nacelle s’oriente automatiquement, grâce à des capteurs, face au vent, et ses pales pivotent afin d’optimiser sa prise de vent.
• Une éolienne de 3.5 MW produit environ 10 millions de kWh/an, soit de quoi alimenter 1700 ménages en électricité.
• Le bruit généré par une éolienne à 500 m est de 35 dB, ce qui équivaut au bruit ambiant d’une chambre à coucher. La réglementation ICPE est la plus exigeante en Europe et donc la plus protectrice vis-à-vis des riverains : elle fait référence à l’émergence (dépassement) par rapport au bruit ambiant : maximum 5 dB(A) le jour et 3 dB(A) la nuit.
• Plusieurs études ont démontré, mesures à l’appui, que les éoliennes n’augmentaient pas le niveau des infrasons ambiants.
• L’effet d’ombre portée (soleil à travers les pales) est calculé lors de l’étude d’impact. Il est localisé dans un périmètre proche des éoliennes, à l’ouest ou à l’est. En fonction des saisons, les éoliennes peuvent être arrêtées durant les heures où les ombres portées atteignent les habitations.
• L’impact visuel d’un parc est jugé par la DREAL et la Commission des sites, suite à une étude paysagère approfondie sur une zone de 15 à 20 km autour du site.
• Il est systématiquement remédié à la perturbation du signal de réception télévisé par l’intervention du constructeur, selon l’article L112_12 du Code de la construction et de l’habitation. Un registre est mis à la disposition des riverains en mairie où ils peuvent signaler toute perturbation.
• Les évaluations minutieuses des sites éoliens, ainsi qu’une meilleure connaissance des voies migratoires, permettent aujourd’hui de réduire le nombre de collisions à des niveaux nettement inférieurs à ceux des autres causes de décès d’oiseaux. Les éoliennes sont en effet la dernière cause de mortalité des oiseaux (0.01%). Les immeubles et les vitres (58%) sont la première cause de mortalité, devant les lignes à haute tension (14%), les chats (11%) et le trafic routier (8.5%). Sources : Wallace, Johnson and Young (2005) ; Schmid H., Waldburger P. & Heynen D., 2008
• Le démantèlement est encadré par l’arrêt ICPE du 26 août 2011 relatif à la remise en état du site. Il est garanti par l’approvisionnement de 50 000 euros par éolienne avant le début de l’exploitation.
22/09/17 : En France, l’éolien s’installe surtout dans les régions les moins riches
Les Hauts-de-France et le Grand Est concentrent la moitié des éoliennes de l’Hexagone.
De même que les richesses sont inégalement réparties en France, l'implantation des 6600 éoliennes n'obéit pas à une répartition équitable entre les territoires. Selon l'Observatoire de l'éolien publié ces jours-ci, les Hauts-de-France et le Grand Est concentrent à eux deux près de la moitié (47%) des capacités installées en France. A l'inverse, l'Île-de-France, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et la Corse cumulent à elles trois moins de... 1% des éoliennes présentes en France.
« Les régions qui connaissent leur potentiel continuent à tirer le marché »
« Deux raisons expliquent le développement très fort dans ces deux régions: un très bon gisement de vent et dans le Grand Est, l'habitat est concentré et laisse de grands espaces libres pour l'implantation d'éoliennes », (😡😠) explique Pauline Le Bertre, déléguée générale de France Energie Eolienne, qui publie l'Observatoire. Et la situation ne semble pas devoir s'inverser: « les régions qui connaissent leur potentiel continuent à tirer le marché », note-t-elle.
Radars, réserves naturelles, installations sensibles...
Au vu des schémas régionaux éoliens qui définissent pour chacune d'elle les zones favorables, d'autres facteurs expliquent ces écarts : les radars (de Météo France ou aériens), les réserves naturelles, les zones de mouvements de terrain, celles autour d'installations sensibles (Seveso, nucléaire...), etc. Quand ces cartes d'exclusion sont superposées, les implantations possibles sont parfois limitées.
image: https://www.lesechos.fr/medias/2017/09/22/2116460_en-france-leolien-sinstalle-surtout-dans-les-regions-les-moins-riches-web-
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L'Île-de-France, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et la Corse cumulent à elles trois moins de... 1% des éoliennes présentes en France. La disponibilité du foncier et le niveau d'acceptabilité local pour les projets comptent néanmoins, les associations anti-éoliennes n'hésitant pas à faire annuler par la justice les schémas régionaux . Quant à la fiscalité appliquée aux parcs éoliens par les collectivités territoriales (environ 10.000 euros annuels par mégawatt installé pour les communes et le département et 1.000 euros/MW installé pour la région), elle peut intéresser les communes les plus modestes sans convaincre les mieux nanties.
Emploi concentré en Ile-de-France
L'emploi dans le secteur éolien n'est pas, lui, directement corrélé à l'implantation des mâts. Sur les 15.870 emplois (+9,6% sur un an) comptabilisés dans le secteur par France Energie Eolienne, les régions Hauts-de-France et Grand-Est en hébergent moins de 20%.
Le gros de l'emploi reste concentré en Ile-de-France, avec plus de 4.000 postes, notamment dans les études et le développement de projets. Les emplois industriels (turbiniers, fabricants de composants...) se concentrent eux « dans les bassins industriels historiques, sans forcément suivre les zones d'implantation des parcs », note l'Ademe dans une étude. En particulier dans les régions Pays-de-la-Loire et Auvergne-Rhônes-Alpes.

https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/030570995336-en-france-leolien-sinstalle-surtout-dans-les-regions-les-moins-riches-2116460.php

20/09/17 : Engie s'allie à Abraaj pour le marché éolien indien
Engie s'est allié au dubaïote Abraaj pour conquérir le marché éolien indien. Les partenaires vont monter une joint-venture pour tirer parti des initiatives gouvernementales locales dans les énergies renouvelables. Ils assurent avoir identifié 1 GW de projets potentiels, dans divers Etats. Abraaj est déjà présent en Inde via une alliance avec Aditya Birla, signée en 2015.

http://www.boursier.com/actions/actualites/news/engie-s-allie-a-abraaj-pour-le-marche-eolien-indien-741227.html?fil34

20/09/17 : La France championne d’Europe de l’ouest en densité éolienne (en commençant par le bas du podium)😛
A l’occasion d’un séminaire de presse organisé par EDF Energies Nouvelles le 19 septembre 2017, Antoine Cahuzac, Directeur Exécutif, a souligné que la France a la plus faible densité éolienne des pays d’Europe de l’Ouest.
Selon le document présenté par EDF Energies Nouvelles la densité démographique moyenne de la France est de 123 habitants par kilomètre-carré, soit presque deux fois inférieure à celle de l’Allemagne (231 habitants par kilomètre-carré) tandis que la densité éolienne française est de 21 kW par kilomètre-carré, contre 139 en Allemagne. La densité éolienne est de 63 kW/km2 en Grande-Bretagne, de 58 au Portugal, 43 en Irlande et 31 en Italie.
Si la France développait l’éolien en suivant le modèle Allemand alors l’hexagone pourrait multiplier par un facteur 7 sa production d’électricité à partir du vent. Et même d’un facteur 14 en intégrant le facteur démographique. Selon RTE la France a produit 20,7 TWh d’électricité éolienne durant l’année 2016, année durant laquelle la consommation électrique française a été de 473 TWh.
Si le facteur de charge de l’éolien en France est d’environ 23% le parc éolien national délivre en revanche de l’électricité plus de 90% du temps. La complémentarité du solaire photovoltaïque et de l’éolien à l’échelle saisonnière est en outre excellente en Europe de l’ouest.
«Le facteur de charge de l’éolien (ou du PV) n’est pas une fatalité» a expliqué aux Techniques de l’ingénieur Bernard Multon, professeur de génie électrique à L’Ecole Normale Supérieure de Rennes. «Et il peut être accru, à site de production donné, par des choix de dimensionnement tels que celui des éoliennes à turbine surdimensionnée pour une puissance nominale donnée, ce que Bernard Chabot appelle la révolution silencieuse (voir ici et ici)» a ajouté l’expert.
Selon le média ThinkProgress dans l’état du Massachussets (USA) un parc éolien offshore de 144 MW pourraît être couplé avec des batteries Lithium capables de stocker 40 MWh.
https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/france-championne-deurope-de-louest-densite-eolienne-commencant-bas-podium-47389/

19/09/17 : L’ADEME PUBLIE 2 ÉTUDES CONFIRMANT LE POTENTIEL DE LA FILIÈRE ÉOLIENNE
A présent considérée comme la 4ème énergie renouvelable la plus riche en emplois au niveau mondial, la filière éolienne représente des montants importants d’activité économique et d’emplois, pour le marché domestique en France comme à l’exportation. L’ADEME publie ce jour une étude exhaustive sur la filière, comprenant une évaluation de ses retombées socio-économiques, un bilan de la politique de soutien en place depuis 2000, ainsi qu’une analyse des perspectives d’évolution et actions à entreprendre pour poursuivre son déploiement. Une autre étude porte sur les innovations technologiques porteuses de compétitivité. En produisant ces données, l’ADEME souhaite alimenter le débat public sur les questions stratégiques et techniques entourant le développement de l’éolien en France.

L’éolien, des bénéfices économiques et environnementaux importants
Grâce à un dispositif de soutien mis en place depuis 2001, la filière contribue aujourd’hui de façon significative à la croissance du mix renouvelable français, représentant 3,9% de la production totale d’électricité et un parc installé de 11 800 MW, en 2016.
En 2015, la filière éolienne représente 1,84 Mds€ d’activité économique et de nombreux emplois associés au marché français (éolien en mer inclus) comme à l’exportation, avec une valeur ajoutée estimée à 730 M€. Par ailleurs, les acteurs de la filière éolienne française réalisent 663 M€ de chiffre d’affaires à l’exportation, principalement dans la fabrication de composants.
- Un marché de 100 milliards d’euros à l’échelle internationale
- Près de 600 entreprises sur tout le territoire français
- 1,1 million d’emplois directs et indirects (1) dans le monde
- 18 000 ETP directs et indirects en France
(1) chiffres 2015
Sur la période 2002-2015, l‘éolien a permis d’éviter l’émission de 63 millions de tonnes d’émissions de CO2-eqet d’environ 250 000 tonnes d’émissions de SO2, NOx et particules fines. Ces bénéfices sanitaires et environnementaux, une fois monétarisés, représentent un gain estimé pour la collectivité de l’ordre de 3,1 à 8,8 Mds€, ce qui dépasse largement le coût du dispositif de soutien à l’éolien (3,2 Mds€).
Malgré des résultats encourageants et une perception positive par le grand public, la filière éolienne n’a pas atteint les objectifs de déploiement initialement définis dans les Programmations Pluriannuelles des Investissements (PPI) successives. Il apparaît a posteriori que, sur la période qui s’étend jusqu’à 2012, la fixation des objectifs et l’élaboration du cadre réglementaire n’ont pas suffisamment anticipé les difficultés qui allaient se présenter en termes de conflits d’usages, d’intégration locale, de prise en compte des impacts environnementaux et d’aménagement du réseau.
L’implication croissante des parties prenantes, et la co-construction de projets de grande qualité environnementale, sociale et économique, sont considérés aujourd’hui comme les leviers majeurs d’intégration locale des projets.
En France, pour atteindre les objectifs à 2023 et 2030, le rythme annuel d’installations à terre doit confirmer et même dépasser celui de 2016 et le processus d’installation en mer doit pour sa part se concrétiser et se stabiliser. Il est donc primordial de faire du déploiement de l’éolien une opportunité de développement socio-économique aux niveaux national comme territorial. Si ces objectifs ambitieux sont réalisés, la filière pourrait ainsi compter 60 à 93 000 ETP directs et indirects (hors exportations) à l’horizon 2050 (entre 40 et 75 000 ETP à l’horizon 2035).

L’innovation pour plus de compétitivité
Dans son étude « Caractérisation des innovations technologies du secteur de l’éolien et maturités des filières », l’ADEME identifie 64 innovations technologiques qui permettraient de réduire fortement les coûts de production : les innovations portent notamment sur les rotors et les nacelles et conduisent à des éoliennes plus fiables et plus performantes, à durée de vie allongées. Les innovations concernent également les phases de développement (par exemple la réduction de la sensibilité aux conditions météorologiques ou l’amélioration de la modélisation des ressources et des conditions de mer) et d’exploitation et de maintenance. En prenant en compte ces innovations, les coûts de l’éolien diminuent fortement à horizon 2030, respectivement de 36% pour l’éolien terrestre, 63% pour l’éolien en mer posé et 54% pour l’éolien flottant. Les niveaux atteints seront alors compétitifs sans mécanisme de soutien.
Au-delà de la poursuite de la baisse des coûts, et au vu des acteurs français présents dans l’écosystème, les innovations sont un moyen de positionner ou de renforcer la filière française dans des marchés très compétitifs.
http://presse.ademe.fr/2017/09/etudes-lademe-publie-2-etudes-confirmant-le-potentiel-de-la-filiere-eolienne.html

19/09/17 : France: la filière éolienne ambitionne d’installer 26 000 mégawatts à l’horizon 2023😡😟😟
Les professionnels de l’éolien notent une croissance rapide de l’offre et de la demande. En 2016, la filière a permis de créer 1 400 emplois. La puissance actuelle installée est de 12 300 mégawatts
La filière éolienne française se porte bien, d’après les récentes statistiques de l’association France Energie Eolienne (FEE), qui regroupe les professionnels du secteur.
D’après l’observatoire de l’éolien 2017, document qui analyse le marché et les emplois dans la filière, que l’association a rendu public ce mois de septembre, la France prévoit d’installer 26 000 mégawatts en éolien à l’horizon 2023.
“Deux ans après la promulgation de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, le parc éolien poursuit sa croissance en France, dépassant le seuil des 12 GW installés à la fin de l’année 2016 et représentant bientôt 5% de la consommation nationale d’électricité. Ce dynamisme, qui devrait être confirmé en 2017 permettra d’atteindre les objectifs que la France s’est fixés, à savoir 15 000 MW installés en 2018 dans l’éolien terrestre et entre 21 800 et 26 000 MW en 2023”, relève l’observatoire.
La filière, d’après la FEE, a permis de créer 1400 emplois en 2016 “et plus de 3300 sur les deux dernières années”.
Au 31 décembre 2016, France Energie Eolienne dénombrait 800 sociétés actives et 15 870 emplois dans la filière sur l’ensemble du territoire français.

http://energies-media.com/france-filiere-eolienne-ambitionne-dinstaller-26-000-megawatts-a-lhorizon-2023/

19/09/17 : L'éolien rapporterait plus qu'il ne coûte
L’Ademe a essayé d’évaluer les bénéfices environnementaux de la filière.
En dépit des vents contraires qui ont soufflé sur l’éolien en France, notamment une acceptabilité sociale très compliqué, la filière continue de disposer d’un potentiel important. C’est le constat dressé par l’Ademe, dans une étude publiée mardi 19 septembre et présentée comme la première du genre par son ampleur.
Un parc appelé à doubler d’ici à 2023
Avec 12 000 MW installés à la fin 2016, soit à peu près 7 000 machines, la filière éolienne française est la quatrième en Europe, derrière l’Allemagne (50 000 MW), l’Espagne (23 000 MW) et le Royaume-Uni (14 500 MW).
« Depuis les premières mesures de soutien public en 2000, le secteur a connu beaucoup de hauts et de bas, au gré notamment des évolutions réglementaires. Mais aujourd’hui la filière se porte mieux », estime Jean-Michel Parrouffe, chef du service réseau et énergies renouvelables, qui a piloté l’étude.
Les objectifs officiels tablent sur un doublement du parc éolien d’ici à 2023, ce qui suppose d’accélérer encore le rythme de développement des éoliennes, pour atteindre les 1 800 MW de nouveau équipements par an, contre 1 400 MW aujourd’hui.

L’émergence d’une filière
Quasi inexistante il y a 15 ans, la filière éolienne française comptait près de 600 entreprises en 2015 pour un chiffre d’affaires du secteur de 1,8 milliard d’euros et 18 000 emplois équivalent temps plein, de manière directe ou indirecte.
Il s’agit pour l’essentiel de petites structures, présentes notamment dans des activités de services et de maintenance. « Sur les maillons de la fabrication et de l’assemblage de turbines, qui concentrent une grande part de la valeur ajoutée de l’éolien, l’offre française reste trop limitée », souligne l’étude.
Résultat, en raison de ses faiblesses structurelles, « la France n’est pas parvenue à maximiser l’impact en termes d’emplois de sa politique de soutien à l’éolien », regrette l’Ademe.
Des bénéfices environnementaux supérieurs aux subventions accordées
C’est le point qui sera sans doute le plus critiqué de l’étude. L’Ademe s’est livrée au délicat exercice de mesurer ce qu’a apporté l’éolien à la collectivité. Elle a ainsi essayé de monétiser les bénéfices liés à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et des polluants atmosphériques.
« Sur la période 2002-2015, l’éolien a permis d’éviter l’émission de 63 millions de tonnes et d’environ 250 000 tonnes de SO2, NOx et particules fines, soit un gain estimé pour la collectivité de l’ordre de 3,1 milliards à 8,8 milliards d’euros, ce qui dépasse largement le coût du dispositif de soutien à l’éolien (3,2 milliards d’euros)», affirme l’état des lieux de la filière.
Mais l’ampleur de la fourchette sur les bénéfices environnementaux laisse malgré tout la porte ouverte à toutes les interprétations. En 2015, la part du soutien public à l’éolien représentait environ 2,9 % de la facture totale d’électricité des ménages.

http://www.la-croix.com/Economie/Monde/Leolien-rapporterait-quil-coute-2017-09-19-1200877948

19/09/17 : Énergies renouvelables : Total met un pied dans Eren RE et l'éolien
Le géant pétrolier a mis la main sur 23% d'Eren Renewable Energy et prévoit une prise de contrôle totale d'ici cinq ans. Dans le cadre de sa stratégie de diversification, Total a également racheté GreenFlex, spécialiste français de l'accompagnement des entreprises dans leur transition énergétique.
Total avance dans les énergies vertes. Le géant pétrolier et gazier a annoncé mardi qu'il allait prendre une participation de 23% dans la société Eren Renewable Energy, spécialisée dans les énergies renouvelables, en souscrivant à hauteur de 237,5 millions d'euros à une augmentation de capital de la société afin d'accélérer son développement dans la production d'électricité renouvelable.
Eren Re deviendra Total Eren
Fondée en 2012 par deux anciens responsables d'EDF Energies Nouvelles, Eren RE compte en exploitation ou en construction une capacité brute installée de 650 MW dans l'éolien, le solaire et l'hydraulique, avec un fort tropisme pour les pays émergents (Brésil, Argentine, Inde, etc.). Elle vise 3 gigawatts installés d'ici 5 ans.
"Le dynamisme d'EREN RE va permettre au groupe d'accélérer son développement dans le solaire et de faire son entrée sur le marché de l'éolien", note Philippe Sauquet, directeur général Gas Renewables & Power de Total, cité dans le communiqué.
Une fois obtenu le feu vert des autorités de la concurrence et l'opération finalisée, d'ici la fin de l'année selon Patrick Pouyanné, Eren Re prendra le nom de Total Eren. Ensuite, et c'est ce que prévoit l'accord annoncé mardi, "on prendra le contrôle d'Eren Re dans 5 ans", ce qui représentera une opération "entre 1 et 2 milliards d'euros", a assuré Patrick Pouyanné.
Stratégie de diversification
Pour Total, cette opération a le double bénéfice d'"un développement sur le segment complet de la production d'énergie renouvelable". Depuis la prise de contrôle de SunPower en 2011, Total s'est progressivement renforcé sur le segment des énergies renouvelables, avec des projets dans les biocarburants, l'acquisition du spécialiste français du stockage d'électricité Saft l'an dernier, ou encore la création cette année d'une entité dédiée au solaire, Total Solar.
"La production d'électricité renouvelable de Total va ainsi croître significativement en vue d'atteindre une capacité de 5 GW d'ici cinq ans", est-il écrit dans le communiqué.
GreenFlex intégré à l'activité innovation et efficacité énergétique
Dans le cadre de cette stratégie de diversification, Total a également annoncé mardi l'acquisition de GreenFlex, un spécialiste français de l'accompagnement des entreprises dans leur transition énergétique. Créé en 2009 par Frédéric Rodriguez, il emploie 230 personnes pour un chiffre d'affaires 2017 estimé à plus de 350 millions d'euros.
"L'acquisition accélérera l'élargissement de l'offre de Total en matière d'efficacité énergétique, au-delà de la croissance de ses filiales BHC Energy en France et Tenag en Allemagne. Total veut offrir à ses clients des solutions intégrées", explique pour sa part Total dans son communiqué.
"Total compte faire de GreenFlex le pivot de sa croissance dans l'industrie de l'efficacité énergétique en Europe", ajoute Philippe Sauquet, directeur général Gas, Renewables & Power chez Total, cité dans le communiqué. La transaction devrait être finalisée au quatrième trimestre, une fois obtenu le feu vert des autorités de la concurrence.


15/09/17 : Le chinois CGN veut accélérer dans les renouvelables en France et en Europe
Le géant public chinois de l'électricité CGN
 veut accélérer son développement dans les énergies renouvelables en Europe, et en particulier en France, où il s'intéresse aux appels d'offres nationaux lancés dans le solaire, a indiqué à l'AFP une responsable de la branche européenne du groupe. "La France est le pays le plus prometteur en terme de politique énergétique" en Europe dans les énergies renouvelables, a déclaré à l'AFP Cameron Ming-Lung Chang, directrice de la stratégie et du développement de CGN Europe Energy, filiale du groupe créée en 2014. Dans le solaire, "nous souhaitons participer" au prochain appel d'offres qui sera lancé au niveau national, a aussi indiqué Mme Chang, ajoutant que cela se ferait sans doute "en s'alliant avec des partenaires déjà présents" dans le solaire français.
Le groupe chinois avait fait sensation fin 2015 en nouant un partenariat inédit avec la PME girondine Inovia Concept Développement (ICD) pour financer l'installation de panneaux solaires sur des hangars, notamment pour des agriculteurs. A l'époque le dirigeant d'ICD annonçait l'objectif de construire 1 gigawatt sur cinq ans pour un investissement de 1,6 milliard d'euros. 66 hangars sont actuellement en phase de construction, pour l'équivalent de 6,6 MW. C'est moins que ce que prévoyait CGN car ses critères d'investissement et de qualité l'ont amené à retenir moins de projets, a expliqué la responsable.
Depuis 2014, "1 milliard d'euros ont déjà été investis en Europe" et "nous souhaitons accélérer", a détaillé Mme Chang. Aujourd'hui, le groupe y détient un portefeuille de 580 mégawatts d'énergies vertes, surtout de l'éolien, et détient 120 MW de projets à un stade de développement avancé ou en construction. Le groupe prévoit d'atteindre une capacité installée de 1,5 gigawatts d'ici la fin 2018. Les marchés "prioritaires" sont la France, où le groupe détient 200 mégawatts éoliens, et le Royaume-Uni, où il exploite 72 MW et en a 36 MW en construction. Le groupe a également acheté l'an dernier 14 parcs éoliens en Irlande pour une capacité de 230 MW, et un parc éolien de 81 MW en Belgique. Depuis l'Europe CGN étend aussi ses ailes en Afrique avec des premiers projets dans le solaire au Sénégal. Le géant chinois, surtout présent en Europe dans le nucléaire, par exemple via son partenariat avec EDF dans le projet de construction de deux EPR au Royaume-Uni, est déjà un acteur important dans les énergies renouvelables en Chine, avec près de 20 GW installés dans l'éolien et le solaire.
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2017/09/15/97002-20170915FILWWW00315-le-chinois-cgn-veut-accelerer-dans-les-renouvelables-en-france-et-en-europe.php

13/09/17 : Venathec réduit les éoliennes au silence 😵
L’entreprise a mis au point un dispositif permettant d’optimiser le fonctionnement des éoliennes en limitant leur empreinte sonore.
Dès cet automne, turbiniers et exploitants de parcs éoliens disposeront d'un nouveau système de contrôle acoustique qui leur permettra d'augmenter de 30 à 40 % leur potentiel de production électrique en anticipant les pics sonores. Très attendue, l'innovation découle du programme de recherche-développement iEars, conduit par le bureau d'ingénierie acoustique nancéien Venathec. « Ce système de monitoring fonctionne comme une boîte de vitesses qui optimise le régime de l'éolienne et améliore le taux de rotation », explique Patrice Cornu, président de Venathec.
Conduite en partenariat avec Acoem, géant français des capteurs acoustiques, General Motors et l'Inria, iEars a mobilisé 2 millions d'euros sur quatre ans. Il doit permettre à la PME nancéienne de décoller à l'international, notamment dans les pays latins, en Australie et en Océanie, où les parcs éoliens sont soumis à des réglementations acoustiques contraignantes.
Dédiée, lors de sa création en 1999, à la ventilation, Venathec (pour Ventilation Acoustique Thermique Eclairage), s'est rapidement recentré sur l'acoustique. L'entreprise réalise depuis dix ans une croissance annuelle moyenne de plus de 10 %. En juin 2016, elle a conclu avec l'Institut lorrain de Participation une levée de fonds de 2 millions d'euros pour densifier son réseau et développer sa marque.
Les logements aussi
« Le marché de l'acoustique se concentre et nous voyons apparaître la concurrence des grands groupes qui créent leurs propres divisions dédiées. Nous devons déployer compétence et disponibilité sur tout le territoire pour conforter notre position d'indépendant de secteur », affirme Patrice Cornu. Venathec détient aujourd'hui 14 agences en France et renforce son outil de pilotage. L'entreprise mobilise en interne trois informaticiens pour développer des procédures automatisées fluidifiant la restitution des rapports adressés aux clients et libérer plus de temps pour les mesures de terrain. Présente sur quatre secteurs d'un poids quasi égal - l'industrie, l'architecture, les infrastructures et l'énergie, elle compte étoffer ses offres de solutions techniques. La sonorisation des salles de spectacles et la réduction des vibrations, tant dans l'industrie que dans les logements, constituent des créneaux particulièrement porteurs.
Après deux années de croissance soutenue, le nouvel élan des énergies renouvelables éolienne et solaire en France semble légèrement s’essouffler. En effet, si l’éolien et le solaire continuent leur progression, celle-ci s’est toutefois nettement ralentie au 1er semestre 2017 à en croire les données statistiques publiées jeudi 31 août 2017 par le ministère de la Transition écologique et solidaire. Une mauvaise nouvelle pour le gouvernement qui accuse déjà un certain retard sur les objectifs de capacités fixés entre 18.200 et 20.200 MW pour le solaire photovoltaïque, et entre 21.800 et 26.000 MW pour éolien d’ici 2023.
L’énergie éolienne : une puissance raccordée en baisse au premier semestre 2017
Si la filière éolienne française a bien enregistré une hausse du nombre de raccordements au premier semestre 2017, cette tendance haussière se poursuit dans des proportions bien inférieures à celles de l’année précédente. Au 30 juin, le parc éolien français atteignait 12,3 gigawatts (GW), avec 519 nouveaux mégawatts (MLW) raccordés au premier semestre, en baisse de 9% par rapport à la même période de l’an dernier, « qui avait constitué un record« , précise le ministère de la Transition écologique et solidaire. Le nombre de projets éolien continue toutefois de progresser, la puissance des projets en cours d’instruction s’élevant à 11,6 GW à la même date. Les projets d’éolien terrestre en file d’attente représentent dans ce cadre une puissance totale de 8,6 GW, dont 2,7 GW ont d’ores et déjà obtenu ne convention de raccordement signée. Concernant l’éolien offshore, la puissance des projets en file d’attente s’élève désormais à 3 GW, mais le démarrage de la production n’est pas prévu avant la fin de la décennie.
La production d’électricité éolienne a pour sa part reculé de 7,1% sur les six premiers mois de l’année, du fait de conditions de vents défavorables. Elle a atteint 11,1 térawattheures (TWh) et a représenté 4,5% de la consommation électrique française sur la période, contre 4,8% au premier semestre 2016.

L’énergie photovoltaïque : une puissance moyenne des raccordements en augmentation
De son côté, la filière solaire s’en sort mieux sur cette période sans pour autant battre des records. La production a augmenté de manière significative malgré un rythme de développement du parc également ralenti, avec seulement 233 MW raccordés au réseau contre 343 MW au premier semestre 2016. La dynamique des projets en cours d’instruction reste toutefois positive (leur capacité progressant de 8 % entre le premier et le deuxième trimestre), et la filière affiche désormais une puissance installée supérieurs à 7,4 GW. La moitié de cette puissance raccordée depuis le début d’année (soit environ 115 MW) correspond à des installations d’une puissance unitaire supérieure à 250 kW, alors que celles-ci représentaient seulement 0,4 % du nombre total d’installations raccordées au cours du premier semestre. Au 30 juin 2017, la puissance moyenne d’une installation solaire photovoltaïque en France est de 19 kW, contre 13,1 kW cinq ans auparavant. D’un point de vue géographique enfin, les installations mises en service depuis le début de l’année se concentrent principalement dans la moitié sud de la France continentale, dans les régions Occitanie, Nouvelle-Aquitaine et Provence-Alpes-Côtes d’Azur.
La production d’électricité d’origine solaire photovoltaïque s’élève quant à elle à 4,2 TWh au premier semestre 2017, en hausse de 10 % par rapport au premier semestre 2016, et couvre 1,7 % de la consommation électrique française, contre 1,5% l’an dernier.

Les installations de biométhane en forte progression
Fin juin 2017 toujours, 519 installations produisaient de l’électricité à partir de biogaz, correspondant à une puissance totale installée de 405 MW, dont 15 MW ont été raccordés depuis décembre dernier, soit un rythme de raccordement comparable à celui du premier semestre 2016. Les installations de puissance supérieure à 1 MW représentent toujours 70 % de la puissance installée, et les installations de méthanisation, pourtant plus nombreuses, ne concentrent que 31 % de la puissance totale. La production d’électricité s’est élevée à 920 GWh en baisse de 1 % par rapport au second semestre 2016.
Avec 35 installations injectant du biométhane dans les réseaux de gaz naturel (après production et épuration de biogaz), la capacité de la filière s’est élevée quant à elle à 533 GWh/an, en progression de 30 % par rapport à la fin de l’année 2016. Une capacité supplémentaire de 123 GWh/an a été installée au cours du premier semestre 2017, soit deux fois plus qu’au cours du premier semestre 2016. La capacité des 297 projets en file d’attente atteint désormais 6501 GWh/an, en hausse de 28 % sur un semestre. La production de biométhane injecté dans les réseaux poursuit donc sa progression au deuxième trimestre 2017. À 97 GWh, elle augmente de 13 % par rapport au premier trimestre 2017. Trois régions, Grand Est, Hauts-de-France et Île-de-France, concentrent la moitié des capacités installées et 54 % des injections depuis le début de l’année.

http://lenergeek.com/2017/09/11/energies-renouvelables-eolien-photovoltaique-croissance-ralentie/


10/09/17 : Le marché de l’éolien en pleine déconfiture
Malgré toutes les subventions dont elles bénéficient, les entreprises de l’éolien sont en faillite.
Le secteur français des équipements d’éolien est en faillite, malgré les subventions, malgré le « capitalisme d’État », malgré tout. La nature et le marché sont têtus. Le vent tourne. Les marchés baissent, l’or monte, les banquiers centraux hésitent…
Le mythe du crédit infini et gratuit va–t–il être emporté par un ouragan ? Trop tôt pour le dire, cher lecteur.
LE MARCHÉ DE L’ÉOLIEN EST EN TRAIN DE SOMBRER
Mais un autre petit marché local, plus facile à analyser, sombre sous nos yeux. Francéole, l’unique fabricant français de mâts d’éolienne, en redressement judiciaire, verra son sort scellé par le tribunal de Chalon-sur-Saône jeudi 7 septembre. Un des actionnaires de Francéole est Pélican Venture, la holding du groupe familial Gorgé. Le secteur entier paraît en déconfiture
Vergnet (moteurs et turbines, panneaux photovoltaïques) est également en redressement judiciaire. C’est un peu de notre argent qui s’envole, car Bpi France détient 42,5% de cette entreprise.
Autre cas, New Wind, une startup bretonne du secteur placée en liquidation en mars dernier. Cette fois, on trouve à la présidence du conseil de surveillance, l’homme à la marinière moulante, Arnaud Montebourg, ex–ministre du Redressement productif. Il a perdu les 56 000 € qu’il avait personnellement investis.

UN MARCHÉ DE L’ÉOLIEN POURTANT LARGEMENT SUBVENTIONNÉ
La maladie ou la mort d’une entreprise est toujours une triste chose, pour ses fondateurs, actionnaires, dirigeants, fournisseurs et employés. En général, une entreprise meurt car elle manque de clients prêts à payer pour ses produits un prix qui lui fait gagner de l’argent. En gros, les produits sont trop chers ou alors ils n’ont plus d’acheteurs. Un marché pollué par la pompe taxation-subvention.
Pourtant, on ne pouvait pas dire que le secteur de l’éolien souffrait de vents contraires : accord de Paris, plan de transition énergétique mitonné par Ségolène Royal (la marraine des portiques écotaxes), taxe carbone, etc. La gigantesque pompe étatique taxation–subvention tourne à plein régime pour ce secteur béni des politiques. C’est peut-être bien le problème… Nous sommes typiquement dans le cadre d’échanges gagnant–perdant.
À propos des éoliennes, écoutons un spécialiste :
Ce sont des énergies intermittentes qui vont nécessiter de grandes capacités de réserves qui vont reposer sur le gaz naturel (…) Résultat des courses, on va payer trois fois. D’abord parce qu’il faudra construire deux systèmes, éolien–gaz (…). Deuxièmement, il faudra subventionner les éoliennes. Troisièmement, les turbines gaz vont fonctionner seulement 70% du temps et donc le coût en capital du mégawattheure va être augmenté à due concurrence. Donc je pense qu’il faut bien réfléchir avant de vouloir s’engager trop massivement dans des productions intermittentes de renouvelables. Gérard Mestrallet, président de GDF–SUEZ, L’Usine Nouvelle, 8 juin 2011
En France, les éoliennes sont des intermittentes de l’électricité ; Gérard Mestrallet a raison. La part de couverture de la consommation garantie par ces moyens intermittents est infime, entre 0% et 0,7% selon les données mensuelles RTE. Outre son prix élevé, le système éolien–gaz engendre des « gaz à effet de serre » 70% du temps.

UN MARCHÉ DE L’ÉOLIEN QUI VA CONTINUER À ÊTRE RENFLOUÉ
Mais Emmanuel Macron reprend à son compte les objectifs du « plan de transition énergétique » du gouvernement précédent. Il compte « doubler d’ici à 2022 la capacité en éolien et en solaire photovoltaïque. Trente milliards d’euros d’investissements privés seront mobilisés ».
Hélas, tout ce flot d’argent ne rendra pas les fabricants nationaux plus compétitifs vis à vis de la concurrence étrangère.
Perdants : les contribuables, les consommateurs, les habitants des régions défigurées, les fournisseurs nationaux, leurs actionnaires, fournisseurs et salariés…
Gagnants ? On ne sait même plus qui sont les gagnants, dans cette affaire où tous les prix sont distordus, la concurrence est faussée, les clients sont forcés d’acheter (les éoliennes revendent leurs services intermittents à l’EDF même quand cette dernière n’en a pas besoin).
Ou plutôt, si, hélas, je vous laisse deviner qui gagne dans cette gabegie : la Parasitocratie, pardi ! Une mention spéciale quand même pour Arnaud Montebourg qui y a perdu des plumes personnelles et qui cette fois entre dans la catégorie « victime ».
Voici une vidéo, produite par la BBC de nos voisins britanniques, qui traite avec humour de l’exploitation politique du « changement climatique » par la Parasitocratie. Nous l’avons sous-titrée afin que les francophones puissent aussi la savourer.
https://www.contrepoints.org/2017/09/10/298379-marche-de-leolien-pleine-deconfiture

04/09/17 : Le vent tourne pour les petits acteurs de l’éolien français
Dans un marché français en pleine restructuration, les concurrents étrangers menacent la survie des fabricants tricolores.
Ce jeudi 7 septembre, le tribunal de commerce de Chalon doit trancher l’avenir de Francéole, l’unique fabricant français de mâts d’éoliennes. Vergnet, un autre acteur du secteur, a été placé en redressement judiciaire la semaine dernière.
« Vous voyez qu’on peut faire progresser le “made in France !” », avait lancé en 2013 Arnaud Montebourg lors d’une visite sur l’un des sites de Francéole. Mais dans le domaine éolien, le vent tourne vite ! L’ambition du seul fabricant français de mâts d’éolienne était d’en produire un sur deux dans l’Hexagone. Mais ça, c’était avant. Avant que les concurrents espagnols, portugais et chinois ne mettent en danger le fabricant tricolore, désormais en redressement judiciaire.
Aujourd’hui, la société Matière est prête à reprendre le site du Creusot, mais pour y faire fabriquer des ponts métalliques. Elle ne devrait garder que la ...



21/08/17 : Le boom du crowdfunding dans les énergies renouvelables 😡😡
Depuis quelques mois, les projets de parcs éoliens ou solaires financés par des plateformes participatives poussent comme des champignons. Entre citoyens en quête de sens et entreprises qui souhaitent favoriser l’adhésion de projets d’énergies renouvelables, une dynamique est lancée. Interview de Leo Lemordant, cofondateur d’Enerfip.
Concrètement, comment fonctionne votre plateforme ?
Nous proposons aux citoyens de placer leur épargne dans des projets éoliens, solaires, ou innovants, qui allient toujours rémunération attractive et utilité environnementale et sociale. Après avoir vérifié la solidité des projets, nous accompagnons à la fois des petites sociétés privées et des entreprises d’envergure nationale voire internationale. Nous avons par exemple travaillé pour la construction d’un parc d’éoliennes en Ardèche avec la Compagnie nationale du Rhône (CNR), le premier producteur français d’énergie exclusivement renouvelable qui affiche plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires.
Nous avons également des projets proposés par des collectivités territoriales qui se font accompagner par des professionnels.
Enerfip n’a pas uniquement l’ambition de devenir un intermédiaire entre des personnes qui ont des besoins et des citoyens qui veulent placer leur épargne de manière utile et traçable, notre objectif est d’aussi, sur le terrain, notamment dans les villages, de faire de la pédagogie sur les énergies renouvelables, d’aller chercher des nouveaux publics pour les convaincre que ces sources d’énergie sont non seulement bonnes pour la planète mais aussi pour l’économie en général. Le tout à travers un outil participatif sympa et innovant.

Vous avez donc pour ambition de financer la transition énergétique…
Oui, clairement. La transition énergétique est nécessaire et non punitive : voilà notre message principal ! Et nous savons de quoi nous parlons. Enerfip, née en 2014, est une plateforme de financement participatif de la Transition énergétique créée par des personnes issues des énergies renouvelables, de l’hydroélectricité aux centrales solaires en passant par la biomasse.
Comment définiriez-vous le crowdfunding ?
C’est un moyen d’aller chercher de nouvelles cibles de financement avant de trouver un financement bancaire classique.

Combien de projets avez-vous déjà financés ?
Nous avons financé plus d’une quinzaine de projets. Cela représente environ trois millions d’euros. Depuis plusieurs mois, il y a forte demande des professionnels et des acteurs des énergies renouvelables. L’activité est exponentielle et c’est lié à la qualité des projets que nous mettons en ligne.
Comment expliquez-vous la mode du crowdfunding…. sur les énergies renouvelables ?
Il est vrai que de plus en plus de citoyens mettent leurs œufs dans plusieurs paniers. Quand on compare avec les autres financements de crowdfunding, je pense aux PME, les personnes financent un peu à l’aveugle sans connaître vraiment les projets. C’est parfois risqué car les faillites de PME sont monnaie courante. Le crowdfunding dans les énergies renouvelables ressemble à celui de l’immobilier car c’est du concret, on sait à quoi va servir l’argent. Avec un avantage : les contrats d’électricité sont signés pour 15 ou 20 ans, les flux d’argent sont prévisibles (un projet solaire ou éolien est bien encadré sur le taux de rémunération)… Bref, c’est très peu risqué. Si l’effet de mode est venu par les plateformes généralistes, il y a une dynamique importante sur les énergies renouvelables depuis quelques mois. En plaçant son argent dans un parc éolien, le citoyen prend part, à son petit niveau, à la transition énergétique. Je pense qu’il y a des raisons structurelles pour que cet effet de mode perdure. L’avenir nous le dira !
17/08/17 : Eolien - Futuren enregistre une baisse de 5 % de son chiffre d’affaires au premier semestre 2017
L’entreprise de production d’électricité éolienne Futuren a annoncé un chiffre d’affaires en léger retrait, au premier semestre 2017. De 31.275 € au premier semestre 2016, il est passé à 29.847 €, enregistrant donc une baisse de 5 %. L’activité de vente de Futuren a très légèrement baissé (3 %), quand l’activité de développement et gestion de parcs à pour sa part diminué de 20 %.
Fin juillet, l’association France Energie Eolienne (FEE) publiait un rapport faisant état d’une baisse de 13 % des raccordements éoliens au premier semestre 2017. Une baisse notamment due selon FEE, aux « incertitudes liées à l’évolution du cadre économique de l’éolien terrestre ».
Le Conseil d’administration de Futuren a par ailleurs nommé début juillet, un nouveau Directeur Général délégué en la personne d’Alexandre Morin. Ce dernier a notamment été directeur financier d’EDF Energies Nouvelles France pendant huit ans.

http://www.environnement-magazine.fr/article/49729-futuren-enregistre-une-baisse-de-5-de-son-chiffre-d-affaires-au-premier-semestre-2017/

07/08/17 : Abolis, les privilèges ?Réacteurs contre éoliennes
J'ai lu avec beaucoup d'intérêt votre article du 11 juillet sur la réduction du nucléaire en France par Nicolas Hulot.
Supprimer 17 réacteurs d'une puissance comprise entre 900 et 1.300 MW c'est en moyenne, disons 17 x 1.000 MW = 17.000 MW en capacité de production. Avec une disponibilité sur le réseau de 90 %, leur apport est en réalité de 15.300 MW.
Une éolienne actuelle peut produire 2 MW. Mais, avec une disponibilité de 25 %, c'est en moyenne 0,5 MW. Ainsi, 15.300 MW divisés par 0,5 nous conduisent à construire 30.600 éoliennes.
Contrairement à ce qui avait été annoncé par Nicolas Hulot, notre consommation électrique ne diminuera pas (le numérique et les gros centres informatiques sont très gourmands en énergie, les véhicules électriques aussi !).
Ces propos sont-ils rêve d'utopiste ou fondés sur des études scientifiques que je rêve de découvrir… Tout le monde peut se tromper…
Bernard Sautenet de Saint-Laurent-Nouan (Loir-et-Cher)

http://www.lanouvellerepublique.fr/France-Monde/Communautes-NR/Vos-reactions-a-l-actualite/n/Contenus/Articles/2017/08/07/Abolis-les-privileges-3187542

06/08/17 : Éolien. Les mâts français battent de l'aile
L'unique constructeur français de mâts éoliens en acier, Francéole, est en redressement judiciaire. La société bourguignonne souffre de la double concurrence européenne et chinoise.
L'éolien français dépendra-t-il bientôt des marchés européens et chinois ? L'unique producteur français de mâts en acier pour les éoliennes terrestres est en redressement judiciaire depuis le 17 mai, et l'incertitude plane toujours sur une éventuelle reprise. Basé en Bourgogne, Francéole emploie près de 160 personnes au Creusot (Saône-et-Loire) et à Longvic (Côte-d'Or).
La faillite de l'entreprise interpelle. Son chiffre d'affaires culminait à 29 millions d'euros en 2016, et la reprise de l'éolien se confirme dans l'Hexagone. Mais voilà, Francéole n'arrive plus à faire face.
«C'est à cause de la chute vertigineuse des prix des mâts, résume Sophie Haag, codirectrice du leader français du mât éolien.L'entreprise a perdu 30% de ses marges brutes.» Tout simplement à cause de la forte concurrence du secteur.
Offre de reprise partielle
En Europe, beaucoup d'entreprises se sont installées avant la crise. Mais depuis, certains marchés ont disparu, comme celui de la péninsule ibérique. Alors pour remplir les carnets de commandes, les constructeurs ont baissé leurs prix. À ce jeu-là, il est difficile de faire face à la concurrence espagnole ou portugaise.
La surcapacité européenne n'est pourtant pas le seul souci de Francéole. Le mât éolien français est également à la merci de la concurrence chinoise. « Les mâts chinois ne sont toujours pas taxés à leur entrée en Europe », précise Sophie Haag. Et malgré leurs demandes répétées, les fabricants de mâts éoliens n'ont toujours pas eu gain de cause auprès de la Commission européenne.

Besoin de « 500 000 emplois »
Côté syndicats, on déplore l'absence d'implication du gouvernement dans le dossier. L'incohérence avec les objectifs affichés en matière d'énergie renouvelable est pointée du doigt. « Ça nous choque parce qu'on explique qu'il faut créer 500 000 emplois dans le renouvelable et on n'est pas capable d'en garder 160 », s'est désolé Jean-Luc Mercier, membre de l'Union départementale CGT de Saône-et-Loire.
Ce redressement judiciaire intervient alors que l'État est en retard sur ses objectifs en termes de transition énergétique. Dans son dernier baromètre, l'Observatoire des énergies renouvelables note, en effet, que « pour parvenir aux objectifs assignés à la filière, c'est plus de 1,8 gigawatt qui devrait être raccordé chaque année ». Un rythme annuel jamais atteint en France.
Pour l'instant, une seule offre de reprise partielle a été déposée. L'entreprise Matières ne reprendrait qu'un seul des deux sites de Francéole, au Creusot, et maintiendrait 46 emplois sur les 160. Deux fonds d'investissement ont demandé un délai supplémentaire afin d'étudier une éventuelle reprise du site de Longvic.
La dérive suicidaire de la politique industrielle d’EDF n’est pas prête d’être enrayée.
L'’entreprise EDF est censée se comporter aujourd’hui comme toutes les autres entreprises. Mais, étrangement, la loi 1 ne lui attribue pas les mêmes devoirs, notamment vis-à-vis des énergies renouvelables.
Ainsi, contrairement à ses concurrents, la loi sur la nouvelle organisation du marché de l’électricité (dite loi NOME 2) oblige EDF à :
– céder un quart de sa production de base (nucléaire et hydraulique), soit 100 térawattheures (TWh) à un prix « d’ami » (42 €/MWh)… à ses concurrents3, parfois parés de la couleur « verte ». Serait-il envisageable de demander à Renault de céder un quart de sa production à ses concurrents, à un tarif fixé par l’État ?
– céder 5% de sa production, soit 20 TWh environ, aux “entreprises locales de distribution” à un tarif voisin de 35 €/MWh,
– acheter la production électrique des énergies renouvelables en France à des tarifs fixés par l’État eux aussi,
– accepter l’obligation morale d’investir outre-mer, y compris Corse, St Pierre et Miquelon, île de Sein, toutes zones commerciales où ses concurrents ne se bousculent pas…

LES OBJECTIFS DE L’UE
L’Union européenne a décidé de réduire de 20 % ses émissions de gaz à effet de serre, d’accroître son efficacité énergétique de 20 % et sa part des énergies renouvelable de 20 % dans le mix énergétique d’ici 2020. Cet objectif « 20-20-20 » sacralisé rend caduque les problèmes de tarifs, et donc toute réflexion sur ce thème.
Quelques législateurs sont convaincus que la poursuite d’un tel objectif réduit à néant les chances pour EDF de maîtriser le coût de l’électricité et la réduction des émissions de gaz à effet de serre, mais jamais ils n’en conviendront officiellement. Ils préfèrent se faire les complices de cette manipulation plutôt que de la dénoncer.
Presque tous les postes de responsabilité au ministère de l’Écologie sont aujourd’hui entre les mains d’écologistes idéologues qui souhaitent suivent le scénario de l’ADEME 100% d’énergies renouvelables. Greenpeace, le parti écologiste, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) et l’association France énergie éolienne (FEE) paraissent y avoir le pouvoir absolu.

IMPASSE TECHNICO-FINANCIÈRE
Ce scénario ADEME de fermeture du nucléaire conduit à une impasse technico-financière et prévoit la construction 174 GW d’éoliennes, soit plus de 60.000 machines de 2,5 MW. Pour mémoire la puissance totale installée est aujourd’hui de 11 GW pour 7.000 éoliennes.
EDF, à travers sa filiale Énergies Nouvelles, est devenue le fer de lance de cette politique en prenant actuellement le contrôle du maximum de sociétés qui sont dans les énergies renouvelables, et notamment l’éolien. EDF EN a annoncée le 20 juillet avoir acheté 87,5% du spécialiste de l’éolien Futuren.
La dérive suicidaire de la politique industrielle d’EDF n’est pas prête d’être enrayée. Que survienne, un peu partout dans le monde, le prévisible tarissement des subventions et EDF se retrouvera au bord de la faillite, ou sera obligé de doubler ou de tripler la facture des Français.

IMPOSTURE DES ÉNERGIES RENOUVELABLES
En effet, lorsque l’imposture des énergies du vent et du soleil sera démystifiée une bonne fois pour toutes (une telle échéance est peut-être proche), l’éclatement de la bulle financière donnera le signal de la déroute de la plupart des systèmes électriques dans le monde.
Comment se fait-il qu’aucune voix de premier plan ne s’élève contre le sabotage méthodique d’une industrie nationale de premier plan ?
Qui donnera un coup d’arrêt à ce spectacle lamentable joué par des conjurés dont tout le monde peut vérifier que l’entreprise qu’ils sont en train de concocter, sur instructions du pouvoir politique, conduit à la faillite ?

NAUFRAGE INDUSTRIEL TITANESQUE
Un naufrage industriel titanesque se prépare avec le barde acclamé par 75% des Français, Nicolas Hulot, à la proue du navire France. Il ne reste plus qu’à créer un tribunal d’exception pour punir les hérétiques qui oseront s’opposer à ce programme et nous serons proches du retour à l’inquisition.
Cette hypocrisie ambiante d’une loi inique sur la transition énergétique ourdie contre l’industrie française amène aujourd’hui EDF et AREVA à entrer dans une zone de turbulences.

Où sont les coupables ?
Et pour qui sonne le glas ?
1- Loi n° 2000-108 du 10 février 2000 relative à la modernisation et au développement du service public de l’électricité.
2 - La loi NOME du 7 décembre 2010 a fixé un nouveau cadre pour le marché de l’électricité en France.
3 - Au prix de 42 €/mégawatheure (= mille kilowattheures)

https://www.contrepoints.org/2017/08/03/296028-edf-renouvelables-sonne-glas?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=48889cb46d-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-48889cb46d-113970649&mc_cid=48889cb46d&mc_eid=7562c94020


29/07/17 : Électricité verte : l’escroquerie continue
Il est temps de voir uniquement notre intérêt économique et de rejeter la dictature écologique bien-pensante.
La commission de régulation de l’énergie préconise d’augmenter de 17 % une taxe qui permet à EDF de faire payer plus cher l’électricité, produite par les éoliennes et les panneaux solaires et mensongèrement qualifiée de « verte ». Ce nouveau prélèvement, s’il était accepté, augmenterait de 24 euros par an la facture moyenne des Français et de 36 euros pour les logements mal isolés, ce qui reviendrait à pénaliser les classes défavorisées. Certes, comme le dirait une députée LREM, où va-t-on si les « pauvres » pleurent pour une telle somme, mais tout observateur honnête, et qui sait résister à la pression totalitaire exercée sur la société les pseudo-écologistes, sera révolté par ce racket inadmissible et scandaleux.
L’État, tel un proxénète, prélèvera sa dîme sur cette augmentation, car nous paierons 20 % de TVA sur taxe (la taxe sur la taxe, au fond !). Bercy récoltera donc 120 millions au total, somme non négligeable en cette période de disette budgétaire. Car EDF perçoit 50 % du prix du Kwh, le reste se partage en trois parts égales : le Trésor (soit 102 € en moyenne par foyer et 3,3 milliards au total), l’achat d’électricité verte et enfin le transport de cette énergie, sachant qu’une part (difficile à quantifier) de cette manne sert de prébendes à des élus locaux par l’intermédiaire de nébuleux syndicats intercommunaux.
Mais pourquoi payer plus cher l’électricité « verte » alors qu’elle est source de CO2 (par la fabrication des éoliennes et des panneaux) et qu’on a recours à des centrales au gaz (parfois même au charbon) pour pallier la pénurie les jours sans vent ou sans soleil ? Son bilan carbone est donc mitigé (même si cette notion bobo n’a strictement aucun sens, mais comme elle justifie cette taxe indue, il faut en parler pour démolir les arguments « écologistes »). En outre, l’achat du matériel profite principalement à la Chine et contribue à l’effondrement de notre balance commerciale.
Aux États-Unis, le marché dicte les prix et l’éolienne et le solaire se développent tout aussi bien (peut-être mieux !). Que l’État n’intervienne pas artificiellement dans ce secteur accélère l’innovation et la recherche de méthodes performantes. Et on peut se demander si, dans 10 ou 20 ans, les panneaux solaires et nos éoliennes actuels, si coûteux, ne seront pas totalement obsolètes et si, par exemple, comme le promettent des chercheurs, on ne transformera pas le CO2 en méthane à l’aide du soleil. Abolissons donc ces subventions inutiles.
Et plutôt que de vouloir, comme M. Hulot, fermer, pour des raisons uniquement idéologiques, les réacteurs nucléaires, prolongeons-les au maximum (sans prendre de risques, bien sûr). Cela les rentabilisera et allégera d’autant la facture colossale de leur démantèlement. En observant la façon dont opéreront les Allemands pour détruire leur parc nucléaire, nous diviserons par 3 ou 4 le prix final. Les pionniers dans un domaine sont toujours ceux qui payent le plus. Il est temps de voir uniquement notre intérêt économique et de rejeter la dictature écologique bien-pensante.
http://www.bvoltaire.fr/electricite-verte-lescroquerie-continue/

28/07/17 : Agrégation : le contrat standard pour le secteur éolien est sorti
 😠😡
France Energie Eolienne a rendu public aujourd’hui le contrat d’agrégation standard de la filière éolienne (ci-dessous), rédigé par le cabinet Norton Rose Fulbright. Un document de pas moins de 55 pages, dont la philosophie est déjà bien connue.
Extrêmement détaillé, en anglais, il est destiné à défendre au mieux les intérêts des développeurs et exploitants éoliens dans le contexte de la vente de leur production sur les marchés. Il vise aussi à faciliter le financement initial des projets et le changement éventuel de prestataire en cours de contrat sous complément de rémunération. « Validé par les acteurs financiers, ce contrat standard donne à l’ensemble des producteurs et agrégateurs qui le souhaitent la possibilité d’utiliser une référence fiable de contrat de vente d’électricité », argumente Pierre-Albert Langlois, responsable économie, exploitation et lois & réglementations de FEE.

Les agrégateurs restent à convaincre
La création de ce contrat de place est consécutive aux travaux de représentants des développeurs, des financeurs et des agrégateurs, réunis à plusieurs reprises par FEE depuis fin 2016. Certains grands agrégateurs européens n’ont pas écarté ...
https://www.greenunivers.com/2017/07/agregation-contrat-standard-secteur-eolien-sorti-166285/

28/07/17 : Le coût du soutien aux énergies renouvelables va augmenter en 2018
La gendarme de l'énergie a évalué à près de 8 milliards d'euros pour 2018, en hausse de 17 % sur un an, le montant des charges de service public de l'énergie (CSPE), qui permettent notamment de financer les énergies renouvelables, selon une délibération publiée vendredi.
C'est au Parlement, dans le cadre de la loi de Finances, de déterminer à quelle hauteur ce montant sera effectivement financé via une taxe appliquée sur la facture d'électricité des consommateurs.
Les charges de service public de l'énergie doivent notamment servir à couvrir les missions de service public assurées par l'opérateur historique EDF, dont celles liées au rachat à un prix bonifié de l'électricité d'origine renouvelable et les tarifs sociaux.
Selon la Commission de régulation de l'énergie (CRE), l'Etat devrait compenser EDF à hauteur de 7,93 milliards d'euros au titre 2018.
Dans le détail, 69 % de ce montant correspond au soutien aux énergies renouvelables, dont 39 % pour le solaire photovoltaïque et 19 % pour l'éolien, 18 % correspond à la péréquation tarifaire dans les zones non interconnectées (outre-mer, etc.), 9 % au soutien à la cogénération (production de chaleur et d'électricité), 2 % aux tarifs sociaux et 1 % au soutien à l'injection de biométhane dans les réseaux de gaz.

L'an dernier, le montant de la CSPE était in fine resté stable à 22,5 euros par mégawattheure consommé. Elle représentait ainsi environ 16 % de la facture d'électricité des clients résidentiels.
Si le régulateur évalue le montant des charges de service public de l'énergie, le financement de ces charges est fixé par le Parlement dans le cadre de la loi de Finances.
Jusqu'à 2015, le montant de la contribution était évalué par la CRE mais fixé par le gouvernement.
Dans le sillage de la montée en puissance des énergies renouvelables, les charges de service public de l'énergie devraient atteindre environ 45 milliards d'euros sur les cinq prochaines années, a par ailleurs prévenu la CRE dans sa délibération.
Ce calcul ne prend en compte que l'état actuel du parc et les prévisions d'évolution selon la tendance actuelle de développement.
Le montant de la CSPE atteindrait ainsi 10,16 milliards d'euros pour l'année 2022.
La CRE recommande donc "la généralisation des appels d'offres à l'ensemble des filières matures et concurrentielles", afin de limiter la hausse de la CSPE.
http://www.lepoint.fr/economie/le-cout-du-soutien-aux-energies-renouvelables-va-augmenter-en-2018--28-07-2017-2146577_28.php


28/07/17 : Loi de transition énergétique : attention au virage !
La coûteuse sortie de route de l’Allemagne dans son « virage énergétique » (« Energiewende » en allemand) devrait alerter les parlementaires français. Il ne faudrait pas aboutir au même désastre.
L’électricité y est deux fois plus chère qu’en France pour les particuliers, la consommation de charbon, de méthane et les émissions de gaz à effet de serre sont en hausse, et leur réseau d’électricité est fragilisé.
La loi de transition énergétique (LTE) comporte trois objectifs : 
1) sécuriser nos approvisionnements, 
2) contribuer à la lutte contre le changement climatique, 
3) être plus compétitif pour améliorer l’emploi et la croissance.
Mais elle comporte aussi des objectifs politiques qui n’ont pas été soumis à une analyse économique, comme la réduction de 50% des émissions de carbone en 2050. Ils supposent de gigantesques financements et impliquent une importante dégradation du niveau de vie.
Quelques « belles âmes » ont fait croire aux Français qu’ils faisaient une bonne action pour la planète en réduisant de 90% les émissions de carbone du système électrique européen. C’est un chiffre qui sonne bien et fort. Mais, en réalité, cet effort herculéen diminuera seulement de 0,9% le carbone néfaste dans l’atmosphère. En effet, la production électrique française est déjà décarbonée à 90%, et elle représente seulement 4% de nos émissions globales de carbone. Plus de mille milliards d’euros vont être gaspillés en Europe pour, au final, repousser le réchauffement climatique de trois mois au maximum sur 50 ans…
Pour aboutir à cette absurdité, la Commission européenne a commis deux erreurs pendant ses travaux :
- La première a été de se laisser bercer par la musique des mots sans évaluer les bénéfices de la mise en œuvre de ses préconisations.
- La deuxième, a été de mettre en place deux trains de directives qui se télescopent : 1) D’un côté, il y a une politique de libéralisation des marchés européens de l’énergie (la même que celle mise en place pour les « télécom »). Elle possède sa logique : la concurrence et le consommateur sont au centre du dispositif. 2) D’un autre côté, et en même temps, il y a la directive européenne de 2008 sur le climat qui revient à multiplier les subventions sans aucune limite de coût. Elle place le producteur d’énergie renouvelable au centre du dispositif (et pas le consommateur) en lui donnant tous les moyens de produire les énergies les moins compétitives sous prétexte qu’elles sont vertes.
Ainsi, la Commission européenne dit d’un coté : « vive la concurrence » en privilégiant les consommateurs et les prix bas et simultanément et, d’un autre côté, « tout ce qui est vert doit être subventionné jusqu’à devenir compétitif dans 30 ou 40 ans ». Ces deux politiques sont contradictoires.
L’erreur fondamentale est de ne pas avoir appliqué une véritable analyse économique et de s’être laissé hypnotiser, comme souvent, par des mots séduisants : on « décarbone », on « sauve la planète », on va vers « un monde meilleur » grâce à « une politique ambitieuse ». Mais, en réalité, nos décideurs ne font pas l’effort de mettre en parallèle la dépense et le résultat escompté. Ils engagent les Européens, et donc les Français, dans une impasse.
Des lobbies puissants gravitent autour des énergies « vertes » dans le but d’obtenir des subventions pour les éoliennes et les panneaux photovoltaïques. Le consommateur et le contribuable paieront, même si, comme l’a déclaré le précédent Président de la République François Hollande à la télévision le 7 novembre 2014 :« Ca ne coûtera rien puisque c’est l’Etat qui paye » (! ?)
La France a aussi accumulé des erreurs dans l’élaboration de cette transition énergétique européenne. Elle a déjà une énergie décarbonée comme le sera peut-être l’énergie allemande en… 2050. Au lieu de dire « nous avons un avantage compétitif. Que les autres prennent exemple sur nous et nous rattrapent », nos décideurs ont considéré que tout le monde devait s’imposer le même effort sans égard pour le niveau déjà atteint !
Notre réseau électrique, interconnecté au réseau allemand, absorbe les énormes perturbations dues aux erreurs d’outre Rhin dans le développement disproportionné des énergies intermittentes (éolien et photovoltaïque). La faute à qui ? L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), nos hommes politiques et « Bruxelles » vont bientôt se rejeter « la patate chaude ».
Dans les cabinets ministériels, des ombres discrètes ont fait prendre une décision délirante aux décideurs européens : la division par quatre de nos émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050 (dit le « facteur 4 »). Elle aura un résultat insignifiant à l’échelle de la planète mais elle peut saborder notre niveau de vie. Qu’on divise par quatre ou par dix nos émissions de carbone en 40 ans retardera peut-être le réchauffement climatique mondial de quelques semaines ! Il faut dire la vérité et cesser de se laisser griser par la musique des mots.
Engager des centaines de milliards d’euros pour des objectifs politiques incantatoires et économiquement mal définis est une folie aux conséquences sociales dangereuses dans un pays qui s’étripe pour une allocation familiale rabotée et des congés parentaux diminués.
Influencés efficacement par des experts autoproclamés et des idéologues, quelques politiciens irresponsables concoctent aux Français un avenir faussement décarboné, faussement radieux et hors de prix.
Attention au virage !…

http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/loi-de-transition-energetique-195445

27/07/17 : Energie - Léger recul pour le secteur de l’éolien au premier semestre 2017
L’association France Energie Eolienne a publié le rapport semestriel du secteur de l’éolien. Une baisse de 13 % des raccordements est enregistrée par rapport au premier semestre 2016.
Comme pour le photovoltaïque, les installations éoliennes ont subi un recul au premier semestre 2017. L’association France énergie éolienne (FEE) a annoncé le 26 juillet 2017 que le nombre de raccordements a baissé de 13 % par rapport au premier semestre 2016: dans les six premiers mois de l’année, 492,35 MW ont été installés et raccordés, contre 568,2 MW en 2016. Selon FEE, « les incertitudes liées à l’évolution du cadre économique de l’éolien terrestre ont eu un impact direct sur les nouvelles capacités éoliennes mises en services pendant les six premiers mois de l’année. »
Des incertitudes qui poussent à la prudence de la part des professionnels, d’après le président de FEE Olivier Perot. Ce dernier s’attend toutefois à une année similaire à 2016, qui devrait atteindre les objectifs de 15 GW prévus dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) pour 2018. Cependant, Olivier Perot souligne « la nécessité d’accélérer en levant les freins au développement pour atteindre les objectifs de 2023 (26 GW, fourchette haute). » Délais de raccordement, concertation sur les contraintes spatiales (militaires notamment), procédures d’instruction compliquées ou encore temps de traitement des recours contre les projets, sont autant de contraintes « qui pèsent sur le développement et le rythme d’installation. » Des difficultés d’acheminement d’éoliennes ont également été constatées par les professionnels.
492,35 MW représentent la consommation de 385.000 ménages. Le secteur de l’énergie éolienne reste malgré tout dynamique. Au premier semestre 2017, Enercon possède la plus grande part du marché avec 31 %, devant Vestas, 20 % et Senvion et Nordex, tous deux à 14 %. General Electric et Siemens Gamesa possèdent respectivement 11 % et 10 % du marché éolien.
http://www.environnement-magazine.fr/article/49678-leger-recul-pour-le-secteur-de-l-eolien-au-premier-semestre-2017/

26/07/17 : Le développement de l'éolien et du photovoltaïque marque une pause
Alors que 2016 avait connu une forte progression de l'éolien en France, le nombre de raccordements du premier semestre 2017 est plutôt timide. Pour le photovoltaïque, 2016 n'avait pas été une année faste et 2017 prend le même chemin.
Après une année 2016 assez propice pour l'éolien, la tendance actuelle est moins favorable selon les chiffres du premier semestre 2017. En 2016, 1.351 mégawatts (MW) d'éolien avaient été raccordés au réseau électrique français, dont 530 MW au quatrième trimestre de l'année. Le volume annuel raccordé avait progressé de 37% sur un an et établit un nouveau record. Les chiffres que vient de publier la fédération France Energie Eolienne sont moins glorieux.
L'éolien maintient le rythme nécessaire à la PPE
Le premier semestre 2017 est marqué par une baisse de 13% des raccordements par rapport au premier semestre 2016, soit 492,35 MW supplémentaires. En cause ? Les incertitudes liées à l'évolution du cadre économique de l'éolien terrestre qui ont eu un impact direct sur les nouvelles capacités éoliennes mises en service pendant les six premiers mois de l'année. "Ces incertitudes ont incité les professionnels de l'éolien à la prudence, dans l'attente d'un cadre cohérent et stable. Les perspectives pour l'ensemble de l'année 2017 devraient être dans la lignée de 2016", commente Olivier Perot, président de France Energie Eolienne.
En 2016, le Gouvernement avait dû revoir son mécanisme de soutien à l'éolien. Ce n'est qu'en décembre qu'un régime rétroactif transitoire a été mis en place. Il a supprimé la possibilité pour la filière de bénéficier de tarifs d'achat et créé, en conservant le principe d'un guichet ouvert, un complément de rémunération au niveau du tarif d'achat de 2014 sans conditions de puissance.
En mai 2017, le Gouvernement a lancé un appel d'offres et publié l'arrêté tarifaire qui scellent la fin de cette période transitoire et ouvrent une nouvelle ère pour la filière éolienne terrestre : l'intégration au marché électrique. A partir de 2017, deux dispositifs de soutien coexisteront pour l'éolien terrestre : un complément de rémunération pour les parcs de six mâts maximum accessible en guichet ouvert (sans sélection de projets) et un complément de rémunération pour les parcs plus grands, via des appels d'offres.
Malgré des raccordements en baisse, le rythme de déploiement est conforme aux objectifs de 15 GW prévus dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) pour 2018. FEE attend beaucoup du Plan Climat présenté par Nicolas Hulot pour "lever les contraintes qui pèsent sur le développement des projets : réduction des délais de raccordement, meilleure concertation sur les contraintes spatiales – notamment militaires, simplification des procédures – notamment d'instruction – et accélération du traitement des recours contre les projets".
Le solaire décroche à nouveau
Si l'éolien reste confiant, la filière du solaire photovoltaïque est plus inquiète. Selon les données publiées par le think tank France territoire solaire, le volume de raccordement au premier trimestre 2017 s'établit à 82 MW, plus bas qu'au trimestre précédent (101 MW) et très inférieur au premier trimestre 2016. "Ce 1er trimestre prolonge la baisse successive des raccordements observée depuis début 2016, et atteint un niveau trimestriel le plus bas jamais observé depuis 2010", commente le think tank.
"Ce constat « macroscopique » d'un volume de raccordement si faible trouve ses causes dans de multiples difficultés ou freins. Les appels d'offres et l'absence de transparence sur les résultats quantitatifs et qualitatifs de ces attributions ne facilitent pas la résolution des problèmes", estime le think tank. Si les marchés 9-100 kW semblent repartir de manière continue, pour le segment 100-250 kW, le volume de raccordement de ce 1er trimestre est particulièrement faible. "Les raccordements de la troisième vague d'appels d'offres ne semblent toujours pas observés", remarque France territoire solaire, d'autant plus que la seconde vague d'appels d'offres, dont l'échéance de mise en service était requise à la fin du 2ème trimestre 2016, montre un taux d'abandon inférieur à 40%. "Le fait d'être lauréat n'étant pas la condition exclusive de la réalisation des projets (bail, financement d'un bâtiment, raccordement…), force est de constater que les appels d'offres, avec leurs spécifications actuelles, ne stimulent pas la filière et les résultats en terme de raccordement sont faibles", commente le think tank.
Depuis fin 2016, la file d'attente gonfle, surtout pour les moyennes toitures (9-100 kW) et les centrales entre 1 et 12 MW. "Ce stock en file d'attente se « vidant » peu, vue la faiblesse du volume raccordé, le potentiel de « nouvelles capacités » s'accroît et pourrait représenter 3 ans de raccordement, voire 4 ans si le volume de raccordement reste aussi faible qu'en 2016", selon France territoire solaire.
https://www.actu-environnement.com/ae/news/developpement-eolien-solaire-pause-fee-france-territoire-29457.php4

25/07/17 : EDF déploie sa stratégie d’acquisition en Europe et à l’international
Créé au lendemain de la seconde Guerre mondiale, en 1946, EDF possède un statut d’opérateur historique en France. Premier acteur du marché français de l’électricité, le groupe de Jean-Bernard Lévy a à ce titre un rôle majeur à jouer dans la réussite de notre transition énergétique et dans la lutte contre la réduction de nos émissions de gaz à effet de serre. Conscient de son rôle et des mutations qui s’opèrent actuellement dans le marché de l’énergie, EDF a lancé en janvier 2015 sa « stratégie 2030 » qui vise notamment à doubler la capacité de son parc de production d’énergies renouvelables d’ici l’horizon 2030. Un objectif ambitieux que le groupe compte notamment atteindre en enrichissant son portefeuille éolien en Europe et à l’international.
Renforcer son parc de production
Ce début d’année 2017 a été particulièrement propice pour EDF en termes d’acquisition de projets renouvelables éoliens. L’électricien français continue en effet d’étendre son parc renouvelable en Europe : après des transactions fructueuses en Allemagne il y a quelques mois, EDF a annoncé il y a quelques jours avoir finalisé une opération financière en Écosse avec la société de gestion et de développement d’actifs Partnerships for renewables.
Cette opération porte sur le rachat par EDF Energy Renewables (EDF ER), filiale britannique d’EDF Energies Nouvelles, de 11 projets de parcs éoliens. L’ensemble de ces actifs affichent une capacité potentielle de 600 MW. « Potentielle » car ces unités de production ne sont pas encore sorties de terre : trois de ces projets ont d’ores-et-déjà obtenu un permis de construire, un autre est en phase d’instruction alors que les sept derniers sont encore en phase de développement.
Cette opération financière permet à EDF de renforcer sa puissance de production d’outre-manche. L’électricien français exploite déjà 319 MW en Écosse et compte plus d’1 GW de projet en cours de développement. Parmi eux, le projet éolien de Lewis, situé sur la plus grande île de l’archipel des Hébrides extérieures et qui affiche une puissance de 340 MW.
Deux acquisitions en Allemagne pour diversifier ses compétences
Cette opération financière intervient quelques semaines après celles effectuées en Allemagne et aux États-Unis, également dans le secteur de l’éolien. Après avoir acheté 67% du capital de Futuren en juin dernier, le groupe EDF a annoncé le 5 juillet le lancement d’une OPA simplifiée afin d’acquérir les parts restantes. EDF EN a également annoncé le rachat d’Offshore Wind Services (OWS), une autre société allemande, spécialisée dans le service offshore. L’ensemble de ces opérations devraient afficher un coût de 320 millions d’euros.
L’acquisition de Futuren, un « pure player » de l’éolien, va permettre à EDF d’étendre son activité dans des pays jugés stratégiques. La société allemande affiche en effet un portefeuille de parcs éoliens terrestres d’une puissance cumulée totale de 389 MW en France (159 MW) mais également en Italie (40 MW), en Allemagne (140 MW) et au Maroc (50 MW).
EDF ne compte cependant pas s’arrêter au simple rôle de producteur énergétique. L’acquisition d’OWS, issue de l’activité maintenance du turbinier Bard, va en effet lui permettre de se positionner comme un opérateur intégré, qui dispose de l’ensemble des compétences nécessaires au bon fonctionnement d’une installation (exploitation, rénovation, amélioration…). De quoi renforcer son savoir-faire dans la maintenance des sites de production mais également dans le renforcement des sites les plus anciens (repowering, ou remplacement des turbines par des plus performantes).
EDF mise sur le renouvelable à l’international
La filiale américaine d’EDF dédiée aux énergies renouvelables a également annoncé à la fin du mois de juin une opération destinée au renforcement de son portefeuille éolien outre-Atlantique. EDF EN a en effet signé un contrat de fourniture d’électricité pour le projet éolien de Stoneray. Implanté sur les comtés de Pipestone et de Murray, dans le sud-ouest de l’Etat du Minnesota, ce parc éolien sera composé de 50 turbines. Sa construction devrait débuter début 2018.
Une fois mis en service (à l’horizon de l’hiver 2018-2019), il affichera une puissance de 100 MW. De quoi répondre avec une électricité 100% renouvelable aux besoins annuels de 47.000 foyers américains.
« Le secteur des énergies renouvelables et de l’éolien se professionnalise et se concentre, en France et ailleurs dans le monde. Et le mouvement ne va pas s’arrêter là. J’en prends le pari. La stratégie d’EDF vise à doubler ses activités dans les énergies renouvelables d’ici à 2030, principalement par développement organique, mais on ne s’interdit pas de regarder des acquisitions surtout si elles comportent un portefeuille de développement », explique Antoine Cahuzac, directeur général d’EDF EN.

http://www.lemondedelenergie.com/edf-strategie-europe-international/2017/07/25/

24/07/17 : Nouveau recours devant le Conseil d'Etat contre le régime de soutien à l'éolien terrestre
Les associations anti-éoliens Fédération environnement durable (FED) et Vent de Colère ont annoncé, le 21 juillet, avoir déposé des requêtes devant le Conseil d'Etat pour contester le régime de subventionnement appliqué à l'éolien terrestre. Deux dispositifs de soutien sont fixés par le décret du 28 avril 2017 relatif à l'autoconsommation collective et l'arrêté du 6 mai 2017 qui précise les conditions du complément de rémunération de l'électricité produite par ces installations ayant signé un contrat d'achat après le 1er janvier 2017. Ces textes ont été pris par l'ancien gouvernement.
"En imposant l'obligation de participer à un appel d'offres tarifaire aux seuls nouveaux sites éoliens de plus de 18 MW, le décret supprime toute concurrence réelle entre les opérateurs et ne permet pas de diminuer les subventions payées par l'Etat", dénoncent les associations. L'arrêté fixe également un tarif de référence à 75 euros/MWh pendant 20 ans pour les sites industriels éoliens de moins de 18 MW installés. Cet arrêté "maintient un système de subventionnement excessif. 2/3 des sites éoliens pourront ainsi bénéficier d'une rentabilité supérieure à la fourchette de référence établie par la Commission de régulation de l'énergie (CRE)", fustigent les associations.
FED et Vent de colère ont aussi déposé, en avril dernier, une requête en Conseil d'Etat pour faire annuler le décret relatif à l'autorisation environnementale unique.
https://www.actu-environnement.com/ae/news/soutien-eolien-terrestre-conseil-etat-recours-vent-colere-fed-29443.php4

21/07/17 : Dans la transition énergétique, « on ne peut pas être contre tout » (Hulot)
Le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot a estimé vendredi à Plouarzel (Finistère)qu'en matière de transition énergétique, « on ne peut pas être contre tout ».
« Le premier message que je veux faire passer, c'est que, dans la transition énergétique, on ne peut pas être contre tout », a déclaré M. Hulot qui s'exprimait à l'occasion d'une visite au Centre régional opérationnel de secours et de sauvetage en mer (CROSS), installé à la pointe du Corsen.
Interrogé sur les énergies marines renouvelables (EMR), M. Hulot a expliqué : « On est freiné dans le développement de cette filière par un certain nombre de verrous administratifs, juridiques, parfois économiques ou financiers (...) C'est bien beau de se fixer des objectifs dans une loi, mais après, il faut développer des stratégies (...) Dans les verrous, il y a parfois des contentieux qui s'éternisent, des craintes qui sont justifiées ou non ».
« Mais il va falloir booster la filière et je dis aux acteurs que je serai a leurs côtés avec cette réserve que, si je suis en charge de doper l'économie bleue, attention à ce que les océans n'apparaissent pas comme un eldorado que l'on va aller piller sans scrupules. Car, par ailleurs, je suis là pour faire en sorte que cet écosystème, on en préserve son intégrité ».
« Maintenant, on va rentrer dans la phase opérationnelle (...) On a jusqu'en fin 2018 pour mettre en place des plans de bataille mais, après, on va vraiment booster la filière de l'économie bleue », a ajouté le ministre.
Quatre dossiers ont été présentés à M. Hulot lors de sa visite au pôle de compétitivité Mer Bretagne, à Brest, portant sur l'acoustique marine, les satellites, les énergies renouvelables et les navires du futur.
Un collectif d'associations et de pêcheurs opposés aux projets d'éoliennes marines sur la façade Manche-Atlantique a déposé plainte à la mi-juin auprès de la Commission européenne au motif que ces projets sont, selon lui, en « contradiction avec la protection de l'environnement marin ».
La Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), feuille de route énergétique de la France adoptée en application de la loi de transition énergétique, prévoit d'attribuer jusqu'à 6.000 mégawatts (MW) de projets pour l'éolien en mer posé d'ici à 2023, en plus des 3.000 MW qui devraient être en service à cette échéance.
En fin de journée le ministre devait visiter le port du Conquet puis embarquer pour le parc naturel marin d'Iroise.
http://www.cbanque.com/actu/63727/dans-la-transition-energetique-on-ne-peut-pas-etre-contre-tout

21/07/17 : Énergies renouvelables : le marché de demain commence à se dessiner
Les grands groupes énergétiques français s’intéressent de plus en plus aux énergies renouvelables et reconfigurent un marché en plein essor.
Deux semaines. Il aura fallu deux semaines à EDF pour s’approprier l’expert de l’éolien Futuren. Le groupe énergétique français a annoncé, jeudi, détenir 87,5 % de l’entreprise et de ses parcs éoliens de 398 Mégawatts. Coût de l’opération : 280 millions d’euros.
Le rachat n’a rien d’anodin. Comme ses concurrents directs, Engie et Direct Énergie, EDF s’intéresse de très près aux énergies renouvelables. Les acquisitions de PME spécialisées dans ce domaine vont croissant.
Les grands groupes s’assurent un avenir dans l’énergie verte, au prix de la concentration du marché. À l’annonce de l’opération d’EDF sur Futuren, le directeur exécutif d’EDF Antoine Cahuzac prévenait : « Le mouvement de consolidation ne va pas s’arrêter là ».
Des rachats à tout-va
EDF n’est pas le premier des grands groupes à se lancer dans le rachat de PME dans le renouvelable. Engie avait déjà racheté le spécialiste du photovoltaïque Solaire direct en 2015,avant de prendre des parts dans les entreprises Maia et la Compagnie du vent, spécialisées dans l’éolien.
Mais, pour remplir l’objectif de doubler son parc dans les énergies renouvelables de 28 à 50 Gigawatts d’ici 2030, EDF reste attentif. À terme, le groupe vise 15 à 16 % du marché de l’éolien français et il s’en donne les moyens.
Au début du mois de juillet, il a annoncé le rachat de l’allemand Offshore Wind Solutions, spécialisé dans l’exploitation et la maintenance d’éoliennes en mer du Nord.
Quant à Direct Énergie, le premier énergéticien indépendant de France derrière EDF et Engie, il vient de racheter les actifs français de Quadran, entreprise spécialisée dans la production d’électricité verte via le solaire, l’éolien ou encore l’hydroélectrique. Le tout pour un peu plus de 300 millions d’euros.
Une concentration « difficilement prévisible »
Ces rachats interviennent alors que le marché du renouvelable français est encore très fragmenté. Les PME françaises sont encore nombreuses dans l’éolien, le solaire ou la biomasse, à l’instar de Neoen, Voltalia ou encore Albioma.
« Si on regarde les États précurseurs dans le domaine comme l’Allemagne, la Californie ou encore le Texas, [la concentration du marché de l’énergie verte en France] n’était a priori pas prévisible », estime Aurélien Saussay, économiste à l’OFCE, spécialiste des questions énergétiques et environnementales.
Le renouvelable n’est pas un secteur qui a naturellement tendance à se concentrer, explique l’économiste. Les énergies vertes favorisent en effet l’autoproduction, la production d’énergie par les particuliers et le rachat de celle-ci par l’État.
Mais la France dispose d’une histoire particulière dans le domaine de l’énergie. Longtemps, l’État a bénéficié du monopole du gaz et de l’électricité, et EDF, comme Engie, dispose encore de parts majoritaires sur le marché de l’énergie. Cette situation de monopole pourrait se prolonger dans le domaine des énergies renouvelables. « Sauf s’il y a une intervention réglementaire pour faciliter l’autoproduction », précise Aurélien Saussay.
Les pétroliers également intéressés
À côté des grands groupes énergétiques, les entreprises pétrolières aussi cherchent à s’engager dans le renouvelable. Le quotidien Les Échos annonce « un gros coup » de Total dans les énergies vertes pour les jours à venir.
L’entreprise pétrolière française s’est déjà offert 60 % de SunPower en 2011, un producteur américain de panneaux solaires et devrait investir 500 millions d’euros par an dans les énergies bas carbone, d’après son PDG.
« En termes de recherche et développement, et de communication, ils se positionnent sur ces marchés, commente Aurélien Saussay. Mais ils ne sont pas encore dans l’après-fossile. Ça ressemble plus à une petite assurance vie. »
À moins que Total ne révise son cœur de métier et se réoriente vers la distribution d’énergie. Si les accords de Paris sont respectés dans leur intégralité, il ne devrait plus y avoir de consommation de pétrole d’ici à 2050. Le géant pétrolier et gazier serait donc contraint de concurrencer EDF et Engie.
http://www.ouest-france.fr/economie/energies-renouvelables-le-marche-de-demain-commence-se-dessiner-5148423

21/07/17 : Dernières nouvelles de l’escroquerie du siècle : l’éolien
Depuis le fameux film d’Al Gore, Une vérité qui dérange, nous craignons le réchauffement climatique et le GIEC nous incite à tout faire pour l’éviter car il serait causé par les activités humaines.
Il y a effectivement un réchauffement climatique – il y en a de temps en temps – mais il n’a rien à voir avec nos manières de vivre (1) et, comme ce réchauffement ne suit pas la montée annoncée par le GIEC, on nous parle aussi de « changement climatique » et des catastrophes qu’il nous apporterait. Il est facile de nous impressionner avec ces catastrophes. Il en arrive depuis toujours mais, grâce aux médias et à la mondialisation, nous savons mieux qu’avant ce qui se passe sur la Terre. De plus, toute catastrophe naturelle a ses effets amplifiés par la surpopulation…
Mais pourquoi nous parle-t-on chaque jour dans chaque journal de réchauffement ou de changement climatique ? (2) Pourquoi cette insistance obsédante à promouvoir des éoliennes présentées comme solution?
Comme ceux de Big Pharma, producteurs et promoteurs d’énergies « vertes » veulent s’enrichir et, donc, nous recommandent d’acheter leurs produits. Le produit mis actuellement sur le devant de la scène, produit qui doit limiter les effets néfastes de l’action humaine, calmer notre conscience… remplir les portefeuilles de ceux qui reçoivent des « aides » de l’Etat ? les éoliennes !
La rapacité du lobby éolien est devenue infinie, les citoyens ont intégré les recommandations de « scientifiques » qui se font entendre dans tous les médias, les politiques ont accepté de nous faire payer très cher une énergie intermittente, polluante (3), néfaste à la santé (4).
Si, en Australie, la Commission du Sénat présidée par John Madigan a récemment désigné l’éolien « escroquerie du siècle », le cas du Québec est carrément un sommet dans le genre. Ainsi, pour tout le Québec, une centrale hydro-électrique géante assure plus qu’à suffisance une fourniture régulière d’électricité. Plus propre et moins cher à produire n’existe pas !
Dans ce pays aussi, le lobby éolien a réussi à implanter des éoliennes. Il y a même une usine géante uniquement pour le marché local. Le courant fourni erratiquement est cher et, surtout, totalement en surabondance.
Depuis 10 ans, le lobby mondial éolien oblige le gouvernement québécois à commander des éoliennes sans objet avec une menace : l’emploi ! La menace fonctionne. Il serait pourtant infiniment moins onéreux pour le pays d’offrir un salaire complet aux travailleurs sans emploi. Incroyable ? Non, il suffit apparemment de créer une énorme escroquerie pour pouvoir la perpétuer. Et la question du moment est : le tout nouveau Premier ministre du Québec Couillard cèdera-t-il aux menaces pourtant stupides comme ses prédécesseurs ou aura-t-il assez de bon sens et de courage pour penser aux finances de ses concitoyens ? Aux dernières nouvelles, le bon sens et la vraie écologie auraient triomphé au Québec !
(1) Regardez le petit film sur ADDE interview d’Istvan Marko
(2) On ne nous parle guère, par exemple, de la pollution des aliments, pollution créée par des industriels qui s’enrichissent, pollution acceptée par des humains qui veulent manger beau, appétissant, bon et pas cher… qui se détruisent la santé !
(3) Le Danemark est le pays d’Europe le plus pollué et où l’énergie est la plus chère… ce pays est aussi celui qui a le plus grand nombre d’éoliennes. Les Danois sont achetés…
(4) Des études « subjectives », des témoignages, montrent la souffrance de ceux qui vivent près de parcs éoliens, des études « objectives » ont enfin été faites sur des oies et des porcs en Pologne : elles démontrent que les animaux sont de plus en plus en souffrance si leur habitat se trouve près d’éoliennes. Une étude objective pour les humains est « ignorée » par les services concernés alors qu’elle est très facile à réaliser….
https://www.enquete-debat.fr/ecologie/dernieres-nouvelles-escroquerie-eolien/

21/07/17 : Agrégation : le contrat « de place » éolien bientôt à l’épreuve du marché 😡
Le contrat d’agrégation standardisé pour la filière éolienne sera finalisé la semaine prochaine. Le temps presse, car une première vague de deals préalables d’agrégation est attendue à la rentrée sur les nombreux projets éoliens sous complément de rémunération validés in extremis en 2016 et qui entameront leur financement à l’automne.
Le texte est issu des travaux d’un groupe de travail multipartite animé par France Energie Eolienne (FEE) et composé de développeurs, de banques et d’agrégateurs. D’une trentaine de pages extrêmement détaillées (par exemple sur les délais de paiement, les prix négatifs, les garanties de paiement fournies par l’agrégateur) rédigées par Norton Rose Fulbright, il attend un dernier réglage sur la vente des garanties de capacité, avec le gestionnaire de réseau RTE.
Un référentiel conçu pour faciliter le renouvellement du contrat
Ouvertement présenté par FEE comme pensé par ...
https://www.greenunivers.com/2017/07/agregation-contrat-de-place-eolien-bientot-a-lepreuve-marche-165834/

20/07/17 : Décret tertiaire : un nouveau texte en vue ?
EFFICACITE ENERGETIQUE. Philippe Laurent, secrétaire général de l'AMF, a affirmé à Batiactu que le Conseil national d'évaluation des normes (Cnen) avait passé en revue, le 20 juillet 2017, le projet de loi relatif au droit à l'erreur et à la simplification. Mais sans examiner d'éléments relatifs aux obligations de rénovation énergétique des bâtiments tertiaires. Le site Maire Info affirmait pourtant que ces éléments, amenés à remplacer le fameux "décret tertiaire", était contenus dans ce texte.
Le 20 juillet, le Conseil national d'évaluation des normes (Cnen) a examiné, en urgence, le projet de loi relatif au droit à l'erreur et à la simplification. D'après le site Maire Info, émanation de l'Association des maires de France (AMF), ce texte contenait des dispositions sur les obligations en matière d'efficacité énergétique des bâtiments tertiaires, censées remplacer le défunt "décret tertiaire". Philippe Laurent, secrétaire général de l'AMF et vice-président du Cnen, contacté par Batiactu, a confirmé que l'organisme avait bien donné un avis (en l'occurrence, négatif) sur ce projet de loi. Toutefois, il nous précise qu'aucun passage examiné ne concernait la rénovation thermique des bâtiments tertiaires.
D'après Maire Info, pourtant, ce projet de loi reconnaît comme insoutenables les objectifs fixés par la version initiale du décret, et propose de "reporter la première échéance à l'horizon 2030". Il serait également envisagé de modifier par ordonnances le champ d'application de la mesure "pour aller dans le sens d'un allègement des obligations pour les plus petites structures et d'un élargissement des possibilités de dispenses et de dérogations", affirme le site, qui déclare avoir obtenu une copie du projet de loi (qui a peut-être évolué avant d'être présenté au Cnen). Il serait prévu que le gouvernement publie ces ordonnances dans les six mois après le vote de la loi.
"Les pouvoirs publics tentent de trouver une base légale afin de remanier le décret tertiaire en passant part des orodnnances", nous explique une source proche du dossier.
Eolien : des procédures d'appels d'offres simplifiées
D'après l'article de Maire Info, le projet de loi relatif au droit à l'erreur et à la simplification contiendrait également des mesures concernant les énergies renouvelables. Ainsi, "les procédures d'appels d'offres en matière d'éolien, notamment d'éolien marin, devraient être simplifiées et accélérées". L'exemple donné est celui de la la délivrance d'autorisations en amont d'un appel d'offres, qui seraient ensuite "cédées au lauréat". Un autre point envisagé serait celui de rapprocher le régime d'exploitation de la géothermie haute et basse température, "l'existence de deux régimes séparés étant vécue comme un frein à l'utilisation de cette énergie".


20/07/17 : Recours d'associations contre le soutien à l'éolien
Deux associations ont annoncé jeudi avoir déposé deux recours devant le Conseil d'Etat contre des mesures de soutien à l'éolien terrestre, des recours confirmés à l'AFP par le Conseil d'Etat.Le premier recours concerne un décret d'avril 2017 qui a mis en place un régime d'appel d'offres pour le développement de parcs de plus 6 éoliennes.
Le second vise un arrêté qui instaure un complément de rémunération, en sus du prix de vente d'électricité sur le marché, pour les petits parcs jusqu'à 6 éoliennes, détaillent la Fédération environnement durable et Vent de Colère dans un communiqué.
Le décret "supprime toute concurrence réelle entre les opérateurs et ne permet pas de diminuer les subventions payées par l'Etat", jugent-elles, ajoutant que l'arrêté "maintient un système de subventionnement excessif". Ces associations ont déjà par le passé déposé plusieurs recours contre des textes encadrant le développement de l'éolien, auquel elles s'opposent fermement.
Ces mesures de soutien sont venues remplacer l'ancien tarif d'achat bonifié, auquel EDF était obligé de racheter l'électricité produite par l'ensemble des projets éoliens français.
Ce tarif d'achat a été remplacé par un complément de rémunération, versé aux producteurs en plus de ce que leur rapportera la vente de l'électricité directement sur le marché. Il est de 72 euros par mégawattheure pour les petits parcs et il fera partie des critères de concurrence lors des appels d'offres pour les parcs de plus de 6 éoliennes.

17/07/17 : Les sociétés d’économie mixte plébiscitées par les collectivités
Les territoires possèdent des gisements inépuisables (vent, soleil, eau) qui permettent de produire une énergie propre et profitent au développement de l’économie locale. Tous les niveaux de collectivité disposent de la compétence. Les territoires ruraux sont les premiers concernés par la possibilité de produire des énergies renouvelables. La création d’une société d’économie mixte (SEM), dans laquelle la collectivité détiendra au moins 51% du capital, offre la possibilité d’une gouvernance publique.
CHIFFRES-CLÉS
La loi de transition énergétique d’août 2015 veut faciliter le financement participatif dans les projets de production d’énergies renouvelables. Les collectivités sont invitées à proposer aux personnes physiques, notamment riveraines, d’entrer au capital de leur SEM.
Les sociétés d’économie mixte (SEM) fleurissent dans le paysage pour nourrir la transition énergétique des territoires. A l’image de la SEM 24 Périgord Energies, créée il y a trois mois par le syndicat départemental d’énergies de la Dordogne (SDE 24). Son objet est de produire de l’électricité à partir de sources d’énergies renouvelables (ENR), pour « participer à la lutte contre le réchauffement climatique tout en générant de nouvelles ressources financières pour les collectivités locales ». Aucune voie n’est négligée: photovoltaïque, hydroélectricité, hydrolien, éolien, méthanisation, biogaz… On « démarre avec un esprit de start-up, précise son directeur, Jean Le Cocguic. Notre inspirateur, devenu actionnaire et partenaire, c’est Sergies ».
Sergies, pionnier érigé en modèleFondée en 2001 dans la Vienne, la société Sergies est une pionnière et un géant de la production d’ENR dans le monde des collectivités. A ce titre, son président, Emmanuel Julien, qui dirige le club des ENR de la Fédération des entreprises publiques locales (EPL), se dit ...

http://www.lagazettedescommunes.com/514285/les-societes-deconomie-mixte-plebiscitees-par-les-collectivites/

12/07/17 : Les éoliennes : un placement plus avantageux que les livrets d'épargne 👿👿
Les livrets d'épargne ne font plus vraiment recette auprès de ceux qui veulent placer leurs économies. Alors pourquoi ne pas investir dans les éoliennes ? Une entreprise de Montpellier propose aux habitants de la Somme de financer une partie des parcs éoliens. Avec un taux d'intérêt très attractif.
Pour épargner, on connaissait le livret A, le plan épargne logement. Désormais, on peut investir ses économies dans les éoliennes. Dans la Somme, le département qui en compte le plus en France (456), neuf mâts supplémentaires entreront en service en septembre sur les communes de Davenescourt et Contoire-Hamel. Une entreprise de Montpellier, Enerfip, propose aux habitants d'investir dans ce nouveau parc. Et c'est plutôt avantageux.
"Pour nous retraités, c'est de l'argent en plus" Philippe, agriculteur à la retraite.
L'entreprise avait organisé des permanences dans les mairies des deux villages, pour informer les habitants sur ce type de placement. Et à en croire Chantal, ça rapporte même beaucoup plus que tous les livrets d'épargne qu'elle connaît. "Comme les livrets A sont très bas à 0,75%, il vaut mieux prendre quelque chose qui rapporte 5%", confie cette habitante de Contoire-Hamel, dont une parcelle de train est utilisée pour construire une éolienne. "Pour nous retraités, c'est de l'argent en plus", ajoute son mari Philippe.
Un accord gagnant-gagnant
Le principe est simple : Les habitants de Davenescourt et Contoire-Hamel peuvent donner entre 50 et 10 000 euros. Le taux d'intérêt est de 5% par an, et au bout de cinq ans, les épargnants récupèrent leur mise. "C'est un accord gagnant-gagnant", explique Joël Suin, le maire de Contoire-Hamel. "C'est bien de pourvoir dire aux habitants : on a des éoliennes sur notre commune, ça peut entraîner des nuisances mais au final avec ce système d'investissement, tout le monde en profite."
Un placement élargi à tous les habitants de la Somme dès le 13 juillet
Pour l'instant, sur la cagnotte de 200 000 euros du parc de la Sablière, 22 700 euros ont été récoltés. Dès jeudi 13 juillet, la participation sera élargie à tous les habitants de la Somme, puis tous ceux des Hauts-de-France à partir du 25 juillet, et enfin à tous les Français dès le 3 août, si la somme totale n'est toujours pas atteinte.
Bien sûr, les porteurs de projets du parc éoliens de la Sablière ne comptent pas sur cette participation pour boucler le financement de la construction des éoliennes. Cette participation est un petit plus, qui permet avant tout de fédérer les habitants des communes autour des projets de parcs éoliens. Pour investir, il faut se rendre sur le site internet d'Enerfip : enerfip.fr.

https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/les-eoliennes-un-placement-plus-avantageux-que-les-livrets-d-epargne-1499798344

11/07/17 : Compliqué, voire impossible en huit ans
Qu’implique de fermer 17 réacteurs nucléaires ?
Il faut compenser leur production actuelle par d’autres sources d’énergie. Deux options : soit importer des énergies fossiles, ce qui est contraire à l’accord de Paris sur le climat, soit développer les énergies renouvelables. Pour remplacer 17 réacteurs, il faut multiplier par quatre notre capacité en éolien et solaire. C’est un objectif très compliqué voire impossible à atteindre d’un point de vue technique et financier à l’horizon 2025.
Quel sera l’impact sur la facture des consommateurs ?
Le développement des énergies renouvelables est financé par une taxe, la CSPE. Elle représente environ un quart d’une facture d’électricité. Il faudra fortement l’augmenter pour accompagner la transition vers les énergies vertes à ce rythme. Cela pourrait doubler la facture des consommateurs, et grever le budget des ménages.
Fixer cet objectif à 2025 c’est trop tôt ?
Se passer de 17 réacteurs nucléaires est un projet de société qui demande du temps. Il faudrait renoncer à l’objectif de 2025 pour prendre le temps de réfléchir à un plan intégrant notamment la question sociale. L’Etat stratège doit piloter la perte d’emploi dans la filière et leur transformation, en emplois locaux. Ce qui n’est pas seulement une question d’incitations financières. Une telle transition implique également de penser les relations avec nos voisins européens. L’éolien ou le solaire sont des énergies intermittentes. Il faudra donc nous fournir chez nos partenaires quand nous n’en produirons pas. Ou trouver des moyens de stocker davantage l’électricité ainsi produite.

10/07/17 : Nucléaire : combien ça fait en énergie renouvelable, 17 réacteurs ?
Nicolas Hulot a déclaré ce lundi envisager la fermeture de réacteurs nucléaires, « jusqu'à 17 ». Si cet objectif s'appuie sur une grande inconnue, —la consommation électrique en 2025—, le développement de l'éolien, du solaire et de l'hydroélectricité reste indispensable.

Après avoir éludé le sujet lors de la présentation de son plan climat jeudi, Nicolas Hulot s’est engagé ce lundi à fermer des réacteurs nucléaires pour tenir l’objectif de ramener à 50 % la part de l’atome dans la production d’électricité à l’horizon 2025. Sans se hasarder à donner un chiffre précis, afin de se laisser le temps de « planifier les choses », le ministre de la Transition écologique a toutefois déclaré que le parc français, qui compte actuellement 58 réacteurs, pourrait se priver d’un périmètre couvrant « jusqu’à 17 » d’entre eux.
La perspective haute de Nicolas Hulot, —17 réacteurs—, est un minimum pour la Cour des comptes. En février 2016, le gendarme des finances publiques avait estimé que l’objectif de 50 %, prévu par la loi sur la transition énergétique adoptée en 2015, allait conduire à la diminution d’un tiers de la production nucléaire, soit l’équivalent « de 17 à 20 réacteurs ».
Quel que soit le nombre définitif retenu, la réduction de la part du nucléaire dans le mix électrique conduira nécessairement à développer les énergies renouvelables, même si cela représente de nombreux défis, notamment en matière de stockage. L’éolien et le solaire « sont des énergies fatales - qui arrivent quand les conditions météorologiques sont favorables - donc on est obligé d’avoir autre chose » en complément, pour prendre le relais,souligne François-Marie Bréon, chercheur au laboratoire des Sciences du climat et de l’environnement.
Si l’on prend les 17 réacteurs les plus anciens du parc français, c’est une capacité totale de 15GWe qu’il faut compenser. Bien que les pouvoirs publics envisagent une diversification des sources (éolien offshore, méthanisation…), l’hydroélectricité, l’éolien terrestre et le solaire devraient encore représenter en 2025 plus des trois-quarts de la production en énergies renouvelables. Au jeu des comparaisons, la disparition de 17 réacteurs correspond, selon nos calculs, à la production de 1 400 installations hydroélectriques, de près de 6 600 éoliennes terrestres ou encore de 800 000 m² de panneaux photovoltaïques.


06/07/17 : “ Les opérateurs énergétiques territoriaux sont le bras armé de la transition énergétique ”
Les opérateurs énergétiques territoriaux portent des projets d'énergies renouvelables ou d'efficacité énergétique sur un territoire, dans la perspective d'ancrer localement les retombées économiques. Le Cler a étudié ces modèles et les enjeux qui y sont liés.
Actu Environnement : Vous venez de réaliser une étude sur les opérateurs énergétiques territoriaux. Qui sont ces acteurs ?
Yannick Régnier : Le Cler a initié les territoires à énergie positive (Tepos) avant que le concept ne soit repris par Ségolène Royal. Notre idée était de soutenir des projets de transition énergétique en faveur du développement territorial. En parallèle, nous avons rencontré des chercheurs géographes de l'université Grenoble-Alpes qui travaillaient sur ce concept d'opérateurs énergétiques territoriaux. Ca nous a immédiatement parlé. Nous avons voulu identifier des acteurs nés par le territoire, pour le territoire et qui tissent des liens vers l'extérieur. L'opérateur est une structure qui a vocation à mener différents projets d'énergies renouvelables et/ou d'efficacité énergétique, dans la logique d'ancrer localement les retombées économiques. L'idée est de s'appuyer sur des modèles économiques viables et que le retour sur investissement d'un premier projet soit réinjecté dans de nouveaux projets locaux.
Dans ces structures, il y a une volonté de faire bénéficier la collectivité des retombées économiques, les acteurs n'ont pas tendance à sur-rémunérer les actionnaires. Avec eux, les projets d'énergie ou d'efficacité énergétique ne sont pas parachutés sur le territoire par de grandes entreprises mais décidés et portés par des acteurs locaux. Il y a un réel intérêt économique dans ces projets pour une collectivité. Si un acteur privé fait un parc de 15 à 20 éoliennes, la collectivité bénéficiera de 150.000 à 200.000 € de retombées fiscales, ce qui n'est pas négligeable. Mais si elle prend en plus une participation dans le projet, les retombées économiques à terme seront beaucoup plus élevées. Cela positionne cependant la collectivité dans un rôle différent, celui d'entrepreneur au service de l'intérêt général.
AE : Ces opérateurs peuvent-ils émaner d'acteurs privés ?
YR : Dans le Lot, une coopérative agricole rassemblant un millier d'éleveurs, Fermes de Figeac, a mené une première opération d'équipement photovoltaïque des toitures des fermes, en 2008, au moment où le tarif d'achat était particulièrement élevé. Avec plus de 5 MW de capacités installées, cette opération s'est avérée très rentable. Un tiers des bénéfices est reversé aux agriculteurs, un tiers est mis en réserve et un tiers est réinvesti dans de nouveaux projets. Grâce à cette première opération réussie, la coopérative a ensuite structuré de nouveaux projets éoliens, bois énergie…
AE : Comment ce travail s'inscrit-il dans le projet de territoire ?
YR : Quand la coopérative Fermes de Figeac s'est lancée dans l'énergie il y a 10 ans, la collectivité du Grand Figeac n'avait pas encore de chargé de mission énergie-climat et était moins engagée qu'elle ne l'est aujourd'hui sur cette thématique. La question de la bonne gouvernance territoriale est évidemment déterminante. Mais il faut bien comprendre que le territoire n'est pas seulement l'apanage de la collectivité : parfois, d'autres acteurs initient et développent aussi des projets avec un vrai souci du collectif et du territoire. Les projets de transition impliquant plusieurs types d'acteurs sont certainement les plus intéressants à suivre. Par exemple, Sergies, dans la Vienne, ouvre systématiquement ses grands projets éoliens aux citoyens, soit pour le financement du capital, soit de la dette, en s'appuyant notamment sur la finance participative.
AE : Les projets énergétiques territoriaux sont menés par des acteurs qui n'ont pas forcément de compétences dans ce domaine. Comment cela se passe-t-il ?
YR : Les technologies, comme le photovoltaïque, sont souvent très facilement appropriables par les porteurs de projets. La compétence qui est réellement nécessaire relève plus du montage juridique et financier de société et de projet, ainsi que de mobilisation des acteurs. On observe une réelle dynamique ces dernières années autour de projets citoyens et locaux, comme les Centrales villageoises, mais ces projets sont souvent portés par des bénévoles, qui sont les futurs actionnaires. En revanche, un opérateur territorial a des salariés et a une réelle capacité à monter plusieurs projets. Nous pensons que les Tepos deviendront des territoires 100% énergies renouvelables s'ils sont dotés d'un ou plusieurs opérateurs énergétiques territoriaux. Ils sont le bras armé de la transition énergétique.
AE : Vous êtes allés regarder ce qu'il se passe chez nos voisins européens. Est-ce qu'il y a des spécificités par rapport à la France ?
YR : En Allemagne ou en Autriche, les opérateurs énergétiques territoriaux gèrent l'énergie sur toute la chaîne : la production, l'approvisionnement, la distribution et la fourniture. Cette capacité d'intégration rend ces opérateurs très puissants. A Munich (Allemagne), l'entreprise publique Stadtwerke München investit dans des projets d'énergies renouvelables dans le monde entier, afin que la production correspondant à ses parts couvre l'équivalent de la consommation des Munichois. Cet opérateur porte le projet d'assurer en électricité verte toute la consommation du territoire munichois d'ici dix ans (1,5 million d'habitants intra-muros et 2,3 millions d'habitants dans l'aire urbaine).
Si Paris voulait alimenter ses citoyens avec 100% d'électricité verte, elle ne disposerait pas du même levier d'action. Aujourd'hui, les collectivités françaises ne peuvent pas gérer l'activité de distribution, obligatoirement concédée à Enedis, filiale d'EDF, sur 95% du territoire. Les rares exceptions, liées à des raisons historiques, concernent les entreprises locales de distribution dont Energies Vienne fait partie. Les collectivités n'ont pas de visibilité et encore moins de contrôle sur le développement du réseau, ce qui peut concrètement freiner leurs ambitions en matière d'énergies renouvelables et les projets de territoire à énergie positive associés.
C'est une question hautement politique : dans la libéralisation du marché de l'énergie impulsée par l'Europe, la France s'est toujours battue pour avoir une dérogation sur la distribution et pouvoir maintenir un monopole national. Cela dit, les pionniers ne désarment pas et prouvent que des évolutions sont possibles et souhaitables. Ainsi, le Mené, en Bretagne, travaille en concertation avec le gestionnaire du réseau de distribution Enedis à l'équilibrage de ses productions et consommations locales. Mais au final, la prise de décision sur les choix d'investissements revient à Enedis. Il y a un vrai problème de gouvernance.
https://www.actu-environnement.com/ae/news/Yannick-Regnier-cler-operateurs-territoriaux-transition-energetique-29345.php4

06/07/17 : Avec son "plan climat", Nicolas Hulot programme la fin des moteurs thermiques et du charbon
Au ministère de l’Ecologie, Nicolas Hulot a dévoilé, jeudi 6 juillet, son plan pour lutter contre la pollution et le réchauffement climatique au cours des cinq prochaines années. Six thèmes et 23 axes à retenir, avec en point d'orgue la fin du charbon en 2022 et la fin des moteurs thermiques en 2040.
"La menace est diffuse, aléatoire et l’échéance exacte ne peut pas être déterminée", rappelait Nicolas Hulot, la ministre de la Transformation écologique et solidaire à propos du réchauffement climatique lors de l’introduction de son long discours prononcé devant la presse jeudi 6 juillet au ministère. Raison de plus pour agir au plus vite, contre les désordres du climat actuel et à venir qui touche en premier lieu "les plus pauvres et les plus vulnérables". Et viser "la neutralité carbone en 2050" en lieu et place d’une division par quatre des émissions proposée par le précédent gouvernement. Cela passe par une taxe carbone en forte hausse nettement au-dessus de 100 euros en 2030 qui vise à cette date 50% des gaz à effet de serre (GES) au niveau mondial. Et un fonds vert de 100 milliards par an qui soit réellement effectif à partir de 2025.
Le nouveau ministre de l’Ecologie souhaite donc aller encore plus que la Loi de transition énergétique, même si dans certains domaines, on ne note pas d’avancées flagrantes. A commencer par le nucléaire, où l’objectif des 50% en 2025 est maintenu. Il se donne par contre le temps de la réflexion sur les réacteurs à fermer en pesant les conséquences sociales, environnementales et économiques. Car il veut éviter les clashes qui risquent de mettre à mal les nombreuses mesures qu’il souhaite mettre en place durant le quinquennat du Président Macron. Et rien sur Flamanville, qui en tant qu’écologiste, est un véritable dilemme.
La fin du charbon en 2022
Le plan présenté concerne six thèmes essentiels et 23 points détaillés. Les mesures phares à propos de l’énergie sont la fin de l’exploration des énergies fossiles en métropole et outremer. "Une loi sera proposée au Parlement à la fin de l’été ou au début de l’automne." Ce qui signifie qu’en 2040 toutes les sources qui représentent à peine 10% de la consommation française seront taries. Entre temps, Nicolas Hulot veut "cesser toute production électrique issue du charbon en 2022. Le charbon est la principale source d’émission de CO2 et elle participe pour 5% de la production d’électricité en France."
La fin des énergies fossiles et une réduction massive du recours au nucléaire nécessitent de développer rapidement les énergies renouvelables. "Je lance un appel aux français. On ne peut pas être contre tout. Les ENR sont la solution d’avenir et c’est une aubaine pour la paix dans le monde, car il n’y aura plus de petites et grandes puissances". Et par conséquent la fin des conflits liés aux énergies. Mais pour revenir à la France, il voudrait que les recours ne s’éternisent pas, notamment sur les projets d’éoliennes offshore et on shore. "Il faut atteindre l’objectif de la Loi de transition énergétique de 32% d’ENR en 2032. Il va donc falloir simplifier le cadre, précise-t-il. Quand vous faites un appel d’offres sur les éoliennes offshore, il se passe généralement 12 à 15 ans avant la mise en service du parc. Le gouvernement présentera une liste de projets, dans le cadre de la révision de la PPE (programmation pluriannuelle de l’énergie) prévue l’an prochain."
Une autre mesure forte est de rendre "irréversible l’Accord de Paris. […] Et l’Etat va associer les citoyens et les consommateurs de manière innovante dans le Plan climat." A ce propos, un budget participatif à travers l’Ademe et l’Agence de biodiversité serait alloué pour mettre en œuvre certaines actions décidées par les citoyens. Il souhaite également instaurer le Pacte mondial pour l’environnement déjà proposé par Laurent Fabius. Et ce dès septembre prochain lors de la prochaine assemblée générale des Nations unies à New York.
La fin des voitures diesel et à essence en 2040
Le plan climat veut aussi améliorer le quotidien des français en accélérant le développement des voitures moins polluantes à destination des plus modestes. "Grâce au plan d’investissement, le gouvernement proposera à chaque français une prime pour remplacer son véhicule essence d’avant 1997 et son véhicule diesel d’avant 2001 par un véhicule moins polluant y compris d’occasion." Et surtout, il veut interdire en 2040 tout véhicule thermique. Il prévoit aussi d’éradiquer la précarité énergétique et les passoires énergétiques dans les prochaines années. Et proposer à tous les français modestes un diagnostic énergétique. D’autres sujets sur l’économie circulaire, l’agriculture, la fin des importations de produits contribuant à la déforestation, etc… ont également été abordés.
Et Nicolas Hulot veut "faire de la France le numéro 1 mondial de l’économie verte. On va soutenir la recherche et l’innovation. Et la France est candidate à l’organisation de la 47ème session plénière du GIEC qui aura lieu en 2018." Ce plan n’est pas une fin en soi, "c’est un programme qui va se structurer au fil du temps pendant les cinq ans." Si tout le monde reconnait l’ambition de ce plan, il reste à en trouver les moyens, et surtout à convaincre entreprises et lobbies du bien-fondé de cette révolution verte.
http://www.usinenouvelle.com/article/avec-son-plan-climat-nicolas-hulot-programme-la-fin-des-moteurs-thermiques-et-du-charbon.N562793

06/07/17 : Les renouvelables de plus en plus compétitives
D’ici 2030, les énergies renouvelables, comme l’éolien et le solaire, seront les sources d’énergie les moins chères dans les pays du G20, estime une nouvelle étude. Un élément qui plaide pour ne pas renégocier l’accord de Paris.
A quelques jours du sommet du G20 qui aura lieu les 7 et 8 juillet, une étude révèle que depuis deux ans, les renouvelables sont au même prix, voire moins cher, que l’électricité provenant du charbon ou du nucléaire. En outre, d’ici 2030, les énergies renouvelables seront les sources d’énergie les moins chères dans les pays du G20.
L’enquête, menée par l’Université de Lappeenranta, en Finlande, et publiée par Greenpeace Allemagne, a calculé le coût de la production d’électricité dans les pays du G20 entre 2015 et 2030. Résultat ? Ce sont les champs d’éoliennes qui ont généré l’électricité la moins chère dans une grande partie de l’Europe, en Amérique du Sud, aux États-Unis, en Chine et en Australie. L’étude prédit également que les progrès techniques feront du solaire une énergie encore meilleur marché d’ici 2030 dans de nombreux pays.
http://www.euractiv.fr/section/energie/news/study-renewables-will-be-cheapest-power-source-by-2030/

06/07/17 : Innergex fait l'acquisition de deux projets éoliens en France
- Deux projets éoliens avec une puissance installée totale de 43 MW
- Augmentation projetée des produits et du BAIIA ajusté de 14,5 M$ CA et 12,0 M$ CA respectivement, et des flux de trésorerie disponibles pour Innergex de 2,0 M$ CA pour douze mois d'exploitation
- Valeur totale de l'entreprise acquise de 145,6 M$ CA
LONGUEUIL, QC, le 5 juill. 2017 /CNW Telbec/ - Innergex énergie renouvelable inc. (TSX: INE) (« Innergex » ou la « Société ») est heureuse d'annoncer qu'une entente définitive a été conclue avec BayWa r.e. pour l'achat de deux projets éoliens en France, pour une puissance installée totale de 43 MW. L'acquisition, sous réserve des conditions habituelles de clôture, devrait être conclue suivant l'achèvement des travaux mécaniques des projets dont la mise en service est prévue au cours du troisième trimestre 2017. Innergex possédera un intérêt de 69,55 % dans les parcs éoliens et le Régime de rentes du Mouvement Desjardins possédera le 30,45 % restant.
« Avec cette acquisition, Innergex détiendra alors 15 parcs éoliens en France pour une puissance totale installée de 317 MW. » a mentionné Michel Letellier, président et chef de la direction chez Innergex. « Notre croissance en France s'est avérée une grande réussite. Nous avons établi un écosystème composé de relations solides avec des développeurs clés, comme BayWa r.e., et nous avons l'intention de continuer sur cette lancée de même que de développer nos propres projets pour poursuivre notre croissance. Nos actifs sont jeunes et s'appuient sur des contrats d'achat d'électricité à long terme, ce qui nous assure un avenir prospère à faible risque. »
Le prix d'achat de l'équité est d'environ 27,2 M€ (ou 39,9 M$ CA), sujet à certains ajustements. Innergex financera sa part du prix d'achat, qui s'élèvera à environ 16,5 M€ (ou 24,2 M$ CA), par des fonds disponibles sous sa facilité de crédit bancaire corporative. Les dettes sans recours liées aux projets sont déjà en place; elles s'élèveront à 72,0 M€ (ou 105,7 M$ CA) et resteront au niveau des projets.
La Société réduira son exposition aux fluctuations des devises en concluant des instruments de couverture à long terme.
DESCRIPTION DES ACTIFS
Les deux parcs éoliens sont situés dans la région Champagne-Ardenne de France. La puissance regroupée des installations sera de 43 MW et la production d'électricité annuelle moyenne est estimée à 118 000 MWh, soit une quantité suffisante pour alimenter environ 24 775 foyers français. Toute l'électricité produite par ces parcs éoliens sera vendue selon des contrats d'achat d'électricité à prix fixe conclus avec Électricité de France (EDF), dont une portion du prix sera ajustée annuellement en fonction d'indices d'inflation, pour une période initiale de 15 ans.
Innergex prévoit des revenus annuels d'environ 9,9 M€ (ou 14,5 M$ CA) et un BAIIA ajusté d'environ 8,2 M€ (ou 12,0 M$ CA), pour la première année complète d'exploitation.
Les projets sont composés de 18 éoliennes Vestas (d'une puissance brute individuelle de 2 et 3 MW) qui seront exploitées par le fabricant d'éoliennes selon un contrat d'opération et d'entretien d'une durée de 15 ans.
BÉNÉFICES DE LA TRANSACTION
Renforce le portefeuille de jeunes projets éoliens d'Innergex en France en augmentant la diversification géographique et technologique des actifs
Consolide la position d'Innergex en tant que développeur d'énergie renouvelable engagé à long terme en France
À propos du Régime de rentes du Mouvement Desjardins
Agissant par l'entremise de son Comité de retraite, la mission du Régime de rentes du Mouvement Desjardins est de procurer un régime de retraite à prestations déterminées à plus de 50 000 participants. Avec un actif net sous gestion de 11,4 G$, le Régime de rentes du Mouvement Desjardins est le 7e plus important régime de retraite privé au Canada. Au 31 décembre 2017, le portefeuille d'investissements en infrastructures du Régime de rentes du Mouvement Desjardins avait une taille de près de 1,5 G$. Environ la moitié du portefeuille est investi dans le secteur de l'énergie renouvelable à travers une participation dans 43 centrales en exploitation pour une capacité totale installée de 2 345 MW, dont 9 centrales hydroélectriques, 25 parcs éoliens et 9 parcs solaires.
À propos d'Innergex énergie renouvelable inc.
Innergex énergie renouvelable inc. (TSX: INE) est un chef de file canadien indépendant de l'industrie de l'énergie renouvelable. En activité depuis 1990, la Société développe, détient et gère des centrales hydroélectriques au fil de l'eau, des parcs éoliens et des parcs solaires photovoltaïques et elle exerce ses activités au Québec, en Ontario et en Colombie-Britannique au Canada, en France et dans l'Idaho aux États-Unis. Son portefeuille d'actifs comprend actuellement : i) des intérêts dans 51 centrales en exploitation d'une puissance installée nette totale de 1 063 MW (puissance brute de 1 758 MW), dont 31 centrales hydroélectriques, 19 parcs éoliens et un parc solaire; ii) des intérêts dans un projet en construction d'une puissance installée nette totale de 31 MW (puissance brute de 45 MW), pour lequel un contrat d'achat d'électricité a été obtenu; et iii) des projets potentiels d'une puissance nette totale de 3 560 MW (puissance brute de 3 940 MW). Innergex énergie renouvelable inc. est notée BBB- par S&P.
La stratégie de création de valeur pour les actionnaires de la Société est de développer ou d'acquérir des installations de production d'énergie renouvelable de grande qualité qui génèrent des flux de trésorerie constants et un attrayant rendement ajusté au risque, et de distribuer un dividende stable.
Mise en garde sur les mesures financières non conformes aux IFRS
Les lecteurs sont avisés que le BAIIA ajusté et les flux de trésorerie disponibles ne sont pas des mesures reconnues par les IFRS et n'ont pas de définition normalisée prescrite par celles-ci, et sont donc susceptibles de ne pas être comparables à celles présentées par d'autres émetteurs. Innergex est d'avis que ces indicateurs sont importants, car ils offrent à la direction et aux lecteurs de l'information supplémentaire sur ses capacités de production et de génération de liquidités et facilitent la comparaison des résultats pour différentes périodes. Les références au BAIIA ajusté dans ce communiqué visent les produits d'exploitation moins les charges opérationnelles, les frais généraux et administratifs et les charges liées aux projets potentiels. Les lecteurs sont avisés que cette mesure ne doit pas être considérée comme un substitut au bénéfice net déterminé conformément aux IFRS. Les références aux « Flux de trésorerie disponibles » visent les flux de trésorerie liés aux activités d'exploitation avant les variations des éléments hors trésorerie du fonds de roulement d'exploitation, moins les dépenses en immobilisations liées à l'entretien déduction faite des produits de cession, le remboursement prévu du capital de la dette, les dividendes déclarés sur les actions privilégiées et la portion des Flux de trésorerie disponibles attribuée aux participations ne donnant pas le contrôle, plus les entrées de trésorerie perçues par Harrison Hydro L.P. pour des services de transmission devant être fournis à d'autres installations détenues par la Société tout au long de leur contrat d'achat d'électricité, plus ou moins d'autres éléments qui ne sont pas représentatifs de la capacité de la Société de générer des liquidités à long terme tels que les coûts de transaction liés à des acquisitions (qui sont financés au moment de l'acquisition), les pertes ou profits réalisés sur instruments financiers dérivés utilisés pour fixer les taux d'intérêt sur les dettes liées aux projets ou le taux de change sur les achats d'équipement.
Mise en garde au sujet des énoncés prospectifs
En vue d'informer les lecteurs sur les perspectives d'avenir de la Société, ce communiqué contient de l'information prospective au sens des lois sur les valeurs mobilières (« l'information prospective »). L'information prospective se reconnaît généralement à l'emploi de termes tels que : « prévu », « pourrait », « devrait », « estime », « anticipe », « planifie », « prévoit », « intention » ou « croit », ou d'autres termes semblables indiquant que certains événements pourraient se produire ou pas. Elle exprime les projections ou attentes de la Société à l'égard d'événements ou de résultats futurs, en date du présent communiqué. Elle comprend de l'information financière prospective, telle que la production estimée, les produits, le BAIIA ajusté et les flux de trésorerie projetés, afin d'informer les lecteurs de l'impact financier potentiel de l'acquisition. Cette information peut ne pas être appropriée à d'autres fins.
L'information prospective dans ce communiqué est basée sur certaines hypothèses principales formulées par la Société. Le tableau ci-dessous présente les informations prospectives contenues dans ce communiqué, les principales hypothèses dont découlent ces informations et les principaux risques et les principales incertitudes qui pourraient faire en sorte que les résultats réels diffèrent considérablement de ces informations.
Principaux risques et incertitudes
Les risques importants et les incertitudes importantes pouvant entraîner un écart considérable entre les résultats et les développements réels, d'une part, et l'information prospective présentée dans ce communiqué, d'autre part, sont expliqués dans la Notice annuelle de la Société sous la rubrique « Facteurs de risque » et comprennent, sans s'y limiter : la capacité de la Société à mettre en œuvre sa stratégie visant à créer de la valeur pour ses actionnaires; sa capacité de lever des capitaux supplémentaires et l'état des marchés de capitaux; le risque de liquidité associé aux instruments financiers dérivés; les variations des régimes hydrologiques, éoliens et solaires; les délais et dépassements de coûts dans la conception et la construction de projets; l'incertitude quant au développement de nouvelles installations et la variabilité du rendement des installations et les pénalités afférentes.
Bien que la Société soit d'avis que les attentes exprimées dans l'information prospective sont fondées sur des hypothèses raisonnables et valides, les lecteurs de ce communiqué sont mis en garde de ne pas se fier indûment à cette information prospective, car il n'existe pas de garantie qu'elle s'avère correcte. La Société ne s'engage nullement à mettre à jour ni à réviser l'information prospective pour tenir compte d'événements ou de circonstances postérieurs à la date du présent document ou par suite d'événements imprévus, à moins que la Loi ne l'exige.
SOURCE Innergex énergie renouvelable inc.
http://www.newswire.ca/fr/news-releases/innergex-fait-lacquisition-de-deux-projets-eoliens-en-france-632765173.html

06/07/17 : LA FRANCE EN RETARD MALGRÉ LES RECETTES ÉCONOMIQUES GÉNÉRÉES PAR L’ÉNERGIE ÉOLIENNE 😡😠😡😠
VENTS CONTRAIRES - En France les éoliennes ne représentent que 4% de la production totale d’énergie. C’est 3 fois moins qu’en Allemagne ou 4 fois moins qu’au Royaume-Uni. Pourtant l’énergie éolienne génère des recettes économiques bienvenues au niveau local, comme dans ce village de l’Indre où la facture et les impôts locaux ont baissé.
Ce reportage est issu du journal télévisé week end du 5 juillet 2017 présenté par Gilles Bouleau sur TF1. Vous retrouverez au programme du JT Week end du 05/07/17 des reportages sur l’actualité politique, économique, internationale et culturelle, des analyses et rebonds sur les principaux thèmes du jour, des sujets en régions ainsi que des enquêtes sur les sujets qui concernent le quotidien des Français.
http://www.lci.fr/economie/la-france-en-retard-malgre-les-recettes-economiques-generees-par-l-energie-eolienne-2057678.html

06/07/17 : EDF poursuit ses emplettes dans les énergies renouvelables
EDF Energies nouvelles, filiale d'EDF dédiée aux énergies renouvelables, va racheter Offshore wind solutions (OWS), une société allemande spécialisée dans l'opération et la maintenance des parcs éoliens en mer, a annoncé mercredi Antoine Cahuzac, directeur général d'EDF EN.
Cette opération «vient compléter l'activité de Reetec», autre filiale d'EDF EN en Allemagne, présente elle dans la construction, l'exploitation et la maintenance de parcs éoliens terrestres, a expliqué M. Cahuzac, lors d'un point presse.
OWS, qui était détenue par UniCredit, s'occupe notamment de la maintenance d'un parc éolien de 400 MW en mer du Nord et emploie 188 personnes.
Le montant de l'opération n'a pas été précisé
«L'Allemagne est un pays extrêmement compétitif en termes (d'énergies) renouvelables. (...) Sur une activité de services comme l'offshore, il y a de la valeur ajoutée et donc on estime que nous pouvons capter cette valeur ajoutée en nous renforçant dans ce domaine», a détaillé M. Cahuzac.
L'Allemagne est aussi un des pays considérés comme stratégique par EDF pour atteindre son objectif de doubler ses capacités d'énergies renouvelables d'ici 2030, a-t-il rappelé.
Dans le cadre du rachat de l'exploitant de parcs éoliens Futuren, EDF EN va également mettre la main sur 140 mégawatts de capacités dans ce pays, qui seront les premiers réels actifs d'EDF EN dans l'éolien en Allemagne.
Après le rachat, en mai, de la majorité du capital de Futuren, l'offre publique d'achat simplifiée d'EDF EN sur le groupe sera ouverte à partir de jeudi et jusqu'au 19 juillet.

05/07/17 : Energies : des rois et des rats
De loin, les braves gens croyaient qu’ils sentaient le sable chaud mais, lorsqu’ils se sont approché, c’était du souffre.[1]
Des “écologistes” associés à des promoteurs arrivistes qui rêvaient de briller quelque part ont fait miroiter au monde entier que le vent et le soleil étaient les merveilleuses énergies d’avenir qui allaient sauver l’humanité. Ambitieux pour eux-mêmes mais sans ambition pour la collectivité, leur intérêt pour la chose publique se résumait à l’argent et à la gloire. Leur “devoir” leur commandait de planter des mats éoliens et de disséminer des panneaux photovoltaïques pour “sauver la planète” !
Mais comment régner sans couronne pour imposer sa volonté ? Il fallait devenir populaire en médiatisant la bonne parole salvatrice auprès du public !
Le temps de signer quelques contrats avec des mairies et des propriétaires terriens prêts à lécher les bottes d’Éole et de d’Hélios pour quelques subsides piochés dans la poche de tous les contribuables et consommateurs, ils se sentirent enfin brillants et puissants. Tout ce “beau monde” s’est longuement félicité du succès de leurs démarches “vertes” afin de limiter les gaz à effet de serre pour le bien du climat.
Toutes ces années ne furent que lamentables comédies, jeux de pouvoir, arrogance nourrie d’ignorance. Les 4×4 et les cravates ont disparu. L’apothéose de cette triste épopée s’étale maintenant en champs d’éoliennes industrielles et de panneaux de verre qui couronnent aujourd’hui nos campagnes comme des bonnets d’âne blancs et noirs.
Ceux qui ont chéri leur coin de terre générations après générations ont été, et restent, méprisés. Quant aux paysages saccagés, au bruit et au racket sur leurs factures (CSPE) : les péquenots s’habitueront !
Quelques responsables commencent à s’émouvoir de l’ampleur du vide ruineux et de la cécité (de la complicité ?) de ceux qui ont voté les lois permettant ces monstrueuses gabegies.
Voyez le résultat braves gens bernés par les illusionnistes des énergies du vent et du soleil. Avant eux, il y a eu des rois de l’énergie qui ont bâti en 40 ans notre remarquable parc de production d’électricité qui fait encore l’admiration des spécialistes du monde entier. Après eux, il n’y a plus que des rats profiteurs qui déserteront le navire France lorsque souffleront les vents mauvais des faillites et de la révolte populaire.
[1] Article inspiré librement par le texte “Chronique d’une déconfiture annoncée

https://metamag.fr/2017/07/05/energies-des-rois-et-des-rats/

05/07/17 : La consolidation de l'éolien va se poursuivre en France-EDF😠😠
La consolidation du secteur de l'éolien va se poursuivre en France, a estimé mercredi EDF , à la veille de l'ouverture d'une offre de rachat des actions du spécialiste de l'éolien terrestre Futuren que le groupe ne détient pas encore.
Après avoir déjà racheté 67% du capital de Futuren en juin, EDF a annoncé mardi une OPA simplifiée sur le solde des actions et des obligations convertibles (Oceane) de la société, ouverte du 6 au 19 juillet au prix de 1,15 euro par action et 9,37 euros par Oceane.
Dans l'hypothèse où EDF rachèterait 100% de la société, l'ensemble de ces opérations représenterait un montant de 320 millions d'euros environ.
"Le mouvement de consolidation ne va pas s'arrêter là", a déclaré mercredi lors d'une conférence de presse Antoine Cahuzac, directeur exécutif d'EDF en charge des énergies renouvelables, en évoquant le rachat de Quadran par Direct Energie et celui de la Compagnie du Vent par Engie .
"Je suis prêt à prendre le pari qu'il y aura d'autres opérations de ce type dans le futur", a-t-il ajouté.
"On a des ambitions assez fortes en France (..), on ne va pas faire des opérations à 320 millions d'euros tous les jours, mais on regarde ce qu'il se passe."
Futuren, ex-Theolia, exploite un portefeuille de parcs éoliens terrestres de 389 mégawatts (MW) pour son propre compte en France, en Allemagne, au Maroc et en Italie, et développe actuellement des projets représentant plus de 168 MW de capacités.
Son rachat s'inscrit dans la stratégie d'EDF visant à quasiment doubler d'ici 2030 ses capacités en matière d'énergies renouvelables pour les porter à plus de 50 gigawatts (GW).
Antoine Cahuzac a précisé que la part de marché d'EDF dans l'éolien en France atteignait quelque 12,5%, avec 1,4 GW de capacités installées, ce qui le place en position de n°2 du secteur derrière Engie. A terme, EDF vise environ 15% à 16% du marché français.
EDF a également annoncé mercredi le rachat de l'allemand Offshore Wind Solutions, spécialisé dans l'exploitation-maintenance d'éoliennes en mer du Nord. Le montant de l'opération n'a pas été précisé.
Fondée en 2014, OWS assure l’exploitation et la maintenance du parc éolien en mer de BARD Offshore 1, au large des côtes allemandes en mer du Nord, d'une puissance totale de 400 MW. L’acquisition d’OWS s’accompagne du renouvellement du contrat de maintenance de l’installation en mer, pour une durée de 10 ans, avec son propriétaire Ocean Breeze Energy, filiale du groupe bancaire italien Unicredit, a précisé EDF EN.
https://investir.lesechos.fr/actions/actualites/la-consolidation-de-l-eolien-va-se-poursuivre-en-france-edf-1690047.php

05/07/17 : Eolien : OPA sur Futuren autorisée pour EDF EN qui affiche ses ambitions
L’AMF a autorisé l’entreprise à finaliser sa reprise de Futuren par une OPA simplifiée, ouverte du 6 au 19 juillet. Sur un marché européen et français en pleine concentration, la filiale de l’opérateur historique compte bien tenir son rang.
La filiale d'EDF dédiée aux énergies renouvelables a annoncé le 4 juillet que l'Autorité des marchés financiers (AMF) a déclaré conforme le projet d'offre publique d'achat simplifiée qu'elle a lancée sur Futuren. Celle-ci sera ouverte du 6 au 19 juillet sur la base d'un prix unitaire de 1,15 euros par action et 9,37 euros pour les obligations convertibles et/ou échangeables (océanes) qu'il ne détient pas. Elle fait suite au rachat, en mai, de la majorité du capital de Futuren par EDF EN, qui détient à ce jour 70,93% des actions et 70,65% des droits de vote de Futuren.
Complémentarité géographique
Antoine Cahuzac, directeur général d'EDF EN a rappelé mercredi lors d'un point presse l'intérêt que représente pour l'entreprise l'acquisition de Futuren : un "pure player" de l'éolien, implanté dans des pays jugés (France, Belgique, Italie, Allemagne, Maroc) stratégiques pour le groupe, déjà rompu aux techniques du repowering dans lequel il entrevoit un important relais de croissance pour les années à venir. Il s'agit, à l'issue de la période d'obligation d'achat, de prolonger la vie d'un parc pour accroître sa rentabilité et optimiser l'exploitation d'un site déjà accepté localement. Une partie significative des parcs exploités par Futuren en Allemagne et au Maroc atteindront cette phase dans quelques mois. Selon l'association européenne WindEurope, près de la moitié (76 GW) de l'éolien installé en 2015 dans l'Union européenne devrait arriver en fin de vie entre 2020 et 2030.
Insistant sur la volonté du groupe de se renforcer en Allemagne, le directeur général a également annoncé la reprise d'OWS (Offshore wind solutions) pour un montant non dévoilé. Spécialisée dans la maintenance de parcs éoliens en mer, une activité à forte valeur ajoutée, OWS vient en complément de Reetec, autre filiale d'EDF EN en Allemagne présente dans la construction, l'exploitation et la maintenance de parcs éoliens terrestres .
Accélérer sur le marché français
En outre, ce rachat s'inscrit dans la stratégie du groupe, baptisée CAP2030, qui prévoit un doublement de ses capacités renouvelables à l'horizon 2030.
Mais ce qui est plus nouveau, pour un groupe qui s'est largement développé à l'international ces dernières années, c'est l'accent mis sur le marché français. « Nous avons le deuxième potentiel de vent en Europe », a affirmé Antoine Cahuzac, regrettant qu'il ne soit pas mieux exploité.
Vantant le coût marginal quasi-nul de l'éolien, les gains de compétitivité observés ces dernières années, et la volonté politique française de promouvoir le développement des renouvelables, il reconnaît proposer une prime de près de 38,6% par rapport au dernier cours de Bourse, quand la moyenne du marché se situe plutôt autour de 30%.
S'il est toujours moins onéreux de développer ses propres parcs (greenfield), racheter un parc en exploitation et en développement permet d'accélérer sur un marché en pleine concentration. "Il s'est passé beaucoup de choses en trois ou quatre ans (sur le marché français des énergies renouvelables, ndlr)", a souligné Antoine Cahuzac, faisant notamment référence à la fin des tarifs d'obligation d'achat, qui rend le marché plus compétitif et plus accessible aux grands groupes qu'aux acteurs de taille plus modeste.
Le mouvement de concentration ne fait que commencer
C'est pourquoi le mouvement de concentration, que reflète notamment la reprise en cours de Quadran par Direct Energie, "ne fait que commencer". Engie, précurseur du mouvement avec la reprise - houleuse - de la Compagnie du Vent en 2007, continue en effet de consolider de petits acteurs, et Total - qui a déjà acquis le belge Lampiris - ne fait pas mystère de son projet de se donner les moyens de proposer dans les prochains mois des offres d'électricité verte. Et dans ce contexte, EDF EN"préfère ne pas laisser un autre acteur s'emparer de Futuren" à sa place.
Le parc existant et le portefeuille de projets sans recours (pour un total de 557 MW bruts dont 159 MW en France) doivent permettre à EDF EN d'atteindre une part du marché français de l'éolien entre 12 et 13%, juste derrière Engie. L'objectif affiché par son DG est d'atteindre 15 à 16% et de s'y maintenir dans un marché en profonde restructuration. D'autres acquisitions ne sont donc pas exclues, même si elles ne devraient pas souvent atteindre le montant de 320 millions d'euros déboursé pour la reprise de Futuren.
http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/eolien-opa-sur-futuren-autorisee-pour-edf-en-qui-affiche-ses-ambitions-742949.html

05/07/17 : Les maires veulent jouer un rôle décisif dans le contrôle de l’implantation d’éoliennes

Alors que la loi sur la transition énergétique (LTECV) impose le doublement du nombre d’éoliennes terrestres d’ici à 2023, les maires se sentent souvent démunis face à leur implantation qui rencontre de plus en plus d’opposition de la part de leurs administrés. Aujourd'hui, leur avis n’est plus que consultatif. Ceci « n'est pas acceptable » car ils sont aménageurs du territoire et « doivent avoir un rôle décisionnel sur tout projet de construction », c'est-à-dire définir les conditions acceptables pour les citoyens et positives pour le territoire, comme l’ont rappelé hier plusieurs intervenants à la rencontre organisée par l’AMF sur le sujet. Peu de sujets sur l’aménagement du territoire sont aussi clivants que celui de l’éolien, et les échanges ont été nourris lors de cette journée de débats, nombre de maires se faisant l’écho de l’hostilité croissante des citoyens face à l'implantation croissante et non coordonnée du nombre de mâts d’éoliennes installés sur le territoire. « Cela devient insupportable », a protesté Jean-Louis Grimal, maire de Curan et président de l’Association des maires de l’Aveyron, où l’arrivée des éoliennes s’est faite parfois de manière « anarchique », au détriment de paysages touristiques qui font l’attractivité du territoire. « Le système des enchères, avec des opérateurs qui offrent 6 à 18 000 euros par an de loyer, voire plus, aux agriculteurs propriétaires des terrains, supprime toute possibilité de planification », a regretté Pierre Jarlier, maire de Saint-Flour et président de la commission « Aménagement, urbanisme et habitat » de l’AMF. Ce dernier a demandé d'une part le retour aux outils de types « zones de développement de l’éolien », supprimées en 2013, alors qu'elles permettaient d'organiser en amont et de manière concertée leur éventuel développement et, d'autre part, l'intégration dans les documents d'urbanisme des objectifs et des outils de transition énergétique, toute source d''énergie renouvelable confondue. Lors de la promulgation de la LTECV en 2015, il y avait 10 GW de puissance installée, soit environ l’équivalent de 3680 éoliennes terrestres. Il y en a 12 GW aujourd’hui et l’objectif est de doubler ce chiffre d’ici à 2023 pour atteindre entre 21,6 et 26 GW, a rappelé Laurent Michel, directeur de l’Énergie et du climat au ministère de la Transition écologique et solidaire, selon lequel « l’objectif n’est pas impossible vu le rythme actuel de déploiement. » Mais les recours en justice contre les permis de construire, de la part d’usagers et d’associations ou de collectifs anti-éoliens sont devenus quasi-systématiques. En cause : les nuisances sanitaires et paysagères que représenteraient les éoliennes. Plusieurs maires présents ont souligné la possibilité de s’organiser en amont, pour éviter de se voir imposer des permis de construire après une réunion en préfecture où ils se heurtent souvent à un « mur ». Jérôme Fauconnier, maire d’Avignonet (Isère) a présenté la charte non prescriptive élaborée par sa communauté de communes du Trièves - dont il est président, au terme de sept mois de concertation et d’études de terrain. Elle comporte une série de conditions préalables à l’implantation d’éoliennes. Résultat : « On n’a pas vu revenir beaucoup de promoteurs, et pourtant le document n’est pas opposable ! Mais le maire se retrouve moins seul, l’opérateur sait qu’il aura un soutien de la collectivité à son projet, ou bien une opposition totale, que le préfet prendra en compte. » Cela permet aussi de « dépassionner les débats » au sein de la population, ce qui n’est pas une mince affaire aujourd’hui. D'autres maires ont présenté leur expérience d'un « cheminement économique nouveau » en créant des SEM de développement des énergies renouvelables. En réalité, les élus peuvent même, s'ils se saisissent du sujet à bras le corps, dicter en partie leurs conditions en investissant eux mêmes dans les projets, ce qui leur permet de bénéficier des dividendes de leur exploitation, bien supérieurs aux retombées fiscales. Il est donc important que les élus se réapproprient le sujet, comme l’a rappelé André Flajolet, vice-président de l’AMF et président de sa commission « développement durable ». « L’éolien reste en débat car il transforme les paysages et la conscience collective que nous en avons. De plus, il heurte notre responsabilité dans l'organisation des territoires. Aussi, il nous appartient d'asseoir les décisions dans ce domaine sur une méthodologie incontestable et partagée », a-t-il déclaré. C'est la raison pour laquelle, a-t-il ajouté, l’AMF estime qu’il est important de « revoir la réglementation en replaçant les communes au cœur du dispositif ».
http://www.maire-info.com/article.asp?param=20929&PARAM2=PLUS&nl=1

03/07/17 : Maser Engineering crée le camion de vidange des éoliennes
Une éolienne , ça baigne dans l'huile . Entre la boîte de vitesses, la génératrice et le groupe hydraulique , une turbine tourne avec 150 à 250 litres d'huile, voire 450 pour les plus grandes. A 100 mètres de hauteur , la vidange n'est donc pas une intervention aisée. C'est pourquoi Maser Engineering, dont l'une des spécialités est la maintenance d'éoliennes, s'est attaqué au problème en créant pour son propre usage un engin spécifique, qui répond aux normes européennes de transport des marchandises dangereuses. « Nous n'avons pas trouvé de solutions sur le marché », souligne Stéphane Chatelain , le directeur de Maser Engineering Centre & Ouest. Breveté, le véhicule embarque une série d'innovations, dont deux cuves de 6.000 litres chacune et deux circuits indépendants pour que les huiles neuves et usagées n'entrent pas en contact . Un comptage des particules dans l'huile permet de s'assurer de sa pureté. Une cuve chauffante garantit sa bonne température pour mieux la propulser dans les flexibles et minimiser le temps d'arrêt des éoliennes.
Le camion, capable d'en vidanger quatre quotidiennement, est construit sur un châssis Scania doté de trois essieux pour rouler aussi bien à travers champs que sur autoroute. Quant à son autonomie énergétique , elle est assurée par un groupe électrogène embarqué. « Avec ce système, l'huile ne voit pas le jour. Alors qu'avec les solutions existantes, le transvasement dans des conteneurs fait courir le risque de souiller les sols », explique Stéphane Chatelain . Maser Engineering a investi deux ans et 400.000 euros dans ce projet, associant quasi exclusivement des acteurs locaux, dont Central Design , Lafon pour la citerne ou ATS pour la carrosserie.

https://www.lesechos.fr/pme-regions/innovateurs/030418165153-maser-engineering-cree-le-camion-de-vidange-des-eoliennes-2099124.php

02/07/17 : Comment garantir une exploitation pérenne des parcs éoliens en France
L'expertise acoustique gagne du terrain
L'acoustique des parcs éoliens en France occupe et préoccupe bon nombre de confrères acousticiens depuis plus de quinze ans, que ce soit pour le développement de nouveaux parcs, le contrôle de parcs existants ou encore des études de due diligence. Avec une centaine de parcs installés en 2016 en France, c'est environ deux cents études produites en comptant une étude d'avant-projet et un contrôle à la mise en service. Au-delà de la stricte conformité réglementaire, les aspects socio-économiques de ces projets sont à prendre en compte : la perception sonore d'un parc éolien est un sujet délicat et le moindre bridage (comprendre la limitation du fonctionnement de la machine pour en réduire le bruit) a un impact direct sur le productible électrique. Enjeux contradictoires ? Pas si sûr puisque c'est, in fine, l'acceptabilité d'un parc dans son ensemble, qui conditionne sa réussite.
Reprise des travaux sur un projet de norme
La Direction générale de la prévention des risques (DGPR) a annoncé en début d'année 2017 la reprise de la rédaction du projet de norme NFS 31-114 dédiée à la mesure de l'émergence sonore d'un parc éolien. Dans sa version de juillet 2011, il est cité comme référence normative dans la section 6 de l'arrêté du 26 août 2011 relative aux projets de parcs éoliens. La finalisation des travaux de rédaction de la norme a été confiée au Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (Cerema), qui rédigera à échéance d'un an un guide méthodologique qui pourra directement faire référence ou pourra être transformé en norme.
Deux méthodes d'analyse de l'émergence sonore sont encore en discussion à ce jour : une approche statistique basée sur une observation des niveaux sonores de long terme, telle que décrite dans l'actuel projet de norme et une méthode basée sur une approche "instantanée", qui suppose le respect des exigences "à tout instant". Quelle que soit l'approche retenue, il faut prendre en considération la forte variabilité des paramètres en jeu dans les problématiques complexes de parcs éoliens. Les acousticiens qui s'y frottent depuis quinze ans resteront dans tous les cas force de proposition dans leurs méthodes et conseils associés, afin d'aider les décideurs à décider et les parties prenantes … à prendre partie !
Maîtriser sa méthodologie pour innover et anticiper demain dès aujourd'hui
Un parc éolien est avant tout une installation dans un environnement variable qui doit être traité au cas par cas. La France propose une large diversité de cas puisqu'elle bénéficie de pas moins de quatre types de climats différents, est traversée par des vents de toutes directions et présente des topographies planes à particulièrement marquées. Pour rappel, la propagation du son est influencée par les conditions atmosphériques (gradients de température et de vent, direction et vitesse du vent, humidité de l'air). Les couches atmosphériques ont ainsi une influence déterminante pour une production sonore à grande hauteur dans l'environnement.
Depuis quinze ans, la durée moyenne des mesures s'allonge. Elle est passée de quelques heures, à quelques jours, voire quelques semaines. Pourquoi ? Parce que la variabilité des phénomènes en jeu est un facteur dimensionnant, parce que le coût intrinsèque des mesures et de leur exploitation n'est plus un facteur limitant et parce que les acousticiens savent aujourd'hui quoi faire de ces données et comment les exploiter pour les transformer en outils d'aide à la décision. La similitude avec l'évolution du digital et le big data est évidente. Pour en arriver peut-être un jour à une connaissance telle que les mesures deviendront superflues.
Le bruit dépend de la vitesse du vent, oui, mais pas que…
L'amélioration des outils de prévision est un levier sur lequel les acousticiens experts de l'éolien travaillent en continu en tenant compte de davantage de paramètres. La vitesse du vent, sa direction, mais aussi le gradient de vent et de température, sont autant de facteurs influents qu'il est aujourd'hui possible de prendre en compte dans les calculs prévisionnels. La discrétisation des modèles de prévisions sonores sur des laps de temps très courts permet d'affiner et d'optimiser les fonctionnements de parcs éoliens selon toutes les situations réellement rencontrées sur le terrain.
Les recherches visant à mieux connaître la source sonore "éolienne" permettent de mieux prendre en compte les phénomènes de directivité et ainsi de travailler sur l'adaptation des modèles de propagation en fonction des paramètres qui jouent un rôle prépondérant (hauteur, couches atmosphériques, direction du vent, …). On calcule ainsi plus "juste" à proximité des éoliennes en prenant en compte l'acoustique et l'aéraulique. L'analyse dite "temps réel" des mesures a également fortement progressé ces dernières années, dans l'objectif de fournir aux exploitants des parcs une information bruit/météo/process quasi immédiate. Les utilisations et bénéfices de ces avancées technologiques sont importants.
Enfin, pendant toute la durée d'exploitation d'un parc et en complément aux mesures de contrôle plus classiques, il est désormais possible de piloter le fonctionnement des éoliennes en fonction de leur impact sonore réel. Grâce à des matériels connectés et communicants, il est en effet possible de faire dialoguer systèmes acoustiques et système central de la machine.
Le rôle clef des acousticiens
Face à une réglementation acoustique en cours de mutation, il revient donc aux acteurs de l'éolien de prendre leurs dispositions pour en anticiper les effets. Les acousticiens, du fait de leur expérience et de leur expertise ont bien sûr un rôle clef à jouer afin de permettre le développement et l'exploitation de parcs à venir ou existants. Les différentes innovations en cours et à venir vont assurément permettre de relever ce challenge puisqu'elles portent sur une connaissance plus approfondie des sites mesurés, une meilleure finesse des outils de modélisation, l'utilisation plus massive des méthodes temps réel, la maîtrise de toute la chaîne des données… sans oublier une parfaite maîtrise de l'arsenal normatif et réglementaire. In fine, s'agissant du développement de l'énergie éolienne, dite renouvelable et responsable, la prise en compte des attentes et préoccupations des populations avoisinantes et de l'ensemble des parties prenantes doit rester la priorité, dans une approche équilibrée, qui respecte l'environnement et permette d'atteindre les objectifs de production d'énergie renouvelable que la France s'est fixée.
Frédéric Delafosse, Sixense Environment, Sébastien Garrigues, Gamba Acoustique et Jeremy Schild, Venathec
https://www.actu-environnement.com/ae/dossiers/cinov-giac/bruit-exploitation-perenne-parcs-eoliens.php

02/07/17 : L’éolienne du futur sera plus grande que l’Empire State Building
Prévue à l’horizon 2025, la SUMR50 doit pouvoir développer une capacité de production de 50 mégawatts. Soit dix fois plus que les éoliennes actuelles.
Une fois installée en mer, l'éolienne géante du futur devrait dépasser tout juste la Tour Eiffel (306 mètres). Mais avec une hauteur totale de 500 mètres, la SUMR 50, un projet développé par six universités américaines, sous la direction de celle de Virginie, dépassera bel et bien l'Empire State Building (381 mètres).
Il n'y a pas que la taille de cette super éolienne, attendue pour 2025, qui est impressionnante. Selon ses concepteurs, sa turbine de 195 mètres de large devrait lui permettre de développer une capacité de production de 50 mégawatts d'énergie renouvelable. Soit environ dix fois plus que la capacité moyenne des éoliennes actuelles, comprises entre 4 et 5 mégawatts.
50.000 foyers alimentés en une seule rotation
« Notre mission est de concevoir et dessiner des technologies de morphing pour des éoliennes de 50 mégawatts qui peuvent réduire le coût d'énergie offshore nivelé de 50% d'ici 2025 », expliquent les responsables de SUMR. Pour cela, ils sont partis d'un constat simple : plus haut vous allez, plus fort est le vent.
Pour capter efficacement ce vent, à une telle hauteur, il faut que l'éolienne géante soit également équipée de pales adaptées. En l'occurrence, deux lames de plus 200 mètres de long chacune lui permettront de produire d'« alimenter jusqu'à 50.000 foyers en une seule rotation », note le site International Business Times.
Résister aux tempêtes
À titre de comparaison, la plus grosse éolienne actuellement en exploitation dans le monde est la MHI Vestas. Elle mesure 195 mètres, possède des pales de 80 mètres de long et se trouve dans la baie de Liverpool. Sa turbine, d'une capacité de 8 mégawatts, peut alimenter à elle seule une maison pendant 29 heures.
La principale difficulté pour les ingénieurs qui développent la SUMR 50 : s'assurer que la structure, qui va chercher des vents très forts, en pleine mer, pourra résister aux fortes rafales qui y soufflent. Ils ont donc imaginé une tour flexible, qui peut se plier à l'image des palmiers. Ils ont également développé des pales qui, lorsque le vent dépasse les 80 km/h, commencent à se plier. Ils espèrent qu'avec tout ça, l'éolienne résistera à des tempêtes allant jusqu'à 285 km/h.
"C'est un concept très nouveau, donc il n'y a à l'heure actuelle encore aucune garantie que cela va fonctionner", reconnaît toutefois Eric Loth, le directeur du projet. Ils restent encore de nombreux points à déterminer (transport, mode de construction...) pour les ingénieurs des six universités qui travaillent sur cette éolienne géante.
https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/030419267975-leolienne-du-futur-sera-plus-grande-que-lempire-state-building-2099053.php

29/06/17 : La filière des énergies vertes veut peser sur le «plan climat» de la France
Le Syndicat des énergies renouvelables demande que les objectifs nationaux et européens fixés à ce secteur soient rehaussés.
Alors que le gouvernement doit présenter , le 5 juillet , un « plan climat » visant à entretenir la flamme de la COP21 et de l’ accord de Paris , le Syndicat des énergies renouvelables (SER) a mis en avant, jeudi 29 juin, un ensemble de propositions pour « accélérer le déploiement » de cette filière au niveau français , mais aussi européen . Il s’agit, explique-t-il, de répondre à « l’urgence climatique » .
« Nous sommes très satisfaits de l’action menée par le précédent gouvernement durant les trois dernières années [celles où Ségolène Royal était ministre de l’environnement] , qui ont mis les renouvelables sur une bonne trajectoire. Et nous plaçons beaucoup d’espoirs dans le gouvernement actuel . Mais il faut aller plus vite et plus loin » , résume le président de l’ organisation professionnelle , Jean- Louis Bal.
Dans son programme pour l’élection présidentielle , Emmanuelle Macron s’est fixé pour but de « doubler la capacité en éolien et en solaire photovoltaïque » d’ici à 2022. Le problème – et le syndicat l’a déjà fait savoir à l’exécutif – est que cet objectif est globalement inférieur à celui de l’actuelle programmation pluriannnuelle de l’énergie , arrêtée en octobre 2016.
Celle-ci prévoit, pour le photovoltaïque , de porter la capacité installée entre 18 et 20 gigawatts (GW) en 2023, contre un peu moins de 7 GW aujourd’hui , soit un quasi triplement dans la meilleure hypothèse. Le potentiel de l’éolien terrestre, lui, doit grimper de 12 GW à 22 ou 26 GW, ce qui correspond bien à un doublement. Mais il s’y ajoute l’éolien en mer, pour lequel la programmation pluriannuelle fait état de 0,5 à 6 GW pour de nouveaux projets , en supplément des 3 GW totalisés par les six parcs déjà attribués au large des côtes normandes, bretonnes et vendéennes.Cadre sécurisant
Les industriels espèrent donc que le gouvernement et son ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot , chargé de l’énergie,...

http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/06/29/la-filiere-des-energies-vertes-veut-peser-sur-le-plan-climat-de-la-france_5153152_3244.html

29/06/17 : Les professionnels des renouvelables rappellent leurs desiderata à Bruxelles et Paris
Alors que les discussions débutent au Parlement européen sur la nouvelle directive relative aux énergies renouvelables dans le cadre du Clean Energy Package, et à quelques jours de la présentation prévue par le gouvernement du plan climat annoncé par Emmanuel Macron et Nicolas Hulot, le syndicat des énergies renouvelables (SER) liste ses revendications.
Jean-Louis Bal (président du syndicat des énergies renouvelables) n'a pas manqué de commencer son point presse ce jeudi 29 juin en se félicitant à nouveau de l'action menée par l'ancienne ministre de l'Ecologie et de l'Energie Ségolène Royal en faveur de leur développement. Pour autant, force est de reconnaître que la France, avec 15,5% d'énergies renouvelables dans son mix à fin 2016, a décroché de la trajectoire qui doit la mener à 23% en 2020 et 32% en 2030, parallèlement à une progression significative de l'électrification.
Pour revenir sur la bonne voie, le syndicat, qui représente quelque 300 entreprises (dont des groupes tels que EDF EN ou Engie mais aussi des PME) et un chiffre d'affaires de 10 milliards d'euros, propose toute une palette de solutions.
Rehausser l'ambition de la PPE
Comme la loi le prévoit, les objectifs de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), qui concernent aujourd'hui les périodes 2016-2018 et 2019-2023, vont devoir être précisés pour la période 2023-2028. La direction générale de l'énergie et du climat (DGEC) a commencé à plancher, et le SER préconise de partir de la fourchette haute indiquée dans la PPE.
Concernant le fonds chaleur (laquelle représente 35 à 40% de la consommation d'énergie finale), aujourd'hui doté de 210 millions d'euros, son doublement a été annoncé à plusieurs reprises, d'abord par Ségolène Royal puis par les équipes de M. Macron. Cette fois, Jean-Louis Bal espère que c'est la bonne. En effet, l'Ademe, qui gère le fonds, a largement assez de projets (réseaux de chaleur, biomasse, solaire thermique, géothermie...) dans ses cartons pour absorber ce doublement en un an. Enfin, le SER réclame que le tarif d'achat fixé pour l'injection de biométhane dans le réseau soit valable pour 20 ans et non 15 comme c'est aujourd'hui le cas.
Concernant l'habitat, favorable au projet annoncé par le candidat Macron de transformer le crédit d'impôt en subvention à l'investissement pour les travaux d'efficacité énergétique, ce qui doit inciter les ménages les plus modestes à sauter le pas, le SER souhaiterait que les énergies renouvelables soient favorisées par rapport à des solutions utilisant les énergies fossiles. Et que soit ré-instaurée une prime à la casse pour remplacer sa vieille chaudière à gaz par une pompe à chaleur.
Simplifier pour raccourcir les délais
Le chapitre « simplification » est particulièrement fourni. Tout en reconnaissant que les choses ont avancé avec le permis environnemental unique, qui limite à la fois les démarches pour obtenir les autorisations de mener à bien un projet éolien ou solaire, et la multiplication des recours, le SER souhaiterait aller plus loin pour mieux armer les porteurs de projets contre les actions en justice, particulièrement nombreuses en France dans l'éolien. S'ils se félicitent que « le dialogue s'ouvre » avec le nouveau ministère des Armées, les acteurs présents lors de ce point presse ont regretté les projets bloqués in extremis sur la base de « directives non écrites et non communiquées, dans une forme d'opacité ».
Car le temps nécessaire au montage d'un projet en France, deux fois plus long pour l'éolien qu'en Allemagne par exemple, entraîne plusieurs conséquences. Economiques d'abord : l'immobilisation dans la durée des ressources nécessaires a un coût et les financiers peuvent être rebutés par la complexité de l'environnement français. Mais aussi technologiques, les équipements (notamment dans l'éolien) choisis à la conception du projet souffrant forcément de la comparaison avec l'état de l'art 10 ans plus tard.
35% de renouvelables à l'échelle européenne en 2030
A l'échelle européenne, Jean-Louis Bal a rappelé les positions françaises sur un certain nombre de points. Tout d'abord, les acteurs français des renouvelables estiment trop peu ambitieux l'objectif de 27% du mix énergétique en 2030, et souhaiteraient que l'exécutif français pousse pour un objectif communautaire contraignant d'au moins 35%. Jean-Louis Bal pointe en effet l'incohérence entre une croissance sur la période 2020-2030 inférieure à celle attendue pour 2010-2020, alors même que les technologies progressent et les prix baissent rapidement.
Les Français sont également opposés aux appels d'offres à neutralité technologique prévus dans le Clean Energy Package. Le principe de sélectionner les projets sur le seul critère du prix du kilowattheure nuirait en effet aux possibilités de développement des moins compétitives, qui ont encore besoin de subventions pour le devenir.
Enfin, Jean-Louis Bal a enfourché l'un des ses chevaux de bataille favoris : celui des biocarburants de première génération. En chœur avec la FNSEA, qui brandit les quelque 30.000 emplois en jeu, le SER dénonce le projet de Bruxelles de ramener de 7% en 2020 à 3,8% en 2030 leur taux d'incorporation dans l'essence et le diesel européens. Il réclame que soit maintenu cet objectif de 7%, sur un total de 15% de renouvelables dans les transports.
La Commission entend ainsi encourager la recherche et les investissements dans une deuxième génération (issue de déchets agricoles, de détritus, de résidus ligneux, etc.) qui ne serait pas en compétition avec l'alimentation et présenterait un meilleur bilan carbone sur la durée de leur cycle de vie. Mais en l'absence de solution aujourd'hui économiquement viable, les promoteurs des biocarburants de première génération entendent bien amortir les investissements (2 milliards d'euros en France) qu'ils ont consentis dans les usines de fabrication.
http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/les-professionnels-des-renouvelables-rappellent-leurs-desiderata-a-bruxelles-et-paris-742244.html

27/06/17 : Le cadre juridique de l’achat d’énergie éolienne renouvelé
L’article 104 de la loi n°2015-992 du 17 août 2015 de transition énergétique pour la croissance verte a refondu les mécanismes français de soutien aux énergies renouvelables, par des dispositions entrées en vigueur le 1er janvier 2016. Ces dispositions ont été récemment précisées par deux décrets aujourd’hui codifiés : l’un pour définir les installations éligibles (décret n°2016-691 du 28 mai 2016), l’autre relatif au complément de rémunération (CR) et à l’obligation d’achat (OA) (décret n°2016-682 du 27 mai 2016).
Les arrêtés par filière ont quant à eux été publiés, pour la plupart, à la fin de l’année 2016 (pour plus de précisions, voir notre article « Energie : le régime du complément de rémunération désormais opérationnel »). Plus spécifiquement, en ce qui concerne la filière éolienne, un arrêté du 13 décembre 2016 a fixé transitoirement, pour l’année 2016, les conditions du complément de rémunération.
Saisie pour avis consultatif, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a émis, le 23 mars 2017, un avis défavorable au projet d’arrêté tarifaire éolien pour l’année 2017 qui lui a été soumis et a formulé plusieurs recommandations. Elle a par exemple proposé de réserver le bénéfice du guichet ouvert aux installations de moins de six mégawatts (MW) ou encore manifesté son souhait de voir limiter le bénéfice du CR aux seules installations entièrement nouvelles.
C’est dans ce contexte que le décret n°2017-676 du 28 avril 2017 a abrogé, à compter du 30 juillet 2017, l’arrêté du 13 décembre 2016, sans préjudice toutefois de son application aux contrats de CR signés avant cette date. Ainsi, une demande de contrat de CR peut encore être déposée jusqu’au 30 juillet 2017, à condition que le projet ait fait l’objet d’une demande complète de contrat d’achat au cours de l’année 2016.
Ce décret supprime également le droit à l’obligation d’achat en guichet ouvert pour les éoliennes terrestres et limite le droit au CR en guichet ouvert aux projets composés au maximum de six aérogénérateurs, ayant une puissance nominale maximale de 3 MW.
Par ailleurs, un nouvel arrêté du 6 mai 2017 fixe les conditions pour bénéficier du CR. Il s’applique aux « petites installations terrestres » susceptibles de bénéficier du régime du CR selon les critères prévus par le décret du 28 avril 2017, pour lesquelles une demande complète de contrat de rémunération a été déposée à compter du 1er janvier 2017.
Enfin, presque simultanément, la CRE a publié le cahier des charges du nouvel appel d’offres pour les projets éoliens plus importants (à partir de sept aérogénérateurs, ou avec des puissances unitaires strictement supérieures à 3 MW).
Ces différentes publications, largement attendues par les professionnels de la filière, permettent de définir le nouveau cadre juridique de la filière éolienne et donnent ainsi une visibilité à plus long terme et une stabilité indispensable à l’ensemble de la filière.
http://www.lexplicite.fr/cadre-juridique-achat-energie-eolienne-renouvele/

27/06/17 : Francéole, fabricant de mâts éoliens en redressement judiciaire, cherche repreneur
Francéole, fabricant français de mâts éoliens métalliques basé à Longvic (Côte-d'Or), près de Dijon, et au Creusot (Saône-et-Loire), est en redressement judiciaire et cherche un repreneur pour maintenir ses 160 emplois, a-t-on appris mardi de sources concordantes.
Aucune offre ferme n'avait été déposée mardi, première date butoir, mais "les discussions sont toujours en cours" avec des repreneurs potentiels, selon une source proche du dossier. Le tribunal de commerce de Chalon-sur-Saône, qui avait placé l'entreprise en redressement judiciaire le 17 mai, pourrait décider de prolonger la période d'observation à l'occasion d'une audience prévue le 6 juillet, en vue d'une reprise du site. "Cela fait quelques mois que la situation financière de l'entreprise n'est pas bonne", s'inquiète Jérémy Bertrand, délégué CGT et représentant du personnel, qui relève que le carnet de commandes n'est rempli que jusqu'à fin août.
L'entreprise réalise 30 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel mais sa trésorerie ne couvre ses besoins que jusqu'à fin septembre-début octobre. L'élaboration d'un plan de reprise est "compliquée" notamment par le coût de la main d'oeuvre et une surcapacité de production au niveau européen, précise-t-on de source proche du dossier, en ajoutant que la marge est pénalisée face à des concurrents majoritairement portugais et espagnols et, dans une moindre mesure, allemands.
Francéole était né fin 2012 de la reprise par le groupe Pélican Venture de deux entreprises distinctes: SIAG France, au Creusot, et Céole, à Longvic. A l'époque, les deux fabricants de mâts avaient déjà été placés en redressement judiciaire, minés par le recul du marché de l'éolien, notamment en raison de l'incertitude sur le tarif d'achat de l'électricité éolienne terrestre par EDF. Jean-Pierre Gorgé, président de Pélican Venture, avait fixé comme objectif en 2013 qu'un mât sur deux installés en France sorte des usines de Francéole. Mais depuis quatre ans, ce ratio plafonne à 30%.
http://www.connaissancedesenergies.org/afp/franceole-fabricant-de-mats-eoliens-en-redressement-judiciaire-cherche-repreneur-170627

26/06/17 : Réussir la transition énergétique : ne plus opposer les énergies
LE CERCLE/POINT DE VUE - Une transition énergétique réussie passera par le développement de toutes les énergies décarbonées. Il faut réduire notre consommation d’ énergie fossile avant de fermer des centrales nucléaires.
Les législatives sont derrière nous, le quinquennat d'Emmanuel Macron est vraiment lancé . Et les priorités sont déjà nombreuses : relance de l'Union européenne, maîtrise du déficit public, lutte antiterroriste, réforme du droit du travail... Parmi toutes les priorités, le retrait américain de l'accord de Paris sur le climat, annoncé par Donald Trump, érige la transition énergétique au frontispice des priorités.
Dans son projet présidentiel, Emmanuel Macron avait repris l'objectif, fixé par la loi de transition énergétique, de ramener de 75 % à 50 % la part du nucléaire dans la production électrique française à l'horizon 2025. Le nouveau ministre de la Transition écologique , Nicolas Hulot , a confirmé cet objectif, tout en concédant qu' « on ne peut pas se passer [du nucléaire] demain matin ».
Dépassionner le débat
La réussite de la transition énergétique en France dépendra avant tout de la capacité du nouveau gouvernement à dépassionner le débat et à traiter cette question importante de manière factuelle et « désidéologisée », en commençant par ne plus opposer les énergies.
Une transition énergétique réussie passera par le développement de toutes les énergies décarbonées, de manière à assurer , d'une part, un « mix » énergétique équilibré et au coût le plus avantageux et, d'autre part, une continuité d'approvisionnement qui nous permettra de surmonter les épisodes difficiles de pics de demande , que ce soit pour le chauffage en plein hiver ou la climatisation en plein été.
Vers moins d'énergie fossile
L'objectif fondamental est de réduire la proportion des gaz à effet de serre dans notre consommation d'énergie. Or la répartition de la consommation finale d' énergie en France montre que notre consommation est issue pour plus des deux tiers de combustibles fossiles. Les produits pétroliers raffinés en représentent 45 %, le gaz 19 % et le charbon 3 %, tandis que l' électricité en représente 23 %.
Notre parc éolien, et notamment éolien offshore, est encore trop peu développé.
La politique à mettre en oeuvre pour réussir la transition énergétique vise moins à substituer à une énergie nucléaire une énergie renouvelable que de réduire la part de l'énergie fossile de notre consommation. La France dispose pour cela d'atouts méconnus. Par exemple, l'énergie hydraulique produit en France 25 GW d'électricité, soit 12,2 % de l'électricité consommée, l' équivalent de 10 réacteurs nucléaires. A l'inverse, notre parc éolien, et notamment éolien offshore, est encore trop peu développé, par comparaison notamment à celui de nos voisins allemands.
Ne pas se priver du nucléaire
Pour autant, développer les énergies renouvelables ne signifie pas renoncer à l'énergie nucléaire. Le vent, le soleil et même l'eau ne peuvent assurer une production d'énergie en continue. Malgré l'accélération de la recherche dans le développement des batteries , la rupture technologique dans le domaine du stockage ne permet pas encore de régler cette question de l'intermittence des énergies renouvelables.
Dans ce contexte, l'énergie nucléaire, décarbonée, modulable en fonction de la demande, permettra toujours d'assurer la continuité de l'approvisionnement à un coût marginal intéressant. La France aurait tort de se priver de cet atout pour atteindre ses objectifs climatiques.
Laurence Daziano , maître de conférences en économie à Sciences po, est membre du conseil scientifique de la Fondation pour l' innovation politique.
https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/030410917108-reussir-la-transition-energetique-ne-plus-opposer-les-energies-2097593.php

26/06/17 : Recours entre parcs éoliens voisins : le cas de l’Allemagne [Avis d’expert]
Quel est le risque de l’effet de sillage pour un parc éolien qui voit s’installer juste à côté un autre parc ? Faut-il envisager un recours ? Avec le développement de l’énergie du vent, ces questions deviennent de plus en plus fréquentes. L’analyse sur les solutions adoptées en Allemagne de Sibylle Weiler et Laurent Brault, avocats au Barreau de Paris du cabinet Sterr-Koelln & Partner, implanté des deux côtés du Rhin.
Trois grands risques : production, usure, stabilité
Deux parcs éoliens voisins peuvent avoir, en raison de l’effet de sillage, un impact négatif sur la production, l’usure et même la stabilité l’un de l’autre.
Se pose alors la question du recours du parc éolien existant qui voit se construire un nouveau parc éolien près de lui, susceptible de remettre en cause ses prévisions de production, de coûts de maintenance, voire même de durée de vie.
Le déploiement actuel de l’énergie éolienne sur le territoire français se fait parfois par concentration dans les mêmes zones, de sorte que la question est de plus en plus fréquemment posée.
Des procédures en cours en France
La question du recours en cas d’impact sur la stabilité et l’usure du parc voisin se pose apparemment peu, les développeurs éoliens prenant soin de respecter les « distances de sécurité » nécessaires.
Mais la question du recours en cas d’impact sur la production se pose, elle, concrètement puisque des procédures ont déjà été engagées entre parcs éoliens sur ce fondement, tant devant les juges administratifs que devant les juges civils français.
Une position figée outre-Rhin
En Allemagne, où la puissance éolienne installée est supérieure à 50 GW, soit 3,5 fois plus qu’en France, la loi et la jurisprudence ont déjà répondu à ces questions et leur position est fixée depuis longtemps.
Les 3 grands « corpus » de règles concernés par l’insertion du nouveau parc éolien dans son environnement sont, comme en France, les règles d’urbanisme (1), les règles de protection de l’environnement (2) et les règles de droit civil (3).
1) Les lois applicables en matière d’autorisation d’urbanisme (Landesbauordnungen) posent l’interdiction pour tout projet de nuire à la solidité des constructions existantes.
À une distance d’un parc éolien existant de moins de cinq largeurs de rotor dans la direction du vent dominant et de moins de trois largeurs de rotor dans la direction du vent secondaire, le pétitionnaire doit joindre à sa demande d’autorisation une étude démontrant l’innocuité de son projet sur la stabilité de son voisin (Oberverwaltungsgericht Nordrhein Westfalen, 24 janvier 2000, NVwZ 2000,1064).
En revanche, l’éventuelle perte de production est étrangère aux règles d’urbanisme et n’est pas considérée.
2) Quant aux lois applicables en matière de protection de l’environnement, elles garantissent aussi le parc éolien existant contre l’impact d’un nouveau projet sur sa stabilité.
Mais elles sont inapplicables à l’éventuelle perte de production, la « privation de vent » n’étant pas considérée comme une atteinte à l’environnement.
3) Enfin, les textes et la jurisprudence de droit civil ne prévoient aucune protection d’aucune sorte pour le parc éolien existant contre l’impact du nouveau parc, hors le cas d’une violation des règles d’urbanisme. (Oberlandesgericht Frankfurt am Main, 9 mars 2000, 15 U 118/99).
Pas de droit en cas de perte de production
En somme, le droit allemand règle la question de l’impact du nouveau parc éolien sur le parc existant dans le cadre de l’autorisation d’urbanisme en imposant au nouveau parc une « distance de sécurité » pour éviter tout impact en termes de stabilité des éoliennes.
Mais le droit allemand ne reconnaît aucun droit à un parc éolien contre son voisin du fait de son impact en termes de production.
C’est là l’état du droit chez nos voisins allemands, dans le cadre duquel ils ont construit près du tiers des éoliennes en service en Europe.
Il reste maintenant à voir si les juges français arriveront aux mêmes solutions que leurs homologues allemands.

26/06/17 : UN PARC ÉOLIEN GÉANT POURRAIT SORTIR DES FLOTS EN MER DU NORD - EN VIDÉO
North Sea Wind Power Hub, une gigantesque centrale électrique offshore, à la fois éolienne et solaire, fournirait de l'énergie à près de 100 millions d'Européens du Nord. Les travaux pourrait commencer en 2035.
Colossal. Le North Sea Wind Power Hub est le projet d'une gigantesque centrale électrique offshore, 100 % renouvelable, distribuant l'électricité à 70 à 100 millions d'Européens des six pays du pourtour de la mer du Nord (Pays-Bas, Danemark, Allemagne, Belgique, Royaume-Uni et Norvège).
L'idée est de profiter de la faible profondeur de l'eau (15 à 36 mètres) du Dogger Bank, un immense banc de sable situé à mi-chemin entre la Grande-Bretagne et le Danemark, à 100 k m des côtes. Idéal pour y placer un réseau de quelque 7 000 éoliennes, dont l'énergie serait concentrée sur une ou plusieurs îles artificielles couvertes de panneaux solaires (6,5 km2chacune), construites de manière modulaire.
Des câbles sous-marins alimenteraient pays côtiers et plateformes pétrolières
L'énergie serait convoyée vers les côtes par des câbles sous-marins, et fournie également aux plate-formes d'extraction de gaz et pétrole. La puissance totale estimée du réseau serait de 70 à 100 gigawatts !
L'entreprise néerlandaise TenneT, qui a signé un accord avec son homologue allemand et le partenaire danois Energinet, pour développer le projet, estime commencer les travaux en 2035, pour un coût de 1,2 milliard d'euros. De quoi contribuer à la transition énergétique européenne.
https://www.science-et-vie.com/video/un-parc-eolien-et-solaire-geant-pourrait-sortir-des-flots-en-mer-du-nord-en-vide-8900

23/06/17 : Renouvelables : la France défend les appels d'offres par filière
La France compte défendre à Bruxelles le maintien d'appels d'offres par filière. Rendre obligatoire les appels d'offres technologiquement neutres ne favoriserait pas un développement efficace et équilibré des renouvelables.
Mercredi 21 juin, la Commission de régulation de l'énergie (CRE) a publié une note de position sur le paquet législatif européen qui réforme le secteur de l'énergie. "Ces positions seront également portées par les autorités françaises au Conseil et auprès des parlementaires européens", explique-t-elle. La CRE donne à cette occasion sa position sur les "appels d'offres technologiquement neutres" qui mettent en concurrence tous les producteurs d'électricité renouvelable sans privilégier certaines technologies. Cette procédure mettrait un terme aux appels d'offres par filière : éolien, photovoltaïque, biomasse, etc. La CRE ne s'oppose pas directement à cette nouvelle procédure, mais elle reste "attachée à la possibilité de recourir à des appels d'offres technologiquement spécifiques". Le gouvernement précédent avait déjà soumis à la CRE un projet de cahier des charges pour un appel d'offres mettant en concurrence photovoltaïque et éolien. Ce ballon d'essai, qui portait sur une capacité limitée de 200 mégawatts (MW), avait reçu un avis défavorable de la CRE en avril dernier.
Procédure dérogatoire
Actuellement, les appels d'offres ciblant telle ou telle technologie de production d'énergie renouvelable sont acceptés par Bruxelles à titre exceptionnel. En effet, les lignes directrices de Commission européenne concernant les aides d'État à la protection de l'environnement et à l'énergie pour la période 2014-2020 prévoient que les procédures de mise en concurrence doivent, par principe, être ouvertes à tous les producteurs d'électricité renouvelables sur une base non discriminatoire, sauf si une telle procédure donnerait un résultat insuffisant. Les Etats membres sont tenus de faire des demandes de dérogation justifiées.
"La rédaction du projet de paquet « énergie propre pour tous les Européens » pourrait faire craindre l'interdiction des appels d'offres par filières", explique la CRE. L'article 4 prévoit que "les Etats membres garantissent que les aides sont accordées pour l'électricité produite à partir de sources renouvelables de manière ouverte, transparente, concurrentielle, non discriminatoire et efficace au regard des coûts", rappelle-t-elle.
Mais la CRE ne souhaite pas que le caractère non discriminatoire aboutisse à imposer les appels d'offres technologiquement neutres. Elle défend les appels d'offres par filière "pour garantir un développement efficace et équilibré des énergies renouvelables".
Trois arguments
La CRE estime tout d'abord que les appels d'offres technologiquement neutres ne permettent pas de garantir l'atteinte des objectifs de politique énergétique. Ils "favorisent par principe la sélection des filières les plus compétitives en termes de coûts de production, ils ne permettent pas dès lors d'atteindre les objectifs différenciés par technologie que la France s'est fixés dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l'énergie". Ils sont aussi incompatibles avec la fixation d'un mix énergétique national qui relève de la compétence des Etats membres. A l'opposé, les appels d'offres dédiés aux différentes technologies permettent de valoriser tous les gisements. Cela favorise le foisonnement et le développement de moyens renouvelables et commandables, tels que la biomasse et l'hydraulique, dont les coûts de production sont plus élevés.
Autre reproche : les appels d'offres technologiquement neutres sont défavorables aux synergies entre les politiques publiques. La CRE prend l'exemple du soutien à la méthanisation "qui pourrait constituer une solution aux problématiques de traitement des déchets ainsi qu'à celles qui sont soulevées par l'épandage des lisiers". De la même manière, le soutien à la biomasse doit être en adéquation avec les gisements situés à proximité des installations. Quant à l'acceptabilité de la filière éolienne terrestre, la CRE juge qu'elle "pourrait être améliorée en favorisant le développement de grandes installations plutôt que la dispersion de petites installations sur le territoire".
La Commission de régulation de l'énergie avance un dernier argument. Les appels d'offres technologiquement neutres de donnent pas de visibilité aux acteurs des filières. Les coûts évoluant à des rythmes différents, l'incertitude est grande pour les acteurs ce qui plaide plutôt pour des appels d'offres pluriannuels par filière. "Cette visibilité permet notamment une meilleure planification industrielle à moyen terme, favorise la structuration et l'optimisation de l'outil industriel et apporte, à terme, des économies d'échelle et une baisse des coûts", justifie-t-elle.
https://www.actu-environnement.com/ae/news/renouvelables-france-defend-appels-offres-par-filiere-29264.php4

23/06/17 : Franceole, seul fabricant français de mâts acier d’éolienne, en redressement judiciaire
La nouvelle est tombée en catimini le 17 mai dernier. L'entreprise Franceole, fabricant de mâts pour les éoliennes, a été placée en redressement judiciaire. Une annonce qui passe mal du côté des représentants du personnel. "Nous sommes déçus de la manière. Nous attendons de voir les offres mais nous sommes persuadés que des emplois vont rester sur le tapis", expliquent les représentants.
L'entreprise possède une antenne à Longvic et une au Creusot en Saône-et-Loire.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE DES REPRÉSENTANTS DU PERSONNEL
"Le 16 mai 2017 se déroulait un comité d’entreprise extraordinaire, réunion au cours de laquelle La Direction nous a informé de notre passage devant le tribunal de commerce dès le lendemain.
Celui-ci a prononcé le redressement judiciaire de l’entreprise.
Certes, les salariés et les représentants du personnel étaient au courant de la situation financière. Mais la concurrence européenne suffit-elle à expliquer une telle situation dans une entreprise détenue par un groupe dirigé par la 153eme fortune de France ?
Depuis des mois la gestion de l’entreprise n’était-elle pas axée sur la seule préparation de ce redressement judiciaire ?
A l’heure actuelle, nous attendons des offres d’éventuels repreneurs, ce qui provoquerait d’après nos informations de nombreuses pertes d’emplois, tout ceci peut soulever quelques interrogations à juste titre.
Combien d’élus, de candidats ont visité cette entreprise modèle ?
Aujourd’hui le temps des promesses terminé il faut passer aux actes.
Peut-on parler de diversification de transition énergétique et laisser disparaître ou fragiliser le seul fabricant Français de mâts acier d’éolienne ? Que vont devenir les 160 salariés répartis entre le Creusot et Dijon, qui ont fait maintes et maintes fois des efforts afin de produire toujours plus, mettant quelques fois leur sécurité en danger ? Qu’en est-il de l’avenir de nos sous-traitants/fournisseurs ? Combien d’emplois en danger dans ces entreprises ?
Le sort de nos 160 salariés sera-t-il fixé entre le 27 juin et le 29 juin, date butoir de dépôt des offres ?
Si dans un premier temps les salariés ont accusé le coup aujourd’hui ils veulent relever la tête.
Les salariés prendront leurs responsabilités, que chacun les prennent à leurs niveaux."
http://www.bienpublic.com/actualite/2017/06/23/franceole-seul-fabricant-francais-de-mats-acier-d-eolienne-en-redressement-judiciaire

21/06/17 : "Le réseau électrique court à la catastrophe", alerte Thierry Lepercq d'Engie
La production décentralisée des énergies renouvelables, l’autoconsommation et l’arrivée massive prochaine des véhicules électriques menacent la résilience du réseau électrique, explique Thierry Lepercq, le fondateur de Solairedirect, aujourd’hui directeur recherche, technologie et innovation d'Engie. Développer des plates-formes numériques permettant un équilibrage à la milliseconde est crucial.
L'Usine Nouvelle - On parle d’un internet de l’énergie, pour quoi faire ?
Thierry Lepercq - Dans la révolution énergétique, on assiste au grignotage de la production électrique centralisée par la production décentralisée des énergies renouvelables, l’autoconsommation, qui autorise une injection non contrôlée et chaotique sur le réseau et l’arrivée massive prochaine des véhicules électriques, qui va créer des tensions extrêmes sur le réseau. Dès à présent, il y a des signes qui montrent que le réseau électrique ne peut pas absorber cette combinaison d’explosion de fournitures, de productions d’électricité décentralisées et de consommation plus puissante avec la mobilité. On court à la catastrophe. Cette situation est le résultat d’un comportement irresponsable de tous les acteurs, à commencer par ceux qui ont dérégulé sans regarder l’impact systémique à la Commission européenne.
Irresponsabilité aussi des opérateurs centralisés, qui sont dans la plupart des cas dans une[…]
http://www.usinenouvelle.com/article/le-reseau-electrique-court-a-la-catastrophe-alerte-thierry-lepercq-d-engie.N554718

20/06/17 : Eole industrie 2017 se concentre sur l’éolien terrestre
France énergie éolienne (FEE) organise sa prochaine édition d’Eole industrie, qui se tiendra à Lyon le 29 juin prochain, sur l’innovation de l’éolien terrestre.
France énergie éolienne s’apprête à réunir plus de 150 personnes lors de l’édition 2017 d’Eole industrie. Cette année, le salon se tiendra à Lyon et se concentrera sur les enjeux actuels de l’éolien terrestre. Pour ce faire, vingt intervenants seront répartis sur cinq tables rondes avec la mission de décrypter les dernières innovations.
Trois catégories d’innovations vont être étudiées. Parmi elles, on retrouve celles liées à la réduction des coûts (maintenance prédictive, repowering…), celles concernant l’accélération de la transition énergétique (stockage par hydrogène, raccordements…) ou encore celles permettant l’intégration de l’éolien sur les territoires (maîtrise des impacts acoustiques et de l’impact sur l’avifaune…).
Eole industrie 2017 aura lieu le 29 juin prochain à Lyon.
http://www.constructioncayola.com/environnement/article/2017/06/20/113175/eole-industrie-2017-concentre-sur-eolien-terrestre.php

16/06/17 : ÉOLIENNES : 20 MILLIARDS D’EUROS POUR DU VENT
Hier, c'était la journée mondiale de l'énergie éolienne. Retour sur ce lobby mortifère, très coûteux pour le contribuable.
Voilà un témoignage parmi tant d’autres sur ces hydres métalliques : Germaine Dupont vit à Saint-Pierre-d’Arthéglise dans le Cotentin.
En juin 2004, un promoteur installe cinq éoliennes, sans enquête publique préalable, la plus proche étant à 350 mètres de son domicile. Dès les premiers jours, elle et son mari sont pris de vertiges, de névralgies faciales, souffrent d’acouphènes et de sérieux troubles du sommeil. Pour fuir le bruit des éoliennes, Madame Dupont est obligée de coucher au rez-de-chaussée de sa maison.
Son mari, lui, se réfugie dans la cave pour ne pas ressentir les vibrations et réussir à dormir. Ils sont tous les deux victimes des vibrations produites par les éoliennes, des nuisances sonores reconnues à l’étranger mais pas en France.
Voyez un peu la formidable magouille écolo : les éoliennes sont payées par des subventions, par vous donc, mais l’entretien est fait par EDF. Celui-ci coûte très cher. Hic : on ne peut pas stocker l’énergie des éoliennes. On est donc dans un flux tendu de production/consommation. Et tout cela est compliqué par le fait qu’on prévoit mal leur production et qu’on ne les démarre pas dès qu’on en a envie, contrairement au nucléaire ou à l’énergie hydraulique, qui eux sont commandables. Du coup, l’énergie produite est perdue ou presque, parce qu’on la prévoit pas dans la masse de production demandée.
Quand à l’empreinte écologique, elle est énorme : qui n’a pas vu les vidéos d’oiseaux qui se font empaler sur les hélices, et nos paysages défigurés par ces bras décharnés ?
Résultat, aujourd’hui les 7000 éoliennes implantées sur notre sol ne procurent que 3,99% de l’énergie produite en France au premier trimestre 2016.
Énergies renouvelables : 5,6 milliards de surcoûts pour les consommateurs d’électricité
Elles auront pourtant coûté plus de 20 milliards d’euros d’investissement, pour une production qui n’est même pas française puisqu’elles 75% d’entre elles sont importées du Danemark et de l’Allemagne.
Et rebelote chaque année, avec 5 milliards dépensés pour leur entretien. Un cadeau spécial pour cette année 2017 : la Commission de régulation de l’Énergie (CRE) nous informe que les consommateurs d’électricité vont payer 5,6 milliards d’euros de surcoûts liés au tarif d’achat des énergies renouvelables de source éolienne ou solaire. Or si l’éolien fournit 3,99% de notre production nationale, le solaire fournit encore moins : 1,59%. Faites le calcul, cela fait cher le pourcentage.
La fiscalité verte qui rapporte 65 milliards d’euros par an à l’État, a augmenté de 40% depuis 2007 pour finalement se répartir entre 48 milliards pour les ménages et 16 milliards pour les entreprises. Mais bonjour l’arnaque, plus de 75 % des taxes environnementales ne sont pas affectées à la protection de l’environnement.
Pour tout savoir de l’enfumage vert, vous pouvez lire notre enquête
http://www.contribuables.org/2017/06/20-milliards-deuros-pour-du-vent/

15/06/17 : Une journée d’étude sur les éoliennes à l’AMF
L’AMF organise, le mardi 4 juillet prochain, un rencontre sur la question des éoliennes, intitulée Éolien et territoires, concilier transition énergétique, paysages et patrimoines. Toute la journée, élus locaux, experts et représentants de l’État viendront débattre.
La loi de transition énergétique prévoit un doublement de la puissance installée en éoliennes d’ici 2023. Ce développement, note l’AMF, aura forcément « un impact significatif sur les paysages », auquel il faut dès maintenant réfléchir. Bien que les maires soient « habitués à rechercher des points d’équilibre entre des intérêts sociaux, économiques, industriels, environnementaux et patrimoniaux parfois contradictoires », ils ne sont que peu mis à contribution sur la question de l’éolien, puisque « leur avis n’est que consultatif », souligne l’association. D’où l’intérêt de cette rencontre, qui permettra de faire le point sur les récentes évolutions législatives et réglementaires, notamment en matière d’autorisations, ainsi que « sur les différentes formes possibles d’implication des EPCI et des communes ». Objectif : parvenir à « un développement concerté, équilibré et durable de la filière éolienne terrestre ».
La journée sera divisée en trois parties : première partie sur la politique nationale de l’éolien, lors de laquelle les participants échangeront sur les objectifs de développement de l’éolien, son lien avec la préservation des paysages et son acceptabilité sociale. Sont attendus à ce débat plusieurs maires, un représentants de l'Académie nationale de médecine, ainsi que le Directeur général de l’énergie et du climat, Laurent Michel, et le président du Syndicat des énergies renouvelables (SER), Jean-Louis Bal.
La deuxième table ronde traitera de « l’ancrage local des projets et la place des communes et intercommunalités », avec des exemples d’initiatives locales visant à anticiper, organiser ou réguler le déploiement éventuel des projets éoliens (chartes, Plui) afin de concilier au mieux les enjeux locaux et les enjeux nationaux. Plusieurs maires échangeront avec des représentants de l’État (DREAL et Direction générale de l'aménagement, du logement et de la naure).
Dernière table ronde : « Retombées économiques locales : individuelles ou collectives ? ». Autour de table, trois maires et présidents d’EPCI et un représentant de l’Ademe, pour discuter de la meilleure manière « d’optimiser les retombées économiques » des éoliennes sur un territoire à l’heure où la loi de transition énergétique autorise maintenant les collectivités à entrer au capital d’une société de production d’énergie éolienne mais aussi des modalités d’une répartition équitable de ces retombées y compris au sein des intercommunalités de très grande taille.
Les débats seront clos par le président de l’AMF, François Baroin, et sous réserve, par le nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot.
Pour s’inscrire : envoyer un mail à MDD@amf.asso.fr
http://maire-info.com/energies-renouvelables/une-journee-detude-sur-les-eoliennes-lamf-article-20846

14/06/17 : L’avenir de l’énergie éolienne : le vent soufflera-t-il dans les pales ?
Dans un rapport récent consacré aux « Coûts des énergies renouvelables en France », l’ADEME souligne que ceux-ci baissent fortement mais qu’ils dépendent d’un grand nombre de facteurs (techniques, économiques et géographiques). Dans son rapport comme dans toutes les études internationales, l’agence distingue la situation de l’éolien terrestre de celui de l’éolien off-shore. L’énergie éolienne a réalisé une véritable percée dans le mix électrique de bon nombre de pays puisqu’elle représentait 6% de la capacité de production mondiale d’électricité (4% pour le solaire). En France, la capacité éolienne terrestre installée a dépassé les 11 GW fin 2016 (41 GW en Allemagne et 129 GW en Chine….). La production d’électricité par la filière éolienne (uniquement terrestre pour l’heure) a démarré en 2005 et, en 2015, elle a dépassé pour la première fois 20 TWh soit, 3,7 % de toute la production nationale. Les objectifs de développement de la capacité de production de l’éolien, fixés par la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE), se situent dans une fourchette de 22 GW à 26 GW pour 2023, cet objectif sera difficile à atteindre. La plupart des scénarios énergétiques « prévoient » une forte montée en puissance de la production électrique par des filières renouvelables, en particulier l’éolien. Ainsi le scénario le plus volontariste de l’AIE, compatible avec les objectifs de la lutte contre le réchauffement climatique, fait-il l’hypothèse d’une croissance de 8,6% par an de la production mondiale d’électricité éolienne (essentiellement terrestre) à l’horizon 2040, elle serait de 5,5% pour l’UE et de près de 10% pour la Chine qui serait le premier producteur mondial d’électricité d’origine éolienne.
L’ADEME estime que le coût total de production de l’éolien terrestre se situerait en France dans une fourchette de 54 à 108 € /MWh pour les machines standard, et dans une fourchette de 50€ à 94 €/ MWh pour les éoliennes avec un grand diamètre du rotor et dont la productivité est plus importante ; le bas des fourchettes correspondait grosso modo au coût du kWh produit par le nucléaire et l’hydraulique (il dépend de la localisation et de l’hypothèse retenue pour le taux d’actualisation).
La situation de l’éolien off-shore incite à moins d’optimisme
Le coût de l’éolien en mer selon l’ADEME serait dans une fourchette de 123€/MWh et 227 €/MWh pour des éoliennes fixées sur des plateformes et encore plus élevé pour l’éolien flottant (entre 165€/MWh et 364 €/MWh). Les différences de coût s’expliquant par la nécessité de relier les éoliennes en mer à la côte par des câbles sous-marins. Pour l’heure il n’y pas de production d’électricité par des parcs off-shore en France. Six parcs éoliens off-shore doivent être construits au large des côtes françaises du Tréport jusqu’aux îles d’Yeu et de Noirmoutier (d’une puissance proche de 500 MW chacun).
La montée de la production de l’éolien a été rendue possible par la réduction des coûts de fabrication des éoliennes et des progrès techniques réalisés par les turbines. La majorité des éoliennes installées récemment avaient une puissance nominale de 2,3MW. L’avenir de l’énergie éolienne dépend de la poursuite de cette baisse des coûts. Un rapport récent, publié en septembre 2016 dans Nature Energy par plusieurs laboratoires américains présente les résultats d’une enquête sur les évolutions possibles de la technologie des éoliennes à l’horizon 2030, en comparant les perspectives pour les marchés européens et américain (il n’existe pas encore de fermes éoliennes en fonctionnement aux Etats-Unis). Les experts ont évalué trois « modèles » d’éoliennes : des machines terrestres, des éoliennes off-shore fixées sur socle au fond de la mer, des plates-formes flottantes supportant une éolienne. Le premier est une technique classique avec une turbine de 3,25 MW fixée au sommet d’un mât de 115 m de haut et avec des pales du rotor de 135 m de diamètre. Les éoliennes du deuxième modèle auraient une puissance de 11MW (légèrement supérieure à celle des moteurs d’une rame du TGV atlantique) avec un mât de 125 m de haut et un diamètre de 190 m pour les pales.
L’éolien entrerait donc dans l’ère du gigantisme
La puissance de l’éolienne sur plate-forme flottante ne serait que de 9MW avec une turbine ayant les mêmes caractéristiques. La majorité des experts anticipe une réduction des coûts de production de l’électricité éolienne de 24 à 30% d’ici 2030 et de 35 à 41% d’ici 2050 pour les trois types d’éoliennes ce qui serait évidemment considérable. La capacité (le rapport entre l’énergie électrique fournie et l’énergie débitée à puissance maximum elle est au mieux de 40%). de chacune d’elles serait augmentée de 4 à 9%.
A l’horizon 2050, les éoliennes terrestres seraient les plus compétitives sur le marché mondial : le coût du kWh passerait en moyenne de 70 €/MWh en 2014 (proche de la parité avec le marché) à environ 40€/MWh (en € 2014). Les coûts des deux autres filières off-shore se rapprocheraient (proches de 80 €/ MWh au lieu de 120 €/ MWh en 2015 pour l’off-shore fixe (les éoliennes sur plate-forme n’existant pas encore) mais resteraient nettement supérieurs à l’éolien terrestre. L’augmentation de la hauteur des mâts et de la taille des rotors est le principal facteur de diminution des coûts de production, pour l’éolien off-shore la possibilité de transporter par mer tous les composants permet aussi une baisse des coûts de construction.
L’évolution vers le gigantisme des éoliennes va-t-elle se concrétiser ? Le plus grand projet en préparation est celui du Dogger Bank au Royaume-Uni (en mer du Nord sur la côte est du Yorkshire), il prévoit de construire un parc de 1,2 GW de puissance (200 éoliennes de 6 MW de puissance chacune). Le constructeur allemand d’éoliennes Siemens voit encore plus grand puisqu’il compte ouvrir à Cuxhaven une usine pour fabriquer des éoliennes de 7MW de puissance. Un projet de recherche, financé par le Programme cadre de recherche de l’UE, modélise des futures éoliennes offshore de 20 MW de puissance (projets Upwind et Innwind), une étape de plus dans le gigantisme : le mât culminerait à 150 m de hauteur avec un diamètre des pales du rotor de 250 m, celui-ci pèserait 770 tonnes !
La course au gigantisme des éoliennes est une option pour augmenter leur capacité de production notamment en off-shore (elle augmente d’autant plus que le rotor est à haute altitude car les pales captent des vents à plus grande vitesse), de 2 à 3 MW. La résistance mécanique des pales des rotors sera un point critique qui appelle un effort de recherche sur les matériaux. Le choix des lieux d’implantation des éoliennes, quel que soit leur taille, suppose une très bonne connaissance du régime des vents et donc de disposer d’une base de données météorologiques sur plusieurs années comme le souligne un récent rapport du JRC.
L’éolien terrestre a certainement le vent en poupe et en mettant un zeste de réalisme dans les prévisions des experts (ils tiennent rarement compte des coûts annexes, notamment celui du stockage de l’électricité produite hors des heures de pointe), on peut estimer que l’éolien terrestre sera compétitif en France vers 2020, la filière off-shore mettra sans doute au minimum une décennie de plus pour percer. Avec les projets d’éolienne de grande puissance, la filière n’est sans doute pas loin de ses limites techniques.

http://www.lemondedelenergie.com/lavenir-de-lenergie-eolienne-le-vent-soufflera-t-il-dans-les-pales/2017/06/14/

13/06/17 : Les renouvelables, c’est bon pour les pétroliers
Une étude de Wood Mackenzie révèle que les compagnies pétrolières ont tout intérêt à investir massivement dans les énergies vertes.
Et si les pétroliers investissaient dans les renouvelables? Telle quelle, la question semble saugrenue. Elle ne l’est pas. D’ExxonMobil à BP, de Shell à Chevron, les compagnies pétrolières ont parfaitement intégré la menace que leur font courir la montée en puissance des énergies vertes. Certaines, comme Total, ont d’ailleurs décidé de les intégrer à leur modèle d’affaires.
20% DU CA DE TOTAL
Plus de 13.000 personnes travaillent désormais dans la nouvelle direction du gaz, de l’électricité et des énergies nouvelles du groupe français. Lequel prévoit que ces activités nouvelles génèrent, à terme, 20% du chiffre d’affaires de l’entreprise. Contre 3% aujourd’hui.
DIVERSIFIER LES SOURCES D’ÉNERGIE ET DE PROFIT
Pour le consultant spécialisé Wood Mackenzie, les Majors et les compagnies de second rang n’ont pas le choix. La demande croissante d’énergies décarbonées, le renchérissement de la mise en production des futurs gisements d’hydrocarbures (ultra-profond, arctique, multiphastique, huiles lourdes), imposent de diversifier les sources d’approvisionnement en énergie et donc de consacrer une part du portefeuille à l’éolien, au solaire ou à la biomasse. Ne serait-ce que pour garantir des dividendes aux actionnaires.
BONNES PERSPECTIVES
Car, contrairement à l’or noir ou au gaz, les coûts structurels de l’éolien et du photovoltaïque ne cessent de chuter. Un mouvement à la baisse qui n’est pas prêt de s’éteindre. En France, les coûts d’investissements des centrales photovoltaïques au sol ont été divisés par 6 entre 2007 et 2014, rappelait récemment l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Et les coûts devraient continuer à baisser d’environ 35% à horizon 2025. Selon l’Agence internationale des énergies renouvelables (Irena), le montant de la facture de l’éolien devrait se contracter de 25 à 35% entre 2015 et 2025.
1.500 MILLIARDS DE DOLLARS
Petit détail: pour maintenir leur production d’hydrocarbures à leur niveau actuel d’ici 2035, les plus grandes compagnies pétrolières devront investir 1.500 milliards de dollars (1.337 Md€). Sans aucune garantie sur le niveau du prix de vente et donc sur le résultat financier des compagnies.
Hypothèse d’école: les analystes de Wood Mackenzie estiment que les énergies renouvelables (hors hydraulique) produiront 6% de l’énergie mondiale (et 23% de l’électricité)[1] en 2035, contre 1% actuellement. Pour atteindre un tel objectif, il faudra, ces 20 prochaines années, faire croître de 6% par an la puissance éolienne et de 20% la production d’électricité d’origine solaire.
RELATIVISER
A supposer que les Majors prennent 12% de ce marché en croissance (la part du commerce des hydrocarbures qu’ils détiennent aujourd’hui), cela les obligerait à y investir environ 350 Md$ (312 Md€) d’ici à 2035. Le tout avec des taux de retour sur investissement variant entre 7 et 10% selon les technologies. Considérable? Tout est à relativiser. Selon l’Institut français du pétrole Energies nouvelles (IFP EN), les compagnies pétrolières devraient consacrer plus de 405 Md$ (361 Md€) à l’exploration-production cette année.
[1] Pétrole et gaz génèrent 55% de l’énergie mondiale, actuellement.
http://www.journaldelenvironnement.net/article/les-renouvelables-c-est-bon-pour-les-petroliers,83587?xtor=RSS-31

12/06/17 : EDF Énergies Nouvelles s’offre Futuren et ses parcs éoliens
La filiale d’EDF dédiée aux énergies renouvelables vient d’acquérir 67% d'une PME aixoise spécialisée dans l’éolien terrestre.
Changement de propriétaire pour Futuren. EDF Énergies Nouvelles, entité de l’électricien français dédiée aux énergies renouvelables (solaire et éolien essentiellement) vient de finaliser le rachat de la majorité des parts de l’exploitant aixois de parcs éoliens, Futuren, selon un communiqué commun. Conformément à l'accord passé début mai entre les deux parties, EDF EN a acquis 67,2% du capital de Futuren pour environ 320 millions d’euros. La branche "verte" du premier producteur mondial d'électricité précise également qu'elle va déposer "prochainement", auprès de l’Autorité des marchés financiers, un projet d’offre publique d’achat simplifiée portant sur le reste du capital.
Comme l'indiquent les deux entreprises, cette prise de contrôle se traduit par l’entrée au conseil d’administration de Futuren de trois représentants d’EDF Énergies Nouvelles, dont l’un occupera le siège de président. Fady Khallouf, l'actuel directeur général de l'entreprise conservant ses fonctions.
Fondée en 2004, Futuren (en-Theolia) est présent en France, en Allemagne, en Italie et au Maroc. La société détient environ 700 éoliennes. Elle exploite pour son compte 374 mégawatts (MW) et gère 372 MW pour le compte de tiers. Le groupe détient aussi un portefeuille de projets autorisés de 188 MW.
http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/edf-energies-nouvelles-s-offre-futuren-et-ses-parcs-eoliens-1184452.html

09/06/17 : Financement PARTICIPATIF : LA PERCÉE DES ÉNERGIES RENOUVELABLES 😡😡😡
Comme la promotion immobilière, le thème de la transition énergétique connaît un succès grandissant sur les plateformes de crowdfunding . Au-delà de l’apport d’argent, ce mode de financement permet d’associer les riverains à des projets de centrales solaires, d’ éoliennes … Le point sur ce segment particulier du financement participatif plébiscité par les épargnants , les porteurs de projets et la puissance publique.
C’est connu, le financement participatif attire notamment les épargnants qui veulent donner du sens à leurs placements. Alors quand il s’agit en plus de financer des projets liés à la transition énergétique , l’engouement n’en est que plus fort. L’essor de la filière des énergies renouvelables sur les plateformes de financement participatif ne se dément pas depuis quelques mois et la tendance s’amplifie. Les données du premier baromètre dédié au crowdfunding des énergies renouvelables , réalisé par GreenUnivers et l’association Financement Participatif France , font état d’une collecte de prêts de 11,5 millions d’euros en 2016. Cela représente 12% de la collecte totale réalisée par les plateformes de prêts participatifs. C’est encore peu mais la croissance est vive.
Pour preuve, Lendosphere, le leader français du crowdfunding dédié exclusivement aux énergies vertes, avec ¾ du marché (8,8 millions de collecte en 2016), a déjà collecté 5,4 millions d’euros entre janvier et mai. Il se situe au deuxième rang du classement général des plateformes de prêts participatifs réalisé par le site Crowdlending.fr . “Nous observons une belle accélération carnous avons une communauté de prêteurs très active qui investitet réinvestit, portée par une réelle confiance dans des entreprises solides ”, explique Laure Verhaeghe, co-fondatrice et directrice générale de Lendosphere. La société vient d’ailleurs de battre son propre record en bouclant un financement de 2,5 millions d’euros (le montant maximum autorisé dans le cadre du crowdfunding) avec la participation de l’ assureur Allianz.
Avec l’engouement des épargnants pour ce type de projets, les plateformes de crowdfunding spécialisées dans la transition énergétique, comme Lendosphere, Enerfip ou Lumo, ont été rejoints en 2016 par les sites généralistes du financement participatif, comme Wiseed ou Lendopolis. Pour autant, le financement par la foule dédié aux énergies renouvelables présente plusieurs spécificités. Les promoteurs de centrales photovoltaïques ou de parcs d’éoliennes (soit 87% de la collecte), entreprises ou collectivités locales , offrent de solides garanties. Les entreprises, qui peuvent être des TPE ou des filiales de grands groupes , comme EDF Energies nouvelles, “offrent une belle visibilité car elles profitent des contrats à long terme d’achats de l’ électricité ”, rappelle Laure Verhaeghe.On peut s’étonner de voir des acteurs importants de l’ énergie , qui ne devraient pas avoir de problèmes pour financer leurs projets, être en quête de fonds auprès du grand public. C’ est bienlà l’autre intérêt du financement participatif dédié à la transition énergétique : associer les riverains à des projets d’éoliennes ou de fermes photovoltaïques. Une des volontés des porteurs de projets, mais aussi de la puissance publique, est de favoriser l'appropriation du public et l’implication locale . En ce sens, le crowdfunding est “un outil extraordinaire du bon développement de la transition énergétique et pour associer les riverains aux retombées économiques”, explique la cofondatrice de Lendosphere.
Poussant cette logique à fonds, les projets de financement participatif d’énergies renouvelables proposent fréquemment des taux d’intérêt supérieurs aux prêteurs riverains ou habitants dans la région ou le département . C’est encore une particularité de ce segment. Par exemple, un programme d’éoliennes peut servir 5% de rendement au public et 7% aux riverains.
Finalement, prêteurs, porteurs de projets et puissance publique, tout le monde trouve son compte à utiliser le crowdfunding pour les énergies renouvelables. Et la tendance devrait encore être soutenue par la mise en place de la Loi de transition énergétique qui prévoit des bonus pour les projets intégrant le financement participatif selon différents critères (réunir au moins 20 prêteurs du département, avoir au moins 40% de participation citoyenne…). Les résultats des premiers appels d’ offres pour des centrales solaires sont attendus en fin d’ année.
http://www.capital.fr/entreprises-marches/financement-participatif-la-percee-des-energies-renouvelables-1231652

07/06/17 : La France aura assez d'électricité cet été, même en cas de canicule (RTE)
La France ne devrait pas manquer d'électricité cet été, même en cas de canicule qui incite pourtant à faire tourner ventilateurs et climatiseurs, a estimé mardi le gestionnaire du réseau à haute tension RTE.
'Les capacités de production, malgré une moindre disponibilité par rapport à l'été 2016, dépasseront nettement les besoins de consommation de la France (+25.000 MW en moyenne), et resteront importantes en cas de canicule (+7.000 MW)', a indiqué cette filiale autonome d'EDF.
La demande de courant devrait rester stable cet été par rapport à la même période en 2016, à 131 térawattheures (TWh) de juin à septembre en conditions normales, a-t-elle précisé dans le cadre de son étude prévisionnelle.
La pointe de consommation électrique devrait atteindre 55.700 mégawatts (MW) en juillet (contre près de 94.000 MW le 20 janvier, en pleine vague de froid) et même 60.000 MW en cas de canicule, avec des températures jusqu'à 7°C supérieures aux normales.
Une augmentation d'un degré de la température entraîne en effet une hausse de 500 MW en moyenne à la pointe de la consommation journalière, vers 13H00 les jours ouvrés.
Contrairement à l'hiver, la période estivale se caractérise cependant par une baisse de l'activité économique, particulièrement à la mi-août, où la consommation pourra diminuer de 5.000 à 7.000 MW.
'Les creux de consommation les plus bas sont ainsi attendus autour de la semaine du 15 août, avec une consommation électrique pouvant descendre jusqu'à 30.000 MW', a souligné RTE.
Quant au parc de production, sa disponibilité sera en moyenne inférieure de 2.500 MW par rapport à l'été 2016, du fait notamment du programme de maintenance des centrales nucléaires, partiellement contrebalancé par la progression des capacités éolienne (+1.300 MW à plus de 12.000 MW) et photovoltaïque (+600 MW à plus de 7.000 MW).
Les moyens de production resteront toutefois supérieurs à la consommation, même en cas de canicule qui entraîne une baisse de régime: la France pourra donc continuer à exporter de l'électricité vers les pays voisins 'tout en gardant des marges de sûreté confortables de plus de 7.000 MW tout l'été', selon RTE.
En cas d'excès de production, particulièrement si le cas se présente également dans les pays limitrophes, les producteurs pourront être amenés aussi à moduler leurs moyens de production pour respecter l'équilibre offre-demande, a précisé le gestionnaire de réseau. Celui-ci pourra également faire appel à des 'moyens exceptionnels, comme l'arrêt d'urgence de groupes de production'.

06/06/17 : Politique énergétique : les deux grands axes du nouveau quinquennat
Quelle stratégie énergétique pour le gouvernement Macron ?
Le programme énergétique du nouveau président de la République s’articule selon deux grands axes : le développement des énergies renouvelables ainsi que l’amélioration de l’efficacité énergétique sur l’ensemble du territoire.
La vision d’Emmanuel Macron s’inscrit dans la droite ligne de la loi de transition énergétique votée en avril 2015 avec comme objectifs tant la réduction de la consommation énergétique que le recours à des sources décarbonées et diversifiées de mix énergétique.
LE DÉVELOPPEMENT DES ÉNERGIES RENOUVELABLES
À la lecture de son programme, on comprend que le président de la République a pour ambition de réduire de 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité à l’horizon 2025.
À hypothèse constante de consommation électrique, ce scénario aurait pour conséquence de réduire d’environ un tiers la production actuelle, entraînant la fermeture de plus de 17 réacteurs. Pour rappel, en 2016, la production d’énergie nucléaire s’est élevée à 384 TwH (Térawattheure) sur une production d’énergie électrique totale de 531 Th, soit 72% de la production.
Dans le même temps, Emmanuel Macron prévoit dans les 5 ans de doubler la capacité des parcs solaires et éoliens et de fermer les dernières centrales à charbon. Cet objectif correspond à une augmentation de la production d’énergie renouvelable de 32 TWh, inférieur à ce qui était prévu initialement par la programmation pluriannuelle de l’énergie (au moins 70 TWh en 2023).
En résumé, la trajectoire de production d’énergie renouvelable ne servira pas à combler le déficit laissé par l’objectif de baisse de production d’énergie nucléaire à 50% en 2025. Le programme d’Emmanuel Macron manque de précision sur ces questions ; or la politique énergétique ambitieuse de la France doit être pensée dans une logique de stratégie adaptive et non de pari pascalien.
Il est aujourd’hui indispensable de maximiser le développement des énergies « vertes » sous toutes leurs formes. Il ne s’agit pas là d’abandonner l’énergie nucléaire qui sera toujours nécessaire afin de pallier l’intermittence et les aléas de ces nouvelles sources d’énergies, mais de diversifier notre mix énergétique, tout en faisant de la France un leader en matière d’énergie verte.


01/06/17 : L'autorisation environnementale unique est en marche !
REGLEMENTATION.

Le dispositif de l'autorisation environnementale unique est entré en vigueur il y a quelques semaines. L'occasion, en cette semaine européenne du développement durable (30 mai-5 juin), d'en rappeler le fonctionnement et les enjeux. Décryptage.
Le 1er mars 2017 a vu l'entrée en vigueur d'un dispositif qui va simplifier grandement la vie de certains porteurs de projets : l'autorisation environnementale unique. Expérimentée dans certaines régions depuis trois ans, elle concerne les opérations soumises à la réglementation des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) et celles soumises à autorisation au titre de la loi sur l'eau (IOTA), donc notamment les parcs d'éoliennes sur terre et en mer. Elle a pour principe de fusionner en une seule demande d'autorisation une dizaine de démarches qui étaient à effectuer en parallèle.
Une phase de transition d'une durée de quatre mois est prévue, jusqu'au 30 juin 2017, durant laquelle les porteurs de projet peuvent choisir d'appliquer, ou non, la nouvelle procédure.

Quelles sont les raison d'être de l'autorisation environnementale unique ?
Le ministère du Développement durable s'est fixé plusieurs objectifs. En premier lieu, celui de ramener à neuf mois (contre 12 à 15 mois auparavant) le délai moyen d'instruction des dossiers, et ce sans dégrader le niveau de protection environnementale. Cette réforme devrait également donner davantage de stabilité juridique aux projets, en leur évitant d'être plusieurs fois remis en question dans le temps selon les arbitrages effectués sur telle ou telle autorisation à obtenir. Enfin, une autre visée des pouvoirs publics est celle de diminuer le nombre de recours abusifs qui ralentissent souvent les projets de parcs éoliens.
Quel en est le fonctionnement concret ?
L'autorisation unique est délivrée par le préfet de département et inclut l'ensemble des prescriptions des différentes législations applicables (code de l'environnement, code forestier, code de l'énergie, codes des transports, de la défense et du patrimoine). Une enquête publique unique est conduite à partir d'un dossier présentant le projet dans sa globalité. Le porteur de projet a affaire à un interlocuteur unique.
Comment l'autorisation unique s'articule-t-elle avec le permis de construire ?
Le permis de construire peut être délivré avant l'autorisation environnementale, mais il ne peut être exécuté qu'après l'obtention de cette dernière, nous informe le ministère du Développement durable. "Pour les éoliennes, l'autorisation environnementale dispense de permis de construire", précise-t-il par ailleurs. Enfin, le permis de démolir peut recevoir l'exécution avant la délivrance de l'autorisation si la démolition ne porte pas atteinte aux intérêts protégés par cette autorisation.
Cette mesure a-t-elle satisfait les professionnels des ENR ?
Le Syndicat des énergies renouvelables (Ser) a participé à la mise en oeuvre de ce dispositif, et s'est félicité de sa concrétisation. Lors de la parution de l'ordonnance et des deux décrets instaurant le dispositif, fin janvier 2017, le Ser a ainsi salué par communiqué de presse "un pas de plus vers la simplification des procédures". "Les textes publiés ce jour confirment un certain équilibre entre sécurité juridique des projets et protection de l'environnement", a également affirmé le Ser. "La rapidité de réalisation des installations de production d'énergie renouvelable est un gage pour l'atteinte des objectifs fixés par la programmation pluriannuelle de l'énergie, mais également une source de baisse des coûts de production. L'autorisation environnementale y contribue", commentait pour sa part Jean-Louis BAL, président du syndicat.
http://www.batiactu.com/edito/autorisation-environnementale-unique-49332.php


30/05/17 : Avis de tiédeur sur la transition énergétique
Sur l’énergie atomique, l’éolien ou le solaire, les mesures annoncées par Emmanuel Macron s’inscrivent dans le droit fil de la politique de François Hollande. En dépit de la présence au gouvernement de Nicolas Hulot qui appelait auparavant à une sortie planifiée du nucléaire.
Apriori, pas de «révolution» à attendre de l’ère Macron en matière d’énergie. Les engagements de campagne du nouveau président se sont contentés de s’inscrire dans la parfaite continuité de la politique de son prédécesseur. A peu près toutes les mesures annoncées, bien que souvent présentées comme neuves, existent déjà ou ne font que confirmer des engagements du gouvernement Hollande.
Pour «sortir la France des énergies fossiles», le candidat Macron a promis de fermer en cinq ans les quatre centrales à charbon restantes dans l’Hexagone (dont celle du Havre, que le Premier ministre Edouard Philippe a défendu bec et ongles l’an dernier, en tant que maire de la ville), d’interdire l’exploration des gaz de schiste, de ne délivrer aucun nouveau permis d’exploration d’hydrocarbures, et enfin de faire monter en puissance la taxe carbone pour atteindre 100 euros par tonne de CO2 en 2030.
Tout ceci a déjà été promis, ou est déjà gravé dans les textes de loi. En revanche, rien n’a été dit sur le devenir des centrales à charbon que possèdent EDF et Engie à l’étranger, ni sur les permis de recherche d’hydrocarbures déjà délivrés. Et Macron ne ferme pas définitivement la porte au gaz de schiste, puisqu’il plaide pour que «nos organismes de recherche publics puissent continuer les recherches sur le sujet».

«Garder le cadre»
En matière de nucléaire, aucune sortie planifiée n’est prévue, contrairement à ce qu’envisageaient les candidats Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon et à ce qu’appelait de ses vœux le nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, avant d’entrer au gouvernement. Emmanuel Macron n’a rien promis de plus que de «garder le cadre» de la loi de transition énergétique de 2015. Ce qui veut dire, en matière de nucléaire, maintenir le cap de 50 % d’atome dans la production d’électricité d’ici 2025, contre 75 % à l’heure actuelle.
Ce qui est déjà en soi un sacré défi : afin de tenir cette promesse, il faudrait fermer l’équivalent de 17 à 20 réacteurs sur les 58 actuels selon la Cour des comptes, et 27 à 31 selon Greenpeace. Or, jusqu’ici, le gouvernement Hollande n’a rien fait en ce sens, il n’a fixé aucun calendrier pour l’arrêt de réacteurs et n’a nullement commencé à organiser la reconversion industrielle et professionnelle du secteur.
Le président actuel n’a rien dit non plus sur les moyens de parvenir concrètement à cet objectif de 50 % de nucléaire en 2025. Malgré le temps déjà perdu par son prédécesseur, il n’a pas l’air pressé de le faire : selon son programme, il ne prendra les décisions qu’une fois que l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) aura rendu ses conclusions sur la prolongation des centrales au-delà de quarante ans, soit pas avant fin 2018. Et il a même laissé entendre à plusieurs reprises que cet horizon de 2025 serait en fait difficilement atteignable. Façon sans doute de préparer le terrain à un report de la date, comme le demande EDF, qui pousse pour qu’elle soit repoussée à 2050.
Tout juste Macron s’est-il «engagé» à fermer la centrale alsacienne de Fessenheim. Et encore, même cette fermeture risque d’être repoussée aux calendes grecques, car elle est désormais liée à l’entrée en service de l’EPR de Flamanville, laquelle est suspendue au feu vert de l’ASN…
Bref, il est à craindre que Nicolas Hulot ait à batailler dur pour veiller à ce que ces engagements soient tenus. Tâche d’autant plus difficile que le Premier ministre, Edouard Philippe, a été lobbyiste en chef d’Areva pendant trois ans et a voté contre la loi de transition énergétique en tant que député. Nicolas Hulot aura aussi maille à partir avec le très puissant patron d’EDF, Jean-Bernard Lévy, qui ne cesse de marteler que le nucléaire «est un socle de production indispensable, pour encore des décennies». Dans ce contexte, nul doute que l’atome restera privilégié sous ce quinquennat, malgré les graves difficultés financières du secteur.

Délais raccourcis
Comment, dès lors, laisser la place à un réel essor des énergies renouvelables ? Le candidat Macron s’est engagé «à tenir l’objectif de 32 % d’énergies renouvelables» dans la consommation finale d’énergie d’ici à 2030, objectif prévu dans la loi de transition énergétique. Pour donner de la visibilité aux filières, il a promis de soumettre «dès le début du quinquennat» le calendrier de l’ensemble des appels d’offres prévus sur la période, soit un total de 26 000 mégawatts, «l’équivalent de six réacteurs» nucléaires. Ce qui représenterait «30 milliards d’euros d’investissements privés», auxquels s’ajouteraient des investissements publics.
La simplification des procédures pour raccourcir les délais de raccordement au réseau électrique des installations solaires ou éoliennes est aussi au programme. Ce qui ne peut pas faire de mal, car la France est loin d’être en avance sur ses objectifs. Les énergies renouvelables (éolien, solaire, hydroélectricité, biomasse, etc.) ont fourni 19,6 % de l’électricité consommée en France en 2016, avec un parc total qui a atteint 45,8 gigawatts, selon le Syndicat des énergies renouvelables.
Pendant que la France se hâte avec lenteur, ailleurs, l’envolée ne se dément pas : les renouvelables ont à nouveau battu un record en 2016, avec plus de 160 gigawatts de nouvelles capacités installées dans le monde, rapportait fin mars l’Agence internationale des énergies renouvelables (Irena). En particulier dans le solaire, grâce à une forte baisse des coûts de production.
«Pragmatisme»
La France restera-t-elle plombée par le poids de l’atome pendant que le reste de la planète fait sa révolution énergétique ? Pas tout à fait certain, car un mot pourrait changer la donne : le «pragmatisme» . Le terme, dont Macron a fait son mantra, est aussi repris à l’envi par son Premier ministre. A peine nommé, Edouard Philippe a juré que le gouvernement aborderait la transition énergétique «avec pragmatisme» et a assuré partager «totalement» le point de vue de Nicolas Hulot, selon lequel «il y a des perspectives extraordinaires en matière de développement des énergies renouvelables». Notamment en termes d’emplois. Selon l’Irena, celles-ci employaient près de 10 millions de personnes dans le monde en 2016, contre 7 millions en 2012, les emplois dans le solaire et l’éolien ayant plus que doublé en quatre ans. Dans Libération, le 14 avril, Nicolas Hulot évoquait ainsi le potentiel de la transition énergétique : «Ce sont des centaines de milliers d’emplois locaux qui vont se créer, dans les prochaines années, dans les secteurs de l’énergie, du bâtiment, des services…»Dans le bâtiment ? Parfaitement. Car une transition énergétique bien menée passe avant tout par la maîtrise de la consommation énergétique. Et le principal gisement d’économies d’énergie se trouve dans les habitations, qui représentent près de la moitié de la consommation nationale d’énergie finale (devant les transports et l’industrie) et provoquent près du quart des émissions de gaz à effet de serre.
Emmanuel Macron reprend l’objectif de François Hollande de rénover thermiquement 500 000 bâtiments par an (objectif loin d’être tenu, avec à peine 288 000 rénovations par an actuellement), mais promet «d’accélérer» le mouvement. Vu le nombre d’emplois à la clé, non délocalisables et répartis sur tout le territoire, le nouveau gouvernement aurait tort de ne pas le faire.
http://www.liberation.fr/futurs/2017/05/30/avis-de-tiedeur-sur-la-transition-energetique_1573367

30/05/17 : Enedis fait du transport d'éoliennes un jeu d'enfant
Le 22 mai dernier, Enedis a permis l’arrivée à bon port d’une première pale d’éolienne à Febvin-Palfart (62), transportée au moyen d’un "blade lifter", une monstrueuse remorque.
Dans le cadre de l’implantation de nouvelles éoliennes au sein du parc de la Carnoye à Febvin-Palfart, Enedis (ex ERDF) est parvenu à faire disparaître tout élément du réseau électrique susceptible d’entrâver la progression du "blade lifter", l’énorme remorque à 16 essieux capable de transporter une pale de plus de 57 m de long et de la hisser à la verticale grâce à un bras hydraulique afin de la faire passer au-dessus des habitations dans les virages.
Pour éviter tout risque d’accrochage avec le réseau électrique, Enedis a procédé à l’enfouissement des réseaux électriques dans tous les virages sur le parcours. Au total, 1 km de lignes et 27 branchements ont disparu sous terre. Le distributeur a aussi rehaussé 29 branchements aériens et repris l’éclairage public. Ces précautions ont permis le transport sans encombre de la première pale à travers Thérouanne, Enguinegatte, Enquin-les-mines, Cuhem (Flechin) jusqu’au hameau de Pippemont.
http://www.constructioncayola.com/reseaux/article/2017/05/30/112783/enedis-fait-transport-eoliennes-jeu-enfant.php

29/05/17 : L’armée, dernier bâton dans les pales de l’éolien tricolore
Quelques jours après l’élection présidentielle et l’entrée en fonction du premier gouvernement Philippe, l’association France Énergie Éolienne dresse un bilan largement positif du quinquennat Hollande et tout particulièrement de sa ministre de l’Énergie, Ségolène Royal. « Bien-sûr, il y a encore du travail pour raccourcir les délais de développement, explique Yves Mansillon, conseiller du président de FEE. Mais globalement, beaucoup de combats sont derrière nous ». De la suppression des ZDE à l’autorisation unique en passant par la stabilisation du système de rémunération, la filière s’est progressivement libérée de toutes ses chaînes… ou presque.
Difficile cohabitation
« Le seul dossier qui n’avance pas concerne la cohabitation avec l’armée », se désole Yves Mansillon. Depuis les années 1990, tout projet éolien donne lieu à une étude de compatibilité d’implantation avec l’espace aérien militaire français, à la charge de l’armée. « Or d’un côté, les exigences opérationnelles de la Défense se sont accrues, en particulier depuis les épisodes terroristes. De l’autre, les projets se sont multipliés et les machines ont pris de la hauteur », explique Yves Mansillon. Résultat : « 47% du territoire national exclu de l’éolien en 2017 contre moins de 20% il y a cinq ans ».
Equilibre précaire
Mais les acteurs de la filière sont dans une position ...
https://www.greenunivers.com/2017/05/larmee-dernier-baton-pales-de-leolien-tricolore-162807/

27/05/17 : Le repowering des parcs éoliens, une opportunité à saisir ▭👿👿😡😡
Selon Paul Elfassi, associé chez BCTG Avocats, renouveler, moderniser voire densifier les installations éoliennes existantes est une solution efficace pour augmenter la production d’énergies renouvelables. Mais le repowering des parcs éoliens est contraint par des procédures administratives trop lourdes. Un cadre juridique allégé permettrait d’encourager le développement de cette filière.
Le renouvellement des parcs éoliens existants est peu encouragé. Le "repowering" des installations ne dispose pas d’un cadre juridique ou économique propre et l’application des règles de droit commun, inadaptées à cette technique, ne permet pas de faire décoller cette filière.
Le repowering consiste à renouveler tout ou partie de parcs éoliens déjà en exploitation sur un site. Il peut s’agir d’une maintenance lourde du parc éolien (remplacement de composants tels que les pales ou le rotor), d’un réaménagement (modification de certaines caractéristiques du parc comme la hauteur des éoliennes,…) ou d’un renouvellement complet (modification du nombre, du modèle et de l’implantation des éoliennes).

Des parcs déjà acceptés localement
Le développement de tels projets bénéficie du retour d’expérience et des suivis environnementaux effectués pour le parc existant. Les enjeux propres à chaque site, dont les impacts sonores, sont mieux pris en compte. Et dans tous les cas, les éoliennes sont modernisées et optimisées sans consommer d’espace supplémentaire à des endroits où les parcs sont déjà bien acceptés socialement.
Autant de mesures qui pourraient jouer un rôle important dans le développement de la production d’énergie renouvelable en France. Les territoires disponibles pour construire de nouveaux parcs ont en effet tendance à se raréfier en raison de différentes contraintes techniques ou environnementales.
Mais le manque d’un cadre juridique spécifique ralentit cette logique de renouvellement des parcs existants. Comme pour tous les projets éoliens, plusieurs autorisations seront le plus souvent nécessaires, dont la nouvelle « autorisation environnementale » qui en regroupe un certain nombre, et qui obéit à une procédure particulièrement complète. Plusieurs points devraient être revus.

Alléger les procédures
L’instruction d’une demande d’autorisation environnementale pour un projet de parc éolien nécessite de recueillir les avis du ministre chargé de l'aviation civile, du ministre de la défense, et des opérateurs radars. Or, dans le cadre d’un repowering, les éoliennes sont déjà inscrites dans la documentation aéronautique et les opérateurs radars connaissent déjà les impacts des éoliennes. En conséquence, il conviendrait de retenir une procédure plus rapide et plus efficace, telle qu’une simple notification.
La procédure d’instruction de l’autorisation environnementale prévoit par ailleurs une phase de concertation et d’enquête publique, lesquelles durent plusieurs mois. Si la consultation du public et des différents acteurs du territoire est essentielle pour une bonne acceptation du projet localement, le renouvellement d’un parc éolien existant ne semble pas nécessiter un tel processus et une procédure de participation plus légère devrait être organisée.
L’octroi d’une autorisation environnementale requiert la réalisation d’une étude d’impact, laquelle suppose la réalisation d’analyses très précises sur une période d’au moins un an, afin de couvrir un cycle biologique complet. A nouveau, si cette procédure est nécessaire pour l’installation d’un nouveau parc éolien, elle ne s’impose pas pour un projet de repowering, dans la mesure où seules certaines données peuvent nécessiter une mise à jour, et qu’il est possible de s’appuyer sur les résultats des suivis environnementaux réalisés pendant toute la période d’exploitation du parc éolien existant.

Capitaliser sur le retour d’expérience
Une telle procédure, parmi les plus lourdes en droit de l’environnement, apparaît donc disproportionnée car un projet de repowering n’équivaut pas à créer un nouveau parc éolien. Le porteur de projet devrait pouvoir capitaliser sur le retour d’expérience du parc éolien existant, lui permettant d’obtenir une autorisation via une procédure spécifique plus rapide, adaptée à la réalité.
La Commission européenne, dans son projet de réforme de la directive concernant les énergies renouvelables, propose la mise en place d’une procédure spécifique pour les opérations de repowering n’ayant pas d’inconvénient significatif sur l’environnement ou sur le voisinage. Celle-ci se ferait par le biais d’une simple notification à l’administration qui aurait un délai de six mois pour se prononcer.
Cette idée doit être développée et mise en pratique afin favoriser l’émergence de tels projets et de respecter les engagements de la France de développer la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique.
C’est le signal qu’attendent plusieurs entreprises françaises pour se lancer dans ce type de projets, qu’il s’agisse de développeurs ou de fabricants d’éoliennes. Des emplois sont à la clef.
Une réforme adaptant les règles de droit commun au cas du renouvellement des parcs éoliens est donc urgente car, compte tenu de la durée de vie des parcs éoliens, la question de leur fin de vie se pose déjà.

23/05/17 : Éolien : un épouvantail pour effrayer les oiseaux testé avec succès 😏😊
Pour éviter que les déjections d’oiseaux n’abîment les turbines, des épouvantails ont été installés sur des turbines au Royaume-Uni. Un test concluant selon Dong Energy.
Dong Energy, gestionnaire du champ éolien offshore actuellement en construction Race Bank, au nord-est du Royaume-Uni (573,3 MW de capacité à terme) annonce avoir fixé et testé pendant trois semaines des épouvantails sur quelques turbines pour effrayer les oiseaux et éviter que leur guano ne détériore les structures.
Construits en PVC, acier et mousse flexible, par la société britannique Scaratech, ces épouvantails ressemblent à des ouvriers en tenue de travail. Alimentés par des panneaux solaires, ils émettent à intervalles réguliers des bruits sourds et des flashs lumineux.
Fort de ces premiers tests grandeur nature réussis, le fabricant souhaite désormais proposer sa technologie à l’ensemble des gestionnaires de parcs éoliens en mer.

http://www.lemarin.fr/secteurs-activites/energies-marines/28647-eolien-un-epouvantail-pour-effrayer-les-oiseaux-teste-avec

19/05/17 : « Pour se passer du nucléaire, il faudrait installer 200 000 éoliennes en France »
Dans une tribune au « Monde », le consultant en politique de l’énergie Henri Prévôt estime que pour éclairer le débat sur le remplacement du nucléaire par les énergies renouvelables, il faut rendre publics les chiffres des coûts de production du gigawatt.
TRIBUNE. Pourquoi installe-t-on des éoliennes et des panneaux photovoltaïques en France ? Leur production est incertaine, intermittente et coûteuse, et nous n’en avons pas besoin aujourd’hui. Pourquoi donc en implanter ? Pour « ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier » ? Pour se prémunir contre l’arrêt inopiné de fourniture de courant en se fiant au vent ou au soleil ? Absurde ! Conservons plutôt, en secours, quelques centrales au gaz, et équipons-nous de véhicules et de chauffage hybrides pour pouvoir remplacer l’électricité, quand on le veut, par du fioul, du gaz ou du carburant, c’est-à-dire des produits qui se stockent.
Pour justifier une France (métropolitaine) éolienne et photoélectrique, le seul motif rationnel serait de se passer du nucléaire. En effet, il serait sans doute techniquement possible de produire, en 2050, assez d’électricité sans nucléaire ni énergie fossile. Voici comment.
Nous ferons des économies d’énergie mais, pour diminuer suffisamment nos émissions de CO2, il faudra remplacer le fioul, le gaz et le carburant par de l’électricité. Les nouveaux usages électro­niques et informatiques consommeront davantage d’électricité. L’industrie aussi, si notre pays cesse de perdre ses usines. Et la population ­continuera de croître. La consommation d’électricité pourrait donc augmenter de 1 % par an d’ici à 2050.

Des batteries au coût élevé
Pour compenser les fluctuations de la demande, et celles du vent et du soleil, il existe plusieurs moyens. Les stations de transfert d’énergie par pompage (STEP) sont un dispositif de deux bassins, un haut et un bas, entre lesquels des pompes font remonter de l’eau, puis, en inversant le flux, produisent de l’électricité. Les STEP peuvent « stocker » de l’électricité sur plusieurs mois, mais tous les sites propices ont déjà été équipés. Les ballons d’eau chaude sont un autre moyen, mais qui est déjà largement employé.
Quant aux batteries, elles ont...

http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/05/19/pour-se-passer-du-nucleaire-il-faudrait-installer-200-000-eoliennes-en-france_5130412_3232.html

18/05/17 : L'éolien français en plein essor ?😡😡
L'Agence de l'Environnement et de la maîtrise de l'Energie (Ademe) a fait le point sur l'énergie éolienne dans les territoires, qui poursuit son développement sur terre et en mer. Vingt ans après le début du programme éolien français, 12 GW ont été installés dans l'Hexagone.
Dans un communiqué, l'Ademe estime que cette énergie représentera, à l'horizon 2030, 22 % de la production électrique nationale, vu les atouts environnementaux et économiques, les modalités de financement et innovations en cours. Contributeur majeur de la transition énergétique, l'éolien est actuellement au coeur des enjeux des collectivités à la suite de la réforme territoriale

http://www.rse-magazine.com/L-eolien-francais-en-plein-essor_a2199.html

17/05/17 : Hulot : un geste fort pour les énergies renouvelables selon les professionnels
Les professionnels des énergies renouvelables ont salué mercredi la nomination de Nicolas Hulot comme ministre de la Transition écologique et solidaire, y voyant un geste fort en faveur du développement des filières éolienne et solaire en France.
Principale organisation professionnelle du secteur, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) a fait part dans un communiqué de "son immense satisfaction" après l'annonce de "l'arrivée d'une grande figure de l'écologie" au sein du nouveau gouvernement. "Nicolas Hulot incarne pour tous les citoyens français et au-delà, la transition écologique et énergétique", a commenté son président, Jean-Louis Bal. "Cette transition constitue une formidable opportunité de progrès économique, social et sociétal. Beaucoup a été fait ces dernières années, mais le chantier reste immense".
Selon le SER, le programme du président Emmanuel Macron permettra aux énergies renouvelables "de poursuivre et accélérer leur déploiement" grâce à l'objectif d'un prix du carbone à 100 euros la tonne en 2030, au lancement de 26 gigawatts d'appels d'offres pour les énergies renouvelables électriques ou encore à la simplification des procédures.
Pour France énergie éolienne (FEE), une autre organisation, la nomination de Nicolas Hulot est "un signal fort envoyé par l'exécutif à destination des acteurs de la transition énergétique". Tout en assurant le nouveau ministre de "son soutien entier", FEE a dit vouloir "ouvrir rapidement le dialogue pour lancer un véritable plan de développement de l'éolien concret et cohérent". "Les objectifs de transition énergétique ne pourront rencontrer les échéances fixées qu'au prix d'engagements forts à l'attention des énergies renouvelables", a-t-elle ajouté.
Votée en 2015 sous la présidence de François Hollande, la loi de transition énergétique pour la croissance verte prévoit de porter à 23% la part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique totale en 2020, puis à 32% en 2030. Enerplan, le syndicat des professionnels de l'énergie solaire, a également salué le projet de transition écologique du nouvel exécutif, "qui s'inscrit dans une continuité pragmatique et dont les ambitions sont, entre autres, de financer le développement des énergies renouvelables en doublant d'ici à 2022 la capacité solaire photovoltaïque installée".
Enfin, France Biométhane, qui regroupe des acteurs du secteur, a salué "l'ambition écologique du projet présidentiel prônant une sobriété et une efficacité énergétique ainsi qu'une rupture profonde avec le modèle productif existant, fondé sur la consommation d'énergies fossiles".
http://www.connaissancedesenergies.org/afp/hulot-un-geste-fort-pour-les-energies-renouvelables-selon-les-professionnels-170517

17/05/17 : La chasse aux mégawatts au coeur des innovations dans l'éolien (??)
Eolien: prévoir la météo à la minute près, détecter la moindre anomalie, s'adapter à tout changement de vent... la technologie au service de la production
Prévoir la météo à la minute près, détecter la moindre anomalie, s'adapter à tout changement de vent: les parcs éoliens se dotent d'une multitude de technologies pour produire le maximum d'électricité et prouver leur compétitivité.
S'il blanchit joliment un paysage, le givre est un des pires ennemis de l'éolien. "Lorsqu'il se dépose sur les pales, la turbine doit s'arrêter car en bout de pale la vitesse peut atteindre 300 km/h et si un morceau de glace se détache, à cette vitesse c'est très dangereux, ça peut tuer quelqu'un", assène José Alcorta, gérant du laboratoire de recherche Rescoll.
La situation est d'autant plus dommageable que les éoliennes produisent plus de courant en période de froid, du fait d'un air plus dense. Et pour un parc éolien, chaque heure de fonctionnement disponible est capitale.
Rescoll a donc mis au point un système de patchs chauffants, alliant une peinture conduisant l'électricité et des électrodes, à coller sur les éoliennes.
Cette innovation, développée avec le producteur d'électricité verte Valorem, vient d'être sélectionnée lors d'un appel à projets par le géant Engie.
Le but est "de le commercialiser à partir de 2018", se réjouit José Alcorta, qui pense au marché canadien, où la période de givre "peut durer 4 à 5 mois".
De telles innovations sont légion en France, surtout à l'initiative de start-up, vite repérées par les développeurs et exploitants de parcs, toujours en chasse du moindre mégawatt gagné.
Contrairement aux énergies classiques (nucléaire, gaz, etc.), l'éolien dépend d'une ressource non contrôlable - le vent - et un parc doit donc être totalement opérationnel lorsque les conditions sont idéales.

- 'Pas des gadgets' -
"Il faut aller chercher l'innovation ailleurs" pour augmenter la production, confirme Thierry Muller, président d'EDF EN Services, entité dédiée à l'exploitation des parcs d'énergies renouvelables du groupe français.
De manière inattendue, EDF EN Services a notamment trouvé une solution dans le monde de la course au large, avec Mer Agitée, l'écurie fondée par le navigateur Michel Desjoyeaux.
Elle a développé un penon électronique pour remplacer ce traditionnel brin de laine que les marins accrochent aux voiles pour connaître l'orientation du vent.
"Notre intuition c'était qu'une pale mal orientée entraine une fatigue mécanique qui va coûter plus cher en maintenance, tout en produisant moins d'électricité", explique Dimitri Voisin, responsable R&D chez Mer Agitée.
Depuis 2015, l'innovation est testée sur une éolienne d'EDF dans le sud de la France.
EDF travaille aussi avec la société Cornis qui a mis au point un système de cartographie virtuelle pour faciliter l'inspection des éoliennes.
"Avant, il n'y avait rien à part l'inspection visuelle", explique Thierry Muller, ce qui entrainait l'arrêt de l'éolienne et un risque pour la personne qui faisait cette inspection.
Créée il y a cinq ans, Cornis réalise aujourd'hui 80% de son activité à l'export, selon Thibault Gouache, son PDG.
Toutes ces innovations, ne sont "pas des gadgets", assure Thierry Muller, quand quelques pourcentages de disponibilité d'une éolienne peuvent faire gagner plusieurs dizaines de milliers d'euros.
"L'enjeu est toujours de gagner quelques mégawattheures", insiste aussi Gwenaelle Huet, directrice générale des énergies renouvelables en France de son concurrent Engie.

- Fer à cheval et big data -
Le groupe a par exemple mis au point un capteur en forme de fer à cheval pour détecter l'intensité de la pluie. "Cela permet de faire redémarrer une éolienne quand le bruit de la pluie est si fort que celui de l'éolienne (limité par la réglementation) ne s'entendra pas", explique-t-elle.
Résultats de toutes ces innovations, une éolienne est aujourd'hui équipée de plusieurs dizaines de capteurs qui remontent des milliers de données, qu'il faut ensuite analyser pour optimiser la production.
Engie a installé un centre de supervision de ses installations européennes à Châlons-en-Champagne et développe un outil numérique, baptisé Darwin, pour améliorer le pilotage et la maintenance prédictive de ses parcs.
Le groupe va y investir 13 millions d'euros ces deux prochaines années et prévoit d'y connecter l'ensemble de ses parcs dans le monde.
EDF aussi gère ses parcs - et également ceux appartenant à d'autres - depuis deux centres: l'un dans le sud de la France, et l'autre en Californie.
http://actu.orange.fr/societe/environnement/la-chasse-aux-megawatts-au-coeur-des-innovations-dans-l-eolien-CNT000000Ik8dz.html

16/05/17 : Le Premier ministre Edouard Philippe vient d’Areva et n’a pas la fibre écolo
Édouard Philippe a été directeur des Affaires publiques d’Areva de 2007 à 2010. Il a également voté contre les lois de transition énergétique et sur la biodiversité et s’est dit favorable à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Le signal envoyé aux écolos est inquiétant.
C’est le premier signal négatif adressé par le nouveau président de la République aux écologistes. Lundi 15 mai, Emmanuel Macron a nommé à la fonction de Premier ministre Édouard Philippe, député (Les Républicains) de la 7e circonscription de Seine-Maritime, maire du Havre et président de la communauté de l’agglomération havraise. Mais ce diplômé de Sciences Po Paris et de l’ENA a également été directeur de la communication et directeur des affaires publiques d’Areva de 2007 à 2010. Un passé qui jure avec l’objectif du patron d’En marche ! d’abaisser à 50 % la part du nucléaire dans le mix énergétique français et qui ne rassure guère sur le projet d’enfouissement des déchets nucléaires Cigéo.
Contactée par Reporterre, la multinationale de l’énergie spécialisée dans le cycle de vie du combustible nucléaire n’a pas souhaité faire de « commentaire ». Une enquête publiée dans Charlie hebdo en avril 2009 indique qu’Édouard Philippe, « lobbyiste », était « chargé des relations avec les élus » et notamment des parlementaires chargés du Niger — entre autres Marc Vampa, alors député de l’Eure et président du groupe d’amitié France-Niger à l’Assemblée nationale. « Il a donc défendu les actions d’une entreprise qui, au Niger, a pollué irréversiblement les territoires des peuples autochtones et baigné dans les scandales financiers », affirme le réseau Sortir du nucléaire dans un communiqué diffusé lundi 15 mai.
Impossible pour autant d’affirmer que M. Philippe a trempé dans l’affaire Uramin — l’achat, en juin 2007, pour la somme astronomique de 1,8 milliard d’euros, d’une petite société canadienne et de ses gisements, qui n’ont finalement jamais donné d’uranium. Si sa présence était contemporaine du scandale, « jamais je n’ai vu surgir le nom d’Édouard Philippe dans ce dossier », assure à Reporterre Vincent Crouzet, auteur de l’enquête Un scandale atomique. UraMin/Areva, l’hallucinante saga d’un scandale d’Etat. Pour autant, « il était au contact du directoire et de [la présidente d’Areva] Anne Lauvergeon pendant trois ans. Il a nécessairement eu connaissance de certains détails de cette affaire et de ses conséquences », estime l’écrivain. Ce qui intéresse désormais ce dernier, ce sont « les efforts que va produire le gouvernement pour faire toute la lumière sur ce scandale. Deux instructions judiciaires sont en cours. Il est très important que le gouvernement suive cette affaire, au nom de la moralisation de la vie publique défendue par Emmanuel Macron et de la qualité d’ancien directeur des affaires publiques d’Édouard Philippe ».
Contre la loi de transition énergétique et la loi biodiversité, pour l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes
Ancien membre du cabinet d’Alain Juppé au ministère de l’Écologie puis député de la 7e circonscription de Seine-Maritime depuis mars 2012, il a été membre de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire de juin 2012 à septembre 2013. Ce qui ne l’a pas empêché de voter contre la loi de transition énergétique et la loi sur la biodiversité. Quant au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, il s’y est montré favorable en octobre 2016 sur France info, disant espérer « qu’on pourra engager les travaux avant mai ou juin 2017 ».
M. Philippe a aussi participé à la réunion du groupe Bilderberg en 2016. Le groupe Bilderberg réunit chaque année pendant deux jours les principaux dirigeants économiques et politiques - ainsi que quelques journalistes - pour discuter des « affaires du monde ». Emmanuel Macron y avait participé en 2014.
En tant que maire, Édouard Philippe s’est battu pour l’implantation par Areva de deux usines de fabrication de pales et de nacelles d’éoliennes offshore sur le port du Havre. Mais ce projet, dévoilé en septembre 2011, n’a toujours pas abouti : en grande difficulté financière, le groupe a finalement cédé ses activités d’éoliennes en mer à Siemens et Gamesa, en septembre 2016, créant l’incertitude. « Officiellement, les projets d’usines ne sont pas du tout abandonnés puisque les permis de construire ont été déposés il y a très peu de temps, un mois peut-être. Pour autant, le dépôt de ces permis n’implique pas que les usines vont sortir de terre », juge Pierre Dieulafait, de l’association Écologie pour le Havre.
Ce dernier a eu l’occasion de côtoyer Édouard Philippe au cours de ses treize années de mandat de conseiller municipal (EELV). Il en tire un bilan mitigé. « Officiellement, il affiche une grande appétence pour l’écologie au Havre, juge-t-il. Ainsi, il a hérité du maire précédent, Antoine Rufenacht, l’impulsion et la gestion d’un agenda 21. » Il a aussi suivi de près l’installation du tramway jusqu’à son inauguration en décembre 2012 et a rénové le fort de Sainte-Adresse en y créant un jardin suspendu « avec des plantes de toute l’Afrique francophone ». Pour autant, s’il a conservé et même amélioré la forêt de Montgeon et le parc de Rouelles, « on a dû se bagarrer pour que les friches, les espaces résiduels, soient maintenus en l’état pour former des trames vertes et bleues et pas transformés en zones commerciales et d’activité », rapporte M. Dieulafait. Et, au plan énergétique, la transition n’était pas au rendez-vous : M. Philippe a défendu bec et ongles la centrale à charbon du site du Havre — de même, certes, que les élus locaux tous bords politiques confondus. Emmanuel Macron a lui inscrit dans son programme de candidat la fermeture de toutes les centrales à charbon françaises d’ici la fin de son quinquennat.
https://reporterre.net/Le-Premier-ministre-Edouard-Philippe-vient-d-Areva-et-n-a-pas-la-fibre-ecolo

15/05/17 : Un Premier ministre défenseur du charbon, du nucléaire et des éoliennes en mer
Le nouveau Premier ministre Edouard Philippe sera-t-il un ardent défenseur de la transition énergétique ? La biographie de l’ex-député et maire du Havre (Seine-Maritime) donne quelques indications pour le moins contrastées.
Un ami du nucléaire ?
Les défenseurs des énergies renouvelables ont aussitôt critiqué son passage de trois ans (2007-2010) au sein du groupe Areva au poste de directeur des affaires publiques. Une expérience dénoncée par EELV qui estime dans un communiqué que « cette situation pourrait freiner la mise en œuvre de mesures absolument nécessaires en matière de nucléaire et au-delà de politique énergétique et climatique ».
Sur le plan local, Edouard Philippe s’est battu pour maintenir en activité une centrale à charbon, ...
https://www.greenunivers.com/2017/05/premier-ministre-defenseur-charbon-eoliennes-162495/

15/05/17 : Le spécialiste français du transport par câble Poma croit en l'éolien
De la technologie des remontées mécaniques à l'énergie éolienne il n'y aurait qu'un pas que Poma, acteur historique du transport par câble a franchi. L'entreprise française a investi 16 M€ pour construire une 1re unité d'assemblage de nacelles qui entre en production cette année. David Saint-André, le responsable de cette activité, revient pour Batiactu sur cette importante évolution industrielle.
Batiactu : Comment est arrivée l'idée pour Poma d'en venir à produire des éoliennes ?
David Saint-André : la technologie des remontées mécaniques a été utilisée par Leitwind (autre entreprise du groupe italient HTI), il y a une quinzaine d'années pour concevoir une éolienne. Les principes sont relativement proches (roulements, logistique de gros composants, composants électromécaniques) et le transfert s'est fait naturellement lorsque Poma cherchait à développer un transport par câble d'une puissance de l'ordre de 1 MW. C'est un projet industriel de diversification où les domaines de compétences sont communs et les synergies entre activités nombreuses. Les nacelles des machines seront désormais produites à Gilly-sur-Isère, où un investissement de 16 M€ a été réalisé. L'usine emploie une centaine de personnes mais aura la capacité de porter cet effectif à 150. Et elle dispose de la possibilité d'étendre encore les halls d'assemblage. Il s'agit tout simplement de la première usine d'éoliennes terrestres multi-mégawatts de France.
Batiactu : Quelle est exactement la technologie utilisée et en quoi se démarque-t-elle de la concurrence ?
David Saint-André : il s'agit d'une technologie à attaque directe et aimants permanents, ce qui signifie qu'il n'y a pas de multiplicateur entre le rotor et la génératrice, qui doit tourner à 1.500 tours/minute. Cette lourde boîte de vitesse de l'éolienne demande un contrôle et présente des pièces en mouvement, donc un risque accru de défaillance mécanique. S'en passer c'est donc gagner en fiabilité, comme en atteste le taux de disponibilité des machines Poma-Leitwind qui est de 98,9 %, ce qui est extrêmement intéressant pour un exploitant de parc. De plus, la génératrice tourne à la même vitesse que les pales, ce qui induit moins d'efforts. Le courant est produit à une fréquence différente de celle du réseau ce qui implique la nécessité d'un convertisseur de puissance électrique qui, de son côté, aide à la gestion du réseau en modulant la puissance réactive (consommée ou injectée) et la tension. Enfin, la génératrice est plus compacte. C'est une technologie ergonomique, puisque les interventions sur le convertisseur se font au pied de la tour, tandis que celles sur la génératrice se font sur des composants directement accessibles. Tout est plus facile que sur d'autres éoliennes.
http://www.batiactu.com/edito/specialiste-francais-transport-par-cable-poma-croit-49117.php

12/05/17 : Macron, EDF et spéculation
Faut-il investir dans EDF pour profiter d’un éventuel revirement de la politique énergétique sous la présidence de Macron ?
L’action EDF a pris 10% en deux jours. Selon une rumeur relayée par Reuters, Emmanuel Macron se propose de retarder l’arrêt du nucléaire.
EDF produit et vend de l’électricité. Dans notre monde d’ultra-libéralisme sauvage et de totalitarisme marchand, EDF nous vend de l’électricité à tarif réglementé par l’État.
L’ÉTAT FIXE CE QUI DOIT ÊTRE PRODUIT
Ce n’est pas tout. L’État fixe quel type d’électricité l’EDF doit produire. L’éolien ou le solaire étant bien vus de l’opinion publique grâce au lobby écologique et certains lobbies industriels, l’État nous taxe pour subventionner la production de ces énergies.
Voyez-vous, l’électricité, c’est important pour tout le monde et donc il faut que l’État s’en mêle. Pas d’électricité = pas d’industrie qui tourne, pas de transports publics, pas d’hôpital…
Le problème de l’électricité reste son stockage : il faut la produire juste à temps, au moment de la consommation et pour cela, il faut que les capacités de production soient toujours prêtes.
L’INTÉRÊT DU NUCLÉAIRE
Ce n’est pas le cas de l’éolien quand il n’y a pas de vent.
Ce n’est pas le cas du solaire quand il n’y a pas de soleil.
Ce n’est pas le cas de l’hydraulique quand il n’a pas assez plu.
C’est le cas du thermique (gaz, charbon, fuel).
C’est le cas du nucléaire.
En réalité, le nucléaire est la seule source abondante, dont le combustible ne coûte pas cher et qui est toujours prête. Vous devez cependant savoir une chose : il n’y a que très peu de différence de coût entre une centrale « en veille » qui ne produit pas et une centrale qui produit.
LE CADRE DU SERVICE PUBLIC
Logiquement, vous pourriez pensez que l’État dans le cadre d’un « service public » (l’électricité à destination collective) devrait favoriser la source nucléaire puisque c’est l’énergie toujours disponible.
Pour éviter que du combustible nucléaire recyclable en bombe ne tombe entre les mains de dangereux individus, l’État devrait aussi avoir un droit de regard sur ce même nucléaire.
C’est la voie de la « politique énergétique » adoptée par notre pays au XXème siècle.
Mais depuis, nous avons pris un chemin de traverse…
La Parasitocratie s’est emparée du sujet. Pensez à la COP 21, au changement climatique, aux lobbies écologiques, aux merveilleux circuits taxations-subventions et au nombre d’électeurs que vous pouvez ainsi acheter…
SUBVENTIONS AUX ÉNERGIES RENOUVELABLES
Les subventions aux énergies vertes intermittentes sont arrivées alors que les capacités étaient très abondantes. Elles ont conduit à un écroulement sur le marché européen du prix de l’électricité. Les producteurs d’électricité nucléaires ont du brader leurs prix. Puisque le nucléaire en veille coûte même sans vendre, autant le vendre, peu importe le prix.
Au fur et à mesure que l’éolien et le solaire produisaient, les prix s’écroulaient…Voici où nous en sommes.
Prix de l’électricité en centimes d’euro
Prix de vente de l’électricité aux particuliers
kWh en heures creuses 14,62
kWh en heures pleines 15,64
Prix de l’électricité sur le marché de gros européen
kWh de 2,5 à moins de 5
Prix de revient de l’électricité
kWh nucléaire français 5
kWh thermique (gaz, charbon) 7
kWh éolien terrestre 8
kWh éolien maritime 14 à 20
kWh photovoltaïque 20 à 25
Sources : EDF, La France dans le noir, Hervé Machenaud

BILAN ÉNERGÉTIQUE :
Les électriciens vendent à perte du nucléaire (en son temps financé par les contribuables). Nous payons très cher notre électricité. Les installations nucléaires se dégradent… Faute d’investissements dans le nucléaire, le service aux moments critiques (février en France) est en limite de rupture, l’éolien et le solaire ne délivrant pas assez de puissance à ces moments critiques.
Mais il y a moyen de faire pire…
Nous devons à Ségolène Royal (la mère des portiques écotaxes qui surplombent nos autoroutes) la loi de transition énergétique, adoptée en 2015. Cette loi prévoit la réduction de la part du nucléaire dans la production électrique française de 75% à 50% à l’horizon 2025.
Emmanuel Macron semble vouloir revenir sur ce point. D’où le bond en bourse d’EDF.

LE VRAI LIBÉRALISME
Faut-il investir dans EDF pour profiter d’un éventuel revirement de la politique énergétique sous la présidence de Macron ? Il me semble qu’une entreprise dont les prix de vente sont fixés par l’État et dont l’État détient 83,1% du capital n’a rien à faire sur une place de cotation. C’est la différence que je vois entre le libéralisme authentique et ce que l’on qualifie aujourd’hui d’ultra-libéralisme ou de néo-libéralisme.
Si vous voulez faire de bonnes affaires, mieux vaut rechercher des entreprises exerçant sur les marchés les plus concurrentiels possibles, où les gouvernements interfèrent le moins possible, où les prix sont formés librement. Votre épargne ne doit pas être à la merci d’un décret ou d’une subvention.
Sur ces marchés, les meilleures entreprises sont évidemment celles qui réussissent à augmenter à la fois leur chiffre d’affaires et leur marge. Il y en a très peu.
Si vous voulez spéculer sur le capitalisme de connivence, c’est une autre affaire… EDF, Areva, les banques…le choix est large.
83 MILLIONS €
En 2016 le crowndlending a permis de lever 83 millions d'euros.
Moins connu que le crowdfunding, le crowdlending est pourtant en train de se faire une place sur le marché du financement participatif. Comme son grand frère, ce concept de financement est basé sur une participation des particuliers qui choisissent eux-mêmes les projets auxquels ils versent de l’argent. Mais là où le crowdfounding est un versement d’argent sans contrepartie, le crowdlending est en fait un prêt, remboursé par la suite avec des intérêts.
Autre différence : dans l’hexagone, de plus en plus de projets concernant les énergies renouvelables sont financés grâce à ce type d’investissements. Les particuliers et les collectivités locales n’hésitent plus à prêter de l’argent pour la construction de centrales solaires ou photovoltaïques, donnant ainsi un bon coup de pouce au développement de l’énergie verte sur le territoire français.

Un financement participatif qui se spécialise dans les énergies renouvelables
En France, le financement participatif est régulé depuis 2014. Et aujourd’hui en 2017, on remarque que le baromètre du crowdlending français est au beau fixe. Réalisé chaque année par l’entreprise bordelaise crowdlending.fr, cet indicateur observe qu’en 2016, ce sont 83 millions d’euros qui ont été investis et ont servi à financer 651 projets différents. Et parmi les seize plateformes françaises qui séduisent les investisseurs, Lendosphère attire particulièrement les regards : c’est la première plateforme de crowdlending spécialisée dans le financement de projets liés à la transition énergétique. Les projets proposés par la plateforme servent à développer le secteur des énergies renouvelables dont le boum économique assure l’attractivité auprès des investisseurs.
http://www.economiematin.fr/news-crowdlending-financement-entreprise-pret-renouvelables-energie-energeek

10/05/17 : Innovation : à Bègles, Valorem inaugure une centrale de production et de stockage d'énergies vertes 😕😏
Pour la transition écologique et énergétique du pays et donc pour la lutte contre le réchauffement climatique, l'innovation est de taille. Inaugurée le 4 mai dernier à Bègles près de Bordeaux, par Valorem, l'entreprise girondine spécialisée dans les énergies renouvelables, la centrale hybride de test Insul'Grid propose une solution technique appropriée au double problème majeur inhérent à la production des énergies vertes et propres : celui de l'intermittence et du stockage.
Réguler et stocker pour éviter le "black out"
Réussir à produire de l'énergie renouvelable, solaire, ou éolienne, c'est bien, mais ce n'est pas tout. Il arrive souvent que le vent s'arrête de souffler et que le soleil fasse faux bond, masqué par les nuages. Ou inversement, que les éoliennes tournent à plein régime et que les rayons de l'astre solaire bombardent les panneaux photovoltaïques, à ne plus que savoir faire de l'énergie produite. Pour que la transition énergétique atteigne ses objectifs (32% d'énergies renouvelables en 203), il est impératif que les sites de production des énergies renouvelables soient capables d'adapter la production de l'électricité verte qu'ils injectent dans le réseau, aux besoins de la consommation, en quantité et en qualité. L'objectif étant d'éviter le fameux "black out", la mise en rideau, du réseau électrique français et européen. Le consommateur d'électricité moyen ne le sait pas forcément : la surabondance d'électricité peut nuire gravement. A titre d'exemple, au début des années 2010, pour éviter les pannes, l'Allemagne, en plein essor dans la production de ses énergies renouvelables, s'est vue contrainte régulièrement de délester son électricité vers les réseaux des pays voisins, comme la république Tchèque, au risque de détériorer la qualité de leur propre service d'approvisionnement d'électricité, voire de provoquer un black out européen.
Le Codap, pour réguler
Ainsi, en avril dernier, pour gérer la flexibilité de sa production et contribuer à la sécurité et à l'équilibre du système électrique français,Clemessy, l'exploitant de la centrale photovoltaïque de Cestas (Gironde), la plus grande d'Europe (300 MW), a choisi le centre de dispatching et d'optimisation Codap de l'énergéticien Uniper, qui doit lui permettre d'assurer 24h/24h, les fonctions requises par le réseau électrique pour la production électrique de base, mais aussi en cas de tension sur le réseau. Mais il faut aussi que les sites producteurs d'énergies renouvelables puissent stocker l'électricité pour assurer la livraison d'une énergie prévisible et garantie, afin d'ajuster comme le font les producteurs énergies anciennes classiques (fossiles, nucléaire ou hydraulique), l'équilibre entre la production et la consommation d'électricité.
Le stockage : un enjeu industriel majeur
Le stockage et le déstockage de l'énergie verte ? Un enjeu industriel majeur, alors que l'Europe en 2050 devrait s'éclairer et se chauffer à 80% avec le solaire et l'éolien. Mais aussi un exercice difficile à réaliser jusque là, doublé d'"un changement de paradigme pour les renouvelables", explique Jean-Yves Grandidier, le patron de Valorem, pionnier du secteur, qui a créé, dès 2009, un département dédié à l'innovation et à la recherche pour répondre aux besoins techniques et optimiser ses installations en énergies vertes. Des recherches fondamentales pour l'opérateur béglais en énergies vertes, déjà très engagé dans de grands projets de sites de production d'énergies renouvelables en milieu insulaire, dont la particularité est d'être petits et instables.
Insul'Grid
Dans ses cartons, le projet Insul'Grid, développé pour Valorem par Philippe Etur, pour assurer l'indépendance énergétique des milieux insulaires, a donné naissance, huit ans plus tard, à une plateforme visant à développer des centrales hybrides, capables de combiner en temps réel les ressources énergétiques produites par plusieurs sources de production (vent, soleil) et différents moyens de stockage. Après un an de test à Bègles, en métropole, au printemps 2018, elle équipera le premier parc éolien hybride multimegawatt (16 MW) de Guadeloupe, à Sainte-Rose (Basse-Terre). Connectée au réseau électrique de l'île, ce parc de huit éoliennes sera le premier en France à bénéficier ainsi de son propre système de stockage d'énergie qui lui permettra de respecter un programme de prévision envoyé au gestionnaire du réseau et de participer à la stabilité de ce dernier, en tension et en fréquence.
Comment ça marche ?
Concrètement, si vous visitez le siège de Valorem, installé sur le site Newton à Bègles, vous risquez d'être déçus : pas d'éoliennes en vue. Insul'Grid, la plate-forme testée grandeur nature, se résume à quelques rangées de panneaux photovoltaïques, des cuves, des bonbonnes accompagnées d'un container (photo Sud Ouest ci-contre). L'ensemble du système fonctionne néanmoins parfaitement grâce à un générateur indépendant qui simule la production de courant par des éoliennes. Le principe étant que des batteries lithium-ion stockent l'énergie afin de pouvoir la restituer très rapidement. Une pile à hydrogène conçue par Areva Stockage d'énergie remplit la même mission de régulation de la production d'énergie, mais sur des temps plus longs.
Poule verte aux oeufs d'or
Insul'Grid, dans le monde en plein boum de l'industrie liée aux énergies renouvelables, pourrait bien être la poule aux oeufs d'or. Sa mise au point a nécessité un investissement de 4,1 million d'euros dont 2,2 millions d'aides de la Nouvelle Aquitaine et de la Banque publique d'investissement (BPI). Des fonds publics bien employés. Car la plate-forme créée par Valorem, vise un gros marché. Celui d'innombrables régions du monde, isolées ou en développement, que ce soit en Afrique ou dans certains coins reculés de l'Hexagone, et celui de ces îles qui, tout autour du globe, sont déjà engagées peu ou prou dans le développement des renouvelables (Caraïbes, îles grecques, Canaries, Açores, îles danoises, écossaises, japonaises...).
Mais aussi en France. Les habitants de l'ïle de Sein, notamment, regroupés autour du projet Ile de Sein Energies (IDSE) qui vise à approvisionner l’île uniquement en énergies renouvelables, afin de lutter contre le réchauffement climatique et la montée du niveau des océans, et qui bataillent contre le monopole d'EDF, ne manqueront pas d'être intéressés par l'innovation d'une installation qui doit aussi permettre d'optimiser les coûts de l'électricité d'origine éolienne et solaire et de la rendre encore plus compétitive face au nucléaire et aux énergies classiques.

http://maplanete.blogs.sudouest.fr/archive/2017/05/10/energies-renouvelables-a-begles-valorem-inaugure-une-central-1057610.html

10/05/17 : 😡😡😡Le Syndicat des énergies renouvelables satisfait des dernières mesures de Royal
Les professionnels des renouvelables ont affiché leur contentement suite à la validation, par la Commission européenne, des dispositifs de soutien pour diverses filières, ainsi qu'au lancement de l'appel d'offres éolien terrestre par la ministre de l'Environnement.
"Trois textes majeurs et très attendus par les professionnels des énergies renouvelables ont été publiés ce matin au Journal Officiel", annonce le Syndicat des énergies renouvelables (SER). Suite à l'accord de la Commission européenne, trois dispositifs de soutien ont été validés pour l'éolien (fermes de 6 mâts maximum), le solaire photovoltaïque (installations de moins de 100 kWc) et le biogaz issu de stations d'épuration.
Des installations qui pourront donc bénéficier de contrats pour l'achat d'électricité et/ou de compléments de rémunération, ce qui donnera davantage de visibilité aux acteurs de ces filières pour lancer leurs projets. Jean-Louis Bal, le président du SER, déclare : "La montée en puissance des énergies renouvelables électriques, en particulier de l'éolien terrestre, du solaire photovoltaïque et du biogaz, est aujourd'hui confortée par la mise en œuvre de ces nouveaux outils comme s'y était récemment engagée Ségolène Royal". Le responsable s'est ensuite adressé au futur gouvernement afin qu'il "poursuive la stratégie de développement" de ces filières "en s'appuyant sur les dispositifs mis en place par la ministre". Une façon de demander le maintien des équipes en place et de plaider pour la continuité de leur action.
En complément, la ministre a lancé un appel d'offres pour les parcs de sept éoliennes au moins pour un volume total de 3.000 MW répartis sur trois ans. Là encore, le SER affiche sa satisfaction : "Avec cet appel d'offres et l'arrêté complément de rémunération publié ce jour, le cadre économique de la filière éolienne, qui a subi des à-coups depuis quelques années, est aujourd'hui enfin stabilisé".

http://www.batiactu.com/edito/syndicat-energies-renouvelables-satisfait-dernieres-49072.php

10/05/17 : Energies renouvelables : entrée en vigueur de nouveaux mécanismes de soutien
😡
Paris - Le gouvernement a publié mercredi au Journal officiel trois arrêtés définissant les nouveaux mécanismes de soutien à certains parcs éoliens et solaires ainsi qu'aux installations de méthanisation à partir des eaux usées en France.
Le texte le plus attendu était celui concernant l'éolien, le précédant mécanisme s'étant achevé fin 2016. Il vise les nouveaux parcs de maximum six éoliennes, dont la capacité de chacune ne peut dépasser 3 mégawatts, et prévoit le versement d'un complément de rémunération accordé par l'Etat pendant 20 ans, en sus du prix de vente de l'électricité sur le marché.
Le deuxième arrêté définit le tarif de rachat bonifié dont pourront bénéficier pendant 20 ans les petites installations solaires (moins de 100 kilowatts) installées sur les bâtiments tandis que le troisième concerne le double mécanisme de soutien pour les sites de méthanisation à partir des résidus de traitement des eaux usées (tarif d'achat pour les installations de moins de 500 kilowatts et complément de rémunération pour les plus grandes).
La Commission européenne avait approuvé vendredi ces mesures de soutien aux énergies renouvelables, estimant leur coût à un milliard d'euros par an pour l'éolien, 190 millions d'euros par an pour le solaire et 58 millions d'euros annuels pour la méthanisation à partir des eaux usées.
Le Syndicat des énergies renouvelables (SER), qui regroupe les professionnels du secteur, a exprimé mercredi sa "grande satisfaction" après la publication de ces textes "très attendus".
"Ces nouveaux dispositifs vont permettre de donner aux acteurs de ces filières la visibilité nécessaire à l'atteinte des objectifs" de la feuille de route énergétique de la France, indique l'organisation dans un communiqué.
Dans l'éolien en particulier, ce texte s'ajoute au lancement d'un appel d'offres de 3.000 mégawatts sur 3 ans pour les plus grands parcs (plus de 6 éoliennes).
"Le cadre économique de la filière éolienne, qui a subi des à-coups depuis quelques années, est aujourd'hui enfin stabilisé", se réjouit le SER.
"Ces textes montrent la confiance renouvelée des autorités françaises vis-à-vis de la maturité de l'énergie éolienne", a également salué France énergie éolienne, autre organisation professionnelle.

https://www.romandie.com/news/Energies-renouvelables-entree-en-vigueur-de-nouveaux-mecanismes-de-soutien/794634.rom

10/05/17 : L’arrêté tarifaire éolien est paru
Attendu depuis longtemps et déjà largement commenté en version projet, l’arrêté tarifaire pour les parcs éoliens de moins de sept turbines et de 3 MW maximum par machine est paru aujourd’hui au Journal Officiel. Avec la publication la semaine dernière du cahier des charges des appels d’offres auxquels devront participer les projets de plus grande taille, le nouveau cadre juridique de la filière éolienne, passée à la vente directe avec complément de rémunération, est désormais complet. Un bouclage que tenait à effectuer le ministère de l’Environnement, dirigé pour quelques jours encore par Ségolène Royal, avant la formation du nouveau gouvernement la semaine prochaine.
Les projets éoliens soumis à cet arrêté, consultable en fin d’article, bénéficieront d’un tarif de base de 72€/MWh, pour les turbines dotées d’un rotor de 100 mètres. La prime de gestion est fixée à 2,8 €/MWh. En la matière, le gouvernement n’a pas suivi les recommandations de la Commission de régulation de l’énergie.
Les projets devront être distants de plus de ...
https://www.greenunivers.com/2017/05/larrete-tarifaire-eolien-paru-162298/

09/05/17 : Eolien : Ségolène Royal lance un nouvel appel d'offres de 3000 MW
Après les petits parcs éoliens de six turbines maximum, dont le nouveau mécanisme de soutien vient d’être validé par la Commission européenne, c’est au tour des projets de plus grande envergure d’être encouragés par le gouvernement. La ministre Ségolène Royal a annoncé vendredi 5 mai 2017, le lancement d’un nouvel appel d’offres pour l’implantation d’installations éoliennes de plus de six machines, pour un volume total de 3 000 MW.
En complément du soutien étatique accordé aux installations éoliennes terrestres de six mâts maximum, aux installations solaires de moins de 100 kWc, et aux installations de combustion du biogaz issu de stations d’épuration, le ministère de l’Energie et de l’Environnement a lancé la semaine dernière un nouvel d’offres pour les installations éoliennes de plus de six machines.
Lire aussi : Energies renouvelables : Bruxelles donne son feu vert à de nouveaux mécanismes de soutien français
Ce nouvel appel d’offres pour l’éolien terrestre comprendra six périodes, réparties sur trois ans, pour un volume total de 3 000 MW. La première période de dépôt des offres est fixée entre le 1er novembre et le 1er décembre 2017. Les six tranches d’appel d’offres seront publiées tous les six mois à raison de 500 MW à chaque fois. Le cahier des charges publié sur le site de la Commission de régulation de l’électricité (CRE) précise enfin que sur les sept aérogénérateurs minimum requis, l’un devra avoir une puissance nominale supérieure à 3 MW.
Lire aussi : Autoconsommation collective d’électricité solaire : un décret publié au Journal Officiel
Cette dernière initiative de la ministre en faveur des énergies renouvelables avant le changement de gouvernement à venir, fait suite au lancement en mars dernier de deux nouveaux appels d’offres solaires coup sur coup. Le premier concernant des projets de production d’électricité en autoconsommation, représentant un volume total de 450 MW, dont la première période de candidature se terminera en septembre. Le second portant sur 210 MW d’installations solaires innovantes, notamment la route solaire et l’agrivoltaïsme (projets solaires associés à des productions agricoles).

https://lenergeek.com/2017/05/09/eolien-segolene-royal-appel-offres-de-3000-mw/

09/05/17 : EDF développe l'hydrogène comme complément à l'éolien et au solaire
EDF, en partenariat avec McPhy, Symbio et l’institut Eifer, a livré en avril 2017 sa première station-service de recharge hydrogène dont l'électricité est produite à partir d'énergies renouvelables.
La transition énergétique passe par un mix de solutions. L'hydrogène en fait partie, même si cette source ne représente que 2% de la consommation mondiale d'énergie.
En Allemagne, le Coradia iLint, un train fabriqué par Alstom et alimenté par une pile à hydrogène, devrait transporter des voyageurs à partir de 2019. 3 000 véhicules circulent déjà dans le monde grâce à l'hydrogène. Ce chiffre devrait être multiplié par quinze d'ici 2020.
Encore faudra-t-il que leurs propriétaires puissent faire leurs pleins de carburant. Air Liquide a déjà livré soixante-quinze stations de recharge dont une dizaine en France. Trop peu pour permettre de circuler sans risquer de tomber en panne sèche. EDF, en partenariat avec McPhy, Symbio et l’institut Eifer (European Institute for Energy Research Institut créé par EDF et l'institut technologique de Karlsruhe ), a livré en avril 2017 sa première station-service de recharge hydrogène. Elle permet vingt-cinq recharges de véhicules par jour. Les piles à combustible équipant les dix voitures livrées doublent leur autonomie pour la porter à 300 kms.
Le projet baptisé FaHyence est porté par la communauté d’agglomération de Sarreguemines Confluences (Moselle). La CASC a consacré une enveloppe d'1 M€ à cette initiative, dont 700 000 € fournis par l'Union Européenne.
L'hydrogène alimentant la station est issue d'eau et d'électricité verte fournie par EDF en période de pics de production. Une première en France.
FaHyence s'inscrit dans le projet européen H2ME, qui devrait permettre de mettre en place d'ici 2020 un réseau de vingt-neuf stations-service multi-énergies alimentant un parc de 300 véhicules.

Fabriquer de l'hydrogène à partie d'énergies renouvelables
L'hydrogène présente de nombreux atouts. S'il est fourni par des sources renouvelables, il ne diffuse aucun gaz à effet de serre, mais seulement une inoffensive vapeur d'eau. Silencieux, certains véhicules à hydrogène disposent d'une autonomie considérable de plus de 500 kms.
Malheureusement, actuellement, 96% de l’hydrogène est produite à partir d’énergies fossiles et donc pollue la planète. Des solutions alternatives émergent, permettant de fabriquer de l'hydrogène à partir de la fermentation de déchets organiques, de panneaux solaires ou encore d'éoliennes.
À la Réunion, EDF a mis en service en janvier 2016 une station photovoltaïque qui stocke son énergie dans des batteries à hydrogène. La nuit, l'électricité produite le jour peut donc être utilisée.
L'hydrogène est un complément idéal pour aplanir les variations de l’éolien ou du solaire.

http://www.econostrum.info/EDF-developpe-l-hydrogene-comme-complement-a-l-eolien-et-au-solaire_a23161.html


09/05/17 : Les investissements dans l'éolien européen ont culminé à 43 milliards d'euros en 2016
Les investissements dans l'énergie éolienne en Europe ont atteint l'an dernier 43 milliards d'euros, en hausse de 22% par rapport à 2015, a annoncé mardi l'association WindEurope. L'éolien est, de loin, la source d'énergie qui attire le plus d'investissements. Ce montant comprend le financement de la construction de nouvelles éoliennes, le refinancement d'opérations, l'acquisition de projets ou des levées de fonds.
Le financement de nouveaux actifs éoliens représente à lui seul 27,6 milliards d'euros en 2016, avec un record de 18,2 milliards pour l'éolien en mer (offshore). Les investissements pour l'éolien terrestre (onshore) ont par contre diminué pour la première fois en cinq ans, à 9,4 milliards d'euros (-5%).
Les principaux marchés en 2016 ont été le Royaume-Uni (12,7 milliards pour de nouveaux projets éoliens) et l'Allemagne (5,3 milliards). En Belgique, les investissements ont atteint 2,3 milliards d'euros, pour 688 MW de nouvelles capacités financées, contre 0,92 milliard d'euros d'investissements en 2015 (297 MW financés).
Quatre pays (Royaume-Uni, Allemagne, Belgique et Norvège) représentent à eux seuls 80% des nouveaux investissements, s'inquiète WindEurope, soulignant que "14 Etats membres de l'UE n'ont pas annoncé le moindre investissement nouveau dans l'énergie éolienne en 2016".
WindEurope s'attend toutefois à ce que les niveaux d'investissements diminuent en 2017. Cette baisse s'explique par un nombre élevé de projets éoliens concrétisés ces deux dernières années avant la passage dans divers pays à des mécanismes de rémunération basés sur des mises aux enchères.
http://www.lalibre.be/economie/conjoncture/les-investissements-dans-l-eolien-europeen-ont-culmine-a-43-milliards-d-euros-en-2016-59117d09cd702b5fbe775d7f

09/05/17 : Les investisseurs se ruent sur l'éolien 👿😡😠
L'éolien séduit, mais pas uniquement les consommateurs. Les investissements en Europe ont connu une nette hausse, surtout pour les parcs offshores qui se multiplient. Les Pays-Bas ont d'ailleurs inauguré un des plus grands parcs au monde.
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Marghem reporte les ambitions climatiques belges sur 2030
"Le gouvernement veut-il tuer l'industrie belge de l'éolien offshore?"
Pourquoi pas un emprunt Marghem pour les parcs éoliens?
Stop aux trois derniers parcs éoliens en mer
Des éoliennes volantes arrivent bientôt en Allemagne
L'éolien est, de loin, la source d'énergie qui attire le plus d'investissements. Rien qu'en Europe, 43 milliards d'euros ont été investis en 2016, soit 22% de plus que l'année précédente, a annoncé mardi l'association WindEurope.
Ce montant comprend le financement de la construction de nouvelles éoliennes (27,6 milliards d'euros), le refinancement d'opérations, l'acquisition de projets ou des levées de fonds.
• L'éolien en mer (offshore) a récolté un record de 18,2 milliards d'euros.
• L'éolien terrestre (onshore) a par contre diminué pour la première fois en cinq ans, à 9,4 milliards d'euros (-5%).
Et la Belgique n'est pas en reste. Les investissements ont atteint 2,3 milliards d'euros, pour 688 MW de nouvelles capacités financées, contre 0,92 milliard d'euros d'investissements en 2015 (297 MW financés).
Le Royaume-Uni, l'Allemagne, la Belgique et la Norvège représentent à eux seuls 80% des nouveaux investissements, indique WindEurope qui s'inquiète toutefois que "14 Etats membres de l'UE n'ont pas annoncé le moindre investissement nouveau dans l'énergie éolienne en 2016". WindEurope s'attend toutefois à ce que les niveaux d'investissements diminuent en 2017. Cette baisse s'explique par un nombre élevé de projets éoliens concrétisés ces deux dernières années avant la passage dans divers pays à des mécanismes de rémunération basés sur des mises aux enchères.
Projet gigantesque finalisé
Les Pays-Bas ont quant à eux inauguré un des plus grands parcs éoliens en mer au monde, avec ses 150 turbines en mer du Nord. Au cours des quinze prochaines années, le parc Gemini, qui a s'étend à 85 km de la côte nord de ce pays, fournira de l'énergie à un million et demi de personnes, sa capacité à pleine puissance étant de quelque 600 mégawatts. En comparaison, le plus grand parc offshore belge (C-Power) produit 325 mégawatts.
La compagnie canadienne spécialisée dans les énergies renouvelables Northland Power a participé à ce projet conçu en 2010 qui aura au total coûté 2,8 milliards d'euros (trois milliards de dollars), tandis que les turbines ont été fabriquées par le groupe allemand Siemens Wind Power. Ce parc éolien fournira à lui seul 13% des énergies renouvelables consommées aux Pays-Bas, a affirmé le directeur de Gemini Wind Park Matthias Haag.
http://www.lecho.be/entreprises/energie/Les-investisseurs-se-ruent-sur-l-eolien/9892129?ckc=1&ts=1494326097

09/05/17 : Éolien, solaire, biogaz : trois aides validées
La Commission européenne a validé des dispositifs de soutien français aux énergies renouvelables pour l'éolien, le solaire et le biogaz issu de stations d'épuration. Le ministère de l'Environnement lance aussi un appel d'offres dans l'éolien.
Le ministère de l'Environnement salue « une excellente nouvelle pour la transition énergétique ». Il a fait une double annonce le 5 mai. D'abord, la validation par la Commission européenne de dispositifs de soutien à l'éolien, au solaire et au biogaz. Plus précisément, trois types de projets sont concernés : les parcs éoliens terrestres de six mâts maximum, les centrales solaires de moins de 100 kWc et les unités de combustion du biogaz issu de stations d'épuration. « Ces installations pourront bénéficier d'un contrat pour l'électricité produite sous la forme d'un tarif d'achat ou du nouveau dispositif de complément de rémunération », explique par communiqué le ministère.
Six périodes sur trois ans
Ensuite, le lancement d'un appel d'offres. Il concerne les projets éoliens comprenant plus de six machines. Cet appel d'offres porte sur six périodes réparties sur trois ans pour un volume total de 3000 MW. Pour la première d'entre elle, les offres doivent être déposées entre le 1er novembre et le 1er décembre 2017. Le cahier des charges est disponible ici.
http://www.environnement-magazine.fr/article/49418-eolien-solaire-biogaz-trois-aides-validees/

05/05/17 : Energie : lancement d'un appel d'offres pour de nouveaux parcs éoliens
La Commission européenne a validé vendredi des nouveaux mécanismes de soutien aux énergies renouvelables proposés par la France, qui concernent notamment des parc éoliens plus petits-AFP/Archives/PASCAL GUYOT
La ministre de l'Environnement Ségolène Royal a annoncé vendredi le lancement d'un appel d'offres pour l'implantation d'"installations éoliennes de plus de 6 machines", pour un volume total de 3.000 MW.
L'appel d'offres est fractionné en six périodes réparties sur 3 ans, et la première période de dépôt des offres est fixée entre le 1er novembre et le 1er décembre 2017, indique la ministre dans un communiqué.
Le cahier des charges publié sur le site de la Commission de régulation de l'énergie (CRE) précise que sur les sept aérogénérateurs minimum requis, l'un doit avoir une puissance nominale supérieure à 3MW.
Les six tranches d'appel d'offres seront publiées tous les six mois à raison de 500 MW à chaque fois. La CRE est chargée de l'instruction des dossiers d'offres.
La Commission européenne a validé vendredi des nouveaux mécanismes de soutien aux énergies renouvelables proposés par la France, qui concernent notamment des parc éoliens plus petits, d'au maximum 6 éoliennes dont chacune ne doit pas excéder la puissance de 3 MW.
https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/energie-lancement-d-un-appel-d-offres-pour-de-nouveaux-parcs-eoliens_112705

05/05/17 : Vestas surfe sur l'engouement pour l'éolien
Le producteur danois d'éoliennes Vestas a de nouveau surfé au premier trimestre sur l'engouement pour les énergies renouvelables, annonçant ce vendredi un bénéfice multiplié par quatre et demi. Le bénéfice net a atteint 160 millions d'euros, tandis que le chiffre d'affaires progressait de 29% à 1,885 milliard."Je suis très heureux de l'amélioration sous-jacente des ventes, du résultat d'exploitation (EBIT) et de la trésorerie", a commenté le directeur général Anders Runevad.
Le groupe a aligné un quatorzième trimestre de bénéfice, après s'être sorti d'une passe difficile pendant la crise économique mondiale. Son action grimpait ce vendredi à son plus haut niveau depuis septembre 2008, en hausse de 2,88% peu après 09H30 GMT à la Bourse de Copenhague.
Les commandes ont poursuivi leur tendance positive. Si celles enregistrées au premier trimestre ont baissé de 15% à 2.049 mégawatts, Vestas a rappelé qu'il en avait reçu une, exceptionnelle, de 1.000 MW un an auparavant en Norvège."Treize pays ont contribué à la prise de commandes, les États-Unis en tête, suivis de l'Allemagne et la Chine", a souligné l'industriel danois. Les États-Unis dominent également les livraisons, avec 43% du total.
Vestas ne semble pas inquiet du manque d'enthousiasme du président Donald Trump pour les énergies renouvelables, voyant toujours la première économie mondiale comme l'un de ses marchés les plus prometteurs à l'horizon 2020, en compagnie de l'Allemagne, du Danemark et de l'Inde.
Les associations anti-éolien, à l'origine des recours, jouent la contestation systématique, s'appuyant sur les faiblesses de l'adversaire.
« Je suis un anti-éolien total. » Radical, Eric Ferrec, chauffeur de taxi et président de l'association Vent de folie, est à l'origine du recours contre le Schéma régional éolien (SRE) en Bretagne. Plus policé, Jean-Louis Butré, président de la Fédération Environnement durable (FED), qui regroupe un gros millier d'associations, dont certaines ont mis à bas les SRE d'Aquitaine, puis du Limousin et tout récemment de Poitou-Charentes, affirme d'abord lutter contre « l'éolien industriel ». A l'instar de Vent de colère, l'autre fédération très présente dans le Sud-Est, la FED affirme détenir quelque 125.000 adresses e-mail et pouvoir toucher 400.000 personnes.
Avec une coalition d'intérêts très disparates. Si le premier cercle des adhérents est souvent celui des propriétaires directement concernés, elle séduit vite toute une série de sympathisants, depuis les défenseurs du patrimoine, certains écologistes radicaux et les partisans du nucléaire. Sans parler de certains milieux économiques voyant leurs projets, souvent immobiliers, contrariés. Avec à l'arrivée une redoutable efficacité sur le terrain juridique. « Nous vivons des cotisations avec une quinzaine d'experts disponibles, notamment des juristes, susceptibles d'aider les associations locales », explique Jean-Louis Butré, ancien patron d'une filiale de l'IFP et de Rhône-Poulenc. « Ce sont d'abord les défenseurs d'intérêts particuliers, doublés de conservateurs de tout poil et notamment d'un système énergétique du XXe siècle », dénonce Vincent Vignon, délégué régional adjoint de France Energie éolienne. « Vous verrez que, lorsqu'on vous installera une machine de 185 mètres de haut à 600 mètres de votre maison, vous entrerez dans le même processus », répond Jean-Louis Butré.

Concertation locale
Certains, comme Eric Ferrec, refusent même l'évidence de la fragilité énergétique de la Bretagne : « Chaque région n'a pas besoin d'être autonome d'un point de vue énergétique. » Se plaignant de subir « le rouleau compresseur de l'Etat et de la région », elles savent pourtant appuyer là ou cela fait mal. L'an dernier, suite à l'action de Vent de colère contre les tarifs de rachat, le Conseil d'Etat a fini par obliger les opérateurs à rembourser 47 millions d'euros au Trésor public. Dans le cas des SRE, elles ont, à plusieurs reprises, invoqué avec succès devant les tribunaux l'absence « d'évaluation environnementale ». « Il s'agit seulement d'un vice de forme puisque la loi n'a mentionné cette notion qu'après leur lancement », analyse Vincent Vignon. En Nouvelle-Aquitaine, on reconnaît pourtant l'insuffisance du débat et l'on insiste désormais sur « la concertation locale », explique François Coutant, « avec un large processus allant bien au-delà des dispositions réglementaires, afin d'aboutir à la construction d'un projet partagé par l'ensemble des acteurs du territoire ». .https://www.lesechos.fr/pme-regions/actualite-pme/0212030366490-des-opposants-qui-ont-du-souffle-2084367.php

04/05/17 : Les recours en justice bien intégrés dans le planning des professionnels
Les recours en justice font partie du quotidien des professionnels de l'éolien. Certes, l'annulation, ces derniers mois, de plusieurs schémas régionaux n'a pas réellement stoppé de projets en cours. « Ces schémas sont surtout un outil d'aide à la décision pour l'administration, pour la planification de zones favorables à l'éolien : ils n'ont pas de pouvoir de prescription », rappelle Marion Lettry, déléguée générale adjointe du SER (Syndicat des énergies renouvelables).
Mais les entreprises ont désormais bien intégré dans leurs plannings la stratégie des associations anti-éoliennes, qui se sont fixé pour objectif de déposer des recours sur 100 % des projets.
Et ce même si toutes les procédures sont respectées. « Les porteurs de projets doivent appliquer des procédures de consultation du public, et d'évaluation de l'impact sur environnement », explique Marion Lettry. Ils doivent aussi respecter des règles de distance minimum des habitations, des radars météo ou des zones d'entraînement de l'armée - contraintes qu'ils ont tenté de circonscrire ces dernières années.
Pour favoriser l'acceptation de leurs projets par les populations locales, les développeurs ne ménagent généralement pas leurs efforts pour convaincre les riverains, réunions d'informations ou études d'impact à l'appui.
Au fil des années, le nombre de recours reste globalement stable et, selon Pauline Le Bertre, déléguée de FEE (France énergie éolienne), de 70 à 75 % d'entre eux sont in fine rejetés. « Les projets prennent simplement du retard : comme il y a trois niveaux de juridiction, et compte tenu des délais d'instruction nécessaires, le traitement des recours peut prendre jusqu'à six ans », avance-t-elle. « Résultat, un projet qui met trois-quatre ans à sortir de terre en Allemagne, prend six à huit ans en France. » Depuis quelques années, les autorités ont tenté de faciliter la vie des professionnels de l'éolien. La loi Brottes de 2013 a introduit des simplifications administratives (suppression des zones de développement éolien, de la règle des cinq mâts) bienvenues.

Autorisation environnementale unique
Expérimentée entre 2014 et 2017, l'autorisation environnementale unique (qui remplace les deux autorisations nécessaires jusque-là) a été généralisée depuis fin mars. « Un pas dans la bonne direction », commente Pauline Le Bertre. Même si cette mesure a fait, elle aussi, l'objet d'un recours devant le Conseil d'Etat.
La France s'est fixé des objectifs ambitieux dans l'éolien terrestre : parvenir à 15 gigawatts (GW) de capacités installées d'ici à fin 2018 puis, entre 21,8 GW et 26 GW à l'horizon 2023. Avec 1,3 GW ­raccordé l'an dernier (un record ­historique), le parc installé a atteint 11,7 GW fin 2016. Au rythme actuel, et compte tenu des recours systématiques, les objectifs n'ont guère de chances d'être atteints.

https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/0212016549982-les-recours-en-justice-bien-integres-dans-le-planning-des-professionnels-2084345.php

03/05/17 : Innergex double sa présence en France
Le producteur québécois d'énergie renouvelable Innergex fait l'acquisition de trois autres projets éoliens en France, en partenariat avec le Régime des rentes du Mouvement Desjardins.
Il s'agit d'une acquisition de 76,2 millions de dollars qui ajoutera près de 120 mégawatts à la capacité de production d'Innergex, qui est actuellement de près de 1000 mégawatts d'énergie hydroélectrique, éolienne et solaire.
Les trois projets, complétés à 81 %, appartenaient à Velocita Energy Developments, une filiale de Riverstone Holding, et sont situés dans la région de Bourgogne Franche-Comté.
«La France est un marché très stimulant, car elle a adopté des mesures rigoureuses en matière de changement climatique et vise à doubler la capacité de production d'énergie éolienne terrestre d'ici 2030», a commenté le président et chef de la direction d'Innergex, Michel Letellier, en annonçant la transaction.
Innergex est déjà présente en France, où elle possède 10 parcs éoliens (d'une capacité totale de 154,8 mégawatts) avec le même partenaire, le Régime des rentes du Mouvement Desjardins.
Innergex aura un intérêt de 69,5 % dans les trois projets dont l'acquisition vient d'être annoncée. L'entreprise prévoit en tirer des revenus annuels de 34,8 millions et un bénéfice d'exploitation de 26,9 millions. L'électricité produite par les 43 éoliennes des trois projets est entièrement vendue à EDF.


03/05/17 : Vents contraires pour l’éolien terrestre

A la suite des recours d’associations, les tribunaux ont déjà rejeté 15 des schémas éoliens régionaux.Les professionnels de la filière poursuivent néanmoins leurs projets, dans le flou juridique.
Et de quinze ! La cour administrative d'appel de Nantes vient d'annuler le schéma éolien régional de Bretagne. Quelques jours plus tôt, la cour administrative d'appel de Bordeaux a pris la même décision concernant le schéma éolien régional de Poitou-Charentes. Au total, 15 schémas régionaux ont été rejetés au cours de ces derniers mois par la justice, dont celui d'Ile-de-France. Dans leur rapport concernant le schéma éolien breton, les juges ont considéré que « la zone favorable au développement de l'éolien en Bretagne ne s'appuie sur aucune donnée scientifique précise, mais sur des considérations brèves et générales relatives à la vitesse du vent ».

Objectif maintenu en Bretagne
Seules quelques zones près du Mont-Saint-Michel et des secteurs de servitude des radars automatiques étaient considérées comme interdites aux éoliennes. 97 % du territoire leur était accessible. C'est donc un véritable revers pour la Bretagne, qui n'entend pas pour autant baisser les bras. « L'objectif de 1.800 à 2.500 mégawatts d'éolien en Bretagne à l'horizon 2020 reste d'actualité », indique Dominique Ramard, le conseiller régional chargé de la transition énergétique. Il entend, avec l'Etat, toujours partie prenante dans l'élaboration des différents schémas, « imaginer de nouvelles façons de faire pour poursuivre l'implantation d'éoliennes là où c'est possible ».
Etat des lieux
La région Bretagne envisage la signature de schémas éoliens locaux avec une cinquantaine de communes prêtes à accepter chacune entre 5 et 6 mâts dans des zones situées loin des habitations. A la région Nouvelle-Aquitaine, « nous nous donnons six mois pour faire un état des lieux des anciens schémas régionaux éoliens et bâtir notre nouvelle politique », indique Françoise Coutant, vice-présidente chargée de la transition énergétique. Elle mise sur le schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires (Sraddet imposé par la loi NOTRe), qui comporte un volet éolien pour relancer cette politique. Au syndicat des énergies renouvelables qui regroupe les professionnels de la filière, Marion Lettry, la déléguée générale adjointe, avoue que « ces décisions sont gênantes, elles ne renvoient pas une bonne image de l'éolien. Il y a eu un défaut de consultation du public par l'Etat et les régions ».
Multiplication des recours
Pour le moment, ces annulations n'empêchent pas les entreprises de se développer. « Nous avons actuellement en cours une trentaine de projets, dont 20 sont situés dans l'ouest de la France. Pour poursuivre notre croissance, nous avons besoin de l'appui des élus régionaux », indique Matthieu Le Drévo, directeur technique de P&T Technologie, qui exploite actuellement 16 parcs éoliens répartis dans toute la France. La filière emploie à ce jour 18.000 personnes, principalement dans l'ingénierie et l'installation des mâts. La fabrication des éoliennes se concentre au Danemark et en Allemagne. Dirigeant de CTE Wind, spécialisé dans les calculs pour les fondations des éoliennes, Alexander Martin annonce une « forte croissance en 2016 et un très bon démarrage en 2017 ». Il n'exclut pas à moyen terme une baisse de ses commandes.
La Fédération environnement durable, qui regroupe 1.000 associations locales, est à l'origine des recours ayant conduit aux annulations des schémas. « L'Etat et les régions ont procédé, indique son président, Jean-Louis Butré, à l'inverse de ce qu'il aurait fallu faire, à savoir créer un plan national éolien cohérent. » Il considère que l'absence de schéma va entraîner une multiplication des recours. Cinq cents sont actuellement en cours d'instruction par la justice administrative.
https://www.lesechos.fr/pme-regions/actualite-pme/0212035393489-vents-contraires-pour-leolien-terrestre-2084197.php

03/05/17 : Les éoliennes, la grande imposture écologique !
Certains politiques nous ont longtemps habitué à brasser du vent, ce sujet peut il entrer au coeur du débat public ?
A l'heure du tout écologique et des conférences sur le climat, un juteux business s'est mis en place : l'éolien. Au moment où l'on agite la peur du réchauffement climatique, on nous promet une énergie verte et gratuite. Une énergie libre, aussi libre que le vent ! Mais cela est il aussi idyllique que ce qui est vanté ? Un aérogénérateur, c’est des centaines de mètres cube de béton injectées dans le sol. Ce sont donc des terres saccagées et des paysages défigurés.
Et cela, pour un résultat carbone catastrophique. En effet, sans vent, plus d’électricité. Il convient donc d’installer en parallèle tout un réseau de centrales électriques traditionnelles à charbon ou au gaz, dans le but de compenser les chutes de tensions. Il s’agit d’un réseau très souple permettant de suivre le rythme des vents. En contrepartie de cela, malheureusement, ces centrales ont un rendement faible, ce qui signifie qu’elles sont extrêmement polluantes. De plus, il est faux de prétendre que l’éolien serait gratuit puisque le vent est gratuit. Il faut bien dire que ce moyen de production énergétique est largement subventionné par le contribuable : 20 milliard d'investissements soit un un tiers des taxes écologiques prélevées par l’Etat, soit l’équivalent de 100 hôpitaux ou de 1500 collèges ! Et on ne parle pas encore des futures investissements qui représentent 300 milliards d'euro cumulés jusqu'en 2030. Et cela pour moins de 4 % de la production électrique française ! Il est également faux de prétendre qu’il ferait baisser les émissions de gaz à effet de serre, puisque les centrales nucléaires qui représentent 80 % de la production électrique n'en rejettent déjà pas..

Eoliennes, le bilan est mauvais aussi bien écologiquement que financièrement
Il convient donc de se demander pourquoi une installation aussi massive des ces machines à tourner en rond. En réalité, il s’agit d’exigences de la Commission européenne à Bruxelles qui impose cela (« les directives de la Commission pour 2020 »). On se doute bien que ces décisions sont motivées par les puissants lobbies qui partent à l’assaut des subventions publiques. Aujourd’hui, si on veux polluer moins, il faut installer moins d’éoliennes et donc moins de centrales polluantes. Il faut aussi réfléchir à optimiser d’autre types d’énergies dites propres et avant tout continuer les efforts entrepris pour rendre le nucléaire plus sûre. Ce défi doit notamment passer par la recherche de nouvelles techniques pour stocker sans danger les déchets radioactifs qui mériteraient les subventions allouées à des moulins à vent. #pollution#Environnement #éoliennes
http://fr.blastingnews.com/environnement/2017/05/les-eoliennes-la-grande-imposture-ecologique-001668067.html


02/05/17 : Eolien : les conditions d'accès au complément de rémunération sont modifiées

Le décret relatif à l'autoconsommation collective modifie aussi les critères d'éligibilité de certaines installations renouvelables à l'obligation d'achat ou au complément de rémunération en guichet ouvert. Le texte, publié le 30 avril, revient surtout sur les conditions d'éligibilité des parcs éoliens au complément de rémunération. Il met en cohérence la liste des installations de production d'électricité éligibles avec les arrêtés publiés au cours de l'année 2016 et ceux à paraître prochainement, explique la Commission de régulation de l'énergie (CRE) dans son avis sur le projet de décret.
Dorénavant, les parcs éoliens ne peuvent plus bénéficier de l'obligation d'achat de l'électricité renouvelable. Par ailleurs, pour être éligible au complément de rémunération, les parcs devront posséder moins de six turbines d'une puissance nominale inférieure à 3 mégawatts (MW). La CRE rappelle qu'elle aurait souhaité que l'accès au complément de rémunération en guichet ouvert soit restreint "aux installations, par exemple de moins de 6 MW, quelle que soit leur composition, situées sur des sites actuellement non équipés". Les nouvelles conditions d'accès au complément de rémunération reste en vigueur pendant trois mois. Le seuil de 3 MW et la limite de six aérogénérateurs ne s'appliquent qu'aux installations pour lesquelles une demande complète de contrat est déposée depuis la publication de ce décret. Les parcs éoliens, qui auront déposé une demande complète de contrat de complément de rémunération en application de l'arrêté du 13 décembre 2016 avant son abrogation, peuvent conserver le bénéfice des conditions de complément de rémunération définies par cet arrêté.
Exclusion des valeurs seuil
Les autres filières concernées par le texte voient évoluer le périmètre des installations éligibles aux deux dispositifs de soutien. Le plus souvent, la valeur seuil est exclue. Pour l'hydraulique, les installations d'une puissance installée "strictement inférieure" (et non plus supérieure ou égale) à 500 kilowatts (kW) bénéficient de l'obligation d'achat et celles d'une puissance "strictement inférieure" à 1 mégawatt bénéficient du complément de rémunération.
De même, pour bénéficier du complément de rémunération, les installations de cogénération d'électricité et de chaleur à partir de gaz naturel doivent afficher une puissance "strictement inférieure" à 1 MW. Enfin, les installations de production d'électricité à partir de biogaz issu d'installations de stockage de déchets non dangereux devront avoir une puissance "supérieure ou égale" à 500 kW pour bénéficier du complément de rémunération.

https://www.actu-environnement.com/ae/news/eolien-complement-remuneration-conditions-acces-modification-28915.php4

02/05/17 : Eolien : l’arrêté du 13 décembre 2016 prolongé jusqu’en juillet

La météo s’éclaircit pour les développeurs éoliens, au moins pour quelques mois. La Direction générale pour l’énergie et le climat (DGEC) vient de prolonger jusqu’à fin juillet la possibilité de bénéficier de l’arrêté du 13 décembre 2016. Celui-ci ne sera abrogé que le 30 juillet. Ce texte définissait rétroactivement, pour 2016, les conditions du nouveau régime de vente sur le marché avec complément de rémunération. Il sera donc valable sur une partie de 2017 seulement. Les derniers projets éoliens bénéficiaires de l’obligation d’achat sont par ailleurs reprécisés. Et l’administration fixe dans la foulée le profil des projets en « guichet ouvert », c’est à-dire qui ne doivent pas passer par un appel d’offres.
Une prolongation de trois mois
C’est là l’objectif des articles 1 et 4 du décret n° 2017-676 du 28 avril 2017, lequel porte aussi sur ...

https://www.greenunivers.com/2017/05/eolien-larrete-13-decembre-2016-prolonge-jusquen-juillet-161851/

01/05/17 : Les énergies renouvelables flattent notre bonne conscience écologique... mais sont-elles vraiment la solution miracle ?
L’électricité est un bien de première nécessité. Quelle nouvelle forme de service public faut-il mettre en place pour donner à tous les Français accès à une électricité stable et bon marché dans la durée ? C’est à cette question que ce livre tente de répondre. Extrait de "La France dans le noir", d'Hervé Machenaud, aux Editions Manitoba (1/2).
Pour tout un chacun, la supériorité des énergies renouvelables est une donnée immédiate de la conscience. Elles sont propres, ne brûlent pas de combustible fossile, n’émettent pas de CO2, et, de ce fait, ne contribuent pas au réchauffement climatique. Elles ont incontestablement beaucoup de qualités. Malheureusement le vent souffle où il veut… et quand il veut ! Ainsi en est-il du soleil qui brille où et quand il veut. Et justement, ils ne veulent pas forcément quand on en a besoin.
Le maximum de la demande d’électricité, en Europe, c’est un soir de février. Les hautes pressions sibériennes couvrent l’Europe, il fait très froid, il n’y a ni vent ni soleil. Il faut alors faire fonctionner tous les moyens que la bonne conscience écologique de nos concitoyens réprouve : le nucléaire, le charbon et le gaz (en plus de l’hydraulique qui ne peut évidemment pas à elle seule couvrir tous ces besoins). Ces moyens doivent rester disponibles en permanence, toute l’année, pour ce jour précis où les ENR n’apportent rien et où eux sont vitaux pour alimenter les lieux socialement sensibles, hôpitaux et crèches mais aussi le chauffage, l’éclairage et la cuisine.
Qu’en fait-on quand il y a du vent ou du soleil ? Rien, on les met à l’arrêt. Mais dans une large mesure, les centrales, en particulier nucléaires, coûtent aussi cher à l’arrêt qu’en fonctionnement. Résultat, comme elles sont là, à ne rien faire, et qu’il vaut mieux vendre à perte que de ne pas vendre, les prix de marché de l’électricité baissent, et baissent à proportion du développement de l’éolien et du solaire.
Le merveilleux paradoxe est que l’on accepte de payer très cher une électricité qui est inutile puisqu’elle ne permet pas de répondre à la demande de pointe (la demande maximale du soir de février) et que l’on veut payer de moins en moins cher celle qui est indispensable.
Au plus fort de la fièvre provoquée mi-janvier 2017 par la perspective d’un épisode de froid dont on découvre qu’il va recouvrir toute l’Europe, alors que chaque jour des dizaines d’articles de presse se répandent dans la description des risques de coupures et des mesures de rationnement qui devront être prises, alors que le gouvernement s’alarme et réunit une cellule de crise, que tous les yeux sont rivés sur la disponibilité du parc nucléaire, il est significatif du poids de la pensée dominante que personne n’ait osé poser la question : « Mais où sont les éoliennes ? » Sinon une toute petite voix, celle d’un « spécialiste du secteur » cité par Frédéric de Monicault dans Le Figaro du 12 janvier, et qui, par crainte d’être en butte au « politiquement correct », a préféré garder l’anonymat : « Au risque d’être provoquant, on se doit de dire qu’en cette période hivernale la production des éoliennes est quasi nulle et celle des installations solaires pas beaucoup plus élevée. La volonté de verdir le parc de production français est sûrement respectable mais notons immédiatement ses limites : au moment où la France a le plus besoin d’électricité, elle reste tributaire de ses équipements énergétiques traditionnels. » On est en droit de se demander ce qui est respectable, au bénéfice de qui, et à quel coût ? Le spécialiste ne le dit pas. Ce qu’il ne dit pas non plus, c’est que la production nucléaire étant limitée non seulement pour des raisons techniques mais maintenant aussi par la loi, il a fallu remettre en service en catastrophe des installations au fuel et au charbon que la logique économique avait conduit à fermer prématurément.
Extrait de La France dans le noir, d'Hervé Machenaud, aux Editions Manitoba