Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

Centre - Val-de-Loire (II) (du 05/02/18 au ...)

Centre - Val-de-Loire




Voir les articles précédents sur "Centre - Val-de-Loire" (I)



19/11/18 : Indre-et-Loire : Richelieu : “ Les éoliennes, une insulte à l’intelligence de Richelieu ”
Hervé Novelli a réuni samedi un colloque sur la question des éoliennes. Pas question pour lui de défigurer le paysage d’une ville aux 130 sites classés.
Le mot prononcé par l’architecte en chef des monuments historiques résume bien l’état d’esprit qui régnait, samedi matin, dans la salle du Majestic, à l’heure de la conclusion du colloque sur le thème « Développement des implantations d’éoliennes, quelles conséquences ? » Pour lui, « les éoliennes sont une insulte à l’intelligence de Richelieu ».
De quoi satisfaire Hervé Novelli, maire de Richelieu, que l’on sait opposé à l’implantation de parcs éoliens, en périphérie de sa ville, et qui avait invité des spécialistes reconnus dans le domaine de l’énergie ou des bâtiments historiques. Dans la salle, malgré les blocages des Gilets jaunes, plus de 120 personnes, en majorité des opposants aux éoliennes du département ou de la Vienne voisine, des élus locaux, les sénateurs d’Indre-et-Loire, Serge Babary, et de la Vienne, Yves Bouloux.
« Il s’agit d’apporter des éléments d’informations incontestables, à l’heure ou plusieurs parcs sont projetés en Nord Vienne, dont un qui sera visible de Richelieu. L’Indre-et-Loire, département jusqu’alors épargné, en raison de son patrimoine historique et architectural est, désormais, concerné, avec l’émergence d’un projet dans le Lochois ou plus près de nous, à Brizay », avait lancé en introduction Hervé Novelli.
Respecter les habitants et les territoiresPhilippe de Ladoucette, ancien président de la Commission de régulation de l’énergie et Philippe N’Guyen, actuel président de la fédération européenne professionnelle des énergies innovantes Newenertech, devaient apporter des précisions techniques sur la place de l’éolien dans l’énergie nationale ou sur les enjeux techniques et environnementaux de l’énergie éolienne.
Ils furent suivis de Xavier de Froment, de Demeure historique, et d’Etienne Barthélémy, architecte en chef des Monuments historiques, qui axèrent leurs interventions sur l’impact de l’implantation de parcs éoliens sur l’immobilier, les paysages ou le tourisme.
Pour faire de l’éolien, il faut du vent ; inscrire et faire respecter la position des élus dans la rédaction des prochains PLUI et autres SCOT ; se rapprocher de l’association des maires de France pour ce dossier ; mobiliser les élus nationaux ; ne pas faire de l’éolien à tout prix ; tenir compte des risques de santé, pour l’homme comme pour les animaux ; adopter une stratégie cohérente en matière d’énergie ; ne pas être nuisible au développement touristique ; prendre en compte la perte de valeur de l’immobilier et l’annulation récente de plusieurs transactions ; prévenir le climat, développer d’autres énergies, etc. furent parmi les thèmes abordés lors du débat entre les invités et la salle. « Nous ne sommes pas des opposants systématiques et véhéments à l’éolien. Nous ne voulons pas d’un encerclement de la ville, de sa centaine de monuments et sites classés et des sites touristiques proches, par des éoliennes », devait affirmer l’ancien ministre, en conclusion. Affaire à suivre donc dans un Richelais bien décidé à défendre ses paysages.
https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/commune/richelieu/les-eoliennes-une-insulte-a-l-intelligence-de-richelieu
16/11/18INDRE : Pouligny-Saint-Pierre : Les éoliennes ont-elles leur place en Brenne ?
Pouligny-Saint-Pierre. A une voix près, les élus de la Communauté de communes Brenne-Val de Creuse ont donné un avis défavorable au projet éolien.
Elles sont visibles à des dizaines de kilomètres à la ronde. Les treize antennes du Centre de transmission de la Marine de Rosnay, dont la plus haute culmine à 357 mètres, sont devenues familières aux Brennous. Si la question de leur légitimité ne se posait pas à l’époque, le territoire où elles se sont posées en 1967 est devenu depuis un Parc naturel régional.
Les projets éoliens ne sont donc pas forcément les bienvenus, et après avoir connu des fortunes diverses, deux dossiers localisés sur la communauté de communes Brenne Val de Creuse n’ont pour l’instant pas abouti.
La mise en avant des retombées économiques
La volonté affirmée des élus de Pouligny-Saint-Pierre d’accueillir cinq éoliennes relance un débat qui ne s’est jamais éteint. Jeudi soir, élus de la CDC étaient invités à délibérer sur l’opportunité du projet, même si leur avis n’était que consultatif. « J’ai reçu un courrier du préfet qui nous demandait de prendre position avant le 20 novembre, expliquait le président, Claude Mériot. Notre position étant de respecter l’avis des communes, comme on l’a toujours fait. »
En absence du maire de Pouligny, Roland Caillaud, c’est son premier adjoint, Jean-Pierre Darreau, qui a défendu le dossier en résumant la chronologie d’une démarche consécutive à « une prise de conscience que la transition énergétique est une chance pour nos territoires en déshérence, en perdition, abandonnés ». Il ajoutait que les élus cabouins désirent inverser la tendance « en produisant de la richesse, le pétrole vert de demain ».
Après avoir assuré que la création de ce parc éolien ne nuirait pas, dans l’immédiat et à terme, à l’environnement, Jean-Pierre Darreau mettait en avant d’importantes retombées économiques : un investissement de 15 M €, du travail pour les entreprises locales, et 150.000 € de retombées fiscales par an, il concluait : « Ne laissons pas passer le train en marche. Ce que l’on peut faire aujourd’hui, ne sera peut-être plus possible demain. »
Martial Drui, élu maire de Sauzelles après s’être farouchement opposé à un projet similaire sur sa commune, enchaînait aussitôt : « Je me porte en faux sur ce qui a été dit. Je remets en cause la Zone de développement éolien, car les habitants n’ont pas été consultés, et quand on parle de retombées économiques, il faut savoir que le promoteur met de l’argent sur la table pour acheter la commune. On ne s’occupe pas de la population qui a le droit de subir, mais pas de parler. Accepter un tel projet, c’est se tirer la balle dans le pied. »Après que le maire de Ruffec, Édith Vachaud, a pointé du doigt « une étude paysagère simplifiée du risque visuel et la non prise en compte de plusieurs sites classés au patrimoine », l’assemblée était conviée à se prononcer. Jean-Pierre Darreau réclamait un vote à main levée ; Martial Drui, un vote à bulletin secret. La dernière position était retenue à la demande de dix-neuf élus. Comme par hasard, c’est le nombre de voix défavorables qu’on retrouvait contre dix-huit avis favorables. Un écart infime qui ne clôt pas le débat de l’implantation d’éoliennes dans un parc naturel, d’autant plus que la décision finale reviendra au préfet.
repères
Les votes des élus de la CDC Brenne-Val de Creuse pour les projets éoliens sont à géométrie variable. Au mois de mai 2017, ils s’étaient prononcés sur les deux autres projets éoliens du territoire. Celui de Sauzelles, rejeté par le maire et son conseil, avait obtenu 25 voix contre, 8 pour, et 3 abstentions. Celui de Vigoux, soutenu par la municipalité, avait été approuvé par 35 élus communautaires pour 2 abstentions.
https://www.lanouvellerepublique.fr/indre/commune/pouligny-saint-pierre/les-eoliennes-ont-elles-leur-place-en-brenne?queryId%5Bquery1%5D=57cd2206459a452f008b4594&queryId%5Bquery2%5D=57c95b34479a452f008b459d&page=9&pageId=57da5ce5459a4552008b469a

16/11/18 : Indre : L'éolien fait débat dans le Parc de Brenne
​La communauté de communes Brenne Val de Creuse s’oppose, à une voix près, à la création d’un Parc éolien à Pouligny-Saint-Pierre.
Les élus de la communauté de communes Brenne-Val de Creuse étaient invités jeudi 16 novembre à débattre sur le projet de création d’un Parc éolien à Pouligny-Saint-Pierre. Les débats se sont résumés à l’argumentation de Jean-Pierre Darrault, premier adjoint de cette commune, qui a mis en avant les retombés économiques d’un dossier soutenu depuis le départ par le conseil, et à une longue intervention de Martial Drui, maire de la commune voisine de Sauzelles, farouchement opposé à l’installation de ces antennes dont il dénonce les nuisances.
Le préfet tranchera
Le vote à bulletins secrets qui a suivi a montré que l’assemblée est très partagée sur le projet : dix-neuf élus se sont prononcés contre et dix-huit le soutiennent
" Nous ne donnons qu’un avis, c’est le préfet qui tranchera " précisait le président Claude Mériot qui avait déjà organisé l’an passé deux consultations sur le même thème. A Sauzelles, où la commune s’oppose aux éoliennes, le non l’avait emporté par dix sept voix d’écart ; à Vigoux , où le dossier est soutenu par la municipalité, le résultat était sans appel : 35 oui et deux abstentions. La perception d’une ferme éolienne dans un Parc naturel régional est à géométrie variable.
https://www.lanouvellerepublique.fr/indre/l-eolien-fait-debat-dans-le-parc-de-brenne

16/11/18 : Indre : Issoudun : Éolien : Nordex recrute des techniciens😱
On recrute dans l’éolien. La société Nordex est venue chercher des profils de techniciens de maintenance à Pôle emploi, hier. Une première.
La salle de conférences de Pôle emploi est pleine à craquer. Une trentaine de demandeurs d’emploi ont fait le déplacement. Pendant près de deux heures, ils ont écouté avec attention les deux représentants de la société Nordex leur présenter les vertus de l’éolien et le métier de technicien de maintenance.
Six postes à pourvoir d’ici mars 2019
À l’issue de cette présentation détaillée, la première question de la salle concerne le montant du salaire. « J’ai entendu parler de 1.750 € brut. À ce tarif-là, ça ne m’intéresse pas d’autant qu’il y a des astreintes, je suppose », lance, avec franchise, un demandeur d’emploi. « Sans compter la dangerosité du poste, enchaîne un autre. Les accidents du travail sont-ils nombreux ? »
Soucieux de sélectionner des profils réellement intéressés, les responsables de l’entreprise n’ont pas caché les dangers du métier (risques électriques, intervention sur des mécanismes en mouvement, hauteur des postes de maintenance) ni les contraintes. « Oui il y a des astreintes, un week-end sur quatre, mais elles sont rémunérées, a ainsi détaillé Mohamed Chihane, responsable Région sud chez Nordex. Quant au salaire, il est évolutif et négociable en fonction de l’expérience. 1.750 €, c’est ce que gagne un apprenti en fin de formation chez nous. Il ne faut pas non plus négliger tous les autres avantages de la maison : 13e mois, primes, opportunités de carrière. Le cadre de travail, au milieu de la nature, est aussi important. Ce n’est pas l’usine en “ trois huit ” ».
Quatrième constructeur d’éolien en France, la société Nordex vient ainsi directement faire son recrutement à Pôle emploi, pour la première fois. Cette stratégie nouvelle – organisée en coordination avec Yannick Picard, conseiller Pôle emploi – est liée à une réelle difficulté à trouver des techniciens, et à les fidéliser (surtout en Berry). « On manque de profils pour nos métiers. On forme des gens qui restent trois ou quatre ans et repartent dans leur région d’origine. On veut donc essayer de recruter des gens localement qui resteront chez nous une fois formés », résume Anthony Couton, responsable du centre de maintenance Nordex de Saint-Georges-sur-Arnon.
Le site compte actuellement quatorze employés (le responsable, onze techniciens et deux apprentis de l’IUT de Châteauroux) qui s’occupent du suivi de soixante et onze éoliennes réparties sur divers parcs dans un rayon d’une quarantaine de kilomètres (Indre et Cher). D’ici fin 2019, les projets en cours ou à venir à Paudy, Lazenay, Mareuil, Ids-Saint-Roch, Brinay et Reuilly, porteront à cent cinq le nombre de machines sous la responsabilité du centre de Saint-Georges-sur-Arnon. « Sachant qu’on compte deux techniciens pour dix éoliennes, on estime que l’équipe devra atteindre les vingt professionnels pour la maintenance de ces parcs. » Un poste est à pourvoir dès à présent, les autres le seront d’ici mars 2019.
https://www.lanouvellerepublique.fr/issoudun/eolien-nordex-recrute-des-techniciens

15/11/18 : Loiret : [En images] Après l'effondrement d'une éolienne dans le Loiret, l'enquête se poursuit
Dans la nuit de lundi 5 à mardi 6 novembre, une éolienne s'est effondrée dans le Loiret. L'exploitant EDP Renewables a lancé une enquête pour déterminer les causes de l'accident. Bien qu'elles ne soient toujours pas connues, plusieurs mesures ont été prises.
Chose assez rare, une éolienne s’est effondrée récemment. Cela s’est passé dans la nuit de lundi 5 à mardi 6 novembre entre Guigneville et Charmont-en-Beauce, au nord de Pithiviers, dans le Loiret. Une chute qui n’a pas fait de blessé et n’a endommagé aucun autre appareil, a rapporté le quotidien La République du Centre. Tous sont séparés par une distance de sécurité de 500 mètres.
Le géant de 90 mètres et de 50 tonnes d’acier est l’une des 16 éoliennes que l’entreprise EDP Renewables exploite dans le parc de la Mardelle. Elle est la sixième dans un alignement de dix qui longent la Route Départementale 22. Les équipes de la société sont rapidement arrivées sur place pour commencer leurs investigations, afin de déterminer les causes de l’accident.
Où en est-on ?
Un peu plus d’une semaine plus tard, où en est-on ? Dans un nouvel article, La République du Centre fait le point. EDP est toujours en pleine enquête. Une enquête suivie de près par les services de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL), sur place le jour même de l’effondrement.
Suivant les recommandations de la DREAL, le préfet du Loiret a pris le 9 novembre un arrêté de mesure d’urgence concernant toutes les éoliennes afin de limiter les risques d’"atteinte à la sécurité humaine". Toutes les 16 ont d’ailleurs été arrêtées par EDP dès le jour de l’accident et le seraient encore actuellement. Des mesures de sécurités complémentaires (surveillance et information) ont été prises autour de la zone.
La préfecture demande également à EDP de lui transmettre, dans un délai d’une semaine après notification, un "rapport sur le fonctionnement, le suivi et la maintenance du parc éolien".
Ce document doit comprendre diverses informations, comme "le détail et les conclusions de la dernière vérification annuelle" des équipements, la liste du personnel, la copie du manuel d’entretien et du registre de chaque éolienne ainsi que des consignes de sécurité établies. Le dernier rapport sur "le contrôle des brides de fixations, des brides de mâts, de la fixation des pales, de l’examen visuel et des systèmes instrumentés de sécurité" doit également être fourni.
Un autre rapport de mise en service
Avant toute remise en service, EDP doit obligatoirement procéder aux travaux nécessaires. Des vérifications et une "analyse des risques prenant en compte les caractéristiques et l’état de l’installation" seront ensuite effectuées par un organisme compétent. Les mesures seront restituées dans un autre rapport de mise en service, transmis à l’Inspection des installations classées. Si tout est normal, le préfet accordera alors la remise en service du parc éolien.
Selon les informations de La République du Centre, les premières observations montrent que plusieurs parties, comme le mât, ont été arrachées. Aucune trace de pollution n’a cependant été détectée sur le site de l’accident.
En attendant les résultats de l’expertise, tous les débris sont conservés sur place. Ils seront ensuite évacués vers des filières de traitement adaptées. De son côté, EDP Renewables s’est engagé à transmettre plus d’informations lorsqu’elles seront disponibles.
https://www.usinenouvelle.com/article/en-images-apres-l-effondrement-d-une-eolienne-dans-le-loiret-l-enquete-se-poursuit.N769884

13/11/18 : Indre-et-Loire : Richelieu : Un vent de fronde contre les éoliennes
Extrait : Hervé Novelli s’est clairement positionné, à plusieurs reprises, contre l’installation de parcs éoliens, à proximité de la cité touristique, dont il est maire. Jeudi soir, lors du conseil municipal, il a annoncé la tenue d’un colloque sur le sujet, au cinéma de Richelieu, le 17 novembre.
> Éoliennes. « Il y a une levée de boucliers dans le Nord Vienne voisin contre plusieurs projets, dont certains seraient très visibles de chez nous. Trop, c’est trop ! Jusqu’à maintenant l’Indre-et-Loire était épargnée en raison de son patrimoine historique et architectural ; c’est terminé, avec l’émergence de projets dans le Lochois. La spécificité de notre département va disparaître. On ne peut pas rester immobile, inerte, face à cette agression. » Le ton était donné par le maire richelais qui présentait ce que sera ce colloque : voir encadré.
à l’agenda
« Développement des implantations d’éoliennes, quelles conséquences ? » 

Un colloque est organisé au cinéma Majestic, samedi 17 novembre, de 10 h à 13 h. En présence de Serge Babary et d’Yves Bouloux, sénateurs d’Indre-et-Loire, et de la Vienne. Intervenants : Philippe de Ladoucette, ex-président de la commission de régulation de l’énergie, sur la place de l’éolien, Philippe N’Guyen, président de la fédération européenne professionnelle des énergies innovantes, Newenertech, sur les enjeux techniques et environnementaux. Xavier de Froment, du groupe Demeure historique et Étienne Barthélémy, architecte en chef des Monuments historiques, sur les enjeux patrimoniaux. Un débat animé par Hervé Novelli suivra.
https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/commune/richelieu/un-vent-de-fronde-contre-les-eoliennes

13/11/18 : Loiret : Que sait-on une semaine après l'effondrement de l'éolienne à Guigneville ?
Une semaine après l'effondrement d'une éolienne dans le parc de la Mardelle à Guigneville, l'enquête continue, suivie de près par les services de la DREAL (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement).
L'entreprise EDP Renewables continue ses expertises avec les autorités compétentes, sur le site du parc éolien de la Mardelle qu'elle exploite à Guigneville, après la chute d'une éolienne survenue mardi 6 novembre.

Les services de l'État suivent notamment le dossier, en application du code de l'environnement. Sur proposition de la DREAL, qui s'est rendue sur place dès le jour de l'incident, le préfet du Loiret a pris le 9 novembre cinq arrêtés de mesure d'urgence, qui concernent les 16 éoliennes (répartis sur cinq parcs) de l'entreprise, entre Guigneville et Charmont-en-Beauce.
« La chute d'une éolienne dans un environnement agricole et à proximité d'un chemin accessible au public peut porter atteinte à la sécurité humaine » rappelle le préfet dans ces documents.
Un rapport de fonctionnement et un rapport d'accident attendus dans les quinze jours
Les 16 turbines exploitées par l'entreprise sur le site ont été arrêtées par EDP dès le jour de l'incident, et le sont toujours. Des mesures de surveillance et d'information ont été prises autour du site.
L'entreprise EDP Renewables devra transmettre à la préfecture dans les 15 jours suivant la notification des arrêtés, un rapport de fonctionnement, de suivi et de maintenance. Il comprend notamment la synthèse des données de l'éolienne enregistrées dans les 7 jours précédant l'accident, les conclusions de la dernière vérification annuelle de l'équipement et les derniers rapports de contrôle sur les différentes parties de l'éolienne.
Un rapport d'accident devra suivre : « En particulier les fissurations et les fixations sur la base béton du mât seront expertisées » pointe l'arrêté qui concerne l'éolienne accidentée.
Les débris restent sur place pendant l'expertise
Une attention particulière qui répond aux premières observations effectuées par l'entreprise et les équipes de la DREAL : « Les photos montrent un arrachage du mât de sa base en béton. Les filetages des boulons sont arasés, les écrous ont été arrachés sous l'effort (...) Aucune trace de pollution n'a été constatée sur le site de l'accident » précise l'Inspection des installations classées dans ses premières observations, communiquées ce mardi à la République du Centre. « Le redémarrage (des 15 éoliennes d'EDP restantes) sera soumis à l’accord du Préfet après un examen par l’inspection des installations classées de l’ensemble des documents fournis ».
Dans l'attente des résultats de l'expertise, les débris de l'éolienne qui s'est effondrée restent sur place, et seront évacués seulement après vers des filières de traitement adaptées, précise encore la préfecture.
L'entreprise EDP Renewables s'est en tout cas engagée, dès le 6 novembre « à communiquer de plus amples informations sur cet événement dès que celles-ci seront disponibles ».

10/11/18 : Indre-et-Loire : La-Chapelle-Blanche-Saint-Martin : Contre les éoliennes, interdire les 3,5 tonnes
Extrait : Projet éolien. La cour d’appel de Nantes a confirmé la décision du tribunal administratif annulant l’arrêté de refus du préfet concernant l’implantation de 5 éoliennes sur le territoire de La Chapelle-Blanche-Saint-Martin et de Vou. Le maire indique qu’elle a pris un arrêté interdisant l’accès de plus de 3,5 tonnes sur les chemins ruraux n° 1, n° 3, n° 73, situés à proximité du projet, sauf pour les propriétaires et exploitations agricoles, ainsi qu’un arrêté interdisant les affouillements et exhaussements au sol à 20 mètres de part et d’autre des chemins ruraux n° 1 et 3.
https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/commune/la-chapelle-blanche-saint-martin/contre-les-eoliennes-interdire-les-3-5-tonnes

06/11/18 : Loiret : une éolienne s'écroule à une vingtaine de kilomètres de Toury


Une éolienne de 90 mètres de haut et pesant 50 tonnes s’est écroulée, hier, vers 6 heures, à Guigneville, dans le nord du Loiret, à une vingtaine de kilomètres de Toury, au sud de l’Eure-et-Loir.
Les quinze autres éoliennes de la même zone exploitées par EDP ont été mises à l’arrêt. Des équipes de l’entreprise sont venues pour tenter de comprendre comment l’éolienne a pu s’effondrer.
La carcasse de métal devrait rester au sol quelques jours, et les turbines qui l’entourent à l’arrêt, le temps de mener ces investigations.
https://www.lechorepublicain.fr/guigneville/faits-divers/2018/11/06/loiret-une-eolienne-s-ecroule-a-une-vingtaine-de-kilometres-de-toury_13043264.html


06/11/18 : Loiret : Une éolienne s'effondre en Beauce
C'est l'incompréhension dans le Pithiverais. Une éolienne s'est effondrée tôt ce mardi matin à Guigneville, tout près de Charmont-en-Beauce. La société exploitante a mis à l'arrêt une quinzaine d'éoliennes et a mené des investigations toute la journée.
C'est un accident extrêmement rare : une éolienne s'est effondrée ce mardi matin dans la Beauce. Cela s'est passé entre Guigneville et Charmont-en-Beauce dans un parc qui compte quinze éoliennes. L'engin en acier, qui fait 90 mètres de haut et pèse 50 tonnes, s'est écrasé sur le sol sans faire de blessés ni heurter un autre appareil. La Société EDPR France, qui exploite ces éoliennes ignore pour l'instant les causes de la chute. Elle a dépêché des ingénieurs sur place. Une enquête est également ouverte par la gendarmerie de Neuville aux bois...
"C'est un accident extrêmement rare, c'est la première fois que nous sommes confrontés à ce type de situation"
C'est une vision inédite et qui laisse perplexe, Patrick Simon, le directeur général d'EDPR France : "C'est un accident extrêmement rare, c'est la première fois que nous sommes confrontés à ce type de situation. C'est forcément un cumul de paramètres, forcément une cascade d'événements. Il y a de nombreuses barrières qui ont été franchies, il faut qu'on arrive à comprendre pourquoi cela s'est passé. Un événement isolé ne peut pas avoir provoqué la chute."
Une chute de l'éolienne inexpliquée
Comment cet engin a-t-il pu s'effondrer de cette manière au petit matin ? C'est d'autant plus surprenant qu'aucune rafale de vent n'a été enregistrée dans le secteur. "Des contrôles sont régulièrement effectués," explique Patrick Simon, le directeur général d'EDPR France, "des alarmes ont indiqué qu'un événement se passait, ce qui nous a permis de nous rendre rapidement sur place." Tout est enregistré, des détecteurs sont installés sur les engins, "des milliers d'informations sont enregistrés en permanence sur chaque éolienne." Et ce sont tous les paramètres de fonctionnement qui vont être étudiés par les experts.
"Ce n'est pas un acte de vandalisme, la gendarmerie a exclu un acte criminel"
"En arrivant sur place, on a tout de suit pensé à un acte de vandalisme, un acte volontaire, mais en s'approchant de l'éolienne, on a tout de suite compris avec les gendarmes qu'il s'agissait d'un autre problème," raconte Patrick Simon.
Le principe de précaution est appliqué
Toute la zone a été sécurisée, la distance est de 500 mètres entre chaque éolienne. "Il s'agit d'appliquer le principe de précaution. On sait que le risque zéro n'existe pas," ajoute Patrick Simon, le directeur d'EDPR. Il reste neuf éoliennes sur la première ligne, la deuxième en compte six. La société a décidé de toutes mettre toutes les éoliennes à l'arrêt en attendant de connaître les causes de cet effondrement et s'engage à communiquer les résultats des expertises dès qu'elles seront terminées. La gendarmerie de Neuville-aux-Bois est par ailleurs en charge de l'enquête.

https://www.francebleu.fr/amp/infos/climat-environnement/une-eolienne-s-effondre-en-beauce-1541529897

06/11/18 : Loiret : Guigneville : Une éolienne s'est effondrée dans le Pithiverais
Une éolienne s'est effondrée dans la nuit de lundi à mardi, entre Guigneville et Charmont-en-Beauce, au nord de Pithiviers.
Un monstre de 90 mètres, pâles non-comprises, et 50 tonnes d'acier tombées à terre. Image saisissante qui s'offre aux yeux depuis ce mardi matin, entre Guigneville et Charmont-en-Beauce, ce mardi dans le Pithiverais.
Ce sont des riverains d'un des hameaux de Guigneville, situé à quelques centaines de mètres qui ont donné l'alerte vers 6 heures ce mardi matinlorsqu'ils ont constaté qu'une des 16 éoliennes exploitées par l'entreprise EDP Renewables sur la zone, dans le parc de la Mardelle, s'était effondrée. La turbine, la sixième dans un alignement de dix qui longe la RD 22, s'est écroulé à l'aube.
La chute de l'engin n'a pas fait de blessé ni endommagé d'autres appareils. Une distance de sécurité de 500 mètres est requise entre chaque éolienne.
Les causes de cet effondrement ne sont pour le moment pas connues. Aucun épisode météorologique particulier ne semble en cause : Météo France n'avait pas prévu et n'a pas relevé de vent particulièrement violent dans la nuit de lundi à mardi.

Les équipes d'EDP Renewables sont sur place pour leurs investigations. « L'important était d'abord de sécuriser la zone, ce qui est fait. Nous devons maintenant enquêter pour savoir ce qui s'est passé et s'assurer que ce n'est pas une raison de fabrication commune, qui pourrait toucher d'autres éoliennes ». Aucune piste n'est privilégiée. « Des contrôles sont effectués très régulièrement. Mais le risque zéro n'existe pas » pointe Patrick SImon.
Les quinze autres éoliennes du parc du Vieux-Moulin ont été mises immédiatemment à l'arrêt dans l'attente des résultats de l'enquête. EDP« s’engage à communiquer de plus amples informations sur cet événement dès que celles-ci seront disponibles »

06/11/18 : Loiret : une éolienne s'effondre
La chute de l'éolienne n'a fait aucun blessé et n'a pas endommagé les autres appareils de la zone.
Cette éolienne de 90 mètres de haut et de 50 tonnes d'acier aurait pu faire de graves dégâts en s'effondrant. Mardi aux alentours de 6 h du matin, des habitants de hameaux aux alentours de Guigneville, dans le Loiret, donnent l'alerte: une des éoliennes du parc de la Mardelle s'est effondrée dans la nuit. D'après les informations de La République du Centre, la chute de l'appareil n'a fait aucun blessé ni endommagé les engins environnants.
EDP Renewables, l'entreprise qui exploite les éoliennes de cette zone, a annoncé l'ouverture d'une enquête pour déterminer les causes de cet effondrement, encore inconnues. Les quinze autres éoliennes du parc ont été mises à l'arrêt en attendant.
Patrick Simon, directeur général d'EDP Renewables, a déclaré au journal local qu'il fallait désormais "savoir ce qui s'est passé et s'assurer que ce n'est pas une raison de fabrication commune, qui pourrait toucher d'autres éoliennes". "Des contrôles sont effectués très régulièrement. Mais le risque zéro n'existe pas", a-t-il ajouté.
https://www.bfmtv.com/societe/loiret-une-eolienne-s-effondre-1560669.html#


05/11/18 : Indre : Argenton-sur-Creuse : Nouvelle enquête publique pour le projet éolien
Une commission sera présente à partir du 12 novembre dans les communes d’Argenton, Vigoux et Celon.
Mercredi dernier, une réunion a eu lieu à la salle des associations de Vigoux à propos de l’impantation de sept éoliennes, d’une hauteur de 184 mètres, à l’intersection des communes d’Argenton, de Vigoux et de Celon, sur le secteur dit du Point-de-Vue.
La réunion a rassemblé peu de monde. Quatre personnes opposées au projet, seulement, étaient présentes, dont deux habitant à 680 mètres du parc éolien en projet.

La population invitée à s’exprimer
Elle était organisée et animée par Julien Calabre, responsable de projets énergies renouvelables de la société Solatra, accueilli à Vigoux par Roland Pinlon, maire, et son adjoint, Joël Damet.
Le projet fait actuellement l’objet d’une seconde enquête publique. Il y a un an, une première enquête a eu lieu. Mais la procédure n’avait pu aboutir pour cause d’une évolution de la réglementation française en vigueur (un aspect administratif indépendant du projet lui-même).
« Cette situation nécessite l’ouverture d’une nouvelle enquête publique. Ainsi, les sociétés Solatra et Vol V invitent la population à venir s’exprimer à nouveau sur ce projet », a indiqué Julien Calabre. Les dates des permanences de la commission d’enquête sont fixées. Elles auront lieu en mairie de Vigoux, lundi 12 novembre et vendredi 14 décembre, de 9 h à 12 h ; en mairie de Celon, jeudi 22 novembre, de 14 h à 17 h, et vendredi 7 décembre, de 9 h à 12 h ; en mairie d’Argenton, samedi 17 novembre, de 8 h 30 à 11 h 30, et mercredi 28 novembre, de 14 h à 17 h.
Pour donner son avis, un registre a été ouvert à cet effet en mairies d’Argenton, Celon et Vigoux. Des courriers écrits peuvent également être adressés à ces mêmes mairies, et des courriers électroniques à l’adresse suivante : pref-be-ep-eolienportesdelabrenne@indre.gouv.fr
Un accès gratuit au dossier est disponible dans les mairies, sur un poste informatique, et lors des permanences de la commission, ou sur le site de la préfecture de l’Indre.
https://www.lanouvellerepublique.fr/indre/commune/argenton-sur-creuse/nouvelle-enquete-publique-pour-le-projet-eolien
03/11/18 : Eure-et-Loir : Verneuil. Le projet de parc éolien aux portes de la ville est abandonné
Prévu entre Verneuil, Cintray et Piseux, le projet de parc éolien est finalement abandonné. Les élus de Verneuil et l'architecte des bâtiments de France n'en voulaient pas.
Ça a été le « scoop » de la séance du conseil municipal de Verneuil-d’Avre-et-d’Iton, jeudi 25 octobre. Patrick Bieber, adjoint en charge du patrimoine, a annoncé que le projet de parc éolien, sur une zone agricole entre Verneuil, Cintray et Piseux, est abandonné.
Ce projet de parc éolien, annoncé au printemps, prévoyait entre trois en cinq éoliennes rien que pour démarrer. Neuf hameaux, dont Gauville et le Petit-Mesnil, pour Verneuil, étaient proches du site d’implantation.
« Vue gâchée »
Un projet qui avait fait bondir la majorité et une partie de l’opposition, dont Maryvonne Choisselet, lors d’un petit débat en conseil le 29 mars dernier, ces élus craignant que la vue des éoliennes, jusqu’à 180 mètres de hauteur, gâche celle du riche patrimoine de Verneuil, dont sa tour de La Madeleine à 56 mètres.
Ayant rencontré des représentants de RES, la société qui voulait faire le parc, Patrick Bieber leur avait déjà signifié l’opposition de la ville. « Puis face à l’avis négatif de l’architecte des bâtiments de France ainsi que de l’État, le promoteur a préféré lâcher », s’est-il réjoui. « Cela n’a donc pas été un combat inutile » a ajouté Yves-Marie Rivemale, maire !
https://actu.fr/normandie/verneuil-sur-avre_27679/verneuil-projet-parc-eolien-portes-ville-est-abandonne_19362817.html
30/10/18Baisse des dotations de l’État, contrats aidés, A154... La préfète d'Eure-et-Loir fait le point
Extrait : Où en est le dossier de la directive paysagère, destinée à protéger les vues sur la cathédrale de Chartres ? Elle est en cours de préparation. Nous démarrons une phase de concertation, de plus d’un an, avec les 102 maires concernés. Il y aura ensuite une enquête publique, puis une concertation avec les associations. Nous avons été transparents avec les sociétés éoliennes : nous refuserons tout permis d’implantation dans le périmètre de l’étude. Il y a des recours, on verra ce que dira le juge. Quant aux implantations accordées auparavant, on ne peut pas les retirer.
https://www.lechorepublicain.fr/chartres/politique/2018/10/30/baisse-des-dotations-de-letat-contrats-aides-a154-la-prefete-d-eure-et-loir-fait-le-point_13034771.html

29/10/18 : Loir-et-Cher : Le Controis-en-Sologne, commune nouvelle
Extrait : Projet éolien. A la majorité, il est décidé de faire procéder à une étude avec partenariat pour l’installation de cinq éoliennes sur un terrain qui se situe route de Soings, lieu le mieux approprié à ce type d’installation. Le propriétaire et l’exploitant ont donné leur accord à ce projet qui pourrait représenter jusqu’à 15.000 euros de retombées économiques.
https://www.lanouvellerepublique.fr/loir-et-cher/commune/contres/le-controis-en-sologne-commune-nouvelle

19/10/18 : Indre : Saint-Chartier : Travaux en projet ...
Extrait : Lors de sa dernière réunion, le conseil municipal de Saint-Chartier a pris les décisions suivantes.
Travaux de voirie. Des cailloux ont été achetés et mis en place, chemin de Villechère. Des devis de la société Colas ont été examinés : route des Cosses, 26.640 € hors taxes ; route des Adeleines, 6.587 € ; trottoir devant l’école et le cabinet médical, 4.268 € ; parking de covoiturage 2.958 €. La réparation des dommages causés aux routes lors du chantier du parc éolien est évaluée à 200.000 €.
https://www.lanouvellerepublique.fr/indre/commune/saint-chartier/travaux-en-projet-a-l-eglise?queryId%5Bquery1%5D=57cd2206459a452f008b4594&queryId%5Bquery2%5D=57c95b34479a452f008b459d&page=16&pageId=57da5cf8459a4552008b4afb

18/10/18 : Indre-et-Loire : La Chapelle-Blanche-Saint-Martin : Éoliennes : l’argent du vent pour les communes
De nouvelles prospections pour des sites éoliens ont cours à Charnizay, Bossay… Combien gagneraient les communes avec l’argent des éoliennes ?
Décidément, les développeurs de parc éolien ont des vues sur le sud-Touraine. Des prospections sont en cours dans la commune de Charnizay mais aussi pour un parc à cheval sur Bossay-sur-Claise et Tournon-Saint-Pierre. « Ces communes ont été contactées, des démarches envers des propriétaires ont démarré », assure Éric Moreau, vice-président de Loches Sud Touraine.
Les éoliennes n’ont pas fini de faire parler dans cette zone retenue favorable dans le département pour accueillir ces aérogénérateurs.
Des projets sont déjà amorcés sur les communes de Bridoré (entre trois et cinq éoliennes), du Petit-Pressigny (dix maximum) et de Sepmes (trois à cinq).
Le permis de construire du parc de cinq éoliennes sur les communes de Vou et de La Chapelle-Blanche-Saint-Martin reste suspendu à la signature de la préfète d’Indre-et-Loire. A ce jour, ce sont 21 éoliennes a minima, 25 éoliennes a maxima susceptibles d’être érigées sur ces terres sud tourangelles. Sans compter le projet de parc de six éoliennes refusé par le préfet de Région en avril 2016 (lire en repères).
20.000 € par éolienne
A quelles retombées fiscales peuvent s’attendre les collectivités locales ? Dans les 20.000 € par éolienne de 2 MW par an, si on se base sur le guide « L’élu et l’éolien » éditée conjointement par Amorce et l’Ademe (*).
Tout n’irait pas dans les caisses de la commune. Selon Amorce et l’Ademe, les deux tiers des recettes fiscales seraient affectés au pole commune et communautés de communes, un quart au conseil départemental et moins de 10 % à la Région.
Ces recettes fiscales dépendent de plusieurs paramètres comme la taxe foncière, la cotisation foncière des entreprises, la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises et l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER).
Pour un parc de trois à cinq éoliennes, comme à Sepmes ou Bridoré, la manne fiscale s’échelonnerait de 40 à 66.000 €. La communauté de communes Loches Sud Touraine en percevrait 80 %, la commune 20 % (lire ci-dessous).
Pour 21 à 25 éoliennes envisagées à ce jour dans le Lochois, cela représenterait une recette fiscale annuelle cumulée comprise entre 420.000 et 500.000 €. Soit entre 6,4 et 8 millions d’euros au terme de 20 ans d’exploitation dans les caisses de Loches Sud Touraine.
(*) Amorce : Association nationale des collectivités territoriales et des professionnels pour une gestion locale des déchets, de l’énergie et des réseaux de chaleur. Ademe : Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie.
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Des milliers d’euros à prendre ou pas
ÉNERGIE - SEPMES

18/10/18 : Indre-et-Loire : Sepmes : Des milliers d’euros à prendre ou pas
> Régine Rezeau, maire de Sepmes, ne se risque pas à donner un montant sur la part que pourrait toucher sa commune. « On parle de 20 % qui seraient reversés aux communes en recettes fiscales sur ce que toucherait le pole commune-communauté de communes, dit-elle, mais ce sujet est en train de bouger à l’Assemblée nationale. Ce que j’ai comme chiffres, c’est qu’une éolienne de 3 MW assure une recette de 35.000 € par an. »
Elle estime logique que la commune perçoive une fiscalité mais l’essentiel doit revenir à la communauté de communes.
> A Bridoré, Christian Baritaud se base sur une estimation faite à partir de sept éoliennes. « Pour ce cas, c’est 13.957 € par an pour la commune et 122.285 € par an pour la communauté de communes, 62.645 € par an pour le Département et 4.939 € pour la Région, indique le maire.
« Pour un parc qui fonctionnerait 20 ans, c’est environ 2,5 millions d’euros dans la poche de la communauté de communes ». Il ajoute « les 9.000 € par an et par éolienne que touche l’agriculteur, ce qui va indirectement dans la poche du territoire en maintenant une activité ».
> Daniel Douady, maire du Petit-Pressigny, n’avance pas de chiffres aussi précis. Tout dépend des taxes, fait-il comprendre. « Si on instaure une taxe d’aménagement, c’est un montant versé une seule fois, comme on le fait pour une construction de maison, dit-il. Pour les éoliennes, ça peut être 10.000 € mais une seule fois ».
Au Petit-Pressigny, il évoque que ce sujet « est sensible » tant le village est déchiré entre pro et anti-éoliens.
> Martine Tartarin est maire de la Chapelle-Blanche-Saint-Martin. C’est chez elle, et à Vou, que la préfète pourrait autoriser le premier parc éolien de Touraine : « L’opposition des élus remonte au mandat précédent. Les retombées pour la commune seront “ peanuts ”. En fait, la décision de refuser les éoliennes vient de l’opposition de la population. »
L’élue a très démocratiquement suivi et soutenu ses concitoyens. A titre personnel, « je suis partagée sur l’efficacité des éoliennes et, en même temps, ce sont des projets qui nous dépassent, contre lesquels on rame sans doute à contre-courant. Je ne suis pas hostile au principe des éoliennes mais on a le droit de réfléchir à leur efficacité, à leur bilan carbone ».
L’argent n’a pas été un argument déterminant mais plutôt « le choix des énergies renouvelables qu’on souhaite avoir avec notre patrimoine ».

16/10/18 : Cher : Dampierre-en-Graçay
Extrait : 
Parcs éoliens. Un nouveau mât de mesure sera posé au Bois d'Olivet, car les deux éoliennes prévues sur la commune (les deux autres sont sur Massay) pourraient être plus hautes que le projet initial le prévoyait. Un sonomètre est installé à Imbry. Le démarrage du chantier de construction est prévu à l'été 2019.
https://www.leberry.fr/dampierre-en-gracay/institutions/2018/10/16/le-haut-debit-a-dampierre-en-gracay-pour-debut-2019_13018417.html

16/10/18 : Indre-et-Loire : Loches : Contre-la-montre face aux éoliennes
Pas vraiment de décision, hier, lors de la réunion de crise face au projet de parc éolien dans le Ligueillois. Mais les élus lorgnent vers la justice et demandent qu’on leur donne “ du temps ”.
La réunion de crise a rassemblé une soixantaine de personnes, hier soir, au centre Aquilon de Loches. Des élus, bien sûr, en majorité. Mais aussi des représentants d’associations opposées aux éoliennes, qui ont eu largement la parole. Ce débat s’est tenu à huis clos. Il se voulait une réponse au feu vert accordé fin septembre par la justice au parc de cinq éoliennes de 140 m de hauteur que la société Volkswind souhaite créer à La Chapelle-Blanche-Saint-Martin et à Vou (NR du 1er octobre). Décision qui va, de fait, obliger la préfète à signer sous peu les permis de construire.
Que vont faire les élus ? Aucune décision ferme n’a été prise hier soir. Mais « nous allons examiner ensemble les voies de recours possibles » lorsque la préfète aura signé le permis, a indiqué le président de Loches Sud Touraine Gérard Hénault à l’issue de la réunion. Concrètement, après la décision de la Cour administrative d’appel de Nantes, l’ultime recours serait le Conseil d’État. A condition de réunir l’argent nécessaire, associations, communes concernées, communauté de communes… ont la possibilité de le saisir. A moins de miser sur d’éventuelles erreurs de droit dans le permis de construire que va signer la préfère, mais cela semble peu probable. Selon Gérard Hénault, la préfète veut « se donner du temps » pour que son texte « soit inattaquable ». Concrètement, elle ne signera pas avant des semaines, assure-t-il.
“ Pris de vitesse ”

Au cours de la réunion, au moins une élue a regretté qu’il n’y ait pas eu « une vraie discussion en amont avec des gens qui ne soient pas directement concernés [par le projet] et qui aient de vraies connaissances »(*).
C’est là où le bât blesse : jamais la communauté de communes n’a officiellement entériné d’avis, favorable ou défavorable concernant les éoliennes (NR du 13 octobre). « On s’est fait prendre de vitesse, très clairement, par le cas Vou/La Chapelle-Blanche-Saint-Martin, reconnaît Gérard Hénault. Je fais amende honorable, mais le débat viendra. Il mérite que l’on y consacre du temps. » Ce débat aura forcément lieu dans le cadre du plan climat que Loches Sud Touraine est en train de bâtir puisqu’il abordera nécessairement la production d’énergies renouvelables dans le Lochois (2). « Qu’on nous donne le temps pour le mener à bien », a plaidé le premier vice-président de la communauté de communes, Marc Angenault. Et Gérard Hénault de conclure : « Il faut qu’on fasse aboutir ce débat avant que le territoire ne soit à feu et à sang ».
(1) Selon plusieurs témoignages concordants. (2) Gérard Hénault ne cache pas sa préférence pour la biomasse ou la méthanisation plutôt que les éoliennes.
à chaud
> Éclats de voix. La réunion d’hier s’est tenue à huis clos, mais quelques échos de débats parfois passionnés ont filtré. Le maire de Preuilly-sur-Claise, Gilles Bertucelli, favorable aux éoliennes, n’a pas mâché ses mots : « Défendre les paysages ! Si on ne peut plus vivre sur cette planète [parce qu’on n’aura pas pris le chemin de la transition énergétique vers les énergies renouvelables, NDLR], les paysages seront peut-être beaux, mais il n’y aura plus personne pour les regarder ! C’est n’importe quoi ! ».
> Invitée/Pas invitée ? Dans la NR de samedi, la maire de Sepmes, Régine Rezeau, favorable aux éoliennes, indiquait ne pas avoir été invitée. Faux, a assuré le président de la communauté de communes Gérard Hénault au début de la conférence de presse. Régine Rezeau a en effet été conviée oralement mercredi soir en fin de réunion de l’exécutif de la communauté de communes. « Mais je n’ai pas reçu le mail d’invitation que beaucoup de mes collègues ont reçu », précise-t-elle, contactée par la NR. « Tout élu aurait trouvé la porte ouverte », assure Gérard Hénault.

https://www.lanouvellerepublique.fr/loches/contre-la-montre-face-aux-eoliennes
16/10/18 : Indre-et-Loire : Le Sud-Touraine n’est pas prêt pour les éoliennes
Mais il risque de ne pas avoir le choix.
Ce lundi, le président de la Communauté de Communes Loches Sud Touraine Gérard Hénault a réuni les élus du territoire sur une question sensible, pour la planète et pour le moral des villages : les éoliennes. Si on voulait employer une expression carrément passée de mode et déjà vue mille fois dans les médias on dirait que « le Lochois est vent debout contre les éoliennes ».
En résumé : il y a un projet d’implanter 5 éoliennes sur les communes de Vou et La-Chapelle-Blanche-St-Martin. Peut-être qu’il serait temps, alors qu’on ne trouve toujours pas d’usine à vent en Indre-et-Loire ? N’allez pas le dire aux habitants du coin : « 90% sont contre » assure Gérard Hénault. Oui mais tous les recours ont été rejetés par le tribunal administratif de Nantes, l’Etat autorise donc la construction des mâts. « On est choqués parce que ça veut dire que l’opinion des élus n’a aucune importance » explique le président du Lochois qui se dit prêt à appuyer de nouveaux recours pour retarder le chantier.
L'éolienne, ennemie du tourisme ?
Gérard Henault promet : « je ne suis pas opposé aux éoliennes »… mais il n’en veut pas dans son coin car il craint pour le tourisme. 5 éoliennes sur des centaines de milliers d’hectares peuvent-elles faire fuir les visiteurs venus pour les monuments ou la nature ? Sérieusement ? « Une étude de la CCI de nos voisins de l’Indre conclut que les touristes interrogés veulent aller dans un endroit sans éoliennes » avance l’élu qui a son argumentaire : les éoliennes sont mieux en Beauce… « là-bas ils n’ont pas de problème majeur », comprenez : pas de touristes.
Selon Gérard Henault, « il ne faut pas penser en termes de territoire mais au niveau national. » Donc d’après lui certains territoires sont prédestinés à l’éolien, mais pas tous, et surtout pas la Touraine. Et puis « d’autres départements comme la Gironde n’ont pas d’éoliennes non plus. » Il se la joue même taquin, en comparant ce qui n’est pas vraiment comparable : « on verra le jour où il y aura des éoliennes dans le Jardin du Luxembourg à Paris ».
Pas d'éoliennes mais des panneaux solaires
Ce point de vue est-il généralisé en Sud-Touraine ? Non, évidemment : « il y en a qui aimeraient bien, mais je pense qu’ils se prononcent un peu vite » poursuit Gérard Henault même s’il dit comprendre « les agriculteurs à qui on propose l’occupation d’un coin de terre contre plusieurs milliers d’euros. Mais je crains qu’à terme ils doivent payer le démontage. Ou alors on va se retrouver avec des cadavres d’éoliennes. » Des propos choc qui se veulent prémonitoires pour accréditer une thèse bien hypothétique.
Alors Gérard Henault et ses collègues élus sont-ils des ennemis de l’environnement ? « Non, nous avons un certain nombre de projets. Notre filière Bois fonctionne bien, on peut aussi travailler sur la géothermie ou la méthanisation. On s’apprête à faire une ferme photovoltaïque à Descartes, une autre de 9 hectares à Preuilly-sur-Claise ou dans un ancien dépôt des ordures. Ce sont des projets que nous avons du mal à sortir alors qu’ils ne font pas polémique » se plaint l’élu (et donc, si l’on suit bien, ceux-ci ne gâchent pas le paysage, en dépit de leur grande étendue). Sa conclusion : « je regrette que les projets d’éoliennes arrivent avant même que l’on ait exploré d’autres pistes. »
L’avis de la SEPANT :
Grande association tourangelle de protection de l’environnement, la SEPANT se prononce en faveur des éoliennes « au cas par cas ». « Elle désapprouve l'implantation d'éoliennes dans certains sites : implantation dans une forêt comme Brizay, où un projet de parc éolien est envisagé dans les bois de la Gabillière, ou proche d'une lisière de forêt, en raison des risques pour les populations de chiroptères ; ou dans des couloirs connus pour le passage des oiseaux migrateurs » écrit son président Pierre Richard. Pour le projet de Vou / La-Chapelle-Blanche, elle ne se prononce pas directement mais rappelle que la Ligue de Protection des Oiseaux s’oppose au projet. Quant à d’autres construction sur le Lochois ou la région de Château-Renault, « ils devraient pouvoir aboutir sans susciter d’opposition sur l’angle environnemental. » Reste à passer l’obstacle des riverains…

http://www.info-tours.fr/articles/indre-et-loire/2018/10/16/9741/le-sud-touraine-n-est-pas-pret-pour-les-eoliennes/

15/10/18 : Loiret : Visite au pied des éoliennes de Sceaux-du-Gâtinais😡
Durant l'été 2015, les premières éoliennes du parc "Energie du Gâtinais" sont sorties de terre du côté de Sceaux-du-Gâtinais. Aujourd'hui, dix-huit appareils ont été installés sur ce plateau à cheval entre le Loiret et la Seine-et-Marne. Une visite s'imposait pour mesurer leur impact.
Vendredi 11 octobre. En ce milieu de matinée, cap sur les dix-huit éoliennes qui composent le parc "Energie du Gâtinais" du côté du village du Sceaux-du-Gâtinais. Sur la RD 94, entre Pannes et Corbeilles, en venant de Montargis, on en aperçoit certaines sur sa droite. Après avoir pris la direction de Gondreville, il faut traverser Sceaux afin d'arriver au pied de ces dix-huit géantes de 125 mètres qui attirent l'oeil. Douze ont été installées durant l'été 2015.
À l'image de ces arcs-en-ciel dont on cherche, en vain, le pied pour y trouver un trésor caché, les éoliennes semblent s'éloigner au fur et à mesure qu'on se rapproche d'elles. Celles de Sceaux sont en fait en dehors du village. Elles sont sur un plateau venteux (sic !) qui est limitrophe avec la Seine-et-Marne.
Le bruit dans les trois pales
Finalement, décision est prise d'emprunter un chemin, sec, afin de se positionner au pied de l'une d'elles. Hormis des agriculteurs en train d'arracher des betteraves sucrières, il n'y a pas âme qui vive. En plus du bruit du vent, on entend celui se frottant aux trois pales de l'éolienne. Avec ce son caractéristique, on imagine quelque peu la production d'électricité qui peut en découler.
Tiens, une voiture s'approche. Le véhicule est finalement sur la petite route de Beaumont qui longe certaines éoliennes. Pour être au plus près d'elles, il est possible de rouler sur du bitume.
La densité autour de Pithiviers
Si l'impact paysager est indéniable, celui sur les habitants est moins palpable. L'espace choisi est éloigné des habitations. En revanche, si ce parc venait à s'étendre du côté de Courtempierre, Gondreville-la-Franche et Treilles-en-Gâtinais, il conviendrait de respecter les mêmes distances.
Pour mémoire, la réalisation du parc de Sceaux a nécessité près de dix ans. Lancé en 2006, il a été développé durant cinq ans. Avant une procédure judiciaire de trois ans et un recours devant le tribunal administratif pour les appareils installés en Seine-et-Marne.
Il faut aussi noter que cet ensemble est le seul dans les parages. Ce qui est loin d'être le cas autour de Pithiviers. En empruntant la RD 97, on mesure rapidement la densité des différents parcs d'éoliennes. Et le côté plat de la plaine beauceronne !
Plusieurs projets d'éoliennes dans le Beaunois ?

https://www.larep.fr/sceaux-du-gatinais/environnement/2018/10/15/au-pied-des-eoliennes-de-sceaux-du-gatinais_13013614.html

15/10/18Indre-et-Loire : Parc éolien à Vou et à La Chapelle Blanche: les maires se réunissent pour contre-attaquer
Les maires du Sud Touraine et les associations de défense de l'environnement sont appelés à se réunir cet après-midi pour mettre au point une stratégie de défense après le feu vert donné aux permis de construire de 5 éoliennes.
Les maires du Sud Touraine se réunissent cet après-midi à huis clos pour préparer la contre-attaque contre le projet de parc éolien de Vou et de la Chapelle Blanche-Saint Martin. Voilà 10 jours, nous vous avons annoncé sur France Bleu Touraine que l'Etat allait signer les permis de construire de ce parc éolien, suite au rejet du dernier recours par la cour administrative d'appel de Nantes. Les maires de Vou et de La Chapelle Blanche ont aussitôt crié au scandale car personne dans le Sud Touraine ne veut de ce projet. On attend donc une forte mobilisation des maires aujourd'hui et des décisions.
"C'est très clair, sur le secteur de Vou et de la Chapelle Blanche, on ne veut pas d'éoliennes" nous déclarait il y a une semaine Gérard Hénault, le président de la communauté de communes Loches Sud Touraine. Pour le maire de Vou, Jean-Marie Vannier, cette affaire est un "déni de démocratie". "Non seulement les habitants se sont prononcés unanimement contre ce parc éolien, mais également le ministère de l'écologie et l'architecte des bâtiments de France, et c'est un petit juge" renchérit le maire de Vou, "qui a décidé que les 5 éoliennes se feraient là quand même".
Aujourd'hui à huis clos tous les maires du territoire et les associations vont débattre pour savoir quelle stratégie adopter. Pourra-t-on déposer un recours en Conseil d'Etat ou faudra-t-il descendre dans la rue? "_Nous allons regarder de très, très près ce que nous pouvons faire"_dit Gérard Hénault "car il y a une question de démocratie qui se pose, on ne nous consulte pas, mais les élus de ce territoire ne sont pas prêts à se laisser faire". Cette réunion des maires du Sud Lochois et des associations de défense de l'environnement aura lieu cet après-midi à 17H00 au centre Maurice Aquilon à Loches
https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/parc-eolien-a-vou-et-a-la-chapelle-blanche-les-maires-se-reunissent-pour-contre-attaquer-1539511216


13/10/18 : Cher : Les projets éoliens réalisés et prévus autour de Vierzon [carte]
De nombreux projets éoliens ont vu le jour dans les communes autour de Vierzon. Et d’autres sont en cours de construction ou prêt à démarrer. On fait le point ?
Les territoires des communautés de communes Vierzon-Sologne-Berry et Cœur de Berry sont ceux qui accueillent le plus d’éoliennes dans le département du Cher et où les projets en cours sont le plus nombreux.
Ce bassin, au sud de Vierzon et à l’ouest du département, à la frontière de l’Indre et du Loir-et-Cher, est une zone favorable à l’éolien inscrite dans la Schéma climat air énergie de la région Centre-Val-de-Loire. Des dizaines ont été déjà installéeset raccordées dans les communes de
- Nohant-en-Graçay
- Chéry
- Cerbois
- Quincy
- Lazenay
- Massay.
Mais si cette partie du Cher est déjà bien dotée, cela ne l’empêche pas d’être convoitée par de nouveaux projets.
Des chantiers en cours
Des chantiers sont en cours, notamment à Lazenay, le long de la D 18, et d'autres vont démarrer dans les mois à venir, à Nohant-en-Graçay et Brinay. Et plusieurs autres dossiers sont toujours en cours d’instruction par les services de l’État.
Quels sont les projets éoliens du Boischaut ?
En lire plus dans notre édition de ce samedi : les chantiers en cours, comment les zones sont choisies, etc.
Retrouvez les installations raccordées ou prévues sur notre carte :

https://www.leberry.fr/vierzon/environnement/travaux-urbanisme/2018/10/13/les-projets-eoliens-realises-et-prevus-autour-de-vierzon-carte_13014924.html

13/10/18 : Indre-et-Loire : Loches : Éric Moreau : “ Il faut les accepter ”
Éric Moreau est vice-président de la communauté de communes. Surtout, il est l’élu en charge de bâtir le plan climat-air-énergie territorial, autrement dit le plan d’actions contre le changement climatique de Loches Sud Touraine. Et… il est l’un des rares responsables politiques du Lochois à être ouvertement favorable aux éoliennes, comme il l’a été lorsqu’un projet de parc éolien a émergé à Nouans-les-Fontaines, commune dont il est maire.
Une voix difficile à faire entendre au sein d’une communauté de communes dont le président Gérard Hénault bat le rappel contre les éoliennes et notamment celles qui pourraient voir le jour à La Chapelle-Blanche-Saint-Martin et Vou. Pas de quoi ébranler Éric Moreau : « Je suis toujours favorable à l’implantation d’éoliennes sur le territoire de Loches Sud Touraine. Je n’ai pas changé d’avis et je n’en changerai pas ».
Il est d’accord sur un point avec Gérard Hénault : « Il est inadmissible d’imposer les choses aux communes de Vou et La Chapelle-blanche. Comme je juge anormal que des promoteurs éoliens démarchent des propriétaires fonciers sans avertir les élus des communes concernées ».
“ Notre position est difficilement tenable ”
Mais sur le fond, il ne partage absolument pas la tendance de la communauté de communes, dont il est pourtant membre de l’exécutif, contre les éoliennes : « Je pense que notre position actuelle est difficilement tenable. On s’aperçoit que ce n’est pas parce qu’on ne veut pas d’éoliennes que l’on n’en aura pas ». Il fait le décompte des projets éoliens en cours sur le territoire de Loches Sud Touraine : six. Sans que la communauté de communes n’en ait été avertie officiellement. Pour Éric Moreau, cela s’explique par une seule chose : l’inflexibilité affichée de Loches Sud Touraine : « Tant que l’on reste sur cette position – “ On n’en veut pas ” –, on ne sera jamais dans la boucle ».
En conséquence, Éric Moreau, qui précise qu’il s’agit là d’une « position personnelle », plaide pour que Loches Sud Touraine admette que « oui, il va peut-être y avoir des éoliennes dans le Lochois. Mais on veut que cela se fasse avec nous, là où cela gênerait le moins et avec le nombre d’éoliennes que l’on souhaite et pas plus. Cela passe par un préalable : accepter les éoliennes ».
Le neuvième vice-président de la communauté de communes indique avoir exposé sa position à Gérard Hénault. Sans grand effet apparemment. Lundi, Éric Moreau sera présent à la réunion des élus organisée par la communauté de communes. Là, encore, face à l’option majoritaire anti-éoliennes, il gardera son cap : « Je tiendrai le même discours ».
https://www.lanouvellerepublique.fr/loches/eric-moreau-il-faut-les-accepter

13/10/18 : Indre-et-Loire : Loches : Réunion de crise face aux éoliennes
En juin 2014, les habitants de Vou et de la Chapelle-Blanche- Saint-Martin avaient matérialisé la hauteur des éoliennes en faisant voler une montgolfière à 140 m d’altitude.
Opposés à une possible signature des permis de construire de parc éolien par la préfète, les élus tiennent lundi une réunion d’urgence. “ La démocratie est foulée au pied ”, selon Gérard Hénault.
C’est la signature qui fait peur : des élus du sud-Touraine redoutent celle de la préfète pour les permis de construire du parc éolien sur les communes de Vou et de la Chapelle-Blanche-Saint-Martin.
Malgré l’opposition des maires, des habitants, l’avis négatif du commissaire-enquêteur, le refus du préfet en 2015 d’accorder ces permis à la société Volkswind, la justice a en effet tranché en faveur de la construction de ce parc. La préfète d’Indre-et-Loire a la possibilité de donner naissance au premier parc de Touraine constitué de cinq éoliennes de 140 m de hauteur.
Gérard Hénault, président de Loches Sud Touraine, tire le signal d’alarme. Il réunit lundi à Loches les élus du sud-Touraine et des représentants d’associations opposés aux projets de parc éolien dans le sud-Touraine. Des parcs sont également en cours d’étude à Sepmes, Bridoré, Le Petit-Pressigny. Une rencontre qu’il a tenue à médiatiser.
Pourquoi cette mobilisation depuis la décision de la cour administrative d’appel de Nantes en faveur du parc éolien ?
Gérard Hénault : « Il y a une énorme émotion sur le secteur de Vou et de la Chapelle-Blanche-Saint-Martin. Les élus et les habitants pensaient que les parenthèses étaient fermées car l’enquête publique était négative ».
Pour l’instant, les permis de construire ne sont pas signés…
« Non, mais le rapporteur public du tribunal de Nantes a émis des considérations qui gênent les élus. Le tribunal a fait sauter les recours mais ne demande pas à la préfète de signer les permis de construire. Je dirais en fait que plus rien n’interdit de les signer ! »
Pensez-vous que politiquement, la préfète peut s’opposer à le signer ?
« Je ne peux pas le savoir. Quand on a rencontré récemment le Premier ministre à Tours, nous lui avons fait savoir que nous avions des soucis par rapport aux éoliennes, avec la discorde violente que je vois monter à l’horizon. Nous avons un risque de fracture sociale. Après je m’interroge si la préfète ne peut pas ne pas signer. A mon avis, il y aura encore des recours. Ça m’étonnerait que les élus ne fassent rien ».
Quelle est la marge de manœuvre de Loches Sud Touraine pour s’opposer aux éoliennes ?
« Elle est extrêmement mince, et nous n’avons pas été consultés de manière formelle. Loches Sud Touraine va émettre un avis. Ce qui nous étonne, c’est la manière dont on nous traite, ce sentiment d’insignifiance des élus. Les élus émettent un avis, et là c’est la démocratie qui est foulée au pied. »
Le rapporteur public a estimé que le paysage du sud de la Touraine était « sans intérêt particulier ». 
Comment avez-vous apprécié cette observation ?« Ça, je peux vous le dire, ça pique au vif ! Dans cette histoire, le plus risible si on peut le dire ainsi, c’est que le rapporteur public a trouvé moins fiable la projection d’implantation faite par la contre-étude de l’ABF par rapport à celle de la société d’éoliennes ! ». [NDLR : un hélicoptère de la gendarmerie a été mobilisé pour refaire les photomontages, mais, pour la Cour administrative d’appel de Nantes, ces relevés « ne peuvent être pris en compte […] compte tenu du caractère manifestement surdimensionné des représentations des éoliennes ».]
à chaud
Coup de gueule d’une élue
> « Tous les maires n’ont pas été invités ». Outre Éric Moreau (lire ci-dessous), un autre membre de l’exécutif de la communauté de communes ne cache pas son insatisfaction quant à la manière dont le dossier éoliennes est piloté. Régine Rezeau, dixième vice-présidente de Loches Sud Touraine, n’a pas apprécié la manière dont la réunion de lundi 15 octobre contre les éoliennes a été organisée par Gérard Hénault : « A cette réunion qui se tiendra à huis clos, tous les maires n’ont pas été convoqués. Je ne suis pas invitée. Le maire du Petit-Pressigny non plus (*) ». Régine Rezeau est maire de Sepmes et favorable au projet de parc éolien envisagé sur sa commune. Pas dans la ligne de Gérard Hénault, donc, dans cette affaire. « Le débat est plus que tronqué. Je suis déçue », conclut-elle. Ambiance…
(*) Contacté par la NR, ce dernier, « favorable à titre personnel aux éoliennes », confirme ne pas avoir été invité.
https://www.lanouvellerepublique.fr/loches/reunion-de-crise-face-aux-eoliennes
12/10/18 : Indre-et-Loire : Le Petit Pressigny : Les éoliennes échauffent les esprits…
Deux banderoles de l’association APEP opposée au projet éolien au Petit-Pressigny ont été détruites dans la nuit de mercredi à jeudi. Ces banderoles qui indiquaient simplement « Non aux éoliennes » étaient installées sur des terrains privés, avec l’aval des propriétaires. Les déchirer n’a pas grand sens. La liberté d’expression est au moins aussi précieuse que le vent qui fait tourner les éoliennes.
https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/commune/le-petit-pressigny/les-eoliennes-echauffent-les-esprits

11/10/18Indre-et-Loire : les premières éoliennes du département bientôt implantées à Ligueil, la riposte se prépare
Après des années de procédures, les porteurs du projet d'implantation d'éoliennes sur la commune de Ligueil vont pouvoir démarrer les travaux tandis que les oppositions sont toujours virulentes.Elus et associations s'organisent pour préserver leur paysage.
Dans la campagne du sud Lochois, il y a deux clans qui s'affrontent pour ou contre les éoliennes...
Depuis plusieurs années, la société Volkswind bataille pour implanter un parc éolien dans la campagne aux environs de Ligueil(37).
Si les implantations d'éoliennes sont à ce jour inexistantes en Indre et Loire, c'est essentiellement dû au classement du paysage culturel de la Loire au patrimoine mondial de l'UNESCO, aux couloirs aériens(BA705) et à la présence de sites touristiques de renoms.
En s'intéressant au grand espace du sud Touraine, les promoteurs de parc éoliens ont soulevé de vives oppositions, aussi bien de la part de défenseurs de l'environnement, de riverains ou d'élus.
Mairies, état et associations ont pourtant exprimé leur désapprobation, la justice administrative a tranché en faveur de l'installation des éoliennes.
A ce jour, rien ne s'oppose aux travaux d'installation et les opposants n'ont pas baissé les bras. Une situation qui risque de créer une forte tension dans ce coin de Touraine.
Une contre-offensive est portée par la communauté de Communes Loches Sud Touraine qui réunis les maires et les associations opposées au projet à la recherche d'une alternative.
Sur place, ce projet d'éoliennes commence à semer la discorde, pour le président de la Communauté de commune "il y a un déni de démocratie" et il y a des craintes de discorde
Interview de Gérard Hénault : (en ligne)
A ce jour, la préfecture n'a pas encore signé les permis de construire, mais la décision de la justice administrative s'impose à tous.
https://france3-regions.francetvinfo.fr/centre-val-de-loire/indre-loire/tours/indre-loire-premieres-eoliennes-du-departement-bientot-implantees-ligueil-riposte-se-prepare-1556366.html

11/10/18 : Cher : Le bras de fer juridique autour du parc éolien d'Ids-Saint-Roch/Touchay se poursuit
La cour administrative d’appel de Nantes vient de rendre un nouveau verdict dans le bras de fer juridique qui se déroule autour du projet de parc éolien dans les communes d'Ids-Saint-Roch et Touchay.
La cour administrative d’appel de Nantes a décidé, dans un arrêt rendu lundi, de surseoir à exécution le jugement rendu par le tribunal administratif d’Orléans, fin février, annulant le permis de construire du parc éolien en projet dans les communes d’Ids-Saint-Roch et Touchay.
LIRE : Les travaux de construction de six éoliennes ont commencé malgré trois recours en justice
L’acceptation de cette requête, formulée par la société Ferme éolienne de Ids, porteur du projet, signifie donc que les permis de construire sont, pour le moment, de nouveau valides. Mais pas encore de quoi envisager la poursuite de la construction du parc, stoppée en cours de réalisation, fin février, à la suite des décisions du tribunal administratif d’Orléans, qui avait également annulé l’autorisation exploitation.

LIRE : La construction du parc éolien stoppée à Ids-Saint-Roch et à Touchay
« Nous sommes en train de vérifier l’éventualité de la poursuite du chantier en interne, et avons également sollicité les services de l’État sur cette possibilité », explique Bertrand Badel, directeur général de la SAS Ferme éolienne de Ids.
Si cette première requête a été acceptée, la seconde, demandant le sursis à exécution du jugement portant sur l’autorisation d’exploiter, a, elle, été rejetée par la cour administrative d’appel de Nantes.
https://www.leberry.fr/ids-saint-roch/environnement/2018/10/11/le-bras-de-fer-juridique-autour-du-parc-eolien-d-ids-saint-roch-touchay-se-poursuit_13013364.html

06/10/18 : Eure-et-Loir : Les éoliennes tiennent tête à la cathédrale, pour le projet d'Ermenonville-la-Grande
La détermination de l’Etat à repousser les éoliennes loin de la cathédrale de Chartres révulse WKN, l’entreprise qui veut en élever cinq à Ermenonville-la-Grande.
Le tribunal administratif, saisi par la société WKN, lui avait d’abord donné raison, en janvier : les juges ordonnaient alors à l’État de délivrer, sous trois mois, un permis de construire cinq éoliennes à Ermenonville-la-Grande. Mais, cet été, la cour d’appel administrative, à Nantes, a suspendu l’application de ce premier jugement favorable à WKN, « l’un des développeurs les plus importants sur le marché européen des éoliennes ». Car, finalement, les arguments avancés par l’État pour refuser le permis de construire sont jugés « sérieux », en particulier la dégradation de la vue sur la cathédrale de Chartres.
Lire : Les vues sur la cathédrale de Chartres préservées des éoliennes, en Eure-et-Loir : la préfète d’Eure-et-Loir refuse d’accorder des permis de construire d’ici la fin de la procédure de concertation sur la directive paysagère.
Une décision dans le vent de l’actualité, au moment où la préfecture d’Eure-et-Loir veut arrêter le pullulement d’éoliennes dans un rayon de 30 kilomètres autour du monument, sous peine qu’il perde son label Patrimoine mondial de l’Unesco (voir notre édition d’hier).
"La cathédrale de Chartres, ce n’est pas le Mont Saint-Michel"
La cour d’appel a repris l’affaire en audience, hier, et WKN maintient son projet. La société a donc redemandé aux juges nantais d’ordonner à la préfecture de lui délivrer les permis de construire d’au moins quatre de ses cinq éoliennes sous un mois, avec 5.000 € de pénalités par jour de retard.

Lire : Justice Projet de nouvelles éoliennes à Ermenonville-la-Grande : la covisibilité avec la cathédrale de Chartres fait débat
Elle répète que ses appareils de 150 mètres de haut ont une co-visibilité « faible » avec les flèches de la cathédrale :
« Vous aurez beau monter sur des échasses et prendre des jumelles, vous ne les verrez pas : la cathédrale est enchâssée dans la ville, ce n’est pas le Mont Saint-Michel », selon son avocat, Me Arnaud Gossement, invitant les magistrats nantais à se rendre sur place.
"Des questions politiques"
Pour lui, le blocage de la préfète est en fait dû « exclusivement à des questions politiques », en lien avec la mission Patrimoine en péril de Stéphane Bern. Le Gouvernement aurait mis en place une “liste noire” de 102 communes :
« Il a été dit publiquement aux responsables de la filière que l’État refuserait d’instruire les dossiers d’éoliennes, même en cas de décision de justice contraire… Il s’est même dit prêt à jouer la montre, en introduisant s’il le fallait des recours devant le Conseil d’État ».
Les services de l’État n’étaient pour leur part ni présents ni représentés par un avocat à l’audience. La cour d’appel a mis sa décision en délibéré, elle rendra son arrêt sous un mois.
Lire : La cour d’appel suspend le projet de construction de cinq éoliennes à Ermenonville-la-Grande, malgré leur « co-visibilité minime » avec la cathédrale de Chartres.
https://www.lechorepublicain.fr/ermenonville-la-grande/justice/2018/10/06/les-eoliennes-tiennent-tete-a-la-cathedrale-pour-le-projet-d-ermenonville-la-grande_13006644.html

05/10/18La préfecture d'Eure-et-Loir bannit les éoliennes 30km autour de la cathédrale de Chartres
C'est une décision qui devrait plaire aux adorateurs de la cathédrale de Chartres... et aux riverains des communes voisines. La préfète d'Eure-et-Loir a annoncé qu'elle allait refuser tous les permis de construire pour les éoliennes dans un rayon de 30km autour du monument, rapporte L'Echo Républicain. L'objectif est de préserver la vue sur le bâtiment historique, sans que les parcs éoliens ne viennent la parasiter. Une étude de concertation paysagère a été lancée pour tenter de trouver une solution à l'implantation des éoliennes.
https://www.evasionfm.com/actualite-38347-la-prefecture-d-eure-et-loir-bannit-les-eoliennes-30km-autour-de-la-cathedrale-de-chartres.html

05/10/18Les vues sur la cathédrale préservées des éoliennes, en Eure-et-Loir
Les nouveaux parcs éoliens vont se faire rares, dans les deux prochaines années, dans un rayon de 30 kilomètres autour de la cathédrale de Chartres. La préfète d’Eure-et-Loir refuse d’accorder des permis de construire d’ici la fin de la procédure de concertation sur la directive paysagère.
Construite à partir du XIIe siècle, la cathédrale de Chartres est le monument par excellence de l’art gothique français. L’édifice est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1979. Un atout majeur pour la cathédrale, mais aussi pour la ville et l’ensemble du département.
Mais cette inscription entraîne des obligations pour l’État, propriétaire de l’édifice. Le Centre du patrimoine mondial de l’Unesco a en effet interpellé la France, le 13 juin 2017, sur les projets éoliens, approuvés ou en cours d’étude, situés dans « l’environnement paysager de la cathédrale ».
Pour répondre à cet enjeu et préserver les vues sur le monument, la préfecture d’Eure-et-Loir a lancé une procédure pour la mise en place d’une directive paysagère (voir notre édition du 4 mai dernier).
"Il faut qu’on protège cet héritage. Nous avons de nombreuses vues remarquables, dans un rayon de 25 à 30 km autour de la cathédrale."
Le but est de réglementer les constructions dans les cônes de vue de l’édifice, comme l’explique la préfète, Sophie Brocas : « Il faut qu’on protège cet héritage. Nous avons de nombreuses vues remarquables, dans un rayon de 25 à 30 km autour de la cathédrale. Il s’agit d’un réseau exceptionnel de vues unique au monde, selon l’Unesco. Si nous ne protégeons pas cet aspect fondamental, il y a un risque pour le classement de la cathédrale. »
Les éoliennes sont donc, principalement, dans le viseur des services de l’État. La préfète a réuni les porteurs de projets éoliens, fin septembre, à Chartres, pour présenter cette directive paysagère et les enjeux de la concertation.
« Le message aux porteurs de projet est simple, affirme Sophie Brocas. Il s’agit de dire “ne perdez pas trop de temps pour le moment sur ce périmètre”. J’ai été claire. En attendant d’avoir le détail de cette directive, et sauf rare exception, je dirai non aux nouveaux projets. Cela va prendre du temps, on estime deux ans, car il faut que les élus, les services de l’état, les porteurs de projet et la population se prononcent. C’est une question de cohérence et de respect des enjeux industriels pour les investisseurs. Mais, par ailleurs, nous sommes très favorables à l’éolien. Les chiffres en Eure-et-Loir le montrent. »
"C’est un premier périmètre, mais nous allons rentrer dans le détail avec l’ensemble des acteurs."
Sébastien Lecornu, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, a signé, en juin 2018, un arrêté lançant la procédure de concertation pour cette directive paysagère.
Sophie Brocas ajoute : « Les services de la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement), ont repéré, dans un rayon de 30 km autour de l’édifice, toutes les vues sur la cathédrale. Ces éléments vont être mis à la concertation, pour affiner cet état des lieux. C’est un premier périmètre, mais nous allons rentrer dans le détail avec l’ensemble des acteurs. »
Cette directive devra notamment définir les hauteurs de construction possibles et une aire de protection pour éviter toute covisibilité avec la cathédrale. L’étude porte sur un vaste périmètre. Au total, 102 communes sont concernées, dans le département.
Interview de Samuel Neuvy, délégué de France énergie éolienne en région Centre-Val de Loire

Pouvez-vous présenter France énergie éolienne ?
Notre structure représente, promeut et défend l’énergie éolienne en France. L’association rassemble près de 500 adhérents, professionnels de la filière éolienne en France, qui ont construit plus de 90 % des turbines installées sur le territoire français et en exploitent plus de 85 %.
Vous avez été convié par la préfète d’Eure-et-Loir à la réunion de présentation de la directive paysagère. Une concertation va être lancée sur le sujet…
Nous sommes satisfaits d’être partie prenante dans cette concertation. C’est important pour nous de participer à ces réunions. Nous serons attentifs à pouvoir obtenir l’ensemble des documents avant les différents comités de pilotage qui seront organisés, à partir de 2019, avec un délai raisonnable pour construire notre argumentaire et défendre nos intérêts.
La préfète refuse d’accorder des permis de construire sur la zone en question, d’ici la fin de la concertation, dans deux ans. Qu’en pensez-vous ?Nous regrettons cette position de principe de précaution pris par l’État. Le périmètre administratif en question correspond à un territoire maximal de 102 communes. Aujourd’hui, des projets sont portés sur ce secteur. En plus, la concertation fera que ce périmètre sera réduit. Nous regrettons donc la position de l’État de refuser les permis, car nous aurons un effet de ralentissement sur le développement de nos activités. C’est compliqué pour les entreprises concernées.

04/10/18Colère à Ligueil, en Indre-et-Loire, après le permis de construire cinq éoliennes accordé par l'Etat à un promoteur
L'Indre-et-Loire est le seul département de la région Centre-Val-de-Loire à ne pas avoir d'éoliennes sur son territoire. Ca va peut-être bientôt changer : la Préfecture délivre un permis de construire pour cinq éoliennes dans le Ligueillois. Beaucoup d'élus locaux fulminent.
Les maires de Ligueil, Vou et La Chapelle-Blanche-Saint-Martin, au sud de l'Indre-et-Loire, sont en colère. Ils viennent d'apprendre que la Préfecture d'Indre-et-Loire signe les permis de construire d'un parc éolien créé par la société Volkswind. C'est un rebondissement mais pas une surprise : la Préfète est contrainte d'accorder ce permis puisque la justice administrative a rejeté tous les recours la semaine dernière...y compris celui de l'Etat qui était opposé au projet!
Les élus locaux dénoncent un déni de démocratie
Les maires sont furieux, non pas contre la préfète qui ne fait que mettre en oeuvre la décision de justice, mais contre le juge administratif qui a décidé que les éoliennes étaient parfaitement compatibles avec le paysage du Ligueillois :
"c'est un déni de démocratie : la population n'en voulait pas à cet endroit, la préfecture n'en voulait pas, l'architecte des bâtiments de France n'en voulait pas...et il y a un petit juge qui a décidé que ce serait là quand même". Le maire de Vou, Jean-Marie Vannier
Devant la justice administrative, la Préfecture d'Indre-et-Loire et les Bâtiments de France avaient pourtant montré grâce à des images prises par hélicoptère que les éoliennes seraient visibles de tous les monuments historiques alentour. Gérard Hénault, le président de la communauté de commune Loches-Sud-Touraine, veut tout de même croire que rien n'est perdu : "Les populations consultées ont fait très largement valoir leur position, et c'est non. On ne veut pas d'éoliennes sur ce secteur. Le document sur lequel le tribunal a planché a été établi par l'architecte des Bâtiments de France. Il montre clairement que ces éoliennes portent atteinte au paysage et au patrimoine bâti de notre département."
"A priori, des services de l'Etat vont mettre à la poubelle un travail établi par un autre service de l'Etat, vous comprendrez ma grande surprise" Gérard Hénault, président de la communauté de commune Loches-Sud-Touraine
Les chances pour les opposants de renverser la vapeur semblent aujourd'hui bien minces. Pourtant, ils affirment qu'ils ne sont pas prêts à se laisser faire. Il n'y a guère que les maires de Bridoré et Sepmes qui restent favorables aux éoliennes. Il faut dire qu'ils ont leur propre projet de parc éolien à défendre.

03/10/18 : Indre-et-Loire : La Chapelle-Saint-Martin : Éoliennes : “ A-t-on encore le droit de dire non ?
La récente décision de justice favorable au parc éolien envisagé dans les communes de Vou et de La Chapelle-Blanche-Saint-Martin (NR du 1er octobre) ne passe pas. En tout cas pas auprès du maire de Ligueil. Même s’il concède que « la justice a le droit de rendre ses avis », Michel Guignaudeau verrait presque le désaveu par la cour administrative d’appel de Nantes de l’opposition de l’État au projet comme un déni de démocratie. Rappelant la forte opposition locale au projet, il martèle que « la démocratie locale s’est exprimée. Par la voix des maires des deux communes concernées et, surtout, par l’opinion publique – les habitants – massivement défavorable à l’installation d’éoliennes à cet endroit ». Il évoque également l’association des maires du Ligueillois qui, « il y a quelques semaines s’est exprimée contre le projet, hormis une abstention ».
Pour l’ancien président de l’ex-Grand Ligueillois, « on ne peut que se féliciter d’avoir eu, à l’époque, des préfets, de département et de région, qui ont suivi l’avis de la population » en refusant d’accorder à la société Volkswind le permis de construire et l’autorisation d’exploitation nécessaires à la mise en route du parc de cinq éoliennes. Refus que la justice vient donc de balayer. « A quoi servons-nous en tant qu’élus ? A-t-on encore le droit de dire non ? Si ces pratiques continuent, il n’y aura même plus besoin d’aller aux urnes », proteste Michel Guignaudeau.
“ Qu’ils nous foutent la paix ! ”

Selon lui, la communauté de communes ne serait pas non plus respectée, dans cette histoire. Elle entame juste l’élaboration de son plan climat (NR des 29 septembre et 1er octobre) qui évoquera forcément la question des énergies renouvelables. « Lorsque nous serons prêts à rendre notre copie [dans quelques mois, NDLR], la décision d’implanter les éoliennes risquent d’être déjà prise, craint le maire de Ligueil. Comment pourrait-on se faire imposer des éoliennes alors qu’il s’agit de notre compétence ? »
Michel Guignaudeau redoute « à tout moment le dépôt d’une demande de permis de construire pour les éoliennes, qui pourrait être accordé ». Il n’exclut pas l’installation d’éoliennes sur le territoire de Loches Sud Touraine, mais « sur des terrains en friche, dans des secteurs où la population y est favorable ». Puis, de manière moins policée, « si des gens veulent absolument des éoliennes chez eux, qu’on les leur donne. Mais qu’ils nous foutent la paix ! ».
Et le maire de Ligueil de conclure : « Les éoliennes gagnent peut-être une manche [référence au titre de l’article paru dans la NR lundi, NDLR]. On essaiera de gagner les suivantes ».
à chaud
> « Pas un sujet tabou ». Ultime regret, pour Michel Guignaudeau : la réunion publique qui s’est tenue le 19 septembre à Manthelan sur la future politique énergétique de la communauté de communes. Et où les éoliennes n’ont suscité que des échanges rapides. Ce soir-là, estime le maire de Ligueil, « les éoliennes auraient nécessité un débat plus franc, plus net. Des gens présents étaient prêts à s’exprimer, mais ne l’ont pas fait. Or, les éoliennes ne sont pas un sujet tabou ».
https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/commune/la-chapelle-blanche-saint-martin/eoliennes-a-t-on-encore-le-droit-de-dire-non?queryId%5Bquery1%5D=57cd2206459a452f008b4594&queryId%5Bquery2%5D=57c95b34479a452f008b459d&page=2&pageId=57da5cf8459a4552008b4b17

03/10/18 : Indre-et-Loire : Preuilly-sur-Claise : Éoliennes : Les Preuillaciens s’informent
L’entreprise WindVision, porteuse du projet d’éoliennes au Petit-Pressigny, a tenu une permanence d’information, jeudi, à la salle des fêtes de Preuilly-sur-Claise. Si ce projet concerne une commune, une zone périphérique de 15 à 20 km de rayon a été déterminée autour, afin d’informer les habitants des communes d’où les éolienne pourraient être visibles. Plusieurs panneaux explicatifs sur ce type de production d’énergie pouvaient être consultés : cycle de vie d’un parc éolien, impact sur l’économie locale, sur la santé, la biodiversité, le fonctionnement et les caractéristiques d’une éolienne, son coût.
D’autres panneaux présentaient les parcs déjà installés par l’entreprise, ainsi que le projet local. Pierre Bessières, ingénieur en énergie renouvelable et Laura Pastre étaient présents pour répondre aux questions des Preuillaciens. Ils ont expliqué quels étaient les critères pris en compte pour choisir l’emplacement d’un parc éolien. Une première phase, en 2017, a concerné l’analyse cartographique. La deuxième phase en 2018-2019 est constituée par l’étude écologique, acoustique et paysagère, ainsi que la communication, les consultations et la concertation avec la population. Le projet sera, peut-être, ensuite défini. Si celui-ci est retenu, il s’ensuivra une étude de faisabilité avec des demandes d’autorisation et une enquête publique sur quinze à vingt-quatre mois. Des classeurs seront consultables dans les communes limitrophes du Petit-Pressigny. Les représentants de l’entreprise affirment que les impacts sur le patrimoine et le paysage sont pris en compte et que plusieurs variantes sont possibles. La décision finale sera prise par le préfet. Si les différentes phases évoluent vers la concrétisation du projet, celui-ci se poursuivra par l’installation et le raccordement vers 2022.
De l’autre côté de la rue, face à la salle des fêtes, l’association anti-éoliennes du Petit-Pressigny tenait elle aussi son stand d’information, confirmant que le débat est loin d’être clos entre pro et anti.
https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/commune/preuilly-sur-claise/eoliennes-les-preuillaciens-s-informent?queryId%5Bquery1%5D=57cd2206459a452f008b4594&queryId%5Bquery2%5D=57c95b34479a452f008b459d&page=10&pageId=57da5cf8459a4552008b4aff


01/10/18 : Indre-et-Loire : Bossay-sur-Claise : Un projet d’aménagement de la salle des fêtes
Extrait :
- Informations diverses. Le maire informe le conseil d’un projet d’éoliennes sur la commune. D’après les informations qu’il a eues, il s’agirait de quatre à cinq éoliennes de 150 mètres de haut produisant deux à trois mégawatts. Elles seraient réparties sur un parcours passant par Faroult, Massuet, Les Baronnières, les Mondains. On l’a informé que chaque éolienne procurerait à la commune un revenu annuel de 2.500 à 3.000 €. Le conseil aura à donner son avis si ce projet se concrétise. Il y aura prochainement des réunions d’information sur ce sujet dans le secteur. Le maire rappelle qu’un projet avait été proposé il y a dix ans et qu’il avait été refusé par le préfet à l’époque à cause de la proximité du parc régional de la Brenne et de la station thermale de La Roche-Posay.

https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/commune/bossay-sur-claise/un-projet-d-amenagement-de-la-salle-des-fetes?queryId%5Bquery1%5D=57cd2206459a452f008b4594&queryId%5Bquery2%5D=57c95b34479a452f008b459d&page=11&pageId=57da5cf8459a4552008b4b17

01/10/18 : Indre-et-Loire : Loches : Éoliennes, géothermie…
Extrait : 
Le diagnostic du cabinet Etik-Presse préconise de développer les éoliennes dans le Lochois et note que le territoire compte trois zones identifiées pour cela dans le schéma régional éolien. Il faudrait également développer le photovoltaïque, la biomasse ou encore le solaire thermique, pour lequel existe « un gisement important ».
https://www.lanouvellerepublique.fr/loches/eoliennes-geothermie

01/10/18 : Indre-et-Loire : La-Chapelle-Blanche-Saint-Martin : Ligueillois : les éoliennes gagnent une nouvelle manche
Pour la justice, le projet éolien à La Chapelle-Blanche-Saint-Martin et Vou est valide. Mais elle n’exige pas de l’État qu’il accorde les permis de construire.
Comme on pouvait s’y attendre (voir NR du 8 septembre), la cour administrative d’appel de Nantes a désavoué le ministère de l’Environnement qui s’oppose, depuis plusieurs années, au projet de parc éolien à La Chapelle-Blanche-Saint-Martin et Vou, près de Loches. Vendredi, elle a suivi les préconisations formulées par le rapporteur public lors de l’audience du 7 septembre.
La justice vient donc d’annuler les décisions prises du préfet qui, en 2015, avait refusé d’accorder à la société Volkswind le permis de construire et l’autorisation d’exploitation nécessaires à la mise en route du parc de cinq éoliennes de 140 m de hauteur.
Les juges nantais confirment ainsi le jugement rendu en première instance par le tribunal administratif d’Orléans qui avait déjà annulé les deux arrêtés.
A la suite de l’avis défavorable rendu par le commissaire-enquêteur, les services de l’État pointaient la « covisibilité » des éoliennes avec soixante-douze monuments historiques. Pour emporter l’adhésion des juges nantais, la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) de la région Centre avait réquisitionné l’hélicoptère de la gendarmerie afin de faire de nouveaux photomontages.
Mais ces relevés « ne peuvent être pris en compte […] compte tenu du caractère manifestement surdimensionné des représentations des éoliennes », considère la cour administrative d’appel de Nantes dans son arrêt.
Un paysage “ sans intérêt particulier ”

Concernant l’impact sur les monuments historiques du secteur, « cette covisibilité n’est pas de nature […] à porter une atteinte significative au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, estiment les juges nantais.
« Il ne ressort pas […] des pièces du dossier que les éoliennes […] seraient en covisibilité depuis le sommet du donjon de Loches ».
La cour considère enfin que les cinq éoliennes n’auront pas de conséquences significatives sur le paysage « constitué de terres agricoles et de secteurs boisés sans intérêt particulier ». « Il avait été, pour cette raison, recensé comme favorable au développement de l’éolien dans le Schéma régional éolien », relève-t-elle.
L’État a donc été condamné en conséquence à verser 1.500 € à Volkswind pour ses frais de justice. La cour ne l’a toutefois pas sommé de délivrer les permis de construire, comme l’avait demandé l’avocate de la société (*).
(*) L’avocate de Volkswind avait rappelé que ses clients s’étaient déjà heurtés à trois refus de permis de construire et deux autres d’autorisation d’exploitation successifs.
https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/commune/la-chapelle-blanche-saint-martin/ligueillois-les-eoliennes-gagnent-une-nouvelle-manche


29/09/18 : Loir-et-Cher : Fontaine-Raoul : Un projet éolien très hypothétique
Extrait
Projet éolien. Luc Granger, maire, a fait part à l’ensemble du conseil municipal d’un éventuel projet éolien sur la commune. Une personne de la société « Soleil du Midi » basée à Toulouse est venue sur place pour présenter ce projet. Les endroits propices se trouvent en partie dans la forêt de Fréteval dont le propriétaire est la Caisse des dépôts et consignations. La société devra donc se rapprocher de la Caisse des dépôts et consignations.
https://www.lanouvellerepublique.fr/loir-et-cher/commune/fontaine-raoul/un-projet-eolien-tres-hypothetique

28/09/18 : Loir-et-Cher : Projet éolien de Saint-Loup : après les ateliers des visites 😡
On a une majorité plutôt favorable. Si certains riverains ont particulièrement donné de la voix le 11 septembre dernier en réunion de concertation sur le projet éolien de Saint-Loup-sur-Cher (lire NR du 13 septembre), Maxime Floriot, chef de projet au sein d’Epuron, préfère surtout retenir les avancées sur le sujet.
Notamment à l’issue des ateliers participatifs qui étaient proposés sur le thème des mesures d’accompagnement qui pourraient compléter ce projet, sept éoliennes d’une hauteur de 165 m qui semblent arrêtées à ce stade du dossier. Un moyen de « réfléchir à ce que ce projet peut apporter au-delà des nuisances qu’ils craignent », résume Maxime Floriot, dont l’équipe a retenu parmi les propositions formulées « la création de haies pour réduire la visibilité sur le parc, des mesures d’aide et d’accompagnement pour relancer l’activité de la commune, en créant des commerces et chambres d’hôtes, et pourquoi pas relancer le projet de barrage électrique à Châtres-sur-Cher. »
Prochaine étape du projet, une visite des parcs éoliens de la vallée de Torfou (en construction) sur les communes de Sainte-Lizaigne et Les Bordes (36) et des Trois Ormes sur les communes de Cerbois, Lazenay et Limeux, sera organisée le samedi 17 novembre de 14 h à 18 heures.
https://www.lanouvellerepublique.fr/loir-et-cher/commune/saint-loup/projet-eolien-de-saint-loup-apres-les-ateliers-des-visites?queryId%5Bquery1%5D=57cd2206459a452f008b4594&queryId%5Bquery2%5D=57c95b34479a452f008b459d&page=4&pageId=57da5cf9459a4552008b4b2f


21/09/18 : Loiret et Seine-et-Marne : 😠Dans les coulisses d’une éolienne
A cheval sur les communes de Mondreville, Gironville (Seine-et-Marne) et Sceaux-du-Gâtinais (Loiret), le plus grand parc éolien d’Ile-de-France possède 12 turbines qui alimentent 12 000 foyers par an en énergie propre. Implanté depuis 2015 dans le parc du Gatinais, il fournit 24 mégawatths d’électricité, reversés dans le réseau traditionnel. Mais comment l’énergie peut-elle être produite par le simple mouvement de ces rotors, équipés de pales de 8 tonnes chacune ? Le producteur d’énergie Akuo nous explique le fonctionnement de ces moulins à vent depuis la nacelle perchée à 70 mètres d’altitude.
Vidéo en ligneCet article est proposé par Enedis - L'équipe éditoriale du Parisien / Aujourd'hui en France n'a pas participé à sa rédaction.
http://www.leparisien.fr/environnement/transition-connectee/dans-les-coulisses-d-une-eolienne-21-09-2018-7891956.php

21/09/18 : Indre-et-Loire : Éoliennes : le Sud Touraine à l’heure des choix
Le président de Loches Sud Touraine, Gérard Hénault (debout), a ouvert la réunion qui s’est déroulée mercredi soir dans la salle des fêtes de Manthelan.
Mercredi, la dernière réunion publique sur les orientations de la communauté de communes a abordé l’énergie. Et donc l’épineuse question des éoliennes…
Tout le monde s’attendait à une foire d’empoigne. Pensez donc : une réunion publique sur le cap que va choisir la communauté de communes en matière d’énergie au moment même où plusieurs projets de parcs éoliens suscitent de vives oppositions (*)… Mais mercredi soir, à Manthelan, les 60 participants, dont beaucoup d’élus, s’en sont tenus à la « courtoisie républicaine » demandée par le président de Loches Sud Touraine, Gérard Hénault.
Le maire de Bridoré, Christian Baritaud, a bien mis les pieds dans le plat. Il est l’un des rares élus du Lochois à se revendiquer « favorable à l’éolien » et, sur sa commune, entre 3 et 5 éoliennes pourraient voir le jour. « Il faut arrêter d’être égoïstes et penser aux générations futures, a-t-il plaidé. Les éoliennes rapporteront peu à la commune, mais beaucoup à la communauté de communes qui pourrait utiliser cet argent pour financer, par exemple, la rénovation de l’habitat. »
“ Produire de l’énergie ici ”
En réponse, Maggy Ernst, de l’association Adeb37 mobilisée contre le projet éolien de Sepmes, s’est simplement appuyée sur un rapport de la Cour des comptes qui explique, selon elle (lire nos précisions ci-dessous), que « les énergies intermittentes ont coûté 121 milliards d’euros à la Nation. Cet argent ne sert pas à la création d’emplois. En outre, les éoliennes et le photovoltaïque produisent irrégulièrement. Pour compenser, elles nécessitent d’autres sources d’énergie comme les centrales à combustible fossile. Travaillons plutôt sur des énergies locales qui créent de l’emploi. Nous sommes un territoire fragile. Ne faisons pas de choix qui ferait prendre des risques à la collectivité. »
En ouverture de séance, Éric Moreau, vice-président de la communauté de communes chargé de piloter le plan climat-air-énergie territorial, avait résumé le défi qui attend Loches Sud Touraine par ces mots : « Produire de l’énergie ici, l’utiliser ici. Comme cela, la richesse reste ici. » Dans cette veine, Francis Pelletier, candidat désormais déclaré à la mairie de Descartes, a défendu une idée mise en pratique dans une collectivité de l’Indre : et si Loches Sud Touraine créait une société d’économie mixte investissant dans les énergies renouvelables?
Reste à savoir ce qu’il restera des débats des trois réunions publiques qui viennent d’avoir lieu (lire NR d’hier) dans le projet de territoire qu’adopteront les élus de Loches Sud Touraine.
(*) Plusieurs représentants de l’APEP, contre l’installation d’une dizaine d’éoliennes au Petit-Pressigny, étaient là, mais n’ont pas pris la parole.
https://www.lanouvellerepublique.fr/loches/eoliennes-le-sud-touraine-a-l-heure-des-choix

21/09/18 : Indre-et-Loire : Loches : Ce que dit vraiment la Cour des comptes
• « 121 milliards d’euros ». Une opposante aux éoliennes (lire ci-dessus) a affirmé, mercredi soir, qu’un rapport de la Cour des comptes de mars dernier indique que « les énergies intermittentes ont coûté 121 milliards d’euros à la Nation ». Ce n’est pas exactement ce que dit le rapport de la Cour des comptes (*) : ces 121 milliards d’euros de soutien public, qui ne concernent pas que les éoliennes terrestres, s’échelonneront en réalité jusqu’en 2046.
Mais il mentionne que « les charges de soutien aux énergies renouvelables électriques sont amenées à s’accroître significativement dans les années à venir ».
• Peu d’emplois. Autre objection de l’opposante aux éoliennes : les énergies solaires et éoliennes ne créent pas d’emploi et il n’y aurait pas de « filière pérenne ».
Le rapport de la Cour des comptes mentionne en effet que « l’industrie française est loin d’avoir pleinement bénéficié de l’essor économique observé sur le marché des énergies renouvelables ces dernières années ».
Une situation qui s’explique, selon la Cour des comptes, par les « spécificités du tissu [industriel] français[…] moins propice à l’extension ou à la conversion aux activités de production pour les énergies renouvelables ».
« Ce bilan industriel décevant doit être mis en regard des moyens considérables qui sont consacrés au développement des énergies renouvelables, en particulier aux énergies renouvelables électriques », poursuit le rapport, qui plaide pour une politique visant à « adapter » le tissu industriel au développement des énergies renouvelables.
Il constate par ailleurs des « retombées sur l’emploi réelles », même si elles sont « en deçà des objectifs initiaux ». La Cour des comptes place en outre l’éolien terrestre parmi les filières d’énergies renouvelables « les plus pourvoyeuses d’emplois ».
• Production irrégulière. Selon la Cour des comptes, « le prochain défi pour les énergies renouvelables électriques sera de gérer leur intermittence et leur variabilité par le développement de technologies de stockage ».
Parmi ces technologies, les batteries constituent « une filière porteuse », indique le rapport.
• « Simplification des procédures administratives ». Dans son rapport, la Cour des comptes prône une « simplification des procédures administratives » afin d’« accélérer le déploiement des projets » éoliens (et photovoltaïques). Cette partie-là du rapport n’a rien pour plaire aux anti-éoliens…
(*) La Cour des comptes prône, par ailleurs, un plus grand soutien aux énergies renouvelables thermiques.

19/09/18 : Indre-et-Loire : “ Nos campagnes sont sacrifiées ! ”
Pourquoi veulent-ils venir dans le Sud Touraine ? C’est uniquement une histoire d’argent ! Maggy Ernst, de l’association Adeb37 (Association de défense de l’environnement du Besland), basée à Ciran, et opposée au projet éolien de Sepmes, pose la question des subventions publiques pour développer l’éolien. Elle présente un « business plan » d’un promoteur qu’elle a affiné avec des données locales pour le cas d’un parc de six éoliennes d’une durée de vingt ans.
Or, selon elle, « le prix d’achat de l’électricité produite n’est pas garanti vu le contexte concurrentiel ». Dans cette projection, elle inclut le coût du démantèlement des éoliennes, la dépréciation immobilière, estimée à 10 %… Et n’a pas chiffré les pertes économiques liées à une éventuelle baisse de la fréquentation touristique.
La présidente de l’Adeb 37, Colette Jourdanne, et sa voisine Sylvie Desmit approuvent la démonstration. Toutes deux habitent la commune de Bossée, près des parcelles susceptibles d’accueillir le parc éolien de Sepmes. Sylvie Desmit a quitté le nord de la France en 2009 pour rénover ici une ferme en ruines. Un cadre « beaucoup plus agréable avec mes chevaux », dit-elle. Colette Jourdanne possède un bien familial magique, au lieu-dit « Les Etangs » : des vestiges d’un château médiéval, avec une tour entièrement rénovée, transformée en gîte. Du haut de cette tour, on aperçoit les étangs creusés par les moines (sa demeure a été également un prieuré rattaché à l’abbaye de Cormery), et derrière, le mât de mesure installée par David Energie de 100 m de haut.
Les trois femmes émettent de sérieux doute sur les vitesses de vent. « Nous avons cinquante jours de vent par an », notent-elles, se demandant si l’intérêt premier du promoteur éolien est bien de produire de l’électricité. « Nos territoires vont être pourris et mités par un mitage de petits parcs de moins de six éoliennes, parce que cela assure un tarif d’achat d’électricité pour vingt ou vingt-cinq ans en dessous de 3 mégawatts/heure ». Quand elles ont pris connaissance de la lettre d’information du promoteur David Energies distribuée en boîte aux lettres récemment, « cela a été un choc, car ce projet date quand même de 2015 ».
L’Adeb37, initialement consacrée au patrimoine local, riche en église, châteaux et monuments inscrits, a décidé de diffuser une information contradictoire sur internet (adeb37.com), via des tracts… Selon elle, quatorze gîtes vivent du tourisme ici. « J’imagine mal les gens venir en vacances près d’une éolienne. On a le sentiment que nos campagnes sont sacrifiées »

https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/commune/sepmes/nos-campagnes-sont-sacrifiees
19/09/18 : Indre-et-Loire : Trois à cinq éoliennes sous le vent de Sepmes
La société David Energies étudie l’implantation d’un parc éolien à Sepmes. Elle attend les données recueillies avec son mât de mesures pour finaliser le projet.
Combien d’éoliennes prévues à Sepmes ? Nicolas Sicot, chef de projet de la société angevine David Energies, reste vague : « Entre trois et cinq machines, dit-il. Cela dépend de la zone d’implantation, des études sur la biodiversité, sur le paysage, sur la possibilité de les implanter en paquet, en ligne, en parallèle… En tout cas, pas moins de trois machines ».
En 2015, le développeur d’éolien a obtenu l’accord du conseil municipal pour étudier la création d’un parc éolien. En mars dernier, un mât de mesures du vent a été installé au nord-est de la commune (voir infographie). En décembre, David Energies choisira le type d’implantation et lancera une étude d’impact. Le dossier devrait être déposé début 2019. Une enquête publique d’un mois aura également lieu.
La société David Energies se montre intéressée par ce territoire vierge en éolien qu’est l’Indre-et-Loire. « Il n’y a pas de raisons qu’il n’y ait pas d’éoliennes en Touraine, dit Nicolas Sicot. Ce qui bloque, c’est une opposition virulente contre ces projets. Le secteur du Sud Touraine est pourtant propice à cette énergie ». Un des arguments des anti-éoliens est la faiblesse de la vitesse du vent dans ce secteur, dans les 4 à 4,5 m/s. « Le vent est moyen, pas très fort, admet le chef de projet. Mais on s’intéresse de plus en plus à ces régions, chose que l’on ne faisait pas avant, car les machines ont évolué techniquement. On ne sort pas de projet éolien qui n’est pas rentable financièrement parlant. L’éolien, c’est une industrie qui doit être rentable. » David Energies n’envisage pas des aérogénérateurs de 200 mètres de haut, comme un concurrent le prévoit plus au sud, au Petit-Pressigny. « Ces machines de 200 m de hauteur en bout de pales restent exceptionnelles », admet-il. A Sepmes, le modèle envisagé serait le plus courant, de 150 mètres de hauteur en bout de pales.
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ÉNERGIE SEPMES

https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/commune/sepmes/trois-a-cinq-eoliennes-sous-le-vent-de-sepmes
18/09/18 : Indre : Renforcer la distribution d’énergie renouvelable😡
Face à une demande croissante de raccordement de producteurs d’énergie renouvelable et dans le cadre du schéma régional du climat, de l’air et de l’énergie (SRCAE), Enedis s’est engagée dans la réalisation d’un nouveau poste source, à Paudy. Le dix-septième dans l’Indre, département qui possède la plus grande zone favorable à l’éolien dans la région Centre-Val de Loire.
Aujourd’hui, soixante contrats éoliens ont été signés et soixante autres sont en cours de signature. Il devenait donc indispensable de créer un nouveau poste source avant d’arriver à saturation.
Jeudi matin, en présence de Joël Lancman, du bureau régional d’ingénierie (BRIPS) et de Bernard Conscience, directeur territorial Enedis dans l’Indre, le deuxième transformateur de 40 mégawatts a été livré, venant ainsi compléter le poste de 80 mégawatts, installé le 6 août. Début 2019, ce site aura donc une capacité de 120 MW, et sa conception pourrait permettre une extension à 240 MW.
Cinq années de travail auront été nécessaires à la construction de ce poste. « Sans dépassement de budget et dans les délais impartis », souligne Joël Lancman. Enedis et RTE (réseau de transport d’électricité), qui travaillent de concert sur ces réalisations, ne cachent pas leur satisfaction. « L’investissement d’Enedis est de 8.620 K€ et de 2.680 K€ pour RTE. » Soit plus de 11 millions d’euros. « Pour donner une idée de la capacité du poste source, nous pourrons alimenter en énergie renouvelable l’équivalent d’une ville de 40.000 habitants. »
Arrivé sur le site sur une plateforme de camion mesurant près de vingt mètres de long, le transformateur de 45 tonnes, construit en dix-huit mois par la société Jeumont-Schneider, de Lyon, a été déposé sur des rails après séparation en deux de la plateforme du camion.

https://www.lanouvellerepublique.fr/issoudun/renforcer-la-distribution-d-energie-renouvelable

13/09/18 : Loir-et-Cher : Saint-Loup : Vent debout contre le projet éolien
Le ton est monté, lundi soir, à la salle des fêtes de Saint-Loup. Plusieurs riverains concernés par le projet d’éoliennes étaient en effet venus demander des comptes à la société Epuron.
« Ma colère monte. Si j’avais connu ce projet avant, jamais je n’aurais acheté ces écuries. Personne ne va jamais vouloir me confier des chevaux avec une éolienne » A l’image de cet habitant de Saint-Loup installé à quelques centaines de mètres de l’un des mâts envisagés, une poignée d’habitants est venue dire son inquiétude aux représentants d’Epuron et à la municipalité, elle, aussi présente, parmi une quarantaine de participants.
“ On peut essayer d’en tirer mieux ”

Avec de nombreuses questions. « Saint-Loup, en propre, bénéficie de quoi ? », « qu’est ce qu’on va nous donner en échange des nuisances sonores et visuelles ? » Et ce ne sont pas la « dizaine de milliers d’euros de fiscalité et 280.000 € d’investissement », annoncés pour la commune qui apaiseront cet autre habitant :« Quand je vois la rentabilité de ce type de société sur l’éolien, je me dis qu’on peut essayer d’en tirer mieux. »
Initié en 2016 et encore en phase de concertation, le projet peut encore évoluer sur le plan de la fiscalité souligne de son côté Maxime Floriot, le chef de projet en charge de Saint-Loup : « Tout peut changer, la fiscalité et les réglementations évoluent tout le temps. On attend la nouvelle loi de finances. »
Concrètement, à ce jour, le nombre de sept éoliennes et la hauteur de 150 m semblent arrêtés. De même, le choix de la zone sud a été retenu « afin d’éloigner les éoliennes des maisons le plus possible. Les éoliennes sont à plus de 1.000 m des habitations, excepté à cinq endroits », englobant Les Terres-Charats, Les Bonnes, Les Communaux et Les Sauliats.
Capables d’alimenter 20.000 foyers hors chauffage, les sept éoliennes permettraient « aussi d’avoir deux emplois locaux pour la maintenance et un emploi pour l’exploitation » est aussi venue dire la société Epuron à cette assemblée, aussi composée de quelques soutiens au projet.
En attendant de connaître les résultats des études acoustiques, paysagères et environnementales, des représentants d’associations participaient à l’échange, notamment le délégué de la Ligue de protection des oiseaux qui a souligné l’existence d’une zone de protection spéciale (ZPS) sur le périmètre choisi pour ce projet de parc éolien.
Des ateliers sur le thème des mesures d’accompagnement étaient ensuite proposés aux participants sur le thème des « accompagnements possibles ». « C’est ce qu’on appelle noyer le poisson », lâche l’un des opposants à l’issue de la présentation.
https://www.lanouvellerepublique.fr/loir-et-cher/commune/saint-loup/vent-debout-contre-le-projet-eolien-2

12/09/18 : Eure-et-Loir : Laure de La Raudière (Constructifs) : "Critiquer systématiquement le gouvernement, c’est jouer le jeu des extrêmes"
Extrait : Eoliennes
"Le projet de parc éolien au Thieulin et à Fruncé est pile dans les cônes de vue lointaine de la cathédrale les plus admirables d’Eure-et-Loir. J'ai toujours été contre le mitage éolien. On bousille les paysages de notre pays. Mais est-ce que l’on crée réellement beaucoup d’emplois, en France, grâce à l’éolien terrestre ? Pas beaucoup. Cela représente un montant de subventions de plusieurs milliards d’euros. N’aurait-on pas intérêt à mettre cet argent dans une filière industrielle éolienne marine et flottante, dont nous maîtrisons la technologie ? Cette filière offre des atouts : pas de problème de protection des paysages et pas d’atteinte à la biodiversité."😏

https://www.lechorepublicain.fr/chartres/politique/2018/09/11/laure-de-la-raudiere-constructifs-critiquer-systematiquement-le-gouvernement-cest-jouer-le-jeu-des-extremes_12977457.html

09/09/18 : Indre : Mâron : la résistance au projet éolien s'organise
Le projet d’implantation d’un parc éolien sur les communes de Mâron et Sassierges-Saint-Germain n'est pas du goût de tout le monde.
Une association Pour la sauvegarde du visuel extérieur a vu le jour, présidée par Isabelle de Gontau-Biron. Isabelle de Tilly assure la vice-présidence et Mauricette Lumet, le secrétariat.
Réflexion sur les actions à mener
A l’initiative de l’association, la salle polvalente de Maron a été le cadre, mercredi, d’une réunion visant à débattre sur le sujet. « Avec ces projets éoliens nos paysages berrichons sont en danger », a souligné en préambule la présidente avant de laisser la parole à M. de Tarlé. Ce dernier au cours d’un large exposé avec chiffres et citations à l’appui a soulevé quatre points « paysages défigurés ; dévaluation du patrimoine immobilier ; la destruction de la faune ornithologique ; la santé des habitants ».
Autant de sujets sur lesquels les participants ont débattu au cours de la réunion à laquelle assistaient plusieurs membres du collectif d’Ambrault-Vouillon, tout comme des membres de Vivre en Boischaut.
Un habitant de Vouillon a apporté son témoignage sur « le bruit causé par les pales des éloliennes installées à 553 mètres » de son domicile. Un habitant de Bois-Ramier (Ambrault) a fait remarquer que « l’electricité fabriquée ici est destinée à alimenter Châteauroux. Vous en voyez des éoliennes la-bas ? »
Une autre membre du collectif a insisté pour sa part sur les troubles et la gêne pour la santé.
Les opposants au projet vont désormais réfléchir sur les prochaines actions à mener.
https://www.lanouvellerepublique.fr/indre/commune/maron/maron-la-resistance-au-projet-eolien-s-organise


08/09/18 : Indre-et-Loire : Au Petit-Pressigny, l’impossible dialogue face aux éoliennes
> Dix éoliennes. Hier soir, le refus, par le préfet de Région, du projet de La Chapelle-Blanche-Saint-Martin a été cité par les opposants à un autre parc éolien : celui du Petit- Pressigny.
L’évolution judiciaire dans ce dossier (lire ci-dessus) n’était pas encore connue des 90 participants à la réunion publique que l’Associa- tion pour la protection de l’environ- nement pressignois a organisée dans la salle des fêtes de la commune. Elle refuse l’installation de dix éoliennes (au maximum), réparties sur une distance de 7 km sur le plateau dominant Le Petit- Pressigny. Les éoliennes mesureraient 200 m de hauteur et verraient le jour en 2021.
> Les contre. Au fil de la réunion, les arguments classiques des opposants aux éoliennes sont revenus : nuisances sonores, dommages sur le cadre de vie, co-visibilité avec les monuments historiques, impacts supposés sur la faune, crainte d’une dévalorisation de l’immobilier… Les vents sont également jugés trop faibles pour que le projet soit utile.
> Les pour. Difficile de faire entendre une voix différente dans l’assemblée presque entièrement opposée au projet éolien. Christophe Dupin, porte-parole d’Europe Écologie-Les Verts, s’y est essayé, notamment en tentant de relativiser l’impact visuel des éolien- nes ou en invitant les Petits-Pressi- gnois à aller vérifier ailleurs les conséquences des parcs éoliens.
« Si on ne veut pas de nucléaire, pas d’éoliennes non plus, on veut quoi ? Quelle énergie propre va-t-on pouvoir mettre en place, alors ? », s’est interrogé Vincent Peltier, agriculteur à Bossay-sur-Claise. La question reste entière.
https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/commune/le-petit-pressigny/au-petit-pressigny-l-impossible-dialogue-face-aux-eoliennes
08/09/18 : Indre-et-Loire : La Chapelle-Blanche-Saint-Martin : 
Éoliennes en Ligueillois : feu vert en vue malgré l’opposition.
La justice administrative pourrait bien donner son feu vert au parc éolien à La Chapelle-Blanche-Saint-Martin et Vou. C’est l’avis du rapporteur public.
C’est peu de dire que, localement, les cinq éoliennes envisagées entre La Chapelle-Blanche-Saint-Martin et Vou ont soulevé une fronde massive.
La mobilisation fut telle qu’elle a pesé dans l’avis négatif rendu par le commisaire-enquêteur. Dans la foulée, le préfet de Région s’était opposé au projet de parc éolien.
En 2015, les services de l’État avaient, en effet, successivement refusé de délivrer à la société Volkswind les permis de construire et l’autorisation d’exploitation nécessaires à sa mise en route.
Pour justifier ses décisions, le préfet de Région avait mis en avant les « insuffisances » de l’étude d’impact du projet sur la cigogne noire, une espèce protégée. Surtout, il avait listé les « soixante-douze »monuments historiques qui risquaient, dans un rayon de 15 km, d’être « en co-visibilité » avec ces cinq éoliennes de 120 m de hauteur.
La « topographie spécifique du site », sur un éperon rocheux, aura pour conséquence de rendre les éoliennes « clairement visibles depuis le donjon de Loches, haut lieu patrimonial et touristique », s’inquiétait l’administration.
Déjà, en première instance, le tribunal administratif d’Orléans avait donné tort au préfet de Région et annulé ses deux arrêtés qui bloquaient le projet éolien. Cette fois, c’est la cour administrative d’appel de Nantes qui pourrait bien aller dans le même sens et donner son feu vert aux cinq éoliennes.
Hier, le rapporteur public – dont les avis sont souvent suivis par les juges – a ,en effet ,préconisé de désavouer l’État et de confirmer le premier jugement.
L’étude de l’État “ sujette à caution ” ?
Il a ainsi comparé les nombreux photomontages de la préfecture d’Indre-et-Loire – « pris avec l’hélicoptère de la gendarmerie » – et ceux des élus locaux opposés au projet – « qui se sont transformés en photographes amateurs pour l’occasion » – avec ceux de Volkswind. « D’un côté, on nous montre quasiment des tours Eiffel du XXIe siècle et ,de l’autre ,des éoliennes pratiquement invisibles… » Et de trouver les photomontages de l’État « moins convaincants » que ceux de la société, en concluant que « la crédibilité de la contre-étude de l’État est donc sujette à caution ».
Il a ,en outre, estimé qu’il n’y avait « aucun élément au dossier pour certifier qu’un risque de collision avec une cigogne noire perdure dans la région ».
L’avocate de Volkswind a insisté sur les photomontages « absolument pas fiables », selon elle, de l’État. Elle a aussi rappelé que ses clients s’étaient déjà heurtés à trois refus de permis de construire et deux d’autorisation d’exploitation successifs…
Elle a donc invité les juges à ordonner au préfet de délivrer ces documents, et pas seulement de réexaminer sa demande. La cour administrative d’appel de Nantes rendra sa décision dans les prochaines semaines.
https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/commune/la-chapelle-blanche-saint-martin/eoliennes-en-ligueillois-feu-vert-en-vue-malgre-l-opposition

07/09/18 : Indre-et-Loire : Eoliennes : feu vert en vue pour Vou et La Chapelle-Blanche-Saint-Martin 😠😠😠
Le rapporteur public a préconisé, ce vendredi, à la cour administrative d'appel de Nantes, de désavouer le ministère de l'Environnement, qui s'oppose depuis plusieurs années au projet de parc éolien de Vou et La Chapelle-Blanche-Saint-Martin.
Le magistrat, dont les avis sont souvent suivis par les juges, a suggéré, ce vendredi 6 septembre 2018, à la cour d'appel de Nantes, de confirmer le jugement rendu en première instance par le tribunal administratif d'Orléans. Un premier jugement de 2017 qui était favorable au projet de parc de cinq éoliennes à Vou et La Chapelle-Blanche-Saint-Martin, mais contre lequel l'Etat avait déposé un recours.
Pour rappel, en juillet et août 2015, les services de l'Etat avaient successivement refusé de délivrer à la société Volkswind les permis de construire et l'autorisation d'exploitation nécessaires à la mise en route de son parc éolien. Le commissaire-enquêteur, au terme de l'enquête publique, avait lui-même émis un avis défavorable au projet.
Co-visibilité avec les monuments historiques ?
Pour justifier ses décisions, le préfet avait mis en avant les "insuffisances" de l'étude d'impact du projet sur la cigogne noire, un "enjeu local fort s'agissant d'une espèce protégée". Surtout, il avait listé les "soixante-douze" monuments historiques qui risquaient, dans un rayon de 15 km, d'être "en co-visibilité" avec ces cinq éoliennes de 120 m de haut.
Ce vendredi, devant la cour administrative d'appel de Nantes, le rapporteur public a ainsi comparé les nombreux photomontages de la préfecture d'Indre-et-Loire - "pris avec l'hélicoptère de la gendarmerie" - et ceux des élus locaux opposés au projet - "qui se sont transformés en photographes amateurs pour l'occasion" - avec ceux de Volkswind.
"D'un côté on nous montre quasiment des tours Eiffel du XXIe siècle, et de l'autre des éoliennes pratiquement invisibles... Tout est question d'appréciation", s'est amusé le magistrat, qui a invité les juges à faire preuve de "prudence" dans ce type de dossier. Il rappelait encore que la plupart des monuments sont "à plus de 5 km" du site.
Risque de collision avec une cigogne noire ?
"Il n'y a aucun élément au dossier pour certifier qu'un risque de collision avec une cigogne noire perdure dans la région", a par ailleurs ajouté le magistrat. Il a préconisé, en conséquence, de rejeter le recours de l'Etat contre le jugement du tribunal administratif d'Orléans et de le condamner à verser 1.500 € à Volkswind pour ses frais de justice.
La cour administrative d'appel de Nantes, qui a mis sa décision en délibéré, rendra son arrêt dans les prochaines semaines.
Guillaume Frouin (PressPepper)
Plus de 240 éoliennes pour Volkswind
Volkswind a déjà monté "plus de 240 éoliennes" en France, soit "l'équivalent de la consommation électrique d'une ville comme Nantes", explique la société sur son site. L'entreprise se prévaut aussi d'avoir développé en 2001 "le plus grand parc éolien d'un seul tenant" en France, à Cormainville et Guillonville (Eure-et-Loir) : il compte 30 éoliennes.

https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/commune/la-chapelle-blanche-saint-martin/eoliennes-feu-vert-en-vue-pour-vou-et-la-chapelle-blanche-saint-martin

04/09/18 : Loir-et-Cher : Nouvelle concertation éolienne à Saint-Loup-sur-Cher
Le projet éolien de Saint-Loup-sur-Cher est de retour sur le devant de la scène. La société Epuron qui pilote le dossier depuis 2016 organise en effet son troisième atelier de concertation le 10 septembre. Pour mémoire, deux précédents rendez-vous avaient été menés avec les habitants de la commune de la vallée du Cher aux mois de mai et juin dernier.
Au cours de ce troisième atelier, les participants répondront à la question suivante : Comment intégrer au mieux un projet éolien sur notre territoire ? en réfléchissant notamment aux mesures compensatoires et d’accompagnement les plus adaptées à leur territoire. « De plus, nous présenterons le scénario probable d’implantation issue des résultats des études et du deuxième atelier de concertation », fait valoir l’entreprise porteuse du projet qui ambitionne d’installer entre 4 et 10 éoliennes sur le périmètre de Saint-Loup-sur-Cher. La zone d’étude correspondant au plateau agricole au sud de la commune et englobe les Terres Charats, les Bonnes, les Communaux et les Sauliats. Parallèlement à ces réunions de concertation, des études paysagère, environnementale et acoustique ont été réalisées.
Lundi 10 septembre, 19 h, salle des fêtes.
https://www.lanouvellerepublique.fr/loir-et-cher/commune/saint-loup/nouvelle-concertation-eolienne-a-saint-loup-sur-cher


03/09/18Financement participatif : 50.750 euros prêtés par 104 personnes pour le projet éolien de Bridoré en Indre-et-Loire 😡😡
Grâce à une opération de financement participatif, la société BayWa r.e, spécialisée dans les énergies renouvelables, a pu récolter plus de 50.000 euros pour financer trois à cinq éoliennes sur la commune de Bridoré en Indre-et-Loire. La somme sera remboursée par trimestre dès le 11 novembre
Du financement participatif pour une énergie renouvelable
L'opération est de plus en plus fréquente : des éoliennes financées grâce à des plateformes de crowdfounding, de financement participatif. Ainsi, entre le 25 juin et le 6 août, les habitants du Centre-Val de Loire ont eu l'opportunité de prêter de l'argent à BayWa r.e. France pour financer le développement de d'un projet éolien à Bridoré en Indre-et-Loire.
50.750 euros récoltés
En 45 jours, 104 personnes ont investi entre 50€ et 3.000€ (le montant maximum autorisé) pour un prêt d'une durée de deux ans. Les remboursements auront lieu tous les trimestres, intérêt et capital, et le premier versement sera perçu par les prêteurs dès le 11 novembre 2018. De plus, ils seront informés des avancées de ce projet de parc éolien dont ils ont financé une partie du développement.
4e opération de ce type lancée par BayWa r.e
Cette opération, la 4ème lancée par BayWa r.e. France sur Lendosphere, avait trois particularités :
- Elle favorise le recours à une épargne en circuit court et permet des retombées économiques directes pour les riverains des projets.
- Elle permettait aux citoyens d'investir en plaçant leur épargne et de devenir ainsi les « banquiers » de ce parc éolien grâce au financement participatif.
- Elle proposait des conditions préférentielles aux habitants les Communautés de communes Loches Sud Touraine et Châtillonnais-en-Berry ainsi qu'aux riverains du projet habitant Bridoré, Verneuil-sur-Indre, Saint-Hippolyte et Fléré-la-Rivière.
Une énergie propre et locale produite en « Terres de Pèle-joue »
Ce parc éolien comptera 3 à 5 machines implantées sur le lieu-dit des « Terres de Pèle-joue », entre Bridoré et Verneuil-sur-Indre, pour une puissance totale installée comprise entre 7,5 MW et 20 MW. Des études naturaliste, paysagère et acoustique sont en cours de réalisation et permettront de constituer le dossier de Demande d'Autorisation Environnementale (DAE) qui sera déposé en préfecture de département. Un mât de mesures de vent a été installé le 11 juin dernier et permettra de définir précisément le gisement venteux sur le site d'implantation.
https://france3-regions.francetvinfo.fr/centre-val-de-loire/indre-loire/financement-participatif-50750-euros-pretes-104-personnes-projet-eolien-bridore-indre-loire-1534830.html

03/09/18Indre-et-Loire : Axel Kahn ne s’associera pas aux anti-éoliennes du Petit-Pressigny 😡😡
A la fin de la conférence qu’il a donnée samedi lors du comice rural de Ligueil (NR des 30 août et 2 septembre), le scientifique Axel Kahn, a été interrogé par Francis Pelletier des Fédérés de Descartes sur le projet éolien envisagé au Petit-Pressigny, sa commune de naissance. Axel Kahn, qui avait été sollicité par les opposants aux éoliennes, a indiqué avoir décliné leur sollicitation, préférant s’en tenir à une « prudente neutralité ». Sur le fond, il a semblé être favorable aux éoliennes mais a pointé le flou entourant, selon lui, la question de leur démantèlement et certains risques de conflit d’intérêt. Il s’est montré en revanche totalement favorable au photovolotaïque.

https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/commune/le-petit-pressigny/axel-kahn-ne-s-associera-pas-aux-anti-eoliennes-du-petit-pressigny

28/08/18 : Eure-et-Loir : Ermenonville-la-Grande : le projet d'éoliennes a du plomb dans l'aile
A Ermenonville-la-Grande, le projet d'implantation d'éoliennes bat de l'aile. La cour d'appel a suspendu l'avancée du dossier.
A Ermenonville-la-Grande, le projet d'implantation d'éoliennes bat de l'aile. La cour d'appel a suspendu l'avancée du dossier. En cause notamment la co-visibilité avec la cathédrale de Chartres. Selon L'Echo Républicain, la Préfecture estime que ce champ d'éoliennes aurait porté atteinte au monument historique, classé au patrimoine. La décision n'est pas définitive. La cour d'appel rendra un autre jugement dans les mois à venir. Le Conseil d'Etat pourrait même être saisi.

https://www.evasionfm.com/actualite-37181-ermenonville-la-grande-le-projet-d-eoliennes-a-du-plomb-dans-l-aile.html?version=seine%20marne%20sud

28/08/18 : Eure-et-Loir : Le projet de cinq nouvelles éoliennes suspendu à Ermenonville-la-Grande
La cour d’appel suspend le projet de construction de cinq éoliennes à Ermenonville-la-Grande, malgré leur « co-visibilité minime » avec la cathédrale de Chartres.
Les nuages s’amoncellent au-dessus du parc éolien d’Ermenonville-la-Grande. En janvier dernier, les premiers juges saisis, au tribunal administratif à Orléans, avaient ordonné à l’État de délivrer, sous trois mois, un permis de construire au groupe WKN, qui se présente comme « l’un des développeurs les plus importants sur le marché européen » des éoliennes. WKN veut élever cinq éoliennes en bordure de l’autoroute A11.
« Ils sont fatigués par le double discours de l’État »
Ce projet se situe juste à côté d’un autre parc éolien, celui de son concurrent Eco Delta, qui avait finalement obtenu, en 2017, l’autorisation d’implanter quatre éoliennes après plusieurs recours en justice.
La préfecture a fait appel pour WKN, demandant de geler les effets du jugement d’Orléans (voir notre édition du 12 juillet). Et la cour d’appel est d’accord, estimant, dans son arrêt, que « le moyen invoqué paraît, en l’état du dossier, être sérieux » : « Au moins une partie des éoliennes sera en situation de co-visibilité avec la cathédrale de Chartres. Cette situation est de nature à porter atteinte à ce monument historique inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco ».
À l’audience, l’avocat de WKN avait fait valoir que le blocage de la préfète était dû « exclusivement à des questions politiques en lien avec la mission “Patrimoine en péril” de Stéphane Bern ». Ses clients ont pourtant été reçus au ministre de la Transition écologique. « C’est un dossier usant pour eux, ils sont fatigués par le double discours de l’État », a insisté l’avocat.
L’affaire n’est pas terminée. Il ne s’agit pour l’instant que d’une suspension du projet, une décision sur la forme. La cour d’appel devrait, d’ici plusieurs mois, rendre un nouvel arrêt. Et il restera encore la possibilité de saisir le Conseil d’État.

https://www.lechorepublicain.fr/ermenonville-la-grande/environnement/justice/2018/08/28/le-projet-de-cinq-nouvelles-eoliennes-suspendu-a-ermenonville-la-grande_12961344.html

10/08/18 : Eure-et-Loir : Les élus du Bonnevalais se disent "tous concernés" par l’avenir de l’ex-base aérienne de Châteaudun
Réunis, mercredi soir, en Conseil communautaire, les élus du Bonnevalais s’associent à la motion pour l’avenir de l’ex-base aérienne de Châteaudun.
Après ceux du Grand Châteaudun, les élus du Conseil communautaire du Bonnevalais ont voté, jeudi soir, à l'unanimité, la même motion pour l'avenir de l'ancienne base aérienne de Châteaudun. « Nos amis du Grand Châteaudun ont souhaité nous associer », a indiqué le président, Joël Billard, après avoir abordé les huit points à l'ordre du jour dans la salle du moulin, à Sancheville : « Nous devons être avec eux. Nous sommes tous concernés. Une dizaine de militaires de la base habitaient Bonneval et un service de car était assuré il y a cinq-six ans. »
« On a tout intérêt à ce que Châteaudun se développe »
L'annonce de la fermeture de l'ex-base aérienne d'ici trois ans est « un choc de plus pour le Dunois » : « Le député Philippe Vigier s'est battu pour l'installation d'une filière de déconstruction des aéronefs. L'ancien ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait pris des engagements, mais ils n'ont pas été tenus ».
« Pour ce que ça vaut, l'engagement d'un ministre ! », a lâché l'élu bonnevalais, Michel Boissard.
Les élus du Bonnevalais demandent, à leur tour, au ministère des Armées que la fermeture du site n'intervienne que d'ici cinq ans et non trois ans, que l'État cède le terrain pour 1 euro symbolique, que la dépollution du site soit réalisée et que la suppression des radionucléides soit effectuée.
« Nous demandons, aussi, à l'État un nouveau Contrat de restructuration de site de défense (CRSD) d'un montant minimum de 10 millions d'euros qui pourraient être répartis en fonction du nombre d'habitants. On verra bien », a ajouté Joël Billard.
La motion précise, également, qu'« il est absolument indispensable de bâtir une nouvelle stratégie avec l'ensemble des acteurs du territoire afin de permettre l'implantation d'activités économiques nouvelles et pérennes qui créeront les emplois de demain ».
« Est-ce que de nouvelles activités pérennes sont déjà envisagées », a demandé Alain Magne, élu d'opposition bonnevalais. « Il faut d'abord que l'on soit propriétaire du site et il nous faudra raisonner à l'échelle du Pays dunois pour tout projet. On a tout intérêt à ce que Châteaudun se développe. Ce sera aussi profitable pour nous », a répondu le président du Bonnevalais.
« Une double peine »
Mais Alain Magne est resté sur sa faim : « Cela fait dix ans que l'on entend parler de la fermeture de la base. Il fallait l'anticiper. Qu'ont fait les élus ? » « Il faut les changer ! », a ironisé Joël Billard.
Il a tenu à rappeler que la fermeture de la base est « une double peine pour le Bonnevalais » : « La base aérienne 123 Orléans-Bricy, dont dépend le site de Châteaudun, nous impacte. On nous a sabrés quelques projets éoliens à cause du radar militaire de Châteaudun. Ils pourront peut-être finalement voir le jour après la fermeture du site. » (😡) « Il ne faut pas trop rêver », a estimé l'un de ses vice-présidents, Bernard Mercuzot.
Alain Roullée, maire de Moriers, ne souhaite pas que l'« on se retrouve dans une forêt d'éoliennes » et Joël Billard s'est dit « d'accord » avec lui. « S'il n'y a pas un développement économique sur l'ancienne base aérienne, ça n'aura aucun intérêt, a ajouté Alain Roulée. Il faut absolument des activités créatrices d'emplois. »

https://www.lechorepublicain.fr/sancheville/armee-conflit/politique/2018/08/10/les-elus-du-bonnevalais-se-disent-tous-concernes-par-lavenir-de-lex-base-aerienne-de-chateaudun_12948096.html

28/07/18 : Indre : Aigurande : [...] Affaires diverses. Le parc éolien de Lourdoueix-Saint-Michel a obtenu l’autorisation d’exploitation. [...]
https://www.lanouvellerepublique.fr/indre/commune/aigurande/nouvelles-consignes-de-tri-2

17/07/18 : Indre : Fléré-la-Rivière : Projets d’éoliennes : peur sur le château
La vente du château de Verneuil-sur-Indre est en cours pour un projet hôtelier. Dans le sud-Touraine, certains craignent que les projets éoliens la compromettent.
Deux projets éoliens à Bridoré et à Fléré-la-Rivière inquiètent des habitants du sud Lochois, pour les paysages et la vente du château de Verneuil-sur-Indre.
Le projet de parc de dix éoliennes à 2 km du village du Petit-Pressigny a donné naissance récemment à une association de riverains, l’Apep (Association de protection de l’environnement pressignois), opposée à cette implantation.
Le projet d’un parc de trois à cinq éoliennes à Bridoré vient de susciter la même réaction. L’Apelta (Association pour la protection de l’environnement du Lochois et des territoires avoisinants) a vu le jour le 26 juin dernier. Des riverains ont décidé de réagir suite à l’autorisation d’études de faisabilité de projets de parcs éoliens, aussi bien à Fléré-la-Rivière (Indre) qu’à Bridoré.
A Bridoré, la société Soleil du Midi a installé un mât de mesure de vent au lieu-dit des « Terres de Pèle-joue ». En 2017, le Conseil municipal de Fléré-la-Rivière avait accordé à la société ABO Wind la possibilité d’implanter un tel mât au lieu-dit « Les Fourneaux » pour une période de dix-huit mois à deux ans.
Crainte pour le tourisme
« La création de cette association a reçu le soutien de nombreux élus locaux d’Indre-et-Loire et de l’Indre, d’ailleurs entrés spontanément dans le conseil d’administration », assure l’Apelta. Son président, M. Martin, ne souhaite pas communiquer plus. « Il faut nous laisser le temps de travailler, dit-il. Notre objectif est d’informer objectivement et correctement ». L’association s’est fixée plusieurs missions : la défense de « l’identité culturelle des paysages et du patrimoine », la recherche de « solutions concrètes à tous les problèmes d’environnement », la préservation de « la santé publique » et son opposition aux « installations d’aérogénérateurs d’électricité et à leurs nuisances ». Le siège est basé à Verneuil-sur-Indre, et non pas à Bridoré. Pour Alain Arnoud, vice-président de l’association, les éoliennes auraient un impact négatif sur la qualité des paysages sud-tourangeaux, mais pas seulement. « Quand j’étais vice-président chargé du développement économique à Loches développement, nous avons voulu développer le tourisme et donc toujours refuser ces éoliennes », dit-il. Or, selon lui, ces aérogénérateurs mettraient à mal le tourisme local. Ces projets de parc éoliens surgissent alors que la vente du château de Verneuil-sur-Indre est en cours. Un investisseur compte en faire un hôtel de prestige, intéressé par le potentiel qu’apporte ce cadre majestueux, le parcours de golf très proche et la forêt attenante. Alain Arnould redoute que ces éoliennes hautes de 135 mètres fassent fuir les acheteurs. Le château est, à vol d’oiseau, distant d’environ 1,9 km du site retenu à Bridoré et d’environ 7 km de celui de Fléré-la-Rivière.
https://www.lanouvellerepublique.fr/indre/commune/flere-la-riviere/projets-d-eoliennes-peur-sur-le-chateau

12/07/18Eure-et-Loir : Projet de nouvelles éoliennes à Ermenonville-la-Grande : la covisibilité avec la cathédrale de Chartres fait débat
Le rapporteur public de la cour administrative d’appel propose de geler les effets de la décision du tribunal administratif en faveur de cinq éoliennes à Ermenonville-la-Grande. L’État et le porteur du projet sont en désaccord sur la covisibilité des éoliennes avec la cathédrale.
Le rapporteur public a préconisé, vendredi, à la cour administrative d’appel, à Nantes, de geler les effets du jugement rendu par le tribunal administratif, à Orléans, en faveur des cinq éoliennes d’Ermenonville-la-Grande, malgré leur « co-visibilité minime » avec la cathédrale de Chartres.
L’État a des arguments « sérieux »
En janvier, les premiers juges avaient ordonné à l’État de délivrer sous trois mois un permis de construire au groupe WKN, qui se présente comme « l’un des développeurs les plus importants sur le marché européen » des éoliennes.
Mais le magistrat - dont les avis sont souvent suivis par les juges - estime que l’État a des arguments « sérieux » à faire valoir lors du réexamen de l’affaire sur le fond, devant la même cour administrative d’appel, d’ici plusieurs mois. Il a donc proposé d’ordonner un « sursis à exécution » dans l’octroi des permis de construire, le temps de l’instruction du dossier.
Le rapporteur public a en effet estimé que, si la « co-visibilité » des éoliennes avec la cathédrale de Chartres était « faible » et même « presque imperceptible », elle était « nette » sur certains photomontages du ministère de l’Environnement.
Pour rappel, le projet de WKN France est distinct de celui de son concurrent Eco Delta, lui aussi en bordure de l’A11, qui avait finalement obtenu, en janvier 2017, l’autorisation d’implanter quatre éoliennes après plusieurs recours en justice. Me Arnaud Gossement, l’avocat de WKN France, a ainsi critiqué à l’audience les photomontages des services de l’État, qui n’ont été « faits que pour les besoins du contentieux », selon lui, et qui n’auraient jamais été présentés à ses clients.

Un blocage dû « exclusivement à des questions politiques »
Il a affirmé : « L’ensemble des Conseils municipaux sont favorables au projet, la Communauté de communes aussi. »
L’avocat a surtout assuré que le blocage de la préfète était dû « exclusivement à des questions politiques », en lien avec la mission “Patrimoine en péril” de Stéphane Bern. Ses clients ont pourtant été reçus par le directeur de cabinet de Sébastien Lecornu, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot.
Me Arnaud Gossement a insisté, auprès des juges nantais : « C’est un dossier usant pour eux, ils sont fatigués par le double discours de l’État. »
Enfin, et surtout, l’impact de leurs cinq éoliennes sur la cathédrale de Chartres - distante de 15 km - est « inexistant », dit-il : « Si vous autorisez les éoliennes d’Eco Delta, je ne vois pas pourquoi vous refuseriez les miennes. »
Me Arnaud Gossement s’est également plaint d’avoir un « fantôme » en guise de contradicteur : l’État n’était ni présent ni représenté par un avocat à l’audience.
La cour administrative d’appel de Nantes doit rendre son arrêt d’ici la fin du mois.
https://www.lechorepublicain.fr/ermenonville-la-grande/justice/2018/07/12/installation-de-nouvelles-eoliennes-la-covisibilite-avec-la-cathedrale-fait-debat-a-la-cour-d-appel-de-nantes_12921037.html

11/07/18 : Eure-et-Loir : Un arrêté ministériel relance le processus de protection des vues de la cathédrale de Chartres
Un arrêté ministériel vient d’être signé pour relancer la mise à l’étude d’une directive de protection et de mise en valeur des paysages autour de la cathédrale de Chartres. Une centaine de communes sont concernées, en Eure-et-Loir.
C’est une étape importante dans un processus lancé il y a de longs mois. Le secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, Sébastien Lecornu, a signé, récemment, l’arrêté ministériel relançant la mise à l’étude d’une directive de protection, dont le but est de réglementer les constructions dans les cônes de vue de la cathédrale de Chartres.
« Une position remarquable »
L’édifice représente un symbole et un atout majeur pour le département, selon la préfecture d’Eure-et-Loir, qui indique : « La cathédrale occupe une position remarquable dans la plaine de la Beauce. Sa silhouette, observable à plus de 25 km aux alentours, constitue un signal particulièrement marquant dans le paysage. »
La directive projetée, outil réglementaire issu de la loi "Paysage" du 8 janvier 1993, est destinée à protéger les vues proches, intermédiaires et lointaines sur la cathédrale. Toutes se répartissent autour du monument, sur un rayon d’environ 25 km. L’urbanisation intensive, avec parfois une construction massive et désordonnée de bâtiments, est en cause, comme certains projets d’implantation de parcs éoliens.

Concrètement, cette étude concernera 102 communes proches du monument, inscrit en 1979 au patrimoine mondial de l’Unesco et classé au titre des monuments historiques français depuis 1862.
L’implantation d’éoliennes dans le viseur
La préfecture d’Eure-et-Loir précise : « Ce sera un document essentiellement opérationnel, qui organisera le développement urbain selon des principes destinés à protéger les vues sur la cathédrale. La directive devrait également édicter des règles empêchant l’implantation d’éoliennes impactant les vues sur la cathédrale. »
Procédure. Sophie Brocas, préfète d’Eure-et-Loir, avait présenté aux représentants des collectivités concernées, le 12 décembre 2017, le projet de directive paysagère. Une concertation sera lancée, avant la fin de l’été, pour l’élaboration de la directive, avec les collectivités concernées, les commissions consultatives compétentes et le public.
https://www.lechorepublicain.fr/chartres/vie-pratique-consommation/environnement/2018/07/11/un-arrete-ministeriel-relance-le-processus-de-protection-des-vues-de-la-cathedrale-de-chartres_12919599.html

10/07/18 : Indre-et-Loire : Dix éoliennes en projet sur les hauteurs du Petit-Pressigny
Ce sont au maximum dix éoliennes d’une hauteur de 200 mètres que la société WindVision souhaiterait installer au sud de la commune du Petit-Pressigny.
Au maximum, elles seraient au nombre de dix, installées sur la commune du Petit-Pressigny. WindVision, groupe belge spécialisé dans la production d’énergie renouvelable, est en train de conduire une étude de faisabilité pour implanter un parc éolien au sud du territoire communal. Elles se situeraient entre 1,5 et 2 km du village du Petit-Pressigny, sur quatre parcelles, dont l’une est limitrophe de la commune de Chaumussay à l’est et l’autre à celle de Charnizay à l’ouest. Leur répartition se ferait sur une distance estimée de 7 km de l’est à l’ouest.
“ Le projet pourrait se faire pour la fin de l’année 2021 ”WindVision envisage d’implanter des aérogénérateurs d’électricité de dernière génération de 3 MW chacun, d’une hauteur de 200 mètres. Le coût de l’étude est estimé à 200.000 €, le coût total par mégawatt d’environ un million d’euros. Cela porte le montant de l’investissement total de ce parc de dix éoliens entre 30 et 40 millions d’euros.
« Nous n’en sommes qu’aux prémices du projet sur une zone potentielle », indique Flora Pastre, chef de projet chez WindVision. Pour la filiale française basée à Reims, le site du Petit-Pressigny fait partie des 43 communes du département « propice à l’accueil d’un projet éolien ». WindVision a déjà rencontré la mairie du Petit-Pressigny en mars 2017, puis a noué le contact avec les propriétaires et exploitants de la zone d’étude. En octobre 2017, elle a tenu une réunion publique. Ce début de mois de juillet, elle a organisé des permanences publiques dans les communes du secteur. « Sans accord des propriétaires et exploitants, il n’y aura pas de projet », résume Flora Pastre. La société sait qu’un projet éolien soulève un vent de contestation parmi la population locale (lire ci-dessous).
« On a commencé les études qui vont durer un an et demi environ, sur la zone et jusqu’à 20 km autour. On connaîtra les résultats de cette étude en fin d’année. Le projet pourrait se faire pour la fin de l’année 2021 », poursuit la chef de projet.
Pour l’heure, WindVision est en phase de communication avec la population de la commune et du territoire. Elle a créé un « classeur citoyen » qu’elle laisse à disposition du public dans les mairies du Petit-Pressigny, de Chaumussay, Charnizay, La Celle-Guénand, Le Grand-Pressigny, Bossay-sur-Claise, Boussay et Preuilly-sur-Claise, où elle a tenu des permanences publiques. « On souhaite que les gens se positionnent pour ou contre mais de façon informée », indique Flora Pastre. WindVision envisage également la mise en place d’un financement participatif « avec des annuités de 5 % ».
••• Des habitants s’opposent aux éoliennes en créant l’Apep
Apep pour association de protection de l’environnement pressignois. Après avoir assisté à une réunion publique organisée par la société WindVision en mars dernier, des habitants de Petit-Pressignois ont créé l’Apep pour faire entendre leur opposition. « On travaille sur le sujet depuis le mois de mai, précisent Jean-François Cron et André Guyomarch, membres de l’association. Il nous faut le temps de comprendre ce problème. On veut informer la population sur ce qui va se passer réellement pour contredire ce que communique WindVision. » Comme beaucoup d’habitants du village, ils ne sont pas experts en matière d’éolienne mais ils ont une crainte partagée par la cinquantaine d’adhérents à l’Apep. « C’est l’impact de ces éoliennes chez nous. Nous n’avons pas d’industrie mais quelques agriculteurs et le tourisme. Des étrangers s’installent ici car ils ont un coup de cœur pour le village. » Pour André Guyomarch, le parc éolien, c’est « le massacre de notre paysage, de notre art de vivre, mais aussi de la faune et de l’humain ». L’Apep réfute l’argument économique mis en avant par le développeur d’éoliens sur la fiscalité locale. « La commune peut toucher des subsides mais les biens immobiliers vont être dépréciés et les taxes foncières vont suivre ». La constitution de l’association leur permettra d’ester en justice si besoin. « On verra, en fonction de la réponse du préfet, on déposera un recours », disent-ils. Dans cette commune de 300 habitants, l’Apep compte fédérer au moins 200 d’entre eux. Elle va écrire aux élus mais aussi à des personnalités comme le généticien Axel Khan, enfant du village, ou Stéphane Bern. « Il a lancé un loto du patrimoine qui va sauver l’église de La Celle- Guénand. C’est juste à côté. Ces éoliennes auront un impact négatif sur notre patrimoine. »
> Sur Facebook : « Association pour la Protection de l’Environnement Pressignois - APEP » ; courriel : info.apep37@gmail.com.

https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/commune/le-petit-pressigny/dix-eoliennes-en-projet-sur-les-hauteurs-du-petit-pressigny

10/07/18 : Indre : Buxeuil : Le projet éolien encore à l’étude
Lors de sa dernière réunion, le conseil municipal de Buxeuil a pris les décisions suivantes. [...]
Pour le projet éolien, à la demande du collectif d’habitants concernés par le secteur d’implantation et présents lors de ce conseil municipal, Daniel Thenot, maire, décide de rencontrer de nouveau les concepteurs du projet afin d’évoquer les oppositions et trouver des voies consensuelles. [...]

https://www.lanouvellerepublique.fr/indre/commune/buxeuil-36/le-projet-eolien-encore-a-l-etude

09/07/18 : Indre-et-Loire : Tours : 286 M€ pour moderniser le réseau électrique régional
RTE, la filiale d’EDF chargée du transport de l’électricité haute tension, va notamment renforcer l’alimentation de l’agglomération tourangelle.
De notre bureau d’Orléans
Réseau de transport d’électricité (RTE) vient d’annoncer qu’il allait intensifier ses investissements et consacrer 286 millions d’ici 2022 aux travaux nécessaires pour renouveler le réseau existant, et l’adapter pour l’accueil de la production d’énergies renouvelables.
Actuellement, les énergies renouvelables couvrent 13,7 % de la consommation régionale d’électricité et représentent 11 % des capacités installées. L’éolien a progressé de 10 % et le solaire de 9 % l’an dernier, soit un peu moins qu’au niveau national (18 %), a précisé RTE lors de son bilan annuel.
Sécuriser l’alimentation de la zone de Tours
De nombreux projets vont voir le jour, notamment autour de la métropole tourangelle avec la reconstruction du poste d’Epines fortes à 90.000 volts pour sécuriser l’alimentation électrique de la zone de Tours, et le raccordement du nouveau poste Enedis de Fondettes pour répondre à l’évolution de la consommation de l’agglomération. Toujours en Indre-et-Loire, RTE a prévu le renouvellement du contrôle commande local au poste d’Avoine à 400.000 volts.
RTE investit également dans le virage digital et les réseaux intelligents. En 2017, deux capteurs ont été installés dans le Cher pour expérimenter le Dynamic Line Rating, qui permet d’adapter à tout instant la capacité de transit de la ligne pour répondre aux pointes de production. L’ambition de RTE est de gagner jusqu’à deux fois la capacité de transit actuelle en cas de grand vent et d’accueillir jusqu’à 30 % d’énergies renouvelables en plus sur les réseaux.
Côté consommation (4 % du total national), les chiffres ont fait un bond l’an dernier, avec 3 % de hausse, une augmentation sans équivalent dans le reste de la France.
Quant à la production, elle est assurée à 96 % par les quatre centrales nucléaires de Belleville, Dampierre, Saint-Laurent-des-Eaux et Chinon, et et a légèrement reculé l’an dernier. Mais le Centre-Val de Loire reste évidemment largement excédentaire par rapport à ses besoins, et exporte donc l’électricité produite sur place pour alimenter les régions voisines.
https://www.lanouvellerepublique.fr/tours/286-m-pour-moderniser-le-reseau-electrique-regional

03/07/18 : Cher : La Perche : Des éoliennes qui ne sont pas forcément dans le vent
Les éoliennes prévues à La Perche, près de St-Amand-Montrond verront-elles le jour ? Une association de défense de l'environnement s'est créée en début d'année dans le village voisin de La Celette pour s'opposer à ce projet.
Cinq à neuf éoliennes sont prévues. Elles pourraient entrer en service fin 2019. Mais certains habitants ne l'entendent pas de cette oreille et comptent bien contester ce projet, jusqu'au tribunal si nécessaire. Ils s'inspireront de la décision du tribunal administratif qui avait gelé cet hiver, le chantier de 6 éoliennes à Ids-St-Roch, près de Lignières, toujours dans le Boischaut. L'association de défense de l'environnement de La Celette et de ses environs met en avant la qualité des paysages du Boischaut à préserver et dénonce certains intérêts financiers particuliers dans ce projet d'éoliennes à La Perche.
Rien n'est encore vraiment précis, mais une des éoliennes pourrait être installée sur la commune de La Celette, affirme l'association et une autre à Ainay-le-Vieil. Des machines dont les pales pourraient culminer à près de 200 mètres de haut. Impensable pour Loïc Bertrand, porte-parole de l'association de défense de l'environnement de La Celette et de ses environs : " L'éolienne dénature complètement le paysage. On est dans l'ancien Bourbonnais ici, on n'y a jamais vu de moulin à vent. Nos ancêtres avaient quand même du bon sens. Il se trouve qu'on découvre aujourd'hui qu'il y a du vent chez nous. C'est une nouveauté. Mais elle risque d'impacter également la valeur foncière des maisons du secteur. Cela dénature totalement le paysage alors qu'au fond de l'atlantique ou au bord d'une autoroute, les éoliennes nous gênent beaucoup moins."
Le conseil municipal de la Perche a délibéré favorablement à ce projet, mais certains conseillers municipaux, propriétaires de terrains sont directement concernés par ce parc éolien, rappelle Laurent de Rugy, trésorier de l'association : " Il faut que les cartes soient complètement sur la table. On veut alerter la population là-dessus. On est également prêt à intervenir sur un axe judiciaire en fonction du séquençage de l'opération. On est accompagné par un avocat pour se battre sur ce terrain de la protection de nos paysages et de notre patrimoine." Le dossier administratif devrait être bouclé pour la fin de l'année, suivra alors l'enquête publique.
À LIRE Y a-t-il trop d'éoliennes en Champagne berrichonne ?
https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/la-perche-des-eoliennes-qui-ne-sont-pas-forcement-dans-le-vent-1530285928


25/06/18Indre-et-Loire : Les habitants de Bridoré dans le Lochois invités à financer le projet d'éoliennes 😡😡
Pour financer les études de ce futur parc éolien, un financement participatif a été lancé. C'est le meilleur moyen pour associer les habitants estime le maire. Le parc pourrait produire l'équivalent de la consommation électrique de 20.000 habitants.
La commune de Bridoré dans le Lochois sera-t-elle la première en Indre-et-Loire à se doter d'éoliennes ? Depuis lundi, pour ce projet de 3 à 5 éoliennes de 135 mètres de haut (puissance unitaire de 2,5 à 4 MW), situé au lieu-dit des "Terres de Pèle-joue", un financement participatif a été lancé sur la plateforme Lendosphère, plateforme de crowfunding dédiée aux projets de développement durable. Il s'agit de récolter en 1 mois et demi 50.000 euros pour le financement de l'étude préalable. 
L'équivalent de la consommation électrique de plus de 20.000 personnes
Sur le site Lendosphère, il est expliqué que tout en produisant localement l’équivalent de la consommation électrique d’environ 20.600 personnes, _soit 40% de la population de la Communauté de Communes Loches Sud Touraine_. Ce parc éolien permettrait d'éviter l'émission de 2.875 tonnes de CO2 par an. On apprend aussi que le projet est loin d'avoir franchit toutes les étapes administratives.Des études naturaliste, paysagère et acoustique sont en cours de réalisation et permettront de constituer le dossier de Demande d’Autorisation Environnementale (DAE) qui sera déposé en préfecture de département. Un mât de mesures de vent est installé depuis le 11 juin 2018 et enregistrera les données pendant près d'une année afin de définir précisément le potentiel de vent sur le site.
"Le sujet de l'éolien est encore trop clivant. Il faut dépasser ça et associer les habitants" - Le maire de Bridoré
Le maire de Bridoré Christian Baritaud explique que l'idée est d'associer les habitants. Le sujet de l'éolien est assez clivant. Avec un financement participatif, on s'implique, on se renseigne et c'est essentiel pour l'acceptation de la nouveauté dans le domaine des énergies renouvelables. Ce financement peut aller de 50 à 3.000 euros sur 2 ans avec un retour sur investissement qui peut aller de 5 à 6% selon l'endroit où l'on habite dans le département. Le maire de Bridoré entend mettre personnellement 100 euros. Il espère qu'un maximum d'habitants vont participer au financement des études qui au total vont coûter 50.000 euros. Un mat de mesure a été installé pour mesurer le potentiel des éoliennes dans ce secteur. La construction de ce parc éolien est prévu pour 2020 avec une mise en service en 2021.
https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/les-habitants-de-bridore-dans-le-lochois-invites-a-financer-le-projet-d-eoliennes-1529938667

23/06/18 : Indre-et-Loire : Vous pouvez financer le parc éolien de Bridoré 😡😡
Un financement participatif pour le projet de parc éolien à Bridoré est lancé ce lundi. Une première dans la région.
C’est inédit en Touraine et en région Centre-Val de Loire. Lendosphère, plateforme de financement participatif dédiée aux projets de développement durable, lance, à partir de lundi 25 juin, un appel à contribution pour le projet de parc de trois à cinq éoliennes sur la commune de Bridoré, dans le Lochois. Depuis sa création en 2014, Lendosphère a ainsi porté 100 projets concernant les énergies renouvelables en éolien et solaire, et collecté plus de 26 millions d’euros.
Un placement financierPour le projet de Bridoré, le montant de collecte est fixé à 50.000 € sur une durée de 45 jours. Soit la somme nécessaire pour l’étude préalable à la construction du parc d’une puissance comprise entre 2,5 et 3 MW. « C’est du crowdlending. Les gens s’inscrivent et prêtent de l’argent, pour au final récupérer un capital et des intérêts,explique Charlotte Beauté, chargée de communication de Lendosphère, présente hier à la mairie de Bridoré. Les prêteurs apportent entre 50 et 3.000 euros maximum sur deux ans. » Ce placement financier affiche un taux d’intérêt annuel de 5 % sur deux ans. Ce taux passe à 5,5 % pour les habitants des communautés de communes Loches Sud Touraine et Châtillonnais-en-Berry ; de 6 % pour les habitants des communes de Bridoré, Verneuil-sur-Indre, Saint-Hippolyte et Fléré-la-Rivière. Pour Charlotte Beauté, le crowdlending est un moyen d’impliquer la population locale.
Le projet de parc éolien, d’un coût total estimé entre 15 et 20 millions, est porté par les entreprises BayWa r.e France, filiale du groupe allemand BayWa AG, et Soleil du Midi (Carcassonne). Elles sont intéressées pour installer des éoliennes de 135 m de hauteur au lieu dit « Terres de Pèle-Joue », entre Bridoré et Verneuil-sur-Indre. Elles viennent d’y implanter un mât de 100 m de haut pour y effectuer des études (vitesse du vent, etc.) sur une année complète. Si le dossier est validé par l’administration, la construction du parc pourrait débuter à l’automne 2020 pour une mise en service en 2021.
Le maire de Bridoré, Christian Baritaud, est un des rares élus défenseurs des éoliennes dans le Lochois. Selon lui, les retombées fiscales annuelles escomptées avoisineraient un million d’euros pour le territoire du sud-Touraine.
https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/commune/bridore/vous-pouvez-financer-le-parc-eolien-de-bridore


22/06/18Energies renouvelables : la région se prépare 😡
En 2017, le réseau de transport de l'éléctricité (RTE) anticipe le développement des énergies renouvelables en mariant numérique et éléctrique. Avec 36 millions d’euros investis cette année et 286 millions d’euros prévus sur les 5 prochaines années.
La France s’est donné comme objectif de produire 23% de sa consommation d’énergie, à partir d’énergies renouvelables en 2020, et 40 pour cent en 2030. En région Centre-Val-de-Loire, l’éolien terrestre a été retenu comme mode prioritaire de développement, avec un objectif de 19 000 MW, ce qui correspond à environ 8 000 éoliennes.
Même si la région reste dominée par le nucléaire, le parc éolien est en augmentation de 11% et l'énergie solaire de 9 pour cent. RTE, c'est un peu le réseau d'autoroutes qui permet d'acheminer l'électricité aux différents opérateurs. Ce qui est important pour sa déléguée pour l'Ouest, Carole Pitou-Agudo, c'est l'anticipation.
Accueillir plus d'énergies renouvelables
"Avec le réseau, on peut tout faire, l'objectif est clair : être au rendez-vous pour acheminer l'électricité et garantir l'équilibre entre production et consommation." Notre région a été une des premières en France à expérimenter l'an passé une technologie innovante, le DLR (Dynamic Line Rating) au nord ouest de Bourges dans le Cher.
Pour chacune des lignes, normalement RTE fait des moyennes de consommations annuelles. Or, grâce à ce capteur prototype, le réseau pourra réactualiser en temps réel et calculera ainsi en permanence la capacité de transit. Ce mariage entre numérique et électricité fera gagner 30 pour cent en plus de capacité d'accueil d'énergie renouvelable.
La région centre-Val-de-Loire consomme plus d'éléctricité que le reste de la France
Le rapport de RTE souligne aussi qu'en 2017, la consommation des particuliers et des professionnels (la grande industrie) a progressé de 4 pour cent et 3 pour cent. C'est au-dessus des moyennes nationales.
Les nouvelles habitudes des consommateurs avec des appareils en veille, peuvent être une des raisons. Les objectifs régionaux concernant le développement des énergies renouvelables ont été fixés par les schémas régionaux climat, air et énergie. Selon la déléguée pour l'Ouest, Carole Pitou-Agudo, "il faut aussi une volonté politique. À fin 2017, la région Centre-Val de Loire a atteint 70% de ses objectifs", mais "il faut rester prudent, pour les 30 pour cent, qui restent à atteindre d'ici 2020. Une dynamique a été impulsée, nous a RTE, on fait en sorte que toutes ces energies puissent être transportées. Le réseau ne doit pas être un frein."
Dans la région, l’équipement des plaines de la Beauce se poursuit, mais beaucoup de projets d’installation d’éoliennes peinent à s'implanter, comme par exemple à Lorcy dans le Loiret, ou encore les projets éoliens du boischaut dans le Cher et ceux d'Ermenonville-la-Grande dans l'Eure-et-Loir.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/centre-val-de-loire/energies-renouvelables-region-se-prepare-1499225.html

21/06/18 : Indre-et-Loire : Les riverains actionnaires des éoliennes ?😡
Voilà une démarche peu banale. Tandis que le projet d’implantation d’un parc éolien sur la commune de Bridoré suscite un vent d’opposition localement, les promoteurs BayWa r.e et Soleil du Midi lancent une campagne de financement participatif qui s’adresse directement à la population locale. Moyennant un investissement minimum de 50 €, le site de crowdfunding lendosphère.com (dédié à des projets de développement durable) promet aux habitants de Bridoré et du Lochois un taux d’intérêt annuel de 5,5 à 6 % sur 24 mois. Ce vendredi 22 juin, une permanence d’information se tiendra de 14 h à 18 h à la mairie de Bridoré pour présenter l’opération. L’objectif de lendosphère.com est de réunir 50.000 € en un mois. Trois à cinq éoliennes pourraient être implantées localement. Les études sont en cours.
https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/commune/bridore/les-riverains-actionnaires-des-eoliennes

12/06/18 : Indre : Nicolas Forissier, député Les Républicains de l'Indre vient de proposer deux projets de loi pour mieux encadrer l'installation d'éoliennes, il nous les présente.
Nicolas Forissier est favorable au développement de l'éolien mais le député de la deuxième circonscription de l'Indre souhaite un meilleur encadrement autour des futurs projets d'installation. Il a donc déposé deux projets de loi en ce sens. Il veut d'abord revoir le périmètre de sécurité des éoliennes. Aujourd'hui la loi impose de les éloigner de 500 mètres des habitations. Lui voudrait que ce soit plutôt 1000 voire 1500 mètres, il estime en effet qu'aujourd'hui les éoliennes sont de plus en plus grandes, parfois plus de 200 mètres de haut, donc le cadre législatif n'est plus adapté pour le député. "Je pense qu'il est nécessaire de mettre ce débat sur la table. Il faut bien comprendre que les éoliennes qui sont de plus en plus nombreuses dans le paysage français ont évolué."
"Je pense qu'il faut de l'éolien dans le mix énergétique français, mais il faut mieux encadrer son développement"
Nicolas Forissier souhaite aussi qu'il y ait une commission d'enquête parlementaire sur le sujet de l'éolien en France. Il est plutôt favorable à son développement mais il estime que les projets sont mal équilibrés sur le territoire. "L'Indre a par exemple quasiment atteint son objectif, alors qu'il n'y a pas une seule éolienne dans l'Indre-et-Loire, il n'y en a que très peu dans le Loir-et-Cher. Nous avons atteint nos objectifs, j'aimerais que tout le monde fasse pareil."
https://www.francebleu.fr/emissions/l-invite-de-france-bleu-berry/berry/nicolas-forissier-depute-de-la-2e-circonscription-de-l-indre

10/06/18 : Loiret : Visite guidée du parc éolien à la SICAP SICAP – Parc éolien Pithiviers😡😡
Pithiviers Visite guidée du parc éolien à la SICAP, 13 octobre 2018-14 octobre 2018, SICAP – Parc éolien Pithiviers .
le samedi 13 octobre à SICAP – Parc éolien Visite guidée du parc éolien à la SICAP Cette visite consiste en une présentation du parc éolien de Pithiviers, de sa construction jusqu’à la mise en production. Elle sera suivie du visionnage d’un film en salle et d’une présentation technique d’une éolienne sur site (pour des raisons de sécurité, il n’est pas prévu de monter dans les éoliennes). 9h &amp 14h – durée : 2h30 Inscriptions obligatoires – 20 places (10 ans minimum) Déplacement lors de la visite, un véhicule est indispensable. SICAP – Parc éolien 3 rue du moulin de la canne, Pithiviers Pithiviers Sur inscription
https://www.unidivers.fr/rennes/visite-guidee-du-parc-eolien-a-la-sicap/

07/06/18 : Indre (et Somme) : Orrick et DLA Piper sur la cession d’un portefeuille de parcs éoliens
Orrick et DLA Piper apportent leurs conseils sur la cession d’un portefeuille de parcs éoliens et du développeur français Epuron par Impax Asset Management au groupe ERG.
Impax Asset Management a finalisé la cession au profit du groupe italien ERG de deux parcs éoliens (le Parc Éolien du Mélier (Somme) et le Parc Éolien de la Vallée de Torfou (Indre)) d’une capacité cumulée de 26 MW ainsi que de la société de développement Epuron qui détient, indirectement, des parcs éoliens terrestres en développement, à différents stades d’avancement, dont la puissance installée totale envisagée est d’environ 750 MW.
Epuron est une entreprise reconnue dans le secteur du développement, la construction et l’exploitation de centrales éoliennes en France.
Suite à cette acquisition, le groupe italien ERG aura une capacité nominale de 300 MW en France d’ici fin 2018.
L’équipe Orrick conseillait Impax Asset Management et était composée de George Rigo, Associé, Gergana Rodriguez-Bacarreza et Cécile Renaud, collaboratrices pour les aspects corporate, Sarah Fleury, Associée et Agnès Druot, collaboratrice pour les aspects immobiliers, Jean-Luc Champy, Associé et Constance Boillot, collaboratrice pour les aspects regulatory et Adrien Guidet, Of Counsel, pour les aspects financement.
L’équipe DLA Piper conseillait ERG et était composée d’Éric Villateau, Associé et Jean-François Tournier, collaborateur pour les aspects de projet et de financement, Cendrine Delivré, Associée et Clémence Descoutures et Chirinne Ardakani pour les aspects regulatory. L’équipe italienne était composée de Francesco Novelli et Giovanni Ragnoni Bosco Lucarelli, Associés et Claudio d’Alia, Directeur Juridique.

03/06/18 : Eure-et-Loir : 
ÉOLIENNES À CHARTRES : NOTRE PATRIMOINE À TOUS OU LA POCHE DE QUELQUES-UNS ?
La cathédrale de Chartres, joyau de notre civilisation occidentale, ayant son environnement détruit pour remplir quelques grosses poches ?
Le 20 mai dernier, à l’initiative de l’association PPEEBP (Protection paysages environnement entre Beauce et Perche), une manifestation réunissait des opposants au projet d’implantation du parc éolien Passiflores, à Saint-Denis-des-Puits (Eure-et-Loir). Ce projet éolien des Passiflores, situé notamment sur le secteur des communes du Thieulin et Fruncé, et porté par la société H2air, développeur et exploitant indépendant. Les manifestants ont défilé jusqu’à un cône de vue remarquable, situé près du lieu-dit La Foucaudière, à Fruncé. Jean-Pierre Gorges, maire de Chartres, et Laure de La Raudière, députée (Les Constructifs) de Nogent-le­-Rotrou-­Lucé, étaient présents. Celle-ci a déclaré :
« Je ne suis pas une anti-éolienne, mais je regrette ce projet. Les implantations ont leur place près de l’autoroute, avec moins de population et sans cône de vue sur la cathédrale. Pour des raisons financières, certains élus ont cru qu’il était bon d’installer des éoliennes ici. C’est par la mobilisation de la population que ce projet pourra être arrêté. Nous n’avons pas de moyens juridiques de gagner ce combat. Une course contre la montre est engagée. »
Scientifique pur et dur, belge de surcroît et non croyant, j’ai eu un choc violent en lisant que la cathédrale de Chartres risque le voisinage d’éoliennes ! Quel mépris pour ce joyau de l’architecture, pour ce témoignage de la foi et de la grandeur de la France. J’en tremble de rage et ne puis qu’insister : citoyens, n’acceptez pas la destruction de notre patrimoine culturel, n’acceptez pas de remplir quelques grosses poches… pour une source d’énergie qui n’en est pas une, qui nous ruine, qui nous pollue, qui nous rend malades !
Citoyens, ne vous rendez pas ridicules, pensez à Voltaire, agissez et inspirez-vous, par exemple, de l’essentiel de ce mail que j’envoie aux communes (mairies) belges :
« Mathématicien, j’étudie les sources d’énergie renouvelable, en connais de satisfaisantes mais sais que les éoliennes promettent la ruine à nos enfants. Et pas seulement la ruine. Les éoliennes tuent dès leur mise en rotation et de plus en plus avec le temps.
Un avantage de la NON-installation d’éoliennes est donc la santé de nos enfants, particulièrement sensibles aux nuisances des infrasons. La nocivité extrême des éoliennes tient au fait qu’elles créent des vibrations de fréquence quasi constante, en cas de vent, et blessent les organes internes… très légèrement mais toujours de la même façon, contrairement à des « soupes » de bruits beaucoup moins dangereuses, par exemple le long des autoroutes.
Un autre avantage de la NON-installation est le fait que nos enfants n’auront pas à payer nos dettes liées à l’investissement éolien, investissement démesuré et nécessairement accompagné d’un investissement « centrales thermiques » puisque le vent ne souffle pas sur commande.
Un troisième avantage est d’éviter les centrales thermiques polluantes nécessaires aux éoliennes. Les éoliennes sont installées pour éviter la pollution, nous dit-on, pour lutter contre le CO2! J’ignore si ceux qui affirment cela sont ignorants ou malhonnêtes mais sais avec certitude que les éoliennes sont une source de pollution : quand il n’y a pas de vent utile (90 % du temps en moyenne dans certaines régions), il faut mettre en mouvement des turbines au gaz perpétuellement en stand-by, turbines assez souples pour pouvoir changer de régime d’une minute à l’autre… centrales dont le rendement est faible, centrales polluantes !
Je précise que des centrales moins souples, turbine-vapeur, qui ne démarrent pas au quart de tour, ont un rendement de 60 % au lieu de 40 % et que, fonctionnant seules, elles donnent une énergie nettement plus propre que le couple éoliennes + turbines souples. J’ai fait les calculs utiles et suis effaré devant la pollution créée « pour être vert » ! En voulant éviter de produire du CO2, on en produit beaucoup. »

La cathédrale de Chartres, voisine d’éoliennes créatrices de pollution, aussi « utiles » aux croyants que les indulgences de pénible mémoire ? La cathédrale de Chartres, joyau de notre civilisation occidentale, ayant son environnement détruit pour remplir quelques grosses poches ? Je n’en reviens pas et ne puis que répéter : citoyens français, vous qui êtes connus pour votre esprit critique comme pour votre amour du beau, agissez, n’acceptez pas qu’on se moque de vous !

http://www.bvoltaire.fr/eoliennes-a-chartres-patrimoine-a-poche-de-quelques-uns/

01/06/18 : Indre : Levroux : 
Les dossiers du conseil
[...] Linky et éoliennes. La société Eurocape New Energie France basée à Monaco, développeur de projets éoliens, a rencontré les maires de la commune nouvelle. Le conseil a émis un avis favorable sur ce projet d’installation d’éoliennes. Par ailleurs, le conseil s'oppose à ce que les compteurs d’électricité soient remplacés par des compteurs communicants de type Linky.
https://www.lanouvellerepublique.fr/indre/commune/levroux/les-dossiers-du-conseil-116

01/06/18 : Eure-et-Loir : François d'Orcival : «Cette flèche qui protège Chartres»
Un parc d'éoliennes devait être implanté près de la cathédrale. Grâce au courage d'un préfet, ce chef-d'œuvre médiéval est sauvé.
La flèche de la cathédrale de Chartres conduisait deux pèlerinages à la Pentecôte. Le traditionnel, autour du cardinal Sarah, le lundi. «Chers pèlerins de France, regardez cette cathédrale, leur disait le cardinal: tout, dans son architecture, sa sculpture, ses vitraux, proclame la joie d'être sauvé et aimé par Dieu!» La veille, d'autres marcheurs, militants du paysage et de ...

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/06/01/31003-20180601ARTFIG00074-francois-d-orcival-cette-fleche-qui-protege-chartres.php

29/05/18 : Indre : Mâron : 
L’association milite contre le projet éolien
Un projet de parc éolien sur les communes de Mâron et Sassierges-Saint-Germain est en cours. Des opposants ne voient pas d’un bon œil cette implantation. C’est le cas de l’association Pour la sauvegarde du visuel extérieur : « C’est une association loi 1901 qui a son siège à Rezay, sur la commune de Mâron », précise Isabelle de Gontaud-Biron. « Je suis la présidente, Solange de Tilly est la secrétaire, et Mauricette Lumet, la trésorière. Nous sommes conscientes de la nocivité engendrée par les éoliennes prévues sur notre territoire et contre l’implantation de celles-ci dans la commune. »
Pour expliquer sa position, Isabelle de Gontaud-Biron évoque notamment « la gêne occasionnée pour la migration annuelle des oiseaux comme les oies, la peur que cela engendre chez les animaux, mais aussi le bruit, la nuisance visuelle, les massifs de béton, les chemins de service que l’on ne voit pas, etc. »
Son fils, Jeraud, qui exploite les terres du domaine de Rezay, ne voit dans cette implantation « qu’une affaire financière. Aucune machine n’est fabriquée en France. Il n’y a pas de mesures. Pourquoi ne pas développer le photovoltaïque ? En tout cas, chez nous, la société JP2E a essuyé un refus et, à ce que je sais, aucun propriétaire foncier et aucun chasseur n’ont donné leur accord pour des implantations. »

https://www.lanouvellerepublique.fr/indre/commune/maron/l-association-milite-contre-le-projet-eolien

28/05/18Indre-et-Loire : les projets d’éoliennes divisent au pays des châteaux
Le département est l’un des derniers en France à ne compter aucune éolienne. Mais plusieurs projets sont à l’étude au grand dam d’élus locaux.
Les éoliennes de Bridoré pourraient bien être les premières dans le sud de la Touraine, qui compte moult châteaux et parcs. Si le département d’Indre-et-Loire est sans doute celui qui abrite le plus de monuments au mètre carré, c’est aussi l’un des derniers en France à ne compter aucune éolienne.
« On peut pourtant mêler l’ancien et le moderne, clame Christian Baritaud, maire de Bridoré, fervent défenseur des énergies renouvelables. A Paris, la tour Eiffel a bien été implantée en vue de monuments classés ! »
Un projet de 5 machines porté par la société Soleil du midi devrait voir le jour prochainement dans un bois de sa commune.
Non loin de là, à Brizay, le conseil municipal a validé un autre projet compris entre 4 et 8 éoliennes.
«On ne peut pas brader notre paysage pour des impôts»
Dans le département limitrophe de la Vienne, c’est le projet de Nueil-sous-Faye qui fait bondir Hervé Novelli, maire de Richelieu et ancien secrétaire d’Etat au Tourisme : « Conçue au XVIIe, ma ville compte 103 monuments classés intra-muros. Si les éoliennes se font, on les verra depuis le parc. Qui viendra encore le visiter ? Je ne souhaite pas un encerclement de ce patrimoine. »
L’élu, qui a porté l’affaire en justice, craint surtout un « appel d’air » pour d’autres, d’autant plus que les investisseurs promettent des retombées fiscales substantielles aux élus locaux.

« Je ne suis pas contre les énergies renouvelables, au contraire, mais il faut un cadre, poursuit l’ancien ministre. On ne peut pas brader notre paysage pour des impôts. »
http://www.leparisien.fr/societe/indre-et-loire-les-projets-d-eoliennes-divisent-au-pays-des-chateaux-28-05-2018-7739901.php

25/05/18 : Indre : Un financement participatif pour le parc éolien de Liniez😡😡
Une campagne de financement participatif est lancée pour un 2e parc éolien en projet sur Liniez. Une réunion d’information était organisée, mercredi.
Le financement participatif est tendance dans le secteur de l’éolien. De plus en plus de porteurs de projets y ont recours pour la construction de nouveaux parcs. Une manière d’adoucir les vents d’opposition que suscitent parfois de tels projets ? « Pas vraiment, sourit Laure Verhaeghe, directrice générale de Lendosphère, plateforme dédiée aux projets de développement durable. Les oppositions restent mais au moins, avec le financement participatif, la majorité silencieuse favorable à ces projets a la possibilité d’exprimer concrètement son soutien. »,
Il y a presque un an jour pour jour, un appel à participation était lancé par la société Langa qui projette de créer un parc de six à huit machines à Sainte-Lizaigne (NR du 15 mai 2017). Cette semaine, une démarche identique a été initiée par la société EDP Renewables France – via la plateforme Lendosphère – pour un projet de second parc éolien de cinq machines à Liniez, entre le lieu-dit du Grand-Jaunay et Les Renardières, le long de l’autoroute A 20.
Un prêt sur trois ansLe projet, initié en 2014, est encore en attente des autorisations. La décision du préfet est attendue en 2019 pour une mise en service du parc espérée en 2021, si le feu vert est donné. Ce nouveau parc, dont le démantèlement est programmé en 2064, permettra de couvrir la consommation de 10.000 personnes et générera des retombées fiscales annuelles d’environ 24.000 € pour la commune de Liniez et de 60.000 € pour la Communauté de communes Champagne Boischauts.
L’appel au financement participatif permet de couvrir une partie du coût de développement du projet (entre 200.000 € et 400.000 €). Concrètement, il s’agit d’un prêt consenti pour trois ans, assorti d’un taux d’intérêt annuel : l’investissement est de 50 € minimum et peut aller jusqu’à 3.000 € pour les riverains du projet. La souscription a débuté lundi : en quatre heures, le premier objectif de collecte de 40.000 € était atteint avec 98 personnes ayant prêté chacune de 50 € à 1.000 €. Un nouvel objectif de 80.000 € – qui pourrait être étendu à 120.000 € en fonction du succès – a été fixé jusqu’au 21 juillet. Il est réservé cette fois-ci aux habitants de la région Centre et est assorti d’un taux d’intérêt bonifié de 6 % (contre 4 % pour le reste du territoire) et de 7 % pour la population de la Communauté de communes Champagne-Boischaut.
La réunion d’information, organisée mercredi à la mairie de Liniez, a été l’occasion de s’entretenir sur ce sujet avec des responsables de la société EDP Renewables et de Lendosphere, mais aussi avec des élus et notamment avec Alain Tissier, membre du comité de pilotage et adjoint au maire de Liniez. Dans l’ensemble les personnes se sont intéressées au projet de financement participatif. Le positionnement des machines et son intégration dans le paysage ainsi que la préservation du cadre de vie actuel, qui représente un choix pour les habitants qui ont investi dans la commune, ont également été sources de questions.
pratique
> La souscription est lancée jusqu’au 21 juillet. Il est actuellement de 43.111 € pour 104 prêteurs. Investissement : 50 € minimum.
> Pour participer et suivre l’avancement du projet : www.lendosphere.com/liniez


21/05/18 : Eure-et-Loir : SAINT-DENIS-DES-PUITS - Près de 200 opposants manifestent contre le projet d'éolienne
Dans le petit village de Saint-Denis-des-Puits, près de 200 opposants à l'installation d'un parc éolien se sont rassemblés dimanche matin et ont manifesté dans les rues et jusqu'à l'emplacement prévu dans le projet. En présence d'élus tels la députée Laure de la Raudière et du maire de Chartres, Jean-Pierre Gorges, les manifestants entendaient protester contre le projet du parc éolien prévu par la société H2air sur les communes du Thieulin et de Fruncé.
https://intensite.net/2009/actu2018/saint-denis-des-puits-pres-de-200-opposants-manifestent-contre-le-projet-d-eolienne-275484

20/05/18Eure-et-Loir : Des opposants au projet d’implantation d'un parc éolien rassemblés à Saint-Denis-des-Puits
Près de 180 opposants au projet d’implantation du parc éolien « Passiflores » se sont rassemblés, ce dimanche 20 mai, à Saint-Denis-des-Puits.
Munis de pancartes, banderoles, mais surtout de leur motivation, près de 180 personnes se sont rassemblées à l’appel de l’association PPEEBP (Protection paysages environnement entre Beauce et Perche).
Elles dénoncent le projet porté par la société H2air, développeur et exploitant éolien indépendant, avec son « projet éolien des Passiflores », notamment sur le secteur des communes du Thieulin et Fruncé.
"C’est du vandalisme sur nos paysages !"
Mais ce projet semble se situer sur un des cônes de vue remarquable de la cathédrale. De quoi agacer le président de l’association, Michel Rousseau : "Nous sommes inquiets. Il n’y a pas de concertation réelle avec le public. Nous sommes ici pour la sauvegarde du patrimoine, des paysages, mais aussi de la faune. C’est du vandalisme sur nos paysages !"
Les 180 personnes ont défilé jusqu’à un cône de vue remarquable, situé près du lieu-dit « La Foucaudière », à Fruncé. Jean-Pierre Gorges, maire de Chartres, et Laure de La Raudière, députée (Agir-­La droite constructive) de Nogent-le­-Rotrou-­Lucé, étaient présents.

La députée a expliqué sa position : "Je ne suis pas une anti-éolienne, mais je regrette ce projet. Les implantations ont leur place près de l’autoroute, avec moins de population et sans cône de vue sur la cathédrale. Pour des raisons financières, certains élus ont cru qu’il était bon d’installer des éoliennes ici. C’est par la mobilisation de la population que ce projet pourra être arrêté. Nous n’avons pas de moyens juridiques de gagner ce combat. Une course contre la montre est engagée."
La cathédrale de Chartres sous protection
Pour Jean-Pierre Gorges, la mise en place d’une directive paysagère, destinée à préserver les cônes de vue sur la cathédrale de Chartres, et pilotée par la préfecture d’Eure-et-Loir (notre édition du 4 mai dernier), est une solution :
"Nous sommes en train de bâtir cette directive. C’est par ce biais que l’on peut gagner. Elle est importante car elle sera associée au classement Unesco de la cathédrale de Chartres. Si nous sommes négligents sur les vues lointaines, on nous retira ce classement. On fait le forcing, avec la préfecture, pour obtenir un arrêt du Conseil d’État, expliquant que la directive est bien engagée. Ce document peut permettre de suspendre un projet en justice. »
https://www.lechorepublicain.fr/saint-denis-des-puits/travaux-urbanisme/ruralite/2018/05/20/des-opposants-au-projet-dimplantation-d-un-parc-eolien-rassembles-a-saint-denis-des-puits_12854983.html


20/05/18 : Eure-et-Loir : SAINT-DENIS-DES-PUITS - Un rassemblement contre un projet d'éoliennes
« Rassemblement pour défendre nos paysages » est organisé à 11 heures à Saint-Denis-des-puits. Une association s'inquiète de l'installation d'éolienne sur la zone industrielle de Fruncé - Le Thieulin. Selon les membres de « Protection Paysage Environnement Entre Beauce et Perche », les habitants rejettent ce projet d'installation de 6 à 10 générateurs. Ils ajoutent que « les riverains des alentours et ceux qui aiment notre coin de France ont été systématiquement tenus à l'écart de cette mainmise sur nos territoires alors qu'ils subiront de plein fouet ses nuisances ».
Selon l'association, des élus devraient être présent comme la députée Laure de la Raudière ou le maire de Chartres Jean-Pierre Gorges.
Voir aussi : https://intensite.net/2009/actu2018/frunce-les-voisins-denoncent-le-projet-d-eoliennes-275360
Pour en savoir plus : www.ppeebp.org


19/05/18 : Indre : A Luçay-le-Libre, trop d’éolien tue l’éolien
Entouré d’aérogénérateurs dans les villages alentour, un village de l’Indre se démène pour avoir son propre parc depuis douze ans. En vain, relate Frédéric Potet dans sa chronique.
De sa ferme située au milieu du village de Luçay-le-Libre, Luc Pion a une vue imprenable sur quinze années d’activité éolienne dans le nord-est du département de l’Indre. Un tour sur soi-même à 360 degrés permet, ici, d’embrasser du regard une cinquantaine d’éoliennes, réparties sur sept sites et autant de communes. Les plus proches sont situées à 3 000 mètres, les plus éloignées à une quinzaine de kilomètres. Le spectacle de ces rotors en action sur leurs pylônes géants ne déplaît pas à l’agriculteur récemment retraité. Au contraire. Depuis qu’il a été élu maire de Luçay-le-Libre, en 2005, Luc Pion se démène sans compter pour que sa commune de 110 habitants possède elle aussi son parc d’aérogénérateurs. En vain.
La raison mise en avant, en mars, par la préfecture de l’Indre pour retoquer son dernier projet d’implantation devrait prospérer dans les années qui viennent : les huit éoliennes prévues – six sur Luçay-le-Libre, deux sur le village limitrophe de Giroux – provoqueraient un « risque de saturation visuelle » dans le paysage. Calculé en fonction de plusieurs indices, notamment le ratio entre le nombre d’appareils et l’angle d’horizon, ce « risque » serait devenu particulièrement élevé dans cette partie du Berry appelée la Champagne berrichonne. L’étude d’impact a dénombré un total de 87 éoliennes dans un rayon de 20 kilomètres, sans compter 45 éoliennes « autorisées » mais encore non mises en service, ainsi que 29 autres dont le dossier est en cours d’instruction.
Tenir le bon bout
Le « drame » de Luçay-le-Libre est d’avoir été l’une des toutes premières communes des environs à se lancer dans la course à l’éolien, et d’avoir vu la plupart de ses voisines concrétiser leurs projets. La première enquête publique diligentée sur ce bourg voué à la culture céréalière remonte à 2006 : bien qu’ayant reçu les faveurs du préfet de l’époque, le dossier avait été invalidé en justice après le recours d’une association...

http://www.lemonde.fr/idees/article/2018/05/19/a-lucay-le-libre-trop-d-eolien-tue-l-eolien_5301520_3232.html

18/05/18 : Eure-et-Loir : FRUNCE - Les "voisins" dénoncent le projet d'éoliennes
Ils s'opposent à l'implantation d'éoliennes à Fruncé / Le Thiuelin près de Courville. Les membres de l’association de protection des paysages et de l’environnement (PPEEBP) organisent un rassemblement dimanche. Les habitants craignent de voir déprécier le prix de leur maison et redoutent les nuisances sonores et visuels que vont engendrer ces mats.
L'Eure-et-Loir comptait 217 éoliennes à la fin 2017 (60 implantations supplémentaires sont aussi autorisées) mais ce projet serait différent selon le Président, Michel Rousseau. Il était l'invité de Christophe Blondel à 7h45
Le rassemblement à lieu dimanche à 11h à la salle communale de St-Denis-des-Puits.

https://intensite.net/2009/sites/default/files/180518_idj_eoliennes_frunce.mp3

18/05/18 : Loir-et-Cher : Saint-Loup - Éoliennes : phase de concertation
Mardi, 19 h, Saint-Lupéens et élus des communes voisines sont invités à débattre sur le projet d’implantation d’éoliennes sur la commune. Rien n’est laissé au hasard : public installé en cercle autour des animateurs, présence d’un « commando » d’experts jeunes, compétents, sympathiques, dans les domaines concernés, il sera difficile au public de les prendre à défaut.
Maxime Floriot, chef de projets de la société Epuron, accueille le public, suivi de Delphine Claux, experte en énergies renouvelables et Dominique Druge, médiateur. Le public, 23 personnes, est invité à poser ses questions, sans tabou, elles sont regroupées pour faire l’objet de 4 groupes de travail, chacun animé par un expert… Un porte-parole de chaque groupe porte ensuite les réponses au public.
L’impact écologique semble compatible avec l’avifaune, selon des études réalisées par des spécialistes indépendants.
Aire d’étude environnementale : Plusieurs cercles jusqu’à 20 km prennent en compte les couloirs aériens de perturbations hertziennes, la hauteur des vols des migrateurs, l’impact visuel.
Le bilan carbone est moins bon que le nucléaire et l’hydraulique, positif et sans comparaison avec le thermique voire le voltaïque.
L’aspect technico-économique : l’électricité est plus chère. L’investisseur supporte le coût des raccordements au réseau électrique. La redevance selon le parc pouvant aller jusqu’à 10.000€/an pour la commune et cinq fois plus pour la Com com.
Distance minimum de 500 m de toute habitation : Une éolienne n’est acceptée que si c’est le voisin qui l’a dans son champ de vision. Un jeune propriétaire va les subir en ouvrant sa fenêtre ou depuis sa terrasse, il s’inquiète aussi de la dépréciation de son bien…
L’échange s’est ponctué par un tour de table où chacun a pu donner son point de vue. Restera un problème à surmonter : le coût important du raccordement par un câble 20.000 volts dédié depuis le groupe d’éoliennes au poste EDF de Romorantin distant de 15 km… A suivre !
https://www.lanouvellerepublique.fr/loir-et-cher/commune/saint-loup/eoliennes-phase-de-concertation

16/05/18 : Indre-et-Loire : Le projet de parc éolien dans le secteur de l'Ile Bouchard verra-t-il le jour ?
Un projet d'installation de 4 à 8 éoliennes à Brizay, près de l’Île Bouchard, inquiète certains habitants qui redoutent une détérioration du paysage et une atteinte à la biodiversité. Le maire, de son côté, estime que l'impact est très limité. Une réunion d'information est prévue ce jeudi.
Alors que l'Indre-et-Loire reste le dernier département sans éoliennes, les promoteurs continuent de démarcher les maires des petites communes pour tenter d'installer des parcs en secteur rural. C'est le cas d'un projet de parc éolien à Brizay, près de l'Île-Bouchard qui provoque beaucoup d'interrogations et de débats. Le conseil municipal a pris il y a plusieurs mois (approbation en conseil municipal le 10 février 2017) une délibération en faveur de l'implantation d'un parc de 4 à 8 éoliennes de 150 mètres de haut dans le bois de la Gabillère, un bois qui sert de refuge à la faune sauvage et qui est un gage de la préservation de la biodiversité selon les opposants au projet. Une permanence d'information se tient d'ailleurs ce jeudi de 16h à 20h en mairie de Brizay, et en présence du promoteur.
"Les promoteurs agissent en catimini, en totale opacité, et promettent des retombées financières"
L'ADDER, l'association Agir pour le Développent Durable et Economique: Préservons nos territoires Ruraux, et présidée par un apiculteur, se mobilise non pas contre l'énergie éolienne, mais contre la zone retenue pour implanter les mats, ce bois de la Gabillère. Pour l'ADDER, il s'agit de l'une des dernières zones de biodiversité dans le Richelais. Ça pourrait se faire ailleurs que dans le seul bois qui reste. Il s'étend sur 180 hectares et Romain Henry de l'association ADDER ne comprend pas le sens de la démarche. L'association évoque aussi l'impact négatif en terme touristique.
Par ailleurs selon l'association, de nombreux maires ruraux sont approchés en toute confidentialité pour des projets éoliens, avec des promesses financières. Dans ces négociations, les habitants sont totalement oubliés.
Un parc de 8 éoliennes, c'est 20.000 euros par an pour une petite commune comme Brizay
Mais le bois ne sera pas impacté, explique le maire de Brizay Jean Louis Schosser. Pour monter une éolienne, il faut 2.000 m2. Pour un parc de 8 éoliennes, il suffit de faire le calcul. Selon lui donc, moins de 2 hectares des 180 seront utilisés pour y implanter les éoliennes. Pour justifier son choix, le maire de Brizay explique aussi que cela pourrait compenser la baisse des dotations de l'état. Il a fait son calcul, huit éoliennes, c'est 20.000 euros par an pour sa commune de 310 habitants. Ce n'est pas beaucoup, mais cela permet d'entretenir nos chemins et notre patrimoine sans augmenter les impôts. Cette somme, c'est peu mais cela représente 80% de la taxe d'habitation.
Les maires des communes voisines ont eux aussi été démarchés par le promoteur, Soleil du Midi, comme à Lémeré. Dans cette commune, le Conseil Municipal a en revanche rejeté le projet à l'issue d'un débat associant les propriétaires riverains.
https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/eoliennes-1526479389

12/05/18 : Cher : Saint-Amand-Montrond : Quels sont les projets éoliens du Boischaut ?
Actuellement, six projets de parcs éoliens existent dans le Boischaut, mais aucun n'a encore abouti. Petit tour d'horizon.
Les promoteurs sont plusieurs à vouloir installer des parcs éoliens dans le Boischaut. Si six projets existent bel et bien dans neuf communes du sud du Cher depuis plusieurs années, aucun n’est encore arrivé à terme. Et pour cause, quatre d’entre eux font l’objet de recours contentieux de la part de riverains, d’associations, ou même de commune.


1. Venesmes
La SAS éoliennes des Vaslins a un projet de parc éolien au lieu-dit les Vaslins pour l’implantation de cinq éoliennes d’une puissance estimée de 2,5 mégawatts chacune.
Après avoir déposé la demande de permis de construire et d’autorisation d’exploiter, le promoteur a choisi de suspendre ces demandes en attendant que le nouveau dispositif concernant l’organisation de l’autorité environnementale (*) soit mis en œuvre.
2. Montlouis/Ineuil
La société Quadran souhaite installer huit éoliennes dans ces deux communes : six à Montlouis et deux à Ineuil. D’une puissance unitaire de 3,3 mégawatts, ces éoliennes font l’objet de recours au tribunal administratif d’Orléans (Loiret) contre le permis de construire et l’autorisation d’exploiter.
Un premier recours a été déposé par le propriétaire du château de Plessis, à Lignières, le 18 avril 2017 et un second recours a été déposé le 24 avril 2017 par l’association Montlouis environnement et la commune de Montlouis.
3. Vallenay
La société Futures énergies les Hauts de Vallenay souhaite installer cinq éoliennes sur les Hauts de Vallenay. La puissance de chaque éolienne serait de 2 mégawatts, portant la puissance totale du parc à 10 mégawatts. Là aussi, ce projet se heurte à l’opposition de particuliers, de l’association Vents de Berry et de la commune de Farges-Allichamps qui ont déposé des recours au tribunal administratif d’Orléans contre le permis de construire et l’autorisation d’exploiter, le 19 octobre 2017.
4. Ids-Saint-Roch/Touchay
Le projet de parc éolien de la SAS Ferme éolienne de Ids est stoppé depuis le mois de mars à la suite de l’annulation des autorisations de construction et d’exploitation par le tribunal administratif d’Orléans. Des annulations qui font suite aux recours déposés par l’association Boischaut Marche Environnement.
La construction du parc éolien stoppée à Ids-Saint-Roch et à Touchay
Ce parc, qui devait voir l’installation de cinq éoliennes à Ids-Saint-Roch et d’une à Touchay a été stoppé alors que les constructions ont débuté. Si le promoteur a fait part de son souhait de faire appel de ces décisions ainsi que de déposer un nouveau dossier de demande en préfecture, aucune de ces deux actions n’a encore été réalisée.
5. La Perche
La société Epuron travaille actuellement sur la création d’un parc éolien à La Perche, avec un minimum de cinq et un maximum de neuf éoliennes. Pour le moment, ce projet n’en est qu’à la phase des études environnementale, paysagère et acoustique. Le résultat de ces études, dont la zone comprend La Perche, Ainay-le-Vieil et La Celette, permettra notamment de définir le nombre d’éoliennes. Les premières informations au public ont eu lieu en janvier 2017. Une concertation préalable aura lieu le mercredi 16 mai, à 19 heures, à la salle des fêtes de La Perche, afin de co-construire le projet avec l’ensemble des acteurs locaux du territoire.
Le projet éolien de La Perche a été dévoilé au public
6. Saint-Saturnin/Préveranges
Ce parc, dont le promoteur est la société Boralex, doit comprendre six éoliennes d’une puissance comprise entre 1,8 et 2,6 mégawatts. Trois éoliennes doivent être implantées à Préveranges et deux à Saint-Saturnin. Là-aussi, le projet est en attente d’une décision de justice à la suite des recours déposés par l’association Boischaut Marche Environnement. Le recours contre l’autorisation d’exploiter doit être jugé par la cour d’appel de Nantes tandis que l’association a réalisé un pourvoi en cassation contre le permis de construire.
(*) Dans un arrêt du 6 décembre 2017, le conseil d’État a notamment décidé que le préfet ne peut pas être l’autorité compétente pour autoriser un projet et en même temps celle qui rend un avis sur l’évaluation environnementale de ce projet.
https://www.leberry.fr/saint-amand-montrond/economie/2018/05/12/quels-sont-les-projets-eoliens-du-boischaut_12844719.html

11/05/18 : Loir-et-Cher : Saint-Loup : 
Un atelier pour réfléchir à l’éolien de demain😡😡
Le projet éolien de Saint-Loup-sur-Cher est toujours d’actualité. La société Epuron, qui porte l’ambition d’installer ses 4 à 10 éoliennes dans cette portion de la Vallée du Cher pour alimenter jusqu’à 20.000 foyers dans les années qui viennent, continue à travailler son dossier.
A pas modérés et en « co construction » avec les habitants de la commune, aime à rappeler la société de Vincennes déjà venue à Saint-Loup à plusieurs reprises afin de présenter et échanger sur son projet d’éoliennes au long cours.
Phase de concertation avec la population

Dès mars 2016, les conseillers municipaux avaient approuvé l’étude, ouvrant la voie à une permanence publique dès janvier 2017. L’objectif affiché : « Garantir une totale transparence sur le projet », soulignait à l’époque Maxime Floriot, le chef du projet éolien de Saint-Loup-sur-Cher.
Depuis ce premier échange, les étapes suivantes se sont mises en route avec le lancement de l’étude environnementale, et bientôt paysagère.
Parallèlement, la société Epuron va ouvrir aujourd’hui la phase de concertation avec la population ; dès ce lundi 14 mai et jusqu’au 31 juillet prochain. Premier rendez-vous programmé : un atelier de co construction sera animé par la société Résonnances CFP ce mardi. Les participants pourront proposer des thèmes et échanger par petits groupes entre habitants, élus, techniciens, autour de la question « L’éolien sur notre territoire : en quoi cela nous concerne tous ? ».
Le dossier de concertation expliquant plus en détail la démarche et le projet est disponible sur le site internet www.epuron.fr ou dans les mairies de Saint-Loup-sur-Cher et celles situées dans un rayon de 6 km autour.
Mardi 15 mai, à 19 h, à la salle des fêtes de Saint-Loup-sur-Cher.

https://www.lanouvellerepublique.fr/loir-et-cher/commune/saint-loup/un-atelier-pour-reflechir-a-l-eolien-de-demain

11/05/18 : Indre-et-Loire : Lémeré : Vents contraires aux éoliennes
Tous ne voient pas l’émergence de projets éoliens en Richelais et Bouchardais, d’un bon œil. Il y a quelques jours une réunion publique a réuni une centaine de personnes, à la salle des fêtes de Lémeré. Elle était pilotée par l’association Agir pour le développement durable et économique ; préservons nos territoires ruraux (Adder). « Nous ne sommes pas contre l’énergie éolienne ; on a besoin des énergies renouvelables, mais avec une réflexion utile. Nous sommes opposés à l’implantation d’un parc éolien dans le bois de la Gabillère, pour les raisons que nous allons exposer et nous sommes révoltés par les méthodes des porteurs du projet », introduit Romain Henry, président d’Adder, qui, avec Frédéric Bouvier, mène les débats.
Pour eux, le bois de la Gabillère est le dernier vestige de biodiversité, sur 180 hectares, dans une région céréalière. Le déboisement conséquent, lié à l’installation de huit éoliennes, le mettrait en péril. L’impact sur le tourisme est le second point soulevé par les opposants : « L’Indre-et-Loire est le dernier département du Nord-Ouest de la France à n’avoir aucune éolienne. La densité en lieux touristiques, son patrimoine architectural et végétal attirent les touristes. La pollution visuelle et acoustique créée par ces parcs serait un frein pour ce secteur. »
Localement, plusieurs projets seraient remis en cause ; à la clé une dizaine d’emplois, sur la seule commune de Lémeré. Sur la méthode, les deux intervenants font état de l’opacité de Soleil du midi et d’une certaine spéculation : les maires sont contactés, confidentiellement, un à un ; des parcelles auraient été vendues pour des prix très attractifs, la société aurait pris en charge des bornages, des protocoles de bail se révélant très contraignants auraient été proposés. « Il me paraît nécessaire de mettre en place une réflexion pour aller vers un schéma départemental dans ce domaine »,estime Christophe Baudry, maire de Cravant.

https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/commune/lemere/vents-contraires-aux-eoliennes

07/05/18 : Indre : Y a-t-il trop d'éoliennes en Champagne berrichonne?
La préfecture de l'Indre vient de rejeter un projet de parc éolien autour des communes de Giroux et Luçay-le-Libre, dans le nord du département. Motif : ces huit nouveaux mâts auraient saturé le paysage. Un argument contesté par les élus locaux et par la société porteuse du projet, Nordex.
La Champagne berrichonne est-elle saturée d'éoliennes ? C'est la question que pose la décision de la préfecture de l'Indre concernant le projet de la société Nordex à Giroux et Luçay-le-Libre. Nordex envisageait de construire autour de ces deux communes du nord du département un parc de huit éoliennes, d'une puissance totale de 24MW, l'équivalent de la consommation électrique (hors chauffage et eau chaude) de 46.700 personnes. La préfecture y a mis son veto au mois de mars.
Chef de projet chez Nordex, Gaël Le Goaziou a été surpris par cette décision : « C’est un projet qui bénéficie d’un gros soutien localement puisqu’il y a eu des délibérations favorables des deux communes d’implantation. L’enquête publique a donné lieu à une forte mobilisation et s’est conclu par un avis favorable du commissaire enquêteur ». Le maire de Luçay-le-Libre, Luc Pion, confirme l'adhésion au projet des élus locaux et déplore ce refus de la préfecture : « _80% des personnes qui se sont exprimées lors de l’enquête publique étaient pour_. Et tous les pour ne sont pas venus ». 
Vers l'arrêt des constructions nouvelles ?
Mais pour Roger Mioche, responsable des départements Indre et Cher à la DREAL (Direction Régionale de l'Environnement), cette décision s'imposait. Il met en avant le risque de saturation du paysage : « dans un rayon de 20km autour du site, plus de 160 éoliennes ont été identifiées._On se rend bien compte qu’en ajoutant des éoliennes à celles existantes, on saturerait complétement le paysage_. On risquerait de se retrouver avec des villages entourés d’éoliennes». Cela signifie-t-il qu'il n'y aura plus d'installation en Champagne berrichonne ? Pas nécessairement, car l'examen des dossiers se fait au cas par cas, mais Roger Mioche fait remarquer que le dernier schéma régional éolien recommandait dans cette zone la densification des parcs existants plutôt que l'implantation de nouveaux.
Concernant le projet de Luçay-le-Libre et Giroux, la société Nordex n'exclue pas de déposer un recours, gracieux d'abord, puis, si nécessaire contentieux c'est-à-dire devant un tribunal administratif.
https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/y-a-t-il-trop-d-eoliennes-en-champagne-berrichonne-1524651471

04/05/18 : Indre : En plein conflit à Bazaiges
Jean-Pierre Aubray a démissionné de son poste de premier adjoint “ pour dénoncer la gestion du maire ”.
La commune de Bazaiges mûrit actuellement un projet éolien, expliqué voici peu par la société porteuse du dossier. Ce sujet sensible qui provoque souvent des conflits locaux, n’est cependant pas à l’origine de la démission du premier adjoint, Jean-Pierre Aubray, favorable comme ses collègues à un dossier en mesure d’apporter de l’argent à cette petite localité de 217 habitants.
“ Depuis, c’est la guerre ”
Ce dernier, qui conserve néanmoins son mandat de conseiller et est élu depuis 1983, dont quinze ans en tant que maire, dénonce « une gestion inadmissible de la commune et un compte administratif que je ne pouvais pas cautionner en tant qu’adjoint ».
Jean-Pierre Aubray, 57 ans, enseignant retraité, bien connu dans la région d’Éguzon où il fut notamment principal du collège Saint-Exupéry, est réputé pour un franc-parler qui s’exprime notamment dans les réunions de la Communauté de communes Éguzon -Argenton - Vallée de la Creuse.
Le conseil lui a trouvé un successeur avec Olivier Bazin, agriculteur de 50 ans, qui rejoint dans l’exécutif Isabelle Portrait, maire de Bazaiges depuis 2014, Thierry Girault et Franck Mathé. « Je ne comprends pas cette décision, explique le premier magistrat. Jean-Pierre Aubray m’a précédée à ce poste et a le droit d’avoir un avis. Nous pensons autrement, sa démission a été acceptée par le préfet et depuis, c’est la guerre. » Ce conflit risque de perdurer puisque l’ancien premier adjoint siège toujours au conseil et aime pointer du doigt ce qui ne lui convient pas. Il conserve également son poste à la communauté de communes où, là encore, il devrait continuer à dire ce qu’il pense.
https://www.lanouvellerepublique.fr/indre/commune/bazaiges/en-plein-conflit-a-bazaiges

04/05/18 : Eure-et-Loir : La cathédrale de Chartres sous protection
La préfecture d’Eure-et-Loir a lancé une procédure pour la mise en place d’une directive paysagère. L’objectif est de préserver les cônes de vue sur la cathédrale de Chartres. Conséquence, des projets de parcs éoliens sont retoqués.
La cathédrale Notre-Dame de Chartres représente un symbole et un atout majeur pour le département. Pour préserver les vues sur le monument, la préfecture d’Eure-et-Loir a lancé une procédure pour la mise en place d’une directive paysagère.

30 km de rayon environ composent le périmètre du projet de directive paysagère dédié à la protection des cônes de vue de la cathédrale de Chartres.
Le but est de réglementer les constructions dans les cônes de vue de l’édifice, comme l’explique la préfète, Sophie Brocas : « Il faut qu’on protège cet héritage du XIIIe siècle. Nous avons des vues remarquables sur un rayon de 25 à 30 km autour de la cathédrale. Il faut les conserver. Sinon, l’Unesco pourrait nous retirer le label patrimoine mondial. »
« Favorables à l’éolien, mais pas n’importe où »😠
L’urbanisation intensive, avec parfois une construction massive et désordonnée de bâtiments, est notamment en cause. Mais pas seulement. Certains projets d’implantation de parcs éoliens sont également dans le viseur. Plusieurs ont été gelés. La préfecture d’Eure-et-Loir a, par exemple, retoqué, en début d’année, le projet de parc éolien que la société EDPR souhaite implanter à Ermenonville-la-Grande, avec six éoliennes, et d’un poste de livraison.
La Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) a été missionnée pour mettre en place cette directive paysagère.
Un autre pose question. Il s’agit de celui porté par H2air, développeur et exploitant éolien indépendant, avec son « projet éolien des Passiflores », qui prévoirait un équipement composé de trois à dix machines, avec des mâts de 100 à 150 m, dans le secteur de la commune du Thieulin. La société organise des réunions avec les habitants pour présenter son projet (*).
La vue sur la cathédrale de Chartres bientôt sous protection
Mais ce projet semble se situer sur un des cônes de vue de la cathédrale. Les porteurs ont été reçus à la préfecture, le 12 avril, en présence de Laure de La Raudière, députée (Agir-La droite constructive) de Nogent-le-Rotrou-Lucé, et Philippe Schmit, maire du Thieulin et président de la Communauté de communes du Pays courvillois.
Sophie Brocas détaille : « Avec les services de l’État, nous avons expliqué aux représentants de H2air ce qui motive cette directive paysagère. Nous avons fait un travail d’information. Nous sommes favorables à l’éolien, mais pas n’importe où. L’Eure-et-Loir est le premier département de la région Centre-Val de Loire sur les implantations de mâts. J’ai annoncé à H2air, par cohérence intellectuelle, que je ne pourrai que refuser leur demande de permis de construire s’ils ont vraiment l’intention d’implanter leur projet dans un endroit où la vue doit être préservée. S’il le faut, on ira au contentieux. »
"Si le projet est dans une vue remarquable, c’est non."
La préfète ne veut aucune ambiguïté : « Lorsqu’on reçoit une demande, les services de l’État regardent si le projet est situé dans le repérage des vues remarquables. Il faut argumenter d’une manière objective. Mais quel que soit le projet, s’il est dans une vue remarquable, c’est non. Cela ne veut pas dire que plus rien ne pourra être construit dans ce rayon de 25 à 30 km. Il y a une question de hauteur. Cela ne va pas mettre le territoire sous cloche. »
La cathédrale de Chartres, construite entre 1194 et 1220, monument historique depuis 1862, fait partie de la première liste des monuments classés par l’Unesco, en 1979.
La Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) s’appuiera sur des outils numériques pour déterminer les zones de vue à préserver et établir des hauteurs maximales de construction.
(*) L’association PPEEBP (Protection paysages environnement entre Beauce et Perche) dénonce un manque de concertation de la part de H2air et entend pouvoir participer à ces réunions.
Un arrêté ministériel pour une "concertation".
Sophie Brocas, préfète d’Eure-et-Loir, a présenté aux élus concernés, le 12 décembre 2017, le projet de directive paysagère dont elle espère l’approbation, par décret, du Conseil d’État. La procédure se poursuit, selon la représentante de l’État : « J’ai saisi le ministre du Développement durable, en février, car il faut un arrêté ministériel pour définir le périmètre de concertation. Je suis en attente de cet arrêté. J’espère que cela ira vite. Les élus des collectivités concernées pourront avoir la parole, comme l’ensemble des acteurs, associations, porteurs de projets, public… Cet arrêté ministériel de concertation vise vraiment à engager un processus approfondi de dialogue. » La préfète ajoute : « Dans mon esprit, lorsque nous aurons l’arrêté ministériel, je proposerai à l’ensemble des porteurs de projet, de venir à une réunion pour présenter la démarche, avec les endroits où les vues sont exceptionnelles. »
https://www.lechorepublicain.fr/chartres/travaux-urbanisme/2018/05/04/la-cathedrale-de-chartres-sous-protection_12837141.html

04/05/18 : Indre : Mâron : Parc éolien : le projet se précise
Baisse des dotations de l’État, suppression de la taxe d’habitation, disparition des réserves parlementaires, etc. Dominique du Crest et Jean-Claude Ballon, maires des communes de Sassierges-Saint-Germain et Mâron, s’interrogent. « Sur le budget communal, c’est une baisse qui se chiffre entre 50.000 et 70.000 €, constatent-ils, alors que, dans le même temps, les charges augmentent. » Avec leur conseil municipal respectif, ils cherchent des solutions pour combler cette baisse de ressources. « Un parc éolien est une possibilité, estiment-ils. Une éolienne, c’est 20.000 € de revenus par commune, chaque année. Ce qui représente 6 % du budget de fonctionnement. A la livraison, les communes concernées se voient également attribuer une somme non négligeable destinée à financer des projets liés à l’énergie électrique. De plus, pour les propriétaires-exploitants des terrains sur lesquels sont implantées les éoliennes, c’est 9.000 € annuels assurés. L’implantation nécessite un quart d’hectare. Et tout cela est assorti d’un bail de 41 ans, avec remise en état du terrain, à la fin de l’exploitation. »
La construction d’un parc éolien rejoindrait la volonté de Châteauroux Métropole de s’inscrire dans une politique énergétique ambitieuse. Les élus se sont d’ailleurs prononcés favorablement sur le projet des deux communes.
Première éolienne en 2023 ?

L’étude a été confiée à société JP Énergie Environnement (JPEE). Le nombre d’éoliennes n’est pas encore arrêté mais « pratiquement l’intégralité » de la commune de Mâron est éligible alors que seule la partie Nord de Sassierges est concernée.
Le calendrier se précise. « JPEE rencontre actuellement les propriétaires exploitants, plus certains riverains et voisins, révèlent les deux maires. Les négociations sont en cours et certains accords sont déjà intervenus. Ensuite, en fonction des accords, sera lancée l’étude technique qui devrait durer un an. » Un plan de communication sera ensuite élaboré pour les deux communes et un cabinet indépendant sera mandaté. « Nous voulons associer la population jusqu’à la décision finale qui, dans tous les cas, sera prise par les conseils municipaux. »
Puis viendra le temps de l’enquête publique, suivie de la décision du préfet. Si celle-ci est positive, la première éolienne du parc Mâron - Sassierges-Saint-Germain pourrait être mise en service, en 2023.

https://www.lanouvellerepublique.fr/indre/commune/maron/parc-eolien-le-projet-se-precise

03/05/18 : Indre-et-Loire : Auzouer-en-Touraine : Les éoliennes seront-elles de retour ?
Lors du conseil municipal du 8 février et par vote à l’unanimité, la commune a décidé de relancer le projet éolien et de le confier à la société Green Lighthouse. Le 26 avril avait donc lieu une réunion d’information publique en présence de son P-DG David Portales. Celui-ci était aussi le porteur précédent du projet développé par Engie et clos en décembre 2016. Ce nouveau projet, véritable copié - collé du précédent, consiste à installer quatre éoliennes, d’une hauteur de 80 m au moyeu et 120 m en bout de pale. Elles seraient implantées dans un triangle compris entre la ligne TGV, la D 910 et la A 10.
Peu d’habitants d’Auzouer avaient fait le déplacement – peut-être par manque d’information – mais les associations d’opposants étaient présentes : les membres de l’association de défense de la Gâtine tourangelle (ADEGT), Vent de Loire ainsi que quelques Auzoueriens hostiles au programme. Point par point, le maire Jean-Claude Baglan et David Portales ont répondu durant deux heures aux remarques de l’opposition. L’objectif gouvernemental est de doubler le parc éolien et le conseil municipal a approuvé ce besoin de produire l’électricité autrement que par le nucléaire. Chaque éolienne produirait l’équivalent de la consommation de 1.300 foyers. Hormis l’implantation des éoliennes, il n’y qu’à tirer une ligne sur 8 km pour atteindre le premier poste de raccordement.
Les opposants font valoir « la faible productivité dans cette zone ». Information confirmée par Green Lighthouse qui ne prend en compte à cette hauteur que 25 % du temps de production. Ils argumentent également sur les nuisances sonores : les effets stroboscopiques générés et surtout le coût éventuel du démantèlement dans 15 ans (durée de vie d’une éolienne).
A ces arguments la société fait remarquer que la loi ayant classé les éoliennes en « Installation classée pour l’environnement (ICPE) », les organismes de l’Etat donneront leur avis. La société Green Lighthouse se conformera totalement aux exigences administratives. Quant au démantèlement, en aucun cas la commune d’Auzouer n’aura à payer puisqu’elle ne signe aucun permis de construire, du ressort de la préfecture.
En dernier argument, l’opposition signale la réticence de Jean-Pierre Gasche. Le président de la communauté de communes, a donné son avis défavorable et déclare l’avoir déjà dit à Jean-Claude Baglan, il considère que ce projet de quatre éoliennes sera « peu productif car situé dans une zone peu ventée ». Et estime le coût du génie civil – pour atteindre le point de raccordement (8 km) – « trop onéreux » mais il reste favorable aux énergies renouvelables.
Si le projet se poursuit, la prochaine étape serait la présentation du photomontage en octobre qui positionnera plus précisément les éoliennes.
https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/commune/auzouer-en-touraine/les-eoliennes-seront-elles-de-retour

27/04/18 : Indre : 
Le projet éolien des Sables vu d’un bon œil par les élus 😡😡😡😡
Un parc de six éoliennes, au lieu-dit “ Les Sables ”, entre les communes de Bazaiges et Vigoux, est à l’étude.
Depuis 2016, une étude de faisabilité d’un projet de parc éolien au lieu-dit « Les Sables » est mené en étroite concertation avec les communes de Bazaiges et de Vigoux. Un projet d’implantation de six éoliennes a été récemment arrêté après validation des conseils municipaux, des propriétaires et exploitants des zones concernées. Samedi, Julien Calabre, du bureau d’études Solaterra, est venu présenter ce parc éolien, baptisé Les Sables, porté par la société Vol-V, aux élus de Bazaiges et Vigoux.
Le bureau d’études a tenté d’inscrire le projet dans le paysage, en prenant en compte les monuments historiques, les sites emblématiques et naturels, sur un rayon de 20 km. Des suivis seront effectués pour étudier les problèmes liés aux pales, auprès des oiseaux. L’étude sera portée en grande partie sur les chauves-souris, volatiles les plus fragilisés dans ce site de bocage.
Un mât de mesure de vent installé en mars 2017, a permis de mesurer une moyenne de vent de 6m/s sur 120 m de hauteur.
Une production de plus de 60.000 MWh/an, représentant la consommation de 14.700 foyers, est prévu. Les investissements sont privés, sans aucun fond public ou subvention. Il est prévu de vendre le KWh 7 centimes, ce qui permettrait d’amortir les constructions sur environ dix à douze ans, pour un investissement de 25 millions d’euros pour six éoliennes.
Isabelle Portrait et Roland Pinlon, respectivement maires de Bazaiges et Vigoux, favorables au projet, ne nient pas l’apport financier que cette implantation apporterait à leur commune respective, et mettent en avant « qu’il faut laisser aux générations futures des systèmes de récupération d’énergie plus sains ».
Bientôt en préfecture
De son côté, Jean Panel, président de l’association Pas de vent chez nous, était présent pour exprimer son désaccord sur « les lobbies éoliens qui ont des projets financiers et ne se préoccupent pas de nos territoires ni des générations futures ».
Ce projet fera l’objet d’une autorisation administrative auprès de la préfecture au cours de ce semestre.
https://www.lanouvellerepublique.fr/indre/commune/argenton-sur-creuse/le-projet-eolien-des-sables-vu-d-un-bon-oeil-par-les-elus

22/04/18 : Indre : Le refus du parc éolien pose question 😡😡😡😡
Nicole Sauget et Luc Pion, maires de Giroux et Luçay-le-Libre restent confiants sur les futures décisions.
Le projet de parc éolien sur Luçay-le-Libre et Giroux a vu son autorisation d’implantation refusée par décision préfectorale, à la mi-mars.
L’incompréhension. Le projet d’implantation de huit éoliennes sur Luçay-le-Libre et Giroux a été retoqué par la préfecture. Motif soulevé par l’arrêté publié le 14 mars : un « risque de saturation visuelle » et des « mesures d’atténuation des impacts paysagers […] insuffisantes ». Le projet porté par la société Nordex présentait pourtant de solides atouts. Il était notamment ressorti premier – sur vingt-deux candidats – des appels d’offres éoliens lancés par le gouvernement dans le cadre de la démarche de transition énergétique et de réduction des coûts de l’énergie. Localement, le parc avait reçu un large soutien. L’enquête publique menée du 25 septembre au 27 octobre derniers, s’était achevée par un avis favorable « sans réserve » de la commission d’enquête ; le projet avait également recueilli les avis positifs des deux communes concernées, de la Communauté de commune Champagne-Boischauts et de la Commission départementale de la nature, des paysages et des sites (CDNPS). « Nous avons pris en compte l’implantation, l’occupation visuelle, l’acoustique, l’impact paysager, un travail d’environ trois années pour un coût d’études évalué entre 120.000 à 150.000 €, souligne Gaël Le Goaziou, chef de projet chez Nordex. L’énergie produite par ce parc serait l’une des moins chères du marché de l’électricité en France grâce aux avancées technologiques récentes de nos éoliennes, avec un prix moyen de 65,4 €/MWh contre 72 €/MWh actuellement. » Et de s’interroger sur le couperet de la préfecture : « Quel est le signal renvoyé ? Est-ce que cela a du sens ? Ce refus de la préfecture pose d’innombrables questionnements ».
Nicole Sauget, maire de Giroux, commune sur laquelle deux aérogénérateurs devaient être implantés, et Luc Pion, maire de Luçay-le-Libre qui devait recevoir les six autres machines, gardent espoir et sérénité. « Nous sommes confiants dans les décisions futures attachées au projet », assurent les deux élus qui désirent continuer à œuvrer au développement de leurs communes, sans céder au fatalisme même si le scénario semble se reproduire année après année. Après 2006, 2010, ce projet éolien déposé en 2017 est le troisième présenté sur le secteur. « Alors que nous étions dans les premiers à vouloir réaliser un parc éolien sur nos communes, nous avons vu fleurir dans notre paysage, les parcs éoliens de Sainte-Lizaigne, Diou, Graçay et Nohant-en-Graçay (Cher), Reuilly, Vatan, Ménétréols-sous-Vatan, Liniez, Reboursin, Meunet-sur-Vatan, Paudy et Saint-Georges avec le Pays d’Issoudun », énumère Luc Pion.
Nordex va déposer un recours

« Il nous faut continuer à nous développer, maintenir les services à la population tout en réduisant les dépenses ! C’est antinomique. D’autant que nous n’avons pas d’industries, pas d’usines, ni de commerces, pas de pylônes électriques, donc peu de budget. Le parc peut représenter une réelle opportunité de ressource du quotidien pour nos petites communes rurales », conclut Nicole Sauget. Le parc représenterait une manne financière de 170.000 €/an répartie sur les deux communes, la CCCB, le Département et la Région. La société Nordex croit encore en son projet. Estimant que « les raisons du refus ne sont pas justifiées », elle envisage de déposer un recours devant le tribunal administratif de Limoges.
https://www.lanouvellerepublique.fr/indre/commune/menetreols-sous-vatan/le-refus-du-parc-eolien-pose-question


19/04/18Eure-et-Loir : SAINT-DENIS-DES-PUITS - Rassemblement pour la protection de paysages de Beauce et Perche
Dimanche 20 mai à 11h à Saint-Denis-des-Puits : Rassemblement pour la protection de paysages de Beauce et Perche. Rassemblement pour éveiller les élus et la population aux dangers de l'édification d'un parc éolien à l'entrée du parc naturel du perche.
Organisé par l'Association pour la protection des paysages et de l'environnement entre Beauce et Perche (PPE EBP)
https://www.ppeebp.org/

https://intensite.net/2009/agenda/saint-denis-des-puits-rassemblement-pour-la-protection-de-paysages-de-beauce-et-perche-273956

19/04/18 : Loiret : L'électricien tchèque CEZ va construire sa première ferme éolienne en France 
La compagnie d'électricité tchèque CEZ, contrôlée à 70% par l'État, a annoncé jeudi qu'elle allait lancer fin 2018 ou début 2019 la construction de sa première ferme éolienne en France, dont l'achèvement est prévu au second semestre 2019.
"CEZ a jusqu'à présent obtenu (en France) l'autorisation nécessaire pour les projets (éoliens) dans quatre localités, d'une puissance installée totale de 42,4 MW", indique la compagnie, dans un communiqué. Le texte ne précise pas la localité où la première éolienne de CEZ en France sera construite. Selon le journal pragois Dnes, il s'agit d'Aschères-le-Marché, dans le Loiret.
"Nous sommes très contents que nos projets sur le marché français des renouvelables avancent rapidement vers la phase de la construction", lit-on aussi dans le communiqué. CEZ (Ceske Energeticke Zavody) a fait en juin 2017 l'acquisition en France de l'ensemble de neuf projets d'éoliennes en phase de préparation avancée, à la société allemande ABO Wind.
Une fois tous ces projets réalisés, la puissance installée des éoliennes de CEZ en France atteindra 100 MW d'ici cinq ans. Présent dans sept pays, CEZ a dégagé en 2017 un bénéfice net de 19 milliards de couronnes (747 millions d'euros), pour un chiffre d'affaires de 201,9 milliards de couronnes (7,94 mds EUR).
ČEZ entamera la réalisation de son premier projet éolien en France à la fin de cette année. Le groupe énergétique a obtenu les permis de construire et d’exploitation de fermes dans quatre localités pour une puissance installée totale de 42,4 mégawatts (MW).
Le groupe tchèque, dont l’Etat est l’actionnaire majoritaire à hauteur de 70%, poursuit son expansion d’Europe de l’Ouest. Après l’Allemagne, c’est en France que ČEZ se fait progressivement sa place sur le marché des énergies renouvelables. L’été dernier, il était devenu le propriétaire de neuf fermes éoliennes via la société ABO Wind. En France, ČEZ entend se concentrer sur ce secteur précis.
Jusqu’à présent, ČEZ était déjà actif en Roumanie, en Turquie, en Allemagne et en République tchèque (avec deux centrales éoliennes situées respectivement près de Litomyšl, en Bohême de l’Est, et dans la région de Vysočina) pour une puissance installée totale de 700 MW. A titre de comparaison, la puissance installée de la centrale nucléaire de Temelín, une des deux centrales existantes en République tchèque, est d’environ 2 000 MW.
Dans son édition de ce jeudi, le quotidien Mladá Fronta Dnes précise que les premières éoliennes en France seront construites à Aschères-le-Marché (Loiret). Le début de la production est prévu pour le second trimestre 2019.
Plus grande société énergétique tchèque, ČEZ a réalisé un chiffre d’affaires de 201,9 milliards de couronnes en 2017 (près de 8 milliards d’euros) pour un bénéfice net de 19 milliards de couronnes (750 millions d’euros), en hausse de 30% par rapport à 2016. 

19/04/18Loiret : bientôt des éoliennes à Aschères-le-Marché😡
La commune en parle depuis 6 ans mais aucun projet n'a encore abouti. Il semblerait que cette fois soit la bonne : une compagnie d'électricité tchèque prévoit d'installer son premier parc éolien français dans cette commune du nord d'Orléans.
Une compagnie d'électricité tchèque CEZ prévoit la construction de sa première ferme éolienne en France. L'annonce évoque un chantier lancé fin 2018 ou début 2019. Dans son communiqué, pas plus d'informations sur la commune choisie.
"CEZ a jusqu'à présent obtenu (en France) l'autorisation nécessaire pour les projets (éoliens) dans quatre localités, d'une puissance installée totale de 42,4 MW", indique la compagnie, dans un communiqué."
Mais la presse locale évoque la commune d'Aschères-le-Marché, dans le Loiret. L'information est tirée d'un journal pragois, le Dnes, et rapportée par l'AFP. L'achèvement de l'installation serait prévu au fin 2019.
Quatre éoliennes à Aschères-le-marché financées par les internautes
Contrôlée à 70% par l'Etat tchèque, Ceske Energeticke Zavody (CEZ) a acquis en juin 2017 de l'ensemble de neuf projets français d'éoliennes, dont le loirétain, de la société allemande ABO Wind.
Une fois installés, ces moulins à vent géants permettraient à l'entreprise de récolter 100 MW sur 5 ans en France. A titre de comparaison, cela équivaut à deux fois la puissance consommée par les serveurs de Google, ou encore les consommations électriques de plus de 30 000 habitants.
Avec des implantations dans 6 autres pays, CEZ retire une bénéfice net de 747 millions d'euros pour l'année 2017 (7,94 milliards d'euros).
L'histoire des éoliennes et d'Aschères-le-Marché​
Le maire de la commune rencontrait cet après-midi des professionnels du secteur. Commune de 1 148 habitants, située au Nord d'Orléans dans le canton de Pithiviers, Aschères-le-Marché s'étale sur 20km².
Le premier projet d'éoliennes remonte à 2012, mais aucun n'a pour le moment abouti, notamment parce que l'armée ne fournissait pas les autorisations. Elle est en effet solicitée pour chaque implantation. La préfecture a de son côté donner son accord en décembre dernier.
Des agriculteurs ont accepté de rogner sur leurs exploitations pour accueillir ces éoliennes. La location des terrains devraient compenser la perte commerciale. Deux éoliennes seront disposées de part et d'autres de l'autoroute.
"C'est dommage d'abîmer un secteur vierge en éolienne, alors que le nord de la commune était déjà proche de parc", nous a confié par téléphone le maire de la commune, Gérard Rock.
Ces implantations rapportent donc un loyer aux propriétaires des terrains, mais aussi à la municipalité pour la location et l'entretien des chemins. Une analyse des sols est actuellement en cours. Cet été, un câble sera passé sous l'autoroute, mais ses usagers ne devraient y rencontrer d'obstacles, a rassuré Gérard Rock.
Au 1er janvier 2018, l'éolien employait dans la région 450 personnes, pour 993 MW produits en Centre-Val de Loire.
https://france3-regions.francetvinfo.fr/centre-val-de-loire/loiret/loiret-bientot-eoliennes-ascheres-marche-1461575.html

19/04/18 : Cher : Où en est-on du projet de parc éolien d'Ids-Saint-Roch/Touchay ?
Le parc éolien anime les communes d'Ids -Saint-Roch et Touchay depuis 2011. Arrêté en cours de réalisation, le projet est aujourd'hui au cœur d'une situation inédite.
Le projet
Le parc éolien, composé de six éoliennes d'une puissance unitaire de 3 mégawatts, doit s'installer dans les communes d'Ids-Saint-Roch (cinq éoliennes) et Touchay (une éolienne).
Initié en 2011, ce projet, porté par la SAS Ferme éolienne de Ids, s'élève à 35 millions d'euros.
En avril et juillet, le projet reçoit l'avis favorable des deux communes concernées. Touchay révisera finalement sa copie en s'opposant, par la suite, au projet.
"Après les résultats de l'étude d'impact et de l'enquête publique, nous nous sommes positionnés définitivement contre", argumente Marylin Brossat, maire de Touchay.
En août 2015, la société obtient le permis de construire, puis l'autorisation d'exploiter en 2016.
Les retombées économiques estimées s'élèvent à 123.000 euros pour la communauté de communes Berry Grand Sud, dont 45 % versés directement aux communes d'implantation, soit plus de 55.350 euros par an.
7.500 euros, par an et par éolienne, devaient également être versés aux propriétaires de parcelles accueillant une éolienne.
Les travaux
Le chantier a débuté en juillet 2017 pour une livraison prévue en mars 2018.
Le chantier du parc éolien a démarré
Mais ces premiers coups de pelle ont été donnés malgré deux recours en justice déposés au tribunal administratif d'Orléans par l'association Boischaut Marche Environnement (BME).
"Nous exploiterons tous les recours et référés imaginables", affirmait Jean-Charles Dumesnil, président de BME.
Parc éolien, les travaux ont débuté malgré des recours en justice
Le premier recours concerne le permis de construire et le second l'autorisation d'exploiter les installations classées pour la protection de l'environnement.
Ces recours, qui ne suspendent pas le droit de construire, n'ont pas empêché le porteur de projet d'attaquer les travaux.

"Nous avons pris nos responsabilités en faisaint le choix de construire sur recours, déclarait Bertrand Badel, directeur général de la la SAS Ferme éolienne de Ids. On ne peut pas se permettre d'attendre encore dix ans de procédure car nous avons des frais, des charges, des salariés etc."
La décision de justice
Alors que le chantier se poursuivait –montage de mâts, arrivée de pâles, câblage etc.–, le tribunal administratif d'Orléans a rendu sa décision, fin février, en annulant les autorisations de construction et d'exploitation du parc éolien.
La construction du parc éolien stoppée
Pour le recours portant sur le permis de construire, ce sont essentiellement les atteintes portées aux monuments historiques classés ou inscrits qui ont été pointées.
En ce qui concerne l'autorisation d'exploiter les installations classées pour la protection de l'environnement, l'étude d'impact visuel a également été jugée comme ayant "insuffisamment étudié les enjeux patrimoniaux". Le fait que l'avis environnemental ait émané de la même autorité qui a pris la décision d'autorisation d'exploiter, à savoir le préfet de la région Centre, a également fait pencher la balance en défaveur du projet.
Enfin, le montage financier du projet a été jugé comme n'ayant "pas apporté suffisamment d'éléments de nature à démontrer sa capacité financière".
Et maintenant
Aujourd'hui, le projet de parc éolien est à l'arrêt. Quatre parties de mâts sont néanmoins montées dans les communes d'Ids-Saint-Roch.
"Nous allons déposer une requête auprès de la cour administrative d’appel de Nantes, affirme Bertrand Badel. Nous travaillons actuellement dessus. Nous avons jusqu’à fin avril pour le faire. Nous irons jusqu’au bout pour réaliser ce projet, on ne perd pas espoir. "
En parallèle, la société compte également passer par une régularisation administrative. "Nous allons retravailler le dossier pour qu’il soit de nouveau autorisé par l’État. L’objectif est bien que ce projet se fasse au plus vite."
https://www.leberry.fr/ids-saint-roch/environnement/2018/04/19/ou-en-est-on-du-projet-de-parc-eolien-d-ids-saint-roch-touchay_12818209.html

14/04/18 : Indre-et-Loire : Le plan Climat commence à sortir de l’ombre
Les projets éoliens n’ont pas réussi à s’imposer dans le Lochois. Loches Sud Touraine s’intéresse aux énergies renouvelables et n’oublie pas le potentiel agricole en la matière.
Quel est l’état de notre environnement et le potentiel des ressources naturelles du Lochois ? Loches Sud Touraine engage son Plan climat air énergie.
D’ici la fin de l’année, Loches Sud Touraine va se doter d’un plan Climat air énergie territorial (PCAET). Cela dans le respect de la loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte. Il s’agit de réduire les émissions à gaz à effet de serre de 40 % entre 1990 et 2030 et de diviser par quatre ces émissions entre 1990 et 2050. La consommation énergétique doit être réduite de 20 % en 2030, de 50 % en 2050 par rapport à 2012. Même effort pour la consommation des énergies fossiles (– 30 % en 2030 par rapport à 2012). Au territoire de développer les énergies renouvelables à 23 % en 2020, à 32 % en 2030.
La population sera associée
Loches Sud Touraine a retenu, après appel d’offres, les services d’un groupement de sociétés basées à Paris, B & L Évolution et Etik Presse, pour réaliser un état des lieux du patrimoine énergétique local, et définir une stratégie. « Nous avons chargé ce bureau d’études pour travailler sur le potentiel des énergies renouvelables sur notre territoire de façon à avoir des données neutres et sérieuses », a précisé Éric Moreau, maire de Nouans-les-Fontaines et vice-président de LST, aux élus communautaires réunis en assemblée jeudi soir à Manthelan. LST entend maîtriser son plan Climat, avec la mise en place d’une gouvernance composée en majorité d’élus communautaires. Pas question que ce Plan soit piloté par une autorité extérieure, a fait comprendre son président Gérard Hénault. La population va être associée à la réflexion. Éric Moreau parle de « co-construction ». « Si on veut que des actions se mettent en place, il faut que les habitants s’approprient ce PCAET », dit-il.
Le diagnostic va démarrer fin avril jusqu’à l’été. En septembre, public et élus seront sollicités « pour voir ce que l’ensemble des habitants souhaitent ». Il reste à connaître quels types de ressources énergétiques renouvelables peuvent émerger dans le sud-Touraine, région où chaque tentative d’implantations d’éoliennes a jusque-là échoué. Cela peut être le solaire, ou encore des unités de méthanisation. Éric Moreau a insisté sur le « potentiel non négligeable » que représente l’agriculture.
Un plan climat dure six ans. Il n’est pas soumis à enquête publique, mais le public pourra adresser ses observations et propositions par voie électronique.
https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/le-plan-climat-commence-a-sortir-de-l-ombre?queryId%5Bquery1%5D=57cd2206459a452f008b4594&queryId%5Bquery2%5D=57c95b34479a452f008b459d&page=15&pageId=57da5ce9459a4552008b4796

10/04/18 : Cher : Quatre éoliennes à Sens-Beaujeu et deux à Menetou-Râtel : où en est le projet ?
La société Nordex, promotrice du parc éolien prévu à Menetou-Râtel et Sens-Beaujeu, a posé un lidar pour mesurer le vent. Elle a fait le point sur le projet avec la population.
La société Nordex, promotrice du parc éolien situé dans les communes de Menetou-Râtel et Sens-Beaujeu, a posé, mercredi, un lidar, système de mesure des vents. L'installation d'un mât de mesures ayant été proscrite par les autorités, Nordex a opté pour un système plus discret, implanté au milieu des champs et sur un point culminant du paysage, à près de 280 mètres d'altitude. « Les mesures seront enregistrées pendant un an pour connaître les variations annuelles et saisonnières », explique Gaël Le Goaziou, responsable du développement du projet.
Le projet éolien rencontre l’opposition de nombreux habitants à Sens-Beaujeu

Après la pose de l'équipement, la population des deux communes concernées, Menetou-Râtel et Sens-Beaujeu, était conviée à un forum de l'éolien, cinquième rendez-vous du processus d'information pour ce projet de parc éolien, à la salle des fêtes de Sens-Beaujeu. Une vingtaine de personnes, favorables, opposantes, ou neutres, a participé, dont les maires des deux communes, Emmanuel Chêne et Philippe Riffault.
« Les mesures seront enregistrées pendant un an pour connaître les variations annuelles et saisonnières »
La population est associée aux décisions concernant les mesures compensatoires de l'impact esthétique des futures éoliennes. Une enveloppe de 200.000 euros est prévue et sera affectée à des orientations générales : enfouissement de lignes électriques, aménagement paysager des entrées de villages ; pose de lampadaires basse consommation, développement de circuits de randonnée pédestre, aménagement des abords d'un plan d'eau pour favoriser la biodiversité. « Ces mesures engagent les communes vers la transition énergétique », annonce Gaël Le Goaziou. Au cours de la réunion, le public a pris connaissance de nouveaux éléments actualisés du proprojet éolien.
Visibles depuis la Tour des Fiefs
De nouvelles simulations photographiques permettent de préciser l'impact visuel du futur champ éolien : « Elles seront situées en dessous de la ligne d'horizon depuis le rempart des Dames, à Sancerre. Et on ne verra que l'extrémité des pales, depuis le sommet de la tour des Fiefs », annonce le porteur de projet.
Le plan d'implantation a été revu : quatre éoliennes sur la commune de Sens-Beaujeu et deux à Menetou-Râtel. Les deux groupes sont disposés en alignements est-ouest. Après une dernière année d'études géographiques et l'analyse du dossier (en cours) déposé en préfecture, Nordex espère mener l'enquête publique début 2019 et construire le parc en 2020.
Le saviez-vous ?
Des opposants au projet ont mis deux pétitions en ligne en décembre 2017. Vous pouvez les retrouver sur Mesopinions.com et sur change.org.
Nordex rend compte des ateliers de concertation avec la population sur ce projet sur ce site.
https://www.leberry.fr/sens-beaujeu/environnement/2018/04/10/quatre-eoliennes-a-sens-beaujeu-et-deux-a-menetou-ratel-ou-en-est-le-projet_12805422.html

08/04/18 : Indre : les riverains du parc éolien ont la parole
Les riverains du parc éolien d’Ambrault-Vouillon, mis en service il y a un an ont participé à une réunion où ils ont pu exprimer leurs doléances.
Opérationnel depuis un an, le parc éolien de Champagne berrichonne, situé sur les territoires d’Ambrault et de Vouillon et composé de cinq éoliennes, a la particularité d’être le plus haut de la région Centre-Val de Loire, avec des éoliennes de 180 mètres. Ombre au tableau : certains riverains, plus particulièrement à Vouillon et « Boisramier » (Ambrault) se plaignent de gênes acoustiques.
Depuis la mise en service des éoliennes, les habitants font régulièrement part de leur ressenti par le biais d’un comité piloté par Gérard Montagné. Mardi soir, à la salle polyvalente d’Ambrault, une cinquantaine d’habitants des deux communes ont assisté à une réunion organisée par la société EDPR, gestionnaire du parc éolien. L’objectif annoncé était de « mieux comprendre ces gênes acoustiques pour mettre en place des solutions satisfaisantes ». Les représentants d’EDPR ont rappelé que la société « a déjà modifié le plan de fonctionnement des éoliennes, suite aux témoignages, et qu’une campagne de mesures a confirmé que toutes les normes réglementaires sont respectées ».
Pourtant, « dès 21 h, je ne peux plus manger sur ma terrasse », a expliqué M. Villaudière. « Quand les éoliennes marchent, j’ai constaté que les grenouilles du plan d’eau ne chantent pas. Les grues dévient leur trajectoire ; ce n’est pas l’armature qui les gêne, mais les sons », a souligné M. Villemont. « J’habite le bourg et je ne peux ni émettre ni recevoir d’appels sur mon portable », affirme M. Moulin. « J’habite Vouillon et ce vrombissement ressemble à un avion qui passe, en fonction du vent et des orientations » a signalé un autre participant. « Si, dans cinq ans, je veux vendre ma maison, je n’aurai aucune demande avec ces quatre éoliennes au fond de mon jardin », s’est inquiété un autre un habitant.
La fin de journée semble être la période la plus sensible, quand les bruits de la circulation routière, de l’activité agricole ou le chant des oiseaux ne couvrent plus le niveau sonore des éoliennes.
“ Quatre éoliennes au fond de mon jardin ”
Les techniciens d’EDPR ont pris note des désagréments exprimés. Ils ont assuré que « le fonctionnement des éoliennes sera rapidement adapté pour supprimer la gêne ressentie, en particulier à partir de 18 h ». Ensuite, un formulaire sera disponible dans les mairies. Les personnes gênées par le parc éolien pourront ainsi faire remonter l’information. Enfin une nouvelle campagne de mesures acoustiques va être mise en œuvre pour valider les résultats.
EDPR a rappelé son « fort attachement à la préservation du cadre de vie des riverains du parc éolien d’Ambrault et Vouillon » et s’est engagée à « aller au-delà des prescriptions réglementaires ».

06/04/18 : Les éoliennes dans le Berry, qu'en pensez-vous ?
En champagne Berrichonne, une petite commune s’est lancée dans les énergies renouvelable dès les années 2000. Saint-Georges-sur-Arnon a fait de l’éolien une priorité. Les habitants donnent leur avis dans "C'est vous qui le dites".
A quelques kilomètres d’Issoudun dans l’Indre, une petite commune de 620 habitants s’est lancée dans l’éolien. Il s’agit de Saint-Georges-sur-Arnon.
Le projet a été lancé en 2005. Il est devenu ensuite réalité quatre ans plus tard en 2009. Son maire Jacques Pallas (PCF) est un fervent militant du développement durable. 19 éoliennes sont installées à ce jour. 14 sur cette commune et 5 à Migny, le village voisin.
Le parc d’une puissance de 46 MW produit l’équivalent de la consommation d’électricité des 14 000 habitants d’Issoudun. Saint-Georges-sur-Arnon est devenue une référence du développement éolien en France et a déjà accueilli des milliers de visiteurs afin d’en faire la promotion.
Onze autres éoliennes doivent arriver l’an prochain. Elles devraient ensuite être opérationnelles à l’automne 2019.
Rencontre avec les habitants du village
Pour information, des personnes opposés à l'éolien n'ont pas souhaité intervenir dans notre reportage
https://france3-regions.francetvinfo.fr/centre-val-de-loire/eoliennes-berry-qu-pensez-vous-1452619.html

03/04/18 : Loiret : À Lorcy, des habitants toujours vent debout contre le projet d'éoliennes
Près de Montargis, à Lorcy, sept éoliennes doivent être prochainement installées à quelques centaines de mètres des maisons. Mairie et habitants sont contre : deux recours ont été déposés.
C'est une petite commune du Gâtinais sur lequel souffle depuis plusieurs mois, un vent de colère. À Lorcy, près de Montargis l'entreprise Volkswind souhaite installer sept éoliennes pour profiter des vents favorables dans le secteur. Le projet a été autorisé par le préfet du Loiret, malgré l'avis du commissaire-enquêteur qui préconisait n'en construire que deux.
Des éoliennes qui seraient visibles depuis les communes de Lorcy et Juranville. Environ 2000 habitants seraient impactés selon l'Association de sauvegarde du territoire Gâtinais. Des riverains comme Alexandrina Rodriguez, qui les verrait depuis sa maison. Et ce n'est pas exactement ce qu'est venue chercher cette ancienne Parisienne il y a un an et demi "J'ai fait le choix de venir m'installer ici parce que c'est calme. Il y a la nature, les champs. Là, je me dis que tous les matins quand j'ouvrirai mes volets, je verrai de la ferraille. Il y aura aussi les clignotements, la nuit. Des choses que je ne voulais plus voir."
Des éoliennes de 164 mètres de haut
Les nuisances visuelles, c'est ce que déplorent le plus les riverains. Il faut dire que les constructions seront imposantes : 164 mètres de haut (le projet initial les faisait culminer à 180 mètres). Mais les membres de l'ASTG craignent aussi les nuisances sonores, les infrasons, du stress supplémentaire, et la dépréciation des maisons. Des craintes partagées par la mairie de Lorcy et sa maire Ingrid Pasquiet. La municipalité a déposé un recours gracieux auprès du tribunal administratif d'Orléans. Un autre recours, en contentieux, a été déposé le 27 février dernier par l'ASTG.
Bientôt un mât de mesure
Mais ce qui étonne particulièrement Claude Thillou, le président de l'association, c'est l'installation prochaine d'un mat de mesure : "Pourquoi faire un mat de mesure après l'enquête publique, alors qu'en général les sociétés éoliennes font ça avant, pour voir le vent qu'il y a, et si le projet est viable ? Là c'est fait a l'envers, je me pose des questions. Peut être qu'ils s’apercevront qu'il n'y a pas assez de vent et alors ils annuleront le projet."
Pour le moment, les dates d'examens de ces deux recours, ne sont pas connues.
https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/a-lorcy-des-habitants-toujours-vent-debout-contre-le-projet-d-eoliennes-1520249313

30/03/18 : Indre : Projets éoliens et achat du site SERNAM
[...] Dès le début de la séance, le projet d’implantation de cinq éoliennes sur chacune des communes de Mâron et Sassierges-Saint-Germain sera présenté aux élus. « Deux communes qui sont en dehors de l’espace aérien de l’aéroport Marcel-Dassault et il sera proposé d’émettre un avis favorable à ce projet », souligne le président. C’est la société JP Énergie Environnement (JPEE), spécialisée dans le développement des projets éoliens et photovoltaïques, qui a réalisé un diagnostic technique sur ces deux communes, avec une étude de faisabilité en cours. Le projet porte sur l’implantation de cinq éoliennes de trois mégawatts sur chacune de ces communes. [...]
https://www.lanouvellerepublique.fr/chateauroux/projets-eoliens-et-achat-du-site-sernam

27/03/18 : Loir-et-Cher : Vent debout pour Tempête en Beauce
L’association Tempête en Beauce vient de tenir son assemblée générale dans la grande salle de la mairie, sous la présidence de Michel Davancens, qui a présenté le rapport moral. « L’éolien représente 1 % de l’énergie mondiale, a-t-il lancé. C’est une industrie très concentrée dans les mains des financiers, car fortement subventionnée. » On apprend aussi qu’en Allemagne, l’électricité coûte deux fois plus cher qu’en France, à cause de l’éolien. C’est pour cela qu’après le Royaume-Uni et l’Espagne, l’Allemagne met un terme au développement des éoliennes. Le président Davancens a également fait état du décret, non encore signé, du ministre Sébastien Lecornu, rattaché à Nicolas Hulot, qui stipule qu’il faut libérer l’éolien et le rendre acceptable aux habitants, qu’il faut développer la production en associant tous les acteurs du territoire. Mais le point le plus important « et le plus grave » pour le président est le suivant : « Ne plus permettre de faire des recours devant le tribunal administratif, qui ne sera plus compétent, mais auprès des cours d’appel. Le seul but est de nous freiner considérablement dans nos recours. » D’ailleurs nombre d’associations sont intervenues auprès des élus locaux. Localement, plusieurs projets existent, dont certains ont été arrêtés par le préfet : Villermain (quatre éoliennes), Cravant à 7 km de Talcy ; d’autres sont en cours d’instruction : La Chapelle-Saint-Martin où le maire est favorable pour une étude de faisabilité pour dix éoliennes. A Oucques-la-Nouvelle également où deux projets sont à l’étude pour un total de dix à douze éoliennes. « Nous avons encore du pain sur la planche », a glissé un militant. Le maire de Villexanton a tenu à souligner que les éventuelles redevances versées par les constructeurs iraient à la CCBVL et non aux communes.
Le bureau se compose ainsi : président, Michel Davancens ; secrétaire, Jean-Pierre Houssin ; trésorière, Marie-Christine Henriet.


27/03/18 : Indre : Deux projets éoliens à Mâron et Sassierges-Saint-Germain
Le conseil communautaire de l'agglomération de Châteauroux, qui se réunira vendredi 30 mars, devrait approuver les deux projets de cinq éoliennes sur les communes de Mâron et Sassierges-Saint-Germain.
Dans sa présentation du conseil communautaire qui se tiendra vendredi 30 mars à l'hôtel de ville de Châteauroux, le président Gil Avérous a annoncé que la communauté d'agglomération donnerait un avis favorable à l'implantation d'un parc éolien sur les communes de Mâron et de Sassierges-Saint-Germain. "Deux communes qui sont en dehors de l'espace aérien de l'aéroport Marcel-Dassault", souligne le président.
Dix éoliennes de trois mégawatts
C'est la société JP Energie Environnement (JPEE), spécialisée dans le développement des projets éoliens et photovoltaïques, qui a réalisé un diagnostic technique sur ces deux communes, avec une étude de faisabilité en cours. Le projet porte sur l'implantation de cinq éoliennes de trois mégawatts sur chacune de ces communes.
Il sera donc proposé aux élus communautaires de donner leur aval pour l'étude, avec les communes concernées, d'un montage financier permettant à ces dernières de bénéficier de retombées fiscales liées à ces implantations. Ce projet est soumis à la décision du préfet de l'Indre : en octobre dernier, celui-ci avait en effet refusé le projet d'un parc éolien à Montchevrier.
https://www.lanouvellerepublique.fr/indre/commune/maron/deux-projets-eoliens-a-maron-et-sassierges-saint-germain

26/03/18 : Indre-et-Loire : Vent de fronde contre l'éolien
Quelque 15.000 éoliennes terrestres devraient fonctionner d'ici à 2023, couvrant la quasi-totalité des régions françaises. Un rouleau compresseur qui n'est pas du goût de tout le monde. Enquête sur ces nouveaux Don Quichotte.
Record battu, pour la seconde année consécutive. L'an dernier, la France a raccordé 714 nouvelles éoliennes réparties sur 127 points du territoire (hors régions Paca et Corse), augmentant de 8 % sa capacité de production d'électricité issue du vent. Fini le creux notable des années 2011-2013 : l'Hexagone, actuellement quatrième parc d'Europe derrière l'Allemagne, l'Espagne et la Grande-Bretagne, avec une puissance installée portée à 13.760 MW, va cravacher fort dans les années à venir pour accroître nettement sa proportion d'électricité éolienne, pour le moment limitée à 4,9 % de sa consommation.
Entre les renouvellements de vieilles machines peu puissantes et les créations de nouveaux parcs, le pays devrait compter de 13.000 à 15.000 éoliennes terrestres à l'horizon de 2023, contre environ 7.000 actuellement, selon le Syndicat des énergies renouvelables (SER) au vu des objectifs gouvernementaux.
Pas une commune qui n'a pas son projet. Des milliers de promoteurs et de cabinets conseil écument le terrain
Icônes absolues de la modernité écologique pour les uns, les éoliennes n'ont pourtant pas que des partisans. « Pas une commune qui n'a pas son projet. Des milliers de promoteurs et de cabinets conseil écument le terrain ", s'insurge Jean-Louis Butré, le président de la Fédération environnement durable (FED), un retraité qui combat inlassablement les « aérogénérateurs " depuis qu'en 2004 un promoteur s'est avisé d'en planter quelques-uns devant sa maison de la Vienne.
Atteinte aux paysages ou au cadre de monuments historiques, nuisances sonores ou infrasons pour les tympans plus fragiles, lumières clignotantes, perte de valeur des maisons voisines, menace des pales pour les oiseaux protégés, interférences avec les radars militaires ou météorologiques, voire soupçons de prise illégale d'intérêt pour des maires trop proches de propriétaires de terrains : les angles d'attaque juridiques ne manquent pas pour les opposants.
Comme les hypermarchés dans les zones périurbaines, ou les nombreux ronds-points qui y mènent, les éoliennes cannibalisent l'espace rural, et si elles ne tournent réellement que 23 % du temps en moyenne, elles sont bien visibles 100 % de l'année.
Augmentation des recours
Dans toutes les régions, les recours se multiplient, au grand dam des promoteurs qui perdent de nombreuses années. Alors que 50 % des permis de construire étaient attaqués en justice sur la période 2012-2014, poussant à des retards pouvant dépasser trois ans selon l'Ademe, 70 % d'entre eux finissent maintenant devant un tribunal administratif. Ainsi, le délai moyen pour la mise en route d'un nouveau parc est généralement de 7 à 9 ans, contre 3 à 4 ans en Allemagne.
D'où la parade brandie en janvier par Sébastien Lecornu, secrétaire d'Etat auprès de Nicolas Hulot : supprimer le premier degré de juridiction de proximité (le tribunal administratif), pour passer directement à l'étape de la cour administrative d'appel, comme cela se pratique déjà pour les grands projets éoliens en mer, tous expédiés à la cour de Nantes. Autres manières d'accélérer le tempo : réunir en un seul texte les diverses autorisations environnementales, et réduire à deux mois le délai de décision des préfets après la conclusion des commissaires-enquêteurs... alors que les études d'impact peuvent dépasser les 2.700 pages, selon la FED.
Qui sont au juste ces nouveaux Don Quichotte, qui refusent de se laisser porter par le vent consensuel de la transition énergétique ? A en croire les militants antinucléaires, les anti-éoliens « sont la plupart du temps des pronucléaire mal déguisés ".
La réalité est plus complexe. « Les opposants forment un puzzle, en aucun cas un parti constitué », soutient Jean-Louis Butré, qui prodigue des conseils avec quelques experts à plus de 1.000 associations réparties dans toute la France. Le rejet de l'éolien n'est souvent que leur plus petit commun dénominateur. « Quand on tient des réunions, il y a des gens allant de l'extrême gauche à l'extrême droite. Sur des sujets comme le climat ou le nucléaire, ils sont capables de s'écharper ! "
Châtelains et néo-ruraux
Néoruraux venus s'installer à la campagne et qui voient leur rêve s'écrouler, châtelains furibonds à la tête d'une association de défense du patrimoine, pêcheurs bretons ou normands inquiets pour la reproduction des espèces dans leur zone de chalutage... Il suffit d'écouter les arguments de quelques-uns de ces « anti » pour voir poindre une armada très composite.
Avec ces pales visibles dans le parc, qui voudra venir visiter la ville ?
Maire de Richelieu (Indre-et-Loire), Hervé Novelli ne décolère pas contre le projet des quatre machines promues par la société ABO Wind à Nueil-sous-Faye, dans le département voisin de la Vienne : «Notre département est celui qui compte le plus de châteaux au kilomètre carré, il y avait une volonté partagée de ne pas y implanter d'éoliennes. Si ce permis voit le jour, cela va faire un appel d'air pour d'autres projets voisins, surtout en période de disette financière des communes. Modèle unique d'urbanisme, Richelieu compte 103 monuments inscrits ou classés : avec ces pales visibles dans le parc, qui voudra venir la visiter ?» s'interroge l'ancien secrétaire d'Etat aux PME et au Tourisme.
Partisans de la décroissance
Un plaidoyer très différent de celui brandi dans la région de Saint-Affrique, dans le sud Aveyron. Là, des militants ont recréé une petite ZAD pour lutter contre l'installation de 6 « éoliennes industrielles ", dont les travaux débutent. Mais surtout, celle d'un gros transformateur, un peu plus loin à Saint-Victor, pour centraliser le flux énergétique issu de plusieurs parcs éoliens de la région. « C'est un véritable noeud stratégique pour RTE. Mais en fait, un masque vert sur la continuation de la même stratégie énergétique », soutient Jean-Baptiste Vidalou (un pseudonyme), un Belge spécialiste de la forêt, théoricien et porte-parole de l'Amassada («assemblée" en occitan), qui préfère la théorie de la décroissance aux sirènes des renouvelables.
On nous fait croire que ça va sauver la planète, or cela revient à extraire encore des ressources, au lieu de réduire notre consommation« Ce que l'on réfute, c'est la position 'not in my backyard' (« pas dans mon arrière-cour "). Il ne faut pas voir que la dégradation du paysage, mais aussi les aspects technologiques. Créer tous les objets intelligents que l'on nous promet, cela va faire exploser la demande d'énergie. Les éoliennes ? On nous fait croire que ça va sauver la planète, or cela revient à extraire encore des ressources, au lieu de réduire notre consommation. "
Luttes territoriales
Ici, la lutte rejoint celle contre les grands travaux en général, rejetés par une partie de l'ultra-gauche. « Avec Notre-Dame-des-Landes, on a vu qu'il fallait que l'on se regroupe, dans un mouvement des luttes territoriales... Bure (Meuse), Roybon (Isère) et l'Amassada, tout ça, ce sont des luttes jumelles ",résume le porte-parole, dont le collectif a eu maille à partir avec les gendarmes ces derniers temps.
Un peu plus au sud, à Riols, dans les hauts cantons de l'Hérault, l'idéologie embrasse moins large mais le ton reste ferme. Après une première série de quatre petites éoliennes sur les crêtes de la commune, dix autres machines plus hautes sont ici à l'ordre du jour, plus dix autres dans le village voisin.
« Le préfet vient de donner son accord, on va donc faire un recours au tribunal administratif. S'ils veulent planter ces machines dans des friches, pourquoi pas, mais le projet imposé ici n'est pas à l'échelle d'un petit territoire rural. Nous n'avons rien à voir avec un mouvement politique, nous nous battons pour la biodiversité, contre les nuisances visuelles et sonores, indique Françoise Marchand, de l'association Hurlevent. Chez nous, la présidente de région Carole Delga est subjuguée par l'éolien, il est prévu de multiplier les parcs par cinq. "
Des éoliennes Ikea
La déferlante est encore plus nette dans les Hauts-de-France (plus d'un tiers des nouvelles machines implantées l'an dernier en France), par exemple dans l'Aisne déjà largement dotée : « Nous sommes dans un torrent qui est en train de dévaler. Pour une éolienne installée aujourd'hui, il y en a trois de plus autorisées, et 5 autres en projet ! », s'alarme Jean-Louis Doucy, de l'association Stop Eolien O2, intarissable sur les divers points faibles de l'économie du vent.
Avec cette technique qui dépend des caprices du vent, on est en train de dézinguer tout le système électrique français
Un repenti néanmoins, puisque précédemment directeur d'une petite communauté de communes rurales (Thiérache d'Aumale), il a favorisé l'implantation de parcs dans sa région, avant de se dire choqué « par l'escroquerie du siècle ". « J'ai cru à une époque qu'on pourrait, grâce à elles, se débarrasser du nucléaire. Seulement entre les promesses des promoteurs et la réalité, il y a un gouffre. Les emplois, on ne les voit pas, les incidences sur l'environnement sont désastreuses, avec cette technique qui dépend des caprices du vent, on est en train de dézinguer tout le système électrique français. »
Autre grief, selon lui, la variété des investisseurs derrière les projets. « Près de Guise, il y a un parc de 10 machines qui appartient à Ikea : que viennent-ils faire ici, sinon de l'optimisation fiscale ? Tel autre parc est soutenu par des fonds de pension australiens, il faut vraiment que ça rapporte ! » De son côté, Jean-Louis Butré, de la FED, pointe certaines turbines dans le Cantal, « filiales d'un groupe portugais qui travaille avec de l'argent chinois ..."
Projets annulés
S'ils sont vécus par les promoteurs comme des manoeuvres dilatoires, bloquant leurs appels d'offres de matériel comme l'accès au financement, tous les recours ne sont pas vains, loin de là. Selon le cabinet d'avocats Watson, Farley & Williams, qui a épluché près de 500 décisions de justice rendues entre 2000 et 2014, 39 % d'entre elles ont annulé un permis de construire, ou confirmé le refus d'en octroyer un.
Le panorama du Mont Saint-Michel a été ainsi préservé des nombreux mâts initialement prévus, comme tout récemment celui du pont du Gard. D'autres hauts lieux classés, comme le camp d'Alesia en Côte d'Or (100 machines annoncées) ou la basilique de Vézelay attendent d'être fixés sur leur sort.
Sondages pro-éoliennes
Le hic est que les contempteurs des pales blanches géantes n'ont pas vraiment les sondages pour eux. Selon une enquête Ifop de 2016 pour France Energie Eolienne (l'un des deux lobbies professionnels), l'éolien aurait une image positive pour 76 % de la population française comme auprès des riverains. De même, un autre sondage BVA de 2015 pour le Syndicat des énergies renouvelables (SER) auprès d'habitants directement concernés, ne relevait que 9 % de détracteurs, 6 % de méfiants et 20 % d'indécis. Le grief le plus partagé étant le manque d'information et de transparence sur le développement des parcs, plutôt que l'impact sur les paysages.
De manière générale, on ne fait pas des parcs éoliens si élus et riverains sont contre.
« Le phénomène d'opposition est plus sociétal que politique. Mais de manière générale, on ne fait pas des parcs éoliens si élus et riverains sont contre ", assure Paul Duclos, du SER. A défaut de décréter à chaque fois un référendum local, « le préfet dispose d'outils pour mesurer le taux d'acceptation des projets, comme l'enquête publique, ou la Commission départementale de la nature, des paysages et des sites (CDNPS) ".
Des experts très remontés
Toutefois, au-delà des enjeux locaux, l'estocade est également portée par des experts reconnus de l'énergie, qui n'hésitent pas à dénigrer ce système, massivement subventionné depuis plus de quinze ans. « L'éolien ? En France, il ne permet hélas d'améliorer aucun indicateur ", assène Jean-Marc Jancovici, président du think tank The Shift Project et associé de Carbone 4. « Il remplace surtout du nucléaire, donc nos émissions de CO2 ne baissent pas. Comme il ne fournit pas de puissance garantie, il s'ajoute à un parc nucléaire qu'il faut conserver, mais avec un facteur de charge (nombre d'heures de fonctionnement annuel) en baisse. Ce dernier étant à coûts fixes, s'il gagne moins d'argent, la sûreté sera moins bien garantie. Enfin, pour produire un MWh d'éolien qui sera vendu 80 euros, il faut importer au moins 20 euros de composants fabriqués à l'étranger, alors que pour un MWh nucléaire nous n'importons que 1 euro d'uranium. »
Pour faire taire ces esprits grognons, le gouvernement s'est fixé un credo : garantir 20 % minimum des retombées fiscales des éoliennes aux seules communes concernées, et encourager le financement participatif des projets auprès des riverains. Chez les promoteurs du vent, on appelle cela « renforcer l'acceptabilité sociale ".
https://www.lesechos.fr/26/03/2018/lesechos.fr/0301432034650_vent-de-fronde-contre-l-eolien.htm

24/03/18 : Indre-et-Loire : Des citadins et des ruraux
Les uns ont tout, les autres pas grand-chose, déplore Stéphane Chiquet, de Saint-Cyr-sur-Loire (Indre-et-Loire).
Dans cette France de ce premier quart de siècle, les écarts entre populations n’ont jamais été aussi importants.
En effet, tout oppose désormais cette France citadine qui a accès à tout ce que le monde moderne peut proposer à celle, rurale, qui se sent de plus en plus démunie du minimum requis. L’absence d’accès aux services publics, aux transports en commun, à la santé, à la téléphonie mobile, à l’Internet rapide pour ne citer que quelques exemples, font partie d’un quotidien d’une triste banalité pour nos ruraux. Mais comme si cela ne suffisait pas, on rend la vie plus difficile encore à leurs élus et pour une France voulant tout et son contraire, ces lieux deviennent soudainement propices à y enfouir nos déchets de la vie moderne et à toutes les nuisances de nos modes de transport tant aérien que ferroviaire. Le leitmotiv étant que nous devons tous fournir un effort. Mais pour ces gens, n’est-ce pas la goutte de trop ? Sont-ils condamnés à être les laissés-pour-compte de l’égoïsme de certains ? On veut bien vivre dans une métropole et prendre l’avion, mais sans les inconvénients de l’aéroport. Donc, on exige égoïstement qu’il soit construit loin, très loin, sans se préoccuper de savoir si cela gênera une population qui, elle, n’aura peut-être jamais l’occasion d’en prendre un.
On veut voyager de plus en plus vite pour passer son week-end hors de l’Ile-de-France ou d’une grande ville et l’on exige là aussi un TGV pour gratter quelques minutes supplémentaires. Qu’importe si cela doit se faire en bétonnant à outrance et si les riverains de ces lignes doivent en subir de lourdes conséquences.
On veut de l’électricité, mais avec des centrales, des éoliennes et des centres de déchets loin de son regard. Donc, une fois de plus chez les ruraux. Pour les mécontents et autres impactés, on leur rétorque que ces lieux sont parfaits et parfaitement sécurisés. Mais si cela est le cas, Paris et sa région qui sont assis sur un sol grouillant de galeries pourraient alors être aussi un lieu idéal de stockage. On veut, « must du must », des voitures électriques, mais qui se soucie de leurs batteries lithium-ion aux composants très polluants à extraire ? Personne, puisque tout cela a lieu en partie en Afrique et loin de tout regard.
Ne serait-il pas temps que, tous, nous prenions enfin conscience de cet état ?
Stéphane Chiquet, de Saint-Cyr-sur-Loire (Indre-et-Loire)
https://www.lanouvellerepublique.fr/a-la-une/des-citadins-et-des-ruraux

11/03/18 : Cher : 
La construction du parc éolien stoppée à Ids-Saint-Roch et à Touchay
L’installation du parc éolien dans les communes d’Ids-Saint-Roch et Touchay doit être stoppée. Le tribunal administratif d’Orléans (Loiret) annule les autorisations de construction et d’exploitation.
L’installation du parc éolien dans les communes d’Ids-Saint-Roch et Touchay doit être stoppée. Le tribunal administratif d’Orléans vient d’annuler les autorisations de construction et d’exploitation.
Lire : Les travaux de construction de six éoliennes ont commencé malgré trois recours en justice
Alors que les travaux de construction d’un parc éolien à Ids-Saint-Roch et Touchay ont déjà commencé, le tribunal administratif d’Orléans vient d’annuler les deux arrêtés préfectoraux autorisant la construction et l’exploitation de ce parc. Une décision qui contraint le promoteur, la SAS Ferme éolienne de Ids, à cesser totalement les travaux.
Une annulation totale
Une victoire pour l’association Boischaut Marche Environnement qui est à l’origine de ces deux recours. « Nous sommes très satisfaits de ce jugement qui conduit à une annulation totale du projet, déclare Philippe Rey, membre du conseil d’admi-nistration. Il est tout de même regrettable que le promoteur ait décidé d’attaquer la construction du parc malgré les recours. »
Ces derniers portaient sur le permis de construire six éoliennes et sur l’autorisation d’exploiter les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE).
Lire : Six éoliennes sortiront de terre en mars 2018
Pour le premier recours, ce sont essentiellement les atteintes portées aux monuments historiques classés ou inscrits présents sur la zone qui ont été mises en avant par le tribunal administratif. Ce dernier a notamment pointé que les documents joints au dossier des demandes de permis de construire ne « [permettaient] pas d’apprécier l’impact visuel des éoliennes ».
En ce qui concerne l’arrêté ICPE, plusieurs points ont été à l’origine de son annulation par le tribunal. À commencer, là aussi, par une étude d’impact visuel jugée comme ayant « insuffisamment étudié les enjeux patrimoniaux ». L’avis de l’autorité environnementale a également été pointé du doigt car « émis dans des conditions irrégulières » notamment car cet avis « émane de la même autorité qui a pris la décision d’autorisation d’exploiter, à savoir le préfet de la région Centre ».
Cessation totale des travaux
Le tribunal a aussi précisé que « la décision d’autoriser la délivrance de l’autorisation d’exploiter avait été prise avant que la situation ait fait l’objet de l’examen particulier qui était requis ». Le préfet de Région s’est en effet engagé par un écrit à la société pétitionnaire, sans pour autant prendre d’arrêté, « alors que l’autorité environnementale n’avait pas encore rendu son avis et que l’enquête publique n’avait pas encore débuté ».
Lire : Les deux villages étaient partis main dans la main
Enfin, le montage financier du projet a fait pencher la balance en sa défaveur, le tribunal estimant que la « SAS Ferme éolienne de Ids n’a pas apporté suffisamment d’éléments de nature à démontrer sa capacité financière ».
En plus d’une cessation totale des travaux, la société et l’État devront verser la somme de 3.000 euros à BME.
« C’est une très mauvaise nouvelle, déclare Bertrand Badel, directeur général de la SAS Ferme éolienne de Ids. Après sept années de travail et près de 30 millions d’euros investis, nous trouvons que la décision est sévère. C’est même ubuesque, nous étions à seulement deux mois de la mise en service du parc. »
Le porteur de projet veut faire appel
Le porteur de projet compte bien faire appel de ces décisions. « Nous allons régulariser la situation et évaluer toutes les possibilités afin de ne nous fermer aucune option juridique. Nous ne sommes pas au bout de la course, nous irons jusqu’au bout et nous restons convaincus de l’aboutissement du projet. »
Lire : L'éolien, manne financière pour les propriétaires et les collectivités du Cher
De son côté, Laurent Maisonneuse, sous-prefet de l’arrondissement de Saint-Amand-Montrond, prend acte de la décision du tribunal administratif. « Nous restons attentifs pour appliquer immédiatement la décision du tribunal administratif pour arrêter les travaux en court et pour nous assurer que le site est mis en sécurité. »
https://www.leberry.fr/ids-saint-roch/environnement/travaux-urbanisme/2018/03/10/la-construction-du-parc-eolien-stoppee-a-ids-saint-roch-et-a-touchay_12766872.html


09/03/18 : Cher : 
Des éoliennes vont sortir de terre à Lazenay et Poisieux
La première phase pour l’implantation d’éoliennes sur la commune (mais aussi sur sa voisine de Lazenay) démarre. Les premiers coups de pelles sont donnés.
Depuis le lundi 19 février c'est chose faite et le premier magistrat est heureux « même si je regrette que ce dossier aboutisse trop tard pour moi, je n'en verrai pas les aboutissements, surtout en terme financier pour ma commune ».
Lire : L'éolien, manne financière pour les propriétaires et les collectivités du Cher
En effet, c'est une manne financière annuelle d'environ 40.000 euros qui sera versée, un vrai pactole pour la petite commune qui comptait deux cent vingt-cinq habitants au 1er janvier.
Quatre éoliennes sur la commune de Poisieux, cinq sur Lazenay

Autant dire que les projets ne manqueront pas. Avant cette manne annuelle, la commune recevra une somme d'ici quelques mois de 180.000 euros (somme incluse dans le package de construction de ces éoliennes). Montant qui permettra d'enterrer des lignes électriques dans des champs mais aussi de clôturer les services techniques de la commune.
Lire : Les travaux du parc éolien vont débuter
Démarré, il y a environ une quinzaine de jours, le chantier est des plus impressionnants. Nombreux sont les engins sur les sites.
Les sites, car neuf points d'encrage pour accueillir, chaque éolienne. Elles seront toutes implantées entre les communes de Lazenay et de Poisieux (cinq sur Lazenay, quatre sur Poisieux).
Mise en production du site début 2019
Pour l'heure, le chantier est en phase de décaissement des terres. Puis, le terrassement des socles à plus de quatre mètres de profondeur arrivera. Viendra ensuite le coulage béton des socles qui aura lieu avant la fin du printemps. Puis, ce sera l'arrivée des éoliennes en morceaux avant le montage des imposantes machines
Chaque éolienne mesure 145 mètres de haut, pour une production de 2,5 MégaWatt. La mise en production du site est prévue pour le début 2019.
https://www.leberry.fr/poisieux/environnement/travaux-urbanisme/2018/03/09/des-eoliennes-vont-sortir-de-terre-a-lazenay-et-poisieux_12765957.html

01/03/18 : Loiret : 
Energies renouvelables - Ce qu'il faut savoir sur la future centrale solaire de Préfontaines
D'ici la fin de l'année ou début 2019, le village gâtinais de Préfontaines devrait accueillir la première centrale photovoltaïque au sol du Loiret. Voici le projet en quelques chiffres.
L’initiative émane de la société Quadran, qui fait partie depuis 2017 du groupe Direct Énergie, opérateur alternatif de fourniture d’électricité. Un projet dans l'air du temps, puisque l'accélération de la production d’énergies renouvelables est prônée par Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique et solidaire.
23.000 mètres carrés de panneaux photovoltaïques
La surface sur laquelle seront déployés les panneaux solaires, soit 2,3 hectares. Une taille modeste pour ce type d'installation. La centrale sera située sur un terrain non cultivable acquis par la société. La société a obtenu en 2014 un permis de construire, et a remporté voici quelques mois un appel d'offres de la commission de régulation de l'énergie (CRE), qui agit pour le compte de l'Etat.
De quoi couvrir les besoins annuels de 584 habitants
La production annuelle de la centrale sera de 1.702 mégawattheures, soit l’équivalent de la consommation de 584 habitants, chauffage et eau chaude sanitaire compris.
De quoi alimenter largement tout le village et ses 450 âmes. Sauf que l’énergie produite ne servira pas directement à Préfontaines, mais sera envoyée dans le réseau public et « consommée localement », annonce simplement la société.
Un projet mieux accueilli que les éoliennes
Si cette installation sera plus bénéfique (en termes de recettes fiscales) à la communauté de communes qu'au village, le maire de Préfontaines, Michel Harang, voit plutôt d'un bon oeil l'arrivée de cette centrale. L'accueil serait beaucoup moins chaleureux s'il s'agissait d'une installation d'éoliennes, contre lesquelles la municipalité a pris un arrêté. "Les panneaux solaires posent moins de problèmes aux gens que les éoliennes, surtout par rapport à la pollution visuelle", estime l'élu.
Une autre centrale photovoltaïque pourrait voir le jour dans la foulée, près de l'incinérateur du SMIRTOM, à Amilly. Ce projet privé n'attend plus que le feu vert de la CRE pour se concrétiser. Le Gâtinais ne manque pas de projets en ce qui concerne les énergies vertes, puisque à ces deux installations, viendra bientôt s'ajouter la production d'énergie à partir de biomasse, annoncée par Nicolas Hulot à Nogent-sur-Vernisson,

https://www.larep.fr/prefontaines/environnement/2018/03/01/ce-qu-il-faut-savoir-sur-la-future-centrale-solaire-de-prefontaines_12755949.html

21/02/18Indre : Inquiétude pour le site de Cluis-Dessous
[...] L’enquête publique sur le parc éolien de Maillet, prévue en février, est repoussée. [...]

19/02/18 : Convois exceptionnels : ça bloque souvent dans la rue principale de La Ferté-Vidame
Les habitants de La Ferté-Vidame (Eure-et-Loir) sont habitués à voir les convois exceptionnels qui peinent souvent à traverser le centre-bourg. Dernier exemple lundi 12 février.
Si l’énergie durable continue de se développer, avec notamment les éoliennes, l’acheminement des mâts n’est pas sans poser de difficultés. La Ferté-Vidame (Eure-et-Loir) se trouve ainsi régulièrement sur le chemin des semi-remorques en provenance de Seine-Maritime. Et les responsables de l’architecture de la cité de Saint-Simon ne l’avaient forcément pas prévu.
Etant donnée la longueur des convois, ça coince toujours à l’extrémité de la rue de Laborde pour arriver route de Senonches.
Fort heureusement, les remorques ont des roues articulées, et il faut tout le savoir-faire et la dextérité des conducteurs pour ne pas accrocher les murs. Par contre, les bordures des trottoirs prennent des chocs. Les manœuvres attirent alors les curieux.
Surtout lundi 12 février 2018, avec trois convois en même temps. A noter qu’il en est de même à chaque rond-point, mais les carrefours sont plus spacieux, et sans murs.
https://actu.fr/centre-val-de-loire/ferte-vidame_28149/convois-exceptionnels-bloque-souvent-dans-rue-principale_15589289.html

12/02/18 : Loiret : 
Plusieurs projets d'éoliennes dans le Beaunois ?
Le schéma régional éolien, établi en 2012, estime que la vaste plaine de l'Est du Pithiverais est la zone qui offre « le plus gros potentiel de développement éolien de la région Centre ».
Beaune-la-Rolande
Le 31 janvier 2018, le conseil municipal de Beaune-la-Rolande a autorisé (moins une abstention et deux oppositions) la Sicap (société d’intérêt collectif agricole de Pithiviers) à lancer une étude pour identifier le meilleur projet réalisable. « Face aux projets "sauvages" montés par des promoteurs extérieurs à notre territoire, il me paraît opportun que nous en proposions nous aussi un qui répondrait au mieux à nos exigences et qui serait élaboré en concertation avec une entreprise locale », explique le maire, Christian Renucci.
Les premières analyses menées sur le territoire ont permis de localiser une zone dite blanche (sans contraintes) bien orientée et située en partie sur Batilly. Elle présenterait l’avantage d’être la plus éloignée des centres bourgs et la plus proche du point de raccordement (RTE) Beaune-Batilly. La Sicap va désormais s’adresser à la commune de Batilly pour lui faire la même proposition avant de lancer l’étude et rencontrer les propriétaires terriens concernés.
Lorcy
Dans un arrêté publié fin octobre 2017, le préfet a autorisé la construction d'un parc éolien à la société Ferme éolienne Les Terres chaudes. Sept mâts sont prévus, dont plusieurs culminant à 164 mètres, malgré l'avis du conseil municipal et les recommandations du commissaire enquêteur.
Et aussi. « Le projet éolien avance entre Barville et Batilly malgré une certaine agressivité des commerciaux auprès des propriétaires et de la mairie », annonçait le maire de Barville-en-Gâtinais, Patrick Lutton, lors de la cérémonie des voeux, à la fin du mois de janvier. D'autres maires du Beaunois sont l'objet de sollicitations de la part des développeurs éoliens.
La carte de l'éolien dans le Pithiverais

https://www.larep.fr/beaune-la-rolande/travaux-urbanisme/2018/02/12/plusieurs-projets-d-eoliennes-dans-le-beaunois_12734493.html

09/02/18 : Eure-et-Loir : 
La vue sur la cathédrale de Chartres empêche un projet d’éoliennes en Eure-et-Loir
La préfecture d’Eure-et-Loir a retoqué le projet de six éoliennes à Ermenonville-la-Grande, car il empiète sur les cônes de vue de la cathédrale de Chartres.
C'est l'une des premières conséquences de la préservation de la vue sur la cathédrale : la préfète d'Eure-et-Loir, Sophie Brocas, vient de retoquer le projet de parc éolien que la société EDPR souhaite implanter à Ermenonville-la-Grande. Le projet prévoit la construction de six éoliennes et d'un poste de livraison.
À 150 mètres d'une lisière forestière
Pour rejeter cette demande, la préfecture suit la recommandation Eurobats sur l'éloignement des éoliennes vis-à-vis des boisements.
En prévoyant d'implanter un mât à 150 mètres d'une lisière forestière, la société EDPR ne respecte pas cette recommandation européenne.
L'Eure-et-Loir renforce encore son parc éolien avec cinq projets menés au sud du département
Second motif de rejet : le projet se situe à 14 kilomètres de la cathédrale de Chartres, dans des zones de covisibilité avec le monument inscrit au patrimoine mondial de l'humanité de l'Unesco, notamment au niveau de la commune d'Épeautrolles, au hameau Mizeray de part et d'autre du pont qui traverse l'autoroute, et à Luplanté, à la sortie du hameau Aufferville, et sur la route départementale RD 352-6.

Deux arguments que l'entreprise EDPR peut encore contester devant la justice administrative.
https://www.lechorepublicain.fr/chartres/environnement/2018/02/08/la-vue-sur-la-cathedrale-de-chartres-empeche-un-projet-deoliennes-en-eure-et-loir_12732290.html

07/02/18 : Indre : Bridoré : premier parc éolien en Indre-et-Loire ?
Aujourd'hui deux projets éoliens sont étudiés : à Bridoré et à Fléré-la-Rivière. Si toutes les tentatives ont échoué en Touraine, il y a plus d'implantations dans le nord de l'Indre. On fait le point avec nos cartes.
À ce jour, l’Indre-et-Loire ne compte pas une seule éolienne sur son territoire. Bridoré, qui se situe sur une des trois zones favorables à l’éolien du département (voir carte ci-contre), a lancé un projet de parc éolien sur son territoire, avec la firme Soleil du midi développement. Aujourd’hui, après un an de mise en place préalable, les premières études de terrain vont être lancées.
Combien d’éoliennes ?
Le projet initial prévoyait sept éoliennes, mais suite à un refus d’un propriétaire pour l’installation de machines sur son terrain, leur nombre a été réduit à 5. Chacune produirait entre 2,5 et 3 MW. » Elles ne feront pas plus de 137 mètres en bout de pale « , précise Christian Baritaud, maire de Bridoré.
Où seraient-elles implantées ?
Leur emplacement exact n’est pas encore défini, mais la zone est celle des Terres de pèle-joues. Des réflexions sont en cours car les machines doivent être à plus de 500 mètres d’une habitation et assez loin les unes des autres pour que leurs mouvements n’interfèrent pas les uns avec les autres.
Aussi, toute une procédure de vérifications doit être enclenchée avant établissement du projet : « Courant mars, la firme Soleil du midi développement [à l’origine du projet, ndlr] installera un mât de mesure dans la zone notamment pour mesurer les vents et l’activité de la faune et de la flore, comme les courants migratoires des oiseaux par exemple », explique Christian Baritaud. « Il y restera pendant 18 mois. »
Quand seraient-elles installées ?
Comme souvent, le projet rencontre de vives oppositions (voir article ci-dessous). Dans le cas où aucun recours ne serait déposé, le projet pourrait voir le jour dans environ trois ans. « Il y a d’abord eu une recherche de propriétaires intéressés pour l’implantation, puis nous sommes passé au stade d’information de la population. Maintenant, nous sommes dans les études qui serviront à l’autorisation environnementale unique », explique le maire. Cette dernière demandera environ un an de traitement. La construction, elle, demanderait 6 à 8 mois.
En cas de recours juridique par les opposants, le gouvernement a récemment organisé une commission sur l’éolien prévoyant 10 mesures pour faciliter l’installation. L’une bloquant les possibilités de recours au bout de 2 mois après, l’autre supprimant l’étape du passage devant le tribunal administratif pour un jugement directement en cours administrative d’appel, ce qui « réduirait le temps de procédure de moitié », selon Christian Baritaud.
Quelles seraient les retombées économiques ?
Si le projet est mené à terme, la commune, la communauté de communes Loches Sud Touraine, le Département et la Région percevront une partie des recettes du parc éolien, soit 123 628 € par an sur un chiffre d’affaire annuel estimé à 2 357 500 €. Les propriétaires des terrains où les éoliennes seront dressées devraient toucher 3 000 € par megawatt par an, soit au total environs 37 500 € par an environ. Les communes situées aux alentours auront droit à 10 % de réduction sur le prix de l’électricité produite.
https://renaissancelochoise.com/bridore-premier-parc-eolien-indre-loire/


05/02/18 : Indre : Éoliennes de Montlevicq : décision vendredi

Le préfet aurait dû motiver sa position contre le projet : c’est en tout cas ce que pense Loïc Panighel, le rapporteur public à la manœuvre dans le conflit qui oppose la région Centre-Val de Loire et des citoyens à la Ferme éolienne de Montlevicq. L’affaire était plaidée dernièrement au tribunal administratif de Limoges.
Ce projet qui remonte à 2014, comporte cinq éoliennes de 150 m environ et un poste de livraison qui semble aujourd’hui faire l’unanimité contre lui. Mais à l’époque, tout semblait bien engagé pour l’initiateur, notamment en raison de ce que le ministère des Armées ne voyait aucun empêchement à la réalisation du parc, malgré la proximité d’une zone d’entraînement aérien. C’était sans compter les recours judiciaires, les retards et l’émergence d’un autre projet éolien dans le même secteur qui a conduit, en 2015 ,le ministère à revoir sa position sans plus la motiver. Une opposition que le préfet de région a faite sienne en refusant tout net le permis de construire et le permis d’exploiter au porteur de projet.
« On touche à quelque chose de sensible, l’armée ne peut pas expliquer pourquoi ce projet constitue un obstacle aux entraînements sans dévoiler sa stratégie militaire », a relevé Me Monamy qui plaidait pour les particuliers opposés à la ferme, provoquant quelques haussements de sourcils chez le rapporteur.
Car c’est justement l’un des moyens de l’annulation qu’il a soulevé : l’insuffisance de motivation de la décision du préfet. Outre l’insuffisance de motivation, le rapporteur a estimé que le secrétaire général de la préfecture, n’était pas fondé à signer ces refus au nom du préfet.
Position “ courageuse mais pas téméraire ”Une position « courageuse mais pas téméraire » de son propre aveu puisque s’il juge que les deux décisions sont légitimement contestables et peuvent être annulées, cela doit conduire non pas à une décision inverse, à savoir l’autorisation sur les deux points contestés, mais bien « à un réexamen en profondeur de ces demandes » concernant un projet où plusieurs arguments opposés s’avèrent recevables.
En effet, lors de l’audience, fin janvier, le rapporteur et la cour ne se sont pas montrés indifférents aux arguments des uns et des autres. D’un côté, la ferme éolienne étant prévue à flanc de colline, elle ne peut, selon le rapporteur, constituer une pollution visuelle du patrimoine historique et paysager attaché à George Sand. « D’ailleurs, comment refuser ce projet quand un autre en tous points comparable a été autorisé ? », s’est interrogé Loïc Panighel. Et de l’autre, consent-il, la proximité immédiate de certains riverains, à 900 m pour les plus proches, est un point à étudier dans le détail.
Autant de raisons qui l’on poussé à demander l’annulation des deux arrêtés attaqués afin de conduire à une nouvelle instruction complète du dossier par la préfecture. La décision a été mise en délibéré à vendredi 9 février.