Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

mercredi 28 mars 2018

Deux-sèvres : Les anti-éolien n’ont pas dit leur dernier mot

https://www.lanouvellerepublique.fr/deux-sevres/les-anti-eolien-n-ont-pas-dit-leur-dernier-mot

Les opposants aux éoliennes souhaitent étendre la mobilisation contre les projets à venir à travers deux réunions publiques à Bressuire puis à Thouars.


Le nord des Deux-Sèvres comporte actuellement 70 aérogénérateurs. Une fédération regroupant des opposants tiendra deux réunions publiques.

La fédération nord Deux-Sèvres Force 10, composée de huit associations locales (1) situées sur les territoires de la communauté d’agglomération du Bocage bressuirais et de la communauté de communes du Thouarsais, va organiser début avril deux réunions publiques à Bressuire puis à Thouars.


Le lobbying dénoncé 


« Nous voulons essayer de faire prendre conscience aux gens que nos paysages sont saccagés au profit de sociétés privées et étrangères », dit Nicole de Chabot, la présidente de Saint-Aubin-de-Baubigné Environnement.

« Pourquoi ici en nord Deux-Sèvres plus qu’ailleurs ? », s’interroge Armelle Guinebertière, la présidente de la fédération Force 10. « L’ancien schéma régional éolien terrestre (Ndlr, SRE) avait permis l’implantation de nombreuses éoliennes sur nos territoires », poursuit l’ancienne députée européenne (1994-1999).


La fédération dénonce le lobbying des promoteurs notamment auprès des élus locaux et des maires. « Tout est question d’argent avec le consentement de l’Etat qui semble avoir trouvé le remède aux difficultés financières des collectivités locales en les encourageant à vendre leurs parcelles via des baux emphytéotiques », rajoute Armelle Guinebertière. Le coût du raccordement au réseau électrique est également dénoncé. « Ce sont 17 milliards d’euros, soit l’augmentation du budget de la Défense pour 10 ans », tempête l’ancienne élue.


L’exemple vendéen


Les opposants nord deux-sévriens citent en exemple le voisin vendéen qui a su avec le Puy du Fou, se battre contre l’implantation d’éoliennes. « Aujourd’hui, nous en avons recensé 70 sur nos territoires mais demain ce seront 140 », prédisent les opposants. 

Vendredi 6 avril, 20 h 15 espace Europe à Bocapole à Bressuire. 

Vendredi 13 avril, 20 h 15 au théâtre de Thouars. Entrée libre et gratuite. 

(1) APERPE, Faye Paysages, La Fragnaie, Nature et Vie 79, Notre Environnement, Saint-Aubin-de-Baubigné Environnement, Vent Contraire, Voultegon Environnement.

Les opposants aux éoliennes souhaitent étendre la mobilisation contre les projets à venir à travers deux réunions publiques à Bressuire puis à Thouars. 
© Photo NR

Indre 😊



lundi 26 mars 2018

Des citadins et des ruraux

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© Photo NR
https://www.lanouvellerepublique.fr/a-la-une/des-citadins-et-des-ruraux

Les uns ont tout, les autres pas grand-chose, déplore Stéphane Chiquet, de Saint-Cyr-sur-Loire (Indre-et-Loire).


Dans cette France de ce premier quart de siècle, les écarts entre populations n’ont jamais été aussi importants.

En effet, tout oppose désormais cette France citadine qui a accès à tout ce que le monde moderne peut proposer à celle, rurale, qui se sent de plus en plus démunie du minimum requis. L’absence d’accès aux services publics, aux transports en commun, à la santé, à la téléphonie mobile, à l’Internet rapide pour ne citer que quelques exemples, font partie d’un quotidien d’une triste banalité pour nos ruraux. Mais comme si cela ne suffisait pas, on rend la vie plus difficile encore à leurs élus et pour une France voulant tout et son contraire, ces lieux deviennent soudainement propices à y enfouir nos déchets de la vie moderne et à toutes les nuisances de nos modes de transport tant aérien que ferroviaire. Le leitmotiv étant que nous devons tous fournir un effort. Mais pour ces gens, n’est-ce pas la goutte de trop ? Sont-ils condamnés à être les laissés-pour-compte de l’égoïsme de certains ? On veut bien vivre dans une métropole et prendre l’avion, mais sans les inconvénients de l’aéroport. Donc, on exige égoïstement qu’il soit construit loin, très loin, sans se préoccuper de savoir si cela gênera une population qui, elle, n’aura peut-être jamais l’occasion d’en prendre un.

On veut voyager de plus en plus vite pour passer son week-end hors de l’Ile-de-France ou d’une grande ville et l’on exige là aussi un TGV pour gratter quelques minutes supplémentaires. Qu’importe si cela doit se faire en bétonnant à outrance et si les riverains de ces lignes doivent en subir de lourdes conséquences.

On veut de l’électricité, mais avec des centrales, des éoliennes et des centres de déchets loin de son regard. Donc, une fois de plus chez les ruraux. Pour les mécontents et autres impactés, on leur rétorque que ces lieux sont parfaits et parfaitement sécurisés. Mais si cela est le cas, Paris et sa région qui sont assis sur un sol grouillant de galeries pourraient alors être aussi un lieu idéal de stockage. On veut, « must du must », des voitures électriques, mais qui se soucie de leurs batteries lithium-ion aux composants très polluants à extraire ? Personne, puisque tout cela a lieu en partie en Afrique et loin de tout regard.
Ne serait-il pas temps que, tous, nous prenions enfin conscience de cet état ?

Stéphane Chiquet, de Saint-Cyr-sur-Loire (Indre-et-Loire)

dimanche 25 mars 2018

Achèteriez-vous un appareil en panne 8 fois sur 10 ?


Archives  : 6 août 2014
Par Nick de Cusa


Achèteriez-vous une éolienne, en dehors de toute aide ?
Que diriez-vous d’un smartphone qui ne s’allumerait pas ou qui, s’il s’allume, aurait une qualité de son si mauvaise que vous ne comprendriez pas vos interlocuteurs ? D’un iPad qui ne démarrerait pas plus ou qui, une fois lancé, ne connecterait pas avec les réseaux ? D’une machine à laver ou d’un lave-vaisselle tout aussi récalcitrants à se mettre en marche et qui vous rendraient vos habits ou vos assiettes à moitié lavés. D’une voiture ne démarrant pas ou, une fois en route, dont l’accélérateur accélèrerait ou freinerait aléatoirement, et la pédale de frein également ?

Diriez-vous de ces appareils qu’ils fonctionnent ? Et, si vous étiez libre de votre choix, les achèteriez-vous ?

Ce qui est difficile à croire, et pourtant vrai quand on observe les faits, c’est qu’il s’agit de cela avec les éoliennes. Leur facteur de charge est de 20%. Ce qui signifie qu’elles n’arrivent à fonctionner que 2 fois sur 10. En fait, pour être plus précis, à fonctionner plus souvent que cela mais alors, la plupart du temps, mal, avec comme résultat qu’elles ne produisent que moins de 20% de leurs capacités si les conditions, c’est-à-dire le vent, étaient maitrisables. Trop de vent et elles arrêtent sous peine de dégâts, pas assez et elles n’alimentent pas le réseau autant qu’elles devraient. Pire encore, quand le vent n’est pas constant mais souffle par intermittence, leur production se fait par à-coups et fait souffrir le réseau.

Une autre analogie qui illustre très bien la chose est de considérer le vent comme le carburant de ces machines, carburant dont on ne peut ni contrôler ni prévoir l’arrivée. Dans le moteur de votre voiture, ça donnerait soit trop d’essence, ce qui noie et coupe le moteur, soit trop peu, ce qui le fait hoqueter ou couper, et ne vous permet pas en tout cas d’être à l’heure à votre rendez-vous.

Permettez-moi alors de reposer maintenant ma question, mais de façon plus claire : avec ce que vous savez, achèteriez-vous une éolienne – hors toute aide?


Il s’ensuit tout naturellement la question suivante : et si on vous y forçait ? Qu’en penseriez-vous ? Car oui, c’est ce qui se passe, car vous financez les éoliennes par le biais de factures d’électricité de plus en plus élevées à cause de leur multiplication.

À ce stade, bien des gens répondront deux choses, à savoir qu’il faut soutenir cette technologie jusqu’à ce qu’elle fonctionne mieux, et qu’il faut quand même des éoliennes pour faire baisser les émissions de CO2.

Pour la première, ne retenez pas votre souffle. Ce qui doit vraiment être amélioré pour que ça fonctionne, ce n’est pas tant la machine que le vent, sa force et sa régularité. Soyons clairs : aucun progrès technologique ne le permettra.

Restent les émissions de CO2, en admettant qu’il soit souhaitable de les réduire, ce qui se discute mais ce n’est pas la question ici. Et là, le bilan est cruel : pour compenser la forte variabilité des éoliennes, on installe des turbines à gaz à démarrage rapide, qu’on ne laisse jamais tourner à leur régime optimal (où elles émettraient le moins de CO2). Le résultat, paradoxal mais vrai, est que les éoliennes n’engendrent pas de réduction des émissions de CO2.

Résumons : des machines en panne 8 fois sur 10, en achèteriez-vous ? Et si on vous y force, comme c’est le cas, quelle impression cela vous fait-il ? Et si on vous y force pour une bonne cause, mais que cette cause n’est pas satisfaite ?

Combien de temps auriez-vous envie que ça continue, et même que ça continue de croître ? Ce n’est pas une question en l’air : Mme Royal nous annonce une transition énergétique devant atteindre 32% de renouvelables.

Pyrénées-Orientales : projets éoliens dans Les Aspres

L'Indépendant
23/03/2018




samedi 24 mars 2018

Éoliennes : pas de repos dedans et l’enfer dehors

ARCHIVES 2015

http://fr.friends-against-wind.org/testimonies/eoliennes-pas-de-repos-dedans-et-l-enfer-dehors

« C’est quand j’ai été tirée du lit, vers les 3 h du matin, avec de violentes nausées, prise de panique, en sueur, n’ayant plus qu’une idée fixe, me sauver, que j’ai fait le lien. »

C’était un petit village d’un calme exemplaire, assez éloigné des axes principaux et de la voie ferrée. Pas d’industrie, pas de commerces, 350 âmes vivant dans la meilleure entente. Parfois on se serait cru seul au monde dans ce silence.
Puis une maison s’est vendue, une nouvelle famille s’est installée. Il se disait promoteur éolien avec mission d’implanter des éoliennes sur toute la côte ouest. Nous étions tous favorables à l’éolien et lui avons ouvert les bras. Il lui fallait une vitrine pour son commerce et nos élus ont saisi la balle au bond. En secret. Lorsque nous avons appris l’existence du projet, il était achevé. Ce qui nous a choqués, c’était d’abord la réaction offusquée d’une élue, apprenant la nouvelle par la presse. Notre maire clamait pourtant que tout s’était fait dans la transparence ! Ce qui nous a contrariés, c’était la hauteur de ces machines, 135 m en bout de pale, et la proximité du lieu d’implantation ainsi que l’endroit, jugé à l’unanimité le plus pénalisant pour le village. Ce qui était illégal, c’était que nos élus soient parties prenantes dans le projet, décisionnaires et bénéficiaires, mais nous avait affirmé le maire, « il s’agit d’un projet d’utilité publique ». Quant aux élus, ils se sacrifiaient pour la bonne cause, devenus d’un coup de baguette magique, de vrais écolos !
Nous avons tenté de faire déplacer le lieu d’implantation et le type de machines. Trop tard, le « promoteur » n’était qu’un VRP de cette marque, il n’était pas question de modifier quoi que ce soit. Ce fut une longue bataille, à armes inégales : des boulettes de mie de pain contre des blindés.
Nous avions eu beau mettre en avant le niveau sonore annoncé par la fiche technique 103 dB, (fiche aussitôt retirée du site Internet du promoteur), les effets des infrasons dont nous avions appris l’existence, l’impact sur la valeur de l’immobilier, rien n’y fit, même pas les enquêtes publiques. D’abord le commissaire enquêteur a nié l’objet du projet. Ces quatre grands cercles sur le plan que nous n’avions même pas pu voir dans un premier temps, nous contraignant à revenir en groupe, ne représentaient pas forcément des éoliennes. Il pouvait s’agir de bassins de lagunage, ou d’antennes relais, ou, ou… Pour la seconde enquête publique, les avis défavorables étaient nettement majoritaires. Beau succès car il avait fallu braver la menace du maire : « il y aura du retour de bâton pour ceux qui s’opposeront ! » Cela n’avait pas été un frein pour le commissaire enquêteur qui avait délivré, sans aucun état d’âme, tournant au ridicule les craintes des opposants, un avis favorable. Le Préfet, quant à lui, avait son idée : pas d’éoliennes à moins de 900 m des habitations, mais, après de très longues réflexions, lui faisant dépasser le délai de plus de cinq mois pour signer le permis de construire, il s’était décidé, juste avant de prendre son fameux décret des 900 m !
Elles sont arrivées d’Allemagne au printemps, par tronçons, énormes sur des camions hors gabarit précédés de CRS. La grue phénoménale est arrivée du Jura avec le personnel. Le village s’est transformé en chantier géant, des panneaux « Achtung » ont fleuri accompagnés de gardien et molosse. Un boucan infernal, de la poussière, l’apocalypse.
Puis elles se sont dressées, immenses. Certains, qui n’avaient osé s’opposer, ont commenté : « Ben si on avait su qu’elles seraient aussi hautes, on n’aurait pas été d’accord ! » Elles ont commencé à tourner, et nous nous sommes crus à Roissy un jour de grand départ. Tout le ciel résonnait de ce boucan, de jour comme de nuit.
Dès le début je les ai senties entrer en moi, elles prenaient possession de mon cœur, comme la batterie d’un orchestre « boum-boum ». Je vibrais des pieds à la tête. Ce qui nous a fait comprendre le départ précipité du « promoteur » ayant vendu sa maison dès la première éolienne implantée. Il n’allait pas supporter lui-même les nuisances coûteuses (14 M€) qu’il venait d’ériger sous nos fenêtres !
II ne fallait rien dire. C’était le mot d’ordre. Nous aurions des sous en compensation, se répandait notre maire dans la presse. Puis les sous furent captés au passage par le département et la communauté de communes. Notre maire, avec cette logique qui n’appartient qu’à lui, a fait le tour de la presse locale pour déplorer que nous ayons à subir les nuisances sans percevoir notre part d’IFER, ce qui n’était pas juste. Nous avions les nuisances, il était normal que nous soyons dédommagés !
Oui, sauf que de nuisances, il ne devait pas y en avoir, avait affirmé le promoteur, et qu’il était interdit d’aborder le sujet, sous peine de se faire qualifier d’en être une soi-même ! Le sommeil est devenu plus improbable, tant le niveau sonore, auquel nous n’étions pas habitués, nous stressait. Rester dehors, pour profiter de son jardin est devenu, certains jours, totalement impossible. Plus de repos dedans, l’enfer dehors. Maux de tête, acouphènes sont entrés dans ma vie. Ceux qui ne ressentaient rien, ou le prétendaient, fidèles au « il ne faut rien dire », haussaient les épaules ! « C’est dans votre tête ! » Autant se taire ! C’est beaucoup plus tard que j’ai perçu les infrasons, du moins consciemment. Car si nous en avions eu connaissance avant l’implantation, cela restait de la théorie. Personne n’en avait tâté ; comment le cas échéant le saurions-nous ? Je me souviens d’avoir lu un témoignage d’une femme qui avait des nausées la nuit, et d’avoir haussé les épaules en pensant : il ne faut quand même pas exagérer ! Oui, mon sommeil était devenu agité, je ne trouvais de repos que dans la forêt landaise où nous avions installé notre caravane et où nous nous évadions assez souvent, mais je ne savais pas relier mon malaise aux infrasons.
C’est quand j’ai été tirée du lit, vers les 3 h du matin, avec de violentes nausées, prise de panique, en sueur, n’ayant plus qu’une idée fixe, me sauver, que j’ai fait le lien. Il ne manquait plus que ça ! Toute ma vie j’avais subi le mal des transports, le mal de mer, et voilà que dans un lit stable, dans une chambre parfaitement horizontale, je ressentais le mal de mer ! Dès la seconde fois, j’ai attrapé une couette, des chaussettes, un oreiller et je suis partie au loin. Je percevais toujours ce petit bruit obsédant, comme une vrille dans ma tête. J’ai expérimenté tous les villages, choisissant la place de la mairie comme dortoir… Jusqu’à 18 km je percevais cette litanie obsédante, enfermée dans ma petite voiture sans aucun confort.
Puis j’ai eu des douleurs cardiaques. « Déménagez le plus vite possible » m’a ordonné ma généraliste. Soit, mais avec quels moyens ? J’abandonne une maison que j’ai restaurée pendant plus d’une décennie, et je loue un taudis ? « Allez passer une ou deux semaines chez votre fille, pour vous reposer », avec une boîte d’Alprazolam en prime ! J’obtempère car je suis à bout. À mi-parcours, je constate que mon cœur ne serre plus, que ma tête est redevenue libre. Grand bonheur. De courte durée car au milieu de la nuit j’entends cet espèce de bruit indescriptible, insupportable, signature inimitable des infrasons éoliens ! 9 km à vol d’oiseau me séparent des éoliennes de Lacombe. J’ai fait 500 km pour me retrouver à la case départ !
De retour chez moi, après un automne sous vents d’ouest humides trois semaines consécutives où pas une nuit de repos n’est permise, pour profiter d’un soudain rayon de soleil, je pars marcher avec une amie. D’un coup je tombe sur la chaussée, mes lunettes me cassent le nez. L’urgentiste me déclare : « Beau travail, bravo ! ». Je rétorque : « Oui et je suis tombée sans raison, comme une crêpe qui retombe dans la poêle ! ». Il me lance un regard aigu. Je pense : il ne me croit pas ! « Ma petite dame, nous allons procéder à des examens du cœur, etc., car contrairement à ce que vous affirmez, on ne tombe jamais sans raison ! ». Examens négatifs, il s’installe avec son bloc-notes : « Alors parlons un peu de votre vie, de votre sommeil... ». Directement ou indirectement les infrasons ont causé cette chute. À qui se plaindre ? Personne ne me croit, même pas mes enfants. « Tu n’as qu’à mettre des boules Quies ! » Et te taire, c’est le refrain classique des sceptiques. J’enrage.
La vie continue, maux de tête, acouphènes, humeur de bouledogue, insomnies, nausées, douleurs cardiaques, les mêmes maux, ce qui varie c’est l’ordre de passage de ceux-ci, en fonction de la force du vent, de son orientation, de l’humidité.
Avant les élections je demande à la première adjointe qui a toutes les chances d’être élue, ce dont je me félicite, un peu d’intelligence ne pouvant nuire, s’il y a une chance de faire arrêter les éoliennes la nuit ? - « Si tu n’es pas contente, tu n’as qu’à déménager ! », le téléphone m’en tombe des mains ! En en reparlant six mois plus tard, alors qu’elle est élue, que nous discutons sur le trottoir, j’en profite pour glisser : « Trouves-tu normal qu’à 65 ans je sois obligée d’aller dormir sur la banquette inconfortable de cette petite voiture ? » En femme pratique elle me répond : « Achètes-toi un camping-car et pars à 30 km pour aller dormir au calme ! » C’est alors que je lui parle de mes nouveaux maux, je me croyais pourtant copieusement servie, apparemment je pouvais mieux faire. Voilà que mon corps vibre. Des vibrations fines, un peu comme lorsque l’on grelotte. Au début cela me prenait lorsque je changeais de position, en particulier derrière les genoux. Ces vibrations s’installent maintenant de plus en plus souvent. Elle est dubitative.
Le temps passe sans que rien ne change. Mes courriers à la préfecture restent sans effets. Impossible de faire arrêter ces éoliennes la nuit, ou simplement lorsqu’elles ne produisent pas. Car ce sont des Enercon E66 sans boîte de vitesses qu’un léger souffle peut entraîner – voire pas de souffle du tout, puisque même par temps de brouillard où pas une molécule ne bouge, elles tournent, bien secondées par fée électricité. À se demander si elles ne transformeraient pas du courant nucléaire en courant éolien ! Le gestionnaire se vante de leur fonctionnement de 95 à 96,4 % du temps, soit l’équivalent en nuisances pour nous autres les cobayes vivant dessous ! Elles ne s’arrêtent que pour la maintenance (de jour) ou lorsque ERDF n’approvisionne pas le réseau.
Une nuit, brutalement, une « décharge électrique » traverse mon cerveau ! Comme un éclair d’orage dans le ciel ! Il est accompagné d’un bruit « métallique ». Et ce ne sera pas la seule ! Ce qui devient rare, c’est une nuit sans décharges électriques ! Un soir, couchée en chien de fusil en attendant que le lit se réchauffe, je reçois une décharge fulgurante et aussitôt mes jambes repliées, remontent vers mon thorax. Ceci en quelques secondes se produira trois fois, me laissant totalement désemparée.
Au fur et à mesure du temps de nouvelles manifestations sont apparues, sans effacer les précédentes, sans savoir quels sont les dégâts occasionnés dans mon organisme. Je suis fatiguée, je perds mon souffle, tout effort m’épuise, je me recroqueville sur moi-même, je n’ai plus de vie sociale, je ne peux plus respecter un horaire, un rendez-vous, je peux me coucher à n’importe quel moment, ne tenant plus debout, j’ai besoin de récupérer, l’obsession d’une nuit de vrai repos ne me quitte plus. Mon moral est très bas. Je n’ai plus aucun espoir. L’éolien industriel est une industrie sans morale, uniquement avide de fric. Partout où elle passe, elle corrompt les élus. Elle ruine les peuples. Elle se prétend verte et elle est noire. Elle prétend résoudre des problèmes de pollution alors qu’elle en crée. C’est une truqueuse, une illusionniste dangereuse.
Ghislaine Siguier
Télécharger ce témoignage


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Ghislaine Siguier,
Présidente du Collectif Victimes des Éoliennes — victimes.eolien@gmail.com


http://fr.friends-against-wind.org/victims
http://fr.friends-against-wind.org/justice/victimes-des-eoliennes

Les victimes de l’éolien écrivent à Ségolène Royal
La présidente du Collectif Victimes des Éoliennes a écrit une lettre ouverte adressée à Ségolène Royal. Témoignage.

7 mars 2015
LETTRE OUVERTE à
Mesdames les Députées et Sénatrices, Messieurs les Députés et Sénateurs,


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A LIRE AUSSI
💬 Témoignage de Hubert de Bonneville

💬 Éoliennes : 20 milliards d’euros pour du vent
Voilà un témoignage parmi tant d’autres sur ces hydres métalliques : Germaine Dupont vit à Saint-Pierre-d’Arthéglise dans le Cotentin.
http://www.contribuables.org/2017/06/20-milliards-deuros-pour-du-vent/

💬 Le mal-être de riverains d'éoliennes à Saint-Servant-sur-Oust (Morbihan)
https://ventsetterritoires.blogspot.fr/2017/12/saint-servant-sur-oust-morbihan-ils.html

💬 Le combat sans fin d’une habitante contre les éoliennes

L’impéritie de l’Etat ou la gabegie de l’éolien


Par Jean-Philippe Delsol
Docteur en droit et licencié ès lettres, Jean-Philippe Delsol est avocat au Barreau de Lyon spécialisé en droit des sociétés et fiscalité internationale. Fondateur du cabinet Delsol Avocats, il est Président de l’Institut de Recherches Économiques et Fiscales (IREF).


https://fr.irefeurope.org/Publications/Articles/L-imperitie-de-l-Etat-ou-la-gabegie-de-l-eolien

Le gouvernement joue les don Quichotte contre des éoliennes qui n’existent encore que sur le papier. Il a enfin découvert que les marchés éoliens offshore attribués lors des deux appels d’offres de 2012 et 2014 à des consortiums menés par EDF-EN (champs de Guérande, Courseulles et Fécamp), Iberdrola (Saint-Brieuc) et Engie (Le Tréport, Noirmoutier-Yeu), étaient biaisés. Dans le cadre de ces projets, l’Etat oblige Electricité de France ou les entreprises locales de distribution à racheter l’électricité éolienne produite par les constructeurs lauréats aux prix fixés dans le cadre de l’appel d’offres. Or les prix acceptés lors de ces appels d’offres sont aujourd’hui quatre à cinq fois plus élevés que le prix actuel de marché.

Désormais, les progrès technologiques, tant au niveau des machines que des réseaux, permettent de produire de l’électricité éolienne quasiment sans subvention. C’est ce que font nos voisins du nord notamment. Le prix du mgwh va être réduit sur le marché à un niveau de 40 à 50 € quand l’Etat s’est engagé à le faire acheter, pendant 20 ans, à un montant proche de 200€ au détriment du consommateur et du contribuable. A ce prix là, le surcoût devrait représenter plus de 40 Md€ sur 20 ans pour une production de 3 gigawatts. Pour le même prix les spécialistes disent qu’auraient pu être financés 120 gigawatts d’électricité solaire.

L’Etat voulait, comme toujours, garder la main et gérer cette nouvelle filière pour y faire émerger des champions français qui depuis se sont vendus à GE (Etats-Unis) et à Siemens (Allemagne) et se sont de toute façon engagés si tardivement dans cette technologie après leurs concurrents étrangers qu’ils auront du mal à rattraper leur retard. Considérant désormais l’énorme gabegie d’argent public que représenterait le respect des appels d’offres et prenant en compte le fait qu’à ce jour encore aucun contrat d’obligation d’achat n’a été signé et aucune de ces installations n’est construite, l’Etat a glissé subrepticement, au Sénat, un amendement à l’article 34 du Projet de loi Pour un État au service d’une société de confiance déjà voté en première lecture à l’Assemblée nationale.

En son § II, l’amendement proposé permet au ministre de renégocier les contrats « et avec l’accord du candidat retenu à l’issue de la procédure de mise en concurrence, améliorer l’offre de ce dernier et notamment diminuer le montant du tarif d’achat ou du complément de rémunération, dans des conditions et selon des modalités définies par décret en Conseil d’État ». Mais bien entendu, cette renégociation ne pourra avoir lieu qu’avec l’accord des cocontractants retenus par l’appel d’offres et à défaut d’accord pour baisser les prix, le gouvernement se réserve le droit d’abroger l’autorisation d’exploiter accordée. Cet amendement cherche ainsi ouvertement, mais sans garantie de sécurité juridique, à donner une base légale à une renégociation qui sera sûrement très difficile eu égard à l’écart considérable de prix. Pour le cas où la renégociation échouerait, le texte prévoit la possibilité de rouvrir une procédure d’appels d’offres, mais dans des conditions de précipitation qui ne laissent déjà pas d’inquiéter quant aux droits des riverains et autres personnes intéressées d’être sereinement consultées et écoutées et qui pourraient à ce titre être considérées comme illégales.

Il aurait mieux valu que l’Etat prévoie, dans les appels d’offres d’origine, la possibilité de faire évoluer les matériels et de renégocier les prix en fonction de l’évolution des techniques, ce qui eut été tout à fait possible. Mais il n’y a pas pensé ! Il s’en moque car il n’est jamais sanctionné. D’ailleurs le ministère de la Transition écologique et solidaire se réjouit aujourd’hui sans honte : « Cet amendement permet d’adapter le droit aux évolutions des technologies, c’est positif pour le secteur de l’éolien ».

Plutôt que de vouloir à toute force relancer l’éolien, même dans des conditions financières plus satisfaisantes, il serait préférable de l’abandonner purement et simplement. Car ce mode de production restera cher et peu efficace eu égard au fait qu’il est par nature aléatoire et intermittent en fonction du vent, exigeant de ce fait, tant que l’électricité ne sait pas être stockée, le maintien en activité de centrales thermiques traditionnelles pour permettre de répondre en tout temps aux besoins des consommateurs. Ce faisant, ce mode de production n’atténue guère la pollution atmosphérique, ainsi que l’exemple allemand le démontre, tout en dégradant les paysages et ajoutant de nouveaux risques environnementaux au voisinage et, pour l’éolien offshore, aux activités halieutiques et aux fragiles équilibres des fonds marins et des rivages. Malheureusement ce n’est pas en fonction de ces arguments très recevables que, pour des raisons obscures, le Sénat a rejeté cet amendement qui sera très probablement adopté in fine par l’Assemblée nationale.

Après les désastres de l’écotaxe poids lourd, de Notre-Dame-des-Landes, du remboursement de la taxe à 3% sur les dividendes avec 5Md€ d’intérêts, l’Etat n’en est plus à quelques centaines de millions d’euros près pour indemniser les entreprises ayant remporté les appels d’offres dont les contrats seraient rompus. En espérant tout de même que l’indemnisation ne couvrira pas les énormes dépenses de lobbying, relevant peut-être même d’une forme de corruption dans certains cas, déployées par les industriels au profit des collectivités, syndicats, marins et autres populations locales pour les convaincre d’accepter ces projets maléfiques. Mais il vaut mieux tirer un trait rapidement plutôt que de s’engager dans des procédures de révision des contrats qui donneront lieu à d’éternels litiges avec les industriels mécontents comme avec les riverains. Et pour l’avenir, le mieux serait surtout que l’Etat ne se mêle plus de ce qui ne le regarde pas et laisse les entreprises mettre en œuvre les projets qu’elles estiment utiles, et profitables parce qu’utiles. Beaucoup d’autre formes d’énergies alternatives existent, sans doute moins nuisibles et il vaudrait mieux s’y consacrer.

vendredi 23 mars 2018

En France, l’éolien est une erreur ruineuse, sans profit pour le climat




La France n’a pas besoin de nouvelles éoliennes. Elle est excédentaire en électricité, ce qui la contraint à exporter, au prix de lourdes pertes, 11% de sa production, en année normale. N’aggravons pas ce gaspillage.


De nouveaux engins n’auraient d’ailleurs aucune utilité du point de vue du climat. En effet, les sources fossiles, émettrices de CO2, ne fournissaient déjà plus, en 2015, que 6,3 % de notre électricité. Elles ne pourront, pour des raisons techniques, être totalement éliminées.



Or l’éolien, lourdement handicapé par son intermittence, est beaucoup plus coûteux, pour notre économie, que d’autres sources d’énergie. Et ses engins sont pour l’essentiel fabriqués hors de France.

Nos paysages, nos finances publiques, nos budgets de consommateurs ne sauraient leur être sacrifiés.

En Allemagne, où l’’éolien s’est développé de façon effrénée, les émissions de CO2 par le secteur électrique n’ont pas diminué. La moitié du courant est fournie par des sources fossiles (charbon, lignite). Le prix de l’électricité atteint, pour les ménages, le double du niveau français.


Le nécessaire combat pour le climat doit être recentré sur l’isolation des bâtiments et l’amélioration des modes de transport. C’est seulement là qu’une réduction importante des émissions de CO2 pourra être obtenue.

I/ En France, l’éolien est la pire solution, page 2

   A/Rien ne justifie un nouveau supplément éolien, page 2

   B/ L’éolien est gravement handicapé par son intermittence, page 5
   C/Un fort supplément d’éolien aurait un coût écrasant, page 6
   D/ Il serait désastreux pour le cadre de vie, page 9
II/ Mais alors, que faire ?, page 10
Études jointes, pages 15 et 16.

Conclusion : en 2030 ou 2035, près de la moitié des habitations de la France rurale se trouveraient à moins de 3 km d’une grande éolienne. C’est inacceptable, pour un pays qui prétend procurer à ses habitants une qualité de vie élevée, et qui veut continuer d’être la première destination touristique mondiale, en nombre de visiteurs.

Charente : Les parcs éoliens passent en force 😡

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http://www.sudouest.fr/2018/03/22/les-parcs-eoliens-passent-en-force-4303301-7048.php

Le tribunal administratif vient d’annuler le refus d’autorisation au projet de parc éolien de Baignes-Sainte-Radegonde.

Le vent tourne mal ces temps-ci pour les opposants aux projets de parcs éoliens dans les Charentes. Non seulement leurs requêtes sont très généralement rejetées par le tribunal administratif mais même les décisions préfectorales opposées aux projets éoliens se voient régulièrement retoquées par les juges.


Mardi, le tribunal a ainsi annulé un refus d’autorisation préfectorale à un projet de six aérogénérateurs porté par la société Parc éolien de Baignes-Sainte-Radegonde, refus formulé le 28 novembre dernier. Ce projet, validé par le tribunal, se heurte à l’opposition d’une association locale ainsi que de l’association Protégeons nos paysages en Charente-Maritime et en Charente.



Projet de la Boëme

Mercredi, c’est le cas du projet éolien de la Boëme qui est arrivé devant les juges. Là encore, il s’agit d’un projet de six éoliennes sur trois communes (Mouthiers-sur-Boëme, Fouquebrune et Voulgézac) auquel la préfecture a opposé un refus de permis de construire. Selon les services de l’État, le projet porterait une atteinte grave aux paysages et au patrimoine architectural (églises classées, château de La Rochandry…).

Le rapporteur public a balayé d’un revers de main ces arguments : selon lui, le projet se situe dans une zone agricole de culture intensive, dans un paysage "sans grand caractère" 😡😡😡. Les éoliennes seraient peu ou pas visibles depuis les points les plus sensibles, protégés soit par le relief, soit par des bois. 

Le rapporteur public, dont les conclusions sont très généralement suivies par les juges, a conclu à l’annulation de la décision préfectorale et au réexamen des demandes de permis de construire dans un délai maximum de quatre mois. Contrairement à la demande insistante de la société exploitante, le rapporteur public n’a pas jugé nécessaire qu’il soit enjoint à la préfecture de délivrer automatiquement les permis sollicités. La décision sera rendue le 5 avril.

jeudi 22 mars 2018

NON, LES ÉOLIENNES NE SONT PAS CE BIENFAIT QUE L’ON NOUS PROMET !

http://www.bvoltaire.fr/non-eoliennes-ne-bienfait-lon-promet/

Si les éoliennes créent quelques emplois, elles ruinent le pays… comme elles le font déjà en Allemagne, où le prix du kWh dépasse 0,30 €.

Oui, soyons sérieux ! Évitons de répandre cette « science consensuelle » et précisons quelques réalités. Elles sont toutes vérifiables.

1) Les éoliennes polluent. Quand il n’y a pas de vent utile – ce qui est le cas 65% du temps en mer -, il faut mettre en mouvement des turbines, par exemple au gaz, qui sont perpétuellement en stand-by. Ces turbines sont assez souples pour pouvoir changer de régime d’une minute à l’autre. Elles ont un rendement de 40 %, alors que les « turbines gaz-vapeur », peu souples, ont un rendement de 60 %… et je suis effaré devant la pollution créée pour être «vert»! Installer uniquement des centrales « turbine gaz-vapeur » serait assez écologique….

2) Il y a dix ans, l’ingénieur Jancovici montrait déjà, au Sénat français, que le foisonnement n’existe pas : il n’y a pas « toujours du vent quelque part » !




3) Si les éoliennes créent quelques emplois, elles ruinent le pays… comme elles le font déjà en Allemagne, où le prix du kWh dépasse 0,30 €. Notons que la maintenance et la surveillance des éoliennes belges est assurée par des étrangers…

4) Les éoliennes en mer n’empêchent peut-être pas les bateaux de circuler, ne sont pas laides de loin. Mais elles coûtent trois fois plus cher que les éoliennes terrestres pour un rendement qui n’est que deux fois supérieur ! Et leur production reste intermittente…

5) Oui, il faut penser D’ABORD à la France ! Le nucléaire français est sûr, il est peu coûteux. Il vieillit nécessairement et pourra être remplacé, progressivement, par des centrales de 4e génération encore plus sûres, sans le moindre danger pour la population, consommant les déchets des centrales de 2e et 3e génération… pas laides le moins du monde puisqu’elles peuvent se présenter sous forme de SMR (Small Modular Reactor) enterrés, sans tour de refroidissement, invisibles et fonctionnant « toutes seules » durant quinze ans.

Ce qui me chagrine, moi, Belge fervent admirateur de l’esprit français, c’est cette soumission à la plupart des médias, médias grassement subventionnés par les lobbies « verts » avec nos impôts, avec la retraite de nos vieux. Français, réveille-toi !

Suisse : Le Conseil d'État autorise le deuxième vote éolien de La Praz

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https://www.24heures.ch/vaud-regions/nord-vaudois-broye/conseil-etat-autorise-deuxieme-vote-eolien-praz/story/26570999

Énergie - Le recours formulé par un collectif d'opposants aux éoliennes du Mollendruz a été rejeté ce mercredi par le Conseil d'État vaudois. Ces habitants de La Praz faisaient recours contre le deuxième vote convoqué dans le village.



Le Conseil d’État a rejeté ce mercredi le recours des opposants au projet éolien du Mollendruz. Huit habitants du village de La Praz avaient fait recours contre la tenue d’un second vote du Conseil général sur le même objet, à savoir le parc éolien que le même Conseil avait refusé le 18 janvier. Considérant que les citoyens avaient été «mal informés» et qu’il y avait «des éléments nouveaux» au dossier, la Commune du Jura vaudois a convoqué un nouveau vote le 27 mars prochain.

L’Exécutif cantonal doute, à en croire sa note aux médias publiée mercredi, de la recevabilité du recours des opposants. Selon le Canton, la loi sur l’exercice des droits politiques prévoit la contestation des votations sous la forme de scrutins populaires, et non sous la forme du vote d’un Législatif commune, comme c’est le cas à La Praz.


Pas choquant

«Même si on peut concevoir que cette manière de procéder (ndlr: présenter un préavis une seconde fois au vote)puisse déranger, dit l’argumentaire du Canton, elle est également inhérente à la particularité des communes à Conseil général, dans lesquelles la composition de ce dernier peut changer au dernier moment sans que le reste de la population (…) en soit informée. C’est manifestement ce qui s’est produit lors du premier vote, où un certain nombre de citoyens de La Praz se sont fait assermenter (…) afin de faire basculer le vote du Conseil général. Si une telle manière de procéder est licite, il n’apparaît pas non plus choquant que, vu le caractère sensible du vote en question, la Municipalité ait décidé de présenter une seconde fois son préavis (…).»


Cette annonce du Conseil d’État intervient alors qu’une séance d’information est convoquée ce soir à La Praz, dans un contexte tendu: le non du village aux éoliennes du Mollendruz, à une poignée de voix près, a depuis cristallisé les passions des partisans ou des opposants à l’énergie éolienne en général.


Outre l’avenir de cet important projet éolien, accepté par les deux communes voisines de La Praz, Juriens et Mont-la-Ville, le résultat du premier vote puis la convocation de ce deuxième scrutin avaient mis sur le devant de la scène la question de l’avenir des conseils généraux vaudois, ces assemblées de village où n’importe quel citoyen peut venir se faire assermenter et participer aux séances.
Les partisans du projet avaient plaidé en faveur d’un second vote du Conseil général de La Praz après consultation des juristes du Service des communes. Selon les spécialistes, rien dans la loi sur les communes n’interdit de présenter le même objet au vote plusieurs fois de suite. Un point que relève également le Conseil d’État.


L’avocat des huit habitants de La Praz, Laurent Trivelli, à Lausanne, avait lui argumenté son recours sur l’absence de texte de loi autorisant un deuxième vote sur le même contexte. «C’est contraire à l’esprit de la Constitution», avait-il dit, renvoyant aussi aux exemples récents où une assemblée avait refusé de revenir sur le même objet, comme le Conseil national à propos du vote du 9 février.


Les Pratoux voteront-ils dès lors le 27 mars prochain sur les éoliennes? La chose est encore incertaine. Il se murmure qu’un autre recours de la part des opposants pourrait encore être déposé à la Cour constitutionnelle.


Autres articles de presse

21/03/18 : COL DU MOLLENDRUZ PARC ÉOLIEN : IL Y AURA BIEN UN NOUVEAU SCRUTIN
https://www.lematin.ch/suisse/parc-eolien-nouveau-scrutin/story/31911240
Le Conseil d'Etat vaudois a rejeté mardi le recours contre une nouvelle votation dans la commune de la Praz sur le parc éolien du Mollendruz.

Le Conseil d'Etat vaudois rejette le recours contre la nouvelle votation prévue le 27 mars à la Praz sur le parc éolien du Mollendruz. Rien ne s'oppose à ce qu'un Conseil général se prononce deux fois sur le même objet, estime le gouvernement.
La votation devrait pouvoir se tenir comme le veut l'exécutif de la Praz. Une municipalité peut décider de représenter un préavis: «Il s'agit là d'un choix politique», souligne la décision du Conseil d'Etat.
En toute connaissance de cause
«On est satisfait de la décision du gouvernement. Ce soir (mercredi soir), une séance d'information est prévue où toutes les questions pourront être posées. On attend la votation du 27 et on invite à voter en toute connaissance de cause», a réagi Anni Sordet, syndique de la Praz.
Pour rappel, le 18 janvier le Conseil général a refusé par 20 voix contre 11 le plan partiel d'affectation nécessaire au parc éolien, alors que les communes de Mont-la-Ville et de Juriens l'approuvaient.
Rien dans la loi
Mi-février, la municipalité de la Praz est revenue à la charge et a annoncé un nouveau scrutin le 27 mars sur le même objet. Des citoyens de la Praz se sont alors opposés à cette convocation et ont demandé l'effet suspensif.
Dans sa séance de mercredi, le Conseil d'Etat rejette le recours. Sur le fond, il affirme qu'«aucune disposition constitutionnelle ou légale ne prévoit qu'un Conseil général ou un Conseil communal ne peut pas se prononcer plusieurs fois sur le même objet».
Recours encore possible
La décision du gouvernement peut encore être attaquée devant la Cour constitutionnelle vaudoise dans un délai de dix jours. L'effet suspensif pourrait être demandé, qui, s'il était accordé, annulerait le scrutin. Celui-ci pourrait aussi être contesté après coup.
Les opposants n'avaient pas encore pris de décision mercredi après-midi sur la suite éventuelle de la procédure. Dans son recours, leur avocat affirmait notamment qu'un vote d'un Conseil général est «définitif sauf vice de procédure». Autoriser à revoter x fois sur le même objet «revient à bafouer le sens de nos institutions démocratiques», selon lui.


21/03/18 : Gouvernement vaudois : rejet du recours contre le nouveau scrutin
http://www.journaldujura.ch/nouvelles-en-ligne/suisse/gouvernement-vaudois-rejet-du-recours-contre-le-nouveau-scrutin
Le Conseil d'Etat vaudois rejette le recours contre la nouvelle votation prévue le 27 mars à la Praz sur le parc éolien du Mollendruz. Rien ne s'oppose à ce qu'un Conseil général se prononce deux fois sur le même objet, estime le gouvernement.
La votation devrait pouvoir se tenir comme le veut l'exécutif de la Praz. Une municipalité peut choisir de représenter un préavis: "Il s'agit là d'un choix politique", souligne la décision du Conseil d'Etat.
Pour rappel, le 18 janvier le Conseil général a refusé par 20 voix contre 11 le plan partiel d'affectation nécessaire au parc éolien, alors que les communes de Mont-la-Ville et de Juriens l'approuvaient.
Mi-février, la municipalité de la Praz est revenue à la charge et a annoncé un nouveau scrutin le 27 mars sur le même objet. Des citoyens de la Praz se sont alors opposés à cette convocation et ont demandé l'effet suspensif.
Dans sa séance de mercredi, le Conseil d'Etat rejette le recours. Sur le fond, il affirme qu'"aucune disposition constitutionnelle ou légale ne prévoit qu'un Conseil général ou un conseil communal ne peut pas se prononcer plusieurs fois sur le même objet".
La décision du gouvernement peut encore être attaquée devant la Cour constitutionnelle vaudoise dans un délai de dix jours. L'effet suspensif pourrait être demandé qui, s'il était accordé, annulerait le scrutin. Celui-ci pourrait aussi être contesté après coup.
Lire aussi :

Suisse : Pas d'éoliennes au parc du Mollendruz (janvier 2018)
https://ventsetterritoires.blogspot.fr/2018/01/suisse-pas-deoliennes-au-parc-du.html


Suisse : A La Praz, là où le vent a tourné contre les éoliennes (janvier 2018)
https://ventsetterritoires.blogspot.fr/2018/01/suisse-la-praz-la-ou-le-vent-tourne.html


SUISSE : Après un premier veto, la commune de La Praz (VD) revotera sur les éoliennes (février 2018)
https://ventsetterritoires.blogspot.fr/2018/02/suisse-apres-un-premier-veto-la-commune.html

Les Amis voisins de la baie de somme se rebellent contre les éoliennes


Les Amis et voisins de la baie de Somme sont en colère. Créée pour mettre en valeur la baie de Somme, l'association, réunie en assemblée générale mercredi 14 mars.

Les Amis et voisins de la baie de Somme sont en colère. Créée pour mettre en valeur la baie de Somme, l’association, réunie en assemblée générale mercredi 14 mars, livre aujourd’hui un combat contre les éoliennes prévues au large de la Picardie et en baie de Somme, un site classé Natura 2000.

"Si la Baie de Somme fait partie des grands sites de France, appellation attribuée en 2011, cela risque de ne plus durer ! Mais que penseraient Victor Hugo, Anatole France, Jules Verne et Manessier qui, en leur temps, ont admiré ces lieux s’ils voyaient les projets qui consistent à encercler l’une des plus belles baies du monde par ces monstres d’acier… C’est la poubelle baie du monde ! scande la présidente Annie Ducrocq. D’un côté, vous avez le monde de la finance, avec des millions d’euros à la clé, de l’autre, la population qui doit subir cette présence, avec ses nocivités et la dévaluation du prix des habitations ", martèle-t-elle.

Une éolienne à 640 mètres des maisons

"Nous luttons contre l’implantation de trois éoliennes à Allenay et une à Friaucourt. Avec des éoliennes de 135 mètres en haut des pales, la plus proche sera implantée à 640 mètres des premières maisons ", s’insurge à son tour le représentant de l’association des Habitants et résidents de Friaucourt.

Après la présentation du projet éolien d’Allenay et Friaucourt en janvier 2017 par Energie team, l’association avait envoyé une lettre à Xavier Bertrand pour affirmer son désaccord avec ce projet et pour dénoncer l’utilisation par le promoteur Energie team de papiers à en-tête de la République française pour sa présentation.

L’an dernier, les membres se sont mobilisés lors de la manifestation contre les projets éoliens de l’est de la Somme le 1er avril à Péronne. Lors du rassemblement au Tréport et à Mers-les-Bains contre le projet offshore le 10 juin, ils étaient à Abbeville pour manifester en faveur du Parc naturel marin le 20 octobre.

En 2018, le combat continue avec une lettre de protestation auprès du commissaire enquêteur le 2 mars sur le projet d’Allenay/Friaucourt, la randonnée du 22 avril et d’autres manifestations à venir. Le bilan financier décrit une association en bonne santé avec du bénéfice. L’assemblée générale se termine avec les élections de bureau qui reconduisent Annie Ducrocq, présidente, Jean-Jacques Dazy, trésorier et Didier Delenclos, secrétaire.

mercredi 21 mars 2018

Articles de Jean-Pierre Riou (II) parus dans Economie Matin et Politique Matin

Jean-Pierre Riou  
est issu de l'Éducation nationale et s'est spécialisé dans la problématique des énergies renouvelables depuis plusieurs années. Après de nombreux échanges avec des spécialistes de la question, économistes, ingénieurs, chercheurs, experts, il a publié de nombreux articles, dans L'Expansion, la revue de l'Institut de Recherche Économique et Fiscale (IREF Europe), ou Contrepoints.
Jean-Pierre Riou tient également un blog :
http://lemontchampot.blogspot.fr  


Voir aussi : Articles de Jean-Pierre RIOU (I) parus dans Contrepoints

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➻ Dix pour cent de la population malade du fait de la présence d’éoliennes
12/12/2022 dans Economie Matin
Extrait : C’est la conclusion d’une enquête effectuée par l’association SOS Danger éolien dans le département de l’Aisne portant sur 359 malades situés dans un cercle de 30 km autour de Marle et concernant les villages de Thiernu, Machecourt, Le Hérie la Viéville, La Neuville Bosmont, Dizy le Gros, Montigny sous Marle, Autremencourt, Châtillon les Sons, la Ville aux Bois.

➻ LES DÉRIVES DU MARCHÉ DE L'ÉLECTRICITÉ
22/09/2022 dans Economie Matin
Extrait : La réindustrialisation de la France, dont la nécessité vient d’être mise en évidence par la crise sanitaire, se trouve significativement compromise par l’extrême vulnérabilité de son système électrique. En effet, notre pays se trouve particulièrement exposée à l’extrême volatilité d’un cours exponentiel du marché de gros du MWh. Et le prix devra en être payé, d’une manière ou d’une autre, par l’ensemble de la population, parallèlement à la perte d’un facteur de compétitivité essentiel pour notre industrie.

➻ LE MAILLON FAIBLE DU MONDE OCCIDENTAL
30/12/2021 dans Economie Matin
Extrait : Soixante quinze années de paix, puis d’une abondance impulsée par les 30 glorieuses, ont nourri une forme d’angélisme dans la pensée française dominante, qui semble avoir perdu de vue à quel point l’essentiel même n’est jamais acquis, et se bat d’autant moins pour transmettre son héritage à la génération suivante que la décroissance est désormais érigée en valeur suprême au nom de la planète Gaïa.


➻ DE QUELLE TRANSITION L'ENERGIEWENDE EST-ELLE LE NOM ?
08/01/2020
L’Allemagne a entrepris d’ériger la production d’électricité intermittente en modèle. Ce qui ne manque pas de poser des problèmes de coût et de sécurité. Alors que son kWh reste l’un des plus sales et des plus chers d’Europe, un regard détaillé sur son objectif à long terme permet d’en clarifier les enjeux.

➻ L'ÉLOGE DE LA TAXE CARBONE
28/02/2019
Dans le cadre des politiques climatiques, la taxe carbone constitue un levier majeur. Toutefois, les modalités de sa mise en œuvre sont susceptibles d’en faire la meilleure comme la pire des solutions.

➻ LES DÉRIVES DE L'ÉCOLOGIE DE MARCHÉ
16/10/2017
La sixième extinction de masse des espèces menace indirectement la survie de l’humanité. Contrairement au discours convenu, la question climatique, pour alarmante qu’elle soit, n’en est pas la principale cause.

➻ QUAND LES ÉOLIENNES AUGMENTENT LES ÉMISSIONS DE CO2
26/01/2017
http://www.economiematin.fr/news-quand-les-eoliennes-augmentent-les-emissions-de-co2

➻ LES ÉOLIENNES RESPONSABLES DE L'INFARCTUS DU MYOCARDE ?

10/01/2017
http://www.economiematin.fr/news-eoliennes-responsables-de-l-infarctus-du-myocardeo-

➻ L'HYPER RURALITÉ : VALORISER SA RARETÉ OU LA PRIVER DU PEU QUI LUI RESTE ? 
19/12/2016
http://www.economiematin.fr/news-ruralite-ville-changement-societe-gouvernement-riou

➻ [BEST OF] LES ÉOLIENNES RECONNUES « DANGEREUSES POUR LA SANTÉ HUMAINE »
14/08/2016

➻ L'ÉNERGIE ÉOLIENNE : LES RAISONS D'UN DÉSASTRE - 2° PARTIE
29/07/2016
➻ [BEST OF] SANTÉ : LES MÉDECINS ALLEMANDS INCITENT À ARRÊTER TOTALEMENT L'ÉOLIEN 
25/07/2016

➻ LA POLITIQUE ÉNERGÉTIQUE EUROPÉENNE VUE DE MANHATTAN
08/06/2016
http://www.economiematin.fr/news-europe-politique-energie-prix-electricite

➻ LES RIVERAINS D'ÉOLIENNES MOINS CONSIDÉRÉS QUE LA VIANDE DE BOUCHERIE

30/03/2016
http://www.economiematin.fr/news-eoliennes-distance-habitations-danger-sante

➻ ELECTRICITÉ : LES LEÇONS (NON COMPRISES) DE LA COP 21
09/01/2016

➻ GRANDE-BRETAGNE : VENT MAUVAIS POUR LES ÉOLIENNES
12/05/2015

➻ WIND TURBINE NOISE : UNE NOUVELLE PREUVE DE LA NUISANCE DES ÉOLIENNES

➻ EOLIENNES : UNE ÉTUDE AMÉRICAINE DÉMONTRE LE MÉCANISME RESPONSABLE DES EFFETS NÉFASTES DES INFRASONS
19/04/2015

➻ ENVIRONNEMENT : LES EFFETS COLLATÉRAUX DE L'INTERMITTENCE 
29/03/2015

➻ ELECTRICITÉ : LES ÉOLIENNES CONSOMMENT PARFOIS PLUS QU'ELLES NE PRODUISENT 

15/03/2015
25/02/2015
http://www.politiquematin.fr/eoliennes-senat-mesures-dangers-sante-16669

➻ SANTÉ : LES EFFETS NÉFASTES DES ÉOLIENNES EN QUESTION
11/02/2015
http://www.economiematin.fr/news-sante-eolienne-energie-renouvelable-france

➻ LA FRANCE EST LEADER DE L'EUROPE CONTINENTALE EN MATIÈRE D'ÉNERGIE
30/12/2014
http://www.economiematin.fr/news-france-leader-energie-europe-risque-competitivite-riou

➻ LA MAISON BRÛLE, LES DÉCIDEURS REGARDENT AILLEURS
28/11/2014

➻ D'ÉCOLOGIQUE À ÉNERGÉTIQUE, LA TRANSITION SÉMANTIQUE
23/11/2014