Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

mardi 21 novembre 2017

Aude : Destruction environnementale (XXXVIII)


Dans l'Aude, comme dans beaucoup d'endroits en France, les éoliennes poussent comme des champignons. Dans certains villages, comme ici à Bouriège et Tourreilles, des habitants s'organisent pour tenter d'empêcher leur construction. Autan Réinfo


👍 https://www.youtube.com/watch?v=SbOMG1zuNQ8 👍







👉 CONTACT : colldesresistantsdupontdurec@gmail.com






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Sondage France 3 Limousin

France 3 Limousin avait créé un sondage dont voici le résultat :


dimanche 19 novembre 2017

En finir avec le dogme du tout-éolien dans nos campagnes !

https://enl-france.eu/finir-dogme-eolien-nos-campagnes/

ENL-france publié le 17/11/2017
Christelle LECHEVALIER, Communiqués

La commune manchoise de Ger se voit imposer trois éoliennes de 165 mètres de hauteur, tandis qu’un autre projet en prévoit deux supplémentaires dans la même commune ainsi que quatre autres sur le territoire de Saint Georges-de-Rouelley.

Sous prétexte de protéger l’environnement, les intégristes décroissants nous imposent ces infrastructures d’une taille supérieure à la flèche de la plus haute cathédrale de France (Rouen, 151 mètres), pour un rendement très contestable. La question de leur démantèlement va également poser de grands soucis environnementaux et financiers à l’avenir. Qui en parle ?


Le tout-éolien est devenu un dogme alors que d’autres sources d’énergies renouvelables, comme le photovoltaïque et l’hydroélectrique, offrent des solutions alternatives bien plus intéressantes, tant sur le plan économique que d’un point de vue esthétique.


En commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie au Parlement européen, je ne cesse d’insister sur le fait qu’il n’y ait pas de fatalité à ce que nos campagnes françaises deviennent des champs d’éoliennes comme on peut le voir dans certains territoires en Allemagne.


Une vraie politique d’écologie doit se faire de manière cohérente. Dans le but de réduire les émissions de CO2, il faudrait aussi se retirer des accords de libre-échange, tel que le CETA, et promouvoir les circuits courts, notamment dans le cadre de la commande publique.


De plus, les énergies renouvelables ne doivent être utilisées que si elles font preuve d’efficacité et ne constituent pas une pollution visuelle susceptible de provoquer une contestation des citoyens sur le long terme. Dans l’attente d’autres alternatives, le nucléaire reste la meilleure solution : bas-carbone, rentable et assurant notre indépendance énergétique.


Article presse :


16/11/17 : Un nouveau projet éolien se précise dans la Manche
https://www.lamanchelibre.fr/actualite-421159-un-nouveau-projet-eolien-se-precise-dans-la-manche
Le projet éolien de Ger, près de Barenton (Manche), se précise. Il prévoit l'installation de trois éoliennes. A ne pas confondre avec un autre projet, qui semble être plus polémique et qui concerne la construction de six éoliennes dont quatre sur la commune de Saint-Georges-de-Rouelley et aussi deux sur celle de Ger.
Début novembre 2017, cinq membres de la société energieTEAM ont fait le déplacement pour informer la population de Ger, près de Mortain et Barenton (Manche), au sujet du projet d'installation de trois éoliennes dans la commune.
Un projet étudié depuis 2012
Situées entre les lieux-dits La Cosnerie et Haute-Crolle, à environ 5 km au sud-ouest de Ger, leur hauteur totale en bout de pales sera de 165 mètres. Elles développeront chacune une puissance de 3,6 MW (mégawatt), soit une production annuelle de 24,8 Gwh (gigawattheure), répondant aux besoins en électricité d'environ 3 400 foyers. L'équipe, composée de Rémi Blanchet, directeur, Ludovic Poirier, chargé d'études, Benoît Duval, responsable des études, Corinne Dubuc et Christophe Guilbert, chefs de projet, travaille depuis 2012 sur ce projet.
Début des travaux fin 2018 ?
Ils ont répondu aux questions d'une vingtaine de personnes. "Nous sommes étonnés, les visiteurs sont très informés, tant sur la puissance des éoliennes que sur leur raccordement. Les discussions ont été très constructives", soulignent les membres de l'équipe. Pour Corinne Dubuc, "ce projet est très bien accepté... Les Gérois veulent juste savoir où vont se situer les éoliennes, mesurer leur impact sur leur environnement visuel..."
Petite surprise, aucun "anti-éolien" n'a fait le déplacement. Une demande d'autorisation sera envoyée à la préfecture d'ici fin 2017. Les premiers travaux pourraient débuter d'ici fin 2018-début 2019.


Archives presse même secteur

27/03/17 : Dans la Manche, les permis de construire accordés aux six éoliennes de Ger et St-Georges-de-Rouelley annulés
https://actu.fr/normandie/saint-georges-de-rouelley_50474/dans-la-manche-les-permis-de-construire-accordes-aux-six-eoliennes-de-ger-et-st-georges-de-rouelley-annules_1954075.html
Lundi 27 mars 2017, la cour d'appel de Caen a annulé les permis de construire délivrés par le préfet de la Manche pour la construction d'éoliennes à Ger et St-Georges-de-Rouelley.
Lundi 27 mars 2017, le tribunal administratif de Caen (Calvados) a annulé les deux permis de construire délivrés par le préfet de la Manche à la société Vents d’Oc centrale d’énergie renouvelable pour la construction de six éoliennes à Ger et Saint-Georges-de-Rouelley.
C’est une victoire pour la Société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France, l’association Vieilles Maisons Françaises, l’association Basse-Normandie Environnement ainsi que pour les riverains du projet Philippe Moignot et son épouse, et Xavier de Thieulloy.
La justice a annulé les permis de construire délivrés pour l’implantation de quatre éoliennes aux lieux-dits Le Tertre du Fougeret et La Fieffe à Saint-Georges-de-Rouelley, et deux éoliennes aux lieux-dits Champ Ménard et Le Gué à Ger.
Pas dans une zone de développement de l’éolien
Dans son délibéré, le tribunal administratif a estimé que le public n’a pas été informé suffisamment tôt du projet, qui « n’a été soumis à la consultation qu’à l’occasion de l’enquête publique », en septembre et octobre 2015. Soit six mois après l’édiction des permis de construire litigieux.
Les magistrats ont également relevé que le projet de parc éolien prévu à Saint-Georges-de-Rouelley, « n’est pas situé dans le périmètre d’une zone de développement de l’éolien (ZDE) », établi par le plan local d’urbanisme de la commune.
Surtout, contrairement à ce qu’ont défendu le préfet de la Manche et la société Vents d’Oc, si une loi d’avril 2013 a bien supprimé ces ZDE, elle n’a pas eu d’effet rétroactif. Les ZDE existantes sont donc toujours applicables.
Site Natura 2000 et nuisances sonores
Le tribunal administratif a également critiqué l’impact du projet sur le parc naturel régional Normandie-Maine, « situé à proximité du site Natura 2000 Anciennes Mines de Bion et de Barenton ».
Lors de l’audience, les associations environnementales avaient dénoncé les conséquences « dommageables » sur la faune sauvage. La zone est le lieu d’hibernation et de reproduction de seize espèces animales « dont huit d’intérêt majeur ».
Une étude d’impact a par exemple révélé le risque majeur de collisions avec les pâles des éoliennes. Les magistrats ont estimé que la société Vents d’Oc n’a pas proposé de mesures satisfaisantes pour limiter les risques.
Enfin, le tribunal a remarqué que les deux éoliennes prévues sur le site de Ger auraient un impact concret sur les époux Moignot et sur Xavier de Thieulloy, tous les trois voisins du projet de parc éolien.
Les éoliennes, d’une hauteur de 150 mètres, « seront visibles de leur propriété », ont précisé les juges, qui pointent du doigt « le risque de nuisances sonores ».
En outre, le tribunal administratif a condamné l’État et la société Vents d’Oc à verser à la Société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France, à l’association Basse-Normandie Environnement ainsi qu’aux époux Philippe Moignot et Xavier de Thieulloy la somme de 200 € au titre de leurs frais de justice.

18/03/17 : Manche : Eoliennes de Ger et St-Georges-de-Rouelley : les recours en passe d’être validés
https://actu.fr/normandie/saint-georges-de-rouelley_50474/manche-eoliennes-de-ger-et-st-georges-de-rouelley-les-recours-en-passe-detre-valides_1950765.html
Les recours portés contre le projet de 6 éoliennes à Ger et Saint-Georges-de-Rouelley (Manche) sont en passe d'être validés par la cour d'appel de Caen (Calvados).
Le rapporteur public a préconisé mercredi 8 mars 2017, au tribunal administratif de Caen de valider les recours qui avaient été déposés contre les deux permis de construire octroyés en mars 2015 aux six éoliennes prévues à Ger et St-Georges-de-Rouelley (Manche).
Les époux Moignot, Xavier de Thieulloy, les associations « Basse-Normandie Environnement », « Vieilles Maisons Françaises » et la société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France ont contesté l‘autorisation donnée au projet piloté par la société Vents d‘Oc énergies renouvelables.
Ils estiment notamment que le programme est illégal. Selon eux, l‘enquête publique, pourtant obligatoire, est « entachée d’irrégularités, car postérieure aux deux permis de construire ».
> Lire aussi : DOMFRONT – Bientôt des éoliennes à l’horizon ?
« Annulation totale » des deux permis de construire
Le rapporteur public a confirmé que « l’information du public doit se faire à un stade précoce » et que « ça n’a visiblement pas été le cas ici ». Le magistrat, dont les avis sont le plus souvent suivis par les juges, a donc préconisé « une annulation totale » des deux permis de construire, ainsi que le versement de la somme de 2 000 € de frais de justice aux requérants.
L‘avocate de la société Vents d‘Oc a pour sa part reconnu que le public n‘avait pas été consulté avant la délivrance des permis de construire. Elle a cependant souligné qu‘il est « toujours possible de régulariser une enquête qui ne s’est pas déroulée correctement ».
Nuisances sonores
Pendant l‘audience, le rapporteur public a également retenu que la partie du projet qui concerne la construction de quatre éoliennes à Saint-Georges-de-Rouelley ne rentre pas dans les exceptions du PLU (plan local d‘urbanisme) adopté par la commune.
Selon le magistrat, le programme « ne correspond pas à un projet d’ensemble de ZDE (zone de développement éolien) ». Pour sa part, l‘avocat des opposants au parc éolien a lui souligné que les trois dernières délibérations qui ont abouti à ce PLU n‘ont jamais prévu l‘installation d‘éoliennes sur le site, « mais uniquement l’implantation de panneaux photovoltaïques ».
Les époux Moignot et Xavier de Thieulloy ont aussi soutenu que le projet sera source « d’importantes nuisances sonores ». L‘avocate de la société Vents d‘Oc s‘est appuyée sur la situation vallonnée du secteur pour réfuter toute idée de gêne.
Les riverains, qui habitent respectivement à 600 m et 1 000 m du parc éolien prévu à Saint-Georges-de-Rouelley, « entendront davantage la route départementale située à côté de chez eux que les éoliennes ».
Les risques pour les chauves-souris non prouvés
Enfin, les associations environnementales ont également mis en avant les conséquences « dommageables » sur la faune sauvage. Située à proximité d‘un site classé Natura 2000, la zone est le lieu d‘hibernation et de reproduction de chauves-souris.
L‘association Basse-Normandie Environnement a notamment pointé du doigt « les risques de collision sur les pales des éoliennes ». Le rapporteur public n‘a quant à lui pas retenu cet argument. Les éoliennes seraient en effet dépourvues d‘éclairage pour protéger les chauves-souris. De plus, l’aménagement du site prévoit la possibilité de protéger la nidification des chiroptères et « aucune association n’a réussi à prouver le contraire », estime le magistrat.
Le tribunal administratif de Caen, qui a mis son jugement en délibéré, rendra sa décision dans deux semaines.


14/12/16 : Manche : guerre de tranchées à cause des éoliennes
https://www.lamanchelibre.fr/actualite-236799-manche-guerre-de-tranchees-a-cause-des-eoliennes

La commune de Ger, située près de Barenton (Manche), a présenté dernièrement le projet de construction d'un parc éolien, validé par les précédents élus en 2012. La maire Valérie Normand avait indiqué ne pas être favorable à ce projet. Avis qui n'a pas plus du tout aux anciens élus.
Quand l'arbre à vent fait débat à Ger (Manche), commune de 830 habitants. L'article consacré au projet éolien, paru dans La Manche Libre du samedi 3 décembre, a suscité de vives réactions de membres du précédent conseil municipal. Ces derniers n'ont pas du tout apprécié les propos de la maire Valérie Normand, qui disait ne pas être favorable au projet même si celui-ci est validé.
"Il assume les décisions de ses prédécesseurs"
D'anciens élus du conseil municipal de Ger, petite commune du sud-Manche non loin de Mortain,ont donc souhaité réagir anonymement lundi 12 décembre 2016, d'autres acceptent d'être cités comme Sébastien Leroy et Michel Prieur, adjoint sous le mandat de Catherine Hénault: "Quand un nouveau conseil se constitue, il assume les décisions de ses prédécesseurs, il ne revient pas sur les faits, il avance. En aucun cas notre maire n'est à l'initiative de l'étude démarrée en 2012. Madame Normand a le droit d'être contre les projets éoliens, mais alors, pourquoi soutenir le projet de Saint-Georges-de-Rouelley?"
Des conséquences sur la santé?
Pour rappel, le projet éolien de Ger prévoit la construction de trois éoliennes d'une puissance de 2,35 MGW. Elles pourraient être installées près du lieu-dit "La Cosnerie". Valérie Normand avait aussi indiqué que l'installation de ces éoliennes allait avoir des conséquences négatives sur la santé. Faux selon ces anciens élus: "De nombreuses études ont été réalisées, sans jamais prouver une incidence sur la santé."
Et aussi sur l'environnement?
La maire était également inquiète pour l'environnement. L'ancien conseil lui répond: "Quant à la protection de l'environnement, elle a été bafouée par la création en 2014 d'un étang privé sur la commune. Quelques années avant, ce projet avait reçu un avis défavorable de la préfecture car il était situé sur une parcelle faisant l'objet d'un arrêté de protection naturelle Biotope…" Ces anciens élus souhaitent que la maire "respecte les élus et leurs électeurs de manière affable, digne et réfléchie, et non avec autorité ou copinage." En tout cas, les relations sont tendues à Ger.
06/10/15 : Sud-Manche: des éoliennes ravivent la guerre entre citadins et ruraux
http://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/manche/sud-manche-eoliennes-ravivent-guerre-entre-citadins-ruraux-823603.html
Six éoliennes doivent prochainement être implantées à Ger et Saint-Georges de Rouelley dans le parc naturel régional Normandie-Maine, ce qui fait bondir certains riverains. Le maire d'une des communes dénonce des citadins qui veulent empêcher la campagne d'accéder à la modernité.
"152 mètres en bout de pales, si j'en crois l'affichage des permis de construire, des habitations très proches et nous nous sommes à proximité d'un site classé et protégé". Jacques Brochard habite à 15 km du site d'implantation des futures éoliennes sur les communes de Ger et Saint-Georges-de-Rouelley. Il est pourtant à la tête d'une association d'opposants espérant faire capoter le projet au nom de la défense du paysage naturel sauvage du parc Normandie-Maine.
Le permis de construire a pourtant été accordé. Pour le maire de Saint-Georges-de-Rouelley, cette opposition est le fait de citadins ayant choisi la campagne comme lieu de villégiature et non de vie. "Ces gens-là ont quitté le pays aller gagner leur vie ailleurs dans des milieux qui n'avaient rien à voir avec le milieu rural de notre commune et quand ils rentrent là pour un ou deux mois dans l'année ils veulent conserver le territoire tel qu'il est", fustige Raymond Béchet avant de demander : "Est-ce qu'il faut qu'on rattelle les chevaux ?".
Une enquête publique a été ouverte à Saint-Georges-de-Rouelley. Une majorité de participants est favorable au projet d'éoliennes. La commune voisine de Ger dispose déjà de quatre éoliennes, plus petites, qui lui rapportent 11 000 euros par mois.
Reportage de Matthieu Bellinghen et Joël Hamard (en ligne)
intervenants:
- Jacques Brochard, président de l'association d'opposants au projet
- Raymond Béchet, maire de Saint-Georges-de-Rouelley
01/10/15 : Ger. Un collectif contre les éoliennes
Un projet d’implantation de six éoliennes provoque des réactions. Un collectif s’y opposant, a vu le jour.
« Nous l’avons appris il y a quelque temps. Un projet de parc éolien est en passe d’obtenir les autorisations d’implantation et d’exploitation dans les communes de Ger et Saint-Georges-de-Rouelley. S’il aboutit, six éoliennes de 152 mètres de haut (pales comprises) devraient dominer tout le bocage et le site classé de la Fosse-Arthour, dont elles ne seraient éloignées que de 3 200 mètres », tempête Jacques Brochard. Amoureux de la Fosse-Arthour depuis toujours, cet habitant de Saint-Mars-d’Egrenne, redoute une détérioration du paysage.
Une enquête publique est en cours dans les douze communes d’où seront visibles ces éoliennes. Des opposants ont entamé une action en justice. Samedi 26 septembre, à l’invitation de ce collectif anti-éoliennes, une trentaine de personnes étaient réunies à Ger.



Valérie Normand, maire de Ger, n'est pas favorable au projet éolien, validé par l'ancien conseil municipal en 2012.

 - Photo d'Illustration - https://www.lamanchelibre.fr/actualite-236799-manche-guerre-de-tranchees-a-cause-des-eoliennes

samedi 18 novembre 2017

L'énergie de la transition

https://www.la-croix.com/Debats/Courrier/Lenergie-transition-2017-11-16-1200892427


(…) La transition énergétique ne pourra se faire qu’à la condition que des technologies industrielles adaptées soient disponibles dans des conditions économiques qui ne mettent pas en péril l’économie mondiale. Le recours massif à l’éolien que l’on nous propose n’est malheureusement pas la solution. Il n’est pas besoin d’avoir fait Polytechnique pour le comprendre. Il suffit de savoir qu’une éolienne ne commence à fournir de l’électricité que si le vent atteint au moins 15 à 20 km/h. Par ailleurs, lorsque l’anticyclone est centré sur la France, ce qui se produit plusieurs fois par an, aussi bien l’été que l’hiver, pendant plusieurs jours aucune éolienne en France ne peut produire d’électricité. Il est difficile d’imaginer qu’il faille arrêter les trains et les ascenseurs pendant un tel laps de temps. Il est donc nécessaire de disposer de l’équivalent de puissance installé avec une technologie qui fournit de l’énergie à la demande. Or aujourd’hui les seules disponibles sont les chaudières à charbon fioul ou gaz ou le nucléaire. C’est là que se trouve le vrai problème de la transition écologique… (…)

vendredi 17 novembre 2017

L’invasion éolienne en Bourgogne-Franche-Comté



Article paru dans "Sites et Monuments" 

Rédigé par, Michel de Broissia, Yves Hery et Claude Dole
Association de défense de l’environnement et du patrimoine du collectif régional Bourgogne Franche-Comté (ACBFC)


Dès le lancement de la politique de la transition énergétique, la région Bourgogne s’était montrée très volontariste dans son application en privilégiant l’éolien avec des objectifs supérieurs à ceux fixés au niveau national. La région allait produire en 2020 au moins 23 % d’énergie renouvelable (1) dont 30 % d’origine éolienne. Cette politique régionale très ambitieuse semblait particulièrement surprenante dans la région la moins ventée de France.


La nouvelle grande région Bourgogne Franche-Comté, avec un potentiel éolien encore moins favorable, s’est résolument engagée dans la même politique. Ces politiques régionales ont été grandement facilitées par la levée progressive de tous les contrôles administratifs depuis 2012 : suppression des zones de développement éolien qui introduisait un semblant de planification au niveau de la communauté de communes et mise en place de l’autorisation unique, remplaçant le permis de construire et l’autorisation d’exploiter, en vue d’accélérer les procédures.

La situation actuelle conduit à un développement totalement anarchique des projets sur l’ensemble du territoire. Les promoteurs prennent contact directement avec les municipalités. Comme nous le reverrons plus loin, le simple vote du conseil municipal en faveur d’une étude de faisabilité, proposée et réalisée par le promoteur, conduit à engager le projet sur une voie irréversible. Il est curieux de noter que les promoteurs choisissent pour s’implanter des sites emblématiques, dont de nombreux sites classés Unesco : Vézelay, abbaye de Fontenay, salines royales d’Arc-et-Senans, église de Ronchamp... Une fois ces développements acquis, il sera difficile de défendre des sites de moindre prestige. Dans cette présentation seront développés successivement les points suivants :

• un retour d’expérience sur les premiers parcs éoliens ;
• les nuisances associées, notamment pour les plus récents ;
• l’impuissance de l’Administration à encadrer ces développements à toutes les phases des projets ;
• les propositions de l’ACBFC, dans ce contexte particulièrement contraignant, en vue d’en réduire les impacts.

Nous nous interrogerons enfin sur les supposés bénéfices de la production électrique d’origine éolienne.

Le fiasco de Saint-Seine-l’Abbaye

Dans le cadre du développement éolien en Côte-d’Or, le parc éolien de Saint-Seine-l’Abbaye a revêtu une importance particulière. L’endroit était bien choisi
puisqu’il était considéré comme une des zones les plus favorables à ce type d’industrie, étant situé à une altitude de l’ordre de 600 m.

Avec 25 éoliennes de 130 m de hauteur, le premier parc éolien de Bourgogne a été mis en service en mars 2009 et inauguré en grande pompe le 15 mai
de la même année. La photo ci-contre montre une éolienne du parc en covisibilité flagrante avec l’église abbatiale. Quant à l’aspect économique, l’exploitant prévoyait un rendement annuel de 27,4 % alors qu’il se situe plutôt autour de 18 %. D’ailleurs, l’examen des comptes publiés du parc de Saint-Seine-l’Abbaye montre des déficits récurrents sans commune mesure avec les autres parcs exploités par le promoteur. Enfin, les comptes sociaux du promoteur, exercice clos le 31 octobre 2013, pointent les difficultés rencontrées
sur ce parc : « Le résultat est positif pour toutes les filiales sauf pour l’un des parcs en exploitation. En effet, compte tenu du niveau de vent observé sur le
site au cours des trois dernières années et si ce niveau devait se maintenir sur toute la durée de l’exploitation du parc, Eole-RES estime que le parc ne serait pas en mesure de rembourser l’intégralité des avances en compte-courant accordées à ce jour. En conséquence, Eole-RES a passé une provision de 14 700 000 euros pour la perte potentielle qu’elle pourrait subir. »
Après avoir saisi les services de l’État, il apparaissait évident que cette anomalie allait sonner le glas de l’énergie éolienne dans la région la moins favorable de France. En fait, la seule conséquence, en espérant des rendements meilleurs, fut, pour les autres projets, d’augmenter dramatiquement la taille des éoliennes à 150 m puis 180 m pour atteindre aujourd’hui 220 m.

Les principales nuisances des éoliennes gigantesques

La prégnance de ces éoliennes sur le paysage est une conséquence directe de cette course au gigantisme.
Elles donnent un aspect industriel à nos campagnes en devenant visibles sur des dizaines de kilomètres à la ronde. Cette augmentation de taille s’accompagne d’une augmentation de la surface balayée par les pales et donc de la puissance des éoliennes qui passe de 2 MW à 3 MW et plus. Curieusement, la règle d’éloignement des habitations (500 m) est demeurée inchangée en dépit de leur taille croissante. Quelques propositions pour augmenter cette distance ont été présentées et adoptées au Sénat puis retoquées par les députés.

Une autre nuisance qui atteint considérablement les riverains est créée par des balisages clignotant de jour comme de nuit dans toutes les directions. Les éoliennes de 150 à 200 m de hauteur comportent un double balisage (2) alors que celles de plus de 200 m en comportent un triple (3).

Autre conséquence de l’augmentation de la puissance et de la taille des éoliennes, celles-ci sont très bruyantes. Sous la pression des promoteurs, le
ministère de l’Environnement choisissait de faire passer le seuil de nuisance acoustique nocturne, inscrit dans le Code de la santé publique, de 30 à 35 dBA (sigle correspondant à un décibel pondéré constituant une unité de pression acoustique). Ces 5 dBA supplémentaires permettent, en pratique et en toute impunité, de tripler le bruit à la source. Par ailleurs, avec les augmentations de puissance et donc de bruit à la source, la plupart des projets éoliens ne peuvent plus respecter ces règles. Il en résulte très souvent l’obligation pour les promoteurs de « brider » les éoliennes qui se calent sur ce régime de 35 dBA. Ainsi, les riverains se trouvent confrontés, quasiment chaque nuit, à un bruit qui
relève du tapage nocturne. Les infrasons, inaudibles par nature, sont aussi l’objet de controverse. Ils traversent les murs des habitations et pourraient être
la cause du « syndrome éolien » : nausées, céphalées...

Les études d’impact

Les études d’impact procèdent toujours de la même manière. Le promoteur met en lumière les forts enjeux du territoire : le paysage, le patrimoine, la vie sauvage et la flore. Au fil des chapitres, les impacts estimés s’estompent pour devenir faibles dans les conclusions. Quand un enjeu particulier apparaît,
telle une zone Natura 2000, le promoteur rédige une étude d’impact supplémentaire qui se termine toujours par des impacts négligeables dans son esprit.
Les impacts sur le paysage et le patrimoine sont évalués à l’aide de photomontages en superposant les éoliennes projetées sur une photographie des lieux. La réalisation des photomontages est particulièrement caractéristique de la dérive des études d’impact qui tendent à minimiser la prégnance des éoliennes. Trois artifices sont régulièrement utilisés : la représentation d’éoliennes grises sur fond nuageux en vue de les estomper, l’usage intensif de vues panoramiques qui réduisent leur taille dans le paysage et enfin un choix de points d’observation diminuant leurs impacts.

L’angle de vision d’un être humain est de l’ordre de 60°. En agrandissant cet angle et en réalisant des panoramiques, les éoliennes deviennent imperceptibles.
Face à ce constat, il est fréquent que l’administration exige du promoteur de nouveaux photomontages.
C’est la raison pour laquelle la préfecture de Côte d’Or a défini des règles de bonne conduite dès 2013 (4) en vue d’encadrer les prises de vue. Il reste des efforts à accomplir pour plus de transparence de la part des promoteurs. Le photomontage page 92, réalisé par le promoteur, montre une vue du village de Percey-le-Grand (Haute-Saône) dans le cadre d’un projet de 10 éoliennes de 207 m de hauteur (5). Cette vue était absente de l’étude d’impact initiale. Elle présente encore les défauts précédemment cités : fond nuageux et grand angle de prise de vue.

L’ Association pour la Défense du Patrimoine et du Paysage de la Vallée de la Vingeanne (VdV) a effectué son propre photomontage à partir du même point
d’observation (ci-contre page 92) en se référant à la méthode préconisée par la préfecture de Côte-d’Or.

La différence d’appréciation, au niveau de leur impact, est flagrante. Notons le clocher à l’impériale du vieux village comtois. Sur le photomontage ci-dessous, le village d’Orain est surplombé par les 10 éoliennes du parc de Percey-le-Grand (2,2 km pour l’éolienne la plus proche et 4,8 km pour la plus éloignée). Il s’agit
d’un panoramique réalisé par l’association VdV à partir de deux photomontages juxtaposés, obtenus selon les règles de la préfecture de la Côte-d’Or. Le mât de mesure apparaît juste à droite de l’église tel que photographié.


Retour sur un des premiers parcs avec des éoliennes gigantesques

Le parc éolien de Rougemont-Baume a été implanté en 2016 dans le département du Doubs avec des éoliennes de très grande hauteur (175 m). Il a cumulé, pendant sa réalisation, un nombre invraisemblable d’irrégularités laissant penser que l’administration locale est totalement impuissante dans le suivi des études et des travaux de réalisation :
Aucune étude géologique préalable : 300 et 600 tonnes de béton coulés pour remplir une doline sans résultat. Dans les cavités ainsi mises à jour, toute trace
de béton avait disparu. Des traces de laitance ont été retrouvées dans les cours d’eau.
• Photomontages manifestement faux ou réalisés, là encore, avec des grands angles minimisant volontairement la prégnance des éoliennes. Nous reviendrons ci-après sur le massacre du site du château de Bournel.
• Des bruits de fond mesurés avant implantation anormalement élevés dans des milieux particulièrement calmes. Ainsi, la nuisance acoustique des éoliennes en sera réduite après la création du parc.
Déboisements excessifs non autorisés : sous-estimation chronique des déboisements à effectuer, notamment de l’espace nécessaire pour faire tourner
ou accéder un convoi exceptionnel.
Parc d’activités d’Autechaux : Une entreprise s’est vue refuser un financement avec plus d’une centaine d’emplois à la clé. L’étude d’impact avait autorisé la construction d’une éolienne sur les terrains du parc d’activités sans s’apercevoir que cela interdirait tout développement du parc afin de respecter des distances de sécurité.

L’exemple du site emblématique du château de Bournel

Le parc éolien de Rougemont-Baume, pourtant situé à 4 km, impacte directement le domaine exceptionnel de Bournel, s’étendant sur 80 hectares avec un château du XVIIIe siècle dit le « Vieux Château » et un château néogothique dit le « Château Neuf » datant de la seconde moitié du XIXe siècle.
Le château néogothique et sa chapelle ont été classés parmi les monuments historiques le 28 août 1989, alors que le château vieux, les communs, les écuries et la ferme ainsi que la tour d’Orival étaient inscrits.
Le parc et les jardins se composent de terrasses, dont une possède des échauguettes, d’un jardin à la française, d’un potager, dont les entrées sont ornées de sculptures remarquables, et d’un parc à l’anglaise qui sont inscrits aux monuments historiques à la même date que le château néogothique. La grotte du potager est classée. Le parc est traversé d’allées régulières et irrégulières et d’une allée couverte. Il est parsemé de diverses fabriques dont un kiosque et d’un bassin. L’ensemble est inscrit au pré-inventaire des jardins remarquables. Le château est au centre d’un site inscrit : « Le château de Bournel, le village de Cubry et leurs abords », depuis 1997. Notons, par ailleurs, que ce site d’exception est largement ouvert au public : un golf occupe la partie basse alors que le château néogothique est loué pour des mariages
et autres événements. Un tel site aurait mérité une très grande attention de la part des promoteurs et de l’administration. Les propriétaires ont été trompés par le promoteur qui a réalisé des photomontages grands angles depuis le golf, partie basse du domaine.

La photographie ci-dessous, prise depuis le bas des jardins du Château Neuf, montre une réalité bien différente avec un angle de vue correspondant à la vision humaine. Une autre photographie prise, depuis le Château Neuf, offre sans ambiguïté aucune la vue sur quatre éoliennes.

Des populations ignorées et des conseils municipaux trompés

La population découvre la plupart des projets éoliens au moment de l’enquête publique. Les autorisations d’études données par les conseils municipaux passent souvent inaperçues du reste des habitants.
D’ailleurs, l’irréversibilité de cette autorisation donnée aux promoteurs n’est jamais perçue par les conseils municipaux. Les formules dispensées par les promoteurs (« ce ne sont que des études », « cela ne coûte rien », « cela n’engage à rien ») se révèlent totalement fausses. Une fois les études signées, l’affaire se terminera devant le tribunal administratif soit du fait du promoteur si le préfet refuse l’autorisation d’exploiter, soit du fait d’une association locale dans le cas contraire.

Tout se joue très en amont au moment des études de faisabilité.

L’enquête publique est présentée par nos responsables politiques comme le point d’orgue de la participation de la population où elle pourra s’exprimer sur le projet.
En pratique, son point de vue n’est pas considérée par les commissaires enquêteurs qui se réfèrent exclusivement aux propos du promoteur sans avoir la compétence pour répondre aux argumentaires techniques, parfois pointus, apportés par la population. Quand, par exception, la commission d’enquête se prononce défavorablement sur un projet, le préfet peut passer outre et signer les autorisations administratives, comme cela a été le cas pour le projet du parc éolien du Mirebellois (Côte-d’Or).

Force est de constater que l’Administration n’a plus aucun moyen, comme nous l’avons vu, d’assurer le suivi des études et des travaux ou de l’exploitation. Depuis la disparition des zones de développement éoliens, il n’existe plus aucune régulation pour l’implantation des parcs qui se fait au gré de communes en recherche de financement, dans la plus grande anarchie et, la plupart du temps, sans consultation de la population. Un refus du préfet de délivrer le permis de construire ou l’autorisation d’exploiter conduit systématiquement à un recours du promoteur contre cette décision. Avec la levée des contrôles administratifs, les opposants manquent de plus en plus de moyens juridiques vis-à-vis des tribunaux administratifs.

Les propositions de l’ACBFC 

Pour pallier les dysfonctionnements évoqués précédemment, l’acbfc préconise la mise en place  d’un encadrement rigoureux des développements éoliens au travers des propositions suivantes :
Information du public et des associations en amont avant toute signature (baux ou conseil municipal) : Les petites communes sont la cible privilégiée des promoteurs éoliens. Les sommes promises donnent le vertige et le discours des promoteurs est toujours très rassurant avant d’être démenti par les faits. La plupart du temps, la population prend conscience avant les élus des impacts à venir. Elle est malheureusement informée en dernier quand tout est ficelé. Il résulte de ces situations une ambiance exécrable entre ceux qui touchent, et qui n’habitent pas nécessairement sur place, et ceux qui subissent. Par ailleurs, comme l’exige le Code de l’environnement, les informations les plus complètes sur les parcs éoliens projetés doivent être mises à disposition des associations ou des individus qui les demandent. Leur accès demeure difficile et exige trop souvent un recours à la CADA (Commission d’accès aux documents administratifs), augmentant ainsi les délais d’obtention et réduisant la capacité des associations à agir.
Nécessité de faire intervenir des sociétés de contrôle agréées et indépendantes : aujourd’hui, les mesures sur le terrain sont sous-traitées par les promoteurs à des sociétés qui tirent une part importante de leurs revenus des développements éoliens. Des anomalies flagrantes ont déjà été évoquées. C’est la raison pour laquelle les photomontages, les mesures sur l’avifaune, les chiroptères et sur le bruit doivent être réalisés sous le contrôle de bureaux agréés et indépendants. Ces mesures sont indispensables non seulement pour connaître l’état initial de l’environnement mais encore pour en surveiller l’évolution au cours des travaux et une fois le parc éolien en fonction. Il est curieux de constater que la simple création d’une salle polyvalente dans une petite municipalité nécessite l’intervention d’organismes certificateurs pour contrôler les travaux. Ce n’est pas le cas des promoteurs éoliens qui sont laissés à eux-mêmes sans surveillance. On se contente de mesures a posteriori qui ne font, d’ailleurs, l’objet d’aucune analyse.
Définition d’une distance de précaution aux habitations proportionnelle à la taille des éoliennes : C’est une revendication essentielle. La règle des 500 m est devenue absurde pour des éoliennes qui dépassent maintenant 200 m de hauteur. Il est urgent d’adopter des mesures de précaution. Nous demandons de suivre les règles qui s’appliquent aussi bien en Bavière qu’en Pologne : respect d’une distance de précaution vis-à-vis des habitations de 10 fois la hauteur des éoliennes. Notons que c’est la distance qui permet de se libérer du bruit «audible» des éoliennes.
Retour au Code de la santé publique pour les riverains d’éoliennes en période nocturne : l’ACBFC exige le respect du Code de la santé publique pour les riverains d’éoliennes. Il convient de revenir à la valeur de 30 dBA qui s’applique, la nuit, aux autres citoyens français. Avec les éoliennes gigantesques, de nombreuses plaintes sont déjà enregistrées par la DREAL pour des logements se situant à plus de 1 000 m du parc éolien (6).
Indemnisation des riverains en cas de gêne avérée : Au bruit, viennent s’ajouter les clignotements de jour comme de nuit de doubles ou triples rangées lumineuses, les mouvements de pales, la réorientation des mâts et les phénomènes stroboscopiques. Les maisons, en covisibilité, se situant dans un rayon de quelques kilomètres autour des parcs éoliens deviennent invendables (préjudices reconnus indirectement par les tribunaux). Il est juste et indispensable d’indemniser les riverains pour ces pertes de jouissance et de valeur qu’ils subissent.
Notons, pour finir, que, dans son rapport du 9 mai 2017, l’Académie de médecine reprend l’essentiel des demandes formulées par l’ACBFC.

Bilan de l’énergie éolienne

Le massacre de nos paysages et les nuisances associées sont-ils compensés par des résultats probants pour la production d’énergie ? En pratique, le rêve de l’énergie gratuite et propre du vent s’éloigne au fur et à mesure du développement de cette industrie.
Comme le constate Axel de Tarlé, l’économiste bien connu d’Europe 1, qui résume la situation en quelques mots : « Une énergie plus chère, plus sale et moins fiable ». La revue indépendante Géopolitique de l’électricité (7) enfonce le clou en démontrant que le triple objectif poursuivi par l’Union européenne est loin d’être atteint : Les prix de l’électricité augmentent au lieu de diminuer comme prévus, les importations d’énergie s’accroissent en Europe et les allemands ne parviennent pas à réduire leurs émissions de CO2. Il ne faut pas oublier que l’énergie produite par les éoliennes est de nature fatale (8). Elle dépend de la force du vent qui suit grosso modo le même régime sur l’Europe entière. En pratique, les éoliennes produiront, en moyenne sur l’année, un jour sur cinq et, la plupart du temps, en complet déphasage avec la consommation. Les conséquences sont multiples.

Les centrales traditionnelles (charbon, gaz, nucléaire...), puisque l’électricité ne se stocke pas, doivent s’adapter en permanence afin de produire la quantité consommée à tout moment quel que soit le régime de vent. Il résulte de cette situation une utilisation instable des moyens de production qui s’accompagne d’émissions plus importantes de CO2, allant ainsi à l’encontre de l’objectif proclamé.

Les variations de vent conduisent aux mouvements brutaux sur les prix de gros de l’électricité et d’une utilisation non rentable des centrales traditionnelles.
Pour y faire face, l’union européenne a été contrainte de mettre en place des « mécanismes de capacité » qui sont en fait des subventions accordées aux centrales thermiques émettrices de CO2. Dans ces situations, les promoteurs éoliens tirent leur épingle du jeu en anticipant et en vendant au meilleur coût leur propre production d’énergie sur la base de données météorologiques qui leurs sont propres. Notons enfin que la puissance installée en énergie renouvelable en Allemagne est équivalente à la puissance installée des centrales classiques pilotables (charbon, gaz, nucléaire...). À énergie consommée constante, aucune centrale pilotable classique n’a pu être démantelée. La production des centrales nucléaires arrêtées a été remplacée, principalement, par des centrales à gaz génératrices de CO2. Sans une réaction rapide des pouvoirs publics, le développement anarchique des parcs éoliens va s’accélérer pour devenir totalement incontrôlable sans effet, pour autant, sur la diminution des rejets de CO2 à l’origine du changement climatique.

Le prix à payer par les Français sera considérable. Les ruraux seront de plus en plus nombreux à vivre dans un environnement saccagé et leur santé sera mise en péril. La campagne française, caractérisée par des villages riches de leur patrimoine et de leur histoire et regroupés autour de leur clocher dans un paysage champêtre, sera irrémédiablement détruite.
Au final, plus personne ne voudra habiter dans ces villages sinistrés que les touristes et les vacanciers déserteront. C’est, à terme, la mort de la ruralité.

Faut-il pour conclure se réjouir des emplois créés ?
Nul n’est besoin de revenir sur la forte présence de main d’oeuvre étrangère sur les chantiers et sur la part très faible des composants en provenance de l’hexagone. Que dire aussi de l’usine de mât de Longvic qui de ceole à Franceole se trouve de nouveau en faillite en dépit du soutien marqué de la région. Enfin, pour les emplois de maintenance, citons l’étude d’impact d’Eole-RES : « les emplois créés sont, pour l’essentiel, de la surveillance à distance. Les besoins d’entretien et de maintenance sur site sont ponctuels et nécessitent très peu de personnel. »(9)

Notes
1. Schéma Régional Bourguignon.
2. Sur le haut de la nacelle et à 45 m de hauteur pour les
éoliennes de 150 à 200 m de hauteur.
3. Sur le haut de la nacelle, à 45 m et à 90 m de hauteur pour
les éoliennes de 200 à 250 m de hauteur.
4. Volet paysager et présentation des photomontages des
dossiers éoliens, Pôle de compétence de développement des
énergies renouvelables de Côte-d’Or, préfecture de Côte
d’Or, décembre 2013.
5. Étude complémentaire sur les effets cumulés paysagers du
projet éolien de Percey-le-Grand avec les projets éoliennes
d’Orain et de Champlitte, Intervent SAS, novembre 2016.
6. Voir, par exemple, le rapport du ministère irlandais de
l’environnement, stipulant qu’à 1209 mètres d’une éolienne
de 3,5 MW et de 175 m de hauteur, le niveau de bruit était
de 40 dBA.
7. Géopolitique de l’électricité (nov 2015, n°57).
8. C’est le qualificatif donné aux énergies renouvelables
intermittentes par le Commission de Régulation, de
l’Energie (CRE) pour montrer son caractère aléatoire.
9. Etude d’impact du parc d’Orain, (Vol 2, page 350, 2016)


Documents et articles de Presse 


➤ Vaîte-Bussière : parc éolien en cours de construction (12/11/2016)

➤ Le parc éolien du Pays de Saint-Seine est-il viable ? (10/04/2016)
Sept ans après sa mise en service, le parc éolien du Pays de Saint-Seine, au nord de Dijon, affiche des pertes impressionnantes. Sera-t-il un jour rentable ? C’est la question que nous avons posée à son exploitant, la société RES.


➤ Retour d’expérience du parc éolien emblématique de Saint-Seine l’Abbaye (novembre 2014)

➤ Saint-Seine-l'Abbaye : vent d’inquiétude sur l’éolien (15/07/2014)

➤ «Ce sont les communes qui ont initié le projet» (23/09/2008)

Articles de Rémy Prud'homme

Professeur émérite à l'Université de Paris XII, Rémy Prud'homme a obtenu un doctorat ès sciences économiques en 1963 et passé en 1964 le concours de l'agrégation des Facultés de Droit et de Sciences Economiques, en science économique.
Il a enseigné aux Universités de Phnom-Penh, de Lille, de Paris XII, où il est en poste à l'Institut d'Urbanisme de Paris depuis 1977, ainsi qu'au MIT (Massachusetts Institute of Technology) où il a été invité comme Professeur en visite à plusieurs reprises.

Il a aussi été directeur-adjoint de l'environnement à l'OCDE, et travaillé comme consultant pour la plupart des grandes organisations internationales, notamment la Banque Mondiale. Ses travaux ont principalement porté sur les finances publiques et sur les transports. Dans le cadre du World Economic Forum (Davos), il est membre du Global Agenda Council sur le futur de la mobilité.


L'artilleur, 27 sept. 2017 - 320 pages

En juin 2015, dans son rapport officiel remis à la ministre de l’environnement, Mme Corinne Lepage, elle-même ancienne ministre, écrivait : « En 2014, l’énergie solaire représente 10% de l’électricité du monde. »
En réalité, la part du solaire dans l’énergie du globe était en 2014 de 0,8%, soit une erreur de 1 à 13...
Quant au nouveau ministre de l’environnement, Nicolas Hulot, il affirme de son côté « qu’il faut avoir une foi absolue dans les énergies renouvelables. »
A contrario, ce livre propose une étude sérieuse et scientifique des réalités actuelles en matière d’énergies renouvelables..
Il se fonde sur les résultats officiels et chiffrés des douze pays précurseurs, parmi lesquels l’Allemagne, l’Espagne, le Danemark ou l’Italie, qui tous ont mis en œuvre depuis plus d’une décennie des programmes d’investissements massifs dans ce domaine.
Et le résultat n’est guère encourageant, ni pour l’environnement, ni pour l’économie, ni pour le contribuable.
Au final, les réalités concrètes et chiffrées indiquent des choix stratégiques clairs pour la France...qui ne seront sans doute pas suivis tant que dans ce domaine, la « religion » prendra le pas sur la raison.



RÉSUMÉ
C’est un fait : le soleil et le vent peuvent servir à produire de l’électricité. Mais ce fait s’est transformé depuis une vingtaine d’années en une croyance, celle que ces énergies renouvelables sont l’avenir de l’humanité.
Il se trouve que cette croyance s’est incarnée dans une douzaine de pays, qui ont mis en œuvre, avec l’argent des contribuables, des programmes d’investissement massifs dans ce domaine. On dispose donc maintenant d’un ensemble d’expériences, de données, de succès, d’échecs, de coûts, qui permettent de comparer le rêve aux réalités, et d’en tirer quelques leçons.
Tel est l’objectif de cet essai.







➤ Electricité : renouvelables et pointes de demande
-12/12/22-
Extrait : Les prosélytes de l’énergie renouvelable ne cessent de répéter que les plus grands investissements dans ce secteur sont parfaitement justifiés. Pourtant, les renouvelables sont très loin de suffire aux besoins des Français aux heures de pointe lors des soirs d’hiver.


➤ Pourquoi la guerre en Ukraine n'est pas la principale cause de la crise énergétique en Europe
-29/11/22-
Extrait : Rémy Prud’homme publie « Les vrais responsables de la crise énergétique » aux éditions de L’Artilleur. L’Europe et la France connaissent depuis 2022 une hausse très importante du prix des énergies principales (gaz, pétrole, et surtout électricité). Comment expliquer cette fin brutale de l’énergie bon marché ? Les vrais responsables de la crise sont sous nos yeux.

➤ «La France à l’amende pour son “retard” sur les éoliennes? Le fruit d’une politique absurde» (article complet réservé aux abonnés)
-29/11/22-
Extrait : En application de règles européennes que la France avait approuvées, notre pays risque de se voir infliger une amende de plusieurs centaines de millions d’euros pour n’avoir pas atteint des objectifs irréalistes en matière d’éoliennes, estime le professeur émérite d’économie à l’université de Paris-XII. Ce n’est pas cette amende qui est une folie, mais la politique de l’énergie européenne elle-même, juge-t-il.

➤ Crise énergétique : les ravages de l’idéologie antiénergie
-28/11/22-
Extrait : Rémy Prud’homme publie « Les vrais responsables de la crise énergétique » aux éditions de L’Artilleur. L’Europe et la France connaissent depuis 2022 une hausse très importante du prix des énergies principales (gaz, pétrole, et surtout électricité). Comment expliquer cette fin brutale de l’énergie bon marché ? Les vrais responsables de la crise sont sous nos yeux.
-26/11/22-
Extrait : On a appris d’Agnès Pannier-Runacher que la France devrait acheter des "volumes statistiques" de renouvelables car elle n’a pas respecté ses engagements en la matière. Pourtant la France a l’une des énergies les plus décarbonées d’Europe.
https://atlantico.fr/article/decryptage/energies-renouvelables-la-france-prise-dans-un-calamiteux-piege-europeen-agnes-pannier-runacher-environnement-pollution-bilan-carbone-objectifs-ressources-gaz-eoliennes-industrie-entreprises-crise-energetique-cout-inflation-remy-prud-homme

➤ De l’inutilité et du coût des renouvelables intermittents
-15/10/22-
Extrait : Le gouvernement français entend lancer (ou relancer) un très lourd programme d’investissements dans les renouvelables intermittents que sont l’éolien et le photovoltaïque. C’est l’occasion de se pencher sur le programme qui a été lancé depuis 2000 sur ce même thème. Ce programme a lui-même été très lourd : environ 58 milliards d’euros d’aujourd’hui pour les investissements de la période 2000-2021[1]. Ce chiffre est à comparer avec les 96 milliards d’euros d’aujourd’hui investis dans la construction des centrales nucléaires[2]. La nécessaire évaluation de l’expérience passée a évidemment de nombreux aspects. On se focalisera ici sur deux questions (étroitement liées) : quelle a été l’utilité de ce programme ? quel a été son coût ?

➤ Éoliennes : France-Info fait de la désinfo
-07/01/22-
Extrait :
 
Le 31 décembre 2021, la matinale de France-info, dans une chronique qui prétend démêler le vrai du faux, fait l’éloge des éoliennes. Nos soi-disant Cerbères de la vérité partent en guerre contre l’idée que les éoliennes ne fonctionnent que 25% du temps. En réalité, sur ce point, ce sont eux qui se trompent, et qui trompent leurs auditeurs. Il est facile de le montrer. Mais leur bourde n’est pas seulement technique. Elle est également politique. Elle renvoie au délicat problème de la vérification des vérificateurs. Ce problème est classique: Quis custodiet ipsos custodes ? (qui gardera les gardiens ?) demandait déjà Juvénal.

➤ Ce que la voiture électrique va coûter au budget
-03/07/21-
Notre cher quoi qu’il en coûte signe le triomphe du verbe sur le chiffre, du rêve sur la réalité, de l’utopie sur la politique.
https://www.contrepoints.org/2021/07/03/400840-ce-que-la-voiture-electrique-va-couter-au-budget?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=388598db30-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-388598db30-113970649&mc_cid=388598db30&mc_eid=7562c94020

➤ Les véhicules électriques, politique de Gribouille
-19/12/20-
➤ Électricité renouvelable : la Californie coupe le courant !
-24/08/20-
Les coupures californiennes montrent clairement l’impasse dans laquelle conduit le rêve de l’électricité « tout renouvelable ».
➤ Rémy Prud’Homme : « Fermer la centrale de Fessenheim au nom du CO2 est intellectuellement insupportable »
-13/07/20-
https://www.causeur.fr/remy-prudhomme-fermer-la-centrale-de-fessenheim-au-nom-du-co2-est-intellectuellement-insupportable-178994


➤ Rentable pour les industriels, ruineux pour l'Etat, le scandale à 20 milliards de l'éolien offshore
-21/01/2020-

➤ Le Venezuela, champion du climat
-04/12/2019-
https://mythesmanciesetmathematiques.wordpress.com/2019/12/04/le-venezuela-champion-du-climat/?fbclid=IwAR1sQrO93KLpvtIZQkjbTlhNZpvCYPwitC0PxCA5IjXIPFFXF87zC59rY0w

➤ Hausse des prix de l’électricité : merci qui ?-10/06/2019-
L’augmentation du prix de l’électricité (6% en juin, 1 ou 2% de plus en août) est un petit crime. Elle ampute le pouvoir d’achat environ 2 milliards par an, d’une façon régressive (plus pour les pauvres que pour les riches en proportion du revenu).....
-06/06/2019-
L’augmentation du prix de l’électricité (6% en juin, 1 ou 2% de plus en août) est un petit crime. Elle ampute le pouvoir d’achat environ 2 milliards par an, d’une façon régressive (plus pour les pauvres que pour les riches en proportion du revenu). Qui est responsable de ce délit ? La loi, répète le gouvernement. Hercule Poirot ne se satisferait pas de cette réponse. Quelles dispositions ? De quelles lois ? Selon quels mécanisme ? Et puis l’augmentation de 2019, qui a une dimension conjoncturelle, est l’arbre qui cache la forêt des augmentations des dix dernières années (50%), qui relève d’explications structurelles. Sur son petit carnet noir, Poirot a inscrit le nom de trois suspects : nucléaire, renouvelables, marché. ....
https://mythesmanciesetmathematiques.wordpress.com/2019/06/06/qui-a-fait-augmenter-le-prix-de-lelectricite/?fbclid=IwAR3l0yI0Oz5Wf3wYCUCV0lqFH494j3Dd88SlX2DyDmzyPdvsFFiGTfGYRZ8#more-16937

➤ Diviser les émissions de CO2 par 4, par 6 ou par 8 ? Quel dilemme ! -18/03/2019-
Quelles seraient les conséquences sur le climat si on divisait nos émissions de CO2 par 4 ? Par 6 ? Par 8 ?… Voici la réponse.
Selon Rémy Prud’homme, professeur d’économie et auteur du Mythe des énergies renouvelables (Éditions L’Artilleur), les énergies solaire et éolienne sont parmi les plus chères du marché. Pour Guillaume Pitron, journaliste, auteur de La Guerre des métaux rares : La face cachée de la transition énergétique et numérique (Éditions Les liens qui libèrent), la pollution qui résulte de ces énergies est tout simplement déplacée ailleurs. Rémy Prud’homme et Guillaume Pitron étaient les invités d’André Bercoff le 7 février 2019 sur Sud Radio dans son rendez-vous du 12h-13h, "Bercoff dans tous ses états".
Éoliennes : une pollution en amont et en aval
Pour Rémy Prud’homme, le potentiel d’utilité des éoliennes est exagéré. "Dans les manuels scolaires on explique que le vent n’envoie pas de factures et que le soleil est pour tout le monde. Sauf qu’en réalité, il se trouve que ces énergies sont parmi les plus chères du marché. Les éoliennes sont une fausse solution si l’on croit que l’on se dirige vers du 100% éolien et solaire, comme le disent les organismes officiels. C’est un mythe que de prendre quelque chose qui a une petite utilité pour une solution miracle. En France, tout comme en moyenne mondiale, l’éolien ne fournit que 5% de l’ensemble de l’électricité », a-t-il rappelé au micro d’André Bercoff.
Guillaume Pitron a pris le relai en expliquant : "Une éolienne, c’est d’abord un monument de métal. Il faut des métaux pour toutes ces éoliennes : du cuivre, de l’aluminium, du zinc. À un moment ou un autre, il faut bien qu’on aille chercher ces ressources quelque part. Or, nous ne sommes pas les producteurs de ces ressources, nous en sommes des importateurs. Cela veut dire que cela pollue en Chine, au Brésil, en Afrique du Sud au Kazakhstan, en Russie… C’est une pollution qui est émise en amont, au cours du cycle de fabrication de ces technologies".
Une énergie décarbonée au service de la France est un mythe
Au cours de cette émission, Rémy Prud’homme a aussi expliqué que, malgré ce que l’on peut croire, le "verdissement" des énergies n’est pas une tendance universelle. "Dans les quatre à cinq années à venir, la France s’apprête à fermer ses 4 centrales au charbon. Sur la même période, la Chine va en ouvrir 560. Le moins qu’on puisse dire, c’est que notre exemple ne fait pas école", a-t-il déclaré.
Guillaume Pitron a pour sa part tenu à nuancer la croyance selon laquelle la consommation des Français induirait peu de pollution. "Il serait faux de dire que ces centrales à charbon vont servir aux besoins chinois. Elles vont servir pour l’industrie chinoise. Mais l’industrie chinoise est exportatrice. Et elle exporte des biens vers la France. Cela veut dire qu’une part de cette production de charbon va être assumée, d’un point de vue comptable, par la Chine, mais qui en réalité aurait dû être assumée par les pays consommateurs de ces produits. Cela fait qu’on baisse certes nos émissions, mais en réalité elles ne baissent pas tant que ça, car ces produits sont fabriqués ailleurs", a-t-il expliqué.


➤ COP24 : ce que la liste des participants dit de la science climatique -13/12/2018-
La très grande majorité de ces 21 000 personnes sont réunies pour se congratuler, chanter et danser — aux frais de la princesse....
https://www.climato-realistes.fr/cop24-liste-participants

➤ La transition écologique, une chimère -23/11/2018-
https://www.climato-realistes.fr/transition-ecologique-chimere-remy-prudhomme/

➤ 
Les « prix Nobel » d’économie 2018 récupérés par l’idéologie climatique
-12/10/2018-
https://www.contrepoints.org/2018/10/12/327423-les-prix-nobel-deconomie-2018-recuperes-par-lideologie-climatique?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=7e2c7be7a4-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-7e2c7be7a4-113970649&mc_cid=7e2c7be7a4&mc_eid=7562c94020

➤ Renouvelables : le déclin des investissements
-16/09/2018-
https://www.contrepoints.org/2018/09/16/325236-renouvelables-le-declin-des-investissements?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=c503fc3956-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-c503fc3956-113970649&mc_cid=c503fc3956&mc_eid=7562c94020
Ceux qui prétendent sauver l’Europe à coup de centaines de milliards d’ « investissements verts » devraient regarder les chiffres de plus près.

➤ La politique écologiste va-t-elle nous ramener aux années 40 ?
-27/08/2018-

https://www.contrepoints.org/2018/08/27/323425-la-politique-ecologiste-va-t-elle-nous-ramener-aux-annees-40?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=00e680fc62-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-00e680fc62-113970649&mc_cid=00e680fc62&mc_eid=7562c94020
Nicolas Hulot et les écologistes ont une vision : celle d’un monde nouveau où l’on ne consomme pas. Un tel monde a déjà existé, en France, dans les années 1940-1950, sous l’Occupation.

➤ Le nucléaire est-il une énergie décarbonée ?
-19/07/2018-
On considère généralement que les électricités nucléaire, éolienne et photovoltaïque ne rejettent pas de CO2. Cela est vrai au stade de la production d’électricité à partir des installations. Mais la fabrication des composants (turbines éoliennes, panneaux photovoltaïques, cuves nucléaires) ; leur transport (la plupart des panneaux sont importés de Chine) ; la construction des installations (qui mobilise beaucoup de béton pour le nucléaire et l’éolien) ; et la mise à disposition du combustible (extraction, transport, traitement, dans le cas du nucléaire) ; ainsi que le démantèlement des installations ; donnent également lieu à des rejets de CO2, qui peuvent également être pris en compte. On parle alors de rejets liés au « cycle de vie » de la technologie considérée.
LE BÉTON DE FLAMANVILLE
Afin de donner du corps à ce concept, considérons le béton utilisé pour construire une centrale nucléaire comme l’EPR de Flamanville (750 000 tonnes) et une éolienne de 2 MW (1500 tonnes). La production d’électricité de l’EPR, sur toute sa durée de vie (60 ans) sera d’environ 700 TWh1, celle de l’éolienne, sur sa durée de vie (25 ans) de 0,13 TWh2. Un calcul simple montre que le béton nécessaire pour produire la même quantité d’électricité est dix fois plus élevé pour l’éolien que pour le nucléaire. Il en va de même pour les rejets de CO2 engendrés par ce béton.
Bien entendu, cette comparaison est plus frappante que probante. Le béton utilisé lors de la construction n’est pas la seule source de CO2 du cycle de vie. Des calculs plus complexes sont nécessaires.
Ils sont délicats et difficiles. Faut-il, et comment, considérer les rejets liés à l’extraction et au transport du cobalt congolais incorporé dans les panneaux solaires ? Les rejets de CO2 associés à la production du ciment ou de l’acier des centrales nucléaires et des éoliennes varient considérablement selon le lieu de production : très élevés en Chine (où l’électricité utilisée à cet effet est principalement produite à partir du charbon), très faibles en France (où elle est nucléaire).
De nombreuses études ont été consacrées à ces évaluations, et elles sont loin de converger. Heureusement, plusieurs analyses ont procédé à des recensements des résultats publiés (on appelle cela des méta-analyses), et produit des moyennes. Ou plus précisément des médianes (le chiffre tel qu’il y a autant de chiffres supérieurs que de chiffres inférieurs), qui donnent des ordres de grandeur significatifs. Le tableau ci-après présente ces résultats synthétiques.
Tableau 1 – Rejets de CO2 selon la méthode du cycle de vie, trois types d’électricité (en gCO2eq/kWh)
GIECa Autres méta analyses
Nucléaire 11 12b
Eolien 12 34c
Photovoltaïque 48 50c
p.m. : Charbon 820
Sources : aWikipedia. bWarner E. 2012. « Life cycle greenhouse gas emissions of nuclear electricity ». J. of Industrial Ecology 16 (1). cNugent,D. & B.Sovacool. 2014. « Assessing the life-cycle greenhouse gas emissions form solar PV and wind energy : A critical meta-survey » ; cette étude résume 153 estimations indépendantes. Energy Policy, vol 65, 229-244 ; cette étude résume 99 estimations indépendantes. Note : « gCO2eq/kWh » signifie grammes de CO2équivalent émis pendant la durée de vie de l’installation par kWh produit durant cette même durée de vie.
QUELLES CONCLUSIONS TIRER ?
Ces médianes appellent quatre observations.
La première est que les sources utilisées apparaissent crédibles. On a donné des chiffres compilés par le GIEC, qui ne peut guère être suspecté de sous-estimer l’intérêt de l’électricité renouvelable, dont il a fait un cheval de bataille. Les chiffres du GIEC sont d’ailleurs assez semblables (sauf pour l’éolien) à ceux des deux méta-analyses indépendantes présentées.
Deuxièmement, les rejets carbonés de l’électricité nucléaire dans l’optique du cycle de vie sont 4 ou 5 fois inférieurs à ceux de l’électricité solaire, et comparables ou inférieurs à ceux de l’électricité éolienne. Dans une comparaison entre ces trois modes, la prise en compte du cycle de vie avantage le nucléaire.
Troisièmement, dans une comparaison entre ces modes et les modes traditionnels comme l’électricité thermique, le détour par le cycle de vie, justifié en théorie, ne change pas grand chose en pratique. Les rejets de CO2 du cycle de vie du nucléaire représentent un peu plus de 1% de ceux de l’électricité au charbon.
Enfin, les chiffres cités se rapportent à la totalité du cycle de vie. Pour une large part le CO2rejeté par les centrales nucléaires l’a été lors de leur construction. Fermer ces centrales pour les remplacer par des installations de renouvelables à construire (c’est ce que veut faire le gouvernement) ne diminuera nullement ce CO2 là.
La comparaison doit se faire entre le CO2 total des installations éoliennes et solaires à construire, et le CO2 lié au fonctionnement des centrales nucléaires existantes. Elle est donc bien plus favorable au nucléaire que les chiffres donnés ne le suggèrent.
Dans un article d’humeur publié par Contrepoints, j’avais écrit, dans une parenthèse, que le nucléaire est décarboné, comme les renouvelables – ce qui m’a valu de violentes apostrophes de certains lecteurs. Je reconnais volontiers mon erreur. J’aurais dû écrire : « le nucléaire est beaucoup plus décarboné que les renouvelables ».
1600 MW*0,8 (taux d’utilisation)*8760 h (par an)*60 ans = 673 TWh
2 MW*0,3 (taux d’utilisation)*8760 h (par an)*25 ans = 0,13 TWh 

➤ Nucléaire : Nicolas Hulot ou le complexe de Marie-Chantal -06/07/2018-
http://www.valeursactuelles.com/societe/nucleaire-nicolas-hulot-ou-le-complexe-de-marie-chantal-97072
Tribune. Le ministre de la Transition écologique, qui veut fermer des centrales nucléaires en état de marche, joue les gosses de riches avec l’argent des contribuables, dénonce Rémy Prud'homme, professeur émérite des Universités et ancien directeur adjoint de l’environnement à l’OCDE.
Monsieur Hulot qui veut fermer des centrales nucléaires en état de marche fait penser à la Marie-Chantal qui va chez son garagiste changer sa voiture parce que son cendrier est plein. Dans les deux cas, on a un fils à papa qui rentre dans un magasin à la mode, et fait ses emplettes sans même chercher à savoir combien ça coûte : « Des éoliennes, j’en prend 10 000 ; du solaire, vous m’en mettrez cinquante mille hectares ; j’oubliais l’hydrogène dont on me dit grand bien, allons-y pour dix millions de tonnes ; et livrez-moi tout ça dès demain matin. » La similitude des comportements est frappante. A y regarder de plus près cependant, le cas du ministre de la Transition écologique et solidaire est pire que celui de la gosse de riche ignorante.
Tout d’abord, Marie-Chantal avait une raison, grossièrement ridicule certes, mais réelle : il est désagréable de conduire avec un cendrier plein sous les yeux. Hulot n’en a aucune, si ce n’est le désir de se faire bien voir d’une minorité d’écologistes chaque jour davantage marginalisés.
Deuxièmement, Marie-Chantal voulait vendre sa voiture (pour en acheter une autre), alors que Hulot veut mettre à la casse nos centrales. Pour tous les Français d’origine paysanne, et pour la plupart des Français de revenus modestes, casser délibérément un objet qui a coûté des sous, et qui rend les services qu’on lui demande, c’est un méfait qui donne le haut-le-cœur, et suscite indignation et mépris.
Troisièmement, Marie-Chantal voulait une voiture nouvelle, mieux assortie à la dernière couleur de ses cheveux peut-être, en tout cas qui lui donnerait davantage de satisfaction. On peut trouver cela choquant, mais pas absurde. Hulot veut remplacer l’électricité de nos centrales nucléaires existantes (très bon marché, totalement décarbonée, toujours disponible, et made in France), par l’électricité d’éoliennes ou de panneaux photovoltaïques (bien plus coûteuse, qui défigure la France, qui fonctionne un jour sur quatre ou sur huit, avec du matériel importé, et qui va nécessiter la multiplication des lignes à haute tension sur tout le territoire). On perd sur tous les tableaux. Cela n’est pas seulement choquant, mais également absurde.
Enfin, Marie-Chantal faisait payer ses folies par son riche papa, alors que Hulot fait payer les siennes par les pauvres consommateurs ou contribuables. Les surcoûts de l’éolien et du photovoltaïque étaient en France (comme ailleurs) financés par une taxe sur la consommation d’électricité que vous trouverez sur votre facture sous le nom de CSPE. Comme la consommation d’électricité augmente moins vite que le revenu, cette taxe est un impôt régressif. On en a élargi l’assiette aux carburants, ce qui le rendra encore plus régressif. Cet impôt affecté est lourd. Plus un pays a recours à l’éolien et au solaire, plus le prix de l’électricité y est élevé.
En Allemagne, présentée bizarrement par Hulot comme un exemple à suivre - et à dépasser – le prix de l’électricité est juste le double du prix français. C’est ce qui nous attend. Pour M. Hulot, c’est un détail. Pas pour les Français. Emmanuel Macron est-il le président des riches ? Il est en tous cas entouré de Marie-Chantal. Ce qui est peut-être pire.

➤ Les éoliennes de M. Hulot creusent la fracture sociale -06/05/2018-
https://www.climato-realistes.fr/les-eoliennes-de-m-hulot-creusent-la-fracture-sociale/
En hommage à Sainte « Transition énergétique », la France se couvre d’éoliennes. Elle comptait hier une dizaine de cathédrales de plus de 100 m de hauteur. On y trouve aujourd’hui quelques 7000 éoliennes de plus de 150 mètres de hauteur. Si les fantasmes de M. Hulot se réalisent, vingt mille demain. Où sont-elles implantées ?
Dans les zones les plus pauvres du pays. Dans la « France périphérique » dont parle Christophe Guilly. Considérons la répartition par région. 7% seulement des éoliennes françaises sont implantées dans les quatre régions les plus riches en termes de revenu des ménages par habitant (Ile de France, Auvergne, Rhone-Alpes, Provence Côte d’Azur); 52% le sont dans dans les quatre régions les plus pauvres (Nord Pas de Calais, Picardie, Champagne-Ardennes, Languedoc). La répartition intra-régionale n’est pas moins tordue. A l’intérieur de chacune des régions, ce sont les terroirs les plus déshérités qui sont éoliennisés. Vous ne trouverez aucun de ces monstres dans le Lubéron ou à l’Ile de Ré.
Cette répartition des éoliennes n’est pas le fruit du hasard, ou du régime des vents, elle s’explique facilement. Partout, les habitants détestent le massacre des paysages, le bruit et les ultra-sons, le bétonnage des terres, la multiplication des fils électriques dans le ciel, les milliers de tonnes de ciment déversées dans les champs ou les forêts, la décimation des oiseau et des chauve-souris, les lumières rouges qui clignotent toute la nuit. Des associations de défense se créent par centaines pour empêcher des projets. Le FED (Fédération de l’Environnement Durable) en fédère plus de 1300. Mais les zones les plus pauvres sont les plus faciles à conquérir par les multinationales de l’éolien. Bien que la législation favorise généreusement l’installation d’éoliennes (il est plus facile d’implanter une éolienne qu’un abri de jardin), des recours restent cependant possibles en principe. Mais dans les zones les plus pauvres, les victimes n’ont pas toujours les moyens de s’engager dans le parcours du combattant des procédures. Les maires des communes désargentées disent plus facilement « oui » pour une bouchée de pain (il y avait pourtant encore trop de maires à dire « non » : on a décidé de ne plus rendre leur avis obligatoire). Les paysans les plus démunis se laissent plus facilement tenter par le revenu (on pourrait dire : le bakchich) que leur promettent les promoteurs pour l’installation d’une éolienne dans leur pré ou leur bois. Comme chacun sait, il est plus facile d’exploiter les pauvres que les riches.
Les conséquences de cette éolianisation de la France périphérique sont dramatiques. Elles sont d’abord économiques. L’implantation d’une éolienne diminue de 10 à 40% la valeur des logements voisins, qui sont souvent l’essentiel du patrimoine des victimes. Elle est un obstacle dirimant à la venue de touristes ou de retraités français et étrangers, qui constitue – ou constituait – l’une des rares sources de revenus d’appoint. Les 7000 éoliennes implantées contribuent à enfoncer les zones périphériques dans la spirale du non développement – entre deux discours convenus sur la « priorité » donnée à la « sauvegarde de la ruralité ». Quels dégâts la multiplication par quatre ou cinq voulue ne va-t-elle pas causer ?
Mais les conséquences sont surtout sociales et politiques. Les citoyens de ces morceaux de France se sentent impuissants, abandonnés, trahis, livrés au rouleau compresseur des affairistes alliés au et encouragés par le pouvoir politique. Ils savent bien que la France , qui dispose déjà d’une électricité bon marché, décarbonée, abondante, et domestique, n’a nullement besoin de cette électricité éolienne coûteuse, intermittente, destructrice. Les résidents ainsi attaqués ou menacés avaient déjà souvent perdu leur emploi, leur activité, leur école, leur médecin, leur bureau de poste. Il ne leur restait plus que leur paysage, leur environnement, le chant de leurs oiseaux, le silence de leurs nuits. Et voilà qu’on leur vole tout cela. Quels mots peuvent dire leur frustration, leur rancœur, leur fureur ? Ceux qu’ Eluard écrivit au lendemain de Guernica ne sont peut-être pas trop forts :
"Visages bons à tout
Voici le vide qui vous fixe
Ils vous ont fait payer le pain
Le ciel, la terre, le sommeil
Et la misère
De votre vie
Ils disaient désirer la bonne intelligence
Faisaient l’aumône partageait un sou en deux
Ils persévèrent ils exagèrent ils ne sont pas de notre monde"


➤ « Pacte finance climat-européen » : nous payons, ils dépensent ! -19/03/2018-
https://www.contrepoints.org/2018/03/19/312070-pacte-finance-climat-europeen-nous-payons-ils-depensent?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=078efbd225-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-078efbd225-113970649&mc_cid=078efbd225&mc_eid=7562c94020
Lancement d’un « pacte finance-climat » : mais de quoi s’agit-il ?
Messieurs Larrouturu et Jouzel lancent, à grand renfort de flon-flons médiatiques, à l’UNESCO s’il vous plait, un « pacte finance-climat européen ». Ce titre a le mérite de la clarté : il met la finance en premier, pour bien souligner que le climat est au service de la finance plutôt que l’inverse. Mais le texte a au moins trois gros défauts.
Tout d’abord, le tableau apocalyptique qu’il dresse pour nous pousser à mettre la main à la poche repose sur du vent.

➤ L’affaire des éoliennes du Tréport - 27/02/2018-
https://www.climato-realistes.fr/eoliennes-parc-industriel-treport/
L’affaire du projet d’éoliennes industrielles au large du Tréport, en Normandie, est bien plus qu’une anecdote. Cette triple absurdité en dit long sur la façon dont la France est gérée.

➤ COP23 : défense de l’environnement ou finance opportuniste ? -04/12/2017-
https://www.contrepoints.org/2017/12/04/304640-cop23-defense-de-lenvironnement-finance-embuscade
Le point sur la COP23, aussi inutile que les précédentes. Mais certains tirent leur épingle du jeu. .....

➤ Électricité : le tout renouvelable est-il possible ? Retour sur le rapport de l’Ademe -Avril 2015-
http://www.atlantico.fr/decryptage/electricite-tout-renouvelable-est-possible-retour-rapport-ademe-remy-prud-homme-2103864.html
L'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie a récemment publié un rapport intitulé "Vers un mix électrique 100% renouvelable en 2050". Un document qui se rapproche plus de l'ouvrage à thèse que de la présentation objective d'éléments scientifiques.
ADEME vient de publier un document de 120 pages qui prétend démontrer que la France peut sans difficulté et avec profit se doter d’un système électrique reposant uniquement sur des sources renouvelables. Atlantico a voulu m’interviewer sur ce texte. J’ai accepté. C’était une erreur, car je ne connaissais ce texte qu’indirectement (à partir de dépêches d’agence et de compte rendus de journaux), et qu’un universitaire ne doit jamais commenter un document qu’il n’a pas lu intégralement.
J’ai comblé cette lacune, et peux présenter ici une analyse plus complète (ou moins incomplète) de ce texte important.
Le document, intitulé Vers un mix électrique 100% renouvelable en 2050, est un document officiel « financé et piloté » par l’ADEME (ci-après ADEME 2005), publié sous le timbre de l’ADEME et du Ministère de la Recherche. C’est un exemple de la « science officielle », qui se répand dans beaucoup de domaines, et qui ne présente pas toutes les garanties de la science scientifique. Le bruit a couru que ce rapport avait été « enterré » par le ministère de l’Ecologie et du Développement Durable. Ce bruit est sans fondement et même ridicule. Le rapport est si peu enterré qu’il est public, disponible sur le site de l’ADEME. ......


➤ Pourquoi nous sommes en train de nous tromper de transition énergétique -déc 2012-
http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-sommes-en-train-tromper-transition-energetique-remy-prudhomme-562603.html
Les partisans de la transition énergétique affirment qu'il n’y aura bientôt plus de combustibles fossiles, et que la combustion desdits combustibles rejette du CO2 qui engendre le réchauffement climatique. Mais ces deux dogmes sont contradictoires : s’il n’y a plus de combustibles, il n’y aura plus de réchauffement...


➤ Les Verts contre l’environnement (et le reste)-2011-
Résumé : «La défense de l’environnement : être pour », aurait pu écrire Flaubert dans une annexe contemporaine à son Dictionnaire des idées reçues. Mais paradoxalement, la mouvance écologiste n’est pas nécessairement la mieux inspirée pour proposer des solutions permettant d’avancer sur la voie d’un réel développement durable. Analysant une série de mesures issues du Grenelle de l’environnement (qui n’a parfois fait que réaffirmer des objectifs édictés par l’Union européenne), l’auteur démontre que le développement de l’énergie éolienne, l’introduction d’ampoules basse consommation ou la construction de tramways ne sont pas, au plan de l’environnement comme de l’économie, les facteurs de progrès annoncés. Et s’interroge sur une époque prompte à faire de l’environnement une idéologie de substitution, voire un refuge pour ses désillusions.
....
Extrait : «Autant en emporte le vent »
Le développement de l’électricité éolienne et photovoltaïque est le composant majeur des politiques vertes en matière d’énergie. Inspiré, sinon imposé, par l’Union européenne, il est solennellement repris, avec des objectifs ambitieux, dans le Grenelle. Sa justification est double : cette électricité est, dit-on, décarbonée, c’est-à-dire produite sans rejets de CO2; elle assure l’indépendance énergétique des pays qui la produisent. Hélas, elle a le triple inconvénient d’être intermittente, très subventionnée, et régressive. Ces énergies sont intermittentes. Il y a 8760 heures dans une année. Le soleil brille seulement un peu plus de 1000 heures par an. Le vent souffle seulement quelques 1 500 heures par an3. Il faut ici faire l’effort de comprendre la diffé- rence simple et classique entre puissance électrique et production d’électricité : la puissance, exprimée en watts (ou en kilowatts), mesure la capacité théorique d’une installation à produire de l’énergie à un moment donné ; la production, mesurée en watt-heures (ou en kWh), est la quantité d’électricité produite ou consommée pendant une période de temps. La production est la puissance multipliée par le temps : 
Production (kWh) = puissance (kW) x temps (h) 
Cette distinction est systématiquement ignorée dans l’abondante propagande des lobbies éoliens et photovoltaïque (ce qui est assez facile à comprendre) et dans la presse française (ce qui l’est déjà moins). On lit tous les jours dans les journaux les plus sérieux que telle ferme photovoltaïque ou telle champs d’éoliennes va «produire l’électricité nécessaire à une ville de 100000 habitants». Cela veut dire que sa puissance installée permettrait, lorsque le vent souffle ou lorsque le soleil brille, de satisfaire à la demande de 100 000 habitants. Cela veut dire également que les habitants de cette ville seraient sans électricité quatre jours sur cinq.
Mais surtout, rien ne dit que les périodes de fonctionnement correspondent aux périodes de demande, et encore moins de forte demande, d’électricité. Le soleil a la fâcheuse habitude de briller lorsqu’on n’a guère besoin d’éclairage électrique ; et de briller surtout l’été, lorsqu’on ne se chauffe guère. Chacun comprend qu’il n’y a jamais d’électricité photovoltaïque aux périodes de pointe de 19-20h des jours d’hiver. Quant au vent, il est particulièrement capricieux, et difficile sinon impossible à prévoir. En Angleterre, lors de la vague de froid de décembre 2010 (le mois de décembre le plus froid depuis un siècle), le vent s’est pratiquement mis en grève, et les éoliennes, dont la puissance installée est pourtant considérable, ont assuré 0,1% de la production d’électricité : le pays n’a évité les coupures que grâce à de fortes importations d’électricité nucléaire française. Environnement La conséquence est que le développement de l’éolien et du photovoltaïque implique le développement simultané de centrales électriques au gaz qui peuvent rapidement être mises en marche, et fournir l’électricité demandée en cas de défaillance des énergies renouvelables. Non seulement ces centrales coûtent cher, mais elles rejettent beaucoup de CO2. Ce n’est pas par hasard que les pays qui ont le plus développé ces énergies, comme le Danemark, l’Espagne ou l’Allemagne sont aussi des pays dont le contenu en CO2 de l’électricité est particulièrement élevé, bien plus élevé qu’en France. On peut ajouter que la production des panneaux solaires (et à un moindre degré des éoliennes), qui sont souvent fabriqués en Chine avec l’énergie la plus carbonée du monde, ainsi que leur transport d’un bout du globe à l’autre, rejettent beaucoup de CO2. Ces rejets sont la conséquence de l’implantation d’éoliennes et de panneaux solaires. De plus, les fermes photovoltaïques et surtout éoliennes causent d’importantes pollutions visuelles et sonores. Les fermes photovoltaïques représentent des dizaines ou des centaines d’hectares de panneaux noirs qui cassent les paysages. Les éoliennes, naturellement installées sur des sommets, font aux clochers romans des campagnes françaises une fâcheuse concurrence. Leur bruit (lorsqu’elles fonctionnent) rivalise avec le chant des oiseaux ou des cigales. La tolérance des Verts à ces nuisances-là est particulièrement remarquable.
.....

➤ LA CROISSANCE VERTE : UNE CHIMÈRE -2010-
Les politiques de défense de l’environnement, communément appelées politiques « vertes », sont-elle un moteur ou un frein pour le développement économique ? L’expression « croissance verte » est habile mais tendancieuse. Elle est habile, parce qu’à peu près tout le monde étant favorable et à la croissance et au vert personne n’est opposé à une croissance qui serait verte. Mais elle est tendancieuse, parce qu’elle suppose résolue la question ci-dessus. La formule postule que la défense de l’environnement est un facteur de croissance. Elle constitue un bel artifice de propagande qui évacue toute analyse et toute remise en cause. Elle a beaucoup de succès auprès des médias, des hommes politiques, de l’opinion. On ne compte plus les livres, les articles, les colloques, les proclamations qui nous promettent de faire d’une pierre deux coups, d’accélérer la croissance grâce à l’amélioration de l’environnement. La croissance verte est-elle une réalité, ou bien seulement une vaine illusion, une chimère ? .....

➤ La mesure phare de la lutte pour la réduction des rejets de CO2 aboutit à les augmenter !-2009-
Le Grenelle de l'Environnement a pour objet et pour effet l'interdiction du chauffage électrique dans les constructions neuves. Désastreux pour l'environnement, puisque le chauffage à l'électricité rejette bien moins de CO2 que les autres modes de chauffage - le fioul et le gaz - qui vont le remplacer. Désastreux aussi pour notre balance des paiements puisque fioul et gaz sont importés alors que l'électricité, nucléaire et hydraulique à 90% en France, est produite chez nous. Désastreux pour notre indépendance énergétique, puisque le changement programmé nous rendra plus encore tributaires du gaz russe ou algérien. Désastreux pour notre système énergétique, puisque les chauffe-eau à accumulation fonctionnent la nuit lorsque l'électricité est abondante et bon marché. Désastreux pour notre industrie enfin, puisque les milliers d'emplois de la filière du chauffage électrique vont disparaître. ...