Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

Ailleurs dans le Monde (II) (du 14/12/2017 au ...)

Ailleurs dans le Monde




LINKS TO OVER 2200 INTERNATIONAL ANTI-WIND GROUPS
https://quixoteslaststand.com/worldwide-anti-wind-groups/


Voir les articles précédents sur "Ailleurs dans le Monde" (I)


16/11/18 : Le gouvernement espagnol veut accélérer la transition énergétique
ESPAGNE. Le gouvernement espagnol ne fait pas dans la demie-mesure. Son projet de loi « changement climatique et transition énergétique » prévoit d'interdire la vente de véhicules essence, diesel, gaz et hybrides d'ici 2040. L'effort portera également sur le logement, avec un million de réhabilitation prévues en dix ans.
Les compagnies pétrolière n'obtiendront plus de permis pour la recherche de gaz ou de pétrole sur terre comme en mer. La fracturation hydraulique sera interdite.
Pour arriver à produire 35% de son énergie avec du renouvelable d'ici 2030, le gouvernement socialiste espagnol prévoit chaque année la mise en service de centrales solaires et de champs d'éoliennes pour un potentiel de 3 000 MW.
Le plan représente suppose 100 milliards d'euros d'investissements privés, mais pourrait créer 130 000 emplois d'après le gouvernement. L'Espagne vise une réduction de 40 % de ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050.
Il reste maintenant à le faire voter par le parlement et à résister au lobbies. Déjà, l'Anfac (regroupe les constructeurs automobiles) juge cette loi « excessive » et trop « accélérée ». 
https://www.econostrum.info/Le-gouvernement-espagnol-veut-accelerer-la-transition-energetique_a24954.html
15/11/18 : Le Cap-Vert fait lui aussi le pari des énergies renouvelables
L’archipel du Cap-Vert, au large des côtes sénégalaises, s’est lancé dans une ambitieuse politique de valorisation de son potentiel dans les énergies renouvelables. Le pays est poussé par des impératifs climatiques, mais aussi par le coût exorbitant de sa dépendance aux combustibles fossiles. Objectif : une autonomie renouvelable dès 2025.
Les territoires insulaires sont bien souvent à la pointe de la transition énergétique. Cela s’explique par une conjonction de facteurs. Les îles sont tout d’abord les premières victimes d’un réchauffement climatique trop importants, entre montée des eaux menaçant de purement et simplement les engloutir, et les dérèglements climatiques qui les frappent de plein fouet.
Les énergies renouvelables, une évidence pour les territoires insulaires
Au-delà, un territoire insulaire n’est en général pas relié à un réseau électrique plus vaste, et il dispose rarement de combustibles fossiles dans son sous-sol. Dès lors, il est dépendant d’importations pour produire de l’électricité. Pire, dans de nombreux cas, les îles ne disposent pas de grandes centrales électriques mais doivent utiliser des générateurs au diesel pour fournir l’électricité à l’échelle d’un village, d’un quartier, d’un immeuble. Des solutions onéreuses et au bilan carbone catastrophique.
Se tourner vers les énergies renouvelables (EnR) est donc la solution privilégiée. Les territoires insulaires disposent souvent d’un potentiel élevé en la matière, qu’il s’agisse d’éolien (presque toujours), de géothermie (très souvent) ou de solaire (notamment pour les territoires équatoriaux et tropicaux). La baisse du coût des EnR rend des investissements massifs rentables assez rapidement, surtout comparés à des importations massives de charbon ou de fioul.
Le Cap-Vert, une électricité issue à 100% de générateurs diesel
Dès lors, de plus en plus de territoires insulaires développent les EnR à grande échelle, parce qu’elles répondent à trois problématiques : économie, écologie, autonomie.
Ces trois raisons ont ainsi poussé de nombreuses îles à investir largement dans les EnR: c’est ainsi le cas des DOM français, comme la Guadeloupe ou l’île de la Réunion, mais aussi de territoires indépendants, comme les îles Samoa et, donc, le Cap-Vert.
Cet archipel de dix îles, assez éloignées les unes des autres, est situé à 600 km à l’ouest des côtes du Sénégal. Peuplé de 540 000 habitants, la République du Cap-Vert ne dispose d’aucune centrale électrique conventionnelle (gaz, charbon, nucléaire). Jusqu’à une période récente, toute l’électricité du pays était produite par des générateurs au diesel.
Coupures régulières, dans un pays dont la consommation d’électricité va doubler en 5 ans
Le pays voulait trouver une alternative à cette électricité aussi chère et polluante, d’autant qu’entre 2015 et 2020, l’archipel devrait voir sa consommation d’électricité pratiquement doubler, passant de 360 GWh à 670 GWh annuels.
Par ailleurs, le Cap-Vert ne correspond pas aux clichés énergétiques de l’Afrique subsaharienne : la quasi-totalité de la population a accès à l’électricité, et la consommation par personne est largement supérieure à la moyenne régionale (727 kWh par an, contre 488 kWh). Le réseau électrique n’est tout de même pas exempt des faiblesses endémiques des générateurs diesel, et les coupures demeurent fréquentes.
Un potentiel EnR hors du commun
C’est donc avant tout pour limiter le coût de son énergie que l’archipel s’est lancé dans une vigoureuse politique en faveur des énergies renouvelables. Le Cap-Vert dispose en effet de considérables ressources en la matière, qui plus est variées : « le pays possède des ressources éoliennes équivalente à celles du Maroc, le potentiel solaire du Sahel, des ressources géothermiques proches de celles du Kenya et une énergie marine comparable à celle de nombreux pays côtiers » détaille Erik Nordman,enseignant chercheur à l’université de Grand Valley State.
Est-il besoin de rappeler que le Maroc, le Sahel et le Kenya sont numéro 1 africains, en terme de potentiel, pour les énergies évoquées ? Autant dire que le Cap-Vert est, naturellement, un paradis pour installer des EnR.
L’éolien comme figure de proue
L’éolien fut la première de ces ressources à être mise en valeur : « Les alizés du nord-est du Cap-Vert sont considérés comme excellents pour la production d’énergie éolienne » précise Erik Nordman. Les vents sont en effet forts et réguliers, dépassant souvent les 9,0 m/s à 50 m du sol (on estime que l’éolien est rentable à partir de 6,4 m/s).
Plusieurs fermes éoliennes ont déjà été mise en service. La première d’entre elles a été construite dans l’île de Santiago (la plus peuplée de l’archipel), par Cabeolica, un consortium public-privée : composée de 11 éolienne fournies par le danois Vestas, la centrale produit déjà 16% de l’électricité de l’île.
100% d’EnR en 2025 ?
Au total, l’électricité éolienne fournit déjà 25% de la consommation des trois principales îles de l’archipel. Les coupures électriques sont moins fréquentes, mais l’intermittence du vent impose une vigilance accrue: « C’est l’équation que nous tentons de résoudre actuellement : augmenter la part des renouvelables tout en conservant l’équilibre du réseau » expose Ana Monteiro, ingénieure de Cabolica.
Pour autant, l’archipel s’est donné de grands objectifs : le Cap-Vert ambitionne d’être autonome en électricité 100% renouvelable à l’horizon 2025. Cela va nécessiter un déploiement massif de fermes éoliennes et photovoltaïques, ainsi qu’une valorisation du potentiel géothermique de ses îles volcaniques.
Expérimentations locales
Au-delà, pour sécuriser le réseau, le Cap-Vert va investir dans des solutions de stockage. Des unités de batteries Lithium-Ion seront livrées en complément des prochains parcs éoliens ou solaire. Des smart grids seront par ailleurs associés aux plus grands de ces parcs.
Le pays teste également une solution originale : coupler le stockage par station de pompage-turbinage avec le dessalement de l’eau de mer. Cette solution permettrait à la fois de produire de l’électricité hydraulique en cas de besoin et de produire de l’eau douce.
Autre expérimentation en cours : des études visent à valoriser l’énergie maréthermique dans les eaux au sud de l’île de Santiago. Enfin, les zones isolées de l’archipel seront équipées de micro-grids photovoltaïques avec unité de stockage.
Le plan n’en demeure pas moins ambitieux, et va nécessiter de lourds investissements pour un petit pays. Mais la certitude qu’ils seront très rapidement amortis devraient aider le Cap-Vert à trouver les financements internationaux nécessaires.
http://les-smartgrids.fr/cap-vert-pari-energies-renouvelables/
13/11/18 : KENYA : l’agence ACA assure le projet éolien d’Actis à Kipeto contre les impayés
L’Agence pour l’assurance du commerce en Afrique (ACA) a annoncé qu’elle allait soutenir le lancement du projet éolien de Kipeto dans le sud-ouest du Kenya. Celui-ci est développé par l’entreprise britannique Actis. Le financement est assuré par Overseas Private Investment Corporation (Opic), une société contrôlée par l’exécutif américain, qui réunit des capitaux privés pour financer une aide au développement en passant par le renforcement du secteur privé.
Le Kenya s’apprête à lancer son deuxième plus grand parc éolien. Il sera situé à Kipeto, une localité située dans le sud-ouest du pays. Pour donner un coup d’accélérateur à ce projet, l’Agence pour l’assurance du commerce en Afrique (ACA) a annoncé qu’elle allait soutenir le projet. Son appui devrait permettre de débloquer le financement.
Le projet éolien de Kipeto dispose de deux promoteurs. Il s’agit d’Overseas Private Investment Corporation (Opic), une institution américaine chargée du financement et du développement, et l’entreprise britannique Actis. Elles ont demandé à ACA de fournir une couverture d’assurance sur 10 ans, renouvelable à la demande, « pour protéger le projet contre le risque de retard de paiement dans le rachat d’électricité ».
Un important projet
« Ce projet souligne le changement stratégique de l’ACA et son importance croissante sur le secteur de l’énergie en l’Afrique. “Au cours des deux dernières années, nous avons lancé deux initiatives potentiellement transformatrices. La Facilité régionale de soutien à la liquidité (FRLF), le Mécanisme africain de garantie de l’énergie (AEGF), et nous lancerons bientôt un outil de transparence connexe. Ensemble, ces institutions injecteront plus d’un milliard de dollars de garanties pour des projets d’énergie renouvelable en Afrique. Notre objectif est de fournir des solutions viables aux gouvernements africains”, a souligné George Otieno, chef de la direction d’ACA.
La construction du parc éolien de Kipeto a été confiée à l’entreprise projet Kipeto Energy Limited (KEL). Cele-ci a achevé le tour de table financier en août 2018, réunissant 233 millions de dollars. L’argent a été injecté uniquement par l’Opic. Le futur parc sera construit sur un terrain de 70 km2. Il dispose d’une capacité de 100 MW. L’énergie de Kipeto sera vendue exclusivement au distributeur national, Kenya Power (KPLC), dans le cadre d’un contrat d’achat d’électricité d’une durée de 20 ans.
La signature du contrat, pour le volet financement, a eu lieu à Washington (USA). C’était en présence du président Donald Trump et du président Uhuru Kenyatta. “L’Opic est fière de soutenir la construction et l’exploitation du parc éolien de Kipeto, qui ajoutera de l’énergie fiable au réseau national du Kenya”, avait alors déclaré Ray W. Washburne, président et directeur général de l’Opic, soulignant ainsi l’importance des relations entre les États-Unis et le Kenya.
https://www.afrik21.africa/kenya-lagence-aca-assure-le-projet-eolien-dactis-a-kipeto-contre-les-impayes/
13/11/18 : Energies renouvelables au Maroc : voici l’état d’avancement des projets
L’année 2018 a connu l’achèvement ou le démarrage des travaux de plusieurs projets solaires et éoliens. La puissance installée jusqu’à aujourd’hui est de 1.712 MW. Avec l’hydroélectricité, on monte à 3.482 MW. L’objectif est d’atteindre 6.000 MW à l’horizon 2020, soit 42% du mix électrique issu de sources renouvelables. Cet objectif pourrait être dépassé. Détails.
La mise en œuvre de la stratégie 2010-2030 des énergies renouvelables au Maroc se poursuit pour atteindre les objectifs qui sont un poids de 42% dans le mix électrique à l’horizon 2020 et au moins de 52% à l’horizon 2030.
Certains projets connaissent un glissement de calendrier. C’est le cas par exemple du parc éolien Khalladi qui n’a versé ses premiers kWh dans le réseau électrique qu’en décembre 2017 alors que sa mise en exploitation était prévue pour fin 2016.
Il n’en demeure pas moins que le taux d’avancement global des projets est honorable. MASEN, l’agence en charge du développement des énergies renouvelables, assure que l’objectif à l’horizon 2020 sera dépassé. Et compte tenu des réalisations à date d’aujourd’hui, le Roi Mohammed VI a même donné ses instructions pour réviser à la hausse l’objectif de 52% à l’horizon 2030, lors d’une séance de travail consacrée au secteur, tenue le 1er novembre dernier.
Contactée par Médias24, MASEN a livré le bilan d'étape suivant. Nous l'avons synthétisé dans une carte interactive consultable ci-dessous.
A aujourd’hui, les puissances installées sont de :
- 700 MW pour le solaire répartis entre 5 centrales,
- 1.012 MW pour l’éolien répartis entre 10 parcs en exploitation,
- 1.770 MW pour l’hydroélectricité répartis entre 29 barrages et STEP (stations de transfert d’énergie par pompage).
Noor Midelt et Noor PV II, prochains gros chantiers dans le solaire
En 2018, plusieurs projets solaires ont été mis en exploitation :
- Le complexe Noor Ouarzazate (580 MW), dont les travaux ont démarré en 2012, a été entièrement mis en exploitation après la synchronisation réussie de la centrale Noor Ouarzazate III.
- Noor Laâyoune I (80 MW), dont les travaux ont démarré en 2017.
- Noor Boujdour I (20 MW), dont les travaux ont également démarré en 2017.
Ces centrales sont venues s’ajouter à la station thermo-solaire de Ain Beni Mathar (20 MW) qui a été mise en exploitation en 2010.
Tous ces projets ont comme client final l’ONEE.
Un projet solaire est en cours de réalisation. Il s’agit de Noor Midelt Icomposé de 2 centrales hybrides pour une capacité dépassant 800 MW. Le projet a reçu plusieurs financements en 2017 et 2018 et 5 consortiums ont été pré-qualifiés pour sa réalisation. Avec Noor Midelt II, sa taille sera plus importante que celle du complexe Noor Ouarzazate (1.600 MW).
Enfin, un projet solaire sera lancé prochainement : Noor PV II (photovoltaïque), d’une capacité de plus de 800 MW répartie entre plusieurs provinces (Laâyoune, Boujdour, Taroudant…). «Les premiers appels d’offresseront annoncés dans quelques mois», avait déclaré Obaid Amrane, membre du directoire de Masen, en avril dernier à l’agence Bloomberg.
Démarrage des travaux du parc éolien de Midelt
Dans l’éolien, la majorité des parcs en exploitation ont démarré il y a quelques années (voir carte interactive ci-dessous). Seul le parc Khalladi (120 MW) est de mise en exploitation récente (fin 2017).
L’année 2019 connaîtra le lancement de trois projets :
- Le repowering de Koudia Al Baida, dont la capacité sera portée de 50 à 120 MW. La mise en service est prévue en 2020.
- Le projet éolien de Taza (90 MW).
- Le projet éolien de Midelt (180 MW).
Hydroélectricité: 2 stations de pompage en cours de réalisation
A noter que dans l’hydroélectricité, deux projets sont en cours de réalisation :
- La STEP Abdelmoumen à Taroudant (350 MW, mise en service prévue en 2021).
- La STEP Ifahsa à Chefchaouen (300 MW, mise en service prévue en 2025).
Les projets solaires et éoliens réalisés ou en cours de réalisation (Source : MASEN)
https://www.medias24.com/MAROC/ENVIRONNEMENT/187545-Energies-renouvelables-au-Maroc-voici-l-etat-d-avancement-des-projets.html

13/11/18 : Afrique du SudLe secteur émergent de l’éolien sud-africain face au défi de l’entretien
Le spécialiste de l’inspection et de la réparation de pales d’éoliennes, Altitec, a souligné la nécessité pour l’Afrique du Sud d’élargir son bassin de techniciens en réparation de lames afin de soutenir les opérations et la maintenance du secteur.
Comme le montre l’Atlas de réparation des pales 2018 d’Altitec, publié en octobre dernier, les parcs éoliens les plus récents, soit ceux de moins de cinq ans, nécessitent généralement une surveillance et une maintenance plus actives.
Et la quasi-totalité de la capacité éolienne installée en Afrique du Sud a moins de cinq ans. Le rapport 2018 du spécialiste de la réparation des pales d’éoliennes met en évidence le besoin de techniciens hautement qualifiés en réparation pour soutenir le marché en pleine expansion de l’énergie éolienne en Afrique du Sud
Le développement de l’énergie éolienne en Afrique du Sud a pris de l’ampleur en 2018, le ministre de l’Énergie du pays, Jeff Radebe, ayant signé 27 accords portant sur 12 projets d’énergie éolienne d’une capacité supérieure à 1,3 GW.
Le gouvernement s’attend à ce que la capacité installée totale de l’Afrique du Sud atteigne 11,5 GW d’ici 2030.
http://les-smartgrids.fr/le-secteur-emergent-de-leolien-sud-africain-face-au-defi-de-lentretien/

11/11/18 : MarocÉnergie éolienne : Les coûts de production en hausse
Les éoliennes ont le vent en poupe depuis le milieu des années 2000. Néanmoins, la guerre commerciale et la fin du financement «bon marché» mettront sous pression l’industrie éolienne en 2019, à en croire Coface.
Dans le détail, l’énergie éolienne connaît une croissance rapide attribuée à la baisse des prix de vente des éoliennes. Cet avantage s’avère être un problème pour les fabricants car cela réduit leur rentabilité et peut impacter les investissements potentiels, selon le Groupe Coface. De surcroit, les prix des matières premières se dirigent vers la hausse et les coûts de production augmenteront en conséquence. Dans ce sens, l’industrie fait face à de nombreux défis. Ainsi, Coface explique que «les éoliennes étant principalement fabriquées en acier, l’industrie souffrira des mesures protectionnistes mises en œuvre depuis juin 2018». Dans ce sens, les coûts supplémentaires induits par la guerre commerciale en cours ne se feront pas sentir cette année en raison des contrats de couverture des risques et ceux négociés préalablement avec les fournisseurs. En 2019, les prix des matières premières devraient partir à la hausse.
Par conséquent, les coûts plus élevés ne se traduiront pas dans les prix de vente, mais auront une incidence sur les résultats nets des fabricants, explique Coface. Par ailleurs, l’accès aux liquidités deviendrait plus difficile. Cette situation intensifierait la concurrence entre les fabricants d’éoliennes, ce qui entraînerait une nouvelle baisse des prix.
Dans cette perspective, Coface prévoit plusieurs fusions au sein de l’industrie, ce qui permettrait de baisser les coûts des matières premières et des équipements.
http://aujourdhui.ma/economie/energie-eolienne-les-couts-de-production-en-hausse?fbclid=IwAR2jy1A8IkpsTbhm31-H4cX-3mg1uZZin9_0Lw91XQGx-O0gUN_Ipshys0I

09/11/18Pourquoi la Pologne a-t-elle besoin du nucléaire ?
Le déploiement de l’énergie nucléaire est un investissement dans le savoir-faire technique polonais et dans une économie fondée sur la connaissance – déclare Krzysztof TCHÓRZEWSKI. Cet article est le fruit d’un partenariat avec le site Wszystko Co Najwazniejsze, où il a été publié le 30 octobre dernier.
En 1990, 98 pour cent de l’électricité en Pologne provenait des centrales au charbon. 27 ans plus tard, le chiffre se voit baissé à 80 pour cent. La politique climatique de l’Union européenne et le paquet d’hiver imposent une nouvelle réduction du pourcentage de charbon dans le mix énergétique, en raison notamment de la demande toujours croissante en électricité. Dans ce contexte, nous devons répondre à la question stratégique suivante : quelle source d’énergie peut-elle nous assurer un approvisionnement stable en électricité, quelles que soient les conditions météorologiques, et en adéquation avec les fondements de notre sécurité énergétique ?
La symbiose avec le charbon
L’adhésion de la Pologne à l’Union européenne et l’approche globale à la protection du climat ont une influence naturelle sur la production d’énergie à base de charbon en Pologne. Le paquet d’hiver, qui limite les investissements dans les sources d’énergie à haute émission, rétrécit notre marge de manœuvre pour choisir une stratégie énergétique dans la mesure où nos centrales au charbon sont très âgées. Afin de maintenir les centrales au charbon, qui sous-tendent notre sécurité énergétique, dans le système de production d’énergie, nous sommes obligés à nous doter d’une nouvelle source d’énergie qui permettra de réduire les émissions moyennes de CO2 issues de la production. Une telle source est l’énergie nucléaire puisqu’elle peut être intégrée dans notre système énergétique sans engendrer des coûts liés aux émissions. L’atome peut sauver l’industrie charbonnière nationale, tout en permettant de maintenir des dizaines de milliers d’emplois dans le secteur minier. Ceci est essentiel pour préserver notre indépendance énergétique.
Quand le vent ne souffle pas
Les sources d’énergie renouvelables, dont surtout le solaire et le vent, sont exemptes d’émissions tout comme que l’énergie nucléaire. Cependant, la production d’électricité dans les centrales éoliennes ou solaires dépend des conditions météorologiques. Pendant la canicule de cet été en Pologne, la demande en électricité a battu des records. Les températures extrêmes ont créé localement une menace pour la sécurité de l’approvisionnement en énergie. Comme il n’y avait pas de vent, la capacité installée dans les parcs éoliens ne pouvait pas être utilisée pour remédier à la situation. Au mois de juillet dernier, les parcs éoliens ne fournissaient que 4 pour cent de l’énergie consommée, et pendant de nombreux jours, l’indice tombait à zéro. Seule 14 pour cent en moyenne de la capacité éolienne installée a été utilisée. Aux heures de pointe, toutes les sources d’énergie tournaient à plein régime, mais nous avons dû recourir à d’importantes importations quand même.
L’énergie renouvelable ne peut pas être stockée à grande échelle ; elle doit être utilisée au moment de la production. Pour garantir la stabilité de l’exploitation des renouvelables, il faut installer les capacités de production supplémentaires comme réserve en cas de changement des conditions météorologiques. Les centrales au gaz jouent ici un rôle crucial. C’est pourquoi nous voyons de telles opportunités dans le projet Baltic Pipe, un nouveau couloir d’approvisionnement en gaz pour notre région. Cependant, il faut se rendre compte qu’une centrale à gaz de 1 000 MW consomme annuellement plus d’un milliard de mètres cubes de gaz, un produit dont 75 pour cent nous achetons à l’étranger à des prix variés et périodiquement élevés. Une centrale au gaz est moins chère à construire, mais beaucoup plus chère à exploiter par rapport à l’unité nucléaire. De plus, elle reste plus vulnérable aux risques externes. Le combustible nucléaire peut être stocké pendant plus de 10 ans car un réacteur nucléaire n’a besoin que de deux camions de combustible par an. En revanche, une unité de charbon nécessite environ 200 wagons de charbon par jour et le gaz naturel doit être brûlé sans arrêt.

La renaissance de l’atome
Il existe 23 réacteurs nucléaires dans un rayon de 300 km de la Pologne, dont 16 dans les pays du Groupe de Visegrad. La Pologne est le seul membre du V4 à ne pas utiliser cette source d’énergie. La Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie augmentent leur capacités de génération nucléaire. La renaissance de l’atome se poursuit. Il existe 455 unités nucléaires dans le monde entier et 55 autres sont en construction. Au cours des deux derniers mois, les premiers réacteurs de la troisième/troisième+ génération ont été mis en service, les pays asiatiques en développement rapide étant en tête de peloton. Selon l’Agence internationale de l’Energie (AIE), il sera impossible d’atteindre des objectifs climatiques sans développer davantage l’énergie nucléaire.
La sécurité
Les chances d’un accident majeur dans le dernier réacteur de la troisième/troisième+ génération sont inférieures à 1 : 400 000 000, alors que le risque qu’un homme soit frappé par la foudre est de 1: 3 000. L’énergie nucléaire est stable et sûre. En Pologne, nous sommes en mesure de traiter les déchets radioactifs, dont l’exemple est le dépôt de déchets radioactifs de Różan en service en toute sécurité depuis plus de 50 ans. Le fait que personne ne soit mort des suites d’une exposition aux radiations à Fukushima peine à faire son chemin dans l’opinion publique.
L’économie innovante
Le déploiement de l’énergie nucléaire est un investissement dans le savoir-faire technique polonais et dans une économie fondée sur la connaissance. L’industrie nucléaire se caractérise par des normes de sécurité très élevées et des exigences techniques comparables à celles de l’industrie aérospatiale. Le secteur nucléaire est étroitement lié au développement des installations scientifiques et de recherche. En Pologne, nous avons un réacteur nucléaire de recherche appelé « Maria », ainsi que les centres renommés avec l’expérience dans ce domaine. La Pologne est également le premier producteur mondial de produits radiopharmaceutiques utilisés dans les diagnostics et les thérapies oncologiques, représentant un cinquième de la production mondiale de molybdène 99, le plus important isotope médical.
Pour l’industrie polonaise, l’énergie nucléaire offre une possibilité de mettre en œuvre les projets à la pointe de la technologie susceptibles de contribuer à la création d’emplois stables et de grande valeur au niveau de l’ensemble de l’économie. Le développement du secteur nucléaire en Pologne pourrait également être un facteur d’accélération du transfert de technologies et du développement de nombreuses industries parentes utilisant des rayonnements ionisants.
L’analyse du potentiel industriel de la Pologne réalisée par le ministère de l’Énergie montre que les entreprises polonaises ont une expérience de la mise en œuvre et de la fourniture de composants pour les centrales nucléaires. Le catalogue « Industrie polonaise de l’énergie nucléaire » publié par le ministère de l’Énergie répertorie plus de 300 entités compétentes dans le domaine de l’énergie nucléaire. 25 entreprises polonaises ont participé à la construction de l’unité 3 de la centrale nucléaire d’Olkiluoto en Finlande. Des entrepreneurs polonais ont également travaillé pour des centrales nucléaires en Russie, en Ukraine, au Japon et au Mexique.
Nouvelles technologies
Le nucléaire ne concerne pas seulement la production d’électricité. L’équipe désignée par moi-même a recommandé l’initiation des travaux sur la mise en œuvre en Pologne des réacteurs à haute température (HTR) de la dernière, quatrième génération, générant la chaleur industrielle. Les réacteurs de ce type sont de petites installations thermiques qui desservent les industries utilisant une chaleur supérieure à 500 degrés Celsius. Cette technologie nous placerait à l’avant-garde des pays développant les technologies nucléaires les plus avancées, et de tels réacteurs pourraient devenir notre produit d’exportation.
Le réacteur HTR est également prometteur pour une autre raison. Permettant d’obtenir une température de 1 000 degrés Celsius, il pourrait être utilisé pour produire le carburant du futur – l’hydrogène. Ce serait un saut de civilisation pour notre pays.
L’atome polonais
Il est vrai que le nucléaire coûte cher au stade de l’investissement. Cependant, le nucléaire est l’énergie la moins chère, notamment en raison de son coût faible de combustible, de sa longue durée de vie (jusqu’à 80 ans) et de son absence d’émission. Le combustible et les émissions de CO2 représentent 70 à 80% du coût de production d’électricité dans une centrale à gaz, contre 10% seulement dans une centrale nucléaire. La hausse récente des prix des quotas d’émission de CO2 met en évidence cette différence en faveur de l’atome.
Le ministère de l’Énergie a préparé un amendement au Programme d’Energie nucléaire polonais, qui sera soumis au Conseil des ministres d’ici la fin de 2018.
https://www.europeanscientist.com/fr/opinion/pourquoi-la-pologne-a-t-elle-besoin-du-nucleaire/

07/11/18L’Allemagne prête à aider le Vietnam à développer l'énergie éolienne
Hanoi (VNA) – Le Vietnam a un grand potentiel d'énergies renouvelables, dont l'énergie éolienne. Les entreprises allemandes sont toujours disposées à coopérer et à aider le Vietnam à développer ce secteur.
C'est ce qu’a affirmé, Andreas Siegel, consulat général d'Allemagne à Ho Chi Minh-Ville, lors d’un séminaire sur l'énergie éolienne au Vietnam organisé mardi, 6 novembre, par la Chambre d'industrie et de commerce d'Allemagne au Vietnam.
Lors du séminaire, les conférenciers ont déclaré que dans le contexte de changements climatiques, le développement des énergies renouvelables était extrêmement important car il contribue au développement socioéconomique durable.
Selon Berthold Breid, directeur de la Renewables Academy AG (RENAC), les énergies renouvelables en Allemagne représentent actuellement 36% de toutes les sources d'énergies.
Pour le Vietnam, des intervenants ont déclaré qu'il existait de nombreuses conditions favorables pour le développement des énergies renouvelables, notamment l'éolien. Avec son long littoral, le Vietnam pourrait développer l’éolien off-shore ou créer de grands parcs éoliens terrestres.
Selon le plan national de développement des énergies renouvelables, d’ici 2020, la capacité éolienne du Vietnam devrait atteindre plus de 1.600 MW, et plus de 11.000 MW en 2030.
« Cependant, le développement de l’éolien au Vietnam rencontrera des défis, dont le réglementation sur les technologies inadéquates, le foncier limité pour les parcs éoliens… », a indiqué Nguyen Anh Tuan, directeur du Centre pour les énergies renouvelables relevant de l'Institut de l'Énergie.
Selon Mme Vu Chi Mai, spécialiste de l'Agence allemande de coopération internationale (GIZ), les énergies renouvelables sont l'un des domaines de la coopération stratégique entre le Vietnam et l’Allemagne. Par conséquent, la GIZ est prête à soutenir le Vietnam à développer davantage ce secteur.
https://fr.vietnamplus.vn/lallemagne-prete-a-aider-le-vietnam-a-developper-lenergie-eolienne/110297.vnp

31/10/18Siemens Gamesa: double commande d'éoliennes en Inde
(CercleFinance.com) - Siemens Gamesa annonce ce jour avoir remporté une commande pour la construction de deux parcs éoliens en Inde.
En effet, le groupe fournira à ReNew Power, le plus grand producteur d'énergie renouvelable du pays, les infrastructures nécessaires à l'installation et à l'exploitation de deux installations éoliennes.
Ainsi, Siemens Gamesa fournira, construira et mettra en service 48 éoliennes dans l'État du Gujarat, dans l'ouest du pays, et 38 éoliennes dans le Maharashtra, également dans l'ouest de l'Inde.
https://www.boursorama.com/bourse/actualites/siemens-gamesa-double-commande-d-eoliennes-en-inde-336ba783111e32ca40ef355e01c4974e

31/10/18 : MarocUne convention d'investissement bientôt signée pour le projet de ferme éolienne de Dakhla
Annoncé en juillet dernier par le leader américain du cloud computing Soluna, le mégaprojet éolien de 900 mégawatts destiné à alimenter un data center pour la blockchain fera très prochainement l'objet d'une convention d'investissement avec l'AMDIE.
Le projet de ferme éolienne de 900 mégawatts mené par Soluna avance bien. Ce dernier est financé par le fonds d’investissement Brookstone Partners ,et destiné à alimenter un data center pour la blockchain. Une source proche du dossier nous confie que « l’équipe travaille avec l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE) pour leur présenter le projet en vue de signer une convention d’investissement très prochainement ».
La ferme éolienne sera située à proximité immédiate du data center, et servira exclusivement à alimenter en électricité cette structure très énergivore. Il s’agit d’un projet d’énergie renouvelable hors réseau ONEE qui fonctionnera en autoproduction. « Ce n’est pas comme les autres projets énergétiques, il y a une autorisation classique à obtenir du ministère de l’Energie, mais cela ne dépend pas de l’ONEE »,précise notre source.
Notre interlocuteur confirme également le démarrage des travaux début 2019. Le timing avait été annoncé en juillet. Pour rappel, ce mégaprojet devrait coûter entre 1,4 et 3 milliards de dollars, et devrait créer 1.200 emplois d’ingénieurs.
https://www.lesinfos.ma/article/897668-Une-convention-dinvestissement-bientot-signee-pour-le-projet-de-ferme-eolienne-de-Dakhla.html

31/10/18Pologne : un vent favorable se lève pour les éoliennes
Après quelques années de crise, dues à une législation prohibitive, l’éolien polonais voit s’ouvrir devant lui de nouvelles perspectives de développement.
Heureuse coïncidence, le vent tourne à quelques semaines de la conférence mondiale sur le climat COP24 qui s’ouvre à Katowice le 2 décembre et l’image de la Pologne, souvent perçue comme un pays de smog viscéralement attaché à son charbon, s’en trouve quelque peu améliorée.
«Nous sommes sur la bonne voie», dit à l’AFP Janusz Gajowiecki, président de l’Association polonaise de l’énergie éolienne (PSEW).
Il parle de la première attribution aux enchères, prévue le 5 novembre, d’aides publiques destinées aux projets censés produire l’énergie la moins coûteuse et portant sur l’installation de fermes à vent dont la puissance totale atteindra 1.000 mégawatts.
Le nouveau système - deux autres séances d’enchères sont prévues ultérieurement - remplace les «certificats verts» qui, jadis prisés, ont vu faiblir leur rôle d’incitation pour l’éolien.
Ces certificats négociés en Bourse - une prime pour les producteurs - étaient attribués à tous les types d’énergie de sources renouvelables.
Du coup, les centrales hydroélectriques en état de marche en recevaient beaucoup sans bourse délier, ce qui n’était pas le cas dans l’éolien, explique Anna Ogniewska, experte de la fondation Greenpeace Polska.
«Quand les investisseurs ont vu que les prix des certificats baissaient et leurs profits aussi, ils ont commencé à se retirer», ajoute-t-elle.
- Coup dur -
Mais le coup dur est arrivé avec la loi dite «10H», entrée en vigueur en 2016, qui interdit la construction d’éoliennes à une distance des habitations inférieure à dix fois leur hauteur. Autrement dit, une éolienne de 200 mètres de haut doit être éloignée d’au moins 2 km de la maison la plus proche.
Selon les industriels, compte tenu des nécessités de branchement au réseau et d’autres paramètres, cette loi a fermé aux éoliennes quelque 90% du territoire du pays, précise Mme Ogniewska. Coup de grâce, les communes ont été autorisées en 2017 à taxer non seulement les bâtiments, mais aussi l’équipement mécanique des moulins à vent.
L’éolien terrestre s’est mis en mode arrêt, seuls les projets en mer, par ailleurs fort prometteurs et conçus par de grands groupes, ont continué.
S’apercevant du problème qu’il a créé, le gouvernement conservateur a assoupli indirectement la législation en juillet dernier. La taxation des équipements a été abandonnée à partir du 1er janvier 2018 et la période pendant laquelle il est permis de réaliser les projets d’avant la «loi 10H», sans en tenir compte, a été portée de trois à cinq ans.
Cette mesure est un ballon d’oxygène pour les industriels: les projets ainsi autorisés - qu’il faudra réaliser d’ici 2020 - représentant 3.000 mégawatts à installer, se réjouit M. Gajowiecki.
Mais la «loi 10H» reste et risque d’assombrir un avenir plus distant.
- Sources «palpables» -
Il est peut-être trop tard pour que la Pologne parvienne à respecter son objectif de 15% de l’énergie provenant de sources renouvelables en 2020 (20% pour l’ensemble de l’UE), mais au moins son retard sera relativement moins important.
Selon les dernières données officielles disponibles, en 2016, cette part était de 11,30%, en baisse par rapport à l’année précédente (11,93%).
L’éventuel déficit polonais en 2020 devra être couvert par un «transfert statistique» - Varsovie devrait racheter, à un pays ayant dépassé le niveau requis, son «excédent vert».
En attendant, les écologistes notent une certaine évolution chez certains députés du parti au pouvoir, le PiS.
«Il y a au sein du PiS différentes tendances et on y trouve des gens qui soutiennent les énergies renouvelables, dit Anna Ogniewska, mais la majorité est toujours favorable au charbon, au gaz, à la géothermie qui sont en quelque sorte +palpables+ et se méfie des sources +insaisissables+ comme le vent ou le soleil».
Greenpeace déplore toujours le soutien continu de l’Etat au charbon, que l’organisation évalue à des milliards d’euros.
Toujours en 2016, l’éolien arrivait en deuxième position dans le mix des énergies renouvelables en Pologne, avec 12%, après la biomasse (71%). Suivait le biodiesel (10%), le biogaz (3%), et l’énergie hydraulique (2%). La combustion de déchets, les pompes à chaleur, le solaire et la géothermie se sont situés tous au dessous de 1%.
https://www.liberation.fr/futurs/2018/10/31/pologne-un-vent-favorable-se-leve-pour-les-eoliennes_1688996


30/10/18Royaume-Uni : on paie pour mettre les éoliennes à l’arrêt
Le 8 octobre était un jour de grand, de très grand vent en Ecosse. L’énergie dispensée gratuitement par Eole n’attendait qu’à être transformée par les turbines dans la soixantaine de parcs d’éoliennes qui émaillent le territoire, là et dans le nord de l’Angleterre : une aubaine pour ceux qui récoltent l’électricité verte et la revendent aux fournisseurs nationaux, souvent au terme de contrats qui obligent ces derniers à racheter le moindre watt. Patatras : les conditions étaient si bonnes, le rendement si élevé que le National Grid (le réseau national) a dû payer pour que les éoliennes soient mises à l’arrêt. En un seul jour, les opérateurs des parcs ont empoché la somme record de 4,8 millions de livres – l’équivalent de plus de 5,4 millions d’euros – en échange non d’électricité, mais de vent.
La soixantaine de parcs d’éoliennes a ainsi reçu une compensation parce que leur production a dépassé la demande le 8 octobre. Lorsque le temps est extrêmement venteux comme ce jour-là, le nombre de kilowatts produits augmente en conséquence et le National Grid n’a plus la capacité d’intégrer l’électricité dans son réseau. Mais contre toute logique économique – la règle classique voudrait que l’abondance fasse baisser les prix – l’opérateur public se trouve alors dans l’obligation de gratifier les sociétés gérant les parcs de « paiements de contrainte » afin qu’elles empêchent leurs turbines de tourner.
Du fait de contrats très favorables, les parcs éoliens du Royaume-Uni se font payer quand ils sont à l’arrêt
Ce n’est pas la première fois qu’une telle situation se produit : un record précédent pour ces paiements de contrainte s’était établi à un peu plus de 3,1 million de livres, pour la journée d’arrêt du 28 juillet dernier. Mais dès le 2 octobre, un nouvel épisode venteux obligeait le fournisseur national à dépenser 3,4 millions de livres supplémentaires. Dans tous les cas et au bout du compte, c’est l’usager qui paie, puisque le National Grid répercute les coûts de l’énergie verte sur ses clients.
En l’occurrence, alors que le gouvernement de l’Ecosse a fait le choix de multiplier le nombre d’éoliennes sur son territoire, avec les incitations habituelles à la clef, le prix de cette gabegie est in fine facturé à l’ensemble des clients en Grande-Bretagne.
« Le coût élevé des contraintes des parcs éoliens est le résultat de l’enthousiasme déséquilibré du gouvernement écossais à l’égard de l’énergie éolienne », commente John Constable, directeur d’une association de lutte contre le subventionnement des turbines, Renewable Energy Foundation (REF). « C’est un exemple frappant de déficit démocratique : ces coûts sont principalement supportés par les consommateurs anglais et gallois, qui n’ont aucun droit de vote à Holyrood. Comme le montre l’histoire, “la taxation sans représentation” est politiquement instable. Il faut simplement que tout cela cesse. »
Quand le vent souffle fort en Ecosse c’est l’Angleterre qui trinque
C’est la REF qui a braqué les projecteurs sur les sommes allouées en compensation à 63 parcs d’éoliennes pour rembourser leur manque à gagner du fait de la mise à l’arrêt des turbines. La somme la plus importante, de 663.638 livres, a été allouée à la société Scottish and Southern Energy’s Clyde wind farm, dans le Larnarkshire du sud. Celle-ci était talonnée par Scottish Power, l’opérateur du parc Whitelee près de Glasgow, qui a reçu près de 500.000 livres pour ne rien produire.
Les quatre parcs maritimes au large de l’Angleterre occidentale, tout près de la frontière écossaise, ont touché quant à eux un total de 720.000 livres.
En fait, ce type de dépenses ne cesse d’augmenter actuellement au Royaume-Uni. Un record mensuel a été atteint en septembre, avec un total de 28,4 millions de livres en « paiement de contrainte », soit 5 millions de plus qu’en octobre 2017 où il s’était élevé à 23,2 millions. En 2017, ce sont au total 108 millions de livres qui sont venus récompenser les parcs éoliens pour n’avoir pas produit électricité. Ce montant record devrait être dépassé, selon toute vraisemblance, cette année.
On paie les sociétés d’éoliennes pour mettre leurs turbines à l’arrêt dès que le vent augmente par trop leur productivité
L’une des raisons de cette surcapacité structurelle est le retard de livraison d’un câble sous-marin qui doit transférer les surplus d’énergie depuis l’Ecosse vers l’Angleterre. D’un coût d’un milliard de livres sterling, il aurait dû être en état de fonctionner il y a trois ans ; finalement, le câble Western Link qui relie l’Ayrshire à Wirral n’a atteint sa pleine capacité qu’en septembre. L’expérience prouve déjà, pourtant, que cela ne suffit pas.
Avec tout cela, le gouvernement de l’Ecosse a commenté l’information en déclarant : « L’énergie éolienne a fait ses preuves et elle est aujourd’hui le moyen le moins coûteux de produire de l’électricité. Des investissements vitaux sur le réseau sont aujourd’hui en cours. »
Ce qui n’empêche pas les factures d’électricité d’être en constante augmentation…


23/10/18Taiwan : Siemens Gamesa en pole position pour un projet de 900 MW
Ørsted a désigné Siemens Gamesa renewables energy (SGRE) comme fournisseur privilégié pour le premier projet de parc éolien offshore de 900 MW de Greater Changhua, au large de Taiwan. Cent douze éoliennes de 8 MW de puissance unitaire y sont prévues.
http://www.lemarin.fr/secteurs-activites/energies-marines/32699-taiwan-siemens-gamesa-en-pole-position-pour-un-projet-de

12/10/18Turkana et Menengai, les poumons énergétiques du Kenya
Deux grands projets dans le domaine énergétique au Kenya permettent au pays d’éviter les délestages et de tendre vers l’autosuffisance énergétique. Il s’agit du parc éolien de Turkana et de la centrale géothermique de Menengai.
Ces deux centrales permettent au Kenya de diversifier son bouquet énergétique, en misant sur les énergies propres, fiables et à bas coût. En outre, ces deux projets ont œuvré au renforcement du réseau national en augmentant d’environ 10 % la puissance installée en énergie renouvelable.
« Six millions de foyers, soit 69,4 % de la population sont alimentés en électricité », indiquait il y a 15 mois, Ken Tarus, le patron de la compagnie nationale de distribution d’électricité, Kenya Power.
Du coup, les délestages et autres coupures intempestives d’électricité ne sont quasi plus qu’un lointain souvenir. Et pour redonner un peu plus le sourire aux populations, le coût de la consommation d’électricité a encore baissé de 8 % au mois de juillet 2018, sur décision du gouvernement.
Entamé en 2002, le chantier du parc éolien de Turkana, le plus vaste en milieu désertique au monde, a duré quinze ans. Désigné en 2014 «meilleur projet d’électricité de l’année » par Thomson Reuters, ce parc éolien est aujourd’hui le plus important d’Afrique, équipé de centaines d’éoliennes qui font tourner leurs pâles sous des vents pouvant atteindre 11 mètres par seconde. Situé au nord-ouest du pays, il est doté d’une puissance de 300 mégawatts.
Quant à la station de Menengai, située à quelque 180 km au nord-ouest de Nairobi, elle met en relief le potentiel géothermique du Kenya (estimé à près de 10 000 MW), lié à la spécificité géologique exceptionnelle de la vallée du Rift qui court sur plus de 6 000 km de long à travers le pays et jusqu’en Afrique australe.
La centrale géothermique de Menengai alimente à elle seule 500 000 foyers (dont 70 000 en milieu rural) et 300 000 entreprises.
Sur cette bonne lancée, Nairobi décide d’investir l’énergie solaire. Aujourd’hui, les énergies renouvelables représentent quasiment 80 % du mix énergétique du Kenya.
http://lemagazinedumanager.com/21426-turkana-et-menengai-les-poumons-energetiques-du-kenya.html

07/10/18 : Amérique du NordLe projet éolien du lac Érié reçoit l’approbation du gouvernement américain 😲
Un examen commandé par le gouvernement fédéral américain pour le projet éolien Icebreaker sur le lac Erié, qui a duré plus de deux ans, n’a révélé aucun impact environnemental significatif. Le rapport indique que le projet n’affectera pas de manière significative les activités des oiseaux migrateurs.
Pas d’impact significatif sur les populations d’oiseaux migrateurs😏
Le Département américain de l’énergie a mené cet examen en coopération avec le Corps des ingénieurs de l’armée américaine, la Garde côtière américaine et d’autres entités fédérales.
Le 2 octobre 2018, les agences ont publié cette évaluation environnementale finale qui conclue par l’absence d’impact significatif.
« L’évaluation environnementale a évalué les impacts potentiels sur les oiseaux migrateurs et a conclu, principalement en raison de la petite taille du projet, qu’il y aurait des impacts à court et à long terme, mais que ces impacts seraient mineurs. Le projet proposé n’entraînerait aucun impact potentiel au niveau de la population sur les espèces d’oiseaux, » peut-on ainsi lire dans ce document.
http://les-smartgrids.fr/le-projet-eolien-du-lac-erie-recoit-lapprobation-du-gouvernement-americain/


30/09/18 : IrlandeOpenHydro, spécialiste de l’énergie éolienne, placé en liquidation judiciaire
La filiale du français Naval Energies a indiqué en fin de semaine que sa demande de redressement a été rejetée par la Haute Cour d’Irlande
Le spécialiste de l’hydrolien OpenHydro, filiale irlandaise du français Naval Energies, a été mis en liquidation judiciaire, a-t-on appris vendredi, 28 septembre, auprès de Naval Energies.
« La demande de redressement (a été) rejetée » jeudi par la Haute Cour d’Irlande, chargée de se pencher sur l’avenir de cette société et désormais, « la procédure de liquidation se poursuit », a affirmé à l’AFP une porte-parole de Naval Energies.
Aucun investisseur ne s’était manifesté auprès du mandataire judiciaire désigné pour permettre la poursuite de la procédure de redressement initiée par certains actionnaires minoritaires de la société, a précisé la porte-parole.
OpenHydro avait été placée en redressement judiciaire cet été, après la décision de Naval Energies de mettre fin à ses investissements dans l’hydrolien, un mois et demi seulement après avoir inauguré sa première usine de fabrication à Cherbourg, en Normandie.
Le groupe, filiale de Naval Group (ex-DNCS), avait expliqué sa décision par l’absence de soutien public à cette technologie dont le coût était jugé trop élevé par le gouvernement.
Cette décision avait suscité la colère des élus normands, alors que les collectivités locales avaient en partie financé la construction de l’usine de Cherbourg.
https://energies-media.com/openhydro-spec-fr-hydrolien-liquidation-judiciaire/
30/09/18 : VietnamLes projets éoliens dans la ligne de mire des investisseurs étrangers
Hanoï, 30 septembre (VNA) - En voyant le potentiel de développement de l’électricité éolienne au Vietnam, bon nombre d’investisseurs étrangers se sont lancés dans ce domaine. La plupart des projets sont ou seront implantés dans le Centre et dans le delta du Mékong.
Le groupe Envision Energy, basé à Hongkong (Chine), accélère les procédures pour mettre en œuvre son projet de construction d’une usine éolienne dans la province de Soc Trang (delta du Mékong). Selon le dossier soumis aux autorités locales, l’entreprise va initier un projet d’envergure pour un capital de 660 millions de dollars et une usine capable de produire plus de 300 MW.
Pour la première phase, l’usine sera dotée d’une puissance de 30 MW sur une superficie d’environ 9,2 hectares. Avec ce projet, Envision Energy prévoit d’installer des éoliennes d’une puissance de 4,2-4,5 MW chacune. Ce projet requiert encore l’approbation des autorités locales qui demandent à Envision Energy quelques modifications à propos des lieux d’installation des turbines.
En août dernier, le Comité populaire de la province de Trà Vinh (delta du Mékong) a autorisé les investisseurs à entamer les travaux pour projet du parc éolien de Hiêp Thanh, pour un fond total de près de 3.370 milliards de dôngs (plus de 140 millions de dollars). Ce projet couvrira plus de 2.700 hectares dans la commune de Hiêp Thanh, chef-lieu de Duyên Hai. Avec 18-19 éoliennes, le parc pourra produire une puissance de 78 MW en 2020.
Les investisseurs concernés sont la société par actions des énergies renouvelables Ecotech Vietnam et la compagnie singapourienne JanakuasaPte Ltd. "Il s’agit du 4e projet à recevoir l’autorisation de la province", a annoncé Nguyên Quynh Thiên, vice-directeur du Comité de gestion des zones économiques de Trà Vinh. En effet, auparavant, la province avait déjà accordé des licences d’investissement à trois projets éoliens d’une puissance combinée de 192 MW.
Selon le plan provincial de développement de l’énergie éolienne jusqu’en 2020 avec une vision pour 2030, Trà Vinh prévoit de construire six projets éoliens dans les zones côtières du district de Duyên Hai et de la communauté de communes du même nom, dont trois dans la commune de Truong Long Hoà, deux dans la commune de Hiêp Thanh et un dans la commune de Dông Hai.
Le Comité populaire de la province de Khanh Hoà (Centre) a autorisé deux projets éoliens, pour un fonds d’investissement de 4.300 milliards de dôngs. Le premier projet, représentant 2.400 milliards de dôngs d’investissement pour une puissance de 100 MW, fournira annuellement près de 160 millions de kWh. Ce projet sera construit par la Sarl d’investissement et de développement de l’énergie éolienne Van Ninh, sur une superficie de 200 ha dans la commune de Van Hung, district de Van Ninh. Le 2e projet, chiffré à 1.904 milliards de dôngs et d’une puissance de 50 MW, sera construit par la Compagnie générale d’électricité du Centre dans la commune de Cam An Bac, district de Cam Lâm.
Des potentialités dans l’énergie éolienne
D’après les estimations de la Banque mondiale concernant les ressources en énergie éolienne en Asie du Sud-Est, il existe au Vietnam un grand potentiel éolien. Les régions les plus aptes à l’exploitation de ce type d’énergie sont les provinces de Ninh Thuân, Binh Thuân, Soc Trang, Trà Vinh. Les vents qui passent par là ont une vitesse moyenne assez grande et une direction stable.
Lors d’un séminaire sur le développement de l’électricité éolienne au Vietnam organisé en juin dernier à Hanoï par l’ambassade d’Allemagne, l’ambassade du Danemark et la Société allemande de coopération internationale, Steve Sawyer, secrétaire général du Conseil mondial de l'énergie éolienne, a affirmé vouloir aider le Vietnam à atteindre ses objectifs en la matière. Il s’agit d’une énergie propre et à prix raisonnable au service du développement économique et du renforcement de la sécurité énergétique.
Le Vietnam peut arriver en tête de la région en matière de développement de l’éolien, a affirmé Clive Turton, président de Vestas pour l’Asie-Pacifique (Vestas ASP), en parlant du potentiel d'exploitation de l'énergie éolienne au Vietnam ainsi que des perspectives de coopération. Selon lui, le Vietnam est l'un des pays les plus chanceux de la région avec un potentiel éolien d'environ 50.000 MW. Et avec des technologies plus avancées, ce chiffre devrait même être plus élevé, peut-être 60.000 MW en 2018. Une grande opportunité pour les investisseurs étrangers et les développeurs locaux.
Selon lui, "le Vietnam a l'opportunité de devenir un leader régional dans le développement de l'énergie éolienne, grâce à ce potentiel mais aussi à sa main-d'œuvre jeune et dynamique, à ses nombreuses start-up, à ses investisseurs locaux intelligents et aux potentiels investisseurs étrangers".
Vestas ASP a développé des projets du même genre au Vietnam et travaille avec des partenaires sur un certain nombre de nouveaux projets qui devrait être implantés dans les années à suivre.
Dans le cadre de sa stratégie nationale de développement énergétique jusqu’en 2020 et vision jusqu’en 2050, le Vietnam s’efforcera d’augmenter le ratio des sources d’énergies nouvelles et renouvelables à 5% du total des sources d’énergies primaires commerciale d’ici à 2020 et à 11% d’ici à 2050. Le pays s'est fixé comme objectif d’atteindre 800 MW éoliens produits vers 2020 et 6.000 MW éoliens vers 2030.-CVN/VNA
https://fr.vietnamplus.vn/les-projets-eoliens-dans-la-ligne-de-mire-des-investisseurs-etrangers/108315.vnp
29/09/18 : DanemarkLe Danois Ørsted lance le plus vaste champ éolien du monde
Fin 2016, les eaux territoriales européennes accueillaient près de 88% de la puissance éolienne offshore mondiale. En France, des appels d’offres ont été lancés mais aucune mise en service n’a encore eu lieu.
Aussi c’est du côté de l’Europe du Nord qu’il faut chercher l’essentiel des turbines.
Le Royaume-Uni et le Danemark ont depuis plusieurs années saisi l’opportunité d’exploiter les ressources énergétiques que représentent leurs côtes.
Certains groupes, comme le danois Ørsted, ont même décidé de ne plus se concentrer que sur les énergies renouvelables et notamment l’éolien offshore. Zoom sur une stratégie ambitieuse et payante.
87 éoliennes offshores pour 659 MW de puissance
C’est au cœur de la mer d’Irlande, au sud-ouest de l’Angleterre, que vient d’être lancé le plus grand champ éolien offshore du monde. Baptisé Walney Extension, en l’honneur de la petite île à laquelle il fait face, ce vaste parc éolien s’étend sur une superficie de plus de 145 kilomètres carrés.
Cette réalisation mise en service au début du mois de septembre est l’œuvre du producteur d’énergie Ørsted, anciennement Dong-Energy.
Selon les informations fournies par l’énergéticien danois, cette nouvelle ferme éolienne en mer aligne plus de 87 turbines affichant une puissance cumulée totale de 659 MW.
Le champ éolien le plus vaste du monde est donc théoriquement capable de générer suffisamment d’électricité propre pour répondre à l’intégralité des besoins de plus de 600.000 foyers.
C’est la première fois que Ørsted constitue un champ éolien à l’aide de deux technologies différentes. 40 turbines du parc de Walney proviennent en effet des usines de son compatriote Vestas, alors que les 47 autres machines ont été développées par l’industriel allemand Siemens.
Le parc de Walney Extention est la onzième réalisation d’Ørsted dans les eaux territoriales du Royaume-Uni.
Matthew Wright, responsable de la filiale britannique du groupe danois, a ainsi souligné le franchissement d’un “pas important” vers un “monde qui fonctionne entièrement grâce aux énergies vertes”.
Objectifs “renouvelable”
Persuadé de la croissance significative du marché des énergies renouvelables, Ørsted a décidé en 2006 de se spécialiser dans la production d’énergie renouvelable. Tournant le dos aux énergies fossiles polluantes (charbon et pétrole), qui étaient pourtant son cœur de métier, le groupe danois se sépare de ses actifs fossiles (et notamment ses usines de production de pétrole et de gaz) pour se concentrer uniquement dans la production d’électricité renouvelable.
Une stratégie et un engagement qui porte ses fruits : Ørsted a annoncé avoir réussi à réduire de 52% ses émissions polluantes depuis 2006.
Fin juin, le groupe danois décide de pousser plus loin sa stratégie de spécialisation dans le secteur de la production d’électricité verte : il annonce son intention de se séparer de ses activités de distribution d’électricité au Danemark pour concentrer ses efforts et ses investissements dans le secteur international des énergies renouvelables.
Des acquisitions en série pour renforcer sa place dans un secteur clé
À la suite de cette annonce, Ørsted multiplie les actions. Au début du mois d’août est officialisé le rachat du groupe américain Lincoln Clean Energy pour 580 millions de dollars (soit 500 millions d’euros).
Le groupe danois acquiert ainsi un portefeuille de 513 MW de puissance éolienne terrestre, mais également de 300 MW en construction et plus de 1,5 GW de pipeline à compléter d’ici l’horizon 2022.
Décidé à investir un des principaux marchés éoliens terrestres du monde, Ørsted annonce également aux États-Unis la signature d’un sous-contrat de fourniture d’éoliennes en partenariat avec Siemens Gamesa Renewable.
Des turbines qui seront immergées au large des côtes de l’État américain de Virginie, pour un parc éolien développé par Dominion Energy.
Plus récemment, c’est avec le promoteur allemand Innogy que l’énergéticien danois a passé un accord de rachat d’électricité. Selon les termes de ce contrat, Ørsted bénéficiera de l’intégralité de l’électricité produite par le futur parc éolien offshore de Triton Knoll.
Ce dernier est situé au Royaume-Uni et affiche d’intéressantes caractéristiques : lors de sa mise en service, prévue pour 2021, il devrait être composé de 90 turbines d’une puissance unitaire de 9,5 MW.
Sa puissance cumulée totale (860 MW) lui permettra de produire suffisamment d’énergie pour alimenter près de 800.000 foyers britanniques.
https://www.lemondedelenergie.com/orsted-champ-eolien/2018/09/29/

27/09/18Eni accélère dans l'éolien avec GE dans les steppes du Kazakhstan
https://www.connaissancedesenergies.org/afp/eni-accelere-dans-leolien-avec-ge-dans-les-steppes-du-kazakhstan-180927

15/09/18Les projets éoliens dans la ligne de mire des investisseurs étrangers
En voyant le potentiel de développement de l’électricité éolienne au Vietnam, bon nombre d’investisseurs étrangers se sont lancés dans ce domaine. La plupart des projets sont ou seront implantés dans le Centre et dans le delta du Mékong.
>>Construction d’un parc éolien de plus de 140 millions de dollars
>>Ninh Thuân : mise en chantier de la 2e phase du parc éolien Dâm Nai
>>Binh Dinh : mise en œuvre d’un nouveau projet d’énergie éolienne en 2018
Le groupe Envision Energy, basé à Hongkong (Chine), accélère les procédures pour mettre en œuvre son projet de construction d’une usine éolienne dans la province de Soc Trang (delta du Mékong). Selon le dossier soumis aux autorités locales, l’entreprise va initier un projet d’envergure pour un capital de 660 millions de dollars et une usine capable de produire plus de 300 MW.
Pour la première phase, l’usine sera dotée d’une puissance de 30 MW sur une superficie d’environ 9,2 hectares. Avec ce projet, Envision Energy prévoit d’installer des éoliennes d’une puissance de 4,2-4,5 MW chacune. Ce projet requiert encore l’approbation des autorités locales qui demandent à Envision Energy quelques modifications à propos des lieux d’installation des turbines.
En août dernier, le Comité populaire de la province de Trà Vinh (delta du Mékong) a autorisé les investisseurs à entamer les travaux pour projet du parc éolien de Hiêp Thanh, pour un fond total de près de 3.370 milliards de dôngs (plus de 140 millions de dollars). Ce projet couvrira plus de 2.700 hectares dans la commune de Hiêp Thanh, chef-lieu de Duyên Hai. Avec 18-19 éoliennes, le parc pourra produire une puissance de 78 MW en 2020.
Les investisseurs concernés sont la société par actions des énergies renouvelables Ecotech Vietnam et la compagnie singapourienne JanakuasaPte Ltd. "Il s’agit du 4e projet à recevoir l’autorisation de la province", a annoncé Nguyên Quynh Thiên, vice-directeur du Comité de gestion des zones économiques de Trà Vinh. En effet, auparavant, la province avait déjà accordé des licences d’investissement à trois projets éoliens d’une puissance combinée de 192 MW.
Selon le plan provincial de développement de l’énergie éolienne jusqu’en 2020 avec une vision pour 2030, Trà Vinh prévoit de construire six projets éoliens dans les zones côtières du district de Duyên Hai et de la communauté de communes du même nom, dont trois dans la commune de Truong Long Hoà, deux dans la commune de Hiêp Thanh et un dans la commune de Dông Hai.
Le Comité populaire de la province de Khanh Hoà (Centre) a autorisé deux projets éoliens, pour un fonds d’investissement de 4.300 milliards de dôngs. Le premier projet, représentant 2.400 milliards de dôngs d’investissement pour une puissance de 100 MW, fournira annuellement près de 160 millions de kWh. Ce projet sera construit par la Sarl d’investissement et de développement de l’énergie éolienne Van Ninh, sur une superficie de 200 ha dans la commune de Van Hung, district de Van Ninh. Le 2e projet, chiffré à 1.904 milliards de dôngs et d’une puissance de 50 MW, sera construit par la Compagnie générale d’électricité du Centre dans la commune de Cam An Bac, district de Cam Lâm.
Des potentialités dans l’énergie éolienne
D’après les estimations de la Banque mondiale concernant les ressources en énergie éolienne en Asie du Sud-Est, il existe au Vietnam un grand potentiel éolien. Les régions les plus aptes à l’exploitation de ce type d’énergie sont les provinces de Ninh Thuân, Binh Thuân, Soc Trang, Trà Vinh. Les vents qui passent par là ont une vitesse moyenne assez grande et une direction stable.
Lors d’un séminaire sur le développement de l’électricité éolienne au Vietnam organisé en juin dernier à Hanoï par l’ambassade d’Allemagne, l’ambassade du Danemark et la Société allemande de coopération internationale, Steve Sawyer, secrétaire général du Conseil mondial de l'énergie éolienne, a affirmé vouloir aider le Vietnam à atteindre ses objectifs en la matière. Il s’agit d’une énergie propre et à prix raisonnable au service du développement économique et du renforcement de la sécurité énergétique
Le Vietnam peut arriver en tête de la région en matière de développement de l’éolien, a affirmé Clive Turton, président de Vestas pour l’Asie-Pacifique (Vestas ASP), en parlant du potentiel d'exploitation de l'énergie éolienne au Vietnam ainsi que des perspectives de coopération. Selon lui, le Vietnam est l'un des pays les plus chanceux de la région avec un potentiel éolien d'environ 50.000 MW. Et avec des technologies plus avancées, ce chiffre devrait même être plus élevé, peut-être 60.000 MW en 2018. Une grande opportunité pour les investisseurs étrangers et les développeurs locaux.
Selon lui, "le Vietnam a l'opportunité de devenir un leader régional dans le développement de l'énergie éolienne, grâce à ce potentiel mais aussi à sa main-d'œuvre jeune et dynamique, à ses nombreuses start-up, à ses investisseurs locaux intelligents et aux potentiels investisseurs étrangers".
Vestas ASP a développé des projets du même genre au Vietnam et travaille avec des partenaires sur un certain nombre de nouveaux projets qui devrait être implantés dans les années à suivre.
Dans le cadre de sa stratégie nationale de développement énergétique jusqu’en 2020 et vision jusqu’en 2050, le Vietnam s’efforcera d’augmenter le ratio des sources d’énergies nouvelles et renouvelables à 5% du total des sources d’énergies primaires commerciale d’ici à 2020 et à 11% d’ici à 2050. Le pays s'est fixé comme objectif d’atteindre 800 MW éoliens produits vers 2020 et 6.000 MW éoliens vers 2030.

https://lecourrier.vn/les-projets-eoliens-dans-la-ligne-de-mire-des-investisseurs-etrangers/520031.html

08/09/18
Kenya: toujours pas d'électricité dans le parc éolien de Turkana
Un an après leur achèvement en juin 2017, les 365 éoliennes du plus grand parc africain ne distribuent toujours pas d'électricité. Disposées sur une superficie de 40.000 hectares le long du Turkana corridor, où soufflent les vents les plus puissants du monde, les turbines tardent à être reliées à des lignes à haute tension chargées de transporter le courant. Officiellement, c'est pour décembre.
A Loyangalani, au bord du lac Turkana, les chèvres cohabitent avec les turbines
D'ici à la fin 2018, la centrale éolienne du lac de Turkana (nord-ouest), baptisée le «Lake Turkana Wind Power project» (LTWP) entrera en activité, foi de ministre. Celui de l'Energie Charles Keter a annoncé début septembre que les lignes d'acheminement de l'électricité sont enfin terminées et que le raccordement au réseau serait prêt dans trois mois. Depuis son lancement en 2015, le parc éolien kényan, présenté comme l'une des plus grandes fiertés du pays par le président Kenyatta, a multiplié les retards. Des ajournements qui ont engendré des amendes et un alourdissement important de la facture. L'accès à une électricité à coût modéré, promis par le pouvoir et attendu par près de la moitié des Kényans qui vivent sans lumière, risque de rester lettre morte.© Thomas MUKOYA / REUTERS
http://geopolis.francetvinfo.fr/la-photo-kenya-toujours-pas-d-electricite-dans-le-parc-eolien-de-turkana-211637

07/09/18
Entre l'Irlande du Nord et l'Angleterre, la plus grande ferme éolienne en mer du monde est entrée en action
Tous les jours, dans "Un monde d’avance", un coup de projecteur sur une actualité à l’étranger restée "sous les radars". Aujourd’hui, direction les côtes britanniques avec le démarrage, jeudi, de la plus grande ferme éolienne en mer, au monde.
La ferme éolienne en mer d’Irlande a démarré jeudi 6 septembre. Elle est immense. Imaginez-vous 87 turbines au total, sur une superficie supérieure à la taille de Paris ? Pour vous donner une autre échelle, c’est l’équivalent de 20 000 terrains de football mis côte à côte ! Les images de ce gigantesque champ d’éoliennes sont très impressionnantes. Le tout est situé à Walney, au large de Barrow in Furness. C’est à 30 kilomètres des côtes anglaises, au nord du pays, entre l’Angleterre et l’Irlande du Nord.
Chaque pale installée sur les turbines fait 120 mètres de diamètre. Pour l'occasion, il a fallu installer 300 kilomètres de câbles sous-marins pour relier le tout au réseau électrique britannique. Depuis jeudi, cet ensemble peut donc fournir 659 mégawatts, soit près de 600 000 foyers. C’est considérable. La construction avait débuté en 2011 et le chantier a été livré dans les délais, s’il-vous-plaît ! Il a été réalisé par le constructeur danois Ørsted et l’allemand Siemens. C’est le résultat d’un choix politique, portée par tous les gouvernements britanniques de ces dernières années.
Le Royaume-Uni en pointe sur ce sujet
Nos voisins sont les leaders dans le monde dans ce domaine. Ils possèdent désormais 1 750 turbines éoliennes offshore : en mer d’Irlande, en mer du Nord, dans l’estuaire de la Tamise aussi. L’éolien produit désormais plus d’électricité que le nucléaire en Grande-Bretagne. Surtout, il est de plus en plus rentable avec des turbines de plus en plus puissantes. Ce que l'on appelle son "coût de rachat" a baissé de moitié en quelques années chez nos voisins. Résultat : à lui seul l’éolien en mer produit 10% de l’électricité au Royaume-Uni.
Ce n’est que le début. Il y a déjà de nouveaux projets encore plus importants que celui de Walney. Ils se trouvent dans le Yorkshire et en Est-Anglie, deux régions situées sur la côte est de l’Angleterre, en mer du Nord.
Ça bouge en Europe, sauf… en France
Il y a maintenant 11 pays concernés en Europe. Cela veut dire plus de 4 000 turbines au total réparties en une centaine de fermes. En 10 ans, cette source d’énergie a été multipliée par 10 en Europe. Après le Royaume-Uni, il y a l’Allemagne, mais aussi le Danemark, les Pays-Bas, la Belgique, la Suède, la Norvège, l’Irlande, l’Espagne, etc. Bref tout le monde en Europe sur la côte Atlantique et la mer du Nord, sauf… le Portugal et la France.
Là où nos voisins britanniques possèdent 1 750 turbines en mer, nous n’en possédons aucune, zéro ! Et cela, malgré notre énorme façade maritime. Il y a plusieurs projets, en Normandie, en Bretagne, en Vendée, mais ça avance au ralenti à cause de retards administratifs, recours judiciaires, opposition des pêcheurs, etc. Du coup, c’est quand même paradoxal, les entreprises françaises, Engie, EDF, investissent désormais dans l’éolien offshore… en Grande-Bretagne !
Un groupe norvégien va réaliser l'un des plus gros projets jamais lancés dans l'énergie éolienne en Ukraine tout près de la Crimée, péninsule ukrainienne annexée par la Russie, en vertu d'un contrat signé jeudi représentant un investissement d'environ 450 millions de dollars. ....
https://www.connaissancedesenergies.org/afp/ukraine-investissement-pour-un-gros-champ-eolien-offshore-pres-de-la-crimee-180906

06/09/18Voici le plus grand champ éolien offshore du monde
Le producteur danois d’énergie Ørsted est l’opérateur d’un champ d’éoliennes qui s’étend sur 145 km2, en mer d'Irlande.
Le champ éolien offshore le plus vaste du monde vient d’être inauguré en mer d'Irlande, au sud-ouest de l’Angleterre. Baptisé Walney Extension, du nom de l’île voisine de Walney, il comprendra à terme 87 éoliennes, réparties sur une superficie de 145 km2. Il est opéré par le producteur danois d’énergie Ørsted (ex-Dong Energy). Selon le groupe, dont c’est le onzième champ éolien dans les eaux du Royaume-Uni, ce champ éolien pourra produire 659 MW et alimenter en énergie quelque 600.000 foyers.
Quarante des 87 éoliennes sont fournies par le Danois Vestas et les 47 autres par l’Allemand Siemens. C’est la première fois qu’un champ est constitué de turbines de deux technologies différentes, selon Ørsted. Le champ de Walney Extension est détenu par Ørsted (50 %) et les fonds de pension danois PKA (25 %) et PFA (25 %).
Depuis plus de dix ans, Ørsted s’éloigne du charbon et du pétrole, son coeur de métier, pour se tourner vers les énergies renouvelables. Le groupe a réduit de 52 % ses émissions de CO2 depuis 2006. En mai 2017, il est parvenu à se séparer de ses hydrocarbures et a cédé ses activités de production de pétrole et de gaz au pétrochimiste suisse Ineos.
Ce champ « marque un pas important dans la vision d'Ørsted d’un monde qui fonctionne entièrement grâce aux énergies vertes », souligne Matthew Wright, responsable de la filiale britannique du producteur danois. Le producteur avait indiqué fin juin son intention de vendre ses activités de distribution d’électricité au Danemark, pour se concentrer sur le marché international des énergies renouvelables.

05/09/18 : Eolien : Un 1er grand projet au Sénégal
L’entreprise danoise fabricant d’éoliennes Vestas a annoncé la fourniture de 159 MW pour le parc éolien Taiba N’Diaye, le plus grand projet éolien d’Afrique de l’Ouest et le 1er projet d’énergie éolienne à grande échelle au Sénégal.
Ce parc éolien augmentera la capacité de production du pays de 15%, participera au développement des énergies renouvelables à un prix compétitif et diversifiera le bouquet énergétique du Sénégal tout en ayant un impact social et économique positif sur les communautés alentours.
https://www.infomediaire.net/eolien-un-1er-grand-projet-au-senegal/

03/09/18La première éolienne télescopique au monde sur l’île espagnole de Grande Canarie
La première turbine éolienne télescopique offshore au monde est en cours d’installation sur l’île espagnole de Grande Canarie, au large des côtes nord-ouest africaines. Cette installation est réalisée dans le cadre du projet européen H2020 Elican, qui a pour objectif de développer des innovations technologiques pour les infrastructures éoliennes. Ce nouveau concept utilise une plate-forme auto-flottante et une tour dont la partie supérieure est télescopique et auto-élévatrice, pouvant être entièrement assemblé à terre, turbine incluse, et remorquée de manière conventionnelle jusqu’au site. Il n’a pas besoin d’équipement offshore de grande taille et coûteux pour être installé, ce qui réduit d’environ 30% le coût global de son installation. Tous les composants du projet (dont une éolienne Siemens-Gamesa 5MW) sont assemblés à terre dans le port, puis la turbine est remorquée dans sa position offshore par des remorqueurs, une méthode plus efficace et économique. Le projet H2020 Elican a été partiellement financé (70%) par la Commission européenne dans le cadre du programme Horizon 2020, qui se déroule sur trois ans. Il est le fruit de la collaboration de cinq partenaires européens leaders mondiaux dans leurs domaines respectifs: Esteyco SA(chef de projet), Gamesa Eólica, S.L.U., ALE Heavy-Lift (R & D) BV, UL International GMBH et Plocan.
https://jdlgroupe.com/2018/09/03/la-premiere-eolienne-telescopique-au-monde-sur-lile-espagnole-de-grande-canarie/

29/08/18
L'Iran inaugure son plus grand parc éolien
Mardi, l'Iran a inauguré son plus grand parc éolien dans le cadre de ses efforts visant à augmenter la production d'électricité à partir de sources d'énergie renouvelable.
Comprenant 18 aérogénérateurs et situé à la ville de Tarom, au nord de l'Iran, le parc éolien a une capacité nominale lui permettant de produire 61 mégawattheures d'électricité par an, ont rapporté des médias locaux.
Doté des technologies les plus récentes, le parc éolien - dont le coût atteint 86 millions d'euros (soit 101 millions de dollars américains) - a été financé par le Fonds de développement national de l'Iran, le fonds souverain iranien.
L'Iran a mis en place un plan complet visant à tirer parti des sources d'énergie renouvelable et à rationaliser les consommations du pays qui reposent principalement sur des centrales électriques utilisant des combustibles fossiles.
http://french.china.org.cn/foreign/txt/2018-08/29/content_60800502.htm

14/08/18 : Parcs éoliens australiens : à fond les turbines ! 😡😠
Les trois premières turbines du parc éolien de 113 MW de Bodangora, New South Waves, ont commencé à exporter vers le réseau, ce qui a porté à 11 le nombre de parcs éoliens raccordés au réseau en NSW.
A ce jour, 3 turbines exportent de l’énergie. Une fois entièrement mis en service, le parc éolien comprendra 33 turbines fournissant suffisamment de puissance pour alimenter jusqu’à 49 000 foyers chaque année.
La plus grande partie de la production (60%) de Bodangora a été confiée à EnergyAustralia dans le cadre d’un contrat d’achat d’électricité à long terme, tandis que le reste sera vendu sur place ou sur le marché de gros.
Le parc éolien de 119 MW de Willogoleche dans la région du nord de l’Australie méridionale est également sur le point de connecter ses premières éoliennes, suivies par Crookwell dans le NSW, et une douzaine de nouvelles centrales solaires dans les Queensland, NSW et Victoria.

09/08/18 : Siemens Gamesa : projet éolien au large de la Virginie
Siemens Gamesa Renewable Energy et Ørsted annoncent la signature d'un sous-contrat pour fournir des turbines éoliennes à un projet éolien en mer au larges des côtes de l'Etat américain de Virginie, projet fondé par Dominion Energy.
Dominion Energy et Ørsted ont conclu l'année dernière un partenariat stratégique visant à fournir aux clients de Virginie une source d'énergie propre et renouvelable. Il s'agira du premier projet éolien construit dans les eaux fédérales américaines. ...
https://www.zonebourse.com/SIEMENS-GAMESA-RENEWABLE-140594/actualite/Siemens-Gamesa-projet-eolien-au-large-de-la-Virginie-27087246/


04/08/18 : Le Sénégal va bientôt se doter d’une ferme éolienne
Au Sénégal, le gouvernement va lancer la construction d’un parc éolien de 158,7 MW, le premier du pays.
Ce parc devrait permettre de satisfaire la demande de plus de 2 millions de personnes avec de 450 000 MWh d’énergie fournie chaque année.
Le Sénégal va bientôt démarrer la construction de son premier Parc éolien d’utilité publique qui fournira 158,7 MW d’énergie propre, fiable et à prix compétitif au réseau local en pleine expansion, selon un communique.
Un accord de financement de cette première exploitation éolienne du Sénégal est signé à l’initiative de « Lekela » qui a finalisé l’accord de financement de son projet de Parc éolien de Taïba Ndiaye, au Sénégal.
Le financement de ce projet est assuré par l’Institution de financement du développement du gouvernement des États-Unis (OPIC) et par l’Agence de crédit à l’exportation du Danemark (EKF).
Selon le communiqué, « la construction commencera prochainement à Taïba Ndiaye. Elle va précéder la livraison de 158,7 MW d’énergie propre et fiable et va augmenter la production d’électricité du Sénégal de 15% ».
Le communiqué indique aussi qu’une fois « le projet pleinement opérationnel (moins de deux ans), il fournira plus de 450 000 MWh d’énergie annuelle à plus de 2 millions de personnes ».
Situé à 70 km au nord de Dakar, le projet connu sous le nom de Parc éolien Taïba Ndiaye, « se composera de 46 éoliennes Vestas, chacune capable de produire 3,45 MW ».
Ce projet constitue un élément essentiel de la stratégie du gouvernement du Sénégal pour accroître la production d’électricité propre, diversifier le mix énergétique du pays et garantir l’accessibilité financière à l’énergie.
En effet, selon le communiqué, ce « projet permettra d’économiser plus de 300 000 tonnes d’émissions de CO2 dans l’atmosphère par an et va créer de la valeur ajouté dans les communautés auprès desquelles elle opère et où un vaste programme d’investissement social à Taïba Ndiaye a aussi commencé ».
L’objectif principal de ce programme est de créer des moyens de subsistance durables pour les communautés, en améliorant l’agriculture et en offrant des opportunités de formation professionnelle aux jeunes, note la source.
Qui explique qu’il s’agit aussi d’initiatives visant à stimuler l’exploitation agricole dans la région et à accroître les ressources informatiques dans les écoles (déjà en cours), ainsi que d’autres programmes, lit-on dans le texte.



02/08/18 : Éolien en mer
L’article du 25 juin sur la construction de nouvelles et puissantes éoliennes en Grande-Bretagne est clair et instructif. Il manque cependant une donnée importante : le facteur de charge. C’est-à-dire le nombre de jours par an où elles sont censées fonctionner à leur puissance nominale. C’est une mesure de l’intermittence, donc de la disponibilité. Sur les côtes françaises, on admet qu’il est de 30 % au maximum, soit à peu près deux jours par semaine en moyenne. Qu’en est-il en Grande-Bretagne ?
Si le vent ne souffle pas en permanence, il ne sert à rien que le vent soit plus fort et les éoliennes très puissantes. Quand le vent ne souffle pas (cinq jours sur sept ?), comment les 34 000 foyers seront-ils approvisionnés en électricité ? Avec les moyens traditionnels (charbon, gaz, nucléaire). Les éoliennes ne pourront jamais se substituer à ces derniers, seulement s’y ajouter. En clair, elles ne servent à rien. On répondra : le stockage permet de pallier l’intermittence. Sauf que dans le projet de Blyth qui nous intéresse, on ne souffle mot du moyen de ­sto­ckage. En fait il n’y a pas de sto­ckage !
Que la France soit en retard dans le déploiement d’une énergie intermittente et non pilotable paraît être un avantage plus qu’un inconvénient. L’économie de 15 milliards sur le projet français prouve bien l’irréalisme de l’appel d’offres initial.
Quand Lionel Jospin a signé le décret d’arrêt en 1997 du réacteur Superphénix, il s’est justifié sobrement : « On n’en a pas besoin… » La même réflexion conviendrait pour tous les projets de construction d’éoliennes en mer ou sur terre.
https://www.la-croix.com/Debats/Courrier/Eolien-mer-2018-08-02-1200959344?from_univers=lacroix#

30/07/18Bouclage du financement du premier parc éolien d’utilité publique du Sénégal
Au Sénégal, la clôture financière du projet éolien de Taiba N’Diaye (70 km au nord de Dakar) a été finalisée ce lundi 30 juillet, selon le développeur de projets d’énergie renouvelable à l’échelle industrielle, Lekela.
Le financement a été assuré par l’institution de financement du développement du gouvernement américain (OPIC) et l’agence de crédit à l’exportation du Danemark (EKF). Aussi, l’institution financière internationale (MIGA) a-t-elle assuré l’assurance contre les risques politiques, et Power Africa a également soutenu le développement du projet.
Il s’agit du premier parc éolien d’utilité publique du pays et sa construction débutera sous peu – fournissant jusqu’à 158,7 MW d’énergie au réseau local en pleine expansion.
« Une fois que le projet sera pleinement opérationnel, dans moins de deux ans, il fournira plus de 450 000 MWh d’énergie par an à plus de deux millions de personnes », déclare la société.
Le projet devrait permettre d’économiser plus de 300 000 tonnes de CO2 dans l’atmosphère par an.
L'Egypte a inauguré ce mardi 24 juillet la plus grande station de production d'électricité éolienne en Afrique et au Moyen-Orient et une des dix plus importantes au monde.
La centrale de Gabal El Zeit est située en mer Rouge, la région la plus venteuse d'Egypte. Le parc est composé de 300 éoliennes qui produisent 580 mégawatts d'électricité, soit 5 % de l'électricité consommée en Egypte. Autant que celle produite par le haut barrage d'Assouan. La station pourrait voir sa production augmenter avec l'installation de nouvelles éoliennes.
Depuis quatre ans, l'Egypte a adopté une politique de diversification de ses ressources électriques. Une gigantesque centrale d'électricité solaire est en construction au sud de l'Egypte.
Quand elle entrera en fonction, près de 15 % de l'électricité consommée en Egypte sera de sources renouvelables, éolienne, solaire et hydroélectrique. Une centrale atomique est aussi projetée sur la Méditerranée. Elle doit être construite par la compagnie russe Rosatom, mais additionne les retards du fait de problèmes de financement.
http://www.rfi.fr/moyen-orient/20180724-egypte-inaugure-gigantesque-parc-eolien

20/07/18 : Des consultants corrompus s'assurent que la capitale de l'énergie éolienne, en Australie-Méridionale, a les plus mauvaises règles du monde en matière de bruit des éoliennes
Au cours de la dernière décennie, l'industrie éolienne a bousculé les droits des citoyens respectueux des lois de vivre paisiblement dans leurs propres maisons. La bataille qui a suivi prouve que la valeur de tout droit est déterminée par la détermination des bénéficiaires à se battre pour cela.
Les éoliennes industrielles géantes produisent une cacophonie de bruits pulsés, pratiquement incessants, de basse fréquence et d'infrasons. Un tribunal australien a estimé que les effets de cette maladie constituaient une voie vers la maladie: la Cour australienne considère que l'exposition au bruit des éoliennes est une «voie vers la maladie»: la Fondation Waubra revendiquée
Alors que les résultats obtenus par les entreprises éoliennes subventionnées par les subventions sont une tragédie, la vraie tragédie est que ceux qui sont grassement payés pour les protéger, non seulement ignorent leur sort, mais aussi avec l'industrie éolienne, le protégeant de toute tentative par leurs victimes pour réguler ou contrôler les émissions sonores des éoliennes.
Dans notre chronologie - Trois décennies de tromperie de l'industrie éolienne: Chronologie d'une conspiration mondiale du silence et des subterfuges - nous avons couvert le fait qu'à partir de 1995, l'industrie éolienne a réuni une équipe triée sur le volet avec pour mission d'écrire des règles de bruit. absolument pas pertinent pour le bruit des éoliennes; et, par conséquent, sans bénéfice pour les voisins du parc éolien (avec des résultats prévisibles et destructeurs d'âme).
Dans la guerre contre la plus grande fraude économique et environnementale de tous les temps, peu de personnes se rapprochent de Mary Morris de l'Australie du Sud.
Les connaissances de Mary en matière d'acoustique et sa compréhension de la façon dont l'industrie éolienne a truqué les «directives» sur le bruit en sa faveur avec l'aide de ses consultants en acoustique pour animaux de compagnie sont inégalées. Ici Mary est interviewée sur ABC (gardez à l'esprit que le radiodiffuseur public australien est un centre de culte du vent et ses membres préfèrent se laver la bouche avec du savon, plutôt que de prononcer un mot dur sur leurs bien-aimés). Le podcast apparaît ci-dessous avec la transcription suivante.
Il est temps de mettre à jour les lignes directrices sur le bruit des parcs éoliens
ABC 639 Nord et Ouest
Emma Pedler et Marry Morris
18 juin 2018
Emma Pedler : Eh bien, il y a de nouveaux projets d'éoliennes en Australie-Méridionale et les résidents vivant près des sites proposés à Crystal Brook, Twin Creek et Keyneton (je ne crois pas l'avoir dit, désolé) veulent plus d'informations sur les impacts environnementaux et sanitaires des turbines. La Nouvelle-Galles du Sud et le Queensland ont récemment mis à jour leurs directives et ont maintenant des limites plus strictes pour l'implantation des éoliennes que l'Australie du Sud. Mary Morris, qui habite à proximité du projet de parc éolien de Twin Creek, réclame de meilleures directives en matière de choix d'emplacement et de gestion du bruit dans les parcs éoliens, et elle se joint à moi sur la ligne ce matin. Bonjour.
Mary Morris : Bonjour Emma, ​​et c'est Keyneton, c'est comme ça que vous le prononcez.
Emma Pedler : Keyneton. Je m'excuse pour ça. Dès qu'il est sorti, je savais que c'était faux, alors merci pour la correction. Quelles sont vos plus grandes préoccupations au sujet des éoliennes dans leurs emplacements?
Mary Morris : Essentiellement, les lignes directrices sur le bruit que nous avons en Australie-Méridionale ne protègent pas le sommeil et l'agrément des gens. Ils sont censés être examinés sur un cycle de cinq ans. La dernière fois qu'ils ont été examinés, c'était en 2009, et il y a eu beaucoup de recherches internationales et locales sur le bruit de nos éoliennes depuis, et les lignes directrices sont en retard depuis longtemps pour le renouvellement. Je ne pense pas que nous ayons une science différente en Australie du Sud par rapport à la Nouvelle-Galles du Sud, au Queensland et au Royaume-Uni, et il n'y a aucune raison de s'en tenir à des directives dépassées. Je suis vraiment préoccupé par le fait que le gouvernement continue d'approuver les parcs éoliens lorsqu'il est prouvé que les lignes directrices ne sont pas suffisantes et que nous devons cesser d'approuver les parcs éoliens jusqu'à ce que nous ayons réglé les lignes directrices. C'est notre principale préoccupation.
Emma Pedler : À quelle distance ces éoliennes vont-elles se rendre chez vous?
Mary Morris : Ma place, seulement 10K, mais parce que nous connaissons beaucoup de gens au parc éolien de Waterloo et que nous connaissons beaucoup de gens là où se trouve le Twin Creek, donc ces gens vont vraiment être frappés par le bruit et il n'y aura rien qu'ils puissent faire pour l'arrêter s'il est approuvé en vertu des lignes directrices actuelles. Nous devons le faire-
Emma Pedler : Quoi ...
Mary Morris : Oui, désolé. Continue.
Emma Pedler : Désolé. J'allais juste demander à quoi ressemblent les éoliennes?
Mary Morris : Il y a cet aspect vraiment ennuyeux du bruit que l'on appelle la modulation d'amplitude, et c'est là où il y a une sorte de bruit sourd. Il devient fort, doux, fort, doux, fort, doux tout le temps. En moyenne ce niveau est juste - c'est comme la bouillie de l'ourson - parfois c'est trop bruyant, parfois c'est trop calme, mais en moyenne c'est comme ça que l'EPA le mesure, il y a le niveau de son, fort, doux, fort, doux fort, doux qui est vraiment ennuyeux et dérangeant pour les gens. C'est généralement pire la nuit, donc les gens se réveillent tout le temps dans la nuit grâce à cette qualité de modulation d'amplitude.
Maintenant, les directives de l'Australie-Méridionale n'ont aucun moyen d'évaluer cela, mais elles n'ont pas de limite non plus, alors qu'au Royaume-Uni elles le font, nous devons donc nous mettre au diapason et cesser d'approuver les parcs éoliens sous directives ça ne marche pas.
Emma Pedler : Ça va être intéressant de voir ce qui se passe. Bonne chance avec tout Mary.
Mary Morris : Merci Emma.
Emma Pedler : Merci beaucoup de vous être jointe à nous ce matin. Mary Morris, elle est une résidente préoccupée, une agricultrice et une ancienne enseignante en sciences agricoles de Hampton.

L'industrie éolienne a jeté une montagne d'argent à leurs consultants acoustiques apprivoisés pour leur faire écrire les «normes» de bruit ridiculement laxistes qui sont destinées à être «appliquées» aux parcs éoliens ( voir notre article ici ).
Ce sont les «normes» utilisées par les gouvernements corrompus (et leurs petits EPA pourris et leurs départements de planification) pour affirmer (entre autres) que le bruit des éoliennes est comme écouter un frigo à 500m ( voir notre article ici ).
Ces mêmes «normes» - comme les directives sur le bruit des fermes éoliennes de l'EPA en Australie du Sud (écrites par des animaux domestiques de l'industrie éolienne, Sonus) - prétendent que les éoliennes «modernes» ne génèrent pas d'infra-sons ( voir notre article ici).
Après des années de plaintes des habitants de Waterloo longanimité, de SA EPA a finalement fait quelques tests et, faible et voici, a trouvé 37 Vestas de 3 MW V90s Energy Australia ont été génèrent infrasons. Eh bien, encule moi! N'est-ce pas incroyable ce que tu trouveras quand tu prendras la peine de regarder? Même alors, l '«étude» de l'EPA a été critiquée par un expert très respecté en acoustique et vibrations, le professeur Colin Hansen, comme étant le travail d'incompétents maladroits ( voir notre article ici ).
Non seulement l'industrie éolienne a-t-elle lancé des seaux d'argent chez des consultants acoustiques pour mettre en place des normes de bruit, mais elle les a également fait passer pour des «spin doctors» - le «frigo à 500m»; produire des «études» de bruit d'éoliennes complètement fausses ( voir notre article ici ); et courir des terrains qui écoutent le bruit des éoliennes, c'est comme écouter les vagues qui clapotent sur une plage éclairée par la lune .
STT, cependant, demande à différer.
Nous pensons que le grondement incessant de la boîte de vitesses et du générateur - associé au bruit de la lame déchirante et déchirante - est une Symphonie de Psychopathe - que seuls les déséquilibrés mentaux peuvent prétendre apprécier - ou comparer à une promenade sur le plage.
Emma Pedler (blottie dans son bunker à l'épreuve des vents au centre-ville) a dû se demander à quoi ressemblaient les éoliennes? Pas de surprises, là!
Eh bien, Emma en a tiré quelques extraits du "Best of Archive" de STT pour votre plaisir d'écoute:
https://youtu.be/rOU39ws1gHo

19/07/18La CGN achève l'acquisition du plus grand parc éolien terrestre sur un site unique d'Europe
La China General Nuclear Power Corporation (CGN) a acquis 75% des actions d'un projet d'énergie éolienne suédois auprès de Macquarie Groupe et GE.
Le projet d'énergie éolienne du Pôle nord, situé à Pitea, en Suède, est la plus grande ferme éolienne terrestre située sur un site unique d'Europe. Il devrait être pleinement installé et opérationnel en fin 2019 avec une capacité de 650.000 kilowatts.
CGN, le premier opérateur d'énergie nucléaire de Chine, a créé CGN Europe Energie le 30 juin 2014, en France, se focalisant sur un éventail d'activités dont l'investissement, l'acquisition, le développement et l'exploitation des projets d'énergie renouvelable européens dans le domaine de l'éolien terrestre et offshore ainsi que dans le solaire.
Aujourd'hui, CGN Europe Energy a acheté et développé indépendamment plus d'un million de kilowatts d'actifs éoliens et solaires parmi les six premiers opérateurs d'énergie verte de France, a indiqué Lu Wei, PDG de la société.
L'acquisition réussie du projet suédois est une avancée majeure de l'entreprise, qui lorgne le marché nordique, a ajouté M. Lu.
http://french.peopledaily.com.cn/Economie/n3/2018/0719/c31355-9482552.html


19/07/18 : CGN prend le contrôle du plus gros projet éolien terrestre en Europe
Le projet éolien terrestre record de 650 MW Markbygden ETT, dit du « Pôle Nord » car situé près de Pitea au Nord de la Suède, rejoint l’escarcelle de l’énergéticien chinois CGN (China general nuclear power corporation). L’agence chinoise Xinhua a annoncé hier 18 juillet qu’il avait fait l’acquisition de 75% des parts du projet, auprès de l’investisseur en infrastructures Macquarie et de GE Financial Services. Interrogée par GreenUnivers, la filiale européenne de CGN, CGN Europe Energy, confirme être bel et bien l’acheteur de ce méga-projet, à hauteur de 75%. Pour sa part, GE Financial Services déclare simplement céder une partie de ses actions dans ce projet, en précisant qu’il en garde 25%.
Opérationnel l’année prochaine
Initié au début des années 2000 et développé depuis par ...
https://www.greenunivers.com/2018/07/cgn-prend-le-controle-du-plus-gros-projet-eolien-terrestre-en-europe-185510/

18/07/18 : Eolien en mer du Nord, « un enjeu stratégique pour l’Europe » 😕
L’Institut français des relations internationales (IFRI) publie une courte note sur le potentiel de l’éolien marin en mer du Nord et les possibilités pour l’Allemagne, la Belgique, le Danemark et le Royaume-Uni.
Avec peu de profondeur et des vents favorables, la mer du Nord est idéale pour le développement de l’éolien offshore. Des caractéristiques propices qui font dire à l’Institut français des relations internationales (IFRI) qu’il s’agit d’un enjeu stratégique pour l’Europe. « Les politiques publiques ont progressivement encouragé le développement de cette filière dans les cinq pays les mieux situés : l'Allemagne, la Belgique, le Danemark, les Pays-Bas et le Royaume-Uni. Fin 2017, ces pays cumulaient 15,5 gigawatts (GW) de capacités installées, soit 82 % de la puissance éolienne offshore mondiale. En dehors de l'Europe, seule la Chine détenait un parc significatif à cette date, avec 2,8 GW en service (15 % de la capacité mondiale) » commence l’IFRI.
L’analyse d’un point de vue de la géostratégie est originale pour parler d’énergies renouvelables. L’Institut montre ainsi que grâce aux caractéristiques de la mer du Nord, les pays européens sont dans d’excellentes dispositions pour mettre au point des technologies qui seront ensuite exportables. « Le savoir-faire acquis place les opérateurs européens en bonne position pour pénétrer le marché mondial de l'offshore, dont le potentiel paraît immense. Ils ont déjà enregistré quelques succès, tout particulièrement à Taïwan. La compétition ne fait cependant que débuter et de nombreux groupes extra-européens, notamment chinois, ont pris des participations dans les projets de mer du Nord, acquérant à leur tour les compétences nécessaires pour essaimer vers d'autres rivages » explique le texte.
Notons tout de même que la faible profondeur de la mer du Nord est une caractéristique particulière qui ne correspond pas à la plupart des zones qui pourraient être intéressées par cette technologie : « La faible profondeur du plateau continental, spécifique à la mer du Nord, a amené les développeurs de projets à privilégier les installations posées sur divers types de fondations. Or celles-ci ne sont guère adaptées à de nombreuses zones océaniques, beaucoup plus abruptes au voisinage des côtes ; la technologie de l'éolien flottant y répondrait mieux. Les régions européennes confrontées à cette situation s'efforcent de la mettre au point (en Écosse, France, Norvège, Portugal) avant leurs concurrents éventuels (Chine, États-Unis, Japon...). »
https://www.rse-magazine.com/Eolien-en-mer-du-Nord-un-enjeu-strategique-pour-l-Europe_a2825.html


17/07/18 : Le Royaume-Uni calcule le coût du démantèlement des éoliennes en mer
Le décalage est frappant. Alors que le gouvernement français a (re)donné son feu vertà la construction des six premiers parcs éoliens en mer, le Royaume-Uni calcule déjà le démantèlement de ses 37 parcs en exploitation. Confiée au Department of Business, Energy and Industrial Strategy, cette étude, la première du genre consacrée à l’éolien offshore, apporte des premiers enseignements utiles bien qu’elle reste encore largement prévisionnelle.
Acteur de dernier recours
Pourquoi le gouvernement britannique s’intéresse-t-il à la fin de vie des parcs éoliens dont la charge du démantèlement revient à ses propriétaires ? Pour la bonne raison qu’en cas de...
https://www.greenunivers.com/2018/07/le-royaume-uni-calcule-le-cout-du-demantelement-des-eoliennes-en-mer-185337/

12/07/18Des éoliennes offshore de 8,8 MW en service en Écosse
Des éoliennes offshore de plus de 8 MW ont commencé à produire de l’électricité en Écosse le 1er juillet. Ces géantes doivent permettre selon leur exploitant Vattenfall d’ « accélérer le développement de l’industrie éolienne ».
Les éoliennes en service les plus puissantes au monde à ce jour
À l’est de l’Écosse, le parc éolien offshore d’Aberdeen Bay sert de « centre de développement » à l’électricien Vattenfall(1). Le groupe suédois y a mis en service 11 éoliennes, d’une puissance cumulée de 93,2 MW. Deux des éoliennes disposent d’une capacité unitaire de 8,8 MW, ce qui en fait les plus puissants modèles au monde en service à l’heure actuelle (les 9 autres éoliennes du parc ont une puissance de 8,4 MW).
Les éoliennes de 8,8 MW, fournies par MHI Vestas(2), culminent à 191 mètres de haut (à titre indicatif, la tour Montparnasse mesure 210 m de haut) et disposent de pales de 80 mètres de long. Selon le directeur du projet chez Vattenfall Adam Ezzamel, « une seule rotation des lames (de cette éolienne) peut alimenter en électricité un ménage britannique moyen pendant une journée ».
À l’échelle de l’ensemble du parc de 11 éoliennes, la production attendue est de 312 GWh, ce qui correspond à un facteur de charge de 38,2% en prenant en compte l'intermittence de cette production. L’investissement total dans ce parc avoisine 350 millions d’euros selon Vattenfall. L’exploitant met par ailleurs en avant la méthode de construction des fondations qui permet de réduire les nuisances pour la faune marine(3).
Précisons que le parc éolien d’Aberdeen Bay a également été médiatisé en raison des recours en justice d’un détracteur très en vue : Donald Trump, pas encore Président des États-Unis, qui ne souhaitait pas voir des éoliennes au large d’un terrain où il a fait construire un parcours de golf(4)
Une course au gigantisme
Pour Paul Wheelhouse, ministre écossais en charge de l’énergie, le parc d’Aberdeen Bay « aidera non seulement le secteur éolien offshore à réduire davantage ses coûts […] mais elle contribuera aussi considérablement à augmenter les capacités de production d'électricité renouvelable » en Écosse. Le pays le plus septentrional du Royaume-Uni est une zone propice au développement de l’éolien et c’est notamment au large de ses côtes que la première ferme commerciale flottante au monde, dite « Hywind », a été inauguré en octobre 2017 dans la zone de Buchan Deep, au large de Peterhead.
Alors que le parc de Thorntonbank, installé en 2008 au large d’Ostende, en Belgique, utilisait des turbines d’une puissance (alors) record de 5 MW, l’éolienne de 8,8 MW installée par Vattenfall marque une nouvelle étape de la montée en puissance de ces unités de production. En 2017, la capacité des éoliennes installées variait entre 2 et 8 MW selon l’association Wind Europe, avec de grandes disparités entre les installations à terre (2,7 MW de puissance moyenne par éolienne) et en mer (5,9 MW en moyenne, soit 23% de plus qu’en 2016).
Fin juin 2018, MHI Vestas a de plus reçu une certification pour un nouveau modèle de son éolienne V164 dont la puissance atteindra 9,5 MW. La société envisage de premières installations « fin 2019 »(5). Rappelons par ailleurs que General Electric Renewable Energy a annoncé début mars 2018 vouloir développer en France l’éolienne la plus puissante au monde (12 MW) dans les prochaines années.
Sources / Notes
Le parc éolien est également appelé « EOWDC » pour « European Offshore Wind Deployment Center ».
Joint-venture du constructeur danois Vestas et de Mitsubishi Heavy Industries créée en avril 2014.
Le projet a entre autres reçu 500 000 euros de l’Union européenne pour effectuer des études sur la faune marine autour des éoliennes.
Le terrain a été acquis en 2006 par Donald Trump qui souhaite y construire un deuxième parcours de golf.
« MHI Vestas Receives Final Certification for V164-9.5 MW Offshore Wind Turbine ».
https://www.connaissancedesenergies.org/des-eoliennes-de-88-mw-en-service-en-ecosse-180712

12/07/18 : La Suède en bonne voie d’atteindre ses objectifs d’énergie renouvelable pour 2030 😠
Plusieurs pays dont la Suède et la France se sont regroupés, avec comme objectif commun d’augmenter leur part d’énergies renouvelables d’ici 2030. Si le pays nordique devrait y parvenir dès fin 2018, l’Hexagone doit combler un retard important : le Plan solaire devrait l’y aider.
Depuis la COP 21, en 2015, plusieurs pays sont à la tâche pour augmenter leur part d’énergies renouvelables et diminuer les énergies fossiles, trop polluantes, d’ici 2030. La Suède pourrait atteindre ses objectifs, dès 2018.
La Suède pourrait atteindre ses objectifs d’énergies renouvelables dès 2018
La Suède a toujours été un pays précurseur dans l’utilisation des énergies renouvelables. Les objectifs d’utilisation qu’elle avait prévu d’atteindre en 2030 devraient pouvoir être atteints dès fin 2018. Les éoliennes devraient notamment générer 18 térawattheures d’électricité chaque année d’ici là, ce qui permettra au pays d’atteindre ses objectifs en matière d’énergie renouvelable 12 ans plus tôt. Et ce, grâce à un plan en 17 parties qu’elle a mis en place dès 2015 et la COP21.
Les 3.681 éoliennes, opérationnelles dès fin 2018, vont permettre d’atteindre deux objectifs duplan énergétique suédois : assurer un accès universel à un service énergétique abordable, fiable et moderne et augmenter la part des énergies renouvelables mondiales. Une bonne nouvelle quand on sait que les besoins en électricité pourraient augmenter de 37 % dans le monde au cours des 22 prochaines années, selon l’Agence internationale de l’énergie. Non contente d’atteindre ses objectifs, la Suède va collaborer avec d’autres pays pour améliorer les énergies renouvelables et approvisionner les pays et les îles les moins développés.
La France veut augmenter sa part d’énergie solaire à 30 % d’ici à 2030
La France, de son côté, tente de rattraper son retard, notamment grâce au Plan solaire dévoilé le 28 juin 2018 par Sébastien Lecornu, secrétaire d’État auprès du Ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot. Un texte ambitieux, qui veut porter d’ici à 2030 le taux d’utilisation de l’énergie solaire à 32 % sur tout l’Hexagone. La tâche paraît ardue. En effet, en France aujourd’hui, parmi les 16 % de la consommation finale brute d’énergies renouvelables, seulement 1,6 % de l’énergie produite est solaire.
L’objectif est de diminuer l’utilisation des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz naturel…) polluantes qui participent au réchauffement climatique et aux émissions de gaz à effet de serre. Ces deux préoccupations environnementales sont de plus en plus au coeur de décisions politiques. Une des meilleures illustrations en est la COP 21 et la constitution d’un petit groupe composé notamment de la France, la Suède, la Finlande et le Portugal, dont l’objectif est de relever leurs objectifs climatiques d’ici 2030. La Suède est donc en avance, à la France de passer à la vitesse supérieure.
https://www.consoglobe.com/suede-objectifs-energie-renouvelable-2030-cg


11/07/18Pays-Bas : feu vert pour le parc éolien offshore de Fryslân
Le Conseil d’État néerlandais vient de rejeter toutes les requêtes déposées à l’encontre des autorisations accordées pour la réalisation du parc éolien de Fryslân, situé dans le lac d’Ijssel (Ijsselmeer). Tous les recours étant levés, le projet devrait avancer rapidement. ...
http://www.lemarin.fr/secteurs-activites/energies-marines/31914-pays-bas-feu-vert-pour-le-parc-eolien-en-mer-de-fryslan


06/07/18Maroc : l’ACWA Power Khalladi réceptionne son parc éolien ayant couté 120 millions d’euros
Maroc : l’ACWA Power Khalladi réceptionne son parc éolien ayant couté 120 millions d’euros
L’entreprise ACWA Power Khalladi réceptionne la fin du mois de juin un parc éolien d’une capacité de production de 120 Mégawatts. Le fruit d’un financement essentiellement t de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) ainsi qu’avec l’apport de la BMCE et le FTP. L’ACWA Power Khalladi, du secteur privée, est la première entreprise marocaine à avoir bénéficié d’un financement de la BERD sur le sol du Royaume. Un financement estimé à 120 millions d’euros.
En effet, un prêt de 120 millions d’euros avait été accordé en 2015 par la BERD, la Banque Marocaine du Commerce Extérieur (BMCE) et le Fonds des Technologies Propres (FTP) à la société porteuse du projet, ACWA Power Khalladi, qui n’a bénéficié d’aucune subvention de l’État. Cette somme a été consacrée à la conception et à la construction du parc éolien, qui a commencé à produire de l’électricité en décembre 2017. Il est désormais totalement opérationnel.
De ce parc éolien, on attend une série de retombées. Il s’agit entre autre de la réduction des émissions de gaz à effet de serre (CO2) de plus de 200 000 tonnes par an.
Le parc éolien de Khalladi est l’un des premiers projets privés de production d’énergie renouvelable mis en place au Maroc aux termes d’une législation qui permet aux producteurs privés de vendre directement de l’électricité aux clients raccordés sur le réseau haute et moyenne tension (essentiellement des entreprises industrielles). Composé de 40 turbines éoliennes d’une capacité totale de 120 MW, le parc produira environ 380 GWh par an, qui seront vendus à de grosses structures industrielles.
« Pour nous permettre de nous acquitter de la mission qui est la nôtre de fournir une énergie renouvelable, au coût le plus bas possible, aux industriels et aux habitants du Royaume du Maroc, tout en apportant de la valeur au développement socio-économique du pays et des communautés auprès desquelles nos installations sont implantées, en insistant sur le contenu local et la création d’emplois sur place, nous avons besoin de partenaires financiers comme la BERD, qui ne se contentent pas d’apporter de l’argent, mais qui partagent également nos idéaux », a souligné ce vendredi Paddy Padmanathan, le président-directeur général d’ACWA Power qui se dit fiers que la BERD ait choisi ce projet pour sa première incursion dans le secteur de l’énergie renouvelable au Maroc.
Pour sa part, « nous sommes très heureux d’avoir participé au financement du parc éolien de Khalladi », a déclaré Harry Boyd-Carpenter, en charge de l’Électricité et de l’Énergie au sein de la BERD.
La BERD est présente au Maroc depuis 2012. Elle a déjà investi dans ce pays 1,5 milliard d’euros, dans 36 projets, auxquels il faut ajouter plus de 250 millions de lignes de crédit accordées à des banques locales au titre de l’aide aux échanges commerciaux.
La Banque, créée en 1991 dans le sillage de la chute du mur de Berlin, est très active en Europe centrale et orientale.
https://www.challenges.tn/maghreb/maroc-lacwa-power-khalladi-receptionne-son-parc-eolien-ayant-coute-120-millions-deuros/
03/07/18Construction d’un parc éolien de 208 MW en Norvège
ENGIE et SUSI ont signé les accords financiers pour le projet Tonstad, un parc éolien de 208 MW en Norvège. L’énergie produite sera vendue au fabricant d’aluminium Hydro, selon les termes d’un contrat de 25 ans.
Le projet Tonstad est localisé dans les municipalités de Sirdal et Flekkefjord dans le sud de la Norvège. Il aura une capacité de 208 MW, avec 51 turbines, fournies par Siemens Gamesa Renewable Energy. A la mise en service, ce parc sera l’un des plus grands du pays et vendra toute l’énergie produite à Hydro Energi, une filiale du producteur d’aluminium norvégien Hydro. La production annuelle d’environ 0,7 TWh évitera l’émission d’approximativement 180 000 tonnes de CO2, comparativement à la moyenne des émissions européennes par KWh1.
ENGIE a développé le projet, participera à la construction et assurera le support opérationnel du parc éolien avec 20 % du projet. SUSI Partners AG (SUSI) a structuré le financement et sera l’investisseur majoritaire avec une participation de 80 %, investie dans le fonds SUSI Renewable Energy Fund II. Le financement de la dette du parc éolien sera fourni par la banque allemande Landesbank Baden-Württemberg (LBBW).
Hydro Energi a signé un accord d’achat d’énergie verte (Power Purchase Agreement-PPA) pour toute l’électricité produite pendant 25 ans, démontrant l’intérêt croissant des industriels pour sécuriser sur le long terme leur approvisionnement en électricité durable et à prix compétitif. Environ 50 000 tonnes d’aluminium seront ainsi produites tous les ans dans ses usines norvégiennes, grâce à cette énergie renouvelable. Hydro Energi sera également responsable de l’équilibrage et de la nomination lors de la mise en service du parc et pour la durée du contrat.
Ce projet est créateur d’activités économiques additionnelles pour la région et sera développé avec un soin particulier donné à l’impact social et environnemental.
« Tonstad est un projet important pour ENGIE, en tant qu’application directe de la stratégie de développement de grands projets éoliens en partenariat avec de grands industriels et un partenaire financier. C’est aussi un premier pas pour ENGIE dans le domaine des énergies renouvelables dans les pays nordiques, où le groupe a l’intention d’étendre ses activités, en contribuant à la transition énergétique en cours. » a commenté Sandra Roche, PDG d’ENGIE Nordics.
« Le modèle d’investissement de SUSI est dédié au financement de la transition énergétique mondiale. Le projet Tonstad en est un parfait exemple : le projet réunit les dernières technologies de turbines éoliennes, un PPA de long terme sur mesure avec un industriel ; le tout pour un projet de production d’énergie renouvelable à grande échelle avec un coût de l’énergie très compétitif. Nous avons longuement travaillé avec ENGIE pour structurer le projet et nous sommes très satisfaits de cette collaboration et des résultats. Nous sommes impatients de collaborer de nouveau ensemble à l’avenir. » a ajouté Marco van Daele, Directeur des investissements, SUSI Partners.
Avec un portefeuille éolien de 4,8 GW, dont 3,4 GW en Europe et 1,3 GW en construction dans le monde2, ENGIE réaffirme son engagement pour une énergie toujours plus propre pour ses clients, particuliers, industriels ou municipalités.
Tonstad est le dernier-né du portefeuille d’investissements dans les infrastructures durables de SUSI Partner, qui comprend actuellement 62 projets dans quatre fonds, dans les domaines des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique et du stockage de l’énergie.
1 Source : Pwc France 25 Janvier 2018 – Facteur carbone européen =275 g/KWh
2 Chiffres à 100% au 31/12/2017.
http://www.enerzine.com/construction-dun-parc-eolien-de-208-mw-en-norvege/25270-2018-07

02/07/18Eolien : le Danemark accélère en mer, ralentit sur terre
Le Parlement danois est parvenu à un consensus concernant sa politique en matière d’énergies renouvelables, et plus particulièrement d’éolien. Trois appels d’offres pour la construction de parcs en mer, cumulant 2,4 GW, seront organisés d’ici 5 ans. En contrepartie, Copenhague souhaite diminuer significativement le nombre d’éoliennes sur terre. Le Danemark prévoit également une sortie totale du charbon (près de 30% de son mix électrique) d’ici 2030.
Un premier AO en 2019/2020
Au registre des bonnes nouvelles, le plan prévoit le lancement de trois appels d’offres de 800 MW chacun pour des fermes éoliennes en mer. Le premier aura lieu en...
https://www.greenunivers.com/2018/07/eolien-le-danemark-accelere-en-mer-ralentit-sur-terre-184289/
02/07/18Le Akkar se prépare à accueillir le premier parc éolien libanais
ÉNERGIES RENOUVELABLES
Dans deux ans, les sommets de la montagne de Akroum devraient être parsemés d’éoliennes qui fourniront de l’électricité à plus d’une centaine de milliers de familles. En attendant, la construction du site représente un casse-tête logistique.
À 2 200 mètres d’altitude, sur les sommets venteux et sauvages de la montagne de Akroum, dans le Akkar, une petite croix rouge a été peinte sur un rocher. « C’est là que se trouvera l’éolienne numéro 11 », déclare fièrement Jules Assi, ingénieur en environnement et coordinateur du développement de la construction d’un parc éolien, le premier du genre au Liban. Hormis quelques tours hautes de 80 mètres installées pour recueillir des données sur la force du vent, seuls les coccinelles et les papillons occupent aujourd’hui les broussailles de cette région surnommée « Bab el-Hawa », ou porte du vent.
Trois entreprises – Sustainable Akkar, Lebanon Wind Power et Hawa Akkar – ont remporté l’appel d’offres lancé l’année dernière pour construire un parc éolien de 200 mégawatts (MW) au total d’ici à 2020. Depuis, Lebanon Wind Power a délégué la gestion de sa part du projet à Sustainable Akkar, qui récupère donc le gros du projet, c’est-à-dire 142,5 mégawatts. Réinjecté dans le réseau national, cela devrait répondre aux besoins de 150 000 familles. Il est prévu qu’Électricité du Liban (EDL) achète l’électricité à 10,75 cents de dollar le kilowattheure, avant de la vendre aux Libanais à hauteur de 12,75 cents. « Aujourd’hui, l’État achète l’électricité 17,5 cents par kWh, et la vend donc à perte », précise Jules Assi.
L’énergie produite par le vent viendra ainsi pallier les graves manques en électricité au Liban. « Notre responsabilité n’est pas uniquement vis-à-vis de la fourniture d’électricité », confie Salah Tabbara, PDG de Sustainable Akkar. « Après la Conférence économique pour le développement du Liban par les réformes et avec les entreprises (CEDRE) le 6 avril dernier à Paris, nous devons montrer que le secteur privé libanais est capable de mettre en œuvre un projet d’une telle ampleur et ainsi attirer les investisseurs internationaux. »
Ce n’est pas une mince affaire dans cette région limitrophe de la Syrie et malmenée par la guerre civile qui fait rage dans le pays voisin depuis 2011. La route qui monte de Tripoli au site de construction est encore parsemée de traces d’obus qui, en 2012 et en 2013, sont tombés du côté libanais de la frontière. Du haut de la montagne, la grande plaine syrienne de Homs ainsi que son lac sont clairement visibles.
(Pour mémoire : Énergie éolienne : 42 compagnies manifestent leur intérêt)
Absence de cadastre
Ces tensions sécuritaires pèsent sur une région qui compte parmi les plus pauvres du Liban. La location du terrain – 42 kilomètres carrés dans le cas de Sustainable Akkar – représente, par exemple, un casse-tête à elle toute seule. Aucun cadastre n’a jamais été mis en place dans la région. « Il faut qu’un représentant de la police, un élu local (mokhtar) et le propriétaire du terrain visitent ensemble le terrain pour s’accorder sur ses frontières, explique Salah Tabbara. Parfois, nous utilisons des techniques ancestrales : toutes les parties doivent s’accorder à déterminer de quel côté de la montagne coule l’eau pour déterminer qui est le propriétaire du terrain. »
Les sommes déboursées par Sustainable Akkar pour la location dépendront du nombre d’éoliennes installées sur chaque terrain et sont en train d’être finalisées. De son côté, Hawa Akkar négocie seulement avec la municipalité, mais ne communique pas les détails du contrat. Outre les bénéfices financiers tirés de la location de terrains, la population locale place d’importants espoirs dans ce projet. « Nous espérons vraiment que nos jeunes trouveront du travail grâce à ce projet. Ici, le chômage est élevé et le premier employeur est l’État : armée, gendarmerie ou Forces de sécurité intérieure », souligne Anouar Isbir, membre de la municipalité de Akroum. Il faisait partie des 300 personnes invitées le 7 juin dernier par Sustainable Akkar pour un iftar (rupture de jeûne pendant le ramadan) dans le village de Kfartoun. Et pour Ziad Adra, enseignant religieux sunnite, il était important de rencontrer personnellement les dirigeants de l’entreprise. « J’ai relayé des questions de propriétaires de terrain à la direction de l’entreprise. Elles concernaient notamment l’installation obligatoire de double vitrage dans les bâtiments construits à moins de 500 mètres des éoliennes. »
L’impact de ces éoliennes sur le paysage ne semble pas effrayer outre mesure. « J’en ai vu en Turquie et je trouve ça très joli ! » s’exclame Khaled Daher, général à la retraite. Sustainable Akkar s’appuie sur des intermédiaires comme lui, représentants d’une des trois communautés religieuses de la région (sunnite, chrétienne ou chiite), pour s’assurer du soutien de la population locale.
Un autre défi de taille attend les constructeurs : l’acheminement dès début 2019 des éoliennes du port de Tripoli au site, situé à une soixantaine de kilomètres. Tout pont ou fil électrique à moins de 5,5 mètres de haut devra être rehaussé. Les dos-d’âne devront disparaître. Le bureau des douanes de Abboudiyé, aujourd’hui une quasi-ruine, devra en outre être intégralement reconstruit pour laisser passer les lames des éoliennes de près de 75 mètres de long.
(Pour mémoire : Énergies renouvelables : deux appels d’offres en préparation)
Importants travaux de voirie
Le coût des travaux est estimé entre 5 et 10 millions de dollars, tandis que le parc éolien opéré par Sustainable Akkar et Lebanon Wind Power coûtera plus de 200 millions de dollars et sera financé tant par des investisseurs privés que par des banques commerciales ou des institutions internationales de crédit comme la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Sustainable Akkar et Hawa Akkar n’ont pas encore décidé à quelle hauteur chaque entreprise financera les travaux de voirie. « Sans guerre, nous les aurions acheminées du port syrien de Tartous, reconnaît Jules Assi. De Tartous, l’autoroute vers le Liban est droite, sans dos-d’âne. Cela nous aurait facilité la tâche. Mais avec la guerre, les prix des assurances et l’embargo international sur la Syrie, ce n’est pas une option. Et il faut voir le bon côté des choses : nous améliorons les routes libanaises. »
Dernier obstacle, et non des moindres pour un projet « vert » : éviter les collisions entre les oiseaux migrateurs, qui affectionnent particulièrement le ciel du Akkar, et les lames des éoliennes. Pour ne pas provoquer d’hécatombe, l’entreprise va s’appuyer sur des radars de l’armée pour détecter l’arrivée des oiseaux et arrêter le fonctionnement des éoliennes le temps de leur passage. Des négociations sont en cours pour déterminer à quelle hauteur l’État compensera les pertes causées par cette fermeture d’environ un mois par an.
https://www.lorientlejour.com/article/1123532/le-akkar-se-prepare-a-accueillir-le-premier-parc-eolien-libanais.html
29/06/18 : MarocTanger : Le parc éolien Khalladi entre en service
Khalladi, premier parc éolien du groupe Acwa développé en collaboration avec le fonds d’investissement Arif vient d’être officiellement inauguré. Il est situé à 30 km à l’est de Tanger sur les flancs de Jbel Soundouk. Le parc a été connecté au réseau électrique et a commencé à alimenter le réseau dès décembre dernier.
Il dispose d’une capacité totale de 120 MW avec 40 éoliennes. La production annuelle est de 380 GW/h an (soit la consommation d’une ville de 400.000 habitants) en plus de contribuer à réduire l’émission de 144.000 tonnes de CO2. Le projet a nécessité un investissement de 1,8 milliard de DH. Il compte avec le financement de la Berd et de la Bmce Bank of Africa en plus des fonds propres de Acwa.
https://www.leconomiste.com/flash-infos/tanger-le-parc-eolien-khalladi-entre-en-service-0

29/06/18La Turquie lance son premier appel d’offres pour l’éolien en mer
Le gouvernement d’Ankara vient d’annoncer l’ouverture d’un appel d’offres pour 1,2 GW d’éolien en mer. Les candidats, qui peuvent se constituer en consortium, ont jusqu’au 23 octobre pour remettre leurs propositions.
http://www.lemarin.fr/secteurs-activites/energies-marines/31807-la-turquie-lance-son-premier-appel-doffres-pour-leolien-en

25/06/18Voltalia lance la construction de son plus grand projet éolien au Brésil
- La signature avec Siemens-Gamesa d’un contrat d’achat pour 47 turbines éoliennes, qui équiperont la future centrale de Ventos da Serra do Mel, au brésil, un projet de 163 MW remporté en décembre 2017.
- Que la signature de ce nouveau contrat d'achat avec Siemens-Gamesa marque le début de la phase de construction de la centrale, le plus grand projet de Voltalia au brésil.
- Qu’il prévoit de mettre progressivement en service la centrale courant 2020, soit jusqu’à trois ans avant le début des contrats de vente de 20 ans.
https://investir.lesechos.fr/actions/actualites/bref-voltalia-lance-la-construction-de-son-plus-grand-projet-eolien-au-bresil-1774645.php

25/06/18 : TurquieAppel d’offres pour la construction de « la plus grande centrale éolienne offshore du monde »
Le ministre turc de l’Énergie et des Ressources naturelles, Berat Albayrak, a lancé un appel d’offres pour la construction d’une centrale éolienne offshore de 1 200MW.
Le quotidien Hürriyet rapporte que « selon une annonce parue dans la Gazette officielle le 21 juin, la Direction générale des énergies renouvelables du Ministère commencera à évaluer les demandes le même jour et informera les candidats de la date et du lieu de l’appel d’offres. » Les entreprises peuvent déposer leurs candidatures jusqu’au 23 octobre 2018.
Ce projet éolien est présenté comme « le plus grand au monde et le premier du genre du pays ».
L’entreprise retenue sera celle ayant proposée le prix le plus bas et respectée le cahier des charges. Les autorités du pays souhaitent que les Turcs soient les premiers bénéficiaires de ce projet. Berat Albayrek a déclaré que 60% de la production d’équipements devait être locale et 80% des ingénieurs venir de Turquie – un projet pour les Turcs et par les Turcs donc.
Le parc éolien pourrait voir le jour à Saros et Gallipoli, situés dans la région de Marmara, et à Kiyikoy, dans la Thrace.
En 2017, un appel d’offres similaire, mais d’une ampleur moindre, avait été remporté par le groupe Siemens qui offrait 6,99 dollars pour un mégawattheure, le prix le plus bas proposé à l’État.
En dehors de ce projet ambitieux, ce n’est pas la première fois que la Turquie fait parler d’elle dans le domaine des énergies éoliennes. L’idée ingénieuse de l’inventeur turc Geleceğin Şehirleri et de son entreprise “Deveci Tech“ de créer une éolienne verticale fonctionnant à la force du vent produit par le passage des voitures avait fait l’unanimité sur les réseaux sociaux.
http://aujourdhuilaturquie.com/fr/appel-doffres-construction-de-plus-grande-centrale-eolienne-offshore-monde/
25/06/18The Blue Circle, l’éolien à la conquête de l’Asie du Sud-Est
The Blue Circle, c’est l’histoire de 3 français, Olivier Duguet, Jeff Perron et Gilles Beau, qui ont entrepris de développer, financer et exploiter des projets d'énergie renouvelable sur les marchés émergents d’Asie du Sud-Est et devenir un producteur d'énergie indépendant leader sur la région.
Olivier DUGUET est l’un des pionniers du développement de l’éolien en France et pourrait devenir le leader de l’énergie éolienne en Asie du Sud-Est avec The Blue Circle. C’est un financier, un entrepreneur « vert », et un visionnaire. En 2001, il crée la Société française d’Eoliennes, SFE (aujourd’hui SORGENIA France) qui devient, en 6 ans, le leader de l’éolien en France et installe les plus grands champs d’éoliennes de l’Est de la France (Marne, Meuse). En 2013, il crée The Blue Circleà Singapour, pour devenir le producteur d’énergie renouvelable, essentiellement par éoliennes, leader de la région.
www.lepetitjournal.com/singapour- Pourquoi l’éolien ?
Olivier Duguet – Je me suis toujours intéressé aux investissements « verts », aux domaines du traitement des eaux, du recyclage des déchets, de l’hydroélectricité et de l’éolien. Dans les années 1990, j’ai participé à la montée d’entreprises « vertes » en Bourse, la vague de l’éolien en Allemagne et en Espagne. J’ai tout de suite trouvé ça fabuleux, je me suis dit que c’était l’avenir. Aussi, je suis un passionné de voile et de vent, je trouve les éoliennes magnifiques et majestueuses. C’est le 21èmesiècle, la modernité. On a tourné la page des énergies fossiles, il faut aller vers autre chose. L’éolien c’est l’avenir et ça me plait de travailler à construire le monde de demain.
Quel est le potentiel de l’Asie du Sud-Est et la place des énergies renouvelables dans la région ?
L’Asie du Sud-Est est la région la plus peuplée de la planète et c’est aussi la zone qui a la plus forte croissance économique et une croissance de la consommation électrique à deux chiffres, qu’on ne trouve nulle part ailleurs dans le monde. Le Vietnam par exemple est à plus de 10% par an depuis 4 ans, et le Cambodge à 16% par an. De plus, ces besoins très importants en énergie ne sont pas totalement couverts pour l’instant. Il y a donc une très forte croissance potentielle pour les 10 à 20 ans à venir.
Quand j’ai commencé à m’intéresser à cette région, il y a environ 10 ans, le taux de pénétration des énergies renouvelables était quasiment nul. Le potentiel est donc énorme et c’est ici qu’il faut être aujourd’hui.
Quels sont pour vous les marchés porteurs pour l’éolien en Asie du Sud-Est ?
Le Vietnam est pour moi le plus gros marché à venir. Le gouvernement a fixé un objectif très ambitieux de 6000 MW d’éolien en 2030. C’est de plus un pays très centralisé où les processus administratifs sont relativement clairs et efficaces. Nous avons proposé, financé et construit notre premier projet éolien au Vietnam en 3 ans ; c’est assez remarquable. Nous installons en ce moment la second phase de 34 MW soit 12 éoliennes au Sud Vietnam.
La Thaïlande, les Philippines et le Vietnam sont les pays où la volonté politique et l’engagement pour développer d’autres sources d’énergie sont les plus affirmés. Tous les pays de l’ASEAN ont signé l’accord de Paris sur le climat (COP21), mais tous n’ont pas la même sensibilité vis-à-vis des énergies renouvelables et globalement il n’y a que 3 choses qui comptent pour les gouvernements de la zone: le prix, le prix et le prix !
Les énergies renouvelables arrivent-elles à concurrencer le charbon notamment ?
L’éolien est aujourd’hui très compétitif, c’est la moins chère de toutes les énergies renouvelables, et celle qui se développe le plus rapidement dans le monde avec le solaire.Le problème est de savoir quel est le prix réel du charbon. Le Vietnam et l’Indonésie, les deux pays les plus peuplés de la zone après les Philippines, sont des producteurs de charbon. Il est difficile d’être concurrent de cette industrie locale qui est très subventionnée.
En Indonésie par exemple, le ministre de l’énergie a déclaré que les énergies alternatives au charbon devraient être 15% moins chères. Or, produire 15% moins cher que le charbon en Indonésie, avec ses prix subventionnés et les faibles ressources en vent du pays, ce n’est pas possible. Donc dans les conditions économiques actuelles, il n’y a pas, ou peu, de marché pour nous en Indonésie. Alors qu’au Vietnam, nous sommes très présents.
Que répondez-vous au problème de l’intermittence des énergies renouvelables ?
La première réponse c’est qu’on a tout de même beaucoup de chance en ASEAN avec la mousson : un régime d’Alizées de Nord-Est pendant 5 à 6 mois de l’année en hiver, puis un régime de Sud-Est durant 2 à 3 mois. Il y a effectivement une période de l’année sans vent pendant laquelle on ne produit pas, mais quand le régime de mousson est établi, 7 à 9 mois de l’année, l’éolien produit sans arrêt et quasiment à pleine capacité. Au Vietnam, on tourne tous les jours du 15 octobre au 15 avril.
En dehors de la période de mousson, l’idéal dans la région est de combiner avec l’énergie hydraulique. Au Cambodge et Laos, la saison humide précède la mousson et donc les barrages peuvent produire. Ailleurs, durant les mois d’avril et mai où il ne pleut pas et où il n’y a pas de vent, le solaire notamment peut remplir une partie de ce vide. Il faut un mix énergétique pour répondre à l’intermittence.
Quelles sont les performances de l’éolien aujourd’hui ?
L’éolien a connu une vraie révolution technologique, avec des performances fortement accrues depuis 10 ans. Des petites machines qui étaient dans les années 1990-2000 de 850 kilowatts, on est passé à 2,6 mégawatts (MW) aujourd’hui et les 3,4MW arrivent demain puis les +4MW en 2019-2020 très probablement.
On peut aujourd’hui s’implanter dans des zones moins ventées et avoir des prix de revient compétitifs. C’est le cas de l’Asie du Sud-Est qui est une région de vents de mousson réguliers mais relativement faibles.
L’éolien produit deux fois plus que le solaire en terme de rendement par mégawatts installés. Ce qu’on utilise dans l’énergie c’est la notion d’équivalent pleine puissance par an. Le solaire produit en moyenne l’équivalent de 16% du temps à pleine puissance. L’éolien est entre 30 et 40%. Et c’est aussi beaucoup plus puissant en termes de capacité installée. L’autre avantage de l’éolien est son faible impact sur les terrains d’implantation. Contrairement au solaire, la surface au sol est minimale (300 à 400 m2 par éolienne) et laisse place à la poursuite de l’agriculture notamment.
Quel est le principal frein au développement de l’éolien dans la région ?
Ce qui limite notre croissance aujourd’hui, c’est la disponibilité de lever de la dette. Les projets dans l’énergie se financent le plus souvent majoritairement par de la dette à long terme car ils produisent des revenus pendant très longtemps, de façon très stable. En Europe, on finance facilement par 80% de dette et 20% de fonds propres ; ici c’est plus 70-30. Nous n’avons aucune difficulté pour trouver des investisseurs sur la partie fonds propres, mais sur la partie dette c’est très difficile en Asie. Le financement de projets par les banques n’existe que très peu en Asie, et les banques de développement internationales ne prêtent malheureusement pas pour le secteur privé dans les pays émergents de la région.
https://lepetitjournal.com/singapour/blue-circle-leolien-la-conquete-de-lasie-du-sud-est-234031
24/06/18EDF inaugure un parc pilote de 5 éoliennes au Royaume-Uni
Plus d'une vingtaine de parcs éoliens sont déjà exploités par le pays le long de ses côtes.
Envoyée spéciale à Blyth (Royaume-Uni)
Hasard du calendrier, jeudi, le gouvernement français donnait son feu vert à la construction de six parcs d'éoliennes en mer dont trois par EDF. Et vendredi, le PDG du groupe, Jean-Bernard Lévy, était en Angleterre à Blyth, à vingt kilomètres de Newcastle, dans le Northumberland pour inaugurer un projet pilote de cinq éoliennes maritimes. Celles-ci apportent trois innovations: implantées à six kilomètres des côtes, elles sont dotées des turbines les plus puissantes (8,3 mégawatts chacune) jamais utilisées à ce jour dans un parc en mer. Elles alimentent déjà 34.000 foyers.
Autre nouveauté: pour leur raccordement au ...
http://www.lefigaro.fr/societes/2018/06/24/20005-20180624ARTFIG00104-edf-inaugure-un-parc-pilote-de-5eoliennes-au-royaume-uni.php
20/06/18Race Bank, un nouveau parc éolien géant dans les eaux britanniques 😏😱
Le cinquième plus puissant parc éolien offshore au monde a été officiellement inauguré le 13 juin à Grimsby (Royaume-Uni). Baptisé Race Bank, il pourrait satisfaire les besoins en électricité d’un demi-million de foyers britanniques selon son exploitant.
91 éoliennes de 6,3 MW
Situé à une vingtaine de kilomètres des côtes du North Norfolk (est de l’Angleterre), le parc de Race Bank est composé de 91 éoliennes de 6,3 MW de puissance unitaire fournis par Siemens Gamesa (573 MW de capacité cumulée). Ces éoliennes sont réparties sur une surface de 75 km2, soit l’équivalent d’environ 10 500 terrains de football.
Dans cette zone, la vitesse moyenne du vent à la hauteur des pales avoisine 9,7 m/s. Selon l’exploitant danois Ørsted (anciennement DONG Energy), le parc pourrait produire 1 900 GWh par an (avec un facteur de charge de près de 38%), soit « suffisamment d’électricité pour alimenter en électricité plus d’un demi-million de foyers britanniques chaque année ».
Le parc est possédé pour moitié par Ørsted, les parts restantes étant détenues par Macquarie European Infrastructure Fund 5 (25%), Sumitomo Corporation (12,5%) et d’autres fonds d’investissements (12,5%). L’investissement total du projet n’est pas dévoilé « pour des raisons commerciales »(1).
Le Royaume-Uni, leader mondial de l'éolien offshore
Pour Ørsted, Race Bank est le 10e parc éolien offshore qu’il possède (en totalité ou en partie) dans les eaux britanniques. Le groupe danois dispose en particulier du parc éolien de London Array (630 MW de puissance cumulée), premier parc éolien offshore au monde en matière de puissance installée.
Ørsted est le leader mondial de l’éolien offshore avec plus de 1 200 éoliennes installées d’une puissance cumulée avoisinant 4,4 GW, avec par ailleurs 4,5 GW supplémentaires en cours de construction (l'exploitant annonce une « part de marché de 28% au niveau mondial »).
Pour rappel, le Royaume-Uni est le pays disposant des plus importantes capacités éoliennes offshore au monde (devant l’Allemagne et la Chine), avec 1 753 unités installées au large de ses côtes à fin 2017 (d’une puissance cumulée avoisinant 6,8 GW). La France ne compte pour sa part toujours pas de parc éolien offshore en service.
Le parc éolien offshore en Europe à fin 2017. (©Connaissance des Énergies, d'après WindEurope)Sources / Notes
https://www.connaissancedesenergies.org/race-bank-un-nouveau-parc-eolien-geant-dans-les-eaux-britanniques-180620?utm_source=newsletter&utm_medium=fil-info-energies&utm_campaign=newsletter/le-fil-info-energies-20-juin-2018

10/06/18
La Grande-Bretagne est restée sans énergie éolienne pendant neuf jours
La Grande-Bretagne a passé pratiquement neuf jours sans aucune énergie éolienne générée. Selon les météorologues, cette période calme sans vent devrait encore durer deux semaines. Par ailleurs, selon les climatologues, ce phénomène témoigne également des risques associés à certaines formes d'énergie renouvelable.
Le manque de vent a fait grimper les prix de l'électricité journalière à leur plus haut niveau depuis 10 ans. En outre, selon les experts, ce phénomène représente également une menace pour la sécurité énergétique.
Énergie nucléaire
Des chercheurs de de l'Imperial College de Londres avaient déjà calculé que l'énergie éolienne avait représenté 18,8% de la production totale d'électricité au Royaume-Uni au premier trimestre de cette année. A la mi-mars, ce niveau avait même atteint les 50%.
Toutefois, en milieu de semaine, le vent n'a généré que 4,3% de l'énergie électrique du Royaume-Uni. La part de la production de charbon a chuté à près de zéro. Par ailleurs, le gaz et l'énergie nucléaire ont pris la relève en représentant respectivement 54% et 25% de l'énergie britannique, selon la compagnie d'électricité National Grid.
Les éoliennes britanniques peuvent produire à peu près la même puissance que douze réacteurs nucléaires dans des conditions optimales. Toutefois, la faible énergie éolienne ne menace pas les approvisionnements en juin lorsque la demande est faible.
Froides et sombres soirées d'hiver
Cependant, le tableau est complètement différent lors des froides et sombres journées d'hiver lorsque la demande de chauffage atteint des sommets. "A ce moment-là, la sécurité d'approvisionnement du réseau électrique britannique pourrait être compromise", explique Elchin Mammadov, analyste chez Bloomberg Intelligence. "Cela montre que compter uniquement sur le vent, l'énergie solaire et les batteries pour fournir la majorité de notre énergie est imprudent pour la sécurité énergétique."
Les conditions météorologiques peuvent être particulièrement volatiles. "Le gouvernement doit donc veiller à ce que des ressources suffisantes soient générées pour des périodes où le vent ne souffle pas", explique Bloomberg. .
Dans ce contexte, Greg Clark, secrétaire d’État américain chargé de l'énergie et de la stratégie industrielle, a annoncé que le gouvernement britannique avait décidé de débloquer des fonds pour aider à assurer le financement d'un nouveau réacteur nucléaire construit par la société industrielle Hitachi Ltd.
https://fr.express.live/2018/06/10/la-grande-bretagne-est-restee-sans-energie-eolienne-pendant-neuf-jours

08/06/18 : Mauritanie : Ouverture de l’Exposition « Energiwend » sur la transition énergétique à la CCIAM
La chambre du commerce, de l’industrie et de l’agriculture de Mauritanie (CCIAM) a abrité, mardi à Nouakchott, l’Exposition « Energiwend » sur la transition énergétique organisée par l’ambassade d’Allemagne en collaboration avec la CCIAM.
Dans un mot prononcé à cette occasion, le secrétaire général du ministère du Pétrole, de l’Energie et des Mines, M. Ousmane Tall, a rappelé que la Mauritanie, à travers l’engagement de ses plus hautes autorités, est résolument tournée vers une transition énergétique.
Il a indiqué que dans ce contexte de changement climatique auquel fait face la planète terre, le Président de la République Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz accorde une place majeure aux énergies propres et renouvelables pour l’amélioration de l’accès à l’électricité pour tous et la préservation de l’environnement.
Il a ajouté qu’un ambitieux programme de construction d’infrastructures électriques, parmi lesquelles figurent des centrales d’énergies renouvelables, est mis en exécution par le gouvernement sous la conduite du Premier ministre Monsieur Yahya Ould Hademine.
A son tour, le président de la CCIAM, M. Ahmed Baba Ould Eleya, a souligné que la gestion de l’énergie constitue le sujet central des discussions actuelles dans le monde.
Il a déclaré que la Mauritanie est considérée aujourd’hui comme étant un acteur important qui a investi dans les énergies renouvelables éoliennes et solaires misant sur les technologies qui font leurs preuves sur le plan de plan de l’emploi et du développement.
Il a également loué l’exemplarité de la coopération entre l’ambassade d’Allemagne et la chambre du commerce, de l’industrie et de l’agriculture de Mauritanie.
Pour sa part, la chargée d’affaires de l’ambassade d’Allemagne en Mauritanie, Mme Annette Coly, a souligné l’importance des énergies renouvelables dans la réalisation du développement, en particulier dans les pays connaissant l’instabilité climatique.
https://www.maghrebemergent.info/actualite/breves/fil-maghreb/90198-mauritanie-ouverture-de-l-exposition-energiwend-sur-la-transition-energetique-a-la-cciam.html

04/06/18 : Energie éolienne : Les zones rurales visées
recherche/développement relatif à l’exploitation et à l’utilisation de l’énergie éolienne.
La division énergie éolienne du Centre de développement des énergies renouvelables organise la première conférence internationale sur l’énergie éolienne et ses applications en Algérie en novembre prochain.
Selon le CDER, l’énergie éolienne est l’une des énergies renouvelables les plus compétitives. Aussi, la capacité mondiale installée ne cesse d’évoluer et a atteint plus de 510 GW en juin 2017. En Algérie, il n’existe actuellement qu’une seule ferme éolienne, d’une capacité installée de 10 MW, connectée au réseau. Cependant, dans le programme des énergies renouvelables adopté par le gouvernement, l’objectif global de l’éolien est d’installer 5 GW à l’horizon 2030.
Le but de cette conférence est de réunir les chercheurs, ingénieurs et industriels pour lancer une réflexion sur l’état des lieux de la recherche dans le domaine de l’énergie éolienne ainsi que sur les défis et opportunités à relever pour la mise en œuvre effective de ce programme. Selon une annonce faite sur son site internet, l’un des principaux conférenciers sera Christian Masson, professeur au département de génie mécanique de l’École de technologie supérieure. Il est le directeur du Laboratoire de recherche sur l’aérodynamique des éoliennes dans l’environnement nordique. Il est titulaire d’un diplôme doctorat de l’université McGill et a le diplôme de maîtrise et un baccalauréat en génie mécanique de l’École polytechnique de Montréal. Il est administrateur du TechnoCentre Éolien Gaspésie les îles et a rédigé plus de 100 articles scientifiques publiés dans des revues d’archives et présentés lors de conférences internationales.
Les thèmes de la conférence comprennent une évaluation du gisement éolien et des performances des parcs éoliens ainsi que l’intégration de l’énergie éolienne au réseau et réseaux intelligents. La prévision de la ressource éolienne, les technologies du stockage de l’énergie et l’aérodynamique des éoliennes et développements technologiques font partie du programme. Tout comme les systèmes hybrides et micro-réseaux ou encore d’autres thèmes d’actualité abordés par la division énergie éolienne.
Les activités scientifiques développées au sein de la division sont pluridisciplinaires et couvrent principalement les domaines des mathématiques statistiques, de la mécanique des fluides, de l’aérodynamique, du génie mécanique, de l’électrotechnique, de l’électronique, de l’automatisme et des matériaux.
La division est chargée de la mise en œuvre de projets de recherche/développement relatifs à l’exploitation et l’utilisation de l’énergie éolienne et elle s’est fixée pour objectifs de contribuer à la réussite du programme éolien national, au développement des zones rurales ou difficiles d’accès et de contribuer au développement de l’industrie des éoliennes en Algérie.
Les principaux thèmes de recherche inscrits sont orientés vers la caractérisation et l’identification des sites éligibles à l’implantation des éoliennes en Algérie, l’élaboration d’outils numériques de prédiction de la ressource éolienne et l’étude d’aménagement des parcs éoliens. L’aérodynamique et aéroacoustique des éoliennes, la caractérisation du sillage des éoliennes et les techniques de fabrication des aérogénérateurs sont aussi parmi ses centres d’intérêt. C’est le cas également pour les systèmes multisources autonomes et leur intégration dans les micro-réseaux ou encore l’injection au réseau des petits systèmes (producteur privé).
En outre, l’intégration des aérogénérateurs au réseau interconnecté et le développement d’outils de contrôle et de pilotage de la production des systèmes connectés au réseau sont parmi les attributions du Centre disposant aussi de bancs d’essai de pompage de l’eau par aérogénérateur. La DEE est organisée en quatre équipes de recherche assistées par une équipe de soutien technique.
http://www.elmoudjahid.com/fr/actualites/124364



01/06/18 : Energies renouvelables : l'Afrique du Sud va lancer des appels d'offres pour 4 milliards de dollars
L’Afrique du Sud s’apprête à lancer une batterie d’appel d’offres dans le renouvelable qui devrait se traduire par près de 4 milliards de dollars d’investissements. Une procédure dont le démarrage est prévu pour novembre prochain et qui devrait faire baisser la part du charbon (85%) dans le mix énergétique sud-africain.
Le gouvernement sud-africain prépare une nouvelle série d'appels d'offres dans le secteur des énergies renouvelables. Des projets qui seront dédiés aux producteurs indépendants et dont l'attribution devrait démarrer en novembre prochain, débloquant des investissements allant jusqu'à 50 milliards de rands (3,95 milliards de dollars).
Après le renouvelable, le gaz en ligne de mire
Pretoria a pour rappel déjà signé une première fournée de contrats dans l'énergie renouvelable valorisés à 56 milliards de rands en avril dernier. Ce qui représentait les premiers investissements majeurs sous la présidence de Cyril Ramaphosa, qui a fait de la relance économique son cheval de bataille.
A ce jour, ce sont 27 projets principalement dans le solaire et l'éolien qui étaient bloqués sous la présidence de Jacob Zuma (qui favorisait la construction de nouvelles centrales nucléaires) qui ont été signés, ajoutant 2.305 MW au réseau. Le ministre de l'Energie, Jeff Radebe a par ailleurs déclaré que son département préparait des initiatives dans le domaine de la liquéfaction naturelle qui figure parmi ses priorités. Une stratégie sur le gaz devrait être rendue publique entre juillet et août prochain.
Le charbon fait de la résistance
La Tanzanie et le Mozambique disposent d'énormes réserves de gaz que l'Afrique du Sud souhaite exploiter. Une orientation qui vise à réduire la dépendance du pays au charbon qui fournit 85% de l'électricité produite en Afrique du Sud. Un secteur qui fut également favorisé lors des deux mandats de Jacob Zuma et où les Gupta avaient largement investi.
Les projets de ce nouveau cycle d'appel d'offres devraient apporter 1.800 MW supplémentaires au réseau et pourraient faire face à l'opposition des professionnels du charbon qui avaient déjà essayé de torpiller sans succès tant au niveau parlementaire que judiciaire la première salve d'appel d'offres. Une manœuvre qui ne semble pas avoir réussi à décourager Ramaphosa dans sa volonté d'augmenter la part du renouvelable dans le mix énergétique du pays le plus industrialisé du continent.


28/05/18Le Chili mise tout sur le développement des énergies renouvelables
Après avoir exploité ses mines de charbon, le Chili se tourne désormais vers les énergies renouvelables pour son mix énergétique, en axant notamment sur le solaire et l’éolien qui attirent de nombreux investisseurs étrangers.
L’Amérique du Sud serait-elle un nouvel eldorado énergétique ? La plupart des pays sud-américains sont encore en voie de développement, mais en matière d’énergies renouvelables, ils peuvent donner quelques leçons aux autres continents. Ce qui attire, bien évidemment, de nombreux investisseurs étrangers, dont des Français. C’est le cas au Brésil, le pays qui a réussi le mieux son mix énergétique (82,7% en 2012, rien que ça), mais c’est aussi celui du Chili, un territoire qui s’étire le long de la Bolivie, l’Argentine et le Pérou. Un pays dont 90% de sa consommation d’énergie sera effectuée par le biais d’énergies renouvelables d’ici 25 ans. Un chiffre qui semble pleinement réalisable.
Le solaire et l’éolien en ligne de mire
Mais un chiffre qui était loin d’être acquis. Il a fallu attendre 2014 pour que le gouvernement de la présidente Michelle Bachelet réalise que plus de 50% de l’énergie consommée du pays était issue du charbon. Une énergie non seulement impropre pour l’environnement, mais aussi fort coûteuse, car elle est majoritairement importée.
D’autre part, l’électricité chilienne est la plus chère de tout le continent d’Amérique du Sud. Le gouvernement décide alors d’exploiter les énergies renouvelables promises à un grand avenir, surtout avec un pays aussi fortement ensoleillé, notamment grâce au désert de l’Atacama au Nord, région à l’illumination solaire la plus importante au monde.
Objectif : fermeture des centrales de charbon d’ici à 2050 et baisse de l’utilisation des énergies fossiles (le pétrole représente à ce jour encore, 41% des besoins énergétique du Chili).
Pour ce faire, la politique choisie a été de favoriser des investissements privés dans le secteur des énergies renouvelables, au même titre que la production d’électricité, à travers la National Energy Policy 2050, adoptée fin 2015. Deux ans et demi plus tard, la production d’énergies renouvelables a plus que doublé, avec un objectif de cette production porté à 60% au niveau national d’ici 2035.
Au risque d’atteindre un pic de surproduction, tant les centrales solaires du pays ont été exploitées, sans que l’électricité produite ne puisse être stockée faute d’infrastructures. Ce qui a représenté un manque à gagner, car cette dernière a dû être donnée ou vendue à bas prix. Un problème provisoire, puisqu’en novembre 2017, a été lancé un vaste programme de réseau d’électricité entre le Nord et le centre du Chili et pour éviter une déperdition d’énergie, des centaines de microcentrales solaires ont été installées dans différentes collectivités (écoles, hôpitaux) et même sur le toit du palais présidentiel.
L’énergie solaire n’est pas la seule exploitée. De par la diversité de ses paysages, le Chili permet également de s’intéresser au potentiel de l’hydroélectricité, la géothermie, des énergies marines, mais aussi et surtout de l’éolien. Car si le Nord est propice au solaire, il est aussi (ainsi que le Sud du pays), source de vents favorables en termes d’énergie, attirant de nombreux investisseurs.
Des investissements français au service des énergies renouvelables
C’est le cas de GE Renewable Energy, groupe industriel numérique mondial reconnu pour sa gamme d’énergies renouvelables, exploitées grâce à des machines contrôlées par logiciels ou des solutions connectées. Le groupe a ainsi conclu un accord avec le gouvernement chilien pour lancer un projet d’envergure d’énergie éolienne, à El Maiten et El Nogal, en fournissant six turbines de 3,6 MW, des rotors de 137 mètres et une tour de 110 mètres.
EDF n’est pas en reste avec le parc éolien de 115 MW situé à Cabo Léones, mais le géant français s’intéresse davantage au solaire, via sa filiale EDF Energies Nouvelles, qui a lancé en janvier dernier la production d’une centrale photovoltaïque baptisée Santiago Solar (co-détenue avec Andes Mining Energy ou AME) et à 50 km au Nord de Santiago du Chili. Elle va permettre à 90 000 foyers de consommer une électricité propre et peu onéreuse. Avec la centrale photovoltaïque de Bolero dans le désert d’Atacama, EDF EN va pouvoir exploiter quelque 360 MW d’énergies renouvelables au Chili.
EDF et AME se sont également entendus le 10 mai dernier pour développer ensemble jusqu’à 750 MW de capacités de production flexibles, avec un projet de centrale au gaz et d’une unité de stockage et de regazéification de gaz naturel liquéfié, avec trois turbines à combustion de pointe, situées à Los Vientos, Santa Lidia et Renca.
EDF va également gérer les éclairages publics de la ville de Maipu, dans la province de Santiago, via sa filiale Citelum, remplaçant ainsi les 60 000 points lumineux par des LED, permettant à la ville de faire des économies d’énergie de l’ordre de 40%.
Le groupe ENGIE s’intéresse aussi de près aux capacités solaires du pays. Sa filiale Solairedirect assure ainsi le développement de la centrale solaire Los Loros au coût d’investissement de 100 millions d’euros pour 178 000 panneaux solaires. Elle aussi est située dans le Nord du pays, dans la province de Copiago et aura une capacité à terme de 120 GWh par an (soit l’équivalent de la consommation de 63 000 foyers). Le Chili n’a, semble-t-il, pas fini de faire appel à des investisseurs étrangers, tant ses capacités énergétiques naturelles semblent sans limites.
http://www.affairesinternationales.fr/2018/05/28/chili-energies-renouvelables-edf


23/05/18 : Engie signe un partenariat pour développer neuf parcs éoliens en Espagne
Le fournisseur de gaz et d'électricité Engie a annoncé mercredi la signature d'un partenariat avec Forestalia, General Electric (GE) et Mirova pour le développement en Espagne de neuf parcs éoliens non subventionnés avec une capacité totale de 300 mégawatts (MW).
Le contrat porte sur un investissement total de 300 millions d'euros et "sera notamment couvert par des fonds d'investissement ainsi que des financements externes. La Banque européenne d'investissement a octroyé un prêt de 50 millions d'euros dans le cadre du << plan Juncker >>", a précisé Engie dans un communiqué.
Les actionnaires du projet sont Mirova, une filiale de Natixis spécialisée dans les investissements responsables (51%), General Electric (25%), Engie (15%) et Forestalia (9%).
Pour les travaux de génie civil et les installations électriques du nouveau complexe éolien, Engie a créé une joint-venture dans laquelle il détient 50% avec Acciona Industrial (25%) et Copsa (25%), a poursuivi le groupe.
Engie, en tant que société intermédiaire du secteur de l'énergie verte en Espagne, a signé un contrat de 12 ans pour acheter une grande partie de l'électricité générée par les neuf futurs parcs éoliens de la province de Saragosse, a ajouté l'énergéticien.
La capacité d'énergie éolienne de la Tasmanie devrait être augmentée de 50%, la construction du parc éolien de 144 MW de Cattle Hill de Goldwind en Australie étant actuellement en cours dans les hauts plateaux du centre de l'État.
La société chinoise Goldwind a annoncé mardi que la construction du projet de 49 turbines commencerait, après l'achèvement des travaux d'accès au site.
Le parc éolien Cattle Hill a été annoncé par Goldwind en juin dernier , parallèlement à un contrat d'achat d'électricité à long terme conclu avec le détaillant d'énergie public Aurora Energy.
L'annonce a été saluée par le gouvernement de Tasmanie, et un autre grand parc éolien signalé pour Granville Harbor, sur la côte ouest de l'Etat.
Goldwind développe le projet Cattle Hill en partenariat avec Power China Resource Limited (PCR) - une filiale de l'entreprise publique EPC PowerChina.
L'entreprise de construction civile de Tasmanie, Hazell Brothers, serait l'un des principaux partenaires du projet pendant la période de construction, ont indiqué les entreprises.
"L'accord signé aujourd'hui permet à Hazell Brothers de commencer les travaux préliminaires pour le projet et les reconnaît comme l'entrepreneur préféré pour les travaux civils et électriques complets pour le parc éolien", a déclaré John Titchen, directeur général de Goldwind Australie.
"Hazell Brothers possède une vaste expérience dans la livraison de projets d'infrastructure à grande échelle en Tasmanie", a déclaré Titchen.
TasNetworks a également commencé à travailler sur la connexion du parc éolien à la grille de Tasmanie, a déclaré Goldwind.
Une fois achevé, Cattle Hill Wind Farm devrait fournir suffisamment d'énergie propre pour alimenter environ 63 500 foyers de Tasmanie par an.
Le projet est également en train d'établir un fonds communautaire, qui donnera 120 000 $ par année à la communauté locale - une pratique qui devient de plus en plus courante avec les grands projets éoliens et solaires pour aider à établir une solide licence sociale.
https://reneweconomy.com.au/goldwind-begins-construction-144mw-tasmania-wind-farm-10584/
18/05/18 : Corée du SudLe gouvernement renforcera ses mesures incitatives pour les parcs éoliens
SEOUL, 18 mai (Yonhap) -- Le gouvernement renforcera ses mesures incitatives au profit des exploitants de parc d’éoliennes en mer et réduira les subventions accordées aux producteurs d’énergie avec biomasse dans le but de promouvoir davantage les énergies respectueuses de l’environnement, a fait savoir ce vendredi le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Energie.
Le ministère ajustera les taux incitatifs sur les sources d’énergies renouvelables en se basant sur leur impact sur l’environnement et l'objectif concernant les énergies propres.
En vertu du nouveau système, le ministère réduira les subventions sur les combustibles solides de récupération, combustibles produits par des déchets biodégradables et matières recyclables. Ces sources alternatives aux combustibles fossiles sont considérées comme étant moins respectueuses de l’environnement que les énergies éolienne et solaire.
Le ministère a également fait part de son plan de demander aux producteurs d'énergie de taille importante d'augmenter la part des énergies renouvelables afin de promouvoir l'utilisation des énergies écologiques.
Ces mesures entrent dans le cadre des efforts destinés à augmenter la part des énergies renouvelables, de 7% à l’heure actuelle à 20% d’ici 2030, ce qui se traduirait par une augmentation de la production d’énergies propres à une capacité annuelle de 63,8 gigawatts (GW) l’année cible.
La Corée du Sud cherche à se tourner vers les énergies renouvelables pour faire face à l’aggravation de la pollution de l’air et à la montée des inquiétudes sur la sécurité des vieilles centrales nucléaires.
http://french.yonhapnews.co.kr/news/2018/05/18/0200000000AFR20180518000200884.HTML


18/05/18 : Tunisie : Kébili : Derniers préparatifs pour la réalisation d'une centrale éolienne au mont Tebaga
Les derniers préparatifs pour la réalisation d’une centrale éolienne, au mont Tebaga (entrée nord de la ville de Kébili), ont fait l’objet d’une séance de travail, jeudi, au siège du gouvernorat, à Kébili. Etaient présents, à...
https://www.tap.info.tn/fr/Portail-R%C3%A9gions/10200053-k%C3%A9bili-derniers
16/05/18 : GhanaAllégation de pots-de-vin : la représentante d’Earth Core confirme sa rencontre avec Choomka
Lydia Dewdharee, représentante de la compagnie ghanéenne Earth Core, a repris sa collaboration avec les enquêteurs de l’Independent Commission Against Corruption. Elle a indiqué l’endroit où elle avait rencontré Youshreen Choomka.
Dans la journée du mardi 15 mai, Lydia Dewdharee a participé à un exercice de reconstitution des faits, au siège de l’Independent Broadcasting Authority (IBA) à Port-Louis. Elle a été appelée à montrer les endroits et lieux exacts où elle avait rencontré Youshreen Choomka, ancienne présidente de l’IBA.
Cet exercice, prévu depuis plusieurs semaines, a pu avoir lieu, après que Lydia Dewdharee soit revenue à de meilleurs sentiments. Elle avait précédemment fait état qu’elle craignait que ses efforts ne soient vains. Elle avait même fait une demande pour avoir une copie du rapport du Fact-Finding Committee sur l’affaire. Mais la représentante d’Earth Core a changé d’avis, après avoir eu une session de travail avec les responsables de l’enquête.
Cette enquête de la commission anticorruption concerne un pot-de-vin qu’aurait perçu Youshreen Choomka, en vue de faciliter le projet d’une ferme éolienne des hommes affaires sud-coréens et de Jerry Brassfield. Lydia Dewdharee a expliqué avoir agi en tant que représentante de l’homme d’affaires ghanéen Jerry Brassfield. Dans le cadre de cette enquête, des employés de l’IBA ont été entendus.
L’Icac privilégierait la thèse que Youshreen Choomka aurait abusé de sa position pour des gains personnels. Des échanges de courriels entre Youshreen Choomka et les investisseurs ont été versés au dossier à charge de l’Icac.
Youshreen Choomka devra aussi s’expliquer sur des modifications dans les procédures de recrutement au sein de l’IBA. Les enquêteurs la soupçonnent d’avoir apporté certains changements en vue de faciliter sa propre candidature pour le poste de directeur.
D’autres auditions au quartier général de l’Icac devraient avoir lieu.
https://defimedia.info/allegation-de-pots-de-vin-la-representante-dearth-core-confirme-sa-rencontre-avec-choomka
09/05/18
Mer du Nord : pose des premières turbines de deux parcs éoliens
Le navire jack-up Bold tern vient d’installer la première turbine du parc éolien offshore Borkum Riffgrund 2 de 450 MW d’Ørsted, en mer du Nord allemande.
http://www.lemarin.fr/secteurs-activites/energies-marines/31376-pose-des-premieres-turbines-dans-deux-parcs-eoliens-en-mer03/05/18 : Le Groupe EDF acquiert un projet de parc éolien en mer de 450 MW en Écosse auprès de Mainstream Renewable Power
Le Groupe EDF acquiert un projet de parc éolien en mer de 450 MW en Écosse auprès de Mainstream Renewable Power
Le groupe EDF, via EDF Renewables au Royaume-Uni, détenu par EDF Energy et EDF Energies Nouvelles, a acquis le projet de parc éolien « Neart na Gaoithe1 » auprès de Mainstream Renewable Power, acteur international de l'éolien et du solaire, au terme d'un processus compétitif.
Ce parc éolien en mer générera une puissance de 450 MW, et pourra alimenter plus de 375 000 foyers2.
Le projet, qui dispose de toutes les autorisations administratives, est situé dans l'estuaire du Forth sur la côte est de l'Écosse et s'étend sur une superficie de 105 km2. Il bénéficie d'un Contract for Difference (CFD) d'une durée de 15 ans au tarif de 140 Euros (correspondant à l'indexation du tarif de 2012 qui était fixé à 114,39 £), ainsi que des accords de raccordement au réseau. Ce projet bénéficie par ailleurs d'un régime de vent parmi les meilleurs d'Europe.
L'investissement total nécessaire à la réalisation du projet s'élève à près de 1,8 milliard £. La mise en service du parc est prévue en 2023. Conformément à la pratique du Groupe, le projet sera ouvert à des partenaires le moment venu pour partager cet effort d'investissement.
Bruno Bensasson, Directeur exécutif Groupe, en charge du Pôle énergies renouvelables et Président-Directeur Général d'EDF Energies Nouvelles, déclare : « Ce nouveau projet d'envergure démontre notre volonté de devenir un acteur de référence de l'éolien en mer à l'international. Il confirme l'engagement d'EDF en faveur des énergies renouvelables notamment dans les pays où le groupe bénéficie d'un ancrage fort comme le Royaume Uni. Le projet s'inscrit dans la stratégie CAP 2030 d'EDF qui prévoit de doubler les capacités renouvelables du groupe à l'horizon 2030 ».
Simone Rossi, Directeur Général d'EDF Energy, souligne : « Ce projet témoigne de nos efforts constants d'investissement et de notre croissance en Écosse, où nous sommes, désormais, le principal producteur d'énergie bas carbone. La contribution de nos activités à l'économie écossaise représente 389 millions £ chaque année. Nous comptons plus de 2 800 collaborateurs et sous-traitants en Ecosse où nous desservons 144 000 clients ».
Andy Kinsella, Directeur Général de Mainstream Renewable Power ajoute : « Nous sommes ravis de faire intervenir EDF Renewables, un partenaire renommé et un important soutien du secteur écossais de l'énergie, dans ce projet d'infrastructure crucial pour l'Écosse. La réalisation de cette cession vient s'ajouter au palmarès de Mainstream, grand développeur indépendant de projets figurant parmi les plus significatifs et les plus complexes dans les secteurs de l'éolien et du solaire en Europe, en Amérique du Sud, en Afrique et en Asie. Le parc éolien en mer de Neart na Gaoithe a été entièrement développé par Mainstream et nous nous réjouissons de remettre à EDF Renewables les clés de ce projet de stature mondiale ».
1 Neart na Gaoithe : traduction en gaélique de « Strength of the Wind » (Puissance du vent).
2 Sur la base de la consommation moyenne d'électricité par foyer de 3 889 kWh le tout divisé par la consommation d'énergie globale au Royaume-Uni (publiée en juillet 2017), et du coefficient de charge moyen des éoliennes offshore de Renewable-UK estimé à 37,2%.
A propos du groupe EDF
Acteur majeur de la transition énergétique, le Groupe EDF est un énergéticien intégré, présent sur l'ensemble des métiers : la production, le transport, la distribution, le négoce, la vente d'énergies et les services énergétiques. Leader des énergies bas carbone dans le monde, le Groupe a développé un mix de production diversifié basé sur l'énergie nucléaire, l'hydraulique, les énergies nouvelles renouvelables et le thermique. Le Groupe participe à la fourniture d'énergies et de services à environ 37,1 millions de clients, dont 26,2 millions en France. Il a réalisé en 2016 un chiffre d'affaires consolidé de 71 milliards d'euros. EDF est une entreprise cotée à la Bourse de Paris.
A propos d'EDF Renewables au Royaume-Uni
Acteur majeur du secteur des énergies renouvelables au Royaume-Uni, EDF Renewables est spécialisée principalement dans le développement, la construction et l'exploitation des projets éoliens terrestres et en mer, mais aussi de projets de stockage sur batterie. L'entreprise assure également l'exploitation et la maintenance de ses propres parcs éoliens. La société exploite déjà plus de 786 MW de parcs éoliens (dont 319 MW en Écosse) et a plus de 1 GW en développement. EDF Renewables poursuit le développement de ses activité énergies renouvelables en Ecosse, qui comprend notamment la réalisation du parc éolien Dorenell de 177 MW à Moray, le plus grand projet éolien terrestre à être assorti d'un CFD, dont la mise en service est prévue à fin 2018. L'entreprise emploie plus de 170 personnes. La société est une joint-venture entre EDF Energy et EDF Energies Nouvelles.
A propos de NNG
Situé au large de la côte est de l'Ecosse, le parc éolien offshore de NnG bénéficie de toutes les autorisations nécessaires et a obtenu un CFD auprès de la société Low Carbon Contracts en février 2015. Le CFD, qui a été attribué dans le cadre d'un appel d'offres hautement concurrentiel, donne au projet éolien en mer un tarif indexé sur l'inflation pour l'électricité produite sur une période de quinze ans.
A propos de Mainstream Renewable Power
Mainstream Renewable Power est un développeur indépendant de centrales éoliennes et solaires industrielles leader sur les marchés émergents à forte croissance. La société s'engage à fournir un portefeuille de haute qualité de plus de 7 GW d'actifs éoliens et solaires en Amérique du Sud, en Afrique et en Asie. Au Chili, Mainstream détient 1,3 GW de projets éoliens et solaires entièrement autorisés, en exploitation, en construction, ou en phase avancée de développement, grâce à ses succès sans précédents dans le cadre des enchères gouvernementales. La société a mis en service 600 MW d'actifs éoliens et solaires en Afrique du Sud et s'apprête à débuter la construction de 250 MW supplémentaires de parcs éoliens dans les semaines à venir. En Asie, la société développe des projets d'envergure au Vietnam et aux Philippines. Mainstream a levé plus de 1,3 milliard d'euros de financement de projets à ce jour et emploie 160 personnes sur quatre continents. L'entreprise a développé des projets éoliens en mer parmi les plus puissants du Royaume-Uni, notamment les projets de Neart na Gaoithe et de Hornsea.
https://www.boursedirect.fr/fr/actualites/categorie/entreprises/edf-le-groupe-edf-acquiert-un-projet-de-parc-eolien-en-mer-de-450-mw-en-ecosse-aupres-de-mainstream-renewable-power-globenewswire-4113f98ab8802039d0a65d2e2d389e2ac24d1183

27/04/18 : Deux entreprises étrangères intéressées par la construction de centrales éoliennes en Arménie
Deux sociétés étrangères - Access Infra Central Asia Limited (Emirats Arabes Unis) et Acciona Energia Global SL (Espagne) - sont intéressées par la construction de centrales éoliennes en Arménie a annoncé le bureau de presse du ministère arménien des infrastructures énergétiques et des ressources naturelles.
Selon le communiqué de presse du ministère, la compagnie des Emirats a déployé une tour unique de 80 mètres dans la province de Gegharkunik en Arménie pour mesurer les ressources éoliennes, et elle commencera à fonctionner dans les prochains jours.
Une autre tour devrait également être déployée dans le territoire d’une autre province.
Hayk Harutyunyan, vice-ministre des Infrastructures énergétiques et des Ressources naturelles, a déclaré qu’en mars 2016, le gouvernement avait décidé de soutenir l’entreprise dans son intention de construire en Arménie des centrales éoliennes d’une capacité totale de 150 mégawatts.
“Si nos attentes sont réalisées, nous pourrons obtenir une éolienne unique dans le monde dans les prochaines années“, a-t-il déclaré. “Ce sera une centrale montagneuse et la plus élevée, sur laquelle de nombreuses solutions innovantes sont prévues pour être appliquées.“
La deuxième entreprise espagnole a signé un mémorandum avec le ministère arménien des infrastructures énergétiques et des ressources naturelles en mars 2017 pour la construction d’une centrale de 150 mégawatts.
“L’entreprise s’est lancée dans l’évaluation du potentiel éolien“, a déclaré M. Harutyunyan. “Deux stations de surveillance de 80 mètres et un système Sodar ont été déployés.“
http://armenews.com/article.php3?id_article=152685
25/04/18 : La Turquie est troisième d'Europe en matière d'énergie éoliennes
https://www.redaction.media/articles/turquie-troisieme-deurope-matiere-denergie-eolienne/

24/04/18 : L’éolien conquiert l’Europe du Nord 😡
La Belgique prévoit de doubler l’espace disponible pour les parcs éoliens en mer, tandis que le Danemark souhaite alimenter ses sept plus grandes villes grâce aux éoliennes.
Le 20 avril, le gouvernement belge a annoncé vouloir mettre permettre l’installation d’éoliennes offshore dans une zone de 221 km2 proche de la frontière française à partir de 2020.
Les quatre parcs éoliens belges fournissent actuellement 870 mégawatts (MW) au pays, qui prévoit d’augmenter ce chiffre pour atteindre 2,2 gigawatts (GW) d’ici 2020 et 4 GW d’ici 2030. L’importance de la mer du Nord dans la transition énergétique a été soulignée par Philippe De Baker, secrétaire d’État à la mer du Nord.
Cette augmentation des renouvelable permettra au pays de réduire ses émissions et d’éliminer progressivement le nucléaire. Bruxelles a récemment indiqué vouloir se débarrasser de l’énergie nucléaire, qui représente actuellement 6 GW, entre 2022 et 2025.
La moitié de l’électricité consommée en Belgique provient actuellement du nucléaire et les centrales de Doel et Tihange répondent à elles seules à environ 40 % de la demande. Leur âge inquiète cependant les observateurs.
Le Danemark à la pointe
Copenhague a également de grands projets. Lars Christian Lilleholt, le ministre de l’Énergie, a ainsi indiqué que son gouvernement espérait ouvrir un des plus grands champs éoliens au monde.
« Il s’agirait d’un très, très grand parc éolien, qui jouerait un rôle clé pour atteindre notre objectif de d’au moins 50 % d’énergie renouvelable d’ici 2030 », a-t-il expliqué, ajoutant que l’installation serait à environ 50 km des côtes et génèrerait 800 MW, assez pour alimenter les sept plus grandes villes du pays.
Le détail du projet ne sera pas disponible avant 2024, mais l’entreprise qui sera chargée de construire entre 50 et 75 turbines devrait être choisie d’ici 2021. La construction pourrait cependant ne pas nécessiter de subventions.
Le parc de Kriegers Flak est pour sa part toujours en construction et devrait permettre de générer 600 MW d’ici 2021.
Les importations européennes en hausse
Le ralentissement de la production d’énergies fossiles, y compris nucléaire, a fait augmenter l’importation d’énergie vers l’UE, selon les données d’Eurostat. Plus de la moitié de l’énergie européenne dépend à présent des importations.
En 2016, l’UE a ainsi dû importer 53,6 % de l’énergie qu’elle a consommée, selon un schéma en place depuis 2004. Le record a été atteint en 2008, avec un total d’importations de 54,5 %.
Avec 13,9 % d’importation et malgré son engagement, le Danemark n’a pas réussi à détrôner l’Estonie, État membre le moins dépendant des importations d’énergie (6,8 %).
Les pays les plus dépendants sont, sans surprise, Malte et Chypre, avec une dépendance de respectivement 100 % et 96,2 %, notamment à cause de leur situation d’isolement. Parmi les cinq plus gros consommateurs, le Royaume-Uni et la France sont les moins dépendants des importations d’énergie, avec 35,3 % et 47,1 % respectivement.

20/04/18 : En Suède, l'énergie éolienne et l'armée de l'air se disputent l'espace aérien
L'armée de l'air et l'industrie de l'énergie éolienne se disputent la propriété de l'espace aérien en Suède, de nombreux projets de parcs éoliens risquant d'être annulés car situés dans une zone nouvelle classée de vol à basse altitude.
Plusieurs projets de fermes éoliennes en Suède sont menacés à cause d'une décision du gouvernement de réserver davantage d'espace aérien à ses forces armées, d'après deux entreprises et un groupe de lobby industriel.
En Novembre, le gouvernement a déclaré que sa force aérienne avait classé davantage d'espace dans des zones de vol à basse altitude, afin de protéger ses opérations de l'industrie florissante de l'énergie éolienne.
La décision, qui vise à éviter que les avions entrent en collision avec des turbines éoliennes, a créé l'incertitude pour un certain nombre de fermes éoliennes prévues.
Le plus grand fournisseur de la Suède, Vattenfall, a déclaré que la décision avait affecté au moins quatre de ses projets, qui au total pourraient générer près d'un gigawatt d'électricité.
« De tels projets pourraient perdre leurs permis et n'être jamais construits » a déclaré le porte-parole Peter Stedt, en faisant référence à deux des projets qui doivent être approuvés.
Au total, près de 2,8 GW de production d'énergie éolienne prévus pourraient être annulés d'après le lobby de l'industrie éolienne, Svensk Vindenergi, soit l'équivalent de 42% de la production éolienne actuelle de la Suède.
Près de 1 GW de cette production correspond à des fermes éoliennes ayant déjà obtenu un permis, et 1,8 GW à des projets en attente de validation.
Eolus Vind, qui construit des fermes éoliennes et a des projets dans les zones affectées par la décision, a déclaré qu'il fallait plus de transparence de la part des autorités.
« La clarification est importante pour que les développeurs ne dépensent pas de l'argent dans des projets qui ont peu de chance d'être autorisés du fait des décisions des forces armées » a déclaré le porte-parole John Hammarqvist.
Le gouvernement a déclaré que les projets déjà approuvés ne devraient pas être affectés.
« Les usines qui ont déjà des permis ne devraient normalement pas être affectés par les nouvelles zones de vol à basse altitude » a déclaré le Ministre de l'Energie, Ibrahim Baylan.
La Suède vise à atteindre ses objectifs en matière d'énergie sans produire de dioxyde de carbone qui réchauffe l'atmosphère d'ici 2040, et les intérêts de la défense devraient être équilibrés avec ceux des objectifs en matière d'énergie, d'après lui.
Cependant, Svensk Vindenergi a déclaré que plusieurs entreprises avec des projets validés de fermes éoliennes doivent redemander leurs permis parce qu'ils devront construire des turbines moins hautes que ce qui était prévu à l'origine, et courent donc le risque de voir leur demande refusée.
« La plupart des parcs autorisés ont une hauteur maximum de 150 mètres. En général, au moins 200 mètres sont nécessaires pour atteindre le vent nécessaire pour pouvoir réaliser le projet avec les prix sur l'électricité et les certificats » a déclaré le lobby.
D'après Svensk Vindenergi, la décision du gouvernement affecte 45% du territoire de la Suède, contre 30% précédemment.
https://www.actualites-news-environnement.com/38026-energie-eolienne-espace-aerien.html

16/04/18Pays-Bas : vent de protestation des pêcheurs contre l’éolien en mer
Le samedi 2 juin, l’association de pêcheurs néerlandais EMK (Eendracht maakt kracht, l’Union fait la force) organise une marche de protestation à Amsterdam, contre la croissance à leurs yeux anarchique de fermes éoliennes géantes.
http://www.lemarin.fr/secteurs-activites/energies-marines/31203-pays-bas-vent-de-protestation-des-pecheurs-contre-leolien

16/04/18 : Energies renouvelables : l’Université de Lomé souhaite voir le Togo développer un parc éolien de 25 mégawatts
Selon Prof. Komlan Batawila, le Togo devrait développer un parc éolien de 25 mégawatts, pour faire face aux défis énergétiques de l’heure. Car, a-t-il laissé entendre, les énergies traditionnelles, notamment fossiles, compromettent l’équilibre climatique de la planète. C’était lors d’un atelier régional sur les « défis de l’énergie renouvelable en Afrique de l’Ouest », organisé par l’Université de Lomé, en collaboration avec le Centre Ouest Africain sur le Changement climatique et l’Utilisation Adaptée des Terres (WASCAL).
Selon l’universitaire, en visant le développement d’un parc éolien de 25 mégawatts, l’Etat remplirait en grande partie son engagement pris en 2012, de réduire la production de CO2 dans son plan énergétique. En effet, malgré l’existence de vastes espaces et de courants d’air marin propices au développement des éoliennes, le Togo ne dispose pas d’un parc éolien de référence.
Notons tout de même que le pays a pris depuis un certain temps, une sérieuse option pour les énergies renouvelables, notamment l’énergie solaire. A titre d’illustration, on citera le programme présidentiel CI-ZO. Dans le même registre, le pays a bénéficié d’un financement indien de 40 millions de dollars au terme de sa participation à la 1ère conférence de l’Alliance Solaire Internationale (ASI) tenue cette année à New Delhi. L’objectif est de permettre au Togo de développer un projet d’électrification rurale par kits solaires photovoltaïques.
https://www.togofirst.com/fr/energies/1604-659-energies-renouvelables-l-universite-de-lome-souhaite-voir-le-togo-developper-un-parc-eolien-de-25-megawatts
16/04/18 : EcosseUne puissante éolienne installée dans la baie d’Aberdeen
La turbine éolienne la plus puissante au monde a été installée avec succès le lundi 9 avril au centre européen de déploiement éolien offshore de Vattenfall, dans la baie d’Aberdeen (Irlande).
Un rotor plus grand que le London Eye
Cette turbine est la première des 11 à être déployée dans le cadre de l’installation d’Aberdeen Bay.
Vattenfall a déclaré : « C’est une des deux turbines qui ont été considérablement améliorées, chacune ayant été augmenté de 8,4 MW à 8,8 MW et l’installation d’hier (lundi, ndlr.) représente la première fois qu’un modèle de 8,8 MW est déployé commercialement dans l’industrie éolienne offshore ».
Désormais, avec ses neuf turbines de 8,4 MW, Aberdeen Bay dispose d’une d’une puissance de 93,2 MW, ce qui devrait produire l’équivalent de plus de 70% de la demande d’électricité domestique d’Aberdeen et déplacer annuellement 134 128 tonnes de CO 2.
MHI Vestas a spécialement conçu les turbines V164-8.4 MW et V164-8.8 MW avec une hauteur de pointe de 191 mètres, des pales de 80m et un rotor de 164m de circonférence (plus grand que le London Eye).
http://les-smartgrids.fr/une-puissante-eolienne-installee-dans-la-baie-daberdeen/

09/04/18
TunisieChute d’une éolienne à El Haouaria
Une éolienne installée sur les hauteurs de la côte d'El Haouaria, à la pointe du Cap Bon, a cédé, hier dimanche après midi, 8 avril 2018, sous les rafales de vent. Elle s'est brisée en deux. Les agents de la STEG se sont rendus sur place pour tenter de la réparer.
Najah Nouri, a annoncé la chute de l'éolienne, au niveau du parc éolien de Sidi Daoud, à cause des vents violents, sans faire de dégât.
Il est à noter que la Centrale éolienne de Sidi Daoud compte 70 éoliennes de 32, 46 et 61 mètres installées en l’an 2000. La capacité de production d’électricité du parc de Sidi Daoud est de 54 mégawatts.
http://www.radioexpressfm.com/lire/chute-d-une-eolienne-a-el-haouaria-9359

09/04/18Tunisie - El Haouaria : Un générateur au vent qui cède au vent
Une éolienne installée sur les hauteurs de la côte d’El Haouaria, à la pointe du Cap Bon, a cédé, ce dimanche après midi, sous les rafales de vent.
Elle s’est brisée en deux, et s’est couchée dans le pré.
Les agents de la STEG se sont rendus sur place, pour tenter de la réparer.
https://www.tunisienumerique.com/tunisie-el-haouaria-un-generateur-au-vent-qui-cede-au-vent/

08/04/18 : Tunisie : Des vents violents provoquent la chute d’une éolienne à El Haouaria

Des vents violents ont provoqué, dimanche, la chute d’une éolienne installée dans le parc éolien de Sidi Daoud, dans la délégation d’El Haouaria (Nabeul).
L’éolienne de 46 mètres de haut s’est effondrée sans faire de dégât, a déclaré à l’agence TAP, le délégué d’El Haouaria, Najah Nouri.
Selon des techniciens de la Centrale éolienne de Sidi Daoud, “les rafales de vent qui ont balayé la région et dont la vitesse dépassait les 120 km/h ont provoqué la chute de l’éolienne”.
Les équipes techniques dépêchées sur les lieux ont pris les mesures techniques et préventives nécessaires. L’éolienne a été démantelée, a-t-il ajouté.
Il est à noter que la Centrale éolienne de Sidi Daoud compte 70 éoliennes de 32, 46 et 61 mètres installées en l’an 2000. La capacité de production d’électricité du parc de Sidi Daoud est de 54 mégawatts.
https://directinfo.webmanagercenter.com/2018/04/08/tunisie-des-vents-violents-provoquent-la-chute-dune-eolienne-a-el-haouaria/

03/04/18Eolien flottant : 1er pas en Californie, après la douche froide de la Navy
L’éolien offshore flottant commence à avancer sur la côte Ouest des Etats-Unis. Le consortium emmené par Principle Power et EDPR vient d’être sélectionné pour étudier un premier projet entre 100 et 150 MW. Il a été choisi parmi six compétiteurs. Le projet est situé à 20 miles au large d’Eureka, dans l’exceptionnelle baie de Humboldt, tout au nord de la Californie. Le choix a été fait par le syndicat de communes riveraines en charge des EnR, la Redwood Coast Energy Authority. La baie se caractérise par un vent plus qu’abondant mais aussi des fonds plongeants.
L’effet déclencheur de Hywind
Une série de facteurs incitent le comté de Humboldt, longtemps tout à fait indifférent à l’éolien flottant, à le regarder avec intérêt. En tout premier lieu, le précédent créé par Hywind près d’Aberdeen en Ecosse (Statoil et Masdar) sur pas moins de 30 MW, entrés en service à l’automne dernier. Mais aussi les objectifs énergétiques de la Californie depuis 2015 (50% d’EnR dans le mix énergétique en 2030), qui se heurtent, entre autres, aux exigences de l’armée.
En août dernier, la Navy a averti qu’elle mettrait son veto ...
https://www.greenunivers.com/2018/04/eolien-flottant-1er-pas-en-californie-apres-la-douche-froide-de-la-navy-179266/
02/04/18 : Maroc : DERNIÈRE LIGNE DROITE POUR L’INTÉGRATION INDUSTRIELLE DE L’ÉOLIEN
Un nouveau décret autorise l’ONEE à détenir des parts dans le capital de 5 sociétés créées dans le cadre de la 2e tranche du programme intégré de l’éolien. Le coût global des projets s’élève à 11 MMDH.
La mise en œuvre progressive des parcs éoliens s’effectue dans les délais. C’est ce qui ressort de l’autorisation accordée à l’ONEE pour la prise de participation dans le capital des nouvelles sociétés qui seront chargées de la réalisation des projets inscrits dans la 2e tranche du programme intégré. Rappelons que la 1er phase du projet éolien est d’une capacité de 150 MW, tandis que la 2e porte sur 850 MW. L’ONEE détiendra 30% du capital de 3 sociétés sur les 5 listées dans la nouvelle décision, à savoir le parc éolien de Midelt, Jbel Lahdid et Tanger II, alors que l’office détiendra 10% du capital de deux compagnies opérant successivement à Boujdour et Tiskrad. Les stations seront aménagées via des contrats de partenariat avec le privé, à travers «des conventions de fourniture et d’achat d’électricité qui seront conclues entre l’ONEE et les partenaires privés sélectionnés à l’issue de processus d’appels d’offres internationaux», indique le décret. «En plus de la supervision et de la coordination, l’office se concertera avec les parties signataires de la convention et les ministères pour faire évoluer le pilotage du programme, y compris le volet relatif à l’intégration industrielle», souligne le décret. Aux côtés de l’ONEE, le Fonds Hassan II sera associé au capital des 5 sociétés, avec des pourcentages oscillant entre 5 et 30%. Le budget d’investissement des projets s’élève quant à lui à 11 MMDH, «sans compter les investissements réalisés par l’ONEE couvrant les dépenses d’acquisition du foncier et le raccordement au réseau», précise le business plan de la prise de participation autorisée.
Des fonds mobilisés
Le feu vert donné pour entamer la 2e tranche du programme intégré est synonyme de bouclage de l’étape de mobilisation des ressources pour participer dans les nouvelles sociétés, dont le capital sera majoritairement détenu par le privé (à hauteur de 65%). Plus de 5,7 MMDH seront affectés à la prise de participation au sein des sociétés de Midelt, Jbel Lahdid et Tanger II, au moment où les compagnies de Boujdour et Tiskrad seront entièrement détenues par le privé. Selon les prévisions des plans d’action des nouveaux opérateurs, les revenus nets annuels pour les 3 premières stations devraient atteindre près de 1,1 MMDH, tandis que pour les 2 stations détenues par le privé, les prévisions tournent autour de 39 MDH, «avec un taux de croissance qui varie entre 2 et 3%». Parallèlement à ces indicateurs -rassurants pour l’office- c’est «l’usage de l’énergie propre dans les projets économiques» qui est le plus recherché, au vu des attentes du département de tutelle. La mise sur les rails de l’industrie éolienne devrait aussi faciliter un transfert de technologie. L’intégration industrielle devra quant à elle concerner un total de 1050 MW. À rappeler que les consortiums pour participer à l’appel d’offres de construction du projet intégré concernant les 5 sites ont été choisis en novembre 2012, et la mise en service par tranche de 150 MW se fera annuellement jusqu’en 2020.
http://leseco.ma/economie/65039-derniere-ligne-droite-pour-l-integration-industrielle-de-l-eolien.html
25/03/18 : Eolien en mer : aux Pays-Bas, un appel d'offres « zéro subvention »
De multiples facteurs expliquent la décrue spectaculaire des prix - et l'écart avec les premiers parcs français.
Il y a tout juste une semaine, le ministre néerlandais des Affaires économiques et de la politique climatique a annoncé la victoire du suédois Vattenfall pour le permis de construire et d'exploiter deux nouveaux champs éoliens en mer, baptisé Hollandse Kust et totalisant 700 mégawatts de puissance. L'innovation de cet appel d'offres : les candidats intéressés devaient présenter une offre sans demander de soutien financier public.

« La combinaison d'une baisse des coûts sur le long terme, de facteurs cycliques durables (taux d'intérêt, prix de l'acier, surcapacités dans le secteur offshore) et d'anticipations de hausse des prix de marché de l'électricité s'est traduite par de moins en moins de candidatures demandant des subventions », justifiait le ministère néerlandais. Au printemps 2017, trois candidats d'un appel d'offres en Allemagne avaient déjà proposé de construire un parc en ne se rémunérant qu'au prix de marché.
Mécanismes de couverture
« Les offres « zéro subvention » constituent un nouveau défi pour les développeurs, parce qu'ils doivent assumer le risque associé à l'incertitude à long terme des prix de l'électricité sur le marché de gros », estime Soeren Lassen, analyste Offshore à MAKE. « Cela implique par exemple de signer des contrats de vente avec des acheteurs privés (PPA). Mais d'autres mécanismes de couverture sont également sur la table ».
De multiples facteurs expliquent cette décrue spectaculaire - et l'écart avec le niveau de subvention des premiers parcs français . Le raccordement des éoliennes au réseau électrique terrestre, d'abord, n'est pas pris en charge par les développeurs, ce qui réduit le coût de quelques dizaines d'euros par mégawattheure (MWh). La taille des turbines, leur productivité croissante, les fonds marins, les synergies de maintenance avec d'autres parcs à proximité et des autorisations déjà défrichées (l'achèvement des deux parcs néerlandais est prévu pour 2022) sont autant d'autres facteurs de réduction des coûts.
Visibilité et prix du carbone
Les Pays-Bas, qui comptaient 365 éoliennes connectées au réseau (soit le quatrième rang européen) fin 2017, ont aussi planifié le lancement d'appels d'offres réguliers, avec des volumes définis à l'avance qui donnent de la visibilité aux acteurs, pointe WindEurope, l'association européenne du secteur. « Et le nouveau gouvernement s'est engagé à mettre en place un prix plancher du carbone national qui soutiendra le modèle économique de l'éolien en mer », poursuit WindEurope.
https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/0301461535051-eolien-en-mer-aux-pays-bas-un-appel-doffres-zero-subvention-2163902.php

20/03/18EDF ATTAQUÉ PAR DES COMMUNAUTÉS MEXICAINES DANS UN PROJET ÉOLIEN
Une communauté autochtone mexicaine accuse EDF de possibles violations des droits humains dans le cadre d’un projet éolien menée par une filiale de l’énergéticien. Elle a déposé plainte auprès du Point de contact national (PCN) français, représentant national de l’OCDE pour le respect des principes directeurs des multinationales.
L’éolien n’a pas que des opposants en France. Début février, la communauté mexicaine de l’Union Hidalgo a déposé plainte contre EDF pour de possibles atteintes aux droits humains dans un projet éolien. Selon un communiqué de presse de l’ONG ProDesc (Projet des droits économiques, sociaux et culturels) qui appuie les populations locales, "la communauté a découvert ce projet sans que l’État mexicain ne réalise une consultation pour obtenir son consentement et sans qu’EDF ne l’ait impliquée".
La communauté a saisi le PCN français, organe rattaché à la direction générale du Trésor et censé veiller au respect des principes directeurs de l’OCDE pour les multinationales, pour instaurer les bases d’un dialogue. Dans ce cas précis, c’est le "principe du consentement libre, préalable et éclairé" qui n’aurait pas été respecté par une filiale de l’énergéticien, Eolica de Oaxaca. Le PCN a désormais trois mois pour statuer sur la recevabilité de la plainte.
Comportement répété
De son côté, EDF a réagi en assurant suivre "scrupuleusement les processus existants". "Le Ministère de l’Énergie mexicain, qui a la responsabilité de mener la concertation sur le projet, a engagé une phase préliminaire de la consultation publique afin d’arrêter, avec les communautés concernées, un protocole fixant les modalités de dialogue avec les parties prenantes locales. ( …) Les équipes locales d’EDF réaliseront [ensuite] une campagne d’information en vue de présenter le projet dans sa dimension technique et sociale" explique l’énergéticien à Novethic.
L’ONG fait toutefois valoir que "les omissions observées pour ce projet éolien ne sont pas isolées, mais font partie d’un comportement répété qui doit être modifié au sein des entreprises." Le projet en question serait le quatrième parc éolien d’EDF au Mexique et le 24e dans la région. Les communautés ont également déposé plusieurs recours contre les autorités mexicaines pour dénoncer l’absence de consultation.
Nuon va ériger en mer du Nord le premier parc éolien non subsidié, a-t-on appris lundi. Plusieurs candidats s'étaient manifestés pour bâtir ce parc qui sera situé au large de Noordwijk, dans les eaux territoriales néerlandaises.
Le parc, qui nécessitera un investissement de plusieurs milliards d'euros, doit fournir dès 2022 de l'électricité à un million de ménages. Il s'agit en réalité de deux parcs jumeaux d'une capacité de 35 MW chacun, selon l'association WindEurope, pour qui il s'agit du premier parc éolien en mer non subsidié au monde.
"Le coût de l'éolien offshore a dramatiquement chuté ces dernières années alors que les constructeurs commercialisent des turbines toujours plus grandes", souligne WindEurope, qui représente l'industrie éolienne européenne.
Le gouvernement néerlandais prend néanmoins à son compte certains risques liés au projet, comme le coût de la connexion au réseau électrique. Le gouvernement s'est également engagé à avoir un prix plancher du carbone au niveau national. "L'énergie éolienne montre encore et encore qu'elle peut offrir toujours plus de capacité pour moins de cash. C'est le message clef que les autres gouvernements devraient retenir: ils devraient revoir leurs ambitions à la hausse dans leurs plans énergétiques nationaux et l'énergie éolienne est une bonne manière de les aider à y parvenir", conclut WindEurope.
La maison-mère de Nuon, le groupe suédois Vattenfall, a déjà construit des parcs éoliens offshore dans les eaux territoriales de la Suède, du Danemark et du Royaume-Uni. Le gouvernement néerlandais (Rutte III) mise sur l'éolien offshore pour parvenir à remplir les objectifs climatiques de l'accord de Paris. Le fait que des parcs éoliens en mer soient construits sans que les autorités publiques ne doivent mettre la main au portefeuille est un adjuvant. "C'est plus vite qu'attendu", a réagi le ministre néerlandais de l'Économie, Eric Wiebes à l'occasion de la remise du permis à Vattenfall.


13/03/18 : Les pales des éoliennes d’un parc marin victimes d’érosion au large du Kent, au Royaume-Uni
En l’espace de quelques années depuis l’ouverture du plus gros parc éolien offshore, les pales des turbines ont été gravement atteintes par l’érosion au point de nécessiter des réparations d’urgence.
140 éoliennes sur 175 vont ainsi devoir subir des travaux représentant des millions de livres, au point que ceux qui critiquent cette énergie dite durable demandent si elle est justifiable du point de vue économique. Les turbines étaient supposées fonctionner sans problème pendant 20 ans : c’était la promesse du fabricant Siemens.
Les dommages sont en tout cas apparus bien plus vite qu’attendu. On ne sait pas, par exemple, si c’est le type d’éoliennes qui est en cause ou si l’usure constatée est celle qui est « normale » pour les turbines implantées en pleine mer, où les conditions sont extrêmement dures. « Les conséquences économiques seraient sévères », note un spécialiste.
Au Danemark, où une érosion similaire a été constatée en mer, on a pris le parti de munir les bords des pales d’un revêtement en caoutchouc, ce qui passe par le démontage et la réinstallation de l’ensemble.
La société London Array qui gère le site a refusé de commenter. Du côté de Siemens, on évoque des « problèmes de démarrage » (les éoliennes « font leur dents », dit-on de manière plus pittoresque) : l’installation de nouvelles turbines avec des pales encore plus importantes que celles de 60 mètres actuellement dans le collimateur.
http://reinformation.tv/eoliennes-victimes-erosion-kent-royaume-uni-vite-81814-2/


11/03/18La Californie n'investit plus dans les énergies renouvelables
La Californie a cessé de se développer dans les énergies renouvelables. "Nous ne savons pas où aller avec l'ensemble du flux", déclare l'Etat américain. Le bastion des Démocrates a beaucoup investi dans ces sources d'énergie ces dernières années - le projet de loi, comme en Allemagne, est payé par les citoyens avec l'argent des contribuables.
La production d'énergie solaire est passée de moins de 1% du mix énergétique californien en 2010 à environ 10% en 2017. Selon Quartz, certains jours où les conditions sont favorables, le soleil a fourni jusqu'à la moitié de l'énergie consommée par les Californiens.
La California Public Utilities Commission a suggéré que l'État retienne tout investissement supplémentaire dans les énergies renouvelables, car les particuliers et les entreprises de l'État continuent d'acheter leurs propres sources d'énergie privées, telles que: B. cellules solaires qui sont montés sur les toits des bâtiments. Comme plus de particuliers investissent dans l'énergie privée, la demande pour le réseau public diminue, selon Greentech Media.
Même en Californie, il est difficile de prédire combien d'énergie renouvelable sera nécessaire à un moment donné et comment l'alimentation électrique sera gérée. À plusieurs reprises, les services publics de Californie ont payé d'autres pour acheter l'énergie solaire excédentaire pour éviter de surcharger leur propre réseau, rapporte le Daily Caller.
"C'est vraiment décevant", a déclaré Jan Smutny-Jones, PDG de l'Independent Energy Producers Association, à Greentech Media à propos de la décision de la Californie d'arrêter d'investir dans les énergies renouvelables. "Ils disent essentiellement: il y a trop de choses qui se passent; nous ne savons pas quoi faire, donc nous ne ferons rien pendant un moment. , "
Un mélange de sentiment populaire et de législation a conduit la Californie à investir massivement dans les énergies renouvelables ces dernières années. Cependant, le niveau élevé d'investissement a été un lourd fardeau pour les contribuables car leur facture énergétique a augmenté de 50% de plus que la moyenne nationale, a rapporté le Los Angeles Times.
Un autre obstacle reste aux énergies renouvelables de leur prévisibilité. L'énergie produite dépend du vent et du temps, ce qui n'est pas contrôlable. Ce fait coûte beaucoup d'argent aux contribuables de la Californie, car ils doivent payer pour le surplus d'énergie qui sera détourné vers les États voisins.

11/03/18LES PAYS-BAS VEULENT CONSTRUIRE UN CENTRE ÉOLIEN GÉANT EN MER DU NORD
Les Pays-Bas projettent de construire un gigantesque parc éolien à Dogger Bank. La réalisation du projet a été confiée à l’entreprise néerlandaise TenneT. Cette dernière sera amenée à travailler de concert avec National Grid, son équivalent britannique et son homologue danois Energinet. Selon le calendrier, les travaux commenceront en 2035. La nouvelle centrale électrique offshore sera baptisé North Sea Wind Power Hub.
L’île sera située sur un immense banc de sable entre la Grande-Bretagne et le Danemark, à cent kilomètres des côtes. La centrale qu’elle abritera sera à la fois éolienne et solaire. L’énergie générée sera donc à cent pour cent renouvelable. Elle produira de l’électricité pour soixante-dix à cent millions d’Européens.
Le parc fournira d’abord de l’énergie aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. D’autres pays du pourtour de la mer du Nord en seront ensuite alimentés. Ce sont notamment la Belgique, l’Allemagne, le Danemark et la Norvège.
Huit fois la taille de la ville de New York
Le North Sea Wind Power Hub intégrera un réseau de sept mille éoliennes. La centrale comprendra également des structures de panneaux solaires conçues de manière modulaire. Chacune d’elles aura 6,5 kilomètres carrés.
La plateforme devrait, selon les estimations, générer une puissance totale de soixante-dix à cent gigawatts. Cette superficie équivaut à environ huit fois la surface de la ville de New York.
Dogger Bank est un endroit propice pour le projet du fait de la faible profondeur de l’eau, soit de quinze à seize mètres. C’est aussi une zone très ventée.
Pour la transition énergétique de l’Europe
L’île artificielle est censée assurer la transition énergétique européenne. Il s’agit d’un investissement dont le coût s’élève à 1,2 milliard d’euros.
Il existe encore de nombreux obstacles auxquels l’entreprise en charge de l’opération devra faire face. Elle devra se procurer, par exemple, de câbles sous-marins pour alimenter les côtes, les plateformes d’extraction de pétrole et de gaz. Il faut également reconnaître que le coût de la construction des parcs éoliens offshores est généralement plus élevé.
« Il est crucial pour l’industrie de poursuivre la réduction des coûts. Le grand défi auquel nous sommes confrontés vers 2030 et 2050 est que le vent terrestre est entravé par l’opposition locale et que le nearshore est presque plein. C’est logique, nous regardons plus au large », a déclaré Rob van der Hage, responsable du programme de développement du réseau éolien offshore de TenneT.
http://www.fredzone.org/les-pays-bas-veulent-construire-un-centre-eolien-geant-en-mer-du-nord-665
08/03/18 : 1,5 milliard d’euros pour un parc éolien offshore géant

Aujourd’hui, c’est un simple banc de sable. Autour, une étendue d’eau peu profonde balayée par des vents puissants, au cœur de la mer du Nord. Mais s’il ne tient qu’à TenneT, gestionnaire de réseau de transport électrique germano-néerlandais, Dogger Bank sera transformé en île artificielle, avec une plateforme de 6 kilomètres carrés servant à connecter, d’ici 2050, tous les parcs éoliens futurs de la mer du Nord. Et cette installation éclipsera tous les sites offshore actuels par ses dimensions.
Respecter les obligations de l’accord de Paris, qui prévoient de limiter le réchauffement global à 1,5 °C, est une tâche énorme. Et la plateforme de production éolienne de la mer du Nord proposée par TenneT est à la hauteur de ces enjeux. Créer à 125 km à l’est des côtes britanniques une île artificielle d'une superficie de plus de la moitié de celle de l’île de Porquerolles, en Méditerranée, nécessite un investissement de 1,5 milliard d’euros. En retour, cette plateforme d’interconnexion consolidera jusqu’à 100 GW de parcs éoliens au milieu de ce siècle, soit un cinquième de la consommation d’électricité des ménages européens.
Mais il reste un long parcours à accomplir : en 2016, les fermes éoliennes offshore européennes ont à peine produit 12,6 GW. Il faudra en réalité obtenir 180 GW – près de 15 fois plus – en mer du Nord pour respecter les objectifs de la COP 21 en 2050.
Plateforme internationale
La proposition de TenneT peut sembler colossale d’après les critères actuels, mais elle a aussi d’énormes avantages. Sur le continent, l’espace est insuffisant pour installer les équipements nécessaires à la production d'une telle quantité d’énergie. Plus les parcs éoliens sont éloignés du continent, plus les câbles d’alimentation sous-marins sont coûteux, sachant qu’ils représentent jusqu’à 30 % des coûts d’investissement initiaux. Et une île au cœur de la mer du Nord réduit sensiblement ces coûts. Les câbles transféreront non seulement l’énergie vers les pays connectés, mais ils serviront également de système d’interconnexion entre les marchés des pays bordant la mer du Nord, ce qui leur permettra d’échanger de l’énergie au-delà des frontières nationales.
Actuellement, les pays nordiques sont interconnectés de manière bilatérale : câble COBRA entre le Danemark et les Pays-Bas, BritNed entre le Royaume-Uni (Kent) et les Pays-Bas (province de Maasvlakte), liaison Viking Link envisagée entre le Royaume-Uni (Lincolnshire) et le Danemark (Jutland du Sud).
Base pour les activités offshore
Surtout, associée à un port et un aéroport – voire même un hyperloop électrique entre l’aéroport Schiphol (Pays-Bas), Dogger Bank et Moray Firth au Royaume-Uni – cette île artificielle formera une base pour les activités opérationnelles et de maintenance, les emplois et les équipements qui manquent actuellement de ports pour les assurer. Ces activités sont essentielles pour les parcs éoliens, car elles constituent plus de 20 % du coût actualisé de l’énergie (LCOE), proportionnel à la distance des parcs par rapport au continent.
L’une des principales caractéristiques de la proposition d’interconnexion de TenneT est l’utilisation de la technologie CCHT (courant continu haute tension). Par principe, plus la distance est importante, moins l’électricité en continu est coûteuse. Cette approche est testée par la DTU, université technique du Danemark, à Kriegers Flak, ferme éolienne de 600 MW dans la mer Baltique entre Malmö (Suède) et l’île allemande de Rügen. Selon l’université danoise, conjuguer des systèmes alternatifs et des connexions en courant continu permettra de gagner en fiabilité et en rendement, mais aussi en flexibilité, avec la possibilité de connecter toutes les éoliennes offshore, ce qui est crucial pour équilibrer des ressources intermittentes.
Petit frère
Il est donc tout à fait justifié que le port de Rotterdam et Gasunie aient rejoint, à l’automne dernier, le consortium de TenneT et Energinet (gestionnaire de réseau de transport électrique danois). Rotterdam voit des opportunités dans une telle plateforme énergétique alors que Gasunie, opérateur de gaz néerlandais, travaille actuellement sur des pilotes P2G (Power-to-Gas).
Cette infrastructure pourrait, dans un futur proche, devenir l’épine dorsale de la plateforme énergétique de la mer du Nord : la technologie P2G permet de convertir de l’électricité en gaz pour stocker l’énergie excédentaire pour une utilisation ultérieure. Elle s’appuie soit sur l’électrolyse pour produire de l’hydrogène et de l’oxygène à partir de l’eau, soit sur la combinaison de l’hydrogène avec du CO2 pour fabriquer du méthane. Après conversion, il est possible, selon la saison, de stocker de grandes quantités d’hydrogène dans des champs de pétrole et de gaz épuisés et, si nécessaire, de les transporter vers le continent. En effet, les coûts de transport du gaz sont considérablement plus faibles que ceux de l’électricité.
À titre d’anticipation et de version réduite de la plateforme énergétique envisagée sur Dogger Bank, TenneT souhaite créer, d’ici 2015 à 2030, une plateforme énergétique insulaire de 13 GW aux limites des fermes éoliennes d’Est-Anglie (Royaume-Uni) et IJmuiden (Pays-Bas).
Coopération internationale
Bien qu’aussi ambitieux que coûteux, le projet de l’île de Dogger Bank est vu de manière favorable par les analystes et les entreprises spécialisées dans l’énergie. Cependant, la coopération des entreprises du secteur de l’énergie est d’une importance capitale : bien que le consortium soit solide et puisse assurer l’essentiel des investissements, TenneT n’est pas autorisé, en raison de la réglementation, à développer et construire des centrales de production. Des développeurs de parcs éoliens doivent donc entrer dans le projet.
Impact écologique
Enfin, et c’est essentiel, un projet éolien de cette importance va inévitablement soulever des questions relatives à la protection de la flore et de la faune marines, et TenneT en est pleinement conscient. Dogger Bank est en effet une zone protégée dans le cadre de la réglementation Natura 2000. Une première étude écologique a montré des changements limités de la biodiversité et de la biomasse du fait de la plateforme énergétique insulaire. Toutefois, des mesures d’atténuation ou de limitation du bruit sous-marin pendant la construction sont nécessaires pour protéger les poissons et les mammifères marins. D’autres études seront également nécessaires pour étudier l’impact des opérations sur les aires de reproduction et d’alimentation des oiseaux migrateurs.
https://www.elektormagazine.fr/news/1-5-milliard-d-euros-pour-un-parc-eolien-offshore


06/03/18 : Eolien flottant : l’Ecosse a choisi l’énergie sans limite

Pour la première fois dans le monde, l’Ecosse a inauguré un parc de cinq éoliennes installé en pleine mer du Nord. Des mastodontes capables de capter de l’énergie pour 22 000 foyers. L’aube d’une révolution.
C’est un chantier à 214 millions d’euros qui vient de s’achever à 25 kilomètres au large des côtes nord-est de l’Ecosse. Un champ de cinq éoliennes flottantes d’une capacité totale de 30 mégawatts, ­baptisé Hywind, a commencé à produire de l’électricité pour plus de 22 000 foyers écossais. Pendant deux ans, ingénieurs et techniciens ont redoublé d’efforts pour faire flotter ces éoliennes d’une hauteur record de 253 mètres pour un poids de 12 000 tonnes. Jusqu’à présent, on savait les planter dans le sol, à quelques mètres du rivage. Mais installer des turbines à des dizaines de kilomètres au large constituait un défi technologique. « Hywind peut fonctionner dans des eaux d’une profondeur allant jusqu’à 800 mètres, ce qui permet d’ouvrir à l’éolien offshore des territoires inaccessibles à ce jour », argue Irene Rummelhoff, vice-présidente exécutive de l’activité des énergies alternatives chez Statoil, la compagnie ­norvégienne qui a orchestré le projet.
La société Statoil a dû inventer un flotteur de la taille d’un immeuble
Remorquage du flotteur. Le poids total de l’éolienne est de 12 000 tonnes
Pour ce faire, la société a dû inventer un flotteur de la taille d’un immeuble ainsi qu’un système d’ancrage. Reliées à trois ancres plantées dans le fond marin, les éoliennes sont maintenues en équilibre sur le principe du bouchon de pêche et sont capables de résister à des vagues de plus de 20 mètres. Une aubaine pour Statoil qui compte exploiter les vents du large, plus puissants et réguliers que les côtiers. Construites en Norvège et assemblées dans une gigantesque usine en bord de mer, ces turbines ont ensuite été remorquées jusqu’en Ecosse. Ces mâts flottants pourraient intéresser des pays bordés d’eau profonde, et, à l’avenir, des fermes flottantes pourraient apparaître au beau milieu des océans.
Un Chantier à 214 millions d’euros. L’assemblage nécessite des grues hors normes.
“Ce qu’a réalisé l’Ecosse est un exploit technologique extraordinaire”
Paris Match. Quels sont les différents types d’éoliennes ?
Jean-Christophe Gilloteaux, ingénieur spécialiste de l’éolien en mer à l’Ecole centrale de Nantes. Il en existe trois : la terrestre, l’offshore et la flottante. La première, la plus répandue, est dotée d’une capacité d’environ 2 mégawatts ; la deuxième, située en mer mais plantée dans le sol, entre 6 à 8 mégawatts. Quant à l’éolienne flottante, la plus puissante, elle peut produire jusqu’à 15 mégawatts. Mais l’important, c’est le facteur de charge, soit le pourcentage de temps de l’année où l’éolienne va fonctionner. Ainsi, les turbines terrestres tournoient en moyenne 80 jours par an. A titre de comparaison, les éoliennes offshore produisent de l’électricité durant 160 jours. Plus on s’éloigne des côtes, plus le vent souffle. Imaginez ce que pourrait offrir une éolienne qui profiterait de vents constants en pleine mer…
Assemblage du moyeu et des pales.
Outre sa fiabilité, quel est l’intérêt de l’éolienne flottante ?
Elle permet de ne plus dénaturer le paysage. De nombreux recours administratifs sont déposés chaque année pour qu’il n’y ait pas de parcs éoliens terrestres et offshore. L’éolien flottant permet de produire de l’électricité sans émettre la moindre pollution visuelle.
Les éoliennes Hywind fournissent de l’électricité à 22 000 foyers. Si on augmentait la taille de ce parc, l’énergie éolienne pourrait-elle satisfaire les besoins de tous les Ecossais ?
Sur le papier c’est presque possible, mais stratégiquement, ce n’est pas pertinent. Quand on réfléchit à la problématique énergétique, il faut penser à toutes les énergies renouvelables. Concernant l’éolien flottant, le défi à relever pour installer des éoliennes plus puissantes est de taille. Avec la construction de rotors de 150 mètres de diamètre et des pales de 75 mètres de longueur, l’Ecosse a réalisé un exploit technologique extraordinaire ! Mais au-delà, c’est compliqué. Même si des structures travaillent au développement d’éoliennes encore plus grandes, à des coûts plus intéressants.
L’éolienne des superlatifs : une hauteur totale de 253 mètres (175 mètres à la surface, 78 mètres sous la mer), le diamètre du rotor atteint 154 mètres, les pales, 75 mètres. Un câble de 30 kilomètres qui passe sous l’eau relie les éoliennes au réseau électrique terrestre écossais.
http://www.parismatch.com/Vivre/High-Tech/Eolien-flottant-l-Ecosse-a-choisi-l-energie-sans-limite-1473533


28/02/18La Chine, une transition écologique particulièrement polluante
Depuis le 1er janvier, la Chine s’est dotée d’une nouvelle taxe écologique : les entreprises publiques et privées devront désormais payer des amendes sur les émissions polluantes dans l’eau, l’air et le sol. Une politique fiscale révélatrice de la nouvelle stratégie de Pékin : miser sur une croissance plus « verte ». Un changement annoncé en fanfare à la communauté internationale et qui s’avère finalement tout aussi nocif pour l’environnement.
« L’Usine du monde » tente depuis plusieurs années de se muer en champion de l’écologie. Pour cela, la Chine accélère la fermeture des mines les plus polluantes sur son sol : dans les principales régions minières chinoises, où les règlementations sont souvent inexistantes ou peu appliquées, les niveaux de pollution sont effroyables. Les usines rejettent leurs effluents toxiques directement dans les sols et le taux de cancer parmi les habitants est anormalement élevé. Une situation qui a forcé l’État central à réagir et à prendre une série de mesures.
Mais l’Empire du Milieu reste extrêmement dépendant d’une pléiade de minerais pour assurer son développement. Car la Chine est contrainte de se maintenir à un taux de croissance élevé pour juguler les tensions sociales qui parcourent le pays. Tributaire de certaines matières premières qui soutiennent son économie, la Chine continue d’assurer son approvisionnement auprès de pays étrangers.
La filière aluminium chinoise, la plus importante du monde, dépend ainsi des réserves de bauxite, concentrées dans trois pays : le Brésil, l’Australie et la Guinée. Et les entreprises chinoises ont emporté avec elles dans ces pays leurs méthodes d’exploitation peu recommandables.
Il y a quelques mois, le géant mondial de l’aluminium China Hongqiao Group a signé des accords avec le gouvernement guinéen et la Société guinéenne du patrimoine minier (Soguipami) afin de sécuriser l’approvisionnement en bauxite.
L’afflux de sociétés minières a drainé une main-d’œuvre étrangère qui a fait augmenter le coût de la vie et rendu insuffisantes les capacités d’accueil (services, logements) des principales régions concernées. Elle a en outre contribué à faire augmenter le taux de chômage chez les jeunes guinéens.
Mépris social et environnemental
À Boké, épicentre de l’exploitation de la bauxite guinéenne, « 70 % des jeunes ne travaillent pas », selon les associations locales. Les espaces cultivables se réduisent, plusieurs cours d’eau sont pollués et les poissons fuient leur zone de reproduction. Les taux de concentration de particules fines sont entre 5 et 8 fois plus élevés que la normale, ce qui augmente considérablement les risques de maladies respiratoires et diminue la fructification des plantes.
Connus pour leur mépris des normes sociales et environnementales, les industriels chinois sont vus comme des envahisseurs. Les tensions montent. En avril 2017, la mort d’un conducteur de mototaxi percuté par un camion de transport de bauxite a fait descendre les habitants dans la rue. Des semaines d’émeutes révélatrices des dégâts causés par les industriels chinois dans la région.
Les terres rares, un monopole chinois
La transition énergétique et la numérisation de nos sociétés ont conduit à une explosion de la demande en « métaux rares ». En effet, les batteries électriques, les éoliennes, les téléphones portables, la fibre optique ou encore les voitures électriques et hybrides ont la particularité d’être extrêmement gourmands en métaux rares, ces minerais présents en quantité infime dans la croûte terrestre souvent mélangés à d’autres métaux plus abondants.
Depuis janvier 2017, certains éléments des terres rares (où l’on trouve ces fameux métaux) ont vu leur prix augmenter de plus de 80 %. Alors que la demande est de plus en plus forte, l’offre mondiale, à 90 % issue de la Chine, s’est progressivement restreinte. Le « virage vert » entrepris par l’empire du Milieu s’est traduit par la fermeture de nombreuses mines et la limitation de la production de métaux rares sur son sol. Une matière première toujours exploitée, mais désormais dans des pays étrangers.
Mais là encore, il ne faut pas s’en féliciter : en plus des normes d’extraction particulièrement nocives pour l’environnement des groupes chinois, les métaux rares représentent eux-mêmes une source importante de pollution. Dans son ouvrage « la Guerre des métaux rares », le journaliste Guillaume Pitron dénonce une transition écologique « en trompe-l’œil » : « Un fabuleux marketing nourrit l’illusion que les énergies renouvelables sont vertes. Nous oublions sciemment qu’elles sont tributaires de l’extraction de métaux sales. Nous avons juste délocalisé la pollution et faisons semblant de faire du propre ». Si « derrière un courriel se cachent des milliers de kilomètres de câbles de cuivre », un véhicule électrique « génère presque autant de carbone qu’un diesel » précise le journaliste dans les pages de Libération.
La Chine, qui souhaite remplacer son économie industrielle et polluante par un modèle plus connecté, moderne, digital, est au cœur de cette mascarade écologique. Car remplacer les véhicules à essence par des voitures autonomes électriques à grand renfort de métaux rares va s’avérer tout aussi coûteux pour l’environnement.
Productrice et consommatrice de ces précieux minerais, la Chine masque derrière son discours environnemental une nouvelle forme d’exploitation de la nature. Une fois de plus, l’Empire du Milieu ne combat pas la pollution, mais la déplace.

https://www.mediaterre.org/actu,20180228083459,11.html

23/02/18 : Le ministre turc de l'Énergie annonce deux nouveaux projets éolien et solaire
Berat Albayrak a déclaré qu'une équipe de chercheurs avait été spécialement constituée pour travailler sur les réserves de bore en Turquie.

Le ministre turc de l'Énergie et des Ressources naturelles, Berat Albayrak a annoncé deux nouveaux projets dans le domaine de l'énergie éolienne off-shore et l'énergie solaire.
Albayrak s'exprimait à l'inauguration du 1er Forum Énergie et Mineraies de Turquie, jeudi à Istanbul.
Il a rappelé que d'importants projets ont été lancés en 2017, dans le domaine de l'énergie propre en Turquie, tout en affirmant que 2018 ne sera pas en reste.
"Nous préparons le plus grand projet au monde, dans le domaine de l'énergie éolienne off-shore, a-t-il précisé. Nous lancerons l'appel d'offres cette année."
En outre, le ministre a annoncé un autre appel d'offres avant l'été, concernant la ferme solaire "incluant un dispositif de batteries pour le stockage de l'énergie".
Albayrak a précisé que ces deux projets seront d'une capacité de 1 000 mégawatts chacun.
En ce qui concerne le minerai de bore, Albayrak a annoncé qu'une équipe de chercheurs avait été spécialement constituée pour travailler sur cette matière.
"Pour le bore, nous avons créé une équipe composée d'éminents chercheurs travaillant dans des institutions renommées dans le monde, a-t-il assuré. Nous annoncerons de nouvelles installations."
http://www.trt.net.tr/francais/economie/2018/02/22/le-ministre-turc-de-l-energie-annonce-deux-nouveaux-projets-eolien-et-solaire-916179

22/02/18 : Les peuples indigènes du Mexique se battent contre un parc éolien français
Unión Hidalgo, Mexique. La communauté indigène des Zapotèques d'Unión Hidalgo, dans l'État d'Oaxaca, au sud du Mexique, lutte contre un parc éolien construit par le groupe français Electricité De France (Groupe EDF) sur leurs terres. Les zapotèques ont déposé une plainte auprès de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) parce que l'entreprise a systématiquement violé les droits des résidents locaux.
Le projet du groupe EDF, deuxième groupe électrogène au monde, prévoit un parc éolien de 115 éoliennes dans ce pays riche en ressources. En 2017, des représentants de la communauté villageoise ont remarqué des signes de construction. Cependant, cela s'est fait sans l'information préalable requise et la consultation des propriétaires fonciers. Selon les normes de l'OCDE, les communautés affectées doivent être impliquées dans la planification de tels projets. Le parc éolien de Gunaá Sicarú est en cours de construction dans une zone qui est l'une des priorités de la Commission nationale de la biodiversité du Mexique en raison de sa riche biodiversité.
La communauté villageoise est soutenue par l'organisation non gouvernementale Projet pour les droits économiques, sociaux et culturels (Prodesc). Leur porte-parole, Juan Antonio López, a déclaré à Telesur que le groupe EDF ne recherchait pas l'implication ou le consentement des résidents locaux, violant ainsi le droit international. Par conséquent, Prodesc a déposé une plainte contre l'action du Groupe au Point de contact national de l'OCDE à Paris le 8 février. La Communauté et ses partisans espèrent que l'OCDE demandera à la société française d'assumer ses responsabilités et d'engager un dialogue avec les résidents locaux. Selon le site Internet de l'ONG, les Zapotèques avaient déjà porté plainte auprès des autorités mexicaines.
https://amerika21.de/2018/02/195855/indigene-mexiko-gegen-windpark

19/02/18 : ItalieE.ON : construit un parc éolien près de Naples
E.ON annonce avoir entamé la construction d'un nouveau parc éolien terrestre en Italie, lançant ainsi un projet dans la province de Bénévent (non loin de Naples) représentant une capacité installée de 57 mégawatts.
L'énergéticien allemand va installer 19 turbines Vestas d'une capacité de trois mégawatts chacune dans le cadre de ce projet baptisé 'Morcone', projet éolien le plus important accordé par le gouvernement italien au cours d'un appel d'offres en 2016.
E.ON est pour le moment en train de construire les routes et de poser les fondations des premières turbines, qui seront installées cet été et dont le démarrage opérationnel est prévu pour le début de l'année prochaine.
http://www.zonebourse.com/E-ON-3818998/actualite/E-ON-construit-un-parc-eolien-pres-de-Naples-26016431/

19/02/18 : L’Egypte attribue 1 400 MW de licences éoliennes
Les ambitions de l’Egypte en matière d’énergies renouvelables commencent à prendre forme. Le gouvernement a attribué les licences de production de quatre projets éoliens, dont le parc de 250 MW qu’Engie a remporté en octobre dernier. Les acteurs français montent en puissance au pays des pharaons.
Le vent du Golfe de Suez
Le parc éolien de 250 MW sera situé à Ras Ghareb, dans le Golfe de Suez. Il sera construit par le consortium mené par Engie (40%), Toyota Tsusho Corp (40%) et leur partenaire égyptien Orascom Construction. Il sera équipé de 125 turbines Siemens-Gamesa de 2,1 MW chacune. La production sera vendue au travers d’un power purchase agreement (PPA)de 20 ans, signé en fin d’année dernière avec l’Egyptian Electricity Transmission Company. Aucune indication sur le prix n’a fuité.
Parmi les autres lauréats, le ...


16/02/18Egypte : le gouvernement permet la construction de 4 parcs éoliens de 1420 MW de capacité totale
En Egypte, le consortium formé par Toyota, Orascom et GD France a obtenu la construction d’une centrale éolienne de 250 MW, dans le golfe de Suez. L’infrastructure aura un coût estimé à 250 millions €, rapporte le Daily News Egypt.
L’énergie qu’elle produira sera cédée à l’Egyptian Electricity Transmission Company (EETC), dans le cadre d’un contrat de rachat d’électricité s’étendant sur 20 ans. L’EETC se chargera, par la suite, de céder cette énergie aux compagnies de distribution intervenant dans le pays.
Le gouvernement a également octroyé aux entreprises Lekela Power, Italgen et Marubeni, la construction de trois parcs éoliens d’une capacité combinée de 1170 MW. La production de ces centrales sera également cédée à l’ETTC, en vertu d’un contrat de rachat d’énergie d’une durée de validité de 20 ans.
L’ensemble de ces projets entre dans le cadre de la politique gouvernementale qui ambitionne de porter à 20%, d’ici à 2020, la proportion des énergies renouvelables dans le mix énergétique national.

http://fr.africatime.com/egypte/articles/egypte-le-gouvernement-permet-la-construction-de-4-parcs-eoliens-de-1420-mw-de-capacite

14/02/18Kenya : au Turkana, les éoliennes tournent dans le vide
Le plus grand parc éolien d’Afrique est sur pied depuis un an. Mais il n’y a pas de ligne électrique, le groupe espagnol chargé de le construire ayant fait faillite. Un consortium a pris le relais.
Pendant quinze ans, on les a pris pour des fous. « Tout le monde nous voyait comme une bande d’aliénés, mais c’est devenu notre force », en rit encore Carlo Van Wageningen, maintenant que se dresse devant lui, au beau milieu d’un paysage aux faux airs de planète Mars – les chameaux en plus – la plus grande ferme éolienne d’Afrique. Financer, acheminer et implanter 365 monstres d’acier dans le Turkana, région pauvre et isolée du nord du Kenya, fut pour ce Néerlandais un long combat. Il n’est pas encore achevé.
L’histoire du projet est aussi improbable que sa localisation. Elle commence par une passion pour la pêche. Au milieu des années 1990, un autre Néerlandais résidant au Kenya, Willem Dolleman, vient régulièrement camper aux abords de l’immense lac Turkana, attiré par ses eaux poissonneuses. « A son retour à Nairobi, il parlait pendant des jours de la force prodigieuse du vent et me harcelait pour y développer une ferme éolienne », se souvient Carlo Van Wageningen, la voix presque recouverte par les bourrasques. « A l’époque, imaginer des éoliennes ici était délirant. Les premières fermes existaient en Europe, mais grâce à de fortes subventions impossibles à envisager en Afrique.»
Aucun des deux compères, spécialisés en projets agricoles, n’a déjà développé de ferme éolienne. L’idée fait malgré tout son chemin. Au début des années 2000, une centrale électrique d’une cinquantaine de mégawatts (MW) est prévue, une poignée de connaissances et d’officiels kényans apportent leur soutien, un expert de la mesure du vent est dépêché sur place. « Il nous a dit : “J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle : la bonne, c’est que le vent est exceptionnel. La mauvaise, c’est qu’il faut au minimum 300 MW pour justifier de construire des installations en plein désert”, poursuit Carlo Van Wageningen, qui dirige désormais Lake Turkana Wind Power (LTWP, la société de projet dont il est actionnaire). C’était effrayant. »...

http://www.lemonde.fr/economie/article/2018/02/14/kenya-au-turkana-les-eoliennes-tournent-dans-le-vide_5256694_3234.html

14/02/18Energie éolienne : Le Maroc dépassera les 2 000 MW en 2020
Infomédiaire Maroc – En terme d’énergie éolienne, le Maroc dispose actuellement d’une capacité de 900 MW, y compris le parc privé Khalladi, d’une capacité installée de 120 MW, opérationnel depuis décembre dernier.
Et d’ici fin 2020, selon Le Matin, seront mis en service le parc de Taza (150 MW), ainsi que le projet éolien intégré d’une capacité de 850 MW : Tanger II (100 MW), Jbel Lahdid (200 MW), Midelt (150 MW), Tiskrad (300 MW) et Boujdour (100 MW). Et ce n’est pas tout.
D’autres chantiers sont en cours de réalisation dont celui d’Aftissat (201,6 MW). Situé au sud de Boujdour, ce projet est porté par la société Énergie éolienne du Maroc (EEM), une filiale de Nareva. Sa mise en service est prévue en décembre 2018.

http://www.infomediaire.net/energie-eolienne-le-maroc-depassera-les-2-000-mw-en-2020/

13/02/18 : Europe : 52,5 GW supplémentaires de centrales éoliennes ont été installés en 2017
La capacité mondiale de centrales éoliennes installées, s’élève désormais à 539 291 MW, soit environ 5 % de la consommation électrique globale. C’est ce que révèlent les statistiques préliminaires publiées par l’Association mondiale de l’énergie éolienne (WWEA).
Selon ces données, 52 552 MW de nouvelles centrales ont été installés en 2017, ce qui représente une augmentation de 1 150 MW par rapport aux chiffres de l’année 2016.
Les performances de 2017 sont les troisièmes plus importantes en termes de capacité après celles de 2014 et 2015. Il faut cependant noter que le taux de croissance est le plus bas, jamais observé, avec une augmentation de 10,8% de la capacité totale installée.
Le Danemark a établi un nouveau record puisque 43% de l’énergie qu’il produit, provient désormais de l’éolien. La Chine, quant à elle, caracole toujours en tête de la course avec 19 000 MW de centrales éoliennes installées en 2017 pour un parc national de plus de 188 000 MW. Elle est suivie en termes de capacité installée par les Etats- Unis, l’Allemagne, l’Inde, le Royaume-Uni et la France qui ont tous enregistré de fortes progressions.
Dans le même temps, une stagnation a été observée sur le marché européen.


13/02/18Les capacités de l'éolien ont augmenté en Europe
Les capacités des fermes d'éoliennes européennes ont augmenté de 15,7 gigawatts (GW) en 2017, soit une hausse record de 20%, selon un bilan publié mardi par l'association du secteur WindEurope.
L'éolien terrestre a ainsi crû de 12,5 GW et l'éolien offshore de 3,2 GW, portant le total des capacités européennes à 169 GW. L'éolien a représenté 55% des capacités de production installées sur l'année.
Presque la moitié des nouvelles fermes ont été installées par l'Allemagne avec 6,6 GW. Suivent le Royaume-Uni (4,3 GW), la France (1,7 GW), la Finlande (577 mégawatts, MW), la Belgique (476 MW), l'Irlande (426 MW) et la Croatie (147 MW).
En 2017, l'éolien a couvert 11,6% de la demande énergétique du continent avec de grands écarts selon les pays. Par exemple, alors que les turbines ont couvert 44,4% de la demande au Danemark, elles n'ont contribué qu'à 4,8% de la dépense énergétique française.
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2018/02/13/97002-20180213FILWWW00273-les-capacites-de-l-eolien-ont-augmente-en-europe.php

07/02/18Le Chili, nouvel eldorado des énergies renouvelables ?
Le Chili est devenu l’une des principales destinations mondiales des investissements dans le solaire et l’éolien, remarque l’AIE dans un rapport publié en début d’année(1). Fin janvier, ce pays de 18 millions d’habitants s’est par ailleurs fixé pour objectif de « fermer ses centrales au charbon » d’ici à 2050.
Le désert d’Atacama, terre d’accueil rêvée du solaire selon l’AIE
Long de 4 300 km et large de seulement 175 km en moyenne, le Chili dispose d’une topographie et d’un climat très différents du nord (désert - le plus aride au monde – d’Atacama) au sud (climat alpin avec des glaciers et des fjords). Le désert d’Atacama présenterait « les meilleures ressources solaires au monde » selon l’AIE tandis que la chaîne de montagnes parcourant le pays ainsi que la côte présentent un potentiel important pour exploiter l’énergie éolienne, l’hydroélectricité mais aussi la géothermie et demain les énergies marines.
A l’heure actuelle, la consommation d’énergie primaire du Chili repose encore à près de 73% sur les énergies fossiles selon les dernières données de l’AIE portant sur l’année 2016. Le pétrole satisfait à lui seul plus de 41% des besoins énergétiques du pays, la biomasse et les déchets constituant la deuxième source d’énergie (21,2% du mix chilien).
Avec sa « National Energy Policy 2050 » adoptée fin 2015, le pays a fixé une politique énergétique de long terme s’appuyant sur 4 grandes priorités: la qualité et la sécurité de l’approvisionnement, l’énergie au service du développement, la promotion d’énergies « environmentally-friendly » ainsi que l’efficacité énergétique et l’éducation aux problématiques énergétiques.
Une production électrique sans charbon à l’horizon 2050 ?
En matière d’électricité, le Chili s’est entre autres fixé pour objectif de porter à 60% la part des énergies renouvelables dans la production nationale en 2035, contre environ 40% en 2016 (en grande majorité grâce à l’hydroélectricité). Pour cela, le pays mise principalement sur le développement de l’éolien et du solaire photovoltaïque au « potentiel très élevé » selon l’AIE. Différents appels d’offres (à technologies neutres) ont démontré les baisses de coûts « considérables » de ces technologies (32,5 $/MWh en moyenne pour l’appel d’offres de novembre 2017 portant principalement sur des capacités solaires et éoliennes(2)).
La pénétration croissante des filières intermittentes dans le mix électrique chilien doit toutefois s’accompagner d’une plus grande flexibilité du réseau, met en garde l’AIE : infrastructures de transport électrique, solutions de stockage, maîtrise de la demande, etc. Les centrales à gaz pourraient certainement servir de « back-up » dans le cadre de cette transition vers un mix bas carbone.
Fin janvier, le gouvernement chilien s’est engagé à se passer du charbon pour produire son électricité à l’horizon 2050 alors que celui-ci constitue actuellement de loin la principale source du mix national (41% de la production électrique en 2016). Petite subtilité : les 28 centrales en charbon en service (d’une capacité cumulée de 4,8 GW) ne devront fermer en 2050 que si elles ne sont pas équipées de systèmes de capture et stockage du CO2. Le coût élevé de ces systèmes devrait toutefois également conduire à la fermeture des centrales équipées selon le ministre chilien de l’énergie Andrés Rebolledo.
Sources / Notes
1 - Étude 2018 de l’AIE sur le Chili.
2 - « Adjudicaciones eléctricas 2017 marcan un nuevo hito con precio promedio histórico y 100% de renovables », Ministère chilien de l’énergie, 2 novembre 2017.
https://www.connaissancedesenergies.org/le-chili-nouvel-eldorado-des-energies-renouvelables-180202



02/02/18 : La Cour des comptes européenne lance un audit sur l'éolien et le photovoltaïque
UNION EUROPÉENNE. La Cour des comptes de l'Union européenne réalise actuellement un audit " afin de vérifier si l'aide apportée par l'UE et les États membres en faveur de la production d'électricité d'origine éolienne et solaire photovoltaïque est efficace".
L'institution va "analyser la conception, la mise en oeuvre et le suivi des stratégies établies aux niveaux nationaux et européens, en matière d'éolien et de solaire photovoltaïque depuis 2009, ainsi que les fonds consacrés par l'UE et par les Etats membres à leur développement".
De 2014 à 2020, les fonds structurels et d'investissements européens vont consacrer 45 mrds € en soutien à une transition vers ces technologies d'énergies renouvelables.
Destiné à être publié début 2019, l'audit va être réalisé dans quatre Etats membres : L'Espagne, la Grèce, l'Allemagne et la Pologne. 
«L'éolien et le solaire photovoltaïque sont de loin les deux sources renouvelables de production d'électricité dont le développement a été le plus dynamique ces dix dernières années. Ils jouent un rôle fondamental dans notre bouquet énergétique et il est très important de savoir si la stratégie et le soutien en la matière sont efficaces», souligne George Pufan, membre de la Cour des comptes européenne responsable de l'audit.

02/02/18L’éolien offshore démarre doucement en Pologne
La Pologne pourrait compter 4 GW de capacité installée dans la mer Baltique d’ici fin 2030. Un volume qui pourrait doubler en 2035, selon la Fondation polonaise pour l’énergie renouvelable (FNEZ). À partir de cette échéance, les fermes offshore devraient produire entre 30 et 36 TWh par an. Entre 2025 et 2035, en plus du développement de centrales à gaz et de l’interconnexion avec les réseaux électriques européens, l’énergie produite par l’éolien offshore devrait assainir l’approvisionnement de la Pologne, aujourd’hui massivement assuré par le charbon. La FNEZ souligne l’apport économique de la filière offshore, arguant ...
https://www.greenunivers.com/2018/02/leolien-offshore-demarre-doucement-pologne-etude-176024/01/02/18 : 200 MW d'éolien en plus pour EDF aux Etats-Unis
(Boursier.com) — EDF a fait part de la mise en service du parc éolien Red Pine, situé dans le Minnesota aux Etats-Unis, par sa filiale EDF Renewable Energy, elle-même logée dans la division EDF Energies Nouvelles. L'installation de 200 MW comprend 100 turbines qui participeront à l'objectif "Cap 2030" du groupe, qui entend doubler sa production d'énergie renouvelable à cet horizon. EDF RE sera chargée de l'exploitation et de la maintenance du site.
https://www.boursier.com/actions/actualites/news/200-mw-d-eolien-en-plus-pour-edf-aux-etats-unis-755471.html

25/01/18
Une firme éolienne chinoise jugée coupable de vol d'une technologie américaine
Sinovel, l'un des principaux fabricants de turbines éoliennes en Chine, a été reconnu coupable mercredi d'avoir volé une technologie propriété de la société américaine AMSC, lui causant des pertes de 800 millions de dollars (647,5 millions d'euros), a annoncé le ministère de la Justice.
Un jury du Wisconsin a condamné Sinovel Wind Group Co Ltd, basé à Pékin, pour conspiration en vue de commettre un vol de secret industriel, vol de secrets industriel et fraude électronique, après un procès de onze jours. Selon ce jury, Sinovel avait recruté en 2011 un employé d'AMSC installé en Autriche qui avait volé le code source de ses ordinateurs, dont découle sa technologie de régulation du flux d'électricité des éoliennes vers les réseaux électriques.
A l'époque, AMSC, anciennement American Superconductor Inc, vendait sa technologie à Sinovel. L'obtention de ce code avait permis à Sinovel de ne plus passer commande à la société américaine, prenant la technologie à son compte et causant à AMSC des pertes estimées à 800 millions de dollars.
La perte de commandes de Sinovel a fait subir à AMSC de "graves difficultés financières": sa valorisation sur le marché a chuté de 1 milliard de dollars, et elle a dû supprimer 700 emplois, soit plus de la moitié de sa main-d'oeuvre mondiale. "Sinovel a failli détruire une entreprise américaine en volant sa propriété intellectuelle", a déclaré le procureur général adjoint par intérim John Cronan. "Comme le démontre le verdict du jury d'aujourd'hui, ce type de comportement, de la part de n'importe quelle société - n'importe où - est un crime, et ne sera pas toléré", a-t-il ajouté.
Dans une déclaration à la Bourse de Shanghai, où elle est cotée, Sinovel a assuré jeudi qu'elle était "bien préparée à prendre des mesures actives pour protéger (ses) intérêts et utiliser des moyens légaux pour défendre strictement (ses) droits et intérêts légitimes". Elle a promis de "protéger les droits et les intérêts des moyens et petits actionnaires de la société" et de "diffuser des informations sur le développement de cette affaire en temps opportun, conformément aux réglementations pertinentes".
Les actions de l'entreprise ont terminé en baisse de 3,92% à 1,47 yuan (0,19 euro) jeudi. Le gouvernement américain a mis en garde à maintes reprises contre les risques de vol de technologies et secrets industriels américains de la part d'entreprises chinoises, privées et gouvernementales. La semaine dernière, un développeur de logiciel chinois a été condamné à cinq ans de prison pour avoir volé le code source d'IBM à une agence gouvernementale chinoise.

https://www.connaissancedesenergies.org/afp/une-firme-eolienne-chinoise-jugee-coupable-de-vol-dune-technologie-americaine-180125
25/01/18 : Chine
Le Guangdong lancera cette année la construction d'une dizaine de parcs éoliens offshores
La province chinoise du Guangdong (sud) compte lancer cette année la construction de plus de dix parcs éoliens offshores, a déclaré jeudi le gouverneur Ma Xingrui.
Ces nouveaux projets d'énergie éolienne au large de la province devraient générer une capacité totale de 3,65 GW, a indiqué M. Ma aux législateurs dans un rapport d'activité du gouvernement provincial.
Selon lui, ces projets font partie des efforts du Guangdong pour améliorer le mix énergétique afin de parvenir à une croissance économique plus verte dans les zones côtières de la province.
Le Guangdong compte lancer la construction de parcs éoliens offshores capables de générer une capacité de 12 GW d'ici fin 2020, selon un plan publié en 2017 par la commission provinciale du développement et de la réforme.
La China General Nuclear Power Corporation (CGN) a déclaré en janvier qu'elle construirait un projet d'énergie éolienne offshore en eaux profondes de 3 GW au Guangdong.
Le plus grand exploitant chinois de centrales nucléaires a indiqué qu'il installerait des turbines éoliennes dans deux zones maritimes en eaux profondes près de la ville de Jieyang.
La société compte investir 5 milliards de yuans (785 millions de dollars) dans la première phase, avec un investissement total à terme estimé à plus de 100 milliards de yuans.

http://french.china.org.cn/china/txt/2018-01/25/content_50304213.htm

18/01/18
Reportage : en mer Baltique, sur le futur champ éolien d’Arkona
Alors que les 60 pièces de transition destinées au champ éolien d’Arkona, développé par l’énergéticien allemand E.On et le groupe pétrolier norvégien Statoil, ont été installées sur site, en mer Baltique, le 17 janvier, le chantier de Saint-Nazaire STX s’apprête, de son côté, à leur livrer la sous-station électrique.
Présent sur les quais de Mukran début décembre, le journaliste Loïc Fabrègues a pris le pouls des porteurs du projet et techniciens qui s’affairent pour le futur parc de 385 MW en attendant qu’arrive, d’ici le début du printemps, la P34 en direct de Loire-Atlantique. Un reportage de trois pages à retrouver dans l’édition du marin du 18 janvier. Aperçu en images (photos de Loïc Fabrègues, sauf mention contraire).

http://www.lemarin.fr/secteurs-activites/energies-marines/30435-reportage-en-mer-baltique-sur-le-futur-champ-eolien

17/01/18 : 80 millions USD investis dans la construction d'un parc éolien en République dominicaine
La Société financière internationale (IFC), membre du groupe de la Banque mondiale, avec l'appui du gouvernement canadien, a complété un programme de financement de 80 millions de dollars américains pour la construction et l'exploitation d'un nouveau parc éolien de 50 mégawatts pour aider à diversifier la matrice énergétique de la République dominicaine et réduire sa dépendance des combustibles fossiles importés.
Les importations de combustibles représentent près de 80% des besoins énergétiques de la République dominicaine. Cette dépendance génère des tarifs élevés de l'électricité, créant un fardeau pour l'économie dominicaine. Et le pays de Danilo Medina ne serait pas le seul à faire face à cette situation.
En effet, un certain nombre de pays d'Amérique centrale et des Caraïbes ont la plus grande part de produits pétroliers, mazout et diesel, pour leur production d'électricité. En 2012, 86.1% de l’électricité produite en Haïti s'est fait à partir de dérivés du pétrole, informe un rapport de la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC).
« Le projet soutient la compétitivité du pays de même qu’il a un impact positif dans la réduction des gaz à effet de serre qui provoquent le changement climatique. L’IFC espère continuer à soutenir les investissements dans le secteur énergétique du pays en conformité avec les progrès du Pacte national pour la réforme du secteur électrique », a fait savoir Luc Grillet, directeur d'IFC pour l'Amérique centrale et les Caraïbes.
Au cours des 25 dernières années, la République dominicaine a connu l'une des plus grandes croissances économiques d'Amérique latine et des Caraïbes. Les investissements dans le secteur de l'énergie du pays sont essentiels pour une croissance soutenue afin d’améliorer le niveau de vie des Dominicains. En moyenne, la demande d'énergie a augmenté de 3,6% au cours des cinq dernières années.
Situé sur la côte nord du pays, à environ 260 kilomètres de Santo Domingo, le projet Pecasa a un coût total de 125 millions de dollars et devrait entrer en service en 2019. Les Parcs éoliens des Caraïbes (Pecasa) seront l'un des plus grands projets d'énergie renouvelable en République dominicaine, lequel prévoit de réduire les gaz à effet de serre d'environ 91 000 tonnes de CO2 par an, ce qui équivaut à retirer de la circulation 20 000 voitures.
Rappelons qu’Haïti, en signant l’accord de Paris, lors de la COP21, a pris l’engagement notamment de produire d’ici 2020 au moins 80 mégawatts en énergie propre avec les ressources renouvelables comme le soleil, l’eau et le vent. Alors qu’environ 7 millions d'Haïtiens n’ont toujours pas accès à l’électricité, ces énergies ne sont pas mises à profit pour augmenter notre capacité au niveau du pays et fournir de l’électricité à la population à un prix abordable.
De l’autre côté de l’île, le nouvel investissement complète un programme de 358 millions de dollars de la Banque mondiale et d’un groupe de partenaires dont l’objectif est l’amélioration du réseau électrique de la République dominicaine en réduisant les pertes et en augmentant le recouvrement des recettes.
Pecasa vendra toute sa production d'énergie à la Société dominicaine des entreprises d'électricité d'État (CDEEE) via un contrat d'achat libellé en dollars américains pour une durée de 20 ans.
La République dominicaine est devenue membre de l’IFC en 1961. Il s’agit de la plus importante institution mondiale d’aide au développement dont les activités concernent exclusivement le secteur privé dans les pays en développement. Jusqu'ici l’IFC a investi plus d'un milliard de dollars dans le secteur privé du pays. La SFI dispose actuellement d'un portefeuille de 384,1 millions de dollars en République dominicaine, dont 172 millions de dollars mobilisés par des institutions partenaires.


11/01/18Danemark : l'éolien assure 43% des besoins en électricité
(comparons ce qui est comparable ! nb : V&T)
La production éolienne au Danemark a franchi un nouveau palier en 2017 en assurant 43,4% des besoins en électricité du pays scandinave, a annoncé jeudi le ministère danois de l'Energie. Le Danemark "est en bonne voie de dépasser ses objectifs énergétiques" qui visent 50% de renouvelables en 2030 (contre un tiers actuellement) et zéro énergie fossile en 2050, selon le ministère. "Grâce à ce nouveau record pour l'éolien, le Danemark hisse un drapeau vert sur la carte du monde", s'est félicité le ministre, Lars Chr. Lilleholt, dans un communiqué. "Nous sommes parvenus à produire de grands quantités d'énergie éolienne et d'autres sources d'énergie durables tout en conservant un haut degré de sécurité d'approvisionnement", a-t-il ajouté.
La marche du Danemark vers l'éolien doit se poursuivre à grand train dans les années à venir avec le développement et la mise en service de nouveaux champs en mer Baltique et en mer du Nord. Le pays, qui importe de Norvège (hydroélectrique), de Suède (nucléaire) et d'Allemagne (solaire) le complément d'électricité nécessaire, entend désormais investir dans le stockage pour renforcer son indépendance et la sécurité de son approvisionnement, en partie tributaire des conditions météorologiques.

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) avait salué la conversion rapide du Danemark aux renouvelables dans un rapport en novembre, estimant qu'il était devenu en deux décennies un "leader mondial de la décarbonisation". Longtemps dépendant de ses importations d'énergie, ce petit pays sans relief bordé par la mer a commencé à abandonner ses centrales au charbon et à investir massivement dans l'éolien à la fin des années 1970. Exportateur net d'énergie à la fin des années 1990, producteur de gaz et de pétrole, il est aujourd'hui autosuffisant à 90%.
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2018/01/11/97002-20180111FILWWW00140-danemark-l-eolien-assure-43-des-besoins-en-electricite.php
09/01/18 : L'énergie éolienne en plein boom en Grande-Bretagne

En 2017, 15 % de l'électricité britannique provenait d'éoliennes, contre 10 % en 2016. Cette progression est liée à la fois à la mise en service de nouvelles éoliennes et à une année assez ventée. L'éolien a le vent en poupe, alors que la production liée au charbon connaît un fort déclin.
Dans un article paru dans The Conversation, Grant Wilson, enseignant à l'université de Sheffield, fait le point sur la progression de l'énergie éolienne dans son pays. Aujourd'hui, la Grande-Bretagne génère deux fois plus d'électricité à partir du vent (15 %) que du charbon (7 %), alors qu'il y a six ans plus de 40 % de l'électricité britannique provenait du charbon...
En octobre 2017, un quart de l'électricité britannique a été produite par le solaire, l'éolien et l'hydroélectricité. À titre de comparaison, en France, d'après le bilan 2016 de RTE, environ 17 % de l'électricité provient de ces énergies renouvelables, le nucléaire en fournissant 72 %. En Grande-Bretagne, c'est le gaz naturel qui est la principale source de production d'électricité (environ 40 %), devant le nucléaire (entre 20 et 25 %). L'utilisation du charbon pour produire de l'électricité est en passe de disparaître en Grande-Bretagne.
De nouvelles installations d’éoliennes offshore au Royaume-Uni
Entre 2016 et 2017, la production éolienne a augmenté de 14 térawatts-heures, ce qui est supérieur à la production annuelle espérée du futur réacteur Hinkley Point C. Deux nouvelles installations d'éoliennes offshore ont vu le jour en 2017 : Rampion, au large de Brighton, et Dudgeon, au large des côtes du Norfolk. L'éolien offshore reste moins coûteux que le nucléaire.
En parallèle, la demande en électricité a diminué ces dernières années. Malgré l'accroissement de la population, la Grande-Bretagne a utilisé à peu près autant d'électricité en 2017 qu'en 1987. Cependant, la demande pourrait évoluer avec l'augmentation du nombre de véhicules électriques ou l'installation de plus en plus de pompes à chaleur. Enfin, lors des pics de demande énergétique, le charbon a vu sa part croître, ce qui soulève le problème du stockage des énergies renouvelables.
https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/energie-renouvelable-energie-eolienne-plein-boom-grande-bretagne-69781/
08/01/18Eolien : Le Maroc confirme sa position de N°2 en Afrique
A l’issue de l’année 2017, le Maroc a confirmé son 2ème rang en Afrique en termes de capacité électrique installée à base d’énergie éolienne.
Le Royaume, qui dépassé pour la 1ère fois la barre de 1 000 MW, a même creusé l’écart avec l’Egypte, dont la puissance installée est en stagnation depuis 2015, et se rapproche de l’Afrique du Sud (1 582 MW).
Et avec pas moins de 1 200 MW en chantier, le Maroc est le pays africain qui compte le plus de projets éoliens en cours de construction, ce qui devrait le propulser le Maroc sur la 1ère marche du podium continental d’ici deux ans.

http://www.infomediaire.net/eolien-le-maroc-confirme-sa-position-de-n2-en-afrique/

05/01/18Bruxelles autorise le recours aux enchères pour l'électricité renouvelable en Grèce
La Commission européenne a décidé, jeudi 4 janvier 2018, d'autoriser le système grec d'enchères pour la production d'électricité à partir de sources renouvelables et la cogénération à haut rendement. Pour Bruxelles, il "permettra d'augmenter la part d'électricité produite à partir de sources d'énergie renouvelables, conformément aux objectifs environnementaux de l'UE, tandis que les distorsions de concurrence engendrées par le soutien de l'État seront réduites au minimum".
Les autorités grecques vont donc pouvoir procéder régulièrement à des enchères. "En 2018, des enchères distinctes pour les installations éoliennes et solaires seront organisées par la Grèce afin de déterminer leur potentiel commercial. A compter de 2019, des enchères conjointes pour les installations éoliennes et solaires seront organisées afin de renforcer la concurrence et de réduire les coûts pour les consommateurs d'énergies renouvelables en Grèce", précise un communiqué de la Commission européenne.
Le pays se réserve le droit de fixer également un système d'enchères pour d'autres technologies d'exploitation des énergies renouvelables, dès que ces dernières auront atteint un certain niveau de pénétration du marché.
Déjà, en novembre 2016, Bruxelles avait autorisé le régime grec d'aides à l'électricité provenant de sources d'énergie renouvelables et à la cogénération à haut rendement.
Selon la directive européenne du 23 avril 2009 relative à la promotion de l'utilisation de l'énergie produite à partir de sources renouvelables, Athènes doit atteindre l'objectif de porter à 18% d'ici 2020 la part des sources d'approvisionnement renouvelables dans la production d'énergie domestique. En 2005, au moment de l'adoption de ce texte, cette part s'établissait à 6,9%.

https://www.econostrum.info/Bruxelles-autorise-le-recours-aux-encheres-pour-l-electricite-renouvelable-en-Grece_a23971.html

04/01/185 fermes éoliennes offshore à Taïwan
Eolfi, acteur majeur du secteur de l’éolien flottant, et Cobra Concesiones, entreprise espagnole spécialisée dans les énergies renouvelables, se sont associés dans le cadre d’un projet éolien d’ampleur à Taïwan.
Le partenariat entre les deux entreprises a pour but de développer le projet initié par Eolfi Greater China, d’ici à 2022, portant sur cinq fermes éoliennes offshore, d’une capacité de production de 500 MW chacune. Ce projet devrait constituer la plus grande ferme d’éolien flottant au monde. Une fois ce projet finalisé, Cobra Concesiones deviendra actionnaire majoritaire d’Eolfi Greater China.

https://www.constructioncayola.com/environnement/article/2018/01/04/116735/fermes-eoliennes-offshore-taiwan.php

04/01/18L’Egypte construira la plus grande centrale éolienne du Moyen-Orient
L’Egypte envisage de consacrer 5 milliards de livres (environ 234 millions €) à la construction d’une centrale éolienne destinée à être la plus grande du Moyen-Orient. Le projet initié par le ministère de l’énergie sera localisé dans le golfe de Suez.
Les fonds nécessaires à la mise en place du projet seront mobilisés auprès de l’Union européenne, de la Banque allemande de développement et de l’Agence française de développement. Ces institutions fourniront respectivement 30 millions €, 72 millions € et 50 millions €.
«Ce projet entre dans le cadre du plan du ministère de l’énergie visant à accroître la part du renouvelable dans le mix énergétique national.», a affirmé Mohamed al-Khayat, le président du comité national des énergies renouvelables.
Le comité est également en négociation avec plusieurs banques égyptiennes pour fournir le financement aux centrales solaires dont les capacités sont inférieures à 500 kW.

https://www.agenceecofin.com/eolien/0401-53221-l-egypte-construira-la-plus-grande-centrale-eolienne-du-moyen-orient

03/01/18Les Pays-Bas veulent construire une île artificielle pour abriter le plus grand parc éolien au monde
La surface de ce projet en mer du Nord couvrirait huit fois la ville de New York.
Un parc éolien, c'est bien, mais ca prend de la place. Beaucoup de place. Pour remédier à ce problème, les Pays-Bas ont mis au point un plan ambitieux : construire une ile artificielle en mer du Nord pour soutenir un immense parc éolien, le plus grand au monde. Ce dernier serait édifié du côté du Dogger Bank, un site venteux situé à une centaine de kilomètres des côtes britanniques, et qui reliait le Royaume-Uni au continent européen durant la dernière ère glaciaire.
L'endroit serait surtout propice à accueillir un tel projet et ses deux cents turbines, grâce à ses eaux peu profondes. Le projet fournirait de l'énergie aux Pays-Bas et au Royaume-Uni dans un premier temps, puis en Belgique, en Allemagne et au Danemark ensuite. Le parc éolien, développé par TenneT, opérateur néerlandais, pourrait produire une puissance de 30 gigawatts, et couvrira une surface équivalente, à huit fois la ville de New York.
Comme le souligne Quartz, si le coût des parc éoliens offshores est généralement plus élevé que ceux sur la terre ferme, ils sont généralement plus productifs, le vent ayant tendance à souffler plus fort en pleine mer.


26/12/17Voltalia remporte 155,3 MW de projets éoliens aux enchères au Brésil
Dans le cadre des enchères nationales A-4 et A-6 organisées par l’ANEEL (agence nationale de l’énergie électrique au Brésil) les 18 et 20 décembre derniers, Voltalia a remporté dans un premier temps 64 MW de projets éoliens puis trois autres contrats supplémentaires représentant au total 91,3 MW.
Les trois projets attribués à Voltalia le 20 décembre dernier sont Vila Acre II (27,3 MW), Vila Paraiba I (32 MW) et Vila Paraiba IV (32 MW). Ils prévoient une mise en service le 31 décembre 2022.
Ils s’ajoutent aux contrats remportés lors des enchères A-4 qui requièrent quant à eux une mise en service le 31 décembre 2020.
Tous d’une durée de 20 ans, ils assurent au groupe des revenus sécurisés cumulés de plus de 400 millions d’euros.
Ainsi, Voltalia dispose aujourd’hui de 508 MW en exploitation (+13% par rapport à septembre 2016) et 395 MW en construction et développement avancé (+65% par rapport à septembre 2016) pour un total de 903 MW.
Comme le précise toutefois Sébastien Clerc, directeur général du groupe : « le calendrier prévisionnel de mises en services des nouveaux projets nous amène à décaler d’un an nos ambitions 2019 ».
Plus précisément, les ambitions 2019 annoncées en septembre 2016 par le groupe telles que l’objectif d’atteindre une capacité installée de 1 GW ou une capacité totale exploitée de 3GW ont été reportées d’un an (2020).


23/12/17Turquie : l’éolien a la côte
Année après année, la production d’énergie éolienne ne cesse de progresser en Turquie. Une évolution qui se poursuit en 2017, bien que le pays reste largement dépendant des ressources fossiles.
Selon les derniers chiffres de l’Association turque de l’énergie éolienne (TUREB), la capacité éolienne installée dans le pays représenterait à ce jour environ 6500 mégawatts, contre 146 mégawatts en 2007. Cette augmentation de près de 4352% sur une période de dix ans est la conséquence d’une politique de développement des énergies renouvelables mise en place par les pouvoirs publics. L’objectif est double pour la Turquie, qui doit à la fois répondre à une consommation énergétique nationale de plus en plus importante, tout en essayant de limiter sa dépendance vis-à-vis de la Russie, l’Iran et l’Irak, ses principaux fournisseurs de gaz et de pétrole.
Le secteur de l’éolien connait ainsi des années fastes depuis son introduction dans le mix énergétique du pays, peu après 2005. Les investissements venus du secteur privé comme du secteur public ont inondé le marché et totalisent, en onze ans, près de 12,3 milliards de dollars, selon TUREB. Ils ont permis à la Turquie de se placer parmi les dix principaux producteurs européens. Une position favorable qui participe au dynamisme économique du pays, le secteur de l’éolien représentant près de 53 000 emplois en 2015.
Les principaux espaces de productions se situent au sein de zones administratives relativement rapprochées, à l’ouest du pays, là où les conditions de vents sont particulièrement favorables. La province d’Izmir arrive en tête avec près de 1300 mégawatts de capacité éolienne installée, suivie par la province de Balıkesir et celle de Manisa.
Allant de pair avec une croissance économique en nette progression, la Turquie doit faire face à une demande intérieure d’énergie toujours plus conséquente depuis le début du siècle. Avec plus de 79 millions d’habitants, le pays représente un marché très important, que l’importation et la production nationale d’énergies renouvelables ne suffisent à alimenter, puisqu’elles représentent seulement 13% de l’approvisionnement total en énergie primaire en 2016.
Face aux faibles ressources pétrolières et gazières présentes sur son sol, la Turquie reste largement dépendante de ses voisins en matière d’énergie. Les infrastructures d’importation de gaz naturel du pays, dont 60% proviennent de Russie, ont par exemple pratiquement atteint leurs capacités maximales. Aussi, Ankara reste vulnérable vis-à-vis de sa position d’importateur, qui peut s’avérer dangereuse en cas de brouilles diplomatiques avec les principaux pays fournisseurs.
La stratégie des pouvoirs publics qui vise à accroître l’indépendance énergétique du pays en investissant dans les énergies renouvelables parait donc efficace, notamment au regard des chiffres révélateurs de l’éolien. Elle contribue aussi à la mise en place d’un développement durable à tout prix essentiel, mais qui parait cependant compromis par les autres objectifs du gouvernement qui prévoit, d’ici à 2023, la construction de quatre-vingts nouvelles centrales thermiques à charbon.

http://aujourdhuilaturquie.com/fr/turquie-leolien-a-cote/

18/12/17 : MarocDémarrage du parc éolien Khalladi
Réalisé par Acwa Power et situé à Jbel Sendouq à 30 km de Tanger, le parc éolien Khalladi, d’une capacité installée de 120 MW, commence à injecter ses premiers kWh dans le réseau haute tension.
C'est le premier projet développé par Acwa Power, en collaboration avec le fonds d’investissement Arif, dans le cadre de la loi 13-09 sur les énergies renouvelables, permettant aux producteurs privés de vendre de l’électricité directement aux clients haute tension tels que les entreprises industrielles.
Le projet a été financé par une dette à long terme, principalement avec la contribution de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) en collaboration avec le Fonds pour les technologies propres (CTF) et la Banque marocaine du commerce extérieur (BMCE).
Le parc éolien qui produira approximativement 380 GWh par an(équivalent à la consommation annuelle moyenne d’une ville de 400.000 habitants) alimentera directement de grands clients industriels connectés au réseau de haute tension.
Ce parc est composé de 40 turbines éoliennes de 3 MW chacune construites par l’équipementier Vestas qui se chargera également de l’exploitation et de la maintenance. Chaque turbine est installée sur une tour de 80 mètres et équipée de 3 pales de 45 mètres.
Le démarrage des premières turbines permettra immédiatement l’approvisionnement en électricité.
Les dernières turbines qui seront opérationnelles dans un délai de quatre mois permettront d’atteindre la capacité totale de 120 MW.
Rappelons que le projet, qui représente un investissement de 1,7 milliard de DH, est détenue à 75% par Acwa Power et à 25% par Arif (Argan Infrastructure Fund géré par Infra Invest).

https://www.medias24.com/MAROC/Quoi-de-neuf/179037-Demarrage-du-parc-eolien-Khalladi.html

17/12/17En Finlande, le choix du « tout nucléaire », pour l’écologie
Le Parti pirate finlandais, équivalents des écologistes en France, vient de convaincre le gouvernement de « décarboner » le pays.
Le Parti Pirate finlandais, équivalent des écolos en France dont le riche ministre d’État de la transition énergétique, verte, décarbonée, désuraniumisée et participative est un emblématique représentant, vient de convaincre le gouvernement de bien vouloir faire tout pour décarboner le pays.
LA FINLANDE, UN PAYS À FORT BESOIN ÉNERGÉTIQUE
Comme chacun sait le climat finlandais, même en cas de réchauffement global comme prévu par les spécialistes auto-proclamées de l’IPCC, resterait tout aussi globalement ce qu’il est, c’est-à-dire froid, très froid, l’hiver et à peine chaud l’été. Or l’empreinte dite carbone du pays est essentiellement due aux véhicules automobiles et au chauffage des logements et des bâtiments commerciaux, publics et industriels.
Petrus Pennamen a donc pris les choses en main, lui qui siège au gouvernement de la ville d’Helsinki et est également vice-président du Parti Pirate.
Pour décarboner à 100% le pays et surtout les villes il faudra à brève échéance installer des petits réacteurs nucléaires modulaires d’une puissance de l’ordre de 200 à 300 MW thermiques (80 à 160 MW électriques, voir note) à la lisière des concentrations urbaines pour assurer conjointement le chargement des voitures électriques, le chauffage urbain et domestique et enfin à plus long terme la production d’hydrogène pour les véhicules automobiles.
En effet, la Finlande est un gros consommateur de combustibles carbonés, que ce soit du pétrole pour les voitures et les camions mais aussi le chauffage avec le bois et la tourbe.
Pour le seul district d’Helsinki l’ONG Ecomodernist Society s’est employée à dédramatiser l’énergie nucléaire et faire accepter par la population la nécessité d’avoir recours à cette source de chaleur mais aussi d’électricité abondante et continue à un prix abordable.
LE NUCLÉAIRE POUR L’ÉCOLOGIE ET L’ÉCONOMIE
Il est prévu d’installer dans ce seul district 8 TWh thermiques pour le chauffage, 12 TWh électriques et 4TWh équivalents pour la production d’hydrogène comme combustible pour les transports.
L’étude réalisée conjointement avec le gouvernement finlandais et le district d’Helsinki a choisi deux options possibles, le réacteur à lit fluidisé HTR-PM de conception chinoise1 et le réacteur intégré à sels fondus de Terrestrial Energy (voir note). Les districts de Espoo et Kirkkonummi ont également de convertir l’ensemble de leurs besoins énergétiques vers des réacteurs modulaires.
Sur le web
Le réacteur de conception chinoise HTR-PM est un réacteur modulaire, entièrement fabriqué en usine donc d’un prix réduit, à haute température refroidi avec de l’hélium (cycle de Brayton) composé de deux unités de 250 MWt chacune développé par CNEC & Huaneng. Terrestrial Energy est une entreprise canadienne. L’HTR-PM peut utiliser de l’uranium-238 comme combustible mais également du thorium-233.
Le combustible se présente sous forme d’environ 15000 micro-sphères multicouches de céramique constituées de graphite et de combustible constitué d’un mélange de thorium ou uranium appauvri et de plutonium ou d’uranium-235, l’ensemble entouré de céramique de carbure de silicium. Il s’agit d’un surrégénérateur à neutrons rapides pouvant donc accepter de l’uranium-235 ou du plutonium-239 comme initiateurs de la fission. Un réacteur de ce type est cours de construction en Chine.
Les lecteurs pourraient croire que les données relatives à la puissance électrique délivrée en comparaison de la puissance thermique sont erronées. Dans la réalité le cycle de Brayton autorise un rendement électrique de 50%. En effet la température du fluide caloporteur, ici de l’hélium est de 950°C, permet une amélioration de ce rendement de 1,5% pour chaque incrément de 50 degrés de température.
Le conditionnement du combustible est par ailleurs critique dans la mesure où l’usure des billes de ce combustible peut entraîner la présence de graphite radioactif entraîné par l’hélium. Il semblerait que CNEC semble être sur le point de résoudre ce problème clé. Le petit Nicolas ferait bien de revoir sa copie …
https://www.contrepoints.org/2017/12/17/305621-finlande-choix-nucleaire-lecologie?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=6265978026-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-6265978026-113970649&mc_cid=6265978026&mc_eid=7562c94020

15/12/17 : EDF RE connecte un parc éolien de 154 MW aux Etats-Unis
DF Renewable Energy a mis en service un gros parc éolien dans le nord de l'Oklahoma, aux Etats-Unis. Rock Falls et ses 60 turbines développent 154 MW. Le groupe Kimberly-Clark avait signé il y a quelques mois un contrat d'achat de 120 MW de production générée par l'installation. Un achat à titre de compensation, puisque le propriétaire de Kleenex va compenser, à hauteur de 1,5 fois, les émissions de gaz à effet de serre liées à la consommation d'électricité de son usine de de Jenks.
La filiale d'EDF Energies Nouvelles, elle-même filiale d'EDF, en est à son second projet dans cet Etat. En 2016, elle avait mis en service le parc de Great Western, dont l'électricité est fournie à Google.

https://www.boursier.com/actions/actualites/news/edf-re-connecte-un-parc-eolien-de-154-mw-aux-etats-unis-751136.html

14/12/17 : TOTAL EREN : CONSTRUCTION D’UNE CENTRALE ÉOLIENNE EN INDONÉSIE
Le producteur d’électricité renouvelable Total Eren (ex Eren Re) a annoncé, mardi 12 décembre 2017, avoir conclu un accord avec la compagnie nationale d’électricité indonésienne Perusahaan Listrik Negara dans le but de construire et d’exploiter une centrale éolienne de 70 MW sur l’île de Bornéo. Une nouvelle collaboration qui répond à la volonté permanente du groupe d’accélérer sa croissance à l’international, et de développer son activité sur des marchés émergents faisant face à des besoins énergétiques croissants.
Fondé en 2012, le groupe Eren, spécialisé dans les énergies vertes et détenu à hauteur de 23% par Total depuis le mois de septembre 2017, a développé en seulement cinq ans près de 650 MW en exploitation ou en cours de construction dans l’éolien, le solaire et l’hydraulique. Le groupe français a mis en service au cours des 18 derniers mois, plus de 80 MW de projets éoliens en Grèce, 72 MWc de projets solaires photovoltaïques (PV) en Inde et 10 MWc en Ouganda, et vient de finaliser avec succès une levée de fonds de 200 millions d’euros auprès d’investisseurs privés dans le but d’accélérer sa croissance à l’international.
Une stratégie de développement à l’international
Un développement prometteur donc qui passera aussi par l’Indonésie et par l’île de Bornéo plus exactement, où Total Eren vient de signer un accord avec la compagnie locale d’électricité Perusahaan Listrik Negara dans le but de construire et d’exploiter une centrale éolienne de 70 MW de puissance. « La centrale éolienne de 70 mégawatts sera financée, construite et exploitée par Total Eren » et sera située dans la localité de Tanah Laut, à l’extrémité sud de l’île de Bornéo, précise un document mis en ligne par Total Eren.
Rappelons que le groupe Total Eren, qui développe par ailleurs plusieurs autres projets éoliens en Indonésie, a été rebaptisé début décembre, à la suite de la validation par l’Autorité de la concurrence de la prise de participation de Total à hauteur de 23% dans Eren Re. Cette opération avait pris la forme d’une augmentation de capital d’un montant de 237,5 millions d’euros dans la perspective d’une prise de contrôle de l’entreprise dans les cinq années à venir. Total souhaite par ce biais « se repositionner plus fortement dans l’aval », c’est-à-dire la production d’électricité, et atteindre l’objectif de 5 gigawatts de capacités de production d’ici 2022.