Revue de presse et autres infos

lundi 30 mai 2022

Votre réélection à la députation

  Auteur inconnu !! 

 

Quid de l’éolien en France en février 2022 :


. Au 04/05/2022, le film « Éoliennes: du rêve aux réalités » a été vu par 542 217 visiteurs (443 378 au 17/01/2022). Il détruit l’image idyllique de l’éolien à travers des faits, des chiffres, des explications argumentées. Il explique le coût de l’éolien depuis son démarrage : « 120 milliards € payés par le contribuable » dixit la Cour des comptes, « pour fournir seulement 8% de notre électricité, et sans apporter le moindre bénéfice en termes de lutte contre le réchauffement climatique. »,


. Un sondage IFOP de novembre 2021 montre que 44% des Français ont une mauvaise image de l’éolien que 77% refusent de payer davantage pour favoriser les énergies renouvelables, que 56% refusent qu’on continue à y investir massivement de l’argent, etc.


. 70% des dossiers déposés font l’objet d’un recours devant les tribunaux administratifs,


. Des dizaines de mairies qui , dans un souci de démocratie basique, procèdent à des référendums locaux interdits par la loi,


. La Cour des comptes qui tire la sonnette d’alarme, rapport après rapport, sur le gouffre financier ouvert par l’idéologie éolienne et sur son inutilité pratique.


. Des promoteurs éoliens – le plus souvent étrangers – qui, protégés par des privilèges d’État - engrangent des résultats d’exploitation de 50% et même plus,


. La pollution sonore, la pollution visuelle,


. Etc.

 

Les français ne sont plus ignorants du sujet, les français ne marchent plus dans le leitmotiv ‘’L‘éolien c’est beau, l’éolien c’est écolo ».

 

Voudrez-vous leur dire le contraire lors des deux campagnes à venir ? Il vaudrait mieux pour vos chances de réussite et pour la qualité du débat démocratique, que vous vous armiez de courage et approfondissiez – si nécessaire - vos connaissances sur le sujet et cela sans à priori préalable.


Le présent document a été réalisé par un simple citoyen français, sans connaissances techniques particulières, sans à priori de départ. Il a découvert, au fur et à mesure de sa recherche, un dossier rempli de positions idéologiques et non rationnelles. Aussi, il s’est décidé à faire profiter un maximum de français, avec en premier lieu les députés, de ses trouvailles.


Comme dit dans le ‘’Préambule’’ du dossier joint : « En résumé, ce texte n’a pas de prétentions particulières, si ce n’est de faciliter la compréhension d’un dossier complexe à travers un maximum de rapprochements dans le passé récent, la période actuelle et le futur immédiat.»

 

Les deux textes d’accompagnement sont des textes longs, indigestes. Si votre temps vous est compté, commencez par lire les paragraphes surlignés en gris ou, Madame ou Monsieur le Député, faîtes vous faire un résumé.


Cela vous donnera, peut-être, envie d’accéder aux textes eux-mêmes.

 

Remarque préalable : ce dossier a été réalisé à partir de sources principalement disponibles avant fin 2021. Des évolutions récentes – jugements intervenus, depuis, en faveur des associations anti éoliennes en particulier, décisions inattendues de Préfets – sont intervenues depuis cette date.

Les élections récentes et à venir modifient sérieusement certains des messages politiques tenus depuis des années : rôle du nucléaire, importance accrue de l’éolien marin et non plus terrestre, etc. Cela ne change rien au fond du dossier lui-même.

Si cette période préélectorale permet de reporter des décisions à une période plus propice à la réflexion, c’est tant mieux.

 

Le dossier est divisé en quatre documents complémentaires :


. La reproduction du texte du mail lui-même :  (‘1) Eoliennes élus texte du mail.pdf


. Un texte de ‘’synthèse’’ à l’intention des élus: (2) Eoliennes dossier général.pdf.


Un dossier explicatif : (3) Eoliennes dossier infos aux élus.pdf. C’est le dossier le plus complet reprenant différents articles trouvés sur le web.


Un répertoire faisant le lien entre le ‘’dossier général’’ et le ‘’dossier des infos’’.  [Exemple : (19B), repérés par le N° de page du dossier ‘’Infos’’ avec l’indication gauche ou droite] : (4) Table des matières éoliennes.pdf

 

Ces articles proviennent principalement de sources internet françaises ou allemandes (traduction automatique).

Le texte de « synthèse » est divisé en X paragraphes.

Le Xème paragraphe a été ajouté pour tenir compte :

. des évolutions liées aux « retournements » de priorités annoncées lors de la campagne électorale pour la présidence de la République,

. des incertitudes quant aux prix des énergies crées par la guerre en Ukraine.

 

I – Quelques données générales sur les éoliennes : dans ce paragraphe, vous y apprendrez, si vous ne le savez déjà :


. Que l’énergie éolienne fournit 8,4% de la consommation électrique nationale et que la puissance installée - terme souvent mis en avant par les supporteurs de ces machines - représente très peu son rôle réel dans la production : son facteur (taux) de charge est, en 2020, de 25,7%.. Ce facteur est le rapport entre la production d’une éolienne sur une année et la production maximale théorique annuelle (fonctionnement 24h/24 à pleine puissance°. Les ¾ de leur temps les éoliennes ne fournissent pas d’électricité !


. Que contrairement à de nombreuses affirmations, y compris à la télévision par certains politiques, les éoliennes ne servent pas à réduire les émissions de CO². Les rejets de CO² ont été de 15.84 millions de tonnes en 2014 et de 17.06 en 2020, soit une augmentation de 7,7% 


. Que la France a l’électricité la plus propre de l’Europe : 44 gr de CO² par KWh contre 332 pour les Pays-Bas et 397 pour l’Allemagne.

L’électricité française produite est décarbonée à 98% .


. Que lorsque l’on intègre le bilan carbone des éoliennes elle-même (en tenant compte de leur intermittence) celui-ci est de 59 g eqCO² / kWh produit, pour la 1ère génération et de 52g pour la seconde (eqCO² : équivalent CO²).

A titre de comparaison, le bilan carbone des centrales nucléaires ou hydroélectriques est fixé à 6 gCO² eq/kWh.


. Que le prix de l’électricité pour un particulier en 2019 est de 170 € /MWh TTC pour un français et 310 € /MWh pour un allemand.


. Que le prix d’achat négocié par l’État pour le parc de Saint Brieuc, est de 155 € / MWh. A titre de comparaison, les pouvoirs publics estiment à 51 € / MWh le prix de marché de l’électricité sur la durée des contrats d’achat sur 20 ans.

 

II – Les particularités du marché de l’éolien : dans ce paragraphe, vous y apprendrez, si vous ne le savez déjà :


. Que les sociétés d’énergie éolienne bénéficient de deux privilèges !

-          Une priorité d’accès au réseau électrique, et cela même si le réseau n’est pas demandeur : Quel que soit le besoin du réseau et le moment où elle est produite, cette électricité « fatale» doit être absorbée et tous les autres moyens de production pilotables doivent s’effacer au profit de cette filière. Le résultat étant que, lorsque les besoins du marché sont inférieurs aux capacités disponibles, EDF vend à perte son électricité.

-          La filière bénéficie d’un mécanisme de prix garanti sur une très longue durée (15 ou 20 ans) de l’électricité produite. Le prix garanti représente, en pratique, un multiple du prix du marché compris entre 1,5 et 3 fois ; le multiple peut être bien supérieur - quand le prix de marché s’effondre, voire devient négatif (d’où la vente à perte).


Que l’éolien en mer fait supporter les frais de raccordement à la côte par l’État, à travers une taxe payée par l’utilisateur : la taxe TURPE : 457 M€ (millions €) par an (période 2021 - 2024).


. Que l’éolien bénéficie depuis 10 ans de redéfinition permanent du droit en sa faveur, ceci afin d’empêcher les Français de faire valoir leurs droits les plus basiques.

 

III – Les grands bénéficiaires : dans ce paragraphe établi à partir de « Données fournies par le Sénat à la suite d’un rapport de la Cour des comptes » vous y apprendrez, si vous ne le savez déjà :


. Que « Les promoteurs éoliens ont ainsi gagné près de 4 milliards d’euros de subvention pour une production excédentaire exportée à perte. »


. Que « Le secteur éolien n’est pas rentable et rend les subventions publiques à long terme caduques. » et que « l’impact sur l’environnement et sur les territoires est éloquent : pollution sonore et visuelle, mise en danger de l’écosystème de proximité. »


. Que « Les coûts associés à l’installation des éoliennes en France conduiront indéniablement à une nouvelle hausse du prix de l’électricité en France. Il est donc légitime de s’interroger sur le retour sur investissement du secteur éolien en France.


Que seules 40% de la valeur ajoutée d’un parc éolien reste en France, les autres 60 % partent à l’étranger : Allemagne, Espagne, Canada et même Chine.

Les grands gagnants sont les fabricants allemands d‘éoliennes, les actionnaires allemands et les banquiers allemands qui financent sans risque, grâce aux privilèges de l’éolien, les investissements allemands en France.

Prenons un exemple : un capital de 45 000 € suffit pour oser une dette de 16,8 M€ et générer un résultat d’exploitation de 25%. Un autre exemple donne un résultat de 49%.

Et cela, dans les deux cas, sans aucune dépense en ‘’salaires et charges’’ donc avec aucun emploi permanent en France.


. Qu’il, existe dans ce marché un paradoxe parfaitement explicable : moins il y a de fonds investis dans un parc éolien plus il y est rentable pour l’investisseur et le banquier. Les données fournies par la ‘’Commission de Régulation de l’Énergie’’ indique que pour les « parcs ayant un ratio d’endettement très élevé, de l’ordre de 95 %, pour lesquels l’effet de levier accentue très significativement la rentabilité des projets ont des TRI  (taux de rentabilité interne actionnaires supérieurs à 100 % et allant jusqu’à 220 %


Remarque : selon l’Autorité des Marchés financiers (AMF) le rendement moyen sur 20 ans de placements réguliers diversifiés en action est de 5.3%.

Tout cela s’explique par un capital social ridicule par rapport aux investissements - garantis par l’État à travers les privilèges de l’éolien.

 

IV – Les engagements d’avant 2021 : les charges liées au passé et les charges à venir déjà enclenchées : dans ce paragraphe - qui s’appuie, lui aussi, principalement sur un document du Sénat reprenant des textes de la Cour des comptes - vous y apprendrez, si vous ne le savez déjà :

 

. Que :

- « Ces objectifs apparaissent plus ambitieux que ceux imposés par la stricte transition du droit de l’Union européenne : les objectifs nationaux fixés pour 2030 sont ainsi supérieurs de cinq points à la cible définie à l’échelle de l’Union (32 % contre 27 %). Les objectifs français en matière d’EnR électriques sont d’autant plus ambitieux que la France se distingue parmi ses voisins européens par la place qu’occupent déjà les sources d’énergies non carbonées dans son mix énergétique.

. Cette situation place la France dans une situation singulière par rapport à la plupart de ses voisins pour qui le développement des EnR répondait d’abord à une volonté de décarboner leurs mix énergétiques (Royaume-Uni) et de son profil énergétique peu carboné. Si la France avait voulu faire de sa politique en faveur des EnR un levier de lutte contre le réchauffement climatique, elle aurait dû concentrer prioritairement ses efforts sur le secteur des EnR thermiques [solaire, biomasse, géothermie et aérothermie] qui se substituent principalement à des énergies fossiles émissives de CO2.

. « Un exercice de clarification des ambitions françaises aurait ainsi permis de dire à quel(s) objectif(s) énergétique(s) répondait le développement des énergies renouvelables (substitution à l’énergie nucléaire, décarbonation du mix), et quels bénéfices en étaient attendus (améliorer la balance commerciale en réduisant les importations d’énergies fossiles, accroître l’indépendance énergétique française, développer de nouveaux secteurs industriels, etc.). »


Et que « le ministre chargé de l’énergie a lui-même reconnu que cette trajectoire n’était pas tenable en se fondant sur l’analyse de RTE. Ainsi, d’après RTE, l’atteinte de l’objectif de 50 % en 2025 conduirait à la fermeture de 23 à 27 réacteurs nucléaires.

Outre le caractère peu réaliste de cette perspective dans un horizon aussi court, RTE mettait en évidence le fait qu’elle aurait un impact négatif sur les engagements climatiques français. En effet, pour atteindre l’objectif de 50 % d’ici 2025, la France serait obligée de recourir à des centrales à charbon et à des centrales au gaz pour assurer sa sécurité d’approvisionnement, ce qui conduirait à une hausse des émissions de gaz à effet de serre. Faute de cohérence, la crédibilité de l’intégration des EnR à la politique de l’énergie française s’est trouvée remise en cause par cet exercice de programmation conduit en 2016. »


. Et que :

. Les acteurs du monde de l’énergie – même au sein des administrations intéressées – sont nombreux à ne pas avoir cru dans les objectifs et la trajectoire définis par la PPE. Ce faisant, cet outil a failli à l’objectif qu’il s’était donné, celui d’offrir un cadre prévisible et consolidé de l’évolution de la politique énergétique jusqu’en 2023. »


. Et que le même rapport fourni des données chiffrées sur le coût des éoliennes :

.« La décision de soutien produit ainsi des effets et engage la puissance publique pendant toute la durée du contrat. Dès lors, les charges actuelles du soutien public aux énergies renouvelables électriques résultent de la somme des contrats passés et toujours en vigueur. Les premiers contrats de soutien datent du début des années 2000 et peu sont arrivés à échéance.

. Ainsi, les engagements pris jusque fin 2017 représenteront 121 Md€ – en euros courants – entre 2018 et l’échéance des contrats (la plus tardive intervenant en 2046). La charge annuelle des engagements passés ne diminuera donc significativement que postérieurement à 2030, lorsque le poids des engagements antérieurs à 2011 s’estompera.


. Et qu’à propos de l’éolien en mer, la Cour énonce :

« Lorsque ces projets entreront en fonctionnement, leurs charges représenteront, selon la CRE, 2,0 Md€/an, soit environ 40,7 Md€ sur 20 ans, pour une production de 11 TWh/an, c’est-à-dire 2 % de la production française d’électricité. »


Et que le poids financier du soutien aux EnR électriques sera croissant  :

« Le poids des dispositifs de soutien à la production d’électricité renouvelable ne cesse de croître. Ce montant est passé de 1,5 Md€ au titre des charges de 2011, à 4,4 Md€ au titre des charges de 2016, soit une multiplication par trois en l’espace de cinq ans.

D’après les estimations initiales réalisées dans le cadre de la PPE, ces charges devaient atteindre en 2023 entre 9,7 Md€ et 10,4 Md€ (fourchettes basse et haute). »


Et qu’à l’échelle nationale,

« Le caractère variable de la production issue des énergies éoliennes et photovoltaïques impose au système électrique des contraintes liées à la volatilité des flux, à leur réorientation géographique et à la modification de l’ordre d’appel des moyens de production.- Par ailleurs, l’intégration des énergies renouvelables à l’échelle européenne, qui peut permettre un foisonnement des sources de production sur une large zone, augmente les besoins d’accroissement des interconnexions. »

L’Agence de l’énergie nucléaire de l’OCDE estimait ainsi en 2012 que, pour la France, le coût pour le système électrique de la pénétration des EnR à hauteur de 30 % du mix de production pourrait se situer dans une fourchette de 13 à 18 €/MWh. 

 

A remarquer que ces sommes, qui pendant longtemps ont été ignorées par les Français, grâce aux actions du lobby éolien, sont maintenant devenues du domaine public. Voir le dossier de la Revue Capital du 04/2019.

Ce dossier situe le total des subventions accordées à la filière éolienne de 2001 à 2028 entre 72 et 90 milliards d’€.

Madame et Monsieur le Député, elles sont de moins en moins ignorées par vos futurs électeurs.

 

V – Coûts comparés du nucléaire et de l’éolien : dans ce paragraphe, vous y apprendrez, si vous ne le savez déjà :

 

. Que :

- «  les scénarios les moins coûteux sont ceux qui comptent du nucléaire, ressort-il du rapport. Un mix électrique 100% renouvelable coûterait entre 77 et 80 milliards d’euros par an, contre 59 milliards pour le mix le plus nucléarisé, constitué à 50% d’EPR. » Rapport RTE du 25/10/2021.

- « La Cour des comptes propose notamment un scénario avec 25 à 30 nouveaux réacteurs, alors que la France en compte déjà 56. » 

- «  Il nous paraît très compliqué de décarboner notre production énergétique sans le nucléaire. C'est une caractéristique française,  Le message principal est qu'il y a des choix à faire, et qu'il faut les faire. »  Interview à Europe 1, du Président de la Cour des comptes ?

- « À propos des  engagements pris pour l’éolien, la Cour des comptes écrit  : « toutefois le poids des engagements antérieurs à 2011 aura encore pendant de longues années un impact majeur sur les dépenses de soutien. Selon la CRE, les arrêtés antérieurs au moratoire de 2010 auront engendré un coût pour les finances publiques de 38,4 Md€, pour un productible annuel de 4 TWh, soit environ 0,7 % de la production électrique française. Cela représente un coût du soutien de l’ordre de 480 €/MWh. »

Cela serait revenu à 3 840 Md€ si le même soutien avait été apporté aux 70% de la production nucléaire.

 

. Qu’à propos de la création d’emplois autoproclamée par certains politiques, les chiffres réels sont : :

- Emplois dans le nucléaire en 2021 : Le nucléaire est la troisième filière industrielle en France , avec près de 220 000 emplois directs et indirects selon la Société française d’énergie nucléaire (SFEN)

- Emplois dans l’éolien en France en 2020 : Éoliennes en France : 12 000 emplois. Et cela avec une Programmation pluriannuelles de l’énergie (PPE) annoncée à 16 850 emplois, écart, soit un écart de (-) 25 %.

 A remarquer que 12 000 emplois c’est le nombre d’employés du nucléaire en Centre Val de Loire en 2021.

 

VI – Quid de la référence permanente de nos dirigeants à l’Allemagne ? : dans ce paragraphe, vous y apprendrez, si vous ne le savez déjà :

 

. Que la Cour fédérale des comptes allemande est extrêmement négative par rapport à la situation générée et que :

- « Le BMWi (Ministère allemand) aurait adopté des hypothèses sur la sécurité de l’approvisionnement en électricité qui sont soit trop optimistes, soit peu plausibles. »

- « Les prix de l´électricité pour les ménages et les PME se situent en tête du classement européen. »

- « Ces composants réglementés du prix de l´électricité, jugés trop élevés, mettraient en danger la transition énergétique, son acceptation sociétale et la place économique de l´Allemagne. »

- « La Cour des Comptes mentionne une étude de l´Institut de Düsseldorf (DICE), selon laquelle les coûts cumulés pour 2000 à 2025 de la transition énergétique pour le seul secteur électrique sont estimés à 520 milliards d´Euros. »

- En résumé : « La Cour fédérale des Comptes estime que la poursuite de la transition énergétique sous cette forme risque de dépasser la capacité financière des consommateurs finaux et par conséquent de compromettre la place économique allemande et l´acceptation sociétale de la transition énergétique. »

 

Que la Presse allemande n’est pas en reste :

- « C'est une illusion verte. La recette : des prix de l'électricité en forte hausse" Ils pensent qu'une transition énergétique vers des éoliennes, des toits solaires et des champs de maïs sans fin pour la production de biogaz rendrait l'Allemagne autosuffisante en énergie.». Welt 10/12/2021

- « Production d'électricité : le charbon remplace l'énergie éolienne comme principale source d'énergie. La raison de la renaissance du charbon est un printemps inhabituellement "à vent faible". La production d'électricité à partir de combustibles fossiles a augmenté de 20,9 % par rapport à la même période de l'année précédente et représentait 56 % de la production totale d'électricité. »

- Que l’Allemagne dépend des humeurs du Président russe, Poutine (toujours dans la presse allemande)

« Poutine a les meilleures cartes au jeu du poker des énergies. Le prix du gaz n'est pas si élevé à cause de la seule Russie - mais ce serait au Kremlin de le faire baisser. Mais il ne le fait pas. Le patron des Verts Baerbock parle d'une partie de poker. Et le président russe a une bonne main là-dedans.  Aussi parce que l'Allemagne le lui a donné. »

-   « Poutine pourrait couper le gaz en plein hiver. » La presse allemande envisage que « l’Allemagne pourrait passer du statut d’exportateur d’électricité à celui d’importateur d’ici 2030. Y compris potentiellement d’électricité nucléaire made en France »


Remarque : ces articles ont été écrits avant fin 2021, donc à une époque où la Russie n’avait pas lancé la guerre en Ukraine et n’utilisait pas encore la fermeture des robinets du gaz (Pologne et Bulgarie).


.  Que les Allemands s’opposent à leurs gouvernants :

- « Protéger les forêts - arrêter le défrichage pour l'éolien » est le titre d'une motion du groupe parlementaire FDP, dont le Bundestag a débattu pour la première fois le jeudi 27 septembre 2018 ,

- « Avec des objectifs climatiques ambitieux,  environ la moitié des citoyens allemands sont favorables à une durée de vie plus longue des centrales nucléaires allemandes. Comme l'a montré dimanche une enquête de l'Institut Yougov pour le monde, 50% des personnes interrogées sont d'avis que l'arrêt prévu des centrales devrait "définitivement" ou "plutôt" être retiré.

Au total, 44 % des personnes interrogées seraient favorables à la construction de nouveaux réacteurs nucléaires, 42 % s'y opposent.

 

. Mais qu’en Allemagne, comme en France, l’idéologie domine la Politique :

- Le Dena (organisme allemand d’État pour les énergies)  préconise un financement alternatif de la surtaxe EEG : L'EEG (surtaxe en faveur des EnR) a permis une expansion rapide des énergies renouvelables.

« La deuxième phase de la transition énergétique a cependant besoin d'autres solutions de financement plus centrées sur l'enjeu réel : réduire les émissions de CO² dans les différents secteurs.’

On croirait entendre la Cour des comptes françaises, si ce n’est que cet organisme d’État écrit clairement que les dépenses nouvelles doivent, enfin, servir à diminuer la pollution !

- Les conséquences environnementales de cette idéologie pour Allemagne et aussi pour l’Europe :

.          2013 : Environ 3 100 décès prématurés en Allemagne sont causés par des centrales électriques au charbon allemandes.

A cela s'ajoute la perte d'environ 700 000 jours de travail dus à des maladies respiratoires, des crises cardiaques, des cancers du poumon ou des crises d'asthme.

.          2015 - Selon l'étude « Europe's dark cloud », les personnes à proximité des centrales électriques au charbon sont plus touchées, mais il en va de même pour les citoyens des pays voisins qui vivent à plus de 1000 kilomètres.

.          Les polluants se sont répandus à travers l'Europe sur des milliers de kilomètres. [Merci l’Allemagne]

.          Nous comptons entre 40 000 et 60 000 tonnes de systèmes [éoliennes] mis au rebut. : « Ce n'est pas une mince affaire », explique Bulach. Comme il n'y a pas de filières de recyclage éprouvées, les pales de rotor déchiquetées finissent souvent dans des décharges malgré l'interdiction, et certains fabricants ont même suggéré que les systèmes mis au rebut soient jetés dans la mer. »

 

. Parallèlement les industriels allemands avancent à grande vitesse :

- Ils envisagent, sans état d’âme, à investir dans des parcs éoliens (offshore) sans faire appel à des subventions, le ZERO subvention !

- Ils veulent investir massivement dans l’hydrogène fabriqué à partir de la liaison entre les éoliennes et la fabrication in situ de ladite hydrogène.

 

En tant que futur député, vous aurez la responsabilité de sortir la France du piège actuel des subventions passées et futures.

Vous aurez à réorienter les énormes budgets dépensés, à fond perdu, vers une activité réellement créatrice de valeur ajoutée, d’emplois, de baisse de la pollution, etc.

Le ferez-vous. ? A travers l’évolution actuelle de l’opinion des Français, on peut penser que vous en aurez le mandat implicite ou explicite (les cahiers de doléances de 1789 n’existent plus mais les réunions publiques peuvent les remplacer).

Eluder cette question, lors de la prochaine campagne, serait un détournement de démocratie. Les Français ne le permettront pas.

 

VII – Et la démocratie, en France, dans tout cela ?

 

Ce paragraphe est un paragraphe ‘’d’opinions’’ de l’auteur, bâti à partir de textes de la Cour des comptes, du Sénat et d’interventions de nos dirigeants . Comme toute opinion, c’est une vue orientée. A vous, Madame et Monsieur le Député, d’en tenir compte ou pas.

Il veut démontrer que ;


. Certaines affirmations sont mensongères et cela souvent inutilement - parce que contredit par des faits reconnus, des écrits des plus hautes autorités – comme la Cour des Comptes.

. Certains ‘’politiques’’ affirment des faits contredits par les journalistes spécialisés et cependant maintenus mordicus,


. Plus fréquents certains ne dévoilent qu’une partie de la vérité. L’exemple récent et le plus flagrant est l’affirmation de M. Yannick Jadot lorsqu’il proclame à la TV : « Aujourd’hui, vous avez des énergies renouvelables qui sont deux fois moins chères que le nucléaire ».

Il est immédiatement contredit par l’animatrice, mais surtout il oublie que ce qui compte pour l’utilisateur c’est le prix payé pour le MWh aux sociétés éoliennes. Ce prix, une nouvelle fois, par suite des privilèges de l’éolien, est trois fois supérieur au prix de marché dudit MWh.

Je ne reviendrai pas sur ces données déjà présentées ci-dessus.

Remarque : ce Monsieur ose présenté une courbe établie à partir du marché américain et comme la présentatrice le lui fait remarquer, il affirme, sans vergogne, que c’est la même chose. Quel mépris des Français.


. Beaucoup d’affirmations sont proférées par des personnes qui ne manquent pas de souffle : oser affirmer régulièrement que l’éolien crée de l’emploi en France ? Les chiffres sont ce qu’ils sont : 12 000 emplois en 2020 contre 220 00 dans le nucléaire.


. Quant à certains politiques, ils font les pieds au mur pour ne pas se contredire - tout en reconnaissant de façon implicite que le problème, dénié depuis des années, existe bien.

Le plus bel exemple concerne le développement anarchique des parcs éoliens :

La ministre B. Pompili ose dire lors d’une de ses interventions : « Une autre contre-vérité voudrait que les éoliennes s’implantent de manière anarchique ?  Là encore, c’est faux. ».

C’est pourtant la même personne qui, le 05/10/2021, déclare : « Pour répondre aux préoccupations relatives aux paysages, le gouvernement a annoncé la création d'un "fonds de sauvegarde du patrimoine naturel et culturel", qui sera alimenté par 1% des ventes d'électricité d'origine éolienne … [qui] doit permettre de financer la protection et la restauration du patrimoine des communes accueillant un parc éolien terrestre ou maritime.»


La question qui se pose : comment restaure-t-on un patrimoine ? Si ce n’est en enlevant l’objet des dégâts causés.

Il s’agit d’un argument ‘’poudre aux yeux’’. En réalité il s’agit d’un DROIT A POLLUER LE PAYSAGE ! C’est se moquer des Français.

 

Ce paragraphe pose aussi la question du droit des gouvernants à prendre des décisions qui engagent la Nation à long terme sans aucune concertation citoyenne ou parlementaire.

Je prends comme exemple le cas de l’abandon du développement du réacteur ASTRID .

Pour cela je reproduis deux extraits du texte du document complet qui accompagne ce mail :

- « Ce rapport pose une nouvelle question de fond qui concerne le processus démocratique lors des décisions stratégiques qui concernent et la nation française et les Assemblées.

-  De quel droit un gouvernement annule-t-il 70 ans de recherche, de quel droit élimine-t-il la France de la course actuelle aux réacteurs de 4éme génération ? Sans parler du ridicule de cette affirmation de reporter le dossier dans la deuxième moitié du siècle.

Pourquoi ne pas avoir le courage de dire que le projet est abandonné et de dire pourquoi ?

Comment peut-on prendre position à la place de nos enfants et petit-enfants ?  Ils feront bien ce qu’ils voudront, sans se soucier de leurs prédécesseurs, sauf à leur reprocher, vainement, leurs décisions irresponsables. »

- Il y a bien derrière tout cela une question de fond : peut-on laisser les dirigeants, mêmes élus démocratiquement continuer à engager l’avenir sans :

Une information structurée - suffisamment complète pour ne pas être biaisée et en même temps accessible au citoyen intéressé par le sujet. Elle doit (et non devrait, le temps presse) être diffusée le plus rapidement possible. L’élaboration de cette mission est du ressort naturel de la Cour des comptes et pas d’un organisme gouvernemental.

Une information relayée par des moyens participatifs, régionalement ou même plus localement. Des pédagogues doivent être employés afin de rendre ces thèmes difficiles accessibles (Voir l’exemple Suisse).

Une participation, par un choix populaire, aux nouvelles orientations. La méthode est à déterminer par les Assemblées elles-mêmes.

 

Il s’agit d’un exemple, parmi beaucoup, de ces décisions de long terme qui engagent l’Avenir de la France (il n’y a pas d’autres termes).

Etes-vous prêts à laisser la démocratie œuvrer en France ? Sans en arriver à la participation « à la Suisse » , la France, à travers ses députés, pourrait-elle trouver un juste milieu démocratique. La France ne s’en porterait que mieux !

 

Autre élément à prendre en compte dans le cadre de votre réflexion préalable aux futures élections :

L’évolution profonde des mentalités par rapport à l’eldorado éolien.

La dernière enquête IFOP du 03/11/2021intitulé « Mieux informés, les Français se détournent de l’éolien »

. « Seuls 34 % des Français [dans le sondage] ont une bonne image de l’éolien (contre 44 % qui en ont une mauvaise image, et 22 % déclarant ne pas savoir),

.  77 % déclarent qu’ils refusent de payer davantage pour favoriser les énergies renouvelables intermittentes.

. 56 % refusent qu’on continue à y investir massivement de l’argent,

. 72 % l’estiment source de pollution visuelle et sonore pour les riverains. »

 

Indépendamment des risques électoraux, pour vous,  à ne pas en tenir compte, il y a derrière ces enquêtes une notion de mandat, non impératif mais explicite.

Comme tout citoyen, vous avez le droit d’avoir des opinions affirmées mais une élection gagnée – sur des principes et des orientations généraux - ne donne pas le droit d’aller à l’encontre de l’opinion des électeurs sur un sujet précis, bien cerné et bien documenté.

 

VIII – Prospective 2050 :

Ce paragraphe, très long dans sa version « Dossier » jointe, permet une extraction de conclusions qui, pour l’immédiat, se suffisent en elles-mêmes.

Il s’agit, à la fois, du rapport remis par RTE au gouvernement le 26/10/2021, des rapports précédents et des interventions qui ont suivi .

 

« Le rapport RTE est indissociable des rapports qui l’ont précédé et des rapports et analyses qui l’ont suivi. Il est globalement mis profondément en cause par des institutions représentatives : Académie des technologies (établissement public), Sénat, Cour des comptes et associations privées spécialisées dans le domaine de l’énergie.

Le premier reproche – généralisé – concerne l’hypothèse cruciale (tout le reste en découle) des besoins futurs d’électricité en 2050. Cette hypothèse est, par ailleurs, en contradiction avec les augmentations prévues dans les autres pays en européens. En quoi la France dévirait-elle de cette tendance, sauf à prévoir une décroissance importante ? L’argumentation qui est retenue, dans le rapport, est une baisse de 40% de la consommation finale d’énergie. Aucun des intervenants ne peut croire à une telle chute ; elle nécessiterait un rationnement drastique des utilisations par les utilisateurs privés et industriels. Là encore, il faut prévenir les Français qu’ils devront, si ces choix sont maintenus, se serrer la ceinture énergétique, sur la seule volonté du gouvernement encore en place.

Deuxième reproche généralisé : le manque de réalisme d’un certain nombre de choix. Il se traduit par des phrases comme : ‘’sous-estime’’, ‘’anticipations erronées’’, ‘’défi majeur’’, ‘’ambition très forte (euphémisme habituel au Sénat)’’, ‘’haut de la fourchette’’, ‘’contrainte très forte’’, ‘’paradoxe’’, ‘’croissance magique’’,  ligne de crête’’, etc

Troisième reproche : concerne la faisabilité de ces évolutions très contraignantes par le monde industriel . Des coûts de l’électricité auraient un impact direct sur la compétitives des entreprises.

Demander aux industriels des économies de 40% ! Demander aux industriels d’adapter leurs outils de production à ces nouvelles contraintes de consommation ! Autant fermer les usines.

Le rapport , comme le dit le Sénat « n’envisage que des évolutions du côté de la production d’énergie, pas du côté de la consommation des différents acteurs (ménages, entreprises, administrations publiques)». Même si à certains moments les éoliennes produisent pour produire (= vendre du MWh), le monde de l’énergie n’est pas un objectif en soi.

Il doit répondre à des besoins précis, évolutifs et cela à des prix acceptables.

L’évolution catastrophique des coûts de l’électricité en Allemagne, grâce aux EnR, montre tout ce qu’il ne faut pas faire. Pour mémoire un extrait du texte ci-dessus extrait d’un rapport de la Chambre fédérale des comptes : « La Cour fédérale des Comptes estime que la poursuite de la transition énergétique sous cette forme risque de dépasser la capacité financière des consommateurs finaux et par conséquent de compromettre la place économique allemande et l´acceptation sociétale de la transition énergétique ».

Est-ce vers cette situation que nos gouvernants veulent nous amener ? »

 

Les questions qui se posent à vous, Madame et Monsieur le Député : souscrivez-vous, vos électeurs souscrivent-ils à ces hypothèses ?

.  Accepterez-vous de présenter comme plausible une baisse de 40%de la consommation d’énergie d’ici 2050, alors que les plans des pays qui nous entourent envisagent, à contrario de fortes hausses ? Etes-vous à présenter un tel rationnement à vos électeurs qui sont aussi des utilisateurs privés ou industriels d’électricité ?

.  Accepterez-vous que des choix cruciaux soient faits alors que le rapport RTE et ses analyses directes  font état d’une liste impressionnante de ‘’sous-estime’’, ‘’anticipations erronées’’, ‘’défaut majeur’’, ‘’contrainte très forte’’, ‘’paradoxe’’, ‘’croissance magique’’, etc. ?

Saurez-vous justifier cette prospective bâtie sur autant de doutes ?

. Accepterez-vous de prendre le risque d’une augmentation drastique du prix de l’électricité, à l’identique des prix allemands ?

. Accepterez-vous les conclusions d’un rapport quoi s’intéresse uniquement à la production d’électricité et qui ignore totalement l’existence de consommateurs qui utilisent ladite électricité en fonction de besoins concrets ou d’industriels liés à leur marché ?

Où est l’analyse du niveau de prix supportable par ces industriels pour assurer leur survie?

Serez-vous responsable de la désindustrialisation de la France ?

 

En résumé, un ministre, une administration ne peuvent, en cette période préélectorale, engager la France dans des choix aussi décisifs. Il faut laisser la démocratie vivre à son rythme et accepter les périodes de remise en cause des orientations politiques et pour cela ne pas engager l’avenir inutilement.

 

IX – 1 - Quelles sont les alternatives à la situation actuelle ? L’orientation des budgets vers l’amélioration de l’habitat : dans ce paragraphe, vous y apprendrez, si vous ne le savez déjà…

 

Mais avant tout, la question que peut se poser tout citoyen : les budgets n’étant pas extensibles (sauf à créer de la dette pour nos enfants et petits-enfants), les dizaines de milliards alloués à l’éolien – dans le passé et le futur – manquent-ils à des secteurs économiques créateurs, prouvés et non hypothétiques, d’emplois ?

La réponse est OUI


D’où cette conclusion envisageable : l’éolien - par sa captation d’argent non productrice d’emplois  (12 000 en 10 ans) ni de valeur ajoutée en France - n’est-il pas un fort destructeurs d’emplois ? 

La réponse est OUI.

 

Ci-après des exemples concrets de solutions économiquement viables, positives pour le climat et profitables aux français, en particulier aux plus défavorisés

 

. Exemple établi à partir des données du site MaPrimRénov’ :  « Aujourd’hui, 7 millions de logements sont mal isolés et 14 % des Français ont froid dans leur logement. Face à ces chiffres, le Gouvernement a souhaité accélérer la rénovation énergétique des bâtiments. L’objectif est double : faire baisser la facture d’énergie et réduire les consommations d’énergie des bâtiments. ». Bravo.

. Sur la base des 2 milliards € budgétés annoncés pour 2022, en prenant le montant moyen des subventions attribuées en 2021 -soit 4 800 €  (base Anah) – le nombre de logements qui pourraient bénéficier de ces subventions en 2022 serait de 416 000 logements. Or, deux milliards €, c’est la charge annuelle pour l’État de l’éolien offshore (et cela pendant 20 ans). Cela pour produire 2% de la production française d’électricité (Cour des comptes).

Conclusion : ces 2 milliards utilisés dans le cadre de ‘MaPrimeRénov’ permettrait de rénover 416 000 logements de plus ! Soit plus de 8 millions de logements en 20 ans.

 

. Exemples fournis par l’Assemblée nationale :

-          « Selon une étude de l’Agence de la transition écologique (ADEME) réalisée en 2019, la rénovation thermique d’une maison individuelle nécessite quarante fois moins de quantité de matériaux qu’une construction neuve. Dans le cas d’un bâtiment de logement collectif, la rénovation est même quatre-vingt fois moins consommatrice qu’une construction neuve. »

-          « Elle réduirait aussi considérablement le poids de la facture énergétique dans le budget des ménages, des entreprises, des collectivités et des administrations. »

-          « Plus spécifiquement, le marché de la rénovation thermique proprement dit (isolation du bâti et remplacement des appareils de chauffage et d’eau chaude sanitaire) représentait 28,1 milliards d’euros et près de 206 000 emplois équivalents temps plein (ETP).

De plus, 14 % des Français ont déclaré avoir souffert du froid au cours de l’hiver pendant au moins 24 heures. Pour quatre ménages sur dix, c’est à cause d’une mauvaise isolation thermique de leur logement. Or les ménages les plus modestes, et donc les plus susceptibles d’être confrontés à la précarité énergétique, sont plus nombreux dans les logements les plus énergivores du parc résidentiel. Ainsi, 28 % des passoires thermiques du parc locatif privé sont occupées par les ménages du premier quintile de revenus, alors que ceux du troisième et du quatrième quintile occupent respectivement 20 % et 16 % de ce parc dégradé. »

-          L’Organisation mondiale de la santé : OMS précise qu’« un euro investit dans des travaux de rénovation énergétique conduit à 0,42 € d’économies en dépenses de santé publique »

 

Il est certain que la rénovation thermique est moins attirante que les grandes ailes des éoliennes sur un fond de montagne . Mais le succès de la prime MaPrimRénov montre que les Français attendent de vous, leurs élus, des mesures concrètes et de moins en moins du vent.

 

IX – 2 - Quelles sont les alternatives à la situation actuelle ?  Les énergies complémentaires : dans ce paragraphe, vous y apprendrez, si vous ne le savez déjà…

 

Rappelons les préalables à toute réflexion raisonnée sur le rôle de l’éolien et des autres énergies : (Gilles David dans une tribune au « Monde »)


« Le marché des éoliennes n’existe que grâce à des prix anormalement bas liés à une surcapacité provoquée par la priorité de vente de l’électricité éolienne. » 


. « Il faut favoriser l’autoconsommation et/ou la production d’hydrogène dans les régions à fort ensoleillement et à faible valeur agricole. »


. « Mais cela passera aussi par l’obligation faite à tout nouveau projet de production d’énergie renouvelable intermittente bénéficiant de tarifs de combiner ce projet avec des solutions de stockage. »


. A l’identique de l’expert ci-dessus le site antinucléaire, « Savoie antinucléaire » (il n’est pas nécessaire de préciser les objectifs de cette association) positionne le problème de manière identique : « un plan stockage est le complément indispensable au développement des sources d’énergie intermittentes. ».

 

Les solutions disponibles à l’heure actuelle ou en phase de premières installations :


. Intervention de l'Agence fédérale (allemande) de l'environnement 03/12/2021 :  « ’L'hydrogène, la clé du futur système énergétique »


. Hydrogène et éolienne : ce qu’il faut retenir, c’est que la France est très bien positionnée dans la course à venir. Des start-ups françaises se font une place enviable dans toute l’Europe. Des Régions françaises ont déjà pris leur place sur ce marché.

 

Les questions qui se posent, se poseront à vous, concernent la place que vous donnerez à ce nouveau marché qui bouscule les acquis précédents. Persévérez-vous dans la poursuite de l’éolien à tout prix ou reverrez-vous les contrats de ces parcs budgétivores en leur imposant, par exemple, la connexion, in situ, avec un moyen de stockage de l’énergie ?

Obligerez-vous les futurs parcs éoliens offshore à stocker leurs productions en mer ?

Les Allemands ont déjà fait leur choix – il faut dire qu’ils sont dans une situation idéologique de plus en plus difficilement défendable auprès de leurs électeurs.

Risquerez-vous d’être non crédible auprès de vos électeurs ? Ils sont de mieux en mieux informés.

Resterez-vous en retrait de leurs connaissances au risque d’être contredit ?

 

X – Début 2022 : des changements qui ne changent rien aux problèmes de fond du dossier :

 

Les premiers mois de 2022 ont vu :


. des ‘’politiques’’ faisant évoluer leurs préconisations pour le futur, d’autres annoncer le ‘’démontage ‘’ des éoliennes, d’autres l’accélération des implantations desdites éoliennes. Les formulations ont certaines fois été outrancières et donc irréalisables sauf à prendre des risques inconsidérés.


. la guerre en Ukraine, qui associée au redémarrage de l’économie mondiale, a accentué la pénurie et fait exploser les prix des énergies.

 

Ce document est bien incapable de tirer une leçon de ces bouleversements. Il demeure cependant pertinent quant aux questions structurelles développées dans les pages précédentes.

Le nouveau gouvernement et le nouveau Parlement auront à choisir entre conserver les vieilles habitudes – privilèges d’exploitants, blocage des actions citoyennes, décisions engageant le futur sans participation des Français, etc. – ou à permettre aux Français une connaissance réelle des dossiers et une participation aux décisions.

 

Madame, Monsieur le Député ce sera votre rôle de choisir cette orientation. C’est donc un impératif pour vous d’actualiser vos connaissances dans un domaine aussi stratégique que celui des énergies.

En espérant que vous aurez le courage de le faire.


Bien à vous.

 

PS : je fais suite à des demandes et vous confirme la possibilité d’utiliser et de diffuser ces documents

 

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