Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

Belgique (III) (du 29/09/2018 au ... )

BELGIQUE


Voir les articles précédents sur "Belgique" (I) et (II)



17/11/18Onze éoliennes entre Léglise et Mellier
Un parc de onze éoliennes partagé entre plusieurs promoteurs pourrait voir le jour entre Léglise et Mellier. Storm a présenté son projet de 7 éoliennes.
https://www.lavenir.net/cnt/dmf20181116_01257850/onze-eoliennes-entre-leglise-et-mellier
15/11/18Thuin: un projet éolien inquiète des habitants de Ragnies
À cheval sur Ragnieset Strée, le projet de parc de 9 éoliennes de 188 m de haut a été présenté mardi soir aux riverains par son promoteur.
https://www.lavenir.net/cnt/dmf20181114_01256938/le-projet-eolien-inquiete-les-ragnicoles

12/11/18Fin du nucléaire? "Les renouvelables vont continuer à se développer, mais ne seront pas suffisants"
La centrale nucléaire de Tihange 1 a été remise en service ce lundi. Le réacteur était à l'arrêt depuis le 13 octobre pour maintenance. Un redémarrage avancé en raison de l'indisponibilité de plusieurs autres centrales.
Quelle est la part du nucléaire en Belgique ? Doit-on s'attendre à une hausse des énergies renouvelables dans les années à venir ? Le prix de l'électricité pourrait-il augmenter prochainement ? Pour répondre à toutes ces questions, Laurent Jacquet, directeur du contrôle des prix à la Commission de Régulation de l’Électricité et du Gaz (CREG), était l'invité de Jour Première.
Quelle est la part du nucléaire dans l’électricité que nous consommons tous les jours?
"On a les chiffres de l’année dernière, où les centrales nucléaires ont assuré 55% de la consommation en Belgique. Ensuite, on trouve les centrales au gaz (25%), toute une série de sources, notamment fioul et biomasse (à peu près 10%), puis les énergies renouvelables, les éoliennes offshore (4%), les panneaux photovoltaïques (4% aussi) et l’éolien sur terre (3%). L’année dernière est une année représentative en termes de production des centrales nucléaires. Il est clair que cette année, la production va être nettement inférieure."
Pour l’instant, on peut dire qu’elle assure la moitié de la production de notre électricité. Est-ce que ce tableau, à l’avenir, va varier? Parce qu’on sait que la sortie du nucléaire est normalement pour 2025. Donc est-ce que les autres sources vont prendre le dessus?
"Le gouvernement prépare actuellement un mécanisme qui va donner un soutien à la construction de nouvelles centrales au gaz. Il est clair que les renouvelables vont continuer à se développer, mais ils ne seront pas suffisants et ils ont le défaut d’être intermittents. Autrement dit, quand il n’y a pas de vent, l’éolienne ne produit pas. Ce mécanisme vise donc à soutenir la production et, d’une certaine manière, à donner des subsides aux investisseurs."
Vous dites que quand il n’y a pas de vent, les éoliennes ne tournent pas. Mais quand il y en a beaucoup, elles tournent beaucoup, donc on pourrait capter cette énergie. Où en est-on  ?
"On a la centrale de Coo qui a une puissance assez importante, 1300 mégawatts — c’est l’ordre de grandeur d’un réacteur nucléaire — mais elle peut produire pendant une durée limitée, le temps de vider les bassins. On a d’autres projets qui ont été installés. Ce sont des projets de batteries de grande puissance, qui vont de quelques mégawatts à 20 mégawatts, ce qui est quand même conséquent."
Ça représente la consommation de combien de ménages?
"Ce sont plusieurs villes en tout cas. Ces projets sont en phase de développement. Pourquoi ? Parce que sur proposition de la CREG, le gouvernement a réduit les taxes et les tarifs de transport d’électricité justement pour cette électricité qui est stockée."
Beaucoup de réacteurs nucléaires sont à l'arrêt. Il était question d'une hausse des prix. À quoi doit-on finalement s’attendre pour l’hiver qui n’est pas encore arrivé ?
"L’approvisionnement est garanti jusqu’à la fin de l’année parce que le gouvernement a pris toute une série de mesures. Il y a eu la fameuse chasse aux 750 mégawatts, on a redémarré des centrales qui étaient à l’arrêt. Au niveau d’Elia, on a appris que les Français allaient pouvoir nous exporter jusqu’à 1000 mégawatts, même dans des conditions hivernales sévères. Donc, jusqu’à la fin de l’année, pas trop de soucis. Par contre, en janvier-février, on doit encore attendre des confirmations qui vont venir non seulement de l’étranger sur les capacités qu’on pourra utiliser pour importer de l’électricité, mais aussi au niveau du redémarrage de Tihange 3, qui est pour le moment à l’arrêt. Et là, il faut l’autorisation de l’Agence de contrôle nucléaire."
Jusqu’à la fin de l’année, on n’a donc pas trop d’inquiétude à avoir. On va peut-être parler aussi du prix de notre électricité. On parle beaucoup de changer le contrat, de prendre un contrat fixe plutôt qu’un contrat variable, qu’est-ce qu’il faut faire aujourd’hui selon vous ?
"La recommandation qu’on peut donner aujourd’hui est de ne pas bouger. En temps normal, il faudrait effectivement éventuellement changer de contrat. Aujourd’hui, comme les prix sont à la hausse, il vaut mieux rester là où l’on est, et surtout si on a un contrat fixe, parce que ça veut dire que les prix sont bloqués jusqu’à l’échéance du contrat. Alors, si vous devez absolument changer de fournisseur parce que votre contrat est arrivé à échéance, on vous recommande de prendre un prix variable. C’est vrai qu’il évolue à la hausse en hiver. Mais à partir du printemps et en été, il va être à un niveau de prix beaucoup plus bas. Ce que vous devez en tout cas toujours faire, c’est comparer où vous êtes entre le produit le moins cher du marché et le plus cher, et pour ça, vous pouvez utiliser le CREG Scan."
>>> À lire aussi : Que faire pour réduire votre facture de gaz et d'électricité ?
On parle aussi beaucoup d’achats groupés. Est-ce que ça peut être aussi important à faire?
"Les achats groupés ont le mérite de mobiliser des consommateurs qui n’auraient pas changé de fournisseur s’il n’y avait pas eu d’achats groupés. Mais ce n’est malheureusement pas via un achat groupé qu’on peut avoir le prix le moins cher. Ce sont certains fournisseurs qui remettent prix, pas tous, et on voit sur les comparateurs tarifaires qu’il est possible de faire encore de plus grandes économies."
Comment le marché va-t-il évoluer ? Est-ce que notre consommation d’électricité va finalement augmenter ? C’est vrai que tout le monde a chez lui une tablette à recharger, un téléphone, on parle de la voiture électrique, est-ce qu’on va avoir une consommation qui va vraiment exploser dans les années à venir ?
"Ce qu’on constate jusqu’ici en Belgique, c’est que la consommation d’électricité est relativement stable. Pour vous donner un chiffre : 85 térawattheures par an. À l’horizon 2025, même si on met en œuvre le pacte énergétique, on va arriver à une consommation de 88 térawattheures. Autrement dit, pas grand-chose en plus, et cela malgré une efficacité énergétique qui va faire réduire la consommation. On peut parler d’appareils moins énergivores."
Ils vont moins consommer
"Voilà. Ça nous pousse la consommation vers le bas et c’est compensé par de plus en plus d’appareils qui fonctionnent à l’électricité, les pompes à chaleur notamment et les voitures électriques. Et on peut dire que la somme des deux — économies d’un côté et augmentation de la consommation de l’autre — donne un résultat pratiquement nul et qui garantit une certaine stabilité de la consommation."
https://www.rtbf.be/info/economie/detail_fin-du-nucleaire-les-renouvelables-vont-continuer-a-se-developper-mais-ne-seront-pas-suffisants?id=10070885
07/11/18Une éolienne d’au moins 150 m à Aubange
Réunion d’information sur le projet éolien à Aubange. Les riverains ont appris que le projet passait de deux à une éolienne, de minimum 150 m de haut.
https://www.lavenir.net/cnt/dmf20181106_01253101/une-eolienne-d-au-moins-150-m-a-aubange

07/11/18"Non aux éoliennes de Watrange !"
Les élus vont introduire une action en justice pour annuler le permis de bâtir
Le projet de parc éolien à Watrange, à cheval sur les communes grand-ducales du Lac de la Haute Sûre et de Winseler, qui prévoit la construction de cinq éoliennes dont quatre seraient implantées à proximité de la commune de Bastogne, suscite une levée de boucliers, côté belge.
Au récent conseil communal de Bastogne, les mandataires ont décidé, à l’unanimité, d’introduire une action en justice.
Le bourgmestre Benoît Lutgen a précisé que cette action vise à contrer le permis de bâtir déjà octroyé à la société Soler (Société luxembourgeoise des énergies renouvelables), pour la construction de quatre éoliennes dans la commune du Lac de la Haute Sûre et ce, devant toute juridiction compétente de l’ordre judiciaire et/ou administratif.
Dans le village belge de Lutremange, deux maisons sont, en effet, situées à moins de 850 mètres du futur parc éolien.
Le collège communal redoute les nuisances sonores et visuelles. Il refuse que les habitants soient impactés par le bruit et les effets stroboscopiques comme à Bourcy.
Toujours au rayon énergies renouvelables, les mandataires ont décidé d’interjeter appel du jugement rendu le 6 avril 2016 par le tribunal de première instance du Luxembourg, division Arlon, dans le dossier relatif à la taxe sur les mâts d’éoliennes, pour l’exercice 2013.
Ce jugement a, en effet, annulé la taxe communale sur ces mâts enrôlée au nom de la SA Aspiravi, pour un montant de 12.500 euros. Les autorités communales de Bastogne rappellent ainsi leur volonté de protéger les habitants des nuisances générées par les parcs éoliens.

http://www.dhnet.be/regions/luxembourg/non-aux-eoliennes-de-watrange-5be1d9edcd70e3d2f68ee0d6
06/11/18Seneffe: réunion d’information pour l’implantation de 2 éoliennes
ENGIE Electrabel SA informe la population qu’elle prévoit d’introduire une demande de permis unique relative à l’implantation de 2 éoliennes, accompagnées de leurs axillaires, de chemins d’accès, d’aires de montage et la pose de câbles électriques sur la commune de Seneffe.
Le projet se situe au sein du zoning de Feluy, le long de l’autoroute E19 et s’inscrit dans le cadre de la politique européenne, nationale et régionale de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Une réunion d’information sera organisée le mardi 27 novembre à 20h à l'Espace Culturel de la Samme.
Adresse complète: Place Pennes d’Agenais 12 à 7180 Seneffe. https://www.telesambre.be/seneffe-reunion-dinformation-pour-limplantation-de-2-eoliennes

05/11/18Conseil communal de Bastogne : une décision à propos du projet éolien
Ce lundi soir, le conseil communal de Bastogne va prendre la décision d'aller en justice contre un projet éolien situé à proximité des villages de Lutremange et Lutrebois. Les éoliennes auxquelles la Commune de Bastogne s'oppose sont situées à Watrange, sur le territoire grand-ducal, mais seulement à quelques centaines de mètres des premières habitations côté bastognard.
Le Collège communal estime que ce projet est très inamical de la part du Grand-Duché et usera de tous les recours pour s'y opposer.
https://www.rtbf.be/info/regions/luxembourg/detail_conseil-communal-de-bastogne-une-decision-a-propos-du-projet-eolien?id=10064431

03/11/18BASTOGNE - Non aux éoliennes grand-ducales
Un projet d’éoliennes devrait voir le jour à la frontière grand-ducale, près de Lutremange. La Commune de Bastogne n’y est pas favorable.
Les éoliennes, c’est un domaine sensible à Bastogne, comme ailleurs. Cette fois, il n’est pas question des nuisances des turbines installées aux abords du village de Bourcy, mais bien d’un projet d’installation de nouvelles structures à la frontière grand-ducale, côté luxembourgeois.
«Lors du conseil communal de lundi, nous demanderons aux édiles de recevoir l’accord pour lancer un recours devant la justice grand-ducale pour éviter l’installation de ces éoliennes à proximité des villages de Lutremange et Lutrebois, explique le bourgmestre Benoît Lutgen. Je trouve cette manière de faire relativement inamicale. On va utiliser tous les leviers possibles pour empêcher cette installation. Et ce dossier est d’autant plus difficile que l’État luxembourgeois est actionnaire de l’entreprise qui a lancé le projet.»
Des représentants de la Commune de Bastogne, et notamment l’échevin Fabian Lafontaine, ont déjà participé à différentes réunions de présentation du projet en indiquant leur désapprobation, mais le dossier suit son cours. «Pour nous, le droit européen n’est pas respecté, avance l’échevin. Nous avons eu des avancées dans le domaine, mais pas assez car une des éoliennes se trouve quand même à neuf cents mètres de la première habitation.»
Payer la taxe sur les mâts éoliens
La Commune de Bastogne veut également pousser au payement de la taxe sur les mâts éoliens. «Nous pousserons les représentants de la Commune à Sofilux de pousser cette intercommunale à soutenir le payement de cette taxe, elle qui est actionnaire des éoliennes de Villeroux, dont une est sur le territoire de notre commune, poursuit le bourgmestre Lutgen. C’est quand même particulier qu’une intercommunal aille en recours pour ne pas payer une taxe. D’autant que les autres promoteurs de projet éolien s’acquittent de leur taxe depuis le premier jour.»
Les éoliennes s’avèrent donc être un sujet qui instaure la tension auprès des citoyens et donc aussi des autorités communales, que ce soit pour en installer des nouvelles ou pour faire payer les taxes.
https://www.lavenir.net/cnt/dmf20181102_01251155/non-aux-eoliennes-grand-ducales
31/10/18Une taxe sur les mâts d’éoliennes
Comme l’a expliqué l’échevine Françoise Ansay, la réflexion sur une taxe était en route depuis 2017 mais n’avait pas de raison d’être mise à exécution vu que les éoliennes n’étaient toujours pas placées.
Les 3 mâts étant désormais sur le territoire oheytois, la taxe peut être d’application pour le prochain exercice. Elle (qui s’élève à 15 000€ par mât, soit un total de 45 000€ ) pourrait être mise à profit dans des investissements dont tous les citoyens pourraient profiter. En ligne de mire: assurer la transition énergétique. Une initiative qui se greffe à l’existence d’une éolienne citoyenne mais aussi à la mise en place d’un comité d’accompagnement (une «première» communale, semble-t-il). La minorité a souhaité être informée si l’énergie promise par le placement d’éoliennes serait effectivement rencontrée. Pour la suite, reste à voir les options qui seront prises par l’équipe de + d’EChO, désormais seule au collège.
https://www.lavenir.net/cnt/dmf20181030_01250052/une-taxe-sur-les-mats-d-eoliennes

26/10/18Thuin: réunion d’information pour la construction d’un parc éolien
Le 13 novembre à 19h, une réunion d'information est organisée dans la salle de réception Émotion Event à Thuillies.
Elle est organisée au préalable d'une réalisation d'une étude d'incidences sur l’environnement pour la construction d’un parc éolien de 9 éoliennes au sud-ouest de Ragnies.
Adresse complète: salle de réception chez Emotion Event - rue de Beaumont 138 à 6536 Thuillies

https://www.telesambre.be/thuin-reunion-dinformation-pour-la-construction-dun-parc-eolien

25/10/18Aubange : projet éolien sur l’aire d’autoroute à la frontière
Un projet éolien existe sur le territoire de la commune d’Aubange. Il s’agit d’implanter deux éoliennes sur l’aire d’autoroute située à la frontière avec la France. Une réunion d’information aura lieu le 5 novembre prochain.
Sur le territoire de la commune d’Aubange, un projet de plusieurs éoliennes a vu le jour.
Christophe Dumas nous explique le projet en détail.
https://www.sudinfo.be/id81989/article/2018-10-25/aubange-projet-eolien-sur-laire-dautoroute-la-frontiere

25/10/18Frasnes-lez-Anvaing : le conseil d'Etat suspend un permis éolien juste avant le début des travaux
Le conseil d'Etat a suspendu le permis pour la construction de quatre éoliennes le long de l'autoroute A8 à Frasnes-lez-Anvaing. Les travaux devaient débuter début 2019. La société Eoly, filiale du groupe Colruyt, avait reçu le feu vert du ministre.
Mais la Commune de Frasnes-lez-Anvaing avait introduit un recours. Le conseil d'Etat lui a donné raison, il estime notamment que le projet ne respecte pas le cadre de référence.

https://www.rtbf.be/info/regions/hainaut/detail_frasnes-lez-anvaing-le-conseil-d-etat-suspend-le-permis-eolien?id=1005590324/10/18ANVAING/HACQUEGNIES/MONTROEUL-AU-BOIS : Le Conseil d’État suspend le permis d’Eoly
En juillet 2017, la Région wallonne avait accordé à la SA Eolyl’autorisation d’exploiter 4 éoliennes le long de l’A8. Cette décision est suspendue.https://www.lavenir.net/cnt/dmf20181024_01247330/le-conseil-d-etat-suspend-le-permis-d-eoly

24/10/18Frasnes : le conseil d’État suspend le permis des 4 éoliennes
Le Conseil d’État ordonne la suspension du permis délivré à la société Eoly pour l’installation de quatre éoliennes sur les territoires d’Hacquegnies et de Montroeul au Bois dans le cadre du recours de la commune et de riverains…

23/10/18 : Faits divers : PHOTOS | Un convoi d’éoliennes perdu sur la place de Mouscron
Le convoi entre Zeebruges et Maubeuges est passé par le centre-ville de Mouscron. Comme raccourci, il y avait mieux...
Il est aux alentours de minuit, dans la nuit de lundi à mardi, lorsqu’un convoi impressionnant de six à sept poids lourds transportant d’énormes pièces d’éoliennes se retrouve perdu en plein centre-ville de Mouscron!
Ce serait un chantier autoroutier qui aurait imposé cette déviation. Ensuite, le GPS se serait visiblement emballé en proposant le chemin le plus court... mais aussi le plus compliqué!
D’autres pistes sont évoquées: la non-envie de passer par le péage et une autorisation qui n’aurait pas été demandée afin d’emprunter obligatoirement certaines routes et autoroutes pour pareil convoi.
De la tôle froissée
Les camions portugais ont mis plus d’une heure rien que pour remonter toute la rue de Tourcoing puis à manœuvrer très difficilement afin de s’engager dans la Grand-place.
Ils ont failli abîmer la cabine électrique en haut de la rue de Tourcoing. Si l’accident n’est pas survenu, il y a par contre eu de la tôle froissée sur des véhicules présents sur le parcours.
Quand le collège échevinal fait la circulation jusqu’à une heure du matin!
Après un conseil communal long, ce lundi soir, les échevins Cloet, Valcke et Harduin se trouvaient justement sur la Grand-place au moment du passage insensé. Ce sont eux qui ont géré la circulation en attendant l’arrivée de la police.
Par chance, l’échange a pu être aisé avec les camionneurs étrangers puisqu’une policière mouscronnoise sur place pratiquait la langue de Vasco de Gama et de Magellan, des aventuriers qui ont eu plus de facilités à trouver leur chemin à l’aide d’une simple boussole...
Heureusement que les premières pierres bleues n’étaient pas encore placées sur le futur forum hurlu...

https://www.lavenir.net/cnt/dmf20181023_01246906?pid=4067450
23/10/18Héron: et voilà trois projets éoliens nouveaux
Héron vient de recevoir trois demandes de projet éolien sur son territoire ou à deux pas. Peu de détails, cependant, filtrent sur ces projets actuellement.
La fin des élections communales a à peine sonné que de nouveaux projets éoliens fleurissent. Notamment à Héron… où le bourgmestre Éric Hautphenne y voit un lien de cause à effet. «Les demandes s’accélèrent, on a attendu que les élections soient passées, car les réactions auraient été plus exacerbées.»
Trois projets concernent donc Héron.
1. Trois éoliennes le long de l’autoroute.
Le premier? La demande est introduite par EDF-Luminus. Il s’agit d’une extension du parc existant de trois éoliennes. Et là, on le double en projetant de lui ajouter trois nouvelles éoliennes d’une puissance par éolienne de maximum 3,5 MW et d’une hauteur maximale totale de 150 mètres. La production annuelle estimée est de 21 000 000 kWh, l’équivalent de la consommation moyenne de 5 250 ménages. Où ça? Le long de l’autoroute entre les villages de Héron et Couthuin. Pas plus de détails pour le moment, ni auprès du promoteur ni auprès de la Commune. «On ne sait pas où ce sera exactement, confie le bourgmestre. On attendra la réunion», prévue le 8 novembre à 20 h, à la salle communale de Lavoir.
2. Une seule éolienne sur Andenne.
Deuxième projet, celui de la société AAA Belgium qui envisage une seule éolienne puissance maximale de 2,97 MW rue de Sissoule sur Andenne, mais à deux pas de Héron, le long de l’autoroute. «Le projet avait déjà été refusé par le ministre.» Le dossier peut-être consulté jusqu’au 30 octobre à l’administration communale.
3. Deux éoliennes sur l’aire de repos.
Enfin, dernier projet, celui de la société Ventis qui vient d’être introduit à l’administration communale. Il concerne deux éoliennes qui seraient installées sur l’aire de repos de l’autoroute, via la Sofico.
https://www.lavenir.net/cnt/dmf20181022_01246643/et-voila-trois-projets-eoliens-nouveaux
22/10/18Où s'est envolé l'argent des éoliennes "citoyennes" d'Enercoop ?
La coopérative Enercoop dans le secteur des énergies renouvelables est au bord de la faillite tandis qu'un montage financier permettait à son "bras armé", la société Vent d'Houyet, d'atteindre le million d'euros de bénéfices en 2016. Les deux sociétés ont été placées sous tutelle par le tribunal de commerce. Explications.
Enercoop, la coopérative citoyenne
En surfant sur la vague du film Demain, la coopérative Enercoop promettait en 2015 de valoriser de manière écologique l'épargne des Wallons en construisant des éoliennes. Un millier de personnes avait acheté des parts dans la coopérative, pour un montant total de 800.000 euros.
La moitié environ de cette somme a été dépensée en frais de fonctionnement : campagnes de communication, rénovation d'un bureau, consultances et rémunération d'un administrateur (en la personne de Jean-Francçois Mitsch, conseiller communal à Genappe). Et l'autre moitié a été investie dans la construction d'éoliennes situées à Houyet et Walhain.
Mais Enercoop est aujourd'hui au bord de la faillite. Il n'y a plus d'argent dans les caisses de la coopérative. Et bizarement, les bénéfices de l'électricité produite par les éoliennes ne tombent pas dans les caisses d'Enercoop mais bien dans celles d'une autre société, baptisée Vent d'Houyet.
Un écran (de fumée ?) entre les coopérateurs et les éoliennes
En fait, Enercoop n'a pas financé elle-même les éoliennes, mais a prêté de l'argent à Vent d'Houyet pour développer des projets d'énergie renouvelable. Cette seconde société se porte apparemment bien financièrement. Elle a en tout cas déclaré un million d'euros de bénéfices en 2016.
Les responsables d'Enercoop et de Vent d'Houyet s'accusent mutuellement de mauvaise gestion, voire de malversations. Les deux sociétés ont été placées sous tutelle par le tribunal de commerce. Plusieurs coopérateurs d'Enercoop ont aussi décidé de déposer une plainte en justice, estimant que l'objectif de la coopérative Enercoop avait été détourné.
Ce qui frappe aussi dans ce dossier, c'est l'opacité des structures mises en place pour construire des éoliennes qualifiées de "citoyennes". Entre le citoyen coopérateur et les éoliennes, il y a pas moins de trois sociétés... Un véritable écran, que dénoncent aujourd'hui certains coopérateurs qui se sentent floués.
L'argent des coopérateurs d'Enercoop est-il parti en fumée ? Ou est-il simplement logé dans une autre société, en l'occurence Vent d'Houyet. Les administrateurs désignés par la justice se donnent encore quelques jours pour répondre à la question.
https://www.rtbf.be/info/regions/detail_enercoop-vent-d-houyet-l-argent-des-eoliennes-cooperatives-s-est-il-envole?id=10053110
22/10/18Une 11e éolienne dans le parc Leuze Europe
Ce week-end, une onzième éolienne s’est dressée aux côtés des 10 éoliennes du parc de Leuze mis en exploitation en 2011. La nouvelle machine sera la propriété de Wind4Wallonia2, une société coopérative détenue à 50% par ENGIE Electrabel et à 50% par des intercommunales wallonnes dont IDETA.
https://www.nordeclair.be/297139/article/2018-10-22/une-11e-eolienne-dans-le-parc-leuze-europe

17/10/18 : Perwez: la deuxième éolienne wallonne prend sa retraite

C'était pratiquement la plus vieille éolienne de Wallonie!
La première éolienne de Perwez avait été installée en 2000, deux ans après celle de Saint-Vith, pionnière en Belgique francophone.
Après avoir eu le vent en poupe pendant plus de 15 ans, l'engin a dû être mis hors service, il y a deux ans, suite à des avaries techniques. Sa réparation et sa maintenance auraient coûté trop cher. D'où la décision de tout démanteler. L'opération est en cours, cette semaine.
Démantèlement impressionnant
Un chalumeau pour découper les 2 segments du mât couchés au sol... un engin de chantier pour casser le socle en béton qui, la veille encore, maintenait l'éolienne de 60 mètres à la verticale... le démantèlement est impressionnant. "Tous les éléments sont découpés, puis évacués vers les filières de recyclage", explique Dimitri Nisen, responsable de l'exploitation "électricité", à Perwez. "L'opération devrait coûter environ 30.000 euros".
Un symbole d'énergie verte
Le premier engin du genre implanté en Brabant wallon a développé environ 600 kW. Il a permis d'alimenter environ 450 ménages en électricité. "C'était un symbole fort. Celui d'un mouvement vers l'énergie propre. Vers la réduction d'émissions de gaz à effet de serre", explique Jean-Marc Aldric, échevin sortant de l'énergie et de l'environnement, à Perwez.
Accueil mitigé chez les riverains
"Au début, cette première éolienne du Brabant wallon suscitait la fierté des habitants", poursuit l'échevin sortant. "Puis, elle a laissé place à l'indifférence. Elle a finit par soulever un vent de contestation chez certains riverains". Car le symbole de production d'énergie verte a fait des petits dans la région. Au fil des ans, d'autres moulins à vent ont poussé, provoquant la colère de certains habitants agacés par le bruit et l'impact visuel des éoliennes. Des machines pourtant moins bruyantes aujourd'hui et environ 5 fois plus puissantes.
Depuis peu, Perwez compte 13 éoliennes, à côté d'autres machines situées sur la commune voisine d'Aische-en-Refail (province de Namur). Une densification qui dérange parfois. Mais qui génère aussi beaucoup d'électricité verte en évitant la pollution engendrée par les modes de production classiques.
https://www.rtbf.be/info/regions/detail_perwez-la-deuxieme-eolienne-wallonne-prend-sa-retraite?id=10049302
12/10/18A Habay , continuité ou retour de l'ancienne majorité ?
Extrait : Le dossier des éoliennes qui a divisé la majorité au cours de la législature reviendra pour avis sur la table des conseillers et fera à n'en pas douter l'objet de nouveaux débats!
https://www.rtbf.be/info/dossier/toute-les-informations-sur-les-elections-communales-2018/detail_a-habay-continuite-ou-retour-de-l-ancienne-majorite?id=10043635

12/10/18En projet : quatre éoliennes à Boussu
La salle culturelle de Boussu accueillait mardi soir une réunion d’information pour l’installation possible de quatre éoliennes au nord ouest de Boussu. Cette réunion est préalable à la réalisation d’une étude d’incidences sur l’environnement...
https://www.laprovince.be/291072/article/2018-10-11/en-projet-quatre-eoliennes-boussu

05/10/18La construction du nouveau parc éolien en mer Northwester 2 pourra débuter en mai😡
La construction du nouveau parc éolien offshore Northwester 2 pourra débuter en mai 2019 en mer du Nord, son financement ayant été bouclé, a annoncé vendredi l'exploitant Parkwind au cours d'une conférence de presse. Ce champ de 23 éoliennes pourra fournir de l'électricité à 220.000 ménages.
Situé à une cinquantaine de kilomètres au large d'Ostende, Northwester 2 sera le septième parc éolien belge en mer du Nord. Quatre tournent à plein régime, un cinquième partiellement, un sixième est en construction et des projets de deux autres parcs existent encore. Les 274 éoliennes déjà installées dans les eaux belges fournissent de l'électricité à un million de ménages belges.
"Le parc éolien le moins cher d'Europe"
Si tout se passe comme prévu, Northwester 2 tournera à plein régime au premier trimestre 2020. Le parc éolien, d'une capacité de près de 219 MW, représente un investissement de près de 700 millions d'euros, ce qui, selon le co-CEO de Parkwind (filiale de Colruyt et de la société d'investissements PMV), François Van Leeuw, en fait "le parc éolien offshore le moins cher d'Europe". Les éoliennes qui seront installées, fabriquées par le Danois Vestas, seront d'un nouveau type et afficheront une capacité nominale inégalée de 9,5 MW.
Le secrétaire d'État à la mer du Nord, Philippe De Backer, n'a pas caché sa satisfaction de voir la Belgique être "un leader mondial pour l'énergie éolienne en mer". "Comme gouvernement, nous avons une ambition très claire de réaliser la transition vers les énergies renouvelables, et la mer du Nord joue un rôle crucial à cet égard", a ajouté le secrétaire d'État, évoquant un objectif d'une production de 4 GW en mer du Nord.
481 millions d'euros de prêts bancaires
La ministre de l'Énergie, Marie Christine Marghem, s'est également réjouie, par le truchement de sa porte-parole, de la réalisation prochaine de ce nouveau parc éolien. La ministre est convaincue que l'énergie éolienne joue un rôle crucial dans la transition énergétique que soutient tout le gouvernement.
La Banque européenne d'investissement (BEI) a annoncé son soutien à la construction de Northwester 2 avec un prêt de 210 millions d'euros. Près de la moitié de ce montant sera garantie par le Fonds européen pour les investissements stratégiques (EFSI), principal pilier du plan d'investissement pour l'Europe de la Commission Juncker. Le reste du financement est constitué à hauteur de 481 millions d'euros de prêts bancaires.
https://www.rtbf.be/info/economie/detail_la-construction-du-nouveau-parc-eolien-en-mer-northwester-2-pourra-debuter-en-mai?id=10037623
05/10/18Les éoliennes en mer non sans conséquences pour l’écosystème marin
Les plus de 250 éoliennes qui fendent le vent au large de la Côte belge ne sont pas sans conséquences pour l’écosystème marin. Nuisances sonores, pièges à oiseaux, aimants à moules et anémones, ... Ces impacts font l’objet d’un suivi régulier par l’Institut royal des sciences naturelles de Belgique (IRSNB) depuis 2008 avec l’appui de l’Université de Gand, notamment.
Dans un rapport publié vendredi, l’IRSNB livre ses dernières observations en la matière. Parmi celles-ci, les scientifiques relèvent que le bruit généré par l’enfouissement des mâts demeure toujours trop élevé par rapport au seuil de 185 décibels (dB) à 750 mètres de la source sonore, établi par une directive européenne. «Les activités actuelles de battage de pieux produisent des niveaux sonores allant jusqu’à 204 dB à 750 mètres de la source», souligne l’IRSNB. Au moment de ces opérations, la présence de marsouins - ce dauphin de la mer du Nord - diminue de 75%.
«Les mesures d’atténuation sonore ne sont donc plus une option mais une obligation lors des activités d’empilage», ajoute l’Institut, selon lequel la combinaison d’une restriction saisonnière de battage des pieux et d’un dispositif de dissuasion acoustique n’est toutefois «pas suffisante pour ramener l’impact sur la population de marsouins à des valeurs acceptables».
Les scientifiques ont également permis de mettre en évidence des changements dans les sédiments, la densité, la diversité et la composition des communautés d’invertébrés autour de trois types de fondations de turbines.
Bien que certaines espèces de grenouilles ou de poissons pourraient bénéficier de l’expansion des parcs éoliens, les oiseaux, eux, hésitent de plus en plus à entrer dans les parcs lorsque les vents sont forts.
«Grâce à ce programme de surveillance, nous disposons non seulement d’un bon aperçu de l’impact qu’ont les éoliennes en mer, mais nous pouvons également formuler des recommandations visant à atténuer les effets indésirables sur l’écosystème marin», explique l’auteur du rapport et chef de la direction opérationnelle Milieux Naturels de l’IRSNB, Steven Degraer.
Ce monitoring est d’autant plus important que la course à l’énergie éolienne en mer se poursuit. A l’heure actuelle, quatre parcs éoliens offshore sont déjà opérationnels dans la partie belge de la mer du Nord et un cinquième (Norther) est en cours de construction. L’objectif est d’atteindre une puissance installée de 1.152 mégawatts, composée de 274 éoliennes, d’ici la fin de 2018. Quatre autres projets devraient débuter en 2019 et 2020.
La Belgique s’est engagée à couvrir 13% de ses besoins énergétiques à partir de sources renouvelables d’ici 2020.

https://www.sudinfo.be/id78428/article/2018-10-05/les-eoliennes-en-mer-non-sans-consequences-pour-lecosysteme-marin

02/10/18Jusqu'à 400 euros de hausse pour les factures de gaz et d'électricité
Tous les fournisseurs n’avaient pas encore finalisé, hier dans la journée, leurs fiches tarifaires pour le mois d’octobre. Mais la hausse des prix de l’électricité se confirme et s’accentue. Le gaz est lui aussi en très nette augmentation.
L'indisponibilité d’une série de réacteurs nucléaires, conjuguée à une claire tendance à la hausse des prix de marché de l’énergie, dont le gaz, mais aussi du CO2, va peser lourdement sur la facture d’électricité et de gaz des ménages.
Tout dépend bien entendu du type de contrat dont on dispose. "À ce jour, 63% des ménages disposent de contrats d’électricité à prix fixes. Ils sont donc ‘protégés’ contre la hausse des prix jusqu’à l’échéance du contrat", souligne la Creg, le régulateur fédéral du secteur de l’énergie. Et pour les particuliers qui disposent d’un contrat à prix variable, la hausse ne va se faire sentir que progressivement, et dépendra aussi de l’évolution des prix dans les prochains mois.
Pour se faire une idée de l’ampleur de l’impact potentiel sur la facture, il suffit toutefois de regarder l’évolution des prix pour ceux qui sont obligés de renouveler leur contrat maintenant.
Et l’augmentation est sérieuse: chez Mega, pour un ménage qui consomme 3.500 kWh d’électricité par an, un contrat à prix fixe signé aujourd’hui signifie 125 euros de plus, sur l’année, qu’il y a un an. Chez EDF Luminus, toujours pour un contrat à prix fixe, la hausse est même de 138 euros par rapport à il y a un an. Chez Eneco, elle est de 110 euros pour un client qui dispose d’un compteur simple, et de 117 euros pour un client qui dispose d’un compteur bihoraire.
Un ordre de grandeur que confirme Lampiris, qui était toujours occupé hier dans la journée à finaliser ses fiches tarifaires pour le mois d’octobre. "Début septembre, les prix sur le marché de gros étaient de quelque 60 euros par MWh, contre 30 euros par MWh il y a un an. Ce qui signifie une hausse de 105 euros pour un ménage type. Et durant le mois de septembre, les prix ont encore augmenté de 15%." De quoi arriver, donc, à 120 euros d’augmentation annuelle pour ceux qui doivent conclure un nouveau contrat maintenant.
Electrabel fait un autre calcul: sur l’année 2018, l’évolution de la composante énergie, qui représente en moyenne 27% de la facture, devrait conduire à une hausse du coût total de l’électricité de 52 euros, TVA comprise. Une estimation qui permet de se faire une idée de l’ampleur de la hausse pour les contrats à prix variable qui vont recevoir leur décompte en fin d’année.
Le gaz flambe aussi
Ce qui a jusqu’ici échappé à beaucoup, c’est que le même phénomène touche également la fourniture de gaz. Et son impact va être plus douloureux encore pour un ménage moyen. Là, les indisponibilités dans le nucléaire ne jouent pas. Il s’agit simplement de l’envolée des prix sur les marchés. Les prix sont actuellement exceptionnellement élevés, alors que les premiers vrais froids ne se sont pas encore fait sentir. En cause: une économie mondiale qui tourne bien, un pétrole en hausse, les efforts de l’Europe pour décourager le charbon, conjugués à la volonté de la Chine de se tourner aussi vers des énergies plus propres pour diminuer la pollution dans ses villes.
Si l’on prend l’indice TTF103, fréquemment utilisé dans les contrats des fournisseurs d’énergie, le mois de septembre s’est clôturé sur un prix moyen de 21,746 euros par MWh, contre 14,969 euros un an plus tôt, soit une augmentation de 45%.
Là aussi, les nouveaux contrats permettent de se faire une idée de l’impact de cette hausse des prix sur la facture des ménages. Pour un ménage qui se chauffe au gaz et consomme 23.260 kWh par an, la formule tarifaire pratiquée actuellement par Eneco signifie une augmentation de la facture de 161 euros par rapport à la formule tarifaire d’il y a un an.
Chez Mega, pour un contrat de gaz à prix fixe signé aujourd’hui, l’augmentation atteint même 259 euros sur un an. EDF Luminus annonce une augmentation de 147 euros en Wallonie pour ses contrats à prix fixes, et de 150 euros pour ses contrats à prix variable. Mais il s’agit de chiffres pour une consommation de 15.000 kWh par an. Pour une consommation type de 23.260 kWh, qui est la référence européenne, on arrive donc à 228 euros pour les contrats à prix fixe et à 233 euros pour les contrats à prix variable.
Là encore, Electrabel préfère raisonner en année civile: l’entreprise chiffre à 113 euros, TVA comprise, l’impact de la hausse de la composante énergie sur la facture de gaz d’un ménage moyen qui recevra son décompte en fin d’année.
Mais si l’on se focalise sur les nouveaux tarifs d’octobre, la hausse potentielle sur l’ensemble de la facture de gaz et d’électricité est donc comprise entre 270 et 400 euros.
https://www.lecho.be/monargent/energie/Jusqu-a-400-euros-de-hausse-pour-les-factures-de-gaz-et-d-electricite/10054809?utm_campaign=MORNING_COMMENT&utm_medium=email&utm_source=SIM

01/10/18 : De Nul attaque Elia à propos du câblage du parc éolien en mer
Elia, le gestionnaire du réseau de transport électrique, a attribué le marché du câblage du parc éolien en Mer du Nord à DEME. De Nul conteste ce choix. Et a remporté une manche judiciaire. 
Par les temps qui courent, voilà sans doute une tuile dont Elia se serait bien passé. Le gestionnaire du réseau de transport d’électricité à haute tension est attaqué par la société Jan De Nuldevant le tribunal de commerce néerlandophone de Bruxelles. De Nul veut faire annuler le marché du câblage du parc éolien en mer attribué par Elia à la société de dragage DEME. Après avoir échoué en référé, De Nul est revenu à la charge en introduisant une action au fond. De Nul réclame l’annulation de la décision prise par Elia le 19 mai 2017 d’octroyer le marché du câblage de 4 parcs éoliens à DEME. IL s’agit d’un marché de 130 millions d’euros. A défaut, De Nul a demandé au tribunal de condamner Elia à le dédommager à hauteur de 36,7 millions d’euros.
L’affaire dont il est question est essentiellement technique. Reprenons. En mai 2017, donc, Elia a décidé d’attribuer à DEME le contrat d’installation du câble sous-marin des futurs parcs éoliens offshore en Mer du Nord. Le câblage de ce réseau modulaire en Mer du Nord (Modular Offshore Grid — MOG) a été évalué à 130 millions d’euros. Jan De Nul figurait parmi les candidats intéressés à ce marché et la société a remis une offre allant en ce sens. Une des conditions techniques de l’offre portait sur les spécificités du type de câble choisi par les candidats, et notamment sur le fait que la température de celui-ci ne pouvait pas dépasser les 90 degrés.
L’enjeu de l’épaisseur
En cours de procédure de remise d’offre, le 13 mars 2017, De Nul a été invité à remettre une deuxième offre améliorée. A ce moment, De Nul consulte le fabricant de câbles Nexans. Ce dernier explique qu’il ne sera pas possible de tout faire passer dans un câble de 1600 mm2 sous peine de risquer la surchauffe. Fort de cet avis, De Nul remet sa deuxième offre en prévoyant la pose d’un câble de 2000 mm2, une décision qui aura bien entendu un impact sur le prix de l’offre.
Le 19 mai 2017, Elia fait savoir que le marché était attribué à DEME. Avec 89,93, la société de dragage avait effectué le plus gros score. Au deuxième tour, De Nul avait réalisé 78,44, un score honorable, mais guère suffisant pour gêner DEME.  Très rapidement, De Nul a cherché à faire la clarté sur l’offre remise par DEME et plus spécifiquement sur le type de câble choisi. Se basant sur la loi du 17 juin 2013 relative à la motivation, à l’information et aux voies de recours en matière de marchés publics, Elia s’est dite empêchée de divulguer les informations confidentielles contenues dans les offres des concurrents de De Nul.

De Nul estime que l’appel d’offres lancé par Elia précisait que la mission devait être assignée sur base de la deuxième offre ou que les autres candidats devaient être autorisés à adapter la taille de leur câble dans les offres ultérieures. Il semblerait que, dans sa deuxième offre, DEME a proposé un câble de 1600 mm2 tandis que De Nul a intégré un câble de 2000 mm2 dans sa deuxième offre. C’est cette différence qui expliquerait l’écart entre les prix des offres remises. 
En tout état de cause, c’est pour faire la clarté sur ces spécificités techniques que De Nul a introduit son action en justice. En référé, le tribunal de commerce néerlandophone de Bruxelles n’a pas suivi De Nul et a refusé de suspendre l’octroi du marché à DEME, mais De Nul a décidé de poursuivre son action au fond, cette fois. Sur base de la loi du 17 juin 2013, De Nul demande l’annulation de l’octroi du marché et, à titre subsidiaire, demande au tribunal de condamner Elia à lui payer un dédommagement de 36,7 millions d’euros. De son côté, Elia demandait aux juges de déclarer ces demandes irrecevables et non fondées et réclamait un dédommagement de 3,3 millions d’euros à De Nul.
La suite en février
Dans l’affaire qui nous occupe, on l’aura compris, De Nul estime que la taille du câble retenue par le candidat est essentielle pour la fixation du prix. Et toujours selon De Nul, il n’y a aucune raison de maintenir la confidentialité sur les données techniques contenues dans l’offre remise par DEME et lui permettant d’emporter le marché convoité. Elia contestait ce point de vue, estimant que la taille du câble choisi n’avait rien à voir avec la fixation du prix. 
In fine, les juges ont décidé de suivre la demande de De Nul sur le volet de la confidentialité. Ils ont ordonné à Elia de rendre publiques les données techniques contenues dans l’offre de DEME. L’affaire reprendra en plaidoirie au début du mois de février 2019. 
Du côté d'Elia, on assure que la procédure en cours ne ralentit en rien le projet de câblage du parc éolien.
https://www.lecho.be/entreprises/energie/de-nul-attaque-elia-a-propos-du-cablage-du-parc-eolien-en-mer/10054660.html

29/09/18 : Vers une pénurie d’électricité cet hiver : les leçons d’une histoire belge
Après s'être trop axée sur les énergies intermittentes (solaire et éolien), la Belgique redoute un blackout électrique pour le mois de novembre.Atlantico : La Belgique redoute un blackout électrique pour le mois de novembre. Comment ce pays européen se retrouve dans cette situation inédite ? Comment palier à cette situation si jamais elle venait à se produire ?
Loïk Le Floch-Prigent : Enfin un pays ose affronter la réalité ! Les énergies intermittentes (solaire et éolien) ne permettent pas d’assurer la sécurité d’approvisionnement électrique, il faut donc avoir recours aux sources d’énergie pilotables (hydraulique, nucléaire ou thermique) pour qu’il n’y ait pas de rupture possible pour les consommateurs. Tout le monde le sait, mais la folie verte a déferlé sur l’Europe et on a essayé de faire croire que les énergies « nouvelles » allaient permettre de satisfaire la demande.
Alors que certains freinaient les programmes de maintenance des centrales nucléaires et demandaient la fermeture de certaines centrales thermiques, tous les techniciens annonçaient des possibilités de pannes « certains territoires dans le noir » si l’on continuait à déifier l’augmentation incontrôlée de l’éolien et du solaire. La Belgique est la première au pied du mur, la France suivra si elle continue à vouloir rapidement une augmentation des investissements « énergies nouvelles » en fermant les centrales nucléaires et thermiques et en mettant le bazar dans son hydraulique.
Comment la Belgique en est arrivée là ? En retardant les programmes de maintenance des centrales nucléaires, en fermant les centrales thermiques et en obéissant aveuglément aux dogmes des énergies intermittentes. Pendant le même temps, son voisin allemand a augmenté sa production électrique à partir du charbon et du lignite, et les polonais construisent de nouvelles centrales utilisant leur charbon. Bruxelles, capitale de l’Europe, a cru aux dogmes, a voulu satisfaire ses anti-nucléaires et se retrouve en difficulté, espérant de l’aide de la part des Allemands, des Hollandais… et des Français qui ont eu recours lors de l’hiver dernier à l’électricité charbon-lignite des Allemands.

Pour l’Europe tout entière, pas de salut sans nucléaire ou thermique, c’est cela que vient nous dire la ministre belge de l’Energie !
Revenons donc à la raison, les énergies nouvelles, intermittentes, ne peuvent fournir qu’une partie de nos besoins, et il faut garder un socle « pilotable », hydraulique pour ceux qui le peuvent, mais nucléaire et thermique pour les autres, c’est le cas de la France, de la Belgique, de l’Allemagne, de la Grande -Bretagne…
Pour satisfaire la peur belge, en ce qui nous concerne, il faudrait répondre aux Belges « ne vous en faites pas, nos centrales nucléaires vont marcher, et nous n’allons pas fermer nos centrales thermiques ». Comme on dit le contraire depuis des mois, il ne reste plus aux belges que l’espoir que les allemands vont maintenir leur programme charbon-lignite ! Beau succès du dogmatisme européen. 
Quelle est la responsabilité réelle de la ministre de l'Energie Marie-Christine Marghem qui accuse l'exploitant de ne pas avoir "planifié de manière suffisamment intelligente" ?
Les responsabilités sont à tous les niveaux, l’engouement européen pour le « tout énergies nouvelles » ne pouvait pas ne pas avoir d’impact sur Bruxelles ! L’exploitant mène une intense activité sur les programmes verts, et tout son Etat-Major est mobilisé sur cet objectif, ses forces vives aussi, le programme nucléaire n’était plus dans les priorités depuis des mois… et cet éloignement conduit à la fin à la fatalité, il y a des manquements à la sureté et des retards dans la maintenance. C’est un grand classique de l’industrie, ce que l’on néglige finit en difficulté majeure, nous y sommes, c’est la faute de tout le monde, y compris des médias qui ont matraqué les programmes nucléaire et thermique depuis des années.
La ministre a eu le courage de parler, de refuser de poursuivre dans les contre-vérités et d’affronter les réalités. Regardez cette semaine les « révélations » sur la poursuite du programme charbon de la Chine ! Déni de réalité encore, la consommation de charbon en Chine est prévue en augmentation depuis des années, seul leur programme nucléaire permet de diminuer la proportion du charbon dans le mix final. On a l’air de le découvrir, mais on le sait depuis des années. Il est temps d’ouvrir les yeux.
Quelles conséquences ce black-out pourrait-il avoir ?
Pour les sages, on pourrait espérer une remise en question de la politique électrique européenne en arrêtant le gouffre financier des investissements intermittents et celui des fermetures programmées de centrales amorties et performantes. La bonne réponse ce serait : on ne va pas fermer Fessenheim, on va arrêter les plaisanteries du PPE qui va demander la fermeture de huit centrales nucléaires supplémentaires, on va garder les centrales charbon/déchets ligneux de Cordemais et du Havre, on va revenir sur la dérégulation artificielle avec des marchés qui ne riment à rien, bref on va prendre au sérieux cette alerte qui annonce une catastrophe prochaine…
Je crains, hélas, que l’idéologie persiste et que l’on continue dans la direction opposée… et qu’il faudra passer par un cataclysme, une partie de l’Europe dans le noir, pour que les responsables se réveillent et arrêtent de boire leurs propres paroles en pensant qu’elles sont admirables.
Quels enseignements pourrait-on en tirer ?
Que le déni de réalité n’est pas la meilleure façon de gouverner un pays ou un continent et qu’il existe des lois de la physique qu’il serait bon de connaitre et d’assimiler avant de définir des politiques.
http://www.atlantico.fr/decryptage/vers-penurie-electricite-cet-hiver-lecons-histoire-belge-loik-floch-prigent-3518544.html

29/09/18Réacteurs nucléaires indisponibles : l'Allemagne complique l'import d'électricité vers la Belgique
Le surplus d'électricité produit au nord de l'Allemagne et destiné au sud du pays passe par les lignes à haute tension de pays voisins, dont la Belgique. Ces flux de type "loop flows" ne sont pas sans poser problème car les lignes à haute tension ne peuvent être utilisées qu'une fois. Si ces lignes sont déjà exploitées pour le transport de courant au sein de l'Allemagne, alors les pays voisins peuvent difficilement exploiter ces lignes pour faire venir de l'électricité destiné à leur consommation propre, rapportait samedi De Morgen.
Le réseau de haute tension allemand n'est pas prévu pour les grandes quantités d'électricité produites par les éoliennes en mer du Nord et les centrales à charbon du bassin de la Ruhr. Le réseau est saturé et les "loop flows" peuvent alors constituer une solution. Outre la Belgique, les Pays-Bas, la France, la Pologne, la Tchéquie, la Slovaquie et la Hongrie sont concernés. L'Allemagne sollicite alors une partie du réseau de ses voisins.
Depuis le début du mois de septembre, l'Allemagne envoie presque constamment 1.000 mégawatts sur le réseau belge. Il est fréquent, quand les éoliennes tournent à plein régime, que cette quantité soit doublée.
Le régulateur du marché de l'énergie en Belgique, la CREG, a déjà attiré l'attention sur cette problématique. Maintenant que la Belgique ne peut plus compter que sur une centrale nucléaire, la question devient urgente. La ministre de l'Énergie Marie Christine Marghem connaît la situation, mais ne peut pas faire grand-chose. C'est à l'Europe d'agir. La CREG a donc envoyé en début d'année un rapport à la direction générale européenne de la Concurrence. La démarche est restée sans suite jusqu'ici.