Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

dimanche 28 janvier 2018

CESSOY-EN-MONTOIS (77) : Un "Village Français" libéré des éoliennes (II)

« Vent de Colère du Montois » 

COUP DE TONNERRE :

19 avril 2017 : EDF Energies Nouvelles abandonne son projet de CESSOY-EN-MONTOIS (77)



20 décembre 2017 : cette information est révélée grâce à l’intervention sur notre demande du Député Christian JACOB

Vidéo de l’annonce faite le 10 janvier 2018 lors de l’A.G. :
https://www.youtube.com/watch?v=Zji4dqq1S9M&t=75s

CESSOY-EN-MONTOIS, le 24 janvier 2018

Notre association est née début 2015 d’un projet industriel éolien sur le territoire de CESSOY-EN-MONTOIS (77), proche du site Unesco de PROVINS.

A CESSOY, le projet est porté par le maire, le dossier éolien n’est pas en mairie, l’association ne l’a jamais vu et, plus fort, les élus, entendus par l’enquêteur de la Gendarmerie Nationale, suite à notre plainte pour prise illégale d’intérêt, ont déclaré ne l’avoir ni vu et en-core moins consulté.

Le projet avait été évoqué, fin 2014, lors d’un pot de départ d’une employée municipale. Plus rien jusqu’au 10 avril 2015 où un Conseil Municipal, scénarisé – c’est-à-dire avec répétition et mise en scène – a été bâclé en 3 minutes, ne permettant ni aux habitants présents, ni à notre caméra de prendre place dans la salle de la mairie avant la levée de la séance.


Nous attendons, encore aujourd’hui, que le maire respecte son engagement d’organiser une réunion avec l’association et les habitants.

Vidéo du 10 avril 2015 de ce conseil municipal tronqué : https://www.you-tube.com/watch?v=UQmCsKIAw_M

Notre combat a été mené, jusqu’alors, sans couverture médiatique d’aucun journal ou de la presse radiophonique, pourtant contactés.

Le projet de CESSOY par EDF/ENEDIS, porté dans le secret et dans l’illégalité par le maire (prise illégale d’intérêt – recel d’informations), a été abandonné par EDF le 19 avril 2017.

Notre Association, forte de ses 101 adhérents, a tenu son Assemblée Générale le 10 janvier 2018.

Et, c’est au cours de cette assemblée que l’information, obtenue par M. Christian JACOB, le 20 décembre 2017, auprès de Jean-Bernard LEVY, PDG d’EDF, a été révélée, à savoir l’abandon du projet depuis le 19 avril 2017 confirmé de vive voix à M. Luc DELORME le même jour.

L’association, par tracts et affiches, s’est substituée à la volonté préméditée de ce dernier.

Cet élu municipal fait l’unanimité contre lui auprès de tous les maires de la Communautés de Communes Bassée-Montois, de ses élus départementaux et, surtout, de son député Christian JACOB.

Une vidéo de cette assemblée du 10 janvier 2017 est publiée sur YOUTUBE sous le titre :
CESSOY-EN-MONTOIS < un village français > libéré des éoliennes
https://www.youtube.com/watch?v=Zji4dqq1S9M&t=75s
Son contenu se suffit à lui-même pour relater les différentes étapes de ce dossier hallucinant, avec l’intervention d’élus départementaux.

Si ce projet éolien n’existe plus, nous savons, malheureusement, que le maire poursuit sa logique et mène de nouveaux contacts tant auprès de promoteurs qu’auprès de propriétaires.

Notre association < VENT DE COLERE DU MONTOIS > a décidé de ne pas se mettre en sommeil et se prépare à de nouveaux combats.

Dominique FARGES, Président de VENT DE COLERE DU MONTOIS


Association N° W773002184 régie par la loi de 1901

 9 Rue des Meuniers -77520 CESSOY-EN-MONTOIS
  ventdecolere.dumontois@orange.fr–

SITE INTERNET : vdcdm77.blogspot.fr


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Lire article sur ce blog à la date du 17 janvier 2018 :
CESSOY-EN-MONTOIS (77) : Un "Village Français" libéré des éoliennes (I) : https://ventsetterritoires.blogspot.fr/2018/01/cessoy-en-montois-77-un-village.html



samedi 27 janvier 2018

La tension monte contre les éoliennes en Aveyron

⛯ Aveyron : Crassous : Théolia déboutée de ses requêtes (02/02/18)
http://www.centrepresseaveyron.fr/faits-divers/crassous--theolia-deboutee-de-ses-requetes-XK590022
Le tribunal civil a débouté hier l’entreprise qui réclamait l’interdiction du site à cinq personnes proches de l’Amassada.
La société Théolia, qui réalise le parc éolien de Crassous à Saint-Affrique, a été déboutée de ses requêtes, adressées au juge du tribunal civil à l’encontre de cinq personnes du collectif de l’Amassada, opposé, entre autres, à la réalisation de ce parc.
En l’espèce, dans une procédure d’urgence appelée référé heure par heure, elle réclamait l’interdiction pour les cinq personnes désignées de fréquenter les abords du site de Crassous durant 14 mois, sous peine de se voir infliger une amende de 2000 euros par heure de présence.
Et ce, après des constats d’huissiers effectués les 8 et 9 janvier.
Une décision qui ne devrait pas manquer d’être saluée ce samedi, à l’occasion de plusieurs rassemblements de l’Amassada, à 10 h 30 devant la mairie de Saint-Affrique et à 15 heures place du Mandarous à Millau.


⛯ La demande de référé contre les opposants du parc éolien de Crassous a été déboutée (01/02/18)
La demande en référé de la société Futuren, contre les opposants au parc éolien de Crassous, à Saint-Affrique, a été déboutée. La décision a été rendue ce mercredi matin au tribunal civil de Rodez.
La société Futuren - anciennement Theolia qui a racheté Ventura à l’origine du projet - avait désigné cinq opposants, des membres de l’Amassada, et demandé que leur présence soit interdite autour du site de Crassous sous peine d’une amende de 2 000 € par heure.
Or le tribunal aurait estimé que la désignation des cinq personnes était subjective, et que les éléments étaient insuffisants au regard de l’absence d’incidents lors des vérifications faites par les autorités.
Outre cette décision, une plainte de Futuren pour dégradation et vol sur le chantier contre treize opposants reste en cours.
Les membres de l’Amassada ont prévu d’échanger sur leurs futures actions à leur réunion habituelle du samedi.


⛯ Sud-Aveyron : à Crassous, l’argument historique ne tient pas (31/01/18)
http://www.midilibre.fr/2018/01/31/sud-aveyron-a-crassous-l-argument-historique-ne-tient-pas,1621212.php

Le service départemental d'archéologie et la Sarac suivent le chantier.
Les travaux préparatoires à l'implantation de six éoliennes sur le plateau de Crassous diligentés par l'entreprise Théolia France doit reprendre jeudi 1er février. Depuis le démarrage des premiers coups de pelles, en décembre, des opposants multiplient les actions pour empêcher son développement. Ils utilisent notamment l'argument de la sauvegarde du patrimoine archéologique. 
“Les opérations consistent en la création des voies d'accès et la réalisation des fondations et des réseaux enterrés qui se dérouleront jusqu'à l'automne 2018, explique le responsable du développement Sud de Théolia France. Interviendra ensuite le montage des éoliennes jusqu'à la mise en service prévue au cours du premier semestre 2019. Le suivi archéologique est prévu en phase de travaux, il sera réalisé par la direction régionale de l'archéologie (Drac).”
Le tracé du chemin d'accès à la première éolienne, la plus proche du hameau de Crassous, a été modifié par rapport au dossier déposé par le porteur de projet en 2007. “Tout le plateau a été occupé depuis la préhistoire car c'est un terrain calcaire qui permettait la culture des céréales, explique l'archéologue saint-affricain Jean Poujol. La Drac m'a demandé en 2007, une expertise."
LIRE AUSSI - Aveyron : 13 opposants au projet éolien de Crassous interpellés au réveil
"J'ai indiqué que le mât le plus près de Crassous était très proche du dolmen des Soutets qui est ruiné et a été fouillé au XIXe siècle. Sur le site, il y a deux ou trois entourages de pierre qui pouvaient correspondre à des fonds de cabane. La Drac a écrit aux pétitionnaires que rien ne s'opposait à la réalisation des travaux. Le plus dangereux lors des chantiers éoliens, c'est la création des voies d'accès car les bulldozers et autres raclent tout sans précaution.”
Pour Philippe Gruat, chef du service départemental d'archéologie : “En 2007, à l'instruction du dossier par la Drac, des sites archéologiques situés sur le plateau des Soutets, où se situe l'emplacement du chantier éolien, n'étaient pas encore répertoriés et connus. Depuis, ceux qu'a signalés l'archéologue Michel Maillé en 2013 ne nécessitent pas de fouilles préventives dans la mesure où ils ne sont pas touchés directement par les travaux.”


"Pour la Drac, pas de site archéologique avéré"
“Pour la Drac, il n'y a pas de site archéologique avéré à l'emplacement précis des mâts et des travaux actuels, poursuit Philippe Gruat. On a transmis à l'aménageur les emplacements des sites archéologiques. La Société archéologique du Rougier et des avants-causses (Sarac) est au courant. Il faut raison garder. Un permis a été accordé par l'État. On ne prescrit pas des fouilles préventives partout quand le site le plus proche est à 200 m."
"Il faut arrêter d'instrumentaliser l'archéologie dans ce dossier. Chaque année, des sites sont détruits accidentellement par des travaux agricoles et autres. On ne voit pas autant de monde s'en soucier. Un suivi de travaux est prévu.” La Sarac se rend régulièrement sur le chantier et a matérialisé le dolmen des Soutets. Pour la préfecture : “S'il y a des découvertes archéologiques fortuites, les travaux seront arrêtés automatiquement le temps d'un inventaire par un archéologue mandaté par la Drac.”


⛯ La répression se durcit contre les opposants à l’éolien industriel en Aveyron (29/01/18
Une nouvelle procédure judiciaire est lancée contre des opposants à l’éolien industriel en Aveyron. Elle fait suite au blocage d’un chantier éolien en décembre dernier et à la lutte contre le projet de transformateur électrique de Saint-Victor-et-Melvieu, notamment prévu pour les éoliennes.

Actualisation 
- Lundi 29 janvier 2018 à 15 h - Une nouvelle procédure judiciaire a été lancée contre les militants anti-éoliens de l’Aveyron. 

La société Futuren, en charge du projet éolien contesté, assigne en référé heure-à-heure cinq personnes. Selon nos informations, l’entreprise demande qu’il leur soit interdit de circuler pendant quatorze mois autour du chantier éolien de Crassous, ainsi que de participer à des actions d’opposition au projet. Cette procédure d’urgence n’a même pas laissé le temps à l’avocat des militants d’étudier le dossier qui était discuté ce lundi matin à Rodez

Le verdict sera rendu jeudi, et communiqué directement aux parties, sans audience. Devant cet accumulation de procédures, les militants ont lancé un appel à rassemblement ce samedi 3 février à 10h30 à Saint Affrique, pour les libertés de manifester et « contre la criminalisation des luttes »

⛯ Aveyron : VIDÉO. La bataille de Crassous contre les éoliennes se joue aussi devant le tribunal de Rodez (29/01/18)
http://www.centrepresseaveyron.fr/societe/eoliennes-la-bataille-de-crassous-se-joue-aussi-devant-le-tribunal-XD588761

Des membres de l’Amassada étaient ce matin, lundi 29 janvier, au palais de justice pour soutenir cinq personnes citées par la société Théolia qui réalise le parc éolien de Crassous, à Saint-Affrique.
Avisées par un huissier vendredi en fin de journée, cinq personnes étaient ce lundi matin devant le juge du tribunal civil de Rodez. Et ce à la demande du groupe Théolia qui pilote l’installation de six éoliennes à Saint-Affrique. À Crassous précisément.
Là où depuis plusieurs mois, un collectif réuni sous la bannière Amassada se bat contre l’implantation de ce parc éolien. Tout comme il est mobilisé contre la construction d’un transformateur à Saint-Victor-et-Melvieu.
Mais à Rodez, hier, c’est bien à propos du chantier éolien que la tension est encore montée d’un cran entre les opposants et la société Théolia. Quand bien même cette matinée au Palais de justice de Rodez s’est déroulée dans le calme.
Des militants priés de rester dehors
Entre des policiers sur leurs gardes et une quarantaine d’opposants décidés mais pas énervés.
Une vingtaine d’entre eux a assisté à l’audience, présidée par le juge Bramat, les autres étant priés de rester aux portes du palais faute de places.
Une audience ou le représentant de la société, Me Couturier, a présenté ses requêtes. A savoir : l’interdiction pour les cinq personnes désignées de fréquenter toute la proximité du site de Crassous, sous peine de se voir infliger une amende de 2000 euros par heure de présence. Et ce, après des faits qui se sont déroulés les 8 et 9 janvier sur constatation d’huissiers.

⛯ La tension monte contre les éoliennes en Aveyron (27/01/18)
https://reporterre.net/La-tension-monte-contre-les-eoliennes-en-Aveyron

27 janvier 2018 Grégoire Souchay (Reporterre) 
Photos : © Grégoire Souchay/Reporterre

Jeudi 25 janvier, treize personnes ont été interpellés à leur domicile et placées en garde-à-vue en Aveyron. L’opération fait suite au blocage d’un chantier éolien en décembre dernier. Elle pourrait donner une nouvelle énergie à la lutte contre le projet de transformateur électrique de Saint-Victor-et-Melvieu, prévu pour les éoliennes.

Saint-Affrique et Saint-Victor-et-Melvieu (Aveyron), reportage

Opération d’envergure dans le sud-Aveyron jeudi matin 25 janvier, menée sans violences physiques, mais avec l’usage de menottes. Treize personnes ont été interpellées, dont les deux parents d’enfants en bas-âge. Elles ont été placées en garde à vue un peut partout dans les casernes du département, avant d’être libérées en fin de journée.


Il faut remonter un mois plus tôt, sur un chantier d’installation d‘éoliennes, sur la commune de Saint-Affrique pour comprendre l’enjeu. Le 12 décembre 2017, une trentaine de personnes se rendait physiquement sur le chantier d’une centrale de six mâts éoliens, près du lieu-dit Crassous. Un projet lancé il y a bientôt dix ans et dont tous les recours en justice ont été rejetés. Sur le mot d’ordre humoristique « oui à l’enfouissement des éoliennes », ils sont parvenus à rejoindre les pelleteuses en train de défricher la zone d’implantation des futures machines et ont stoppé le chantier. Celui-ci reprenait début janvier, cette fois, sous bonne garde policière assorti d’une interdiction de stationner à proximité prises par le maire de Saint-Affrique, favorable au projet, qui déclarait dans la presse locale : « A présent, force à loi. Il faut qu’on en finisse avec le comportement de certains. Et que la société puisse mettre en action son chantier. »


Dans le même temps, une dizaine de personnes recevaient une convocation en gendarmerie pour « entrave concertée à l’exercice de la liberté du travail » et « vol » (des panneaux de chantiers auraient été subtilisés). Il semble que les plaintes émanent de la société Arlès, entreprise locale en charge du déboisement. Fait étonnant : les convocations touchaient toutes les composantes de la lutte, militants très investis, agriculteurs, simples sympathisants. Collectivement, décision a été prise le 8 janvier de refuser de se rendre à ces convocations qui « constituent une tentative d’intimidation et de division d’un mouvement qui est amorcé, ici et ailleurs, contre l’invasion éolienne et le méga transformateur », déclaraient alors les militants.
Comme ils s’y attendaient, les militants ont donc vu débarquer trois semaines plus tard les forces de l’ordre, pour les amener de force en garde à vue pour être auditionnées.


La réaction des soutiens n’a pas tardé. Dès 13 h, jeudi, une petite cinquantaine de personnes se sont retrouvés devant la gendarmerie de Saint-Affrique, pour protester à coup de casserole et sirènes contre ce «coup de pression». Devant les caméras et la presse régionales, le colonel Le Floc’h, commandant du groupement de gendarmerie de l’Aveyron, expliquait de manière lapidaire « qu’une opération judiciaire et en cours » et que par conséquent « il ne communiquera pas ». Même silence du côté du procureur de la République de Rodez.


Au fil de la journée, dans une ambiance bon enfant mêlée d’inquiétude pour leurs camarades, les militants ont compris que les personnes arrêtées ont été placées en garde-à-vue dans des gendarmeries de Villefranche-de-Rouergue, Rodez et même à l’autre bout du département. « Bravo le bilan écologique ! » s’amusait un manifestant. A 16 h 30, le procureur a finalement ordonné la libération des interpellés, qui purent se retrouver le soir à Saint-Affrique, lors d’une soirée sur l’autodéfense juridique dans le café associatif local.


Pourquoi un tel dispositif pour relâcher tout le monde quelques heures plus tard ? Contacté par Reporterre, l’avocat des militants, Maître Gallon, explique que «ce genre de procédure n’est pas une nouveauté». Il a déjà eu à défendre des Faucheurs volontaires, et estime que « dans la logique policière, l’arrestation simultanée permet d’éviter la concertation entre les personnes visées tandis que la dispersion des gardes-à-vue permet d’éviter un rassemblement trop important en un point fixe. »


C’est donc maintenant au procureur de décider ou non de poursuites et donc d’aller vers un procès au tribunal correctionnel. Sur l’antenne de la radio associative locale, Nelly, l’une des interpellées, expliquait jeudi : « On y était prêts, ce n’est pas grave une garde-à-vue, les délits reprochés auront assez peu de conséquences ». Elle ajoute : « On sentait bien que c’était un coup de pression et une volonté de diviser les militants » même si « on n’était pas traités comme des délinquants, ils savent que c’est un contexte particulier ».


Reste que cette démonstration de force, si elle vise à intimider, pourrait avoir l’effet inverse et redonner de la vigueur au mouvement militant local. Car, la lutte anti-éolienne à Saint-Affrique est directement liée à une autre lutte, celle contre le projet de transformateur électrique de St-Victor-et-Melvieu, à 15 km de là. Ce projet, porté par RTE (Réseau de transport d’électricité, filiale à 100 % d’EDF) vise à accroître les capacités du réseau haute tension notamment du fait du raccordement ... de nouvelles éoliennes. Ce projet de transformateur, a été découvert en 2010 par une conseillère municipale du village de Saint-Victor-et-Melvieu et a déjà donné lieu a une bataille juridique menée par l’association plateau Survolté.
Un impact sur l’environnement pas vraiment négligeable

Aujourd’hui, c’est le fond même des logiques de réseau et de transition énergétique à grande échelle qui est contesté par une partie des opposants réunis au sein de l’assemblée de l’Amassada, qui ont construit des lieux d’occupation sur le site envisagé pour le projet.

Saint-Victor est désormais reconnu nationalement comme un pôle de lutte et d’occupation, après Notre-Dame-Des-Landes. De quoi agiter les fantasmes des éditorialistes locaux sur un éventuel « débarquement de zadistes » pour renforcer la lutte. Mais à Saint-Victor, l’occupation a toujours été pensée en lien avec le territoire, son histoire occitane, et dans le rejet des cadres posés par l’administration pour le projet. Remettant en cause l’argument de sa nécessité technique, les opposants qualifient l’enquête publique de « une mascarade » et ont décidé début novembre de bloquer l’ouverture de la permanence du commissaire-enquêteur.


Cette action festive et non-violente a provoqué le déplacement des bureaux de l’enquête publique à 50 km au nord, loin de là où le projet est combattu ! Une preuve supplémentaire pour les militants du caractère illusoire de la consultation.


Après l’avis favorable remis par les commissaires enquêteurs le 11 janvier dernier, le promoteur a communiqué le 19 janvier, s’engageant à suivre les recommandations des commissaires enquêteurs (enfouissement d’une ligne THT, isolation sonore du chantier et indemnisation des habitants du hameau voisin).



Il ne manque donc plus que la signature de la déclaration d’utilité publique par la préfète du département pour démarrer le chantier. Dans ce contexte, ces arrestations, sans suite à ce jour, pourraient donner du grain à moudre aux militants. « On a désormais la preuve que la transition énergétique a besoin des forces de l’ordre pour avancer », lançait jeudi soir un des interpellés. Une manière de rallier à la lutte une partie de la population, jusqu’ici frileuse à soutenir ouvertement des militants dont les actions (envahissement de réunion, refus de l’enquête publique) sont loin de faire l’unanimité. Un chantier collectif est désormais lancé pour rendre habitable les cabanes de l’Amassada, une nouvelle étape de la bataille anti-industrielle en sud Aveyron.


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Sur ce blog lire les articles :

publié le 26/01/2018 : AVEYRON - Contre la criminalisation des mouvements citoyens



Questions sur la politique environnementale du Gouvernement

Compte rendu intégral - Deuxième séance du mardi 16 janvier 2018

Document pdf


26/01/18 : Ardennes : Active dans le Rethélois
http://www.lunion.fr/72378/article/2018-01-26/active-dans-le-rethelois
La députée (LR) de la 1re circonscription des Ardennes, Bérengère Poletti, a profité de la cérémonie des voeux qu’elle organisait à Sault-lès-Rethel pour évoquer les principaux dos-siers auxquels elle s’attelle depuis la reprise législative de juillet.
Zoom sur les démarches entreprises par la députée, Bérengère Poletti.
Depuis plusieurs mois maintenant, je relaie les remarques et inquiétudes des habitants de ma circonscription sur la question du développement des parcs éoliens, déclare Bérengère Poletti. Je me suis mobilisée à l'Assemblée nationale pour porter leurs revendications : j’ai notamment interrogé le Ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, via une question au Gouvernement sur la transition énergétique française et les pro-blématiques éoliennes en juillet dernier. » À l’invitation de la députée, le secrétaire d’État chargé de la Transition écologique et soli-daire, Sébastien Lecornu, est venu dans les Ardennes le 6 octobre pour annoncer la mise en place d’un groupe au niveau national ayant pour mission de simplifier et consolider les règles dans l’éolien. Deux réunions ont eu lieu, avec la création de commissions spécialisées, pour simplifier le parcours de développement des éoliennes, mais aussi protéger les intérêts des riverains et de l’environnement. « Le 16 janvier dernier, je l’ai de nouveau interrogé sur cette problématique, et sur les avancées du groupe de travail. J’ai également attiré son attention sur le démantèlement des anciennes éoliennes, puisque rien n’est prévu concernant l’extraction des fondations en béton armé, en faisant référence à l’éolienne de La Chaussée-sur-Marne. J’ai égale-ment interrogé le ministre Nicolas Hulot sur cette problématique de démantèlement, par courrier. J’ai enfin sollicité les Ambassades de France aux Pays-Bas, en Allemagne, en Italie et en Espagne sur les études scientifiques de ces pays concernant le potentiel impact des éoliennes sur la santé humaine et environnementale. ».......


Eolien en mer : feu vert de l’Assemblée pour simplifier la procédure d’implantation

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http://www.lemondedelenergie.com/eolien-mer-assemblee/2018/01/25/

Les députés ont donné jeudi leur feu vert pour que le gouvernement prenne des ordonnances pour simplifier la procédure d’implantation des éoliennes offshore, qui suscite toujours de vifs débats localement, et combler le retard de la France dans ce domaine.

Par cette habilitation, votée dans le cadre du projet de loi sur le droit à l’erreur en première lecture, le gouvernement veut réformer la procédure pour réduire à « moins de sept ans » le délai nécessaire pour créer un parc éolien en mer, qui est actuellement de « plus de 10 ans », selon le ministre de la Transition énergétique, Nicolas Hulot.


« Le développement des énergies marines (éolien en mer posé et flottant, hydrolien, etc.) représente un enjeu majeur pour la transition énergétique et le développement des énergies renouvelables : le gisement est considérable, la production d’énergie renouvelable est plus régulière et importante qu’à terre, ces technologies sont créatrices d’emplois en France », plaide le gouvernement dans son projet de loi.


Cette mesure, soutenue notamment par La France Insoumise « au nom du développement des énergies renouvelables », a été critiquée par Les Républicains, qui craignent que l’Etat veuille « passer en force » sur l’éolien maritime contre « les territoires ».


Les projets d’énergie renouvelable en mer sont soumis à autorisation environnementale et l’exploitant doit avoir une autorisation d’occupation du domaine public maritime.


L’objectif « est de sécuriser et d’accélérer le développement des projets en menant le débat public en amont de la procédure d’appel d’offres, ainsi que les études techniques et environnementales, sous la maîtrise d’ouvrage de l’État ».
Ainsi, au moment où l’appel d’offres sera attribué, toutes les autorisations, environnementales et d’occupation du domaine maritime, seront délivrées au lauréat, alors qu’aujourd’hui un candidat qui se voit attribuer un parc n’a pas la garantie d’obtenir toutes ces autorisations.


Le lauréat sera titulaire d’un « permis enveloppe » qui lui permettra de modifier et d’adapter son projet dans des limites définies.


Autre article


EOLIEN EN MER : LES DÉPUTÉS FAVORABLES À LA SIMPLIFICATION ADMINISTRATIVE

Malgré un soutien sans faille du gouvernement qui a multiplié ces dernières années les appels d’offres en la matière, la filière éolienne en mer française ne progresse pas ou peu, toujours bloquée par des procédures administratives trop contraignantes et des recours en justice à répétition. Un sujet préoccupant pour le ministère de la Transition écologique qui entend rattraper le retard de la France dans ce domaine et souhaite avoir les mains libres pour agir. Appelés à s’exprimer sur ce dossier jeudi 25 janvier 2018, les députés se sont déclarés favorables à la simplification des procédures d’implantation des éoliennes offshore, et ont autorisé dans ce but la prise d’ordonnances par l’Etat.
Alors que Sébastien Lecornu, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, présentait mercredi 17 janvier 2018, ses dix propositions issues du groupe de travail sur l’éolien terrestre pour accélérer la concrétisation des projets, l’Assemblée Nationale votait cette semaine la simplification des procédures concernant les projets éoliens en mer. Les députés ont donné jeudi 25 janvier, leur feu vert pour que le gouvernement prenne des ordonnances afin de simplifier la procédure administrative de ces projets, souvent confrontés à de vives contestions locales.
Passer de « plus de 10 ans » à « moins de 7 ans »pour l’éolien en mer
Grâce à cette habilitation, votée dans le cadre du projet de loi sur le droit à l’erreur en première lecture, le gouvernement prévoit de réformer la procédure et de réduire à « moins de sept ans » le délai nécessaire pour créer un parc éolien en mer, qui est actuellement de « plus de 10 ans », selon le ministre de la Transition énergétique, Nicolas Hulot. « Le développement des énergies marines (éolien en mer posé et flottant, hydrolien, etc.) représente un enjeu majeur pour la transition énergétique et le développement des énergies renouvelables : le gisement est considérable, la production d’énergie renouvelable est plus régulière et importante qu’à terre, ces technologies sont créatrices d’emplois en France », plaide le gouvernement dans son projet de loi.
Actuellement, les projets éolien en mer sont soumis à l’obtention par l’exploitant d’une autorisation environnementale et d’une autorisation d’occupation du domaine public maritime. L’objectif des ordonnances gouvernementales à venir sera donc de garantir et d’accélérer le développement des projets en imposant que le débat public soit réalisé en amont de la procédure d’appel d’offres, et que les études techniques et environnementales soit effectuées sous la maîtrise d’ouvrage de l’État. Le but à terme étant de pouvoir valider et délivrer toutes ces autorisations directement lors de l’attribution de l’appel d’offres aux groupes lauréats.

vendredi 26 janvier 2018

AVEYRON - Contre la criminalisation des mouvements citoyens


Nous sommes confrontés depuis quelques années et de façon de plus en plus forte à une répression et une criminalisation de nos mouvements de résistance citoyens. Jusqu’à quand le pouvoir répondra-t-il aux citoyens inquiets par la seule intimidation et l’envoi des forces de l’ordre ?

Nous ne cesserons jamais de poser nos questions et de nous indigner
- sur le déploiement d’une industrie énergétique dans des espaces ruraux qui refusent leur destruction systématique,
- sur le manque patent d’information des citoyens sur les projets d’aménagement,
- sur les consultations biaisées, organisées lorsque les projets sont prêts d’être approuvés,
- sur des réglementations, dérogations et autorisations accordées au détriment des riverains, de leur qualité de vie, et au détriment de la biodiversité.

Nous ne supporterons pas indéfiniment 
- d’être reçus par des gaz lacrymogènes quand nous venons nous exprimer pacifiquement devant une préfecture,
- de subir des atteintes à nos droits fondamentaux (droit de participation, droit de réunion, droit de propriété… ) quand nous en appelons à l’Etat pour les faire respecter,
- d’être convoqués à la gendarmerie ou placés en garde à vue pour des motifs cachés.

Hier encore, aux alentours de 6h30, plusieurs dizaines de gendarmes se sont déployés autour de St Affrique (Aveyron) pour procéder à l'arrestation de 16 personnes. Cette opération militaire démesurée semble répondre aux refus de plusieurs personnes de se rendre à une série de convocations distribuées peu après le court blocage, le 12 décembre 2017, d'un chantier éolien industriel à Crassous (Saint-Affrique). Aucun lien n'ayant été établi entre ce blocage et les personnes convoquées, les concernés avaient jugé peu pertinent d'obéir à ces injonctions, et avaient fait connaître leur décision publiquement par voie de presse.

Nous en appelons à nouveau au dialogue : les citoyens ont besoin d’avoir confiance en l’Etat, seul rempart possible contre l’anarchie éolienne et le pouvoir de l’argent. Au fait, la transition écologique vraiment solidaire : c’est pour quand ?
Contact Michèle Solans et Jean Pougnet 06 46 03 19 15 - 04 67 97 51 27

Site : 

toutesnosenergies.frCollectif régional TNE-OE regroupant 160 associations en Occitanie
Lien Facebook
https://www.facebook.com/TNEtoutesnosenergiesOccitanieEnvironnement/

Articles sur le sujet :

27/01/18 : Aveyron : L'Amassada déplore les interpellations de ses membres comme « une mauvaise action politique »
Tôt jeudi matin, 13 personnes avaient été interpellées simultanément. Cette opération visait des opposants au projet éolien de Crassous, à quelques kilomètres de Saint-Affrique. Ces derniers avaient occupé illégalement le site pour bloquer une pelle mécanique et l’avancée des travaux le 12 décembre dernier. Convoqués par la gendarmerie, ils avaient indiqué ne pas vouloir se rendre à cette convocation dont « des faits de violences étaient reprochés ».
« Depuis, dans son témoignage, le conducteur a clairement indiqué qu’il n’y avait eu aucun geste de violence », rapporte Jordi Soulie, un membre de l’Amassada. Pour lui, ces interpellations étaient « une opération politique pour intimider les gens qui veulent nous rejoindre ».
« Après s’être fait critiquer suite à l’abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes, c’est aussi une manière de répondre médiatiquement, les forces de l’ordre sortent les muscles ailleurs », ajoute-t-il. Durant leurs gardes à vue, les opposants ont adopté « la technique du rien à déclarer » et entendent poursuivre leurs actions.


26/01/18 : Aveyron : La gendarmerie sévit contre les opposants aux éoliennes
Rififi dans l'Aveyron, à Sainte-Affrique, où les anti-éoliens viennent de passer plusieurs heures entre les mains des gendarmes...
Rififi dans l'Aveyron, à Sainte-Affrique, où les anti-éoliens viennent de passer plusieurs heures entre les mains des gendarmes...
Les anti-éoliens viennent d'avoir une drôle de surprise. Imaginez, hier matin à Sainte Affrique et Camarès (Aveyron), plusieurs dizaines de gendarmes qui débarquent gyrophares allumés et sirènes hurlantes frappant aux portes sans ménagement dès 6h30 du matin. "Gendarmerie nationale , ouvrez s'il vous plait !!!!". Résultat : 16 personnes qui repartent les menottes aux poignets, tel des criminels.
Que leur reproche-t-on ? De ne pas avoir répondu favorablement à une précédente convocation en Décembre après le court blocage d'un chantier Eolien industriel à Sainte Affrique. Une opération menée par la préfecture qui se méfie des protecteurs de la nature car elle ne souhaite pas que ces derniers se transforment en Zadistes.
Il faut savoir qu'il y a des poches de résistances à l'éolien un peu partout en France. Dans l'Aveyron par exemple, c'est un parc industriel de 1 000 éoliennes qui doit être construit avec un énorme transformateur censé envoyer l'électricité produite dans le réseau RTE. Le problème, c'est que ce chantier gigantesque n'est pas du goût des agriculteurs locaux, ni des habitants qui veulent conserver leur économie locale et la beauté de leur paysage.
À l'heure ou l'on se parle, 160 associations sont ainsi mobilisées contre ce projet et demandent le respect de la vie des territoires ruraux d’Occitanie.

26/01/18 : Aveyron - Camarès - Journée mouvementée pour les opposants du parc éolien
Les gendarmes ont interpellé tôt hier matin 13 opposants au projet éolien de Crassous. Libérés de leurs gardes à vue en fin d'après-midi, le collectif de l'Amassada entend bien poursuivre le combat.
Camarès, Saint-Affrique et Saint-Victor-et-Melvieu. Tôt hier matin, avant 7 heures, les gendarmes procèdent à 13 interpellations simultanément. Cette opération visait des opposants au projet éolien de Crassous, à quelques kilomètres de Saint-Affrique. Ces derniers avaient occupé illégalement le site pour bloquer une pelle mécanique et l'avancée des travaux le 12 décembre dernier. Convoqués par la gendarmerie, ils avaient indiqué ne pas vouloir se rendre à cette convocation. Les manifestants avaient été soutenus par plusieurs collectifs de lutte. «15 gendarmes ont débarqué dans ma maison à 7 heures pour nous interpeller ma compagne et moi alors qu'on a trois enfants qui dormaient», raconte un opposant. D'après lui, les opposants ont été dispersés dans plusieurs brigades de gendarmerie pour être entendus. Avant d'être libérés vers 16 h 30 dans l'après-midi. «Quand j'ai retrouvé certains collègues, nous avons eu les mêmes propos, c'est-à-dire que nous n'avions rien à déclarer», raconte-t-il.
Une cinquantaine de manifestants s'étaient rassemblés à 13 heures hier devant la gendarmerie de Saint-Affrique. Dans un communiqué, le collectif d'opposition aux projets de transformateur de Saint-Victor-et-Melvieu et éolien de Crassous, l'Amassada dénonce une «opération militaire démesurée» pour répondre aux refus des opposants à leurs convocations. Dans ce même communiqué, l'Amassada évoque «une opération dont les méthodes rappellent vaguement celles de l'antiterrorisme». Hier à 18 heures, toujours à Saint-Affrique, un rassemblement avait lieu pour «organiser l'autodéfense juridique».
Pour rappel, la demande de permis a été déposée le 13 juin 2007 par la société Ventura, devenue depuis Futuren, et a été délivrée par la préfecture le 30 juin 2010 pour six éoliennes. L'Amassada et des particuliers ont déposé plusieurs recours contre le projet. Aujourd'hui, le projet est débarrassé de tout recours et peut démarrer. Mais c'est sans compter sur la pugnacité des opposants qui «ne lâcheront rien, même après un réveil aussi brutal que celui de ce jeudi», affirme un autre opposant.
https://www.ladepeche.fr/article/2018/01/26/2729201-journee-mouvementee-pour-les-opposants-du-parc-eolien.html


25/01/18 : Aveyron : VIDÉO. Une dizaine d’opposants au projet éolien de Crassous interpellés ce matin
vidéo
Vaste opération de la gendarmerie ce jeudi matin dans le Sud-Aveyron contre les opposants au projet éolien de Crassous, près de Saint-Affrique. Avant 7 heures, les gendarmes ont procédé à une dizaine d’interpellations à Camarès, à Saint-Affrique et à Saint-Victor-et-Melvieu. Pour rappel, les opposants avaient occupé illégalement le site de Crassous et bloqué l’avancée des travaux en décembre dernier. Convoqués par la gendarmerie, ils avaient indiqué, soutenus par plusieurs collectifs de lutte, ne pas vouloir se rendre à cette convocation.
Plusieurs dépôts de plainte à leur encontre auraient poussé les gendarmes à intervenir ce jour. Selon nos confrères de Midi Libre, treize d’entre eux ont été interpellés à leur domicile. Tous sont actuellement gardés à vue.
Rassemblement dans la foulée
Dans un communiqué, le collectif d’opposition aux projets de transformateur de Saint-Victor et éolien de Crassous, l’Amassada regrette une «opération militaire démesurée» qui «semble répondre aux refus commun de plusieurs personnes d’aller à une série de convocations ayant été distribuées peu après le court blocage du 12 décembre 2017».
«Cette opération démontre une fois de plus que le Procureur de Rodez ayant mandaté la troupe, fait, comme ses semblables, bien peu cas de la présomption d’innocence. Opération dont les méthodes rappellent vaguement celles de l’anti-terrorisme», écrit encore l’Amassada, qui s’est réuni en nombre ce jeudi devant la gendarmerie de Saint-Affrique, et à 18h au Lieu-Dit, toujours à Saint-Affrique, pour «organiser l’auto-défense juridique».
Projet de six éoliennes
Pour rappel, le 12 décembre dernier, 25 opposants au projet éolien avaient bloqué une pelle mécanique, sur le chantier de Crassous. La demande de permis a été déposée le 13 juin 2007 par la société Ventura. Il a été délivré par la préfecture le 30 juin 2010 pour l’implantation de six éoliennes sur le plateau de Crassous selon un axe Nord-Est Sud-Ouest. Chaque éolienne a une puissance unitaire de 2 MW (Méga watts).
L’association pour la préservation de l’identité culturelle et du patrimoine naturel du canton de Saint-Affrique et des particuliers ont déposé plusieurs recours contre le projet. Le dernier datant du 9 juillet 2014 devant la cour d’appel de Bordeaux. Aujourd’hui, le projet est purgé de tout recours et peut démarrer.
http://www.centrepresseaveyron.fr/faits-divers/video-une-dizaine-d-opposants-au-projet-eolien-de-crassous-interpelles-ce-matin-EJ586732

25/01/18 : Aveyron : Les opposants au parc éolien de Crassous interpellés ce matin, en Aveyron
Onze opposants au parc éolien de Crassous, commune de Saint-Affrique, avaient été convoqués il y a quelques semaines pour s’expliquer sur leur blocage du site. Ces derniers avaient refusé de se rendre aux gendarmeries de Millau et Saint-Affrique. Ce matin, comme la loi le prévoit, ils ont été interpellés à leur domicile de Camarès, Saint-Affrique et Saint-Victor-et-Melvieu.
Combattant l’installation d’un transformateur électrique sur cette dernière commune, les membres de l’Amassada ont donc décidé d’empêcher toute nouvelle installation de parc éolien. C’est la raison pour laquelle depuis le 12 décembre, le site de Crassous avait été bloqué par certains des membres du collectif. La société Futuren, chargée du projet, avait « déposé plainte pour dégradation et vol sur le chantier ». Selon Fabien Viard, responsable développement sud, « les travaux de défrichement ont repris mardi 9 janvier et sont achevés. »
https://www.ladepeche.fr/article/2018/01/25/2728924-opposants-parc-eolien-crassous-interpelles-matin-aveyron.html


25/01/18 : Aveyron : 13 opposants au projet éolien de Crassous interpellés au réveil
Une opération de gendarmerie d'envergure a été menée, tôt, ce jeudi 25 janvier au matin.
Tôt ce jeudi matin, avant 7 heures, les gendarmes ont procédé à une dizaine d'interpellations à Camarès, Saint-Affrique et Saint-Victor-et-Melvieu. Une opération simultanée qui visait des opposants au projet éolien de Crassous, près de Saint-Affrique. Ces derniers avaient occupé illégalement le site de Crassous et bloqué l'avancée des travaux en décembre dernier. Convoqués par la gendarmerie, ils avaient indiqué, soutenus par plusieurs collectifs de lutte, ne pas vouloir se rendre à cette convocation.
Plusieurs dépôts de plainte à leur encontre auraient poussé les gendarmes à intervenir ce jour. D'après nos informations, treize d'entre eux ont été interpellés à leur domicile. Tous sont actuellement gardés à vue.
Appel au rassemblement
Dans un communiqué, le collectif d'opposition aux projets de transformateur de Saint-Victor et éolien de Crassous, l'Amassada regrette une "opération militaire démesurée" qui "semble répondre aux refus commun de plusieurs personnes d'aller à une série de convocations ayant été distribuées peu après le court blocage du 12 décembre 2017".
"Cette opération démontre une fois de plus que le Procureur de Rodez ayant mandaté la troupe, fait, comme ses semblables, bien peu cas de la présomption d'innocence. Opération dont les méthodes rappellent vaguement celles de l'anti-terrorisme", écrit encore l'Amassada, qui appelle à un "rassemblement bruyant" ce jeudi à 13h devant la gendarmerie de Saint-Affrique, et à 18h au Lieu-Dit, toujours à Saint-Affrique, pour "organiser l'auto-défense juridique".
Projet de six éoliennes
Pour rappel, le 12 décembre dernier, 25 opposants au projet éolien avaient bloqué une pelle mécanique, sur le chantier de Crassous. La demande de permis a été déposée le 13 juin 2007 par la société Ventura. Il a été délivré par la préfecture le 30 juin 2010 pour l'implantation de six éoliennes sur le plateau de Crassous selon un axe Nord-Est Sud-Ouest. Chaque éolienne a une puissance unitaire de 2 MW (Méga watts).
L'association pour la préservation de l'identité culturelle et du patrimoine naturel du canton de Saint-Affrique et des particuliers ont déposé plusieurs recours contre le projet. Le dernier datant du 9 juillet 2014 devant la cour d'appel de Bordeaux. Aujourd'hui, le projet est purgé de tout recours et peut démarrer.


Lire sur ce blog : 

En date du 11/01/2018 : Aveyron - Face aux gendarmes pour avoir bloqué un parc éolien (plusieurs articles)
https://ventsetterritoires.blogspot.fr/2018/01/aveyron-face-aux-gendarmes-pour-avoir.html

Un maire de la Creuse réclame 25.000 euros à la présidente d'une association anti-éoliennes

https://www.lamontagne.fr/saint-hilaire-la-plaine/environnement/justice/2018/01/26/un-maire-de-la-creuse-reclame-25-000-euros-a-la-presidente-d-une-association-anti-eoliennes_12715154.html

Le maire de Saint-Hilaire-la-Plaine, s‘estimant diffamé dans une lettre ouverte, réclame 25.000 euros à la présidente de Vents d’État, une association de riverains qui s'oppose à l'implantation d'éoliennes sur cette commune située au sud de Guéret. Liberté d’expression contre « petit maire » bousculé par des riverains pas contents au tribunal correctionnel de Guéret. 

« Ça fait des années que M. Lainé est harcelé par les opposants aux éoliennes », a plaidé l’avocat du maire de Saint-Hilaire-la-Plaine, Maître Tournier-Bosquet, lors de l’audience correctionnelle de jeudi. Maire depuis 2014, Joël Lainé a vu rouge, au début de l’été 2017, lorsqu’il a découvert une lettre ouverte, adressée à tous ses administrés, signée « Vents d’État ».

Cette association, qui a pris l’accent corse, s’oppose à l’implantation d’un parc éolien sur Saint-Hilaire. Ce projet est porté par une société qui a démarché également la commune voisine d’Ahun pour constituer un parc de « treize aérogénérateurs » au sud de Guéret.

Dans la salle d’audience, les anti-éoliens étaient venus en force pour soutenir la présidente de Vents d’État, mise en cause en tant qu’auteur de « propos diffamatoires ». La lettre ouverte incriminée dénigre une « consultation citoyenne » réalisée par la municipalité : pour les anti-éoliens, la formulation était biaisée. Selon Joël Lainé, elle comporte deux mots de trop : « mascarade » et le verbe « tromper ». Se jugeant diffamé alors qu’il est « dépositaire de l’autorité publique », le maire de Saint-Hilaire a engagé une procédure nominative contre la présidente de Vents d’État, Martine Faucher. Il lui réclame 20.000 euros pour son préjudice moral, ainsi que 5.000 euros de frais de justice.

Pour la défense, les faits justifient le ton et les termes de la lettre ouverte

Arnaud Baron, le président du Tribunal, a d’abord éclairci les circonstances de la rédaction de la lettre ouverte. Martine Faucher a expliqué à la barre que cette lettre avait été « rédigée collectivement par le bureau de l’association au cours d’un conseil d’administration ».

Sur le fond, l’avocat de la défense maître Mathieu Gillet, s’est employé à démontrer que les termes employés, qualifiés d’« outranciers » pour la partie adverse, s’appuyaient sur des faits : « La question posée par la consultation citoyenne aux habitants était : approuvez-vous la réalisation d’une étude en vue de la construction éventuelle d’un parc éolien ? On a fait voter les citoyens sur le principe d’une étude préalable. Ce que dénonce l’association, c’est que le Conseil municipal a ensuite décidé de signer des baux emphytéotiques avec la société porteuse du projet éolien et de transférer des biens de section en vue de maîtriser le foncier. On n’en était plus du tout au stade de l’étude. La population a bien été trompée ».

En face, Maître Tournier-Bosquet a appuyé sa plaidoirie sur le mal-être des maires ruraux « qui ploient sous les responsabilités, qui sont harcelés, diffamés, qui en ont ras-le-bol et ne veulent plus se présenter ». La décision du tribunal sera rendue le 8 mars




Site : Vents d'état : http://ventsdetat.fr/

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◈ 07/05/17 : Prolifération de projets éoliens en Creuse : le vent tourne-t-il ?
http://www.lamontagne.fr/gueret/opinion/environnement/2017/05/07/proliferation-de-projets-eoliens-en-creuse-le-vent-tourne-t-il_12393172.html
Impact sur le paysage, la santé, rentes potentielles « gonflées » pour les communes, voire développement « anarchique » : cinq personnalités expriment leurs doutes, leur refus catégorique ou leurs réserves à propos de la forte accélération du développement de l’éolien industriel dans la Creuse.
L’association Vents d’État (Ahun-Saint-Hilaire-la-Plaine) a organisé un « sommet » citoyen anti-éolien en Creuse, samedi. Entre 200 et 300 riverains de projets éoliens se sont réunis sur la colline de Grancher, à Guéret. Une douzaine d’associations sont en train de se fédérer (1). La Creuse se hérisse de mâts, ses habitants aussi. Plusieurs personnalités, dont Gilles Clément, paysagiste et personnalité majeure de la pensée écologique, soutiennent cette cause.
1. Gilles Clément, architecte paysagiste et penseur : « Il faut développer les solutions de production d’énergie individuelles ».
« On ne peut pas en même temps vanter la Vallée des peintres et nous mettre des éoliennes dans l’horizon. Il y a des possibilités d’éolien discret. Il faut envisager un ensemble d’énergies alternatives à l’échelle individuelle, avec de petites éoliennes, du photovoltaïque et de l’hydroélectricité. Pourquoi ne fait-on plus d’électricité avec les petits moulins ? On peut faire toutes les échelles à poisson nécessaires. C’est la pression des lobbys sur le législateur qui empêche la production d’électricité gratuite et individuelle. Aujourd’hui, il y a des technologies qui offrent de hauts rendements à ces micro-systèmes.
Moi-même, en Creuse, je suis en totale autonomie, je n’ai pas de compteur électrique grâce au photovoltaïque et à des batteries. Le réseau centralisé par une entreprise qui fait un profit n’est pas la solution ».
2.Alain Freytet, architecte paysagiste creusois de notoriété nationale : «Éviter le mitage»
Sollicité pour participer à cette réunion de Guéret, Alain Freytet a décliné : « Je travaille pour l’État en tant que paysagiste conseil et à ce titre je ne veux pas prendre position. Un schéma éolien a été élaboré pour le territoire et il faut le respecter, éviter le mitage, tenir compte du relief et des sites classés. Je suis favorable à un développement éolien raisonné qui permette, par exemple, de créer des zones indemnes, sans pas une éolienne à l’horizon dans un rayon de 30 à 40 km ».
3. Alain Belime : « Les infrasons sont un nouveau scandale sanitaire »
Alain Belime est un expert en prévention des risques qui vit dans la Loire, où il a réussi, dit-il, à convaincre les pouvoirs publics de stopper un projet éolien au nom du principe de précaution. « Argumenter autour de la protection du paysage, c’est perdu d’avance. Déjà que ce n’est pas facile d’arrêter les projets en essayant de protéger les humains ».
Son principal angle d’attaque, c’est l’impact sur la santé des « infrasons ». Selon Alain Belime : le bruit en lui-même ne constitue pas un risque, en revanche les sons à basses fréquences, et donc inaudibles, liés à la compression de l’air lors du passage de la pâle devant le mat, « provoquent des troubles physiologiques très graves pour les animaux (chevaux et vaches notamment) comme pour les humains ».
Dans son argumentaire-réquisitoire, Alain Belime, qui s’appuie sur des études réalisées à l’étranger et qui cite des séquelles épouvantables, évoque une loi du silence autour des infrasons, comparable à celle qui a débouché « sur les scandales de l’amiante et du sang contaminé ». Pour Alain Belime, il existe certes des technologies alternatives aux aérogénérateurs géants « tels l’arbre à vent », mais il ne remet pas en cause la poursuite du programme nucléaire ; au contraire : « la quatrième génération de réacteurs recyclera ses déchets », croit-il savoir.
4. Éric Correia : « On ne peut plus laisser se monter des projets contre la population ».
Le président de la Communatuté d'agglomération du Grand Guéret et conseiller régional est le premier « grand élu » creusois à s’alarmer de la « prolifération anarchique » des projets éoliens en Creuse. Il a d’ailleurs écrit un courrier dans ce sens au préfet Philippe Chopin en janvier. « Je suis pour une régulation ferme. L’un des atouts majeurs de notre territoire, c’est l’authenticité de ses paysages ».
Éric Correia oppose « un projet éolien vieux de dix ans sur les Monts de Guéret et suivi par l’agglo […] aux 14 éoliennes en projet entre Glénic, Saint-Sulpice-le-Guérétois, Anzême et Saint-Fiel. C’est n’importe quoi ! Des sociétés, aux raisons sociales opaques, démarchent directement les maires et leur assurent que l’éolien procurera une rente à leurs budgets communaux. Ca marche d’autant mieux que les dotations de l’État accusent une forte baisse. Les montages financiers de ces projets sont flous. Il faut analyser ces données à l’échelle intercommunale et je pense qu’on ne peut plus laisser se monter de tels projets contre la population ».
5.Muriel Moehring, association AQVA d’Anzême « Les prévisions de chiffre d’affaires sont gonflées » .
Muriel Moehring a exploité les données financières fournies par la société porteuse du projet d'Anzême et les a croisées avec d’autres informations : « Les éléments financiers sont erronés » et donc gonflés. Elle réfute, entre autres, les généreuses prévisions de « rendement » des aérogénérateurs prévus à Anzême : « Les prévisions de chiffre d’affaires sont gonflées car elles sont basées sur un taux de charge de 27 %. En Nouvelle-Aquitaine, le rendement moyen des éoliennes n’est que de 17,3 % ».
Pour Muriel Moehring, « il ne faut pas confondre rentabilité et trésorerie ».
Les généreux tarifs de rachat de l’électricité par EDF permettent de générer du cash dans les premières années d’exploitation : « cet argent remonte aux maisons mères qui opèrent des placements ou se font grassement payer leurs prestations […] Nos factures d’électricité, majorées pour favoriser le développement éolien, alimentent en fait un système financier. La France ne fabrique pas d’éoliennes, une grande partie des dividendes part à l’étranger ».
Recueilli par Julien Rapegno
(1) Les associations locales représentées à la réunion des anti-éolien de Guéret : Anzême, Glénic, Crozant, Saint-Fiel, Saint-Priest-Le Chauchet, Saint-Laurent, Azerables. Les associations en cours de création : Royère-de-Vassivière, Saint-Georges-la-Pouge et Mazeirat. Présence également de l’ADEV (association de défense des eaux et des vallées) et de la Fetem (qui fédère vingt associations en Haute-Vienne).

◈ 05/04/17 : 66 éoliennes en projet dans une dizaine de communes en Creuse
https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/66-eoliennes-en-projet-dans-une-dizaine-de-communes-en-creuse-1491380234
Des promoteurs ont lancé des projets aux quatre coins de la Creuse, et souvent cela crée un 'vent de fronde' chez les riverains. On fait le point sur ce qui est réellement en cours..
Actuellement, 19 éoliennes sont déjà en fonctionnement en Creuse, sur les communes Chambonchard, Bussière-Saint-Georges/Saint-Marien et La Souterraine/Saint-Agnant-de-Versillat. Ce sont pas moins de 66 éoliennes supplémentaires qui sont envisagées dans 11 secteurs différents. Quatre projets sont plus avancées que les autres, ils ont déjà obtenu toutes les autorisations (permis de construire, feu vert de la direction régional de l'environnement et de l'aménagement, enquête publique..) mais les éoliennes n'ont pas encore été érigées, souvent parce que des opposants multiplient les recours juridiques. Sont donc en attente : 5 éoliennes au Chauchet et Saint-Priest, 8 éoliennes entre Viersat et Quinssaine dans l'Allier, plus à l'Ouest 4 éoliennes entre Saint-Sébastien et La-Chapelle-Baloue, et non loin de là 10 éoliennes entre Saint-Sébastien et Azérables, sans doute le projet le plus proche de la concrétisation.
A celà s'ajoute 7 projets qui sont 'en cours d'instruction'. Des dossiers ont été déposés par des entreprises privées afin d'obtenir les autorisations de l'Etat : sur les Monts de Guéret entre Sainte-Feyre et Lépinas, à Anzeme, à Saint-Fiel, ainsi que les projets (déposés en décembre dernier) de Glénic, Saint-Sulpice-le-Guérétois, Saint-Hilaire-la Plaine et Janaillat/Saint-Dizier-Leyrenne. Certains de ces projets ont déjà franchi la première étape : le permis de construire validé par le préfet, le rôle du Maire de la commune n'étant que de vérifier si le permis est conforme avec le PLU.
En moyenne, un dossier met une dizaine d'années à aboutir, entre les premiers contacts pris avec la mairie et la construction des éoliennes. Une fois le permis de construire validé, il y a de nombreuses autorisations à obtenir de la part des services de l'Etat (ICPE, par les services de la DREAL). Ensuite, tous ces projets doivent faire l'objet d'une enquête publique, la population peut alors donner son avis au Commissaire enquêteur (mais l'avis des habitants n'est que consultatif), la Commission départementale 'Nature, paysage et site' est aussi consultée, avant le feu vert final du préfet. Ce dernier peut imposer des obligations pour la réalisation du projet (éloignement supplémentaire, mesures pour limiter le bruit..) Le décideur reste donc la préfecture qui représente l'Etat. La municipalité n'a pas de droit de veto lorsqu'il s'agit d'installations sur des terrains privés (c'est le plus souvent le cas).
"Les voisins ont découvert par hasard des micros sur leur terrain, c'étaient des mesures pour un projet d'éoliennes, en cours depuis un an et demi," dénonce Fabien Glemet, à la tête des riverains en colère à Saint-Fiel. Réponse du Maire : "Rien n'a été caché, l'autorisation pour le permis de construire n'est qu'un acte administratif, je fais confiance aux services de l'Etat pour évaluer le projet".
Très souvent, des recours en justice sont lancés par des riverains qui refusent de voir des éoliennes se construire à 500 mètres de leur maison (distance minimum légale).C'est le cas notamment pour les deux projets de Saint-Sébastien et au Chauchet. Quand le projet n'est pas encore autorisé, les habitants commencent par s'unir en association, comme à Anzême avec l'AQVA, ou plus récemment à Saint-Fiel avec l'Association de défense du pays Guérétois. Les projets étant nombreux autour de Guéret, les associations sont en contact et pourraient se fédérer pour mener une lutte commune. De son côté, l'Agglo a récemment réuni les maires pour les sensibiliser à la prolifération des projets et éviter qu'un petit territoire ne soit équipé de plusieurs dizaines d'éoliennes. Il est peu probable que l'ensemble des projets aboutisse.
Au moins deux autres projets sont à l'étude du côté de Ahun et de Chatelus-le-Marcheix, mais dans ces cas-là il n'y a aucun dossier déposé en préfecture.

◈ 06/06/16 : Creuse Projet éolien: l'ex-village des babas cool est devenu celui des bobos en colère
http://www.lepopulaire.fr/saint-hilaire-la-plaine/transport/2016/06/06/projet-eolien-l-ex-village-des-babas-cool-est-devenu-celui-des-bobos-en-colere_11946635.html
Les habitants du village du Grand Villard, à Saint-Hilaire-la-Plaine, entre Guéret et Ahun, se serrent les coudes face à un projet éolien. Il faudrait vraiment que le réchauffement climatique soit violent en Creuse pour qu'ils acceptent qu’on plante sept ventilateurs de 160 mètres de haut autour de leurs maisons de caractère.
On a trouvé le plus beau village de la Creuse. Il était bien caché, indiqué sur aucun guide touristique, presque clandestin. Bref, personne n’en avait vraiment eu vent jusqu’ici, mais le Grand Villard, à Saint-Hilaire-la-Plaine est un «village creusois particulièrement bien préservé et de caractère. Les maisons ont été rénovées avec goût, dans le respect du patrimoine», revendiquent ses habitants eux-mêmes.
Un écrivain comme porte-parole de son quartier
Assez jaloux de leur tranquillité, ils n’avaient pas songé jusqu’ici à faire une grande publicité à leur enviable cadre de vie. Jusqu’à ce qu’une ombre menaçante s’élève au-dessus du Peu de La Charse, la modeste colline boisée sur laquelle butent, au sud-ouest, les prés du Grand-Villard. « On nous promet cinq éoliennes d’un côté, dont les pales vont culminer à 160 mètres de haut, et deux de l’autre côté de la route ! », s’hérisse Martine Faucher, présidente du comité Vents d’état.
Mais que se passe-t-il dans le coin ? Au Moutier d’Ahun vient de naître un Front de lutte national pour la culture en Creuse (FLNCC) et voici des Creusois plutôt d’âge mûr, bien installés, qui laissent entendre qu’ils pourraient avoir le sang aussi bouillant que des natifs de Bonifacio si on fait pousser ces aérogénérateurs au-dessus de leurs jardins. Des jardins, il est vrai sublimes.
Dans le rôle du parrain, au Grand-Villard, il y a Jean-Marie Chevrier, écrivain creusois : « Nous sommes les plus anciens habitants, nous sommes arrivés en 1971. Le village était alors plus ou moins à l’abandon. Les maisons ont été restaurées par des gens de notre génération, des babas, des gauchos, je raconterai d’ailleurs cette histoire dans mon prochain livre ».
En caricaturant un peu, on peut résumer l’évolution sociologique du village en disant que les baba cools ont cédé la place aux bobos en colère.
En deux mois, les membres de ce jeune comité de défense sont devenus très calés sur l’énergie éolienne : « On n’avait qu’une vague idée des implications », reconnaît Françoise Philbet, riveraine et… première adjointe au maire de Saint-Hilaire. Et c’est là que cette histoire de Vents d’état se corse un peu. Le troisième adjoint, Jean-Michel Clergé-Dugillon adhère également à ce frais comité anti-éolien. Ambiance. Joël Lainé, le maire de Saint-Hilaire-la-Plaine, est favorable au projet : « La majorité du conseil aussi ».
Joël Lainé annonce qu’il va proposer au prochain conseil municipal l’organisation d’une consultation citoyenne : « Nous n’accepterons que le porteur de projet n’engage l’étude de faisabilité que si une majorité d’habitants se prononce favorablement ». Les sept éoliennes en projet de Saint-Hilaire s’intègrent dans un parc plus vaste (porté par deux opérateurs différents), qui comprend également quatre machines à Ahun et neuf à Mazeirat. « Les conseils de ces deux communes voisines ont voté l’engagement de l’étude d’impact », rapporte Joël Lainé.
Un argumentaire bien rôdé
« Ces trois communes se sont retrouvées classées en zone favorable dans le dernier schéma régional éolien, alors que le potentiel de vent ne peut assurer qu’un rendement de 4 % », estime Françoise Philbet. Impact sur le paysage et sur la santé des riverains, nuisances sonores, dépréciation des biens immobiliers, élargissement des routes, déforestation, prix de rachat exorbitant de l’électricité éolienne : depuis une quinzaine d’années, l’argumentaire anti-éolien a eu le loisir de s’affûter partout en France.
Le village de Grand-Villard ne revendique pas encore son indépendance mais François Philbet estime que ce projet : « est extrêmement clivant et très nocif pour le lien social […] On a fait miroiter au maire des chiffres mirobolants mais il faut raisonner à long terme. La Creuse a quoi à proposer en dehors de sa tranquillité et de ses paysages ? ».
Joël Lainé, trouve que l’intitulé de ce comité de défense du Grand Villard, qui pointe un doigt vengeur alors qu’il n’y a encore rien de décidé « est assez agressif ». L’édile ne veut pas résumer le bon accueil qu’il a réservé aux porteurs de ce projet éolien aux seules perspectives financières : « la loi de transition énergétique prévoit une augmentation de 50 % de la part des énergies renouvelables avant 2023. Les collectivités doivent participer à cet effort national ». La bonne volonté communale pourrait se traduire par la mise à disposition d’un terrain auprès du promoteur éolien.
Pour ces sept aérogénérateurs, Joël Lainé escompte une manne totale de 140.000 euros par an pour le territoire, ce qui représente 1 % d’un investissement de 14 millions d’euros : « 50.000 euros reviendraient au conseil départemental, 109.000 euros à l’intercommunalité Creuse Thaurion Gartempe, dont 30 % seront reversés à la commune. Pour Saint-Hilaire, nous pouvons donc tabler sur 40.000 euros par an ». L’édile est convaincu que le territoire n’a plus les moyens de se passer des sous du vent : « nos collectivités creusoises sont confrontées à la baisse des dotations. À Saint-Hilaire, il y a des investissements que nous ne pourrons pas assumer, comme la restauration de l’église ou des travaux d’accessibilité. À mon sens, ce projet éolien concilie patrimoine et modernité ».
Julien Rapegno
Réunions publiques. Le comité Vents d’état développera sa position vendredi 10 juin à l’occasion d’une réunion publique (18 h 30 à la salle polyvalente). Tandis que le maire envoie l’argumentaire pro-éolien dans toutes les boîtes aux lettres, avant une autre réunion publique (le 22 juin à 18 h 30).
D'autres projets dans les Monts de Guéret
Les opposants creusois aux éoliennes se fédèrent : le groupe Vents d’état est en contact avec Vies-Vents en Creuse, un comité qui vient de se constituer en association à Glénic.
Le conseil municipal de Glénic accueillait lundi soir la présentation de l’étude de faisabilité par la société canadienne Boralex. Ce projet de cinq éoliennes « de 180 mètres » selon Vies-Vents en Creuse est localisé sur le plateau, à proximité des limites communales d’Ajain et de Jouillat. Une zone de développement éolien avait été tracée il y a une demi-douzaine d’années autour de Glénic et de Jouillat : « Un premier projet a été abandonné pour une question de protection de sites classés, mais un autre est réapparu un peu plus loin et a progressé à bas bruit », décrit Christophe Bouis. Cet éleveur de chevaux vit au village de Mauques et serait aux premières loges de l’éventuel parc éolien.
Boralex est en fait la société qui a pris la suite d’Enel Green qui prospecte depuis 2008 dans les Monts de Guéret. D’autres projets sont actuellement à l’étude autour de Sainte-Feyre sont soutenus par l’agglo du Grand Guéret.

◈ 02/06/16 : Vent de colère en Creuse contre un nouveau projet de parc éolien
https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/creuse-un-nouveau-projet-de-parc-eolien-provoque-un-vent-de-colere-1464812661
Un parc d'une vingtaine d'éoliennes pourrait bientôt s'étendre entre les communes de Saint-Hilaire-la-Plaine, Mazeirat et Ahun. Plusieurs riverains opposés au projet se sont réunis au sein de l'association "Vents d'état" pour dénoncer une "catastrophe".
Les habitants du petit village de Grand Villard situé sur la commune de Saint-Hilaire-la-Plaine (209 hab.) ont eu vent par hasard le mois dernier de ce projet de parc éolien qui pourrait s'implanter à cinq cents mètres de chez eux. "Des éoliennes de 150 mètres de haut... une hérésie" pour ces riverains qui redoutent des nuisances sonores et visuelles pour eux comme pour la faune.
"On a des passages de grues, c'est magnifique, ça me gênerait de les voir découper en rondelles par les éoliennes!"
Tout commence début mars lorsque l'entreprise Eco Delta propose à Joël Lainé, le maire de Saint-Hilaire-la-Plaine, d'élever sept éoliennes sur sa commune, cinq sur la colline du Puy de la Charse et deux sur le Puy Beaubier. Des projets similaires sont à l'étude dans deux communes voisines. A Mazeirat, la société EREA projette d'implanter "entre huit et neuf éoliennes", d'après le maire Christophe Martin. Et puis à Ahun, l'entreprise Notus souhaiterait construire quatre éoliennes.
A Saint-Hilaire-la-Plaine, une vingtaine d'habitants opposés au projet se sont réunis au sein de l'association au nom sans équivoque "Vents d'état". "Pour construire une éolienne il faut 4.000 passages de camions, abattre les arbres pour faire une route de dix mètres de large, c'est une hérésie", déclare sa présidente Martine Faucher.
Conseillère municipale et membre de Vents d'état, Françoise Philbet dénonce "un projet catastrophique" : _"je vois pas pourquoi on vient bousiller ce magnifique territoire, je trouve ça complètement hallucinant." Habitant le village de Grand Villard, Jean-Michel raconte "être venu ici pour être tranquille. On a ici un paysage très agréable. Le défigurer pour quelques deniers, je ne vois pas l'intérêt."_
COP 21 et retombées économiques
Favorable au projet de parc éolien, Joël Lainé, le maire de Saint-Hilaire-la-Plaine, rappelle "les objectifs de la COP 21 de réduction des émissions de gaz à effet de serre" mais aussi, et il s'en cache pas, il y a "140 000 euros de retombées économiques".
"On a 5.000 euros en moins de dotations de l'Etat sur deux ans et là j'aurais aimé que la population se soulève pour dire ça suffit d'être un territoire abandonné. Les retombées seraient de 1% sur l'ensemble de l'investissement (140 millions d'euros), ce qui pourrait faire 140.000 euros et grâce aux impôts, cela multiplierait par dix notre capacité d'investissement au niveau de la commune."
Joël Lainé dit par ailleurs comprendre l'inquiétude de ces riverains mais pas le nom de l'association : "Vendetta, c'est vengeance alors que pour l'instant ce n'est que le début du début du projet." Le maire annonce qu'il proposera le 14 juin prochain en conseil municipal le principe d'une consultation citoyenne.
"Demain on ne va pas voir une centrale nucléaire dans la commune, ni même une éolienne! Il y a beaucoup d'études qui seront faites avant et la population aura son mot à dire, moi je ne suis pas un adepte des coups de force et du 49.3. La population sera associée à ce qui se fera."
En attendant, l'association Vents d'état organise déjà une réunion publique vendredi prochain à 18H30 à la salle polyvalente de Saint-Hilaire-la-Plaine "pour alerter la population".


Mise à jour du 08/03/18
Affaire de diffamation à Saint-Hilaire-la-Plaine (Creuse) : les anti-éoliens relaxés
Le délibéré est tombé ce jeudi 8 mars au tribunal de Guéret. La présidente de l’association des anti-éoliens Vents d’État a été relaxée pour diffamation. Le maire de Saint-Hilaire-la-Plaine est débouté de sa constitution de partie civile.
La présidente de l’association des anti-éoliens Vents d’État, Martine Faucher, a été relaxée par le tribunal de Guéret.
Le maire de Saint-Hilaire-la-Plaine, s’estimant diffamé, lui réclamait 25.000 euros de dommages et intérêts.
L’association, qui s’oppose à l’implantation d’un parc éolien à Saint-Hilaire-la-Plaine, avait adressé une lettre ouverte à tous les administrés de la commune qui dénigrait une « consultation citoyenne » réalisée par la municipalité. Selon le maire, Joël Lainé, elle comportait deux mots de trop : « mascarade » et « tromper ». L’audience a eu lieu le 25 janvier.
Le délibéré est tombé ce jeudi 8 mars. Le maire est débouté de sa constitution de partie civile.