Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

vendredi 6 juillet 2018

Yonne : Non aux éoliennes à Villiers Louis

Pétition

https://www.change.org/p/non-aux-%C3%A9oliennes-%C3%A0-villiers-louis

Vent mauvais sur Villiers Louis qui croyait le projet éolien annulé, l'armée de l'air ayant besoin de cette aire de vol pour ses exercices. C'était sans compter sur la pugnacité de la société de construction qui, se voyant refuser l'autorisation depuis plusieurs années, a plaidé sa cause devant le tribunal administratif de Dijon, puis, déboutée, a réitéré l'année dernière auprès de la cour administrative d'appel ! .....

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Jean-Louis Gaujard, le maire de Villiers-Louis, estime que le projet de construction de quatre éoliennes n’aboutira pas. L’élu, qui avait appuyé le dossier, est déçu.
Évoqué dès 2012, le projet de parc éolien à Villiers-Louis semble victime d'un nouveau coup d'arrêt. Le développeur d'éoliennes JPEE conteste déjà en justice un arrêté préfectoral de refus de permis de construire motivé par l'avis défavorable du ministre de la Défense. À cela, s'ajoute désormais l'avis défavorable émis le 11 décembre par le commissaire enquêteur. Jean-Louis Gaujard, maire de Villiers-Louis, ne croit plus que ce projet de construction de quatre éoliennes puisse aboutir. Ayant appuyé le dossier, il fait part de sa déception.
L'avis défavorable du commissaire enquêteur enterre-t-il définitivement le projet d'éoliennes à Villiers-Louis ? Oui, je pense que nous n'aurons pas d'éolien sur le territoire de la commune. Déjà, il aurait fallu faire changer d'avis l'armée, et on sait que cela n'est pas facile. Le préfet, au regard de cet avis défavorable, ne délivrera jamais de permis de construire. Je m'étais rendu au salon des maires, en novembre, et j'avais bien compris que la position du ministre de la Défense nous mettait dans l'impasse.
Est-ce une déception pour vous ? Oui, même si je ne me faisais plus d'illusions, c'est une déception. Cela aurait pu rapporter plus de 20.000 € de retombées, chaque année, à la commune, dont le budget n'est que de 350.000 €. Nous serons privés de cette recette importante. On fera sans.
Comprenez-vous les opposants au projet ? Oui, bien sûr, je comprends leur position. Surtout ceux qui auraient été situés à 600 mètres seulement des éoliennes. Cela concerne quatre ou cinq maisons et le château. La mobilisation de ces propriétaires a davantage pesé dans l'avis défavorable du commissaire enquêteur, que la pétition de ceux de Fontaine-la-Gaillarde. C'est flagrant quand on lit le rapport. Ils ont fait part de leurs craintes, en terme de vue, et surtout en terme de perte de valeur immobilière.

15/11/17 : Yonne : Villiers-Louis : L'enquête publique relative au parc d'éoliennes est close
https://www.lyonne.fr/villiers-louis/environnement/travaux-urbanisme/2017/11/15/l-enquete-publique-relative-au-parc-d-eoliennes-est-close_12629753.html
Pendant un mois, soutien et opposants à la construction d’un parc éolien ont pu s’exprimer auprès du commissaire enquêteur. La consultation a pris fin lundi soir.
Une vingtaine de contributions. Et une pétition qui a recueilli plus de cent signatures. Voilà le résultat d'un mois d'enquête publique autour de la construction d'un parc de quatre éoliennes à Villiers-Louis, par la société spécialisée JPEE.
Cette consultation a été lancée malgré l'actuelle procédure, auprès de la cour d'appel administrative de Lyon, contre l'arrêté préfectoral de refus de permis de construire.
Conclusions connues dans un mois
Parmi les courriers que va devoir étudier Gérard Farré-Ségarra, le commissaire enquêteur, plusieurs font part de leur envie de voir le projet arriver à son terme. Le maire, des particuliers et des associations évoquent « une avancée vers la transition énergétique », « des retombées sur l'économie locale », « pour les collectivités », « la création d'emplois », etc.
Les oppositions au projet semblaient plus nombreuses. Certains riverains s'inquiètent de voir naître « un parc trop proche des zones habitées », avec des éoliennes à « 580 mètres des maisons ». Des associations locales déplorent « les nuisances dans des paysages vallonnés et variés », sur les plans « visuel et sonore ». Certains évoquent enfin « des dangers pour l'avifaune », les chiroptères en particulier.
JPEE espère que son permis de construire pour un parc éolien à Villiers-Louis sera validé
Jean-Pierre Sarrazin, habitant du village voisin de Fontaine-la-Gaillarde, a fait circuler une pétition, qui a recueilli 132 signatures. Dans sa lettre, il estime que « les 150 mètres de hauteur perchés sur le plateau nord auront un impact sur quasiment tout le village. […] Cela aura un impact patrimonial foncier car tous les futurs acquéreurs de propriétés n'auront sans doute pas tous un engouement démesuré pour ces épouvantails d'acier. »
La consultation désormais close, le commissaire enquêteur rendra ses conclusions dans un mois.

20/10/17 : Yonne : JPEE espère que son permis de construire pour un parc éolien à Villiers-Louis sera validé
http://www.lyonne.fr/villiers-louis/economie/innovation/2017/10/20/jpee-espere-que-son-permis-de-construire-pour-un-parc-eolien-a-villiers-louis-sera-valide_12598543.html
Le développeur d’éoliennes JPEE, porteur du projet de Villiers-Louis, a saisi la cour d’appel administrative de Lyon après que le refus préfectoral d’accorder le permis de construire a été confirmé en première instance à Dijon.
Le tout premier projet d'implantation de quatre éoliennes sur le territoire de Villiers-Louis remonte à 2012. Cinq ans après, les avancées sont minimes. Or malgré les coups d'arrêt, la société JPEE ne baisse pas les bras. Le développeur de parcs éoliens espère que la justice lui donnera raison. D'une puissance totale de 8 mégawatts, le parc coûterait 12 millions d'euros.
La demande de permis de construire présentée en 2015 a fait l'objet d'un arrêté préfectoral de refus le 12 avril 2016. Celui-ci était motivé par l'avis défavorable du ministre de la Défense. La décision a fait l'objet d'une requête de JPEE auprès du tribunal administratif de Dijon, rejetée le 10 juillet dernier. Pensant toujours pouvoir obtenir gain de cause, l'entreprise s'est tournée vers la cour administrative d'appel de Lyon. La procédure est en cours et devrait aboutir à une nouvelle décision, probablement l'année prochaine.
Sur le fond du dossier, JPEE se heurte depuis 2013 à un refus de l'armée de Terre, puisque la zone d'implantation des éoliennes se situe dans un secteur d'entraînement à très basse altitude (Setba). Des avions y pratiquent des exercices, à 900 km\heure.
Guillaume Oddon, chef de projet pour JPEE, présente des arguments qui seront plaidés en appel à Lyon : « D'abord, les avions de chasse peuvent passer au-dessus ou à côté des pales, dont l'extrémité culminerait à 150 m. Ils le font déjà lorsqu'ils s'exercent au-dessus des éoliennes des Clérimois, de Molinons et du pays d'Othe. Ces parcs sont situés dans ce même Setba Yonne-Aube, qui a la taille d'un département. Ensuite, les Setba n'ont aucune valeur réglementaire. Enfin, le préfet n'a pas expliqué son refus, juste mentionné la position du ministre de la Défense. »
Espérant que l'affaire fasse jurisprudence, la société JPEE « ne veut pas perdre de temps ». Elle a poursuivi l'instruction du dossier en sollicitant l'autorisation relative aux Installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE). C'est à ce titre qu'une enquête publique a été lancée le 12 octobre ( lire par ailleurs). Elle ne préjuge aucunement de la décision en appel.
24.000 euros par an pour la commune
Interrogé cette semaine, Jean-Louis Gaujard, le maire de Villiers-Louis, se dit « favorable » au parc éolien. « La commune empocherait 24.000 € de retombées par an. Non négligeable pour un budget de 300.000 euros », indique l'élu.
Jean-Pierre Sarrazin, lui, fait partie de ceux qui ne voient pas ce projet d'un bon œil. Habitant Fontaine-la-Gaillarde, il assure qu'il « serait aux premières loges » si cela se concrétisait. « Même si je ne suis pas complètement contre une transition énergétique, j'irai bientôt manifester mon opposition, par écrit, en mairie de Villiers-Louis. Pour deux raisons. D'abord, il n'y a pas beaucoup de vent ici et les rendements seraient très faibles. Ensuite, ce serait la destruction d'un paysage, une importante nuisance visuelle. »

21/05/16 : Yonne : Les éoliennes font de l'ombre à l'armée
https://www.lyonne.fr/villiers-louis/environnement/2016/05/21/les-eoliennes-font-de-l-ombre-a-l-armee_11923566.html
Le préfet de l’Yonne a rejeté les permis de construire des parcs éoliens de Villiers-Louis et Courgenay, car ils se situent dans une zone « propice » aux vols d’entraînement de l’armée.
L'arrêté est daté du 12 avril. Le préfet de l'Yonne a refusé le permis de construire du parc éolien de Villiers-Louis, « afin de ne pas dégrader la capacité des forces [de l'Armée de l'air] à réaliser des vols d'entraînement à très basse altitude, de jour, à une hauteur inférieure à 150 mètres, et afin de préserver la sécurité des aéronefs dans cette zone ».
Une zone « d'entraînement à très basse altitude »
Si le ministère de l'Environnement, chargé de l'aviation civile, a émis un avis favorable au projet, il n'en est pas de même pour le ministère de la Défense. Celui-ci n'a pas donné son accord, au motif que le secteur est identifié par la Direction de la sécurité aéronautique d'État (DSAE) comme propice au vol d'entraînement à très basse altitude des avions de chasse. Or le projet prévoit l'installation, au lieu-dit La Plaine, de quatre éoliennes « avec des hauteurs en bout de pales de 150 mètres. »
Le maire de Villiers-Louis, Jean-Louis Gaujard, a annoncé la nouvelle lors de la dernière réunion du conseil municipal. « Nous sommes surpris. Ce parc éolien se situerait dans le prolongement des éoliennes des Clérimois, qui ont été mises en service en 2011. »
Recours devant le tribunal administratif
La société JPEE, porteuse du projet, a l'intention de déposer un recours devant le tribunal administratif de Dijon, pour demander l'annulation de la décision du préfet refusant le permis de construire.
La commune de Courgenay rencontre le même problème. Le préfet de l'Yonne a refusé, via un arrêté du 16 mars, le permis de construire de six éoliennes de 180 mètres, déposé par la SARL Eole de La Pierre Hardy, filiale de la société auboise Calycée Environnement. L'aménageur a déposé un recours devant le tribunal administratif de Dijon.
Le maire Daniel Pagnier avait tenté d'anticiper le refus du permis de construire. « Je me suis déplacé avec Mme la Députée au ministère de la Défense, l'année dernière. Mais le dossier de l'aménageur était bouclé. »
Le maire de Courtois-sur-Yonne, lui, a vu un projet capoter. « Il y a deux ans, une société envisageait d'ériger deux éoliennes au lieu-dit Les-Bois-de-la-Garenne (l'YR du 15 septembre 2014), raconte Gérard Savourat. Le conseil municipal était favorable. Mais nous avons appris que ce projet se trouvait dans la zone de vols d'entraînement. Il allait recevoir un avis défavorable. L'aménageur a préféré abandonner. »
Pas d'opposition de principe
« Le ministère de la Défense n'est pas opposé à la construction d'éoliennes, assure le lieutenant-colonel Simo, conseiller en communication de la zone de défense est. La Direction de la sécurité aéronautique d'État n'est qu'un maillon de la chaîne dans la procédure d'implantation d'éoliennes. Les refus sont assez rares et toujours motivés. De manière générale, les éoliennes ont tendance à être plus hautes et plus grandes, en terme d'envergure, que par le passé. »
L'armée ne commentera pas de cas précis : « Ce sont des informations opérationnelles, donc confidentielles. Nous ne pouvons pas dévoiler les routes aériennes. »