Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

EOLIEN : Divers : politique, économie, technologie, ....(VII) (du 03/06/2019 au ...)

Divers : politique, économie, technologie, .....


Pièces à conviction : Eoliennes : le vent du scandale
https://www.youtube.com/watch?v=VZQJHu2N17E&noredirect=1



Voir les articles précédents sur "EOLIEN : Divers : politique, économie, technologie, ...." (I)(II)(III),(IV),(V) et (VI)




11/10/19Fabien Bouglé : "Plus on utilise de l’énergie éolienne, plus on est obligé d’utiliser de l’énergie fossile"
Fabien Bouglé, lanceur d’alerte écologiste, auteur de tribunes dans Économie Matin, était l’invité d’André Bercoff, vendredi 11 octobre sur Sud Radio dans son rendez-vous du 12h-13h, "Bercoff dans tous ses états". Il présente son enquête publiée aux éditions du Rocher, "Éoliennes, la face noire de la transition écologique".
L'invention de l'éolienne est un progrès indiscutable pour les écologistes et les défenseurs du développement durable. Ces mastodontes qui se dressent en pleine campagne permettent de produire de l'énergie propre. Voilà le genre de poncifs que l'on entend depuis des années à propos de cette alternative aux centrales nucléaires. Mais est-ce vraiment la réalité ? Plusieurs enquêtes tentent de démontrer l'inverse. C'est le cas de celle de Fabien Bouglé, chroniqueur régulier dans Économie Matin, lanceur d'alerte écologiste, chef d'entreprise et conseiller municipal.
Les terres rares, un problème "très compliqué"
Les éoliennes créent de plus en plus de débats dans les zones où elles doivent être implantées. Avec des mats hauts de 150 à 200 mètres de haut en mer, ou de 150 à 180 mètres sur terre, ces immenses tours dominées par des hélices sont "équivalentes à la tour Montparnasse". Si les habitations ne peuvent pas être plus proches que 500 mètres à la ronde, Fabien Bouglé vous propose de fermer les yeux et d'imaginer un instant d'habiter à "500 mètres de quelque chose qui fait 180 mètres de haut". "C'est juste une catastrophe", s'exclame-t-il.
Et d'un point de vue écologique, certains éléments qui composent les éoliennes sont "totalement polluants", d'après le lanceur d'alerte. "Les terres rares, utilisées dans les rotors des éoliennes font de 200 kg à 1 tonne", précise-t-il. Des métaux très précis qui permettent de faire des rouages très précis. Les terres rares sont principalement extraites en Chine, après que les pays occidentaux n'aient pas voulu le faire, "tellement c'est polluant". Elles génèrent des déchets radioactifs, à tel point que "l'une des mines en Chine est deux fois plus radioactive que Tchernobyl", avance Fabien Bouglé.
Le recours aux énergies fossiles
La fabrication des éoliennes est "un désastre écologique", s'indigne-t-il. Les chiffres publiés par le ministère de l'Écologie dans le plan pluriannuel de l'énergie disent que c'est "une catastrophe". Même le patron de l'ADEME, "organisme très pro-éolien", a dit que "le problème des terres rares est un problème très compliqué", souligne l'auteur.
Les éoliennes ne fonctionnent "qu'une partie du temps", c'est "l'intermittence". Et pour compenser le moment où elle ne tourne pas, le facteur de charge, c'est-à-dire "le calcul du rapport entre la production réalisée par une éolienne et sa capacité maximale de production sur une année", est de 22%. "Ce n'est rien du tout", s'exclame Fabien Bouglé. Et "plus ça vieillit, plus ça tombe à 10%", souligne-t-il. "On est obligé d'utiliser des usines au pétrole, au gaz et au charbon", constate le chef d'entreprise. Le calcul est simple. "Plus on utilise de l'énergie éolienne, plus on est obligé d'utiliser de l'énergie fossile".
https://www.sudradio.fr/societe/fabien-bougle-plus-on-utilise-de-lenergie-eolienne-plus-on-est-oblige-dutiliser-de-lenergie-fossile/

11/10/19Écologie : les scandaleux paradoxes de l’éolien
Entretien avec Fabien Bouglé
Présent – Fabien Bouglé, militant écologiste, s’est battu contre des implantations d’éoliennes en Normandie et entre l’île d’Yeu et Noirmoutier. Lanceur d’alerte, il a révélé le problème des prises illégales d’intérêt des élus dans le système de l’éolien, puis le scandale du tarif de rachat subventionné de l’électricité éolienne. Son livre, Eoliennes – La face noire de la transition écologique(éditions du Rocher, 230 pages, 15,90 euros), n’est pas un pamphlet mais un constat synthétique appuyé sur les documents et rapports existants, et s’annonce comme un des succès de la rentrée en librairie.
— Le premier paradoxe de l’éolien est d’utiliser des matières pas vraiment écologiques. Lesquelles ?
— Une éolienne est constituée de quatre parties : les pales, le rotor, le mât, le socle. Le mât est le seul élément recyclable. Les trois autres parties sont polluantes et non recyclables. Les pales sont en fibre de carbone, les brûler produirait une poussière cancérigène. Même Veolia reconnaît que c’est un problème majeur. Elles devront être enterrées, ce qui représente des milliers et des milliers de tonnes à enfouir. Pour les rotors, on utilise des terres rares, 200 kg à une tonne suivant la taille. Elles ne sont plus extraites dans les pays occidentaux à cause de leur impact sur l’environnement : la Chine s’en charge. Pour obtenir un produit de grande qualité, il faut laver dix fois ces terres rares avec de l’acide sulfurique, d’où des déchets radioactifs qui se répandent dans les nappes phréatiques. Les socles de béton sont enterrés « à vie » : c’est comme des bunkers allemands, impossibles à détruire ou en tout cas très coûteux – contrairement à ce que disent les promoteurs éoliens. Sachant qu’une éolienne a une durée de vie de vingt ans, cela fait beaucoup de déchets, non recyclables donc, ce qui va à l’encontre des principes écologiques.
— On pourrait penser que cet impact négatif sur l’environnement est contrebalancé par une énergie très verte ?
— On pourrait le penser… mais le facteur de charge d’une éolienne, c’est-à-dire sa production réelle par rapport à son utilisation théorique maximale, n’est que de 22 %. Il faut donc compenser par une production d’électricité au pétrole, au gaz, ou au charbon. Les fameuses énergies fossiles, qui produisent des gaz à effet de serre.
— Et donc, plus on installe d’éoliennes, plus il faut produire d’électricité à base d’énergie fossile ?
— Exactement. C’est un paradoxe incroyable puisqu’on va produire des gaz contre lesquels l’éolien est censé lutter. L’Allemagne émet dix fois plus de gaz à effet de serre que la France à cause, en grande partie, de ses centrales au lignite qui compensent la faible production électrique de ses éoliennes. Alors que la France, grâce au nucléaire et à l’hydraulique, produit une électricité décarbonée à 90 %.
— Venons-en aux effets de l’éolien sur les êtres vivants.
— Un « syndrome éolien » a été constaté au niveau mondial : vertiges, maux de tête… Autant de problèmes liés aux courants telluriques, au bruit, à l’électricité sale et à l’effet stroboscopique des pales. Mais le plus grave, ce sont les infrasons créés par les rotors, infrasons dont on connaît les effets néfastes sur la santé et qui se diffusent jusqu’à 20 km. La Pologne a stoppé sa politique éolienne à cause des problèmes de santé. L’Allemagne y viendra peut-être. Mais en France l’Académie de médecine ne parle que d’un effet noceboqui serait causé par les informations négatives. Cette position n’est pas à l’honneur des médecins français quand on sait que près de Nantes, à Nozay, 300 vaches sont mortes après l’installation d’éoliennes… Or elles n’ont pas été informées négativement sur les réseaux sociaux !
— Ces effets sur la santé sont d’ailleurs ressentis aussi par des pro-éoliens, dites-vous.— C’est le cas de M. Potiron, le propriétaire des vaches en question, et dont les proches ont des problèmes de santé. Or c’est lui qui a voulu des éoliennes. On va donc, selon moi, vers un scandale du « vent contaminé », contaminé aux infrasons.....
https://www.tvlibertes.com/actus/ecologie-les-scandaleux-paradoxes-de-leolien-present

10/10/19300 projets de parcs éoliens terrestres et de centrales solaire photovoltaïque
Elisabeth Borne, Ministre de la Transition écologique et solidaire, a annoncé les lauréats de la 8ème période de l’appel d’offres visant à développer les installations de production solaire photovoltaïque sur bâtiment et de la 4ème période de l’appel d’offres pour l’éolien terrestre.
Dans le cadre de la huitième période de l’appel d’offres pour les projets photovoltaïques sur bâtiment, la ministre a désigné 268 dossiers lauréats, totalisant 129,4 MW. Ces projets valoriseront l’électricité produite à un prix moyen de 97,48 €/MWh pour ceux dont la puissance est comprise entre 100kW et 500kW et 86,54 €/MWh pour ceux dont la puissance est comprise entre 500kW et 8MW. Dans le cadre de la quatrième période de l’appel d’offres visant à développer l’éolien terrestre, lancé en mai 2017, la ministre a retenu 20 projets totalisant 576 MW. Ils valoriseront l’électricité produite à un prix moyen de 66,5 €/MWh sur une durée de 20 ans. Ces projets représenteront la consommation d’électricité de 350 000 foyers. Ils permettront d’augmenter de 3 % la capacité actuelle installée en électricité éolienne et solaire photovoltaïque.
https://batijournal.com/300-projets-de-parcs-eoliens-terrestres-et-de-centrales-solaire-photovoltaique/103128

09/10/19L'éolien poursuit son essor en France
Au moment où sort un livre très à charge contre l'éolien, la profession se félicite du développement du secteur en France, dans son observatoire 2018.
Elles sont désormais 7 950 à brasser le vent qui souffle sur le territoire. Réparties dans 1 380 parcs différents, elles représentent une capacité de production de 15 309 MW, soit un quart du potentiel des centrales nucléaires de l'Hexagone. En révélant mardi matin ces chiffres pour 2018, les professionnels de l'éolien, réunis au sein de France énergie éolienne (FEE), s'en sont félicités : l'éolien a un peu dépassé l'objectif fixé pour la fin de l'année dernière, qui était de 15 000 MW. Les mâts et leurs hélices peuvent désormais assurer 6 % de la consommation d'électricité française. Cette part reste toutefois en deçà de la moyenne européenne (14 %).
À l'appui de ce constat, FEE énumère les retombées positives de l'éolien. En 2018, selon les données de son observatoire, la filière a créé 1 100 emplois (+ 15 % depuis 2016) ; elle emploie désormais 18 200 personnes. Les éoliennes sont par ailleurs une source de rentrées financières pour les collectivités locales qui les accueillent. Elles touchent, grâce aux différents revenus fiscaux (taxes foncières, cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises…), 15 000 euros en moyenne par MW installé. Les Français semblent eux aussi adhérer à cette énergie : selon une enquête Harris Interactive réalisée pour FEE, 73 % d'entre eux ont une bonne image de l'éolien, et 77 % souhaitent son développement.
À lire aussi : « La France pourrait passer à 100 % d'énergies renouvelables »
Charge frontale
Le tableau vient pourtant d'être un peu obscurci par un livre publié le 2 octobre. Écrit par Fabien Bouglé, contributeur des sites controversés Boulevard Voltaire et Riposte laïque, l'ouvrage, très documenté, mène une charge frontale contre la filière. Le titre ne laisse guère de doute : Éoliennes, la face noire de la transition écologique (éditions du Rocher). L'auteur dénigre notamment la pollution engendrée par la fabrication des aimants des rotors, qui sont consommateurs de terres rares, le bruit, effets stroboscopiques et autres maux qu'engendre la rotation des pales, la mortalité des oiseaux, la pollution des sols (par les importantes quantités de béton, notamment), celle engendrée par les pâles (faites de fibres), le coût de l'énergie éolienne, etc.
Ces maux ont déjà été, pour la plupart, identifiés. Dans un document destiné au public, la profession elle-même reconnaît que l'extraction de terres rares « peut s'avérer polluante », mais que des solutions alternatives, ou plus économes, sont recherchées. Des programmes sont aussi menés pour améliorer le recyclage des pâles, qui reste encore trop imparfait. Quant au bruit, il semble contenu dans des proportions acceptables : l'Anses a mené des études qui révèlent que le niveau des infrasons produits est trop faible pour constituer un danger pour l'homme.
Un euro par mois et par Français pour l'éolien
Le coût de l'éolien reste un sujet de débat. À cause des investissements importants nécessaires à l'édification d'un parc éolien et des rendements incertains (le prix de l'électricité est très fluctuant), les pouvoirs publics ont mis en place un système de tarif garanti de rachat, appelé depuis 2016 « complément de rémunération ». En gros, EDF reverse au producteur d'électricité la différence entre le prix auquel il produit l'énergie et son coût sur le marché, si le premier est inférieur au second. Ce système est coûteux pour l'État. L'an dernier, la Cour des comptes l'a regretté, expliquant qu'il « l'engage lourdement sur le long terme ». Le complément versé par EDF est ensuite répercuté sur la facture des particuliers, via la Contribution au service public d'électricité (CSPE). Selon la FEE, chaque Français paie, chaque mois, un euro pour soutenir cette énergie.
La filière de l'éolien n'est pas non plus complètement satisfaite. La profession aimerait une « feuille de route lisible et ambitieuse » de la part du gouvernement pour accélérer l'implantation des éoliennes sur le territoire. L'objectif fixé par l'agenda en matière d'énergies renouvelables (la programmation pluriannuelle de l'énergie) fixe un objectif de 34 GW en 2028, soit plus de deux fois plus qu'aujourd'hui. Il faut donc, prévient la profession, accélérer la cadence grâce à de nouveaux appels d'offres, notamment pour l'éolien off shore.
Jusqu'où aller ? Un scénario élaboré par RTE, le gestionnaire du réseau de transport d'électricité, explique que pour atteindre les objectifs en matière de transition énergétique il faudrait ajouter, d'ici 2035, plus de 15 000 éoliennes. Soit deux fois plus que le parc existant. Irréalisable ? Il y en a déjà 24 000 en Allemagne. Les anti-éole n'ont pas fini de cauchemarder.
À lire aussi : Énergies renouvelables : pourquoi il faut améliorer le stockage
https://www.lepoint.fr/environnement/l-eolien-poursuit-son-essor-en-france-08-10-2019-2340118_1927.php

09/10/19
CNR accélère dans les énergies renouvelables 
La Compagnie nationale du Rhône, premier producteur français d'électricité d'origine 100 % renouvelable, accélère dans l'éolien et le photovoltaïque, en reprenant les activités dans ce domaine du montpelliérain Vol-V. Celui-ci apporte un portefeuille de projets construits ou en construction (pour 50 mégawatts) et de projets autorisés (pour 130 mégawatts). L'opération permet à l'aménageur du Rhône d'étendre ses activités au-delà de sa zone d'implantation historique. Il récupère aussi une équipe d'une trentaine de spécialistes. CNR dispose actuellement d'un potentiel installé en éolien et en photovoltaïque de l'ordre de 700 MW. Le groupe souhaite disposer d'ici l'an prochain d'un potentiel de 4.000 MW dans les énergies renouvelables, en incluant les centrales hydroélectriques dont il dispose le long du Rhône. En février, Vol-V avait déjà cédé ses activités dans le méthane au groupe Engie.
https://www.lantenne.com/notes/CNR-accelere-dans-les-energies-renouvelables_b38113193.html

09/10/19DES ÉOLIENNES PLUS PUISSANTES
Comme chaque année, France Energie Eolienne, qui rassemble les professionnels de l’éolien, a publié son Observatoire de l’éolien, radiographie détaillée d’un secteur toujours en pleine croissance.
Considéré comme l’un des piliers de la révolution énergétique, l’éolien terrestre ou en mer, représente aujourd’hui 5% de la production électrique française, en 3e position derrière le nucléaire et l’hydraulique. Avec 1552 MW raccordés en 2018, le secteur a tenu ses objectifs et vise sur la prochaine décennie un rythme annuel de 2000 MW pour atteindre l’objectif de 34 GW de capacité cumulée raccordée en 2028 (contre 15,8 GW de puissance cumulée au 30 juin 2019). La France est le 4e pays éolien en Europe par sa puissance totale éolienne installée, mais grimpe à la 3e position par les performances de croissance annuelle en 2018, avec ses 1552 MW, derrière le Royaume-Uni et l’Allemagne, toujours en tête, mais avec une division par deux des puissances raccordées en 2018 comparées à 2017.
Il y a donc aujourd’hui 7950 éoliennes installées en France, dans 1380 parcs. Les Hauts de France et le Grand Est sont les premières régions éoliennes avec respectivement 315 et 259 parcs éoliens. Les Hauts de France ont raccordé d’ailleurs le nombre record de 600 MW en 2018 et 2019, dépassant les 4GW totaux. Les éoliennes les plus anciennes, et les moins puissantes, sont aujourd’hui remplacées peu à peu par des modèles plus modernes et plus efficaces. D’ici 2023, 1600 éoliennes seront concernées en France.
Les éoliennes évoluent techniquement et s’implantent dans des régions jusqu’ici considérées comme peu propices. Afin de capter des vents plus forts et plus réguliers qui soufflent en hauteur, les éoliennes de très grande hauteur arrivent en France, comme avec les parcs de Chamole dans le Jura et Massay dans le Cher. Le diamètre de rotor plus important permet aussi de produire une plus grande quantité d’énergie. Ces éoliennes mesurent plus de 190 mètres en bout de pale, avec un mât de 135 mètres. Cependant, la hauteur moyenne en bout de pales des éoliennes reste entre 120 et 155m, avec une hauteur de mât comprise entre 80 m et 100 m et un rotor dont le diamètre mesure entre 80 et 110m. Bien inférieurs à ce qui se pratique déjà en Allemagne où les éoliennes font en moyenne 175 m de hauteur totale avec un mât à 120 m. Ce développement de l’éolien de grande hauteur est cependant encore freiné en France par des barrières réglementaires (notamment en raison des contraintes liées à l’aviation civile et militaire) mais aussi en raison des contraintes logistiques et de l’environnement (certaines contraintes de site ne permettent par l’installation de ce type d’éoliennes).
L’éolien en mer, un autre levier de croissance
En mer aussi, la filière est un véritable levier de croissance. La France compte en effet 11 projets lauréats de parcs éoliens en mer en cours de développement. Deux segments, l’éolien en mer posé (pour les fonds de moins de 70 m) et l’éolien en mer flottant (pour des projets plus au large), se partagent ce marché. Les premiers parcs éoliens en mer seront opérationnels en 2021.
L’éolien représente en France 18200 emplois, dont 1100 créés en 2018… avec une forte croissance dans les métiers des études et développement (+ 33%) et exploitation et la maintenance. C’est le premier employeur dans le secteur des énergies renouvelables et les entreprises du secteur envisagent encore de recruter, notamment dans l’exploitation et la maintenance.
https://jdlgroupe.com/2019/10/09/des-eoliennes-plus-puissantes/

08/10/19 : Vents porteurs pour l'éolien en France 😡
La filière éolienne espère encore accélérer, notamment sur les installations en mer. Elle redoute cependant une multiplication des recours juridiques qui ralentissement l'entrée en service des parcs.
Tous les clignotants sont au vert". L'heure est à l'optimisme chez les professionnels de l'éolien. Malgré une légère baisse de la puissance raccordée au réseau en 2018, "la filière tient ses objectifs", souligne Olivier Pérot, le président de France Energie Éolienne (FEE), en marge de la publication de son observation annuel. Surtout, poursuit-il, "2019 a été une année charnière", citant une prise de conscience de plus en plus forte et une demande croissante pour les énergies vertes.
Pour autant, la filière doit "encore accélérer" pour atteindre les prochains objectifs de développement. L'association, qui représente 300 entreprises du secteur, espère en particulier un coup de main de l'État, notamment sur les appels d'offres pour l'éolien en mer, segment sur lequel la France est très retard sur ses voisins européens. FEE réclame aussi un raccourcissement des délais d'instruction, qui ralentissement le développement du parc.
Délai de 8 ans
"En moyenne, il faut 8 ans avant qu'un parc éolien n'entre en service", regrette Olivier Pérot. La faute à "une obstruction systématique menée par des organisations très structurées qui ont des relais importants auprès des pouvoirs publics", ajoute Pauline Le Bretre, déléguée générale de FEE, qui assure que "95% des recours sont rejetés ou considérés comme abusifs". "Ils diffusent de fausses informations pour jouer sur la peur", regrette la responsable. Notamment auprès des agriculteurs pour qu'ils refusent l'installation d'éoliennes sur leurs exploitations.
L'an passé, la filière éolienne a raccordé 1.552 mégawatts au réseau. Cela représente un repli de 8% par rapport à 2017, qui avait été une année record. La puissance cumulée s'établissait, fin 2018, à 15.309 mégawatts, plaçant la France au quatrième rang européen, derrière l'Allemagne, leader incontesté en Europe, l'Espagne et le Royaume-Uni. En termes de production, l'éolien affiche une croissance de 15% par rapport à 2017. Mais il n'a représenté, l'an passé, que 5,1% de l'électricité produite dans l'Hexagone.
8.000 éoliennes en France
La prochaine programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) a fixé un objectif de 35.000 mégawatts installés en 2028 pour l'éolien terrestre. Pour l'atteindre, la filière va devoir raccorder 2.000 mégawatts par an. Un seuil qui ne sera pas atteint cette année, puisque le chiffre devrait être similaire à celui de 2018. Outre des instructions plus rapides, le secteur réclame à l'armée d'ouvrir des zones aujourd'hui interdites aux éoliennes. Mais aussi à l'aviation civile de lever certaines contraintes sur les éoliennes de grande hauteur.
La FEE espère également "harmoniser" le développement de l'éolien sur l'ensemble du territoire. Si la France compte 1.400 parcs et 8.000 éoliennes, la moitié des installations sont en effet concentrées dans les régions Hauts-de-France et Grand Est. Cela s'explique par leur potentiel venteux plus élevé. FEE propose ainsi de modifier les paramètres des appels d'offres, qui tournent aujourd'hui autour du prix de rachat de l'électricité, pour y intégrer une dimension régionale. Un moyen, aussi, de calmer la gronde dans des régions qui s'estiment saturées.
Baisse des tarifs de rachat
Autre axe de développement: l'éolien offshore. Huit ans après les premiers appels d'offres, la confiance est enfin de mise. Le gouvernement a en effet promis de relever le rythme des appels d'offres à 1 gigawatt par an. A Saint-Nazaire, le premier parc en mer est en cours de construction, pour une mise en service espérée début 2022. Trois autres parcs devraient bientôt être purgés de recours. La filière française espère parvenir à une puissance raccordée de 3.500 mégawatts d'ici à 2026. Des projets d'éoliens flottants, qui permettent d'installer des mats plus loin des côtes, sont aussi en cours.
Lire aussi : Éolien en mer : comment le flottant veut redynamiser la filière
L'optimisme de la filière s'explique aussi par la baisse des tarifs de rachat, qui sont garantis aux développeurs de parcs. Ils sont tombés sous les 65 euros lors des derniers appels d'offres pour l'éolien terrestre. "C'est comparable avec le nucléaire amorti et deux fois moins que le nouveau nucléaire", note Pauline Le Bertre. La différence entre les tarifs garantis et le prix de marché de l'électricité a ainsi fortement baissé. Pour le offshore, les tarifs sont même inférieurs aux 50 euros, car les parcs comportent des mats plus nombreux et plus puissants, ce qui permet de mieux amortir les coûts d'exploitation.
18.200 emplois
Face aux critiques, de plus en plus visibles, les professionnels de l'éolien entendent en outre "rétablir certaines vérités". "Aucun lien de causalité n'a été démontré entre la baisse de la production laitière de vaches et la présence d'éoliennes", souligne par exemple Charles Lhermitte, vice-président de FEE. Par ailleurs, ajoute-t-il, "le coût du démantèlement n'est pas de 600.000 euros comme certains le prétendent, mais de 30.000 euros". Et il souligne que les éoliennes sont aujourd'hui recyclables à 95% - seules les pales, fabriquées en fibre de verre, ne peuvent pour le moment qu'être valorisées.
La filière met également en avant les effets positifs du développement de l'éolien. Elle revendique désormais 18.200 emplois directs et indirects, soit 15% de plus en deux ans. "Ce sont des emplois qui ne sont pas délocalisables", se félicite Olivier Pérot. L'association insiste par ailleurs sur les rentrées fiscales générées par les éoliennes pour les collectivités locales. Et sur les loyers versés par les promoteurs, en particulier aux exploitants agricoles. Pour un parc moyen, ces retombées s'élèveraient à un million d'euros par an.
https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/vents-porteurs-pour-l-eolien-en-france-830020.html

08
/10/19 : L’éolien terrestre cherche un second souffle
Analyse
Le parc éolien continue de se développer mais la contestation reste vive sur le terrain.
À lire l’importante étude dévoilée, mardi 8 octobre, par le syndicat professionnel France énergie éolienne (FEE), la filière semble plutôt bien se porter en France. En 2018, l’éolien a représenté 5 % de la production électrique, en hausse de 15 %, et 1,5 gigawatt (GW) a été raccordé l’an dernier, portant la puissance du parc à 15,3 GW. Au 31 décembre, la France comptait 1 380 parcs, soit 7 950 éoliennes.
Des retombées fiscales pour les collectivités
« La filière a rempli tous les objectifs fixés par les pouvoirs publics et contribue désormais de manière substantielle à la sécurité d’approvisionnement du réseau », assure Olivier Perot, le président de France énergie éolienne. Le secteur se présente également comme le premier employeur « énergie renouvelable » de France avec 18 200 postes, dont 1 100 créés l’an dernier, et un millier d’entreprises.
« Chaque nouveau mégawatt installé génère en moyenne 1,2 emploi, non délocalisable et souvent en milieu rural », souligne Pauline Le Bertre, déléguée générale de FEE. À cela s’ajoute la manne fiscale pour les collectivités, estimée par le syndicat à 15 000 € en moyenne par an et par mégawatt raccordé. « Pour un parc moyen, l’ensemble des retombées économiques représente 1 million d’euros par an », affirme Charles Lhermitte, le vice-président de FEE.
Les coûts baissent
Les coûts ont également baissé et avoisinent les 63 € par mégawatt-heure (MWh) dans l’éolien terrestre, « soit un niveau comparable à celui du nucléaire amorti », estime Pauline Le Bertre. Pour l’éolien en mer, la baisse est encore plus sensible avec un appel d’offres retenu à Dunkerque au mois de mai en dessous de 50 € par MWh, soit plus de quatre fois moins que les premiers projets décidés en 2012 et qui n’ont toujours pas vu le jour. La chute des prix est jugée, en tout cas, suffisamment importante par le gouvernement pour qu’il promette d’accroître le rythme de lancement de nouveaux parcs, même si le calendrier est encore à préciser.
L’éolien terrestre va devoir, lui aussi, passer à la vitesse supérieure afin d’atteindre les 34 GW de puissance installées en 2028, comme le prévoit la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). « Cela nécessite d’installer 2 000 MW par an et d’avoir un cadre législatif stable pour y arriver », souligne Olivier Perot, en rappelant qu’il faut huit ans en moyenne pour mettre en service un parc en France et que près de la moitié du territoire est interdite aux éoliennes, pour des raisons militaires ou de radars météo.
Les deux tiers des projets sont attaqués
Même si le remplacement d’anciennes machines par de nouvelles plus grandes va mécaniquement accroître la puissance du parc, le rythme de progression prévue risque cependant d’être difficile à tenir. Car la contestation reste forte sur le terrain. Les deux tiers des projets font l’objet de recours, un niveau qui ne baisse pas au fil des années.
Aujourd’hui, la moitié de la puissance raccordée en éolien se concentre dans deux régions, les Hauts-de-France et le Grand Est. « L’objectif est de nous développer sur tout le territoire, avec des machines qui peuvent mieux capter les vents », explique Pauline Le Bertre, en citant par exemple la Nouvelle-Aquitaine.
https://www.la-croix.com/Economie/France/Leolien-terrestre-cherche-second-souffle-2019-10-08-1201052905

08/10/19Zoom sur la Transition énergétique dans les régions
Extrait : Les objectifs comparés des régions à l’horizon 2030 en matière d’éolien terrestre et de photovoltaïque
S’agissant de l’éolien terrestre toutes les régions étudiées ont affiché à l’horizon 2030 un objectif de croissance supérieur à celui de la PPE (facteur 3), aux exceptions notables de la région Haut de France (qui relève non sans raisons valables qu’elle représente à ce jour le quart de la production française et qu’elle a atteint le seuil de ses capacités : 7824 GWh produits en 2018 sur les 27800 GWh produits dans l’hexagone) et de la région Normandie qui affiche un facteur 2. Parmi les régions les plus « ambitieuses » la région Provence Alpes Côte d’Azur, qui affiche à ce jour le chiffre très faible de 99 GWh produits, se fixe l’objectif d’un facteur 16 à l’horizon 2030 pour se placer à un niveau comparable à celui des autres régions. La région Nouvelle Aquitaine, déjà puissamment dotée (1792 GWh produits en 2018), en ambitionnant un facteur 6, deviendrait en 2030 la première région d’éolien terrestre.
https://www.lemondedelenergie.com/transition-energetique-regions/2019/10/08/


07/10/19Éoliennes : une énergie vraiment verte ?
Dans son budget 2020, l’État prévoit de consacrer six milliards d'euros au développement des énergies renouvelables. Mais l’utilisation des éoliennes est-elle vraiment fiable ? On en parle avec Fabien Bouglé, militant écologiste, chef d'entreprise et auteur de "Eoliennes : la face noire de la transition écologique" (Éd. du Rocher). - Inside, du lundi 7 octobre 2019, présenté par Guillaume Paul, Karine Vergniol et Lorraine Goumot, sur BFM Business.
Guillaume Paul et Karine Vergniol vous emmènent chaque soir au cœur de l’actu éco. Décideurs, experts et spécialistes de la rédaction livrent leurs analyses sur les grands sujets business de la journée.
BFM Business est la 1ère chaîne française d’information économique et financière en continu, avec des interviews exclusives de patrons, d’entrepreneurs, de politiques, d’experts et d’économistes afin de couvrir l’ensemble de l’actualité française et internationale. BFM Business vous propose aussi des conseils pour vos finances par des personnalités de référence dans les domaines du patrimoine, de l’immobilier ou des marchés financiers. Retrouvez tous les jours : Christophe Jakubyszyn, Faïza Garel-Younsi, Nicolas Doze, Hedwige Chevrillon, Jean-Marc Daniel, Anthony Morel, Guillaume Sommerer, Cédric Decoeur, Karine Vergniol, Grégoire Favet, Sébastien Couasnon, Emmanuel Lechypre, Benaouda Abdeddaïm, Stéphanie Coleau...
https://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplayer/video/eoliennes-une-energie-vraiment-verte-0710-1192421.html

06/10/19 : Trois pays de l’UE s’engagent à tenir leur objectif d’énergie renouvelable pour 2030
La France, la Grèce et la Bulgarie se sont engagées à mettre à jour leurs objectifs nationaux en matière d’énergie renouvelable et à augmenter la part de l’énergie éolienne, solaire et des autres énergies renouvelables à 33%, 35% et 27% de leur consommation d’énergie d’ici 2030, respectivement.
Les annonces ont été faites mardi 24 septembre dans le cadre d’un débat public entre les ministres de l’énergie de l’UE sur les plans nationaux pour l’énergie et le climat (NECP) soumis par les 28 États membres du bloc.
“La France a décidé de relever son objectif de 32 à 33%”, a déclaré Fabrice Dubreuil, représentant permanent adjoint de la France auprès de l’Union européenne, qui a représenté son pays à la réunion ministérielle de ce jour à Bruxelles.
D’autres pays ont annoncé des engagements similaires, la Grèce et la Bulgarie déclarant qu’elles augmenteront leur propre objectif d’énergies renouvelables de 31 à 35% et de 25 à 27%, respectivement. La Grèce avait déjà surpris les observateurs lors du sommet des Nations unies sur le climat à New York lundi dernier en annonçant son intention d’éliminer complètement le charbon de son mix d’ici 2028.
Dans son allocution liminaire à la réunion de mardi, Maroš Šefčovič, vice-président de la Commission européenne en charge de l’union de l’énergie, a rappelé aux gouvernements nationaux qu’il ne restait pas à faire face aux objectifs de l’Europe en matière d’énergies renouvelables et d’efficacité énergétique.
Selon la Commission européenne, le déploiement des énergies renouvelables devrait reculer de 1,6 point par rapport à un objectif de 32% pour 2030. Les mesures d’efficacité énergétique risquent de laisser un écart de 6,2 points par rapport à un objectif de 32,5% convenu l’année dernière.
https://www.actu-economie.com/2019/10/06/trois-pays-de-lue-sengagent-a-tenir-leur-objectif-denergie-renouvelable-pour-2030/

06/10/19Corruption, lobbyisme et financement d’associations : le tiercé gagnant des fabricants d’éoliennes pour asseoir leur légitimité
Fabien Bouglé, dans son nouvel ouvrage, regrette que les éoliennes ont détourné énergies et capitaux aux dépens de l’innovation et de la recherche.
Atlantico : Vous venez de publier "Eoliennes : la face noire de la transition écologique" (éditions du Rocher). Comment expliquez-vous la grande popularité de l'éolien ? Que s'est-il passé selon vous ?
Fabien Bouglé : En France, l'un des tous premiers promoteurs éoliens a été l'entrepreneur Pâris Moratoglou. Alors qu'il développe les premières éoliennes, il parvient à convaincre le gouvernement de l'époque de lui concéder un tarif de rachat supérieur au tarif habituel. En effet, Yves Cochet -ministre de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement sous Jacques Chirac, de 2001 à 2002- lui accorde le premier tarif de rachat subventionné. Or, très rapidement ce tarif subventionné, peut-être légitime au départ, devient abscons.
En effet, très vite, le marché des éoliennes se développe et devient un marché mature mais son prix subventionné n'est pas modifié. Il reste donc le même depuis une vingtaine d'années. Ainsi, au fil des années et grâce à cette politique de subvention, les marges de manoeuvre des promoteurs sont devenues de plus en plus grandes et leur capacité à financer par exemple des ONG ou des associations environnementales, soutenant leur industrie, est devenue de plus en plus importante.
Ils ont donc fini par acquérir en France ou dans d'autres pays ayant connu le même phénomène des moyens financiers puissants leur permettant, non seulement, de créer une unanimité sur le sujet de l'éolien, mais aussi de corrompre à l'échelle international les élus pouvant avoir un impact sur l'implantation des éoliennes. Dès lors, les élus et les associations -Greenpeace, WWF, France Nature Environnement, la Fondation du patrimoine...- y trouvant un intérêt financier les conditions favorables étaient réunis afin que tous les leaders de l'opinion propagent une image positive de l'éolien. A partir de ce moment, plus personne ne s'est posé de questions sur les conséquences de l'éolien sur l'environnement, la biodiversité, ou la santé et ce malgré des études scientifiques à l'appui... Face au poids représenté par les promoteurs éoliens et leurs alliés, les lanceurs d'alerte et les groupes anti-éolien n'avaient plus les moyens de combattre et d'être audibles. C'était donc David contre Goliath. Mais aujourd'hui c'est logiquement David qui va l'emporter.
Si l'on comprend l'impact de la corruption, quels sont les autres raisons expliquant que les hommes politiques aient globalement cédé à ces minorités agissantes qu'ils s'agissent de lobbyistes ou d'ONG ?
Cela s'explique d'abord par une dimension de peur présente chez les élus non corrompus. Lorsque vous vous retrouvez face à de tels acteurs au poids et aux ressources financières non-négligeables vous vous pouvez être inquiets, c'est naturel. Mais ce n'est pas tout, après il y a également la question de la proximité très forte entre certains partis politiques, je pense notamment à Europe Ecologie Les Verts, et certains promoteurs éoliens. Par exemple, regardez Jean-Yves Grandidier patron de Valorem - société française vouée au développement à l'exploitation de sites de production d'énergies renouvelables - est un très proche de Yannick Jadot et créateur du principal syndicat éolien. Ce syndicat a invité Denis Baupin -EELV- ou encore François Brottes -PS- à des colloques. Colloques qui sont organisés au moment précis où ces députés déposaient des projets de loi ou des amendements visant à faciliter l'installation de parcs éoliens. Des invitations qui font la preuve d'un lobbying à outrance, à la limite de l'indécence.
En outre, tout l'appareil EELV est au service d'une déréglementation des installations d'éoliennes. Ils ont en plusieurs années complètement déverrouillé le système en supprimant un certain nombre de règles et de recours. Quand vous voyez que même le ministère de l'Ecologie abrite un lobby (l'Office franco-allemand de la transition énergétique composé principalement d'industriels éoliens et de syndicats de promoteurs éoliens) la connivence entre ces différents acteurs est on ne peut plus claire ! D'autant plus que ce lobby est financé à hauteur de 38% par les gouvernements français et allemand, un fait gravissime !
Si le rôle des politiques est indéniable, quel est rôle des médias dans cette affaire ? Comment expliquer qu'ils aient tant défendu l'éolien ? Est-ce l'illustration d'une certaine naïveté ?
Je ne serai pas aussi dur avec les médias. Quand le service central de prévention de la corruption a dévoilé en 2014 cette grande affaire de prises illégales d'intérêt dans le domaine éolien, les médias n'ont pas hésité à la couvrir. Plusieurs émissions et reportages y ont été dédiés aussi bien sur le service public que sur des chaînes privées. Cependant, à la suite de la suppression du service central de prévention de la corruption par François Hollande en 2016, la voie des opposants sur le sujet s'est fait moins entendre.
Ainsi, si j'ai globalement eu la possibilité de m'exprimer sur ce sujet, il ne faut pas non plus être naïf. On sait que des espaces publicitaires sont achetés, par exemple, dans certains journaux locaux par des promoteurs de l'éolien. Et que cette pression exercée par les lobbies sur la presse empêche parfois un certain pluralisme. Par exemple, lorsque certains camarades anti-éoliens et moi-même avons cherché à publier une lettre ouverte à Emmanuel Macron sur le sujet, nous n'avons pas réussi du fait de cette pression. Il y a donc incontestablement un pression financière qui est exercée par les promoteurs éoliens par le biais de l'achat ou non d'encarts publicitaires. Mais encore une fois, tout n'est pas perdu, aujourd'hui on prend conscience petit à petit de la gravité de la situation. Et mon livre va j'espère contribuer à lever cette chape de plomb.
On l'a vu avec l'histoire de l'incendie de l'usine Lubrizol de Rouen, la population a globalement du mal à faire confiance aux hommes politiques sur les questions sanitaires et environnementales. Quelle est la solution dans une démocratie pour cette confiance soit restauré ?
La réponse est en réalité très simple. La France a signé une convention internationale qui s'appelle la Convention d'Aarhus, laquelle précise que les Etats signataires doivent faire participer les citoyens concernés dans toute décision ayant un impact environnemental. L'ONU a également précisé que l'avis des citoyens doit être dûment prise en compte par les autorités.
On ne peut plus imposer aux citoyens des décisions autocratiques sans les faire participer. Les enquêtes publiques ne peuvent pas continuer à occulter l'avis d'une grande partie de la population. Si tel est le cas, cela fait naître une certaine méfiance de la population vis-à-vis des décisions prises par le pouvoir en place. Une véritable démocratie environnementale devrait être mise en place par l'organisation de referendum locaux, referendum qui devraient réellement prendre en compte l'avis de la population sur les questions sanitaires et environnementales. Cela rejoint la problématique globale, avec la crise sanitaire à Rouen, celles des Gilets jaunes ou de l'éolien, on voit bien que l'on se trouve face à une crise évidente de la démocratie environnementale. Établissons une véritable démocratie environnementale qui ne se contente pas de donner la possibilité à seulement 150 personnes tirées au sort d'orienter notre politique écologique et énergétique.
Le livre de Fabien Bouglé, "Eoliennes : la face noire de la transition écologique", est publié aux éditions du Rocher
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https://www.atlantico.fr/decryptage/3580433/corruption-lobbyisme-et-financement-d-associations--le-tierce-gagnant-des-fabricants-d-eoliennes-pour-asseoir-leur-legitimite-fabien-bougle

06/10/19
Les liaisons dangereuses des ONG, des lobbyistes et de la classe politique dans le domaine des éoliennes
Fabien Bouglé publie "Eoliennes : la face noire de la transition écologique" aux éditions du Rocher. Les éoliennes ont envahi les campagnes et les littoraux et sont devenues dans le monde entier, par une propagande systématique, le symbole de l'écologie et de la lutte pour le climat. Découvrez ce que le lobby du vent vous cache sur les éoliennes. Extrait 2/2.
Alors que Nicolas Hulot, lors de sa démission, a dénoncé la présence des lobbies au sein des cercles de pouvoir, l’affaire des dîners de François de Rugy, son successeur au ministère de l’Écologie, a révélé que parmi les invités se trouvaient un certain nombre de lobbyistes de l’énergie, en particulier des représentants d’Engie, entreprise très investie dans l’installation d’éoliennes terrestres ou côtières.
Dans le domaine des éoliennes, la confusion voire la collusion sont totales entre élus, lobbyistes, ONG ou associations environnementales, et promoteurs. Tout ce monde se soutient, se coopte dans une organisation où tout est fait pour soutenir l’industrie des aérogénérateurs et simplifier leur installation en supprimant tous les freins prévus pour protéger l’environnement et les citoyens.
Le cas de l’OFATE (Organisation franco-allemande de la transition énergétique) est emblématique. Selon l’article 2 de ses statuts, cette structure, dont le siège se situe à Berlin, a pour objet « de promouvoir la coopération entre la France et l’Allemagne dans le domaine des énergies renouvelables. Entre autres initiatives, la promotion des échanges d’expériences et de connaissances, la suppression des obstacles existants, le développement des énergies renouvelables en France et en Allemagne ».
Ce lobby, dont la vocation est de soutenir la filière industrielle des énergies renouvelables, est composé de syndicats professionnels éoliens comme France Énergie Éolienne ou le Syndicat des énergies renouvelables et leurs semblables allemands, ainsi que de nombreux représentants des promoteurs éoliens comme ENERCOM, NORDEX, H2R… De manière beaucoup plus surprenante, il compte aussi le ministère de l’Écologie français et le ministère de l’Économie et de l’énergie allemand.
En étudiant les informations officielles disponibles sur cette association d’influence, nous découvrons que son financement est réalisé à hauteur de 38,5 % par les ministères concernés et que le bureau de représentation en France est situé à la Défense dans les locaux du ministère de l’Écologie. L’OFATE est donc un lobby de défense de l’industrie éolienne financé et abrité par le gouvernement français, tout en étant une association de droit allemand. Or économiquement, c’est l’Allemagne qui est le pays le plus motivé par le développement des éoliennes, dont il est l’un des plus importants exportateurs dans le monde. La localisation de l’OFATE dans les locaux du ministère fédéral de l’Économie et de l’énergie montre bien qu’il s’agit en réalité d’une structure d’influence allemande dont l’objectif est de développer son économie des énergies renouvelables en France. Cet exemple montre qu’au sein même des ministères, très officiellement, des lobbyistes de l’écolo-business agissent en toute liberté pour faciliter l’essor de l’éolien. Une gouvernance parallèle se met en place au profit des industriels du vent. En mars 2019, la sénatrice Anne-Catherine Loisier avait d’ailleurs interrogé le ministre de la Transition écologique, François de Rugy, sur ce lobby financé par le gouvernement et abrité dans les locaux de son ministère. Question restée sans réponse.
Dans un même ordre d’esprit, on ne peut qu’être édifié de voir Jean-Louis Bal, ancien directeur de l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), établissement public dépendant du ministère de l’Écologie et actif dans la promotion de l’éolien, être nommé président du SER (Syndicat des énergies renouvelables) la principale structure de lobbying des promoteurs éoliens en France.
Ces liens entre élus, partis politiques, lobbyistes, ONG et associations environnementales, et industriels éoliens créent un système imbriqué dont le seul objectif est de faire un maximum d’argent en profitant de la manne des fonds publics débloqués au nom de la transition écologique. Cette part gigantesque du gâteau mérite bien quelques arrangements entre « amis »…
Les alliances entre politiques et industriels du vent
Au soir du 6 mai 2012, jour du second tour des élections présidentielles, le président fraîchement élu, François Hollande, s’affichait sur France 2 dans son bureau du conseil départemental de Corrèze, à Tulle. Au premier plan des images diffusées, une éolienne miniature en plastique exprimait symboliquement que son prochain quinquennat allait être celui du déploiement sans limite de ces machines.
En France, la proximité entre certaines personnalités et partis politiques, en particulier le PS et EELV (Europe écologie Les Verts), et les acteurs de l’industrie éolienne est édifiante. Si bien que, parfois, il est possible de se demander si certains élus ne sont pas tout simplement les représentants de la filière industrielle éolienne au sein des institutions républicaines. Cette imbrication est d’ailleurs également visible dans d’autres pays comme l’Allemagne par exemple. L’absence de réserve politique de certains élus sur le sujet et leurs interventions sans retenue de plus en plus fréquentes et de moins en moins nuancées lors des colloques des promoteurs éoliens relancent le débat sur la place du lobbying au sein de nos institutions.
François Brottes, ancien député du parti socialiste de l’Isère, alors président de la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, est un bon exemple de ces interférences et ces ambiguïtés entre la filière industrielle éolienne et le monde politique. Le 19 octobre 2012, alors qu’il est encore député, il est l’invité du troisième colloque national éolien organisé au palais Brogniart par le syndicat France Énergie Éolienne, qui réclame à cor et à cri la simplification du système d’installation des éoliennes qu’il juge trop lourd et complexe. François Brottes intervient publiquement à cette occasion afin de rassurer la filière éolienne de son entier soutien pour cette simplification. Le député avait déposé à l’Assemblée nationale peu de temps auparavant, le 6 septembre, une proposition de loi sur la tarification de l’énergie. Après les travaux parlementaires habituels, elle fut adoptée sous le nom de loi Brottes le 15 avril 2013 et aboutit à une libéralisation sans limite de l’installation des éoliennes en France (cette loi conduira en effet à la fin des Zones de développement éolien, à la fin de la règle des cinq mâts minimum et à une simplification sans précédent des procédures d’installation de mâts éoliens).
Deux ans plus tard, le 23 juillet 2015, le député qui – par la promulgation de sa loi en 2013 – a joué un rôle prépondérant dans la remise en selle d’une filière éolienne en situation très difficile, se trouve nommé à la tête du RTE. Cette filiale d’EDF a la mission de gérer le réseau public de transport d’électricité haute tension et d’assurer le raccordement des industries productrices d’électricité au réseau principal. C’est donc un des plus fidèles soutiens de l’éolien qui est placé à la tête de l’entité chargée de mettre en œuvre le raccordement des futures éoliennes sur terre ou en mer au réseau électrique, un poste particulièrement stratégique pour le secteur. La question du raccordement des éoliennes est une question vitale. Delphine Batho avait d’ailleurs évoqué, lorsqu’elle était ministre de l’Écologie, la nécessité de la construction des milliers de kilomètres de lignes à haute tension pour le déploiement des éoliennes. Cette nomination d’un député à la tête du RTE a soulevé l’indignation d’une partie de la classe politique française, dont François Bayrou :
Cette décision est profondément malsaine. Un député, qui plus est un député président d’une commission [celle des Affaires économiques, N.D.L.R.], un député qui a porté un très grand nombre de textes, d’amendements concernant l’électricité, concernant EDF, va se retrouver à la tête d’une filiale d’EDF […] Ceci est insupportable.
Un député apporta cependant son soutien à cette nomination : Denis Baupin, député EELV, qui affirma publiquement que François Brottes avait les compétences requises pour diriger le RTE. Il faut dire que Denis Baupin fréquente les mêmes cercles que son collègue député François Brottes. Lors du colloque du 19 octobre 2012 de France Énergie Éolienne, il était également l’invité des promoteurs éoliens devant lesquels il déclara qu’« il ne faut pas rater la transition industrielle ». À cet égard, en 2015, Denis Baupin déposa des amendements de simplification de la procédure ICPE afin de continuer l’accélération de l’installation des éoliennes en France.
En 2016, Jean-Vincent Placé, sénateur dissident EELV devenu secrétaire d’État chargé de la réforme de l’État et de la simplification, demanda à son ami Denis Baupin, toujours député mais devenu également viceprésident de l’Assemblée nationale, de siéger au conseil de la simplification des entreprises afin d’agir sur l’installation des éoliennes. Jean-Vincent Placé déclara à cette occasion à la presse : « J’ai décidé de mettre en œuvre une simplification massive des procédures, en particulier sur les énergies renouvelables. » Et d’ajouter : « On met sept ans pour faire une éolienne en France, contre trois ans en Allemagne, il y a un vrai problème. »
Nommé en septembre 2018 en remplacement de Nicolas Hulot, le nouveau ministre de l’Écologie François de Rugy, avait démarré en politique toujours dans les rangs d’EELV. Devenu ministre, il continua l’industrialisation de la nature par les éoliennes entamée par ses anciens « camarades » du parti écologiste, en quelques mois et en pleine crise des gilets jaunes (dix mois en tout entre sa nomination le 5 septembre 2018 et sa démission fracassante le 16 juillet 2019).
Tout d’abord, il a fait sauter le premier degré de juridiction pour les recours face aux éoliennes sur terre. Désormais les associations environnementales devront directement saisir la cour administrative d’appel avec l’obligation de payer des frais d’avocat, ce qui n’était pas le cas jusqu’alors en première instance, où l’avocat n’était pas nécessaire. Le 24 décembre de la même année, il supprima la présence des commissaires enquêteurs pour les enquêtes publiques dans deux régions, à titre expérimental. Même si l’attitude générale des commissaires enquêteurs ne semble pas correspondre à l’émergence d’une véritable démocratie environnementale (voir chapitre 5), cette mesure symbolique bafoue incontestablement le droit des citoyens à participer aux décisions ayant un impact environnemental.
Enfin, le ministre a envisagé un projet de décret qui annule l’avis préalable du CNPN (Conseil national de la protection de la nature) pour les autorisations d’installations industrielles comme les éoliennes. Comme nous l’avions précisé, le CNPN est, au sein du ministère de l’Écologie, l’instance d’expertise scientifique et technique compétente en matière de protection de la biodiversité, et plus particulièrement de protection des espèces, des habitats, de la géodiversité et des écosystèmes. Pour les installations d’éoliennes en mer ou sur terre, ce conseil doit être consulté pour avis en ce qui concerne les atteintes aux espèces protégées (voir chapitre 4). Le décret envisage purement et simplement de supprimer dans un très grand nombre de cas l’avis de cette autorité chargée de s’assurer du respect de la biodiversité et de la faune. Espérons que cette menace fasse réfléchir les vrais amoureux de la nature sur la réalité de la soi-disant défense de la nature par les éoliennes.
Extrait du livre de Fabien Bouglé, "Eoliennes : la face noire de la transition écologique", publié aux éditions du Rocher 
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05/10/19 : L’emprise et l’expansion à marche forcée des éoliennes dans le cadre de la transition écologique

Fabien Bouglé publie "Eoliennes : la face noire de la transition écologique" aux éditions du Rocher. Les éoliennes ont envahi les campagnes et les littoraux et sont devenues dans le monde entier, par une propagande systématique, le symbole de l'écologie et de la lutte pour le climat. Découvrez ce que le lobby du vent vous cache sur les éoliennes. Extrait 1/2.
En quelques années, les éoliennes sont devenues le porte-étendard international de la transition écologique.
Symboles de la prétendue électricité « verte », elles se sont immiscées partout : sur les sites internet institutionnels, dans les livres scolaires, dans les publicités, dans les films, dans les médias. À l’échelle mondiale, elles ont envahi les paysages, ont investi avec brutalité les campagnes ou la mer, et sont devenues, par une propagande systématique et sans nuance, le symbole de l’écologie et de la lutte pour le climat.
Le développement des éoliennes – sur terre ou en mer – est en réalité au cœur de la politique mondiale de la transition écologique, et de la transition énergétique, qui constitue aujourd’hui la boussole de nos dirigeants. Elle est largement inspirée, sinon dictée, par l’Energiewende, concept importé d’Allemagne, l’un des principaux pays fournisseurs d’éoliennes dans le monde.
En outre, c’est sous le prétexte de la transition écologique que les États occidentaux se sont mis à dépenser des centaines de milliards d’euros, accentuant d’autant les déficits publics des pays concernés au détriment de citoyens rackettés via leurs factures d’électricité ou d’essence, factures dont l’augmentation a engendré en France la crise des gilets jaunes.
Dans les faits, cette transition écologique imposée accentue encore le fossé entre une population rurale et littorale d’une part – population à laquelle on impose un changement de cadre de vie et des nuisances dus aux changements énergétiques par l’implantation des aérogénérateurs –, et une population urbaine d’autre part – laquelle profite des nouvelles technologies, voyage en avion, circule en transports en commun, roule en voiture électrique à faible autonomie et ne connaît pas les nuisances liées aux éoliennes. Cette rupture sociologique rejoint l’analyse menée par Christophe Guilluy dans son ouvrage La France périphérique, livre qui met en lumière cette fracture. Elle se calque parfaitement sur la rupture écologique à l’échelle internationale.
Le discours dominant, favorable à l’installation des turbines électriques à vent, s’inscrit dans une ambition de conquête idéologique assise sur une posture morale. Adressé à une population mondialisée et privilégiée, il a une tonalité quasi religieuse. Usant du prétexte, compréhensible, de sauver la planète et de lutter contre le réchauffement climatique, on affirme qu’il conviendrait d’accepter des solutions présentées comme indiscutables et sans alternative. Récemment encore, des manifestations pour le climat, organisées dans les grands centres urbains par des ONG environnementales et des partis politiques, mettaient en avant les éoliennes sur des pancartes associant respect de la nature et énergie renouvelable, sans s’inquiéter du paradoxe qu’il y a à industrialiser les campagnes au nom de la sauvegarde de l’écosystème.
Cette idéologie « planétophile » connaît un si grand succès qu’elle en arrive à contaminer l’écrasante majorité des cadres dirigeants, politiques et entrepreneuriaux, soucieux de bénéficier de l’image positive du développement durable, ainsi que la majeure partie d’une certaine population citadine, aveuglée et soumise au triptyque avion, boulot, dodo. Une population dont l’horizon se limite trop souvent aux buildings des quartiers d’affaires, et qui ne connaît parfois de l’environnement et de la nature que ce qu’elle voit et lit sur Internet.
L’expansion à marche forcée des éoliennes, en effet, a fini ces dernières années par imposer en France et dans le monde ce qui peut être qualifié de « paysages de l’énergie postmoderne ». Facteurs d’angoisse, truffés de turbines gigantesques, ces paysages se sont étendus jusqu’aux abords des autoroutes, mais ont également investi d’authentiques coins de nature, justement choisis par leurs habitants pour leur quiétude.
Paradoxalement, des forêts sont saccagées pour installer des éoliennes, des projets sont envisagés au bord de superbes littoraux, des parcs naturels sont dénaturés au nom de ce qui s’impose aujourd’hui comme une nouvelle religion. Et des milliers de kilomètres de lignes à haute tension doivent traverser les paysages afin de raccorder ces turbines aux grands centres urbains.
Lieux protégés par l’Unesco, terres indigènes au Mexique, îles ou lieux classés en zone Natura 2000 en Europe, cimetières militaires en mer ou sur terre, Mont-Saint-Michel, montagnes… Aucun paysage, aucune parcelle de nature préservée n’échappe à l’appétit des promoteurs, qui voient là l’intérêt d’associer leur nom à des hauts lieux du patrimoine naturel et touristique et d’augmenter encore plus leur visibilité et leur respectabilité.
Les entreprises n’hésitent pas, en effet, à investir massivement dans le secteur pour se donner une image verte ainsi que pour bénéficier de la manne financière considérable associée à cette industrie. À titre d’illustration, on peut citer la société d’ameublement Ikea qui est devenue un des acteurs importants de la production d’électricité d’origine éolienne avec une filiale détenant une trentaine de centrales éoliennes rien qu’en France.
Au nom de l’« écologiquement correct », on détruit la nature. Certains ardents promoteurs de ces installations industrielles estiment que les éoliennes pourraient, par leur gigantisme, se substituer dans nos paysages aux clochers, devenant ainsi le symbole d’une nouvelle religion structurant les campagnes.
Les démarches d’approche de ces consortiums reposent sur une bonne connaissance du terrain, des instruments de communication efficaces et des commerciaux se présentant comme animés par une démarche sincère de soutien aux générations futures. La stratégie de conquête des promoteurs éoliens les amène à se présenter comme des ONG aux allures désintéressés et altruistes, parfois jusqu’à adopter pour slogan « The power to survive », sous couvert de lutte contre le « réchauffement climatique ». Par ailleurs, comme nous le verrons, ils adoptent des formats de présentation quasi institutionnels dans les réunions d’informations qu’ils adressent au public local, ce qui renforce leur légitimité et leur influence sur les différents acteurs.
La confusion est d’autant plus facile qu’il arrive que les ONG elles-mêmes soient actionnaires de promoteurs éoliens. C’est le cas de Greenpeace, dont la structure Greenpeace Énergie détient des participations capitalistiques dans des centrales éoliennes, ou de structures comme WWF qui réalisent de véritables partenariats avec des promoteurs éoliens pour valoriser le développement de l’éolien dans des pays comme la Suisse ou la France, alors même que les turbines sont très néfastes pour la faune et les oiseaux. L’ambiguïté de cette « neutralité militante » a de quoi interroger.
Ainsi est-il aujourd’hui devenu très difficile de distinguer ce qui relève de la propagande commerciale des promoteurs éoliens ou du militantisme écologiste de « défense de la planète », des écosystèmes et de la biodiversité. La confusion profonde est bien entendu au service des promoteurs éoliens qui usent et abusent de ce symbole fort.
Implacables, les éléments de langage communs aux industriels du vent et aux ONG qui défendent l’éolien sont parfaitement huilés : le vent est gratuit, le vent est inépuisable, le vent est une ressource naturelle, le vent est bon pour la planète. Ce discours est notamment relayé par des campagnes publicitaires d’envergure. La perspective du réchauffement climatique est savamment exploitée par l’instrumentalisation d’enfants militants écologistes comme Greta Thunberg. La population est conditionnée à l’idée que la solution urgente face au risque écologique, c’est la transition par l’installation de milliers d’éoliennes. Dans ces conditions, il est devenu très difficile de porter un discours alternatif ou même rationnel sur le sujet, tant le risque est grand d’être caricaturé. Avec son clergé, ses enfants de chœur, ses censeurs et ses croyances dogmatiques, l’éolien oblige à une conversion sans réserve et le récuser relève de l’hérésie.
Depuis l’installation des premières éoliennes au début des années 2000, les promoteurs et leurs alliés se sont fortement radicalisés. Par un lobbying intensif auprès des politiques et jusque dans les Assemblées, ils ont progressivement poussé à la modification des lois et contribué à éliminer tous les freins empêchant le développement anarchique des implantations d’éoliennes. Certains n’hésitent devant rien, allant jusqu’à éliminer physiquement les opposants pour parvenir à leurs fins.
Extrait du livre de Fabien Bouglé, "Eoliennes : la face noire de la transition écologique", publié aux éditions du Rocher
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https://www.atlantico.fr/decryptage/3580382/l-emprise-et-l-expansion-a-marche-forcee-des-eoliennes-dans-le-cadre-de-la-transition-ecologique-fabien-bougle

04/10/19DANGEREUSES POUR LA SANTÉ, PEU ÉCOLOS… FAUT-IL EN FINIR AVEC LES ÉOLIENNES ?
Les éoliennes sont dans le viseur du militant associatif et élu municipal de Versailles Fabien Bouglé, qui vient de sortir un livre révélant la face sombre de cette source d’énergie renouvelable. La France doit-elle alors poursuivre le déploiement des éoliennes, même dans les espaces maritimes ? A vous de juger !
A peine quatre mois après que l’ancien ministre de la Transition écologique et solidaire François de Rugy, a officialisé le lancement du premier parc éolien en mer à Saint-Nazaire, Fabien Bouglé sort un nouvel essai, “Eoliennes : la face noire de la transition écologique”. Un livre dans lequel le militant associatif explique, à partir de données officielles, pourquoi les éoliennes ne sont finalement pas si vertueuses pour la planète. S’il remet en cause fermement l’efficacité énergétique de cette technologie, il s’inquiète aussi des conséquences sur la santé et déplore aussi l’impact sur le tourisme.
Quelle efficacité énergétique ?
Alors que sur le site d’Europe Écologie les Verts (EELV), l’éolien est vanté comme étant une technologie fiable qui a fait ses preuves, notamment sur la surface terrestre, Fabien Bouglé ne cache pas ses doutes sur son efficacité énergétique. Contacté par Capital, ce dernier affirme non seulement que la France est déjà un des meilleurs élèves au monde avec 90 % d’énergie décarbonée, mais souligne aussi que l’éolien ne produit qu’une “électricité intermittente”. Il cite notamment les données publiées par Réseau de Transport d’Electricité (RTE) concernant le facteur de charge de l’éolien, c’est-à-dire “le rapport entre l’énergie électrique effectivement produite sur une période donnée et l’énergie produite par un fonctionnement à la puissance maximale durant la même période”. Celui-ci s’élève seulement à 22% pour l’éolien. “Pour compenser ces pertes”, poursuit Fabien Bouglé, “on produit alors de l’électricité à partir d’énergies fossiles, comme le charbon, le gaz et le pétrole car l’énergie nucléaire n’est pas pilotable quand les éoliennes ne marchent pas”. Faisant référence aux travaux de l’ingénieur en énergie et climat Jean-Marc Jancovici, ce militant associatif soutient que “plus on développe des éoliennes, plus on contribue à la diffusion de gaz à effet de serre”.
Le directeur de la publication de We Demain François Siegel ne partage pas ce point de vue et se montre plutôt en faveur du développement de l’éolien aussi bien sur la surface terrestre qu’en milieu marin. “On entend tout, et puis au bout d’un moment, il faut se demander qu’est-ce-qu’on veut”, a-t-il déclaré mercredi 2 octobre sur Franceinfo, vantant la gratuité des énergies renouvelables telles que le solaire et l’éolien qui produit de l’électricité grâce au vent. Selon l’Ademe, les éoliennes ont permis de réduire les émissions de gaz à effet de serre en se substituant aux centrales fonctionnant au fioul, au gaz et au charbon. D’après l’édition 2019 des chiffres clés des énergies renouvelables, l’éolienne est le deuxième producteur d’électricité renouvelable (26,7 %), derrière l’hydraulique (54 %) et devant le photovoltaïque (10,3 %).
Les éoliennes présentent-elles un danger pour la santé ?
Dans son essai, Fabien Bouglé s’inquiète des conséquences des éoliennes sur la santé des habitants des campagnes où elles sont généralement implantées. Il mentionne d’abord les nuisances sonores, en faisant référence à des études de la Nasa sur les infrasons produits par les éoliennes et non entendus par l’humain. Il assure notamment que les éoliennes seraient responsables d’un état d’anxiété et de vertiges chez les personnes vivant à proximité des parcs éoliens. Toutefois, dans une vidéo des Décodeurs du Monde, le journaliste Arthur Carpentier explique que si des études françaises se sont intéressées au problème, aucune n’est parvenue à démontrer aujourd’hui un lien avec les infrasons. De son côté, le directeur de la publication de We Demain François Siegel estime que rien n’est parfait, prenant l’exemple des nuisances subies par les habitations situées à proximité des routes nationales ou grands axes routiers.
>> A lire aussi - Loire-Atlantique: des troubles mystérieux sans "lien direct" avec les éoliennes
Au-delà de l’impact sonore, Fabien Bouglé affirme que les éoliennes seraient aussi dangereuses pour les épileptiques. Pour rappel, l'épilepsie est une maladie neurologique qui peut parfois donner lieu à des crises si la personne est confrontée à des clignotements rapides. Les jeux d’ombres et de lumière provoqués par les mouvements des pales des éoliennes sont donc mis en cause par l’élu municipal de Versailles. Lorsque les pales passent devant le soleil, leur ombre projetée sur les fenêtres des habitations alentours peuvent causer des effets stroboscopiques.
Mais aucun cas de crise d’épilepsie liée aux éoliennes n’a, à ce jour, été répertorié car les chercheurs estiment qu’un effet stroboscopique est dangereux à partir de trois hertz, soit trois clignotements par seconde. Pour atteindre ce seuil, expliquent les Décodeurs du Monde, il faudrait que les éoliennes tournent trois fois plus vite.
Leur manque d’esthétisme peut-il mettre à mal le tourisme ?
Dernière inquiétude, même si elle est secondaire pour Fabien Bouglé, l’impact des parcs éoliens sur le tourisme. D’après ce militant associatif, le touriste est indifférent s’il croise une éolienne sur une route, mais très affecté par une vue sur un parc éolien depuis le lieu de villégiature où il a posé ses valises. En 2018, Laurent Chevallier, chroniqueur au Point, s’insurgeait contre ces “monstres d’acier”, les accusant de défigurer le paysage.
Mais l’éolien cache peut-être un potentiel touristique à exploiter. C’est en tout cas le pari de la commune d'Avignonet-Lauragais qui organise depuis 2015 des visites gratuites du parc éolien Boralex, relate la Dépêche. Cet été selon le Courrier Picard, c’est l’office de tourisme du pays du Coquelicot, dans la région de la commune d’Albert en Picardie, qui a signé une convention de partenariat avec la société amiénoise H2air qui exploite des parcs éoliens.
https://www.capital.fr/polemik/dangereuses-pour-la-sante-peu-ecolo-faut-il-en-finir-avec-les-eoliennes-1352031

04/10/19 : La révolution électrique ne peut pas se passer du gaz à effet de serre le plus nocif
L’hexafluorure de soufre ou SF6 est un gaz inerte utilisé intensivement dans l’industrie électrique pour éviter les courts circuits, les accidents et les incendies. Il s’agit d’un excellent isolant électrique et d’un gaz capable d’éteindre les arcs électriques. On le trouve aujourd’hui abondamment dans les installations de fortes et moyennes puissance, les disjoncteurs, les éoliennes, les réseaux à haute tension… Mais il pose un sérieux problème. Il s’agit d’un gaz à effet de serre 23.500 fois plus nocif que le CO2. Un kilo d’hexafluorure de soufre répandu dans l’atmosphère a les mêmes conséquences sur le climat que 24 personnes faisant un vol Paris-New York aller-retour. Et en plus, il reste très longtemps dans l’atmosphère, plus de 1000 ans!
Selon une étude de l’université de Cardiff, la consommation d’hexafluorure de soufre ne cesse d’augmenter et représentait déjà en 2017, uniquement dans l’Union Européenne, l’équivalent de 1,3 million de voitures supplémentaires sur les routes.
La transition énergétique passe par l’électrification, la multiplication des sites de production renouvelables (éoliennes, panneaux solaires) et le développement des réseaux. Elle ne peut pas aujourd’hui se passer de SF6. «Les projets de renouvelables deviennent de plus en plus nombreux et importants. Comme il y a de plus en plus de turbines, il nous faut de plus en plus de modules de connexion et de plus en plus de SF6», explique à la BBC Costa Pirgousis, un ingénieur de Scottish Power Renewables. «Ce gaz a été testé pendant des années et il est très fiable et nécessite peu de maintenance», ajoute-il.
Selon les projections, les équipements électriques protégés par de l’hexafluorure de soufre devraient augmenter de 75% dans le monde d’ici 2030 et il n’existe pas vraiment aujourd’hui d’alternative, notamment pour les équipements à haute tension. «Il n’y a pas d’autre solution qui ait été suffisamment testée» souligne le Professeur Manu Haddad de l’école d’ingénieurs de l’université de Cardiff. «Certaines solutions alternatives ont été proposées, mais elles n’ont pas fait leur preuve sur une longue période et les sociétés électriques ne veulent pas prendre de risques d’accident», ajoute-t-il.
L’Union Européenne doit se pencher l’année prochaine sur l’utilisation du SF6 et les alternatives possibles. Mais même les experts les plus opposés à ce gaz n’imaginent pas que son utilisation puisse être interdite avant 2025… au mieux.
https://www.transitionsenergies.com/revolution-electrique-sf6-gaz-effet-serre/?fbclid=IwAR164iBV9cANOMIJFLXUK40KQr9kn3GJ1oh_ywy4Kjz9PkeJhUXhIznhXAU


04/10/19 : Catastrophe économique et écologique, risque pour la santé: l'appel de Fabien Bouglé pour arrêter les éoliennes
Selon l'expert, les éoliennes ne représentent pas une alternative viable pour la production d'électricité en France. Il dénonce un coût très important pour un rendement par vraiment à la hauteur.
Les éoliennes sont régulièrement présentées comme l’alternative parfaite pour la production d’électricité en matière d’écologie. En France, le parc éolien se compose d’environ 8000 éoliennes qui produisent 3 à 4% de notre électricité.
Pourtant selon Fabien Bouglé, expert des éoliennes qui publie Éoliennes, la face noire de la transition écologique, les éoliennes n’aident pas à la transition écologique et en plus coûte cher aux contribuables.
"On a une électricité excédentaire. C’est-à-dire qu’on produit plus d’électricité que nos besoins. On produit une électricité subventionnée qui coûtent à peu près 100 milliards d’euros selon la Cour des comptes pour une électricité qu’on va revendre au cours du brut à 45 euros le mégawattheure. Donc on finance à fond perdu, une électricité dont on n’a pas besoin", explique-t-il.
Un risque pour la santé
Surtout, il affirme qu’aujourd’hui, même si elle est régulièrement pointée du doigt, comme par Greta Thunberg par exemple, la France est l’un des pays les plus vertueux en ce qui concerne l’énergie décarbonée et d’émission de gaz à effet de serre.
"90% de notre électricité entre le nucléaire et l’hydraulique est non-émettrice de gaz à effet de serre. Et comme on veut remplacer cette électricité par celle des éoliennes qui sont par essence intermittentes, ça conduit à compenser le moment où les éoliennes ne peuvent pas fonctionner par de l’électricité d’origine fossile comme le gaz, le charbon, ou le pétrole", indique-t-il.
Il dénonce un gaspillage d’argent public qui ne permet d’ailleurs pas de financer des projets de recherche sur des alternatives beaucoup plus crédibles. "J’en appelle à Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie à l’heure où on va ouvrir la convention citoyenne pour le climat, arrêtez les éoliennes !", demande Fabien Bouglé.
Selon l’expert, outre l’aspect économique, les éoliennes seraient nocives pour la santé. "Il y a eu une étude de la NASA dans les années 80 qui a montré que les infrasons, qui sont faut-il le rappeler une arme de guerre, conduisent à des problèmes de santé grave. Un biologiste allemand qui vient de sortir un livre en juillet 2019 sur les impacts moléculaires des infrasons qui sont diffusés jusqu’à 20km des éoliennes", indique-t-il.

04/10/19Fabien Bouglé regrette que l'éolien nécessite de "compenser avec de l'électricité d'origine fossile"
À l'occasion de l'ouverture de la première convention citoyenne pour le climat ce vendredi, Julien Pearce reçoit Fabien Bouglé, expert de l’éolien.
Invité(s) : Fabien Bouglé, expert de l’éolien et auteur de "Eoliennes : la face noire de la transition écologique" paru aux éditions du Rocher.
https://www.europe1.fr/emissions/linterview-de-5h40/fabien-bougle-regrette-que-leolien-necessite-de-compenser-avec-de-lelectricite-dorigine-fossile-3923344

03/10/19DEVOIR DE VIGILANCE : EDF MIS EN DEMEURE POUR VIOLATION DES DROITS HUMAINS
Deux ans après l'adoption de la loi sur le devoir de vigilance en France, quatre affaires sont en cours. La dernière concerne EDF. Le groupe et sa filiale EDF Energies nouvelles sont accusés de ne pas avoir consulté et obtenu le consentement des communautés autochtones, impactées par la construction d'un parc éolien au Mexique. L'entreprise a trois mois pour adapter son plan de vigilance avant une possible action en justice.
Et de quatre. Après Total – ciblée dans deux affaires distinctes – et Téléperformance, c’est au tour d’EDF d’être mis en demeure dans le cadre de la loi sur le devoir de vigilance votée en 2017. L’électricien est accusé de violation des droits humains au Mexique dans le cadre de la construction d’un gigantesque parc éolien (300 mégawatts et une centaine de turbines), mené par l’une de ses filiales.
Les communautés autochtones de l’Union Hidalgo, situé dans l’État d’Oaxaca, au sud du pays, représentées par l’ONG Prodesc (Projet des droits économiques, sociaux et culturels) donnent trois mois à la multinationale pour revoir son plan de vigilance avant d’intenter une action en justice.
Elles accusent l’entreprise de ne pas les avoir consultées en amont et avoir obtenu leur consentement "libre, préalable et éclairé". "Alors que la communauté a commencé à avoir vent de rumeurs sur de nouveaux projets éoliens dans la région, EDF avait déjà obtenu de la part du gouvernement mexicain une autorisation de production d’électricité et signé un contrat avec l’énergéticien local pour son rachat" raconte Guillermo Torres, l’un des avocats de Prodesc.
Agent de blanchiment
En mars 2018, les communautés autochtones avaient déjà déposé plainte auprès du Point de contact national (PCN) français, afin de faire appliquer les principes directeurs des multinationales de l’OCDE. "Mais après près d’un an et demi de médiation, nous avons décidé de nous retirer de la procédure fin juillet, témoigne Elena Villafuerte de ProDesc. Nous n’avons pas réussi à instaurer un dialogue satisfaisant et le PCN ne s’est jamais vraiment intéressé au fond de la plainte. Nous avions compris que le projet se ferait quoiqu’il en soit."
"Le PCN a souvent été vu comme la solution pour régler les situations entre communautés autochtones et entreprises mais ce qu’on voit cas après cas, c’est qu’il se comporte comme un agent de blanchiment pour les multinationales, commente Swann Bommier, chargé de plaidoyer pour la régulation des multinationales au sein du CCFD. Heureusement, la loi sur le devoir de vigilance permet que les demandes des peuples autochtones soient entendues par un tiers indépendant."
Menaces et intimidations
Sur place, la situation est de plus en plus critique. Depuis le début de l’année, des conflits ont éclaté au sein de la communauté entre opposants et défenseurs du projet (agriculteurs qui ont prévu de louer leurs terres à EDF ou syndicats d’ouvriers impliqués dans la construction du parc). Les opposants sont intimidés, menacés et il y aurait même eu des tentatives de séquestration selon Prodesc.
En parallèle, les consultations se poursuivent, bloquant le projet qui devait démarrer en juin dernier. Mais la FIDH et l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) ont pointés plusieurs tentatives d’entrave au processus de consultation dans leur “Appel urgent” du 18 juin concernant la situation des défenseurs des droits humains à Union Hidalgo.
Au moment de la plainte auprès du PCN, EDF avait assuré suivre "scrupuleusement les processus existants". "Les équipes locales d’EDF réaliseront [à l'issue du processus de consultation, ndr] une campagne d’information en vue de présenter le projet dans sa dimension technique et sociale" expliquait l’énergéticien à Novethic. Relancé sur l’évolution de l’affaire, EDF n’a pas répondu à notre sollicitation.
https://www.novethic.fr/actualite/gouvernance-dentreprise/entreprises-controversees/isr-rse/devoir-de-vigilance-edf-mis-en-demeure-pour-violation-des-droits-humains-147763.html

03/10/19Les éoliennes : « Un scandale », juge l’écologiste Antoine Waechter
Le Sundgau compte un farouche détracteur de l’énergie éolienne. L’écologiste Antoine Waechter, conseiller municipal de Fulleren et président du Mouvement écologiste indépendant (MEI), vient de publier un livre au titre évocateur : Le Scandale éolien.
La synthèse de couverture en dit long sur la conviction qui anime l’écologiste : « L’image d’une énergie propre capable de remplacer le nucléaire et utile dans la lutte contre le réchauffement climatique, entretenue par les partisans de l’éolien, est un mythe qui justifie de coloniser le territoire français sans aucun encadrement public. Les aérogénérateurs investissent dorénavant tout le pays avec des machines monstrueuses de plus de 200 mètres de hauteur, dénaturant les plus beaux territoires et dégradant le cadre de vie de milliers de personnes. L’État protège les spéculateurs du vent contre les citoyens qu’il est censé protéger, par le démantèlement progressif du droit à l’environnement et le recul de la démocratie ».
Réduire la consommation
Dès le prélude du livre, Antoine Waechter dit et redit qu’en aucun cas l’éolien ne peut être considéré comme une solution au réchauffement climatique. Et que celle-ci ne pourra passer que par une réduction de la consommation. « Les énergies renouvelables ne remplaceront pas les énergies à haute densité, comme le nucléaire et le pétrole, si nous ne réduisons pas de manière drastique nos besoins. »
En clair, on n’évitera pas le réchauffement en remplaçant une énergie par une autre mais en revenant à davantage de sobriété. Voilà pour le fond de sa pensée. Sur la forme, si Antoine Waechter est vent debout contre les éoliennes, c’est pour deux raisons essentielles. La première est liée aux paysages. L’écologiste parle d’un « enlaidissement de notre pays ». Pour lui, installer des machines qui mesurent plus de 200 mètres de haut écrase et industrialise le paysage. Il rappelle que les cathédrales les plus hautes, Rouen et Strasbourg, ne dépassent pas les 150 mètres. Antoine Waechter rapporte aussi que l’installation des mâts nécessite beaucoup de béton (1000 à 2000 tonnes pour arrimer un seul mât) et que les aérogénérateurs, en plus d’être hauts, sont perpétuellement en mouvement.
Dans un chapitre, ardu à lire, intitulé « L’argent comme moteur », Antoine Waechter dénonce un système économique qui profiterait à des fonds de pension, des assurances et des pétroliers. Selon lui, 80 % du parc éolien national français serait aux mains de sociétés étrangères. « Curieuse image de l’indépendance énergétique nationale », ironise Antoine Waechter.
L’écologiste va plus loin en parlant de « corruption du processus de décision, accompagnée de mesures d’intimidation ». Selon lui, la justice aurait enregistré 250 plaintes en 2018, autant pour des faits de menaces et d’intimidation que pour des prises illégales d’intérêt.
Enfin, sur un plan environnemental stricto sensu, Antoine Waechter compare l’impact d’une éolienne à celui d’une zone industrielle de deux hectares. Selon lui, un aérogénérateur aurait des conséquences désastreuses sur les populations d’oiseaux et, surtout, de chauve-souris. « Les parcs éoliens créent un désert biologique autour d’eux », accuse l’auteur du Scandale éolien , qui pointe l’étrange silence dont feraient preuve certaines associations environnementalistes comme la Ligue de protection des oiseaux (LPO) ou la fédération France nature environnement (FNE).
D’après Antoine Waechter, les effets constatés sur la faune se répercutent forcément sur les populations voisines des éoliennes. Selon l’écologiste, des médecins parleraient même d’un « syndrome éolien ». Les nuisances sonores et surtout visuelles continues affecteraient la santé des riverains.
Pas de vent dans le Sundgau ?
En dehors de la parution de son livre, Antoine Waechter s’est déjà maintes fois positionné contre l’éolien dans le Sundgau, notamment au travers de tribunes et interviews dans L'Alsace. À l’automne dernier, l’élu local de Fulleren avait déjà réagi à l’idée de mener une étude sur l’éolien dans le Sundgau en affirmant qu’elle était totalement inutile pour la simple et bonne raison que le gisement n’est pas là. En d’autres termes, le vent ne souffle pas assez fort dans le Sundgau.
De 15 gigawatts en 2018 à 34,1 gigawatts en 2028
En France, à la fin de l’année 2018, la production d’électricité éolienne représentait 15 gigawatts. Le parc éolien était de 8000 mâts. La loi sur la transition énergétique publiée en mars 2019 prévoit de passer à une production (au minimum) de 34,1 gigawatts en 2028 (35,6 gigawatts dans une option haute), c’est-à-dire environ 14 500 mâts, soit une augmentation de 6500 mâts en dix ans.
5,8 % de la production nationale
Actuellement en France, l’éolien représente 5,8 % de l’électricité consommée. Il s’agit de la deuxième source d’énergie renouvelable. Le secteur représente 18 000 emplois.
Zéro éolienne dans le Haut-Rhin
Pour l’heure, il n’existe aucune éolienne dans le Haut-Rhin. Selon les chiffres disponibles fin 2018, la région Grand Est fournit pourtant 3373 mégawatts en éolien, soit 22 % de la puissance nationale. Cela représente 44 % de la production électrique renouvelable de la grande région.
https://www.lalsace.fr/haut-rhin/2019/10/03/un-scandale-juge-l-ecologiste-antoine-waechter

03/10/19Le brûlot de Fabien Bouglé sur les éoliennes
Les éoliennes, technologie obsolète et néfaste, ont détourné énergies et capitaux aux dépens de l’innovation et de la recherche, seuls à même de trouver une solution à une trop grande dépendance à l’égard des énergies fossiles.
Voici un livre sur les éoliennes qui vient à son heure. Dans cette triste époque de délire mystico-religieux et d’irrationalité satisfaite, Fabien Bouglé remet les pendules à l’heure. Il dénonce l’escroquerie environnementale, économique et politique que représentent les éoliennes.
On aura rarement aussi bien démonté le mythe des prétendues énergies renouvelables. Que le discours sur les éoliennes soit du vent, on le sentait bien, mais sans avoir toujours tous les éléments d’informations réunis de façon commode.
Fabien Bouglé démonte aussi, de façon précise, le business juteux des vertueuses ONG, si promptes par ailleurs à dénoncer les méchants lobbies du nucléaire, du pétrole ou des OGM. Pour paraphraser Voltaire, les prétendus défenseurs de l’environnement crachent dans la soupe pour mieux en dégoûter les autres. Mais ne comptons pas trop sur la presse pour trop se pencher sur certains conflits d’intérêt.
LES PARADOXES DE L’IDÉOLOGIE « PLANÉTOPHILE »
L’idéologie « planétophile », comme l’appelle l’auteur, enthousiasme les citadins et se fait aux dépens des ruraux.
L’idéologie écologiste repose sur des paradoxes continuels : les paysages naturels sont défigurés au nom du respect de la nature ! Les éoliennes gigantesques se substituent aux clochers, comme l’écologisme supplante le christianisme.
Bien sûr, derrière l’enthousiasme lyrique continuel propagé par les médias se révèlent des intérêts financiers bien juteux, dont certaines ONG, par le biais de prises d’intérêt, profitent largement. Fabien Bouglé dénonce dans l’industrie éolienne « une arme de destruction massive de l’environnement ».
UN BILAN ENVIRONNEMENTAL DÉSASTREUXBien que l’information, très biaisée, qui existe sur Internet essaie de faire croire au caractère recyclable des éléments constituant les éoliennes, seul le mât l’est réellement. La nacelle exige l’utilisation des fameuses terres rares que nous retrouvons dans les voitures électriques, les panneaux voltaïques et téléphones portables, si chers à la boboïtude conscientisée. Or rien de plus polluant, notamment sur le plan radioactif, que l’exploitation des terres rares.
Il est curieux que les adversaires acharnés du nucléaire prônent des éoliennes dont la construction entraine l’accumulation de déchets radioactifs et de graves problèmes de santé pour les ouvriers chargés de l’extraction et les populations environnantes.
La durée de vie des éoliennes étant brève, guère au-delà de 25 ans, que faire des stocks de pales à peu près impossibles à recycler et dont les composants se révèlent dangereux pour la santé ? Et en songeant aux 14 000 éoliennes qui rouillent sur place en Californie, on frémit à ce qui nous attend en France et en Europe.
Le « bilan carbone », si cher à notre époque, est absolument désastreux pour les éoliennes comme le montre l’auteur. Elles provoquent même un réchauffement local là où elles sont installées !
LE BON ÉLÈVE DOIT IMITER LE CANCRE
Le vent est certes inépuisable mais ce n’est pas le vent lui-même qui produit directement l’énergie. Et le vent souffle où et quand il veut, comme le savait la sagesse antique. Notre époque paraît avoir oublié cette vérité élémentaire. L’intermittence est un des nombreux talons d’Achille de notre symbole vert. Cette intermittence exige une régulation par l’utilisation de centrales thermiques. En d’autres termes, plus vous utilisez d’éoliennes plus vous devez recourir à des énergies fossiles. Le soi-disant « renouvelable » dépend totalement du non-renouvelable !
On en arrive à cette situation ubuesque où la France, élève modèle de l’Europe en terme d’émissions de CO2, se voit enjointe d’imiter le modèle allemand qui émet 10 fois plus de CO2 par kWh produit.
Divers chapitres sont consacrés aux problèmes subis par les riverains des éoliennes ou au massacre de grande ampleur des oiseaux et de chauves-souris, mais aussi, ce qui est moins connu, du monde marin.
DICTATURE VERTE ET CAPITALISME DE CONNIVENCE
Un chapitre porte un titre significatif, « La nouvelle dictature verte ». Visiblement les règles de la démocratie ne s’appliquent pas pour les installations d’éoliennes. Le chapitre suivant qui fait allusion à une certaine Greta se penche sur le « capitalisme vert ». Derrière les jeunes filles aux nattes se cachent toutes les tares du capitalisme de connivence : exonérations d’impôts, subventions, tarifs subventionnés. Bref, toutes les joies du profit sans risque assuré par le contribuable qui n’en peut mais. Une belle bulle artificielle qui n’aurait jamais existé si le marché avait pu jouer son rôle.
Et à l’horizon se profile un désastre économique, surtout pour notre pays qui bénéficie largement de la manne touristique : mais pour combien de temps ? Touristes et éoliennes ne font pas vraiment bon ménage.
En bref, les éoliennes, technologie obsolète et néfaste, ont détourné énergies et capitaux aux dépens de l’innovation et de la recherche, seuls à même de trouver une solution à une trop grande dépendance à l’égard des énergies fossiles.
Sans vouloir déflorer davantage le contenu d’un ouvrage très documenté, qui mérite la plus large diffusion, je ne peux que vous inviter à le lire au plus tôt !
Fabien Bouglé, Éoliennes, la face noire de la transition écologique, éditions du Rocher, 2019, 240 p.
https://www.contrepoints.org/2019/10/03/354847-le-brulot-de-fabien-bougle-sur-les-eoliennes?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=0b5c0af31c-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-0b5c0af31c-113970649&mc_cid=0b5c0af31c&mc_eid=7562c94020

02/10/19Éoliennes : le livre choc qui dénonce un scandale international
Dans une synthèse particulièrement documentée, le militant Fabien Bouglé démonte un à un les arguments en faveur de l’éolien. Imposture écologique, dangers pour la santé, gaspillage d’argent public, corruption: les faits qu’il rapporte sont préoccupants.
Fabien Bouglé est un militant associatif français. Depuis dix ans, il dénonce le désastre écologique et financier des éoliennes. Entre 2011 et 2016, il est en lien avec le service central de prévention de la corruption du ministère de la Justice français. En 2019, il est auditionné par la commission d’enquête parlementaire sur les énergies renouvelables de l’Assemblée nationale. Chef d’entreprise dans le secteur financier et culturel, il est également élu municipal (sans étiquette) à Versailles. Son dernier livre, Éoliennes, la face noire de la transition écologique, est publié le 2 octobre aux éditions du Rocher.
LE FIGARO.- Pourquoi un tel livre aujourd’hui, alors que la filière éolienne est déjà bien implantée en France, et que l’éolien maritime s’apprête à décoller?
Fabien BOUGLÉ. - Ce livre est le résultat de dix ans d’enquête sur l’éolien, réalisée localement, nationalement et internationalement. Face aux désinformations et contrevérités diffusées par les promoteurs ...

Ce livre est le résultat de dix ans d’enquête sur l’éolien, réalisée localement, nationalement et internationalement. Face aux désinformations et contrevérités diffusées par les promoteurs éoliens, il y avait un besoin urgent de synthétiser l’ensemble des informations et études mondiales sérieuses publiées sur la question. Écrire m’a permis de reconstituer un puzzle qui, une fois terminé, donne un visage inquiétant du système industriel éolien, entre pollution et mafia, et très éloigné de l’image vertueuse de cette source d’électricité. C’est la particularité de mon ouvrage de ne pas aborder la question sous le seul angle franco-français, pour comprendre l’émergence de ce scandale à l’échelle internationale. J’espère amener les pouvoirs publics à reconsidérer une politique qui fonce, à tous les niveaux, droit dans le mur.
LE FIGARO - Dans votre livre, vous détaillez l’imposture écologique des éoliennes. En quoi consiste le «paradoxe» éolien que vous évoquez?
Fabien BOUGLÉ.- Même si l’image des éoliennes commence à se craqueler, elles restent officiellement un symbole de transition écologique et d’électricité verte. Partout sur les sites internet ou dans les publicités, les communicants utilisent des champs d’éoliennes pour incarner l’avenir. Dans les écoles, les professeurs n’hésitent pas à faire de la propagande auprès de leurs élèves, sans recul et sans mise en perspective. La vérité selon laquelle les éoliennes allaient sauver la planète s’est imposée comme un dogme, religieusement, pourrait-on dire… Et pourtant la réalité est très différente!
D’abord, les matières premières nécessaires aux éoliennes sont de véritables fléaux écologiques : les terres ou métaux rares nécessaires pour leur fabrication (entre 200 kilos et une tonne par éolienne) génèrent des déchets radioactifs et conduisent en chine à des leucémies. Les fibres de carbone nécessaires pour les pales sont non recyclables et cancérigènes si elles sont incinérées. Les milliers de tonnes de béton des socles sont enfouies pour très longtemps. Bref, pour fabriquer les éoliennes, toutes les matières premières utilisées sont polluantes et non recyclables. Même le directeur de l’Ademe [Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, NDLR] a lancé l’alerte sur ce paradoxe.
Concernant les gains en termes d’émissions de gaz à effet de serre, l’intermittence des éoliennes entraîne l’utilisation d’énergie fossile (pétrole, gaz ou charbon) lorsqu’elles ne fonctionnent pas. Or ces centrales sont particulièrement polluantes et très émettrices de carbone dans l’atmosphère. En Allemagne, malgré un effort financier considérable pour installer des éoliennes [plus de 500 milliards d’euros, NDLR], la Cour fédérale des comptes vient d’annoncer que la politique de baisse des émissions de gaz à effet de serre se soldait par un échec. Le paradoxe, c’est tout simplement que l’augmentation du nombre d’éoliennes s’accompagne d’une augmentation des émissions de gaz à effet de serre! Nous le constatons aussi en France.

LE FIGARO - A-t-on suffisamment de recul à propos des dégâts sur la santé ? Si la question fait consensus, pourquoi les pouvoirs publics ne réagissent-ils pas ?
Fabien BOUGLÉ - La question des impacts des éoliennes sur la santé est un véritable tabou et constitue ce que j’appelle le scandale du «vent contaminé». Une omerta, comme on en a déjà connu sur d’autres sujets médicaux, s’est progressivement mise en place. Pourtant à l’échelle mondiale, de nombreuses études sérieuses ont été publiées sur le syndrome éolien, avec des troubles bien identifiés: maux de tête, tachycardie, vertige, cancers notamment. Au Canada, les médecins ont identifié plusieurs origines des problèmes de santé liées aux éoliennes: électricité sale, bruit, courant tellurique et effet stroboscopique. D’autres études, dont celle de la Nasa, soulignent que ces problèmes de santé proviennent pour une certaine part des infrasons produits par les éoliennes, qui se propagent jusqu’à 20km. Certains pays utilisent d’ailleurs les infrasons comme armes de guerre...
Malgré une documentation récurrente, les autorités médicales françaises font l’autruche, estimant que ce syndrome n’est que le résultat d’un trouble psychosomatique qu’elles appellent «l’effet nocébo»: ils seraient dus aux informations négatives véhiculées sur le sujet! En Loire Atlantique, 300 vaches sont mortes depuis l’installation d’une centrale éolienne. Il sera bien difficile d’imputer ces décès à des informations anti-éoliennes circulant sur les réseaux sociaux...

LE FIGARO - Sait-on combien cette énergie coûte réellement aux Français ?
Fabien BOUGLÉ - Pour les six parcs éoliens en mer prévus sur le littoral français, les subventions aux promoteurs sont de 30 milliards d’euros. Si on ajoute les subventions de l’éolien sur terre, de l’ordre de 50 milliards d’euros, ainsi que les sommes que la France doit à EDF au titre des rachats d’électricité subventionnée, l’éolien représente une dépense située entre 80 et 100 milliards d’euros minimum, pour quelques pourcents de la production. Financée par l’augmentation de la facture d’électricité et par la taxe carbone sur les carburants, cette dépense est d’ailleurs intimement liée à la crise des «gilets jaunes».
Pour mettre cela en perspective, il faut aussi rappeler que la production électrique française est excédentaire. Nous subventionnons donc de l’électricité qui est ensuite revendue en Allemagne, au prix du marché. C’est donc de l’argent des Français dépensé à fonds perdu et qui sert à fournir des pays limitrophes... Ce gaspillage d’argent public empêche enfin l’État de réaliser les investissements novateurs réellement écologiques qui s’imposent.

01/10/19L’énergie solaire et l’énergie éolienne peuvent désormais se passer de subventions
https://fr.express.live/lenergie-solaire-et-lenergie-eolienne-peuvent-desormais-se-passer-de-subventions/

26/09/19Energie et climat : les sept mesures clés du projet de loi
Adopté ce jeudi par le Parlement, le projet de loi Energie et climat prévoit, entre autres, la réduction des émissions de gaz à effet de serre, une trajectoire de baisse de la part du nucléaire ou encore des dispositions anti-"passoires thermiques". .....
https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/energie-et-climat-les-sept-mesures-cles-du-projet-de-loi-829063.html

21/09/19Éoliennes : ce qu’on ne vous dira jamais
Plusieurs associations d’Eure-et-Loir organisent, ce samedi 21 septembre, une manifestation à Chartres, suite à un projet d’implantation de six nouveaux mâts dans le Perche. L’occasion de clamer haut et fort, tant à l’opinion qu’aux pouvoirs publics, que « les éoliennes ne servent à rien ».
Vous pensiez que les éoliennes étaient LA solution efficace en matière de transition énergétique ? Certes, elles dénaturent un tant soit peu nos paysages, mais puisque c’est bon pour la planète, nous martèle-t-on, peut-être faut-il se résigner et accepter que nos campagnes et nos vallées soient ainsi défigurées ? Détrompez-vous ! En réalité, « la production énergétique des 8.000 éoliennes installées ou en cours d’installation en France à la fin 2018 représente moins de 1,5 % de l’énergie consommée en France », dénonce Arnaud Casalis, président de l’association Perche Nature et Environnement, et l’un des organisateurs de la manifestation. Présenter les éoliennes comme une solution d’avenir relève donc du mensonge, puisque même ce faible pourcentage de production est parfaitement aléatoire et intermittent. Quand avons-nous le plus besoin d’électricité ? Pour nous chauffer ou nous rafraîchir et, ironie du sort, c’est précisément quand il fait le plus chaud ou le plus froid qu’il n’y a pas de vent, donc pas d’éoliennes. Par ailleurs, cette solution dite d’avenir ne permet absolument pas de stocker cette électricité. Dès lors, qui prend le relais pour pallier l’incapacité de l’éolienne à répondre à nos besoins ? Les centrales à énergies fossiles pour vous servir ! Autrement dit à gaz ou à charbon. En somme, plus nous installons d’éoliennes, plus nos centrales à gaz produisent de l’énergie et plus nous polluons. Pas mal, pour une énergie verte.
La carte éolienne se superpose à la carte de la pauvreté
Outre les nombreux effets dévastateurs bien connus sur l’environnement, la santé, la faune et la flore, un autre scandale lié aux éoliennes mérite notre attention. La Cour des comptes a récemment chiffré le gâchis éolien à 40 milliards pour les contribuables depuis 15 ans, soit 5,7 millions d’euros par machine. Pour mieux comprendre, Arnaud Casalis précise : « Ce sont 40 milliards d’euros qui ont été prélevés en 10 ans dans la poche du contribuable-consommateur pour un résultat plus que négligeable en terme de transition énergétique. » Or, d’après le site des Contribuables associés, nous apprenons que « ces sommes devraient être triplées d’ici 2030, l’argent filant directement vers les paradis fiscaux… soit 120 milliards d’euros de dette à venir pour l’État, sous forme d’engagements financiers non comptabilisés ».
Et il est particulièrement intéressant de constater que « la carte éolienne se superpose en France à la carte de la pauvreté. Encore une fois c’est la ruralité, déjà rudement mise à contribution, qui paie le prix fort pour le seul bénéfice de quelques-uns », regrette Arnaud Casalis. Pas d’inquiétude à avoir, en revanche, au sujet de l’encerclement de la cathédrale de Chartres également dénoncé. Une directive paysagère a été lancée par la préfecture afin de réglementer les constructions dans les cônes de vue de l’édifice du XIIIe siècle. « Nous avons des vues remarquables sur un rayon de 25 à 30 km autour de la cathédrale. Il faut les conserver », rappelait la préfète Sophie Brocas à L’Écho républicain. Maigre consolation, au demeurant : à condition de ne pas les installer n’importe où, l’on veut bien des éoliennes. L’entourage du maire de Chartres nous apprend que Jean-Pierre Gorges prévoit d’assister à la manifestation en écharpe tricolore afin d’apporter son soutien aux associations. Puissent leurs voix être enfin entendues.
Sur le même sujet, retrouvez le reportage exclusif de Boulevard Voltaire : Éoliennes, le vent de la colère.
https://www.bvoltaire.fr/eoliennes-ce-quon-ne-vous-dira-jamais/

19/09/19Des éoliennes françaises pour les États-Unis
https://fr.news.yahoo.com/%C3%A9oliennes-fran%C3%A7aises-%C3%A9tats-unis-182137942.html?guccounter=1&guce_referrer=aHR0cHM6Ly93d3cuZ29vZ2xlLmNvbS8&guce_referrer_sig=AQAAAL_c_hTD5scdj44Erb3W5i626Lt8alNc2nbOn4I2OLn_3KlCDXYYCRmKqJdGsKqr5TwRiSOkbEBr9U6YhyikvA0klZ1bO3G3xhPCaaUDVlagOWWbZbE3CHA4whsaIJdyd4JFLrei53oUgJhdBVhdx5yfXfy-sYdcFXUaMfw1qO01

18/09/19"A cause des énergies propres, il faut renforcer le réseau de lignes électriques à haute tension"
Le réseau de transport électrique français (RTE), vient d'annoncer un chantier de 33 milliards d'euros sur 15 ans. Un travail colossal dû en partie aux énergies propres.
La France va considérablement renforcer son réseau de lignes à haute tension. RTE (le Réseau de Transport Electrique) annonce 33 milliards d'euros d'investissements dans les 15 prochaines années.
C'est considérable ! Pour donner une idée, c'est deux fois le Tunnel sous la Manche, soit 1.000 euros par foyer ! Même si - je vous rassure - pour le consommateur, cet investissement sera amorti sur une longue période, donc peu visible sur la facture, environ 12 euros par an.
Pourquoi de tels travaux sur notre réseau électrique qui est déjà le plus long d'Europe ?
Parce qu'il en faut encore plus à cause des énergies propres. On a souvent la vision romantique des énergies propres. On aurait son potager pour cultiver ses légumes et ses panneaux solaires, pour consommer son électricité...tout cela de façon autonome. Ce n'est pas du tout comme ça que ça se passe ! Car on veut de l’électricité nuit et jour, 365 jours par an, même quand il n'y a pas de soleil, ou pas de vent. Et donc, pour assurer ce service permanent, alors que la production d'électricité va devenir aléatoire, il va falloir être capable d'aller chercher l’électricité très loin.
Il n'y a pas de soleil en Bretagne ? Pas de problème, on va chercher l’électricité en Alsace ou les éoliennes, fonctionnent à plein régime. Cette nouvelle organisation nécessite de considérablement accroître le réseau électrique, y compris avec l’étranger d’ailleurs. Car parfois, il faudra aller chercher électricité jusqu'en Bavière ou en Andalousie.
Mais la France va être défigurée, avec toutes ces nouvelles lignes à haute tension ?
Non, on va enfouir au maximum les nouvelles lignes et renforcer les lignes existantes. RTE promet même (à terme) une moindre empreinte visuelle. Mais oui, l’électricité propre signifie un réseau ultra connecté...avec des électrons verts qui se baladent partout en Europe, au grès du vent et du soleil. C'est beau ! 

https://www.europe1.fr/emissions/axel-de-tarle-vous-parle-economie/a-cause-des-energies-propres-il-faut-renforcer-le-reseau-de-lignes-electriques-a-haute-tension-3920295

17/09/19Éoliennes et métaux rares : rumeurs et réalités 😏
Dans certains médias et sur les réseaux sociaux, l’empreinte écologique des énergies renouvelables est parfois montrée du doigt. Les éoliennes, notamment, sont régulièrement accusées d’utiliser des « terres rares », lesquelles seraient produites en Chine par des procédés très polluants pour le sol et l’eau. Ces rumeurs sont-elles fondées ? Qu’en est-il en réalité ?
La publication par Guillaume Pitron du livre « La guerre des métaux rares » a été à l’origine d’une polémique largement médiatisée reprochant aux technologies vertes, utilisées pour la production d’énergies renouvelables ou de véhicules électriques, de consommer de grandes quantités de ressources stratégiques extraites par des procédés polluants.
Dans un article publié sur le site automobile-propre.com j’avais déjà démontré que le procès fait aux véhicules électriques, accusés pour leur emploi de terres rares, était complètement déraisonnable. En résumé, les « terres rares » sont le nom scientifique d’une famille de métaux qui ne sont pas rares du tout : les réserves mondiales sont importantes, bien réparties dans les 5 continents et aucune pénurie n’est à craindre avant plusieurs centaines d’années. Si la Chine détient une part majoritaire de la production mondiale, c’est uniquement parce qu’elle pratique un dumping des prix. Mais la croissance de la demande a amorcé un renversement de la tendance et de nombreuses nouvelles mines s’ouvrent aux 4 coins de la planète.
Dans ce même article, j’ai pu rétablir une autre vérité : les batteries des véhicules électriques actuellement sur le marché ne recèlent pas de terres rares. Certains modèles en contiennent dans leurs moteurs électriques mais ce n’est pas une nécessité, ils pourraient très bien s’en passer. En d’autres termes, l’avenir et le développement de la mobilité électrique ne dépend nullement de l’exploitation de terres rares.
Et dans les éoliennes ?
Qu’en est-il alors des éoliennes régulièrement incriminées, elles aussi, pour leur emploi de terres rares ?
Il est exact que quelques constructeurs de turbines en utilisent (le néodyme en particulier) pour la fabrication des aimants permanents qui équipent certains modèles de génératrices. Mais d’autres constructeurs comme par exemple Enercon – le 3e au monde en termes de part de marché – Senvion ou Nordex – deux des plus importants fabricants d’éoliennes en Europe – n’utilisent pas d’aimants permanents et donc pas de terres rares. Selon le Syndicat des Énergies Renouvelables (SER), la technologie des génératrices à aimants permanents qui fait appel aux terres rares n’est présente que dans moins de 10 % du parc éolien français. Même constat en Belgique ou l’Association pour la promotion des énergies renouvelables (APERe) a également répertorié moins de 10 % d’éoliennes contenant des aimants permanents dans lesquels sont incorporées des terres rares.
En fait, c’est surtout dans l’éolien offshore que des aimants permanents sont utilisés, essentiellement pour des raisons de poids réduit et de compacité des génératrices mais aussi d’efficacité et de facilité des entretiens. Toutefois il est clair et certain qu’il est tout-à-fait possible de concevoir des éoliennes sans terres rares, il s’agit uniquement d’une question de choix technologique du constructeur.
Accuser les éoliennes et plus généralement les technologies vertes de dépendance aux métaux rares, de pillage des ressources ou de pollution des sols et des nappes aquifères en Chine, est dès lors tout aussi absurde que d’accuser les chemins de fer français d’être responsables de la production de déchets radioactifs parce qu’ils seraient majoritairement alimentés en électricité par des centrales nucléaires.
Recherche et développement
Par ailleurs, l’industrie éolienne consacre d’importants efforts de recherche et de développement en vue de mettre au point des technologies de génératrices pour éoliennes qui rendraient inutiles l’utilisation de terres rares dans les aimants permanents. En Europe comme en Amérique, des développements misent sur l’utilisation de matériaux supraconducteurs à haute température critique (comme les cuprates) pour produire des champs magnétiques puissants sans aimants permanents, ce qui permet de gagner en compacité. L’entreprise britannique GreenSpur Renewables annonce avoir substitué les terres rares par de la ferrite dans les aimants permanents qui équipent les génératrices d’éoliennes de 3 et 6 MW. Et aux Etats-Unis, des projets portés par ABB et WEG Energy Corporation bénéficient de subsides alloués par le Département de l’Energie (DOE) pour mettre au point des génératrices pour éoliennes puissantes plus légères et compactes, sans terres rares.
Tout ceci nous permet de comprendre que, comme pour la mobilité électrique, l’avenir de l’énergie éolienne ne dépend nullement de l’exploitation de terres rares. D’éventuelles pénuries de certaines ressources ne compromettront pas son développement.
Bilan carbone très bénéfique
Alors, polluantes les éoliennes ? En 2015, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) a calculé les émissions de gaz à effet de serre des éoliennes, sur l’ensemble de leur cycle de vie (depuis l’extraction des matières premières jusqu’à leur fin de vie). Un kilowattheure produit par une éolienne terrestre émet 12,7 grammes de CO2eq. Pour une éolienne offshore, c’est 14,8 grammes. Par rapport aux émissions du mix électrique français, largement nucléarisé, estimées à 79 g CO2eq/kWh, c’est très peu. Une éolienne terrestre produit en un an assez d’énergie pour compenser celle qui a été nécessaire à sa fabrication. Une éolienne offshore le fait en 14 mois. Pour rappel, la durée de vie d’une éolienne actuelle est d’environ 30 ans. Ensuite elles sont démantelées et plus de 90 % des matériaux qui les constituent sont recyclés, comme expliqué dans cet article.
https://www.revolution-energetique.com/eoliennes-et-metaux-rares-rumeurs-et-realites/

17/09/19
Electricité : l'investissement dans le réseau va bondir de 50% par an
Le gestionnaire du réseau de transport de l'électricité (RTE) chiffre à 33 milliards d'euros ses investissements d'ici à 2035, un saut moyen de 50 % par rapport au niveau actuel. Ces dépenses doivent financer à la fois le raccordement des éoliennes en mer, l'adaptation du réseau à l'évolution du mix énergétique et le renouvellement des infrastructures.
Avec l'essor des énergies renouvelables, des véhicules électriques, la fermeture de 14 réacteurs nucléaire prévue d'ici à 2035 et l'arrêt des centrales au charbon dès 2022 , les prochaines décennies s'annoncent particulièrement chargées pour le gestionnaire du réseau de transport de l'électricité (RTE)....
https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/les-investissements-vont-flamber-dans-le-reseau-electrique-francais-1132341

17/09/19Eoliennes et servitudes aéronautiques militaires : vers des précisions réglementaires sur les règles d'implantation des parcs
Extrait : Energies renouvelables / Renewables - Le ministère de l'Environnement a confirmé, dans sa réponse à une question parlementaire publiée le 10 septembre 2019, oeuvrer actuellement, en collaboration avec le ministère de la...http://www.journaldelenvironnement.net/article/eoliennes-et-servitudes-aeronautiques-militaires-vers-des-precisions-reglementaires-sur-les-regles-d-implantation-des-parcs,99381

17/09/19
Pourquoi RTE veut investir 33 milliards d'euros dans le réseau électrique
Dans son schéma prévisionnel à 2035, le transporteur d’électricité RTE évalue à 33 milliards d’euros les investissements nécessaires pour maintenir et développer le réseau existant, absorber les énergies renouvelables et connecter les pacs éoliens offshore.
C’est avec beaucoup de précautions que François Brottes, président de RTE, a lâché lors d’une conférence de presse à Paris le 17 septembre le montant des investissements prévus, 33 milliards d’euros, pour rénover et adapter le réseau électrique à l’horizon 2035. Sa crainte : que le montant soit intégralement imputé à l’intégration des énergies renouvelables, par les nucléocrates de tous bords.
7 milliards pour connecter l’offshore
Or sur 15 ans, l’adaptation du réseau à la nouvelle configuration de production, avec une part de nucléaire réduite à 50% dans le mix, ne compterait "que" pour 20 milliards d’euros. Et encore parce que RTE devra investir 7 milliards dans la connexion des parcs éoliens offshore, désormais à sa charge suite aux renégociations du tarif avec les opérateurs. RTE prévoit de connecter le parc de Saint-Nazaire en 2022 et ensuite un ou deux parcs par an. Côté réseau terrestre, "jusqu’en 2025, le développement des ENR peut se faire avec le réseau existant, assure Thomas Veyrenc, directeur stratégie et prospective de RTE. Nous avons des solutions pour optimiser les lignes afin d’absorber jusqu’à 50 GW d’éolien et photovoltaïque terrestre, soit le double d’actuellement, grâce à des automates et sans travaux d’ampleur".
10 milliards d’optimisation des infrastructures
Le reste des investissements prévus iront pour 8 milliards d’euros au renouvellement des infrastructures, pour 3 milliards d’euros au numérique et pour 2 milliards au développement des interconnexions avec nos voisins européens, "qui doivent doubler d’ici à 2035 pour atteindre environ 30 GW contre 12 à 15 aujourd’hui", précise Thomas Veyrenc.
Ramené à 10 ans, qui est normalement l’horizon de l’exercice de "schéma décennal de développement du réseau" auquel doit se plier RTE tous les deux ans, c’est 20 milliards d’euros que la France va devoir investir dans son réseau de transport d’électricité (hors réseau de distribution d’Enedis) entre 2021 et 2030. L’Allemagne prévoit 61 milliards d’euros pour la période 2020-2030 et la Belgique 5 milliards. La Grande-Bretagne elle annonce 12,4 milliards d’investissement pour 2021-2025 et l’Italie 6,2 milliards pour 2019-2023.
Augmentation du Turpe à prévoir
En moyenne, les investissements annuels de RTE passeraient ainsi de 1,3 milliard d’euros à environ deux milliards. Mais cela n’aurait qu’un impact très faible sur la facture d’électricité, promet François Brottes. "Quelques euros par an pour un foyer moyen", évalue Thomas Veyrenc. Le Tarif d'Utilisation des Réseaux Publics d'Électricité (TURPE), devrait donc forcément évoluer. C’est la Commission de régulation de l’énergie (CRE) qui décide des augmentations.
Mais, selon François Brottes, le fait que la connexion de l’offshore soit désormais à la charge de RTE et non plus de l’Etat, qui prélève depuis 2000 une contribution au service public de l’électricité (CSPE) sur les factures pour financer le développement des énergies renouvelables, serait au final transparent pour les consommateurs.
https://www.usinenouvelle.com/article/pourquoi-rte-veut-investir-33-milliards-d-euros-dans-le-reseau-electrique.N885134

17/09/19
RTE prépare son grand carénage
Le gestionnaire du réseau de transport d’électricité a présenté, mardi 17 septembre, son programme d’investissement décennal. Au menu: modernisation, numérisation, enfouissement et cadencement des travaux.
Les grands travaux vont devenir la marque de fabrique du groupe EDF. Après les dizaine de milliards consacrés à la modernisation du parc nucléaire tricolore, le groupe présidé par Jean-Bernard Levy s’attaque à un autre grand carénage : celui du réseau de transport d’électricité.
Gérées par RTE (filiale à 50,1% d’EDF), ces 100.000 km de lignes à haute et très haute tension sont une infrastructure vitale pour le système électrique: elles véhiculent l’électricité des centrales aux réseaux de distribution, assurent les échanges avec les pays voisins.
50 ANS D'ÂGE
En moyenne, ce réseau relativement maillé affiche une cinquantaine d’années de moyenne d’âge. Comme pour les centrales nucléaires, il doit être remis à niveau. Et être adapté aux exigences de la prochaine programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) et de l’évolution du bouquet électrique des pays riverains.
Un réseau décarboneur. La modernisation du réseau de lignes THT va-t-il réduire nos émissions carbonées ? Oui, estime RTE. La filiale d’EDF estime que les autoroutes de l’électricité de 2035 faciliteront le développement des énergies renouvelables, du véhicule électrique, la disparition de centrales thermiques. De quoi éviter l’émission de 55 à 80 Mt de CO2 par an.
Conçues pour transporter le courant produit en continu par quelques dizaines de centrales nucléaires et hydroélectriques, ces artères à électrons vont devoir s’adapter aux aléas de la production intermittente, éolienne et photovoltaïque, à la réduction du parc nucléaire[1] et sans doute à un accroissement des échanges intra et international.
LE SEUIL DES 50 GW
En 2035, éolien et solaire injecteront 232 TWh/an: 5 fois plus qu’en 2019. «Tant que la capacité de production cumulée de l’éolien terrestre et du photovoltaïque demeure inférieure à environ 50 GW[2], l’infrastructure actuelle semble globalement bien adaptée. […] Au-delà de 50 GW, des adaptations plus structurantes sont nécessaires pour accueillir les nouvelles installations renouvelables et faire face à la modification des transits résultant de la fermeture prévisible de certains réacteurs dans les vallées du Rhône et de la Loire[3]», indique RTE.
Il faudra notamment renforcer certains axes réputés fragiles: le centre de la France, le Massif central, la façade atlantique, l’axe Rhône-Bourgogne et la diagonale Manche-Normandie-Paris.
Présenté ce mardi 17 septembre, le schéma décennal de développement du réseau (SDDR) fixe plusieurs objectifs: amélioration de la qualité de service, optimisation des lignes existantes, numérisation du réseau, doublement des capacités d’échanges avec les pays voisins, raccordement des parcs éoliens marins, et réduction de la consommation d’espaces. Au total, RTE prévoit d’investir 33 milliards d’euros d’ici à 2035, soit 2 milliards par an[4]. Ce qui représente une hausse de 50% du montant de ses investissements annuels.

À quoi utiliser ces fonds? D’abord, à remplacer les ouvrages les plus anciens, notamment ceux qui ont été construits dans les années 1950. Pour optimiser le réseau existant et lui donner la souplesse imposée par le déploiement des énergies intermittentes, il devra être équipé en automates, outils de contrôle et en système de télécommunication et d’information.
Pour sécuriser le système et dynamiser les échanges, RTE prévoit aussi de doubler la capacité des interconnexions avec les réseaux voisins: de 15 GW, aujourd’hui, cette capacité pourrait atteindre une trentaine de GW en 2035). De nouvelles lignes devraient être tirées avec l’Espagne (via le Golfe de Gascogne et les Pyrénées), l’Irlande, le Royaume-Uni, la Belgique, l’Allemagne et l’Italie.
MISE À L'EAU
Le gestionnaire du réseau de transport (GRT) entend cadencer la mise à l’eau des lignes qui permettront aux futurs parcs éoliens marins d’injecter leurs GWh sur le réseau terrestre. D’ici à 2035, il faudra ainsi raccorder de 10 à 15 GW de capacités marines. Cet investissement important pourra être minoré en développant des hubs de raccordement, en standardisant certaines infrastructures et en redimensionnant la puissance des parcs.
Ces investissements vont-ils penser sur le montant de la facture des consommateurs? RTE se veut rassurant. Certes, le GRT va accroître de moitié le montant annuel de ses investissements. Mais ceux-ci seront amortis sur une quarantaine d’années. Finalement, espère l’entreprise, la part du transport dans le total des coûts du système électrique (environ 10%) devrait rester stable.
Le SDDR sera soumis au gouvernement, à l’Autorité environnementale et à la commission de régulation de l’énergie (CRE). Le régulateur pourra alors rédiger la nouvelle mouture des tarifs d'utilisation des réseaux publics d'électricité (Turpe), dont la publication est attendue pour le début de 2020.
La mise à la terre. L’acceptation des nouveaux réseaux est difficile. Il faut, en moyenne, une dizaine d’années pour construire une nouvelle ligne. Raison pour laquelle, RTE prévoit d’enterrer «par principe» ces nouveaux réseaux de 63 et 90 kV.
[1] 14 réacteurs pourraient être mis à l’arrêt d’ici à 2035.
[2] Elle s’élevait à 23,6 GW fin 2018.
[3] Le seuil des 50 GW pourrait être dépassé vers 2025.
[4] Durant cette période, les électriciens vont consacrer de 150 à 200 milliards pour développer les énergies renouvelables et moderniser le parc nucléaire.
http://www.journaldelenvironnement.net/article/rte-prepare-son-grand-carenage,99386
13/09/19« Le Monde des lecteurs » - Environnement : Chères éoliennes
« Au moment où la dette publique de la France explose, effet gilets jaunes oblige, la chasse aux dépenses inutiles est ouverte !… Justement, il serait temps de s’intéresser à la gabegie financière que représente le coût pharaonique des éoliennes » juge Alain Desgranges.
Sur le blog « Le Monde des lecteurs », les lectrices et lecteurs du « Monde » peuvent commenter l’actualité. Vous pouvez contacter la rédaction par courriel : courrier-des-lecteurs@lemonde.fr.
Au moment où la dette publique de la France explose, effet gilets jaunes oblige, la chasse aux dépenses inutiles est ouverte !… Justement, il serait temps de s’intéresser à la gabegie financière que représente le coût pharaonique des éoliennes. Pas moins de 22,3 milliards d’euros sur 20 ans pour les six premiers parcs offshore implantés dans la Manche et l’Atlantique.
Une dépense validée le 26 juillet par la Commission européenne qui s’ajoute aux 121 milliards d’euros (selon la Cour des Comptes) représentant les primes au solaire photovoltaïque et à l’éolien qui restent à payer (essentiellement en taxes à la pompe à essence), pour financer uniquement les contrats d’aides signés avant 2017. A payer par le consommateur/contribuable bien sûr !…
Dans le même temps, on arrête prématurément notre « vieille » centrale nucléaire de Fessenheim. Pourtant, l’autorité de sûreté l’a autorisé à fonctionner pendant 10 années supplémentaires. Et elle fournit à tout instant une électricité décarbonée et d’un coût compétitif, pour le plus grand bénéfice des entreprises et du pouvoir d’achat des particuliers.
Curieusement, à moins de 30 km de la centrale alsacienne, nos amis suisses ont décidé de poursuivre l’exploitation de leur centrale de Beznau bien plus vieille que Fessenheim avec ses 50 années au compteur, sans susciter le moindre commentaire des écolos germaniques ou de ceux de leur pays.
Comprennent qui pourra !…
Alain Desgranges, Le Bouscat (Gironde)
https://www.lemonde.fr/blog-mediateur/article/2019/09/13/le-monde-des-lecteurs-environnement-cheres-eoliennes_5509870_5334984.html

12/09/19En Europe, 65 GW d’éoliennes terrestres arriveront en fin de vie en 2028 [Étude]
Dans neuf ans, pas moins de 65 GW d’éoliennes terrestres européennes devront être remplacés. Cette donnée provient d’une nouvelle étude de Wood Mackenzie, publiée le 9 septembre. Pour rappel, le Vieux Continent compte 170 GW de capacité éolienne terrestre au 1er janvier 2019, selon l’association WindEurope.
Wood Mackenzie indique cependant que 4 GW par an (entre 2019 et 2028) pourraient bénéficier d’une mise à niveau...
https://www.greenunivers.com/2019/09/en-europe-65-gw-deoliennes-terrestres-arriveront-en-fin-de-vie-en-2028-etude-210452/

11/09/19Éoliennes, le vent de la colère 
Enquête exclusive chez les « opposants », à ne pas rater !
Les projets d’implantation d’éoliennes se multiplient un peu partout en France. Parmi les derniers projets en cours, les Hautes-Alpes. Les Hautes-Alpes, c’est pourtant le lac de Serre-Ponçon, c’est un département à la nature préservée, c’est le parc naturel des Écrins, les parcs régionaux du Queyras, des Baronnies. Une centaine d’éoliennes sont prévues. Il y a les Pyrénées, le Maine-et-Loire, le Centre-Val de Loire.
Il y a Chartres. Même le site emblématique de la cathédrale de Chartres, premier site classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO, est menacé d’encerclement par des éoliennes. De nombreuses associations appellent à une manifestation, le 21 septembre prochain, pour s’opposer au projet.
Il y a l’Ille-et-Vilaine, en Bretagne, il y a aussi la Dordogne. Le 24 août 2019, près de 600 personnes ont défilé dans les rues de la commune de Saint-Aulaye. Dans le cortège, beaucoup d’élus. Des maires, des députés, des conseillers départementaux. Il y a aussi beaucoup d’associations de protection de l’environnement (la FED, la fédération Environnement durable, Association 3D, Forces Périgord 24, Stop Éolien 16, Vent du bocage). Il y a aussi l’association Chasse, pêche, nature et traditions. Le projet qui porte sur cinq éoliennes de 182 mètres de hauteur fait hurler une bonne partie de la population dispersées sur trois communes – 94 % des habitants concernés se sont prononcés contre.
« Une affaire d’argent »
Pour Jean-Louis Butré le président fondateur de la FED, l’association Environnement durable, « il s’agit d’une affaire d’argent. C’est subventionné ! À partir du moment où des promoteurs installent des éoliennes sur la France, ils gagent beaucoup d’argent qui est pompé sur la facture d’électricité des contribuables français. Les fonds financiers qui alimentent les sociétés éoliennes, il y en a partout ! Il y a des promoteurs d’éoliens qui sont partis avec un milliard d’euros ! »
Pour Julien Aubert, député LR de Vaucluse et rapporteur spécial sur le budget de l’énergie, « il y a des promoteurs qui ont des attitudes de cow-boys et qui ne disent pas toute la vérité sur la manière dont les choses se déroulent. Certains m’ont raconté qu’on leur avait proposé de l’argent pour régler un problème sans avoir à passer par des tribunaux… »
20.000 éoliennes prévues… pas aussi « propres » qu’ont le dit ?
Avec la loi sur la transition énergique, l’État prévoit la mise en place de 20.000 éoliennes partout dans l’Hexagone. Il en existe 8.000, actuellement, dans le pays.

10/09/19Les éoliennes sont encore loin de faire l'unanimité, 7 projets d'implantation sur 10 sont contestés
7 projets d'implantation d'éoliennes sur 10 sont contestés devant les tribunaux. Partout en France, des élus et habitants s'opposent à ces parcs accusés de défigurer le paysage au profit des intérêts commerciaux des opérateurs. En Maine-et-Loire, le projet d'implantation a été accepté malgré le fait qu'il ait d'abord été déconseillé par la préfecture. Les opposants dénoncent une fraude. En Charente-Maritime, des habitants se battent contre un projet de 30 à 40 éoliennes sur une zone naturelle. Les éoliennes représentent 0.8% de l'énergie produite. Actuellement, 6.000 sont implantées, mais ce chiffre devrait doubler d'ici quatre ans.https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/les-eoliennes-sont-encore-loin-de-faire-l-unanimite-7-projets-d-implantation-sur-10-sont-contestes-1185579.html

07/09/19 : Centrale de Gardanne : qui est le nouveau patron, Daniel Kretinsky ?
Le milliardaire tchèque, à la tête d'EPH, est spécialisé dans le rachat des sites industriels voués à la fermeture
En achetant les centrales à charbon de Gardanne et Saint-Avold (Moselle) -mais aussi deux solaires et six parcs éoliens - à l'Allemand Uniper, le groupe EPH entre sur le marché énergétique français avec la bénédiction du ministère de l'Économie et de Bruxelles. Comme les autres centrales françaises d'EDF de Seine-Maritime et Loire-Atlantique, ces sites sont appelés à sortir de l'alimentation au charbon d'ici 2022. Uniper avait d'ailleurs justifié la vente de ces actifs par l'absence de tout agenda négocié.
Un horizon qui ne dérange en rien Daniel Kretinsky, milliardaire tchèque de 44 ans, spécialisé dans le rachat des sites voués à la fermeture, la plupart des gouvernements européens ayant les mêmes objectifs de sortie du charbon pour répondre aux prescriptions européennes.
EPH pèse 6 milliards d'euros de chiffre d'affaires

Daniel Kretinsky, juriste, a d'abord intégré un grand groupe financier slovaque avant de s'intéresser aux médias. Détenteur du premier groupe de médias tchèque, il est entré dans l'actionnariat du Monde en 2018 en rachetant les parts de Matthieu Pigasse. Il est aussi propriétaire de Marianne et d'une partie du pôle magazine du groupe Lagardère.
Sa fortune est tirée de la production et du transport d'énergie en Europe centrale depuis 2009 à travers son groupe EPH (Energeticky a Prumyslovy Holding), monté avec de puissants appuis, qui pèserait 6 milliards d'€ de chiffre d'affaires.
D'abord, il rachète au Français GDF et l'Allemand EOn le gazoduc Eustream qui fournit le gaz à l'Europe occidentale. Puis, il s'attaque aux mines et centrales à charbon alors que l'Europe se tourne vers les énergies renouvelables. Selon Les Echos, "il rachète à vil prix des centrales à charbon et à lignite dont personne ne voulait". Mais doivent continuer à fonctionner dans cette période de transition énergétique qui est partie pour durer. EPH rachète les parts des entreprises, souvent des filiales étatiques, en Slovaquie, puis en Allemagne qui s'est engagée à sortir du nucléaire mais où la moitié de la production électrique provient encore du charbon, et devient ainsi 2e plus gros producteur de CO2 d'Europe. Selon Le Monde, les managers savent ensuite "rationaliser et réduire les coûts".
Au Royaume-Uni, en 2017, EPH rachète la centrale d'Eggborough (Leeds), sur le point de fermer et en piteux état. Des quotidiens anglais évoquent 130 licenciements sur 170 salariés. Outre-Manche, la sortie du charbon est programmée pour 2025. Mais le besoin énergétique lui permet d'obtenir un sursis du gouvernement qui lui permet de construire une nouvelle centrale fonctionnant au gaz.
Parallèlement, EPH a vendu plusieurs centaines d'hectares du site à un groupe spécialisé dans l'aménagement de friches industrielles en entrepots logistiques. EPH détient aussi en Angleterre trois autres centrales qui pourraient passer à la biomasse, et une 5e censée valoriser les déchets. Comme en Angleterre, précise Le Monde, EPH a acquis un groupe public suédois possédant les plus grandes mines de charbon dans l'est de l'Allemagne et trois des centrales les plus polluantes à un prix dérisoire après avoir négocié un fond de caisse pour anticiper la fermeture des sites. EPH apparaît dès 2015 sur le marché italien, rachetant six centrales, dont celle de Fiume Santo (Sardaigne) qui tourne au charbon et a connu les mêmes propriétaires que la centrale de Gardanne: Endesa et EOn. Selon les journaux italiens, le site est stratégique pour l'alimentation électrique de l'île et les syndicats dénoncent l'obsolescence de leur usine, de premières réductions drastiques des effectifs, le tout sur fond de plaintes pour contamination des sous-sols et épisode de marée noire.
Un soutien des pouvoirs publics ?
En Italie, la fin du charbon est pour 2025. Selon un quotidien sarde il y a quelques mois, EPH aurait proposé de convertir la centrale en biomasse et y adjoindre une unité gaz. Moyennant prolongation des subventions. Et ceci, pour ne pas remettre en cause 400 emplois ni plonger la Sardaigne dans la précarité énergétique.
EPH obtient facilement des prêts des plus grandes banques pour ces investissements. Un observateur du monde des énergies rappelle que les nouveaux opérateurs peuvent s'attendre à des soutiens publics en cas de fermeture imposée des unités. "Si trouver des sites pour construire des centrales est très difficile (à la fois administrativement et politiquement), racheter les existantes permet d'y construire plus facilement un équipement utilisant une autre source d'énergie : gaz ou biomasse". Même si cette dernière ne fait pas l'unanimité non plus chez les défendeurs de l'environnement.
Pour Les Amis de la terre, la vente des centrales françaises à EPH est "une transaction à haut risque pour le climat et l'avenir des salariés. EPH a fait ses preuves en matière de licenciements éclairs, transfert des coûts sur le contribuable et lobbying agressif pour décaler les dates de fermeture puis toucher des compensations financières. Ce qui intéresse M. Kretinsky est de faire un maximum de profit pour rentabiliser à court terme.
Le gouvernement doit s'assurer que les centrales ferment bien d'ici 2022 et ne soient pas reconverties en centrales à gaz ou à la biomasse. Il doit aussi veiller à ce que des dispositifs d'accompagnement sérieux soient mis en place pour les salariés, sous-traitants et territoires", a réagi Cécile Marchand des Amis de la Terre.
À Gardanne, Uniper dit avoir investi 250 M€ pour la conversion de la tranche 4 en biomasse, forte d'une promesse de rachat de l'électricité produite à un tarif préférentiel par l'État (1,4 milliard d'€ pour 20 ans). Un engagement dont on ne sait pas à ce jour s'il bénéficiera au nouveau propriétaire.


04/09/19Éoliennes : pour ou contre ?
JT 20H - Il y avait très peu d'éoliennes dans l'Hexagone, il y a seulement dix ans. Depuis, elles ont poussé comme des champignons après la pluie.
Sur l'ensemble du territoire, on compte désormais plus de 8 000 éoliennes, qui produisent une énergie inépuisable. Un chiffre qui va être multiplié par trois d'ici 2030. Ces dispositifs sont cependant visibles à des kilomètres et font du bruit. Ce qui explique sans doute la contestation des 70% des projets d'installation devant les tribunaux.
Ce sujet a été diffusé dans le journal télévisé de 20H du 04/09/2019 présenté par Gilles Bouleau sur TF1. Vous retrouverez au programme du JT de 20H du 4 septembre 2019 des reportages sur l'actualité politique économique, internationale et culturelle, des analyses et rebonds sur les principaux thèmes du jour, des sujets en régions ainsi que des enquêtes sur les sujets qui concernent le quotidien des Français.
https://www.lci.fr/population/eoliennes-pour-ou-contre-2131307.html

04/09/19 :
Eolien : la CRE veut restreindre les aides au repowering
Un projet d'arrêté prévoit de limiter l'accès au guichet ouvert pour bénéficier du complément de rémunération pour l'éolien terrestre. La CRE propose de limiter l'aide aux parcs renouvelés, afin de prolonger la durée d'exploitation des premiers parcs.
Dans une délibération du 24 juillet sur le projet d'arrêté prévoyant l'évolution du régime de soutien à l'éolien terrestre au 1er juin 2020, la Commission de régulation de l'énergie (CRE) recommande de restreindre les aides aux parcs renouvelés, estimant que les premières installations devraient être amorties plutôt que démantelées. Elle se prononce également sur les restrictions prévues par l'arrêté sur l'accès au guichet ouvert permettant de bénéficier du complément de...

26/08/19
Total avance dans les renouvelables en croquant Vents d’Oc
Via sa filiale Quadran, Total annonce l’acquisition de la société Vents d’Oc, qui développe 200 Mégawatts de projets éoliens terrestres.
Total avance à petit pas dans sa mue électrique. Le pétrolier, qui promet 10 GW de capacité de production électrique bas carbone d’ici à 2030, vient d’annoncer, via sa filiale Quadran, l’acquisition de Vents d’Oc.
Cette société développe 200 MW d’éolien, qui viendront compléter le portefeuille de la filiale énergies renouvelables de Total, Quadran, qui s’élève à 830 MW, Indique Total dans un communiqué. Le groupe dispose déjà de 7 GW de capacité électrique dont 3 GW de renouvelable.
Nouveau nom et nouveau patron pour Quadran
Total en profite pour rappeler que le groupe a vu 14 de ses projets retenus lors du dernier appel à projet de la CRE, pour une puissance cumulée de 114 MW, soit 14 des volumes attribués. Il précise aussi qu’à partir du 1er septembre, Quadran est rebaptisé Total Quadran et sera dirigée par Thierry Muller. Quadran est entré dans le giron de Total en 2018 lors de l’acquisition de Direct Energie qui l’avait croqué quelques mois auparavant.

https://www.usinenouvelle.com/article/total-avance-dans-les-renouvelables-en-croquant-vents-d-oc.N876995

22/08/19Quelles sont les conséquences de l’irrégularité d’une procédure d’appel d’offres aboutissant à une décision ministérielle d’exploiter un parc éolien ?
Après un appel d’offres organisé pour la sélection des opérateurs en vue de la création d’un parc éolien en mer au large de Saint-Brieuc, une décision du ministre de l’Écologie avait accordé à une société le droit d’exploiter le parc.
Saisi par un candidat évincé, le Conseil d’État constate l’irrégularité de la procédure tout en ne remettant pas en cause l’arrêté autorisant l’exploitation de l’installation électrique.
Le pouvoir adjudicateur doit respecter les règles relatives à l’attribution des lots
En l’espèce, le ministre de l’Écologie, a mis en œuvre, en application des dispositions de l’article L. 311-1 du Code de l’énergie, une procédure d’appel d’offres portant sur cinq lots en vue de la sélection des opérateurs chargés de répondre aux objectifs de développement de la production électrique à partir de l’énergie éolienne en mer. Le cahier des charges n’interdisait pas l’attribution de plusieurs lots à un même candidat.
Selon le juge, s’il était loisible au ministre de prévoir un plafonnement du nombre des sites attribués à un même candidat, il lui appartenait de le faire apparaître dans le cahier des charges de l’appel d’offres. À défaut, le ministre ne pouvait se fonder sur des motifs ne reposant pas sur les critères prévus par le cahier des charges pour écarter la candidature de la société requérante. Le rejet illégal de la candidature de la société lésée l’ayant privé d’une chance sérieuse de percevoir, elle obtient l’indemnisation du préjudice subi couvrant les compléments de prix prévus par le contrat ainsi que la rémunération minimale afférente à l’exécution du contrat de prestation de services.
Une décision distincte de la procédure d’appel d’offres
Selon le Conseil d’État, la décision qui, au terme de la procédure d’appel d’offres, retient une candidature pour l’exploitation d’une installation de production d’électricité, précède nécessairement la décision qui constitue l’autorisation administrative d’exploiter une installation de production d’électricité, délivrée au candidat retenu, laquelle désigne le titulaire de cette autorisation et fixe le mode de production, la capacité autorisée et le lieu d’implantation de l’installation.
Si la première de ces décisions rend possible l’édiction de la seconde, elle n’en constitue, pour autant, pas la base légale et la seconde décision n’est pas prise pour l’application de la première. Par suite, le candidat évincé de l’appel d’offres ne peut utilement invoquer l’illégalité par voie d’exception de la décision ayant retenu la candidature d’une autre société au terme de l’appel d’offres. Il ne peut davantage, eu égard à l’objet respectif des décisions en cause, utilement critiquer au soutien de sa demande d’annulation de l’arrêté d’autorisation litigieux la procédure d’appel d’offres ayant conduit à retenir cette candidature.
Texte de référence : Conseil d’État, 6e et 5e chambres réunies, 24 juillet 2019, n° 416862 et n° 416846
https://www.weka.fr/actualite/appel-doffres/article/quelles-sont-les-consequences-de-l-irregularite-d-une-procedure-d-appel-d-offres-aboutissant-a-une-decision-ministerielle-d-exploiter-un-parc-eolien-86379/

20/08/19Axpo vend quatre parcs éoliens en France à un fonds allemand
Zurich (awp) - Axpo cède quatre parcs éoliens en France détenus par sa filiale allemande Volkswind. Dans le cadre de la stratégie de vente d'unité de production, le producteur et distributeur d'électricité argovien a vendu ces installations au fonds allemand EB Erneuerbare Energien Fonds Europa. Le montant de la transaction n'est pas dévoilé.
Le fonds ayant acquis les quatre parcs éoliens est géré par une filiale de la banque allemande Evangelischen Bank (EB), précise mardi Axpo. Volkswind continuera d'assurer l'exploitation des installations qui comprennent 36 mâts et qui sont entrées en service entre mars 2018 et avril dernier.
Axpo avait acquis la société allemande Volkswind en 2015. Dans le cadre de sa stratégie commerciale au sein du secteur éolien, Axpo construit et exploite des unités de production, avec aussi un volet de vente d'installations.
Article signé Thibault Laconde, fondateur de Callendar, start-up spécialisée dans l’évaluation des risques liés au changement climatique.
En préparant cet article, j’ai fait une petite expérience : j’ai tapé “transition énergétique” sur un moteur de recherche et j’ai compté parmi les images obtenues celles qui représentaient des éoliennes. Résultat : 20 parmi les 30 premiers résultats.
Ce résultat n’a rien d’étonnant, les éoliennes sont devenues un des symboles de la lutte contre le changement climatique, peut-être même le symbole le plus omniprésent dans l’imagerie collective.
Et ce n’est pas sans raison : l’énergie du vent est aujourd’hui la troisième source d’électricité décarbonée de la planète avec un peu plus de 1130 TWh produits.
La production éolienne a quadruplé en 10 ans, un rythme qui pourrait lui permettre de dépasser celle du nucléaire et de venir menacer la première place de l’hydroélectricité au cours de la prochaine décennie.
Mais si les éoliennes sont les championnes de la réduction des émissions, sont-elles armées pour faire face elles-mêmes aux effets du changement climatique ?
Comment la production éolienne varie avec le vent
Comme l’hydroélectricité, dont nous avons déjà parlé, l’énergie éolienne exploite une ressource directement liée au fonctionnement du système climatique. Le dérèglement du climat, s’il fait varier la ressource en vent, va donc avoir un effet immédiat sur la production.
Mais contrairement à celle entre les précipitations et l’hydroélectricité, la relation entre la vitesse du vent et la production éolienne est loin d’être linéaire.
Schématiquement, la production d’une éolienne évolue de la façon suivante :
Si le vent est inférieur à la vitesse de démarrage (environ 10 km/h), la production est nulle
Entre la vitesse de démarrage et la vitesse nominale (environ 50 km/h), la production augmente rapidement avec la vitesse du vent,
Au-delà de la vitesse nominale, la production reste approximativement constante…
… jusqu’à la vitesse de coupure (autour de 90 km/h) où l’éolienne se met en sécurité et la production cesse.

Evolution de la production en fonction du vent pour différeentes éoliennes de la gamme Vestas (source)
La zone qui nous intéresse surtout est celle qui se situe entre la vitesse de démarrage et la vitesse nominale, c’est celle dans laquelle les éoliennes fonctionnent la plupart du temps. Dans cette zone, la production d’énergie est à peu près proportionnelle au cube de la vitesse moyenne du vent.
Cela signifie qu’une modification même mineure du régime des vents va avoir un impact disproportionné sur la production : si la vitesse moyenne du vent baisse de 1%, la production d’électricité baissera de 3% environ, si le vent baisse de 5%, la production chutera de 14% et une baisse de la vitesse du vent de 20% diviserait par deux la production électrique.
En sens inverse, bien sur, si le vent augmente les gains de production seront aussi amplifiés, mais pas indéfiniment : il n’y a plus rien à gagner une fois la vitesse nominale atteinte et si le vent continue à augmenter la production d’électricité peut au contraire être arrêtée.
La question de la variabilité
Une autre particularité de l’éolien par rapport à l’hydroélectricité est de ne disposer d’aucun moyen de lissage ou de stockage de la ressource exploitée. Ce n’est donc pas seulement la vitesse moyenne du vent qui détermine la production mais aussi sa répartition.
Si, par exemple, la vitesse instantanée est plus souvent inférieure à la vitesse de démarrage ou supérieure à la vitesse de coupure, la production électrique baissera même si la vitesse moyenne est inchangée.
Enfin, il faut prêter attention à la variabilité inter- et intra-annuelle de la ressource qui même sans affecter la production électrique peuvent en diminuer la valeur.
Ce serait le cas par exemple si la saisonnalité du vent changeait et que les périodes ventées se déplaçaient vers des mois où les besoins en électricité sont moindre.
Pour un mix électrique intégrant une large part d’éolien, ce type de déplacement pourrait augmenter le besoin de back-up avec des conséquences sur les coûts et éventuellement sur les émissions de gaz à effet de serre.
Résumons, la production d’une éolienne décroît très rapidement avec la vitesse du vent.
Par contre une augmentation de cette vitesse n’entraîne pas forcément de gain de production, surtout si l’éolienne bénéficie déjà d’une bonne ressource qui la fait fonctionner en moyenne proche de sa puissance nominale. Et même sans variation de la vitesse moyenne, une modification du régime des vent peut dégrader la production et faire baisser sa valeur.
La physique et l’économie de l’énergie éolienne concourent donc à en faire une des sources d’électricité les plus exposées à une modification du climat.
Une évolution incertaine, probablement négative, en tous cas significative
L’éolien bénéficie cependant d’un avantage un peu paradoxal : son cycle de vie relativement court. Une centrale nucléaire ou un barrage hydroélectrique qui entrent en service aujourd’hui seront certainement encore là à la fin du siècle et doivent donc pouvoir fonctionner dans un climat qui aura déjà beaucoup dérivé, un parc éolien lui arrivera en fin de vie vers 2050 donc dans un climat moins perturbé par rapport à celui dans lequel il a été conçu. Mais est-ce suffisant ?
En d’autres termes : le changement climatique peut-il faire évoluer significativement le régime des vents pendant la durée de vie des projets éoliens existants ?
C’est une question compliquée : les modèles climatiques donnent des projections pour la vitesse du vent mais elles ne sont pas toujours convergentes d’un modèle à l’autre.
De plus ces projections portent généralement sur le vent à 10 mètres alors que les éoliennes se trouvent beaucoup plus haut. Il existe des modèlespour extrapoler la vitesse du vent à différentes hauteur mais leur exactitude dépend fortement de la nature du terrain, ce qui rajoute une incertitude.
Pourtant un nombre assez important de publications se sont essayées à prévoir l’évolution de la production éolienne en Europe avec le changement climatique, par exemple celle-ci, celle-ci et celle-ci. Elles pointent globalement vers une dégradation modérée de la ressource en vent.
L’évolution vers un régime de vent moins favorable à la production éolienne fait à peu près consensus pour le sud de l’Europe dont une bonne partie de la France. Comme on pouvait s’y attendre, elle serait plus forte avec un scénario d’émissions pessimiste et s’aggraverait au fil du XXIe siècle.
En dehors d’Europe, le potentiel éolien chinois a déjà souffert avec une baisse de l’ordre de 15% depuis 1979 dans le nord du pays corrélée avec des hiver plus doux, aux Etats-Unis l’évolution serait globalement négative avec des chute de production pouvant aller jusqu’à 40% en été, le potentiel éolien brésilien au contraire semble peu exposé…
Concernant la variabilité de la production, ces études s’entendent généralement sur une augmentation de la saisonnalité. En Europe, la tendance va, à grands traits, vers diminution de la production estivale dans le Nord tandis qu’elle augmenterait localement au sud. En hiver, ce serait l’inverse : augmentation au nord, diminution au sud.
Difficile cependant d’en tirer des conséquences : d’une part ces projections sont très incertaines et d’autre part il faudrait leur adjoindre une modélisation du système électrique pour vraiment évaluer leurs implications sur le prix et les émissions du secteur.
Une évaluation site par site serait aussi indispensable pour se faire une idée plus précise. En effet, la production est influencée par des facteurs très locaux (végétations, reliefs…) et des études portant sur des parc éoliens relativement proches donnent parfois des évolutions très divergentes : par exemple deux parcs écossais situés à 200 km l’un de l’autre devraient voir leurs productions, dans un cas, décroître de près de 30% d’ici à 2040, dans l’autre, augmenter d’autant.
Compte-tenu des incertitudes sur les projections, une méthodologie de type stress test climatique semble aussi plus adaptée qu’une tentative d’évaluation de la production à long-terme.
Une chose est en tous cas claire : l’évolution de la production éolienne à l’échelle des prochaines décennies peut être significative, assez pour remettre en cause la viabilité de certains projets puisque leur marge est typiquement de 10 à 15%.
La suite de l’article, à lire ici
Cet article fait partie d’une série estivale consacrée aux risques climatiques et à l’adaptation dans le secteur électrique.
https://www.lemondedelenergie.com/eolien-changement-climatique-vent/2019/08/14/?fbclid=IwAR0T-V6DOFOIkZIm4_iKhwtET2cqil-L_3z6RTNF33WI0gGyzCJvjktI-E0

12/08/19
La plus grande pale d’éolienne du monde quitte Cherbourg
Une pale d'éolienne de 107 mètres de long, fabriquée dans l'usine LM Wind Power, a embarqué aujourd'hui sur un cargo pour rejoindre l'Angleterre afin d'y subir des tests.
L’usine LM Wind Power de Cherbourg vient de franchir une nouvelle étape dans le processus de mise en service de la plus grande éolienne offshore du monde.
Sur le port de Cherbourg, une pale de 107 mètres de long a été chargée ce lundi à bord du Symphony Space. Le cargo a pris la mer en direction de Blyth, en Angleterre. La pale doit en effet subir une batterie de tests extrêmement poussés dans l’usine Ore Catapult.
Trois autres pales vers Rotterdam
Un passage obligé pour un prototype, comme le rappellent les responsables de l’usine :
Nous devons faire subir à cette pale les même contraintes mécaniques que celles auxquelles seront soumises les éoliennes Haliade-X.Ces éoliennes, les plus grandes du monde, culmineront à 225 mètres de hauteur et seront installées en pleine mer, dans des zones évidemment soumises à des vents importants. C’est à ce prix qu’une éolienne pourra répondre aux besoins en électricité de 16000 foyers.
Les quatre autres pales de tests ont d’ores et déjà pris forme dans les ateliers d’une usine qui abrite désormais plus de 200 salariés. Le prochain départ est prévu dans le courant du mois de septembre pour Rotterdam, où seront montées les trois pales du premier prototype de l’Haliade-X. Puis une quatrième pale sera envoyée à Boston afin de subir d’autres tests en laboratoire.
https://actu.fr/normandie/cherbourg-en-cotentin_50129/la-plus-grande-pale-deolienne-monde-quitte-cherbourg_26496026.html
12/08/19«Not in my backyard»😡😡
L'installation de fermes d'éoliennes est l'un des dossiers typiques qui pourrait illustrer l'expression anglaise « not in my backyard », pas dans mon arrière-cour.Autrement dit, à l'heure où le réchauffement climatique est devenu une réalité, chacun comprend bien qu'il faut investir dans les énergies renouvelables pour préparer l'avenir et donc miser, entre autres, sur les éoliennes… mais à condition qu'elles soient installées chez le voisin !
Certes, nombre de communes, y compris en Occitanie, ont accueilli favorablement des parcs éoliens ces dernières années… et les retombées économiques pour les finances locales qui allaient avec. Mais très (trop ?) souvent, chaque installation donne lieu à des polémiques sans fins, parfois de bruyantes manifestations d'opposants et des recours en justice pour empêcher l'installation de ces immenses moulins blancs. Avec des arguments parfois très spécieux, comme l'atteinte au paysage ou le bruit, mais aussi de légitimes inquiétudes sur le devenir de ces installations lorsqu'elles arriveront en bout de course dans quelques années et sur la pérennité d'une énergie très largement subventionnée…
Dès lors, pas étonnant que la France, par rapport à certains de ses voisins européens, ait pris du retard dans l'installation d'éoliennes, qui pèsent donc toujours peu dans la production totale d'électricité.
Pour le gouvernement comme pour les décideurs locaux, il convient sans doute de prendre de la hauteur et de regarder toutes les possibilités pour faire évoluer le mix énergétique de la France sans braquer les Français… Si l'on reste dans l'éolien, les installations en mer semblent prometteuses. De même, de nouvelles technologies d'éoliennes, comme les mats vibrants sans pales de la société espagnole Vortex, peuvent répondre aux principales critiques des opposants. Mais réviser le mix énergétique français impose d'avoir plusieurs fers au feu et de miser aussi sur les bioénergies, le solaire photovoltaïque, la géothermie, les biocarburants ou encore l'hydroélectricité. Ce qu'a bien compris la région Occitanie qui veut devenir la première région à énergie positive d'Europe en 2050 en jouant sur toutes les énergies renouvelables.
https://www.ladepeche.fr/2019/08/12/not-in-my-backyard,8357444.php

12/08/19Raphaël Gerson : «Les opposants aux éoliennes sont minoritaires, mais très organisés »
Quel est le poids énergétique de l'éolien en France métropolitaine ?
La puissance installée est d'environ 15 gigawatt, ce qui équivaut à environ 6 % de l'électricité consommée annuellement. Pour vous donner une image, cela permet à plus de 7 millions de foyers d'être alimentés en énergie. L'année dernière, on comptait 1 811 parcs ayant en moyenne 4 éoliennes d'une puissance de 2 mégawatt chacune. Cela représente près de 7 000 éoliennes sur l'ensemble du territoire.
Quelles en sont les prospectives ?
Les objectifs de la PPE (1) sont d'atteindre 24,6 gigawatt pour 2023 pour les éoliennes terrestres. Pour les éoliennes offshore (en mer, NDLR), il est de 3 gigawatt. Pour l'instant, six sites sont identifiés avec une production chacun d'environ 500 mégawatt. Un mix électrique composé de 50 % renouvelable et 50 % nucléaire serait atteint en 2035.
En quoi, l'éolien est-il fiable et pertinent à développer ?
On entend parfois, à tort, qu'une éolienne ne fonctionne pas la plupart du temps, or ce n'est pas le cas. Une éolienne produit de l'électricité entre 75 et 95 % du temps. Il y a aussi un effet de foisonnement : si le vent ne souffle pas à un endroit où il y a des éoliennes, il souffle ailleurs où il y en a, l'équilibre s'établit.
Pourtant 70 % des projets de parcs sont attaqués…
Alors que 73 % des Français ont une image positive de la filière éolienne… et ce chiffre monte à 80 % pour les habitants à proximité d'une éolienne selon un sondage d'octobre dernier. Les personnes qui attaquent les projets sont minoritaires, mais très organisées.
Qu'en est-il des critiques sur le bruit ?
Il y a des normes très strictes à respecter et des études d'impact sont obligatoires. Le jour, le niveau ne doit pas dépasser
5 décibels et la nuit, 3 décibels par rapport à l'environnement initial. De plus, les éoliennes sont placées au-delà de 500 m des habitations. Des campagnes de mesures montrent la non-incidence des infrasons et du bruit des machines à cette distance, similaire à celle d'une conversation à voix basse. Cela fait partie des contrevérités sur l'éolien.
Il y en a d'autres ?
On entend parfois que l'éolien n'est pas rentable, alors qu'avec le photovoltaïque, ce sont des énergies renouvelables des plus compétitives par rapport aux énergies conventionnelles. Produire un mégawattheure à terre coûte entre 60 et 70 € et l'émission de CO2 est de 12,7 g par kilowattheure sur l'ensemble du cycle de vie d'une éolienne. L'éolien contribue à la décarbonation du mix électrique français.
Ce qui inquiète également, c'est le devenir des parcs vieillissants !
La durée de vie d'une éolienne est de 20 à 25 ans. Les premières datent du début des années 2000. Une filière recyclage créera des emplois. Une éolienne est composée à 90 % de béton et d'acier : ça se recycle. Seules les pales sont en matériau composite. Il y a déjà des solutions pour leur valorisation énergétique et d'autres sont en développement pour améliorer leur écoconception et leur recyclabilité.
(1) Programmation pluriannuelle de l'énergie du ministère de la Transition écologie et solidaire
https://www.ladepeche.fr/2019/08/12/raphael-gerson-les-opposants-aux-eoliennes-sont-minoritaires-mais-tres-organises,8357448.php

10/08/19
Énergie : Jean-Louis Bricout veut donner la main aux élus locaux pour les dossiers éoliens
« Il faut laisser aux élus locaux le soin de réguler l’implantation des éoliennes sur les territoires », estime Jean-Louis Bricout. À la rentrée, le député PS de l’Aisne rédigera une proposition de loi visant à leur « donner la main ».« Le Département doit être maître d’ouvrage en prenant en compte l’opinion des communautés de communes pour définir les zones d’implantations et afin de fixer les règles de partage de la fiscalité », écrit le parlementaire, qui propose l’écriture d’une « charte de développement de l’éolien ».
Protéger la Thiérache
Le député de l’Aisne entend ainsi en finir avec une logique d’implantation qui fait que « les projets éoliens ne s’installent pas où il y a du vent mais sur les territoires les plus fragiles ». « La tarification de cette énergie et la fiscalité induite pour les territoires sont si incitatives que le comportement des opérateurs mène à toutes les dérives : lobbying, conflits d’intérêts, conseils municipaux et populations qui se divisent… ». Le parlementaire entend également protéger la Thiérache, où les projets se multiplient (notre édition de vendredi) : « Même s’il est urgent que la transition énergétique se réalise, la cohabitation entre bocage, églises fortifiées et lieux de mémoire est incompatible avec ces drôles de machines (…). Il y a urgence à durcir la réglementation pour une implantation harmonieuse des projets ».

05/08/19
Repowering éolien : La CRE ne veut (presque) pas de soutien en guichet ouvert
La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a publié le 5 août une délibération sur l’évolution du guichet ouvert éolien (6 mâts maximum n’excédant pas 125 mètres). Jusqu’ici peu abordé, le thème de repowering y est, cette fois-ci, analysé de près. Sans surprise, le régulateur adopte une position relativement stricte sur les éventuels soutiens auxquels pourraient prétendre ces petits parcs éoliens.
Poursuite d’exploitation sans aide
La CRE s’est intéressée aux deux cas de figure possibles : la poursuite de l’exploitation avec investissements, et le démantèlement avec reconstruction. L’institution, présidée par Jean-François Carenco, donne sa préférence à...
https://www.greenunivers.com/2019/08/repowering-eolien-la-cre-ne-veut-presque-pas-de-soutien-en-guichet-ouvert-209035/

03/08/19
Béziers : Quadran acquiert la société Vents d'Oc
La société biterroise Quadran vient de finaliser le rachat de Vents d'Oc Energies Renouvelables, un développeur de projets éoliens et solaires.
Quadran, filiale du groupe Total, vient de conclure l’acquisition de la société Vents d’Oc Énergies Renouvelables, filiale du groupe allemand Windwärts Energies. Fondée en 2002, Vents d’Oc est un développeur de projets éoliens et solaires, présent en France métropolitaine. Elle emploie une équipe expérimentée de douze collaborateurs basés en France dont la grande majorité est située à Montpellier.
Ambition
Cette acquisition permettra à Quadran de compléter son portefeuille de projets en développement d’environ 200 MW et de renforcer son maillage territorial. Elle contribuera, en outre, aux objectifs du groupe Total de détenir une capacité de production d’environ 7GW d’électricité à partir d’énergies renouvelables à l’horizon 2022. La société biterroise Quadran confirme ainsi son ambition de développer et d’exploiter un portefeuille de centrales de production d’électricité à partir d’énergies renouvelables éolienne, solaire, hydraulique et biomasse.
https://www.midilibre.fr/2019/08/03/beziers-quadran-acquiert-la-societe-vents-doc,8345248.php

02/08/19Enbridge investit 1,8 milliard CAD dans l'éolien offshore en France
Montréal (awp/afp) - L'opérateur d'oléoducs canadien Enbridge a annoncé vendredi un investissement de 1,8 milliard de dollars canadiens (1,2 milliard d'euros) dans un projet de parc éolien offshore au large des côtes françaises, en partenariat avec EDF Renouvelables.
Le canadien a négocié un contrat de 20 ans avec l'Etat français pour ce parc éolien, situé de 12 à 20 km au large de Saint-Nazaire et qui devrait entrer en service en 2022, a indiqué l'entreprise dans un communiqué.
A terme, la capacité de ce projet de parc de 80 éoliennes, validé par le Conseil d'Etat français début juin, sera de 480MW, soit l'équivalent de 20% des besoins électriques de la Loire-Atlantique, selon EDF Renouvelables, partenaire du projet à parité avec Enbridge.
"Nous allons mettre en oeuvre le premier de nos quatre parcs éoliens offshore en développement en France, avec notre partenaire EDF Renouvelables", a annoncé dans le communiqué Al Monaco, PDG d'Enbridge.
"Pour l'avenir, nous voyons un fort potentiel de croissance pour nos activités de production d'énergie renouvelable en mer en Europe, ce qui aidera l'entreprise à poursuivre sa croissance après 2020", a-t-il précisé.
L'entreprise canadienne a annoncé cet investissement en présentant ses résultats pour le deuxième trimestre, marqués par un bénéfice net de 1,35 milliard de dollars canadiens.
L'année dernière, sur la même période de trois mois terminant le 30 juin, l'entreprise avait réalisé un bénéfice net de 1,09 milliard de dollars, ce qui représente une augmentation de près de 25% d'une année à l'autre.
Hors éléments exceptionnels, le bénéfice ajusté est ressorti à 67 cents par action, soit 8 cents de plus que le consensus de la moyenne des analystes.
Au cours du trimestre, Enbridge a acheminé 2,66 millions de barils par jour (bpj) vers les États-Unis via son réseau Mainline, en très légère augmentation par rapport à un an auparavant (2,64 millions de bpj), selon l'entreprise.
https://www.zonebourse.com/ELECTRICITE-DE-FRANCE-4998/actualite/Enbridge-investit-1-8-milliard-CAD-dans-l-eolien-offshore-en-France-29003669/

02/08/19Le préfet ne peut pas être l'autorité qui donne son avis sur l'étude d'impact d'un projet et celle qui l'accorde
Permis de construire -
Une association avait attaqué les permis de construire de six éoliennes et deux postes de livraison. Elles reprochaient notamment au préfet de région d'avoir agi à la fois en qualité d'autorité environnementale et d'autorité ayant délivré les permis.
Question
Une autorité peut-elle à la fois rendre un avis en tant qu'autorité environnementale sur un projet et délivrer le permis de construire pour ce projet ?
Réponse
Non. Le Conseil d'Etat applique aux permis de construire sa jurisprudence selon laquelle les dispositions du droit de l'Union européenne et du C. de l'env. font obstacle à ce que l'autorité publique compétente pour autoriser un projet ou en assurer la maîtrise d'ouvrage soit en même temps chargée de la consultation en matière environnementale. Ces dispositions imposent qu'en untel cas, une séparation fonctionnelle soit organisée au sein de cette autorité, de manière à ce qu'une entité administrative, interne à celle-ci, dispose d'une autonomie réelle, impliquant notamment qu'elle soit pourvue de moyens administratifs et humains qui lui sont propres, et soit ainsi en mesure de remplir la mission de consultation qui lui est confiée et de donner un avis objectif sur le projet concerné (voir CE, 6 décembre 2017, n° 400559, mentionné aux tables).
CE, 27 mai 2019, n° 4 20554, mentionné aux tables du recueil Lebon.
https://www.lemoniteur.fr/article/le-prefet-ne-peut-pas-etre-l-autorite-qui-donne-son-avis-sur-l-etude-d-impact-d-un-projet-et-celle-qui-l-accorde.2047780

02/08/19
L'enquête publique précédant l'autorisation d'exploiter n'est pas obligatoire
Projet éolien -
Une société a été autorisée à exploiter un parc éolien offshore de 80 unités de 6 MW chacune ainsi qu'un poste électrique immergé sur le domaine public maritime, en application des dispositions du Code de l'énergie. Le projet a été attaqué, les requérants considérant notamment qu'une enquête publique aurait dû avoir lieu conformément à l'article L. 123- 1 du Code de l'environnement (applicable à l'époque des faits).
Question
La délivrance de l'autorisation d'exploiter une installation de production électrique doit-elle être précédée d'une enquête publique ?
Réponse
Non. Le Conseil d'Etat considère que l'autorisation d'exploiter un parc éolien n'a ni pour objet, ni pour effet d'autoriser la construction d'ouvrages de production d'énergie éolienne.
Une telle autorisation, prévue par le Code de l'énergie, ne se substitue pas aux autres autorisations requises pour la réalisation du projet, en particulier, celle qui est prévue par l'article L. 214- 3 du C. de l'env. relatif à la protection des eaux (alors applicable). C'est pour l'obtention de cette autorisation que le projet devra faire l'objet d'une enquête publique préalable. La délivrance de l'autorisation d'exploitation elle-même n'implique pas davantage la réalisation d'une étude d'impact préalable prévue par les articles L. 122- 1, R. 122- 5 et R. 122- 8 dudit C. de l'env.
CE, 7 juin 2019, n° 414426, mentionné aux tables du recueil Lebon.
Trop grandes, trop bruyantes, trop chères... Les éoliennes suscitent un rejet grandissant en France, alors que le rythme d'installation s'accélère. Entre les pro et les anti, les attaques fusent.
A Jonzac (Charente-Maritime), le projet ameute les opposants. Le 8 juillet, ils étaient 500 lors d'une réunion publique organisée par EDF-Renouvelables. Des élus, des associations de défense des animaux, des écologistes, des riverains... L'objet de leur colère: l'implantation d'un parc éolien, composé de 30 à 40 mâts de 180 mètres de hauteur, sur la rive droite de l'estuaire de la Gironde.
Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor), La Baule (Loire-Atlantique), Montcornet (Hauts-de-France), Saint-Vincent-la-Châtre (Deux-Sèvres)... La fronde anti-éolienne ne semble pas faiblir en France, où environ 8.000 mâts sont déjà installés. Elle s'invite de plus en plus devant les tribunaux: sept projets sur dix sont désormais contestés devant la justice administrative. Et elle ratisse très large, de l'extrême gauche à l'extrême droite, des chasseurs à la Ligue pour la protection des oiseaux, des partisans du nucléaire aux défenseurs de l'environnement.
"Les gens sont désespérés"
"La rage monte dans toute la France", souligne Jean-Louis Butré, président de la Fédération Environnement Durable (FED), qui représente environ 1.400 associations locales luttant contre un projet éolien ou dénonçant les nuisances provoquées par un parc existant. "Les gens sont désespérés, ils se sentent abandonnés, ont le sentiment de ne pas être entendus et ne savent plus quoi faire", poursuit-il, redoutant un incident grave.
Du côté de France Energie Eolienne (FEE), le constat est bien différent. "Il n'y a pas de problème d'acceptabilité", assure Pauline Le Bertre, déléguée générale de cette organisation qui représente plus de 300 professionnels de la filière. Pour preuve: 80% des riverains d'un parc ont une bonne image de l'éolien, selon un sondage réalisé par Harris Interactive - et commandé par FEE, notent les opposants.
Les nombreuses manifestations ? "Une minorité qui sait se faire entendre", rétorque Pauline Le Bertre. "Les gens qui sont pour ne se déplacent pas dans les réunions", ajoute-t-elle, regrettant un "effet de loupe" qui donne le sentiment d'un rejet massif de l'éolien en France. Et la multiplication des recours devant les tribunaux ? "Une industrialisation des procédures" mise en place par des "associations qui fournissent des kits pour porter plainte".
Des deux côtés, on s'accuse de mensonges
Et avant même d'entrer dans le fond du sujet, les deux camps apparaissent déjà irréconciliables. Dès que l'on évoque les arguments des uns et des autres en faveur ou contre l'éolien, les attaques fusent. Des deux côtés, on s'accuse de mensonges et de mauvaise foi. L'un jouerait sur les peurs, l'autre serait à la solde des lobbys industriels. L'un se rendrait coupable de mépris, l'autre d'obstruction judiciaire.
Dans les villages, la population se déchire. Les riverains mécontents, dans un camp. Dans l'autre, les agriculteurs qui louent leurs champs et tirent une source supplémentaire de revenus (plusieurs milliers d'euros par an et par éolien) et les élus qui lorgnent de nouvelles recettes fiscales pour boucler leur budget. Quand les mâts ne suscitent pas une "guerre des villages", entre ceux qui accueillent des éoliennes et ceux qui en subissent les conséquences.
Le climat, déjà délétère, s'est encore envenimé suite à plusieurs décisions du gouvernement pour accélérer l'implantation des parcs. La plus controversée: un décret supprimant un degré de juridiction. Désormais, les recours sont directement étudiés par les cours administratives d'appel, ce qui doit faire gagner deux ans. "On nous enlève quasiment tous les moyens de lutter sur le plan légal, regrette Jean-Louis Butré. L'objectif du gouvernement, c'est de faire taire la contestation".
Un désastre pour les paysages ?
Pour les anti, les milliers d'éoliennes installées dans les zones rurales sont d'abord un désastre pour les paysages et pour le patrimoine. Ils dénoncent des mats situés à proximité de villages, encerclés et défigurés. Ou encore des parcs en mer trop proches des côtes. "On est en train d'industrialiser progressivement toutes les communes de France", assène Jean-Louis Butré.
Un argument battu en brèche par les pro-éolien. "De tout temps, l'homme a fait évoluer le paysage", note Pauline Le Bertre, qui rappelle que "la conception d'un parc prend en considération l'intégration paysagère" et que "les projets sont étudiés par une commission départementale". Si elle reconnaît qu'il est toujours possible d'améliorer l'intégration aux paysages, la responsable de France Energie Eolienne dénonce le dogmatisme des opposants "qui ne peuvent pas accepter de voir la moindre éolienne".
Un parc éolien provoquerait aussi des nuisances pour les riverains, comme le clignotement des lumières sur les mâts la nuit et le niveau sonore des pâles - "un bruit permanent d'autoroute", selon un témoignage recueilli par France 3, malgré la distance légale de 500 mètres entre une éolienne et les habitations. "Ces gens n'ont rien demandé et on vient leur implanter des éoliennes de 200 mètres à côté de chez eux, s'emporte Jean-Louis Butré. Ils ne peuvent plus revendre leur maison".
250 vaches mortes
D'autres riverains, se plaignant de maux de tête fréquents, mettent en avant des effets sur la santé des infrasons, des sons de basse fréquence inaudibles par l'oreille humaine, émis par éoliennes. "Le rôle des infrasons, souvent incriminé, peut être raisonnablement mis hors de cause", estimait cependant l'Académie nationale des médecins dans un rapport publié en 2017. Un avis partagé par l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail).
Des éleveurs de vaches constatent, eux, des troubles au sein du bétail: des animaux qui refusent la traite, une baisse de la qualité du lait et même des morts inexpliquées. A Nozay, en Loire-Atlantique, un agriculteur affirme avoir constaté une surmortalité de 250 vaches depuis 2013. "Aucun élément ne permet, en l’état de la connaissance scientifique et des études conduites, d’établir le lien direct avec le fonctionnement du parc éolien", assure la préfecture.
Dans une étude publiée en 2017, la Ligue de protection des oiseaux avance par ailleurs qu'une éolienne tue au moins plus de deux oiseaux par an en moyenne. "La mortalité liée à l'éolien est inférieure à celles liées aux autoroutes et aux immeubles, répond Pauline Le Bertre. Evidemment que l'on peut encore mieux faire et la filière travaille dans ce sens, par exemple avec des systèmes qui émettent des sons".
Démantèlement et recyclage
Autre point de discorde: le démantèlement et le recyclage des parcs d'éoliennes, dont la durée de vie est estimée à 20 ans. La loi oblige bien les promoteurs à provisionner 50.000 euros par mât. Pas suffisant, selon Jean-Louis Butré. "Rien n'est prévu pour le démantèlement et le recyclage, regrette-t-il. Une éolienne c'est 1.500 tonnes de béton, une nacelle bourrée de matériaux, dont des terres rares, et des pales qu'on ne sait pas recycler et qu'on doit enfouir".
"90% d'une éolienne est déjà recyclée", rétorque Pauline Le Bertre, qui reconnaît cependant un problème avec les pales, fabriquées en fibre de verre et qui ne peuvent pour le moment qu'être valorisées. "La filière veut atteindre un recyclage à 100%", poursuit-elle, soulignant que quatre projets sont en cours pour trouver un moyen de recycler les pales. "Les premiers démontages ont eu lieu en France et il n'y a pas eu d'abandon de béton et de matériel", assure Pauline Le Bertre.
Plus ou moins cher que le nucléaire ?
Les pro et anti-éolien s'opposent également sur le coût de production de l'électricité. "Pour produire 15% de l'électricité française à horizon 2028, cela va coûter entre 70 et 90 milliards d'euros", dénonce Julien Aubert, député Les Républicains, auteur d'un rapport remis en juin à la Commission des finances de l'Assemblée nationale. Pour lui, "il est plus rentable d'investir dans le nucléaire que dans l'éolien".
"Les promoteurs gagnent beaucoup d'argent grâce à des tarifs de rachat qui oblige EDF à payer trois fois le prix normal", abonde Jean-Louis Butré. En outre, souligne l'opposant, les éoliennes ne tournent pas en permanence, si le vent est trop faible ou s'il est trop fort, ce qui limite leur rendement.
Lors du dernier appel d'offre pour l'éolien terrestre, conclu en juin, "le prix de rachat était de 63 euros le MWh, rappelle Pauline Le Bertre. C'est déjà moins cher que le nucléaire, qui en plus n'inclut pas le coût du démantèlement des centrales". Pour l'éolien en mer, le dernier appel d'offre - un parc de 45 éoliennes au large de Dunkerque - s'est même conclu à un prix de rachat de 44 euros le MWh. La responsable de France Energie Eolienne ne nie pas pour autant le coût du parc historique. Mais le considère comme un investissement public indispensable pour soutenir la transition écologique.

https://www.bfmtv.com/economie/eoliennespourquoi-tant-de-haine-1731805.html


25/07/19La réglementation liée au démantèlement des éoliennes devant les juges
La Fédération Environnement Durable (FED) a récemment déposé, devant le Conseil d’Etat, un recours en annulation contre l’arrêté du 26 août 2011 qui fixe les règles de remise en état et de constitution des garanties financières pour les parcs éoliens. En parallèle, le tribunal administratif de Paris est saisi d’un recours indemnitaire en réparation du préjudice subi du fait de ladite réglementation.
Avis de tempête contre les règles qui organisent le démantèlement des éoliennes. Deux associations de protection de l’environnement et des paysages attaquent l’Etat pour insuffisance de la réglementation applicable.
Le premier recours, daté du 13 juin 2019, est porté devant le Conseil d’Etat par la Fédération environnement durable (FED) (1) : il tend à faire annuler l’arrêté du 26 août 2011 qui fixe les conditions techniques de remise en état et la constitution des garanties financières pour les installations de production d'électricité utilisant l'énergie mécanique du vent.
Pour rappel, lorsqu’une éolienne arrive en fin de vie – une vingtaine d’années environ –, incombe à l’exploitant la responsabilité des opérations de démantèlement et de remise en état du site, associée à l’obligation de constituer les garanties financières nécessaires (art. L. 553-3 du Code de l’environnement).
Pas de démantèlement total exigé
S’agissant du démantèlement tout d’abord, l'arrêté du 26 août 2011 précise que ces opérations comprennent « l’excavation des fondations et le remplacement par des terres de caractéristiques comparables aux terres en place à proximité de l'installation :
- sur une profondeur minimale de 30 centimètres lorsque les terrains ne sont pas utilisés pour un usage agricole au titre du document d'urbanisme opposable et que la présence de roche massive ne permet pas une excavation plus importante ;
- sur une profondeur minimale de 2 mètres dans les terrains à usage forestier au titre du document d'urbanisme opposable ;
- sur une profondeur minimale de 1 mètre dans les autres cas. ».
La FED reproche au texte de ne pas prévoir un démantèlement total des éoliennes : « une partie des fondations en béton va ainsi rester ancrée dans les sols, dégradant nos paysages et artificialisant inutilement les terres », déplore-t-elle.
L'association considère ici que cet « abandon d’une partie de ces ouvrages » revient à créer des déchets et que la « réglementation y afférente n’est pas prise en compte et donc pas respectée s’agissant du démantèlement des sites éoliens ».
C'est d'ailleurs cette « légalisation de la création de déchets éoliens » qui a motivé la FED ainsi que la Société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France (SPPEF) (2) à déposer le 28 juin 2019 un autre recours devant le tribunal administratif de Paris cette fois. Objectif : obtenir de l'Etat, réparation du préjudice moral que ces associations subissent. Elles demandent 5000 euros chacune.
Montant des garanties financières « dérisoire et insuffisant »
Par ailleurs, s’agissant du montant des garanties financières, fixé par l’arrêté à 50 000 euros par éolienne, la FED considère ce niveau de garantie « dérisoire et insuffisant ». Adopté à un moment où les éoliennes n’étaient pas construites de la même façon qu’aujourd’hui (matériaux utilisés, hauteur des mâts et puissance moindres), l’association reconnaît qu’en 2011, les coûts de démantèlement pouvaient effectivement avoisiner les 50 000 euros. Mais ce n’est plus le cas aujourd’hui : « les mâts auparavant en acier, sont aujourd’hui en béton et plus grands, il y a donc plus de matériel et le démantèlement du béton coûte plus cher que celui de l’acier », souligne-t-elle. Il faudrait compter aujourd’hui « plusieurs centaines de milliers d'euros par éolienne », estime encore la FED.
Autant d’arguments qui pourraient (devraient ?) amener le gouvernement à faire évoluer la réglementation…
(1) La Fédération Environnement Durable (FED) a pour objet la protection de la nature et de l'environnement, et la prévention des dommages écologiques, technologiques et sanitaires, notamment ceux liés au déploiement des énergies renouvelables (EnR). Elle s’assigne aussi comme but de défendre la population contre toute atteinte à la sécurité ou à la santé des personnes exposées aux EnR et en particulier à l’éolien industriel.
(2) La Société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France (SPPEF) s’attache à défendre le patrimoine naturel et bâti. Elle utilise aujourd’hui le nom de Sites & Monuments.
https://www.lemoniteur.fr/article/la-reglementation-liee-au-demantelement-des-eoliennes-devant-les-juges.2047330?preview=11

24/07/19LES ÉOLIENNES LES PLUS GRANDES SONT AUSSI LES PLUS PUISSANTES
https://lenergeek.com/2019/07/24/eoliennes-ge-haliade/

23/07/19DÉCOUVREZ L’ÉOLIENNE LA PLUS PUISSANTE DU MONDE
L’éolienne Haliade X de General Electric a été présentée à Saint-Nazaire lundi, où elle sera assemblée. Elle permet d’alimenter 16.000 foyers européens.
Les chiffres donnent le tournis. 260 mètres de haut, une lame de 107 mètres (un record), mais surtout une puissance de 12 MW : aucune éolienne au monde n’est plus puissance que la Haliade X. Le "bébé" de l’Américain General Electric a été présenté lundi à Saint-Nazaire, relate Ouest-France. Ou du moins sa turbine, "grosse comme une maison" et qui pèse 700 tonnes, précise LCI.
General Electric affirme que cette éolienne marine peut générer 67 GWh d’énergie chaque année. De quoi permettre d’alimenter 16.000 foyers européens par an (en se basant sur les conditions de vent en mer du Nord en Allemagne) : c’est six fois plus qu’une éolienne terrestre classique et deux fois plus que le précédent modèle le plus puissant. L’entreprise américaine explique que cela permettra d’économiser jusqu’à 42 millions de tonnes de CO2, ce qui correspond aux émissions générées par 9.000 véhicules en un an.
Commercialisée en 2021
"Grâce à l’Haliade-X, nous sommes fiers de préparer l'avenir de l'industrie éolienne offshore de Saint-Nazaire, un site de production de référence pour les projets internationaux d’éolien offshore", s’est félicité Jérôme Pécresse, président de GE Renewable Energy. C’est à Saint-Nazaire que seront assemblées ces éoliennes, dont les pales sont produites à Cherbourg et les mats à Séville en Espagne.
Un prototype sera testé durant un an à Rotterdam, aux Pays-Bas. General Electric annonce vouloir commercialiser ce produit en 2021.
https://www.capital.fr/entreprises-marches/decouvrez-leolienne-la-plus-puissante-du-monde-1345543

20/07/19 : Gaz à effet de serre, écologie : la France est-elle un si mauvais élève ?
Extrait : Les énergies renouvelables, pour autant, représentent-elles la solution pour répondre au changement climatique ? Le nucléaire est-il l'un des responsables du problème climatique comme il semble admis dans le discours politique ambiant ? Les données récoltées par la start-up franco-danoise, Tomorrow, créée par le Français Olivier Corradi, sont à même de bouleverser certains clichés. A travers une application, Electricity Map, les citoyens peuvent constater en temps réel l'impact sur le climat de la production électrique, à travers les émissions de gaz à effet de serre, par zone géographique ou pays. Par un jeu de couleurs allant du vert au marron, les internautes peuvent de cette manière constater si leur pays privilégie des productions bas carbone, du renouvelable, du gaz ou du charbon pour produire son électricité. Or, il s'avère que le modèle allemand – prôné par certains écologistes – est régulièrement teinté de marron, quand la France, pour sa part, est régulièrement colorée en vert, signe qu'elle produit très peu de gaz à effet de serre (GES).
"La France est de manière indiscutable un leader en termes d’électricité décarbonée dans le monde, cela venant surtout du choix politique historique de se baser sur le nucléaire"...

19/07/19 : Après le rachat de Valeco, quelle stratégie pour l'allemand EnBW en France ?
Rachetée en juin dernier par l’Allemand EnBW, l’entreprise montpelliéraine Valeco, développeur et exploitant de projets éoliens et solaires, prend un virage. Le nouveau dirigeant de la filiale, Philippe Vignal, présente les ambitions du groupe EnBW Energies Renouvelables en France.
Votre groupe, EnBW (énergéticien allemand, 21 000 salariés, 5,5 millions de clients), a racheté l'entreprise montpelliéraine Valeco (créée en 1998 par la famille Gay, 50 M€ de chiffre d'affaires 2018) en juin dernier. Quelle est votre stratégie d'implantation en France ?
Philippe Vignal, directeur général de EnBW Energies Renouvelables : L'engagement de EnBW dans les énergies renouvelables a surtout démarré en 2012, après Fukushima. Notre nouveau CEO a mis en place un Plan EnBW Enérgies Renouvelables 2020. Aujourd'hui, sur les six réacteurs nucléaires du groupe, quatre sont à l'arrêt et les deux autres s'arrêteront en 2022. C'est une reconversion qui vient de l'intérieur... Je suis entré dans le groupe EnBW justement pour créer la filiale EnBW Energies Renouvelables et en vue de faire une acquisition qui nous permettrait d'entrer directement sur le marché français. Nous nous sommes intéressés à Valeco, dont les équipes sont pointues et qui dispose d'un portefeuille intéressant. Par ailleurs, Valeco est très bien implantée dans les territoires et nous sommes convaincus que le succès des projets ENR passe par une association forte avec les territoires. Nous n'hésiterons pas à faire du financement participatif si besoin. C'est dans notre ADN d'ouvrir aux communes et habitants. Nous apportons une solidité financière qui donne le souffle quand on développe des projets, notamment éoliens qui se font toujours sur des délais très longs.
Quelle est votre ambition ?
P. V. : Nous voulons nous hisser dans le Top 5 de l'éolien et du solaire en France et compter parmi les leaders européens. Aujourd'hui, nous ciblons deux marchés en Europe pour atteindre nos objectifs : tout d'abord la France, car il y a des objectifs importants en matière d'énergies renouvelables, une volonté affichée qui s'est notamment traduite par la loi de transition énergétique tout en ayant une stabilité réglementaire intéressante. L'autre marché sur lequel nous misons, c'est la Suède.
Que devient Valeco dans cette opération ?
P. V : Nous conservons le nom, et nous avons la volonté de garder toutes les équipes (135 salariés, ndlr). Nous nous sommes engagés dans un non-licenciement pendant trois ans. J'en ai pris la direction générale et l'ancien DG, François Daumard, devient président. Le siège de EnBW Énergies Renouvelables est désormais à Montpellier, qui devient une place forte de EnBW. D'ailleurs, le siège de EnBW Énergies Renouvelables, qui se situait à Boulogne-Billancourt, devient une agence. Et nous conservons les implantations des agences de Valeco à Nantes, Toulouse et Amiens.
Des recrutements sont-ils prévus ?
P. V. : Nous allons recruter 20 à 30 personnes dans les prochains mois pour accompagner notre croissance, sur des postes aux siège, dans les équipes de développement. La majorité d'entre eux sera à pourvoir à Montpellier.
Quels sont les actifs de Valeco et de EnBW Énergies Renouvelables à ce jour ?P. V. : Valeco dispose d'une puissance installée de 388 MW, dont 306 MW dans l'éolien, 70,4 MW dans le solaire, 11.6 MW en biomasse (électrique et thermique), auxquels s'ajoutent 3,6 MW de projets à venir dans l'hydraulique puisqu'ils ont été lauréat du dernier appel d'offres pour un projet de 2,5 MW sur la Morge à Saint-Gingolphdonnant, à la frontière franco-suisse. Concernant EnBW Énergies Renouvelables, nous comptons 3,3 GW de production d'énergies renouvelables, dont 540 MW en éolien terrestre, 336 MW en éolien en mer, 54 MWen photovoltaïque, et 2 361 MW en hydraulique, au fil de l'eau et turbinage-pompage. Sur l'année 2019, Valeco mettra en service 121,5 MW dont 71,3 MW en Occitanie, représentant quatre parcs, 29 éoliennes et une centrale solaire au sol, 40,5 MW représentant trois parcs et 18 éoliennes dans les Hauts de France, et 9,7 MW représentant une centrale solaire au sol en Pays de la Loire. EnBW Énergies Renouvelables avait pour objectif d'atteindre les 1 000 MW sur l'éolien, et nous les atteindrons quasiment avec Valeco.
https://objectif-languedoc-roussillon.latribune.fr/economie/environnement/2019-07-19/apres-le-rachat-de-valeco-quelle-strategie-pour-l-allemand-enbw-en-france-824124.html

19/07/19Le Sénat adopte le projet de loi énergie et climat en première lecture
Le texte prévoit d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050, une baisse de 40% de la consommation d’énergies fossiles d’ici 2030, contre 30% précédemment, et la fermeture des dernières centrales à charbon en 2022.
Le Sénat à majorité de droite a adopté dans la nuit de jeudi à vendredi, en première lecture, après l’avoir sensiblement modifié, le projet de loi énergie et climat, qui prévoit d’atteindre la "neutralité carbone" à l’horizon 2050, face à "l’urgence écologique et climatique".
Le texte, déjà adopté par l’Assemblée nationale, a été voté par 227 voix pour (LR, centristes, majeure partie du groupe RDSE à majorité radicale, Indépendants) et 16 contre (CRCE à majorité communiste). PS et LREM se sont abstenus, ainsi que 4 sénateurs RDSE. Députés et sénateurs tenteront jeudi prochain de se mettre d’accord sur une version commune, mais l’adoption définitive a été repoussée après l’été. 

Neutralité carbone
Ce projet de loi actualise les objectifs de la politique énergétique de la France, notamment en prévoyant d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050, une baisse de 40% de la consommation d’énergies fossiles d’ici 2030, contre 30% précédemment, et la fermeture des dernières centrales à charbon en 2022. Il décale de 2025 à 2035 la réduction à 50% de la part du nucléaire dans la production électrique. 
Il pérennise le Haut conseil pour le climat, prévoit des dispositifs de lutte contre les fraudes aux certificats d’économies d’énergie (CEE), ainsi qu’un dispositif progressif de rénovation énergétique des "passoires thermiques". Les sénateurs ont introduit des objectifs supplémentaires : au moins 27,5 GW d’hydroélectricité en 2028, notamment issue de la "petite hydroélectricité", développement d’au moins 1 GW par an d’éolien en mer jusqu’en 2024 et 8% de biogaz en 2028.
Divisions sur les passoires thermiques
Le Sénat s’est divisé sur le dossier des passoires thermiques, ces logements énergivores qui concernent quelque sept millions de ménages. Le rapporteur Daniel Gremillet (LR) a privilégié l’information et l’incitation, rendant certaines obligations plus progressives. Mais la gauche, ainsi que des sénateurs centristes et Indépendants, ont obtenu l’adoption d’amendements définissant un seuil de consommation énergétique maximale au-delà duquel un logement serait considéré comme indécent.
La chambre haute a par ailleurs conditionné le relèvement du plafond de l’accès régulé à l’électricité nucléaire historique (Arenh) à la révision de son prix. Une disposition qui devrait constituer "un point dur" dans la recherche d’un accord avec les députés.
"Il y a des divergences, mais malgré tout je pense qu’il y a aussi des convergences qui permettent une base de discussion intéressante", a estimé Elisabeth Borne, pour qui c’était le baptême du feu en tant que ministre de la Transition écologique.

https://www.sudouest.fr/2019/07/19/le-senat-adopte-le-projet-de-loi-energie-et-climat-en-premiere-lecture-6355696-706.php


18/07/19Le Sénat supporter de l’hydroélectricité et de l’éolien en mer
L’examen du projet de loi Energie-Climat poursuit son bonhomme de chemin en séance et en première lecture au Sénat. La haute Assemblée en était à l’article 5 à 18 heures, ce jour. Parmi les nombreux amendements adoptés, on retiendra que le Sénat soutient plus que jamais l’hydroélectricité et l’éolien marin. L’objectif d’au moins 27 GW de capacité hydroélectrique en 2028 est confirmé en séance et un quart de l’augmentation des capacités installées de production entre 2016 et 2028 doit porter sur des installations dont la puissance est inférieure à 4,5 MW. Confirmé également l’objectif d’augmentation des capacités installées d’au moins 1 GW par an d’ici 2024 pour l’éolien offshore, ce que le gouvernement considère comme impossible.
Pour l’outre-mer, les sénateurs sont tout aussi volontaristes et souhaitent que l’autonomie énergétique soit fixée pour 2030 et non pas ...

https://www.greenunivers.com/2019/07/le-senat-supporter-de-lhydroelectricite-et-de-leolien-en-mer-207941/

18/07/19 : Recyclage et remise en état des sites : les sénateurs pointent du doigt les éoliennes
Lors de l'examen du projet de loi énergie climat mercredi 17 juillet, les sénateurs ont souhaité enrichir le contenu de la future loi quinquennale de programmation énergétique. Outre les objectifs climatiques et énergétiques, cette loi devra fixer les objectifs et les moyens mis en oeuvre pour recycler les installations renouvelables arrivées en fin de vie ou obsolètes. "Une politique écologique et climatique de long terme, compatible avec les exigences de préservation, de protection et...
https://www.actu-environnement.com/ae/news/Recyclage-demantelement-energies-renouvelables-eoliennes-fondations-33812.php4?fbclid=IwAR3NhFPSueF1knKtVjQQFo4NZL6clbjIYbTTJ-GeSojbvfH4U7vx76JBqWU

17/07/19Vortex Bladeless : des éoliennes sans pales qui ne tuent pas les oiseaux
Plus économiques et plus durables que leurs aînées, voici de nouvelles éoliennes pour le moins surprenantes. Leur particularité ? Elles sont dépourvues de pales ! Leur secret ? Elles produisent de l’électricité grâce à des oscillations. Images et explications.
La Vortex Bladeless, c’est son nom, ressemble à un très grand bâton souple qu’on aurait planté dans la terre. Le vent la fait trembler et c’est ainsi que naît l’électricité. Avantages d’une telle éolienne ? Elle est plus discrète que le modèle à pales, plus silencieuse et, en plus, elle préserverait la vie des oiseaux. De plus, la Vortex Bladeless diviserait par deux les coûts de construction et de fonctionnement.

https://positivr.fr/bladeless-vortex-eolienne-sans-pales/

17/07/19Hausse du coût à prévoir pour le soutien aux énergies renouvelables en 2020 selon la CRE
La CRE (Commission de régulation de l’énergie) a estimé à 7,916 milliards d’euros le montant des charges permettant le soutien public aux énergies renouvelables pour l’année 2020 ce mardi 16 juillet, soit une hausse de 1,75% par rapport à la prévision de 2019, et de 11% par rapport à 2018. Une augmentation qui s’explique en partie par le développement des filières de production d’énergies renouvelables.
Dans une délibération publiée ce mardi 16 juillet, la CRE a évalué à 7,916 milliards d’euros le montant prévisionnel des charges de service public de l’énergie (CSPE) pour 2020. Ces charges de service public de l’énergie servent à couvrir les missions de service public assurées essentiellement par EDF. Le montant estimé pour l’année 2020 devrait se répartir de la façon suivante :
65 % pour le soutien aux énergies renouvelables dont 33 % pour le photovoltaïque et 14 % pour l’éolien en métropole ;
- 21 % pour la péréquation tarifaire dans les zones non interconnectées (outre-mer notamment) ;
- 9 % pour le soutien à la cogénération ;
- 3 % pour le soutien à l’injection de biométhane ;
- 1 % pour le soutien à l’effacement ;
- 0,4 % pour les dispositifs sociaux.
Une augmentation de 11% par rapport à 2018
D’après la CRE, la hausse de 11% du montant des charges par rapport à 2018 résulte principalement dudéveloppement, en métropole, de filières de production renouvelables, du développement de filières de production électrique à partir d'énergies renouvelables, et d'une augmentation de la cogénération au gaz naturel. « La hausse en moyenne des prix de marché de gros de l’électricité et de la capacité permet toutefois d’atténuer l’augmentation des charges en métropole », ajoute la CRE.
Le CRE évoque également un doublement annuel du volume de biométhane injecté, ainsi que l'augmentation des surcoûts de péréquation en zones non interconnectées, du fait de la mise en service de nouveaux moyens de production renouvelable et d'une hausse des prix des combustibles fossiles et du CO2. « Ces facteurs de hausse sont en partie contrebalancés par la diminution des charges liées aux dispositifs sociaux », note la CRE, du fait de la substitution de deux tarifs sociaux par le chèque énergie(qui n'est pas financé via les CSPE).
La commission ajoute en revanche qu’il faudra ajouter la régularisation de charges avancées par EDF en 2018 et 2019, encore non remboursées par l’Etat. Elle estime ainsi à 8,398 milliards d’euros le montant des charges à compenser en 2020.
Le Parlement devra ensuite statuer, dans le cadre de loi de Finances, sur le montant qui sera effectivement pris en charge par le budget de l’Etat.

https://www.batiweb.com/actualites/vie-des-societes/hausse-du-cout-a-prevoir-pour-le-soutien-aux-energies-renouvelables-en-2020-selon-la-cre-2019-07-17-35003#null

17/07/19
Les vastes chantiers qui attendent Elisabeth Borne

17/07/19
Loi énergie : le Sénat donne son feu vert à « l'urgence écologique et climatique »
Le Sénat à majorité de droite a adopté mercredi en première lecture l'article phare du projet de loi énergie et climat qui définit les objectifs de la politique énergétique du pays, en décrétant « l'urgence écologique et climatique ».
Cet article 1er, dont l'examen avait démarré mardi soir, a été adopté à main levée. « Il fixe l'ambition du gouvernement », a déclaré la secrétaire d'Etat Emmanuelle Wargon qui avait remplacé le ministre de la Transition écologique démissionnaire François de Rugy. Mercredi, c'est la nouvelle ministre en titre Elisabeth Borne qui a pris le relais.
Parmi les objectifs fixés, l'article 1er prévoit d'atteindre « la neutralité carbone » à l'horizon 2050. Ce principe suppose de ne pas émettre plus de gaz à effet de serre que le pays ne peut en absorber via notamment les forêts ou les sols. Pour ce faire, la France devra diviser ses émissions de gaz à effet de serre par un facteur supérieur à six par rapport à 1990. Le texte prévoit une baisse de 40% de la consommation d'énergies fossiles d'ici à 2030, contre 30% précédemment.
Des sénateurs PS et communistes ont tenté en vain d'obtenir des objectifs plus ambitieux, préconisant que la France divise par 8 ses émissions de gaz à effet de serre. Malgré l'opposition du gouvernement, les sénateurs ont validé des objectifs supplémentaires introduits en commission : au moins 27,5 GW d'hydroélectricité en 2028, notamment issue de la « petite hydroélectricité », développement d'au moins 1 GW par an d'éolien en mer, posé et flottant, jusqu'en 2024 et 8% de biogaz en 2028 pour s'assurer que l'objectif des 10% en 2030 sera bien tenu.
Nucléaire et éolien offshore : frein du gouvernement
Le gouvernement est favorable au développement de l'éolien en mer, mais l'objectif visé par le Sénat n'est pas « accessible à court terme », selon Elisabeth Wargon. En réponse à une interrogation du sénateur PS de l'Aude Roland Courteau, elle a indiqué qu'un parc était prévu en Bretagne du sud et « deux nouveaux parcs » en région Sud et en région Occitanie.
Concernant la petite hydroélectricité, la ministre a indiqué que le gouvernement avait lancé un appel d'offres pour débloquer 350 mW et promis un « travail » avec le Parlement sur le dossier. La petite hydroélectricité « donne une énergie locale verte », a plaidé Angèle Préville (PS).
Le projet de loi entérine également le report de 2025 à 2035 de l'objectif de ramener à 50%, contre plus de 70% aujourd'hui, la part du nucléaire dans la production d'électricité française.
https://www.cbanque.com/actu/75034/loi-energie-le-senat-donne-son-feu-vert-a-urgence-ecologique-et-climatique
16/07/19Le projet de loi énergie et climat examiné au Sénat sans François de Rugy
La démission du ministre de l’Écologie ce mardi 16 juillet en début d’après-midi n’a pas empêché le Sénat de se saisir, comme prévu, du projet de loi énergie et climat. Le texte vise, entre autres, à atteindre la neutralité carbone en 2050.
La démission de François de Rugy n’a pas chamboulé l’examen du projet de loi énergie climat, entamé comme prévu mardi 16 juillet au Sénat, où la secrétaire d’État Emmanuelle Wargon a remplacé au pied levé le ministre de l’Écologie.
« J’assurerai la continuité de l’État et la représentation du ministère de la Transition écologique et solidaire pour que les débats sur ce texte important puissent se passer dans les meilleures conditions possibles », a assuré Emmanuelle Wargon devant les sénateurs, seulement quelques heures après l’annonce de la démission de François de Rugy.
Baisse de 40 % de la consommation d’énergies fossiles d’ici 2030
En préambule à la discussion générale, Sophie Primas (LR), présidente de la commission des Affaires économiques, a interpellé le gouvernement sur les délais très contraints imposés pour l’examen d’un texte « qui engage la politique énergétique de la France pour le demi-siècle qui vient ».
La démission du ministre est « le pompon et l’apothéose », a-t-elle estimé, saluant « une forme d’héroïsme » d’Emmanuelle Wargon, à reprendre ainsi un texte au pied levé.
Le projet de loi fixe plusieurs objectifs ambitieux face à « l’urgence écologique et climatique » : il prévoit d’atteindre la « neutralité carbone » à l’horizon 2050, une baisse de 40 % de la consommation d’énergies fossiles d’ici 2030, contre 30 % précédemment, la fermeture des dernières centrales à charbon en 2022…
Il entérine également le report de 2025 à 2035 de l’objectif de ramener la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50 % contre plus de 70 % aujourd’hui. Il pérennise le Haut conseil pour le climat, instauré en novembre par Emmanuel Macron, et prévoit des dispositifs de lutte contre les fraudes aux certificats d’économies d’énergie (CEE).
Il prévoit encore un dispositif progressif sur la rénovation énergétique des logements et les « passoires thermiques ».
L’opposition dénonce un « manque d’ambition »
« Il y a urgence car tous les signaux passent au rouge », a souligné Emmanuelle Wargon, citant le récent épisode de canicule, ou encore l’actuelle situation de sécheresse. « Ce qui se joue, c’est bien l’avenir de la planète », a-t-elle déclaré, affirmant que « ce texte constitue une étape décisive dans la transition écologique ». Mais pour le rapporteur LR Daniel Gremillet, il « manque de vision à long terme », tandis que pour Jean-Pierre Moga (centriste), « il aurait pu être un peu plus ambitieux ».
« Ce texte répond-il à la situation d’urgence, ne manque-t-il pas d’envergure ? », a interrogé Roland Courteau (PS). « Nous en partageons l’ambition, mais nous cherchons les moyens mis sur la table », a déclaré Fabien Gay (CRCE à majorité communiste).
« Cette loi est d’abord une loi de décalage des objectifs », elle peut « donc être vue comme une incapacité française à s’engager résolument dans la transition énergétique », a attaqué l’écologiste Ronan Dantec (RDSE à majorité radicale),
« L’incitation » plutôt que la « contrainte »
En commission, les sénateurs ont « cranté » des objectifs chiffrés supplémentaires pour le développement des énergies renouvelables, avec « un accent significatif sur la partie hydraulique » et un objectif « plus offensif sur l’éolien en mer » : au moins 27 GW d’hydroélectricité en 2028, développement d’au moins 1 GW par an d’éolien en mer, posé et flottant, jusqu’en 2024 et 8 % de biogaz en 2028 pour s’assurer que l’objectif des 10 % en 2030 sera bien tenu.
Comme à l’Assemblée, le dossier des « passoires thermiques » devrait donner lieu à des débats animés.Le programme du candidat Macron prévoyait que ces logements énergivores seraient interdits de location à compter de 2025. Mais le sujet était absent du projet de loi initial et après des discussions enflammées, les députés ont opté pour un dispositif en trois temps : information et incitation jusqu’en 2023, puis obligation de travaux, mais avec la mise en place de sanctions seulement à partir de 2028.
En commission, les sénateurs ont adopté plusieurs amendements pour renforcer encore l’information des locataires et des acheteurs et pour rendre certaines obligations plus progressives, le rapporteur plaidant pour « l’incitation » plutôt que « la contrainte ».

https://www.ouest-france.fr/environnement/climat/le-projet-de-loi-energie-et-climat-examine-au-senat-sans-francois-de-rugy-6447587


16/07/19Hausse du coût à prévoir en 2020 pour le soutien aux énergies renouvelables
Le gendarme français de l’énergie a évalué à 7,916 milliards d’euros pour 2020 le montant des charges permettant notamment le soutien public aux énergies renouvelables, une hausse de 1,75% par rapport à la prévision pour 2019.
Ce montant représente aussi une augmentation de 11% par rapport à celui constaté au titre de 2018, souligne la Commission de régulation de l’énergie (CRE) dans sa délibération publiée mardi.

Ces «charges de service public de l’énergie» (CSPE) servent à couvrir les missions de service public assurées essentiellement par l’opérateur historique EDF, dont celles liées au rachat à un prix bonifié de l’électricité d’origine renouvelable, et à la péréquation tarifaire en outre-mer.
Le montant prévu pour 2020 concernera pour 65% le soutien aux énergies renouvelables (dont 33% pour le photovoltaïque et 14% pour l’éolien en métropole).
Quelque 21% iront à la péréquation tarifaire dans les zones non interconnectées (outre-mer notamment), 9% au soutien à la cogénération (production de chaleur et d’électricité), 3% au soutien à l’injection de biométhane dans les réseaux de gaz.
Selon la CRE, la hausse de 11% résulte principalement du développement en métropole de filières de production électrique à partir d’énergies renouvelables et d’une augmentation de la cogénération au gaz naturel. La hausse moyenne des prix de marché de gros de l’électricité et de la capacité permettent toutefois d’atténuer l’augmentation des charges, ajoute la CRE.
La Commission évoque aussi un doublement annuel du volume de biométhane injecté, ainsi que l’augmentation des surcoûts de péréquation en zones non interconnectées du fait de la mise en service de nouveaux moyens de production renouvelable et d’une hausse des prix des combustibles fossiles et du CO2.
«Ces facteurs de hausse sont en partie contrebalancés par la diminution des charges liées aux dispositifs sociaux», note la CRE, du fait de la substitution de deux tarifs sociaux par le chèque énergie (qui n’est pas financé via les CSPE).
En revanche devra s’ajouter la régularisation de charges avancées par EDF en 2018 et 2019 et non encore remboursées par l’Etat, ainsi que diverses actualisations. La CRE évalue ainsi le montant des charges à compenser en 2020 à 8,398 milliards d’euros.
Il reviendra au Parlement, dans le cadre de la loi de Finances, de déterminer à quelle hauteur ce montant sera effectivement pris en charge par le budget de l’Etat.

https://www.liberation.fr/depeches/2019/07/16/hausse-du-cout-a-prevoir-en-2020-pour-le-soutien-aux-energies-renouvelables_1740273
10/07/19Projet de loi énergie et climat : ce qu’a modifié le Sénat en commission
Les sénateurs de la commission des Affaires économiques ont amendé le projet de loi énergie et climat, adopté par l’Assemblée nationale. Il était caractérisé, selon eux, par « une absence de vision stratégique à long terme ».
Dernier texte notoire qui sera examiné au Sénat avant l’interruption estivale, le projet de loi relatif à l’énergie et au climat (adopté le 28 juin à l’Assemblée nationale) laisse des sénateurs désappointés, n’hésitant pas à le qualifier de « petite loi ». Le texte soumis aux parlementaires propose de poser un cadre à la politique climatique de la France, en accélérant le déploiement des énergies renouvelables et en améliorant la performance des logements, en luttant contre les passoires énergétiques. L’objectif de neutralité carbone en 2050 sera fixé dans le marbre de la loi : autrement dit, les émissions de gaz à effet de serres émis par la France ne pourront pas être supérieures à ce qu’elle est en capacité d’absorber.
Mais l’essentiel de l’ambition portée par le gouvernement reposera toutefois sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Ce bras armé de la politique climatique échappera au Parlement car il s’agit d’un décret. « On demande au législateur d’entériner des décisions prises par décret, de faire de la technique alors que les choix stratégiques pour l’énergie et le climat ne sont pas à l’intérieur », regrette le sénateur (LR) Daniel Gremillet, rapporteur de ce projet de loi.

À l’avenir, le projet de loi énergie et climat redonne une marge de manœuvre plus importante au Parlement, qui sera amené à se prononcer sur une loi de programmation quinquennale pour le climat. Le rapporteur Daniel Gremillet estime avoir renforcé cet outil ce 10 juillet, au cours de l’examen du texte par la commission des Affaires économiques. « Nous allons vraiment nous emparer de cette dimension absolument stratégique », souligne-t-il.
Les sénateurs ont notamment souhaité que ces futures lois quinquennales fixent le volume des obligations à réaliser dans le cadre des certifications d’économies d’énergie. Afin d’encourager le développement de filières françaises dans les énergies vertes, ils ont également rajouté de nouveaux objectifs à atteindre, des signaux pour le monde industriel.
Encourager le développement de l’hydroélectricité et du biogaz
L’hydroélectricité est la première citée : les capacités de production devront être portées à 27 gigawatts en 2028 (contre 25,5 actuellement). Le dispositif prévu pour faciliter l’augmentation de la puissance des centrales est d’ailleurs facilité, par rapport à l’Assemblée nationale. Si le concessionnaire n’a pas obtenu de réponse dans un délai de trois mois de la part de l’administration, le projet sera considéré comme accepté (et non plus refusé).
L’éolien en mer devra, lui, progresser d’un gigawatt par an jusqu’en 2024. Sur ce point, les sénateurs n’ont fait que reprendre un objectif affiché par le Premier ministre lors de son discours de politique générale. La part du biogaz, dans la part des énergies produites en France, devra atteindre 8 % en 2028, un palier intermédiaire introduit par les sénateurs, pour être certain que l’objectif de 10 % en 2030 soit atteint.
Autre modification sénatoriale : tous les dispositifs de soutien à l’électricité et au gaz renouvelables devront inclure un bilan carbone. La notion d’empreinte carbone (les émissions qui ne relèvent pas directement du territoire national), définie par le projet de loi, est en revanche assouplie. Les sénateurs veulent en faire un outil seulement « indicatif ». L’Outre-mer n’est pas oublié par la chambre des territoires : parmi les objectifs des futures lois quinquennales devra figurer la recherche de l’autonomie énergétique pour les départements ultramarins.
La commission des Affaires économiques répond également au défi que constituera la fermeture des dernières centrales à charbon en 2022. La copie sénatoriale précise que les mesures d’accompagnement des salariés devront être assumées par l’État.
Le Sénat desserre les sanctions
Du côté de l’énergie solaire, les sénateurs encadrent davantage ce qui était prévu dans le texte, tel qu’adopté à l’Assemblée. Le projet de loi autorisait la construction de panneaux solaires aux abords d’autoroutes et routes express. Pour que ces projets ne portent pas atteinte aux surfaces agricoles, les sénateurs ont précisé que les futurs panneaux devraient être posés sur des voies inutilisées, des aires de repos ou de stationnement. La commission des Affaires économiques a également souhaité que les permis de construire puissent continuer de s’opposer à l’installation de dispositifs d’énergies renouvelables sur des immeubles, même si ces derniers dépassent les besoins des habitants. « Retirer ce pouvoir aux maires risque d'entraîner une installation désordonnée et massive de tels dispositifs », s’est inquiété Daniel Gremillet.
Le volet de la lutte contre les passoires énergétiques (logements en classes F et G) a également été revu par les sénateurs, préférant l’incitation à la sanction. Le projet de loi prévoit une régénération en trois étapes : après une phase incitative et une phase d’obligation de travaux doit intervenir une phase de mécanisme contraignant. « Imposer des sanctions trop brutales aux propriétaires serait contre-productif et risquerait de sortir des centaines de milliers de logements du marché », a averti Sophie Primas, présidente de la commission des Affaires économiques.
Un article introduit par les députés a par ailleurs été supprimé. Il imposait aux entreprises de plus de 500 salariés de présenter un plan de transition pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, sous peine d’une amende pouvant atteindre 50.000 euros en cas de manquement. Actuellement, elles sont tenues à ne présenter qu’un bilan de leurs émissions, sous peine de se voir infliger une amende pouvant atteindre 1500 euros. « L'ampleur du déplafonnement de l'amende est excessive et difficilement justifiable sans étude d'impact ou éléments valables », ont souligné les sénateurs issus du groupe LR.
Le texte sera débattu par le Sénat en séance publique à partir du mardi 16 juillet.
https://www.publicsenat.fr/article/parlementaire/projet-de-loi-energie-et-climat-ce-qu-a-modifie-le-senat-en-commission-143480

10/07/19
Les centrales éoliennes et photovoltaïques de RES se dotent d’une super 4G
Suite à l’arrêt des réseaux RTC par Orange, le producteur d’énergie renouvelable a souhaité piloter ses sites à distance sans enfouir de nouveaux liens dans des tranchées. Mais comment capter un réseau mobile loin des émetteurs ?
Qu’importe leur éloignement de zones urbaines. Les parcs d’éoliennes et de panneaux photovoltaïques ont besoin de connectivité pour remonter leurs informations de production, leurs alarmes, ou encore pour récupérer les commandes qui optimisent à distance l’orientation des voilures et des panneaux selon la météo. Mais comment acheminer en haut d’une falaise ou dans une vallée les 2 à 4 Mbits/s de débit nécessaire, quand le point de raccordement le plus proche se trouve à 20 km ?
« Initialement, Enedis (ex-ERDF) nous demandait de raccorder nos centrales d’énergie renouvelable par un réseau RTC dédié. Comme le RTC passe uniquement par des câbles, nous creusions des tranchées jusqu’au relai pour passer des lignes de cuivre, ce qui pouvait nous coûter de 15 à 100.000 €, selon la distance », raconte Christophe Da Costa, Ingénieur d’Etudes Electriques chez RES France, l’un des principaux constructeurs de parc éolien et photovoltaïque en France.
« Puis, Orange a pris la décision de ne plus fournir de lignes RTC dès 2019 et Enedis a fini par valider l’utilisation de réseaux numériques. L’opportunité d’économiser le coût des tranchées s’est alors présentée, à la condition toutefois de parvenir à trouver un réseau numérique aérien accessible depuis nos sites reculés. »
Le satellite ? Trop instable
RES relie chaque année entre deux et trois sites au réseau Enedis. La décision de passer au numérique étant prise en 2018 pour le lancement des premiers chantiers dès 2019, le constructeur a redoublé d’efforts pour trouver une solution rapidement.
« Nous avions spontanément pensé au satellite, mais nous souhaitions évaluer une alternative car cette solution posait des problèmes de latence. Nos tests ont ainsi montré que l’instabilité du signal perturbait certains équipements, voire les empêchait de communiquer, ce qui n’est pas envisageable sur un site de production. »
Christophe Da Costa et son équipe se mettent alors en quête d’un réseau capable de maintenir au débit d’au moins 2 Mbits/s constant avec, prudence oblige, un signal redondant. Les opérateurs de téléphonie mobile 4G sont consultés, et même des méta-opérateurs capables de proposer deux connexions 4G depuis des fournisseurs différents, pour pallier une panne éventuelle d’infrastructure chez l’un ou l’autre.
Une antenne qui amplifie la 4G pour garantir 8 à 20 Mbits/s malgré l’éloignement
Icow, le prestataire finalement retenu, est justement l’un de ces acteurs capables de constituer une offre à partir de plusieurs réseaux. Sa solution repose sur une box reliée à une antenne, laquelle capte et d’amplifie les signaux mobiles les plus faibles. Ce dispositif lui permet de garantir un débit de 8 Mbits/s sur les sites éloignés de plusieurs dizaines de kilomètres d’un émetteur. Sur une distance plus courte, la bande passante peut grimper jusqu’à 20 Mbits/s.
« Icow a surtout eu notre faveur car ils vont au-delà d’un simple fournisseur de carte SIM. Ils nous livrent un routeur-passerelle préconfiguré et une antenne à installer à 3,5m de haut sur un mat qu’ils pré-percent en usine. En amont du déploiement, ils travaillent avec nous sur la topologie pour calibrer la puissance de l’antenne. Et le jour de l’installation, ils nous guident à distance pour orienter l’antenne », décrit Christophe Da Costa.
Fournisseur d’accès à Internet, Icow revendique travailler avec les quatre opérateurs mobiles français et retenir sur chaque site les deux meilleurs selon la qualité du signal offert. Le routeur-passerelle proposé à RES est la version Expert, qui bascule automatiquement entre l’opérateur principal et le secondaire en cas d’incident. Il existe une autre version, plus adaptée au besoin de débit qu’à celui de fiabilité, qui répartit la charge entre les deux connexions.
« Ce système à double opérateur nous permet de fournir à nos clients un service managé. Les flux de nos clients transitent par nos datacenters et nous pouvons prendre la main à distance sur nos boîtiers, équipés d’un firmware développé en interne, pour reconfigurer à la volée l’opérateur, la bande de fréquence, etc. afin de maintenir la meilleure connexion possible. Tout ceci est transparent pour nos clients », explique au MagIT Davoir Coiron, le PDG d’Icow.
Surtout, le système Icow apporte un élément essentiel au pilotage distant des éoliennes et panneaux photovoltaïques : des IP fixes. « Aucun opérateur mobile n’est aujourd’hui capable d’en fournir directement ! Elles sont pourtant nécessaires pour réaliser des connexions privées par VPN », lance-t-il.
Deux parcs photovoltaïques déjà déployés
Depuis le début de l’année, deux centrales photovoltaïques ont déjà été installées avec la connectique d’Icow.
Les équipements d’Icow sont déployés au niveau du poste de distribution, un bâtiment en béton de 19m2, surmonté du mat où est fixé l’antenne. Ce local contient d’une part les onduleurs chargés de réguler la production avant de l’envoyer sur le réseau national de distribution d’électricité. Les paramètres de ces onduleurs sont renseignés en temps réel par Enedis, via la connexion d’Icow. D’autre part, on y trouve les systèmes informatiques de RES, chargés de surveiller et d’orienter les pales des éoliennes comme les panneaux solaires. Ils sont eux aussi reliés au boîtier d’Icow, lequel communique avec l’antenne via un câble coaxial dans le mât.
« L’installation de l’antenne et du boîtier Icow est très rapide, elle n’a duré qu’une heure à chaque fois. En revanche, la configuration de notre partie informatique, qui suppose le paramétrage de nos accès VPN, comme celui de nos automates, prend deux jours. Icow est d’ailleurs venu nous épauler pour adapter notre firewall à leur routeur », témoigne Christophe Da Costa.
Selon des informations que LeMagIT a pu obtenir, Icow facture par mois 99€ la double connexion, plus 7,50€ pour chacune des deux adresses IP fixes demandées par son client. La configuration du routeur en usine et l’assistance à l’installation - de l’orientation de l’antenne au paramétrage du firewall de RES - sont comprises dans ce prix.
Une connexion moins chère, plus fiable et plus facile à dédoubler
Comparativement, RES payait précédemment 400€/mois pour un débit de seulement 2 Mbits/s en SDSL, sur la ligne cuivre d’Orange qui servait aussi à véhiculer les commandes RTC d’Enedis.
« Outre l’économie réalisée, je constate que la connexion 4G fournie par les équipements d’Icow est aussi fluide et constante qu’avec nos précédentes lignes SDSL. Ce qui est une excellente nouvelle car nous redoutions une grande variabilité sur le signal mobile », observe Christophe Da Costa.
« Je me félicite également de la stabilité du système. Sur nos lignes SDSL/RTC, nous avions pris l’habitude de passer le premier mois à ouvrir des tickets de support chez Orange, car leurs routeurs se déconnectaient régulièrement. Et même lorsque leurs techniciens finissaient par trouver la configuration optimale, ces systèmes perdaient par la suite des paquets de données de temps en temps. Avec Icow, la solution a parfaitement fonctionné dès le départ », dit-il, après plus d’un trimestre de mise à l’épreuve.
Le contrat passé entre RES et Icow prévoit la connexion de deux autres parcs, éoliens cette fois-ci, d’ici à la fin de l’année. « Ces chantiers seront plus complexes car les automates qui contrôlent les éoliennes nécessitent le transfert de fichiers plus volumineux lorsque nous devons les reconfigurer ou visualiser leur production. »
Dernier avantage, la facilité d’installation de la solution Icow ouvre la voie au déploiement d’une seconde antenne sur les sites. « Si d’aventure Enedis nous demande d’augmenter la puissance de nos centrales, nous pourrions très facilement installer un second point d’accès pour assurer la communication des données supplémentaires sans pénaliser les flux déjà existant », conclut-il.
https://www.lemagit.fr/etude/Les-centrales-eoliennes-et-photovoltaiques-de-RES-se-dotent-dune-super-4G

06/07/19
Fabien Bouglé : « Il y a une invasion voulue par le gouvernement de ces monstres d’acier qui polluent notre environnement »
Un entretien choc !
Les grandes vacances commencent ; l’occasion, pour les Français, de découvrir les éoliennes qui poussent comme des champignons sur le territoire national. Par ailleurs, la commission des finances de l’Assemblée nationale se penche actuellement sur le coût de l’éolien.
L’occasion, pour Fabien Bouglé, qui lutte depuis dix ans contre l’implantation des éoliennes, de dénoncer la volonté du gouvernement d’imposer brutalement la transition énergétique – passant par la multiplication par trois du nombre de ces monstres d’acier – liée à d’importants enjeux financiers. Coût pour le contribuable, pollution, recyclage, effets sur la santé… Fabien Bouglé évoque, au micro de Boulevard Voltaire, tous les sujets tabous et angles morts de ce dossier très polémique.
https://www.bvoltaire.fr/fabien-bougle-il-y-a-une-invasion-voulue-par-le-gouvernement-de-ces-monstres-dacier-qui-polluent-notre-environnement/

05/07/19Éolien : deux fédérations nationales déposent plainte contre l’État pour pollution
La Fédération Environnement Durable (FED) et Sites & Monuments (SPPEF) déposent un recours devant le tribunal administratif de Paris relatif aux déchets de l’industrie éolienne.
La Fédération Environnement Durable (FED), association d’intérêt général, et la Société pour la Protection des Paysages et de l’Esthétique de la France (SPPEF * Sites & Monuments) agréée au plan national pour la protection de l’environnement, attaquent l’État devant le Tribunal administratif de Paris en raison de la pollution croissante du territoire générée par les éoliennes industrielles.
Instruites par la multiplication des friches éoliennes à l’étranger, la Fédération Environnement Durable (FED) et Sites & Monuments (SPPEF) déposent un recours devant le tribunal administratif de Paris relatif aux déchets de l’industrie éolienne.
Ce recours vise à engager la responsabilité de l’État du fait de l’illégalité de sa réglementation applicable aux déchets éoliens, laquelle autorise leur abandon dans les sols, néglige la hiérarchie de leurs modes de traitement et n’impose aucune garantie financière crédible en matière de remise en état des sites.
Le tribunal administratif est saisi du préjudice issu de cette réglementation inopérante, nouvelle faveur faite à des promoteurs déjà coupables d’une atteinte fondamentale à la biodiversité, d’une rupture sociale et de la destruction de nombreux paysages ruraux français pour une production électrique anecdotique ruineuse et dépourvue de fiabilité.
Le 19 juin 2019, la Fédération Environnement Durable avait déposé au Conseil d’État un premier recours pour excès de pouvoir contre le ministère de la Transition Écologique et Solidaire demandant notamment l’abrogation de l’arrêté du 26 août 2011 relatif à la remise en état et à la constitution de garanties financières pour les installations de production d’électricité utilisant l’énergie mécanique du vent.
Annexe
Selon le calendrier de la programmation pluriannuelle de l’énergie, (PPE) annoncé par le gouvernement (3), environ 14 500 éoliennes seront installées à l’horizon 2028, ce qui correspondra à une artificialisation massive des sols ruraux, puis à la constitution d’une colossale déchetterie industrielle.
La situation de l’Allemagne (1) confrontée à ses premiers démantèlements d’éoliennes, nous révèle qu’aucune précaution à la hauteur des enjeux n’a été prise par l’État français (2) pour protéger l’environnement.
Le démantèlement de multiples éoliennes géantes est en effet illusoire compte tenu de son coût, pour une consignation de seulement 50 000 euros. Le territoire de la France, lorsque la perfusion de deniers publics cessera, sera couvert de friches industrielles disséminées sur tout le territoire et de lignes de très haute tension devenues inutiles.
Après avoir détruit des haies, rasé des chemins ruraux historiques et construit des routes en plein champ pour acheminer des éoliennes atteignant aujourd’hui 250 mètres de haut, les industriels de l’éolien dont les structures financières sont volontairement insuffisantes, vont abandonner une quantité gigantesque de matériaux polluants non recyclables, voire non traitables : (4)
- 36 millions de tonnes de béton armé pour fabriquer les socles à tout jamais enterrés soit l’équivalent de 1,8 million de camions-toupies représentant une file de 18 000 km.
- 435 mille tonnes de plastiques spéciaux pour les pales fabriquées à base de polymères, de fibre de verre et de carbone, très difficilement traitables voire non recyclables. Si ces pales de 55 mètres étaient mises bout à bout, elles couvriraient 2800 km.
- 8 millions de tonnes d’acier ordinaire, d’aciers spéciaux à base de manganèse, de chrome, de nickel, de molybdène pour les mâts, les rotors etc.
- des centaines de milliers de tonnes de cuivre pour les génératrices d’électricité, les câbles électriques, les milliers de transformateurs constituant les postes sources, sans compter les milliers de km de nouvelles lignes à HT pour raccorder les 14 500 éoliennes au réseau et distribuer leur courant intermittent.
- 6 mille tonnes de terres rares dont principalement le néodyme, un produit chimique stratégique pour fabriquer les aimants des nouveaux alternateurs, difficilement recyclable et produit en Chine dans des conditions écologiques et humaines toxiques défrayant la chronique depuis des années. (4)
- 15 mille tonnes par an d’huile de vidange par an dont une partie s’écoule dans les sols, polluant durablement les nappes phréatiques.

(1) Le (polluant) recyclage des vieilles éoliennes allemandes : article du Figaro publié le 29 janvier 2019. De nombreux sites subventionnés pendant des années ne sont plus compétitifs au prix actuel de l’électricité. Leur démantèlement implique des investissements que n’ont pas prévus les exploitants, et risque de poser de vrais problèmes écologiques…
(2) Provisions actuelles pour démantèlement d’une éolienne : 50 000 euros.
(3) Renouvelables-La France vise un rythme soutenu d’appels d’offres PARIS, 25 janvier (Reuters)
La France prévoit un rythme soutenu d’appels d’offres dans l’éolien terrestre et le solaire photovoltaïque afin de doubler ses capacités de production d’électricité renouvelable en dix ans, selon le projet de programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) publié vendredi.…
Selon le calendrier prévu de développement des renouvelables, des appels d’offres représentant près de deux gigawatts (GW) de capacités d’éoliennes terrestres seront lancés chaque année sur la période 2019-2024… Pour multiplier par environ 2,5 les capacités installées d’éoliennes terrestres. En dix ans, environ 14 500 mâts seraient installés sur le territoire métropolitain à horizon 2028, contre 8000 à fin 2018.
(4) Évaluation de la quantité totale de matériaux du parc éolien français constitué de 14 500 mâts, chiffre issu des brochures techniques de constructeurs allemands et danois d’éoliennes.
(5) La guerre des métaux rares : La face cachée de la transition énergétique et numérique.

https://www.contrepoints.org/2019/07/05/348379-eolien-deux-federations-nationales-deposent-plainte-contre-letat-pour-pollution?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=e39c823014-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-e39c823014-113970649&mc_cid=e39c823014&mc_eid=7562c94020
03/07/19L'éolien peine à recruter pour assurer la maintenance des parcs en région
https://www.emploi-environnement.com/news/eolien-peine-recruter-maintenance-parcs-region-eole-industrie-2019-407.html

02/07/19
De l’inutilité des éoliennes
Selon la Fédération de l’environnent durable (FED) les éoliennes seraient incapables d’alimenter les climatiseurs en France !
« Le 28 juin à 15h, alors que la barre des 40°C a été localement dépassée sur une large partie sud du pays, les éoliennes destinées à produire de l’électricité au réseau n’ont fourni que 1.529 MW », affirme Jean-Louis Burté, président de la FED qui lutte contre le développement des éoliennes dans notre pays.
Elles n’ont même pas réussi à faire tourner le cinquième (17%) du parc des climatiseurs présents dans les 981.000 logements français qui en sont équipés et dont la puissance installée est estimée à 8.745 MW.
Ces chiffres montrent l’inutilité congénitale de ces de ses grands ventilateurs et l’erreur de vouloir poursuivre contre « vents et marées » leur implantation alors qu’elles ne sont même pas d’assurer le fonctionnement d’un parc des petits ventilateurs d’un pays qui pourtant est considéré comme sous équipé.
La production intermittente des éoliennes dépend uniquement du bon vouloir du vent et elles ne peuvent faire face ni aux vagues de froid, ni aux vagues de chaleur, c’est-à-dire au moment critique ou l’électricité d’un pays devient vitale.
L’obstination de François De Rugy ministre de l’Environnement à vouloir poursuivre ces implantions devient suspecte. Il privilégie ainsi des intérêts privés par rapport à l’intérêt général et met en danger la sécurité et la santé des citoyens, poursuit Jean-Louis Burté.
(1) Climatisation
En France, on compte selon l’ADEME, 961.000 logements équipés, d’une climatisation soit un taux de 3,1%.
Selon l’Insee, en avril 2015, la surface moyenne des logements français était de 91 m².
On considère aujourd’hui qu’il faut une puissance de 100 W au m2* pour rafraîchir une pièce en été ou un salon/séjour d’une trentaine de m2, vous aurez donc besoin d’un climatiseur d’une puissance supérieure à 3 000 W. (Engie)
L’ordre de grandeur du parc français de climatiseurs serait donc évalué à 91m² x 961.000 x 100W = 8745 MW
MW= MegaWatt (= 1000KW)
(2) Production électricité par filière

Détail par filière de la production d’électricité française pour la journée du 28 juin 2019 (RTE)
https://infodujour.fr/economie/24398-de-linutilite-des-eoliennes
27/06/19
ÉCOLOGIE : LE HAUT CONSEIL POUR LE CLIMAT ÉPINGLE LA FRANCE POUR SA MAUVAISE POLITIQUE 😏😏
Mis en place en novembre 2018 par Emmanuel Macron, le Haut Conseil pour le climat (HCC) vient de rendre son tout premier rapport annuel. Et ses conclusions ne sont pas vraiment bonnes. Explications.
"Les actions engagées restent insuffisantes, alors que l'ensemble des politiques climatiques devrait dès maintenant être renforcé" : les premiers mots du premier rapport annuel du Haut conseil pour le climat (HCC), intitulé "Agir en cohérence avec les ambitions", donnent le ton. Et il n’est pas vraiment bon. Les experts invitent même la France à revoir rapidement sa politique de lutte contre le réchauffement climatique.
Les onze experts qui composent l’instance dénoncent notamment le fait que le climat n’ait pas encore été mis "au cœur de l’action publique". Ils saluent tout de même la décision du pays d’inscrire dans la loi l’objectif de neutralité carbone d’ici à 2050. Mais ils estiment que la trajectoire de la France est incompatible avec la plupart de ses ambitions écologiques. Corinne Le Quéré, climatologue et présidente du HCC, considère qu’au "rythme actuel, les engagements de la France ont peu de chance d’être tenus". "Tant que l'action en réponse au changement climatique restera à la périphérie des politiques publiques, la France n'aura aucune chance d'atteindre la neutralité carbone en 2050. Pour cela il faut que les mesures pour réduire les émissions deviennent une priorité nationale, au cœur des décisions des acteurs publics et privés", poursuit-elle.
Ces quatre dernières années, la France n’a en effet pas du tout tenu ses objectifs. En cause : les transports, responsables de 31% des émissions CO2, les budgets carbones mal définis et surtout, peu respectés, ou encore le chauffage des bâtiments qui génère à lui seul 20% des émissions de gaz à effet de serre. Dans la ligne de mire du Haut Conseil pour le climat également, la consommation de gaz en hausse entre 2015 et 2018, et une diminution deux fois trop lente de celle de pétrole. Selon eux, seule celle de charbon a réellement diminué de manière satisfaisante. Concernant les énergies renouvelables, l’objectif fixé ne pourra pas être totalement atteint. "Les retards les plus importants concerneraient le solaire et l'éolien en mer pour l'électricité, ainsi que la biomasse et le solaire thermique pour la chaleur renouvelable", détaillent les experts.
Une mauvaise gestion climatique donc qui, selon Corinne Le Quéré, explique les vagues de chaleur auxquelles la France fait face actuellement. "On voit des impacts au niveau de la France. Par exemple, les vagues de chaleur qu'on voit en ce moment et qui augmentent en nombre, en durée, en intensité. Si on ne fait rien, cela va juste empirer", estime-t-elle. Des nouvelles inquiétantes et un bilan toujours aussi négatif dont devra répondre le gouvernement dans un délai de six mois maximum.
https://www.glamourparis.com/planete/articles/ecologie-le-haut-conseil-pour-le-climat-epingle-la-france-pour-sa-mauvaise-politique/75361
25/06/19La fin des chimères vertes : l'édito d'Eric Meyer
"Les énergies vertes sont-elles vraiment propres ?", s'interroge Eric Meyer, rédacteur en chef de GEO.
Un voyage en Bolivie, sur le miroir du salar d'Uyuni, est l’occasion d’admirer une merveille mondiale de la nature mais aussi d’enterrer une chimère écologique. Là-bas, les Boliviens exploitent le lithium enfoui sous la croûte de sel. Ce minerai est en effet la matière première des batteries, nécessaires pour alimenter les millions de véhicules électriques que les constructeurs, notamment chinois, ont prévu de lancer sur les routes du monde. Autour des salars de Bolivie apparaît la part d’ombre de ce projet : cours d’eau asséchés, paysans floués, tourisme menacé. L’or blanc devient très sale… Au-delà du cas bolivien, le bilan écologique du véhicule électrique, qui commence à être connu aujourd’hui, montre que la sympathique notion «d’électromobilité» crée autant de problèmes qu’elle n’en résout*. Le remplacement d'une dépendance (au pétrole) par une autre (au lithium), entre autres.
Voilà une triste nouvelle de plus pour qui s’imaginerait encore qu’il suffit d’un peu de volonté pour passer de l’ancien monde «sale» (celui des énergies fossiles), au nouveau, «propre». Le concept de transition énergétique dissimule parfois sous sa brume sémantique des rêves flous et fous : transformer nos villes bruyantes et polluées en havres de silence grâce à la voiture électrique ; décarboner la planète en douceur, grâce à l’énergie éternelle du soleil et du vent. Mais au fur et à mesure que les expériences avancent, la réalité se fait jour, plus nuancée, avec les inconvénients, les problèmes techniques, les factures aussi. Les Allemands s’aperçoivent que leur vaste programme de transition énergétique lancé en 2011 après Fukushima leur a coûté des sommes astronomiques (160 milliards d’euros ces cinq dernières années) sans que les émissions de CO2 n’aient baissé franchement. Parmi leurs 30 000 éoliennes, beaucoup sont en panne, mal reliées au réseau de distribution, et posent un cruel dilemme aux amateurs de nature, qui voudraient en même temps protéger le milan royal et les jolis paysages.
En France aussi, on sait maintenant que l’arbitrage n’est pas simple entre la volonté de sortir du pétrole et la nécessité de payer une taxe pour cela. Et l’honnêteté oblige à dire que l’excellent classement (deuxième) de notre pays dans le récent palmarès mondial de la performance environnementale, établi par l’université de Yale, est dû principalement au fait que nous avons perdu beaucoup d’usines et conservé nos centrales nucléaires. Quant aux exemples marquants de transitions énergétiques réussies, ils sont localisés dans des zones peu peuplées, des lieux (des îles par exemple) où le soleil ou le vent sont généreux. Ou alors ordonnés par des gouvernements qui ne laissent pas le choix à leurs citoyens (la Chine). La nécessité de rompre notre addiction aux énergies fossiles n’est bien entendu pas contestable, ne serait-ce que pour la raison – physique – que les stocks de pétrole, de gaz et de charbon ont une fin. Mais ne nous cachons pas qu’elle nécessitera la mise en place de solutions techniquement difficiles à mettre en œuvre, politiquement risquées et qui exigeront une analyse précise des coûts et des avantages. Ce sera long, cher, voire pénible. Très loin des chimères vertes.

https://www.geo.fr/environnement/la-fin-des-chimeres-vertes-ledito-deric-meyer-196071

25/06/19Installation de 150 nouvelles éoliennes terrestres sur le territoire
« Le développement de l’éolien terrestre est un pilier de la stratégie française pour l’énergie et le climat et un levier clé pour décarbonner la production énergétique et atteindre l’objectif de zéro émission de gaz à effet de serre nette d’ici 2050. Je me réjouis de soutenir une nouvelle fois le développement de la filière à travers la sélection de 21 nouveaux projets qui permettront d’installer 150 nouvelles éoliennes sur le territoire » a déclaré François de Rugy, ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire.
Dans l’optique de l’atteinte des objectifs fixés par la Programmation Pluriannuelle de l’Energie et conformément à l’objectif annoncé dans le Plan climat d’atteindre 32 % d’énergies renouvelables dans le mix énergétique en 2030, François de RUGY, ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire désigne 21 lauréats pour développer et exploiter 516 MW d’éolien terrestre.

Lancé en mai 2017 au moment de la refonte du dispositif de soutien à la filière, l’appel d’offres éolien terrestre se poursuit et atteint sa troisième vague de désignation. Les lauréats de la troisième période se voient attribuer un contrat de complément de rémunération d’une durée de 20 ans.
Cette troisième vague de lauréats permettra l’implantation d’environ 150 éoliennes au cours des prochaines années pour une production d’électricité estimée à 1,34 TWh/an, soit l’équivalent de la consommation de 268 000 foyers français. Ces éoliennes généreront environ 5 millions d’euros par an de retombées fiscales pour les collectivités.
Suite à une seconde période perturbée par une instabilité relative à l’autorité environnementale, la filière éolienne fait à nouveau preuve de sa capacité d’adaptation, de sa résilience et de sa compétitivité : cette troisième mise en concurrence aboutit à un prix moyen pondéré de 63,0 €/MWh pour l’ensemble des lauréats. Pour les deux premières périodes ce niveau s’établissait respectivement à 65,4 €/MWh et 68,7 €/MWh.
En 2018, les 15,1 GW d’éolien français ont produit 27,8 TWh, soit 6 % de la consommation électrique nationale. C’est autant que les centrales à gaz et près de 5 fois plus que les centrales à charbon. Le gouvernement a placé de fortes attentes dans le développement de l’éolien pour l’atteinte des objectifs de transition énergétique. Il réaffirme ainsi son engagement à accompagner la filière et à permettre une montée en compétence de l’ensemble des acteurs et une prise en compte optimale de tous les enjeux.
La quatrième période de candidature à l’appel d’offres, dont la clôture aura lieu le 1er août prochain, portera également sur une puissance de 500 MW.
https://www.enerzine.com/installation-de-150-nouvelles-eoliennes-terrestres-sur-le-territoire/28024-2019-06

24/06/19Engie Green prévoit de dépasser les 3 GW solaires et éoliens d’ici 2020
Engie Green, filiale dédiée aux énergies renouvelables du groupe Engie, annonce accélérer sa croissance et ambitionne de dépasser les 3 GW solaires et éoliens installés d’ici 2020.
En décembre 2017, l'énergéticien Engie Green rassemblait l'ensemble de ses activités d'énergies renouvelables sous la même bannière en fusionnant avec la Compagnie du Vent et en intégrant les activités de Solaire Direct. Engie Green, dont le siège est basé à Montpellier, annonce employer aujourd'hui 400 collaborateurs.
Au 31 décembre 2018, l'entreprise affiche un total de « 1 479 MW éoliens et 934 MW solaires installés soit une production annuelle d'énergie verte injectée sur le réseau équivalente à la consommation d'environ 1 800 000 habitants ».
Une croissance de 40 %
« D'ici 2020, elle aura augmenté de près de 40 % sa puissance installée, écrit le groupe dans un communiqué du 24 juin. Engie Green va réaliser en 2019 un programme de construction de près de 250 MW éoliens et solaires, auxquels s'ajouteront, au regard du volume de projets remportés, 300 MW supplémentaires en 2020. La société dépassera alors les 3 GW d'énergie verte installés. »
Parmi les projets à venir en éolien : Pays Haut (54), 4 MW, novembre 2019 ; Parc Le Caudresis (59), 25,2 MW, fin 2019 ; Mont de la Grevière (08), 27,6 MW, fin 2019 ; Mont d'Origny (02), 38 MW, printemps 2020.
Pour le solaire photovoltaïque, Engie Green évoque les parcs de Lauterbourg (67), 10 MWc, octobre 2019 ; de l'ancienne décharge Col de la Dona (66), 5 MWc, été 2019 ; du Parc des expositons de Toulouse (31), 4,6 MWc, août 2019 ; du Villeraze (11), 12 MWc, octobre 2019 ; et du Prieur (31), 22 MWc, août 2020.
Biogaz et éoliennes flottantes
Selon le directeur général d'Engie Green, Jean-Claude Perdigues, « les résultats et perspectives de croissance d'Engie Green soulignent notre ambition et la capacité de nos équipes à proposer aux territoires des projets originaux et porteurs de développement local ».
Les activités d'Engie Green sont complétées par le développement d'unités de méthanisation et la production de biométhane, portés par sa filiale Engie Biogaz (co-détenue avec Storengy).
Engie Green est également engagée dans les énergies marines : elle installera, à horizon 2021, une ferme-pilote de 4 éoliennes flottantes (24 MW) au large de Leucate-Le Barcarès (11), un projet porté aux côtés de EDP Renewables et la Banque des territoires. 
https://objectif-languedoc-roussillon.latribune.fr/economie/environnement/2019-06-24/engie-green-prevoit-de-depasser-les-3-gw-solaires-et-eoliens-d-ici-2020-821498.html

19/06/19 :
 Energies renouvelables : 60 % des emplois se trouvent... en Asie
Pour trouver un emploi dans les énergies renouvelables, mieux vaut se diriger... vers l'Asie. Le continent regroupe 60 % des emplois du secteur, selon les dernières analyses publiées par l'Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), le 13 juin 2019.
39 % des emplois en Chine
La Chine compte à elle seule 4,1 millions d'emplois dans les énergies renouvelables, soit 39 % des 11 millions d'emplois dans le secteur recensés pour l'année 2018 par l'IRENA. Les filières qui emploient le plus dans ce pays sont : le solaire photovoltaïque (2,2 millions d'emplois), le solaire thermique (670.000 emplois) et l'éolien (510.000 emplois).
Emergence de la Malaisie, de la Thaïlande et du Vietnam sur le photovoltaïque
La concentration des emplois en Asie s'est accentuée avec l'arrivée sur le marché des pays d'Asie du Sud-Est, comme la Malaisie, la Thaïlande et le Vietnam, qui se sont positionnés sur le photovoltaïque. En conséquence, l'Asie regroupe, au total, près de 85 % des emplois mondiaux recensés dans le photovoltaïque (3 millions d'emplois en 2018).
Quid des emplois dans les entreprises françaises basées en Asie ?
L'étude ne précise pas le nombre d'emplois dans les entreprises françaises basées en Asie. Depuis 2017, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) et l'ADEME font la promotion des entreprises françaises des EnR à l'international. Ils ont publié une cartographie de leurs réalisations. Un bon début pour apprécier la dynamique du secteur à l'export. En 2018, cette plateforme recensait 3.000 emplois dans 44 pays sur 80 projets, dont 7 situés en Asie. À suivre...
L'emploi dans les énergies renouvelables dans le monde (IRENA)

18/06/19L’éolien : les limites écologiques d’une énergie renouvelable
https://www.connaissancedesenergies.org/tribune-actualite-energies/leolienne-les-limites-ecologiques-dune-energie-renouvelable

18/06/19 : L’interdiction du véhicule thermique en 2040, une bien mauvaise loi (Première partie)

Cet article est la première partie d’une triple publication qui analyse en profondeur l’interdiction du véhicule thermique.
IntroductionLes députés ont adopté, le 12 juin dernier, un amendement déjà validé en commission le 29 mai, prévoyant l’interdiction de «la vente des voitures particulières et des véhicules utilitaires légers neufs utilisant des énergies fossiles, d’ici à 2040 ». Autrement dit, les véhicules 100% thermiques, mais aussi hybrides avec un moteur thermique, ne pourront plus être vendus ou revendus à partir de cette date. Pour l’instant, les poids lourds semblent épargnés par la mesure.
Cette interdiction semble assez bien vécue par une grande partie de l’opinion publique, qui semble croire, comme une majorité de parlementaires, que des véhicules à propulsion alternative, principalement électriques, pourront parfaitement se substituer au moteur thermique d’ici 21 ans, tout en réduisant certaines émissions, jugées polluantes. Mais cette supposition est-elle réaliste ?
Points forts et gros points faibles du véhicule électrique
Sur le papier, la voiture électrique, c’est génial, mais…
Toute personne ayant eu le plaisir de conduire une voiture électrique voudrait que ce soit vrai, mais nous verrons que rien n’est moins sûr, et que la voie de l’interdiction législative du véhicule à moteur thermique (en abrégé : VMT) est sûrement la pire des façons d’orienter l’industrie vers le développement de voitures moins gourmandes en énergies fossiles.
Sur le papier, le véhicule électrique (VE) est séduisant : son moteur n’émet aucun gaz sur le lieu du déplacement, il est silencieux, son couple constant en fait un régal à conduire, le moteur est mécaniquement d’une simplicité incomparable face aux “usines à gaz” thermiques actuelles, et il sera plus facile à entretenir dès qu’assez de mécanos seront formés. Tous ceux qui ont essayé un véhicule électrique sont unanimes à louer les sensations à son volant.
De surcroît, le rendement à la roue d’un ensemble moteur-boîte électrique est compris entre 60 et 75%, alors qu’un ensemble moteur-boîte thermique a un rendement global compris entre 15 et 20%. En termes plus pédagogiques, cela signifie que pour déplacer le même poids sur la même distance à la même vitesse, il faut apporter 3 à 4 fois plus d’énergie à un VMT qu’à un VE. Voilà qui paraît séduisant si on se contente d’une analyse superficielle des deux modes de propulsion.
Mais la réalité est bien plus nuancée. Tant du point de vue du véhicule lui-même, que du système de production et de distribution d’énergie, les inconvénients de l’électrique surpassent ses avantages, et le rythme d’amélioration prévisible de ces technologies ne permet pas d’être certains que tous ces handicaps auront disparu en 2040.
Le talon d’Achille de la propulsion électrique : la batterie !
Si le groupe motopropulseur du VE est imbattable par rapport au moteur thermique, le VE a un énorme point faible : son réservoir d’énergie !
La “densité énergétique” des carburants actuels est de l’ordre de 45 Mégajoules (ou 12,5 kWh) par kg. En comparaison, les meilleures batteries Lithium/ion actuelles (la meilleure technologie disponible à ce jour) ont une densité énergétique de 0,5 à 0,6 MJ/kg (valeurs respectives pour la Renault Zoe et la version la plus chère de la Tesla S). Cela veut dire qu’un kilogramme de batterie est capable de délivrer 75 à 100 fois moins d’énergie qu’un kilogramme de carburant. Si l’on s’intéresse au volume plutôt qu’au poids (les deux critères sont importants dans la conception des automobiles), le rapport est un peu moins défavorable à l’électrique, de l’ordre de 1 à 40.
Même en tenant compte du rendement 3 à 4 fois supérieur du groupe moteur-boîte électrique, un réservoir de carburant fossile permet de délivrer 20 à 25 fois plus d’énergie à la roue d’une voiture qu’un même poids de batterie convenablement chargée. Voilà pourquoi une Tesla, championne de l’autonomie des véhicules électriques, doit embarquer plus de 600 kg de batteries pour afficher 400 km d’autonomie réelle (l’autonomie réelle et l’autonomie publicitaire sont 2 choses différentes…), et affiche plus de 2,6 tonnes sur la balance.
Une batterie, un composant au fonctionnement pas si simple !
Mais les problèmes des batteries ne s’arrêtent pas à leur capacité énergétique totale. Tout d’abord, toute l’électricité de la batterie n’est pas utilisée pour faire tourner le moteur électrique. Comme dans toute voiture, il faut aussi faire tourner le chauffage, la ventilation, etc. Le VE ne subit pas ici de désavantage par rapport au VMT, mais à temps d’utilisation égal, vu la faiblesse de sa capacité de stockage, ces fonctions sont plus pénalisantes pour l’autonomie du VE que du VMT.
Les systèmes de batteries actuels sont complexes. Ce schéma montre comment on passe d’un composant individuel à un système de batterie :



Pour qu’une batterie fonctionne bien, il faut que chaque composant travaille en harmonie, que les cellules se vident à des vitesses à peu près identiques, être capable de connaître son niveau de charge, etc… Le management de cet équilibre est si complexe qu’une batterie doit embarquer un “Battery Management System” ou BMS, qui s’assure que toutes les cellules de batteries se déchargent ou se rechargent à peu près au même rythme, que les batteries ne chauffent pas trop, etc… Ce BMS alourdit la batterie, donc réduit sa densité massique. Il auto-consomme une partie de l’électricité stockée, quoique le rendement des meilleurs BMS ait fait semble-t-il de gros progrès ces toutes dernières années.
Les BMS sont mis à rude épreuve en maintes occasions. Ainsi, les cycles de décharge-recharge de la batterie réduisent sa capacité dans le temps. Tesla estime à 30% la perte de capacité de ses systèmes de batterie au bout de 5 ans, malgré le soin que le BMS apporte à “lisser” les cycles de charge, en fonction notamment de la qualité plus ou moins grande des bornes de chargement. Pire, un style de conduite “appuyé” accroît cette tendance des batteries à l’usure prématurée.
Également ennuyeux, l’usage fréquent de la recharge “rapide” (mais malgré tout bien plus longue que le remplissage d’un réservoir) dégrade aussi la capacité de la batterie dans le temps ! Autrement dit, “faire son plein en quelques minutes” avec un VE ne sera pas de sitôt un geste du quotidien, ce qui est, avec le prix, le principal frein à l’acceptation du VE par les clients.
Autre souci : tous les conducteurs ont constaté que par temps froid, l’autonomie de leur véhicule diminue : non seulement il faut chauffer le véhicule, mais en plus, les réactions chimiques permettant à la batterie de fonctionner sont étouffées. Autre handicap, le VE est à volume égal environ 50% plus lourd que son équivalent thermique, ce qui réduit un peu son avantage en termes de rendement.
En clair, la réduction de performance de l’ensemble moteur électrique-batterie est bien plus importante dans le temps que dans le cas du moteur thermique, qui certes perd un peu en rendement en vieillissant, même s’il est bien entretenu, mais dont le réservoir d’énergie a, quant à lui, des performances constantes !
La batterie : des coûts directs et indirects énormes !
L’usage de matériaux rares utilisés par les batteries et les moteurs électriques à haute performance est régulièrement mis en avant par les médias. Le journaliste Guillaume Pitron a écrit un ouvrage (lien) bien documenté sur le sujet, montrant que l’extraction de ces matériaux provoque des désastres écologiques et sociaux importants… Mais très localisés et loin de chez nous.
La rareté de ces matériaux a un autre effet particulièrement problématique : les batteries sont très coûteuses. Un pack de batterie avec son BMS complet a aujourd’hui un prix de revient supérieur à 200 euros par Kwh (Il est difficile de trouver des chiffres fiables, car certaines publications pro-VE évoquent des coûts plus faibles mais en intégrant uniquement le coût des cellules, ce qui est inapproprié pour un calcul économique digne de ce nom). Malgré une baisse continue de ce prix ces dernières années, une batterie de 40 kWh (comme la Zoe) revient donc toujours à plus de 8 000 euros, ce qui explique le prix très élevé à l’achat de ce véhicule, et le fait que tous les Etats qui veulent promouvoir le véhicule électrique doivent lourdement le subventionner. Et malgré ces aides d’État, la part de marché des véhicules électriques reste négligeable, de l’ordre de 1,5% en France.
Le véhicule électrique n’est pas le seul problème. le réseau et la production aussi !
La situation n’est pas meilleure du côté de la production et de la distribution d’électricité. Dans les pays où l’électricité est faiblement nucléarisée, c’est à dire presque partout, la hausse de rendement du groupe motopropulseur électrique est compensée par le rendement assez faible des centrales thermiques, soit environ 40% pour une centrale moderne et bien entretenue. Ce chiffre risque d’être notablement inférieur dans un pays où les producteurs d’énergie ne disposent pas de la capacité d’investir dans les dernières technologies.
Par conséquent, le carburant qui n’est pas brûlé par le VMT l’est en amont, à la centrale. Si on réintègre les coûts de production et distribution de l’électricité et des carburants dans l’équation du rendement de la chaîne de propulsion, l’avantage du Véhicule électrique diminue. L’American Physical Society indique qu’en terme d’usage d’énergie primaire pour rouler (non compris sa fabrication), le VE est 1,6 fois plus efficace que le VMT, ce qui est honorable, mais pas aussi excitant.
Aurons-nous assez de centrales ?
Et quid de la quantité d’électricité nécessaire pour alimenter tous ces VE ? Si demain, d’un coup de baguette magique, tous les VMT étaient remplacés par des VE, pour accomplir le même service de mobilité (13000 km/an par véhicule plus déplacement du Fret routier), un calcul grossier montre qu’il faudrait augmenter la production électrique d’environ 30%, soit un ordre de grandeur d’environ 160 Twh supplémentaires.
En effet, la France consomme 50 Millions de M3 de carburants routiers annuellement, soit 50 milliards de litres, soit environ 490 TWh pour déplacer passagers et fret. En tenant compte du meilleur rendement à la roue du système électrique d’un facteur 3, 160 TWh de besoin en alimentation des VE sont nécessaires si on remplace tout le parc. La France a produit 550 TWh d’électricité en 2018, il faudrait donc passer cette production à 710 TWh toutes choses égales par ailleurs.
Bien sûr, en 2040, il restera encore beaucoup de VMT en service, donc le besoin en TWh électriques supplémentaires ne sera pas aussi élevé. Par contre, la demande de déplacement, elle, risque d’augmenter, simplement du fait de l’augmentation de la population. En tout état de cause, une augmentation importante de la production électrique sera nécessaire.
Or, nos gouvernants ne veulent pas AUGMENTER mais DIMINUER notre production d’énergie et parlent de ne pas renouveler notre parc nucléaire, et en tout cas de ramener à 50% sa part dans notre mix énergétique, pour laisser 30% de la production à des énergies renouvelables intermittentes ! Et bien sûr, si le besoin d’électricité se manifeste de nuit, il ne faudra pas compter sur le solaire pour y répondre.
Quant à l’éolien, et bien… en cas d’absence de vent, absence pas si rare la nuit, il faudra des centrales (fossiles, puisque le nucléaire sera réduit !) pour assurer le back up… Ou des batteries ! Mais les insuffisances de ces technologies, déjà criantes pour propulser des véhicules, le seraient encore plus pour stocker des gigawatts.heure de production en heures ventées et les restituer dans de bonnes conditions en période de faibles vents. L’impasse technologique est criante.
Il y a donc contradiction, voire incohérence, entre plusieurs décisions récemment inscrites ou en voie d’inscription dans la loi française. Dans ces conditions, on ne voit pas comment l’approvisionnement nécessaire pour alimenter un parc de VE pourrait par miracle être assuré d’ici à 2040.
Tous les désavantages ci-avant énoncés concernent le véhicule électrique tel qu’il est aujourd’hui. Mais peut on espérer que d’ici à 2040, le VE ait fait suffisamment de progrès pour remplacer totalement le VMT ? Cette question sera évoquée en deuxième partie.
Deuxième partie à suivre demain.
https://www.europeanscientist.com/fr/opinion/linterdiction-du-vehicule-thermique-en-2040-une-bien-mauvaise-loi-premiere-partie/


16/06/19 : EnBW acquiert le spécialiste français des énergies renouvelables VALECO
Le repreneur le plus approprié
EnBW a déclaré que l’acquisition renforçait ses activités à long terme dans le secteur des énergies renouvelables «en tant que domaine d’activité clé pour l’avenir» tout en garantissant des opportunités de croissance en France qui, selon elle, constituait «l’un des marchés les plus importants pour les énergies renouvelables en Europe».
«L’acquisition de VALECO marque une étape importante dans le développement rigoureux d’EnBW dans les énergies renouvelables et en fait l’un des principaux piliers de la société», a déclaré Frank Mastiaux, directeur général d’EnBW.
«Avec VALECO, nous avons à nos côtés l’un des acteurs les plus expérimentés du marché français des énergies renouvelables. Nous exploiterons ensemble les opportunités de croissance et deviendrons l’un des cinq principaux acteurs sur le marché français de l’énergie éolienne et solaire à moyen terme en tant que partenaires puissants.»
VALECO est basé à Montpellier et emploie environ 135 personnes dans les secteurs éolien et solaire onshore. Avec une capacité installée de 276 MW d’énergie éolienne terrestre et de 56 MW d’énergie solaire, ainsi qu’un pipeline de projets de 1 700 MW, VALECO a réalisé un chiffre d’affaires annuel de 50 millions d’euros.
VALECO était auparavant la propriété de Holding Gay et de la banque Caisse des dépôts et consignations (CDC). Le président de Holding Gay, Erick Gay, a déclaré qu’EnBW était «le repreneur le plus approprié pour que VALECO puisse continuer son histoire en tant qu’acteur indépendant et intégré sur le marché français».
https://www.actu-economie.com/2019/06/16/enbw-acquiert-le-specialiste-francais-des-energies-renouvelables-valeco/


13/06/19 : François de Rugy annonce l'installation de 150 nouvelles éoliennes
ÉNERGIE. Ce mercredi 12 juin 2019, le Ministre de la Transition écologique et solidaire a annoncé avoir retenu 21 projets d'installation d'éoliennes sur le territoire. Au total, ces 150 nouvelles éoliennes devraient fournir en énergie l'équivalent de 268.000 foyers.
"Le développement de l'éolien terrestre est un pilier de la stratégie française pour l'énergie et le climat et un levier clé pour décarboner la production énergétique et atteindre l'objectif de zéro émission de gaz à effet de serre nette d'ici 2050", se réjouit François de Rugy, dans un communiqué. Le mercredi 12 juin 2019, le Ministre de la Transition écologique et solidaire a annoncé l'installation de 150 nouvelles éoliennes. Au total, ce sont 21 projets qui ont été sélectionnés lors de la troisième vague de lauréats de l'appel d'offres pour développer et exploiter 516 MW d'éolien terrestre. La production de ces nouvelles éoliennes est estimée à 1,34 Twh/an, soit l'équivalent de la consommation de 268.000 foyers. D'un point de vue économique, le prix moyen du mégawatt par heure proposé par les lauréats est de 63 €, en baisse par rapport aux deux premières vagues d'offres, qui culminaient respectivement à 65,4 €/MWh et 68,7 €/MWh. De plus, ces éoliennes généreront environ cinq millions d'euros par an de retombées fiscales pour les collectivités.
En 2018, 27,8 TWh ont été produit par les 15,1 GW d'éolien en France, soit 6 % de la consommation électrique nationale. "C'est autant que les centrales à gaz et près de cinq fois plus que les centrales à charbon", indique le ministère. L'appel d'offres de la quatrième période de candidature est déjà lancée. Elle porte également sur une puissance d'environ 500 MW et se clôturera le 1er août prochain.
https://www.batiactu.com/edito/francois-rugy-annonce-installation-150-nouvelles-eoliennes-56675.php

13/06/19 : Où sont situés les 21 nouveaux parcs éoliens sélectionnés par le gouvernement ?
Le ministère de la Transition écologique et solidaire a attribué mercredi 12 juin 21 projets de parcs éoliens terrestres pour une capacité de 516 mégawatts (MW). Les candidats ont été sélectionnés dans le cadre de l'appel d'offres national lancé en 2017. Retrouvez ci-dessous les lieux des 21 projets.
Mercredi 12 juin 2019, le ministère de la Transition écologique et solidaire a attribué 21 projets de parcs éoliens terrestres pour 150 nouvelles éoliennes en France. Ils représentent au total une capacité de 516 mégawatts (MW) et devraient alimenter en électricité l’équivalent de 268 000 foyers français. Ils ont été sélectionnés dans le cadre de la troisième tranche de l’appel d’offres national lancé en 2017.
Le prix moyen de l’électricité en baisse
“Suite à une seconde période perturbée par une instabilité relative à l’autorité environnementale, la filière éolienne fait à nouveau preuve de sa capacité d’adaptation, de sa résilience et de sa compétitivité”, fait valoir le cabinet de François de Rugy. “Cette troisième mise en concurrence aboutit à un prix moyen pondéré de 63,0 €/MWh pour l’ensemble des lauréats. Pour les deux premières périodes ce niveau s’établissait respectivement à 65,4 €/MWh et 68,7 €/MWh”, indique le ministère.
Une quatrième période de candidature pour l’appel d’offres doit se clôturer le 1er août. Elle permettra d’attribuer à nouveau 500 MW de puissance à différents candidats. Dans le cadre du plan climat, le gouvernement souhaite atteindre 32% d’énergies renouvelables dans le mix énergétique en 2030 contre environ 21% en 2018. En 2018, l’éolien représentait 6% de la consommation électrique nationale.
Les 21 projets attribués
Région Bretagne
- À Monterfil (Ille-et-Vilaine), le projet “Ferme éolienne de Monterfil” porté par Ferme éolienne de Monterfil pour une puissance de 10,8 MW.
- À Noyal-Muzillac (Morbihan), le projet “Parc éolien des Landes de Cambocaire” porté par EE Noyal SARL pour une puissance de 10,5 MW.
Région Centre-Val-de-Loire
- À Louville-la-Chenard (Eure-et-Loir), le projet “Bois des Fontaines” porté par le parc éolien du Bois des Fontaines pour une puissance de 25,2 MW.
- À Guillonville, Cormainville et Courbehaye (Eure-et-Loir), le projet “Ferme éolienne du Bois Elie” porté par Ferme éolienne du Bois Elie SASAU pour une puissance de 22 MW.
- À Réclainville et Moutiers (Eure-et-Loir), le projet “Parc éolien des Épinettes 2” porté par Beauce Énergie pour une puissance de 16,5 MW.
Région Grand-Est
- À Champfleury et Plancy-l’Abbaye (Aube), le projet “Parc éolien des Puyats” porté par Parc éolien des Puyats pour une puissance de 28,8 MW.
- À Biesles et Bourdons-sur-Rognon (Haute-Marne), le projet “Haut Chemin 2” porté par le groupement RES et CEPE du Haut Perron pour une puissance de 42,9 MW.
Région Hauts-de-France
- À Caumont et Chériennes (Pas-de-Calais), le projet “Caumont-Chériennes” porté par Boralex Caumont Chériennes pour une puissance de 23 MW.
- À Helfaut (Pas-de-Calais), le projet “Helfaut” porté par Boralex Helfaut pour une puissance de 20 MW.
- À Cagnicourt, Haucourt et Villers-les-Cagnicourt (Pas-de-Calais), le projet “Parc éolien des Quintefeuilles” porté par Parc éolien des Quintefeuilles pour une puissance de 47,4 MW.
- À Laires, Febvin-Palfart et Fléchin (Pas-de-Calais), le projet “Parc éolien du Pays à Part” porté par Parc éolien du Pays à Part pour une puissance de 18 MW.
- À Lagnicourt-Marcel et Noreuil (Pas-de-Calais), le projet “Parc éolien du Sentier de l'Hirondelle) porté par Energie Lagnicourt pour une puissance de 25,2 MW.
- À Any-Martin-Rieux, Leuze et Martigny (Aisne), le projet “éolien de la Vallée du Ton” porté par CE Trois Rivières pour une puissance de 47,6 MW.
- À Etricourt, Equancourt, Manancourt, Moislains, Fins et Sorel (Somme), le projet “Éolien Tortille” porté par Éole de la Tortille pour une puissance de 34,2 MW.
Région Île-de-France
- À Beaumont-du-Gâtinais et Gironville (Seine-et-Marne), le projet “Énergie du gâtinais 2” porté par Énergie du gâtinais 2 pour une puissance de 21 MW.
- À Argenteuil (Val-d’Oise), le projet “Parc éolien d'Argenteuil” porté par SAS parc éolien d'Argenteuil pour une puissance de 23,8 MW.
Région Nouvelle-Aquitaine
- À La Chapelle-Bâton (Vienne), le projet “Ferme éolienne de La Chapelle-Bâton” porté par Ferme éolienne de La Chapelle-Bâton SAS AU pour une puissance de 21,6 MW.
- À Airvault, Glenay et Tessonnière (Deux-Sèvres), le projet “Ferme éolienne du Pâtis aux chevaux” porté par Ferme éolienne du Pâtis aux chevaux SASAU pour une puissance de 25,2 MW.
- À Londigny (Charente) et Montalembert (Deux-Sèvres), le projet “Parc éolien de Londigny Energies” porté par SARL Londigny Energies pour une puissance de 14,4 MW.
Région Occitanie
- À Cuxac-Cabardès et Caudebronde (Aude), le projet “Bois de l’Aiguille” porté par le groupement RES et CEPE Bois de l’Aiguille pour une puissance de 14,4 MW.
Région Pays-de-la-Loire
À Derval (Loire-Atlantique), le projet “Croix Guingal” porté par Enertrag Pays de Loire pour une puissance de 24 MW.


13/06/19 :  Allocution d'Edouard Philippe : le Premier ministre promet "une accélération écologique"
https://www.linfodurable.fr/environnement/allocution-dedouard-philippe-le-premier-ministre-promet-une-acceleration-ecologique


12/06/19 : Edouard Philippe promet une « accélération écologique » qui reste à concrétiser

12/06/19 : La Commission Européenne donne ses ordres au régime Macron !
Extrait : 
les ordres détaillés de la Commission Européenne traduits en langage courant
Énergie : “Des investissements supplémentaires dans les interconnexions, en particulier avec la péninsule ibérique, pourraient contribuer à une plus grande intégration du marché intérieur européen de l’énergie, tout en renforçant la concurrence et en facilitant le déploiement des énergies renouvelables”. Traduisons-les. Pour parachever la libéralisation et la privatisation de l’énergie, il est urgent de réaliser les lignes à très haute tension pour permettre à l’Allemagne d’obliger l’Espagne à acheter son surplus de pic de production éolien…
https://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/la-commission-europeenne-donne-ses-215794


12/06/19 : Eolien terrestre : 21 projets retenus pour une puissance de 516 MW
François de Rugy a annoncé ce mercredi le lancement de 150 projets d’éoliennes qui alimenteront l’équivalent de 268 000 foyers en électricité.
« Le développement de l’éolien terrestre est un pilier de la stratégie française pour l’énergie et le climat et un levier clé pour décarboner la production énergétique et atteindre l’objectif de zéro émission de gaz à effet de serre nette d’ici 2050. Je me réjouis de soutenir une nouvelle fois le développement de la filière à travers la sélection de 21 nouveaux projets qui permettront d’installer 150 nouvelles éoliennes sur le territoire » a déclaré le ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire.
https://www.enviscope.com/eolien-terrestre-212-projets-retenus-pour-une-puissance-de-516-mw/

11/06/19 : Le député Julien Aubert passe à l’attaque contre l’éolien
Il n’avait pas caché ses intentions : en lançant une commission d’enquête parlementaire sur la transition énergétique, Julien Aubert comptait dénoncer le soutien public aux énergies renouvelables. Un soutien au montant « exorbitant », estimait le député Les Républicains (LR) dans une interview accordée à GreenUnivers. L’élu du Vaucluse n’aura pas attendu les conclusions de cette commission pour tirer ses premières cartouches. Et il a ciblé la filière éolienne. « Une folie budgétaire », assène-t-il à propos des...
https://www.greenunivers.com/2019/06/le-depute-julien-aubert-passe-a-lattaque-contre-leolien-205321/

10/06/19 : 
 Hausse des prix de l’électricité : merci qui ?
L’augmentation du prix de l’électricité (6% en juin, 1 ou 2% de plus en août) est un petit crime. Elle ampute le pouvoir d’achat environ 2 milliards par an, d’une façon régressive (plus pour les pauvres que pour les riches en proportion du revenu).....

08/06/19 : 
Julien Aubert : "Comme le montre le fiasco financier des éoliennes, nous avons besoin de moins de vert et plus d’écologie"
Le député du Vaucluse publie un rapport qui démontre que l’éolien coûte plus que le nucléaire.

Atlantico.fr : Vous publiez un rapport très critique sur l'éolien, dont vous critiquez l'efficacité économique des dépenses allouées par l'État à ce type d'énergies renouvelables. À quel point l'éolien coûte-t-il trop cher aujourd'hui aux Français ?
Julien Aubert : Le rapport en question se concentre uniquement sur le coût économique de l'éolien, plus exactement le coût du subventionnement à l'éolien (terrestre et maritime) qui passe soit par des appels d'offre (mise en compétition pour acheter des prix au moins cher), soit par les tarifs de rachat (acheter son électricité à un certain prix). Depuis dix-quinze ans générale, nous avons déjà dépensé neuf milliards d'euros pour produire quelques pourcents d'électricité et nous avons déjà engagé environ quarante milliards d'euros qui se décomposent entre le terrestre et le maritime. Les engagements futurs porteront, avec les engagements présents, à un coût total évalué entre soixante-dix et quatre-vingt milliards. Un élément de comparaison : le parc nucléaire historique a coûté quatre-vingt milliards d'euros (en euros 2019). Cela veut dire que pour produire soixante-quinze pourcents de l'électricité pendant quarante ans, nous avons donc dépensé autant que pendant vingt ans pour produire trois fois moins. Cependant, cela n'a pas d'influence sur la lutte contre les gaz à effet de serre. On va donc dépenser entre 70 et 90 milliards pour n'avoir aucun résultat sur le réchauffement climatique.
Même écologiquement, l'éolien n'est pas à la hauteur. Quels sont ses principaux défauts sur ce point ?
La thématique du réchauffement climatique a été portée par les écologistes qui ont réussi à faire croire aux gens que c'était la priorité, mais en réalité leur véritable agenda n'est pas l'avenir de la planète mais la dénucléarisation. En voici une preuve : lors de l'audition d'hier où j'ai présenté au Ministre de Rugy les chiffres, ce dernier m'a immédiatement attaqué, non pas pour contester les chiffres de l'éolien, mais pour dire que le nucléaire était beaucoup plus cher. Prenons le au mot : en incluant le démantèlement des centrales etc., on ajoute trente milliards d'euros : la somme s'élève à 135 milliards d'euros pour 75% pendant 40 ans, contre les 80 milliards d'euros pour 15% pendant vingt ans. Par année, ca fait 45 millions le % de nucléaire contre 266 millions pour l’éolien !
La seule manière d'augmenter le potentiel électrique des éoliennes terrestre, ce serait d'avoir des moteurs plus gros etc... Donc des mats plus hauts... Cela ne sera pas accepté. Surtout, on prend un risque majeur : on nous affirme les yeux dans les yeux qu'il est possible de gérer sur le réseau cet afflux d’électricité intermittente, ce qui n'est pas vrai. Il y a eu des passages l'an dernier où, faute de vents dans l'Europe en général, on a eu un manque subit d'électricité que les centrales nucléaires françaises arrivent à compenser car elles sont pilotables. En diminuant les nucléaires on diminue la capacité de pilotage européenne et en cas de black-out, cela nous coûtera des milliards d'euros.
Quand on produit trop d'éolien, on est même contraint parfois de payer les gens pour qu'ils en achètent, ce qui fait qu'il y a des coûts cachés. Sans parler des cadeaux faits aux promoteurs, dans le cadre de la renégociation du parc éolien en mers. On a triomphé en expliquant aux gens qu'on avait a baissé le prix d'achat. Ce qu'on n'a pas dit aux Français, c'est qu'on avait consenti dans le même temps à payer sur les fonds publics les raccordements de ces éoliennes en mer. Les prix ont baissé mais les coûts du réseau ont compensé. Tout ceci se retrouve dans la facture d'électricité qui a bondi de 40% en dix ans à cause du financement des énergies renouvelables, et désormais depuis 2016 à la pompe. De plus, quand on est forcément subventionné, lorsqu’il y a une très forte production intermittente, les prix baissent et cela tue les industries non-subventionnées et fragilise celui qui est le moteur du circuit : le nucléaire. Qui plus est, le gouvernement veut mettre en concurrence les barrages hydro-électriques : il se trouve que ces barrages nous servent pour redémarrer le parc électrique en cas de black out. Que le secteur privé s'occupe de cela est un vrai problème.
Comment proposer une vision plus pragmatique de l'énergie aujourd'hui sans oublier les impératifs environnementaux ?
Dans le cadre de mon mouvement, je publierai un livret à l'automne sur une autre vision de l'écologie qui répondra plus amplement à cette question. Il devrait y avoir un moratoire sur l'éolien terrestre, quand on considère les coûts. On devrait aussi plafonner le soutien aux énergies renouvelables et voter tous les ans au parlement ce plafond d’aide. Sur l'éolien, j'ai eu des réponses pitoyables du ministre de l'écologie : je lui ai montré qu'il avait renégocié un contrat à deux cent et quelques euros du mégawatt/heure pour les 6 premiers parcs. Je lui ai dit que, six mois plus tard sur le parc de Dunkerque, les chiffres sortent à cinquante euros et qu'il s'est donc fait avoir. Premièrement, il n'a pas cru le chiffre des Échos ; deuxièmement, il prétend que les marchés ne sont pas comparables parce que ce ne sont pas les mêmes zones. Dans ce cas là, mieux valait tout construire là où c’est le moins cher ! Cet argument ne tient pas : il a simplement subventionné l'industrie éolienne.
Valérie Pécresse déclarait dans son annonce de départ qu'il fallait une "écologie positive". Peut-on considérer que l'écologie soit un vrai sujet sur lequel peuvent se fonder les Républicains ?
Valérie Pécresse avait affirmé qu'elle ne voulait pas de nucléaire en Ile-de-France mais semble oublier que le nucléaire permet d’électrifier sa région. Il faut moins de vert et plus d'écologie.
Le 24 juin j'organiserai à l'Assemblée Nationale un colloque avec des personnes qui travaillent sur ce sujet-là, en prévision du livret publié à l'automne.
https://www.atlantico.fr/decryptage/3573971/-comme-le-montre-le-fiasco-financier-des-eoliennes-nous-avons-besoin-de-moins-de-vert-et-plus-d-ecologie-eolien-environnement-electricite-lr-rapport-julien-aubert

07/06/19 : 
L’UE pointe la France sur ses retards dans sa production d’énergies vertes
Dans son dernier rapport, la Cour des comptes européenne a distribué ses mauvais points aux 6 pays membres de l’Union européenne, dont la France, jugés comme les moins susceptibles d’atteindre leurs objectifs de production d’énergies renouvelables d’ici 2020.
« Pour la moitié des Etats membres de l’UE, la réalisation des objectifs de 2020 sera un véritable défi ». C’est avec ces mots que la Cour des comptes européenne a pointé du doigt 6 pays membres, en retard sur leurs objectifs en termes d’énergies renouvelables. Il s’agit ici de la France, des Pays-Bas, de l’Irlande, de la Grande-Bretagne, du Luxembourg et de la Pologne.
En effet, la France s’est engagée à produire 23% d’électricité d’origine renouvelable d’ici l’année prochaine, alors que cette part n’était que de 16,3% en 2017. Cependant, 11 Etats membres ont d’ores et déjà rempli leurs objectifs fixés pour 2020.
32% d’énergies renouvelables dans l’UE en 2030
« Les Etats membres ont encouragé les investissements dans l’énergie éolienne et solaire, mais la diminution des aides a dissuadé les investisseurs potentiels et freiné le déploiement », précise la Cour. Elle demande donc à la Commission européenne de mettre en place des mesures concrètes pour accompagner le développement de ces productions.
Pour rappel, chaque Etat membre avait fixé librement ses objectifs à atteindre à l’horizon 2020. La Cour des comptes européenne souhaite donc ici assurer la réalisation de ces intentions afin de réaliser l’objectif commun de l’UE. Il consiste à ce que la part d’énergie renouvelable représente 32% de la production totale d’ici 2030.
https://www.lelynx.fr/energie/guide-energie/types-energies/energies-renouvelables/ue-france-retards-production/


06/06/19 : Énergies renouvelables : comment soutenir efficacement les projets citoyens et participatifs en France ?
Le déploiement des énergies renouvelables nécessite une forte implication des communautés locales. Par Andreas Rüdinger, Sciences Po – USPC
Le développement des énergies renouvelables (ENR) représente l'un des piliers de la stratégie française de transition énergétique. Afin d'atteindre les objectifs ambitieux fixés à l'horizon 2030 - soit 32 % d'énergie renouvelable dans la consommation finale d'énergie, 40 % pour l'électricité -, la nouvelle Programmation pluriannuelle de l'énergie indique qu'il faudra doubler les capacités d'énergies renouvelables électriques installées entre 2017 et 2028 dans l'Hexagone.
Au-delà du défi technique et économique, ce développement soulève un enjeu important en matière d'acceptation locale des projets. Dans ce cadre, les projets participatifs d'énergies renouvelables représentent un modèle particulièrement innovant et dynamique, porté par deux approches complémentaires. Ces initiatives ont fait l'objet d'une toute récente étude de l'Iddri dont nous reprenons ici les principaux enseignements.
Une niche dans le marché français
Il y a tout d'abord l'émergence de projets citoyens, fondés sur une implication durable des habitants et collectivités locales dans la gouvernance et le financement des projets. Ces initiatives sont pour la plupart soutenues par l'association Énergie partagée qui comprend à la fois un fonds d'investissement citoyen et une activité d'aide au montage des projets. En dépit de l'accélération observée ces dernières années - 300 projets recensés en 2018 en France, contre 160 en 2015 -, ils représentent pour l'instant une niche de faible ampleur dans le marché national.
Selon une étude de l'Ademe, l'éolien citoyen représentait environ 3 % des capacités totales installées en France jusqu'en 2016, et 1 % pour le photovoltaïque. Des chiffres encore très éloignés de l'Allemagne, où 43 % des capacités totales d'ENR électriques sont détenus par les citoyens (32 %) et les agriculteurs (11 %).
Il faut également noter la multiplication des opérations de financement participatif pour des projets ENR de grande envergure, portés par des développeurs industriels via les plates-formes de financement participatif (crowdfunding).
Plus simple à mettre en œuvre, ce modèle connaît aujourd'hui une croissance importante (39 millions d'euros collectés en 2018 contre 21 millions en 2017). Un essor qui s'explique par l'introduction du « bonus participatif » dans les appels d'offres nationaux depuis 2016. Ce bonus octroie un soutien public additionnel (compris entre 1 et 3 euros par MWh) au porteur de projet si celui-ci s'engage à respecter des seuils conséquents en matière de financement participatif (10 % du financement total ou 40 % des fonds propres apportés par des citoyens et collectivités locales) pour une durée minimale de 3 ans. Son attractivité n'est plus à démontrer : toutes filières confondues, 36 % des projets lauréats se sont engagés au bonus, taux qui monte à plus de 70 % pour la filière des centrales photovoltaïques au sol.
Jouer la complémentarité des approches
Si les deux approches du financement participatif et des projets citoyens s'inscrivent dans la même finalité d'implication des acteurs locaux dans les projets de leur territoire, leurs fonctionnements, vertus et contraintes restent toutefois différents.
En raison de sa simplicité, le financement participatif constitue un outil facilement généralisable pour flécher massivement l'épargne locale vers les projets ENR, tout en permettant de favoriser l'acceptation des projets. Il faut néanmoins reconnaître que la participation exclusivement financière (sans aucune influence sur la prise de décision) et généralement limitée dans la durée (quatre à cinq ans pour la majorité des projets) n'apporte pas la même valeur ajoutée en matière d'appropriation locale des projets.
À l'inverse, les projets citoyens, bien que plus longs et complexes à monter, s'inscrivent dans une réelle démarche de maîtrise locale des projets en cohérence avec le territoire, générant une dynamique sociale et une valeur ajoutée locale que le financement participatif ne peut que difficilement reproduire.
Mais plutôt que de les opposer, c'est bien leur complémentarité qu'il faut valoriser. Les motivations et attentes des citoyens en matière d'implication dans les projets sont multiples, allant du placement éthique de son épargne jusqu'à l'engagement dans un collectif local en vue de développer un projet coopératif. La diversité de modèles constitue donc une richesse pour répondre à ces attentes.
Le bonus participatif à la croisée des chemins
C'est en partie dans cet esprit de rapprochement des modèles que s'est inscrit la réforme du bonus participatif intervenue en 2018 ; elle vise à systématiser le lien entre l'investissement participatif et la participation des acteurs à la gouvernance des projets.
Partant d'une l'intention louable, cette réforme risque néanmoins de générer beaucoup de déceptions.
Tout d'abord pour les développeurs industriels (en général peu enclins à ouvrir leurs projets à une gouvernance partagée), faute de s'être familiarisés avec cette approche plus complexe ; pour les plates-formes de crowdfunding ensuite, les levées de fonds en actions étant bien plus complexes que celles réalisées jusque-là (principalement sous la forme d'obligations simples ou convertibles), induisant des coûts et un risque d'échec bien plus importants.
Pour une large partie des investisseurs citoyens enfin, qui privilégient des outils d'investissement simples (comportant un taux de rentabilité fixé d'avance et une durée de placement limitée à quelques années) à la possibilité de participer activement à la gouvernance des projets, au prix d'un investissement en actions plus complexe et risqué.
De façon paradoxale, les acteurs de l'énergie citoyenne pourraient également se retrouver perdants : l'évolution des critères du bonus participatif constitue en effet l'arbre qui cache la forêt. Le développement futur de ces initiatives citoyennes dépend avant tout du maintien des mécanismes de soutien en guichet ouvert, qui tendent à disparaître progressivement au profit de la généralisation des appels d'offres.
Or il est désormais admis que la mise en concurrence profite en premier lieu aux grands acteurs industriels, risquant par conséquent de freiner brutalement le développement des projets citoyens, ne pouvant résister à cette concurrence sur des critères purement économiques.
La nécessité d'une stratégie nationale
Comment sortir de cette situation ?
En saisissant les opportunités fournies par la nouvelle directive européenne aux énergies renouvelables, qui encourage les États à se doter d'un véritable cadre stratégique pour développer les projets participatifs. Elle autorise également les États membres à réserver des mécanismes de soutien sur mesure aux projets citoyens - que ce soit via la préservation de tarifs d'achat en guichet ouvert, d'appels d'offres réservés ou encore de conditions préférentielles pour faciliter leur participation aux appels d'offres.
Plutôt que d'essayer de soutenir l'ensemble des modèles participatifs au travers d'un seul outil (en l'occurrence, le bonus participatif), il pourrait ainsi être judicieux de développer deux approches complémentaires.
D'un côté, il faudrait définir un objectif ambitieux pour le développement des projets citoyens ENR, à l'image de l'objectif de 15 % pour 2030, proposé par le Collectif pour l'énergie citoyenne... à condition de leur préserver un cadre favorable (notamment via le maintien des tarifs d'achat en guichet ouvert). Et, à plus long terme, en définissant des mesures préférentielles pour permettre l'intégration progressive des projets citoyens dans les appels d'offres (en veillant à ne pas reproduire les erreurs commises par l'Allemagne).
De l'autre côté, il s'agirait de généraliser au mieux le financement participatif pour les projets soumis aux appels d'offres, via la simplification des modalités du bonus participatif. À terme, l'incitation économique pourrait même être remplacée par une obligation réglementaire d'ouverture du capital des projets aux acteurs locaux (à l'image de ce que pratique le Danemark pour l'éolien).
Une telle vision stratégique permettrait non seulement de concrétiser enfin l'adage d'une « transition par tous et pour tous », qui avait émergé du débat national sur la transition énergétique en 2013. Mais elle semble surtout indispensable dans le contexte actuel pour mener à bien ce projet de transition dans le cadre d'un nouveau contrat social et écologique, assurant l'implication de tous et une répartition équitable des retombées dans les territoires.
Par Andreas Rüdinger, Chercheur associé, pôle énergie-climat, Iddri, Sciences Po - USPC
La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation
https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/energies-renouvelables-comment-soutenir-efficacement-les-projets-citoyens-et-participatifs-en-france-819689.html

06/06/19 : La Cour des comptes européenne demande plus d'éolien et de solaire aux États membres
UNION EUROPÉENNE. La Cour des comptes européenne réclame à l'UE de "prendre d'importantes mesures pour produire davantage d'électricité d'origine éolienne et solaire et atteindre ses objectifs concernant les énergies renouvelables".
Dans un rapport spécial de soixante-seize pages publié jeudi 6 juin 2019, l'institution basée au Luxembourg note un ralentissement dans le déploiement de ces technologies depuis 2014 après une forte croissance enregistrée depuis 2005. Les auditeurs attribuent ce recul aux régimes d'aides initiaux qui ont "parfois permis des subventionnements excessifs, avec pour effet une augmentation des prix de l'électricité et des déficits publics". Après 2014, ces aides ont baissé provoquant la diminution de la confiance des investisseurs et un ralentissement du marché, constate-t-ils.
Selon les auditeurs de la Cour des comptes européenne - qui ont enquêté en Grèce, en Espagne, en Allemagne et en Pologne -, "la Commission (européenne) devrait inciter les États membres à soutenir la poursuite du développement, en organisant des enchères pour augmenter la capacité d'énergie renouvelable, en promouvant la participation citoyenne et en améliorant les conditions de déploiement". Pour la moitié des pays de l'UE, "la réalisation des objectifs de 2020 concernant les énergies renouvelables sera un véritable défi", prévient la Cour. Leur rapport se veut très clair : "l'UE ne parviendra peut-être pas à atteindre l'objectif qu'elle s'est fixé pour 2020".
8,8 mrds d'aides européennes aux projets liés aux énergies renouvelables
Les principales technologies renouvelables et leur application aux secteurs de l'électricité, du chauffage et du refroidissement ainsi que des transports (source : Cour des comptes européennes, sur la base du manuel SHARES, Eurostat, 2018)
L'Union européenne s'est donnée comme objectif de produire un cinquième de son énergie à partir de sources renouvelables pour les secteurs de l'électricité, du chauffage et du refroidissement ainsi que des transports.
Pour que l'UE puisse atteindre les 20% en 2020, la directive EnR a fixé des objectifs nationaux spécifiques quand à la part de consommation finale brute d'énergie provenant de sources renouvelables. Ils sont compris entre 10 et 49% selon les pays. Si un État membre n'arrive pas à atteindre le chiffre déterminé d'ici 2020, la Commission européenne peut engager une action en justice en lançant une procédure d'infraction.
Bruxelles a accordé quelque 8,8 mrds € à des projets liés aux énergies renouvelables au titre du Fonds européen de développement régional (Feder) et du Fonds de cohésion (FC) sur les deux périodes de programmation 2007-2013 et 2014-2020.
Entre 2005 et 2017, la production d'électricité à partir d'énergie renouvelable est passée de 15 à 31%, principalement grâce à l'éolien (+400% sur la même période) et au solaire photovoltaïque (+ 8 000%).
https://www.econostrum.info/La-Cour-des-comptes-europeenne-demande-plus-d-eolien-et-de-solaire-aux-Etats-membres_a25682.html

06/06/19 : Julien Aubert : “Il faut d'urgence faire moins de vert et plus d'écologie”
Le député (LR) du Vaucluse présente aujourd’hui un rapport très critique sur l’éolien, écologiquement nuisible et financièrement ruineux et appelle à mettre “ moins de Vert ” dans l’écologie.
Valeurs actuelles. Dans quel cadre avez-vous mené le travail que vous publiez aujourd’hui ?
Julien Aubert. Je suis membre de la commission des finances et un certain nombre d’entre nous sont « rapporteurs spéciaux » sur une partie du budget. A ce titre, je suis les crédits relatifs à la transition énergétique. Depuis l’an dernier, les rapporteurs spéciaux choisissent de faire une étude sur un sujet en particulier, qui rentrent dans leur champ de compétence. Après les certificats d’économie d’énergie en 2018, j’ai choisi le modèle économique de l’éolien et le coût en termes de finances publiques.
"C’est votre facture d’électricité et de carburant qui paye tout ceci !"
Moratoire sur l’éolien, fin de toute subvention publique : vos recommandations sont sans appel. L’éolien est-il vraiment une si mauvaise solution ?
Il faut différencier l’éolien terrestre, très critiqué par les riverains, de l’éolien en mer, qui pose moins de problèmes d’acceptabilité sociale. Néanmoins, en France, notre particularité est que nos émissions de gaz à effet de serre proviennent de la partie fossile de notre consommation énergétique (transports, chauffage) et non de la part électrique puisque le nucléaire est décarboné. Substituer à grand frais de l’éolien décarboné à du nucléaire décarboné est sans effet sur le réchauffement climatique. Quand je vois que d’ici à la fin de la PPE [programmation pluriannuelle de l’énergie, NDLR] on pourrait avoir dépensé 70 à 90 milliards d’euros pour produire 15 % de notre électricité, sans impact carbone, et que cela correspond au coût du parc nucléaire actuel capable de nous alimenter à 75 %, je crois rêver. C’est votre facture d’électricité et de carburant qui paye tout ceci. Je milite donc pour qu’on limite au maximum les aides publiques sur l’industrie éolienne au profit d’autres dépenses plus utiles. La commission d’enquête que je préside actuellement rendra son rapport en juillet sur ce sujet plus large. A titre personnel, Je crois que seul l’éolien flottant, loin des côtes, a un avenir industriel.
Vous faites état de résistances rencontrées au Ministère de la transition écologique… C’est à dire ?
J’ai envoyé des questionnaires pour récupérer certaines données et personne ne s’était donné la peine de me répondre. Contrôler l’action du gouvernement, ça n’est pas un vain mot. J’ai donc débarqué sur place, comme me le permet la loi, une première sous ce mandat et sans doute depuis dix ans. Un vieux réflexe d’ancien magistrat de la Cour des comptes que je suis.
"J’ai eu la désagréable surprise d’être menacé par la société RES de représailles judiciaires, car j’avais posé des questions sur son modèle économique"
Pourquoi - et depuis quand - l’Etat a-t-il ainsi sacrifié l’équilibre budgétaire aux éoliennes, comme en témoigne, dites-vous, une note du Premier ministre ?
Dans cette note adressée au Premier ministre au moment de la renégociation du dispositif d’aide publique des premiers parcs éoliens de Dunkerque, le négociateur a esquissé deux options : renégocier au meilleur prix ou « toper » sur un prix plus élevé (et donc un coût budgétaire plus important) afin quelque part d’aider l’industrie éolienne offshore à mieux vivre dans les premières années. Si je donne un ordre de grandeur, on avait négocié une maison à 220 000 euros il y a quelques années, le prix du marché était de 50 000 et le gouvernement a préféré acheter à 150 000. Le delta est un discret cadeau. Ça n’est pas stupide en soi, mais ce que je regrette, c’est que mis bout à bout cela fait beaucoup de zéros après la virgule. Or, cela n’a pas créé beaucoup d’emplois en France. Je crois que ce choix de guichet « sans compter » est ancien. Du temps de Nicolas Sarkozy, face à une bulle photovoltaïque, le gouvernement avait eu le courage d’arrêter tout. Dans le cas d’espèce, Emmanuel Macron s’est vanté d’avoir réduit de 40 % la note, mais sans doute aurait-il pu faire beaucoup mieux… Il y a beaucoup d’argent en jeu et pas mal de lobbies, ceci explique peut-être cela. J’ai eu aussi la désagréable surprise d’être menacé par la société RES de représailles judiciaires, car j’avais posé des questions sur son modèle économique en commission d’enquête. Maladresse ou volonté de me faire reculer, qu’importe : je suis là pour protéger le pouvoir d’achat des Français.
Pensez-vous que la tendance puisse s’inverser alors que l’écologie politique et ce qu’elle recouvre (dont l’éolien reste un symbole) semble n’avoir jamais été si puissante ?
On se trompe d’écologie. La véritable écologie, c’est de préserver la biodiversité et lutter contre le réchauffement climatique. L’éolien dans ce pays n’a pas de plus-value carbone. Quant à la biodiversité, on coupe des arbres et on fait des études sur les chiroptères mais pas sur les « mammifères humains » qui vivent non loin et qui ont tout autant le droit à un environnement sain. C’est le monde à l’envers : planter des mâts de métal dans le sol, ça n’est pas spontanément la première idée qui vient quand on imagine sauver la planète. En novembre, je publierai un livret vert dans le cadre de mon mouvement « Oser la France » pour apporter ma vision sur une véritable écologie.
Finalement, comment qualifieriez-vous en quelques mots cette « Transition écologique et solidaire » en passe de devenir l’alpha et l’oméga de toute politique ?
Je dirais qu’elle coûte très cher, qu’elle est payée essentiellement par les moins riches de ce pays (et donc anti solidaire), et qu’elle ne bouge aucun gramme de CO2 (et donc anti écologique). Il faut d’urgence faire « moins de Vert » et plus d’écologie dans ce pays…

https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/politique/julien-aubert-il-faut-durgence-faire-moins-de-vert-et-plus-decologie-107839


06/06/19 : Éolien, clap de fin ?
Un rapport parlementaire présenté par le député (LR) Julien Aubert se montre très critique envers cette source d'énergie et appelle à mettre fin à toute subvention publique.
C’est un grand art que de vendre du vent, écrivait voilà trois siècles le philosophe Baltasar Gracián. Si les promoteurs de l’éolien ont certainement fait preuve de beaucoup d’habileté, ils ont pu aussi compter sur le soutien sans faille d’un État français que l’idéologie écologiste a rendu aveugle aux faiblesses de cette technologie. Un rapport de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire, présenté le 6 juin, raconte, chiffres à l’appui, l’histoire d’un scandale d’État. Extraits.
Un gouffre financier
“Neuf milliards d’euros ont été dépensés par le budget de l’État depuis le début des années 2000 au titre du soutien direct à l’éolien (sous la forme des charges de service public de l’énergie) ; le montant prévisionnel des charges imputables à l’éolien étant estimé à 1,4 milliard d’euros en 2018 (contre 0,3 milliard en 2010) ; 45 milliards d’euros supplémentaires correspondent à des dépenses relatives à des contrats en cours d’exécution (éolien terrestre, 23 milliards) ou conclus mais non encore honorés (éolien en mer posé, 22 milliards) ; de 18,7 à 36 milliards supplémentaires correspondent à l’impact budgétaire des engagements à souscrire pour atteindre les objectifs du projet de PPE [programmation pluriannuelle de l’énergie] .
L’addition de ces différents soutiens directs représente de 72,7 à 90 milliards d’euros. À titre de comparaison, le rapporteur rappelle que la Cour des comptes a estimé, en 2012, le coût de construction de l’ensemble du parc nucléaire français à 72 milliards (valeur 2010), soit environ 80 milliards (valeur 2019). La comparaison est saisissante : d’un côté de 72 à 80 milliards d’euros ont été investis dans la construction d’un parc nucléaire ayant assuré 71,7 % de la production électrique en 2018. De l’autre, de 72,7 à 90 milliards d’euros vont être investis pour une filière appelée à représenter 15 % au maximum de la production électrique en 2028.”
Un soutien purement idéologique…
“Le rapporteur dénonce le choix du gouvernement de privilégier le développement de la filière à l’équilibre des finances publiques. Dans sa note au cabinet du Premier ministre, le président du groupe de travail a ainsi écrit que « le gouvernement, s’il conserve pour priorité de faire évoluer le mix énergétique, décidera logiquement de confirmer les six projets […]. S’il privilégie sa politique de redressement des finances publiques et de stabilisation de la dette publique, le gouvernement assumera la responsabilité politique d’annuler les appels d’offres et de relancer la procédure en escomptant de meilleurs prix » .
Le gouvernement a donc fait son choix : oui aux éoliennes, non à la politique de redressement des finances publiques.
Le rapporteur dénonce cette orientation et ce, d’autant plus que l’efficacité du soutien apporté depuis 2001 aux éoliennes est, en bien des points, peu efficace. ”
… fait au détriment d’autres renouvelables
« La compétitivité actuelle de l’énergie éolienne est moins favorable que celle d’autres énergies renouvelables bénéficiant également d’un soutien public. Ainsi, en 2018, le ministère de la Transition écologique et solidaire a organisé, pour la première fois, un appel d’offres bi-technologique reposant sur le seul critère du prix. Cette consultation a mis en concurrence (pour une puissance de 200 mégawatts) de grandes centrales solaires au sol et des projets éoliens terrestres. Le résultat de cet appel d’offres est sans appel puisque les seize projets lauréats (d’un prix moyen de 54,94 euros par mégawatt) sont tous des projets photovoltaïques. En raison de leur coût plus élevé, aucun projet éolien n’a été retenu. »
Une opposition de plus en plus vive…
“Les interrogations relatives aux éoliennes sont également de plus en plus relayées par des parlementaires. Depuis l’engagement de la quinzième législature, trois propositions de loi relatives aux éoliennes ont été déposées et des députés de tous bords ont posé plus de soixante-dix questions écrites. Une commission d’enquête sur l’impact économique, industriel et environnemental des énergies renouvelables, sur la transparence des financements et sur l’acceptabilité sociale des politiques de transition énergétique a par ailleurs été constituée en mars 2019 et traitera de certains aspects de ce sujet. À l’initiative de la conférence des présidents, l’Assemblée nationale a également créé, en juillet 2018, une mission d’information commune sur les freins à la transition énergétique. Cette mission d’information a engagé une consultation électronique citoyenne dont la proposition la plus soutenue s’intitule « Fin des éoliennes en France ! » .
… malgré les manœuvres de l’État
“Le rapporteur dénonce deux décisions récentes ayant conduit à aménager un cadre juridique favorable au développement éolien en portant atteinte aux droits des tiers. Deux décrets publiés en 2018 sont en cause.
Le décret no 2018-1054 du 29 novembre 2018 [… ] a ainsi indûment porté atteinte au droit au recours. En application de ce texte, le contentieux des décisions relatives aux parcs éoliens et aux ouvrages connexes pour leur raccordement ne sera plus jugé par les tribunaux administratifs mais, en premier et dernier ressort, par les cours administratives d’appel avec une possible cassation devant le Conseil d’État. Un degré de juridiction a été supprimé pour accélérer le développement éolien terrestre, comme cela est déjà le cas, depuis 2007, en matière d’éolien en mer. Ce décret a également introduit une modification procédurale substantielle en matière de contentieux administratif en imposant aux parties de cristalliser les moyens dans les deux mois suivant la communication du premier mémoire en défense. Autrement dit, les requérants ne pourront plus soulever de nouveaux arguments devant le juge administratif dans un délai de deux mois suivant la communication du premier mémoire en défense. Cette nouvelle règle porte également atteinte au droit au recours surtout quand on sait qu’un dossier d’installation d’éoliennes excède régulièrement 1 500 pages. Imposer à des associations, composées de bénévoles, de cristalliser les moyens dans un délai aussi court complexifie leur tâche. ”

https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/economie/eolien-clap-de-fin-107743

04/06/19 : Valeco intègre officiellement le groupe allemand EnBW
Le groupe énergétique EnBW a annoncé, le 4 juin, qu'il a finalisé l'acquisition de Valeco. L'entreprise familiale, basée à Montpellier, va gonfler de près d'un tiers le portefeuille d'activités de l'Allemand dans les énergies renouvelables.
Après plusieurs semaines de négociations, le groupe énergétique allemand EnBW annonce qu'il vient d'obtenir les dernières autorisations administratives préalables au rachat de Valeco, développeur et exploitant de projets éoliens et solaires basé à Montpellier. Le montant de l'opération n'est pas communiqué.
Comptant parmi les dix principaux acteurs français des énergies renouvelables, Valeco dispose d'une puissance installée de 276 MW pour l'éolien offshore et de 56 MW pour les centrales photovoltaïques, ainsi que d'un portefeuille de projets représentant 1 700 MW. L'intégration du groupe montpelliérain représente un bond de 31 % des actifs détenus par EnBW dans le secteur.
"L'acquisition de Valeco est un pas supplémentaire important pour atteindre notre objectif de faire des énergies renouvelables un des piliers centraux du groupe. Par ailleurs, l'objectif des 1 000 mégawatts de puissance installée pour 2020 dans le secteur éolien onshore est désormais presque atteint. Avec Valeco, nous avons à présent à nos côtés l'un des acteurs les plus expérimentés du marché français des énergies renouvelables. Ensemble, nous exploiterons les opportunités de croissance qui s'offriront. Notre objectif commun avec Valeco est à moyen terme de nous hisser dans le top 5 en France du secteur éolien et solaire", affirme Franck Mastiaux, CEO du groupe allemand.
Fondée en 1998 à Montpellier, Valeco était, jusqu'à cette vente, la propriété de la famille Gay (dirigeant de la holding : Erick Gay) et de la Banque des Territoires. L'entreprise, qui développe un chiffre d'affaires de 50 M€, emploie 135 salariés et s'appuie sur des agences implantées à Toulouse, Amiens et Nantes.
"EnBW était le candidat le plus approprié pour que Valeco puisse continuer son histoire en tant qu'acteur indépendant et intégré sur le marché français. La croissance constante de Valeco nécessitait une mise à niveau des processus et des fonds pour soutenir l'impressionnant pipeline développé au cours des dernières années", complète Erick Gay.
Le groupe EnBW, avec 21 000 salariés et 5,5 millions de clients, compte parmi les principaux acteurs du marché des ENR en Europe. Il a installé plus de 1 200 MW au cours des dernières années.


04/06/19 : Avec le Voltaire, Jan de Nul se positionne sur la pose de très grandes éoliennes
Si l’éolien offshore est en plein développement, la taille croissante des turbines pose de vrais défis en matière d’installation. Avec l’émergence de machines de plus de 10 MW, qui seront équipées de pales allant jusqu’à 120 mètres de long, pour des hauteurs culminant en position verticale à plus de 250 mètres au-dessus de la mer, les premiers navires de pose actuellement en service vont rapidement trouver leurs limites. Il faut donc concevoir et réaliser de nouvelles unités capables de manutentionner et installer en mer la nouvelle génération d’éoliennes de fortes puissances.
Or, si le marché semble devoir rapidement croître dans ce domaine, avec un inévitable manque de moyens adaptés, les commandes sont pour l’heure limitées. Les armateurs hésitent en effet à faire construire de tels navires, car ils nécessitent de très lourds investissements devant être amortis dans la durée, et que la polyvalence de ces plateformes n’est pas forcément évidente si d’aventure le marché de la pose d’éoliennes finit par se tasser et qu’il faut leur trouver un autre emploi.
Ceux qui font le choix d’investir aujourd’hui sont en revanche assurés de voir leurs bateaux très sollicités dans les années qui viennent. C’est le cas du groupe luxembourgeois Jan de Nul, qui a commandé en avril un troisième navire de pose d’éoliennes. Il s’ajoutera aux deux unités dont il dispose déjà, le Vole au Vent (2013) d’une capacité de levage de 1500 tonnes, et le Taillevent (2011) capable de soulever des charges de 1000 tonnes.
Prévu pour entrer en service en 2022, le futur Voltaire sera réalisé en Chine par le groupe COSCO Shipping Heavy Industries. De type jack-up, comme ses aînés, il sera nettement plus imposant, avec une capacité de levage allant jusqu’à 3000 tonnes. Pour donner un ordre d’idée, lorsque le navire aura ses jambes déployées sur des fonds de 60 mètres, la flèche de sa grue principale pourra culminer à 325 mètres (dont 265 au-dessus de la surface), soit un mètre de plus que la hauteur de la tour Eiffel.
Long de 169.3 mètres pour une largeur de 60 mètres et un port en lourd de 21.500 tonnes, le Voltaire sera doté de quatre jambes de 130 mètres lui permettant d’opérer dans des fonds allant jusqu’à 80 mètres. Sa surface de pont sera de 7000 m², soit quasiment le double des Vole au Vent et Taillevent, avec la possibilité d’embarquer 14.000 tonnes de cargaison. De quoi accueillir les pièces des plus grandes éoliennes et leurs fondations qui elles-aussi seront amenées à voir leur taille augmenter. La grue principale, on l’a vu, pourra soulever des charges allant jusqu’à 3000 tonnes, avec en portée une capacité de 250 tonnes à 135 mètres.
Equipé d’un helideck pouvant recevoir des hélicoptères de plus de 10 tonnes, comme un EH-101, le navire pourra loger 100 personnes en cabines individuelles. Côté énergie/propulsion, il sera équipé de huit générateurs principaux (4 x 3535 kW et 4 x 2650 kW), quatre propulseurs azimutaux de 3000 kW chacun, deux propulseurs rétractables de 2600 kW et deux propulseurs d’étrave de même puissance. Doté d’un système de positionnement dynamique (DP2), sa vitesse maximale est prévue pour atteindre 11.5 nœuds.
En dehors de la pose d’éoliennes, le futur navire de Jan de Nul a été conçu pour pouvoir travailler sur d’autres marchés, notamment dans l’Oil&Gas, par exemple pour la déconstruction de champs offshore.
https://www.meretmarine.com/fr/content/avec-le-voltaire-jan-de-nul-se-positionne-sur-la-pose-de-tres-grandes-eoliennes

04/06/19 : L’ÉOLIEN : DES MOULINS À VENT QUI POUSSENT COMME DES CHAMPIGNONS 😠😡
Le 15 juin prochain, ce sera la journée internationale du vent. Une journée où l’éolien sera mis à l’honneur. L’éolien d’ailleurs, énergie renouvelable d’aujourd’hui et de demain ?
Selon l’Inera (Agence internationale des énergies renouvelables), l’éolien et le solaire coûteront moins cher que les fossiles en 2020. D’après son rapport publié mercredi 29 mai, les énergies renouvelables constituent aujourd’hui la source d’électricité la moins chère dans de nombreuses parties du monde. Mais lorsque l’on parle d’éolienne, on parle tout de même d’une immense tour composée de pales qui brasse le vent. Comment fonctionne-t-elle concrètement ? Question posée à Vincent Vignon, porte-parole de France Energie Eolienne en Nouvelle-Aquitaine :
Écouter le podcast en ligne
L’énergie produite actuellement par les éoliennes ne sert pas uniquement à éclairer nos logements. A terme, elle sera aussi utilisée pour faire fonctionner l’ensemble des transports en commun du pays :
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Aujourd’hui, l’éolien ne plaît pas à tout le monde. Certains « anti-éoliennes » déclarent que les machines défigurent le paysage ou encore que vivre à proximité est un calvaire. Des plaintes pas forcément justifiées :
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Aujourd’hui, l’utilisation d’éoliennes permet à la France de rester indépendante vis-à-vis de ses voisins et n’a donc plus besoin d’importer de matières fossiles qui ont un impact sur l’environnement et le voisinage des pays en voie de développement. Pour conclure, en quoi l’éolien peut-il être l’énergie renouvelable d’aujourd’hui mais aussi de demain ?
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Ce 15 juin sera célébré la journée internationale du vent. A cette occasion, France Energie Eolienne et ses membres se mobiliseront pour proposer partout en France des ouvertures de parcs éoliens et des activités de découverte pour mieux comprendre l’énergie éolienne. Chez nous, des visites seront au programme durant le mois de juin en Centre-Val de Loire (parc éolienne du Bois Louis à Tournoisis, parc éolien du Bois Clergeons à Janville et Poinville, inauguration du parc éolien de la Vallée de Torfou) et en Nouvelle-Aquitaine (parcs éoliens de Saint-Pierre-de-Maillé et inauguration de celui de Lusseray-Paizay).
https://www.vibration.fr/news/l-eolien-des-moulins-a-vent-qui-poussent-comme-des-champignons-20866

03/06/19 : Denis de Kergorlay : le business des éoliennes
Le Grand Témoin – Louis Daufresne reçoit Denis de Kergorlay, président du Cercle de l’Union interalliée et co-auteur avec Pierre Dumont de « Éoliennes : chronique d’un naufrage annoncé » aux éditions François Bourin.
Denis de Kergorlay reçoit à déjeuner des personnalités accueillies le matin même à l’Élysée. Charles de Gaulle considérait le Cercle de l’Union interalliée comme « l’ambassade de France à Paris », à ceci près que l’ex-maire de Canisy en assure l’indépendance. D’autant plus que l’ancien trésorier de Médecins sans frontières reconnaît l’aspect politique des éoliennes en tant que membre de la société civile et du monde associatif.
Business et idée reçue
L’auteur suppose que son livre a déplu aux profiteurs du système, les financiers. Denis de Kergorlay dénonce le business immoral fait d’impositions supplémentaires des contribuables français au profit d’investisseurs internationaux, tous hors de France, avec les écologistes pour complices. Le président de la French Heritage Society casse aussi l’idée reçue de la vertu écologique des éoliennes : c’est l’un des procédés les moins efficients et les plus dispendieux pour produire de l’électricité du fait de l’intermittence du vent.