Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

Belgique (III) (du 29/09/2018 au ... )

BELGIQUE


Voir les articles précédents sur "Belgique" (I) et (II)



21/01/19
Un nouveau projet de parc éolien à Frameries
La Région wallonne vient d'introduire une demande pour implanter six éoliennes à Frameries, à proximité du zoning et du R5.
A ce stade, aucune date n'est prévue ; les réunions citoyennes vont seulement avoir lieu, avec enquête publique à la clé.
Le parc est un projet mené en commun par EDF Luminus, Eneco Wind et Engie.
Les autorités communales de Frameries vont demander s'il est possible aux citoyens de participer, via une coopérative par exemple, comme c'est le cas à Dour.
https://www.rtbf.be/info/regions/detail_un-nouveau-projet-de-parc-eolien-a-frameries?id=10123871

20/01/19Il y aura bien 5 éoliennes le long de la N63
Le Collège l’a appris ce mardi : il y aura des éoliennes à Tinlot. Et il n’y a plus rien à faire pour l’empêcher. Le Conseil d’Etat a rendu sa décision quatre ans après le recours introduit par des citoyens.
La nouvelle est tombée sans crier gare sur le Collège communal, qui ne s’attendait pas du tout à cette réponse de la part du Conseil d’Etat. Le dernier recours ayant été épuisé, cinq éoliennes sortiront de terre d’ici 2020, le long de la nationale 63, à côté du village d’Abbé. « Nous ne nous attendions pas à cette réponse. C’est Engie Electrabel qui nous a fait part de cette information lors d’une réunion plus tôt cette semaine. L’échevine de l’énergie et le conseiller communal attaché à l’énergie m’ont prévenu. J’ai immédiatement appelé l’avocat en charge du dossier qui m’a confirmé l’information », confie la bourgmestre, Christine Guyot. N’étant ni l’auteure du projet, ni la partie requérante, le Conseil d’Etat n’était pas dans l’obligation de prévenir la commune. En réalité, la décision daterait du mois de septembre 2018.
Un coup dur pour les Tinlotois qui s’étaient massivement prononcés contre les multiples projets de construction d’éoliennes sur le territoire de la commune. Ces éoliennes, personne n’en voulait en 2014 quand le projet a été accepté par la Région wallonne. Et personne ne voulait des cinq autres projets avant celui-là. La décision aura pris quatre ans avant d’être rendue. En cause ? Des citoyens avaient également déposés un recours devant le Conseil d’Etat. Leur dossier contenait une étude d’incidence, destinée à évaluer les répercussions des éoliennes sur la vie des riverains. Mais cette étude nécessitait un complément d’information, ce qui a retardé la procédure. Des riverains s’étaient également opposés à cette étude car elle avait été établie avant le dépôt du permis.
Vers une autre mentalité ?
Entre 2014 et 2019, les mentalités ont évolué en matière d’environnement. A l’heure où des centaines de jeunes inondent la capitale pour protester contre le réchauffement climatique, la bourgmestre et l’échevine de l’énergie espèrent que les Tinlotois verront les bienfaits à long terme de ces éoliennes. « Nous avons demandé des informations supplémentaires à Engie pour étudier les options possibles. Et voir ce qu’il y a de mieux pour les Tinlotois. Mais il n’y a plus rien à faire. En 2020, elles seront là », avoue l’échevine, Laurence Medaerts.
http://nandrin.blogs.sudinfo.be/archive/2019/01/20/il-y-aura-bien-5-eoliennes-le-long-de-la-n63-271537.html

20/01/19 : Ecaussinnes: la première éolienne est installée
Deux autres mâts de 150m de hauteur seront prochainement installés.
Cela n'a échappé à personne à Ecaussinnes : une éolienne a été installée cette semaine au milieu d'un champ le long de la RN57. Le mât s'est érigé en à peine deux jours avant d'être ponctué par l'arrivée de la gigantesque hélice ce samedi après-midi. L'opération a duré plusieurs heures avec l'aide d'une impressionnante grue de plus de 150 mètres de hauteur, soit la taille de l'éolienne.
Mais cette éolienne ne sera pas seule très longtemps. Dans les prochaines semaines, deux autres mâts viendront s'installer à proximité pour former un parc de trois éoliennes de 3,2 MW chacune. Il produira annuellement 19 250 MWh, soit l'équivalent de la consommation de 5500 ménages wallons. En théorie, Écaussinnes pourrait donc être autosuffisante. En théorie seulement, car en pratique, l'énergie produite sera injectée sur tout le réseau.
Ce nouveau parc éolien est financé et construit par Wind4Wallonia 2, un partenariat public-privé entre Engie Electrabel et six intercommunales wallonnes dont IDEA. "La construction de ce parc confirme les ambitions d'Engie Electrabel d'exploiter plus de 550 MW éoliens terrestres à l'horizon 2020", indiquait Olivier Desclée, porte-parole du fournisseur d'énergie, lors du début des travaux en mai 2018. "Nous fournissons déjà une capacité de production éolienne de 316 MW en Belgique et nous sommes bien partis pour atteindre nos objectifs de 2020 avec en ce moment, la concrétisation de nombreux projets."
Pour Écaussinnes, c'est une première. La SWDE a bien érigé une éolienne, mais pour sa consommation propre. Total projette également d'ériger trois mâts pour ses besoins. Ici, les trois éoliennes installées le long de la RN57 produiront de l'électricité pour le réseau public et alimenteront les ménages. Les éoliennes permettront d’éviter l’émission de 7.700 tonnes de CO2 par an.
Notons que les riverains du parc ont toujours la possibilité de prendre des participations dans les trois éoliennes via la coopérative Electrabel CoGreen. Cette coopérative a été créée en 2013 avec pour objectif de construire un dialogue ouvert et un partenariat durable avec les riverains des parcs éoliens d’ENGIE Electrabel. Concrètement, les riverains contribuent à la réalisation des objectifs belges de production verte tout en bénéficiant du dividende distribué par Electrabel CoGreen.

https://www.dhnet.be/regions/centre/ecaussinnes-la-premiere-eolienne-est-installee-5c437d557b50a60724d745ca
19/01/19 : Perwez : Pour sept éoliennes plus puissantes
Eneco entame la procédure pour un parc plus performant: la société a rencontré les citoyens qui ont pu exposer leurs soucis.
Le parc éolien de Perwez est situé près de l’autoroute E411 et a un impact essentiellement sur les habitants de la rue du Mont, sur ceux de la ferme du Gadave, sur ceux du hameau du Ponceau, mais également sur ceux de Grand-Leez (Gembloux). Eneco a exposé son projet, à savoir le remplacement complet de huit éoliennes dont la société hollandaise est déjà propriétaire par sept engins dont la puissance sera quasiment trois fois plus importante que celle des éoliennes existantes, soit 4,2 MW pour chacun des nouveaux engins. Autres caractéristiques essentielles: ces nouvelles éoliennes culmineraient à 180 mètres de haut (contre 122 mètres actuellement); quant au cercle dessiné par les pales, son diamètre atteindrait 140 mètres au maximum. La production annuelle totale de ces sept engins serait de 70 000 MWh, soit de quoi assurer la consommation électrique de quelque 20 000 familles.
Eneco a compris que la meilleure façon de réussir son projet est d’y associer les riverains et l’administration communale. Il propose donc de les associer au déroulement des opérations au sein d’un comité de suivi. Il leur propose même d’y participer financièrement via un crowdfunding et cite à titre d’exemple Neufchâteau où les riverains ont investi 300 000€. Il rappelle aussi les retombées en matière d’emploi et de taxes communales.
Venu nombreux, le public a obtenu déjà un certain nombre de réponses à ses questions qui portaient essentiellement sur les nuisances qu’engendrent les éoliennes. Une étude d’incidences menée par la société Sertius (Louvain-la-Neuve) devra évaluer tout cela et faire rapport.
Parmi les citoyens intervenants, il y a les questions sur le changement paysager qu’implique ce projet. Certes, les éoliennes existantes font déjà l’objet de doléances, mais quid de la nouvelle hauteur proposée, de l’ombre stroboscopique? Le milieu physique et biologique sera encore plus impacté. L’un des intervenants, un habitant du Ponceau, a dit ses craintes pour les sources du ruisseau du Thorembais. Quid également des travaux de démantèlement des éoliennes existantes? Par ailleurs, le problème de la nuisance sonore est revenu plusieurs fois dans les questions des riverains. Car si actuellement le bruit est couvert par celui de l’autoroute, deux éoliennes existantes s posent quand même des problèmes. Quand à l’impact sur la santé en général, on n’est pas d’accord dans le public sur des rapports d’expertise de l’Organisation mondiale de la santé. D’après un ingénieur civil, le bruit n’est pas très nocif. Il cite un rapport que deux autres intervenants contredisent.
Il est encore possible de réagir en envoyant ses remarques à l’administration communale jusqu’au 1er février avec copie à Eneco (chaussée de Huy, 120A, à 1300 Wavre). Quant à l’étape suivante, elle comprendra une enquête publique avant la décision finale de la Région.
Comme quelqu’un qui cherche une auto plus performante
Les échevins de l’Urbanisme et de l’Environnement étaient présents à la réunion.
Au sortir de celle-ci, Étienne Rigo (urbanisme) nous a dit comprendre la démarche du promoteur, la comparant à quelqu’un qui cherche une voiture plus performante. Mais il faudra aussi tenir compte des autres éléments du dossier et donc trouver un équilibre, ajoute-t-il.
Véronique De Brouwer (environnement), elle, souligne qu’il y a encore des étapes et que la Commune doit attendre de recevoir la demande de permis. Mais elle se félicite du climat dans lequel s’est déroulée cette réunion au cours de laquelle chacun a pu s’exprimer et au cours de laquelle aussi on a pu parler à la fois des côtés positifs et des côtés négatifs du projet présenté. Elle ajoute qu’une réunion informelle préalable entre le collège et Eneco s’est déroulée dans le même esprit.

https://www.lavenir.net/cnt/dmf20190118_01283800/pour-sept-eoliennes-plus-puissantes
19/01/19 : Mons et Frameries: le parc d’éoliennes verra le jour

En avril 2017, nous vous annoncions que deux sociétés, EDF Luminus et Eneco Wind, lorgnaient sur le même site, à peu de choses près, pour y installer des éoliennes. Deux réunions d’informations différentes avaient eu lieu à quelques semaines d’intervalle. Mais au final, les deux sociétés sont tombées d’accord sur un seul et même projet. Une demande a été introduite à la Région wallonne pour implanter un parc à éoliennes à proximité du R5 et du zoning de Frameries, le long de la route de Bavay. Six éoliennes doivent être installées.
Un vent écologique va souffler sur les communes de Mons et de Frameries ! Un parc d’éoliennes devrait bientôt voir le jour à proximité du R5 et du zoning de Frameries. Une réunion d’information aura lieu, le jeudi 7 février à 19h30 à la salle UPHOC, au 58 avenue des Nouvelles Technologies à Frameries, afin de permettre aux citoyens de s’informer..................
https://www.laprovince.be/334456/article/2019-01-19/mons-et-frameries-le-parc-deoliennes-verra-le-jour
18/01/19 : Tinlot: le permis du parc éolien est délivré

Controversé parmi la population, le parc éolien verra bien le jour à Tinlot. Et l’annonce de la nouvelle a surpris les autorités communales.
https://www.lavenir.net/cnt/dmf20190117_01283341/le-permis-du-parc-eolien-est-delivre


16/01/19Beaumont: enquête publique pour l’installation de 7 éoliennes
La société New Wind SPRL a introduit une demande à la ville de Beaumont en vue d’obtenir un permis unique relatif à la construction et l’exploitation de 7 éoliennes qui seront situées au chemin de Renlies et de l’Agaise.
Le dossier peut-être consulté à l’administration communale à partir du 18 janvier 2019, jusqu’au 18 février 2019.
Du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et du mercredi au vendredi de 13h30 à 16h. Le vendredi ou après 17h, sur RDV !

https://www.telesambre.be/beaumont-enquete-publique-pour-linstallation-de-7-eoliennes

16/01/19 : Les éoliennes citoyennes gagnent sur le terrain fiscal

Même si la Wallonie appelle à la clémence, des éoliennes citoyennes peuvent être taxées comme les commerciales pourtant nettement plus puissantes. La ministre De Bue recommande que les communes ne les taxent pas du tout.
C’est un combat singulier qui aura duré plusieurs années, entre la commune de Houyet – entre Dinant et Rochefort – et une ASBL pionnière en matière d’éolien citoyen, celle qui a implanté à côté du village de Mesnil-Eglise ce qu’on a appelé la première « éolienne des enfants » de Wallonie. Un projet totalement coopératif. Il s’accompagnait d’ailleurs d’un business plan qui tenait la route, a été longtemps prospère. Jusqu’à ce que la commune en manque de moyens décide, comme le permettait la législation wallonne, de taxer ce type d’éoliennes plus petites au même titre que celles que l’on croise habituellement dans le paysage, et qui rapporte 5 fois plus à leurs propriétaires. Vent de colère au sein de l’ASBL. Et action en justice dans la foulée. La commune – qui, depuis octobre, a changé de majorité – fait marche arrière. Avec effet rétroactif, la taxe pour les années litigieuses étant ramenée de 12.500 à 4.000 euros. Et à partir de 2019, il n’y aura plus de taxe ....
https://plus.lesoir.be/200919/article/2019-01-16/les-eoliennes-citoyennes-gagnent-sur-le-terrain-fiscal
15/01/19Trois éoliennes de plus à Tournai-Ouest
Ce n’est pas tout à fait un projet nouveau puisque l’agence de développement territorial Ideta l’avait annoncé en septembre 2017, mais le dossier va revenir sur le devant de l’actualité : trois éoliennes supplémentaires vont être érigées dans le prolongement du parc éolien existant, fort de huit mâts. Elles seront davantage localisées du côté de Tournai Ouest II à proximité de l’embranchement autoroutier qui mène à Mouscron. L’enquête publique sera lancée d’ici quelques semaines. Il y aura des réclamations parce que plusieurs citoyens de Marquain nous ont déjà fait part de leur courroux.
Le dossier est porté par EDF Luminus comme pour le parc éolien existant. Les éoliennes sont de même dimension avec la même capacité : 180 mètres et 3,5 MW. La précédente implantation avait entraîné une levée de boucliers. L’administration communale de Tournai avait reçu 680 courriers à la clôture de l’enquête publique....
https://www.nordeclair.be/333048/article/2019-01-15/trois-eoliennes-de-plus-tournai-ouest


15/01/19Une première éolienne dans le zoning des Hauts-Sarts
La future éolienne aux Hauts-Sarts ne sera pas une première en Wallonie mais presque. Depuis quelques semaines en effet, une éolienne se dresse dans le ciel de Gembloux dont le mât est posé… à même un zoning industriel, celui de Crealys en l’occurrence.
Si en Flandre la pratique est courante, en Wallonie, cette éolienne érigée en milieu industriel et directement au service d’une entreprise est encore rare. Aujourd’hui, c’est pour l’entreprise spécialisée dans le domaine informatique NRB, située aux Hauts-Sarts et qui emploie 2.000 personnes dont 600 sur le site (Data center), que l’éolienne doit être construite. À la manœuvre, on retrouve la société Luminus.
"Il est vrai qu’en Wallonie, le fait de construire une éolienne dans un parc industriel est encore assez rare mais en Flandre, où la place manque, c’est une pratique déjà courante", explique Nico De Bie, porte-parole de Luminus, "il en existe actuellement 51 au Nord du pays". En Wallonie, celle qui sera construite aux Hauts-Sarts sera LA première du genre en province de Liège.
Physiquement, l’éolienne aura une capacité maximale de 2,7 MW et pourra produire 7 300 MW par an. Au sommet d’une pale, à son point culminant, la hauteur sera de 180 mètres… "C’est déjà une certaine hauteur et cette éolienne sera visible depuis l’autoroute", remarque Daniel Eycken, directeur marketing chez NRB, mais vu son emplacement en zone industrielle, l’éolienne respectera bien sûr tous les prescrits légaux en matière de nuisances et de sécurité. Non sans permettre l’économie de quelque 3.097 tonnes de CO2 par an !
Chez NRB, on se félicite déjà de cette acquisition ou plutôt de cette location. "Le terrain appartient à NRB en effet mais nous le louons à Lumnius qui reste propriétaire de l’éolienne, poursuit Daniel Eycken. Par contre l’idée est bien de bénéficier de l’énergie produite". 90 % de la production seront directement utilisés par NRB, "principalement pour refroidir nos installations et nos serveurs". Les 10 % restants seront redirigés vers le réseau. Et Daniel Eycken de préciser qu’il s’agit d’une étape importante dans la politique "d’énergie verte" menée par NRB qui compte déjà, aux Hauts-Sarts, 940 panneaux photovoltaïques. "Nous récupérons également la chaleur de nos serveurs pour chauffer les bureaux".
L’enquête publique relative à l’éolienne a débuté ce lundi et durera jusqu’au 28 janvier inclus. La demande et les plans peuvent être consultés au Service des Permis d’Environnement, espace Guillemins, rue des Guillemins, 26, 7e étage, local 705 à 4000 Liège, du lundi au vendredi de 9 à 12 h ou sur rendez-vous : 04.221.83.70.

https://www.lalibre.be/regions/liege/une-premiere-eolienne-dans-le-zoning-des-hauts-sarts-5c3ca54b9978e2710eb13bde
14/01/19Colruyt va vendre de l'électricité en plus des pots de yaourts
L'une des filiales du groupe de distribution Colruyt a obtenu en Wallonie, après la Flandre, une licence générale de fournisseur d'électricité à des industriels et à des particuliers. Dats24 est déjà actif dans l'énergie, distribution de carburants et développement depuis un peu plus d'un an d'un réseau de bornes de recharge pour voitures électriques. Depuis 2009, le groupe lui-même produit une électricité verte via ses éoliennes, ses panneaux solaires et une centrale de cogénération. A l'heure actuelle, il assure un tiers de sa consommation totale.
Une stratégie encore secrète
Le groupe semble prêt aujourd'hui à s'adresser à des partenaires extérieurs, tant industriels (il le fait déjà via une autre filiale, Eoly) que résidentiels. Maintenant qu'il en a l'autorisation en Flandre et en Wallonie, quand va-t-il effectivement entrer sur le marché, quel est son plan d'affaires, quelle est sa stratégie de déploiement? Colruyt n'a pas souhaité répondre à nos questions, se contentant de l'envoi d'un communiqué confirmant l'octroi de cette licence générale par le régulateur wallon. En tout cas, aucun délai n'est fixé pour exploiter effectivement cette licence gratuite.
Critères d'admission et obligations
Président de la commission wallonne pour l'énergie, Stéphane Renier précise quelques critères d'admission: "des critères en terme de capacités techniques et financières, d'honorabilité par exemple. Ces obligations sont nettement simplifiées lorsque le demandeur a déjà obtenu une licence de fournitures, soit dans un État membre de l'espace économique européen, soit dans une autre région du pays." En l'occurrence, Dats24 a obtenu en novembre 2018 une licence de fourniture en Flandres. Une société qui exploite une licence est régulièrement contrôlée: entre autres obligations, celle de transmettre au régulateur le nombre de clients approvisionnés, la quantité d'électricité (ou de gaz) délivrés.
Un marché stabilisé
Avec une douzaine de fournisseurs en Wallonie, le marché est stabilisé depuis plus d'un an, après des années successives de croissance. Une société liégeoise a récemment abandonné le terrain. Le marché intéresse autant les acteurs traditionnels (qui se diversifient quelquefois, par exemple en proposant des entretiens de chaudières) que des sociétés pour lesquelles la production et/ou la fourniture d'électricité (ou de gaz) ne sont pas le cœur de métier. Peu de novices s'adressent directement aux industriels. Ils doivent souvent faire leur preuve dans le résidentiel, dans la basse tension, et en tout état de cause offrir des garanties de service et d'approvisionnement, qu'ils produisent eux-mêmes l'énergie ou qu'ils soient des revendeurs.
https://www.rtbf.be/info/societe/detail_colruyt-va-vendre-de-l-electricite-en-plus-des-pots-de-yaourts?id=10118329

12/01/19Sept éoliennes sur Nassogne, La Roche, Tenneville dans 2,5 ans?
On n’en est qu’aux premiers balbutiements. Eneco étudie le projet de placer sept grandes éoliennes dans les bois.

11/01/19Éoliennes de Sprimont : il va falloir être patient !
Un nouveau recours a été introduit auprès du Conseil d’État.
Il y a près d’un an déjà, le permis était accordé pour ce qui devait devenir le tout premier parc éolien de l’agglomération liégeoise. En mars dernier en effet, la commune de Sprimont était informée de l’octroi du permis relatif à la construction de cinq éoliennes sur son territoire, au niveau du zoning de Damré, par la société Green Tech Wind.
Aujourd’hui toutefois, le projet semble avoir pris du plomb dans l’aile. Un deuxième recours pourrait en effet reporter aux calendes grecques la concrétisation du parc éolien.
Suite à la délivrance du permis, un comité de riverains avait en effet introduit un premier recours, au printemps 2018. En juillet de la même année, le ministre Carlo Di Antonio tranchait pourtant en validant le dossier. Depuis… les opposants ont décidé d’introduire un nouveau recours, auprès du Conseil d’État cette fois. Les délais d’analyse s’annoncent ici plus conséquents.
Pour rappel, les cinq éoliennes doivent voir le jour à gauche de l’autoroute, dans le sens Liège-Luxembourg. Si deux mâts doivent être érigés dans le zoning de Damré, les trois autres mâts doivent être placés sur des terrains situés entre l’autoroute et le village de Cornémont. Au niveau de la production d’énergie, chaque éolienne devrait avoir une puissance maximale de 3,4 MW.
Du côté de la commune de Sprimont, qui avait jadis remis un avis positif conditionné (notamment pour réduire les possibles nuisances, dont les effets stroboscopiques), on reste confiant. Luc Delvaux, bourgmestre, rappelle d’ailleurs que ce délai supplémentaire sera exploité pour préparer correctement le projet d’éolienne "citoyenne" ; une des cinq éoliennes est en effet "réservée" pour un projet de participation citoyenne.

https://www.dhnet.be/regions/liege/eoliennes-de-sprimont-il-va-falloir-etre-patient-5c3775a67b50a6072497dfa2
10/01/19Emines : la relance pour trois mâts
Luminus ne se couche pas et relance. Depuis plus de cinq ans, l’opérateur énergétique veut implanter trois (quatre au départ) éoliennes, le long de l’E42, entre Emines et Rhisnes.
Ces dernières années, un bras de fer s’est clairement engagé avec la commune.
Lors d’une première demande, le collège MR-PS avait rendu un avis négatif. Les fonctionnaires délégué et technique s’étaient cependant montrés favorables au projet, le permis étant finalement délivré.
La commune avait introduit un recours auprès du ministre régional Di Antonio qui décidait de confirmer l’avis de ses délégués.
Mais la commune n’abdique pas. Un riverain s’oppose également au projet. Un nouveau recours est introduit auprès du conseil d’Etat. Et cette fois, les opposants obtiennent gain de cause. C’était le 19 novembre dernier. L’instance administrative attaque plus précisément le contenu et les arguments repris dans l’étude d’incidences. Le permis est cassé.
Luminus a donc décidé de revoir sa copie. L’étude d’incidences doit être revue et complétée.
Une nouvelle demande est introduite pour trois éoliennes. Et l’enquête publique est relancée. Chacun peut à nouveau s’exprimer sur le projet, jusqu’au 11 février prochain.
Depuis la première demande, la majorité a changé de couleur (PS-D&B-Ecolo). Le vent a-t-il tourné?

https://www.lavenir.net/cnt/dmf20190109_01279443/emines-la-relance-pour-trois-mats
10/01/19 : Aische / Perwez : Éoliennes: plus hautes, plus puissantes

Eneco travaille au renouvellement de son parc éolien, entre Aische et Perwez. Avec des machines qui culmineraient à 180 m.
https://www.lavenir.net/cnt/dmf20190109_01279442/eoliennes-plus-hautes-plus-puissantes

09/01/19Encore un projet éolien à Léglise
LUXEMBOURG : Il a été présenté par la société Storm mais certains riverains n’en veulent pas.
Un nouveau projet pour l’implantation de 7 nouvelles éoliennes a été présenté par la société Storm. Ce projet fait actuellement débat au sein du village. Des riverains sont inquiets et montrent leur mécontentement.
"Il y a déjà un premier projet qui prévoit l’implantation de quatre éoliennes. Ce qui ferait donc onze avec celui-ci. On parle d’une hauteur de 180 à 200 mètres. C’est énorme. C’est vraiment gigantesque et c’est la porte ouverte vers n’importe quoi. Sans compter qu’une fois installées, outre le fait qu’elles seront chez nous, les promoteurs s’en mettront plein les poches. Ce n’est pas eux qui auront les inconvénients", exprime l’un d’entre eux.
Pour le moment , on n’en est qu’à l’étude d’incidence qui durera encore quelques mois. La commune se range du côté des citoyens si les conditions ne sont pas respectées. "Nous ne sommes pas contre l’éolien. Il faut bien penser à l’avenir et trouver de nouvelles énergies. Mais attention, nous serons opposés aux différents projets s’ils présentent un caractère négatif/un impact sur la santé des riverains. Je comprends qu’il faut les mettre le long des autoroutes mais onze, cela fait quand même beaucoup pour la commune", ajoute le bourgmestre, Francis Demasy. Sans compter l’impact sur l’environnement, la faune et la flore. Bref, il y a pour le moment pas mal de questions soulevées par les riverains qui risquent sans doute de freiner les projets.
"C’est peut-être réducteur de dire ça mais pourquoi ne pas les mettre ailleurs ? En pleine forêt par exemple. Mais là, les promoteurs nous répondent que les conditions sont différentes et que ce n’est pas intéressant. Qu’ils devront investir en divers aménagements car l’environnement n’est pas meilleur que le long des autoroutes. Bref, ce n’est pas aux communes de les aider. S’ils doivent améliorer les équipements pour y arriver, c’est leur problème", dit-il. Et ce n’est pas fini !
Un nouveau projet éolien devrait bientôt être présenté aux riverains. Ce qui a le don (d’un peu) agacé le bourgmestre. "Encore une étude d’incidence à venir. Pourquoi les promoteurs ne se regroupent-ils pas pour nous en présenter une seule ? Ce serait plus facile et plus clair si l’on veut vraiment analyser tous les risques possibles et ensuite les présenter à la population", conclut-il.

https://www.dhnet.be/regions/luxembourg/encore-un-projet-eolien-a-leglise-5c34ce2d7b50a607247a8421

07/01/19 : Pourquoi la Belgique n'a jamais importé autant d'électricité (et pourquoi ça va continuer)

La progression est fulgurante. 22% de l'énergie consommée en Belgique en 2018 a été importée. Et selon ces chiffres du gestionnaire de réseau Elia, c'est donc presque trois fois plus que les 8% importés en 2017. Avec Doel 3 pour seul réacteur opérationnel (sur les 7 réacteur belges) pendant les mois de novembre et décembre, la part du nucléaire dans la production énergétique en Belgique a diminué, elle, de 15% par rapport à 2017. Le nucléaire reste, certes, la première source d'approvisionnement énergétique, mais elle a atteint un niveau historiquement bas en 2018.
Du nucléaire à l'arrêt et plus de capacités d'importations
Le record des importations d'électricité s'explique aussi parce par moment, les prix de l'énergie sur les marchés sont moins chers à l'étranger, en France, aux Pays-Bas et en Allemagne. "Les fournisseurs tentent toujours de se fournir au meilleur prix afin de formuler une offre compétitive pour leurs clients", nous explique la FEBEG, Fédération des fournisseurs belges d'énergie. Ou pour le dire autrement, les fournisseurs se tournent alors vers de l'énergie produite hors Belgique pour des raisons commerciales: "Lorsque l’énergie est moins chère à l’étranger, les fournisseurs achètent sur ces marchés à concurrence des possibilités physiques d’importation. Ils tiennent donc compte dans leurs prix de vente des possibilités qui leurs sont offertes à cet égard. La possibilité d’importer et la concurrence sur les marchés internationaux ont donc naturellement tendance à tirer les prix vers le bas sur les marchés interconnectés. Sans importations, les prix seraient certainement plus élevés et plus volatils".
De nouveaux records en perspectives
Beaucoup d’importation, ça ne veut donc pas nécessairement dire que la Belgique a besoin d’importer aujourd’hui une électricité qu’elle n’est pas à même de produire. D'autant que les capacités d'importations vers la Belgique ont augmenté. "On peut aujourd'hui facilement importer 4500 à 5000 MW de l’étranger, ce qui était absolument impossible il y a quatre ans où nous étions limité à 3000 MW. Donc c'est bien notre capacité d'importation, combinée avec ces offres de prix intéressantes à l'étranger qui font qu'on a battu le record d'importation", explique Damien Ernst, spécialiste de l'énergie et professeur à l'ULG.
Des importations qui vont encore augmenter
Et ces possibilités d'importations vont encore augmenter dans les années qui viennent. Parce que l’interconnexion entre la Belgique et ses voisins augmente. Pensez au lien "Nemo" double câble sous-marin d'une capacité de 1000 MW entre le Royaume-Uni et la Belgique, qui devrait être pleinement opérationnel dans le courant du premier trimestre 2019.
Mais l'augmentation la plus significative des importations se fera quand la Belgique fermera ses centrales nucléaires, selon Damien Ernst: "avec un début de fermeture vers 2022, on va probablement arriver à plus de 50, voire 60% d'importation d’électricité à l'avenir. Ça ne m'étonnerait pas du tout, parce que nous sommes fort limités en Belgique, en termes de ressources renouvelables, et en éolien, et en solaire. Donc on peut penser qu'à terme, même l'énergie renouvelable sera importée d'autres pays".
Ce qui n'augure rien de bon pour l'avenir du secteur énergétique en Belgique. Avec quelle conséquence pour la facture? Difficile à dire. Aujourd'hui, les fournisseurs assurent que les importations, ça rend les prix plus stables et plus bas. Mais voire une partie du secteur disparaître chez nous, et importer de l'électricité massivement de l'étranger, cela annonce - si cela se réalise, de sacrées incertitudes sur les prix, et potentiellement, un déficit dans la balance commerciale, une contraction du secteur,...et des pertes d'emploi.
https://www.rtbf.be/info/economie/detail_pourquoi-la-belgique-n-a-jamais-importe-autant-d-electricite-et-pourquoi-ca-va-continuer?id=10112315
07/01/19Léglise: des craintes face aux divers projets éoliens
A Léglise, deux projets éoliens sont actuellement à l'étude le long de l'autoroute. L'un de 4 éoliennes et l'autre de 7. Situés l'un à côté de l'autre, ces deux projets suscitent des craintes au sein de la population. Le promoteur EDF Luminus avait planifié une réunion informelle entre les fêtes. Vu la période, la réunion a été annulée à la demande de la commune, mais les riverains ne sont pas plus apaisés d'autant qu'un troisième projet s'annonce...
Ils ont créé un groupe FB pour diffuser l'information. Plusieurs projets éoliens sont à l'étude autour de leur village... Un premier projet de 4 éoliennes initié par EDF Luminus depuis l'an dernier et un second juste à côté de 7 éoliennes a été dévoilé en novembre par le promoteur Storm .
Les riverains ne se réjouissent pas de voir ces éoliennes de 180 et 200 m culminer à plus de 600m d'altitude dans l'axe du soleil et des vents dominants vers Léglise. Ils craignent aussi pour l'environnement, la faune et la flore. Ces 2 projets cumulés ne rassurent pas non plus le bourgmestre Francis Demasy. Sans pouvoir décisionnel, la commune remettra un avis sur base des études et des réclamations. Elle sera attentive à défendre la santé des citoyens concernant le bruit, les effets stromboscopiques et les infrasons.
La question que tout le monde se pose est de savoir si les projets vont tenir compte l'un de l'autre dans leur étude d'incidence. Car les impacts seront nécessairement différents.
Ces études ne sont pas terminées qu'un troisième projet s'annonce pour 3 éoliennes à la sortie de l'autoroute de Léglise. Un troisième promoteur Aspiravi le présentera ce jeudi au Collège avant une prochaine réunion d'information publique. On n'a vraiment pas fini de parler des éoliennes à Léglise.
https://www.tvlux.be/video/info/leglise-des-craintes-face-aux-divers-projets-eoliens_30738.html

07/01/19 : Les éoliennes de Perwez démontées et remplacées par des mâts plus hauts et plus puissants

C’est un chantier d’envergure qui s'annonce à Perwez, dans les champs qui bordent la E411. Huit éoliennes implantées entre l’aire autoroutière d’Aische-en-Refail et la sortie 11 (Gembloux-Thorembais) vont être démontées et remplacées par sept mâts de nouvelle génération, plus hauts et plus puissants.
Les nouvelles éoliennes feront 180 mètres de haut (pales comprises), au lieu de 122 pour les engins actuels. Quant à la puissance, on passera de 1,5 à 4,2 mégawatts par éolienne. Avec une éolienne de moins, le parc sera donc plus de deux fois plus puissant.
"Les huit éoliennes actuelles produisent de l’énergie pour environ 10.000 familles et les sept éoliennes qui les remplaceront produiront de l’énergie pour 20.000 familles", explique Miguel de Schaetzen, administrateur délégué de la SA Eneco Wind Belgium qui est à la manœuvre.
De nouveaux emplacements pour respecter les distances
Les nouvelles éoliennes ne seront pas implantées exactement aux endroits actuels, en raison d’un changement de la réglementation. "Les distances entre les maisons et les éoliennes, de même que les distances entre les éoliennes ne sont pas les mêmes. Donc on partira sur de nouveaux emplacements, ce qui veut dire qu’on va démolir les fondations des éoliennes actuelles et remettre les emplacements en état pour les rendre à la culture".
Pour Eneco, ce chantier est une première. Les éoliennes de Perwez ont été mises en service en 2005, elles arrivent doucement en fin de vie. Compte tenu de la longueur des procédures administratives pour leur remplacement, l’entreprise a décidé d’entamer les démarches sans plus attendre, en organisant une réunion d’information publique le 17 janvier (elle aura lieu au Perwez à 19 heures), préalablement à l’introduction d’une demande de permis. "On parle facilement de cinq ans de procédure, poursuit Miguel de Schaetzen, on sera donc au bout d’une période de vingt ans de service pour ces éoliennes".
D’ores-et-déjà, Eneco se veut rassurant, notamment à propos de la hauteur des nouveaux mats. "Il y déjà sur le site des éoliennes de 150 mètres de hauteur et c’est très difficile de voir la différence, par un effet d'optique. Donc le changement sera peu perceptible".
https://www.rtbf.be/info/regions/brabant-wallon/detail_les-eoliennes-de-perwez-demontees-et-remplacees-par-des-mats-plus-hauts-et-plus-puissants?id=10112480

05/01/19
L'année 2018 qualifiée "d'historique" pour l'éolien en mer du Nord 😰
Au 1er janvier, cinq parcs éoliens étaient opérationnels en mer du Nord belge, soit 274 éoliennes représentant une capacité totale de 1.186 MW. En 2018, ces parcs (C-Power, Belwind, Northwind, Nobelwind et Rentel) ont produit 3.408 gigawattheures d'électricité, ce qui équivaut à la consommation d'électricité d'environ un million de familles, indique vendredi la Belgian Offshore Platform (BOP).
Cette association, regroupant les investisseurs et propriétaires de parcs éoliens en mer du Nord belge, évoque une année 2018 "historique", qui a vu la capacité installée franchir le cap des 1.000 MW, ce qui "place à nouveau la Belgique dans le top cinq mondial de l'éolien en mer".
Des projets s'achèvent encore en 2019
Plusieurs projets de nouveaux parcs éoliens sont déjà bien avancés puisque au cours du second semestre 2019, le projet Norther, d'une capacité de 370 MW, actuellement dans sa dernière phase de construction, commencera à produire de l'électricité. "La capacité de production totale atteindra alors 1.556 MW, et la production d'électricité des parcs éoliens s'élèvera à 4.500 gigawattheures par an. Cela correspond à la consommation d'électricité d'environ 1.300.000 familles", souligne la BOP.
En outre, les parcs Northwester 2 (219 MW) et Seamade (le plus grand parc avec une capacité de 487 MW), dont le financement a été clôturé en décembre 2018, devraient commencer à produire leurs premiers électrons à partir de 2020.
D'ici 2020, les huit parcs éoliens auront une capacité totale de 2.262 MW. Leur production annuelle devrait atteindre 8 TWh, soit environ 10% de la demande totale d'électricité en Belgique, ou la moitié de la consommation électrique des ménages.
16.000 emplois selon l'association belge
La BOP souligne l'importance de l'éolien en mer dans la transition énergétique mais aussi pour l'économie belge puisque l'industrie de l'éolien en mer améliore la balance commerciale et créé de nouveaux emplois: "jusqu'à 16.000 emplois dans les entreprises belges actives dans ce secteur".

https://www.rtl.be/info/belgique/societe/l-annee-2018-qualifiee-d-historique-pour-l-eolien-en-mer-du-nord-1089472.aspx

04/01/19 : L'éolien belge a plus que jamais le vent en poupe en mer du Nord

Au 1er janvier, cinq parcs éoliens étaient opérationnels en mer du Nord belge, soit 274 éoliennes représentant une capacité totale de 1186 MW. En 2018, ces parcs (C-Power, Belwind, Northwind, Nobelwind et Rentel) ont produit 3408 gigawattheures d'électricité, ce qui équivaut à la consommation d'électricité d'environ un million de familles, indique vendredi la Belgian Offshore Platform (BOP).
Cette association, regroupant les investisseurs et propriétaires de parcs éoliens en mer du Nord belge, évoque une année 2018 "historique", qui a vu la capacité installée franchir le cap des 1.000 MW, ce qui "place à nouveau la Belgique dans le top cinq mondial de l'éolien en mer".
Les premiers électrons de Northwester 2 et Seamade à partir de 2020
Plusieurs projets de nouveaux parcs éoliens sont déjà bien avancés puisque au cours du second semestre 2019, le projet Norther, d'une capacité de 370 MW, actuellement dans sa dernière phase de construction, commencera à produire de l'électricité. "La capacité de production totale atteindra alors 1.556 MW, et la production d'électricité des parcs éoliens s'élèvera à 4.500 gigawattheures par an. Cela correspond à la consommation d'électricité d'environ 1.300.000 familles", souligne la BOP.
En outre, les parcs Northwester 2 (219 MW) et Seamade (le plus grand parc avec une capacité de 487 MW), dont le financement a été clôturé en décembre 2018, devraient commencer à produire leurs premiers électrons à partir de 2020.
10% de la demande totale d'électricité en Belgique
D'ici 2020, les huit parcs éoliens auront une capacité totale de 2262 MW. Leur production annuelle devrait atteindre 8 TWh, soit environ 10% de la demande totale d'électricité en Belgique, ou la moitié de la consommation électrique des ménages.
La BOP souligne l'importance de l'éolien en mer dans la transition énergétique mais aussi pour l'économie belge puisque l'industrie de l'éolien en mer améliore la balance commerciale et créé de nouveaux emplois: "jusqu'à 16.000 emplois dans les entreprises belges actives dans ce secteur".
Archives : Journal télévisé 17/08/2018 (en ligne)
https://www.rtbf.be/info/economie/detail_l-eolien-belge-a-plus-que-jamais-le-vent-en-poupe-en-mer-du-nord?id=1011079904/01/19ORP-JAUCHE, HÉLÉCINE : Des permis périmés menacent un investissement de 30 millions d’euros dans l’éolien
https://www.lavenir.net/cnt/dmf20190103_01277263/des-permis-perimes-menacent-un-investissement-de-30-millions-d-euros-dans-l-eolien

03/01/19 : Le chaos électrique belge

European Scientist a lancé une série sur l’énergie en Europe. Retrouvez les deux autres articles de la série, l’un du Ministre Polonais de l’Energie sur « Pourquoi la Pologne a besoin du nucléaire ? » et l’autre de notre expert énergie Jean-Pierre Riou sur « Les Français et le nucléaire ». Si vous souhaitez contribuer sur votre pays respectif, n’hésitez pas à nous contacter.
L’approvisionnement électrique de la Belgique est devenu un sérieux problème. Sans investissements dans de nouvelles capacités de production, la sécurité́ d’approvisionnement en électricité́ se dégradera dans les années à venir. Or la situation du pays ne permet pas d’être optimiste à cet égard.
La Belgique n’est pas un pays simple. On peut qualifier sa structure institutionnelle de sui generis. Ce pays fédéral est divisé en trois régions chacune avec son propre gouvernement régional : Flandre, Bruxelles, Wallonie. En matière d’énergie les compétences sont partagées entre le gouvernement fédéral et les régionaux ; ils doivent se coordonner pour parler d’une seule voix tant au niveau européen que dans les COPs, ce qui bloque souvent la décision comme ce fut le cas pour la COP24 qui vient de se tenir à Katowice. De plus, il existe un profond clivage socio-politique entre les Flamands et les francophones. Une très large majorité de Flamands vote au centre-droit avec même une quarantaine de pourcent qui se qualifie de nationaliste. À Bruxelles et en Wallonie c’est l’inverse, pratiquement tous les partis sont de gauche avec même la résurgence significative d’un parti qui se revendique fièrement du marxisme. Ce fouillis se manifeste bien entendu aussi dans la politique énergétique.
Pendant quatre ans et demi le gouvernement dirigé par le francophone Charles Michel a conduit une politique de centre-droit pour la première fois depuis longtemps. Son parti, le Mouvement réformateur (MR), qui était qualifié de centre-droit par une grande partie des francophones avait eu le courage d’affirmer des choix économiques libéraux voulus par les Flamands, s’attirant ainsi des critiques véhémentes de la part des autres partis francophones. Mais en décembre 2018, de manière incompréhensible, au point que des éditorialistes ont parlé de « suicide politique », le même Charles Michel a fait tomber son gouvernement car il n’a pas accepté l’ultimatum de son principal partenaire flamand (la N-VA) qui ne voulait pas que le pays signe le Pacte de Marrakech sur les migrants. À peine son gouvernement avec la N-VA fut-il tombé que « le climat » devenait une priorité au point que le MR offrait sa collaboration aux partis de gauche pour diriger le pays. Il est vrai que l’on sortait de la COP24. Or en Belgique tous les médias matraquent quotidiennement la population sur l’imminence de la catastrophe que va créer le changement climatique d’origine humaine. Les partis – sauf la N-VA – sont donc contraints de faire de la surenchère sur le climat afin de ne pas être rappelés à l’ordre par les médias.
Il est également vrai que le parti du premier ministre dirige le gouvernement wallon, lequel suit une politique fortement écologique qui déplaît pourtant à la plus grande partie de son électorat. On s’attend à une déroute de ce parti lors des élections du 26 mai 2019 car son virage écologiste lui enlèvera des électeurs à droite sans lui apporter des voix à gauche. Selon l’expression consacrée « on préfère l’original (écologiste) à la copie (centre) ». Par exemple, Jean-Luc Crucke, le ministre wallon de l’énergie renforce le soutien aux installations d’énergie renouvelable intermittente, il est un ardent défenseur de la fermeture de centrales nucléaires. Pire, il décide d’interdire les voitures diesels et même à essence parce qu’il entend promouvoir les véhicules électriques alors que le remplacement de seulement dix pourcent des automobiles thermiques par des véhicules électriques exigerait en charge rapide le doublement de la puissance installée actuelle et bien entendu qu’elle ne soit pas intermittente c’est-à-dire pas d’origine renouvelable. Cette folle précipitation induit des implications énergétiques préoccupantes.
Flash-back.
Grâce au système électoral proportionnel malgré son score oscillant autour d’une dizaine de pourcents, le parti écologiste monnaie chèrement sa participation aux gouvernements fédéral ou régionaux. Dans un précèdent gouvernement fédéral, il est parvenu à imposer une sortie pour 2025 du nucléaire, qui représente environ la moitié de l’électricité générée dans le pays, en faisant croire qu’il était possible de remplacer la génération nucléaire par l’électricité renouvelable intermittente (éolien et photovoltaïque). Des financements inconsidérés ont été accordés par les régions notamment à gauche, afin de démontrer à la population qu’il était possible d’abandonner le nucléaire grâce à l’éolien et aux panneaux photovoltaïques. Pour sa part, le gouvernement fédéral afin de répondre à l’obligation de la directive européenne 2009/28, subsidie généreusement l’éolien en mer du Nord car ce territoire maritime est sous sa juridiction. Dans un des pays de l’UE qui possède la plus petite surface, on se retrouve avec quatre systèmes de financement des énergies renouvelables alors que le soleil brille partout de la même manière, « brille » ne convenant d’ailleurs que très imparfaitement puisque la Belgique est très peu ensoleillée : le facteur de capacité solaire[a] est de 12% (le facteur éolien est de 19%). Le fiasco est total au point que les gouvernements successifs doivent revoir chacun à leur tour les mécanismes de financements car tout cela devient trop cher sans pour autant que les émissions de CO2 ne chutent. Cette « bulle du photovoltaïque » est devenue une pantomime dans le pays qui a créé le surréalisme.
La Belgique possède deux sites nucléaires, Doel près d’Anvers et Tihange non loin de Liège. La puissance installée totale des 7 réacteurs est de 5 919 MW. Bien que la loi prévoie leur fermeture totale pour 2025 – c’est la position officielle du gouvernement en place – les spécialistes de l’électricité affirment tous, bien que pas toujours de manière publique, qu’il sera impossible de maintenir cet objectif.
Ce chaos résulte de la politique invraisemblable en la matière. Dernièrement, Claude Desama, un ancien député européen qui était rapporteur des premiers textes législatifs sur l’ouverture du marché électrique et donc bien compétent a écrit « Le débat énergétique reste pollué par l’idéologie » en fustigeant le caractère improvisé des choix énergétiques belges résultant de la captation politique d’une question qui aurait dû rester économique et technique. Cette dérive est partie de la haine du nucléaire avec un parti écologiste parmi les plus virulents d’Europe en la matière. Ensuite, il y a l’utopie de vouloir limiter les émissions de CO2 ce qui justifie et génère une politique de subventionnement de la production renouvelable intermittente. En pleine contradiction, le gouvernement prétend réduire les émissions (il en fait d’ailleurs un des trois sujets de la prochaine campagne électorale) tout en remplaçant les centrales nucléaires par neuf centrales au gaz naturel. Sans doute les politiciens n’aimaient pas leur cours de chimie dont ils semblent n’avoir pas retenu cette simple équation de la combustion du méthane : CH4+O2 è CO2+H2O.
Dans ce marasme créé depuis une vingtaine d’année par des politiciens ignorants et irresponsables, les producteurs d’électricité tergiversent non seulement pour prendre des décisions pourtant nécessaires pour construire des nouvelles centrales, mais tardent aussi à investir dans le maintien des centrales existantes ce qui conduit à leur vieillissement prématuré et créé des pannes à répétition. Du 15 octobre au 11 novembre 2018 seul un réacteur nucléaire était en fonctionnement soit 1 006 MW sur les 5 919 MW en place. Finalement, un contexte de marché défavorable caractérisé par des prix de gros bas qui sont eux même la conséquence en partie du développement du renouvelable subsidié, impacte négativement sur l’économie de la génération électrique pilotable.
Marie-Christine Marghem (MR), la ministre fédérale de l’énergie prépare un projet de loi de de financement des nouvelles centrales au gaz naturel qui devront se substituer aux centrales nucléaires sensées être arrêtées en 2025 ainsi que quelques vielles unités thermiques pour un total de 7,4 GW. Ce mécanisme de rémunération de capacité (capacity mechanism) sera ensuite soumis pour acceptation à la Commission européenne. De sorte qu’il est probable qu’il ne sera pas possible de lancer les appels d’offres, construire et démarrer ces nouvelles centrales avant 2025. Il est donc vraisemblable que la durée de vie des centrales nucléaires sera prolongée de quelques années voire plus et cela de nouveau en totale contradiction avec ce qu’affirme le Premier ministre actuel depuis la formation de son gouvernement il y a quatre ans et demi.
En tout état de cause, si elle se concrétise cette situation s’accompagnera d’un surcoût du prix de gros estimé entre 56 et 90 €/MWh selon les études, puisque la Belgique arrêtera des centrales nucléaires amorties produisant de l’électricité bon marché et devra subsidier à la fois les énergies renouvelables et les centrales au gaz. Certes, le surcoût pour ce mécanisme de soutien aux centrales au gaz n’aura qu’une répercussion faible sur la facture des ménages mais il aura néanmoins d’un impact macroéconomique non négligeable qui pénalisera une économie belge déjà à bout de souffle.
Or le prix de l’électricité en Belgique est déjà énorme. Dans l’UE, le Danemark et l’Allemagne ont le prix de vente aux ménages les plus élevé (0,30 €/kWh) mais la Belgique est juste derrière avec 0,28 €/kWh. Le graphique en annexe construit à partir des données d’Eurostat montre que le prix de l’électricité est corrélé avec la production d’électricité intermittente. On observera que la Belgique se distingue (en mal) par rapport à la droite de régression. La principale raison est que la distribution de l’électricité vers les ménages est essentiellement contrôlée par des sociétés appelées intercommunales cogérées par des communes qui, au su de tout le monde, transfèrent une partie du prix de vente vers le budget des communes (et la rémunération de leurs administrateurs).



Sortir du nucléaire de manière aussi unilatérale et brutale, va ‘assécher’ les énormes compétences acquises en Belgique dans ce domaine scientifique et technique. Rappelons que le premier réacteur PWR hors USA fut construit en Belgique. Grâce à cette compétence les centrales belges ont toujours très bien fonctionné. Les déboires récents ne sont dus ni à l’incompétence des techniciens en charge ni au manque de suivi des autorités de contrôle. Ils montrent au contraire qu’en matière de sécurité nucléaire le laxisme n’est pas de mise. L’assèchement des compétences vient du fait qu’il va y avoir en effet un désintérêt complet pour ce domaine parmi les jeunes les plus talentueux dont le domaine a un pressant besoin. Or, on ne forme pas des spécialistes dans un domaine aussi pointu que le nucléaire aisément. Les compétences parties le seront définitivement et il faudra un jour se résigner à acheter russe ou chinois.
Certes en matière de recherche il y a un élément positif que l’on doit signaler en Belgique mais il ne sera sans doute pas suffisant pour sauver l’industrie nucléaire. En effet, le gouvernement fédéral a accordé au centre nucléaire SCK/CEN de Mol un financement de 558 millions d’euro pour construire MYRRHA, une installation de ‘Génération-IV’ pour l’élimination par la ‘voie physique’ des actinides mineurs (déchets à très longue demi-vie). Mais cela c’est pour après-demain.
Pour aujourd’hui et pour demain, il est à craindre que le politiquement correct poursuivi par des décision politiques dénuées de tout fondement économique continuera d’enfoncer la Belgique énergétique dans le marasme. Et bien entendu, le prix de l’électricité continuera à croître et l’économie belge à en pâtir lourdement. Alors qu’il y a un siècle ce pays était à la pointe, parfois le premier, de toutes les industries et des techniques grâce à l’énergie fossile, sa quête de croissance économique et de création d’emplois ne se réalisera pas avec les politiques suivies actuellement. Il est urgent que le monde politique belge se ressaisisse au lieu de poursuivre des chimères vertes qui sont purement idéologiques et jamais n’adviendront dans le monde réel. Jamais ! On est loin des promesses quant aux bienfaits de l’ouverture du marché de l’électricité décidée au début des années 80. Non pas que ce qui avait été annoncé n’était pas bien pensé. Ce qui a causé le marasme actuel – et pas seulement en Belgique – c’est qu’alors qu’on essayait péniblement d’ouvrir le marché électrique à la concurrence, l’idéologie verte est venue casser le mécanisme en obligeant le subventionnement de la forme la plus chère d’électricité tout en pénalisant le nucléaire qui est moins cher surtout lorsqu’il est déjà amorti.
La Belgique est un cas d’école de la destruction d’un secteur énergétique sain produisant une énergie bon marché, par de folles errances idéologiques et politiques.
[a] Le facteur de charge est le pourcentage d’heures de l’année au cours desquelles les installations génèrent à leur puissance nominale.
Le dernier ouvrage de Samuele Furfari est une œuvre de 1200 pages en deux volume « The changing world of energy and the geopolitical challenges« . Voir furfari.wordpress.com
https://www.europeanscientist.com/fr/opinion/le-chaos-electrique-belge/
03/01/19PERWEZ - Sept éoliennes modernisées et plus puissantes
Les engins actuels, qui datent de 2005, devraient être modernisés. Le promoteur Eneco Wind Belgium compte déposer une demande de permis unique pour ce faire.
https://www.lavenir.net/cnt/dmf20190102_01276897/sept-eoliennes-modernisees-et-plus-puissantes

03/01/19Des permis périmés menacent un investissement éolien de 30 millions d’euros en Belgique
Des permis périmés menacent un investissement éolien de 30 millions d'euros dans la région belge de Wallonie, rapportent jeudi les médias, citant une source judiciaire.
Selon la même source, le tribunal de première instance de Bruxelles a estimé que les neuf éoliennes wallonnes du projet dit « Greensky » ne bénéficiaient pas de permis valable au moment de leur construction, mettant en péril un investissement de 30 millions d'euros.
Le projet Greensky consiste en un partenariat entre le fournisseur d'énergie Engie-Electrabel (50%), la ville de Saint-Trond (23%), l'Intercommunale bruxelloise d'électricité (17%) et le gestionnaire de l'infrastructure ferroviaire belge Infrabel (10%).
Les neuf éoliennes qui se situent le long de l'autoroute traversant les communes de Lincent, Hannut (Liège), Orp-Jauche et Hélécine (Brabant wallon), alimentent directement le réseau ferroviaire local.
Leur permis unique, valable deux ans, avait été obtenu auprès de la Région wallonne fin 2011. La construction du parc devait commencer au plus tard fin 2013, mais suite à un recours introduit par des riverains auprès du Conseil d'État contre ces permis, Electrael n'avait pas pu débuter le chantier dans les délais impartis, précise la même source.
Alors que le tribunal juge qu'Electrabel avait construit les neuf éoliennes sans permis, le groupe avance que le délai de deux ans était gelé durant le traitement des recours auprès du Conseil d'État.
https://maroc-diplomatique.net/des-permis-perimes-menacent-un-investissement-eolien-de-30-millions-deuros-en-belgique/
03/01/19L'éolien wallon ralentit par des permis périmés ?
Le tribunal de première instance de Bruxelles a estimé que les neuf éoliennes wallonnes du projet Greensky ne bénéficiaient pas de permis valable au moment de leur construction, mettant en péril un investissement de 30 millions d'euros, écrivait jeudi La Libre Belgique.
Le projet Greensky consiste en un partenariat entre Engie-Electrabel (50%), la ville de Saint-Trond (23%), l'Intercommunale bruxelloise d'électricité (IBE, 17%) et Infrabel (10%). Les neuf éoliennes du volet wallon se situent le long de l'autoroute E40 dans les communes de Lincent, Hannut (Liège), Orp-Jauche et Hélécine (Brabant wallon) et alimentent directement le réseau ferroviaire local. Leur permis unique, valable deux ans, avait été obtenu auprès de la Région wallonne fin 2011.
La construction du parc devait débuter au plus tard fin 2013 mais un recours des riverains auprès du Conseil d'État contre ces permis avait postposé le début du chantier, lancé finalement hors du délais imparti.
Le tribunal a jugé qu'Electrabel avait construit les neuf éoliennes sans permis. Le groupe estimait pour sa part que le délai de deux ans était gelé durant le traitement des recours auprès du Conseil d'État.
https://www.rtl.be/info/monde/economie/des-permis-perimes-menacent-un-investissement-de-30-m-d-euros-dans-l-eolien-wallon-1088919.aspx

29/12/18 : Perwez : une demande de modification du parc éolien

L’idée du porteur de projet n’est pas d’en implanter plus mais de les remplacer.
Verra-t-on prochainement des éoliennes supplémentaires du côté de Perwez ? C’est la question que plusieurs habitants se sont posée lorsqu’ils ont vu cette demande de permis ayant trait au parc éolien de la commune.
Fraîchement élu bourgmestre de Perwez, Jordan Godfriaux rassure les Perwéziens qui seraient inquiets, même s’il est encore un peu tôt pour parler de ce projet. "Il existe effectivement une volonté de certaines entreprises de modifier le parc éolien de Perwez, explique-t-il. L’idée n’est pas d’amener des éoliennes supplémentaires mais bien de remplacer celles qui existent actuellement."
Si la demande a donc effectivement été rentrée auprès de la commune, les autorités communales n’ont pas encore eu le temps de se pencher concrètement et en profondeur sur le dossier en question. "Politiquement, il est encore tôt pour se prononcer car on vient seulement d’arriver au pouvoir, continue Jordan Godfriaux. Nous n’avons pas encore eu l’occasion de rencontrer le porteur de projet et cette rencontre est prévue pour le mois de janvier. Sans oublier qu’il y aura bien évidemment une réunion avec la population afin de l’informer et d’entendre ses remarques."
Actuellement, le nouveau maïeur ne dispose donc pas encore de tous les éléments techniques pour pouvoir se prononcer sur cette demande de permis. "J’ai contacté en urgence les échevins concernés par le projet et il est bien trop tôt pour prendre une décision. Comme je l’ai dit, en janvier, nous prendrons le temps de rencontrer le porteur de projet et la population. Ensuite, nous pourrons nous positionner sur la suite qui sera à donner à la demande des porteurs du projet."
Pour rappel, il y a quelques mois à peine, la première éolienne qui avait été installée sur le territoire de Perwez en 2000 a été désinstallée. En panne depuis plus d’un an à l’époque, les coûts d’entretien et de réparation étaient devenus trop importants pour la remettre en service...
https://www.dhnet.be/regions/brabant/perwez-une-demande-de-modification-du-parc-eolien-5c2698fb9978e2648c1e91ea
29/12/18Boneffe: l’armée enraye les plans d’Eneco
Après Plaine de Vie et la Commune de Ramillies, c'est la Défense qui introduit un recours contre le projet d'éoliennes.
https://www.lavenir.net/cnt/dmf20181228_01275949/boneffe-l-armee-enraye-les-plans-d-eneco

29/12/18Ramillies : Eneco n’abandonnera pas Boneffe !
Malgré les rumeurs et trois recours, le projet de 9 éoliennes sera maintenu.
Voilà plus de 10 ans maintenant que le dossier défraie la chronique : la société Eneco souhaite implanter des éoliennes dans la plaine de Boneffe, près de Ramillies. Un endroit calme, à la vue (très) agréable et où l’ornithologie a une place de choix.
Alors forcément, le dossier coince. Demande de permis, obtention, recours au Conseil d’État… on ne compte plus les procédures entreprises pour implanter les éoliennes.
Au départ, le dossier prévoyait 16 éoliennes, puis 13 et maintenant, 9, dont une à destination citoyenne. À chaque dossier introduit, la commune de Ramillies d’une part, des citoyens regroupés avec l’ASBL Plaine de vie et Natagora, de l’autre, introduisent un recours au Conseil d’État qui, jusqu’à présent, leur a toujours donné raison.
Le dernier permis en date, octroyé par le ministre Di Antonio, a fait l’objet de deux nouveaux recours des protagonistes habituels. Mais ce qui embête profondément la société Eneco, c’est l’arrivée dans le dossier d’un nouvel intervenant de taille puisqu’il s’agit ni plus ni moins que de la Défense !
L’armée voit en la plaine de Boneffe une zone propice et déjà utilisée régulièrement pour, entre autres, des exercices militaires, dont du dropping.
Du côté d’Eneco, Arnaud Janvier ne cache pas son désappointement. "Voilà 10 ans que le dossier s’éternise et subitement, l’armée y apparaît alors qu’au départ, c’est plutôt elle qui incitait à cibler cette zone délaissée , explique-t-il. Nous ne comptons toutefois pas abandonner le projet, loin de là. Nos actionnaires commencent pourtant, je le reconnais, à s’impatienter."
Il faut dire qu’Eneco a déjà investi près de 900 000 € dans le projet et que rien n’a encore avancé. "Mais le message est clair, nous n’abandonnerons jamais Boneffe, nous avons trop dépensé d’énergie et de moyens pour laisser tomber. On attend par contre une action politique comme il se doit. Voilà trop longtemps que le dossier traîne, il est temps que les autorités prennent cela en main !"
À toutes les personnes qui, du côté de Ramillies, espéraient que le retrait des installations provisoires et du matériel d’Eneco signifiait l’abandon du projet par la société, il y a lieu de déchanter. "Nous avons d’autres chantiers dans les environs, il est inutile de laisser notre matériel à Ramillies à ce stade, il sera utilisé ailleurs, à Liernu notamment, où un chantier débute !"

https://www.dhnet.be/regions/brabant/ramillies-eneco-n-abandonnera-pas-boneffe-5c2698fb9978e2648c1e91e8
28/12/18Houyet supprime la taxe "éolienne", un revirement fiscal qui profite aux "petites" initiatives
12.500 euros, voilà la somme que doivent payer les propriétaires d'éoliennes à Houyet, en province de Namur. Une taxe qui touche les grands comme les petits moulins à vent. Quelle que soit leur puissance. Une redevance qui sera désormais supprimée en 2019. Tout profit pour les projets citoyens comme l'éolienne des enfants.
Depuis son lancement en 2006, l'éolienne des enfants dégageait chaque année quelques milliers d'euros de bénéfices. Ils étaient utilisés pour verser un dividende aux 950 coopérateurs du projet. Pas de quoi devenir riche, juste assez pour rembourser la petite mise de départ. Le solde des bénéfices était utilisé pour financer des projets de protection de l'environnement.
Mais depuis l'instauration par la commune de Houyet d'une taxe annuelle sur les éoliennes de 12.500 euros, ces bénéfices s'étaient envolés. Une injustice, selon Lionel Van Riellar, le président du CA de l'éolienne des enfants.
"On nous demandait de payer la même chose qu'une éolienne ayant une production cinq fois plus grande, et générant de facto un chiffre d'affaires cinq fois supérieur. Il faut savoir qu'une grande éolienne a un chiffre d'affaires de 500.000 euros (la nôtre : 100.000 euros) mais on payait la même taxe ! (ndlr : à savoir 12.500 euros annuels). C'est un peu comme si, pour la taxe de circulation automobile, on demandait de payer le même montant pour un cyclomoteur et une berline familiale."
Menacée par une action en justice, la commune d'Houyet a fait marche arrière. Pour les quatre années qui viennent de s'écouler, la taxe a été ramenée rétroactivement de 12.500 à 4000 euros. Et elle est tout simplement supprimée à partir de l'année prochaine.
A Houyet, à part l'éolienne des enfants, deux autres éoliennes bénéficieront de ce revirement fiscal.

https://www.rtbf.be/info/regions/detail_houyet-supprime-la-taxe-eolienne-un-revirement-fiscal-qui-profite-aux-petites-initiatives?id=10107077
26/12/18
Le débat énergétique reste pollué par l'idéologie
La polémique actuelle sur le risque de pénurie d’électricité pendant l’hiver, ne met pas seulement en évidence le caractère improvisé des choix énergétiques belges. Elle est révélatrice des dérives liées à la captation politique, dans notre pays comme dans l’Union européenne, d’un débat qui devrait rester avant tout dans les champs économique et technique.
Claude Desama
Ancien président de la Commission de l'énergie du Parlement européen et ancien président d'Ores scrl

La polémique actuelle sur le risque de pénurie d’électricité pendant l’hiver, ne met pas seulement en évidence le caractère improvisé des choix énergétiques belges. Elle est révélatrice des dérives liées à la captation politique, dans notre pays comme dans l’Union européenne, d’un débat qui devrait rester avant tout dans les champs économique et technique.
Non que la Commission et les gouvernements n’aient d’autre issue que de s’en remettre aux technocrates de l’énergie, mais parce que ce secteur réclame, plus que d’autres, une approche à la fois rationnelle et de long terme à laquelle le monde politique est réfractaire.
Lorsque la Commission a voulu libéraliser le marché de l’énergie, je n’ai eu cesse de rappeler, comme rapporteur de la directive pour le Parlement européen, que la formation des monopoles dans le secteur de l’électricité était un mouvement historique lié davantage à la sécurisation des investissements à long terme qu’à la recherche du profit maximal.
Si j’avais pu convaincre à l’époque le Conseil et le Parlement d’emprunter une démarche progressive en protégeant les missions de services publics ainsi que le monopole territorial de la distribution, force est de constater que les directives suivantes n’ont eu de cesse d’accroître le rôle du marché et de démanteler les entreprises intégrées. La conséquence de ces choix, strictement idéologiques, a été de tarir les investissements et de menacer la sécurité d’approvisionnement sans bénéfice financier pour les consommateurs.
La transition énergétique, que personne n’avait pris en compte en 1996, a aggravé la situation car l’injection d’une part croissante d’énergies renouvelables sur le marché de gros a créé un effet d’éviction au détriment du parc thermique classique et en particulier des centrales au gaz.
Esprits simples
Pour les esprits simples qui prennent volontiers Greenpeace pour l’Académie des Sciences, il serait possible de compenser cette perte de capacité par un accroissement des sources renouvelables pour autant qu’on le veuille et qu’on y consacre les moyens nécessaires. Pour faire bonne mesure, les mêmes dévots proposent également de les substituer aux centrales nucléaires, là où elles existent encore, malgré leur contribution significative à la lutte contre le réchauffement climatique.
Malheureusement pour cette forme de pensée unique, les faits économiques ont la tête dure, puisque dès le moment où l’éolien et le photovoltaïque atteignent des niveaux significatifs, le problème du stockage-déstockage lié à leur caractère intermittent, se pose de façon cruciale. Or là, nous ne sommes nulle part ou peu s’en faut.
Certes les technologies existent, mais elles sont tantôt écologiquement contestables, comme les batteries, tantôt économiquement coûteuses, comme l’hydrogène ou le méthane (power to gas). Tant que ces deux filières n’ont pas remédié à leurs handicaps, il serait risqué d’aller au-delà des 35% de pénétration des renouvelables dans le mix énergétique ainsi que nous y incitent cependant la Commission et le Parlement européen. D’autant qu’on ne peut ignorer l’effet du "clean energy paradox" suivant lequel, plus les besoins d’électricité seront couverts par des énergies renouvelables, plus le prix du marché empêchera tout investissement non subsidié dans le secteur.
Quatre piliers
Si l’on veut maintenir un marché libéralisé et réussir une transition écologique socialement supportable, les autorités nationale et européenne doivent s’engager dans un nouveau modèle qui reposera sur quatre piliers.
Le premier est de confier à l’Union la gestion des réseaux de grand transport afin d’assurer une meilleure allocation des capacités et de réguler le développement des interconnexions.
Le deuxième est d’évaluer au mieux la demande future d’électricité et de planifier, sur cette base, la progression des énergies renouvelables.
La troisième est de garantir l’équilibre économique futur des gestionnaires de réseau de distribution (GRD) en les autorisant à intervenir dans les marchés du stockage, de la flexibilité et des infrastructures de rechargement pour les voitures électriques.
La quatrième enfin est de consolider un socle de production continue qui garantisse la sécurité d’approvisionnement mise en danger pas l’intermittence des énergies renouvelables. À cet égard, et pour autant que la lutte contre le réchauffement climatique soit bien la priorité, aucun fantasme idéologique ne devrait empêcher à terme le déploiement du nouveau nucléaire en lieu et place du gaz et du charbon.
Si l’on veut éviter à l’avenir le dérèglement du système électrique, le temps est venu de faire preuve d’intelligence et de servir enfin l’intérêt général.
https://www.lecho.be/opinions/carte-blanche/le-debat-energetique-reste-pollue-par-l-ideologie/10081973.html 26/12/18HOUFFALIZE : 35 000€ pour une étude sur un projet éolien: prudence, dit la minorité
Lors du conseil communal, l’étude d’un projet éolien a interpellé l’opposition. Elle appelle à la prudence.https://www.lavenir.net/cnt/dmf20181225_01275022/projet-eolien-prudence-dit-la-minorite

24/12/18
ASSESSE : Une taxe… pour combien d’éoliennes ?
Lorsque le conseil a dû approuver la taxe sur les éoliennes, Marc Pierson (ALN) a signalé qu’il s’agit d’une arme à double tranchant.
Elle rapporte à la Commune tout en risquant de décourager certains producteurs. Il a rappelé que lors de la présentation du projet de trois éoliennes par la société Storm, il aurait été intéressant que, comme l’a annoncé le bourgmestre à l’issue de cette présentation, le public ait su qu’il y avait un autre projet. «Il aurait peut-être réagi autrement», conclut le conseiller. Le bourgmestre répond qu’il l’avait appris l’avant-veille de la présentation par Storm et qu’il n’avait pas voulu perturber l’information donnée par cette société.
Toujours du côté d’ALN, le refus d’approuver les procès-verbaux, tant qu’un précédent procès-verbal n’aura pas enregistré la lettre de démission de l’ancien bourgmestre Pierre Tasiaux. Ça risque de durer.
Lors de la réunion du conseil communal, il a aussi été question des jetons de présence des conseillers. Ils sont fixés à 121,89€ pour les réunions du conseil et à 60,95€ pour les commissions. Ce qui pose problème pour Marc Pierson, d’ALN, c’est le double jeton de présence que reçoit le président du conseil, Georges Gilkinet (Écolo). Celui-ci justifie cette décision par le fait que c’est un décret qui fixe le montant du jeton. Le président a rappelé l’importance d’avoir quelqu’un qui gère les débats d’un conseil. «Quand j’étais encore membre du public, j’ai connu un bourgmestre qui, parfois, refusait la parole aux conseillers de l’opposition».
Le conseil a désigné les mandataires communaux au sein de la commission locale de développement rural, à la régie communale des sports et au comité de concertation commune-CPAS. Un groupe de travail Chemins et sentiers communaux, par appel à candidats, va être constitué. Même chose pour la commission consultative d’aménagement du territoire et de la mobilité et pour le conseil consultatif des aînés. Avis aux amateurs.
Le point relatif au subside à la compagnie du milieu du monde n’ayant pas été approuvé lors de la dernière séance, revient sur la table. Le groupe ALN annonce qu’il n’interviendra pas dans le débat et ne participera au vote.
Roger Frippiat (SAD) estime, dans ce dossier, que les prestations ont bien été effectuées et reconnaît la transparence du dossier. Tout en votant avec la majorité sur ce dossier, il souhaite que l’on essaie de trouver d’autres financements, et de lancer l’idée d’un budget citoyen. Le bourgmestre rappelle qu’il faut les pièces justificatives pour payer un subside et se dit d’accord d’examiner toute solution légale.
https://www.lavenir.net/cnt/dmf20181223_01274676/une-taxe-pour-combien-d-eoliennes
24/12/18
Houffalize : "Des éoliennes de 200 m sont des monstres"
Luxembourg : Le projet de parc éolien à Bonnerue, bien que communal, divise le conseil.
Le projet de parc éolien à Bonnerue, à implanter sur un terrain communal, a suscité une levée de boucliers au conseil communal de Houffalize.
Dans les rangs de la minorité, Albert Lamborelle, l’ancien directeur général, est particulièrement remonté contre ce projet. "Un montant de 35 000 euros est inscrit au budget pour l’étude préalable" , a-t-il relevé. " De l’argent public va être dépensé pour rien. En effet, ce projet éolien provoque déjà un tollé chez les habitants qui seront impactés à Bonnerue mais aussi à Sainte-Anne et dans le haut de Houffalize. S’il rapportera de l’argent à la commune, il va provoquer de gros désagréments."
La hauteur des mats a été mise en exergue. "Des éoliennes de 180 à 200 mètres de haut sont des monstres", a martelé Albert Lamborelle. "Elles seront encore plus hautes que celles de Bourcy et de la Barrière Hinck. L’impact sur les paysages sera catastrophique." Bernard Deumer a renchéri en disant que ce type de projet n’a pas sa place dans une région touristique, mais en mer, où il ne dérange personne. De son côté, l’échevin Philippe Cara a précisé qu’il est prévu de réaliser une étude préalable pour en mesurer l’impact et tenter de limiter les nuisances. "Nous voulons contrecarrer des projets privés qui risquent d’impacter encore davantage les villageois avec l’objectif de faire rentrer de l’argent dans les caisses communales. Tous les citoyens en profiteront."
L’échevin des Finances Marc Knoden a rappelé que dans le cadre du plan climat des solutions doivent être trouvées en matière d’énergies renouvelables.
Dans le même ordre d’idées, il a annoncé, parmi les investissements budgétés en 2019, pour un total de 7 236 620 euros, une étude relative à la création d’un réseau de chaleur. "Nous avons inscrit 25 000 euros au budget" , a complété le bourgmestre Marc Caprasse. "Il est envisagé de doter le centre sportif d’un silo. L’église, le presbytère, Houtopia et la maison communale seraient reliés à ce réseau de chaleur auquel les riverains pourraient être associés."

https://www.dhnet.be/regions/luxembourg/houffalize-des-eoliennes-de-200m-sont-des-monstres-5c1fc1d87b50a666f30f5d37
20/12/18 : LINCENT : Les 9 éoliennes de l'E40 sont illégales: faut-il démonter les éoliennes 7 et 8 ?

Le collège affirme son soutien aux habitants. Pour le bourgmestre, pas question de régulariser les éoliennes 7 et 8.

19/12/18 : Les éoliennes d’Orp, Lincent et Hannut jugées illégales
Pour la Justice, les neuf éoliennes d’Orp-Jauche, Lincent et Hannut sont illégales car leur permis a expiré fin 2013, avant leur installation.
C’est une claque pour le producteur éolien Greensky (regroupant notamment Engie Electrabel et Infrabel) et une belle victoire pour les habitants de Lincent et Pellaines qui se battent depuis des années contre la présence envahissante du parc éolien. Le 6 décembre dernier, le tribunal de 1re instance de Bruxelles a remis son jugement concernant l’action introduite par les riverains de Lincent contre le producteur d’électricité. Le jugement est clair: les 9 éoliennes (5 sur Lincent, 2 sur Orp-Jauche, 2 sur Hannut) sont illégales car lors de leur installation en mars 2016, leur permis n’a pas été prorogé. «Il était arrivé à échéance en décembre 2013, souligne Bénédicte Closset, une riveraine qui a suivi de près le dossier. Le jugement précise qu’il s’agit même d’une double faute de la part de Greensky dans la mesure où le permis n’a pas été prorogé et que malgré ça, les éoliennes ont été mises en exploitation.»
Pour sa défense, le producteur d’électricité verte misait sur le fait que son permis était suspendu durant toutes les procédures introduites devant le Conseil d’État et donc qu’à l’entame des travaux au printemps 2016, le permis unique n’était pas périmé.
Le juge n’a pas eu la même vision du dossier puisqu’il estime que les neuf éoliennes ont été édifiées sans permis et dès lors fonctionnent depuis lors illégalement.
Trop proche de la zone d’habitat
Quid de la suite? «Le promoteur éolien aura 30 jours pour faire appel à partir de la signification du jugement, qui n’a pas encore eu lieu, précise Me Lionel-Albert Baum, conseil des riverains. On va voir comment cela va se passer mais maintenant le jugement va être transmis au procureur du Roi en demandant une expertise judiciaire concernant la perte de patrimoine, les effets sonores et stroboscopiques. Il est probable que Greensky aille en appel ou demande une régularisation de son permis… Mais pour certaines éoliennes, on voit mal comment le permis pourrait être adapté dans la mesure où elles sont trop proches de la zone d’habitat au plan de secteur (jusqu’à 352 mètres). Or, depuis lors, le cadre éolien a été revu et il impose une distance de quatre fois la hauteur des mats. Soit dans le cas présent, jusqu’à 600 mètres des habitations!»
Greensky: «On veut régulariser la situation»
Greensky a pris connaissance du jugement et planche sur la contre-attaque. «C’est un dossier très complexe au point de vue administratif et juridique, souligne Olivier Desclée, porte-parole chez Engie Electrabel. On veut régulariser la situation mais le jugement ne dit pas concrètement ce qu’on doit faire.»Concernant le démontage éventuel des éoliennes 7 et 8 (les plus proches des habitations et donc incompatibles avec le nouveau cadre éolien), le porte-parole refuse de se prononcer pour l’instant: «On est quand même face à une situation inédite. On a ici des éoliennes qui tournent et qui ont été installées en toute légalité. On prend acte de la décision de justice et on réfléchit à la meilleure manière de s’y conformer.»
https://www.lavenir.net/cnt/dmf20181219_01273109/les-eoliennes-d-orp-lincent-et-hannut-jugees-illegales
18/12/18 : Deux nouvelles éoliennes à Feluy ?
Engie Electrabel projette d’installer deux éoliennes sur le site de l’entreprise Xtratherm à Feluy. La procédure de consultation vient de se clôturer.https://www.lavenir.net/cnt/dmf20181218_01272761/deux-nouvelles-eoliennes-a-feluy

17/12/18MESSANCY : Éoliennes et budgets au conseil
Première séance sous la nouvelle législature pour les élus messancéens le mercredi 19 décembre à 20 h à l’hôtel de ville de Messancy.
Extrait :
Avant ces points, la séance débutera par l’approbation de la convention d’acquisition d’actions entre la Sopaer et la Commune de Messancy dans le cadre d’achats de parts dans la SA Éoliennes de Lorraine et la déclaration d’apparentement des conseillers communaux.

https://www.lavenir.net/cnt/dmf20181216_01271689/eoliennes-et-budgets-au-conseil
17/12/18Thuin: enquête publique pour la construction d’un parc éolien
L’enquête publique concernant l’octroi d’un permis pour la construction de 9 éoliennes débutera le 10 janvier prochain.
La demande provient de Luminus, en vue d’obtenir un permis unique relatif à la construction et l’exploitation d’un parc de 9 éoliennes de puissance maximale totale de 32.4 MW , d’une cabine de tête, de chemins d’accès et aires de montage et de la pose de câbles électriques sur les territoires communaux de Thuin et Ham-sur-Heure/Nalinnes aux lieux dits « Florintchamp et vingt bonniers ».
Le projet implique une modification à la voirie communale et implique également, pour certaines éoliennes, une dérogation au plan de secteur.
Le dossier peut être consulté aux administrations communales à partir du 10 janvier 2019 jusqu’au 14 février 2019.

Tous les détails: ici
https://www.telesambre.be/thuin-enquete-publique-pour-la-construction-dun-parc-eolien
13/12/18Ciel plus dégagé pour les éoliennes de Juprelle et Bassenge
Alors qu’on pensait le projet mort, EDF Luminus vient d’obtenir un permis pour installer cinq éoliennes entre Glons et Paifve! Une autorisation qu’elle doit à un changement de procédure de la part de Skeyes (ex-Belgocontrol), qui jusqu’ici bloquait toute éolienne qui aurait pu se trouver à moins de 16 km du radar de l’aéroport.
Depuis quelques années, les demandes de permis d’implantation d’éoliennes sur Juprelle et Bassenge affluent. Sans succès jusqu’ici. À chaque fois se pose le problème de la proximité avec le radar de l’aéroport. Dans un rayon de 16 km, Skeyes (ex-Belgocontrol) émettait à chaque fois un avis négatif. ...

https://www.lameuse.be/320571/article/2018-12-13/ciel-plus-degage-pour-les-eoliennes-de-juprelle-et-bassenge11/12/18 : ÉGHEZÉE : Deux chantiers éoliens à l’arrêt
À Boneffe et à Liernu, Eneco a obtenu les permis pour construire 15 nouvelles éoliennes. Mais de récents recours pétrifient les chantiers.
Ce n’est pas un ciel trop gris ni des vents contraires trop violents qui mettent actuellement à l’arrêt deux importants chantiers éoliens, dans la plaine hesbignonne. Non, la mise sur pause est uniquement due à des recours introduits récemment devant le conseil d’État. Deux projets portés par la société Eneco sont visés. Voici le détail.
1 Les neuf éoliennes de la plaine de Boneffe Entre promoteurs et opposants, la lutte dure depuis dix ans. La dernière étape importante remonte au 6 juin dernier. Sur recours, le ministre Carlo Di Antonio délivrait un permis pour neuf éoliennes (trois rangées de trois machines). «Durant l’été, nous avons introduit devant le conseil d’État un recours en annulation et une suspension», rappelle Stéphane Gatot, pour le groupe «Plaine de Vie». Eneco avait déjà commencé certains travaux d’aménagement, sur deux sites. Mais le promoteur éolien, actuellement, se donne le temps de la réflexion. «La Défense a également introduit un recours», explique Arnaud Janvier, coordinateur du projet. «Pour eux, cette zone doit rester libre pour effectuer une série de manœuvres et d’opérations, notamment de largage.» L’armée devient en quelque sorte l’alliée des riverains qui s’opposent au projet depuis bien des années. «La Défense a pourtant remis des avis favorables lors des précédentes procédures», s’étonne Arnaud Janvier, pour Eneco. «Ce recours nous surprend donc. Nous prenons le temps d’examiner les arguments avancés avant de reprendre le chantier.» L’hiver et les intempéries qui souvent l’accompagnent donnent aussi le temps de la réflexion.
2 Les six éoliennes de Liernu Là aussi, les engins sont à l’arrêt. Pourtant, les feux sont au vert depuis le début de l’année, avec un permis délivré le 5 janvier dernier. Cette décision constituait une étape importante. Elle mettait fin au bras de fer livré entre les promoteurs éoliens et les exploitants de l’ULModrome. Un recours en annulation a déjà été introduit sans que le conseil d’État ait encore rendu son arrêt. «Nous avions cependant décidé de débuter les travaux sans attendre l’issue de la procédure», explique Arnaud Janvier. «Dans l’éolien, aujourd’hui, si on ne procède pas de la sorte, tous les projets sont bloqués.Il y a deux bonnes semaines, nous avons entamé l’aménagement de deux aires de montage», continue-t-on chez Eneco. Sans tarder, un nouveau recours a été introduit par des opposants. En suspension, celui-ci. «Là aussi, on veut d’abord prendre connaissance des arguments avant de décider de continuer ou non les travaux», avance encore Arnaud Janvier. Des décisions qui ne se prennent pas à la légère quand on sait que chaque éolienne représente un investissement de près de quatre millions d’euros. Alors, quand il y en a quinze en jeu…
https://www.lavenir.net/cnt/dmf20181210_01269184/deux-chantiers-eoliens-a-l-arret
08/12/18Genappe : Et un nouveau projet éolien, un !
Encore un parc de six éoliennes annoncé à l’enquête publique.
Suite à de petits soucis informatiques, l’avis n’était pas encore publié hier après-midi sur le site internet de la Ville de Genappe, mais on pouvait le trouver sur celui de la Ville de Nivelles : depuis jeudi, une nouvelle enquête publique a démarré dans le cadre d’une demande de permis unique pour un parc éolien au Lothier.
New Wind SPRL, basée à Namur, envisage à nouveau de planter à Genappe six moulins de 3,4 MW maximum, entre le lieu-dit Bruyère Madame et le village de Promelles (Vieux-Genappe).
La zone visée est située de part et d’autre de la N25 et, vu la période des fêtes, l’enquête sera suspendue du 24 décembre au 1er janvier, pour se terminer le 15 janvier. "Il s’agit bien d’un nouveau projet", confirme l’échevine de l’Urbanisme de Genappe, Carine Messens.
Qui confirme que le collège communal nouvelle formule, qui n’est pas très différent du précédent, n’a pas encore eu de discussion générale pour cette nouvelle législature sur une position à adopter face aux projets éoliens.
On se souviendra que l’idée développée durant la mandature précédente était de faire réaliser une étude au niveau communal afin de fixer un cadre aux promoteurs qui se bousculent depuis longtemps pour planter des éoliennes à Genappe. En quelque sorte, reprendre la main pour déterminer les meilleures zones, en accord aussi avec la population, plutôt que de dépendre des propositions successives des promoteurs.
WindVision, société basée en Flandre, ne voulait pas s’inscrire dans ce schéma et a déposé une demande de permis pour faire pousser six éoliennes à cheval sur les territoires de Nivelles et Genappe. Refusé par le fonctionnaire délégué, accordé par le ministre Di Antonio, le dossier est toujours pendant devant le conseil d’État.
Et en juin, une autre société EE Genappe SPRL, filiale de la société allemande ENO Energy, avait également organisé une réunion publique d’information pour lancer officiellement une demande de permis portant sur quatre éoliennes, dans la zone convoitée par New Wind.
http://www.dhnet.be/regions/brabant/genappe-et-un-nouveau-projet-eolien-un-5c0adfb0cd70e3d2f71feb9b


03/12/181,3 milliard pour le dernier parc éolien belge en mer
Le dernier des parcs actuellement planifié au large des côtes belges a bouclé son financement: les travaux vont pouvoir débuter.
Malgré des négociations longues et difficiles avec le Fédéral, qui a revu à la baisse le soutien à l’éolien en mer, le feu vert est maintenant donné pour la construction du dernier parc actuellement projeté au large des côtes belges, avant que le gouvernement fédéral ne développe une autre zone, située, elle, dans les eaux territoriales à proximité de la frontière française. "Il y a 14 mois, il n’était pas encore certain que ce projet pourrait se réaliser, rappelle Koen Janssen, le président de Seamade. Mais nous sommes toujours sur les rails pour contribuer aux objectifs européens de 2020."
Seamade, né de la fusion des concessions Seastar et Mermaid, a bouclé son financement lundi. Le montant total de l’investissement: 1,3 milliard d’euros, dont 200 millions ont été apportés en fonds propres par les actionnaires – à savoir le consortium Otary, qui détient 70% des parts et regroupe huit actionnaires, dont Deme, Elicio, la SRIW et Socofe, Engie Electrabel, actionnaire à 17,5%, et Eneco, qui détient 12,5%.
Pour Electrabel, c’est la première participation à un parc éolien en mer. Le groupe avait bien, fin des années 90, cherché à construire le premier parc éolien belge en mer, Seanergy, au large de Knokke. Mais le permis avait été suspendu par le Conseil d’État suite au recours d’une octogénaire habitant sur la digue, avant d’être annulé par le gouvernement. "Seamade renforce notre position comme premier producteur vert du pays, avec 647 MW installés, souligne Philippe Van Troeye, CEO d’Engie Benelux et d’Engie Electrabel. Et il montre que quand le cadre régulatoire est propice, il est possible de mener de très grands projets en Belgique."
"Des banques chinoises ou japonaises participent au financement. J’y vois un signe de confiance dans l’économie belge."
Le solde de l’investissement, soit 1,1 milliard d’euros, est financé par un consortium international composé de la Banque européenne d’investissement – qui apporte à elle seule 250 millions par le biais du plan Junker –, de l’organisme danois de crédits à l’exportation EKF et de 15 banques commerciales, belges et internationales. Aux côtés des quatre grandes banques belges, on trouve ainsi des banques espagnoles ou allemandes, mais aussi chinoises ou japonaises. "J’y vois un signe de confiance dans l’économie belge", se félicite Mathias Verkest, le CEO de Seamade, qui est parvenu à boucler ce financement en un temps record: moins de 2 mois et demi.
En ligne avec les prix récents de l’électricité

Le projet dispose d’un soutien garanti par le Fédéral de 79 euros par MWh, prix de l’électricité compris, durant 17 ans. Si le prix de l’électricité sur les marchés se trouve sous ce niveau, la différence sera comblée par des certificats verts, dont le coût sera répercuté sur la facture d’électricité des consommateurs. "Cela vaut la peine de souligner qu’en novembre, le prix moyen de l’électricité sur les marchés a été de 78 euros par MWh, soit un euro de moins seulement que le niveau de soutien garanti à Seamade", note Mathias Verkest.
Les grands travaux en mer devraient commencer en juin. Le parc, qui devrait être pleinement opérationnel fin 2020, devrait produire un peu plus de 2 TWh par an, l’équivalent de la consommation de 485.000 ménages. Il sera composé de 58 éoliennes fabriquées par Siemens Gamesa, dont le rotor fait 167 mètres de diamètre, ce qui porte leur hauteur totale à 193 mètres. Cela en fait les plus grandes au monde, sinon les plus puissantes: les machines que Seamade va installer offrent une capacité de 8,4 MW, alors que celles de Northwester 2, l’autre parc éolien encore à construire au large des côtes belges, affichent 9,25 MW, mais avec un rotor de quelques mètres de moins.
Le projet comprend aussi une capacité additionnelle de 20 MW en énergie houlomotrice. Mais là, les actionnaires ont décidé de prendre leur temps. "Nous avons transféré cette activité dans une société séparée, pour ne pas bloquer l’ensemble du projet, explique Mathias Verkest. Nous disposons de la durée de la concession pour réaliser ce projet pilote, et les technologies nécessaires ne sont pas encore là."
De l’électricité destinée aux clients d’Eneco
C’est le fournisseur d’énergie Eneco, actionnaire de Seamade via sa filiale Eneco Wind Belgium, qui achètera la totalité de l’électricité produite par le parc durant les 17 premières années. "Il était important pour le bouclage du financement de Seamade de disposer d’un tel contrat d’achat d’électricité, souligne Michael de Schaetzen, CEO d’Eneco Wind. Et c’était très important pour Eneco, qui suite au rachat d’Eni, compte 1 million de clients en Belgique, à qui il a promis de fournir une électricité 100% verte et locale d’ici à 2025. Grâce à ce contrat d’achat, nous atteindrons cet objectif dès 2021."
Si Eneco se félicite du feu vert désormais donné à Seamade, il se montre par contre très inquiet de ce qui se passe dans l’éolien onshore. "Rien qu’en Belgique, nous sommes impliqués dans des projets renouvelables pour plus de 1.100 MW, souligne Miguel de Schaetzen. Mais alors que la marche de ce dimanche a encore confirmé qu’il était évident qu’il fallait aller vers le développement de l’éolien, c’est de plus en plus difficile. Il y a quelques années, les projets onshore prenaient deux à trois ans. Aujourd’hui, la moyenne est largement au-dessus des 5 ans, et nous avons une série de dossiers qui traînent depuis plus de 10 ans."
Les conséquences sont importantes, puisque cela signifie qu’Eneco et beaucoup de ses concurrents en sont réduits à installer des éoliennes qui sont des anciens modèles. "Comme les permis traînent des années dans les couloirs du Conseil d’État, et que nous ne pouvons plus les modifier, le rendement de ces machines est 25 à 30% inférieur à celui des éoliennes les plus modernes." Ce qui, bien sûr, coûte plus cher aux porteurs de projet, mais va aussi obliger à installer davantage de machines pour atteindre les mêmes résultats.
"Il faut rendre le Conseil d’État plus efficace en termes de temps de traitement des dossiers, et plus cohérent dans ses décisions" réclame Miguel de Schaetzen.
https://www.lecho.be/economie-politique/belgique/general/1-3-milliard-pour-le-dernier-parc-eolien-belge-en-mer/10075436.html

03/12/18Feu vert à la construction de parcs éoliens en mer du Nord
Le consortium SeaMade va pouvoir débuter la construction de parcs éoliens en mer du Nord à l'été 2019. Le budget est en effet bouclé. Les deux derniers parcs éoliens devraient être opérationnels en 2020.
"Le financement de SeaMade, soutenu par un consortium international composé de la Banque européenne d'investissement, de l'organisme danois de crédits à l'exportation EKF et de 15 banques commerciales, constitue la dernière étape dans la réalisation du projet du gouvernement de développer des moyens de production d'énergie offshore de près de 2.200 MW", explique Mathias Verkest, CEO de SeaMade.
Actionnaire de référence
L'actionnaire de référence de Seamade demeure Otary, un consortium de spécialistes belges des énergies renouvelables (Deme, SRIW, Socofe, Aspiravi, Elicio...), avec 70% du capital. Le solde est aux mains d'Electrabel (17,5%) et Eneco Wind Belgium (12,5%). Deux parcs, Seastar et Mermaid, doivent voir le jour. Ensemble, ils constitueront la plus importante unité éolienne en mer du Nord. Seastar se situera à une quarantaine de kilomètres du littoral, entre Belwind et Northwind. Mermaid sera le plus éloigné des côtes, à une cinquantaine de kilomètres.
58 éoliennes
Concrètement, le projet Seamade comptera 58 éoliennes fabriquées par Siemens Gamesa d'un diamètre de rotor de 167 mètres. Le parc éolien permettra d'approvisionner 485.000 ménages en électricité verte chaque année et d'éviter 500.000 tonnes d'émissions de CO2 par an. Des postes électriques sous-terrains offshores seront reliés au réseau du gestionnaire du réseau à haute tension Elia. Vingt-huit kilomètres de câbles à haute tension doivent ainsi être installés sous la mer.
Les travaux de ce nouvel ensemble démarreront à l'été 2019. Les parcs produiront de l'énergie fin 2020. L'investissement total est estimé à 1,3 milliard d'euros.
Belgique pionnière
Toutes les concessions actuellement disponibles auront ainsi été exploitées. Le secrétaire d'État à la Mer du Nord, Philippe De Backer, a toutefois indiqué le week-end dernier qu'il espérait doubler la capacité de l'énergie offshore en mer du Nord. "La Belgique est pionnière en matière d'énergie offshore mondialement. Malgré la surface limitée dont nous disposons en mer du Nord, nous sommes le cinquième plus grand producteur d'énergie éolienne offshore, grâce à nos entreprises belges qui se sont lancées sur le marché de l'énergie verte avec succès", a-t-il souligné lundi à l'occasion de la clôture du financement du dernier parc éolien.

https://www.7sur7.be/7s7/fr/2765/Environnement/article/detail/3500266/2018/12/03/Feu-vert-a-la-construction-de-parcs-eoliens-en-mer-du-Nord.dhtml

01/12/18De Backer veut un parc éolien offshore plus grand que prévu 😡😡
(Belga) La zone pour les parcs éoliens supplémentaires pourrait être agrandie d'un quart, soit de 60 kilomètres carrés, si la proposition du secrétaire d'État à la Mer du Nord, Philippe De Backer, est avalisée.
Il y a actuellement une zone d'éoliennes de 225 kilomètres carrés, pour 1,2 GW. Il y a cinq parc éoliens en mer du Nord, un sixième est en construction. Mais le secrétaire d'État veut plus. Dans sa proposition pour un nouveau Plan d'aménagement des espaces marins, M. De Backer veut déjà augmenter la capacité avec une zone supplémentaire d'éoliennes de 221 kilomètres carrés pour au moins 1,7 GW. Et cette zone, le secrétaire d'État veut l'agrandir encore d'un quart. Les 60 kilomètres carrés qu'il souhaite rajouter était réservés pour une zone de mesures pour la pêche, mais le projet a été rejeté par l'Europe, ils peuvent donc être dédiés aux éoliennes, explique-t-il. L'espace supplémentaire permettrait d'écarter les éoliennes pour qu'elles se prennent moins de vent les unes des autres, ce qui permettrait de diminuer le coût. "Je crois en un avenir vert avec de l'énergie renouvelable. Mais ça doit rester abordable pour tout le monde. En agrandissant la nouvelle zone d'éoliennes, le prix de la production énergétique diminuera et les gens verront leur facture énergétique diminuer. Cela permet aussi de construire des parcs éoliens sans aide d'État", affirme Philippe De Backer. Les nouvelles éoliennes seraient construites plus à l'ouest et ne seraient pas visibles depuis la Côte. Au total, ces nouvelles éoliennes, avec les éoliennes existantes et planifiées, produiraient 4 GW d'énergie verte à l'horizon 2030. (Belga)

https://www.rtl.be/info/belgique/politique/de-backer-veut-un-parc-eolien-offshore-plus-grand-que-prevu-1081585.aspx
27/11/18Installation de deux éoliennes à Feluy : réunion d'informations
Une séance d’information se déroule ce soir à 20h à l’Espace Culturel de la Samme à Seneffe. La société Xtratherm envisage l’installation de deux éoliennes dans le zoning de Feluy. Objectif : présenter le projet et permettre aux riverains de s’informer et de s’exprimer. Les observations des riverains sont à remettre au collège communal de Seneffe jusqu’au 12 décembre. 
https://www.telesambre.be/installation-de-deux-eoliennes-feluy-reunion-dinformations

26/11/18Projet éolien de Grandrieu 😡😡
A Sivry-Rance, 4 éoliennes seront installées dans le courant de l’année prochaine. Un projet qui date de 10 ans, et qui a été relancé fin 2017. Les partenaires qui sont à l’origine de ce parc éolien innovent aussi. A titre de compensation pour les habitants, ils viennent de lancer un financement participatif qui pourra rapporter des intérêts de 5% aux habitants de la Botte qui s’y inscrivent.
https://www.telesambre.be/projet-eolien-de-grandrieu

24/11/18 ASSESSE : Un autre projet?
Après une heure et demie de présentation et de questions du public, en fin de séance, le bourgmestre Dany Weverbergh a annoncé qu’un autre opérateur avait l’intention d’installer également des éoliennes, pratiquement au même endroit.
Il s’agirait de cinq éoliennes. Il n’y aurait, à première vue, pas d’incompatibilité d’une telle installation, si elles sont dans le même périmètre. Cela porterait le nombre à huit.
Comme pour le projet introduit par la société Storm, une séance d’information sera également prévue. On ne connaît pas encore la date, mais le bourgmestre souhaite qu’elle se fasse rapidement. Il pourrait aussi être possible que les deux sociétés unissent leurs efforts pour présenter un projet commun, mais il est évidemment trop tôt pour tirer des plans sur la comète.

https://m.lavenir.net/cnt/dmf20181123_01261177/un-autre-projet

23/11/18 : 😡😡 Sivry-Rance: les citoyens pourront participer financièrement au projet éolien
Les premières éoliennes de Sivry-Rance verront le jour en 2019 grâce à un financement participatif.
En 2019, un nouveau parc éolien sera développé à Sivry-Rance par EDPR Belgium, avec l’appui de la société WattElse chargée de l’assistance à maîtrise d’ouvrage du projet. EDPR exploite déjà trois parcs éoliens en Wallonie. Le nouveau parc à Sivry-Rance augmentera la capacité installée de 81 MW en Wallonie.
Ce projet a été initié par la commune de Sivry-Rance en 200*9, c’est 10 ans plus tard qu’il aboutira. Quatre éoliennes au nord du village de Grandrieu seront construites. Le nouveau parc éolien produire 26 GWh par an, ce qui représente la consommation électrique annuelle de 7.500 ménages wallons. Ces éoliennes permettront également d’éviter l’émission de 12.000 tonnes de CO2 par an.
Afin de financer la construction de ce futur par éolien, une campagne de financement participatif a été lancée (crowdlending). C’est à peu près la même chose que les campagnes de crowdfunding. Ce financement participatif est lancé à travers la plateforme d’investissement Spreds pour permettre aux citoyens d’investir dans la construction des nouvelles énergies. Cette idée est née d’une volonté partagée par la commune de Sivry-Rance et par EDPR. En investissant dans le projet, les citoyens bénéficient des retombées financières du projet.
Comment ça fonctionne ? Le citoyen doit se rendre sur la plateforme Spreds, de là il pourra souscrire à une note participative qui a pour but de financer la construction des éoliennes de Sivry. Il est alors proposé un rendement préférentiel de 5 % aux habitants de la région de la Botte du Hainaut qui pourront investir de 250 à 2.000 euros. Puis l’appel de fond sera ouvert à l’échelle nationale avec un taux d’intérêt de 4 %. Le montant investi sera intégralement remboursé au bout de 4 ans.
Ce seront les premières éoliennes installées dans la commune. Une séance d’information pour le financement participatif est organisée ce soir pour les riverains.
http://www.dhnet.be/regions/charleroi/sivry-rance-les-citoyens-pourront-participer-financierement-au-projet-eolien-5bf8146acd70fdc91b977d35

22/11/18Le projet éolien inquiète les Bertognards
Mardi, les sociétés Ventis et Aspiravi ont présenté leur projet d’éoliennes aux habitants de Bertogne à la Maison de village de Champs.
Plus de 80 personnes étaient présentes mardi à Champs afin d’en savoir plus sur le projet des éoliennes sur le territoire de la commune. L’objectif de cette réunion, obligatoire, pour les promoteurs, était de faire connaître l’avant-projet.
Une médiatrice était présente afin d’animer le débat. Le bourgmestre, Christian Glaude, a fait savoir qu’un procès-verbal de la réunion suivrait l’étude d’incidence afin d’avoir tous les éléments en considération.
Six éoliennes de 180 m
La société Aspiravi est devenue partenaire du projet avec le promoteur Ventis: «Nous avions chacun un projet. Du coup, nous avons décidé d’en faire un ensemble afin de l’optimiser au mieux», précise Pierre Mat, gestionnaire de la société Ventis.
Et alors qu’ils avaient annoncé un avant-projet de 7 éoliennes, c’est un de 6 dont il s’agit: «Notre but est de regrouper les installations. La zone permet un maximum de sept éoliennes et a un potentiel favorable. Cependant, nous avons dû réviser notre ambition en fonction de l’accord des propriétaires des terrains où l’on envisage de les installer», poursuit le gestionnaire.
Le projet présenté est donc fixé à 6 éoliennes situées le long de l’E25 entre la N834 reliant Bastogne et Bertogne et le village de Monaville. «Elles mesureront 180 m de haut en bout de palme, avec un diamètre entre 110 et 130 m, précise Pierre Mat. Au niveau du type d’éolienne, elles varieront entre 2 et 4 mégawatts, un choix qui sera affiné grâce à l’étude d’incidence. Côté distance, on compte 4 fois la hauteur d’une éolienne avant les premières habitations et 400 m par rapport aux habitations isolées».
«Arrêtez votre projet»
De leur côté, les habitants ont fait part de leurs inquiétudes: «Nous avons vu ce que ça a donné avec les éoliennes à Bourcy depuis 2010, dit un habitant de Noville. C’est un désastre. Le bruit est infernal et je ne parle pas de la perte de la valeur immobilière. J’invite les habitants de Bertogne à venir voir ce qui les attend».
D’autres souhaitent surtout garder leurs quiétudes: «Certains ont des gîtes ici ou des maisons de campagne. Ils y viennent pour le calme et notre environnement exceptionnel». Mais tous ne sont pas contre le projet: «Je me demande pourquoi de tels projets aboutissent sans souci dans des milieux plus peuplés alors que cela parait si compliqué à envisager chez nous?», se questionne l’un d’entre eux.
Enfin, des habitants, dont le collectif Espérance Verte, ont rappelé que de nombreuses espèces protégées étaient présentes dans les environs. «Qui sont les bénéficiaires de ce projet? La commune et les propriétaires de terrains. Pour tout le reste, ce ne sont que des nuisances. Arrêtez votre projet et protégez notre environnement», a conclu un habitant.
Les Bertognards ont jusqu’au 5 décembre pour faire connaître leur point de vue.

https://www.lavenir.net/cnt/dmf20181121_01260405/le-projet-eolien-inquiete-les-bertognards

22/11/18 : Six éoliennes le long de l’E25 : Espérance Verte s’y oppose

Guillaume de Moreau a créé un collectif citoyen afin de protéger les riverains et l’avifaune.
La réunion d’information de la société Ventis s’est déroulée, mardi soir, à la maison de village de Champs dans une ambiance houleuse. Le nouveau projet éolien qui porte sur l’implantation de six éoliennes le long de l’autoroute E 25, dans la commune de Bertogne, suscite en effet une levée de boucliers. Les riverains, rejoints par des habitants de Bourcy, se sont déplacés en nombre pour faire part de leurs griefs. Fondateur du collectif Espérance verte, Guillaume de Moreau est opposé au projet. " Ce parc éolien est mal situé , déplore-t-il. Il va générer des nuisances tant pour les habitants de Monaville que pour l’avifaune. L’étang de Fazone est une étape de migration pour les grues. Il y a aussi à cet endroit trois espèces protégées, les milans royaux, cigognes noires et grands corbeaux. "
Propriétaire d’une seconde résidence, située à 600 mètres du futur parc, il redoute les nuisances sonores et les effets stroboscopiques. "J’ai créé ce collectif au printemps, avec le double objectif d’informer la population et de protéger l’environnement, quand, en tant que propriétaire forestier, j’ai été contacté par le promoteur d’un autre projet éolien à développer près de Recogne, commune de Bastogne, se rappelle-t-il. Je me suis aperçu que les habitants n’étaient pas au courant. Lorsque j’ai pris connaissance du projet à Bertogne, j’en ai informé la population dans un toutes-boîtes."
Selon Pierre Mat, administrateur délégué de Ventis, ce parc éolien n’est pas comparable à celui de Bourcy. "Le cadre réglementaire ainsi que les techniques ont changé. Les incidences acoustiques ne seront pas les mêmes. L’impact paysager sera aussi atténué."
Le collectif reste mobilisé. Ce samedi, de 16 h à 19 h, il organise à la salle Rallye Team à Longchamps une rencontre pour les habitants qui souhaitent envoyer leurs réclamations, par écrit, à l’administration communale. Si le collège de Bertogne ne s’est pas encore positionné, celui de Bastogne a déjà fait savoir qu’il remettra un avis défavorable.
http://www.dhnet.be/regions/luxembourg/six-eoliennes-le-long-de-l-e25-esperance-verte-s-y-oppose-5bf591f2cd70fdc91b8ef184

21/11/18Un projet de six éoliennes le long de la E25 à Bertogne
D’ici trois à quatre ans, les sociétés Ventis et Aspiravi envisagent la construction d’un parc éolien dans la commune de Bertogne. Six éoliennes au total pourraient être implantées le long de l'autoroute E25. L’avant-projet a été présenté hier soir.
Reportage en ligne
A Watrange, village situé à cheval sur les communes grand-ducales du Lac de la Haute Sûre et de Winseler, un projet prévoit l'implantation de cinq éoliennes. De l'autre côté de la frontière, la commune de Bastogne est inquiète : les éoliennes se trouveraient à moins d'un kilomètre des villages de Lutremange, Lutrebois et Villers-la-Bonne-Eau. Le conseil communal a décidé à l'unanimité d'aller en justice comme le confirme l'échevin Fabian Lafontaine.
https://www.tvlux.be/video/info/bastogne-contre-les-eoliennes-a-watrange-gdl-_30454.html

20/11/18 : Centrales nucléaires indisponibles: le prix de l’électricité grimpe
Cette hausse s’explique en partie par l’augmentation des importations.
Le prix de l’électricité grimpe en Belgique en raison de la pénurie qui touche le marché, le peu de vent et l’import croissant d’électricité en provenance de France.
Un mégawattheure d’électricité se négociera ainsi à 499,36 euros mercredi à 18h00 sur la Bourse d’électricité Belpex. A 8h00 du matin, le prix sera de 350 euros.
Le gestionnaire du réseau à haute tension Elia confirme qu’il s’agit de prix assez élevés. Aucun record n’a toutefois été atteint. Cette hausse de prix s’explique par la pénurie constante sur le marché de l’électricité, une production éolienne au ralenti en raison de la météo et la hausse des importations d’électricité.

20/11/18Le prix de l'électricité grimpe en Belgique
Le prix de l'électricité grimpe en Belgique en raison de la pénurie qui touche le marché, le peu de vent et l'import croissant d'électricité en provenance de France. Un mégawattheure d'électricité se négociera ainsi à 499,36 euros mercredi à 18h00 sur la Bourse d'électricité Belpex. A 8h00 du matin, le prix sera de 350 euros.
Le gestionnaire du réseau à haute tension Elia confirme qu'il s'agit de prix assez élevés. Aucun record n'a toutefois été atteint. Cette hausse de prix s'explique par la pénurie constante sur le marché de l'électricité, une production éolienne au ralenti en raison de la météo et la hausse des importations d'électricité.

http://www.lalibre.be/actu/belgique/le-prix-de-l-electricite-grimpe-en-belgique-5bf423f5cd70fdc91b8954d5

20/11/18Bertogne : Un projet de sept éoliennes : déjà un collectif d’opposants
À Bertogne, un collectif citoyen nommé «Espérance Verte» a vu le jour. L’objectif ? Prévenir la population des projets éoliens des environs.
Ce n’est pas nouveau, des sociétés s’intéressent à la campagne ardennaise en vue d’y implanter des éoliennes. Et le territoire de Bertogne ne semble pas y échapper. Ventis, une société d’énergie nouvelle, projette d’installer sept nouvelles éoliennes le long de la E 25, entre la N 834 reliant Bastogne et Bertogne et le village de Monaville.
De son côté, un mouvement citoyen «Espérance Verte» a vu le jour à Bertogne. Il souhaite prévenir la population du projet éolien. «J’habite du côté de Charleroi mais ma famille est à Bertogne depuis toujours, explique Guillaume de Moreau, initiateur du mouvement citoyen, «Espérance Verte». Ceci dit, j’ai des bois entre Recogne et Monaville, j’ai donc été contacté par un premier promoteur concernant un projet éolien. C’est ainsi que j’ai eu écho de ce qu’il se passait».
Contre le projet
Ancien ingénieur civil électromécanicien, Guillaume de Moreau et les quelques membres du collectif s’opposent donc au projet proposé par la société d’énergie nouvelle.
«Nous ne sommes pas contre les éoliennes mais il faut que cela soit réfléchi. Nous sommes dans une société «à la demande», les éoliennes dépendent du vent. Il y a donc divers inconvénients», précise-t-il à nouveau.
Deux points sont mis en avant par Espérance Verte. Au niveau environnemental, Guillaume de Moreau fait remarquer qu’il y a «des oiseaux protégés qui vont dans ces zones tels que le milan royal, le grand corbeau ou encore les cygnes noirs.»
«D’autre part, il y a la dégradation de la qualité de vie des habitants de Monaville. Les maisons sont orientées vers un ruisseau, un vallon. Il n’y aurait donc aucun obstacle entre leurs maisons et les éoliennes. Il y aurait des ombres portées, les clignotements des éoliennes et du bruit».
Une réunion d’information
Le promoteur du projet, Ventis, organise une réunion d’information, préalable à l’étude d’incidences, ce mardi soir, à 20 h, à la Maison de village de Champs. Il présentera son projet éolien à la population
Selon Espérance Verte, le projet éolien est mal situé. Afin d’informer la population, ils ont envoyé un toutes boîtes aux habitants de la commune: «notre but n’est pas de faire opposition au projet mais que les habitants du coin aient conscience de ce qui les attend».
SUITE ...
Bastogne contre, Bertogne attend l’étude d’incidences
Bien que pour l’instant, la société Ventis ait simplement émis le projet, les Communes font déjà savoir leur position.
La Commune de Bastogne a envoyé un courrier à ses habitants ainsi qu’un autre à la société Ventis afin de faire connaître son avis. Précisant: «À ce stade, les sept éoliennes que compte ce projet sont toutes situées sur le territoire de la commune de Bertogne […] Le projet n’en est qu’à ses prémices, mais le collège a d’ores et déjà fait savoir au promoteur ainsi qu’à la Commune de Bertogne qu’il émettait un avis totalement défavorable».
De son côté, le bourgmestre de Bertogne, Christian Glaude est ouvert à la discussion: «Notre position n’est pas encore déterminée. Nous devons encore rencontrer le promoteur. A priori, nous n’avons rien contre l’éolien mais nous attendons de voir ce que donne l’étude d’incidences, précise-t-il. Si tout est respecté concernant le bien-être de la population, la sécurité et les nuisances, pourquoi pas. Cela dit, nous avons déjà refusé un projet à Sainte-Ode car les nuisances étaient trop importantes. Il faut donc encore un peu patienter et voir ce que va dire cette étude».
https://www.lavenir.net/cnt/dmf20181119_01259553/bastogne-contre-bertogne-attend-l-etude-d-incidences
17/11/18Onze éoliennes entre Léglise et Mellier
Un parc de onze éoliennes partagé entre plusieurs promoteurs pourrait voir le jour entre Léglise et Mellier. Storm a présenté son projet de 7 éoliennes.
https://www.lavenir.net/cnt/dmf20181116_01257850/onze-eoliennes-entre-leglise-et-mellier

15/11/18Thuin: un projet éolien inquiète des habitants de Ragnies
À cheval sur Ragnieset Strée, le projet de parc de 9 éoliennes de 188 m de haut a été présenté mardi soir aux riverains par son promoteur.
https://www.lavenir.net/cnt/dmf20181114_01256938/le-projet-eolien-inquiete-les-ragnicoles

12/11/18Fin du nucléaire? "Les renouvelables vont continuer à se développer, mais ne seront pas suffisants"
La centrale nucléaire de Tihange 1 a été remise en service ce lundi. Le réacteur était à l'arrêt depuis le 13 octobre pour maintenance. Un redémarrage avancé en raison de l'indisponibilité de plusieurs autres centrales.
Quelle est la part du nucléaire en Belgique ? Doit-on s'attendre à une hausse des énergies renouvelables dans les années à venir ? Le prix de l'électricité pourrait-il augmenter prochainement ? Pour répondre à toutes ces questions, Laurent Jacquet, directeur du contrôle des prix à la Commission de Régulation de l’Électricité et du Gaz (CREG), était l'invité de Jour Première.
Quelle est la part du nucléaire dans l’électricité que nous consommons tous les jours?
"On a les chiffres de l’année dernière, où les centrales nucléaires ont assuré 55% de la consommation en Belgique. Ensuite, on trouve les centrales au gaz (25%), toute une série de sources, notamment fioul et biomasse (à peu près 10%), puis les énergies renouvelables, les éoliennes offshore (4%), les panneaux photovoltaïques (4% aussi) et l’éolien sur terre (3%). L’année dernière est une année représentative en termes de production des centrales nucléaires. Il est clair que cette année, la production va être nettement inférieure."
Pour l’instant, on peut dire qu’elle assure la moitié de la production de notre électricité. Est-ce que ce tableau, à l’avenir, va varier? Parce qu’on sait que la sortie du nucléaire est normalement pour 2025. Donc est-ce que les autres sources vont prendre le dessus?
"Le gouvernement prépare actuellement un mécanisme qui va donner un soutien à la construction de nouvelles centrales au gaz. Il est clair que les renouvelables vont continuer à se développer, mais ils ne seront pas suffisants et ils ont le défaut d’être intermittents. Autrement dit, quand il n’y a pas de vent, l’éolienne ne produit pas. Ce mécanisme vise donc à soutenir la production et, d’une certaine manière, à donner des subsides aux investisseurs."
Vous dites que quand il n’y a pas de vent, les éoliennes ne tournent pas. Mais quand il y en a beaucoup, elles tournent beaucoup, donc on pourrait capter cette énergie. Où en est-on  ?
"On a la centrale de Coo qui a une puissance assez importante, 1300 mégawatts — c’est l’ordre de grandeur d’un réacteur nucléaire — mais elle peut produire pendant une durée limitée, le temps de vider les bassins. On a d’autres projets qui ont été installés. Ce sont des projets de batteries de grande puissance, qui vont de quelques mégawatts à 20 mégawatts, ce qui est quand même conséquent."
Ça représente la consommation de combien de ménages?
"Ce sont plusieurs villes en tout cas. Ces projets sont en phase de développement. Pourquoi ? Parce que sur proposition de la CREG, le gouvernement a réduit les taxes et les tarifs de transport d’électricité justement pour cette électricité qui est stockée."
Beaucoup de réacteurs nucléaires sont à l'arrêt. Il était question d'une hausse des prix. À quoi doit-on finalement s’attendre pour l’hiver qui n’est pas encore arrivé ?
"L’approvisionnement est garanti jusqu’à la fin de l’année parce que le gouvernement a pris toute une série de mesures. Il y a eu la fameuse chasse aux 750 mégawatts, on a redémarré des centrales qui étaient à l’arrêt. Au niveau d’Elia, on a appris que les Français allaient pouvoir nous exporter jusqu’à 1000 mégawatts, même dans des conditions hivernales sévères. Donc, jusqu’à la fin de l’année, pas trop de soucis. Par contre, en janvier-février, on doit encore attendre des confirmations qui vont venir non seulement de l’étranger sur les capacités qu’on pourra utiliser pour importer de l’électricité, mais aussi au niveau du redémarrage de Tihange 3, qui est pour le moment à l’arrêt. Et là, il faut l’autorisation de l’Agence de contrôle nucléaire."
Jusqu’à la fin de l’année, on n’a donc pas trop d’inquiétude à avoir. On va peut-être parler aussi du prix de notre électricité. On parle beaucoup de changer le contrat, de prendre un contrat fixe plutôt qu’un contrat variable, qu’est-ce qu’il faut faire aujourd’hui selon vous ?
"La recommandation qu’on peut donner aujourd’hui est de ne pas bouger. En temps normal, il faudrait effectivement éventuellement changer de contrat. Aujourd’hui, comme les prix sont à la hausse, il vaut mieux rester là où l’on est, et surtout si on a un contrat fixe, parce que ça veut dire que les prix sont bloqués jusqu’à l’échéance du contrat. Alors, si vous devez absolument changer de fournisseur parce que votre contrat est arrivé à échéance, on vous recommande de prendre un prix variable. C’est vrai qu’il évolue à la hausse en hiver. Mais à partir du printemps et en été, il va être à un niveau de prix beaucoup plus bas. Ce que vous devez en tout cas toujours faire, c’est comparer où vous êtes entre le produit le moins cher du marché et le plus cher, et pour ça, vous pouvez utiliser le CREG Scan."
>>> À lire aussi : Que faire pour réduire votre facture de gaz et d'électricité ?
On parle aussi beaucoup d’achats groupés. Est-ce que ça peut être aussi important à faire?
"Les achats groupés ont le mérite de mobiliser des consommateurs qui n’auraient pas changé de fournisseur s’il n’y avait pas eu d’achats groupés. Mais ce n’est malheureusement pas via un achat groupé qu’on peut avoir le prix le moins cher. Ce sont certains fournisseurs qui remettent prix, pas tous, et on voit sur les comparateurs tarifaires qu’il est possible de faire encore de plus grandes économies."
Comment le marché va-t-il évoluer ? Est-ce que notre consommation d’électricité va finalement augmenter ? C’est vrai que tout le monde a chez lui une tablette à recharger, un téléphone, on parle de la voiture électrique, est-ce qu’on va avoir une consommation qui va vraiment exploser dans les années à venir ?
"Ce qu’on constate jusqu’ici en Belgique, c’est que la consommation d’électricité est relativement stable. Pour vous donner un chiffre : 85 térawattheures par an. À l’horizon 2025, même si on met en œuvre le pacte énergétique, on va arriver à une consommation de 88 térawattheures. Autrement dit, pas grand-chose en plus, et cela malgré une efficacité énergétique qui va faire réduire la consommation. On peut parler d’appareils moins énergivores."
Ils vont moins consommer
"Voilà. Ça nous pousse la consommation vers le bas et c’est compensé par de plus en plus d’appareils qui fonctionnent à l’électricité, les pompes à chaleur notamment et les voitures électriques. Et on peut dire que la somme des deux — économies d’un côté et augmentation de la consommation de l’autre — donne un résultat pratiquement nul et qui garantit une certaine stabilité de la consommation."
https://www.rtbf.be/info/economie/detail_fin-du-nucleaire-les-renouvelables-vont-continuer-a-se-developper-mais-ne-seront-pas-suffisants?id=10070885
07/11/18Une éolienne d’au moins 150 m à Aubange
Réunion d’information sur le projet éolien à Aubange. Les riverains ont appris que le projet passait de deux à une éolienne, de minimum 150 m de haut.
https://www.lavenir.net/cnt/dmf20181106_01253101/une-eolienne-d-au-moins-150-m-a-aubange

07/11/18"Non aux éoliennes de Watrange !"
Les élus vont introduire une action en justice pour annuler le permis de bâtir
Le projet de parc éolien à Watrange, à cheval sur les communes grand-ducales du Lac de la Haute Sûre et de Winseler, qui prévoit la construction de cinq éoliennes dont quatre seraient implantées à proximité de la commune de Bastogne, suscite une levée de boucliers, côté belge.
Au récent conseil communal de Bastogne, les mandataires ont décidé, à l’unanimité, d’introduire une action en justice.
Le bourgmestre Benoît Lutgen a précisé que cette action vise à contrer le permis de bâtir déjà octroyé à la société Soler (Société luxembourgeoise des énergies renouvelables), pour la construction de quatre éoliennes dans la commune du Lac de la Haute Sûre et ce, devant toute juridiction compétente de l’ordre judiciaire et/ou administratif.
Dans le village belge de Lutremange, deux maisons sont, en effet, situées à moins de 850 mètres du futur parc éolien.
Le collège communal redoute les nuisances sonores et visuelles. Il refuse que les habitants soient impactés par le bruit et les effets stroboscopiques comme à Bourcy.
Toujours au rayon énergies renouvelables, les mandataires ont décidé d’interjeter appel du jugement rendu le 6 avril 2016 par le tribunal de première instance du Luxembourg, division Arlon, dans le dossier relatif à la taxe sur les mâts d’éoliennes, pour l’exercice 2013.
Ce jugement a, en effet, annulé la taxe communale sur ces mâts enrôlée au nom de la SA Aspiravi, pour un montant de 12.500 euros. Les autorités communales de Bastogne rappellent ainsi leur volonté de protéger les habitants des nuisances générées par les parcs éoliens.

http://www.dhnet.be/regions/luxembourg/non-aux-eoliennes-de-watrange-5be1d9edcd70e3d2f68ee0d6
06/11/18Seneffe: réunion d’information pour l’implantation de 2 éoliennes
ENGIE Electrabel SA informe la population qu’elle prévoit d’introduire une demande de permis unique relative à l’implantation de 2 éoliennes, accompagnées de leurs axillaires, de chemins d’accès, d’aires de montage et la pose de câbles électriques sur la commune de Seneffe.
Le projet se situe au sein du zoning de Feluy, le long de l’autoroute E19 et s’inscrit dans le cadre de la politique européenne, nationale et régionale de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Une réunion d’information sera organisée le mardi 27 novembre à 20h à l'Espace Culturel de la Samme.
Adresse complète: Place Pennes d’Agenais 12 à 7180 Seneffe. https://www.telesambre.be/seneffe-reunion-dinformation-pour-limplantation-de-2-eoliennes

05/11/18Conseil communal de Bastogne : une décision à propos du projet éolien
Ce lundi soir, le conseil communal de Bastogne va prendre la décision d'aller en justice contre un projet éolien situé à proximité des villages de Lutremange et Lutrebois. Les éoliennes auxquelles la Commune de Bastogne s'oppose sont situées à Watrange, sur le territoire grand-ducal, mais seulement à quelques centaines de mètres des premières habitations côté bastognard.
Le Collège communal estime que ce projet est très inamical de la part du Grand-Duché et usera de tous les recours pour s'y opposer.
https://www.rtbf.be/info/regions/luxembourg/detail_conseil-communal-de-bastogne-une-decision-a-propos-du-projet-eolien?id=10064431

03/11/18BASTOGNE - Non aux éoliennes grand-ducales
Un projet d’éoliennes devrait voir le jour à la frontière grand-ducale, près de Lutremange. La Commune de Bastogne n’y est pas favorable.
Les éoliennes, c’est un domaine sensible à Bastogne, comme ailleurs. Cette fois, il n’est pas question des nuisances des turbines installées aux abords du village de Bourcy, mais bien d’un projet d’installation de nouvelles structures à la frontière grand-ducale, côté luxembourgeois.
«Lors du conseil communal de lundi, nous demanderons aux édiles de recevoir l’accord pour lancer un recours devant la justice grand-ducale pour éviter l’installation de ces éoliennes à proximité des villages de Lutremange et Lutrebois, explique le bourgmestre Benoît Lutgen. Je trouve cette manière de faire relativement inamicale. On va utiliser tous les leviers possibles pour empêcher cette installation. Et ce dossier est d’autant plus difficile que l’État luxembourgeois est actionnaire de l’entreprise qui a lancé le projet.»
Des représentants de la Commune de Bastogne, et notamment l’échevin Fabian Lafontaine, ont déjà participé à différentes réunions de présentation du projet en indiquant leur désapprobation, mais le dossier suit son cours. «Pour nous, le droit européen n’est pas respecté, avance l’échevin. Nous avons eu des avancées dans le domaine, mais pas assez car une des éoliennes se trouve quand même à neuf cents mètres de la première habitation.»
Payer la taxe sur les mâts éoliens
La Commune de Bastogne veut également pousser au payement de la taxe sur les mâts éoliens. «Nous pousserons les représentants de la Commune à Sofilux de pousser cette intercommunale à soutenir le payement de cette taxe, elle qui est actionnaire des éoliennes de Villeroux, dont une est sur le territoire de notre commune, poursuit le bourgmestre Lutgen. C’est quand même particulier qu’une intercommunal aille en recours pour ne pas payer une taxe. D’autant que les autres promoteurs de projet éolien s’acquittent de leur taxe depuis le premier jour.»
Les éoliennes s’avèrent donc être un sujet qui instaure la tension auprès des citoyens et donc aussi des autorités communales, que ce soit pour en installer des nouvelles ou pour faire payer les taxes.
https://www.lavenir.net/cnt/dmf20181102_01251155/non-aux-eoliennes-grand-ducales
31/10/18Une taxe sur les mâts d’éoliennes
Comme l’a expliqué l’échevine Françoise Ansay, la réflexion sur une taxe était en route depuis 2017 mais n’avait pas de raison d’être mise à exécution vu que les éoliennes n’étaient toujours pas placées.
Les 3 mâts étant désormais sur le territoire oheytois, la taxe peut être d’application pour le prochain exercice. Elle (qui s’élève à 15 000€ par mât, soit un total de 45 000€ ) pourrait être mise à profit dans des investissements dont tous les citoyens pourraient profiter. En ligne de mire: assurer la transition énergétique. Une initiative qui se greffe à l’existence d’une éolienne citoyenne mais aussi à la mise en place d’un comité d’accompagnement (une «première» communale, semble-t-il). La minorité a souhaité être informée si l’énergie promise par le placement d’éoliennes serait effectivement rencontrée. Pour la suite, reste à voir les options qui seront prises par l’équipe de + d’EChO, désormais seule au collège.
https://www.lavenir.net/cnt/dmf20181030_01250052/une-taxe-sur-les-mats-d-eoliennes

26/10/18Thuin: réunion d’information pour la construction d’un parc éolien
Le 13 novembre à 19h, une réunion d'information est organisée dans la salle de réception Émotion Event à Thuillies.
Elle est organisée au préalable d'une réalisation d'une étude d'incidences sur l’environnement pour la construction d’un parc éolien de 9 éoliennes au sud-ouest de Ragnies.
Adresse complète: salle de réception chez Emotion Event - rue de Beaumont 138 à 6536 Thuillies

https://www.telesambre.be/thuin-reunion-dinformation-pour-la-construction-dun-parc-eolien

25/10/18Aubange : projet éolien sur l’aire d’autoroute à la frontière
Un projet éolien existe sur le territoire de la commune d’Aubange. Il s’agit d’implanter deux éoliennes sur l’aire d’autoroute située à la frontière avec la France. Une réunion d’information aura lieu le 5 novembre prochain.
Sur le territoire de la commune d’Aubange, un projet de plusieurs éoliennes a vu le jour.
Christophe Dumas nous explique le projet en détail.
https://www.sudinfo.be/id81989/article/2018-10-25/aubange-projet-eolien-sur-laire-dautoroute-la-frontiere

25/10/18Frasnes-lez-Anvaing : le conseil d'Etat suspend un permis éolien juste avant le début des travaux
Le conseil d'Etat a suspendu le permis pour la construction de quatre éoliennes le long de l'autoroute A8 à Frasnes-lez-Anvaing. Les travaux devaient débuter début 2019. La société Eoly, filiale du groupe Colruyt, avait reçu le feu vert du ministre.
Mais la Commune de Frasnes-lez-Anvaing avait introduit un recours. Le conseil d'Etat lui a donné raison, il estime notamment que le projet ne respecte pas le cadre de référence.

https://www.rtbf.be/info/regions/hainaut/detail_frasnes-lez-anvaing-le-conseil-d-etat-suspend-le-permis-eolien?id=1005590324/10/18ANVAING/HACQUEGNIES/MONTROEUL-AU-BOIS : Le Conseil d’État suspend le permis d’Eoly
En juillet 2017, la Région wallonne avait accordé à la SA Eolyl’autorisation d’exploiter 4 éoliennes le long de l’A8. Cette décision est suspendue.https://www.lavenir.net/cnt/dmf20181024_01247330/le-conseil-d-etat-suspend-le-permis-d-eoly

24/10/18Frasnes : le conseil d’État suspend le permis des 4 éoliennes
Le Conseil d’État ordonne la suspension du permis délivré à la société Eoly pour l’installation de quatre éoliennes sur les territoires d’Hacquegnies et de Montroeul au Bois dans le cadre du recours de la commune et de riverains…

23/10/18 : Faits divers : PHOTOS | Un convoi d’éoliennes perdu sur la place de Mouscron
Le convoi entre Zeebruges et Maubeuges est passé par le centre-ville de Mouscron. Comme raccourci, il y avait mieux...
Il est aux alentours de minuit, dans la nuit de lundi à mardi, lorsqu’un convoi impressionnant de six à sept poids lourds transportant d’énormes pièces d’éoliennes se retrouve perdu en plein centre-ville de Mouscron!
Ce serait un chantier autoroutier qui aurait imposé cette déviation. Ensuite, le GPS se serait visiblement emballé en proposant le chemin le plus court... mais aussi le plus compliqué!
D’autres pistes sont évoquées: la non-envie de passer par le péage et une autorisation qui n’aurait pas été demandée afin d’emprunter obligatoirement certaines routes et autoroutes pour pareil convoi.
De la tôle froissée
Les camions portugais ont mis plus d’une heure rien que pour remonter toute la rue de Tourcoing puis à manœuvrer très difficilement afin de s’engager dans la Grand-place.
Ils ont failli abîmer la cabine électrique en haut de la rue de Tourcoing. Si l’accident n’est pas survenu, il y a par contre eu de la tôle froissée sur des véhicules présents sur le parcours.
Quand le collège échevinal fait la circulation jusqu’à une heure du matin!
Après un conseil communal long, ce lundi soir, les échevins Cloet, Valcke et Harduin se trouvaient justement sur la Grand-place au moment du passage insensé. Ce sont eux qui ont géré la circulation en attendant l’arrivée de la police.
Par chance, l’échange a pu être aisé avec les camionneurs étrangers puisqu’une policière mouscronnoise sur place pratiquait la langue de Vasco de Gama et de Magellan, des aventuriers qui ont eu plus de facilités à trouver leur chemin à l’aide d’une simple boussole...
Heureusement que les premières pierres bleues n’étaient pas encore placées sur le futur forum hurlu...

https://www.lavenir.net/cnt/dmf20181023_01246906?pid=4067450
23/10/18Héron: et voilà trois projets éoliens nouveaux
Héron vient de recevoir trois demandes de projet éolien sur son territoire ou à deux pas. Peu de détails, cependant, filtrent sur ces projets actuellement.
La fin des élections communales a à peine sonné que de nouveaux projets éoliens fleurissent. Notamment à Héron… où le bourgmestre Éric Hautphenne y voit un lien de cause à effet. «Les demandes s’accélèrent, on a attendu que les élections soient passées, car les réactions auraient été plus exacerbées.»
Trois projets concernent donc Héron.
1. Trois éoliennes le long de l’autoroute.
Le premier? La demande est introduite par EDF-Luminus. Il s’agit d’une extension du parc existant de trois éoliennes. Et là, on le double en projetant de lui ajouter trois nouvelles éoliennes d’une puissance par éolienne de maximum 3,5 MW et d’une hauteur maximale totale de 150 mètres. La production annuelle estimée est de 21 000 000 kWh, l’équivalent de la consommation moyenne de 5 250 ménages. Où ça? Le long de l’autoroute entre les villages de Héron et Couthuin. Pas plus de détails pour le moment, ni auprès du promoteur ni auprès de la Commune. «On ne sait pas où ce sera exactement, confie le bourgmestre. On attendra la réunion», prévue le 8 novembre à 20 h, à la salle communale de Lavoir.
2. Une seule éolienne sur Andenne.
Deuxième projet, celui de la société AAA Belgium qui envisage une seule éolienne puissance maximale de 2,97 MW rue de Sissoule sur Andenne, mais à deux pas de Héron, le long de l’autoroute. «Le projet avait déjà été refusé par le ministre.» Le dossier peut-être consulté jusqu’au 30 octobre à l’administration communale.
3. Deux éoliennes sur l’aire de repos.
Enfin, dernier projet, celui de la société Ventis qui vient d’être introduit à l’administration communale. Il concerne deux éoliennes qui seraient installées sur l’aire de repos de l’autoroute, via la Sofico.
https://www.lavenir.net/cnt/dmf20181022_01246643/et-voila-trois-projets-eoliens-nouveaux
22/10/18Où s'est envolé l'argent des éoliennes "citoyennes" d'Enercoop ?
La coopérative Enercoop dans le secteur des énergies renouvelables est au bord de la faillite tandis qu'un montage financier permettait à son "bras armé", la société Vent d'Houyet, d'atteindre le million d'euros de bénéfices en 2016. Les deux sociétés ont été placées sous tutelle par le tribunal de commerce. Explications.
Enercoop, la coopérative citoyenne
En surfant sur la vague du film Demain, la coopérative Enercoop promettait en 2015 de valoriser de manière écologique l'épargne des Wallons en construisant des éoliennes. Un millier de personnes avait acheté des parts dans la coopérative, pour un montant total de 800.000 euros.
La moitié environ de cette somme a été dépensée en frais de fonctionnement : campagnes de communication, rénovation d'un bureau, consultances et rémunération d'un administrateur (en la personne de Jean-Francçois Mitsch, conseiller communal à Genappe). Et l'autre moitié a été investie dans la construction d'éoliennes situées à Houyet et Walhain.
Mais Enercoop est aujourd'hui au bord de la faillite. Il n'y a plus d'argent dans les caisses de la coopérative. Et bizarement, les bénéfices de l'électricité produite par les éoliennes ne tombent pas dans les caisses d'Enercoop mais bien dans celles d'une autre société, baptisée Vent d'Houyet.
Un écran (de fumée ?) entre les coopérateurs et les éoliennes
En fait, Enercoop n'a pas financé elle-même les éoliennes, mais a prêté de l'argent à Vent d'Houyet pour développer des projets d'énergie renouvelable. Cette seconde société se porte apparemment bien financièrement. Elle a en tout cas déclaré un million d'euros de bénéfices en 2016.
Les responsables d'Enercoop et de Vent d'Houyet s'accusent mutuellement de mauvaise gestion, voire de malversations. Les deux sociétés ont été placées sous tutelle par le tribunal de commerce. Plusieurs coopérateurs d'Enercoop ont aussi décidé de déposer une plainte en justice, estimant que l'objectif de la coopérative Enercoop avait été détourné.
Ce qui frappe aussi dans ce dossier, c'est l'opacité des structures mises en place pour construire des éoliennes qualifiées de "citoyennes". Entre le citoyen coopérateur et les éoliennes, il y a pas moins de trois sociétés... Un véritable écran, que dénoncent aujourd'hui certains coopérateurs qui se sentent floués.
L'argent des coopérateurs d'Enercoop est-il parti en fumée ? Ou est-il simplement logé dans une autre société, en l'occurence Vent d'Houyet. Les administrateurs désignés par la justice se donnent encore quelques jours pour répondre à la question.
https://www.rtbf.be/info/regions/detail_enercoop-vent-d-houyet-l-argent-des-eoliennes-cooperatives-s-est-il-envole?id=10053110
22/10/18Une 11e éolienne dans le parc Leuze Europe
Ce week-end, une onzième éolienne s’est dressée aux côtés des 10 éoliennes du parc de Leuze mis en exploitation en 2011. La nouvelle machine sera la propriété de Wind4Wallonia2, une société coopérative détenue à 50% par ENGIE Electrabel et à 50% par des intercommunales wallonnes dont IDETA.
https://www.nordeclair.be/297139/article/2018-10-22/une-11e-eolienne-dans-le-parc-leuze-europe

17/10/18 : Perwez: la deuxième éolienne wallonne prend sa retraite

C'était pratiquement la plus vieille éolienne de Wallonie!
La première éolienne de Perwez avait été installée en 2000, deux ans après celle de Saint-Vith, pionnière en Belgique francophone.
Après avoir eu le vent en poupe pendant plus de 15 ans, l'engin a dû être mis hors service, il y a deux ans, suite à des avaries techniques. Sa réparation et sa maintenance auraient coûté trop cher. D'où la décision de tout démanteler. L'opération est en cours, cette semaine.
Démantèlement impressionnant
Un chalumeau pour découper les 2 segments du mât couchés au sol... un engin de chantier pour casser le socle en béton qui, la veille encore, maintenait l'éolienne de 60 mètres à la verticale... le démantèlement est impressionnant. "Tous les éléments sont découpés, puis évacués vers les filières de recyclage", explique Dimitri Nisen, responsable de l'exploitation "électricité", à Perwez. "L'opération devrait coûter environ 30.000 euros".
Un symbole d'énergie verte
Le premier engin du genre implanté en Brabant wallon a développé environ 600 kW. Il a permis d'alimenter environ 450 ménages en électricité. "C'était un symbole fort. Celui d'un mouvement vers l'énergie propre. Vers la réduction d'émissions de gaz à effet de serre", explique Jean-Marc Aldric, échevin sortant de l'énergie et de l'environnement, à Perwez.
Accueil mitigé chez les riverains
"Au début, cette première éolienne du Brabant wallon suscitait la fierté des habitants", poursuit l'échevin sortant. "Puis, elle a laissé place à l'indifférence. Elle a finit par soulever un vent de contestation chez certains riverains". Car le symbole de production d'énergie verte a fait des petits dans la région. Au fil des ans, d'autres moulins à vent ont poussé, provoquant la colère de certains habitants agacés par le bruit et l'impact visuel des éoliennes. Des machines pourtant moins bruyantes aujourd'hui et environ 5 fois plus puissantes.
Depuis peu, Perwez compte 13 éoliennes, à côté d'autres machines situées sur la commune voisine d'Aische-en-Refail (province de Namur). Une densification qui dérange parfois. Mais qui génère aussi beaucoup d'électricité verte en évitant la pollution engendrée par les modes de production classiques.
https://www.rtbf.be/info/regions/detail_perwez-la-deuxieme-eolienne-wallonne-prend-sa-retraite?id=10049302
12/10/18A Habay , continuité ou retour de l'ancienne majorité ?
Extrait : Le dossier des éoliennes qui a divisé la majorité au cours de la législature reviendra pour avis sur la table des conseillers et fera à n'en pas douter l'objet de nouveaux débats!
https://www.rtbf.be/info/dossier/toute-les-informations-sur-les-elections-communales-2018/detail_a-habay-continuite-ou-retour-de-l-ancienne-majorite?id=10043635

12/10/18En projet : quatre éoliennes à Boussu
La salle culturelle de Boussu accueillait mardi soir une réunion d’information pour l’installation possible de quatre éoliennes au nord ouest de Boussu. Cette réunion est préalable à la réalisation d’une étude d’incidences sur l’environnement...
https://www.laprovince.be/291072/article/2018-10-11/en-projet-quatre-eoliennes-boussu

05/10/18La construction du nouveau parc éolien en mer Northwester 2 pourra débuter en mai😡
La construction du nouveau parc éolien offshore Northwester 2 pourra débuter en mai 2019 en mer du Nord, son financement ayant été bouclé, a annoncé vendredi l'exploitant Parkwind au cours d'une conférence de presse. Ce champ de 23 éoliennes pourra fournir de l'électricité à 220.000 ménages.
Situé à une cinquantaine de kilomètres au large d'Ostende, Northwester 2 sera le septième parc éolien belge en mer du Nord. Quatre tournent à plein régime, un cinquième partiellement, un sixième est en construction et des projets de deux autres parcs existent encore. Les 274 éoliennes déjà installées dans les eaux belges fournissent de l'électricité à un million de ménages belges.
"Le parc éolien le moins cher d'Europe"
Si tout se passe comme prévu, Northwester 2 tournera à plein régime au premier trimestre 2020. Le parc éolien, d'une capacité de près de 219 MW, représente un investissement de près de 700 millions d'euros, ce qui, selon le co-CEO de Parkwind (filiale de Colruyt et de la société d'investissements PMV), François Van Leeuw, en fait "le parc éolien offshore le moins cher d'Europe". Les éoliennes qui seront installées, fabriquées par le Danois Vestas, seront d'un nouveau type et afficheront une capacité nominale inégalée de 9,5 MW.
Le secrétaire d'État à la mer du Nord, Philippe De Backer, n'a pas caché sa satisfaction de voir la Belgique être "un leader mondial pour l'énergie éolienne en mer". "Comme gouvernement, nous avons une ambition très claire de réaliser la transition vers les énergies renouvelables, et la mer du Nord joue un rôle crucial à cet égard", a ajouté le secrétaire d'État, évoquant un objectif d'une production de 4 GW en mer du Nord.
481 millions d'euros de prêts bancaires
La ministre de l'Énergie, Marie Christine Marghem, s'est également réjouie, par le truchement de sa porte-parole, de la réalisation prochaine de ce nouveau parc éolien. La ministre est convaincue que l'énergie éolienne joue un rôle crucial dans la transition énergétique que soutient tout le gouvernement.
La Banque européenne d'investissement (BEI) a annoncé son soutien à la construction de Northwester 2 avec un prêt de 210 millions d'euros. Près de la moitié de ce montant sera garantie par le Fonds européen pour les investissements stratégiques (EFSI), principal pilier du plan d'investissement pour l'Europe de la Commission Juncker. Le reste du financement est constitué à hauteur de 481 millions d'euros de prêts bancaires.
https://www.rtbf.be/info/economie/detail_la-construction-du-nouveau-parc-eolien-en-mer-northwester-2-pourra-debuter-en-mai?id=10037623
05/10/18Les éoliennes en mer non sans conséquences pour l’écosystème marin
Les plus de 250 éoliennes qui fendent le vent au large de la Côte belge ne sont pas sans conséquences pour l’écosystème marin. Nuisances sonores, pièges à oiseaux, aimants à moules et anémones, ... Ces impacts font l’objet d’un suivi régulier par l’Institut royal des sciences naturelles de Belgique (IRSNB) depuis 2008 avec l’appui de l’Université de Gand, notamment.
Dans un rapport publié vendredi, l’IRSNB livre ses dernières observations en la matière. Parmi celles-ci, les scientifiques relèvent que le bruit généré par l’enfouissement des mâts demeure toujours trop élevé par rapport au seuil de 185 décibels (dB) à 750 mètres de la source sonore, établi par une directive européenne. «Les activités actuelles de battage de pieux produisent des niveaux sonores allant jusqu’à 204 dB à 750 mètres de la source», souligne l’IRSNB. Au moment de ces opérations, la présence de marsouins - ce dauphin de la mer du Nord - diminue de 75%.
«Les mesures d’atténuation sonore ne sont donc plus une option mais une obligation lors des activités d’empilage», ajoute l’Institut, selon lequel la combinaison d’une restriction saisonnière de battage des pieux et d’un dispositif de dissuasion acoustique n’est toutefois «pas suffisante pour ramener l’impact sur la population de marsouins à des valeurs acceptables».
Les scientifiques ont également permis de mettre en évidence des changements dans les sédiments, la densité, la diversité et la composition des communautés d’invertébrés autour de trois types de fondations de turbines.
Bien que certaines espèces de grenouilles ou de poissons pourraient bénéficier de l’expansion des parcs éoliens, les oiseaux, eux, hésitent de plus en plus à entrer dans les parcs lorsque les vents sont forts.
«Grâce à ce programme de surveillance, nous disposons non seulement d’un bon aperçu de l’impact qu’ont les éoliennes en mer, mais nous pouvons également formuler des recommandations visant à atténuer les effets indésirables sur l’écosystème marin», explique l’auteur du rapport et chef de la direction opérationnelle Milieux Naturels de l’IRSNB, Steven Degraer.
Ce monitoring est d’autant plus important que la course à l’énergie éolienne en mer se poursuit. A l’heure actuelle, quatre parcs éoliens offshore sont déjà opérationnels dans la partie belge de la mer du Nord et un cinquième (Norther) est en cours de construction. L’objectif est d’atteindre une puissance installée de 1.152 mégawatts, composée de 274 éoliennes, d’ici la fin de 2018. Quatre autres projets devraient débuter en 2019 et 2020.
La Belgique s’est engagée à couvrir 13% de ses besoins énergétiques à partir de sources renouvelables d’ici 2020.

https://www.sudinfo.be/id78428/article/2018-10-05/les-eoliennes-en-mer-non-sans-consequences-pour-lecosysteme-marin

02/10/18Jusqu'à 400 euros de hausse pour les factures de gaz et d'électricité
Tous les fournisseurs n’avaient pas encore finalisé, hier dans la journée, leurs fiches tarifaires pour le mois d’octobre. Mais la hausse des prix de l’électricité se confirme et s’accentue. Le gaz est lui aussi en très nette augmentation.
L'indisponibilité d’une série de réacteurs nucléaires, conjuguée à une claire tendance à la hausse des prix de marché de l’énergie, dont le gaz, mais aussi du CO2, va peser lourdement sur la facture d’électricité et de gaz des ménages.
Tout dépend bien entendu du type de contrat dont on dispose. "À ce jour, 63% des ménages disposent de contrats d’électricité à prix fixes. Ils sont donc ‘protégés’ contre la hausse des prix jusqu’à l’échéance du contrat", souligne la Creg, le régulateur fédéral du secteur de l’énergie. Et pour les particuliers qui disposent d’un contrat à prix variable, la hausse ne va se faire sentir que progressivement, et dépendra aussi de l’évolution des prix dans les prochains mois.
Pour se faire une idée de l’ampleur de l’impact potentiel sur la facture, il suffit toutefois de regarder l’évolution des prix pour ceux qui sont obligés de renouveler leur contrat maintenant.
Et l’augmentation est sérieuse: chez Mega, pour un ménage qui consomme 3.500 kWh d’électricité par an, un contrat à prix fixe signé aujourd’hui signifie 125 euros de plus, sur l’année, qu’il y a un an. Chez EDF Luminus, toujours pour un contrat à prix fixe, la hausse est même de 138 euros par rapport à il y a un an. Chez Eneco, elle est de 110 euros pour un client qui dispose d’un compteur simple, et de 117 euros pour un client qui dispose d’un compteur bihoraire.
Un ordre de grandeur que confirme Lampiris, qui était toujours occupé hier dans la journée à finaliser ses fiches tarifaires pour le mois d’octobre. "Début septembre, les prix sur le marché de gros étaient de quelque 60 euros par MWh, contre 30 euros par MWh il y a un an. Ce qui signifie une hausse de 105 euros pour un ménage type. Et durant le mois de septembre, les prix ont encore augmenté de 15%." De quoi arriver, donc, à 120 euros d’augmentation annuelle pour ceux qui doivent conclure un nouveau contrat maintenant.
Electrabel fait un autre calcul: sur l’année 2018, l’évolution de la composante énergie, qui représente en moyenne 27% de la facture, devrait conduire à une hausse du coût total de l’électricité de 52 euros, TVA comprise. Une estimation qui permet de se faire une idée de l’ampleur de la hausse pour les contrats à prix variable qui vont recevoir leur décompte en fin d’année.
Le gaz flambe aussi
Ce qui a jusqu’ici échappé à beaucoup, c’est que le même phénomène touche également la fourniture de gaz. Et son impact va être plus douloureux encore pour un ménage moyen. Là, les indisponibilités dans le nucléaire ne jouent pas. Il s’agit simplement de l’envolée des prix sur les marchés. Les prix sont actuellement exceptionnellement élevés, alors que les premiers vrais froids ne se sont pas encore fait sentir. En cause: une économie mondiale qui tourne bien, un pétrole en hausse, les efforts de l’Europe pour décourager le charbon, conjugués à la volonté de la Chine de se tourner aussi vers des énergies plus propres pour diminuer la pollution dans ses villes.
Si l’on prend l’indice TTF103, fréquemment utilisé dans les contrats des fournisseurs d’énergie, le mois de septembre s’est clôturé sur un prix moyen de 21,746 euros par MWh, contre 14,969 euros un an plus tôt, soit une augmentation de 45%.
Là aussi, les nouveaux contrats permettent de se faire une idée de l’impact de cette hausse des prix sur la facture des ménages. Pour un ménage qui se chauffe au gaz et consomme 23.260 kWh par an, la formule tarifaire pratiquée actuellement par Eneco signifie une augmentation de la facture de 161 euros par rapport à la formule tarifaire d’il y a un an.
Chez Mega, pour un contrat de gaz à prix fixe signé aujourd’hui, l’augmentation atteint même 259 euros sur un an. EDF Luminus annonce une augmentation de 147 euros en Wallonie pour ses contrats à prix fixes, et de 150 euros pour ses contrats à prix variable. Mais il s’agit de chiffres pour une consommation de 15.000 kWh par an. Pour une consommation type de 23.260 kWh, qui est la référence européenne, on arrive donc à 228 euros pour les contrats à prix fixe et à 233 euros pour les contrats à prix variable.
Là encore, Electrabel préfère raisonner en année civile: l’entreprise chiffre à 113 euros, TVA comprise, l’impact de la hausse de la composante énergie sur la facture de gaz d’un ménage moyen qui recevra son décompte en fin d’année.
Mais si l’on se focalise sur les nouveaux tarifs d’octobre, la hausse potentielle sur l’ensemble de la facture de gaz et d’électricité est donc comprise entre 270 et 400 euros.
https://www.lecho.be/monargent/energie/Jusqu-a-400-euros-de-hausse-pour-les-factures-de-gaz-et-d-electricite/10054809?utm_campaign=MORNING_COMMENT&utm_medium=email&utm_source=SIM

01/10/18 : De Nul attaque Elia à propos du câblage du parc éolien en mer
Elia, le gestionnaire du réseau de transport électrique, a attribué le marché du câblage du parc éolien en Mer du Nord à DEME. De Nul conteste ce choix. Et a remporté une manche judiciaire. 
Par les temps qui courent, voilà sans doute une tuile dont Elia se serait bien passé. Le gestionnaire du réseau de transport d’électricité à haute tension est attaqué par la société Jan De Nuldevant le tribunal de commerce néerlandophone de Bruxelles. De Nul veut faire annuler le marché du câblage du parc éolien en mer attribué par Elia à la société de dragage DEME. Après avoir échoué en référé, De Nul est revenu à la charge en introduisant une action au fond. De Nul réclame l’annulation de la décision prise par Elia le 19 mai 2017 d’octroyer le marché du câblage de 4 parcs éoliens à DEME. IL s’agit d’un marché de 130 millions d’euros. A défaut, De Nul a demandé au tribunal de condamner Elia à le dédommager à hauteur de 36,7 millions d’euros.
L’affaire dont il est question est essentiellement technique. Reprenons. En mai 2017, donc, Elia a décidé d’attribuer à DEME le contrat d’installation du câble sous-marin des futurs parcs éoliens offshore en Mer du Nord. Le câblage de ce réseau modulaire en Mer du Nord (Modular Offshore Grid — MOG) a été évalué à 130 millions d’euros. Jan De Nul figurait parmi les candidats intéressés à ce marché et la société a remis une offre allant en ce sens. Une des conditions techniques de l’offre portait sur les spécificités du type de câble choisi par les candidats, et notamment sur le fait que la température de celui-ci ne pouvait pas dépasser les 90 degrés.
L’enjeu de l’épaisseur
En cours de procédure de remise d’offre, le 13 mars 2017, De Nul a été invité à remettre une deuxième offre améliorée. A ce moment, De Nul consulte le fabricant de câbles Nexans. Ce dernier explique qu’il ne sera pas possible de tout faire passer dans un câble de 1600 mm2 sous peine de risquer la surchauffe. Fort de cet avis, De Nul remet sa deuxième offre en prévoyant la pose d’un câble de 2000 mm2, une décision qui aura bien entendu un impact sur le prix de l’offre.
Le 19 mai 2017, Elia fait savoir que le marché était attribué à DEME. Avec 89,93, la société de dragage avait effectué le plus gros score. Au deuxième tour, De Nul avait réalisé 78,44, un score honorable, mais guère suffisant pour gêner DEME.  Très rapidement, De Nul a cherché à faire la clarté sur l’offre remise par DEME et plus spécifiquement sur le type de câble choisi. Se basant sur la loi du 17 juin 2013 relative à la motivation, à l’information et aux voies de recours en matière de marchés publics, Elia s’est dite empêchée de divulguer les informations confidentielles contenues dans les offres des concurrents de De Nul.

De Nul estime que l’appel d’offres lancé par Elia précisait que la mission devait être assignée sur base de la deuxième offre ou que les autres candidats devaient être autorisés à adapter la taille de leur câble dans les offres ultérieures. Il semblerait que, dans sa deuxième offre, DEME a proposé un câble de 1600 mm2 tandis que De Nul a intégré un câble de 2000 mm2 dans sa deuxième offre. C’est cette différence qui expliquerait l’écart entre les prix des offres remises. 
En tout état de cause, c’est pour faire la clarté sur ces spécificités techniques que De Nul a introduit son action en justice. En référé, le tribunal de commerce néerlandophone de Bruxelles n’a pas suivi De Nul et a refusé de suspendre l’octroi du marché à DEME, mais De Nul a décidé de poursuivre son action au fond, cette fois. Sur base de la loi du 17 juin 2013, De Nul demande l’annulation de l’octroi du marché et, à titre subsidiaire, demande au tribunal de condamner Elia à lui payer un dédommagement de 36,7 millions d’euros. De son côté, Elia demandait aux juges de déclarer ces demandes irrecevables et non fondées et réclamait un dédommagement de 3,3 millions d’euros à De Nul.
La suite en février
Dans l’affaire qui nous occupe, on l’aura compris, De Nul estime que la taille du câble retenue par le candidat est essentielle pour la fixation du prix. Et toujours selon De Nul, il n’y a aucune raison de maintenir la confidentialité sur les données techniques contenues dans l’offre remise par DEME et lui permettant d’emporter le marché convoité. Elia contestait ce point de vue, estimant que la taille du câble choisi n’avait rien à voir avec la fixation du prix. 
In fine, les juges ont décidé de suivre la demande de De Nul sur le volet de la confidentialité. Ils ont ordonné à Elia de rendre publiques les données techniques contenues dans l’offre de DEME. L’affaire reprendra en plaidoirie au début du mois de février 2019. 
Du côté d'Elia, on assure que la procédure en cours ne ralentit en rien le projet de câblage du parc éolien.
https://www.lecho.be/entreprises/energie/de-nul-attaque-elia-a-propos-du-cablage-du-parc-eolien-en-mer/10054660.html

29/09/18 : Vers une pénurie d’électricité cet hiver : les leçons d’une histoire belge
Après s'être trop axée sur les énergies intermittentes (solaire et éolien), la Belgique redoute un blackout électrique pour le mois de novembre.Atlantico : La Belgique redoute un blackout électrique pour le mois de novembre. Comment ce pays européen se retrouve dans cette situation inédite ? Comment palier à cette situation si jamais elle venait à se produire ?
Loïk Le Floch-Prigent : Enfin un pays ose affronter la réalité ! Les énergies intermittentes (solaire et éolien) ne permettent pas d’assurer la sécurité d’approvisionnement électrique, il faut donc avoir recours aux sources d’énergie pilotables (hydraulique, nucléaire ou thermique) pour qu’il n’y ait pas de rupture possible pour les consommateurs. Tout le monde le sait, mais la folie verte a déferlé sur l’Europe et on a essayé de faire croire que les énergies « nouvelles » allaient permettre de satisfaire la demande.
Alors que certains freinaient les programmes de maintenance des centrales nucléaires et demandaient la fermeture de certaines centrales thermiques, tous les techniciens annonçaient des possibilités de pannes « certains territoires dans le noir » si l’on continuait à déifier l’augmentation incontrôlée de l’éolien et du solaire. La Belgique est la première au pied du mur, la France suivra si elle continue à vouloir rapidement une augmentation des investissements « énergies nouvelles » en fermant les centrales nucléaires et thermiques et en mettant le bazar dans son hydraulique.
Comment la Belgique en est arrivée là ? En retardant les programmes de maintenance des centrales nucléaires, en fermant les centrales thermiques et en obéissant aveuglément aux dogmes des énergies intermittentes. Pendant le même temps, son voisin allemand a augmenté sa production électrique à partir du charbon et du lignite, et les polonais construisent de nouvelles centrales utilisant leur charbon. Bruxelles, capitale de l’Europe, a cru aux dogmes, a voulu satisfaire ses anti-nucléaires et se retrouve en difficulté, espérant de l’aide de la part des Allemands, des Hollandais… et des Français qui ont eu recours lors de l’hiver dernier à l’électricité charbon-lignite des Allemands.

Pour l’Europe tout entière, pas de salut sans nucléaire ou thermique, c’est cela que vient nous dire la ministre belge de l’Energie !
Revenons donc à la raison, les énergies nouvelles, intermittentes, ne peuvent fournir qu’une partie de nos besoins, et il faut garder un socle « pilotable », hydraulique pour ceux qui le peuvent, mais nucléaire et thermique pour les autres, c’est le cas de la France, de la Belgique, de l’Allemagne, de la Grande -Bretagne…
Pour satisfaire la peur belge, en ce qui nous concerne, il faudrait répondre aux Belges « ne vous en faites pas, nos centrales nucléaires vont marcher, et nous n’allons pas fermer nos centrales thermiques ». Comme on dit le contraire depuis des mois, il ne reste plus aux belges que l’espoir que les allemands vont maintenir leur programme charbon-lignite ! Beau succès du dogmatisme européen. 
Quelle est la responsabilité réelle de la ministre de l'Energie Marie-Christine Marghem qui accuse l'exploitant de ne pas avoir "planifié de manière suffisamment intelligente" ?
Les responsabilités sont à tous les niveaux, l’engouement européen pour le « tout énergies nouvelles » ne pouvait pas ne pas avoir d’impact sur Bruxelles ! L’exploitant mène une intense activité sur les programmes verts, et tout son Etat-Major est mobilisé sur cet objectif, ses forces vives aussi, le programme nucléaire n’était plus dans les priorités depuis des mois… et cet éloignement conduit à la fin à la fatalité, il y a des manquements à la sureté et des retards dans la maintenance. C’est un grand classique de l’industrie, ce que l’on néglige finit en difficulté majeure, nous y sommes, c’est la faute de tout le monde, y compris des médias qui ont matraqué les programmes nucléaire et thermique depuis des années.
La ministre a eu le courage de parler, de refuser de poursuivre dans les contre-vérités et d’affronter les réalités. Regardez cette semaine les « révélations » sur la poursuite du programme charbon de la Chine ! Déni de réalité encore, la consommation de charbon en Chine est prévue en augmentation depuis des années, seul leur programme nucléaire permet de diminuer la proportion du charbon dans le mix final. On a l’air de le découvrir, mais on le sait depuis des années. Il est temps d’ouvrir les yeux.
Quelles conséquences ce black-out pourrait-il avoir ?
Pour les sages, on pourrait espérer une remise en question de la politique électrique européenne en arrêtant le gouffre financier des investissements intermittents et celui des fermetures programmées de centrales amorties et performantes. La bonne réponse ce serait : on ne va pas fermer Fessenheim, on va arrêter les plaisanteries du PPE qui va demander la fermeture de huit centrales nucléaires supplémentaires, on va garder les centrales charbon/déchets ligneux de Cordemais et du Havre, on va revenir sur la dérégulation artificielle avec des marchés qui ne riment à rien, bref on va prendre au sérieux cette alerte qui annonce une catastrophe prochaine…
Je crains, hélas, que l’idéologie persiste et que l’on continue dans la direction opposée… et qu’il faudra passer par un cataclysme, une partie de l’Europe dans le noir, pour que les responsables se réveillent et arrêtent de boire leurs propres paroles en pensant qu’elles sont admirables.
Quels enseignements pourrait-on en tirer ?
Que le déni de réalité n’est pas la meilleure façon de gouverner un pays ou un continent et qu’il existe des lois de la physique qu’il serait bon de connaitre et d’assimiler avant de définir des politiques.
http://www.atlantico.fr/decryptage/vers-penurie-electricite-cet-hiver-lecons-histoire-belge-loik-floch-prigent-3518544.html

29/09/18Réacteurs nucléaires indisponibles : l'Allemagne complique l'import d'électricité vers la Belgique
Le surplus d'électricité produit au nord de l'Allemagne et destiné au sud du pays passe par les lignes à haute tension de pays voisins, dont la Belgique. Ces flux de type "loop flows" ne sont pas sans poser problème car les lignes à haute tension ne peuvent être utilisées qu'une fois. Si ces lignes sont déjà exploitées pour le transport de courant au sein de l'Allemagne, alors les pays voisins peuvent difficilement exploiter ces lignes pour faire venir de l'électricité destiné à leur consommation propre, rapportait samedi De Morgen.
Le réseau de haute tension allemand n'est pas prévu pour les grandes quantités d'électricité produites par les éoliennes en mer du Nord et les centrales à charbon du bassin de la Ruhr. Le réseau est saturé et les "loop flows" peuvent alors constituer une solution. Outre la Belgique, les Pays-Bas, la France, la Pologne, la Tchéquie, la Slovaquie et la Hongrie sont concernés. L'Allemagne sollicite alors une partie du réseau de ses voisins.
Depuis le début du mois de septembre, l'Allemagne envoie presque constamment 1.000 mégawatts sur le réseau belge. Il est fréquent, quand les éoliennes tournent à plein régime, que cette quantité soit doublée.
Le régulateur du marché de l'énergie en Belgique, la CREG, a déjà attiré l'attention sur cette problématique. Maintenant que la Belgique ne peut plus compter que sur une centrale nucléaire, la question devient urgente. La ministre de l'Énergie Marie Christine Marghem connaît la situation, mais ne peut pas faire grand-chose. C'est à l'Europe d'agir. La CREG a donc envoyé en début d'année un rapport à la direction générale européenne de la Concurrence. La démarche est restée sans suite jusqu'ici.