Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

samedi 7 janvier 2017

Président de la République, avec quelle énergie ?

http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-164562-president-de-la-republique-avec-quelle-energie-2054833.php

Didier Julienne / Stratège des ressources naturelles, 



Quelle politique énergétique, quelle pollution atmosphérique, quelle électricité pour le prochain Président de la République ?

Au regard des ambitions énergétiques, les cinq dernières années présentent un funeste résultat. La pollution atmosphérique liée aux énergies fossiles est prégnante. Fessenheim n’aura pas fermé, la France n’est pas en route vers 50% d’électricité nucléaire. Les énergies climatiques sont en « distribil ». L’éolien a progressé mais reste débridé et il ne fonctionne qu’un jour sur quatre ou cinq, le solaire devrait être consistant dans l’urbain dense mais il y semble en panne. Heureusement l’hydraulique fonctionne comme toujours, la géothermie et la biomasse aussi. Les importations et les exportations d’électricité suivent leurs rythmes. 

Avec le lien suivant, le graphique de RTE est une synthèse éclairante des enjeux de la production nationale ( http://www.rte-france.com/fr/eco2mix/eco2mix-mix-energetique ).


Au niveau européen l’atmosphère est notamment enfumée par les quelques 280 centrales à charbon qui pullulent en Europe de l’Allemagne à la Roumanie en passant par le Danemark, la Pologne et les Pays Balteshttp://huet.blog.lemonde.fr/2016/07/05/les-morts-du-charbon-en-europe ). 
Des villes polonaises ont des pollutions atmosphériques supérieures ou égales à celles de villes chinoises (http://waqi.info ). La pollution européenne résultante est lisible en temps réel sur internet (https://electricitymap.tmrow.co ). Sur cette dernière carte, le plus souvent un seul pays est en vert, la France ; dans son orient la pollution produite est coloriée de brun et de noir. Lorsque le vent la pousse, la migration de cette contamination de l’est vers l’ouest est inévitable.




L’atmosphère est également polluée par les automobiles, et l’on s’interroge. Affilié à aucun lobby (nucléaire, écologiste, diésélistes, charbonnier,…), l’auteur de ces lignes est comme tout le monde favorable aux bienfaits atmosphériques de la voiture électrique, mais il questionne pourquoi le lobby de cette dernière filière ne répond pas à deux questions. Dans quelles conditions les constructeurs se procureront-ils les métaux critiques nécessaires aux véhicules électriques ? L’automobile a déjà connu des drames de ce côté-là et seule une politique minière les éviterait.  À la lumière de cette page à la date du 2 janvier 2017 ( http://www.rte-france.com/fr/eco2mix/eco2mix-mix-energetique ), qui serait le fournisseur électrique des voitures la nuit et les journées brouillardeuses? Si en France la voiture électrique sera la fille heureuse du nucléaire, elle sera une enfant très tourmentée dans les pays à électricité charbonnière.

Rapide constat, rapide terminus : l’écologie politique semblerait mort-née. Constat d’autant plus navrant lorsque l’on comptabilisera par exemple en Allemagne les réels emplois des énergies vertes, tous muettement adossés aux emplois noirs des mines de charbon que l’on cache. Comparaison qui révèlera des emplois de l’électricité intermittence climatique auxiliaires des emplois de l’électricité permanente charbonnière : emploi vert, énergie intermittente = emploi noir, énergie permanente.

Revenons à l’électricité en France. Les choix énergétiques du prochain Président de la République auront le siècle pour horizon. Les grandes orientations s’imposeront à lui : moins d’hydrocarbures, des voitures, avions, bateaux électriques, plus d’objets connectés, de nouveaux emplois (voire des relocalisations), pas de KWh subventionnés par des taxes, …etc. 
La résultante s’imposera aussi : une élévation de la consommation électrique et donc une production électrique qui devra s’adapter à la hausse.

Comment produire plus d’électricité à un coût peu élevé ?

En France, le coût de l’éolien à beaucoup baissé mais il subit de nombreuses critiques. L’éolien rural a dépassé les limites du supportable: il balafre le patrimoine, défigure la campagne, pollue les hauteurs. Les turbines des éoliennes marines utilisent des métaux critiques provenant de monopoles non européens ; cette dépendance est ignorée, les prix non maîtrisés, le gaspillage accepté  puisque les éoliennes démontées après 20 ans n’auront tourné en moyenne que 4,5 années.
Autres reproches. Abandonnées en décharge, les immenses pales en matériaux composites ne sont pas recyclables, la seule issue actuelle est … de les incinérer pour fabriquer du béton ; ce stock de pales usagées évoluerait entre 15 et 20 millions de tonnes d’ici à 2034.

À propos du prix, l’entretien des éoliennes marines est coûteux et dangereux, son électricité coûte cher. Des taxes le subventionnent, sinon pourquoi maintenir la taxe CSPE sur les factures électriques des français ?
Derniers sermons. L’infrastructure éolienne (socle de béton et câblages) est une pollution, elle ne sera probablement jamais totalement démantelée. Quid des infrasons, seront-ils définitivement diagnostiqués une souffrance pour les riverains jusqu’à 10km ?  Quid des éoliennes usagées vendues comme des véhicules d’occasion en Europe de l’Est, en Amérique du Sud, en Afrique ; qui les y recyclera en fin de vie ? Y-aurait-il  un délit éolien ?   À qui profiterait-il ?  Lire dans ce domaine l'Handelsblatt : « How to kill an Industry » (https://global.handelsblatt.com/companies-markets/how-to-kill-an-industry-479057 )

Le solaire à moins d’inconvénient que l’éolien : son intermittence est inférieure, sa nuisance quasi nulle,  son coût de fabrication baisse, sa capacité de progrès est importante, l’infrastructure peut être adaptée à l’habitat en zones urbaines et en circuits courts. Il demandera une transparence sur les coûts d’entretien des réseaux électriques entre circuits courts (production solaire et consommation locale), et réseaux longs (production centralisée et permanente des centrales électriques traditionnelles vers les consommateurs). L’élément inconnu reste le stockage électrique mais il n’est pas impossible qu’il soit un jour résolu. Le solaire est l’énergie climatique qui devrait être très vigoureusement encouragée.

Il reste enfin la fission nucléaire et plus précisément l’économie circulaire du nucléaire. Les centrales nucléaires actuelles ne consomment qu’environ 5% des charges de combustible. Le solde est recyclable, la technologie pour le transformer en électricité est connue. Intensifiée, elle brûlera ces déchets transformés en combustible tout en produisant 50 à 100 fois plus d’électricité que de nos jours ; et ce recyclage terminé, le volume et la durée de vie des cendres résiduelles sont infiniment réduits. Puisque ce combustible est déjà stocké sur le sol français sous la forme d’une épargne énergétique, il correspondrait à une indépendance électrique nationale d’environ 10 000 à 20 000 ans, entre 2500 et 5000 ans de la production électrique européenne. Ne peut-on pas utiliser ce combustible au sein d’une Europe de l’énergie, réconcilier l’écologie et le nucléaire en réalisant l’économie circulaire du nucléaire ?

Plus tard  l’électricité produite via le thorium est une autre possibilité, la fusion froide une potentialité, l’hydrogène sans utiliser de gaz naturel une alternative. Beaucoup plus tard, la fusion nucléaire (non plus la fission)  sera peut-être le Graal. Sans déchets à long terme ni prolifération, un seau d’eau de mer suffira pour assurer 30 années de consommation électrique de l’européen moyen.

Idéologies politiques mises à part, pour l’habitat comme pour l’industrie, les programmes présidentiels devraient détailler des politiques énergétiques à long terme ? Il y aurait encore beaucoup de détails à préciser, cependant le couple (solaire intermittent décentralisé + économie circulaire du nucléaire permanente et centralisée), serait un choix énergétique équilibré qui minimiserait plus que d’autres la consommation de ressources naturelles. 

 http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-164562-president-de-la-republique-avec-quelle-energie-2054833.php

vendredi 6 janvier 2017

Puisqu’on vous dit que l’éolien c’est mieux que le nucléaire !



https://www.contrepoints.org/2017/01/06/276886-puisquon-dit-leolien-cest-mieux-nucleaire





Publié le 6 janvier 2017 dans Énergie et matières premières



Par Michel Gay et Jean-Louis Butré.







Si les futurs dirigeants de la France n’ont pas le courage d’arrêter rapidement la politique ruineuse liée à l’éolien, c’est tout un pan de l’économie qui va s’écrouler.

Aujourd’hui, 7 000 éoliennes, réparties en 950 regroupements d’aérogénérateurs (appelés « parcs » ou « fermes »), couvrent déjà la France pour fournir moins de 5% de notre électricité.

Et ce n’est pas fini !

Plus de 10 000 nouvelles éoliennes terrestres mesurant 185 mètres de haut sont prévues (1500 éoliennes implantées par an) pour un total de 30 milliards d’euros… d’importation.
Environ 500 sociétés prospectent quotidiennement notre pays pour « sécuriser » des terrains en faisant signer des baux aux propriétaires. Rien n’est épargné (forêts, montagnes, parcs naturels ..). Les communes sont harcelées par des promoteurs soutenus activement par les collaborateurs de l’ADEME.


Même les préfets ont des ordres pour autoriser l’implantation d’éoliennes à partir de 500 mètres des premières habitations.

C’est mieux que le nucléaire !

La plupart des médias sont acquis aux éoliennes. L’argument principal qu’ils ressassent est : « C’est mieux que le nucléaire !« .

Que l’éolien entraîne une corruption internationale gigantesque, du blanchiment d’argent, et le développement de mafias n’est pas important puisque « c’est mieux que le nucléaire ! »

Des affairistes sont partis avec plus d’un milliard d’euros en spoliant des petits épargnants ? « C’est mieux que le nucléaire ! »

Les infrasons de ces machines rendent des habitants malades parce que leur domicile est trop proche de ces nouveaux totems ? « C’est mieux que le nucléaire ! »

Ces machines tuent les oiseaux et les chauves souris ? « Aucune importance, c’est mieux que le nucléaire ! »

Les éoliennes produisent une électricité fatale, intermittente, non pilotable. Elles obligent à construire de nouvelles lignes à haute tension et des centrales à gaz pour écouler les surplus et combler les absences de production ? « Pffff, menteur. De toute façon, c’est mieux que le nucléaire ! »


Le business de l’éolien

Cette transition énergétique, qui fait suite au Grenelle de l’environnement, est fondée sur le business éolien dirigé par le Syndicat des énergies renouvelables (SER), et par celui des éoliennes, France énergie éolienne (FEE).

Les banques (Crédit Agricole, Société Générale, et Crédit Mutuel en tête) sont entrées dans le circuit des financements des éoliennes. Des villes achètent des « parcs éoliens » avec l’argent des contribuables. Des citoyens prennent des actions dans de futurs parcs éoliens « participatifs ».

Plus dure sera la chute.

Si les futurs dirigeants de la France n’ont pas le courage d’arrêter rapidement cette politique ruineuse, c’est tout un pan de l’économie qui va s’écrouler.

L’éolien est uniquement une affaire de gros sous et d’asservissement idéologique de responsables politiques à un groupuscule vert. L’écolo-business s’enrichit au détriment de l’ensemble des Français, comme l’avoue Yves Cochet dans le reportage de France 3 « Éoliennes : le vent du scandale » (vers la minute 43).


Aucune justification politique, économique ou environnementale n’est acceptable pour soutenir cette folie de « transition énergétique » fondée, notamment, sur le développement scandaleux des éoliennes.

Pour l’avenir, le nucléaire c’est mieux que l’éolien !

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Production d'électricité par filière : 

Jeudi 5 janvier 2017 :
 Samedi 31 décembre 2016 :

jeudi 5 janvier 2017

L’arnaque de l’éolien : le pillage de la France.

http://www.polemia.com/larnaque-de-leolien-le-pillage-de-la-france-synthese/

Correspondance Polémia – 30/01/2014


Synthèse 
Les dix éoliennes de l’île de Miquelon (pourtant très ventée) sont en passe d’être démontées.

Une nouvelle passée inaperçue mais révélatrice de l’échec de cette énergie « nouvelle » qui pourrait déboucher sur un scandale : financier, budgétaire, écologique. La bulle de l’éolien va se dégonfler. Polytechnicien, admirateur de Maurice Allais, J. d’Antraigues fait le point pour Polémia.
Pour des raisons de clarté, le texte qui suit ne cite pas de références, ne cite que très peu de chiffres et ne détaille pas tous les raisonnements. Il est accompagné d’un dossier beaucoup plus complet qui est accessible uniquement sous format PDF : Le dossier.
Mise à jour des liens vers le dossier (pdf), (4/02/2014)


Introduction

Ruineux pour la nation, mais extrêmement profitable pour nombre d’intérêts particuliers, désastreux pour la balance commerciale, destructeur de nos paysages, même pas susceptible de réduire les émissions de CO2, de façon générale bâti uniquement sur des contre-vérités, stérilisateur de tout progrès véritable, le développement massif de l’éolien en France est un scandale d’anthologie.

Il n’est pas exceptionnel que la conjonction d’intérêts d’industriels, d’affairistes astucieux, voire de simples escrocs, parvienne à faire acquérir à grande échelle des produits parfaitement inutiles, souvent grâce à des trésors d’inventivité, d’opportunisme et d’organisation.

Il n’est pas banal, toutefois, que, au nom de la nécessité de réduire les émissions de CO2, l’implantation massive d’éoliennes ait pu être imposée à l’échelle d’un continent comme un objectif majeur, un véritable tour de passe-passe ayant de plus permis d’évacuer toute considération relative à l’efficacité réelle de cette opération- ainsi d’ailleurs que toute considération de coût.

Dans cette affaire, le rôle de la Commission Européenne a été déterminant.

Cette étude fait en effet apparaître le poids démesuré qu’a pu ainsi acquérir, par son intermédiaire, et avec la complicité active des grands médias, sur un sujet de nature à conditionner pour plusieurs décennies l’organisation de la production d’électricité – et qui la conditionne effectivement depuis une dizaine d’années – une conjonction de mouvements écologistes plus ou moins manipulés, d’un très puissant lobby, et de l’intérêt industriel de certains pays.

Aujourd’hui, bien que des signes annonciateurs d’un éclatement de la bulle éolienne se multiplient dans le monde (tandis que, au contraire, le nucléaire redémarre deux ans après Fukushima), l’objectif de faire plus que tripler la puissance installée actuelle d’ici 2020 n’est pourtant pas remis en question.

Au-delà de ce qui pourrait n’apparaître que comme un gaspillage d’une ampleur inhabituelle, c’est maintenant, au nom d’une prétendue nécessité d’une très fumeuse « transition énergétique », dont la suppression du tiers du nucléaire et un développement massif de l’éolien sont des éléments clés, la position privilégiée même de la France dans le domaine de la production d’électricité qui est en jeu : l’indépendance nationale, une électricité abondante, bon marché, et qui ne fait que très peu appel aux combustibles fossiles.

La bulle de l’éolien dans le monde occidental.

« Les énergies renouvelables doivent prouver à la fois leur insertion environnementale et leur performance économique. Les éoliennes ne franchissent aucune de ces deux conditions ».

On ne saurait mieux résumer la situation que par cette déclaration, le 31 octobre 2012, de John Hayes, ministre de l’industrie de la Grande Bretagne.

Plus de vingt ans après son apparition dans quelques pays pilotes voisins (l’Allemagne, le Danemark et l’Espagne), après une décennie de développement massif dans d’autres pays, dont la France, on dispose aujourd’hui de tout le retour d’expérience nécessaire.

Partout, au moins dans le monde occidental, l’éolien, qui ne peut absolument plus depuis une bonne dizaine d’années prétendre au statut de technique nouvelle dont il faut aider le lancement, ne subsiste que sous la perfusion d’aides massives : s’il est une opération particulièrement rentable pour les propriétaires d’éoliennes, il n’a toujours pas la moindre perspective de rentabilité intrinsèque.

Alors qu’il avait été justifié par la nécessité de réduire les émissions de CO2 (ou, ce qui revient à peu près au même, la consommation de combustibles fossiles), aucun des trois pays cités précédemment n’a obtenu sur ce point de résultats significatifs.

L’Allemagne et le Danemark ont en outre des électricités parmi les plus chères d’Europe (environ le double de la France). Quant à l’Espagne, elle, pour des raisons économiques, elle a décidé en 2012 un moratoire pour la subvention de nouvelles installations – ce qui les a stoppées net.

Ce qui limite de façon rédhibitoire l’intérêt de l’éolien, l’électricité n’étant pas stockable aux échelles concernées, c’est son caractère intrinsèquement très fortement fluctuant, y compris sur le court terme. On est aujourd’hui tout à fait en mesure, au vu de l’expérience acquise, d’apprécier ces limites : pour que, dans un pays donné, l’éolien permette d’économiser du combustible fossile, il faut tout d’abord, évidemment, que la part du thermique dans la production d’électricité soit importante, et l’éolien ne permet alors, au prix de coûts supplémentaires – et du mitage du territoire par une prolifération d’éoliennes – que de remplacer une faible partie de ce thermique (au maximum environ 20%, en pratique encore moins : probablement environ 10%°). D’où les résultats décevants des trois pays européens pilotes.

Si la France diminue la part de son nucléaire, l’électricité nucléaire supprimée sera remplacée par du thermique et, quand le vent souffle, une partie du thermique sera remplacée par de l’éolien. Avec comme résultat un « mix énergétique » pas « vertueux » du tout : en quelque sorte, comme dans le pâté de cheval et d’alouette, on se retrouvera avec un cheval de thermique et une alouette d’éolien.

L’exploitation des enregistrements des productions éoliennes a en outre permis de constater que, même dans la situation idéale où l’on pourrait, grâce à des réseaux électriques de capacité infinie, globaliser toute la production éolienne de l’Europe occidentale, le lissage ainsi permis (effet « de foisonnement ») ne supprimerait en aucune façon son caractère fondamentalement fluctuant : rien qui soit réellement significatif n’est donc à attendre du développement massif des réseaux que cela impliquerait. Cette étude a aussi montré que, très fâcheusement, en Europe, il n’y a en général pas de vent dans les périodes de grand froid, qui sont aussi les périodes de plus forte consommation.

Plus rien de significatif n’est en outre à attendre du progrès technologique : on est très proche des rendements théoriques. Aucune réduction du coût n’est à espérer du facteur d’échelle : on est depuis longtemps dans la production de masse, et les seuls gains à attendre sont ceux résultant de la délocalisation de la production (qui est d’ailleurs en cours).

Le développement massif de l’éolien dans la dernière décennie a donc toutes les caractéristiques d’une bulle – et une bulle finit toujours par crever.

L’éolien en France : un scandale d’anthologie.

Quant à la France, il était certain dès le début que l’éolien n’était pas susceptible d’y avoir le moindre intérêt, pour la simple raison que, du fait de l’importance du nucléaire, il n’y avait pour ainsi dire pas, en France continentale, de thermique à remplacer : la production thermique, très faible de toutes façons (10% environ), correspondait en majeure partie à un minimum incompressible, celui résultant des besoin de réguler les fluctuations rapides de la demande d’électricité (ce que ne peut faire le nucléaire).

Pire encore, l’éolien étant fortement fluctuant sur le court terme (si une éolienne produit en moyenne 23% de sa puissance installée, cette production peut en quelques dizaines de minutes varier de 0 à 100%, ou l’inverse, et il y a en France obligation de l’introduire sur le réseau), il rajoute aux besoins de régulation résultant des variations de la demande d’électricité des besoins de régulation résultant de la variation de sa production, ce qui ne peut qu’augmenter l’appel au thermique.

Des extensions du parc thermique et du réseau de transport d’électricité sont en outre inévitables pour permettre d’écouler la production d’électricité éolienne et de réguler ses fluctuations, tout cela en gardant le même niveau de sécurité (car l’éolien rajoute des aléas supplémentaires).

Les fabricants d’éoliennes étant étrangers, l’éolien est en outre particulièrement pauvre en emplois permanents nationaux et désastreux pour la balance commerciale. On ne s’étendra pas ici sur l’évidente dégradation des paysages et les diverses nuisances et atteintes à l’environnement qui en résultent, lesquelles ne sont nullement négligeables.

L’investissement dans l’éolien, qui permet des rendements garantis sur 15 ans de 20 à 40% après impôt, est par contre une excellente affaire. Il se trouve que de tels taux permettent en outre fort opportunément, tout en laissant aux promoteurs un bénéfice substantiel, de dégager des sommes considérables pour l’investissement des médias, le lobbying à tous les niveaux politiques et gouvernementaux, l’assistance juridique, ainsi que pour des actions de nature à lever les réticences au niveau local. Avec en prime de voir, dans la presse locale, la mise en service d’un parc éolien saluée comme un geste pour l’humanité.

Pourtant les objectifs 2020 pour l’éolien du « Grenelle de l’environnement » 2010, définis en application de la directive 2009/28/CE, correspondent à un quasi quadruplement de la puissance installée (26 GW, au lieu de 7,2 GW fin 2012), et à un prélèvement sur la richesse nationale que l’on peut approximativement évaluer à 67,7 milliards d’euros, dont 12,1 milliards pour les installations réalisées avant fin 2012, et 55,6 milliards pour les installations après 2012. Ces coûts résultent à la fois de celui de l’éolien proprement dit et de la nécessité de construire des lignes électriques et des centrales thermiques supplémentaires.

Pourtant, alors même que, malgré la divine surprise qu’a été Fukushima pour l’éolien, se multiplient à l’étranger des signes annonciateurs d’un éclatement de la bulle éolienne (d’où de drastiques réductions de surcapacités en cours chez tous les fabricants européens), il n’est absolument pas question de remettre en cause ces objectifs. Le récent livre vert de la Commission Européenne relatif à l’énergie et au climat à l’horizon 2030 ne fait pas apparaître le moindre changement de cap.


Comment a-t-on donc pu en arriver là ?

Les facteurs clés ont été :

– Le poids essentiel du rôle institutionnel de la Commission européenne, lequel a été gravé dans le marbre, à l’initiative du président Sarkozy, par le traité de Lisbonne. Ce traité a en outre supprimé le droit de veto, seul élément qui aurait pu rester de la souveraineté nationale.

C’est ainsi que le Parlement français n’a jamais eu à statuer, et n’aura jamais à statuer, non seulement sur l’opportunité réelle de l’éolien, mais aussi sur celle des objectifs quantitatifs fixés par les directives européennes : son rôle est limité à détailler ces objectifs et à permettre leur mise en application.

Un organisme comme la Cour des Comptes peut certes se poser de multiples questions sur l’éolien, mais ne peut pas non plus remettre en cause les points précédents, ce qui limite singulièrement l’impact potentiel de ses travaux.

Découlant de directives européennes, qui se situent au sommet de la hiérarchie des textes, l’éolien, pour s’implanter en dépit des très nombreuses oppositions qu’il a rencontrées a pu en outre s’appuyer sur toute la machinerie administrative et judiciaire nationale et européenne (la Cour de Justice de l’Union Européenne jugeant en dernier ressort).

Très logiquement, il est fait en permanence référence à ces directives par les partisans de l’éolien, ainsi que par tous les grands médias.

Comment d’ailleurs pourrait-on simplement les contester? Ne serait-ce pas contester la compétence et l’objectivité d’un organisme qui a été investi de façon parfaitement légale de la mission de déterminer, en fonction du seul intérêt général, les grandes politiques de l’Union européenne, et qui dispose effectivement pour cela de services d’étude convenablement dotés ?

– L’irresponsabilité de fait de cette Commission, en l’absence des deux gardes fous essentiels que sont le sentiment de l’intérêt national et la perspective d’avoir à rendre compte aux populations concernées.

– Le poids démesuré qu’a ainsi pu acquérir, par son intermédiaire, une conjonction de mouvements écologistes plus ou moins manipulés, de très puissants lobbys, et d’intérêts industriels nationaux.

En particulier, par un véritable tour de passe-passe, les directives concernées, en ne fixant réellement des objectifs quantitatifs que pour le développement des énergies renouvelables, ont fait de ce développement un objectif en soi, et le seul à prendre effectivement en compte.

Evacuée, toute considération relative à l’efficacité réelle vis à vis de l’objectif affiché, la réduction des émissions de CO2 : cette dernière n’est plus en fait qu’un prétexte.

Evacuée aussi, toute considération de coût.

On est au cœur même de l’escroquerie, et du mécanisme totalitaire sur laquelle elle s’appuie.


C’est ainsi que, depuis plus d’une décennie, la France, qui devrait être montrée en exemple vis à vis de ces deux critères fondamentaux, est en situation d’accusée, et l’Allemagne, dont les performances sont catastrophiques, en situation de nous donner des leçons. C’est ainsi que l’Allemagne nous est régulièrement présentée comme l’exemple à suivre, et la France comme un cancre laborieux, qui de plus avait commis l’erreur de se fourvoyer dans une voie sans avenir.

Le rôle des médias, les intérêts d’actionnaires et d’annonceurs puissants n’ayant guère eu d’ailleurs qu’à exploiter l’ignorance technique, la paresse, et le parti pris écolo-gauchisant de la plupart des journalistes, qui se limitent pour l’essentiel à relayer, aussi énormes soient elles, les contre-vérités délivrées par les directives européennes, l’organisme gouvernemental français qu’est l’ADEME, et les producteurs de renouvelables. Il n’y a pas que de la désinformation passive : l’occultation vis-à-vis du grand public de la situation réelle dans les pays pilotes de l’éolien, et plus généralement de ce qui n’est pas favorable à l’éolien dans le reste du monde, est à peu près systématique. Par exemple qui, parmi les lecteurs, a été informé de la déclaration de John Hayes ? Qui sait que l’Espagne, sous la pression de la crise, a décrété un moratoire sur les installations nouvelles ? Qui sait que 14 000 éoliennes rouillent actuellement aux Etats Unis ?

Gageons aussi que si l’Allemagne, le Danemark et l’Espagne avaient obtenu des résultats probants, on en aurait entendu parler !

Soulignons que, le bon peuple étant tout de même bien conscient du fait qu’on a besoin d’électricité même lorsque le vent ne souffle pas, et ne voyant pas d’un regard très positif la multiplication des éoliennes dans le paysage, il ne s’agit en aucune façon de le persuader des vertus de l’éolien : il s’agit simplement, en cultivant son ignorance, en l’enfumant si nécessaire, de s’assurer de sa passivité.

– La docilité (et parfois aussi la complicité) du gouvernement français, qui de toutes façons ne peut maîtriser ce qui se passe à Bruxelles, et dont le rôle institutionnel est limité à la mise en œuvre des directives concernées. Il lui restait tout de même la possibilité de retarder, voire d’enterrer, la mise en œuvre des directives concernées, tant elles étaient contraires à l’intérêt national.

Force est de constater que, si aucun des objectifs fixés en 2001 par l’UE pour 2010 n’a été tenu, ni les gouvernements successifs, ni les deux partis politiques de l’alternance (qui malgré la grogne de quelques députés ont toujours voté ce qu’on leur demandait de voter), n’ont grand-chose à se reprocher : c’est uniquement en bout de chaîne, au niveau local, lorsqu’il a fallu enfin consulter les populations, qu’il y a eu des blocages.

Et si le pire restait à venir pour la France ?


– De la crise de l’éolien dans le monde il faut en effet attendre une pression accrue sur la France, qui présente l’intérêt exceptionnel d’être à la fois une cible fort intéressante, qui s’est privée de toute défense institutionnelle, et qui demeure aujourd’hui politiquement captive :

      . Le gouvernement français, qui milite pour une plus grande solidarité de l’Allemagne dans le cadre de la défense de l’euro, serait évidemment très mal placé pour se dissocier de sa politique énergétique, qui, axée sur un développement massif des renouvelables, suite à des considérations industrielles et de politique interne qui lui sont propres, est de plus dans le droit fil des directives européennes : l’Allemagne est aujourd’hui parfaitement fondée à considérer que sa démarche s’inscrit dans une démarche communautaire.
     . Il est en outre électoralement tributaire des écologistes. Il est donc tenu politiquement, tant au plan européen qu’au plan national, ainsi qu’en témoigne d’ailleurs, si besoin en était, les actes uniquement politiques qu’ont été l’annonce de l’objectif d’une réduction à 50% de la part du nucléaire en 2025, et celle de la décision de fermer Fessenheim. Rappelons que, y compris pour Fessenheim, le seul motif qui pourrait les justifier, la sécurité, n’a nullement été invoqué (si ce motif était justifié, ce serait d’ailleurs une sortie complète du nucléaire qu’il faudrait viser !), et seul reste en définitive l’argument, tout de même un peu léger, qu’il n’est pas normal que la France ait beaucoup plus de nucléaire que les autres.

Il se trouve qu’une analyse un peu attentive montre qu’il est justement stratégique, pour la poursuite du développement massif de l’éolien en France, ainsi d’ailleurs que pour participer à l’écoulement de l’éolien allemand, qu’une part importante du nucléaire français soit remplacé par du thermique, seul capable de suivre les fluctuations de l’éolien.

En fait, ce qu’il suffit d’obtenir, c’est simplement la suppression d’une partie du nucléaire, car la puissance installée nucléaire supprimée ne pourra de toute façon n’être remplacée que par une puissance installée thermique équivalente (il faut bien qu’il y ait de l’électricité même lorsque le vent ne souffle pas !)

Rien ne semble réellement arrêté pour le moment.

On sent bien toutefois que, pour faire passer la suppression de centrales nucléaires, il est fondamental que demeure masquée à l’opinion publique le fait que leur production électrique devra pour l’essentiel être remplacée par de l’électricité d’origine thermique, avec comme conséquences évidentes, même pour l’homme de la rue, une augmentation massive de la consommation de combustible fossile et des émissions de CO2, du coût de l’électricité, et, les combustibles fossiles étant tous importés, d’une réduction considérable de l’indépendance énergétique nationale.

Les considérations actuelles relatives à la « transition énergétique », qui visent à faire croire que l’on pourrait, grâce aux renouvelables, sortir du nucléaire de façon « propre », sont au cœur d’une véritable stratégie d’enfumage.

Dire par exemple que l’on pourra remédier à l’intermittence de l’éolien (ou du solaire) par de nouveaux moyens de stockage, ou, en agissant sur la consommation, par l’utilisation de « réseaux intelligents » (les « smart grids »…), ce n’est pas seulement irréaliste : c’est un élément de cette stratégie d’enfumage, car il est strictement impossible d’ignorer que les ordres de grandeur ne peuvent absolument pas y être.

– Si le contexte institutionnel et politique actuel se maintient, et en l’absence de réaction de rejet de l’opinion publique qui obligerait le gouvernement à décider un moratoire, plus rien ne s’oppose vraiment, dans la mesure où des investisseurs en feront la demande, à la poursuite de l’implantation massive d’éoliennes en France à concurrence des objectifs 2020 :

      . L’implantation d’éoliennes est maintenant largement dérèglementée. En droit, il s’agit d’une opération d’intérêt public. Une demande d’implantation (dont l’acceptation vaut aussi obligation pour la nation de faire en sorte que, pendant quinze ans pour l’éolien terrestre, toute l’électricité produite soit achetée à prix garanti et injectée sur le réseau, les conséquences de cette injection devant en outre être assumées), ne peut donc être refusée que pour des motifs biens délimités.
Au fil des années, et tout particulièrement suite notamment à la récente loi Brottes, la plupart de ces motifs ont été supprimés.
      . Son financement, qui pour l’essentiel est assuré par le consommateur d’électricité (de façon d’ailleurs largement masquée), est à peu près totalement neutre vis-à-vis du budget de l’état et de la dette publique : aucun des mécanismes de contrôle et de gestion budgétaire n’est donc susceptible de le remettre en cause. Ce n’aurait pas été le cas si, comme dans le cas de l’Espagne, l’aide avait explicitement résulté de subventions étatiques, dont il a bien fallu reconsidérer l’utilité réelle.
Rien ne s’oppose donc vraiment à ce que, aux sacrifices imposés aux Français dans le cadre de la politique d’austérité associée à l’euro, continuent à s’ajouter, de façon même accrue, dans le cadre des directives européennes relatives à l’énergie, des sacrifices pour le financement de l’éolien, au seul profit d’intérêts qui ne sont assurément pas ceux de la nation.

Il demeure toutefois un obstacle sérieux : l’implantation aux échelles visées de nouvelles éoliennes passe par d’importantes extensions du réseau électrique français.
Il reste donc pour cela à faire passer leur financement ainsi que les allègements de procédure nécessaires pour qu’elles arrivent à temps (car si le terrain administrativo-juridique est aujourd’hui largement déblayé pour l’installation d’éoliennes, il ne l’est pas pour celle de lignes à très haute tension).

Ceci est stratégique pour l’éolien, car il y va non seulement de la poursuite de son développement, mais aussi de sa pérennisation.

Car si la durée de vie d’une éolienne est limitée (une vingtaine d’années), et celle de l’obligation d’achat à prix garanti de l’électricité produite encore plus (15 ans), celle d’une ligne électrique qui n’aurait jamais été construite sans l’introduction de l’éolien ne l’est pas. Après qu’une telle ligne ait été justifiée par la nécessité de prendre en compte des éoliennes pourtant inutiles, parions qu’elle servira de justification, à l’horizon plus tellement lointain où les quinze années seront échues, à leur remplacement par de nouvelles éoliennes tout autant inutiles que les précédentes.

Actuellement la Commission Européenne met justement un accent particulier sur la construction des lignes électriques spécifiquement nécessitées par l’éolien.


Et si l’on rêvait un peu ?

Si le gouvernement, en invoquant les difficultés de la France, qui semblent tout de même bien réelles, indiquait qu’il a vraiment d’autres priorités à prendre en compte que la coûteuse poursuite de l’implantation d’éoliennes, pour un bénéfice qui semble pour le moins douteux ?

S’il décrétait donc, comme l’a fait l’Espagne, un moratoire sur toutes les installations nouvelles?

S’il se refusait à construire des extensions du réseau électrique uniquement justifiées par une prise en compte de l’éolien, qu’il s’agisse de l’éolien français ou de celui des pays limitrophes?

S’il autorisait légalement le refus de connexion au réseau d’éoliennes lorsqu’un afflux d’électricité éolienne est estimé poser des problèmes, quitte, pour respecter les engagements pris à l’égard des producteurs, à leur payer l’électricité qu’ils n’ont pas produite (à noter que l’Allemagne a été contrainte de prendre une telle mesure) ?

S’il faisait remarquer que, le nucléaire ne pouvant être remplacé que par du thermique, sortir du nucléaire n’est pas finalement une bonne idée ?

Et si, pendant que l’on y est, l’on poussait le rêve encore un peu plus loin ?

Dans le domaine de la production d’électricité la France est encore malgré tout en position d’être totalement maîtresse de sa situation, laquelle est particulièrement privilégiée : indépendance, prix inférieurs de 30% à la moyenne européenne (et environ moitié des prix dans les pays pilotes de l’éolien que sont le Danemark et l’Allemagne), production à peu près totalement décarbonée, ce qui dans le monde place la France, avec 6 tonnes de CO2 par an et par habitant, en tête de tous les pays développés (10 t pour le Danemark et l’Allemagne).

Et si donc, tout simplement, le gouvernement indiquait que la France, au nom de son intérêt propre, bien sûr, mais aussi au nom de l’intérêt bien compris du reste du monde, Europe y compris (cela ne responsabiliserait-il pas les autres gouvernements ?), se refusait à poursuivre en quoi que ce soit les aberrations actuelles, et ignorerait donc, autant que ce sera nécessaire, les dispositions résultant de l’infernal piège institutionnel dans lequel ses prédécesseurs ont plongé la France, contre pourtant l’avis du peuple français exprimé par référendum le 29 mai 2005 ?

Parions qu’il aurait alors l’appui de l’immense majorité de la population française.


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Cette étude ne prend pas en compte le solaire, qui relève de la même philosophie que l’éolien, et qui pose le même type de problèmes. Toutefois, d’une part les intérêts liés au solaire sont beaucoup plus divisés, et moins influents, et d’autre part le solaire produisant beaucoup moins d’électricité, les problèmes résultant de son injection sur le réseau ne sont pas du même ordre de grandeur.

J. d’Antraigues

Paysages sacrifiés

Comment la transition énergétique détruit notre environnement

Allemagne

Sous-titres en français par Friends-Against-Wind.org
Vidéo de Verlagsgruppe Random House pour la promotion du livre de Georg Etscheit (éditeur) : « Geopferte Landschaften » (HEYNE Verlag). Plus d'informations sur : http://bit.ly/geopfertelandschaften

http://fr.friends-against-wind.org/books/geopferte-landschaften
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FRANCE


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La Folie des Hommes 

mercredi 4 janvier 2017

La course aux obligations vertes n’est pas indemne de green-washing

http://www.euractiv.fr/section/climat-environnement/news/la-course-aux-obligations-vertes-nest-pas-indemne-de-green-washing/

Par : Aline Robert, le 2 janv. 2017


La France lance le 3 janvier sa première obligation verte, après la Pologne en décembre. L’absence de standard international pose question à la Commission européenne.
Et non, la France ne sera pas le premier état à lancer une obligation verte, contrairement à ce qui avait été annoncé lors de la conférence sur la transition énergétique en avril 2016.
Largement relayée, par le ParisienLes Echos, ou Bercy, l’annonce de la France est devenu caduque mi-décembre, lorsque la Pologne a effectivement émis une obligation d’État verte de 750 millions d’euros, destiné à financer la transition écologique. Cet emprunt, par l’Etat polonais, a certes suscité un certain attrait de la part des investisseurs, mais aussi un certain scepticisme, alors que la banque organisant l’opération, HSBC, n’a pas livré les détails des projets devant être financés par la levée de fonds.
Un effet d’annonce ?
Au niveau européen, la Pologne continue de trainer des pieds pour s’arrimer au train de la lutte contre le changement climatique. Et elle le fait très concrètement, en tentant de limiter la portée de la réforme du marché du carbone, ou encore en freinant des quatre fers à propos de la contrainte carbone de l’agriculture et du transport, ces secteurs qui émettent pour l’heure à tout va.
Le Nigeria et le Luxembourg ont également annoncé un lancement imminent d’emprunts d’État pour financer la transition énergétique.
La France annoncera mardi 3 janvier le cadre de la première obligation verte de l’État français. « À la différence des autres obligations émises par l’AFT, ce « green bond » à la française engage l’État à un travail d’identification des dépenses en faveur de la transition énergétique et écologique, et à un reporting des dépenses et investissements qui seront ainsi financés » précise le ministère de l’Ecologie.
Un marché balbutiant
Selon une étude publiée en novembre par la Commission européenne, le marché des obligations vertes devrait représenter un marché total de 41 milliards de dollars en 2015, mais pourrait doubler en 2016. Pour l’instant, l’essentiel du marché est poussé par les organisations internationales comme les banques de développement type banque mondiale, banque européenne de développement etc, les entreprises, les banques mais aussi les collectivités locales.
L’arrivée des Etats souverains, qui sont de gros emprunteurs, sur le marché, pourrait effectivement changer la donne ; mais pour l’heure, le marché des obligations vertes est liliputien : il ne représente que 0,13 % du marché obligataire. Pour le développer, l’UE s’interroge sur l’opportunité de développer un standard commun, pour éviter que des fonds ne soient levés sans que des projets concrets, et vraiment écologiques, n’ y soient associés.

CONTEXTE

Une obligation verte ou « green bond » est une obligation dont l'usage des fonds est dédié à un projet générant un impact environnemental positif. Elle se distingue d'une obligation classique par une information précise et spécifique sur les investissements qu'elle finance et leur caractère vert tout en impliquant un risque financier identique pour les investisseurs.

Les régions s’emparent des obligations vertes

http://www.euractiv.fr/section/politique-regionale/news/les-regions-s-emparent-des-obligations-vertes/

Par Cécile Barbière,, le 8 oct. 2015

Villes et régions se sont engagées volontairement à réduire leurs émissions de CO2.

Face à la pénurie de financements, villes et régions commencent à lancer des émissions obligataires « vertes » pour financer leur agenda climat. 
Gestion des transports, traitement des déchets, efficacité énergétique des bâtiments, les leviers sur lesquels les villes peuvent agir en faveur du climat sont nombreux.
Pour les collectivités locales, l’accès au marché du capital est indispensable pour assurer l’accès aux financements nécessaires à la transition énergétique.
Les obligations vertes (« green bonds ») sont en train de s’imposer comme un outil de financement pour les collectivités. Ce mécanisme financier permettant de lever des fonds auprès d’investisseurs afin de financer des projets respectueux de l’environnement.
>>Lire: Les régions européennes veulent faire plus pour le climat

Apanage des banques de développement multilatérales, le marché des « obligations vertes » intéresse aujourd’hui un plus large spectre d’émetteurs, dont les collectivités locales. D’autant que le marché est en pleine explosion : il a été multiplié par trois entre 2013 et 2014.
Agenda climat
A deux mois de la conférence de Paris sur le climat (COP 21), de nombreuses collectivités locales se sont engagées volontairement à réduire leurs émissions de CO2. Les villes produisent 70% des émissions de Co2 dans le monde selon après le GIEC.
Et leur engagement surpasse souvent les promesses faites par les gouvernements. « Les collectivités sont beaucoup plus réactivés que les gouvernements pour décider et mettre en œuvre des mesures de réduction des émissions de Co2 » affirme Patrique Buergui de Low Carbon City Lab à l’occasion d’une conférence européenne finance climat pour les territoires organisée le 1er octobre à Paris.
Lire l’interview de Frédéric Vallier : « Les États ne peuvent atteindre leurs objectifs climat sans les collectivités territoriales »

Et les exemples ne manquent pas. Le 16 septembre 2015, les maires de 11 grandes villes chinoises se sont engagés à atteindre leur pic d’émission en 2022. Dans sa contribution nationale pour la COP 21, le gouvernement chinois a quant à lui prévu d’atteindre cet objectif en 2030.
En Europe, les maires des grandes villes se sont également mobilisés en amont de la Cop21. Dans une « déclaration des Maires européens pour le Climat » adopté par les maires des 28 États membres en mars dernier.
Accès difficile
Problème, pour les collectivités locales, notamment des pays en développement, l’accès aux financements sur les marchés financiers n’est pas toujours aisé. « Seuls 4% des 500 plus grandes villes du monde en développement sont considérées comme solvables financièrement par les marchés financiers » explique Patrique Buergui.
Autre frein, la réussite des émissions obligataires dépend fortement de la capacité d’emprunt des émetteurs. Une condition qui peut parfois être difficile pour les collectivités territoriales.
« Avoir accès aux obligations impose des coûts fixes qui ne les rendent intéressantes qu’à partir de volume importants. Il faut donc une taille critique et des compétences financières solides », explique Romain Morel, chargé de projets chez I4CE (ex CDC Climat Recherche). « C’est pour cela que seules les « grosses » collectivités locales ont accès au marché. Une solution proposée est la mutualisation mais cela très marginal et encore compliqué à mettre en place » détaille-t-il.
Enfin, si le marché se développe, les investisseurs veulent désormais des preuves que les investissements répondent réellement à l’objectif environnemental. Une exigence qui renforce les obligations de reporting pour les collectivités.
Qui y voient parfois du bon. «  Nous avons avancé sur les indicateurs d’impact. Le reporting poussé qui est réalisé sur les obligations vertes est également un excellent outil managérial et renforce la culture de transparence » explique Laurent Machureau du Conseil Régional Île-de-France.
Les collectivités françaises à la pointe
La région Ile de France a en effet déjà réalisé 3 émissions d’obligations vertes et responsables.
Lors de sa première émission en 2012, la région a levé 350 millions d’euros sur 12 ans auprès de 23 investisseurs. Une réussite, puisque l’ambition de départ était de récolter 200 millions. Depuis, la région a réitéré l’expérience en 2014 pour 600 millions d’euros et doit finaliser une troisième levée de fonds cette année.
Pour avoir accès aux obligations, il faut généralement avec une taille critique. En France, les régions sont forcément en première ligne même si des villes commencent à s’organiser.
>>Lire : Les villes et régions sollicitent l’accès aux financements climat

« Pour avoir accès aux obligations, il faut généralement avec une taille critique. En France, les régions sont forcément en première ligne même si des villes commencent à s’organiser », reconnait Romain Morel.
La ville de Paris prépare d’ailleurs sa première émission « verte ». « La ville de Paris est sur le point de lancer sa première obligation verte, ce qui va permettre de financer de nouveaux projets répondant à l’agenda climat » explique Xavier Giorgi, de la ville de Paris
L’Ile de France et Paris ne sont pas les seules collectivités à avoir misé sur ce nouveau financement. La région Nord-Pas de Calais a également lancé une émission obligataire de 50 millions d’euros afin de financer des projets liés au développement durable. La région Provence-Alpes-Côte d’Azur a elle aussi émis des obligations vertes à hauteur de 120 millions d’euros en 2012. 
CONTEXTE
Les négociations sur le changement climatique ont démarré en 1992, et sont marquées par une conférence internationale annuelle appelée Conférence des Parties, ou COP.
Après la COP 19 à Varsovie fin novembre 2013, le Pérou s'est chargé de la 20ième conférence, à Lima, en décembre 2014.
Paris organise la 21ème conférence, au Bourget, début décembre 2015, une conférence qui revêt une importance particulière. Comme à Copenhague en 2009, les Etats doivent trouver un accord pour donner suite au protocole de Kyoto, dont l'objet était de réduire les émissions de CO2 entre 2008 et 2012. L'enjeu est donc de trouver un cadre juridique contraignant ou non.
Pour l'heure, environ 90 Etats ont rendu leur contribution nationale en vue de la COP 21. Les régions et les villes participent via un engagement volontaire à cette négociation internationale. 

mardi 3 janvier 2017

Simulation d’une éolienne par ballon captif

http://www.phodia.com/activites/publicite-gonflable/simulation-eolienne-ballon/

A chaque point d’implantation (définie par des coordonnées gps), un dispositif de 2 ballons gonflés à l’hélium d’un diamètre de 2.5 m est mis en place.

Le premier ballon, de couleur rouge, simule la position du rotor. Le second, de couleur blanche, représente la pointe de pâle.

Les altitudes rotor & pointes de pâles, définie par le cahier des charges,  permettent de calculer avec précision la longueur de cordage nécessaire à la simulation.

Le rendu est donc au plus près de la réalité, puisque le dispositif est situé à l’emplacement et aux altitudes exactes. La flexibilité de ce système permet de simuler, indépendamment et avec précision, chacune des éoliennes du parc.







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projet éolien de Seigny (21)


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🎥 Vidéo

http://www.dailymotion.com/video/x84i4e_ballon-helium-de-2m-simulation-d-un_tech
Ballon hélium de 2 m, simulation d'une éolienne



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Eoliennes et Ballons-sondes à Commer (53)


Le but de cette simulation était de mesurer l’impact visuel que pourrait avoir ce parc éolien sur les monuments historiques aux alentours (notamment les châteaux de Bourgon et de Thuré situés à environ 4km du projet éolien de Commer.) (ballons captifs gonflés à l’hélium)

Le projet est composé de 3 éoliennes d’une hauteur total de 150m (hauteur maximum pointe de pâles), nous avons donc proposé une solution permettant de simuler la hauteur du rotor, et la hauteur maximum visible de l’éolienne (lorsque que l’une des pâles est à la vertical).

Notre solution fût donc composée de deux ballons captifs pour chacune des éoliennes :
- le premier de couleur rouge et d’un diamètre de 2,50 m représentant le rotor
- le second de couleur blanche et d’un diamètre de 2,50 m représentant une pâle à la vertical du rotor.

Le principe de simulation par ballon, rotor et pâle de l’éolienne :






👉 Voir aussi :

Un ballon sonde à notre horizon
Ce mardi matin, plus d' un se demandait, quel est ce point rouge au firmament des crêtes du Causse du Ginou. Au sommet du Puech de Mouran, sur la Commune de St Saturnin de Lenne.
Soit par ouïe-dire, soit à la lecture de la presse matinale, la population du village était informée, qu une certaine association, pratiquait ce jour des simulations d' impactes visuels à hauteur réelle des futurs mâts d' éolienne.
Ce ballon,captif de 2,50 mètres de diamètre , gonflé à l' hélium,maintenue à 150 mètres de hauteur,par un encordage,représentait la hauteur réelle des futurs implantations de mâts.
Trois projets sont déposés sur les communes voisines de Campagnac, mais ces trois champs d' éoliennes seraient en périphérie immédiate des limites de notre commune.........
Le rendu visuel du parc est évalué avant sa construction

Une simulation d'éolienne par ballon captif hier en Haute-Normandie
Ce mercredi, de nombreux habitants de plusieurs villages autour de Fontaine le Dun ( Haute Normandie) ont pu apercevoir 4 ballons captifs a une hauteur de 80 mètres non loin du parc éolien de saint Pierre le Viger, le petit rapporteur était sur place….
L’implantation d’un parc éolien est soumise à bien des contraintes, l’impact visuel d’une éolienne sur les monuments historiques et les communes environnantes est une contrainte majeur.
Lors de l’étude de l’implantation, il est donc important de simuler puis de mesurer cet impact sur le paysage.
Cette solution permet d’avoir un rendu réel et ponctuelle sur le terrain, et cela sans aucun impact sur l’environnement!
Elle permet de rassembler les décideurs, les élus et habitants du secteurs autours de réunions concrètes, car le projet d’un 2 ème parc éolien avance a grand pas.
A chaque point d’implantation (définie par des coordonnées gps), nous mettons en place un dispositif de 2 ballons gonflés à l’hélium d’un diamètre de 2.5m.
Le premier ballon, de couleur rouge, simule la position du rotor. Le second, de couleur blanche, représente la pointe de pâle.
Les altitudes rotor & pointes de pâles, définie par le cahier des charges, nous permettent de calculer avec précision la longueur de cordage nécessaire à la simulation.
Le rendu est donc au plus près de la réalité, puisque le dispositif est situé à l’emplacement et aux altitudes exactes. La flexibilité de ce système permet de simuler, indépendamment et avec précision, chacune des éoliennes du parc.

Un dirigeable de 8 m hélium rouge en PVC de 8 m de 38 m3 pour la simulation d’une éolienne de 90 m pour l’entreprise CEPE du Cotentin

lundi 2 janvier 2017

L’éolien français profite aux grands groupes du nucléaire et aux fabricants étrangers

http://ecologie.blog.lemonde.fr/2011/07/12/l%E2%80%99eolien-francais-profite-aux-grands-groupes-du-nucleaire-et-aux-fabricants-etrangers/

Article du 12 juillet 2011, par Audrey Garric   


Après des années de tergiversations, la France va se doter de ses premières éoliennes offshore. Lundi 12 juillet, le gouvernement a présenté les modalités de son appel d’offres pour la réalisation, d’ici 2015, de cinq parcs éoliens en mer, soit quelque 600 turbines au large des côtes françaises, représentant une puissance totale de 3 000 MW. Un second appel à projets sera lancé en avril 2012, pour une puissance équivalente. Sur le plan environnemental, l’objectif est de porter à 20 % la part des énergies renouvelables en France, comme prévu par le Grenelle de l’environnement. Quant à l’économie, le gouvernement mise sur un développement de la filière éolienne, avec 10 000 emplois créés. Mais en réalité, ces appels à projets devraient en premier lieu profiter aux grands groupes industriels français du nucléaire ainsi qu’aux leaders étrangers de l’éolien.

Dans l’Hexagone, les principaux acteurs de la filière éolienne, qu’elle soit terrestre ou maritime, sont en effet quasiment les mêmes que ceux du nucléaire. Ce sont des sociétés cotées du CAC 40, souvent à capitaux d’Etat : Areva, EDF, GDF Suez, Alstom. Deux consortiums se sont déjà positionnés pour l’appel à projets du gouvernement. Le premier, qui vise les sites de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) et de Courseulles-sur-Mer (Calvados) regroupe autour d’EDF, le groupe d’infrastructures de transport Alstom, le n°2 du BTP Bouygues et le danois Dong Energy, qui gère onze parcs éoliens offshore en Europe.

Un autre groupement réunit GDF Suez, le n°1 du nucléaire Areva, le groupe énergétique espagnol Iberdrola et le n°1 du BTP, Vinci. Eux espèrent décrocher les sites de Courseulles, Fécamp et du Tréport (Seine-Maritime). Enfin, la Direction des constructions navales systèmes, dont l’Etat est actionnaire à 75 %, et les chantiers navals STX (où l’Etat a encore 33 % des parts et Alstom 17 %) visent le site de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).

Pas vraiment de place, donc, pour les PME françaises dont le cœur de métier réside seulement dans l’éolien, comme Converteam, Rollix Defontaine ou Leroy-Somer. « Compte tenu de l’importance des appels d’offres, de plusieurs milliards d’euros chacun, seuls les grands groupes industriels, qui veulent diversifier leur activité, sont capables de mettre de l’argent sur la table », justifie Philippe Gattet, directeur d’études au cabinet d’études Xerfi, qui a publié une analyse Le marché français de l’éolien à l’horizon 2020.

Certes, un tel projet industriel va à coup sûr drainer de l’emploi. « Le développement de l’éolien onshore a déjà créé 10 000 emplois et fait vivre près de 250 PME sous-traitantes. On peut espérer que l’offshore génère les mêmes besoins, de l’installation des machines à leur maintenance », assure Nicolas Wolff, président de France énergie éolienne, la branche éolienne du syndicat des énergies renouvelables. Le ministère de l’écologie table ainsi sur la création de 10 000 emplois directs dans l’offshore à l’horizon 2020.

Mais comme pour l’onshore, les PME et TPE risquent fort d’être cantonnées à l’activité de sous-traitance, pour construire de petits équipements comme des mâts, pales ou roulements, ou réaliser des installations dans les métiers des génies civil et électrique. « Les entreprises françaises sont absentes des secteurs industriels à forte valeur ajoutée. Car dans l’éolien, les trois-quarts du prix est capté par les turbines, dont la technologie n’est pas présente en France. Au final, l’appel d’offres va beaucoup favoriser les groupes industriels étrangers », livre Philippe Gattet.

Ces pièces à forte valeur ajoutée sont ainsi fabriquées par les leaders mondiaux du secteur, tous étrangers. Près de 60 % de notre parc éolien est équipé de turbines conçues Outre-Rhin, par les allemands Enercon, Nordex, Repower ou Siemens ; le reste par le danois Vestas ou l’espagnol Gamesa. Même les groupes français qui ont, depuis peu, développé la technologie, ne la produisent pas sur le sol français mais à l’étranger, par le biais d’anciens concurrents devenus des filiales, l’espagnole Ecotècnia pour Alstom et l’allemande Multibrid pour Areva. Au final, les fabricants français ne totalisent que 5 % des parts de marché sur leur propre territoire.

« L’Allemagne a pris le tournant des énergies renouvelables dès la fin des années 1990 contrairement à la France qui, en misant trop sur le nucléaire, a accumulé un retard considérable dans l’éolien et se retrouve sans fabriquant national, justifie Philippe Gattet. Au final, l’appel à projet est très largement insuffisant pour faire de la France une base industrielle forte pour l’éolien. »

Seule façon de bénéficier malgré tout d’un impact industriel de ces futurs parcs offshore : « Il s’agit pour les grands groupes de l’assortir de conditions de localisation spécifiques, comme par exemple réaliser une partie de l’assemblage des aérogénérateurs dans l’Hexagone », assure l’expert.