Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

dimanche 26 mars 2017

Dans les rues, le 25 mars 2017

Doubs :
➤ Les anti-éolien défilent à Besançon
➤ Ils sont vent debout contre les éoliennes
➤ 25 mars 2017 : Besançon 
Départ du cortège : https://youtu.be/-CRtxoo5cl8

Montage photos : https://youtu.be/mo5pl2CofAc



➤  Manifestation à Besançon contre l’éolien industriel


➤ Manifestation pour dire STOP à l'EOLIEN ! RESPECT de l'HUMAIN ! Besançon le 25 mars 2017
https://augustinmassin.blogspot.fr/2017/03/les-vues-imprenables-sur-le-pont-de.html#more : 

          ⟹ https://youtu.be/NL_A2nWoQbw
          ⟹ https://youtu.be/zLWCSggBpR0
          ⟹ https://youtu.be/EzhYWGDn2ps
          ⟹ https://youtu.be/08y1sQ62ncc

Ardennes :
➤ Les habitants de Rocquigny (Ardennes) vent debout contre un projet d'éoliennes

Dordogne :
➤ Forte mobilisation contre l’éolien à Nontron
http://www.l-echo.info/article/nontron/2017-03-26/forte-mobilisation-contre-eolien-nontron-49110.html
➤ Nontron (24) : Près de 500 personnes mobilisées contre l’implantation d’éoliennes
➤ Dordogne : 500 opposants aux éoliennes manifestent à Nontron
➤ Nontron : Ils manifestent contre l'éolien industriel

Vendée :
➤ Edition du lundi 27 mars 2017
http://www.tvvendee.fr/le-journal
➤ La Roche-sur-Yon. 300 manifestants contre les éoliennes
http://www.mavillesolidaire.com/2017/03/la-roche-sur-yon-300-manifestants-contre-les-eoliennes.html
➤ Manifestation contre l’éolien. Environ 300 opposants réunis à La Roche

Cher :
➤ Plus d'une centaine de personnes à un rassemblement anti-éolien

samedi 25 mars 2017

Grand Est : Réunion publique d'information à Langres (52)

"Les vues imprenables"  vous invite à Langres



Avec les participations de:
-Jean Pierre Riou
*, Spécialiste des Énergies Renouvelables,
-Alain Belime, Ingénieur, Spécialiste des risques éoliens et Expert en prévention,
-Blandine Vue, Docteur es Lettres, Spécialiste des paysages.


* Rédacteur du blog: http://lemontchampot.blogspot.fr/



« Nous savons ce que nous voulons : de l’argent. Rien n’y résiste. »



Roger Lenglet & Jean-Luc Touly, 27 octobre 2016

« Nous prenons l’argent et nous plantons des tours géantes qui nous rapportent même si elles ne tournent pas. Et vous n’avez encore rien vu ! Les forêts nous intéressent beaucoup aussi... Nous allons en faire des usines à arbres, très au-delà de la gestion gentillette de l’Office national des forêts que nous finirons par privatiser. »


Extrait du livre (pages 207 à 209) de Roger Lenglet et Jean-Luc Touly « L’armoire est pleine ! Le scandale des rapports enterrés de la République », paru le 27 octobre 2016.
Extrait :



Un corrupteur moderne

Le SCPC ne donne évidemment pas de témoignage direct de cette crapulerie de haut vol. Mais un lobbyiste travaillant pour des multinationales de l’énergie, attiré vers nous en lisant nos précédents livres d’enquête, en livre des détails :
« Pour nous, les soutiens européens au développement des énergies alternatives, par exemple, sont un trésor, une pure opportunité économique. Mon métier est de détourner ces aides vers mes commanditaires, par exemple en multipliant les collectivités qui acceptent de placer des éoliennes sur leurs terrains, notamment des élus propriétaires de terres, faciles à corrompre. Par exemple, on leur achète des hectares à prix d’or, en échange de décisions favorables pour implanter nos “moulins à vent” sur les espaces privés et publics. Je ne parle même pas des agriculteurs... »
Le « voyou bedonnant à col blanc », comme il aime à se nommer lui-même avec une jubilation goguenarde, mélange allègrement le cynisme, le pragmatisme et certaines valeurs :
« Notre but n’est pas de faire reculer la pollution aux énergies fossiles, nous venons juste prendre un maximum d’argent. Je pense que l’éolien est une excellente chose en soi pour la protection de la planète, j’ai d’ailleurs autrefois milité à un haut niveau chez les Verts puis je les ai quittés avec de nombreux experts environnementaux pour vendre nos services aux industriels, pour les aider à engranger les euros de Bruxelles. L’éolien, c’est bien mais nous trichons le plus souvent possible sur leur utilité là où le manque de vent devrait nous empêcher d’en placer. La manne européenne pour les éoliennes est une occasion en or que nous exploiterons jusqu’à saturation et même au-delà, et à laquelle nous sommes préparés depuis l’origine des textes européens, avant leur publication. »
Il voit loin :
« En gros, nous avons industrialisé les procédés de l’écologie. Là où vous pensiez à une éolienne sympa dans votre jardin pour rendre votre maison autonome, nous prenons l’argent et nous plantons des tours géantes qui nous rapportent même si elles ne tournent pas. Là où le mouvement écologiste se battait pour des inventions à dimension humaine, nous vendons des tours plus hautes que des cathédrales. Et vous n’avez encore rien vu ! Nous nous positionnons aussi sur les fonds européens qui arrivent pour soutenir le développement de la biomasse et d’autres grand marchés. Les forêts nous intéressent beaucoup aussi... Nous allons en faire des usines à arbres, très au-delà de la gestion gentillette de l’Office national des forêts que nous finirons par privatiser. Nous savons ce que nous voulons : de l’argent. Rien n’y résiste. Et comme je ne trouve pas ça sympa du tout, je me déteste d’ailleurs, je suis même prêt à vous balancer des noms de sociétés qui emploient mon savoir-faire auprès des élus. Nous sommes nombreux, ils ne me reconnaîtront pas si vous ne citez pas mon nom. »
Nous en avons pris l’engagement en échange de ses informations. Ses commanditaires sont des titans qui nous vendent déjà la gestion des éléments naturels depuis des décennies : l’eau, les déchets, l’énergie, et désormais l’air...

vendredi 24 mars 2017

A qui profite le crime ?

Nous payons, ils construisent ...

 - Pièces à conviction : Eoliennes : le vent du scandale


Commentaires : http://www.marcillacautrement.com/l-argent-de-l-eolien-.php


Éoliennes : miracle ou arnaque ? (février 2008)
[...] Avec un tarif de rachat d'électricité de 82 euros le mégawattheure, chaque éolienne de 2 MW garantit à son promoteur 360 000 euros de revenu annuel pour un temps de fonctionnement moyen annuel de 2 200 heures. Une opération rentable. Le coût de l'éolienne installée se situe, selon France Energie éolienne, entre 1 million et 1,3 million d'euros. Soit un amortissement entre trois et cinq ans maximum. Pas étonnant qu'elles aient le vent en poupe.[...]
http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2008/02/08/01006-20080208ARTWWW00644-eoliennes-miracle-ou-arnaque-.php

Profits : "à qui profite le crime ?" 
http://naturapiegelauragais.fr/fr/eolien-industriel/une-histoire-de-gros-sous/profits-a-qui-profite-le-crime/

- Comment les intercommunalités se répartissent les recettes fiscales liées aux parcs éoliens (avril 2012)
https://www.actu-environnement.com/ae/news/fiscalite-eoliennes-recettes-collectivites-territoriales-communes-15462.php4


Éolien : une gigantesque escroquerie (sept. 2014)
L'éolien génère un marché à la fois immoral et opaque. Un éclairage sur la question.

- Éolien industriel : Le vent c’est de l’argent (nov. 2014)
Sous prétexte de développement des énergies renouvelables, les éoliennes grandissent et se multiplient. Mais les bénéfices sont plutôt d’ordre financier qu’écologique.
http://www.alternativelibertaire.org/?Eolien-industriel-Le-vent-c-est-de

- Quand les éoliennes brassent du vent et beaucoup… d’argent (mai 2015)
http://www.lemonde.fr/televisions-radio/article/2015/05/06/quand-les-eoliennes-brassent-du-vent-et-beaucoup-d-argent_4628497_1655027.html

- Eolien industriel : entre illusion et corruption. A qui profite le crime contre nos paysages ? (oct. 2015)
La mafia investit dans l'éolien pour blanchir son argent (Juillet 2013)

jeudi 23 mars 2017

Les paysages de Lozère sous la pression des éoliennes industrielles (Archives)


https://reporterre.net/Les-paysages-de-Lozere-sous-la-pression-des-eoliennes-industrielles

23 mai 2016  -  Aurélie Delmas (Reporterre)

Dans le département le moins peuplé de France, les projets d’implantation d’éoliennes industrielles se multiplient. Les opposants s’inquiètent des dégâts paysagers dans un territoire où le tourisme est une ressource essentielle, mais certaines communes, en mal de financement, se laissent tenter.

Lozère, reportage

Elles sont ici probablement les plus hautes constructions de la main de l’homme depuis la cathédrale gothique de Mende, qui culmine à 84 mètres. Elles, ce sont les éoliennes qui dominent les crêtes de la Lozère, jusqu’à 126 mètres de hauteur. Une vingtaine de mâts sont censés ouvrir la voie à de nombreux autres projets éoliens dans le département le moins peuplé de France, au grand dam de militants mobilisés depuis une dizaine d’années, et toujours vent debout contre une source d’énergie qui, selon eux, ne serait pas vertueuse.

Loin de ceux qu’il appelle les « écolos de salon », Michel Cogoluègnes est un historique de ce combat. Pourtant, il n’a pas été révolté par les premiers projets éoliens. « Quand j’ai entendu parler du projet Lou Paou pour la première fois [sept éoliennes sur les communes du Chastel-Nouvel, et de Rieutort-de-Randon mises en service en 2006], je me suis dit : “Pourquoi pas, c’est très bien.” Ça a été ma première réaction. » Dans l’absolu, les éoliennes, il n’a rien contre. Il a d’ailleurs le projet d’en installer une derrière sa maison, non loin du village de La Villedieu, où neuf éoliennes sont prévues. Sauf que, chez le porte-parole de l’association Les Robins de la Margeride, l’aérogénérateur ne dépassera pas la taille d’un arbre, soit une douzaine de mètres de haut.

Un élément de poids dans l’escarcelle des militants

L’action collective d’une dizaine d’associations réunies dans le collectif Patrimoine lozérien a permis qu’il n’y ait « pas eu de nouvelle éolienne en Lozère depuis trois ans », selon lui. « On fera tout pour qu’il n’y en ait pas une de plus », ajoute-t-il. Pourtant, les projets, plus ou moins avancés, ne manquent pas. Si tous aboutissent, 126 éoliennes parsèmeront le nord du département, une zone pourtant peu battue par les vents.

D’après EDF Energies Nouvelles, contacté par Reporterre au sujet des éoliennes installées en 2006 (Lou Paou), “le gisement de vent sur la zone de projet, significatif, permet l’implantation d’éoliennes”, et “les chiffres sur l’exploitation et la production (...) sont satisfaisants. Le parc permet de subvenir aux besoins en électricité de 14 000 habitants soit la population de la ville de Mende, située à 10 Km du parc”, nous a-t-on expliqué par courriel.

Gisement de vent ? La carte indique en fait que le département n’est pas vraiment une ressource éolienne.

Quant à l’électricité produite, elle repart dans le réseau national. Alain Bertrand, ex-maire de Mende et sénateur socialiste du département nous dit d’ailleurs regretter “qu’on ne puisse pas utiliser localement l’électricité produite”.

En ce mardi ensoleillé du mois de mars, Michel se réjouit de l’avis défavorable qui a conclu, la veille, la seconde enquête publique sur l’extension de Lou Paou avec cinq éoliennes supplémentaires. 418 observations, dont 295 défavorables, ont été déposées. C’est deux fois plus de réactions que pour la première enquête publique qui s’était, elle aussi, terminée par un avis défavorable. Dans son rapport, la commissaire enquêtrice s’interroge : « Pourquoi doit-on insister sur ce projet, alors qu’un cumul de raisons suffisantes peut nous amener à la conclusion que l’agrandissement du parc Lou Paou n’est pas adapté ? » Cet avis n’est que consultatif et la décision sera prise, en bout de course, par le préfet. Mais il constitue un élément de poids dans l’escarcelle des militants.


Car, ici comme ailleurs, l’éolien est à la mode. À peine cinq jours plus tard, et malgré deux enquêtes publiques défavorables, le préfet a donné son feu vert pour l’implantation de cinq éoliennes à Champcate, sur les mêmes communes. Les opposants entendent déposer un recours. Mais la loi de transition énergétique et l’objectif des lois Grenelle de 19.000 mégawatts installés pour l’éolien terrestre en France en 2020 incitent les promoteurs à déployer de plus en plus d’éoliennes.

“La Lozère n’est ni un territoire propice, ni un territoire non-propice. Elle fait partie intégrante du territoire français, lequel doit aller vers le développement d’une énergie durable”, considère Alain Bertrand, qui aurait néanmoins souhaité que les projets répondent à un schéma départemental et non régional, afin de réduire les nuisances sur les paysages et d’évaluer le tribut de chaque département en matières d’énergies renouvelables”.

En 2012, la Direction départementale des territoires lozérienne a fixé à 120 mégawatts le « potentiel maximum » du département en termes d’énergie éolienne terrestre. À ce jour, la Lozère a une capacité de production installée de 34 mégawatts.


« On n’a pas le droit de sacrifier un paysage unique en France et peut-être en Europe »

La faiblesse des vents n’est pas rédhibitoire pour les promoteurs, qui bénéficient d’un prix d’achat de l’électricité par EDF garanti pendant 15 ans, à 82 euros le mégawattheure pendant, au moins, les dix premières années. Ce prix est plus de deux fois supérieur à celui de gros européen. En contrepartie, une contribution au service public d’électricité, ou CSPE, est prélevée sur les factures des clients EDF pour soutenir les énergies renouvelables. « Ils viennent chez nous parce qu’il y a peu de population, que la terre n’est pas chère, et qu’ils pensent qu’il y aura peu d’opposition », dit Pascale Debord, présidente de l’Association de protection des bassins du Bès et de la Truyère.

Les éoliennes déjà installées de Lou Paou
Sur place, les élus locaux se laissent souvent convaincre, alors qu’une grande majorité de petites communes fait face à des difficultés financières, car les éoliennes sont lucratives : taxes foncières, cotisations des entreprises, imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau (Ifer)… Plus les éoliennes sont nombreuses et puissantes, plus ça rapporte.

Concernant l’extension du parc Lou Paou, EDF-EN précise que “la majorité des communes ont apporté leur soutien à ce projet de densification de l’éolien à l’issue de l’enquête publique (7 sur 10 communes ont répondu favorablement)”, et ajoute qu’”un loyer pour 3 éoliennes sera reversé à la commune d’implantation, la Contribution économique territoriale et l’Impôt forfaitaire sur les entreprises de réseaux reviendra à la Commune et à la Communauté de Communes, au département et à la Région”. Nos demandes d’explications concernant le “loyer” en question sont restées sans réponse.

« Cela revient à se couper un bras pour toucher une rente d’invalidité ! » raille Michel Cogoluègnes, persuadé que la seule motivation des élus « n’est pas le réchauffement climatique, c’est de toucher de l’argent ». Pourtant, les menaces sur l’emploi touristique ne seront probablement pas compensées par la dizaine de postes de maintenance envisagés. Pour les habitants proches des installations pèse aussi la crainte d’une dévaluation de leurs biens.

Alors, en Lozère, même si la population est partagée, les militants locaux sont convaincus : l’industrie éolienne n’a rien à faire dans ces paysages préservés. « On capitalise sur l’image, l’absence d’industrialisation. Si ce capital est bousillé par quelques maires capables de vendre le bien commun, cela rejaillira sur tout le monde », s’emporte Pascale Debord. Dans une délibération du 21 décembre 2012, le conseil général de la Lozère a d’ailleurs donné « un avis défavorable à tout développement de l’éolien sur le territoire de la Lozère au regard de ses espaces dont la forte identité paysagère et environnementale est incompatible avec ce type d’implantation ». « On n’a pas le droit de sacrifier un paysage unique en France et peut-être en Europe », enrage Catherine McLean, présidente de l’Association des riverains du Bès.





Si les paysages sont menacés — les éoliennes du projet Lou Paou II doivent atteindre 126 mètres de haut —, la biodiversité pourrait l’être aussi. Les vautours fauves et moines, les milans royaux, les buses, mais aussi les chauve-souris courent des risques de collision avec les grandes pales des éoliennes. Au sol, après le dessouchage des arbres et la construction des voies d’accès pour les engins, ce sont pas moins de 300 à 450 m3 de béton qui sont coulés pour le socle de chaque éolienne. « Ce n’est pas une mince affaire, les dégâts sur l’environnement sont considérables notamment sur le réseau hydrographique et les sources au sommet des montagnes », ajoute Pascale Debord.


Le sujet cristallise de fortes tensions

« Quand on voit les terrassements, le coût du fioul utilisé, le cuivre nécessaire, on se demande en quoi les éoliennes sont écolos », souligne Michel Cogoluègnes. « Nous avons le désir de conserver le capital environnemental intact pour les générations futures. Je considère que nous sommes les vrais écologistes », abonde Pascale Debord. Sans compter que « l’intermittence de la production conduit à l’utilisation d’autres formes d’énergie sans bénéfice écologique », comme le note Catherine McLean. D’ailleurs en 2012, le parti EELV, pourtant favorable au développement des énergies renouvelables sur le plan national, a pris position contre l’éolien en Lozère.

Le sujet est complexe et il cristallise de fortes tensions : « Des gens ne se parlent plus dans les villages, on en est là », regrette Michel Cogoluègnes, qui note que, pro ou anti, tous les habitants subiront les conséquences de l’implantation des éoliennes. Et selon lui, la situation n’est pas sur le point de s’améliorer car les promoteurs pratiquent la politique du pied dans la porte : les éoliennes installées servent d’argument pour agrandir les zones d’implantation, on parle alors d’« extension » du parc existant. La hantise des militants lozériens, c’est que le scénario aveyronnais se duplique. Dans ce grand département voisin, une centaine d’éoliennes ont été installées et les projets en cours prévoient l’arrivée de 250 aérogénérateurs.


Lire aussi
- Les éoliennes de Lozère, au mépris de paysages uniques
https://reporterre.net/Les-eoliennes-de-Lozere-au-mepris


17 décembre 2011 / Michel Cogoluègnes

« L’éolien industriel en Margeride va être le coup de grâce, l’aboutissement de la banalisation définitive de notre beau pays. C’est un véritable choix de société que nous devons faire maintenant, et non nous le laisser imposer par des promoteurs avec la complicité du lourd silence des politiques. »

Lorsque les éoliennes de la Boulène et du Can de la Roche sont apparues, j’ai pensé que c’était merveilleux, la ville de Mende serait alimentée par une énergie propre, et participerait ainsi à la lutte contre le réchauffement climatique.

Puis j’ai appris que cette électricité n’alimentait pas Mende, mais « l’équivalent d’une ville comme Mende », et j’ai commencé à me poser des questions.

Aussi lorsque un vendredi de septembre 2008 j’ai reçu un questionnaire de la communauté de communes de Rieutort, « à remplir et à remettre au plus tard mardi », surpris et perplexe par cette précipitation, voici quelle fut ma réponse : « Dans le questionnaire vous nous demandez de « citer les lieux qui vous paraissent les plus remarquables du territoire ». Que vous posiez cette question confirme donc une nuisance visuelle certaine due à l’implantation d’éoliennes. L’ensemble de notre territoire étant magnifique et reconnu comme tel par les gens de l’extérieur, en conséquence je ne vois pas l’utilité de remplir l’ensemble du questionnaire. »

Les éoliennes sont-elles écologiques ?

La consommation d’électricité a triplé en France entre 1973 et 2008 et le chauffage représente à lui seul actuellement 30% de cette consommation (sous la poussée d’EDF afin de vendre l’excédent électronucléaire). Les aérogénérateurs fonctionnent avec un vent de 10 à 15 km/h jusqu’à 90 km/h. Au-delà, ils sont arrêtés parce que trop dangereux.

En 2009 le parc éolien français a fourni 7,8 TWh (terawattheures) à partir de 4.400 Mw de puissance installée. Sur 8.760 heures que compte une année, cela revient à 20% de sa puissance maximale. On appelle ce chiffre le facteur de capacité. Il ne veut rien dire en soi si on ne le compare pas aux autres modes de production. Le nucléaire tourne à 70%, l’hydroélectrique à 50%, l’éolien offshore à 40% et le photovoltaïque seulement à 8,6% (chiffres RTE, réseau de transport d’électricité). Ces chiffres restent à peu près les mêmes au cours des ans quel que soit le nombre de machines ou de panneaux solaires. On ne peut modifier ni le vent ni le soleil.

Si l’on prend la production électrique totale du pays, les éoliennes n’en représentent que 1,6% et, si la production d’énergie renouvelable augmente de 3% par an celle de l’électricité conventionnelle augmente plus encore. Ceci pour dire qu’au train où vont les choses nous n’aurons jamais assez d’éoliennes pour seulement compenser l’augmentation de la consommation.

Nous savons, grâce aux chiffres danois et allemands, que les émissions de C02 dans ces pays n’ont pas diminué avec les éoliennes, parce qu’il faut des centrales thermiques pour remplacer l’absence de production les jours sans vent, centrales qui, elles, produisent du CO2. Ceci a été confirmé dans un rapport du Sénat en juillet 2007 : « ...Le caractère intermittent et difficilement prévisible des productions éoliennes nécessite de disposer de moyens de production de substitution en l’absence de vent. Or, ces moyens ne peuvent être que des centrales thermiques puisque, par définition, elles n’ont vocation à fonctionner que de manière irrégulière et uniquement en période de pointe... ».

Après les chiffres parlons pollution proprement dite, sans parler des inconvénients sonores et visuels que nous avons vus dans le film Agir pour le Lévézou.

La fabrication des éléments constitutifs des éoliennes (56% fabriqués en Chine par la main d’œuvre que l’on sait) nécessite des matériaux et des traitements nocifs : polyester, vinyle, époxy, polyuréthane sous formes diverses - peinture, résine, colle - pour protéger les mâts et les pales. Dans le but d’alléger les aimants des générateurs, les constructeurs ont recours aux métaux du groupe des terres rares (dont la Chine possède le quasi monopole, les mafias chinoises devrait-on dire). Leur extraction réclame l’emploi de puissants acides qui polluent les rivières et détruisent les rizières et les exploitations piscicoles (Courrier International du 23 avril 2009). Par ailleurs une éolienne de 1,4 Mw contient plus de 4 tonnes de cuivre dont les gisements du Pérou et du Chili ont déjà chassé de leurs terres des villages entiers de paysans.

Pour remplacer tous les réacteurs nucléaires il faudrait installer 100 000 éoliennes de 2MW, soit une tous les 5 km2 (carré de 2,23 km de côté).
L’énergie éolienne n’a donc rien d’écologique.

Comment cela a-t-il commencé ?


Il est besoin de rappeler que le Grenelle de l’environnement avait pour but la réduction des gaz à effet de serre, et que les énergies renouvelables étaient un moyen pour y parvenir.

Or ce moyen est devenu un prétexte pour créer une industrie éolienne.
Gaz a effet de serre en France : « Les secteurs ayant contribué à la baisse entre 2007 et 2008 sont principalement les secteurs des transports et de l’industrie. En revanche, on constate une augmentation des émissions pour le secteur résidentiel/tertiaire et l’agriculture. » (Source M.I.E.S).

Plan d’action de la France en matière d’efficacité énergétique de juin 2011. Par ce plan, il est intéressant de constater la volonté de l’Etat d’aller dans la bonne direction, celle des économies d’énergie, sachant que l’on pourrait aller encore au-delà, et qu’il faut rester vigilant quant à son application.

En effet suite au Décret no 2011-831 du 12 juillet 2011 relatif à la prévention et à la limitation des nuisances lumineuses, même si cela est très récent, combien de mesures d’application ont été prises en Lozère ? Si l’on circule la nuit, sur les crêtes de la Margeride, du Col des Bouviers en direction de Grandrieu, on voit des églises illuminées dans une campagne déserte. Il n’y a pas encore de réelle prise de conscience de la nécessité de faire des économies d’énergie.

L’énergie en Lozère

Potentiel de production [en énergie renouvelable] : 210 MW (mégawatts) dont 175 MW hydraulique, 23 MW éolien, autres 12 MW. Consommation totale : 85 MW

Objectif 2020 : 23 % renouvelables soit 20 MW pour la Lozère , alors que nous sommes à 210 MW soit, rapporté à la consommation, 247 % !!!
Le surplus de production part vers le Nord Est et alimente principalement Le Puy en Velay, puis St- Etienne.

« La solidarité énergétique »

Doit-on créer en Lozère une filière industrielle éolienne pour être solidaire des régions PACA ou RHONES ALPES qui ne veulent pas détruire leurs paysages et leur potentiel touristique, ou doit-on être solidaire des paysans d’Amérique Latine que l’on expulse de leur village afin d’ouvrir des carrières de cuivre pour la construction de nos éoliennes destinées à assouvir notre cupidité de surconsommateur ?

(...)

« Sortir du nucléaire » ?

Le document présenté par l’UMP lors sa Convention sur le développement durable le 17 novembre invite à "développer le nucléaire". Quant à l’accord PS EELV il prévoit une réduction d’ici 2025 de 75% à 50%, en arrêtant progressivement 24 réacteurs, qui devront de toute façon être arrêtés en raison de leur vétusté, mais en continuant la construction de l’EPR de Flamanville !

Les politiques veulent le nucléaire, l’éolien, le photovoltaïque, et le consommateur lui, ne veut surtout rien changer à son mode de vie.

(...)

Pendant 45 ans nous nous sommes seulement gargarisés avec des slogans tels que « Lozère terre d’exception »... et tant d’autres.

Qu’en sera-t-il de la Margeride et de l’Aubrac, derniers territoires vierges et sauvages que nous envient les citadins, si nous laissons planter les 250 aérogénératrices actuellement en projet, parc éolien qui couvrirait la totalité de cet espace.

L’éolien industriel en Margeride va être le coup de grâce, l’aboutissement de la banalisation définitive de notre beau pays.

C’est un véritable choix de société que nous devons faire maintenant, et non nous le laisser imposer par des promoteurs avec la complicité du lourd silence des politiques.

Que devons nous penser, nous simples citoyens, de voir l’Etat qui ne respecte pas ses propres lois, qui fait fi du rapport de la Cour des comptes de février 2011 ?

Que devons nous penser, nous simples citoyens, de voir l’Etat qui ne nous protège pas contre une industrie qui s’accapare notre territoire et dont les promoteurs vivront sous des soleils plus radieux ?

Que devons nous penser, nous simples citoyens, de voir la grande majorité de nos élus locaux manipulés, passifs ou collaborateurs ?

Nous n’accepterons pas l’implantation d’une seule éolienne supplémentaire en Lozère, et « le coup de gueule » du Président de la Fédération départementale des chasseurs qui rejoint notre position nous conforte dans notre détermination.

Maintenant que la zone propice est en voie d’être supprimée, nous devons continuer ce combat pour obtenir la classification de la totalité de la Lozère en enjeux très fort, ce qui nous libérera définitivement de la menace éolienne.


Autres articles
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19/07/2016

En Lozère, l'éolien attire la colère des riverains
23/01/2016
http://www.francetvinfo.fr/societe/debats/en-lozere-l-eolien-attire-la-colere-des-riverains_1282661.html

Éoliennes : l’Aubrac dans la tourmente
06/10/2015
http://www.centrepresseaveyron.fr/archives/eoliennes-l-aubrac-dans-la-tourmente-BECP975730

L'éolien fait débat en Lozère
17/01/2014

Vidéos :
- Rejet de l'éolien industriel en Lozere 
27 janv. 2014
https://www.youtube.com/watch?v=5zmF6SBNDHM

- éoliennes convoi stoppé à Termes
8 avril 2014
https://www.youtube.com/watch?v=kK0wIyy2PKM

- INUMAGINFO.COM Extrait "l’énergie de la discorde" - Lozère
23 octobre 2014

- Association pour la Protection des Bassins du Bès et de la Truyère
L'Aubrac n'est pas à v€ndr€

https://gorgesdubes.org/

mercredi 22 mars 2017

LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE ALLEMANDE, UNE COLOSSALE ERREUR !



Jean-Louis Butré, le 22 mars 2017

Avec plus de 45 000 MW, l’Allemagne a bien en effet le plus gigantesque parc éolien industriel européen. En 2015 le territoire allemand était déjà saturé d'éoliennes industrielles.

Persistant dans le déploiement de cette forme d'énergie, l'Allemagne tente de continuer à en implanter malgré une résistance de plus en plus importante de la population et à établir des groupes d'éoliennes off-shore sur ses eaux territoriales, mais à des coûts nettement supérieurs aux installations terrestres.
Malgré l’augmentation de ces installations terrestres et offshores, l'éolien allemand n’a toujours pas permis à ce pays de réaliser son vœu le plus cher : fermer ses centrales nucléaires. Et il est à parier que cela ne sera pas facile d’y arriver. Jamais les énergies intermittentes comme l’éolien ne permettront de fermer des moyens pilotables tant que le stockage massif de l’électricité ne sera pas une réalité. Le vent n'y produit qu'environ 13% de l'électricité générée par ce pays. Cet exemple devrait faire réfléchir les autres pays car il démontre qu'à l'échelle d'un pays comme l’Allemagne, avec 13% d’éolien dont 1% d’offshore, cette énergie est condamnée à rester marginale. Même à coup d’investissements colossaux et de patrimoines culturels et naturels sacrifiés.
Cette impasse a été clairement analysée dans un article du Wall Street Journal du 13 avril 2016, « Le Fiasco de l'énergie verte en Allemagne risque d'empirer (Berlin’s renewable energy fiasco is about to get even worse) », donc voici quelques extraits : « Depuis 2000, l'Allemagne a dépensé quelque 228 milliards de dollars pour transformer son industrie de l'énergie en un rêve vert. Le système actuel des subventions et des tarifs obligatoire de rachat de l'électricité renouvelable à des prix supérieurs au marché, a conduit à une prolifération de constructions solaires et de ferme éoliennes. L’éolien fournit 13% des énergies renouvelables en ajoutant le solaire (6%) et l’hydraulique (3%), la biomasse (7%) presque un tiers de l'électricité produite en Allemagne.
Mais les énergies renouvelables ne semblent pourtant jamais en mesure d’atteindre les prix que les fervents supporteurs promettent, et avec des coûts qui montent en flèche, Berlin aura besoin d'un moyen moins coûteux pour augmenter la capacité renouvelable et d’ atteindre son objectif auto-imposé de 45% de la production d'électricité d'ici 2025. La transition Energétique allemande qui maintenant a 16 ans, a déjà détruit le marché de l'énergie du pays, dans sa quête à vouloir sevrer l'économie de combustibles fossiles et d'énergie nucléaire. Les distorsions du marché causées par une énergie chère et non fiable ont déjà poussé les services publics allemands à compter davantage sur les centrales électriques au charbon ou à lignite bon marché et sales pour compenser le manque à gagner lorsque les sources renouvelables ne peuvent pas répondre à la demande.
Un autre problème avec les éoliennes c’est qu'il faut construire des nouvelles lignes électriques coûteuses et inesthétiques allant du nord de l'Allemagne ou il y a du vent vers le sud industriel. C'est ce qui explique pourquoi cette énergie tombe progressivement en disgrâce, mille milliards de dollars c’est ce qu’il faudrait sur les décennies à venir, et les émissions de charbon en hausse qu’elles engendrent conduisent à l'une des gaffes plus monumentales de la gouvernance moderne alors que Berlin aime s’autoproclamer comme le modèle de l'énergie verte pour le reste du monde. C’est vraiment réussi ! »
L’Allemagne se trouve aujourd’hui face à ce problème toujours pas résolu et qui ne le sera jamais : il y a du vent « exploitable » dans les länders proches de la Mer du Nord alors que l’industrie est essentiellement concentrée au sud du pays, là où le vent est beaucoup plus capricieux. Les partis verts s’opposent à la construction de lignes électriques à très haute tension pour acheminer l’énergie « verte ». Tous ces exemples illustrent l’incohérence totale de la politique énergétique allemande et par contre coup européenne et les dégâts irréversibles sur l’environnement qui en résultent.
Plus grave malgré sa réputation mensongère d'énergie "propre" et son déploiement massif, l'éolien industriel allemand ne parvient pas à peser significativement sur la diminution des émissions de CO2 du système électrique allemand. Il faut impérativement que savoir 50 % de l’électricité produite par l’Allemagne est faite avec de la lignite (24%) du charbon (18%) et du gaz (8%). Cette vérité incontournable est totalement cachée aux français pour ne pas détruire l’image médiatique du modèle écologique que l’Allemagne a imposé à l’Europe. Pourtant depuis des décennies l’Allemagne pollue massivement l’Europe. Et on peut même s’interroger sur les causes exactes de la pollution qui ont conduit la mairie de Paris et la Ministre de l’Environnement Ségolène Royal à recourir à la circulation alternée ou « différenciée » pour essayer de maîtriser ce fléau sur la capitale, alors qu’au même moment les centrales à lignite de l’Allemagne crachaient à pleine capacité et recouvraient silencieusement et sans protestation, l’Europe de CO2 et de particules fines fortement nocives à la santé ?
Mme Ségolène Royal la « chantre de la voiture électrique » devrait aussi se poser la question de son efficacité pour résoudre ce problème, car si toute voiture électrique ne pollue pas par ses gaz d’échappement là où elle circule, cela n’implique pas qu’elle ne soit pas polluante, aussi. Tout dépend d’où provient cette électricité. Elle ne l’est affectivement pas quand la source est hydroélectrique ou nucléaire, en revanche elle l’est beaucoup quand elle provient de centrales thermiques au charbon, comme en Allemagne, ou d’énergies «intermittentes » comme l’éolien et le solaire qui ont toujours besoin de centrales thermiques quand il y a ni vent, ni soleil.
Parler du côté sombre de la transition énergétique n’est « pas correct » politiquement. Il faut garder le silence. Pourquoi? Pourtant les faits sont têtus. La transition énergétique allemande « Energiewende » a donné naissance à un monstre et une énorme prolifération d’éoliennes et des panneaux solaires, des lignes électriques HT, des pylônes et des transformateurs électriques et elle menace notre pays et toute L’Europe. Les derniers paysages non détruits et les réserves naturelles sont en passe d’être massacrés aussi. ?? En copiant le modèle Allemand la France a pris le pire des modèle pour sa « Transition Energétique ». En plus notre Agence de Maîtrise de l’Energie ( ADEME) ose ressasser depuis plus de 10 ans que la France est en retard sur ce pays !

(Eolien, une catastrophe silencieuse, Editions du Toucan)

Eoliennes Industrielles : le danger sur les ressources en eau est désormais avéré

http://causse-nature-solidaire.com/artelia


Le danger que représente les éoliennes industrielles sur nos ressources en eau potable est désormais avéré par l’étude du cabinet d’étude Artélia que s’est procurée notre association.
Pourtant, envers et contre tout, les projets continuent… Mobilisons-nous, plus que jamais…

Notre association s’est procuré l’étude hydrologique menée par le cabinet Artelia portant sur l’impact des projets éoliens industriels du Puech de Mouran – La Roque Valzergues conduits par EDF Energies Nouvelles et soutenus par Monsieur le Maire de Saint Saturnin


Comme nous le craignions et vous en informions depuis plusieurs mois, cette étude met clairement en avant des risques très inquiétants en matière de pollution des ressources en eau de la zone de captage de Lestang. Pour mémoire, Lestang alimente actuellement en eau potable les communes de : Campagnac, La Capelle Bonance, Pierrefiche d’Olt, Sainte Eulalie d’Olt (partiellement), Saint Laurent d’Olt, Saint Martin de Lenne, Saint Saturnin de Lenne, et prochainement Coussergues.

La présence de 7 aérogénérateurs industriels dans le bassin d’alimentation de la zone de captage de Lestang est confirmée …

A fortiori, alors que les recommandations d’experts hydrogéologues excluent la présence de machines dans le PPR, le projet d’EDF Energies Nouvelles propose -malgré tout- 3 machines dans cette zone…

(Zone d’implantation des 7 machines industrielles EDF Energies Nouvelles – Source Cabinet Artélia)
Des tests d’injection ont été réalisés par Artélia en juin 2016 en amont de la zone de Tarnesque…

Le 14 juin 2016 a été réalisée une injection de fluorescéine (3m3 d’eau, 1.5kg de fluorescéine, puis 9m3 d’eau pour “pousser” le traceur). Des prélèvements ont ensuite été réalisé sur 4 sources avoisinantes : la Source du Duc, la Source de Theron, la Source du Canderiou, la Source de Lestang.


(Zone d’injection de la fluorescéine, et localisation des 4 sources dont la zone de captage en eau potable de Lestang –
Source Cabinet Artélia)

Ces tests révèlent des connexions hydrauliques fortes entre la zone de captage de Lestang et la zone d’implantation des éoliennes industrielles…

Du 19 au 23 juin 2016, la présence du traceur a été formellement et fortement identifiée dans les ressources en eau potable de la zone de Lestang (avec un pic le 20 juin), établissant la dangerosité du projet sur les réserves en eau du Causse de Sévérac et du Val de Serre. Nous citons ci-dessous, et in extenso, les dangers que font peser les installations industrielles sur les ressources en eau, d’après le cabinet Artélia (extraits de la page 24 de l’étude) :


Risques potentiels induits par le projet :
1. Risques de perte de ressource en eau
2. Atteinte à la qualité des eaux souterraines – Phase travaux :
. Stockage d’hydrocarbures
. Défaut d’assainissement du chantier
. Terrassements (fondations, accès)
. Infiltration liée à la mise en place du béton
. Infiltration de résidus de nettoyage des toupies
3. Atteinte à la qualité des eaux souterraines – Phase exploitation :
. Fuites d’hydrocarbure véhicule personnel d’exploitation
. Déversement d’huile lors de la lubrification annuelle des éléments mobiles
. Incendie ” .

(fin de citation) (Source Cabinet Artélia)



(Présence avérée de la fluorescéine dans la zone de captage en eau potable de Lestang du 19 au 24 juin 2016
 Source Cabinet Artélia)


Alors que le danger est scientifiquement avéré, les opérateurs et Monsieur le Maire voudraient continuer à jouer les apprentis sorciers avec nos ressources en eau, notre santé et celle de nos troupeaux…

Le 21 septembre 2016, Le Syndicat des Eaux présidé par Monsieur le Maire constatait le refus de l’opérateur industriel EDF Energies Nouvelles de se rendre à sa convocation pour présenter son projet aux élus. 
Après ce camouflet démocratique et l’intervention de la gendarmerie pour faire respecter les règles du huis-clos à Monsieur le Président, les élus se prononçaient contre le projet EDF Energies Nouvelles (lire le compte-rendu de la séance ici). 
Aujourd’hui, au lieu de signifier officiellement son refus du projet et demander son arrêt en sa qualité de Maire, Monsieur Affre ouvre à nouveau les portes de sa Mairie à EDF Energies Nouvelles à la faveur d’une permanence les 22 février et 21 mars.
Parce que ces tergiversations face aux dangers mis en avant par l’étude d’Artélia sont incompréhensibles et inquiétantes, nous vous donnons rendez-vous …

(Aujourd’hui) Mardi 21 Mars, à 17h30,

à la Fontaine de Saint Saturnin de Lenne (Place de l’église)
avec les enfants du Village,
pour un lâcher symbolique de poissons.
(n’oubliez pas pancartes et banderoles).


Par cet acte symbolique et festif, nous entendons marquer notre inconditionnel attachement à notre qualité de vie et au respect de notre environnement.
Par cette mobilisation amicale et solidaire, nous entendons demander à Monsieur le Maire, aux Pouvoirs Publics, et aux opérateurs l’arrêt officiel et définitif des projets industriels.
Parce que la raison doit l’emporter face aux dangers identifiés, parce que notre santé vaut davantage que leurs profits, nous comptons sur la présence et la mobilisation de toutes et tous.

mardi 21 mars 2017

Éoliennes empoisonnées : les dommages environnementaux qu'ils ne veulent pas que vous voyiez

Reportage de la télévision australienne Today Tonight Adelaide 
1er mars 2017
sous-titré en français par Friends-Against-Wind.org. 
« Ce qui est propre, vert, renouvelable est sale, toxique, mortel car ce que vous ne savez pas, c'est que faire des éoliennes, écologiques, respectueuses de l’environnement, non polluantes, renouvelables, c’est faire ça... »