Revue de presse et autres infos

jeudi 22 juin 2017

Aude : Destruction environnementale (XIV)

http://www.lindependant.fr/2017/06/21/passage-en-force-du-materiel-les-riverains-portent-plainte,3027123.php

Passage en force du matériel :les riverains portent plainte


Selon les militants anti-éoliens de Bouriège, hier vers 5 h du matin un manifestant qui veillait sur place, installé sur une propriété privée, aurait été entravé et son téléphone portable jeté dans les fourrés par les vigiles de garde. Les veilleurs anti-éoliens auraient été ainsi empêchés d’appeler du renfort pour immobiliser le convoi qui était bloqué depuis maintenant quatorze jours. Sans la chaîne...










http://www.ladepeche.fr/article/2017/06/22/2598519-les-anti-eoliens-deposent-plainte.html


Les anti-éoliens déposent plainte

Hier à 5 h 15 du matin, les camions bloqués sur le D52 entre Bouriège et Saint-Sernin sont passés en force, détruisant les barrières posées par les riverains pour délimiter leur propriété. Deux plaintes ont été déposées en gendarmerie.

Déjà extrêmement tendue, la situation sur la D52 entre Bouriège et Saint-Sernin ne risque pas de s'apaiser. Hier très tôt dans la matinée, les camions de la société Valeco* ont forcé le passage de la propriété privée sur laquelle sont installés les riverains toute la journée et une partie de la soirée , réveillant et agressant selon eux les deux personnes restées sur place pour la nuit. «Les vigiles se sont emparés de leurs téléphones portables qu'ils ont jetés dans les fourrés, pour les empêcher de nous appeler . Ils ont violemment agressé l'un d'eux. Le temps d' arriver sur place, moins de dix minutes après, ils avaient forcé le passage et détruit les barrières qui délimitent notre propriété», se lamente cette habitante.

Deux premiers socles d' éoliennes ont donc pu rejoindre le parc de Saint Pierre Le Clair. 4 autres doivent arriver sur le site, ainsi que les tubes et les pales… De quoi grandement inquiéter les habitants. «60 convois étaient prévus. Va-t-il y avoir 60 violations de propriété et agressions ? Nous avons appelé également la préfecture , pour leur dire que nous sommes inquiets, et que nous craignions pour notre sécurité . Nous n'avons eu aucune réponse. Mais au moins, le préfet ne pourra pas dire qu'il n'était pas au courant ». Et pour cause, La situation perdure depuis déjà 16 jours. Le Département de l'Aude, qui de fait gère cette route, a déjà fait savoir qu'il ne s'estime plus compétent , dès lors que la situation s'est envenimée et considère qu' elle relève à présent de l'ordre public, et donc de la préfecture.
Deux plaintes déposées

Tôt dans la matinée, les gendarmes se sont rendus sur place et ont constaté les dégradations. Ils ont également entendu le propriétaire et l'une des personnes agressées pour enregistrer leur plainte. Le parquet confirme que deux plaintes ont été déposées, l'une pour dégradation et l'autre pour violence.

*Contactée par téléphone, la société Valeco, basée à Montpellier , a indiqué que ses dirigeants ne souhaitaient pas s'exprimer sur cette affaire.



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Merci vraiment de bien vouloir faire un écho des derniers événements : ce matin vers 6 h 00, les vigiles de Enercon et Valeco ont entravé les qui veillaient sur place pour protéger les propriétés privées, se sont emparé de leurs téléphones portables qu'ils ont jetés dans le fourré. Le convoi éolien est passé, détruisant les barrières posées depuis 10 jours par les riverains en limite de propriété. Un constat a été établi par la gendarmerie et des plaintes ont été déposées. Rappel des résultats de l’enquête publique : dans son rapport du 13 octobre 2005,le commissaire enquêteur avait émis un avis défavorable, fait assez rare pour être souligné. Cet avis avait entre autres été motivé par l’évidente impossibilité d’accès au site d'implantation des éoliennes, en l’état actuel de la voirie que l’on peut constater sur le terrain. Les autorités qui accumulent des mesures prises à la hâte et qui s'avèrent toutes infondées en droit.` ◦ première tentative de passage en force par la société Valeco en janvier 2017, condamnée par la justice civile en mars 2017. ◦ tentative actuelle accompagnée par le président du conseil départemental de l’Aude, qui a tenté de procéder à un alignement illégal de la portion de voirie départementale au niveau du pont du Rec. Rappel de la loi : les dépendances d'une voie publique doivent être délimitées lorsque les riverains font état d'actes ou de documents de nature à établir leur droit de propriété sur les parcelles dont il s'agit. Seul un plan d'alignement, réalisé après enquête publique, peut modifier les limites des voies publiques, qu'il s'agisse de les rétrécir ou de les élargir.
Or, la transition énergétique ne pourra réussir qu'avec les citoyens, dans le respect de la démocratie, de l'économie générale et de l'environnement.
Rappel du tél pour un contact sur place : Agnès Roy 06 08 66 53 97




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BOURIEGE (AUDE) ENERCON/VALECO FONT PASSER EN FORCE LE CONVOI EOLIEN 
Ce matin vers 6h00, les vigiles de Enercon et Valeco ont entravé les personnes qui veillaient sur place pour protéger les propriétés privées, se sont emparé de leurs téléphones portables qu'ils ont jetés dans le fourré. Le convoi éolien est passé, détruisant les barrières posées depuis 10 jours par les riverains en limite de propriété. Un constat a été établi par la gendarmerie et des plaintes ont été déposées.
Lundi 19 juin, deux représentants associatifs du collectif Toutes Nos Energies/Occitanie Environnement, extérieurs au département de l'Aude et à l'affaire en cours, s'étaient rendus sur place pour comprendre la situation. Voici ce qu'ils ont pu constater sur le terrain :
● La situation de blocage actuelle dure depuis le 6 juin 2017, prenant sa source dans l’ultime permis de construire modificatif accordé le 14 décembre 2016 à Valeco, dernier en date d’une série de 4 promoteurs successifs s’étant cédés ce projet, depuis 2004. Valeco a immédiatement démarré les travaux de génie civil, en dépit des mises en garde écrites des « Amis de Saint Sernin » quant à l’impossibilité des voies d’accès.
La phase de montage se heurte à la volonté des riverains de ne pas se voir déposséder de leurs droits de propriété sur les accotements, privés, de la RD 52 menant au chantier.
 Existe-t-il une possibilité d’accès des matériels lourds (mâts, rotors, nacelles, pales) ?
▫ rappel des résultats de l’enquête publique : dans son rapport du 13 octobre 2005, le commissaire enquêteur avait émis un avis défavorable, fait assez rare pour être souligné. Cet avis avait entre autres été motivé par l’évidente impossibilité d’accès au site d'implantation des éoliennes, en l’état actuel de la voirie que l’on peut constater sur le terrain.
 recours par voie de référé suspension devant la cour administrative d'appel de Marseille, en décembre 2016 : Valeco affirme qu'il n'existe pas de problème d'accès. Prenant acte d’une possible inexactitude dans les propos tenus par cet industriel, le juge administratif a rejeté la requête des riverains.
La question n'est toujours pas tranchée au regard du droit, puisque l'affaire a été déférée en appel au Conseil d'Etat : la soi-disant « inexactitude dans les propos » pourrait in fine être qualifiée d’information manifestement inexacte, autrement dit de fraude.
 Des autorités qui accumulent des mesures prises à la hâte et qui s'avèrent toutes infondées en droit.
 première tentative de passage en force par la société Valeco en janvier 2017, condamnée par la justice civile en mars 2017.
 tentative actuelle accompagnée par le président du Conseil départemental de l’Aude, qui a tenté de procéder à un alignement illégal de la portion de voirie départementale au niveau du pont du Rec.
Rappel : les dépendances d'une voie publique doivent être délimitées lorsque les riverains font état d'actes ou de documents de nature à établir leur droit de propriété sur les parcelles dont il s'agit. Seul un plan d'alignement, réalisé après enquête publique, peut modifier les limites des voies publiques, qu'il s'agisse de les rétrécir ou de les élargir.
 l'arrêté précité interdisant la circulation sur la départementale 52 – route qui donne accès au site du projet éolien – est fondé sur le motif que des véhicules privés occupent la voie publique.
Or, depuis plusieurs jours, les seuls véhicules stationnés sur la chaussée à la hauteur du pont du Rec sont les deux véhicules lourds des entreprises et ceux des services de sécurité privée.


Questions :

⎼ pourquoi le Conseil départemental et pourquoi la gendarmerie qui passe régulièrement sur les lieux n'ont-ils pas demandé à ces sociétés de dégager la voie publique afin de rétablir une circulation normale pour les habitants du voisinage ?
 pourquoi laisser croire que ce sont les riverains qui font obstacle à la libre circulation sur cette voie publique alors qu'ils se contentent d'être présents en bordure de chaussée sur des terrains privés en demandant le respect de leur propriété privée, à nouveau délimitée après passage d’un géomètre-expert ? Chercherait-on à créer un climat conflictuel entre les habitants qu'on ne s'y prendrait pas autrement.
 Depuis plusieurs jours, deux chauffeurs portugais sont dans l'impossibilité de quitter les lieux. C'est leur employeur, sous-traitant de l'entreprise Enercon, qui refuse de les laisser quitter les lieux et maintient de leur fait ces deux travailleurs en situation d'otages. Chercherait-on à pourrir le climat social qu'on ne s'y prendrait pas autrement.
 La représentante de l’État dans l'arrondissement n’a pas à ce jour exercé l'une de ses missions prioritaires qui est de veiller au respect de la légalité et de l’État de droit :
 en prenant en considération ce qui vicie ce projet depuis son origine, à savoir l'occultation constante du fait que les convois d'éoliennes ne peuvent atteindre leur site d'implantation sans empiéter sur le domaine privé,
 en invitant le conseil départemental à rétablir la libre circulation des habitants sur la RD52 ;
En réalité, sur le terrain la circulation demeure règlementairement possible, faute de complétude du panneau semblant interdire la circulation situé en sortie de Bouriège. Tout VL peut passer, dès lors que Valeco retire ses matériels de barrage.
 en recherchant la sortie de cette situation de blocage dans un souci de paix civile, notamment en enjoignant aux entreprises de ne pas retenir sur place des travailleurs contre leur gré dans un inconfort total, en écoutant les parties en conflit, sans prendre partie en faveur exclusive de l'entreprise, au détriment des droits des riverains concernés par un empiétement pour le moins irrégulier.
Le Collectif Toutes Nos Énergies/Occitanie Environnement dénonce solennellement les agissements violents des entreprises industrielles éoliennes. Nous ne nous satisferons jamais de la prétendue légalité derrière laquelle ils s'abritent, abusant d'une législation et d'une réglementation qu'ils ont façonnées à leur convenance par un lobbying éhonté. Nous tenons à réaffirmer que la transition énergétique ne pourra réussir qu'avec les citoyens, dans le respect de la démocratie, de l'économie générale et de l'environnement.
 Le collectif régional TOUTES NOS ENERGIES/ OCCITANIE ENVIRONNEMENT réunit 140 associations oeuvrant pour la protection de l’environnement, du patrimoine et de la qualité de vie des habitants et, à ce titre, opposées à l’invasion de l’industrie éolienne dans les milieux naturels et les espaces ruraux de la région Occitanie.

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VIDEO : 

https://www.youtube.com/watch?v=zjRgHvX2iSU&feature=share

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DERNIERES NOUVELLES RECUES :


Il est 11 h ,le camion d'AVEROUS, société sous traitante de Valeco vient de passer en faisant le forcing , au péril de nos vies .Le propriétaire de la parcelle -ou il y a eu violation de propriété -était coincé entre le camion et le pilier de la clôture légale .Les gendarmes ne sont pas intervenus quand il n'y avait pas la place d'une main entre le ventre et le camion du propriétaire .De plus les gendarmes sont montés sur le plateau du camion pour faire sortir les personnes qui étaient sur la parcelle privée. Nous sommes scandalisés que les forces de l'ordre prennent partie pour une compagnie privée plutôt que pour des citoyens qui demandent le respect de leurs droits.Leur argument est celui de la sécurité .Ils auraient tout aussi bien pu faire reculer le camion qui était sur 1 propriété privée. Ce n'est pas le choix qu'ils ont fait .Vous avez sur facebook Armelle Borel l'intégrité de ce que nous venons de vivre.
J'ai mal "à ma république ".Nous avons besoin de soutien...6o camions sont à venir....Agnès Roy

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