Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

vendredi 24 février 2017

Eolien : précisions sur le régime de l'offre de concours (CAA Nancy)

Cabinet d'avocats en droit de l'environnement et en droit public

le 08 févr. 2017, par Margaux Caréna,  Avocate - cabinet Gossement avocats


Deux arrêts très récents rendus par la Cour administrative d’appel de Nancy, apportent des précisions intéressantes sur un sujet important pour les développeurs d'installations de production d'énergie renouvelable en générale, d'énergie éolienne en particulier : l’exécution d’une convention d’offre de concours (cf. CAA Nancy, 19 janvier 2017, sté V., n° 15NC02551 et CAA Nancy, 19 janvier 2017, sté C. n° 15NC02575). 

Ces deux arrêts ont été rendus sur renvoi du Conseil d’Etat et à l’issue d’un long contentieux.

Dans ces affaires, deux sociétés exploitant un parc éolien avaient contracté avec la commune d'implantation deux conventions d’offres de concours strictement identiques, dont la légalité n’a pas été remise en cause par les juridictions administratives saisies de ces litiges, par lesquelles les sociétés se sont engagées, sous certaines conditions, à contribuer au financement de divers travaux communaux.

Plus précisément, dans les deux cas, les sociétés s’engageaient  à « financer exclusivement des travaux de mise en sécurité de la rue des écoles, la rénovation de la toiture de la chapelle S. et la construction d'une maison médicale sur le territoire de la commune » jusqu'à concurrence d'un montant maximal de 150 000 euros. Ce financement était cependant soumis à des conditions strictes, puisque la somme devait être sollicitée dans un délai de six mois à compter de la mise en service du parc éolien et sur présentation des factures relatives à ces travaux. 

La commune a, sur le fondement de ces contrats, émis deux titres exécutoires d’un montant de 150 000 euros à l’encontre de chacune des sociétés.

En premier lieu, la Cour administrative d’appel de Nancy rappelle que la contestation des titres exécutoires émis pour le recouvrement des sommes dues en exécution de ces contrats, relatifs au financement de travaux publics, relève de la compétence du juge administratif.

En deuxième lieu, le non-respect des conditions stipulées par les contrats a conduit les juridictions administratives à annuler les titres exécutoires émis par la commune.

Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne avait tout d’abord annulé les titres exécutoires litigieux au motif que la commune n'avait pas présenté, dans le délai de validité de l'offre de concours prévu par la convention, une demande de paiement régulière au regard de ses stipulations. Ce fondement n’a finalement pas été retenu par le Conseil d’Etat. 

C’est cependant le fait que la commune ait présenté un titre exécutoire d'un montant identique et étayé par les mêmes factures pour les deux sociétés qui a finalement conduit la Cour administrative d’appel de Nancy, par les arrêts du 19 janvier 2017, à annuler ces titres exécutoires. En effet, la Cour relève que les conventions ne donnent pas droit à un double remboursement des mêmes sommes. La commune était tenue de déterminer le rattachement de chacune de ces factures aux obligations contractuelles souscrites par l'une ou l'autre des deux sociétés.

Ces arrêts ont le mérite de rappeler tout l’intérêt des offres de concours dans le cadre du développement d’un projet, notamment, de parc éolien. Loin d’être un outil désuet, l’offre de concours permet de proposer une compensation à l’implantation du parc éolien et ainsi de favoriser l’acceptation locale des projets. 😡😡😡

jeudi 23 février 2017

Besançon (Doubs)


Association Collectif Bourgogne Franche-Comté


Une grande manifestation est organisée à Besançon le 25 Mars 2017.

Nous comptons sur une participation massive des associations, afin de faire passer notre message d’opposition à l’éolien.Vous êtes tous les bienvenus dans la capitale Comtoise.





mercredi 22 février 2017

Aude : Destruction environnementale (II)

http://www.lescrisdelimoux.fr/elus-tout-puissants-collectif-toureillois/

Élus tout-puissants, 
le collectif Tourreillois communique.

« Elus tout puissants, le collectif Tourreillois communique.
A la suite des articles du Canard Enchaîné, de la Dépêche et de l’Indépendant, nous nous permettons de porter à votre connaissance des faits dont le Préfet de l’Aude n’était certainement pas au courant non plus quant à la destruction de la colline de Saint-Pierre-Le-Clair ! ! !
La société industrielle éolienne Valeco vient d’obtenir des permis modificatifs représentant une catastrophe écologique et patrimoniale sans précédent dans l’Aude. L’objectif étant l’installation de 6 éoliennes de 110 mètres de haut, dont une en plein centre d’un village ecclésial médiéval répertorié au patrimoine archéologique de l’AUDE et authentifié par une expertise archéologique (juillet 2016).
A propos de ce permis modificatif… obtenu sans faire aucune étude d’impact.
  • un tracé de chemin passant par une falaise de 30 m de haut (dénivelé impossible) qui finalement a été ouvert illégalement ailleurs
  • 1 km de voies supplémentaires
  • les plateformes des six éoliennes déplacées par rapport au permis initial
  • la plateforme du village médiéval déplacée mais toujours au centre de celui-ci
  • des pièces essentielles du dossier manquantes (chacun sait comme il est difficile d’obtenir un permis de construire quand il manque une malheureuse feuille au dossier mais là !!!)
  • une boucle de circulation des engins rendue obligatoire par le bureau Véritas impossible car le chemin rural est trop étroit
Toutes ces modifications selon les dires même du Préfet impactent la « consistance même du projet » et auraient donc nécessité l’obtention d’un nouveau permis de construire.
30 janvier 2017 : c’est la mort annoncée du village médiéval, de la faune, de la flore et de la biodiversité…
Les machines sont arrivées entourées d’au moins 10 voitures de gendarmes (gendarmerie locale plus PSIG) marchant main dans la main avec une milice privée payée par VALECO composée de maîtres-chiens pour ouvrir une voie illégale en écrasant les bornes de géomètre d’un propriétaire opposé au projet.
Le préfet prévenu, n’a à ce jour pas répondu à notre injonction de suspendre ces travaux illégaux et le massacre continue…
Bientôt, le village sera englouti sous des tonnes de béton et en toute impunité.
Nous avons mis des vidéos en ligne pour tout expliquer en images c’est plus clair…
Les questions soulevées :
  • Pourquoi la société Valeco continue-t-elle les travaux (qui coûtent une fortune) en toute illégalité, malgré les diverses procédures lancées, si elle n’est pas certaine d’obtenir gain de cause ?
  • Qu’est-ce qui peut pousser un Préfet à accepter un pareil massacre d’un site archéologique en pleine région touristique ???

Collectif Toureillois »
Ajout :
« Nous avons fait une demande de classement (au patrimoine) avec 2500 signatures en 15 jours, demande qui a été refusée par le préfet de l’Aude et le préfet de région… Malgré l’expertise archéologique positive…« 

Adresse du blog : 

(Aude : Destruction environnementale (I) : publication du 08/02/2017 sur ce blog)


mardi 21 février 2017

L’éolien fauteur de troubles

Pourquoi tant de protestations en Hesse ?

« C’est comme la ruée vers l’or : il ne s’agit plus de protection de la nature ni de transition énergétique, il s’agit uniquement d’argent. »
Sous-titres en français par Friends-Against-Wind.org. 

« Rien ne fâche autant les habitants de la Hesse, en ce début d'année, que ces éoliennes de 200 m de haut. » – Extrait du magazine MEX de la télévision allemande HR-Fernsehen du 11 janvier 2017.

vendredi 17 février 2017

Analyse du développement de l’éolien terrestre dans la région Hauts-de-France

http://www.hauts-de-france.developpement-durable.gouv.fr/?Analyse-du-developpement-de-l-eolien-terrestre-dans-la-region-Hauts-de-France

Le réchauffement climatique et ses conséquences, la raréfaction des ressources énergétiques fossiles et la dégradation de la qualité de l’air comptent parmi les enjeux majeurs du XXI siècle auxquels l’humanité doit faire face. En 2014, l’Union Européenne s’est donnée pour objectif de porter la part des énergies renouvelables à 20 % de la production d’électricité et à 27 % en 2030. Ces objectifs sont ensuite déclinés par chaque État membre.

La France a traduit ces objectifs en droit français par la loi dite « grenelle II » de 2010 qui fixe à 23 % la part des énergies renouvelables dans la consommation finale brute d’énergie. Par la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte du 17 août 2015, la France a réaffirmé son engagement dans le développement des énergies renouvelables en portant son objectif à 32 % de la consommation finale brute d’énergie en 2030 (soit 40 % de la production d’électricité).

L’éolien tient un rôle essentiel dans la politique de développement des énergies renouvelables en France. 😡 La programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), approuvée par le décret n°2016-1442 du 27 octobre 2016, fixe pour objectif d’installer entre 21 800 MW et 26 000 MW (environ 20 tranches nucléaires) de puissance éolienne terrestre et 3 000 MW de puissance éolienne en mer d’ici fin 2023 (et entre 500 MW et 6000 MW de plus selon le retour d’expérience sur les projets en cours).

Pour atteindre les objectifs nationaux, les services de l’État et les conseils régionaux, avec l’appui de l’Ademe, ont élaboré conjointement une stratégie de développement de l’éolien en région sur la base des enjeux et contraintes régionales, de la technologie et du cadre réglementaire existants à cette époque. 😡😡😡

Malgré leur annulation pour défaut d’évaluation environnementale, par jugement du tribunal administratif de Lille du 16 avril 2016 pour le SRE du Nord-Pas-de-Calais et, par arrêt de la cour administrative d’appel de Douai le 14 juin 2016 pour le SRCAE de Picardie, ces schémas et leurs annexes restent porteurs d’une analyse du potentiel éolien établie en 2012.😡
Ce document dresse le bilan du développement de l’éolien au regard des secteurs et potentiels des SRE même si ceux-ci n’ont plus d’existence légale.




Au 1er décembre 2016, les préfets ont autorisé la construction et l’exploitation
de 2 097 éoliennes dont 1 201 sont en production.
La puissance autorisée et non abandonnée s’élève à 4 883 MW et la puissance installée s’élève à 2 584 MW. Carte des éoliennes suivant leur statut avec en fond de carte les zones à potentiel de développement éolien identifiées par les anciens SRE, au 1er décembre 2016.
http://www.hauts-de-france.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/plaquettevf-min.pdf

Qu'est-ce que la CRE ?

http://www.connaissancedesenergies.org/qu-est-ce-que-la-cre?utm_source=newsletter&utm_medium=fil-info-energies&utm_campaign=newsletter/le-fil-info-energies-30-janv-2017

La Commission de régulation de l’énergie (CRE) est l’autorité administrative indépendante en charge du bon fonctionnement des marchés de l'électricité et du gaz naturel en France.
Elle a été créée par la loi du 10 février 2000 pour accompagner l’ouverture du marché de l’énergie au niveau communautaire. Elle veille ainsi à ce que les conditions d’accès, d’utilisation et de raccordement aux réseaux de transport et de distribution d’électricité et de gaz n’entravent pas le développement de la concurrence. Elle est donc garante de l’indépendance des gestionnaires de réseaux et en charge de défendre les intérêts des consommateurs finaux.
Concrètement, elle approuve notamment les programmes d’investissements des gestionnaires de réseaux. Elle dispose d’un pouvoir de surveillance des transactions effectuées entre fournisseurs, négociants et producteurs ainsi que d’un droit d’accès aux informations détenues par ces acteurs. Elle calcule(1) également les tarifs d’utilisation des réseaux publics d’électricité ainsi que le montant annuel de la CSPE.
Depuis le 8 décembre 2015, la CRE est chargée de fixer directement le montant de l’évolution des tarifs réglementés de vente d’électricité (le gouvernement conservant la possibilité de s'opposer aux tarifs proposés par la CRE dans un délai de trois mois).
La CRE s’organise autour de 2 organes indépendants :
  • le collège des commissaires, composé de 6 membres ayant une expertise dans les domaines juridique, économique et technique(2) ;
  • le Comité de règlement des différends et des sanctions (CoRDIS), composé de 4 membres(3) chargés d’arbitrer les différends entre gestionnaires et utilisateurs des réseaux publics d’électricité et de gaz naturel.

Sources / Notes
1 - Proposition soumise au ministère en charge de l’énergie
2 - Le président et deux membres nommés par décret, 2 autres membres nommés respectivement par les Présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat.
3 - 2 conseillers d’Etat désignés par le vice-président du Conseil d’Etat et 2 conseillers à la Cour de cassation désignés par le premier président de la Cour de cassation.

jeudi 16 février 2017

Un vent de colère contre un projet éolien (62)

Pas-de-Calais


Airon-Saint-Vaast. Des éoliennes à deux pas de leur village. Trois dames ont créé une association pour s’opposer au projet. Des Don Quichotte au féminin.

Elles ont été les premières surprises. Élues au sein du conseil municipal du charmant village d’Airon-Saint-Vaast, Jeanne-Marie Pruvot et Fanny Petitcunot ont découvert, au hasard d’une réunion en mairie, l’existence d’un projet éolien, porté par la société Ventis. C’était en juin dernier. « Nous avons été très surprises de découvrir cette présentation par un représentant de la société concernée. C’était dans les questions diverses à la fin du conseil. Le maire a voulu que nous délibérions une fois l’exposé terminé. Mais nous avons refusé, estimant que la population n’avait pas été informée » raconte Fanny Petitcunot. 
Il fut alors décidé de la tenue d’une réunion d’information. Cette dernière eut lieu en septembre et à Airon-Notre-Dame.« La salle des fêtes de notre village était en travaux et sur l’invitation, le nom de la commune voisine était plus visible qu’ Airon-Saint-Vaast » souligne Jeanne-Marie Pruvot, laquelle ajoute « Cela a certainement dû induire les habitants en erreur croyant que le projet concernait l’autre village ». Et du fait il ne furent que sept à assister à cette réunion, dont quatre élus.

Tel Don Quichotte, les deux dames sont parties en guerre contre ces éoliennes qui pourraient, demain, venir pousser dans les champs aironnois. « Nous avons lancé une pétition. Plus de cinquante, pour ne pas dire 70 % des réponses étaient contre le projet » insiste Fanny. Deux dames qui ne sont donc pas restées les bras croisés depuis qu’elles ont eu vent de ce projet . Plus que décidées à ne pas laisser tourner les pales dans leur « jardin », les deux élues ont motivé autour d’elles au point de mettre en place une association pour la sauvegarde du plateau d’Airon-Saint-Vaast et de Campigneulles-les-Grandes. Ingrid Duporge-Parent en a pris les rênes. Une association bien décidée à se faire entendre et à faire valoir des arguments. Pollution visuelle « les éoliennes sont visibles à plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde « la présidente. « Ce projet est en contradiction avec la préservation et la sauvegarde de nos paysages tout comme il est incompatible avec la volonté locale de la mise en œuvre du label pays d’Art et d’Histoire » sur le territoire de la nouvelle communauté d’agglomération » ajoute Marie-Jeanne. « N’oublions la proximité immédiate du château, bâtiment inscrit au patrimoine historique » met également en avant la présidente de l’association.

Informer la population de ce projet est la première volonté de la jeune association. La lutte risque de prendre du temps. Elles ont de l’énergie. Si le vent continuera toujours de souffler à Airon-Saint-Vaast, elles ne veulent pas que ce soit dans les pales des éoliennes. A suivre.

contacts aspac62@gmail.com 06 20 92 82 03 ou 06 22 21 81 84



La production éolienne a baissé en 2016 malgré la hausse du parc installé

https://www.greenunivers.com/2017/02/la-production-eolienne-a-baisse-en-2016-malgre-la-hausse-du-parc-installe-157615/

 PAR 
Le gestionnaire de réseau RTE a présenté ce matin le bilan électrique français pour 2016, marqué notamment par une baisse des productions d’origine nucléaire (-7,9%) fuel (-13,1%) et charbon (-15,4 %), largement compensée par une forte hausse du gaz (+ 60,8%). La production renouvelable, elle, reste stable malgré un accroissement de la puissance installée.

(Source : RTE)
Le parc d’énergie renouvelable français a crû de 2 200 MW en 2016 (dont 1 345 MW d’éolien) pour autant la production est stable, voire légèrement en baisse : à 94,7 TWh contre 95,1 TWh en 2015. La principale raison à ce résultat, de prime abord intrigant, est que la météo de cette année n’a pas été très favorable à l’éolien dont la production annuelle est en retrait pour la première fois malgré l’augmentation sensible du parc installé. Le vent a permis de produire 20,7 TWh d’électricité en 2016, soit 1,8% de moins qu’en 2015 alors que sur le même temps, le parc installé s’est accru de 13% pour atteindre 11 670 MW à fin 2016.

« La ressource en vent s’est affaiblie, particulièrement sur la fin de l’année », a expliqué François Brottes, ...


Autre article sur le même sujet


Bilan électrique de la France : que retenir de 2016 ?
...Une baisse des productions nucléaire… et éolienne...
La production d’électricité en France a été « décarbonnée » à près de 91% en 2016 .
 (©Connaissance des Énergies, d’après RTE)

mercredi 15 février 2017

Eoliennes à CHOISY-EN-BRIE (77) (II)

21/02/17 

Choisy-en-Brie (77) - Projet éolien : pour les habitants, c'est non

Une bonne partie des habitants a répondu à l'appel de la municipalité et à sa consultation citoyenne, dimanche dernier. Pour une grande majorité, l'éolien à Choisy-en-Brie, c'est non. Précisions.
Si la consultation citoyenne n’aura pas de conséquences concrètes sur le projet d’implantations de 6 éoliennes et son devenir, elle a le mérite de montrer un avis bien tranché de la part des habitants de Choisy-en-Brie. Bon nombre d’entre eux se sont en effet déplacés ce dimanche en mairie pour participer à la consultation mise en place par la municipalité. Sur 1006 inscrits, 390 ont été faire part de leur position, soit près de 38 %. Sur les bulletins exprimés (387), le score est sans appel : 55 sont en faveur du projet éolien dans la commune (soit 14,2 %), et 332 y sont opposés (85,2 %).


« Aux élus maintenant d’émettre un avis »


La position des habitants permettra aux élus de la commune de Choisy-en-Brie de faire connaître leur position, dans un conseil municipal prévu ce vendredi. Du côté de l’association ADPA, en opposition au projet éolien sur le champ des Closeaux, le résultat est conforme aux attentes : « Nous sommes évidemment satisfaits du résultat de cette consultation et de l’avis majoritaire des habitants, déclare ainsi le président de l’association, Patrick Nottin. D’autant qu’il y a eu une belle mobilisation, presque 40 % alors que c’était le week-end des vacances scolaires. C’est un vote franc pour le non, c’est bien ».


Pour autant, Patrick Nottin émet un regret : « C’est un vote qui n’exprime le sentiment que des habitants de Choisy alors que le projet est à cheval entre Choisy et Chevru. Cette dernière se trouve déconnectée et écartée de la démarche. Même si le maire a déjà fait part de son opposition ».
Et le président de l’association d’ajouter : « L’enquête publique étant désormais terminée depuis le début du mois de février, les habitants n’ont plus le moyen de s’exprimer sur le projet éolien. Désormais, c’est aux élus de donner leur avis ». Patrick Nottin espère en effet qu’à l’instar du conseil municipal de Choisy-en-Brie, plusieurs collectivités se manifesteront et émettront un avis sur la question. « Je sais que certaines collectivités l’ont déjà fait, comme à La Ferté-Gaucher… Même si je regrette que les élus fertois aient décidé de ne pas s’exprimer. Cela a été fait à Coulommiers (voir encadré, NDLR), dans le Provinois… C’est très décevant ».


« Des répercussions sur tout le territoire »


Les communes ont jusqu’au 15 février prochain pour émettre un avis sur le projet d’implantations d’éoliennes, porté par la société RES. « La balle est dans le camp des élus, à eux de se positionner pour aller dans le sens de ce que veulent les habitants, poursuit le président de l’ADPA. Nous sommes conscients que pour certaines communes, c’est une question qui peut paraître éloignée, mais l’arrivée d’éoliennes sur le territoire de Choisy aura aussi des répercussions sur leur territoire ». A voir donc si les communes alentour répondront à l’appel de l’association choiséenne…



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Choisy-en-Brie (77) ne veut pas d'éoliennes



http://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/seine-et-marne/choisy-brie-77-ne-veut-pas-eoliennes-1196041.html
Par Christian Meyze, publié le 13/02/2017
A une écrasante majorité (80%) les habitants de Choisy-en-Brie se sont prononcés contre la mise en place, sur le territoire de leur commune, de six éoliennes de 165 mètres de haut pour produire un total de 3,6 mégawatts.

Le phénomène est le même que pour les centres de traitement des ordures ménagères ou les antennes relais des téléphones mobiles : tout le monde veut des énergies renouvelables, tout le monde est favorable à l'énergie fournie par le vent et les éoliennes. Tout le monde y est favorable, à condition qu'on les installe ailleurs, chez le voisin ou ailleurs, mais pas ici, pas chez nous ! * 

L'entreprise spécialisée RES voudrait installer 6 éoliennes dans les champs qui bordent le village de Choisy-en-Brie, en Seine-et-Marne. Avec l'objectif de produire 3,6 mégawatts au total. L'entreprise a commencé à faire avancer son projet au début de l'automne, en septembre 2016. Et la mobilisation, pour les habitants, a commencé immédiatement.
Les riverains craignent deux conséquences principales : la détérioration du paysage avec aussi, pour conséquence, une dépréciation de leur patrimoine et le bruit que font ces machines en tournant.

L'enquête publique a eu lieu pendant tout le mois de janvier. Les habitants y ont exprimé leur opposition. Les élus de pays, (du pays de Coulommiers) dont Choisy-en-Brie fait partie, ont voté contre, fin janvier. Mais ils n'ont aucun pouvoir en la matière. 

Alors, les habitants continuent de clamer leur opposition farouche et la bagarre devrait durer encore plusieurs mois

😡😡😡😡 NDB : l'éolien, ni pour nous, ni pour nos voisins !!

Voir aussi sur le blog "Eoliennes à Choisy-en-Brie (77) (I)" publié le 05/12/2016

LE DÉSASTRE DE L'ÉLECTRICITÉ EN FRANCE... C'EST MAINTENANT



par LUDOVIC GRANGEON le 14/02/2017

L'Etat détient 85 % d'EDF.

10 ans de surdité, ça fait beaucoup

Depuis 10 ans, la Commission de régulation de l’Energie répète inlassablement que les aides aux énergies renouvelables ont été très surévaluées. Jusqu’à cette année, la ministre pouvait se permettre de ne pas écouter cet avis autorisé et bizarrement, elle l’a systématiquement ignoré. Par contre la porte était large ouverte à des milieux d’affaires. De mystérieux réseaux d’influence ont hanté pendant ces années les couloirs des ministères et de l’Assemblée, et curieusement leurs propositions ont souvent été reprises à la virgule près. A quel prix ? Pour qui ? Le Ministère de la Justice n’a pas hésité à écrire en 2015 que ce secteur était sans doute l’un des plus exposés à la corruption. (SCPC)

Le beurre…

Depuis autant d’années, la Cour des Comptes qualifie la politique de l’électricité de « chaotique ». Le Gouvernement a forcé EDF à subventionner à prix d’or sur fonds publics des investissements privés. C’est le beurre. Grâce à ces tarifs très généreux, des fortunes privées se sont constituées à plusieurs centaines de millions d’euros sur quelques années seulement. Tout cela a été payé par les ménages sur leur facture d’électricité, y compris les ménages qui ne paient pas d’impôt. L’Etat a même réussi l’exploit d’appliquer la TVA à cette taxe, la CSPE. C’est comme si on vous facturait la TVA sur la taxe d’habitation ou l’impôt sur le revenu... Alors que le tarif de gros pour une électricité toujours disponible était à 40€, ces énergies disponibles selon la météo et le doigt mouillé étaient payées fermes de 82 à 200 €….au tarif de gros… ! Si ce tarif était entièrement appliqué d’ici trois ans, la note d’électricité deviendrait la dépense principale des ménages, à près de trois fois son montant actuel.

Et l’argent du beurre…

Non seulement l’Etat a perçu la CSPE, mais il a « oublié » de la rembourser à EDF qui était obligée d’acheter à prix d’or l’éolien et le solaire. Résultat, trou de trésorerie pour EDF jusqu’à 6 milliards et encore au moins 4 cette année, alors qu’EDF cherche justement 4 milliards pour boucler ses fins de trimestre en 2017. Entre-temps, ces 6 milliards ont servi à masquer le déficit de l’Etat, aux frais des ménages les plus modestes. Ne parlons pas aussi de la pénalisation des actions d’EDF, fortement dégradées au tiers de leur valeur, et alors que des actionnaires privés côtoient l’Etat actionnaire au sein d’EDF. On appelle cela dans le privé une opération Madoff, avec 4 administrateurs de l’Etat au Conseil d’administration d’EDF ,…. ?


Et même la fermière…

La filiale EDF Energies Nouvelles, actuellement dirigée par Cahuzac, a été constituée pendant des années grâce au nom d’EDF et en tant que sa filiale. Et puis EDF a « racheté » sa filiale qui porte son nom au noyau de cadres qui la dirige, en versant une somme non révélée totalement, au profit privé de ces quelques cadres, estimée à 1 milliard et demi …au Luxembourg !!! paradis fiscal des sociétés, alors qu’EDF est possédée à 85 % par l’Etat français. Et cet investissement plombe maintenant la croissance d’EDF parce qu’il ne dépend que de subventions publiques… l’Espagne et le Portugal ont procédé de la même façon et ça s’est terminé par des désastres financiers de plusieurs milliards…


mardi 14 février 2017

Conjoncture énergétique - Quatrième trimestre 2016


http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/fileadmin/documents/Produits_editoriaux/Publications/Datalab_essentiel/2017/datalab-essentiel-87-conjoncture-energetique-4T2016-fevrier2017.pdf



Guern (Morbihan)


Tribunal administratif : les éoliennes de Guern jugées illégales

http://www.pontivyjournal.fr/2017/02/14/tribunal-administratif-elles-sont-exploitees-depuis-2008les-eoliennes-de-guern-jugees-illegales/

13/02/2017 par Franck Baudouin

Les opposants au parc éolien de Guern se battent depuis plus de dix ans...

Depuis 2005, le feuilleton juridique se poursuit entre l’entreprise et la préfecture du Morbihan qui après avoir accordé un premier permis de construire, n’en a pas délivré un second en 2013 à la suite de l’annulation du premier par le tribunal administratif. Les éoliennes fonctionnent depuis 2008 sans aucune autorisation légale.

Excès de pouvoir

Dans son jugement, le tribunal administratif a noté que « la demande de permis de construire déposée par la société Parc éolien Guern tend uniquement à régulariser les éoliennes construites et mises en exploitation sur le fondement du permis de construire du 8 avril 2005 dont cette société était devenue titulaire ». Or, par le jeu de l’annulation pour excès de pouvoir de ce permis de construire, ce dernier est réputé n’avoir jamais existé.
L’entreprise demandait au tribunal d’annuler l’arrêté du 28 novembre 2013 du préfet du Morbihan qui lui refusait un nouveau permis de construire. Selon elle, le code de l’urbanisme n’a pas été respecté par le préfet qui « ne justifie pas du risque datteinte à la sécurité ou à la salubrité » dans les motivations de son arrêté. Pour le tribunal, cette raison n’est pas suffisante pour annuler l’arrêté. La construction des trois éoliennes du Niziau n’a donc toujours aucune autorisation légale.

Exploitées depuis 2008

Cette décision est un nouvel épisode d’un feuilleton juridique sans fin. En 2005, le préfet du Morbihan avait délivré un permis de construire pour quatre éoliennes et un poste de livraison au lieu-dit Niziau à Guern. À la suite d’un permis de construire modificatif accordé en 2009 tendant à la suppression d’une des éoliennes, le tribunal administratif, à la demande de l’association contre le projet éolien de Guern, avait annulé le premier permis de 2005. Cette décision avait été confirmée en appel en 2010, puis devant le Conseil d’État en 2012. Le 17 décembre 2012, la société Parc éolien Guern a présenté une nouvelle demande de permis de construire pour un parc éolien de trois éoliennes et un poste de livraison, afin de régulariser le parc éolien déjà construit et exploité depuis décembre 2008. Le préfet avait refusé de le lui accorder par l’arrêté du 28 novembre 2013.
Autres articles
Le groupe anti-éoliennes de Guern a gagné
Publié le 07 février 2009
Le tribunal administratif de Rennes annule les permis de construire des quatre machines.
Fin novembre, le juge des référés du tribunal administratif de Rennes avait suspendu la construction d'une des quatre machines du parc éolien de Niziau en Guern. Son ordonnance faisait suite à une requête de l'Association contre le projet éolien de Guern. Celle-ci avait déposé un recours contre l'arrêté préfectoral d'avril 2005 autorisant la construction de quatre éoliennes. Elle critiquait notamment des manques dans l'étude d'impact. Ce que contestait la société responsable du projet.
Le juge des référés avait ordonné l'arrêt de la construction de l'éolienne E3, qui n'avait pas encore débuté. Mais seulement « jusqu'à ce que le tribunal se soit prononcé sur les conclusions tendant à son annulation » avait-il expliqué. Sachant que « les travaux d'édification des éoliennes E1 et E4 étaient totalement achevés et que ceux de « l'éolienne E2 pratiquement terminés », il n'y avait pas d'urgence à statuer. Le tribunal avait donc rejeté le principe du référé.
Arrêt total des quatre éoliennes
Mais depuis, les juges se sont prononcés sur le fond et la décision est tombée jeudi. Plusieurs sources nous confirment qu'ils ordonnent un arrêt total des quatre éoliennes. Vendredi, Jean-Jacques Péchard, le président de l'APEG, n'avait pas été avisé officiellement. Il ne souhaitait donc pas s'exprimer.
Jean-François Ferrec, président de Vent de folie (association opposée à un parc éolien dans le secteur de Gourin-Langonnet) et vice-président national de Vent de colère, a soutenu les Guernates dans leur démarche. N'ayant pas eu connaissance des attendus du tribunal, il ne voulait pas non plus faire de commentaires, pour l'instant. Mais ne cachait pas sa satisfaction : « Guern était un des premiers projets. Il y avait de graves lacunes dans l'étude d'impact. »

http://www.pontivy.maville.com/actu/actudet_-Le-groupe-anti-eoliennes-de-Guern-a-gagne-_36-818156_actu.Htm

- Guern. L'association veut la destruction des éoliennes
Publié le 09 février 2009
La suite de l'annulation par le tribunal administratif de Rennes du permis de construire de quatre éoliennes, à Niziau dans la commune de Guern, l'association contre le projet éolien de Guern (ACPEG) va demander le démontage des trois appareils déjà en place.
Deux mois pour faire appel
Le projet de parc éolien, propriété de la société allemande, ZJN grunstucks Verwaltung et exploité par la SNC Parc éolien de Guern comprend quatre éoliennes de 140m de haut. Le promoteur a deux mois pour faire appel de la décision du tribunal, prise le 5février. Au terme de ce délai, l'ACPEG envisage de poursuivre son action devant le tribunal de grande instance pour demander le démontage des éoliennes. L'ACPEG rejoint aussi les positions de «Vent de colère», un collectif de 160 associations opposées au développement des éoliennes en France.


TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE RENNES
7 avril 2010 

- 20 Juillet 2010
Grand dossier de TF1 sur les éoliennes
Le regard du 13 h - Jeudi 7 octobre 2010
Vivre avec les éoliennes - « L'installation de trois éoliennes sur la commune de Guern divise les habitants. Certains sont ravis des retombées financières, d'autres se plaignent du bruit. Près de 3 000 éoliennes sont implantées dans l'Hexagone. »
http://www.epaw.org/multimedia.php?article=news8


- Éoliennes de Guern : bataille juridique
Publié le 18/04/2013 par Eric Le Dorze
En octobre 2012, le Conseil d’État a confirmé l’annulation du permis de construire des éoliennes de Guern. Les trois éoliennes fonctionnent toujours…
Le (trop) long feuilleton des éoliennes de Guern se poursuit. En avril 2005, le Préfet avait accordé un permis de construire quatre éoliennes à la société Zjn Grundstucks-Verwaltungs Gmbh. Les travaux de construction débutaient en juin 2008 dans le secteur de Niziau. En novembre de la même année, le juge des référés donne raison aux opposants rassemblés en association (ACPEG) depuis le lancement du projet en 2003.
Permis annulé…
En janvier 2009, le permis de construire est modifié, n’autorisant plus que la construction de trois machines. Le mois suivant, le tribunal administratif annule le permis de construire. Début 2010, une éolienne perd une pale. Le 7 avril suivant, la société, devenue Société SNC Parc Éolien de Guern, et l’État, sont déboutés de leur recours devant la Cour d’appel de Nantes, le permis étant alors définitivement annulé.
Confirmation !En juillet 2010, malgré l’annulation du permis, l’éolienne concernée est remontée avec l’agrément de la Préfecture. Le 27 septembre suivant, l’État et la société déposent un nouveau recours au Conseil d’État… Enfin, en octobre 2012, le Conseil d’État confirme le jugement de la Cour d’appel de Nantes qui confirmait déjà l’annulation du permis de construire par le tribunal administratif de Rennes…
Tout gagné !
Qu’en est-il aujourd’hui ? « Nous avons tout gagné, mais il reste à stopper les machines qui, malgré les trois significations de suppression de permis (tribunal administratif, Cour d’appel, Conseil d’État), fonctionnent toujours, explique Jean-Jacques Péchard, président de l’association des opposants. Plus fort, elles vendent leur électricité très cher, et l’État subventionne… Nous avons demandé à la société que cet argent versé soit redonné à l’État ».
Nouveau recours…
L’association va donc déposer un nouveau recours devant le tribunal de grande instance de Lorient. « Nous savons déjà que la dernière bataille sera longue, mais nous sommes dans nos pleins droits (étude d’impact bâclée, hauteur des machines placées dans une vallée remarquable, dangerosité confirmée par l’accident de 2010, proximité des habitations…). Les tribunaux nous ont toujours donnés raison. Mais, le démantèlement est une grosse affaire. Nous demanderons aussi dommages et intérêts pour les préjudices. Nous avons déjà reçu des indemnités de la SNC Parc Éolien de Guern, avec intérêts. Par contre l’État ne nous a rien versé pour le moment ».
Dix ans après…
Dix ans après, l’association est toujours sur le pont. Malgré ses victoires sur le plan juridique, elle demande toujours l’arrêt des éoliennes, leur démantèlement et la remise en état du site….


- Guern : les anti-éoliens gagnent devant le Conseil d'État 
Publié le 03/10/2013
Le Conseil d'État vient de confirmer l'annulation du permis de construire des trois éoliennes, aujourd'hui en place au lieu-dit Niziau, sur la commune de Guern, près de Pontivy. Il s'agit d'un nouveau rebondissement, dans le bras de fer qui oppose depuis 2003 l'Association contre le projet éolien de Guern (ACPEG) et la Société parc éolien de Guern.
En avril 2005, un permis de construire avait en effet été accordé à la société ZJN Grundstücks-Verwaltungs GmbH (devenue ensuite Société parc éolien de Guern), pour la création de quatre éoliennes. Trois seront finalement construites, à partir de juin 2008.
En février 2009, le tribunal administratif de Rennes a annulé le permis de construire. En avril 2010, la société Parc éolien et le ministère de l'Écologie ont été déboutés par la Cour d'appel de Nantes. Ils ont déposé un recours auprès du Conseil d'État, en septembre 2010. C'est ce recours qui a été rejeté le 28 septembre. L'État et la société devront par ailleurs verser 1 500 € chacun à l'ACPEG.

http://www.ouest-france.fr/bretagne/guern-les-anti-eoliens-gagnent-devant-le-conseil-detat-1541454



Les éoliennes du Morbihan alimentent 200 000 foyers 😡😡
Publié le 25/04/2014
Les parcs éoliens du Morbihan fournissent aujourd'hui de l'électricité capable d'alimenter 200 000 foyers. État des lieux des quarante-sept parcs.
Combien de parcs éoliens dans le Morbihan ?
Au 1er janvier 2014, le département comptait 47 parcs autorisés dans 38 communes.
Les parcs morbihannais comptent, au total, 163 éoliennes, les plus grands étant à Pleugriffet (10 mâts), Moréac (8 mâts), Roudouallec (7 mâts), Ménéac (7 mâts), Ambon (7 mâts), Grugel (6 mâts), Séglien (6 mâts)...
Quels sont les projets en cours ?
Des demandes ont été déposées pour trois éoliennes à Guern, quatre à Larré, six à Buléon...
Les projets d'installation de quatre mâts à Bréhan, trois mâts à Concoret et vingt mâts à Pluherlin ont été refusés.
Le dernier parc autorisé ? Celui prévu dans le massif forestier de Lanouée, sur la commune des Forges. Le préfet a donné son aval il y a quelques semaines. Porté par la société Les Moulins de Lohan, filiale de Ressources forestières et exploitant du groupe Louis Dreyfus, propriétaire de la forêt de Lanouée, ce projet prévoit de seize à dix-sept éoliennes, d'une hauteur (en bout de pales) de 178 m à 186 m.
Selon le conseil général, entre six et huit contentieux seraient actuellement en cours dans le département, sur des projets autorisés et contestés par des associations auprès du tribunal administratif.
Comment naît un parc ?
Les développeurs cherchent des sites, souvent des crêtes avec une grande portée de vent. La loi prévoit que les éoliennes doivent être distantes de 500 m des habitations, « ce qui limite le potentiel dans le Morbihan, le maillage de l'habitat résidentiel y étant important », explique Christophe Laly, chargé de mission énergie au conseil général.
Une fois le site choisi, des études sont menées avec des mâts de mesure pour analyser les courants d'air en hauteur. Puis des procédures de consultation administratives et des discussions avec les élus sont engagées. C'est le préfet qui délivre le permis de construire.
Le Morbihan bien loti ?
Oui. Le schéma départemental de développement de l'éolien, adopté en 2005, prévoyait un potentiel d'implantation éolien d'une puissance électrique de l'ordre de 400 à 450 mégawatts (1).
« On a, depuis, dépassé cette préconisation, souligne Christophe Laly. On est aujourd'hui à 460 MW autorisés et 27 MW en cours d'instruction. » Soit, au total, plus de 480 MW produits par les parcs éoliens du Morbihan, ce qui correspond à une puissance électrique (hors chauffage) pouvant alimenter 200 000 foyers.
La suite ? « Il y a plusieurs projets dans les tuyaux pour doubler des parcs existants annonce Christophe Laly. Il faut voir si cela est juridiquement possible. »
Qui porte les projets ?
Des sociétés privées (Eole génération, IEL...) souvent rattachés à de gros producteurs d'énergie... sauf pour le parc de Béganne, financé en partie par un millier de particuliers et qui sera géré par une coopérative. « Bouygues, EDF, GDF sont présents, mais on les trouve sous d'autres noms, Compagnies du vent, EDF énergies nouvelles... », explique-t-on au conseil général.
Pour Christophe Laly, « la démarche de Béganne » et la multiplication des contentieux pourraient inciter les développeurs à ouvrir leurs investissements aux locaux et, de cette manière, « favoriser l'acceptabilité sociétale de ces projets ».
(1) Le pacte électrique breton, lui, fixe un objectif de 1 800 MW d'ici 2 020 pour toute la Bretagne.


- Éoliennes. Une procédure va être tentée devant le tribunal de Lorient
Publié le 08 septembre 2014
L'Association contre le projet d'éoliennes de Guern (ACPEG) s'est réunie en assemblée générale, vendredi, à la salle des associations. Le bureau, renouvelé, se compose de Jean-Jacques Péchard, président ; Michel Gilbert, trésorier ; Gérard Topsent, secrétaire ; Jean Le Puil, secrétaire adjoint. « Nous avons reçu le mémoire de notre avocat, Maître Sébastien Collet ; celui-ci demande une action de démolition du parc éolien de Guern, dont le permis a été annulé définitivement le 28 septembre 2012. Cette demande de démolition doit être déposée auprès du tribunal de grande instance de Lorient, avant la fin de ce mois. De plus, si cette procédure n'aboutit pas, notre avocat prépare également une procédure d'indemnisations pour les propriétaires engagés qui ont subi des préjudices causés par ces machines (dangers et bruits), et surtout des dédommagements pour la perte de valeurs des biens immobiliers... Un expert judiciaire devra effectuer un rapport en fonction de l'emplacement des différentes habitations. Les tribunaux nous ont toujours donné raison... iront-ils jusqu'au bout ? », a déclaré Jean-Jacques Péchard.

Guern. Le Conseil d’État bloque définitivement le parc éolien situé au Nizio
Publié le 18 décembre 2019
La société Parc éolien de Guern devra donc procéder au retrait de ses machines implantées au lieu-dit Nizio. Le permis de construire avait été accordé le 8 avril 2005, puis vite bloqué par un arrêté préfectoral.
https://www.ouest-france.fr/bretagne/guern-56310/guern-le-conseil-d-etat-bloque-definitivement-le-parc-eolien-situe-au-nizio-6660757


Voir aussi :

Enjeux des centrales éoliennes et photovoltaïques
http://www.atlasdespaysages-morbihan.fr/spip.php?article122



Et en 2022 ... 

03/01/22 : Morbihan : Fin d'un feuilleton judiciaire. Les éoliennes de Guern vont devoir être démontées
Extrait : La plus haute juridiction administrative a tranché. L'implantation et l'utilisation des éoliennes de Guern sont bien illégales. Les installations vont devoir être démontées. Si l'exploitant s'exécute...
Voilà un feuilleton judiciaire qui ne connaît pas de fin. Près de 17 ans de procédure pour faire annuler un permis de construire et surtout faire respecter par l'exploitant des éoliennes de Guern, une cessation d'activité imposée par le préfet.
Des éoliennes construites en zone naturelle protégée...
Tout commence en avril 2005 quand la société ZJN Grundstucks-Verwaltungs GmbH obtient un permis de construire pour quatre éoliennes de 140 mètres de haut, sur le lieu-dit Niziau à Guern, dans le Morbihan. Sauf que le lieu est dans la vallée de la Sarre, vallée protégée par une ZNIEFF (zone naturelle d’intérêt écologique faunistique et floristique). 
... Et trop proches des maisons
23 décembre 2008, trois éoliennes sont mises en service. Or deux d'entre elles se situent à moins des 500 mètres règlementaires prévu par la loi (380 mètres d'une maison pour l'une, 450 mètres pour l'autre).
... Mais qui continuent à fonctionner
Le 7 avril 2010, ce jugement est confirmé par la Cour administrative d’appel de Nantes.
Le Conseil d'Etat confirme ce jugement en septembre 2012. Malgré toutes ces déconvenues juridiques, la société exploitante maintient la production d'énergie avec ces éoliennes. Demande un nouveau permis afin de régulariser le tout, permis qui lui est refusé. L'entreprise attaque le refus de permis.
Suite et fin ?
Il y a deux ans, le préfet du Morbihan met en demeure l'exploitant de cesser son activité ou de faire une demande d'autorisation environnementale, sous peine de devoir payer une amende journalière de 1000€ en cas de production. L'entreprise a encore attaqué cette ordonnance du préfet. Mais le 30 décembre dernier, le Conseil d'Etat a rejeté le pourvoi et validé l'amende journalière de 1000€ jusqu'à la mise en conformité.

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