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samedi 21 octobre 2017

Seine-Maritime et Somme : Le Tréport et Dieppe : Eoliennes en mer : pour le parc naturel marin c’est un grand « NON »

Les pêcheurs en mer du Tréport mobilisés sur le parvis de Garopôle
https://actu.fr/economie/eoliennes-mer-parc-naturel-marin-cest-grand-non_13098841.html

Le parc naturel marin rassemblant les acteurs économiques, environnementaux et politiques locaux a dit NON au projet d'éoliennes en mer au large du Tréport et de Dieppe.

Aux alentours de 16h, ce vendredi 20 octobre, à Garopôle à Abbeville les instances du parc naturel marin (PNM) des estuaires picards et de la mer d’Opal ont dit clairement « non » par 34 voix, 20 favorables et deux bulletins blanc, quant à l’implantation d’une ferme éolienne offshore au large de Dieppe et du Tréport.

Ce projet sur les rails depuis plus de dix ans, serait le premier parc éolien en mer de France. Le premier mais pas le dernier au vu des objectifs de l’Etat quant au développement des énergies renouvelables.

Seulement, les débats n’ont jamais été un ruban de velours, et pour le coup environnementalistes, pêcheurs en mer, de très nombreux élus locaux partageaient le même point de vue : un localisation mal choisie et un dialogue de sourd avec le promoteur et les services de l’Etat.

Aussi, réticences, vives inquiétudes et oppositions nettes ont grossi et l’ont finalement emporté ce vendredi soir… Dominique Godefroy, président du PNM, a annoncé un résultat sans appel, mais qui ne devrait pas pour autant être synonyme d' »affaire classée », puisque désormais c’est à l’agence française pour la biodiversité (AFB) de s’exprimer.

Celle-ci donnera son avis le 27 novembre prochain. Et la modification du code de l’Environnement, il y a quelques mois, établit que désormais c’est la position de cette organisme public dépendant du ministère de la Transition Ecologique et Solidaire (Environnement) qui fait foi… et non plus celle des Parcs Naturels Marins comme par le passé.

"Si l’agence française pour la biodiversité venait a opter pour un avis contraire au nôtre, il est évident que je présenterai ma démission"


Et au sortir de ce vote ce vendredi, le président Godefroy, qui avait déjà prévenu de sa position quant au respect du choix du PNM, a été clair : « Si l’agence française pour la biodiversité venait à opter pour un avis contraire au nôtre, il est évident que je présenterai ma démission« . Et dans son sillage, c’est la majeure partie du directoire qui lui emboîterait le pas, à l’instar d’Emmanuel Maquet, député Les Républicains, de la troisième circonscription de la Somme (couvrant le littoral) : « je quitterai moi aussi mon siège au PNM si nous sommes désavoués! » , « nous ne sommes pas contre l’éolien en mer, et nous sommes conscients de la nécessité de développer les énergies renouvelables, en revanche ce projet manque depuis le départ totalement de concertation » .

"ce dossier est en l’état absolument pas recevable"


Sur le parvis de Garopôle ils sont une poignée à venir féliciter les opposants à ce projet, parmi lesquels notamment, Thierry Ruellet, chercheur au GEMEL (groupe d’étude des milieux estuariens et littoraux) : « ce dossier n'est en l’état absolument pas recevable. Les choses devaient être revues en profondeur, mais nous n’avons pas été entendus et nous n’avons reçu aucune garantie sur des points essentiels. Les énergies renouvelables ne peuvent pas être développées à n’importe quel prix... »,

"si d’aventure on nous poussait à la démission, car notre avis ne serait pas pris en compte par l’AFB, il est évident qu’il faudrait que les services de l’Etat et le ministère assument d’imposer le projet à l’encontre de l’ensemble de la population locale. Dès lors on passerait un cap! Et je ne peux pas imaginer que ce soit le cas quand même" .


Picardie Nature et les pêcheurs en mer sur la même ligne

Même son de cloche pour Picardie Nature, par la voix de son président Patrick Thiery, ou encore Olivier Becquet, président de la coopérative des pêcheurs du Tréport. Le premier s’étrangle encore « ce projet a de toute façon dès le départ été très mal localisé 
» et le second de rappeler que la Normandie représente la deuxième région nationale en terme de chiffre de pêche en mer, après la Bretagne, « et aujourd’hui on veut tuer cette économie avec l’implantation d’éoliennes en mer (…) il en va tout bonnement de zones de pêches ancestrales qui donnent aujourd’hui des ressources d’une grande richesse. En ce moment même, plus de cent bateaux y pêchent la coquille Saint-Jacques, et on veut terrasser les fonds? ».

Difficile de trouver une voix favorable au projet à la sortie du vote. Tout d’abord, parce qu’officiellement le vote se déroulait à bulletin secret, et d’autre part car personne ne faisait connaître sa déception sur le parvis de Garopôle. Même Benoît Lemaire, sous-préfet d’Abbeville, habituellement plutôt loquace et avenant, se faisait light sur la question : « je ne m’exprime sur le sujet 
», puis de filer le téléphone portable visser à l’oreille. Peut-être avec les services du ministère de Nicolas Hulot?

Toujours est-il que les services de l’Etat qui encourageaient à voter pour le projet quelques heures ou quelques jours avant le scrutin, ont finalement essuyé une défaite… Mais pas perdu la guerre.

La « revanche » lundi 27 novembre à l’agence française pour la biodiversité à Paris, ou alors le classement définitif du projet tel que présenté aujourd’hui…

Un bras de fer s’annonce pour le gouvernement… et « les gens du territoire ».






👉 Replay info 19h sur France 3 Picardie : 20/10/17 : (à 1 mn 09) http://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/emissions/jt-1920-picardie


Autres articles :

21/10/2017 : Somme : Projet éolien au large du Tréport : le Parc naturel marin rend un avis défavorable

http://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/somme/projet-eolien-au-large-du-treport-parc-naturel-marin-rend-avis-defavorable-1352223.html


Vendredi, l'entité chargée de veiller sur la préservation de la biodiversité a annoncé son désaccord avec le projet qui fait polémique depuis 2005. 
Le verdict est tombé à 34 voix contre, 20 pour et deux abstentions. Le Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale a rendu un avis défavorable au projet qui prévoit un parc éolien offshore de 62 mats à 15 kilomètres au large du Tréport.
Jugé néfaste pour l'environnement, pour le tourisme et pour l'emploi, selon ses opposants, il fait polémique depuis plus de 10 ans.
Vendredi, une trentaine de manifestants s'est réuni devant le siège du Parc naturel marin à Abbeville, en attendant le verdict. Une première bataille gagnée, mais il reste encore l'avis de l'instance supérieure.L'Agence française pour la biodiversité rendra ses recommandations le 27 novembre prochain. 

20/10/2017 : Le projet éolien en mer touché mais pas encore coulé
http://www.courrier-picard.fr/65220/article/2017-10-20/le-projet-eolien-en-mer-touche-mais-pas-encore-coule

Réunis à Abbeville ce vendredi, les élus du Parc naturel marin ont émis, à la majorité, un avis défavorable sur l’étude d’impact du projet de 62 mâts au large du Tréport. La balle est dans le camp maintenant de l’Agence française de la biodiversité qui s’exprimera le 27 novembre. ....



Archives


19/10/17 : Le Tréport : toujours opposés au parc éolien en mer
Le Tréport. Le Parc naturel marin des estuaires picard et de la côte d’Opale doit donner son avis sur l’implantation des éoliennes offshore.
Le vendredi 20 octobre, le Parc naturel marin des estuaires picards et de la côte d’Opale rendra son avis sur le projet de parc éolien Dieppe-Le Tréport.
Le maire, Laurent Jacques, premier vice-président de la communauté de communes des Villes sœurs vient de s’exprimer au nom de l’intercommunalité : « Je maintiendrai la position que je défends en tant que maire et m’exprimerai contre ce projet nuisible pour la pêche locale, pour la population côtière et qui ne serait bénéfique que pour les actionnaires du porteur de ce projet. J’ai appelé les autres représentants du Parc naturel à faire le même choix. Plusieurs maires de la côte ont déjà fait savoir qu’ils en feraient de même.
Un avis consultatif
Emmanuel Maquet, au titre du syndicat mixte de la Baie de Somme, agira dans le même sens et le Département de la Somme également ».
« J’ai appelé M. Alain Bazille, vice-président du Département de Seine-Maritime, à adopter une attitude similaire, poursuit l’élu. C’est lui qui a la charge des infrastructures portuaires dont fait partie le port départemental du Tréport. « Curieusement » et fort opportunément pour le pétitionnaire, la législation a récemment évolué. Jusqu’alors, l’avis du parc aurait été décisif. Un avis négatif du Parc naturel marin aurait stoppé le projet. Désormais, cet avis n’est plus que consultatif, mais il est loin d’être négligeable. Il nous faut peser dans la balance de tout notre poids », estime l’élu communiste, plus que jamais déterminé.
Côté mersois, selon le président de l’association Sans offshore à l’horizon, Gérard Bilon, le nouveau maire de Mers-les-Bains, Michel Delépine a sollicité « à juste titre » le plus grand nombre du conseil de gestion du parc pour redire « notre détermination à voir échouer le projet que nous combattons depuis plus de dix ans. Un vote de rejet ou avec réserves devrait le bloquer temporairement, ce serait une bonne chose. C’est une des dernières possibilités de le compromettre », réaffirme-t-il.
http://www.paris-normandie.fr/actualites/economie/environnement/le-treport--toujours-opposes-au-parc-eolien-en-mer-GI11199917#

19/10/17 : Éoliennes en mer: Nicolas Dumont, maire d’Abbeville, se dit défavorable au projet

Le maire d’Abbeville, Nicolas Dumont, annonce qu’il est défavorable au projet d’éoliennes en mer au large des côtes picarde et normande, sur lequel le conseil de gestion du Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale doit rendre un avis, ce vendredi. Nicolas Dumont ne prendra pas part au vote du conseil de gestion du Parc, mais il a tenu à faire savoir sa position en tant que président du syndicat Baie de Somme - 3 Vallées, porteur d’un autre projet, celui de la création d’un parc naturel régional Baie de Somme - Picardie maritime (terrestre, celui-ci). Un Parc naturel régional qui pourrait souffrir de la présence d’éoliennes en mer, visibles du littoral, indique en substance Nicolas Dumont. Si le parc éolien en mer voit le jour, une vingtaine des 62 éoliennes sera implantée dans la zone administrée par le Parc naturel marin, à une quinzaine de km des côtes. Plusieurs élus du littoral, des associations et les pêcheurs professionnels sont résolument opposés à ce projet mené par Engie, en premier lieu à cause de la zone choisie dans l’appel d’offres, car elle est très poissonneuse. Une manifestation est prévue vendredi en début d’après-midi à Abbeville, devant les locaux de Garopôle, où le vote aura lieu.

10/06/2017 : 200 personnes manifestent contre l’éolien au Tréport
Organisée par un collectif d’associations, la marche dénonçait la prolifération de ces machines.
En réunissant près de 200 manifestants, le collectif des associations normandes et picardes opposées à l’éolien, terrestre comme maritime, a déjà réussi un joli coup, samedi 10 juin. ... 
http://www.courrier-picard.fr/36411/article/2017-06-10/200-personnes-manifestent-contre-leolien-au-treport

10/06/2017 : Somme et Seine-Maritime : Les anti-éoliens manifestent au Tréport

Une marche rassemblant plusieurs associations a eu lieu ce samedi pour dénoncer à la fois les projets offshore et les projets dans les terres.
Cette après midi, une centaine de manifestants venus de toute la Picardie se sont retrouvés au Tréport afin de manifester contre le projet d'implantation d'un parc maritime en Baie de Somme et contre la prolifération d'éoliennes dans la campagne picarde. Brandissant leurs pancartes, ils ont marché jusqu'à Mers-les-Bains.
La Picardie est la première région de France en matière d'énergie éolienne. En moins de 15 ans, plus de 500 appareils ont été installés. Un rapide développement qui inquiète, entre autres, les pêcheurs sur la côte. Selon eux, le projet de parc en Baie de Somme pourrait avoir des conséquences dramatiques sur le littoral.
Les détracteurs de l'éolienne ne manquent pas d'arguments... Mais difficile de faire obstacle à la transition sur la loi énergétique, qui prévoit 40% d'énergie renouvelable d'ici 2030.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/anti-eoliens-manifestent-au-treport-1271145.html

12/08/2017 : L'espoir des opposants picards après la suspension du projet éolien offshore au Touquet
Le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot a suspendu le projet d'éoliennes offshores au Touquet. Cette décision donne espoir aux opposants de celui du Tréport. 
Quelques kilomètres seulement séparent les deux projets d'éoliennes offshores. Si celui du Touquet est suspensu, celui du Tréport est toujours d'actualité, mais la décision du ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot, réjouit les opposants du parc éolien picard.
Depuis plus de dix ans, ils se battent contre l'éolien offshore. Ce projet aurait, selon eux, un impact négatif sur la ville, ses habitants et son économie.
Les pêcheurs ne voient pas non plus l'installation de ces éoliennes d'un bon oeil. Ils craignent qu'elles ne perturbent la reproduction des poissons et l'écosystème marin, comme sur les côtes anglaises : "Aujourd’hui, on est d’autant plus remonté que quand on va se pencher sur un parc éolien qui est en Manche du côté du bord anglais, la qualité des fonds, c’est la même que chez nous. La hauteur d’eau, c’est pareil. Les espèces, c’était les mêmes. Maintenant, il n'y a plus rien", rapporte Olivier Becqué, gérant de la coopérative des pêcheurs.
Une enquête publique aura lieu de décembre à mars 2018 pour décider du destin des premières éoliennes maritimes picardes.
Le débat public autour de l'implantation d'un vaste parc éolien offshore se poursuit. Dans un climat de tension, le mercredi 3 juin, six associations d'opposants ont annoncé leur décision de boycotter ce débat.
Les 62 éoliennes en mer, au large du Tréport et de Mers-les-Bains doivent voir le jour en 2012, et le débat public lancé le 24 avril dernier est sous tension. En effet quelques opposants ne souhaitent plus y participer, ils dénoncent la répartition des temps de paroles accordés aux participants.
La fin du débat public est prévue fin juillet pour des conclusions qui doivent être rendues courant septembre.