Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

Allemagne (IV) (du 06/08/2019 au ...)

Allemagne



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Allemagne : les déplacés du charbon
https://www.youtube.com/watch?v=u2FCTMmn9Zw


Production d'électricité et consommation d'énergie
https://www.agora-energiewende.de/service/agorameter/chart/power_generation/14.07.2019/17.07.2019/



13/09/19L’éolien en Allemagne, une impasse technique et écologique
Les idées présentées dans cet article ne reflètent pas nécessairement celle de European Scientist. Il s’agit d’une tribune libre rédigée par un éminent spécialiste dans le domaine, qui contribue au débat sur la transition énergétique. Nous apportons cependant tout notre soutien au travail de Bernard Durand dont le sérieux et l’engagement ne sont plus à prouver.
Le 5 Septembre, nous informe le journal «Le Monde», s’est tenue en Allemagne une réunion de responsables politiques et industriels de très haut niveau pour tenter de trouver une réponse à la crise de l’éolien qui s’y développe actuellement[1]. Les investissements dans la construction d’éoliennes, y compris en mer, sont en effet maintenant en diminution rapide, tandis que beaucoup d’éoliennes en fin de vie devront bientôt être démantelées et remplacées. La cause principale en est bien sûr le nouveau mode de rémunération des capitaux investis, non plus par obligation d’achat à des tarifs contractuels sur des durées de 15 à 20 ans, mais par appels d’offres, méthode jugée insatisfaisante par les industriels. Il y a aussi, après une longue tolérance, le rejet croissant par les Allemands des conséquences humaines et écologiques du développement à marche forcé de l’éolien, qui retarde la réalisation des projets.
Mais le rêve allemand de ne produire l’électricité qu’à partir de sources dites renouvelables, éolien et solaire photovoltaïque principalement, et donc sans nucléaire, charbon et gaz, se heurte aussi à la réalité physique. Car c’est un objectif qui restera techniquement impossible tant que l’on ne saura pas stocker et déstocker l’électricité éolienne et solaire en quantités 100 fois plus importantes que maintenant[2] : cela pour pouvoir ajuster à la demande des consommateurs les fluctuations naturelles de l’éolien et du solaire, dites fatales ou non-pilotables parce qu’elles sont indépendantes de la volonté des hommes. On est actuellement contraint pour réaliser cet ajustement de faire appel à des centrales dites pilotables, qui produisent en contrepoint de l’éolien et du solaire photovoltaïque. Elles sont surtout nucléaires et hydroélectriques en France, à charbon et à gaz en Allemagne. L’Allemagne a certes déjà fermé 13 GW de réacteurs nucléaires, mais la puissance totale de ses centrales pilotables y est restée la même[3], une augmentation de la puissance en gaz ayant compensé la perte de puissance en nucléaire. D’où des émissions de gaz carbonique (CO2) de la production d’électricité qui depuis des années n’ont pratiquement pas baissé. Elles font de l’Allemagne le plus grand producteur de ce gaz à effet de serre en Europe.
Le choix de l’Allemagne de préférer le charbon au nucléaire pour la production d’électricité est en fait ancien. Le charbon a été la source de son remarquable développement économique à partir de 1850. L’industrie et les syndicats du charbon sont encore à l’heure actuelle très puissants en Allemagne, même si les dernières mines souterraines de charbon de bonne qualité, le « hard coal » des Américains, viennent d’être définitivement fermées. En contrepartie, les importations de ce hard coal n’ont cessé d’augmenter et atteignent maintenant 60 millions de tonnes par an. D’autre part les immenses exploitations à ciel ouvert de lignite (brown coal), charbon de très mauvaise qualité et très polluant, sont toujours là, avec des réserves correspondant à au moins un siècle d’exploitation au rythme actuel. Le nucléaire, bien que 23 GW de centrales aient été construites à la même époque que les nôtres, y a souffert constamment dans l’opinion d’une très mauvaise image, créée et entretenue dit-on pendant la guerre froide par l’Union soviétique.
Je me souviens d’une conversation à ce sujet il y a bien des années avec des étudiants allemands lors d’une « Ecole d’été » à La Rochelle. A ma question de savoir pourquoi ils préféraient le charbon au nucléaire, alors que leurs centrales nucléaires n’avaient pas fait de morts, tandis que le charbon avait provoqué tant de morts chez eux, dans les mines, mais encore plus du fait de la pollution atmosphérique associée, et maintenant menaçait le climat, ils m’ont répondu : nous sommes habitués depuis longtemps au charbon, et on ne parle jamais chez nous de ses dangers. Le nucléaire est encore trop récent, et on nous en dit constamment du mal.
Le gouvernement allemand a planifié dit-il de fermer ses centrales à charbon en 2038, ce qui est bien tard. En l’absence de nucléaire, il lui faudra les remplacer par des centrales à gaz, qui ne valent guère mieux pour le climat. Mais ce gaz sera jure-t-il du gaz « vert », c’est-à-dire du biogaz produit à partir de biomasse. Ce sera, compte-tenu des limites naturelles de la ressource en biomasse, beaucoup plus vraisemblablement du gaz russe. D’ailleurs les gazoducs nécessaires sont en construction et seront bientôt achevés. L’Allemagne aura alors des émissions de CO2 de sa production d’électricité qui auront sensiblement baissé, mais pas suffisamment, et sera devenue dépendante du gaz russe (3). Et ses émissions du principal constituant du gaz naturel, le méthane (CH4), gaz à effet de serre beaucoup plus puissant que le CO2, augmenteront, ce qui fait qu’au bilan il n’y aura probablement que peu de bénéfices pour le climat de la diminution de ses émissions de CO2.
L’Allemagne, en voulant développer à tout prix l’éolien et le solaire photovoltaïque plutôt que le nucléaire pour produire son électricité, c’est donc mise dans une impasse technique et écologique dont elle ne voit pas l’issue. Bien au contraire, elle s’y complaît. Car lors de la réunion de crise du 5 Septembre, les participants ont cherché les moyens financiers de relancer l’industrie éolienne, plutôt que de mettre fin à cette gabegie.
Le coût de ce développement est énorme, et a déjà entraîné en Allemagne un doublement du prix de l’électricité pour les ménages (2).
En fait l’Allemagne, comme chez nous l’écologie dite politique, préfère assouvir son obsession antinucléaire quel qu’en soit le prix, plutôt que faire face à l’urgence climatique, mais essaie de nous faire croire le contraire. Gardons-nous de l’imiter !
[1] https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/09/06/en-allemagne-la-crise-de-l-eolien-menace-la-transition-energetique_5507061_3234.html
[2] https://www.sauvonsleclimat.org/fr/presentation/etudes-scientifiques/1963-intermittence-et-foisonnement
[3] https://www.europeanscientist.com/fr/opinion/cachez-ce-charbon-que-nous-ne-saurions-voir/

08/09/19La condition de fonctionnement la plus probable d’une éolienne est l’arrêt
Umland, Berlin: EIFEL ON a parlé à la citoyenne activiste Detlef Ahlborn de la raison. Diplômé en génie mécanique, statisticien mathématicien et scientifique enthousiaste s'est assis à la table ministérielle lors de la réunion d'hier en tant que l'un des six adversaires de l'énergie éolienne invités et, comme les autres parties prenantes, disposait de trois minutes de temps pour faire valoir ses arguments.
EO: Qu'avez-vous dit au ministre Altmaier?
Detlef Ahlborn: La transition énergétique avec l'énergie du vent et du soleil est une bonne idée sur le plan qualitatif. Malheureusement, cela ne fonctionne pas quantitativement, en chiffres, lorsque vous calculez, par exemple, ce dont vous avez besoin en termes de surface et de stockage non encore existant pour leur mise en œuvre. Avec les 25 milliards que le projet nous coûte annuellement, nous pourrions consacrer deux tunnels de base au Saint-Gothard pour la Suisse. Chaque année!
Par vent fort, l'électricité ne peut pas être utilisée dans le pays, elle est déversée à des fins d'élimination. Pour celui-ci a inventé le gentil petit prix négatif. En 2018, cette commission de cession s'élevait à 58 millions d'euros. Les exploitants d'éoliennes ont été rémunérés avec 410 millions d'euros de ces déchets. Ensemble, cela représente 468 millions d’euros aux dépens des consommateurs. De plus en plus, les éoliennes doivent être arrêtées par vent fort pour stabiliser les réseaux électriques. Ensuite, les opérateurs reçoivent de l’électricité qu’ils auraient pu produire. Tu dois faire fondre ça sur la langue! L’énergie fantôme s’appelle ainsi: coûts pour les consommateurs: 228 millions d’euros en 2018. L’énergie des turbines éoliennes varie environ deux fois plus que les dés. Il devient de plus en plus difficile d’équilibrer ces fluctuations. Le coût de l'intervention nécessaire sur le réseau électrique est de 1,3 milliard d'euros. Pour ces trois seules positions, environ deux milliards d’euros sont dus chaque année. Pour cet argent, nous pourrions donner 50 nouveaux trains ICE au cours d’allemand. Chaque année! C'est de la folie!
EO: Qu'avez-vous pensé de la réunion d'hier?
Detlef Ahlborn: J'étais déprimé par le fonctionnement du ministère des Affaires économiques et la façon dont les gens se disputent là-bas.
EO: Que veux-tu dire?
Detlef Ahlborn: Ludwig Erhardt a préparé le cadre de l'économie de marché sociale et libre. Il repose sur le principe de la concurrence et constitue notre plus grand nombre de réalisations. Pour l'industrie des moulins à vent, la politique a sapé cette loi. L'industrie des moulins à vent se tient par la main et la politique les gâte avec des milliards. Depuis 25 ans, l’industrie éolienne reçoit des centaines de milliards d’euros de subventions et ne parvient toujours pas à survivre seule sur le marché. Le citoyen paie. "Savez-vous combien de chômeurs font autrement?", Ont demandé les représentants au ministre de l'Economie. Et M. Altmaier a déclaré qu'il ne souhaitait pas connaître le même déclin dans l'industrie éolienne que dans l'industrie solaire allemande. Au lieu de cela, les politiciens rêvent de de vendre cette technologie sur le marché mondial. Évidemment, cela n’est pas possible dans la mesure souhaitée, sinon ils n’auraient pas besoin de subventions.
EO: Pour d'autres industries, telles que l'industrie automobile, le ministre semble se soucier moins des chômeurs. Les associations des industries de l'énergie (BDEW) et de l'ingénierie mécanique (VDMA), l'association allemande de l'énergie éolienne (BWE), l'association des entrepreneurs municipaux, l'aide allemande à l'environnement (DHU), le WWF, Greenpeace et Germanwatch exigent un plan en dix points de la politique, soyez clair avouer à la protection du climat et donc à l'expansion des énergies renouvelables. Les politiciens doivent promouvoir activement l’énergie éolienne sur la terre en tant que contribution à la protection du climat. Qu'en pensez vous?
Detlef Ahlborn: "Ce que vous faites n'est pas efficace pour la protection du climat", ai-je dit aux personnes concernées. Je fais référence au Conseil allemand des experts économiques pour l’évaluation du développement macroéconomique. En conséquence, l'Allemagne était responsable de 2,3% des émissions de CO2 anthropiques dans le monde en 2016. 97,7% proviennent d'autres sources. Même si nous réduisions nos émissions de CO2 à zéro, nous ne pourrions pas arrêter le changement climatique. De plus, ce que les centrales au charbon émettent chez nous par rapport à la Chine, ce sont des doses homéopathiques. En outre, l’énergie éolienne représente moins de trois pour cent de la consommation d’énergie primaire. Comme on dit en mathématiques, la contribution à la réduction de CO2 est, en première approximation, négligeable.
EO: Pour pouvoir sortir du charbon après le nucléaire, selon la Commission "Croissance, changements structurels et emploi", les énergies renouvelables doivent couvrir 65% de la consommation d'électricité et maintenir la sécurité d'approvisionnement.
Detlef Ahlborn: C'est un non-sens. Les énergies renouvelables n'offrent aucune sécurité d'approvisionnement, car elles dépendent des aléas du vent et du soleil. Dans l'intervalle, il a été prouvé que l'état de fonctionnement le plus probable d'une éolienne est à l'arrêt! Les pics de courant (trop de puissance) et les vallées fluviales (trop peu de puissance) ne peuvent pas être "lissés" avec d'autres éoliennes, comme on l'appelle parfois magnifique.
EO: Le plan de points considère l'énergie éolienne terrestre comme une charge et un trait de force de la transition énergétique. L’industrie de l’énergie et les fabricants d’équipements sont sur le point d’investir. Il a maintenant besoin de bonnes conditions pour son expansion.
Detlef Ahlborn: Les conditions-cadres existent déjà. Le fait que moins d'éoliennes soient actuellement installées est dû aux chiffres d'expansion élevés des années précédentes. En raison des offres de 2017, de nombreux permis ont été avancés. Dans les années 2015 et 2016, la puissance politique recherchée était de 2 600 MW et, à partir de 2017, de 2 800 MW. L'excédent depuis 2015 est de 5 300 MW. Avec les 271 MW construits jusqu'à présent en 2019, même avec un arrêt immédiat de l'expansion à la fin de 2020, le corridor cible aurait été atteint. L'association allemande de l'énergie éolienne manipule le public lorsqu'elle prétend qu'il y a trop peu de permis. Selon l'Agence de l'énergie éolienne, à la fin du mois de juillet 2019, 4 324 MW d'installations déjà approuvées étaient prêts mais non encore construits. Ce n'est pas non plus dû à une poursuite judiciaire
EO: Comment pourrait-on arriver à un tel renversement d'énergie si coûteux pour des milliards d'euros?
Detlef Ahlborn: Pour moi, la misère en matière d'éducation en Allemagne est le terrain sur lequel cette transition énergétique s'est développée. Le manque de connaissances de base en mathématiques et en physique chez de nombreux acteurs impliqués dans la transition énergétique, est dévastateur. Imaginez un tuyau d'arrosage: ce qui s'écoule en une milliseconde à la fin doit remonter directement au début. Même l'électricité doit être prête immédiatement. Puisqu'ils ne peuvent pas aveugler les personnes avec des moyennes nominales et annuelles. Mon impression est qu'aujourd'hui les relations physiques sont classées comme bonnes ou mauvaises. Je dis: nous pouvons combler le déficit d’approvisionnement que les énergies renouvelables laissent avec du charbon, de l’énergie nucléaire ou du gaz. Entre les deux, nous avons le choix. C'était ça.
Il est incroyable que l'Allemagne, avec sa tradition scientifique, ses physiciens, ses mathématiciens et ses inventeurs de renommée mondiale comptent désormais sur un approvisionnement en énergie qui échoue en moyenne trois mois par an et qui est indisponible.
EO: Comment le Cabinet du climat décidera-t-il le 20 septembre?
Detlef Ahlborn: Je ne sais pas ce qu'ils vont faire. Quand ils ont le cerveau, ils freinent. Je ne peux que recommander la politique et l'industrie des moulins à vent: soyez honnête. Dis la vérité
EO: M. Ahlborn, merci pour l'interview.
commentaire :
"L'objectif est de parvenir à un" consensus national "comme pour la sortie du nucléaire et du charbon", a déclaré le ministre fédéral de l'Economie, Peter Altmaier (CDU), à l'issue de la réunion des éoliennes à Berlin. L’objectif est, par exemple, de libérer davantage d’espace pour les éoliennes et d’accélérer les procédures d’homologation. "En outre, l'acceptation des parcs éoliens devrait être accrue", indique-t-il après un message dpa sur world.de.
On est étonné. Avez-vous voté aux urnes pour sortir de l'énergie nucléaire et du charbon? Ou bien le consensus correspond-il à des sondages réalisés par des sondeurs d’opinion? La chancelière fédérale Angela Merkel (CDU) panique face à Fukushima, perdant de nouvelles élections au profit des Verts? Avez-vous été interrogé alors? Et surtout, un consensus ne peut être anticipé que par une discussion ouverte dans laquelle les avantages et les inconvénients sont pris en compte de manière égale. Est-ce que cela est arrivé avec le nucléaire "radiant" et le charbon "sale"? Et que dire des roues éco-éoliennes écolo et verdoyantes, censées ne causer de tort à personne?
Avant tout, l’audace de parvenir à un consensus national, dans lequel le ministre Altmaier fixait déjà les objectifs: le citoyen se félicite du fait que davantage d’espace pour les éoliennes sont disponibles et que les procédures d’approbation soient accélérées. Le citoyen, qui paie des milliards d'euros pour la transition énergétique, doit accepter encore plus de parcs éoliens. Point. Est-ce la démocratie?
https://eifelon.de/umland/berlin/der-wahrscheinlichste-betriebszustand-eines-windrads-ist-der-stillstand.html?fbclid=IwAR3tFgUi5hxVarm-vjSFB4bDb9KI8hzvyQya2XRhwA7dxlrBC-GU4HgLhZk

08/09/19En Allemagne, l'éolien traverse un trou d'air
L'expansion de l'éolien terrestre a marque le pas depuis 2016, année où les subventions ont été réduites. Le secteur doit aussi affronter l'hostilité croissante des riverains. Cette crise pourrait remettre en cause le succès de la transition énergétique dans le pays.
Fer de lance de la transition énergétique allemande, l'éolien est en crise. Après des années de hausse de ses capacités, le secteur assure désormais un cinquième de la production allemande d'électricité, mais subit une crise ouverte aux ramifications sociales et politiques. Plus de 600 initiatives citoyennes ont fleuri contre les nouvelles installations d'éoliennes et dans l'Est, l'arrondissement de Saale-Orla offre 2000 euros à qui s'assure un avis d'expert contre les moulins à vent du XXIème siècle.
"Protégeons nos paysages, les hommes et les animaux": le parti d'extrême droite AfD, prompt à surfer sur les colères du moment, a fait de la lutte contre l'éolien l'un de ses principaux thèmes de campagne lors des élections régionales dans le Brandebourg la semaine dernière.
L'installation de turbines en recul de plus de 80%
"En ce qui concerne l'expansion de l'éolien terrestre, l'Allemagne est passée de la voie rapide à la bande d'arrêt d'urgence", résume Achim Derck, président de la fédération allemande DIHK des chambres de commerce et d'industrie. Le nombre de nouvelles turbines installées outre-Rhin depuis le début de l'année affiche, sur une année, recul de 82%, indique la fédération allemande du secteur (EBW). L'an passé, l'Allemagne s'est dotée d'une capacité supplémentaire de production inférieure de moitié à celle de 2017. Les appels d'offres pour attribuer de nouvelles capacités de production ne trouvent pas preneurs. La tendance est d'ailleurs jugée "inquiétante" par l'agence fédérale des réseaux.
Cette crise de l'éolien "remet en cause le succès de la transition énergétique en Allemagne", déplore Hermann Albers, président de la fédération allemande de l'énergie éolienne (BWE), interrogé par l'AFP.
L'Allemagne compte fermer sa dernière centrale nucléaire en 2022 et se débarrasser du très polluant charbon d'ici 2038. Les énergies renouvelables, éolien et solaire en tête, doivent pour cela poursuivre leur montée en puissance pour représenter 65% de la production d'électricité en 2030, contre 40% aujourd'hui.
Des subventions trop lourdes pour le contribuable
Selon plusieurs acteurs du secteur, le point de bascule a été atteint en 2016, lorsque le gouvernement, jugeant le secteur arrivé à maturité et les subventions trop lourdes pour le contribuable, a modifié le niveau de ses aides. L'amendement à la loi énergétique allemande (EEG) a supprimé les revenus garantis, et favorisé la mise en concurrence via des appels d'offres.
Pour les investisseurs, déjà confrontés à la concurrence étrangère et aux longs délais d'attribution des permis de construire, ce changement de cap a achevé de transformer l'éolien allemand en épouvantail. Dans les mois qui ont suivi, 26.000 emplois ont été supprimés dans ce secteur en Allemagne, soit plus que dans le charbon, selon les chiffres récemment publiés par le Bundestag à la demande du parti de gauche Die Linke.
"Nous avions tiré la sonnette d'alarme. Mais la raison pour laquelle le gouvernement allemand s'est engagé sur cette voie reste à ce jour un mystère", critique Hermann Albers.
Unifier la réglementation
Le ministre allemand de l'Economie, Peter Altmaier (CDU), a convoqué une consultation de crise. Les différents du secteur ont pu s'exprimer à huis clos, deux semaines avant l'annonce d'un vaste "plan climat" allemand, censé permettre à Berlin de rattraper son retard en terme d'objectifs climatiques.
Pour relancer l'expansion du réseau, les acteurs allemands de l'éolien exigent notamment une réglementation uniforme dans le pays, alors que les distances imposées aux éoliennes par rapport aux habitations varient d'une région à l'autre. "Je n'ai pas l'impression que le gouvernement allemand comprenne qu'il est en train de détruire un écosystème économique source d'ingénierie de pointe, d'innovation, qui a pris du temps a être créé et qui a fait beaucoup pour la réputation de l'Allemagne", regrette Yves Rannou, patron du fabricant d'éoliennes Senvion.
Cette entreprise de 4400 salariés, installée près de Hambourg, a annoncé fin août qu'elle mettait la clé sous la porte. Senvion a été touché de plein de fouet par l'effondrement du marché allemand en 2016, qui représentait 60% de ses revenus, contre 20% aujourd'hui. "Nous ne sommes que la partie émergée de l'iceberg, les premiers à mettre genou à terre mais pas les derniers", avertit son patron.
https://www.bfmtv.com/economie/en-allemagne-l-eolien-traverse-un-trou-d-air-1762605.html#xtor=AL-68

06/09/19L’expansion de l’énergie éolienne ne peut pas durer indéfiniment
L’utilisation de l’énergie éolienne pour le sol est considérable et la résistance des habitants et des défenseurs de l’environnement est grande. La croissance de l'industrie atteint ses limites.

La crise de l'industrie éolienne ne peut être niée. Les années au cours desquelles des éoliennes d'une capacité de 4 000 mégawatts et plus ont été installées en Allemagne ne semblent pas reproductibles du point de vue actuel. Au premier semestre de 2019, il n'y avait pratiquement pas de nouvelle construction. Le ministre fédéral de l'Économie, Peter Altmaier (CDU) a reconnu ce signal d'alarme et a rencontré jeudi le secteur avec le ministre lors d'un sommet de crise . Le signal qu'Altmaier souhaite envoyer est clair: "Regardez, j'ai compris le problème et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour le résoudre." Mais les chances de succès sont faibles.
Il y a plusieurs raisons à cela. Certaines sont très concrètes et se manifestent dans la résistance massive des défenseurs de l'environnement et des habitants qui se plaignent. les autres pèsent encore plus lourdement: la question se pose de savoir si l’énergie éolienne sera en mesure de réaliser les objectifs de ses partisans.
Les manifestations contre presque tous les parcs éoliens du pays ont atteint une dimension qui aurait été considérée comme impossible il y a quelques années à peine. En outre, il existe des procédures d'approbation extrêmement longues. Selon l'industrie, environ 11 000 mégawatts de capacité éolienne installée sont bloqués dans des procédures, ce qui peut prendre trois à cinq ans au total.
Selon l'industrie, 4 000 mégawatts supplémentaires sont bloqués par des objections au contrôle du trafic aérien et 800 autres mégawatts de permis déjà accordés sont dénoncés. Les problèmes de protection des oiseaux, perçus comme trop éloignés des zones résidentielles, les nuisances sonores ou les ombres sont les principales causes de plaintes et de protestations. En outre, trop peu de zones sont expulsées ou des réglementations strictes en matière de distance s'appliquent qui étouffent les projets d'expansion dans l'œuf.
L'industrie a fait un certain nombre de propositions pour se remettre sur les rails . Certaines d'entre elles semblent être viables, telles que l'obligation pour le gouvernement fédéral et les gouvernements des États de mieux coordonner la désignation des terres ou de faciliter le remplacement des anciennes centrales par de nouvelles («repowering»). La résistance de l’industrie aux réglementations strictes en matière de distances rigides et forfaitaires devrait également être fructueuse. Les obstacles apparus depuis des années en raison des préoccupations du contrôle du trafic aérien peuvent également être écartés.
Obstacles juridiques élevés à l'expansion de l'énergie éolienne
Toujours le sujet le plus difficile, la protection de la nature. L'industrie appelle à privilégier l'énergie éolienne. La question de savoir si le cerf-volant rouge a plus de valeur qu'une nouvelle éolienne devrait recevoir une réponse aussi favorable que possible en faveur de l'industrie éolienne. Les entreprises affirment que les réglementations en matière de conservation de la nature doivent être interprétées comme "normalisées" et "praticables". Ils font valoir que l'expansion de l'énergie éolienne sert la protection du climat, alors que la protection du climat sert la biodiversité. C'est une logique très vulnérable.
L'Office fédéral de la protection de la nature, qui dépend du ministère fédéral de l'Environnement, a déjà pris la parole et souligne que l'expansion de l'énergie éolienne doit avoir lieu "encore plus qu'avant dans les endroits les plus respectueux de l'environnement et les plus respectueux de l'environnement". La protection des espèces doit être prise en compte "dès le début" lors de la planification et de l'essai de sites éoliens. Les demandes de stabilisation de l'expansion de l'énergie éolienne ne devraient pas être supportées par la nature et le paysage. Par mesure de précaution, l’office fédéral demande également l’application, dans le respect des lois, des législations européenne et allemande sur la protection des espèces.
Tous les citoyens comprennent que la conservation des paysages et de la nature continuera de poser d'importants obstacles juridiques à l'expansion de l'énergie éolienne à l'avenir. L'utilisation des terres pour l'énergie éolienne est importante - la sensibilité à la conservation des espèces également.
Ici le cercle se ferme. L'expansion de l'énergie éolienne a déjà atteint ses limites, qui ne peuvent être que partiellement réduites. L'industrie est autorisée à se plaindre. Cependant, la politique doit accepter la réalité et ne doit plus prétendre que les acquis incontestables de l’énergie éolienne des années précédentes peuvent se poursuivre indéfiniment.
Ce qui nous amène à la partie la plus difficile du sujet: combien d’énergie éolienne est gérable et réaliste? Un petit jeu de chiffres: L'année dernière, les éoliennes en Allemagne ont livré 113 térawattheures d'électricité. La consommation d'électricité nette en Allemagne l'an dernier était de 527 térawattheures. Selon les prévisions et les déclarations d'intention politiques, l'Allemagne consommera beaucoup plus d'électricité à l'avenir, car elle doit également être utilisée dans le secteur des transports ou pour le chauffage des bâtiments.
Plusieurs études ont prédit une multiplication de la consommation d'énergie par ce couplage sectoriel. Quiconque veut donner à l'énergie éolienne un rôle encore plus important et veut augmenter sa part en pourcentage est littéralement à la limite. Le pays est tout simplement trop petit pour cela.
Plus: Tristesse dans l’énergie éolienne: Des milliers d’emplois sont perdus. 
La sortie de l'énergie éolienne pourrait venir encore plus vite que celle du charbon.
https://www.handelsblatt.com/meinung/kommentare/kommentar-der-windkraft-ausbau-kann-nicht-beliebig-weitergehen/24980170.html?fbclid=IwAR34pXV54GtxOB1XrVqM-qgVv5clt9q1-X4x_39veuIz2V-me7aLtrjzE78&ticket=ST-23389302-TbzIdhxggDXk4hBcdtGs-ap2

06/09/19
En Allemagne, la panne de l’éolien menace la transition énergétique
Alors que la construction d’éoliennes s’effondre outre-Rhin, le gouvernement tente de sauver ce secteur pour soutenir la production d’électricité verte.
La liste des invités était longue, les titres, ronflants, et les attentes, au maximum. Répondant à l’invitation du ministre de l’économie, Peter Altmaier, une cinquantaine de personnalités – élus régionaux, chefs d’entreprise, experts, militants écologistes – se sont réunies, à Berlin, jeudi 5 septembre, pour prendre part à un « sommet de l’énergie éolienne ». Début août, le gouvernement avait convoqué la réunion, comme pour souligner sa volonté de sortir ce secteur emblématique de la crise dans laquelle il est plongé, outre-Rhin, depuis un an.
« La branche de l’éolien est confrontée à de gros problèmes, surtout en matière de construction d’éoliennes terrestres », a reconnu M. Altmaier à l’issue de la rencontre à huis clos. Mais les résultats concrets sont plutôt minces.
Au cours des prochains mois, le gouvernement fédéral et les Etats régionaux travailleront sur une séries de mesures visant à relancer la construction d’éoliennes terrestres, presque tombée au point mort. Parmi les mesures évoquées, Berlin veut faciliter la mise à disposition de terrains pour l’installation de parcs éoliens et accélérer les octrois de permis. Et les autorités devront œuvrer à renforcer l’acceptation des éoliennes par les citoyens. En bref, « nous avons besoin d’un consensus national sur la transition énergétique et l’expansion de l’énergie éolienne, comme c’est le cas pour la sortie du nucléaire et du charbon », a souligné le ministre.
« De la voie de gauche à la bande d’arrêt d’urgence »
Car l’heure est grave. La construction d’éoliennes terrestres, après avoir culminé à presque 1 800 unités en 2017, est tombée à 743 en 2018, portant le total à un peu plus de 30 000. Et pour les six premiers mois de 2019, seules 86 éoliennes ont été construites. C’est le pire semestre, outre-Rhin, depuis vingt ans. « Pour ce qui est de l’expansion de l’éolien terrestre, l’Allemagne est passée de la voie de gauche à la bande d’arrêt d’urgence », ironise Achim Derks, président de la fédération allemande des chambres de commerce et d’industrie.

Alors que les capacités de l’éolien terrestre ont bondi de 5,3 gigawatts en 2017, elles n’ont crû que de 0,3 gigawatt au premier semestre
Alors que les capacités de l’éolien terrestre ont bondi de 5,3 gigawatts (GW) en 2017, celles-ci n’ont augmenté que de 0,3 GW, entre janvier en juin 2019. Même en y ajoutant l’éolien offshore, moins touché par la crise, l’Allemagne devrait produire, tout au plus, 1,5 GW d’installations nouvelles cette année, contre 6,6 GW au total en 2017, d’après les estimations du secteur.

https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/09/06/en-allemagne-la-crise-de-l-eolien-menace-la-transition-energetique_5507061_3234.html

05/09/19 : Office fédéral : l'expansion de l'énergie éolienne doit respecter la protection de la nature
https://www.t-online.de/nachrichten/deutschland/id_86392680/-windgipfel-sucht-loesungen-bundesamt-windkraft-ausbau-muss-naturschutz-respektieren.html?fbclid=IwAR0A6T340ZClqP3YmNiEYIXiV57OnaR_sRpGCfcma1BPN9hQheEhMgnCrh4

05/09/19 : L'éolien s'essouffle en Allemagne
Le ministre allemand de l’Économie, Peter Almaier (CDU), a convoqué hier une réunion de crise autour de l’éolien qui assure 20% de la production d’électricité dans le pays.
Les énergies renouvelables ont le vent en poupe en Allemagne. Surtout depuis que le pays a décidé de fermer ses centrales nucléaires (13% de la production d’électricité aujourd’hui) à l’horizon 2022 et ses centrales à charbon (38% du total) à l’horizon 2038. Si elle veut tenir ses objectifs, la République fédérale n’aura d’autre choix que de développer encore les renouvelables (40%), en premier lieu l’éolien qui représente 20% de la production d’électricité dans le pays.
Mais ce qui avait commencé comme un conte de fée est en train de virer au cauchemar. "En ce qui concerne l’expansion de l’éolien terrestre, l’Allemagne est passée de la voie rapide à la bande d’arrêt d’urgence", résume Achim Derck, président de la fédération allemande des chambres de commerce et d’industrie. Le pays, qui avait construit 6,6 gigawatts (GW) de capacités éoliennes terrestres en 2017 a vu ce chiffre chuter de moitié l’an passé. Pour 2019, le secteur attend moins de 1 GW d’installations nouvelles, selon les estimations de la Fédération mondiale de l’énergie éolienne, WWEA. Pour tenir sa part des objectifs climatiques définis lors de la conférence de Paris sur le climat (réchauffement climatique limité à 1,5 degré), l’Allemagne devrait construire chaque année 9 GW d’éoliennes supplémentaires, selon les calculs de Volker Quaschning de l’école de technique et économique de Berlin.
1,5 million de propriétaires
"En ce qui concerne l’expansion de l’éolien terrestre, l’Allemagne est passée de la voie rapide à la bande d’arrêt d’urgence." ACHIM DERCK
PRÉSIDENT DE LA FÉDÉRATION ALLEMANDE DES CHAMBRES DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE
Petit retour en arrière. En 2000, le gouvernement allemand adopte la loi dite EEG (loi sur les énergies renouvelables) destinée à stimuler l’ensemble des énergies propres.
Le secteur éolien est tout particulièrement subventionné. Chaque particulier, chaque commune faisant édifier une éolienne est assuré de vendre son courant au réseau à un prix supérieur au cours du marché. Le pays compte aujourd’hui 30.000 éoliennes. La plupart appartiennent à des groupements de citoyens. 1,5 million d’Allemands sont aujourd’hui propriétaires d’éoliennes ou d’installations solaires. Les géants de l’électricité – RWE, EON, EnBW et Vattenfall – quasiment absents du créneau, ont ainsi perdu d’énormes parts de marché. Est-ce la raison qui a poussé chrétiens et sociaux démocrates à revenir sur la loi EEG en 2016, comme le supposent les Verts? La majorité d’Angela Merkel décidait alors dans son contrat de coalition d’encadrer plus strictement les subventions, accusées de plomber les finances publiques. Depuis, la part des nouvelles installations a chuté de 82%. Le secteur, qui compte 160.000 emplois, a perdu 26.000 postes du fait de nombreuses faillites.
Le recul de la croissance est accru par la densité démographique du pays. Les terrains libres sont devenus rares, d’autant plus que les nouveaux projets se heurtent à la résistance acharnée des populations. 600 initiatives citoyennes ont fleuri contre les nouvelles installations. En ex-RDA, le parti d’extrême droite AfD a fait de la lutte contre les éoliennes l’une des priorités de sa politique énergétique, à côté du maintien du charbon, seule ressource de ces régions. La disparité légale accroît les obstacles. Ainsi en Bavière, la distance entre une éolienne et l’habitation la plus proche doit être de 10 fois la hauteur de l’installation (200 mètres pour les modèles de la dernière génération), ce qui rend toute construction de fait impossible. "Nous avons besoin d’une plus grande acceptation des populations, insiste Mathias Miersch, spécialiste environnement du SPD. Les réglementations comme celle de la Bavière rendent tout développement de l’éolien impossible. En Bavière, le secteur est au point mort." Pour relancer l’expansion du réseau, les acteurs allemands de l’éolien, réunis jeudi à Berlin, exigent notamment une réglementation uniforme dans le pays.
https://www.lecho.be/entreprises/energie/l-eolien-s-essouffle-en-allemagne/10159841.html

05/09/19Le lobby éolien allemand demande que la protection des espèces en voie de disparition soit réduite au minimum
Considérez le tumulte qui accueille la plupart des propositions liées à l'environnement qui pourraient même avoir un impact négatif sur tout type de faune. Puis, demandez-vous à quoi l’industrie éolienne a jusqu’à présent été autorisée à s’échapper. Le refoulement a-t-il une chance face à la mythologie actuelle du changement climatique?
L'interdiction de tuer des espèces menacées d'extinction est en train de devenir un «obstacle absolu à la planification» de nouveaux parcs éoliens en Allemagne, déclare Die Welt.
Maintenant, le lobby éolien veut assouplir les lois de conservation protégeant les espèces en voie de disparition. L'industrie éolienne peut difficilement installer de nouvelles éoliennes à cause d'un flot de plaintes.
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L'interdiction de tuer des animaux sauvages en voie de disparition est en train de devenir un «obstacle absolu à la planification» - des chiffres de décès extrapolés montrent que des dizaines de milliers d'oiseaux sont touchés.
Lorsque le secteur de l'éolien a présenté ses résultats intermédiaires à la fin du mois de juillet, les ondes de choc ont dépassé de loin le paysage de l'éco-électricité: au cours des six premiers mois de l'année, seules 35 nouvelles éoliennes ont été ajoutées en Allemagne.
L’Association allemande de l’énergie éolienne (BWE) estime en effet qu’il est nécessaire de construire plus de 1 400 éoliennes par an pour atteindre les objectifs nationaux en matière d’énergie renouvelable d’ici 2030.
Le gouvernement allemand a été alarmé. Il venait de se fixer l'objectif de 65% d'électricité renouvelable d'ici 2030.
Maintenant, l’énergie éolienne, le principal moteur de la transition vers les énergies vertes, risque de disparaître au moment même où les jeunes activistes du climat font la une des journaux et lorsque les craintes des citoyens en matière de climat se révèlent importantes pour les élections. Le ministre fédéral de l'Economie, Peter Altmaier (CDU), a donc convoqué un "sommet de l'énergie éolienne" ce jeudi.
L’industrie éolienne a des idées très précises sur ce que cette réunion doit décider afin de relancer ses activités. La plupart des projets de parcs éoliens échouent à cause des plaintes des défenseurs de la forêt et des oiseaux et du manque de permis en vertu de la loi sur la protection des espèces.
L'article 44 de la loi fédérale sur la protection de la nature interdit de tuer des espèces sauvages menacées d'extinction et est devenu un «obstacle absolu à la planification» du point de vue de l'industrie. Au Sommet du vent d’Altmaier, l’industrie veut lever cet obstacle.
Il n’est pas fréquent qu’une industrie écologique, de toutes les industries, exige l’adoucissement des lois sur la conservation. Après tout, l '«étude sur le progrès» avait déjà estimé en 2015 que les 12 841 éoliennes de la zone d'étude du nord de l'Allemagne étaient responsables de la mort de 7865 buses, de 10 370 pigeons annelés, de 11 843 canards colverts et de 11 197 goélands en un an.
De tels nombres de victimes se sont produits bien que les autorités de protection de la nature aient eu leur mot à dire dans l'approbation des parcs éoliens.
Compte tenu des milliers d'animaux morts, on pourrait en conclure que les fonctionnaires n'étaient pas trop stricts. Mais c’est exactement ce que prétend l’association allemande de l’énergie éolienne.


05/09/19Allemagne : l'éolien, pilier de la transition énergétique, vacille
Pilier de la transition énergétique allemande, l'éolien voit plonger les investissements et affronte l'hostilité croissante des riverains, poussant le gouvernement d'Angela Merkel à organiser jeudi une réunion de crise.
Après des années de hausse de ses capacités, le secteur assure désormais un cinquième de la production allemande d'électricité, mais subit une crise ouverte aux ramifications sociales et politiques.
Plus de 600 initiatives citoyennes ont fleuri contre les nouvelles installations d'éoliennes et dans l'Est, l'arrondissement de Saale-Orla offre 2.000 euros à qui s'assure un avis d'expert contre ces modernes moulins à vent.
"Protégeons nos paysages, les hommes et les animaux": le parti d'extrême droite AfD, prompt à surfer sur les colères du moment, a fait de la lutte contre l'éolien l'un de ses principaux thèmes de campagne lors des élections régionales dans le Brandebourg la semaine dernière.
"En ce qui concerne l’expansion de l'éolien terrestre, l'Allemagne est passée de la voie rapide à la bande d'arrêt d'urgence", résume Achim Derck, président de la fédération allemande DIHK des chambres de commerce et d'industrie.
Le nombre de nouvelles turbines installées en Allemagne depuis le début de l'année est en recul de 82% sur un an, indique la fédération allemande du secteur (EBW). En 2018, l'Allemagne s'est dotée d'une capacité supplémentaire de production inférieure de moitié à celle de 2017.
Les appels d'offres pour attribuer de nouvelles capacités de production ne trouvent pas preneurs, une tendance jugée "inquiétante" par l'agence fédérale des réseaux.
Cette crise de l'éolien "remet en cause le succès de la transition énergétique en Allemagne", déplore Hermann Albers, président de la fédération allemande de l'énergie éolienne (BWE), dans un entretien à l'AFP.
L'Allemagne compte fermer sa dernière centrale nucléaire en 2022 et se débarrasser du très polluant charbon d'ici 2038. Les énergies renouvelables, éolien et solaire en tête, doivent pour cela poursuivre leur montée en puissance pour représenter 65% de la production d'électricité en 2030, contre 40% aujourd'hui.
Selon plusieurs acteurs du secteur, le point de bascule a été atteint en 2016, lorsque le gouvernement, jugeant le secteur arrivé à maturité et les subventions trop lourdes pour le contribuable, a modifié ses aides.
L'amendement à la loi énergétique allemande (EEG) a supprimé les revenus garantis, et favorisé la mise en concurrence via des appels d'offres.
Pour les investisseurs, déjà confrontés à la concurrence étrangère et aux longs délais d'attribution des permis de construire, ce changement de cap a achevé de transformer l'éolien allemand en épouvantail.
Dans les mois qui ont suivi, 26.000 emplois ont été supprimés dans ce secteur en Allemagne, soit plus que dans le charbon, selon les chiffres récemment publiés par le Bundestag à la demande du parti de gauche Die Linke.
- 'Genou à terre' -
"Nous avions tiré la sonnette d'alarme. Mais la raison pour laquelle le gouvernement allemand s'est engagé sur cette voie reste à ce jour un mystère", critique M. Albers.
Le ministre allemand de l'Economie, Peter Altmaier (CDU), a décidé de convoquer jeudi une consultation de crise à huis clos avec les différents du secteur, deux semaines avant l'annonce d'un vaste "plan climat" allemand, censé permettre à Berlin de rattraper son retard en terme d'objectifs climatiques.
Pour relancer l’expansion du réseau, les acteurs allemands de l'éolien exigent notamment une réglementation uniforme dans le pays, alors que les distances imposées aux éoliennes par rapport aux habitations varient d'une région à l'autre.
"Je n'ai pas l'impression que le gouvernement allemand comprenne qu'il est en train de détruire un écosystème économique source d’ingénierie de pointe, d'innovation, qui a pris du temps a être créé et qui a fait beaucoup pour la réputation de l'Allemagne", regrette Yves Rannou, patron du fabricant d'éoliennes Senvion.
Cette entreprise de 4.400 salariés, installée près de Hambourg, a annoncé fin août mettre la clé sous la porte, touchée de plein de fouet par l'effondrement du marché allemand en 2016, qui représentait 60% de ses revenus, contre 20% aujourd'hui.
"Nous ne sommes que la partie émergée de l'iceberg, les premiers à mettre genou à terre mais pas les derniers", avertit le patron.
https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/allemagne-l-eolien-pilier-de-la-transition-energetique-vacille_136936?fbclid=IwAR1Lha5hpNmkp3PCyj3b1MJqfGxPT0RQsjZBg52DoCG0tK97K2sMUgj35_Q

05/09/19 : Allemagne : réunion autour de l'éolien, pilier de la transition énergétique en crise
https://www.connaissancedesenergies.org/afp/allemagne-leolien-pilier-de-la-transition-energetique-vacille-190905

30/08/19 : Energie éolienne : défaillance totale
Seules quelques nouvelles éoliennes et partout des citoyens protestent: L'expansion de l'énergie éolienne tombe en panne. La politique est aussi divisée que jamais. Comment la révolution énergétique devrait-elle réussir ?

Dans la lutte contre les nouvelles éoliennes, on se rend dans le district de Saale-Orla, en Thuringe, entre temps et de manière peu conventionnelle. Au printemps, le comité de district a décidé à l'unanimité d'octroyer une subvention de 2 000 € aux initiatives citoyennes lors de la commande de rapports sur les parcs éoliens . C'est beaucoup d'argent pour les communautés souvent sordides, les soi-disant évaluations d'impact sur l'environnement entraînent des coûts financiers élevés.
Le fait que l'argent des contribuables publics soit maintenant utilisé pour au moins retarder l'expansion de l'énergie éolienne est l'une des absurdités de la transition énergétique allemande . Le conseil de district de la CDU de Saale-Orla souhaite exprimer sur demande non pas finalement le soutien de l'État, mais seulement beaucoup: elle était encore en considération.
Que ce soit l'électricité verte , l'expansion du réseau, la sortie du nucléaire et du charbon, le plus grand projet énergétique d'Allemagne est actuellement extrêmement erroné. Mais la situation est particulièrement dramatique en matière de développement de l’énergie éolienne terrestre. Au cours du premier semestre de cette année seulement, seules 35 nouvelles éoliennes d’une capacité d’environ 230 mégawatts ont été mises en service. C'est la pire valeur depuis 20 ans , 80% de moins que l'an dernier. Si vous regardez l’énergie éolienne, l’Allemagne est maintenant un pays divisé: dans le nord du pays, l’éolien est exploité à grande échelle. En Bavière et en Hesse, au cours des six premiers mois, aucune éolienne n’a été mise en service.
L'industrie met en garde contre une "crise existentielle"
Les entreprises du secteur en ressentent les conséquences. Hans-Dieter Kettwig, directeur général d'Enercon, le plus grand producteur d'éoliennes d'Allemagne, parle d'une "crise existentielle" et d'un "effondrement total". La moyenne entreprise de Frise orientale n’a traditionnellement publié aucun chiffre, mais il existe sans aucun doute une "situation des commandes misérable et une baisse significative des bénéfices des entreprises nationales". Ce n’est qu’au printemps que le fabricant d’éoliennes Senvion de Hambourg a dû se déclarer en faillite. Il y a environ dix ans, des investisseurs étrangers avaient lancé une bataille d'adjudication d'un milliardaire pour la société, qui s'appelait encore à l'époque Repower.
L'industrie éolienne a perdu plus de 20 000 emplois en 2017 seulement par rapport à l'année précédente, mais il n'existe plus de chiffres actualisés à ce jour. Alors que l'Allemagne était autrefois le leader mondial de l'énergie éolienne, elle ne représente aujourd'hui que 2,5% du volume du marché mondial. L'énergie éolienne rompt le marché domestique. "L'Allemagne menace de perdre sa connexion en tant que site industriel et industriel innovant", prévient Wolfram Axthelm de l'Association allemande de l'énergie éolienne (BWE). Lorsque les promoteurs de projets et les fabricants d'installations allemands développent de nouveaux parcs, ils préfèrent partir à l'étranger: au Texas, en France ou à Taiwan, ils trouvent désormais de meilleures conditions.
Semblable à la crise solaire
La situation rappelle la crise de l'industrie solaire allemande il y a cinq ans. À cette époque, toute une industrie s’est effondrée, qui s’était auparavant développée grâce à un financement lucratif octroyé au titre de la Loi sur les sources d’énergie renouvelables (EEG), jusqu’à ce qu’on découvre que les entreprises chinoises peuvent produire des cellules azur beaucoup moins chères et tout aussi bien. Le ministre fédéral de l'Environnement de l'époque, Peter Altmaier, a couvert l'année 2013 et a promis un frein des prix. Par la suite, le nombre de systèmes solaires nouvellement installés a fortement diminué.
Maintenant, l'industrie éolienne nationale vit des temps similaires, seules les raisons sont complètement différentes. Le kilowattheure d'énergie éolienne est - également parce que l'énergie éolienne est maintenant mise aux enchères et que le fournisseur le moins cher gagne - est désormais concurrentiel. Par conséquent, la crise n’est pas une question de prix, mais de permis: des parcs éoliens d’une capacité de plus de 11 000 mégawatts sont bloqués dans le processus d’approbation - il s’agit de ce que quatre petites centrales au charbon pourraient théoriquement produire.
Les forces armées allemandes ont fait part de leurs préoccupations concernant environ 900 éoliennes en projet.En Rhénanie du Nord-Westphalie, de nombreux projets sont en attente en raison d'objections du contrôle de la circulation aérienne. En outre, après 20 ans d'indemnisation garantie par l'État, les premières éoliennes seront désormais retirées de la production - et ceux qui souhaitent construire une nouvelle éolienne sur le même site devront subir à nouveau l'intégralité du processus d'approbation. Seulement trois ans sont nécessaires au lieu de trois ans pour faire approuver un parc éolien.
Et que ce soit dans la ville souabe de Winterlingen ou à Ferdinandshof dans le Mecklembourg-Poméranie occidentale: au niveau local, la résistance aux nouveaux parcs augmente. Plus de 1 000 initiatives citoyennes, organisées au sein de l'organisation faîtière Reason Power, se défendent et ont une telle influence que les États fédéraux hésitent désormais à réserver une partie de leur territoire à l'énergie éolienne. Plus de 300 éoliennes d'une capacité totale d'environ 1 000 mégawatts font actuellement l'objet de poursuites, selon l'agence Windenergie an Land.
La résistance à la violence vient aussi des défenseurs de la nature. Dans la moitié des moulins à vent du défendeur, les demanderesses invoquent des motifs de protection des espèces. Ils voient la population de cerf-volant rouge menacée ou celle de chauves-souris. Kettwig, PDG d’Enercon, n’achète pas cela chez eux. "Il est impossible d'empêcher les nouveaux projets à terre et même les projets de repowering avec des raisons avancées de biodiversité", a-t-il déclaré. D'autres experts parlent d'une industrie des poursuites bien organisée avec l'aide de défenseurs de l'environnement - ils ne veulent pas être cités.
L’expansion éolienne est un facteur d’équilibre politique, en particulier pour les Verts. Souvent, des exigences strictes en matière de bien-être animal empêchent effectivement la construction de nouvelles installations. "Nous avons un besoin urgent de résoudre le blocage des autorisations - en accélérant les procédures, mais en particulier en définissant des spécifications claires dans le domaine de la protection des espèces", a déclaré Christian Schnibbe du développeur de projet wpd de Brême. Si les objectifs d'expansion de l'énergie éolienne ne sont qu'approximativement atteints, il faut alors réglementer la protection des espèces différemment, dit-il, car sans une protection efficace du climat, cela serait "obsolète à long terme".
Mais la transition énergétique de l'Allemagne sera difficilement possible sans l'expansion de l'énergie éolienne. Le vent est la source d'énergie la plus établie parmi les énergies renouvelables. Le gouvernement fédéral s'est fixé pour objectif de couvrir 65% de sa consommation d'électricité avec de l'électricité verte d'ici 2030 - 44% au premier semestre de 2019. Selon les calculs de l'Association allemande des énergies renouvelables,des éoliennes d'une capacité de 4 700 mégawatts devraient être construites chaque année pour atteindre cet objectif ambitieux . L'année dernière, il ne restait que 230 mégawatts.
L'acceptation de l'AG est divisée
Mais comment convaincre la majorité des Allemands de construire une éolienne dans leur propre jardin ou directement derrière celui-ci? Le gouvernement fédéral avait mis en place une "acceptation de l'AG" l'année dernière pour trouver une solution. Ils se sont rencontrés presque six mois plus tard, mais l’un d’entre eux était désespérément divisé. Le syndicat avait envoyé des représentants très critiques du vent en tant que négociateurs en chef. Le fourré sur les distances minimales généreuses aux maisons. Le SPD souhaitait une expansion plus rapide et une plus grande participation des citoyens.
"Il n'y avait tout simplement aucun compromis à trouver", déclare Johann Saathoff, qui représente le groupe d'État du SPD de Basse-Saxe au Bundestag et était membre de l'AG. "L'acceptation de l'AG n'a fait que se bloquer, c'était un échec", a déclaré Oliver Krischer, expert en énergie et vice-président du groupe parlementaire des Verts. "Les critiques du développement de l'énergie éolienne doivent également dire comment ils veulent atteindre les objectifs de protection du climat sans énergie éolienne."
Altmaier, entre tous, vient de renouer avec l'énergie éolienne, a déclaré le ministre, qui avait justifié il y a six ans le frein du prix de l'électricité et défendu le plafonnement des énergies renouvelables. Pour le 5 septembre, il a invité des représentants de l'industrie, des politiciens et des activistes au Sommet de l'énergie éolienne pour mettre fin à l'impasse. Sous la pression du temps imparti, le ministère des Affaires économiques communique rapidement avec l'Allemagne pour trouver des zones propices aux parcs éoliens qui ne devraient pas immédiatement être traduits en justice.
L’industrie elle-même souhaite mieux impliquer financièrement les citoyens afin de faire progresser l’expansion. "Les municipalités doivent réaliser des bénéfices financiers", déclare Wolfram Axthelm de BWE. Jusqu'à présent, ils perçoivent la taxe professionnelle d'un exploitant de parc éolien. Si, toutefois, comme souvent, il a son siège dans un comté ou un État fédéral différent, cela ne renforce guère la volonté de soutenir de nouvelles éoliennes sur le site.
La participation citoyenne ne fonctionne pas encore
Dans le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, on l’a essayé différemment et décidé, en tant que premier État fédéral, d’une loi sur la participation des citoyens. Aujourd'hui, les promoteurs de parcs éoliens doivent offrir aux citoyens et aux municipalités au moins 20% du capital d'un parc éolien, de sorte que le produit de la vente reste dans la région. Chaque action peut coûter un maximum de 500 euros. L'exploitant de la municipalité peut également s'acquitter d'une taxe compensatoire ou proposer aux citoyens une lettre d'épargne.
Mais comme de nombreux projets restent bloqués dans le pipeline des permis, les résultats provisoires sont dévastateurs: même après trois ans, aucune municipalité n'est impliquée.

https://www.zeit.de/wirtschaft/2019-08/windkraft-ausbau-politik-buergerproteste-energiewende/seite-2



29/08/19« L’Allemagne est en train de perdre son pari énergétique »Malgré des centaines de milliards d’investissement dans sa transition energétique, l’impact climatique est pour l’instant quasiment nul alors que l’éolien représente déjà 25 % de l’électricité produite outre-Rhin et qu’il sera difficile d’aller au-delà, explique Philippe Escande, éditorialiste au « Monde ».
Une jolie flottille de 17 voiliers est venue accueillir dans le port de New York, ce mercredi 28 août, l’arrivée de la nouvelle Jeanne d’Arc du combat climatique mondiale, Greta Thunberg. La jeune Suédoise de 16 ans est invitée par le secrétaire général de l’ONU à s’exprimer au sommet sur le climat qui se tiendra en septembre. Sa voix adolescente émouvra plus sûrement les médias et les citoyens que les représentants des pays émergents les moins motivés ou le président Donald Trump. Mais elle aurait aussi bien pu s’éviter une pénible traversée de deux semaines sur un voilier de course « skippé » par le petit-fils du prince Rainier de Monaco, et rester en Allemagne où elle était en juillet.Lire aussi Arrivée à New York, Greta Thunberg déplore que Trump refuse d’« écouter la science »
Car le plus riche pays d’Europe est en train de perdre son pari énergétique. « Si cela continue, le gouvernement ratera les objectifs qu’il s’est fixés en matière d’énergie renouvelable », résume le directeur adjoint de la chambre de commerce allemande, Achim Dercks, à nos confrères du Financial Times. Son propos se réfère à l’effondrement des implantations d’éoliennes sur le sol allemand. Le nombre de constructions nouvelles a chuté en 2019 de 80 % par rapport à 2018, elle-même en recul de plus de 40 % sur l’année précédente.
Peur du nucléaire
En cause, comme ailleurs en Europe, le manque d’emplacements, les obstacles réglementaires et la rébellion des particuliers contre de nouvelles implantations. Or, compte tenu du faible potentiel du solaire sous ces latitudes, l’énergie du vent est devenue la pierre angulaire de toute la politique énergétique du pays....
https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/08/29/l-allemagne-est-en-train-de-perdre-son-pari-energetique_5504112_3234.html

28/08/19 : Le sort de Senvion sera décidé le 10 septembre
Le fabricant allemand d’éoliennes Senvion, en faillite depuis le début de l’année, va bel et bien être vendu à la découpe. L’entreprise a indiqué aujourd’hui avoir reçu plusieurs offres de reprises partielles de ses activités, mais aucune offre globale. La poursuite de l’activité est actée jusqu’au 10 septembre, date à laquelle la décision finale de cession sera prise.
Les turbines en grand dangerSenvion indique avoir reçu...
https://www.greenunivers.com/2019/08/le-sort-de-senvion-sera-decide-le-10-septembre-209560/

19/08/19 : Blessure corporelle par une éolienne à Kreuzau ?
Le ministère public doit de nouveau faire face aux risques potentiels pour la santé d’une éolienne à Kreuzau.
Un membre de l'association allemande de protection du son pour les humains et les animaux, en abrégé: DSGS , a porté plainte au pénal pour voies de fait.
Preuve médicale manquante
L'homme voit sa santé et même sa vie en danger à cause des bruits des moulins à vent. Il avait déjà fait une annonce contre inconnu au début de l'année dernière. Cependant, à ce moment-là, la procédure a été interrompue peu de temps après. La raison: Du point de vue des avocats, les preuves médicales indiquant que la plante présentait un risque pour la santé étaient insuffisantes.
La procédure est-elle réenregistrée?
En attendant, il devrait y avoir un nouveau rapport médical - publié par un médecin de Cologne. La question de savoir s'il est suffisant de reprendre la procédure est en cours d'examen.
https://www1.wdr.de/nachrichten/rheinland/gesundheitsgefahr-windraeder-100.html


15/08/19Rangendingen : La souffrance
Les nuits blanches, les maux de tête, la dépression - les dommages sur la santé pouvant causer un son persistant à travers les infrasons, sont nombreux. Le biologiste Wolfgang Müller présente dans son livre "Sickness Wind Turbines" l'impact des infrasons sur la santé.
Rangendingen. Lors de la construction d'une centrale éolienne à Haulloch, Rangendingen et Grosselfingen en 2017, les citoyens ont été invités à poser des questions sur le projet de plan régional pour l'énergie éolienne dans le domaine prioritaire "Hohwacht" lors d'une réunion du conseil public. Ils sont venus et ont ensuite formé l'initiative citoyenne "Gegenwind Hohenzollern".
Wolfgang Müller a également commencé à s’occuper plus précisément des émissions d’éoliennes: "Beaucoup de connaissances m’ont demandé un avis en tant que biologiste." Le Rangendinger a étudié et découvert, entre autres, le rapport de mesure de l'Institut national de l'environnement, des mesures et de la conservation de la nature du Bade-Wurtemberg (LUBW). Il a été frappé par des phrases humoristiques, telles que les auteurs accusant une discussion inappropriée sur le sujet mais ne nommant pas leurs protagonistes - probablement des opposants d'éoliennes prévues ou des résidents déjà affectés.
Ainsi, Müller s'est donné pour objectif de traiter scientifiquement le sujet controversé - il a travaillé sur son livre pendant deux ans. Une grande partie de la population ne perçoit que le battage médiatique autour des centrales éoliennes en tant que fournisseurs d’énergie renouvelable et est donc largement favorable aux centrales, car elles n’ont pas non plus de contact direct avec elles. Wolfgang Müller: «Ce sont principalement les habitants des zones rurales, être confronté aux effets négatifs dans votre propre vie ".
La première partie de l'ouvrage décrit les expériences d'une famille de quatre personnes vivant à proximité immédiate d'une éolienne. La famille, dont le nom a été anonymisé, a gardé une trace de l'impact du bruit sur leur vie. Si vous lisez une partie de ce protocole, vous vous sentirez mal à l'aise - la famille semble vivre dans un stress physique et mental. D'un autre côté, les reportages sur de telles expériences sont presque ridiculisés dans une brochure de LUBW - c'est ce qu'on appelle "l'effet nocebo" - une expérience négative, qui survient principalement parce que l'esprit l'attend. Pour ainsi dire l'opposé de l'effet placebo.
Dans la deuxième partie du livre, Müller explique ses recherches ultérieures sur le sujet. Il a écrit une lettre ouverte au Premier ministre critiquant l'étude du LUBW dans laquelle, à son avis, les effets négatifs du bruit à basse fréquence et des infrasons des éoliennes sur les personnes et l'environnement être minimisé - en faveur du puissant lobby de l'énergie éolienne. Il s'est également tourné vers le ministère fédéral de l'Environnement - les réponses semblent largement normalisées.
Dans la troisième partie du livre, le lecteur est informé scientifiquement des sons et infrasons à basse fréquence, des méthodes de mesure et des effets. "Vous ne pouvez pas comparer les infrasons avec le bruit de la rue, qui diminue la nuit", souligne Müller: "Le bruit des éoliennes s'arrête toute la nuit et est divisé en deux zones: le bourdonnement et l'infrason, inaudible pour les personnes. mais cela affecte tout l'organisme. " Lorsque l'aile d'une éolienne passe près du mât, un son est généré, un signal infrason - 24 heures par jour. Fermer les portes n'aide pas beaucoup - vous auriez besoin de murs d'environ huit mètres d'épaisseur pour vous protéger du son.Müller a interrogé des médecins, des biologistes et des physiciens - et dans son livre, il expose des faits clairs et compréhensibles sur
Enfin, Müller décrit d'autres projets de recherche dans la dernière partie de son livre et discute de la manière dont la politique aborde le sujet. Qui veut se faire une opinion sur les effets des éoliennes est bien servi avec ce livre.
Wolfgang Müller (77 ans) de Rangendingen est biologiste et enseignant. Après une bourse à la Northwestern University à Evanston / Chicago, il a travaillé dans les universités de Regensburg et de Tübingen. Il travaille actuellement dans l'éducation des adultes et la protection de l'environnement. Dans son livre Maladies éoliennes ? Impact des infrasons sur notre santé, il traite des effets biologiques des sons à basse fréquence et des infrasons émis par les éoliennes.
Première puissance économique européenne, l’Allemagne n’est pourtant pas un exemple en matière de production énergétique. Centrales à charbon ou centrales nucléaires y sont encore utilisées à ce jour afin de produire l’électricité qui alimente ses 83 millions d’habitants. Plus que jamais décidé à se défaire de son étiquette de nation polluée qui lui colle à la peau, l’Allemagne a décidé en début d’année de se séparer des énergies fossiles au profit des renouvelables. Le voisin d’outre-Rhin produit désormais plus d’énergies renouvelables que fossiles.
L’Allemagne amorce le cap du tout renouvelable
En début d’année l’administration allemande a annoncé avoir pris des décisions assez fortes en matière de production énergétique. Longtemps cantonné à une production basée sur le charbon ou l’énergie nucléaire, le pays s’est engagé à fermer ses centrales fossiles à l’horizon 2022.
Cette décision intervient au moment où l’Allemagne s’est engagée à investir massivement dans les énergies renouvelables. Notamment le solaire et l’éolien, afin de suppléer ses infrastructures stratégiques. Nul n’aurait cependant pensé à cet instant qu’en l’espace de 6 mois le voisin outre-Rhin aurait réussi à produire plus d’énergie verte que fossile. Pourtant c’est le cas l’Allemagne génère depuis juin dernier plus d’électricité grâce aux sources renouvelables.
Sur le chemin de l’éolien, du solaire et de l’hydroélectricité
L’Allemagne peut compter sur divers investissement, pour remplacer son parc nucléaire ou charbonnier. Notamment Arkona sa ferme éolienne flottante qui comporte 60 éoliennes et produit 6 MégaWatts d’électricité par an. Ce n’est pas tout, puisque l’Allemagne compte également le plus grand parc solaire d’Europe, situé à Lieberose et inauguré en 2009.
Désormais le pays produit 48 % d’énergies renouvelables, contre 43,3 % d’énergies fossiles. Avec pour objectif d’accroître cette production propre à 65 % d’ici 2030. Enfin, notez que le pays réduit grâce à sa nouvelle loi sur les énergies renouvelables (EEG) 15 % de ses émissions de dioxyde de carbone.
https://vivredemain.fr/2019/08/12/lallemagne-produit-desormais-plus-denergie-renouvelable-que-fossile/

11/08/19 : Abattre des arbres pour la construction d'éoliennes ? La CDU veut interdire l'énergie éolienne en forêt.
La coupe des forêts, afin de construire des éoliennes, veut empêcher la CDU de Thuringe par la loi. Les députés Voigt et Gruhner, candidats à l’amendement à la loi thuringienne: "Le rouge, le rouge et le vert doivent confesser leur couleur".
La coupe des forêts pour construire des éoliennes, veut légalement empêcher la CDU en Thuringe. La faction de l'opposition envisage d'intervenir avec une modification correspondante dans la proposition de modification de la loi sur la forêt de Thuringe par le gouvernement de l'État rouge-rouge-vert.
L'application est dans le libellé des éditeurs. Il est dit: "Une conversion à la construction d'éoliennes n'est pas autorisée." Le membre du Parlement de la CDU, Mario Voigt (Saale-Holzland-Kreis), a confirmé ce projet au journal. Lui et son collègue du groupe Stefan Gruhner (Saale-Orla-Kreis) voulaient amener le gouvernement de l'État sur cette voie, "pour confesser la couleur".
Selon Voigt, il ne serait pas possible pour les grands projets de reboisement de mûrir dans les états fédérés fédéraux de Saxe-Anhalt et de Bavière, tandis que les forêts de Thuringe devraient céder la place à la construction d'éoliennes.
À titre d'exemple, il a nommé le parc éolien prévu par la société "Abo Wind" à Sankt Gangloff, près de l'autoroute. Là-bas, des arbres pouvant accueillir jusqu'à douze éoliennes cèdent dans la forêt.
"Forest Fight Day"
Selon l'opérateur, 35 000 ménages pourraient être alimentés en électricité. Chaque année, l’émission de 92 000 tonnes de dioxyde de carbone pourrait être évitée. L'électricité produite doit porter le nom de marque "Thüringer Landstrom". L'entreprise coopère avec la coopérative Bürger-Energie Saale-Holzland et promeut les bénéfices de la production d'électricité en tant que "création de valeur locale". Contre l'abattage des arbres pour la construction d'éoliennes, une initiative citoyenne baptisée "Notre région boisée - pas de pays d'origine éolienne". En protestation contre les projets de l'usine, cette initiative organise des "Forest Fight Days" récurrents.
Le politicien de la CDU, Voigt, préconise que les éoliennes ne soient construites que dans la lignée de la population. Il y a des endroits en Thuringe où cela est souhaité.
Une modification de la loi sur la forêt de Thuringe est devenue nécessaire à la suite d'une décision du tribunal régional supérieur d'Iéna. Les juges avaient reconnu en 2018 qu'il n'existait pas de base légale pour le transfert de parts de forêts dans les registres fonciers lors du changement de propriétaire. La décision a été déclenchée par des membres de coopératives forestières cherchant à vendre leurs actions.
Le projet de loi conjoint du parti de gauche, du SPD et des Verts sur la modification de la loi sur la forêt de Thuringe ne vise pas seulement à combler cette lacune. Dans le même temps, les partis au pouvoir veulent permettre aux cyclistes et cyclistes interdits jusqu'alors de parcourir des sentiers forestiers.
https://www.otz.de/wirtschaft/baeume-sollen-fuer-errichtung-von-windkraftanlagen-weichen-cdu-will-windkraft-im-wald-verbieten-id226734857.html

09/08/19 : 3,2 milliards de kilowattheures d'énergie fantôme d'origine éolienne
Entre janvier et mars, les gestionnaires de réseau de transport ont dû réglementer l'électricité provenant d'éoliennes beaucoup plus fréquemment qu'au cours des mois précédents: 3,23 milliards de kilowattheures (milliards de kWh) n'ont pas pu être injectés dans le réseau électrique.
Selon l'Association fédérale de l'industrie de l'énergie et de l'eau (BDEW), cela était dû au fait que plus d'énergie était générée qu'il n'était possible de transporter vers les centres de consommation via les capacités de réseau existantes.
Pour les gestionnaires de réseau, la réduction de l'énergie - la "gestion de l'alimentation" - est la dernière mesure à prendre pour stabiliser le réseau, a expliqué l'association.
La priorité absolue doit donc continuer d'être de promouvoir l'expansion des réseaux électriques grâce à des mesures d'acceptation et à l'appui de la politique locale. Cependant, tant que la quantité d'électricité renouvelable produite est supérieure à celle que les réseaux peuvent absorber, les responsables politiques devraient ouvrir la voie afin que l'électricité produite ne soit plus soumise à une réglementation, mais puisse être utilisée - par exemple, à la borne de recharge privée ou par le système d'alimentation électrique au gaz. technologies.
La perte correspond au besoin de chauffage annuel de 100 000 ménages
Selon les calculs du BDEW, 3,2 milliards de kWh d'électricité pourraient être utilisés à grande échelle: environ six millions de voitures électriques pourraient ainsi rouler pendant un quart d'année. Environ autant de voitures sont actuellement immatriculées ensemble dans le Schleswig-Holstein et la Basse-Saxe.
De même, l'électricité réglementée pourrait produire 2 milliards de kWh de gaz vert pour chauffer 100 000 ménages pendant un an.

09/08/19 : Les Citoyens protestent contre les éoliennes
L'énergie éolienne allemande - une source d'énergie en crise

L'Allemagne sort du nucléaire et devrait sortir du charbon. Au lieu de cela, les plantes devraient générer plus d'électricité à partir du vent et du soleil. Mais la transition énergétique est bloquée. Un rapport de gestion.
En fait, c'est une idylle. Une maison accueillante dans un petit village, un grand jardin avec une vue dégagée sur les champs. S'il n'y avait pas les éoliennes. "Parmi les dangers qui nuisent à la santé, nombreux sont ceux qui gâchent le paysage", gronde Stefan Hellert. Sans parler des problèmes de conservation de la faune et du vol des oiseaux. "Ils ruinent la paix, la tranquillité et la santé", déclare son épouse Katrin Stoll-Hellert.
"The" - il s’agit de l’industrie éolienne avec une activité fortement subventionnée et rentable du point de vue de ses adversaires. C’est la politique qui favorise l’expansion de l’énergie éolienne, quel qu’en soit le coût. Et ne prenez pas beaucoup d'attention pour les résidents locaux.
Les habitants protestent contre la nouvelle expansion de l'énergie éolienne
Stefan Hellert (45 ans) est porte-parole d'une initiative citoyenne à Carzig, un district de la commune de Fichtenhof, dans le district de Brandebourg, dans le district de Märkisch-Oderland. Il existe plus de 1 000 initiatives de ce type dans le pays. Il y a trois ans, lorsque la famille Hellert a déménagé à Carzig, il y avait quelques petites éoliennes à proximité, d'une hauteur de 166 mètres, et la plus proche à 800 mètres de leur maison. Mais entre-temps, certains ont déjà été remplacés - contre des plantes d’une hauteur de 229 mètres. Et il y a déjà des permis de construire appliqués pour de nouvelles installations, hautes de 250 mètres, dit Hellert.
Katrin Stoll-Hellert a déclaré: "Notre terre est dévaluée par des éoliennes, ce qui constitue une expropriation rampante." Les propriétaires terriens obtiennent des baux effroyables. Elle demande un arrêt immédiat de la construction. "Il arrive rarement qu'il y ait une nuit calme ici", a commenté le jeune homme âgé de 54 ans: "Dans certaines conditions météorologiques, tout claque ici."
À seulement 85 kilomètres de Carzig, Rainer Ebeling se tient devant des éoliennes sur un champ. Agé de 58 ans, il est orateur de l'initiative citoyenne à Crussow, un district d'Angermünde dans l'Uckermark. "Cela a vraiment commencé avec la manifestation lorsque nous avons vu le nouveau plan régional avec les zones propices au vent, et Angermünde est déjà entourée d'éoliennes, couvrant une superficie de 160 hectares sur une distance de cinq kilomètres, et 200 autres hectares doivent maintenant être remplis. " Angermünde est une station agréée par l'État: "Nous sommes situés dans un parc national et dans la réserve de biosphère." Et entre les deux, les éoliennes sont claquées. "
"Absurdités écologiques, économiques et sociales"
Selon les chiffres du cabinet de conseil sur le marché Deutsche Windguard, la plupart des éoliennes en Allemagne sont situées dans le Brandebourg en Basse-Saxe. Il existe actuellement environ 30 000 éoliennes, contre 3 800 dans le Brandebourg. Beaucoup trop nombreux, retrouvez les initiatives citoyennes. "Les éoliennes n'ont aucun sens sur le plan écologique, économique et social", déclare Stefan Hellert. "Vous ne pouvez pas parler de" énergie verte "du tout."
L'énergie éolienne est instable, car le vent ne fait pas toujours mal et il ne s'agit pas de "charge de base" - autrement dit, nous ne pouvons pas garantir un approvisionnement durable et fiable. "Nous devons enfin rechercher des alternatives efficaces - par exemple, la production d'énergie à partir de la fusion nucléaire." Mais l'expansion était politiquement souhaitée. "C'est pourquoi il est construit."
C'est une critique de principe. La grande coalition de la CDU, de la CSU et du SPD a mis en place un groupe de travail spécifiquement chargé de l'acceptation de la transition énergétique - mais jusqu'à présent sans résultat. Le sujet le plus controversé: à quelle distance les éoliennes doivent-elles se tenir loin des maisons? Jusqu'à présent, des exigences différentes sont appliquées dans les pays.
La distance entre les éoliennes et les maisons est tellement grande
Dans le Brandebourg, une recommandation de 1 000 mètres s’applique au développement résidentiel. En Bavière, en revanche, il existe ce que l’on appelle la réglementation 10-H, selon laquelle la distance d’une éolienne à une cité doit être au moins dix fois plus grande que l’usine est haute. Par exemple, à une hauteur de 200 mètres, cela ferait 2 kilomètres. Le résultat: en Bavière, il y a beaucoup moins d'éoliennes. Les politiciens de l'Union appellent maintenant à des normes uniformes à l'échelle nationale. Mais l’industrie éolienne craint que de nombreuses régions disparaissent pour l’énergie éolienne.
L'objectif politique est clair: s'éloigner des combustibles fossiles tels que le charbon, le pétrole et le gaz, pour passer aux énergies renouvelables issues du vent, du soleil et de la biomasse. À la fin de 2022, la dernière centrale nucléaire sera fermée. En 2038, le gouvernement fédéral veut sortir du charbon, car cela nuit au climat.
Mais la rénovation majeure coûteuse a calé. Il y a beaucoup de protestations et de plaintes sur place. Les prix de l'électricité sont élevés. L'expansion des réseaux électriques est retardée. Au cours du premier semestre, l’expansion de l’énergie éolienne terrestre s’est presque arrêtée. De plus, il n'y avait que 35 turbines d'une puissance de 231 mégawatts.
L'industrie éolienne est en alerte
Le lobby de l'énergie éolienne est dans un état d'alarme. Il y a trop peu de zones approuvées, les procédures d'approbation ont souvent pris des années, se plaint le président de l'Association allemande de l'énergie éolienne (BWE), Hermann Albers. Selon une analyse de la Wind on Land Agency, plus de 300 éoliennes d'une capacité de 1 000 mégawatts sont actuellement déplorées en Allemagne. Raison principale: protection de la nature et des espèces.
Les objectifs d'expansion pour les énergies renouvelables semblent être en danger. D'ici à 2030, la part de l'électricité verte devrait atteindre 65%, soit 44% de la consommation d'électricité dans la première moitié de la contribution destinée à couvrir la consommation d'électricité. La proportion d'éoliennes à terre était de 19%.
Du point de vue de l'Association allemande de l'énergie éolienne (BWE), une expansion annuelle de 4 700 mégawatts est nécessaire pour atteindre les objectifs. Ce sera loin d'avoir réussi cette année. Le grand nombre d'éoliennes ne va pas augmenter autant, disent-ils. Parce que les anciennes seraient remplacées par de nouvelles usines, beaucoup plus efficaces.
Les allégations d'opposants à l'énergie éolienne sont rejetées
Vestas est également inquiète. Bien que le plus grand fabricant d'éoliennes du monde continue de juger positive la transition énergétique en Allemagne, a déclaré Alex Robertson, directeur de Vestas. Dans les offres signées mais il y a "un besoin urgent d'action". Robertson appelle à des mesures concrètes concernant la loi sur la planification, les procédures de délivrance de permis et la protection des espèces.
Les allégations d'opposants à l'énergie éolienne sont rejetées par l'industrie. "Les éoliennes modernes hautes produisent beaucoup plus et même de l'électricité dans un espace beaucoup plus petit, sont plus silencieuses et conviennent davantage aux espèces que les éoliennes plus petites", a déclaré Robertson. Un porte-parole de BWE a déclaré que l’énergie éolienne était le plus grand producteur d’électricité en Allemagne cette année: "Malgré tous les pièges de la stabilité du système et le manque de capacité de base des énergies renouvelables, nous n’avons pas de pannes toutes les semaines, mais l’un des réseaux les plus sûrs au monde. "
Et pour chaque éolienne, les mesures sonores seraient "consciencieuses" et constitueraient la base de l'approbation d'une centrale. Les infrasons générés par les éoliennes - les adversaires avertissent des risques pour la santé - se trouvent bien en deçà des limites de la perception humaine: "Selon l'état actuel des connaissances scientifiques, aucun effet nocif n'est attendu."
Altmaier convoque un sommet de crise
Les objectifs d’expansion, le blocage des licences, les problèmes de santé sont autant de sujets qui devraient être discutés lors d’une réunion de crise sur l’énergie éolienne. Peter Altmaier (CDU) a annoncé cette nomination. Il espère rencontrer des représentants de l'industrie, des pays et des groupes de citoyens en septembre pour voir ce qui se passera ensuite.
C'est aussi ce que se demande Frederik Bewer. Âgé de 43 ans, il siège à la mairie d'Angermünde. Pendant trois ans, l'avocat sans parti est maire de la ville. Les manifestations contre les éoliennes sont également un sujet important pour lui. Il ne peut pas faire grand chose. Bien qu'il y ait le plan B, le plan de développement, dit Bewer.Mais: "Nous ne pouvons pas empêcher les éoliennes en général si les autorités de l'Etat ont décidé. Si des zones sont désignées et approuvées, elles peuvent être construites, ce qui est frustrant, les autorités locales sont un peu impuissantes et ont trop peu voix au chapitre." En réalité, les gens ne sont pas fondamentalement opposés à l'énergie éolienne: "Mais cela dérange la façon dont cela se fait."
L'électricité verte devrait être utilisée à l'endroit où elle est produite
Le premier ministre du Brandebourg, Dietmar Woidke, veut changer cela. Le politicien du SPD devra faire face à une élection difficile le 1er septembre. Bien sûr, les installations sont un fardeau pour les citoyens et les communautés, a déclaré Woidke. "C'est pourquoi ils doivent pouvoir bénéficier, par exemple, de revenus, et les investisseurs en capital ne peuvent pas se permettre un rendement important au détriment de la population rurale."
Woidke dit qu'il a longtemps soutenu que les gouvernements locaux devraient avoir plus de poids dans l'élimination du privilège de l'énergie éolienne dans le code du bâtiment. "Ils devraient être en mesure de prendre des décisions en commun et avec les autorisations nécessaires pour effectuer les paiements de l'opérateur à la municipalité", a déclaré Woidke. Et l'électricité verte devrait être beaucoup plus utilisée là où elle est produite.Dans le Brandebourg, il existe de très bonnes approches, y compris le stockage de l'énergie éolienne.
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Ce qui sort est ouvert. Les initiatives citoyennes vont probablement continuer à lutter contre les nouvelles éoliennes. Et Rainer Ebeling continuera à remplir son "calendrier des maux de tête", qu'il dirige depuis des années: "Les maux de tête ont augmenté et si cela continue avec les éoliennes, nous pensons partir ."
Sources utilisées:
Agence de presse dpa
https://www.t-online.de/heim-garten/energie/id_86233924/deutschland-windkraft-eine-stromquelle-in-der-krise.html?fbclid=IwAR2c1iU3Vj8z_Mg_4YbS8bHO6_M-KPu0SxQ8qVPSYJP2GziNiD2pr8msQ8o

08/08/19Attaque de l'énergie éolienne : la révolution énergétique menace de prendre fin
L'expansion de l'énergie éolienne en Allemagne fait partie du cœur de la transition énergétique, mais selon la situation actuelle, les objectifs climatiques ne peuvent être atteints autrement. Mais l'expansion faiblit. Une des raisons est les nombreuses poursuites intentées par des opposants à l'énergie éolienne. Ils sont maintenant en réseau dans tout le pays et se tournent souvent non pas contre des éoliennes individuelles, mais contre la transition énergétique en général, même avec des arguments très douteux pour nier le changement climatique imputable à l'homme. En politique, les opposants sont de plus en plus entendus. Les experts voient toute la transition énergétique et la réalisation des objectifs climatiques menacés.
https://www1.wdr.de/daserste/monitor/sendungen/windkraft-114.html

07/08/19 : 90 mètres de débris: l'Allemagne est confrontée à un énorme problème d'élimination - Risque de cancer dû aux débris d'éoliennes!
Des milliers d'éoliennes vieillissent et devront bientôt être démantelées. Mais l'élimination des pales de rotor désaffectées s'avère extrêmement difficile. Les déchets d’éoliennes deviennent un problème environnemental gigantesque, comparable à l’amiante cancérigène.
Environ 28 000 éoliennes se trouvent maintenant sur le «zugespargelten» - dans les champs, les prairies et les collines, les bandes côtières et en haute mer.
Le 29 juillet, le "journal heute" de la deuxième télévision allemande a rapporté une (semi) vérité qui était respectable pour ses circonstances: "Les éoliennes sont une chose propre tant qu’elles produisent de l’électricité. Mais ils peuvent constituer un énorme problème environnemental dès que vous devez les détruire. "
La première phrase est fausse, si l’on ne songe qu’à l’extinction massive des oiseaux, aux peuplements défrichés et aux effets négatifs sur le microclimat respectif dans les régions inondées par les éoliennes. La deuxième phrase est entièrement vraie.
14 000 éoliennes doivent être éliminées
La vague de déconstruction va être gigantesque de toute façon. Il est directement lié à la suppression progressive des subventions de l’État pour les installations. À compter de janvier 2021, les subventions en vertu de la "Loi sur les sources d'énergie renouvelables" (EEG) prendront fin pour la première génération d'éoliennes dont les pales du rotor tourneront parfois 20 ans ou plus.
Selon le gouvernement fédéral, 5 608 anciennes centrales produisant une production totale de 4 400 mégawatts seront touchées au cours de la première année seulement. Selon les estimations de "l'Association allemande de l'énergie éolienne", les centrales d'une puissance totale de 16 000 mégawatts ne seront plus en production d'ici 2025. Cela correspond à environ la moitié du stock d’investissement actuel en Allemagne, soit environ 14 000 "dossiers d’élimination".
Après la fin de l'exploitation minière garantie par l'État, les opérateurs éoliens ont théoriquement trois options:
► 1. Le soi-disant repowering - c'est-à-dire le remplacement d'un ancien par un moderne, généralement plus puissant - qui ne résout toutefois pas le problème de la ferraille.
►2. l'opération continue moins lucrative sans financement de l'Etat.
►3. le remplacement démantèlement avec recyclage ultérieur.
La première génération d'éoliennes en cours de démantèlement peut encore être reconstruite relativement facilement, par exemple après une revente dans des pays d'Europe orientale. Mais même ce marché n'est pas infini. Parce que maintenant, ces clients comptent de plus en plus sur de nouveaux systèmes.
Problème pales de rotor
Le véritable problème se pose au plus tard avec la deuxième génération d’éoliennes dont la production s’arrêtera dans quelques années: ces éoliennes sont maintenant si complexes qu’une reconstruction pour de nouveaux clients financièrement n’a plus de valeur.
Donc, ce qui ne peut être vendu doit être "recyclé". Ce n'est pas un problème pour beaucoup de matériaux traités: le béton peut être réutilisé dans la construction de routes, l'acier et les déchets électroniques se retrouvent dans la ferraille. Même pour les terres rares telles que le néodyme, il existe des possibilités de recyclage.
Le vrai problème est les pales du rotor. Ils sont constitués de fibres composites. Ces substances sont difficiles à séparer et donc difficiles à "recycler". Surtout parce que le PRFC (plastique) et le GRP (plastique renforcé de fibres de verre) sont également traités - des substances qui ne sont pas biodégradables!
Étant donné que la mise en décharge des déchets de GRP est interdite et que l’incinération est restreinte, la question qui se pose est de savoir où aller avec les pales du rotor, qui sont principalement constituées de ces matériaux.
Risque de cancer dû au PRFC
Les plastiques en fibres de verre (PRV) peuvent théoriquement être déchiquetés à des coûts élevés et mélangés à des déchets de fabrication du papier. Le produit - également appelé "fluff" - est vendu aux cimenteries et utilisé dans la production de matériaux de construction.
Le processus n'est en aucun cas satisfaisant. Entre autres choses, il est critiqué que dans cette solution des substances soient brûlées et détruites, ce qui pourrait en réalité être beaucoup plus utile à d'autres fins. Par exemple, la plupart des pales de rotor contiennent du bois de balsa, qui pourrait également être traité comme matériau isolant.
L'élimination du PRFC, qui est traité sur des pales de rotor plus récentes, n'est généralement pas encore résolue. Selon une étude de la Bundeswehr, les poussières de fibre de carbone, telles que celles provenant de l'incinération, sont considérées comme extrêmement dangereuses pour la santé car elles provoquent un cancer, comparable aux effets de l'amiante. (Hh)


06/08/19 : Une étude allemande révèle que les éoliennes peuvent faire baisser la valeur des propriétés jusqu'à 23%
Selon une étude allemande, l’énergie éolienne est non seulement une source de pollution visuelle au milieu d’un paysage idyllique et une source d’énergie peu fiable, mais elle est également chère, en particulier si vous êtes propriétaire d’un parc à proximité d’un parc éolien .
Chapeau: Die kalte Sonne
Les éoliennes entraînent une perte de valeur de propriété
RWI - Leibniz-Institut für Wirtschaftsforschung
Une étude réalisée par l’Institut allemand de recherche économique RWI Leibniz, basé en Allemagne, montre que les éoliennes peuvent entraîner une chute des prix des maisons unifamiliales à proximité immédiate.
La valeur d'une maison située à un kilomètre d'une éolienne diminue de 7% en moyenne . Pour cette étude, RWI a évalué près de 3 millions d'offres de vente sur le portail en ligne Immoscout24.
Les résultats les plus importants:
- L'effet diminue avec l'éloignement de l'éolienne. Sur une distance de huit à neuf kilomètres , les éoliennes n’ont plus d’effet sur les prix de l’immobilier.
- Les chercheurs attribuent la perte de valeur des propriétés aux effets négatifs des éoliennes sur leur environnement immédiat, tels que le bruit et la perturbation du paysage .
- Comme le montre l'étude RWI, tous les biens immobiliers ne subissent pas la même perte de valeur: les maisons anciennes en zone rurale sont les plus touchées. Ici, la perte de valeur dans un rayon d'un kilomètre peut même atteindre 23%.
En revanche, les maisons situées à la périphérie des villes ne perdent pratiquement aucune valeur à la même distance d'une éolienne. Cela pourrait être dû au fait que dans les zones urbaines, les perturbations du paysage ou le bruit sont moins perceptibles que dans les zones rurales.
«Même si l’énergie éolienne joue un rôle important dans le succès de la transformation du système énergétique, les conséquences pour les propriétaires peuvent être graves dans des cas individuels», explique Manuel Frondel, responsable du domaine de compétence «Environnement et ressources» de RWI. "L'installation d'une éolienne peut coûter aux propriétaires des dizaines de milliers d'euros ."
Pour cette étude, RWI a évalué près de 3 millions d'offres de vente apparues sur le portail en ligne Immoscout24 entre 2007 et 2015.
Les effets sur les prix de l'immobilier ont été estimés à l'aide d'un modèle de prix hédonique prenant en compte la distance exacte entre les éoliennes et les maisons individuelles en question, ainsi que les nombreuses propriétés des maisons et l'environnement socio-économique.
Contact:
Prof. Dr. Manuel Frondel Tél .: +49 0201 81 49-204
Leonard Goebel (Pressestelle) Tél .: +49 0201 81 49-210
Le présent communiqué de presse est basé sur le document économique n ° 791 de la Ruhr intitulé «Un faible coût pour un bénéfice global: le cas des éoliennes». Il peut être téléchargé sous forme de fichier pdf à l’adresse http://www.rwi-essen.de/publikationen/ruhr-economic-papers/976/ Le «Welt am Sonntag» du 20.01.2018 rend compte des résultats de l’étude réalisée dans le cadre du rubrique «L’énergie éolienne détruit les valeurs immobilières».