Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

lundi 26 février 2018

Académie des Beaux-Arts : Livre Blanc "Les Eoliennes" (2007)

http://www.academiedesbeauxarts.fr/actualites/eoliennes.php

LES ÉOLIENNES

Rapport du groupe de travail de l’Académie des Beaux-Arts 2007

Devant les polémiques nourries qui se sont développées à propos de l’implantation des groupes d’éoliennes, l’Académie des Beaux-Arts a décidé d’émettre un avis.


Pour cela, elle a organisé un débat qui s’est déroulé pendant plusieurs mois, ce qui a permis de connaître l’avis des défenseurs des éoliennes mais aussi de leurs détracteurs. Membres de l’Académie des Beaux-Arts, de l’Académie de Médecine, Président du Syndicat des énergies renouvelables, Président de la ligue Urbaine et Rurale, Directeur des Energies nouvelles au Ministère de l’Economie… l'Académie a recueilli et confronté les réflexions des principaux acteurs du débat autour du développement de l’éolien industriel.

Un rapport général regroupe les avis de ces différentes personnalités. De ces débats, il ressort qu’il serait impératif de prononcer un moratoire sur ce sujet qui pourra donner le temps de formuler des exigences précises et définitives avant de permettre toute nouvelle implantation d’ensemble industriel de ce type.

Groupe de travail dirigé par M. Michel FOLLIASSON,
Membre de la section d’Architecture de l’Académie des Beaux-Arts

constitué de :
MM. Roger TAILLIBERT, Yves BOIRET, Claude PARENT, Guy de ROUGEMONT,
Antoine PONCET, François-Bernard MICHEL, membres titulaires de l’Académie des Beaux- Arts
MM. Robert CHAUVIN et Robert WERNER, correspondants de l’Académie des Beaux-Arts

SOMMAIRE
1 - Historique et inventaire
Jean François COLLIGNON
Appendice : Principaux textes législatifs et réglementaires
2 - Les Energies et les ressources renouvelables
Michel HUG
3 - Les Eoliennes – Avantages
André ANTOLINI
4 - Les Eoliennes – Inconvénients
Alain BRUGUIER
5 - Eoliennes et Paysage
Claude PARENT
6 - Les Eoliennes, belles comme Crésus
Marcel BOITEUX
7 - L’Energie du vent
Yann ARTHUS-BERTRAND
8 - Les Eoliennes et la santé publique
Pr. Claude-Henri CHOUARD
9 - Les Eoliennes et le patrimoine
Christian PATTYN
Appendice : Liste des associations signataires
10 - Les Eoliennes et les Finances Publiques
Henri PRÉVOT
11 - Frénésie éolienne, le chant des sirènes
Didier WIRTH
12 - Conclusion de l’Académie des Beaux-Arts
13 - En guise d'appendice... quelques suggestions pour demain, à la lumière d'hier
Claude PARENT

Le rapport complet 

Extraits

Les éoliennes. Avantages par André ANTOLINI Président du Syndicat des Energies Renouvelables Vice-président de World Wind Energy Association (W.W.E.A) 
En d’autres termes, les éoliennes ne défigurent pas le paysage, elles figurent le développement durable… Voilà ce qui les rend acceptables, acceptées … et belles. 😠
Les qualités esthétiques d’une éolienne sont aujourd’hui presque unanimement reconnues, notamment par les enfants qui expriment leur fascination pour ces nouveaux moulins. 

Les éoliennes. Inconvénients par Alain BRUGUIER Président de la Fédération nationale Vent de Colère
S’il est indispensable de se soucier des paysages, ce n’est pas seulement cette raison qui doit nous conduire à refuser l’éolien industriel où que ce soit et quelle que soit l’échelle des parcs envisagés : la concentration des nuisances induite par le regroupement des éoliennes n’en réduit pas l’intensité, bien au contraire ! Mais surtout, la dispersion ou le regroupement des éoliennes ne changent absolument rien à leur inutilité énergétique ni à leur coût intolérable pour l’Etat, le consommateur d’électricité et le contribuable.

Eoliennes et Paysage par Claude PARENT Membre de la section d’Architecture Dans les temps les plus anciens, en effet, les divinités inspiraient les constructions hors normes. A leur service, en leur honneur furent bâties le Parthénon et les cathédrales qui écrasaient les maisons et les masures mais glorifiaient la suprématie divine. Le symbole était sacré. Le hors d’échelle cependant très localisé portait en lui l’espérance et la foi d’un peuple entier. Il était légitimé. Aujourd’hui le Dieu dollar, par des tours plus extravagantes les unes que les autres, a détruit gaillardement le milieu urbain ; les architectes domptés s’inclinent en rivalisant d’esthétique pour inscrire le fric dans le ciel de nos villes. La guerre de l’urbain est perdue. C’est à la génération qui vient de refuser que s’implante en milieu rural, préservé jusque là, ces machines tournantes géantes qui défient l’horizon, encombrent le ciel, s’attaquent à la notion même du vide pour inscrire de la façon la plus totalitaire qui soit le signe impératif du mariage de la technologie et de l’économie. Mon Dieu, que nos dieux se sont vulgarisés tout d’un coup. Pourtant nous sommes avertis, on a su l’échec de Babel, on connaît le culte du Veau d’or. Il nous reste ce ciel encore vide au dessus de nos têtes. Les avions ne font que le traverser, les satellites aussitôt lancés le quittent, gardons le libre encore, libre de ces éoliennes qui nous sont tellement étrangères et qui, une fois leur mauvais coup fait, deviendront inutiles. Ne faisons pas confiance à l’économie triomphante pour nettoyer les traces de ces délits. Elle nous abandonnera ces carcasses géantes pour crime d’obsolescence et d’absence de profit. Que pourra t’on faire sinon d’en dépolluer le paysage.

Les éoliennes, belles comme Crésus par Marcel BOITEUX Membre de l’Académie des Sciences Morales et Politiques 
Moralité : le développement actuel des éoliennes doit trouver une autre justification qu’économique ou écologique. Embellir le paysage ? Ce semble être un avis non partagé. Eviter à due proportion une production d’énergie nucléaire (qui, elle, évite vraiment l’effet de serre) ? C’est peut-être là l’explication de la sollicitude coûteuse dont bénéficie l’industrie des éoliennes. Mais à supposer que ce soit le cas, il y avait quand-même des solutions moins néfastes aux paysages et aux consommateurs, dussent quelques nouveaux Crésus en souffrir.

L’Energie du vent par Yann ARTHUS-BERTRAND Membre de la section de Photographie 
L’énergie du vent, à condition qu’on demande leur avis à ceux qui accueilleront chez eux ces grands moulins, nous offre un avenir que d’autres énergies nous refusent. Le développement durable ne peut se faire qu’avec les gens.

Les éoliennes et la santé publique par le Professeur Claude-Henri CHOUARD Membre de l’Académie nationale de Médecine Ancien Chef du Service ORL de l’Hôpital Saint-Antoine Professeur Emérite des Universités 
En attendant les résultats de ces études, l’Académie recommande aux pouvoirs publics que dès maintenant : 
● à titre conservatoire soit suspendue la construction des éoliennes d’une puissance supérieure à 2,5 MW situées à moins de 1500 mètres des habitations. 
● l’article 98 de la loi du 2 juillet 2003 soit modifié comme il se doit, pour que les éoliennes, dès qu’elles dépassent une certaine puissance, soient considérées comme des installations industrielles et que leur implantation soit désormais soumise à une réglementation spécifique tenant compte des nuisances sonores très particulières qu’elles induisent.

Les éoliennes et le patrimoine par Christian PATTYN Ancien Directeur du Patrimoine (Ministère de la Culture) Président de la Ligue urbaine et rurale
Les associations nationales, reconnues d’utilité publique, de défense du patrimoine bâti et paysager, 
● constatant avec inquiétude la multiplication anarchique des projets d’éoliennes sur notre territoire, 
● constatant que les lois et règlements existants pour la protection et la mise en valeur de notre patrimoine bâti et paysager se révèlent totalement inadaptés face aux caractéristiques de ces machines, 
● constatant que le débat public avec les habitants n’a souvent pas lieu, ou qu’il l’est sans qu’une information suffisante, impartiale et transparente, soit donnée, 
● constatant que, dans ces conditions, les projets font se déchirer les communautés d’habitants, faute d’avoir fait monter la connaissance et la compétence tant chez les élus que parmi la population, 
● constatant que les promoteurs des projets mettent en exergue le caractère non polluant et conforme au « développement durable » de leurs installations sans tenir compte de ce qu’est réellement le développement durable, 
● constatant que de nombreux projets sont montés avec une ampleur volontairement limitée de façon à pouvoir bénéficier d’avantages financiers, 
● constatant que les montants financiers en jeu perturbent les jugements individuels et aveuglent les esprits des responsables municipaux ou des propriétaires de terrains ; fortes de leurs dizaines de milliers d’adhérents attachés à la protection du patrimoine bâti et paysager, affirment que, en matière d’environnement et de développement durable, la préservation des paysages est un objectif majeur et non une contrainte, et que la réduction des émissions de gaz à effet de serre doit passer avant la production d’électricité à partir de sources renouvelables ...
... en matière d’environnement et de développement durable, la préservation des paysages est un objectif majeur et non une contrainte, et que la réduction des émissions de gaz à effet de serre doit passer avant la production d’électricité à partir de sources renouvelables
... que les préfets prennent mieux en compte les avis des services déconcentrés de l’Etat et qu’aucun projet ne soit autorisé si ceux-ci ont émis des avis défavorables ;
... que les projets d’éoliennes soient considérés comme des installations industrielles et traitées comme telles.

dimanche 25 février 2018

Archives 2014 : "Parcs éoliens et de la santé"

http://cochondingue.telequebec.tv
/media/eolienne.gif
http://www.epaw.org/documents/Parcs%20%E9oliens%20et%20de%20la%20sant%E9.pdf

par Alun Evans Professeur émérite Belfast 
http://principia-scientific.org/wind-farms-and-health.html/?utm_campaign=newsletter_april_3_2014&utm_medium=email&utm_source=newsletter

ARCHIVES du 06/04/14 : 

Recommandations ( traduction rapide J.L. Butré EPAW)


Il y a des effets néfastes graves liés à la pollution de bruit généré par les éoliennes. Il est essentiel que les distances de séparation entre l'habitat humain et éoliennes soient augmentées. Il y a un consensus international pour une distance de séparation de 2 km, en effet certains pays optent pour 3 km. La recommandation actuelle sur la distance de séparation est basée sur ETSU -R- 97 et est manifestement périmée. Elle ne concerne que les petites turbines de cette époque. La taille considérablement accrue des turbines d'aujourd'hui signifie que la recommandation actuelle sur la séparation de la turbine est nettement insuffisante.

Selon le récent rapport de l'Organisation mondiale de la Santé, «Lignes directrices pour l'Europe concernant le bruit durant la nuit» [ 1 ] , le bruit ambiant est en train de devenir l'un des principaux problèmes de santé publique du XXIe siècle. Il est constaté que, «Beaucoup de gens doivent adapter leurs vies pour faire face au bruit nocturne», et les jeunes et les personnes âgées sont particulièrement vulnérables.


Cas d’une éolienne 

C'est parce que l'audition chez les jeunes est plus aiguë et que, chez les personnes âgées, la perte d'audition de fréquences sonores les plus hautes, ils sont rendus plus sensibles aux effets des sons de basse fréquence. C'est une caractéristique particulièrement gênante du bruit généré par les éoliennes en raison de sa nature impulsionnelle, intrusive et incessante. Une étude récente de cas-témoins menée autour de deux parcs éoliens en Nouvelle-Angleterre a montré [ 2 ] que les sujets vivant à 1,4 km d’une éolienne industrielle avaient un sommeil moins bon, restaient somnolents pendant la journée, et ont obtenu des résultats inferieurs au « test SF36 « qui mesure la composante mentale, par rapport à ceux qui vivent à plus de 1,4 km.

L'étude a démontré une corrélation fortement significative entre les troubles du sommeil et les problèmes de santé rapportés dans ceux qui résident à proximité des éoliennes industrielles. Les principaux effets néfastes sur la santé causés semble être due aux troubles résultant à la privation de sommeil avec comme principaux coupables identifiés le bruit élevé dans le champ auditif, et le bruit des basse fréquences, en particulier des infrasons. 
Ceux-ci sont inaudible dans le sens conventionnel, et ils se propagent à de grandes distances et pénètrent à l’intérieur même des maisons ou ils peuvent être amplifiés. Il s'agit d'un problème particulier la nuit, dans les milieux ruraux tranquilles les plus favorables pour l’installation de parcs car les infrasons persistent longtemps après que les fréquences les plus élevées aient été dissipées. 

Le sommeil est une nécessité physiologique et ceux qui en sont privés sont vulnérables à une variété de problèmes de santé [ 2,3 ]. Les maladies cardiovasculaires en particulier dans laquelle le bruit nocturne est un facteur important [ 4 ] . La privation de sommeil chez les enfants est associée à une augmentation de poids corporel [ 3,5] , qui est connu pour continuer plus tard dans la vie, et qui les prédispose aux maladies des adultes. C'est pourquoi «Encourager plus de sommeil " pour prévenir l'obésité chez les enfants est un objectif intéressant dans la campagne actuelle de l'Agence de la santé publique. 

La privation de sommeil provoque aussi des troubles de la mémoire parce que les souvenirs sont normalement renforcés dans la phase de sommeil tardif (lors du mouvement rapide des yeux) ; encore une fois, ce sont les jeunes et les vieux qui sont les plus touchés. La privation de sommeil est associée à un risque accru de développer une gamme de maladies chroniques, notamment le diabète de type II , le cancer (par exemple des poumons avec le travail posté [ 6 ] ) ,les maladies [ 7,8 ] et les insuffisance cardiaques [ 9 ] . Bien que la qualité de ces données soient diverses , celles concernant l'insuffisance cardiaque rapportées récemment dans l'étude HUNT [ 9 ] sont assez robustes car elles ont comme base 54 279 Norvégiens qui étaient indemnes de cette maladie (hommes et femmes âgés de 20-89 ans) . Un total de 1412 cas d’insuffisance cardiaque se sont développés sur un suivi moyen de 11,3 ans. Une relation liée à la quantité a été observée entre le risque de maladie et le nombre des symptômes de l'insomnie signalés : 
i) une difficulté à initier le sommeil ; ii ) La difficulté de maintien du sommeil ; et iii ) le manque de sommeil réparateur. 

Les ratios concernant les risques sont : '0 ' pour aucun d'entre eux ; '0 .96 ' Pour un ; 0,35 '1 ' pour deux ; et, '4 .53 ' pour trois; cette atteinte réalisée au niveau de 2%. Cela signifie qu'un tel résultat pourrait avoir lieu une fois par hasard si l'étude devait être répétée 50 fois, l'importance est classiquement admise au niveau de 5%. 

Une autre étude récente importante est celle de MORGEN qui a suivi près de 18 000 hommes et femmes néerlandaises, au départ de plus de 10-14 ans, sans maladie cardiovasculaire [ 8 ] . Dans la période suivie, il y a eu t 607 événements: Infarctus fatal, infarctus du myocarde non fatal et AVC. Un sommeil adéquat, défini comme au moins de sept heures, était un facteur de protection qui a augmenté les avantages conférés par l'absence de quatre facteurs de risque cardiovasculaire traditionnels. Par exemple un de sommeil suffisant est équivalent protège autant que de pas de fumer de cigarettes. Étant donné que le tabagisme est le facteur de risque pour les maladies cardiovasculaires, ce résultat est frappant. Les conclusions sont construites sur les études précédant l'étude MORGEN [ 7 ] . Il semble qu’un sommeil adéquat est important pour la protection contre une gamme de maladies cardio-vasculaires qui surviennent lorsque les artères de différentes tailles sont compromises : les grandes, (les cérébrales et les coronaires) les artères de en cause dans les crises cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux, et les petites artères (artérioles) dans l'insuffisance cardiaque.

Toutes ces études partagent la même faiblesse que celles qui sont « d'observation » par opposition à celles qui sont «expérimentale» et, à ce titre, leurs résultats ne constituent pas une «preuve ». Nous avons maintenant la preuve par étude expérimentale menée chez des volontaires humains qui montre que la structure d'un large éventail de gènes est affectée par la privation de sommeil d'assez courte durée [ 10 ] . Ceci pourrait être la clé pour comprendre pourquoi les effets sur la santé de la privation de sommeil sont si diverses. Cela pourrait également faire la lumière sur le « syndrome des aérogénérateurs, « un ensemble de symptômes qui incluent des troubles du sommeil, fatigue, maux de tête, des étourdissements, des nausées, des changements d'humeur et incapacité à se concentrer [ 11 ] . Dans cette condition, les infrasons sont un agent causal probable.

Ce groupe a maintenant montré dans une autre étude de petite taille que le sommeil de mauvaise qualité désynchronisé de l'horloge circadienne centrale, a un effet beaucoup plus important sur la régulation circadienne du « transcriptome » humain (c’est à dire, une réduction du nombre de transcriptions circadiens de 6,4% à 1 % et des changements au cours du temps de 34% des transcriptions) [ 12 ] . Cela peut expliquer les raisons du grand excès d'événements cardiovasculaires associés au travail par quarts trouvé dans une méta-analyse de plus de 2 millions de sujets dans 34 études [13]. Les résultats démontrent que toute ingérence dans les habitudes normales de sommeil est nocive pour la santé cardio-vasculaire. 
Le vieux dicton « Ce que vous ne pouvez pas entendre ne vous nuira pas, " n'est malheureusement pas vrai. Il est maintenant reconnu que l'organe de Corti dans la cochlée (oreille interne) contient deux types de cellules sensorielles : une rangée de cellules ciliées internes qui sont responsables de l'ouïe ; et, trois rangées de cellules ciliées externes qui sont plus sensibles aux sons de basse fréquence [ 14 ] . Les infrasons produits par les éoliennes sont transportés par les cellules ciliées externes et transmis au cerveau par les fibres le type II, afférentes. Leur but n'est pas clair car cela entraîne une perturbation du sommeil. Peut-être ont –elles servi une fonction vitale dans notre passé évolutif qui a persisté à notre détriment aujourd'hui? En fait, de nombreux animaux utilisent les infrasons pour la communication et la navigation. Cela pourrait bien avoir une base génétique car c'est seulement une minorité, même si elle est importante, qui en est affecté. 
Cela pourrait bien être le groupe qui est également sensible au mal des transports. 
Schomer et al » ont avancé la théorie que les éoliennes qui augmentent en taille, émettent de plus en plus des infrasons avec une fréquence inferieure à 1 Hz ci-dessous ( CPS ) [ 15 ] . En dessous de cette fréquence, les otolithes dans l'oreille interne réagissent de façon exagérée pour à une minorité de personnes vulnérables qui vont souffrir des symptômes du syndrome des parcs éoliens. Auparavant, on pensait que le cerveau n'était que sous le contrôle des stimuli électriques et biochimiques, mais c’est est une nouvelle preuve qu'il est sensible, en outre, à des stimuli mécaniques [16].

Le problème du bruit des infrasons et de basse fréquence a été bien reconnu dans un rapport par Casella Stanger [ 17 ] , commandé par le DEFRA en 2001, et depuis ignoré : " Pour les personnes à l'intérieur des bâtiments avec les fenêtres fermées, cet effet est exacerbé par les propriétés d'isolation acoustique de l'enveloppe du bâtiment. Les Fréquences moyennes et hautes sont beaucoup plus atténuées que les basses fréquences " et il a poursuivi : «Comme le réseau d'Apondération atténue des fréquences basses en grande quantité, n'importe quelles mesures faites concernant le bruit devraient être avec une ensemble d'instrumentation à linéaire " Il s'est fortement inspiré du rapport Batho DOE de 1990 [ 18 ] . En fait, ces problèmes avaient déjà été élucidés, et les problèmes de mesure abordées dans trois documents par Kelley ( et al) dans les années 1980 [ 19-21 ]. Cette recherche a de nouveau été ignorée ou oubliée et le problème continu à 'être gravement sous-estimé. Lorsque, mesurés à l'aide d'un outil qui peut les détecter, les niveaux d'infrasons et du bruit de basse fréquence perturbent hautement, avec des « niveaux de pression acoustique » plus qu'on ne le pensait possible [ 22 ] .

Il existe un certain nombre d'autres effets indésirables associés à la privation de sommeil. Les Individus fatigués sont plus susceptibles d'avoir des accidents de la route et de se blesser lors de l'utilisation de machines. En outre, les éoliennes peuvent et font causer des accidents par effondrement, rupture de pale, projection de glace, et même incendie. Elles induisent le stress et les troubles psychologiques de d’effet stroboscopique, qui a également des implications pour certains types d'épilepsie et l’autisme. Même le processus de planification actuelle, avec son quasi-absence de consultation, induit du stress, car c’est la confrontation entre les propriétaires fonciers qui souhaitent profiter de la construction des turbines, et leurs voisins qui en redoutent les effets. Enfin, les éoliennes réduisent considérablement la valeur des logements situés à proximité, ce qui a un effet négatif à long terme sur la santé sur leurs propriétaires et de leurs familles [ 23 ] . En plus de cela, un nombre croissant de familles deviennent de plus en plus pauvres par l’augmentation du prix du prix du fuel et par l'escalade des coûts de l'électricité dus aux subventions de l'énergie éolienne. Il est exaspérant que des campagnes de publicité séduisantes actuelles de SSE (Energy Saving Programme) soient soutenues par ces sources. 

« Le bruit des éoliennes » a été publié dans un éditorial du British Médical Journal en 2012 [ 24 ] . Les auteurs ont conclu que « Un grand nombre de preuves existent maintenant pour suggérer que les éoliennes perturbent le sommeil et nuisent à la santé, à des distances et des niveaux de bruit qui sont permises par la plupart des juridictions. " C'est encore le cas aujourd'hui. L’Agence de la santé publique a rejeté cet éditorial comme insuffisant pour un " examen systématique ", ce qui est assez vrai, compte tenu des contraintes du format, mais elle ne tient pas compte au moins d’une excellente, étude systématique récente [ 23 ] . Fait intéressant, cet examen enregistre le fait qu’en 1978, le gouvernement britannique a été reconnu coupable dans une plainte devant l’Europe déposée par le gouvernement irlandais pour avoir 'appliqué cinq techniques, y compris l'imposition de bruit et la privation de sommeil. Ces techniques avaient été utilisée en l'Ulster pour «encourager» les aveux et d'obtenir des informations sur des prisonniers et des détenus. Ces techniques font parti des traitements humiliants et dégradants, à savoir la torture [ 23 ] . 

Au Royaume –Uni, les organismes de santé publique Royaume-Uni s'appuient actuellement sur un document publié en Avril 2013 [ 25 ] . Il a été rédigé par un groupe d’acousticiens de l'Université de Salford , ce qui pose la question de savoir pourquoi un tel groupe a été choisi pour donner des conseils sur les questions de santé. Depuis que acousticiens tirent une part importante de leurs revenus de l'industrie éolienne, leur objectivité scientifique peut être remise en question .ce serait la même chose si l’on demandait à une profession, qui a travaillé en étroite collaboration avec l'industrie du tabac de faire rapport sur la santé.

L'industrie éolienne a parfois agi d'une manière qui n'est pas sans rappeler celle de l'industrie du tabac dans le passé. Récemment, une présentation Powerpoint de Vestas de 2004 a refait surface [ 26 ] démontrant que Vestas savait il y a une dizaine d'années que zones tampons plus sures étaient nécessaires pour protéger les riverains du bruit de l’éolienne. Ils savaient que leurs modèles de bruit d’avant m’implantation étaient inexactes et que et indiquait : « nous savons que le bruit des éoliennes agace parfois les gens, même si le bruit est en dessous des limites de bruit. " Une partie de cela est dû aux méthodes que nous utilisons pour mesurer le bruit. La présentation des données d'amplitude moyenne signifie que 50 % du bruit de crête est déguisé. En 2011, le PDG de Vestas a écrit [ 27 ] à la ministre danoise de l'Environnement en admettant qu'il n'était pas techniquement possible de fabriquer des éoliennes qui produisent moins de bruit. Pourtant, on nous répète que les éoliennes modernes sont plus silencieuses et produisent moins de ILFN or en réalité c’est l’inverse qui se produit [ 28 ] .

Le rapport Salford conclut qu'il existe « des preuves de troubles du sommeil pour des cas assez nombreux, mais pas pour tous. Le poids croissant des preuves associant la privation de sommeil à plusieurs maladies chroniques est totalement ignoré. Les auteurs du rapport ont du mal à nier les effets «directs» de la santé. En termes de prévention la différenciation entre «directe» et «indirecte» n'est pas pertinente : l'introduction d’additifs à bas d’iode pour les vaches laitières pour améliorer leur " performance de reproduction " dans les années 1960 a indirectement conduit à une réduction du goitre endémique chez les humains. Ce fut grâce à la diffusion imprévue de l'iode dans le lait et les produits laitiers [ 29 ] . En 2008, des ingénieurs acoustiques américains émérites, George Kamperman et Richard James ont posé la question [ 30 ] , " Quelles sont les options techniques pour réduire les émissions sonores des éoliennes dans les résidences ? " Ils ont observé qu'il n'y avait que deux options: i ) augmenter la distance entre la source et le récepteur ; ou , ii ) réduire la source de son émission de puissance. Il est généralement admis que plus grandes sont les éoliennes plus les problèmes de bruit sont aggravés [ 29 ] . Ils ont ajouté [ 30 ] qu’aucune des deux solutions n’est compatible avec l'objectif des développeurs de parc éolien qui ont pour objectif de maximiser la production d’électricité d’éolienne dans les terrains disponibles.

Bien que l’association entre la pollution par le bruit et les problèmes de santé peuvent trouver des arguments contraires, et il ya des lacunes dans nos connaissances, la preuve est suffisante pour causer de sérieux doutes quant à sa sécurité. De plus amples recherches, soutenues par un financement adéquat, restent nécessaires. Un gouvernement sage et bienveillant gouvernement devrait s’engager avec une plus grande prudence si sa politique est susceptible ce mettre en péril les droits de son peuple et la santé humaines. Il est essentiel que le « Primum non nocere » , ou «principe de précaution » soit appliqué.

En conclusion, il y a des effets néfastes graves liés à la pollution de bruit généré par les éoliennes. Il est essentiel que les distances de séparation entre l'habitat humain et éoliennes soient augmentées. Il ya un consensus international pour une distance de séparation de 2 km, en effet certains pays optent pour 3 km. La recommandation actuelle sur la distance de séparation est basée sur ETSU -R- 97 et est manifestement périmée. Elle ne concerne que les petites turbines de cette époque. La taille considérablement accrue des turbines d'aujourd'hui signifie que la recommandation actuelle sur la séparation de la turbine est nettement insuffisante.

Références
[1] World Health Organisation. Night noise guidelines for Europe. Copenhagen. 2009. 
[2] Nissenbaum MA, Aramini JJ, Hanning CD. Effects of industrial wind turbine noise on sleep and health. Noise & Health 2012;14: 237-43. 
[3] Basner M, Babisch W, Davis A et al. Auditory and non-auditory effects of noise and health. Lancet 2013, dx.doi.org/10.1016 
[4] Hume KI, Brink M, Basner M. Effects of environmental noise on sleep. Noise & Health 2013:IP 193.171.77.1 
[5] Carter PJ, Taylor BJ, Williams SM, Taylor RW. Longitudinal analysis of sleep in relation to BMI and body fat in children: the FLAME study. BMJ 2011;342:d2712 
[6] Chung SA, Wolf TK, Shapiro CM. Sleep and health consequences of shift work in women. J Women’s Health 2009;18:965-77. 
[7] Hoevenaar-Blom MP, Annemieke MW, Spijkerman AMW, Kromhout D, van den Berg JF, Verschuren WMM. Sleep Duration and Sleep Quality in Relation to 12-Year Cardiovascular Disease Incidence: The MORGEN Study. SLEEP 2011;34:1487-92. 
[8] Hoevenaar-Blom MP, Annemieke MW, Spijkerman AMW, Kromhout D, Verschuren WMM. Sufficient sleep duration contributes to lower cardiovascular disease risk in addition to four traditional lifestyle factors: the MORGEN study. Eur J Prevent Cardiol 2013; doi: 10.1177/2047487313493057. 
[9] Laugsand LE, Strand LB, Platou C, Vatten LJ, Janszky I. Insomnia and the risk of incident heart failure: a population study. Eur Heart J 2013 doi:10.1093/eurheartj/eht019. 
[10] Möller-Levet CS, Archer SN, Bucca G, et al. Effects of insufficient sleep on circadian rhythmicity and expression amplitude of the human blood transcriptome. PNAS 2013; doi/10.1073/pnas.1217154110. 
[11] Pierpont N. Wind Turbine Syndrome: A Report on a Natural Experiment. K Selected Publications, Santa Fe, New Mexico 2009. 
[12] Archer NA, Laing EE, Möller-Levet CS et al. Mistimed sleep disrupts circadian regulation of the human transcriptome. PNAS 2014; www.pnas.org/cgi/doi/10.1073/pnas.1316335111 
[13] Vyas MV, Garg AX, Iansavichus AV et al. Shift work and vascular events: systematic review and meta-analysis. BMJ 2012;345:e4800 doi. 
[14] Salt AN, Lichtenhan JT. Responses of the inner ear to infrasound. IVth International Meeting on Wind Turbine Noise, Rome, Italy April 2011.
[15] Schomer PD, Edreich J, Boyle J, Pamidighantam P. A proposed theory to explain some adverse physiological effects of the infrasonic emissions at some wind farm sites. 5th International Conference on Wind Turbine Noise Denver 28-30 August 2013 
[16] Ananthaswamy A. Like clockwork. New Scientist, 31st August 2013 Pp 32-5. 
[17] Casella Stanger. Report on Low Frequency Noise Technical Research Support for DEFRA Noise Programme (on behalf of DEFRA, Department of the Environment, Northern Ireland, Scottish Executive, National Assembly for Wales). 2001. 
[18] Noise Review Working Party Report (Batho WJS, Chair). HMSO, London 1990. 
[19] Kelley ND, Hemphill RR, Mckenna HE. A methodology for assessment of wind turbine noise generation. Trans ASME 1982;104:112-20. 
[20] Kelley ND, McKenna HE, Hemphill RR, Etter CI, Garrelts RI, Linn NC. Acoustic noise associated with the MOD .. 1 wind turbine: its source, impact, and control. Solar Energy Research Institute, A Division of Midwest Research Institute, 1617 Cole Boulevard, Golden, Colorado USA. February 1985 
[21] Kelley ND. A proposed metric for assessing the potential of community annoyance from wind turbine low-frequency noise emissions. Presented at the Windpower ’87 Conference and Exposition San Francisco, California, October 5-8, 1987. Solar Energy Research Institute. A Division of Midwest Research Institute 1617 Cole Boulevard Golden, Colorado USA, November 1987 
[22] Bray W, James R. Dynamic measurements of wind turbine acoustic signals, employing sound quality engineering methods considering the time and frequency sensitivities of human perception. Proceedings of Noise-Con; 2011, July 25-7;Portland, Oregon. 
[23] Frey BJ, Hadden PJ. Wind turbines and proximity to homes: the impact of wind turbine noise on health (a review of the literature & discussion of the issues). January 2012. http://www.windturbinesyndrome.com/wpcontent/uploads/2012/03/Frey_Hadden_WT_noise_health_01Jan2012.pdf 
[24] Hanning CD, Evans A. Wind Turbine Noise. BMJ 2012: 344 e 1527 
[25] von Hünerbein S, Moorhouse A, Fiumicelli D, Baguley D. Report on health impacts of wind turbines (Prepared for Scottish Government by Acoustics Research Centre, University of Salford), 10th April 2013. 
[27] See attachment to covering email message. 
[28] Møller H, Pedersen CS. Low-frequency noise from large wind turbines. J Acoust Soc Am 2011;129:3727-44. 
[29] Phillips DJW. Iodine, milk, and the elimination of epidemic goitre in Britain: the story of an accidental public health triumph. JECH 1997;51:391-3.
[30] Kamperman GW, James R. The “How To” guide to siting wind turbines to prevent health risks from sound (P 8): http://www.windturbinesyndrome.com/wpcontent/uploads/2008/10/kamperman-james-8-26-08-report-43-pp.pdf


Lire
Comment tester les effets du bruit de turbine à basse fréquence (14 février 2014)*** Dr Mariana Alves-Pereira de l'université lusófona au Portugal, est diplômé en physique, l'ingénierie biomédicale et un doctorat en sciences de l'environnement. Son équipe a fait des recherches sur la maladie de vibro-acoustique depuis 1980-initialement axé sur le bruit à basse fréquence (lfn) ayant un impact sur les techniciens en aéronautique. À la fin de 2013, le Dr Alves-Pereira a présenté une étude de cas du Portugal où une famille a été trouvé à être exposés à lfn causé par le fonctionnement d'éoliennes (2006-2013).
http://stopthesethings.com/2014/02/14/dr-mariana-alves-pereira-how-to-test-for-the-effects-of-low-frequency-turbine-noise



Association Paysages et Forêts de l'Armançon

L'Armançon est une rivière française qui traverse les départements de la Côte-d'Or et de l'Yonne, donc en région Bourgogne-Franche-Comté. Avec une longueur de 202 km et un débit moyen de 30 m3 c'est un affluent droit important de l'Yonne, dans le bassin collecteur de la Seine.
L'Armançon serpente au milieu des vallées de l'As que sont les deux vallées de l'Armançon et du Serein. Elle est longée par le canal de Bourgogne à partir du confluent avec la Brenne, jusqu'à Migennes sur l'Yonne.


Site de l'APFA https://www.apfa89.org/

Pétition : NON A L'EOLIEN EN FORET



Aude : Montagne Noire et projet éolien sur Fraïsse-Cabardès et Brousses-et-Villaret

24/02/18 : Aude : Fronde en Montagne Noire
https://www.ladepeche.fr/article/2018/02/24/2748212-fronde-en-montagne-noire.html

Le projet de la société Soleil du Midi d'implanter cinq éoliennes sur les communes de Fraïsse-Cabardès et Brousses-et-Villaret soulève un vent de fronde.

Un espace naturel à protéger pour les uns, un formidable terrain de jeux pour les autres. Entre les opposants aux aérogénérateurs et les promoteurs de cette énergie, le projet de la société Soleil du Midi illustre aujourd'hui les limites du développement éolien dans le département. Dans la Montagne Noire, les maires de Fraïsse-Cabardès et Brousses-et-Villaret qui sont prêts à accueillir le promoteur vont désormais devoir faire face à une fronde locale. Et pour les opposants, les arguments défendus par Soleil du Midi, sont tous plus ou moins fallacieux. Et comme à chaque fois, les riverains évoquent les nuisances visuelles, sonores ou l'atteinte au patrimoine naturel. A contrario, les promoteurs font miroiter des retombées fiscales. L'association Environnement, territoires et paysages entend donc être le porte-parole de la contestation. Une fronde bien réelle, visible et soutenue par plusieurs pétitionnaires qui ne veulent pas d'éoliennes sous leurs fenêtres.

Président du cru Minervois, Jean-Louis Poudou estime que ce nouveau projet «est une escroquerie totale. La seule vraie richesse, c'est notre patrimoine et l'impact est pour tous». Et d'enfoncer le clou : «Notre dernier luxe, c'est le paysage et il est gratuit».

Mobilisés pour l'heure autour du débat sociétal, les adhérents de l'association espèrent faire plier les élus locaux avant que ceux-ci ne franchissent le Rubicon. «Nous ne ferons aucun compromis», tonne Gérard Solier, le président de ETP, qui estime que ce projet va «en appeler d'autres». De son côté, André Durand, le directeur du Moulin à papier de Brousses, affirme que les deux communes sont situées en dehors de la zone de développement éolien. Si c'était vrai en 2005, la situation a dorénavant changé.

Une chose est sûre les opposants ont décidé de montrer les dents bien avant que ne soient lancées les procédures administratives. Et à en croire l'association, un avocat est d'ores et déjà prêt à saisir la justice au moindre battement d'ailes.

Le chiffre : 5
éoliennes > Sur deux communes. La société Soleil du Midi espère installer 5 aérogénérateurs sur les flancs de la Montagne Noire. Le projet est soutenu par les élus qui y voient une rentrée financière importante. Le promoteur estime même que les retombées seraient de 200 000 euros pour l'économie locale. Un chiffre que les opposants estiment surréaliste et majoré. 6000 personnes auraient déjà signé une pétition en ligne contre ce projet.



23/02/18 : Éoliennes dans la Montagne noire : l’association ETP sur le qui-vive

« Nous sommes pour les énergies renouvelables mais pas n’importe comment. On craint que le projet de cinq éoliennes sur Fraïsse-Cabardès et Brousses-et-Villaret en entraîne d’autres, et que ça cause le mitage de la ligne médiane de la Montagne noire », explique Gérard Solier, président de l’association Environnement, Territoires et Paysages (ETP), créée pour marquer la désapprobation face à ce nouveau projet.

Les membres de l’association, et notamment le propriétaire du camping de Brousse, s’inquiètent de l’impact des éoliennes sur l’activité touristique : « Le camping est situé à 1 km de la première éolienne. Selon les études officielles, à partir de 500 m, on n’a pas de nuisance les fenêtres fermées. Mais j’ai peur que les gens du camping entendent les éoliennes, sans compter la lumière la nuit », souligne le propriétaire du camping.

Pour justifier leur appréhension au sujet de l’impact sur le tourisme, les membres d’ETP s’appuient sur une enquête de l’association des hébergeurs touristiques de l’Indre (AHTI), auprès de 1 280 touristes accueillis en gîtes et chambres d’hôtes en 2017 : « Selon cette enquête, si les éoliennes sont visibles depuis le lieu d’hébergement, entre 0 et 2 km, 97 % des sondés changent de destination. 71 % changent de destination si les éoliennes sont visibles lors des activités touristiques », annonce l’association ETP.

« On n’a pas besoin d’une nacelle panoramique pour voir les Pyrénées »
Pour répondre à cette inquiétude quant aux conséquences sur le tourisme, le développeur du projet, la société Soleil du Midi, envisage d’équiper l’une de ses éoliennes d’une nacelle panoramique. Un projet « ubuesque » selon les membres d’ETP : « On n’a pas besoin d’une nacelle panoramique pour voir les Pyrénées : il suffit de se mettre sur ses pieds. Et en ce qui concerne les sentiers des énergies, notre association a déjà balisé 40 km de sentiers, des randonnées valorisées par la communauté de communes », ajoute André Durand, membre de l’association ETP et directeur du Moulin à papier de Brousses.

Une pétition contre le projet
« Nous avons lancé une pétition en ligne, qui a récolté 6 029 signatures jusqu’à ce matin. On pourrait dire que la signature de personnes qui ne sont pas des locaux ne compte pas vraiment, mais ce sont des personnes qui sont venues, viennent ou veulent venir faire du tourisme dans notre département », appuie Bernard Vessière, vice-président de l’association.

Une autre pétition, physique celle-là, a circulé dans le village : « On peut dire que 70 % des 90 habitants du village l’ont signée », ajoute-t-il.

Des suites « sans compromis »
Le dossier pour le projet de cinq éoliennes, porté par Soleil du Midi, sur les deux communes de Fraïsse-Cabardès et Brousses-et-Villaret, n’a pas encore été déposé en préfecture, mais l’association ETP est sur le qui-vive : « Nous nous sommes déjà attaché les services d’un avocat pour nous appuyer. Et on ira au contentieux administratif s’il faut y aller », souligne Gérard Solier.

« Nous sommes très vigilants en ce qui concerne les documents déposés et signés par les deux mairies. Les suites seront sans compromis », ajoute Michel Deblaize, vice-président d’ETP.


23/02/18 : Aude : Projet d'éoliennes dans la Montagne Noire : les opposants se mobilisent
http://www.lindependant.fr/2018/02/23/projet-d-eoliennes-dans-la-montagne-noire-les-oppposants-se-mobilisent,3097515.php

Alors que cinq nouveaux projets d'installation d'éoliennes sont à l'étude pour les communes de Fraïsse-Cabardès et de Brousse-Villaret, les opposants sont montés au créneau, ce vendredi.
L'association Environnement, territoires et paysages (ETP) a été créée pour l'occasion. 
"Nous sommes pour les énergies renouvelables mais pas n'importe comment. On craint que le projet de cinq éoliennes sur Fraïsse-Cabardès et Brousse-Villaret en entraîne d'autres et que ça cause le mitage de la montagne Noire", explique Gérard Solier, président d'ETP.
Des pétitions circulent sur Internet et dans les territoires concernés. 

samedi 24 février 2018

Politique climatique : erreur française, fraude des mots

http://huet.blog.lemonde.fr/2018/02/22/politique-climatique-erreur-francaise-fraude-des-mots/

Plus l’Etat français dépense l’argent public pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre, et plus elles augmentent. Un proverbe des Shadoks ? Non, le constat tout à fait officiel et détaillé fait par le ministère dirigé par Nicolas Hulot. La France prend en effet très au sérieux son rôle dans l’action mondiale pour atténuer la menace climatique future. Elle a donc mis au point une Stratégie nationale bas carbone. Laquelle détaille année après année et secteur par secteur les objectifs de diminution des émissions jusqu’à parvenir à -75% en 2050 relativement à 1990. Le fameux « facteur 4 », puisque cela correspond à une division par quatre de ces émissions. Une opération nécessaire si la France veut apporter sa quote-part à l’objectif mondial d’une atténuation de la menace climatique afin de la limiter à une élévation de la température moyenne de la planète de 2°C maximum relativement à la fin du 19ème siècle.
Cette Stratégie ne se contente pas de chiffrer les objectifs, elle liste aussi les moyens mis en oeuvre pour y parvenir : subventions, décisions structurantes, intégration des objectifs climatiques dans l’ensemble des politiques publiques… Tout cela fait très sérieux. Surtout lorsque l’examen du premier bilan dressé par le suivi de cette stratégie démontre son erreur manifeste lorsque l’on examine l’adéquation entre objectifs et moyens, le B et A BA d’une bonne stratégie.



Des émissions qui augmentent en 2016
Les émissions réalisées sur le territoire national sont ainsi en augmentation de 2015 à 2016, de 457 millions de tonnes équivalent CO2 à 463 MTeCO2. Un très mauvais démarrage pour la Stratégie bas carbone. Surtout que le dérapage concerne en particulier les secteurs les plus émissifs : transports (plus 6% par rapport à l’objectif avec 136 MTeCO2); bâtiment, tant pour la construction que l’entretien et le chauffage (plus 11% avec 88 MTeCO2), agriculture (plus 3% avec 90 MTeCO2 dus pour l’essentiel aux oxydes d’azote des engrais et au méthane émis par le bétail)… L’industrie en revanche est presque en ligne avec les objectifs, à 1% près après avoir diminué de 45% ses émissions depuis 1990. Quant au secteur de la production d’énergie, il ne représente que 11% des émissions de gaz à effet de serre du pays, en raison d’un mix de production électrique dominé par le nucléaire et l’hydraulique.
Les évolutions des émissions d’une année sur l’autre ne sont pas nécessairement représentatives d’une tendance de long terme. Mais l’important, dans une stratégie, c’est l’adéquation des moyens aux objectifs. C’est là que l’on vérifie si l’on sera Napoléon à Austerlitz et pas à Waterloo. La Stratégie nationale bas carbone française se prépare t-elle à la victoire ou à la déconfiture ?

Plus de 5 milliards par an pour… rien
Au regard des chiffres, on s’attendrait à un effort maximal sur les transports, le bâtiment, l’agriculture. Or, que nous apprend le document ministériel sur la distribution de l’effort public ? Que l’écrasante majorité des dépenses pour diminuer nos émissions de gaz à effet de serre est dirigée vers… le secteur électrique. En 2016, sur près de 6,7 milliards recensés (lire page 9 de ce document de suivi des « recommandations transversales » de la Stratégie bas carbone), 3,5 milliards sont consacrés à soutenir l’implantation d’éoliennes et de panneaux photovoltaïques.

L’indicateur de suivi des « Dépenses publiques de l’Etat en faveur d’une société bas carbone ».
En 2017, ces chiffres grimpent à près de 9 milliards dont 5,6 pour ces deux modes de production certes très peu émetteurs de CO2 mais dont l’intermittence suppose des moyens de productions complémentaires, en back up, qui seront pour l’essentiel… du gaz.
Si l’on se penche sur les objectifs d’ici 2028, détaillés ici, on découvre le pot au roses : l’ensemble du secteur production d’énergie se voit fixé l’objectif… de ne pas diminuer ses émissions, calées à 55 MTeCO2 sur l’ensemble de la période 2015-2028.

Autrement dit, le gouvernement et les députés qui ont voté cette Stratégie consacrent la majorité des dépenses destinées à diminuer les émissions de GES à un secteur dont ils n’attendent strictement rien dans les dix ans qui viennent pour contribuer à la baisse des émissions du pays. Lorsque les moyens d’une stratégie sont en majorité destinés à des objectifs autres que ceux de la dite stratégie, c’est Waterloo assuré. Ou une philosophie très shadokienne de la vie. Pour la suite, après 2028, le secteur électrique se voit fixer des objectifs très ambitieux qui ne peuvent être atteints avec les technologies disponibles aujourd’hui car ils supposent une éradication totale des centrales à fioul et à gaz naturel (pour les 3000 MW de charbon, Emmanuel Macron a pris l’engagement de les fermer durant son quinquennat).

La fraude des mots

«La perversion de la Cité commence par la fraude des mots», selon Platon. Le philosophe Grec aurait aimé cet exemple. Où se niche la fraude dans cette affaire de comptes publics ? Tout simplement dans le tour de passe-passe sémantique qui a confondu l’objectif d’atténuer la menace climatique avec celui d’une transformation de notre système électrique visant à y diminuer la part de l’énergie nucléaire. Ce tour de passe-passe trouve son origine dans le combat de forces politiques pour éliminer cette source d’énergie et inclure cet objectif dans la transition énergétique censée nous permettre d’atteindre nos objectifs climatiques.
La question posée ici n’est pas de savoir si l’énergie nucléaire est une bonne ou une mauvaise solution pour notre système électrique. Ni de savoir si éoliennes et panneaux photovoltaïques sont une bonne idée économique et écologique pour le système électrique du pays. Elle est de remarquer que la fraude des mots aboutit à nommer « politique climatique » une action publique – la subvention massive des éoliennes et des panneaux photovoltaïques – dont le résultat climatique est nul tant que cette électricité se substitue à une autre qui est déjà bas carbone. En fraudant sur les mots, la société française se leurre sur son effort en faveur de l’atténuation de la menace climatique. Et elle ne se leurre pas sur une action marginale ou minoritaire, mais sur la majorité de son effort financier.
Un tel aveuglement aboutit par exemple à ne pas se demander si ces milliards annuels ne seraient pas beaucoup plus efficaces s’ils étaient consacrés à l’isolation des bâtiments (chauffés au gaz voire au fioul pour beaucoup), à améliorer les transports collectifs, surtout ceux propulsés à l’électricité, ou à promouvoir une agriculture utilisant moins d’engrais azotés à l’origine de près de la moitié de ses émissions de GES. L’ennui, c’est que la réponse à cette question est oui. En témoigne l’évolution des émissions du secteur des transports où la politique publique actuelle se signale par la promotion du bus (au pétrole) contre le rail (à l’électricité décarbonée), ce qui a déjà fait perdre 250 millions d’euros à la SNCF dont la filiale bus affiche pertes sur pertes :

Et que l’on se retrouve dans une situation shadokienne (ou orwellienne, lorsque les mots désignent leur contraire) puisque la priorité financière de l’action publique en faveur du climat est consacrée… à autre chose.



Pas-de-Calais : Wavrans-sur-l’Aa : Des habitants privés de télé à cause des éoliennes !

http://www.lavoixdunord.fr/322620/article/2018-02-22/des-habitants-prives-de-tele-cause-des-eoliennes

Depuis l’arrivée des éoliennes dans la commune de Remilly-Wirquin en 2007, les habitants de Wavrans-sur-l’Aa et de son hameau d’Assinghem (comme d’autres communes alentours) sont privés de télé en raison d’une très mauvaise réception. Pour les habitants, la punition a assez duré.


Dans le hameau d’Assinghem à Wavrans-sur-l’Aa, les habitants avaient déjà eu vent de la gêne sonore causée par les quatre éoliennes posées au beau milieu des champs dans la commune voisine de Remilly-Wirquin, à une centaine de mètres à vol d’oiseau de leurs habitations. « La nuit, on a l’impression qu’un train passe pas très loin de chez nous », sourit Manu, habitant du hameau. Et si seulement la gêne pouvait s’arrêter là…

« Pas de souci » avant
Mais le vertigineux dispositif engendrerait un autre désagrément : les habitants sont privés de télé ! « Dès qu’ils ont installé le mât de la première éolienne en 2007, ça a commencé à brouiller. Et puis, on a perdu des chaînes », regrette un autre habitant, Philippe Leduc. Peu à peu des chaînes ont disparu du paysage audiovisuel d’Assinghem. En 2009, l’installation d’un réémetteur par la société de maintenance des éoliennes, Maïa Eolis (aujourd’hui Engie Green, Ndlr) vers lequel étaient tournées les antennes râteaux avait en partie réglé l’affaire. Mais en 2014, de nouvelles perturbations sont apparues.


Privé de télé-crochet
En janvier 2017, la communauté de communes du pays de Lumbres et Engie Green ont proposé aux 80 foyers du hameau de les équiper gratuitement d’une parabole. La moitié avait accepté l’offre. Mais depuis décembre, les habitants du hameau qui ne disposent pas de la parabole ne captent plus les chaînes du groupe TF1. Pour Manu, c’est le drame : « Je suis écœuré. L’émission The Voice (télé-crochet) a repris et on avait l’habitude de regarder ça en famille. Là, on ne peut plus. J’ai l’impression de vivre dans le trou du monde. »

Son ami et voisin Frédéric, qui vit lui aussi dans la rue des Haudits, est bien de cet avis. « C’est une catastrophe ! On se sent abandonnés. La télé passe très mal depuis l’arrivée des éoliennes, et nous avons aussi des problèmes de téléphone. On va finir par rebaptiser notre rue, celle des M(haudits). »


« Si ça continue on va demander l’autonomie du hameau »
, rigolent les deux hommes. Ils n’auront peut-être pas besoin d’en arriver là. L’arrivée de la fibre à Wavrans-sur-l’Aa dès 2018 devrait régler le problème. 70 % des foyers devraient être équipés. « Mais ce ne sera pas avant 2020 dans le hameau, relève Marie, une habitante. Car pour des raisons techniques, nous serons rattachés au village de Remilly-Wirquin. »


« C’est finalement le hameau le plus pénalisé qui sera servi en dernier ! »
, lance fataliste Frédéric.


« Chacun doit prendre ses responsabilités »
« Avoir de gros problèmes de réception TV en 2018, ce n’est pas normal ! », s’insurge Julien Delannoy, maire de Wavrans-sur-l’Aa qui assure que les problèmes de réception « concernent tout le village même si le hameau d’Assinghem est le plus impacté ». Pour preuve, l’édile va à la rencontre de Fernande, une habitante de la rue du Vert-Gazon, là aussi il y a des problèmes de réception. « Depuis les éoliennes, ça merdouille ! », glisse Fernande un peu désabusée.


Pour le maire, il y a plusieurs phénomènes qui peuvent expliquer la mauvaise réception TV depuis des années : les éoliennes bien sûr mais aussi le passage à la télévision numérique en 2009, des problèmes actuellement d’interférence des ondes dus à des tests d’Orange pour l’implantation de la 4G sur le territoire ou la tempête de décembre. Toujours est-il pour Julien Delannoy, « chacun doit prendre ses responsabilités » : Engie Greene, Orange, le CSA. « Toutes les semaines, je reçois énormément d’appels à ce sujet. Heureusement ! Nous ne sommes pas dans une région de révoltés sans quoi les éoliennes seraient déjà à terre ! »

Idem à Remilly-Wirquin
Depuis l’installation des éoliennes à Remilly-Wirquin en 2007, la réception télé est également très mauvaise dans le village. « Depuis l’installation du réémetteur en 2009, ça allait mieux mais il y a toujours des problèmes aujourd’hui », explique René Denuncq. Comme à Wavrans-sur-l’Aa, le maire et ses habitants attendent l’arrivée de la fibre prévue dans le village en 2020.

👀 LIRE AUSSI
http://www.lavoixdunord.fr/322625/article/2018-02-22/les-eoliennes-peuvent-etre-l-origine-de-perturbations-de-reception-tele


Pas-de-Calais : Wavrans-sur-l’Aa : « Les éoliennes peuvent être à l’origine de perturbations de réception télé »

Le producteur d’énergies renouvelables Engie Green reconnaît que les éoliennes peuvent être à l’origine des perturbations de réception télé à Wavrans-sur-l’Aa et dans les communes alentours. Mais ce ne serait pas la seule piste envisagée pour expliquer le phénomène.
La société Engie Green qui gère et assure la maintenance du parc éolien situé dans la commune de Remilly-Wirquin, reconnaît que « les éoliennes peuvent être à l’origine de perturbations des ondes TV à proximité immédiate des sites d’implantation ». Un sentiment largement partagé par les habitants des communes concernées qui ont toujours été formels sur l’origine de la brouille depuis des années.

« Un antenniste est intervenu auprès d’une centaine de foyers ayant déclaré des problèmes de réception »
Pour remédier à un risque potentiel de brouiller la télévision analogique, Engie Green avait mis en service un réémetteur TV en 2009. « Un antenniste est intervenu auprès d’une centaine de foyers ayant déclaré des problèmes de réception. »
Mais pour le leader de la production d’énergies renouvelables en France, la faute n’incombe pas aux seules éoliennes. Comme le pense aussi le maire de Wavrans-sur-l’Aa, Julien Delannoy, (lire par ailleurs) le passage à la télévision numérique terrestre (TNT) et la réduction de pylônes TV auraient eu un impact sur la réception TV. « Le nombre de sites numérisés a été de 1 000 environ pour un nombre de 3 000 pylônes TV existants avant le passage. À titre d’exemple, le pylône de la commune d’Ouve-Wirquin a été mis hors-service », justifie Engie Green.

Zone blanche

Sans compter qu’en 2014, toujours selon Engie Green, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) aurait reconnu l’existence d’une zone blanche, c’est-à-dire non couverte par la TNT à Wavrans-sur-l’Aa, Remilly-Wirquin et Ouve-Wirquin. Une autre cause pourrait aussi être à l’origine des récentes perturbations : l’épisode neigeux de décembre 2017.

Comme au Tréport, les Bretons bientôt « sacrifiés » à l’aluminium et au zinc ?

https://www.breizh-info.com/2018/02/23/89855/treport-bretons-bientot-sacrifies-a-laluminium-zinc

Le système de protection contre la corrosion des éoliennes en mer commence à polluer la Mer du Nord et la Mer Baltique avec de l’aluminium. Les « anodes sacrificielles » en aluminium, zinc et indium des supports en acier, dont le but est d’empêcher la corrosion par le sel marin, sont pointées du doigt en Allemagne.

Les 6 500 éoliennes prévues en 2020 vont rejeter 13 000 tonnes de composés métalliques dans la mer, selon l’hebdomadaire allemand Der Spiegel.


La méthode de protection classique utilisée contre la corrosion sur les bateaux pourrait aussi convenir, mais elle est plus coûteuse. Et le coût des éoliennes en mer est déjà suffisamment élevé, voire inabordable comme l’indiquait cet article sur « le naufrage du bon sens », pour ne pas en rajouter…


Les fondations métalliques des éoliennes en mer sont conçues pour durer 20 ans seulement…
Ensuite, faudra-t-il tout recommencer ? Est-ce vraiment une production « durable » ?


D’autres projets sont en cours à Saint-Brieuc et Saint-Nazaire, et aussi à Fécamp.


Faut-il s’en inquiéter ?


Non bien sûr, (chut !) puisqu’il s’agit d’un moyen de production d’électricité « verte » à partir d’une énergie renouvelable (mais pas durable) censée sauver la planète !


Michel Gay


Précision : les points de vue exposés n’engagent que l’auteur de ce texte et nullement notre rédaction. Média alternatif, Breizh-info.com est avant tout attaché à la liberté d’expression. Ce qui implique tout naturellement que des opinions diverses, voire opposées, puissent y trouver leur place.

vendredi 23 février 2018

SUISSE : Après un premier veto, la commune de La Praz (VD) revotera sur les éoliennes

https://www.rts.ch/info/regions/vaud/9353428-apres-un-premier-refus-la-commune-de-la-praz-va-revoter-sur-les-eoliennes.html

Il y a un mois, le Conseil général de La Praz refusait l'installation d'éoliennes au Mollendruz. Mais la Municipalité de la commune vaudoise va présenter une nouvelle fois le projet au conseil, révèle mercredi 24 heures.

Les autorités communales vont soumettre une seconde fois le projet de parc éolien à l'approbation du conseil général le 27 mars. Elles présenteront le même préavis et le même texte, avec trois lignes d'introduction en plus.

Cette manoeuvre est "rarissime mais pas inédite", affirme une source proche du dossier, citée dans 24 heures. Et elle est tout à fait légale, ajoute le quotidien vaudois, qui s'appuie sur les juristes du Service des communes de l'Etat de Vaud.


"Un manque d'information"


Pour les partisans du parc éolien du Mollendruz, le débat démocratique a été faussé lors du premier vote. "Il y a eu un manque d'information qu'on veut corriger", explique la syndique de La Praz Anni Sordet.


Cette fois-ci, avant le vote aura lieu une séance d'information réunissant les opposants au projet, des techniciens ainsi que des représentants du Canton, de la société d'électricité EWZ et de Suisse Eole, l'association pour la promotion de l'énergie éolienne.


Les opposants, de leur côté, critiquent un déni de démocratie. "C'est un précédent choquant. Le résultat ne plaît pas, alors on revote. C'est quoi le prochain coup?", s'indigne Jean-Marc Blanc, secrétaire général de Paysage-Libre Vaud, dans 24 heures.


"C'est parfaitement conforme aux règlements et à la loi vaudoise, donc il n'y a pas de déni de démocratie", relève le politologue spécialiste de la démocratie locale René Knüsel dans Le 12h30 de la RTS. "Mais effectivement la question de la légitimité, c'est-à-dire 'est-ce qu'on traite bien avec équité cette majorité qui est sortie du vote', la question peut se poser."


Un non surprise


Le 18 janvier, par 20 voix contre 11, le Conseil général de La Praz, petit village de 160 habitants situé au pied du Mollendruzavait rejeté le parc éolien. Les deux autres communes concernées, Juriens et Mont-la-Ville, avaient dit oui.


Cette décision avait créé la surprise. Une dizaine de citoyens opposés aux éoliennes s'étaient fait assermenter juste avant le vote, faisant pencher la balance du côté du non et faisant ainsi capoter le plus grand projet d'énergie éolienne vaudois.


Autres articles sur le même sujet

21/02/18 : LA PRAZ VA REVOTER SUR LE PARC ÉOLIEN DU MOLLENDRUZ

https://www.lematin.ch/vaud-regions/La-Praz-va-revoter-sur-le-parc-eolien-du-Mollendruz/story/30248169
Refusé une 1ère fois le 18 janvier, le projet du parc éolien du Mollendruz sera à nouveau voté à la lumière d'un «nouvel élément».

La Praz (VD) va revoter sur le parc éolien du Mollendruz. Après avoir refusé le projet le 18 janvier, le Conseil général du village va se prononcer à nouveau le 27 mars.
Nouvel élément
«On vote sur le même sujet, mais avec des compléments d'information et un nouvel élément dont on n'avait pas connaissance le 18 janvier. La démarche n'est pas courante, mais tout à fait légale,», a déclaré mercredi à l'ats Anni Sordet, syndique de La Praz. Elle confirmait une information de 24 Heures.
Le nouvel élément, c'est le oui au projet des législatifs de Mont-la-Ville et de Juriens, qui ont voté en même temps que La Praz, le 18 janvier. «C'est un devoir de la Municipalité de représenter ce préavis afin que les conseillers se positionnent ou se repositionnent en connaissance de cause», a relevé la syndique.
Douze hélices
Le 18 janvier, le Conseil général de La Praz a refusé le plan partiel d'affectation par 20 voix contre 11, sonnant le glas du projet qui devait être accepté par les trois villages.
Comme le Conseil général le permet, une douzaine de personnes s'étaient fait assermenter pour ce vote, mais elles n'avaient, du coup, pas pu prendre connaissance du dossier. Elles peuvent bien sûr dire non, mais là elles seront dûment informées, relève Mme Sordet. Une séance d'information à la population du village est d'ailleurs prévue le 21 mars, sur invitation.
Elaboré depuis 2009, le projet du parc éolien du Mollendruz prévoit douze hélices. Il est mené par Energie Naturelle Mollendruz SA, soit les communes de Juriens, Mont-la-Ville, La Praz, Vaulion et Yverdon-les-Bains, ainsi que les services d'électricité de la ville de Zurich.


21/02/18 : Les deux vitesses sous une éolienne
https://www.24heures.ch/signatures/editorial/Les-deux-vitesses-sous-une-eolienne/story/21186765
Faire revoter un village sur le même objet ? A priori, ça étonne: où va donc la démocratie, le respect des parlements communaux, du vote des sages de la commune et tous les autres poncifs ? Et puis on comprend. Après tout, c’est même normal. Que pèsent une dizaine de voix de plus ou de moins face à cette priorité nationale qu’est la transition énergétique, face à la volonté d’élus et de techniciens, forgée par dix ans d’études et même un autre scrutin. Celui pour la sortie du nucléaire, acceptée en novembre 2016 par 57,81% de oui à La Praz, ce village qui a toutefois dit non aux éoliennes du Mollendruz le 18 janvier dernier. Dans cette optique, reprendre le dossier et revoter est d’une logique implacable.
Soit les élus forcent le respect par leur courage, soit ils vont trop loin dans leur volonté de convaincre
Ce que nous sommes en train de faire à nos villages est moins logique. Jusqu’à aujourd’hui, tous les projets éoliens de ce canton ont inscrit en gras sur leurs flyers l’acceptation locale, le soutien populaire ou l’appui d’une région entière. Que vont penser les villages qui attendent encore leurs hélices quand ils verront que, si la ferveur des rues ne souffle pas dans le bon sens, elle s’obtient à coups de séances d’information et de nouveau scrutin?
Il y a deux réponses. Soit les élus forcent le respect par leur courage, soit ils vont trop loin dans leur volonté de convaincre. Il y a toutefois un risque. C’est que nos hémicycles de campagne soient considérés en deux catégories face à la transition énergétique. Ceux dont la décision est légitime, et les autres. Il y aura ceux qui siègent démocratiquement: les élus des conseils communaux qui lisent leurs dossiers et qui votent juste. Et puis il y aura les autres: les villageois des conseils généraux. Là où il suffit encore de se présenter pour siéger et où les chances sont effectivement plus grandes de voter avec les tripes qu’avec l’argumentaire d’un classeur fédéral. Ce cas de figure n’est pas minoritaire, il regroupe encore la moitié des communes vaudoises et reste considéré par certains comme l’ultime bastion de la démocratie directe.
L’heure d’en débattre est sans doute venue. Ne serait-ce que parce que la transition énergétique ne peut pas se permettre d’avancer à deux vitesses. (24 heures)

Archives : (à lire sur ce blog)

➻ Suisse : Pas d'éoliennes au parc du Mollendruz (21/01/2018)
https://ventsetterritoires.blogspot.fr/2018/01/suisse-pas-deoliennes-au-parc-du.html

➻ Suisse : A La Praz, là où le vent a tourné contre les éoliennes (31/01/2018)
https://ventsetterritoires.blogspot.fr/2018/01/suisse-la-praz-la-ou-le-vent-tourne.html