Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

Corse

Corse



10/09/18 : La Corse face à la problématique de l'énergie à travers quelques exemples
Lorsque l'on parle transition énergétique en Corse - l'île vise son indépendance dans ce domaine à l'horizon 2050 - il faut désormais partir de la matrice qu'est la PPE pour programmation pluriannuelle de l'énergie.
Depuis la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte (août 2015), la Corse fait en effet l'objet d'une PPE distincte, devenant ainsi la première zone non interconnectée à se doter d'une telle programmation. Dotée d'un montant prévisionnel de 3 milliards d'euros d'investissements, la PPE est la feuille de route de l'avenir énergétique de la Corse entre 2016 et 2023.
Elle s'inscrit dans le droit fil du SRCAE - schéma régional climat air énergie - voté par l'Assemblée de Corse le 20 décembre 2013. Ses objectifs sont précis : garantir la sécurité d'approvisionnement en carburants et la baisse de la consommation d'énergie primaire fossile dans le secteur des transports ; la sécurité d'approvisionnement en électricité ; l'amélioration de l'efficacité énergétique et la baisse de la consommation d'électricité ; le soutien aux énergies renouvelables.
Les dossiers liés à cette PPE vont nécessiter une vigilance particulière. Quelques exemples sachant que la liste est loin d'être exhaustive. [...]
Eolien
En la matière, la Corse est "au taquet. Il existe bien des champs implantés déjà depuis quelques années, mais qui ne font pas l'unanimité. Car, au-delà du problème esthétique soulevé par d'aucuns, l'éolien engendre également des nuisances sonores.
"Des opérateurs privés sont d'ailleurs en train de rénover les champs du Cap Corse et ceux au-dessus de Calenzana pour voir comment on peut limiter les conséquences sur l'environnent et en termes de bruit."[...]
https://www.corsematin.com/article/article/la-corse-face-a-la-problematique-de-lenergie-a-travers-quelques-exemples
27/12/17
Avis défavorable sur le dossier de projet éolien à Olmi-Cappella
La décision vient du conseil scientifique et de prospective conjoint - Parc naturel régional, réserve Mab Fango, réserve naturelle de Scandola. Les partenaires relèvent un impact fort sur le paysage et une menace sur la biodiversité.
Avis défavorable. À l'unanimité. Telle est la position sur le dossier du projet éolien d'Olmi-Cappella en Balagne du conseil scientifique et de prospective conjoint - Parc naturel régional de Corse, réserve Mab Fango, réserve naturelle de Scandola, soit un large spectre de compétences scientifiques.
Les partenaires se montrent sensibles au réchauffement de la planète, à l'intérêt de renforcer la capacité énergétique renouvelable à l'échelon local. Ils inscriront toutefois ces évolutions dans des limites. "Dans le cadre de la lutte contre les changements globaux et les adaptations aux conséquences du changement climatique, le dév eloppement des énergies renouvelables est une nécessité. Mais le développement durable ne peut se faire que dans le respect des paysages et d'une acceptation sociale ", insiste Antoine Orsini, hydrobiologiste et président du conseil scientifique et de prospectives conjoint du PNRC.
Dans la foulée, avec les autres membres de l'instance, il estime que la première condition fixée - l'intégration paysagère - ne sera pas respectée. "Les parcs éoliens ne peuvent s'intégrer au paysage. Ils le créent. Avec des éoliennes de près de 75 mètres de haut, le projet d'Olmi-Cappella sera très probablement visible depuis le Monte Cinto", poursuit Antoine Orsini. On prend acte "d'impacts forts sur des paysages emblématiques et identitaires", tout en faisant valoir des préoccupations pour la sauvegarde de la variété de la vie. Car, à cet égard, l'aire d'implantation envisagée des éoliennes pose problème. "Le site témoigne d'une biodiversité remarquable, s'agissant du peuplement ornithologique, en particulier.
Plus de vingt espèces nicheuses dont sept inscrites à l'annexe I de la Directive oiseaux sont représentées", souligne le conseil scientifique.
Entre les pales
Dans cette portion de Corse, gypaète barbu, aigle royal, milan royal et autour des palombes ont pris leurs aises. Tous ont en commun d'être vulnérables et en effectif réduit. Alors, pour chacun, les mesures de protection prises au plan national et international s'additionnent. "Par exemple, le gypaète est une espèce évaluée tout à la fois sur les listes rouges mondiale et européenne de l'Union internationale pour la conservation de la nature-UICN- , sur la liste rouge des oiseaux nicheurs de France métropolitaine. Il est protégé au titre de la Directive oiseaux, de la convention de Washington ainsi que de la convention de Bonn. À cela viennent s'ajouter les dispositifs nationaux. L'un d'eux coïncide avec l'interdiction de la perturbation intentionnelle du gypaète barbu".
On veille sur l'oiseau, à juste titre d'ailleurs. "L'espèce est en danger critique d'extinction dans l'île avec moins de quinze individus recensés dont deux sont issus d'un programme de renforcement, c'est-à-dire de lâchers. Le gypaète fait en outre l'objet d'un plan national d'action en faveur des espèces menacées et d'un programme de conservation au niveau européen", détaille le président.
L'aigle figure également en bonne place sur les listes rouges de France et d'ailleurs. Il bénéficie de ses conventions, de ses réglementations. Même s'il résiste un peu mieux que le gypaète. "Soixante couples vivent en Corse et cinq cents à l'échelon national".
Le rapace, comme les autres, n'a que peu de chances de passer entre les pales des éoliennes. Le phénomène est connu. "De nombreuses publications attestent de sa vulnérabilité aux éoliennes par mortalité directe, lors de collisions. Ensuite, la perte de territoire, et par conséquent la diminution de l'espace vital, de l'accès aux ressources alimentaires sont à prendre en considération", estiment les scientifiques. Sur les hauteurs d'Olmi Cappella vivent aussi, en toute quiétude, le porte-queue de Corse, la noctuelle des Peucédans, soit un papillon et un insecte fragiles, précieux et associés a des directives variées. Ils coexistent avec le phyllodactyle d'Europe - un reptile listé et classé - ainsi qu'avec "une quinzaine d'espèces de chiroptères toutes protégées à l'échelon national" , commente-t-on.
Tous remarquables. Et autant de bonnes raisons d'écarter le projet de ferme éolienne.
https://www.corsematin.com/article/article/avis-defavorable-sur-le-dossier-de-projet-eolien-a-olmi-cappella

20/10/17
Des éoliennes flottantes au large de la Corse, techniquement possible.
La première éolienne flottante française sera installée au large de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) d’ici la fin de l’année. La Corse pourrait s’intéresser à cette innovation.
Des éoliennes au large des côtes de Corse, et si c’était une solution pour alimenter l’ile? Il est vrai que des éoliennes loin des yeux c’est bien plus acceptable qu’une ferme éolienne terrestre. L’impact paysager est moindre, idem pour les nuisances sonores, ces éoliennes flottantes peuvent s’installer à vingt-cinq kilomètres des côtes. Il n’y a plus qu’à tirer une ligne haute tension sous-marine, et une seule éolienne flottante a de quoi alimenter en électricité 5000 foyers. La présentation avait lieu la semaine passée, sur place nos confrères de France Bleu Loire Océan. Les choses sont bien sûr complexes . Ces éoliennes flottantes sont imposantes, soixante mètres de hauteur, et surtout l’espace maritime est soumis à des nombreuses réglementations explique Bruno Geischer le directeur commercial de la société Ideol qui a développé cette éolienne de Saint-Nazaire.
La société Ideol, une start-up basée de l’autre côté de la méditerranée à La-Ciotat, encourage le peuple corse et les entrepreneurs de l’île à se pencher sur ce type de projet. L’éolien cela reste évidemment une énergie renouvelable, et donc se pose la question de la fiabilité, malgré tout selon la société Ideol, les éoliennes flottantes produisent deux fois plus que les terrestres.
Des appels d’offres commerciaux vont être lancés l’an prochain.
Les projets d’éoliennes flottantes se développent en Europe, en Écosse, au large des côtes bretonnes. Pour faire une projection, par exemple pour alimenter le bassin d’Ajaccio, il faudrait une bonne vingtaine d’éoliennes flottantes. A vingt-cinq kilomètres des côtes de l’ile, de toute évidence on va trouver des vents, certains soufflent depuis longtemps. Selon la mythologie Éole déjà poussait la flotte d’Ulysse jusqu’aux extrémités de l’île ? Cela dit La Corse aura peut-être toujours quelques Lestrygons qui accueilleront à coups de pierres les indésirables. Moins poétique que la légende se pose la question du coût des études et des installations et ça ce n’est pas du vent.
https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/des-eoliennes-flottantes-au-large-de-la-corse-techniquement-possible-1508514401

21/07/17
La société EDF énergies nouvelles recherche, pour la construction des infrastructures nécessaires au remplacement des éoliennes situées sur les communes d'Ersa et Rogliano en Haute Corse.

http://www.marchesonline.com/appels-offres/avis/la-societe-edf-energies-nouvelles-recherche-pour-la/ao-7369707-1

24/03/17 : La Corse aspire à une plus grande indépendance énergétique
Ségolène Royal a lancé le 20 mars une nouvelle étape en vue de développer une infrastructure d’alimentation gazière en Corse. L’île de beauté a officialisé dès fin 2015 ses objectifs des prochaines années en matière de politique énergétique. État des lieux.
La Corse a sa propre « PPE »
La Corse est le premier territoire français à s’être doté d’une Programmation Pluriannuelle de l’énergie (PPE). Pour rappel, la loi française de transition énergétique adoptée à l’été 2015 prévoit que le territoire continental de la France soit couvert par une PPE unique (adoptée en octobre 2016) et que les zones « non interconnectées » (ZNI : Guyane et îles françaises comme la Corse) adoptent chacune une PPE spécifique, eu égard à leurs spécificités.
La PPE de la Corse vise entre autres à réduire la dépendance de l’île en matière d’approvisionnement énergétique d’ici à fin 2023(1), sachant que près de 87% de la consommation d’énergie primaire de la Corse était encore satisfaite par des importations en 2014 : carburants pour les transports, GPL pour le chauffage, combustibles pour la production d’électricité, etc.
La consommation d’énergie primaire de la Corse reposait au total à 78,8% sur les produits pétroliers en 2014, d’après les dernières données de l’Observatoire régional de l’énergie et des gaz à effet de serre (OREGES) de la Corse. La PPE de l’île prévoit de réduire cette dépendance et d’ « inscrire l’infrastructure énergétique de la Corse dans la modernité », avec notamment le déploiement dans les transports de 700 bornes de recharge pour véhicules électriques alimentées par des énergies renouvelables et de 7 stations de recharge d’hydrogène d’ici à fin 2023.
L’île entend exploiter davantage son potentiel en matière d’énergies renouvelables, tant pour la production d’électricité (principalement solaire photovoltaïque avec et sans stockage, éolien, petite hydroélectricité et solaire thermodynamique) que de chaleur et de froid (solaire thermique, systèmes aérothermiques, bois-énergie). Au total, la PPE de la Corse envisage de porter à 19% la part des énergies renouvelables dans la consommation d’énergie primaire de l’île à fin 2023, contre 13% en 2014.

Carte des principales installations énergétiques en Corse. (©Connaissance des Énergies, d'après OREGES)
Une transition des centrales thermiques de l’île vers le gaz naturel
Depuis 10 ans, la consommation électrique de la Corse a connu une croissance moyenne annuelle de 3,6%. En 2016, les besoins électriques de l’île ont été couverts à plus de 40% par deux centrales thermiques à moteur Diesel(2) : la centrale du Vazzio près d’Ajaccio et la centrale de Lucciana près de Bastia(3). Le reste de la demande d’électricité corse a été satisfait à parts à peu près égales par la production électrique renouvelable (principalement grâce aux grands barrages hydroélectriques comme celui du Rizzanese) et par les importations (via les interconnexions avec la Sardaigne et l’Italie continentale).
Il est prévu de « convertir » au gaz les deux centrales thermiques de Corse d'ici à fin 2023(4). Le 20 mars 2017, Ségolène Royal a lancé « la procédure de dialogue concurrentiel portant sur la sélection d’un opérateur pour la réalisation et l’exploitation d’une infrastructure d’alimentation de la Corse en gaz naturel ». Ladite infrastructure sera composée de 2 grands ensembles :
un terminal flottant de stockage et de regazéification ancré au large de Lucciana, celui-ci pouvant recevoir des navires méthaniers ;
un réseau de gazoducs acheminant le gaz du terminal flottant à la centrale électrique de Lucciana et à la future centrale du Vazzio.

En 2016, les énergies renouvelables ont satisfait près de 29,2% des besoins électriques de la Corse. (©Connaissance des Énergies, d'après données d'EDF SEI)
Un impact sur la facture d’électricité de tous les Français
La transition des centrales thermiques de Corse au gaz présente un intérêt environnemental mais aussi économique, y compris pour les consommateurs en métropole continentale. Pour rappel, les tarifs réglementés de l’électricité en France sont en effet les mêmes pour tous les consommateurs français selon le principe de péréquation tarifaire. Or, les coûts de production en Corse sont « nettement supérieurs » à ceux en métropole continentale(5) en raison de contraintes spécifiques, rappelle la PPE.
En 2015, les surcoûts de production d’EDF en Corse (écart entre les coûts et les recettes de production) ont ainsi atteint près de 150 millions d’euros selon la CRE(6). Ces charges sont, au titre de la péréquation tarifaire, incluses dans la CSPE dont d’acquittent tous les consommateurs d’électricité français. La baisse attendue du coût de production en Corse grâce à de nouvelles unités de production renouvelable et des centrales thermiques plus efficaces, devrait ainsi profiter à tous les Français. Signalons que la Corse entend également agir sur sa consommation d’électricité et prévoit d’ « augmenter de 200% les gains d’efficacité énergétique » dans l’île d’ici à fin 2023.
Sources / Notes
La PPE porte sur 2 périodes : 2016-2018 et 2019-2023.
Données d’EDF Systèmes Energétiques Insulaires (SEI) qui est le gestionnaire des réseaux publics de distribution en Corse.
Les capacités installées des centrales du Vazzio et de Lucciana atteignent respectivement 132,3 MW et 128 MW. Le site de Lucciana est également équipé d’une turbine à combustion (TAC) de 40 MW, de deux TAC de 20 MW et d'une TAC de 25 MW (soit 105 MW au total) prévues pour un fonctionnement en pointe ou en secours. Une TAC de secours de 20 MW a également été mise en service sur le site de la centrale du Vazzio.
La centrale de Luccina, EDF
Ce coût dépasse souvent 200 €/MWh.
Charges de service public de l’énergie constatées au titre de 2015, CRE
http://www.connaissancedesenergies.org/la-corse-aspire-une-plus-grande-independance-energetique-170324?utm_source=newsletter&utm_medium=fil-info-energies&utm_campaign=newsletter/le-fil-info-energies-24-mars-2017