Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

mardi 19 décembre 2017

Annulation des SRE

Annulation de l'ensemble des “Schémas Régionaux Eoliens"

Communiqué de presse de la Fédération Environnement Durable
Paris le 19 décembre 2017

Le conseil d'Etat confirme l'annulation de l'ensemble des “Schémas Régionaux Eoliens" et condamne l'ancienne ministre de l'Environnement Ségolène Royal

Par son arrêt du 18 décembre 2017 le Conseil d'Etat confirme l'annulation définitive du schéma régional du climat, de l'air et de l'énergie (SRCAE) et du Schéma Régional Eolien (SRE) de la région Lorraine et il condamne l'ancienne ministre de l'Environnement Ségolène Royal.

Cette annulation par le Conseil d'Etat entraîne l'annulation définitive de l'ensemble des autres Schémas Régionaux Eoliens déjà supprimés par les justices administratives des diverses régions de la France.

Cette sanction a été prononcée principalement pour défaut d’évaluation environnementale préalable en violation du droit européen. Ce défaut d’évaluation environnementale explique que la quasi-totalité du territoire français était par ces schémas déclarée éligible à l’éolien, en dépit du refus des communes et de la fragilité des territoires ruraux.

Cette décision de la haute juridiction de notre pays, révèle au grand jour la politique de déréglementation désastreuse en faveur de l’industrie éolienne, menée à "marche forcée" par les gouvernements successifs de la France et au mépris des avis des citoyens et des lois.

Cette fuite en avant consiste à fermer les yeux sur l'échec de l’industrie du vent.
Celle-ci espère pouvoir avec l'aide de l'Etat s'exonérer des intérêts environnementaux légalement protégés : le cadre de vie et la santé des riverains, la sécurité, les paysages, les monuments historiques, la faune et la flore et plus généralement la biodiversité.

Les objectifs du nouveau ministre de l'Environnement Nicolas Hulot qui a désigné une "nouvelle commission" pour accélérer encore le programme éolien démontre l'obstination des pouvoirs publics à ne pas vouloir regarder la vérité en face.

Pourtant cette industrie, sous perfusion publique depuis 2001, ne crée pratiquement pas d'emplois, massacre la France, engendre un coût exorbitant pour les consommateurs d'électricité, au mépris du principe de concertation, et sans tenir compte de nombreuses et pertinentes recommandations de certains services de l’État confrontés quotidiennement à la réalité du terrain.

La Fédération Environnement Durable utilisera comme elle l’a fait depuis 9 ans tous les moyens légaux nationaux et européens pour combattre cette erreur stratégique de notre pays.


Contacts presse
J.L. Butré
contact@environnementdurable.net

Fédération Environnement Durable
http://environnementdurable.net


Document pdf
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L'éolien au coeur d'une guérilla juridique 
(20/12/17)
https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/0301049467859-leolien-au-coeur-dune-guerilla-juridique-2140055.php

Le Conseil d'Etat a confirmé l'annulation définitive du Schéma Régional Eolien de la région Lorraine. La Fédération Environnement Durable se réjouit, les professionnels ne s'inquiètent pas.

Nouvel épisode dans le combat qui oppose partisans et détracteurs de l'éolien. Dans un arrêt en date du 18 décembre 2017, le Conseil d'Etat a confirmé l'annulation définitive du schéma régional du climat, de l'air et de l'énergie (SRCAE) et du Schéma Régional Eolien (SRE) de la région Lorraine et rejeté le pourvoi formé par l'ancienne ministre de l'Environnement, Ségolène Royal.



La plus haute juridiction administrative a motivé son arrêt en invoquant notamment un « défaut d'évaluation environnementale préalable, en violation du droit européen ».

Reste à mesurer la portée réelle de cette décision. Coup d'arrêt aux projets dans toute la France ou tempête dans un verre d'eau ? Sur ce point, deux versions s'affrontent.


Pour la Fédération Environnement Durable (FED), à l'origine du recours« cette annulation par le Conseil d'Etat entraîne l'annulation définitive de l'ensemble des autres Schémas Régionaux Eoliens déjà supprimés par les justices administratives des diverses régions de la France ». La FED, qui fédère un millier d'associations dans l'Hexagone, estime que « ce défaut d'évaluation environnementale explique que la quasi-totalité du territoire français était par ces schémas déclarée éligible à l'éolien, en dépit du refus des communes et de la fragilité des territoires ruraux ».


Pas d'impact sur les projets en cours


Pour le Syndicat des énergies renouvelables (SER), les nombreux recours en justice qui émanent des associations de défense de l'environnement font partie du quotidien des professionnels de l'éolien. Mais l'annulation, ces derniers mois, de plusieurs Schémas régionaux - ils n'ont pas de pouvoir de prescription - n'a pas réellement stoppé les projets en cours.

Même analyse du côté des industriels. « La décision du Conseil d'Etat n'impactera pas l'instruction des projets en cours de développement », déclare aux « Echos » Pauline Le Bertre, la déléguée générale de France Energie Eolienne, car elle porte sur les Schémas Régionaux Eolien qui ne sont que des documents de cadrage. Selon elle, le seul document véritablement décisif en matière de programmation est l'Autorisation environnementale qui a été publiée en mars dernier afin, justement, de simplifier les procédures.

Les éoliennes devraient donc poursuivre la croissance. Fin septembre, la puissance du parc éolien s'établissait à 12,9 GW, de quoi répondre aux besoins en électricité de 6 millions de Français.

Et la puissance raccordée durant les trois premiers trimestres s'élève à 1.019 MW, un niveau de 23 % supérieur à celui enregistré à la même période en 2016. Dans le cadre de la « Transition Energétique », la construction de 2.000 nouveaux parcs éoliens a été programmée pour 2023.

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➽ Le Conseil d'Etat confirme l'annulation des schémas régionaux éoliens adoptés sans évaluation environnementale (20/12/17)

Les schémas régionaux du climat, de l'air et de l'énergie (SRCAE) étaient tenus de faire l'objet d'une évaluation environnementale même si aucun texte réglementaire ne le prévoyait au moment où ils ont été attaqués (ce qui a changé depuis).
Telle est la conclusion à laquelle est parvenue le Conseil d'Etat dans plusieurs décisions rendues le 18 décembre par lesquelles il rejette le pourvoi de la ministre de l'Environnement. Cette dernière contestait les décisions de cours administratives d'appel ayant annulé les arrêtés préfectoraux d'approbation des SRCAE et des schémas régionaux éoliens (SRE) qui leur étaient annexés pour défaut d'évaluation environnementale.
Pour parvenir à cette conclusion, la Haute juridiction administrative rappelle que les SRCAE s'imposent dans un rapport de compatibilité aux plans de protection de l'atmosphère (PPA), aux plans de déplacement urbain (PDU) ainsi qu'aux plans locaux d'urbanisme (PLU) pour leurs dispositions en tenant lieu. Il en résulte que ces schémas devaient être regardés comme définissant le cadre de mise en œuvre de travaux et projets d'aménagement entrant, en vertu de l'article L. 122-4 du code de l'environnement, dans le champ d'application de l'étude d'impact dans les domaines de l'industrie, de l'énergie et des transports.
Prévus par la loi Grenelle 2 de juillet 2010, les SRCAE définissent les orientations et les objectifs régionaux en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), de lutte contre la pollution atmosphérique, de développement des filières d'énergies renouvelables (EnR) et d'adaptation aux changements climatiques. Les schémas régionaux éoliens (SRE) qui leur sont annexés déterminent les parties du territoire favorables au développement de l'énergie éolienne.
Les SRCAE et leur annexe doivent être intégrés dans les schémas régionaux d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires (Sraddet) prévus par la loi Notre de 2015 et qui doivent être adoptés en 2019.

EOLIEN : « SÉBASTIEN LECORNU LIVRE NOS TERRITOIRES À L’ÉOLIGARCHIE ! »

https://www.lepetitjournal.net/82-tarn-et-garonne/2017/12/13/eolien-sebastien-lecornu-livre-nos-territoires-a-leoligarchie/


Occitanie


Jean Pougnet pour le collectif Toutes Nos Energies Occitanie Environnement s’exprimait dernièrement au sujet de l’éolien industriel dont voici un extrait :

« les projets du gouvernement en matière d’éolien industriel – en dehors d’être un copié-collé des demandes du SER, le Syndicat des énergies renouvelables (1) – sont symptomatiques de l’évolution de la parole publique dans ce domaine. Plus question de discours sur le développement durable, la sortie du nucléaire (2) et les énergies propres pour convaincre les populations réticentes à la destruction de leur cadre de vie. Non, on va directement au cœur du sujet : l’argent.
Après tout, les promoteurs sont là pour ça (3), alors on va essayer d’être un peu plus partageux pour convaincre les indigènes.
Ainsi, quand la tendance lourde de la fiscalité française est de transférer les ressources des communes vers les communautés de communes, soudainement on songe à rapatrier une partie du produit de l’IFER (Imposition forfaitaire pour les entreprises de réseaux) vers ces mêmes communes et ce dans le but avoué d’amadouer leurs citoyens.
Décidément l’éolien a droit à toutes les transgressions même vis-à-vis des politiques d’organisation administrative de la France.
Si ça ne suffit pas à gagner les cœurs, on va proposer que – selon les souhaits toujours du SER – « les règles existantes relatives au financement participatif soient optimisées et adaptées ». Sous ce vocable usurpé, les promoteurs veulent plus facilement proposer des placements à 5 ou 6 % d’intérêt aux habitants.
Quelle banque peut faire mieux ?
Enfin au cas où les indigènes resteraient rebelles, Sébastien Lecornu réfléchit à limiter les « recours abusifs ». A quand la promulgation de l’état d’urgence énergétique pour museler toute opposition ?
Pour terminer la liste des cadeaux que l’on nous promet pour ces fêtes, le gouvernement va donner un cadre juridique spécial au repowering (4). Il s’agit là aussi de simplifier au maximum les procédures… pour les promoteurs. Autrement dit, votre commune avait signé pour 20 ans et des machines de 100 mètres de haut, elle en reprend pour 20 ans de plus avec des hauteurs de 160 à 200 mètres et sans avoir rien à dire. (…) »
Des précisions :
(1) Pour mémoire le SER a pour membres à son conseil d’administration, entre autres, des représentants d’EDF, EDF EN, Siemens, Total, Engie, Voltalia (propriété de la famille Muliez), General Electric, tous farouches défenseurs de la transition énergétique !
(2) 6500 éoliennes construites en France pas une centrale nucléaire fermée ou en voie de l’être : EDF essaie, en ce moment, d’obtenir leur prolongation au-delà de 40 ans de fonctionnement.
(3) L’éolien est la seule industrie où l’entrepreneur sait que pendant 15 ans toute sa production sera achetée quelques soient les besoins, à un prix garanti, largement au dessus de celui du marché, ce qui lui assure de copieux bénéfices.
(4) Repowering : renouvellement d’un parc éolien obsolète par des machines plus puissantes et pour cela encore plus gigantesques.

lundi 18 décembre 2017

Doubs (25) : Il n'y aura pas d'éoliennes sur la crête de la Dame Blanche




Bourgogne : Trois élus visés par une plainte pour prise illégale d'intérêts




Yonne : Le projet de parc éolien XXL dans le Tonnerrois suscite le débat

http://www.lyonne.fr/aisy-sur-armancon/environnement/2017/12/15/le-projet-de-parc-eolien-xxl-dans-le-tonnerrois-suscite-le-debat_12669527.html#refresh


Il ne s’agit encore que d’un projet. Mais s’il se concrétisait, le parc éolien des Hauts de l’Armançon deviendrait le plus puissant de l’Yonne. Sa particularité ? Il serait situé en pleine forêt.

Aisy-sur-Armançon, Cry, Nuits et Perrigny-sur-Armançon. Ces quatre communes du Tonnerrois se sont regroupées pour tenter de faire pousser un parc éolien de 20 à 25 mâts. Ce projet, qui n’en est encore qu’au stade des études écologiques, pourrait voir le jour à l’horizon 2020. 
« Nous comptons déposer notre demande d’autorisation administrative en préfecture au premier semestre 2018 », indique Geoffroy Rolland, chef de projet chez WPD, la société allemande contactée pour développer ce parc éolien.

Du jamais vu en France : 240 mètres en bout de pale

S’étendant sur 1.500 ha, il serait situé au cœur des forêts communales, à cheval sur ces quatre communes. Et s’il sortait de terre, il deviendrait le parc éolien de tous les superlatifs. Avec une puissance de 4 MW par mât, il s’imposerait comme le parc le plus puissant de l’Yonne. Mais surtout, les éoliennes qui y seraient implantées battraient des records de hauteur, puisqu’elles atteindraient 240 mètres en bout de pale. Du jamais vu en France. 

« L’idée, c’est d’installer du haut de gamme. Les modèles d’éoliennes les plus puissants, dotés des dernières technologies », explique Geoffroy Rolland. Pour José de Pinho, maire de Cry, il s’agit bien de « mettre l’éolienne la plus performante possible ». Autrement dit, en installer relativement peu, mais plus hautes et puissantes. « Par ailleurs, je défie quiconque de faire la différence entre une éolienne de 180 mètres et une autre de 240… » glisse-t-il.
Le projet doit rapporter 280.000 € par an aux quatre communes ?; autant à leur intercommunalité. « Les mâts resteront éloignés à 2,5 kilomètres, au moins, de nos centres bourgs », ajoute le maire, qui souligne enfin qu’aucune terre agricole ne devra être sacrifiée.

Les opposants au projet s’organisent

Pendant ce temps, les opposants au projet s’organisent. Fin novembre, Hervé Biju-Duval, un résident d’Étivey, a créé l’association Paysages et forêts de l’Armançon. Quand l’heure sera venue, il compte déposer tous les recours envisageables. « Nous demandons déjà au futur commissaire enquêteur d’émettre, quand il aura à le faire, un avis défavorable au projet. Et au préfet de se ranger à cet avis », lance-t-il.

Dans la longue liste de ses arguments contre le parc éolien, il critique notamment le fait que les mâts soient implantés en pleine forêt. « Une forêt, c’est comme un vaste piège à carbone, illustre-t-il. Elle absorbe le CO2 et rejette de l’oxygène. Alors n’est-il pas paradoxal de déboiser des forêts pour y implanter des éoliennes censées limiter les émissions de CO2 ?? » Un argument balayé par le chef de projet Geoffroy Rolland, le développeur éolien WPD. Ce dernier faisant savoir que « seul 1 % de la zone d’étude (1.500 ha au total, ndlr) sera déboisée ». Soit 15 hectares.
Par ailleurs, « il y a une obligation légale de compensation. En clair, pour un arbre enlevé, nous nous engageons à replanter un arbre, dans la vallée de l’Armançon ou à proximité ».

À noter : L’association Paysages et forêts de l’Armançon organise une réunion d’information, ce vendredi 15 décembre, à 18h30, à la salle des fêtes d’Étivey.

Mise à jour du 18/12/17 : 
Yonne : Projet éolien dans le Tonnerois, la contestation vient d'Étivey
http://www.lyonne.fr/etivey/economie/innovation/2017/12/18/projet-eolien-dans-le-tonnerois-la-contestation-vient-d-etivey_12672682.html#refresh

Le vent va-t-il tourner autour du projet éolien du Haut Armançon ?

Ce projet de parc devrait être le plus haut de France, avec 20 à 25 mâts d’une hauteur en bout de pâles à 243 mètres en pleine forêt. Il n’avait jusqu’alors pas suscité de remous.
Quatre villages – Nuits, Cry, Perrigny et Aisy – ont donné leur accord pour la poursuite de ce projet. Mais le vent de la contestation commence à se lever, depuis la commune voisine d’Étivey.

« Tous les recours possibles »

Le conseil municipal a voté à l’unanimité contre. Par ailleurs, des citoyens se mobilisent. Ils ont créé l’association Paysage et Forêt de l’Armançon (l’APFA) entraînant dans leur sillage des Ravièrois, une autre commune proche du parc, où un deuxième projet mené par la société Epuron, commence à s’élaborer.


« Nous ne nous contenterons pas de rester dans le sanctuaire du politiquement correct » a promis Hervé Biju-Duval, le président, lors de la réunion publique vendredi soir. « Nous nous attaquerons directement aux sociétés et à leurs pratiques. »

La réunion a attiré une trentaine de personnes. Des gens venus surtout des communes situées autour du projet. « Il est toujours difficile de s’afficher dans des réunions comme celle-ci quand on habite une des quatre communes concernées, parce qu’on a tous un ami conseiller municipal et la pression peut très rapidement monter sur les familles » a jugé un habitant d’Aisy. Magré tout, les questions ont fusé. C’est le gigantisme du projet qui inquiète et la destruction d’une partie de la forêt qui fait peur.

Samedi soir en assemblée générale les participants se sont réparti les rôles. L’APFA compte plus de 70 membres et dispose déjà de plus de 1.000 euros. 
« Nous savons que la bataille sera rude et qu’elle coûtera cher en frais d’avocats puisque nous poserons tous les recours possibles », a prévenu Hervé Biju-Duval.
L’association compte informer les habitants du secteur, notamment sur des sujets qui les touchent. « La chute du prix de l’immobilier dans tout le secteur qu’entraîneront les éoliennes en est un. Il est important que les gens sachent que le prix de leur maison va s’effondrer de 20 à 30 % avec ce projet. »



Lire 

samedi 16 décembre 2017

Qu’est-ce qu’une «obligation verte» ?

https://www.connaissancedesenergies.org/quest-ce-quune-obligation-verte-170504


Une obligation « verte » (« green bond » en anglais) est une obligation, c’est-à-dire un titre de créance, émise sur le marché par une entité publique ou une entreprise afin de financer des projets liés spécifiquement à l’environnement et s’inscrivant souvent dans le cadre d’une transition énergétique : développement des énergies renouvelables, amélioration de l’efficacité énergétique, développement d’infrastructures de transports faiblement émetteurs de gaz à effet de serre, etc.

Une obligation verte se distingue d’une obligation classique par le fait que son émetteur s’engage à présenter un reporting détaillé sur les investissements réalisés pour attester l’affectation de ceux-ci à des projets liés à l’environnement. Les entités publiques et les entreprises peuvent ainsi, avec ces emprunts, communiquer sur leur stratégie environnementale et séduire les gérants de fonds « ISR » (Investissement Socialement Responsable) et de nouveaux investisseurs désirant contribuer à la transition énergétique.

Notons toutefois qu’aucun critère précis ne permet à ce jour de caractériser de manière standardisée la dimension environnementale des projets financés. Cette absence de définition des projets « verts » et les différents modèles de reporting entre les émetteurs d’obligations vertes entretiennent un certain flou autour desdites obligations.

Les obligations vertes ont été développées à l’origine par de grandes institutions à l’image de la Banque mondiale qui a émis sa première obligation verte dès 2008 et mobilisé depuis lors des milliards de dollars dans des projets de développement des énergies renouvelables. Plus récemment, la France a émis en janvier 2017 sa première obligation verte portant sur un montant total de 7 milliards d’euros sur une échéance de 22 ans(2). Les entreprises sont également de plus en plus présentes sur le marché des obligations vertes(3). Mi-mars 2017, Engie a notamment émis une deuxième obligation verte d’un montant de 1,5 milliard d’euros(4).

Le placement annuel relatif aux obligations vertes a avoisiné 55 milliards de dollars(5) au niveau mondial en 2016(6).


Sources / Notes

1 - Le label transition énergétique et écologique pour le climat.
2 - Pour rappel, chaque obligation est associée à une durée de vie.
3 - En octobre 2012, Air Liquide a été la première entreprise à émettre des obligations répondant aux critères des investisseurs « ISR» (investissement socialement responsable), avec un emprunt obligataire de 500 millions d'euros (coupon à taux fixe de 2,125%, terme fixé au 15 octobre 2021). Communiqué d’Air Liquide, 8 octobre 2012.
4 - Cette obligation verte comporte deux tranches : une tranche de 700 millions d’euros à 7 ans (portant un coupon de 0,875 %) et une deuxième de 800 millions d’euros à 11 ans (1,5 %).
5 - Notons que « les projets financés actuellement par les obligations vertes étaient auparavant financés par le financement général de l’entreprise ou des financements dédiés. Il n’y a donc pas nécessairement d’additionnalité en termes de montants d’investissement », précise Claire Tutenuit, Délégué général d’Entreprises pour l’Environnement (EpE).
6 - « Entretien : Le marché des obligations vertes ou green bonds », Natixis.

vendredi 15 décembre 2017

Indre : Vigoux, Celon et Argenton : un message à faire passer

https://www.lanouvellerepublique.fr/actu/un-message-a-faire-passer-2 

Le bureau d’études chargé du projet éolien des Portes de la Brenne explique que le dossier est mal compris de la population et des élus locaux.

Le vote récent de la Communauté de communes Éguzon Argenton 6 Vallée de la Creuse concernant le parc éolien des Portes de la Brenne est sans appel. Trente élus se sont prononcés contre le dossier, deux se sont abstenus et cinq seulement l’ont soutenu. Si ce verdict n’arrête pas ce projet qui prévoit l’installation de sept pylônes sur les communes de Vigoux, Celon et Argenton, le bureau d’études qui porte le dossier estime que sa démarche est mal comprise par la population locale et ses représentants. 😏😯

“ L’aspect paysager est une question de rapport d’échelles ”


« Nous essayons de communiquer sur le sujet à travers des permanences publiques, des rencontres avec les conseils municipaux. Il y a eu une réunion publique au mois de mai, malheureusement seuls les détracteurs se font entendre », affirme Julien Calabre, responsable de développement de la société Solaterra. Il était encore, cette semaine, à Vigoux, avec le maire, Roger Pilon, et Joël Damet, adjoint, pour faire le point sur un dossier représentant un investissement compris entre 20 et 25 millions d’euros. 

L’occasion, pour lui, de réagir à certaines remarques des élus communautaires auxquels il reproche de ne pas connaître suffisamment le dossier, précisant que les mesures réalisées au niveau du vent montrent un potentiel intéressant, dans la moyenne nationale.😠

Julien Calabre évoque également le démantèlement des éoliennes, « très cadré par la réglementation, accompagné d’une provision de 50.000 € pour chaque mât. La partie restant au sol sera enterrée et ne produira pas de pollution. »😯😏


Enfin, il n’occulte pas l’aspect paysager, qui a fait l’objet d’un long débat à la CDC. « Une partie de la Vallée de la Creuse, côté rive droite, aura une perception du parc, mais c’est une question de rapport d’échelles, de co-visibilité. 😯L’analyse paysagère ne se résume pas à la question du vu et du pas vu.» Des arguments partagés par les élus de Vigoux 😠 qui soutiennent un projet susceptible d’alimenter 37.000 habitants en électricité. Ils précisent aussi que la CDC Éguzon - Argenton - Vallée de la Creuse, dont leur commune ne fait pas partie, toucherait à elle seule 55.000 € par an.


😠😡😠😡😠😡😠😡


jeudi 14 décembre 2017

Jean-Louis Butré : “Éoliennes, le suicide d’EDF”

JEAN-LOUIS BUTRÉ
https://www.valeursactuelles.com/societe/entretien-jean-louis-butre-eoliennes-le-suicide-dedf-91507

Propos recueillis par Mickaël Fonton

Avec le “One planet summit”, la France n’a parlé que de transition écologique et d’énergies renouvelables. Jean-Louis Butré, Président de la Fédération Environnement Durable (FED), qui regroupe plus de mille associations confrontées à l’éolien, revient sur la réalité concrète de cette source d’énergie. Et promet un avenir compliqué à EDF, qui s’engage chaque jour plus avant dans cette impasse technologique et financière.


Valeurs actuelles
. Comment définiriez-vous la situation actuelle, en France, sur le front de l’éolien ?

Jean-Louis Butré. Aujourd’hui en France 7000 éoliennes terrestres sont en fonctionnement. Selon les dernières informations données par le Ministre de l’Environnement Nicolas Hulot, 20000 sont à venir à l’horizon 2023. Ces machines, qui peuvent atteindre désormais 230 mètres de haut et être implantées à 500 m d’une habitation, sont composées d’un socle de béton armé de 1500 tonnes, d’un mât en acier ou en béton de plus de 100 mètres et d’une nacelle contenant le générateur d’électricité entraîné par une hélice tripale. Chaque pale peut atteindre 60 mètres. La nacelle pèse plus de 70 tonnes. Le coût complet de sa construction est de l’ordre de 3 millions d’euros. Voilà pour l’objet en lui-même.


"Ce qu’il faut noter ensuite, c’est qu’il n’y pas d’industrie française de fabrication d’éoliennes terrestres. Elles sont toutes importées, principalement d’Allemagne et du Danemark, pour un montant total de 21 milliards d’euros." 

Enfin, malgré leur gigantisme, toutes ces éoliennes, du fait de leur productivité annuelle dérisoire (environ 23%) ne fabriquent aujourd’hui qu’une quantité d’électricité minime, correspondant à 4% du total de l’électricité de la France.


Qu’en est-il des recours parfois déposés contre les mairies ?

La FED estime que plus de 30% des parcs éoliens en fonctionnement ont été construits ou vont l’être sur terrains appartenant à des élus locaux. S’il est prouvé que ces élus ont pris part au processus décisionnel, ces pratiques correspondent à des prises illégales d’intérêts qui ont été dénoncées dès 2015 par les rapports du Service Central de Prévention de la Corruption. Des condamnations ont été prononcées dont la perte des droits civiques pour un maire. Des procès sont en cours. Dans le cadre de la construction des 2000 nouveaux parcs éoliens programmés pour 2023 par la “Transition Énergétique”, ce phénomène d’une ampleur inégalée pourrait conduire à la corruption de près de mille communes rurales par les éoliennes. Une situation qui jetterait le discrédit sur l’ensemble de la classe politique.


L’éolien offshore est-il plus intéressant ?

En France, il ne s’agit pas d’éoliennes offshores mais d’éoliennes terrestres dites “les pieds dans l’eau” qui n’ont rien à voir avec celles implantées en pleine Mer du nord, balayées par des vents forts et constants où la productivité des éoliennes peut atteindre 43%. Six chantiers éoliens français, (1200 machines), sont programmés au ras des côtes de la Manche et sur la façade atlantique : Le Tréport/Dieppe, Fécamp, Arromanches/Courseulles, Saint-Brieuc, Saint-Nazaire/La Baule, les îles d’Yeu et Noirmoutier. EDF sera obligée par l’Etat d’acheter cette électricité offshore à plus de 22 centimes d’euro le kWh alors que sur le prix de l’électricité se négocie en dessous de 3 centimes d’euro le kWh. C’est soit 7 fois moins ! Cette dissimulation de la réalité du coût de l’éolien en mer est porteuse de conséquences sociales très graves : qu’adviendra-t-il des huit millions de ménages les plus défavorisés, quand leur facture d’électricité aura doublée et qu’ils ne pourront plus la payer ?

Les entreprises françaises sont-elles au moins impliquées dans ces projets ?

C’est le credo officiel. Après plus d’une décennie passée à essayer d’imposer ce programme terrestre et offshore, l’argumentaire des gouvernements successifs relayés par l’Agence de maîtrise de l’énergie (Ademe), a été basé sur le développement d’une filière industrielle française de fabrication d’éoliennes et sur la création de dizaines de milliers d’emplois. On en est très loin : les deux sociétés qui devaient relever ce défi, Alstom et Areva, ont fait défection. Alstom, pourtant un des fleurons de l’industrie française, a été vendu à l’américain General Electric, et Areva a sombré corps et biens dans l’éolien maritime. Après avoir programmé le massacre de la France par 20.000 éoliennes terrestres géantes importées d'Allemagne et du Danemark, nos dirigeants ont donc désormais décidé de saccager aussi un littoral jusqu’ici préservé, au mépris de l’économie locale et de la protection indispensable de l’océan.


De manière générale, comment expliquez-vous le succès de ce qui s’apparente pourtant assez fortement à une impasse électrique, écologique et financière ?

L’éolien n’est ni une affaire d’électricité, ni d’environnement ni de sauvetage de la planète. C’est un “big business” ou des multinationales, des banques, des affairistes et même certains escrocs font des fortunes gigantesques. Ils pillent les consommateurs à qui ils font croire qu’ils leur vendent une électricité verte, vertueuse et gratuite qui va sauver le monde. Cette électricité éolienne est dispersée sur le territoire, ce qui entraîne la construction d’un nouveau réseau de collecte et de distribution d’électricité, des milliers de kilomètres de lignes électriques, des milliers de pylônes et de transformateurs. En outre, comme il s’agit d’une électricité intermittente, en l’absence de vent ce sont des centrales thermiques qui prennent le relais et émettent des gaz à effet de serre.

Comment cette gigantesque machine s’est-elle mise en place ?

"C’est Yves Cochet, ancien ministre de l’Environnement du gouvernement Jospin, qu’on surnommait “le barde délirant de l’éolien”, qui a engagé la France dans cette gabegie."

Il était le “chef” du groupe des Verts à l’Assemblée nationale et avait publié en 2005 « Pétrole apocalypse », un livre dont toutes les prévisions se sont révélées fausses. Il a inventé le système de tarif de rachat de l’électricité éolienne, par le groupe EDF à un prix garanti, anormalement élevé, obligatoire et prioritaire sur 15 ans. Pour combler le gouffre financier ainsi créé les consommateurs s’acquittent d’une taxe, la CSPE, qui atteint aujourd'hui 23% du montant de leur facture. C’est grâce à ce système de subventions cachées que des fortunes individuelles gigantesques se sont faites. Pour ne citer que les plus célèbres : EnR, la filiale d’EDF chargée du développement des énergies renouvelables, c’est-à-dire principalement de l’éolien, a été rachetée à Pâris Moratoglou. Cet homme d’affaires avisé, père du très médiatique Patrick, (coach de Serena Willams) a convaincu, voilà quinze ans, EDF d’entrer dans le capital de sa société, SIIF, rebaptisée EDF Énergies nouvelles. Prix du « cadeau » : 800 millions d’euros. En 2007, Jean-Michel Germa, frère jumeaux de l’ancien Directeur Général de WWF, a revendu la moitié de sa société « La compagnie du vent » à GDF-Suez qui l’avait valorisée à 753 millions d’euros. Là aussi, un joli jackpot.

Présent au dernier Congrès des climato-réalistes, vous avez notamment affirmé : “l’évolution d’EDF donne le frisson”. Qu’entendiez-vous par là ?

Ce sont des chiffres connus de tous mais il est important de les rappeler. En 2016, EDF, premier producteur mondial d’électricité employait 155000 salariés dans le monde dont 129000 en France. Sa situation économique est alors fortement dégradée : des fonds propres inférieurs à 20 milliards d’euros, une action en forte baisse (- 66 % depuis 2014), un endettement qui s'est envolé (40 milliards, soit plus de la moitié de son chiffre d’affaire), des retraites non provisionnées évaluées à plus de 60 milliards d’euros, une fusion périlleuse en cours avec Areva qui totalise de son côté 4,8 milliards de pertes. Ces difficultés se sont traduites par la sortie d’EDF du CAC 40 fin 2015, la démission de son directeur financier début 2016, l’abaissement de la note du groupe par l’agence Standard & Poor’s et son déclassement par l’agence Moody’s. Un déclin confirmé début 2017 par l’annonce de plusieurs milliers de suppressions de postes à venir. C’est un scénario de faillite programmée.

Vous dénoncez une stratégie de communication “médiatiquement suicidaire” ?

Ces événements posent la question du bien-fondé de la stratégie du groupe et de la responsabilité des Energies Renouvelables (EnR) dans son déclin. Les Energie renouvelables solaire et éolien (hors hydraulique) ne représentent que 2% de la production d’électricité du groupe : c’est une infime partie ! La fameuse filiale EDF Energie Nouvelles n’emploie que 3000 collaborateurs dans le monde et seulement 1400 en France, soit 1,1 % de l’effectif national. En revanche, la stratégie agressive de communication de cette filiale, appuyée par l'Ademe et le Ministère de l’environnement, conduit à faire croire aux décideurs politiques et aux citoyens que l’avenir d'EDF et de ses salariés est basé sur les énergies renouvelables. Celles-ci, parées de toutes les vertus écologiques, ont pratiquement occulté les autres. L’annonce récente du président d’EDF d’investir 25 milliards d’euros dans le solaire fait partie de de plan de communication destiné à masquer les difficultés financières gigantesques de cette entreprise.

Vous dites que des scenarii de démantèlements sont actuellement en cours d’élaboration à Bercy – c’est du roman d’anticipation ?

EDF a un énorme besoin d’argent, notamment pour assurer l’avenir de son parc nucléaire dont la sécurité inquiète beaucoup de spécialistes. Pour trouver ces sommes, plusieurs scénarii sont en cours d’étude à Bercy. Certains datent même probablement de l’époque où Emmanuel Macron était ministre de l’économie. Des projets envisagent ainsi la séparation du groupe en plusieurs entités dont certaines seraient cédées à des repreneurs pouvant être des groupes étrangers qui entreraient progressivement dans le capital de ces nouvelles entités. Pour sauver EDF de l’asphyxie financière, le découpage entre activités nucléaires et activités non nucléaires est une des pistes possibles. Selon certaines sources, des groupes financiers internationaux ont flairé l’hallali et travailleraient sur ces hypothèses de démantèlement et de rachat total ou partiel.

"Il s’agirait en réalité d’une sorte de mécano de dépeçage progressif d’EDF comme l’ont connu de nombreuses filières industrielles de notre pays avec perte de contrôle de l’Etat français au profit de multinationales concurrentes." 

Ne craignez-vous que, par une sorte de dernière ironie, on mette alors la faillite de l’entreprise sur le compte de sa “stratégie du tout-nucléaire” ?


Il est certain que le nucléaire sera toujours le coupable idéal. Depuis des années, une campagne médiatique gigantesque détruit systématiquement l’image de la filière nucléaire française. Résultat : selon certains sondages 77% % des français sont aujourd’hui antinucléaires alors que c’est cette filière qui fournit plus de 75% de l’électricité des ménages. On peut s’interroger sur les mécanismes à l’œuvre dans cette campagne de dénigrement et plus particulièrement les motivations de certaines ONG.

Vous pointez notamment du doigt le double jeu de Greenpeace…

Un rapport de de Thibault Kerlirzin, de l’Ecole de Guerre Economique, explique que Greenpeace possède une branche business, Greenpeace Energy, dont la filiale Planet Energy investit dans les centrales électriques “propres” et a déjà construit dix parcs éoliens. En Allemagne comme à l’étranger, Planet Energy a plusieurs partenaires dont Vestas Wind Systems, le plus grand fabricant mondial d’éoliennes. Greenpeace Pays-Bas est aussi actionnaire de longue date de la Triodos Bank, dont le fonds dédié au développement durable a Vestas pour premier investissement. Sven Teske, cofondateur de Greenpeace Energy, a été en 2012 le directeur de projet et principal auteur d’un rapport coécrit qui portait sur la “révolution énergétique”, coécrit avec le Global Wind Energy Council (GWEC), la “voix de l’industrie de l’énergie éolienne mondiale”, et l’European Renewable Energy Council (EREC), organisation parapluie de l’industrie des énergies renouvelables. Pour aller au but je poserais deux questions : Greenpeace est-elle une ONG uniquement au service de l’écologie ou le cheval de Troie de multinationales qui rôdent autour d’un démantèlement d’EDF ? Quel est le rôle de la filiale Enr qui, par sa publicité et son action sur le terrain, détruit médiatiquement la filière nucléaire de sa maison mère EDF ?

Aisne : La commune de Chevresis-Monceau lance un recours contre le projet éolien

La commune de Chevresis-Monceau,
par le biais de son maire Sébastien Solari (à gauche),
a déposé une requête au tribunal d’Amiens.
http://www.aisnenouvelle.fr/57111/article/2017-12-10/la-commune-de-chevresis-monceau-lance-un-recours-contre-le-projet-eolien

La municipalité, qui ne souhaite pas retrouver le village « encerclé par les éoliennes », a déposé un recours au tribunal administratif contre un projet éolien.

Il n’est pas rare de voir certaines associations ou collectifs déposer un recours devant la justice concernant les projets éoliens. C’est un peu plus étonnant quand il s’agit d’une commune. C’est pourtant le cas de Chevresis-Monceau. Par le biais de son maire, Sébastien Solari, la commune se lance dans une action juridique contre le projet Mont Benhaut, qui souhaite implanter 9 éoliennes et 3 postes de livraison sur les communes de Montigny-sur-Crécy, Crécy-sur-Serre, Pargny-les-Bois et La Ferté-Chevresis. « Si le projet se concrétise, notre village sera totalement encerclé par les éoliennes. À l’heure actuelle, il n’y a que la partie sud qui est dégagée », explique le premier magistrat.

Depuis le lundi 4 décembre dernier, 18 h 30, la requête a été déposée au tribunal d’Amiens par Me Francis Monamy, avocat de la commune. « On avait jusqu’à 19 heures le lundi pour formuler notre demande. On se retrouve donc devant le tribunal administratif », explique Sébastien Solari. « On lui a donné de nombreux éléments pour son dossier », confie Edwige Marchand, adjointe.


« On va aller jusqu’au bout »


« Il faut bien comprendre que c’est la commune qui lance ce recours », souligne Jean-Louis Doucy, membre de l’association Vent de folie, opposé à l’éolien. 6000 euros de frais d’avocat, auxquels il faut retirer 2000 euros d’aide juridique. La municipalité débourse donc 4 000 euros pour cette action. « Mais il est possible de l’aider financièrement. Si certaines personnes ont une assurance avec une assistance juridique, elles peuvent la faire fonctionner et percevoir une somme », évoque Jean-Louis Doucy. Sébastien Solari complète : « On ne force personne à nous suivre. Et cette aide financière n’est pas obligatoire pour continuer la lutte avec nous. » Si la commune s’est retrouvée dans cette situation, c’est qu’elle n’a pas pu inverser le choix du préfet qui a, le 28 août dernier, autorisé l’implantation de machines. « On a fait un recours gracieux auprès du préfet mais ce dernier ne nous a jamais répondu, explique l’édile. On a aussi écrit au ministère de l’Écologie qui a renvoyé le dossier à la préfecture de l’Aisne », ironise le maire.


Pour annoncer la nouvelle aux habitants qui sont également contre ce projet, ce dernier a organisé une réunion. « On va aller jusqu’au bout. Je remercie d’ailleurs toutes les personnes qui nous soutiennent et nous accompagnent. »

Même si la demande de la commune n’aboutit pas, elle va permettre de gagner du temps. « Il faut compter au moins deux ans et demi avant une décision finale  », explique Jean-Louis Doucy.


mercredi 13 décembre 2017

Moselle : Eoliennes à Laneuveville : opération séduction

http://www.graindesel-saulnois.com/index.php/dans-les-villages/1985-eoliennes-a-laneuveville-operation-seduction

Les projets d'installation d'éoliennes fleurissent dans notre région depuis plusieurs années. Après l'installation des hélices monumentales d'Amelécourt et de leurs voisines de Fresnes de part et d'autre de la route départementale 955 sur les hauteurs de Château-Salins on a vu récemment pousser huit machines à Aulnois sur Seille. D'autres sont annoncées à Laneuveville, Oriocourt, Lidrezing....

L'intérêt écologique et les retombées financières très lucratives incitent les entreprises, les communes et de nombreux propriétaires privés à s'engager dans cette voie qui compte pourtant quelques détracteurs. 


C'est le cas à Laneuveville-en-Saulnois pour un projet qui a vu le jour il y a cinq années et qui entre dans une phase plus active après le vote favorable du conseil municipal au début du mois de novembre. Mais l'arrivée de cinq éoliennes dans cette commune de trois cents habitants ne fait pas l'unanimité au sein de la population.


Au conseil municipal d'ailleurs, le vote pour fut entériner grâce à la voix prépondérante du maire alors que le résultat était de 4 votes pour et 4 votes contre.


Les arguments des opposants sont clairs : champ visuel altéré, nuisances sonores, dépréciations financières de leurs habitations.



Pour amadouer les détracteurs du projet, les promoteurs (Billas Avenir Energie, Langa et Terre et Lac) distribuent des bulletins d'information et multiplient les réunions publiques. La troisième en un mois était organisée ce samedi 9 décembre à la mairie de Laneuveville
Financeur, maître d'oeuvre et fournisseur d'énergie ont défendu leur projet avec conviction et pédagogie soutenus par le maire de la commune qui ne cache pas que les 60 000 € que son village touchera annuellement sous forme de taxes sont une bouffée d'air pur dans une conjoncture économique difficile pour les petites communes. Autres arguments avancés par le premier magistrat, la réalisation de nouveaux chemins de randonnée autour du village, la plantation de haies pour casser l'impression de monumentalité de ces moulins qui culmineront à 170 mètres en bout de pale  et l'enfouissement des réseaux électriques qui seront en partie pris en charge par les entrepreneurs. 

Un financement participatif a même été proposé. Les citoyens prêtent de l'argent à la société qui leur reversera la somme avec intérêt (5 à 7 %).
Mais tous n'ont pas été convaincus par ces arguments et les opposants campent sur leur position. Un collectif sera sans doute créé, une page Facebook est déjà alimentée pour fédérer les énergies contestataires. Il leur en faudra d'ailleurs car le projet est déjà bien ficelé, accepté par la municipalité, le dossier va être déposé très prochainement en préfecture. La phase d'étude devrait durer une année. Optimistes, les promoteurs envisagent la mise en service pour l'année 2020.

mardi 12 décembre 2017

Le préfet de région ne peut être l'autorité environnementale des projets

https://www.actu-environnement.com/ae/news/prefet-region-autorite-environnementale-projets-conseil-etat-30221.php4

Le Conseil d'Etat annule une disposition du décret d'avril 2016 portant réforme de l'autorité environnementale. Le préfet de région ne peut être à la fois autorité décisionnaire d'un projet tout en jouant le rôle d'autorité environnementale.


Désigner le préfet de région en qualité d'autorité compétente pour procéder à l'évaluation environnementale de certains projets n'est pas légal. C'est ce que le Conseil d'Etat a jugé dans une décision du 6 décembre 2017 rendue sur une requête de France Nature Environnement (FNE). Ce qui l'a conduit à annuler une disposition du décret du 28 avril 2016 portant réforme de l'autorité environnementale qui prévoyait cette possibilité. Une annulation qui pourrait conduire à l'annulation d'autorisations de projets prises sur cette procédure irrégulière.


L'article R . 122-6 du code de l'environnement issu du décret attaqué prévoyait que le préfet de région jouait le rôle d'autorité environnementale dans les cas où cette autorité n'était ni le ministre chargé de l'environnement, ni l'Autorité environnementale (Ae) du Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD), ni la mission régionale d'autorité environnementale (MRAe) du CGEDD.


Cette disposition, juge la Haute juridiction administrative, méconnaît la directive du 13 décembre 2011 qui impose l'évaluation environnementale des projets avant leur mise en oeuvre. En effet, les textes nationaux ne garantissent pas que la compétence d'autorité environnementale du préfet de région soit exercée par "une entité interne disposant d'une autonomie réelle à son égard" lorsqu'il est en charge de l'élaboration ou de la conduite du projet au niveau local ou qu'il est compétent pour l'autoriser. En particulier, dans ce dernier cas, lorsqu'il agit en qualité de préfet de département chef lieu de la région.


Une vraie indépendance de l'autorité environnementale ?


Cette décision fait suite à des arrêts précédents du Conseil d'Etat qui avaient pointé l'illégalité des textes français en ce qui concernait, cette fois, l'évaluation environnementale des plans et programmes. Ce qui avait conduit à l'adoption du décret du 28 avril 2016. Mais ce texte réglait le problème pour les seuls plans et programmes et non pour les projets, pointait Gabriel Ullmann, docteur en droit, dans les colonnes d'Actu-Environnement en décembre 2016.
Une brèche avait été ouverte par un jugement du tribunal administratif d'Orléans du 2 novembre 2016. Cette juridiction de premier degré avait annulé un arrêté du préfet de la région Centre autorisant des éoliennes en retenant l'inconventionnalité de l'article R. 122-6 du code de l'environnement sur la base duquel avait été pris l'avis du même préfet en tant qu'autorité environnementale. "Cette décision devrait en appeler d'autres, pour vraisemblablement finir par conduire, cahin-caha, à la même issue : la fin de la tutelle de l'autorité environnementale en région par l'autorité décisionnaire", concluait M. Ullmann.
Cette nouvelle décision du Conseil d'Etat va dans ce sens là sans pour autant régler totalement le problème. En effet, ce dernier ne se prononce pas sur le cas où ce n'est pas le préfet de région mais le préfet de département qui est l'autorité décisionnaire.


Moyens humains et administratifs dédiés


Se posait également la question de savoir si les services instructeurs de l'avis pouvaient rester les directions régionales de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal). Dans sa requête, FNE contestait également le fait que le décret confie aux MRAe la compétence pour procéder à l'évaluation environnementale de certains projets, plans ou programmes sans assurer sa séparation fonctionnelle avec le préfet de région et les services régionaux chargés de l'environnement.
Le Conseil d'Etat écarte ce moyen considérant que la MRAe doit être regardée comme disposant d'une autonomie réelle dès lors que trois conditions sont réunies. D'abord qu'elle soit une entité administrative séparée de l'autorité compétente pour autoriser un projet, ou en assurer la maîtrise d'ouvrage, et qu'elle dispose d'une liberté de décision pour exercer sa mission consultative d'autorité environnementale. Ensuite, que le service régional désigné pour la soutenir dans l'instruction des demandes d'avis dispose de moyens humains et administratifs dédiés à cette mission. Enfin, que ce service soit placé sous l'autorité fonctionnelle du président de la MRAe pour l'exercice de cette mission.
Cette deuxième condition "signifie la fin de l'instruction des avis d'autorité environnementale sur les installations classées (ICPE) par les agents des unités territoriales de Dreal en charge également de l'inspection des ICPE", réagit Emmanuel Wormser, membre du directoire du réseau juridique de FNE.
Quoi qu'il en soit, France Nature Environnement se dit "particulièrement attentive aux mesures que l'Etat prendra pour tenir compte de cette décision et réviser sa copie". "La future organisation des autorités environnementales doit être plus simple et ne pas ouvrir la voie à de nombreuses exceptions", réagit Michel Dubromel, président de la fédération d'associations. En effet, explique-t-il, l'autonomie des autorités environnementales est une condition incontournable pour restaurer la confiance vis-à-vis des procédures de participation du public.


Etoiles picardes: elles et ils font la fierté de la Picardie

http://www.courrier-picard.fr/77212/article/2017-12-12/etoiles-picardes-elles-et-ils-font-la-fierte-de-la-picardie

Neuf personnes (et un spectacle) ont été élus par nos lecteurs lors des Etoiles picardes 2017. Découvrez en images la soirée de gala organisée par le Courrier picard à l’occasion de cette remise de prix.
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HAUTE SOMME - Agriculteur dans l’Est de la Somme, Christophe Grizart est un opposant actif au développement de l’éolien. En avril, dernier il a organisé une manifestation réunissant 300 personnes à Péronne. 
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Autre article sur le même sujet

ÉTOILES DU COURRIER PICARD - Un peu plus près des étoiles (11/12/2017)
http://www.courrier-picard.fr/77157/article/2017-12-11/un-peu-plus-pres-des-etoiles
En votre nom, votre journal a récompensé ce lundi ceux que vous avez désignés comme les « Étoiles picardes » de l’année 2017.
Comme l’an dernier, vous fûtes encore, en 2017, des milliers à voter sur le site internet du Courrier picard afin de choisir ceux qui, de Mers à Soissons et d’Albert à Chambly, méritaient d’être sacrés « Etoiles picardes ».
Hier soir à l’auditorium du Crédit agricole, à Amiens, se sont succédé les dix lauréats, tandis que le groupe Dust et l’humoriste Chitcatt assuraient le spectacle.
« Nous avons créé les Etoiles parce que nous avons besoin de fierté, a rappelé Jean-Dominique Lavazais, directeur du Courrier. Cette soirée, c’est bien un moment de fierté ». Michaël Tassart, rédacteur en chef, a pour sa part insisté sur le choix cornélien dévolu à notre journal, au moment de désigner cinq « nominés » par catégorie, au milieu des quelque « 200 pages et 300 articles sur le site internet, qui sont fabriqués chaque jour ».
Cette soirée unique a réuni, en un inventaire à la Prévert, le footballeur, le chef d’entreprise, les paysans-boulangers, l’ex-miss France ou un héros du quotidien. Leur point commun ? Etre Picards, de cœur, de naissance ou d’adoption. Ils ont démontré qu’il n’était pas besoin d’une limite administrative pour faire vivre cette région bien plus dynamique que ne le colporte la rumeur. Quand Nicolas Decayeux, qui a révélé avoir signé « 175 contrats » le matin-même, se félicite à propos du site Whirpool d’avoir « gommé l’image des pneus brûlés », il pourrait aussi bien exhorter la Picardie à cultiver ses atouts.
Depuis le 19 mai, cette fierté a un visage et un nom : Emmanuel Bourgaud. Faut-il préciser que le buteur de la 96e minute, l’homme qui a envoyé l’Amiens SC au septième ciel et toute la Picardie au paradis, ne fut pas le moins applaudi hier soir. Clin d’œil de l’histoire : le spécialiste du temps additionnel avait été choisi pour recevoir le premier trophée. En coup d’envoi, il n’est pas mauvais non plus…
Les lauréats
Bruno Fagard, sauveur d’une fillette
Dominique Hersin, maire de Candas
Emmanuel Bourgaud, footballeur de l’ASC
Nicolas Decayeux, industriel
Le phénomène Chroma
Anaïs Dietrick, Itancourtoise solidaire
Elodie Gossuin
Vianney Clavreul, guide nature
Christophe Grizart, agriculteur anti-éolien
Grégoire Archier et Marion Bracrot, boulangers

Voir

Lanceur d'alerte sur l'éolien industriel

Ardennes : Le projet d’éoliennes revient sur le devant de la scène, près de Charleville

http://www.cartesfrance.fr/carte-france-ville/08140_Dom-le-Mesnil.html
http://www.lunion.fr/64549/article/2017-12-08/le-projet-d-eoliennes-revientsur-le-devant-de-la-scene-pres-de-charleville


En dépit des modifications apportées, le projet ne convainc pas tout le monde.

On prend les mêmes et on recommence. Deux ans après, le projet de parc éolien, dits des Monts Jumeaux, alimente de nouveau les conversations dans les communes de Dom-le-Mesnil, Sapogne-et-Feuchères et Hannogne-Saint-Martin. Retiré une première fois en 2015, parce qu’il n’était pas totalement dans les clous (il avait subi une flopée d’avis négatifs dont celui du commissaire-enquêteur), le projet est de nouveau soumis à une enquête publique, qui se terminera le 19 décembre prochain.


En deux mots, il s’agit de l’implantation de six éoliennes, d’une hauteur de mât de 91 mètres (150 mètres avec les pales), pour un coût estimé de 27 millions d’euros. Installées sur deux sites en vis-à-vis, les éoliennes, d’une puissance totale de 18 mégawatt-heure, devraient alimenter en électricité 30000 habitants, soit le quart de la population d’Ardenne Métropole.


Afin, cette fois, d’obtenir le feu vert des instances compétentes, les sociétés Quadran (exploitation) et Nordex (construction) ont revu leur copie. En premier lieu la distance des éoliennes avec la ligne à très haute tension (192 mètres contre 150 avant). Point capital puisqu’il avait, en 2015, conditionné le retrait du projet à la suite de l’opposition de RTE (réseau de transport d’électricité).
Autre amélioration : l’installation de « peignes acoustiques » afin de limiter au maximum les nuisances sonores. Le nouveau projet prévoit aussi la mise en place de nouvelles mesures environnementales (reconquête de la biodiversité au travers d’une association locale, plantation de haies et d’arbres…) qui n’étaient pas initialement prévues.


Dernier point : le démantèlement intégral des éoliennes et des fondations en fin d’exploitation (les éoliennes ont une durée de fonctionnement de vingt ans en moyenne).


«La mobilisation est forte»


« Le projet est plutôt bien accueilli. 80 % des gens ont un avis neutre ou favorable »
, juge Quadran. L’association de sauvegarde du val de Bar, qui fait circuler une pétition (sur papier et sur le web), ne partage pas cet optimisme. Il y a deux ans, son président Denis Charpentier avait, déjà, été l’une des chevilles ouvrières de l’opposition au projet des Monts Jumeaux. Aujourd’hui, son discours n’a pas changé : « La mobilisation est forte et les habitants qui nous rejoignent s’insurgent car ils pensaient que ce sujet était abandonné. Beaucoup découvrent au dernier moment qu’une nouvelle enquête a commencé. Le site n’est pas adapté et le projet n’a pas sa place ici. »


«Aucune maladie ni infirmité ne semble pouvoir être imputée au fonctionnement des éoliennes»

Les porteurs du projet

Plusieurs aspects lui semblent en effet contrevenir au respect de l’environnement. Le président de l’association de sauvegarde du val de Bar évoque « une perturbation des flux migratoires » et des problèmes de co-visibilité avec des sites classés.


Autre doléance : la distance par rapport aux premiers boisements (environ 150 mètres, c’est-à-dire en deçà des préconisations en la matière). « Pour ceux présentant une valeur écologique, la distance est de 200 mètres », insistent de leur côté, Sylvain Maes, chef de projet à Quadran, et Gaëtan Lesne, développeur à Nordex.


«Inquiétude sur l’immobilier»


L’inquiétude concerne aussi le bruit, « immanquablement très dérangeant pour la population ». À la crainte des nuisances sonores s’ajoutent celles sur la santé en général. « Les habitants de la vallée entre les deux sites seront pris en sandwich par les infrasons. L’impact sanitaire est maintenant médicalement établi sur le corps humain », s’alarme Denis Charpentier. Point de vue totalement démenti par les porteurs du projet : « L’impact sanitaire des éoliennes a fait l’objet de plusieurs études dont les rapports ont été publiés en 2017. Les conclusions de ces études indiquent qu’aucune maladie ni infirmité ne semble pouvoir être imputée au fonctionnement des éoliennes. »


Enfin, l’association dénonce l’effet « désastreux » sur l’immobilier. « Tous les jugements récents des tribunaux confirment une moins-value de -10 à - 50 % sur la valeur des maisons situées dans un rayon de deux à trois kilomètres. » Ce qui concernerait 6 400 personnes au total, selon les calculs de Denis Charpentier. Les maisons les plus proches seront situées à 580 mètres et des poussières des éoliennes.


Au terme de l’enquête publique, le projet sera ensuite examiné par le préfet qui pourra ou non donner son aval à la suite des procédures réglementaires. 

Au-delà de ce marathon administratif, Quadran et Nordex rappellent qu’ils ont le soutien des élus locaux. Le patron de l’agglomération Boris Ravignon vantait, notamment, en 2015, « ce projet éolien unique » sur le territoire d’Ardenne Métropole.