Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

mardi 20 décembre 2016

Miracle ! Même sans vent, les éoliennes tournent…

https://www.contrepoints.org/2016/12/20/275443-miracle-meme-vent-eoliennes-tournent

Publié le 20 décembre 2016 dans Énergie et matières premières
Par Michel Gay.

Qui l’eût cru ? Les jours sans vent, les éoliennes brassent du vent ! Quelle époque formidable !



Quel est donc ce miracle de la physique qui permet à des éoliennes de tourner sans vent ? C’est notamment le cas pour celles aisément visibles le long de passages fréquentés, comme les autoroutes ou les voies ferrées.

Un constat : les éoliennes tournent sans vent

Ainsi, le 15 et le 16 décembre 2016, entre Valence et Montélimar, il n’y avait pas de vent. Les fumées montaient à la verticale dans la campagne. Cependant, deux groupes d’une dizaine d’éoliennes, distants d’environ un kilomètre le long de la ligne TGV, tournaient mollement en étant orientés… en sens opposé (les unes vers le sud, les autres vers le nord).
Les éoliennes défieraient-elles les lois de l’aérodynamique ? Les ingénieurs auraient-ils trouvé le Graal qui permet à un moyen de production dépendant du vent, de produire sans vent ?
Il y a sûrement une explication rationnelle. Mais qui oserait imaginer que les pales de ces engins sont entraînées par des moteurs électriques ? Les propriétaires des éoliennes tenteraient-ils de masquer que, sans vent, elles ne tournent pas, ne produisent rien, et sont inutiles ?

Les éoliennes produisent de façon intermittente

Des dizaines d’éoliennes à l’arrêt, « les bras en croix », donneraient une image déplorable de ce moyen capricieux de production d’électricité. Chacun sait que cette production intermittente fluctue au gré de la météo et non des besoins. Mais il serait probablement du plus mauvais effet de l’afficher d’une manière aussi voyante aux yeux des Français.
Étonnamment, d’autres éoliennes situées dans le lointain, à peine visibles depuis le train et l’autoroute, étaient toutes à l’arrêt.
Les éoliennes installées en France aujourd’hui représentent une puissance totale de plus de 11 gigawatt (GW). Or, pendant plus de 15 jours, seuls 2 à 3 GW étaient disponibles, avec des minimums de puissance fournie tout au long des journées du 1er décembre (de 0,5 GW à 1,2 GW seulement) et du 17 décembre (moins de 1 GW).

En hiver, compter sur les éoliennes est risqué

Heureusement, malgré une dizaine de réacteurs à l’arrêt pour des vérifications exigées par l’Autorité de sécurité nucléaire (ASN) sur des générateurs de vapeur, le nucléaire est là. Il assure la production (puissance fournie de 46 à 48 GW en permanence) et la sécurité énergétique de la France. Le besoin national (la puissance appelée) était de 60 à 80 GW ces quinze derniers jours, le reste étant principalement comblé par l’hydraulique, le gaz, le charbon et, ponctuellement, par des importations.
En essayant de masquer la réalité, les partisans et les promoteurs des énergies renouvelables prendraient-ils les Français pour des benêts ? Ces derniers seraient-ils juste bons à subventionner ces immenses totems dédiés au dieu Éole par le biais de leurs factures d’électricité et de leurs impôts ?
Qui l’eût cru ? Les jours sans vent, les éoliennes brassent du vent ! Quelle époque formidable !

lundi 19 décembre 2016

Vitesse du vent





 - Températures
 - précipitations
 - Nuages
 - Vitesse du vent
 - Pression atmosphérique
 - Orages
 - Enneigement



Sortir du nucléaire ???? 100% énergies renouvelables ???????

Ah oui ?! 100 % d'énergies renouvelables ?! 


Au secours !! 

"Avec un parc nucléaire d’une puissance installée de 63 130 MW, pour arrêter toutes les centrales nucléaires et les remplacer par des éoliennes, il faudrait 216 421 MW de puissance installée éolienne au minimum. Au premier trimestre 2016 le parc éolien présentait une puissance installée de 10460 MW pour 1400 éoliennes, soit une puissance moyenne de chaque éolienne de 7,5 MW. Remplacer les centrales par des éoliennes reviendrait donc à devoir à multiplier par 21 la puissance installée du parc éolien, et à construire 28 856 éoliennes."


lundi 19 décembre 2016

Mélenchon propose de Sortir du Nucléaire : analyse et propositions critiques du PRCF.

Mélenchon propose de Sortir du Nucléaire
Si le positionnement de J.L. MELENCHON à quelques mois de l’élection présidentielle, offre une perspective de rassemblement progressiste contre le PS, la droite et le FN, sur le plan économique, social comme dans les domaines politiques nationaux et internationaux qui permet au PRCF d’émettre un jugement favorable à sa candidature ; il est des domaines qui nécessitent critiques et contre-propositions.
C’est entre autre la question du nucléaire pour la production d’électricité en France, dont Jean Luc Mélenchon réclame la suppression pure et simple, en avançant l’objectif de «  100 % d’énergies renouvelables en 2050 ». Les moyens d’arriver à ce résultat n’ont cependant pas encore été publiés et le programme concernant la question énergétique est en cours d’élaboration et Mélenchon a annoncé la publication d’un livret « 100% d’énergies renouvelables » en janvier. Ce parti pris pose questions à la fois d’un point de vue technique, stratégique et donc politique. Le PRCF a bien sûr des propositions sérieuses et solides à faire valoir, qui lui permette d’exposer de longue date une position équilibrée exprimée par le programme candidat du PRCF, reposant sur la renationalisation totale d’EDF GDF et de l’ensemble des producteurs et distributeurs d’énergie, et la construction d’un grand pôle public de la production et la distribution d’énergie..
« 8.1. Imposer la re-nationalisation franche d’EDF-GDF et construire un dispositif public uni, transparent et démocratisé (EDF/Suez-Areva) de production et de distribution d’énergie ; dynamiser la recherche sur le traitement des déchets nucléaires, sur la fission, sur la sécurisation maximale des centrales ; mettre en place une filière française de sécurisation et de démantèlement des centrales ; diversifier les sources d’énergie ; explorer la possible exploitation du charbon français par gazéification en profondeur. Relancer l’électricité d’origine hydraulique. Faire échec à la prétention de Berlin de consommer l’électricité issue des centrales françaises tout en menant campagne pour culpabiliser notre pays sur ce terrain. Demander que la RFA réduise ses émissions de CO2 d’origine thermique. » Programme candidat du PRCF

Le nucléaire à fission : une industrie à risques, un contrôle public obligatoire

Deux incidents très graves dans les centrales de Tchernobyl (Union Soviétique) et Fukushima (Japon) ont à ce jour marqué l’histoire du nucléaire civil ( auxquels il faut ajouter l’accident de Three Miles Island au USA), provoquant peurs et émotions compréhensibles de l’opinion publique. Dans ces deux cas , il est flagrant de rappeler que les règles de sécurités élémentaires ont été ouvertement négligées, notamment en raison d’une recherché effrénée du profit par une compagnie privée (Fukushima). Rappelons que l’accident de Tchernobyl s’est produit dans une phase d’essai de recherche devant permettre de valider la mise en sécurité du réacteur en cas de perte des équipements électriques, dans un contexte de guerre froide et de risque d’attaque par bombe IEM risquant de priver la centrale de ses sources de refroidissement, avec des violations des règles de sécurité.
C’est dire l’importance d’un organisme de sécurité nucléaire vérifiant en permanence les moindres défauts techniques et organisationnel pour y remédier et pour imposer une dynamique permanente de construction et d’amélioration d’une culture de sécurité.
Il est ainsi significatif de rappeler la mise à l’arrêt récente par l’autorité publique indépendante de contrôle (ASN) de 12 réacteurs en raison de défauts métallurgiques par rapport aux cahier des charge malgré la période hivernale. 8 de ces réacteurs ont cependant depuis été autorisés à redémarrer sous réserves de vérifications spécifiques.Cela alors que l’arrêt de ces réacteurs représentait un risque manifeste de défaut d’alimentation du réseau électrique en période hivernale et donc de black out. Par ailleurs EDF – société anonyme cotée en Bourse, faisait des pieds et des mains pour obtenir l’autorisation de redémarrer ces réacteurs au plus vite : c’est que l’arrêt d’une centrale, sa durée de vie influe directement sur la capitalisation boursières de l’entreprise, donc ses capacités de financement, d’investissement et surtout de rémunérer ses actionnaires. En opposition frontale avec l’impératif de faire primer systématiquement les enjeux de sécurité. Il faut rappeler ici que le la compagnie d’électricité japonaise Tepco, qui opère la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, a admis pour la première fois qu’elle avait minimisé le risque de tsunami par peur d’une fermeture pour améliorer la sécurité. Et ainsi maximiser ses profits. Ce qui démontre la nécessité que l’industrie électro nucléaire soit 100% nationalisé et sous le contrôle démocratique du peuple. Observons que c’est bien là un point de convergence entre le programme du PRCF et celui du candidat Mélenchon qui prévoit la renationalisation du secteur de l’énergie, le PRCF proposant le rétablissement d’un monopole public intégral. Observons également que cette nationalisation est 100% interdite aux états membres de l’Union Européenne : pour la réaliser il sera impératif de sortir de l’UE et de l’Euro.
Au delà des risques lies à la réaction nucléaire au sein du coeur des réacteurs nucléaires, il ne faut pas non plus négliger les risques que représentent – et sur le très long termes – les déchets nucléaires des centrales à fissions actuelles : la problématique du retraitement des déchets nucléaires, de la limitation de leurs volumes est un enjeux majeures des décennies à venir bien trop souvent occulté. C’est un enjeux d’autant plus important que l’on s’approche de la fin de vie des premières générations de centrale nucléaire. Rappelons que le service public avait été l’un des précurseurs dans le développement de réacteur de surgénération permettant le recyclage d’une partie des déchets nucléaires.
En tout état de cause, il est important d’expliquer que l’arrêt immédiat des centrales électro nucléaires françaises n’entraînerait pas une « sortie immédiate » du nucléaire au sens où les risques liés aux déchets demeureraient entiers. Il y a un enjeux de sécurité mais également économique à développer les moyens techniques et industriels permettant de démanteler les centrales nucléaires en fin de vie – et ce d’autant plus que le parc nucléaire à l’échelle mondiale est en plein développement – et de recycler et retraiter les déchets nucléaires.

Réchauffement climatique et transition énergétique :

L’accélération du réchauffement climatique mise en évidence par les études les plus récentes souligne l’urgence de procéder à des mesures drastiques de réduction des gaz à effet de serre (CO2, méthane etc.) afin d’enrayer les dérèglements climatiques dont la combustions des énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz) sont responsables. Ce qui veut dire en priorité : poursuite de la résorption de la production permanente thermique utilisant ces sources d’énergie, réduction de la pollution liée aux transports routiers et à l’industrie, en soulignant que le nucléaire ainsi que l’hydraulique (barrages, usines marée motrices) ne produisent que peu de CO2
D’après l’ADEME (chiffre 2010), les facteurs d’émission des différentes sources de production électriques sur la totalité de leur cycle de production sont les suivants (entre parenthèse et à titre de comparaison nous indiquons également les chiffres indiqués par la DRD ) :
  • Éolien : 2 à 10 g équivalent carbone / kWh (3 à 22)
  • Photovoltaïque : 15 g équivalent carbone / kWh (60 à 150)
  • Gaz 100 à 130 g équivalent carbone / kWh (883)
  • Fioul 160 à 200 g équivalent carbone / kWh (891)
  • Charbon 200 à 280g équivalent carbone / kWh (978)
  • hydraulique 1g équivalent carbone / kWh (4)
  • nucléaire  : 2 g équivalent carbone / kWh (6)
De ce point de vue, l’électricité d’origine nucléaire et hydroélectrique est celle qui génère le moins de gaz à effet de serre. Arrêter brutalement les centrales nucléaires en les remplaçant comme cela a été le cas en Allemagne par exemple, par des centrales à charbon pourrait conduire à augmenter les émissions de gaz à effets de serre de façon dramatique. Sans compter les émissions de particules. Rappelons que les spécialistes estime à 48 000 le nombre de décès provoqués par la pollution de l’air en France.

Le nucléaire, 75% de l’électricité produite et consommée en France :

En France, la production électrique est essentiellement assurée par les centrales nucléaires (75%) ainsi que par les centrales hydroélectriques (barrages en rivières et barrage réservoir en montagne – 12%) le reste étant assurée principalement par des centrales thermiques (7%) à charbon ou à gaz. Les éoliennes et les panneaux solaires n’assurant que 4 à 5% pour la production.
mix-electrique-nucleaire-france-2015
production-electrique-nucleaire-france-2015Supprimer les centrales nucléaires cela veut donc dire créer des ouvrages permettant de produire 80% de notre consommation d’électricité sans recourir aux énergies fossiles. Il ne reste donc que ce que l’on appelle « les énergies renouvelables » à savoir l’hydraulique, l’éolien ou le solaire.
Concernant la production hydraulique les possibilités d’implantation de nouveaux barrages est pratiquement nulle même si des possibilités existent pour optimiser les usines hydroélectriques existantes, et créer quelques nouveaux aménagements qui seraient indispensables pour permettre une utilisation optimale des énergies intermittentes ( éolien, solaire). L’implantation d’hydroliennes en mer est à étudier, mais il faut explorer ses qualités et ses défauts. Pour autant, en l’état actuel des solutions technologiques disponibles, cela ne peut constituer qu’une énergie d’appoint loin de combler le vide du nucléaire. Il ne faudrait pas non plus négliger les impacts environnementaux importants de ce type d’installation. De la même manière, pour intéressante qu’elle soit la géothermie ne permet pas de remplacer les centrales électronucléaire. Et ce d’autant plus que les forages qu’elle nécessite peuvent présenter d’important risques pour les ressources en eau.

Remplacer le nucléaire par l’éolien ?

Reste donc la production éolienne. Cette énergie est tributaire des vents qui font que ses ouvrages ne produisent de l’électricité qu’à peine un jour sur quatre sans savoir quand précisément. Le facteur de charge moyen de l’éolien sur la période 2010 2015 est de 21,5% contre 74,5% pour le nucléaire.
En pratique, là où une centrale éolienne d’une puissance installée de 1 MW permet de produire 1902 MWh par an (en moyenne sur la période 2010-2015) une centrale nucléaire permet de produire 6521 MWh par MW installé. Soit 3,5 fois plus. Et cela à la demande.
C’est important, car le système de distribution électrique fonctionne comme une baignoire qui devrait en permanence être remplie à ras bord avec un équilibre entre la production et la consommation : si la production à l’instant T n’est pas égale à la consommation, alors le système s’effondre, c’est le black out, plus personne n’a d’électricité. Qui plus est l’électricité ne se stocke pas (sauf sous formes d’eau, remontée par pompage dans des réservoirs d’altitude) et se transporte très mal ( 2% de perte pour des transports longue distance à très haute tension, 6% pour les réseaux de distribution moyenne tension). La production d’électricité par des éoliennes dépend elle à 100% du vent. Elle est donc très variable.
En raison de la nécessité de cet équilibre permanent et de l’impossibilité de commander la production des éoliennes (ou des panneaux solaires), éoliens et solaires sont appelées des énergies électriques intermittentes et fatales : toute augmentation de leurs production doit être compensée par l’arrêt de la production d’un autre mode, toute diminution doit l’être par le démarrage d’une centrale alternative. Actuellement ce sont principalement les centrales hydroélectriques qui assurent ce rôle : ce sont les seules à pouvoir être arrêtées ou redémarrées quasi instantanément. Cette compensation – y compris de la production des champs d’éoliennes d’Europe du nord et d’Allemagne – est largement assurée par le réseau de centrales hydroélectriques en France.
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La variabilité annuelle du climat conduit à observer une variation importante de la production d’électricité par les éolienne au cours de l’année : en 2015, le minimum produit en un mois a été de 1126 GWh, le maximum de 2573 GWh, un écart de plus de 100%.
production-electricite-eolienne-par-mois

Combien d’éoliennes faudrait-il installer pour pouvoir fermer toutes les centrales nucléaires françaises ?
Avec un parc nucléaire d’une puissance installée de 63 130 MW, pour arrêter toutes les centrales nucléaires et les remplacer par des éoliennes, il faudrait 216 421 MW de puissance installée éolienne au minimum. Au premier trimestre 2016 le parc éolien présentait une puissance installée de 10460 MW pour 1400 éoliennes, soit une puissance moyenne de chaque éolienne de 7,5 MW. Remplacer les centrales par des éoliennes reviendrait donc à devoir à multiplier par 21 la puissance installée du parc éolien, et à construire 28 856 éoliennes. Il faut cependant noter que les périodes de vagues de froid ou de canicules, correspondant généralement à des situations météorologiques anticycloniques où les vents sont faibles et la production éolienne chute, et cela lors des pics de consommation d’électricité. Ce qui ferait peser en l’absence de capacités de production alternatives suffisantes (nécessairement thermique) un risque de black-out sérieux. Il est également important de rappeler qu’au-delà de la quantité d’électricité, sa qualité est également importante (en terme de fréquence mais également de capacité à générer ou absorber de la puissance réactive ) les éoliennes ne permettent pas d’assurer ce rôle actuellement joué par le couple centrale nucléaire / centrale hydroélectrique.
Par ailleurs en raison du caractère intermittent de la production d’électricité par des éoliennes, il serait nécessaire de disposer d’une puissance installée suffisante pour compenser instantanément les variations de production : nécessitant la construction de centrales thermiques pour assurer l’équilibre du réseau.
Fermer les centrales nucléaires et les remplacer par des éoliennes ? un investissement d’au moins 650 milliards d’euros.
En terme d’investissement, en considérant les prix actuels de construction des éoliennes (entre 2 et 4 millions d’euros par MW installés), la création d’un tel parc éolien nécessiterait un budget de 650 milliards d’euros. C’est 65 fois le budget annuel du ministère de l’équipement, de l’écologie et de l’énergie, ou près de 20 fois le chiffre annuel d’EDF en France. Un investissement considérable. Et le chiffre ne tient pas ici compte des investissement massif qui serait nécessaire sur le réseau de distribution. Ni de celui de la construction des centrales thermiques nécessaires pour garantir l’équilibre du réseau.
A titre de comparaison, le chantier de l’EPR de Flamanville – un marché de construction attribué à la multinationale Bouygues – a un coup estimé de 10 milliards d’euros à l’heure actuelle pour une puissance installée de 1650 MW. Le remplacement de l’intégralité du parc électronucléaire par ce type de centrale pourrait couter près de 400 milliards d’euros.
Dans les deux cas, les coûts de fermeture et de démantèlement des centrales existantes demeurent.
L’arrêt complet des centrales nucléaires en trois ans, défendu par certains paraît dans ces conditions pour le moins irréaliste. Il est également stratégiquement irresponsable car il diminuerait notablement l’indépendance énergétique de la France, et cela au moment même où notre pays devrait – dans le cas d’une victoire d’une alternative populaire et progressiste menant une politique pour et part les travailleurs – affronter les attaques de l’impérialisme capitaliste et de ses marchés financiers.

Le contre exemple de l’Allemagne

L’exemple de l’Allemagne est édifiant. L’Allemagne a décidé – en prenant prétexte de l’incident de Fukushima – de supprimer les centrales nucléaires indiquant vouloir les remplacer par des éoliennes.
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Depuis l’Allemagne a construit 20.000 éoliennes (10 fois plus qu’il n’en existe en France) qui ne contribuent cependant qu’à peine à 5% de la consommation du pays. Se moquant complètement des gaz à effet de serre (la production et la distribution d’électricité étant privées au pays de Mme MERKEL) les industries de l’énergie ont donc relancé en grand la production thermique à partir du lignite, l’un des plus mauvais charbons de leur sous-sol. Aujourd’hui elle atteint les 2/3 de la production électrique allemande faisant de ce pays le plus gros pollueur d’ Europe, ce qui n’incommode nullement les groupes de pression du thermique et de l’éolien qui font des profits somptuaires, sans états d’âme environnementaux.

Par ailleurs, loin de l’image idyllique de l’arrêt du nucléaire, le Capital allemand n’est pas sortie du nucléaire. La réalité est plutôt que l’UE en instituant un marché unique de l’énergie permet à l’Allemagne d’acheter à la France à vil prix son électricité nucléaire, tout en lui revendant au prix fort son énergie éolienne ! La différence ce sont les usagers français qui la payent pour remplir les poches des actionnaires des producteurs d’énergie allemands. Dans le même temps, des dizaines de centrales nucléaires se construisent dans l’hinterland allemand des pays de l’est où elle installe ses chaînes de production industrielle.
  • construction de deux centrales nucléaires en Pologne (6 000 MW), 11 réacteurs envisagées à horizon 2030.
  • Construction en cours de deux centrales nucléaires en Slovaquie, projet de construction d’un 5e réacteurs nucléaire
  • construction de deux centrales nucléaires en Roumanie, deux construits depuis 1997
  • construction d’une centrale nucléaire en Bulgarie
La fermeture des centrales nucléaires allemandes n’est pas une sortie du nucléaire mais une délocalisation.
Qui plus est profitant de la priorité à la revente de l’électricité éolienne (fatale) elle réussie à imposer la vente au prix fort des ses GWh éoliens à la France, tout en bénéficiant à prix faibles des GWh nucléaires français qui permettent de stabiliser le réseau électrique européen
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On peut d’ailleurs rappeler qu’à l’heure actuelle, compte tenu de l’arrêt des douze réacteurs cité plus haut, l’Allemagne n’a aucun scrupule à vendre à la France son électricité issue de centrales au charbon à un prix prohibitif. Et ce alors qu’en application des directives européennes, EDF est obligée de vendre à des prix très bas l’électricité nucléaire des centrales françaises à ses concurrents.
Rien d’étonnant donc à ce que la ministre française de l’énergie (S.ROYAL qui propose entre autre de passer au privé l’ensemble des barrages EDF ! ) se fasse plus discrète depuis quelques temps. Au printemps 2015 elle annonçait épanouie la construction de six champs éoliens en mer (350 à 500 ouvrages de dernière génération). Le projet semble aujourd’hui aux oubliettes. Cela vaut aussi pour la fermeture de la centrale de Fessenheim résultat d’un marchandage politico-électoral entre EELV et F.HOLLANDE qui devrait subsister à la fin du mandat, comme d’ailleurs le passage de 78 à 50% du nucléaire proclamé par S.ROYAL qui n’aura été qu’un effet d’annonce.
Quand au solaire photovoltaique, le coût d’investissement par rapport à la rentabilité reste très incertain, une durée de vie de 15 ans tout au plus et l’impossibilité de recycler les panneaux, ce qui témoigne du peu d’empressement à investir dans ce domaine et ne peut constituer qu’une très modeste énergie d’appoint. Et pourtant EDF avait développé des compétences certaines dans le domaine des centrales solaires, et la France était jusqu’à il y a peu un des leaders de la production de panneaux solaires : les règles de libre échange imposées par l’Union Européenne ont cependant ravagé la filière industrielle de production en France.

Pour une politique publique responsable de l’Energie,

Alors bien sûr, il faut saluer à juste titre l’opposition de J.L.Mélenchon à la privatisation en cours des barrages hydroélectriques en même temps qu’il réclame la renationalisation complète des industries de l’énergie, il faut cependant rappeler que cela est impossible sans sortir de l’Union Européenne et de l’Euro. Au-delà, il est également important de s’élever – s’agissant du nucléaire – contre une position qui n’apparait pas totalement responsable et qui semble plus motivée par une attitude électoraliste visant à courtiser EELV plus qu’à développer une politique publique responsable, et écologique de l’Energie.
source : http://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/melenchon-propose-de-sortir-nucleaire-analyse-propositions-critiques-prcf-ecologie-energie-nationalisation/

Urbanisme : un seul parc éolien, plusieurs permis de construire !


19 Déc 2016

Dans le cadre d’un projet de parc éolien, deux permis de construire autorisant respectivement l’édification de trois et de deux éoliennes sur deux territoires communaux avaient été délivrés par le préfet de la Creuse. En revanche, le Préfet avait refusé de délivrer un troisième permis de construire portant sur la construction du poste de livraison indispensable à l’exploitation dudit parc éolien.
Une association de défense de l’environnement a formé un recours en annulation contre les deux permis de construire devant le tribunal administratif de Limoges, lequel a été rejeté par un jugement du 3 octobre 2013.
Saisi d’un appel par ladite association, la cour administrative d’appel de Bordeaux a annulé ce jugement au motif que les aérogénérateurs et le poste de livraison ne pouvaient pas être qualifiés de constructions distinctes dans la mesure où il existait entre eux un lien fonctionnel, les éoliennes ne pouvant fonctionner sans le poste de livraison. Ainsi, la Cour a considéré que les éoliennes et le poste de livraison formaient un ensemble immobilier unique justifiant la délivrance d’une autorisation unique et a annulé, en conséquence, les deux permis de construire délivrés (CAA Bordeaux, 16 avril 2015, n°13BX03243).
Le Conseil d’Etat a censuré cette analyse en rappelant que le permis de construire « a pour seul objet de s’assurer de la conformité des travaux qu’il autorise avec la législation et la réglementation d’urbanisme ». Pour la Haute juridiction, la seule circonstance que « l’une [des constructions] ne pourrait fonctionner ou être exploitée sans l’autre, au regard de considérations d’ordre technique ou économique et non au regard des règles d’urbanisme, ne suffit pas à caractériser un ensemble immobilier unique » (CE, 12 octobre 2016, n° 91092).
Par cette décision qui était attendue, le Conseil d’Etat consacre le principe de divisibilité des permis de construire autorisant d’une part la construction d’un poste de livraison et, d’autre part, l’édification des aérogénérateurs au sein d’un même parc éolien.
Céline Cloché-Dubois, avocat Counsel en droit de l’énergie, environnement, droit public, droit immobilier & construction.
Clotilde Laborde, juriste, en droit des énergies renouvelables, urbanisme, environnement.

La prévention des risques professionnels des infrasons

http://www.officiel-prevention.com/sante-hygiene-medecine-du-travail-sst/lutte-contre-le-bruit/detail_dossier_CHSCT.php?rub=37&ssrub=43&dossid=521

Février 2015 - dossier CHSCT

Les vibrations de l’air provoquent les sons audibles mais aussi inaudibles en dehors d’un spectre de fréquence 20 Hz - 20 kHz, infrasons en dessous de 20 Hz, ultrasons au dessus de 20 kHz. Si le bruit audible est une préoccupation majeure de santé au travail, l’exposition assez intense et répétitive à des infrasons peut avoir aussi avoir des répercussions néfastes sur la santé (inconfort, fatigue, irritabilité, céphalées, vertiges, nausées …).

La prévention des risques professionnels des infrasons

Les vibrations de l’air provoquent les sons audibles mais aussi inaudibles en dehors d’un spectre de fréquence 20 Hz - 20 kHz, infrasons en dessous de 20 Hz, ultrasons au dessus de 20 kHz.
Si le bruit audible est une préoccupation majeure de santé au travail, l’exposition assez intense et répétitive à des infrasons en milieu industriel (machines tournantes, ventilateurs) peut avoir aussi avoir des répercussions néfastes sur la santé, en provoquant des symptômes physiologiques et psychiques (inconfort, fatigue, irritabilité, céphalées, vertiges, nausées …), variables selon la sensibilité des individus.
Les infrasons ont la capacité de traverser les obstacles (murs, fenêtres, cloisons) y compris les matériaux isolants conçus pour arrêter le bruit.
Les équipements de protection individuelle contre le bruit ne sont donc pas efficaces pour atténuer les infrasons et leurs vibrations transmises à la boîte crânienne et à la cage thoracique.
La seule mesure de prévention consiste à diminuer le niveau d’émission à la source (changement des composants, augmentation des vitesses de rotation, …).


Caractéristiques des infrasons

La sensibilité de l’oreille à la perception des sons dépend des personnes, essentiellement de leur âge : pour la population active, la grande majorité des individus a une limite supérieure de sensation auditive de 15 kHz environ, alors que certains parmi les plus jeunes peuvent percevoir les sons très aigus jusqu’à 20 kHz (ultrasons). Si situant sous les 15 Hz - 20 Hz (sons très graves), les infrasons sont aussi inaudibles : les infrasons sont moins connus que les ultrasons car ils ont peu d’utilité (systèmes d’alarme, ramonage industriel …), mais ils représentent néanmoins une réelle nuisance.
Dans un milieu compressible comme l'air, le son se propage sous forme d'une variation de pression mais le son se propage également dans les solides sous forme de vibrations. L’absorption des vibrations dans les milieux traversés est proportionnelle à la fréquence : la fréquence très basse des infrasons (ou très grande longueur d’ondes, inverse de la fréquence) leur permet de traverser les obstacles plus facilement que les sons et ultrasons qui, eux, se réfléchissent et sont absorbés aisément par les milieux traversés. L’énergie acoustique des infrasons a donc une très longue portée, la pression initiale ne s’atténuant que très lentement. La source industrielle infrasonore involontaire peut ainsi se situer à plusieurs centaines de mètres des travailleurs exposés.


Effets physiologiques des infrasons

Les agressions infrasoniques sur l'organisme se font insidieusement car elles ne sont pas perceptibles par l’ouïe (sons trop graves). Si les infrasons sont inaudibles, leur pression acoustique peut se ressentir à partir d’une certaine intensité, en particulier par l’intermédiaire des vibrations résonant au travers du crâne et de la cage thoracique : les infrasons provoquent alors une gêne physiologique à l’origine de troubles physiques et psychiques. Les vibrations des infrasons peuvent provoquer :
- dans l’oreille interne : des acouphènes et vertiges,
- dans les globes oculaires : des troubles de la vue,
- dans les organes digestifs : des nausées, des diarrhées,
- dans le cœur : des tachycardies, augmentation de la pression artérielle,
- dans le cerveau : des céphalées.
- Comme pour toutes les autres pressions vibro-acoustiques : irritabilité, stress, asthénie, troubles de la vigilance et de la mémoire.

Les émissions d’infrasons passagères et de faible intensité sont très peu nocives à moins d’une sensibilité individuelle exacerbée ; ce sont des durées d'exposition longues et/ou d’intensité forte qui produisent des effets délétères.
A ce jour, il n’y a pas de réglementation nationale ou européenne sur les limites d’exposition aux infrasons.
À très forte puissance (vibrations naturelles provoquées par des éruptions volcaniques ou des tremblements de terre par exemple), les infrasons peuvent avoir des effets mécaniques destructeurs, même sur les bâtiments.


Les situations professionnelles à risques des infrasons

Tous les modes de transport émettent des vibrations ayant leur propre basse fréquence, mais ce sont surtout les avions à réaction, navires (diesels de marine), moteurs de camion tournant au ralenti et hélicoptères qui sont les plus émissifs d’infrasons.
Les moteurs à rotation lente émettent des vibrations infrasoniques nocives à partir d’une certaine intensité : compresseurs, ventilateurs, laminoirs, turbines et turboalternateurs, machines à laver, essoreuses, sécheuses, pompes, broyeurs, centrifugeuses à béton,
éoliennes, groupes électrogènes … produisent souvent des niveaux élevés d’infrasons. Les systèmes de climatisation qui pulsent de l’air dans des canalisations de grande longueur génèrent des infrasons par effet de tuyau d’orgue, ce qui peut engendrer une gène pour les employés de bureau.


Les mesures préventives des risques professionnels des infrasons

L’intensité infrasonore diminue faiblement quand on s’éloigne de la source, car l’absorption dans les milieux traversés est proportionnelle à la fréquence, et de ce fait, les infrasons sont très difficilement absorbés par les murs ou autres obstacles et se propagent très facilement d’un local à l’autre séparé par une cloison. Ces caractéristiques ne permettent pas d’envisager des mesures de prévention aisées à mettre en œuvre. La réduction de l’émission infrasonore à la source (insonorisation spécifique à la machine, encoffrement, écran acoustique…) est insuffisante, de même que la protection auditive à la disposition du personnel au poste de travail qui se révèle largement inopérante.
Il existe des sonomètres spécialement conçus pour détecter les infrasons.
La seule mesure préventive vraiment efficace contre les infrasons consiste à choisir une machine ou un équipement le moins émetteur possible d’infrasons (changement des composants, augmentation des vitesses de rotation des machines tournantes, modification de la fréquence de la rotation des pales des ventilateurs ...), et à éloigner grandement la source d’infrasons des travailleurs.

dimanche 18 décembre 2016

Les 30 mensonges sur l'éolien


http://jlduret.blog.sfr.fr/2015/07/les-30-mensonges-sur-l-eolien.html

Par Michel Gay

1. L'éolien est gratuit : Faux.

Le vent, énergie primaire, est gratuit tout comme le soleil, le gaz, l'uranium ou le charbon qu'il suffit de ramasser. C'est ensuite que ça se complique. C'est notamment la transformation en électricité qui coûte cher. Et malgré les étapes de transport, de raffinage, de distribution, etc.., l'électricité produite par le gaz, le nucléaire ou le charbon (3 à 8 c€/kWh ) coûte encore moins chère que l'éolien (plus de 9 c€ / kWh actuellement), notamment si on ajoute les coûts de stockage, de renforcement des réseaux électriques et des centrales fossiles qu'il faudrait reconstruire en France pour supporter la variabilité, voire l'intermittence.

2. L'éolien n'émet pas de CO2 : Faux.

En France, les émissions de CO2 ne proviennent que très peu du secteur électrique grâce aux centrales nucléaires. Ce sont les combustibles fossiles employés pour le transport (pétrole) et le chauffage (pétrole, gaz) qui entrainent plus de 92% de nos émissions de CO2.
En revanche, l'éolien a besoin de puissants moyens de compensation réagissant rapidement comme des centrales à gaz pour pallier sa faible production les jours sans vent et pour compenser ses fortes et rapides variations.
L'Allemagne, par exemple, construit 20 centrales à gaz et 23 centrales au charbon (charbon allemand et américain) en prévision de l'arrêt de ses centrales nucléaires en 2022, et pour suppléer les éoliennes. En France, il faudrait reconstruire des centrales à gaz et à charbon et augmenter nos émissions de gaz à effet de serre.

3. L'éolien permet de faire baisser les émissions de CO2 en évitant de consommer davantage de combustible fossile en France : Faux.

C'est faux et parfois c'est même le contraire qui se produit en France. L'éolien augmente le besoin en combustible fossile pour les pays qui possèdent peu de centrales à gaz ou à charbon comme la France.
En France aujourd'hui, 90% de la production électrique est non carbonée. Elle provient essentiellement du nucléaire (75%), des barrages (12%). Seulement 10 % provient du gaz, du charbon et du pétrole.
Les jours sans vent ou avec des variations de vent qui ne correspondent généralement pas à la demande d'électricité, les centrales à combustibles, notamment celles au gaz, interviennent alors pour adapter la production à la demande. Elles sont le complément indispensable à la stabilité du réseau.
Et c'est bien ce qui se passe en Allemagne ou plus de la moitié de leur production électrique (60%) provient du charbon et du gaz permettant de lisser l'intermittence de la production de l'éolien.
Même pas l'été !
On pourrait croire que l’été, cette production fatale économise des combustibles fossiles. Et bien pas du tout ! L'été étant une période de faible consommation d'électricité en France, les centrales nucléaires et les barrages (notamment au fil de l'eau, d'éclusées ou même de haute chute) produisent plus que la demande de la consommation française.
On vend donc le surplus à nos voisins au prix du marché (environ 5c€/kWh) une électricité qu'EDF achète 9 c€/ kWh!
On arriverait donc à la situation paradoxale de devoir baisser la production nucléaire (5c€/kWh) pour privilégier la production de l'éolien (plus de 9 c€/kWh) et des centrales à combustibles fossiles émettrices de CO2 et nécessitant d'accroitre nos importations de gaz.
Est-ce bien ce que l'on veut ?

4. Le coût de production de l'éolien sera bientôt concurrentiel : Faux.

Le prix d'achat obligatoire actuel est de 9 c€/kWh pendant 15 ans alors que le prix du marché de l'électricité est autour de 5 c€/kWh. Ce prix de 9 c€/kWh ne comprend pas les coûts externes engendrés par cette production : centrales à gaz, renforcement du réseau des lignes haute tension, stockage éventuel pour gérer les pointes non désirées de production, …
Il s'agit de plusieurs dizaines de milliards d'euros. Le 21 novembre 2012, RTE a chiffré le coût du renforcement du réseau haute tension (uniquement) entre 35 et 50 Mds € d'ici 2030 pour accompagner les évolutions du système électrique.

5. La "parité réseau" de l''éolien signifie que le coût de production de l'éolien sera le même que les autres moyens de production alimentant le réseau : Faux.

On ne compare pas les mêmes choses. La "parité réseau" signifie que le prix de l'électricité vendu à la sortie de l'éolienne sera aussi élevé que le prix de l'électricité payé par le consommateur à la prise de courant de sa maison (13 c€/kWh en France ou 25c€/kWh en Allemagne ou au Danemark).
La « parité réseau » n’est qu’un slogan à destination des naïfs. Il ne signifie pas que l’électricité produite est compétitive. L’éolien a atteint la parité réseau. Pour autant il faut encore le subventionner. Il ne survivrait pas s’il n’y avait l'obligation pour EDF à l’acheter deux fois plus cher qu’elle n’est capable de produire de l’électricité dans ses centrales et ses barrages.
Mais qui paye les taxes (un tiers du prix) dont a besoin un Etat pour fonctionner ? Qui paye l'entretien du réseau d'acheminement (un autre tiers du prix) ?
Donc, pour les promoteurs de l'éolien, la compétitivité serait atteinte à partir du moment où le coût à la sortie de l'éolienne équivaut au prix de vente au consommateur, taxes et transport inclus qui représentent les deux tiers du prix payé par le consommateur final …

6. L'éolien pourra fournir une grande part de la production électrique française : Faux

La France a besoin d'une puissance continue de 30 GW, dans certains creux de consommation les nuits d'été, à plus de 90 GW les pointes d'hiver (à 19h, il n'y a pas nécessairement du vent). La France consomme environ 480 milliards de kWh/an d'électricité (480 TWh). Elle en produit 550 TWh mais il y a des pertes diverses.
Pour produire 50 % de l'électricité consommée en France (soit environ 240 milliards de kWh), il faudrait 60.000 éoliennes de 2 MW, une des plus grosse, éoliennes sur terre actuellement dont le pylône mesure 85 m de haut et 125 m en bout de pale. (120.000 MW x 2000 h = 240 milliards de kWh).
Mais c'est une moyenne qui n'a de sens que si on savait stocker massivement l'électricité et la restituer quand on en a besoin.
Selon les vents en France, on pourrait obtenir jusqu'à une centaine de GW dans des périodes où nous n'en avons peut-être pas besoin, et quasiment rien en cas d'absence de vent (situation anticyclonique).
Donc, il faudrait aussi d'autres moyens sûrs de productions en complément.
Début 2015, il y a environ 5000 éoliennes et 9 GW de puissance installée (soit 1,8 MW par éolienne).
Un autre détail : l'investissement nécessaire serait de l'ordre de 160 milliards d'euros (en sous-estimant le coût à 1,2 M€ / MW) auquel il faudrait rajouter des milliards d'euros pour les moyens de stockage ou de complément de production (vent faible ou trop fort, hiver,…) tels que barrages ou reconstruire des centrales à gaz ou à charbon comme en Allemagne.
Pour l'éolien en mer, dit "Offshore", c'est au moins deux à trois fois plus cher…
A titre de comparaison en ordre de grandeur, pour produire la même quantité d'électricité (240 milliards de kWh) de façon contrôlable, il faudrait 20 réacteurs nucléaires EPR à 5 milliards d'euros le réacteur (prix de série), soit 100 milliards d'euros, soit au minimum 60 milliards d'euros de moins… pour produire en continue et quand la France en a besoin, c'est-à-dire aussi les jours de vents faibles.

7. L'éolien n'est pas si variable qu'on le prétend car il y a toujours du vent quelque part : Faux

D'une part, on a pu constater que lorsqu'un anticyclone s'installe sur la France, voire sur l'Europe, il n'y a plus de vent sur toute la France et parfois aussi sur toute l'Europe. Cette situation peut durer plusieurs jours. L'ensemble des éoliennes, en France et en Europe, fournit alors moins de 10 % de la puissance installée pendant des périodes de grande consommation d'électricité, notamment pendant des épisodes de grand froid.
D'autre part, les trois quart du temps, la puissance fournit par l'ensemble des éoliennes est inférieure au tiers de la puissance installée et les variations de puissance, qui peuvent être brutales, ne correspondent pas à la demande du public. Ces graves inconvénients nécessitent des moyens de production contrôlables permettant de réagir rapidement (souples) comme des centrales à gaz pour adapter la production à la demande et se substituer aux éoliennes pendant leurs périodes de "faiblesses".

8. Des progrès techniques amélioreront le rendement des éoliennes : Faux.

L'éolien est une technologie mature et aucun progrès de rendement n'est à attendre car les éoliennes sont déjà proches du rendement théorique maximum permis par les lois de la physique (loi de Betz). Les coûts de production ont même augmentées ces deux dernières années.

9. On a besoin de subventionner fortement l'éolien pour créer et soutenir l'emploi : Faux.

Les emplois créés dans les "green jobs" s'évaporent dés que cessent les subventions. En appauvrissant le pays, l'argent gaspillé dans l'éolien détruit des emplois productifs non subventionnés.
Avec les "emplois verts", on réinvente les calamiteux "Ateliers nationaux" qui ont aboutit aux émeutes ouvrières de fin juin 1848 à Paris (6000 morts).
Les éoliennes sont fabriquées à l'étranger, y compris celles d'Areva et d'Alstom qui sont fabriquées en Allemagne et en Espagne. Même le suivi de la maintenance et de la production est généralement assuré par télé-maintenance par le constructeur étranger.

10. L'éolien ne demande pas de coûts annexes car c'est une énergie locale : Faux.

RTE annonce que si l'éolien se développe fortement, le réseau haute tension devra aussi être rénové et développé. Si on ne veut pas arrêter une partie des éoliennes les jours de vent favorables (qui acceptera de payer le "manque à gagner" des promoteurs éoliens ?), il faudra construire des moyens de stockage. Là encore, ce sont des milliards d'euros qui sont en jeu.
En Allemagne, certains jours de vent, des producteurs éoliens et des centrales à gaz aussi sont payés pour ne pas produire ! Ca s'appelle "le mécanisme de capacité" que la loi sur la transition énergétique veut mettre en place.
Les éoliennes sont concentrées dans les régions où il y a du vent et ce sera encore davantage le cas avec l'éolien en mer. L'Allemagne a des difficultés pour transférer au sud du pays (où se situent les industries) la puissance éolienne fournie par les éoliennes concentrées dans le nord, les jours où il y a du vent.
Aujourd'hui, il n'y a quasiment pas "d'auto consommateurs", ni en Allemagne, ni en France car le coût serait trop élevé… à cause de l'intermittence. Plus l’éolien évolue vers le gigantisme (et vers l’offshore) plus on peut être assuré qu’il n’y aura pas d'autoconsommation.
Accessoirement, si on veut "lisser" cette production éolienne aléatoire pour la rendre plus conforme à la demande de puissance, il faudra prévoir et payer d'énormes et coûteux moyens de stockage dont on ne voit pas le début d'une solution viable. On ne construira probablement plus de grands barrages en France. Même s'il y a un ou deux projets dans les cartons depuis des années comme Orlu et Redenat, ils ne changeront pas les ordres de grandeur des puissances installées.

11. Pendant qu'on produit de l'éolien, on économise le fonctionnement et on retarde donc le vieillissement d'autres moyens de production : Faux.

Pendant que l'éolien (avec d'autres énergies "fatales") produit "obligatoirement" sur le réseau, on ne peut pas "éteindre" les centrales à gaz et encore moins les centrales à charbon qui demandent plusieurs heures de "mise en chauffe". On continue donc à les faire produire pour qu'elles soient prêtes à fournir rapidement de la puissance le moment venu. Il est plus rentable pour un producteur de payer un consommateur pour absorber coûte que coûte sa production que de supporter les coûts d'arrêt / démarrage de ses centrales thermiques. On peut donc se retrouver avec de l'électricité "en trop" et atteindre des prix de vente … négatifs (le producteur paie quelqu'un qui absorbera sa production…) afin d'évacuer ce "trop plein" pour ne pas effondrer le réseau . C'est le cas notamment en Allemagne où cette situation s'est déjà produite plusieurs fois.
Ces variations régulières et rapides de régime font subir des contraintes mécaniques aux centrales thermiques qui s'usent plus rapidement et dont l'investissement est plus difficile à rentabiliser (fonctionnement annuel moindre et discontinu).

12. L'éolien est "écologique" et la France se doit de montrer l'exemple" : Faux.

Voulons-nous montrer l'exemple avec ce moyen de production qui est un des plus cher et un des moins efficaces car non maitrisable, fortement variable voire intermittent ? De plus, il nécessite un autre investissement en parallèle pour obtenir autant de puissance disponible en centrales à gaz ou au charbon en cas d'absence de vent. Tout cela pour "être en cohérence avec les ambitions de la France et en accord avec ses valeurs universelles" (Page 90 du rapport Poignant 2009 sur le photovoltaïque).
Est-ce bien raisonnable ?

13. La France est en "retard" dans le développement de l'éolien : Heureusement !

C'est une bonne nouvelle. Bien qu'engagée dans cette impasse, la France est en retard sur le chemin qui mène au chaos énergétique, industriel et social. Qui peut s'en plaindre ?
Nous serions en retard sur quoi ?
La France est particulièrement en avance depuis 30 ans sur les émissions de gaz à effet de serre en Europe grâce notamment à son parc nucléaire et à ses barrages (prés de 90 % de l'électricité produite).
Un français émet pratiquement 30 % de CO2 en moins qu'un Allemand, qu'un Espagnol ou qu'un Danois, trois pays très "en avance" dans l'impasse que constitue l'éolien… Ils s'écraseront avant nous sur le mur des réalités techniques et économiques.
La France est dans le peloton de tête européen pour le coût de production et le prix de vente de l'électricité. L'électricité en France est une des moins chères d'Europe (40 % de moins que la moyenne européenne) et elle est notablement moins chère qu'en Allemagne ou au Danemark (deux à trois fois plus chère). Uniquement en Rhénanie-du nord Westphalie (Allemagne), ce sont 120.000 foyers qui se sont vu couper le courant en 2011, faute de pouvoir payer leur facture d'électricité.
Grace au choix nucléaire fait il y a 40 ans, la France est en avance sur tous les autres pays européens dans le domaine énergétique.

14. L'éolien est une chance pour les pays pauvres et ventés : Faux.

C'est justement les pays pauvres qui n'ont pas les moyens de s'offrir un des moyens de production de l'électricité le plus cher malgré la "gratuité" de la source sauf si ce sont d'autres pays riches (la France par exemple) qui payent pour eux.
Il est beaucoup plus efficace et moins cher de payer le combustible d'un groupe électrogène rustique ou d'une centrale à charbon ou à gaz qui fonctionne quand on en a besoin et, surtout, qui fonctionne aussi quand il n'y a pas assez de vent.
Ces pays pauvres auraient donc les moyens de se payer deux moyens de production onéreux ?
Les pays riches et capables de gérer des centrales nucléaires devraient s'appuyer sur le combustible nucléaire (uranium) pour moins consommer de pétrole et de gaz. Cette politique de bonne gestion des ressources permettrait de faire durer les stocks pour tous et de limiter dans le temps l'augmentation des prix et la pénurie de combustibles fossiles qui pointe à l'horizon.
En Afrique par exemple, l'éolien ne fonctionne pas sans subventions (en fait, paiement complet de l’installation et du matériel) par des pays étrangers.
L'éolien nécessite de lourdes et coûteuses batteries (ou des barrages) pour stocker et adapter la production à la demande d'électricité.
Faire du froid (en continu) nécessite aussi des batteries pour pallier les baisses de vent.
La climatisation nécessite une forte puissance installée car il fait chaud aussi, et surtout, quand il n'y a pas de vent.

15. Une fois installées, les éoliennes ne coûtent plus rien et il n'y a rien à payer : Faux.

Il faut amortir le capital investi dans la construction de l'éolienne, ce qui constitue l'essentiel des 9 c€/kWh payés aux producteurs. Il faut aussi payer à l'étranger l'achat de gaz ou de charbon de la "béquille" de soutien à la production électrique (centrales "fossiles").
Il faudra aussi payer pour l'amortissement de ces nouvelles centrales qu'il faudra de nouveau construire. Nous avons peu de centrales fossiles en France contrairement aux Allemands, aux Anglais ou aux Espagnols.

16. Le coût de l'éolien ne représentent presque rien dans la CSPE : Faux

En 2015, la CSPE coutera 5 Mds€ aux consommateurs, dont 70% sont imputables aux énergies renouvelables.

La Cour des comptes à écrit :

"Principalement à cause des EnR, la CSPE a subi un doublement en 8 mois et une progression de 133% en 18 mois.
Les principales augmentations des dépenses à couvrir concernent :
- les EnR en métropole, avec des dépenses multipliées par plus de 10, passant de 707 M€ en 2010 à quelque 7,5 Md€ en 2020 dans les prévisions de la CRE (Commission de régulation de l'énergie);
-les charges de péréquation au profit des zones non interconnectées, hors EnR, avec un doublement qui les fait passer de 802 M€ en 2010 à 1,9 Md€ en 2020 dans les estimations de la CRE;
- le soutien au développement de l'électricité produite à partir de la bagasse dans les mêmes zones, qui passe de 168 M€ en 2010 à plus de 600 M€ en 2020 pour la CRE."
Cette charge annuelle croissante amène à une somme de prés de 40 Mds€ sur 10 ans dont plus des trois quarts sont imputables aux EnR et essentiellement à l'éolien et au PV".
Faudra t-il aussi charger la CSPE de l’extension indispensable des réseaux ou faut-il souligner qu’une augmentation du prix de l’électricité s’imposera en plus de la CSPE ?
On notera que selon les prévisions de la CRE, la fraction de CSPE associée à l’éolien va bondir dès que l’éolien offshore deviendra opérationnel (2016 ?)

17. C'est bon pour l'économie de la France puisque même Areva installe des éoliennes : Faux

Ce serait une ruine pour la collectivité si le développement devait se poursuivre. C'est uniquement rentable pour certains particuliers, les collectivités locales et les malins (dont AREVA, EDF et GDF-Suez) qui savent profiter des effets d'aubaine avec des subventions d'état accordées par la loi française et des prix d’achat élevés et obligatoires de la production. Les surcoûts (faibles au début mais qui augmentent rapidement avec la production) sont répartis et payés par tous les consommateurs via la CSPE et par les contribuables via les crédits d'impôts accordés qui sont autant de recettes en moins pour la collectivité. Les erreurs et les contrats ruineux d'aujourd'hui pour la collectivité devront être payés pendant 20 ans.
Début 2015, il y a 9 GW d'éolien raccordés (source EDF) qui produiront environ 20 TWh fluctuantes sur un an, soit 4 % de la production annuelle nationale (500 TWh hors pertes diverses).
Quelqu'un peut-il faire la somme des milliards d'euros réellement investis au total pour cette production marginale ?
En faisant l'hypothèse moyenne, voire basse, de 1,2 M€ / MW installé, on arrive à 11 milliards d'euros pour une production aléatoire dont on n'a généralement pas besoin puisqu'on pourrait produire cette électricité pour moins cher et avec moins d'émission de CO2. Une grande partie de ces 11 Mds€ est partie au Danemark, en Espagne et en Allemagne…
On aurait pu produire quasiment autant (12 TWh) et surtout de manière maitrisée avec un seul EPR coutant 6 milliards d'euros et fabriqué en France par des Français. En d'autres termes, on aurait pu faire mieux (production stable et maitrisable) avec 3 milliards d'euros de moins et en investissant 6 milliards d'euros en France.

18. Installer 9 GW d'éolien équivaut à 9 réacteurs nucléaires de 1 GW : Faux.

Une année comporte 8760 h. L'éolien produit environ 2000 heures en équivalent pleine puissance (HEPP), soit un facteur de charge de 23%, tandis qu'un réacteur nucléaire fonctionne environ 7500 h en HEPP par an, soit un facteur de charge de 85%.
Les 9 GW d'éoliennes produiront donc 18.000 Gwh seulement quand il y a du vent, tandis que les 9 réacteurs nucléaires produiront plus de 67.000 Gwh (soit prés de quatre fois plus), quel que soit le vent, le soleil ou le gèle.

19. Le vent est sur notre sol et donc l'éolien, qui s'ajoute aux autres énergies renouvelables, améliore notre indépendance énergétique : Faux

Actuellement, 90% de notre production électrique ne dépend pas (ou presque) de l'étranger. Environ 5% de cette production est fournie par du renouvelable local (biogaz, éolien, PV,…), 10% par les barrages et 75 % par les centrales nucléaires pour lesquelles nous avons 8 ans de réserve de combustible nucléaire avec la génération actuelle (GEN III). Si nous choisissons de passer à la quatrième génération des surgénérateurs (GEN IV), nous avons actuellement 3000 ans de réserve d'uranium sur notre sol pour servir de combustible nucléaire aux surgénérateurs, comme l'ont été Phénix et Superphénix il y a 30 ans.
Si la GEN IV démarre en 2040, nous aurons plus de 5000 ans de réserve de combustible nucléaire sur notre sol et donc encore plus de 2500 ans si notre consommation d'électricité venait à doubler.
En revanche, la quasi-totalité des éoliennes sont fabriqués à l'étranger (Danemark, Allemagne, Espagne) et il faudrait augmenter considérablement l'importation de gaz (Russie ?, Algérie ?) et de charbon (Allemagne ? USA ?, Australie ?) pour alimenter les centrales thermiques fossiles pendant les périodes de vents faibles.
Sous l'aspect sympathique du vent dans les pales d'éoliennes, comment des gens intelligents comme nos élus n'ont-ils pas été capables de voir cette évidence ?
La baisse des prix du marché engendrée par des excès de production éolienne en Allemagne n’affecte pas bien sûr les producteurs « verts » allemands qui restent rémunérés aux tarifs fixé par la loi allemande aux dépens du consommateur national. On se trouverait alors plutôt dans une situation où ceux-ci paieraient pour les consommateurs des autres pays.
Cette situation est assez systématique entre le Danemark (qui produit trop d’électricité éolienne subventionnée) et la Norvège (qui l’achète à bas prix pour la stocker dans ses barrages et la revendre ensuite cher aux heures de pointe).
Il semble donc qu’en matière d’éolien, il soit plus intéressant d’être le voisin de pays suréquipés, sans en avoir construit sur son sol et d’avoir constitué des moyens de stockage. Une telle situation permet, comme le montre l’exemple de la Norvège et dans une certaine mesure celui de la Suède, d’exploiter efficacement les difficultés rencontrés par les voisins lorsque leur parc éolien se met à produire de façon intempestive et mal contrôlable.

20. L’énergie éolienne : une énergie respectueuse de l’environnement et de la biodiversité : Faux !

Elle ne respecte ni les paysages, ni la faune, ni la flore.
Dénaturation du paysage et impact visuel : une éolienne de 180m est équivalente à un immeuble d’une soixantaine d’étages visible à 10 km à la ronde. Chaque éolienne est équipée à son sommet de deux flashs rouge et blanc qui produisent un puissant éclat toutes les 5 secondes environ, visible à 360°.
Effet stroboscopique : l’ombre produite par l’éolienne est coupée par le mouvement des pales, en fonction de l’inclinaison du soleil, celle-ci peut porter sur des centaines de mètres.
Déforestation, mutilation des zones agricoles cultivées, zones d’accès et de grutage renforcées, énormes engins de chantier, tranchées de câblage, 1600 tonnes de béton en moyenne pour les socles.
Déplacement des flux migratoires et de la nidification. Les rapaces fuient les zones de parcs éoliens ou sont heurtés par les pales tournantes. Des courants vagabonds issus de ces parcs, seraient la cause de problèmes dans les élevages agricoles .

21. L’énergie éolienne : une énergie respectueuse de la santé : Faux !

Elles ne respecte pas la santé des êtres humains. Les éoliennes produisent des ondes sonores auxquelles sont sensibles les animaux et les humains. Un juge australien vient de faire arrêter des éoliennes pour troubles graves sur la santé .
L’académie de médecine considère l’impact sonore des parcs éoliens semblable à celui des aéroports, des autoroutes, des usines. Elle recommande une distance minimale de 1500m des habitations, ainsi qu’une classification des parcs éoliens en zones industrielles .
Or, la réglementation fixe des seuils invariables quelque soit la puissance ou la hauteur de ces machines. Les pales fendant l’air produisent un sifflement continu et le passage de la pale devant le mât produit un claquement. Ces bruits sont ininterrompus pendant plusieurs jours consécutifs. Notre corps perçoit les infrasons produits ce qui provoque des nausées et des céphalées. Malgré les alertes, les pouvoirs publics font preuve d'une absence totale d’empathie à l’égard de la souffrance des personnes directement concernées par les nuisances éoliennes,.
Comme pour l’amiante ou pour le sang contaminé, l’éolien en France serait-il une bombe sanitaire à retardement ?

22. Des contraintes administratives limitent l’implantation des parcs éoliens : Faux.

Ces dernières années, l’état est devenu un véritable facilitateur de projets éoliens. Pour atteindre son objectif de 20 GW en France, le Parlement et le Sénat modifient les textes réglementaires afin de ne pas entraver (voire même d’accélérer) les procédures que les promoteurs éoliens qualifient de « contraignantes ».
La loi Brottes d’avril 2013 en est un exemple.

23. La France améliorera son indépendance énergétique avec l’éolien : Faux !

L’éolien est une énergie fatale intermittente incapable de rendre indépendant énergétiquement notre pays. Cette énergie est une impasse qui vampirise l’économie de la France. L’architecture du réseau électrique national est trop faible pour supporter les bouffées massives d'électricité qui seraient induites par le développement des éoliennes.
La France, dotée d’un parc de production performant, est le premier exportateur d’électricité d’Europe de l’Ouest. La France exporte jusqu’à 15% de son électricité produite (67,5 TWh en 2014).

24. La proximité d’un parc éolien ne dévalue pas l’immobilier : Faux !

La Fédération Nationale de l’Immobilier (FNAIM) annonce qu’une maison proche d’une éolienne sera dévaluée. La hauteur et la distance sont des éléments déterminants. Jugement de la cour d’appel de Rennes du 20/09/2007: dévaluation entre 28% et 46% d’une habitation distante de 500 m d’une éolienne de 115 m de haut.
Arrêt de la cour d’appel d’Angers du 08/06/2010 : « ...Il est vraisemblable qu’une pollution sonore existera, l’implantation des éoliennes étant proche du domicile (1km). La crainte des nuisances sonores et visuelles provoquées par ces éoliennes et l’incertitude de leur impact sur la santé ne peut que rendre difficile la vente de tels biens et entraîner une baisse de prix".

25. L’éolien va créer des emplois dans la région : Faux !

Peu d'emploi seront créés, voire aucune création d’emploi permanent n’est à attendre dans les communes. Au contraire, les structures de tourisme rural : gîtes, chambres d’hôtes, verront leur activité décliner. Les restaurants, hôtels et commerces locaux qui verraient là une chance pour leur activité, seront les premières victimes économiques de la désertion touristique.
Ces machines sont essentiellement fabriquées à l'étranger (Espagne, Allemagne, Danemark). Leur transport et leur installation sont conduites par des équipes étrangères qui en assurent également la maintenance durant l’exploitation. Quelques entreprises de travaux publics pourront espérer des interventions ponctuelles (terrassement, armatures et coulage du béton) avec un peu de gardiennage, soit une centaine d’emplois pendant quelques semaines.

26. L’éolien permet des retombées financières : Faux !

Elle enrichit quelques propriétaires terriens locaux et quelques municipalités. C’est surtout une fiscalité scandaleuse et un impôt "innommé" selon la Cour des comptes et qui est prélevé sur tous les Français..
Des sommes "colossales" proviennent d'une taxe acquittée par les consommateurs sur les factures d’électricité : la CSPE (Contribution au service public de l'électricité). Elle finance le prix de rachat obligatoire de l’électricité éolienne (imposé par l’état)… à deux fois le prix du marché (92 €/MWh au lieu d'environ 45€/MWh).
Mais le pire est la part insolente reversée aux exploitants éoliens qui, de plus, profitent d’une défiscalisation avantageuse (un million d'euros déductibles par an en investissant dans l’éolien).
Ce saupoudrage d'argent public est parfois appelé une « fiscalité propre ».

27. L’enveloppe de 50.000€ financera le démantèlement d’une éolienne : Faux.

Aujourd’hui, le démantèlement d’une éolienne avoisine les 300.000€. Qui financera ces travaux dans une vingtaine d’années ?
Les propriétaires fonciers sont de plus en plus préoccupés de léguer un cadeau empoisonné à leurs enfants.

28. Un parc éolien n’est pas pire qu’une ligne à haute tension : Faux !

Les pylônes d’une ligne à haute tension ne dépassent pas 30 m contre parfois plus de 150 m pour un aérogénérateur. Une ligne à haute tension est immobile, ne fait pas de bruit, n’émet pas d’infrasons, ne flashe pas. Quant au programme de développement de l'éolien, loin de réduire le nombre de ces lignes, il va au contraire les multiplier pour absorber les bouffées d'électricité les jours de grand vent.

29. L’énergie éolienne remplacera l’énergie nucléaire : Faux

FAUX ! La production actuelle d’électricité en France est de 500 milliards de kWh et la demande va croitre d’ici 2050. Le pharaonique programme éolien qui prévoit de couvrir la France d’éoliennes avec une puissance installée de 20.000 MW n’atteindra même pas 10% de la demande. Pour remplacer la production en moyenne (et non en permanence) d'un seul réacteur de 1600 MW de type EPR (facteur de charge de 85%), il faudrait 3.000 éoliennes de 2 MW (facteur de charge de 23%).
Il est impossible de "remplacer" la totalité du parc nucléaire actuel (58 réacteurs pour 63 GW) sans de gigantesques moyens de stockage d'énergie. Et c’est théoriquement 100.000 éoliennes qu’il faudrait implanter pour tenir compte des jours où le vent est faible.
Or, compte tenu de l’intermittence des vents, l’éolien sera incapable de répondre à la demande.
Quant au coût, à puissance égale et en tenant compte des durées de vie respectives, et des "externalités" (réseaux, centrales thermiques d'appoint, stockage à construire,…), le coût de production de l’énergie éolienne revient au moins trois fois plus cher que l’énergie nucléaire pour le consommateur-contribuable, en y intégrant les subventions et avantages divers.
Pour compenser l’absence de vent, comme en l’Allemagne et en Espagne, il sera nécessaire d'augmenter la part des centrales à énergie fossile (gaz, fioul et charbon) ainsi que les émissions de gaz à effet de serre.
Pour une énergie qui se dit « verte », quel splendide résultat !

30. Les éoliennes en mer (Offshore), "c'est mieux" : Faux

C'est encore pire.
Malgré une production supérieure, tous les problèmes précédents demeurent et le coût de production sera multiplié par 2 ou 3 par rapport à une éolienne terrestre et par 3 ou 4 par rapport au prix de marché actuel !

Conclusion: De l'ignorance naît l'inconscience (Victor Hugo).

D'un point de vue environnemental, technique et financier, il est totalement inconscient de développer l'éolien en France.
Il est probable que par ignorance, entretenue par des lobbies aux motivations mercantiles voire dogmatiques, nos décideurs politiques se sont laissés tromper par la propagande et les mensonges qui ont favorisé le développement de cette filière ruineuse de l'éolien qui mène à une impasse .

En France, l'éolien est inutile et, pire, il est nuisible.

- Inutile car en France il n'économise rien (ni CO2, ni combustible fossile, ni vieillissement d'autres centrales).
- Nuisible car il gaspille des milliards d'euros par an qui seraient certainement mieux utilisés ailleurs.
Cette somme pourrait être investie pour l'amélioration de la qualité de vie des Français dans des domaines qui manquent d'argent comme la santé, la justice, la défense, la sécurité, la protection sociale… et aussi dans l'énergie nucléaire. Par exemple, dans le soutien au développement de réacteurs surgénérateurs de quatrième génération.
L'énergie c'est la vie. Une énergie abondante et bon marché est à la base du développement de toute civilisation moderne.

Quel est l'intérêt de développer l'éolien en France ?

Il est grand temps d'arrêter ce gaspillage scandaleux et honteux d'argent public en supprimant les subventions au développement de l'éolien car c'est contraire à l'intérêt supérieur de la Nation, et donc à l'intérêt général des Français.