Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

dimanche 26 août 2018

Moselle : Paysage lunaire à Waldwisse



https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-thionville-hayange/2018/08/23/photos-les-eoliennes-de-walldwisse#0_1

PHOTOS. 😠


Ce n'est pas une expédition sur la Lune que vous propose notre photographe. 

Les clichés ont été pris à Waldwisse et Launstroff sur l'imposant chantier de la ferme éolienne lancé début août. Après l'aménagement de routes provisoires, d'énormes cratères ont été creusés dans les champs. A présent, les ouvriers s'activent sur les fondations des huit éoliennes dont les mâts culmineront à 120 et 140 m. Le projet, porté depuis 2009 par la communauté de communes des Trois frontières, a été imaginé dès 2006 mais a été mis à mal par les voisins allemands qui ont déposé deux recours successifs pour finalement trouver un terrain d'entente avec leurs homologues français. Les éoliennes devraient être mises en service avant mars 2019.



samedi 25 août 2018

JURA : Réunion publique à Gevingey

Article de presse :
26/08/18 : Jura : Gevingey : Parc éolien, le vent va-t-il tourner ?
https://www.leprogres.fr/jura-39-edition-lons-le-saunier/2018/08/26/parc-eolien-le-vent-va-t-il-tourner
Le projet du parc éolien continue de faire des remous. Une nouvelle réunion sur sa faisabilité aura lieu mercredi 29 août en mairie.

L’ambiance promet d’être électrique ce mercredi 29 août. Du moins, le vent de la discorde risque de souffler fort. Parviendra-t-il à faire tourner le vent en sa faveur ? Les habitants comme les opposants attendent les réponses. Christophe Nouzé, maire de la commune, invite ses administrés et ceux-ci uniquement à assister à une réunion publique au caveau à 20 h 30. « La commune ne souhaite pas se précipiter et s’engager dans un projet détaillé. Depuis longtemps, nous nous sommes engagés dans la transition écologique. Gevingey a été sollicitée, ainsi que les communes voisines, afin d’étudier la faisabilité d’implantation d’un parc éolien. Ce projet permettrait de participer au plus grand défi de ce début de siècle, à savoir, consommer et produire autrement », rappelle le maire.
Les études dureront plusieurs années pendant lesquelles la population sera informée en continu dans le cadre d’un comité de suivi. L’élu rappelle également que les études engagées seront entièrement gratuites pour la commune mais le reste du financement sera à la charge d’éventuels développeurs. Selon le collectif Éoliennes du Sud Revermont, il s’agit d’informations mensongères. « Il y a une volonté de passage en force », martèle David Béal, porte-parole du collectif.

« Devant une centaine de citoyens et élus des communes de Gevingey et avoisinantes (Trenal, Frébuans, Geruge, Cesancey), le maire propose la première et unique réunion d’information sur le sujet six jours avant le vote qui lancera les études de faisabilité, dont il soutient qu’elles sont gratuites et n’engageront pas la commune. Or, il annonce lui-même que le coût réel des études, assumé par le promoteur, est de 800 000 euros. Comment peut-on faire croire qu’un investisseur accepte d’engager cette somme d’argent sans garantie ? », s’insurge le collectif ESR qui dénonce une précipitation qui empêche les habitants concernés de prendre la mesure du projet et s’interroge sur « le procédé peu démocratique de consulter les habitants après avoir voté. »


Projet éolien à Envronville (Seine-Maritime) : Une seconde enquête publique s'ouvre

https://www.lecourriercauchois.fr/actualite-180433-projet-eolien-a-envronville-seine-maritime-une-seconde-enquete-publique-s-ouvre



Si le projet est validé, les éoliennes seront posées à Envronville, mais visibles des terrains des communes voisines

Entre le 7 septembre et le 19 octobre, les riverains du projet de parc de quatre éoliennes à Envronville (pays de Caux, Seine-Maritime) pourront répondre à une nouvelle enquête publique. La première, il y a un an, s'était déroulée dans un climat " d'antagonisme, de suspicion et de méfiance ", selon le commissaire enquêteur. Explications.

Dans le conflit du projet éolien d'Envronville (pays de Caux, Seine-Maritime), c'est une nouvelle bataille qui pourrait bien éclater dans les semaines à venir. Par arrêté du 16 juillet dernier, un nouvel avis prévoit l'ouverture d'une enquête publique pour permettre à la société Ferme éolienne d'Envronville d'obtenir une « autorisation unique » d'exploitation de quatre éoliennes et un poste de livraison sur des terrains privés de la commune située au cœur d'un triangle entre Yvetot, Fauville et Héricourt. Une phase incontournable pour que ce projet polémique (lire ci-contre) dont on parle depuis 2015, voit le jour. Cette étape a pourtant déjà été franchie il y a un an tout juste.


Avis favorable mais annulé

La première enquête publique a donné lieu à un avis favorable du commissaire-enquêteur en novembre 2017. Mais en février 2018, la préfète a prolongé le délai d'instruction du dossier de demande unique pour permettre la tenue d'une nouvelle enquête publique. Est-ce le climat « d'antagonisme, de suspicion et de méfiance » souligné par le commissaire-enquêteur, qui a appelé une seconde enquête ?

« Pas du tout », répond sans égard un responsable de Saméol, le porteur du projet. « Le Conseil d'Etat a annulé un décret portant sur la compétence du préfet de région en tant qu'autorité environnementale pour tous les dossiers ICPE*. Dans les dossiers comme celui que nous avons constitué, ce document d'autorité environnemental jusqu'ici signé par le préfet, n'était donc plus valable », poursuit-il. Il revient désormais aux MRAE, les missions régionales d'autorité environnementale, une instance indépendante, de signer ce document.

L'aval a été obtenu par Saméol qui, en juin, a de nouveau pu déposer son dossier. On prend les mêmes et on recommence ? Pas tout à fait. « Nous en avons profité pour prendre en compte les remarques de la première enquête publique ». Si l'avis du commissaire était favorable, il avait formulé une série de réserves et de recommandations. « La modification majeure, c'est la taille des éoliennes. Le mât va être diminué de 15 mètres par rapport au projet initial », prévient Saméol. Une réduction de 145 à 130 mètres « pour être plus en adéquation avec l'espace au sol et atténuer l'impact visuel des riverains », lit-on dans le rapport.

Un premier pas suffisant pour faire retomber la pression avec les opposants au projet ? Rien n'est moins sûr tant la liste des critiques était longue lors de la première enquête.


*Installations classées pour la protection de l'environnement


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ARCHIVES :
12/09/17 : Seine-Maritime : À Envronville, révolte contre le projet d’implantation d’éoliennes
https://www.paris-normandie.fr/region/a-envronville-revolte-contre-le-projet-d-implantation-d-eoliennes-AN10845713
Envronville. Alors que l’enquête publique vient de commencer, la contestation s’organise contre le projet d’implanter quatre éoliennes à proximité d’habitations et non loin du manoir du Catel.
«Je suis catastrophée. » Christel Liberge scrute l’horizon avec anxiété. Quatre éoliennes doivent se dresser à quelques centaines de mètres de sa maison. « J’ai découvert juste avant les vacances, en consultant le dossier envoyé par la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement), que mon jardin se trouvait dans une zone dite de danger, une zone exposée à des projections. À partir du moment où il y a danger, il devrait être formellement interdit d’exploiter quoi que ce soit. Ces éoliennes vont défigurer le paysage et faire perdre de la valeur à nos biens. »
D’autres habitants du village, mais aussi de Bermonville, Hautot-le-Vatois, Cliponville, Saint-Pierre-Lavis et Ecretteville-lès-Baons, sont plus ou moins concernés par ce projet porté par la société Sameole. Pour défendre leurs intérêts, les riverains se sont regroupés au sein de l’association « Caux nature environnement », créée par Christel Liberge. « Nous avons 1 630 adhésions », précise-t-elle.
« On fait tout et n’importe quoi »
Cette association organisera une réunion d’information ce vendredi, à partir de 18 h 30, à la salle des associations d’Ecretteville-lès-Baons. « Le but est d’apporter des réponses aux questions que les gens peuvent se poser mais aussi de les encourager à participer à l’enquête publique. » Celle-ci a débuté le 5 septembre et se terminera le 13 octobre. Le registre des doléances s’annonce épais. Car, excepté pour le maire d’Envronville, François Truptil, qui reconnaît avoir des intérêts personnels dans cette histoire (lire par ailleurs), le projet fait l’unanimité contre lui. Invitées à se prononcer en conseil municipal, toutes les communes voisines ont, en effet, émis un avis défavorable. « Je n’ai rien contre les éoliennes, mais de là à les mettre devant les maisons... », soupire Daniel Drun, maire de Bermonville. « Il y a peut-être moyen de les construire autre part, estime celui de Cliponville, Jean-François Lemesle. Dans le cadre du PLU (Plan local d’urbanisme), on nous impose beaucoup de choses sur la préservation de l’environnement, mais à l’arrivée, on fait tout et n’importe quoi. »
« Ce n’est pas du tout l’emplacement adapté », renchérit Éric Renée, maire d’Ecretteville-lès-Baons, où se trouve le manoir du Catel, classé monument historique. « Le manoir doit rester dans son écrin. On se doit de le protéger, comme on se doit de défendre les intérêts des habitants », ajoute-t-il.
« Quand je pense à toutes les contraintes qu’on nous met pour les constructions nouvelles. C’est un projet isolé, avec seulement quatre éoliennes qu’on va implanter autour de clos masures qu’on veut inscrire au patrimoine mondial de l’Unesco. C’est complètement aberrant », s’insurge pour sa part Joëlle Lavenu, maire de Saint-Pierre-Lavis.
Le vent de la contestation n’est pas près de s’essouffler.
« Je vais aller au bout des choses »
Malgré la polémique, François Truptil, maire d’Envronville, entend mener à bien le projet de mini-parc éolien. Il avance ses arguments sans concession.
Contre vents et marées, vous continuez à soutenir ce projet éolien...
« Bien sûr. Mais vous savez, les opposants, ce n’est jamais qu’une douzaine d’habitants. Les autres sont pris en otage par l’association. Comme pour chaque projet éolien, où que vous alliez, c’est toujours la même comédie. Tout le monde veut aller en vacances et prendre l’avion mais personne ne veut d’un aéroport près de chez soi. Eh bien pour les éoliennes, c’est pareil. »
Mais ne pouvait-on pas trouver un autre emplacement, plus éloigné des habitations ?
« Non, il n’y a pas d’autre terrain. Ces éoliennes, on ne peut ni les reculer, ni les avancer. C’est là ou c’est rien. Il y a un courant de vent favorable. »
Avec ces éoliennes, des maisons vont perdre de leur valeur, voire devenir quasiment invendables...
« C’est faux. La preuve, une maison située à 700 m du futur parc éolien vient d’être vendue en trois semaines de temps au prix demandé et à sa juste valeur, selon moi. Les acquéreurs sont forcément informés du projet. Dès lors qu’un bien est en vente, le notaire m’envoie un questionnaire pour savoir si le logement est insalubre, s’il y a des marnières, etc. Il n’y a pas de question relative au projet éolien mais moi, je le précise et j’apporte les réponses. Et cela doit être notifié dans le compromis de vente. »
Craignez-vous que l’enquête publique remette en cause ce projet ?
« Je n’en sais rien. Je ne sais même pas quand doit tomber la réponse définitive, qu’elle soit positive ou négative. J’en profite au passage pour dire que si des gens ne sont pas contents des heures d’ouverture de l’enquête publique, ce n’est ni moi, ni le conseil municipal qui les avons choisies, mais la préfecture. Une autre enquête publique est en cours concernant le PLU (Plan local d’urbanisme), mais là, bizarrement, je ne vois personne. Ce PLU concerne pourtant beaucoup plus de personnes que le projet éolien. »
Que répondez-vous à ceux qui vous accusent de conflit d’intérêts ?
« J’ai des intérêts financiers, je ne m’en suis jamais caché. Le poste de livraison est prévu sur mon terrain, tout comme il est prévu que je sois l’exploitant d’une éolienne. Cela pourrait me rapporter 4 000 € par an. Mais je n’attends pas après, je vais survivre avec ou sans ça. C’est avant tout pour la commune qu’il y a un intérêt financier. Avec la baisse des dotations de l’État, il faut bien des rentrées d’argent quelque part. Je vais aller au bout des choses car c’est dans l’intérêt collectif. »
PROPOS RECUEILLIS PAR F. M

08/09/17 : ENVRONVILLE (76) : ENQUÊTE PUBLIQUE SUR LE PROJET ÉOLIEN, LES OPPOSANTS APPELLENT À L’EXPRESSION DES HABITANTS
http://www.lecourriercauchois.fr/actualite-143865-envronville-enquete-publique-sur-projet-eolien-les-opposants-appellent-a-lexpression-des-habitants.html?conn_fb=true&id_fb
Après avoir essuyé deux refus des services de l’État, l’entreprise Saméol avait obtenu la validation du dépôt d’un dossier, en fin d’année dernière, pour la construction et l’installation de quatre éoliennes dans la commune. Rien n’est encore décidé mais la procédure vient d’entrer dans une phase importante, celle de l’enquête publique.
« On aura prévenu » Un commissaire enquêteur est chargé depuis mardi et jusqu’au 13 octobre, de recueillir les avis des habitants d’Envronville et des villages voisins sur ce dossier qui divise dans la commune. Il y a tout juste deux ans, le conseil municipal a autorisé l’entreprise à mener des études. Mais des riverains qui ne veulent pas « voir une éolienne au fond de leur jardin », se sont constitués en association, Caux nature environnement. Ils ont lancé une pétition qui a recueilli 1.600 signatures, multiplié les courriers et les alertes « Maintenant, c’est quasi notre dernière chance de nous exprimer, alors on la saisit et on appelle à la mobilisation de tous ceux qui sont d’accord avec nous », affirme Christelle Liberge, la présidente. Avec six autres membres actifs du bureau, elle épluche le dossier et ne ménage pas ses efforts. « Ce...

Avis de l'autorité environnementale (13/07/2017) 
http://www.normandie.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/eolien_envronville-avis_ae_signe.pdf


Avis délibéré de la mission régionale d’autorité environnementale sur la demande d'exploiter un parc éolien terrestre sur la commune d’Envronville présentée par la société SARL « Ferme Éolienne d’Envronville » (Annule et remplace l’avis N°2017-002196 de 13 juillet 2017) (07/06/2018)

Yeu et Noirmoutier




Autorisation unique versus autorisation environnementale : le Conseil d’État apporte des précisions procédurales

https://www.actualitesdudroit.fr/browse/environnement-qualite/environnement/15269/autorisation-unique-versus-autorisation-environnementale-le-conseil-d-etat-apporte-des-precisions-procedurales

Saisi de plusieurs questions émanant du tribunal administratif de Lille, le Conseil d’État éclaire le juge du fond quant à l’applicabilité des dispositions issues de l’ordonnance n° 2017-80 du 26 janvier 2017 mettant en place le nouveau dispositif de l’autorisation environnementale et entrées en vigueur le 1er mars 2017.

Non rétroactivité de l’ordonnance du 26 janvier 2017
Aux termes de l’article 15 de l’ordonnance susvisée, il est bien précisé que « les demandes d’autorisation […] régulièrement déposées avant le 1er mars 2017 sont instruites et délivrées selon les dispositions législatives et réglementaires dans leur rédaction antérieure à l’entrée en vigueur de la présente ordonnance », cet article ajoutant qu’une fois les autorisations délivrées le nouveau régime leur est applicable.

S’agissant d’un litige concernant une autorisation unique délivrée sous l’empire de l’ordonnance n° 2014-355 du 20 mars 2014, le tribunal administratif de Lille n’a donc pas à apprécier sa légalité au regard des règles de procédure relatives aux autorisations environnementales bien qu’il statue après leur entrée en vigueur. « L’ordonnance du 26 janvier 2017 n’a ni pour objet, ni pour effet de modifier rétroactivement les dispositions régissant la procédure de délivrance des autorisations uniques prévue par l’ordonnance du 20 mars 2014 », résume en effet le Conseil d’État.

Persistance des effets de l’autorisation unique en tant que permis de construire

Par ailleurs, la Haute juridiction rappelle le régime de plein contentieux applicable en l’espèce, sous réserve toutefois du respect des règles d’urbanisme qui s’apprécie au regard des circonstances de fait et de droit applicables à la date de l’autorisation. Cette précision est d’importance dans le cadre d’une contestation contre une autorisation unique délivrée pour un projet d’installations éoliennes terrestres valant permis de construire.

Rappelons, sur ce point, qu’aux termes de l’article R. 425-29-2 du Code de l’urbanisme, un tel permis n’est plus requis pour de ce type d’installations depuis le 1er mars 2017. Cependant, le Conseil d’État souligne qu’alors même que l’autorisation unique doit désormais être regardée comme une autorisation environnementale, ces dispositions sont sans incidence sur sa légalité et elle continue à produire ses effets en tant qu’elle vaut permis de construire. Ainsi, le juge administratif peut être saisi de moyens dirigés contre l’autorisation unique en tant qu’elle vaut permis de construire et se place alors en juge de l’excès de pouvoir sur cette partie de l’autorisation.

Modalités du contrôle des capacités techniques et financières de l’exploitant

Pour mémoire, les règles relatives aux capacités techniques et financières de l’exploitant ont été modifiées par l’ordonnance du 26 janvier 2017 précitée. Selon le nouveau régime applicable, l’exploitant ne doit plus nécessairement, au stade du dépôt de la demande d’autorisation, constituer ses capacités techniques et financières, mais peut simplement préciser les modalités prévues pour les établir et les justifier ultérieurement, à savoir jusqu’à la mise en service de l’installation.
Par conséquent, avant cette mise en service, le rôle du juge administratif saisi de la légalité d’une autorisation quant aux capacités techniques et financières de l’exploitant, consiste à « vérifier la pertinence des modalités selon lesquelles le pétitionnaire prévoit de disposer de capacités financières et techniques suffisantes […] ». Lorsqu’il se prononce après cette mise en service, il lui appartient de vérifier leur réalité et leur caractère suffisant.

En réponse à l’inquiétude exprimée par le juge administratif sur la possibilité pour les tiers de contester sur ce point l’autorisation une fois la mise en service de l’installation au regard des dispositions des articles R. 181-50 et R. 181-52 du Code de l’environnement, le Conseil d’État se veut rassurant et expose les différents garde-fous prévus par les textes. À ce titre, il rappelle que l’autorisation ne peut être délivrée qu’à la condition que les mesures qu’elle comporte assurent la prévention des dangers et inconvénients pour les intérêts mentionnés aux articles L. 211-1 et L. 511-1, selon les cas.
En outre, « postérieurement à la délivrance de l’autorisation, le préfet peut à tout moment, […], prescrire, par arrêté complémentaire, la fourniture de précisions ou la mise à jour des informations relatives aux capacités techniques et financières de l’exploitant ».

Enfin, l’article R. 181-52 précité, aux termes duquel « les tiers intéressés peuvent déposer une réclamation auprès du préfet, à compter de la mise en service du projet autorisé, aux seules fins de contester l’insuffisance ou l’inadaptation des prescriptions définies dans l’autorisation », ne fait en rien obstacle à ce que les tiers puissent contester les capacités techniques et financières de l’exploitant ainsi que l’éventuel refus du préfet de prendre les mesures nécessaires.

Cet avis rendu dans un contexte particulier de transition législative et réglementaire donne également l’occasion au Conseil d’État de livrer son interprétation sur des dispositions nouvelles auxquelles le juge administratif devrait être régulièrement confronté à l’avenir.



vendredi 24 août 2018

"Promouvoir le renouvelable ne sert à rien" affirme un dirigeant politique allemand


Christian Lindner, président du parti politique démocrate allemand FDP, vient de faire une sortie remarquée sur les énergies renouvelables, tellement en vogue dans le Nord de l'Europe. Pour lui, en Allemagne tout particulièrement, il vaudrait mieux investir les milliards à créer et sauver des forêts entières sur la planète plutôt qu'à les dépenser dans la promotion du renouvelable.

Toute la problématique de la mobilité électrique est la production d'énergie. Nucléaire ou à partir de produits pétroliers, elle est souvent polluante, d'une manière ou d'une autre. Sauf s'il s'agit d'une source renouvelable, mais pour le patron du parti politique allemand FDP, l'Allemagne met un peu trop l'accent sur l'électricité d'origine renouvelable, et pas assez sur ce qui pourrait "sauver" la planète à court terme et plus durablement.

"Nous dépensons environ 28 milliards d'euros pour la promotion des énergies renouvelables dans ce pays, qui n'apporte rien au climat. Pour une fraction, vous pouvez acheter beaucoup de forêt. Il s’agit de la protection du climat, cela n’a rien à voir avec le colonialisme. Les arbres favorisent le climat car ils stockent le dioxyde de carbone nuisible au climat. Ce n’est qu’avec des investissements dans d’autres parties du monde que le climat peut être efficacement protégé", a commenté Christian Lindner qui s'en prend directement aux financements gigantesques pour promouvoir l'électricité renouvelable en Allemagne.

Il est vrai que ces milliards (qui sont des financements publics, rappelons-le, et souvent à destination des entreprises privées), ou en tout cas une partie, pourraient effectivement servir à la sauvegarde et à la création d'immenses zones forestières dans des pays touchés par la déforestation. L'effet serait également bien plus rapide pour le climat que la promotion sur le long terme d'un moyen de production d'électricité qui reste sujet, encore aujourd'hui, à débat vis-à-vis de la pertinence de ses installations (énergie, transport et matériaux nécessaires à leur fabrication et implantation souvent nettement plus élevée que ce qu'elles peuvent fournir par la suite).

Saône-et-Loire : Montmort : Éoliennes : « La fin d’un combat d’une dizaine d’années »





Dans un arrêté en date du 14 août, le secrétaire général de la préfecture de Saône-et-Loire a rejeté la demande d’implantation de quatre éoliennes à Montmort. Un soulagement pour les associations qui se battaient contre le projet. 


« Que de temps perdu pour l’administration et pour nous. C’est un boulot de bénévole de six heures par jour. » Olivier Dubar, le président de l’association locale Vent du Sud Morvan est « soulagé ». L’arrêté du secrétaire général de la préfecture de Saône-et-Loire, en date du 14 août, rejette la demande d’implantation de quatre éoliennes dans le village de Montmort. « C’est la fin d’un combat d’une dizaine d’années. La préfecture reprend tous les arguments que nous énoncions depuis quelques années », affirme le président de l’association.


Dans l’arrêté, le représentant de l’État considère que « le projet présente, notamment dans sa phase chantier, un risque de pollution des eaux souterraines ». Il rappelle que le commissaire enquêteur a émis un avis défavorable, motivé notamment par « la simulation des niveaux sonores qui n’a pas pris en compte le vent portant du sud et l’absence de proposition de solutions pour éviter ou réduire les impacts du projet sur le lieu-dit des Tailles-Malades, où vit un enfant autiste »...

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Lire : 
Saône-et-Loire : Victoire à Montmort !!!
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Presse :








Saône-et-Loire : Premiers coups de pioche pour le parc éolien de La Chapelle au Mans 😡


http://www.info-chalon.com/article/
media/images/000000MAI2018/B_2.jpg

Située entre Gueugnon et Bourbon Lancy, la commune de la Chapelle au Mans vit à l’heure des travaux. Il s’agit, route de Chalmoux, d’aménager le terrain qui, prochainement, accueillera quatre éoliennes.

Alors que le préfet vient d’annuler le projet de Montmort, à quelques kilomètres de là, celui de la Chapelle démarre. L’entreprise Pascal Guinot Travaux Publics, dans un premier temps met la voirie d’accès, un peu plus de deux kilomètres, en capacité d’accueillir les poids lourds qui vont acheminer le béton pour construire les massifs de réception des éoliennes, puis ensuite amener les pylônes sur le site.

Une fois achevée cette tranche se composera de quatre éoliennes Nordex de 3,6 MW chacune. Les pylônes culmineront à 112 m d’altitude et les pales d’une longueur de 65,5 m. 

Pour un investissement total de 18 millions d’euros, ce projet de parc éolien permettra à la commune de La Chapelle-au-Mans d’économiser 10 523 tonnes d’émissions de CO2 par an et de produire environ 35 000 MWh/an, soit la consommation d’environ 10 000 foyers. La Communauté de communes, le département de Saône et Loire, et la Région Bourgogne-Franche-Comté percevront des recettes fiscales liées aux éoliennes. La commune de La Chapelle-au-Mans projette de réinvestir ses recettes dans plusieurs projets : non augmentation de la fiscalité, réfection de la chaussée, re-dynamisation du village, tourisme autour du parc éolien. 

Vienne : Loudun : Éolien: le point sur les projets avec l'association Para Vent

https://www.centre-presse.fr/article-621687-eolien-le-point-sur-les-projets-avec-l-association-para-vent.html

Où en sont les dossiers d'éoliennes sur le Loudunais? Le point avec Para Vent, une nouvelle association de La Grimaudière créée par des habitants.



Une nouvelle association est née à La Grimaudière : Para Vent. « Elle n'a d'autres soucis que d'avertir les gens sur les inconvénients que peut apporter la construction d'éoliennes sur le territoire, en particulier sur la commune », explique sa présidente, Lydie Moine, également conseillère municipale. Elle est farouchement opposée à l'arrivée d'éoliennes sur la commune. « Pour l'instant rien n'est fait », avait affirmé le maire, Claude Sergent, en décembre, puis en janvier lors des voeux à la population.

Mais l'association veut des garanties et une réunion publique si les choses devaient aller plus loin. L'objet de l'association est la protection de l'environnement et du patrimoine bâti ou non, la défense du cadre de vie et de la sécurité des habitants et évidemment de « lutter contre tout projet d'installation nuisible, susceptible d'impacter la qualité de vie, voire la santé des riverains et contre la dépréciation du patrimoine immobilier ».

Plusieurs sociétés ont démarché

Elle veut en complément s'assurer qu'un dialogue existe entre les élus, les habitants et les différents acteurs potentiels. « Il faut impérativement favoriser l'échange d'informations en cas de projet, éolien ou autre, ayant un impact environnemental ».

Plusieurs sociétés sont intervenues sur le secteur (ex-canton) de Moncontour (Valorem, Eurocap Energie) pour solliciter l'accord des communes sur la mise en place d'une étude puisqu'il faut l'accord du conseil municipal avant toute chose.
À ce jour, Moncontour a voté non pour l'étude; Mazeuil n'a pas été sollicitée; La Chaussée et La Grimaudière ont été approchées mais n'ont pas encore mis en délibération; les communes d'Angliers, Aulnay, Craon, Martaizé et Saint-Jean-de-Sauves ont accepté d'engager l'étude.

Cette étude peut durer plusieurs années. Des démarches sur le foncier auprès des propriétaires sont en cours pour certaines communes ayant accepté l'étude. Des appareils de mesure du vent vont être installés.

Il faut noter que la DRAC (Direction régionale des Affaires culturelles) aura aussi son mot à dire. Certaines communes sont également situées en zones protégées au niveau environnemental, faune et flore, notamment avec l'outarde canepetière (certaines communes sont en zone Zico ou Znief); l'hélistation de La Chaussée - répertoriée par la DGAC (Direction générale de l'aviation civile) pourrait également peser dans la balance.

Ils ont dit

> Le président du Département, Bruno Belin, lors de sa visite
à La Grimaudière en juillet, a rappelé sa position: « Je ne suis pas contre les éoliennes mais pas dans n'importe quelles conditions. » 

> Joël Dazas, président de la communauté de communes du Pays loudunais (CCPL), a déjà été interpellé. La fiscalité unique implique que les revenus d'une implantation reviendraient à la CCPL. « Le sujet des énergies renouvelables est important et sera débattu en conseil communautaire, de même que la décision de redonner ou non un pourcentage aux communes. Cela mérite une grande réflexion et ça se fera dans les mois à venir. »


Pays-de-la-Loire : l'île d'Yeu : Le projet d'éoliennes inquiète les habitants



Lundi 13 août, le collectif anti-éolien Yeu vent debout a organisé une réunion à Saint-Sauveur, la première en période de vacances scolaires.

Ils étaient plus de 160, lundi 13 août, à assister une réunion organisée par Yeu vent debout, collectif anti-éolien pour aborder le sujet d'une centrale éolienne qui en regrouperait une soixantaine. L'inquiétude était palpable dans la salle. Avant d'aborder les modalités d'action, le projet a été présenté. « Nous sommes ici pour décortiquer tous les éléments de ce dossier, afin de sensibiliser et de mobiliser », a expliqué Olivier Voisin, fondateur et administrateur de Yeu vent debout.


Pour l'occasion, un conférencier était présent pour préciser les risques de ce projet : « Nuisances sonores, catastrophe maritime (à cause du passage rendu étroit, pour les pétroliers, entre Saint-Nazaire et l'Île d'Yeu), dégâts sur la faune et la flore... Des risques pris en compte puisque des compensations sont d'ores et déjà prévues. »

Présents, Sébastien Arnaud, patron pêcheur du Bad boy et Bernard Martin, ancien président du comité local des pêches, ont d'ailleurs témoigné : « 68 marins-pêcheurs de l'île ont signé la pétition pour faire cesser le projet. Ils craignent la perte de leur territoire, la cessation de leurs activités. »

Enjeux politiques et financiers

L'État souhaite porter la part des énergies renouvelables à 32 % de la consommation en 2030. Or, « prendre en compte les retours sur expériences, comme celle des Allemands qui abandonnent aujourd'hui l'éolien, favoriserait des solutions, moins coûteuses et plus efficaces, d'un point de vue écologique », a remarqué un intervenant. En effet, cette énergie secondaire fonctionne par intermittence. Impossible à stocker, elle doit être complétée par des énergies fossiles émettant du CO2 et ne remplace pas les centrales nucléaires.

La volonté de la municipalité de créer des emplois (60 à 80 postes promis) a été relevée, mais le conférencier « s'est interrogé sur les qualifications requises et si elles ne sont pas trop drastiques pour le recrutement des Islais ».

Les recettes représenteraient un bénéfice non négligeable : 680 000 € par an. La taxe éolienne rapportera également de l'argent au comité régional des pêches (20 %), au comité national des pêches (15 %), à des associations oeuvrant pour la biodiversité (10 %) et à la SNSM nationale (5 %).

Alternatives et recours

Enfin, un organisateur a déploré « la totale négation de la parole citoyenne ». Avant même de revenir sur le climat tendu de l'enquête, les voix se sont justement élevées dans l'assistance pour demander les alternatives. Parmi celles évoquées : un parc éolien flottant.

Depuis, le résultat de la commission d'enquête publique est tombé : favorable. En attendant la décision du préfet, les anti-éoliens vont suivre les travaux de la commission d'enquête parlementaire et multiplier les recours.

Renseignements : www.neny-stop-offshore.com

jeudi 23 août 2018

Côtes d'Armor : Plumieux : La Plum’au vent. Les adhésions ouvertes

Les membres de La Plum’au vent, fin juin, lors de la présentation de l’association au député Marc Le Fur.
© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/plumieux/la-plum-au-vent-les-adhesions-ouvertes-22-08-2018-12057981.php#kWO4OcgQpPLFUyxO.99
https://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/plumieux/la-plum-au-vent-les-adhesions-ouvertes-22-08-2018-12057981.php

La nouvelle association La Plum’au vent, qui se bat contre l’implantation d’éoliennes sur le territoire de la commune, a été enregistrée à la préfecture, vendredi 17 août.

Elle enregistre, d’ores et déjà, les adhésions. Coût : 3 € pour l’année 2018/2019, avec validité jusqu’au 31 juillet 2019. Les personnes qui désirent soutenir l’action de l’association recevront en priorité les informations de La Plum’au vent. Ils pourront participer aux réunions si elles le souhaitent… etc.
Les cartes d’adhésions sont disponibles auprès des sympathisants et des membres du conseil d’administration. Le conseil se compose de Jean-Pierre Clément, Céline Petit, Fernand Le Roy, Bernard Le Gall, Philippe Duval, Marie Le Gall, Jean-Marc Morel, Marie-Claire Urvoy, Jean-Claude Lorans, Gildas Baron, Marie-Annick Louesdon, Paul Launay, Christian Quinio, Sylvie Laubé, Daniel Oréal, Bruno Laubé, Jacques Cordon et Gareth Freeman.


À savoir
La première permanence du commissaire enquêteur sur le projet éolien de Ker Anna se tiendra ce lundi 27 août, de 9 h à 12 h, à la mairie de Plumieux.



Ardennes


Bonjour à toutes & tous,

Veuillez trouver ci-joint une invitation a passer une journée festive 
autour d'un pique-nique citoyen.
Les membres de votre famille et vos amis seront les bienvenus.
Comptant sur votre présence.
A bientôt.



Note d'actualité sur l'évolution des factures d'électricité en France et en Allemagne.

- France :
Plusieurs médias français ont fait état en août "d'une première étude d'Eurostat " indiquant que le prix de l'électricité pour les ménages français était plus élevé que dans quinze pays de l'Union Européenne . La conclusion de ces médias était que le nucléaire français, produisant la plus grande partie du courant, perdait de sa compétitivité puisque dans plus de la moitié des nations de l'UE, l'électricité était devenue moins chère que chez nous.

Cette "première étude d'Eurostat" (Eurostat est le service de statistiques de l'Union Européenne) est en fait un résumé du tableau public des prix de l'électricité d'Eurostat "nrg_pc_204", publié et mis à jour chaque semestre depuis une dizaine d'années. Il est exact que les familles de seize pays de l'UE , et non quinze, payent leur kWh moins chère qu'en France. Ce n'est pas nouveau.Il s'agit pour la plupart des pays de l'Est européen additionnés de la Grèce. Les factures d'électricité conviennent à un niveau de vie nettement plus bas que chez nous. Une augmentation du prix du courant, il y a quelques années en Bulgarie a provoqué des émeutes et la chute du gouvernement.
Ces seize pays représentent moins de 140 millions d'habitants sur les 510 millions de l'UE. Presque les 3/4 des autres Européens payent donc leur courant plus cher qu'en France.
L'important n'est pas là. En 2017, les ménages français payaient leur kWh de 16 à 17% moins cher que la moyenne européenne. Mais en 2010, ils le payaient 31% moins cher. Que s'est-il passé? On pourra se reporter à notre Lettre d'octobre 2017 intitulée "La politique française de l'électricité. les faux pas" (sur www.geopolitique-electricite.com ). En deux mots : les données d'Eurostat et de la Commission de Régulation de l'Energie indiquent, qu'hors inflation, les factures françaises ont cru de 21% de 2010 à 2016. La part due à la production (hors subventions des renouvelables) est restée constante (29% des factures). Le nucléaire n'y est donc pour rien. Par contre les taxes ont bondi, surtout du fait des aides aux renouvelables et représentent désormais 35% des factures. L''acheminement (transport et distribution,30% des factures) a augmenté aussi. Désormais près du tiers des investissements du transport sont dus, comme le dit excellemment notre Réseau de Transport d'Electricité (RTE) "à l'adaptation à la transition énergétique" , bref en grande partie liée aux renouvelables. Il est exact que la France perd progressivement ses prix attractifs dus au nucléaire. La raison n'est pas une perte de compétitivité de ce dernier, mais les aides aux renouvelables.

- Allemagne : (données provenant d'Eurostat)
L'Allemagne est désormais , depuis le second semestre 2017 le pays de l'Union Européenne où le kWh pour les ménages est le plus cher : 30,48 centimes d'euros (le double du prix français) contre 30,10 centimes au Danemark, son grand rival dans le domaine.Il est vrai que pour résoudre les questions d'intermittence , l'Allemagne entretient un parc électrique hypertrophié, alors que le petit Danemark compte sur les capacités électriques de ses voisins, dont l'Allemagne pour compenser les sautes de vent... Sigmar Gabriel, lorsqu'il était vice-chancelier allemand , avait réformé l'Energiewende (la transition énergétique locale), en indiquant qu'il parviendrait peut-être à stabiliser les prix, mais pas de les diminuer. C'est perdu... L'Allemagne, le Danemark, et probablement l'Australie du Sud, ont les prix les plus élevés de l'électricité au monde, pour les nations avancées. Les parts des renouvelables intermittents (solaire et éolien) y sont aussi les plus élevées. Comme dit le média financier Forbes "pourquoi les renouvelables si bon marché donnent-elles de l'électricité si chère"?

Lionel Taccoen

Directeur de la Lettre "Géopolitique de l'Electricité"

Transition énergétique : en Occitanie, le Collectif TNE-OE passe à l’offensive

https://www.contrepoints.org/2018/08/22/323018-transition-energetique-en-occitanie-le-collectif-tne-oe-passe-a-loffensive?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=0324256578-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-0324256578-113970649&mc_cid=0324256578&mc_eid=7562c94020

Par Bruno Ladsous

Contre l’éolien subventionné et destructeur des paysages, la mobilisation prend de l’ampleur en Occitanie.


La Région Occitanie, comme toutes les Régions, doit élaborer un Schéma Régional Aménagement Développement Durable et Égalité des Territoires (SRADDET). Celui-ci comporte un volet énergétique qu’elle a appelé REPOS 2050. Inspiré du scénario Negawatt 2050 soutenu par les opérateurs éoliens, ce scénario est fondé sur la surproduction d’électricités intermittentes, à base d’éolien terrestre (cinq fois plus qu’en 2016) et flottant (en plein milieu du parc marin du Golfe du Lion) ainsi que de photovoltaïque, plus du bois-énergie.

OCCITANIE RÉGION SATURÉE

Et ce dans un contexte où la région Occitanie est saturée : 1100 machines autorisées, dont déjà 700 en exploitation, concentrées dans les zones montagneuses rurales y compris des parcs naturels régionaux. Au sein de ces parcs devenus de moins en moins naturels, les conflits d’intérêt sont de plus en plus évidents entre d’un côté cet éolien intrusif et destructeur, de l’autre le développement et l’attractivité de nos territoires ruraux. Le « cinq fois plus d’éolien terrestre » de la Région a été vécu comme une provocation envers les victimes existantes et futures de ce projet.

Une nouvelle manière de lutter contre l’invasion éolienne : devenir force de propositions et communiquer sur ces propositions.

L’activité de l’Occitanie ne se limite pas à Airbus, et REPOS menace les grandes forces de la région que sont les activités agricoles et rurales ainsi que le tourisme. Préserver la biodiversité, les paysages et le cadre de vie, la santé et le bien-être, ainsi que le climat social dans nos villages, est un enjeu essentiel.

CONTRE LA DESTRUCTION DE L’ENVIRONNEMENT

C’est pourquoi 160 associations se sont regroupées, par-delà leurs différences d’origines et de convictions, au sein d’un Collectif régional : TNE-OE (Toutes Nos Énergies Occitanie Environnement).

Convaincu que la transition énergétique ne peut se fonder sur la destruction de notre environnement, le Collectif TNE-OE a élaboré, chiffré puis mis sur la table un programme alternatif appelé REPÒSTA, affichant dès son préambule que pour être réussie la transition énergétique doit se réaliser dans le respect des gens et des territoires qu’ils habitent et qu’ils font vivre. Cette transition est donc autant environnementale qu’énergétique.

LA SOLUTION DE LA GÉOTHERMIE

REPÒSTA encourage l’objectif de diviser par 2 la consommation d’énergie, mais demande à ce que soit vérifiée la capacité financière de la Région à accompagner les choix des ménages et des entreprises (isolation des logements, arbitrages individuels sur le mode de chauffage …). REPÒSTA propose des choix d’énergies renouvelables compatibles avec le respect des milieux naturels et le développement de l’attractivité des espaces ruraux, tout en associant les habitants. Concrètement, REPÒSTA met l’accent sur la géothermie, l’hydraulique et les micro-réalisations locales, sans oublier le photovoltaïque ainsi que le bois-énergie sans surexploiter la forêt.

DÉBAT PUBLIC ORGANISÉ

Afin d’encourager un Conseil de Région – qui communique beaucoup sur son scénario mais évite soigneusement la confrontation « projet contre projet » à discuter avec la société civile, TNE-OE a organisé un débat public le 30 mai 2018 à Mazamet (Tarn), dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) : lors de ce débat labellisé par la commission nationale du débat public (CNDP), la présidente de Région a enfin fait savoir qu’elle était prête à ouvrir une discussion.

Les discussions avec la Région s’ouvriront à la rentrée : TNE-OE en rendra compte à l’opinion.


Dans l'Orégon cet été

Une éolienne a pris feu dans un Parc éolien au sud d'Arlington, dans l'Oregon cet été. Le résultat fut un feu de forêt et de prairies de 2 hectares en dessous.