Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

lundi 10 juillet 2017

Eoliennes du Mont-des-Quatre-Faux (Ardennes) (II)


Par L'union | Publié le 10/07/2017 


SOS Alerte éolien passe à l’offensive, à Rethel


Les détracteurs du projet du Mont-des-Quatre-Faux, en colère, ont décidé d’agir. Le collectif SOS Alerte éolien organise un rassemblement devant Le Moderne, ce mardi soir, à 19 heures.

On vient de recevoir une lettre du préfet des Ardennes qui nous dit qu’il ne peut rien empêcher. Pourtant, en Haute-Marne, la sous-préfète l’a fait ! » Il en faut plus pour déstabiliser Bruno Decrouy, de l’association Plein ciel en Thiérache et Porcien. En mentionnant que la préfecture de la Haute-Marne a annoncé cesser l’autorisation de nouvelles installations éoliennes jusqu’en 2019, l’habitant du Porcien compte bien faire bouger les choses. Ce mardi, à partir de 19 heures, il rejoindra les membres du collectif des riverains du Mont-des-Quatre-Faux. « Au total, nous sommes onze associations regroupées au sein du collectif SOS Alerte éolien », explique Philippe Lebé, résidant à La-Neuville-en-Tourne-à-Fuy, commune qui accueillera, sur son territoire, 23 des 63 éoliennes du projet éolien d’envergure, annoncé fin juin.

Un recours contre le Mont-des-4-Faux Les associations ont l’intention de déposer un dossier de recours contre le projet du Mont-des-Quatre-Faux, comme le prévoit la loi sur la période de quatre mois suivant la publication de l’arrêté préfectoral. « Les projets éoliens sont une manne d’argent très importante, et ne prennent pas en compte les conséquences sur la santé », renchérit Philippe Lebé. Marie-Joe Malcorps, installée à Rethel et membre de l’association Trop d’éoliennes en Thiérache, a ap-pris que sa ferme familiale, à Remaucourt, était également concernée par un projet éolien. « Les élus locaux savent que des projets sont en cours, mais il font tout pour le cacher. Il y a une omerta ! Ce fut le cas à Remaucourt et Seraincourt, avec le projet HSR. C’est inadmis-sible ! Les gens du territoire ont besoin de savoir », renchérit Marie-Joe Malcorps. C’est dans l’optique de faire connaître l’importance du déploiement des projets éoliens arden-nais que le collectif SOS Alerte éolien rassemble, ce mardi à 19 heures, devant l’hôtel-restaurant Le Moderne. Lieu où devraient être réunis les porteurs du projet éolien du Mont-des-Quatre-Faux, EDF Énergies nouvelles et WindVision, et les élus du territoire concernés par le projet. Le collectif SOS Alerte éolien avance des chiffres qui font réfléchir (lire ci-dessous) : « Des promoteurs montent régulièrement des dossiers, notamment dans le Sud-Ardennes », souligne Bruno Decrouy. « On estime que l’éolien, qui représentait 25,3 % de l’énergie renouvelable produite en mai 2016 selon l’Agence locale de l’énergie (ALE 08), a déjà eu son quota dans notre département, renchérit Philippe Lebé. Il n’y a pas de quotas en nombre d’éoliennes. Mais on estime que les Ardennes ne peuvent pas payer pour tout le monde ! » Le collectif SOS Alerte éolien souhaite « instaurer un moratoire » sur le développement de l’énergie éolienne dans les Ardennes au nom du principe de précaution et des impacts sur la santé, mais aussi « parce que l’objectif national de 23 % d’énergie renouvelable en 2020 est déjà atteint, et même dépassé dans les Ardennes ». « On a mis les gens devant le fait accompli. Ce que l’on souhaite, c’est organiser des états généraux de l’éolien, pour inciter à la ré-flexion et, avec le moratoire, organiser le territoire », souligne Philippe Lebé. Bérengère Poletti, députée de la première circonscription des Ardennes, a fait part des arguments partagés par le collectif à Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, afin de lui demander « une visite ministérielle ». Ceci afin d’évaluer l’impact des pro-jets éoliens en cours et à venir sur le territoire et son patrimoine naturel. La lettre est datée du 26 juin, soit le jour de la signature de l’arrêté préfectoral validant le projet du Mont-des-Quatre-Faux. Une malheureuse coïncidence ? Un camouflet pour le collectif SOS Alerte éolien. LES FAITS Le dossier du Mont-des-Quatre-Faux a été déposé le 21 décembre 2015 auprès de la Direction départementale des territoires, en vue d’obtenir une demande d’autorisation unique. Au départ, 71 éoliennes d’une hauteur de 200 mètres bout de pale étaient prévues sur huit communes du Rethélois et du Vouzinois.

Le projet est validé par le préfet le lundi 26 juin. L’arrêté préfectoral portant autorisation unique prévoit 63 éoliennes sur sept communes. Le collectif SOS Alerte éolien dénonce le projet et surtout le nombre d’éoliennes prévues dans les Ardennes, et notamment le Sud-Ardennes.



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Le préfet par courrier, ce jour, confirme son refus de mettre en place un moratoire éolien sur les Ardennes. Ce moratoire aurait permis d'organiser l'implantation des éoliennes sur le territoire, et éviter de concentrer les 99 parcs de 715 éoliennes autour du Rethelois
Venez nombreux au sit-in place de la gare demain à 19 h exprimer votre désarroi face au désastre écologique et économique qu'ils ont organisé. Merci de faire circuler cette information. 
SOS ALERTE EOLIEN

Voir : 
👉 https://cdrm4f.jimdo.com/

... et sur ce blog en date du 09/02/2017Eoliennes du Mont-des-Quatre-Faux (Ardennes) (I)

samedi 8 juillet 2017

Aude : Destruction environnementale (XVIII)

http://www.ladepeche.fr/article/2017/07/08/2608788-eoliennes-de-la-bruyere-le-face-a-face-judiciaire.html


Eoliennes de la Bruyère : le face-à-face judiciaire


Saisie en référé par la société Valeco, la justice dira, mardi matin, si les opposants au projet sont dans leur bon droit ou non. Pour l'heure, le passage des engins devant acheminer les éoliennes sur le chantier de Bouriège reste bloqué.

Qui de Valeco, la société porteuse du parc éolien de la Bruyère à Bouriège, ou des propriétaires riverains de la route départementale n° 52 est dans son bon droit ? Saisie en référé, Sylvie Mollat, la présidente du tribunal de grande instance de Carcassonne, n'aura pas trop de son week-end pour rendre sa copie. L'ordonnance de la magistrate est attendue pour mardi, à partir de 9 h 30.

Propriétaire de toutes les autorisations nécessaires pour dresser dans le ciel de Bouriège six aérogénérateurs, Valeco bute, depuis la fin du mois de mai, sur un sérieux problème. Les engins devant acheminer les mâts puis les pales sur le site ne pourraient le faire qu'en empiétant sur des propriétés privées. Sûrs de leur bon droit, les propriétaires ont pour l'heure empêché plusieurs convois de passer. Au grand dam de Valeco qui affirme avoir déjà perdu plus de 400 000 €. Entré dans le bal de la confrontation en juin, le département a pris un arrêté interdisant la circulation et le stationnement sur une partie de RD 52. Reste à savoir si cet arrêté vise aussi les engins de Valeco. Pour Me Raphaël Darribère, l'avocat des propriétaires, cette interdiction vaut pour tous. Me Alexia Eskinazi, l'avocat de Valeco, entend rappeler que cet arrêté a été pris pour le compte de son client et que les blocages des convois se produisent sur la voie publique et non sur des propriétés privées. La question est donc de connaître avec exactitude la largeur de la voirie départementale et où se situent les frontières des parcelles privatives.

Sur ce point, aucune des deux parties n'est en mesure d'avancer un chiffre. Certes, le conseil départemental a bien pris un arrêté d'alignement de la chaussée mais celui-ci n'a pas été encore notifié aux riverains. La magistrate fera donc sans.

En attendant, Valeco a confiné ses éoliennes sur le port de Sète. Les anti-éoliens ont également reçu un appui assez explicite de la cour administrative d'appel de Marseille. Si celle-ci considère que Valeco a respecté l'ensemble des demandes liées à son projet, les magistrats ont cependant estimé qu'il y avait un problème de conception. Est-ce à dire que la RD 52 est finalement trop étroite ? 


Réponse mardi matin.



Autre article
Bouriège : les anti-éolien devant le tribunal
Les « résistants » du collectif du Pont du Rec empêchent-ils illégalement ou non, les camions de l’entreprise Valeco de passer sur la RD 52 ? C’est la question à laquelle devra répondre la juge des référés Sophie Mollat. Hier, vendredi 7 juillet, les opposants au projet du parc éolien de Saint-Pierre Le Clair se présentaient sur les bancs du tribunal de Carcassonne. Assignés en référé par l’entreprise Valeco, porteuse du projet, onze « résistants » du collectif du Pont du Rec comparaissaient devant la justice administrative : il leur est reproché de ne pas respecter l’arrêté départemental qui autorise les camions à passer sur la RD 52.
« C’est une situation ubuesque, s’est exclamée à l’audience Me Eskinazi, avocate au barreau de Paris, et représentante de l’entreprise. On a toutes les autorisations administratives nécessaires, mais on ne peut pas en bénéficier. » Depuis près d’un mois, le passage des camions transportant les mats éoliens est bloqué par le collectif du Pont du Rec : l’entreprise plaignante déplore une perte financière de 450 000 €. « Tout est fait pour bloquer, on fait des chaînes humaines, on met des troncs », détaille l’avocate.
Du côté du collectif du Pont du Rec, Me Darribere dénonce « une procédure folle, biaisée, et fantaisiste. Le vrai problème, c’est de savoir si les camions ont la possibilité de passer sans violer le droit à la propriété », s’est-il interrogé.
Et de dénoncer un « arrêté départemental très mal fait, qui empêche tout le monde de passer, même les camions de l’entreprise, entre 6 h et 22 h. C’est donc un arrêté qui ne peut pas être appliqué ».
Un autre arrêté s’est invité au coeur des débats, un arrêté d’alignement, pris par le conseil départemental, et qui permettrait à l’entreprise de passer : « Si on en tient compte, ce sont les opposants qui se trouvent sur la voie publique », a argué Me Eskinazi. Un argument rejeté par Me Darribere : « Cet arrêté a été annoncé par voie de presse, mais ni moi ni mes clients n’en avons été notifiés ».
En tout état de cause, c’est bien le blocage de la route qui est reproché : « De l’autre côté de la barre, on ne conteste même pas qu’on empêche les camions de passer, on dit juste “on a le droit puisqu’on est chez nous”. Mais le droit de propriété n’est pas un joker pour faire ce que l’on veut », s’est indignée Me Eskinazi, avant de demander à la juge Sophie Mollat de prononcer une injonction à respecter l’arrêté départemental, sous peine de 500 € d’amende par jour en cas de refus.

La décision sera rendue le 11 juillet à 9 h 30.
http://www.lindependant.fr/2017/07/07/bouriege-les-anti-eolien-devant-le-tribunal,3032456.php

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👉👉 https://www.collectiftourreillois.fr/

Samedi 8 juilletA propos des autorisations administratives auxquelles VALECO se réfère tout le temps...
Un permis de construire est déclaratif : c'est-à-dire que les sociétés éoliennes successives ont déclaré sur leur demande au Préfet "posséder l'accès au site" .
Les agriculteurs riverains ont de suite (11 ans maintenant)contesté cette déclaration mais malgré leurs mises en garde et leurs attestations pour affirmer qu'ils ne donneraient pas le passage sur leurs terres, ils n'ont JAMAIS été entendus...
Et maintenant ??? Les faits donnent raison aux agriculteurs : les convois ne passent pas. Ils ne sont pas responsables d'un état de fait qu'ils dénoncent depuis le début du projet et que VALECO connaissait quand il a acheté le projet.
Ce que tout le monde déplore :
- d'avoir commencé les travaux en sachant ce qui allait se passer
- d'avoir prémédité un passage en force sur les terres des agriculteurs seule alternative à l'accès au site...
Maître DARRIBERE insiste sur le fait que si les agriculteurs riverains et leurs amis (dont la moyenne d'âge est d'environ 60 ans !!!) s'étaient vraiment allongés devant les camions pour bloquer la route, les gendarmes présents en nombre tous les jours, sur le site, n'auraient pas manqué de les verbaliser or ils n'ont jamais été entendus par la gendarmerie puisqu'ils ne sont JAMAIS ALLÉS SUR LA CHAUSSÉE.

Vendredi 7 juillet
Le matin :
Un géomètre, un huissier, deux agents du Département et Valéco sont venus sur place pour effectuer un piquetage sur la propriété agricole de Willy.
Sur la photo, le talus appartenant à Monsieur MOYSON dont on voit très bien qu'il a déjà été gratté par la pelle de la société de TP sans son accord évidemment.
Les personnes présentes ont expliqué à ces employés que l'arrêté n'avait pas été notifié officiellement à Monsieur MOYSON et qu'ils se trouvaient sur une propriété privée... Ils sont donc partis...
A 14 heures :
Audience du référé heure à heure demandé en urgence par Valéco la semaine dernière. Reportée à cette semaine ce qui fait un certain nombre d'heures en plus pour une urgence !!!
De l'avis général Maître DARRIBERE notre avocat de Toulouse s'est exprimé dans une plaidoirie remarquable, bien renseignée, calme et très professionnelle.
Je ne parlerai pas de la plaidoirie adverse qui ne reposait sur aucun fait avéré... Un exemple seulement (que vous pouvez vérifier ci-dessous au dimanche 2 juillet) : l'avocate a dit que sur mon site je parlais du référé d'alignement du conseil départemental (ce qui prouvait bien que nous l'avions reçu !!!) , en fait, je ne fais que citer l'article de la Dépêche paru le samedi soir sur internet et le dimanche dans la presse...
Malgré tous les revers que nous avons subis jusqu'à maintenant nous persistons à avoir confiance en la justice parce que c'est la seule administration qui peut nous défendre encore...
Nous saurons mardi matin 11 juillet si nous avons eu raison lors du rendu du délibéré.
Pour mesurer la pression qui va reposer sur la juge nous avons quelques pistes à fournir à votre réflexion :
Les journalistes qui couvrent d'habitude les événements liés à cette histoire n'étaient pas là : peut-être en vacances ???
FR3 qui avait annoncé la semaine dernière qu'il serait présent à l'audience brillait par son absence : peut-être en vacances aussi ???
Pas de caméra pour filmer la séance : peut-être en panne ???
Il nous reste à voir ce que sera l'impression de ceux qui étaient là cet après-midi...
Résultats demain dans la presse !!!


👉👉 Voir tous les autres articles sur ce blog (Aude : Destruction environnementale I, II, III, ..., XVII)



vendredi 7 juillet 2017

Une vente immobilière annulée pour cause d’éoliennes bruyantes

http://immobilier.lefigaro.fr/article/une-vente-immobiliere-annulee-pour-cause-d-eoliennes-bruyantes_9c12f622-631e-11e7-a4f6-9cfaeb766eeb/

La justice vient d’estimer que l’implantation d’éoliennes à proximité d’une maison peu après sa vente pouvait justifier l’annulation pure et simple de la transaction.

Dans la longue liste des nuisances qui peuvent susciter une demande de réparation devant la justice, la Cour de cassation vient de rajouter le bruit causé par de nouvelles éoliennes. Cette situation peut en effet justifier l’annulation de l’achat d’une maison si l’acquéreur la réclame. L’acheteur, confronté à cette nuisance, peut en effet invoquer sa propre erreur d’appréciation qui a vicié son consentement, surtout s’il s’est montré préoccupé par l’environnement avant d’acheter, juge la Cour de cassation.

Bien que personne ne soit fautif, l’erreur d’une des parties entraîne un défaut de son consentement qui justifie la remise des choses dans leur état antérieur, c’est-à-dire la restitution réciproque de la maison et de son prix, admettent les juges. La construction d’éoliennes n’étant pas une question d’urbanisme, elle peut ne pas être signalée à ce titre au futur acquéreur qui chercherait à s’informer à la mairie sur les projets d’urbanisme, observent les juges.

Impossible d’imaginer l’ampleur de la nuisance

Ce futur acquéreur ne peut donc pas se plaindre qu’elle ne lui ait pas été signalée. Il lui aurait fallu poser précisément la question d’un projet d’implantation d’éoliennes. Mais quoi qu’il en soit, même informé du projet, le vendeur pouvait commettre une erreur quant à l’importance de ses conséquences. En somme vendeur, acquéreur, notaire et administrations sont excusables puisque, tout en connaissant le projet, personne ne pouvait imaginer l’ampleur des nuisances. Ce n’est qu’à leur apparition que l’acquéreur a pu constater que s’il avait su, il n’aurait pas acheté. (😏)

jeudi 6 juillet 2017

Offshore : plainte à la Commission Européenne

Les projets d’éolien en mer français autorisés sur la façade Manche-Atlantique sont tous en contradiction avec les politiques de protection de l’environnement marin. 
Pêcheurs et Associations s’unissent pour dénoncer les incohérences de l’Etat français dans le développement de l’éolien en mer. 
Une plainte a été déposée le 13 juin 2017 auprès de la Commission Européenne pour infractions au droit communautaire. 
L’Etat français, depuis 2012, conduit à marche forcée des méga-projets d’éolien posé en mer au plus près des côtes et dans des sites protégés et préservés jusqu’à aujourd’hui.

Six projets ont déjà été autorisés par décision préfectorale au mépris de l’activité des pêcheurs côtiers, de l’économie touristique, de l’avis des populations riveraines, de la vie marine. 
Trois autres projets sont sur le point de l’être. 
Ces projets sont attribués à des prix garantis exorbitants : 220 € à 227 €/MWh hors raccordement, c’est-à-dire deux à trois fois plus cher que des projets comparables en Allemagne ou au Danemark. 
De plus l’intermittence de l’éolien oblige à construire des centrales à gaz (par exemple à Landivisiau), ce qui augmente d’autant les émissions de gaz à effet de serre. 
De Dunkerque à Oléron, chaque site prévoit de 62 à 83 éoliennes de 185 à 216 mètres de haut. Ces centaines d’éoliennes vont industrialiser un littoral dont le développement économique est basé sur la pêche et le tourisme. 
Des dizaines de milliers d’emplois sont menacés dans la pêche maritime côtière et l’activité touristique littorale. 
La biodiversité marine est exceptionnelle sur cette façade maritime, générant des ressources halieutiques riches et diversifiées qui sont gérées durablement, une faune et une avifaune abondantes, dont de nombreuses espèces rares et d’intérêt international. Qu’importe ! Le Ministère français de l’Environnement, de l’Energie, et de la Mer multiplie les dérogations à la destruction des habitats et espèces protégées. Volontarisme politique et parodie de concertation démocratique rythment l’avancement de ces projets hautement subventionnés qui priment les activités économiques existantes et bafouent les règles de protection des écosystèmes marins. Pourtant, la santé des écosystèmes marins est indispensable à celle de la planète. La préservation de ce patrimoine commun nous concerne tous. 

La Plainte s’articule en six points concernant les infractions :

1. aux obligations relatives à l’évaluation environnementale préalable, 
2. à la planification de l’espace maritime, 
3. à l’information et à la participation du public au processus décisionnel, 
4. à la protection de la faune et de son habitat, 
5. à l'organisation du marché intérieur de l’énergie 
6. à l’interdiction des aides d’Etat. 

Les parties intéressées :

Collectif Pour Un littoral Sans Eolienne (PULSE)
Comité Départemental des Pêches du Nord 
Comité Régional des Pêches Maritimes et des Elevages Marins des Hauts de France 
Les Pêcheurs de la Seine-Maritime 
Fédération Environnement Durable (FED) 
Vent de Colère 
Robin des Bois 
Sites et Monuments (SPPEF) 
Belle Normandie Environnement 
Associations du Tréport et des Côtes d'Opale Picarde et d'Albâtre 
Associations de Fécamp 
Associations de Courseulles et d’Arromanches 
Associations des baies de Saint-Malo et de Saint-Brieuc 
Associations de St Nazaire-Guérande et de la baie de Pornichet-La Baule-Le Pouliguen 
Association NENY de Yeu-Noirmoutier

Jean-Louis Butré 
Président Fédération Environnement Durable 
http://environnementdurable.net 
contact@environnementdurable.net

👉 Voir les articles presse sur le sujet : 


Parcs éoliens « off-shore»: une plainte collective déposée à Bruxelles
http://www.courrier-picard.fr/41428/article/2017-07-06/parcs-eoliens-shore-une-plainte-collective-deposee-bruxelles

- Energie - Eolien en mer : plainte d'opposants devant la Commission européenne

Eolien en mer: plainte d'opposants devant la Commission européenne
http://www.notretemps.com/droit/eolien-en-mer-plainte-d-opposants-afp-201707,i145980


EOLIENNES EN BAIES DE SAINT-BRIEUC ET LA BAULE : UNE PLAINTE DÉPOSÉE AU NIVEAU EUROPÉEN

- Eolien en mer : les recours continuent de retarder les parcs français

mercredi 5 juillet 2017

Aude : Destruction environnementale (XVII)

Pont du Rec : le combat contre les marchands de vent



On se croirait en Amérique du Sud du côté des mapuches chiliens ou des sans-terre brésiliens mais nous sommes en France.

Contre ses administrés, Philippe Pous, le maire de Bouriège, veut installer six éoliennes sur le territoire de la commune mais depuis dix jours, le convoi transportant le matériel est bloqué au pont du Rec sur la D52. Le dossier indiquait qu’il n’y avait « pas besoin d’aménagement sur les voies d’accès » sauf que l’accès au pont est encadré par une propriété privée ce que l’entreprise Valeco savait parfaitement puisqu’elle avait fait des essais à vide pour le passage des camions.

Le Conseil départemental a soutenu Valeco en donnant son accord pour détruire les 3 parapets des 2 ponts. Le 9 juin, il a également pris un arrêté bloquant cette route jusqu’au 20 juillet de 6 h à 20 h tous les jours à l’exception du week-end. Le conseil a décidé d’élargir la route en prenant du terrain sur cette même propriété et en posant des piquets derrière la clôture. Du coup, la seule possibilité de passer pour les éoliennes est d’obtenir un arrêté que seul le préfet est habilité à délivrer, un tel arrêté permettant à la gendarmerie d’expulser le propriétaire de sa propriété mais qu’importe puisque depuis le début toutes les irrégularités ont été « régularisées » par des permis modificatifs accordés par le préfet puisque c’est pour la bonne cause, la transition énergétique et les marchands de vent !

En France, les constructeurs éoliens se croient de plus en plus en terrain conquis et avec ceux qui les soutiennent, la mafia des maires et des élus locaux, ils n’hésitent pas à mettre la France sous tutelle, à la défigurer commune après commune pour arriver à leurs fins. Dans une République normale, le choix du préfet serait pourtant simple : défendre les citoyens de ce territoire, la propriété privée et condamner une compagnie privée, destructrice d’environnement et de patrimoine. En tout cas, le combat du pont du Rec est emblématique du scandale des éoliennes.

Nicolas Hulot, nouveau ministre de l’Ecologie a été, dit-on, informé de la situation mais il ne répondra pas : lui-aussi brasse du vent depuis longtemps pour l’écologie politique. Derrière toute cette affaire, il faut rappeler la question financière : une éolienne rapporte 25.000€/an. Ce combat singulier est en tout emblématique d’un combat pour la défense de notre territoire et de la beauté de nos paysages champêtres ou maritimes abandonnés à des marchands de vent par des représentants politiques qui ne pensent qu’à se faire de l’argent dans l’apanage de la laideur et de l’irrationalité énergétique.


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lundi 3 juillet 2017

ALLONNES (72)


➤ Une éolienne détruite par le feu près de Voves (28)

6 juin 2017
http://www.lechorepublicain.fr/beauvilliers/faits-divers/2017/06/06/une-eolienne-detruite-par-le-feu-pres-de-voves_12432541.html
Un moteur d'éolienne a pris feu ce mardi 6 juin 2017, à Allonnes. Elle a été totalement détruite par l'incendie. Aucun blessé n'est à déplorer.
Les pompiers ont laissé l’incendie d’une éolienne, à Allonnes, se terminer après plusieurs heures de brasier.
Les dix-sept autres éoliennes du parc ont été stoppées.
Les techniciens ignorent l’origine du sinistre. Les débris seront inspectés demain, mercredi.
L'incendie de ce mardi n'a pas manqué de faire réagir les internautes.


➤ ALLONNES - Une éolienne prend feu
7 juin 2017
Scène spectaculaire mardi dans le secteur d'Allonnes. Un transformateur d'éolienne a pris feu vers 18h50 et s'est propagé aux pâles. 30 pompiers sont intervenus pour mettre en place un périmètre de sécurité et une déviation sur la D336. L'ensemble a été détruit. Les autres éoliennes du parc ont été coupées. On ignore l'origine de cet incendie. Des techniciens doivent se rendre sur les lieux aujourd'hui.

➤ L’éolienne incendiée à Allonnes sera démontée
8 juin 2017
Les techniciens vont se déplacer cette semaine à Allonnes afin d’inspecter l’éolienne qui a pris feu mardi, et organiser son démontage.
L’incendie de l’éolienne d'Allonnes a des répercussions sur le fonctionnement du parc éolien, sur l’environnement, sur l’exploitation céréalière et la circulation.
Le feu, qui s’est déclaré mardi, vers 19 heures, et qui serait d’origine accidentelle, a œuvré durant quatre heures sous la surveillance des pompiers. Des centaines de débris de la nacelle et des pales, plus ou moins gros, se sont écrasés autour de l’éolienne sur un rayon de plus d’une centaine de mètres.
Le maire de Beauvilliers, Jean-Claude Bayarri, constate les dégâts : « Une opération de dépollution est nécessaire. » L’exploitant des terres, privé d’une parcelle de blés noircie et contaminée, doit également être dédommagé.
Les opérations pourraient durer plusieurs mois, voire un an
Un périmètre de sécurité est dressé avec du ruban afin de dissuader des curieux de s’approcher de trop près, au cas où une partie de la structure serait fragilisée. Et la route départementale D336 est interdite à la circulation sur la portion qui mène à l’éolienne.


Autre conséquence du sinistre, les seize autres éoliennes du parc ont été arrêtées. Cette semaine, les techniciens de la société JP Énergie Environnement, injoignables hier, devront d’abord ramasser les débris. Puis faire venir une grue pour démonter l’éolienne. Le sol pollué pourra alors être nettoyé.
Une nouvelle éolienne devrait être acheminée, ce qui nécessite une dizaine de camions : quatre transportant le mât, trois les pâles, un la nacelle, un la boite de vitesse et un le nez. Le maire de Beauvilliers précise : « Il faudra demander un nouveau permis de construire. »
Toutes les opérations pourraient durer plusieurs mois, voire un an.




➤ Éolienne incendiée à Allonnes : un chantier hors normes commence

20 juin 2017
Des spécialistes de la maintenance des éoliennes de la société eurélienne Vestas ont fini, hier, le démontage des parties brûlées.
Dans la plaine de Beauce, l’une des dix-sept éoliennes du parc d’Allonnes ne comporte plus que le mat. Depuis l’incendie accidentel du moteur de la nacelle, le mardi 6 juin, les techniciens de l’entreprise Vestas, de Sancheville, sont à pied d’œuvre. 

Leur première mission a été de sécuriser leur intention, souligne l’un des responsables, Fabien Heurguier : « Il fallait éviter tout risque de chute de débris. Nous sommes montés à quatre dans le mat de l’éolienne endommagée pour évacuer les parties fragilisées. »
Environ une tonne de fibre de verre et de ferraille ont ainsi été expulsées. En sécurité, les spécialistes ont fait installer une grue immense plafonnée à 90 mètres de haut. Un montage réalisé exclusivement par une grue plus petite. Cette mise en place terminée, ils sont remontés en haut de l’éolienne de 94 mètres, cordés par d’autres spécialistes : « On a réalisé quelques tests de sécurité sur le cordage et la grande grue. »
Chaque pale a alors été désolidarisée du mat en étant couchée à l’horizontale sur un support. Puis tous les écrous ont été desserrés. À l’issue, une légère poussée et une inclinaison ont permis d’extraire la pale de 14 tonnes. Une opération d’une heure trente, renouvelée, deux autres fois. Le rotor a été à son tour démonté en trois heures, puis la nacelle carbonisée de 64 tonnes est enfin la quatrième partie du mât de 30 tonnes.
Des sacs de sable ont été positionnés en haut du mat restant (trois parties de 16, 19 et 29 tonnes) afin de l’empêcher d’osciller.
Hier matin, toutes les parties brûlées étaient au sol. Une opération de dépollution du sol devrait être programmée après le passage d’un expert en charge d’évaluer le préjudice auprès de l’agriculteur, dont le champ de blé a été détérioré.

En attendant, un large périmètre de sécurité reste installé autour de l’éolienne sinistrée. Son accès, par la D.336, est aussi neutralisé.

dimanche 2 juillet 2017

Centrale éolienne entre YEU et NOIRMOUTIER : un nouveau scandale écologique et financier


Louis Marin

Après l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes à proximité de Nantes, Nicolas Hulot, le nouveau ministre de la Transition écologique, va devoir faire face à un autre scandale écologique et environnemental : le projet de centrale industrielle de 62 éoliennes plantées entre les îles d’Yeu et de Noirmoutier, dont une partie des territoires est en zone Natura 2000 !

Depuis quelques années le projet – porté par l’ancien gouvernement et en particulier par Ségolène Royal – avance tranquillement, espérant endormir la population locale à qui l’on distille savamment l’information, mais le nouveau ministre de l’Écologie va hériter d’une situation qui pourrait devenir explosive s’il ne se positionne pas rapidement sur le sujet.

En effet, ce projet, qui pourrait voir le jour en 2023, après extinction des différents recours juridiques envisagés par les associations locales, constitue à n’en pas douter une incroyable atteinte au paysage et au cadre de vie des habitants et un énorme scandale financier tant les sommes en jeu sont considérables au détriment des contribuables français et des consommateurs.

Un scandale écologique particulièrement impactant

Les îles d’Yeu et de Noirmoutier constituent des joyaux environnementaux de l’atlantique. Une grande partie du territoire de ces îles est d’ailleurs protégée au titre des zones Natura 2000 afin de préserver l’authenticité et le charme de ses dunes, ses oiseaux et toute sa biodiversité associée. C’est d’ailleurs ce qui attire les nombreux touristes du monde entier qui viennent goûter au plaisir de cette côte sauvage particulièrement préservée et riche en matière environnementale.

Le projet est tout bonnement gigantesque, il s’agit d’installer sur la côte, à une distance de 12 à 18 kilomètres des deux îles, une « île » artificielle de 62 éoliennes de 220 mètres de haut pales comprises sur une surface cumulée de 80 km² soit plus que la surface des îles d’Yeu et de Noirmoutier cumulée. Ces aérogénérateurs seront installés sur des « mini-tours Eiffel » qui seront scellées au fond marin grâce à d’importantes excavations et à l’infiltration de béton pour les socler. Les travaux auront d’énormes impacts environnementaux.

Les différentes simulations qui ont été réalisées et présentées sont édifiantes. Le coucher de soleil côté Noirmoutier est tout simplement anéanti par une haie gigantesque de plusieurs rangs d’éoliennes sur 13 kilomètres de long entre les deux îles. La nuit durant, le clignotement des points rouges des 62 éoliennes détruit totalement la sérénité des lieux et constitue une pollution visuelle indiscutable.

Cet impact sur le cadre de vie des habitants et sur les merveilleux paysages dunaires des îles ne prend pas en compte les nombreux enjeux pour la biodiversité : impact sur les espèces aquatiques, sur les oiseaux, la biodiversité, le ravinement potentiel des côtes dû aux travaux…

Encore tout récemment, la Ligue de protection des oiseaux a souligné une mortalité accrue des oiseaux due aux éoliennes dans les zones protégées. Allain Bougrain-Dubourg, son président, devait préciser sur France Info : « Nous sommes favorables aux énergies renouvelables. Mais pas n'importe où, pas n'importe comment. Si vous mettez de l'éolien sur une zone de migrations, vous êtes sûr que vous allez avoir un impact épouvantable. » il ajoute : « Nous ne voulons pas d'éoliennes… dans les zones Natura 2000. » Et nous ne parlons même pas des enjeux environnementaux des lignes à haute tension qui seront installées sous la mer…

Des enjeux financiers considérables pour les consommateurs


À ces enjeux environnementaux particulièrement impactants qui devraient avoir d’énormes conséquences sur l’acceptabilité sociale s’ajoutent d’énormes enjeux financiers. En effet, l’appel d’offres porté par l’État français prévoit un tarif de rachat astronomique promis aux industriels producteurs d’électricité d’environ 225 euros le mégawatt. 
Si l’on prend en compte les simulations d’électricité produite par cette centrale éolienne, soit 1 900 gigawatts par an, et si le prix retenu se situe aux alentours de 225 euros le magawatt, la centrale éolienne située entre Yeu et Noirmoutier devrait rapporter 420 millions d’euros par an pendant 25 ans pour un investissement de seulement 2 milliards d’euros.

Cet argent ne vient pas de n’importe où. Il est prélevé sur la facture d’électricité des consommateurs au titre de la CSPE (contribution au service publique de l’électricité) et financé en partie par le contribuable, EDF ne parvenant plus à compenser ce qu’il doit payer au titre de l’énergie d’origine éolienne. Ce sont donc les consommateurs et les contribuables qui verront leur facture d’électricité et d’impôt exploser qui paieront cet argent au profit de consortiums financiers à qui l’on ne peut pas reprocher de vouloir essayer de profiter de cette manne financière gigantesque dilapidée par l’État.

Ce surplus d’achat de courant est d’ailleurs aujourd’hui devenu obsolète puisque tout récemment le journal les Échos rapportait qu’un grand nombre de parcs éoliens off-shore étaient rentables avec un prix de rachat de 60 euros le mégawatt sans subvention. Il n’y a donc aucune raison que l’argent des Français soit détourné par une surfacturation du prix de rachat qui n’a plus de raison d’être.

C’est pour cette raison qu’un collectif écologiste « TOUCHE PAS À NOS ÎLES ! » s’est monté afin d’alerter les citoyens et les pouvoirs publics sur le risque environnemental très grave que courraient les îles d’Yeu et de Noirmoutier si cette centrale éolienne devait voir le jour in fine.



samedi 1 juillet 2017

Aude : Destruction environnementale (XVI)

http://www.ladepeche.fr/article/2017/07/01/2604812-opposants-parc-eolien-promoteur-face-juges.html
Les opposants au parc éolien et le promoteur face aux juges

Mercredi dernier, 11 des opposants au projet éolien géré par la SARL Parc éolien de la Bruyère, à Bouriège, ont reçu une assignation à comparaître devant le juge des référés prévue hier à 10 heures à Carcassonne.

Hier, le tribunal de Carcassonne a été pris d'assaut par les opposants au projet éolien du parc de Saint Pierre le Clair, commune de Bouriège. Onze d'entre eux étaient assignés à comparaître en référé par la SARL Parc éolien de La Bruyère, une vingtaine de personnes supplémentaires étaient venues en soutien, de Chalabre jusqu'à la Montagne Noire. Certains membres de l'association Vent Mauvais, qui s'oppose depuis des années au parc Eolien du Sambrès, dans la commune de Roquefère, avaient également fait le déplacement. Pour la société éolienne, les opposants «occupent abusivement la chaussée au mépris des dispositions de l'arrêté départemental» les autorisant à emprunter la RD52.

De leur côté, les opposants estiment être dans la légalité puisqu'ils sont depuis plus de trois semaines maintenant positionnés sur des parcelles privées, de part et d'autre de cette même route départementale. C'était là l'une des réponses que devait apporter cette audience hier matin à Carcassonne. Il faudra attendre la semaine prochaine, l'audience ayant été renvoyée au vendredi 7 juillet. Renvoi d'ailleurs demandé par la société requérante, à la grande surprise de Maître Darriberre, pour les opposants. «L'assignation en référé d'heure à heure a été remise mercredi matin, on met tout le monde dans l'embarras en convoquant une audience en urgence, pour ne pas être prêt et demander à renvoyer l'affaire», s'est-il étonné. La présidente Sophie Mollat a estimé que le conflit était suffisamment important pour que les échanges soient complets et qu'ait lieu un débat contradictoire, d'où ce renvoi.

Pour les opposants, cette première audience n'en reste pas moins une première victoire, estimant que «la société ne s'attendait pas à ce nous soyons représentés et en mesure de nous défendre. Et puis nous avons reçu dans la journée des appels de soutien de la France entière, ce qui est très encourageant» expliquaient-ils dans l'après-midi.

Dans cette assignation, la SARL Parc éolien de la Bruyère estime «avoir subi un préjudice financier qui ne cesse de s'accroître, s'évaluant pour la seule période du 9 au 13 juillet à 80 000 €».



Pour voir notre vidéo : https ://www.facebook.com/LaDepeche11/








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Parc éolien de Bouriège : préfecture et département s'invitent dans le conflit


L’imbroglio autour du parc éolien de Saint Pierre le Clair se poursuit. Alors que vendredi 30 juin, les opposants au parc étaient pour onze d’entre eux assignés en référé au tribunal de Carcassonne, audience renvoyée au 7 juillet prochain, le conseil départemental de l’Aude a dans la foulée pris un arrêté d’alignement, le même jour.

Arrêté qui « élargit » le domaine public routier, et qui n’est pas du goût des riverains du hameau de Saint Sernin. Pour les opposants, le président du département André Viola « prend ainsi position pour favoriser une compagnie ». Du côté des services du Département, qui assuraient 10 jours plus tôt qu’aucun arrêté d’alignement ne serait pris, préférant laisser les services de l’État démêler cette question épineuse, il s’agit là d’une mesure de mise en sécurité prise à la demande de la préfecture.

« Suite à la pose d’IPN par les riverains (poutre à profil normal), et suite à une rencontre entre les services de la préfecture et les services du Département, et suite à la constatation que ces éléments nouveaux sur le terrain génèrent un danger pour l’ensemble des usagers de la route, il a été décidé par le Département de prendre cet arrêté, à la suite d’une suggestion écrite du préfet »
, explique Jean Brunel, directeur de cabinet du président André Viola.

« Cet arrêté n’est pas lié à la problématique de circulation des convois de Valeco. On ne l’a pas pris pour faire plaisir à quelqu’un, on le prend car il y a une question de mise en danger », insiste Jean Brunel. Reste à voir à présent si les nouvelles limites du domaine public routier telles que définies aujourd’hui permettent ou non aux convois de rejoindre le parc.


http://www.ladepeche.fr/article/2017/07/01/2604896-parc-eolien-bouriege-prefecture-departement-invitent-conflit.html


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BOURIEGE 

Nous tenons à remercier toutes les associations et tous les citoyens qui sont avec nous. Le nombre fait foule à ce jour et permet d 'évaluer à travers tous ces témoignages combien de vies et de territoires sont" gangrénés" par cette peste qui n'a de renouvelable que le ressentiment des populations et l'argent que cette énergie ponctionne sur tous les abonnés à l'électricité... . Merci aussi à ceux qui, géographiquement plus proches de nous, s'étaient déplacés tant au tribunal de Carcassonne que sur le Pont du Rec . Nous étions une centaine répartie sur les 2 lieux. Merci à tous . Votre soutien nous permet de tenir.

Hier, vendredi nous étions donc 11 "assignés" devant le tribunal de Carcassonne. Il faut savoir que ce type "d'assignation d'heure en heure "relève d'une procédure d'urgence quand la vie, le nom, la propriété etc...est en "péril"....La règle du jeu est la rapidité de la réponse à apporter. C'est pourquoi, conscients de notre droit et respectueux de la justice, à réception de nos assignations le mercredi, nous contactions notre avocat pour apporter un mémoire en défense. Ce dernier a travaillé jusqu'à minuit avec 4 d'entre nous, laissant sur place, famille, champs, vignes....ce qui a du quelque peu étonner la partie adverse puisqu' à notre arrivée l'avocat parisien de Valéco était absent laissant à une consoeur carcassonnaise le soin de dire au tribunal que vu le temps imparti la réponse en demandait davantage et a donc demandé un report. C'était très étonnant dans ce type de procédure mais la Présidente du tribunal , conciliante, a dû trouver un autre créneau dans son emploi du temps chargé. Pendant que les avocats des 2 parties essayaient de faire de même j'ai pu demander à la présidente, en tant que citoyenne assignée "de quelle urgence" il était question dans cette affaire puisque depuis le début nous étions sur 1 propriété privée et qu'aucun véhicule n'avait jamais obstrué la chaussée. Elle m'a répondu que " l'hémorragie financière" invoquée en était entre autre la cause . Dont acte . A qui la faute et qui est le délinquant dans cette histoire????? Une fois de plus, mettant les autorités devant le fait accompli, ayant provoqué sciemment un "forcing", étant passé en violation de propriété privée, Valéco, par le biais de la compagnie Parc éolien de la Bruyère et ses sous traitants demandent à la justice d'intervenir... Donc le report demandé a été renvoyé au vendredi 7 juin à 14 h au tribunal de Carcassonne avec possible déplacement de la juge sur le pont du Rec . Mais l'histoire n 'est pas terminée puisque nous apprenions dans l'après midi qu'un arrêté d'alignement sur la propriété privée que nous occupions avait été fait par le conseil départe-mental ... Alors que Mr Viola, président du conseil départemental , avait dit que ce problème n'était plus de son ressort mais de celui des services de l'Etat - cf. le journal de la semaine dernière- le voici qui prend position pour favoriser une compagnie qui a fait croire à l’Administration qu’elle disposait d’accès suffisants - plutôt que des citoyens qui se battent pour leur droit.

Merci Mr le Président , nous n'en attendions pas moins de vous ....C'est à dire que non content d'aider à la marchandisation de ce territoire par le biais des communes et de maires mal informés vous favorisez ces compagnies en leur octroyant des passages sur des terres privées, qui ne vous appartiennent pas et que vous confisquez aux propriétaires .Nous demandons à nos soutiens d'envoyer des mails pour demander le retrait de cet arrêté, nous demandons à la député d'En Marche, nouvelle-ment élue de se positionner et au Gouvernement de nous dé-montrer qu'il agit différemment du précédent... Enfin nous demandons aux juristes, avocats, législateurs …de se mettre à "plancher" sur une loi "anti bâillon" - version Québécoise - qui permettrait aux citoyens que nous sommes de se défendre au mieux face au pouvoir démesuré des grandes sociétés . Nous ne lâcherons pas et, toujours, pour ce qui nous concerne, dans le cadre de la légalité. Nous lutterons pour que le pont du Rec soit le symbole d'une victoire démocratique plu-tôt que celui d'une honte républicaine.... 
Agnès Roy pour le collectif des résistants du Pont du Rec.

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NOUVEL EPISODE A BOURIEGE CONTRE DES EOLIENNES INDUSTRIELLES (11)
1er Juillet 2017
Les représentants de l’Etat savent-ils ce qu’ils font ?
- En autorisant il y a 11 ans un projet éolien contre l’avis du commissaire enquêteur qui avait explicitement alerté sur les problèmes d’accès routier au site (avis au Conseil d’Etat en cours) ;
- En accordant successivement 6 permis modificatifs pour régulariser les anomalies du dos-sier ;
- En faisant intervenir les forces de l’ordre pour permettre aux entreprises de forcer le pas-sage sur un domaine privé ;
- En ne répondant jamais aux questions et courriers des citoyens et de leurs associations.

Le Conseil départemental sait-il ce qu’il veut ?
- En interdisant, dans un premier temps et par arrêté, la circulation sur une route départe-mentale soi-disant occupée par des véhicules de particuliers ;
- En déclarant, dans un deuxième temps, que cette question relevant de l’ordre public ne le concernait pas ;
- En prenant le 30 juin, un arrêté individuel d’alignement induisant de fait une expropriation, dont la légalité est pour le moins contestable.
Les industriels, eux, savent ce qu’ils font et ce qu’ils veulent :
- Ils passent en force, avec l’appui d’une milice privée et de la force publique ;
- Ils assignent les citoyens opposés au projet en référé d’heure à heure, au nom d’une ur-gence plus que contestable, d’autant qu’ils étaient absents le jour de l’audience qu’ils avaient réclamée à Carcassonne, hier matin (audience reportée à huitaine).
Et les citoyens ?
- Ils ont obtenu un jugement favorable reconnaissant la violation de propriété privée en mars 2017 ;
- Ils continueront à faire valoir leurs droits et à défendre le patrimoine commun, culturel, naturel et paysager ;

- Ils se retrouveront au Tribunal de grande instance à Carcassonne le vendredi 7 juillet à 14h et une fois de plus, ils ne seront pas seuls !
Avec le soutien de TOUTES NOS ENERGIES / OCCITANIE ENVIRONNEMENT, soit 160 associations pour la protection de l’environnement, du patrimoine et de la qualité de vie des habitants, opposées à l’invasion de l’industrie éolienne dans les milieux naturels et les espaces ruraux de la région Occitanie. (http://toutesnosenergies.fr/)
Voir tous les autres articles sur ce blog (Aude : Destruction environnementale I, II, III, ..., XV)

Un député de Lozère part en guerre contre les éoliennes

http://www.batiactu.com/edito/un-depute-lozere-part-guerre-contre-eoliennes-49659.php

Récemment réélu à l'Assemblée nationale, Pierre Morel-à-l'Huissier a un cheval de bataille : lutter contre la pollution visuelle supposée des éoliennes. Il est l'auteur d'une proposition de loi qui vise à imposer un périmètre de 2 kilomètres autour de paysages protégés ou classés. Une mesure qui stopperait nombre de projets comme nous le confirme Delphine Lequatre, responsable juridique au Syndicat des énergies renouvelables.


La France est un véritable musée à ciel ouvert : le pays compte pas moins de 2.700 sites classés et protégés, 4.000 sites inscrits et 44.236 monuments historiques ! Autant de lieux que le député Les Républicains Pierre Morel-à-l'Huissier souhaite placer sous cloche, en imposant un périmètre d'exclusion de 2 kilomètres lors de l'installation d'éoliennes. Dans une proposition de loi déposée le 6 juin 2017, peu de temps avant sa réélection à l'Assemblée nationale, le député de Lozère se montre particulièrement vindicatif : évoquant d'abord l'autorisation environnementale unique, il glisse ensuite sur la notion de pollution visuelle, puis sur celle de l'impact sanitaire avant de terminer sur la dévaluation de biens immobiliers.

Un impact sanitaire ou environnemental ?


Delphine Lequatre, responsable juridique du Syndicat des énergies renouvelables (SER), détaille le texte pour Batiactu : "Il reflète les positions et argumentaires classiques des opposants aux éoliennes terrestres comme France Environnement Durable ou Vent de colère. Sur l'autorisation environnementale unique, par exemple, le député dénonce un affaiblissement de la protection de l'environnement. Mais cette autorisation est juste le regroupement en une seule procédure de toutes les autorisations existantes, pour n'avoir qu'un interlocuteur unique". Une démarche qui gêne les anti-éoliennes puisqu'elle réduit le nombre de recours possibles à un seul, contre l'autorisation unique elle-même, plutôt que contre chacune des six autorisations antérieures. "Mais toutes les étapes contentieuses sont respectées, jusqu'au Conseil d'Etat si le plaignant le souhaite", assure la juriste. "Et les règles sont inchangées, le droit est constant, il n'y a pas eu d'assouplissement au profit des éoliennes et au détriment des riverains ou du patrimoine".

Autre point soulevé par le député de Lozère : un avis de l'Académie de médecine qui recommanderait d'implanter les éoliennes "à plus de 1.500 mètres des habitations pour éviter les maux de tête ou les insomnies graves"
"Il s'agit là d'une contrevérité", analyse Delphine Lequatre. "Un rapport de 2006 préconisait bien cette distance mais pour des machines d'une puissance supérieure à 2,5 MW. Et depuis, en mars 2017, l'Anses a rendu un rapport sur l'impact sanitaire des éoliennes et qui conclut qu'il est inutile de toucher à la distance minimale de 500 mètres"
Les lieux d'implantation sont, de toute façon, étudiés au cas par cas, avec les services de l'Etat, sous l'égide du préfet et en bonne intelligence entre les porteurs de projets et les riverains. La proposition de loi du député Morel-à-l'Huissier glisse ensuite l'affirmation suivante : "La construction d'éoliennes conduit également à un endommagement de la qualité de l'eau : des habitants se retrouvent privés d'eau potable, avec des répercutions sur la santé publique". Une phrase qui fait bondir la responsable juridique du SER : "Tout d'abord, cela n'a rien à voir avec l'objet de la loi. Ensuite c'est faux. Depuis que les éoliennes sont sous régime ICPE avec un volet sur la protection de l'eau, c'est impossible".

Un élu opposé à l'éolien par principe

Le député de Lozère annonce ensuite que la présence des turbines entraînerait une forte dévaluation des biens immobiliers "de 20 à 40 % pour un bien à 2 km d'une éolienne"
Réponse de Delphine Lequatre : "Il n'y a aucune conclusion possible d'après les quelques études réalisées. Et il n'y a pas de dépréciation constatée. Au contraire même, avec l'installation d'un parc éolien dans une commune rurale, il y a potentiellement plus d'activité ou une rénovation de voirie qui rendra le territoire plus attractif, notamment pour des jeunes actifs. Certains maires l'ont observé".

Au-delà de ces arguments, le SER ne s'étonne pas du dépôt de cette proposition de loi. La juriste nous explique : "Nous ne sommes pas particulièrement inquiets, le gouvernement ne laissera jamais passer cette loi". Déjà, au début de 2016, des amendements avaient été déposés pour éloigner, cette fois de 10 km, les éoliennes des monuments historiques. Et ils avaient été écartés en raison du coup d'arrêt qu'ils porteraient à la filière et à la transition énergétique en cours. Pour autant, le syndicat s'attend à d'autres textes du même acabit, portant sur la taille des éoliennes les plus puissantes ou sur la densification des parcs dans certaines régions comme les Hauts-de-France ou le Grand Est. Sur les motivations de Pierre Morel-à-L'Huissier, Delphine Lequatre souligne : "La Lozère est un territoire hostile aux éoliennes, parce qu'en raison de la faible végétation elles sont plus particulièrement visibles". Réélu lors des législatives, le député sera-t-il toujours aussi véhément pour satisfaire ses électeurs ?


Proposition de loi 
visant à interdire la pollution visuelle des éoliennes
dans un 
périmètre de 2 kilomètres
autour des 
paysages protégés et classés,

http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion4653.asp