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vendredi 18 novembre 2016

L'éolien industriel une fausse bonne idée




17 juin 2015


Le motif qui a présidé au développement des énergies renouvelables, et en particulier de l'éolien, est la volonté des pouvoirs publics de réduire la production de gaz à effet de serre et notre dépendance à l'égard des ressources fossiles. Si l'objectif ne souffre pas de discussion, on peut, cependant s'interroger sur les motifs qui ont amené nos dirigeants à focaliser sur la production électrique qui ne représente qu'à peine 5 % de la production totale de GES. (Gaz à effet de serre)
Pourquoi avoir fait l'impasse sur les 95 % restants issus des transports, de l'agriculture ?
Un lobbying intense, et parfaitement orchestré par les promoteurs en direction des médias, a convaincu le grand public et la classe politique, par le biais d'un discours simpliste, que les énergies, dites renouvelables, allaient se substituer aux fossiles et réduire notre empreinte carbone et quelques milliers de moulins à vent allaient sauver la planète !

Selon ses laudateurs, l'éolien, est paré de toutes les qualités :
C'est :
- Une énergie gratuite et inépuisable.
- Elle est propre puisqu'elle est produite par le vent.
- L'éolien ne produit pas de gaz à effet de serre.
- C'est le moyen d'économiser du pétrole, du gaz, du charbon et même de l'uranium.
- C'est la garantie d'une indépendance énergétique.
- Ce sont des dizaines de milliers d'emplois.
- L'éolien pourrait même remplacer le nucléaire.
- Ce sont des ressources énormes pour nos communes !
- Et une garantie contre l'augmentation du prix de l'électricité !
- Et, cerise sur le gâteau, les éoliennes vont structurer nos paysages et même attirer des touristes !

Repris et amplifié, sans véritable réflexion sur la réalité d'un « écolo-business » qui n'a pourtant strictement rien à voir avec la défense de la planète, ce discours a fait école. C'est désormais un principe établi, « L'éolien, c'est écologique et donc, c'est bon pour la planète ».
Les relations plus que douteuses qu'entretiennent des holdings financiers avec différentes partis ou responsables politiques et des organisations spécialisées dans le blanchiment d'argent et la défiscalisation génèrent pourtant une corruption considérable régulièrement dénoncée par le service central de prévention de la corruption. Des revenus qualifiés d'indécents sont constatés par différentes instances dont la Cour des Comptes. Une excellente émission réalisée par Marianne KERFRIDEN dans la région et consacrée aux dérives de cette industrie a d'ailleurs été présentée sur France 3 le 6 mai 2015.

Des techniciens, spécialisés dans le domaine de l'énergie, ont pourtant tenté d'expliquer l'absurdité des choix retenus. Malheureusement, il leur est difficile de se faire entendre tant les questions en lien avec l'énergie sont complexes. Le conditionnement assuré par la majorité des médias et le besoin qu'éprouve le grand public de se donner une bonne conscience écologique ont amené nos décideurs à faire abstraction des considérations de simple bon sens.
Au pays de Descartes, l'écologie, érigée en dogme, est devenue
un alibi pour justifier l'injustifiable. Les choix techniques et économiques les plus incohérents, les plus absurdes et les montages financiers les plus opaques sont approuvés au détriment des populations, de la faune, du patrimoine, de l'économie et surtout de l'écologie, ce qui n'est pas le moindre des paradoxes...
L'industrie éolienne a proliféré sur le terreau de la naïveté et de l'ignorance. Comme les métastases sur un corps malade, les aérogénérateurs, se répandent dans nos campagnes et y apportent la souffrance, la misère, la destruction du tissu social et la corruption.
Aujourd'hui, cette industrie procède, en toute impunité, à une forme de racket institutionnalisé au travers d'un impôt créé sur mesure (la CSPE) pour satisfaire le prodigieux appétit des spéculateurs qui mettent en coupe réglée nos territoires. Avec la bénédiction de nos édiles, des millions d'euros sont ponctionnés chaque année dans la poche des Français sans le moindre bénéfice écologique, économique ou social.
Seuls, quelques hommes politiques, comme le sénateur Jean GERMAIN, ont osé dénoncer cette mystification. Voir l'éditorial en date du 29 janvier 2015.

http://www.contrepoints.org/2015/02/16/197154-eoliennes-le-point-de-vue-du-senateur-ps-jean-germain

Sur les arguments en faveur de l'éolien :

Le vent serait une énergie gratuite et infinie:


Affirmer que le vent est une énergie gratuite est une duperie. L'eau est gratuite, le charbon, le pétrole, le gaz et l'uranium sont aussi gratuits. C'est l'exploitation des gisements ou des ressources qui en fixe le coût. Bien évidemment, l'éolien n'échappe pas à cette règle et, comme on le verra plus loin, le prix de revient de cette énergie est loin d'être négligeable!

Si le vent est effectivement une ressource inépuisable, c'est aussi un élément très capricieux dont l'intensité varie de façon considérable dans des espaces de temps extrêmement courts. C'est la raison pour laquelle, d'un point de vue sémantique, l'éolien devrait être qualifié d'énergie intermittente et non renouvelable. L'éolien et le solaire sont des énergies à faible concentration. De ce fait, elles requièrent de très grandes surfaces pour produire relativement peu et leur production est erratique.

L'éolien ne produirait pas de gaz à effet de serre.
Ce serait le moyen d'économiser du pétrole, du gaz, du charbon et même de l'uranium.
Ce serait une garantie d'indépendance énergétique.

Pour mesurer la réalité de ces affirmations, il est essentiel de comprendre le fonctionnement du réseau électrique afin d'évaluer les incidences des ENR sur la production. Il importe de quantifier et de comprendre comment s'organise le système de production en France :

Petit rappel sur le qui produit quoi…Sources : RTE – Bilan énergétique 2013 - page 15

Comme on peut le voir, en 2013, le nucléaire et l'hydraulique ont fourni respectivement 73,3 % et 13,8 % de notre électricité, sans aucune production de CO2.
Notre électricité était donc totalement décarbonnée à plus de 87 % en 2013 et à 89,6 % en 2014.
Dès lors, et à supposer que le but recherché soit la réduction de la production de GES, l'éolien ne pourrait contribuer à réduire la production de CO2 que sur la part de 13 % restants.
Or, dans ces 13 % , 8,1 % correspondent à une variable d'ajustement correspondant à la production de pointe – (voir plus loin) qu'il est pratiquement impossible de diminuer et sur laquelle, l'éolien ne peut interférer que fort modestement en raison de son intermittence.

Si l'éolien devait se substituer au nucléaire, même pour partie, le bénéfice en termes de réduction de GES sera évidemment nul. On verra plus loin quelles contraintes cela imposerait et pour quelles raisons, cette option relève de l'utopie.

Aspects techniques :

Un réseau électrique doit répondre à un certain nombre de contraintes liées au fait que cette énergie ne se stocke pas. D'autre part, la production doit s'adapter en permanence à la demande, laquelle peut varier de façon importante en fonction de différents éléments plus ou moins prévisibles comme l'heure de sortie des bureaux ou les conditions climatiques.

En France, le système de production a donc été conçu pour répondre à ces exigences. Il repose sur 2 piliers.
1 :La production de base qui est assurée par les centrales nucléaires de grande puissance mais à forte inertie.
2 : La production dite de pointe qui assure l'ajustement en instantané. Sa particularité : Elle doit être disponible en permanence et très réactive. Elle repose exclusivement sur l'hydraulique et les centrales thermiques qui, seules, disposent de la souplesse nécessaire pour s'adapter immédiatement à la demande.
Les énergies intermittentes ou fatales telles que l'éolien ou le solaire, dès lors qu'il n'existe pas de dispositif permettant le stockage de l'énergie, ne trouvent leur place dans aucune des deux productions. Leur forte variabilité et leur disponibilité, tout à fait aléatoire, font qu'elles ne peuvent être intégrées ni en BASE, ni en POINTE.

Les énergies intermittentes n'interviendront donc dans les réseaux qu'en supplément et, de façon anecdotique, en substitution.

Cette notion est fondamentale. Tant qu'il n'existera pas de moyen de stocker l'électricité, les énergies intermittentes ne présenteront qu'un intérêt très limité.

Une éolienne ne produit de l’énergie que lorsque le vent souffle suffisamment fort… mais pas trop ! Lors d’une période anticyclonique, qui peut durer plusieurs jours, en particulier en période de grand froid, la production éolienne peut être égale ou proche de zéro. Le reste du temps, elle varie dans des proportions tout à fait considérables qui rendent extrêmement difficile la gestion des réseaux et, de ce fait, hypothèquent leur sécurité. Son rendement moyen, ou facteur de charge en 2013, au niveau national, s'établissait à 23 %.

En ce qui concerne le stockage de l'électricité :
Le courant alternatif ne se stocke pas. Pour le courant continu, le stockage ne peut se faire qu'en très faibles quantités et le transport présente, à ce qu'il semble, de grandes difficultés (voir les parcs offshore de la Baltique). L'annonce, ces jours-ci, par Tesla de la commercialisation d'une batterie dite révolutionnaire au prix de 3000 $ illustre cette évidence. D'un poids de 100 kg elle stocke 10 kwh soit l'équivalent en énergie d'à peine plus d'un litre d'essence. (1 L/essence = 9,63 Kwh) !
A supposer que l'on veuille stocker l'énergie grâce à ces batteries, quelles seraient nos limites ?
Les réserves mondiales de lithium, élément nécessaire à la fabrication des batteries, sont estimées à 25 millions de tonnes.
Le stockage d'une seule journée de production Française correspondrait à : 550,9 Twh/365 soit 1,509 Twh. (un térawatt/heure correspond à 1 000 000 de mégawatts/heure ou 1 000 000 000 de kwh). La batterie commercialisée par Tesla pèse 100 Kg et permet le stockage de 10 Kwh. Ce sont donc 15 093 000 tonnes de batteries qui seraient nécessaires pour stocker la production française d'une seule journée et cela n'inclut évidemment pas les véhicules électriques !
NB: (550,9 Twh correspondent à la production annuelle d’électricité en France)

Une évidence s'impose, le stockage n'est qu'une vaste farce qui n'a aucun avenir en l'état actuel des technologies.
Les solutions qui consistent à transformer l'énergie produite par les éoliennes en hydrogène sont tout aussi peu intéressantes puisqu'elles supposent forcément une déperdition lors de la transformation qui représente 30 % minimum, (exemple électrolyse -électricité/hydrogène.50 à 70%).

Pour contrer ces arguments, les tenants de l'énergie éolienne affirment que le foisonnement et la décorrélation des vents peuvent remédier à l'intermittence.
C'est totalement faux.
En voici la preuve :

Données RTE (Réseau transport électrique France)


Extrait du rapport de la Cour des Comptes 07/2013




Comme on le voit, à 12 heures, le 2 octobre 2014, l'ensemble du parc éolien Français, près de 9000 Mw raccordés produisait à peine 250 Mwh. Cette configuration n'est pas exceptionnelle.


A supposer que la décorrélation des vents soit une réalité, il faudrait transporter des quantités considérables d'électricité du nord au sud de la France ou l'inverse. Cela impliquerait une déperdition importante d'énergie et surtout une multiplication des lignes HT.

Les incidences liées à la variabilité de la production :

La production des éoliennes varie dans des proportions considérables en fonction de la force du vent.
La quantité d'énergie produite varie comme le cube de la vitesse du vent :
Si la vitesse du vent est multipliée par 2, la puissance délivrée par l’aérogénérateur est multipliée par 8.
En l’espace de quelques minutes, la production d’un parc peut donc être multipliée par 8 ou … s’effondrer.



Sources: Site assemblée nationale. http://www.google.fr/imgres?imgurl=http%3A%2F%2Fwww.assemblee-nationale.fr%2Frap-oecst%2Fenergies%2Fr3415-11-2.gif&imgrefurl=http%3A%2F%2Fwww.assemblee-nationale.fr%2Frap-oecst%2Fenergies%2Fr3415-11.asp&h=261&w=524&tbnid=ahU-snL7glWlCM3A&zoom=1&docid=Sd8pgiUw45Cn_M&itg=1&ei=7plgVNnZJZPxapHCgugL&tbm=isch&client=ubuntu&iact=rc&uact=3&dur=1571&page=4&start=96&ndsp=32&ved=0CFcQrQMwGzhk

Les risques de déstabilisation des réseaux liés à la gestion de ces bouffées d’énergie deviennent de plus en plus difficiles à gérer à mesure que la puissance éolienne raccordée s’accroît et RTE alerte régulièrement les pouvoirs publics sur cette situation et les risques qu'elle engendre.

Il y a donc un risque majeur pour la sécurité des réseaux à l'échelle européenne. Un black-out aurait des conséquences absolument désastreuses qu'il est impossible d'évaluer. La remise en état pourrait prendre plusieurs jours, voire une ou deux semaines. On imagine les conséquences sur l'économie, le système bancaire, l'alimentation, la santé...
La problématique liée à la variabilité de la production issue des ENR est telle que la Pologne installe des transformateurs déphaseurs pour éviter la mise en danger de ses réseaux par les exportations « sauvages » issues des centrales solaires et des parcs éoliens Allemands.

La variabilité de leur production fait que toutes les formes d'énergies intermittentes et aléatoires doivent être adossées à un backup correspondant à la puissance installée. Seules les centrales thermiques et l'hydraulique disposent de cette faculté et de la réactivité nécessaire.

Le seul moyen de remédier à l'intermittence, consiste en un recours important aux énergies fossiles. Le rendement moyen de l'éolien étant de 23 % au niveau national, il est évident que les 77 % de « non-production » doivent être compensés.
Pour des raisons physiques, on ne peut pas fair varier la production des centrales nucléaires.
Pour ce qui est de l'hydraulique, son rôle est surtout d'assurer la couverture en période de pointe.
Seul, le thermique est en mesure d'assurer l'ajustement. Dès lors, on comprend que plus d'intermittent, c'est davantage de thermique. Les conséquence sont évidemment un recours plus important aux énergies fossiles et cela induit donc une augmentation de la production de CO². L'exemple de l'Allemagne, dont la transition énergétique vire à la catastrophe illustre bien cette problématique.

Toutefois, un autre élément sans doute plus grave encore perturbe l'ensemble du système. Comme on le verra plus loin, l'obligation d'achat et les conditions tarifaires accordées aux renouvelables entraînent des distorsions tarifaires sur le marché SPOT (marché journalier de l'électricité) qui faussent les règles de la libre concurrence et entraînent la mise à l'arrêt de centrales conventionnelles qui ne sont plus rentables bien qu'étant très performantes d'un point de vue « production de CO2 ».
Il y a donc un effet de ciseaux lié au fait que, pour pallier à l'intermittence des ENR, il faut davantage de thermique alors que celui-ci n'est plus rentable économiquement en raison des distorsions tarifaires causées par les ENR !!!.

Le risque d'effondrement du réseau européen s'en trouve donc amplifié et cela constitue un risque majeur pour notre économie et notre sécurité.

L'éolien c'est aussi la multiplication des lignes H.T

La multiplication des lignes H.T, comme il est précisé plus haut doit être envisagée non pas en fonction de l'énergie à produire mais de la puissance installée. (voir explication plus loin).
Le coût réel de l'éolien doit donc s'apprécier en tenant compte du prix des machines, du backup et des réseaux HT à mettre en place et de nombreuses autres externalités.(compteurs intelligents,etc ..)

Pour la seule région Picardie, il est prévu de dépenser 6 800 000 € pour permettre le transport de l'électricité produite par les moulins à vent.
Extrait document RTE

Ces futurs réseaux doivent être calibrés en fonction, non pas de la production moyenne des éoliennes, mais de leur puissance maxi et cela aura de multiples conséquences.
Exemple :
On veut remplacer une centrale conventionnelle ou nucléaire d'une puissance nominale de 1500 Mw avec un facteur de charge stable qui s'établit à 90 %. Les lignes qui permettent d'évacuer l'énergie de cette centrale étaient calibrées pour une production maxi de 1500 Mwh par heure.
Si l'on souhaite remplacer cette centrale par un parc éolien qui produira la même quantité d'énergie, et sous réserve que l'on dispose de la faculté de stocker cette énergie, on devra disposer de : 2935 éoliennes de 2 Mw. (1350 mégawatts/heures/(2Mégawatts*23/100)
Par contre, celles-ci, lorsque le vent soufflera de façon régulière au-delà de 50 km/h produiront 100 % de leur puissance nominale soit 5870 Mégawatts/heure.
Il faudra donc, au choix, multiplier par 4 la capacité de transport des réseaux ou … délester.

On va donc engloutir des sommes colossales pour des systèmes de production et de transport qui ne seront efficients qu'à 23 % de leur potentiel. Économiquement parlant, un tel système ne peut pas tenir la route !

Sur la production des éoliennes :

Les grands éoliennes ont une puissance, dite nominale, moyenne de 2 à 2,5 mégawatts (MW).
Le rendement ou facteur de charge de ces machines est, en moyenne annuelle, de 23% (données RTE). En Picardie, le rendement moyen en 2013, était légèrement inférieur à la moyenne nationale et s'établissait à 22 %.
Cela veut dire qu’une éolienne a un rendement correspondant à 23% de sa puissance nominale.
Ainsi, une éolienne de 2Mw produit, en moyenne, 0,46 Mwh par heure.
Cette moyenne varie fortement en fonction des saisons. En septembre 2014, le facteur de charge mensuel a été de 12 %!!! (données RTE)

Cette production, intermittente et tout à fait aléatoire est dépendante des caprices du vent mais surtout, elle est fort modeste si on la compare aux besoins d'un pays industrialisé comme le notre.

Voici, par exemple, le détail de ma consommation personnelle sur la période 02/2014 à 02/2015. Elle concerne un ménage de 2 personnes vivant dans un pavillon récent, bien isolé avec un chauffage géothermique à réseau enterré.
On constate qu'en un an, j'ai consommé 7,598 Mwh d'électricité.



Une éolienne de 2 Mw produit à l'année : 2Mw x 24 heures x 365 jours x 23%= 4029 Mwh.
En théorie, elle permet donc de subvenir aux besoins de 530 ménages de 2 personnes – On est très loin des chiffres complètement fantaisistes annoncés par les promoteurs dans les dossiers d'enquête. Ajoutons que ces chiffres n’intègrent pas l'électricité consommée dans nos bureaux, dans nos transports, ni dans nos usines qui produisent les biens qui nous sont indispensables !!!

Pour donner un autre élément de comparaison : Pour produire les 403,7 Twh d'électricité issus des seules centrales nucléaires en 2013, et sous réserve de disposer des moyens de stockage, il faudrait rien moins que 100 198 éoliennes de 2 Mw et 136 684 pour les 550 Twh de production totale !
En ce qui concerne le rendement de ces machines, souvent contesté par les promoteurs, il est facile de vérifier la réalité des chiffres.
Données RTE -voir tableau ci-dessus-: Au 31/12/ 2013, 8143 Mw d'éolien étaient installés en France. Si le rendement de ces machines avait été de 100 %, la production se serait établie ainsi qu'il suit :
8143 Mw * 24 heures * 365 jours = 71 332 000 MwH soit 71,332 Twh.
Dans la réalité, et compte tenu d'un facteur de charge qui s'établissait précisément à 22,4 % la production 2013 n'a été de 15,9 Twh.

Le coût de l'éolien :
La seule importation des éoliennes nous avait coûté plus de 12 milliards d'Euros au 31/12/2013. (1 500 000 €/le Mw installé (données promoteur) * 8000).
12 milliard d'euros ont donc été dépensés en pure perte pour produire 16 Twh (petits) d'électricité dont nous n'avions pas besoin puisque la France exporte environ 15 % de sa production soit 80 Twh.
Pour info, un seul réacteur de la centrale de Chooz produit 10 Twh/an et cela de façon non aléatoire.

Ce qui est inadmissible et scandaleux :
Les 2,9 % d'énergie intermittente produits par l'éolien en 2013 ont été achetés 82€ le Mwh par EDF dans le cadre de l'obligation d'achat instituée par Mrs JOSPIN & COCHET. Cela représente une dépense de 1,303 Milliards d'Euros qui sont partis dans les poches des promoteurs, pour la plupart des consortiums financiers étrangers… Calcul : (82 €* 15 900 000 Mwh)
Dans le même temps la France exportait à un prix moyen (marché Spot) de 42 € Euros…
Les Français financent donc l'électricité éolienne qui est vendue à l'étranger
http://prix-elec.com/guide/exportation-electricite-francaise

Quand la volonté de faire tout écolo devient risible :
Nos dirigeants, dans un grand élan écologique, ont décidé voici quelques mois de subventionner le développement de la voiture électrique.
La ZOE de chez Renault est équipée d’un moteur de 75 KW.
Si l’on remplaçait la totalité du parc automobile Français (38 138 000 véhicules) par ce type de véhicule en l’utilisant seulement 1 heure par jour, il faudrait 259 089 éoliennes en plus des 138 000 nécessaires pour satisfaire à nos besoins actuels!!!

Méthode utilisée 75 Kw*1 heure* 38 138 000 = 2860350 Mwh
Production journalière d'une éolienne de 2 Mw : 2*24*23 % =11,04 Mwh : 2860350/11,04 = 259 089 !
Il faudrait aussi prévoir un réseau électrique en mesure de transporter 520 000 Mwh/h !!

Concernant la réduction des gaz à effet de serre :
Rappel : 87,1 % de la production d'électricité en France est totalement décarbonnée.*

GES - La preuve de l'absurdité des chiffres officiels…

En 2013, l'éolien a participé à hauteur de 2,9 % du mix énergétique total.
Comme cela est expliqué précédemment, sa production intervient en base et en pointe. De ce fait, il ne se substitue pas uniquement au thermique en période de pointe mais à l'ensemble des composantes du mix. On doit donc considérer, qu'au mieux, il se substitue à hauteur de 2,9 % des 73,3 % du nucléaire, à 2,9 % de 13,8 % de l'hydraulique et à 2,9 % des 8,1 % du thermique. Sa part dans la réduction de CO2 est donc insignifiante.

En 2013, les 8143 Mw éoliens installés en France auraient donc, en théorie, permis de réduire la production de CO² de 29,1 Millions x 2,9% = 843 900 Tonnes. Toutefois, ce chiffre est erroné car il suppose que les ENR étaient disponibles 100 % du temps en période de pointe. Or, comme on l'a vu précédemment, leur disponibilité est de l'ordre du 1/4 du temps. Ce sont donc, au mieux 843 900 T/4 qui auraient été économisées soit 211 975 T de CO2, soit, par MW éolien installé, 25,91 Tonnes de CO².
Sachant qu'un Mw installé représente un investissement de 1 500 000 €, pour économiser une tonne de CO² par an, ça coûte donc : 
1 500 000 €/25,91 soit 57 895 € !!!!
Si on reprend les éléments du tableau de RTE, ci-contre, on constate que la production totale d'électricité en 2013 était de 550,9 Twh
Production totale de co² en 2013 : 29,1 millions de tonnes – soit par Kwh : 52,82 grammes
Les chiffres concernant les économies de GES réalisées par le biais des renouvelable sont donc tout à fait fantaisistes.

Voici un autre exemple relevé sur le site du syndicat des énergies renouvelables des contrevérités colportées par le lobby éolien:
Affirmer que l'éolien (4 % de la production en 2014) a évité 8 millions de tonnes de co2 par an, soit le quart de notre production de GES, (le total de co2 issu de la production électrique est de 29,1 millions de tonnes) est totalement ridicule.Comme on vient de le voir supra, l'économie maximum réalisée est, au mieux, de l'ordre du dixième de ce chiffre.
Si ces chiffres étaient fondés, la consommation d'énergie fossile aurait du se trouver réduite de 27 % hors tous les tableaux démontrent que ce n'est évidemment pas le cas.
De même, annoncer que l'éolien subvient à la consommation de 6 millions de foyers, soit environ le 1/3 de la population de notre pays, relève de l'intoxication pure et simple.
Quant au bénéfice pour la balance énergétique, on a vu précédemment que cette électricité achetée 82 € le Mwh aux promoteurs était exportée à vil prix aux frais des français.(42 € le Mwh)


Les effets pervers de l'éolien sur les coûts de l’électricité

Constat :
EDF a l’obligation d’acheter l’électricité éolienne « on shore » 82 € le MWh. (160 € estimés pour l’Offshore)
L’injection de la production des ENR est prioritaire sur le réseau.
Conséquences: Une grande instabilité des prix sur le marché spot.


L’arrivée brutale de grandes quantités d’énergie au moment où la demande est faible génère de plus en plus souvent une cotation de l’électricité en tarif négatif.*
http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/alerte-aux-prix-negatifs-de-l-electricite-en-france_1367361.html?xtmc=%E9olien&xtcr=9
Cette situation réduit la rentabilité de certaines des centrales thermiques parmi les plus performantes (gaz à flux combiné). De ce fait, celles-ci n'étant plus rentables, elles sont mises à l'arrêt par leurs propriétaires.
Conséquences : En cas de demande de « pointe » importante, la marge de sécurité diminue fortement et le risque d’effondrement des réseaux augmente.
Seules les centrales à bas coût (charbon) restent concurrentielles ce qui, évidemment, entraîne une production plus importante de CO².
Consciente du danger qui se profile, l'Allemagne met en place depuis quelques temps des dispositifs de soutien aux centrales thermiques – en plus des aides aux renouvelables. On touche là aux limites du délire écologique !
Cela contribue évidemment à un renchérissement considérable du prix de l'électricité qui aggrave la précarité énergétique, laquelle affecte déjà 3 400 000 Français, réduit la compétitivité de nos entreprises et contribue à l'augmentation du chômage, sans pour autant apporter de solution intéressante en termes de réduction de la production de Co2, d'utilisation des énergies fossiles, de réduction du parc nucléaire.

Il est consternant de voir que nos banques préfèrent financer ces projets (souvent à 85%) qui ne sont que de la pure spéculation plutôt que d'aider au développement d’entreprises locales et contribuent ainsi à la « non création » de vrais emplois locaux…

Concernant la réduction de la production de GES

La preuve que la part du charbon a augmenté dans la production électrique.
Ces tableaux figurent dans les rapports annuels RTE 2012 & 2013



En 2014, la production d'électricité à partir du charbon a connu une diminution. Celle-ci est due uniquement à la conjugaison de plusieurs facteurs : Hiver très doux et production du parc nucléaire augmentée de 12 Twh.
L'incidence des renouvelables reste, elle, insignifiante sur la réduction de CO2.

Du gaspillage des terres agricoles :

En moyenne, une éolienne et sa voie d'accès, correspondent à un empiétement de 5000 m².
Le socle, en béton armé, représente près de 1000 T et il est évident qu'il ne pourra pas être démoli.
L'éolien contribue ainsi à une prédation importante des terres agricoles. En 2020, en Picardie, ce sont 700 hectares de terres qui auront été gaspillés en pure perte sans aucun bénéfice en termes d'écologie, d'emplois, d'économie. A l'échelle de notre pays, ce sont des milliers d'hectares de terres qui seront retirées à l'agriculture.

En ce qui concerne les emplois créés par cette filière :

Les constructeurs d'éoliennes sont Danois, Allemands, Espagnols et depuis quelques temps Chinois.
Le matériel est importé à grand frais de l'étranger. Localement, hormis pendant la période de construction, aucun emploi n'est créé et il est clair qu'au niveau national le potentiel est insignifiant.
En voici la preuve :


.Exemple d'un parc géré par la société ESCOFI,
Ajoutons que les quelques emplois créés sont des emplois largement subventionnés qui coûtent excessivement cher à la société.


L'éolien en lieu et place du nucléaire ?

On l'a vu précédemment, le rendement médiocre des aérogénérateurs impliquerait, à supposer que l'on veuille les substituer au nucléaire, l'érection de plus d'une centaine de milliers de machines et cela sous condition que l'on dispose des moyens de stockage qui n'existent toujours pas.

La peur du nucléaire, justifierait-elle, à elle seule, la destruction de nos paysages, de notre patrimoine, la mise en danger de notre économie, de notre sécurité ?

J'ai effectué quelques recherches sur la réalité de la production de déchets issus du nucléaire :

Tiré du dossier d'enquête déposé par la société Ecotera – dossier de Vaux Andigny.




Une réduction de 2,9 % de la part du nucléaire correspond à : 1205 T x 2,9% soit 35 T de combustible économisé soit 0,52 gramme par Français !
A noter que 80 % du combustible irradié sont constitués de déchets à vie courte.

De tout ce qui précède, il ressort que les arguments selon lesquels l'éolien ne produit pas de gaz à effet de serre, qu'il est un moyen d'économiser du pétrole, du gaz, du charbon et même de l'uranium et qu'il constitue donc une garantie d'indépendance énergétique sont du domaine de l'imposture. Imaginer qu'il peut remplacer le nucléaire est simplement ridicule. Quant aux emplois, il est clair qu'il n'en créé pratiquement aucun localement. Par contre, il constitue un danger réel pour des filières aussi importantes que le tourisme (2 000 000 000 € de CA en Picardie et 23 000 emplois pérennes).
D'autres filières auront à pâtir du développement de cette pseudo-industrie. Le bâtiment et l'agriculture seront les victimes collatérales de cette folie.

Des ressources pour les collectivités.

Contrairement aux idées reçues, l'éolien ne procure que très peu de ressources complémentaires aux zones d'accueil qui sont pour l'essentiel des communes rurales. Dans le cas de xxxxxx qui se trouve intégré dans une communauté de communes à « fiscalité unique », les recettes seront insignifiantes alors que la dépréciation de l'environnement et de l'immobilier aura pour conséquence une réduction de l'assiette fiscale au niveau de la taxe d'habitation et du foncier bâti. En raison de la fuite des populations, une baisse des dotations de l’État et la réduction des taxes précitées sont constatées dans les communes qui ont succombé au mirage éolien. C'est donc un marché de dupes qui est proposé à la commune de xxxxxx.

Voir l'exemple de Villers le Sec : En 2009 le taux de la taxe d'habitation : 9,18 % - En 2013 : 13,39 %
Chiffres issus de la DGCL
http://alize2.finances.gouv.fr/communes/eneuro/tableau.php
Il faut avoir conscience que la richesse d'un village, c'est d'abord sa population.
Celle-ci a fait le choix de rester en zone rurale, pour une qualité de vie en lien avec l'environnement. Les services, on le sait, sont en ville.
En détruisant les paysages, en faisant l'impasse sur les nuisances avérées de cette industrie, on condamne inéluctablement nos communes.

Sur la fiabilité des entreprises promoteurs :

Depuis un peu plus d'une dizaine d'années, nos territoires ruraux font l'objet d'un intense démarchage de la part d'une multitude de sociétés plus ou moins bien identifiées en vue de l'implantation d'aérogénérateurs géants.
La région Picardie est particulièrement concernée par ce phénomène. Cela s'explique par le fait que le schéma régional éolien adopté en 2012, sans aucune concertation avec le grand public, a prévu l'installation de 2800 Mw de puissance raccordée sur nos 3 départements à l'horizon 2020 ce qui correspond à environ 1200 à 1400 machines.
On notera que le SRE de la Région Île de France qui prévoyait l'implantation de 100 à 180 machines (seulement) vient d'être annulé par le Tribunal Administratif de Paris au motif que les méthodes utilisées par le Gouvernement pour implanter sur le territoire des aérogénérateurs géants sont inadmissibles juridiquement et qu'elles bafouent les droits fondamentaux des citoyens.


On pourra s'interroger quant à savoir pourquoi la Picardie, terre d'histoire, riche d'un patrimoine considérable doit subir ce qui est inadmissible chez nos voisins et pourquoi ses habitants, sans doute considérés comme des citoyens de seconde zone, vont devoir assister au massacre de leur environnement pour satisfaire les délires de quelques écologistes et affairistes. Le fait que l'éolien prolifère là où il y a « acceptabilité sociale » plutôt que là où souffle le vent est profondément choquant et se doit d'être dénoncé.

Il convient aussi, afin d'apprécier tous les aspects de cette nouvelle économie, d'aborder la question des droits à polluer. Un parc éolien génère du droit à polluer. Ces certificats verts se vendent, s'échangent sur des marchés parallèles. Nos villages, nos concitoyens n'en tirent évidemment aucun bénéfice.

Pour terminer sur une note ironique, cet extrait tiré du schéma régional éolien, qui est une parfaite illustration du délire qui s'est emparé de nos administrations :

Extrait du schéma régional éolien de Picardie ….
La présence d’éoliennes peut permettre de souligner et/ou de renforcer les structures présentes dans le paysage et ainsi dialoguer avec lui.

J-Louis DOUCY - Vent de Folie.